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Full text of "Documents pour servir à l'histoire des troubles religieux du xvime siècle dans le Brabant ..."

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DOCUMENTS POUR SERVIR 



A I. IIISTOIRK DES 



TROUBLES RELIGIEUX DU XVI"' SIÈCLE. 



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Les formalités voulues par la loi ont été remplies. 

Tout exemplaire non revêtu de la signature de r auteur, sera 
considéré comme contrefait. ^ ^ 




^ ^f/f/u^n f^n. /^/'///«i^/y. 



DOClIMEPiTS 



POUR SERVIR A L'HISTOIRE 



DES 



TROUBLES mUfiiVX DU XVr SIÈCLE 



DANS LE BRABANT SEPTENTRIONAL. 



•>»•«♦■ 



BOIS-LE-DUC 

(15661570). 



PAR 



PROSPER CUYPERS-VAN VELTHOVEN. 



TOME PREMIER. 



BRUXELLESn BOIS-LEDUC, 

Chex Act. DECQ. librairie poiylecliaique. Chez MULLER, Frères. 

BDI H LA MIMLUKI, V. ■IMTIIMIR-&TIÀAT. 



HENRI SAMUEL, IMPRIMEUR-ÉDITEVA, 

BRrXELLES, Rl'E DES SECOURS, 7. 

1858. 



t •' 






AVANT-PROPOS. 



Une des phases les plus intéressantes de l'histoire du Brabant septen< 
irional est sans contredit celle des troubles qui agitèrent cette contrée 
dans la seconde moitié du xvi« siècle. Après avoir consacré bien des 
années à recueillir les documents qui concernent cette époque, nous 
livrons aujourd'hui à la publicité une partie de notre travail. Nous nous 
sommes borné à comprendre , dans cette première publication , la période 
de rhistoire de Bois-le-Duc qui s'étend de 1566 à 1570, c'est-à-dire les 
événements issus de l'introduction de la réforme religieuse, les troubles 
qui en furent la suite, et les procès de tous ceux qui prirent une part 
quelconque aux désordres dont cette ville fut le théâtre. Nous avons cru 
devoir nous arrêter au premier Pardon général. 

Les Archives du royaume de Belgique, à Bruxelles, ont été pour nous 
une mine précieuse et abondante, nous devons même ajouter inépuisa- 
ble. La collection des Papiers du conseil des troubles nous a fourni 



H 

les rjpporls des commissaires chargés par Marguerite, duchesse de 
Parme, de procéder à l'information sur les dévastations commises dans 
les églises et dans les couvents de Bois-le-Duc, et tout ce qui concerne 
les justifications du magistrat et de Técoutète de cette ville : ces derniers 
documents sont d'autant plus importants qu'il n'en existe de semblables 
que pour un fort petit nombre de localités. La même collection ren- 
ferme aussi des procès de particuliers compromis dans les événements 
de <566, et les sentences qui furent prononcées contre plusieurs d'entre 
eux. Les archives du conseil des troubles sont néanmoins très-incom- 
plètes, et ainsi s'explique l'absence de diverses pièces qui auraient 
dû figurer dans notre livre. En vertu de l'art. <0 du traité de Pacifica- 
tion conclu à Gand, le ^9 octobre 1576 {*), et comme il appert du reste 
d'autres documents de l'époque («) , une partie de ces archives fut 

(') « Is voorts veraccordccrt dat de voorschre\en heere prince, en aUen andercn 
» heeren , riddcrcn , cdelhiyden , particulière personen en ondersaten , van wat stale 
» of qualiteyt die zyn , mitsgaders haerlieder weduwen , douagicren , kinderen en 
» erfgenamen van d'een en d'ander zyden, gerestitueerd zyn in haerlieder goeden, 
» name en famé , en suUen ook inogen aenvaerden ende possessie aenneinen van aUc 
» hare heerlykheden , goeden, prerogativen, acticn en crediten die niet verkocht of 
» gealieneert en zyn, in sulken slale als de voorschreve goederen nu (egcnwoordelyk 
» zyn, en te dien efifocle zyn aUe deflfauUen, contumatien , arresten, sententien, 
» saysementen en executien, gegeven en gedaen, sichtcnt den acnvanck van de trou- 
» bien in den jaer 4566, sowel om saken van der religie, als om 't aenncmen van de 
» wapenen met 't gène daerna gevolgt is, gecasseert, gerevoceert, dood en te niet 
>i gedaen , en sullen deselve , mitsgaders aile schriflelyke proceduren , acten en acti- 
» taten ten dien einde geschied, vemielt en in de registers geroyeert worden, sonder 
»> dat nodig sy hier toe ander beschect te nemen of provisie te verwerven dan dit 
» tegenwoordig tractaet, niet tegenstaende ecnige incorporatien, rechten, costumen, 
u privilegien, presciiptien , sowel légale, conventionele, coustumiere als locale, 
» noch eenige andere exceptien ter contrarie, dewelke in dese en in aUe andere saken 
M de voorschreven troublen aengaende sullen cesseren en egene stede hebben, als 
» tôt dien by desen (soo verre alst nood is) specialyk gederogeert wesende, ook mede 
» den rechten disponerende , dat générale derogatie niet en is, sonder précédente 
» specificatie. » (P. Bor, Historié der Kederlandtche oorlogen , 1. 1'% p. 740, ^>dition 
de 1679.) 

(*) xxir de septembre 4577. « Résolu que les députez h la Visitation des pi^ches, 
» papiers et munimentz trovez aux deux grandz coffres et ung petit envoyez ù 



m 

anéantie; plusieurs procédures furent rendues aux faaûlles intéressées 
et beaucoup de pièces ont été détruites parle temps et par la moisissure. 
La collection consenée aujourd'hui à Bruxelles forme, malgré ces pertes 
irréparables, plus de quarante volumes. 

Une autre collection des Archives du royaume de Belgique qui nous 
a été d'un grand secours, c'est la Correspondance de Brabant, Lim- 
bourg et Malines, de 1566 à <572 : elle fait partie des Papiers d'État et 
Audience. Nous y avons recueilli les lettres écrites par Marguerite de 
Parme et parle duc d'Albe aux commissaires chargés de l'instruction sur 
le bris des images, leurs réponses, et nombre d'autres pièces qui se rap- 
portent aux temps où la ville fut au pouvoir des partisans de la réfonne. 

Dans la Correspondance de Gueldre et de Zutphen, nous avons 
trouvé une série de lettres non moins intéressantes touchant le blocus 
de Bois-le-Duc par le comte de Megen. 

Nous avons également extrait quelques pièces dignes de figurer dans 
notre livre, de deux recueils de la Collection des cartulaires et mor- 
nuscrits intitulés : Pièces du XVI^ siècle et Collection de documents 
historiques. 

Enfin, l'immense Collection des registres de la chambre des comptes 
nous a été utile pour former la liste des personnes dont les biens ont 
été confisqués en vertu de condamnations ù la peine capitale ou au ban- 



i> BruxcUes da chasteau d'Anvers , reviseront encoircs derechiofT lesdictes pièchcs , 
M pour séparer les pi6ches des proct^'s criminelz avccq les informations et ce qui en 
M dépendt avecq dépositions ; et les aultres pi6ches concernans les biens tomporelz , 
i> tant des condemnez, banniz que aultres, affin de faire garder et conserver lesdictes 
M piècbes desdicts biens temporelz au proffict d'iceulx ausquelz ilz appartiennent, 
» et la reste , sçavoir tout ce qui concerne lesdicts procès, cstre brûlé, à l'efTect que 
w n'y a plus de mémoire ; ains le tout soit annéanti et oublié, suyvant la {Kicifîcation 
y et pour ne donner occasion à pluisieurs inconvéniens qui en pourroient survenir. » 
Volume intitulé : Register t^an retolutien heginnende met den 20'" mey ende eyndigende 
mei den )0*" novemher 1577, aux Archives du royaume, k La Haye.) 



IV 

nissement. Un registre de cette série contient en outre les sentences 
de divers individus mêlés aux troubles de Bois-le-Duc. 

La Bibliothèque royale de Bruxelles possède de même plusieurs ma- 
nuscrits qui nous ont servi , et où sont transcrites quelques pièces de 
répoque qui nous occupe. 

Pour compléter autant que possible notre publication , nous avons 
étendu nos recherches aux Archives communales de Bois-le-Duc : elles 
nous ont aussi fourni un précieux contingent. Dans ce dépôt, nous 
avons fait copier des extraits des comptes de la ville, des ordonnances 
et des lettres du magistrat. 

Telles sont les sources principales auxquelles nous avons eu recoure. 
Cependant il en est d'autres encore où nous aurions pu puiser avec fruit, 
si l'accès ne nous en avait été formellement interdit. Nous voulons 
parler des archives de l'église de Saint-Jean, à Bois-le-Duc, dont M. le 
doyen P.-H. Van Liempt, avait la garde. Les extraits des comptes de cette 
cathédrale que nous publions dans le tome I", proviennent d'une col- 
lection particulière appartenant à la famille Gast; nous en sommes rede- 
vable aux bons soins de M. van Zuylen, premier employé aux Archives 
communales de Bois-le-Duc. 

Dans notre livre, nous avons suivi l'ordre chronologique. Bien des do- 
cuments, qui n*ont qu'un rapport secondaire avec l'histoire des troubles 
religieux de Bois-le-Duc, ont été placés en note dans V Introduction. 
A cette catégorie appartiennent les pièces conceniant la biographie 
de plusieurs personnages qui ont joué un rôle actif dans les troubles, 
tels que Henri Agylaeus, Antoine de Bomberch, le comte de Megen, 
Herman de Ruyter, André d'Anderlecht, etc. 

Au premier volume sont annexés deux plans, l'un de la ville de Bois- 
le-Duc, l'autre de ses environs; nous y avons indiqué la majeure partie 
des désip;nations locales qui sont mentionnées dans les documents, chose 



qu'il n'a pas toujours été aisé d'établir avec précision. Si quelque erreur 
s'est glissée dans la topographie ancienne, on voudra donc bien nous 
la pardonner. 

Nous devons ici un témoignage de profonde reconnaissance à 
M. Gachard, archiviste général du royaume de Belgique, pour les faci- 
lités qu'il nous a données et pour les renseignements qu'il nous a com- 
muniqués : on ne saurait y mettre plus de complaisance , et il serait à 
désirer que tous les dépôts d'archives fussent aussi accessibles que celui 
dont la direction est confiée à cet honorable savant. 

Aux Documents pour servir à V histoire des troubles religieux dans 
le Brabant septentrional nous avons joint une Introduction, afin 
de faire mieux apprécier toute leur importance, et d'expliquer la con- 
nexion que les événements ont entre eux. On ne doit pas toutefois s'at- 
tendre à une relation historique complète : le seul but que nous nous 
sommes proposé dans nos recherches, a été de réunir des matériaux 
épars dans les différents dépôts d'archives, pour venir en aide aux per- 
sonnes qui se livrent à l'étude de l'histoire des Pays-Bas au xvi« siècle. 

Quelques lecteurs nous feront peut-être un reproche de ce que Y In- 
troduction ne précède pas l'apparition des volumes qui composeront 
notre ouvrage. Nous dirons qu'il nous eût été difficile de procéder autre- 
ment, attendu que nous renvoyons sans cesse aux numéros des pièces, 
qui auraient dû être toutes imprimées pour pouvoir les citer. D'ailleurs, 
nous ne sommes point les seuls qui ayons suivi ce mode de publication : 
M. le comte Léon de Laborde, n'a-t-il pas fait paraître les preuves de son 
Histoire des arts sous les ducs de Bourgogne, avant l'histoire elle- 
même ? 

Nous avons gardé la plus stricte impartialité dans notre récit. Trop 
d'auteurs aujourd'hui écrivent l'histoire de la révolution du xvi® siècle 
au point de vue d'un parti. Us s'appuient, il est vrai, sur des titres re- 
cueillis dans les dépôts d'archives et dans les bibliothèques; mais ils 



VI 

ont grand soin de ne faire usage que de ceux qui élayeut leur opinion 
et ils négligent entièrement les autres : parfois même ils mutilent les 
documents et n'en prennent que des extraits à leur convenance. Nous 
n'avons pas voulu encourir ce reproche, et Ton trouvera dans notre 
recueil, sans distinction aucune, tous les documents qui sont relatifs à 
notre sujet. 



Bruxelles, mars 1858. 



BOIS-LE-OUC. 



( l" juin 1566 — 20 octobre 1567. ) 



DOCLMENTS 



POUR SERVIR A L'HISTOIRE 



DBS 



TROUBLES RELIGIEUX DU XVl"' SIÈCLE 



DANS LE BRABANT SEPTENTRIONAL. 



BOIS-LE-DUC 

(1566-1570). 



L 



Lettre de llargaerlte, doehesse de Parme à Charles de Brimea, 
eomte de illegeii, gouverneur de tiueldre et Zutphen. 

BRUXELLES, l^*" JUIN 4 506. 

Mon cousin , je suys eAé adverlie comment à Balembourg il y a ung 
prescheur hérélicque, séduysant par ses mauvaises presches el doclrine le 
peuple, et faisant plusieurs choses de scandale que, comme vous sçavez, le 
roy monseigneur n'entend estre faicls, souffert ny toUéré en son pays. 
Par quoy, de par Sa Majesté , vous ordonnons bien expressément et acertes , 
que regardez par tous moyens possibles de faire appréhender ledict prescheur, 
et faire procéder contre luy à sa punition comme trouverez convenir; tenant 
main devers la dame vefve et le seigneur dudict Batembourgh , de ne souffrir 
que à Tavenir pareils prescheurs y puyssent estre, ains que y soyent mis 
des bons calholicques et de bonne vie; et avec ce admonesterez lesdicls 
dame et seigneur de se maintenir en la saincte foy catholicque, et de ne occa- 

i. i. 



— 4 — 

sionner, en faisant aultivnient, Sa Majesté à malcontentement en leiirendroiel. 
Et comme cecy est chose que sçavez Sa Majesté avoir tant à cœur, je vous en- 
charge aultre fois tout bon debvoir et diligence en ce que dessus, et de m*ad- 
vortir de ce que y aurez faict et sera succédé. Atant, etc. De Bruxelles, \e 
premier de juing 4566. 

linnle, aux Archives do royanoie de Belgique : Corrapondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1566, f^ 68. 



II. 



Lellre de marguerite de Parme ao chaneeller de Gr neldre et Zutphen 
et aux présidents des eonsells de Hollande et d^Utreeht. 

BRUXELLES, 1®' JUIN 1566. 

MARGARiTA,etc. Lievebesundere,omeenigebc\veghelycke redenen ontbieden 
ende belasten wy u met ernst, dat gliy terstont ende met aile diligencie doct 
soecken onder den chartren, registeren ende pampieren *s lands van Hollandt, 
Gelre, Utrecht, offdaer yet soude moegen syn, aengaende eenighe hoocheyt 
oft gerechticheyt, die de coninck, onse genedige lieff heer, heefl oft Syne 
Majesteyt compeleert in de heerlichey t van Culemborgh , ende ons in gelycke 
diligencie adverteert, wat ghy daeraff bevonden suit hebben, daerby vue- 
gende copie des selven , sonder des gebreckelyck te syn. Lieve besundere, God 
sy met u. Gescreven te Brussel, den eersten dach juny xv« lxvi. 

Susmption : Onsen lieven besunderen heeren Adriaen Nicolay, ridder, cantz- 
1er 's lands van Gelre ende Zutphen ; — onsen lieven beminden meester Cornelis 
Suys, heere van Ryswyck, président van den raede des conincx in Hollandt; 
— onsen lieven beminden meester Ypolite Persin, président van des conincx 
raede t'Uytrecht. 

Miaule, ani Archivei do rojaome de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et Zutplien, vol. de i566, f* 70. 



n 



III. 



Lettre de Gérard Van Ploe, vieaire de Driel, a Albert die Ruy ther» 
ammaii de Bommel, Tiel et Bommelerwaard. 

IS JUIN 1560. 

Mynen dinst myns kleynen geringhe vermueghenss. Edell , erentfest und 
ITrom, lieffgebiedende hcir ampttman , ick gheef U. E. und L. dinslelick und 
seir underdenichlick tho verslain,datlh alhier bynnen denn kerspell vannDricll, 
U. L. amptz und gebiedens , nictt wenich luydenn , mans und vrouwen synn , 
die, up lestledenn Paesschen, nieti thenn heilighcn sacramenti ghewcest en 
s)Tjn, und oick by aventueren, in voerlede veel) jaeren sulcx gheplecht hebben, 
alleth thot groethenn merckelikenn smaedt und verechtinghe dcr ordinantien 
und beveell van de heiligher chrislicker kercken, mcer dan oever Tyfflhien bon- 
deri jaren ghedain ; oick then groetscbe affbreick end sebade bairder eighen 
salicheyt, verleidinghe vêler anderer vromer menschen , die mytt hem luydenn 
omgain , by denn welkenn sy niel allein op datt werdigbe heilighe sacramenti 
des Altaers, meir oick op den doip der kyndt, otc, onlydelicke worden uyt- 
slaenn , om die sclvighe thot bairder affgeloven tho brengben und tho vervûr- 
ren, dwelkcr my oick vann sommighen gesacht wortt dalh U. L. bewust end 
kenllick syn soll, als ick nyett geloven en kann, ghemcrckt U. L. sulx langhe 
gestraefll solden hebben , achtervolgent U. L. eetzplicht und bevell ; dan ick 
kan hier nymande schult in gheven dallh helt suss vern hier mytt verlopen is , 
dann allein die pastoren und capellanenn, etc. Dweill ick dann die selv7ghenn 
munllick und oick scbrieffltlick advertertt und thenn beesthenn vermaentt 
hcbbc, und sy nietl afflaethen hur fenynyghe leer undcr denn simpelen einvol- 
dighen volxken uyt tho starten und verleiden , is om die reden end oirsaeken 
myns dinstwillighe begheren, dat U. E. und L., betrachtende U. L. eeth Con. 
Ma^ gedain, hierup wilt ein myddell sueken, datth die selvyghen hair beteren 
und then heilighen sacrament gain, oiTstrafflyden, gelick U. L. dair beveel 
van hebben; H selvyghe U. E. L. doende, sullen waeil doin, andersins soe U.L. 
sulx nyet tho doin en stonde , sol ick alsdan gheorsacktt syn , cantzlair und 
hochbedachte Co. Ma** raeden ain tho ruepen , om in desen enen wandell tho 
hebben. 'T selvyghe ick U. E. L. niett hebbe konnen verhoelen halden und ver- 
swieghen, den selven sampt lieff huysfrauwe und kindt Godlt den Almechtighen 
bevcelende, der lî. E. L. langh in gueden salighon regimcntt gefrissz. Datum 



— G — 

iip Hcilich Sacrameiitz avontt, anno lxvi. lî. E. L. goniicn unss eiii schrifllick 
thoverlatich anltwortt. U. E. und L. dinslplichtighcr, 

Gerartt Wyixemss Van Ploe , 

Capellaiu in Driell. 

SuscripUon : Dcnn edleiin, erentfesthe und froemenn Albrccht de Ruither, 
amplman Ihott Bommcll, Thielrc und Bommeirewertt , etc., unscn gebieden- 
dou , gulgunstighen vrintl und oversthc. 

Orifnnal, têii B, aoi ArehiTci du royaume ée lelgiqoe : Correûpowiance 
de Gueidre et ZiUphen, vol. de 1566, f» 73. 



IV. 

Xlste des personnes suspectes d^hérésle à Driel » Jointe à la lettre 

do Gérard Van Ploe , du 19 Juin 1506. 

Woltcr Stessz. 

Wilm de Snider. 

Art de Haessz. 

Derick Gorissz. 

Arien Geritssz. 

Jan Jacopsz Ploy ind sinen soin. 

Item, noch to Ploycn huis, enen scolepper. 

Engclbert Lambertssz, ind ist ein hoiltsnider ind enen planckencopcr. 

Tisz opt Lair ind sin huisfrow. 

Willera van Goir. 

Hansz van Anierongen. 

Ind desse vorscriebc sin metter nyuwcr secte befaml. 

Original, («lé C, aoi Arehivfi do riyanae de Bflgiqac : Correnftnndanri' 
de Gueidre et Zutphen, vol. de 1o66, f^ 71. 



7 — 



V. 
lieltre da e^mte de Megen à Albert die Rayther. 

ARNUEM, U JUIN 15G6. 

Kaerel van Briiieu, grave tho Megem, friheer Iho Humbercourt, heer iho 
Uoasdaingh ende Esperlecq, etc., ritter van der oirde des Guide Vlies, ende 
Co. Ma** der furstendoms Gelre ende graeffschaps Zutphen , stadtholder ende 
capiteyn generaele. 

Erentfeste, frome,lieve besunder, alsoe die durchluchtigc hoichgeborne 
furstinne, die hertoghinne tho Parma, générale régente, etc., ons geschreven, 
dat wy ons soUen erkundigen ende informeren van de predicken ende leeringen 
des ketterschen predicants tho Hedell, etc., und v^ dan morgen avont, sonder 
langer, tho Megem zyn wirden ; demnae is van wcghen Co. Ma** onses allerge- 
oedichste heeren onse emst gesinnen, dat ghy onvcrsuymlick, ende aile 
andere geschefllen torugghe gestelt, u morghen avont aldaer by ons vinden 
laetet, om dienthalven mit oiis tho communîceren , und ons allet, wcss ghy 
daervan wetet off gehoirt hebt, to eropenen, und dat oick ghy eenighe die 
daeraff wetcn off hem hebben hooren predicken, indien ghy der eenighe tôt 
Iwee off drye toe wetet, mit u brenget , oick om oire wetenschap ons tho 
onldecken, ten eynde dat \\y (yelz nae 't hoff treckende) oir hoicheit van 
'l ghoene wcss wy vernemen sullen hebbe kunne to verstendigen , und wess 
ghy ende die ghoene wess ghy mit gebracht hebben suit, vcrteren werden, 
suit ghy verschieten,ende'tselve sali u in't vuytgeven uwes ampts rckeningen 
geleden ende gepasseert wordcn, nae behoer. Edoch indie ghy immers 
morgen avont niet to Megem zyn soit kunncn, sali onnoodich zyn u daerhcr 
le vuegen, want ghy langer beydende, ons niet en soit vinden. Und hiermit 
zyt den Heer bevoelen. Gcgevon tho Arnhem, op vry^dach xiin*'" juny xv lxvi. 

Charles de Brimeu. 

Suscription : Dem erentfesten, fromen, onsc lieven bosuiulercn, Albert dit» 
Ru\1cr, amptman tho Bommel, Tielre ende Bommelrewccrde. 

Original, etlé A, aa\ Archives da rayasne de IWIgiqne : Corretpondnncr 
de (iiicidre et ZutpUrn, vol. de loiîG, P> 71. 



- 8 — 



VI. 

Liettre da conseil de Brabant à Jacques Van Brecht, écoolèle 

de Bois-le-Doc. 

BRUXELLES, 15 JUIN 1566. 

Die cancellier ende luyden van den raide ons heeren des coniiicx gcordi- 
neert in zynen lande van Brabant. 

Besundere heere ende goede vrindt, alsoe wy van weghen der hertoginnen 
van Parme ende Plaisance, régente ende gouvernante, van weghen ons heeren 
des coninex in desen synen landen van herw^aertsovere, geadverleert zyn dat 
in zeker dorp genoempt Helle, by der stadt van den Bossche gelegen,\vordden 
gedaen eenige sermonen opte manier ende secten van den Calvinisten , waer- 
aff de predicant soude wesen vuylon lande van Gelre, onder den grave van 
den Berghc; ende gcmerckt dat u, onder ander officieren des lants van Bra- 
bant, gezonden geweest zyn in aprile lestleden, van wegen Zynder Majesteyt, 
zekero besloctenen brieven, waerby u is geordineert geweest dat ghy, 
aengacnde d'exccutie van uwcn last op het faict van der religie, soudt proce- 
deren met aile modcstien, discrelie ende W7sheid, zonder nochtans te lyden 
dat cenighe nyuwicheyt oft veranderinge wordde geattcmpteert in de oudc 
ende catholique religie tôt noch toc geobserveert herwacrtsovero , niet oick 
ecnich schandale ofte acte sedetieulx, ende indien dat sulcx geschiede, dat 
ghy daeraff soudt adverteren de hoocheyt van der voorscreve hertoginnen , 
mette informatie daerop genoemcn, om 't sclve al gcsien, by Haer Hoochcit 
gedaen te worddene, gelyck dat behoor, soo eest dat wy van 'tgenc des voor- 
screvcn is, wel hebben willen adverteeren, ten eyndo dat ghy achtervolgendc 
't gène des voorscroven is, Haere Hoochcit scriftelyck adverteert van den 
debvoire by u, in H gène vorscreven is, gedaen, oft wes anderssins der voor- 
screve saicken aengaende gebeurt ende gedaen mach wesen , om dacrinne by 
Haer Hoochcit voirts versien te worddene, als H behooren sal. Besunder heer ende 
goede vrindt, Onse Heere God zy met u. Gescreven tcBrussel, den xv*" juny i566. 

J. Facuwez. 

Suacriplion : Onsen besunderen heere ende goede vrindt den schoutcth der 
stadt van den Bossche. 

C«pie du temps eolialisnnre, rolée D, aui Archivfi dn riyiUDe de Belgique : 
Papien du conteil des troubles, t. Xlll. 



9 — 



VII. 
Liettre d^Albert die Rayther aa eomte de Megen. 

BOMMEL, 15 JUIN 1566. 

Kein onderdanigen diensth mit gantzen vermogen tbevorensz. Edle ind wal- 
geborner, genediger her, ick heb U. G. bevellschriften van wege Co. Mai^' an 
my gedain, op huiden datum ondcrschreven untfange, alsz dat ick U. G. soilde 
verkundige ind informiren van de predicken ind Icring desz ketterz predicanlz 
tôt Hedell, alsz dat ick onversomlick ind aile geschefllen torug sthellen soilde, 
ind hudigen dessen daich to Megen by U. G. vinden laiten omb dienthalvcn 
met U. G. tho communiciren, ind U. G. allet wesz ick dairvan weit ofifgehort 
bebbe, to eropenen, ind dat ick oick enige de dairaiff weten oifT de hem hebe 
hoiren predicken , dien ick enige to twen oiff drien tho de yck weith mit my 
brengen solde, oick umb oir wetenseap U. G. to untdecken, ten ende dat U. G., 
itz na dait hoiflT treckende, de hcrtzogynne van Parma ind Plaisantie, etc., 
regentynn, Orer Hoicheyt van *t gène wesz U. G. vernomen solde hebe konnen 
to versthendige, ind wesz ick ind de genc de ick mit brenge soilt verteren 
wirden, de costen soilt verscheten ind id selvigin't uitgeven mynsz amptz 
reekenyngh gelede ind gepassirt woirden; fug ick U. G. hirop te onderdanig 
aDtwort wie dat ick hir tbevorensz an myn éd. heren hoichwisse cantzell ind 
raide myn wetenscaip overlange by enen predicke-broder van den Boisch , 
siu dwalinge ind ler>'nngh in scriptis by hem vcrfait , overgeschickt hebbe , 
ind derhailven gène sunderlingc nuywe informatie dairvan en hebbe; dan ick 
versthae de van den Bosch, dair to Hedell, sir starck koemen omb sin pre- 
dicicen tho hoiren, dan dorch anderen versthae sin leringe sust (?) ail nicht en 
doich ind in sin lerynge ein ongeschickt mensche isz ind op enen grote dwa- 
Iwich isz. Oick emant mit dairto brenge weit ick alhir yn mynen bevalen 
ampte ofT noch anderswair nemanth tbecomen sich in sollicken ind dergelic- 
iienn saicken twillen onderwinne, ind terwilen ick dan anders van dessen 
predicant nicht gehort noich widers informirt byn, oick overmitz corthz deser 
tilz mynsz erachtensz bedunckt onnodich tsin aldair tôt vergefllicken coisten 
tcomen, dan W7II noich myn inn de sacken so voill my mogeiick isz bierstig, 
ind wesz ick widers vernemcn kan U. G. alsz dan overschriven ind U. G. 
direnlhailven U. G. myn de reisse mit gut willen vertien, orsaicken wie vor- 
screve id selvig ick U. G. in aller onderdanig antwort nicht en heb konne 
verholden, iind will T. G. hicmet tien Alniechtig bcvalenn, do wclcke U. G. in 



— 10 — 

laiig, gesunt und victoriosz leven ind regemeiil moit fristcii ind spareu. Da- 
lum ilenlz Bomell, den xv^" itziger moulzjuny anno xv ind lxvi. U. G. onder- 
danig ind gehorsamcr dicndcr, 

ÂELBRECHT DIE RUYTHER, 

Amplman in Bompll, Bomelrc ind Tylrcwerde. 

Copie du iempi, ani AreiiJTei do royaoïoe de Belgiqae : Corre9pot^dancr. 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1566, ^ 72. 



Vin. 

liCtlre d^ Albert die Royther ao ehaneelier de Groeldre. 

10 JUI.N 130(1. 

Mein onderdanig dicnsth mit ganlzen vermoge tbcvorens. Geslrcng, eren- 
vesthe, werdige, hoiehgelerte , wisse ind vorsiclitige heren ind gebiedende 
frund, ick en maich U. W. Ed. ind L. in aller onderdanichcit nicht verhoilden 
vvy myn genadige her den staithoilder an rayn onder sin genade eige hant 
gesebrevon, alsz dat ick aile geschefile ind ander saicken toruge stellenn 
solide, ind op salerdach den xv**" juny vergange tho Megen by Sin Genade koe- 
men soilde, omb Sin Genade to verkundigen ind informeren van der predicken 
ind leo'ngh desz ketlersz predeeantz tho Hcdell , ind dat ick oich enige de 
dairaiffwetcn off hem hebe horenn predickenn, lo twe off dre met my brenge 
solde, omb oich ohr wetenscaip Sin Genade dairvan to ontdecken, ten ende 
dat Sin Genade, aldoe itz nair dat hoiff treckenn moisthen, omb der hertzo- 
gynne van Parma ind Plaisantie, etc., regentynne, Oir Hoicheyt, van U genc 
wesz Sin Genade vernoemen soilden hebben to vcrsthendige, alsz U. W. Ed. ind 
L. uither ingelachten myssiven myns genadiger her den staithoilder an my 
gedan widers hebe tho vernemen, hcbb ick Sin Genade mit onderdanig ind 
geborlicker antwort bejegent, alsz U. W. Ed. ind L. oick uither ingelachten co- 
pien van den antwoirth hebe to erfaeren, heb ick nichtemyn noich undarwyll 
my myt den decken ind gemeynen capittcll van Bomell bespraicken van den 
vorscrieben kettersz predicant tôt Hedell , ind versthan , wie sin lerynge innd 
dwalingh over allesz nicht en doich ; ind en hoilt oick van genen sacramcnten 
noch doipsellcn , ind en heffl oick dessen voirgange Pinxlen de foonte nicht 
gecrigt, wie doich sulx van inseltingc der hillige kerckcn on oill hercomen ind 



— il - 

;,'ebruiek isz, uud dat gcmene capittell oick mit sachleu dat so waill desser lit 
de official&caip io Bomell lege alsz to Tyell, nadcmmall Iho Bomell waill so 
geschickte mannen sin de werdich wairen de selve officialscaip tbedienen alsz 
to Till , so sie doich oick van oiltzto altil to Bomell geweisth isz, woildcn dath 
gemeine capittell met den officiaill dairen insienn in hcbe unnd myn dairen 
anders van wege Con. Mai*' alsz ein amptman indertit anroepen, omb hoir 
luiden dairynne behoriiche assistentie tdoen , ind vort mit myn heren cantzell 
iod raide dair behoriiche provisie inné vorloweinde dat sulx und dergelicke 
kellerie gestraifd ind verundet(?) moichte worden, den alhir yn mynen bevalen 
ampt (Goidt betert) voill befunden worden , alsz oick den capelian van Drill an 
myn geschreven alsz myn heren uither selvester missiven oick hebe to sporen, 
hirby gefoicht, wie aldair to Drill voill sinen so mansz ind vrouwen personen 
de dcssen voirgangen Paisschen nicht ten Hillig Sacrament gcweist syn, ind 
oick by avenluren in vorlede voil jairenn sulx geplecht hebe, allct tôt groilen 
mcrcklicken smait ind verachting dcr ordinantie ind beveil van dcr hilliger 
lifistlicher kercken, ind oick toi verleiding veller mir ander vromer nienschen, 
de met hoir luiden dachlix ombgain , bi de weicken sie nicht nlleine op dat 
werdige heilige sacrament desz Aitairs, mer oick op den doepc dcr kynderen 
onledciicke woirden uilslaen, omb oick de selvige tôt haren aiflgeloeven tbrcn- 
gen ind tho vervoren, de welcke ick to Drill sommige vernomen ind U. W. Ed. 
ind L. hirby by namen ind tonamen overschickc, und ick dan ex offltio eitzhail- 
ven piichtich ind schuildich sy dairein insien in theun (?) , versthae ick ind 
byn beduicht, wanncr ick se ail geapprehendecrt hadde, soildeu sie koemen 
mit hoir frunde ind verborge hoir lantrecht met ick se lailen gain ind to lant- 
rechte sthellen , soilden alszdan de sccpen mynsz bcdunckens dair nicht ovcr 
wisscn v\illen, dan se der tichten ledich W7ssen , overmilz het dairmcde so ser 
verloepen isz, ind so mannigenhandcn secten ind geloeven errissenn ind tegen 
den anderen opsthain. Istz derhailven ser nodich dath U. W.Ed. ind L. andere 
behorlicke provisio dairop van wege hoichberompte Con. Mai'* van Hispa- 
nic, etc. , onse alregenadigste heren , ordineren , op dat alsoillicke kelterie ind 
ongeloifT gestraifl maich worden tho speckseil ind cxempell van ein ander, 
o(r bet saill alhir hoe langer soe arger worden , desz yck U. W. Ed. ind L. in 
aller onderdanichcyt nicht enn hebbe konnen verhoilde, und wyll myn Ed. 
herenn hir mit den Almechtigen bevelende, de welche U. W. Ed. ind L. in lang 
gesuntheit ind victorios regymenth moit erfristhen ind sparen. Datum Bomell, 
den XIX»" itzigz mantz juny anno xv^ ind lxvi. U. W. Ed. ind L. onderdanig 
ind gehorsamer dyender, 

AeLBRECHT die RlYTHER, 
Ampiman in Rocmel, Uocmelre end Tyclicwcrde. 



— u — 

Suscripiion : Dera geslreng ereunlvesthcn verdigen, lioichgelerten , \>7S8en 
ind vorsichtigen myn heren dcn canlzell iud raedin desz coninckx in Gelrelant 
verordeiit, myn gebiedende heren ind frunden, onderdanichlick geschreven. 

OrigiDi), aux Arehivei do rayaome de lelgiqoe : Correipondance 
d# Gueldre et Zutphen, vol. de 4566, P» 76. 



IX. 
Retire du eonsell de Craeidre à Marguerite de Parme. 

ARNHEM, 31 JUIN 15G0. 

Durluchtige, hoichgeborne furslinne, genedichste vrouwe, wy gebieden ons 
op 't oidtmoedichst ende onderdanichst in die goede gratie van uwe hoicheit. 

Genedichste vrouwe, Albert die Ruyter, amptman van Bominel , Tielre ende 
Bommelerwcerden , aen wellicken by onsen genedigen hère den grave tho 
Megem, clc., deser landen stadtholdcr, etc. , geschreven ende by hem weder 
geandtwoerdt is geweest, acngaende den predicant tho Hedell,zeer schan- 
dalcusclick ende ketterlick predickende (als U Hoicheit hier by besloten 
met A geteickent verstaen sali), heeffl tegenwoerdelick aen ons geschreven 
ende ons toegesant zckere missive heeren Gerrits Willemssz van Ploe, capel- 
laens to Dryel , in den ampte syns bcveels, daerby tho kennen gegeven wordt, 
woe in denselven ampte verscheiden sectarissen van quaden opinion , als niet 
to dem heyligen sacramente des Altaers gaende, ende daer van, ende oick van 
den heiligen doopsell schandelick sprekende zyn , met oick daerby gefueght 
die namen van een goet deel derselver, als U Hoicheit mede vuyt hierby leg- 
gende missiven ende cedeel, met B, C ende D geteickent, genedelick sali belie- 
ven te verncmen. Ende diewyle nu U Hoicheit, by eene Uwer Hoicheits mis- 
sive, in date van den ix«° dach aprilis laetsleden, ons onder anderen geschreven 
heeffl, dat die amptluyden in *t exerceren van huere laste op 't stuck van de 
reHgie mit aile modestie, discretie ende wysheit procedercn souden, sonder 
nochtans te gedoogen , dat eenighe nieuwicheit off veranderinge op de oude 
catholicxsche religie, tôt noch toe herwaertsovere geobserveert , noch oick 
eenighe schandalcuse ofT sedicieuse acte voirtgestelt ofT geattempteert worde , 
und indyen't selfTde geschiede, dat sy U Hoicheit adverteren sollen van *t ghoenc, 
dat deshalven occureren soll, mitten information daer op genomen, om, ail 
't selve gesien,geordonneert te worden nae behoer, etc. Und nu die voerscreven 
amptman *t selve ons toegcstalt hcefll, sonder dat wy (in aenschouw sullickes 



— 13 — 

Lwer Uoicheils bevell) yetwess dacrinne souden kunueu ordonnèrent soe 
hebben wy nyet onderlaten kunnen Uwe Iloicheit allet to samen toe to senden, 
to dem eynde , dat derselver daerinne believe to doen ende tho ordonneren , 
aU by raede bevonden sali worden to behoiren. Durchluchtige, hoichgeboime 
farstinne* genedichste vrouwe, wy bidden Godt almcchtich Uwe Hoicheit in 
hoogen voerspoedigen regimente langhe ende gesont levenen te erhalden. Ge- 
schreven tho Arnbem , den xxi*" juny xv* lxvi. Uwer Hoicheit oidtmoedigho 
dienaers, die cantzler ende raeden des coninciks in Gelderlant verordent, 

T. Roos. 

Original, an Arehiret di nyaiBf de Belgiqie: Correspondance de 
Gueldre et Zutplien, vol. de 1566, P 75. — (Cette pièce 
a déjà été publiée par M. Nuhoff, dans les Bijdragen 
voor de Vaderlandsclie Geêchiedenis , t. III, p. 188, 
d'après la mioule qui en existe aux Archives provin- 
ciales de Gueldre.) 



X. 

Lettre de Marguerite de Parme à Cfalllaame, eomte de 
s^Heerenberg, seigneur de Hedel. 

BRUXELLES, 26 JUIN 1566. 

Nargarita, etc. Waelgeborcn, lieve besunder, wy kommen in geloefl'werdigc 
ervaerongh wellicher gcstalt in uwe heerlickheyt Hedel cin kcllerisch predi- 
cant onderhalden wordt, durch wellicken nyet allcin die inwoonders der selver 
herlickheyt, sonder oick andere des conincx, onses genedichs liefs hcrren, on- 
dersaeten daeromher geseten in irrung des geloven und der religion vervuert 
wordden. Und als wy den wolgeboren unsercn neven den graven van Meghem 
als stadtholderen van wegen Syner Ma* des furstendombs Gelre, soe yelzun- 
der hier by ons is, sullicx aengegeven , verstaen wy van hem , dat hy sullicx 
oick voir lanext gehoert, und u daerop meer dan een mael ermaent, gemelten 
prcdickant van daer to doen vertrecken; diew7le wy nu vernemen sullicx noch 
nyet geschiet to syn, und dan hoichgedachter Syner Ma*» meynongh ovcr al 
nyet 18 'tzelve in ennigerwyse to gestaden, woe oick die gedeputecrden der 
lantschap, als sy by de selve Syne Ma* voir syn vertreck naer Spaengnon , und 
oick daernae by ons geweest, und onder anderen gebiedcn man soll ghein 
inquisitoren daer im lande bruycken, sich opcntlyck vernemen laelen hebben. 



— 14 — 

sy wollen die aide calholissche geloove und religion crhalden und den ghcnen 
soe daerweder deden sellfs straffen helpen, soe hedden wy onses van Syner 
Ma' operlachten ampls halven wael plichlich geweest selve daerinne provi- 
sion to verordenen , woe \\7 dan wael to doen gewust , \vo wy ons nyet 
versehen gehadt ghy wirdet op onse yetzige ermaenongh gemelten predickant 
wech schaffen, und syner gelycke aldaer nyet meer gestacden, woe in statt 
Syner Ma' wy u mit ernst bevelen alzoe te doen, sunst wirden wy nyet omgaen 
konnen noch oick laeten selve daerinne to voirsehen, und woewael (woe 
gesacht) wy der gantzer toeversicht syn sullicx alzoe to sullen goschieden, syn 
nochtans uwe wederbeschrevene antwoerde dacrop by yetzegen boden war- 
lende, sich dairnae wyders welen to richlcn. Und syn u sunst gunstelick gene- 
delick gemcynt. Datum Bruessel , den xxvi*" dach junii xv" lxvi. 

Niante, aux Arehivei du royaame de Belgiqne : Correspondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1566, (*> 80. 



XI. 
Lettre da eomte de Megeii aa eonsell de Gueldre. 

BRUXELLES, «6 JlIN 1506. . 

De stadhouder Karel van Briineu, aan kanzclier en raden, leden des hofs van 
Gelderland. 

Karel van Brimeu, etc. Slrcnge, weerdige, edelle erentfeste, hoichgelerte 
ende froeme , bisunder gucde vrunden , die durchluchlige und hoichgeboren 
furstinne, hertoughinne tho Parma, générale regentinne, etc. schryffl yetzont 
aen den grave van den Berge, dat hy den predicant tôt Hedel ewech neme ende 
hem doe corrigeren , off dat and ers und by gebreecke van dyen wy hem voor- 
nemcn ende zeliTs doen straiTen zuUen, etc. Waeromme is onse meynongh, 
dat ghy ons aenstont overschrj^ft ofler gheen middel en waere (zoe verre opge- 
melle grave dies in gebreecke blyfil) hem to bekhommen , ende off zuliicx 
by Aelbert die Buyter, amptman in Tielre und Bommelreweerdt, nyet en soll 
kunnen vuytgericht worden, off in wat manieren H selve opt gevuechliensl sali 
moegen geschien , ende oft noodich wil zyn , dat wy tôt dien eynde eenige 
kncchten aldaer schicken. Ons oick verslendigende , off zuliicx wel sonder 
swaricheyt soll moegen geschien , ende off nyet gcpretondeert soude worden , 
't zclve to wcscn tcgens het tractael van Venloe. Belangcndo die dalers , wy 



. - 15 - 

hebben, boicbgemelte hertoughinne , daervan gcsprokcn, ende sali by Dire 
Hoicheyt ten eersten raide in der saicken geresolveert worden. Und wy bcvo- 
len a den Almechtigen. Geschreven to Bruessel, den xxyi«» juny xv lxyi. 

Charles de Brimeu. 

Suioiptiou : Aan den cantzier en raeden in Gelderlant. 

(Cette pièce a étë publiée par M. Nuhoff, dans les Bijdragen 
voorde vaderUmdêche geêchiedenis, t. III, p. 189, d'après 
roriginal qui coexiste aux Archives provinciales de Gueldre.) 



XII. 
Lettre de Téeeutéte de Bols-le-Due à Margaerlte de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 28 JUIN 15C6. 

Hoochgeboorcne , doerluchtighe vrouwc, die schouteth van don Bossche 
onlfangen hebbende, van weghen Uwer Hooeheit , zekere beslotene brieven , 
inhoudende hoe dat Uwer Hoocheyt geadverleert zyn, dat in zekere dorp, 
genompl Belle, by der stadt van den Bossebe gelegen, wordden gedaen eeni- 
ghe sermoenen op de manyere en de secte van calvinisten , waeraff die predi- 
cant soude wesen vuylen lande van Gelre, onder don grave van den Berghe , 
ende by welcken besloolene brieven Uwer Hooeheit beliefl heefl den voor- 
screven schouteth le doen adverteren ende lasten , hem dacrop te inforineren , 
ende Uwer Hooeheit wederomine scriflclicken le adverterenc, wal debvoir 
in der voorscreve saken souden wesen gedaen, of wes anderssins der voorscre- 
ven saken aengaende inach gebuert ende gedaen wescm , sullen Uwer Hooeheit 
hierop believen le wetene, daltet waerachtich is, dat binnen don selven dorpe 
\'an Helle is een predicant, de welcke, zoo dese schoutet verstaet, aldaer 
binnen dcnselven dorpe oepenbaerlick in der kercken is doeiide alsulcken ser- 
moenen, ende preeckende die leeren van Calvinus, ende is dese predicanl lot 
Iwee reysen van daer verjaecht geweest , ende nu onlancx gelcdcn wederomme 
gecoemen , ende van daghe te daghe erger preckcnde , treckende lot zynen 
sermoenen veele ende diverssche borgeren vuyter sladt van den Bossche, 
dewelcke aldaer lot Heele zyne prédicat ien gaen hoeren ; die cenighe gaen 
aldaer onder 'tdexel van haere coopinanschappe, ende die cenighe dat zy aldaer 
goet hebben liggendc , ende anderssins bedeclelyck dcrwaerls reysen; macr 
want het voorscreven dorp van Hedel is loebchotM'cnde den grave van den 



~ 16 - ^ 

Berglie, cnde gdegen is op gheen zyde van der Mazen in den lande van Geire, 
buyten Brabant , ende alsoe buyten den limiten ende bedrive des voorscreven 
schoutets officie , soo en heefl dese schouteth denselven predicant zyn precken 
daer nyet connen beletten , maer alsoo verre hetselve waere onder syn ampt 
oil officie, soude ontwyfTelicken aile syn debvoir daerinne hebben gedaen, 
ende Uwer Hoocheit over langhe daeraff hebben geadverteert, gelyck oick die 
schouteth van Bruessele, *t huys gecoemen synde en met zynen stadthoudere 
ende die van der weth van den Bossche der voorscreve saken aengaende 
gesproicken ende gecommuniceert hebbende, heeft van den selven verstaen, 
dat zy onlancx geleden in zynder absentie hebben doen convoceren ende by 
een roepen die drie leden der voorscreven stadt, ende den selven aldaer aenge- 
geven dat men soude ter poyen aff lezen ende van weghen ons heeren des 
conings ende der stadt gcbieden , op zekere groote penen , dat nyemant van 
den innegesetenen , vv>'e hy waere, aldaer tôt Heele en soude gacn hooren prec- 
ken , het welcke die voirscreven twee ierste leden zeer begeerden dat geschie- 
den soude, deur dien dat deur den voorscreven predicant diverssche ingesete- 
nen der voorscreve stadt wordden verleyt ende gecorrompeert ; maer die van 
den derden lede, als wesende die van der gemcynten, en hebben daertoe nyet 
willen verstaen , seggende dat ygelyck wel mocht gaen hooren precken daert 
hen beliefden , waernaer, zoo hebben oick die van der weth gelast Hanricken 
van Eynhouts, haeren gedeputeerde, in 't scheyden van den Bossche (gemerct 
die van den derden lede daer nyet toe en hadden willen verstaen) , dat hy H 
selve den hoove soude te kennen gheven ; maer wat debvoir deselve Eynthouts 
daerinne mach hebben gedaen, is desen schouteth ontkennelyck. Aldus soe soude 
den voirscreve schouteth met die van der weth (onder correctie van Uwer 
Hoocheit) goet duncken , dat Uwer Hoocheit belieffden te doen depescheren 
een mandement van weghen ons heeren des conincx, daer by allen den inge- 
setenen derselver stadt , op groote penen, soude worden bevolen nyet meer 
tôt Hedel te moegen gaen hooren precken, oft oick buyten der stadt, ofl dat 
anderssins Uwe Hoocheit believe te lasten , ordineren ende aucthoriseren den 
voorscreve schouteth met die van dér weth , dat zy terstond H selve ter poyen 
aif doen roepen ende gebieden , oft anderssins, zoe Uwer Hoocheit H selve goet 
duncken ende believen sal. Actum den xxviii*" junii xv lxvi. Die aile Uwer 
Hoocheyt onderdanighe dinaer, 

Jacop Van Brecht, 

Schoutet. 

Cspie do (fmpi, aox Arebivei do royaume de Belgique : Papiern 
du Congeil d£g troubleg, t. XIII. 



I.cllr« du comlc dr H*llot 



Diirclilcuc^hligo, hoichBi.'liorne Turstin, gnedige fraw. E, F, G. sey irti'iii 
iiiiderUieflnich willig dieiist ider zell zuvoran bereit, 

Gncdtge fraw, E, F. G. schrifUen liesz predigamptz zu Hudel bolaiigt, liai) ii'li 
rael geboerlîcber reverens enll^ngen. uiind kan daraulT E. F. G. in underllien- 
niger meinun(;h nît |>ergcu , dass in vcrgaiigenon zcillen dp.r edeler und vmi- 
gvporeDer Cari vann nriraeu.graveDnzuHegcn.deszpredicaDUaltziiaLelleQseiii 
L. «in mir geschrotwn, und so angehallen, dass idi denselbigen ausz freunl- 
Ikben bogerlcn eein L. seins amplz beraiifTungb auf/uhalteu bah bcrolben. 
annil einnen andcrn don dicnst ku hewaren zuycslaU, weiliclier aiicb met 
kreacken unnd livcs swaclioJt daernae beswert, das inné desz nmpl lenger zu 
Minnen iiil scy gewest muiglich, aiso dauz die underlbannen ein zeitlanck 
(IcMilail Dderverslreuet, habcn Ihcglichs, hedicb unnd crii»tlicli, ilen furgewe- 
Maenn pasloer, oderaDasteinenn gaidenn andercn wiedcrinzuslellen solicitirl 
uondangelialinn. AusBkraicbl willicbs. ich genodiget uond verorsacht (deweil 
ich sa balt koinncn aoderen bckommen) inné by provisi wieiler zuziilaisseii , 
mit erniannungh und berellidi , dass er sinb met lebr unnd leben nît andera sul 
hillfiu , dan wess ciiiucn guideii paslor odcr Chrisien zu Ibnn nool xiistunde. 
So nir aber nu andors» verneinmcn, odcr von inné spoertn werden, sullun 
l. F. C. wisscu , dasz wir donseibslen paslor nil alloiu eu verjagon geneigl, 
daa so xu straflcn . dasz E. F. G. unnd elle litibebbei's gollicbs wort ein guit 
IwhatBen draigcn sollen, mel dionetlicber pil unnd undertbcnnigb bcgerenii, 
dauE. F. G. dissmeinanlwort met gnadon wnllen annemniea, unnd myrulicr 
dem Dit weidersz bblbit^uben , so ich , ken Gutt. ungern ctwasz andoi'sz soll 
willen tiirt\'eRdeii , dann wess einnen guiden gelniweu vasal Kun. Ha' van 
Hitpannicn. etc., unsers Hller genedigslen Ijcni, zu Ibun wol gezeiupl uod 
niiii«he{. £. F. G. die wyr biemct in t:iuchliger rcgierîngh unnd woclliirenden 
n<(,-«iD0UU' drin Almot-hlitieti einiirelt'ii. [laluin lli'ilcll, ani ■""■Jnlii uuno (xv) 
.E. F. G, dirnslttilljpT. rir. 



— 18 - 

Suscription : Der durchlcuchliger unnd hoichgeporener frauvvenn, Margri- 
Icnn , hertzoginne zu Parma unnd Placens , regcntinne der konincklyker Ma- 
jesteyt vonn Hispannien, erfnederlandenn , etc., meinner genediger frauwenn. 

Original, aui Arebivei du royaume de Belgique : Con'eapondanre 
de Gueldre et Zulphen , vol. de 1566 , f*» 83. 



XIV. 



Lettre do eonsell de Goeldre au eonte de Megeii. 

ARMBEM, S JUILLET 1566. 

Kanzelier en raden des hofs van Gelderland , aan den stadhouder Karei van 
Brimeu, graarvan Negen. 

Âen den stadthouder. Edel, etc., op ghisteren aengekhomen,ende op huyden 
by ons gesien zynde U. G. missive, in date van den xxvi**" juny laestvergan- 
gen, dacrmit U. G. ons verstendigct van die meynunge van onse genedicbste 
vrouwe die hertoughinne tho Parma, etc., générale' régente, aengaende den 
predicant to Hedel, ende dat Oire Hoicheyt yetz aen den grave van den Berge 
schryffl , denselven predicant wech to nemen , ende hem lo doen corrigeren, 
andcrs dat, by gebreke van dyen, U. G. sclffs hem vornheme ende slrafle; 
gesynnende derhalven, dat W7 U. G. aenstondt sollen overschryven offer gheen 
middel en waere (soe verre opgemelte grave diesin gebreke bleve) hem to 
bekhomen , ende off sullicx by Aelbert die Ruyter, amptman to Bomel, Tyelre 
und Bomeh*eweerden , niet en sol kunnen worden vuytgericht, off in wat ma- 
nieren H selve op 't gefueghlickst sol geschien kunnen , offl noodich wol syn, 
knechlen daer toe schicken ; off id wael sonder groole swaricheyt sol geschien 
kunnen, und off id gepretendeert sol moegen worden tegen den tractato van 
Venloe, etc. ; sollen wy U. G. daerop lo dienstlicker meynongh nyet verhal- 
den, dat die bode, brenger U. G. brieffs (daerop by ons gevraecht zynde), 
verclaert heeffl gheen bryeven aen den waelgemelten grave tho dem Berge hal- 
dende to hebben ; derhalven wy achlen , dat suUick Oirer Hoicheyts schryven 
by eenen andcren eygenen bode bestelt sal zyn. Und belangende id middel 
van den vurscreve predicant (woe die grave van den Berge suymich viel hem 
wech lo nemen) aen lo fangen, etc. , woewael wy presumeren, dat die grave 
(indyen hem by Oire Hoicheyt ernstlick geschreven is worden) nyet suymich sal 



— 19 - 

zyn, sal U. G. bclieveo te vcrstacn, dat Alberl die Ruyter wael die bequaempsle 
und naeste by Hedel geseten officier sye deser landen, ende die*t selve wael am 
besten sol kannen vuytrichten; doch dat (diewyle by die bedienongh syns ampts 
opgesacht heefil , und suUicke opsegghunge oick aengenoemen sye , ende der- 
hal?en by onlangbs van den selven ampte scheiden sali) by nu onses erach- 
teos daerinne suliicke ernstiebeyt ende vliet nyet aenkeeren sal willen , als 
by wael anders gedaen sol bebben ; und dunckt ons (docb onder correctie) dat 
id best geraden ware, dat Oire Hoicbeyt yemanden aldair off in dem oirdt 
exprès bevel gacve, den vurscrave predicant op to nemen ende to apprebende- 
ren, doch hem hier binnen Arnbem brengende, en nyet buyten slandts vue- 
rende. Dan id muste (woe U. G. sich licbtelick to erinneren) die ghoenc die 
*t selve doen sol so starck zyn, dat by (aengemerkt dat die predicant van grooten 
aenhanck ende toestandt is) hem nyet ontnomen ofT ontweldicbt en wordde. 
Eode dyen aengaende, oiU id wael sonder zwaricbeyt geschien sol moegen, 
ons dunckt neen , und dat id oick wael tegen den vurscreven tractate van 
Venlœ to syn gesacht sal worden. Dan van gelycken is wael by tyden bertouch 
Raerls to mehermaelen geschiet, woe oick wael eber, by tyden boicbstlofflicker 
memorie der Key. MaS durcb exprès bevel derselver Key. Ma*, M^ Joost van 
Cranevelt (doemaels momboir), den pastoir tbo Wel, aengefangen daer die bore 
tho Wel, doemaels nyet beeflt dorren tegben seggben; als oick zedert, by tyde 
des gouvernements des graven tbo Hoirne , in descn lande , een scboelmeister 
in der heerlickbeit Keppel aengefangen , ende hier to Arnbem gebracbt is wor- 
den , sonder dat daerop yetwesz gevollicbt , dan 't selve daerby gebleven sye. 
Edell und wael geboren, etc. Gescreven to Arnbem, den derden dacb julii 
vr zessenzestich. 

Die cantzler. 

(Cette pièce a été publiée par M. Nijhoff, dans les Bijdragm 
voor vadcrlandsche gcschicdenia ^ eic, t. III, p. 190, 
d'après la minute qui en existe aux Archives provinciales 
de Gucidre.) 



1. 



o") 



20 



XV. 

Eiellre de Margaerlte de Parme mnx éeoutète, éehevlmi 
et eonselUers de la ville de Bohh-le-Dae* 

BRUXELLES, tl JUILLET iS66. 

Marguerite, etc. Lieve ende wel beminde, alzoo men ziet hct aenstaende 
apparent pcryckel van eene generaele bederffenisse, destructie ende subvcrsic 
van onse oude catholycxsche religie , mitsgaders van den gemeyncn staet van 
herwertsover , indeyen daerinne op allen oerten endç zyden mit aile gevue- 
ghelycke ende moegelycke middelen nyet promptelyck versien en worde, ende 
wandt ghy, gemerct 't peryckel grooter, apparenter ende nakender is , des te 
meerder nersticheyt, vleyt ende sorchfuldicheyt daertoe behoirt te gebruyc- 
ken, om voor God, onsen heere den coninck ende der weerelt te verantwoirden 
van uwe goet debvoir, getrouwicheyt ende quytinghe van uwen eedt : ver- 
suecken \vy u daeromme well ernstelycken, ende nyetmin, in naem ende van 
weghcn Zynre Ma*, ordineren ende bevelen zeer expresselycken, dat ghy ter- 
stondtwill communiceren mitten principaelste ende trefielycxste personaigen, 
luyden van eeren ende die tôt onderhoudenisse ende conservatie van de voor- 
screve oude ende catholycxsche religie, totten dienst ende onderdanicheyt 
Zynre voorscreve Ma*, ende tôt ruste ende wclvaren van den lande aldcrmeest 
geaffectionneert ende genegen zyn, om H samentlyck te ramen ende advyseren 
aile middelen ende remedien daermede men H voorscreve peryckel zoude mo- 
ghen voircomen ende verhoeden, ende vooral de stadt van s'Hertogenbosschc 
well vcrsekeren, tôt bewaernisse van uwe eygene persoenen, huysvrouwen, 
kinderen ende goeden, tegens aile scditie, oploop, beroerte, plunderinge ende 
pillaige, zoe well van binnen als van buyten ; stellende alomme goede wake by 
dage ende by nachte, ende deylende 't volck mit rolten ende wycken , gelyck 
ghy in sorghlycke tyden tôt uwe behoet ende versekertheyt gewoenlyck zyt 
te doene, ende bevindcn zult den noot ende dMmporlantie van der zaken te 
vereysschen, zulcx dat de gemeynte ofl republicque in gecn inconvénient en 
valle; doende insgelycx aile vuylerste debvoir ende nerstichcyt om H volck van 
aile ombehoirlycke prekinghe ende vergaderingen te trecken ende weeren , 
eensdeels mit auctoritcyt ende vermaninghe, eensdeels mit goetheyt ende 
lieffde, ende eensdeels mit gewelt, hen verlhoenende H peryckel dairinne zy 
hen stellen , oick dat zy dairmede vertoernen onsen voirnoemden hccre den 
coninck , huercn natuerlycken prince, ende de wet ende ovorhcyt offcnderen, 



— 21 — 

milgaders die plaghen ende allendicheyt die God ordinacrlyckcn zeyndt duer 
veranderinghe van der religie, ende oick de bederfifenisse ende subversie van 
der gemeynte ofle republicque daernae volgende ; verzekerende, versterckende 
ende conrortereude voirtsmeer H gemeyne volck ten besten dat u doenlyck 
wordt, lutter aenstaende compste toe van Zynder MaS die beloefl heefl corts 
over te commen, om in persoene op ailes te versien ende ordene stellen, ende 
de goede ondersaten ende den lande voirtestaen ende beschermen. Ende ten 
eynde dat *t ghene des voirscreven is, bat volcommen ende geeffectucert soude 
moeghen worden, zult ghy 'tsellfde mogen communiceren mitten cancellier 
ende luyden van den rade in Brabant, houdende deshalven mit elcanderen 
goede correspondentie, in der vueghen dat Zyne Ma^ die auctoriteyt behouden 
ende de steerckste blyven mach, ende de voirnoemde stadt van s*Hertoigen- 
bossche well versekert zy, zoe voorscreven is. Ende indyen ghy onse oil der 
voirnoemde van den rade in Brabant hulpe, bystandt ende assistentie behoeft, 
zult ons oil den selven daervan moghen verwittighen ende adverteeren , mit 
verclaringhe van *t geene dat u van noode weesen sali, om u daervan te suc- 
cnreeren ende bytestaen, ofl de middelen die ghy daerinne geadviseert zult 
hebben te voorderen ende naevolghen, ende dat zoe geringhe aïs *t mogelyck 
wort, waerinne wy u gantzlycken toebetrouwen , dat, om de getrouwicheyt 
die ghy Zynder voorscreve Ma* ende tôt conservatie van desen lande schul- 
dich zyt, ghy nyet laten en zult te doene al 't gheene des tôt Godts dienste ende 
van Z>Tîder voorscreve Con. Ma*, ende toi behoedenisse ende bewaernisse van 
der gemcynte ende van u selven in \ besundere van noode wcsen sal. Lieve 
ende well beminde , Onze Heere God zy met u. Gescreven te Brucssele , den 
nr» dach van julio 1566. 

Margarita. 

Sucriptiott : Onscn lieven ende well bemindcn den schoulet, scepenen ende 
racdt der stadt van s*Hcrtogenbosschc. 

C«pie du IfBpi, eallatiaun^e, eolée XV, aui Arebivei du royaume de 
Belgique : Papiers du conneil des troubles^ t. XIII. — 
(Cette pièce se trouve imprimée dans la Verzamelwg 
van kronijken beirekkelijk de stad en meijerij van 
s'HerUtgenbo9chy p. i68 (\).) 

(0 C'est CuPERmus qui rapporte cette pièce dans sa chronique : cet auteur n'a vu qu'une 
BiQvaise copie ; il lui donne la date du 3 au lieu du Si . 



— 2-i - 



XVI. 
Lettre de réeoutéte de Bols-le-Dae à Marguerite de Parme* 

BOIS'LE-DCC, tô JUILLET 15G6. 

Docrluchtighe hoichgcbooren vrouwe, Uwer Hoicheyt sali gelieven le weelen 
hoe dat alhier omirent deescr sladl van den Bossche is gecoomcn een predi- 
canl, die wellieke op sondach lesllecden ende oyek des maendaechs daernae, 
op Harien-Magdalenen dach, omlrenl een halffve ure gaens van der stadt, in 
een groen vell, nyet verre van den dorpe van Engelen, heeft gepredickl gehadt, 
aldaer loi zynen sermonen van allen canten, zoe vuyler sladl van den Bossch als 
anderssins , zyn gecomen geweesl veele ende verscheyde menschen , emmers 
well,zoe ick verslaen, omlrenl vier duyscnl persoonen, ende heefl oick dezelve 
predicant hem gevanteerl dal hy noch naerder by der sladl will comen preken. 
Hel wellieke toi mynder kennisse gecomen zynde , hebbe met dyen van der 
wet ende eenigen van den oudslen raedlsmannen deeser sladl in H breedt 
ende lange gecommuniceerl, ommc middel le moegen \7nden, hoe ende in 
wal manieren men aider besle deese predicalien ende vergaederinghe van 
den volck, die wellieke allen daegen geschaepen zyn le accresseeren , zouden 
moegen belellen ; hebben by ons onlbooden gehadt die vier hoiplieden van den 
vier scbutteryen, ende van haerlieden versocht, dal zy my lot mynder assis- 
lenlien, vuyl ellicke schulterye, zouden willen docn dartich, vierlich ofl 
vyflich mannen, om den predicant te vangen, ende die vergaederinge le belellen, 
de wellieke vier hoopiicden dit myn versuecke met dyen van der weth hacrc 
schulterye aengegeeffven hebben, ende en hebben die schutters hun dies nyet 
dorren onderweynden , len waer haerlieden zullix gelast ware van den drie 
leden van der sladl, daeraff zy gaigien hebben, sulx dal ick met die van 
der wet, om te doen aile debvoir ons moegelycken, oyck hebben doen verga- 
deren die drie leeden dcrselver stadt, ende haerlieden voergehouden endo 
versocht d'assistcntic voorscrevcn ; ende hoewcll die twee ierste leeden daer- 
toe wel gcsint waeren, ende geerne hadden gcsien dat men den officier hadde 
bystant gedaen , soe en hebben nochtans die van den derden leede daertoe 
geensins willen verstaen, seggendc, ondcr meer ander propoisten, hier te 
lanck le verhaelen : Laet die predicafien beîetten dyen dut behoori te beletten ; 
hebben oyck alnoch die van der weth ende van don Iwee leeden den selven 
derden leede aengesocht ende voergehouden gehadt, dat men soude ter payen 
alT^'ebieden, op zoeckere peenen ende arbitrale correotio, dal nyemant^ wye hy 



— n — 

mère, en zoude maegen gaen hooreti preecken huyten der sladt, daertoe zy van den 
derden leede oyck geensins en hcbben willen verstaen, maer^tzelve geheel afige- 
slaegen, ende zulcken gcbotli nyct en hcbben willen gedaen hebben. Aile *t wel- 
licke voorscreven is zyn ail zaecken van quaeder consequentien , cndc my met 
dye van der welh nyet moegelycken en zyn te remedieeren , wat debvoir \vy- 
lieden daerinno tôt noch toe hebben gedaen , hct wellick ick nyet en hebbe 
willen laeten Uwer Hoicheyl terstont te adverteeren, want ons hier nyet moe- 
gelycken en is, zonder assistentie, die prédication te beletten; biddende zeer 
ootmoedelyckcn , dat Uwer Hoicheyt belieffven wille my te schryven 't geene 
des Uwer Hoicheyt belieffven zall hierinne gedaen te hebben, daernaer ick 
my altyt sali reguleeren, ende allen devoir doen, des een goet ende getrouwe 
dienaer sehuldich is te doene. Dat kcnne God, dyen ick bidde Uwe Hoicheyl 
gespaeren wille in langen ende gesonde leven. Metter haest, vuyt sHertoe- 
genbossche, den xxiii*" july anno xv'' sess ende tsestich. Die aile Uwer 
Hoicheyt zeere onderdaenighe dienaer, 

Jacop Van Brecht, 

Scoulct. 

Snscriptwn : Aen mynvrouwe, mynvrouwe die hertoginne van Parma ende 
Flaisanse, régente ende gouvernante. 

Origioal, anx Archi\cs do royanme de Belgique : Corresjnmdayice 
de brabantj lAnibmirg et Malims, t. IV, f^ 98. 



XVII. 



Résolutton des doyens des métiers de Bols-le-Doe. 

il JUILLET 1560. 

Op den xxiiii*'" julii a° xv= lxvi, zyn de dekenen van den ambachten vergadert 
geweest opter stadthuys nae elff uren, ende hcbben antwoirdt gebracht van 
hunnen geswoirenen , ende in effecte vercleert, egheen last te hebben van den 
zelven geswoirenen te verstaenc totter pêne van sess gulden , die men zoude 
slelien ende setten tegens den gheenen die buytcn deser stadt zouden ghacMi 
hoiren preken, besundcr acngcmerct, dat de oflicicr zoude willen doeu exeeu- 



— 24 — 

tereu, voer dio voirscrevc penc, allen dcn gheenen die buylen dcser stadl 
ghinghen , oyck omme andere zackcn. My aldair présent , 

A. LOEKEMANS. 

Copie da Irmps, eolée XI, aux Arehives da rsyaume de Bclgi^ic : 
Papiers du arnseit des troubies^ t. XIII. 



xvin. 

liellre de Tivéque de Bol»-le-Dae a Hargaertte de Parme. 

BOIS-LEDUC, «S JUILLET 1566. 

Madame, suyvant certaines lettres de Vostre Altèze, datées du xiv« de juing, 
j*ay visité les jours passez mon diocèse, et faict partout mon petit debvoir, en 
donnant bonnes doctrines et advertissemens à mes diocésains , et m'enqucs- 
tant diligemment se Ton faisoit quelque part des conventicules et assemblées 
illicites , et ay trouvé que, quant au faict de la religion , le tout alloit lors rai- 
sonnablement bien, selon le temps, sauf qu*il y avoit ung curé à Heel, villaige 
situé à une lieuettede la ville de Bois-le-Duc, qui est très-pervers, héréticquc 
et grand séducteur du peuple : duquel curé a prins source le mal que est icy 
présentement , car auprez d'icelluy a sa retraicte ung de ces nouveaux prédi- 
cans, lequel commença, dimenche dernier, à prescher aux champs, à plein 
jour, tout joignant la ville de Bois-le-Duc, ayant continué le jour ensuyvant 
deulx fois, et aussy cejourd'huy, et a grand concours de gens de tout costé, 
tant des villaiges que de ceste ville; et sans doubte (si Ton n'y pourvoit subite- 
ment) le nombre s'augmentera de jour à aultre , et le mal deviendra en peu de 
temps irrémédiable. Quant à moi , j'ay faict mon debvoir envers ceulx de la loy 
icy, les priant et enhortant à faire tout effort pour empescher telles presches 
séditieuses et illicites, et ont iceulx aussy faict leurs diligences, mais avecq 
petit succès, car, après plusieurs communications et consultes avec ceulx qui 
sur telles affaires sont accoustumé d'estre ouyz et requiz, ilz n*ont peu trouver 
aucun moyen, tellement que du costé de la ville il n'y a aucun espoir de 
remède. Pour tant je supplie très-humblement Vostre Altèze , pour la passion 
de Nostre- Seigneur Jésus - Christ ^ et le bon zèle qu'elle a tousjours porté et 
porto encoires h nostre anchienne religion catholicque, que luy plaise, sans 
long délay, adviscr de quelque remède convenable contre ce mal , cependant 



— 25 - 

qa*il est encoires remédiable ; et me semble, soubz correction, qu*il ne seroit 
point mauvais de inviter et convocquer k ung certain jour tous ces nouveaulx 
prédicans à communication et dispute avecq les gens sçavans do ce pays-cy, 
et que cependant cesseroient toutes presches de leur costé, pour, par ce 
moyen, gaigner temps et temporiser jusques à la venue de Sa Majesté, s*il y 
a espoir ou attente de sa venue par dechà , ou jusques à tant que Vostre Altèze 
aura trouvé aultre moyen pour empescher lesdictes presches. Cependant je 
feray (comme aussy déjà ay foict) prier Dieu le Créateur par tous les monas- 
tères de ceste ville, afin qu'il nous vueille assister et favoriser; ayant admo- 
nesté tous prescheurs de donner bons advertissemens au peuple, et réAitei* 
avec vives raisons les erreurs et doctrines réprouvées de ces prédicans, et ne 
cesseray par tout moyen de m'acquitter de mon debvoir. Ce scet le Créateur, 
auquel je prie qu*il aye tousjours Vostre Altèze en sa saincte protection , et lui 
donne accomplissement de ses honnestes désirs. De Bois-le-Duc , le xxv* do 
juillet 1566. De Vostre Altèze très-humble chapellain , 

FràNCHOIS SONNfUS, 
Éveaqae de Bob-le-Due. 

Madame, j'envoye ces présentes par ung de mes gens, affîn que je puisse 
recevoir de Vostre Altèze quelque consolation, car nous sommes icy en grand 
dangier et perplexité, n*ayans aultre espoir de défense, que celluy que nous 
aitendons de Dieu et de Vostre Altèze. 

Original , aui Arehivei dn royaane de Bel{;iqic : Papiers d'État 
et de l'nudimce, liasses aux lettres missives de 4566. 
— (Cette pièce a é\é publiée par M. Gachard, Corre%' 
pondance de Philipjte 11^ 1. 11, p. 578.) 



XIX. 



RésolatI«B des deyem de« métiers de Bols-le-Due. 

i7 JUILLET 1566. 

Op den xxvi!«» julii anno xv* i.xvi , z^n de drye loden doser stadt vergaderl 
gewcest op sekcre besloilen brievcn by de hertoghinnc van Parme , etc. , aen 
scepenen cnde raidt dcser stadt gedirigcert. Ende hebben de sclve ierstc leden 
ç^opineert, dal men die voirscrcvc brievcn zoiidc communiccrcn den vier 



— 26 — 

hooptluyden van de schutterycn ende voirts dcn schuttcrs , om liulpe cndc 
bystaiidt te doene , indien des nool waere. 

Ende dat men oyck die voirscreve brieven zoude communiceren aile andere 
van den principaelsten borgeren , omme oyck te advyseren tôt welvaert deser 
stadt. 

Die dekenen van de ambachten hebben hyerop antwoirdi gebracht den 
xxix'° julii anno voirscreven, ende hebben affgeslaigen dat men notable man- 
ncn zoude doen commen om met hen te advyseren , etc., mits dat in de verga- 
deringhe van de drye leden egheen geroepen en worden om te advyseren, dan 
die in den raide gewoenlyck zyn te comen. 

My aldair présent, 

A. LOEKEMANS. 

Copie du temps, eollatiounêe, cotée \ll, aox Arehivei da rtyainc 
de Belgique : Papiers du conseil des troubles, t. XIII. 



XX. 
liettre de Hargaerlte de Parme à Févéque de BoUnle-Due. 

BRUXELLES, 50 jriLLET 1.X66. 

Marguerite, etc. Révérend père en Dieu, très-chier et bien amé, nous avons 
receu vostre lettre du xxv* de ce présent mois, par laquelle avons entendu les 
bons debvoirs qu'escripvez avoir faict, en visitant vostre diocèse : ce qui a 
esté fort bien faict, estant requiz que vous continuez d'admonester voz diocé- 
sains, et mesme ceulx de la ville de Bois-ie-Ducq , de point aller aux presches 
et assemblées illicites que, à nostrc très-grand regret et desplaisir, avons 
entendu que Ton a commencé faire, il n'y a guères, auprès ladicte ville; leur 
faisant entendre combien font mal ceulx qui y vont, tant pour la doctrine 
erronée que s'y enseigne, que pour la désobéissance que se commect par eulx 
contre les édictz et dcffences du roy monseigneur; preschant et faisant par 
voz curez prcscher discrètement au contraire de ce que ces pervers prédi- 
cans enseignent, et faisant en oullre selon que vous avons dernièrement 
escript, et tous auitres bons ofQces dont pourrez vous adviser, pour divertir, 
autant que faire se pourra, le peuple de la fréquentation desdictes presches, 
lesquelles continuerez aussy d'admonester ceulx de la loy d'cmpescher, autant 



— i7 — 

que en eulx est , à quelle fin leur escripvons aussy présentement. Estant tout 
ce que se pourroit maintenant faire, attendant que, ayant veu la résolution du 
roy monseigneur, que, voulons espérer, ne pourra tarder, Ton ad visera sur 
le remède général à ce mal, lequel est espandu par tout. Quant à la communi- 
cation et dispute avec ces prédicans héréticques, que mectez en avant, y a 
beaucoup de considérations pour lesquelles cela ne convient; au^i ne a-ron 
guères veu gaigner sur gens de ceste qualité par ce chemin-là. Qui estTcndroict 
où je finiray ceste , vous recommandant , révérend père en Dieu , très-chier et 
bien amé, en la saiucte garde du Créateur. De Bruxelles, le xxx« jour de 
juillet 1566. 

Miniite, lux Arehivei da royaane de Belgique : Correspondance 
de Brabanty Lùnbourg et Ualines, vol. de 1566-io(>7« 
r> i06. — (CeUe pièce a éic publiée par M. Gacuaru, 
Correspondance de Philippe II, l. 11, p. o73.) 



XXI. 



iiellre de Marguerite de Parme à réeoatéte de Bols-le-Due. 

BRUXELLES, 30 JUILLET 1566. 

Margarità, etc. Lievebesunderc, \\7 hebben onifangen uwen brief van den 
XXIII" dach deses tcghcnwoirdigen maents , endc by den selven , met groot 
leelweesen endeverdriet,verstaen die prcdicalien eudevergaederingen die mon 
t)cgonst hadde te doen in den dorpe van Engelen , by den Bossch , cnde heefl 
ous zeer vrempt gcgevcn, dat die van den derden leedc der selvcr stadt nyet en 
hebben willen verstaen tôt assistentie om die voirscreve predicaticn ende ver- 
gaederingen te belettcn , noch oick consenteren der publicatie van het verbot 
vuyt der stadt te gaen hooren prediken, als ghy schryfl , wacromme \vy legen- 
woirdelyck schryven aen dyen van de weth , ben te kennen gcveude hoe vcele 
daeraen gelegcn is dat den beghinssel descr dingen te gcmoet gegacn cnde 
wederstaen worddc, endc hen dacromme daertoc ganlzlyck te gebruycken, 
waertoe \\7, van wegben des conincx ouses genedichs liefs hecren , u oick 
belasten, aile mocgelycke hulp ende bystandt, soe veel in u is, le doen, gelyck 
wy u des wel toebetrouwen , en ons t'adverleeren \ ghene aldaer passeerl met 
tlesc predicaticn ende vergaedcriughen , u lovendc deser tegiienwoordiger 



— 28 — 

advcrtentie eude van den goeden dcbvoir by u gedaen. Lievc besundcre, God 
sy met u. Geschreven le Bruessele , den xxx«" dach july xv* lxvi. 

Smcriptian : Onsen lieven besunderen heeren Jacoppen van Brecht, schouteth 
der stadt van *s Hcrlogenbossche. 

Minnle, inx Arehivri di rtyaoBe de Bcigiqie : Correêpondance 
de Brahant, Litnboury et Malineêfi. IV, f^ 103. 



XXII. 

Eiettre de Marguerite de Parme anx l»oargme«tre et éehevlns 

de BoUh-le-Due. 

BRUXELLES, 30 JUILLET 1566. 

Margarita, etc. Lieve besundere, wy hebben met harts zweer verstaen, hoe 
dat onlancx ledeu men begonst heefl in *t veit, by den dorpe van Engelen, by 
de stadt van s*Hertogenbossche , onbehoerlycke predicatien ende vergaederin- 
ghe te doen ende houden. Wy hebben oick verstaen die communicatien die 
ghy met den schoulet aldaer gehadt hebt op de middelen om de voirscreven 
predicatien ende vergaederingen te beletten, maer dat daeralT nyet en soude 
hebben gesloten noch gevolcht geweest , overmits die weygeringe van dyen 
van den derden leede der stadt, nyet alleenlyck daertoe behulpelyck te syn, 
maer oick te willen consenteren, dat men by publicatie soude verboden hebben 
vuyt der stadt te gaen hooren prediken. Des wy ons nyet genoichsaem en 
konnen verwonderen, besunders dat, wesende (onses erachtens) dye van den 
derde leede voirscreven volck van den minste graedt oft conditie der burgeren 
ende inwoonderen der stadt, die hoeren cost voir hen, hoir huysvrouwen 
ende kinderen daichelycx moelen winnen met hoere handen ende werck , nyet 
en willen considereren dat, gaende dese predicatien ende vergaederinghen 
voirls, aile goede burgeren ende cooplieden, soe inheymsche als vrembde, 
die gewoontlyck syn henlieden werck te gheven ende den mont open te hou- 
den , vreesende oproer ende veelle andere inconvenienten die gemeynlyck vuyt 
dergelycken pleghen te volgen, soe men dickwils gesien heefl, hen vuyt der 
stadt geven ende die selve schouwen sullen, waerdoer oick die gehecle nego- 
ciatic , handel ende neringe sal kommen stil te stan ende te cesscrcn , lot 



— 29 — 

^ebeele bederffenisse der stadt, waervuyt nootelyck moet volgen \ ghene 
ghylieden wel kont bedencken ; waeromme ghy te neerstiger behoert te syn 
om remédie tôt dese predicatien te soecken metten goeden borgeren ende 
inwoenderen der stadt, ende wegen ende middelen te adviseren, soe tôt 
bewaemissô ende verseckerheyi der stadt , met waiken ende anderssins , als 
oick om aile verloip ende inconvenienten in der stadt voertekomen , gelyck 
ghy wel hebt moegen verstaen dat de regeerders met de gemeynte der stadt 
Antwerpen ende andere steden doen; overleggende dat de saecke hen per- 
soonen, lyfTende goedt van hen huysvrouwen ende kinderen aengaet, gelyck 
in der waerbeyt dese predicanten nyet anders en soecken dan, het volck tôt 
oproer verweekende, hen en hoers gelycke te moegen ryck maecken met ander 
luyden goet : waeromme wy u vermaenen gheenen arbeyt hierinne te spaeren, 
maer met aile bequaeme middelen die ghy suit konnen gedencken dese prédi- 
cation ende vergaederinghen te beletten , uwe borger vermaenende dieselve 
nyet te frequenteren, ende de principaelste exhorterende den minderen ende 
die sy gemeynlyck met werck onderhouden , met goede onderrichtinge te 
bcwilligen hen daeraff te houden , ende soc voirts hct beste doende , tôt dat 
Syne Ha' gclieven sal ons te laeten weten syn resolutie in desen diiigen, die 
^7 van daege te daege verwachtcnde syn , om daernae een generacl remédie te 
raemen ende vinden, ende midler tyt, wat ghy ons suit laeten weten van onsent 
wegen dientlyck te syne tôt uwer assistentie, sulien bestellen dattet gedaen 
sal wordden, als bevonden sal wordden te behoren, begherende dat ghy ons 
adverteert van 't ghene dagelycx deynthalven gcboert, ende by u daertoc 
gedaen wordt. Lieve bcsundere, God sy met u. Gescreven te Bruesselle, dcn 
Mx«" dach july xv" lxvi. 

Suscription : Onsen lioven besunderen dcn burgemeesteren ende schcpcnen 
der stadt van s* Uerlogenbossche. 

Minale, ao\ Arehivei da royaume de Belgique : Corresftondunce 
de Brahantf Liinbourg et Mulines, l. IV, ^ 10 i; el 
ropie du lempi, eeiialionnée, eo(éc \VI, au mène dépôt : Papier* 
du conseil des troubles, t. \I1I. 



30 



XXiil. 

Requête présentée aux trois membres du magistrat 

de Bols-le-Due. 

BOIS-LE-DUC, 14 AOUT 1566. 

Aen de drie leden der lolïlycker sladt van s'Hertogenbossche. Eerweerdijje, 
\vyse ende voorsienige heeren schepenen, raedtsmannen , ghesworen ende 
deekenen, uwe getrouwe ende toegedacne medeburgeren, die welcke buyten 
deser stadt gaen hooren preken ende die predicatie die aldaer geschiet voir- 
staen,vernomen hebbende dat Uwe Eerweerd. achterdencken heefl in 't ghene 
dat sy met alderhande wapenen toUe predicatie vuytgaen, als of U selve soude 
moghen strecken tôt eenige commotie ofte oproer, ofte eenige scadelicheyt 
deser stadt, verclaeren by desen, God almachtich tôt eenen ghetuigen nemende, 
dat sy de waepenen tôt gheenen quaden eynde ofte met egheen quaet opsel 
en nemen ode mede draeghen , dan alleenlyck om te verhueden dat gheen 
schelmen ofte quaetdoenders, by hennen vyanden opgemaeckt synde, hen in 
dcn dycnstGoids ende aenueminge zyns woerdts eenighe verstooringe aendoen 
en souden, tôt welcke vreese^ hen veele exempelen, d'welck Uwer Eerweerd. 
den oick nyet onkennelyk en syn , bewegen. Ende op dat Uwe Eerweerd. nyet 
meynen en derven dat deselve uwe medeborgeren eenighe leeringhe voor- 
staen souden willen, welcke contrarie den woirde Goids wesen soude, ofle 
dat hunne predicant eenighe alsulcke leeringhe dcn volcke soude willen voor- 
draeghen, presenteren alsoe de selve, ende met hen de voorscreven predicant, 
hen dyen aengaende te purgeren , ende henné leeringhe met Goidts woirdt 
deuchdelycken le beweren tegen eenen yegelycken die henné leeringhe sal 
willen wederspreken ofte calumnieeren, soe verre het geschieden mach voor 
onpartydige ende van den woirde Goids kennis hebbende mannen. Uoopende 
de voorscreven remonstranten dat het alsdan genoech sal blycken , dat met 
aile recht deselve nyet benoodicht en behoorden te wordden om henné verga- 
deringe buyten de stadt te maecken ende te houden, alwair sy wynt, regen en 
andere ongemacken dickwyls lyden moeten, maer ter contrarien soude behoo- 
ren , dat hen eenighe plaetsen , 't sy gewyde ofte ongew^de , binnen deser 
stadt, tôt hennen Goidtsdienst ende predicatien gegeven soude wordden, 
waertoe sy Uwe Eerweerd. in aller oitmoet versoecken ende oik -gebeden 
willen hebbcn : d'welck oock strecken soude lot eene versekcringhe dat van 



— 'M — 

hun met allen gheen quaet ofle achterdencke te vrcescn eu soude syn , ghe- 
lyck oyek auderssins geen quaet ofle achterdencke van hen te vreesen en is. 
D'welck doende, soude Uwe Eervveerd. doen soo 't behoeren soude, ende 
uwen getrouwen medebourgheren van groote ongemacken ontlasten, ende 
dea vreese den v\'elcken in hem selven gheelick, maer ghans ydel is, te v\'cten 
dat van hen dese stadt eenich ongemack geschieden ende acngedaen soude 
wordden, wechnemen. 

Au dos est écrit : Ûvergegeven den drye leden der stadt van den Bossche, 
op len xiiii*" augusti a** 4566, van den gheenen die buyten gaen hoeren pre- 
ken, etc., by handeu van een van den dekenen van de hoymaeckeren , etc. 

Origina), aoi Arehivei eanmanalei de B«ii-le-Dae; et e«pie dH 
(empi, eollationnr'e, cotée X, aui Arehivei do royaume de Bel- 
giqae : Papici'8 du conseil dea troublée, l. XIII. 



XXIV. 
Lettre de Féecntéte de Bols-le-Dae à Marguerite de Parme. 

• BOIS-LE-DUC, 15 AOUT 1566. 

Aldcrgenadichste vrouwe , ic en hebbe nyet willen lacten Uwer Hoechcyt 
te adverterene , hoe dat die vrcempde predicant alhier op sondach lestleden 
nocb naerder by deser stadt van den Bossche is coemen precken, dan hy 
gedaen heeft, hebbende hem gevanteert, dat hy eer corten tyt binnen der stadt 
Wilde comen precken ; gelyck oick eenighe van den gheenen die dagelycx tôt 
syncn sermoenen gaen , hier aen den drie ledcn deser stadt hebben doen pre- 
senleren een requeste, ten eynde die van der stadt hem binnen der selvcr 
stadt souden ingheeffen ende wysen een plaetse , hct waere een gewyde oft 
ongeuTde, om te preckene , gelyck de requeste dat breder vermelt ; gelyck 
oick onlancx geleden eenighe ingeseten ambachtslieden ende andere van deser 
sladt, wesende van synder secten , tôt twee reysen toe den selven predicant, 
met veertich, \7flich oft zestich personen, met pistoletten, langhe roeren 
ende auderssins gestockt ende gestaeft, ende met gewapender handt, by schoo- 
nen lichten dage hebben van buyten, daer hy gepreckt hadde, zoe gebrocht 
ende hem gcleyt onde geconvoieort tôt binnen der stjidt 't synen logise, ende 



— 32 — 

daernac haere pistoletten tcn aensiene van eencn ygelycken op ter slraten 
losgedruct ende aiTgeschoeten : *t welcke tôt kennisi^e van my ende die van 
der weth gecomen synde, hebben dairin zeer qualicken te vreden geweest, 
ons grootelicken beduchte voer een argher; ende sorgende dat sy ten lesten 
den predicant met gewelt ende tegens onsen dancke souden hebben gebrocht 
ende doen precken binnen der stadt, het welck wy \vel hebben willen verhoe- 
den naer onsen besten vermoegen, hebben by ons geroepen eenighe van den 
treffelicxsten borgeren, die wy wisten dat minste waeren geinfecteert, ende 
haer dese saken met eenighe van den tweeden leede aengegeven, om een goede 
middel te vindene ende met gevuchelicken den predicant vuyter stadt te hou- 
dene; ommers hebben met malcanderen geraempt ende die drie leden doen 
vergaderen, ende die van der gemeynten de selve saecken oick voergebouden, 
haerlieden in*t langhe te kennen ghevende het groot quaet ende die eeuwighc 
verderffenisse van der stadt ende het groot perickel dat daernae volghen 
soude, ingevalle men den predicant binnen der stadt liet comen precken, ende 
in wat groote indignatie van Zyne Ma^ zy vallen souden ; hebben oick die van 
der gemeynten beraet daerop genomen, tôt des anderen daechs, om ierst met 
haeren gezwoeren te spreken, soe sy oick gedaen hebben, ende des anderen 
daechs haere antwoirde gebracht hebbende, voer antwoort gegeven, dat sy van 
gheender meyninghe en waeren hem binnen der stadt te laten comen precken , 
maer wel daerbuyten ; hadden oick eenighe van hen aen my wel begeert dat ick 
den predicant soude willen gheven geleyde, ende hem toelaeten teghens onse 
predicanten van binnen der stadt te disputerene, het welck my om veel redenen 
nyet geradcn en dochte; hebbe haerlieden daerop geantwoirt, dat ick sulckx 
nyet en soude derven doen sonder advys van Uwer Hoocheyt , maer wat zy 
dien aengaende voirts doen suUen , is my ontkenlicken ; hebben oick die van 
der gemeynten begeert, dat ingevalle die predicant somw^le binnen der stadt 
quame , dat ick hem nyet en soude willen vangen , wanl , ingevalle ick ofl 
yemant zyn handt aen den selven staecke om te vangen , dair soude een com- 
molie ende oploop naer volghen; daerop ick haerlieden hebbe geantwort 
dat hy in der stadt nyet en hadde te doen , begcrende vrundllicken aen hem 
dat hy daervuyt wilde blyven, ende my gheen oirsake tôt sulcx gheven, ende 
om aile commotie te schouwen : hebbende alsoe aile onse neersticheyt ende 
vuyterste debvoir naer onsen vermoegen gedaen om desen predicant vuyter 
stadt te houdene, hoepende dat Uwer Hoocheyt 't selve onse debvoir voer 
aengenaem houden sullen. Ende wes Uwer Hoocheyt in dese of anderen sullen 
believen my te bevelene ende t*ordinerene, wille my altyt daer goetwillich 
ende gereet toe vinden, ende wes oick voerder deshalven hier geschien sal, 
hoe wel ick zeer verre van den hoove gesclen ben , sal altyt Uwer Hoocheyt , 



- 33 - 

zoe haest my mogdyck sal weescn , adverleren. Dat kenno God almachtig , 
dicD ick bidde Uwer Hoocheyt gesparen wille in langen ende gesonden levene. 
Vuyl s*Hertogenbos8che , den xv*" augusto 1566. Die aile Uwe Hoochyot zccr 
oDderdanighe dienaer, 

Jacop van Brecht, 

Scoutet. 

StucripUon : A Madame. 

Original, aax Arebivn da r^yaaine df Belgiqne : Correspondance 
de Bf^abant^ Limbourg et Maiines, t. IV, f^ 108. 



XXV. 



Iieltre 4e Marguerite de Parme à rieoatéte de Bols-le-Dne. 

BBCXELLES, 19 AODT 1560. 

M ARGARiTA, clc. Li cve besuiidcrc, wy hebben vuyt uwcn bricf van den xv*» dacb 
deses maents verstaen bel goedl devoir by u , dyen van der wet ende goeden 
borgheren der stadl van s^Herlogenbossche gedaen, om te beletten dat die pre- 
(licanten nyet en soude kommen prediken in der stadt, en *l ghene tôt dyen 
cynde, ende oick anderssins deesc saecke aengaende, by uHcden *t saemen, en 
u besunders, voirts gekecrt is geweest; waeraf \vy een groot gevallen hebben 
gehadt, ende soe veei u acngaet, u grootelycx danck weten, begherende dat ghy 
daerinne continueert, alzoe God almachtigen (te voirsten) ende dacrnae den 
coninck , onsen genedigen lieven heeren , ende voirts de voirscrevc stadt en 
gantschen lande sunderlicken dienst daeraen geschiet, 't vvellicke wy in 
gheenen vergheet en sullen stellen te kennen te gheven Syno MaS by tcrsel- 
vcr aenkompste in desen landen , de wellicke, aïs ghy nu mecr verstaen hebt , 
le verbopen is korts geschieden sal , ende ghy niet twyfels vry syn dat de- 
selve Sync Ma' syner gctrouwer dieneren ende offleiercn met aller genacdeii 
Redacbtich syn sal, ende alzoe u kennelick is hoe zeer dese prédication syn 
leghen Syner Ma* will ende meyninge, soe veel te meer moet ghy toesien dal 
die selve in die stadt gheenssins en geschieden , en wcyniger dat den predi- 
cantcn dacrtoe eenige plaetse toegclaeten ofl gestadet wordden; hebbendc 
wel gedaen aen die weygeringe des beghccrten gclcydes voer den predicant , 
ende aen de antwoirde syner kompste in die stadt by u gegeven , waertoc ghy 



- 34 — 

aile goede borgheren sull vermaencn, ende bidden u aile moegelycke hulp ende 
bystandt te doen, om sullicx te beletten, als wy tegenwoerdelyck schr^^en aen 
dyen van de stadt van ghelycken te doen. Ende sal ons aengenaem syn dat ghy 
ons van tyde tôt tyde adverteert van H ghene aldaer gesehiet, u hiermede aen 
almochenden Heere bevelende. Geschreven te Bruessele, den xix*° dach augusti 

XV' LXVI. 

Suscription :Orïsen licven besunderen heeren Jacoppen van Brecht, scoutetten 
der stadt ende meyerye van s' Hertogenbossche. 

Minnte, aui Areliivei du royaome de Belgiqoe : Correspondance 
de Brabant, Limbourg et Malines, l. IV, T' 412. 



XXVI. 

Lettre de Marguerite de Parme aux bourgmestre et éehevlns 

de Bol»-le-Dne« 

BRUXELLES, 19 AOUT 1566. 

Margarita, etc. Lieve besundere, wy hebben verstaen hoe dat die vrembdc 
predikant dagelycx nacrder de stadt kompt prediken , en hoe men soude ver- 
socht hebben dat men hem een plaetse binnen de stadt soude \vysen ende 
ingheven om aldaer te prediken, 't wellick ghy met den schoutet ende gemeynte 
gesloten soudt syn gheenssins toetelaeten, maer hem daervuyt te houden : 
't wellick ons zeer lieff om hoeren is geweest , versoeckende dat ghy ende oick 
de gemeynte wilt blyven in dat goet propost ende vocrnemen , ende saement- 
lyck de hant aen malcanderen helpen houden, datter oick anders nyet en 
geschiede, overleggende en wel voir ooghen nemende en hebbende in wat 
perickel ghy anders soudt moeghen vallen, gelyck die exempelen van eenige 
steden van Vlaenderen, als van Ypren ende eenige andere daeromtrent, die 
daerinne onachtsaem syn geweest , u des vroet ende wys moegen maecken , 
alwaer men aile die kercken en cloosteren van binnen van beelden , altaercn , 
ornamenten, vunten ende ail watter inné was, nu binnen v>'ffoft sesse daegen 
herwaerts, hceft gedestrucert , nyet anders verwachtende dan datler een 
gemeyne plonderinge van allen goeden mensschcn nae volgen sal, allc't wel- 
lick in de stadt van s'Hertogenbossche met uwe goede diligentie ende noer- 



- 35 — 

sticbeyt ende tœdoen vau der goede gemeynte, ende principaelyck met vlietige 
toesicht dat de ghene die geinfecteert moegen syn die overhant aidaer nyel 
en crygen , verhoedende ghy wel merckt wat duecht welvaert , rust , ende 
Trede gfay ulieden seiven suit procureren, ende boven dyen hoe aengenaem 
suUick sal syn den coninck onsen genedigen lieven heeren, die te syne aen- 
kompste in desen landen, wei sal willen weten, wie in dese vrembde ende 
sorglycke tyden hem getrouwelyck bewesen en gehouden suUen hebben , om 
denseiven met aile genaede te verghelden, ghelyck ghy vuyt Syner Ma** brieven, 
onlancx gesonden, breeder hebl verstaen , de wellicke wy noch begheren 
te willen achtervolgen, ende uwc gemeynte daeghelycx te vermaenen hoer 
goet propost nyet te veranderen. Lieve besundere, God sy met u. Geschreven 
te BniesseU den xix*" dach augusti x\^ lxvi. 

Suscriplion : Onsen lieven besunderen den burgemeesteren en schepenen dcr 
stadt s* Hertogenbossche. 

liiBle, aai Arebivei du riyaune de Belgiqoe : Correspondance 
de Brabant, Linèbonrg et MalineSy t. IV, r* H 3. 



XXVIi. 
Lrllre de réeoviétc de Bols-le-Dae à Margaerlle de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 31 AOUT 1566. 

Aldergenadichste vrouwe, alsoe ick Uwer Hooeheit onlancxledcn, by mynen 
lesten scriven voer desen, hadde geadvertccrt die gelegentheyt van den 
vreempden predicant alhier, ende hoe hy met gewaepender handt by diverssche 
innegesetenen en goede borgeren deser stadt van den Bossche , ten aensiene 
vaneen ygelycken, daerinne worde gebrocht, midtsgaders oick ons debvoir 
dat wy gedaen hadden aen die van den derden lede ende gemeynte, ende 
deselve met diverssehe goede remonstrantien zoe wyt geinduceert, dat zy wel 
te vreden waeren, ende nyet en begeerden dat die predicant binnen derselvcr 
stadt soude coemen precken, soe die van der gemeynten denseiven mael , 
expresselicken hebben verclaert, jae oick nyet en begeerden dat die predicant 
mcer zoe met gewaepender handt in der stadt soude wordden gebrocht; 
welcken al nyettegenstaende , God betert, soo is, ende wordt noch dagclicx 
die voorscreven predicant, als hy syn sermoon hceft godâen, van buyten der 
1. 3. 



- 36 - 

stadt , aile daghe , met mecr ende meer volcx , met gewapender handt in der 
Yoorscreve stadt gebrocht , gelyck oick , zedert myn leste scriven , daer noeb 
eenen predicant by is gecoemen, ende op sondach lestleden beyde t*samen in 
een velt hebben gepreckt , ende hebben op maendach lestleden hier binnen 
deser stadt tôt hunder drie ofl vier predicanten toe by een geweest , hebbende 
verscheyden borgers die van haerder handt vliegen ende schynen eenighe con- 
spiratie te maickene , ende hun verbreyden willen om op het plat lant, dorpen 
ende ander cleyn steden oick te preckcn , hun oick vermetende dat zy gfaeen 
officier ofl andere zoe clouck en kennen , die een handt aen haer sal denren 
stecken; sulcx dat die predicanten, ende andere quaetwillige van quaeden 
secten, hier binnen desçr stadt ende daer rontsomme, aile daghe meer en 
meer wassen, soo dat nyettcgenstaendo aile dilligenticn die wy doen, ofl 
souden moegen oft connen gedoen, ons noch eeven zecr beduchtende , naede- 
mael zy dus stoudt ende sterck wordden , dat zy binnen derselver stadt sullen 
comen precken , ende selver met gewelt een plaetse eer langen tyt innemen 
sullen , het welcke ick met die van der weth ende meer andere goede per- 
sonen nyet geerne syen oft lyden en souden , hoewcl wy uochtans 't selve nyet 
en weten oft en souden weten te kceren , jae gheen raet ter werrelt daertoe 
weten en souden , ten waere met gewelt , het welcke ons oick nyet en dient 
ofl geraden en dunct, want wy sekerlick genoech weten ende in 't hcymelick 
syn gewaerschoudt , dat wy er weynich lot onser hulpe souden vinden , soo 
dat ^^7 noch anders gheen raet en weten dan ons al stille te houdene, ende 
haerlieden te admonercn met aile zoeticheyt, zoo wy toi noch toe hebben 
gedaen. 

Aldus, aldergenadichste vrouwe, en souden wy nyet quaet duncken, maer 
zeer goet, al tyt in 't welnemen ende onder correctie van Uwer Hoocheit, dat 
Uwer Hoocheit believen wilde le scriven eenen minnelicken ende vrundelicken 
brieff aen die van den derden lede ende dekenen van den ambachten alleene, 
haerlieden daerinne remonstrerende aile gclegentheyt van der saken , zœ 
Uwer Hoocheit sulcx le raede vinden sullen , deselve wat adplauderende ende 
heurlieden verhaelende, dat Uwer Hoocheit zyn geadverteert van het goet 
antwoorl dat zy lestmael hebben gegeven aengaende dat zy nyet en begeerden 
dat die predicant binnen der stadt soude coemen precken, ende zoo met 
gewaepender handt daer in wordde gebracht, deselve daeraff bedanckende 
ende haerlieden beloovende, ter compste van Zynder Ma* dese stadt van den 
Bossche aen de Ma* van den coninck voer aile andere steden in haere saicken 
ende affairen voer gerecommandeert te houdcn , ende begerende dat zy voert- 
aene aile middel willen vinden , zoo zy wel sullen , want t'samen aen haer 
hanct, om den predicant vuyter stadt le houdene, want indien die gemeynte 



- 37 — 

wel wilde« ende met ons acoorderen, ick en soude nyet tvvyffelen , wy soudent 
hier wel bewaren datter gheen oploop oft plonderinghe in der stadt geschiedcn 
on soude : het welcke Uwer Hooeheit alsoo doende, soude wel hoopen dat 
deselve Uwer Hooeheit die van der gemeynte daermede souden gheffven een 
groot contentement, ofte ten minsten souden sy ommers eenich beter gehoor 
gbev^ , ende soude Uwer Hooeheit haerlieden daermede te meer verwecken 
totten belette van den predicanten, ende dat Uwer Hooeheit believen wille ons 
insgelycx te adverterene van *t gène dat Uwer Hooeheit aen haerlieden sal 
gescreven hebben , om ons in tyden ende wylen in die vergaderingen van den 
drie led^ , als *t van noode wesen soude, daernae te moegen ende te weeten 
te richten, cil dat anderssins Uwer Hooeheit daerinne sal gelieven te version , 
sulcx als Uwer Hooeheit voer *t beste expédient sullen bevindcn nae der gelé- 
gentheyt van den tyt te behoorene , waernaer ick my altyt by dage ende by 
nacbte wil reguleeren. Dat kenne God , dien ick bidde aile dese saicken ten 
besten wilt laeten comen,ende Uwer Hooeheit verlecue zyne godelycke gratie. 
Vet haest, vuyt $*Hertogenbossche, den x\\^^ augusti 1566. 

Câf'it do (empi, e«tée K, aax Arehivei do r«yiome df Belgiqae : 
Papiers du ronsril des trtmbles, l. XIII. 



XXVlll. 
Lettre de réeoutéte de Bols-le-Dae à Marguerite de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 23 AOUT 1566, Ad MATIN. 

Aldergenadichste vrouwe, ic en hebbe nyet willen laeten Uwer Hooeheit , 
lerstont ende zoe haest als't my moegeiyck is gewecst, in *l corle te adverle- 
reac, hoe dat op gister avont, dat Godt ontfermen nioet, lerstonl nae den lotV- 
lyde, onse prineipaele kercke alhier ten Bosschc oick is gcspoiieert, ende het 
meestendeel van den altaren, beelderen ende anderssins, cofTeren ende aile 
sloolen in stucken gesmeten ende vuyter kercken geworpen, midtsgaders oick 
eenige omamenten, maer noch nyet die principaelsle, daer zy zoe haest nyet 
aea en consten gecomen , doer dyen wy die schutter>'cn in waepcnen ende zoe 
haest op te been cregen als ons moegeiyck vvas, die welcke die quaetdoenders 
daer fortselycken vuytjoegen , ende wort nu voirts die sclve kercke by den 
schulten bewaert, maer wordden die quaede al stercker, ende hebben hun ver- 



- 38 — 

mctcn noch dcscn dnch de kerekc, met aile H gène dal dacrin is, feenemale 
te destruerene , ons voirts zeer beduchtende dat zy oiek sullen vallen aen die 
cloosteren binnen der stadt , gelyek zy aireede aen een hadden bestaen op 
eenen morgenstont vtoech, maer is haer het selve benomen gewcest in H begin- 
sel ; oick zoe zyn veel quaetdoenders alrede , ende in H ierste , eer men H van 
binnen gewaer wordde, vuyter stadt geloopen, die \vy zeer beduchten dat op 
die buyten-eloisters zyn geloepen : aile 't welcke compt vuyt oirsake dat alhier 
coemende die tydinge dat t*Antwerpen van gelycken was geschiet, soo heefl 
ygelycken van der kercken , zoe wel weerlick als geesteiyck, zekere ornamen- 
ten , beelderen ende desgelycx vuyter kercken bestaen te vluchten , zorgende 
voer spoliatie, het welcke siende die quade mensschen, hebbender terstont 
opgevallen ende bestaen te spolieren , soo dat, God beteren moet , wy hier in 
groote perplexiteyt zyn , ende houden zeer scherpe wachte soo wy best con- 
nen ; maer ick sorge dat wyt t'samen sullen moeten verlaten , gemerct vry te 
veel quaet volcx binnen hebben onder die ingesetenen, ende dagelycx ai quader 
ende quader wordt , ten waere wy anderen bystant cregen , 't zy van eenighe 
heeren oft anderssins , want ick beduchte my dat wy *t nyet langer en sullen 
connen gehouden ; verwachtende hierop van Uwer Hoocheit eenich antwoort. 
Met haest , vuyt H s'Hertogenbossche , den xxiii'" augusti , 's morgens vroech , 

f\^ LXVI. 

Gtpie da tenpi, eol«< Lj aux Arebivei da Nyanne de Bclf^i^w : 
Papiei'ê du conseil des troubles^ t. XIII. 



XXÏX. 
liellre de réeoutéte de Bols-le-Dne à Marguerite de Parme. 

BOIS-LEDUC, %Z AOUT 1560, AU SOIR. 

Aldergenadigste vrouwe, alnoch sullen Uwer Hoocheit believen te weten 
dat die geheele kerck, desen dach, voirts is gedistrueert van binnen ende nyet 
daerin gebFéven, ende hebben noch desen dach het cloister van den prede- 
keren oick geheelicken gespolieert, ende die kercke ende ornamenten verdes- 
trueert , ende en sullen zoo vorts nacht noch dach ophouden , tôt dat zy aile 
den cloisters binnen der stadt sullen hebben bedorven , soe wel daer buvten 
als daer binnen, ende voirts seer besorcht zyn, dat zy daer naer sullen vallen 
aen die goede luyde huysen, sulcx dat meer dan lyt waere *t selve te ver- 



— 39 - 

hocden , ende H volck by ccnighe groote meestei^s le doen appayseren , vvant 
\\y aile ure verwachtendo zyn een groote seditie, want hier eoQ groote desoir- 
drc is. Met haest, don xxiir'* augusti, a<^ lxvi, nae der noenen, ontront dcn vylT 
uren. 

C*^f da teapi, Mtée I, aas Arebivei daNyiane de Belgiqae : 
Papiers du conseil des troubies^ U XIII. 



XXX. 



Iieltre étm éelievlns de Bols-le-Dae à Marguerite de Parme. 

BUIS-LE-Dl'C, 33 AOUT 1566. 

Aldergenadichste vrouwe, \vy en hebben nyct kunnen gelaeten Uwer 
Uoocheyt te adverteren , hoe dat op gisteren den donredach , den xxii*'* deser 
tegeawoordiger maent, omirent vyff uren nae der noenen, de quaetdoenders de 
principaelste kercke binnen deser sladt , van Sinl-Jan Ëvangelisle , voer een 
deel hebben gcspolieerl, de allaren, beelden, taelfereelen , kislen, etc. , inné 
slucken hebben geslagen , ende en badden zy by de schulteren nyel beleth 
gewordden , soude de kercke geheelyck ende ail gespolieerl ende bedorven 
hebben gehadt, inné sulcker vuege dat de schulterye de geheele nacbl hebben 
op de been geweest , ende wy ons zeer beduchlende zyn dat zy nyel alleene 
de voorscreve kercke voorls zullen deslrueren, maer oock aile andere kercken 
ende cloosleren, soc verre wy anders nyel en wordden versien met assistcntie 
\'an Uwer Hoochey t , hoe eer hoe beter, met aider diligentie , gelyck wy U wer 
Hoocbeyt zyn toebelrouwende. Kenne God allesmachlich , die Uwer Genade in 
salicbeyde gespaere. Gescreven den drie ende twentichsten dach augusti anno 
\\^ zess ende tzeslich. Uwer Genade goetwillige, 

Die scepenen der stadt van sIIartoicenbossche. 



Suscription : A Madame 



(!«pie du leiups, roire Xllil, aux Archi\r$ du roxauittr ilr B4'lf;ii|uc 
Papiers du conncil des troubles^ {. XIII. 



40 - 



XXXI. 

Dépenses diverses pour la eonservatlon de Fégllse de Saint-Jean 

à Bols-le-Dae. 

i3 ETi4 AOUT 1566. 

Item, alzoe onssen raet ghevrocch des vrydaghes om bewaringhe to hcbben 
van de kercken, logie en van den grooten orgel, ppeckstoel, vonte, en dat 
ordel(i), alsoeaenghenomen om dio kercke en logie te bewaren, etc., lxxxi sol- 
datcn, ende elck van henluyden bctaelt xxx st., beloopt cxxi </s st. Sante-Maria, 
om dat hy overste was, en Smerbol, elck noch encn daelder, valet m guid. , 
en noch mosten vvy die xvi gesellen noch gheven, boven hare salaris, om dat 
groet orghel, preckstoel,hct ordel en vente, die zy segheden bewairt te hebben, 
xxx guld. , maekt te same : cliv guld. x st. 



Item, noch betaelt, den xxiiii*» augustus, doe men den autersteen van dcn 
hooghen autaer dede en dcn cooperen boghe ock voer dat Heylighe Sacrameni 
affdede, alsoe betaelt voer cost voer m arbeyders, viii st., en voer xxxviii quar- 
ten biers, xxiii st. m ort. ; Poppel, iv daghen, xxiv st.; Dierick van Ryns, dec- 
ker, IV daghen , valet xxiv st, ; Thomas Reynens, enc dagh , vi st. ; Frans Janss, 
ene dach, vi st.; Lconart, de snyder, enc dach, vi st.; noch een ghesel ene dach, 
IV st., maecht t'samen : v guld. i st. m ort. 

Item, noch gegcven Dierick van Ghcndt, voor zcekere diensten die hy der 
kercken heeft gedaen , eenen hocrnschen daelcr, valet : xxix st. 



Item , noch betaelt, den xxiiir" augustus. Peter van Ghemerl, timmerman, 
en Wouter Artss, timnierman, van der weyndel graet van den grooten orgel 
afflebreken , elcken vi st., valet : xii st. 

Item , noch betaelt des saturdaghes , vvesende op Sint-Bartholomeus dach 
doe men den Godt opten kerckhoff van den cruys dede, aen hier dat die aer- 
beyders en medehulpers en wachters hadden gedroncken , voer xvi st. 

Item, noch betaelt, doe men aile dinck voorts utter kercken dede in de logye, 
alzoo betaelt voor xl potten biers , by den arbeyders gedroncken , maeckl 

(i) Ooi'dcelf jeu de mécanique, dit le Ju/jernent dernier, dans Téglise de Sainl-Jean. 



- 41 - 



XXX 6i. ; uoch voor cost voor die arbcyders, x st. ; noch betaell Willem Baes, 
voor drie daghen arbeydens, xviii st. ; Willem Ârtss , eenen dach , vi st. ; noch 
Dierick van Ryns, decker, twee daghen, xii st., en Joost, den mesmaeker, eene 
dach, M st. 



Item, hiernae volgen die ghene die des vrydaghes die kerckc gcdient hebben, 
en hebben aile metael en andere dingen der kercken toebchoerende in die logye 
belpen brengen,en voerts al dat metaclwerck in dat aide raethuys helpen doen, 
als volght : 



Claes van Guylick, timmerman. 

Gheraert Moor. 

ihoris Danels- 

Berents Smiedt. 

Jan Hoeben. 

Jan Mathysse. 

Willem Claess. 

Sander Henryx. 

Peter Timmermans. 

Jan Miehielss. 

Jacop Peters. 

Willem Artss. 

Jan Janss van Doesborch. 

Marlen van Lier. 

Cornelis Jaspers. 

Jan Ranssc, spelmaker. 

Peter van Acht, leydccker. 

Jan van Rooy, leydecker. 

Ariaen Goertss. 

Dierick Schoersacken. 

Jan Artss, metzer. 

Pouwels Ariaenss , kcteUM'. 



Jacop Diericxs. 
Ariaen, de mesmaeker. 
Art van Geffen. 
Jan Dorssen. 
Gérard Dierixs. 
Jan Janss. 
Frans Jacopss. 
Jan Gheverts. 
Willem Aryens. 
Art Jocrdcns. 
Peter Huybcrts. 
Jacop Huybcrts. 
Jan Gillis. 

Jan van Acht , leydecker. 
Jan Gheritss , spelmaker. 
Herman van Rcmundo. 
Spicghel van IJeesch. 
Claes Aertss , metser. 
Runtocrffvan dcn Bosch. 
Jan Wvnants. 
WoUer Dominicus. 
Herman Hormans. 
Embert Peters. 



Herbert, de leydecker. 

En dese xlix betaelt elck vi st... beluupt : xiiii guld. xiiii st 



Item, noch betaelt, den xxiiii aiigiistus, Mordcr, die croeywaghen cruyer, 
en noch seven tôt hem, doe men des vrydaghes die privilegien, clenodigen, 
Kelckcn, kappen en andere ornamenlen en monstranlien nit dcr kerckc dede in 
^ial raethuys, elcke vin st., valet : m guUl. iiii st. 



— 4:2 — 

ilem , tcn selver daige , belaelt Aryaen vau Muusier, caersman , dal hy den 
gcheelen dach gedient heeft mctten perde en carsse , xxxviii si. 
Goyart Driessen , xxxviii st. 
Jacop Vrancken , xxxviii st. 
Sli*eyner, xxxviii st. 
Anlhonis, de leydeckcr, xxxviii st. 
Gérard Artss , xxxviii st. 
Soe beloept die somme aen dose karsluyden : xi guld. viii st. 



Noch betaelt aen Uenricken in de Sterre, van twee aemeu bicrs die raen inné 
de kercke gedroncken heeft doen menaldaer waeckte, by Liebergen bcstelt, 
t'saemen, melten chyns, beloopen : iiii gui. xviii st. 

Eitraid du empte de régliie de Sainl-Jean, de 1566-1567, apparlenaiil 
ani bérilien de X. Loaii Gait, à Beii-le-Dnr. 



XXXIÏ. 

Ordomiaiicefé deu échevlm» , Jurés , eoiu^ellleni et doyens des 

méliers de Bols-le-Due. 

Si AOUT 1566. 

Op huyden den xxim*" dach augusti anno xv* sess ende tsestich, soo hebben 
myne heeren scepenen , geswoiren , raidtsmannen ende dekenen van den am- 
bachlen, inné presentie ende met consente van den schoutet, eendrechlelyc- 
ken geaccordeert , dat men opter merci binnen deser stadt een galghe sali 
rechten, ende aile die geene die hem vervoerderen , 't sy man ofl vrouwe, 
jonck ofl oudt, enige cloosteren, goidtshuysen, andere geestelycke huysen 
ofloyck enige bourgeren huysen, hoedanich die syn, egeene vuytgescheyden, 
le spolieren, le beroeven oft overlast te doene, aen de galghe sali worden 
gehangen, ende van gelycke soe wye enigen cost, spyse, dranck, corenwerck 
ofl enigen huysrael neempl, ofl oyck yemande enich fortse ofl gewell aen doet, 
inné eniger manieren. 

Men gebiel van wegenc ons aldergenadichsle heere des conincx , aïs herloige 
van Brabanl, dal nyemandt, *t sy man oft vrouwe, jonck ofl oudt, egeene vuyt- 
geschcydc, hem en vervoirderc enige cloosleren, goidtshuysen, andere gees- 



— 43 — 

telycke huyseu ofl oyck cnige bourgeren huyscn , hoedanich diu syn , cgeene 
vuytgenomen , te spolieren , beroven ofl overiast te doene, opte verbuertc van 
de gaighe. 

Yangelycke oyck, dat nyemandt hem eu vervoirdere enigen cost, spyse, 
dranck, corenwerck te neemone ofl yemandeii enich fortsse ofl geweit aen 
te doene, inné eniger manieren , op te verbuerte van der voorscreven gaighe. 
Aldus gopubliceert op ten x\iiii<^» augusti anno xv<^ sess ende tsestich , innc 
prcsentie van de scepeneu ondergescreven : 

J. VAN DER STEGHEN. 

F. Balen. 

G. VAN Heym. 
Arnt van Erpen. 
Spierinck. 



Hen gebiet alnoch ais voore, dat nyemandt hem vantheere oft voirderc 
enigen oost, spyse, dranck ofl ander goet, 't welck iiipe enige, soo geesle- 
lycke als weerlycke huysen gehaelt, gespolieert oft gestolcn, le houden, ofl 
oyck alsulcke persoonen ofl goet, hoedanich oyck 't selve gestolcn goel 
genoempt mach v\esen, te logerene, op strafïlnge van dcr voorscreven gaighe. 
Actum ut supra. 

Dat oyck aile die geene die nyet en syn van den eede, van de vier schutte- 
ryen ofl onder enige ambachte resorterende , hen terstont sullen schicken 
ende vuegen van ende omirent den stadlhuyse te syne en te blyvenc, opte ver- 
buerte van heurcn oppersten cleet, ten waire deselve van cnige van heure 
decckens ontboden wairen , dat oyck nyemandt hem sali voorderen by enige 
van de voorscreven vier schutteryen omirent heure herbergen te slaene ofl 
lecomene, opte verbeurte van de voorscreve oppersten cleet, macr daleen 
eygelyck schuldich sali syn met syn geweere voor syn eygen huyse te syn ende 
bl>Ten. Actum ut supra. 

J. van di^r Stëghen. 
r. Balen. 
G. van Heym. 
Arnt van Erpen. 
Spierinck. 

Original, ctlé A, ao\ Arciiivri du royaunii' de Bflgiqve : Popieis 
du conseil des troubles, t. XIII. 



44 — 



XXXlli. 

OrdoDBanee des échevliis, Jnrég, conseillers et deyens des métiers 

de Bols-le-Due. 

34 AOUT 1566. 

Men gebiet van wegen ons aidergenadichste hccre des conincx, als hertoige 
van Brabant, ende van wegen deser Zyndcr Co. Ma' stadt van s^Hartoigen- 
bosschc, dat aile vrouwen cndc kynderen hen van stonden aen schicken ende 
vuegen van der straelen in hen huys , ende aldaer bl^Ten sonder op straete te 
commen, op den peen van drie carolus guidon ende arbitrale correctie. 

Noch gebiet men, van wegen als voir, dat aile vier de schutterye hen terstont 
schicken in 't harnissche, met hen gewere, voir hen herberge. 

Van gelycken, dat allen de dekenen ende geswoeren van den ambachten hen 
terstont schicken in H harnisch, met hen goveere, voir der stadhuys, op de 
merct. 

Item , aile anderc bourgeren inné hen harnisch , metten gewere , voir hen 
huyss ende woeningc. 

Ende dat nyemant die van egheen eedt van des voirscreven is, hem en voir- 
dere achtcr straeten met geweerc te gaen oft staen, in 'tcleyn ofl in 't grool, 
op arbitrale correctie. 

Dat allen die ghecne die by den dekenen worden geordinecrt te waiken , 
sculdich sullcn syn ten gcordincerdcn tydc te waiken , op den peen van drie 
ponden payements, op hen aide plaelsse dair nu te nacht gewaict hebben. 
Gcpublicecrt xxiiii*" augusti anno lxvi. Tesles : 

G. VAN Heym. 
F. Balen. 

J. VAN DER STEGHEN. 

Spierinck. 

Copie du (emps, eatce A, aui Areliivri dn rtysomo de B«l|;iqiir : 
Papiers du conseil des iroubleSy l. XII l. 



45 



XXXIV. 

Lettre dee éehevias et eoaseillers de Boi»-ie-Dae à Margaerite 

de Pâme. 

BOIS-LE-DUC, 96 AOUT 1566. 

Aldergenadichste vrouwe, alsoe, Godt betert, binnen dese stadt sekero ver- 

loep is , gclyck oyck \vy nyet en twyffelen Uwe Hoocheyt en hcbben wel 

verstaen, dat le beclaigen is, inné veele meer andere stcdcn ende plaetssen 

gcschyet, ter sacko van den geloive, ende wy verstacn hebben dat Uwe 

Hoocheyt, als régente ende gouvernante, etc., metten heeren van derordenon 

ende edelen des verbonts, met haeron consorten, souden zyn geaccordeert, soc 

ees *t, dat ons als lieifhebbers van onsen aidergenadichsten heer des conincx, 

als hartoige van Brabant, ende goede gouverneurs van dese Zynder Ma' stadt 

van s'Hartogenbossche , veele inconvenienten ende swaerichoyden daegelicx 

volrcoemen, ende hoe langer hoe meer, die wy gerne nae onsen vermoigeu 

souden sien geremedieert ende geprevenieert, ter eeren van Zyn Con. Ma' ende 

dese Zyne Ma* stadt; waeromme soe eest dat wy Uwer Hoocheyden mits rcde- 

nen voirscreven, seer hertelycken syn biddondo , dat Uwe Hoocheyden gclicven 

wille, terstont, sonder vertreck, met aider diligcntie, want die saike accelc- 

ratie is heysschende, ons te adverteren hoe ende in wat vucgen *t selvr 

accordt by Uwer Hoocheyt ende den voorscrcven edelen is gcmaict , omme 't 

selve geweten , ons daernae te reguleren , ende de voirscreve goede gemcynte 

daermede te contenteeren : dHvelck doende, Uwe Hoocheyt veele swaerichey- 

den sullen voircoemen, de Con. Ma' grootc dienstc, ende ons vrientscappe 

bcw>sen sullen. Kenne God allesmechtich, die Uwe Hoocheyden in salichoyden 

gespare. Gescreven wW" daigen in auguslo anno xV^ zess ende tsoslicli. 

Iwer Genade goetwillige, 

SCEPENEN ENDE RÂEDT DER STAD VAN sIIaRTOGENBOSSCHE. 



Suscription : k Madame. 



Origiaal, au\ Archives du royaune de Belgique : Corrcg/tondatue 
de ih'ahantf Lùnbuurg et Matines ^ t. IV, 0^ 127. 



46 — 



XXXV. 

Requête préseatée par les parllMUM de la réforaie anx Irais 

membres de la wllle de Bols-le-Due. 

i7 AOUT 1566. 

Acn lîiyn Ecrw. Heeren der drie Icden der stadt. Verthoonen in aider ool- 
moet een, X, XX, hondert ende meer van der gemeynlen der gereformeerder 
kercken, inwoenderen ende geboeren poerteren ende borgeren deser loff- 
baerlycke stadt van H s*Hertogebossche, hoe dat in desen Nederlanden doer 
Goedts gratie allen de bcelden ende statuyten syn geruineert ende geworpen 
vuyt allen kercken ende tempelen, ontwyfellyck tôt dien eynde, om dat de 
voorscreve kercken , de welcke tôt noch toe syn gebruyckt lot affgoderye , 
souden mogen geoeffent wordden totten oprechten goedtsdienst , d'welke 
sonder de voergaende ruyne nyet en soude moegen geschieden. Ende hoewel 
H selve hier oyck in allen kercken is begonst, soe en is sulcx nyet volbrocht 
gewcest, strekkende tôt belettinge der voerscreve goedtsdienst /t es soe dat 
de voirscreve supplianten de voirscreve resterende beelden wel met gevoech 
ende sonder oproer voerts buyten voirscreve kercken soude doen, inné dyen 
hen sulcx nyet en worde belet van enige Uwe Eerw. tôt wachters in de 
kerckc van Sint-Jans gestelt, inné sulcker vuegen, dat sy supplianten sulcx met 
gewelt soude moeten doen , d*welck soude strecken tôt oproer ende sedilie 
van der gantsche gemeynten , streckende oyck tôt quader consequentie. Ende 
want nochtans de ruyne van den voirscreve beelden, naevolgende den woerde 
Goedts, voerts moet gescieden, soe bidden zy supplianten seer ootmoedelyck 
dat Uwe Eerw., om remoer en seditie te voercomen, ende op dat sy sup- 
plianten nyet geoorsaeckt en syn 't selve in manière als voorscreve is te doene, 
gelieve wel de voirscreve beelden terstont ende sonder vertreck te doen vuyt 
Sint-Jans kercke , mitsgaders aile de altaren nederwerpen , alsoe datter egeen 
ter werelt meer in en blyven , ofle dat u believe den voorscreven supplianten 
te doen arbeyders , zy sulle sulcx sonder ennige commotie ofle quade conse- 
quentie doen doene ; doende oyck verseeckeringe van den organen , preeck- 
stocl , oirdccl ende fonte , in sulcker vuegen dat deselve sullen blyven onbc- 
schadicht. D'welck docndc , sullen Uwe Ecrw. wel doen , ende verwecken 
cendrachlc en scutlcn scditic der gehceldcr gcnicynt. 



— 47 — 

Au dos on lit V annotation suivante de la main de Jean Van der Ste^hen, échevin : 
Aldus dezc supplicalie is den drie leden der stadt van den Bossche overgegcvcn 
by Jannen Geritszoon Kuysten , den xw!!*** augusti anno 1566. 

Câflt di leapi, an Arehivei eiaaiialet de B«ii-le-Ihie, daii le 
regiilre C. ■** U; — e( etpie di tcnps, eeiée IX, aoi Arehivei 
da rtyaiaic de Belgiqie : Papiers du conseil des trouhlen , 
t. \III. 



XXXVI. 

Lettre de Margaerite de Pâme anx éehevlDS et eoDseiUers 

de Bois-le-Dae. 

BRUXELLES, S8 AOUT 1866. 

Marga&ita, elc. Lieve besunderc, wy hebben ontfangen uwen brief van den 
UYi*« dach deser tegenwoerdighen maents, ende hebben daervuyl vermerckt 
uwe gocde begheerlc ende aflectie tollcu dienst des conincx , onses gencdichs 
liefs bceren, ende welvaert ende stilte der stadt van s'Hcrtogenbosschc , 't 
wellick ons lief is geweest om hoeren, u vermaenendc, gelyck uy hier bevoe- 
rens noch meer gedaen hebben, daerinne te continueren , ende de goede bur- 
gheren te induceren dat sy in de goede affectic tôt Syno Ma* altyt stanlhafUlyck 
Wyvcn, overdenckende de groete goedertierenheyt Syner Ma'; aile rooegelyc- 
ken vliet vortskeerende dat dese predicatien vuyt der stadt gchouden moegen 
wordden ende aile desordren geremedieert moegen wordden. Ende op dat ghy 
den selven te beter daertoe moeght bewegen ende te vreden stellen , ende sy 
hen oock te neerstiger gebruycken de stadt voir aile inconvenienten ende 
zwaericheyden , die nyemanden meer dan hen selven en souden schaedelyck 
wesen, te behoeden, soe seynden wy u copie aulhentycke van de accorde 
gemaeckt metten edellen , by wellicken ghy sien suit vvaertoe sy hen verbon- 
dea hebben ; daer benevens seynden wy u oock copie autentycke eens plac- 
caets,by advyse van de heeren ridderen van den oirden, hier vergadert geweest 
hebbende, gemaeckt teghen den kerckenscheynders , op dat ghy u soe wel , in 
'l een als d*ander, beghint daernae te rcguleren , le wyle dat mcn in de can- 
celr\*c van Brabant is schr\Tendc de bricven om u sullicx le sevnden om H 



— 48 - 

zelve te publiccren. Lieve besundere, God sy met u. Geschrcven te BruesscUe, 
dcn xxviir" dach in auguste xv^ lxvi. 

Margarita. 

Verstaen hebbende zodert, met hoe weynige resisteutie men die schendinge 
der kercken cnde cloosteren aldaer soude hebben konnen beietten, en konnen 
ons nyet genoechsaem venvonderen dat men sullicx alsoe heefl geleden, sonder 
yet ter werelt dacrtegens te doene ; ende en is *t zclve gheenssins excusabel. 

Berty. 

Suscnption : Onsen lieven besunderen scepenen ende raedt der stadt van 
sllertogenbossche. 

NioQle, aa\ Arcbivrs do royaume de Belgiqne : Corrupondancf 
de Brabant, Limboury et Malineg, t. IV, Mâ8; — 
et eapie dn temps, aux Arehivei eommonales de B«ii-le-Doe, daii 
le regiilre E. n° 37, iotilalé : Accordent instruclien, 
ordonnantiefi, missivtm^ remonslrantien ende alder- 
hande Staeten en ttadti zaekenj f* 332. 



XXXVII. 

Rapiport des délégaiis des trois membres de la ville de Bols-le- 
Dae sur lear enquête auprès des ministres réformés. 

28 AOUT 1306. 

Op ten acht ende twenlichsten augusti, anno xv*" ses ende tsestich, syn by 
dcn heeren scepenen ende gesvvoeren, meester Zeger Adriacnss ende Goyaert 
Loeir, by den raedlsheeren , meester Frans van Hanenberch, ende by den 
dekenen van den ambachten, lïenrick die Raedt cnde Frans Henricxz gecom- 
mitteert, omme te versuecken aen de vreemde predicanten, exhibitic, visie, 
lectuere ende copie van hender commissie, vuyt crachte van dcn vvelcken zy 
heure predicatic binnen deser stadt zyn doende. 

COLEN. 

Dcn wclckcn nacgaende, hebben die voorscrcven commissarissen hen ge- 
Iransportecrt ten huyse Jobs van Achelen , wullelaicken coopère , inné der 



- 49 - 

Colpcrslraet binnen dose slacdt woonachlich, ende aldaer comcndc innc der 
camere , hebbcn mcl meer andere bevonden twce manspcrsooncn , waeraff 
d'eene, Cornélius Walraven van Diepenbeeck, ende d'andere, Arnoldus Stuyf- 
fart, geboren van Praest, tusschen Emmerick ende Rees, hem respective 
baptiseerden , die alhier onlancx , soo binnen als buyten, hebben gepredict; 
ende hebben alsoo die voorscrevecommissarissen, volgende heure commissie, 
(lenselvcn gevraecht ende aen hcn versocht exhibitie, visie, lecture ende copie 
van heure commissie , vuyt crachte van de welcke sy hen gevoirdert hadden 
alsulcke predicatie, als zy tôt noch toe , soo binnen als buyten deser stadt 
gedaen hadden, mitsgaders s'geens daervuyt oif naegcvolcht is; waerop die 
voorscreve Cornélius antwoordende , seeghde dat hy gesonden wacre ende 
syn commissie hadde van den oppersten coninck der coninghen , ende dat hy 
dyen naegaende van meyninge waere, het woordt Godts te predicken ende 
*l selve metten Bibele te bevveeren , oll diergelycke woorden ; ende daemac 
wederomme gevraecht wesende, ofL zy van egcene heeren van den lande, 
hertoghen, prince, grave ofl andere heeren, ennige commissie hadden, hebben 
die voorscreve twee predicanten eendrechtelycken verclairt , van egeene tem- 
porcele oftsterffèlycke heeren ennige commissie te hebbene, anders dan dat zy- 
lieden \'uyt liefden van veele ende verscheyden borgeren deser stadt geroepen, 
begheert ende versocht gheweest syn, omme soo buyten als binnen deser 
stadt te predicken, ende daernae met vecle ende verscheyden innegesetcncn 
ende bourgeren van deser stadt alhier binnen deser stadt gebrocht zyn 
gc^eest, omme alhier binnen te predicken, daerby vuegcnde dat sgeens wes 
van het breecken van de beelden waere geschiet , dat selve waere geschiet 
by ingheven van Onsen Heere Jesum Christum , ofl dyergelycke woorden , 
sonder ennige voirdere commissie te hebbene ; wacralT die voirscreve commis- 
sarissen expresselycken protesteerden , versueckende daeraff inslrumcntum. 
Actum inné presentie Petcrs Joostcnszoon van Berckel onde Jans Servaeszoon 
vanWcert,poorleren,alsgetuygen, ton daege, macndt ende jaere voorscreven. 
Et me Gerardo Colen, notarié publico, ad prœmissa una cum prjenonjinalis 
lestibus, requisito. 

COLEN. 

C«pie do leapt, rolée B, aux Arcbivri do r»yanme de Bfigiqnf : 
papiers du contteil des troublex^ l. XIII. 



— so — 



XXXVIII. 

Reqaéte de Técoaléte de Bols-le-Doe adregftée a Margaerlte 

de Panne* 

FIN D'AOUT 1566. 

Aen die hertoginnc van Parme cnde van Plaisance, régente, etc. Thoent 
ende geefl te kennen in aider reverentien die schouteth van den Bossche, 
hoedat hy suppliant aen Uvver lloocheit binnen zcer cortcn dagen henvaerls 
metten poste heefl gesonden ende doen dirigeren zekere drie diversche 
besloeten missiven , den eenen , ende iersten , van der date xx!^** augusti , roe- 
rende den predicanten alhier, den anderen ende tweeden, van der date 
XXIII'" augusti *8 morgens vroech , ende den derden , insgelycx van date den 
XXIII'" derselver maent , des achternoens outrent den vyf uren , daer de sup- 
pliant Uwer Hoocheit by advertcert van der destructien ende spoliaticn van 
der principaelder kercken van den Bossche, midtsgaders van allen cloesters 
binnen derselver stadt, hebbende de suppliant van Uwer Hoocheit daerop 
verwacht anlwoorde; maer want hy daerop gheen antwoirde van Uwer 
lloocheit en heefl gecregen , noch nyet en can gemercken dat de brieven aen 
Uwer Hoocheit souden syn gecoemen , hem seer beduchtendo dat de' selve 
brieven ofl pacquet by den poste qualiken ofl ontrouwelicken souden moegen 
wesen bewaert, ofl dat deselve denselven post by yemanden souden moegen 
wesen aiîgenomen , soo heefl hy suppliant die dobbele ende copie van den 
selven brieven aen dese gehangen, ton eynde dat Uwer Hoocheit believen 
wilde deselve te sien ende denselven suppliant nyet te culperene van eenighe 
negligentie. Ende op dat de suppliant mach wcten ofl deselve zyne brieven 
zyn gecoemen totter haut van Uwer Hoocheit, soo bidt hy seer oitmoedelick 
dat Uwer Hoocheit believen wille ôp de marge van desen *t selve te doen stel- 
len. D'welck doende, etc. 

C«pie do (eapi, têUt N, anx Arebivfi dn r»jaiae de Bflgiqor : 
Paptem du conseil dvê truubhn^ t. XIII. 




Agd dio hcrUiginne van Partne gheefV te kenneii in aider revorenlien die 

Khontel van ilen Bossclie , Uoe dal hy , sonder beroomen gesproickcn , duc- 

tvade df sen sorchelicken etids perickcloesen tyl van dcn vrempduu predican- 

Icn, spoliaticQ onde destructien van allcn don keri-kcn, cloisLeron, gûdts- 

boysea ende capellen binneD dcsor sladl, ende oiok daerbuylcn , alleenu mol 

lyw dagelicxo endc domeslicque dienaers, die ovit de thien oA twcllfin 'l 

I (eta^ oyet en syn , aile dcbvoir ende byslanl hecfL gedaon den goedcn bor- 

1 pren ondt' ingeseteneo deser sUidt. soo wel by daf;he als by nacble, om die 

cbe predicanten ende die voorscreve spalialicii ende deslruclien mel aider 

Docreticbeyl te beletlene, onde daertoe aile middelen , zoe met go&den rade 

I 11» andersRîns, hcufl gcsochl, ende met zynen lyve daerlegcns geweesl, als toi 

I Krscheyden reysen aen die van der stadt versot^hl hebbende zekere cleyue 

I neisUntie van voick , 'l waere van der scliutleryen ofl aadere, daermede hy 

8 voorscreve is haddc mocgen keeren ende bulellen , presenteronde die van 

t der sladt met lylT, gool onde bloet by te staon, ende allô le doi>n wes bem 

I Dooplyck waere om aile si^lialien ende deslruclien , oploop , comniotieii 

t «Dde aeditien le sclionwene, daertoe die van den Iwee ierste leden zeer vsel 

gMint ende {{emoi'l waoï-en, ende zeor wel betîùerdcn dailel selve geschiedeii 

toiidc: maer die van den derden lede ende ^'emcyntc en hebben ilaer tôt noch 

tuo gheenssins toe vviUen verslaen ; i^elyck oick, alsoo die spolialien in 't iersle 

I bcgonst te gGschieden , die van der welh badden geraempl ende geslocten dal 

Ren lerstonl ende in haeslen soude oplicblen een hondert knechtcn , toi costc 

[ ende la&te van der kcrckenendc dicghcestelictaeyt.dic daer zeer wel medete 

vn<deii waeren , ende nyel tôt lastc van der stadl, ende dal loi bcboulT van den 

ollider rnde der knrcken ; maer en hebbon die van den derden lede daer oick 

{liMDsins too willen verstacn, seggcude plat vuyl.zy en wilden gheen volck 

vng^nnmen bebbeo ; ende alsoo daer aireedc ecnighe waereii aengenomen 

tni bf^aemisBC van der kercken , bobbeu deselve terslonl doen rasseren ende 

I dr kerrke voorts ulloeno gclaton ende die allaren voiris laten alHireken, rndc 

I dal docrdfen, (tod lieterl, bel mcoMendeel van bnn qunrl ende infect syn, 



~ 54 ~ 

cnde sclvcr dcn prcdicant dacr in do stadt hobben docn coinen ende vcrsocht 
om te prccken, ende hem daorinne gebrocht; sulcx dat roen met haerlieden 
alhier gheenen wech en wect, ende oirsake zyn van allen den voirscreven spo- 
liatien, gelyck wel blycken sal in tydcn ende wylen ende als 't van noodc 
wesen sal, gedragende hem de suppliant totten beschede daeraff wesende , 
ende onder die van der welh berustende; in sulcker vucgen, dat wat debvoir 
hy suppliant met die van der weth hierinne gedaen hebben, en hebben, midts 
den redenen voorscreven ende sonder bystant, die spoliation nyet connen 
kccren noch bolelton ; cnde alsoo hy suppliant voer oogen sict, die saken aile 
daghe meer ende meer verloopen, hem beduchtende voor meerder quaet, 
onde dat die gocde lieden huysen ooek aenhouwen mochten , gelyck oick syns 
suppliants huys onde zynen persoon dagelycx wordt gedreychl , onde alsoo in 
grooten pericule van synen lyve ende spolia tie van zynen huyse is staende, 
gelyck oick al noch die quaede haerlieden hebben gevanteert ende noch dage- 
lycx doen met haere predicanten , dat zy sullen eer corts het geheele régiment 
van der stadt hebben, ende die weth, officier ende andere administrateurs 
deser stadt selver stellen ; hebbende oick , soe hy suppliant in *t secreet is 
geadverteert , d*een den anderen gezwoeren ende confederatie gemaect, met 
meer andere diergelycke onbehoorlicke saicken al te lang te verhalen, diesy 
dagelycx hoe lancx hoe meer voortskeeren , gemerckt hier onder die gemeynte 
ende quaede, zeer cleyn entsich is, God betert; hebbende oickgeseght, ende 
noch dagelycx onder ander vermanen dat zy op het placcaet, onlancx ende 
lestmael gepubliceert, daerby die spoliation van der kercken ende cloisteren 
op de galge wordde verbooden, nyet en achten ofl en passen, vuegende al noch 
daerby, dat hetselve placcact nyet en mentionneert oft in en houdt dat men 
straffen soude die ghene die de kercken, cloisters ende andere godshuysen 
voir date ende publicatie van denselven placcate hebben gespolieert, ver- 
staendo alsoo ende meynende dat sulcke al vry ende ongeslraft souden blyveo ; 
begerende daeromme hy suppliant dat Uwer Hoocheyt believen wille hem te 
ordineren hoe hy hem daerinne sal reguleren , ende ofl die meyninge van 
Synder Ma^ sulcx is, want anderssins en soude hy suppliant alhier gheen van 
alsulcken derren aentasten oft straffen ; want is waerachtich dat duerende 
dese spoliation hy suppliant eenige van alsulcken, wel tôt een en twintich tœ, 
geapprehendeert hecft gehadl, cnde alsoe wel buyten der stadt als binnen 
in de cloisters bevondcn met bylen, hameren ende andere instrumenten, daer- 
mode zy die beelderen hekcnden in slucken geslagen te hebben , ende andere 
kisten ende cofferen oepcn hadden gebroickcn ; maer hecft die suppliant die- 
selve wederomme moelen relaxcren , cnde hacr geweer ende instrumenten 
wcdcromme ghevcn, oft anderssins souden cenighe van haecien aenhanck de- 



I 



sclvu net gewelt van ilcp gevanckf^niasû gtliaoll hclibon , cclyck ly liun i]p^ 
oniler die ftemcynlo hnddeii gcvanteort. ontic oick sclvor op do gcvanckenisBC 
hy lien gcn'nngcncn waoren t'cwecsl onde aldacr sulcx vcrclaei'l ; waernlT hy 
suppliant gc«dvcrtcerl n'osende , cnde om voonlcr rumoer otiite opioop te 
wliouwcne , heefl hy ileselve , mot odvys van dio van dcr wclh ende dio hop- 
liedi-n van de vicr sclmttericn, deselve gevangeneii gcrelaxccrt , ondor ecilL 
Txn allyt wodcromnio in le houilenc. endo op ghccne cloisicrs oll hiiysluydon 
uioer le gacDC-. is oick al noch gcbucrl dat die suppliant laei û'ie van der weti) 
puilc andoro verscheydon goede ingoseten^n deser stadt goerne hndden geliadt 
liât mcn alliicr, naer ouder gewoont^n, in ocnigo plaetscn haddo sermoen endo 
misse gedaen, maeren hetiben oick die van der gemeynlea ofl derdc lildacr 
n<Kh 1er tyt nytt to6 willen versiaen, sulcx dal hier leo Bosselle binnon nocb 
mis»e noch sermoen fcdacn en wordt; jae daer zy welen daer in 'L secreel 
luiisc soude wonlen gcdaon. sciudcn 'l suive roylelickea belellen, gelyck 
ccnigo van bun dacrop binuen deser stadl gaen wacblen, soo soude zeer groo- 
lelicken van noode «esen cndu is mcer dan tyl, dal L'wer Hoocheyt, lioe eer 
faoe belcr. bclicven wilde eenige heere van der oirdene on cenige andcrc bier 
le wyndene ende le commiltercno lollcn regimi^n'e descr stadt, aen den 
nnlcken hy suppliant ende die goede ingesclenen, welhouders endeandere, 
nyet gelnfccleerl, toeviucbt mocblen hebhen, ende de quaede ende gcinfec- 
leenle in ontsicb mocblen bouden. Ende ^lyck oick die suppliant, die alhier 
Op le (KiDlieren van Braliaiit is geselon ende leer verre van den hovo, aldaer, 
God betcrt. vcci quaede seclen syn, hem allecne vindl aun aljen canien mol 
lyne cU-fnti ramilie, verslaen tiubbende dal aile endure ofHciercn van den 
bouOsicden van Brabanl vcrsicn syn van zckcr quanlitcyl van voick on bellu- 
huxliers die op baere lyven wnchlen , bidt daeromme zeer oilnioedi'lyck de 
tuppliaiil, dio descive zoc zeere van doeue lioc-n als ceniglio andere, dal tlwer 
UoDcheyl twiicvcn willo hem le doen hobbcn ende salarieron lekcr gelai van 
volck on belliardiers geduerende desen sordiolicken lyl, om met bcm gu|)- 
pliant op ende alT le gaene : endo is hy suppliant ailyt bcreet hom solven nyet 
u spscren in ailes nés t'wer Hoocheyt believen sal bom le bevelene, eude aile 
ilobvoir Ifi doenc. Soude oick de suppliant, onder eorreolie ende in 'l \\e\ 
umcn vsn Uwcr Hoocboyt, zeer goel duncken dat Uner Hoocheyl bellwen 
flIUlfi waien s«berpon brielTte seryveno ai'n den olflcierondo den drii^ ledcn 
ik«er stadl van den Rosscbe, haerliedon zeer scbcrpelieken bevclende dal zy 
Iict Icslc pluccact in nlleiynen poincten slriclelicken onderhouden, ende dal 
ly daertoe die predicanten , dio toi noch loe binjun dcrs<-lver sladl bcbbt'n 
(«preect, lerstont ende sonder verlreck vuyler stadt van den Bossche doeu 
ïtrlrccken , op privntie van nllen hacmi previlegîen, r.oe wel le waier als oick 



— 54 — 

te lande, gelyck tôt meer andere plaetsen die prcdicanten binnen der stadt nyet 
en moegen preckeu , het welcke doende, en soude hy suppliant nyet Iwyffelen, 
die predicant en soude wel vertrecken , cnde die oude catholicke religie soude 
wederommc binnen deser stadt, die nu geheel hier cesseert, wederomnie 
voortganck hebben. D'welck doende, etc. 

C«pie do tenpi, ettrc 0, an Arehivei di rtyaiae de lelgif le : 
Papiers du comeil d€9 troMet, t. XllI. 



XL. 



Requête présentée par les partisans de la réforme aax trois 

membres de la ville de Bols-le-Due. 

• . SEPTEMBRE 1506. 

Âen de drie leden der stadt van Sartoigenbossche geven in aider ootmoedt 
te kennen uvve getrouwe medeburgeren dewelcke hen begeven hebben lotte 
gereformeerder religie, hoe, fheuren grooten leetwesen, tôt heurder kennisse 
gecomen is , van dat Uwe Eerw. op eergisteren verthoont en voorgelesen is 
zekere missive , hier vuyl Bruessel gesonden , en inhoudende als dat aldaer 
stercke openbaere famé syn zoude, dat de supplianten oorsaeke wesen soude 
van dat hier geen kercken diensten nae ouder gewoente onlancks en zyn gedaen 
geweest; d*\velck notoorlyck versiert. En want sulcks verre van hen is, als 
degene die anders nyet en sueeken dan in aile stillichheyt vreedsamich met 
aile mcnsohen te leven, daer zy ook Godt almachtich tôt getuyge nemen; en 
dierwylen alsulcke versierde rumoeren en lichtverdige voorstellen keeren tôt 
grooten achterdeele van de gediifameeixien, en nu ook in desen periculosen tyden 
souden gescapen zyn oorsaeke te mogen wesen van meerder inconvenienten 
van deser goeder stadt ende gemeyne welvaerte, willen de suppliante Uw. E. 
ootmoedelicke gebeden hebbe hierinne soe veele te doene en version , by 
allen manieren dewelcke Uw. E. daertoe bcquaemste suUen vynden, sulcks 
dat op deselve idele versierde rumoeren, ten achterdeele des lofTelicker stadt, 
namaels nyet geacht oR gelet en worde. 

Dat oock Uw. E. gelieve te vermaenen die van den capittele, dat zy heu 
voortaen wachte van alsulcks en gelycke vuytgeven, alsoo de supplianten in *t 
seker weete dat zy, en andere hen dienderen ofte cappelanen, dickwerve in 



aUulcke pi-opooâlen trcdeii, golyck syluyden oock sdiynen liunnen gewoenylic- 
keo kerckendienstCQ opgcschorst te ticbben, icn cyndc van aisuluke rumouren 
en attJorssins, ofte proLeslercn ilc voorscreve supplianten , dnl soo verre, hy 
eebreke van deson en duer de voorscreve famé, dose sladl eem'ge indignalic, 
pcriculcn ode last ovorquame. o(lo dat duer aisuicko vuyLgevo en voirtslcllen 
van voorscreve capilularen, ennige commolie, iwisl ofle tv\'ecdrauhl onder 
den bui^çeren opslout, sy alsdan gehoudcn sullcn bchaoren te worden van ailes 
onsdiuldich, gelyek sy oock in Uer waerheyl des onsculdich zyn. Dit doende, elc. 

r.LAES DE LEEUW, 

In de» nacnio der uwcr golroiuve metlcliurgercn. dcwcicke lie» beyuven 
liiHiben loi de gcrcformecrdcr relifie. 



Lrtlr« dr» èchvvln^ de Uoiii-ln-lliiv à ,HnrgiK-rilo de l'nnut-. 



lliHH:limi.'djii^hc. dctirliichtige, seor vcrmoogeiiilc furstiiiiin, lieve Kciiadigu 
iruuwu, wy gebiedcn ons oitmoedelyck lui L'we Hûouliodt'u , udvLTlurunde 
ilcrselver Uwo Iloacboden, hoc dat deur dose predicalien van de vrcciitdo pro- 
(licanlfln de saiuke van doser sladl secr verloopcn ende inné periculoseu stael 
(cgenwoirdelyck slaende zyn. nyellegenstaende ual nerslicheyl de scouleth 
iuute&c«|)enon,iueL meerandere hecrcn van den ruide der voorserevo slaUt, 
»>o in 't pnliljcercn van de placale als andcrssins lot rusle ende vreede lende- 
rcnde, hebbon gedaen, licduuht wesende de saocken. hoo langlio hoe iiieer, 
lot vcrdruckijigo ende spoliatie van goede liedon van eere verbopen te word- 
Jine, kn waore "t aelve liy liwe Hooclicyl mut aider vliel iiinetyls ende vati 
slonden aen wordo versicn; htdden daoromnie llwc Hoocheyl ons le wiUen 
wyiidfin cvwa iioeden heeiv vun aucthorilcyl, 'l sy de grave van Jloorne oH 
'le hi-cre vsii Boxlel (daenoo Je gonicyne inregcsL'teno desiT sladl zyn gcin- 
l'Inicei-ti. icii pyiiilo dai aile saickcn nioi^jcii gebroclil woitlcn cjide fomen 



— 56 - 

lot profyt endu welvaren van onsen aldergenadichsten heere den coninck, 
ruste, vrecde ende Iranquilliteyt van dese Zynder Ma^ stadl ende innewoon- 
ders derselver. Hoochmachtighe, deurluchtighe, vermoegcnde furstinne, lieve 
genadige vrouwe, Onse Heere Godl zy melter selve Uwe Hoocheeden, die- 
welcke derselver inné zyne protectie will houden. Gescreven vyff daegen in 
septembri anno xv" ses ende tsestich. Die U Hoocheeden gœlwillige ende 
onderdanighe dienaers. 

De scepenen der stadt van s*Hertogenbossche. 

Suscription : Hoochmechtige , deurluchtige princesse my vrouwe de herto- 
ginne van Parma ende Plaisance, etc. , régente ende gouvernante, onse lieve 
genadige vrouue. 

Gtpie du (cnpi, eitêe XIII, an Arebivei di rtyaine d« Belgiqic : 
Papiers du eonseU des troubles, t. XIII. 



XLII. 



Ordoaaanee des écoatéle et èchevias de Bois-le-Due. 

6 SEPTEMBRE 1566. 

Gebodcn ende vuytgeroepen by hecren Jacoppen van Brecht , ridderc ende 
scouteth, Franchois van Balen, Gisbrecht Heym, Willem de BorchgreeflTe , 
Zeger Adriaensz , Jan van der Steghen ende Christoffel Spierinck, scepenen der 
stadl van s'Herloigenbossche , ter puyen aff derselver stadt , op den vi^** sep- 
tembris anno xv^ lxvi. 

Alsoe gerequireert is, dat de gewoentlycke goidstdiensten, sacramenten ende 
sermoenen inné der kercken ende cloosteren nae der ouder manieren worden 
gedaen ende geàdministreert, soe ees*t dat mcn gebiet, van $*Heeren ende van 
der voirscreve stadt wegen, dat nyemant, van wat qualiteyt hy zy, hem en vcr- 
voordre ofl pyne eenich beletsele ofl obstacule te doene, in *t exerceren van 
den voirschreven goidtsdienslen, eenighe geestelycken persoonen ofl anderen , 
noch eenighe troublen , beroerten ofl séditieuse acten voorts te stellen , inné 
eenigher gcwyder plaetsen, kercken , cloisteren ende andere, noch oick ergens 
elders binnen deser voirscreve stadt, encTo dat oick nyemant, vyrye hy zy, eeni- 
ghe persoonen om der religien wille noch anderssins binnen ofl buyten der 



— 57 ~ 

siadl en it^urieret beschimpe, bespotte ofl overlast en doe, met woordeu ofl 
met wercken, in gheender manière, ten eynde aile inconveuienten ende 
onnisten moegen verhuedt woorden , ende dit ail opte pcnc van métier galge 
ende coorden van levenden lyve ter doot gebroeht te woorden , ofl arbitra- 
lyckende ten exempele van allen anderen gestrafl te woordene, in persoone 
ofl anderssins, nae geleegentheyt van den misdaden. Aldus gedaen ende gepu- 
bliceeri inné presentie van sehout , seepenen , ten daege , maent ende jaere 
voorscrevc. 

Jacop van Brecht , scoutet. 
F. Balen. 

(i. VAN Hëym. 
W. BORCHGREEFF. 

Z. Hadriani. 

J. VAN DER STEGHEN. 

Spierinck. 

Urigiul, etté C, cl etpie da tenpt, fiée S, aoi Arcbiui da royauinr 
dt Belgiqie : Papiers du amseil des troubles, l. XIII. 



XLlll. 

C^MBMliiëioa de TMérl lioppeii et ilicolas van der Sf^legcn 9 

eoBsellIers de Brabant. 

BRUXELLES, 16 8EPTEMDHE 1566. 

Marguerite Y etc. Très-amcz. Comme les cscoutette et osehcvins de la ville 
de Bois-le-Dueq nous ayent remonstré le pitoyable estât auquel se retrouve 
ladite ville, mesmes le faict de la religion, nous requérans d*y vouloir envoyer 
quelque personnaige pour pacifier les troubles y estans et réduire les alTaires 
à bon ordre, au bien, repos et tranquillité de ladicte ville, comme verrez par 
les escrits cy-jointz; nous, estans les seigneurs et personnaiges occupez et 
empeschez de çà et de là , avons advisé de vous commcclrc à ccst cfTcet , vous 
ordonnant partant de incontinent vous transporter en ladicte ville do Hois-le- 
Ducq,avec noz lettres addressanles ausdicts cscoutette et eschcvins d'icclle, et 
vous y employer à la pacification des troubles , restitution de la religion et 
mluction de ladicte ville en bon ordre, police et Irantiuillité, selon qu'il va 



— 58 — 

plus amplement déclairé par nostredicte lettre, dont copie est aussy cy-jointe, 
et dont le contenu vous servira pour instruction de vostre charge, et de nous 
advertir de temps à aultre de vostre besogne, en quoy ferez service bien 
aggréable à Sa Ma^. Atant, etc. De Bruxelles, le xvr jour de septembre 1566. 
Nous avons faict joindre icy copie imprimée de Taccord faict avec les gentilz- 
hommes confédérez, afin que le faictes ensuyvre, sans aulcunement permectre 
qu'il soit aussy excédé ; et, en oultre, copie du placcart contre les saccageurs 
des églises, à ce que le faictes publier, si desjà ne Test, et après Tentretenir 
et effectuer. 

Suscription : A nos très-amez maîtres Thiéry Noppenus , docteur es droicts , 
et Nicolas van der Stegcn , conseillers du roy en Brabant. 

Niante, aux Archives da rtyaone de Belgiqic : Correspondance 
de Brabant, Limbourg et Matines, t. IV, f^ 160. 



XLIV. 

Lettre de Marguerite de Parme aux éeontéte et éeheYins 

de Bois-le-Dne. 

BRUXELLES, 16 SEPTEMBRE 1566. 

Margarita, etc. Lievc bcsundere, verstaen.hebbendc *t gène ghy schout 
besunder ons te kennen gevcn , ende ghy schepen by uwen brief van den 
vyfden deses tegenwoerdigen maents acn ons, bclangendo den ellendigen staet 
der stadt van s*Uertoigenbossche , sunderlinge der reiigie halven , gescreven , 
ende *t ghene ghy beyde daerop aen ons versocht hebt , hebben certaynlyck 
sullicx met grooten verdriete vernomen , ende hebben daeromme gedeputeert 
(i^ren Dicrickcn Noppen ende Nicolaesen van der Steghen , raeden des conincx 
onses genedichs liefs heeren in Brabant, om henlieden aldaer te vuegen , ende 
met uwen ende der goeder burgeren ende ingeselenen raedt, te doen hulp 
ende bystandt, die beroerte in de stadt te stillen, het accord met den edel- 
luyden gemaeckt te doen observerene , ende toe te sien dat 't zelve egeens* 
sins gcexcedeert en vvordde, ende dat dyen achtervolgende gheen predicatien, 
1er plaelzen daer die voir date des voirscreven accordts nyet geschiet en zjti 
geweest , nyet gedaen noch toegelaten en worddcn , die haut dacracn te hou- 



I deadatdoiidJeiist Gûdts nac aide ge>vooQle in sUen kerckon, cloestoren enile 

Lfodlshuysea wederomrae gesloU eiide gecontiniieerl wortide, dm liet liaiiL- 

W Werck ende die nneringo wedci'omnic in de ^tadl gL'brocht , cndc goedc ordre 

Icesteit wordde, dal deselvc stadl, burgers ende ingeaelencn dersetver in 

ffeendracht, welvuorL, rusl ende vreede, ende loldienstc, devoUeendo gelrou- 

■ wicheyt Syncp Ma' gcbrochl cnda erhatden wordde, gelyck sy van soc onsprec- 

kellfckeD tyl herwaorts soc lofllyck eiido getrouwelypk geweest ende hcn bewe- 

mh bebben; endo alsoc dil uwelieden ende der bui^eren onde îngcsotenen 

der stadt welvaerl mcost aengacnde is, begercn aon ulieden, dal gby loi 

■screve is u met allen vliet ende erast employoerl endegebruyckl, 

a betroDwende , dal 'l gcne wy versiaen sullen van onsonl wcgcn daor- 

loo le konnen gedaen worddeii om sulticx le voordei-en, dat mon ons des 

gcnedelyck gcneichl sal vinden , om die goede affeclio wy draegende syn loi 

devorscrcvc stadl, om die getrouwo dionslon die wy vcrstaen hebbcn dal 

ay Syncr Ma' cdelo voîrsaelcn allyl gedaen liebben. Lieve besundurc , God sy 

melu. Geschreven lo Bruessellc, dûnxvi" dach scplenibris vf lxvi. 

Sucriplion : Onscn lieven l>csundL're[i scliout cndc schciieiicn doi sladl v. 
i'Hcrtogonbosseho. 




-- 60 - 

jour aultanl à tous les prcstres el catolicques et ceulx qui désirent le service 
du roy. L*on dict que monsieur de Culenborch et monsieur de Wel ont faict le 
mesmc; toutesfois je ne le s^y pour vray, encoires que je m*en doubte fort. 
Vostre Altèze m*escript que je face office vers ceulx de Remunde qu*ilz facent par- 
tir le prescheur y estant, et ne laisser introduire aulcune innovation jusques à ee 
que par Sa Ma^ y sera générallement pourveu. Vostre Altèze aura veu ce qu*ilz 
m'ont respondu par la copie d*une lettre qu*ilz m*ont escript, que j'ay envoie 
à icelle, par où il est nécessaire de trouver quelque aultre remède tant là que 
aultre part, sy on no voult que tout se perde. 

Madame, je prie le Créateur, etc. D'Arnhem, ce 48® de septembre 1566. De 
Vostre Altèze très-humble et obéissant serviteur, 

Charles de Brinei:. 
Suscription : A Madame. 

Originil, a» Aithivn da royianc de Belgiqne : CorresjHmdamc 
de Guddre et Zutjihcn, vol. de 1566, ^ 143. 



XLVf. 



Ordonnanee des ècootète et éeheYlns de Bols-le-Doe. 

30 SEPTEXDRB 156G. 

Alzoo verscheydc quade tydinghen by diversche persooncQ ende bilicttcn 
bynnen deser stadt dagelycx wordden aengebrocht ende gespreyt, tendercnde 
allen dczelve tôt oproer, seditie ende commotie deser stadt voorscreve , ^er- 
vuyt oyck verscheydc inconvenieiiten gescapen syn te rysene, soe ces H dat 
men van ons aldcrgcnadichste hecren des conincx, als hcrtoghe van Brabant, 
ende deser Synder Co. Ma^ stadt wegcn, gebiet, dat nycmant van nu voirtsane 
omme der religie willc, noch ter eenro noch ter andere sydcn hem en voirde 
malcanderen te injurieren, beschympeu, bespotten oft cnnigen overlast te 
doene, met woirden ofL met vvercken, inné cnnigcr manieren, ende dit al op 
arbitrale correclic, nae gelegcntheyt van der saickcn. 

Item, dat oick nycmandt, van wat qualiteyt, conditic ofle state hy zy, hem ver- 
voirderc ennighe quade tydinghc, zoe bynnen als buylon doser stadt te scry- 



— 64 — 

veo , rocpen ode aen to bronghcn , ten sy deselvo ycrsl endo vocr ail hem 
vermete alsulcke tydinge goet te doene ende waer te maicken , ofle tcn sy 
alsocke scryre , roepe ofl aenbrenghere dosignere ende nominere synen yer- 
sien seggere, ende denselven behoirlycken verifiere, op ten pêne van alsuleks 
geacbt ende gereputeert te worddene, ende anderssins gecorrigeert te word- 
dene nae gelegentheyt van der saîcken. 

Aidas ghepubliceert ter peyen aff deser stadt , in presentie heer Jacops van 
Brecht, riddere, als schoutb, Ghysberts Hcym, Henricks van Eynhoudts, 
Willems die Borcbgrcvo , Roclofls die fiever, Jans van der Steghen ende Chris- 
toffels Spierinck, scepencn der voorscreven stadt, op tcn twintichstcn dach 
septembris anno xv« zess ende tzestich. 

Câpit do iempt fin D, lOi Arebivei da royiiae de Belgiqie : 
Papiers du conseil des troubles^ t. XIII. 



XLVIi. 
Lellre de Marguerite de Parme au eomle de Megen. 

BRUXELLES, iS SEPTEMBRE 1500. 

Non cousin, ayant receu voz lettres des xviii et xix"^ de ce présent mois, 
je vous dirai en response à la première qu*il me desplaist merveilleusement d'en- 
teodre que à Batenborch et à Horssen, village de la mesme seigneurie. Ton ait 
faictle scandale que m*escripvez, et que le semblable soit advenu à Culenborch 
et Well, selon que Ton dict;et surtout de meveoir despourveue de moyen pour 
remédier tant là que ailleurs à choses si exécrables , veuillant bien croire que 
ce ne seroit que la force qui y serviroit, comme souvent me le représentez ; mais 
voas sçavez comment cela ne se peult faire, me Tayant Sa Ma^ commandé, et 
oiresque le commandement y Aist, vous cognoissez restendue de nos forces et 
qu'elles ne sont bastantes à ung tel effect, qui me faict désirer que me fassiés 
une fois sçavoir les moyens par lesquels estimez que se pourroil remédier en 
votre gouvernement (puysque dictes que par la patience le tout se va perdant), 
afin que, les entendant, je puisse adviser de mon costé ce que se pourroit faire: 
el si n'en sçavez aulcuns, je ne voy que s'y puisl pour encoircs faire auitrc 
chose senon par admonitions, inductions et exhortations, aller arreslant au 



— 6i — 

myeulx que l'on pcult le progrès du mal, cl maintenir par là et aultres sembla- 
bles moyens et debvoirs les choses au moings mal que Ton peult» jusques à 
occasion de povoir aultre chose, selon que le vous ay encoires escript par une 
de celles que dernièrement avez receu, et que vous prie aultrefois de faire, allant 
par votre dextérité et prudence empcschant ces prcsches et aultres désordres 
au myeulx que pourrez, et y employant (comme desjà vous ay représenté) de 
çà et de là lesdicts pensionnaires et aultres genlilzhommes que cognoissez 
catholicques et affectionnez au service de Dieu et de Sa Ma^ . 



Atant, etc. De Bruxelles, le xxii^ jour do septembre 1566. 
Suscription : Au comte de Megen. 

NiDttte, inx Archives dn royinae de Belgique : Otrreêpondanee 
de Gueldre el Zutphen, vol. de 1566, r» 163. 



XLVIJI. 

tietire de PetronlUe van Praet, dame de Balenbeoi^, 

ao comte de Megen. 

VOGELSANCK, «6 SEPTEMBRE t56(i. 

Edele en waelgeboren her, niyn amptman heefll my gcschreven van eenige 
proposten U. Ed. tegen hem gehaldcn hcbt, aengaende dat vuytworpen van 
die bcelden to Batcnborch in der kcrcke gcschiet zyndc, ende U. Ed. laten 
verluden , soo ver als ick die gen nict en straffe die sullicks gedaen hebben , 
U. Ed. woldense selffs straffen, mit vernor woirden daer gegaen moegen syn ; 
mynheer, U. Ed. sullen gclievcn te welcn vocr andtwoirdt, hoc 't selffde daer 
aen misdaen mach zyn, endc die daer slraffbaer gcvallen soudcn moegen syn, 
syn my gcvallen te stralTcn , en vermcyn my daer soc in te haldcn , dat ick dal 
sali hebben te vcrantwoirdcn , U. Ed. lo botrouwcnde niet gesint en sullen 
wesen my in cenigon dccl le verkortcn ofl* ducr niemandc andcrs en sali 



- 63 - 

laeten gcschîen. HyDheer U. Ed. in cenigc saickc dicnst te doen, etc. Van 
Vo^lsanck, den xxvi* dach septcmbris a<> xv« lxvi. 

Petronilla van Praet. 
Suscripiion : A monsieur le comte do Megen. 

C«pie 4i (enpt, m Ardiivei in nyMBc de Belgi^ie : Cm^resfMm- 
danee de Gueldre et Zutphen, vol. de 1866, (^ 279. 



XLIX (t). 
RapiMrt des cominlssatres IWoppen et van der Stegen. 

S-li OCTOBRE 1506. 

Verbaei van den besoigne ende *l ghene des wy Dierick Noppen , doctoor in 
beyden de rechten, ende Nicolaes van der Stegen, raeden ons heeren des 
coninex in zynen rade van Brabant , achtenolgende onse commissie by Haer 
Hoocbeyl , onderteeckent den xvi*° september (hoewel wy deselve , soe mits 
bet vertreck van my Noppenus, als het versetten ende *t vernyeuwen van de 
weth met den eedl daertoe staende , ende anderssins, nyet en hebben connen 
le wercke gestellen voer den v^'^ octobris daemae), in der stadt van den Bos- 
scbe hebben gebesoigneert ende gedaen. 

V* OCTOBRIS XV« LXVI. 

In den ierslen .... V" octobris \v^ lxvi lestlcden , doen vergae- 

deren den schouteth dner macr vyff in getaele dycr 

t}*! noch beuren eedt geoepent onse laste 

ende commissie voorscreve bricven by 

Haer Hoocbeyt aen hun gescreven ])y 

hunnen advyse tegen den vu*" der 

omme vergaederen die voerscreve schouteth 

ok den ccdt gedaen hebbendo ende daertoe die ges . . . 

Bamisse doen lestledcn 

(i) Le mauvais état de cette pièce ne nous a pas permis d'en donner un texte complet. 



~ 64 - 

als te samen cerste Iclh der voerscrevc 

sladt , midtsgaders 

de loth derselvcr, endc liuu ins^^elycx comniissie 

en doen herlesen die vocrscreve 

hen bercel souden willen zyn oui 

behulpelyck te wesen lot alTecluatie en volvueringe 

commissie cnde brieven voerscreve in allen ende 

. . . . vermeil cnde gescreven staende , >vaeroppc 

. . . schoutcth sonder vertreck verclaert hadde bereet te wesen . . . 
te willen vuegcn in als 't ghene voerscreve ende by ons versocht weesende 

de voirscreve sccpenen, geswoeren ende raedtslieden, naedyen 

zy cen weenich tyts met malcanderen vertrocken waeren geweest» ver- 
claert eendrachlelyck . . . in 't zyne oick hen gewillichlycken ende 
onderdanelycken sullen vuegen nae de begheerte van Haerder Hoochoyt ende 
den volgende by ons aen hun gedaen. 

VIII" OCTOBRIS. 

Den VIII*" derselver maendt, voer der noenen, om sekerlick te . . . 
. . hebben wy, by advyse van den heere van Helvoirt, m' llenrick Bloeyman, 
voerscepen dit tegenwoirdich jaer, jonckeren Hendricken Eyndhoudts, geswoe- 
ren, ende m' Goyaert LoefT, raedsman (als daertoe met ons by de voerscreve 
twee ierste leden gecommitteert zynde), doen comen voer ons te samen die 
pensionaris, die greffier ende Gerarden Colen, een van de seeretarissen der 
voerscreve stadt, om van hun te hebben sommier recueil van 't gène dat sederi 
die maent julio lestleden binnen der voerscreve stadt aengaende die verande- 
ringe van der religie geschiet, geproponeert, versocht ende geopineert was 
by de voerscreve tvvce iersle leden, ende daerop geantwoirdt, oit daernae 
gevolcht ende gedaen is geweest by den dekenen ende gezwoeren van den 
ambachten representerende ende maekende het iii<^" leth derselver stadt, d'welck 

zy ons vuyt huer cladden ende memoriaelkens metten acten 

daertoe dienende met behoirlicke distructie van tyde beloofde .... 

getrouwelyck by cen te vuegen , cnde alsoe voirt scriflelyck 

ende begonslen 't selve metter dact 

. onse voerscreve mcdc gecommiteerde te ellcctueren 

yden dat zy naerder noen 't selve 

leynde ende om egheen tyt 

achternoens doen roepen alsulcke 

in de voerscreve vergaedcringe nye 

ende daernae die voerscreve secre- 



— 6S — 
i laris«ca ilc wclckc ins^^olvox .... ... 

I wcllen voerecrcvesdioalcih 

ons ilocLi rof.ippti (.'nJp comen die 

tôt VII in gelali\ in ineyiiin^c 

. . . . . . rncpcn die rcntmeeslers , hunnc doroken, Diidt- 

IPidcrs voBrecrpviî gri^fflor, secrotarisaeii , 

)>ructi rieurs onde anderc . . zyndo Bpvoechl 

cnde glatnJe Wn gehode cndf* bevelo vnn de ... . vocrscrcvcn iersle 

Iwlen , tnaor idsoo die drie vnn de voerscrevc alloen lo dior lyl scydo 

le willen ondordanich weson ondo In voldocn de voerscreve begeurlc endi- 

venueck, ende liuii mellen anderen voergacnde io als te vuep'n, ^ndodat die 

>ndoro iin van hun v^rsochlen voer nllo antwoii'de nîl ocponitiKc van huer 

I nieyiiîii|;c , vîsie ende lecture van dcn accorde \>y HacrUcr Honirheyl ineltcn 

I edclon romonslranlen ofl suplianten gemGect ende iliich, soe tiebben wy den- 

Mlvcn, naedomael wy met cghcenc bcvvegen, redcnenoU ondenvysingo proulli- 

Icren andcrs otl voirderen en consten, hun (by adv^-se als bcven) de voerecr^vc 

I Tenorhlc >'tsic ende lecture geconscnlecrt, ende dach gegevcn tôt des anderen 

t dacchs tegen Uffrt'n uren vocr de noene. 

ix° otTfuinis. 

Onircnt dcn vvcirkea tyde dceelvo vier procureurs woderommc eomparc- 
I rende, hchbeu met cortcn woîrden. Iiy inonde van Hnthys Keycn, een vnn hun, 
is ^-erlhonnl ende verclaeH, dal zy, om nyel aehterhaell te worden in cenige 
I bunne woirdcn oFl anderssins, hun antwoirde ons over gaevcn in gcecrifle, 
i ih«elve métier dapt ona vuyt reyckende ende in handcn lan^ende ; onde naedo- 
Riael v.'y die wel ernstelycken 't samcn overleeen. ende daerop rypelych had- 
den p'ict, ende ons verdochle deselve eensdeela doneker ende anderssins 
I bnpcninent te wesen, endo oyck nyet le voldocn de voii-sereve bogheerle onde 
I onto venuecke , ende principalyck nyet lict poincl o(t article dal ïy die handl 
I mrtaen louden houden dal den dienst 6ods, nae aider gewuenle, in aile 
1 kcrckcn , cloosloren onde goidfibuysen wederomme gosteit ende gcconlinueerl 
I worde . ende daerommc hegecrden ende zecr vrundelyck vcr.soehie daerop le 
I bebbf'n «n goedc, vaste ende zckerlicke antwuirdcn, hebben ducr monde 
I ilvocrm geanlwoerd . daerop nyet voinler oft andcrs hacr vcrclac- 
I liuge in mej-ninge te zyn oll te wiilcn dofn dan 't voerscreve hier scriHelicke 
I leexhibcerde was ...... prescnieren "l selvc ir ondt-rlcco- 

I IfDen ende en hehbL'n ... . . nycllogenstaende ullo induction 

I tndercmonstrantien ter rontraric nyet 

lan gecryKP". ''an eennueh l'ode otiibelecrdo , . 



— 66 — 

met ongcmanierde gclatc cnde vrempde geston , principalyck 

Keyen , die tusschen ende onder ander woirden ende 

wedenvoirden subslantie ende effeele, dat hy meynde dat 

d'inquisitie aff . . . . achtervolgende den voerscreven accorde , ende dat 
hem dochte dat . . . dyen nyet tegenstaende wederomme deselve inqui- 
sitie, ofl een specie van dyer waeren exercerende, ende dat tôt twee dinstîncte 
reisen toe. 

Soe dat wy sulcx verstaende, ende anders nyet konnende gevoirderen, 
oft met hun vuyt gerichten , deselve hebben laten gaen , naedemael wy hun 
ernstelyck versocht ende van Haerder Hoocheyt wegen bevolen hadden al 
't ghene voerscreve is secreet te houden , d'welck zy zeyden van egeenen 
noode te wesen , want die huysvrouwen van eenige van hun , ende andere hen 
genoech al *t selve des sMaechs te voeren hadden weten te seggen. Ende naede- 
mael die voirscreve pensionaris terstont daernae comende ons te kennen ghaff, 
dat hem insgelycx gevraecht was , oft \vy d*inquisitie wederomme als voer 
waeren exercerende ende te wercke stellende, hebben *t samen geadviseert ende 
goetgevonden, om aile voirdereopspraecke ende inconvenienten te verhueden, 
die stadt tcgen des anderen s'daechs, ten vin hueren vœr der noene, in huere 
voile drye leden te doen vergaederen , om die gemeynte ende die geschaepe 
beroerte derselver te voercomen, hoewel wy anderssins, by advyse als voer, 
waeren geresolveert ierst ende voeral, immers nae de voirscreve ii ierste 
leden met haeren aenganck, die dekens ende geswoeren van elcke ambachte 
apart, ende daernae oyck die andere gocde bergers, van de voerscreve stadt 
raedt nyet wesende, te roepen ende voer ons te doen comen, om duer middele 
van dien, die humeure derselver stadt in 't particulier te beter teverstaen 
ende te ondersoecken , ende daernae besien oft men hadde connen vynden 
ende geraemen eenich bequaem middel, soo nae als H gevonden zoude worden 
moegelyck te zyn, tôt ruste ende eendrachticheyt der voerscreve stadt, ende 
die hememinge ende eontinuatie van den ouden goddelycken ende gewoenlyc* 
ken dienst Gods , al nae de begeerte van Haerder Hoocheyt, ende onder die 
goede geliefto, correctie ende discretie dereelver. 

X'* OCTOBRIS. 

Ten welcke x**" oclobris voerscreve, >vy op 1er voer- 
screve stadthuys zyn gecomcn de drie leden derselver 

stadt wederomme verhaelt die intentie van onsheeren 

den coninck, met goedc ende godt meyninge ende 

begeerte van Haerder Hoocheyt, anders nyet begerende 

dan het welvacren, metter ruslo, eendrachticheyt, ocre ende vuyterlyck 



t der voerscTOve sladl, d'weick gehoorl ende vcrslaen, hebboii die 

Ftowscreve iwee ieretc ledeii begeert eens onder hen Le moegen vorlrecken , 

d^sclck hen billichlycken gcconsenlcerl ende daernae werterora gecomen 

I spuif" , bebbcD bogoort d»t \\y oivk eens souden willen vertreckcn , oin benne 

[. opinie ende meyningo meller vorcleren als voercn dm voerscrcvcn dekens le 

I tfopenen.cnde voirts te besieno wai middclcn roen soudo moegcn concipic- 

I rea, mol adv)-se, willc ende conseille van den voerscreven derdeo ledo, om 

[i den vocrscreve gocdcn wille vnn onsen coninck ciido die begeerte van tiaerdcr 

[ floocheyt in ais on in doelc in forma gmeratf vei spelie Le brengen loi goedeu 

I eflrctc endo eynde ; d'weick by gns gedaen , code len leslen wederom in de 

. toerscreve vergaederinge gerocpon ende gecomen zynde , is ona geantwoirdt 

(eweesl by monde van don voerscreve voerscbepen , in den nacrae van aile 

! de voerscreve aldaor vergaderdc in effcclo, dat, om aile misverslandl ende 

[ tfrirderc inconveniuDten le voercomen ende naerdor (immei's voer den loe- 

F wmrnden tydl) leverhuedcn, by de voerscreve heoren&cepenen.geswoerens, 

I nedsiieden ende andero dekens van den ambaL-bte, makende ende représente- 

I rende als vocr die drie leden der voerscreve sladl, geconcipiecrt , geraempt 

I Inde beworpcn was, zekere ordonnanlie te publircren ende oepenbacrlick ter 

n af lo lesen , legcn aile voirdero injiirien , spoiialien ende beroevingbe . 

bel waer van geestelicke persoenen , huysen ofl goode deraelve on weerlicke 

dacrin behoercndr, ende ernstelieko versueckendc dat n-y nyel voirder en 

I lODden wîllen Ireden in "l effeclueren van onse voirscrove comroisBie. waoraff 

Wf \'orsueckende acle, om ona naerder te beraeJen aen Haere llooclieyl, ende 

alwlon hen nner die goede belieflo derselve endo t'olegenlbeyl van de saccken 

le intwoirden ende ons voirts te reguleren , eyn van dacr verlrocken onde 

getcheydeg . bon locsoggandc binnen mlddolc» lydo gherne le willen superse- 

n der alTetHiialie der voerscreve onse commissie, nae de welcke wy 

1 Kntaen hebben ter selver huer de voirsercve ordonnantio behoirlyck gepubli- 

' ceerl geweesl le zyne, iu efTucte inboudende, dal nyemandt, van wat quatiteyl 

0(1 sUcte hy waere, en andere, ter cause \'an de religie ode andcrssins , met 

Kberden en soude mocgeo injurieren. op arbitrale ... noch 

Doegen spolieren, berooven ofl Teytelyck over\-alleu . . 

Boch gcestclyck oll weerlicke huysen ofl persoenen , in wal manière . 

waere, opdegalghe.en datoltsulcx by yemanden begonsL, gealtenteeri 

' wert o(l gedaen le worden. die 8choutel,s';hepenen,gcswoirencnderaedls- 

I linlt-n len iersien, emle darrnaer die hooilliiyden van den vier schntterien , 

^t hunnen geselien , ende die dekens metten geswoirens van den ambachlen 

■Ue^nlyck. terstonl hen souden moelen gereel maken ende efTecLuelyck 'l selve 

' teren Mide beleiten, met aenlaslen ende vangen van den overtreders. om 



- 68 — 

j^ccorrigecrt to wordon achlcrvolgcndo dcr vocrscrevc ordonnanlie, sonder 
dissimulalic , cnde dat nycmandt dcnsclvcn schoulcth ende scepenen mellen 
anderen vocrscrevc en soiidcn raoegen, in *t gheno voerscreve is, eenicb 
belelh doen ofl hcn op slrale toi dyen cynde vynden , oyck op arbitraele 
correctie. 

Welckcn al nycl tegcnstacndc, is ten selven dage, entrent don vier hueron 
nacr dcrnoen, al contrarie van dyen begonst gewcest te doen^ende den geheele 
nachtc ende des anderen 'sdaechs, wesende den xt^" derselver deser maendl, 
daernaer gccontinuccrt , soc dat van noode gcwcesl is de voerscreve beelde- 
stormers ende kerck cnde cloostercn roovers cnde vuytjaegers ten selven 
daegc acn te ncmcn ende van stadtswegen in zekcre werckcn te onderhouden, 
om by middele van dyen dcselve op te doen bouden van aile hen voirder quaet 
voernemen , tendeerendo geheel tôt ruyne , vuyterste ende eeuwige desolatie 
ende bedcrffenisse van de voirscreve stadt, ende den vrempde predicanten by 
zekcre gedcputeerde derselver stadt heusschelycke ende vriendelycke te doen 
versuccken ende bidden, ben believen wilde die goede handt daermede aen te 
willen houden ende doen bouden, gelyck, my van der Stegen, 'tselvein per- 
soen naerdcr beeft alsdoen verclecrt, naer de noene omtrent den twee hueren, 
die voirscreve béer van Helvoirt m' Hendrick Bloeymans, voirscepen der voer- 
screve stadt , mitsgadcrs dat zy sulcx nyct konnendc lydcn , noch oick belct- 
ten, ben wilde op staende voct vertrecken vuyter voirscreve stadt, gelyck by 
oick daertoe gebabitueert ende berect was , ende w aercn des 's morgens des 
selfs *s daechs vertrocken m' Frans van Balcn, ende des avonts te voirons 
m' Goyaerdt Lombarts , oyck scepen , bebalven ende boven dyen dat Bartho- 
lomeus Loef noch van Ceulen (aldaer terstont nacr de ierste beroovinge 
gevlucbt synde), nyet en was vvedere gecomen, soc dat den xi*" octobris 
voerscreve maer drie de joncxste scepenen van de ix binnen dcr voerscreve 
stadt gevonden ofl gebleven en waeren ; raedende my de voerscreve béer van 
Helvoirt, voerscepen, dat ick hoc eer boe liever, insgelycx, sonder my voir- 
der op straet te vynden , soude vertrecken , midtsdien ende te meer dat ende 
zyn anderc vocrscrevc mcdegedepulecrde hadde moeten geloeven met ons nyet 
voirder te besoigneren , noch op , noch buyten de voerscreve sladt . . . 
soc ons voerscreve commissic belangende, ende daeraflT mynheer Noppenus 
die wete doen, gelyck oick op staende voct oick gedaen bcbbe. 

Nae den welcken, onlrent den vu hueren in den avont, my van der Stegen 
voerscreve, beeft comen \7ndcn de voerscreve schouteth, gecleet als syn die- 
naer, dye hy voergaende, als een hecr oft jonckcr van achter volghde, boe dat 
by 'sdaechs te voeren gevaeren haddc ende soc nae op een vlecsbanck metten 
anderen, soe scepen , geswoeren als raedsliedcn gebrachl ende gelevert was. 



pdo ial hy (gclynk iiiBgolycx niooniclt imdtr guiil liuor unilo bùrgcr dor voer- 
eve sladl) toi lyneii huysc uyeL on doralc vernachloii , nocli 's daocLa die 
note I>cwanddcii oFt liouticn , endc dal hy vrii nls Hacr llooclieyt haddc 
n, Lhooneiide niy een toegesloton briciT, die liy noch dîen iiachle 
ctlen (loerloopi'iidc posle hoc|>lo eekerlyck lo beslelleii , tolton inhoudon van 
wolcko ick vau der Slogsn , om meordcr zukerheyl eode corlhcyl wille, 
rererenendo cndo gedragende. Desc ondo aodero saken aen^tesion , onde 
is in *l zyno van île vriondcn oudi; andore inocr dan le voile geitiror- 
Bert eniie gewaerscliouwl lynde dal wy egeen vrucht toi diensl van Zyne Ha' 
B naortler Kooclieyl, noch toi ru3lc onde wulvaeren der vocrgcreve studt en 
Mden eenîcbains hooncn gndocn zyn wy don xu'" dcj'selvci' maeiil, zccr 
Devich onilo benauwt van harioii ïyndû. als moclcnde laton de voerecrevc 
iule sindi zeor il<?s»luet {■in\e goturbeert , van daer verlrockcn , etc. 



l'roleslMlioD Aca qnntrr |trocureurt« «Iv Itols-Ie-Due. 



Wy Hnlliys Ku.v<'n . Willnii van ili'ii liUBScli<^ , ia<:<)|i di: WiUc L-ndc WouIl'L' 

tcj-lcn ïcrdacreii , diil , vocr soe voli.- «engaol d'accord gemoicl by de gouvor- 

maie cmlo odolcn van don lande, aengaende civile, polilicquo ende aodcro 

I, dal xy h(?n loi ondorlioudl vau diun, voer soe vole hea acngacl, mel allô 

' enislicbc)'! vïillen vupgen , achlcrvolgcndc den cedl duenncdo sy onaon gena- 

dieohoer don coninok, ala tit>rliigo van Itrahanl. Eynde magislralen endchucr 

borsTschappen res|K.'clive. zyn verpliclil cnrlo verlmnden, ende waerinne ry lien 

el met eo«t ende btoct io heboirlyrken dienst eodc ondcrdanichoyl willen 

qvT'^'^'i • ondoalioe <)*inqiiJsHif>, catle nlle 'l ghrnr dpRdacrviiyl dcpendeerl cnde 

I iwide mocg«> volgpn, oetitorvolgendc de voerscrc\e accorde ende brieven van 

I meannce cesseerl, loi wn virylerlyeke ordonnanlie onss hceren des conincx 

le ôm (Fenoraf tcn titaolon van den lande, soc hoepen zy ende meynon dal 1 

I »l»e alwio sal p^observfcrl worden . cnde dal zy nyel belioîron geilrongen le 

I *nwlen, *! zy nls prornrinra dospr sladl. die viiyt dycr qualilcyt nycl gpwocn- 



— 70 — 

lyck en zyn versocht le wordene toi advys ende opinie van den affairen der- 
selver stadt, oft in eenige andere qualileyt, om van der religie, heuren gelove, 
restauratie van de kercke ende andere saken , die by de voerscreve drie leden 
behoren vuytgericht le worden voer dese lyt, eenige raede, opinie ofl oordeel 
te geven , al latende 1 selve ter kennisse ende decisie van den ghenen daer 
ende alzoe sulcx behoirt. Verclaerende daerenboven , dat zy hen in d*onder- 
houden van aile ordonnantien die hy ons genadige heere ende den generaelen 
staeten van den lande, noepende der religie, restauratie van de kercken ende 
aile andere saken , soe in *t generael als particulier, sullen worden gestatueert 
ende gemaickt , sullen houden ende draegen als goede getrouwe ende onder- 
danige ondersaten, (!tide gelyck zy *t selve voer Godt, Syn Ma^ ende in huer 
conscientien sullen meynen te verantwoirden. 

G. VAN DEN BOSSCHB. 

M. Keyen. 
De WiTTE. 
M. Leyten. 

Copie do (f npi, aux Areliivei do royiime de Belgi^ie : Papier* 
du comeil des troubles, i. XIV, P» 200. 



LI. 



Ordonnance des trois membres de la wllle de Bols-le-Dne. 

10 OilTORRE ir>G6. 

Op donderdag den x"*'* octobris, anno \\^ zess ende tzestich , is by den drie 
ieeden eendrachtclicken geaccordeert ende geslooten, dat men ter puyen afl* 
zall publiceeren, datnyemant, van wat qualiteyt, conditie ofl stale hy zy, geeste- 
lick oft weerlick, om der religie wille, noch ter eenre noch ter andere zyde 
hem vervordere malcanderen eenich injurie, fortse, gewalte, ofteenigen over- 
last aen te doen met woorden oft wercken, zoe aen eenighe kercken, clooste- 
ren , goedtshuysen oft andere borgers huysen , geestelick oft weerlick , opte 
peene van allen 't zelve gehouden te worden aen lyif ende goet oft anderssins 
arbitralick gecorrigeert te woordene, nae geleegentheyt van den misdade, ende 
in zoe verre dat yemant eenige fortse, gewalt oft overlast geschiede by daege 




ib] aachle, diiL iiitie dymi guvtille de oniciâr incLte twce iursle luedii. die 

ir scbulteryen ende deeckeaen van den ambactaten met huere geswooren , 

Anldicb zuUea zyn, heu ma slonden aeno ione hen waepeneii le laten vynden 

r plaetse daer zullix behoordt , om zondcr vertrecke de voorscreve TorLeen , 

iwall endo overlasl aff lo doene, onde alsuilickc quaeldoenders l'apprehen- 

ron ende der juslicie te ievercn , om die geslrafl le woordene aodere le 

~ exempele, opleo peene van die bom nyet goelwillich ende bereet laol vinden , 

irbilnlick gecorrigeert te worden, ende dal aile borgeron, van wal conditie oft 

(fuslileyl sy zyn, jonck oll oudl, schuldiuh zullon zyn tôt alsulcken tyde hen le 

boude by buys oplc pecne van die zullix nyel en doel arbitralick gccorrigeert 

le worden e. 

Item, dal nycmanl bem ven-oordoro enige quade lydinge in gcscliriflo ofi 

iDoiideliii8«. 7^0 binneii als buyteo doser stadl te scryven, roepen, zayen ort 

KO te brengcne, ten zy dezcive eerst ende voorall bem vermetc alzullicke 

, tydinge goel te doenc ende waer te uiaeckene , oll ten zy alzullicke scryver, 

', zayer oR aenbrenger, designeere ende nomineere zyne iersle zogge 

I nie Eullicko tydingbe verilicoûrc, opte peeue van znllis geaobt, gerepulecrt 

'e gecorrigcert te worden arliilralick, nae gelegenthoyt van zaicken. 

COLEN. 



Lellre de IVeoutêle de llols-le-Diiv à Hnrgiierile de l'iiriue. 




Aldergenadidistc vrouwe, ic en liebbe nyet wiUen lateit [Iwer Houcboit 
I il aile diligentie le advortercne hoe dut op gisleren, dcn tbiensten desor raaenl 
^Mtende, entrent drîe oflo vier uron, endo voirls den gebeelen nachl, hier 
n descr stadl van dcn Bosscbe nederomme ende op een nyeuw is gn- 
il eoD loer groot ruraoer, ende hebben wederom alk'n kercken ende 
lAiistoren op een nyeuw voirls bedorfTcn, die orgelcn ende vonie dacrvuyi 
I CHinetca ende getieelycken pespolieeri onde vcrdiîslriieci'i. die rrligiensM'ii 



— 72 — 

vuyten cloislers gejaechl, die altarcn-beelderen, dyer noch cenige waeren ge- 
bleven ofte wederomroc opgericht mochten weesen, alsoe men wedcrommc 
OYor langhe hadde bostaen te doen den dienst Godls naer ouder gewoonton, 
vorbrant, ende groote vieren in 'l preckaeren-cloister te midden in der kercken 
gemaect, ende dat gostoelte ende bancken ende beelderen daerînne verbrant, 
ende oick op ter merckt veel gestoelten, bancken ende ander houtwerck van 
den minnebroederen cloistere insgelyckx verbrant; ende zyn oick opdese ure 
desectarissenvast geheelicken destruerende die vrouwen cloisters ende voirts 
deselve vuyljaegende, zulckx, dat God in der eeuwicheyt ontfermen moet, die 
geheele gheestelicheyt alhier in zeer groot peryckel is ende voirts gans$elycken 
verjaccht, ende en willen plat vuyt gheen missen noch sermoen noch eenighe 
oude religie meer gedaen oft onderhouden hebben , ende en eonnen die ge- 
meynte nyet gepaysseren, overmits dat wy hier anders gheen hoeft en hebben; 
ende ben gisteren achtcrnoen gcweest, met ontrent, zoe schuts aïs eenighe 
deeckenen van den ambachten, veertich oft vyftich man, aen het cloister van 
der Baseldonck, weesende een mans cloister, aldaer de sectarissen op gisteren 
ierstmael aenvielen om dat te verjaegen, ende aldaer comende, hebbende by 
my die voorscrevc veertich oft vyftich mans, ende ick met myn dienaers van 
myn huysgesin staende in 't cerste gelit, hebben die sectarissen, die alreede 
dat cloister in hadden , en ons met pislolelten ende rocrcn geschooten, ende 
my wcderom tôt hun in, sulckx dat God die gratie gafif dat ick het cloister met 
myn dienaers , ende eencu schepcn ende een gezwooren by my hebbende, in- 
creech, ende jouch aile die sectarissen daervuyt , my verlatcnde op die schut- 
ten ende deeckenen van den ambachlc die met my waeren gegaen ende my be- 
loefL hadden deselve fortsc (achtcrvolgendo zekcrc publicatie twee ofle drie 
uren le voerens gedaen) te helpen keeren ; maer doen zy zaghen dalter aen een 
slaen ginck ende dat ick oick dat cloister in hadde ende was daer mcester aff, 
zyn allegader gaen loopcn ende en setten noyt voet in 't cloister, maer lieten 
my daer alleen in met myncn dienaers, eenen schepen ende een gezwooren , hel 
welckc sicndo die sectarissen ende quade razende mensschen , dcwelcke icK 
cens daervuyt hadde gejaccht, zyn wederom met grootcr furien aen het cloister 
gevallen, willende my 't selvc wcderom affnemen, maer hebbe dat teghen ge- 
houden, zoo langhe wes ick sach dat ick my met myncn dienaers mochte salve- 
ren, gelyck ick oick bedwongen ben geweest van achter vuyt doer het cloister 
my te salvcrene doer het watere, oft anderssins haddense my met mynen die- 
naers doet geslaghen gchadt, gelyck oick drie van mynen dienaeren gequest zyn, 
endeccn van hun zeer zwaerlicken ; maer, God danck, en isnyemant doot gcble- 
vcn. Noch en dcrre my oick in myn eygeii huysnyet houden, overmits der groo- 
ler furien van don mensschen die hier noch jegenwoirdich is, ende ons zeer be- 



— TJ — 

, vrcoscDdu <bl zy àcn briiiiiJt in itcrslaillsullun sLccckcn, ovurmils dciigraotcii 

tieredalKyiiidoi) korcken van den doislers maeokcn.gctyckuick dusen vuir- 

»a nacbL cen cloister is onlsleccken geweoHL, cn<Jo zullcn in 't eyndc die gc- 

I beelestadl in branl sidicii is le bcduchlen. Suickx, aldei'gcnadiclistc vrouwe, 

daliogevalleUwerHooulieit daËinyotloo onsiel ende oos oenigbo faeuniD van 

împortanlie otla van drni oirduae uu seyaUl uieL cciiidi voldi, 200 ick liwer 

' Hoocheît tôt muer roysscn hobtic geadverlccrl by ecscrillu , oick by capileyn 

I Nario Cardony, dowelcke uu tel- tyd binnen dcaer stadl is , eride loslmaol oick 

ma doen die cerslo destruulio goschicdcn, denvvelckco ick met die vaa ilt-r 

Wdth gcbedCD liaddûn Uwer fluouheit 'l selvo willcn to kcunen ghectTun , endu 

I DU insgelyek wt-duromuic hubliu gcdaen, onde die keniiisso liecd vua allô der 

I destructien , &00 is gcacb»|>on datdesu xyne Co. Ma' stadl van dcn Boaschc 

I (ubeelyciea sal in dcn gronl gaeu, undo by de seciarisson ons alT^onomen sal 

1 iTO rddon , cndc aile de gctcde nicnssclicn daer vuylvorjaeubl , cnde ïoc gubcel 

meusler Myvcu van doraïudl, die een fronlici" alaUL van Brabant is; cndo ver- 

Ircvkcn aile daghc nicer code luoer goedc iuydcn daervuyl, eadc als allô man 

vliel, 200 moet ick oick vlicdcn, wanl ons nyol mogclyckcn zyn en sal, beUucbUi 

ici my. dio sLadL te buudenc : welck ick wel hebbe willcn liwer lloocheit nuuU 

wa nind advertereo, gulyck oick die commissarissen Uwcr Hoocbeil wol zullen 

.idvorteren, dieweicke ick dese re^e nyet en hebbe gesproickoo , vcrslaen licb- 

lieode dat xy hun oick hebben moeten aalveren, citde zoc wel verborgen sillon 

iils ick: cnde dio goude liedcn bîcr aile daghe in mocrder benaulhoyt syn, endc 

tecr munnureren dal zy nnders by Uwer Hoocheit nyel byen wordengeslaon, 

onde soudi'u dacr dusdanîghe oick tichlclyckeii eenen anderon heoro inoegbcu 

tyoBcn, Jae syn hier bycans allou iiacliLo bevreest op ons licddo vcpworcht te 

nonldene. Laei hierupordeustcllen, 'lis meor dan tyt.want aile goodo liedcn 

ilwnuyt willcn, Gudcsullcn die stadl te voeren nioclcn gbeiircn. Met gmoler 

liacïl, den xi'" oclobris a" lxvi, 



ttfa di Ifnpi, ti 



I', lui Anhlt» d« njtnn di Btlpig» : 
iciVdcifruMUcf. I.XIII. 



— 74 — 



Lin. 

Dépenses diverses ordonnées par le magistrat de Bols-le-Dne 
depuis le second bris d'Images Josqn'a la in de Tannée 

Vuytgcven van scencken by deser stadt gesconcken sommige heeren binnen 
deser stadt , ter zaicken van de voirscreve beruerten in commissio gesonden 
zynde , en andere heeren om in de gratie derselver wederomme te comene 
gedaen, gelyck hiernae volght : 

In den iersten , die drie ledcn deser stadt gesconcken myne eerw. heeren 
den cancellier van Brabant endc den heere van Merode, by de Hoocheyt alhier 
binnen deser stadt in commissie gesonden synde, ses amen wyns, eicke ame, 
afgetoigen den accyns, betaelt voor xx guld., tôt Marcelus Hermans gecofl, 
beloopt : cxx guidons. 

Item, den lesten decembris, alnoch aen die heeren als voor : cxx guld. 

Item , iiii®" april , alnoch aen die heeren als voor : cxx guld. 



Vuytgevcn van metsen ende oiperen gedaen aen de cloosteren, goedtshuysen 
ende andere ruynen by de voorscreve sectarissen gedemoliecrt ende afge- 
broken, gelyck hiernae volght : 

In den iersten, xxiiii^° octobris, Willem Janss, un daigen : i guld. 

Willem van Emmerick, m daigen. 

Lambert Otten, un daigen. 

Ariaen Tyssen , m daigen. 

Jan Gornelisse, m daigen. 

Jacob Diercxz, un dnigen. 

Willem Gerritse, nn daigen i quart, slecn geveecht van de minnebruederen 
mueren en kerck, elck 'sdaighs in ^jd st. 

Item, xxvn®° octobris, vier metzelacrs, vu dagen gemetst aen de minnebreu- 
ren de kcrck, en die deuren en poorten rontomme loogemetst, benevens huer 
opperlieden, facit : xin guld. xvn V^ st. 

Item, m*" novembris, vn metzelacrs en opperlieden, ni dagen geraetst aen 
'l minnebruederen cloostcr : vn guld. v st. ni »/2 oirt. 

Item, x"" novembris, vni id. als voor, v daigen , facit : x guld. xn st. 





I 



llem, ïï!!"' iiovciubriâ, vorderc iciiai'aiio ac» waekLujskeiis un Ihuoruiis, 
Ils mede &chiel ot buagalen ia de laetste te makcn, 
Sutnma van tien voorscreve melsen ende oi|>oruii, l)GliK>|it : xi.viti guld. xrx si. 
I lut. 



Vuylgeven aen dor vier hoopluytlen , metlen prevocst rndo heuren soldalen 
respective cnde successive gedaea, naevolgendo verscheyden acteti by den drie 
leden daeroir verlcunt. 

In dcn eersicn, bctibcn de dric ledea deser sLadl aengenomon lot hoopluydun 
liDDcn Macssi'a, Celer die Gruyicr, Willem Cloot cnde llenrJcken van Hidde- 
Isur, onuue loesicbt opte wacbte van di'n burgcrs Le hebben, die in gocder 
ordonaanlie tu boudiMio code des oachls te besuocken, tcn eynde aile voorder 
oproer, scdilie ende dcstructie mochle vorhuet worddcn, endo is hcn by den 
ilrieledcu op teniiu'xuavfinbrisannoLxvi, elckcn'sdaigbsloettpvuocbtvoor 
bairendienste, d'een deur d'ander, eeneo c^rolus guldcn, ende hebben gedieod 
MU dcn X" oulobris tolieu xiv" novombris dair naeslvolgendo, maicken l'sBineti 
lUT dagcn , elck dajghs als voor. beloopt l'samon voir de voorschrevoo vior 
hoopltiydea : cxl guldea. 

lleni, oplen iv" novombris auno voorsoreveri, is by dcn driu leden voir- 
ulireven geaccordeerl ende genunscnloerl, dat meri den voirschreven vior 
hoopluyden ende Joacbim Vinkclroye, ala prevoest, aile inaendon soude belae- 
len, an elken van bea, darlicb gulden, endo dat ccn yegolyck van den voir- 
schreven hoo|)Iuyden aennemen souden xii soldalen, niakendo l'samen xlviii soI- 
ilBU^n, die uick "s daigs souden hcbbcn voir bairen diensto vylV sluivers. 
ichiervolgendi? welcke ordinaolio eicken van de vior boopluyden , betaell een 

nucntsolls. vcnallen xv" dcccmbris anno lxvi, elken xxxguld.,fâdt:cxxg. 
Ileni, den selven boopluyden voer beure Mviii soldaten.ocn maent solts, 

ier\alten xv** decembris voofscbrevcn, olken v stuivers daigs, beloopt l'Banie» 

m de maonl : ccclx guldcn. 
llcm, Joacbim Vinekclroyo. prevoest van den voirscreven kneuhten.hcmoiuk 

belaelt do maent solts . vervallen xv" doccmbris anno i,xvi , boloopcnde : 

ui mdden. 
Ilcm, Jan Macs, Peter die tiniyter, Willom Cloot en llenrick Middelair, ulhcn 

voor de Iweedo maeot, vcrschcnon xiv" january voirschreven, betacit xxx g.. 

bcii t'samen : uxx guidon, 
llem, dcnselven hoopluydoii voor heure xlviii snlilalen, ren inaunt sullii, 

VKrKbcDOD xiv'" jaDuar>- voorsdireven , elken 's daigs hclaclt v sluivers , facil 

iMmen : c.ccl\ Ridden. 



— 76 — 

item, Joachim Vinckclroy, prcvocst, bclaelt de voirschreve maent sollSt ver- 
vallon XIV*" january voirschreven, facit : xxx guidon. 

llem, de voirsehrevon vior hoopluyden, voor de m** maent solts, verschcnen 
^lycn february anno voirsehrevon , olcken betaelt als voir, facit : cxx gulden. 

Item, donselvon hoopluydon voor heure xlviii soldaten, een maent solts, 
vervallen xiii*° february anno voirsehrevon , elcken betaelt als voir, facit : 
cccLx gulden. 

Item, Joachim Vinckelroy, prevoest voirsehrevon , betaelt eene maent solts , 
vervallen xiii«" february anno voirsehrevon , betaelt : xxx gulden. 

Item, den vier hoopluyden metten voirsehrevon prevoest alnoch gedient den 
xiiii^, xv«° ende xvr° february, maickende m daigen, *s daigs i guld., facit : xy g. 

Item, de voirschreve xlviii soldaten hebben de voirscreven drie daegen oick 
overgedient, elcx *s daigs v st., facit t*zamen xxxvi st. 



Vuytgeven aen dengheenen die 's nachts ende *s daigs aen der poorten ende 
bynnen doser stadt in der straeten gewaict hebben; tôt béhulp van hairen 
brant, betaelt elcke wachte un st., naevolgende den consente by den drie loden 
opte x«» dach octobris anno xv« lxvi, gedaen. 

Peter Lueckeman , hondersle man , opten Vuchterendyck , dat hy met syne 
connicxstavels , van den xi*^" nacht octobris totten xix*° nacht dair naestvol- 
gendo incluys tôt vcrscheyde plaetssen heefl gewaect; — Everardt van Hees, 
op H Hinthamereynde ; — Lambert die Wolff, in de Vervverstraet ; — Simon 
Anthonissen, aen de Vischmerct; — Jan van Doyenbraken, metx connincksta- 
pels; — Steven van Ceulen, aen de Merci; — Joachim Vinckenroye, achter de 
Tolbrugge ; — Willem van Eyck in de Corenstraet ; — Joost van Beeck, Zymon 
van Beeck, Henrick Janss, Thomas Hermans, in de Beursschestraet, by de 
Barbara-capel, ende in dePeperstraet; — Claes van Delfl, in S*-Jorisstraet ; — 
Joachim Tielmans, by S*-Anthonis-capel ; — Jan Gerritsse van Ravensteyn, 
Peter de Busmaeker, Jan Philips, Jan Anthonisse, snyder, Cornelis de Becker, 
Goyart Monick, in do Kerckstraet ; — Henrick van Tilborch, Henrick de Snyder, 
Jasper Artss, Marten Diercxss, Jan Jansse, Joris Pynappcl, Daniel van Vlierden, 
Henrick van Dommelen , Gcrrit van Poppel , Joachim Tielmans , etc. , gewaicl 
des nachts ende des daigs in de cloostercn ende straeten , onde aen den poor- 
ten doser stadt, bcloopende t'samen cli wachtcn. 

DEKEN'S VAN DE AMBACIITEN. 

Gcrit Pceters, dcken van de spelmaickers, met zyn arabacht ; 
Jan Bolants, dekcn van de scrynwerkcrs , met zyn ambacht ende met de 
hocymaickers ende verwcrs ; 



Symon do Bcckoru, (Jckoii vaii tic Ijw^kurs, mut zj'ii iimUatiil ; 

Jan Kuyslcn (ierrilsa, ilokeii van do gcwaiilsnydcrs ; 

Jan Conioliss, (tokcn vao de lionlwerckei's ; 

Willt-m Tlionisss, dokcn van de bêchera; 

Adriscn de Vriese , dckon van de molders ; 

lluberl Arnlss, duken van de smedcn; 

lievon Pcelorss, dekoD vao do cromors; 

Frans llearicxs, dekea van de scoenmakera ; 

Jao voDiiorlIocvon, dokon van do raoldcra; 

Corst de Hctscr, dukca van de nietsers \ 

Jonchim de Holscr, dokon van de gowanlsnydurï ; 

Ariaen de Bniyn, dckon vao de louwera ; 

Bcrit van Slryp. dokon van de gewanLsiiydefS ; 

Lenarl Back, deken van do wovers ; 

Goysrt Uvoncxs, dcken van de naslelmnkers : 

tensrU Gcrilss, dekcn van do tynowevors : 

Daniel van Wyck, deken van do moldei'S ; 

Hidiid Jooslen , deken V9n de lymerluydon, loyonduokcrs oudo molsci's . 

Aile wclcke porsonon en aml)acbten voofâci'ovo gewaickt liebbon in do 
cloosieran, aen do (loorton, cndo ronlonimo Inde slmlcu doser sladt, omruo 
rûirdere duslruclio endc spolialie Lo vci-liucdon. 

NACIIT ENI>E UAI'.IIWAICKEN. 

liera, oiilcn xx'" oclobris anno xv i.xvi, soo is liy don di-ic Icdon dcscr sladl 
geordineorlendegepublicecrt, dalnicnvoorlaenhoudeasoiidoxviDauhLwaiukcn 
ende iv dachwaickon, te wotcn : des nachts ondcr do l'ynappelsche-poort, in 
de Diepslniet, in 'l huys van de Rog),'o, staendo op don hoeck van S'-Jacops- 
«inol.bydenVundclings.KorckslraeliSovengostarnt.Poslulsti'act.byHaserfHile, 
Hckepoort. de Cruysstracl, don Doom, by S"-Geortruyd, Orlciipoorl, Tolbrug, 
BarbaroD-capol, llcylig-Cruyapoort, onde dos daichs acn $>-Anlhonispoorl, 
S'-JanspoorI, cudc builen deit Boom cndo d'Ortcupoort; inatoken l'zamen 
« wacblcn; beloopcDdc vogrsereve wachtcn, van don xx" oclobris lotion 
leslen oclobris, b8ydoiiicluys,xn dagcnondonaobtcnimaickon ccxl wacblen. 

tleni, oplCQ xxx'" oclobris, synder noch vier nyouwe nachlwacblon by ge- 
vuMbt, als oplo lleeckclon aen d'oudo Uioso , aller d'Will vcrkcn, by de Caparl 
m voor S"-Ann3-capol ; maiokcn l'sanion xxiv wauhlon. 

SCIIITTEKÏEN. 

ûplCD xxni"" doccmbris lxvi, soo bobben de drio lodon doser sladl goae- 
rafdcert, dal mcii do vicr soullcryeii, voir don tyt dal sy gewaickt licbbcn 



— 78 — 

ende alnoch soude waicken , elcken vaa hen vuytreyckea soude aile nacht 
drie teyten biers, maickende aile nacht xxx potten biers ; deuwelckea achter- 
volgende, soe hebben d*oude seuls gewaict van den xiii«° july anno lxvi totten 
xxix®" january dair naestvolgende Lxivnachten, ende noch van den ii^° february 
lotten iersten dach mey dair naestvolgende xxvi nachten, maicken t*samen 
xc nachten, elcken nacht xxx potten biers, de pot ii V< ort. 

Item, de scutters van den hantboge hebben gewaict van den xv^ july anno 
hxvi totten XVIII'" january daer naevolgende. 

Item, de scutters van den jongen voetboog, van den xiv^^* july lxvi tot- 
ten xxiv«° april daer naevolgende. 

Item, de scutters van de cloveniers, van den xvi«" july lxvi totten xxviii«° de- 
cembris l nachten ; dieselve noch gewaickt van den xxviir» decembns totten 
XXV»" mey dair naevolgende. 

Op den xx^" decembris is by den drie leden geordineert , dat men Willem 
Peeterss, bontwercker, aile nachten dathy deschutters ende den vier hoopluy- 
den die de wachten des *snachts gingen besuecken, heefl met fackelen ofl 
tortsen gelucht, betalen soude iiii stuivers; heefl alsoo die voorscreven Wil- 
lem, de voorscreven tortsen gedragen van den xiiii*" octobris anno lxvi*" totten 
xxv«" aprille daer naestvolgende, maicken cxciii nachten. 



Item, den voomoemdenrentmeesteren, dus sy van denxxiv^^" octobris totten 
XI'" merte dair naestvolgende, aile avonden hebben in de raetcacmere gecom- 
pareert, om elcken conninckstapel voor den brant vuyt te rycken, iv st., alsoo 
denselven van elcken daege betaelt ii st., maicken cxxxviii dagen. 



Vuytgeven van arbcyders ende werckluyden , die eensdeels ten bevele van 
de stadt aengenomen zyn te arbyden om voirdere scade, destructie en sedi- 
tien te verhueden, duer commissie hen talUer qualiter gegeven zynde, dair- 
aff vercleren. Hiernae volght : 

xr" octobris, in den iersten ecnen krischman , genoempt den Landman, deur 
beveel van de drie leden gesconcken , deur dyen hy den quaetdoenders vuyten 
cloosters hadde verjaicht ende geleyt opten minnebrueders-kerckhoff, omme 
aldair le arbeyden aen zekere boomen, ten eynde voorderen scade verheul 
soude worden in andere cloosleren, een croone. 

Item, XII*" octobris, Goyart Heyraans, ten bevele van heeren scepen, een 
halve dach met Rul, den roeper, ommegegaen om hem in inemorie le helpen 
houwen, dalhy roepen soude, dairaff betaell : m st. 



Ilriii, Cprit Henricxasc van Os, dat liy viii naclile do viiErpannen op le poye 
van dcn raothuysc en 'l vucr op 't racUniys voop den seuls heeil geeloct, 
belaell : wi st. 

Item, Oese osevolgendc porsoonoii zyn by Mnrcus Aelbertase ende Willem 
Uitot, met conseul van der stodt, aeiigonomen, omme oplen mlnnobrcuderen- 
kcrkhoffendeopandereplaelschen dairsc deslarll bchoctTde, le arbeyden, len 
pj-nde voordere deslruclie ende demolilic in de» cloosteren cndo kcrcken 
voirecbreve verbuet œochle worden, ende hebben goarbeyl den xC" ende xii'" 
oclubris uls den x" oclobris de deslmclie begoiisleii le gescieden, ende dairalT 
een yegelyckc bctaeit als hiernae voîght : (Suh'ent let noms.^ 

Sunma: iii< xvii|>eraocnen, dck ii daf^n, 'sdaicbs, vi st,;noch xvpersoe- 
nen. elckiidagen.'sdnechs, iiist.; noch iv persoenen, eleki'/idacli.'sdaichs, 
TisU: beloopt lezamen : cxcvi guld. x si. 

Item, xV" novembria, do drio ledon voirscreve geordineert ende gesloien 
betibende. dat men den licrrcn commissariiiâen, aie mynhoeren den cancelier 
eude Merode, een maeltyl soude schenken, dairby gcnool soiiden worden aile 
de beeron van den raeile onde de dekencn van do arabachlon, soc en heefl de 
nenlinne ople CafTolo do maeltyl nyel ncn willcn ncmcn om die heerlycke 
Kn le dicnen, soo hebben die renlmecsleren zcKcr met heure huysvroiiwen 
en andere boden de spyse en wcs daer loebchoirde, doen coopen, etc. 

IxtniU do HBpK et \i Tillt dt lS6«.tU7. lut Jtnliiv» 



LcICre d«s p«b««lns de Bols-Ie-Dnc n Margnerlle de Parme. 



Hoochgebore , deurliicblïge ende seer vf-rmoigende ftirstinre, genadigo 
vrouwe, wy gpbieden ons soo \vy aire diensleliexte moigen loi Vwe Fursle- 
licke Gfnado. 

Genadige vrouwe , goede beltene is geweest albiei- binnen deser sladi van 
'sHartoigenbossche, wes^nde een van de vîer hoofsleden van BrabanI , gelegen 
apt« rrootieren van verscbeyde landen, inné desen bedrocITden ende benouden 
lyi le «eynden inné eommissîe \an wegen ons genadichsle heere des coniocx , 



- 80 — 

hccrcn cndc mccstercn Dicrickcn Noppon cndc Nycolacssen van dor Stegen , 
raiden van Brabant, cnde nae dyen dcsclve commissarissen hier syn geweest 
endc hebben volgendc hen commissie myne hecrc scoulh , scepenen , geswoo- 
rcn , raedtshocren cnde oyck andcrc borgcren endc innegcseiencn deser stadt 
ontboden gehadt cnde hen de saicke vuyt hurder commissie, nopende de resU- 
tutie van der aider religic inné allen cloosteren endc goedtshuysen te kennen 
gegeven , endc hen daerop gehoort ; *t welck ter kennisse van sommige inne- 
gcsetenen deser stadt gecomen synde, hebben hen laten duncken, vuyt laten 
gaen , endc onder de gemeynte verspreyt dat men van meyninge soude v^-esen 
alhier sckere inquisitie voerts te willen stellen, contrarie der beloeflenisse by 
Uwer Hoochyet, van wegen Zynder MaS den vier hoofsteden van Brabant 
gedacn, innc sulcker vuegen datter vcele van de gcmeynten cnde quaetdoende- 
ren dcn scer qualicken te vreeden syn geweest, cndc *l selve nyet in 't goet en 
hebben cunnen verstaen , soo dat sy alzoe syn geturbeert cnde opgeruert 
geweest, tôt onsen grooten Icetwesen cnde mishagen, dat sy groote destmctîe 
cnde spoliatie in aile cloosteren , kercken endc goidtshuysen binnen deser stadt 
hebben gcdaen , soe dat de religieusen eendcels hen cloostere hebben moeten 
vcrlaten , nyettegcnstacnde wy cndc de goede borgcren deser stadt ons vuyter- 
ste debvoir, dillgcntic cnde goetwillicheyt omme *t selve te bclctten, nyet son- 
der pcricule van onse lyffvcn, hebben gcdaen cnde gethoont gehadt, gelyck 
\\y oyck noch tegcnwoirdelyck doendc syn , soo in 't waicken endc haimisse 
te syne by daige endc nachte als anderssins , mits de groote mcnnichte van de 
quactdoendere endc hacre aenhanck , innc sulcker vuegen dat wy cnde de 
goede borgcren deser stadt ons scer pcrplcx cnde bcnout bevyndcn cnde oyck 
beduchten voor voerderc verloop cnde quact, dat daerdeur ('t welck emmers 
Godt verhueden will) binnen deser stadt sal moegen comen cndc geschieden, 
800 verre met cloeckheyt cnde aile ncrsticheyt daerop nyet en worde versien ; 
waeromme soo ccs't dat wy Uwer Hoochedcn, H gcene des voorscreven is, adver- 
tercn , scer hartelickc biddende by wat vucgc wy ons daerinne sullen hebben 
le houden endc te reguleren, ter meester ecre van onse aldergenadichste hecrc 
den coninck , cnde ten welvaren van deser Synder Ma* stadt van den Bosch ; 
hiermede doendc cnde vcrsiende gelyck wy lîwe Hoochedcn ganssclick zyn 
tocbetrouwende, kcnne Godt allesmechtich , die Uwe Hoechcden inné salichede 
wil gespaerc. 

Ctpiedu temps, aai Archives commanales de B«ii-le-Dae, dais le 
registre E. u» 37, f» 322 et 349. 




■en gc)ite*][ van wegen ons alUergeneflichsle lieorcn des conincx, ois har- 
lotgc van Bratiiint, cndc van ilcso Zynilcr Uajostuyt stnilt ^'nn 's Knrtnigcnlios- 
(cho , d.it lie sceponon , scswoirQn , rnidtsliocreii , ilc lioo|illuydcu van de vici' 
M'hullcrycn , dekenon van don amhacliten mot lion gehoci anihaclilcn . dio hon- 
>knte nianncn cndc de ledigsluyden, lerslonL soe wannecr de ctockcop'L 
raedUiiiys sali ^vo^den golrock<)n oll daintiGdLi (jeclupL, lien sullrn schickcn 
•-ndc vuegen in hcn hacrnisse mel hen wapenen, le wotcno die schuUcryen 
dck voir lien herlicrgR, de dekenen nioL hcn gchecl ambaclilen daer zy bescbey- 
(len syn . endo de lionderslc mannen, inol lien Mxac luydcn , op lion gewoen- 
lyche |ilnetsse, die lien by don ijoo]ilhiyden dacrtoe geoirdinecrl, sali worden 
lielast , Dp don pcen van zcss giildcn. 

Ilcm. sou wanneer de dock als voit* sali wordcn getrocken oti geclept, dal 
sbdan sonder verlreck Icralonl allô vreeinpde luyden , vrouwen , kyiidoren , 
fladc aile andere die nycl en syn geordineerL in taon baernissc te zyn , van dcn 
loercl cndo stroelen suUen bly\en by huys endo in bon taerbergen. op den 
peen van drie gnldcn oft andore arbilrucl correclie; wel verslaende dat deselve 
dn>ke nyet en sali wordcn ^trockon oll geelopt dan l«r ordinanLic van eenen 
sccpcue, V9D eenen racdlsbcreeode tweo dekenenvanduambBcbten, dioconit 
i|uaedc lydingen sullcn hcbbcQ gehoorl, ende dal deselvo clocko qIsoo sali 
I Wordcn gctrnckcn by cun van de dlËnaeren, dicdacr iorsl toc als voerscrevcn 
|lelasl sali wordcn, endo dio anders de dock trecia od docl ireckon sal vor- 
Dcrm zyn lylTonde goei. 

tiem, dal mils die loopcrs , liodolers, vagebundeii endo mefir dierf^lyoko op 

a endo verscbeydo tydoo vuyl{;cj<!C|;bt zyn gowoosi, dio biuiien drie 

I honvaerts hier lyn coemcn , dal daerommc allon die gboone die by 

» oH nachte contrario densolven gebooden albior bevondon sullcn worden. 

gnppnbendLwrt ende des ardmi; dai|;bs oH van stonilen aen vuyt dcsnr tilndt 

gepeessell sullen wordcn, ende dio deselvc buysl endi' liocCl sali vnrlioJroN 

^Jut clrkiT n-yse drie ç;iildi!ii. 

Iimn. liai nycmani onidi pici vuyt «le sladi en sali viinron oit iloon viioriTi. 
I dan conpmsns gocl , pnde sali '[ sclvc inoi'U'ii wcrdrn ftevisileeit by di' wacb- 
I ten. op pHvatio van de Rocdens lot bdiwirvaii de arnion. 



— 82 — 

Ilem, dat alnoch aile de scepene nu synde , goswoiren, ende heeren van de 
raide ende voirts aile bovegenoemde, hen sullen schicken ende vuegen, van 
stonden aen te coemen binnen dese sladt , ende aldair hen residentie houden 
ende blyven, op den peen van hen poirterye, dairaffde huysvrouwe oft hoys- 
gesinne schuldich sali oil sullen zyn, synen oil hunnen meester te adverteeren. 

Aldus gepubliceert opten xni®° dach octobris anno xv^ sess ende tsesiich, 
inné presentie Goesswyns Pynappcl , stadthelder van myneheere den schoutet, 
Goyaerts Lombarts, Walravens van Erpe, Jans van Hedel ende Everarts Ber- 
wouts , scepene der stadt van 's Hertogenbossche. 

G. Lombarts ab Enckevoirt. 
Walrave van Erp. 
Jan van Hedel. 
Everardt Ber wouts. 

C«pie da teB|is , avx Arehivei MBBViialei àt lUii-le-Dvc , iêu 
le registre B. i« 3S, (» 871, \H\lu\é ii ëei : 1884. Propoti- 
tien van de ilaien van Braband op de ver$oeken van 
den hertoch van Alba en andere gouvemeurt met 
acceptalien en resolutien der ttadi von 'iHeriogen- 
bosch. 



LVI. 
iiettre da eomte de Megen à Margaerlte de Pj 

ARNHEll, 15 OCTOBRE 1566. 

Madame, j*ay receu la lettre de Vostre Altèze de \i^ de ce mois, et quant à ce 
que Vostre Altèze m*eseript que je tienne la main que le prescheur de Bommel 
soit troussé par le collet , Vostre Altèze s*asseure qu'il ne se peult faire sans 
gens, et sur ce que Vostre Altèze dict que les cent harquebouziers ne pourront 
baster pour les contenir en debvoir, pour cstre la ville populeuse, Vostre Altèze 
doibt entendre qu'il y en at beaucop plus de bons que de mauvais, lesquelz ne 
s'osent bouger, et moTennant que les cent harquebouziers y peuvent entrer, je 
serois bien content d'y entrer avecq eulx, mais d'aller d'ung lieu à l'aultre, 
comme Vostre Altèze m'escript, sans y faire aucun fruict et me faire mocquer de 
moy, je supplie très>humblement m'en excuser. Tant pour cela que pour des 
aultros raisons que j'ay esoript il Vostre Altèze en deux lettres miennes. Il me 



— 83 — 

samble (à ce que j*entens), que couIk de Yenloe en désireroienl bien deux cens 
pour aussy les assister, je regarderay d'aussy traicter avecq eulx, pour voir sy 
00 les pourroit mectre là dedens, mais Vostre Alléze m'advise (sy je le puis traic- 
ter) sy je pourrois prendre les gens et donner ordre pour Targent; toutesfois 
j*espère,que sy Voslre AUèze se haste d'escripre la lettre comme je luy ai escript, 
que avecq cela il se pourroit remédier là ; mais Remunde se va gastant du tout, et 
me double fort que Ton n*y pourrat remédier sinon par armes : et sy ceste-là 
estoit chastiée, je ne fay doubte que la reste de ce pays ne se reduiroil de soy- 
mesme, et le plus tost seroit le meilleur, devant que la reste se gaste. Quand à 
ce que Yostre Altèze escript que je regardasse s'yl y auroit quelque moîen en ce 
pays pour entretenir les gens dont ceulx du conseil et moy escripvons que 
avions bien de besoing, je leur en parleray demain et en adviseray Yostre 
Altèze, mais à moy (à correction de Yostre Âltèze) il me samble que le meilleur 
moyen seroit, quand nous aurons ces gens ensemble (i), de trouver tous les plus 
riches héréticques qui sont en ces villes, et leur faire payer ces despens, puis- 
que) con>ient que pour Tamour d'eulx le roy les face. 11 seroit bien raison- 
nable aussi que les prostrés y contribuassent, puisque c*esi pour leur deffence, 
mais ilz sont icy fort pauvres et misérables. On pourroit aussi proposer quand 
et quand à ceulx du pays pour voir s'ilz vouldront donner quelque ayde. Et si 
je pouvois avoir tous ces gens en ce pays icy, cependant que Teaue est petitte 
OQ par une gelée, j*ay bien aussi ung bon moyen , si c*estoit le service du roy et 
de Yostre Altèze, de me impatroner de la ville de Bois-le-Ducq. Je supplie Yostre 
Allèze n'en parler à personne que vive , car comme je suis leur voisin , et 
qu'il fault que je passe souventefois par-là , il me importe la vie. Sy Yostre 
Altèze faict faire quelques Allemans ou Bas-Allemans, il ne fault oublier de 
faire mectre en rartikel-brieff qu'ilz aideront à chaslier les rompeurs des 
imaiges et rebelles au roy. 

Madame, je prie le Créateur, etc. D*Arnhem, ce xiir d'octobre 1566. 

De la main du comte de Megen : Madame, je supplie très-humblement Yostre 
Allèze de bien commander à cellui qui deschifre ceste lectre qu'il ne la com- 
munique à personne , car oultre ce qui m'y vast la vie , Tentreprise, encore 
que Yostre Altèze le trouve bon, seroit fayllie. De Yostre Altèze très-humble et 
obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

^ucription : A Madame. 

Origioal, aox Arehivei du reyanme de Bfigiqne : Correspontiaiwc 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4566, n> S09. 

(i) La soite de cette lettre jusqu'au mot vif est écrite en chiffres. 

I. 6. 



84 



LVII. 



Eiettre da comte de Megen à Marguerite de Parme. 

ARNHEM, 15 OCTOBRE 1566. 

Madame, comme j'ay receu novelles asseurëes que le warlgclt des gheulx est 
fmy partout saulf à Wcslerholt, lequel dure encoires jus^ues au commence- 
ment de novembre, n'ay volu lesser d'en adviser Vostre Altèze. Le bruict court 
là entre les ritmecstres qu'ilz n'en bailleront plus de cest hj^er, pour ce qu'ilz 
s'asseurent bien que pour le plus tost que le roy viendrat serai à la prima 
vera (i). Hz sérient bien honteux si Vostre Altèze croioil mon conseil et qu'elle 
flst ung général et que nous commenclssions la feste cest hyver, car si nous 
sommes les premiers en campaigne, j'ay opinion que nous les garderions bien 
de s'assembler. Sy Vostre Altèze se veult fier de moy et qu'elle veuille com- 
mencer, je vous donneray bien moïen de descouvrir comment ilz collectent leur 
argent, et que nous en aurons bien une bonne part pour le roy. Et quand à la 
ville dont j'ay escript à Vostre Altèze, j'espère bien la délivrera Vostre Altèze à la 
première gelée, car je me doubte, devant que je pourrois avoir des gens ensam- 
ble, l'eaue sera trop grande, et sy nous la prendons, on recouvrera bien ung 
grand argent des héréticques qui sont là dedans. 

Madame, etc. D'Arnhem , ce 15^ jour d'octobre 1566. De Vostre Altèze très- 
humble et obéisant serviteur, 

Charles de Bribieu. 

Suscription : A Madame. 

Original , aai Archives do royaorne de Belgiqne : Correspondance 
de Gueldre et Zulphen, vol. de 1566, f» 316. 

(0 Prinut vcra^ printemps. — La suite de cette lettre est en chiffres. 



— 86 — 



LVIII. 

FMViale da serment des iehevlns, Jaris, eonselllers et doyens 

des métiers de Bols-le-Dae. 

15 OCTOBRE 1560. 

Op huyden dcn xvi*" dach dcr maent van octobris anno xv<' lxvi , soc ?yn 
sccpcnen, gcswooren, raedtsluyden ende dekenen van den ambachten, als 
reprcsentcrende de drie leden deser stadt , nao lange cnde veele communica- 
tien ende deliberatien by hcn daerop gchouden, eendrachtelycken geaccordeert 
eode geslooten dat de gcmeyn bourgers cnde innegesetcncn descr stadt , ter 
eeren ende prouffyte van onsen aldergenadichstcn heere dcn coninck, aïs har- 
toighe van Brabant, ruste, vrcede ende vvclvaeren van dese Zynder Ma* stadt , 
sonden doen den eedt hier nae volgende : 

Wy geloevcn ende sweeren onse medebourgeren ende bourgcrsscn houwe 
ende gelrouwe te zyn, cndo aile bourgers ende bourgcrsse goedens ende huysen, 
soegeeslelyck als weerlyck, van allcn foirtssen, ovcrlast ende gewalt die hen 
zouden moegen overcomen ofl acngedaen wordcn aen lylî ende goet , by wyen 
dallel zy, met onser gehcclder machtc aff te docn ende defendercn, ende allcn 
cloostcren , kereken cnde goidshuyscn van aile voirderc destructie ende spo- 
liatie te verhueden ende met aider machte voer te staen. Soo help ons God 
cnde allcn zyn hcylighcn. 

W. SCELLENS. 

Copie du teupi, e«(ée F, aox Arebivei da r«yi»e de Belgi^or : 
Papiers du conseil de» troubles, t. XIII. 



LIX. 
Formule da serment des bourgeois et habitants de Bols-le-Dae. 

VERS LE 15 OCTOBRE 1500. 

Dat de bourgeren cnde innegesetcncn deser stadt, van wat qualilcyt ofl 
coDditie zy zyn, sullen gehoudcn zyn te zweercn ende vastclyck te geloeven 



- 86 - 

onsQn genadigcn heere den coninck, als hartoighe van Brabant, onderdanich 
ende getrouwe te zyn, achtervolgende den eedt daermede zy aen Zyne MaS nae- 
gaende dcr blyder incompste (by Zyne Ma* beswoeren) zyn verplicht ende ver- 
bonden , ende dat zy dese stadt ende d'innegesetenen derselver, soe vvel van 
d'eenc als van d'andere religie, eendrachtelyck sullen beschudden ende bewae- 
ren voir aile gewalt, oppressie, beschaidicheyt ende ongelyck , d'wclck aen 
hueren persoonen ende goeden soude moigen geschieden ofl aengedaen word- 
den. Soe helpt ons God, etc. 

Ende dit op condition dat men nyemanden binnen doser stadt woenende en 
zall bedvvingen buyten der stadt te moeten trecken, maer deselve stadt van 
binnen blyven bcwaeren , zoe verre zy doen den eedt voorscreve , den over- 
treders gestrafl nae gelegentheyt van der zaecke, sonder aensien van persoonen. 

W. SCELLENS. 



C«pie dfl lenpi, e«tée C, an Arehivei do reyaune de Belgiqie 
Pa}neri du conseil dei troubles, t. XIIÎ. 



lA. 
Ijettre da eomie de Megen à Margaerlte de Panne. 

NIMÈGUE, i^ OCTOBRE 1566. 

Madame, j'ay receu la lettre de Vostre Altèze du xix* de ce mois, et quand à 
ce que Vostre Altèze escript du général, je n'y sçay plus que dire, mais Vostre 
Altèze se peult bien asseurer qu'il est plus que temps qu'il se face. Quand à ce 
qu'elle me mande de la venue du roy. Sa Ma** m'at escript le mesmc. Les affaires 
des seingneurs de Brederode, Culemborch, sont encoires en le mesme estât que 
j'escripvy dernièrement k Voslre Altèze. 

Et quand au moyen de m'impatroner de la ville de Bois-le-Duc (i), Vostre 
Altèze s'en peult bien tenir pour asseurée, mais il ne seroit point faisable 
doresnavant en temps de pluie, mais il le fauldroit faire par une gellée ou que 
les eauwes fussent bien basses, et prie très-humblement que Vostre Altèze n'en 

{{) Les mots du général^ de Brederode ^ Culnnborch el viUe de Bnis-ie-Duc sx)ul écrits en 
chiflVes. 



— 87 - 

parie à personne qui vive , quiconcque qui ce soit , car Tentreprinse seroit 
rompue, et serions en dangier de nous faire coupper la gorge en cas que cecy 
Tins! en lumière. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Nymmège, ce 23® octobre 1566. De 
Yostre Altèze très-humble et obéisant serviteur, 



Charles de Brimeu. 



SuscriptUm : A Madame. 



Ori|^iul| m Archives du rvjraooie de Belf^ique : Corre»poudanre 
de Gueldre et Zutp/icH, vol. ôt. 4566, r> 35o. 



LXI. 
iiettre da eomte de Megen à Margaerlte de Parme. 

MMÈGUE, 15 OCTOBRE 1560. ) 

Madame 

Au surplus, je ne sçay lesser d^adviser Yostre Altèze que les affaires à Baten- 
borch se vont tousjours de pis en pis, et que le coustre (i) y est astheure près- 
cheur, et Ton m*a dict , mais je ne le sçay pour vray, toutesfois ceulx qui me 
Tont dict sont tant gens de bien qu'il se doibt croire, que Madame de Baten- 
borch faict constraindre ses subjectz d'aller à la presche et faict prendre de 
cealx qui y ne vont point chascune fois ung florin d*or. 

Madame, il me fasche doresnavant que les choses vont de ceste fachon. Sy 
Vostre Altèze le trouve conseillable, veu que les pouvres villains du pays de 
Batenborch se viennent plaindre tous les jours en ceste ville aflln qu'on leur 
veuille maintenir en leur vielle religion , j'envoieray cincquante harquebouziers 
audict Batenborch, et feray en une nuyct prendre tous tes prédicants, dont il y 
en at trois calvinistes , et les feray amener ichy pour faire leur procès, ou sy 

>i Du Diûl coêlfT^ clerc. 



— 88 — 

Vostre Allôze le trouve mieuîx, je les fcray tous attacher à ung arbre, et après 
madame de Batcnborch pourra venir disputer de sa jurisdiction. 

Atant, Madame, etc. De Nymmôge, ce 25 d*octobre 1566. De Vostre Altèze 
très-humble et obôisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 
Suscripiimi : A Madame. 

UrigiBal, anx Arehivei du rtyaane de Belgiqie : Correspondance 
de Gueldre et ZtUphcn, vol. de i566. 



LXU. 
Ijettre de Margaerlte de Parme aa comte de Megeii. 

BRUXELLES, Si OCTOBRE 1506. 

Mon cousin, ce que je vous diray en responso h vostre lettre du xxv« de ce 
présent mois sera que Ton a délibéré en conseil sur ce que mcctez en avant 
quant h envoyer cincquantc harquebusicrs à Balenborgh pour appréhender 
les prescheurs et leur faire leur procès à Nymeghen, ou bien les faire attacher 
à ung arbre ; et s'est considéré en c'est cndroict que nonobstant que la dame 
dudict Batemborgh prétend avoir seule la jurisdiction ordinaire en iccUe sei- 
gneurie, que néantmoings elle doibt bien respondre de ce que se y faict, dont 
afflert à la supériorité qu'ilz appellent lanlfursthjcke ovcricheyt , qui notoirement 
et indubitablement est le roy monseigneur, comme duc de Gheldres, d'avoir 
cognoissance, comme sont ces nouvcUitez, par les preschcs, desgastz et spolia- 
tions des églises, briscmcns des images et choses semblables, estans contre les 
anciennes et universelles coustumes, usaiges et observances, et contrôle vou- 
loir de Sa Majesté, et tant scandaleuses et perturbans la tranquillité de Tuni- 
versel pays, et que partant ne se remédiant point par ladicte dame h ces désor- 
dres et scandales qui se commcctent eu sadicle seigneurie en cest cndroict , il 
compèle h Sadicte Majesté, ou son gouverneur en son lieu, de y pourveoir par 
main souveraine. Toutesfois, pour retrancher toutes justes causes de calumnie, 
comme au temps qui court Ton est facile de s'attacher à la moindre occasion , 
et que sçavez que de vous Ton la prciidroit [ilustost que d'aultre, il a samblé 
(|u'en ce cas il fault aller circumspeetement et le plus justifflement allenconlro 



— 89 - 

des calumnies que faire se peult, et partant vous informer au préallable, bien 
et denement, si devant Taccord faict avec les gentilzhommes confédérez il s*est 
prosehé audiet Batemborgh, ou point, pour, en cas que ouy, vous y rcigler selon 
ledict accord, sans aulcunement y contrevenir, et en cas que non , empescher 
lesdictes presches par tous moyens convenables, appréhension des prescheurs 
et leur chastoy par voye de justice, confortée de main-forte si besoing est, 
communicquant premièrement sur tout avec ceulx du conseil en Ghcldres. 

Alant, etc. De Bruxelles, le dernier jour d'octobre 1566. 



Stscription : Au comte de Meghem. 

Niaate, m Arehives da royaane de Belgiqac : Correnpmidanrf 
de Gueldre et ZiUphen, vol. de i5B6. 



LXIU. 

Reqnéte préfMBtée par les partisans de la réforme aax trolA 
membres de la ville de Bols-le-Duc. 

FIN D'OCTOBRE 1566. 

Aen m>Ti Eerweerdige Heeren dcr drie Icden deser sladt van 's Hertogen- 
bossche. Verthoonen in aider oitmoet die hcn begeven hcbben totler cvango- 
iische leere binnen dcr voorscrevo stadt, dat alsoe aile de evangelisclic 
kercken van desen Ncderlanden , tôt vreede , stillicheyt en bchoudenisse dcr 
voorscreve landen, by gemeyne communicatie gcraempt en gcmaict hebben 
zeekcre requcste aen den coninck onsen genadigen lieere , waervan deso van 
gelycke inhoude derselver hier aengehecht is, dat sy deselve vindcn vocr goct, 
nut en nootsakelyck tôt dicnst van Zyne Ma* en doser landen welvaren. 

Ende mils zy supplianten geenc bequaemc middel en sien, soc wcl om 'l 
selve te genielen, als die in handcn van Zyne Ma* te doen comen, soc preson- 
tere zy deselve aen U. Ed., derselver secr oitmoedelyck biddende, dat zy die 
willcn doen prescntcren, voer hct dccl en voer soe velc hier ract ende aengaol 
«iie van voorscreve religie binnen 's llertogenbossche , aen de lloochcyl van 
onse gouvernante harloi^inne van Panna , etc., op dat zy aen Syne Ma' gesonde 



— 90 - 

werdc met aile goede recommandatie daerioc nolelyck om te nioegCD genieten 
d'effect derselver, wesende een soe nootsaeckelycke saecke als Uwe Eenv. 'l 
selve duer haoro Nvysheyt en discretie sullen mocgen oirdeelen ende gewaire 
worden. D'welck docnde, etc. 

Claes de Leeuwe , 

In den naeme der religie, Uwe Eervveerdige onderdanighe die van der ge- 
meynlc der gereformeercr kercken der voirschreve stadt. 

C«pie du (empi, e«llati«RBée, dani le registre C ■" îl, a» 
Arehives eemmnnales de Beit-le-Die. 



LXIV. 

Requête présentée par les partisans de la réforme au trois 
membres de la ¥ille de Bois-le-Dae. 

FIN d'octobre ou COMMENCEMENT DE NOVEMBRE 156G. 

Aen de drie leeden deser stadt van 's Hartogenbossche. Versuecken oitmoe- 
delycken die van der gereforraeerder religie, naedemael Uw Eerweerde gere- 
fusecrt ende gevveygert hebben, in hcnne suppliantcn naem, aen de Hoocheyt 
over te seynden een seeckere supplicatie, geconcipieert op den naem der geene 
welckcin descn Ncdcrlanden onsen genadigen heere den coninckondenvorpen, 
hen tôt de gereformeerder religie begeven hebben , hoe wel nochtans in 't selve 
gheen svvaricheyt gelegen en is, dat Uwe Eerweerde gelieve hen deselve sup- 
plicatie wederom te geven , ende medo van de voorscreve weygeringc acte 
verlcenen , waermede sy hen tegen andere steden beweeren ende andersins 
bewarigcn raogen, dat sy in *t presenteere derselver supplicatie aen Uwe 
Eerweerde hen debvoir gedaen hebben. 

Glaes de Leeuwe, 

In den naeme uwer getrouwe medeburgercn de welcke hen tôt de gercfor- 
meerde religie begeven hebben. 

Cepie da temps, eetée VU, ani Arehivei do reyanne de Belgiqae : 
Papiers du conseil des troitbles, t. XI II. 



I/Fltr» d«s commlBsnlres Jean de .1l«rode «I Jean Noheyfve 
à rpcoulcle de Uois-le-Dnc. 



Ilf«r schouielli, alzoo wy en woensilago lestleden ons gevondeo bebbea u)) 

I derstadttiuysby de ilrie leden, cndealdaergeocpenl onsen lasl die \vy tiaddeii 

van tiaer Uoocbeit , soo bubbeii wy oick vcrmaenl onder d'andere van uwen 

pcreoonc, ende dal ^t eude vnn iioode was dat men u als principael officier 

van dcrsladl riepe om le exerceren d oflllie, le apprebenderen, vangen ende 

ijoeo straveii de dîcvcn. scheloien ende aoderen quaetdoenders , ende zoo veel 

leer dal wy verslonden dat nwen licutenanl daerloe nyet gedisponeert en 

vas, code dal wj- presupponeerden dal de borgers daertoe nyel goqualificeert 

wacren endo dal zy daertoo oick nyet en souden willen o(l begeren le ver- 

I Uacne; waerop dat zy vocr aatwoirde gaven dal gby soudt mocgcn incomcn 

I tis 'I u geliefde, ende dal gby verlrockoD waerl van u sclvea, macr dat ghy 

^ bchoirde le consîdercren 't gène dat ghy gezwooron hadt, ende bewaeren uwen 

eodl ende onderhoudcn die privilegien endo cousluymen van der stadt; waer- 

<ip dat wy seyden , dal 'l zelve wol rcdelick ende billich was, ende dal wy 

neyndeo dal gby sulcx docn soudt, daerloe vuegendo, gemcrel zy vcrslacn 

i:aàc wel te vredcn waeren dat gy quaempt, dat sy u souden moegen onibie- 

ilcn, ende dat 'l solvo oen groote juslifflcalie soude wescn voor bon ora le thoo- 

non dat zy u nycl verjaecht en baddcn; daerop dat zy seyden dat zy nocb 

I lourlen deliliereren ende ons daerop antwoirde geven; ende uoenicnde liy 

I wisgbialoren avonl lact, seyden ons, zoe vcel als 'l uwen persoen concerneert, 

dji de drio ledcn nyet gesiiU en waeren aen u te scriven o(le le doen roepen, 

Tuyl dyen dal gby vorlrocken waerl zondur ben consent ende nyel vuyler sladl 

en hicIdtrD, ende dal ghy soudL moegen coemen als ghy woudl, ende dal zy u 

nyel verjaecbl en hadden, onde alsoe verre als 't ons gelielTdo dat wy souden 

BMgiieo sclirj'ven aen u len eyndc als voere; daerop dal wy seyden dal wy 

1 lelve wd docn souden, maer dal gby mogelyck dilllculteyl ofl zworicheyl 

I loudl tnaken liii^T le comen, len wacrc dal zy u oeuige garde onde voick dedeu 

om uwnn pcrsoon le bewaeren endo u voorsoreve oDlcie Ui moegen doen ; 

' daerop dst zy seyden dal die van don drie leden daerloe nyel verstaen en wil- 

ien, maer waoren wpI le vreden dal zy u souden ansislercn onde byslaen daer'l 



— 94 — 

van noode wcscn soude; daerop dat wy wedcr antwoirden, dat die voorscreve 
assistcntio mogelyck te laete coemcn soude, met eenige andere proposten , 
ende dien nyeltegenstaende persisteerden : waeraff dat \\y midtsdeseo u wel 
hebben willen adverteren. îliermede, heer schoutet, zyt den Heerc bcvolea. Vuyt 
Bosscbe, desen iersten dacb novembris, xv^^lxvi. Dio al uwe goctwillighe, 
u goetwilyger, 

J. Merode. 
Jan Scheyfve. 

Suscription : Eci^ameii ende voirsienigen heer Jacop van Brecht , riddere , 
schout<;t van den Bosscbe. 

Copie da (empt, etUatitBBée , ettée Q, ani ArebiTef di rt yaiM di 
Belf^iqne : Papiers du conseil de» troubles, t. XIII. 



LXVI. 

Lietlre de Fécoatéte de Bois-le-Dae aux eommisgairefi 

de Mérode et Scheyfve. 

5 NOVEMBRE ISG(i. 

Edele, welgeboerenen ende eerwcerdige , voirsienighe heeren, bebbcnde 
ontfangcn Uwer Edele bricff, ende daervuyt verstaen boe dat die van dcr 
derden lede seggen dat zy my nyet en bebben verjaecbt, waerinno ick my 
zeer vervvondere, wanl die bedwongen vvordt te vliedcn ende zyn lyff sal- 
veren moct, verdunct my, onder correctie van Uwer Edele, dat genoech is 
verjaecbt, gclyck oock allcn man genoecb kennelycken is, my voirts dien 
aengaende refererende tolten ghcencn die daer by ende aen zyn geweest. Ende 
aengaende dat zy my weygeren ceiiige garde te doen lot deffentie van mynen 
persoon ende exercitie van der olTitien, vçrdunct my insgelycx zeer vreempt, 
naedemael dat gbeen officiers van eenige steden, 't zy groot oft cleyn, zulcx 
by eenige gemeynten en wordt gcweygert , my dyen aengaende gedragende 
lot Uwer Edele; maer indien die van der stadt my begeren te kennen ende 
nyet van minder qualiteyl te boudcnc dan andere steden baere officiers doen , 
ende my een garde willen accordercn van ecn veerticb of vyfticb mannen ten 
ininsten, toi boboeffals vocr, son ben ick wel te vreden mv te laten vinden 



— 93 — 

binnen der sladt , ende myn ofïîlie te volvuerene in ailes zoo dal bchoort , ende 
voorls aile dienste my mogelyck wesende Zyndor Couinclycke Ma* onde dcr 
stadl le doene : hierop verwachtcnde antwoirde van Uvvcr Edelc. 

Eedelo, welgeboercnen ende zeer voirsienige heeren, my hiermedc zcer 
gedienstelycken acn Uwer Edele gebiedendo , ende dcn almocgenden Hecre 
bevelende. Vuyt Gestcl, bovcn Oistcrwyek, dcn v«" novcmbris a° lxvi. Die 
aile l'wcr Edcle goetwillige dienaer, 

Jacop van Brecht. 

Copie do fempi, eotée R, anx Arehivei dn royanne de Bfif^iqur : 
Papiers du conseil des troubles , t. Xlll. 



LXVII. 



iMiraelioBS projetées par les délégaés des trois membres de la 
ville de Bols-le-Dac pour les einqaante hommes et leur ehef. 

7 NOVEMBRE 1560. 

Instructie gemaect by den gedcputccrdcn van den dric Icden, nac dcwelcke 
d'officier ende de vyflich manncn tôt zynder assistentie gcvuecht, hcn zullcn 
behoeren te reguleercn, al op wel behaigen van den dric ledcn. 

In den ierslen , dat de voorscrevc \7ftich manncn zullen doen den ecdt in 
handen van den officier des Co. Ma*, ende der justicien gctrouvvelyck t'assis- 
leren, te dienen ende by te slaen. 

Item , dat zy insgelycx schuldich zullcn wesen hucren ecdt te doen den dric 
leden deser sladt, van houw cndc getrouw te wcsen heurcn medeborgeren 
ende bourgerssen, gheeslelyck ende weerlyck, ende allen fortssen ende gewall 
(lie den eenen oft den anderen soude mocgcn ovcrcomen , met allen heurder 
machten te schutten, te kecren cndc afftc doene, ende willcns ende weteus 
nyel le doen oft t'altcnteren tegens den previlegien deser sladt. 

Item, zullen die voorscrevc vyflich manncn eick des dacchs hcbbcn voir 
heure soldy, vyfl'sluivers, ende dics sullen deselvc soldaten mctten officier, zy- 
nen sladlhoudere ende lutcnant schuldich wesen, by da^'C cndc by nachlc loi 
allen tyden gereet le wesen met hem te gaen ende de wacîhle le vcrsueckcn , 
ende voirts generalicken in allen andcrcn saicken, daer men hcn bchoevcn sal 



— 94 — 

tôt ruste, vrede ende welvaren van dcser stadt, bereet ende goetwillich laten 
vipden. 

ltem,dies zulien de voorscreve vyflich mannen hueren dienst versekert 
wesen ten minsten drie maenden continuelicken, d*een den anderen volgende. 

Item, dat de voorscreve officier, oft zyn stadthouder oft lutenant, schuldich 
suUen wesen allen de wachten, soo by daghe als by nachte, te versuecken om 
te besicn oft die oick hebben hen behoirlicke ordinantie ende getal , ende indien 
des nyet, te procederen tegens henliedcn totten keuren, breucken ende cor- 
rexien daertoe dienende, ende voirts scherpelycke te doen onderhouden d'ordi- 
nantie opte wachte gemaect. 

Item, dat de voorscreve vyftich mannen schuldich ende verbonden zulien 
wesen onder malcanderen heuschelycken ende peyselicken te leven , sonder 
eenighe vechterie , kyvaige ofte oproeringe onder den bergers te maicken , op 
den peene van arbitralicken gecorrigeert te worden nae gelegenthcyt der saic- 
ken, soe wye contrarie dede. 

Item, zulien de voorscreve vyftich mannen hen schuldich wesen voirts te 
reguleren nae allen ordinantien die by HaereHoocheit ende den drie leden deser 
stadt, tôt ruste ende welvaren deser stadt ende versekertheyt van den inge- 
setenen derselver suUen worden gemaict. 

Dese voorscreve articulen ende poincten zyn gcraempt geweest opten 
vil*" novembris, donderdaechs, a° xv* lxvi, ten versuecke van m^Tiheere den 
cancellier ende van mynheere van Merode , als commissarissen ons heere des 
conincx. 

Copie da tempi, ettée V, aai Archivés do rayaime d« BelgiqM : 
Papiers du conseil des troubles, t. XUI. 



Lxvin. 



Instmetlons projetées par les délégaés des trois membres de la 
ville de Bols-le-Dnc pour les quatre eapltalnes^ quarante-halt 
hommes et leur chef. 



NOVEMBRE 1566. 



Instructie gemaict by den gcdeputeerden van de drie leden, nae dewclcke 
d'officier onde de vier capitcynen ende acht en veertirh mannen, die poirteren 



-- lis - 

, dcser stailt sullcn moeteii wesen, tôt z>-nder assisiontiegevuecht, hco suIIëej 
I bohoiren le reguleren, op welbehaige viin do drie Icden. 

Id den îcrsten, dal de voorscreve aclil m vceilich inannen sullen doen den 

[ (c<tt in banden van den otHcier de Co. Ma', enrio der juslide getroowelyck 

f Bssistereo, te dicoen ende by le staen. 

llcm. dat zy inggelix schuldicli aiillea wescn tieuron eedt te docD den drie 

I téden descrsladl van bouw ende getrouw te wcscn hcuren medcborgeren endc 

[ liorgerssea, geestelyck onde weerlyck, endo aile Tortse ende gewalt die den 

ttaea ofl den anderen zouden mocgen overcoraen mel aile heurder machte le 

«ctiutlen , te keren ende alT le doene , ende willens ende wetens nyel le doen 

ofl l'atteDlercn tcgens den priviligJen deser stadl. 

Item , sullen do voorscreve aciil endo voerlich manncn elck dea daechs hcbbon 
l'oerheur soldy ^^ITsluvers, endedics sullon dcselvo soldalen melten officier, 
lyn sladlbouder ott lieutenant, gcfauldich wesen by daege ende by nnelile lot 
allcn lyden gereet le wesen mel hera le gaen, ende dal ly voirls goneralyck in 
illc andere zaickoii daer men bcn behoevcn zall lut ruslo, vrede onde welvaron 
ran itescr stadl, allyt sullen bereel ende goetwillicb laten vinden. 

Ilcm, dies sullen die voorscrevi! acbl code veerlîcb mannon beuren diensi 
«enekert \ve3en teo minslen drie maenden coDlinuelyck , d'ccn don andere 



liera, dat een van den voorscreve vier capiteyneu, geassisleerl mol IwelfTder 
ïoorecreve soldalen, lal sehnldich wesen aile nachten ben te Jaelon \7ndcn op 
tcn mdel van de sladthuys des avonls zoe goringe die poirlclock aOlaelen zall, 
code aldaer le blyven loi des morgens dal allcn de sloelclen van den sladl- 
poirton vuyter raidtcamer gebaell zullcn lyn , behoudelyck oyck dat de voor- 
Kn\e capileyn , met zyn voirscreve soldalen , scbuldich zall wcseu twecmael 
aile nachten te verauecken de n'anhten , om te bcsion oit die oyck bebben hon 
belioirlycke ordinanlie endo gelall , endo indien des nyet , te doen procederen 
tïgen benlieden tollen keuren , hreucken endc corrccticn daerloe slaeude, 
ende voirls Ei:faei'pelyck te doen ondcrhouden d'ordinantie opte wacbtu 
genuir.t, ende dies sal de voorscreve capileyn mellen voorscreve iwelirsolda- 
Im des daechs daemae niel gebouden wesen den officier oH zyn lieulenanl 
l«vol(^n, te waere in noodlzaickon. 

Item, dal de voorscreve xlviii mannen scbuldich ende verbondeo sullen 
weMQ onder malcandoren beuschelyck ende peyselycke le leven sonder 
eenige vecblerye, kyvaigie otle oproeringe onder de borgeren le maecken op 
lie peene van gecasseert endegepriveert te wordden van heur soldye. ende daer- 
eaboveo arbilralicken gecorrigeert le worddeii nae gelegenthcyl der zaicko. 
inder ten exemple. 



— 96 — 

Item , sullen do voopscreve xlviii mannen hen schuldich wesen voirts le 
regulcren nacr aile ordinantien die by Haere Hoocheyt ende den drie leden 
doser stadt, lot ruste ende welvaere doser stadt ende versekertheyt van de 
ingesotenen dersclver, sullen worddon gemaicl. 

Dose voorscreve arliculen ende poincten zyn gemaect ende geraempt geweesl 
opten IX*" novembris, sabati, a° xv*' lxvi, ten versueckc van mynoheeren de 
cancellier ende mynheere van Merode als commissarissen ons heeren des 
conincx. 

Copie do temps , eetée X , aax Arehivet da rtyaome de Bel; iqa« : 
Papiers du conseil des troubles^ t. XHl. 



LXIX. 

Acte de refas des quatre capitaines, qnarante-lialt lioiiiiiieB 

et de leur clief. 

11 NOVEMBRE 1560. 

Gesicn by die vier capiteynon doser stadt die instruclie by den drie ledcii 
gedcputecrden gemaect, nao dicwelcke d'officier onde die vier capiloynen onde 
acht onde veorlich mannen, die poirteron doser stadt souden moeton wesen, 
toi hundor assistontio gcvuecht, hen souden bohooron le regulcren op wel 
behaogen van den drie leden; soc scggon die capiteynon daerop *t 'sgeens nao 
volght : 

In den iorston , dat die voorscreve acht onde veorlich mannen souden docn 
ocdt in handon van don officier die Coninclycko Ma' ende dor justicion golrou- 
wolycken te assisteren, le dienon ende by le staene; seggen die capiloynen 
daerop dat zy don officier geonoh oodt inné dier vuegen on wilien doen, 
gemercl daller vuyl geschaopon soude weeson groot oproer ende twisle le 
coemene onder de capiloynen, de acht onde veorlich mannen ende don gemey- 
nen Icdighe borgoron , gheen worck oft zcer lutlel hobboudo, onde nyet in 
dienst le coemene, als te wolene dat do capiteynon ende de acht ende veorlich 
mannen gescholdou souden wordden voer goeskens onde dieffleyders , gelyck 
alreede geschiet is op tvvee plaelsen , daer oenige zyn goslaen die aengeleec- 
kent waeren , ende dat dioghoene die nyet aengeteeckont on waeren vraech- 
den denghcenen die aengeteeckont waeren olT zy wisten >vye zy dienden , of 



— 97 — 

wat zy docn souden , endc dat diegheene die aengelecckent waeren antwoir- 
den, neen; ende dat hen doen wcderomme gcseglit wordden datsse diefilcy- 
ders ende goeskens souden wordden , want sy souden den schouteth eedl doen 
van getrouwieheyt ende bystant te doene. DVclck die aengeteeckende hoo- 
rende ees *t gebeurt datsse malcanderen met opsleeckers toevloegen ende 
omme sulcke consequentie den eedt den schouteth te doene, refuserende. 

Dese voorscreve antwoordo is by den voorscreven vier capiteynen ofle hoefl- 
luyden den drie leden deser stadt, metten commissarissen ons heeren des 
conincx overgegeven, opten xi*" novembris, 's maendachs,wesende S*-Martens- 
dach, 2fi xv« Lxvi. 

C«pie dn temps, eolée AA, aax ArchÎTet du rtyaame de Belgique : 
Papieri du conseil des troubles, t. XIII. 



LXX. 



Réglemeal proposé par les quatre eapltainea et les qaarante-halt 

hommes. 

15 KO\'EMBRE 1560. 

Articulen geraemt by den vicr capiteynen Janncn Thomasz mellenzyncn, 
op *t welbehaegen van den drie leden dcscr stadt, dicwelcke dieselve vier 
capiteynen ende met hen die acht ende veertich manncn, henluyden tôt hunder 
assislentie by denselven drie leden tocgevuecht, suUen swcrcn te achtcrvol- 
gcn endc métier daet volbrengcn , tôt ruste en vrecle metten welvaeren van 
dese stadt, in der vuegen soc ende als die volgen : 

I. Item , die vier capiteynen vercleeren goetwiliich ende bercet te wesenc 
dat zy ende die acht en veertich mannen sullcn doen hennen eedt den Co. 
Ma' metten drye leden deser stadt, van houw ende getrouvv te wesene, by 
oachte ende dach heure medebourgeren ende bourgerssen, geestelyck ende 
wecrelllyk, soe wel van der nyeuwer als van der ouder rciigie, ende aile 
fortse en gewalt die den eene oft den andere soude moegen overcomen , met 
aider heurder machte, goet ende bloet te schutten, te keeren en aff te doene, 
ende legens die privilegien ende andere oude costuymcn ende hercomen van 
dese stadt nyet te attcmpteren oft te doene, ende welcken eedt die président 
van dese stadt, inné de naeme van de Conincklyke Ma», metten drie leden dor- 



- 98 ~ 

sciver stadt, den vier capiteynen ende aclit ende veertich mannen, in de pre- 
senlie ende vergaederinge derselver drie leden , slaven ende afnemen zall. 

II. Item, die vier capiteynen ende acht ende veertich mannen suUeu syn 
bereit le sweren dat sy sullen helpen vutrichlen tôt ruste, vrede ende wel- 
vaeren van dese stadt, aile *sgeens dat by accoordt van de drie leden deser 
stadt hem geordineert ende bevolen wordt. 

III. Item , ende die voorscreve acht en veertich mannen sullen des elcx 
'sdaegs hebben voer heur soldy vyff stuivers, en sullen van diensl versee- 
kert wesen ten minsten drie maenden, d'een d*ander volgende, des soe 
sullen de acht ende veertich mannen altyl bereit wesen, ten allen tyden den 
vier capiteynen te assisteeren ende by te staene als zy des versocht sullen 
wesen. 

IV. Item , ofl gebeurde dat de acht en veertich mannen maer by eenen van 
den capiteynen opgeboden worden , soe sullen sy dat opgebieden van sulcker 
machte ende werden houden al off sy by den vier capiteynen 't samen opgebo- 
den waren, ende dan dyen capiteyn assisteren lot'sgeens hy henluyden 
behoeven zall. 

V. Item, dat een van de vier capiteynen, geassislcerl met tvvelff gelycke 
soldaten, sal schuldich wesen aile nachten hen te laten vynden opten sadel 
van der stadthuys, des avonts soe geringhe de poirtclock afflaten zall, ende 
aldaer te blyvcn tôt des *s morgens dat aile die sleutelen van der stadt poorten 
vuyt der raedtcameren gehaelt sullen syn, behoudelyck oyck dat die voor- 
screve capiteyn, met zynen voorscreven soldaten, schuldich zall wesen tvvee- 
mael aile nachten te versuecken die wachten , om te besien ofl die oyck hebben 
hen behoirlycke ordinantie ende getall, ende innedyen des nyet, te doen proce- 
deren tegens henluyden lotte keuren, breucken ende correctie daertoe slaende, 
ende voirls sclierpelyck te doen onderhouden d'ordinantie opte wachte gemaict, 
ende dics zall die voorscreve capiteyn, mctten voorscreven Iwelff soldaten, des 
dachs ofl 's nachls daernao nyet dorven op zyn hoede wesen , ten waere dat 
noot waer ende hen geordineert wordde als boven. 

VI. Item , ende die voorscreve capiteyn versuecken des oyck hiermede dat 
die voorscreve aclit en veertich mannen zall gestelt wordden eenen pro- 
voost, die welck zall aentasten den ghenen van den soldaten die hem rebel 
maecken zall, ende die nyet heusselyck ofl peyselyck en leefden, ofl hem 
nyet en hielde sonder eenige vechterî^e, kyvaigie ofl oproeringe onder den 
l)ourgeren te maecken , ende dien nae gelegentheyl zyns verdienls ende erken- 
tenisse des rechts aen zynen lyve te straflen, anderen ter exemple. 

VII. Item, ofl oyck den capiteynen gcliefden eenige van de acht en veertich 
mannen, doer misbruvck ende onerehoorsaemheyt oirloflTte gevene, datse dat 



— 99 — 

sullen moegen doen onbecrooDl, ende inné die plaetsche van dyen misbruyc- 
kerende ongehoorsamen cenen andereu aennecmen. 

VIII. Item, dat die voorscreve vier capiteynen onde acht en veertich mannen 
schuldich ende vcrbonden sullen wesen hen goetwillich ende bereet te laeten 
vynden toi assistenlie, hulpe ende byslandt van de justicien, soe wanneer 
deselve eenichsins belet soude moegen wordden , omme alsulcke beletters van 
de justicien te resisteeren ende weder te staene. 

IX. Item, datoyck dicselve vicr capiteynen ende acht en veertich mannen 
hen van gelycken sullen bereet ende goetwillich laeten vynden, soe wanneer 
zy van der justicie vcrsocht sullen wesen , omme eenige misdadigen binnen 
dese stadt ter executie te brengen, omme aile commotie ende oproer die daer 
soude moegen gescieden te verhueden. 

X. Item, dat die voorscreve acht ende veertich mannen sullen moeten wesen 
ingesetene bourgeren ende poerteren deser stadt, gequaliflceert, nut ende 
bequaem synde totte dienste daertoe zy aengenomen sullen wordden. 

C«pie da tenpi , aax Arebivei da rtyaane de B«lgiqse : Papier» 
du conseil des troubles, t. XIV, f» 283. 



LXXI. 

Réglemeat Jaré par les quatre eapitaines, les quaranle-hail 

hommes et lear chef. 

15 NOVEMBRE 15G6. 

lostructie gemaect by den gedepuleerdeu van den dric Iceden, nae de welcke 
d'officier, de vier capiteynen ende acht ende veertich mannen, die poorteren 
deser stadt sullen moeten wesen, tôt zyndcr assistentie gevuecht, hen zullen 
behoiren te reguleren , al op wel behaigen van den dric Iceden. 

Id den iersten, dat de voirscreven acht ende veertich mannen sullen doen 
den eedt de Co. Ma' ende der justicien getrouwelyck l'assisteren , te dienen 
ende by te staen. 

Item , dat sy insgelycx schuldich sullen wesen heuren eedt te doen den drie 
leden deser stadt van houw ende getrouwe te wesen , heuren medeborgeren 
I. 7. 



ende borçerssen, jroe^lelycken endc weerlycken , ende aile rortse ende gewall 
die dcn ccnen ofl dcn anderen zoude moigen overcomen, metalleD heurder 
machtcii te schulten , te keeren endc afT te doenc , ende willens ende weetens 
nyet te doen ofl t^attenteren tegens den privilegien deser stadt. 

Item , sullen de voirscreven acht ende veertich mannen elck des daeghs 
hebben voer heur soldy vyfT stuvers , ende dies sullen deselve soldaten schal- 
dich weesen , by daege ende by nachle, lot allen tyden gereel te weesen, ende 
dal zy voirts generalycken in allen anderen saecken daer men hen behoeven 
sal toi niste ende vreedc ende welvaren van deser stadt , altyt sullen bereet 
ende goetwillich laten vinden. 

Item , dies sullen de voirscreven acht ende veertich mannen heuren dienst 
verzeekcrt wesen len minsten drie maenden continuelycken , d'een den ande- 
ren volgende. 

Item , dal een van den voirscreven vier capileynen , geassisteert met Iwelff 
der voirscreven soldaten, sal schuldich wesen allen nachlen hem le laten vynden 
oplfn sadel vau der sladtliuys, des avonts soe geringc die poorlclock afllaten 
sal, endc- aldair le bl>Ten lot des smorgens dal allon die sluelelcn van der stadt, 
poorlcn vuyler raedlcamcren gehacll sullen syn ; behoudelycken oyck dal de 
voirscreven cappitcyn , met zynen voirscreven twelff soldaten , schuldich sal 
wesen Iwec mael allen nachlen le versuecken de wachlen, ora te besien ofl 
(lie oyck hebben lien behoirlyckc ordinanlie cndo golal , endc indyen des nyet, 
le doen proccdercn logcn Iienliedcn lollcn keuren , breuckcn ende correclie 
daerloe ilionende, endc voirts sceqjclycken le doen onderliouden d'ordinantie 
opte wachlci gemacct; ende dies sal de voirscreven capiteyn, mellen voirscre- 
ven Iwelirsoldalen, des daechs daernae nyet gchouden wesen den ofllcierod 
zynen lieutenant te volgen, len waere in noolsaccîken. 

Hem, dal de voirscreven acht endc veertich mannen schuldich ende ver- 
bonden sullen wesen onder nialcanderen lieuschelycken ende peysselycken le 
leven, sonder ennige vechter>e, kivaygie ofle oproeringe onder den borgeren 
te maeckcn , op de peene van gecassccrt endc gcpriveert te wordene van heur 
soldye, ende daerenboven arbitralyckon gecorrigeert te wordene nae gelé- 
gentheyl der saecken , anderen len exemple. 

item, sullen de voirscreven acht ende veertich mannen hen schuldich wesen 
voirts te regulerene nae allen ordinanlien die by Haere Hoocheyl endc den drie 
leeden deser stadt , lot rusle ende welvaeren deser stadt ende verzekerlheyl 
van den innegesetenen derselver, sullen wordden gemaeckl. 

Item , dal de voirscreven vier capileynen ende acht ende veertich mannen 
schuldich ende verbonden sullen wesen hen goetwillich ende bereet te laten 
vinden lot assislenlie, hulp ende byslanl van der jnslicien soo wanneer deselve 



— 101 — 

ennichssins belct soude moigen worden, ommc alsulcke beieticrs van dcr jus- 
ticie te resisteren ende weder te stacne. 

Item , dat oyck deselve vier capiteynen ende acht ende veertich mannen hen 
\*an gelycken sullen bereet ende goetwillich lalen vynden, soo vvanneer sy van 
der JQSticie versocht sullen wesen, ommc ennige misdadigen binnen deser stadt 
ter execatie te brengen , omme aile commotie ende oprocr die daer soude 
moigen geschieden te verbueden. 

Hem, dat de voirscreven acht ende veerticb mannen sullen moeten wesen 
innewoencnde geboeren ofle gecoste poirteren deser stadt , inné egheenen van 
dcn vier scbutteryen deser stadt, wesende gcqualificeert, nut ende bequaeni 
synde tôt den dienste daertoo sy acngcnomcn wordene. 

Aile welcke poincten ende articulen die voorscreven vier capiteynen , Joa- 
ehim Vinckelroye, provoest, ende met hcn de acht ende veertich mannen , ter 
manisse van den président deser stadt, inné presentien van den drie leeden der 
voorscreve stadt, naedyen allen deselve articulen hen tôt twee oft drie reysen 
waeren voergehouden , gelescn ende geinterpreteert, ende besundere by den- 
selven président tôt twee oft drie reysen toe verclaert, dat sulcx waere ende sy 
den voorscreven eedt hem doen souden tôt behoelT van Zynder Ma' ende deser 
voirscreve stadt van 's Hertogenbossche , hebben met opgerechte vingeren aen 
Godt ende den heyligen beswoeren ende gcloeft te eifectueren ende mitten 
wercke nae te gaen. Actum den xv*" novembris anno \y^ lxvi. 

C«pie do Irnpi, roirr X\, 8ii\ Areliives do riyaume dr Rflj^iqnf : 
Papii^rs (ht conseil den Iroubies^ t. XIIF. 



— i02 — 



LXXII. 

Uste des quarante -huit hommes engagés ponr la garde de 

l^éeontéte de Rols-le-Dne. 

DU 15 NOV£MBR& 1566 AU 15 FÉVRIER 8UIVAKT. 

Soldaten dair hootman aff is Jan Maessen , aengenomen den xv^" november 

anno lxvi. 

M' Joost Siermeester. Den jongen Palm. 

Dierick Joosten , timmerman. Gossen Clamp. 

Gerit van Cleve. Adriaen, die pyper, den alden. 

Joosl Ghysberis. Pauwels Absoloons. 

Lambertss. SIol van den GraeflT. 

Wilbert Thonis. Bloem. 

Soldaten dmr hootman affis Peeter die Gruyter. 

Willem Hermans Buyser. Jan Arnts Jongbloel. 

Willem, die metser. Jan Ariaenss. 

Meestcr Evert. Korstiaen Henricx. 

Olh Diericx, van den Bosch. Vroech Vcrdorven, van den Bosch. 

Jan Masen. Willem, die snvder. 

Thys Janssz, snidere. Bloem van Erp. 

Soldaten dair hootman affis Willem Cloot. 

Nicolaes van Dorslen . Laureyns, die raedemaecker, is midde- 

Henrick Janss. lerlyt gestorven ; in wiens sladt ge- 

Leest, van den Bosch. comen is Jacop, die sadeimaecker. 

Jan Anthoniss. Lambert Goriss. 

Laureyns Wouterss. Marcelis Henricxss. 

Nicolaes Jordens. Jan Geeritsz. 

Andries Lenarts. Dierick Rommen. 



— i03 — 

Soldaten dair hootman affis Henrick van Middelaer. 

Ariaen Cloot. Dierick, den Broensvvycker; in wiens 

Jan Reyncn. stede gecomeo is Jao Hoet Gicliss. 

Willem Haen^essers. HanrickvanVucht,overmidtshyeenen 

Cornelis Gcldens. nederslach buyten deser stadt ge- 

Willero Geritz. perpetreerl heefl, ende daerom ge- 

Pieter Arntss. vluccht is ; is in syn slede gecomen 

Jongen Buyser. Marten Diericx. 

Jacop Silverschoon. Ghysbert Cortieven, van den Bossch. 
Uanrick van Os. 

Dese voorscreve hoopluyden met haer voorscreve soldaten, hebben gedient 
van den xv«» november voorscreve lotten xiii«» february dair naestvolgende , 
beyde inciuys, anno xv« lxvi. 

G«pie ds fempf , aux Arehives dn rtyione de Belgique : Papiers 
du conseil des traubles. 



LXXIII. 
■mettre du comte de Megen à Marguerite de Parme. 

NIMKGCE, 19 NOVEMBRE 1566. 

Madame, je supplie très-humblemant à Vostre Altèse me pardonner de ce 
que ne lui ay riens escript sur cesle cmpryse d*Andrelecht , car ma maladie ne 
me Tast permys jusques à ceste heure, qu'elle m'ast délessé de 5 ou 6 heures ; 
Vostre Altèse s'asseure s'yl n*y ast de la trahyson et qu'il n'en soient poinct 
adverty de là qu'il l'exécutrast; je n'en ay jamays ouwy parler que quant Vostre 
Altèse l'ast envoïé vers moy ; je congnoys fort bien cellui avecque qui yl traicte : 
yl est homme fort mectable. Vostre Altèse ne lesse d'cnvoïer les gens où yl vous 
dyrast, et j'oseroys quasy bien asseurer Vostre Altèse que à la première gelée 
je les feray mectre dedans; sy Vostre Altèse le trouve bon j'achevray de le traic- 
ler; néomoyns, à très-humble correxion de Vostre Altèse, yl me samble qu'il 
vauldroit mieuix auctendre le succès de cechy ; mays ancores qu'il fayllyst, je 
seroy d'oppinion que on l'exécutast 3 ou 4 jours après l'autre, par où yl seroit 



— i04 — 

besoing que les gens demoryssent Ik où j'ay dict à Andrelecht; je le remects 
néomoyns h la très-prudente discrétion de Vostre Altèse, et qu'elle m'en com- 
munice son bon playsyr. Pour ce que Vostre AUèse porroit panser que Andre- 
lecht sceut à parler de ceste aultre emprjse, Vostre Altèse sçache qu'il n'en 
sçait riens, et lui supplie bien humblemant ne lui en dyre mot, et ne le pran- 
dre de movayse part que je lui escrips cela, et me voloir adverty sy elle ast 
rechust cesles escripte de ma mayn , pour le dangier qu'il ly porroit avoir sy 
elle étoit intercepté. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Niumeghcm, ce 49* do novamber 
anno 4566. De Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 
Suscription : A Madame. 

Original, aux Arehivei dn rtyinae de Belgique : Corretpondance 
de Gueldre et Zuiphen, vol. de 1566, f^ 4i2. 



LXXIV. 
Lettre de con¥oeatlon des états de Braliant à Bruxelles. 

«KrXKU.KS, 40 NOVEMIIKE !.N««. 

By dcn coninck. Lieve eiulc bemindo , alsoe de gedeputeerde van de drie 
staten van onscn lande ende herloichdomme van Brabandt versocht hebben te 
willon docn vergaderon deselve staten in onscr stadt van Bruessele, in gocden 
ende notablcn gclale , om gesamenderhant le mogen ramen en advyseren op 
le middele van der pacificatie ende ecssatic van deii troublen ende ongerogelt- 
heyden jegenwocrdich , ende te verhuedene d'inconvcnicntcn apparent synde, 
soe ordinercn \vy u ende bevclen, dat ghy uvven gedeputeerden in goeden ende 
notabelen getale scyndt in onser voirscreve stadt van Bruessele , precyselyck 
den naestlesten dach van deser maent, om t'aenhoeren ende te verstaene 
't gène d'vvelck alsdan den voerscreve staten geproponeert sal worden , 1er 
presentie van onser scer licve ende beminde sustere de hertoginne van Parme 
onde Plaisance , voer ons régente ende gouvernante van onse lande van her- 
wertsovere, U L. wel cxpresselick ende scerperlyck bevelende, tôt gène des 



— 105 — 

voirscreve is , le ncmene ende le depulerene alsulcke persoonen die ghy suU 
welen seleux eude geatfeclioneerl le weseue loUen diensle Goidls ende van 
den onsen , ende lot der welvaerl ende gerusiicheyl van der gcmeynlen , ende 
des nyel wanl onse geliefsle suick is. Ueve ende beminde, syt Godl Onsen Heere 
bevolen. Geschrevcn in onser voirscreve sladl van Bruessele, den xx*"" dach 
der macnl van novembri 1566. 

J. DE Faclwez. 

Sntcriptiott : Onsen lieven ende bcminden den scepenen , raedt onser stadt 
vau 's Herlogenbossclie. • 

Copie do (enpi, an\ Arebivei connamiei de Beii-ie-l)ne, daas 
le regiilre E. n" 37, V' 190. 



LXXV. 
I^eltre dm eonle de Megen à Margnerlle de Parme. 

NIMÈGUE, 23 NOVEMBRE 1566. 

Madame, sy Voslre Allùse esl ancores d'oppinion de faire exécuter i'eni- 
prjnse d'Andrelechl, sy playet h Voslre Altèse IVnvoïor vers nioy quanl les 
gens seronl logées \h où je lui ay dicl que Voslre Allùse les Ioî^'C, je lui donue- 
ray ung moyen qui me samble infayllible, el lui donneray ung gentylliome 
soldasl qui ne sçait riens de cesl aultre faiel, lequel, h ce que me samble, que de 
nuicl avecque ungnc camysade (i) yl mectrat lanl de gens dedans que Vostre 
Allèse yl voidroil avoir. Sy Voslre Allèse est de ceste oppiniou , yl plairasl à 
Voslre Allèse me mander quanl Andrelcchl porroil eslrc ycy, car l'autre serasl 
ycy devers moy demayn , el je le reliendray jusques mercredy o dyener o 
moyns; s'yl ne venoit sylost je le porroy retenyr davanlaigc. Andrclecht por- 
roil ouwyr son dessaing sans riens dyre du sien, el s\I le trouve millicur yl 
le porroil exécuter, el je n'en fay poincl de double que Voslre Allùse et lui ne 
le Irouveriées millieur. Sy la chose se mect en exécution , je lui ay promys 



(1) Camisade : attaque qu'un faisait par surprise à la pointe du jour ou pendant la nuit. 
'noQUcroRT , Glognaire Je la lanyiie romane.) 



— lUG - 

que Vostre AUèse le recompanserast. Sur espoir que Vostre Âllèse le ferast , 
Madame, je prie le Créateur , etc. De Niumegheni, ce 23*" de novembre a*" 1566. 
De Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Briheu. 
Suscription : A Madame. 

Ori|(ittal , aux Arehivei da riTaone de Belgique : Correspondattca 
de Gueidre et ZiUphen, vol. de 1566, r> 430. 



LXXVI. 
Lettre de Margaerlte de Parne aa eomte de ilegen. 

BRUXELLES, iG NOVEMRRK 15GG. 

Mon cousin, hier vous oscripvis-je que jusques à vostre meilleure santé ne 
convcnoit rien faire de rcntrcprinsc que sçavez , mesmes que par la voye que 
Anderlecht a proposé no samhloit bonnement faisable; depuys ay-je reçou 
vostre lettre de vostre main du xxiii* de ce présent mois , par laquelle dictes 
avoir quelque auUrc moyen que vous samblo infallible, pour lequel déclairer 
audict Anderlecht vous désirez que le vous renvoyé, comme je fay, afin que, 
ayant ouy et entendu ledict moyen , il reviengne me le déclairer ; et cependant 
pour quelques causes importantes ne convient rien encommencer de ladicte 
entreprinse. J*ay aussy reccu la vostre, escripte de main de secrétaire, dudict 
xxiii®, sur laquelle, après que aura esté délibéré en conseil , vous feray sçavoir 
ce que y aura samblé, ne serxant cesle que pour le renvoy dudict Anderlecht , 
afin qu'il puist encores trouver devers vous le gentilhomme mentionné en 
voslredicle lettre de vostre main. Atant, etc. De Bruxelles, le xxvi* jour de 
novembre 1566. 

SmrripUon : Au comte de Meghem. 

Mionle, aux Archives du royauine de Belgique : Correëpondance 
de Gueldre et Zalphen, vol. de 1506, r> 436. 



- 107 - 



LXXVII. 

M^mImUIob des dépntéi de la ville de Bols-le-Dae à rassenblée 

de« étals de Brabant. 

BOIS-LE-DUC, S9 NOVEMBBE 1566. 

Wy schepenen, geswoeren, raetsluyden ende dekenen van den ambachten, 
representerende de drie leden der sladt van 's Hertogenbossche, doen le we- 
lene, dat wy in onse vergaderinge gehoert hcbbende zecckere besloetene bric- 
ven ons aldergenadichste herc des conincx, in date den Uvintichsten dach 
deser maent novembris, gedirigeert aen schepene ende raedt der voirscre- 
ven sladt, lot dien oyek seeckere besloetene brioven by Henricken van Eyn- 
houts, geswoeren, ende m*^" RoelofTven Loekemans, pensionaris, als gedepu- 
leerde derselver stadt, van date den drie ende twinlichtsten der voirscreve 
maent novembris , oyek gescreven aen de voirscreve seepenen ende raedt , 
ruerendo onder d'andere dat die drie staten van den lande van Brabandl 
binnen der stadt van Bruessele in gocden ende notabelen getale soude verga- 
deren , omme gesanienderbant te mogen ramen ende adviseren opte middele 
van der pacificatie ende ccssalie van den troublen ende ongeregeltheyden 
jegenwoerdich , ende te verhucdene dMnconvcnienten apparent synde, ende 
dat precyselick tegens den naeslesten dach der voirscreve maent novembris, 
allet bredere blyckende by de voirscreve brieven aen ons als voer gedirigeert 
ende gescreven, hebben alsoe inné notabelon getalle versaempt wesende 
achtervolgende do voirscrevcn brieven , bcvelcn ende bej^certcn respective 
daerinne geruert, gedeputcert ende gecommileert , m*"*" Goyardon Lombarts 
van Enckevoert, sccpen, den voernocmden Henricken van Eynhouls, geswoe- 
ren, Jannen van Liebergen, ractsman, ende m"" RooloflVen Loekeman, 
pensionaris der voirscreve stadt, ommc mollen gcdeputeerdcn van den 
anderen steden volgende deselve brieven te liandelen ende besoingneren, ter 
ecrcn ende prouffyt ons heeren des conincx, ende tôt welvaren van den lande 
van Brabandt, ende deser Synder Con. Ma' stadt voirscrevcn, behoudelyck 
oochtans, dat de voirscreve commissarissen van aile heure besoigne ende han- 
delinge altyts de stadt innehaere dryen leeden sullen adverteeren voorHsluy- 
len derselver. In kennisse der waerheyt gegeven onder den zogel ad legata 
i\n voirscreve stadt, hier beneden op spatium van desen godruckt, den nejion 



— 108 — 

ende twintichsten dach der voirscreve maent novembris, in *t jaer 0ns Heeren 
diivscnl vvff hondert sess ende tsestich. 

C«pie dn (empi, ani Arehivei c^iDDanalct de lUis-le-Dae, daai 
le rcgislre E. n" S7, h 214. 



LXXVIII. 
Lietlre de A.-J. Van Keelgt à Waaller Boaweng, à Bols-le-Doe. 

30 NOVEMBRE 1666. 

Ick gebyede my seer harteiyck lot Lw L. Soo ick vei'staeu heb vuyt dat 
scryven aen myn eenveerdige hoer mynheer Noppen, dat Uw L. groot gebreck 
hebl by don sack vonder my aihier hcbbende, dat my seer leet is, want myn 
meyninge was van ilage te daege te reysen, ende moet aihier liggen tegen 
mynen danck ende vuyt myn huyse sus lange te synè ende myn hart soude wel 
inder stadt willen syn, dat weet God die Heere. Ick heb aihier op den 29*^ dach 
deser maendt hoeren scggen , dat het derde lith affgeslaegen heell die predi- 
canten buyten te laten preken, dat my seer leet is ende in myn hert gaet, soe 
dat ick den nacht nyet en heb connen geslapen, ende dat mynheer van Mcrode 
soude zyn vertpocken; ende soe dunckt my dat die gemeynt lievcr te behouden 
die prcdicanten binnen , dan datse heur cleymt (i) van die priviiegien daer die 
stadt nimmemicer wederom aen coincn sali, ende dat sal dat minste zyn, 
maer duncter mynder by, daer zall noch een argcr vuyt spruyten , want het 
hoif en sait daer neyt by laten, maer sullen \vy varen als die van Valenchicn 
doen, die als nu belegen is van 's hoofs wegen om die te benouwen van cost, 
ende alsdan sullen sy seer gestrafl wordden, ende die predicanten sullen 
alsdan moeten ruymcn ; soe waert beter dat te voorsyen , op dat die goede 
stadt nyet voorder in d'indignatie van den hoeifve quaem , ende dat sy die 
predicanten vuyter stadt lieten preken, op dat wy mochten blyven by onse 
priviiegien, ende dat \vy mochten ontgaen die groole swaericheyt van den 
hoeffve ; want soe geringe als 't hoeff met dien van Valenchien sali hebben 
gedaen , denct vry daer op, sal die stadt van den Bosch nyet vry gaen, 
daerom en behoort men dat nyet afftc slaen het versueck van den hove; het 

(I) Klemmen, s'attacher, se soucior. 



— 409 — 

waer beter dat die predicanten daer vuyt gebannen wordden, dan allen die 
inwoonders dat souden moetcn beschelden ; waeren sy oock goede , oprechte 
predicanten, souden dacrinne selver consenteren om der liefTden wille van heu- 
ren naeste, dat sy om te verhueden alsulcke inconvenientcn ende swaere last 
die de goede stadt daer vuyt soude moegen rysen ende opstacn, soe met binnen 
der stadt te preken, ende wal groot profyt der goeder gemeynlc soude toe- 
comen , dat zy buyten stadt sonden preken , ende indyen sy daer nyet toe en 
raden ende daerin accorderen , syn 't selve geen goede predicanten maer op- 
merders, want als sy sien suUen datter qualyck zall gaen sullen vlieden, want 
sy daer goet noch huys noch hoff en hebben ; ende sullen alsoe die gemeynt 
comen in groote s>vaericheyt , die Godt behoeden will. 

Gescreven metter haest, op Sint-Andries dach anno 1566. Ick seynde met 
brenger van desen den sack; ick hoope Uw L. tyts gcnoch comen sali. Hier- 
mede sy Uw L. den Heer bevolen, ende Uw L. believe het best te docn , op dat 
alledingen inné eflecte comen. 

Aerdt Jerommus van Keelst, 
wat ick vermach. 

Suscriptian : Aen deueersaemen ende vroomen Wouter Bouwcus, krenicr, 
woent in den Pellicaen aen den Hooghen slcenwech , recht over de Mcyer, 
loi *s llertogenbossche. 

C6|)ie dn leopi, a» Arebivei e«niDaaiiei de B«it-i<-l)ae. 



LXXIX. 
Itettre da comte de Megen à Margaerlle de Parme. 

NIMÈGUE, i DKCKMBRC 15GG. 

Madame, comme j'ay déclaré le tout à Andrelecht, ce pourquoy Vostre 
Allèse Fast envoTé vers moy, et que, moyennant que les cauwes ne croyssent 
trop, je ne fays nulle double que la chose ne sorlyrast son eflect, je mVn 
remectray l\ ce qu'il vous en dyrast, car le gcntylhomo est allé avccque ledicl 
Andrelecht et lui monslrerast le tout. Je supplie Irès-humblemant Vostro 
Altèse voloir avoir pour recommandé Andrelecht en ceste seigneurie qu'il soili- 
vile pays de Gheldres, et ledict gentyihomo oussy, en ras que la chose vast 



— 110 — 

avant, car yl est homme de service, comme ledict Andrelecht dyrast bien à 
Vostre Altèse. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Niumeghem, ce 2« de décembre a*> 1566. 
De Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 



Suscription : A Madame. 



Original , m Arebivei do r«yaonie de BelgiqM : Correspondance 
de Gueldre et ZtUpheny vol. de 1566, r> 445. 



LXXX. 
lietlre d^Anderlecht aa eomle de Megen. 

VUCHT, S DÉCEMBRE 1566. 

Monsignuer, j*ay vu le tout, et la sose est assueré cy Son Altesse en vuet 
entendre; pourquoy, Monsignuer, nous supplyons très-humblement que Voestre 
Seigneurie tcenne la main que la sose ce faysse bccnlô , devant que les aus 
croyssent davantaygge. Le porluer de cestes conterast à Voestre Seigneurie le 
tout ce que avons conclu ensamble , et cy le fayllons, nous sommes contant de 
payeer toulte le dépens que le roy endurerast à causse de ceste enterprinsse, 
ou que on nous pende à un arbre. 

Atant, Monsignuer, je me recommande Irès-humblement à la been bone et 
noble grasse de Voestre Seigneurie. Do Vucht, le 3« de désember Tan 1566. 

Des novelles part, le porluer de cesles est allé astuerre h Bolduck pour ce 
informer le tout, et apprès qu'yl aurast le tout been entendu, yl ne faudrast de 
venyr ferre le rapport de tout à Voestre Seigneurie ; et je trove que le ghues 
de Bolduck demuerrent encores en lucr messchante oppynyon, et le sçanselier 
est parly heer à nuyt par la poste ver BruscUes; je ne say pourquoy, mus ce 
portuer co enformerast de tout. Uenteerrement voestre obbéyssant servytuer, 

Anderlecht. 

Suscription : Monsignuer le conte de Mègho , ghouvernuer du pays de Ghel- 
drcs et conté de Zutfen. 

Original, aux Archivei du royaume de Belgique : CorreHjMiidnnre 
de Gueldre et Zuiphen, vol. dp. 1506, P» 4V7. 



-- 144 — 



LXXXI. 
liettre dm eonle de Megen à Margnerlle de Parme (i). 

NIMÈGIE, 4 DÉCEMBRE 1566. 

Madame, le gentilhomme dont j'avoys escript à Vostre AUèse at esté avecq 
Anderleck au lieu que Vostre Altèze scet, et luy a monstre le tout, parquoy il 
dira à Vostre Altèze ce qu*en est ; comme facillement Texploict seroit à faire, 
comme Vostre Altèze poura voir par la lettre que ledit Anderleth m'en escript, 
laquelle j'envoye à Vostre Altèze. Si elle veult que je face quelques gens à c'est 
eflect , il seroit besoing qu'elle m'en advertit incontinent , car il seroit bien 
quinze jours devant que je les pourroye avoir ensamble; et si Vostre Altèze 
veult que cecy se mecte en exécution, il le fauldroit faire pendant que les eawes 
sont petites. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Nyumegem, ce 4* de décembre 1566. 
De Vostre Altèze très-humble et obéisant serviteur, 



Charles de Brimeu. 



Suscription : A Madame. 



Original, ani Arebivei d« royanne de Beigiqae : Correspondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4566, f» i52. 



LXXXII. 
Lettre do eoiisl§toire d^ Anvers à eelnl de Bols-le-Dae. 

ANVERS, 4 DLCEMDnE 15C0. 

Genade ende vrede doer Jesum-Cristum. Zeer gelicfde milbroedcrs in den 
Heeren Jesu-Christy, \vy schicken hiermit aen U L. den bringher deses briefs, 
onsen getrauwen broeder m'Gillis de Clerck, denwelcken UL., sonder soerghe 
ofle nadencken , moghen vrylick geloove gheven in hel ghene dat hy U L. van 

(i) Cette leUre est en chiflres. 



- 112 — 

onsen weghe te kennen gheven sal. Wy hebben hem bevoolen U L, te vercla- 
ren die orsaeecken die ons hebben beweeght om die supplicalie, dacrvan dat 
wy U L. tôt anderen lyden gescreven hebben , over te gheven met sulck een 
haeste, item, hoc dat die van Vlacndre dieselvighe supplicalie in die handen 
van Madammc overgegeven hebben , dat ooc die van Zeelandt , Breda , Valen- 
eyne , Doornicke endo ander steden mccr aen haôr overhcyden ende gouver- 
neurs die sclvo supplicalie overgegeven hebben , daerin verandert hebbende 
sulcks als hcn van noodewas, doch alsoe dat die substantie van der presen- 
latie der drie millioenen, ende begheerte van het openbaere exercitie der 
gereformeert religie, gebleven is; hetwelcke daertoe dienen sal op dat U L. 
hetselve oick doen, alsoe dat die voorscreve substancie oick blyvc. Wy bidden 
U L. oick dat sy ons etlelicke verstandighe , ende in polylische saecken ge- 
schickte mannen wille schicke teghen de xv* dach deser maent , ende sullen 
oick solliciteeren tôt Remunde, Venlo ende ander steden van Ghelderlandt, 
dat sy oock eltelicke verstandighe mannen seynden , op dat wy met denselve 
van sommighe saecken Tsaemen spreken moghen, die lot der welvaert der 
kercke ende des vaderlandts dienelyck syn , sonder daerna in faute te willen 
wosen, ende dnermit sullen U L. seer vvel doen. Hiermit blyft Gode ende den 
woorde syner genaedcn bevoolen. Met haeste, tôt Antwerpen , de 4'*" decem- 
bris 1566. U L. goetwillighe mitbroederen, die gedeputecrde der gereformeerde 
kercken : 

Marcus Ferez. 
Franchois Godi>. 
cornillë de bomberghe. 
Herman van der Mere. 
Jehan le Carmer. 
Carolus Bomberghe. 
Nicolas Sellin. 

Suscription : Den eersaemcn onssc seer geliefde mclbruederen, ûcn consis- 
tory lot 's Herloghenbosch ende daerontrent. 

Copie dn leropi, aux Arcbivei dn rovaume de Belgique, nauuierit 
inlilulé : Pièces du XYP sihle, I. !•% f" 179. 



— ii;{ 



LXXXIIL 
Eietlre de Joachlm Glllig aa chancelier de Brabanl. 

4 DÉCEMBRE inOG. 

Monseigneur, j'ay receu vostre lettre datée le premier de ce mois, par 
laquelle j'entens le continuel seing que pregnez aux affaires de vostre charge, 
ayant icelle tellement conduicte que la pouvre désolée république de Bois-le- 
Duc, extrêmement afligée et quasi déplorée et mise en désespoir, se commenche 
à remectrê au-dessus , mesmes à Tendroit de notre saincto foy catholicque ; en 
quoy certes. Monseigneur, avez faict ùng chief-d'œuvre et vaincu Taltente d'ung 
chascun (combien que votre dextérité est partout bien cognue), pour estre 
par trop endurciz les cueurs des infectes , me persuadant que la reste succé- 
dera au mesme piet selon que j'ai eu tousjours en admiration vostre vertu. 

Nos confrères baysent les mains de Vostre Seigneurie, etc. A Bruxelles, 
ce 4» de décembre 1566. 

JOACH. GlLLlS. 

Su$cnp(ion : A monsieur le chancelier de Brabanl, estant prés(Mitoment h 
Bois-le-Duc. 

C«pie do leDpi, au\ Arrlii> fs du manne df Bel|(iquf , naunserit 
iBiilniê : Pihrg du XVt xihte, I. ^'^ f" 77. 



LXXXIV. 

DéelaralloB des trois membres de la ville à propos da libre 
exercice de la religion réformée à Bois-le-Dac. 

VERS LE i liFXEMItRE l.*>60. 

De drye leden dceser stadt inné notablcn gclaille vcrsaempt wesende, onde 
^î^hoorl hobbende alsulcken verbaele pronositicalsmynhoer de rancellier van 
lirnbnl onde van Mcroode op H slnek van do nyouwor roligio onlancxloodon 



— 114 - 

den voorscreven drye leden der voorscreve stadt hebben gedaen, ende dal 
deur laste ende beveele van Haere Hoocheyl, inné de name van de Con. MaS 
verclaeren aile 't selve verbael wel verslaen te hebben, zonder datzy 't voor- 
screve verbaell begeeren in scriptis te hebben, ende de scepenen ende geswoo- 
ren, als representerende het ierste lidt der voorscreve stadt, syn le vreden,mils 
de groote importantie der saecken , ende om te voorcomen ende te verhueden 
voor soo vêle als inné hen is, de periculen van der amissien van de privilegien 
deser stadt, die seer veele ende groot syn, ende by onsen voorsaeten met groo- 
ter diligentien, pericule, lasten ende costen geimpetreert, ende onlancxleeden 
by Syne Ma* vernyeuwt, ende mits groote sollicitatie daerom gedaen gocon- 
firmeert syn gew^eest, ende omme nyet te vallen in der indignatien van Synder 
Ma' voorscreve, te optempereren 't voorscreve verbaele; maer gemerct die 
groote dissentie die nu regnerende is ter. causen van de voorscreve religion, 
ende omme te schouwenc allen twisten ende tweedracht, ende den bourgeren 
ende ingesetenen deser stadt te stellen inné goeder unie, ruste ende vrede, sou- 
den wel van advys vvescn, te versuecken ende bidden in aider oitmoet aen Haere 
Hoocheyt, doer middele van myne heere voerscreve, zoo verre 't selve doenlyck 
waer,dat haer voorscreve Hoocheyt gelieve woudc, by manière van conniventie 
ende provisie , tertyt by Syner Ma* oft den gencralen staeten van Brabant 
anderssins sal wesen geordineert, toctelaeten dien van do nyeuv\rer religie 
twee kercken ofl capellen, om haer predicatien haerder religie aldaer te 
mogen houden ende doen ; ende de heeren van den raede representeerde het 
II* lidt in der voorscreve stadt gehoort hcbbende de voorscreve opinie, hebben 
hen daermedc gehecl geconformeert, versueckende alsoo de voorscreve twee 
ierste leden, dat do dekenen van den ambachten, als representeerende het 
derdde lidt doser stadt, gelieve melad\7se van heur gesvvorens insgelycx desen 
aengaende huere opinie te maecken, ende daeraff, nae ouder gewoonte, het 
rapport te doene , om de voorscreve opinie by de voorscreve twee ierste leden 
gehoort, voorts by der stadt inné huer drye leden gedaen te wordden , zoo sy 
tôt welvaeren derselver stadt ende consignatie huer privilegien sullen bevin- 
den te behooren. 

Copie do (cmpi, anx Arehivci do rojanme de Belgiqae : Papiers 
du cotueil des troubles, t. VII, f» 328. 



Béglemenl des Irnli; OH'mbreB de la ville de Bols-Ie-Dnc paar 
l'exercice pabllc de la religion rérorniée. 



^ 



Tcn eyaàe aile onmsle encle tneedi-aclil, Isr sacckon van der religien opgo- 
itlC-iii hinncD deser sladl ceasere CDdc vorbtiel blyvc, cikIq aile die bourgeren 
Hde îngescleaen moii^ii vocrlaen mcl mulcuiidcreu lovcn in aile ^tillidioyl, 
trede, litiMe emle vruiilscap|>e, insgclycx de ncgocialie wcder in houreii oudoo 
liejn gvbracht, eude Oeso sLadt van aile vordero iDCODveniotiten gevrydt 
Bocbt worden.Eoe ees't Jat, naor versceyde commun ica lien ende deliberalien 
ttëtop gebadl endc gchoudcn, ende divorscho poiucLen onde arLiculea ter 
rtenre ende 1er nndere syden vocrts^eslacgon , de drio Icden der sladL van 
ï BerlogeDbosecbe dien van der oieuwer religion , by maniertsn van oochlay- 
■tai^ ûtiÛB provision code loller tyl ende wyten toe dal by Syn Ha>, mol advys 
no den gvDerulen slutea dcscr Ncderlanden, anders sal wescn gcordinccrt, 
Itdoocbt, loegelatcn ende geiiermicieefl hebben de poinoten ende articulen 
Mer beschreven , diewelckc die van der nicuwer religien eclocven sullen nae 
Le gaeo ende l'acblcrvolgun , endo dil ni ondcr correclie ende op 't wel behae- 
pn van Haer Doocbeyt, cndc anders nyct. 

I. In den iersLcn, dal sy nyel sullen mogen belellen ooch Blooren de dien- 
Hcn, scroionen ende andere oetfeninge van de ^csteliebeil , nocb van der 
eudcD caiholycken religien , nocb doen belellen . Blooren , noch boscadigen by 
bea nocb aodere, in gcendcr manîeren. 

II. llem , dat sy nyel en sullen moegen inuenicn , nocb oyck benne predic- 
iiiago noch andere exercilie van benne religien bouden in ccnigc kerehen, 
dooïteren od audoro gowyde plaelaen, dan nlleenlyk in Siule-lacobs kercke, 
SiiUe-pietcfs, Sinte-CorneliseDdeSinle-Annacapelle, ende inné eicke der voîr- 
.Kiwe capcllen eenen besundcren prodicant mocgen slclien , hen regulerende 
Il bon prediestiw nae de conresBie , sonder ben sermonen vorder te exten- 



III. Il«m , dal aile dieselve predicanlen ende uiinislers sullen moclen wesen 
[ inboerea van Syn Ha' landon. o(l emmers poerteren van eenige goede steden 
I dner Nederlanden , endo daerenboven in handen vnn der sliidt ende baeren 



— 116 — 

drie Icdcn moctcn docn dcn eedt van ondcrdanichcyt ende getrouwicheyi in 
allen saken politycquc, soo lange sy hier blyven suUen. 

IIII. Item, dat sy in hen predickinge ende vergadcringe, noch daer toe- 
gacnde oft noch affgaende, nyet en sullen mogen hebben oft dragen eenige 
bussen, pistoletten, hellebaerden oft andere verboden wapenen, wel ver- 
staende dat men egeen belet en sal doen denghenen die alleenlyck rappier 
ende poengiaert draegen sullen. 

Y. Item , dat si in aile politycque saekeu gehoorich ende onderdanich moe- 
ten wcsen der overheyt, oyck de gemeyn lasten van der stadt als andere 
ingesetenen helpen draegen , insgelycx tôt bewaernisse ende ruste deser stadt 
ende gemeyne besle , gelyck andere hem moeten employeren. 

YI. Item, dat aile predicanten, van welckcr religion die syn, hen sullen 
vermyden van alderhande smadelycke worden, invectivenendescimpingen, 
ende gencralyck van aile oprocrige ende séditieuse propoosten , het ware tegen 
de overheyt ende magistraten , oft tegen die van der ouder religion , wel ver 
stacnde dat het ghene dat concerneert der leoren oft oefTeninge der roligien 
ende strafOnge der ongescickter manieren van leven, voer sulçx nyet en sal 
gehouden worden. 

YII. Item , dat die stadt in haercn drie leden sal deputeren îemanden die 
haer goct duncken sal , om hem daorby ende aene te moegen vynden als zy 
cnige ministors, ouderlingen ofte diaconen hundcr gemeynten sullen willcn 
kicsen, ofte enige ander saeckcn van henné religien onder malcanderen sullen 
handelcn , om des haere drie leden voirscreven altyt getrouwe rappoeri le 
moegen doene. 

VIII. Item, dat niemandt een andcr om der dlvcrsiteyt synder religien en 
sal moegen bespotten , beroepen, beletten, bcscaedigen noch oyck overlast 
doen in gecnder manieren, macr oyck den anderen moeten helpen ende 
bystaen , soo verre hem overlast ofte ongeiyck aengedaen worde. 

IX. Item, dat niemandt, wie hy sy, hy ware van deser ofte van d*ander reli- 
gien , der justicien en sal moegen beletten in 't vangen , slraffcn ende exocu- 
teercn van iemandon , om eenige berovinge ofte deslructie der kercken ende 
goodshuyse, hoedanich die nacmaels gescicde mochte, ofle om eenige andere 
crimineele saeckcn , bchoudelyckcn dat die misdadigen worden gehandelt mel 
recht. 

X. Item, dat men opter straten nyet en sal mogen singen daer eenich volck 
by den anderen vergadert soude mogen wcsen oft worden. 

XI. Item, dese stadt in haercn drie leden sal nyet allecn die van deser 
religie, macr oyck generalyck aile de inwoendcren doser stadt, levendc in 
gehoorsaemheyt ende politycke vrcde ende eenicheyt, nemen ende houden in 




protcclic, sonder aonscou»'s to ncmcn wcder sy syn van dor oudor calbolyckcr 
rellgten ofl van deser relîgien. 

XII. Behouddycke , dal soo verre icmaiit commilieerde eoDige seclilîeuse 
■cto, dio sal by derjtislicien dacraiT geslrad worden na gelegcnlheyl synder 

I nisdaet, sonder logonseggen vaD ismandcn. 

XIII. Aile welcke poincten cnde nrliculen die roinislers ende prcdicanlcn 
hunder religien snllen mocten in hen predickingc deo volcke verthoonen ende 
vermanen met aider vlytîchcyt, dal sy lien daernao vuegen endc scicken. 

mil. Ilem, dat aile de poincten bovcn gcruert sullcn oavorbi'ekclycken 
gchouilon ende geobserveert worden by manier van provisie ende terlyt toe 
dal liy Syndcr Ma', met advys van sync générale sLatcn deser landeii , anders 
lal wcsen geordineert; welcke ordonnantio die van hunder religie van dan 
Toerl sullrn moelen ondcrworpco Llyven , endo van nu alT dio gelooven nac 
te gaen endo l'achlcrvolgen , v;c\ verslaendo dat soe verre dairinno yel gesta- 
tuecrt worde dal bundor coascionlicn oite religion soude mogen tegcn gaen , 
du în dien govalle lien bequamen lyt sal gegunt worden om sonder belel ende 
trjcUck met hun goeden te mogcn clders vuyt deser londcn verireckcn daer 
hen sal betieven. 

XV. Ilem, dal de prcdicanten, minislers, oadcrlingon,diaconenendeander 

diecaers Lunder gemeynten, milsgadera cen goet gelai van den beslen gequa- 

lificeerdcn, hender reiigie sullcn accorderen ende geloeven le oudcrhoudcn 

I ende doeo ondcrhouden naer hen vermoegen , endo lot meor verseeckerheyl 

n dyen dese tegenwoirdigo acte oock onderteeckeneii , des en sullen sy om 
dc»clvO tekcningewillc namaels nyol genolecrt, gequolt noch acblerhaell 
worden, cndcsal lot hender verseeckeringe dese sladt in haeren dric leden 
deao aute oyek mede onderleeckenen , daeraff men iwee sal expedieren , een 
ïwr der voirscreve sladl ende d'ander voer die van der religie. 



Ci|ii< da Itari , "l Aicliivo tu rifiunt ir klgifti : Papîtrt 
du coKicit dci Irmiblei, I- VII, f° 3i']. 



— 118 — 



LXXXVI. 

Requête adressée aux trois membres de la ville de Bols-le-Doe 

par les partisans de la réforme. 

7 DÉCEMBRE 1566. 

Aen do dric Icden dcr stadt van Sartoigcnbosschc. Vcrthoonen seer oitmoe- 
delyck die van de gereformcerdc religie, uwe getrouwe medcburgeren, hoe- 
dat zy toi hennen grooten mishacgen verstaen, tusschen Uwe Eerwerdige seec- 
kere qucstie te wesen acngaende *t getal der kercken welcke hen gegont soude 
worden tôt de vercondigingo des woorde Godts en d'oefifeninghe der godde- 
lycke kerckendiensten , besundere, mits dat de Hoocbeyt van onse genadighe 
vrouwe van Parma schynt seerqualicke te nemen, dat sy supplianten vior 
kercken in benne gebruycke hebben, hoewel nochtans niemandt daerby gein- 
tcressecrt is , midts 't groot getall der kercken die bovcn der voorscreven 
kercken in deser stadt wesende, zy supplianten, om de menicbte dergheeoer 
die ben lotten gehoere des woorde Godts begheven , soe veele kercken wel 
behoeven ; aengesien nochtans dat sy supplianten anders nyet en suecken dan 
't goede contentement van Uwe Eerwerdige, ende hen hertelycken leet wesen 
zoude dat ter oorsaecken van hen de voorscreve Hoocheyt met recht ennighe 
indignalie tegens dese stadt opnemen , ofte dat andersins enige inconvenienle 
tegens deselve opryssen soudcn, willen sy veel liever, soe veele aïs 't hen aen- 
gaet, met twce kercken hen behelpen, te weete : met Sinte-Jacobs capel en 
Sinte-Anne capel. Ootmoedelycke Uwe Eerwerdige biddende, dat u gclieve 
deselve hen te consentercn ende aen de Uoocheyt te verwerven, gelyckcrwys 
Uwe Eerwerdige onlancks woorden gehadt hebben , van hen twee kercken 
toc te schicken. Dit doende, etc. 

Claes de Leeuw, 

In den nacme uwer getrouwe medeborgeren dew^elcke hen begeven hebben 
lot de gcreformccrdcr religie. 

C«pie do (empi, aulbeDliqnée, ani Arebivet eomDoiaies de B«ii-le- 
Dne, dans le registre G. n" 22; — cl aatre eapie du lenpt, 
eolée Vin , anx Archives dn royanoe de Belgiqoe : Papiers 
du conseil des (rotUjles, l. XIII. 



~ H9 — 



LXXXVII. 

Pr«eé0-vertel êe la dèelaratlon des délégais da eonslslolre 

de Bokh4e-Ihie. 

1 DtCEXraE 1566. 

Op saterdach den sevensten december anno xy^ ses ende tsesticb, syn gecom- 
pareeri in de vei^deringe van den drie leden descr stadt : Peeter Leenaertss, 
Micfaiel Rombonts, Nicolaes Roovers, Herman Goyaertss, Jan Pelgrum, Niço- 
ises de LeenWyHerman Janss, gelaesscryveref ende Willem Steynss, in den 
naeme ende als gemechtichi, zoe zy seeghden, van de gereformeerde gemeynte, 
bebben verclaert, dat alsulcke signatuere, als Claes de Leeuw voorscreve 
heeft gestelt onder sekere supplicatie den drie leden deser stadt gepresen- 
teert, is geschiet by last ende consente van de voorscreve gebeele gerefor- 
meerde gemeynte, ende *t sclve ende zulcx inné der consistorie van dyen 
geschiet. 

W. SCKLLENS. 



C«pie di tcnpi, e«lée D, au Arehivei di r«y«ome de Bclgiqae : 
Papiers du conseil des troubles, \. XIII. 



LXXXVIII. 
Eiellre da eomte de Megen à Marguerite de Parme. 

9 DÉCEMBRE 1566. 

Madame, j*ay rcceu la lettre de Yostre Altèzc du 4<^ do ce mois, et remercie 
très-bumblement Yostre Altèzc de la faveur qu'elle me faict de prendre tant 
de seing de ma santé. Quand au faict de Bois-le-Duc (t), il viendra fort bien à 
propos que Yostre Altèzc en veult supersédcr cncoircs, car les cauwcs sont 

(i) Ce mol csl ccril en chinVcs dans l'uriginaL 



— 120 — 

creues depuis trois ou quatre jours enchà bien la haulteur de deux hommes , 
de manière qu*il ne seroit astheure bien faisable. Mais sy Vostre Âltèze vouloit 
que Texploit se fist quelque jour, il viendroit doresnavant le mieulx à propos 
du monde, car environ une lieue et demy de là il y a ung fort grand villaige, 
pays de Gueldres, plain de riches villains et grands mutins, oii, passé quel- 
ques jours, est advenu ung grand scandale (à ce que Ton m'a dict, et j*y ay 
envoie pour en sçavoir la vérité) , sçavoir qu'ilz ont quasi tué leur curé dedans 
réglise, après qu'il eut achevé de dire messe , pour ce qu*il leur avoit jecté de 
Teauwe béniste , et les femmes Pont sauvé. Et soubz ombre de chastier cest 
acte, sy Vostre Altèze vouloit que Ton procédast oultre en ce que dessus. Ton 
y pourra faire venir quatre ou cincq enseignes et en faire ledict exploict. Et 
aussy comme ce n'est qu'une petite lieue de Driel (i), qui méritent aussy bien 
ung bon chastoie , Ton pourra adviser sy Ton sçavoit trouver quelque molèn 
d'y entrer. Et tousjours, quand Ton ne pourroit riens exploicter, Vostre Âltèze 
se pourroit servir desdicts gens oii elle en auroit de besoing, car, à ce que 
me samble , elle en aurat bientost à faire. 

Comme j'ay entendu que Vostre Âltèze a faict assiéger Vallenchiennes, n'ay 
peu lesser la supplier très-humblement, pour le service du roy et le sien, de 
ne point flosster(9) en cela, car Vostre Âltèze se peult asseurer que, sy elle 
ne passe oultre, qu'elle osterat du tout le courraige aux bons, et le croisterat 
merveilleusement aux mauvais. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Nymmegen, ce 9« de décembre 1566. 
De Vostre Âltèze très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 
Smcription : Â Madame. 

Original, aux Archives du royaune de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et ZiUphen, vol. de 1566. 

(i) Go mot est écrit en chiffres dans l'origiDal. 
(«) Hésiter. 



— lâl 



LXXXIX. 

P ^ rt 'gg rf yliii d'oBe lettre du eomte de MegeB A Hargaerlte 

de Parme. 

13 DÉCEMBRE 1566. 

Madame^ jo prie le Créateur, etc. De Nymmcgen , ce 12* do décembre 1560. 

Fo9t date. Madame, depuis cestes escriptes, le gentilhomme qui doibt faire 
rentreprinse avecq Anderlecht est arrivé ichy, et m'a dict que sy souhdaine- 
meDt que les eauwes estoient creustes , comme j*ay escript par mes précé- 
dentes à Yostre Altèze, elles s'en sont en allées, et qu'il seroit astheure la plus 
belle saison pour le faire : par quoy, sy Yostre Altèze se vouloit servir de ceste 
occasion de Driel (dont j*ay nouvelles asseurées qu'ilz ont ainsy traicté leur 
pasteur), ce seroit la plus belle chose du monde. Je n*ay volu lesser d'en 
adviser Yostre Altèze , affin qu'elle en face comme elle trouverat convenir. De 
Vostre Altèze très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 
SuscrijUion : A Madame. 

Original, an Arehirei da Njanme de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et ZiUpfien, vol. de 156G. 



xc. 



Lettre de Hargaerlte de Parme ao comte de Hegen. 

IS DÉCEMBRE 1566. 

Mon cousin, pour respondrc à deux voz lettres du iiir' et une du ix« de ce 
présent mois , j'ay bien entendu ce que Anderlecht m'a déelairé touchant Bois- 
Ic-Duc, et puisque par vostredicte dcrnierre estes d'advis de surccoir encoii*es 



— 122 — 

ce faict, je vous diray que cela vient fort bien à propos pour veoir quel suc- 
cès et quelle issue prendra Taffaire avec la ville de Vallenchiennes, laquelle 
n^est assiégée, comme escripvez, mais seulement environnée de quelques 
gens de guerre , pour y empescher rentrée des vivres et les faire venir à la 
raison ; à quelle fin je regarderay d*employer tous les moyens dont Ton se 
pourra adviser, vous exhortant aussy de faire le pareil et passer oultre avec 
ceulx de Hardenvyck. 

Atant, etc. De Bruxelles, le xir de décembre 1566. 
Suscripiion : Au conte de Meghem. 

Iiu(c, I» Areki«es it rtfiuM it Belgi^M : Correspondance 
de Gueldre et ZtUphen, vul. de 1566. 



XCI. 
liettre du e^Hile de Hegen à Hargaerlle de Paraie* 

10 DÉCEMBRE 1366. 

Madame, j*ay receu la lettre de Voslre Altèze du xii^ de ce mois, et première- 
ment, quand h ce que Voslre Altèze escript qu'il vient bien h propos que j 'a vois 
dict par la mienne le faict de Bois-le-Ducq * se debvoir encoires surccoir, Vostre 
Altèze aura dcsjà veu par une aultre que je luy ay escript depuis, ce quy passe, 
et comment il seroit astheure (pour le changement des eauwes y contenu) la 
plus belle saison du monde pour le faire, par quoy je le remectz à la très- 
prudente discrétion de Vostre Altèze , pour y ordonner comme elle trouve- 
rat bon. 

Il n'y a à tenir aultre négociation touchant le faict dudict Bois-le-Ducq *, 
comme Vostre Altèze escript, sinon que, puisque tout est prest, que Voslre 
Altèze le pcult faire exécuter quand elle le trouverai bon. 



Le mut Buia-lc-Due est dcrit en chiiïres dans luriginal 




ft 



1 lr«ts membres de la ville par les pnrlliwiii 
de la réforne. 



t DtCENGBE inOD. 

Aeu dcn fwnvecrdigGti ticcren Hclicpuneii, gcsvvooren, raeijt, repruseiilix:' 
rende de drie leden desor slaUt. Ghcven (?we Eerweerdigo to kcDJieii die vaii 
ter gcrcforuiecrder kcfuko ode religiu liinnen desor etadl, uwu gMlwilliBf 
[D»lo{ioiierGn ondu ingcsclcn rcspcclive, boodat al ces 'l soe dm binncii 
duscr sladi wordi (^lioudou , voor 'L ovcrvallon van onson vyanden îq 't gQue- 
rael. lot gcmcyn welvaerl onde bargerlycko niste, die do suppliimlca mel 
gaaschor herten sucoken, secckoro ordinaris wnchte, eodo dal daorop is 
gepabliccerl Kcuckcro onlinancie die in alsulnker vucgea nyol en wordl ondoi'- 
boadffli, noch oick de supplianten suicka verstaen ende licvj-nden dal sy sou- 
der voîrder oR andere loeeicliL dacrop te bobbon ende geDomcD te wordeD, heu 
dicrup iiyel en soudon willon noch dcrvca botrouwen , alsoe sy le bemercken 
hclibeo vorspreydinge vau verscoyden nimoerun vaa diverselio Iieymelycke 
seoslagen ondo conccplcn die by dcn vyandnn dcr nacrhoyl onde ovangoliuoi 
EËinaukl, cndo op oenige plaelmin aircede Byo gelcalecrl, eode nyel nau bueroii 
«ville vergaoïi, ende oyckvBDtcriiigbe ende berocminge van do wodcrspreckcre 
dal allé descIve tenderoo tôt aea opeDbaoro waorscbouingo oïl droygcmoD- 
Léo, als dal de cristclicko roligio. die als nu by de» suppliautcn vuj't goedor 
taeekcn endc le recht wordl ^sustinecrl ende gedrcven , corlclioge sonde 
ffordon gcûppresscerl, die predicanlen goxpulseerl, ende d'aonbaugera cndc 
HiUinet^rdorun di^rsctvcr siibylclyoke ovcrvallen , duerloe gescebt wordl goia- 
Iwfccrl cndo tôt dicn lyno ruylers ende kneclilcn aengenomen lis worden , oui 
l'ï listichcyl lynneu desor sladl golechl to wordon . gelyck dacraff is ccn 
iJfniuyn famé, in suickcr vncgcn ihil ik'i^iipi'liantfn. vodroonlicn lidibondu di 



coDSon'alie van hiicren eygcn jiersooncn, huere buys^Touwcn ende kyndcrcn 
lyven ende goeden, cnde oock 't geraeyn profTyl , ruslen endo welvaercn dcser 
stadt, dio met gocdon loosichl cnde wachle nyel le wel en raach bewacrlcnde 
versien wordcn , ende d'welck oyck tcndeorl lot consorvatie van de Hooclioyl 
ons ghcnadige Lcorc des coninex, als liertogen van Brabanl, hen nyel en 
hebben vvillcn spacren in de ordinaris burgerlycke wachte, inei' daer en boven 
ende lot meerder versceckertheyl ende confirmatic van dcselvo ordinaris 
W3chl£, hebbcn geracmpt ende geordinecrl seckere extraordinnris wachle, 
vuyl hen supplianlen, van dcrlicb persoonen, wesende ingcscten burgeren, 
om meio ordinaris wachle ople Gaffelc, in do plaetse van den kncchl«D ofl 
soldalen aldaer wacht houdende, te waecken ende do gcmeyn luesse otl 
roep, by bueren gedepuleerden ovemian , van hen daertoe l'ordiuecren, L'onf^ 
fangen, ende overall melten schullen ofl in 'l parliculier de wachten behoorlic- 
ken te besuecken ende gocdo schacr ende scbillwacbl le Louden, tcn exemple 
van verscheyden anderen circumvicine sleden cnde plaeUc, alwaer die van 
de gereformecrdcr religic sulckx syn docnde op dal de supplianlen cgeen sus- 
picio van onlrouwe ode oppressio en derven liobben ; ende moghen wel daeraff 
verseekerl zj>n dat allen saecken ende haer wacblo gescieden cnde gedaen 
wordden 1er goeder Irouwen ende nyel loloppressie van den supplianlen endo 
de gereforraeerder religie, ende lot iiiytcrlicke ende onbeveynsden oendrachl. 
slrcckende loi gemeyne rusla, daerloe een eygelyeko bohoorl mol gcheelder 
Uerlen te erbcyden ora des le gevuechoiyckor onse vyanden, 'l sy beymelicke 
on openbaer, wederslandl te doen. Is daeromme dor supplianlen ootmoedîcb 
begeeren, dal llwe Eei-weerdige gelieve ben le consenleren do voorscreve 
wachle in vucgen voorscrovc , ofle oock nae exigenlie des lyts cnde noodls, 
in mecrderen on mindoren gelalle te moghen hoiidon onde gotrouwelick 
bewaeren len eyndo als voor, cnde oock om aile quade suspicie, dio in cas 
van refus on weygeringe souden moeghen wordon gepresumeerl , ora alsoc 
burgerlycke eendracblc l'onderhouden die resislontie van vyanden ende gevvcU 
insunderboyl onde noodlshalven wordl gerequireert. D'v\'elcko doondo, clc. 
Claes de Leeiw, 
In (len namc uwer gelrouwc modchurgeren dewcickc lion toi de gerofor- 
incci'der l'Cligie bcgeven hebbeii. 



fclKi9« 



Cgpli iIb Iruiii, iclir. VI, lui Arcbiiii di rtjiDBt ài 

PojiUn du aiHicil dct tr<mblet,l. Xllli 

ttfuitkmti, »IUlii>UH,iiiAralil<uM»nulci4il*ii- 




— 125 — 



XCIII. 



Pr«eé»-vertal de la remise de la reqaète ipréeédente. 

31 DÉCEMBRE 1566. 

Op dynstdach den lesten decembris anno xv^ ses ende tsestich , inné der 
vergaderinge van de drie leden deser stadt, hebben Peeter Lenardtsoen , Claes 
deLeeaw, meester Geeridt van Dieperbeeck, Lambert van den Heesackere, 
Goyardt Roovers, Cornelis Franssoen, Anthonis Claessone, in den Witvoet , Hen- 
rick Gysselen, Ghysbert Claessœn , in den Witvoet, ende Goyart van den Steen , 
in den naeme van de nyeuwer rcligie, den drie leden overgogeven een suppli- 
caiie waerinne zy begeeren extraordinarisse wachte te houden. 

W. SCELLENS. 

C«pie dd tenpf , M(é« I , ini Arebivei di rfyiune de Belgique : 
Papiers du conseil des troubles ^ t, Xlll. 



XCIV. 



tlrdeaaaaee da magistrat de Bols-le-Dae* 

i" JANVIER 1567 (1566, V. ST.)- 

Mon gebîedt van wegen ons aider genedichste heere des coninex, ais hertoge 
vanBrabant,en deser synder conincklycke Ma^ stadt, dat nyemant, vvye hy sy, 
Toirtsaen openbaerlyck hem vantcre ennigc liedekens oft refereynen binnen / 
deser stadt, soo opter merct ais anderssins te singe, Icsen , pronuncierc noch 
vercoope in enniger manière, ende dit ai op arbitrale correctie nae geiegenthcyl 
vander saicken. 

Dcsen articule is gepubliceert, opten icrsten dacli january lxvi, 1er peyen 
^ff der stadt van *s Hcrtogenbossche, byDirckcn Van Ludick, inné prcscnlio 



- 126 — 

van Goossenen Pynappol, stadtlieldere, Jans van Ilcdel, Nycolaossens van Via- 
deracken cnde Everarts Bcrowouts, scepenen der voirscrcvo stadl van 's Hor- 
togenbosschc. 

J. V. Hedel. 

EVBRABDT DeRWOUTS. 

linnte aolhentiqoée, lox Arehivei ecuiiiilei de B«ii-k-Dic, 
daif le regiitre B. i*> 88, f» 584. 



xcv. 



DépeB§es diverses ordloBiiées par le magistrat de Bds'-le-IHM, 
pendant les qaatre premiers mois de Tannée lftA7« 

Vuytgeven d'vvelck dio renimeesteren van wego der stadt van 's Herlogen- 
bossche, binnen den jaere deser rekeningh hebben moetcn deburscren omme 
midis de seditien, commolien ende beruerten die binnen deser stadt, tôt ver- 
derffenissc derselver , by den sectarissen van den calvinisten , die henselven 
met heuren propren name noemptdcn geusen te zyne, is aengericht ende voorts 
gekeert geweest. 

lerst van den dachvaerde. 

Item, xii®"* february anno xv*' lxvi, zyn by de drie leden deser stadl gecom- 
mitteert m' Goyart Lombarls, m' Roeloff Lueckeman , pensionaris, Jan van 
Liebergen ende Jannen Otten , omme by den grave van Megen tôt Oislervvyck 
te reyssen; ende aldair zyndc, heeft de voorscreve grave hen luyden gepre- 
senteert zekere bcslotcnc brieven van der Hoocheyt, die innehoudendo waeren, 
dat men den voorscreve grève met tien vendelcn knechten binnen deser stadt 
ontfangen soude; dairomme by hen luyden gevaceert eenen dach, fàcit : 
VII guld. XVI st. 

Item, XXI®» february, soo is m' Goyart Lombarts, deur begheerten van myn- 
hecren den eancellier ende Meroda, met twee perden gereyst nae Bruessel, 
omme aen de Hoocheyt te solliciteren, dat Haeren gelieven soude den grave van 
Megen met zyn rcgemenlc van de stadt van den Bosschc te doen vertrccken , 
vvaerinne Haer Hoocheyt mynen hecren don eancellier ende Meroda heefl 
beliefl; daeromme mctlcn ii perden gevaceert vi daigcn, *8daechs m guide n. 



- 197 - 

llem, opien \\n'° mono anno voorscrcvo. soo syn 1er ordinantic van deii 
ilriG lùika tiae Aolwcrpca gorcysl m' KoelolT, pcnsioiurifl, endc Heiirick Oliviers, 
omme aen ilcn prinsclio vnn Orangien cniJo grave vau lloochstralen te sollici- 
leren, dal Uoiirc Excollenlien gelievc soude den voorscrevo drie Icden to gun- 
ùta copie aulontyck van do accorde cndo traclael als gcmaint was by der voor- 
Kreve sLadl van Antworpen met dyon van de nyeuwer religio , tôt rustc cndc 
vredederaolver siadt; onde oyck vau Heure ExcotlcoLis, by mannierc vnn coin- 
muntcatie , boa gcven soude zekcre gooile en bcquaem middelc van accorde, 
waer inedfi dese eladtzoude mogen comon in do graiie ende genade ons hec- 
readiis conincx code Uaore Uooctaeyt ; ende heliben dyen ucngaendc veele com- 
mnnicalie motion malcanderegeliadl, ende lieblicn dievoorscrovGheeren,den 
TooracrovoD gcdoputoerdo , boslolon brioven aen deser sladl mcdegegeven. 
baurumiiio by bon gevaceert xiv dagen , daerinne garceckcnt Iweo nachten 
did zy lusscD wogen wairea , e!ch '3 daicbs ixxvi si., facit : mv guld. iv st. 

llem, m' noclolT voorscreve aon den secretaris van den prinscho van Orangicn, 
voor de c<^ie van den aworde voorscrcvo, beloopeu : ii guld. ii st. 

lUitn, den vlerck van den voorscreve secretaris, van de voorscreve copien te 
tcryven, beUeIt : xiv si. 

Item, do vuorEcreve Luockcman ende Oliviers, voor de nagenbuor by ben 
oplc voorscreve rcyâc vei'varcn.gelyckbonby dedrie ledeu geaccordeerl was. 
Dits dyon de saicke acccleratie liehoFlTden, belaolL : xiii guld. xvi si. 

liera, Honrick van Eynbouts, Gbysberl BalcEen ende tioyart Ro\'er6, ten 
bevule van don drie ledcn, ïyn met drie peerden te (toslc gereden nao Anl^ 
wt'Tpcn, op leu leaten mnrlii anno lxvh, uae Pucsscben, oiunio aldaer aeu den 
dulen bccren den prince van Oraengion cndo don grève van lluuchstraUin le 
sollicitoron ende le recouvereren alsulcko traclael ende accorde als die bee- 
rea van Anlnerpon, mils in[er|>ositio van de voorscrove bceren, uiclter nyeu- 
Ker relîgie gemaiol badden, nadyou die nyouwe religie van dcr calvinislon ben 
badden ia de ^vapeuca geslelt ople Uerbmggu; dairommo by eickcn ge^'a- 
ceert suvou dagon, ckW 's daicbs \xxvi st., lïicil : xxxvii guld. xvi si. 

Iteiii , denselven noch belaell van de buor van de peerdeii : v guid. -~ Noch 
biddenzyluydenTeouwen, deuposlvanAntv^erpen, lea Bosscbe gcsondeii mol 
«en mandacl dnl 'l hoIT aldair hadde doeu publiceren, don ierstcn aprllle anno 
vuûrecrevc, wairmede allé de bourger» descr sladl heure guedua enile wyveu 
code kyndoreu v^orden voor prys gehouden loi behodTdes Con. Ma' ; dairvoor 
IwDi belaelt : ui guld.^Nocb voor de copie van den inandaet voorscreve. belaell 
uxv si,, rBaoïeu : ix guld. xv st. 

Item, upb^n ierslen dach van aprille anno lxvii voorscreve, zyn Ler onli- 
uatic van dt driu Icden nae tSrucssel gercysl. m' Goyarl l/Jinliarls, ^copen, 



- 128 — 
m' Roelùir Lucckeraan, pensionaris, Jan Ollen cnde Marcelis Hormans, oiiimi> 
acn de Iloocheyl le sollicitoreii ceti goct bcquacm middcl wair deur dat desc 
stadL cnde ingcaetencn dorsclver soudo mogen comen in de goede gratie endc 
gcuadc vaa de Ma' ende Ilacro Hoocheyt , onde ainoch te solticitoren loi Aot- 
weppen, aon mynen heeren den prince van Orangien cnde don gravo van Hooch- 
straten, om een goed middel le vyiiden dairucde de ingoselCQcn deser sladl toi 
peyso, rusle ende vrede zoude mogen geraecken ; ondo mette voorscreve beereo 
gccommunlcccrl bebbende, bcbben voor anlwoordt gegoven.dat sy nac Bruessel 
soudon reisen endo Haoro Hoocheyt aile obediontie ende gehoorsambeit prc- 
sentcron, omme te comen in de goede gratie van Zya Ha> ; endo zyn alsdaa die 
voorscrovo gedeputcerde van Anlwerpcn gelrocken op Mochelcn, ende aldaer 
synde, soc en hebben zy sonder consent van der Hoocheyt lot Bruesscl nycl 
dcrvon eomen.ovcrmidts de placcaten van arrcsten aïs voer gopublîceert, ende 
hebben verscheyden brieven mellen poste geaoodeo toi Bruessel aen myn- 
heere Oudart, ton eynde Zync Edele der Hoocheyt wildo sprekon dat xy tôt 
Bruesscl mocbten vry comen ommc baor commissie te volbrengen; waerop 
mynheer OiidarL te poste ovcrgesonden hecfl zyne brieven toi Hccbelen aon de 
voorscreve gedcputeerden , iuhoudcnde, dat Hacro Hoocheylvan eghccuder 
moyningcen was de voorscreve gedcpulecrde gehoor ofteaudientie te geven ofte 
oyck binnen Bruessel lo comen onbecommerl, ten wair dat die gedoputoerdo 
medc brachten mync heeren den cancellier ende Heroda, commissarisscn by 
Haere Hoocheyt binnen den Bosscbe gesonden hebbende ; met welck antwoordl 
zyn de voorscreve pensionaris ende Jannen Otten, postgewyse van Hechelen 
nae deser stadt gereyst , omme den drie leden ntppoirl le doene van den voor- 
screve anlwoorl by der Hoocheyt gegeven; naevolgcnde wclcke rapport, 
soo hebben die drie leden metlen vier scutteryen eoo verre gebesoigneerl. dat 
die voorscreve commissarissen zyn vry vuyter sladt van den Bosscbe nae 
Bruessel vertrocken met convoyé van de voorscreve scuts ; ende zyn die gede- 
puleerden alsdoen wederommc nao Mochelcn geroyst , om haere commissie 
gesamondorhanl voort lot Breussel aen Hacr Hoocheyt to volbrengen, ende 
bebben alsdoen aen Haere Hoocheyt gosuppliceerl , om to hebliene pardoen 
genorael voor den ghoenen die eenichsins soudcn hebben misdaen tegens Zyn 
Ma' cnde Haere Hoocheyl aengaende 't stuck van de religio, ende dat dose 
stadt, noch 't plat lant vande meyerye dorselve, nyet en soudo worden gemo- 
lesleert ofl vuylgeteerl met ruyleren , soldalen ende voelknechlen , ende dat 
Haer Hoocheyt der voorscreve stadt soude veraien van eenen goeden officier, 
lot voordoringe van de justitie, endo dat bel placael van de arreslen a>ude 
worden argedaen, l«n eynde onse bourgers, vry cnde vrancii, te Mater ende le 
lande, op allcn thollen zoude mogen passeren ende rcpasseren : waerop Haer 




Ooochcyl voir antwoort hcctl eegeven , dal zy (iyerlyt nyol amiere en wisio 
l^nlwoonlc, clan dat sy ilcsc sladl simpele slelden in geboorsaemheyl endc 
Obolientie Z^iidcr Ma', Qiits clacrinnc OQtfangendo alsulcken ^rnisocn als 
Hier Hoocbeyl by raedc lH!i.7nden zoucio toi rtiensl Zyndor Ma' te bchooren , 
ende dal sy ben stellen soude in de g d g dortiorenheyt Zyndor Ma'; 
«ide dat gedaon zynde, soude alsd 7y M 1 erlei-eD van bel pardoen 
(cneraet , nainlcr blyokendo by do ap l II II lloocheyt, by den socre- 

lïris Bcrty ondcrlceckcnl deu xviii p II a oorscreve. Endo bobben 
die gedepulcerden, van den voorscre rst p Ile totlcn xxii" dach der 
V(wrscrcve macnl, in de voorscreve saicken raoclen voceren, hier afTgetoigen 
iDor de pensionaria ende Jan Olten , dal zy ton Bosscbe geweest hadden omme 
debeerco commissarisson eerelaxecrl lo wordone vyffdagen, maicken vrtor 
ffi' Goyart Lombarls cndc Marcelis Uemians xxit dagen, onde voor don ponsîo- 
Diris cnde Jan Otten elckcan xvn dai^cn, 'sdaechsvoor m' Marcclusende Jan 
Ottcn, eickcn ii gutden, ende voor den pensionaria wxvi st., beloopl le aae- 
mcn cnde bclaell : clii guld. xn st. 

Ilem , hecn de voorscreve Jan Olten alnocb verleel (i) aen wagenbuer van 
Kecbdon lot Aolwerpen ii guldcn , ende van Anlwurpen toltcn Bosscho vi guld . 
fst. 

Itep), by den pensionaris verleet aen den secreUris Berly, voor de voor- 
scrcTe apposlillc ende rcsolutie van dor lloocheyt, xxw st. ; alnoeh den dienaer 
nn mynhecr Ondarl, die viennao! posigewyse van Mecbelen tôt Bruessel 
aen mynheer ûudarl met brieven is gosonden gowcest by de voorscreve gede- 
imtcorde, onde wederommo van Bruessel toi Mecbelen, daeralT bem betaeit 
vonr Eyn mociteu , arbcyl cnde perlhncr, ix guld. xi st., facit : xi guld. vi st. 

Item, oplcn SUT" aprille annoLxvii voorscreve, soo ia Dominîcus Beyens, 
rierck van den rentmccsteren deser aladt, 1er instaotie van de gedepuleofde 
itscr stadl, die lasl budden om zekcro pcnninghen tôt bcboelT deser aladt 
nplc licbti'ii op intercst, om de knccblen dacrniede te bclnlen, le perde gercyst 
loi Heugdcn endo tôt Vlymen , omme zekere bourgers deaer atadl aidnir 
gevlDcht zyndo, te induceren, datse der voorscreve sladl beurc gerede pennin- 
KhcQ. die sy baddcn, in baercn nooL wilden op hehoorlyckcn intereste leencn : 
daeroraoïe verleorl metlon perihueren : \xxv si. 

Hem. XXV aprilis anno voorscrfivo, syn gereysl nae Bruessel, m' Goyart 
Lcmbarts, m' RoelofTlneckeman, pensionaris, ende Harcclus Hermanss, omme 
delloocheyl te remonsirercn, dal de drie leden doser sladl cnde de gedcpu- 
lecrJc van de vier sculleryen goedwillich endo bereet waeren ben le goven 



tit lMluiDr«i<r 



- 430 — 

ende te stoilen in de obedientic , gehorsamheyt , genade ende gœdertieren- 
heyt van de Con. Ma* ende Haere Hoochcyt : oyek goedwillich waeren te ont- 
fangen alsulcke garnisoen als Haere Hoocheyt tôt dienste van Zyne MaS ende 
ruste, ende wclvairen van dezer stadt gelieven soude ; ende die de voorscreve 
Hoochcyt zulck gehoort gehebbene, is zeer wel te vreden geweest, seggende, 
dat die voorscreve drie leden ende die gedeputeerden van der scuttereyen gedaen 
hadden gelyck goede vasallen ende subjecten schuldicbMwairen te doene. Heb- 
ben alnoch de voorscreve gedeputeerden aen Haer Hoocheyt versocht, dat Haer 
gelieve zoude binnen de voorscreve stadt te scicken duytsche garnisoen in 
cleyne ende matelycke gctale , ende dat Haer oyck gelieve t^advyseren opte 
puncten encie articulen Haer Hoocheyt den xvii^''^ aprilie voorscreve overgege- 
ven ; van gelycken hebben sy versocht ende gesolliciteert aen mynheer den 
président Vigilio, aen den raetsheer Asseville ende andere heeren, die voor 
antwoort gaven, dat, nadyen die van den Bossche ontfangen hadde aJsulcke gar- 
nisoen als Haer Hoocheyt binnen de voorscreve stadt soude gelieve te seynden, 
dat alsdan Haer Hoochcyt soude voorts advyseren op de voorscreve puncten 
ende articulen by der voorscreve stadt overgegeven. In vvelcke saicken hebben 
die gedeputeerden gevacecrt van den xxv<^° aprilie tôt den iersten dach van 
mey daernaestvolgonde , maickende voor clcken vu daegen , facit : xl guld. 
XII st. 



Vuytgeven van boodenloon, binnen den tyde deser rekeninge, ter oirsaicke 
van den voorscreve troublcn ende beruerten gedaen , gelyck volgt : 

In den eersten, xxir° february, Goyart, deser stadt bode, vicr reysen metten 
gedeputeerden deser stadt, by den grave van Megen, tôt Oistervvyck ende tôt 
Vucht geweest, als zy mctten grave voorscreve spraecke hielden, omme hem te 
induceren, dat Iiy met zy garnisoen van der stadt wilde trecken , dairvan hem 
betaelt : xxiv st. 

Item, ultima february, Adam, deser stadt bode, met besiote brieven deser 
stadt gesonden lot Viane aen mynheer van Brederoyde, omme gescriflelyck 
antwoort te brengen ofte Anthonis van Bomberge commissie van Brederoyde 
hadde , soo die voorscreve Bombergen te kennen gaff, omme capiteyn binnen 
deser stadt te vvesen; waerop die voorscreve Brederoyde ten antwoort gaff, 
dat hy met zyn bode antwoort scicken zoude; dairomme by hem gevaceert, 
ghins ende weder reysen ende slillcggen , vi daegen ; ii guld. viii st. 

Denselven dat hy van scuythuere heeft moeten betaelen ; want men de dyc- 
ken nyet gaen mochte , bclaelt : vi */i st. 

Item, Goyart, de bode, met brieve deser stadt gesonden tôt Breda aen myn- 







•cyal nac Anlwerpen, omine 
le vc>'ss<:ben (i) oit die voorscrevc fiombergea vao hem binnen <tescr stadt 
gesocdoD was om cappeleyn alhier le wesene ; ende heefl van don voorscreve 
yriQ<rhe beslolen brievco gebracbt ; dairomme , met eenen nachl lusscben , ge- 
nceort vi daegca : ii guld. riii si. 

DensdveD , dal hy over Vlymcn mosl comen te waler , wanl de passage by 
don grève van Hegcn eSSlolen was ; van schuylhuer : m 'ji si. 

Item, Adriacn, de bode.oick met brioven desorstadt goaoodeii lot Antwer- 
pen. aea lien graeve van Hoocbalralen , ion eynde als voor; dairomme geva- 
ceert n daegf n : ii guld. vin st. 

liera , xjii" merle, Goyarl voorscreve. met brieven rieser sladl gcsonden aen 
de princbe van Orangian voorscreven , ende Leed wedcromme besiolene brie- 
wn gcbracht; dacrommc gnvaceerl vi daegcn. — Noch by don voorscepeD 
gesondcn loi Aerlebeeck, ommo le vcruemcn wair die dric vendelen kncchtcn, 
die tôt Hercsem by Anlncrpen golegcn haddo, l'iioofl heenon haddci dair- 
onme gevaeeert ii daegen. Tacit te samon : tn guld. iv si. 

Ileœ. de voorscreve Goyarl, met brieven deser staill lot Anlwerpen gcsonden 
aen den prin&che van Orangien, ende heefl wedoromme scrirtclyclt anlwoordl 
Eebracfal ; dairommo gevatcerl v daegen. — Pioch dal hy molter nacht verva- 
KD beell, belaell xv si. , wanl de saicke acceleratic beboeiTde. Beloopl l'sa- 
meù : n guld. xv st. 

Item, prima aprilis, Coyarl voorsrrove , mellen pensionaris ende Ronrick 
(Hivîers, gerej*sl nae Autwerpcn , by den prinsce van Orangien ende den grave 
van Boochslraeten , ommo metlen heercn voorscrevcn zommige saicken te 
communiceren , als voere in den dachvnerden blyckl ; dairomme by hen geva- 
Mcrt V daegen ; facil : il guld. 

Item, die voorscreve Goprl, by de heeren seepenen gesonden toi Uden, lot 

iheseendeSinte-Aehlen, in'lclooster aldaer, om tevernemenolldaîreenige 
taecliten laigen. sis de geusen ben avanceerde die binnen deser stadt heyme- 
Bck des snachts ingebracbt zoude ^vorden ; daeromme gevaceort m daegen. 

Itfiini, rr" aprilis, Adriaen. de bode.by den heeren seepenen gesonden lot 
Baencn.ommc aldair le vememcn naode knochts, diedoHaese alTquamennae 
Tiantn ; ende lot Hedel zyndc , heed daeralT de KCkerbeyl vernomen vvaer zy 
fhootl benen haddcn. eiiile alsoe maii- gevaceort i dach. 

Ilem, tx" aprilis. Adriaen voorscreve, len bevele van den heeren seepenen 
gesonden lot Lilh, Liloyen, Hedel, Tuyl ende Boemel, omme te vernomen 
«air de knechts van Vianen t'boon hcneu haddo ; wanl de famé ghinck daller 




— 132 — 

iiii vendelen tôt Heel overgeschoept waireo« om des nachts binnen deser sladt 
te comen : daeromme gevaceert v daegen. 

Item y xvii«° aprille, Lucas, de bode, by den gedeputeerde van de opnemln- 
ghe van de penninghen om de soldaten mede te betalen, gesonden toi Grave 
by onse medebourgeren die aldair gevloden wairen , om tôt behoeff doser stadt 
op interest huer gerede penningen te leenen; daeromme gevaceert n daegen. 

Item , Jenny Alaprande, ten bevele van de heeren seepenen gesonden twee 
reysen binnen Vianden , omme te vememen wair de knechts die aldair verga- 
derden, ende de kynder van Batenborch aldair gebrocht hadden, t*hooft henen 
hadden,want zy aldair rontomme groot gev\ralt deden; ende heefl daeraff 
zekere tidinge gebracht; daeromme Tsamen gevac^rt, in *t reysen endestil- 
liggen : II guld. xvi st. 

Item, Lodevvich, der oudcn scutknecbt, dat hy des nachts is gegaen tôt 
Hedel ende tôt Boemel , om te vememen wair Brederoens knechts henen tree* 
ken>vilden; daeraff hem betaelt : ix st. 

Item, Rombout Willemss, te perde gesonden nae Berchyck, ende aldair 
rontomme , om te vememen waer de knechten van Oesstenweel t*hoo(l heenen 
hadden ; daervan met perthuer betaelt : xxv st. , en voor zyn moyten ende cost : 
11 guld. V st. 

Item, Goyart, de bode, ten bevele van m' Goyart Lombarts voorscreve, in 
t'vertrecken van mynheeren den cancellier ende Merodo, tôt Bruessel gereyst 
om hen te dienen, ende aldair synde, wederomme nae den Bossche te reysen, 
om meerderen coste te verhueden; daeromme gevaceert vi daegen. 

Item, xxïii" april, Goyart, de bode, ter begeerte van de gedeputeerde deser 
stadt, met hen tôt Bruessel gereyst, om hem over ende weder over te zeyn- 
den , om antwoort te brengen aen deser stadt van de meyningen van der 
Hoochcyt , om *t garnisoen binnen deser stadt te zeynden ; dairover gevaceert 
VI daegen. 



Vuytgeven aen de vier hoopluyden , metten provoost ende heure soldaten , 
respective ende successive gedaen , naevolgende vcrscheyden acten by de drie 
leden dairaffverlcent. 

Item , opten xv«" february anno lxvi voorscreve, zyn by der stadt aengenoe- 
men, doer het importuyn solHciteren van de voorscreve sectarissen, viii* sol- 
date , dicwelcke hebben heurcn eedl gedaen in presentie van Henricken van 
Eyndthouts, Jeronimus Wynanls, Jan Otten, Jan Willemss, coorencooper, ende 
Gerit van Stryp , als monstermecsters van de voorscreve soldaten by der stadt 
daertoe geordineert , ende hebben die voorscreve rentmeesteren een yegelyck 



vatt (la koopluyden voor ccn macnt bcliielt , acttlcrvolgoiidu don aïonstcrcodul- 
len by de voorscrevo monslcrmeesters ende lioopluyden Uaervan overgolevert 
Bteller fiaacl rekeningilaeraner aenstacnde, to welen : 

lannen Hacss, naevolgendo de voorscreve raonslcrcedullcii ende de rekeniog 
derselve , voor een maenl soUa voor hem ende syn soldaieii , die vorvallen is 
dcn XVII" merle annovoorscL-eve, boloopeuUc ende bclacit : wn' xlv guld. 

Item, Jannon Maesa voorscreve, van c soid^tcn dio ovcrgcdient hobben 
fil dngeii , le wtloiie van den xvii'" mono tollen xiiiv'"' merle ; ende noch van 
rj'dich soldalen dio overgcdieot bebben v daegeo, als vao den ix"' morte tottcn 
nrf* derzelver maenl, allel induys; beloopoude fsaraen, Dacvolgcnde do rekc- 
ninghe by de voorscro-e monstermcostors mellen voorscrovo Jannen Maeas 
gebouden : m' iv puld. xi st. m oort. 

Item, Pccleron die Cruyler, van de voorscreve maint solla, voor hom endo 
tyne voorscreve ce aoidaten , vorvallen den xvii" morlo voorscreve , le samen 
bcloopt^nde, nacvolgendo 7>'ne monslercedullc onde do rekeninghe daerafT 
akettOQ voorscrevcn monstermcestcrs gnhouden, ende bclitclt : clxxiv guld. x si. 

Item, Peeieren voorscreve, vau hondert soidaten overgedienl hebbende 
mi lien xvii'" merle lotten xxiv" morte voorscrovo, maeckendo vn daegen 
— Noch van \7nii'.h soldalen die overgedienl liobben von den xx™ merle 
tMten xxiT" morlo , maeckende v dacgon , allot incluys , t)etoopende t'samcti, 
uvolgeiido de rekeningb ende monslorcedullo, endo betacll: 111° v guld. m si. 
luon. 

Ilcm , Willcmen Cloot, van der voorscreve maent solts, voor bemendosyne 
ce soldalen, vcrvallen rien xvir" merle voorscreve, beloopendo l'sameo , nac- 
Tolgende syne monBlcrceduUe ende rekeningh voorscreve ■ bclaeit : ■"' vu' 
I. pi\d. 

Item, Willenien voorscrovo, vaa c soidaten ovorgediont van den xvii"" merle 
lotten XXIV™ merle, maeckendo vu daegen.— Noch van l soldalen overgedienl 
Tandon xx" merto toltcn xxiv'' merle, maeckende v daegen, allel incl<iys:be- 
loopende t'samen, naovolgcndi' rie monsterceduUe ende rekeningh, betaolt : 
irrn ^1d. XIX si. m oorl. 

liera. Henrick van Hiddolair, van de voorscreve maent solts, voor hem onde 
lyne voorscreve 11° soidaten, allen van xvii™ merte voorscreve, bcloopende 
l'aamen, naevolgende syne monstercedulle ende rckeningbe, endo betaeit : 
i"ni'xx guld. 

Uem . Hcnricken voorscreven , van i' soldalen , vu daegen , endo i. soidaten , 
overgetllent v daegen als voer, daervan hem belaeit, naevolgende zyne mon- 
itercedulio : m' xvi guld, 11 si. m oorl. 

Item. Joachim Vinckelroy. prevoosl, van de voorscreve niiiciU soUs, ver- 



— i34 — 

vallen xvii«>^ merte voorscreve, ende nooh vii daegen die hy overgedient heell 
als voer, betaeit : xxxvii guld. 

Item, denselven prevoost, voor synen terwant (i), genoempt Hans van 
Bremen, van de voorscreve maent betaeit : x guld., ende van de vii daegen die 
hy over beeft gedient, betaeit : ii guld. vii st. — Noeh voor syn twee stockel- 
knechts, voor de voorscreve maent, hem by de voorscreve monstermeesters 
toegcvuecht : viii guld. x st. — Noch van vu dagen by hen overgedient, 
m guld. ; facit t*samen : xxiv guld. vu st. 

Item, Ghysbcrt van Roye, wachtmeester, van de voorscreve maent solts, 
vervallen xvii«° merte voorscreve : xx guld. , ende noch van de voorscreve 
VII daegen by hem overgedient : v guld. v st. ; facit t*samen : xxv guld. v st. 

Item , Herman de Ruyter, over de voorscreve soldaten, by den voorscreve 
Anthonis van Bombergen schouteth gestelt zynde , van de voorscreve maent, 
die vervallen was den xvii^''* merte voorscreve, betaeit : xx guld., ende noch van 
VII daegen by hem overgedient : v guld. v st. ; facit t'samen : xxv guld. v st. 

Item , Jannen van Bersdonck , monsterscryver van de voorscreve viii' sol- 
daten, voor ecn maent, vervallen als voor, betaeit : ix guld., ende voor vu dae- 
gen by hem overgedient : ii guld. ii st. ; facit : xi guld. ii st. 

Item, den voorscreve monstermeesters van de voorscreve viii<^ soldaten, als : 
Eynhout , Jeronimus Wynants , Jan Otten , Jan Willemss , Gerit van Stryp, ende 
met hen , als adjunct , Henrick de Hont ende Marten *s heeren Geritss, van de 
voorscreve maent die vervallen is , elcke betaeit : x guld. ; facit : lxx guld. 

Item, alnoch den voorscreve Henrick van Eynhouts, Jeronimus Wynants, 
Jan Olten , Jan Willemss ende Gerit van Stryp , dat elck vu daegen overge- 
dient hebben , betaeit elcken 's daechs : vi st. m oort; facit : xi guld. xvi st. 
m oort. 

Item, naedemael dese stadt de voorscreve viii^ soldaten hadde affgedanct, 
den xxiv^'' dach der maent van merto anno xv^ lxvi, voor Paesschen, soo 
heeft Anthonis van Bombergen dieselve soldaten wederomme, in den naem 
van Henricken van Brederode, heer tôt Yianen, aengenomen, ende hebben 
hen in den name van Brederode voorscreve eedt gedaen , opten xxv*» merte 
dairnaestvolgende , ende hebben die voorscreve rentmeesteren , met consent 
ende ter ordonnantic van den drie leden, présent in adis, in date den ix^" 
aprille anno lxvii , den voorscreve vier hoopluyden , met heure viii« solda- 
ten, betaeit voor een maent solts, die ingegaen was xxv^" merte voorscreve, 
elcken : xv* guld. ; facit : vi"* guld. 

Item, naedemael de sectarissen ende muytmaickers, opten ix^" aprille anno 

(0 Garde du corps. 



, ojilor slmllliuys H'erien alornic guiiiuiiit, wilk'iiilc iln licereii 
van (le sladl eadc den geheelen raiilt aUetnael duorsleken eude veinioirden , 
SDO hebbcn ty den voorscrevo met alsdoen bedvtongou . dat zy onder d'ander 
nostea gelovo, aile de soldaten by de voorscreve Bomberez" alsvoer aengeno- 
mea te betalen, cnde allcti de oiicoslen by de vooi'sci'eve Boiiibergen gedaeii 
ende oocb te docoe le voldocn, cndc dairenbove hem noch eencn eerlycken 
iceiick le docne. eoo die sladt dair cer aff wildo hebbcn; achten'olgende 
wcicke gelooHeu boo faebben die voorsorcve renlnieesltTen van dor stadl we- 
gen den voorscreve Bomlicrgen, dcur coinposilie, voir den voorscreve scenck , 
betacit : III' guld. 

llem, Slevcn van Cuelen vvt>nll in den Guldcn co|i, dair dia voorscreve 
Bombergcn gelogeerl waB, beUielL 'l gcnc dal die veorscreve Bonibergen aldair 
Torl^erl hadde , naevolgendc zync rekeningh duiralT gehuuwe , l'saracn beloo- 
jiendo : >■* guld, 

tlom , Uarcolus van Cu&leren, 1er saickcn van veracbeydc wynen by Bom- 
bcrgen aldair doen halen code verdronckeu , beloopcndo l'sanieo code beLaell : 
H'guld. 

Ilcm, Uenrick van Asperen , van vicr tonneii biers die Bombergen syne boI- 
dalen gcsconcken tiadde; van bleku tonne belaell: lit guld. ii st. 

Item , de acbt bcUebardiers van Bombergcn , als m' Joost van Hoigairdon, 
ichilder, JaQ van WaeUv^ek.i/ia* Berclimans, HunrickCoonen.DierickCoene, 
Janss Joosl Tejls, Goyart de Leydecker, Uelchior Lodowicbs endeAnUionis 
ran Nyssladl, voor l>vec maenl boIIs, clck botaclL : xii guld. , ende noeli eeaeu 
daclder voor de aUloch, maict voor elcken , boven bair gewoonlycke soidye : 
xm guld. , b«loo|>ende l'samcn , dal dese sladl deur bedwauck als voer den 
vGorsorevc bellebardîers heell moeten betalen : i° viii guld.. 

It«iu,denselven acbl bellcbardiera , voor vii daegeu die sy overgcdiont had- 
dcD, dacrvoor elcken bctaelt : xxxiii st., gulyck heu diu hy m' Honrick in deu 
Elooren, aUa» Agileus, Cerit van Stryp, Jan die Leeuwe ende lUalbys Koyen, 
DKiDslernieesters van Bombergen, in de nionstcringe loegcsecght was, t'saniuii 
bdoopCDde : xiii guld. un st. 

llem , Henricken van den Eynde ende Pieler Janss vau Belft , voor zeockei- 
gcrecUoap lotlen gcseut behoorende ton beveole van Boinborgoii laelen maiir- 
heu; dairvocr belaeit, deur bevcle van dcdrie Icden : v guld. 

Ilcm, op don wv" aprill anno xv" Lxvii, nao Pacsschcn, heefl dcïe stadl 
wcderome acngenomen den voorscreve vior huopluyden met iv' soldaten, dair 
merslea capeloyn afTis gcordineerl gcwecsl Hcnrick van Eynbouls. denwelckoii 
ly ocdl bebbe gedaen tel behoeff der Co. Ma' ende doser sladl, naevolgende 
heurcD artickel-brieff, oplciixv'"emlexvir''apriilc dairnacslvolgendc; wcluki' 



— 136 — 

hoopluydeQ ende soldalen mocblen vuyt heure dienste scheyden als huer 
belieffd ; ende alsoo bebbe die voorscreve rentmeesteren elcken van de vier 
boopluyden met heure soldaten een half maent betaelt , die vervallen was 
xxvin*^" aprill anno voorscreve, beloopende voor elcken boopman ende heure 
soldaten in° lxxv guld.; facit : xv« guld. 

Item, alnoch de voorscreve vier boopluyden met heure iiii® soldaten, dat zy 
elck vier daegen overgedient hebben , te wetene den xxix*'* aprille totten 
n'^^may daernae, beyde incluys, elcken betaelt : i« guld.; facit : iiii® guld. 

Item, hebben de knechts van Henrick Van Middelair noch eenen dach boven 
die vier daegen gedient, dairv^an ben betaelt : xii guld. ii st. 

Item, Joachim Yinckelroye, prevoost, van een maent solts, die vervallen was 
XIII"* aprille voorscreve, anno lxvii; facit : xxx guld. 

Item, Joachim Vinckelroye voorscreve een half maent solts, vervallen 
xxviii*" aprille voorscreve, betaelt : xv guld. — - Noch dathy vier da^enover 
beefl gedient, betaelt : iiii guld., facit :xix guld. 

Item, Willem Cloot noch betaelt iiii daegen die by overgedient hadde, 
behalve de halve maent voorscreve, ende dat aenhaudcn Jans Janss, zynen 
terwant : nii guld. 

Item , den xxix^ aprilli, deur ontheyt (i) van Henrick van Eynhouts, pverste 
capeteyn, ende sommige heeren scepenen, betaelt Lichtart van den Bosscho, 
alias Sancta Maria , generael trommelsleger van de vier vendelen , van een 
halff maent solts, vervallen den xxviii®° aprille voorscreve, een heel maent solts, 
beloopende boven zyn ordinaris zoldye : v guld. 

Item, Jannen van Bersdonck, van de monstercedulle van de leste un® solda- 
ten te scryven ende te bevvaren, betaelt : m guld. 

Item, den monstermeesters van de voorscreve ini*' soldaten , als: Jan Wil- 
lemss, Corencooper, Wouter Bouwcns, Cremer, Jan Willemss, Nastelmaic- 
ker, Henrick do Hont ende Maerten 's liocren Geritss, voor heure monsteringe 
ende rekcninge van de monstercedulle ende knechtcn-, elck betaelt van de 
voorscreve halfF maent : v guld. facit : xxv guld. 

Item, Henrick Van Eynhouts, by de drie Icden voirscreve overste cappeteyn 
van de un^ soldaten gemaict zynde, voor zyn dienste betaelt, naevolgende de 
acte dairaff zynde in date den xviii'" aprille anno lxvii voorscreve : xii pond, 
vlems; facit : lxxii guld. 

Item, de acht hellcbardiers van Eynhouts, als : Lambert Gerritss, Jan van 
Swol , Wynant Janss, Martcn de metser, Jan van Heel , Adriaen Ariaenss , Arnt 
Janss ende Walraven van Hees, elcken ter maent toegevuecht vu guld., ende 

(i) Ordre. 



nucli voor (Jeu aflloch elcken xxx si., macckcii txvni gulJ ; hier uirgeto^uii 
dck XIV st., vaa vior (hci;en die sy nyet ^-odioiil Imddun, blyn alsoo rsanicn : 
LII) guld. VIII st. 

Vii}tgeven sen dengheencn die 's aaclils cndo 'â daegs aeii der poorteD ûnde 



Item , opten iiti" januar)', is by der sudt alnoeh ccordinecrt , dat mcn de 
^IT oacbtwaieken , als aen do Vuclilerpoorl, Orleni>oort, den Doom, HÎDllia- 
merpuort code Sint-Janspoort, zoiide eicko wauhlc totlc un st., noeh geve ii st. 

item , optun xis" January aaeo lxvi voorscreve , is by de dric lodea geao- 
cordcert, dut men Henrick Ueyra, dienaer van der Cruender royeo, zal van den 
ttv* jaly anno voorscreve , lot dal de v\'atcke geduereit , souden belaeten cick 
'sdaichs II st. £nde dat, ora dal hy do woelo gedaoa becn dea ractsboeron 
«nde dekeiieD van den ambacbleii, dat cIck rcspoclive op bcuron tuoirnc oplun 
raethuysse des 'snachls de wacbte houdeii soude; alsoo hem belaell van deD 
«V" july aiino txvi voorscreve tollen ix"" juny anno tïvn incluys daernaest- 
volgende, maickcn Tsamen : m* xxx daegcn , elck 's daoehs ii si. 

Item, van don ierslen fcbruary totten sxiv"" derseivor maenl, betaeit dese 
aaevolgende n'achle , te welcnc : Hinlbamerpoort , Anlbonhpoort , Vucbler- 
poorl, Ortcnpuorl endc don Boom, elcken des 'snacbts vi st., ende de wacbLen 
sen de Pynappeispoort , Sinl-Jacohstract , den Rog, Vundeliagahuys, Kerck- 
(trael, Zevengesterst , Poslelstraet, Massorcel, Cruyspooi-t, Cruysslraet, Cer- 
Iniyd, Tolbrug, cick un st. —Ende van den ierslen february lottcn xvri" der- 
telver maent gewaict voor Sint-Anna capel , onde op te Heecke! van do Ouder 
Dicse. Eode van den iersten february lotlen xxii" dcrselver maent gewaict 
alter d*1^'ill vcrckc cndo voor de Gapert ; nodi van den ierslen Tebruary lotte 
KVii"> dag toe gewuiet SinlrAnlhonispoort ; nocb van primo fobruary lottcn 
xxv*" too Sinl-Janspoorl; van pdmo fobruary toUo nvii'" loe den Boom endc 
irOrlcnpoort 1 nocb van pnmo Tebmary lolten leslen february, maict xxmii 
liagen , elck ini st. ; nocli de Sinl- Janspoort des nacbts , van den vi*» february 
lolten xxiV" fubruary, maickcn xix uacblen , 's nachls vi st. 

lioch in 't begin van de soldatcn , doon zy iorst goordineert wairen 's daiohs 
ucn Orlenijoorl oyck te waieken, denzelven oyck gogevcn 'sdaichs iiii st. 
alleer die reformalie dairop quara; alsoo dcnsclvcu beladt, van den vi" fo- 
liniary lotion xix'" february, maicken xiv dacgon , 's daichs nii st. 

llcm, van den iersten merte tollen si'" dcrselver maent, hebbcn gewaickl 
iwee dachwaicken , d'een aon d'Ortcnpoort ende d'andor acn de Boom , eickn 
betadt : *s daichs un si. 



— 438 — 

Vuytgeven van arbcyders cnde werckluyden , die eensdeels ten bevele van 
de 8tadt aengenomen zyn te arbeyden , om voirdere scade , destructien ende 
sedilien te verhueden, deur commissie hen taliter qualUer gegeven zynde* dair- 
aff 't verclercn hiernae volght : 

Ter instantie van Arent Jeronimus , alias in den Roch (t) , ende Marcus Ael- 
bertss, hebben dese naebescrevene personen gearbeyt om de willigen opten 
dyck buyten de Sint-Anlhonispoort staende aff te houwen , te wetene : {suivent 
les noms,) 

Item , dese naevolgende personnen hebben , ter instantie Arent in den Roch 
ende Marcus Aelbertss voorscreve, erde opte wallon by de Vuchtpoort gevuert, 
om de scanscorve, by hen aldair doen stellen, dairmede te vuUen, te wetene : 
{suivent les noms.) 

Item , Gerart Lambertss, dat hy, ter instantie van Anthonis van Bombei^en , 
het waeckhuyskon staende aen den Hoogen steenwech , tôt voor den Gulden 
cop , wesende Bombergens logys , vervuert hadde : xi st. 



Vuytgeven van haut, plancken ende zaigen dat die voorscreve rentmeesteren, 
ter cause van de voorscreve beruerto ende emotien, hebben gedaen ende 
betaelt. 

Item, hebben die voorscreve rentmeesteren ter ordonnantie van de drie leden 
verscheyde waeckhuyskens doen maecken, die op aile hoecken van der straeten 
ende aender stadts mueren gesteld zyn ; alsoo aen Jannen van Stiphout ver- 
dingt een waickhuysken op sleden te maicken , dat geslelt is by Massereels , 
daervoer hem betaelt : xx guld. 



Vuytgeven van diverschc ende alrehande saicken van de commotie ende 
bereurlen voorscreve, in diverschc manieren gedaen. 

Item, ii«" january, Erasmus de goutsmit (â), deur beveel van de drie lee- 
den gcmaict een zilvere brotfu off scaeckele (s) , ende dacrop gesteken do 
wapene deser stadt met heure coleuren, ende is dieselve geschoncken den cock 
van mynhcer van Meroda , commissaris , met mynheer den cancellier binnen 
deser stadt van der Hoocheyt gesonden zynde; daervoer betaelt : vii guld. 



(i) Arnould Jérôme van Keelst. 

(i) Érasme van UouweUngen , orfèvre. 

(s) Brotfu ofl scaeckele. a Une large ou larges d'argent que portenl les joueurs , mené- 
» triers , mcssagiers , cuisiniers , sols et aulrcs valels des confréries , où sont engravez 
» les armes ou enseignes de ceux qui la leur donnent. » (Thésaurus thculonicœ linguœ; 
Anvers, I.HT^, au mol schakel.) 




^ 



» 



Iiem . vn™ january, Ghysberl i-ueckeman , 1er instantie Jans otlcn , dekoji 
nn de cromers.ëescrevea de copie van do supplicaliu by de seclurissea o 
fcgevcn , aeognrnde de xxx loaaea gouls by beo gepresentcert , groot xxxvi 
UadeD : xxvn st. 

Ilem , xjuv*» janoary anno lxvi, zyo zceckere gcdepuleerde doser aladl ende 
gedepDleerden \an don soclarisscn opLor Galicien vergaderl , om met malcaii- 
dcrea van don trublcn cndo berucrteii cen accorde le maicken ; ende zyn deH 
ffliddaigs aidaer blyven eelen ix persoonen , ats m' Hcnrick Bloyman, Jero- 
oimiis Wynaots , Jan Willemss met meer andere ; elck persoon voor de maellyt 
m 8t. ; — noeh gedroncken vin pollen wyns lot Marcelis van Castercn gchaelt, 
dea pot 1111 ifasl. 

Item.xn" febmary, ïjti ton bevele deser sladt tût Vucbl ly den grevé van 
Hegen gescict corn m issa risse n , omme te besien cndo le vorncinen od de voor- 
ecfcve grève in H Calhuysers clooster aldaor eonige sterckte maickle zoe de 
beine giock, ende bebben aidaer verdroncken dric pollen wyns, den pot 
mi i,)ist. 

Ilem, XX™ Tebruary, ten bevele van de drie Icdon, gccod van Thielman van den 
Brocck van de Grave, xlvi '/* ponl knypcruyt (om by dcr sladl le besigen), 
'thondcrl legcns xxix guld.; d'welcko cruyl die rentmecsleren bebben moc- 
len vuylreycken den veltweyvels van de vier boopluyden vooraerovo voor 
heure haeckgcscutlen , met Qocb eeo groot deel loots dal zy sonder onlbeyl 
Qiede namcD ; noch lot beuren bclievcn gecoll sess pont cruyls toi Daniel An- 
llionissen , dacrvoer belacll : xxxvi st. 

Item, van Zcger Janss van Roye gccofl 11° bossen werlTl«n rysch, om ten be- 
li(<ven van den seclarissen scanscorvcn dairaff te maicken, dairvocr betuell : 
VII guld. ut si. m ort. 

Ilem, aen Janncn vanHedct, seepen, belaell van'l gceno die faeereu sccpc- 
nen, gcswoiren , raelamanncn ende dekcnon van den ambacblen lot versclioy- 
dto reysen bebben oplcr GalTelcn vortcert in do bcruerlcn, om dal zy nycl 
Mheydenensouden.wanlzy desaflernoensvfcderommoleradecomenmoslen, 
le welene, den xvi" february ; sxxii si., — xvir" ; xviii si. , — xix'" ; xx si., 
w" : xviii si. 

Soch opte voorscrevo daigen godroncken xxvi pollen \vyiis, lot Coi-nclis Kein(i 
ende in den Regenboge gehaell , den pot iiii <;'i st. 

Item, Jan Comans, clerck in de scrytrcâmcrcn, xxvi'" Tebruary, belaclt vcr- 

icheydai copien by hein voir de dric leden gcscreven, aengaende de handelingc 

mcllen aeclarissen gehoudon in do maont van januario on fcbntario, t'samen 

IpMt XLii bladcron. 'l blal m oirl. 

Item, 1111*" manii, dciir liovcci vyn de hucron scepenen . i:L'si;oiickcn di'u 



— 440 — 

trompet van den grève van Megen, die alhier brieven aen dese stadt brocht : 
XX st. 

Ilem, tôt Wouter Bouwens, cremer, gebaelt zekere stoffe van 8leyers(i)eQde 
andere gereetscappe , dairvoir de stadt afTgemaict zyn vier vendelen toUe 
voorscreve viii<^ soldaten als voer aengenomen, beloopen Vsamen ende betaelt : 
XXXV guld. XIX st. I oirt. 

Item, Steyns Peeterss, snyder, dat by de vier vendelen genayt ende gemaicl 
beefl, betaelt, deur toevuegen van Joacbim Metsers ende Jan Floriss, dekens van 
de snyders : viii guld. x st. 

Item , Jan van Oersel , scildere , dat by, ter instantie van Antbonis van Bom- 
bergen , in de voorscreve vendelen badde gescreven : Quœ Cesaris Cesari , quœ 
Dd DeOj betaelt : m guld. xii <> st. 

Item , Peeter de Gruyter ende Willem Cloot zyn , ter ordinanlie van de drie 
leden, gereden nae Lyere, om te verncmen ofl de crisluyden, die dair omi- 
rent waeren liggende, berwairts zouden trecken; wairomme zy met twee 
perden vyff daigen bebben gevaccert , daervoer de drie leden ben hebben toe- 
gevuecbt t'samen x daelderen. 

Item, xxvi«" merte, Joost de tymmerman, wonende op 't Orteneynde, dat 
de nachtwaicke in zyn buys is gebouwen van den xxvii*° december lot in februa- 
rio anno lxvi dairnaestvolgende , betaelt : ii guld. v st. 

Item, alsoe Anlhonis Van Bombergen, capeteyn van den sectarissen bynnen 
deser stadt, badde opten ix*° merte, wesende dominka Lœtare^ anno lxvi, met 
gewelt gebaelt rontomme de stadt allen de sleutelen van de poorten ende heec- 
kelen deser stadt, ende die in zynen beboudt gehadt totten xii<^'* merte daimae, 
ende is alsdoen metter stadt geaccordeert dat men de voerscreve sleutelen in 
een kiste sluyten zoude, dairaff de voerscreve Bombergen eenen hebben zoude 
ende de vier scutterien elck oick eenen, wairtoe men heeft genomen de yseren 
kiste staende beneden voer 0ns Lieve Vrouwe ; ende hebben die voorscreve 
rentmeesteren, van de voerscreve kiste te vueren totten smit in de StoefTstraet, 
om die aldaer te vermaicken ende die wederomme op 't raethuys te vueren, 
betaelt ; vi */* st. 

Item , don iiii*" aprillc , als de stadt tôt drie uren des aflernoens noch verça- 
dert was, soe zyn vier beeren opter Gaffelen blyven eeten; voir de maeltyt 
betaelt : xii st; ende gedroncken drie potten \vyns, don pot nii */i st. — Ende 
des anderen daigs de stadt wederomme vergadert wesende tôt naeder noenen, 
zyn X beeren ende dekenen opter Gaffelen blyven eeten ; voir de maellyt betaelt : 
XXX st., ende gedroncken vin potten wyns; te samcn : un guld. xi */3 st. 

(i) Sleyer ou shiyer, écbarpe. 




XV™ aprillc, Ijeiaell llaiis Croeckinan, alm Hans Evenbly. ecn uiacl- 
il liât nenDan die Ruyter in dcn uacuie vau Bombergeo Uadde aen de voer- 
revoysereD kiste,dair de sleuteleo van de stadtpoorloD in lagen , docn lian- 
: ust. 

Bm, ayn die heeren scepencn , raelsraanoen eode dckenen van den ambaoh- 

1, oplens"',xi"'eiixv"'aprille, opleGafft'ienblyvonontbjlonen haermaellyt 

by malcanderen gehoudeii , oni dal se by malcanilei'en Jilyven zoudc om zccckcre 

M\'aire endo IrelfclyckB zaicken die le Iractcren n-airca ; eiido helibc-u t'sameii 

vertecrt : nu guJd. xim </3 si. — Nocli godroncken xxiii [loLlcii vtyas, don 

(Ml Ult *tà si. 

Ileoi , naedenmael dese stadt mcttcn soctarissen cndo Bonibergon opleo 

tx" aprille gieaccordeert wairen, dal zy de hnechten van Borabergen zoude beta- 

Icamelallel'lgeenedalBombergenvertoertbaddo.endebemnoûhecuonscenek 

ikœn van ni" gulden mel mecr andei-e excessive penningen le belalcn; soe 

heetl de voerscreve sladt gecommilleerl Uenricken Oliviers, Jan Wiiloni88, 

[ «oreacoopcr, Woutor Bounons, crenior, Henrick de Hont onde Marie Gorrilas, 

B (tromptelicken penningon op inlcrcsl op te ncincn , oin do voerscrevo 

L lombergcn mel sync soldalen tcrslont le betalcn, oRe iiuderssins gescapen was, 

I Ou Ey henro bctalin^zoude lotlen bourgcrshuysen b^bben t;oba€U,ende hubbeu 

I dieo aeii^aende opgellcbl vm"' ii' lxix giild., waeralT zomnil^-e boure peuain- 

n sonder inleresl, deur induclie van de voerscreve gecommilleerde, drie ofle 

[ <ner maendcn ende œeere goloont hebbcn, endo licbbeo daeromme gevacoorl 

I 11 daigen, dacralT eicken 's daigs belaclt : xii st. 

tlein, Geerlruyt, donblcr Peeler Uenricxs, dionslniaigie van Jannea Hozo, 

4il zy gedueriMide de scditien onde Iroubien van de seciarissen , cnde besun- 

fcre den ix" aprille vosrscrevo , den beeren scepencn eiide raelsheorcn groote 

'^ èeaftien hy daigo ende naehtc hcod gedaen ; daeromme baer, met consent van 

llebccrea socpen, gesconcken : vi guld. 

Hem , naevolgendc de beveleu van der Hoocheyt, soo bocft deso sLadt mynca- 

I ioava commiââai'isseii , als mynheercn den cancellier ende mynhcer van 

L Heroda , doen iwivoyeren van duser sladl lot Brucssele toe mel xxxit seuls te 

enle, ende ben van ailes duen derroycren onder wegen zyndc, onde bebben 

)r rekonînge gebrachl aen oncosten by hcn gedaen , soe in 'l gins rcyscn als 

ta "l tveUeromme wnjen l'saraeii . nae vuylwysen hcn rekeninge dairalT den 

I dtieledcD ovei^egeven, beloopcndo, mol consent van dcn drie leden : W iaxvii 

I laid. XI 6t. 

ttâm, als myne voorscrevc bœren de cancellier ende hecr Jan van Meroda, 
cominissarissim voerscreve, vnyl desor stadl aoudcn vertreckeii, soc betd deae 
Q haîroii drîo loden den vooniueindoii ronlmeeslcren belasl cnde hcvo- 



— 142 — 

len dat zy allet H gène dat die Voorscreve beeren bynnen doser stadt, sœ lange 
zy alhier inné commissie hadden geweest, haclden met heure familie ende 
perden verteert , zouden betalcn ; dyen achtervolgende soe heeft joncher Hipo- 
litus Boyenhals, edelman van mynhcer Meroda, gereeckent met Peeteren de 
Gruyter, van den voyer van den perden des heeren van Meroda voerscreve, 
dat zy tôt zynen huyse, van den xxviii*" october anno lxvi totten xi«° apriilis 
anno lxvii daernae, verteert hadden, t*samen beloopende, nae vuytwysen 
van de voerscreve rekeninge : v« xlii guld. — Ende Geoirgius Becx, deurwecr- 
dere ende dienaer van mynheer den cancellier, oick metten voerscreve Peete- 
ren gereeckent hebbende van de costen van den perden mynsheeren des 
cancelliers voerscreve, aldaer ten voerscreve tyde verteert hebbende , is be- 
loopende, nae vuytwysen der rekeninge dairaff zynde : i® xlviii guld. xii st. ; 
beloopt t*samen : vi^ xci guld. ii st. 

Item , hebben de hoofmeesters van den voerscreve heeren tôt versceyden 
plaetssen dese naevolgende penningen verscote, die de voerscreve rentmees- 
teren, deur beveel als voiren, hen hebben gerestitueert, te wetene : tôt Mar- 
celis Hermans, aen wyn : lxx guld. ; tôt Marcelis van Casteren : i« lxv guld ; 
tôt Jacob van Casteren : xxi guld.; tôt Peeter de Gruyter, noch van costen van 
perden ende haer dienaers aldaer gedaen : lxiiii guld. xvii st. ; beloopende 
t*samen ende aen den secretaris Golen betaelt : iii^ xx guld. xvii st. 

Item, hebben die voerscreve heeren commissarissen alnoch doen halen, 
tôt Marcelis van Casteren, i^ xiii potten, i pint wyns, d*aeme tegen xviii i/i gui- 
don, den chyns aSgetoigen; noch tôt Henrick Robbcn, doen halen i® xvii </< 
potten wyns, d^aeme tegen xviii guld.; noch tôt Cornelis Kempv potten wyns, 
facit XXV st.; beloopt t*samen ende betaelt : xliiii guld. vu st. m ort. 

Item, Henricken Goosscnss, dat hy, deur beveel van de drie leden, van den 
xxvii«° february anno lxvi totten xiii«" aprille anno lxvii , heeft gescroven 
ende vuytgeryct die paspoorten den gheenen die vuyt doser stadt wilde reysen, 
beloopende t*samen xlvi dagen , elck *8 daigs , zoo hem by deser stadt is loe- 
gevuecht, XII st. 

Eilraiti do e«np(e de li ville de i5<i6-i567, loi Arebives ctBBiules 
de Beii-le-Doe. 



— 443 — 



XCVI. 
liCltre ée Hargverile de Paraie mu priBee d'Orange* 

BRUXELLES, H JAMVIEE i567 (l566» V. ST.)- 

Mon bon cousin, ayant veu, peu de jours passez, la ruine et bruslage de 
plassieurs cloistres, villaiges et maisons de gentilzhommes, avec pillaige de 
tout, que ont faict les sectaires qui s'estiont assamblez du pays de la Leue et 
Toumésis, où enfin ilz ont esté deffaictz et mis en route par monsieur de Noir- 
carmes, et me venant advis de toutes parlz, qu*ilz se rassembleroyent de 
nouveau , tant en Flandres que du costé de Gheldres, Maestricht et Bois-le- 
Docq, avec intention et desseing de faire le mesme desgât et ruine partout, je 
soys esté nécessitée, me trouvant en ceste perplexité, pour aulcunement pour- 
Tooir à toutes occurences, de faire lever quelques gens de pied dadvantaigc, 
et, entre aultres, dix enseignes par mon cousin le comte de Meghem, auprès 
la Langhestraete, dont j*ay bien voulu vous advertir par ceste, afin que sceus- 
siés ce que passe, vous recommandant sur ce, mon bon cousin, en la très- 
siincte garde du Créateur. De Bruxelles, le xi* jour de janvier 1566. 



Stucription : Au prince d^Orangc. 



(CeUe pièce a été publiée par M. Gachard, Corret- 
pondance de Guillaume le Taciturne, t. Il, p. 323, 
d'après la minute qui en existe aux Archiut 4i 
rtyaiBe 4e BelgiqM : Lettre* de et à Guillaume de 
Nassau, t. IV.) 



— 144 



XCVII. 
Eiettre de Margiierite de Paraie mm eearte de Hesea. 

BRUXELLES, iO JANVIER i567 (l566, V. ST.). 

Mon cousin , ce mot va seulement pour vous adresser l'extrait d'une lettre 
des chancellier de Brabant et sieur de Mérodc, estans h Bois-le-Ducq, advertis- 
sant de la souspecion que ceulx d*ice11e ville ont que y vouldriés mectre gens 
dedans, et le guet que h ceste occasion ils y font singulièrement de nuict, comme 
verrez plus amplement par ledict extraict. Et n'estant ceste à aultre effcct, je 
la finiray en priant le Créateur vous avoir, mon cousin, en sa saincte garde. De 
Bruxelles, le xix* jour de janvier 1566. 

Suscription : Au conte de Meghem. 

Minote, lai ArehiTet di riynae et Belgique : Correâpondanee 
de Gueldre et Zulphen, vol. de 1567, r> 2. 



XCVIII. 

Liettre du comte de Megen a Margaerlte de Parme. 

NIMÈGIIE, SI JANVIER 1507. 

Madame, j'ay receu la lettre de Vostre AUèze du xix* de ce mois, avecq copie 
de la lettre des seigneurs de Mërode et chancellier de Brabant, par laquelle ils 
advisent Vostre Altèze de la suspeçon que ont ceulx de Bois-lo-Duc, pour ce que 
mes gens, et nommément ung gentilhomme appelle Bemmel , passent et repas- 
sent souvcntefois par là , que je veulx mectre gens dedans la ville, etc. Et 
quand audict gentilhomme , je ne le en sçauroie garder , car il at environ ung 
demy-lieue de ladicte ville une maison, et pour y aller et revenir il luy faull 
passer par là , comm'il a faict encoires devant-hier , et croy que ladicte sus- 
peçon leur augmentera encoires davantaige par cela que j*ay donné à son 



IriiK une enseigne, bquollo il lève à l'entour de bdicle villo oi la Langcstrate , 
comme aussy Tout aulcuns des aullres capitsîDcs, suyvant le commaDdcmcnl 
que Vostre AllËze m'a Taict. Quand à la garde que l'oa Teroil on ladicto ville, 
en venant la dernière Tois de Bruxelles Je m'en suis ung peu inrormé, cl ay 
bien entendu qu'ils no la font point sy grande comme par ladicte lettre l'on 
escripl h Voalro Allèze, néan tmoings, s'ils la font bonne, tant mieulx pour eulx ; 
mais d'une diose ay bien volu adviser Vostre Altèze, c'est qu'ils ont belle 
poour, tant les ealolicques que les sectaires, et il me semble (à ce quej'ay 
entendu par aulcuns qui sont fort practicqucs en ladicto ville), que sy Voslro 
All^ leur escript une lettre par laquelle elle leur commande de recevoir gar- 
nison, sur paine qu'ils seront déclaircz rebelles, qu'ils ouvriront la porto d'eulx- 
mesmes k qui qu'il plairat ^ Vostro Allëzo leur commander; et l'on me dict 
liusy que l'occasion en est que pluissicurs des geulx se sont retournez eato- 
licqnes. Je me remeuts à ce qu'en est, cl prie encoires iràs-bumblement Voslro 
All^ qu'elle veulle donner ordre que le commissaire et l'ai'geul soient au 
lemps et lieu que je luy ay escript par mes préciidenles, assçavoir à Driel, le 
utx* de ce mois, pour Inviter les désordres que les soldatz pourront Taire 
devant que les meclro en discipline. Sy VosLre Altèzo vcult que de \h nous 
passions oultrc il la Langcslratc , et y Taire la monstre , comme Vostre AltèKC 
■voit premiâremenl ndvisée, elle me le pourrai mander; mais l'aultrc lieu, 
tçttïoir ît Driel, me semble plus convenable, el aussy ils méritenl bien ung bon 
I chaBtoic, pour ce qu'ils ont volu tuer un prestre dedans l'église. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Nymmegon, ce Si" de janvier 1567, 
itih cnminiinL De Vostro Allèzo très-humble cl obéisant serviteur, 

Charles de Briheu. 



— 446 — 



XCIX. 
liellre éa eomle de Hegen à Hargverita ée Paraie* 

NIMÈGUE, SI JANVIER i567. 

Madame, comme je pense que ce que Vostre Altèze m*a escript présentement 
touchant 6ois-le-Ducq (i) est seullement affin que je sache ce quy passe, et com- 
ment je m*aye à conduire pour mectre en exécution ce que j*ay entre mains, n*ay 
peu lesser d*adviser Vostre Altèze qu'il faict astheure le meilleur temps à propos 
du monde, et que, s*il demeure encoires quinze jours ainsy, j'espère d'en mectre 
Vostre Altèze hors de toute paine , et supplie pourtant très-humblement que 
cependant elle se veuille mectre en repos quand à cela. Je sçay bien (t) asseu- 
rément qu'ilz ne font point de garde, et j'ay bien tant d'advertence, que sy je 
vois que mon entreprinse failleroit, que je passeray oultre sans faire semblant 
de riens. Aussy n'ay peu laisser d'adviser Vostre Altèze que j'entens que 
les gheulx se meurent partout de poeur, et il me samble, que sy Vostre 
Altèze pousse oultre , comme elle at desjà encommencée , que ce serai une 
briefve guerre. Ceulx de Harderwyck ont envoie dix gentilzhommes vers 
moy ; j'ay remis pour les ouyr jusques à demain matin. Je pense que ce serai 
pour prier d'appoincter leurs affaires, s'il se peult faire, et ne lesseray d'advi- 
ser Vostre Altèze ce que j'entendray d'eulx, et n'y résouldray riens sans première 
ordonnance de Vostre Altèze. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Nymmegen, ce xxi^ de janvier 1567, 
stilo commuui. De Vostre Altèze très-humble et obéissant serviteur, 

Charles de Briheu. 

Original , lai Arehivet di nyagme de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et ZtUphen, vol. de 4567, ^ 9. 

(i) Ce mol est dcrit en chiffres. 

(i) Les mois bien et suivanls jusqu'à la fin de la phrase sont écrits en chiffres. 



~ 447 — 



C. 



lettre de Hargnerile de Parme aux boargaiestre et éehevlns 

de Bols-le-Due* 

BRUXELLES, S8 JANVIER 1567 (i566, V. ST.)- 

Màrgaheta, etc. Lieve besuadere, ghy hebt wel connen aenmercken die 
goede endc sorghvuldigo affeclie die \vy draegende zyn tôt welvaert der stadt 
van 's Hertogenbossche, vuyt dien dat ghy gesienhebtdat wy gcsondenhebben 
aldaer den cancellier van Brabant met den hecr van Merode , weesendo d'cene 
de principaelste officier des conincx onscr genedichs liefs heeren, wyens tegen- 
wocrdichcyt in syn officie hier wel noodich is, ende de ander ecn van de prin- 
cipaele bannerheeren *slandts Van Brabant, achtcndo dat sy bcquaeme persoo- 
nen waeren om met goedtheyt ende suetheyt , die sy wel wctcu te plegen ende 
die wy meest syn soeckcnde, te rcmedieren de bcroerten die aldaer opgestaen 
code gebocrt waeren , ende aile dingen in behoerlycke endc schuldige gehoer- 
saemheyt ende onderhoudinge der justicio wederomme te stellcn ende te bren- 
gen ; maer aensiende dat die voirscreve twee personnaigen alreede mecr dan 
omtreut drye maenden aldaer syn geweest , endc wat moyten endc arbcyt sy 
vorgekeert hebben tôt den elTccte als boven, ende om eenicheyt endc vredc in de 
stadt te planten ende doen onderhoudcn, sy tôt noch toc te vcrghccfs gcarbeyt 
hebben , ende dat mcn aldaer alcvcn harlncckich blyft om aile nyeuwic- 
beyden aldaer vuyt eygen vermetenheyt te coutinucrcn, tegcn will ende mey- 

ninge Syner Ma', met dreyghingen, die mcn somlyts wel darst laeten ont- 

< 

vallon, van de kercken inné te ncmen , ende voirts te verderven ende vcrnielen, 
ende aile andere onschiclichcyt teghen die ovcrichcyt endc justicie ende aulori- 
leyt Syner Ma*, als hertogen van Brabant, moetwillichlyck acn te richlcn, soe 
dat claerlycken wel te bemercken ende bcsorgcn is, dat die sacckcn aldaer iu 
de stadt tôt groote inconvcnicntcn staen te vcrloopcn, indycu wy van wegen 
Syner Ma* in tyts daertoe nyet en version , so by Sync 31a* ons bevolcn is te 
doen, ende oyck te stercken ende maintineeron die justicie ende gchocrsaemheyt 
dewcllicken aile ondersaeten vanGodts en rechts wcghen schuldich syn bocren 
naluerlycken princen ende heeren, ende tôt dyen cyndegarnisoen van Syner Ma'* 
weghen eenen tyt in de slalt te leggen, om oyck bctcr te belelteu aile voirdere 
berocrlen der burgeren, d'een teghen d'ander, die aldaer soude moeghen opry- 
scn , soe hebben wy u des wel willen te voren waerschouwcn ende adver- 

I. 10. 



— 148 — 

teercn by dcsen , cnde naemcnllyck dat wy bclast hcbbcn onsen neven den 
graven van Meghem, te trecken binnon den Bossche ten eynde als boven, endc 
om ecnicheyt endc vreede in die voirscreve stadt te beter te onderbouden, mol 
syn régiment van thien vendelen knechlen, die wellicke, in naem ende van 
wegen Syner MaS wy ons vastelyck verlaeten dat gby suit innelaeten » ont- 
fangen , doen logeren ende gerieven als 't behoort , gelyck \\y begheren , ende 
nycttcmin van wegen Syner Ma* u bevelen te doen, sonder eenige swaericheyt, 
weygcringe ofl vuytstellinge , op dat W7 in naem als boven , nyet genoodicht 
ende wordden te moetenvoememen de wegen ende middelen die mcn gewoont- 
lyck is te gebruyeken teghen den ghenen die men acbt endc houdt voor onge- 
hoirsaeme ende rebellen Syner MaS voer wellicîken \\y gantslick vertrouwen 
ghy gheenssins en soudt wilien aengesien noch gehouden wordden. Licve 
besunderc, God sy met u. Geschreven te Bruesselle, don xxviii" dach januarii 
W Lxvi, stUo Brabantiœ, 

Suscription : Onsen lieven bosundoren burgemeester, schepcneii endc raedt 
der sladl van *sHerlogcnbossche. 

Original, etlë K, aox Archives dn rayaime de Belgiqae : Papien 
du conseil des troubles, l. XIII ; — et Blute, an uèmt 
dépit : Correspondance de Brabant, Limbourg et 
MalUies, t. IV, P» 273. 



CI. 
Lietlre de Margaerlle de Parme an eomte de Megen* 

BRUXELLKS, ff FÉVRIER 1567 (|5C6, V. ST.). 

Mon cousin, monseigneur de Dcrlaymont m'a dict que Taviés requis d'enten- 
dre de moy, si vous sceussiés entrer en la ville de Bois-lc-Ducq sans pré- 
senter ma lettre, si le pourries faire, ce que j'ay mis en délibération avec ces 
seigneurs estans icy, où a esté considéré que le moyen par ladicte lettre et du 
vouloir de ceulx de la ville est bien la voye plus honneste, civile et digne de 
prince, et qu'il est grandement ù craindre, quelque dcbvoir, diligence ou 
seing que sçachiés faire et faire faire et prendre, que y entrant aullrement et 
par surprinse, ne se passera sans effusion de sang ol pillaige de la ville, et tant 



- H'I - 

L des boDs que niauvnis, et iiuu cela causera ung grand murmiir généralement 

I ée tous en ce pays, non sans grandohninc, lant en mon endroict que sur tous 

n'assistans tcy de conseil , au reuulement des aO^ires et desservice de Sa Ha" i 

I lUendu mesmes , que selon que m'escrlpvent les chancellier de Orabant et 

I Migficur do Hcrodc, ceulx dudieL Bois-le-Ducq ont esté c<intcn5 de mcclro les 

\ prescbcs hors la ville, el samble qu'ils sont pour venir se renier plus près à la 

nisoD : par où l'on est venu h tomber de trouver myeulx que pri^scutez ladicto 

lettre, et luulesruis oh l'on vous roDisast l'entrée, que regardoit d'y entrer par 

i'eipi-dicnl qno avez advisé, regardant, autant que humainement Taire su 

^ pourra, d'obvier ii ef^ision do sang et au sac, ayant samblc h aulcuns que h cest 

I (flbct pourries veoir, s'il vous fauldra prendre la voyo d'expédient, si ne peus- 

I KÈs gagner une porte sans marelior plus avant en la ville, et iors mander vers 

wat coulx de la loy ulîn de vous recepvoir. 

AlïDt , etc. De Bruxelles , le premier de rebvrier 13(16. 

Suicription : Au conte de Meglicm. 



Lettre dn comte de lllegen à Slargiicrlle de Parme. 



i{is 



Xadamc, j'ay rechupt la lectre de Vostre Altèse du premier jour de révricr, 

U quant à Boys-lo-Duck, j'en soing, comme Vostre Altèse le commande, sauf 

(pie le dernier anikie n'est poinct practicable. Quant ti l'elTusion de sang, je 

e double bien qu'ill y en aurast ung peu, car yl font bien SOO hommes de 

I prdo toutes les nuicis le guet, mays cela ne nous cmpcselierast poinct; le plus 

st serast le millicur, carsy Icsaultres prandent les armes, comme porte ccsl 

s ycy joînct, sy leur envoient seulemanl quatre ou cinc cens hommes, les 

jrs cbasseront les bons, et Vosire Alléso serast quicte de costc vlle-l.'i; 

e AltAsc se souvienne d'tltreclit. Sy monsieur de Itrederodes sacque qucl- 

Iqse argent d'Anvers, puisque l'on dicl que c'est pour faire des gens, je le 



— 450 — 

fcroie trousser, sy mon oppinion fust cruwc. Je supplie très-humblemaot Vostrc 
Altèse me faire responce sur ceste capitulation d*Elbourg. Je panse que cheulx 
de Boumcl viendront ojourd'hui o demayn oussy pour capituler; on m*ast dict 
que, dès qu*il ont sceu ma venue, yls ont chassé le prédicant. Ylme samble, à 
très-humble correxion de Vostre Altèse, que Vostre Altèse ne doibt permectre 
h cheulx de Boys-lo-Duck le prédicant, car ils ont du tout abusé derappoînc- 
temant. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Dryl, ce 3^ de février anno 4566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Briheu. 



Siifichption : A Madame. 



Oriçiiil , inx ArebiTci en riyianc de Belgiqve : Correipondanre 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4567, f*» 21. 



cm. 



l«ettre de Marsoerite de Parme ao eomte de Megen. 

BRUXELLES, 8 FÉVRIER 1567 ( 1966, V. ST.). 

Mou cousin , monsieur de Bcrlaymont m'a communicqué la lettre que luy avez 
cscript le jour d'hier de vostre main, du contenu de laquelle vous tiens records, 
sur lequel ayant esté délibéré en conseil , il y a esté considéré qu'il est bien 
vray que ce seroit une grande indignité que à la présentation de ma lettre 
vous fust refusé rentrée , mais que toutesfois ce seroit aussy tousjours de tant 
plus justifier le droict du roy monseigneur, et que partant debvcz passer oultre 
avec ladictc présentation, sans toutesfois y faire approcher votre régiment plus 
près que d'une lieue, pour rendre l'indignité moindre, si tant fust qu'ils ne le 
y voulssissent recepvoir, comme apparentement il est à doubter. Et quant à la 
saisie de leurs biens , l'on y trouve grande difficulté , tant pour les prcviléges 
de Brabant que à l'occasion que l'affaire dcbvroit estre conduict et exécuté 
par ceulx du conseil illccq, qui partant iroit en longueur; par où a samblé que 
ayant présenté madicte leltre, debv(;z incontinent et en diligence me faire 



— 161 — 

entendre ee que sera succédé, pour après y délibérer ultérieurement , ne pou- 
vant délaisser de aussy vous adviser que à ce que dessus accède encoires cestc 
difiSculté endroict ledict saisissement, que oires qu'celluy se faict, Ton ne 
sçauroit comment le maintenir et effectuer, d*autant que lesdicts de Bois-le- 
Ducq, comme ils sont ung grand peuple, ne laisseroyent , incontinent après 
votre partement de lu , à cuciller eulx-mesmes les biens , et si entendez facile- 
ment quelle difficulté il y auroit à les en garder. 

Atant , etc. De Bruxelles, le viii« jour de febvrier 1566. 
Suscription : Au conte de Meghem. 

Hinale, lai Archives da riyaumc de Belgique : Co rre»poiidance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1567, f» 40. 



CIV. 
liettre da eomte de Hegen à Hargaerite de Parme. 

VLYVETf, 10 FÉVRIER 1507 (I666, V. ST.). 

Madame, j'ay receu la lettre de Vostre Allèze du viii® de febvrier, et quant 
à ce que Vostre Altèze m'escript de ceulx de Bolduc, dont je ne fay répétition 
pour ce que j'en tiens Vostre Altèze encoire bien mémorative , je ne fauldray 
au mieulx qu'il sera possible accomplir ce qu'elle me commande. Puisque 
Vostre Altèze ne trouve bon de mectre la main sur leurs biens , je me remecte 
à sa très-prudente discrétion, encoires que je panse qu'il cuisse beaucoup faict 
au cas. Monsieur de Quarebbe m'a dict comment qu'il ait escript h Vostre Altèze 
qu'il sera nécessaire de retenir ichy un commissaire, pour ce qu'il fault encoires 
bien trois ou quatre cens homes h mon régiment, lesquels viennent tous les 
jours, et je panse que déans cincq ou six jours il sera plain ; par quoy j'ay bien 
volu h Vostre Altèze supplyer le mesme, et il me samble que le sieur Cigoingne 
seroit fort duisable. Monsieur de Quarebbe m'a aussy faict quelque difficulté 
pour ce qu'il y a beaucoup des estrangiers, et j'en suis mary qu'il y en ail 
tant de ce pays , pour ce qu'ilz ne sont k beaucoup près sy bons comme les 
aaltres. 



— 45î2 — 

Atant, Madame, je prye au Créateur, etc. Dois Vlymen, ce iO*" de febvrier 
1567. De Vostrc Altèzc très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimëu. 
Suscription : A Madame. 

Origiisl , lui Ârehi^rt do riyiane de Belgique : Corresfumdance 
de Gueldre et Zutpheit , vol. de 4567, t^ 44. 



cv. 

licllre do comte de Megen ao magistrat de Bols-le-Dae. 

VLYMEK, 11 FÉVRIER 1567. 

Kairll van Rrimeu, graefF ter Megem, friher 1er Humbrecourt, her ter 
Hornsdaingb unnd Asperlecq, etc., rilter van der oirdeu des Gulden vlies, 
Con. Ma^ tber Hispanien , etc. , statholder unnd capelein generaell des fûrstcn- 
dombs Gelrc und gracflscbaps Zûtphen. 

Erentfcste, crsame, voirsichtige und vromhe, besundere goede frûnden, 
alsoo >vy von wegen hoichberomptcr Con. Ma^ tho Hispanien en onssers aller 
genedichslcn herrn , oick van wegen der hoechgeborner feurstinne der her- 
loicgynnen to Parma, etc., gubernantin, etzlicken saecken met u luyden hebben 
te communiciren unnd voir te baldcn, langt onscn genedigs begcren, die 
président met nocb twee oder drie van die ander raitzfrûnden, sich morgcn 
ten middaege by ons tôt Oesterwick verfucgcn , esgene \vy hen voirdraegen 
suUen, allenthalven acn te horcn, unnd bevelhe u in schutz der Almccbtigen. 
Gegeven tôt Flymcn, den xi*" februarii anno xv*^ lxvii. 

Charles de Brimeu. 

Sttscription : Dom crentfestenn , ersammenn, voirsichtigcnn unnd vromen, 
président, scbopenen und rait der stat 's Hertogenbosch , unsen besuDdcrcn 
goedcn vrundcn. 

' Cepie du lempi, celée L, lui Arehivei du reiiaae de Belgique ; 
Papiers du conseil det troubles, I. XIII. 



— 453 — 



CVI. 
lieltre en eomte die Hegen à Hargaerite de Parme. 

nS LA LANGSTRAÀT, Il FÉVRIER 1567 (l566, V. ST.). 

Madame,- pour ce que oultre tous inconvéniens de l'eaue (i) qu*il nous est 
advenu , je tiens nostre emprynse pour asseurée , et que j*espère avant quatre 
•ours que serons dedens, sy Vostre Altèse ne faict ung appoinctemant fort 
advantagieulx, je supplie Vostre Altèse n*y entendre. Sy Vostre Altèse ne sça- 
voit ce que veulx dyre, j'entens .. («). Je n*ay volu lesser en advyser Vostre 
Altèse, pour ce que j'entens qu*ils sont assemblées ojourd*ui pour appoincter. 

Madame, je prie le Créateur , etc. De la Langheslrate , ce xi« de février anno 
4S66. De Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur. 

Charles de Brihed. 
Suicripiion : A Madame. 

Origiiil, iBi Arehivei do riyanne de Belgique : Corrapondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1567 , f» 48. 



CVII. 



Lettre eu eomte de Megen à IMargoerite de Parme. 

VUCBT, 14 FÉVRIER 1667 (l560, V. ST.). 

Madame, comme yl me samble que, sy Vostre Altèse tient bon, comme je lui 
3y escript, cheulx icy nous lesseront antrer, je n*ay volu passer oullre, ancores 
Que oestre cas soye tout prcst, pour ce qu*ils m*ont prié de ne les presser dad- 

(0 <^ mot est écrit en chiffres. 

(i) Ce mot est écrit en chiffre8 , et nous n'avons pu le traduire : il doit signifier quelque 
nom propre. 



— 154 — 

vanlaige jiisques avoir responce de Vostre Altèse, et quMl vous pansent donner 
conlanlemant ; mais yl me samble, s'yis ne font aultre chose que de chasser 
leur prédicans, que Vostre Altèse en serast oussy peu asseurée que par devant, 
et que partant yl voldroist miulx que je y antre de Tungne sorte ou de Tautre, 
pour asseurré ceste vile pour le roy. Sy Vostre Altèse leur veull escripre 
ancores ungne foys , yl seroit fort bon que Vostre Altèse leur mande, à sa très- 
humble correxion, qu*ils me dysent incontinent ce qu'ils déterminent de faire, 
pour après yl pourvoir selontle service du roy le requiert. Et sy Vostre Altèse le 
trouve bon, sans plus actendre, en trouvant l'occasion, j'exécuteray mon entre- 
prynse. Vostre Altèse me fâche ceste faveur de despeschier incontinent ce por- 
teur que j'ay envoïc exprès par la poste. Sy Vostre Altèse veult escripre ce que 
desus à cheulx de Boys-le-Duck , elle porrast prandre occasion sur la lectre 
qu'ils m'ont escript, dont je lui ay envoie la copie. Je la supplie, et pour cause, 
de ne voloir dyre riens de ceste emprynse à personne , ayns sy ces aultres 
seigneurs en parlent à Vostre Altèse, qu'elle leur veuUe dyre que lui samble 
que ceste emprynse s'en vast faylly. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Vucht, le i¥ de février anno 4566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Suscription : A Madame. 

Original, aui Arehivei da royanme de Belgiqae : Cf)rresjHmdance 
de Gueldre et Zntpheriy vol. de 1567 , f". 33. 



CVIII. 



Lettre du comte de Megen à Marguerite de Parme. 

VUCHT, 11 FÉVRIER 1567. 

Madame, comme l'on nravoit persuade que desus la présentation de la lettre 
lie Vostre Allùze î» ceulx de Bolduc pour mon entrée de la ville avecq mes 
gens, que à ce matin les bons et mauvais se euissent bien peu batre, je me suis 
approché à une petite lieue, afïln, que si fui advenu, que je cuisse regard sy je 
cuisse pou entrer pour y pouvoir mcctrc le bien, mais il no s'en est riens faict ; 



ji' ii'iiy {Ktiiitt SCA'U scfivoir ce (iii'il* oui Ti(^[:oiîié. lis m'oiiL ciivoyii asteiiro, 
roaine je vonois de mcclre la garde, deux sortes des dépuiez, el les uns. k-e 
plus gracieuti du monde , me Taisaul une grande harangue , que ceulx de la 
lille les sviont commis pour visiter le cloislre de la Salroise (<)• partout, hault 
et bas, pour veoir ce qu'on y raisoit, où Andorlectit ait eslé un jour ou deux 
avecq cent el ciricquanle soldaU, et je leur ay rospondu qu'ih me laisasseut 
potrer en la ville avecq mes gens et visiter ladicle ville, et après que je laisse- 
rais visiter le cloistro. Vosirc Altëze le [>ourra plus -amplement vcoir par la 
mpie de leur instruction. Les aultres m'ont hîc.l responue sur l'entréo, que 
ii'ur denianttois de la part de Vostre Altâne , par une lelti-o dont j'envois aussy 
i Vostre Altôee la copie. A ce que j'entends, sy Vosto Aitèze se lient ferme . 
ils nous laisseront entrer. Il me sarable que monsieur de Merode el le chaiine- 
lier uni plus négocié en qualre beures que jo suis esli3 ichy, qu'ils n'ont laid 
en irois mois par-devant, dont je f^is juge Vostre Altôie, encoiros que le chan- 
rrlier n'en est poincl Torl content, comme aussy pourra veoir Vostre Altéie 
par la copie de la lettre que je tuy envoyé, 

Atant, Madame, je prye au Crôaleur, elc. Oc Vuclil, ce l^de i'obvrior 1567. 
bn Vostre Allèse irës-humble etobéisant senilcur, 

BaiMEU. 




— 156 — 

tene, dat wy op huyden date vaa desen, seer treffelick vergadert synde, in 
den name und van wege derselver stat, hebben eendrechtelickea gecommil- 
teert unnd committeren mils desen Henricken van Eyndbouts ende Jannen 
van der Stegen, gesworen , Hieronimus Wynants ende Jannen van Liebergen, 
raitzluyden, Jannen Otten, Daniel van Wick ende Adriaen van Dieperbeeck, 
deeckenen, Henricken de Hont ende Marten Geritssoen, rentmeesteren , Janoe 
de Leeuw ende Gysbertden Goyartzoen, van der gemeente der vurscreve 8tat 
omme van stonden aen «hen te schicken ende te vuegen in den convente van 
der carthuyseren tôt Vuebt , ende aldair te besien , viseteeren ende nerstelic- 
ken Vondersuecken 't selve convent , aile de plaetzsen , huysen ende aloten 
van dien, van boven tôt beneden , niet dairvan vuytgescbeiden , omme *t selve 
gedaen, voirts den drie leden deser stat dairaff, ende van ailes des sy aldair 
gesien ende bevonden sullen bebben, rappoort te doene, ende innegevalle hem 
wort geweigert ofl niet gedoocht die voirseide visitatie alsoe te doene, 
dairafT tegens dengene die hem sulckx sali beletten te protesteren , ende lot 
dyen denselven te vercleren , ende te kennen te geven van wegen deser stat, 
dat H selve sali wordenn in den naeme van deselve stat beklaecht ende oeck 
geremonstreert, daer ende soe dat behoren sali; tôt dien hebben wy oeck die 
vurscreve commissarissen belast t'achtervolgen ende te volbrenge alsulcken 
versueck als die gemeynen borgeren deser stat, volgende 't slot van de voer- 
seyde drie leden, hebben versocht ende hem oeck geaccordeert is geweest; 
inné kennisso der wairheidt, soe hebben wy schepenen, gesworen, raitsluy- 
don ende dekenen van de ambachlen don segell ad legaia der voirscrever stat 
hierop doen druckenn, verthien daegen in februario anno xv* lxvi, voer Paes- 
schen. 

Copie du lempi , aux Arehivei do royaume de Belgique : Correspofidance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1566, f- 68. 



ex. 

Lettre du magistrat de Bols-ie-Oue ao eomte de Megen* 

BOIS-LE-DUC, 14 FÉVRIER 1567 (l566, V. ST.). 

Monsieur, nous avons receu vostre lettre du xii* de ce mois, et sçavons fort 
bien que debvez faire ce que vous est commandé , comme aussy nous avons 



&ii'ldc{)oinclàauUro. Maison louLes choses, et si;;iiammenlèsatraircsilelell 
imiKirtance. gUt discrélion el respect, mosmes quant l'on est adverti de es 
qu(^ passe cl ce que concenie le repos d'une telle ville et évicter effusion de 
laoii, c^ 1"^ aulcunes Tois les princes et princesses, ou aiilLres ne sçavcot sy 
bieo comme cealx qui sont sur le lieu ; et quant lia seroient bien inrormoz, nous 
estimons qu'ils ne vouldroienl tyranaizer; et pour dire le vray, nous avons 
Ironvd voslre ctiarge bien estrango, et poinct correspondre h la nostrc. Et 
comme nous avons nouvelle charge de Son Allèze, mesmes du viii* de ce mois, 
iM i)ue estions bien avauL sur ce en ni!;^ialion conroi-mc h l'inLentioa de Son 
Allézo, et que de ce nous vous avions bien particuliôremonl adverty, vous povie» 
l bien avoir ontendn de point présenter aux dt^putez de cesle ville la lettre de 
r Son Alt^e parlant de garnison et point tant approcher ladicle ville, mesmos 
estant vostre lettre de sy vielle et antériouro date, du ntoiags jusqucs ï ce que 
Dostrôdiclâ ni'gociation seroit acheviie, et faict le rapport It Son Altùio. Et 
Tcullanl useraultrenieut, ilnesoil besoingdo nous envoyer icliy et prendre sy 
i;raade et continuell paine, cure et sollicitude pour Tuirc les oFlIccs et les avoir 
mené sy avant , et vons detivoit-l'on avoir donné la charge dès le commanee- 
iDGnl ou fi aullre, vous remercyant du bon succès que nous soubliaidcz en 
I BOGire n^ocialion, dont vous povez beaucoup. 

Et eoosidéré ce que dessus , nous vous requérons et pryuns eu aultrcsrois, 
[ affln qae vouliez avoir csgard au contenu des lettres de ccuIm de cesle ville, et 
[ Klfindre eocoires auparavant de les presser davantsige. du uioings jusqucs h ce 
I que Dous aurons achevé uostre négociation , que sera devant peu de jours, et 
Buct rapport h Son Altèze , comme l'on a bien usé es aultrcs lieux, ou aullre- 
ment l'on dira que vous leur faictes tort et h nous aussy, mesmes pour cslro 
vos lettres de Son Alléze sy vielles, comme dict est, et générales, et que tout 
passe par rancune ut hayne que portez à ladîcto villf, dont avez Loutcslois 
ilécliiré le contraire ausdicts députez, et que tiendrez la ville pour recomman- 
dée. Que sera l'endroict de pryer le Créateur vous donner, après nous estre 
afToctu eu sèment recommandez h vostro bonne grâce, santé. De Holduc, ce 
U-defebvrior 1S6G. 



bpii ta tcBpi, m Arrbiiu tt njnmi et Iklglitic 
de GueUrc el Zuliiken, vol. de ISHT, !»;.( 



- 158 - 



CXI. 



Lieltre des trois meHibres de la ville ée Bels-le-IHie «a eeaite 

de Hegeii. 

BOIS-LB-DUC, 14 FÉVRIER 1567 (l566, V. ST.). 

Genedige heere, alzoe Uwe Geoade den gedeputeerde van de drie leden deser 
stadt, den XII*" deser tegenwoirdiger maent, mondelinge vercleert heeft, hoe- 
dat Haer Hoocheyt wel zoude begheeren« dat die van deser stadt zouden willen 
innemen ende ontfanghcn Uwer Genade met zyn regimente van knechten, ach- 
tervolgende den brieff van Haer voorscreve Hoocheyt aen de voorscreve drye 
leden gescreven,dewelcke Uwe voorscreve Genade deselve gedeputeerde oyck 
heefl gelevert om die te presenteren den voirscreve drye leden, begereode 
daerop van de voorscreve gedeputeerde antwoirde ten lancxsten tegens den 
xiiii*° deser tegewoirdiger maent, soe ees *t dat den voorscreve brieff van Haer 
Hoocheyt is by de voorscreve drye leden gesien ende gevisiteert geweest, ende 
oyck de copie van den brieff van de heeren commissarissen aen Uwer Genade 
gedirigeert metten antwoirde daerop gedaen, ende heeft de voorscreve drie 
leden daerop goet ende geraden gedocht, tôt dienst van Zyne MaS ruste ende 
vrede van deser stadt , bergers ende inwoenders van dyer, ende om aile trou- 
bien ende disordre te schouwene die te zeer apparent zyn , dat de voorscreve 
drie leden mogcn voirts procederen ende continueren de negotiatie mette 
voergenoemde heere commissarissen , vuyt crachte van de brieven van Haer 
voorscreve Hoocheyt van den viii«" van deser maent, welcke negotiatie in corten 
dagen voleyndt zal wesen, hebbendc alreede de voorscreve drie leden gecon- 
senteert dat de predicanten zouden vertrecken. Ende aengaende den brieff van 
Hacre voorscreve Hoocheyt by Uwe Genade gepresentecrt, wesende in date van 
den XXVIII*" januarii lestledcn , ende alzoe lange te voeren, lenderende ten 
eynde om Uwer Genade met zyn régiment te laten comen houden garnizoen in 
de stadt, zuUen de voorscreve drie leden terstont daeraff adverteren Haer 
voorscreve Hoocheyt in dcr vuegen dat zy hopen dat dezelve zall hcbben con- 
tentement. 

Ende gemerct 't gène wes voorscreve is, ende dat Uwe Genade oyck gescre- 
ven heeft aen de voorscreve commissarissen dat Zynre Genade Icet is dat hy 
heure négocia tie beleth oft verstoort zoude hebben , soc versucckcn ende bid- 
den de drie leden deser stadt , gelyck Uwe Genade oyck verclaert hcefl den 



— 159 — 

voorscreve gedeputeerde, dat zy dcse stadt aile goedc gunste ende gebuer- 
lycke vrientschap dragen ende doen wilt, ende voir gerecomandeert houden dat 
Uwe Genade zall gelieven te supersederen ende de voorscreve stadt nyct 
voirden te presseren aengaende het voorscreve garnizoen, ende dat Uwer 
Genade oyck met zyne regimente zoe naer de voorscreve stadt nyet en corne, oft 
ennige fonllen en late doen op de bergers ofl anderssîns , ende egeen occasie 
en geve van eenîge nyeuwe trouble, die lichtclycke zoude geschieden als voer, 
dacr vêle inconvenienten vuyt zoude roogen resulteren ende spruyten, die de 
drie leden gaeme sagen vcrhuet , tôt dienst van God , Zynder Ma^ ende rusto 
van deser stadt, borgers ende inwoenders van dyer, waeraff dat W7 Uwer Ge- 
nade oyck wel hebben willen adverteren tôt onse excusatie , ende dat wy wil- 
len thoonen obedientie ende gehoirsame dienaers ende ondersaten te wesen 
van Zyne Ma* ende Hoocheyt ; ende daer de stadt oft de drie leden Uwer Genade 
wederom eenige dienst ofl vrientscbap gedoen kunnen , zy zullen hen altyts 
bereet vinden : dat kenne God den Ucere, die Uwer Genade gespare, naer allen 
bertelycken recommendatie totte selven, in gcsontheyl ende lanck leven. Vuyter 
Bosch, den xiiii^ februarii anno xv^ sess ende tsestich , nae scryven der stadt 
lan *8 Hertogcnbossche. Uwer Genade goedwillige, 

SCBPENEN, GESWOREN, RAIDTSLUIDEN ENDE DEKENEN VAN DE AMBACHTE, 

represeoterendo de drie leden der stadt \ao 's Hertogcnbossche. 

SuKfiption : Eedelen , welgeboren , vcrmoegenden beere, heeren Charle van 
Brumeu, grave tôt Megen, vrybcer tôt Humbrccourt, heere tôt Hoensdaingb 
ende Esperlecq , etc. , riddere van de oirden des Gulden vlies, Co. Ma' tôt His- 
paingncn stadthclder ende capitcyn generael des furstendoms van Gelre ende 
graeffschaps Zutphen. 

Copie dn lenpi, ettée H, iQi Arebiui du rsyanme ds Belgique : 
Papier» du conseil des troubles, t. XllI ; — el anlrr 
espie du lempi, au même dépil : Correspondance dv 
Cueldre el Zulplieny vol. de 1567, P» 56. 



— im — 



CXII. 



Liettre des trois membres de la ville de Bols-le-Dae à Hargaerlte 

de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 14 FÉVRIER 1567 (lS66, V. ST.). 

Genadige vrouwe, alzoe de grave van Megcn vcrsocht heeft te hebben zeker 
commissarissen, gedeputeerde van dcser stadt, om met hem te communiceren, 
ende dat die by de dric ledcn gedepuleert zyn gevveest, heeft deselve le voiren 
gehouden , dat die van de voorscrcve stadt zoude willen innenemen ende ont- 
fangen dcn voorscreve grave mette knechtcn van zyn regimente , ende dat tôt 
dyen eynde, de voorscreve gedeputeerde oyck gepresenteert zekeren brieff 
van Ouwer Uoocheyt , ende hebbondc de voorscreve drie leden dacrop verga- 
dert goweest ende gcsien ende gcvisiteert den voorscreve brieff van Ouwis 
voorscreve Hoocheyt , ende oyck die mynen eer\v. , etc. , heere de cancellier 
van Brabant ende van Merodc hebben gescreven aen den voorscreve grave, met 
zyn antwoirde daerop gedaen , zoo en hebben de voorscreve drie leden hen 
daeraff nyet genoech kunnen vcrwondcren , gemerct dat Ou Hoocheyt wel 
kennelycken is dat zy hier gesonden heeft de voorscreve heeren commissaris- 
sen , ten eynde om allen troubien ende beroerten te doen cesseren , ende 
de stadt, bergers ende inwoenders van dycr te stellen in ruste ende vrcde, 
ende oyck de oude rcligie te doen observercn , ende justilie te verheffen , ende 
naederhant oock vcrsocht, vuyl last ende bcveel van Ouwer Hoocheyt, dat die 
van de nyeuwen religic zouden willen abandonneren aile kerckcn ende capel- 
len ende buyten doen predicken, waerinne dat die van dcr religion voorscreve 
ende de drie leden deser sladt oock hebben gcconsenteert , mitsgaders in de 
plaetse dacrloe gedesigneert, ende successivelyck ende nu onlancx, te wetene 
binnen drie ofl vier daegen herwaerls, hebben de voorscreve heeren commis- 
sarissen vcrsocht dat men zoude licentieren ende verlaetcn die predicanten 
van der nyeuwer religien, achtervolgende de brieven van Zynder Ma* ende 
deselve te geven meerder contentement, gelyck meest van den andercn steden 
ende landen gedaen hadden, daerop dat mon alreede besoignerende was, ende 
wesende in deselve ncgociatie, zoe is opgecomen zekere famé dat het régiment 
van de voorscreve grave wilde comen liggcn ende naecken de voorscreve 
stadt, ende alzoo beleggen, waernaer dat gevolchtis groote murmuratie ende 
opsprake tusschen de gemeynle, houdende diversche propooslen onde seggende 



I da> iDca Itca on),'olyi:k licilo , gemcrct dnl zy hen haddnn loi nouti loc gcvueclit, 
I MiilervoleeDdc J'inLcDlio vao Iwoi- Uooclicyl, ende dat moD jegowoinlclyck 
1 besoignereode was op liet Icsle versucckc van dezolve, endo dat hicrentus- 
\ Khon moD oyel on bchoirdo te ianovcren ofl te leiiu-reti , on occasie le gevcn 
Dyoufveo troublée od hcroertcn; onde dil ail oyct tegCQstaendo ende 
[ geooech op den selven t>-t, ende weaendo in de voorscreven negocialie do voor- 
I KrcvG grave oDlboden heefl de voorscifve godeputeerde, ende deselve te 
Toerea gebouden, dal de stadl hem wilde inné taten met zyn re^'iMoat van gar- 
I niziwn te boudcn in de sladt, ende dat zy Icrslont ende bel 's anderdaechs 
[ daerop zonden comen ant\wii'deD , waerdeure dal de geheelo gcmeynle nocb 
[ aeer geallereerl îs gewcosl , sulcx daller groûlo apparentie waa i,-an nyeuwen 
[- Ironblc onde beroerlo, waerdeure die van de diic loden vourscrcvo zyn geporl 
[leweesl le suryveu eenen bricff aen don voirscreve grave, gelyck Uwer 
1 Boocbe>l bovtndcn xal by île copie biertiy gcvuecht, waertoe dat de voer- 
tcrevedrie loden ben reniilleren. 

Endf gemcrct "l gène dal vciorsereve is. ende dal de voorscreve drio leden 

Bireoda gecoasenteert hebhen dal de voorscreve pn^dicantcn zotiden verlrec- 

k-u, ende hen iu ais willen vuogun in aider redelicheyt ende draghen als goede 

r Mdo ondcrdanighe subjectcn ende ondtraaten, boe wel dat scbynt, dal 

I Cwe Hoocheyl ter contrarien endo l'onrocble andcrs is geinrurineerl, endo dat 

[ vry hc^n ende meynoii, dal de gelegenlheyl van der zakeu van dose sladt Kulex 

l xyn dal Uwer Hoocheyl gcen occasie oH redcne hebben en zal om garnizoen le 

llcggcit in de voorscreve stadl, ende nyel meer, maer min dan in somonghe 

(andcrestcdcn.ende dat die vandesei'sUidlhenzoosLil gcboudi-n onde gedra- 

I cen hebben, zondcr prîncipacl oflllier, hoolt, oit volitk van oirloghe te bebboac 

m lie vooracrcve stadt, cmmcrs le wylen dal de voorscreve hccren commissa- 

I rissonolbier zyn gcweest, ende egeenssins hen golhoont rebel, oll nocbzouden 

I witlcn doen al» voor : 

Soo btdden de drie leden vjn deser sladl oitinoedelyck Cvver HoouLeyt, om 

L alla dîssenlie, coDrusie, Iroublo, berocrlo onde spolialiu, l'waere van geestelycke 

oflweerlyckepcreoeocn, endo aile bioctstorlinghc tescbouvvenc, lutgebcelder 

baderCTeiiisee ende deslruclie van dese goede sladl, bergers eude inwoendcrs 

I mt dyer, Uewclcko too grootcn ende gelrouwe dienslen heliben gcdaen de 

I {[l'ywrlycko Ma' hoogcr ende lodlycker menione, nwen heere ende vader. 

' ende ifiie do«rluchtiglie voersaleii , ende uocii bereel zyn te doene de Ha' van 

' dcn coainck, heuren nalucrlycken hcoro ende prince, dal Uwer voorsorove 

Hoocheyl geiieve lerslont le onlonnereo endo bevolen den voorscreve grave, 

•le voorscravc stadt nyol vuirdcr le presseren ofl prangeu , oui le uniraugen 

bel voorwrme Karnizoon. ende liem te ventraegen zoe nae by > 



— 16« — 

stadt to conicn liggen met zyn régiment, oil eenige foulle latcn doenop de voor- 
screve borgcrs o(l andere, maer deselve laeten in ruste endo vrede, emmers ten 
minsten totter lyt toe dat de voorscreve heeren commissarissen haere negotia- 
tie Yolbracht zullen bebben, d'welck in cortte daegen wesen zall , endc van als 
rappoirt gcdaen aen llwe Hoocbeyt , waermede dat de stadt ende drye leden 
hun te eeuwighe daegen verbonden sullen houden aen dezelve ende verdienen 
naer hunne arme macht, kenne Godt de Ueere almechtich, diewelcke nae aile 
behoirlycke rocommendaticn, Uvve Hoocbeyt in voerspoedich lanck salich leven 
behueden willc. Gescreven tôt 's Hertogcnbosscbe, den xiiii^ februarii anno 
xv« ses ende tsesticb , styl van Brabant. Uwer Hoocbeyt ootmoedigbe onde 
onderdanighe dienaeren, 

SCEPENEN, GESWOOREN, RAIDTSLUYDEN ENDE DEKENEN VAN 
DE AUBACHTE DER STADT VAN *S UeRTOIGENBOSSCUE. 

Suscripiion : Aon de hoochgcborene furstinne de hertoighinne van Parma 
ende Plaisance, gouvernante, etc. , onse zeer iicve genadiche vrouwe. 



Copie do tenpf , eilée N , iqx Arebivei di royiune de Belgi^M : 
Papiers du conseil des troubles, t. XIII. 



CXIII. 



Lettre da eomte de Megen à Margoerlte de Parme. 

VCCHT, 15 FÉVRIER 15C1 (iSOC, V. ST.)- 

Madame, j'envoye à Vostre Aliôze la copie do la responco que j'ay faict à 
ceulx de Bolduc sur la lettre qu'ils m'ont escript, dont j'ay aussy envoyé la 
copie à Vostre Altèzc,j 'ad tends aujourd'huy ou demain au plus tard la responce 
là-dessus, et s'ils me disent do non, je ne fauldray de faire incontinent ce que 
Vostre Altôzo me commandcrat par le couricr que j'ay envoyé vers icelle , car 
sy je dois faire quelque chose , il fault que je me haste pour beaucoup des 
occasions. 



AUuU Madame, je prye au Créateur, ctu. Do Vuclii, l^ 
« Voalre Allâse très-humble et oliéisant sorvileiir, 



("(Je fobvrierlSGG. 



CltAQLES DEBIIIMEU. 



Origiiil, m Antitti it »)•>■« it ttigiqif : Corrapondanea 
dt Gueldre tt ZuiplMt, vol. delBHT, ^63. 



ma conle de Mcg«n nnx (rois mcmbree de la vlll« 
de ltol»-le-Duc. 



i FÉVRIER ISC 



Karei. van Briheu, gmefTle Mngen. friher loe Himihrecourl , her loc lloeiis- 
(taingti oniKl Esperlecq, rilto vao der oirden des Ciilden viics, Co, Sfa' too His- 
l>anien slatboldcr uod capctein gencraell des rurslcndomds Geire unU graalT- 
&chapZulpfmn. 

ErcoKcsIe . ersame , erbare unnd vrohme, lievo besundere, wy hebben uwe 
scbrievene des dalum slcil oplen xiiii" yelziger maenlz ontrangea unod deon 
iiihall vcriDscnn, unnd soldcn u dair op 1er genedigcr meynong niot vorhal- 
i«a, ir»tlicbeii, dal ons thoni deilb bcrrempt uwor missivcu by den griffler 
»l<tatr(M*ie dan ein gehniyck, so wy bericht worden), niel ondortcekHnl en 
19. Dnnd soc gy luyden bcgert wy uwe negocJalie metlen commiasarisseu 
«ici h-letten oFle verslorcn eouden vvillea, solden u dair op niel bergon, dat 
"ï niet gemoynt Blsulckc negocialic le bolctten, dan liever die to f\irdcren, 
E^oei^ Eynn. Avcr, soc onsson bcvelb van der hoechgeborene furalynnon die 
wrioiigjunen j^ Parma, etc. , gubernaolin, etc., wy met onsen régiment in der 
^'31 aldair trecken soldcn met sicb brengl, syn wy immers alsulcken beveth 
Me te kùmcn \crplichl. derhalven wy u nochmacla wolh hebben wiMen wair- 
^houMKeni coe vty der stat mit fruolscliap und nactabuerlichcyt junstelichen 
B'^'>Ben, dat gybiyden dcmnabc suickx niel en wolt alTsIaen unnd belracb- 
^''. Wie hoerhgelicken u dair aeno gelegen syn ; unnd hebt des te weynichston 
^ beduejiien , dat ivyalriairyetwes voerweynden soldenn, dan dal ons van 
"**f bnecheyt bevolen unnd belast sali worden. nnod soe gy luydeo u alsoe 
*wiïia«icnn hebben «nnd haldcn kundl, dal ons van Hacr floecheit weder 
''*i ilair le vertrecken bovolen wort, syn vry lipver huyden als morgendes to 
1. u. 



— 464 — 

vollenbrengen gensselichcn gcneigt; unnd betreffent W7 mît unseren régiment 
der stat alsoo nae niet komen , noch dair verblieven wolden , hebben wy u 
dair op andcrs niet te antwoirden dan dalt \vy onsscn bevelh, es sy dan nair- 
der Oder wieters te vertrecken, nae te leven schuldich. Belangende wy ons 
aen uwe gedeputierde erboden solden bebben die stat mit aile Ihintschap 
geneigt te syn , verstait sich , indem die stat Co. Ma* in ailes gehoirsamheil 
leistcn, unnd der gebuer nahe vyndcn liet; unnd kundt woU gedencken, dal 
gy luyden u met ons alnoch soe niet geholden , dat die fruntsehap soe groil 
syn kan dat \vy dairdurcb Co. Ma' dienst te rugge stellen solden. Is dem allen 
nae nochmaels onse bcgeren, gy ons wilt cyntlichen verstendigen, dewiele soe 
wy verstaen, gy luyden descn voirmiddach weder vcrgaederen suit , ofl gj- 
ons inné le laete oder niet gemeynt syt, und solde dairdurcb, wiebovenn 
gescbreven, uwe negotiatie niet bcbindert, dann betcr dairdurcb gefùrdert 
worden. 

Hebben gerne vemohmen ghi luyden der meynongbe syt uwe predicanten te 
willen verlaetcn , des wy woU wolden gby overlange gedaen haddel , und tegen 
Co. Ma* u soe ongeboirsamlicb niet bewesen und ertboent. Bevelbende u denn 
Almacbtigben. Gegeven ilentz toe Vucbt, dcn xv^° februarii anno xv^ lxvii. 

Charles de Brimeu. 

Suscriptitm :Dcnn erentfestcn, crsamen, crbaren unnd vrohmon, unscn lie- 
ven besunderen, die drie Icden der stat van 's Hartogenbosscbe. 

Origiiil, Mté 0, a» Arehif ei do royiane de Belgiqae : Papiers 
du conseil des troubles, t. XIII ; — et eepie do UB^,ai 
mime drpét : Correspondance tic Gueldre etZtUpke», 
vol. de 4567, P> 64. 



cxv. 

Liettre de Marguerite de Parme an eomte de Hegeii. 

BRUXELLES, 16 FÉVRIER 1567 (l566, V. ST.). 

Mon cousin, j'ay rcceu par vostre paigc deux lettres voslres du xiiii* de ce 
mois , et bier soir bien tard me vint une du cbancellier de Brabant et sieur de 
Merodc , avec une aultrc de ceulx de la ville de Bois-Ie-Ducq , sur lesquelles je 



— 465 — 

léray, sll plaist à Dieu , demain délibérer en conseil , et voyant que ceulx de 
ladicle ville donnent espoir de se vouloir ronger, se contentans d*en chasser 
incontinent leurs prédicans , de quoy toutesfois ilz me satisferont s'ilz n*y res- 
tablissent joinctement Tautorité et de Sa Majesté et de la justice, avec totalle 
obéissance dene à Tune et Taultre, il m*a samblé que sera bien que vous tenant 
où vous estes , ne passés en façon quelconque à tenter vostre entrcprinse jus- 
qnes il aultres nouvelles menées , qui seront selon que je verray que lesdicts 
de Bois-le-Ducq se résouldront, ce que se faisant, comme Ton désire, je sçay, 
ï ce que m*e8cript Sa Majesté, que ce luy sera plus aggréable qu'elle se réduise 
par la doulceur que non par aultre voye, que ne pourra jamais estre sans que 
De s*y mesle quelque esclandre , qui aussy pourroit mectre en altération les 
estats de Brabant, et qu*entretant donnez le meilleur ordre que sera possible 
que vos gens ne facent aulcunes foulles ny insolences. 

D*aultre part, j*ay advis de deux lieux et bons, comme plusieurs sectaires 
de la ville de Maestricht se sont mis parmy vos compaignies et qu'il s*est bien 
autant entendu que ce n'est sans double qu'en ung besoing de quelque exploict 
contre gens de leur farine , ils pourront ou bien tourner le dos ou se retiré. A 
ceste donc, pour l'importance et conséquence de l'aifaire, n'ay vouUu laisser 
de vous advertir à ce que vous en donnez de garde et y pourvoyez de bonne 
beore, comme est du tout requis et nécessaire. 

Atant, etc. De Bruxelles, le xvi" jour de febvrier 4566. 

Susctiption : Au conte de Meghcm. 

Hiaole , anx Arehivei da royanne de Bel^iqae : Correspotidnnre 
de Gueldieel ZtUphen, vol. de 15G7, P» 7â. 



CXVI. 



Lettre éen trois membres de la ville de Bols-le-Dae aa eomie 

de llegeii. 

BOIS-LE-DUC, 16 PÉVRUIR 1501 (l560, V. ST.). 

Mynheere , alzoe de drie leden deser stadt ontfangen hebben uwer edele 
hrieir van den xv*" deser loopender maent, en zouden zy daerop anders nyet 



— 166 - 

kounen geantwoorden dan zy gedaen hebben , ende dacrom houden voer ver- 
haeil het inhouden van heuren voergaenden bnefT^ by denwelcken de voor- 
scrcvG drie leedcn diversche pregnante ende stercke redenen hebben gealle- 
geert, waer doer hcn dunct, dat Uwe Genade, ingcvalle dat haer gelieffde» well 
zoude mogen supersederen ende ophouden , zonder de voorscreve drie leden 
voirder te pramen , emmers totter tyt toe dat Haer Hoocheyt hadde gehoert 
het rappoirt van den heeren commissarissen, d*welck binnen corto daegen 
gesciedcn zall, waer doer dat aizulcken last als Uwe Genade hebben mach van 
Haer Hoocheyt , nyetgequetst en zoude wordden ende de negociatie van de 
voerscreve heeren commissarissen, die Uwer Genade zoe zeer begeert te voer- 
deren, als *t schynt, te bat voirtganck hebben, daerloe vuegende aUeenlyck, 
dat men nyet bevynden en zall dat dese stadt eenichsins rebel ofl ongehoir- 
sacm zoude geweest zyn , hoewcl dat Uwer Genade gelieft , nyet wetende vuyl 
wat gront , soo men seght , dese stadt voer sulcx te baptizeeren , hopendc 
dat Zyne Ma^ ende Haer Hoocheyt ander gevuclen van dezelve hebben ende 
noch beter zullen hebben, gemerct de groote ende getrouwe diensten die zy 
ende heure voirsaten heure princen altyts gedaen hebben ende alnoch bereet 
zyn te doene, ende daerom anderwerff biddende, dat Uwer Genade op de rede- 
lycke petitie van de drie leden ooge en regardt wilt nemen, ende volgen het 
vocrgaende versueck van de selve, hen recommanderende altyts de drie leden 
in de goede gratie van Uwer Genade, dewelcke den Heere in salicheden gespae- 
ren wille. Gescreven sesticn daegen in februario, in H jaer xv^ ses ende tsestich, 
nac costume van scryvcn der stadt van *s Hertogenbossche. Uwer geneden 
goetwilligen , 

^SCEPENEN, GESWOOREN, RAIDTSLUIDEN ENDE DEKENEN VAN DEN AMBACHTEM, 

ropreseuterende de drie leden der stadt van 's Hertogenbossche. 

W. SCELLENS. 

Suscription : Eedclen, welgeboren, vermoegenden heere, heeren Charles van 
Brumeu , grave tôt Megcn , vrj'heer toi Humbrecourt , heere tôt Hoensdaingh 
ende Esperlecq, etc., riddcre van den oîrden des Gulden vlies, Co. Ma* tôt 
Hispaingien stadtheldcr ende capiteyn generael des furslendoms van Gelrc 
ende graeffschaps Zutphen. 

Ctpie do leopt, Mlée P, ani Arehifei do royione de leip'^ie : 
Papiers du conseil des troubles, t. XIII ; — el titrt 
eopie dn temps, ao même dépôt : Correspondance de 
Gueldre el ZtUphen, vol. de 1567, ^ 76. 




Men gcbiPtU van tvegcn ons liccreD des conincx, als liartoigc van Gnibant, 
cnde den drie ledeo deser sUdt, dat bem eenyegelyck wyc hy zy, schuldiuli 
l'iiJe verbondcn zall wesen hem le vuegen ende reguleren iiae deo oedl diu 
lien conoD bourgere dun audere geloefl ende geswoorcn hcetl op den seslhien- 
ilea dach der maondl van oclobri lestlodcn, als van bouwe ende gelmuwe le 
ncsen onscnaldoi' gcnadichslen bcere den coiiinck, als harloigcvan Brahant, 
ende lyne mcdebourgereo ende bourgerssen, ende aile bourgers code bour- 
gerese goodens ende liuyseh, soe gestelyck aïs vs'erlyck, van allen fortse, 
overlast onde gowall , d'»c)ck hen acn lylT ende goel zoude mocgea ovei^ 
comen ende nengedacn worden.niel geheddcr macblen te defendoren, beschud- 
deo ende voor te staen, ende voirts alkn kercken, cloosleron ende goidsimysca 
le \'erhuedcD vau aile voirdcre destructie ende epoliatie. 

Noch «>e gcbicdl men als voer, dal aile vrouwen , bocfkms ende kindefcn 
ir Bladt, hen suUen houden ende bl}-ven van don poortcn, thoorens onde 

iten derselver sUidt , ende dat nyenianl wye by sy on zal m<H>g(.'n coinen , 
^ tet I)' by daege otl by uaehtc, by bel geschul staende vot-r du poorlen ople 
thoorens otle mueren deser sladt, ufl liom 'l selve eenicbssina onderweynden, 

a degbene dio daerloe geordineerl is, ende daeratT de administratie zal 
l beliben. 

Itom, dat egeen vrouwen ofl kyndcrcn ofl îemanl anders wyo hy ly. en 
nllea by daegbo ende zundcriingho by nachl ofl avont ennicb nimoer, insû- 
lentio dH gerucbl mocgben maecken op der slraclcn ofl elders, waer doer de 
Itnncynto oflu bourgers soude niocgen wordou gctuibeerl otl inné roeren 
gcatdt. 

lutm . mon gebiedl nocb als vocr dal aile vremdclingen , hier binnen deser 
sitdt nyet geboren on buyck vasl gosolcn, code egcea poiriers neringe doende, 
Ikd sullon schtddich ende verbondcn wesen souder delayo te vcrlrockeii 
hiyteD descr eladt. 

Ende dal uycmant nae den achl uren bem en zall voirdei-en le gaen ende 
vcrkeercn buylen zyuen huyso ofl wocnslede sonder goel sicudulyuk lîcbl by 
hem le bobbcn , out wcl bekent te mucgcn nuscn wiu dal byzy, ende dit ail 



— 168 — 

opte peene van gecorrigecrt ende gcstraft te worden nae gelegentheyt van der 
zaeken, anderen te exempelc. 

Aldus gepubliceert ter puyen aff deser stadt, opten sestiensten rebraarîi anno 
xv^ ses ende tsestich, inné presentie Gooswyns Pynappel, stadtheldere van 
mynheer den schouteth, Jans van Hedel ende Everardts Borwonts, scopenen. 

J. VAN Hedel. 

EVERARDT BeRWOUTS. 

Copie do lenpi, etice R, anx Archives di reytOM et Idgi^M : 
Papiers du conseU de$ trouMes, t. XIII. 



CXVIII. 
Lteltre da comte de Hegen à Hargaerlle de Parme. 

TUCBT, 16 FÉVRIER 1567 (l 566, V. ST ). 

Madame, il est à ceste heure ichy arrivé un homme de la Langestraele, 
lequel , comme je luy avois faict quelque plaisir, estant là logé avecq mes gens , 
m*est venu advertir que ceulx d*Anvers et de Brcda se sont confédéré avecq 
ceulx de Bolduc, et quMls me pansent chasser endedans trois ou quatre jours 
d^ichy. Celluy qui porte la nouvelle est un principal geulx de la ville , nommé 
Herman de Ruytcr, et un capitaine du prince de Condc. Je croy qu'il est vray, 
car ils sont esté fort humbles jusqucs cejourd'huy, et encoires que je suis logé 
une demye lieue de la ville, s'y viennent mes cenlenelles jusques à trois cens 
pas de la porte, pour ce comme en arrivant ichy ils m'ont monstre tout signal 
de ne me poinct estre amis ; car pour le premier ils m'ont prins un soldat qu'ils 
ont trouvé en la ville , je ne puis sçavoir l'occasion pourquoy. Et à cest après 
disner, comme il faisoit beau , je me suis pourmené entre la ville et la dernière 
cintenelle ; quelque temps , comme je me pansais retirer au logis , ils ont tiré 
un harquebusade jus du rempart auprès de la porte , sans que personne des 
miens les ait ofifensé ny mal faict, et ont tiré un soldat au travers du brassai. 
Il y avoit six ou sept harquebusiers des miens qui voloient tirer, comme il y 
avoit bien cent hommes sur le rempart auprès de ladicto porte, ou o mitant de 
la compaignye; mais je les en gardis. Depuis que je suis aussy esté ichy, ils 
ont tousjours tenu les portes serrées» sans jamais volu laisser entrer quel- 



— 169 — 

qa'uii des miens. Le bruict court audici Bolduc, que se doibt faire quelque 
congrégation des mattro geulx en Anvers, et suyvant ce que la résolution se 
prendra là , qu'ils se rigleront vers le roi et Vostre Altèze. Sy Vostre Altèze 
entend qu*il se faict quelque assemblée par là pour eulx , je vous supplye hum- 
blement m*en faire advertir, afiin que je me puisse rigler selon cela; pour sy 
ou pour non , j*ay ichy faict venir ma compaignye d*home d'arme. Je sup- 
plye aussy humblement à Vostre Altèze de vouloir aussy commander à celle 
de monseigneur d*Amemberghe, que en cas que j*en ay de besoing , que me 
obéysse, car sy viennent, je leur panse aller au devant, encoirc que je ne le 
puis croire. 

Madame» je prye au Créateur, etc. De Vucht, ce 16« de febvrier 1566. 
De Vostre Aitèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Ils ont tyré ojourd*hui ancores 10 ou 12 coups, je dys le 17®, et nous avons 
toosjours bonne patience. 



SuscriptioH : A Madame. 



Origintl , t» ArehÎTei do rejMBe d« U\p%w : Correipondafwe 
de Gueldre ei Zutphen, vol. de 1567, f> 69. 



GXIX. 

Lettre ém eemte' de Megen an magUlral de Bols-le-lhie. 

VnCHT. n FÉVRIER 1507. 

iûiRLL VAN Brimeu, etc. Erntfcste, ersame, voirsichtige unnd vrohme, lieve 
besandere, wy hebben uwe schricvens daticrt den xv«" jetziger maenlz melter 
byverwarter certification ontfangen, unnd belang ende hoc dat Eymbert Toelinck 
van onsseren knechten gevangenn syn solde, hebben wy weinigir als niet dair 
van vemomen,aver soe voell DirckRummeû betrefll, sullen wy die certification 
dairvan doirsien unnd verlesen , und indem men bev^nt hy ontschuldich , sali 
hem anders niet (gelick W7 hen oick voirhe montlich aengesacht , dan der bil- 
lichoit gemess unnd recht is) wederfaren laeten. Weiters hebben >vy verslaen 



— 170 — 

daighy luydon eynen vanonsonknechtenaldairgevenkelichhalden, dieoirsaeck 
wairom is ons onbewost, unnd twiefelen niet, soe eanige van onssern knechten 
sich bynnen der stat ergeven, sy sonder ennige letzell woll weder verirecken 
moegen, dewiele gy oeck dicners, soe wy ons woll versien, nnnd niet der Con. 
Ma^ vianden syt ; aver, aengesien steetz vuyter stai onder onsse knechten, doch 
by denselven onverschult, wort gescboten, hebben wy u niet willen verfaalden 
gy ons verstandigct, oft gy luyden u voir vianden « als *i woll i*schynt jaey al 
haldet oder niet, omb ons daimae weten te halden , und dat gy Tolgens berelt, 
wair niet, dat alsulcke schicten aftenvegcn bliefll und denselven die sulx 
doit, strafTcn lait, und bcvelhe udenn Almachtige. Gegeven tôt Vucht ilents, 
den xvn«" februarii 4567. 

Suscription : Aon die stat van *s Hertogenbossch. 

Ctpie du Umpt, aax Arehivei do royaane de Icigiqoe : Corre$pondance 
de Gueldre et Zutphtn^ vol. de 4567, (^ 78. 



cxx. 



L«ellre du comle de Hegen aux trois membreB de la ville 

de Bols-le-Dae. 

VUCHT, il FÉVRIER 1501. 

Kairll van Brimeu , graeff tho Megen, friher loo Humbrecourt, her toe 
Hoensdaingh unnd Esperlecq, etc., ritter van der oirden des Gulden vHes, Co. 
Ma^ tho Hispanen statholder unnd capetein generaell des furstendombs Gelre 
unnd graeifschaps Sutphenn. 

Erentfeste , ersame, erbarc unnd vrohme, lieve besundere, wy hebben uwe 
schrievens daticrt den xvi^° jetziger maentz ontfangen , unnd soe ghi schriefft 
ons op onsse vorige schrievens anders niet te kunncn geantwoirdon dan ghi 
luyde in uwe jungste schrievens gedaen , hebben wy ouck gelickfals u daer 
op weder niet te beîcgencn dan wy in onsse vorige missive aen u geschreven 
unnd gelangen hebben laeten. Dien aengaende men niet bevynde solde die stat 
cnichsyns rebell oder ongehoirsam gewest hebbe , stellen W7 sulcx aen Co. 
Ma^ , die daervan am bcstcn sal weten te judiciren , aver wolden woll van 
uwentwege dieselve daervan gans reyn und vry weren. Unnd wes wy daer- 




vau aen W gt'schn'VCii , issiilux vuyl gocilcr friiiil3cha|>K0sdiiel.ik's wy iilsta.', 
u.în BDlwoirt iiiel en Bolden verhaldo. Dalum ilcnz Vuuhl, den xv!!"" februarii 
uido uvii. 

Charles di: Rriueu. 



SvHriplion : Dcn orcnlfostt'iin , ecrsamcnn , crbaren unntl vromlicii , iinson 
lifven besuiiilereti diescbepenea.gesworen, railzluydGiiniinnd deeckeneo van 
lieu ambarblcn , roprosenterende dio drio Icduu durr slall van "s Hortogon- 



bpie in Irapi, Mltt <i, hi Arikitti it niumt h l(l|[iqM : 
Paiiiei-t du fonirif lift iruiihlts, t. Xlll ; ^«1 idlre 
etpit di IfBpi, Il ntmi <l^|^gl : Corrnp'iHiiancc itt 
Gw^dre et Zi^hm, vul. de 1S61. r> TG, 




LeUre du comte de Mcsea n Ilinrgneritc d« Pnrme. 

t Madame, j'ay rcccu Icllrca do Voslre AUtsc en un paequet , f[ ay envoyé à 
i'tiTDs<|ue d'Oseonbrugge la siennu comme Voslre Allûso me commandait, el je 
Mût bien ayse d'entcudre que ceuU de Dolduc se rengenL à la volunlé du roy 
<C (Je Voslre Altèsc. Il me sarable qu'ils feront tout co que Voslre AIiÎ'bc voul- 
ant, moyennant que Voslre Altâse Iracte avecq cu)x pendant que Je suis iohy, 
fetr cncoircB qu'ils f^ecnt bien du brave, ils ne sont pas trop asscurés. Ils tira- 
f%ot bior au maliu plus de ciucquaule coup des mousquets après mes gens, par- 
Rtjojr je leur ay escript ccstc lettre dont la copie va ey joint-lQ, cL depuis ils n'ont 
plus lire. Sy Voslre Allùse s'appoincte avecq culx, je ne puis laisser do l'advi- 
', h Irès-humblo correction deSonAltèsQ, comme son ti-ès^umblc serviteur, 
li'ellc prenne bonne asseurauce d'eulx de toul ce qu'elle iraclcrat, car aullro- 
leolils n'en tiendront riens, el principalement sy les goulx nous veuillent 
kire guerre qu'ils ne les laisseront poinct entrer, el qu'ils rccepvront les gens 
Ida roy; je ue me bougoray d'icby jusqucs ii ce que Voslre Altèse me commaa- 
1 deral aultrement. J'ay eu nouvellos comment tout les bons sont sortis de Re- 
I tnundc el qu'il y ait seullemonl (Icmeuré doans la ville des liér^ticqucs ; ils 



— 472 — 

méritent bien aussy un bon chastoy. Quant à ce que Vostre Altèse m*escript 
des sectaires de Maestricbt qui se sont meslés entre mes compaignyesy je m*as- 
seure bien que encoires qu'ils en soyent , que puisqu'ils ont juré Tarticel-brief , 
je ne Tay double qu'ils combatront aussy bien comme les aultres; je m'en sais 
bien apperceu avant-hier. J'estois allé pourmener auprès de la ville; cependant 
que j'estois là, il vient un bruict au quartier que j'estois prins, et qu'ils estioni 
sorty bien deux cens hors de ladicte ville , sur quoy il se fict une petite 
alarmme, et on envoyât dudict quartier quelque cent harquebusiers pour ren- 
Torcer la garde entre lesquels il y en avoit beaucoup dudict Bolduc, dont je ne 
fay double qu'ils n'es tient de ces rustres-là aussy; néantmoings ils aviont la 
plus grande envye de combatre du monde 

Madame, je pryc le Créateur, etc. De Vuchl , ce xviii« de febvrier xv« lxvii. 
De Vostre Altèse très-humble et obcisant serviteur. 



Chaiu.Es de Brimeu. 



Suscription : A Madame. 



OrigiDtl , toi ArebÎTei do Nyinne de Iclgiqve : Correêpondance 
de Gueldre et Zutphm, vol. de 4567, f> 73. 



CXXII. 
liettre du comte de Hegen à Margaerile de Parme. 

VUCOT, 18 FÉVRIER 1507 (l566, V. ST.)- 

Madame, puisque Vostre Altèse ne veult poincl que nostrc entreprynse se 
fâche h cesle heure, c'est-à-dyre endedans ung jour ou deus, nous ne la per- 
rons faire de longtamps, car yl la fault faire par ungne eauwe toute basse ou 
toute haulte, et endedans dcus ou troys jours sy elle achève de tomber comme 
elle faict , elle serast tombée plus de troys pics ; endedans ce tamps oussy yl 
nous fauldrast ungne nuict obscure , et d'ycy h troys ou quatre jours la lune 
luict toute la nuict; sy ne se rangent à la volonté de Vostre Altèse et que ne les 
powons surprandre, dont je ne fays double , que oussy en cas que la sayson 



— 173 — 

noas serve, soit avecque grande eauwe ou petite eauwe, an ce que 25 pièces 
de baterie et 40 enseignes de gens de piet avecque les miennes , et 5 ou 6 cens 
chevaulx, je m'obligeray tousjours, par telchy que yl n*y vienne secours par 
dehors plus fort que nous « d*y entrer par force ou les faire rendre à vostre 
miséricorde endedans m sepmaines pour le plus tart. Je supplie très-bumble- 
ment Vostre Âltèse, sy elle nous commande que ne passions oultrc, faire 
entendre o roy ma bonne volonté et de ces deus gentylshomes , et le voloir 
recongnoystre vers eulx par quelque reconessanse , et principalemant vers 
Andrelecht, que yl ast rendu grant payno et est homme pour faire ancores 
quelque bon service o roy et Vostre Altèse. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Vucht, 18» de février anno 1566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 



Sucription : A Madame. 



Origiul, an Arebivei do royaane de Belgiqoe : Cof'respwicUuitT 
de Gueldre et Zulp/icn, vol. de 4567, P> 81. 



CXXlll. 

ftieUre dle« trois membrefi de la ville de Bols-le-Dae au prinee 
d'Orange el an eomle de Hooehslraelen. 

BOISLE-DUC, 18 FÉVRIER 1567 (l50G, V. ST.). 

Hoochgeborcn , ecdelc, zcer vcrmoegcnde hcer, wy gcbiedcn ons zccr dion- 

^telicken tôt Uwo Excellentie. Derzelver zal gelieven te wetcne, hocdat op 

tiayden datum van deser, ten nerstige versucckc van vcrschcyden persoonen van 

^en van de nyeuwer religicn, in de vcrgadcringc van don drie Icdcn dcscr sladt 

is gecomparoert ecn genoempt Anthonius van Bombcrgen, dienaer (zoe hy ver- 

cleerden) van den heere van Bredcrode , scggende gecommiltecrt le zync van 

mynenheer van Brederode, doer bevcle ende last van mynheere den prince van 

Oraingicn ende gravovan Hoochstracten metten andcrcngeconfederecrden,elc., 

zekere saecken densclven dric ledcn voor te houden ; cndc hem gevracght zyude 



- 174 - 

tiuu zyjidor uoiumiâfio, ilic liy hailde beliooi'c te tliooiicn,âGegl](leegocnc te licli- 
tiene, vuyl dyea dat men ilesolvii nyelun zoudedorveD ovcrbrengea , overmits 
de grave vaD Wc^a mel nyndcr rcgiinenle omirent dtser eladl was U^ende, 
mol mccr anderc prupoosten, maer dul een gcooempL Elorman die Buyther, 
Lourgerdescr sladl, aldaer lagcnwoordich wesendp, zyDsn brieffwaer, inno- 
sulckcr vuegcn . dal wy dyen nyel legenslaeiide , len iesle in de voorscreven 
vergaderinge ter prcsonLie van veele vaa der voorscrove rcligic, die mel liera 
in deselve vergnderinge gecomen waercit, hem audioDllc hebben gcgeven: 
ende denselven Bomberghen mondeliiige gehoorl hebbondo , liebben de voor- 
screve di'ie Icdon versocbt dat by zyne verbale inné geschriric zoudc stellen 
cnde auclenlyckelyck overgegevcn , omme alsdan by de voorscrove drie leden 
ilacrop gcdaon le worden zoo zy te raedo souden bevyndon te bchooreo ; ende 
liai dyon volgendc de heeren scepenon doser stadt, bobbende doen vcrsuecken 
t«gen avondt 'l voorscreveaengeven in gcscrifte, Icncyndealsvoor, syiiopdcr 
stadlbuys voorscreven gecompareerl eunigo van der voorscreve religie, eode 
hobben aldaer gepresentcorl zekero gescrirtc, daoraff vvy Uwc Excellentie 
bicrmode copie overaeyndon; ende 'l aelve by don voorscreve scepencn gesien 
cndo gelesen zynde, hebben versochl dal zy 't voorscreve geseriflc van de 
voorgcmerde Bombergen soude laclen teeckoneD, gelyck by den voopscreve 
drie leden versocht vvas ende dcselve Bombergen aengenomen haddo le doen ; 
zoe dal alsdocn, zy 'l scive wetieromme nae hen hebben genomen, seggende dat 
zy bem '[ scIve zouden laeten Lceckcnen ; maer dyen nyet tcgenslaende bebben 
wederomme een andor van de voorscreve religie gesonden , die 'l voorscreve 
gescrillc ongeleeckenl gebrochl lieell, seggende dat de voorscreve Bombergen 
licm belasL haddo dat atsoo over te brengen, ende des andercQ daigbs den drie 
leden voir lioudco ende lesen soude, ende daerop hen anlwoirde ofto opinie 
niaecken ende in gescrifl. auctentyckclyck overgevcn , endo dat gedacn z^nde, 
zoude alsdan zyn geacrilte oyck onderleeckenen ; ende wanl wy nyel en 
weeten oft de voorscreve Uomborgen alsulcken last ende bcvele is hebbende 
gelyck by mondelingo onde by "l voorscreve gescrifto le kenncn heoH gege- 
vcn, soe is ons oelmoedicb bidden ende begeeren, dal L'wcr Excclleolie 
gelievc vville, soe baest aïs emmermeer moegelyck wcsen zall, ons mellen 
brcDgore \an deser by gescrille le adverleren ofl de voorscreve Bombergen 
ilsulcken Ust is hebbende als bet gescrifle bierby govuegbl is vermcllende, 
milsgaders do gelegenlheyl van dyen , omme ons daer nae te vuegen ende 
rtgulercnzoebchooren zall, daerinne ons LnveExcellcnlie sunderlingo vrandl- 
<ïcbappo ende lietTde zal belboonen , die wy altyl nae onsen vermoegen gbcrne 
\\illen behennea, kenne Godl allosmachticb , die Uwe EiLcellenlie ii 
digcD, voci'aiioodigeu Icveu wîlle gcspaej-cn. Gesci'cvcn aclilicn daeg 




— 475 — 

febniario in *t jaer xv^ ses ende tsestich, nae costume van scryven dcr stadt van 
'sHertogenbossche voorscreve. Uwer Excellentic goetwillige, 

Die drie leden der stadt van *s Hertogenbossche. 

w. scellens. 

Sucripiian : Hoochgeboren , eedclen , seer vermoigende heere , mynenhecre 
de prince van Oraîngney etc. , onsen bcsundcren goeden heere. 

G«pic di leoipi, fik V, toi Arebivei do rtyione de Belgi^oe : 
Papierê du conseil dêê trùubUê, t. XIII. 



CXXIV. 

Pr«eé»-¥eribal ée» assemblées dies trois membres de la ville 

die Bols-le-Doe, 

DU 18 ET DU SI FÉVRIER 1567 (l566, T. 8T.)* 

Op dynstdach den achtiensten februarii anno xv« ses ende tseslich , de drie 
ieeden der stadt van *s Hertoigenbossche in notable getalie vergadert zynde , 
syn voor die raedtcamer derzelver stadt gecompareert verscheyden persoonen 
\an der nyeuwer religie, ende hebben vesocht, mit ennighe hen geassocieert, 
te moegen comen in den raedt ende vergaderinge derselver stadt ; waerop 
hen ter antwoorde gegeven is geweest , dat zy binnen zouden moegen comen 
sonder enige vreempdeiinghen mede te brenghen; waer nae den drie leden rap- 
poirt gedaen zynde van wegen derzelver religie, dat zy nyct en wouden corn- 
pareren sonder eenen die zy by hen hadden, is, omme beters wille ende incon- 
venienten te schouwen die apparentelyck voor handen waeren, geseeght ende 
verhaelt geweest, dat zy binnen zouden comen, in sulcker vuegen , dat als- 
doen aldaer is gecommen een genoempt Anthonis van Bombergen , dienaer 
(zoe hy seeghde), des heeren van Brederode, met die van der nyeuwer religion, 
ende hen gevraecht zynde van wegen den drie leden voorscreve wes hen ver- 
soecke ende begeerte waere, heefl onder d'andere die voirscreve Bombergen 
verclaert, belast te zyn ende commissie le hebben van mynenheere van Bre- 
derode, deur last van den prinche van Oraingnen ende die grave van Hooch- 
straeten , daer by hy seeghde te zyn die heere van Nyeuwenarden, zonder 
(ieselve commissie nochtans te thoonen. des vcrsocht zynde. ende waeraff (zoe 



— 176 — 

hy verclccrde) Horman die Ruythere Hcnricxss tegcnwoirdich zynde, zynen 
brieff waere. Daer oock by waeren m' Henrick Agyleus, Mîchiel Rombouts, 
Jacop in H Schaepshooft, Peeler Leenaerdts, Nycolaes de Leeuw, Jan van Aspe- 
ren, Job van Achelen, Floriss Jansse, Dierck van do Corput onde Jao Pelgrum ; 
ende ondcr d*andere seegbde oock die voirseyde Bombergben, dat Herman die 
Ruyther voorscrcve ende m' Gerardt van Dieperbeeck, hadden van de con- 
sistorie van der nyeuwer rcligie van dese stadt gepresenteert de consis- 
torie van de religie lot Antwerpen zekeren brieff, versueckende aen heo 
oft zy egbcencn troost voor die broeders en wisten midts den belech des grave 
van Megen ende de groote benautheyt daer zy in waeren , ende dat de famé 
oick alhier gbinck dat men de predicanten soude moeten verlaeten met meer 
andere verscbeydcn propoosten. Waerop van wegen den drie leden voor- 
screve den voorseyden Bombergen is geseegbt geweest, dat hy 't gène d'welck 
by hem mondelinghe verhaell was, ghevcn zoude in geschrifte auctentycke 
omme daerop te deliberercn, midtsdyen hy soe hooeh ende rasch sprack, 
ende dat een yegelyck wesende in de vergaderinge van de stadt 't selve nyet 
wel en conste verstaen ; d\velck hy geloeffde alsoe te doen. 

Waernae op vrydach den xxi*"februarii anno voorscrcve, soe zyn inné die verga- 
deringe van den drie leden voorscrcve gecompareert die van der nyeuwer religion 
inné grooten getalle, gewapent synde, seggende onder d'andere dat zy wilden 
hcbben voor eenen oversten, alleen van den crychshandel, Bombergen, ende dat 
hy tôt dyen eynde zynen eedl zoude doen. Van welcken versueck ende vercleeren 
die hecren van de twee ierste leden hebben acte versocht ende geprotesteert 
dat 't selve waer tegens benne danck ende wille, ende waerop van wegen den 
voorscreve drie leden hen verhaelt is geweest, dat wel zoude behooren dat 
die voorseyde Bombergen syn conimissie zoude thoonen , midtsdyen gewoen- 
lycken ende altyt geobserveert waere geweest, ende oock nae recht behoirtden, 
dat allen die ghene die yet aen den raedt ofle drie leden deser stadt waer ver- 
sueckende, sufïiciontelyck mot brievcn, zegelen ende signatueren thoonden 
hen commissie, ende voirts hen verclcert, dat genomen die voorseyde Bom- 
bergen hadde last ende beveel van den heere van Brederode, dat H selve alhier 
egeen plaetsch en zoude cunnen grypen , gemerct hy alhier binnen oft over 
dese stadt egeen jurisdictie, oft beveel en hadde, ende hem niet en betaemde 
yet te gebieden oft verbieden in andere heeren landen , ende dat wy alleen 
stonden onder onsen aldergenadichsten heere den coninck aïs hertoghe van 
Brabant , dien wy hulde ende eedt gedaen hadden , met meer andere middelen 
ende redenen ; maer want die van der religie foirtsselyck wouden hebben dat 
die voorseyde Bombergen zoude overhoofl hebben over die knechten, soe 
heefl die voorscreve Bombergen eedt gedaen inné manieren naevolgende : 



— 477 — 

Dai ghy gehouden code vcrbonden suit syn te swcorcn cndo vaslclyck geloe- 
ven onsen genadichstca hccrc dcn coninck, als hartoighovan Brabant, onder- 
dainich ende getrouwc te zyn^ende dcse stadt ende dInnegeseteDen derselver, 
soewel van d*een als van d*andere religie, suit beschudden ende bewaeren 
voer alleo gewalt, oppressie, beschaidicheyt ende ongelyck, d\velck aen heu- 
ren persoonen ende goedens soude geschiedcn oflaengedaen wordden, ende dal 
ghy egeen ruytheren oft kncchten, o(l garnisoen van buytcn en suit laeten 
innecomen ofl doen o(l laeten inoecomen van wat heeren dat zy, soe help my 
God, etc. 

Onder conditien dat Bombcrgcn zal suflicientelyck met bricvcn , zegelen , 
ende signatueren doen blycken van zyn commissie ende last die hy seeght te 
hebben van mynenheere van Brcdcrode, ende van bet beveel van mynenbeere 
den prinche van Oraingnen ende de grave van Hoocbstraten metten anderen 
gcconfedereerden, wacraffzyn gescbrifle by hem overgegeven mentie maeckt » 
ofl by Taolte van dien, dat hy van z^nen beveele ende cr)xhshandel zall zyn 
ende blyven geheel ende ganschelyck verlaeten , ende voirts onder alsoleke 
ordinantie als hy op welbehaigen van der stadt in haeren drie leden zall con- 
cipieren ende maecken. Actum ter manissc van Goossen Pynappel , op den 
xxi''^ februarii anno \\^ ses ende tsestich. 

W. SCELLENS. 

C«|tic do leapi, eole'e S, aox ArehiTei da rtyaone de Belgiqoe : 
Papiers du cotueil des iroMes, (. XII 1. 



cxxv. 

Déelarallon d'Antoine de Bombereh* 

il FÉVRIER 1567 (l560, V. ST.)- 

Alsoe Anthonnis van Bombcrghen, als gecommittecrt zynde van myncn gêna- 
<]ige heere den heere van Brederodc, dcur bevel ende in den naeme van mynen 
genadige heere mynenheere den prince van Orangicn, mynen genadigc heere 
den grave van Hoocbstraten ende anderc geconfedereerde, etc., om de heeren 
der drie leden der stadt van *s Hertoigenbosch voir te dragen ende te kcnnen 
te gevcn *s geens hem by dcn voirnoemdcn geconfedereerden was belast, ende 



— 178 — 

alsoc de voirnoemde van Bombergen, voigende zynen commissie» den voir- 
Doomde heeren der drie leden voirscreve H selve op huyden mondelinck haell 
vcrclaertf hcbbcn de voirscreve heeren versocht sulcx by geschrifle gestelt te 
wordden om daerop bat te moegen delibereeren : zoe heefl de voirooemde 
van Bombergen by geschrifle gestelt alsoe hier volght : 

In den iersten, dat Herman de Ruyter zeeckere brieven gebracht heefl van 
den consistorie der evangelise religion der voirscreve stadt aen die van den 
consistorie bynnen Antwerpen , op welcke brieven de voirscreve mynenheere 
den prince, de grave van Hoochstratcn , mynenheere van Bredcrode ende de 
geconfedereerdo van den adel, in *t lange hebben geraetslaecht ; ende nae dyen 
zy wel twee ofL drie daghcn op de^voirscreve brieven hadden gedelibereert, 
hebben de voirscreve heeren ende die van den consistorie van Antwerpen voir- 
screve, den voirnoemden Bombergen gecommitteert,ten eynde hy soude trecken 
aen de heeren der stadt van den Bosch voimoemdt, vememende ende hen vra- 
gende oft sy wilden te nyete te doen het contract gemaect tusschen madammc 
la gouvernante ende aile die staten van den lande, ende dyen voigende ver- 
bieden de predicatie ende exercitie van dyen ende de predicanten doen ver- 
trecken buyten der stadt; ende inné gevalle de heeren voirscreve sulcx wilden 
doen , de voirnoemde van Bombergen 't selve nyet en soude toelaten buyten 
consent des consistoriums, gemerct in den voirnoemde contract de voirscreve 
predicatie toegelaten is ter tyt toe anders by den gcneralen staten sal syn 
geordineert. 

Dat de voirscreven van Bombergen bynnen der voirscreve stadt van den 
Bosch nyet gccomen en is om cnich oproir oft tweedracht te maken tusschen 
den gemeyncn bourgcrcn, maer om aile dcselve met eenen gemcynen eedl 
neder te leggen, die d'een den anderen zullcn doen, te weeten datse beyde een 
yegelyck by syne religion sullen blyven, die van der evangelische religie by de 
haer ende die van den roomsche oft papisten by haere religie, ende dat sy te 
saraenderhandt sullen swcren ende beloven den coninck van Spangien, als har- 
toige van Brabant, onsen heere, getrouw ende onderdanich te syn in aile 
politycquc saecken, ende aile degecne die dese stadt opmanen sullen ende met 
ruyter ende kncchten hen daerinne sterck wilden maken, wederslaen als hen- 
luyden openbaere vyanden, aengesien dat hetselve tôt geender goeder intentio 
nu gescieden en mach , devvyl de voirscreve stadt van nyemanden opgeseeghl 
is, noch gecnen \7anden en hceft dan den heere grave van Megen, dewelcke 
op dese slondt deselffste aen een syde belegert heefl, ende aile die geene, 
sy syn van wat religion dat zy syn , dat deselve die nyet swcren en willen als 
voirscreve is, sullen als gedeclarcerde vyanden van den gemeynen, mitsgaeders 
proufyt der voirscreve stadt, sullen vuyt der voirscreve stadt gewesen worden 



— 479 — 

ii)6t wyff ende kyndercn, endc dal mon dcn ccdt snl ondcrhoudcn , cndc die 
denselven zuUen ovcrtrcden sullon gcslraft wordden, sonder dat men aensien 
^/ enige personen. 

Wy ondergeschreven attcsteren midis dezo 't voirscrcven, ende dit gescrift 
^Aer gescreven te wesene de hant oft gescrift Diricx van den Corput. 

loekemans. 
De Berchen. 

J. COMANS. 

M. VAN DEN WeGHE. 

W. DE EmMERICK. 

Dtoble e«pie di lempi , d«nt Tone est télét T, aux Arebi^et do royaine 
de Iclgiqne : PapierB dfi cotueil des troubles, t. XIII. 



CXXVI. 



■^ttre de Margnerlle de Parme au eomle de llegen. 

BRUXELLES, 18 FÉVRIER IftGT (l560, V. ST.)- 

*^*ï eousin, pour respondre h vostre lettre du xv« de ce présent mois, je 

rûu vo hien ce que avez respondu à ceulx de la ville de Bois-le-Ducq , selon la 

copio cjtie m'avez envoie, vous advisant que les lettres des chancellier de Bra- 

" ^t sieur deMerode,et de ceulx de ladicte ville, que le xvi« de ce mois vous 

'^^l^^is avoir receu, ont hier esté veues en conseil, portans et les unes et 

^ litres en substance ce qu'est passé entre vous et eulx respectivement, 

, . *^ qu'estes avec vostre régiment par là-enlour; et me requérans ceulx de 

^'^ \ille de vous ordonner de ne les presser plus avant pour vostre récep- 

* ^ t vous déporter de les approcher si près et d'y faire foulles, au moings 

,. ^^ à ce que les commissaires auront achevé leur négociation, ce qu'ils 

. ^ sera de brief. Je responds ausdicts commissaires, les enchargeant de 
negoc^ s 

*^r avec ceulx de Boîs-le-Ducq pour vostre entrée, afin de y povoir tant 
mye ^^ ^ ,^ 

. *^^ restablir l'autorité du roy et de la justice, avec toute deue obéissance ; 

'^^ Vilx de ladicte ville escrips-je en conformité de s'y accomoder, et que ce 

Glissement d'autorité, justice et obéissance est requis et nécessaire, par- 
I. 12. 




dessus la cessation dos prcsclios et dJiuisâioii(i) do leurs prédicans, pooriF 
nuer l'indigoatioD que Sa Majesté peult avoir conçue on leur endroict. Et peu- 
danl que l'on verra ce que résultera de ceey, si ne trouvez pour les affaires de 
voslre gouverncmenl convenir aultrement, vous vous conliendrerez encoires 
là coyement pour donner chaleur et pressée radvancomeul delà négociation, 
sans attenter aulcune enlreprinsc en fat;on queiconcquo, et donnant ordre que 
vos gona ne comnioclenl ny foulles ny insolences, selon que le vous ay escripi 
ledicl xvr. 
Atanl , etc. De Bruxelles , le xviii" jour de febvrier iS66, 
Port date. Depuysccste, m'est vonue vostre lettre du xvi" de ce mois avec trois 
reigics (n) de vostre main du jour d'hier, du contenu de laquelle vous liengs 
records, et, pour y respondro, je vous ad vise que hier soir j'eus advis d'Anvers 
qu'il y avoit Adolph van der Aa, alanl esté gentilhomme à moy, et Andelot 
avecq quelques aultres, y enrollanl gens de guerre au logis du SoUtl, en la 
Camerstraele ; je ne sçay s'il est vray; touiesfois, celluy qui m'en a adverli 
n'est homme pour si légiâremonl m'avoir Taict ceste advertance , s*il n'en eusl 
eu quelque bonne inrormation, dont j'ay advorly le prince d'Oranges et le marc- 
gravo et ceulx de la loy on Anvers pour y remédier incontinent; et de aultre 
assembléo u'ay rien entendu : que si aullro chose me viendra signiûé, vous en 
foray part, comme vous prie du semblable, et de Taire diligence pour descou- 
vrir s'il y avûit quelque chose sur main , et là oii vous vous apperceussiés do 
([uclque assembliSc pendant que serez par là , que regardez de la rompre, vous 
aidant do la compagnie du comte d'Aremberghe, à laquollo j'csorips de ftiire 
ce dont par vous Us seront acmonds pour le Bcr;'icc de Sa Hajeslé, et ay com- 
mandé de voua addresser ma lettre pour au bcsoing la leur faire tenir pour y 
obéir. J'advertis aussy le prince d'Oranges de vous avoir donné ceste cliargc 
de rompre les assemblées, luy disant quo quand elles se feisscnl en la Langhc- 
slraele, en son gouvernement, je m'asseure que, par son alTeclioii au service 
de Sadicle Majesté, il ne prendroit que bien que voua le y foissies avant qu'elles 
se reurorçasseul , puisque les gens de guerre qu'il poult avoir en Hollande ne 
viendroyent à temps pour y faire etTcet. Quant à coulx de Dois-le-Ducq , je voul- 
droy, mon cousin, cl vous prie que vous vous coulcnczcoy, faisant faire le 
mcsmc h vos gens, sans approcher la ville ol faire aulcune hostilité , et sans 
leur donner occasion de tirer, comme escripviez qu'ils font, et en oultre de 
vous abstenir de toutes choses qui pourront nous mectrc en quoique obligation 
tirant après soi une conséquence de desréputation et ultérieure aliénation des 



(<} Renvoi. 




coarraÎKcs àes gens do nous aulLres, el enfin de Sa Majesté propre, prenant 
rfgard que voslre régimenl s'est principalemenl levé pour les aflbiros de vostre 
gouvemoment. 



SuKhpUim : Au conie île Mo{,'lieni. 



MiialF, »i Arikini h rtjiiar ic Bcipqu : Corrf*pnnii 
âé GvtMre rt Zulphen, vol. de \ U67, [» m. 



Mitt de Marguerite de Parme an ceaile de Megen. 



Mou cousin , l'advia que voas oscripvis hier qu'en Anvers se onroltoicnl gens 
de Koerre îust véritable, et m'a lo prince d'Oranges cscript qu'il a trouvé 
qu'Adolphe van der Aa en avoil lové, et les avoit mené vers le seigneur de 
Brederode, qui estoil sa craîncte que l'on dousl aller l'assiéger. Mais, par 
di\'ers aultres , j'ay bons advis qu'il y a encoires plusieurs aullrcs qui en lèvent. 
li ooinme Villers, Andelol, Waroulxou Merode, Wincklo, Ttioulouze, Escou- 
beque et HûffS^egen ; disans les soldalz que l'on les liève au nom dudici sei- 
pieur do Brcderodc, et que l'on les Taict jurer loyauUc pour la parole de Dieu , 
du roy et repos du pays. La monstre, selon aulniins, sedoilit Taire k Viane, cl 
mitres disent à Breda, et que le nombre doiblestro, pour le commencement, 
davf ubevaulxet m'* piétons, à intention d'aller vous trouver, pendant qu'ilz 
lUeudcDt le conle Lodewyck , avec grand nombre de cavallerie et inrunterio , 
que de<jà, selon quelques advcrlences , seroit acheminé. Se bruit, en oultre, 
que le capitaine Bomborglie seroit entré en Bois-!e-Ducq , vers où j'ai corlaim.' 
idverlencc que d'Anvers sont hier parti vi*" soldaLz de ceulx levez présenl«- 
neat par les susdicls capitaines, combien que aullres estiment qu'ilz soyent 
illé trouver ledict seigneur de Brederode. Eufln , il se descouvro qu'ilz sont 
lésoluz de Ibire le pis et bientost, et que, ou b Viane ou en Langhestraete, 
ou par Ib-entour. se debvra faire quelque assemblée. Pour de quoy sçavoir la 
vérité, il est requis que faictos Taire toutes diligences possibles, Dt vous mec- 
tteendebvoirdel'empescher, rompre et séparer tout du beau commenche- 



— 182 — 

ment avant qu'elle se renforce, sans avoir regard en quel gouvernement que 
ce soit que Toccasion se vous présentast de povoir faire cest bon exploit, qui 
seroit aussy une occasion de honneste retraicte de où vous estes. Et si peuis- 
siés trouver façon de deffaire les susdicts vi^ hommes partiz d*Anvers par 
terre, ce seroit ung bon commencement pour terrer (i) que aultres ne con^ 
russent sitost et facilement ensemble. 

Atant, etc. De Bruxelles, le xix* jour de febvrier 1566. 
Sttscription : Au conte de Meghem. 

Minvle, tnx Arebivet dv rt ynne de BcIgiqM : Corre»pondancf 
de Gueldre et Zutphen, vol. de i$67, P> 87.— (CcUe 
pièce a été publiée par M. Gachard, Correspondance 
de Guillaume le Taciturne, t. II, p. 494.) 



CXXVIII. 
Lellre do comte de Megen à Mai^nerlle de Panne. 

VUCHT, iO FÉVRIER 1561 (l566, V. ST.). 

Madame , sy chculx do Boys-le-Duck ne nous lessenl enlrecr encorcs, h cor- 
rexion de Vostre Altôse , seroi-jc d'oppinion que Voslre Altôse les déclarast 
pour rebelle et que Voslre Allèsc leur fyst confisquier leurs biens; et sy Vostre 
Allèse vient o-desus de Valencicnnes , j'envoyroy tout ce ménaige icy devant , 
cl je ne fays double, moïcnnant que Vostre Altôse se haste, qu'elle en vien- 
drast bientôt o bout ; sy les eauwes croyssent ou qu'elles s'en allyssent du 
tout, je ne fays nulle double de nostre cntrcprynse, mays yl fauldroit que je 
me retyrasse deus ou troys liuwes d'ycy pour jouwer de Tasseuré, car yls font, 
cependant que leur suis sy près, trop grande garde. Sy cheu-chy ne me lessent 
enlrecr, je feys mon conte de m'an aller à Venlo et h Remunde, et faire mener 
rarlyllerie par eauwe depuis Arnem , j'entcns en cas que llarderwyck et 
Albourg s'accomodent ; et comme yl fauldrast que ladicle artyllerie passe par 

(i) Effrayer. 



— 483 — 

le |>ay8 da duck do Clèves, yl playrast à Vostre Altèse mo commander sy jo lui 
demanderay sauve-conduict, et sy Vostre Altèse voldrast faire desbourceer Tar- 
gent qu*il faaldrast tant pour la conduicte de Tartyllerie que pour ung troys 
ou quatre ceos pioniers quMl fauldrast ; sy Vostre Altèse veult on leur ferast 
bien payer à eulx, mays parmy cela yl fauldroit pardonner. Yl me samble, 
Madame, que Vostre Altèse, à ce que je voys par les deus dernières qu'elle 
m*ast escript, qu'elle voldroit mener toutes ces choses par doucheur; Vostre 
Altèse me pardonne , yl me samble que tout ce que Ton voldrast ontrcprandro 
avecques eulx de ceste (iachon , ce serast perdre tamps ; Vostre Altèse le voy- 
rast par expérience, et puisque avons les gens, et l'argent nous commanche à 
foyllyr, qu'il n'est que les emplier et ne poinct perdre tamps. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Vucbt , ce 49^ de febvrier anno 4566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Sy Vostre Altèse estoit de ceste oppinion de confisquier leurs biens , yl le 
fauldroit faire cependant que suis ycy oprès, car cela les porroit faire changer 
(i'oppinion. 



Suscriptian : A Madame. 



Origioal , aax Arebivet du royaame de Ikigiqae : Correspondttnve 
de Giteldre et Zntphen, vol. tic loG7, ^ 83. 



CXXIX. 
Aiettre do comte de Megen à Alarsu^rit® àe l^arme. 

VUCHt, 10 FÉVRIER 15«1 (1566, V. ST.). 

Madame , j'ay receu la lettre de Vostre Allèze du 18* de ce mois, et quant à 
te que Vostre Altôzc m'escript qu'elle a mande aux commissaires qui sont à 
Bolduc qu'ils négociassent avecq ceulx de la ville pour me faire entrer avecq 
ma suyte, aussy que Vostre Altèze at escript à ceulx de ladictc ville le mesme , 
encoircs que je suis esté aulresfois d'opinion qu'ils le debvriont faire, j'en fay 
pour le présent grand doubte, car ils bravaigcnt fort. Je crois (|ue quelciu'un 



— 184 — 

leur doibt avoir donné couraige pour les faire perdre comme ils ont faici à beau- 
coup d^auUres. Puisque Vostre Altèze me mande de ne me bouger d'ichy, je le 
feray. Aussy je n*ay encoires que faire aultre part, pour ce que j'attends ichy 
response de ceulx de Harderwyck etd*Elboui^ sur les capitulations que je leur 
ay mis en avant. Ceux de Boemel ne reviennent plus, je croy qu'ils auront 
changé d'opinion depuis que suys parly de Driel, et que leur samble que je ne 
le puys plus approcher pour ce que les eaues sont esté sy grandes. Et quant à ce 
que Vostre Altèze m'escript que je me tienne coeyement avecqmes gens, Vostre 
Altèze sache que personne ne leur faict nul desplaisir quelconque, mais eulx 
tirent encoires tousjours. Sy Vostre Altèze me vouldroit donner congé de leur 
povoir faire donner une bonne ruseade d'arquebousaides, la bonne volonté ne me 
manqueroit point, car Vostre Altèze s'asseure qu'ils me font trop des bravades. 
J'ay eu aussy ces mesmes nouvelles que Vostre Altèse at eu, qu'Andelot et van 
der A, enrouUeont des gens en Anvers, mais depuis un amy m'a escript qu'il 
n'en est riens ; j'en auray au soir ou demain nouvelles certaines. Sy se faict quel- 
que assemblée ichy à l'entour, dont n'en y a nulles nouvelles, Vostre Altèze ne 
face double que je ne le tracteray comme ils méritent. 

Madame, je prye au Créateur, etc. De Vucht, ce 19® de febvrier 4566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 



Charles de BRniBU. 



Sttscription : A Madame. 



Origioil, anx Archives du rsytane de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et ZiUphen, vol. de 1567, P 85. 



cxxx. 

Formule do sermenl des bourgeois et habllanUi de Bols-le-D«e. 

iO FÉVRIER 1567 (I666, V. ST.). 

Dat de bourgeren ende ingesetenen deser sladt, van wat qualiteyt ofl condi- 
tie zy zyn , suUen gehouden zyn le zweren ende vastelyck te geloeven onsen 
genadigen heere den coninck, als hertoighe van Brabant, onderdanich ende 
getrouwe te zyn , achtervolgcnde den eedt , daermede zy aen Zyne Ma^ nae- 




i-^j'-nile dor blyder incom|isle (liy Zyn Ma' bcswoortni) syn vcrpliclit endo vcr- 
lionden, enJe dut zy dese sladl ende d'ingesctonen ilorselver, soo wel van 
li'cenc als van d'aaderc rcligio, eondrncchlolyck sullea bcsuliuddcii endc be>Mie- 
fBD voir aile gcwall , oppressic , beschaidicheyt ende ongelyck d'weick aen 
beare [lorsoonen onde goeden souda moogon geschiodon ende aengedaen word- 
(lea : lOG help ons God , etc. 

Cndo dit op conditien dat men nyemanden binnen dcser stadt woonondo on 
al bedwingcn buyton dcsor stadl to inoclcn trceken , maer doselve sladl van 
binoei) bly^'en bewaeren, loe verre zy doen den cedl vooracreve, den ovortro- 
ilers geslralt nae eelegontlicyl van den zaoken, sonder aensien van porsoon«i. 

0|i donrcitach, den lwonLich»lcn rebriiarii anno w" ses ciidc Izeslich, \s >li.'n 
ïuorscreven cwil gedaen. 



OpiE du u 
fapiei 



I 



Lelire du romlc de Hegcn à .Unr);;iicrtle de Parme. 



Hadainc, jccroyijue Vostre Al ll^^e se souviendra bien iiii'il y a deux ou trois 
jours qje j'eecripvis h Vosirc AUèze comment il y osloil entrd à Bolduc un 
principal geulx nommé Uerman de Ruyler, lequel vcnoil en diligence d'Anvers 
avocqon capitaine du prince de Condé. CcdielcapilainuesloilBornbert, lequel 
il y a quelque temps Vostre Altôze le fiel prendre h Bruxelles , et en font grand 
cas. Il leur a oITerl de leur amener quatre mille arquebousicrs en cas qu'ils luy 
Teoiltenl bailler argent, co qu'ils ne reront légîèrement, car il en y a qui en 
marmurcnt s'il en avoit qu'il ne retonrneroit poinct. Je n'ay voulu laisser d'en 
sdviser Voslre All^xe, alBn, sy elle Ircuvo bon, qu'elle veuille ordonner su 
drossacrl de Rrabant qu'il veuille mettre quelque gens à Dambriig ou ii Henem 
|M)ur l'attrapper en cas qu'il retourne, car, s'il sorte d'ichy, je ne fay double 
i|u'il s'en retournera loiil druicl eu Anvers. 

Madame, je prye au Créateur, etc. Ile Vui-lit , ee ^U'' du felivrior l-'IliT 



~ 486 — 

Madame , depuis cestes escriptes je suis esté pourmener sur le guet vers la 
ville , et ay entendu qu*ils n*ont faict toute la nuyct que tirer après nous gens. 
Ils me monstrent toute rostilité du monde , encoires qu*il n'y a personne des 
miens qui les offensent. Je retirerois bien mon guet plus loing de la ville, mais 
je ne le fais pour deux respectz, Tung qu'ils penseriont que nous le ferions de 
peur, l'autre affln qu'ils ne bruslent point le faulbourg là où ledict guet se 
tient , car il viendra merveilleusement à propos en cas que Vostre Altèze les 
veult assiéger, et je panse, sy n'euissions tenu ledict guet, qu'ils l'euissent desjà 
bruslé, car ils en advient advisé ceulx qui demeurent dedens affin qu'ils saul- 
vassent leur meubles. Nous ne povons à grand peine avoir nouvelles de la 
ville , synon qu'une femme qui est sorty ce matin nous dict qu'ils prennoient 
hier les lettres de Vostre Altèze qui s'addressoient aux commissaires, dont 
sourgcoit une grande révolte , et qu'ils sont esté vers culx , leur disant qu'ils 
leur asseuriont tout le contraire que Vostre Altèze leur escripvoit. Je ne sçay 
toutefois s'il est vray ou point : j'espère que demain je auray certaines nou- 
velles. 

De Vostre Altèse très-humble et très-obéisant serviteur, 

Charles de Briheu. 
Suscription : A Madame. 

Original , aux Arehivei do rejaume de Belgique : CorresjMmdtincc 
de Gueldrc et ZtUphen , vol. de 15G7, f» 89. 



CXXXII. 
Liettre du comte de Megen à Marguerite de Parme. 

VUCHT, %0 FÉVRIER 1507 (i566, V. ST.). 

Madame, comme j'ay escript à ce matin que ceulx de la ville me monstrioul 
toute rhostililé qu'ils poviont , je ne puis laisser adviser Vostre Altèze qu'ibs 
continuent de plus en plus, meismement cest après-disner, poinct contents 
seullement de tirer après mes gens, sont sorty, les aulcuns disent avecq deux 
cens, aultres avecq cent, mais je ne les ay poinct veu, car ils se reliroient incon- 
tinent. Hz venoient environ jusques à demy-chemin de la ville et mon guel. 
Ceulx de la ville tiriout à force, et ont tiré avecq un faulconneau ung de mes 



— 187 — 

soldats au travers d'une jambe. J*ay opinion qu*ilz ne manderont point de res- 
poDce à Yosire Altèze, car ilz se disvergoinnent trop (t). Il est certain qu'ilz ont 
détroussé les lettres que Vostre Âltèze cscripvoit à messeigneurs de Mcrodo et 
le chancelier, ce que je luy ay escript ce matin en doubte , et qu*ilz les tien- 
nent tout deux prisonniers en bonne garde en leurs maisons, les menassant de 
les tuer. Je vous asseure qu*ilz ont tout deux peur assez , et avecq raison , car 
il finict mauvais estre entre les mains do ceste canaille. Il est venu un paysant 
me pryer de la part dudict chancelier que j*en voulsisse advertir Vostre Altèze 
de son estre, affin que Vostre Altèze y veuille remédier, ce que n*ay volu lais- 
ser de faire. 

Madame, je prye au Créateur, etc. De Vucht, ce 20« do fcbvrier 1566. 
De Vostre Altèse très-humble et obéisaut serviteur, 

Charles de Brimeu. 
Swcription : A Madame. 

Origiotl , MI Arehivei da royaane de Belgique : Corretpondance 
de Gueldre et ZtUpheH, vol. de 4567, P> 9i. 



CXXXUI. 
Liellre de Mar^erlte de Parme aa eomte de llegen. 

BRUXELLES, il FÉVRIER 1S61 (l500, V. ST.). 

Mon cousin, j'ay rcceu deux vos lettres du xviii® de ce présent mois, dont 
l'une est de vostre main, lesquelles estans principalement en responce h mien- 
nés précédentes , il n'y chiet beaucoup h dire pour vous avoir par icelles tant 
signifié mon intention , laquelle je vous prie d'cnsuyvre jusques à aultre ordon- 
nance, et vous contenir coy, donnant ordre que Ton ne irrite ceulx de Bois-le- 
Ducq. Les advertences continuent de jour à aultre que les gens retenuz et lovez 
par les confédérez marchent ençà soubz conduicte du conte Loys de Nassau 
pour s*addresser contre moy, et que leur desseing est de se impatroner de 
Utrecht et Amstelredammc , et vous cerchcr où que soyez. Les gens levez, 
comme vous ay escript, en Anvers, sont esté embarquez à Oisterweel près de 

(i) Car ils sont trop audacieux. 



— 188 — 

là, en sept batteanUx : Ton ne sçaît encoires 8*ilz ont prins la route vers Viane 
on bien Zélande, de laquelle l'on bmict quMk prétendent se saisir. Si que 
voyez, mon cousin, que Ton aura apparentement à faire de tant de oostelz, que 
Ton ne se pourra attacher à ung lieu pour abandonner les aultres, et encoires 
en partie avec desréputation; et comme bonnes espies sont plus en saison que 
oncques , je vous les réconmiande et mesmes de ce que passe du costé d*iUle- 
maigne. 
Atant , etc. De Bruxelles , le xxr jour de febvrier 1566 . 

SuscriptUm : Au conte de Megbem. 

liiito, am irehîTef tfi rtyauN et Mgi^ : Corretpomkmee 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1567, P» 94. 



CXXXIV. 
Aiettre de Margaerlte de Panne au eonte de Megen. 

BRUXELLES, il FÉVRIER 1567 (l560, V. ST.). 

Mon cousin, pour respondrc à vos lettres des xix^ et xx"^ de ce mois , je 
vous ay desjà précédentement escript les considérations qu*il y avoit au saisis- 
sement des biens de ceulx de Bois-lc-Ducq, pour respect desquelles et d*auUres 
Ton ne trouve pour maintenant conseillables d'encoires procéder audict saisisse- 
ment , ny aultre chose que nous mecte en aulcune obligation endroict ladictc 
ville , ne convenant ny comportant Testât de nos affaires que Ton s*attache à 
tant de lieux à coup , comme le vous ay si bien escript; par quoy a samblé qu*il 
ne seroit hors de propos que par bon moTen vous feissiez entendre ausdicts de 
Bois-le-Ducq, fust par voye du chancellier ou aultrement, que vous n'estes 
venu là pour les assiéger ou faire mal, mais seulement pour leur présenter ma 
lettre comme avez faict, et là où ils ne vous vouldront recepvoir, qu'ils ayent à 
m*en advertir, vous tenant là le plus coyement que sera possible jusques à 
aultre ordonnance mienne, et tenant vostre régiment en ordre et prest pour 
tirer là-part que, pour le besoing qui s'offrira selon quelque occasion qui est 
à la main, pourra estre requis et nécessaire pour le service de Sa Majesté, soit 
le régiment entier ou bien aulcunes enseignes d'icclluy, ayant Toeyl tousjours 
uu guet pour où vous apperccussiés quelque assemblée par là, de les courre 



- 18!) — 

^^ iBSel les rompre, ol vous tlonnant aussy do gartle do point ostro surprins 

^baesmcs par le molcn que le sccnitairc Uerly m'a diiclairé vous avoir escripl 

^^hw le midy, qui ne samble chose du totil â conleniner (i). 

^^L Ouant ^ cela de JlureiDonde et Venlo , il se pourra adviser avccq le lemjis co 

^^■bII sera bien oa I^ire. 

^^^ Et connue, pour ces adverlenccs de tons conseilz d'apparence <lo nouvenuU 
troubles, jo fay tunir prestes les compa^ies d'hommes d'armea. si ceulx de la 
vostre no sont ensemble, vous leur ferez enleiidrc de pareillemeot se tenir tout 
1 poinct et presu h la première semonce retourner servir Ih-parl que le bcsoing 

^KToiigera 

^H Je vous mercic bien des adverlences portées par vostrodiclo lettre du jour 

^ffbier, et adviseray sur ce que représentez endroict ledict capitaine Bomber^n. 

' Ataut, etc. De Bruxelles , le xxi" jour de Tebvricr 1566, 



StwcriplJon ; Au coule du He^bem. 



liiKU, >nt Arihiici in rtfiami de Btlgi^M : Corrr.tpoHdan 
de Guddre el Zutphen, vol. île IS67, P> 03. 



LcUrv dn romie de Hc^n a Margnerite de Parme. 



Hxitamo. j'envoie à Vostre Allêzo nu pourtmict de Viane, loulesrois je vous 
i-iiïnicray uu plus perftiicl, car j'en ay un qui le fera au petit pied. An surplus 
i'^y iMi nouvollcs qa'Andelol est parLy d'Anvers avecq deux mille hommes , je 
w «cay gy sont tant mais je ne sgay quel cbemin il a prins : les uns disent 
P'il est allû vers Oeslerhall (j), aullrcs vers le Vieux-Bois (a). Jeay envoyé incon- 
'iMiit de tout eoslez pour sçavoif Id ob qu'ilz sont, car on dicl qu'il doibt k 
•^ lieu on îi l'aullre passer monstre el y atlondre les armes qui doibvenl 
'fftver de Breda, h co qu'on dicl. Le bruict court qu'il en doibt bien avoir pour 



i'I Mépriser. 

IV Ooaitrtaoul , |>ei.io ville li ileiiii liouuf N. K. ilu Elredii. 

''} Vicut-BuiB uu OudenbuEuli, tHNir^ à igualrv liuues 0. iIn Uruilï. 



— 490 - 

dix ou douze mille hommes. Mes gens en prindrent hier un chariot chargé sans 
avoir passeport, je panse aussy qu*il alloit là : sy Vosire Altèze ne me com- 
mande auUrc chose, je les repartiray entre ceulx qui Tout prins. Je n'entends 
encoires nulles nouvelles que le conte Lodowyck ait quelques gens; je panse, 
sy on Tait escript à Yostre Altèze que marche, qu*on luy aura mandé aussy où 
qu*il est : sy Yostre Altèze le sçait, en me Tadvisant je ne fauldray de envoler 
quelqu'un pour sçavoir s*il est vray. Puisque Yostre Altèze sçait qui sont les 
capitaines qui doibvent lever ses gens, il me samble, à trè&4iumble correction 
d*icelle, que le plus beau que Yostre Altèze pourra faire elle face un édict que 
nulz soldatz , cependant que ceste barbouille dure, ne se trouve par les champs 
sur la peine de la vie, et que Yostre Altèze commande au prévostz et mares- 
chaulx et drossartz de Brabant, que aultant qu*on en trouve, tant des soldatz 
que capitaines , qu'on les traicte selon quMlz méritent. 

Madame , je supplye au Créateur, etc. De Yucht, ce 21* de febvrier 1566. De 
Yostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Madame, depuis cestes escriptes j'ay eu nouvelles comment Bombergh gou- 
verne absolulement la ville de Bolduc, et ce qu'il commande est faict. 

Suscription : A Madame. 

Originsl, aoi Arebivei do royanue de Belgique : CorresjHmdanct 
de Gueldre et Zutphm, vol. do 1567, P> 97. 



CXXXVl. 
Lietlre do eomle 4e Hegen à Hargaerlte 4e Pâme. 

VDCHT, il FÉVRIER ISSl (l566, V. ST.). 

Madame, comme je ne fais riens ichy, synon ruyner mes gens, tant par la 
grande garde qu'il fault que je face que aussy qu'ilz m'en tirent tous les jours tant 
à coup de mousquctz que d'artillerie , je suis déterminé de partir demain et en 
aller à Oestcrwyck , en cas que je n'ay nouvelles que ces gens de monsieur de 
Brederode ne soient à Teutour de Breda ; et s'ils y sont, dont j'entends de heure 
tu heure des nouvelles , je panse encoires ceste nuyet aller vers là , et aflîn 



— 491 — 

que je ne perde temps, il plairast à Vostro AUèzo, sy jo vais à Oestcrwyck, 
comme je panse que ouy, car j^entends d'un qui est venu asteure d*Anvers, que 
tons lesdicts gens de monsieur de Brederode se sont embarquez opprès d'An- 
vers. Sy celluy qui doibt faire Tentreprise de .. (f)doibt venir vers moy, je sup- 
plye très-humblement à Vostre Altèze de le vouloir faire haster affin que je 
ne perde temps. Je supplye très-humblement à Vostre Altèze me mander s'ils 
y viendront , et synon , ce que luy plaira que je face. 

Madame, je prye au Créateur, etc. De Yucht, ce 21<» de febvrier 1566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 
Swmfpfûm : A Madame. 

OrigÎBil, •» Arebivet do royanme de Belgi^M : Correipondoiux 
de Gueldre et Zutphen, vol. de i5<>7, r> 99. 



CXXXVII. 
tiettre dn conte de Megen à Mai^nerlte de Parme. 

VUCHT, ii FÉVRIER 15G7. 

Madame, il est venu tout asteure de la ville de Bolduc un frère de Brecht, 
lequel est son enseigne, et m'at asseuré pour vray, et le mainliendrat et en ferat 
le serment quant il sera de besoing, comment Bomborch , qui est en ladicto 
^^lle, at dict en leur plain conseil qu'il estoit là envolé de par monseigneur le 
prince et le comte de Hoochslraete et monsieur de Brederode, et que eu trois 
OQqnatre jours il monstreroit sa commission ; par où, à correction très-humble 
Je Vostre Altèze , sy Vostre Altèze le trouvoit bon, il seroit bien consiliablo 
W Vostre Altèze escripvisse à mesdictsscigncurs le prince et de lloochstrae- 
^0» affin qu'ilz escripvent à ceulx de la ville que Icdict Bomborch ment; et je 
P^Dse, si le font et que Vostre Altèze leur envoyé la lettre, qu'ilz le pourriont 
bien tracter selon ses mérites. Il m'a mandé par ledict Brecht qu'il me viendrat 
^siteravecq bonne compaignye ceste nuyct ou demain et avecq force coups de 
canons. Je verray ce que ce serat. S'il approche trop près, il pourroitaussy bien 

(*) U Dom de la localité est écrit en chiffres : nous n'avons pu le traduire. 



- 192 — 

avoir sur lo né. Le bruict court là-dedans qu*ilz actendent les gens de monsieur 
de Brederode; s'ilz veniont par terre je leur irois au-devant, mais je panse 
asseurément quMlz viendront par eaue en cas qu'ilz y viennent. 

Madame y je prye au Créateur, etc. De Vucht, ce â2* de febvrier 1567. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Beimeu. 
Suscription : A Madame. 

Origiul, m Archives tfv rtymie et Bctgiqie : Corre ê ptmdamee 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4567, f» 106. 



CXXXVIII. 

Aiettre dn eomte de Megen à Mbrgaerlte de Pari 

VUCHT, Si FÉVRIER 1507 (l566, V. ST.). 

Madame , j'ay reccu la lettre de Yoslre Altèze du 21« de ce mois, et puisque 
Vostre Altèze ne trouve bon de procéder au sagisscment des biens de ceulx de 
Bolduc, je m*en remects à sa prudente discrétion. Quant à ce que Vostre Altèze 
m*escript, que je leur face entendre, par voye du chancelier ou aultrement, que 
je ne suis là venu pour leur faire mal ou pour les assiéger, je leur ay assez 
donné à entendre cela par une lettre que je leur ay escript à ce matin, dont 
j'ay envoie la copie h monsieur de Barlemont pour montrer à Vostre Altèze, car 
encoires que je leur escripve en cas que ne me veuillent recepvoir, qu*il en 
advertissent à Vostre Altèze. Je pense, veu qu*ilz sont tant desvergonnez que 
d'ouvrir les lettres de Vostre Altèze, qu'ilz ne me feront aultre responce que à 
coups de mousquetz et d'artillerye, car à tout ce que je leur ay sceu presser 
à escripre, je n*ay jamais sceu avoir responce absolute d'eux. Et depuis cincq ou 
six jours il ne m'ont donné aultre responce synon celle que dessus. Quant à 
ce que Vostre Altèze me commande que je me tiens quoy, je Tay faict jusques 
astcure, mais je ne doubte, sy je demeure ichy encoires trois ou quatre jours, 
suyvant les bravades et menasses que me font , que nous nous pourrions bien 
tirer au poil, par où le plus beau seroit, que vu les lettres que je leur ay escript 
j'ay occasion assez de me retirer, que je le flsse, car ichy pour asteure, puisque 




VoslreAIlcJ^ ne vcull poincl quo je leur oircnde.je ne puys coiiqucrre aullrc 
ebose synon perte de mes gens , lanl par esEre tiroE que par la grande garde 
que fault qu'ils Tont. Voslre Altèze le pourroil Uissimulor jusques h quoique 
mclicure occasion et veoir co qu'ilz roronl, car elle voit bien ce qu'rlz ont méri tii, 
et à mon simpel advis ilz ont raicl pis que de m'avoir refusé l'entrée. Sy je puis 
ùire entendre au cbaacelier co que Voslre Altèze m'eacript je le fcray, mais je 
me double qu'ilz ne luy laisserool recepvoir ma lettre, ains qu'ilz ouvreront eubc- 
mesmcs ; mais je luy escripveray do Tusson qu'il n'emportera poinct , doal 
j'cnvoycray la copie demain h Vostrc Altézc. Quant h mon r(!gimcnl et ly et uioy 
scruns tousjours presL pour obëyr en tout ce que plairast li Vostro Allèze do 
nous commander , mais je vouldrois bien Ir^-bumblemenl supplyer do ne le 
poinct voloir si;parer jusques alors que j'auray accomodé un peu les afTaii-es de 
Gcldrcs, et si il est sépani il me soiast iaulile. El quant h ce que Vostre Altèze 
me mande que j'ay l'oeil au guet sy se f^ict quelque nssamblée ichy-eulour 
pourlad(^rerre,j'ay onvoyti de tous costez, et je n'entends pas que s'en Tacecy- 
I talour, et ne pense poîncL qu'il s'en Terast aullrepart eu co paya du roy que 
00 Anvers; Vostre Altèze ferast bien de leur Taire coupper le cbemin. 11 me sam- 
ble sy quelque aultre assamblée se faicl lii-enlour, que cculx de Lièi-e les puui^ 
TOQt fort bien défaire. Il est venu asteure un de mes soldatz do Ruremunde qui 
n'a dicl que m' De Wel doit faire une loopplaets (i) do douze enseignes ii Torcn, 
qoi n'est poincl ou pays du roy. Je supplye très-humblement à Vostre Altèze 
ne mander sy Vostro Altèze n'est poinct d'advis que je leur aille rompre In 
leste, s'il est vray ; et de ce que Vostre Altèze m'cscripl que je soye sur ma garde 
que on ne me surprande, Vostre Allèzoa'asscuroqueje le feray e 
compéte, Quant à lacompaignycdemcshomesd'armes, je les ayichy auprès de 
moy et les tiendray en ordre tousjours pour quant Voslre Altèzo en aurast de 
beïoiDg. Sy je part d'ichy, je ne fay double que Bombcrgh s'en irast iDconlinent 
O) Anvers; Vostre Altèze pourrasL commander de mectre ordre pour le Riire 
trousser par le chemin. 

Vadamc, je prjo au Créateur, etc. De VucUt , ce 22» de febvrier I56C. De 
Vostro Altèse très-humble et obéisant serviteur, 




— i94 — 



CXXXIX. 

Lettre do prinee d'Ilraiige et du eomte de HooelistraeteB amx 
trois membres de la ville de Bols-le-Dae« 

ANVERS, 94 FÉVRIER 1567. 

Ecrsaeme, seer discrète, goede vrinden, wy hebben ontfangen ulieden 
schriven van datum xvin**» deser jegenwordiger maent, waerdeure u begheerte 
es te weten oft eenen genaempt Anthonis van Bombergen, nu ter tyt binnen 
die stede van H Sertogenbossche wesende, alsulkc commissie ofle bevel van 
ons hebbende es, als hy schriftelyck ende mondelinge, voor het concistorium, 
gedeclaireert heeft : waerop wy beantworden mits desen, dat van ons, ofte 
onsen *t wegen, noyt, met worden, noch oock by geschrifte, last oft bevel 
gegeven is geweest den voirscreven Bombergen; ende soe veele aengaende 
es dat hy seet gecommitteert te wesen van mynheere van Brederoode door 
onsen bevele ofle last, sullen van stonden aen, schriven aen den voirscreven 
heere van Brederoode, om ulieden appaisement te gheven, ende van zyne 
antworde t'adverteren. Ende want wy, in eeniger maniercn, die stede diensl 
oile vrintscap connen gedoen , suit ons altyt bereet vinden : dat kenne God 
almachtich , die ulieden al t'samen gespaere in gesontheyt. Uut Antwcrpen , 
desen xxiiii*" february 1567, voor Paesschen. Ulieden zeer goede vrinden, 

Guillaume de Nassau. 
Antuuenis van Lalaing. 

Suscriptioii : Eersacme, seer discrète, schcpenen cndc raet, milgaders den 
anderen rcgicrdcrs ende drie Icden dcr sladt 's Hertogenbossche. 

Original , co(é X, aux Arcbivei do royaume de Belgiqoe : Lettres 
de et à Guillaume de ^'assau, t. iV; — et e«pie du 
tempi, ani Arebivei eommunalei de B«ii-le-Dae, dans le registre 
iolitulé : Curieuse slukkenj 4567. — (Celte pièce a été 
publiée par M. Gachard, Correspondance de Guil- 
laume le Tacitume, t. Il, p. 3iî5.) 



1»5 — 



CXL. 



Bé«»hrtl0B 460 trsli MenMres de Ia ville qal aoBUBeal Beaibereh 

ehef mlUUiIre de Boi»-le-Dae. 

S7 FÉVRIER 1567 (l566, V. ST.)- 

Op huyden donredach den seven ende twentichsien february anno \y^ sess 
ende tzestich, de drie leden der stadt van *8 Hartogenbossche vergadert zynde, 
8oe syn scepenen, gesworen , raidtsluyden ende elff ambachien geaccordeert, 
dat by provisie, toi wederroepen van den drie leden, Bombergen sal alleen 
over de knechten ende soudaten, den cryghshandel aengaende, overbeyt bebben, 
mair over egeen andere borgeren, sonder dat de knecbten den voirscreve 
Bombergen eedt sullen doen; ende de voirscreven Bombergeif en sal nyet aen- 
richten tege wille ende dancke van den drie leden ende H slot derselver, ende 
hieraff sal Bombergen , met die van der nyeuwer religie, deser stadt acte ver- 
leeneo, endedese stadt den voirscreve Bombergen metter voirscreve religie. 

a. bomberch. 
Henri Agyleus. 

DiRICK VAN de CoRPUT. 
CORNELIS FràNSSEN. 

Jàsp. van Bell. 
Claes de Leeitw. 
Jan Gheraertss. 
Peter Lenaertss. 

Origiiil, etié Y, et e«pie di temps, e«lé« XVIII, aui Arehivei di 
rt yiine de Belgiqie : Papiers du conseil des troubles , 
t. XIII. 



13. 



- 196 - 



CXLI. 



Ordonnanee de« trois membres de la ville de Bela-ie-Dae. 

i MARS ISCT (1366, V. ST.). 

Mon vcrconilichl cnde lactweclcn ecnen yegelycken, dat, oplcn Icsten dach 
der maent van februario by dcu dric Icdcn deser stadt van *s Hertogenbosschc 
ccndrechlclyck is geaccordccrl , by provisic : 

Dal aile bor^ercn ende ingesôlenen doser stadt, nyemant vuytgcscheyden, 
*l zy geeslelycke oft wcrlycken, sullen moegen ghaen ende staen buyten deser 
stadt, om hun saccken ende atTaircn, *t zy coopmansschappe oft anderssins te 
doen , ter plaetssen daert hen gelieven zall. 

Ende sullen doselve borgercn ende innegesetenen schuldich zyn wederom 
inné te comnien tôt alsuleken tyde als zy den scryver sullen noemen binnen 
welcken tyde dat zy hun voorscreven affairen ende coopmanscappe gevucghe- 
lyeken sullen kunnen vuytrichtcn, al naer gelegentheyt van der zaecken. 

Item , dat die voorscreven scryver egeen langer paspoirt en zall moegen 
verlecnen dan voer den tyt van drie weccken. 

Item , dat nyemant en sali moegen vuytvueren ennighe goedens , dan alleen- 
lyck coopmans goet, ende die gheene die met hunnen goeden cnde coopman- 
schappen op de jaermcrcten in de mcyer^e reysen sullen gehouden zyn , de 
goedens , die zy nyet en slyten oft verthieren , wcderomme binnen dcse stadt 
te brenghen , op hunnen eedt cnde peene hiernae volgende by dyen sy con- 
trarie van dese doen sullen , cnde dit op den pecn van hondcrt guldcns , te 
appliceren voor cen derde gedeelle tôt profyte van onssen hecr den coninck, 
cnde Iwee derde gedeellen tôt behoclTvan dese stadt; tôt welcken scryver de 
voorseyde drie leden hebben genomincert ende gecommitteert Henricken Goos- 
senss die van der stadt geloent zall wordden, sonder van yemanden ter 
saccken van dyen , yet te moegen heysschen oft ontfangcn. 

Item , sullen de poirticren ofl wachters van den poirten laeten passercn aile 
vrouwen, kynderen, dicnstboeden ende vreempde passanten, sonder ennige 
billetten , paspoirten ofte brienvcns te dorven haelen ofte brengen ; dies zœ 
sullen de voirnocmde vrouwen , kindercn ofte dicnstboeden met heu moegen 
nccmcn allcn 't gccnc dat tôt heuren lyffve is behoorende. 

Item , dat oock Goosscn Pynappel , als stadtholder, mette dienaers van de 
cortten stocken ende andcre dienaeren , mitsgaders de geswooren boeden 



— 197 — 

deser stadt, allyts sullen moegen passeren sonder ennigo paspoirlen, briefkens 
ode billetten als voer te dorvcD liaelen , brengen ofte thoonen. 

Gereservoert den drie leden voorscreve heure intcrpretatie , moderatie ende 
veranderinge, soe dickmael endo menichwerff denselven drie leden, in *t gène 
des voorscreve is, goetduncken ende believen zall te doene. 

Aldus gepublicecrt ter peyen aff doer Gerarden Coele , secretaris , inné pre- 
sencie Goessens Pynappels, stadthoudore , Jans van Hedel ende Everaerts 
Bervrouts, scepeneny opten ii^° dach mertLxvi. 

J. V. Hedel. 

EVERARDT BERWOUTS. 

Cipie di lenpi, aoi Arebivei eoBPioulci i» Biii-U-Die, da»le 
rcgiitre I. ■» S8, f» 8)9. 



CXLII. 
Béfl^lntloa de« trois membres de la ville de Boli-le-Dae. 

5 MARS 1567 (l560, V. ST.)- 

Op huyden woensdach den vyfistcn martii anno xv^ ses ende tzcstich , voer 
Faesscheû, is by den drie leden dcr stadl van *s Hertoigenbossche cendrechle- 
lick geaccordeerl ende geslooten, dat men alsulcke wachte van den souldaten 
>l8 legenwoerdelick voer den huyse, alwaere mynheere den cancellier van 
Brabaot ende mynheere van Merode gelogeerl syn, is liggende ende houdende, 
van denselven huyse sal doen vertrccken , gelyck oeck aile *t selve Jannen 
Maesz, Peteren de Gruyter, Willemen Cloot ende Henricken van Middelaer, 
capiteynen van den voerscreven souldaten aldaer présent synde, by den drie 
leden eendrechtelicken belast ende bevolen is geweest te doene. Actum ut supra. 

COLEN. 

Gtpie da tempi, e«ttr Z, ani Arebivei du reyaome de Belgiqu : 
Papiers du conseil des troubles, t. XIII. 



— 498 



CXLIII. 
I^ettre da «omte de Megea A Marguerite de Pi 

UTRECHT, S MARS 1567 (l566, V. ST.). 

Madame 

Ung des gens de monsieur de Merode est passé par ycy, qui venoit de Aster- 
dam de devers monsieur de Brederodes pour avoir ungne lectre de lui pour 
Bomberghe, pour rolÂchier ledyct de Merode et le chanchelier; yl dysoit que 
Bomberghe n*avoit nulle charge de lui , mays yl tenoit tous les mesmes pourpos 
que faysoit ledict Bomberghe , assavoir : que Vostre Altèse avoit faict prandre 
quelq*ung de ces gans; et à ce que Tautre entendoit de ces propos c*estoit que 
le chanchelier ne sortyroit poinct « que Vostre Altèse ne relaschiat les aultres. 

Madame , je prie le Créateur, etc. De Utrecht , ce 5* de mars anno 1566. De 
Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Origiail, an Arehifei di r^yaiae de Mgi^e : Correspondawr 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4667, f» 456. 



CXLIV. 
Résolatloa da censell de rille de Bels-le-Ihie* 

1 MARS 1507 (1566, V. ST.). 

Op vrydach den sevensten dach der maent van merte anno xv^ ses ende 
tsestich , voor Paesschen , den raedt deser stadt vergadert synde , daer tegen- 
woordich zyn geweest versceyde persoonen van die van der nieuwer religien, 
endo oock die vier hooflluyden van de knechte ende soldate , ende gehoort 
hebbende de lectuere van zekere beslotene brieve der hartoiginne van Parma, 
régente ende gouvernante, elc, van date den derdden dach merte voorscreve, 



— 199 — 

aeD de voorscrcve drie leden gedirigeert, ende tôt dyen verstaen hebbcnde 
*t vercleere gedaen, dyen volgende, by m' Lybrechte Nys, als tôt dyea eynde 
gesonden zynde van Haere Hoocheyt voorscreve, hebben eendrachtelyck ge- 
seeght ende vercleert, dat zy goetwillich ende bereet zyn te obedieren de 
goede intentte van Haere Hoocheyt ende meyninge van de Co. MaS ende hen 
te vnegen nae d*inhouden van de voorscreve brieven van Haere voorscreve 
Hoocheyt, ende oock te achtervolgen het versueck van den voorscreve mees- 
tere Lybrechten ; ten welcken fyne den voorscreve raedt expresselyck heeft 
geseeght ende verclairt, dat zy noyt raet, daet, noch consent gegeven oft 
gedraegenjpn hebben , omme de wachte die geslelt is voor den huyse , aldaer 
mynheere de cancellier ende mynheere van Merode syn gelogeert, te doene 
eade te houdene, maer ter contrarien van dien, op diversche tyden , de drie 
leden vergadert wesende, openbaerlyck geprotesteert, dat hen te wille noch 
te danck en is , gelyck zy oock alnoch zyn protesterende. 

A. LOEKEMAN. 
W. SCELLENS. 
COLEN. 

Cêf'w da lenpi, m irehÎTei di rt jaiBi di Belgi^ac : Papiers 
du con$eil de» troublée, t. XIII. 



CXLV. 
Lettre ém Henri de Broderode aa megUitnit de Bol»-le-Dae. 

PREMIÈBE QUINZAINE DE MARS 1567. 

Mynheeren, alsoc ick huyden verstaen hebbe ducr u brieven, desgelycken 
van u gcdeputeerde, dat ghy begeert te weten van den staet ende conditie 
van den goeden heer Antoenis van Bombergen, en hcbbe ick nyet >villen achter- 
laeten u by desen le versekcren van H geene ick mach weten , ende voer den- 
vrelcken ick hem altoes hebbe gekent, alsoe denselvcn Bomberge , ten anderen 
tyden is geweest onder die bende van ordonnantie van myn salige vadcr, van 
dewelcke ick was lutenant, ende sich heeft gcholden als een edelman ende man 
van eeren, sonder cenich begr>'p; ende naederhant in ander plaetssen alwacr 
<ien voorscreve Bomberge hecll gchadl bovcll, en hcl) noyt verstaen, noch en 






— 200 ~ 

is gecomcn toi mynder kennisse off hy en heeft sich ontdragen als een vrom 
man, ende tôt synder eercn ; ende voer sulcken heb ick denselven altoes zien 
estimeren onder aile die heeren, ten minste van de principaelste van deselve, 
d*welck suUen waer maecken aile die geconfedereerde eedelluyden; ende 
wescnde do voorscreve Bomberge een van don geconfedereerde en heb nyet 
willen voorbygaen by desen te geven certiflcatie van denselven , als oeick lot 
sulcx versocht ben , als boven. 

H. DE Brbderodb. 

Cfpie di tenpi, e«têe II, m Arebivei di rtjaiM it Belfi^it : 
Papierê du cotiMeil dei troubles, i. XIII. 



CXLVI. 
Ijettre de H. 4e Brederode à A. de Beatfcereh. 

PREMIÈRE QUINZAINE DE M4RS 1567. 

Monsieur Bomberghe , j*ay prié aux porteurs de cestes vous déclairer de ma 
part quelques particularitez; je vous prie de le vouloir croire de ce que vous 
diront, comme je n'ay aulcuno double de vostre personne : qu'il me causera de 
ne faire plus longue que, après m'estre recommandé à vous, prier le Créateur 
de vous donner en santé longue et heureuse vie. Vostre bon amis, 

H. DE Brederode. 



Copie dn tenpi, eolM II, aax Arehivei di nyaiae de Belgiqir : 
Papierê du conseil des troubles, X. XIII. 




Op dynstdach den xi" dach martii aniio xv' ses ende IscsUch , die drio leden 
dcralBdlvaa 'sllnrtogenbossche vergaderl zynde, hcefl m' ticnrick Bloeyman. 
bccr lot Rctvoin cnde presidenl van de voorsLTOvo sladt, Jnnnen Hociso, eeuen 
na de dicnacrcn van do groender roedon derselvor sladt, b^lasl le gaeii by 
Aalbuoi van Bomberghoii . omme hem Icscggcn dal de commissaris, meester 
Lylirerlil Kys, haddo versocbl dat Bombergcn in den raede Boiide coiiion 
(loinie le aeohooren 'l ghccne des desolve commissaris van Megeo Co. Ha' soude 
proponeren ; ende dal aiaUoen do voorecreve Boinbei^n aolwoirdo : Belîevot 
dcu Hcoren ycl, zy mocguu by my cocmen; endo dal by mellen co m m issu ris . 
Heoron ende drie leden nyel en badde le doeo , maer dat de voorùui'eve Boui- 
lit'rgcii'dicnde ilio van de religie, 

Jan Hoes. 



» 



Wavr nae Hcnrick Heym, oyck ceii van den dienaereu van de groenUer rueden, 
lieeH, len vereuecke van den voorecreve presideul, oyek by den voersurcve 
Ek)ml>ergbcn gewecsl, hem te kennen gevonde dal hy op den raodthuyso, in 
lie vergad crin ge van de drie luden, aldaer de vicr huoptiuyden legenwoordioh 
waeren omme le hooren '1 ghoene de voorscrtive eommlssaris soudo propono- 
rei); wacrop dn voors crevé Boiuhoi'gen aUdocnantwoirde.hycn haddcmetlo 
Uecren ende drie leden nycl le doeii , endo dal by docrommo hici' iiyoi en was 
ïnomen, macr alleen omme de religie. 

IIenrick Heyii. 

Dal oyck de voorsereven lli.yni by do voorscreve preaîdenl gesondcn is 
Eeweesl aen die van de religie, le welene : by Clacsaen Boevers, Jannen Pel- 
gruai , Wiltemen Sleynssen , Lucass ende Peleren Lenardlss , ende heed hen 
Eeseeght dal zy by de drie leden souden coemen ; waerop zy antwoorden, dat 
ty aaders nyet douo en soudcn , dan zy den commissaris hadden medcgegeven , 
ilaerotnnie ny daor nyet en hadden le docn , maer weeren zy by ecn , soc soude 
«ïwelcomcn. 

liE.MIICIi llt^ll. 




— 20Î — 

Willem van Middelaer, oyck een van de dienaeren van de groender roeden , 
gesonden zynde aïs voer, heefl gcweest ten huyse van m' Henricken Agileom 
ende Lambrechte van de Heseackere, die hy tôt hueren huyse nyet en heefl 
vonden, maer heefl gesproken Jannen Pelgrum , Michielen Rombouts, Henric- 
ken Gysselen Gysbertss ende Diericken Dierxs, lakencoopere, met meer andere 
van de religie, ende heefl hen oyck geseeght dat zy comen souden in de vei^- 
deringe van de drie leden ; waerop zy antwoirde dat zy hadden hen commis- 
sarissen Peteren Lenardtss mette syne, quamen die, zoe zouden zy oock 
comen. 

Willem van Middbler. 

Origiul, Mté 1, m Arehivei di rtyaiM 4i Belgi^ : Papier» 
du conteU de$ troubles , t. XIII. 



CXLVllI. 
Rapport de Ubert Nys, huissier d^armes, à Marguerite de Paraie. 

15 OU 14 MARS 1567. 

Madame, ensuivant Tinstruction quil a pleut à Vostre Altèze me faire don- 
ner, en date du 3® du présent mois (mars 1567), estant arrivé à la ville de 
Bois-le-Duc, ay fait convocquer en la maison de la ville les un capitaines d*icelle, 
ceulx de la nouvelle religion en nombre compétent, et tellement qu'aultresfois 
ils estoient accoustumez de s^assembler, et aussi Antoine de Bomberghe, soy- 
disant capitaine de ladicte nouvelle religion et superintendent des aultres capi- 
taines ; et illecq, en présence des comparans leur ay faict remonstrance, comme 
lesdicts seigneurs commissaires, iiii mois y a et davantaige, ont estez cmpes- 
chez et ont faict tous debvoirs afin de redresser les troubles de ladicte ville et 
mectre en paix, tranquillité et union les bourgeois et manans d'icelle, ce 
qu'aussy ils ont parfaict et accomply, estant desjà résolu que dans ladicte ville 
ne se praischeroit plus, et que Ton renvoyeroit les ministres; et que par ce 
estant venu pour la prospérité et bien de ladicte ville en amis, pour commu- 
nication et expressément mandez par Vostre Altèze à cest effect, ilz n*avoienl 
méritez d'estre tenuz et traictez, en telle sorte qu*on les tient prisonniers 



Uni estraDgemeril et ruileineiil , «l qu'ji ce ne pcul donner cause ik; occasion 
lu ttODpçoD OU présomption que ceulx do ladicte ville ou de la nouvelle religion 
pourraient avoir conceiie dc-sdicis seigneurs commissnires. Que, après que l'on 
avoit bicl tout ce que Vostrc Altéze avoil commandé et que lesdicls seigneurs 
commissaires ont voulu et requis , on les avoit trahy par secret siège de m' le 
comte de Megben, leur ancien ennemy, et qu'eulx en auroient esté adverty et 
qu'ili l'cussenl sceu avant ledict accord ol aniialilo appoinctemenl, attendu 
que, par les lettres do Vostro Allt^zc du \\i»' de fcbvrier, clairement appert 
que cela s'est Taict et ordonné k bonne Intention, et poinct pour les Torcher 
(/'accepter ledict conte , mais pour leur offrir garnison , afln d'éviter tons ulté- 
rinirs incoiivémcns de les garder du danger auquel par ces troubles ils pour- 
roient tomber, et enlln venir en l'indignité de Sa Ha'*. 

tD'aultre part, qne ladicte détention , arresl ou emprisonnement ne se povoit 
prt-texter sur la charge qu'auroîL donnée le prince d'Orange et te comte do 
Hoochstractcn, comme ledict Bomberghe leur aurolt persuadé et faict semer 
lo bruict par ladicte ville, attendu que par lettres expresses desdicts seigneurs, 
promptement ou faisoil apparoistre que lesdicls seigneurs déclarent oncques 
n'avoir donné telle charge no par escrit ne do bouche. 

Pareillement , que occy ne se povoit causer estre faict par le commandement 

d u seigneur de Bredorodc, comme aussy ledicl do Bomberghe avoit faict courir 

t« bruict, veu que par ses propres lettres, expressément escrilcs ausdicts sei- 

, qu'il est bien marry de leur mauvais traiclement, et que ce n'esloit 

M)îacl luy qu'en esLoil cause, mais qu'il avoit oy dire qu'aulcuns des confédorci 

|K'a voient ^ict f^ire. 

Et d'autant que ladicte manière de Taire, d'arrester quelques ambassadeurs . 
gatz ou commissaires, est contre tout divict et loy, comme par tel arresl 
V^Mtaot violé jiu genlium, pareillement contre toutes ceustumcs et usanr^s, 
voiro» des Turcq et iniidéles. 

Coniidëré aussy la qualité de m' le chancelier, et qu'estant le chef de l'aduit- 
I Siistration de justice en Brabnnt et garde «les sce-aulx de Sa Uu"', ou Taiet tort 
au bien public par telle détention do sa personne, requise non-seulomeul aux 
I «»lals, mats k l'expédition des aultres aiïaires concernant le service de Su Ma**, 
1 «t passé longtemps regretté par coulx du conseil de Brabaul, tous les supposts 
1 et subjcctz d'icelluy, et par une multitude inuumëratile et infinie des poursui- 
vras de l'expédition de justice, 

l^rcillcment, que, considéré la qualité do m'' de Merode, estant un desprin- 
cipaulx barons du la duché de Bndiant et du conseil des estats dudict pays, on 
luyfnisoit tort de lo retenir en une ville estant des principales des un villes 
'i'icelluy pay^^. 



I 

4 



— 204 — 

Davantaige, attendu que les injures , foulles, oppressions et oultrages faicts 
aux personnes de ceulx qui sont du conseil des rois et princes , de droict et 
universellement partout d'ancienne observance , sont réputez et tenuz comme 
perpétrez aux propres personnes de leur prince, et que Vostre Altèze nulle- 
ment ne se peult excuser de faire toute assistance , faveur et ayde possible 
à telles personnes singulièrement estant à la protection de Sa Ma**, tant 
pour leurs qualitez susdictes , que pour la place qu*en cecy ilz représentent 
de Sa Ma^. 

Toutes ces choses et raisons considérées, de la part de Sa Ma^ leur ay com- 
mandé bien expressément et acertes, qu*en dedans Tespace de xxiv heures, 
selon le contenu de ces lettres du m* du présent mois , ibs eussent non-seule- 
ment h relaxer lesdicts seigneurs , mais leur faire donner telle conduicle que 
librement et franchement ilz pussent retourner, sans leur estre faict aulcun 
grief, tort et dommage à leurs personnes ou biens; ou en cas de refus et 
dilay , ay protesté de m'en prendre et venger sur tout le corps de ladicte ville, 
sur tous les privilèges , sur les personnes et biens de tous leurs bourgeois , 
manans et habitans, présens et absens, en quelque lieu qu'on les puisse trou- 
ver et attrapper, jusques h ce que réellement et de faict ilz eussent accompli 
et effectué ladicte relaxation et conduicte , leur advertissant qu'en cas qu'ilz 
ne me fissent responce endedans ledict temps, je me ticndray pour refusé 
expressément. 

A quoy ceulx de la loy des m membres m'ont faict dire et déclarer qu'ilz 
estoient contens d'ainsy le faire ; et ceulx de la nouvelle religion ayans demandé 
copie des lettres de Vostre Altèze et du protest que fis par escrit , de la part 
desdicts seigneurs commissaires, soubs forme quasy pareille au précédent mon 
protest, et requis d'avoir terme de délibérer et respondre, sont comparuz le 
lendemain avant midi en nombre compétent d*environ xl personnes, et ont 
faict dire par un surnommé Agileus et un aultre, dit de Key, leurs prin- 
cipaulx , que puisque les lettres de Vostre Altèze s'addressoient à ceulx des 
trois membres de ladicte ville , qu'ilz n'y estoient comprins , protestans par ce 
de la nullité de ma commission , et qu'à tort et sans cause ilz estoient appeliez 
audict protest, comme chose qui n'estoit dirigée à eulx, déclarans néanmoins 
de n'avoir fait appréhender ne arrester lesdicts seigneurs commissaires, et 
qu'ainsy présentement ilz ne les détenoient, soustenant par ce avoir satisfaict 
à leur debvoir. 

A quoy leur ayant expliqué que les lettres de Vostre Altèze contenoient 
charge expresse de dire h ceulx de la ville l'intention ultérieure de Vostre 
Altèze, au-dessus de ce que soit conceu et comprins èsdictes lettres, et encores 
a part j'avois mon instruction de ce que j'aurois à faire , laquelle à eulx ne à 



— 205 — 

personne estois tenu de monstrer ne communicquer, et par ce bien avoient 
aucthorité de faire assembler non-seulement les trois membres, mais encore 
aossy les capitaines avecq ceulx de la nouvelle religion et ledict deBomberghe. 

Davantaige leur fut remonstré, que puisquMiz estoient comprins comme bour- 
geois et habitans dessoubs lesdicts trois membres, et que ne leur compétoit 
raucthorité de faire quelque membre quatriesme ou h part, sans octroy ou con- 
sentement de Sa Ma**, comme duc de Brabant, et que Vostre Altèze n*est accous- 
tumée d*escrire aultrement ne par aultres titres aux aultres villes, et eulx- 
mesmes s'estoient advancez de comparoir avec les trois membres et dire leurs 
opinions et résolutions , aussy à faire pétitions , voires n*y estans appeliez ; 
donc, pour toutes ces raisons bien estoient tenuz de comparoir tous ensembles 
en la maison de la ville, et illecq réellement faire effectuer ladicte déclaration, 
laquelle j*acceptay in quanlum proy et non payer de paroUes sans effect ou de 
telles frivoles protestations comme dessus. 

A quoy ont persisté avoir satisfaict, pour aullant quMl peult toucher à eulx, et 
moy au contraire , qu*ilz n*avoient rien faict ; et me suis retiré à la maison de 
la ville sans que personne d*entr*eulx y soit comparu ny aussy ledict de Bom- 
berghe, et ay déclairé ausdicts trois membres et nu capitaines n*estre content 
de telles simples déclarations , mais quMlz seroient tenuz tant faire tous par 
ensemble que ladicte relaxation fusse faicte, ou aultrement protester derechef 
comme dessus. 

A quoy ceulx desdicts trois membres, pour aultant qu'il touche à eulx, pro- 
mirent de donner leur responce par escrit; ce que n'ayant faict, me suis tenu 
pour refusé. 

Et quant est desdicts capitaines, combien qu'auparavant ilz estoient com- 
prins en la susdicte déclaration des trois membres , ce néanmoins après m'ont 
respondu tous quatre à part , que d'aultant qu'ils avoient faict serment, par 
charge expresse de ceulx de la ville, es mains dudict do Bomberghe, comme 
superintendent sur eulx, qu'avant sa venue avoient commandé et gouverné eulx- 
mesmes, ils ne povoient rien en cecy sans congé et consentement dudict de 
Bomberghe, ou sans qu'ilz soient déportez de leur serment ; ou que la superin- 
tendence luy soit ostée, que pour résister aux foulles dudict seigneur conte 
de Meghen, avoit juré foy et service à ambedeux les religions , comme public- 
quemenl illecq me fut monstrée et leu l'acte dudict serment et promesses, de 
sorte qu'envers eulx me suis tenu pour refusé. 

Et cependant que le lendemain lesdicts trois membres s'estoient assemblez 
pour délibérer encores sur ceste résolution et relaxation , s'est advancé ledict 
de Bomberghe avec l harquebusiers courir victement tout allentour par toutes 
les portes de la ville, et par forche ester aux boui^eois et garder les clefs 



d'koUa cl les porter h bu aiaisuu , suivant le bruicl que la ville cstoil aiilti'i.-tDis 
traliio , pour fairo grever lesJicts commissaires , dout (OuLe la ville estoît en 
trouble cl coiuoiolion populaire. 

El voyant que, par quelques assemblées que ceulx desdicts [rois membres 
d'uni , ne povolent recouvrer leurs clers , et que ne me faisoieul plus appetler 
pour me donner aullre responcc , me suis addressd audict de Bombergbo pour 
pooir sortir la ville , lequel me déclaira ouvortemenL, avec charge d'aiosy le 
rérérer à Voslre Alléze , qu'il ne relaxeroit point Icsdicts seigneurs commissai- 
res, sans avoir le commandement exprès de m' do Brcderode, et quo jusques 
à ce, il les gardoroit tant estroicleraent , principalement m' le chancelier, 
qu'ilz ne luy eschapperoienl ; comme da Taicl il a monstre qu'estant m' le chan- 
celier, après-dianer qu'il faisoit beau temps, alld se récréer au logis d'ung eacbo- 
vin de ladicte ville, de ce adverty, ledict de llombergbo est venu en grande 
basteet Turie courir vers ladiclc maison, et avoux ou xudo ses sei^eanB le Tatcl 
ramener avec propos oullragcux, Taisant retirer les sen-ilcurs de m' le chance- 
lier, et faisant approcber lesdicts sergcans qui lui marchoient sur les talons. 
comme s'il eust esté quelque malfailour ou inrflme, Taisant courir le bruict que 
ledict sieur chancelier aurait fait apposler des chevaux dehors la ville, et qu'il 
cstoit pour cschappcr en aullres habits desgnisé , et qu'il Teroil aullrcfois li-a- 
hir ladicte ville , de sorte qu'in continent il avoit (outte la ville et principale- 
ment le populaire et soldais en pied prcsts k quelque trouble, oullraige et com- 
motion. Tant que m' le chancelier luy présenloit d'oster la robe, et prendra 
espécetpoignart, et Unir sa prison avec luy main à main; it quoy il respoodjl 
n'avoir charge de se comballre avec luy, mais bien de le garder eslroicle- 
mcnl. 

Par quoy. Madame, ledicl chancelier n'ayant trouvé bon défaire approcher 
la trompette pour les déclarer rebelles h Sa Ma", conforme ii mon instruction, 
ains estant d'advis de la laisser hors la ville encore» pour ce temps présent, 
comme j'ay Taîct , m'at commandé do rcmonstror à Vostre Altëze , que pour le 
préserver de quelque oppression cl le délivrer souremenl . il luy sembloit plus 
convenable de commencer par surcéance de leurs privilèges, jusques à ce 
qu'ilz auroicnt elToclué la relaxalion, ol par placcarta do tenir en semblable 
arresl toutes les personnes el biens de ceulx de Bois-le-Dnc que l'on trouvera 
dessoubz la jurisdiclioo de Sa Ma" , le remeclanl loutesfois à la discrétion de 
Vostre Altèze el des seigneurs do sou conseil , soy recommandant bien bum- 
blemenl îi la bonne gr9co d'icelle et desdicts seigneurs. 

Voicy, Madame, en hrieH' le discours de mon voyaige, el si en aullre chose il 
semble k Voslre Altèze que je puisse faire service, m'employeray lrês-y( 
tiers : lesmoing me soit le Ci'éatûur, auquul , Madame, je [iric vouloir doi 




— 207 — 

Vostre AUèze, en santé et prospérité, entier contentement et le comble do tous 
ses vertueulx désirs et entreprinses. 

Copie di XVIII" li^le, m ArebiTet do nyaiae dei Payi-Bii, 
à la Haye, BaaaterU ialUaU : Pièceê coneemarU le$ 
troubUê de$ PaU-BtUy f> 451 v^; fiadi Gérard, 
B. n<> 95. — (Cette pièce a été publiée par 
M. J. Van Vloten, Nederlandê optiand tegen 
Spanje; Haarlem, 1856, p. i93.) 



CXLIX. 
P f fi ti— de Margaerlte de Parme aa ceasell de BralMiat. 

14 MARS 1667. 

Middelen by Haere Hoocbeyt geproponeert : 

Premier, leur suspendre tous leurs privilèges , exemptions et péaiges , ton- 
lieox et passaiges , par tous pays. 

Mander d*arrester leurs personnes, femmes, enfans, biens, meubles et im- 
meubles , debtez et actions. 

Interdire de hanter et fréquenter en ladicte ville et d*y mener vivres. 

Item , de décerner provision au conseil en Brabant , allcncontre du corps et 
communaulté de ladicte ville , pour les veoir priver de leursdicts privilèges. 

Mesmes les déclairer rebelles et d*avoir commis crime de lèze-majesté. 

Cepie d> tempi, an Arehivei da reyaome de Belgi^ae, maiaieril 
iiUtiU : Pièceê du XVP siècle, t. \", h 117. 



— 208 — 



CL. 



Avis des conseillers de BraiMMt. 

15 MARS I5G7. 

Aengacnde de middele by Haere Hoochcyl geproponeert lot relaxatie ende 
liberteyt van mynhccrcn dcn cancellier en de hoer van Merode , ende anderss 
om die van den Bossche toi obcdientie te brengen. 

GiLLis. — Gcmcrct dat die van der stat van den Bossche sulcke sorge nyet 
en hebben gedragen als behoirt, zoe dat dieselve stat gecomen is in de macbl 
van Bombergen , die van den consistorie ende die van de capiteynen ende den 
anderen calvinisten, quaetwilligen ende sedicieusen; zoe dunckt hem dat men 
tegcn aile die van der stat wel mach te werck stellen die drie ierste artîculen 
oft poincten by Haer Uoocheyt geproponeert, ende bezunder tegen Bombergen 
ende andere notorelyc scdicieux ende aucteurs van der alteratie derselver stat. 

OuDAERT. — Soude dMerste poinct amplecteren; ende aengaonde het décerne- 
ren van der provisien in *t vierde poinct geruert, dunckt hem dat *t seive 
noch tcrtyt soude zyn infructueux; nyetmin soude die victualie prohiberen. 

BooNEN. — Dunckt hem dat men die previlegien der stat van den Bossche 
w'e\ soude moegen suspenderen ende die goeden van die van der stat in arrest 
nemcn , ende en is van eghcen advise dat men die van den Bossche soude doen 
dagen etc., want dunckt hem dat *t selve cghecn vruchten en soude inbringen; 
ende vercleert van de opinie nyet te zyne dat men die victualien soude prohi- 
beren. 

NoppEN. — Dunckt hem dat men die geheel stat nyet en kan gepunieren, 
mair men soude moegen die previlegien van der stat suspenderen , ende die 
delinquanten , uel bekendt wesende, punieren ende huer goeden in arrest 
nemen. 

AssELiERS. — Soude die previlegien van der stat suspenderen ende die goe- 
den in arrest nemen, met oick benemen die victalie. Depost. Vuyi eenighe con- 
sideratie zoude noch lertyt verhouden het benemen van de victuaille. 

P. VAN DER NooT. — Soudc dic drie ierste poincten amplecteren , ende noch 
tertyt verhouden het dagement. 

G. VAN DER NooT. — Soudo wcl zyu van der opinie dat men die van den Bos- 
sche andervverf soude remonstreren die ombehoirlyckheyt ende rebellie by de 
quaetwillige tegen dieMajesteit gedaen, ende wat quaet hen dairafmach comen. 



I 
I 



ycEssoï. — I)iil incii ilie prcvilegip» soiiJc iinji'eeii suspcndci'cn cnilc Uio 
goeden in arreste nemcn, endc prinuipalyckon vau dca glienen die mon wel 
WMl dsl zy oirsake zyu goweesl van dcsc commocic. 

Mjiea. — Dal hem nyel en dunckl expédient , ten voirdeele van den lieeren 
commiEiiiarissDD die tcn Bossebe worddcn opgchouden , dat men soude proœ- 
dcren alsnu by de middclcn den heeron goproponecrl ; mair dunckl hem dal 
vêle bclcrwacr dal men ben noch cens seriose te kennen ghave, by eeueo ireffe- 
IfcfceD pcrsooaige, metleti sdvocael, die onbehoirlyckkcyt endo rebellie by de 
qnaelwillige legeo bucren princhc voirtsgekcert , endo'lquaet dat bon dair 
ar cdmeo maeb , ende 't selve gedacn zyndo , endo zy nyet en obedierea , men 
alsdan tegen hen procedere met aile rigueur. Depost. Cooflrraeerl hem mellen 
opinie van den aaderen heeren , om tegon Bomhergcn , zyno compbccn onde 
Mdberenleii, endevoirts ongehocringeu ende rebcllcn van der stal, met aile 
riguer le procederen tegen hueren personen ende gocden wacr men dieselvc 
sal weten te viudeii; hoewel hem nochtans dunckl dat de stat eudc gemeyne 
ingesetcnen dairaf le voeien die wete ende cûmmunicatie gedaen woi-dde , ten 
eynde zy de rebelle sagen le bringen tollen reden om die hecreu cer te gccrigen 
t«aoe^D onlslaen. 

A. VAN DER BoncH. — Soude die drie iorsle poiiicten amplccteren, ende den 
Srave ^-an Hegbem acnsuccken dat liy in arreslo soude nemen aile die ossen- 
«soopers ende ossen die hy soude vinden passeren duer Ghcidorlant oflelders, 
«snde die goeden van Oombei^en ende van zyne adherenlcn. 

Vin dek Stegen. — Dal efTectuefende 't dorde poinct metloD vierdcn ende 
'X^-RlcD. dunckl bem dal't selve soude contraiicren die middclcn dairop men 
■4a aOviseerl ; mair soude men die gocden van den ghcnen , die men wel weet 
«jireake le zyne van dese commotio in arrcsl ncmen , cndu soude ecnen brief 
3Bcryvcn aen Dombeigen, ende hem ordîneren ende bcvclen dal hy zyne kuedtlen 
«Dfl soldaerden binuen ixiiii urcn nae de rec^ptte van dien, soude casseitin ende 
^rilaocken, op de ponc, van dien lyt overstreken zyude, in Be^'ulle van faulle oft 
'^veygeringe gebouden to worddon voer rebel met aile zyne adherenlen , die- 
'Wi-leke den eoniuck absolveerl van hueren cedl , ende principalycken die viere 
-«spiloyuen ; ciidc aile d'ossen len iersten ende die coopers in Gheldcrlant 
«nde tflders to arreslecron. 

Vas dcb aa. — Om le conseneren deeo Iwoe heeren , dunckl hem dal goet 
Twer liai men andcnverf soude adverlercn die van der voirscreve sial, mel oick 
«Icsbene die 'l rcgimcnl der seiver slal feylelycken aen ben slucn, ben le 
kennen gbevondo huer orabchoirliL-boyl ende rebellie. Depott. Idem, mot myn- 
h«r Haes. 



I11NUI.AERT- — En soude nyel van advisc 



u dat u 



Il der slal soude 



— 240 — 

doen dageo « mair dat beter waer nooh tertyt met hen te temporiseren ; ende 
soude yemant aldair seynden om metten eenen ende den aoderen te diviseraa, 
ende te remonstreren , indien zy dese heeren nyet en relaxeerden binnen acht 
dagen , dat men hen priveren soude van hueren privilegien ende houden voer 
rebel. Depott. Mits die goede tydinge van Antwerpen , dunckt hem datter 
egfaeen perikel en is te doen gelyc by Haere Hoocheyt is geconcipieert geweest. 

Dakànt. — Dunckt hem dat men die van der voirscreve stat wel soude 
moegen remonstreren die periculen die hierinne gelegen zyn, ende dat men 
huer previlegien soude nemen ; ende soude Bombergen ordineren te vertroo- 
kene, op de pêne van gehouden te wordden voer rebel. 

ÀEHSOEN VAN DER BocRCH. — Van dor gemeynder opinie. 

Cf^ii ëa lai^i, ni irchivei tfi rtyiuM 4f Bel^ifM, 
iiUdlé : Pièceê du XVI* nècfe, U !•'» f* 170. 



eu. 

Réiomé 4e Vmvî» 4es eoiigellleni ée Brateat. 

15 MARS 1S67 (l566, V. ST.)- 

Sententie dominorum quoad inobedientiam civitatis Buscoducensis contra 
postulatam rclaxalionem et libertatem domini cancellarii Brabanti», et iilustrîs 
domini de Merode. 

BoENE, senior. — Quod civitas communicato consilio non delinquat sed in 
eo quod ipsis non satis vigilantibus Bomberghe et sui consortes summam 
rerum per tyrannidem occuparunt et civitatem in suam potestatem habeant : 
itaque bene meritos esse ut a previlegiis suspendantur, bonaquo eorum arres- 
tenlur, donec dicti domini plene libertati sue restituantur. 

OuDAKT. — Idem, cum interdictione commeatuum. 

NoPENUs. — Idem , sed quod primo in Bomberghe et aucthores seditionis, 
et bona eorum animadverti debeat. 

AssELiERS. — Idem , cum substractione commeatuum. 

P. VAN DER NooT. — Idem, salvo quod prius ilat relatio Sue Celsitudini de 
bonis que cives Buscoducenses habent, ne gi*avius aliquod inconveniens ex eo 
sequatur. 

G. VAN DER NooT. — Idcm. 



— 2ii — 

Màes. — De novo mittentes commissarios pro libcrtale dictorum domino- 
nun, 8ub comminatione dictarum et aliarum penarum, nisi cum effectu man- 
datis Sue Celsitudinis obediatur, addilque supradictas panas bene esse méritas 
sed securitatem temperari pro conditione dominorum detentorum. 

ÂUG. Van DER BoacuT. — Amplectitur très priores articules Assionvlllii et 
qaod plus animadvertatur in Bomberghe* et alios sues complices in exemplum 
aliorum et quod animadversio commitatur comiti de Meghen. 

Van DE& Steghen. — Dicit tertium articulum Assionvillii , scilicet de sub- 
stractione commeatuum , quia pena illa ceciderit in caput prenotatorum domi- 
norum detentorum principaliter et quod privarentur multis aliis commodita- 
tibus , precipue ministerio quorumdam per quos sécréta quedam soliti sunt 
significare, concordatquc quoad essentiam cum ceteris et quod animadvertatur 
in Bomberghe et quatuor capitaneos. 

Van DER Aa. — Cum opinione Mazii et pro suspensione et sequestratione 
boDorum predicte successionis. 

HiNGKART. — Cum opinione van der Aa et assignatione termini ad respon- 
dendum. 

Damant. — Idem dixiL 

Amsoen Van der Borcht. — Idem dixit. 

Actum, 45 martii 1566. 

C«pie do lempi, aoi Arehitei do riyaome de Beigiqoe, naiaieril 
inlitolé : Piècet du XVI^ siècle, l. I«% P> 172. 



CLIL 



Ijettre 4e Marguerite 4e Parme an eenseil 4e Bratant. 

BRUXELLES, 18 MARS 1567 (t 566, ▼. ST.); 

Marguerite, etc. Très-chiers et bien amez, nous avons présentement fait 
dépescher lettres patentes de placcart du roy monseigneur, par lesquelles est 
commandé, de par Sa Majesté, de saisir et arrester toutes personnes, bourgeois, 
marchans, manans et babitans de la ville de Bois-le-Duc, leurs femmes et 
enlTaDS, ensemble leurs biens où qu'ils puissent estre trouvez es pays de par- 

I. u. 



- îiî - 

deçà, et iceoix tenir et mettre soubs la main de Sadicte Majesté, tant et jnaqnes 
k ce qoe les chancellier de Brabant et baron de Merode, à présent détenus en 
ladicte ville, ensemble leurs gens, serviteurs et biens, seront eslargis et mb 
h plaine et entière délivrance, et en lieu de leur accès, comme Terrez plus 
amplement le contenu desdictes lettres patentes que vous envoyons avec eestes, 
vous requérant, et néantmoins au nom et de la part de Sa Mayesté ordomumt 
bien acertes que, incontinent et sans délay, ayez k les feire publier es villes et 
lieux du pays et dncé de Brabant et d'Oultre-Meuze, ob Ton est aoconstnmé 
faire cris et publications , et à Tentretènement et observance dlcelles procé- 
dés et faites procéder selon leur forme et teneur, sans aucun port, ftveor on 
dissimulation. 
Atant, très-chiers et bien amez, etc. De Bruxelles, le xviii* jour de mars 4806. 

Huiteriptian : Aux gens du conseil en Brabant. 

liiale, m AftlîTft tfi nyatac ie lelgifw : Papêen é^Éiai 

et atuiiencf, liasses aux leUres missives de i567. 



CLllI. 
Plaearii eoiitre A* àe Bombereh et les hablUiiito 4e R*is-le«Dae« 

BRUXELLES, 18 MARS |.*iG7 (l566, V. ST.)- 

By den coningr. AIsoo ecncn genaemt Anlhonis van Bombergen, gheboren 
toi Antwerpen , segghende last le hebbcn , commis ende ghcdeputeerden des 
hecren van Brederode te wesén, hem onlancx binnen onser stadt van *sHer- 
togenbossche gevonden ende geintrudeert heeft, hebbende de gemeente 
nldaer, ende sonderlinge de sectarissen verwcckt, verleyl ende gesoUiciteert 
tcgbcn ons optestaen , ende groote mcnichte van die aengheschreven heb- 
bende; oockde artillcrye, munitie ende geschut, midtsgaders de sleutelen ende 
poorten derselver stadt in syn handen ghenomen. Ende hem oock ghevordert 
aldaer te gebieden ende bevclen in dcn name ende van weghen den voomoem- 
den heere van Brederode, synen meester , alsoo hy seyt ; wesende daerenboven 
deselve van Boraberghen met synen aenhangeren soc verre gheweken van ghc- 



I 



I 



iruuwicbeydt eude oodecdanighcydl, die sy mis sis naluerlycke cnde gheboo- 

ren ondersaten schuldich zyn , sulcx dal hy hem nict onlsien en heelt le arres- 

Wereu ende govangheu le houden, onderde wacLlofL euarde vaa de ingesetcnen 

der voorooemde stadl, daertoe gbeonlonneert eudo ghestelt, onsen caocclier 

vaa Bralianl, booft va» do juslilie cnde bewaerder van onsco zcgele desselt^ 

bndls , eDde deu baenderbeere van Morode, Pelei-ssem , etc. beyde, van onsen 

'l wcgbon gedeputeert , eecomiRilli.'ert eitde gestliickl omme in deselve sladl 

<le beroerUn eude cominoliun le voi'en aldair gbcresea, neder le legghen ende 

(0 paciflceren. Jac, dat meer is , at is 't soo dat die van onse voornocmde aladt 

na 's Hertogbenbosscbe van onsent wcgbon scbriftelyck gelast onde gbesom- 

nuertzyngbeweeslidatsymet alleenlyckde porsoonen van onsen vooraeiden 

nni-elier ende van don heere van lUerode, mol baren dienacrs endegoeden. 

■erstonl onde binnen xxiiii uron tilaccken , endo Lai volkomen vryheyt onde 

liberleyt stellensouden, niaeroock deselvc tracLerea, rcspecU;renendeoeren, 

Dae dcn oyscb van bareu stael ende qualileyl , endo die in veisukcrde plaelsen 

ducu eUsIlon, len oyndu dal bon gbocn inconveuionl. overlasl on ongerîef aenge- 

<inen en soude worden, on bobbeaey oiis nocbtans daorinno niel willen obedioren 

uti geboorsacm wcseo, maer, 1er couLraiie, loi baron aonsicn ende welensuhap, 

lyiltu endo godooijhun , dat die vooruoonide van Bomberghen endo syno aenbun- 

Kcrcn , burgeren ende inwoonders durselver sudl den vuoruoemden caocelier 

code beere van Merode met openbare wacbl ende guarde aldaor houden ; daer 

ucdc sy ni«l alleonlyck denselvcn ghedeputeerden ende cumniisaarissen, maer, 

t*3 conseiineniie, ousen oygben persoon doen gi-oot ongolyck ende injurie, endo 

s «lOL hon zyn draghende als ongehuorsauio, ongelrouwe c^nde wederspauuigho 

ondcrsalen. Waeronime soo is 't dat wy 'l selve aengemerckt , endo uiel wil- 

l^ule suicke uvcrdadîgb, moelwillich endo afgrys)<t;lyck Teyt onde niiadael 

'ai*deD, oniier dissiuiulalie , ende hicrtip gbebudl udvys vjn die van onsen rade 

■ n lïrabanl , bebl>en , by dL^libcraiic en Jo advyse van onse seor lieva ende seer 

^^■«ffliade suslcr, de herlogbinne van Panna onde van Playsauce, voor ous 

eulc onde gouvernaole in onse lauden vaii herwaerLsovof , ende van onsen 

er tieveu onde gotrouwen , die luyden van onsen rade van SluLeu, neOuiis 

Drvtesende, ghenitl eude gbeordonnecrt, nillen ende ordoonei'Oa wel 

Bielyck by desen. dal allô persooneu, poorLers, burghers, koupluyden 

;nile tngoseU;non outier voornoemde sladl van 's Herlogenbusseho, tôt nat 

■^lutsvD deiietve binnen onsen voorschreven landen vnu berwaei'lEover bevon- 

«Jen eullen ViOrden, milsgaders bunne goeden, roercude ende onroorende, 

sictieoendesctiulden, lerstonlende sonder vertreek,ondor onsebantgestelt, 

Seboudea ende gearresLeert eullen worden ; ende daerenbnven hebben wy 

««vborsl «nrie gosnspendeeri, scbnrss^n ende suspendpren hy desen, aile pri- 



- au - 

vjlegieii, vr>-Jom van lollo, endu anderù cxenipUen ende vryliedeii. tlie sy in 
eciiighe plaetsen van onsc voorsclii'cve lanclcn moglien hcbbën , hoedsnif^ 
(Icselve soude mogbeD wcsen, cnda insgelycx allô gralioo, ociroyen, uyl- 
siellen nrallerminnlion van bctalinglie van hnrc schuldcn cnde acbteriieden. 
wit'n sy deselve schukiich mogbon ïyn : ordonnerende eiide bevelende voorts 
lueer oubcd procureur genoraol vaci Brabant tcghcns de voorDoemde von 's Her- 
tosenhossohe le procederen, soo wel in het generael als particulier, endo 
namentlyck teghens deii gbenen die hem van onsonl weghen beleycReol synJe. 
Itticnooml sullcn worden , soo nae redit enife rcden bobooren sal. Eiide opdat 
van ûttsc jegiienwoordiglio oixlonnanLie niomandl ignorantie en soude mogben 
pnilendorcn , soo onlhicden ende bcvelen wy u , dal ghy duseive lerstonl ende 
sonder vertrocit , kundicht , uytroept ende publiceerl , ordoel kundlgben.ayt- 
roopen ende piibliceren alonimc binnen don bcvryden endo limitcu van uwcr 
officie, daer nien gewoonlyck ïs nylroctnnge ende pubticatlcrn te doene, ende 
vsH onsent weghen ghebieden endo ordonneren allen onsen ende onser vassa- 
len ende smairo heeren , rechtoreii, justicicren, ofllcieren ende oudersateo. 
ilie dilaengacn sal,dal sy aenlaslcn, vanghen ende arrestoren allen depoor- 
lers, burglicrs, koopiuyden ende ingcseleiien onser voornoemde sladt van 
's HcrtogcnbosBcho, hare huyavrouwen ende kinderen. ondo die landcn, erven. 
gocden endo incomen, roercnde ende onroerende, actien ende seuldcn, den* 
selven toebehoorende , van ival natuei' oR hoedanich die moghen wesen , in 
onae handen eiellni ende tiouden, soo langhc cnde toUer tydl loe, dat onsc 
commissnrissen endo gcdepuleerde hoven ghenoemt, uylle voorechrevcn ghe- 
vHnckenisse ende detentîe, dnerinne sy tegenwôbrdich binnen onse voor- 
noemde sLadl van 's Hcrlogenbossuhc zyn, ganlschelycken ende volkomcl}'cken 
gpjosl, vry ende onlslaglien, ende in goede vcrselterde plaetsen gestell snllen 
Kyn, daer men vryelyckon ende onlickommerl loe gaen , koracn onde wcder- 
koeren mnob , ende daL daeiinne anders by tins gbmirdonneert sul wesen : 
ilopndc oock alomme publiceren ende kundighen dîe suaiienlie ende si'bors- 
singbe van de privilegien, exemption, nllorminatieende van aile nndere graiion, 
siw voorschreven is, loi onderhoudonisse ende observaiie van deselve onsc 
orrlonnaalie, bovel endo ghehodl, procedeert cnde doel procederen sonder 
ucnighe gunsle, dîsaiuiulatie oft vordrach, op peno van 't selve le verbalcn op 
le gtienen die des in ghebrekc bcvoiiden sullen wesen in haren cygtien Dacm. 
Ende "t geue des voorschreven is le doene niel dies er aenkicell, ghcven wy u 
ende do voornoemde reclilers ende otTIciera voikomen macbt cnde aalhoriteyt 
ende sonderlinghe bevel : onlbiedendo ende bevelende vooris eenen yeghc- 
lyeken, dai sy u ende ben, snltx doende, emsl«lyck verstaen ende obedieren, 
want alsoo ons ghelie(t. r.egcvpn in onser stadt van Rrnssol, nmler onsen 




ïoiilre -ïeifhL'l liierop geilriickl iti [ilacale . don xviu'" dagh van meerlc iii 
'Ijaur XV' Lxvi ii). 

Cy (Ion coiiingti ; J. de F*cuweï. 

PmirN Biidii fi niiBle <ri|iiilt, lui Arctiiti da nyaine te kl|;i(|it 
Papieri iTÉlal ft audience ; — «pii do Ifmpi , lu sioie lifil , 
Correipandanct de BrabanI , Limbiiurij et NnlÎM-e, I. V. 
f »I9; — <1 nlKUf], du leapi, i 1i liliIitlk(qD> mile ù Iriullei, 
«■■aHrili" loue. [' III. — (Cette piËce ■ Mé pnbli^par 
OuDENBOVEN. Silva~duci> ouela il rennto; B«ia-1»-Duc, 
lOTOip. UUj parP. ttoR, NedtHiiridKhe oorlogen; Aoisler 
dam, IBTB; l, 1", p. 159. ol par Vab Look, Crwit Celdrn 
plaemt-UKki Vmttpif, 1711 jl. l". p. 336.) 



RéMtlyllon des échevlns, JnréB el doyens des méUers de 
Bol»-le-Dac. 



161)7 {m 



T.). 



0|i buydcn dfiii xviii"' dach der maont van mert anno xv zoss ondo tEOslich, is 
^y den becren schepenen. goswooren ende deckonon van don ambachlen deaor 
sUdl van 's HnrtoegenboBScbe geraempl, geslooten ende œiidrechlclyck geac- 
«onlLMrl, dal de shitiLelen van dei' poorlcn deser voorsct^ve stadt sullcn 
en, xyn onde blyien in handon van itcn vier schulloryen, ende lot bcwae^ 
nitte nu welckân slueleien gcordioeorl ende geslell ia een kiste, tiinnen der 
nedtcamer dvscr stadl , met vier sluetelon ; ende voorts zoc hclilicn die voor- 
ttrevebecTOD schepenen, gesnooren code dekenen, tôt bewaerDÎSBO van don 
vootecreTe sltielelon gecominitloert endo geaucloriscert zeckcro commissAri^ 
un nyto vier flchuLleryen voorRcreve , by deuselvcn scliullen genoinen eude 
cendrechlelyclien fecooreu, ommc des avonts by denselven get^ommittcerdcn 
•le poorleu ecslooten ende 's niorghena oîpen gcdaen le wordden, ende dat 



'•) in hiu de II uiinuie Qriipiuilu, on 

• Ssmbl«bk placcara onl etlA deuposchiii pmir Gniiires, t'riie, lUroclil cl Itrabunl. 

■ Mdmoiro qUR l'irtiïny ies plurwp» snaillrls a esl* relanld Jusitues au Mvin* de msr» ■|n"> 

hint nontienr d'AMenlevîllu u iktcliiirt' A m'ini^iciir r»iiHl<<nrlvr i|un [e plai'i'un de Itralidnl 

oU'il pulilif ledicl Jour. " 




— 246 - 

gcdaen zynde deselve sluetelen ecndrechtelycken by hen in de voorseyde kiste 
gebracht, gciceght ende opgeslooten le wordden. Van gelycken is oiek by den- 
selven geaccordeert ende gestatueert geweest dat zoe verre dese stadl wordden 
beleggen , ende de overicheyt alsdan van crycbshandel bebbende, *s nacbts ofl 
*s daigbsbegeerende de vyanden te krencken oft provanden te balen, oft ennigbe 
verspieders vuyt ende inné te laeten, sullen alsdan de voorseyde gecommit- 
teerde vuyte de vier schutteryen voorseydt de poorten oepen ende toe doen , 
ende die voorseyde sluetelen van gelycken wederomme eendreobtelycken in de 
voorscreven kiste, ommealdaer inné geslooten te wordden, brenghen, vuytge- 
nomen de sluetelen van den dreyboomen ende clincketten, die dos daegbs by 
den schutten die de daicbwaeken sullen bebben, bewaert sullen wordden , tôt 
des avonts toe, dat oick die voorscreven scbutten heur wachten zoe by daeghe 
als by nacbte tôt bewairnisse deser stadt sullen houden, gelyck zy tôt noch 
toe die gedaen ende bewaert bebben. Actum ten daeghe, maent ende jaere 
voorschreven. 



Cipie da (enpi, aox Arebiui MBBOulei tfc B«is-Ic-Doe, iêêt U 
refçitln t n* M, f« tt9. 



CLV. 



Propositioiis poor le licenelemeiit des troopes à Bols-le-Doe. 

34 MARS 1567. 

Item, mcn zal in den ycrsten doen vergaderen de stadt in haorcn drie 
leden , etc. , ende die vergadert zynde , sal men den drie leden voorhouden 
dat sy sullen compareeren op de marckt, in den rinck van den knecbten, hen 
vuegende by den capiteyn Bombergen , ende denselven licentieren mitsgaders 
allen de knecbten. 

Item , dat zy terstont daernae zonder vertreck zuUen de voorscreve knecb- 
ten wcderom aennemen den tyt van drie maenden , dewelcke zullen sweeren 
dat sy de Co. MaS als hertoich van Brabant, dese stadt, allegoede inwoenders 
ende borgers der voorscreve stadt zullen houw ende getrouwe wesen onder 
joncheer Anthonis van Bombergen, als capiteyn deser voorscreve stadt, van 
weghen myns genadichs hccre van Brederodc ende den gcconfedereerdc 
ghestelt. 



— m — 

Item , dat men elcken van den vier hooftlicden zal gheven aile maendcn vyff- 
thien hondert carolus gulden, waermede zy de voorscreve knechten sullcn 
loooen, ende geven yegelycke nae zyn qualiteyt, gelyck men in allen crychs- 
bandel gewoenlycken is te doen, ende des zal elck hoopman onder hem moe- 
ten hebben twee hondert hoolTden. 

Item, dat de rentmeesteren deser stadt.terstont zullen gcrcct hebben de 
resterende penningen die de knechten van dese voirledeno maent competoren, 
eode die den vier hooplieden overtellen , om voirts de knechten daermede te 
coDtenteren ende betaelen. 

HEim. Agyleeus. 



Cêfw di tenpt, etUtUiiiie, aix AithÎTei «•■■lulei i» Beii-lc-D«e, 
daot le regitlre G> i*> îi. 



CLVl. 
Dépéehe eu eomieil 4e Brabant. 

BRUXELLES , iG HAAS 1567 (l500, V. 8T-). 

By den coninck. Lieve ende beminde, \vy seynden u hiermede sekere placcaet, 

ooi *t selve van stonden aen ende zonder vertreck te publiceren ende te doen 

^tlectueren , ende hoewel 't selve luydende is generalyck tegen aile persoonen , 

Porters* bergers, coopluyden ende innegesetenen onser stadt van den Dos- 

^obe, heure goeden, ruerende ende onruerendc, soe en vcrstaen wy noghtans, 

Ooch en willen nyet , dat ghy deselve suit executoren ofle doen executeren , 

^^gen dieghene die notoirlyck goet zyn ende nyet inobedient onser geboden , 

uiaer deselve, dyen aengaende ende heure goeden, houdt ongemolesteert. Lieve 

onde beminde, onse hecre Godt zy met u. Geschreven in onser stadt van Brues- 

selle, den xxvi'" martii xv*^ ses ende tsestich, voer Paesschen. 

J. DE FACrWEZ. 

Copie dn tenpi, aoi Archives du royaume de Belgique : Coft'f^spondancr 
de Ih'abant, Limboury li Malineii^ t. V, (*♦ |2. 



218 — 



CLVII. 
Ord^iiiimiee eu magistrat 4e Bols-le-Dae* 

9 AVRIL 1561. 

Aengaende de wachte geconcipicert den ii^° aprilis xv^ lxvii. 

In den iersten, dat twee hondert mannen van de vier schutteryen die wachte 
zullen bouden binnen deser stadt, inné manieren naevolgende, le weteoe : 

Aen de Hintbamerpoort ende Vuebterpoort « des daeghs aen elcke poorte 
derselver : x scbutten. 

Item , des nacbts op *t stadthuys : x schutten. 

Dat oyck oplen zaedel van den stadthuys sullen waecken des nachts* vuyten 
honderde mans, twee thiende mans, maekende : xx bergers. 

Item, zullen insgelycx daeghs van den honderde mans aen de OrthenpooH, 
Sint-Janspoort, Sint-Anthoenispoort ende Boom, moeten waecken vier thiende 
mans, maeckende aen den Boom ende Ûrthon ende andcre poorten, elck 
X borgers. 

Item, des nachts zullen aile de poortcn ende boom deser stadt gewaoht 
wordden, elcke poort ende Boom by eenen thiende man, maeckende : x bergers. 

By welcke wachte egheen knechten oft soldaten deser stadt en sullen moe- 
ghen comen , ongeroepen ende nyet versochl , maer schuldich sullen zyn le 
blyven opte wallen ende thoorcns , daermen hen bescheyden zal , soe by dae- 
ghe als by nachte. 

Blyvendc nochtans do wachte des nachts opte stadthuys by de soldaeten nae 
ouder manieren. 

Aile dese schutten ende bergers wel gerifl ende geweert. 

Ende zullen in desen de blockmecsters ende honderde mans discretie 
gebruycken onder deghene die wacht ende geen wacht en hebben , om des te 
doen, te wctenè, de schaemele daervuyt laetende, 

Ople d« tompi, aui Arobivei cimnaiaiM de Beii-le-Die. 



— 249 — 



CLVIII. 

Rés^Intl^B 4m tr#l0 memlbres ée la vtlle 4e Bols-le-Diie, 4e8 
députés 4e» gU4es et 4es partisans 4e la réforme. 

1 kSKlL 1567. 

Op den vii^ april voor noen , anno xv^ lxvii , nae Paesschen , by de drye 

l^deo , den gedeputeerden van de scbuttcrye ende dye van de nyeuwe relygie 

ne DOtabelle getalle yergadert zynde , eendrachtelyck geordineert ende geac- 

rdeert ende geslooten, ende oyck malcandercn geloofl, dat men vuytcn name 

n de gemeyne stadt, zoe van eenre als andere relygie, soudo suppliceeren 

n de gouvernante voerscreve om cen generael pardon ende eenen eeuwy- 

peys ende vreede te verwerven aen Hare Hoocheyt, van allen H geene wes 

n den Coninclycken Hajesteyt ofl Haere Hoocheyt ennichsins soude mogen 

gecommitteert, sulcx dat zy allet H geene wes den borgeren, soe van d*een 

^s de ander relygie, daeraff soude moegcn coomen, malcanderen eendracbte- 

cke zoude belpen draigen , ende gcen bloet ofle goet te laetten vcrlicssen ; 

^708 soude dye van de nyeuwe relygie hen gehouden syn te reguleeren in aile 

V>ehoorlycke saecken , gelyck als goede ende getrouwe ondersaten van Zyne 

hajesteyt schuldich syn te doen ; ende ingevalle yemant gebrekelyck waere in 't 

Volbrengen 't geene voerscreven is, dat dyeselve met syne goederen vrye- 

l^ck toi allen tyden sal moegen vertrecken, beboudelyck des nycttemyn vry 

^nde onbehindert aile erffelycke goederen, om dye ter gelengerder tyt te 

Oiogen slyten : soe eest , dat op datum voerscreven by do voergenoemde drye 

leeden gedeputeerde van de vyer scbutterycn ende dye van de nyeuwe relygie 

eendrachtelyck is geslooten ende malcanderen ter gocdcr trouwen hebben 

S^eloofl , dat aile dye ingesetenen deser stadt , soe wel van d'eone als d*andere 

relygie, noch yemanden van hucren twegen oft duer hucrcn last ende toedoen, 

iet geduerende die sollicitatie voerscreven sullen moegen attentceren, direc- 

telycken oft indirectelycken , in 't heymelyck ofle in 't openbaer, met woorden 

oft met wercken, d'welck soude mogen tendeeren tôt enige seditye, commotye 

ofle beroerte binnen deser stadt ende ingeseelenen derselver, ende dat oyck 

nyemant van d'eene als d'andcre relygie by hen selven, ofle yemanden anders 

• van hueren l'wegen , ennich garnesoen , ruyters ofle knechten en sal inbren- 

ghen ofl laeten inbrenghen sonder consent ende wille, soc wel van d^eene aïs 

(l*andere relygie ; ende sullen hieraff dye van de stadt tweo acten geexpedyeerl 



— 220 — 

vvorden , waerafT dye van de stadt ende dye van de relygie elcx een sullen 
bebben , beboorelyck gesubsigneert ende geteeckent. Ter ordiuantie van de 
drye leden voerschreven , etc. 

Copie do Unpi, k la Bibliethèqoe njate iê IrixdlM, 
nanaierit n* iOliO, f» liS. 



CLIX. 
AatorlMUl#ii ée qvlUer la ville pour les liablCaiito ée Bei»-le-IKM« 

tf AVRIL 1507. 

Âlsoc op den viii<^" april, op gistercn, by do drye leden der stadl *s Herto- 
genbosscbe ende eenighe van de vyer sebutteryen ende dye van de gerefor- 
nieerde relygie derselver stadt, is gemaeckt seekere contraeckt ende accoort dat 
men aen de bertogiune van Parma soude impetreren een generael pardon ende 
een eeuwygen vreede met HaerHoocbeyt te tracteren van allen 't geene wes by 
de voornoemde stadt soude mogen syn gecommitteert ; ende dat een ygelycke 
soude mogen vertrecken dye het accoort ende intentye van Haere Hooche)! 
nyet en soude willen naegaen, blyckende *t selve al breeder by der acte daeraff 
synde : soe ees 't dat dye voorscreve stadt van den Bossche , in haere drye 
leeden, ennighe van de vyer sebutteryen bebben geconsenteert ende consentee- 
ren mits desen, dat een ygelycke dietbelieve sal te vertrecken, hangende de 
pacificatie van de beyde partye, sullen middelen tyde mogen vertrecken met 
allen hacr gocderen , onberoont ofl onbehindert van iemanden, onder condytye 
in dye voorscreve acte breeder begreepen. Aldus geschyet op den viiii«° april 
anno voorscreve. Ter ordonnantyc van de drye leden, by my, 

GOESWYN. 

Copie da temps, a la fiibliolbèqoe royale de Irexelles, 
manaierit a» lOUO, f» 145. 



— m — 



CLX. 



CeHiiéat po«r les partlMini ée la retenu» à BoU-le-Dae. 

AVRIL 1567. 

Wy scheepenen , geswooren , raelsheeren , deckeneu van den ambachlen 

^nde eenyghe van de vyer schutteryen der stadt van den Bossche, dœn cont 

^nen yegelycken dye dese bryeven van certificatye 8ullen sien ofl hooren 

Kesen , dat dye van de gereformeerde relygie binnen deser voorscreve stadt 

floyet en vertrecken vuyt der voorscreve stadt oft het goet daer vuyt en 

^^olgen, cm ennyge acte van sedytye oft ongehoorsaemheyt (i), ende dat 

sy bynnen der voorscreve stadt hebben gebandeit als getrouwe ondersaten 

ons genadicbsten beere des conincx van Spayngyen ende aïs bertoge van 

Srabant , ende hen altyt bebben gesubmitteert onder dye van de voorscreve 

stadtf ende oyck gevuecgbt nae den beveele van de Hoocbeyt van de bertoginne 

^^ran Parma « gouvernante van dese Nederlanden , in sulcker vuegen dat sy nyet 

en bebben geattenteerd dan gelyck getrouwe ondersaten van Zyne Majesteyt 

%'oorscreven beboorden te doen, ende dat daeromme de voorscrcven stadt 

l)egeert aen aile steden, beerlyckheeden , vrybeedcn ende dorpen, daer door 

^ye voorscreven van de relygie suUen mogen passeren ende rcpasseren, onbe- 

byndert aen lyfTende goet, gelyck gylieden sout mogen begeren dat mon uwe 

borgeren in gelycke saecken albier soude doen. Des forconde hebben wy 't 

zegel ad legata op *t xpacyum van dese acte gedruckt , op den viiti<'° dacb van 

april , anno voorscreve. Des sal men dye van de relygie elcx een acte op benne 

naeme bieraff mogen expedyeren tôt ben versuecke , ter ord^nnantye van de 

voorscreve drye leeden. 

Copie da lenpt, à la BiblioilièqHc rijale d« Brixellts, 
manaieril no 102iO, f» 143. 

(i) On lit dans le texte : gelioorsaetnfteijl. 



— i22 — 



CLXI. 
Dielaratloii au duiaeelier 4e Brabaiit et de J. 4e Merede* 

11 AVRIL 1561. 

Om aile emotien ende beroerlen binnen dese goede stadt te schouwene , 
ende aile boi^ren ende ingcsetenen derselver te houden in ruste , vrede ende 
eendrachticheyt, alsoe wel van d*een als van d*ander reiigie, soo hebben de 
beeren commissarissen, mynheer den caneellier van Brabant ende de heere van 
Merode, willende bethoonen de goede affectie ende liefiTde die sy totter voor- 
screve stadt , borgcrs ende ingesetenen derselver altyts gedragen hebben ende 
noch dragendo syn, geloeft ende verselcert, aile goed debvoir ende neersticheyt 
te doene aen Haer Hoocbeyt, dat het placcaet aengaende d*arrest ende detentie 
van de borgeren ende ingesetenen ende heure goeden, in verscheyden plaetsen 
gepubliceert , sal cesseren ende ophouden, emmers geduerende ende hangende 
den tyt van pacificatie ende tertyt toe by de MaS ons genadichs beeren des 
conincx, anders sal wesen geordonneert; ende dat voorts dien volgende aile de 
voorscreve borgeren ende ingesetenen met heure coopmanschappen ende goe- 
den, op aile tollen ende passingen vry ende ombecommeri sullen mogen passe- 
ren ende repasseren van eenen iegelyoken , soe van prevosten , drossarden ofl 
andere ofQlieren, op heuren gewoonlycken vryheyden ende exemptien van 
thollen. 

Item, dat soo verre eenigo van de borgeren oft ingesetenen deser stadt, 
van wat qualiteyt oft conditie sy syn, de formule van pacificatie oft accord nyet 
aen en staet oft'daerinne met goede conscientien nyet en soude kunnen bewil- 
ligen , dat hy nyet gedrongen en sal worden door eenige middele syn con- 
scientie te moeten quetsen, maer dat deselve binnen den tyt van drye maenden, 
met synen gereeden ende meubelen-goeden , vryelycken ende ombehindert sal 
mogen vertrecken, behoudende syn erffelycke ende onberuerlycke goeden, nyet 
transportable synde , vry om deselve tôt gelegener tyt te mogen slyten oft 
anderssins aldaer tebehoudene; ende dat geduerende den tyt van pacificatie 
geen borgeren oft ingesetenen deser stadt in heuren persoonen noch goeden en 
sullen worden geoppresseert, overvallen oft beschadicht. 

Ende om noch meer te verthoonen de goede ende sunderlinge affectie, die de 
voorscreve heeren commissarissen altyts gedragen hebben ende noch dragende 
syn toilcr voorscreve sladt, borgeren ende ingesetenen van dien, sullen deselve 



— 2i3 — 

heeren commissarissen , wesende op den wech , voor hen depescheren in aile 
diligentie ende posle aen Haer voorscreve Hoochey t « ten eynde als voor. 

Ënde daerenboven in aile *t gène dat de welvaert der voorscreve stadt ende 
boTgers soude mogen aengaen , suUen oick daerinne aile goet debvoir ende 
offitie doen aen Haere voorscreve Hoocheyt , ende oick namaels aen Syne Co. 
Ma^ in persoone. Oirconde van dien , soo hebben de voorscreve heeren com- 
missarissen dese acte geteeckent ende gescgelt binnen der stadt van *s Herto- 
^nbossche, den xi'* aprilis 1567, naer Paesschen. 

SCHEYFVE. 

J. Merode. 



Original, cilë III, anx ArebiTei du rtjaane de Belgique: 
Papiers du conseil des troMes, t. XIII. 



CLXII. 
1/ettre 4e Marguerite de Parme à Philippe II. 

1S AVRIL 1567. 

Monseigneur, par mes deniiùres du 23'' du passé, j*escripviz à Vostre Majesté 
la résolution prinse icy en son conseil d'accommeltre la ville de Valenciennes 
l)ar force, puisque tous moyens d'accord estoient failliz, et quMl n'y avoit nul 
«spoir de la reduyre aultrement à la raison , lui réprésentant les advis de ces 
seigneurs par lesquelz povoit apparoir la facillité de Texpugnation d'icelle, 
tellement que, le mesme jour, (grAccs à Dieu,) après avoir bastu ladicte ville 
ungjouret demy sans inlermission du commencement, avec dix canons et 
vingt canons, six demy-canons et quatre serpentines renforcées, et tiré par 
estimation trois mil coupz, ladicte ville s'est rendue à la miséricorde de Vostre 
Majesté, etc 

Au surplus. Monseigneur, pour revenir à mon propoz, je diray à Vostre 
Majesté que après avoir dompté et subjugé ladicte ville de Valenciennes, et 
avoir asseuré et mis à la dévotion de Vostre Majesté tout ce qui est de la lan- 
gue françoise , depuis l'ung boult de la frontière à l'aultre , pour ne perdre 
temps, j'ay trouvé en conseil que je debvois passer oultre à faire le mesmes 



desaulire villes de la langue thioise, et premièrement de celle de Maestrieht 

pour estre rentrée d'Allemaigne, ete 

Dont estans advertyz, lesdicts de Maestrieht ont incontinent déchassez leurs 
prédicans par commun advis des 23 mestiers réprésentans toute la commu- 

naulté de ladicte ville « etc 

Et depuis ont envoyé vers moi leurs députez dire qu'ite se rendoient à la bonne 

discrétion de leurs seigneurs, etc 

Je les ay accepté et suyvant ce mandé à Noircamies de introduire les six 
enseignes du régiment du seigneur de Bierges (i), attendant que je pourray 
mectre illecq trois enseignes du comte d^Eberstain , que j*entens estre prestz 
à passer leur monstre à Kerpen de ce costé-là , comme aussi est le régiment de 
Schaumbourg cependant pour ne perdre temps feray marcher le surplus vers 
Turnehault , qui esl entre Bois-le-Duc et Anvers , et aussi sur le chemin de Via- 
ncn, pour regarder quel chemin vouldra mieulx do tenir, et par ainsy donner 
terreur à chascune de ces villes. 

Lesdicts de Bois-le-Duc, intimidez du faict de Valenciennes , voyans que 
ceulx d'Anvers , desquelz ils dépendoicnt, estoient ainsi fort estonnez, consi'' 
dérant mesmes que j'avois déclairé par ung placcart de prendre et saisir 
tous ceulx de ladicte ville , leurs femmes, enifans et biens, et par icelluy aussy 
suspendu tous leurs privilèges et franchises lant qu'ilz eussent relaxé le chan- 
cellier de Brabant et seigneur de Mcrode qu'iiz détenoient , avoient depputé 
certains commissaires pour venir vers moy; mais à Toccasion dudict placcart, 
paravant approcher ceste ville, m'ont fait requérir d'avoir saulfconduyct, ce que 
leur ay reffusé , mesmement de les oyr jusques à plaine délivrance desdicts 
chancellier et Merode; sur quoy m'ont envoyé dire que les trois membres les 
avoient relaxez. Toutcsfois je leur ay mandé que les commissaires de Vostre 
Majesté n'estoient encoires de retour vers moy, que s'Hz vouloient venir , qu'ilz 
se feissent ammener et conduyre par ledict chancellier , aultrement que ferois 
exécuter ledict placcart à toute rigeur contre eulx, et suis attendant ce que 
se passera ultérieurement en ceoy. 

Tant y ha que cesluy Bomberghe dont j'ay faict mention en aulcunes mes 
précédentes, qui s'est dict lieutenant et commis de Brederode, est encoires en 
ladicte ville, ayant faict prester serment aux soldars d'icelle ville, à Vostre 
Majesté, à la ville, audict Brederode et à luy, comme Vostre Majesté pourra 
veoir plus amplement par ung extraict de lettres que ledict chancellier ha 
escript secrètement au conseillier d'Assonleville, son beau-niz, pour me le faire 
vooir et communirqucr. 

(i) Hicrgcs. 



— !226 — 

J*espère que en peu de jours ledictchancellier sera de retour vers moy, et que 
lesdicts depputez de Bois-Ie-Duc m'exposeront leur charge, que sera en con- 
formité (comme il faict à présumer) de celle d'Anvers, attendu la correspon- 
dance que les consistoires des sectaires dudict Bois-le-Duc ont tousjours tenu 
avec celluy dudict Anvers. 

Le mesuz desdicts de Bois-le-Duc est merveilleusement exhorbitant , ayans 
fait telz ouUrages , dégastz et saccaigemens aux églises , monaslèrcs et 
cloistres, déchassé l'officier de Vostre Majesté, tiré après les gens de guerre 
du conte de Meghem , estans campez auprèz de ladicte ville et les ayant 
sommé recepvoir garnison , détroussez mes lettres , mesmes détenu ou souf- 
Tert estre détenuz et constituez prisonniers telz personnaiges , commissai- 
res de Vostre Majesté, estans là envoyez pour le bien et tranquillité des 
affaires d'icelle ville; si est-ce que j'espère les réduyre et restituer le tout en 
entier à Vostre Majesté, les faisant recepvoir garnison , et me semble qu'ilz 
méritent bien le mesmes que ceulx de Valeuciennes , d'aullant plus qu'ilz ont 
encoires aultresfois rebellé en l'an 4525 et faict réparation et humiliation de 
leur faulte, que ne fust tors si grande que la présente. 



Copie dn XVIII* tiède, m Areliivei do rty«aBe de Belgiqoe, maHateril 
intitiilê : Co//ec/iofi dedocumenii historiqtiei, t. XII, (^0.3. 



CLXHI. 
liellre dn comte de Hegen à Hargaerite de Parme. 

ITTRECHT, M AVRIL 1.107. 

Madame, comme j'ay entendu que Bombcrgc, avecq tous ces rustres qui 
9ont deslogé de Bois-le-Duc, est allé au pays de monseigneur le duc de Clèves, 
avecq détermination (comme l'on dicl) de demourer là , et qu'il est astheure en 
ung lieu appelé Gennep, vers le seigneur de Wel, je pense asseurément, que 
veu les bonnes actes qu'il a faict, que sy Vostre Altèze en escripvoit à mondict- 
seigneur le duc , qu'il le feroit bien prendre par le collet et envoïer à Vostre 
Altèse pour le traicter comm' il mérite, dont n'ay peu lesscr d'adviser Vostre 
Altèse, affîn qu'elle y ordonne comni'elle trouvera convenir. 



- 226 — 

Madame, je prie le Créateur, etc. D*Utrecht, ce 44* d*apvril 4567. De Vosire 
Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimec. 

Post-date, Madame , tous les gras oisons s'envolent , et sy Vostre Altèze n'y 
donne ordre , il ne nous demeurera que les maigres , et ceulx qui s'enfuient 
d'Anvers et Bois-le-Duc vont au pays de Clèves et là à l^entour; par quoy il 
seroit bon , à très-humble correction , que Vostre Altèze y pourveusl en temps 
de telle façhon comm' elle trouvera convenir. 

Origiitl , tu ArehiTci dl rt yMne de Belgi^e : CorrêMpondance 
de GuOdre et ItUphen, vol. de 1567, ^ 3Sâ. 



CLXIV. 
Propositions des trois membres de la irille de Bois-ie-D«e. 

15 ou 16 AVBIL 1567. 

Sekcrc concepten ende middelen by do drye leden der stadt 's Hertogenbos- 
sche geraempt (op welbehagen), om de voirscreve stadt te versekeren tôt 
behoelTons heeren conincx, rueste ende vrede der ingesetencn derselver ende 
tôt conscr\'atie van de oude catholycko religie, sonder garnisoen binnen de 
voirscrcven stadt te dcrven hebben ofl onderhouden. 

Aengemerct nyel alleene die groote, zwacre, lastige costen ende den commer 
die dose goede stadt van 's Hertogenbosschclydcnde ende daghelycx draigende 
is, van ende overmidts groote ende verschcyden garnizocnen, d'welck by Zyne 
Ma' alhier gcleeght is ende onderhouden wordt oyek toL groote excessive 
costen van Zynder Ma', maer oyck dat veele van den bourgeren daeromme 
ende by gebreke van der gebruycke van der vryheyt van den toUen , vuyt dese 
stadt vertrecken ende dcselve verlaeten; in sulcker vuegen dat ingevalle 
daerinne nyet version en vvorde; met ennige goede, bequame middele ende 
H zelve hoc eer hoc betcr, geschaepen is dese stadt geheelicken desolaet ende 
in de vuytsterste bederflenisse te loopen ende te coemen ; soude duncken onder 
correctie van noode te wesen omme aile voirdere ende die eeuwige bederffe- 
nisse deser stadt te verhouden , ende op dat die ingesetene derselver stadt we- 
derommemochten coemen totten gebruycke van haere vryheyt van den thollen, 



— 2i7 — 

sonder dewelcke onmogelyckcn is desc voirscrevc stadt te redresscheren, 
sobytelycken te raemen ennige concepteD,daermcde desestadt, tôt behoeve van 
Zynder Ma', inné rusle ende vrede der innegesetenen dorzelver, mochte ver- 
sekert zyn ende voersiene wesen tcgens allen inconvenienten die souden 
moegen oprysen ende zonder garnizocne binncn dese stadt te dorven hebben 
ofle onderhouden, ende *t zelve te hove te remonstreren onde doen vervoighen, 
om in der bester forme van Zynder Excellentie te moegen impetreren , ende 
daerby alsoe bethoenen die goetwiilicbeyt ende onderdanicheyt der goeder 
borgerery ende innegezetenen deser stadt, om alsoe te moegen gewinnen ende 
verwerven die goede gratie van Zynder Majesteyt: 

In den eersten, dat den hooghen schouteth deser stadt ende haerder meyerye 
toegevuecht zouden worden , tôt zynder assistcntie, zekcre getalle van mannen 
ofte trewanten , om hem allen exploicten te bulpen doene tôt zynder ordin- 
nantie ende bevelon ende hem ofte zynen stadhoudere te volgen daer *t van 
Doode wesen zal; ende deselve mannen by den voorscreve schouteth aenge^ 
Domen te worddcn , ende tôt sulcke gaigien ende soldye als men des by den 
drye leden oft heur gecommitteerde, zall cunnen overcommen; ende dat die 
voirscreve schouteth , noch zynen stadthouder, nyet en zall moegen in ennige 
exploicten excederen de forme van rechte. Ende sullen den eedt doen der 
Co. Ma' ende deser stadt houwe ende getrouwe te zyne ende de oude catho- 
lycque religie te defenderen ende voir te staen, ende allen overlast ende 
gewalt te keeren ende hulpen keeren ende strafifen, ende gelovon den schouteth 
getrouwelyck by te staen ende hem ende zynen stadthoudere te volgen ; ende 
welcke mannen by dese stadt ende meyerye derzelver betaelt ende onderhouden 
sullen worden soe lange 't zelve van noode zall wesen, tôt veylinghe ende ver- 
zeeckeringe soe van der meyerye als der stadt , ende tôt vrese van der quat- 
doenders ; ende dat die meyerye daeraiî draegen ende betaelen zall die twee 
deelen ende dese stadt het derdendeele, gelyck sulcx eertyts noch geschiet 
ende gedaen is gevveest, ofl dat anderssins by Zyne Excellentie daerinne geor- 
dineert zal worden nae behoiren. 

Ende om ordcne ende goede régule voirts binnen der voirscreve stadt, tôt 
verzekeringhc derselver, te stellene, zoude goetduncken, onder correctie, 
midis dyen aile die vier schutleryen van derzelver sladt zyn verlaten, dat 
geordineert ende gedeputeert sullen worddcn zekcre goede catholycke man- 
nen, om terstondt van nyeuws by denselven genonien endo gecosen te 
worddene vuyt allen den ingesetenen deser sladt van der treflichsten, nutsten, 
bequaemsten ende beste gequalificeerste bourgcren in elcke van den vier 
schutterycn, honderl mannen, oft zoe vcle meer ofl min, als Zyne Excellentie 
goetduncken ende gclieve zall ; ende dat nycmandt hem daeralf en sal moegen 

I. 15. 



— «28 — 

excuserenom ennige andere gilden oft bruederschappen wille» nochom andere 
zaecken; ende suUen deselve gecosen ende genomen wordden by den officier 
ende wethoaderen. 

Ende suUen deselve die in de schntteryen alsoe genomen ende geoosen 
zuUen wordden» moeten eedt doen ende zweeren onsen heere den coninc» deee 
stadt hoQwe ende getrouwe te wesene» d*oude catholycke religie voirscreve 
voir te staene ende defenderen, ende oyek aile heymelycke ende séditieuse ver- 
gaderingen van raede, streckende tôt achterdeele van Zyne Ma^ ende dese stadi 
ende om beruerte ende seditie te maeckene, onder 't decxsele van ennige (sœ 
H selve genoempt mochte wordden) religie « te helpen ontdecken ende oyek te 
apprehenderen ende der justitie te leveren ; ende daerinne toesichte mode te 
hebbene dat zulcke vergaderingen binnen dese stadt nyet gehouden en word- 
den, ende den officier ooick te assisterene ende volgen daer ende waer solcx 
aïs van noode wesen sal, ende dat met advys ende consente van de heeren 
schepenen deser stadt. 

Item , dat van nu voirtsaene nyemant zoude tôt der porteryen deser stadt 
onlfangen noch toegelaeten moegen wordden, zonder ierst ende vooral te 
doene den boven gescreven eedt. 

Ende ingevalle yemandt weygert den eedt als boven te dœne ofl ennige 
svvaricheyt daerinne maect, zall alsulcke vuyt deser stadt ende hairder 
meyerye met der woene vcrtrecken moeten terstondt , ende suUen nyettemin 
elck voer buer booft betalen nae rate den commer deser stadt , ter taxatie 
van der commissarissen daertoe te stellen , voer hennen vertreck ofl zullen 
benne goeden daer voere gehouden , vercocbt ende gesleten worden zonder 
verdracb oite dissimulatie oft daer voere realycken geexecuteert wordden. 

Ende hiermede ende 't gène hier by te vuegene , zoude onder correctie ende 
op welbehaigcn verduncken, dat dese goede stadt, tôt beboeff ons heeren 
des conincx, ende ruste ende vrede der innegesetenen, ende tôt conservatie 
van der ouder catholycke religie , genoech vcrzeeckert ende tegens aile incon- 
venicnten versien zyn zoude , ende Zyne Ma^ ontlast van den zwaere costen 
van garnizoenen te onderhoudene ; hoepende hiermede Zyne Ma' ende Zyne 
Excellentie te contenteren ende dese stadt wel te verzekeren. 

Cipie di tempi , tni Arebivei MBnanalei de kii-lc-Die , dits 
lei regiilrei B. n» 98, f m, et B. ■<> 39, f^ 178. 



— ««9 — 



CLXV. 



SeraMBt étm qvatre eapllalnes et des qvaire eenls soldato. 

16 AVRIL 1567. 

Den eedt van de vier hooflmans ende vier hondert soldaten , opten xvi®** april 
anno xv* seven eode tsestich, des woensdaechs, joncher Henricken van Eyn- 
hoote, als overste, in de name van de drie leden der stadt van *s Hertogenbos- 
sche» inné presentie Jans Wiilems, deken van de coerencopers, Hcnricx Willemss, 
deken van de nastelmakers ende Wouters Bouwens , cremere , als commissa- 
rissen van de drie leden der voemocmde stadt, daertoe gecommitteert, gedaen, 
als volcht : 

I. In den iersten, dat die voirscreve vier capiteyoen ende vier hondert man- 
Qen ende soldaten sullen doen beuren eedt den Co. Ma^ ende joncheer Hen- 
ricken van Eynhouts, als heuren ovcrsten, in den name van de drie leden deser 
stadt, houwe, getrouwe ende onderdanich te wesen, ende altyt, soe by daege 
^Is by nachte, heure medeborgcrcn ende horgerssen , van wat qualiteyt, 
Cîonditien oft slate die syn , soe wel van der nieuwer als van der auder reli- 
^en, van allen fortsen ende gewalt , d'vvelck deu eenen oft den anderen soude 
Oioegen overcomen oft aengedaen worden, met aider haerder macbte, goet 
^nde bloet te scutten , keeren ende afTdoen , ende tcgens die previlegien ende 
^ndere onde costuymen ende hercommen van dese stadt nyet te attenteren 
CDfl te doen oft laten attenteren ende doen ; ende welcken eedt die voirscreve 
joncheer Henrick van Eynhouts, als overste, in den name van de Co. Ma' ende 

den drie leden derselver stadt, den voirscreve vier capiteynen ende vier hon- 
dert mannen, inné presentie ende vergaderinge van de drie leden, ofle heure 
Ciommissarissen daertoe te ordinereu, staven ende affnemen zal. 

II. Ende oft van node waer 't vendelen te deylen ende scheyden, om u luy- 
fjen in diversche plaetschen te brengcne ende leggen, dat ghy u luyden daertoe 
xvillich ende onderdanich thonen suit. 

III. Ende oft gebeurde dat u luyden hooptman iemant van u luyden beveelde, 
'^t sy vendrich oft andere , in syn alTwesen u lieden te gebieden yet te doene 
daer aen Syn Ma^ profyt, nae hen duncken, gelegen soude wesen, dat ghy hen 
lieden dienstelyck verstaen ende onderdanich wesen suit , als den voirscreven 
hooptman. 



— 230 — 

IIII. Dat niemani van a luyden hem en vcrvoirdere op eens anders name te 
monsteren , ople verl)curte van syn lyff. 

V. Dat ghy lieden tcn dage van de monsteringc, d*ecn den andere egeen har- 
naseh , hellebaerdcn , spiessen oft andere stocken ter oorloge dienende, leenen 
en suit. 

VI. Dat nîemant van u luyden, hebbende de Co. Ma^ sold ende gelt ontfon- 
gen om Syn Ma' te dienen, nyet en vertrecke sonder oirloffoffpaspoert te heb- 
bene van de hooptman, opte verbeurte van syn lyff. 

VII. Dat ghy luyden egeen gemeyn houden (i) en suit sonder den wete endc 
consent van uwen hooptman , oyck op verbeurte van syn lyff. 

VIII. Dat ghy luyden egeen execrabile eeden sweren en suit, noch plaspho- 
meren, noch Godt loochenen, syne gebenedydc Moeder, noch syne Heyligen, 
opte pcene van gestrafl te worden nae gelegentheyt van de zaken. 

IX. Dat ghy luyden gheen jonge dochters , noch gehoude vrouwen ende an- 
dere van kynde gelegcn wcsende en suit violeren, noch overlast doen, opte 
verbeurte van lyff ende goct. 

X. Dat indyen ecnige van u luyden twist ende gcscil tcgens iemant anders 
name, ende om dat te remedicren sy luyden sceyden van hen luyden geselscap, 
om d*ecn tegens den anderen le balgen (a), d'ierste die dat sien sal, sal do 
vrede nemen ; ende indyen iemant dat te doene wederspennich viel , ghy suit 
hem ncderslaen, ende dieghene die sulckc neder oft dootslach doen werdt, 
sal des vry ende ontlast blyven sonder enichsins te misbruycken; ende indyen 
te voercn oft daemae deselve vrede, iemant nae synder medegesellen slœge, 
de slager sal in syn lyff gestrafl worden. 

XI. Indyen twee oft mecr knechtcn, van wat nalien sy waeren, d*ccn tegens 
den anderen sloegen , dat d'andere hem luyden van do vechlers gheen partyo 
mnken en sullen , maer aile nerstichcyt doen om vrede te stellen , ten eyndo 
datter gheen quaet noch haet ende nyt ondcr hen luyden en como , vuyt oirsake 
van der diversiteyt van de natie. 

XII. Indyen iemant van u luyden gewaer wordt van eenige verraderye ofla 
onige quade aenslach tegens der voorscrevc Co. Ma* oft Syns Ma*» lande cnd(? 
ondersalen, deselve sal gchouden wesen daeraff synen hooptman by cède ter 
waorschouwen. 

XIII. Dat nicmant van u luyden vuyt synen légère trecke en sal om te gaon 
rovcn , pluystcren oft andersins, sonder oirloffvan den hooptman, opte ver- 
beurte van lyff cndo goct. 



(i) Tenir des réunions, se rassembler; c'esl la géminé citée dans les anciens placards. 
(«) Se batiro. 



— 231 — 

XI11I. Dat niemant van u luyden mit Co. Ma^ vianden en sal mogen spreken, 
opte peene als boven. 

XY. Ende indyen van noodtshalve de ruyteren ende gby luyden in een plaetr 
sche geschickt ende gelogeert wordt, in sulcke gevallc suit gehouden wesen 
den voirscreve ruyteren gebuerlycke plaetsche te maken, om beurluyden 
peerden daer te stellen, ende d*een milten anderen patientie te nemene. 

XVI. Dat gby luyden by nacbte» in *t velt nocb elders, uwe haeckbussen ofle 
eunige van dyen , nyet lossen en suit daeraff eenicb inconvénient soude moge 
geboeren. 

XVII. Dat gby luyden nyet en suit mogen bederve nocb bescadige eenige mœ- 
lens, nocb eenige brantseatten te doen oft brant te stichten, sonder den oir- 
loff van den hooptman , midts dat de brantseatten der voirscreve Ma' overste 
toebebœren. 

XVIII. Indyen iemant van u luyden vuyter slachoirdine liep ende hem vlucb- 
ticb maeckte, in sulcke gevalle de naeste by bem wesende sal hem mogen 
doersteken sonder yet te misdoene. 

XIX. Dat niemant belet nocb scade doen en sal de soetelaers, nocb bcn 
afbemen enige provande ofl victualie die zy luyden aenbrengen sullen om den 
andere oirloochsluden te vercopen, tertyt toe dat de voirscreve provand te 
pryse gestelt sullen wesen ; dat zy luyden die nergens elders dan in den léger 
copen en sullen, opte verbuerte van don lyve. 

XX. Dat elck van u luyden wel ende getrouwelyck betalen sal, alomme daer 
gby luyden passeren suit, in de landen van Synder Co. Ma' ende in de steden 
daer gby luyden geschickt suit wesen , *t zy in belegge oft andersins , sonder 
eenichsins de ondersaten nocb ander te beschadigen , dan alleene in viants 
landen ende by consent van uwen hooptman. 

XXI. Dat indyen den hooptman eenige misdadigen wildedoen straffen, gby 
loyden en suit hem daerinne egeen letsel doen , maer, soc verre iemant oirsake 
waer dat die misdadige ontquame ende hem salveerde, dat den hooptman 
sulcke van u luyden, des oirsake wesende, sal moegen doen straffen gelycker- 
wys hy gedaen soude bebben do misdadige. 

XXII. Dat H drincken in sulcken wys behocrt verbodcn te wesene , dat soe 
verre iemant droncken wesende yet misdcde , die misdoender sal swaordcr 
correctie ontfangen dan off hy 't stuck gedaen hadde nyet by drancke 
wesende. 

XXIII. Wanneer men in oirdine trccdt , soc en behocrt niemant hem te ver- 
vordcre vuyter oirdine te gacne sonder merckelycke oirsake, maer indyen 
iemant sulcx dede, syn medegescllen sullen hem met foirLschc bedwingen 
daerinne weder te comen. 



XXIIII. Dat een iegelyck syn quartier, in 't velt oa ander steden ende plecken, 
daer sy luydcn geherbercht sullen wesen , houden sal , sonder te molesteren 
noch te nemene H quartier ofl logys van synder medegesellen. 

XXV. Ghy luyden suit oyek behœren le vreden te wesen met u luyder 
gewoendelycker solde van vier philippus gulden van xxv stuvers 't stuck ter 
maent, de maenl gerekent tôt dartich daegen; ende ofl gebeurde dat die betae* 
linge vertoefde xiiii ofl xv daegen nae d*expiratie van de maenl, ghy loyden 
en suit daeromme nyet mogen gemeyn houden, noch aflerlaten goede wacht 
ende toesicht te houden, noch oirloochsche exploicten nae gewœnte te doene, 
soe by uwe overste bevolen sal worden , roacr suit gracioselycken u luyder 
betalinge vervolgen, sonder dreygement, gelyck goede ondersaten sculdicb 
syn te doene. 

XXYI. Dat indyen enigen slach , stadt , slot ofl escarmouce gewonne ware, 
eeniegelyck sal gehouden wesen , syn oirdine te houden , sonder tôlier rovinge 
ofl pluysteringe te gaene , totter tyt dattet al volbracht sal wesen. 

XXYII. Dat niemant van u luyden en behoert den anderen aen te setten om 
te spelen; ende en sal mit niemandt anders mogen spelen dan dieghene 
wesende van eender natie , opten peene van gestrafl te wordene, om aile 
twisten die daer vuyt soude mogen spruyten te verhueden. 

XXVIII. Dat men den beul syn gewoendelycke previlegien behoert te laten 
gebruycken. 

XXIX. Indyen enigc allarmen geschiede , in sulcke gevalle sal een iegelyck 
trecken nae syn vendelen in de plaet« hen daertoe geordineerl, ende niet elders 
sonder H bcveel van syn hooptman ; ende indyen iemant vertrocke vuylen léger 
sonder paspoertc van synen hooptman , dieselve sal daeraff gestraft worden 
anderen ten exemple, ende synen goeden een iegelyck geabandonneert 
worden. 

XXX. Als iemant bevolen sal wesen de wake te houden , deselve daertoe 
gecommitteert, 't sy edelman ofl andere, sal gehouden wesen deselve wake in 
persoon te houdene , sonder in syn plaetsche eenen anderen te mogen stellen , 
ende en sal hem vuyt deselve waccke nyet mogen vertrecken sonder de consent 
vanzynen hooptman, opte peene van gestrafl te wordene 1er discrétion van den 
hooptman. 

XXXI. Ende ten leste , aile dieghene die acnverden ende heur lieder eedt 
doen sullen aile de voirscreve articulen t'onderhouden ende nae te volgen, 
ende daernae contrarie doende, sullen als schelms gescholden worden ende 
criminelycken geslraft worden. 

XXXII. Soe verre hier yet vergoten waer dat lot chrychsluyden dienen 
soude, ende sy luyden deshalven misdeden . deselve misdadige sullen daeraff 



— 233 — 

gestraft worden, nae gelegentheyt van de feyten, nae vermoegen des spitsche 
rechts (i). 

IXXIII. Ende indyeo enoige van a luyden gheen goede gedenckenisse en 
hadde van de voirscreve articulen, ghy luyden suit u luyden mogen vynden 
by den hooptman , dewelcke u luyden deselve sal doen herlesen teicker reysen 
als *t u luyden belleve sal, om daervan gheen onwetentheyt te mogen preten- 
deren. 

Cipic da lenpi, e«Ue llll, tui àrehivei dii rtytme de Belg i^n* : 
Papieri du conseil de* troubles, t. XIII. 



CLXVI. 
WLmffH de Teavoyé de Philippe, seigneur de nolrearmes (t). 

17 AVRIL 1567. 

Dicl que arriva à 6os-le-Duc le mardy xv«, environ les dix heures, et se loga 
au Lion. 

Dict que Bomberghe sortit de la ville, le vendredy auparavant xi«, à dyx 
heures du matin , ayant convoy de cent harquebouziers, et s'en alla à Loon (s), 
sur le rivaige. 

Dict que lundy dernier xiiii* sont partis les prédicans, et tenoit-on qu^ilz 
sont tirés vers Hele, appartenant au conte van den Berghe, de peur qu'ilz 
avoyent du droussart, estant sur le chemin de Loon avecq ses gens. 

Ledict jour, la magistrat licencya quatre cens hommes des huict qu*ilz 
avoient, lesquelz recourent argent et furent payez de tout leur deu en ladicte 
maison du Lion , estant la pluspart de la nouvelle religion. 

Dict que depuis le partement de monsieur le chancelier, plus du tiers des 
habitans et bourgois, estans de la nouvelle religion , se sont retirez de la ville, 
tirans le chemin de Clève, et ont emporté tous leurs biens. 

(i) Droit suprême, droit souverain. 

(t) Ce rapport est joint à une lettre que le seigneur de Noircarmes écrivit à Marguerite de 
Parme, de Maestricht, le 17 avril 1567, et à la fin de laquelle on lit : 

« J'envoye ung rapport à Voslre Âltëze d'ung personnaige que j'avois envoyé à Bois le- 
n Duc exprès pour sçavoir comme l'on se y gouvernoit. » 

(s) Loon, Loon-op-Zaiid, village à quatre lieues 0. S. 0. de Bois-le- Duc. 



— 234 — 

Le magistrat est présentement maître de la ville, ayant les cÀctz des portes. 

Qu*il y a apparence, comme plussieurs hourgois de ladicte ville luy ont dici« 
que s*il se présentoit quelque gcndarmerye de la part de Sa Ha^^, le peuple 
rendroit la ville en Tobéissance d*iccllo. 

Dict que Ton tient les gens de guerre quy sont sortis avoir prins le chemin 
pour aller se joindre avecq le s' do Brederode. 

Dict que les bourgois et mécanicques (i) se plaindent fort du petit gaingnaige 
qu*ilz ont. 

Le cancelier partit avecq le sieur de Petcrshem , le vendredy xi^, avecq aul- 
cuns députez de la ville, et pour convoy environ xl hommes, prins do tous les 
mestiers et sermons , lesquelz ne sont encoires de retour. 

L*on dict que Icdict chancelier a promis à tous ceulx de ladicte ville qu^il fera 
son mieulx vers la ducesse à ce que le mandement dernier publié contre eulx 
seroit mis à néant , et que tous ceulx quy ne vouldront ensuyvre ce que par 
les députez se pourra obtenir de Son Altèse au regard de leur conduicte , que 
ils auront trois moys de temps pour se povoir librement absenter des pays 
de Sa Majesté, avecq tous leurs biens, ayant aussy traicté et signé aulcuns 
articles avecq ceulx de ladicte ville. 

Dict que le peuple est estonné de ce qu*il a entendu les députez de leur ville 
ne povoir obtenir audience vers Son Altèse. 

Original, aux Arehivet du royaume de Belgique : Correêpondnnce 
de BrabuiU, Limboury el Malines, t. IV, (^ 358. 



CLXVII. 

Reqaéle des éehevins , Jarés , eonselliers el doyens des métiers 
de Bols-le~Due à Hai^aerlle de Parme > et apostille de eette 
prlneesse. 

18 AVRIIi 1567. 

Gcnadige vrouwe. Die sccpencn, geswooren , raidtsluydcn ende dekenen van 
don ambachten representerendc do drie ledcn dcr stadt van den Bossche, 
1. Bidden ende supplicercn in aider oelmoct, dat Uwer lloochcyt gclievo vuyt 

(I) r.ens de méiier. 



- 235 — 

sonderlinge gracio ende genado tcverlecnen pardon generacl voor denghcenen 
die tegens onsen heere dcn coninck ofl Uwer lloochcyt , ccnichsins zouden 
moegen hebben misdaen cnde gcdelinqucert. 

II. Versueckende endc biddendo insgelicx , dat tusschen middelen tyde die 
voorecreve stadt van den Bossche ende het quartier ende meyer>'e derselver 
stadt nyet en worden gemolestecrl, vuytgeteert ende gefoulleert met ruyleren, 
soldaten ende vœtknechten. 

III. Item, alsoe vêle bergers ende innegesetenen der voorscreve stadt (mits 
der commotien ende beruerten) zyn vertrocken buyten de stadt van den Bos- 
sche, ende dat die van der nyeuwer religien zeer zyn gevlucht cnde geruympt, 
gelyck zy noch dagelicx zyn docnde, in der vucgen dat vnyt der voorscreve 
stadt van den Bossche, zoe wel van d*cen als van d*andere, nu tegcnwoirde- 
lyck meer dan d'een helft is vertrocken , waer deur die voorscreve stadt wordt 
zeer desolaet gelaten ; versuecken daerom die voorscreve drie leden zeer oet- 
moetdelick , dat den borgeren ende ingesetenen der voorscreve stadt , ende 
besundere dengheenen die van den raide der voorscreve stadt zyn , van wegen 
Uwer Hoocheyt geordineert ende bevolen worden, tcrstont ende zonder ver- 
treck wederom binnen der voorscreve stadt van den Bossche hen te moeten 
vnegen ende coemen. 

IIII. Item, mits dat het stuck van de justicien binnen der voorscreve stadt 
van den Bossche zekere langen tyt hceft stille gestaen , tôt grooten achterdeele 
van de ingesetenen der voorscreve stadt, soo bidden de drie leden derselver, 
dat Uwer Hoocheyt gelieve der voorscreve stadt van den Bossche te version 
van eenen goeden officier ofl scouthet , ten eynde *t recht voirtganck mach 
hebben. 

V. Item, want die borgeren der voorscreve stadt ende hen ^eden overall 
buyten derselver stadt wordden gearresteert, aengehoudcn ende gehaelt, zoo 
wel in den lande van Gclre, binnen der stadt van Grave, als oyck elders in 
Brabant ende andere landen , dat Uwer Hoocheyt gelieve allcn d'arresten aen 
den borgeren der voorscreve stadt ende hen gucdcn gedacn, affte doene, ten 
eynde dat die overall vry ende vranck , zonder enige molestacie moegen pas- 
seren ende gevuert wordden, ende dat Uwer Hoocheyt gelieve voorts 't plac- 
caet dien aengaende gepubliceert, insgelicx afifte doen ende revoceren. 



Apostille. Die hertoghinne van Parma, Plaisance, etc., régente ende gouver- 
nante generaele voor den coninck van de landen van herwaertsovere, verstaen 
bebbende 't versoeck aen Haer Hoocheyt van wegen der schepenen, geswooren, 
raedtsluyden ende deken van dcn ambachten , representerendc de drye leden 



— «36 — 

der stadt van *s Hertoigenboftsche, by baere gedqioteerden gedira, heefll doi- 
selven daerop doen representeren , hoe dat wesende die yooncreve sUdt, ter 
caase van de verscbeydenbeyt der rellgie, in twist, tweedraebt ende mmoer, 
ende wesende die josticie aldaer gesupprimeert , beefl aldaer gesonden gehadt 
den canceliier van Brabant ende den beeren van Herode om aile dingen te 
stillen, ende die beboirlycke in de Zyner Ma^ schuldige geboerzaembeyt, auto- 
riteyt ende die justicie wederomme te restabilieren ; ende merckende dat die 
voorscrove twee commissarissen lange tyt aldaer geweest bebbende, nyet 
vmchtbaerlicbs en badden konnen voytricbten, ende besorgende dat doer 
tweedrachticbeyt der burgeren meerder qnaet badde moegen verrysra, opstaeo 
ende naevolgen, badde gedacbt, om suUicx voer te kommen ende den goeden 
te troesten ende stercken ende den quaeden te dwingen , eenich crycbsvolck 
daerinne te leggen , ende dyen aengaende last ende bevel gegeven den graven 
van Megben ; ende alsoe die van den Bosscbe vermaent ende versocbt synde vtn 
Haer Hoocbeyt, by bricven aen hen gescreven, *t voorscreve crycbsvolck inné 
te laeten ende t'ontfangen, nyet alleen suUicx geweygert , maer oyck de voor- 
screve twee Syner Ha^ commissarissen gevanckelyck gestelt ende gebouden 
ende densolven veel moetwils aengedaen bebben ; beefl Haer Hoocbeyt den 
voorscreve gedeputecrden doen vcrclaeren, dat zy ben nu ter tyt nyet anders 
en weet te antwoorden , dan dat zy die stadt simpelyck stellen in geboorsaem- 
beyt ende obedientie Zyner Ma', daerinne ontfangende alsullick garnisoen als 
Haer Hoicbeyt by raode bevinden zal tôt dienst Syner Ma' te bebooren; ende 
voorts dat zy bon stellen gebeelyck ende naecktelyck in de genaede ende goe- 
dcrlieronboyt Zyner MaS onde dat gedaen zyndc, dat Haer Hoocbeyt Zyne Ma' 
zall advortercn van *t pardocn by hen beghcert, ende dan oyck adviseren op 
die andore puAclen by den voorscrove gedeputecrden versocbt , soe zy bevin- 
den zall te boboercn. Godaon te Bruesselle, den xv!!!®)^ dacb aprilis xv^ lxvii. 

Berty. 

Copiei da Icmpi, tnx Arehivei MmonDilei de Btii-le-Dic, dtit Tsie, 
eollttioinée, daii le regiilre B. b* 87, h 8S7, et Vnitt 4aii le 
regiitre iitililé : Musiven, 1566-1567; — et aitn —fw da 
teopi , tix ArchiTei di rtyiine de Belgiq se : Registres aux 
Actes, t. VI,f>105. 



«37 — 



CLXVIII. 

§Aaf-e»B4ntt «eeordi à eeu qui «eeompagnéreiil le ehaneeller 
4e Brabant et J. de Herode à leur départ de Bols-le-Dne. 

BRUXELLES, 18 AVRIL tS67. 

Margarita, etc. ÂlIen ofïiciercn Syner Ma' salut ende dilectie. Wy ontbieden 
ende bevelen u van wegen derselver Syner Ma', dat ghy thoonderen van desen, 
burgeren dcr stadt van *s Hertogenbossche , tôt dryc ende darticb ofl daer- 
omtrent , die den canziier van Brabant ende heere van Merode , wederkom- 
mende van de voorscreve stadt van 's Hertogenbossche tôt binnen deser stadt 
Braessel geleydt gedaen hebben , ende tegenwoerdelyck wederomme nae den 
Bossche keeren, met hoeren dieneren, bagagien ende goedt, vryelyck, onbe- 
bindert, onbelet ende ongemoyt laet lyden ende passeeren. Dat ts alzoe Syner 
Ma»* wil ende meyninge. Gegeven te Bruessel , onder onsen naem ende der- 
selver Syner Ma»» secreet segel hieronder opgedruckt , den xviii*" dach aprilis 

X^ LXVII. 

liinte, iBX Arebifei da rejavae dt Belgiqu : Correspondance 
de Brabant, Limbourg et Matinée, t. IV, f^ 363. 



CLXIX. 
Eiettre dn eomte de Hegen à Hargaerile de Parme. 

UTRECHT, 30 AVRIL 1561. 

Madame, Vostre Altèse feroit bien de se haster avecque Boys-le-Duck de ce 
qu'elle yl ast affaire, car yl sont retournées cinc ou 600 ghculx de cheulx qui 
sont fuys , et commancent à reprandre coraige , et yl faict à doubter qu'ils ne 
remainent leur prédicants qui sont à Heel , où yls sont esté ojourd'huy asseuré- 
mant plus de 500 o sermon. Vostre Altèse feroit bien oussy, à correxion très- 



— 238 — 

humblo, do 8C hastor avocque choulx d^Anvers, do pour qu'ils no changont 
d*oppinîon. 

D*Utrecht, co xx« d'apvril 1567. Do Vostro Altèso trôs-humblo et obéisant 
sorvitcup, 

Charles de Brimeu. 

Original , i« ArebÎTei da rtytme de Belgique : Correêpondance 
de Gueldre et lulphen, vol. de 11^7, r> UA. 



CLXX. 
Eiettre de Charles ^ eomte de Berlajrmoat, aa dae d^Albe. 

BRUXELLES, iO AVRa 1567. 

Monseignour 

Depuis quo le cbancelior de Brabant et seigneur de Merode sont de retoury 
et que Bombergbe , qui s*estoit saisi de Bois-le-Duc , est parti , les députez 
dMcelle ville sont esté vers Madame, démonstrant assez quMls estiment no 
rien avoir mesprins vers Sa Majesté, demandant néantmoings pardon général 
do tout ce que s*est passé avecquo aultres plusieurs pointz du tout imper- 
tinens. Ont eu pour response, qu'ils se retirassent et remissent la ville, ôs 
mains du roy, se soubmettant à la clémence et bon plésir do Sa Majesté, 
comme ont faict ceux de Mastricht, aultrcmcnt Ton les constraindroit se ren- 
gor à la raison. Je tiens que en co n'y aura aucune difficulté, puisque les pou- 
vres gens voycnt comm' ilz se sont laissé mener. 

De Bruxelles, le 20* jour d'avril 1567, après Pasques. De Vostro Excellence 
humble serviteur, 

Ch. de Berlaymont. 

(Cette pièce a éttî imprimde par J,-C. de JoKGE, V 
handelingen en onuUgegeven gtukkcn belreffrmh 
geschivdcnis dcr Ncdcrlandcn : Delft , 48îi5 ; t. 
p. 52.) 



— 239 - 



CLXXI. 
Eietlre dv eonte de Hegen à Marguerite de Pâme. 

UTRECHT, 31 AVRIL 1567. 

Madame, en conformité do ce que j^escripvis hier à Voslre Altèzc, qu'elle 
feroit bien de se baster avecq Bois-le-Duc de ce qu'elle y at affaire, pour ce 
que les gbeulx y commencent à reprendre courraige, j'ay entendu par la con- 
fession d*ung soldat de Viane, qui est prins prisonnier ichy, que ceulx dudict 
Viane doibvent envoïcr audict Bois-le-Duc cincq cens soldats au secours des- 
dicts gbeulx, dont n'ay peu lesser, comme Irès-bumble serviteur du roy et de 
Vostre Altèze, d'adviser aussy icelle Voslre Altèze, affin qu'elle veuille regarder 
d'y donner tel ordre comm' elle trouverai convenir. J'ay aussy entendu d'ung 
qui vint bier de Bois-le-Duc, qu'est homme accorto (i) , que sy Vostre Altèze , 
passé trois ou quatre jours, y eusl envoie quelques gens qu'ilz les eussent bien 
lessé entrer, puisque tant des gbeulx esliont enfuys, dont la pluspart sont 
astbeure retournez, et que les bons estiont les plus forts, dont je crains qu'il y 
pourroit bien avoir astbeure quelque difficulté. 

Madame, je prie le Créateur, etc. D'Ulrccbt, ce xxi* d'apvril 4567. De Vostre 
Altèse Irès-bumble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

Original , aux Arebivei da rtyaaDe de Belgique : Otrresjiondancc 
de Gueldre et Zutphen, vol. do 1567, P> 346. 

(f) Avisé, prudent, rusé. 



— 240 - 



CLXXU. 
Eieltre do eoaite de Megea à Marguerite de Pai 

UTBECHT, SI AVRIL IS61. 

Madame, le galant homme dont j*escrips à Vostre Altèso en ceste ycy joincie, 
ast entrepryns de traicter avecque les bons de Boys-le-Duck, que dymanche, 
quant les gheulx yront o sermon à Hedel , sy Yostre Altèse yl voloît envoieer 
des gens pour les secouryr, yl leur serreront la porte et lesseront entrer les 
gens qui playrast à Yostre Altèse les envoieer. Sy Vostre Altèse yl veult enten- 
dre elle m*en porrast advyser, mays yl fauldroit que j*en eusse nouvelles 
endedans jeudy o soir, car cestui-là serast vers moy à Thuere-là avecque tout 
ce qu'il aurast négotié, et fauldroit que Yostre Altèse envoîast 4 ou 5 ensein- 
gnes à Tumault , qui ne sceussent pourquoy, et que le chief eust ordre de faire 
ce que ung gentylhome des miens lui dyrast, lui portant ungne mienne lectre. 
Sy la chose vast avant, je ne fauldray de mon costé de donner toute Tassis- 
tance que porray aux bons, en actendant que le secours arrivrast de Tautre 
costel. Sy Vostre Altèse n'en vient o boult aultremant à sa volonté, j*ay bon 
espoir que cechy ne fauldrast poinct. Je supplie très-humblemant Vostre Altèse 
exécuter chaudemant ceste victoire que Diu lui ast donné, car nous adver- 
saires avecque la moyndre chose du monde perdent tout le corayge, et avec- 
ques le mesmes le resprandent. Andreleckt ne sçayct riens de ce que desus , 
par où yl playrast à Vostre Altèse ne lui en riens dyre, ny à personne, sy ce 
n'est à ung o deus, car asseurémant les choses du conseil ne demeurent 
secrètes. 

Madame, je prie le Créateur, etc. De Utrecht, ce 21* de avryl anno 1566(0. 
De Vostre Altèse très-humble et obéisant serviteur, 

Charles de Brimeu. 

OrigiD>l f >Qi Arebivet do royanme de Belgique : Correspondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 1567, (* 348. 

(i) Celle leltre porte abusivement la dale de 1566. 



— 241 ~ 



CLXXIII. 

^•Êêrumrîfimm d'ane lettre de Margaerlte de Parme mi eeaite 

de MegeB. 

S3 AVRIL 1567. 

Mon cousin 

Posi-daU. Depuys ceste despeschée, j'ay receu vostre lettre du xxr, sur 
quoy ne me samble avoir apparence ce que a confessé le soldat de Viane, pri- 
soonier illccq , touchant ce de Bois-lc-Ducq, contenu en vostredicte lettre, 
puis mesmes que les députez dMcelle ville ont esté vers m' de Noircarmes, à 
Tuemhout, et à ce qu*il m*a escript, le priant de point passer ouUre, et que 
dedans deux ou trois jours ilz espéroyent retourner avec bonnes nouvelles , 
et quand bien cela qu'escripvez se feit, Ton est en termes que ne s'en faict 
grand cas. 

Au demeurant, j'ay rcceu une aultre vostre dudict xxi®, de vostre main, et 
puisque tant que j*ayc m*asscuré de la ville d'Anvers, importante plus que ne 
faict Bois-le-Ducq , il fault que je diffère aultres emprinses pour quelque peu , 
avec ce que noz affaires (à Dieu mercy) sont en estât que nous pouvons et deb- 
Tons procéder aperto Marte (i), sans cercher de stratagèmes , estimant et veul- 
lant espérer que ny Fung ny Taultre sera de besoing si ceulx de Bois-le-Ducq 
persévèrent en leur intention susdicte, comme je tiengs ilz trouveront par con- 
seil leur estre le plus salutaire. 

Datum , le xxiii^ jour d*apvril 1567. 

Minute , aux Archives da royaime de Brlgiqne : Corretpondance 
de Gueldre et Zutphen, vol. de 4867, f^ 350. 

(i) A forces ouvertes. 



— 242 — 



CLXXIV. 

RégoloUon des éeheirlng, Jorés, conseillera et doyens des aiéliers 

de Bols-le-Dae. 

VERS LE S4 AVRIL 1561. 

Genadigc vrouwc. Die scepenen, geswoiren, raedsluyden ende dekenen 
van den ambachten representerende de drye leden der stadt van 's Herlogen- 
bossche , mitsgaders de gedeputeerde van de vier schutteryen derzelver stadt , 
gchoirt ende verslaen hebbcnde het rappoirt by den gedeputcerden der voir- 
screve stadt duer lasle ende bevelc van Uwer Hoocheyt gedaen, hebben 
eendrechtelyck vercleert gehadt , bereet ende goetwillich te zyne hen te gevcn 
ende stellen in de obedicneie ende geboersaemheyt van onsen genadigen heero 
den koninck , ende in de genade ende goederthierenheyt van Zynder Ma* ende 
Uwer Hoocheyt. 

Syndo insgclycx te vreden t'ontfangen aile alzulcken garnyzoen aïs Uwer 
Hoocheyt, tôt dienste van Zynder voirscreve MaS ruste ende welvaeren der 
voirscreve stadt,. bclieven zal. 

Versueckende nyettemin in aider oetmoet ende biddende, aengesien dat die 
gemcyn bergers ende ingesetenen der stadt van den Bossche cghecn anderc 
spraeck en zyn hebbende oftc gcbruyckende dan de nederlantsche duytschc 
spraccke , egheen franchoysen oft anderc natie van volcke verstaende , dat 
Uwer Hoocheyt gelievc der voirscreve stadt te scynden ende verlcenen garny- 
zoen, allcenlyck de voirscreve duytsche spraecke userende ende gcbruyckende, 
om le verhucdcn aile inconvenicnlen die anderssins daer vuyt zouden mogen 
ryscn. 

Ende dat in alzulcken cleynen ende matclyckc gelalle ende nombre als der- 
zelver Uwer Hoocheyt, tôt proiTyte Zynder MaS ruste, vrede ende welvaeren 
der voirscreve stadt bevinden zall te behoiren. 

Voirts, zoe biddcn ende suppliccrcn de drye leden der voirscreve stadt van 
den Bossche, dat Uwer Hoocheyt gelieve t'advyscren ende deliberereu op de 
poinctcn ende arliclen by den gedeputcerden der voirscreve stadt den xvir" 
dach van doser maent van aprille Uwer Hoocheyt ovcrgcgeven, le wetene : van 
le verlcenen pardon gcnerael vocr dongheenen die tegens Zynder voirscreve 
Ma' oft Iwcr Hoocheyt cnnichssins zouden mogcn hebben misdacn ende gede- 
liniiueerl. 



- 243 — 

Item, dat Uwer Uoocheyt gelieve aile d*arresten, die gedaen zya op den bor- 
geren ende poerleren der voirscreve stadl ende heuren goeden op verschey- 
den ihoUen in diversche steden ende plaetsen , aff te doen , ende dat Uwer 
Hoocheyt gelieve insgelycx *t placcaet dienaengaende gepubliceert, te doen 
cesseren ende ophouden. 

Item , dat Uwer Hoocheyt gelieve derzelver stadt te versien van een goeden 
officier lot voirderinghe van der justicie, mits dat het stuck van derzelver 
justicie sekere maenden heefl stille gestaen. 

Biddende oyck, dat die voirscreve stadt, het quartier ende meyerie der- 
zelver, nyet en worde gefouUeert ende vuytgeteert van ennighen ruytheren 
ende knechten. 

Die gedeputeerde der stadt van den Bossche hebben het voirscreve geschryfte 
der hertoghinne van Parme, etc., overgegeven op sondach den xxvii^" dach 
van aprille anno xv^ lxvii. 

Cipie di tenpi , aux Arehif ei etaBiiaUt de Boii-le-Die , dans le 
ref[iitre iaUtalé : Misiiven, t56ô-t567. 



CLXXV. 

Lettre de Marguerite de Parme à Bernard tob Sehaaweaborgh, 

goa¥emear de Bols-le-Dae. 

AHVERS, S9 AVRn. 1561. 

Marguerite, etc. Cher et bien amé, comme ceulx de la ville de Bois-le-Ducq 
nous ayent faict déclairer qu'ilz sont contens y recepvoir telle garnison que 
trouverions bien pour le service du roy monseigneur et repos de ladicte ville 
y mectre, nous avons trouvé , par conseil, ne debvoir différer Tenvoy de ladicte 
garnison celle part; et comme aussy avons trouvé requis qu^elle soit comman- 
dée par personnaige de respect et d'autorité , qui aussy puist y faire ce que con- 
vient pour le service de Dieu , de Sa Ma*^ et pour le restablissement de son 
autorité et de Tobéyssance que luy est deue, et aussy de la justice, laquelle cer- 
tes y a , plusieurs mois passez, esté supprimée et suppéditée; nous , cognois- 
sans la bonne affection que avez au service de Sadicte Majesté et les bonnes 
qualitez estans en vous, vous avons choysi pour chief et superintendent de ladicte 
I. 46. 



- 244 — 

ville de Bois-le-Ducq, vous requérant de incontinent tirer celle part, y menant 
quatre enseignes de vostrc régiment de trois cens testes pour enseigne, lesquel- 
les par la lettre cy-joincte nous escripvons à ceulx de ladicte ville de Bois-le-Ducq 
de recepvoir, loger et accommoder, comme verrez par le double qu'avons faicl 
joindre à ceste; et y estant entré, regarderez de y mectre tout bon ordre pour 
la bonne et seure garde, tranquillité et repos de la ville, prenant à vous et 
gardant les clefz des portes dMcelle, donnant le mot de guet, vous saisissant 
des artilleries, munitions et armes publicques, et les faisant garder par quelques 
commis en lieu seur,et devant tout restablissant le service divin par touttesles 
églises et cloistres et donnant ordre que la justice soit restituée en son train 
deu et convenable. Et comme, pour tant meilleure asseurance de ladicte ville à 
la dévotion de Sa Ma^ et en quiétude, semble quMl conviendroit bien que Ton y 
désarmast aussy le peuple , vous y adviscrcz et nous advertirez comme Ton le 
pourroit myeulx exécuter, pour après vous faire entendre là-dessus nosire inten- 
tion ; et afin que puissiés tant myeulx effectuer ce que occurrera h négocier et 
traicter audict Bois-le-Ducq , nous avons ordonné au chancellier de Brabant de 
vous envoyer ung conseillier appelé m® Augustyn van der Borcht ou ung aultre 
appelé Hinckart avecq ung secrétaire , vous requerrant de donner ordre à vos 
soldatzquMlz vivent et se conduisent avec toute modestie envers les bourgeois, 
manans et habitans de la ville, comme aussy avons enchargé iceulx de réci- 
procquement se porter avec les soldatz, et que nous advertissez de temps à 
aultre de ce que y passe , comme le tout entendrez plus amplement par le 
s' de Noircarmes , ayant esté présent au conseil où la délibération de ce que 
dessus a esté prinse. 
Atant, etc. D'Anvers, le xxix® jour d'apvril 1567. 

Su8cription : A nostre cher et bien amé le sieur de Schouwenbourgh , gou- 
verneur, capitaine et prévost de Thionville, et coulonnel d'ung régiment de gens 
de pied Allemans pour le roy. 

Minole, aui Arehivet do royaume de Belgique : Correspondance 
de Brabant^ Limbourg etMalinex, t. IV, f^ 398. 



245 ~ 



CLXXVI. 
VMr% de Marguerite de Parme aa eliaBeelier de BraliaBl. 

AirVERS, 29 AVRIL 1607. 

Marguerite, etc. Cher et bien amé, comme présentement nous ayons advisé 
d*envoyer les'^de Schouwenbourgh, coulonnel d*ung régiment de gens de pied 
ayec quelques enseignes d'icelluy vers la ville de 6ois-le-Ducq , pour chief et 
superintendent d'icelle, et que trouvons bien quMl soit assisté de quelque conseil- 
lier et secrétaire en Brabant en ce qui occurrera de jour à aultre à traicter avec 
oeulx d*icelle ville, nous vous ordonnons que ayez h incontinent envoyer à cest 
effect vers ledicts' de Schouwenbourgh, lequel se trouvera à Tumhout ou 
aadict Bois-le-Ducq , le conseiller van der Borcht ou Hinckart , Tung d*eulx qui 
myeulx y pourra vacquer, avecq un secrétaire, sans y faire faulte, et en aver- 
tissons présentement ledict s' de Schouwenbourgh, leur enchargeant d^user de 
toute bonne diligence par chemin. 

Àtant, etc. D'Anvers, le xxix"« jour d'apvril 1567. 

Swcription : A nostre cher et bien amé messire Jehan Scheyffve, chevalier, 
chancellier de Brabant. 

Miintf , lox Arehivet da rtyanme de Belgiqne : Correspondance 
de Brabant, Limbourg et Matinée, t. IV, P> 400. 



— 246 



CLXXVII. 

Lietlre de Mai^^erlle de Parme aox ielMYlas, Joris, ee—eJlier» 

et doyens des métiers de Bols-le-D«e. 

ANVERS, «g AVRIL 1567. 

Margarita, etc. Lieve besundere, achtervolgende de verclaringe ons van 
uwent wegen, by uwe gedeputeerdc, soe montlyck als schrifllyck gedaen, dat 
ghy te vreden syt rontfange aile alzuUicke garnisoen als ons tôt dienst des 
conîncx, onses genedichs liefs heeren, rust ende welvaert der stadt, believen 
soude; schicken tegenwoerdelyck derwaerts den heer van Schouwenborch, 
gouverneur ende capiteyn van Diedenhoven (i), in den landen van Luxembourgfa, 
met vier vendelen duytsche knechten van synen regimente, denwellicken heer 
van Schouwenborch met deselve knechten ghy suit ontfangen , inné laeteo , 
doen logeren ende gerieven tôt redelycken pryse van hoere nootdruflen, ende 
voirts hem als overste, van wege Syner Ma^ binnen de voirscreve stadt van 
*8 Hertogenbossche , aile behoirlyck respect ende gehoersaemheyt dra^;en 
ende bewysen in H ghene hy tôt dienst Syner Ma' aldaer sal ordineren ; bestel- 
lende ende bevelende uwen burgeren ende ingesetenen, dat sy hen te^^en 
den voirscreve knechten, noch met woerdeà noch met wercken en stellen, 
gelyck v\7 oyck den voirscreven heer van Schouwenborch belast hebben de 
knechten daerinne te houden dat sy hen van gelycken draeghen teghen den 
voirscreve burgeren ende ingesetene. Ende des en syt nyet gebreckelyck. 
Lieve , besundere , God sy met u. 

Geschreven t'Antwerpen, den xxix«" dach aprilis 1567. 

Smcriptian : Onsen lieven, besunderen den schepenen, gesworen, raedts- 
luyden ende dekenen van derambachten, representeerende de drye leden der 
stadt van *s Hertogenbossche. 

Minate, aax Arehifet dn rtyione de Belgiqie: Correipondanee 
de Drabant, Limbourg et Malinet, t. IV, r> iOi. 

(i) Thionvillc. 



I 




Orpenses diveraea ordonnées par le maglslrat de ttola-le-Dnc, 
depuis le mois de mal jusqu'au mois de tieplembro I5G7> 

Vu}-tee\'en d'welck die rcntmcesleren van wege lier elatll van 's Herlogen- 
bosscbe, biunen den jaire deser rekeninge, hebben moctcn debursoren over- 
mîdls de sedilien , commolien ende beruerten die byanea descr stadt , lot ver- 
derlTeDisse dcrselver, by den soRtarissen vaa dcn calvinisleD , die henselven 
met heurcQ propren uaaie noempcleii geusen le zyiie , is aengoricbt ende voorts 
eekecrt Bewcest, 

lerst van dcn dachvaerde : 

It^OQ, oplen xix'" mcye anno voorscreve, soe is ter ordinanlie van de dric 

toi Ânln'er])en allcen gereysl m' Roeloff Lueckeinan , pensionaris. omme 

le Tornencn wat vriheyl in de imposten endo ïicchynsen der voorscreve 

de csppiteyn , bevcelsluyden , provoosl ende gemeyn soldaten , bynnoo 

er voorscreve stadl vno Aalwcrpcn in garnisoen lig^etide , walren hebbende 

^ ode genyeleiidc, ende liy bem voorts te sol licite ren aen der Hoacbeyl.dal do 

'C^l'ccaeten van de urresten soude gerevoceert wordden ; wairop die wclbouders 

■>«m Antwerpen hebben verclairt, dat zy den gouverneur hadden vorleenl vri- 

beyt van accliynsen onde imposten voer hem ende zyn familie, ende den capi- 

ft^pen ende lieveelsluyden wairen hcbbende zekeren ta\ van vvynen ende bie- 

»-en ïTj- van dcn voirscrevcn accynsen ende imposten, ende do gemeyn soldaten 

^nde voetknecbten en hadden egeen vrydoni van accynsen ofl imposlcn , onde 

^engaendcden provoost enwashemnyetgepcrmiliccrteenigusettingcledoene 

'%'an cnnige viclualie op ennige prj's ofl gell , mair moslen de voetknechlen vol- 

^cn der gemeyn merci; onde acngaendo de annnliatie van den voorscreve plao- 

«■ale. soe heett die voorscreve pensionaris, zoe aen Haer Hoocheyl ende andero 

tieeren van den secretcn raide soo veelc gcsolliciteert , dat hy oipen brieven 

"^in placcale hadde geimpetreert , by dcvvelcke , van dyer tyl voertacn , allcn 

«m-GlcD , soe wcl van den bourgers als heuren gueden vvairden aFgedaen , en *t 

"voet^ende placcacl gerevocecrl on te nyele gedaen. In welclier zaicke de 

voerw revo pensionaris lieeft gevaceerl van den xis"" roeye voorscreven tollen 

vi" juny dnir uaesl volgendo, inaicken xix dagen , 's daechs xxxvi st. 

llcm , heert die voorscreve pensionaris aU doen voor dese stadl verschoUm 
aen de clerck van den audiencier, voir de expeditie van de voorscreve plao- 
Mle ende voir de heslotcn brieven aen mynheer den canselier gedirigeert om 



— 248 — 

(le voorscreve oipen brieven te zegelen » xxviii st. — Noch den clerck van 
den canselier, de voorscreve oipen brieven van placate gecopieerd hebbende, 
belaelt : vu st. — Noch den clerck van den pensionaris van Antwerpen, voer 
zekerc extracten aengaende de nyeuwer religie, betaelt : ix st. 

Item, m' Goyart Lombarts, in drie diversche dachwairden dair hy van de 
stadtwege in commissie is geweest als voorscreve staet , aen wagenhuer ver- 
leet , t*samen : xx guld. 

Item , xix<^° junii , Marcelis Jan Hermanss, ten bevele van de drie leden deser 
stadt gereyst nae Antwerpen , aen der Hoocheyt aldaer wesende , omme te 
solliciteren dat de placcaten van de arresten van de bourgers affgedaen zoude 
wordden. Dairomme gevaceert v daigen , 's daichs ii gulden. — Noch verieet 
aen den secretaris Berty, omme expeditie te hebben van de brieven, vf^et- 
mede de voorscreve placcaten wairden gerevoceert, xxxv st. 



Vuytgeven van scencken by deser stadt gesconcken sommige heeren, 
bynnen deser stadt , ter zaickeu van de voorscreve beruerten , in commissie 
gesonden zynde, en andere heeren om in de gratie derselver wederomme te 
comene, gedaen gelick hiernae volght : 

Item, den xxiiii*" may anno xv* lxvii , hebben de heeren scepenen, de grave 
van Megen binnen dese stadt gecomen zynde , besconcken met twee amen 
vvyns tôt Jan Kuysten gehaell; de aeme, affgetoigen den accyns, gecoft voer 
XXI guld. V st. 

Item, alnoch tôt Marcelis Hermans betaelt xii amen ende lxxiiii potten wyns, 
die mynheercn den cancellier endc Mcroda aldaer hadden docn halen bynnen 
den tyde dat zy albier in commissie gelegen hadden, diewelcke dese stadt 
den voorscreve heeren oick gesconcken hadden ; elcke ame betaelt als voer, 
XX gulden, facit t'zamen , affgetoigen tzcventich gulden die de huyssier meer 
dairop betaelt heeil : i*^ lxxxiiii guld. xvi st. 

Item, ii«" may, hebben de drie leden deser stadt, mynheer van Scauwen- 
borch, alhier bynnen dese stadt van der Hoocheyt gouverneur gestelt zynde, 
besconcken met drie amen wyns ende xxxviii potten , lot Jannen Nobelmans 
gehaelt, de ame gecoft, afgetoigen den accyns, voor xxi guld. v st., facit 
t'zamen : lxxi guld. xvr st. 

Item, dien heer, den iii«° septembris, als voer met iir amen van den alder- 
beslcn w^n , facit : lxiii gukl. xv st. 

Item, uUimo septembris, alnoch m amen , facil : lxxxii guld. x si. 



— 249 — 

Vuytgeven van*t geene die voornoemde rentmeestere, met consent van de 
drie leden deser stadt , hebben gedaen ter cause van den garnisoen van ses 
vendelen hoochduytschen dat de Hoocheyt tôt defentie van deser stadt alhier 
badde gesonden. 

In den iersten, beeft heere Bernardt van Schouwenborch, overste capeteyn 
van de voorscreve ses vendelen knecbten , ende tôt gouverneur deser stadt 
van de Hoocbeyt gestelt zynde , aen deser stadt versocbt geieent te hebben 
n" guld., hy zoude de stadt tWoirscreve gelt eerlicken ende dcuchdelicke res- 
titueren van de ierste betalinge die *t hoff hem doen zoude; alsoe hebben die 
voorscreve rentmeesteren , met consent van de drie leden, denzelven capeteyn 
getelt opten xvi«" juny anno xv« lxvii : ii" guld. 

Item , opten m" july anno voorscreve , ten versuecke van de voorscreve 
gouverneur Scouwenborch , soe hebben de voorscreve rentmeesteren, ten 
bevele als voer, hem noch geieent : ii" guld. 

Item, XIII*" augustii, alnoch den voorscreve gouverneur, tôt zynen ver- 
suecke vuytgereyct, met consent als voer : ii" iiii*^ guld. 

Item, XXVII*» septembris, alnoch den voorscreve gouverneur, totsyneu ver- 
suecke, ende met consent als voer, vuytgereyct : xii<^ guld. 

Item, den xix«" noverober anno voorscreve, als 't garnisoen voorscreve vuyt 
deser stadt zoude vertrecken nae HoUant, soe hebben die voorscreve rentmees- 
teren den voorscreve gouverneur, met consent als voer, geieent tôt syn ver- 
8ueck V* guld. 

Item , ter ordinantie ende bevele van de heeren scepenen , mynheer van 
Scouwenborch voorscreve, opdat hy onse bourgers duer syn knechten nyet en 
^oude laeten aendoenc eenigen overlast, ende dat hy dese stadt acn de Hoocheyt 
v^œr gerecommandeert wilde houwe, gesconcken tôt diversche tyden, vi nial- 
der haveren , gecofl voor vu guld. ii st. ; noch vi malder baver, 't maldcr, 
^ecoft voor xxiiii st. m oirt. ; noch viii malder liavere, *t malder, xxv st. 

Item , de voorscreve heer van Scouwenborch alnoch gesconcken , ten eynde 
CDDse bourgers egeeuen overlast van zyne knechten aengedaen en zoude word- 
cien, eenen osse, gecoft voor xlvi guld. 

Item, hebben de drie leden alnoch geconscnteert , dat men allen de perden 

"^an Scouwenborch ende van zynen geheelcn regimentc, zoude leveren hct rou- 

^oeder, als hoye ende stroye , tolte voorscreve perden , ende om hen zulcx te 

leveren , le coopen ende vuylterjxken , soe hebben die drie leden daertoc geor- 

^ineert Henricken Goessenss, dcnwelcken de voorscreve rentmeesteren tôt 

diverschen stonden hebben vuy tgcrict , om 't rouvocder voorscreve te coopen , 

die somme van xii<^ l guld. 

Item, alsoe die prevoost van de regimentc van Scouwenborch, allen pro- 



vande die bynaeii ileser staUl comende was op eeneii lokcreii prys was Bel- 
ICDde, code dairalT zyn gGrecblitiheyt code ineer dea coopluydcn aruGincQde 
was, ail ofl hy in eenen velUegor hadde gelegco, lot grooleo scade ende ver- 
driel vao de bourgers ende dcti coopliiyden ennigen provande 1er merci bren- 
gende; endeomme zulcx verhuel ende belet le mogen worddea, soe hebben 
die drie ledcn met hem gcaccordeert , optcn xvt" meyaoDOLXMt, dat de 
stadl ïiem 1er maent zoudc Ijetaolen voer zyne gerochtichoyl. die hy se^hde 
liem te compctccren, drie soldon : facil xv guld.; atsoe hem betaeit ander 
lialCT maent solts, vervallen prima auguali anno voorscrcve i xxii guld. \ si. 

Ilem , op den îorslen augusli voorscrevc, is hem by de drie leden voorscreve 
toegevuecht, midis dyen hy nyel op en hiel 't voorscreve voluk van de voor- 
screvu provande te bescalten ende afUenemene , ter maenl vier solden : alsoe 
denselven botaeit drie maent sollz, vervallen prima soplcmbris, prima oclo- 
bris , prima novembris lxvii : lx guld. 

Ilem, denselïcn prevoosl, belaeit van xx daigen vervallen W" novembri 
anno lxvii : xmguld. 

Ilom.ultimaoclobris, 1er ordiaanlic van de heeren seopenen, Daniel Zcbso- 
lair, scouicth van do kurchten van Scliouwenborch, dal by, icn bevele van 
Schouwenborch , ontvaagen heefl allen do wapenen van don bourgers endo 
dieselve in zyn bewairnisse genomen ende die geslotcn hoelt boven op le grir- 
lle; dair voir hem bclaelt vi pbilîppus dacldcr; ende Laurena Godirroy, dal 
hy regislere voir mynheere van Schouwenborch dairalT heed gehoôweo, belaeit 
m pbilippus daelder. 

Item , iiii" may, by de commiasarisson deser sladl ende don foriers vao 
Schouwenborch, die de knechten van Schouwenborch blttnea doser stadl 
baddon gcrorieerl, godroneken xxv pollen wyus, etcke pol belaell ter ordî- 
nantio van de drie leden : v st. 

Item , lin" juny anno voorscrovo , don sloolmaickcrs die , ter inslanlio van 
Schouwenborch, xxi sJolen met heure sIcuLelen hadden vermaicl die hy ron- 
lomme aen de poortcn doser stadl ende tboorens was hangende , deur lieveel 
van do hcercQ scepencn ende commissariasen deser stadt, belaeit : vi guld. 

Item, xxvi"" july, Hans Hara, sotdael van Sehouwenborcli, dat hy do slculen 
van de ihuyn by den Boom, deui" beveel van do voorscreve scoulelh, vor- 
maict hadde, betaeit ; x st. 

It«m, ulljma septcmbris, Caspar, busmeester van Scouwenborcb, dat hy 't 
gescul ople Merci drie maondon heell bewairl ende toesiclit daerop gehadt , 
belaolL : m guld. un si, 

Ilem, Jan van Bersdonck, van wcgen doser sladl, endo Anlhonis Pynappel 
van wcgen onscn schoulelb, gi'inventariseerl hebbcnde allen 't gcweer dal die 



~ 251 — 

bouliers, ten versuecke van Scouwenborcb , hebben opter grifflen gebracbt, 
is elcken van hen dairaff by den heeren scepenen toegevuecht : m pbilippus 
dadder x gald. x st. 

Item, den voorscreven Henricken Goessens, in voile betalinge van den ruvoe- 
der by hem den perden van Scouwenborch gelevert, achtervolgende H slot van 
zyne rekeninge by hem aen de stadt gedaen, bctaelt : v« xiiii guld. xii V^ st. 



Vaytgeven aen den gheenen die *s nachts ende *s daigs aen der poorten ende 
bynnen deser stadt in der straeten gewaict hebben. 

Ten bevele van heer Bernardt van Scouwenborch, van der Hoocheyt bynnen 
deser stadt gouverneur gestelt zynde ende met consent van de drie leden, soe 
hebben m' Dirick van den Bleecke , Willem Verschout, Matheus van der Wege, 
Peter van de Leemput, Frans Willemss ende Peter van Hees , die voirscreve 
passanten ende repassanten aen de voirscreve poorten wederom begonst op te 
teckenen , ende heeft geduert van de x^° juny totten xi%V^ derselver maent , 
inaeckende elcken x dagcn, *s daichs vi st. 

Item , opten vi^ meye anno lxvii , is geordineert dat elck scutterie des 

nachts volgen zoude mair een teyte biers van x potten ; alsoe by den ouwen 

scutten gewaict van den iersten may totten \^^ juny, facit xcv potten; den 

Joogen voetboc^ van den vi~ meye totten xxvi«° meye , gewaict viii nachten , 

maicken lxxx potten biers ; den hantboigc gewaict van den xiiii®° may totten 

vii«" juny VI nachten, maicken lx potten biers; de cloveniers scutters gewaict 

van den xix^** may totten viii^° juny, vi nachten, maecken lx potten biers, elcken 

pot II *l% oirt; facit : ix guld. un st. i V^ ort. 



Vuytgeven van diversche ende alrehande saicken van de commotie ende 
beruerten voorscreve, in diversche manieron gedaen. 

xïiii«° meye, hebben die heeren scepenen, mynheere van Scouwenborch met 
zynne edele ende hoopluyden een maeltyt opter Gaflelen gesconcken metten 
commissarissen van Bruesel, ende wairen lxxiiii personen ter maeltyt; voir 
elcken persoon verdingt ende betaelt vi st., ende eenen gulden op ten hoop : 
xxiii guld. iiii st. Des anderen daigs zynder wederome ter maeltyt geweest 
ixnii personen, de man m V^ st. ; facit : un guld. xviii st. Noch opte twee 
daigen gedroncken clxxxi potten wyns in den Boek gehaelt, den pot iiii V^ st. 

Item , Willem Hermanss, alias Buyser, betaelt voer cost ende hier dat de 
trompet van de grève van Megen, aender stadt brievcn gebrocht hebbende, 
sldair verteert hadde : x st. 



— 252 — 

Item, Heoricken Goessens, dat hy, deur beveele der drie leden, deduytr 
schcn knechtcn van de capiteyn Scouweaborch heefl helpen fourierea ende 
die biletten dair van gescreven ende vuytgerict ; waeromme hy heefl gevaceerl 
van den ii""" meye totten vi^'" decembris, beloopende H samen ii^ xix dagen; 
facit : V xxxi guld. viii st. 



Vuytgeven van boodcnloon, bynnen den tyde deser rekeninge, ter oirsaicke 
van den voorscreve troublen ende beruerten gedaen, gelick volght (i) : 

Item, Adam , de bode , vii^*^ february, gesonden tôt Helvoirt aen m' Henrick 
Bloyman , omme hem te inthimeren, dat hy wesende voorschepen, bynnen der 
stadt commen zoude. 

Item , xxiii<»" february, Reynier, de bode, gesonden tôt Berlicum ende tôt 
Helvoirt omme den voorschepcn te halen. 

Item, ii«» marcy, Adam voorscreve, by de hoere schepenen gesonden tôt Hel- 
voirt ende m' Henrick Bloyman, dat hy binnen der stadt comen soude. 

Item, xii<^" mcrte, Reynier, den bode, gesonden nae Berlicum, tôt Vechel 
ende tôt Breugel, omme te inthimeren m' Goyart Lombarts, jonekheer Wal- 
raven van Erp ende m' Frans van Balen , schepenen , dat zy bynnen den stadt 
comen zouden. 

Item, op deselven dach , Goyarts, den bode, met brieven deser stadt geson- 
den tôt Grave , aen Jannen Otten, omme alhier bynnen deser stadt te comen. 

Item , xvi«» merte , Adriaen , de bode , by de hceren schepenen gesonden 
tôt Ilecsbeen omme Bloyman, onsen vooi*schepcn, te inthimeren dat hy bynnen 
deser stadt comen zoude. 

Item , xYii*^" mcerte , Reynier voorscreve, met brieven deser stadt gesonden 
lot Boxtel, aen Willemcn de Borchgreeff omme alhier bynnen deser stadt te 
comen. 

Item, xxvr" merte, Reynier voorscreve, met brieven deser stadt gesonden in 
Udcnhout, aen Dierick Arenlssone ; tôt Tilborch, aen Jannen van de Water; 
tôt Boxtel, aen Willemcn die Borchgreeff, ende tôt Helvoirt, aen m' Henrick 
Bloyman, omme bynnen deser stadt te comen, omme deser stadt in hairen 
grooten noot ten bcste te helpen raeden. 

Item, len selven daige, Adam voorschrevo, met brieven deser stadt gesonden 
aen Giiysbert Heym , jonekheer Goesscn van Brecht ; tôt Boxtel, aen Willemcn 
de Borciigrecff, eu Everards Berwouls; toi Gestel, aen Arent van Campen en 



(i) Plusieurs des noies qui suivent auraienl dû figurer dans la pièce n** XGV, mais nou$ 
avons préfértî réunir ioules celles qui oui trail à l'absence des membres du mat^istrat. 



- 253 — 

Christoffel Spierinck ; opte Dungen , aen Jannen Pynappel ; tôt Berlickum , aen 
m'Goyart van Vechel ende RoelofT de Bcver, omme binnen des stadts te comen 
ten eynde als voer. 

Item, Lucas , de bode, tôt Helvoirt gesonden aen m' Henrick Bloyman , ten 
eynde als voer. 

Item, xn«» april, Adam voorschrove, gesonden tôt Oisterwyk by m' Jacob 
Donck, secretaris, omme alhier bynnen deser stadt te comen. 

Item, xiiii^o april, Rombout Willemss, te pecrde gesonden tôt Helvoirt aen 
<i6 voorschepen (Bloyman) ende tôt Oisterwyk aen Wouter Scellons , secretaris , 
omme dat ze bynnen deser stadt zouden comen. 

Item, Reynier voorschrevc, deur bevcel van den pensionaris tôt Antwerpen 
^wacbt om brieven aen dcze stadt te dragcn ; noch gesonden tôt Gestel aen 
Cent Colen, ende tôt Oisterwyk aen Wouter Scellens, secretarissen, omme 
l)ynnen deser stadt te comen. 

Item, XVI'" aprill, Adriaen voorschrevc, gesonden tôt Middelrooye, opten 
Papendyck , ende tôt Hees, omme te vememcn wair Anthonis van Bombergen 
reysen zoude; noch gezonden tôt Helvoirt aen m' Henrick Bloyman. 

Item, XV*" meyc, Adam voorschrevc, met brieven deser stadt gesonden tôt 
Antwerpen aen de Hoocheyt, ende heeft wederommc antvvoirt gebracht aen de 
gouverneur Scouwenborgh ende aen de commissarissen bynnen deser stadt van 
Haer Hoocheyt gesonden; daeromme gevacecrt, reysen ende stil liggen. 

Item, hecfl heer Augustyn van der Borcht, commissaris bynnen deser 
stadt, gesonden Romboude Willemss , te perde nae Bruessel, met brieven aen 
der Hoocheyt, ende heeft wederommc gescriflelick antvvoirdt gebracht ; dairvan 
hem betaelt met stil liggen ende perthuere, facit : ix guld. 

Item , VII*" juny, Adriaen voorschreven , tôt Helvoirt gesonden aen m' Hen- 
rick Bloyman, ende tôt Heusden aen Barthus Loelf, omme bynnen deser stadt 
te comen. 

Item, xii«" juny, Rombout Willemss, te perde gereden tôt Helvoirt met 
brieven van den commissarissen van den Hove ende brieve deser stadt aen 
m' Henrick Bloyman, om hem mode bynnen deser stadt te brengen. 

Item, Adam voorschrevc, den xiii<^" augusti, gesonden by den heeren schepe- 
oen, tôt Cromvoirt aen Wouters Scellens, omme bynnen deser stadt te comen. 

Item, xix*^" septembris, Adriaen voorschrevc, van deser stadt wegen gesonden 

^ot Bruessel , met sekere commissie aen m' Henrick Bloyman ende m' Goyart 

tombarts, omme aen de Hoocheyt te solliciteren, dat hair gelieven wilde 

^%een spaenjairden binnen deser stadl in garnizoen te zeynden ; ende heeft 

Wederommc beslotene brieven gebracht ; dairommc gevacecrt, reysende ende 

^iil liggen, viii daegen. 



— 254 — 

Item , Jannen van Turnhout , dal hy eenen riem pappiers gedruct heeft van 
de geloofte die mynheere den cancellier ende Meroda in haere vertreck toi 
behoeff van de sectarissen hadden doen publiceren opten xi*^ aprille a® xv* 
Lxvii, daervoir hem betaelt xxxv st. 

Item, vi®° juny hebben de hecren scepenen opter Gaffèlen genoyi den com- 
missarissen van den hove, te wetene heerenWillemen van der Noot, Augastyn 
van den Borcht ende Zoete, secretaris, met meer andere heeren, ende waeren 
XV personen ter maeltyt, de man van iiii st. ; noch gedroncken x potten wyns 
in d*Yck gehaelt, den pot v st. ; noch in den Bock gehaelt viii potten, un ^/tst.; 
noch II potten Luykx hier, den pot i V> st. ; noch eenen pot Bremer bîer voor 
I braspenning , facit : vii guld. x st. i ort. 

Ixlraiti di MBple de Ii fille de 18M-1867, an AnUfei 
ceamiMiIet de Beii-Ie-Die. 



CLXXIX. 



Mmrgaewitm 



BRUXELLES, I*' MAI 1561. 

Madame, j*ay receu les lettres de Vostre Allèze du xxix^ de ce mois le jour 
d'hyer sur le soyr, et suyvant icelles j'ay commis le conseiller van der Borcht 
et secrétaire Zoete pour assister le s' de Scbouv^enbourg en la ville de Bois- 
le-Duc, en ce qu'il plaira à Vostre Allèze de leur commander. 

Atant, Madame, prie le Créateur donner à Vostre Altèze, après m'estre bien 
humblement recommandé à la bonne grâce d'icellc , rentier accomplissement 
de ses très-haultz, très-nobles et très-vertueulx désirs. De Bruxelles, le pre- 
mier jour de may 1567. 

De Vostre Altèze très-humble et très-obéyssant serviteur, 

Jehan Scheyfve. 
Sttscription : A Madame. 

Original , aoi Archipel do royaome de Bclgiqne : CéOrreêpotidanct 
de Brabant, Limhourg et Matines, l. IV, P» 409. 



255 — 



CLXXX. 
Lettre de Margaerlte de Parme aa magUitrat de Boi»-le-Dae. 

ANVERS, % MAI 1567. 

Margarita, etc. Lieve besundere, wy seynden legenwoerdelyck derwaerts 
m'^ Augustyn van der Borcht, raedt des conincx onses genedichs liefs heeren 
in Brabant, om den heeren van Schouwenburgh te assisterén in't ghene aldaer 
vallen sai te doene ende voirts aldaer te besoigneren achtervolgende onsen last, 
hem hebbende doen toevuegen m'<^° Niclaesen de Zoete , secretarissen in den 
Yoirscreve raede van Brabant, versoeckende ende nyettemin van wegen Syner 
Ma' u ordinerende , dat ghy den voirscreve m'«» Augustyn van der Borcht cor^ 
respondeert , ende u gevueghlyck bevvyst in aile *t ghene tôt volbrenghinge 
syns bevels noodich syn sal. Des verlaeten , van wegen Syner MaS ons alzoe 
lot u. Ceschreven t'Anlwerpen , den ii" dach mey xv« lxvii. 

SusetiptUm : A cenlx de la ville de Bois-le-Ducq. 

liante, aox Arekivei dn royanne de Belgiqie : Cofrespondance 
de Brabant , Limbourg et Malines , t. IV, f» 414. 



CLXXXI. 
liettre de Margaerlte de Parme à B. von Skliaaweiiborgh. 

AirvERS, « MAI 1567. 

Harguerite , etc. Très-cher et bien amé , le pprteur de ceste est m*^ Augustin 
der Borght, conseillier du roy monseigneur en Brabant, lequel va, par 
*^otre ordonnance, avec m'* Nicolas de Zoete, secrétaire dudict conseil de Bra- 
"^nt, vous trouver pour vous assister suyvant noz précédentes. 

Atant, etc. D*Anvers, le second jour de may 1567. 

Suscriptiott : Au sieur de Schouwenbourgh, etc. 

linate , aix Arehivei do reyaome de Belgiqoe : Correspondance 
de Brabant , Limbourg et MaUnei, t. IV, (^ 415. 



— 2S6 — 



cLxxxn. 

Ordonnanee du magistrat de Bols-le-Doe. 

i MAI t567. 

Men gebiedt van wegen ons aldergenadichstc hedren des conincx ende deser 
Zyndcr Ma' stadt van *s Hertoigenbossche , dat aile bourgeren ende inn^ese- 
tencn deser stadt, lien sullen vuegen , ail alsulcke soudaten ende knechten als 
de heer van Scouwenborch , gouverneur ende capiteyn van Diedenhoeven, in 
den lande van Lutsemburch , van wegen Synre Co. Ma' ons aldergenadichstc 
heere, binnen deser stadt brcngen sali, sullen ontfangen ende tegen deselve 
knechten ende soldaten hen met woirden noch met wercken en sullen ofl moi- 
gen stellen, gelyc oye van wegen Haer Hoocheyt, in den name van Zyndcr Ma' 
voirscreve, den voirscreven heere van Scauwenborch belast is , de knechten 
ende soldaten voirscreve daerinne te houden, dat zy hen van gelycken draigcn 
tegen de bourgeren ende innegesetenen derselver stadt , ende dat ail op arbi- 
trale correctie, nae gelegentheyt van de saiken. 

Aldus gepubliceert opten ii«" dach mey lxvii, doer Gerarden Coclcn, ter 
presencie G. Pynappel, Loeff ende Hedel. 

B. LOEFF. 

J. Hedel. 

Copies da (enpi, aux Arehivei esmiBUBniei de lUii-le-D«e, 4m le 
registres, n" 38, f** 852 et r»86l. 



CLXXXIII. 
Ordonnanee du magistrat de Bols-le-Doe. 

1 MAI 1507. 

Mcn vercundicht ende laet weeten van wegen ons aldergenadichstc heeren 
des conincx, als hartoighe van Brabant, ende van deser Zynder Ma* stadt van 



— 257 — 

*8Uariogenbossche, dat cgeon bourgcrcn oft iDnegcsctoncn, van wat quali- 
teyt ofl conditic hy sy, cnnighe questic ofl gcschillen met cnnige soldaten on 
knechten zall mocgen nemcn , noch oyck cnnighc injurieuse woordcn spreec- 
ken, H zy binnen oft buyten heuren huyscn, noch oyck dezelve oploopen, 
invaderen ofl vuytheysschen , noch tôt ballingc oft vechten beroepen oft pro- 
voeeren, noch hen ondervveynden oft aendraegcn 't ghene des by den capi- 
leynen » provoosten ende wachtmeesters , in 't bedienen oft exerceren van 
hueren diensten oft op hen wacht wesende, zall worden gedaen, ende hen 
Dyet te laeten vynden in *t maecken van hen slachoirden by oft omtrent den 
Rinck, op den peen van arbitralyck gecorrigeert te wordden, nae gelegentheyt 
van de zaecke. 

Dat de bourgeren ende ingesetenen deser stadt, binnen heuren huysen hcb- 
bende soldaten ende voetknechten , denselven nyet voirder zullen gehouden 
te doen ofl te geven dan alleen slaepinge , vuere omme te koecken, licht ende 
soudl. 

Item, dat eenyegelyck bourger oft innegesetene deser stadt, die hen huysen 
hebben toegeslooten ende oyck toehoudende zyn, die selve zullen schnldich 
ende verbonden zyn, terstont te oipenen, omme de soldaten daerinne te laeten 
l6ggen, gelyck die commissarissen hen zullen ordineeren ; dat oyck allen die- 
ghene die ennighe sloetelen zyn hebbende van den geslooten huysen, dieselve 
sioetelen zullen terstont leveren inné handen van de voorscreve commissaris- 
sen, ofl hen deselve huyse te oipenen ten eynde als voer, op den peen van 
achtien carolus gulden , te bekeren ende gedeylt te wordden in drie deelen , 
d'een deel tôt behoeff ons aldergenadichste heeren des conincx , d*ander deel 
tôt behoeff deser stadt ende *t doirde toi behoefTvan de commissarissen , ende 
dairenboven noch arbitralyck gecorrigeert te worden. Ende nyettemin by wey- 
geringe sullen by deser stadt in heuren drie leden wordden geoipent. 

Aldus gepubliceert opten mV^ dach mey lxvii, by Jannen van der Meer, ter 
presentie Goessens Pyiiappel, stadthouder, Erp, Hedel ende Vladeracken, 
scepenen. 

J. Hedel. 

Ctpie da (empi, aux Archives eonmonalei df B«is-)e-Doe, davi U 
rrgislre B, n» % f» 890. 



— 258 — 



CLXXXIV. 

Lettre des eommlMaires da roi à Bolg-le-lhie à Margaerlte 

de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 4 MAI 1567. 

Madame, comme le s' de Schouwenbourg rcceut, le dernier d'avril, à sept 
heures du soir dudict jour, les lettres de Vostre Altèze, par lesquelles 
icelle luy manda qu*elle Tavoit choisy pour chief et superintendent de la ville 
de Bois-le-Ducq, et que partant il se deust incontinent tirer celle part, y 
menant avec luy quatre enseignes de son régiment; icelluy s' de Schouwen- 
bourg a en grande diligence tant faict , qu'il s*est party le premier jour de 
may avec ses gens pour le giste au villaige d*Oisterwyck, distant deux lieues 
dudict Bois-le-Ducq , et le second jour d'icelluy mois marcha de bon matin avec 
sesdictes gens vers ladicte ville, y envoyant devant ung de ses capitaines avec 
le marischal des logis de sondict régiment vers ceulx de ladicte ville , pour 
entendre d*eulx s'ibs le vouldroient recepvoir avec sesdictes gens pour chief et 
capitaine de ladicte ville au nom du roy ; en quoy de prime face sembloit bien 
qu*ilz feirent difficulté, s*ilz ne veyssent premièrement sa commission et lettres 
de Vostre Altèze , lesquelles veues , ilz luy ont déclairé qu*ilz estoient contens 
le recepvoir avec sesdictes gens pour chief et capitaine de ladicte ville , et de 
monstrer toute obéyssance à Sadicte Majesté. Et en ceste sorte est icelluy 
s'arrive en ladicte ville devant le midy dudict jour; après laquelle entrée il 
admonesta ceulx de sadicte compaignie,de vivre et se conduyre avec toute 
modestie envers les bourgeois , manans et inhabitans d*icelle ; et après le midy 
dudict jour, il requist à ceulx de ladicte ville de luy livrer les clefz des portes, 
ensemble rartillcrie d'icelle ville; sur quoy ilz priarent audict s' de Schouwen- 
bourg d*avoir pacience quant audict poinct jusques à lendemain. Et le iii<^jour 
dudict mois, lesdicts de la ville luy livrarent les clefz, en luy présentant ver- 
balement aussi Tartillerie et amunition d'icelle ville, le un*' dudict mois, sont 
de bonne heure après le disner arrivez les commissaires , joinctz avec ledict 
s' de Schouwenbourg, lesquelz luy ont présenté les lettres de Vostre Altèze, 
ensemble faict déclairer à aulcuns de la loy de ladicte ville quMlz avoient let- 
tres de Vostre Altèze addressantes aux trois membres de ladicte ville, lesquelz 
se sont assemblez cejourd*huy, v® dudict mois, ausquelz lesdicts commissaires 
ont faict ouverture de la charge dudict s' de Schouwenbourg, laquelle enten- 



— 289 - 

due, onl lesdicls trois membres unanimement et d'une suyte et accord déclairé 
se vouloir (Je tout régler selon la charge d'icelluy s' de Schouwenbourg, et se 
faisant (en tant que en eulx estoit), estre prestz de restaurer et restablir le bri- 
sement et le service divin en toutes les églises et monastères d'icelle ville, 
ensemble de monstrer toute obéyssance deue et requise à Sa Majesté, à Vostrc 
Altèze et à la justice, Tadministration de laquelle chacun d'eulx en son respect 
promit faire et accomplir. En requérant ledict s^ de Schouwenbourg de signi- 
fier leurdicte responce de ceste leur obéyssance à Vostre AUèze, et de vouloir 
requérir de leur part qu*il pleust à icelle , considérant cestedicte leur obéys- 
sance , de vouloir casser et annéantir le placcart de la part de Sa Majesté 
émané, touchant Tarrest et saississement des personnes et biens des bourgeois 
de ladicte ville, comme leurs députez ont requis le semblable à Vostre Altèze 
les XVIII* et xxvii* jours dudict mois d'avril, en requérant bénigne response de 
Vostre Altèze, à cause qu'il y avoit pluissieurs arrestz faictz sur les biens de 
ceulx dudict Bois-le-Ûucq, tant es pays de Gueldres, Clèves, Graeve que ail- 
leurs, par lesquelz lesdicts de Bois-le-Ducq se disoient estre grandement 
grevez. Ont aussi cejourd'huy présenté audict s' de Schouwenbourg rarlillerie 
et amonition estant en ladicte ville, lesquelz icelluy s' a faict inventorier par 
son escoutette , suyvant la déclaration contenue au double dudict inventoire 
joinct avec cestes , et est ledict s' d'intention de les saisir et tenir demain en 
ses mains, et attendra l'intention et ordonnance de Vostre Altèze touchant 
iceulx. Et quant à ce que Vostre Altèze escript audict s', qu'il conviendroit 
bien que Ton désarmast le peuple de leurs armes , à cause que ladicte ville est 
fort peuplée, et que pluissieurs d'iceulx sont accoustumez de porter aVmes, 
ledict s' de Schouwenbourg ne trouve prompt moyen pour ce pouvoir faire , 
ne fust qu'il eust assistence des trois membres de ladicte ville, ausquelz il 
plaira à Vostre Altèze escripre à ceste fin , ou l'advertir comme en semblable 
cas l'on a usé en la ville d'Anvers. 

Atant, prions le Créateur maintenir Vostre Altèze en sa sainte grûce et garde. 
Dudict Bois-le-Ducq , le v« de may xv*' lxvii. 



Suscription : A Madame. 



Original , am Arebives dti rttyaame de Belgique : Correspondance, 
de Brubuvf, LiniiMmryvt Maline.f, t. IV, P» 42i. 



n. 



— 260 — 



CLXXXV. 
Ordottnattee du goavemeiir de Bolg-le-Dae« 

7 MAI 1567. 

McD condicht eerien yegelycken van wegea des hecren van Schouwenbordit 
als gouverneur van deser stadt, in den naeme van de Co. MaS dat allé vagabun- 
den, ballingen, ministers, predicanten van quade seeten, apostaten ende dyer- 
gelycke persoonen der gemeynten hynderlyck wesende , de hooffden ende 
aucleurs van de breeckinge van den beeiden, autaren ende kereken, mitsgaders 
die geene ben bebbende laten inscryven , ende in *t velt wapenen tegens Syne 
Ma^ gedragen hebben ofl genoemen, ben vertrecken, tusschen nu ende vrydadi 
naesteomendo ten Iweiff uren voer noene, vuyt deser stadt, opten peene van 
metter coerden ende galge gestrafl te wordene. Aldus gepublieeert ter peyeo aff 
der voerscreve stadt, inné presentie Goiswyns Pynappel, stadtbelder van 
mynenbeere den scoutetb , Ghysbrecbts Heym, Bartolomeussens Loeff, Goyaris 
Lombarts, Walravens van Erpe, Jans van Hedei ende Everaerts Berwouts, 
opten sevensten dach der maent van meye in 't jaer 0ns Heeren duysent vyff- 
bondert seven ende tsestich. 

C«pie du Ifmpi, ani Arehivei da rtyaome de Belgiqoe : Correspondanct 
dcBrabanif Limbourg et Matines, t. IV, f» 428. 



CLXXXVI. 
Ordonnance du gouverneur de Bois-le-Due. 

7 MAI 15G7. 

Alsoe van weegben des heeren van Schouwenborch , als gouverneur van deser 
stadt, in den name van de Co. M*S eenen yegelyck op huyden is vercondicbt 
geweest, dat aile vagabunden, ballingen , ministers, predicanten van quader 
seeten, apostaten ende diergelycke persoonen der gemeynten hynderlick 
weesende, de hooffden ende autheurs van de breckinghe van den beeiden, alla- 



— 26i - 

ren ende kercken^ mitsgaders degheene die hen hebben laeten innescryven 
eode in *t vell wapenen tcgens Syne Ma^ hobben gedraegen ofl genomcn , hen 
vertrecken souden , tusscben nu ende vrydach naostcomendeten twelff uren 
voor noene, vuyt deser stadt, opten peene in de voorscreven publicatie begree- 
pen; soe ees \ dat myncn voorscreve heere van Sehouwenburch , interprétée- 
rende zyn edict ende ordinancie , verclairt dat zyne intencie ende meyninghe 
is, dat de voorscreve woorden van den gheenen die hen hebben laeten innescry- 
ven y ende in H veU wapenen tegens Zyne Ma^ gedraghen , voor deeser tyt zyn te 
verstaen , te weetene : dat de gheene die hen hebben laeten innescryven buyten de 
Meeden in dienst ofl soidye by ennighe heeren tegens de Co. MaS ende de wape- 
nen le velde tegens Syne Ma' voorscreve aengenomen ; blyvende nochtans de 
voorscreve publicatie in heure vigeure ende peenc. 

Aldus gepubliceert ter puyen aff deser stadt, inné presentie van Goesswynen 
Pynappel, stadtholder van mynenheereden schouteth, Bartholomeeussen Loeff , 
Walraven van Erpe, Janncn van Hedel ende Everaerden Berwouts, schepenen 
der Yoirscreve stadt, op den vir" dach der maent van meye anno x\^ seven ende 
tsesticb. 

C«pi« dn Icmpi, aux Arebivei di r«yiHB« de BelgiqM : Con*eêpoHdance 
deBrabant, Limbourg et Malifieê, l. IV, ^ 429; — el Mire 
repie dn lenpi, oui Arebifei eonnoMlei de Beii-le-Doe , daii le rt- 
giitre B. i« S8, f" 827. 



CLXXXVII. 

Iiettre des eomniiMMdres du roi à Bois-le-lhie à Mar^erlte 

de Parme. 

BOIS-LE-DUC, 8 MAI 1561. 

Madame, après i*advertence faicte à Vostrc Altèzclev"'" de cestuy mois, 
^\ons tant faict vers ceulx du chapitre de ceste ville , qu'ilz ont ledict jour 
obanté les vespres , lesquelles ont esté les premières depuis le premier débri- 
bernent des ymaiges en ceste ville, et le lendemain, vi"""^ dudict mois, au 
<kiatin. Ton a chanté la messe de Nostre-Dame et aultres heures canonicales 
^quelles le sieur de Schouwenbourg et nous nous sommes trouvez, et 
^près la grande messe Ton a faict une procession générale bien solemnelle, 



— 264 - 

en laquelle le doyen do i*ëglise SaialrJehan a porté le vénérable Saint-Sacra- 
ment de TÂulel , lequel avons sievy de bien près , et eenlx de la loy de ladictc 
ville, après nous, à laquelle procession se sont aussi trouvez ceulx du ser- 
ment et confrères des arebiers, ensemble les guides, mestiers et aultros de 
ladicte ville , en grande modestie et dévotion , et depuis Ton a faict le service 
divin en cestedicte ville à Taccoustumé , et besoigne-Fon fort à la réparation 
des églises et cloistres. Et ledict jour ont esté vers nous aucuns des députez 
du troiziesme membre de ladicte ville, lesquelz nous ont demandé, si n*avions 
aucune commission de la part de Vostre Altèze touchant Fescoutette de ladicte 
ville, duquel ilz nous feirent pluissieurs plaintes et doléances, disans que sur 
icelles estoit prinse information par le conseiller m'^ François Parys et m** Jé- 
rôme Boote, secrétaire au conseil de Brabant, par laquelle ilz disoient soufflsa- 
ment apparoir des faultes par luy commises en ladicte ville, dont ne savions ce 
qu'il en est, et avons dict ausdicts députez , que nous nous référions à ce qull 
plairoit à Vostre Altèse disposer touchant le retour ou rejection dicelluy 
escoutette à Texercice de son office , combien qu'ilz nous remonstrarent que 
pour le bien publique de ladicte ville il estoit plus que nécessaire de pourveoir 
icelle d'un officier, pour y exercer le faict de la justice et l'exécution d'icelle , 
leur requérans cependant se contenter du lieutenant de ladicte ville, auquel 
(oultre sa commission ordinaire) monseigneur le chancellier a donné plus ample 
commission verbale, comme ledict lieutenant et aucuns de la loy nous ont 
déclairé ; par quoy il plaira à Vostre Altèze , quant audict poinct, nous advertir 
de son intention. En oultre, Madame, il plaira savoir à Vostre Altèze, que 
depuis audict s"" de Schouwenbourg a elTectuellemcnt esté délivré rartillerie 
etamonition de ladicLc ville, suyvaut Tinventoire par noz précédentes envoyé 
h Voslro Allôzc. Et le vii'"^ dudict mois avons concou certain édict, et icelluy 
communicquc à ceulx de la loy de ladicte ville, dont la copie est joinctc à ces- 
tes , lequel ledict sieur de Schouwenbourg a faict publier ledict jour h la brc- 
tesque de ladicte ville au son du tamburin, et faict afflgcr la copie d'icelluy à 
la maison de la ville et église principale illecq, afin que personne n'en prélen- 
dast ignorance. Et comme h cause dudict édict s'esmeut grande esmotion en 
ladicte ville, se sont trouvez vers nous aucuns de la loy d'ieelle ville, rcmon- 
strans que le peuple de ladictc ville se plaindoit grandement d'icelluy édict, 
se disans par icelluy estre trop grevez, h cause que h l'instance de ceulx do 
ladicte ville avoient esté levées quatre enseignes de piétons, bourgeois de ladictc 
ville, desquelles par après Anlhoine de Bomberghe s'estoit faict capitaine et 
chief, et que aussi ung surnommé Agileusauroit aussi levé une enseigne de pié- 
tons , bourgeois d'icelle ville, comme aussi avoit faict ung procureur de ladicte 
ville surnommé Keyen , dont ilz s'estoient faict chiefs , lesquelz se sont pour le 



— Î263 — 

présent absentez de ladicte ville. Disans Icsdicts delà loy,qu*ilz craindoient que 
sonbz ledicl édict scroient comprins les souldars dudict Bombcrghe, Agilcus 
et Kcyen , que pourroit causer la dépopulation de plus de trois mil personnes 
en ladicte ville. Par quoy, à la très-instante requeste de ceulx de ladicte loy, 
avons modéré ledict édict, suyvant la copie joincte à cestes, avec Tadjection 
toutesfois du mot nach ter tyt , assavoir tant et jusques h ce que par Vostre 
Altèze en aurions receu autre ordonnance; h faire laquelle modération avons 
tant plus esté enclins, que ceulx de ladicte loy nous rcmonstrarent qu*ilz avoient 
requis de Vostre Altèze pardon général de leur rébellion , sur laquelle requeste 
n*a jusques ores riens esté ordonné par Vostre Altèze, et quMlz entendoient, en 
obser\'ant ledict édict, leurdict pardon requis leur sembleroit estre réfusé, ce 
qu*ilz espéroient que non. Dont avons bien voulu advertir Vostre Altèze , pour 
surtout nous advertir de Tintention et bon plaisir d*icelle , selon lequel som- 
mes preslz de nous régler, que cognoist le Créateur, auquel prions maintenir 
Vostre Altèze en sa sainte grâce. Escript à Bois-lc-Ducq , le viii"»*' de may 

XV* LXVII. 

En oultre. Madame, ledict s<^ de Schouwenbourg faict advertir Vostre Altèze, 
comme cejourd'huy expire le mois que Ton doibt h ceulx de son régiment, et 
que Vostre Altèze veuille donner ordre que ses souldars puissent estre payez, 
d'autant plus quMlz sont cloz en ceste ville , et qu'il fauU qu*ilz payent promp- 
tement ce qu*ilz achaptent en ladicte ville. 



Suscripiion : A Madame. 



Original, aux Archives du royannc de Belgiqte : Correspondancf 
de Urabanl, Limbourg et Matines, t. IV, (^ 435. 



— 264 



CLXXXVIH. 

Iiettre de Margaerlte de Parme am eommliMires da rel 

à Bois-le-Dae. 

AlfVEBS, 8 MAI 1567. 

Marguerite, etc. Très-amez, nous avons par vostre lettre du v"* de ce mois 
très-volontiers entendu l'entrée de vous de Schouwenbourgh en la ville de 
Bois-le-Ducq avecq quatre enseignes de vostre régiment, et le bon ordre que 
s'est commencé à donner pour remédier et pacifier les affaires , ayant bien faict 
d'avoir mis les clcfz de la ville en voz mains et aussy les artilleryes et muni- 
tions, lesquelles ferez tirer et mectre en quelque lieu à part et en prendre les 
clcfz, vous requérant par ensemble de tenir tousjours le seing à la réparation 
des églises et monastères, et que le service divin soit bien et deuement faict et 
célébré. Et quant à désarmer le populace, il samble certes entièrement con- 
venir aussy le faire , néantmoings , veu les difficultez qu'en représentez de 
l'exécution, nous désirons bien l'advis de vous de Schouwenbourgh, pour 
sçavoir le plus prompt expédient comment vous samble que on y porra pro- 
céder pour le myeulx, surcéant, jusques nostre ultérieure ordonnance après 
vostre ad vis veu, ladicle exécution. Nous ayant samble vous représenter, pour 
vostre plus grande asseurance et afin d'avoir voz forces tant myeulx unies, s'il 
ne conviendrôit qu'eussiés voz gens ensemble en quelque endroict ou quartier 
de ladicte ville, si ne l'avez encoires faict, le remectant toutcsfois à vous. 

Et autant que touche la levée de l'arrest des personnes et biens de ceulx 
dudict Bois-le-Ducq , nous ferons pour l'advenir despescher ung ordre et décla- 
ration pour faire cesser ultérieur arrest des personnes et biens de ceulx dudict 
Bois-le-Ducq ; mais quant aux arrestzjli faictz, ceulx qui se plaigneront d'iceulx, 
donneront leurs requestes entre voz mains, et lors vous informerez si les sup- 
plians ont esté coulpables , directement ou indirectement, de la détention des 
commissaires de Sa Majesté, et nous en avertirez avec envoy des requestes, 
pour y ordonner comme se trouvera appartenir. 

Au demeurant nous avons faict dresser une instruction qui va avec ceste, 
selon laquelle aurez k procéder et vous reigler au faict des informations et 
enquestes, tant contre la ville en général que contre les particuliers, avec cer- 
tains interrogatoires dont pourrez vous servir comme trouverez myeulx à propos . 

Al^nt, etc. D'Anvers, le viii" jour de inay 1567. 




nslruction pour vous Bcroardl do Si.'hotm'enboiirfh, gouverneur, capi laine et 
provost de Tliionvillc cl couloiiuel d'ung rtigimenl de gens de pied Iraullz Aile- 
Qians |iour le roy monseigneur, et m" Augnslin van (1er Itorcht, conseJllier de 
Sa Majcstii en BrabanL, lic ce que par ensemble ou sépaiiiment.comni'il vien- 
dra îi |iro|)us, pris avec vous le secrétaire Zoete adjoinct, aurez à faire en la 
Ville tie Dois-le-Ducq. en laquelle vous avons commis respei'livement. 

Premièrement, voua vous informerez diligemment de l'origine et soorco de 
^us les troubles, émotions ot rebellions advenues ces mois passez en ladicle ville 
de Bois-lc-Dncq, qui sont esté les chiefz, aul«urs et conducteurs d'iccUes , qui 
Ont introduiet les prédicans el ministres, qui les ont soustenu el recepté, s'il 
y a consistoire, qui en sont esté, s'il y en a eu du magistral, quelles iotolli- 
KOfice» les sectaîrtîs illecq avoyent avec les aultrcs consistoires el sectaires de 
*''^s t>ayB ou dehors , cjuclz estoyenl les desseingz des ungz et des aullros, tanl 
*" *ï» religion que au temporel , ensemble qui estoyenl les collecteurs des 
'^"'^rï, et quollss collectes et de c|uellc qualité de deniers se sont faicLt^s, 
'''*' Sont présentement les fugitilï cl lalitans de ladicte ville el la cause do 
"'ot^ fuyte, bisanl procéder contre les cliîefe el plus coupahlcs, soient pré- 
'*^ «311 abseus , par appréhension de leurs [lersouncs, saississemoul et anuo- 



Ulj 



"^■k do leurs biens, et contre lesdicls absens pur lodict saisisscmeutetani 



•»Uo» ^ 

^^^twndant ne souffrirez aulcuuea presclics, ny exercice de quelques nouvelles 
*■**« ou religions en ladicle ville, ny par les piétons (nv) y eslans, ny aultrcs 
'^ «Sflsoyeut, donnant ordre que an plus lust que faire se pourra, les églises 



— 266 — 

soyent réparées et restituées en leur premier estât, et le sainct service divin 
faict et célébré douement en la manière accoustumée. 

En après vous informerez qui sont ceulx qui ont esté cause que l*on ne receul 
en ladicte ville le conte de Megbem avec la garnison , selon que en avions 
semons cculx de la ville; mesmes si tous les trois membres d*icelle ont con- 
senti en cest refus. 

Qui ont receu illecq Anthoîne de Bombergbe , qui Tout suivi , hanté , porté 
et assisté le plus , mesmement à la détention des chancellier de Brabant et 
s' de Merode , commissaires envoyez de par Sadicte Majesté celle part, pour la 
pacification des troubles y estans, quelles injures Ton a faict ausdicts commis- 
saires, qui les ont faict, qui y ont consenty, et pourquoy les boui^ois et habi- 
tans ont souffert telle injure estre faicte à telz personnaigcs. 

Quelz propos ledict Bombergh a tenu , tant en publicq que au consistoire ou 
aultres assamblées privées, tant concernant ceulx qui luy avoyent envoyé, que 
de^on desseing en ladicte ville ; comment il est parti de là , et quelle somme 
d*argent luy a esté baillée tant comptant que par défroyement de sa despence, 
et qui sont ceulx qui font furny ou principalement lui assisté. 

Vous sera au surplus donné une forme d*interrogatz dressez pour exami- 
ner les prisonniers aultre part à cause de ces troubles et rébellions, pour vous 
en servir pour vostre plus grande instruction , si tant que trouverez convenir. 

Et de tout ce qu*aurez faict nous advertirez diligemment, envoyant ung 
recueil et sommaire do tout avec vostre advis. Âinsy faict en Anvers, le viii^ jour 
de may 1567. 

Miaule, aux Arcliivcs da royaume de Belgique : Correêjtondance 
de Drabant, Limboury el Mnlines, l. IV, r> 431 . 



nr servir h rinformallon des commissaires 
dn roi H Koi^i-lc-Dnc. 



I 



I 

I 



AulcuDs |)oIncU el articles sur lesquels les comniissDires disputez 
par Son Atlèze se pourroicnt iiiformcr touchanl la disordro, troubles. 
émotions el riibellioiitt advenuK en la villo de Bois-lo-Diic : 

CuiaineDl, b ({udlo occasion et par Icsquclz est ailvcim lo premier 
tlesgast lies iiuaii,'cs cl spoliation des (églises ul nionastùres tant dedans 
que dehors Indicie ville? 



Qui sont estû les chiers, priittipaulx Butliciirs, coodiicleurs et Taiil- 
leiirs et cculx qui ont mis en œuvre lesdicts malfacteurs et spoliateurs? . 

Qui oni premièrement mené le prédicant ou prédicants et ministres en 
ladiclo ville, qui les ont rÉceplé, favorisa et ontrelenu? 

i^tnlilntilemont dû s'informer siir le fïiiel du second dosgast, spo- 
lialton , ilisordro, u-motion et trouble, et ce qu'en dilpend. 



^ q U'a causi! ledicl second disordre et trouble t 
** l<ss trois membres do ladiclc ville, cscoutclte, ceulx des guides et 
"litres ont Taict leur debvoir pour riisister ausdicts dcsgasts, disordros 
trotaliles, (jul ou lesi|uclz ont esté en faulte ? 
■^^ «luoy Budict second trouble ledict cscoutclte et ceulx do la loy 
^* oonseilliers Hoppenus et van der Slegen sont cnfuyz , on en couse 
•"■eulx relirez de ladielc ville ? 

** tadiclo villo au mesrae lamps n'ayant esté en tel estai que l'on la 

**"■ «Jechaseun, mesmeadesdictspei'sonnaiBcset des auUross" prin- ^ 

'^'* 'st, pour abandonnée et iicrduc, et si ceulx nui deiivoient aller pour J 

"^ô^licr n'ostoient on grand dangicr de leur vie et lenuz pour raas- l 

*^* -, mcsines y allant sans bonne compaignic, force ou gens de II 

"l'erré , 

' *^<i' aoiioltslant , et quant personne m? vouloîl accepk'i' la charte. 



"JCT- 



— 268 — 
teille» Noppenus H van der et aux très-instantes requestes le chancellîer de Brabant, après beau- 

Siegen el conseiller d'At- 

Maviiie. coup des justes excuses, n*est allé celle part avecq le s' de Merode pour 

mectre ordre sur tout? 
cett •rticie mt tout no- SMlz n*ont trouvé ladictc ville à leur venue sans principal oflBtIer el 
i^Jiiou exanTiMr l'Lou" 8308 gCDS dc gucrrc, fut souldoycz par Sa Majesté ou du corps de ladicto 
deîI'îorèiMi^.' *'**"'* ville, comme rçn avoit usé es plusieurs aultres villes et signammenten 

Anvers, Bruxelles, Maestricht et ailleurs? 
Leiieatenant de Tescout- Si Icsdicts commissaircs n*ont tant faict bientost après leur arrivée, 
lIî^mi'^lUïeTlrJJ,' que les trois membres de ladicte ville avoient consenty que rescout- 
•uicuns du III- membre. ^^^^ rctouma à ladictc villo pour y exercer son office, et que Ton luy 

^ bailleroit pour sa garde xlviii souldartz du corps de ladicte ville ? 

Lei»««idMitetcmiix qu'il Et cstant arrivé Icdict escouttette deux ou trois jours après à ladicte 
pourra iiomm«r ^.jj^^ ^. ^^ ^ommunc uc commcuçoit de rechief fort à murmurer sur 

ledict escouttette et le menacer, et si Ton n*a trouvé certain billet soubz 

la porte du président ou premier cschevin, luy advertissant du nouveau 

et apparent trouble, en cas que ledict escouttette séjourna à ladicte 

ville? 
Lfdid eicottitetie et le Et cc ayant cuteudu ledict escouttette , et aussy veu ledict billet « s'il 

n*ayt esté d*advis qu*il se deubt incontinent retyrer, comme aussy il feist? 
Ledict lieutenant Tellement quo ledict chancellier a prins le serment du lieutenant 

dudict escouttctle de bien et léallement déservir ledict office, n'ayant 

faict auparavant ledict serment. 
Le président, le iieotpnant Si dcpuls losdicts XLVIII personucs n*ont csté mis soubz quattre capi- 

et aultres qu'ils dénomme- ^ . , . ^ ,., ... • v i» • 

Niit. tames pour les assister, sans quiiz vouloient avoir à faire ou estre 

subjectz au lieutenant dudict escouttette, sinon en cas de résistence de 
justice ? 
DVn parler au président et Dc rccouvrcr ct regarder le serment qu'ont faict lesdicts quattre 

wux secrétaires. . . , . 

capitaines et xlviii souldartz. 
ceuix du premitr et se. Si Icsdlcts commissalrcs, nonobstant qu'il ny avoit principal offiticr 

coud membre, oullre ce i i* ■ • n -n .. . 

qu'il est tout notoir. OU gcus dc guerrc , comme es aultres principalles villes , comme dict 

est, ny encoires quelque garde pour lesdicts commissaires, n'ont tenu 
ladicte ville et bourgeois en tranquillité et paix environ de quattre moys, 
sans quelque disordre ou trouble, sinon qu'il y avoit bien aulcunes foys 
bruict qu'ilz vouloicnt spolier le reste des églises ct monastères ct venir 
querre (i) sur Thostel de la ville le Saint-Jehan d'argent et aultres meu- 
bles de ladicte église, et tuer ou enchâsser les catholicques ct spolier 
leurs maisons, à quoy Ton a pourvcu le mieulx quo l'on a peu ? 

(i) Quérir, chercher. 



— 269 — 
Combien que Ton a épargné pour le proufilct de Sa Majesté et de ceutx do premier et «e- 

cond membre et lee rerep- 

ladicte ville qu'èsdiets quattre moys il n'y a eu gouverneur, obier, capi- Tear*qii7 0Dtpt7^ie<quet. 
talne et gens de guerre de la part de Sadicte Majesté, et bourgeois soûl- souiiioy». 
doyez, et signamment en une ville comme Bois-le-Duc? 

Si pendant lediet tamps lesdicts commissaires n'ont rcstably la justice, te doyen deseint-jeban et 
et tant faict que les trois membres de ladicle ville aveçq les sectaires membre. 
ou ceulx de la nouvelle religion ont accordé premièrement que Ton 
ponrroit faire sermons suyvant Tanchicnne religion , et après dire et 
célébrer messes, et faire le service divin par touttes les églises et mo- 
Kiaslères , nonobstant que plusieurs mestiers de ladicte ville et signam- 
znentdeux, assçavoir les tisserans et massons, avoientjuré que jamais 
l.*on ne diroit plus messe à ladicte ville, la tenant comme une abomi- 
nation, resverie et sourcerie (i)? 

Et ores que l'on n'a faict lediet service, si générallement cela wem. 
9 esté délaissé par craincte que les gens d'église avoient des des- 
;|)ences qu'ilz debvoient faire pour restaurer les aultelz et aultrement ? 

Si les trois membres et ceulx de ladicte nouvelle religion n'ont con- ceuiz du premier et se- 
^senty que l'on prescha dehors ladicte ville, nonobstant que l'on y avoit ~" "*" "" 
^yresché , notoirement le xxiiii" d'aoust, auparavant l'accord faict avecq 
lesconfédérez? 

Et mesmes désigné lieu à ceste fin assez distant de ladicte ville. idem. 

Et que plus est, depuis consenty par lesdicts trois membres et la idem. 
])luspart de ladicte religion , que Ton licencieroit leurs prédicans , et 
qu'ilz ont lors supersédé quelques jours de point prescher ou faire 
<iuelque exercice de leur religion. 

Et veu que lesdicts commissaires cstoient députez de par Son Altèze , Le« trot» membres ou prin- 
au nom de Sa Majesté, et qu'ilz avoient faict si bons offices, pourquoy ''*"" * "" *' 
l'on les a si mal traictez? 

Mesmes considéré que ceulx des trois membres, guides et quattre idem.n «imy lesprind- 
capitaines, en universel et particulier, auroient souventesfois dict aus- tTrtpiuIinMww^Mmy 



KOllI. 



dicts commissaires que corps et biens estoient pour eulx , et qu'ilz les 

assisteroient et deflfenderoient jusques à la mort. 

Si la venue, approches à la ville et réquisition faictes par le conte de '•' 

Megen d'estre receu avecq son régiment en garnison, ont esté cause 

dudict maltraictement , disordre et nouveau trouble ? 

Quant et à quelle occasion Anthoine van Bombergen est venu à ladicte Le» »«>•» membr», les se- 
crétaires Henry Goossens, 
ville de BoiS-le-DUC ? Leyten et Gttiliaame Busco , 

procureurs, et ceuU qu'ils 
pourront dénommer. 

(f) Sortilège , maléfice. 



- 270 — 
uttrouroe«ibr««,i«««e Quant ct qui Test allé querrîr en la ville d'Anvers, et ausquelz Ton à 

irrèUir«« Henry Gootsens, 

urien ei Guillaume Buixro. illecq parlé tant de ceulx du consistoire que aultres? 

prucureura, el ceulx qu'ils 
piiurront dénommer. 

i<iero. Et arrivant Icdict Domberghen audict Bois-le-Duc , vers lesquels il 

s'est premièrement addressé, et s'il ne s'est trouvé vers ceulx dudict 
consistoire ? 

Idem. Quant il est comparu sur l'hostcl de la ville vers les trois membres, 

desquelz il estoit accompaigné, ct ce qu'il a illecq dict et proposé tou- 
chant la charge qu'il avoit, et lesquelz il a expressément dénommé? 

Idem S'il n'a dict aussy qu'il avoit charge de retenir lesdicts commissaires 

et par charge de quy, pour quoy, comment et à quelle fin, et de la res- 
ponce qu'ilz ont sur ce donné , et si de tout cecy et ce qu'en dépend ils 
n'ont riens annoté, et qu'ilz l'exhibent auctenticq? 

idrm. S'il a aussy esté requis de donner sadicte charge par escript, et ce 

qu'il a respondu, et après donné par escript, et qu'ilz l'exhibent scmbla- 
blement? 

Idem. Et s'il ne disoit qu'il n'avoit que charge verballe pour le dangier 

qu'il y avoit, et que sa venue requiroit sa grande haste, et en cas qu'il 
ne l'auroit par escript devant trois jours et la monstreroit ausdicts trois 
membres , qu'il estoit content que l'on le pendist ou escartela? 

Le« trois membre» ouaui- Et vcu qu'il nc monstroit sadictc commission dans ledict tamps ou 

run» d'Iceulx, ce que Ton , . «i i» ^ i. • . •, • * i • j 

lient cy opr^ pour répété lougtamps après, pourquoy ilz l'ont faict capitaine et laissé gouverner 

p.rl.Dlde. trou men.bre.. ^^ ^^j^^^ ^j^^^^j^ ^^j^^^ ^^^ p^^p^^ COnSentemCnt? 

Idem. Si les trois membres, auparavant de veoir sadicte commission , n'ont 

consenty qu'il seroit capitaine de ladicto ville, et soubz quel serment, 
ct de veoir ledict consentement et serment sur ce faict? 

Ceulx du premier pi«econd Qui a advancé, porté ct soustcnu ledict Bombcrgen, et s'ilz ne sont 
TiTikup^^rcu^r»?*""* esté principallcment ceulx du consistoire ct aulcuns du iii" membre et 

lesquelz? 

Ceulx du premierei»eooiid Et si aulcuHs d'icculx uc sont dussy vcuuz armcz au collège, entrez 
'"*"* "' ct sortiz quant il leur a pieu , aussy durant l'assamblée , et s'ilz n'ont 

descouvert le secret ct ce que se passoit, et s'ilz n'ont menacé les 
aultres du premier, second et iii"*^ membre, et les propos qu'ilz ont 
tenu et signammont deux doyens, Fung appelle Gérard Verstrepen ct 
Jehan Kuysicns , doyens des drappiers, et ung appelle Gérard , doyen 
des esplingiers? 

Idem. S'il ny a point eu aulcuns du m"'*' membre du consistoire, et qui sont 

les principaulx d'icculx de la religion? 

Il et! louiooioir; louics SI Icdicl dc Boinborgou n'ayi esté capitaine, coronncl et comme chief 



— 27i — 

ei gouverneur absolut do ladicte ville, se saisy des clcfz, munition, fc»» i'«" p"-»^ ««r «* «» 
mis Tartillerie sur les douves, marchié et ailleurs, faict clorre et ouvrir "•••»"'»rw» »«^« guide* et aui 

X Ire». 

les portes, donné les billets pour entrer et sortir, commandé aux 
quatlre capitaines et faict resambler les quattre enseignes sur le Mar- 
chié et ailleurs, et les envoyé et en disposé à son plaisir? 

Le tout par le sceu et à la veue des trois membres de ladicte ville, et i«i<>i». 
ceulx des guides et aultres bourgeois. 

S*il n*a faict des ordonnances et proclamations, mesmes contraires i^em 
^ celles des trois membres, et les faict exécuter, et privé et confisqué les 
biens des bourgeois? 

S'il n'a dict, et aussy ceulx du consistoire, qu'ilz n'avoient riens à '«>'*•" 
fsiire avecq leurs ordonnances? 

Si lesdicts quattre capitaines ou aulcuns d'iceulx n'ont faict le sam- iiiem 
M>labl6, ou du moins, en ce et aultrement, consenty, adsisté et obéy? 

Et si les trois membres, ceulx des guides et aultres bourgeois n'ont ouixdupmiiipreiMicond 
cs^cy enduré et souffert? 

Si ledict de Bombergen , trois ou quattre jours après son arrivée idfm, h le pmnier huy* 

,.._.,_ ,.1 i>i. \i A . t iler, ouUre ee qu'il e»t tout 

^ udict Bois-ie-Duc, no s est advanche de trousser a la porte ou entre les noioir . et Noèi tenant u 
eux portes les lettres de Son Allôze escriptes ausdicts commissaires, p*''^ *''"*'•"*'• 
ontre la volonté du porteur, premier huyssier de Sa Majesté en conseil 
e Brabant, et s'il ne disoit à icelluy que luy-mesmes la viendroit pré- 

^^«nter ausdicts commissaires? 

Si lesdicts commissaires n'ont envoyé incontinent après vers ledict te premier buyMier et 

Plenw , dercq h m» le cban 

K^mbergen, aiïin de donner lesdictes lettres ausdicts commissaires, ou eeiiier. 



ue luy-mesmes les porteroit selon qu'il avoit dict , et que sur ce il 
w*^spondist qu'il estoit trop empesché, et h la fin qu'il n'en feroit riens 
Cil qu'il n'avoit riens à faire de Son Altèzc? 

Si incontinent après ledict de Bombergen n'a ouvert lesdictes lettres, c<-uii du premier et lecona 
^t les communique a ceulx que luy a pieu ? RcK.v..r. le jeu»ne. etreuu 

qu'ils déuummeroiil . 

Et entre aultres s'il ne les a communiqué à ceulx dudict consistoire? i(i«'n 

Si ledict Bombergen ne s'est treuvé environ deux ou trois heures idem. 
près vers les trois membres de la ville? 

Et s'il n'estoit lors accompaigné d'aulcuns de ceulx dudict consis- idem. 
ire, et encoires armez? 

Et si lesdictes lettres ne fusrent illocq aussy leues? i(i<^'" 

Si les trois membres ont faict debvoir que lesdictes lettres fussent cpuUdupiemiereiiecofMt 

Diciiibre. 

^lélivrées ausdicts commissaires, ou du moins que copie leur fut esté 
^rlonnée? 



— 272 — 

CMiixdupreniieretsecond El commeot lesdictes lettros ont illecq esté décifTrées et interprétées, 

et desquelz , et s*il y a eu aulcune contradiction , et desquels? 

Mm- S*il n*est vray, que incontinent après le bruict courroit sur le Marehié 

et par toutle la ville , que lesdicts commissaires estoient trahystres et 
meschantz, et qu'ilz les avoient trahy; et si la chose ne fut point esté 
descouverte , que ceulx de la religion auroient esté tous penduz? 

Idem. Pour quoy ils ont appelé lesdicts commissaires trahystres, puisque la 

lettre ne le contenoit , et qu'ilz avoient faict si bons offices comme 
dessus? 

Idem. Si quelcun pourroit dire en vérité ou sçait que lesdicts commissaires 

ou aulcuns d*iceulx ont sceu à parler de la venue, approches ou ladicto 
réquisition dudict conte de Megen ? 

Idem Que jamais, et nonobstant touttes instances faictes par lesdicts com- 

missaires, ils n'ont sccu recouvrer ou avoir copie ny lecture desdictes 
lettres pour leur justification. 

Combien quMint tout no- Si incontinent après la lecture desdictes lettres, la rue où estoit le 

toir, si est-il que Ton pourroit 

ur c« eiaminer ie« voisins logis dcsdicts commissaircs u'cstoit plaine de gens, et que plusieurs 

o(i les oomniissaires estoient , , ., i..ti. « «. 

loges, et entre auitres : vo- S avanchareut dc vouloir cutrcr a la maison pour les massacrer, disans : 
b^'iTen^Êl^l^^F^lé^ TuCy tuc lôs trahystrcs et meschantZy et samblables propos? 

Ottenss, recepTeur du t'de 
Merode, se tenant h Delfl, 
Tbiéry van Vecbelen, cousin 
de rbostesse desdicts corn- 
mlssalret, ladicte hostesse. 
Campen, le Jeusne, le père de 
la mescbine (i) de ladictc 
bostesse , se tenant h Grave, 
le serviteur et les deux mes- 
ebines d'icelie. 

Idem. Si lesdicts commissaires ne fusrcnt en tel estât qu'ilz attendoient du 

moment à aultre la mort? 
wm». Et s'ilz n'ont esté lors et après en mil dangiers dc leur vie, et les pro- 

pos et menaces que Ton a usé en leur endroict, et signamment touchant 

ledict chancellier? 
Idem. Si lesdicts commissaires, pour eulx deflcndre et mourrir en honneur, 

n'ont esté rangez avccq leurs gens longtamps en leur logis actendans 

tousjours le coup ? 
iden,. S'ilz ne fusrent deux jours sans que personne pouvoit venir vers eulx 

ou entrer en leur logis , poiflsans et menaçans les ungs et les aultres 

jusques à leurs serviteurs? 
ceuix du premier et second Si Icsdicls commissaircs u'out lors cuvoyé vers les trois membres 

membre et secrétaires. . . , . «i i« . 'n 

pour avoir quelque garde, et pourquoy ilz ne lont envoyé? 
(i) Jeune RUe, servante 



— 273 — 
Si dès lors lesdicts commissaires n'ont esté gardez et observez et faict vouim et domMticqaw 

BUMlictt. 

le guet devant la porte et tout cntour de leur logis? 

Et si quelque tamps après, mcsmes le propre jour que le conte de Megen wero. ei reuix du premiCT 
s'estoit retiré de ladicte ville à Tinstance desdicts commissaires, ilz 
n'ont £alct mectre de nuict et de jour ung formel guet de x ou xii per^ 
sonnes devant le logis desdicts commissaires et tout allentour, et le 
un* jour après une maisonnette devant ledict logis? 

Et sortant quelque jour après ledict chancellier avecq ses gens et ouitracequ'tiMttootno- 

toir. l'oo pourroit examiner 

estant allé seuUement sur ung des eschevins de la ville, si ledict Bom- coenen, geniiibomme du 

•»- . , . - . , ,1 1 j. u 4 * it i'dellerode, Beci.huyttler, 

Miergen, accompaigné de plusieurs hellcbardicrs , nonobstant que Ion etiedictiiarceiisuernaaw. 

si*avoit dict audict chancellier qu'il ne pourroit sortir du moins que 

ladicte garde ne le suyvist, n'est venu en grande furie cercher ledict 

<;hancellier, les parolles et propos qu'eurent lors lesdict chancellier 

^t Bombergen , pourquoy et comment ledict chancellier luy présenta 

J'espée et poignart, et comme ledict Bombergen dist après qu'il accom- 

paigneroit ledict chancellier jusques à son logis, si icelluy ne respon- 

^lisi qu*il ne voulloit estre accompaigné de luy et qu'il se retireroit ; ce 

^{oe ledict chancellier répéta jusques à deux foys , et sur ce ledict 

Sombei^en se retyra, mais envoya aulcuns desdicts hellebardiers après 

Bedict chancellier, dont l'ung luy marcha sur les talions, auquel ledict 

chancellier dist que cela estoit une schelmerye (i) et meschanceté, et que 

Yon le pouvoit bien conduire et garder sans luy marcher sur les talions. 

£t comme il y avoit ung bon bourgeois qui parla pour ledict chan- idem.etjebanTanHeie, 
cellier, il fut encoires ce mesme soyr constitué prisonnier et les fers 
mis aux jambes par le prévost. Qui estoit ledict prévost et s'il se mesloit 
^e la justice ordinaire C/omme aussy il a faict es plusieurs aultres en- 
^hY>icts et aussy ledict Bombergen, capitaines , et ceulx du consistoire, 
le tout contre la haulteur de Sa Majesté? 

Si quelques jours après, estans ledict chancellier avecq ledict s' de Le >[««?▼«' BacXfNicoiw 
Herode pour eubc ung peu récréer, allez au jeu de paulme, et, que ayant dc»dicu oommisMiree. 
4oué environ ung quart d'heure , s'est trouvé vers eulx ung desdicts 
<]uattre capitaines, appelle Jean Macs, avecq plusieurs hacquebusiers, 
^i disoit avoir charge du capitaine Bombergen qu'ilz deussent inconti- 
nent retourner et demeurer au logis, du moins ledict chancellier; sur quoy 
icelluy entre aultres disoit, que ledict Bombergen et capitaine avoient tort, 
<t que le déshonneur que l'on leur fist estoit trop grand, et qu'il sambloit 
que les vouloit traicter et rammener comme l'on foist les pourceau Ix. 

(0 Infamie. 



— -274 — 
ureciiiveurBan.Nicoia» Cg nonobstaiit il disoil qu*ilz se dcussent retirer incontiacnt, ou que 

vau Délit el lou« let gfDB ,,..-., i.,. i 

(letdicucommiMaires. ledict BomDcrgcn iGS vicudroit querre avccq les quatlre enseignes 

de piétons, tellement que quelque tamps après ils partisrent et fusrent 
conduictz dudict capitaine et compaignie jusqucs à leur logis, 
u fliie. «eur k Ysendomi. Et arrivant ledict chancellier audict logis , luy vint parler une jeusne 

HP tenant à boi«-le-Duc, fille 

deunimekeDnieiienMeeie. fillo, ayant uuo lettre, saus quelquo superscription, demandant par ce, 

si elle sçavoit bien que ladicte lettre s*addressoit à- luy; sur quoy elle 
respondist que si , et s'il ne cognoissoit ung Ysendoren qui luy avoit 
escript ladicte lettre; sur quoy ledict chancellier dict qu'il avoit bien 
ouy le nom , mais qu'il ne sçavoit celluy qui s'estoit ; et comme ladicte 
fille réplicqua qu'il avoit esté hoste au Rouge lyon en la ville d'Anvers, 
ledict chancellier dist qu'il le cognoissoit, mais qu'il estoit esbahy qu'il 
luy escripvoit, puisqu'il pensoit que en deux ou trois ans il ne Tavoit 
veu ny parlé. 

i.irin. Et après avoir ledict chancellier ouvert et leu ladicte lettre, il trou- 

vist que s'estoient les nouvelles du dernier trouble , et de ce que estoit 
deux ou trois jours auparavant passé audict Anvers, et que à la fin de 
ladicte lettre ledict Ysendoren présentist son service audict chancel- 
lier, et en cas que luy plaisoit, comme il estoit dehors la ville de Bois- 
le-Duc, qu'il le luy pourroit signiffier et qu'il viendroit déans ladicte 
ville. 

Idem. Et ayant ledict chancellier leu ladicte lettre, dist à ladicte fille qu'il le 

rcmercioit de ses nouvelles et de sondict olTre, et quant au reste, qu'il 
ne désiroit riens de luy. 

L'iiogtosse doMiiiu corn- Et commc ladictc fille fut partie, incontinent après vindrent, par 
ënTuîIîi'erB'wx.'^ '"^""^^ chargo dudict Bombergen, comme disoient, avccq ladicte fille, xiiii ou 

XV bourgeois, garniz des bacquebutes (i) et pistoletz, cercher ledict 
chancellier, et le rencontrant en la salle, luy disrent qu'ilz estoient de 
rechief trahys, et qu'il leur bailleroit incontinent ladicte lettre qu'il 
avoit receuc, mectant sur la poictrine dudict chancellier trois ou qualire 
hacquebouses et pistoletz prcslz à décharger. 

idnn. Sur quoy ledict chancellier dist qu'il trouvoit ceste façon de faire 

fort estrange, et que la force et violence estoit trop grande, veu que 
s'estoit seullement une lettre particulière de ce qu'estoit passé audict 
Anvers, et qu'il n'y avoit question de trahyson. Néantmoins, puisqu'ils 
voulloient avoir ladicte lettre, que auparavant de leur donner icelle , 
qu'ilz debvroient examiner en sa présence ladictc fille, pour sçavoir la 

(i) Arquebuses. 



— 575 — 



responce que ledici chancellier luy avoil donné, par où pourroient en- 
tendre 8*il estoittrabystre, et que aultrement ilz pourroient tyrer et 
faire ce qu*ilz vouidroient, et ainsy parlant, dist ung desdicts com- 
paignons estant gros et graz, se jeetant sur ung bancq : Si je fus esté 
pendu, quel chocq f eusse faict; sur quoy ledict chancellier respondist, 
que ce ne fust esté par luy ou à son occasion, et que Ton sçauroit 
quelque jour qu*il n*estoit trahystre ny en cela ny en aultre endroict; 
et comme ladicte fille ne pouvoit sonner mot à cause de la craincte 
qu*elle avoit , à la fin elle déclaira, en conformité de ce que ledict chan- 
cellier avoit dict cy-dessus, tellement que ledict chancellier dist : Vous 
avez maintenant Men entendu quel trahystre je suys , et leur donnist la 
lettre, disant qu'ilz ammèneroient avecq eulx ladicte fille vers ledict 
Bombergen, afiin qu*il sceut ce qu*en estoit, et qu'ilz luy rcndroient 
après ladicte lettre, ce quilz ne fisrent point; mais au lieu de ce, 
incontinent après vint ung rot (i) des souldartz pour garder ledict chan- 
cellier, qui fusrent illecq toutte la nuyct. 

Au mesme tamps, ledict Bombergen a envoyé vers Vucht quelques 
souldartz, qui ont prins et ammené prisonnier en la ville ledict Ysen- 
doren et jecté les fers aux jambes, et ainsy demeuré jusques au jour 
que lesdicts commissaires sont partiz de ladicte ville. 

Tout cecy a esté faict, nonobstant que ledict chancellier ne sçavoit à 
parler dudict Ysendoren ny de son intention, ou avoir eu intelligence 
avecq luy. 

Si les trois capitaines, assçavoir Cloot , Gruytere et Middeleer, ne sont 
venuz le jour des Pasques flories, le matin, vers ledict chancellier, et 
luy dict, parlant ledict Cloot, qu*ilz avoient charge de leur capitaine 
Bombergen de dire audict chancellier quil y avoit venu quelques nou- 
velles, et qu'il se debvoit laisser veoir et monstrer à ceulx du guet 
partant et venant, deux foys le jour, assçavoir le matin et le soyr, y 
acyoustans à la fin que le un* capitaine, Jehan Macs, avoit la mesme 
charge, mais qu*il estoit allé au guet? 

Sur quoy ledict chancellier demanda lesquelles estoient lesdictes 
nouvelles, et qu*il les vouldroit bien sçavoir, veu que cela sambloit estre 
la cause de ladicte venue et plus estroicte garde , et sur ce disoient de 
riens sçavoir. 

Et après ledict chancellier leur dist qu*ilz ne debvoient croire si lé- 
gièrement ny audict Bombergen ny aux aultres , et avoir esgard à leur 



Premier huyMier. 



Ysendoren, Mdirte seiir et 
leur père. 



Le S' de Merode, tet gens 
et oeulx du chancellier. 



Idem. 



Idem. 



(i) Troupe, compagnie. 
I. 



IS. 



— Î76 — 

qualité et serment, et point faire tort audict chancellier, qui avoit foiet 
si bons offices pour la ville en universel et particulier, et que cecy seroit 
mal prins de Sa Majesté, avecq plusieurs aultres semblables propos; 
sur quoy ils respondisrent qu*ilz debvoient accomplir leur charge. 
ufdeMrrodê.M^r'* Et dcpuis Icdict chancellier se devoit monstrer tous les jours deux 

M eeulx dn rhancriier. 

foys, assçavoir le matin et le soyr, aulcunes fois estant encoires au lict 
reposant et le soyr à table , mesmes sont venuz en nombre de cinc- 
quante avecq le capitaine Middeleer, de nuyct à unze heures, après 
ravoir vcu à viii heures devant, dont aulcuns d*iceulx sont venuz en 
armes devant le lict dudict chancellier. 
l'i'^ni. Que Ton ne s*est fié à cculx du guet, mais que Ton a envoyé encoires 

des aultres , de nuyct et du jour, au logis dudict chancellier, mesmes 
jusques en sa chambre. 
MartHu iiermanssoDe 4>i Si Icdict Middelccr , après ledict principal trouble, n*a esté appelle 
r. yent «s c coranii» ^j|gg^||jjjg commissaircs, et luy remonstré les tort, forces et oultraiges que 



•aim. 



Ton leur feist, et requis que luy et les aultres capitaines voulsissent 
donner ordre affin que la commune ne les vînt assaillir et tuer malheu- 
reusement et innocentement , et que lesdicts commissaires n*e8toient 
trahystres, comme ilz feroient bien apparoir après, et que sur ce ledict 
Middeleer respondist en soubzriant, que Ton disoit que lesdicts com- 
missaires estoient trahystres, leur demandant sMlz l'avoient appelle 
pour cela ; et sur ce réplicqua ledict chancellier qu*il n*y avoit pour lors 
aullre matière, puisqu'il y avoit question de saulver leur vie et si 
justement, et que ce n'estoit point tamps de faire bonne chière, comme 
luy et lesdicts capitaines avoient faict souventesfois auparavant, avecq 
promesses de les assister et deffendre avecq corps et biens, et si sur ce 
ne s'est incontinent retiré? 

udict Frederick ottens- Si Bombergcu n'a dict qu'il feroit mectrc encoires plus estroictement 

prisonnier ledict chancellier, quant il luy plaisroit? 

wLyberiNyï et la fcmn o Mcsmcs, cu cas quo l'ou cxécutâ aulcuns que Son Altèze avoit appré- 

de llusro, prorurpur, oultre 

rfxiu'ii y avoit rame puhii.- hcndé OU pourroit appréhcndcr, qu'ilz feroient le samblable de luy, et 

si ceulx du consistoire et aultres de la religion n'ont dict le samblable. 
I *"iict Fré«iérirk otirn ■ Si Icdict Bombergcu et aulcuns de la religion n'ont dict, en cas que 

l'on viendroit assiéger la ville , qu'ilz mcctroient ledict chancellier à la 
bresse(i),et si ledict chancellier ne luy fist dire qu'il le pourroit faire, 
mais devant qu'il ûst cela, s'il en voulloit avoir honneur, qu'ilz se pou^ 
roient essayer l'ung l'aultre par l'espée et poignart, comme dict est? 

(i) Sur la brèche. 



Mille. 



Kone. 



— Î77 — 
Si ledict chancellicr ou Merode ont oncques faict quelque samblant, c<^uii du logu dcidicu 

. ,, , «•! 11 . . * 11. eommisMiret fl «ultrM que 

OU SI 1 on a trouve apparence qu ilz voulloient enfuyre ou euix desrob- roiivouidrt«urceM«rain<»r. 
ber, et s'ilz Teussenl faict, et signamment ledict chancellier, ce que iJ^^J^^ÔuHn'CJl^?ùn 
Ton disoit que Ton luy eust faict? *"^''^' 

S'ilz n'ont faict bien estroiciement et curieusement observer ledict udicte frmme ûo busc» 
chancellier, tant par ceulx de la religion que aultres, tant de nuict que Lmut commua, 
de jour, non-seulement devant son logis et allentour, mais aussy es aul- 
tre-s rues, portes, mesmes dehors la ville, tant par terre que eaue, 
ung quart d'ung lieuwe , demye lieuwe et lieuwe ? 

Pourquoy ledict chancellier a esté plus estroiciement gardé que ledict Ui tmit membi«s. 
de Merode, qui avoit seullement ladicte ville pour prison, puisquMlz 
avoient une commission et signé touttes les lettres par ensemble? 

S'ilz n'ont volsu séparer ledict chancellier dudict s*" de Merode et le i^«'r(m»dan,...!..M.rode, 
mectre à part, mesmes en la maison de Wouler Bouwens, appellée celle 
ûeDeventer ou de VEmpereur; pourquoy, et si h ceste fin ne se sont trou- 
vés vers ledict de Merode et madame sa compaigne, m" Heni7 Agileus 
et Jehan de Leeuwe? 

Si ledict Agileus n*a dict, que jamais ne croyeroit que ledict chancel- idem, 
lier ne sçavoil à parler de la trahyson? 

S'ilz n'ont dict, et signamment ceulx de la nouvelle religion, (et que le r-uix du premier <>t «f>rond 
bruict courroit, en cas que le conte de Megen fut entré en la ville,) que 
tous ceulx de ladicte religion fussent esté penduz et exécutez, et que 
Bombergen les avoit saulvez? 

S'ilz n'ont dict que Ton debvroit audict chancellier mectre les fers aux pruut commun, m r.mme 

. . , . 111. 'A ' A M j -jn' diiilifl Busti» Cl Henry «iiM»*- 

jambes et jecter au cul de fosse, pour point avoir tant de paine de lainsy g,.,,, 
garder? 

S'ilz n'ont dict que ledict chancellier estoit cause de la mort de irinn. 
if^ personnes de la religion en Angleterre , et que partant il s'estoit 
desrobbé dudict pays et caché dedans Testrain (i) ou draps, et qu'il 
fcroit le mesmes à Bois-le-Duc? 

Et qu'il avoit aussy esté cause de la mort de ii^ personnes de la reli- i,i, m. 
gion par deçà. 

Si Bombergen n'a dict que- ledict chancellier l'avoit constitué prison- commun hmirt. Henry 
nier retournant de France, et fort maltraicté, et que pourtant pouvoit ''•"^"''"'' *"* ^'^""'^ '" 
faire le mesmes audict chancellier, nonobstant que ledict chancellier 
n'avoit oncques veu ledict de Bombergen , ny sceu Ji parler dudict em- 
prisonnement? 

(i) Paille, fourrage. 



triiMone. 



- 278 - 
cummuii bruit . Henry El quc Icdlct Agilcus avoil dict CD eifect le samblable touchant sa per- 

GoiisMiM et Frederick Ut- 

tensMDe. soDoe, aussy contraire de la vérité. 

Commun hruiet; ceuix du Si lesdicts commissaîres , et signamment ledict chaDcellier, n'ont esté 
Frèd Jkk oiieniMue et lu- appcUés trabystros et meschantz, et en mille dangiers de leur vie, et ce 

i<i oooM«bs. continuellement dès le tamps de leur emprisonnement jusques à ce 

qu'ilz estoient partiz et en lieu seur? 

id«m. Les propos et menaces que Ton a tenu en leur endroict pour venir k 

ceste Gn. 

idam. Et aussy de leurs serviteurs et famille. 

u président, coien et Qui Ont csté cculx du guct qui ont le soyr et par jour menacé « volsu 
^r'vanuildku ^mn'ului- battre OU battu leursdicts serviteurs , et signamment bien battu le varlet 
î^gus^^e srinîjêi"!!^* *** cusinier, et les propos qu'ilz ont tenu, et volsu constituer prisonnier le 

u femme de Bu»co. premier buyssicr, à cause des nouvelles qu'il portist de la rendition de 

Valencbiennes? 

Frederick ottenssone.Hen- Si Icdict chancelUer n*a dict audict Dombergen, capitaines et ceulx 
de la maiMu et g'^àriiu dc la rcligiou et aultres , à diverses foys , comme il est venu à propos : 

elianceliier et du »' de Me- »... .. » j» ' a t .^ 

rode, ouitrv oe qu'il ett tout Jc vois Meu cc çuc scst, VOUS cerckez moti sang, faictes-k courte menezrmoji 
^^^''' sur le Marchié et laissé-moy parler une demie-heure^ et tranchez lors ma teste 

et humez (t) mon sang^ et lors serez saoulz ? 
Ceulx dn premier et second Si Icsdicts commissaircs u'out esté abandonnez de ceulx de la loy, 
"^«"dir* '***''" ** premier et second membre, tellement qu'il n'y avoit en tout que deux 

ou trois personnes d'iceulx à la ville, et signamment du tamps de leur 
emprisonnement? 
Idem. Si bicntost après la retraicte du conte de Megen ilz n'ont envoyé à 

Oostenvyck , et d'illecq ammené à Bois-le-Duc, aulcunes eschelles de la 
longueur des murailles de ladicte ville, et entre aultres mis trois des- 
dictes eschelles contre la potence ou gibet érigé sur le Marchié , don- 
nant refreschement de la trahyson que l'on imputoit ausdicts commis- 
saires, disans : Voicy que Von voit comment nous estions trahffz; disans 
que Tune eschelle estoit pour le conte de Megen , Taultre pour le chan- 
cellier et l'aultre pour le s' de Merode? 
FrHArickoitenisone.Hcn Si Bombcrgcn u'a dlct ausdicts commissaires , après avoir faict bien 
7hl'!!!^ertiuTrJr* " particulièrement leurs doléances, qu'il les tenoit prisonniers par charge 
m^hn^'^rTXT'H^un expresse de Brederode, au nom du prince d'Orengues, conte de Hooch- 
p^î^dteommer"'* **"" stratcu ct aultrcs confédérez, mesmes pour les rachapter, en cas que 

aulcuns d'iceulx seroient prisonniers, et desquelz ledict de Bombergen 
fut lors accompaigné; qui ont ordinairement accompaigné ledict de 

(i) Buvez. 



~ 279 — 

Bombergen, tant sur lliostel de la ville, vers lesdicts commissaires que 
aultrement, et les propos que ledict Bombergen a tenu de Son Altèze? 

Et quant lesdicts commissaires luy disrent entre aultres qu*il leur FrMénrkoueii»«oiie.iii>n 
monstreroit sa commission, quil respondist quil lauroit deans ung cbaucfiii^r «t iirro<ii>. 
jour OU deux, et si lors ne fut réplicqué entre aultres propos qu il la membre et leuict Hi-nry 
debvoit avoir preste, mesmes en chose si importante, et ores qu'il ^ÎJ^d'énonirolT'* **"" 
eut eu telle et expresse charge , ce qu*ilz ne pouvoient croire, que cela 
ne luy pourroit servir, veu que ledict de Brederode ny lesdicts aultres 
s" ou personnaiges n'avoient commandement ou auctorité sur lesdicts 
commissaires, et mesmes en une ville de Sa Majesté, et moins ledict de 
Bombergen, qui n'estoit que ung nud subject, et qu*ilz estoient ambas- 
sadeurs qui estoient francqz vers tous, mesmes en Turquie, et en tout 
événement qu'ilz ne pouvoient croire que lesdicts s" luy avoient donné 
charge de si mal traicter et faire appeller trahystres lesdicts commis- 
saires, et les mectre en si grand hazard de leurs personnes, sans ravoir 
mérité; sur quoy ne respondist aultre chose sinon qu'il ne sçavoit arguer 
ou disputer contre ung chancellior, et qu'il fcroit ce que ledict s' de 
Brederode, son mattre, luy avoit commandé et commanderoit, ores 
qu*il sçauroit qu'il debvroit estre pendu ? 

Si personne n'ayt veu les lettres dudict s' de Brederode, par les- ceuu du premier rtM-cond 

1- 4 « u j . • • • 1 j- . membre, Frederick Utten»- 

quelles il a donné charge audict Bombergen de tenir prisonniers lesdicts «one, m** Liiien Ny« et 

4 Henry GooMenft.cbanci'lller, 

commissaires? .. et dame de Merwle. 

Si les trois membres n'ont envoyé vers losdicts s" prince d'Orenpuos, i^ troi» membre* ei m- 

* trênlre». 

conte de Hoochstraten et Brederode, et la responce quilz ont eu 
d'iceulx, et qu'ilz exhibent la copie des lettres ? 
S'ilz ont faict aussy le debvoir et instance vers iceulx,et aultremenl, »«••*"«. «•» rommem lu 10 

vouldroitt firuuver. 

que les commissaires seroicnt relaxez ? 

Quant lesdicts s' prince et conte de Hoochstraten avoient désavoué la l^Ij*» membre* 
charge et commission dudict de Bombergen, pourquoy ilz n'ont appnv 
hendé ledict Bombergen, ou du moins licentié ou tant faict que lesdicts 
commissaires fussent esté relaxez? 

Si ledict de Brederode n'a donné certification de la qualité et souffls- n«ir,.u membr»^. le. te 
sance dudict de Bombergen, et envoyé lettres do credance a icelluy, en rridérick uit«iu»..iie. 
vertu desquelles les porteurs ont déclairé tant vers les trois membres 
que commissaires, comme ledict de Brederode avoit dict que Son Altèze 
avoit faict appréhender son lieutenant et porteur d'enseigne d'Andelot 
avecq viii souldartz,et quant Sadictc Altèze les feroit relaxer, que lors 
le chancellier seroit aussy relaxé? 

Et nonobstant que Sadicte Altèze avoit faict déclairer par m*^** Libcrt wm. 



— 280 — 

Nys , qu'elle ne sçavoit riens à parler dudict emprisonnemeat, si ledici 
ehancellier n*est encoires demouré prisonnier? 

u» iroi« meiubffs Et couime Sadicte Altèze envoya ledict Nys vers les trois membres, 

afin de incontinent relaxer librement et scurement iesdicts commis- 
saires , pourquoy ilz ne Tont faict et obéy, et trouvé le moyen qui en a 
esté cause qu'il n'a esté Taiot ? 

ideui. Quant les trois membres ont appelle ledict de Bombergen à la fin que 

dessus et aultrement, s'il est comparu, comment il s'est monstre, les 
propos qu'il a usé, ensamble les quattre capitaines, ceulx de la reli- 
gion, et s'ilz sont venuz en bonne compaignie vers Iesdicts trois mem- 
bres, en armes ou sans armes, appeliez ou point appeliez, lors devant 
et après? 

Idem . et les c»pitaini-s Pourquoy Icdict Bombergen et capitaines ne sont aulcunes fois com- 
d"«uiV *'*"^ * "*" "" "' * paniz, veu le serment qu'ilz avoient faict h Sa Majesté et à la ville? 

lm trois membres et se- Quaut Ic moys quc Bombcrgeu avoit servy et faict le serment comme 
cuien. capitame, ensamble Iesdicts quattre capitames et quattre enseignes, 

estoit expiré, si ledict Bombergen n'a lors seullement monstre sa com- 
mission signée et scellée du casset dudict s' de Brederode, par laquelle 
il créa ledict de Bombergen capitaine de la ville et son lieutenant, et 
pour assister et garder ceulx de la religion? 

iiiem. Si ladicte commission n'ayt esté leute en présence des trois membres? 

uxi-m. S'ilz ont demandé de retenir ladicte commission ou d'avoir copie, et 

la responce sur ce donnée par ledict de Bombergen? 

Idem. Kra»mu» l'orfciivris Si lors Icsdicls quatife capitaines et quattre enseignes n'ont faict leur 
e ao^an et, umii.r. ggpjjjçjjj g^ p^y^ }j jjj y\\\Q ^ Brodcrodc ct Bombcrgcn mesmes, d'aller 

et sujTre tous ou en partie, par terre, mer, rivières et où il les vouldroit 
mener? 

•'»«"• ^' Qui a dressé ledict serment et article^briefi', qui leut et publia Iesdicts 

articles du commenchement au plain Marcbié, où estoient les quattre 
capitaines et tous les enseignes , pourquoy l'on changea de lecteur, qui 
les leut publicquement , hault et intelligiblement, et si ce n'estoit le 
capitaine Cloot? 

l'ieni Si Iesdicts articles estoient faictz par advis des trois membres ou 

conformes à l'accord desdicts trois membres , et les confronter? 

Mr.n. De recouvrer sur tout Iesdicts articles, sinon d'ouyr sur ce lesmoings. 

I edict Fré.iéii.k oiich^ Si Frédéfick Otlenssone, recepvcur du s' de Merode, n'ayt esté envoyé 

deux foys vers le s^ de Brederode, affin que le ehancellier et ledict s' de 
Merode pourroient estre relaxez, ce qu'il a respondu , et les propos qu'il 
liiy a lcnu,ct s'il n'a envoyé ledict Ottenssone la seconde foys à rirechi 



r.<'ii»" 



Nys , qu^elle ne scavoil riens à parier dndicl eiP' ,, et ies 

ehancellior n*esi encoires demonré prisonnie'; Aii(^ <^^^ 

L«» iruil iiieiubir* Et commo Sadicte Altèie envoya ledîot ' 

afin do incontinent relaxer librement „ê oiB^'^^ 

saires , pourquoy ilz ne Tonl biet et ^ la ^^^''' 

esté cause qu'il n*a esté Taiot? 

Mru. Quant les trois membres ont a^^ *i 

dessus et aullremeat, b^U ef ' ont "^^^^^^V^ ^^'^ 

propos qu'il a usé, onsaip' «mement d ^s^^^ 

gion, et s'ili sont Tenu- -^ lesdicts coflJ ^^ 

bros, en armes ou sr g}^ .^ 

et aprèsT * Q^o lesdicts commissaires ^ C^^ 

id.„. . et i« «pifin- Pounpioy ta» -fupule, s'ilz ne disrent que ^esA\ct^^a'^\^^ 

d^'.wui'i ****** **" '"*™"" P^ro»» ^w» I' . -^ escript comme ilz le désiroient, et c^ ^^ \a 

L« tnii. mmbi» rt ■». Oiitnt ^ .oimissaires treuvarent au pouiject que le samb^^ i ^.^ 



L« tn>i. mmbi» et ■•• Ount ^ .oimissaires ireuvareni au pouneci que le samP^^ 

Qito< ^l'res que le faict d*icclluy no touchoit ausdicts capitaines, P^V^^ 



cS'Jl!!*** ** •»•»■-■»« ogpîmr ,c endroict dudict Bombergen, il leur fùst dict par \eS(^ t^ 



IdCH. * 
MM» 



'^loii tousjours déciairé qu'il prendroit la charge de remprison^Vj^r*^ 
^ j desdicts commissaires à luy, et que iceulx par ledict acte Teroie p 
jsv tort cl préjudice audict s' de Bredcrodo , pour avoir désavoué ^ ^à 
iden. .jinrge que disoit avoir ledict Bombergen, et que c*estoit assez qu^ 

irinn. iesdicls capitaines parloient pour eulx-mesmcs? 

Et comme Ton avoit délaissé au gros dudict acte la dernière clausuU 
jue iosclicls commissaires se louoycnt desdicts capitaines, que le capi- 
taine Middclecr disoil qu'il Talloit que ladicle clause y fût, et que sur ce 
ledict ehancellior dist : En nom de Dieu , qu'elle y soyt ? 
Si ledict Bombergen, par moyen et personnelle eomparition de coulx 
i/« ^'^ du consistoire, n'a poiuct présenté requeste, le x"*' dudict moys, aux trois 

membres uflin d'avoir samblablo acte, et pour avoir récompense de son 
service, et que les souldartz auroient entier payement de leur mois, et 
comme les trois membres fisrent en ce difficulté , si aulcuns de la reli- 
gion ne sont venuz, en armes et garniz des hacquebutes et pisloletz, 
sur l'hostel de la ville \ers les trois membres, faisans ouvrir la chambi-e 
du conseil , disans qu'ilz le fissent court, sans vouloir soufl'rir que ccnlx 
du iii™« membre demandassent arrière conseil, menachantz ceulx qui 
estoient h ladicle chambre tellement, que le président ou premier 
échevin avecq aulcuns aultres de la loy prindrent la fuytc pour ciilx 
haulver? 
S'ilz n'uni constraincl de faire rcsambler lesdicls trois memlin**^ \o 



liiriM 



^n de donner Icdict acte cl récompenser ledict Bomber- 
'^eulx qui ont faict ladicte force , et qui les ont incité 
faire? 

brcs n'ont payé ledict Bombergen le jour ensui- l» irou Btmbret. 
ont donné, ou pour luy desbourssé, tant en 
ncnt? 

religion ou aultres en particulier lors idem. 

> mesme jour licencié les souldartz idfm. 

iic manière, et les propos qu'il leur a 

4ue les portes de la ville estoient serrées, et 

.ces en tel estât deux heures après qu'il estoit party, 

^u pourroit laisser sortir lesdicts commissaires et poinct 



Idem. 



S' ledict Bombergen n'a poinct esté accompaigné de cincquante hao- 
Moeousiers desdicts quatlre enseignes? 

^' OU mesme tamps les trois membres et cculx de la religion n*ont idem, 
^"^ï^dé d'avoir acte signée et scellée desdicts commissaires, pour 
*|'^©r contentement à la commune, et que lesdicts commissaires pour- 
^^'^^ <l*aultant plus seurement partir et éviter nouvelle émotion? 
^^iots quattre capitaines, de qui ou desquelz ilz ont esté pre- idrm. 
"«ôr^uientchoisiz? 

*^ ^onl tous bourgeois et de quelle religion? id<>in. 

^*ilz n'ont servy par ci-devant, en guerre, l'empereur, de très- id-m. 

bauic^ Hiémoire, ou Sa Majesté royalle? 



i"»» 



Le procureur froénl de 
Brabani. 



"^ ^'il y a aulcuns d'iceulx qui ont eu ou ont encoires pension dudict Auiruotdu premier et m 
••**^^Ur empereur ou Sa Majesté royalle, comme l'on tient que Midde- XTie T/'IIeJuire ^ p*'»" 

ittgf ^ ^ »iuuuire». 

^^ lesdicts capitaines ou aulcuns d'iceulx n'ont faict des homicides, 
c>* ^Vt ont obtenu remission d'icelles et deuement intériné leurs lotr 

^ourquoy ilz se sont présentement relirez, et où ilz sont? oukuupremiereiiecoiid 

yni a choisy lesdicts xlviii souldartz, et de quelle qualité ilz estoient, i^* tn>is membres n •«>■ 

f^ 9*ily avoit de ceulx qui ont démoly les imaigcs , spolié les églises ou mlnvt%wb*éHMnt. 

iBOoastëres « et faict ou aydé à faire les cmotions? 
Si lesdicts quattre capitaines n'ont eu intelligence avecq ceulx du 

ooosistoire et ceulx de la nouvelle religion^ 
Quant l'on a institué ledict consistoire à Bois-le-Duc, qui ont esté du 

commenchomont cl depuis dudict consistoire, et signamment depuis 



— 282 — 



Le Hcntenant et ceuli qu'il 
dénommeni. 



Idem. 



en cas qu*ilz fussent partiz , que les ungs disoient que l*on leur bail- 
leroit des coups d*hacquebutes ou pistoletz parmy le corps, et les 
aultres qu*ilz les garderoient bien de partir, et signamment ledict eban- 
cellier? 

Par quoy et qui ont faict guetter la maison du lieutenant, offltier de 
Sa Majesté, et le menacé de tuer, et tyré ung bourgeois bors la ville et 
constitué prisonnier ? 
Il est tout Dotoir, et les Si Ics quattro capitaînos, le ix"*« dudict moys, ne sont venuz vers les- 

gens dudict chancrllier et 

Merode , et signamment dicts commissaircs, rcquéraus d*avoir acte ou enseignement d*eulx qn'ili 
dudkt chauceiiier.* *" * avoicnt bicu scrvy Sa Msyesté et à la ville, et que lesdicts commissaires 

se louoient d'eulx? 

Et comme le tamps ne comportoit que lesdicts commissaires eussent 
de ce faict quelque refuz ou scrupule, s*ilz ne disrent que lesdicts capi- 
taines le mectcroient par escript comme ilz le désiroient, et ce faict, 
comme lesdicts commissaires treuvarent au pouqect que le samblable 
se deubt faire endroict dudict Bombergen , il leur fust dict par lesdicts 
commissaires que le faict dicelluy ne touchoit ausdicts capitaines, puis- 
qu'il avoit tousjours déclairé qu'il prendroit la charge de Temprisonne- 
ment desdicis commissaires à luy, et que iceubc par ledict acte feroient 
aussy tort et préjudice audict s' de Brederode , pour avoir désavoué la 
charge que disoit avoir ledict Bombergen, et que c'estoit assez que 
lesdicts capitaines parloient pour eulx-mesmes? 

Et comme Ton avoit délaissé au gros dudict acte la dernière clausule 
que lesdicts eoniinissaires se louoyent desdicis capitaines, que le capi- 
taine Middeleer disoit qu'il falloit que ladicte clause y fût, et que sur ce 
ledict chanceiiier dist : En nom de Dieu , qu'elle y soyt ? 

Si ledict Bombergen, par moyen et personnelle comparition de ceulx 
du consistoire, n'a poinct présenté requcste, lex™*^ dudict moys, aux trois 
membres affîn d'avoir samblable acte, et pour avoir récompense de son 
service, et que les souldartz auroient entier payement de leur mois, et 
comme les trois membres fisrent en ce difficulté , si aulcuns de la reli- 
gion ne sont venuz, en armes et garniz des hacquebutes et pistoletz, 
sur rhostel de la ville vers les trois membres, faisans ouvrir la chambre 
du conseil , disans qxi'ilz le fissent court, sans vouloir souffrir que ceulx 
du III"* membre demandassent arrière conseil, menachantz ceulx qui 
cstoient à ladicte chambre tellement, que le président ou premier 
échevin avecq aulcuus aultres de la loy prindrent la fuyte pour culx 
saulver? 
Mm. S'ilz n'ont construinct de faire rcsambler lesdicls trois membres le 



Idem. 



Les trois mrmlirc». 



— 283 — 



mesme soyr affln de donner ledict acte et récompenser ledict Bomber- 
gen, qui ont esté ceulx qui ont faict ladicte force , et qui les ont incité 
ou donné charge à ce faire? 

Si lesdicts trois membres n*ont payé ledict Bombergen le jour ensui- 
vant, et combien ibc luy ont donné, ou pour luy desbourssé, tant en 
argent comptant que aultrement? 

Ce que ceulx du consistoire , religion ou aultres en particulier lors 
luy ont donné, on auparavant ? 

Si ledict Bombergen n*a poinct le mesme jour licencié les souldartz 
et prins congé dMceulx, et en quelle manière, et les propos quMl leur a 
tenu, et encoires tant faict que les portes de la ville estoient serrées, et 
qu'elles sont demeurées eu tel estât deux heures après qu*il estoit party, 
et que lors Ton pourroit laisser sortir lesdicts commissaires et poinct 
devant? 

Si ledict Bombergen n*a poinct esté accompaigné de cinequante hao- 
quebusiers desdicts quattre enseignes? 

Si au mesme tamps les trois membres et ceulx de la religion n*ont 
demandé d*avoir acte signée et scellée desdicts commissaires, pour 
donner contentement à la commune, et que lesdicts commissaires pour- 
roient d*aultant plus seurement partir et éviter nouvelle émotion? 

Lesdicts quattre capitaines, de qui ou desquelz ilz ont esté pre- 
mièrement choisiz? 

S*ibc sont tous bourgeois et de quelle religion? 

Et s'ilz n'ont servy par ci-devant, en guerre, Tempereur, de très- 
baulte mémoire, ou Sa Majesté royalle? 

Et s'il y a aulcuns d'iceulx qui ont eu ou ont encoires pension dudict 
seigneur empereur ou Sa Majesté royalle, comme Ton tient que Midde- 
leer a ? 

Si lesdicts capitaines ou aulcuns d'iceulx n'ont faict des homicides, 
et s'ilz ont obtenu remission d'icelles et deuement intériné leurs letr 
très? 

Pourquoy ilz se sont présentement relirez, et où ilz sont? 

Qui a choisy lesdicts xlviii souldartz, et de quelle qualité ilz estoient, 
et s'il y avoit de ceulx qui ont démoly les imaiges , spolié les églises ou 
monastères , et faict ou aydé à faire les cmolions? 

Si lesdicts quattre capitaines n'ont eu intelligence avecq ceulx du 
Consistoire et ceulx de la nouvelle religion ? 

Quant l'on a institué ledict consistoire à Bois-le-Duc, qui ont esté du 
<^onimenchement et depuis dudict consistoire, et signamment depuis 



Les trois membres. 



Idem. 



Idem. 



Idem. 



idem. 



Idem. 

Idem. 
Idfiu. 



Aulcuns du premier et se- 
cond membre, et que l'on 
vitiie le registre des |>en- 
sioDuaires. 



Le procureur fanerai de 
BrabauL 



Cfiilx du premieretsecoiid 
membre. 

Les irois membres et se- 
crétaires sur cest article «t 
aultres subséquens. 



— 284 — 

huict ou dix mois en c^, et ceulx qui en dépendent, ee que Ton y a 
traiclé, tant concernant le temporel que spirituel, de leur dessaing, et 
s'ilz n*avoient desjà créé nouveaulx offitiers et magistrats , et ceulx qui 
fussent esté, du moins quel bruict qu*il en a esté? 

Qui ont esté, soit hommes ou femmes, aux assaroblées et conven- 
ticules déans ou hors ladicte ville, et signamment à la maison de Pierre 
de Leeuw, déans ladicte ville, à quelle fin , ce qu-ilz ont faict illecq et 
les propos que Ton y a tenu, et sMlz n*ont esté après pour offenser les 
gens d'église, ceulx de Tanchienne religion et commissaires, qui a 
contribué aux fraictz et despences pour sallarier et entretenir les pré- 
dicantz et ministres, et qui les a logez et receu? 

Qui ont esté les collecteurs, aulmosniers, et faict les distributions, et 
ausquelz Ton a donné , et à quelle condition ou ce que Ton leur a dict? 

Qui a faict les rolles de ceulx de la religion , à quelle fin , et qui sont 
enrouliez , et signamment depuis six ou huict moys en çà, et de recou- 
vrer lesdictes rolles? 

Avecq quelz consistoires ilz ont eu intelligence et correspondcnce, 
et principallement s'ilz n*ont eu avecq ceulx d*Ânvers, Amsterdam et 
Maestricht, et lesquelz ilz ont envoyé, et s'ilz n'ont aussy envoyé vers 
ledict s' de Brederode et aultres s'*, et à quelle fin , et des responces 
qu'ilz ont eu? 

Ceulx qui se sont retirez, et pourquoy et où ilz sont? 

Qui sont du moins les principaulx qui ont donné advis , assisté et 
favorisé à ceulx dudict consistoire et de la nouvelle religion ? 

Si ledict de Bombergen ne s'est trouvé souventesfoys audict consis- 
toire, et a prins advis d'iceulx, et faict ce que leursambloit convenir, 
et semblablement lesdicts quattre capitaines, et si ledict de Bombergen 
n'ayt aussy ensuyvy Tadvis d'iceulx? 

De s'informer sur lesdicts articles, circumstances et dépendences. 



L'on tient les principaulx qui ont esté du consistoire de Bois-le-Duc : 
Agileum, Nicolas do Leeuwe. 

Ceulx qui ont donné advis h iceulx : M'« Reynier, Keyen, Lcytcn, Corpul. 
Ledict Corput a esté, à diverses foys, en Anvers, vers le consistoire d'illocq, 
et aussy h Amsterdam, vers le s' de Brederode, et a procuré le coiilrael 
qu'auroit esté faict audicl Amsterdam par ceulx du consistoire dudict lieu et 
celluy de Bois-le-Duc, dont le secrétaire de la Torre en sçait à parler. 



- 285 — 

Cealx des trois membres qui sont de la nouvelle religion , et ont favorizé les 
sectaires et descouvert , comme Ton tient , le secret desdicts trois membres : 
Gérard Strcpen et Jan Kuystens, doyens des drappiers, Gérard van Lyere, 
doyen des esplingliers. 

En office : Herman de Ruytere , qui a esté escouttette de Bombergen et 
quattre enseignes, et est celluy qui est allé querre, en Anvers, ledict Bom- 
bergen. Loys le painctre, escouttette des deux enseignes de la religion. 

Aulcuns de ceulx qui ont plus offensés et injuriés les commissaires : Moyses; 
Job van Achelen et son frère; Hansken, in den Muggendans; Jan van Wael- 
wyck; m** Joos, le painctre; Hansken, le barbier; Dierick Diericxssone. 

Ceulx qui pourroient estre examinez sur tous lesdicts articles et sçavent ce 
qu*est passé, et sMlz font difficulté pour certains respectz, ilz pourront du 
moins dénommer des aultres : lieutenant de Tescoutette, recepveur Bacx, 
recepveur Beckere, secrétaire Colen, Nicolas van Delft, Marcelis Hermanssone, 
Jehan van Hele, bouchier, Jan Aertssone. 

Gualtier Bouwens, m'® Jacques de Moor, Ërasme, Torfebvre. L*on tient 
ceulx-cy de la religion, mais point du consistoire, et sçavent aussy le tout, 
nonobstant que l'on estime que les deux derniers ont faict bon office, du moins 
en tant qu*il peult concerner les commissaires. 

Henry Goossens, le jeusne Roovere. Ceulx-cy sçavent tout le secret du con- 
sistoire et des sectaires, et ce qu'en dépend ; mais comme ledict Goossens, à 
la fin, a esté offensé et s*est retiré de la compaignie , il seroit bon , s*il est 
absent, que Ton lui bailla saulff-conduict et promesse, s'il fust de besoing, plus 
avant, moyennant qu'il se voulsist descouvrir et acquicter ; ledict Goossens a 
aussy esté vers le s' de Brederode. Ledict Roovere, à la (in , ne s'est aussy con- 
tenté de Bombergen, ayant esté logé quelque tamps on sa maison, ny de ceulx 
du consistoire de Bois-le-Duc, et sçait le secret, et partant l'on pourroit aussy 
user en son endroict comme dessus. L'on pourroit aussy, en cas de difficulté 
et s'il est de besoing, examiner les commissaires. 

Copie du (empi, aux Archives du roynume de Belgique : Correspondance 
de Urabantt Liiubourg cl Malines^ t. V, f»* âil). 



— 286 — 



CXCI. 
OrdoBMuice du goa¥erneiir de Bols-le-Doe» 

10 MAI 1567. 

Men condicbt eenenyegelicken van wegen des heeren van Schouwenborch , 
als gouverneur deser stadt, in den naeme der Co. MaS dai diegene die de 
waecke houden aen den poerten der voirscreve stadt , nyemanden en zullen 
laten van buyten innecomen, oft van binnen vuytgaen, gewaepent zynde, ofl 
oick by oft onder bem bebbende eenige lange geweeren, als spysien , heile- 
baerden, bussen, cinckroeren oft pistoletten, ende zoe verre dasdanieh 
eenich gewaepent wesende binnen der voirscreve stadt wilde commen, oft vuyt- 
gaen, dat die bewaerders van den poerten hem die voirscreve waepenen, spy- 
sien, hellebaerden , bussen , cinckroeren ende pistoletten zullen afneaien, die 
overbringen den voirscreve heere van Scbouwenborch ofl zynen gecomitteer- 
den, oft, deselve persoenen bewaert wesende, bringen aen den voirscreven heere 
gouverneur oft gecomitteerde , ten waere sulcke persoenen daertoe passepoert 
oft consent hadden van denselven gouverneur; welcke waepenen, spysien, 
hellebaerden, bussen, cinckroeren ende pistoletten by myn voirscreve heere 
gouverneur denselven persoenen zullen gerestilueerd vvorden. 

Item, dat oick egeen borgere ofl ingesetene deser stadl on zal moegen, by 
daege ofl by nachte , met waepenen ofl lanck ofl cort geweer, jae noch met 
deeghenen ofto rappieren , ofle diergelycke , achter slraeten gaen , vuytgeno- 
men ofïiciers, edelmans, dienaers desselfs, ofl in den dienst van der Majesleyt 
ofl deser stadt wesende , op de pêne, voer d'eerste reyse, van der confiscatie 
ende verbuerte van denselven waepenen ende geweeren , en voer die tvveede 
reyse , op arbitraele correctio , sonder expressen consente van den voirscreve 
heere gouverneur. 

llem, dat aile weerden, gaslerey oft herbergc houdende, ende oick yege- 
lyck andero borgere, zoe wanncer yemant tôt zynen huyse van buyten deser 
stadt innecoempt , zal schuldich zyn den naem van denselven persoen , met 
oick zynen qualiteyt (te wetene passant, coopman oft andere), terslont, en zoe 
lange die persoen aldacr blyft , aile avondcn , naerdien die poerten der voir- 
screve stadt gesloeten zyn zullen , aen den voirscreve heere van Schouwen- 
borch oft zynen daertoe gecommitteerden, ovcrtebrengene by gescrifle, opdc 
pêne van zes carolus gulden te deylene in dricn, naer ouder gewœnten. 



— «87 — 

Item , dat nyemani, wie by zy, *t zy borgere oft knecbt, en zal mogen, van 
*t savonts naer den tbien uren tôt *s morgens ten drie uren , achter straeten 
gaen sonder licht, op de pêne van twintich stuyvcrs, d*eene helfl tôt prouffyte 
van Zynder MaS ende d*andere helfl tôt prouffyte van den aenbringere. 

Item, dat nyemant, wie hy zy, besundere geweer bebbende, en sal moegen 
stooren die waecke by daege oft by nachte , op de pêne van der galgen , oft 
andere exemplaire pugnitie , gelyck men naer gelegentheyt van der saken zal 
bevinden te behoirene. 

Item 9 dat aile diegene die onder bebben eenige baeffeiick goeden, kercken 

oft cloosteren toebeboirende, zullen scbuldich zyn binnen acht dacgen, naer 

de poblicatie van desen, deselve goeden wederomme te keerene, oft te voer- 

schyne te bringene, op de pêne van gebouden te wordene voer kerckdieven, 

ende voer alzulcx gecorrigeert te wordene. 

Insgelycx , dat aile diegene die weten yemanden die eenige haeSèlicke goe- 
den, kercken oft cloosteren toebeboirende, onder heeft, oft eenige onder 
S^b^d^ heeft, zullen schuldich zyn denselven hebbere voirts te bringene binnen 
denselven tydt van acbt daegen , op arbitraele correctie. 

Aldus gepubiiceert ter puyen af binnen der stadt van *s Hertogenbossche, 
in presentie van Gooswyn Pynappel, stadthoudere van den schouteth der 
^voirscreve stadt , Ghysbrecht Hey m , François van Balen , Bertbelemeeus Loef , 
^Waelraeve van Erp ende Jan van Hedel, scepenen derselver stadt, op den 
irbiensten dach van meye xv^ zeven en zestich. 

Gtpie ds Unpii au Arehivei dn royaone de Belgiqoe : Çorreêpondanee 
de Brabantf LinUwurg et MaXinu, t. IV, f^ 437 ; — et antre 
cepie do (enpi, au ArehÎTei etoBoiialei de B«ii-le-Dne, dani le re- 
fiitrt B. I» 88, f« 8S1 



CXCII. 

Lettre de» eeMiiiialreg du rei à Beis-le-Ilae à Hargaerite 

de Parme. 

BOU»-LE-DUC, Il MAI 1567. 

Madame , depuis noz dernières du viiP* de cestuy mois avons conceu cer- 
taines ordonnances, dont copye est cy-enclose, et icelles faict publier le 



- 288 - 

x"*<' dudict mois en ceste ville , et le xi"*^ dMcelle au villaige de Yuchl lez 
ladicle ville, en tant qu*il touche seulement la spoliation des biens des églises 
et monastères, à cause du monastère des Chartreulx situé audict villaige, quy 
a esté entièrement spolié. Avons aussi conceu certains poinctz et articles con- 
cernans le repoz et le faict de la justice d*icelle ville, surlesquelzceulx de la loy 
ont prins jour pour nous y respondre le xii""<^ dudict mois; de la résolution de&- 
quelz ne fauldrons d'en advertir Vostre Altèze. En oultre le x™^ dudict mois, au 
soir entre huict et neuf heures, avons receu lettres de Vostredicte Altèze, par 
lesquelles icelle nous impose une grande charge, pour laquelle bien et deuement 
effectuer (considéré la grande obstination, pétulance, rébellion, inobédience et 
pertinacité du peuple de ceste ville , dont en pourront faire foy monsieur le 
chancellier et le sieur de Merode), moy Schouwenbourg désirerois bien qu'il 
pleusist à Vostre Altèze, des six de mes enseignes qui sont avec le sieur de Noir- 
carmes, m*en envoyer les deux vers cestedicte ville, et mesmement celles dont 
sont capitaines Christofle Wyller et Simon Wecker, ce que semble aussi à moy 
van der Borch non-seulement estre expédient , mais aussi très-nécessaire, pour 
tant mieulx réduyre le populace à crainte et obédience. Et désirerois bien je 
van der Borch, pour Tarduité et importance des affaires, et mesmes que ledict 
Schouwenbourg et moy ne fusmes oncques en ceste ville que présentement , 
par quoy ne savons bonnement cognoistre les personnes ausquelles nous nous 
debvons addresser, d'avoir encoires ung adjoinct conseiller avec nous du con- 
seil de Brabant, laquelle adjoinction semble, k moy Schouwenbourg, estre 
fort proufïltable et très-nécessaire ; et comme il y a pieu à Vostre Altèze nous 
envoyer certaine instruction, selon laquelle nous nous debvons reigler pour nostre 
addresse, désirerions bien, et requérons très-instamment, qu'il plaise à Vostre 
Altèze nous envoyer les faiz et troubles advenuz en ceste ville en la présence 
et aux personnes desdicts sieurs chancellier et de Merode , lesquelz ensemble, 
leurs serviteurs et gens, il plaira à Vostredicte Allèze sur ce préalablement faire 
examiner, par tel conseiller qu'il plaira à Vostredicte Altèze joindre avec nous, 
lequel pourra porter lesdicts faiz avec luy vers nous, pour tant plus seurement 
povoir besoingner à l'information que Vostredicte Altèze nous a chargé de pren- 
dre. En oultre. Madame, avant la réception des dernières lettres de Vostre Altèze, 
je Schouwenbourg avois jà logé tous mes gens à l'entour du Marchié de 
ladicte ville (lieu le plus propice que j'ay sceu trouver en icelle pour joindre 
mes gens et forces ensemble), sur lequel Marchié j'ay aussi faict mectre une 
douzaine de pièces d'artillerie et aultres munitions de guerre à ce servans , les- 
quelles je faiz garder nuyct et jour. 

Atant, Madame, prions le Créateur maintenir Vostre Altèze en sa sainte 
grâce et garde. De Bois-le-Ducq , le xi™« dudict mois de may xv'' lxxVîi, par 



— Î89 — 

ordonnance des s' de Schouwcnbourg et conseiller m''' Augustin van der 
llorch. 

Suscription : A Madame. 

N. DE ZOETE. 

Original , ani Arehivei da nyauoe de Belgiqoe : Correspondance 
de Brafmnt, Limbourg etMalinett^ t. IV, f" 440. 



CXCIII. 
^^CSve de Hargaerite de Paroie an teignear de Noirearoief. 

ANVERS, I S MAI 1567. 

^on^îearde Noircarmes, comme le seigneur de Schouwenburgh m'a escript 
qu'il lui^ samble, attendu la grande multitude et l'humeur du peuple deBois4e- 
Oaccj^ il auroit bien besoing de deux aultres enseignes (et prie les luy envoyer) 
aes 3i:9c qui sont avecques vous, et nommément celles des capitaines Chris- 
"VTyller et Symon Wecker, chose que s'est trouvé raisonnable, vous 
orez, retournant en çà, faire tirer lesdictes deux enseignes vers ledict 
-Ducq par le chemin plus court. 
t, etc. D'Anvers, le xiii"» de may 1567. 

-^^^^ipiion : A Monsieur de Noircarmes. 

linote, aui Arebivei do royanne de Belgiqoe : Correspondance 
de Gueldrc et Zutphen, vol. de 1567, f» 70. 



toflio 



— «90 



CXCIV. 

liettre de Hargaerite de Parme aox eommlMairefl da roi 

à Boto-le-Dae. 

ANVERS, 14 MAI 1567. 

Marguerite, etc. Très-chiers et bien-amez, nous avons receu vosire lettre 
du xi">^ de ce présent mois, avec la copie des ordonnances que avez faict pu- 
blier en la ville de Bois-le-Ducq et à Vucht, que trouvons très-bonnes; reste que 
tenez bonne main qu'elles soyent bien entretenues, observées et exécutées, 
que vous recommandons , comme aussy la continuation de tous bons debvoirz, 
comme avez très-bien commencé. Et quant au renforcement que vous de Schou- 
wenbourgh désirez des deux enseignes mentionnées en vostredicte lettre, 
nous le trouvons bien convenable , et avons à ceste cause dès hier escript au 
s' de Noircarmes les faire incontinent acheminer vers vous par le plus court 
chemin. Nous avons aussy trouvé bien que vous van der Borch soyez assisté 
d*ung aultre conseillier, pour lequel avons faict choix d*Asseliers, lequel 
escripvons présentement au chancellier de Brabant d*envoyer vers Bois4e- 
Ducq, et enchargeons joinctement à icelluy chancellier de coucher par escript, 
par forme de instruction, tout ce que touche son faict et du s' de Merode , 
ensemble aultres choses dont luy semble que seroit bien s'informer à Bois-le- 
Ducq , et aussy les tesmoingz que là-dessus luy semble Ton porroit ouir et 
examiner, pour vous envoyer le tout , et tant myeulx povoir faire lesdicles 
informations requises. 

Atant, etc. D'Anvers, le xuii"« de may 1567. 

SuscripiUm : Aux s" de Schouwenburgh et conseillier van der Borch. 

Hinite , aox ArehiTei di royione de Belgiqit : Correipondanee 
de Brabant, Limbourg et Matinei, t. IV, f» U4. 



— 291 



cxcv. 



tiettre de Hargaerile de Parme ao ehaneelier de Brabant. 

ANVERS, li MAI 1567. 

Marguerite, etc. Très-timez, coinmo m'^ Augustin van dcr Borch nous ait 
oscript et requis de le faire assister de quelque aultre conseillier pour la con- 
d uitc des affaires qui s^ofTrent à 6ois-lc-Ducq , ce qu^avons trouvé bien raison- 
nable, ayant faict choix à cest effect de m" Pierre Asseliers, nous vous enchar- 
^eons que à icelluy vous ordonnez de notre part de incontinent s'acheminer 
'Vers ledict Bois-le-Ducq, et s'employer et vacquer avec Icdict van der Borch à 
oe qu*il y est à faire suyvant les instructions qu'il y n. En oultre que vous cou- 
oliez par escript , par articles et forme d'instruction , tout ce que concerne 
^vostre fôict et du s' de Merode , ensemble tout aultre chose que vous samble 
oonvcnir, dénommant les tesmoingz que l'on pourroit ouir et examiner la-dfifi- 
3US et le nous envoyer pour le faire tenir ausdicts commissaires pour lllr 
sorvir d'instruction et addresse, pour tant myculx povoir faire les informations 
requises. 

Atant, etc. D'Anvers , le xnii"« jour de may iS67. 

SuscripUon : Au chancellier de Brabant. 

VinBtf , aox Arebivei da royannede Brlf^iqne : Correftptmdnnce 
de, Brabant^ Limbotwtj ef Mali net , l. IV, t^ Ail. 



CXCVI. 
Ordonnanee do maglslral de Bois-le-Doe. 

14 MAI 1S67. 

Men gebiedt van w egen ons aldergenadichste heeren des conincx , als her- 
ich van Brabant, ende dcse zyndcr stadt van 's Hertogenbossche , dat con 
I. 19. 



— 292 — 

ycgclyck , wye hy zy, hem schicko cnde vuege, tcrstont voor zyne huysiage, 
woeningc ofl (leure te setten cndc stellen ofle te doen selteae ende stellene, 
leeren ende waelcre, om aile pcryckel van brant te schouweno ende te 
verhuedene, op den peene van een pondt payments, te bekeeren nae oudcr 
gewoenten. 

Mcn condichl en laet welen eenen yegelickcn , dat schouth ende scepenen 
ende raedt bebben geordineert ende geaccordeert , dat mcn den iersten rocht 
oft dingdach binnen dese sladt ter gewoendelycker plactsche ende ure eal 
houden ende de justicie administreren , gelyck dat behoert ende gewoendelyck 
is le geschiedene , opten iersten dinstdach nae beloeken Pinxteren , te wetene 
des dincxdaechs voer beylich Sacramcnldach, ten eyude eenon iegelyckea 
hem sal bebben daer naer te reguleren. 

Men laet oyck weten eenen iegelycken die ennich rouvoeder van boy, stroe « 
mitsgaders van baver voer de peerden dienendo, beeft om te vercopen, dat hy 
*t selve binnen dese stadt brenge omme te vercopen , men sal hem selve ten 
redclycke pryse betalen. 

Aldus gepubliccert doer Gerarden Coolen , secrelaris , opten xiiii®" dach mey 
Lxvii, ter presensie Goeswyns Pynappels« stadthouder, Bartholomeus Loeff 
dfte joncker Waclracven van Erpe, scepenen. 

LOEFF. 

Walraven van Erp. 



Copie da temps, moi Arebivei eomnonalei de B«ii-ie-DQc, dus le 
rrf^iilre B. u" S8, f" 8ii. 



CXCVII. 
Lieltre do magistral de Bols-le-Dae à Margaerile de Parae. 

VERS LA MI-MAI 1561. 

Genadige vrouwe, alzoe die drje ledeu der stadt van 's Hertogenbossche hen 
eendrectelyck hcbbcn geconformeert mcttcr gocder intentie van Zynder Majes- 
teyt ende Uwer Hoocheyt , ontfangou hcbbcnde den ii«" dach deser macnl van 
mcye binnen der voirscrevc stadt alzulok garnyzoen als Uwer Hoocheyt beliefl 



— 29i — 

Koo wel geestelyck als weerlyck , hebbende binnen heure huyse gelogeert ofte 
gefourccrl ccDige capileynen ofl soldaten, wesende onder het regimeDt des 
voorscreve gouverneurs , zuUen scUuldich ende verbonden >yesen by nachte 
ende anderssins , lot aile lyde heure huysen te openen soe wanneer op der 
straete eenich gerucht, rumoer oft insolentie gemaecl zall wordden « ten eynde 
dat 'tselve by den voorscreve heer gouverneur, ofl zyne capiteyne ende solda- 
len, nedergeleeght , belet ende geremedieert mach Nvordden, tôt ruste, vreede 
ende welvaren deser stadl, bourgers ende innegeselenen derselver, op do 
peene, dat zoewie de voorscreve oèpeningo van de huyse weygert te doenc, 
arbitralycke gecorrigecrt ende gestraft te worddene andere ten exemple. 

Dit heeft de gouverneur mctter trommo omme doen slaen, sonder publi- 
calie. 

Cvpie dn (enpi, lux Arebivei eoDonnilfi de B«ii-1c-Dic, ê»M 
U rfgiilrf B. n» S8, fo 860. 



CXCIX. 

Iiiformallon des commissaires du roi à Bois-le-Doe, 

et dépositions des témoins. 

U MAI — 5 NOVEMBRE 13G7. 

Séanee Informatic begonst le nemen binnen der stadt van *s Hertogenbossche , den 

"**_"*"* xiiir» may xv*^ lxvii , by ons Bcrnarden van Schouwcnborch , gouverneur, capi- 
leyn ende prevost van Thiedenhoven , coulonnel van ecn régiment hoochduyt- 
sclier knechtcn voer die conincliker Majesteyt, ende Augustyn van der Borch, 
raedt ordinaris, commissarisscn by der Hoocheyt van de hertoghinne van 
Parme, Plaisance, etc., régente ende gouvernante van den landen van her- 
wcrtsoevere, gecommilteert ende togenwoirdelyck gesonden by Huere Hoocheyt 
binnen der voerschreve stadt van den Bossche, met Nicolaesen de Zoete, secre- 
taris, oick ordinaris in den rade van Brabant, welcke informatie by den voer- 
schreven de Zoete by gescrifte gcredigeert ende gestelt is geweest, ende 
daerinne vcrhoort zyn geweest die getuyge, zoe ende in der manieren als hier- 
naer volgt. 
Disposition de i . In den icrsten , Goeswyn Pynappel, stadthoudere van den hooch- 



I 



- 395 ~ 

fthûulcl lier vocrsriireve slmit van iten itossilic, omll xlvi lucivn, t,'f!iiy[;i; ■ 

rertioorl op 1 iolioudeii van ileii iulerrogaloiieii by Huertier Roochcyt iloti i 

vuirso)-den rommissarisca avcr gesonUen , scgbl , ondcr deii eetll by hciu ter 

takca van xyoïlcr voirschrcvcn ollk'iea eiulc andcrssîns in prescnticn van don 

voerstilirevun comniissarisscD oick mode godaen. mitsgaders van onso cora- 

oiiKsie, de vocrschrovo interrogalorien endc lync anlwoirde op deselvo swri^l 

le bondene; dat d'iersle condiiclDurs, oiirocUcrs cado beloydcrs van dcii pino- r 

lien t^bucrt, initsgadors die rcceptuleurs, onll^ngers ende inbaelders vao dcn 

precImcniitCD.iynecwepst, ondcr d'anderc , m' Reynier Everiwyn , advocnol, 

go^-v'Oesl zynde îo dcn rade van Brabanl.cndealhiergowocnt liebbciido, muer 

AU te^rlyt wot'nendc lot Brcda. lot wiens buysc meD corta naer die leste kcr- 

niis»«? v.-iii dun Bossclic Icslletlen . d'wok-k im corls orn iacr wesen za\. n»i\- 

«nîjç«î ({iiaetwiltige gehoudcn heblien hiin vergaderinge, liacpoiidtT \vacr<>n 

n>*' Hryndrick Agilcns, alliier hcbbcnde ecn goet buys, genoompt rirn fforcn, 

op tic Tolbrugge, endo hcoll noch zekcr land cndo sanl liem déponent omln!- 

kon«Jl: — MiiUhys Keyon, prociÉreur, geposluleert hciibendc voit die wclhoii- 

*'^''on derselvcrsladt, oick ceii huys hcbbciiUe aciiler die Tholbruggo alhier, 

entlo noch cenc bMVc mot eenen speelhuyso tôt Berlicnm , in de i,oemprscbc- 

Blraotc, ende noch zekere renie» bcm déponent ombekendt ; — Jarob de Witic, 

"ick procureur albier, lutlel ofl nyel hebbcnde ; — Clacs de l^euw, loi wictis 

mysc , ende d'wolck hem cygcn locbehoirendo is, oaoïlcmael die consislorien ., 

don sectnrisen goliuuden zyn geweesl, cndu atwaer oick Jaco1>ns, prcili- 

'"'■ vau dcn scctarisen, geweesl zynde ende gecommen van CulomlMirt-b , 

■^ r»orliculicre endc secrète induction, seductien ende Bcnnocticn geilHcn 

'•* *»»in vi'icnden. gelyckzy die noempden ; ende liedochl hy déponent oick. 

'* Clsies van der Slegeu, legonwoirdclick hem vuyt doser sladl x-erlrocken 

"**^«ide met wyffendG kindcrcn toi Uden, in don lande van itnvesleyn , oick 

rseU'cr compaignie is gowecst; wcicke Claes van der Stegcn gocdc 

rnde hoe^'en hccll, gclyck oick aile do voer^cenocnido porsoenen ben 

*^^* "XToirdelick vcrlrocken hebben vnyler voerscbreve sladl, Dat oick vun « 

'^^lAurcuHsistorien isgewcesl, naer zyn leste duncken, eenen gonoempt 

^- «iilriessen , gctroiiwt hcblicndo ccne van de dochteren des vuerschreven 

dot' stogen , welcke Jan Andricssen heeft cenc schocne bocvo by 

, lot Ubestele, emle oick con huys, gonoempt die- Roode tchrrre, in 

— <i|¥crsiraele, naer zyn beste dunckon, gelyck hy dcponcnl don dicnor 

^-ler vocrscrcve consistorie, gcnoempt Frans, de snydcro, ahaenl, endo 

*-*«nl hcbbende acii ter Erabert Thieiinck, dicwels tcn buyso des voerschreven 

* -Andricsson liecfl zicn comiiien; dcnwclckon Jan Andricssen by déponent 

* Bliistcren binncn dcser!>liKllt'CHien licefl; — item. (îcrryt van Stryp. laki'n- 



*"-'a«ï,. 



- 296 — 

coopère ende deken van dcii gevvaDlyiiydei's desci' sladL, cndc wcaeiido \ûh duu 
i-aedt van deii iii=" ledo derselver, legeowoirdelyok absent ïynde, wekke Gerrjl 
cen paci't heeft in een der hoeven in Udeiiboudl.ouderOislervt'yck; — ilem, Jan 
Cuysten Gocrtsse, oick deken van den gewanLsnydcrs , eiido van dca derdeo 
iedeenderadodur voerschrevesUdl.deDwelukeDCuyslen locbfhoirteen buys 
gestaen legen over die Baertscbeslrale, iiaer ityu besle duncken; — ileui, Gcc- 
raert van Lyere, deken van den spellemaekere , oiuk wesende van den rade 
cnde derdon Icdo der voorschreve stadt, aUo drio tcgonwoirdolick absout 
we»ondo; dewolcko oick van der voersclireve consistorie zyn gowecst, vroeub 
cnde spade , dach code nacbt; dewelckc oick waeren zoe zeere gealieoeert vau 
verslandc, dal isoe wannitir yel getractcerl worde toi iraDcquiUiteyt van der 
sladl , zoo hacst zy 'l selvo baddon hooron tracleeren ofl proponcren , zoe zyn 
eon van henilieden , d'eeuo voerende d'ander naer. vuyten rade gegaen, endc 
tiebbeo ÎD tiuerlieder consistorie gaon overdragen 'l gène dat op 't stadlhnys 
gelracleert worde. 
mtmmtv Ende alzoo de voerschreve commissariasen verslaen badden , dat naerdieo 

° "" " die drie loden doser stadt vtrcleerl hadden le vpeden te zyno, dat myiien- 
:i.D,i~iirFri.Rn- becrenden canccllier ondeMerode zouden ontslegen zyn, datter twce ofl drio 
rj-v, van (ien dekeos daerlcgens met grooler rebellie wederspennich vieleo; zoe 

liebben wy den voorschreven déponent gevraechl, oll de voerscbreven dric 
pcrsoencn onder de voersi-hrcvo dokeus nyct en zyn gewcest, zoe heeft do 
voerschi-eve déponent, des gevraecbt zynde, daerop vercleert, dal Gerryi 
xaa Lyere voerscbreven, docnde zyns ambadits bootscbap, ïoydo alsdoen 
dese woirdon : Jfifn apibachl keejl vercleert te coustnlem in de voenchreve 
relfucalk, maer ick en volglu «arf; ende protesteei-de , dut by deu caneellier 
g^ouden wilde hebbon. Ende van den anderen iwee dokens nyct voirdere 
' Mndiwn mtm- wctcnde. Item, liai oîck van dcn voerscbroven consistorien zyn gewcest Gerryi 
iMiiHinin Pelgrom, lynwalier, absout, gmvoent bcbbendo in do Kerckstracle , in zyn 
«M qui™* eygen liuys ; ~ ilem, Jan Pelgrom, zoene des voerachreven Gerryls. oick absent. 
mùLiUU ende iynwatier, gewoent hebbende in dosclvc slraete, is oick van den voer- 
scbreven oonsislorien geweest, naer zyn besto dunckon , mils dal hy déponent 
den coape van den voerschrevon oonsislorien ton huyse des voorschreven Pcl- 
groms dicwcis bccfl zicn gacn; — it^m , Uierick van Best, peitior, wocnendo 
in den Bonlen mantele, in do voorschreve Kerckstracle, deweluke aoders nycl 
velo en hcoagebadldan zyne eoopraanscbap, ende bcbbendo gotrouwt ceoo 
vrauwe genaempt Willomken, doweicke, zoe wanneer zy mynenheere den can- 
coHierzacU ter stadlbuysewcrts rj'den, zeyde:A'KW, Jesmkeh rytop iTfteiken: 
cnde was de voci-schi-even Dierick oick van der voerscbit'vo nyouwer reli- 
picn ; *- ilL-ni, op den bocck v.'in den (;a^llluysslraplc. daor rien snelen nacm 



— 297 - 

Jésus vuythanghtf woencD twce gebroedors, >vien3 naom oft toenaem hy 
déponent nyet en weet, aaders dan dat hy meynl dat den eenen heet Andries, 
welcke gebroeders, nu absent zyndo , die principaelste oirsaecke zyn geweest 
dat die vunte binnen Sinte-Jans-kercke in stncken geslaegen is geweest; welcke 
gebroeders woenen in bun eygen buys , hoewel huere moedere (wesende eene 
vreduwe) , daeraf tochteresse is ; welcke gebroeders oick van der voerschreve 
coDsistoriezyn geweest, mits dat die knaepe van den voerschreven consistorien 
lien dicw^els toesprack; — item, Michiel Rombauts, coopman van lakenen, woe- 
nende in de Kerckstraete , op den hoeck van der CruUestraete , absent , anders 
£een goet hebbende gebadt dan zyne coopmanschap; dewelcke oick een is 
C^^veest van dengenen die icrst die predicanten iunc gehacltbebben, endedie 
Icercken ende autaeren helpen breken, ende die predicanten hebben helpen 
^iiyt ende inné convoyeren; zeggende, voer redenen van wetenthcyt, dat hy 
déponent, ten tyde van der voerschreve ierste beltstorminge, tôt drie diversche 
jreysen denselven Michielen Rombouts in Sinte-Jans-kcrcke gesien beeft, ende die 
^ot hem déponent diversche afdraegende woorden gesproken beeft ; ende van 
<len conduyseren van den predicanten beeft *t selve voer eene gemeyne famé 
^nde mercktganck booren zeggen ; — item, Wouter ende Pecter Buyssen, gebroe- 
^eren, met huere zustere, woenende omirent melcanderen aen de gevangen 
1)oirte,by Sinte-Annen-cappelle, in de Hintemcrstraetc, ende ommegaende met 
^vullen laken, hebbende, naer zyn beste duncken, hun eygen huysen, ende 
^nderssins zeer ryck wesende; dewelcke oick van den voerschreven consisto- 
rien zyn geweest , ende vele met quade munlen hebben omme gegaen , ende die 
voerschreve zustere luyde die clocke in de voerschreve cappelle, als men aidacr 
van wegen der consistorie predicken zoude hereticke sermoenen ; — item, Wil- 
lem Steynsen, lynwatier, woenende in de voerschreve Hintemcrstraetc, op don 
lioeck van een cleyn straetken, absent; dewelcke oick eenen van de princi- 
paelste van den voerschreven consistorien is geweest, ende groote familiariteyt 
metten valschen predicanten gehouden , ende deselve dicwils te gaste genoot 
beeft; — item, Claes Roovers, wesende een coopman van lakenen, absent, ende 
nu woenende te Weert, gewoent hebbende in zyn eygen buys in de Hintemer- 
straete, nyet wetende oft hy eenich andere goet badde oft gchadt beeft dan 
zyne coopmanschap van laken , dewelcke oick eenen van der voerschreve con- 
sistorie ende eenen van huerlieden gedeputeerden is geweest; ~- item, Herman 
Goertsse, woenende in H WU cruys oft in 't Muelen yser^ op de Merct alhier, 
absent, wesende een ziepziedere, anders geen goet hebbende (zyns wetens), 
dan zyne coopmanschap van zeepe, daerafThy groolen handel badde; dewelcke 
eenen van den principaelsten van der voerschreve consistorie ende van den 
gedeputeerden dcrselver is geweest; — item, Henrick de Raedt, in den Hol- 



— 298 — 

lantschen tlmyn^ op de Vischmerct alhier, absent, ende gevvoent hebbende in 
zyn eygen huys, ende ommegaende métier coopmanschap van droegen viseh; 
dewelcke oick eenen van der voerschreve consistorie is geweesi, want hy 
déponent dicwels der consistorie knecht hem heefl zien toespreken, ende was 
een van den principaeisten, ende gedeputeerden van der voerschreve con- 
sistorie. 

Op *t m" ende iiii® artikelen zeght, dat onder andere, die ierst den predi- 
canten binnen deser stadt gebracht hebben, is geweest eenen genoempi Dierick 
Coenen, van Thielt, luttel oll nyet hebbende, geweest hebbende een cremere 
ende woenende aen de Vuchterepoirte, ende getrouwt hebbende die dochtere 
van Hendrick Verheyden ; welcke Dierick nu ter tyt gevioeden is vuyt deser 
stadt; welcke Dierick naermaels is geweest hellebardier van Bombergen, tôt 
welcken Dierickx huyse gelogeert heefl gehadt eenen van den voerschreven 
predicanten, wiens naem hem déponent is ombekendt; ende weet wel , dat een 
mlnnebroedere deser stadt , genoempt broeder Claes, cens by den voerschreven 
Dierick gesondcn is geweest ten huyse des voerschreven Diericx, om tegens 
denselven predicant te disputerene; — item, eenen genoempt Jooris Verheyden, 
zwàeger des voerschreven Diericx , oick luttel oft nyet hebbende, dewelcke nu 
ter tyt oick gevloden is, heelX de voerschreve predicant oick met geweer inné 
gehaelt , ende buyten en binnen der voerschreve stadt denselven geconvoyeert 
melten selven geweere; — item, eenen genoempt Henrick Schoelmeeslers, luttel 
oll nyet hebbende, cleermaeckere, gewoent hebbende op d'Ortcneynde, in de 
Orteiislraete , nu absent , heeft oick denselven predicant met geweer vuyt ende 
in de voerschreve stadt helpen haelen ende convoyeren , ende in der stadt 
diensl geweest zynde, heefl den gucsen helpen regimentcren in huere afiairen ; 
— item, eenen genoempt m' Hans, wesendo een barbier, nu ter tyt absent, ende 
gewoent hebbende aen Sinte-Anthoenis-cappelle, oick lultel ofl nyet hebbende ; 
—Job van Achelen, gewoent hebbende in de Colverstraete, ende Jan van Achc- 
len, woenende achler den minnebroederen alhier, beyde gebroedors, ende 
ommegaende métier coopmanschap van laken , luUel ofl nyet meer hebbende 
dan huere coopmanschap oft cassen van laken ; aile geweest hebbende van den 
ierslen ende principaelslen inné ende vuylleyders van den predicanten, rumoer- 
meesters ende oproerders van den volcke; — ilcm, Floris Jansse, woenende 
in den Rolle waegen, legen over die Colverstraete, ende gemeynelick genoempt 
Floris , den btieseleer, ommegaende metter coopmanschap van wullen lakenen , 
absent, gewoent hebbende in zyn eygen huys, ende anders nyet vêle hebbende 
dan zyne coopmanschap van laken ; — item , Dierick Diericxz , alias melten tab- 
bacrt , oick ommegaende met lakenen , ende woenende naest den huyse des 
voerschreven Floris, oick absent; welcke Dierick woende in zyn eygen huys. 



— 299 — 

aoders nyet hebbende oft gehadt hebbende (enimers dat hy déponent weet) 

dan zyne coopmanschap, insgelycx eenen van den vuyt ende inneleyders van 

den vœrschreven predicanten, ende welcke Dierick mynenheere den cancollier, 

gevangen wesende, zeer schampelyck aengesproken heefl ; welcke Floris ende 

Peeter oick van den vnyt ende innehaelders van den predicanten zyn geweest; 

— item, Peeter Lenaerts, oick ommegaende met wullen lakcn,nu absent ende 

'vroenende tôt Breda, maer gewoent hebbende in de Colverstraete, op den 

^oeck tegen over *t huys des voerschreven Floris, andcrs nyet gehadt hebbende 

<]an zyn huys daer hy inné woende. ende zyne coopmanschap; welcke Peeter 

<l>oven dien dat hy geweest is een van denselven vuyt ende inhaelders van den 

predicanten), oick is geweest minister, ende een van den ontfangers van der 

^iroirschreve consistorie ende vuytreyckers van den penningen derselver; ende 

vorde onder hemlieden genoempt huerlieder heylichgeestmoestere , vuegende 

drie leste , zoe wanneer zy by eenlge goede luyden vermaent waeren , dat 

die predicanten vuyt ende inné haelden , zoe antwoirden zy daerop : Dat 

iy dieselve predicanten in Sinte-Jans-kercke bringen zouden^ wien *t selve Uef 

»/l leet was; gelyck zy oick naerderhant gedaen hcbben, gelyck hy déponent 

reyse gesien heell; welcke Floris, Dierick ende Peeter gewoent hebben 

fcinnen deser stadt in hun eygen huysen , gelyck hun huysen noch staen op 

fcun eygen naemen, nyet wetende ofl zy eenich lant, zant olX renten hebben ; 

— item, eenen genoempt Hansken, metter scrammen, woenende in de Colver- 

^traeto, in denMuggen (//ii», absent, ende nu ter tyt woenende tôt Hedel, oft 

cJaer omtrent, ende wesende een lakcnsnyderc , welcke Hansken anders nyet 

i3ieer en hadde dan zyne coopmanschap van laken; welcke persoenen aile 

geweest zyn van den vuyt ende innehaelders van den predicanten van den sec- 

larisen; ende hoewel *t voerschreven Hansken was in der stadt dienst, nochtans 

beeft hy dicwels gevonden ende gesien geweest met die van der consistorie 

^^an den geusen , ende heed desclve in hun saken geassisteert; — item, Cornelis 

Fransz, absent, hem gcncert hebbende metter coopmanschap van droogen visch 

€3Dde harinck, gewoent hebbende in de drie Moriaens hoofien^ wesende zyn 

^ygen huys, dewelcke oick van der voerschreve consistorie is geweest; ende 

Avas eenen van den principaelsten, die ghinck t'elcker rcysen vernemcn , ofter 

^ene knechten voer die guesen en quaemen van buy ten ; — item , Anthoonis , 

an den Wit voet, absent; hem gcneert hebbende metter coopmanschap van droo- 

çen visch, ende gewoent hebbende in den voerschreven Wit voet, hem toebc- 

horende , ende is oick eenen van der voerschreve consistorie geweest ; ende 

tiebben de voerschreve twee persoenen oick mcde die predicanten hclpen vuyt 

ende innehaelen; — item, Eymbcrt Thuelinck , absent, ende tegcnwoirdelick 

Avoenende tôt Cuelcn , alhicr gewoent hebbende in U Lam , in de Postelstractc, 



— 300 — 

licm loflielioi rendu, ende zeer r\*ck wescndc, als besillcnde lioeven ende aiiderc 
goet; dewelcke oick is eenen van Jen priocipaeislcn ende tivcrsten geweest vau 
dor voerscbreve consistorie, ciide en hocfl over Iwinlich jaercn nyet zcer hey- 
Ikb geweest; — item, Willem Wynanls, mellen crommen hais, wesende een lyn- 
waticr, ende gowoent hebbondc in de Poslclstraele , legeiiover den procureur 
Fabri , oick een van den princîpaelstôn van der voorscfarevc conaistorie , ende 
eenon acnvuerdere van den gucsen als zy alhier waecklen. ende een van den 
înhaelders van dûn predicanten geweest synde ; — item, Acrt Jeronimus vanKoIsl, 
no absent, gewoenl bebbende tegenover die waege, keescoopere geweesl 
zynde , dc\velcko , nacr zyno compste van Bruessele, rorlificalie-meosler deser 
stadl zoe aen de poerten dcsor stadt zedert zckerc maendon herweris bem- 
selvcn ifcmaeckl heefl, als oick acn d'affliouwen van den booraon ronlsommf 
der voersctircvo stadl, zoe onder Boniborgen als andere van dcr consistorie: 
welckoAerllutt«lort egcengoet bced; — item, eenen genaempl Schemel, zoono 
Willem Mi chiels , absent, vendrith, onde lakenbereîdere geweesl zynde ondor 
Willom Cloot, eenen van den vier bopliedeu deser siadl; welcke Schemmcl 
gewoenL beell aldernacsl 't buys van Janae Hombouts ; wolcke Scberomel is 
geweest dicgene die van den ierslon endo lesten die predicanten inné gehaelt 
ende goassistcert heoft , uochtans ogocn goet hebbende dan hy met zynen ara- 
baebte winnen can; — ilnm.Lodewyck Janssens, absent, wesendeoenschildore 
van zynen ambaebte, gewoent hebbende in de VenverslracLe in zyn eygcn huya, 
nndora nyet betibende dan hy mot zynen ambachle winnen mach ende zekere 
Bchilderyen die hy gemaeckt hceft; welcke Lodewyck oick eeneo geweesl is 
van (lengenen die de voerachrevc consislorie gehanl«erl hcell , ende heolï die 
predicanten gcLracteerl ende le gastc gohadt, ende hccft die wake gebouden 
under die van der voerscbreve consistorie, ende is eenen van buerlicder prto- 
cipaelslen geweest ; — item, Dierick van den Correpnt, gewoenl hebbende naest 
huys des voerschreven Lodewyckx de scbyldere, deweloke redeltck gegoet is 
geweest, ende beell oick een van den principaelslen van der voerscbreve con- 
sistorie geweesl , ende die aen den heere van Brederode gowoest is ora assis- 
temie_voer die geusen, ende van der voerachrovo consistorie, ende dewolcko 
oick geilraegen beefi het orden van den voci-scbrcvon geusen aen zynen bals , 
d'\velck hem die voerscreve heere van Drcderode gegeven badde, gelyck hy 
oick gedaen hecll den voorschrevcn Claesen de Leenw ; — item, Hormaii de 
Ruylcre, geweesl hebbende een ossencoopere , ende gewoenl bebbende în do 
Orlenstraele, omtreul Sinle-Geertniyden-clooslcro, dewelcke met zyader huys- 
vraii le bnwelickc wel gehadl hccfl omirent drie duysent gnldon , maer wal 
« by nu beea, en weethy déponent nyet; welcke Horman den capitcyn Bomber- 
u- gen inné gebrachl beeCt, i>ndo naormaels hem godraegen beed als schoulclb 



— 301 — * 

des voerschrevea fiombergen; welcke Herroan geweest is diegene die gealtes- 
teert heeft ende den volcke van den Bossche te kennen gegeven, hoe dat hy 
présent ende aen is geweest daer die prince van Oraengnen , die graeve van 
Hoochstraten ende die heere van Brederode den voerschreven Bombergen 
last ende bevel hadden gegeven om hem alhier binnen deser stadt te vindene 
ende*t gouvernement derselver faenveerdene; ende dat de voerschreve hee- 
ren hem toegeseght hadden hem zyne commissie naer te zeyndene , gelyck 
*t selve eenen yegelicken notoir is , ende daeraff oick eene gemeyne famé ende 
^esach is : op welcke attestatie de voerschreve Bombergen den voet heefl 
^enomen, om hem te ingereren in *t gouvernement ende administratie der 
voerschreve stadt; dewelcke oick heeft den Toerschreven Bombergen aen der 
^iadt , vergadert wesende in hueren drie leden , gepresenteert gehadt , heb- 
Ibende tôt zynder assistentie oick gehadt den voerschreven m' Henricken Agi- 
J.eas, Gerryi Verstryp , Jan Cuysten Gerrylz, Gerryt van Lyere, Claes Roovers, 
Claes deLeeuw, Jaspar van Belle, ende meer andere. Zeght voirts, dat van der 
"voerschreve consistorie oick geweest is de voerschreve Jaspar van Belle, 
lynwatier» absent, gewoent hebbende in de Postelstraete, op eenen hoeck van 
«ierselver straete , denwelcken hy déponent heeft hooren zeggen, dat de voer- 
schreve Bombergen was een man van goede conscientien , ende denwelcken 
œn yegelick wel behoorde te betrouwen, ende alzoe denselven Bombergen wel 
Ce ontfangene totter voerschreve administratie. 

Jan Willem Kimpt, een wevere, gewoent hebbende in *t straetken achter 

EoibertThuelen, is eenen van den principaclsten van der voerschreve consistorie 

^nde oproerdere; heefl die beelden ende autaeren alhier helpen brekcn, ende 

is geweest van den iersten vuyt ende inneleyders van den predicanten ; gelyck 

oick heeft gedaen Joos, de schildere, absent, gewoent hebbende in de Hinte- 

xnerstraete , tegenover den borgmeestere Bloeymans ; welcke Joos oick naer- 

naels is geweest eenen van den hellebardiers van Bombergen; — item, Ghys- 

l>recht, in den WiUen voet,omme gegaen hebbende met lynwaet, ende gewoent 

Iiebbende in zyn eygen huys in Sinte-Jansstraete, is een van der voerschreve 

consistorie geweest; — item, Goert Van den Steene, ommegaende métier coop- 

xnanschap van laken, gewoent hebbende in de Hintemerslraele , tegenover 

^ie Gasthuysstraete in zyn eygen huys, heefl oick met die van der consistorie 

^icwils op ende neder ommegegaen, maer oft hy van der voerschreve consis- 

^rie geweest is oft nyet, en weet hy déponent nyet;— item, Steven van Cuelen, 

absent, weert in den Cop op de Merckt alhier, is geweest een van den prince- 

paelsten van der voerschreve consistorie, eeneysscher van den sluetels van deser 

^tadt, ende lot wyens huyse Bombergen gelogeerl heefl ; ende is geweest een 

aenvuerdere van den geusen ende volcke van Bombergen, ende was een overste 



du f • 



- 304 — 

ende beveeihebbende vucrders ende Btucnlers van dcn oprocrders ende 
anderen quaeUvilligen ende rebellen ; — item , Mclis van Culemborch, een vleea- 
houwere, absent, gowoent hebbende in *t Waterstraetken, heeft een van den 
ierstenende principaelsten van den inhaelders ende vuytieyders van den predi- 
canten ende beeldestormers binnen den kercken deser stadt geweest; — item, 
tNvee gebroedcrs , geweest hebbende steenhouwers , ende gewoent hebbende 
naest den huyse des vocrschreven Melis, zyn oick van den principaelsten beel- 
destormers binnen deser stadt geweest , ende nu ter tyt absent aile beyde; — 
item, Anthoenis van Empel, wecrt geweest zynde in deMeere minne^ op de Visch- 
meret albier, dewelcke geweest is in dcr stadt soidye, ende nochtans alsser yet 
te rumoeren was binnen doser stadt, zoe heefl hy déponent gesien, dat hy die- 
gene is geweest die *t geschudt tegons het stadhuys ende den heeren daerinne 
wesonde gestelt heefl ; gelyck oick gedaen heefl AndriesLenaertssens, gewoeot 
hebbende aen de Weversplaetse, in Vuytrecht^ ende geweest hebbende een 
spellemaeckere , nyet tegenstaende dat hy insgelycx in der stadt soidye was; 
—item, Aelbert JoestTheyts, ommegaende metter munte ende woenende in de 
Kerckstraete alhicr, dewelcke oick van der voerschreve consistorie geweest is, 
ende altoes d*eerste ende leste geweest is zoe wanneer daer eonich rumoer 
geschiede. 
séMiee da Gevraccht wie Bombergen assisteerde op den ix'» marcii, doen hy die sluete- 
A. de BoniiMTch ^^" ^'^^ ^^^ ^^^^^ cyschtc , zcght dat densclvcn assisteerden zyne trauwanten 
iiTJ'înk'**^*'* oft hallebardicrs , ende met hemlieden Stcven van Cuelen , zynen weert; onder 
welcke trauwanten was eenen leydcckerc oft schaliendeckere , dewelcke hem 
déponent zicnde op H stadthuys, ende mcrckondc dat hy déponent naer hem 
sach , zeyde dese woordeu : Ten baet geen kycken, die 7 wint die sal U gtrycken ; 
ende alsoe hy déponent totten selven zeyde : Jae,jae , en maeckes nyet zœ bont ; 
zoe antwoirde hem den voerschreve leydeckere : Floecx, mander een eynde 
af^ ofï wy witlen u flucs andcrs commen; Gueken(\)y Gueken^ bent ghy heàen 
stadhoudcre , ick wil H morgen worden, Knde nioynt dat die scepencn Heel naer- 
ri*uio«nu. (1ère dacraff kenuisse hceft , want hy alsdoen die sluoteleu van dcr Hekele in 

zyiider bewacruisse haddc. Ende gevraccht hoevele sectarissche predicanten 
alhier zyn geweest , ende waor die gelogeert hebben, zeght dat alhier zyn 
geweest vier predicanten : daeraff eenen is geweest Jacobus , gelogeert 
geweest zynde ten huyse Jobs van Acheleu, woenende in de Colverstraete ; 
item , eenen genoempt Cornelis , nyet welcnde tôt wiens huyse desclve 
^'ologcert is geweest; item, Goert, geweest hebbende pastoir tôt Orten, 
prieslerc geweest zynde, ende totter voerschreve curen gestelt gowcest hcb- 

(l) (lOSSUilK. 



— ■.Wà — 

liende van wcgen vnn lUc vnu dcn ca|i|)iltc1e van Sintc-Jiuis, onde iiaormnris 

ceue huysvrau ^Irouwt gchndt liobbende, ende dio inciter roogitnanactiap 

van vlas oiumegacti licuft, gewoeiiL liuNtt'iido in 'l Etiildcrsslraetkon by 'I slad- 

huys; ilein, eoneii genocntpt in de wandelingo liei Railevangerhen , wiens 

nscm, tocnaeni on logcmcnl by doponcul oyel ea vveel, dewelke gcprcdickl heen 

op dcn VuchUvend)'ck iii Sitite-Cornelis-cappcUe alliicr; ^VËlckG Jacobus zyoen 

znecsle sutio hieit in Sînto-Jacobuâ-cn pelle, eiule was supcrinleadeal van deu 

^ndereii prcdicautcii. Ende de voei'»din!ve Curnclis prcdicto in Sinte-Anncu- 

cappeWo, golyck oick dedc de voorschreve Goorl, onde somlydon in Sinle-Peelcrs- 

«r-appcllfi. Daerby vucgcndo (des govraerht zyiide), dnl dosclve predicanten zyn 

<:>iidertaouden gewecst by het cunsislorie van densctvcn scclarisnn , sonder dat 

Mm y wecLboe on invvat maniercndiepcnningeQzynopg(;brocbt,oflbywieD die 

■,»«>Uell zya gcwecst, dau dat van denselven pcnningen collecleur ende dislribu- 

& «--ur is geweosl de voorschreve Poelore Leriacrtsz, ilie genuempt worde lioylich- 

^^«cstinecstcre, on dislribu tour, ende ei'nenanderengenocoiptWoulcrThucliuck, \ 

«_»■ mincgeeacn hcbbendc met zoenien loer, onde gevvoent hcbbcndo op 't Hinlor- 

«sacreynde, lusscLcndioGoerlicxsiThebruggcc^ndediePynappelschopoorloJnoen 

^»<tioon grool huys hum toebchoi rondo, onde wicns goel wci weerdich gewccst 

fi^twinlicti duysent guldcn eens; de wolke Wouler, lervvylcn de vocrschrevo 

■^radicaDleapredicten, met ceneborsu vocr dcn arinen van dcrvoerscrevecun- 

historié ommeghinck ; ende wordo de voerschrevo Wouler genoerapl aeimocs- 

^s^nicr on annGrn](!esler ; zeggcnde voer rcdencn >'an wctenlhoyl, dul hy 

«Jcponcnl gcsion ende geboorl hecft, Ual aizoe do voerschrovo Wouler zyn 

^Soel mlde vluchlcn vuyler 8tadt, zoo Kuyden dJo f'^^sen onde die van deii 

«^wasistoricn loi bem : Waer wUt die beoneaidit ilicikn, ni» lin iler armer gell 

^miie itmegehatU heefl? 

ïoght voirts , dal oeuen vaji don principacislon aenvuerders vaa dor voer- t 
^tirovc coiisist^irie oick is gcweesl Anlhuouis, loscbinaockcro, >vi)enondc in ilc 
"^'achlorstraolo by efeii Droeck, tullel oH nyet bebbcnde, dowelcko der sladl 
"^Dn den Bosscho endo oick der voerschrovo consistorio bccn gedionl; — 
item, dat oiokecnen van dcn piincipaelston oprocrdcrs ende d'ocrsie ende 
leste tan dor voorschreve consistorio is geweesl Jon van Waetnyck, absent , 
wcsende een leechganger, onde is oick geweost hellebardier van Dotnbergoii, 
onde is cens gecotnmen op dor stadthuys, ende heeH dio sluolols van dor stadt 
VDorcndoin don naeoie des voersclirovcn Bombcrgens gee^'acbl, ende bœn 
bcïleiderc goweeet van der wacht die inyncnhccro deu canceliier onde van 
lli>rode nuecklen onde be^aerdcn , lutlol oCl nyet hebbendc ; — item , Gf rrj'l , 
wlens toenaem hy déponent nycL en weel, maei' nas dcn man op de* Moriite» 
fp lie Merci alhicr, absent, ende gowccsl hubbendc een cleermacckcrc , 



dowelckc oick vocr etide naor, ierslcnde lest, isgewccsl van dcr voopsclirevf 
cuusisloric, iiihacldcrs onde vuyllcydera van den prcdii^onlen , ende eeaea raii 
den principnelslen oproerdors opderstailtbuys ende ciders; — item.dalokl. 
eenen van don principaciston oproerdcrs ende van dervoorschreve consistorîo 
is geweesl m' Gocraort van Diepenbeke, lynwalier, ende gowoeQt hebbende 
in de Verwersiracle ; geweest hebbende eon rj-ck man ende nu lor tyl absent, 
. doweicke dicwols van wegoa dor conaislorie goi-eyst ia naer Anlweriien, 
! ende heell dion van der voersohreve eonaistorie ovopgosereven alloo don aon- 
slach ende 'l gcne dat t'Anlwerpen al omme ghinck onder die van der eonsis- 
tofie aldncr. 

Gevracchl wie dal Bombergen assisleerde doen hy den Bilveren sinlc-Jsn 
Wilde zicii , zeght daer nyet by geweest le zyne, maer is wel indachtich , dal 
die drie loden deser sladl vergadert zj'nde, ende tôt huere assislentie genomen 
bebbende zommige van den vicr scbudurien der vocrschreve etadt, aldaer Jacob, 
in'lSchaeps huo/I, wcsende eenen van den ouden schnls, hceft versocbl den 
silveren sinle-Jeban ende andcrornamenten, gobaell vuyl SinleJans-kercke, 
le ziene ondo is by don drie leden geslolon 'l setvo zulcx te doono ende to 



Gevraechl me Bombergen geassisteerl boeR op den Pacschavonl, doen by 
jurisdictie begcerdo te hebben over die borgers, gelyck liem te voeren locgela- 
iGDWBSovËrdicknechtcn, zcght dal donsolven geassisteerl bobben m' Kenrick 
Agileus, die altyls d'oersle ondo dio lesle is gewcosl van don rade van Bom- 
bergen ende van der consislorie ; ilom, Dierick Coronpul, m' Malthya Eeyeo, 
Jacob de Wilte, Fleurken, den buatfieer, in den Rolle waegft, Dierick Dic- 
ricxssens, metten tabbaert, Peoler Lenaerlssons ende nocb vorscheyden andere. 
die doen 1er tyl van der consislorie waeren , endo die hy déponent nu 1er lyl 
nyel ontboiiden en heen. 
, Zcghl voirls, dal al notoir is, dat de voersebreve Bombergen hinncn deser 
sladl is ovorsie geweest van den vier vondelen knechlen , ende dat oick hy die 
Bluclels van derselver sladl naer boni boen genomon , ende d'artilterye doen 
vuercn daer 'l bem geliist ende gelicll boell , billetton oll passepoerten gege- 
ven, om vuyt onde inné der sladL to vaeren. ende den vier capiloynen aile 
lievolen gedacn nner zynder goodcr gelierie , ende dal len aensien onde wel 
welene van den drie leden doser stadl, ende ander van der guide code 
gcmeynte ; jae, dal nocb mcer is , gedaen diereclelick legen die ordonnaotie 
ende bcvelen van den drie leden ; want zoe by de voerschreve drie leden geeloten 
was, dal een yegelick vuyl ende inné der voerschreve sladt vr)' ende vranck 
gaen ende keeren zoude moegen , zoe heefl nocblans de voerschreve fiomber^ 
gen contrarie van dien gedaen, onde die goeden van de boi^ren gearresteerl; 




- 306 — 

toi hem deponont , dat hy van H gène des voerschrcven is danck weten zoude 
Dierickon van den Coerenputie, zynen gebuere, ende waeckten de voerschreven 
pcrsoenen aisdoen den geheelen nacht zyns déponents huys , gelyck zy oîck 
dedcn zes oft zeven nachten daernaer. 

Zeght voirts , des gcvraecht zynde , dat naerdien mynenheere den cancellier 
cnde den hecre van Merode binnen deser stadt waren gecommen, deselve soe 
vêle hebben gedacn, dat die drie leden deser stadt hebben geconsenteert* dat 
die hooch-schoutoth deser stadt wederomme zoude in de stadt commen, cm 
zyne officie wederomme te bedienen , gelyck hy oick dien achtervolgende in 
de voerschreve stadt wederomme is gecommen, ende alzoe geproponeeri 
was, dat men hem voer zyn gardie zoude geven xlviii persoenen, zoe en 
worde 't selve nochtans nyet geeffectueert , maer by die van der nyeuwer 
religie cnde zommige van den derden ledo beleth, ende begonsten op den 
voerschreven schouteth te murmurerene ; ten welcken tyde onder die poorte 
van den président worde gevonden zeker billet oft missyfken, denselven 
daermede adverterende datter apparentelyck nyeuwe commotie zoude gebue- 
ren binnen der stadt , zoe verre de voerschreve schouteth in deselve stadt 
Drpari de jacque» blccf ', ZOO dat dc vocrschrevc schouteth , des by mynenheere den cancellier 

van Brerbt, écoii- . ,. • « « . 

tél.-. geadverleertzyndc, is vu^ter voerschreve stadt vertrocken; nae den welcken 

heelX mynenheere den cancellier hem déponent afgenomen den eedt van *t 
voerschreven schoutetschap wel ende getrouwelick, in absentie van den voer- 
schreven hooch-schouteth, te bedienen; welcke xlviii persoenen daernaer wor- 
den gestclt onder vier capiteynen, souder dat zy wilden staen onder die onder- 
danicheyt van hem déponent, oft oick in zynen handen cedt doen,maer wilden 
dien doen in handen van den président , ende en wilden hem déponent nyet 
ondcrdanich zyn, dan zoe verre als hem yemant tegens die justicie weder- 
spannich zoude willcn zyn, hoewel zy 't selve hem déponent geweygert 
hebben. 
séaneedu Zeght (des govraocht zynde) dat al notoir is, ende hy déponent gesienheeft, 
19 Juillet, jjj^ mynenheere den cancellier binnen zynen huyse heeft moeten blyven, ende 

Garde mise devant •' •' J i 

la demeure du dat dic wakc achtcr ende voer zynen huyse is gehouden geweest by dage ende 

chancelier et du 

V de Merode. by uachtc, ZOO wcl by die van der nyeuwer religie als van den anderen knechten, 
hebbende tôt dien eynde gehadt een waeckhuys staende voer die poorte van 
zynen huyse; maer aengaende die wake buyten der poorten, en weet hy 
déponent nyet, hebbende wel gehoort dat zommige onverlaten van die van der 
wake mynenheere den cancellier hieten verraedere ende messchant, wel 
gehoort hebbende, dat eenige van de voerschreve wakers den cock van den 
commissarisen hebben gesmeten , maer en weet nyet wie 't selve geweest 
hebben ; hebbende wel gehoort in 'l gcmeyne , dat diegene die sprake hielden 



I 



- 307 - 

'■W d'i)veri;e\-en van Valcncyn , worden gehouden voor vyamlen . vcrradcrs 

Mrfe scellemen van dcr nyeuwer rcligicn ; zeggendo voirts, dal hy mynenhcore 

^^0 cancellier heefl hooren verlellen, dal hy lot Bombergen, in preseiilie van 

^^uiMJijjfï van dcr nyeuwer religie, soude hebben gezochl : hk zien wel waî iM 

"i ghg tueckt myn bloel, maechu cort, rude Wydt my np df Merci, ende iaet 

"m aitia€T eta half vre sprekeii code haudl my dan my» hoofi aff, tnde suypt 

"S" blt>tA tnde dan aitidy venait lytt; ende oich, dal hy noeh op anderen 

'feo toi Bombergen zoudo gezegbt hebben, dal zy heyde etck eenen rappicre 

""'do nemeD, ende procven alzoe melcanderen wie 'i veit behouden zoude; 

tegh t voirls . Iieni kcnnolick ende al noLoir le zyne dal do conimissarisen zyn 

ver)at«îfi ^weesl van die van den iersten ende Iweeden leden der voerBChreve 

siadt , dewetcke boni meealendeci vuytcr voerschreve stadl geabsonleerl hcb- 

tten. in zulekcrvuegen.dalindevoersehreve stadl den meealen lylmaercencn ( 

e4-hef>^n£ en ij geblevcn, die gcnoempt is Jan van Hcel, ende van don tweedon 

lede El^-nhoudls ende hy déponent, als oflieicr ; zcgbl voirts al notoire te zyne, 

ende «Ja^rnffoick ecne geueyne Taine is, dal corls naer "l verlreck des graeven 

van Mc^^hem diversche knecblen zyn vuylgeLrocken naer Oeslerwyck, die van 

daer hcsfcben gebrochtzekerequaDlileyl van harnas, stormhocden ende leeren, 

dïcrafl* aj- jrie leeren hebben opgerichl tegens die galge, op de Merci alhier, ( 

pnije c3ai oene gemeyne Tamc was, dal zy 'l selve gedaen hadden, d'eene voer 

"cn er-^ei,;; van Mcghei». die Iweedc voer mynenheore den cancellior, onde die 

oerae lecre voer don heere van Merodcn. 

'^B^ït. Yoirls (des gevraechl zynde), dal m' Liberl Nys binnen deser slndl is ' 

^^**^o«l.en geweCBl van wegen Heurder Hoocheyl, ten eynde dal raen die lie&- 

" coxnmissarisen vry ende vranck zoudo rclaxcren van bunder gevancke- 

*®® ■■ inaer en wilden die van der nyeuwer relîgio (wesende verre die meesle 

siercksle in gotale) 'l selve nyet todalen, zeggende voer redenen : 

n liaudl geen woert. 



ende 
Mnda„ 

*^^>*aechi ofl die drie leden deser Btadt nyet en hebben eenige comtnissari- i 
B^tlepuiecrl om die knechlcn le raonsleren, len tyde Bombergen als cappi- 
OntRingen was; zeght daller zekerc commissarisen zyn gedeputeerl 

"'*Hïst. die welckc bnerder Uveester monsleringe nycl en hebben wîllen 
Gt-vvindeo.endedat mils don eedtdiedievsndernyeuwer relipe met Bom- 
ÏS^O geraempl hadden ende den knecblen te voeren hielden , om denselven 
*■ te docne, loe dal alsdoen hen onderwonden deselve monsteringe le 
•*©, Agileus, Keyen. Coerenput ende meeraiidere, loi zesse oft achle loe 
'5**iaclo, mitsvvelcken eedloickdiverschfiknechlenzynaffgeweken.diedrn- 
*®o eedl nyet en wilden doen ; maor die van der nyenwer religîe hebben 
* Sinen , gaven ende anderssins zoe vcle gepraclizeerl , dal verseheyde van 



<icn kneehlen métier lyl wetlcrommc zyn coiiimen dienen eiidoileiivoerschrevfii 
«Ht gedaen; welcke belocflon ende iaducUen gedaeii lioLben do voorsclirevo 
Agileus nielten lynon. 

Cevraechl, waeramme die van dcraladl ben nyel sterck on maocten, doer die 
kncclilen aSS\ckeQ ende den oedl nycl doen en wilden, om alsdoen meeslors 
van de atadl te wcsen , zeght dal 'l selve geltuert is by faulte van machle 
ende dal zy nyel slerck gcnoecb en waren , milsdien die van der wcth endo 
aiidere goede bergers al govlucht wacren, ende andere, elc. 

GOESSEKS PyH APPEL. 

3. Jacob Uses, ronlmeestcro gcnerael van den heden vna den stnlcn in 
'l quarlier van "s Hertogenbossche , oudt omirent vylflicli jaeren . geluygo g^ 

- vraecbl op de voerschreve interrogatorien, Keglil, op zynen eedl, alsnu in pre- 
senlie vauonscommissarisen geitaen, dal hy déponent wel hecfl gehoort, dal 
m' Reynier Evomvyii (nu 1er lyt woonende lot Brcda , cndo zeidert zekere 
maenden herwerls aldaer vertrocken isynde) is goweesl d'ecrsle ofl een van den 
iei^ten ende iirincipaelstcn van dengenen die albier oirsaocke is geweesl ii'nn 
den troublen binnen doser stndl, ende is oick gcweest ecn van dengenen , die 
de predicanteu binnen derselver sladt beett helpen innebrengen, eaàe die 
leer gefavorizeert ; ende hecfl oick golioorl, dat desolvc m' Reyniere in de 
weke van de Bossche-kerreniisse leslleden, ocpcnbaerlick over tafol gesegbt 
heefl dcso Moerden : Wat willirk u itggtn'. kel en mI hier nyet dogen, uo 
lange dfte coopmatiKhap in der kenken blyll, meynende "L selve van den beel- 
den, aanten, sanlinnen, heylichdoni, aacramenleu, messe, etc., in der kercken 
hlyveu; daermeJe by wel le kennen gaf 'l gène daller uaermaels gesctaj'et is 
in de kercken , le wcleue aengaende die brekingo van den beelden; Mght 
oick, dal men alhier mellcr iramnielen heefl ommegeslagen , dal zoe wie 
Wilde dicnen hopman Keyen, die le voeren alliier beell geweesl procureur , 

• dal die zoude cominea loi zynen huyse, ende hem aldaer lalen innescry^'on, 
in der vuegen dal diverschc persocneii loi des voerscbreven Eeyens huyse rya 
gecominen ora inncgescreven le wordcne-, maer vuytdien doselve Keyen geen 
geit op do haudl en gaf , zoe hebben hen lulLel persoenen laten innescryvtin ; 
maer te voeren hadde mon lalen ommoalaen, dat zoe wie der heyliger E\-ange- 
b'en, der conincklykor Hajesteyl ende der sladi van den Bosscbe zoudo vvillen 
vocrsUen, hum zoude vioduu op den Vuchleren-dyck , aldaer eene groole 
monichte van de burgers bon bebben gevonden; zegbl voirts, dat de voer- 

> schreve Keyen heefl attyla geweosl eenea van den principaelslen gouverneurs 
van lien consislorien ; dal oick m' Hendrlck Agileus is geweesl eenen van deu 
priiieipaclslen ovcrelcn van den voer.schrnvcnconsislorien.dîe (om zyn verme- 




— 3in — 

lion eeps, liovco ulle zjiic coslon, ilewelfkf de voersclircvc aiadl belaell hceft. 
ïe^hl vûirts, dal Geeraerl Verslryp, Gucracrt van Liere ende den vocrschre\-c. 
JniiCiiyslen Geornertssens , hebbondain de vorgaederingo van don drie loden, 
aldaf^r hy déponent aïs een van don oudcn scliuU mude pri>senl Îb gevveoet . 
oepenbaerlick verclaerl endo gcprotcsleon. van der eonsistorie wegeo (gelyck ty 
zeyden), daLzyegeensInsen wilden verlalenBombergen, nocta huercwapenen 
(dcnolerende den voeracbreven Bombergen) , hoe vvcl dat zy als dckens van le 
voereii van hun ambachtswegen belast wacren onde gezcght hadden, dat ly con- 
senleerdcn den voerschreven Boinborgen le verlalcne. Zeghl voirls, dathL-m 
depoucnl eens is gewesen geweesl den persoen van Authocns, de leschmakcre, 
deweluke was ondcr die knecblen van wegen der sladl aenvoerl, ende een 
ïuerdere dersolver, dewelcke naedm'liant veelo quaels in de kercken, oproerin- 
gen endu i-ebcllio ondcr 'l volck gedaen hocll, endo andcro daertoe geinciteert, 

. zoe hy hceit hooren ZRggen, onde dewelcke oick Joosen Woulers. premier, 

', omirent dor Merckl aenvecrl heefl , aizoe hy van Bruesscle quam met hrievon 
van dor horlogbinnon aen myneiihoore don eancollier, ende deuselvco by Bom- 
bcrgeu gcbraohl beefl, al eer hy by mynen voorscreven heere den cancellier 
mochte comnion , aizoe de voerschrove premier hem déponent vercloert heeft. 
Zeghl voirls, dat van der voerschrove consislorîe oick is geweesl Willem Steyii- 

. sens. Job en Jan van Auhelen, gcbrooderon, duweluko van Achelcn oick zyn 
geweest dio principale quaoldoenders ende oprocdcrs van der leste commolie, 
gelyck oick was den mau în dm Moriaen, op de Hei-ct alhier; dat oick de voer- 
Bchi-evo Job wm dieguue die niynenheere den cancellier vuylen caetspele 

' baelde . met eencn gcnocmpt Jan van Waclwyck, dewelcke oick heeft goweest 
L-en van den trauwanten oH hellebardiers van Bombergeii. Zeght voirts, dat van 
der voerschrovo consistorien oick zyn geweesl Peeter Lenaertsseit . Dicrick 
Coorenpul, Jaspar van Belle ende Goert Roovors, dewelcke oick van den 
principaolslcn administrateurs van derselver consistorien zyn geweest ; dat 
oick Emberl Thuolinek ende Lodewyck Jaussens van Vaickenborch. achilder, 
hcbben der voersclirove eonsistorie grooteassislenliegedaen.maer en mochlo 
de voerscbreve Lodewyck in do voerschrevo eonsistorie nyel commen, mils 
dat by in overspel leefdo; dat nochtans de voerschrove Lodewyck allyts bit- 
lichlyck heell gosproken , gelyck hy déponent van den beeren scepenen gchoirt 
lieell , ende dat sonder denselven Lodewyck in de leste commolie zcer qua- 
lick zoude bebben gegaen , maer dat hy aile dingen len beste kcerde. Zeghl 
oick (des gevraecht zynde), dut Aerl-Jeronimua van Kelst, lot Bruessel wesende, 
heell menige brieven geschreven aen die van den derdon leden deser stadt, hoe 
dat by lollor stadt wel was genoychl, endo alhier wederommc commende al 
contrarie mcLlen wercke heell hethoont, ende dat hy gcvvccsl is diegenc dip 



I 



— 311 — 

bcm onder Bombergeii gcvuechl hccfl, ende hem onderwondon te fortiflcercn ' 

(lie Hinlcmorpoorle, ende afTgespholeii heefl eon Bluck geschuu nacr 'l volek 

des graeveo van Hegbfm, zonderdes nochlaiis vcraocht gewesBl lo zjtio, ofl 

daenoe van ycmaoden lasl gehadl hebhende, alzoe hy déponent vorslaen heefl ; 

dat oick Wouler ende Peeter Buyssens , gebroedercn, ende huerc zusterc zyn 

^weest diegenc die de voei-aclircve predicanten zeor hebben gefavoriseort . 

ende dat die zuslere bccn die clockc gsluydt, aïs die voerschroven predican- 

Ccn pfedicken zondcn in Sinle-AnnenK^appcllc, ende hict men bucr coratesse 

■van der voerschreve cappelle. Zeght daerenlioven (des gevraeciit Kynde), dat 

Anlhooie van Bomborgen is binnen deser stadl gecomnien sondacchs voer 

ascb^onsdach , tcnvylen dal die grave van Hcgbcm was omirent der stadt ' 

"van den Bosficbe; ende quamp de voerschreve Bombergon le scliepe mciten 

■voerschreven llermannen de Ruytore, ende worde deselve Bomhorgen terslonl 

tsy die van der consistorie onirangen, om don voorsahrcven gracvc vim Hegliem le 

fcet«re le moegen resisterene ; dcnwelcken gratve van Moghnm. die quaetwiUigo, 

"vreesende pngiiilie , ende zommigo van den goelwilligen ende van der nuder 

«ndc catholicker religien, roftiseerden le lalen pommon binnen der voerschreve 

sindt , vuyldien de voerschreve gracvc van Heghcm ten Boasche nyel zeer 

l«minl en is, duer diversche question ende procesaen die hy over menige 

jaeren tegons de voersiihrove sladt gPhadl heefl , ende noch dagolicx hebbenite 

is. Maer badde ITaerc Ilooeheyl eenigen anderen heere oïl cspileyn ten Bossche 

eosonden, ronde hy deponL'nl wel gehoept hebben, dal d'ingesetenen vnn 

(1>^ Bosschc densclven binnen der voerschreve stndt wel zouden hebben Intea 

iunecommen. ende voer huoren capiteyii geacrepteert. 

Cndo gevraocbl, «■al propoeslen de voerschreve Bombergen met die van 
dor stadl gehadl ende gehouden heell, terwylen hy alhier geweest is, E^ht, 
fis denselven noit gehanteerl noch in zyn geselm-liap geweest hebbende, 
dicrsfr nyel te welene anders, dan dal do vocrschrovo Bomboi^n eens 
■Isende opde Merci in 'l voile harnas. met aile do knecbton, hem déponent 
oatboeden heell gehadl mel Jan van Waelw^ck . ten eynde hy Coessen 
fyuappolc Eoude zoggon , dat hy alsdocn op de Merci mel zynen voicke coin- 
»en ïoiide ; waerop hy dcponcnl den voerschreven van Waelwyck anlwoirde , 
dut hy selve den voerschreven Pynappel Euicken boelscliap doen zoudo , mita 
dat hem déponent zuicken boetschap nyel aen en slonl lo docnc; ende anders 
(■o<^ voirdere en soude hy déponent nyel wolen lo deponeren , op aile d'arti- 
cten van den voerschreven inlerrogalorien , die nochlans by ons ncersiclick 
osdorvraecbt zynde. 



- 319 - 

3 Cl 4. n'ouler Srhellens.tL-t-lliei'dui'âtniit van ':> llorlo^'enbosâcbu.tiuilt 
omirent lu jnerco, eode Geerard Coolen, secretaris der voerschreve stDdl, 
. oudl xLi jaeren, ofl daeromtrent, gelujgfo gevraetht op de voerechrevc 
. iiilerrogaLoriea , zcggon eenJruchlelyk op liueren oedca, alsau in presenlie 
\an ooa comraissarisen gedaen, daL den uirspronck van de beellsloruiiugo 
gecommen is door die predicatieo , ende zeggen , dal hier in den ierslen eenoii 
was lenoempt Cornelis Waeiraeven van Diepenbeke, zoe de voerschreve Cooleo 
I- vercleerde, eijdo opden x^vm^'augustilesUeden, beedde vat-rsclireveCâulen 
, eca van den ileponenten , Aoev last ende bevel vao deo dne kden deser stadi , 
" als secrotarJs ende notarié, met lu' Zegori'n Adriaenssena , Goerdea Loeiï. 
Fianceu van Hanenberch, scbopenen, geBWoercn, raediaheeren respeclive, 
Uenriekon de Raol enJe Fiancen HeniicKBâcn , dekenen van den ambacbte, als 
tlaerloQ by denselven drieludengocomraiUeerl, heoi gelransporteerL leo huyse 
van Job van Acholcn, wnllelakencoopere, inné der Colverslracte biao^a dor 
vucrschreve sladl woenocblicb, eode aldaercoinmende in de cornière, heelt 
melmeer anderebevoadcnlweemanspersoenen, waerafd'eeDdevoerscbreve 
Coruelis was , ende d'aiidero beni bapljzcerde Arnoldus Sluyraerl , gebooreu 
w vaQ Praest, Lusschen Eninieryck endo Recs, daermede doen ter lyL oick oader 
was eeii auder persoen, die bemselven baplizeerde le vvesen een passant . 
weluke Coruelis ende AroolduR alhier onluncks, zoe binneu als buyLcn, badden 
^•eprcdiukl, vorulaerendc beydc de voei'schreve deponenlen toi Iiuoder kennisse 
gcconiraen le zyne, dat len lyde dal d'icrsle vrempde predicant oft miaister 
binneu deser sladl gcbroeht wurdl, was gologcert len liuyse Uieritri Coeneu, 
wocnenile vast aen de Yuclilerepoorle, ende govraocbl wie dat die predicanleo 
hebben innegcbracbl , zeg^en daeralT nyet zekerlicx le wotcne. Gevracuht wat 
commissie dat de voerschreve Coolen , niel de voerschreve andere gecommit- 
leerdc, acn den voerscbreven predicanlen hadden , ende wat antwoîrde by van 
den voerscbreven predicanten ontIJack, vorclaerde de voerschreve Coolen, ont 
lien de voerschreve vrompdo predivanten le vcrsuecken exbibilie, visie, lecture 
ende copie van hunder commissie, vuyl craclito van dewelcke zy bun gtivoir- 
liert hadden alsulckc predicatien, als zy lot dicr lyt loc, zoe binnen als buyten 
lieser stadt, godaen hadden , mitsgaders "l gbeens daenuyl ofl naer gevolcht 
vs-as, gelyck oick de voerschreve Coolen , mctlen voerscbreven commissarisen, 
hoell gedaen; op welcke versueck, de voerschreve Coroelis alsdoen anlwoir- 
dende, zcyde dal hy gcgonden waere ende zyne commissie hadde van den 
opparslen eoninck der coningen, endo dnt by dien nagaende, van meyninge 
waere het woerl Gods le prodickcn ende 'l &e\vo mclten Bybele le beweren. 
oll diergelycke woerden, Ende daernae wcder gGvracL'hL «esende de voar- 
schrevc predicanlen, oU zy van egcenc hecre van den lande, hortogen, p 





graevea oCi andore heeroii cenige commissie badden, heblien alsdoeo de voer- 
scbreve twee vremiide predicanlen eendracblolyk verclaert , van egeone lom- 
pDreele ofl sterffclicke beercD eenige comiiiissie lu hcbbcnG, andcrs dan dal 
zylicleD, vuytIierdcD van veele ende verscbeyden Loi^ereo deseraladl geroe- 
peo, begeerl ondo veraocbl gewcesl zyn, om loc buyten als binnen deser 
voerschreve stadl te predicketi, ende daernae met veele ende vurscbcydon 
■ ngexelencn ende borgcrcn van deser sladl albier binnen deser vocrechrevo 
&t»dt gebrocbmaercD geweesl, om aUiJer binncD le predicken; daerby vue- 
^cade, dal 'l gbcens wes van den breken van de beeldon waers gcscbiol, dat 
*1 »elve WU8 i;escbiel Ly ingcvt:a van onsen beere Jesum-Cbrislum , on dierge- 
1 ycke u'oerdoD , zonder eenige voirdere cotnmissie te bebben ; waeraf die voer- 
scbrevea GonimiagarimBi3u alsdoen cxpresaelyk protesleerdeo , ende is vau al^ 
&«ae acte gemaect. Zeggen oiek , dal bovcn de voerscbreve hvt'e predicanicn 
aaemaols oocb zoudc gocommen eyn driQ anderu, vvaerair d'een {zoe zy depo- 
nenten beyde gebi>orl bobbon) Jacobus Cuyiemborcb, de twecde Goderi'idus, 
«itl Gue tMtten tromwr» ni«M ofl gaerettcooper , cndo don derdim liattetim- 
Sjerken respective genocnipt vvaeren. £ndo gevraecbl waer dal de voorscbrovc 
drie predii^anten waeren gologeerl, zt3ggcn, dat de voerscbreve Goderridus 
•ersl op du Papenhulst ofl daeromtrent, ende daernaor in de Itiddersstraete 
mot zyne buyfiViaune ende kindereii gelogcert is geweeat , zonder zekerlicx te 
■«elene le vurciaoreo bel logemenl van den anderen predicanlon. Gevraecht 
■«le deselve predieanlcn onderiioiidon bebben, verdaeren beyde de voer- 
scbrevfl deponcnlen daeralT cgcone konnîsso le liebbeiie; gevraecht oflcr aen ""<"" 
de drie leden deser siadl ogeen requeslon en zyn geprescnleerl geweost , teii- »■• >• 
■Itirende loi faveur vau do voerscbreve predicanten. ofl den borgeren die 
buyten gingen hooren predicken, ofl dengoncn die nae den Evangeliiim begc- 
ta le levcn, oft diergelycke; zeg^n dacrvan egeno znndcrliiige memorie le 
bebt>en, snders dan dal opleo vr" decembris lestleden, zyn godcputeorl diver- 
*cho re(|ue8len, van wegen van die van dcr nieuwer religicn ode gererormeei'de 
SGmeyntc, den drie loden deser sladl, ende dal des anderen daeciis, nesende 
duo VII*" decembris, zyn opt stadlbuys in de verguederinge van den drie 
ledea gecompareert Poêler Lonacrlssen , IHichiel Rombauls, Claes Roevcrs. 
Hendan Goertssen, Jan Pelgrom , Claes de Leeuw, llcrman Jaogsens, gelaes- 
scryvere, Wiilem Steynsst^n, in den naem ende als gemecblicbde (zoe zy 
zeyiten) van der gercforiDeerde gemcynle, ende hebbon vorcleert alsdocu , dal 
alsnloke si^niituere als Claes de Leeuwe boclt geslell onder zekere suplicalicn 
(tcn drie leden der voerscbreve sladl gepresenloerl, is goscbielby lasle ende 
consent van de voerscbreve geheele gcreformeerde gemeynle, cndo i selve 
endr ïuk'x in d** cnnsisloric van dicn gescbicl. fiCvraeclil nllor egcene anderc 



cil ïyii ovcrge^ËVi>n. ZL-gt'UQ Iiuydo du voorselii'evc deponcnlcu, dul 0|i ilysMluoli, 
den lésion decemlirJii , Peeler Lenacrlssen , Claes de Lecuw , m' Geeraert van 
Diepcnbekc, Lambrochl van den Hezacker, Gocrt Roevers , Curnclis Fransseii , 
Anlhootiiâ Clacsssns, tn ifen Wil voet.Uoanuk Ghysclea, Gysbrechl Claessens, 
in den Wil voet , endo Goert van den Stoeue , heblieo , in den naem vnn der 
nyeuwor rcligio, den dne leden overgejteven eene siipplicatie, waerinne ly 
vvaeren begtrendu uMraoïdmarîse wacbLdaogen; ende gevraocbt waer diû 
voerachreve suphcalien zjn, oil onder \viou zy beruslende zyn, zeggen do 
voorschreve deponenlen, dat deselve zyn beruslende onder de heere schepenen, 
zo zy meyneii, ende van voirdere reifueslen on aclcn, diovoer die drie ledcn 
on der Bladl gebuert xyti , rerercreo hun de voerschreve deponenten totlen 
gescriften die daenilf moegen zyn, zeggondc dal lot diversche reysen vcle van 
der geuicyole, van der nyouwer rdigie, ende oict vreempde, zyn op de Merci 
gewapenl geweest , ende zommiege van dica gecommen op 't sladlhuys in don 
raedt , zeggende : Wy aiilten dit oft dat hebben, oïl wy iveetender raedt toe ; ende 
niaeckten qIzoq zukken eenon ganck on cirkel , omringendo bel sladlhuys, endt^ 
liiot mon 't solve gemeyniyuk den rossmoelen. 

tievraecht wiu oirsaecko is geweesl dat mcn den graeve van Heghcm, met 
zynen voicke voer doser sladL liggcndo, in dersolver sladt nyel onUangen en 
■ heon, gelyck Huera Uoocbeyl by hueren brieven,deadie van der voersch rêve 
sladl aonsocht baddon , ende ofl aile de drie leden der voerscbreve sladl iu 
deselvewoygeringe geconsenleerl hebben, zeggen dalzy deponenlen zckertyck 
bouden ende meynen, dal die Iweo iersle teden desor Bladt cendrachleliekeo 
met bel meestendeel van den derden k'de welgesinl zouden zyn gcweest dat 
die graeve van Hegbem , met zckere quanlileyl van voicke , hier binnen deser 
sladl hadde geweesl, zoe verre zy "t solve badilen dorren oepenbaeren , maer 
vuyt vreese van den quaotwitligcn en dorsten 't selve nyel octienbarlyck rur 
(.■leeren ; ende alaoe niyahcere don cancolliur ende heere van Herode badden 
alhier wel begonal le proccdercn lot ecncn goeden accorde, ende io treyn 
onde op cenen goeden voel was cm 't selve te efTeLtuercn , gelyck zy deponenten 
uick vaslelyck boepten , dal 't selve binuen hvee ofl drie dagen geslotea coude 
bebben geweesl, indien de graeve van Hegbem voer dese stadt met synen 
régiment nyoL en wacre gecommeo geweesl, gelyck 't suive wel blycken zal 
by den brieven by llaerder Hoocheyl acn den graeve van Meghem ende aen 
die van der sladt gesoreven , eensamenllyck oîck by don hrielVea by myncn- 
beere dcu cannellier cndo den hccre van Mcrodc, ende by die van der sladl 
aen Huerc Hoocbeyt, ende aen de voerscbreve graove van Hegbem rtaprore 
gescrevon , daoralT zy nicyuen dat mynbeere cancellier copie heen . lot w^ 
brîpfvcn zy deponenlen bun zyn rcferercndc , waeraff de sommiegc zjti il 




I 

I 

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dcD van iIqii hccrea scheponûn . cndo zondcHinge ondcr den schepenen Heel. 

GeA'racchl wie Bombergen alhier oiUl'atigen hceri , cndo w'ie dcnselven aider- d 
■neest gcvolulil, gehanleert, gedra^en ende geassistecrt hcbbea, zecbt de 
voerechreve Coolen, dat hy met Jeronimo Wynaots, racdlshoere doser sladl, 
ter ordonnanlie vao den drie leden ende raedt der voerschrcve sladt, op don 
3i¥"endexvi"'derniaenl februarylesUeilen.mct deosluclelenvandcD boom (i) 
aen den walerkant is gcgaen gewcest, om aldaer den voerscbreveEi buom le 
«loen oepenen, len eynde aile passanlcn ende repassanlen die aldaer, zoe 
tiinnen als bu>ten der sladl waeren, in groolen gelaele, te lalen pnssercii 
«Dde repasseren , heefl hy déponent op den vocrscbrcve xvi", wesende eenen 
awodacb, onder mcer andero scbuyicn on pleyten die van biiyton binnen doser 
sladl quamen, in een scbuyle gesien eenen borgere deser sladt genoempt Her- 
nan de Ruytere , ende met hem geaccompaignecrt , onder versr.heyden aniierc 
IKirsoenen, in de Belve scbuyle wesende, eenen vrempden manspersoen, hem dt- 
]>onoDl doenl«r tylombekent.maer heefl naederbanl bevonden dat is geweesl 
^Anlhooio Bombergen , ende badde alsdoen de voerachreve Bombergen een 
jiislolel, ende de voerscbrcve Herman Iwce, nde naurdien do voorsehreve 
ttombergen twee o(l dric uren, in dun HtTt, op de Merci albier, hadde garusl 
^Eoe by de|ioneul hecH hooren zoggcn), zoe is by lehere daegea daernaer gelo- 
geert geweesl len huyne van Coerl de Roover Joeslssen , ende daernaer in den 
Gtlden cop, op de Merci, aldaer wcerl was Sleven van Cuclon, aldaer by 
^ebleven is lot zj-nen verlreck loe, le welen lollen xi'" aprilis daernaer. 

ï^gende voirts dal op den iviii'''' february, vsesende dysldach, ende de 

drie teden deser sladl vcrgacderl zynde, onder d'andere, op 't sladlhuys 

fecorapareorl is de voerschrevo Anlhoenis van Bombergen , henî zeggende lo 

iscsene dieneer des heeren van Bredcrodc, in de presenlie ende bywcsen 

van (lerman de Ruylere voerschreve , die by zeyde den brief van zyndcr com- 

nissie te wescno, m' Heyndricken Agileua , Micbielen Itomboutfi . Jacob , iu 't 

Schaeja hotft, Pceloren Lenaerlsaen, Claesen de Lceuw, Jannen van Asperen, 

Job van Achelen , Florisen Juntisens , Dicrickcn van den Corenpul ende Janne 

''elgrom; ende vercleerde de voerschreve Bombergen alsdoen, dal de voer- 

Bf^brcve tierman de Ruylere ende m' Geeraerl van Biopenbeke hadden van der 

consistorie van der nyeuwer rcligie binnen deser sladt , geprescnlecrl der uoti- 

sistorie van der religie lot Aniwerpen zekeron brief, vcrsueckende aen hen 

on zy gcenen Iroost voer die broeders en wislen, milsdien die famo alhier 

etiinck dal men die prcdicanlen Eoude moelen verlalen ; presenlerende de 

Voerschreve Bomtiergen zynen diensl, naor des voerschreve Schellcns bealo 



(i) ft»m i\ai ïntrrrppiRii la navlguiioi 



uulhoudl; nvc-lcmin, om afflnnulive bicrop le ileponecene , zoe liegeerl liy 
nacrder zynen boecken le overzien , oni le beiien oit hy (iiooaengaende jei 
zoude mocgen i^escreven bebben. Ëndc aizoc de voerscbrevQ Banibergea alB- 
docn velc propoesLeii in 'l hoochdiiylscb haddo, dowelcke die hcercn nyel en 
voretonden , zoe begeerdpn zy. dat hy zyn vercleeren enclo pelilie by gcscrifte 
stelleo endc ben 'l selve zouden doen geveo, om zyno inlentic cnde meyain^ 
le keanen endc verslaen. D'weick hy oick acnnara le doene , cnrte oick naer- 
deriianl gedaen heeft, cndo 't selve den heeren Bchepenen gesonden ongeleu- 
keul, d'welt^k do voorschreve heeren hem wedcromme gcsonden hebben ora 
"l sfilve le teeckenon , Iioewel hy 't solvo nyel gedaen en hcelt, maer "i selve 
ongeteeckent den heeren scepenen wederomme gosonden; welck gcscrill ^e- 
screven z>Tidc by der hanl des voersrhreven Diericx van Corenput , noch ondor 
do voerschreven heeren sccpenen is berustende. 

5. Ghyahrecht lleym, si^liepcnendersUidt van'sHerlogenbosschc, oudi 
omirent i.xiii iaeren , pcUiygo gevrnpchl op do voerschreve inLerrogalorieu, 

- zcght op zyoen ecdt aisnu in presenlie van ons commtssariasen gedaen , hoe dal 
i nacrzyn beslfi onlhoudl , 't sondaochE voer Barlholomoi leslleden, meynendc 
vuyt deser sladl naer huys le Irecken loi Viicht, daer de voerschreve dépo- 
nent woonachlich is, lieeCl gcsien eene groote menicble van volcke commendc 
van Sintc-Jans-poorle nacr den Vuchtcrsdicn-dyck , cnde wel meyneode dat 
wacren die predicanlcn ende die ter predicatien geweest hadden, beefl aen 
de poorto. bcneden in 'l opcommen, blyven slaen. ende gesicn vcele auditeurs 
voergnen , ende daomaer commcn Uvce predieaalen geassistecrl mel orotrenl 
XXXV ollxLpersoonen, gewapenl met sinokroeren, hallebaerden, basseneude 
andere dciTohsive wapenen , tcggendn lot den voerschreve déponent ende aile 
andere ommeslnenders ; Plnetse, piaeliie, ende '1 eelve wysende mel hueren 
stocken , ende bcbben alxoe de voerschreve prcdicanten geleydl in 't iersle ofl 
tweede huys naest der poorlcn , ter reehter handl inne^ende. Gevraccht ofl by 
nyemant van den assistenlon en kendt, zeghl, alzoe hy déponent lullel borgePS 
mel bucren naemen is kenncnde, dal hy nyomanden en zoude weteu te uoe- 
men, dan eeaen die L'anderen tyden gewocnt hadde tn den Hamel, lut VnoJii, 
eude alsdoen woende in de Zeeemterre, binnen der voerschreve stadl, ende 
van te voeren by den oRlcior alhier geapprehendeert hadde gcweest ende als- 
doen lotler voerschreve assisLentie (alzoe hy déponent vermoede) gehuert is 
gevveest , ende naomaels gedienl onder 'l vendcl van deser stadt. 

6. Jeronlmns Wynanl , raidsman der stadt van 's Hertogenbosscbe, oudt 
onitrcut xLuii iaeren, getuyge gevraechlop de voerschreve interrogalorien , 
zeghl op ïynen oedl alsnu in presenlîo vaji ons commissariscn gedoon . dni 
alsdoen die ierste boltstorminge in deser voerschreve Sladl gcliucrde, hy dopo- 




- 317 - 

neul ttuyleo dcr sladl op zyne boevc was , onde aldaer gewaersdiouwt wcaende 
laa lier groole oprueringe âiide de voersclireve bâlUlorminge. is bînnen ûeaer 
sUdt gecommen des anderen daechs daernaer, ende is mellen sclioutetb aïs 
liopmao vnn der cotovericrs. mel sommic^e van der voerschrove guide, tôt 
des voerschreven sclioutels afisisleiilic gogaen ta diversche uloosteren, als tcn 
ininncbroedercn , predicaeren ende andere gewyde pla<itseo, om die quay- 
willige f nde quaeidoenders te vor^toeren onde te verjagen , gelyuk zy oich op 
aoinmiege ptaeisen ged^cn hebben, op d'eeue placlso meer als op d'andere, 
■*sn dentvelcken (initsdien hy lullel borgera mel osemo kendl) cgeene en 
kt-ndo, oit oick en soude deaelve atsDu wetcn te noemcii; zeggonde voirls i 
4iles gevraechl zyude), dat altiter binnen deser sladt . duergaens £yn geweest 
^ier prcJicnnlen , waeraff den eenen genoerapt ts Cornelis, ende den amleren 
■vas geauempt Goyaort, ende eenen Jacobus, die men in de wandelinge hiet 
JiaUermijer, ende den vierden Yihundeken, sonder le wetene waer die driu 
l'-ïie gelogeei't ïyn geweest. Zegbt oick. dat omirent Barlbolomey lesUeden. 
«p eenen eondiich ufl heyiigen (ilen dach preeJse nyet onthoudea bebliende), 
hy déponent , als hopman van den ceteuvriers, heefl de wake gehouden aen 
tlie V'uchterscho-poorte, alwaer is gocoramen Cysfareclit Heym, scopenen deser 
sladl , om naef Vucht te gaene , ala daer woenachtich wesende , metlen wele- 
ken tiy dp[>oiienl is lot buylen der poorten gaen wandelon , alwaer sty gesicii 
bctibco eenon grooten lioop volcx commen lancx der vcslen , comuende van 
SiQtfrJans-poorlo naor der Vucb torse he-poor le , ende hoorende zeggen dat dîe 
predicsnt innequamp, xoe is by déponent gegaen in 'l waeekliuys, ende hecft 
by déponent oick gesien eene groote meniehte coramcn van binnen der stadt 
om buyten le gacnc , ende veele vnn dcselve zien vwderamnie in dcselve stadt 
commen mettcn voerschrcven prcdicanl , daeronder waeren voele porsoenen 
by beo bobbende pistolettcn ende andere waiiencn , pnde de prcdicant aldaor 
voer den voerschrcven waeckhuyae passerende, zoo zoude eenen coleuvrier 
den voerschrevcn predicant (in eene guesscholele) geerne bcseboncken hebben. 
laeer wordt hem beloth by hem déponent: wacrom eenigc van den omme- 
«lienders sprahen achampernigo ende vileyne woirden aebter bem déponent, 
zepgeodo, dniten voerscbrcve déponent nyet on woude gcdoogcn, dnt mcn 
dun predit-ant beschincken zoude. Ende nacdien do voerschrevo predicant 
liinnen der poorlen der voerscbrcve aladt was, in d'ieraie oll den tweeden 
huj'se nacst der voersotirm-e poorlen , op de rechle handl inneuoramciide , 
ildaer de voerscbreve predicant gologeert worde , beert hy déponent gehoori 
wkero quantiieyl van plslolellon afl^hieten. Ende don man daer den voer- 
tclirevc predieanl logecrde was genaempt Dierick, bchoiiwelyck xyna toe- 
KuttDf, ilaeHiy vuegende (des gevraecht Kjnde), waer dat de vocrschi-evii 



Ijredkanten huere vergaederint'e hielden. zeglil de voeracLreve deponeiil, ttal 
by (luer eeoe gemeyne faïao eiide gcsach gchoort het?n , dat desetve huere 
converealie hielden teii huyso van Claes de Leeuw, aldaer hy déponent heeft 
gehoort dal sy huerhedcr mceste vergaederinge hielden-, vue^nde dat op 
zekeren zondach oft heyligen dach daer te voeren , hy déponent heeil zekere 
groot geruchl gehoort bcncven zyne duere passerende, ende naerdiea de voer- 
schrevo déponent gevraechl hadde ivie dal was, ia den voerschreve déponent 
voeranlwoirde gegeven, dat was den prediuanl die gepredict hadde; ende 
wort voirls gcleydl van Sinl&Jans-poorte, dwcers duer die stadt , tôt aen de 
Vuchterpûorle toe daer hy gologeerl was. In welcke assistentie oick waeren 
verscbeyden respective, die pistoleLteo ende ander diergclycko geweer badden. 
ende vercleert egeen van alleu gesien le hebbene, zeggende daerenboven 
- dat de voerschreve prediyantcn hebben huer voerscreve serraoen gedaen 
I Sinle-Jacobs, Sinle-Peeter ende Sinte-Cornelis ; maer huer avont ende morgen 
gebel hebben zy principalyck gehouden in Sin[e<Annc-cappe1le, atdaer men 
totten zelven gebede genieynetyck eene ciocke luyde, daerby vuegende, aen- 
gaende dcr consistorien , dal van der stadtwegon zyn gecommitteert geweest 
zeven commissariaen , te wetene : m' Uenriek Bloymans, hcere van Helvoirt. 
voersccpcne, Barlholomeua Loef, Everarl Derwoiits ende hy déponent mol 
Eeven andere gecommilleerde van der voerschreve consislorie, by naemcn, 
m'Henrick Agiteus, m' GeeraeMt van Diepcnbcko, Hathys Keyon, Jaspar van 
Del, Nicolaes Roevei's, Willem Steynscns, ende voirls van den zevensten 
nyel welende. ende dat, vnytdieo m' Cecrani Diepenbeke liera aba>nteerde 
t' Anlwerpen , ia in zyne plaetse (naer zyn beale duncken) gecommen Pceter 
Lenacrlssen, ende hebben met malcandercn tôt diverschen dagen ende stonden 
coDimnnicatie gehouden , len eynde dat de voerschreve predicanten ende die 
van huere cousislorie believen loudo le suporsederen van voirdere predicatic te 
houden binnen der stadt, ende nae voele remonstranlien b y hem déponent ende 
audere zyne eonsorlen gedaen, heblien finalicken de voerschreve predicanlen 
ende die van de consislorie le vreden geweest, binnen dcr stadt , van doen 
voerlnoD nyel iner^r le predicken , maer le vreden wesende buyten der stadt le 
predickcn , waerloe die van de stadl huer zekere plaetse hadden gedesignoert, 
geheelen le Moelenstede, maer daerby dio van de voerschreve consistorie 
nyel le vrede wesende, hebben begeert eene plaetse bu^len Sinte-Jans-poorte, 
de welcke hemlieden by deu drie leden deser stadt, ende met consente van 
mynenheere den canccllier ende Merode, ende op H wel behagen van der 
Ifooehoyl, is geaccordoerl ; maer mils dien d'water omtronl de voerschreve 
stadl zeer subilelyck hooch wordo, en heell. huer nyel raoegelyck gewcesi 
aldaer hiierc prodicatie ie houdene, niaor zyn hinncn dcscr voerschreve sladl 




I 

I 



- 319 - 

gi-lUercn, hucrcn vocrec h l'éveil cliensl continuercndû , dacrby vuegende dat d« 
ïoerschreve preilicanlen van der sladlwegen nyet en zyn gesalarieerL gew'ecst, 
nocb oick eenige bcoedcie van de kerckcn gehadt gd bebben, Icn warc van 
liaerdor caosiiitoriG. Eode vval ondcrhoudl ofl Iractemenl de voerschrevo pre- 
diranteo van do vocrsehi-eve consistoric gebadt bebben, en weel hy dcponcnt 
nyei. Ende gevraecht otl de vocrscbrcve déponent nyemariL van do vocrscbrcve ■ 
consislorie en kende , zcght dat hy onder 't voerschrevo coDgistorie wel hevFl 
koorea noemen Agileus, Kcycn, Claes de Leeuw, Diêpenbeko, Jasparvan Bel. 
'ft'illem Steyiisen , Gcoraert van Slt^-p, Gcerl van Liere , spellemakorc, Hennan 
deKu>1ere, Jan KuysLen GeeraerlEsen , Gceraerl ende Jan Pelgroms, Aerl- 
Jeronimus van Relsl , Joeris Verheydcn , Job endo Jan van Achelen , gebruede- 
rcn , Peeler Lenaerlssen , Michel Willem Micbiels . alias Schemmei, Lodcwyck 
Janssens , de scbildcrc . Dicrick van Corpul , Goorl ttoevers , Anthoenis, lesch- 
makere, endc eenen van do inwoenders op den Moriaen, op da Horct. Govraecht 
ofl egeen van do voerschrevo persooaen en zyn geweest van de voerschreve 
tweede kerckbrekinge , zcgbt neen, dat hy déponent weet. Cevraechl ofl hy a 
déponent nyet en woet wy Bonibcrgcn binncn deser stadt gebroohl boell. 
le^bt gcwecst te bebbene Hcruian de Ruyierc, die hem alhier gebrochl heefl 
mel eender schuyle duer den boom, cnde dal hy déponent doen 1er lyt oralreul 
dcQ vocrschrevcn boom was, nyct indachtinh wesendo, datler iemant andcrs 
van kenniEsc doen tertyt molten voerschrcven Dombcrgon in der scbuylen was, 
dta Bommegc laniliedcn, endo dat hy déponent Lerselver tyl mel Geeraerl 
Cooles, secretaris deser stadt, waeron gedepuleerl om don voorschreven boom 
le boMaerene endo vuyt ende inno to laleno die vuyt onde innegangcrs van 
lie voerschreve sladt, dacrby vuegende, dat by dcponciil, nocb andcro gecom- 
milleorde, don voerschrcven Bombergen nyet en kenden, noeb oick bom en 
vraechden wie dat hy was, als innecommcnde gclyck een gemeyn passant, 
nyei wûlonde oick in wat huys ofl herbergo by innctrock ; maer naerdemae! 
bectt wel gchoorl , dat hy gclogcert was Icn huyse van Goyaerl Roevers, ende 
itaoniaer lea huyse van don weert Jn den GuUm cop, op do Merci albier. 

Gcvraocht, in wat habyt do voerschreve Bombergen binnen quam, ende 
waigoweerby by bem badde, zeght anders nyet onthouden hcbbendo dan ' 
als boven , le wetenc , dat de voerschreve Bombergen inné quam als een pas- 
lant. behbeade aon ccnen hoogen vclten hoet, eenen zwnrlen mantcle ende 
een paer roode hozen gomaeckl op de nyeuwe manière, nyet gesien bebbende 
dit by eenich gewcer over oft by hem hadde. Zeggende dat dcnselvon Bom- 
bergen vêle gevolchl heefl Herman de Ruylerc, denweicken by lynen schou- 
lelb gemaeckt beell, zoo hy déponent verstaen heell; dal oick deselve Bom- 
bergen gehadl beefl sekcre trauwanten, wicns naemen^ hom déponent omhekendt 



4 



zyn , ende alzoo hy doponciil was by don drie leden deser siadl gecominii- 
leerl als eenon van de monstcrmeestËrs van de vier vcodelen opgenoraeii 
binnca Uer voerschrevo stadt , ende raerhande dat de voerschreve BombergeD 
daerover wilde pretenderen prceminonLie, endo by déponent geschapen waa 
mclLen selvcn Bombergen te moelen hoiidcn comrounic^lie , zoo heefl by 
deponenl hem vuyl dcser sLadt ijeabscDteerl van op den iorslen dach van 
maerlc lestiedcn , ende bloor coiitînuelicken daer vuyl acht wekcn, soe dal hy 
déponent , acngaeude die deteutie van mjnenlieere den canceilier ende heere 
van Merode, nyet vêle en zoude welen le deponerene dan dal hy diversche- 
lyck daeraffheeflhooren spreken ondcr 't volek. 

Gevraechl wie liein torsaken van du voerschreve oproeringen, rébellion, 
dctenlie, van niynenheerc den cancellier ende heere van Hemde, on andurs- 
sina nu ter lyt huylen deser stadt absenterendc zyn ; zogbl daerolT in 'l sekere 
nyel le welene, maer dat hy wel heell hooren zoggen (ende hy déponent 
gemist oick), dal zyn dio pcrsoenen liieraaer volgende , le welene : m' Mat* 
thys Keyen , Agileus , Dîepenbeke, Claes de Lecuw, Geraorl van Stryp, Lode- 
wyck, de schildere, llcrman de Ituytcre, Job endo Jan van Achelea. Hichicl 
Willem Hichielz , alias Sehemmel, ende Uieriuk Corpul. Zeght oiuJi nocb diver- 
sche andere burgeren le missen , nyet welende d'oorsabe van hunder absen- 
lie, gelyck noch dagclicx divorsche borgereu die vuyter voerschreve Btadl 
geweest hebbeu, wederommo daerinne cominen. 
, Gewaecbl wie d'oorsake zyn geweesl , dal mynenheere vao Hegen met 
' lynen garnisoene binnen deaer sladl nyel en lieon moegen commen, ende oFl 
aile drie de leden deser sladt H selvo hebbon gewoygert te doene, zeghl , dat 
aizoe Huere Hoochcyt aen doser stadl brîeven hadde gescreven, ten eynde 
voorschroven, zoe zyn de drie leden derselver stadt t'samen vergadert geweesl 
om daerop le dellberereno, onde liebben die ivvee icrste leden in de compste 
des voei-schreven van Megben eendrachlelyek geconsenLeert, gelyck oick den 
meeslend£el van den derde lede gedaen bceft: maer duer die groote opsprake 
van den volcke , ende sorgende craolie onder "L selve, on heliben nyet dorren , 
nonnen oH moegen 'l selve te ^vercke slellen ; want die gemeynle met Bomber- 
gen aenvielon , ende waeren moeslcrs van den gescbulle ; ende andere. elc. 
T. Heyndrlck G»e«seB«, notaris, woenende indePostelslraeLealbior.oudt 
. XXXIX iacrOQ, geluyge geedl ende gevraecbl op 't inhoudcn van den iersten arli- 
|; kele van der voerschreve interrogalorien, zeght, dat die ierste beeldenstorminge 
endo arbrekinge is gebuert den xxii"' augusli loslleden omirent dea loftyde, 
« endedat ieratin Sinte-Jans-kercke albier, ende 's nachts omirent den xi uren. 
zoe zyn die zommige van de dekens onde schuta van de vier gezwoeren schutte- 
ryeii gecommen in de voerschreve kerckc, dcwekke aldaergecommcniyFide, 



- .lil — 
loe zyn de guesen endc ciilvinislen, ite vocrscbrevo beeltlen gebroken hcbbonde, 
fc-evIodcD eoUo verirochen, onde de voersclircve dekeas eode scliuls lya 
\oirts dcn geheclca nachl in de kerckc gebleven om die voer te slaene, ende 
liRblieii daerinne dea ganschea nacbt gcwaeckt, ende bcbben do comme 
(daerinoe waerco die previlegiep dcr voerschreve sladt ende die juweelen der 
toerecbrevo kercke) dea gattâchen nacht b^waort, ende des andereadaechs, 
weseadc vrydach omirent xii uren, hebbeo denselvon kotn, raetton voer 
schrevo previlegien ende iuweelCD vaa der kerckcn, den silveren sintc-Jao, 
brievsD ende ornamenlen vao dorselver kercke govuert op der sladthuyg, die 
zedert allyts aldaer zyn bewaert geweest. Ende lerwylen de voerschrevo 
«lokcns eiide schuls daerraedc onlcdich «aeren, zoe lyn de voerschrevo guesen 
«nde beeldestormers andcrwcrt tcn dric uren nacr den noene van denselven 
(lige gewcest in de voerschreve kercke. endo bebben aldaer gecontinueerl 
die voerschreve becidtnslorminye onde brekin^'e, gelyck zy oick deden 
in aile die cloostcrs ende kercken dcr voerschreve sladt, vuytgedaen in 't gast* 
huys d'weick vry bleof, eude den xsnii'" dacb der voerschreve niaent daernaer 
(nesende SintoBartholomeus dach ) , zoe zyn deselve gousen ende beelden- 
Rtonners getrockcn buyteu der voerschreve stadt, in de cloosteren van den 
MTlhuysors, Coudo-waetere , Sinte-Annen-burch , ende Eyckcn-donck, alvv'aer 
ly oick die bcelden vitytwierpen, ende dcdcn oick in deselve ciooslers groolc 
«chaede. Ende sondaechls daernaer, Js die schouteth der voerschreve stadt , 
met ecn dcel van de voerschreve schutz vuyter voerschreve sladt getrocken, 
oni de voersi^hrcve quaeldoenders te apprchendercn ende le straRen, ende 
hceft die zommige op H Teyt gevonden, ende die lottcn gelaele loe \aa 
xni bioncn der voerschreve siadl gevangcn gebracbt, ende van alsdoen is 
gesopcTsodoert van allen kerckdiensten te docne ofl le xingeu binnen dcr 
voerschreve stadl, 100 van den missenalsandcrendionst, nacroudocosluymo; 
dan zyn binnen middelen lyde by de calvenîsten verscheyden sermoencn 
gedaun, zoe in Sinle-Jacobs , Sinte-feutora ende minnebroedors-kerckcn , 
bebalven dal den viii'" seplembrls (wesende die geboerle van Onser-Liever- 
Vrauwen) , zoe is wederomme hy den capoUaneo van Sinto-Jans-kercko gepre- 
dickl, ende in 't grool gnsthuys, cruysbroedcrcn ende ander cloosleren misse 
gedaen ge^veesl; den xi'" dor voerschrevo maent heelt men wederomme lin- 
gcode misse gedaeji in Onser-Liever-Vrauwco choor in Sinte-Jans-kercke,ende 
van doen voirtaen misse gedaen tollcn x'° oclobris daernaer; len welckeii 
daege (naerdien mynenheere Noppcnus ende van der Stegen, achlervolgende 
hoerlicder commissie, haddeu bcgonst le bosoingneren metten viethouderen der 
Toerschrevestadl, ende op den IX'" dach met zommige procureurs derselver 
tladt haddpn gebesoingneerl; diicr wdcke hcsoiugnr hier in der sUdt groote 



commotie onder 'l voick is gesctiiol), me lielilien de voei-sdire\"e quaelwillige 
groote vcTgaderiiige gemaeckl op Siule-Jacobs-kerckhof, alwaer mynenbEcra 
densdioulelh meleenigevan devoerscbrere schulleryen, hem heell lacten vio- 
den , oni dcnselvCD boop te verslroeycn, alwuer deselve schoutetb die vluchl 
mocElc Dcmeii, cndc alsdoen \u der nacht bebben dcselve quaetdoenders de 
vrauwoli cloostercn, te ri'alrcs, lo Bascldonck, eiidc incor andere clooslercn 
allô ûDlwec gcslaegcn 't gcne dat zy daerinne bevondea bebben noch gcheol 
wesendc. 

GevRiecbt wie daii iorst oirsaccke is geweest vaa der voerscbrove beelden- 
Blorminge, ofl mulcanderen daerloe geradeo ott gehuert beeft, zeghl dat 
ten tyde vaa deselver bccldenstormingc , by déponent daerafT nyet en heeft 
geweten; maer naerderhandl licen wcl gesien divcrsche pcrBoeiien weseode 
vaD de roligie ende coDsistorie van de nyeuwen predicanleo, in den raedt 
van de vocrscbreve stadt dickwels commende, nu d'eene nu d'aadere, daer- 
onder wacreii Malibys Keyen, procureur albier , m' Heiirick Agiloas, Dierick 
van den Corenpul , Jan Polgroms , Willem Sleysens , Clacs Roovers , Pceler 
Lcnaerlssen, Claes de Lccuw, Jan de Lecuw, zynen broedcre, Lsinbrecht van 
don Hesackere, Lodewyck Janssens. scbildero. Henrick Ghyselen. Jab van 
Acbelen, Jaspar Bel ende verscbeyden andor, die bem deponenl nu ter tyt 
vuyler uiemorien zyn. 
Gevraecht wat predicanten alhier goweesl zyn wanneer zy daerinne quao- 
■ raen , wie deaelve daerinne gebracbt beeft, waer die gelogeerl lyn geweest, 
ende wie die onderboudcn bcelt , zeghl dal op den xxi™ july leslleden eenen 
gcnoenipl Comelis Waelravcns , minister, beell geprodickl in'l Boschvelt, by 
Engelen , buyten der sladt van den Bossohe , ende den x'" augusLi heeft den- 
selven gcprcdickt op 'IDeutcren, onder Yucbl, buylen der voerscbreve stadt, 
wclcko niinisLer gelogeerl is geweesl ten huyse van Job van Acbelen; zeghl 
voirls datter nocb eenen predicanl is geweest, genoompt Jacobus, ende 
huerde sclve cen buys, ende was iersl gelogeerl len huyse vao Claes de 
Leeuw, ende bccft gepredîckl in Sinle-Jacobs-cappeile alhiur; — ilem, noch 
eenen gcnocmpl Godefridus, deweicke oick was hebbende wyf ende kinderen, 
een buys huerde, ierst acn Sinle-Jans-kereke ende daernaer in de Riddcr- 
strale, ende predickle in Sinle-Annen-cappelle, ende allemets in Sinte-Jaoobs- 
cappelle; — ilem, nocb eenen predicanl genoemplJoannos, ende in den'ao- 
deiinge Rattevangerken , deweicke oick een huys huerde; welcke Joaanes 
gemeynelyck predickle op den Vuchleren-dyck; — item, noch eenen Arnoldus, 
deweicke oick een predicanl was ende predickle buylen der voerscbrevesladl, 
ende naeimaela toi Eyndthoven. Zeghl voirls. dat de vocrscbreve Cornetis onde 
Arnoldus iersl binnen desersladl gepredickl bebben den wV" augustî lenl- 




l«deo. W weUioeD de voerschreve Cornelis in Sinlo-JanB-korckc eode Uo voer- 

schravo Arnoldiis in Sinlo-Jacobs-kercke. Zeght voirU, dat de vocrsclirevi; 

predicnnten lyn onderhouderi gcwoesl (zoe hy wcl moyiidl) by Aie van der 

petnoynteo van der nyeuwer reltgie; zeggende, dm deselvo heliben oick binnen 

ileser sladt gehndt pen consistoric , wesende in (^elaole (gelyck hy doponont 

verslaen heefl) van XMiii persoenen , waeraff de principaelstc zyn geweosi 

di^ene die liy deponenl hiorvoeren genoempl heeft, ende h6l)bea liuerc |iriti- 

ciparle consistorie gctiouden lea liuyse des vocrsdireven Claos deLoeuw. 

alwarr hy dcponenl op den xvn*" fobniary lostledcn is onlbocdeii govreost, by 

lien TWfschreven m' Honricken Agiloum, lea buyso dea voeraohroven Claes de 

|>eeow, om aldoer le doen zoker prolest tcgcns der slndl van den BosscJio. 

vsnnpgen Antlioenis\'3nnombergen. dewetcke'Bdaeehst« vocron, des avonls, 

l>i nnim dor voerschreve slndt gecûminen waa , onde de voerschreve déponent 

cominende len huyse des voerschreven Claes do Leemv, beetl desctve Bombcr- 

g^n, in presentie des vocrsehreven Reriniins do Ruytore, At'Ueus, Clae» de 

I-ocn\Y, «Dde de voerschreve Jacobuseiide Cornelis. predieanten. ende nicer 

andoro, die hy déponent, miU don laps vaa dcn tyde, nu ter tyt vergeten heclt, 

vcr&orht aen hem déponent zeker protest gedaen te hebbon , als dal de vwr- 

Bcbrero stadt denselven Bombergen zoudo willon acceplepcn endc ontfangon 

*"wr een overhood, zeggeiide, de voerschreve Roinhergen daertoe gecommît- 

'e«»"t le lyne van mynenheere den prince van Oraengncn , graeve van Hooch- 

slrat«n, heerevnn Egmonl, heere van Brodorode ende muer andere, als geconfe- 

'*«»"^^îrde (zoe de voerschrovo Bombergen ïeyde), onde initsdien de voerschreve 

*'*I>OMenl Ewaricheyt mneckte. ende 't selve prolest nyet en «ilde serjven, zoe 

'yn de voerschreve Boniber(,'en , Kcrman do Ruyiere, Agileus, Claes <le Leciiw 

*'n<l^ jnpgp andere . ge^en lot op 't stadthuys alhier, ende liebben hen aldaer 

*'**^«' (leo raedt doreelver stadt, in hueren drieleden vergadcrt zyndo, gopre- 

^^*»*«en, alwaer de voerschreve stadt, in huera voerschreve drie leden, den 

*''*^*'»olircven Borohergcn nyet en wilde accepleren, ende alzoe die predicatie 

*^** den iiii" totten xviir" february haddc opgohoudca gevveest, zoe heell 

^ >ri«KchrcvQ Bombergen metten zynen zoe vêle gedaen , dal die van de 

'^^•*»istorie ende religie hen op den voerschreven t-vW" february in wapenon 

^****e hamas hehiien gestclt ende versocht van den drio loden der voerschreve 

*^**Jl, den voerschreven Bombergen le «illin acceptercn voer cappiteyn der- 

^*^er filadt , d'weick de voerschreve drie leden alsdoen fduer de voerachrovo 

^* Pcnen bedwongen zyndo) den voerschreven Bombergen geaccordeerl hebhen, 

'■•Kle bGbhen denseh'en geaccopleert voer cappiteyn, ende heeft de voerschreve * 

"^'nWrei.'n den eedt gedaen op den xx'" dor voerschreve macnt, van onsen 

'^^v^ tl«n eonittpk, deser aladt ende hnyde den religien voer le staene. 



^n 



l 



91. 



-^ 324 — 



Con»istoini 



Personnes aliien 
tes de la ville. 



ende den ix'" marcy heefl de vocrschreve Bombergen, metten voerschreven de 
Ruytere, met omirent dertich haeckgeschutten ^ aile die sluetelen van de 
poorten deser stadt, omirent twelf ureu des middaeebs, met gewalt gehaelt. 

Gevraechl, ofl die van der voerschreve consistorie egeen wetb onder hun 
gehouden en hebben, ende ofl oick yemant van de welhouderen der voer- 
sebreve stadt van derselver consistorie is geweest, zeght, aengaende d'ierste 
puni in H zeker nyel te wetene, maer beeft wel geboort , dat zy zekere officien 
ende poUicien onder malcanderen bebben gebadt , maer aengaende den wet- 
bouderen der voerscbrcve stadt , en beeft nyel geboort , dat eenige van de 
welbouderen der voerscreve stadt in ofl onder de voerscbreve consistorie 
zouden zyn geweest; daerby vuegende, dat by déponent by eenige (te wetene 
by de persoenen bierboven genoempt^ ende zunderlinge by Agileo , ten tyde 
by déponent worde aensocbt H voerscbreve prolest te doene) wel is aensocht 
geweest , om mede van de voerscbreve consistorie ende compaignie van der 
nyeuwer religie te weseno, maer en beeft by déponent daertoe nyet willen 
verstaen , mils dat by wel sacb , dat bueren aenslacb tendeerde te|pen den 
Co. Majesteyt. 

Gevraecbt, wat persoenen bem nu ter tyt zyn absenterende buyten deser 
stadt , ende vuyt wat redenen , zegbt , dat zyn die persoenen by hem bier- 
boven genoempt , wesende van der voerscbreve consistorie , beeldenstormers 
ende oproerige, ende daerenboven nocb Geraerdt van Stryp, Jan Cuysten 
Geeraertssone, Geeraert van Liere, spellcmaeckere , Aert-Jeronimus van Kel8i« 
Jooris Verbeyden, m' Hans, den barbier, Floris Janssone, in den Rolkwaegen^ 
Jan Aenssens, in den Muggendans, Cornelis Franssone, Anlboenis, in den 
Wit voetj Emberl Tbuelens, Micbiel Willemssone, alias Schemmd^ Hermande 
Ruytere, Jan van Waehvyck , Geeraerdt , t» de» Jtfono^n op de Merckt albier, 
m' Geerârd van Diepenbeke, Willem Kempt , Joes, de scbildere , Gysbrecbt , in 
den Wil voetj Goyaert Van den Sleene, Steven van Cuelen, weert in den Cop^ 
Amelius van Cuelcmborcb , vleescbouwere , met twec van zynen broederen , 
wesende steenbauwers, den eenen gebeelenJan, naer zynbesle ontboudt,ende 
meer andere , die by déponent nu ter lyt nyel onlbouden en beeft, welcke per- 
soenen vertrocken zyn, nyet zekerlick welende, ofl zy 't selye gedaen bebben 
ter zaken van der religion, rebellie ofl anderssins. 
Comte de Mogcn. Gcvraccht, wic oirzake zyn geweest van dat mynenbeere van Meghen n^et 
zyn volck binnen deser stadt nyet en is gecommen , doen by der voeren lacb , 
ende ofl die drie leden der voerscbreve stadt in dezelve weygeringe geweest 
zyn, zegbt daeraff anders nyel te wetene, dan dat men *t selve optycbt 
Bombergen , ende zyne adberenten. 

Gevraecbt, wie dat albier binnen deser stadt Bombergen bebben gevoleht. 



A. di* Domberoh tt 
tH suite. 




— 325 - 

gehantecrt, geassisteert ende gelogeert, zeght, dat hy innegebrocht is geweest 
by Herman de Ruytere , ende is ierst gelogeert geweest ten huyse van Claes de 
Leeuw, daeraaer ten huyse van Goirl de Rocvere, ende daernaer ten huyse 
van Steveo van Cnelen, weert in den Cop, op de Merci, ende hebben hem 
gevolchi ende geassisteert den meestendeel van de persoenen hierboven 
geruerty ende was onderhoudende dagelicx acbt hellebardiers, daeronder 
waeren, Dierick Coenen, Jan van Waelwyck, m' Joes, de schildere, ende Jan 
Joesten ; ende die schatten nam de vocrschreve Bombergen vuyten vendelen 
die de vocrschreve stadt hadde aengenomen. 
Gevraecht, hoe dat de voerschreve Bonïbergen van do stadt vcrtrocken is, i>*p«rt «ia. 

Bombcirh. 

ende wat ghelt men hem gegeven heeft , zoe gereet als tôt betalinge van zyne 
verteerde costen, zeght, dat de voerschreve Bombergen vuyt doser stadt ver- 
trocken is op den xi*° aprilis lestleden, met Herman de Ruytere, beyde te 
peerde, met tzestich oft tzeveniicb haeckgeschutten, omtrcnt den xii uren van 
denselven dage; dewcicke haeckgeschutten zyn, des anderen daechs, we- 
deromme in de stadt gekeert , ende is denselven Bombergen, van der stadt 
wegen, voer zyn vertreck gegeven drye hondert carolus gulden eens tôt eenen 
schinck, ende tnegentich carolus gulden, die hy vercleerde verteert ende 
betaelt te hebbene ten huyse van Steven van Cuelen, weerdt in den Cop, op de 
Merckt alhier, aldaer hy noch verteert hadde vier hondert ende thien carolus 
gulden, ende noch twee hondert carolus gulden in wyn, ende alnoch negenen- 
vyflich carolus gulden ten huyse Goerdens de Roevere , ende noch ten huyse 
van Claes de Leeuw , vyfentwintich carolus gulden , dewelcke die van der 
voerschreve stadt oick mode betaelt hebben , ende anders, etc. 

H. GOESWINI. 



rttitêOHe. 



8. McrtcD ^s Heeren Geerltssone , rentmeestere deser stadt , oudt mémnt 
omirent xli jaeren, getuyge gevraecht op H inhouden van de voerschreve inter- '"^,,^J" 
rogatorien, zeght (naerdien hy den eedt gedaen heeft van secreet te houdeo "««^«v' 
onse commissie ende zyne depositie), dat (naer zyn beste duncken) den oir- 
spronck van de prédication alhier binnen den Bossche, is geweest, vuytdien dat 
eenen genoemptComelis, die men in de wandelinge heet Graspape^ heeft gelo- 
geert geweest tôt Hedel, aldaer diversche inwoenders denselven hebben gehaelt 
om voer Engelen op zekeren cant te commen predicken ; ende het sermoen gedaen 
zynde, hebben denselven Cornelis wederomme te Hedel geconduyseert , gelyck 
hy déponent heeft hooren zeggen. Ende was het ierste sermoen gedaen op 
Sinte-Magdaleenen dach, oft soudachs tevoeren lestleden, ende heefl de voer- 
schreve Cornelis aldaer de voerschreve zyne sermoenen gëcontinueert. Ende 
daernaer, op den xi«" augusti , wesende eenen sondach, hecfl de voerschreve 



— S26 — 

Cornelis begonst te predicken op Doetereo « op eenen camp genoempt den Bio- 
kelcamp , ende is denselven dach alhier binoen deser stadt gehrachi geweest. 
piAdkant». Ende gevraecht , wie de voerschreve Cornelis albier innegebracbt heefl, zef^t 

\ selve nyei gesien te bebbene, noeb oick yemanden en beeft hooren noemen; 
maer is bem wel geseght, dat diegene die bem innebrocbten, waeren verzien 
met bussen , pistoletten ende andere geweer , ende worde gelogeert in zekere 
buys, staende by de Pickerspoorte(i), ten buyse van eenen genoempt Dierick, 
ende naerderhant is gelogeert geweest ten buyse van Job van Acbelen. 

Zeght oick (des gevraecht zynde), dat op den voerscbreven Bickdcamp quam, 
op den xviii'<* dacb van augusto , oick predicken eenen anderen predicant , 
wiens naem ende toenaem by déponent nyet en weet, dewelcke naerderbant 
oick tôt Eyndoven gepredickt beefl , zoe by déponent verstaen heefl , ende 
worde de voerscbreve predicant oick ten selven dage binnen deser stadt 

gebracbt. 

Item , dat albier binnen der stadt oick gepredickt heefl eenen anderen pre- 
dicant, die genoempt worde gemeynelick Culemborcb, dewelcke gelogeert is 
geweest in de Colverstraetc , nyet wetende tôt wiens buyse. 

Item , beeft albier nocb eenen anderen predicant gepredickt, genoempt in de 
wandelinge het Rattevangerken oft het Yshondeken^ dewelcke gelogeert is ge- 
weest in de Vucbterstraete , nyet wetende tôt wiens buyse. 

Ende te voeren beefl er binnen der voerscbreve stadt nocb eenen anderen 
predicant gepredickt, genoempt Geuken, ierst gelogeert geweest hebbende in 
een gebucrl buys, op den Papenbuls, ende naerderbant oick in een gebuert 
buys, in de Ridderstracte. 
coniutoire. Daepby vuegende (des gevraecht zynde), dat de voerschreve predicanten 

alhier een consistorie hebben gehouden in Sint-Joerisstraete, ten buyse van 
Claes de Leeuw, nyet wetende zunderlinge wie van de voerschreve consistorie 
geweest zyn , dan dat by wel gehoort heefl dat van de voerscbreve consistorie 
zyn geweest de voerschreve Claes de Leeuw ende Matthys Keyen , procureur 
alhier geweest zynde; heefl oick wel gehoort ende gesien dat Agileus bem vêle 
dingen onde^^vonden heeft, maer en weet nyet ofl by van de voerschreve con- 
sistorie is geweest oft nyet, ende en heefl noyt gehoort, dat yemant vuyter 
weth van de voerschreve consistorie zoude zyn geweest. 
coriwpondance Zcght voirts, dat by wel heeft gehoort dat die van de consistorie alhier 
hebben dien van Antwerpen brieven over ende weder gescreven. 

Ende gevraecht, wie deselve brieven ovorgescreven heeft, ende ofl Dierick 
van den Cocrenput nyet geweest en is , zeght daeraff nyet te wetene, dan heefU 

(0 Ou porte de Vaclit. 



avec le consis- 
toire d'Anven. 




— 327 — 

den voerscreven Coerenpui wel vêle zien converseren met Keyen ende Agileo; 
gelyck hy déponent oick nyet en weet tôt wat eynde zy huere vergaederinge 
maeckten ; maer weet wel dat tôt geenen goeden eynde en was ; gelyck hy 
oick nyet en weet wie dat zyn geweest die collecteurs van de penningen van 
de consîstoriey maer heeft wel gehoort, dat eenen genoempt Peeter Lenaerts 
zoode duerende den sermoenen eens oft tweemael met eenen buydel omme* 
gegaen hebben. 

Gevraecht) wie dat vuyt deser stadt nu ter tyt geviuctat zyn , oft hun in Penonn» 
t beymelyckzyn houdende , ende die sake van hunder vlucht; zegbt, dat vuyt 
deser stadt zyn gevlucht die persoenen hiemaer volgende , te wetene : die 
voerscbreve Claes de Leeuw*, procureur Keyen*, Corenput*, Agileus*, Gerryt 
van Stryp% Jan Cuysten Gerrytszone, Geeraert van Lyere, spellemaeckere, Jan 
Pelgroms % Willem Steynsens % Aart-Jeronimus van Kelst *, dewelcke is geweest 
boawmeester oft fortificatiemeestere deser stadt, eenen toegenaempt schoey- 
mu9tere^ soldaet van der stadt geweest zynde, meester Hans, de barbier, 
oick^daet van der stadt ende van Bombergen geweest zynde. Job ende Jan 
van Acbelen, gebroeders, Peeter Lenaertssone, Hans, meiter scrammen^ in den 
Muggendans , oick soldaet geweest zynde van der stadt , Anthoenis, in den WU 
voet%Michiel Willemszone,a/ûi«Sc^€mffte/, Willem Cloet, een van den capiteynen 
geweest zynde , Lodewyck Janssens, de schildere, Herman de Ruytere, Gaspar 
van Belle , Jan van Waelwyck , geweest hebbende trauwant van Bombergen , 
meester Geeraert van Diepenbeke*, m' Joest% de schildere, oick trauwant van 
Bombergen geweest zynde, Steven van Cuelen% weert in den Cop, op de Merckt 
aihier, tôt wiens huyse Bombergen gelogeert is geweest, Lambrecht van den 
Heesackere, daeraff die persoenen, wiens naemen zyn gesubvirguleertC), hy 
déponent nyet en weet vuyt wat oirsaeken zy hen zyn absenterende ; ende aen- 
gaende die andere persoenen nyet gesubvirguleert , hebben hen den affairen 
van den troubelen onderwonden, ende heeft hy, die sprceckt, denzommigen 
van dien zien commen op *t stadlhuys aihier, zoe wanneer zy yet hebben 
willen versueken aen der stadt. 

Gevraecht, wie oirsaecke zyn geweest dat die graeve van Meghen met zynen Entrée d 

refusée 

volcke binnen deser stadt nyet en heeft moegen commen, doen hy voer die «leMegi 
stadt lach, ende oft die drie leden deser stadt geweygert hebben hem aihier 
inné te laten ende t*ontfangene , zeght, dat die twee ierste leden eendrachte- 
lyck, ende oick bet meeslendeel van den derden lede hebben wel begeertdat 
de voerscbreve graeve van Meghem , met zyn ihien vendelen knechten, binnen 
deser stadt commen zoude, maer dat *t selve duer Agileum , Keyen ende huere 
consoerlen met fortse van waepenen beleth is geweest. 
Gevraecht y wie dat binnen deser stadt Bombergen gebrocht hebben, zegbt a. de Bon 

troduit 



Société babituelte 
d'A.d«Bouibercb. 



Sm euuTtnaUouf. 



Il^ptrl ri' A. 
lloiiit)«rvli. 



âe 



dat de voerscbreve Bombergen is bionen deser stadt gecommen met Herman 
de Ruytere, die met hem gecommen was van Ântwerpen , ende quam de voer- 
scbreve Bombergen binnen der voerscbreve stadt op den xvi^ february^zoehy, 
die spreeckt,heefl boorenzeggen,gelyckby déponent denselven Bombergen des 
anderen daechs daernaer oick alhier gesien heefl; ende was de voerscbreve 
Bombergen alderierst gelogeort ten buyse des voerscbreven Glaes de Leeuw , 
ende daernaer is by gelogeert geweest in den Cop^ op de Merct albier, ten hiiyse 
des voerscbreven Stevens van Cuelen. 

.Gevraecbt,wiemeestendeel metten voerscbreven Bombergen gebanteerïheb- 
ben , zegbt, dat zyn geweest de voerscbreve Agileus, Herman de Roytere, de 
voerscbreve Clacs de Leeuw, Coerenput, de voerscbreve Keyen ende meer 
andere daeraff by déponent nu ter tyt gecne zonderlinge memorie en heefl. 

Gevraecbt, wat propoesten de voerscbreve Bombergen metten .zynea gehadt 
ende gebouden beeft, in H heymelick ende in *t oepenbaer, ende wat zyn con- 
cept is geweest, zegbt daeraiï nyet te wetene, maer weet wel dat hy alhier tôt 
geenen goeden eynde gecommen en is, want by zeyde dat by diende. die van 
der nieuwer religie. 

Gevraecbt, hoe do voerscbreve Bombergen van hier vertrocken is-, ende wan- 
neer, ende wat somme van penningen men bem gegeven heeft, zoe gereet als 
anderssins van zynen costen , ende wie diegene zyn die bem die penningen 
gegeven hebben , ende die principalicken denselven Bombergen in zyn vertreck 
geassisteert bebben , zegbt , dat de voerscbreve Bombergen vertiocken is van 
hier , den xi^'^ aprilis lestlcden des acbternoens , tusscben twclf ende een 
uren, ende dat de quaetwillige (te wetcn de voerscbreven persoenen) de 
stadt bedwongon bebben den ix«° derselver maent te voeren, den vœrschreven 
Bombergen te geven in gereede penningen drie bondert guidons eens, ende 
oick te betaelen die costen die by Bombergen verteert hadde, ende hebben 
die rentmeesters der voerscbreve stadt, ten bevele van die van deweth, den- 
selven Bombergen de voerscbreve drie bondert guidon gegeven; ende en heefl 
hy déponent denselven Bombergen nyet zien vertrecken, maer heefl wel 
gehoort dat de voerscbreve Herman de Ruytere denselven Bombergen in zyn 
vertreck heeft geassisteert, ende is metten selven Bombergen vuyter voer- 
scbreve stadt vertrocken , ende hebben zekere baeckgeschutten met hem geno- 
men , om den voerscbreven Bombergen te bewaeren ende convoyeren , ende 
anders, etc. 

M. Geheritzone. 



Séance Naerdicn \vy commissarissen hebben aensocht mynenheeren den greffier 

ende den drie sccrctarison deser stadt, te vvolcnc, m"^ Wouter SobelUns, 



Cwraerdcii Culcii, Jucobum Donck onde Pceloi-eii ile Coi'te, dul hcn zouùl- 
believen qhs ovur le leveren liel regîëtere, oCl alsulcken gesci-ifle dal by lion 
od eenigen vao hemlicden is gomaeckl cnde gescrevea geweesl, vaa ende aeii- 
gsendu requesleo, versuecken oft proleslatien by geusen on quastwjlligcn 
godaen , eensameotlicli dio eeden by den wethoudoren met dien van don capil- 
lele alhier successive gednen , eensamenltiok 't gène dat zy op huer manuoel- 
l>o<>cxkeng dienaengaendc moegea hebbCD opgeloeckenl od copie van dien 
hemlieden vcrlhocnt hcbhcnde , dat wy 'l selve hadden acnaocht aen myneu- 
heeren den président ende scepenen deser Bladl op den xxn™ der voorlodGnc 
oiaent, die ona 1er antwoirde hadden gcgevon, dat ïydaeriunecoosenteerden, 
ende dat ty zulcx te doene dun grefller ende secrelariscn voersoreven zouden 
ordineren ; soe eest, dnt de voerscbreve greOler ende secretarisen ouB hcbliea 
vercieert (voer loe vole als in bun is, ende eedtsbubalvon), zydaertoe oick 
wel xouden beroet zyn, maer vuyt dien zy, ende eenyegelick van heo ruspoc- 
live , hebbcn eedl gedacn , dal zy der sladi ende scepenen rnedt oyet en zullcii 
incllen , zoc vermyden zy 'l selve le eiTeclucrene , sonder consent van de drie 
ledcD deser sladt, dat zy oick 'l selve , inits dor absentie van don pensionaris 
der voersobreve stadt, dewelcke oick ten vcrschcyden lydon in dor vergaede- 
rioge van do drio leden der voerschreve sladi met ecnigo van ilenselven secre- 
tarisen heeft geweest, nyet purlinenldick nocb geviiei-hebck en zoudcn 
connen gcdoon , begeerende daeromme , deson aengemercl , lien van 'I geno 
dea voorschreven is te houden voer geexcusccrt, emmera noch lertyl onde lot 
(Ist sy den voorschreven scepenen ende raedt gesproken zullon hebben , auders 
cullcn zyn beriubt. 

9. LcBMrd Peelepsaone, van Bocxtele, aliai vtt» den Hoerl, legcii- 
Woirdelick govanij-crt binni-n deser sladt, oudl omirent ssxjaercu, gevraechl , 
up zckert! arliclon ende interrogalorien denselveu gevangcne by ons uomiuis- 
sariseo gedacn : 

Ende iorsl gevraocbl van der loecompsle ende der jaegen vau den schouteth 
■ n lien clooslore van Uaseldonk alhier, zegbldaeraiïnyel le wolene, anders i 
dan dat by , boorendo dat de schouleth trock naor *t cloosloi-e van Basoldonck 
Voorschreven, ende diversche persoenen zcyden dal aldacr wal ommegaon 
%oadc , is hy van verre govolclit oni 't solve le zieno , ende aonmerekemle dal 
^Idaer grouwelick ramoer was, îs vandaer gcloopen, nls egi'cn gcn-eerover 
ticm hebbende dan eeuen [winguaorl, cndc hcctt Michiel Wiltemszone , alia» 
Sckemvul , vcndorioh van Willem Cloet . een van de vier boplieden deser stadt , 
tiooren zcggcn dat de clerck van den voerscbreven scboulelb naer hem inel oen 
fiiatolelKL'Iiool, ende by den sebuctonlviol, cude ttat hy, SrA«wiiH-/, nacrmaels 
••encn rappicrc crrn'-h van ceiirn des t^chouleths ilienccrs, nieynende dat was 



330 — 

den paigie van denselven schouteth , daermede hy hem dapper te weere sieldc, 
gelyck hy hem , die spreeckt, geseyt heell, nyet wetende nochtans oit hy die- 
gene is geweest die den voerschreven clerck heell gewondt ofle nyei. 

Zeght voirts, des gevraecht zynde, dat hy, die spreeckt, gewoent heefluip 
den Moriaen^ op deMercktalhier, alwaer hy gehuert heefle^ winckele met 
eene caemere; aldaer woende als principael huerlinck van denselven huyse, 
Geerart van Aernhem, in wiens quartier ofl deel van den huyse men heeft 
zekeren tyt die wake gehouden , ten tyde ende oiuk aleer Anthoenis van Eom- 
bergen alhier geweest is , gelyck men van te voeren oick wake gehouden heefl 
op andere plaetsen , nyet wetende waer. 
Gard* du Morion. Gevraecht , wie dat op den voerschreven Moriaen die wake dede houden, o(l 
van den voerschreven waecke waeren ofl aldaer quaemen waecken , zeght dat 
die van der consistorie zyn geweest diegene die de voerschreve wake hebben 
opgestelt, ende oick in H beghinsele (gelyck hy déponent is een deermaeckere 
van zynen ambachte, ende voer diversche geusen heefl gevrocht) van zommige 
van dien is aensocht geweest, om met hemlieden die wake te houden, d'welck 
hy, die spreeckt, vuytdien hy zyn broot aen deselve dagelicx wondt« nyet en 
heefl willen ontzeggen, maer heeft somtyden met hemlieden gewaeckt, ende 
met hemlieden somtyden cens, ende somtyts anderhalf maele ommegegaen, 
zeggende tôt hem, die spreeckt, dat zy deselve wake waeren houdende voer *t 
welvaeren van den gemeynen borgeron , zoe wel voer den eenen als voer den 
anderen, ende is *t selve gehuert, naerdien aile d'ambachten onder malcande- 
ren hy eede den heeren scepenen gezwoeren hadden melcanderen getrouwe 
te blyvene ende die stadt voer le staene, ende, alzoe hem dunckt, geene 
vrempde ruyteren oft knechlen in de stadt te laten commen , ende ingevalle 
dat hy, die spreeckt, geweten hadde dat de voerschreve wake getendeert zoude 
hebben tegen die Co. Ma* (gelyck hy 't selve nu ter tyt wel weet), en zoude 
ontwyfelick de voerschreve wake nemmermeer hebben helpen houden , noch 
oick metten rosmuelen ommegegaen; vuegende, dat die met hem waeckten 
zyn geweest veele ende diversche persoenen van allen eynden ende oerten 
van deser stadt , nu van d'eene ende nu van d'andere, zoe dat hy, die spreeckt, 
deselve nu ter tyt nyet en zoude connen genoemen, gelyck hy die oick aile 
nyet en kendt, maer is wel indachlich dat die principaelste van der voer- 
schreve wacht zyn geweest Claes de Leeuw, Dierick van den Corenput, 
m^ Hendrick in den Horen, alias Agileus^ den zoene van den man in den Bonlen 
mantele, in de Kerckstraele , Gerryt van Slryp, Job ende Jan van Achelen, 
gebroeders, Henrick Schoclmeesters, Peeter Lenacrtssone, Hans, metterScram- 
men^ in den MuggendatiSy Anthoenis, in den Witvoet^ Willem Wynants, Michiel 
Wilicinssonc, alias Schemmcl, Lodewyck Janszonc, schildere, Herman de Ruytere. 




- a;ii - 



tk'iinck lihysclen , AJriaeD lluoguiis, Cillis Vus, Jacob Clool, (wce ;;el)roe<lors, 
beeltlcsnyilors guweesl zynde, Aliralium Peetors Lenaertsaone, emien t^iioempt 
Orovnliote, aliat van Bnessfh, eude ilio Iwee gebroeders, toegcnaempt Slrick , 
Iwydc ossenweyiiere oH coopéra, Gliysbrochl ende Henrick do Bye, gebroo- 
di-re. woooeiidc io do Colpci^tmele, daeraiTdic moeder ecne weduwc Î9, ende 
htut huD vader Tbomaes de Bye, Andries de Beckcrc, met lyncn broedi^re, woo- 
oendc tn den Znelen naem Jésus , in de Kcrckslraele, cdiIo meer andere die hy, 
die sprocckl, du lor tyt nyet onthouden en hcefl , zpggende dal de voerschreve 
wake by den vocrschrove peraoeneu wordû goboudcn , ducr vreeso dal zy 
surubdeo (get>-ck die famé ghinck)dat die gecslclickhoyl hen slen^k maecktcn, 
eude van vreeâo dat van buylen eeaigo Vfoenipde knochtcn in do stadt gelaten 
tuudea wordea. 

(■Qvraecbl, wie deselvc waeekers bolactt beeR, zeght dut ty geene betalinge, 
lyas wel«ns, geliadl en hebbeD, beboitdelick dal die van der consislorio 
Uitaeldeii den brant.gelyek hy, diespreeukt, meyndl. 

lievraecbl, wal prediuanlcn binnen deaer sladl gcweesl zyo, ende waer die ' 
gi^lc^eerl lyn gcwecst, eeghl, dat hier geweesl zyn diveraibe, a!s onder ander 
eeneo gcnoempt Joannes, cndc hecn gchadl Ë«n gebuurt buys, gebeeLCD die 
trie Uerk^n», in de Vuchlerslraeto , ende eenen genaempl Jacobua, die ierst 
wis gclt^eert len huyae van Claea de Leeuw, maer nyol zoero lange, ends 
Bliiock daoniatr logeien in een gehuerl huys in de Colperslraele , epde cenen 
p-uaeinp( Cornelis, ende \%'a3 iersl gelogeerl in oeo buys vael aen de Vuch- 
lersche-ixterle , ende daeroaer iinam by logeren Len huysc Jub \'aa Aehelen, 
ende noch eenen andurcn genoeinpt Godcrridus oft Geuken , deweicke gelo- 
iixTi is gowoGsl in eoQ gebuerl buys, achter Sinte-Jans-kercke , op do plaetee 
goheelfio den PapeubulM. 

Cevraechl, wie de vocrscbreve prcdicauten gohaell oft dif hier doen commen 
tHJcft , ecght daerafT nyel le wetene. 

Gevraechl, wie dal deselve ende buere huyshuro betaelt heed , zegbl dal bel 
g«ne)-n consislorie dil bclaelt hecll. 

befraocbl, wie de voerschreve predioanten met wapenun hebben \-uyl ende 
io der sladl gehaell , Mghl 'l selve nyel te welenc. 

Gevraechl, wat wapenen zy hadden als ly die wake op den Moriaen bielden . i 
•nde wie ben die voerschreve waponcn gedaen badde.zegbl, daller onder 
heailtedfin lultel waeren die eenige ruslingun hadden , maer mocbten licbben 
«vAige sUN^ken ende rappierea, gelyck oiuk aïs den rosmuekn draeydo, van 
tbtcn nyel ecncn en uas dis wapcnen hadde, maer quaomcn al overeen geloo- 
ï*cfl , oîck jongsrs nyel geachi wcsende vut-r weerbucr lieden ; zc^^nde dat 
0|i e«neii avoiitstoul , m do vergiidcringe op rfci» Moriotn . grool rumoer was . 



- 332 - 

dat die geestelicheyt haer hadde sterck gemaect, ende zouden die van den 
consistorien opgelicht hebben, zeggende dat zy in zommege cloesteren, daer 
nyemant iune was, ende toi Geeraert Reynen, in de Putstraete, groot licht 
gesien hadden , dat zylieden oick alzoe racdt sloegen om hen daertegen te ver- 
ziene, ende deden al vergaederen dat zy consten , ende dat hen zoude hebben 
connen dicnen, zoe dat des anderen dacchs vvas het ierste (naer zyns déponents 
beste onthouden) , dat die van der consistorie met hueren adherenten hen by 
daege hebben met wapenen verthoent , daeronder hy déponent oick een was , 
ende alzoe vergadert zynde , zyn zommige van der consistorien gegaen op % 
stadthuys alhier, aldaer zy begeerden dat die drie leden deser stadt vergaderen 
zouden , om den eedt te doene van melcanderen goet ende getrouwe te zyne , 
zonder dat hy déponent zoude weten te noemen wie diegene van der voer- 
schreve consistorien waeren die op *t voerschreve stadthuys alsdoen ghinghen, 
daerby vuegende dat, naerdien die wake op (2efi voerschreven Moriaen lange 
duerde, zommige van dengenen die de voerschreve wake hielden, ziende dat 
die rycke die wake nyet wel en continueerden , maer den last op hemlieden 
lieten staen, wesende by drancke, wel hebben geseght : Het en zal nyet bete- 
ren^ wy moeten der eem duersiaen. 

Gevraecht, wie deselve waeren die 't gène des voerschreven is zeyden, 
zeght H selve nyet onthouden te hebbene, noch oick wat zy wilden zeggen met 
't selve ducrslaén. 

Ende gevraecht, wie den voerschreven rosmuelen voergévuert heefl, zeght 
daeraff nyet te wetene , noch oick ten tyde hy daeronder was , den vuerdere 
nyet gesien te hebbene, maer is hem déponent wel indachtich dat m*" Hans, de 
barbier, die wake gevuert heeft, gelyck oick gedaen heeft Michiel Willemszone, 
alias Schemmel, metten vvelcken hy, diespreeckt, cens vocr aen zyn zyde gegaen 
heeft, hebbcnde elck eene lange busse, ende dat doen ter tyt die wake vuerde 
Hans, lywatier, woenende in de Kerckstrate, vendrich gcweest zynde van 
eencn van den nootvendclen , ende m' Hcndrick Agileus, dewelcke eenen 
fackelcer droegen, ende dat hy, die spreeckt, noch drie ofl vier mael metter 
voerschreve wake geweest is, nyet onthouden hebbende wie alsdoen die vuer- 
ders waeren , maer en heefl onder de voerschreve wake nyet geweest zedert 
dat hy onder *t vendele van Cloot geweest is. 

Gevraecht, wie hem déponent tolten voerschreven rosmuelen gebrocht heeft, 
zeght dat hy maer cens in den voerschreven rosmuelen geweest is, ende worde 
(laertoe by zommige (voer wicn hy déponent vrochte , maer nu nyet en heelU 
onthouden wie die waeren) gebrocht, die zeydcn dat zy ginghen op hun lyff-^ 
onde nyet eer bctcren en zoude , tôt dat zy melcanderen den eedt zoudenvi 
j^edacn hebben van eendrachticheyt, ende dat zy hen daeromme des anderen — 



- ;i:i3 - 
ilaecba op de Merckl vindon zoiiden , oui den voerschreveit eedl le doeiir, 
d'welck bem depononl goel doclile , ende dicivels daerloc geroepen zyiide , 
beeft bem aldaer voer die reyse inetteii nnderen gevonden, zonder in deii 
voerschrevea rotmittlen mccr gowcesl te hebbene, inacr heefl hent gcgcveii ifl 
(Icn dienat deser sladt onder 't vcnJcle van Willem Cloel , vuytdicn dio nee- 
rioge alsdoen zecr stabackle. 

Gevraectil van der beeldeD^lorniingcn gebiiert biniieo deser aladl, zeght, dal- ' 
(crRlhier zyn gewoesl beeldenslormingen (ol tweQ diveraehe rcysca, ende 
docn d'cersLe beeldensloruiinge gelmerde, was hy deponont van de wake aen 
Siiite-JaDB-poorlc, ende dat hy in ilen Morinen, aldaer hy alsdoen ivoeade, beell 
bovreD ze^'en , daLlor alsdoen diveiscbe per.socnen waeren gehuerl, om die 
btHilden le vernyelen ende in sliickon amyten, endo dat ben bevolon was dol zy 
in de cinosleren nyel ctcn oit drineken en zuuden ; uaer wie dal dicgenc 
»yn die de vocrechreve persoencn gehuerl hebben, ofl wie de voorschrevc 
Kfliuerde persoenen zya 1,'ewcest . en woel hy deponenl nyel, anders dan dal 
hy i[i Siiitc-Jans-kcrcke heelt gesien ecnen genoempt Groenboze , die aidner 
hanldadich was in de voerachrevn becldcstorminge, ende dat hy gesien heetl 
ceiien hoop jonge persoenen die vroehleii ora Onsor-Lîever-Vrauwen in *; 
Saniu beelt le brckcn, maer en liccfl nyemanden van dien gekenl; zeghl oick 
vità i6wotene.dat in de voerschrcve beeldestorminge is geweesl.in defralres- 
rlooslerc, cencn genoempt Pecler de Hollandcre, dewelcke cen byl hy hem 
htdde, nochtansnyel gesien bebbende dat hy yel in slucken smeel; welckc 
Hollandere van hier vertrocken is, bem begeven hebbendo in den diensl des 
beeren van Brederode . zoe hy déponent vcrslnen ht*ft. 

Gevraecht ofl hy, die s|>reeckt, van der voerschrevo consistorie nyet en is • 
geweeal, z«ghl néon , maer dat hy cens by zommigo slaende , aen zynen wlnc- 
hele, is aenaocht geweest van der voerschrevo consistorie ende van bucren 
medebroeders le wesone , nu nyel onlhoudon bebbende wie hem 't selve to 
vneren leyde , d'welck hy déponent nyct en heclt wilten doen. 

Cn-ra«ebl, wie dal oirsake is geweest dal die graeve van Heghem binncn ( 
(l«M>r flladi nyel en qiiam , zeght daoralT nyet te wctene. 

Cevraocbt, wio dat diegeoe waoren die op zekeren goensdacb op de Herckl i 
twi ramoer maccklon , ende die dueren van dcn stadlhuyso oopen liopen , ende 
n-at (Tocrsake daerafTis geweest, zcght dal hy. die spreeckl , ten selven lydc 
Wm van der wauhl ondor 't vendoie van Willem Cloel aen do Vucblorsche- 
poerla, mellen goheelen vondele, onde daornacr wordo vordcyll, ende vici 
tfiK) wake nen do llekele; aldaer by hem quam eenen jongeit genoempl Hen- 
•irii. woenemde by hem. die spreeckl, zcgiçendo dat eonen genoempl Servacs , 
^vociwndc lut Boke, endr wesonde binnen deser stadi gelogcerl, toi ecncn 



— 334 ~ 

droechscheerdere achter die Tol-brugge , van hem, die spreeckl, begeerde een 
wambaeys ende een paer hozen gemaeckt te hebbene, ende ahcoe is by, die 
spreeckt, by consente van zynen rotmceslere, genoempt Merten van Lith , iiter 
hiiys gegaen , ende heeft die voerschreve hozen ende wambeys gesnedeo , 
duerende welcken tythy, die spreekt, verstont van de weerdinne is den Monaf», 
daller groet ramoer was op *t sladthuys, begerende aen hem, die spreecki, dat 
hy Geraert van Arnhem , hueren man , met zyne rusUnck ende een rappier 
op de Merckt wesende, zoude willen t'huys haelen, d*welck fay, die spreeckl, 
oick zoude gedaen hebben , gelyck hy hem oick daertoe porde (vuytdieii des 
voerschreven Geeraerts huysvrouw hem des zeer bat, mits dat hoerea voer- 
schrevcn man zeer by drancke was), maer commeude hy déponent omtreQt deo 
put op de Merckt staende, ziende het groot rumour, is terstont naer huys g^oo- 
pen, ende is van daer naer zyne wacht getrocken. 

Gevraecht, oft hy nyemanden en kendt die *t voerschreve rameur maecten, 
zeght daeraff nyemanden in *t zekere te weten te noemen, maer dunckt hem 
déponent, dat hy aldaer onder d*ander sach den voerschreven Peeteren den 
Hollandere, hoewel hy déponent daeraen twyffelt, want deselve Peeter onder 
H vendele van den voerschreven Cloet was. 

Gevraecht , wie dat dien van der nyeuwe religie gegeven heeft die \oze van 
der vvake van den goeden borgeren, zeght, dat zy de voerschreve loze hebben 
gecrcgen oft van den coninckstabels van de gulden, o(l van de thiende ofl 
hondersle lieden van de borgeren die voer die stadt waeckten, van derselver 
nyeuwer religie nochtans zynde. 

Gevraecht, \vie dat die roile heeft gehadt oft gehouden van der voerschreve 
wake op den Moriaen, ende wie die hondersle ende thiende mannen waeren, 
zeghl, daeraff anders nyet le welei^e dan dalhy wel heefl gehoort, dat zy onder 
melcanderen wel wislen wiens avont ofl tour dat was, om die wake te hou- 
den, maer en heeft geene rollc gesien, maer wel gewelen ende gehoort, dat 
eenyegelick Ihicndeman ofl rolmeestere die zyne op een papplerken hadde, 
gelyck hy déponent heeft gesiea, dat Geeraerl van Aernhem, woenende o»p ileii 
Moriaen , een papplerken hadde , daer zyne lieden inneslonden gescreven , 
sonder dat hy, die spreeckl, alsnu eenige van dien zoude weten oft connen 
genoemen. 
Arrivée en ville Gcvracchl, waunccr Anlhonio Bombergen in de stadt quam, wie denselven 

d'A. deBombercb. 

alhier innegebrachl heefl, wie denselven gevolghl heeft, ende waer hy ierst- 
gelogeert is geweesl , zeghl nyet zekerlick te welene den dach wanneer d^- 
voerschreve Bombergen binnen deser stadt quam , noch oick wie alsdoen mel^ 
hem innequam, maer dat corls naer dat de voerschreve Bombergen alhiec*" 
gearrivoert was, zoe is hy, die spreeckl, ontboeden geweesl ten huyse vanClae^ 



du A Juiii. 

Garde da M<nrian. 



de Locuw , aldaer de voorschreve Bombergen doon 1er lyl gelof.'cerl was , ten 
oynile tay, die spreeckt , den vocr^ichreveii Bombergen die maie Eouile commen 
nemea ont bom eon lyClicu lo itiakeu , om zynen mslinck op le draogf^D , 
ilVelck hy, die apreeclil, gedaeii heeft, eiido oîck vnn een wambaoys, conen 
tiuffblschencolilereendeeoflpaerlKiïeQ.welckeii coldero liy den voersclireven 
Bombergen gcdraegea heeft, lea buyse van Goert de Hovere, daer de voer- 
schreve Bombei^eii doen 1er lyt logeerde, cndo vondl by dcn voerschrcvon 
Bombergen, ten huyse des voerschreven Claes de Leeuw, Heimaa de RuyLere , 
ende Dierick van den Corenput; ende 'l voerschreve wambaeys ende hoïcn 
dro4.-eli hy, die sprccckl, den voerschreven Bombergen in den Gulden aip, 
op do Herct alhier, daer de voci-schreve Bombergen doen ter lyl gelogcen 



Gerraechl, nie die trauwanlen wnoren vao dcn voerschreven Bombergen, 
Zf ght, datt«r oader was oenen Jocs, de schildcre, Dierlck, n'oenende vasl aeo de 
VQchteren-poorle , eertyls geweest zynde een zydenlakcn coopère , ivaer dio 
predicanl aldoriersl gelogeerl was, — ilem, eeucn genoempl Melchior, we- 
wnde eon lanck gast, — item, noch oenen genoempt Jan van Waeinyck , — 
item, noch ecnen leydeckcrc, niens naem oit toonaem hy, die spreeckt, nyet en 
weet, — item, noch eenon genoempt iulhDoni3,zynGn toenaem nyet wetende , 
— ende eenen genoempt Jan Joeslenzone. 

Zcgiil voirls, dal van den Iwcc noolvendelen drocgen bel vendele, van d'eeoe, 
Adriaen Hagens. ende van d'andere eenen genaempt Hana , wesende een lyn- 
WBlier, noenende in do Kerckstrate alhieri ondo dal nicn de Iromaiolcn 
ilhieropgeslaegenheclt, hy consente van Bombergen ende dlc van dernyeawr 
rcligie , dal zoe wie bero wildo latcn inneschiiTen , dal hy commen zoude ten 
bnyM van den procureur Kej'Cn; ende dal hy gehoorl heefl, dal men ircnuan 
de Rnytere noempdo schoutetb. 

Gevraechl, oft hy. die spreoel, dio twee nootvendelen nyet gemaeckl oR i 
ptoaeyt en heefl , ofl wie die gemacckt ofl gHnacyl hpell. leghl , deselvo nyel 
gemaeckt noch genacyl le hebbene ; maer heefl gehoort van Ceeraerl van 
Aernben . dal Willem Wynen , clecrniaeckere , hebhende ecoea crommeu hais , 
ende gcwoenl hcbbonde in de Postelstraele , de voerschreve twee vendclen 
gemaeckl ende genaeyl heen, endo heefl by, die spreeckt, diversche gucse 
canseo gemaeckl, aïs voor Bombergen, Goorden Roovcrs, Henrick Gbyselen, 
eenen blaawverwere achter de Tho!-brugge, ende mcer andere. 

ZèfhX voirta, de voerschreve gevangene, dal oick dcn riamiKlen gcviicrl 
hflbben Slevon van Cuelen , wccrt in den Cop , op de Merci alhier. dewcichc ^ 
by Bombergen gecommittecrl is geweesl, om die shietelon van der sladtpoor- 
ten le bslon, dewelokc hy oick gehaeit heeft, ende gemeynelyck te pccrdc 



— 336 — 



ContiBtoire. 



Tumulte sur 
Marché. 



le 



gereden heeft mettenselvcn slueteien aen de poorten, ende heefl somtyden te 
peerde rontsomme de poorten gesien Job van Achelen; ende naerderbant heefl 
hy gehoort dat Claes de Leeuw ende Dierick van den Gorenput zyn vuyt deser 
stadt getrocken naer Amstelredam, naer den heere van Brederoden (gelyck hy 
presumeert) , om hem te sprekene, ende was ten selven tyden onder *t volck 
alhier groot rammour, datter veele knechten tôt Oistreweel by Antwerpen ver- 
slaegen waeren , ende dat de voerschreve de Leeuw ende Gorenput daer oick 
verslaegen waeren, d*welck nochtans alzoe nyet en was , maer vraeren geweest 
t'Amstelredam, zoe hy hierboven vercleert heefl. 

Zeght voirts (des gcvraecht zynde), dat die knapen van der consistorie wae- 
ren eenen genoempt Ruyvogel, die gemeynelicken die fackeien van der wake 
droech, ende 't vier stoeckte op den Moriaeny ende eenen vuyt den lande van 
Gulick, die costere van der nyeuwe religie was, ende luyde te sermoene in 
Sinte-Jacobs-kercke ende Sinte-Peeters-cappelle , ende ontstack die keersen in 
Sinte-Annen-cappelle , als die predicanten t*s avons ende *& morgens *t gebedt 
deden. 

Gevraecht, wat dat oirzake geweest is van den rumoere gebuertdes goens- 
daechs, daer hiervoeren mentie afigemaect is, zeght, dat hy, die spreect « ap 
den Moriaen heefl hooren zeggen , in dç tegenwoirdicheyt van Geeraert van 
Aernhem , dat alhier binnen deser stadt is gecommen een edelman (die men 
zeyde te wesene eene van den kinderen van Batenborch ) , in schippers clee- 
deren, by Bombergen, in den Cop^ gesonden zynde van mynenheere van Brede- 
rode ; ende naer dien tyt en hadde de voerschreve (noch oick die van der con- 
sistorie) egeene hoepc meer van voirdere assislentie, zoedat de voerschreve 
Bombergen, zyue geâdhcreerde ende die van der voerschreve consistorie 
maeckten zekere gescrifle, inhoudende dat zy in ailes billich geweest hadden 
van te consenterene *t gène dat die hertoghinne hadde versocht, van die predi- 
canten buyten te doen predicken , d'welck zy begeerden van die wethouderen 
van der stadt onderteeckent te hebbene ; ende want die wethouderen swa- 
richeyl maecten H sclve te teeckenen , ende datter eene van denselven heeren 
was, die kniple op zyne vingeren, zeggende : Dat *8 voer die geusen^ zoe hebben 
zy met gewelt de voerschreve teeckeninge willen hebben , nyet wetende wie 
hem, diespreeckt, *t gène des voerschreven is ierstmaele vertelt heefl, maer is 
wel indachtich, dat hy 't sclve van Geeraert Aernhem oick gehoort heeft; zeg- 
gende , dat onder de gheusen die doen ter tyt op *t stadthuys gingen , waeren 
(zoe hy heefl hooren zeggen), Dierick van den Gorenput, Agileus, Glaes de 
Leeuw , Job van Achelen ende meer andere , daeraff de zommige (mits der 
voerschreve swaricheyt oft weygeringe) hun geweeren vuyttrocken , ende naer 
de heeren hebben geslaegen. Biddende voirts , indien hy in *t gène des voer- 



— 337 — 

schreven is, eenichssins jnisdaen mach hebben, dat die coeninck hem in gratie 
wille ontfangen, mitsdien dat hy dacrtoe by den hopluyden gcbrocht is 
geweesi , gelyck hy oick le voeren den crych noyt gehandelt en heefl , endo 
anders, etc. 

Lenaert Peterssone van der Hoert. 

10. Heartek Janesone, oudt xvi jaeren , zynen ambacht van cleermaken ^ïfT j^ 
gedaen hebbende, als knecht, by Leonaerden Peeterssone, cleermaeckere, nu DépotutondeHen- 
ter tyt gevangen; gevraecht op de voerschreve interrogatie ende zunderlinge *''•'«'•**»'•*• 
aengaende die declaratie gedaen by den voerschreven Léonard Peeterssone, 
zeght over zynen eedt, alsnu by hem in onser presentie gedaen, van die vsraer- 
heyt te zeggene, ende onse commissie ende zyne depositie secrcet te houdene, 
dat op zekeren goensdach, doen op der Merckt groot ramoer was, de voer- Tumulte sur lê 
schreve Lenaert Peeterssone , zynen mcestere, was op de wake aen de vesten , 
ende worde fhuys gehaeit, nyet wclende by wien , maer dunckt hem déponent 
dat by hem nyet en was, maer by eenen anderen jongen genaempt Willem, 
die alsdoen twee oft drie doegen by den voerschreven Leonaerden gevrocht 
hadde; ende zeght, dat de voerschreve Leonaerd corts daernaer ghinck 
wederomme ten vesten weert ; maer Geeraerden van Aernhero en heeft hy , 
die spreect , dien dach nyet fhuys gesien , dan des achternoens van denselven 
daege , dat hy alsdoen omirent eene halve ure t'huys was ; ende worde \ voer- 
schreve ramoer op de Merci zoe groot , dat hy, die spreect, t*huysweerts ghinck 
ende sloet den winckel toe, ende anders, etc. 

Hendrigk Janssone. 

il. Haehtelt , dochlere Geeraerls Coelen , woenende op den Moriaeriy op de Dépoiuum de Ma- 
Merci alhier, oudt omirent lxxv jaeren , geluyge verhoort op de voerschreve d» 'êeeraatn 
interrogalorien , ende zunderlinge aengaende die declaratie gedaen by den 

voerschreven Leenaert Peeterssone, zeght onder hueren eedt, alsnu by huer RensetgneiMnu 

, . .. ,. 1 ji4 ^ 1 sur Léonard Pet- 

gedaen in onser presentie , van die waerheydt te zeggene , ende onse com- ter»Mne. 
missie ende huere depositie secreet te houdene, dat hy déponent is woenach- 
tich binnen deser stadl op den Moriaen^ op de Merci alhier, loebehoirende 
jonckheeren Goeswyn van Brecht , op 'l camerken oft Irapken aldaer, in welck 
huys achter ende boven woent Geeraert van Aernhem , welck achlerhuys van *t 
selve voerhuys gescheyden ende gesepareerl is ; lot wiens huyse woende Léo- 
nard Peeterssone, dewelcke aldaer van denselven Geeraerden eenen winckele 
ende eene camere hadde ende zyne coslen cochte metten voerschreven Geeraer- 
den. Ten welcken huyse zy déponent heeft gesien, dat veele persoonen ten 
diverschen stonden hun vergaederinge hielden, dewelcke zy déponent, mils 



hueren oudcrdom, nyelcn kendl, macr hoell somlyden van den ecncn code 
V3II don andeien hooren zeggcn : Kyckt, daer gaet Clae» de Leeuw, Bf Henrkk 
i« dfn Hoeren , Job van Ackclm onde dicrgelycke ; welcke persoeuen mel bucrc 

«- coraplicen, by avondo ende by naclile, loi diverschen stonden zulcken vior 
Bloeckten in 1 voer^hrcvca achlerbuys, dat Ey depononl zorge liadde dal 'l 
buys branden zoude ; cnde voer die duere l'a avoiits saten l'sonilyls Iwee, drle , 
vier ofl vyff persoenen die 1 huys verwaerden, onder welcke zy déponent eenea 
hoerde noeracn den Ruyvoegel ; ende heefl zy déponent dcn voerechreven jonck- 
hoeren Goosn^n gcclaechl , dal sy zorge badde dal zyn hays nocb verbranden 
mocbte ducr 'l groot \iar dat de voerschreven persoeoen aIJaer stoeckten ; 
daerop do voorschreve Jonckhecre Gooswyn huer déponent antwoirde, dm 
hy 'l selve nyct gebeleren en consle ; ende heeft zy dcponenl den voerschreven 
Cecraerden oick wel hooren ze^ggen , dat de voerschrcve Leonarl bein t's jaors 
gaf endo betaelde voor die hueringe \-an den voerscbreven winrkel, lyno 
caniere ende zync costen, Izesticb guldens, eude andcrs, etc., et iietcU 
«Tibère. 

I- 12. IVIIIem Janssone, clecrmaeckere , wocnende byJan Willemszone, 
zynen vaedere , oick cleermacckere, in de Ortenalraete, oudt badl àan xn jae- 
ren, geluyge vorhocrt op do voei-selireve inlerrogatorien. mitsgaders oick op 
de vereleringe van Lenaerl Pielorssone , oick cleerraaeckere , nu 1er lyl govan- 
gene alhier, naerdien by déponent den eedi heed gedaco van de waerbeyt le 
zeggene van 'l geno des wy commisamen hem vraegen znllcn , roilsgaders onsc 
commissie. inlorrogatorie ende zyne deposilie secreet le houdene, z^t, op 
den voerschreven eedt, warachtich le zyne, dal hy Leonarden Peetcrs aUrm 
ende alsdan in zynon winckcle hecfl holpan werckcn, ende is wel indachticti 
dat, op sekeren daoh dal 't rumoer op 't stadlhuys alhier ^vag {nyet oathoudco 
hebbende wat dach van der weken dal was), de voerschreve Leonaert Peelcrs- 
sone die dachwachle was houdendo aen do Vuchteren-poorte ; len welc.ken 
tydc naer dcnselven Léonard quam vraegon zekere jongentanspersocn , cmle 
aizoe den voerschreve persoen was geanlwoirdl, dat de voerschreven Léonard 
die wake waa houdende, zoc is do voerschreve persoen naer den voei-schreven 
Leonaerdcn gegaen, die Tsanien in den winckele zyn geeomraen, ende beefl 
de voerschreve Leonardl denselven persoen die maie genoemen, ende gesneden 
een wnmhaeys endo cen paor hozen, beyde van zeemen leer; ende alzoe als- 
docn op de Herct oll in stadlhuys grool ramoer was, zoe is de voerschreve 
Leonaert (naerdien hy den voerschreven persoen die maie van denselven wani- 
baeya ende hozen genonten, ende die gesneden badde) lerstonl wederomnie 
naer zyne wacbl gegaen, endo anders, etc. 

WlI.I.EM JABSSOSE. ' 




— 339 — 

i3. Ten voerschreven dage, is voer ons gecomparcerl m' Jan van lleele , mémnw 

licentiaet in den rechten ende scepenen deser sladt, dewelcke ons (naervol- «in ii juia. 

gende onscn versuecke, den heeren scepenen by ons xxvn*" may gedaen) '^^nnlêie. ^**"' 

heefl geexhibeert eene requesle geaddresseert aen mynenheeren scepenen, R«|uèiMt.im»é« 

geswoeren , raedt , representerende de dric leden deser stadt , beghinnende : «••• p»^»»»"* <»• 

la réforme. 

Geven uwe Eer^ die van der gereformeerde kercke ofï religie , etc., geteekent in H 
eynde : Claes de Leeuw ; — item , eene andere requeste, addresserende aen diô 
drie leden deser stadt van *s Hertogenbosscbe, beginnende : Geven in aider oet- 
moei te kennen uwe getrouwe medeborgeren , dewelcke hen begeven hebben tôt de 
gereformeerde religie, etc., oick in 't eynde onderteeckent : Claes de Leeuw; — 
item, noch eene andere requeste, addresserende aen de drie leden deser stadt 
van *s Hertogenbosscbe, beginnende : Aldus vcrsuecken oetmoedelycken die van 
der gereformeerde religie, etc., ende onderteeckent in *t eynde by den voer- 
schreven Claes de Leeuw. 

14. Jan TlMinaesBone , burger der stadt van den Bossche , endo alhier «^«nee 
gecommen zynde op gcleyde van den schouteth der voerschreve stadt, om der " . " "* 

** * ^ " ' ' D^pfuttUon de Jean 

waerheyt geiuygenisse te geven , oudt omirent lu jaeren, ende gevraecht op 't ThoéHuewme. 
inhoaden van den voerschreven interrogatorien : zeght , op zynen eedt by hem 
in onser presentie gedaen , van die waerheyt te zeggen , ende onse commissie 
ende zyne depositie secreet te houdene, warachtich te zyne, dat ten tyde van ,„,,ri, dimaRM. 
der ierster beeldenstorminge geschiet binnen deser stadt, Jan van Liebergen 
(als wesende kerckmeestre van Sinte-Jans-kercke, ende hooflman van den 
Jonge schutten) heeft aen hem, die spreeckt, Peeteren deGruytere endezom- 
mige andere van den jongen schuts gecommen , hen aensuekende dat zy hem 
zouden willen bystaen, omme te wederslaene die fortsen, gcwelt ende over- 
daet die gebuerde in Sinto-Jans-kercke, ende te bewaerene het silverwerck 
Tan der voerschreve kercke , de previlegien van der voerschreve stadt in der 
voerschreve kercke wesende; d'welck hy, die spreeckt, ende de voerschreve 
de Gmytere , met hueren medegesellen schuts , gedaen hebben , ende heell de 
voerschreve Gruyterc zommege van den voerschreven beeldestormers zoe 
geslaegen, dat zy daeraff te bcdde gelegen hebben ende begeren noch op den 
dach van heden van hen meestergelt betaelt te wesene. 

Gevraecht , wie degene waeren van den voerschreven beeldestormers zoo 
geqoetst waeren : zeght die naemen van dyen nyet te wetene, maer kendt 
dieselve wel van aensien. Ende naerdien de voerschreve beeldenstorminge 
geschiet was, zoe hebben die heeren van der stadt aengenomen ontrent 
ixxx maospersoenen , ora de voerschreve Sinte-Jans-kercke te bewaerene, 
ende daemaer by hen ontboeden , in presentie van den schouteth, op *t stadt- 
hays alhier, hem, die spreeckt, ende den voerschreven Peeteren de Gruytere, om 
I. 22. 



— 340 — 



fDmii'fniJiges Oc vocrschrovc maiinen te beleydcne ende te conduyserene ; cnde hcbben heo 
beloeft daeraff tovernucgcn ende bctaelene; d'welck by, die spreeckl, ende de 
voepschreve de Gruytere oick meynden le doene. 

Ende *l selve meynende ende poegende te doene, zyn omirent twee hoodert ofl 
drie hondert borgeren gecommen, ende bebben bem, die spreeckt, ende den 
voerschreven de Gruytere met bueren knechten van der voerscbreve kercken 
gejaecht ; daeronder waeren, onder d*andere, ende eene van de pfrincîpaelste, 
Miebiel Willemssone , alias Scliemel, nacrderhandt vendricb geweest zynde 
onder Willem Cloot , Micliiel Rombauts, lakencoopere , in de Kerckstraete, ende 
nocb eenen genoempt Groenboeze; ende des anderendaechs daernaer, zyn hy, 
déponent, ende de voerscbreve de Gruytere met bueren voerschreven knechten 
ende meer andere , ten vcrsue(;ke des voei^cbreven Libergen , wederomme 
totter voerscbreve kercken gecommen , ende bebben bel meestendeel van den 
melaelenwerck , silveren sinle Jan, andere silverwerck , Onse-Lieve-Vrauwe , 
ende die privilegien van der voerscbreve stadt in deselve kercke wesende, 
eensdeels in de logien van der voerscbreve kercke , ende eensdeels op 't sUdt- 

r.ani«boiirroiM. buys gcsalvcert , ende dat gedaen zynde, bebben de drie leden deser stadt 
hem, die spreeckt, ende den voerschreven de Gruytere aensocbt, dat zy metten 
borgeren der voerscbreve stadt zouden willen op ende afgaen, ende met hen 
willen helpen waken; d'welck by, die spreeckt, ende de voerscbreve de 
Gruytere gedaen bebben , den tyt van vier ofl vyff weken , zonder daeraff lot 
nocbloe eenen stuyver prouflyls gchadt te bebbene ; ende tûzoe alsdoen 
zeker oproeringe binncn desersladtbegonsle le commen,zoe bebben die drye 
leden van der voerscbreve stadt ombocden hem, die spreeckt, den voerschreven 
Peeteren de Gruytere , Willem Cloot ende Henricken van Middcleer, ende gae- 
ven bemliedcn last , yegelyck t'aenveerdene twelf knechten, om 's nachts die 
wacht te gaen besoecken; d'wclck zy gedaen bebben, ende die wachten 
besocbt omirent vyff ofl zcsse weken. Ende dacrnaer, augmenlerende H voer 
scbrevc rumocr, bebben de voerschreven drie ledcn eenen yegelycken van hen 
gegeven lasl van v>'fflich knechten , waeraff zy den lasl hadden omirent 
xiiii daegen ofl drie weken ; nae denwelcken elcken van hen nocb worden 
toegevuecht vyfflicb knechten, zoedal zy viere elck hondert knechten onder 
hadden ; ende ten eynde van zeven daegen daernaer, w^orden elcken van hen 
by den voerschreven drie leden nocb vyfflicb knechten toegevuecht ; d'welck 
duerde omirent drie ofl vier daegen , dal alsdoen hen nocb v>'f[lich knechten 
toegevuecht worden , zoedal zy onder hen vieren achl hondert knechten had- 
den, als 't selve, ende van den lyde, al nacrdere blycken zal by den monster- 
cedulen, berustende onder de renlmeeslers descr sladl, ende waeraff hy, die 
5iproeckt, oenc copie hcefl, dcwelcke hy ons gcprescntecrl heell te Icveren, 



- 341 — 

ciidc Ë^loen &A Simou Aiithocnissono , wocnendi,- oiiitrcul de VischineiTl , liy 

'I buys van hem , die spreevkl , eiide zyncii scryvcre geweesl zynde , oick d3t<i'- 

alT eeoc copie heefl; vuegendo, dm me» den voerschreven knecblen guIT, 

iersl, doen ry cick marr twelf kneclUen en hRdden, eicken vylT 8luï\nrs 

's dncchs, code den rustingon zesse stuyvcrs ; enile doon zy dio kuechten , oIck 

van hua, hoptuyden , hadden hvee bonderL boordcu, zoo haddon zy l' snmen. 

eick hopman met hucrcn knoclilon , vytTthîon honderl guldenr^i tor maenl ; op 

wckke liesoldln^ sommci;» roilen van Uen knuchlen nyci en wilden dionen. 

Kocdal die van der consislorie ofl nyouwc religic, zyn acn liuD vier bopliedcn 

f^ecommen, dcscive aonsueckendo , dat zy dio knedilcn zouden willcn bevvilli- 

Cf:n tcdienene; zynildcD eickcii vanhen,hopluyden,schinckei)vyinichguldi?n 

1er Disent, dewelcke hy, die sprecckl, nyet en heefl willeo aoiiveerden , maor 

JEcyde hen, dal zy die knechlen selve sprokon zouden cndo doen bon do voer- 

f ^u:hrevc prcsenlalic ; welci.en naervolgcndo, zyn zommege rollcn (als ondcr 

• d'andero Everacrl Hoozcn met zyn rot) acn die van der voerst-brcvoroligie 

1" ^ewee&l, en hebheii dienvolgende die van der voerscbreve religio zommego 

I v-oLU-'n beloefl le gevcne eIck booll eenen daeldere 1er maeiil, boven bucre 

kaesoldinge;die hy, die sprcockl, hun lielvolgen, nyel^vetcndehy,hoeo^t wes 

«Se voerschreven van der voerscbreve ivligie metten andereo hoplîeden ende 

friuore knechlen goloca ofl gedaen moegen hobbon. 

Gevraechl, wic dc^eno Vi-aereo van dur voei'scbi-eve rcligie die bem, dir- 

^preeckl , do voer8chre\'e presenlalie dedon : zegbt, dal waeren m' Uonriik 

^^leus JH dtn Hooren, ian deteeuw. Hatbys van Keyen, [irocureiir, endn 

■ *^ecrril vaa Siry|i: d'welck gebuerdc len minnebroeders athier. 

I Ccvpaocht, wie daer noch van der voerschrevo consislorie ofl niouwe roligio , 

"^«raeren, boven die persoenen hierhoven gonoempt : zeght, dat wneren Claes 

^ie Lcoitw, Iturman de RnyUire, Job van Acbclen, m' Lodevvyck Jansscns, 

^e schildcrc, Dierick van dcn Corenpul, Jan Cuyslcn Gecraertssono . Gec- 

waert van Lierc, speltemacckere , Acrl, in iltn Roch, ITenrick Sehoelmeeslers , 

mn' Jan, do barbier, Peeiere Lenaerlssono , Haus, rn den Muggen dana, Tor- 

«iHis Fmnssonc, Anthoenis, ih drn Wit i-oH, Emberl Tuelen, Caspar van 

Belle, J3D van Waelwyck, eene van de trauvianlen van Bouibergen, fieeraerl 

"^Rn Aemhem, op den Moriaeu, eenen t''^bynaempt nuyiogrl, m' Joes, de 

Kchilderc, Ghy$l>rechl , in den \\H roel , SIeven van Cuelon , die de sluelels 

-rm der sladl aen Bombei^en droech, nyei wetende noehlans oll hy oiok 

"wn der voerschreve consislorie geweesl is, Henrick van den Huevtli^ 

Ijmhrechl van den llezackere; ende aizoo hy, dio sprccct, die van den 

•^oPrechreven consîslorien nyel en hanteerde, zoe en is hem nyel moegelyck 

«te«elve aile te konntii . macr die persoonpn hierbmni genoempt kondt hy 



— 348 — 

wel, vuytdien zy hem dickwils by nachte op de wacht tegengecoromen zyn. 
A. d« Bombrrrh Eodc naerdicTi Ânthonio Bombergen binnen deser stadt gecommen was, 
deu"^rdebourt ^nde by den drie leden derselver ontvaugen was, ora oeverste le zyne 
««>«•*• QV(3P (jg voerschreve vier vendelen, hebben de voerschreve drie leden de voer- 

schreve vier hopluyden met hueren vier vendelen ende knecbten ontboeden 
te eommen op de Meret alhier ; ende hebben de voerschreve hopluyden aldaer 
den rinck geslaegen, in presentie van zesse gedeputeerde van der stadt, 
daeronder dat waeren Eynhaudts, Jan Otten, Jan Willernssone, Gerrit van 
Stryp, Jeronimus Wynants, den anderen nyet ontbouden hebbende; aldaer de 
voerschreve gedeputeerde deden, by monde van Willem Cloot, de knecbten te 
voeren houden , dat de voerschreve Bombergen zoude van de voerschreve 
knecbten oeverste zyn, voer zoe vêle als H den crychshandel aenginck , ende 
nyet voirdere, d'welckhem, die spreect, wondergaff, dat die van de voer- 
schreve stadt hun hoplieden 't selve van te voeren nyet en hadden te kennen 
gegeven; soedat die maent vuyt zynde, by, die spreeckt, verloffnam aen den 
voerschreven Bombergen ende diversche andere van der voerschreve consis- 
torie, ende en begeerde nyet meer oft langer te dienen ; dVelck de voerschreve 
Bombergen ende andere van der voerschreve consistorie hoorende , hebben 
aensocht eenen hopman, genoempt Jonger van den Bosch, woenende tôt 
Loon, by Ravesteyn, die alsdoen binnen deser stadt was, om in de plaetse van 
hem, die spreeckt, te dienen; die *t selve nyet doen en wilde noch den voer- 
schreven last aenveerden ; d*welck aenmerckende de voerschreve Bombergen 
ende die van der voerschreve consistorie, sonden aen hem, die spreeckt, de 
drie andere hopluyden, dcwelcke hem zeyden, dat indien hy zynen dienst 
nyet en blecf continuercne , dalter wel eene muyterye aff mochte eommen , 
ende dat hy daeromme hem schicken zoude die maent noch te dienen , oft 
dat Bombergen ende die van der voerschreve consistorie wel wisten wat zy 
met hem doen souden ; d'welck hy , die spreeckt (vreesende dat hem eenigen 
hoochmoet aengedaen mochte worden , ort dat hy anderssins zoude moeten 
vluchten, ende zyn huys ende goet verlaten), gcdaenheeft, ende is in zynen 
voerschreven dienst blyven continueren , sonder nochtans den voerschreven 
Bombergen eedt gedaen te hebbenc, want hy, déponent (ten tyde doen die 
dr>'e andere hopluyden ende die knechten, in den rinck, aen Bombergen deden 
den eedt), op de Vischmerct was zyne coopmanschap van visch doende , ende 
sommege van de knechten van hem, die spreeckt, duer d'ingeven des voer- 
schreven Willems Cloot, deden insgelycx buyten zynen weten gelycken eedt-. 
aen den voerschreven Bombergen. 
•. iiri!. .rimngff. Gcvraccht, wie dat waeren degene die bestonden de leste beeldestorming^ 
in octobri : zeght,dat d'ierste ende die principaelste aenroerders waeren eenecm 



fuuaempt in tlo wandulinge Ruijvoijcl, wcscntli: lieii siuil van zynen ;i m haï' h Lu, i. 

mleeeneo anderen smct, dewelekegeDoeoipt wasCockUiielsel.endevoei'ile 

cuiien slypKlecii acliler straclcn, hebbende met lieinlieden omLroDl ma iwiDlidi 

rabbaukeas oa leckerkens ; wel gehooil hebbcndo (moer Djet zeheriyck we- 

tcnde), dal desclve daerloe gdiuerl waeren, uyet wclende by wien ; eude dat 

fay, do|K)Deiil, heelt booren (cenen eeiiacDipl Moeyses) zcggen (gcvracchl zyiido 

oH hybcDi, dt.'ponenl,dioncn wildevoervjfTstuj'verB'sdaeclis): NeeH.uaiUhjf 

iciit mfer te winnen (deiiolereode meL beeldeslormiiigG): cnde dat oick cenoii 

(^noempt Croenhoese in de vocrschrevo bccldcslorniinge is gewocsl, die- 

oadcr des dcgiODcnU vendol wss, domvclckon hy, dis sprceekt, ecns baddo 

eeroyecrl on alT^'edanckl ; macr fiombergen , Claes ende lan de Lecuw, Coren- 

put, Agilcuseoded'andcrebovcngespeciflcecrl.sQDdcDaen iiem, diusprcockt, 

dal by rien zoudo dal hy denselven wotler diensl gc\'en ïoudo ; zonder dal liy, 

déponent, eenige inecr zoude welea te nooineii oH gekendt heell, a!s by de 

^'oerscbrcve beeldeslormers suspccl wcEende, vu)ldii.'n liy der sladt diende. 

«inde in do ierste beeldisiormiage de kercko beivaerde. 

Cevraechl, wie dal belelli lieefl , dat de ^raeve van Hegliem binncD deser e 
«ladt nyct inneçolalen en ia geweosl, ociiten-olgonde don scryvon van Huere 
Uooefaeyt : zeght, dat teii selven tyde lultcl sce[>onen ofl hecren binnen doser 
stadl wBcren , cnde dat H selvc bclel hebben die vaa der rcU^io on consistoric 
Kwveo genoempt, met biiereii adherenlea; cnde dal van der voersctireve con- 
sùtorio wacrcn Geeraert van SLryp. Jan Cuysten Gecraertscne . beyde dckenR 
>an de gewanlsnyders ; deweicke (zoe hy deponeiil heefl booren zeei,'en), toc 
'^oIIeken yel voor de drie Icden gcproponeerl wordu , z>-n van daer gctrocken , 
«Dde hebben 'l selve gemell ende le kennen gegevcn die van der consislorie, 
die door do vocrschrcvo adverlentie gooirsaeckt zyn de knechlen te acnveer- 
dene, ende koc te belellcn die incompale dos voors(.'hroven gracve van Hegheni ; 
nyet gchoorl hebbendo dnt yeniant andors van den drie leden zooden bebbon 
mllea bc'Icllcn du voerachreve inoonipsle. 

Gevraecht, wie dat dio iweo vcndelon, dio mon hiet nootvendelcn, opgoslell k 
ende ge^^'^pCDl hcell : zo^bt , dat nica albior cen troDimel heufl ominc geslac- 
geo.dat ww wie diencn wilde hopman Kcyoo, diezoudc by hem common, 
ende, diun acbl^rvolgeude, de knechlen beofl aengenoinen; ende daltles«1ve 
qualick waeren gowaepent. ende badden diverscb geweer, ecoycgelyek iiacr 
dat hy l' huyshaddo, ende dal in 't beghinsele wacrcn vier o(l v^ffiongers, 
die met swertu tuygen quacmen viiyl cen harnasvegershuys , nyet weteodo hoe 
denselvon heedt, maor woent alhicr achler de minnt'broeder:^ ; eodo dnl deselvo 
knectilen ierslmacl leydecnde in ocrden sLeldp m' Ilans, barbier, nyetlcpo»- 
Miende (Uil hy «as vdiwyfi?! •tnilcr cupilMii Willfiii Clofl , hjh i\olrn<ip wie 



— 344 — 



rilrèe«OTllled*A. 
d« Bombercb. 



brpart «l'A. 
Bombai cil. 



d« 



;iiancellifrdebra- 
baiil cl i' de Me- 
rud«. 



dut hun belaelt heeft, endc geloefl clatzy nyet vêle gelts gebuert en hebben. 

Gcvraeeht, wie Anthoenis van Bombergen binnen deser stadt commande 
hecft ontfangen, gehanteert ende assistenlie gedaen : zeght, dat denselven 
Bombergen innegebracht heeft Herman de Ruytere, ende is naer zyn beste 
onthouden innegetrockcn ten huyse van Claes de Leeuw, in Sinte-Joerissiraete« 
ende daernaer tôt Goordcn Roovers , ende daernae tôt Steven van Cueien ♦ 
in den Gulden cop , op de Meret ; denwelcken meest volghden die van der nieu- 
wer religion , ende principalick degene hierboven genoempt, ende hem in ailes 
assistentie deden; ende heeft gehoort, dat die van der voerschreve religie zey- 
den , dat de voerschreve Bombergen alhier binnen deser stadt gecommen was 
om die predicanten met fortse ende gewelt binnen deser stadt te houden pre- 
dicken. 

Gcvraeeht, hoc dat de vocrschi^eve Bombergen van hier vertrockcn is, ende 
wat gclt hem gegeven is : zeght, dat die van der stadt den voerschreven Bom- 
bergen hebben aensoeht, dat hy vuyt deser stadt vertrecken zoude, ende dat 
hy, Bombergen , zeyde brieven ontfangen te hebben van mynheere van Brede- 
roden , ende alzoe oick wel bcreet was te vertrecken , eysschende nyettemin 
voer teergelt drie hondert gulden , boven tnegentich gulden, die hy van den 
weert in den Cop hadde ontleent ; d'welck die van der stadt hem gedaen heb- 
ben ; ende heeft den voerschreven Bombergen, als hy van hier vertrock, wel hoo- 
rcn zeggcn , dat die van der religie met hem hadden gehandelt wes schellemen 
ende booswichten , ende dat zy hem noyt bellinck noch penninck en hebben 
gegeven; ende is te peerde vuytgetrocken met Herman de Ruytere, endo 
noch eenen te peerde, den voerschreven déponent ombekendt, ende omtrent 
XXXVI haeckgeschutters, genoemen vuyt de vendelen deser stadt, dewelcke hy 
nu 1er tyt nyet en zoude vveten te noemen. 

Gcvraeeht , wie dat den voerschreven Bombergen aldermeest heeft geassis- 
Icert om te behauwen binnen deser stadt ende te bewaercn mynenheere den 
cancellier ende den hecre van Mcroden : zeght, dat zyn geweest die van der 
consistorie voerengenoempt , ende dat hy wel heeft gehoort , dat de heeren 
van der stadt, hy, die spreeckt, ende meer andere, wel hadden gewilt, dat die 
voerschreve heeren vuyter stadt hadden geweest. 

Gcvraeeht, w^at injurien oft overlast dat men don voerschreven heeren ( in 
bewaerender handt zynde) aengedaen heeft : zeght, dat op eenen tyt (den dach 
precys nyet onthouden hebbende) de voerschreven heeren (om bon wat te 
recreeren) waercn gogacn in H Caetspel, d\velck vcrnoemen hebbende den 
voerschreven Bombergen, heeft by hem omboeden hem, die spreeckt, in den Cop, 
op de Meret, aldaer oick waeren m' Henrick Agilous, Matlhys Kcyen, Job van 
Achelen, Claes de Lceuw, Dierick van Corenput ende mccr andere van der 



reliijio, die tlo voersehreve ilepoiionl nu nycl le votreii en i:oniineii, L-nile 

bulibcn h<;in,(]i<3 S|ireeckt, bevoelen.dal by KOutlo suhickpn, dal hy \iea canc«llior 

A'cdcr in zyn logemeul lurslonL zoude britigen, on zy ^vislen wat zy (met bcm, 

diD ïprecckl) zoudcn to doca hebbcn; ende denselvcn dcpouent ancb nyel 

geloDvendc , bebbtn mcl hem t,'C6cbii;kL Job van Achelen , hebbcnJo een roer, 

code Jan van Walwyck, eon van Bonibcrgons Irauwanlen, met een Iiallebaerdet 

code commcnde in 'l Caolspel, heeft de voersehreve mjnenhccre den L'anceliier 

Jicni, dc|ioacDt, gcvraccbt, oit hy vvilde een hallckcn mcdo slacn ; zoc hcoll de 

Voersehreve. dio sprecckL, gcantuoirdt : llrrre, Icn k daeromme ngcl, ick moet 

m eenwat anders zcggen ; ick worde hier gedwongea van Bombergen ende ran die van 

lier emuùlorie , dot ick u nmde liringen in u logement; daerop de voersehreve 

cancellier zeydc : Zoude ick nyet moegen een bailcken oft la<ee venlaen ? zoc zcyde 

e voersehreve , iVic spveaul: Jae gk'lieere, oickwel ceti dozyne ; ouiia iocii zoe 

spraken loi hem, die spreeckt, Jan van Waelwyck ende do voersehreve Job : 

\'eru-aerl ghy uweu etdl, ende dort ilal u belaslis; daerop hy, die spreect, zeydc: 

^]f en sat uns hier nyet onlvliegen ; d'welck houi-cude de voerachrove Job ende 

'Waelwyck zeyden , dal zy Bombergen zelve zouden haelcn ; waerop de voer 

^^hreve eaaeelliep. worpende zyne rackell*! vuyt zync haoden, zcydti -. Bom- 

bergen heeft ongelyck, ende dont uni le groolen hoomoel, ky wilt uns dryven ivft 

«vrcirMn ,- wacrop hy, die spTtxi^H, anlwoiviie : tlcere, 'l i» myn schM nyel ; 

■«■aepop de voersehreve canccllier zeyde : Ick en wyl's u nyel; endu hoefl de 

^■oerschrevo canccllier bcm gedcet; onde naerdien Claes van Délit ende don 

veuliiiceslere Bacx haddcn eenen pot biers gchaelt, ende met mynenheere don 

«anccllier ende Meroeden cens gedronckcn, zya de voerscbrevcn heeren naer 

liuys gogaen , geaceompaignccrl met hem, die epreeckl, ende de voerscbrevoD 

Job ende Walwyck. Zeght daei-enboven, dat de voersehreve cancellior hem , 

«lie spreeckt, gezeyt oit vertcll beelt, dal bopman Uiddelecr 's nachts, ointreut 

den elfuren, mot zommiege van zyne knechlon voer'lbeddodcsvoorschroveu 

«nt*llicr geeommen is, ende zeyde, dal by zorchdo dal de voersehreve 

Middeleer bem alsdoen zoude hebben govangcn; dal hy, die sprseckt, den 

voerscbrevcn Dombcrgen heelt booreii zeggon, dat de canceilicr zue met bem 

hadde gcleeft , dat hy hem "l seive zoude willeu vercleercn, endo dal mynheere 

de cancelbcr bem, die spreeckt , wel heell gezeyt, daller eenige voer zyne 

poorle hebben commen roepen , dal by ccn vcrraeder onde een schellcm waa ; 

bccll oick deselvfl deponenl den voerschrcven nancellicr, wesende over 

I laerelc, vuyl mistrooslicheyl , hooren zeggen : Willen 2e emmeri (n^i doot, xy 

\ ^cegtn my op de Mercki leyden, ende maecken 'I my cerl; zcghl oick, dies 

\ Ee^■^8ccbl lyndc , dal nacr den vertrecke van den ginove van Mcghem, Willem 

Lf^loul mel zdnimiege v;tri ^ym- knecblen zyn fc-L'lrockcn naer Oislerwyck, l'ndc 



~ 346 — 

bebben aldaer gehaelt zekere harnassen, stormhoeden ende leeren (by den 
vocrschreven graeve van Meghem aldaer gelaeten), brengende die altezamen 
hier in *t stadt; ende aizoe zommege van zyne knechten wilden medetreckeo, 
heeR hy densetven verboeden, ofl anderssins wilde hy deseWe casseren , zoe- 
dat deselve binnen der stadt zyn gebleven; ende de voerschreve leeren hier in 

iïbet érigé .ur to \ gia^t wescude, heeft er drye gericht gesien aen de galghe op de Merci, ende 
waeren d*andere overeyude gezet voer stadthuys ; ende in H gemeyne wel heefl 
hooren zcggen, dat de drie leeren waeren aen de galge gerichl, d'eene voer 
den graeve van Meghem, d'andere voer den canceliier, ende de derde Yoer den 
heere van Merode; daerby vuegende (dies gevraecht zynde), dat hy den vocr- 
schreven Bombergen heeR hooren zeggen, toi diversche reysen, dat aile dicn 
hootmoet, die hy den voerschreven commissarisen aendede, dede by expressen 
bevel ende last van mynenheere van Brcderode , in den naem van den prince 
van Orangnen ende andere geconfedereerde ; ende dat diegene die Bombei^ien 
hanteerden, waeren die van der voerschreve religie bovengenoempt , nu 
d*eene, nu d*andere, die oick met hem gingcn op *t stadthuys, aïs zy yet 
hebben wilden. Zeght oick (des gevraecht zynde), dat de voerschreve Bom- 
bergen , naerdien hy in descr sladt gecommen was , geloefde zyne commissie 
van den heere van Brederoden binnen drie oft vier daegen te laeten zien, ende 
dat hy (om de selve commissie te hebben) gesonden hadde aen den voerschreven 
Brederode, Henrick Gocssens ende Joes, de schildere, een van zynen trau- 
wanten ; diewelcke de voerschreve commissie nyet en brochten , zoedat hy 
naerderhandt heeft gesonden Claes de Leeuw ende Corpuyt ; dewelcke twee 
leste hebben gebrochl zekere pappier geteeckent ende gezegelt met een cleyn 
zegelken ; d\velck hy, déponent, heeft den voerschreven Bombei^en (verçescl- 
schapt wesende met eenen hoop van der voerschreve nieuwe religie) zien brin- 
gcn op H stadthuys alhier, aldaer die drie Icden t'sacmen vergaedert waeren, 
ende d'welck aldaer oick gelesen worde, nyet wetende wat 't selve innehielde, 
anders dan dat men zeyde , dat was een commissie voer Bombergen van den 
voerschreven Brederoden ; zeght oick (des gevraecht zynde), dat op den ix*"» dach 
van april, vier hopluyden deser stadt zyn gecommen aen den voerschreven 
hecren den canceliier ende Merode, commissarisen, versueckende van hem- 
liedcn te hebben aclie oft bescheet, dat zy wel ende getrouwelicken den Majesteyi 
ende der stadt hadden gedient, ende die voerschreven commissarisen hunder 
beloefden,zeggende, dat de voerschreven heeren 't voerschreven bescheet wel 
mochten geven , vuytdien de voerschreve Bombergen hem zelven toe screef 
ende tôt zynen laste hadde genoemen het bewaeren van den voerschreven 
heeren ende aile H ghene dalter vuyt ende naer is gevolght. 

irouMi..dii»«viii. Gevraecht, vvie datd'eorste gcrucht maecklen des goensdaech8,den ix«"aprils, 



- 847 — 

leghl , dat alsdocn in dtn Cop waoroa Ue voiTschroveii Boinburi^eii , A^'ileu» i 

emle mecT aaderc, ende diil Job van Achulen erjde Gecraerl u^ den Moriaeu, 

Ville A^leus knecht. wesende oen mctsere, waLTOti die priticipactsle tlie 

ifierelo oproerinye bcbben gomaect , eade hy, dio apreecl , dcsetve gostcii 

heen voer ende op 'l sUdtbuys met bloote metiaeii , nyet wetciide duer ^viens 

bGvel:xegbloick, dal de voerschreveu Bombergen, eerby van bier vcrli'oi:l[, 

heoll loUen uiinnehroedcrcn die vier hopliedcu van descr stadl mol hueron 

vendelfii onde knechlen oalboedeo, ende aldaer don rinck geeilat-geii in pre- 

scnlie vun den eommissariscD , duer oader andunt was EyabauLs, ende beed 

dio koecbleD in 't geineyo aETgedanckl endo van ben oirlolT ijenomen ; ende heb- 

beu die drie leden der voersnhreve sladl do voorscbrcven vier hopluycJen 

I %urr hueren oeverslcn geiilell Eynliauls in du plaetse van Bomborgen, moI 

\ licblKodc geboorl dal de vocrschroven Bombci^en van lo voercn was mcUen 

^llric leden deser eladt overcoromon endo t't^at^oordeerl , dal zoe wannocr hy 

rwyier uladl ircchcn zoude, dal men diu poorten van dorsolver sLadl iwec 

* ren naer zyn verlrock toebaudon zoude ; d'wcick oick alzoe gebuert is , code 

t by, die sprocci, dueronde dû vocrscbrevcn Iwec uren, gewecsl len huyse 

baido by myoenbecrc den canucllicr, boni gcsciscliup boudonde ; naer denwelc- 

3 is hy mellen selvcn bccron gcreden vuylcr sladl tôt Helinonl loe, aldaet 

e voerscbrevcn bceredo cancellier hcoi, die spicecl, zeydc.dat 't bi.>slo was 

lai hy in 'i siadl weder zoude keeren, op avenlui-e oDer ceaich rammoer 

KTubuerde, onde zoo is by mel d'andere drie capiteyneo weder naer der vocr- 

^ eh rêve sladl gercden. 

Gevraechl. hoe dat die burgcren hobben loegelaeton, dal men den voorecbre- i 
"XTeo hoocbmoot den vocrschrevon beeren cancellier endo van Morode gcdaen 
-ft^eelt : zegbl, dal die goede burgers zyu vermeL'Stcrt gewecsL duer 'l greot getal 
"^■-an den quat^lwiltif on , onde dat den nieestcn hoop van den knecblen waoren 
vweer geneycht lot qaaot le doon ende die goedo le plondcren , dan deselve 
"^•ocr tti slaene oft te defendcrene. 

Gevraecbt, waeroranie dal hy ende menige andere persoenen vuyt deser ■ 
^âtadl geviucht zyn : zegbl , dal hy, die sprccct, verslacl daller vêle zyn ver- 
V-rocken, vuyldien dal zy, zommigo, zokore goscrift zouden hcbbcn geteeokenl 
^Dyet wetendo wal 'l selve gescrin innebiell; zommige. vuytdîcn zy zouden 
ftiebben gcwcesl ran der uonsistoric oft deaelve goassisteert bebben, ende 
^Kmmige, vuyldien zy gedienl bebben onder Uombergen : endo by, rlie sprccct . 
ftieni oick andere vnyt deser stadl nyel en been geabsenleert , dan als icrst by 
-«ter stsdt aenvcerl geweest bebbende, om deselve le dieneo als cnpileyn, 
:, naerdion de drro leden dersclvrr slnitl bphtton llninbergon als oo\i>fflte 
;cyn ntitfanm'n. als ln']iman lilyvi-n Hieni'n; d'«''lck gcbiierl is viiyl 



— 348 — 

redenen hicrbovcn verhaelt, ende anderssins nyet; cnde dat hy, vuyi dier oir- 
zake, op den Sincxcn avont, is geweest lot Loon, by Ravesteyn, by hopinao 
Jonger ; nyet wesende in *t pensioen van den keyserlycken ofl conincklycken 
Majesteyten , ende anders, elc. Et nescit aliter scribere. 
0éMiee 45. IMathys Aertssone, veltewarier, woenende in den keldere onder dem 

u jv B. ^f^fi^ Qml^ veertich jaeren ofl daeromtrent , heeft onder eedl in onsen han- 

MpoêitUm de Mot' ' * ' 

thiat Acrittone. den gcdacn, van de waerachticheyt te zeggene van H gène des men hem vrao- 
gen zal , cnde secreet te houdene , ierst gevraeght, zeght , dat hy, die spreect , 
nyet en weet den oirspronck, daervuyt dat die beruerten binnen deser stadt 
l'rédjcaiiu. gevveest hebbende, zyn gesproten, noch oick wie daeraff oirsake mach geweest 

zyn , noch oick wic de predicanten binnen deser stadt gebrocht heeft, anders, 
dan dat op zekeren zondach ofl heyligendach, hy, déponent, heefl gezien, staende 
in zekere brauwerie, in de Vuchterstrate, *s morgens omtrent den zeven aren, 
binnen deser stadt commen ecn jonckman, wesende een predicani, ooib^re- 
pen zyns naems, commende binnen deser stadt tusschen twee andere per- 
soenen , wacrafT den eenen was genaempt Dierick , woenende naesi der 
Vuchtersche-poirte; hebbende horen zeggen, dat die huysvrouwe des voer* 
schreven Dioricx zoude hebben geclaecht, dat hueren man haer hieroiedo 
zoude bedcrven ; zeggende voirts (des gevraecht zynde), dat binnen deser stadt 
zyn geweest vier predicanten , daeraffden eenen was genoempt Johannes , ende 
gelogeert in de Vuchterschestraete, in de drie Leerkens, oft aldemaest, ende 
noch eenen, diewelcke gelogeert was in de Colperstrate, geheeten Jacobus, 
naest die Biecare ofL Biecorf; ende dat in deselfste strate was woenende eenen 
genoempt Job vnn Achelen, die de zaken van den predicanten oft ministers 
hem heeft zeer onderwonden ; meynende oick dat tôt zynen huyse gelogeert 
was eenen genoempt Cornelis, oick minisler ofl predicant, ende den vierden 
prcdicant was genoempt Godefridus, diewelcke gewoent hadde t^ens 't 
vundelingcnhuys over; dewelcke Godefridus zeer schandelicken gepredict 
heefl, zoe hy, déponent, heefl hooren zeggen ; zeggende, dat de voerschreven 
predicanten huer vergaederingen meestendeel hielden in Sinte-Jacobs-cap- 
pelle, aldaer zy begroeven die van heure religie, singende daerover zekere 
duytsche psallemen , ende doende zekere sermoenen , hoe dat een mensche 
ter dood hem zoude behoiren te bereydene, gelyck hy, die spreect, van 
anderen heeft hooren vertellen ; nyet wetende wie van derzelver consistorie 
waren, anders dan Jan van Achelen, Geeraert, op den Moriaen, die hy, déponent, 
gekent heeft zelve van der voerschreve religie te z^^ne , ende die voerschreve 
Dierick, ende die andere zyn hem , déponent, ombekent, anders , dan dat Ilen- 
drick, m den Horen, hem dies oick zeer gcmoyt heefl; welende 't selve vuyl- 
dicn dat Jan Beck, zyns déponents gcbucre, hadde geweest by Henrick, in den 



- 349 — 

tfor^n, endedensclvenvermaentende vrindelicken gebeden, dal hy aen dio van 
der voerschrevc religic zoe vélo zoude willon doen, dat die predicanten zouden 
willen cesseren eiide huero predickcn verlaeten , ende dat daerop do voer- 
schreven Henrick, in den Horen, antwoirde, dat hy zyn beste gedaenhaddc, 
maer daller negen oft thien wraeren van dcr voerschreve religie die daerloe 
nyel en \vilden verstaen. 

Gevraechl , wie diegene zyn die vuyl doser sladl zyn gevloeden, ofl heur j^'^^wwî»"" 
bedeclelickon zyn houdénde, ende ^^'ae^omme : zcght, dal onder andere hy, 
déponent, mist Job van Achelen, Geeraert, op den Moriaen, den voerschrcven 
Dierick, onde eenen genaempl Coonraert, ommcgaende met mailler>'e, die 
legenwoirdelickon is woonende le Cleven , ende noch een jonckman, wesendc 
den zoene tfi *t Hazewintken ; maer oft zy hun hebben geabsenleerl 1er zaken 
van der religion , en zoude nyel zekerlyck welen te vercleerene ; maer 
meynl v\el, dal do vocrschreven Gceraerdt eensdeels om zyne schull acbler- 
blyft, ende dal de voerschreven Geeraert ende Coonraert metlen rosmoelen 
hebben ommegegaen. 

Gevraechl , wie dcghene z\'n geweest dio belelh hebben dal die graevo van e»»»^» ««« »• ▼"•• 

refusa «u ootnta 

Neghem mol zynen volcke binnen deser sladl nyel en is gecommen : zeght, deMfgen. 
dal hy, déponent, verstaen heefl, dat zyn geweest die van der religie , dewelcke 
de sladl wilden bewaercn (gelyck zy zeyden) lot prouffyl van den côninck; 
nyel welende dal dio drie Icdcn doser sladl zouden hebben geweygert den 
voerschreven graevo inné le lalene; maer heefl wel gehoort, dal de meosle 
menichle van der sladl wel gewill hadden, dal de voerschreven graevo 
binnen geweest hadde. 
Gevraechl , wie in deser voerschreve sladl gebrochl heefl Anlhoenisen Bom- Eniré« en vin* 

d*A. de Bombereb. 

bergen : zeghl , dal hy allyts verstaen heefl, dal geweest is eenen genoempt 
Uerman de Ruylero. 
Gevraechl , wie dat den voerschreven Bombergen meest hecft gehanleerl : Mncipwi pani- 

«anid'A.dtBom- 

zeghl , dal hy melten zelven heefl gesien Claes ende Jan de Loeuw , Herman »>erch. 
de Ruylere, Dierick van Corpul, m' Henrick, in den Hoeren; ende hadde de 
voerschreven Bombergen achl Irauwanten, ende onder andere Jan Jocs Toyts- 
sone, m' Joes , de schildere, dio van Antworpen hier was commen woenen , 
ende noch eenen zackdraegere, ende d*andcr van den achl en zyn hem nu nyel 
kennelick ; nyel welende insgclycx , hoc dal deselve Bombergen vanhier ver- 
trocken is , wanl hy doen 1er lyl in *t sladl nyel en was ; ende alzoe de voer- 
schreven déponent, als boven, woenl in den kelder onder denMoriaen, zoe hebben 
wy denselven gevraechl , wie dal zyn geweest van der wake die mon op den G«rde du noriun. 
Mmaen houdonde was : zeghl, dat op den Moriaen, daer deselve Geeraert 
woende, Isavonts, legcns den negen urcn, vergaederdcn diverscho persoc- 



— S50 — 

Gard* du jrortaii Qeo, dicwelckc , omirent den clf uren, ommegingcn binnen der stadl cnda 
omirent de vesten; daeronder gemeynelick was eenen genoempt Ruyvoegel^ 
ende noch eenen scheerslyper, ombegrepen zyns naems , diewelck gemeyne- 
lick die facquelen droegen; zeght oick, datter in de vergaederinge quam 
m' Uenrick, in den Hoeren, die de borgeren , op de waeck zynde, goeden mœt 
gaf , zeggendc : Goede mannen , houdt goede waeck, want ick hoepc wy haest den 
coninck hebben suUen ; ende oick Dierick van den Coreuput, Herman de Ruytere 
endeGeeraert, op den Morinen; hebbende daer oick gesien commen Dierick, de 
Iakeucoopere , nyet welende waer hy woende , maor verstaet dat hy nu 1er tyt 
metien anderen hem heed vuyt deser stadt geabsenteert; Job van Achelen 
ende eenen leschmakere, woenende lot Vucht, ende m' Ariken; indenHamtre; 
mette welcko zyn noch diversche andcre gevveest, die hy, déponent, nyel en 
kende, die t*samen om 't gewanthuys tôt diversche dagen hebben omme- 
getrocken ; ende heefl hy, déponent, eens geteit, dat zy waeren vyflVentzestich 
gelitten, ende elck gelith vyfTdicke, ende dat veele van dien naerderhant hen 
hebben begeven in den dienst van den graeve van Meghem ; zeggende voirts 

Eoi6iein«DtiieMi ((Jcs gcvraccht zynde), dat die van der voerschreve nieuwe religie, binnen 

doU par les p«r- 

liMM d« la ré- deser stadt oick hebben opgericht twee vendelen, dewelcke zy noempden 

forma. 

nootvendelen, onder dewelcke eenen hoop raspaille waeren; nyet welende wie 
dat daervan hopluyden oft capiteyns waeren , maer was van dien de vaendrae- 
ger een jonckman, wesende een lynwatier ende woenende in de Corte kerek- 
straete, ende den anderen was de zoene van Geeraert Haegens; ende zeght 
dat daerover régiment ende bevvint hadden Job van Achelen ende zynen brœ- 
dere, ende Geeraert, op den Moriaen; vuegende, dat de voorschreven Job van 
Achelen te voeren hadde gedient gehadt onder een van den vier vendelen van 
deser stadt, vvacraffhy den dienst veriiet om le commen totlen regimente van 
den nootvendelen (zoo men zeyde) ; ende anders oft voirdcr en weet hy, dépo- 
nent, nyel. Et nescii scribere; nochlans heefl dit onderleeckent met desen 
mercke f. 
SéAiiee 16. Jfan Goertssone waa Rollen, woenende aen 't eynde van Sinte- 

dv 1 9 Juin, joerisstraele , oudt omirent achtenveerlich jaeren , geinlerrogeerl op den arti- 

DéposUion de Jean 

van Ruuen. kclcn van onsctt instruclien : zeyl, op den eedl by hem in onsen handen gedaen, 

'^wcl"" **" '"" ^^^ ^y "y^^ ^^ ^'^^^ ^^" oirspronck ofl waervuyl dat die beruerte , die binnen 
zekeren maenden herwerls binnen deser stadl is geweesl, noch vvaervuyt den 
oirspronck van desen is gecommen , ende dat de mcesle principaelste bdha- 
mcls van dien zyn geweesl m*" Malhys Keyen, m' Hendrick, in den Hoeren, 
Dierick van den Corenput, Jan ende Geerl Pelgrom, Claes de Leeuw, Anthoeois 
van Bel , Peeter Lenaerlssone , Geeraert Haegens , Herman de Ruytere , Job 
ende Jan van Achelen , m' Revnier van Evcr/wyn ende m*" Claes van der Sle- 



\ 



gea, wocnende by 'l liuys vuii don ouden sdioutelb , dacraff Claeà de Leouw ' 

dJL' docbtere bcen, Jnn de Lecuw, m' Uuiirick Pd^ruin, wucnciule in de 

Pnslclstraete , m' Lodcwick , de schildere , Cccracrt , op tien Morlacn , Eymborl 

TueiiDcx, osscweyerc, Floris, iuden Sptfiwagen, DioHch, mtllca Uilbaert, Joest 

Roevcrs, Dierick, de boulwcrcker, Coi-ndis, in 'l Uecken, Gliysbi-ecbl Claes- 

aoae, di de H'iMe kant, denwelcken by, depouenl, becll. hooron zeggen, dal liy 

WBs scI7^'c^e eude boudende rolle van Ueiigencn die hem licLen innescr-yven , 

ViUem Micbielssone , aiia» Schemel , wyons vaedero ia 'I be{,'bios6le bem daer 

oick mode moyde, gelyck uick dede m' Ceeroert Brtclman, in dm Jonaa , dio 

itacrderhani verlrock tiaer AnlwcrpeQ, nyeL weteodo wacromme, oh wai hy 

daer detlc, AlberlJoes Tcylssoiie, Hcurick Schoelmecsters, Ctaes Roevcrs, Ste- 

VCD van Cuelen, Thomaes, de loolghilere, Buyscr, weerl in de Croone van Vranc- 

t^rgtk, m' Haos, dea barbier, GoorL van Spoerdonck cndc Everaen Hooso, 

■iowolcke veele sndere bubbcii geassistccrt in de voerachrûvc roomocrcn, 

cl'^^etck deyoerscbreve bopluyden vvol zoudcn licbbcn nioegcn bclelten.otl 

anders iiiiic badden moegcn leveu, aaerzyns déponents gooldunckon. 

tievraecbt, wic dal dio pa-dicaotcD inncgobaoll oH gelogeorl been : zegbl , > 

cLat dËsetvc prcdicanten îonogohaell bebben , mel wapcnea onde gewoor, de 

^ebroedcrs van Achelcn, Peelcr Lenaerlssonc, ende eeuen gewocnt bcbbundc 

V^cia de Vucblerscbe-poorte , oiubegrepen zyns nacms;dacroick twee van den 

S>redicaaten hebben ofL zyn opgelocgcn , nacrdîon zy gepredici badden ; zegbt 

'*>ick, dat een van densciven predicanlen t'huys gclegcn beell in de Zadctstraeie, 

1^3- de Herckt, geheelen op 'l Trappeken, ende een andere prcdicanl l'buys 

^ïvleeea hebbendc len huyse van Ilenrick Bierkens, in de VucblsrBlnieU<, nyet 

^^"clcnde wîe do voerschreve predicnnlon heetl onderhouden ; zcght oick (des 

^«rvraectat lynde), dal een gemeyne Tamc isgewcesl, dat de voerschi-e^-e prc- 

icADtcn, motbucren adborcnton, hebbon ondcriinge gehoudon eone vergac- 

cringe, die xy hicten consislorie, dewclcke by déponent gesicn bcelt dal 

Vtoeitse been gebouden len huyse des voerschrevcn Claes do Lceuw , gcstacn in 

S^jnle-JoerisâLraGlo, alwaer do voerscbreven déponent oick ia tMienachlidi , 

nde \vaervu>t hy divcrsclie persocnen , als voeren, beefl zien vuyl ondo inne- 

xonder dal hy déponent oyl hcefl geweteo ort gelioorl, dat yf mant van 

"•«ler welh alhier vun dcr vcrgaedci'ingo van dor voorschrove consistorie noude 

%ïebl>en gcweosl, liehoudislyck alleciilick Nicolaes van tler Slegcn; daerby vne- 

^endr, dat by. déponent, \\é\ heen boorcn zeggcn , dal die van der voersebreve 

«soosislorie onderlingQ baddoo gemaect huere welh ende officiers, als bcb- 

kiende Eommcge gezodt lot schoutetb, andero tôt schepenen, andore lot carilael- 

wneeeUrs oll almoeseniers ; ende zeyl mon onder den duyra, dat Lodon'yck, 

«le tchildere. loude schoutelh geweest hebben, ende dat d'almoaoniers wacroit 



- 352 - 
(die Lonvylen Uat men 'l sermoen dcik', oinmcgingcii f l^ceraort vaii l.icrt'. 
spellemaeukerc , feuler Lenacrlssone enJc don voerschrcvcn Floria in dm 
Speelmigeu; ondo zeglit de voerschreven depoDcnt van denvoirdoren îDlioudeii 
vnn deii icrslen arLikeleii Hyet-meUallea to wolËoe. 

Gevraecht, wiodat nu tegenwoîrdich huylcn der sladt zya vlucblich , ende 
huer tiodetîiclyck zyii houdende, ende welcke is die oirzake van huore vluchlo : 
zeght, daller diversche pei'soenen hen buyLen der vooi-scbreve stadt zya geah- 
senleerl, die hy zederL binneti deser stadl oyel en beefl gesien, als m' Lode- 
\vyck, do schildere. Emberl Tuelinck, Hathys Keyen , Hormsn de Ruytore , 
Peclers LcQacrssono, Dieiick, melten tobbacrt, Geeracrl Pelgrom ende zynen 
zoone, Schtmel, Jao Jocslens, m' Hans, de barLîer, ende raeer andere die hem nii 
lor tyl tolter memorien nyel en commen ; ende dat noch diverscho andero per^ 
soencn buer bebbcn geabsenLoerl, dio daegclycx vuyC- ende ingaen, als die 
gebroeders van Achelen, ende zommegc andere; nyel welcndo zekerlyck die 
redenon, waeronimo zy hun absenleren, 't zy ter zaken van der nieuwe relîgio 
oit van scbuldcn. 
I, Gevraecbt, wie dal oirzake geweesl is, dat men den graeve van Megbeni 
' nyel iimegclalen enhceri: Kegbl, dal by, depononl, wcl beefl geboorl, dat de 
dric leden deser aladl, ontfangon hebbende die bricven van Huoro Iloocbeyt, wel 
zouden te vredcn geweesl zyn , dat de voersclirovo graeve van U^hcra binnen 
zoudo gccomtnou bobbcn, niacr dal die van der nieuwer religie nyel on bebben 
willon gcdoogcn, ende noyl golioort, datlor yemant van der ouwer religie 
logen d'inneconimen des voerschreven graoven van Megliem hceft gesoyt. 
j GGvraeebt, wio AnUioenia van Bombi^rgcn itinegcbrocbl beeft, ende waer 
dal by gelogccrt hecll : zeght, dal denselran Bombei^cn inncgebrocbl bucll 
Horraan de Hiiylere, ende is gologcert geweesl len buyso van Claes Etoevcrs, 
ende daernae in dett Guldtn cop, op de Merci, len buyso van Sien'CD van 
Cuelen, die bevo) liaddo van llomborgon, ondodio sk'Utels van den poorten in 
bowaenngû badde; nyol wolende boe die voerschreve Bombei^n vuylor 
voerschrevc stadl vcrlroi^ken is , maer beclt in 't gemeyn wel hooren zeggen , 
dal liy doser sladt wel gecoat heert omirent elf ofl derlbien hondcrt guidon. 

Gevraecht, wiedalter zyn geweesl binnen deser sladt, die d'îersta oll tweede 
beeldcDstorminge gedaen hetibcn. onde wio dcsolvo dacrloe gebrocht oA 
gebuorl bccCt: zogbt, daeralV in 't zckerlyckx nyel to wcleoc, waut zy onder- 
liQge verstandl hadden, ende hueren atnalacb vcrburgen hicldcn , ende oick 
nyol en beefl gesien deselve bocidenslorminge gesehicdeu, als by nocb aen 
geweest hebbende nls dosclve gebeurdc ; maer lieell. wel liooren zeggon, daller 
. ondcr zyn gewccsl m' Honrick Schocimeeslor, cleonnaerkor , ende { 
an do grwnulsnyders. Moisos, ftwj/iw/r', r.rooiirtnll oft 



tggon, aaiier 
ende fiyfid^J 



I 



ftuiv raeer aaderc; etiûv hui-H Juniien tic CurU' lium luiurpii bcrncincn, op ilc 

Scrct alhtcr, ia presciilîi' vaii divuisuliu omiUL-slaunikrs , ik-nr-k-ko hy iiii 

1er Ijt uyel cd weel le uoeniL'ii, dat liy Îd 't dooslcr van Ucii t-artUujsofs, toi 

Vaccht, hailOe geDoemea die saborie van dcn beyligeo Sacramtiale ; zcg^t 

oick, dal hy gehoort \jceH, dat BcdIoîd, gcwcEvsl liobbeadc sangore van Sin(«- 

Jaas-ttercke, code icsrhuakerc van zyn ambacbt, leyde : Zg heNten ny 'l nngen 

ttrboedeit, tek hcbtx ftnfr '( pypai verboedtH, denolcrL'nde daermcdc dnl h) 

d'orgelen in Oaser-Liovcr-VrauwcD choir haddc hulpen breken; dal hy, de|K>- 

ncnl, oîuk hoen boorcn zet,'gcii, dat de vocrselireve Ucnrick de Schoelmeeslor 

zoudo, Icn lydti van dcr bccidenslorminfio in Sintc-Jans-kercke, gcnotmoii 

hctibon hvee àilveren appullen , endedat Luyckas. de gracrmakcre, hem die 

aacDiaeU zuudc argcnomoii hebben. ende dal deo zoene tn den Zoete naem 

Jiena, in da Kerckslractc , zoude de vunLc in Sinl^ans-kercke omstucken 

ec^ine^u hebben, d'weick gebucrde in de leste beelUlorminge ; alducr oick 

^eweest bebbeD zoudo m' Hans, de barbier, nyel welende wio dal deselvo 

«Sscrtoe mach gohucrt oft geracdl hcbben. 

Gc%raccht, vvic dat Ler uukcu hecl\ gecooimeii opieit Moriaen, ende 's nuclis ^ 
Kweller waecku omniegcgacn van Kcycn der nieuwer religie ; zeghl, aile die 
'NToernoeuipdo persoeneu. ofl emmers meostoo doel vaa dicn -, ende dal die hop- 
1 iiyden ofl bevelmeeslers zyn geweosl Nalhys Keyen, mocstcr Honrick, in dtn 
Mloeren, dcwclcke oick hcbbein bopluyden gevveesl van dcn Iweo vendolen, 
«Jio meii hiel Doolvendelen, vvacrafi'vaeodraegershcbbea gev\'Gesl vau d'een, 
«Jon zoeno van Geeruerl Uaegens, onde van d'andcro, Jan, lywalior, woenendc 
fin de Corte kcrckatractc, in deweicke veudelen bovel lieen gebadl Tbomaos, 
^e lootghilcrc ; uyut welende wîe die knecblen van de voorschrcve hvoo nooi- 
'^-(.■ndelcn betaell becA, noch oick wlo die gerusl hecn, als lulUl gcrusl wcsendc, 
vnaor waeren ecneo hoop jonge leckers. 

Cevraecbl, wie dat wacran dcgone die in oclobri, als die vaa der nieuwer t 
religie bucro vergaoderinge hadden gemaccl op Sinle-Jacobs-kerckbolT, don 
«cbouleth ende den prosidenl mot liuere canaocrlen vorjoegen : zogbt, dal hy, 
«leponcDt, 'l selvc nyut en heufl gesicn, macr wel hcell gcboorl, dallcn bcwinl 
'^'BDd'eencvandcQvocrscbreveDvcrgaedcringenbaddeecncn genoemptScAcRKl, 
«Dde dat summcgo van den scbullon oll andere, dio lotler assialcntic van dcn 
^oerechreven schoulelh ende président quamcn, lieten huer gencer nemon. 
«tel wcick geweer ly dcn voerschreven scbouteih ende consoerten inva- 
''eerdt'n ende verjocgen; ende anders on voirder en weet by, déponent, uycl. 

Jan van ntti.i.EN. 

Die ïOerschrevp Jan van llnlltn nacderlianl w-glil. dat in di: li'SU- bcHtslor- 



réforme nu cou- 
vent de CouwM- 
ter. 



— 354 — 

Britd'iniagefl. Diinge oick is geweest een, in de w'andelinge, genoempt Wolff, cnaepe van den 
vischcoopers, Merten, den scrynwerckere , woenende in de Postelsiraele , 
Anthoenis, de teschmaekere , in de Vischersstraete, Andries Lenaerts, spelle- 
maeckere; ende van den waecke van de guesen te peerde zyn geweest Jero- 
nimus Gevaerls, den jongen Strick, ossenweydere, m' Jan, de hoefsmet. 

Letptrtiunsdeia Gevraccht, wie dat op zekeren tyt (te wetene omirent de Goede weke), 
zyn geweest buyten den Bossche in H cloostere van den Couwenwater, ende 
wat zy daer gemaect hebben : zeght, dathy omtrent den tyde voerschreven, 
ombegrepen van den juysten dacge, heefl in *t voerschreven cloostere geweest, 
ende aldaer gesien drie procureurs deser stadt, te wetene Matbys Keyen* 
Willem van den Bossche ende Wouter Leyten , m' Lodewyck, de schildere, 
m' Henrick, tn den Hoeren, alias Agileus, Dierick van den Coerenputte, ende 
dat hy, déponent, doen ter tyt wasin 't manscloost^r, ende waeren de voer^ 
schreven persoenen met hueren complicen in *t vrouwencloostere , aldaer zy 
in den refler droncken x pollen wyns , gelyck die vrauwe van den clooster, 
hem, déponent, ter selver tyt oft corts daernaer, heeil gezeght; ende zeyde 
hem oick alsdoen de procurator van den voerschreven clooster , dat de voer- 
schreve persoenen alsdoen malcanderen hieten den eenen, te weeten Keyen 
ende Agileus, hopman, den anderen scryvere, te welene Leyten ende van den 
Bossche. 

A. de Bombercb Gcvraccht, wic dat Bombergen assisteerde doen hy de slaetelen van den 

s'empare de* clefs , . , ■ i . . „ , •. 

de la Tille. poortcn hacldc : zeght, dat by hem waeren Herman de Ruytere, eenen 
genoempt in de wandelinge Waechals, ende metzynen rechten naem Joachim 
Vinckelroey, provoest van den vier vendelen knechlen ende Bomberchs trau- 
wanlen, waeraff waeren m' Joes, de schildere, Jan Joes Toytssone; zeggende 
voirts, des gevraecht zynde, dat een genaempt Jan van Slyphout , timmerman 
van zynen ambachle, heeft ( wesende in den dienst van Bombergen) vêle 
ende diversche cyckenboomen affgehouden lot Vucht aen 't cloostere van den 
carthuysers, daeraff dat hy zeyde toi hem, déponent, dathy noch galgen 
maken zoude om de papisten aen le hangen, van den houle, etc. 

Jan van Rullen. 

séanee 47. Oeeraert Reynssone, oudt xlvi iaeren, geinterrogeert op den artikele 

MMiiton 2 rJ- ^^^ onsen instruclien : zeght, dat len lyde van der iersler beeltstorminge ofl 

rnrd Feinirr» doslruclie vau dcu kcrckcn binnen deser sladl, in Sinle-Jans-kercke, omtrent 

Mone. 

i-'hriH d'image», dc Irauwducre hinck vast aen den muer, in twee ysers, een cruys, geheeten 
een aflîaelcruys, dewelcke hy, déponent, gesien heefl, dat Malhys Keyen, pro- 
cureur alhier, ende Claes van Zonsbeke, graencoopere (in de wandelinge 
genaempt (fenS/?rf7ifl»rf), vuylen voerschreven twee yseren opUchten ende wor- 



-> 355 — 

pen tseçcn d*ecrdc; d*\volck al hol wesendc een groot geluyt ende rammocr i^'bHtdinMKft. 
maecktc; ende hueren adherenton, hiernaer genoempt , begonsten die zalmcn 
onder d*oc8ael te zyogen, te wetene Michiel Willemssone, alias Schemel, Frann 
van dcr Meer, m'Danys, schermer, Henrick Janssone Schoelmeestere, Jan van 
Achelcn Janssone, lakcncooperc, ende Job van Âchelen, z>'nen broedere, 
Adriaen, zoen Geeraert Haegens ende Henrick van den Reyn, snydere, den- 
weleken hy gesien heeft in Sinte-Jang-kercke in stucken smyten , ende dal by 
in Sinte-Jacobs-kercke eenen godt van stecn gemaeckt die kele afstyet met 
eenen poignaert; aldaer oick by \vaeren Gillis Vos, Iakenbereyder, ende 
Adriaen Geeraert Haegenszone, Gillis Vos Andriessone , Joest van Zuemere, 
lynwevere, Jan, zyn broedere , Willem Keeteler, den grooten Buetere genoempt, 
Emberl Tuelinck, Michiel Rombauls, Jan PraetJanssone, lynwevere, Aert Aerls- 
sone, pellewevere , den vaelen Aérien , lynwevere , Joeris van Eyndoven , lyn- 
wevere (dowelcke is herdoopt, gelyck de famé gaet) , Peeler Pincxte, wever , 
cndezyne huysvrouwe, Joeris Janssone Coene, diewelcke sloech den procurator 
van den fraeters vocr zyn aenschyn, omdat hy beletten wilde d*wechdraegen 
van zynen goeden, d*welck den voerschreven Joeris in denselven convente 
gestoelen hadde; Reynier, de snydero, Andries, snydere, van Diest, Lambert 
GeeraertS8one,fl/i<wSc^ep, scrynw^erkere, Adriaen Gommers, tymmerman,Jan, 
de smit, by de schutscoye , Jacob Cloot Joachimssone, Dierick den Bult, spelle- 
makere, die oick herdoopt is, Amelis van Cuelemborch, vleeschouwere , met 
zyne twee gebroederen, sleenliouwers wesende; ende naerdyen zy die zalmen 
gesongen hadden, zoe ghingen zy aen den nietsers-autaer, en stieten daer 
het bell van sinte Bernaerls aff, ende zoe voirls den heclen nacht bleven brc- 
kende ende smytendc; ende alzoe de schoulcth, 't selve ramoer hoorende, 
quam ter kercken waerts , zue hebben de voerschreven persoenen denselven 
vuytgejaecht , zeggende : Verlrecktu, ghtj hloetmypere , d'welck hy déponent 
weel, vuyidien hy doen 1er tyt in de kercke van Sinte-Jans ghinck wandelen 
ende alzoe 't selve gesien heefl ; gelyck oick alsdoen ghinck wandelen Ael- 
brecbt Heyndricxssone , spellemaeckere, eerlvts costere van Sinte-Peeters-cap- 
pellô geweest zynde, ende woenende in den Lynbtxm op den Dyck ; gelyck oick 
dede m» Goyaert Lombaerts, scepene ende meester in den Heyligen Geesi. Ende 
vast arbeydende de voerschreve quaetdoendcrs, quamen huer sénateurs hier- 
naer genoempt by henluyden, te wetene : Lodewyck Janssone, schildere, als 
schouteth , ende met hem Goert Joes Roeverssone , Goyaert van Spoerdonck 
Jacopssone, Peeter Lenaertssone, lakencooper, Dierick Diericxssone, Iakeneoo- 
per, Floris Janssone, lakencooper, Andries Bauwens, Henrick van Tulden, 
scryvere in decamere, Dierick van den Corenput, Nicolaes de Leeuw (tôt wyen» 
huyse dach ende nacht den r(iet worde gehouden, gelyck hy, déponent, diewils 
I. 53. 



— 356 — 

gesien heefl), cnde Jan de Leeuw zynen broedcren, €oyvert Slrick, Jan Strtck, 
Lamberl Strick, Herman de Ruytere, schouteth geweest zynde van Bombergen; 
Claes van der Stegen, den ouden, Jan Pelgroms Geeraertssone, ende Geeraeri 
Pelgrom, zyn vader , Aendries Peeterssone, beckere, Jan, zyn broedere , die- 
welcke twee ( men zeyt ) die vunte in Sinte-Jans-kerke zouden verdorven heb- 
ben ; Joest Janssens Teyts, snyder, Jan, zyn zoene, Âelbert, zynen zoen, Die- 
rick van Best, m den B&nten mantele, diewelcke, zoe wanneer eenîch rammoer 
in de stadt was , die guesen die wete dede om met buer geweer op de Merci 
te commen , zeggende : Die papisten willen ons op , gelyck hy déponent, ende 
meer andere, tôt diversche stonden bebben gesien, Dierick Mul, velblooter, 
denwelcken hy, déponent, oick heefl gesien dat hy H volck oproerde om hen 
op de Meret met huer geweer te veyndene ; Ghysbrecht van Nymmegen, lyne- 
wevere, die den oproer macckte 's anderdaechs naer Paesschen, zeggende tôt 
Bombergen : Heer oversten , die deken van Sinte-Jans nempt knechten aen. Ende 
des anderendaechs daernaer, quaemen de voerschreven persoenen in Sinte- 
Jacobs-kercke, ende haeldea aldaer fortselinge die leeren van der voerschreve 
kercke, deweicke zy droegen in Sinte-Jans-kercke, ende hebben daermede 
afTgeworpen die beelden die stonden in den cboor ende rontsomme den bueck 
van der voerschreve kercke, gelyck hy, déponent , alsdoen in de voerschreven 
twee kercken geweest hebbende, 't gène des voerschreven is, gesien heefl; 
gelyck hy, déponent, oick gesien heefl ten seiven tyde eenen genaempt Moyses, 
als vuerdere, Peeter den HoUander, Merten van Venloo, lyneweverc, Peeler 
Guekens , lynewcvere, ende diversche andere van die eersle voerschreven per- 
soenen, geloopen zyn in de cloosteren, zoe binnen als buyten die stadt, ende 
die destructie in der kercken geUaen hebben , gelyck men noch op heden 
's dachs can bemercken. Ende alzoe die znsterkens gratie begeerden , zoe zey- 
den aile die voerschreven persoenen : ISeen^ neen^ het moet alzoe zyn ; die heeren 
van den oerdere hebben 't ons bevolen, zonder eenige van dien te noemen, gelyck 
hy,die sprect, *t selve gesien cnde gehoort heefl wesende in Sinte-Geertruydcn 
cloostere, daer hy zommoge van zynen vrienden bystant meynde te doene. 
rr*<iicani». Gevraccht, wic datdepredicanten ierst hier in 't stadt gebrocht hebben : zeght, 

dat 't selve gedaen hebben : MichielWillemssone, alias Schemel, Dierick Coenen 
van Thiel, ende Job ende Jan vun Achelen, licnrick Janssone Schoelmeesters, 
Reynier, de snydere, Jan Cuysten Geeraertssone, Gceraertvan Strepen Janssone, 
m»" Jan, barbier, Dierixzone, Jocst van Zuemeren, lynwevere, Jan, zyn broe- 
dere; deweicke oick hebben Cornelium, den predicant, met geweer geleyt 
op den stoel in SinteJans-kercke, zeggende de voerschreven Joest van Zoe- 
moren, in de kercke, totten voerschreven Cornelium : Ick geve u hier de kercke 
met dêdekenye; d\velck hy, déponent, hom heefl hooren zeggen, ende d'welck 



- 3S7 - 
Ki'liwriii: isiiudcnliicrJis , wcâbiiilc Siiilc- Barlholotitousdlioli ; ikioniac iille , 
iliwo voergcnwinUe persoenco tsûiidaeclis brochlen inol gcwalt l' Siiiti'- 
J3rutis cciien predii^anl gmioempl Arnohius. cdiIg de» cuester die kçrrko 
l»chou<lciide, door il'bovel van zyiicii met^slBren , lioliben geneyt : DmI up, 
afl un tullen ie opulacu; ilal doer aitlwoirJc do voersclii-everi uuosler ; Ick rn 
hfbbf yetn bevel van den keercn laii dea Bouche ander» ; zy zcydcn liem : Stwl 
<ioere, denoterende ilnerdocr dcn voui'siilircvon cosler ; hccfl des uoeslers hiiys- 
vrauwc van \Tcesc de doere oepcn gedaeu. 

ZegUl voirU (des gevrjechl zyiiJe), dal albier iiocli ecii prcdicatit oni is 
t^tweest , geiiacmpt Godefridua, ende iioch ùencn geiioempl Jacobus od City- 
l«int»ardi. doDwelcken Jacobus licbben gebruclil ûc vuersclirevcri persoencii 
Lui de» oiinnebroedcren; diewelcke aldaer oick beell gepredickt; deweickc 
Jacobua t'buys is gelegcn ten huyse van Job van Adielen ; cnde Goedefridos , 
den {iredicanl, was gelogeerl len hiiyse vun Ykea Teyls, weduwe Woulers, 
«Je snydere.by dcn cellebroedcrs; daernacf heen deselve oick eca huysechuert. 
£tUionde by de viinduiiiigcii. cnde daernaer vorlrock hy in de Riddersslraeie, 
tôt ecnuii genocinpl Uecr<iGi'L van Zoemeraii ; cnde Cornolis was gelogeerl leii 
ftmyse van Dierick Coeuen, aen die Vuclilersctie-poorte , daer oick gelogeerl 
"^vaa Arnoldus.de predicanl;endo dat hier oick was eenon predicnnl genoempt 
Jnhaniies. endo in de wandelinge hel lialln-angcrkcn, die gelogeerl was lot Hen- 
vick Bierkens, in de VuchlersLrale. 

Zegbl voirls (des gcvraecht zynde), dat liy m' Beyiiieren Everawyn, lot twn^ 
rcyscn toe, beefl ziou gaen meUou Iwee pieditanien Jacobum cndo Godefi'i- 
4iiiiu, cnde dal, als zy in Sinle-Jacobs-kcrcke hueren serniocDeii gedaen liaddi'n ; 
•nde "l goensdaccbs iiaei" Barliiolomiy zyn gerommen Pcpior Lecnaorlssone , 
■a' Cceracrl van Dio)]crbcke, Ueeruert op lien Moriaen, saydeiv, Aert Nidiieis< 
aKiiie, Ucnnaii de Rnytere, Mathys in de Itosbnfi; llenrick rolluerts, verweiv. 
wocacude iu de YuulilcrsliaeLe . Itcuiick van don Huuvcle Uunricxssoae, 
J^ygroin Hicbiclssuiic , Claude van Boextcl, Kceintauwere, Adriaen Gommera, 
lyiiimcrman, dcweickc wcl vyirvc'nlniiilicli duyscnl gulden schacde in deii 
dooslcren bccfl gcdacn , zoo lulleti «^albiiystis als ander clooslers, als liy 
dcpoaenl gesien hecd ; Peeler van Gccmet-l , lymniernian, hebbende deii prc- 
dicanl, genocmpl Cornclis, willcn bringon in Siule-Poelcrs-cappelle, cridr dp 
(-«pelle toeiyiidCi bfliben geseyl lullnn cosleit' van durselvei' cappelle : Co»ter, 
àott op, o{l wy stacii ze op, lioell die euslei'e geunlwoîrdl : Dit heereH mn dfii 
Rimcht hfbben my bffoUu dal ick tif toehauttvH made, daerop de vuerscliroveii 
pcnoeneii wedcromnie zeydc.n (cndo niicineiitlyck Malhys in de RùttHieri : IVfl 
fH tiafgen uaer de keeren nyrl, tift U'ildy wal ta v huyl hebheu, cnde de voei- 
si-hn-vcn cosicrc, lci;^iiclc z\iio liaiiden le ^acileic, zeydc : CoedeviaHHn.kk 



— 358 — 

prédirtiit*. ffi fif^if^ fji^ sluetelen nyet , zy zyn tôt mynen patrœn Mathys Aertssone , wœnende 

in den kelder onder den Moriaen, op de Merci; ende zoe zyn zy aldaer gelyckeltck 
hcnen geloopen tôt Mathysens voerschreven huyse (de voerschreven Mathys 
in Hollant zynde); zyne hnysvrauwe vraechdc : Gœde mannen^ wat bdieft u? 
vroesende hueren hoop ; zy antvvoirden hacr, dat zy begeerden die sluetelen 
van Sinte-Peeters-cappelle; deweicke zy hemlieden met vreesen beefl overge- 
lanckt; ende daernaer beefl de voerschreven Cornelis in de voerschreve Sinte- 
Peelers-cappelle gepredicl , ende zyn voerschreven sermoen gedaen zynde , 
hebben de voerschreven pcrsoenen den coslerc den sluetelen wederomme over- 
gegcven, zeggende hem : Doet de eappelle op als men sermoen sal dœn^ ofthetiol 
vwen lesten dack wesen, ende luytoick tsotidaechs, *8 goensdaechs ende des vrydaechs 
tegen acht uren ten sermoone; die dacrop antwoirde : Dat en zal ick nyet doen^ 
maer ick wil wel de kercke opdoen, want ick zien dat zoe wesen VMct ; zoe bel)- 
ben z>' eenen anderen gestelt die len sermoene luyde ; ze^;ende voer redenen 
vnn welentheyl, dat hy, déponent, *t gène des voerschreven is beefl respective 
gesien ende gehoort, alzo hy déponent, was by den voerschreven coslere 
genoempt Claes Âclbertssone, om de voerschreve eappelle met hem te deffen- 
dcren als Romain , d*welck te zeggen is , aïs een van den broeders lot Roomen 
geweesl hebbende, die de voerschreve eappelle gesticht hebben. 

Gcvraecht, wie dat de voerscrcvcn predicanten onderhouden beefl : zeght, 
dat geweest zyn die van der nieuwer religie, ende dat hy, déponent, gesien 
heert, dat Goort Roevcr ende Michiel Rombauls hebben in Sinte-Jacob- 
kercke ommegegaen met een vuytgehoelt ront berdeken , zeggende : Geefl den 
armen wat; d'welck de famc gliinck dal zy dacrmede onderhielen d'ermen van 
der consistorie. 

4:oii!.ui«ir». Gevraecht, ofl zy ondcrlinge een consistorie gehadl hebben , onde wie \^n 

der voerschreve consistorie is geweest : zeght, dat zy huerlieder consistorie 
hebben gehouden, ende cenygelyck die van der voerschreve consistorie wesen 
wilde , hebben hen laten opscryven len huyse van Claes de Leeuw, ende dat 
aldaer zyn opgcscreven geweest al de pcrsoenen voeren genoempt ; ende een- 
maels, als men hier wedcr begonsle te celebreren, zoe beefl die procurator van 
de fratres gecelebrcert in de eappelle van Sinle-Anthoenis; ende dat gesien heb- 
bende, Jan Roovers, brauwere, is gecommen voer H huys genoempt den /fcwjr^r, 
by Machil Rommens (daer hy, déponent, by was), zeggende Machiel : Die 
procurator van den fraters , hem es daervocr dertich penningen geschikt ; daer 
bygccommen is m' Jan Diericx, barbier, zeggende : Och! hadde ick den antacr- 
Meen voirts omstucken geslaegeny doen ick aen 't werck was, zoe en hadde dat nyet 
geschiet; ende bespottcnde hem , déponent , zeydo : Dat is een papenman , hy en 
zoudet nyet geeren gesien hehheu. 




I 



(levrnoi-lil, oit zylieileu oniler lien conit;^ wetli ^uinaei.'t liaUdcii : ïcglu , dul n 

Aodi-ies van Diesl, aiiydere, hein dfponeul, geseyl bceft, op 's doiiderUaechs, 

(lo«n uieii (lie leste deslrucUe aeiibieuw . dese oEl diergelycke woerdea : Eut 

morych dees tgU ittldy ecnen anderen schepeuHoel liebOeu; waerop hy.dcponeut, 

%Taccbiic : Liever! macb kk dat uget weten wie lUit tlal lyn suUfn ! wacrop anl- 

tvoirdo de voerschreven Aiidries : Neen gliy ; onde vraogende zeyde by, depo 

u«ul : nu kk dat rayfn? waerup zcydo de voersclireven Andries : Jae, ick zal 

H segiien; endc aizoo Iteell by, deponeitl, gei-aeden : m' Rcynier van Evei'zwyii, 

in' Heorick în dm lloereu, Geeiiiert Pclifroin, Joesl van Aiiwen, Joest Rouveiti, 

(ioort van Spotirdunirk, m' Uenric-k van den llucvel , Audries Bauwcns ende 

m' tk-craert van Dieperbeke, alias Brilmaiii; eiide nserdien by, deponenl, den 

%'ocrschrcveD perswnen (jenoempl cndc gcrsdeii hadde, hcefl die buysvruuw 

^- .111 Aiiitries vocrsclirevcu gescyl toi biicrcii maii : CAy en zuU nyel ter \e vrtdtn 

=jfn mtt iiuf rabbauiverie , gliy en lyi met uwe achepem ae» «» 0»^; daerniedo 

i« by, die sprceckl, van des voerschreven Andries huyse gegaen. 

Cevraecbl, ofter nyeuiaut van dcii schepcncn on van don Iwee tcrsLe Icdcn c 

«.loscr aladl van dor voersclircve consislori*? zyn gowcesl : leghl, daeraff nye- 

Knandv» le wclone, dan m' Claesen van derSte^en, den ouden, endudat oiuk 

aeyne huysvrouw ende eenen vnn liucre zoenen niel eenen bulle, xouder lynen 

Kiaein te vveleuc . oick vati derselver consislorie zyn gevveesl; ende van den 

clekenen van den ambachlcn, van dcraclvcr consistortc zyn gevveest Ceeraerl 

'X-on Sti^p, Jan Cuysten Gcoraerlssoiie, beyde dekeneii van den ecv\'anUnyders, 

«pode (ieeraerl Picierasone , aliti* va» Lycre, deken vnn deii spellemakcrs , Ucii- 

Bnuk de Uacdl , in dm Thuyn mit HollaiU , deken van den cooivnuooiicr» , t^nile 

KDL'l bon) BaUnzar IjMlewycx van Ducen , oick deken van den coorencoopers. 

mnct hucrt'n aunbaiigerf^n . uls Puetur Lcnaerlssono , lakoneoopcre. Uioriek 

Divricxxonc, oîek lakcnuuopere , Fions ianssone, oick lukencoopere , m' lion- 

«Irick van den lioevelc, Ceoraert Pelgrom , Jan zynen zoenc, Dicriek van Besl. 

MM den Bonlm muaf^/f, Andries l'eelurssoiien bcckcre, Jan zynen broedere, met 

liua gi-iieclu Tiimilio ende liuysgcsin , Jan Jocst Tfaeylssone, gcweesl hcbbendc 

traunanl van Bombergen, m' Joos, de schildcre. den tangenjan, lynwalier. 

io de Cuiie kerckslraeti', vcndriub geweesl zynde van den gnusi'n vau buereii 

lioolVGiidelen , Gceraerl van Arnhoni, snydcrc, op den Moriaen, op de Merci, i 

iher men dacb ende naeht den racdl bioll van den guciicn; Jan van Gocb. 

cnvuieru, woeneude oniler de Gevan(,'en-poorle, deweieke men leyL den zoene 

ir wc«ODC van den predicanl die nicn biet liel RatlevangerteH; Henrick van 

R)>inecn, ioosi, de tint» 61*0 kei'e , welcke drîe peniooneu zyn gcvvce^t lu de 

>c«le bcIdesLormioge in 'l cloostcic van Sintr-Geerlruydcn, ende sprnkcnioi 

ii'kci'c r<'lii;icu»en , uls numciiiliik dcr xn^Ir'r van 'lin ïdioulclh Uifrht, dt 



riitre les paili- 
•aiu (le la rè- 
funiMs irAiivrra 
rt de Bvii» - le- 



~ 360 — 

docl)lei*e hecr Willems van Os cnde der zustere van \Yylen m' Merteii de Graevc, 
cnde zeyden : Zmterkens^ nu ziUdy den vos slechten , ende cruypen vupt daer ghy 
inné zyi gecrœpen; ende stouden die jongers, die in H voerschreven clooster 
waeren, voirts, ten eynde zy die beelden in *t voerschreven clooster afbreken 
zouden , zeggende : Sioot dit af, ende slaet dal in stucken; demonstreerende die 
beelden in 't voerschreven clooster wesende. 

r.orre»iH>n.i«iue Gcvraccht , wat verstant die sectarisen van deser stadt mocgen gehadt 
hebben met die van der consistorie van anderen steden, als van Antwerpen 
ende elders : zeght, daeraff anders nyet te wetene, dan dat hy in *t gemeyne 

**"'^ wel heefl hooren zeggen, dat zy melcanderen diversche brieven hebben ovcr- 

gcscreven , nyet wetende \vat deselve brieven hebben moegen innehouden ; 
d*welck gebuert is duer tocdocn ende middelo van m' Geeraert van Dieperbeke, 
alias Brille^ die hem van deser stadt hadde vertrocken tôt Antwerpen. 

%it .II»» rM»rii»an» Gcvraccht , oft hy, déponent , nyet en weet , waertoe dat die van der religic 

•le lu réforme. 

van deser stadt oft van ander steden hebben getendeert : zeght, dat hy daeraff* 
in 't zekere anders nyet en zoude w^eten te deponeren, dan dat hy wel gemerct 
heeft, dat zy die rcntcn van den conventen ende goidshuysen tôt hueren prouf- 
fyte meynden inné te ncmen; wetende 't selve, vuytdien dat hy, déponent, 
wesende in H convent van Baeseldonck alhier, by broeder Merten , supprioer 
van denselven convente, is geadverleert geweest, dat zekere briefken, d'weick 
hy, déponent, gesien heefl , onder die poorte oft duere van denselven convente 
was gesteken, daermede die geusen begeerden dat die van den voerschreven 
convente hun renten denselven seclarisen souden overgeven, dcnoterende 
(gelyck deselve supprior doen te kennen gaff) dat zy des voerschreven con- 
vcnts goeden begeerden te hebbene tôt hueren behoeve. 

Droit d'iMcripiion Zcggcndc voirts , dat hy verstaen heefl van der huysvrouw van eenen 
îîrtie dTîoMu' ^^'<^^*<^ï*6 , woenende in de Wymelenberch-straete , die beclaechde , sprekendc 
tegens hem, déponent, dat hueren man drie van hueren tinnen schoetelen 
hadde nioeten vercoopen om hem te doen scryven in de consistorie; voer 
welcke innescryven hy moeste geven eenen daeldere , gelyck aile d*andere, die 
innegescreven waeren in de voerechreve consistorie, zoe velc moesten geven. 
Gevraecht, ofl hy, déponent, nyet en kendt eenige persoenen die nu ter tyt 
buyten deser stadt hen hebben geabsenteert , ofl anderssins hen nu ter tyt 
bedectelick zyn houdende, ende vuyt wat redenen zy hen hebben geabsenteert : 
zeght, dat aile diegene die hy, déponent, hierbovcn heeil genoempl, fugityff 
zyn geweest ende alnoch zyn den meeslendeel , hoewel die zommige van dien 
sonUyden binncn deser stadl bedectelicken comnien. 

j. bris .iimme». Gcvraccht , ofl hy nyemanden en weet die in de tweede beeldenstorminye 
handtdadich geweest is : zeght, dat alzoe in de icrsie beeldcnstorminge was 



toire. 



Personnes absen» 
le» de la >ille. 



— 301 — 
Llyvi'ii liiitiijL'iiile Oiiâor-Lievcr-Vrauwcn beultlc in 'I uilililut van dci' korukeii 
vaii Siiite-Jans, 'i selvc beell in Jer Iweede byeideiisiormitigc is afgeworpen 
geweeitt ; ende heefl hy. deponeiil. gesieii, dal eciien geiioein[jt Willem van Os 
CilIÎKSone gatTdun iersLeii slacli oji 'l voui'sclii'cvon bûâldl niel cenen zwccrde, 
eiiile mel hem Jan flcnlin , lesclimacckero , endc noch eenen anderen lesch- 
Kiuec-kerc, die lolVuchl plac.h tewoenen, dcweickcoick 'l voerschmvcn beell 
hebbcn airgenorpcn ; die oick hebbeti helpen arbrckcti die orgelcn in Onser- 
Vrniiwcn-clioor, ende hcen hooren zeggen, dal die lockerskinderen, tn dm Naen 
^ftiu, ÎD du Kerckslraete , hebben de vunte in Sinte-Jans-kercke afgebrokoii 
«ifl helpen afbreken, ivelcke Bentyn ende persoenen voerschreven hebben 
«iick het cruys. gealaon liehliende op d'ocksael in Sinle-Jans-kercke, van boven 
tôt bennlen geworpen. 

tierraechl, o(l liy nycmanden en kendl vaa dcngenen die den scboulclli. i 
Vrcsidenl ende schcpcnen verjoegen van Sinle-Jacobs-kercke, tôt in 't clooslere 
"^fsn Baesoldonck cmle zoo voirls : zeghl, dal waeren Aerl Aertssono, pelle«e- 
"^-ere, wwncnde in Siiilu-Jacobsst racle, Beyiiier, de snydere, Jooriï Janssone 
Co«nen, Zibert Janssone, spellemaeckere , Goert ChrÎBtiaens van Brekervelt. 
Jin Pract, Geeraert Willemssone, met Iwee van zynea kînderen, Peeter Pincx- 
wii. met iMflo van zyiicn zoenen, Peeler LamhertEsone, lakcncoopcrc, Dierick 
\in Nymegheni, xvevere, mcl Iwce van zynen knechlen, den vaelen Adriaen, 
mwre, Lenaorl, meUere, aliax Loddere, Jan Claeasone, spetlomaeckere , 
Uanieelken ien suckdraegere, woenende aen den Wymelenbercb, ende meer 
aiiilere die hy, déponent, nu 1er tyl nyel onthouden en heelt ; deweleke naeuien 
eenun lioom, daernié zy die poorlevan den doosicr van Baeseldonck oepen 
hepen: ende hebben aile dose persoenen hierbovon gcnoempt den schouleth 
helpen verjaogen, gelyck by, depouenl , Job Thuenissone, lynewovore, în de 
WymelenlierchslrjeU', endc inecr andore gesion hebben, ende aile nachl o;t 
4e% Moriaen die wacht helpen houden . ende gliinghen 's nachs omme , oni diu 
ttHnle IrarKera te helpen visileren, ende vindende hem, <jeponeni,opdewachle 
wel zyiion coneslabls ( als 'l zynen tour van wachten was), teydon loi hem : 
Hter lidl du papenwacht. 

(ievraechl, wie die vuorders van den voerschreven persoenen waeien op 
Basrkionck voerechrc¥en:zeq;hl, dat uaeren die Iwee gebroedera van Achelen. 
Aert Aerlssoue, pellewevere, Henrick Scbnelmeeslers ende Hichiel &:A«nK',' 
i;odc dal by voergaenden raede, (e voeren gehouden in Sinte-Jacûbs-kercke 
hy Lodewyck, de schildere , met zyne consoerlen, die hy deponeol, aldafer by 
«n heeft zien gaen ende vergaederen. 

Gcvraccht. wie die noolvcndelen oD den rainuelfti ierst opgestclt hchbrn - r 
teç}tl, dal nien alhier die Iruniineien hccfl opg')tol.ieg''n van wegen hopman 



- 3Gi 



.Soldats engagés 
par les partisans 
dt la réforme. 



Séance 
4««9Jalii. 

Carda du Morian. 



Keyen, roepende : Dat zoe wie descr ttadt eiidc liel fteylich Evauç^ium vœr wiidc 
slaen, dat die commen zoude aen de Merci met zyn geweer ; ende dieovûlgende zyo 
aldaer vêle persoeoen gecomparecrt, daeraff men gemaect heefl twee vendelen, 
van denwelcken hopman is gcweestde vœrschreve Keyen, ende die venderigen 
zyn geweest den lançen Jan ende Adriaen Haegens. 

Gevraecbt , wie die persoenen geweesi zyn , die in de voerschreve nooiven- 
delen gedient hebben : zeght, dat zyn geweest (boven die persoenen hiervoeren 
genoempi) Sml>eri Thuelinck» Anthoenis Neyts, Zwe^r Heyndricxzone, coren- 
coopère, Coenraert Joerien, hebbende een ysercraem, Thomaes, lootghietere, 
Jan Vraneken, velbloetere, Giilis Canghietere, loyere, Huyge, keieleer, Jacob, 
de keleler, m' Dierick van den Hoevele, Jacob de Witle, procureur, Dierick de 
W itte , den procureur Leylen , Willem van den Bossche, oick procureur, Jan, 
in den Hellem^ Hubert van Heesch, Melcbior Peeterssone, snydere, Hans van 
Herentals, wevere, Jan Gast Beruaertssone, Geeraert Aertssone de Wyse, Rut- 
gert, den corencoopere , Henrick Lokermans, broedervan den pensionnarts 
deser stadt, Aert-Jeronimus van Kelst, alias in den Roch, Henrick de Raedt, 
Cornelia Maessone, in Gods geleyde, Goyaert van Stiphoudt, Goertken van Besy- 
den , in den Sallem , aen de Merckt, op *t hoecxken van der Kerckstraete , lyn- 
watier, Willem Kempt, wevere, Steven van Cuelen, weert in den Cop, vuerdere 
van den voerschreven nootvendelen, ende die sluetelen van der stadt le bewae- 
ren hadde van Bombergens wegen, Geeraert den borenrechterc, Andrics 
Vraneken, spellemaeckcre, CornelisCoppenols, Tbomaes Boest Thomaessone, 
snydere, Goyaert, hoeymaeckere, by der Gevangen-poorte, Geeraert, hocymaec- 
kere, oick by der Gevangenen-poortc, Christiaen Guebels, spellemaeckere , de- 
wclcke oick vêle autaeren in slucken gesmeten heefl in Sinte-Jans-kereke: 
Henrick Leckere, Lammekenszoene, Henrick Mennckens, snydere, Dierick, de 
Spaengnaert, oudecleercoopere , Anthoenis van Zelsl, wevere, Lenaert van 
Bruegel, wevere, Goessen van Goch, by den minnebroeders-trap , Goyaert de 
Bye, culdermakere, den welcken hy, die spreeckt, heeft zien stelen vêle lools in 
de minnebroeders-kercke, gelyck oick dede die cuypere naest zyne duere, die- 
welcke oick van den voerschreven nootvendelen is geweest; Bruyn, de smel, 
woenende achter die minnebroederen, Peeter Faessone, creracre, ende Jacob 
Colen, oick eenen creraere, in den PantoffelCf ende noch veele meer ander per- 
soenen, die hy nu 1er tyt nyet en zoude weten te noemen ; welcke persoenen hy, 
déponent , aile te saemen gesien heeft ommegaen rontsomme 't gewanthuys, 
ende 's nachts dicwils op de wacht gesien. 

Gevraecht, hoe dat die van den nootvendelen die lose cregen van der u*akc 
van der stadt : zeght, dat deselve oft eenige van dien ginghcn zoe lange wandc- 
len op de Merckt, toi dat die loze van der wake op 't sladlhuys gegeven was. 



i-nile alzufl du geuacu uick mcilu bicideii dio w;ike van <Ji?r ïliiill. dck in zyiien 
v%\i:k. zuc wialen £y uielcanderoii Uie luza Qver te gevon, cnilo die hetjbenilc. 
lir;K.-hlon deet'lve op lUn Mariaen, liaor dio vuii der coiisislorio van huci'eii wegeii 
die ^vake uude waulil des nactita hiulden. 

GcvraeclU, nie dat opgcstell heen tiel leslu runioer op eencii (^nsduch i 
^innen ileser stadl, endo waeromiue : zegbl, daL H sslvo runioer icrst hebbcn 
ope^stelt die gebroedcreu van Achelen, Cbmliaen van Reinnnile, molsere, 
Lrauwant van in' Hoiiriuk in dot Iloeren, eoJo Iliinskeo in den Huggn daiu, 
^velcki! van Acbclen mel bueren mcasen op de Uurukl legen d'cerdo alocgoii, 
«3nde de voersvhrevo Chrisliaeu liep die duere van der raodlcacnicro oeiicii. 
^ade do toerschrcve m' Hcynilrick vucrde alsdoeii bel woordl van deii sccla- 
wiMa; denweicken by, déponent, beefl zien vuyl de voerschreve racdls- 
«r-acmere commen , zeggende de voerschreve Cbrisiiaen lollen voeracbreven 
mil' He^ndrick, zynen meesterc, dL'sc wooi'den : Hetrtchap, nii iek u vuyUr cae- 
wvert bebbe, me iullen wy van den lieerta wet lifbbca 't naïf dnl wg begetren ; niaer 
"xval xy begocrden en wcet hy, deponenl, nycl, dan bocrt wel geboort, dal /y 
^■cDC kercke op dur sladt cosl be^oorden Kiilymmert te hebben. 

Zegbl voirts (des ^tevraecbl zytidc), dat als de voerscbreve (iLiaïUwilligo de u 
SieeldeEtorminge deden in Sinle-Barl>eIcn-cappclte (daeronder naeren Laraboi't 
^krraertssone.afûuScAïKp, Willem GdlisRommen, Henric^k Hul end e Hcy nier. 
«ic snydero, ende meer andere wcsondo van den gebueren van der voerscbrcvor 
«■iippellel. hebheii dacrvuyl gedraogen ïommîge beelden ende misgcwaei lut 
■%oer dio duere van in' Frans van Baelen, schepen, ondo hcbbyn "l selvc 
sildiicr verhrant, roeiiendo lollen selvcn nailiin ; Ghg topelfre, nu zyn die 
Jiercke» ende elooslerfn al vcrdeflrueert ; wmi- tul dji nn die toppen gam elenf ende 
-was dotin ter lyl mclien eelven J-ambrocbt, Peelcr Vaer, spellcmaeckero, dc- 
-nclcke in»gclycx Hop geljck île voerscbreve Limbrerhl. ende hiclp hct vier 
Moken , daerinne ï voerscbreviî mesgewaedl ende beelden verbrant worden ; 
t-nde heefl hy. déponent, 'l gcnc des voerscbreven is al gesien ende gehoorl. 
gelyck oick 't selve alsdoen gesien heliben Bernaert Geeraevlssone , keleieer, 
Jan van Os Florissone, Tboniaes Horokona, Jun Bûrnaurls, wuilonwuvcrc, ende 
ileylken, woduwe Anlboenîs Cveris, aliOM Heyiken de toose. 

lievTafhl, wanuier den raedt geslolen waa by den suctarisen, dal sy aile de > 
papislea souden op eenen nacbl doelslaepm ofl vorjaogon, waer eodc by 
wyen : zeght, dal do voeracbreve raedl is by beinlie<len geslulen op den 
Moriaen, np do Herukt alhior, 's naulita naor don Kcrsnacbt. eado loude xyn 
votbracht geweest en baddc m' Jan, de bnrbier (dGvvcIckc homlieden vner- 
àvr was). nj-el gcvalleii van den irapiwn. nicl Fiicur andtrc van zynen gcsel- 
)cha<^po: welckc m' Jan . de barbivr, van di-iistjlvcn val wel drie dn'-Sfn U 



bedde lach; endo van *t gcne des voerschreven is, heeft hem, déponent, gewaer- 
schoudt ende geadverteert Driesken van Diest, snydere, dewelcke hem, 
déponent, zeyde, dat hy hem wachten zoude, want hy d'eerste was die aen- 
staen zoude, om dat hy, déponent, van der ouder religie is, ende dat die 
heeren van den capitele van Sinte-Jans altemets tôt zynen huyse quaemen 
drincken, gclyck hy, déponent, hier tôt zynen huyse is tappende, ende eene 
schoene caemerc ende hoff heefl, daer die voerschreven heeren altemets ecn 
verkeerkeu commcn spelen, als den dionst in de kerckcn gedaen is, ende nyet 
en weten wat doen ; zeggcnde oick voirts, dat aizoc tôt zyns déponents huyse 
waeren vergaedert, *s anderdaechs naer Paeschdach lestieden, Jan van Hcel , 
vleeschauwere , Jennyn, de sangere, Huybrecht Bicrkens, Lambert Roovers, 
Jan van Bocxtele, tymmerman, Jan van Campen ende meer andere, ende heb- 
bende huerepaescheyeregheten, zyn binnen zyns déponents huyse gecommen 
Henrick Schoelmecsters ende Geeryt van Thulden, als vuerderen van Willem 
Cloot, met hem bringende twce rotten knechten; ende zyn de voerschreven 
vuerderen innegegaen, ende hebben zyns déponents caemere van achter besedt, 
zeggcnde tôt hueren gesellen : Houdt goede wachU daer vœren, hier zffn dk 
papen ende der papisten knecht vergadert; ende de voerschreve Jan van Ueel, 
die venstere opdoendc, sprack tôt hemlieden : Overzkt ans nu wd allé; ende 
zyn de voerschreven vuerders alzoe vuyt zyns déponents huyse gegaen, zeg- 
gcnde : Wy zullen den capiteyn gaen haelen; dcnoterende den voerschreven 
Bombergen. 
Entré!' de it ville Gcvraccht , wic oirsdkc is gewcest dat die graevo van Meghem, liggende tôt 

réfuta» uu comte _, , , . , , . . , i •. «. . . 

(leMeifeu. Vucht, binncn deser stadl nyet en is innegelaten geweest, ende oft die dne 
leden van deser stadt *t seivc gcweygert hebben : zeght, dat die van der 
nicuwer religie, hicrvoeren in 't lange gespecificeert, nyet en wilden gedoogen 
dat mcn den voerschreven gracvc met zynen volcke zoude innelaten, wetende 
*tseive, bydien dnt hy, déponent, wesende boven op Sinte-Jans-poorte ende 
die wacht aldaer mettcn zynen houdende, quam by hem, déponent, die voer- 
schi*cvc m^ Hendrick, in den Horen, met eenen slachzweerde op zynen hais, 
vergeselschapt zyndc met zynen voerschreven knecht onde diversche andere, 
zeggcnde tôt licm déponent : Houdl goede wacht; ende ziende duer eene veyn- 
stere van derselvcr poortcn, zeyde (ziende naer den léger des voerschreven 
graeven) : lly (denotcrcndedenselven graeve) en is daer noch nyet ifwe, stellende 
de voerschreve m' Hendrick beneden in de straete , by de poorte, eene stercke 
Nvake van xxx persoenen, daer die vvachte van der stadt, wesende boven op 
de poorte, maer sterck en was van thien persoenen. 
tnitée A\ i\f! (icvraecht, wie dat Bombergen heeft innegehaelt , gehanteert ende byslant 

gcdacn ; zcght, dat densclven Bombergen innegehaelt hccft Herman de Buy 



i 





I 



Icrc, cntto cguain bjcr binucn Blcchl gcdccl ; iiiacr)iiur)jinnciu\csuii(lu. tiebbcci 

dlo van dcr nyeuwer religie hem al nyftuw gecloet, en<le hem ccn poerl gege- 

ven. dVelck zygecochl hadden van Januo Nohelinans, wecri JntfeM/Hfrr/'^, 

op de Nen:kl alhier ; ende hebbon dio van der voprsr.hrcve nyeuwor roligie van 

licm zoe eenen rracyea capileyn gemneckl; endc heull lerslmael gclogecrl 

i;ewecst ten hiiyso nn GocrL Jocst Roevors, endo vandaer ghinck de vucr- 

scbrcvc Bombergen logereo ten huyse van Sieven van Cuclcn, wcort i« deu 

Cvp, ûp de Ncfckt alhier; ende in wcick huys de voersuhrcve (Iniiibcrgen iwee 

sturkrti geschuts dode brengcn toi zynder defentie, L-nde dcilc ecn wacck- 

h uyâken voer zynen duere stellen , în welck hiiysken hy aile nachl een rot 

knorhlen dcde v^ahell; cndc hccft denscivon Dombergea mecsl gehanleert: 

Ifl crniaa de Ruylerc, Cornelis Pranssone, in de drU MorkcniihMfden, Anthoeiiis 

C^laessone, m rfm Wit voet, Claos de Leeuw, Jan de Leeuw, zynen broedcrc, 

m Pelgrom Geeraertssone , Lambert van den Heesackere, Willem tîillia 

otnuien, Willem Clool. Jan Maesaono (die den cancdlItT vuyten oaelspcle dedc 

^acn), Pceter de tiniylerc ende Ilendrick Middeloer, aile vîer capîleynen, 

homacs, de lootehjolere, endo ineur ander van dcr nyeuwer religie, alsnu 

cène endo aisnu d'andcre, zeggende, dal de vourschreve Bombergen meiten 

lijaelen van den vier vendelen desersladt, myncnlieere den cancellier ende 

ccre van Merode deden bewaeron ; wclcke wacbte oîeh visileerden aile die 

incn die viiyt ende inné den hiiyso des vocrschrcven cancclliei-s gliln^u, 

nile oick bedwongen die wcduwc wylen Jaspai's van Eyck, dat zy haor huya 

'y daegc ende hy nachte open moeste doen als 'i. ben belierde, oni le besiuM 

lyncnheere den cancollier oick daer waa , zoo wel aen zyn laefelo, als vocr 

yn be<)de. 

(^vraecht, waeromnie die burgera ende iiiwoenders van descr sladt bebbcn ' 

^çedoochl, dat die beeren cancollier ende van Merode zoe stricklelicken binnoii 

ftsneren huyse zyn gebonden geweosi , endo dal mon lien siileken hoocbmoil 

•necft aengedaen gehadt : zeghl , dal den burgoren zeer lecl was dat 't selve 

^^ebeurde , maer en consien H selve oyel gobeteren, wanl ly by melcanderen 

» D egeen groot gelai en consten geraken, dner '1 bolet van Bombergen endc 

^eynen aenhangercn, seclarisen ende crychsknechten, dewetcke hy ultyts tôt 

^eynen wille haddc, dewcicke ongelyck meerderc in getaele waoren dan die 

^eoede borgeren. 

Gevraecht , hoe de voerschreve Bombei^on vuyl doser stadl goraeckt la : b 
^Kcghl, dat die hcercn van der sladt hem viiylgecoclil hebbcn. mils vocr hem 
Kwlalende allé 'l gène dat hy alhier vorleert badde, wel beriraegendc achl hon- 
«iert gulden. endc bein gevende, dni-renlHivcn , eenen pot wyna van drie 
-fconderi jiiuMen, gelyck by, di^ponciil, vorslaon heefl; aïs de rentmecstcr^ 



du 9ft Juin. 

Bri» d'images. 



(léser stadt H selve betere zouden weten te vercleerene dan hy, déponent ; ende 
hebben denselven Bombergen geconvoyeeri vyfiftich haeck8chutten toi Loon 
toe, op 't Veer, ende anders, etc. 

GeRIT REINIBRSS05B. 

•éaiie« 43, ^l2oe m' DomlnleuB Beyens. ons commissarisen, op den iiii^ h^jus^ 

do 9-fl J«lii* 

m H de o ^^^^ overgegeven copie van zekere gescrifle, d'welck hy gemaeckt ende ge- 
rniHigne teiftiu. schreveu haddc lot zynder memorie, d'welck hy aisnu vcrcleort geoolUgeert le 
hebbene, zom van hooron zeggcn, ende zom van zclve gesien te hebbene, heeft 
hy vercleorl, onder ecdt, aile d'inhouden van dien nyet te willen affirmeren, 
maer wel *t gène d*\velck hy gesien heefl, met oick (des van ons gevraecht zynde) 
tenoemen die persoenen die do feyten, respective daerinne begrepeo, souden 
moegen hebben gedaon, zoe verre die hem kennelicken syn ; ende hebben \vy 
commissarisen de voerschrcven copie op heden in zynder presentie gecolla- 
cionneert legens H voerschrcven originael gescrifl. 
séanre De voerschrcven m' Domiuicus Beyens^ notaris, clerck van den rentmees- 

tei*s doser sladt, oudl xlvi jnercn, geluygo gevraecht op *t inhonden van *l gène 
des op den xxiii*"* augusli Icstlcden zoude zyn gebuert : zeght, dat hy, 
déponent, ton selvon tyde als die ierste beeldenstorminge oft destnictie van 
dcr kercko ge))uerdc, was in Onser-Licver-Vrauwen-choor in Sinle-Jans- 
korckc ; ende de voerschreven deslructic acnsiende, heefl gemerct, dat eenen 
genaemt Peelcr Lenaertssone (diewelcke is geweest aelmoessenier oft minister 
van der nyeuwer consistorio) alsdoen van' den principaelsten beldestormers 
was, ende *l bewint van dien hebbende; eude is alzoe hy, déponent, aen den 
voerschreven Peelcr geaddrcsseert, ende heefl hem gevraecht oft hy d*orgelen 
zoude moegen lalen staen; waerop de voerschreven Peeter hem, déponent, 
anlwoirde aklus : VV//, mcUcn gencn die toUer religie toegedften zyn^ en zyn van 
geender meynnige oft advya, dat wy ccnige orgelen^ yredickstoeU vonte ende *t ^^ 
van den Oordeelc zouden demolieren oft destrueren; zeght voirls, dat hy, dépo- 
nent, oick alsdoen daerby gesien heefl Job van Acheleu, die alsdoen aldaer 
vvees wal becklen liy afgodaen wilde hebben , ende is oick mede hantdadich 
geweest om dcsolve bcelden mcl cfuder coordon te helpen aftreckon ; ende 
dat daer alsdoen noch vole andere waeren, die hy nu aflirmative nyet en zoude 
connen genoemcn; cndc alzoe des anderen daechs, den xxiiii*" augusti, eenen 
van den predicanten van den seclarysen, genoempt Cornelis, predicte in Sinte- 
Jafis-kercke zeer scliandelicken van der misson, zoe heeft hy, déponent, 
LTcsien, dat de voerschreven Peeter Lenaertssone, onder die predicalie, omme- 
c;hinck niel ccn slucxkcn , daeraen hinck ecn buydelken, d'welck zy noemp- — ^"^ 3^ 
({♦•n Sintc-Peelcni-i'bchnei , cndc oiillinck daerinne die aelraocssen die die ^^^i^ ^«3 



Iioorders vaii dcri scrniopuo lifiii gnvpii ; euJc dal aUiloen oii'k emcii aiulPreii 
(tiiicticsrlmoesBcn oiniiK-^hiiictv, macrcii Koiido hy, iit'|i(infiil. ileiiselveii nyni. 

X.c^lit voirts, dal de vocrschrcvcn seciarisen in 'l begliinsule liobbeti hu^rc i 

eoDsistorin gehondfn (>nflc lien lal^n innoscryven len kuyse van Cla«s do 

L<»nw (ïoe hy veralaeii heeft) , aldaer zy hun vergaederinge hielden ; maer , 

na^rdemael rIs dio van der religie bogonslen huero wake le houdeiit^ , endc 

ben rn M-apenen te alellen**, zoa belitien zy hiiere vcrgaedorinyo gelionden op 

*t^n Moriam , aldaer ( tno Ly déponent lieeft hooren zeggen ) dat zy gennnrln- 

«Iccrt cDdc huercn aenslacli genomen hadden , dal zy die papen, met hiien'n 

s*«lb^rPOten . op cctien nacht zouden viiylcr sladt jaegen on deselve doul sluoii, 

«!ïiiilc dal Ky dacrloc die loese hadden gcgeven. le wetene. daer xy vraiiwcii 

«~»p de dui^ren zoudcn viiiden liggende dien tiauht, zoe rn zoudon zy in zulckpii 

K^auysen nyel doen. 

Zeght oick, dat op dt>ii xiti"' Tuliniaiy lesllnden, Halliys Kcyeu , proriireitr ■ 

Sttifaier, geassisltprl met vylT ofl zess liuiidert pcrsocncn, wcseiide op di^ 

AVerakl , hcen. hem gevoiiden op 'l slsdtliuys tnel zckeiv gcacrillo oit versiiwk. 

S^^lyrk zynadcpoucnls rn-MTi/if/i, van den voerschreven xiii" febniary liii-i- 

Kbovco verheclt, menlie inacckl; wcick versueck hy déponent golooll, dat 

«!snder die welhonderon moei liorusten ; endc was daermede, ondcr nndero, l>} 

V^acs de Lceuw endc nieer andcr, die hy un ter lyl nyet oulhoudon en liwfl ; 

«ïnde van dcngenca die op de Sei>ckl alsdoeii stonden, ivaa Agileu», dowdckc 

<?apiteyii van denselvcn volckc was tôt dat Rombergen quam ; cnde was al^i- 

«Joen al8 vuerdero Sloven van Cuolen , wccrl in den Cop , dewekko doon ouk 

«np de Hercktwas; weluk vei-sueck do voerschreven persoenen liebhen \er- 

viyeiml gchadC op don xix" fëbmar)' duernaer, ende dal mel ïuU-ken inenicliti' 

■^an voicke endedrcygcinenlfii, dat dien nacivolgendo, den xx*" dm- voepsRlire- 

■^en niacnl , den voerschreven eedl grdaen is i^eweesl. 

Vnegendc, dal iipden xxi*° fehrnary, Bombergen mel Iterman do Ruytepc ' 
cndeAgileus, oick iiacrzyn beste onthondt, cnde meer andifo. in gniolcn 
t^eiaele, diehy nu ter lyl nyel onlhouden en heen, vei-sochten op 'istadlhuys 
acQ den drie ledcii, dal zy bem voer hueren capiteyn zoudon aeaveerden; 
endc dedo do voerschreven Komhergen oick op denseiven dach den ocdt von 
rnpit^ynsebnp van deser stadl. 

Ende dat l^mbreeht Geeraerlssono . genoentpl in de nKinstcrcedule .ScW/f « 
iondfrteoUe, scryninaeckere, woencnde in de Doerlse-stracln, een van den sol- 
ilaelon van Bombergen , mel nocb twee andere (die hy nu ter lyl nyet onl- 
hnadcncn heell), hebbonye8elick8engclrtH'kMiceiiciirilsrhtinrnns(i), d'^clek 



zy gehaell haddcn toi Oisterw^ck, op den xxvii*"^ february, met zekere quan- 
titeyt van leercn, ende op eenen mercktdach (wesende den vi~ marcy) heb- 
ben rontsomme do Merckt gereden, hobbende voer hemlieden een' die die 
trompette sloech , genoempt ( naer zyn beste onthoudt ) m' Sebastiaen , 
wesende een schermmeestere ende facteur van der passîecamere alhier, 
slekende op de voei^chreven harnassen eenen stroowisch , nyettegenstaende 
dat de wethouders hcn verboden hadden » dat zy de voerschreven harnassen 
nyet vercoopen en zouden. 

Raptnrs ftoïc^ Zoght voirts , dat die van der rclîgie ( daeronder was eenen genoempt 
d"ia" fônl!!^"* Michiel, wesende der stadt leydeckere) hebben by compositie affgenomen Jannen 
Noppen, broedere van m" Dierick Noppen , raedt, drie gulden ende x stuyvers, 
vuytdien hy trock naer Bockhoven buyten die jurisdictie deser stadt; ende 
hebben van gelycken zoromege van den soldaten gedaen Aerden Willemssone, 
metsere, woenende in de Diepstraete by Sinte-Anthœnis-capelle , ende bem 
genomen zyne kiste met lynwaet, cleederen ende andere meublen, die by 
gevluchthadde tôt Orten, dewelcke hy naerderhant by compositie wedercreecb. 

Auifun du f bris Endo aongaendo diegene, die waoren van der tweeste beeldestorminge, 
""'"^ zeght , dat men die naemen van dien zai vinden onder den rentmeestere deser 

stadt, die deselve wcl lot u^ oft iii*^ toe in getaele hebben opgescreven endo 
betaelt, ten tydo dat zy ten minnebroeders waeren onledich in *t afTbreken 
van den pilaeren eade muercn ; d'welck die heeren van der voerschreven stadt 
gedaen hebben, ten eynde zy nyet voirls en zouden procederen in de voerschre- 
ven beeldenstorminge in andere kercken ende cloosters, ende stelde de stadt, ^ 
de voerschreven brokers, lot gelycken eynde , noch le wercke in zekere grae- — 
vinge aen der sladt mueren oft vesteii ; maer dien nyet tegcnstaende , waeren .m- 
de voerschreven beeldcstormers zoe verherdt, dat zy huere quaet voomemen ^-m 
in anderen kercken ende cloosteren noch hebben volbracht; ende anders, etc., ,^^ . 
ende ondcrteekcnt met zekeren mercke ende twee lettcren. D. B. 
Séance 19^ j,in |||«es« gevraecht, oft hy nyet en weel wic dat Bombergen den m: m - 

du >• Juin. 

D/potitionde Jean ^^'^^^ gcbracht hccfl , dacraff zyne depositie mentie macckt : zeght necn , ^ a 
'*'"' dan dat hy wel heeft hoeren zeggen Locht Geericken, scheppere alhier, dat,» m s^ 

hy eenen bricf van Gorckum gebrocht heeft acn den voerschreven Bom — mrM- 

bergen. 
MpoMiiivHdepier. 20. Peeter de Gruytere, oudt ontrent xliii iaeren , wcerl in den Leeuic^m hm-" 
Bri»criniag«. '^ (icrsl gcdacu hcbbende den ecdt in onsen handcn, van onse commissie end< 

zyn depositie secrect te houdenc, ende de waerheyl te zeggen) : gevraech 



van den icrsten oorspronck van den commotion ende turbalien hier binnow — ^.^ -*< 
deser sladt gebucrt : zeght, dat in auguste lestlcden (den dach précise nyc- -:» ^--*'< 
onthouden hobhcnde), alzoe alhier binnen deser sladt de lydinge gecomnic — ^^^ a 



vaii (le bedUlorminge '^clieiin biriiioii dor sUidl vaii \uluei'|ieii, liy, depu- ,: 
, gegaen is in Sinte-Jitns-korpke , nae dnr noenen, eiiilp gosicn , dal divor- 
Etchc persooncn. zoo pricslcrs als dokens van den ambacliU', viiyler selver 
ercken droegen 'l geiie dal lieni loebehoorde; d'weick hy, l'iiuys commende, 
f «ominige heeren van der siadt , hem dnei'itac vraegende, heeft vertelt ; die hom 
wirts acnsochten . binnen onlrenl oen ure daernaer. dat hy nocli eens daer 
A4)iide U'illcn giaen ; d'weick hy, do|joneiil, oick dede , ende aizoc daer veel 
jongle leckers id de kercke waeren, heell gesicii, daller sannnigG van dion 
RieUer bellen irouken , sciudor dat by alsdocii sacb eenige beelden afTworpen , 
C.>Bderveii , uH uouk Kulmmi hoorde singcn . d'weick hy oick deii acboutclh eode 
s^^'tiepenen . beii gelyck legencomineode in de Kerckalraele , heen verclacrl, 
die van hem, déponent, begeerdeii, dal hy weder met hun iu der kerck gaen 
^>4>U(le, d'weick by, déponent, oick dede; eiide is lersloiil in de voerschreveii 
(«.crcke aoo groote menichte vaii volcke gecommen, dat zy bynao ovorej-ndti 
^lonl, Eoodul devoerscbrcven se hou le Ih en de schepeneii zyn wcder vuyl der 
kcrcko gegaen , onde hy, déponent, mel hunlieden nao do Herct ende voirts 
■"lacr den beeren op't sladlhuys; ende worde yegelyck schullere boscheydcti 
^>'oer zynen camere, oiidc been hy, déponent, oick gegaen by do jonge scbut- 
Ltirs. alwaer in den avont is gocommcn Jan van Liebergen, kerck inousten' 
^-an Sintc-Jans onde bopman van denselven schullen, seggende dose ort 
•elycke woorden : Isur nu nyemanl , die der kercke ende der stadl previlegien 
I rijcrjitaen ofl byslaenf ende vielen mel dien bem die Iraenen vuyten oogen ; 
r«'elck hoorendi! ende aenmorckende hy, déponent . cndo nieer andcre. xyn 
letlenselven Ubt-rgen tcretonl gegaen nau Sintc-Jans-kercke, zegi^endc by, 
tonenl : Dit it u ruere , die my liePicbbea , die l'olgen mg ncur t ende Irodcndo 
n de kercke, bchlien daor nocli sominigc lievondcn. dio besich naercn oni te 
kirecken unirent den oiilaer van den lli^yligcn Sacrainenle, duwelcke by, dopu- 
aieot , rael Jiynwi assislonlen , 900 mel woorden als mcl alaegcii , van daer xcr- 
^opgoo . soB4lal hy, déponent , zynen bellcbaordo in stucken Ktooch , ende Hom- 

Inige van dien aen bojn behben gesonden, dul by, déponent, buu xouilc 
beulen bet niecslergell von don iiuetsueren by hun onlfaen , dH daerl06 eenen 
l^noiack geven , d'weick by. dqiouenl, oick nacrderbanl (om vrintscbap (o 
Coopen) gedaen heoft. 
Cevraecht, welcke de vocracbi'oven peisoonen zyn genccst, die do voet^ 
achrove bcelUlormingu hebbcn gedacn , oll aen bcm abbovcn gosondoji : 
zegbt. egeon van dien te vveteneoll tekennen, ende al laegeby opzyusterven, 
en souden gecn van dien wolen te noemeii, uoeb oick degene, die aen hom 
^^^ bc-bbcn gcsondon om gelt , als solvo 'l vocrschrovcn getl noyt gehoyschl \id>- 
^^Lbcnde, maernnder aen bcm gesonden; diewoli-ko oick boni, doponenl. nvi'l . 



370 — 



Meiores pri«et par 
Ir magistrat. 



Enlré(> m villf> dfs 
pr^liraiiU. 



Cnniistoirr. 



en hebben willen noemen de persocnen van wyons wegen zy gesonden waeren, 
des nochtans van hem gevraecht zynde. 

Seggende voirls (des gevraechl zyndc), dat die aen hem gesonden was, biet 
Dierick Thielmans, alsdoen borger deser stadt, ende nu ter tyi yiroenende toi 
Geunep, gelyck hy, déponent, verstaet; vuegonde, dat in derselver nacht , 
entrent don m uren , hebben gesonden aen hem , déponent , de weihouderen 
deser stadt, hem ontbiedende te comen op *t stadlhuys , alwaer hy commetide, 
hebben de voerschreven heeren hem aensocht, dat hy ende Jeronimus 
Geraerts (die van den oude schut was), dat zy hun souden gereet maecken te 
peerde , ende ryden op de banen , soo van Antwerpen , van Tumboiit ende 
Postel, om te vernemen ofler eenich voick quaeme van den voerschreven 
plaetscn herwerts, om de voerschreve beeltstorminge noch voirls te dœnc, 
gelyck d'een oft d*ander hier hadde vuytgegeven ; d*welck hy, déponent, gedaen 
heefl; maer en heefl nyemant conncn becommen , ende zynde tsavonts, 
ontrent de poortye in der stadt gecommen , ende den heeren 't selve verelecrt 
oft te kennen gegcven , soodat hy, déponent , nyet en weet wat van dicn dagc 
hier binnen deser stadt gebuert is. 

Gevraecht, wic dat de predicantcn hier binnen deser stadt met wa|)eaen 
hebben gebracht : zeght, daeraffnyet te wetene, aïs *t selve noyt gesien hcb- 
bende, noch oick te wetene, waer dat dcselve gelogcert zyn geweost, oH lluiys 
gelegen hebben, als huere dingen noyt ondenvonden hebijende; maer heeJl 
wel hooren zeggen, dat deselve gelogeert waeren in de Colperstraete , noch 
oiek en weet van huere consistorie, dan alsoo hy, déponent, isherberge hou- 
dcnde, niach van den eenen oft van den andcreii, die lot zynens ofl voer die 
doerc liel)ben zilten couten wel hooren spreken van den consistorien , ende 
was wel een maent oft twee eer hy wiste wat de consistorie te zeggen was. 

Gevraecht, oft hy, déponent, nyet en weet, wie dat vnn der consistorie z>n 
gewcest : seeght , nyemanden in H zekere daeraff te wetene, ende al cest alsoo 
dat hy, déponent , len vcrsuecke van der stadt , heeft omirent een maent ofl 
vyft* weken als borger gcwaect , ende daernacr met Jannen Maes , Willem 
Cloot ende Henrick de Middeleer aensocht geweest , te aenveerdene yegelyck 
XII knechten , om by hueren thour de wake le visiterene, ende dat die van der 
voerschreve consistorie naedemael huer waecke oick hebben opgestelt , soo 
eyst nochtans , dat die van der wake van der voerschreve consistorie altoos 
huer vermyden van der stadt waecke , soedat se melcanderen zelden hebben 
te gemoetc gecommen , onde by nachle melcanderen le gemoeto commende, 
hebben nac 't donckèr gegaen , ofl een slraelken ommegeslaegen , zoedat hy, 
déponent , nyet en heeft dogene van derselver waecke connen gekennen ; maer 
naerdion Bombergen binnen deser sladt is geweest, heef! hy, déponent, hy 



- ;ni - 

ilriiBclïoii tiiei ilivufsclic amlorc gesulwliap le gasii: gcwccst; nidan' by simi- 
itiigi* iwvn boorun nucmcii vnn ilcr consiuloric, daeronder eeii was m' lleiiL'ii;k 
Agilcuâ , Mathys Kcycii , Dierick vau dcn Cocretiput , Claes de Lceuw , Jan <lt- 
l.oeuw : noyl gebonrt liebl>eiiilc. datlcr yciiianl vaii deii twoe icrsle iedon di'^cr 
âtai)l zyn geweesl vnn dur vociscbrcvo cuiisislorîe, noch oick geboorl, dal 
rlie van der consislorie ofl nyeuvvc reliKie eeiiige wi-lbouUer buereii gemaecl 
taclilifii. 

Govrarcht. Iioc dat locgeromiiipii is de Iwrede bedistonningc in oclobri : i->m. 
=«ci;ht, dacrair anders nyot te weleiio, diin dal hy geboorl heeft, dat doselve 
l;M^goI)&t op <)en Wymelcnbercb , aldaer de scbouielU mel soininigc snhepenpn 
s^^inien wacrcn, um sommigc quaotwilligc , die outrent SiDlo-Jacobs-kereki- 
se^.-kci'C vei-gacdoringcn gemnect badden , te slJssen ende van malcanderen lu 
»*c4ioydcne, inacr hocfl booreo ïcggen . dal deselve van daer verjaechl wordcn , 
«isadc tioordc iiaordorbant op de Hcrol alsiilcken rumucr, dat cenyegclick Kyii 
«JocTV loosloel; cnde alsoc hy, depoiienl, te dien nachl van der wako was 
m»pdfH Ingele, l'Hinrrc van de jonge scliullen, soo beeflby, déponent, meldi'ii 
^.-vecrl aldaer crns gegaen lot der mhirebroedercn-cloosler . aldatrr hy eoiii- 
■wimde , hoordc in den choor alsiilcken nimocr van vallcn ende op 'l gcsloolte 
^Mnylen , dat zy Icrslont wcderom nae (/<•» Ingcl zyn gekecrt , zonder in den 
«^boor le ^cnc, cnde doclit liom (nacr dat by constc gesien) dal al jongo Icc- 
WiTs ende rabauwen wfaeren, die de voerschn-vc dcsiruelio deden. 

Uovraechl, wiedat opgeslell beeft die noolveiulden : zegbl, daeraiïiiycl le *ow 
^vcleiic, dan dal by eens bfcfl liooren métier irommol omslaen , dat soo wie *!' 
«Jie laegen oiidcr hnpinan Keyen , dal die siiuden cooimen op zekere plaetsc, 
salsdoen geoDcmpt . die hy, dyponcnl, aUnn verglieteo hecll, ende dal hybeea 
tiouriHi xo^goii , dal vnn den vuerschi-even twen vcndelen hopliiyden wauren : 
■van d'ecn , m' Hcnrick Agilcus, ende van d'nndisre, de voerschrovo Keyen. 

Scght oick(diesgevraoi;bl}, conendacb, hvee oft drie naer deiersU becll- rr.^ 
sslorininge, de kcrckmeeslers van Sinle-Jans baddcn aenveurt zekere pcrsooneii Ti^ 
^DiD do kercken voirls le lieivaeren , soo bobheii die seboulclb endo schcponen. "" 
asiitetide op de tialTclu, hem, déponent, endo Jannen Maossono acnsoehl. dal 
3Ky xouden willcn bcsien bon vêle pcrKOonon dal daer waeren, ende mel buu 
«ivcreonten vnn di;n pryS; d'weick by, déponent, ende de voerscbreve Mae^ 
«Dcjudotedocne; ende corn monde in de logic, aldaer Uralont zyn gocommen 
«<«-neii groDlt^n hocp volcx, daeronder was eencn gcnoempl Hicbiel ttonil)ouli« . 
■vraeçende hem, de])onenl, cnde ifen voert^cbrevenJan Maes, ortzydaer knei-b- 
Ci-n scnnaemen : wacrop hy, dcpouenl , aiitwoirdende , ïcyde : !(ff» , ofl wy 
*-» flom oirk genfn oirloff: ondn zyn tcrslon t dîicrnao gocommen sommité andei-e 
*-wi^frs, segtrende lot hem, dejKinenl^nde ilm voerw^hi-even Jnn Macs. d:il 
1. 91 



— 37-2 — 

tyt vvaere dal zy liun van dacr soutien vcrbien ; d'weick hoorendc , zyn vuyier 
logien gegaen , cnde met groolen grouwelc zyn gecommen tcn huyse van Jan 
van Lyebergen, sonder aenmerck op de persoenen le nemen, want daer een 
groot gecrysch ende rumoer was, roepende d'een : Dit zyn die ans verraden 
sovden , laet se ons doot smyten , ende diergelycke schampelycke ende dreiche- 
lycke woerden. 

cntr«« Je it riiie Gevraecht, wie dal oirzake is geweest dat de graeve van Meghem met zynen 
di-^M^fn" ***"*'* volcke binnen deser stadt nyet en mochte commen , ende ofl die drie leden 
deser stadt H selve hebben geweygert : zeght , daerafT nyet te wetene » ende 
nyet en gelooil , dat de drie leden deser stadt H selve souden hebben gewey- 
gert, hoewel datter sommige hebben nioegen onder zyn, die liever hadden 
dat hy buyten blcef dan dat hy binnen quam; maer, indien dat hadde moegen 
gaen naer de meyninge van den meestendcel , meynt wel , dat by daer wel 
zoude ingecommen hebben, hebbende wel hooren zeggen, dat tôt dien eyude 
Hucre Iloocheyt aen deso stadt bricven gescreven hadde. 

DHaiit »ur larri- Gevraecht , wie dat binnen doser stadt gebrocht heeft Anthoenisen van Bom- 
K i*e tèio^Td'A. bergen , vvaer die gelogeert is geweest , ende wie hem gehanteert ende bystan- 
tich geweest is : zeght, dat hy, déponent, heeft hooren zeggen * dat Herman 
de Ruytere denselvon heeft innegebracht, daeraff in *t zekere nyet wetende, 
ende dat die voerschreven Bombergen alhier ii ofl m daegen binnen dese stadt 
hadde geweest , aleer H hy, déponent , wiste ; ende is gelogeert geweest ierst 
len huyse van Claesen de Leeuw, daernae vertrocken ten huyse van Goert de 
Roovere, onde daernae is hy gaen logeren in den Cop; cnde hebben dcnselven 
Bombergen gc^hanloert (van 't genc dal hy déponent gesien heefl) : de voer- 
schreve Claos de Leeuw en Jan, zyn broedere, m^ Henrick Agileus ende Mathys 
Keyen , anders nyemanl zunderlincx wetende ; ende heefl de voerschrcve Bom- 
bergen op hem cnde lot zynen lastc genomen die behoudinge ende bcwaeringe 
van myncnhccre den canccllier ende Merode, ende dal hy, déponent, worde 
van Bombergen ende by die van den consistoricn eensdeols gehouden voer 
suspect, besundere zoc wannier hy eenich edelman, primier ofl andere van 
don huysgosin des heeren cancelllcrs ofl Merode aensprack, te meer vu^ldien 
dcr voerschreven hooren pocrdcn toi zynen huyse stondon. 

L« cii«nreiicre» le Gcvraccht, wat injuricn myncn voerschreven heeren commissarisen zyn aen- 

comte de Merode. gedacu , oudo wio 'l sclvc gcdacu hoefl : zeght, dat hy déponent nyet en is 
indachtich , dal men hen in zynder tcgenwoirdicheyt eenige injurie heeft aen- 
gedaen, anders dan, alsoo de drye leden deser stadt den voerschreve Bomber- 
gen hebben aenveerl om te weson oeverste over de knechlen, waerafTde voer- 
schrcve drie leden den voerschreven Bombergen acte hebben verleent, ende^ 
donsolvcn met drie ofl vier commissaristn lot dicn fyne in don innck gebroi'ht^ 



— ;i7:i — 

Il eysl gi.'1'uerl dat die voei'sclireve Boiiibcrgeii lieoIX ily vofrselirtvc vipi' '■' 

i'bi^luyrlcii geordineerl, vocr dttn huyse ilacr de vocrairlirevo heereii gelogcci'l 

I nen-ii yegelyck hy hunneii ihour een wake le houdene; ende liy de|>oiicnt, als 

I wesenUceen van den voerechreven vier lio|iliiy(leii van deser sladt.lieeFl, s<h» 

anurerEynenluiif isgeweest.vuylzyn venddgecoscn ende daerloe gesctiiil 

k e^scLk'ksts eiidc behendiclistc kneclilfn die hy oiider zyn vondel hadde , 

n den voerschrevea heeren gcenen redenen Le gevene van eenige ombehoor- 

ikboyt te lieclaegen ; segLl orck , dal hy mel Willem Clool ende Hendrick 

iddeleris geweest, rorts nae Paesscljen.deiiilaQhnyet onlhoudenhebbend'', 

|r myneuhcere den cancellier, des "s inorgens , hem seggeude, dal zy last liad- 

fim Bombergen hem te scggen, dal hy hem dyen van der wachl soiidi- 

bigclycx mocli^ti Iwce macl verthooncn , des avonls endo des 's morgcns, end« 

t by den voerachreven BombLTtjeii , doeii hy h«n dryen 'l selvc botaste la 

raeren sominigc van der iiyeuwe rcligie (de persoenen «iu die wop- 

9 nyet onlhoiiden bcbbende), zeggende toi den voerscbreven cancollier dat 

lui) li'vl was , dal zy xuli^ke lydinge hem inoeslei) brengcu , t^ude hoepteii 

s bêler tydinge to brcngene ; waeiop de voerschreve lioer cancellier 

^tMoinle : Ick eu iiyt's uliedtu ngel, ende zal my wtl verlhooitfn dicwil» gtnoech, 

t Budero wooi'den, die liy nyel onthuuden en bL'efl; eiidc selle de 

lerschreve cancellier hunlJeden ronlbyteii. Ende bcefl deu voei'suhreven Bom- " 

^u welboorenzeggeutdaL hy in Vranckcryck baddegedienl, ende dal hy, 

miuende vuyl Yranckoryck , ia te Bniessele ii^vangen gt^ncesl , ende notb- 

van dici' gcvanckenissen nyel booren bclaslen deu voei-schrcven caiict-l- 

^r. Ende dal op cenen tyl , alsser zeker rumoer binnen doser sladt nas (den 

l nyol natirdiT welendo), by hufll guhuorl, dal sompigu rabbanwen oH 

^9ietnilli;:€n zeyden (sprekeiide lui myiienhccrc den cancellier) : }af hg loudf 

f rerraeilfii, ah liy zovile uns om ilrn hait bremjim, ende dyergelycko woorden, 

Hitler dal by. deponenl, ci'nigit van dien sondi' alsnu wr-ten te nuemcn, ncx-h 

ick fn weel dul de heeren iti perycle van hnoivii lyve zouden bcbben geweesl , 

«VPiek oft gehiierl badde, zoude hy, depoiictit , 't selve bebuedl bobbeu , zoo 

e bom "l selve moegetyck geweosi hadde-, daerhy vuegendp (des gcvraecht 

Di]c), dat hy, déponent, zokere quanlileyt van leeren heen sien stacn over 

pntle voer stadlliuys, t^nde Iwce on drio gerkht aen de gnige, op de Merci; 

e^volcbe hy heefl hooren soggcn dat ZLkert! soldaten gchaell soudcn hebbon 

A Oi&lenvyck , curls naiT 'i vertreck van den graeve van Heghem van deser 

Inill. nyet welcnde daller eenigc van zyus déponents knechten onder gcwcesl 

R dcselve le halen , ende indien jae, hebben 'l selve buyten zynen wilk , 

UtpUi ende consente gcdaen; hchondelyckcn dal cen van den beveelders van 

nvendelen (wyens naem hy depnnont nii nyel Indaclilich en isi heefl lot 



— 374 — 

h cm, déponent, gescght : Die kiwchien tirckai vuyt om huet^ gclievet u dat ick 
mede gaen ? daerop hy déponent (sonder nochtans te wetene waer dat zy gaen 
willen) hem heeft geantwoort : Wilt ghy gaen, siet dat ghy '/ selve verantwairt, 
sonder meer. 

If .iian..-iù.rri le Gevraccht, ofl hy déponent nyet en is tegenwoirdich geweest, aldaer Bom- 
bergen mynenheere den cancelher ende mynenheere van Merodcn soude ver- 
cleert hebben , dat hy huer hiel gevangen vuyt expresson last van mynenheere 
van Brederode , in den naem van den prinive van Oraingnen ende den graeve 
van Hoochstraeten : zeght neen , ende dat hy déponent metten voerschreven 
Bombergen by den voerschreven heeren commissarisen nyet en is geweest, 
onde dat hy aizoo nyet en weet van den woorden die zy met malcanderen 
moegen gehadt bcbben ; seggende daerenboven , dat de voerschreve Bomber- 
gen (naedien hy een maent binnen deser stadt hadde geweest , ende van den 
icrsten toegesegt hadde zyn commissic te thoonen) heeft alsdoen alleenlyck 
le vocrschyne gebrocht zeker papier geteeckent metten naeme ende cleyn 
signet des heeren van Brederode, d^welck hy hiei voer zyn commissiez ende 
en heeft hy déponent egeen ander gesien ; maer wat 't selve papier was 
inhoudende , en is hem, déponent, nu ter tyt nyet indachtich; seggende voorts 
(des gevraecht zynde), dat de voerschreve Bombergen de vier capiteynen heeft 
te vocren gehouden zekeren article-brieff, denwelcken zy beswoeren hebben, 
inhoudende, dat zy der Coninclycker Majesteyt, deser stadt ende den voer- 
schreven Bombergen , als oversle, zouden getrouw zyn, ende voerstaen beyde 
de religion , ende doselve in ceudrachl te houdcn ; van den voirderen inhouden 
des voerschreven article-brieIT nyet indachtich wesende, noch oick zekerlyck 
indachtich wesende, oft Jan Macs aldaer présent was; oick nyet indachtich 
wesende wie den voers(;hreven article-brieff voorlas ; ende al lach hy, déponent, 
op zyn stenen , soude seggen dat denselven article-brieff was inhoudende den- 
sclven eedt die zy (ten tyde dat Bombergen als oversle is ontfangen geweest) 
hebben gedaen gehadt, dan dat in den lesten mcnlie gemaect was van mynen- 
heere van Brederode. 
commi*sairr» Gcvraccht, wat commissarisen zyn geweest van dcr stadtwcgen om den 

vu'ië'"pour"ii? voerschreven hopluyden met liucre kncchtcn te monsteren : seght, dat ten 
tyde als Bombergen ierstmacl wordc acnvecrt in den rinck, als overstc, om 
hun hopluyden ende knechten le monsteren , waeren gecommitteert van der 
stadtwegen Eynhouts, Jeronimus Wynanls, Jan Oltcn ende Jan Willemssone, 
ende, naer zyn beste onthoudt, Geeraert van Slreep; maer in de twcede mon — 
slcringe, als de ierstc maent overslreken was, aldaer van wegen der drio- 
ledon doser stadt geen commissarisen en zyn gesonden geweest om de voer — 
schrcvcn capiloynen mol huero knechten te monsteren ; maer hebben de voer — 



pour 
N|»i*clfr les tioii 
pes. 



— 375 — 

schreve monstcringe gcpasseerl Malhys Keyen , Âgileus ende (nae zyn besle 
onthoudt) Jan de Leeuw; ende dat alsdoen sommege knechten airweken, 
sonder voirdere le willen dienen, vuytdien in den voerschreven eedt genoempt 
wonie de hcere van Brederode , zonder dat hy, déponent, heefl gaede geslae- 
geu , o(l zoude weten te noemen degenc die affweken. 

Seght voirts , dat hy, de))onent, wel gesien heefl , dat boven die vier vende- sohiau enipigûs 
len, die van der sladtswegen zyn aengenomen gewcest, noch ander twee TJiJlitaTmT"^ 
vendelen zyn opgericht (soo men zeyde) van wegen der religie , ende dat (zoo 
men zeyde) daeraff capiteynen waeren Agileus ende Keyen, nyet wetende oft 
zy van yemanden sault hebben ontfangen , oft nyet. 

Seght voirts , dat hy wel indachtich is , dat hy déponent met zyn ander iMiMn d*A. d« 
cirie medecaipitcyncn hun hebben gevondcn by de hceren commissarisen 
œoen dach oft twce voer hueriicder vertreck , onibegrepen , versueekende aen 
deselve, dat hun soude believen hun te geven zekere beseheet, daermede 
I^lycken mochte, dat zy der Conincklycker Majesteyt ende der stadt wel ende 
^etrouwelyck hadden gedient , ende dat de eommissarisen hun daeraff 
l^edaoekten; daerop dat deselve commissarisen hun ter antwoirde gaven, dat 
aey 't souden doen stellen by gescriftc , gelyck zy ooek gedaen hebben by der 
liant van Peeter, des cancelliers elercq , ende hebben de commissarisen die 
(^teeckent, ende eenycgelyck van den capiteynen een overgelevert; daerby 
vuegende, dat alsdoen de voerschreven Bombergen vertrecken zoude, hy 
déponent daerby was op zynen camere , aldaer oick waeren sommege van 
cier religie , lot denwelcken de voerschrcve Bombergen zeyde : Noch bedanck 
mck de heeren van der stadt , die my teergeU gegeven hebben , buyten u, die my lot 
anynen aencompste moecht gegeven hebben vyfîich daeldcrs , ende nu voer myn ver- 
Mreck nyet en hebt gegeven eene crootie; d'welck hoorende de vocrschreve Agileus, 
lieefl den voerschreven Bombergen gepresenleerl te schinckeue zekeren rinck, 
^ie hy by hem hadde, voer eene memoric, denwelcken de voerschreven Bom- 
l)crgen geensins en wilde onlfangen, zeggendo dat hy egeen bedelaer en was, 
«nde wel spylelyck dat die van der religie soo veel hadden gedaen , dat hy 
in der ongenade was van der Conincklycker Majesteyt; welck aenhoorende Wil- 
lem Cloot , een van den vier hoplieden , seyde : M'' Henrick, schenckt my den 
viiifl'; d' welck de vocrschreve Agileus dedc; ende hebbcnde de voerschrcve 
Cloel den voerschreven rincîk, heeft denselven Bombergen gepresenleerl, zeg- 
gende : Neempt dien van my oft van onse vier hopluyden wegen ; d'welck hy 
^'udaen heeft , vuegeride : Van der religie wegen en wil ick nyet prouffiteren ; 
rnde brocht len voerschyne zekere p^cscryft, d\v(»lck die vim dor religie hem 
hadden gegeven , soj^geude : Sicl , daermede macli ick ulii'den riHT de Majesteyt , 
heeren ende priticrti , brschamcfi ; rnde Inell nyiMciiiin 'I .sclvr liUfHieden 



— 376 — 

wcderom gercsliluccrl ; d^welck is gebucrt op dcnselven dach dat hy vcrlrock, 
naedien hy, Bombergen , de voerschreve vier hoplieden ende knechlen haddc 
oorloff gegeven ende aflgedanckt, d*welck gebuerde te minrebroeders in den 
hoIT; ende oirloff nemende op de camere op den Cop^ begeerde dat de poorlen 
dcstT sladt nae zyn vertreck zouden gesloten blyven zekeren merckelyckcn 
tyt , gelyck 't oick gebucrt is ; ende dat , toi zyn vcrtrecken , met hem vuyl- 
Irocken zekcre getal van schuiten, nyet welende hoe vêle; hadde nyetemin 
toi hun hopluydea geseght, dat hem lultel lieden behoirden te volgene» want 
*t gelt, dal hy hadde, dat hy dat wel alleen verteeren zoude; zeggende, dat 
zy, vicr capiteynen (te weten hy, déponent, Jan Maes, Willem Cloct ende 
Henrick van Bliddelaer), zyn gecosen ende gesteit geweest van wegen den drie 
Icden deser 8tadt; ende alsoo volcken Bombergen was vertrocken, by den- 
selven drie leden hunlieden, ende eenyegelyck van hun, werde belast t*aen- 
veerdene tnegentich hooflden tôt hondert ende vyRich solten o(l payen, 
conimende tôt vii^ l Rynsgiildens ter maent, nyet wetende dat eenich van den 
vicr hoplieden eenich tractement ofl pensioen heeft van den Keyser oR Coninc- 
lycker Majesteyt 1er saken van huere voergaende diensten ; seggende nu ter 
tyt nyet onder le hebben zyn monstercelen , als zommcge van zyn goeden 
nu 1er tyt gevlucht hebbende, onder dewelcke de voerschreve monstercedu- 
len zyn. 
lif» .!*• lab^fnctî Gcvraechl, wacromme hy, déponent, hem heeft vuyt deser stadt gcabsen- 

Il dfp4>Miiit. 

tcert oft de sommige van zyncn goeden gevlucht : seght, dat hy zyne goeden , 
die hy gevlucht heeft, heeft gevlucht ten tydc van der commotie , ende alsdoen 
Bombergen alnoch binnen deser stadt was; ten welcken tyde oock de teste 
van deser stadt huer goeden vluchten , ende dat ter instantie van zyne huys- 
vrauwe, gelyok d'een den anderen alsdoen verveert maecten. 

r^nnurs ab>f n (iovraccht, Nvic dat zyn de persoonen, die nu ter tyt van deser stadt gevlucht 
zyn, ofl hen bodeclelick houden , ende de redenen waeromme : seght, daeralT 
nyot te ^vclene, maer dat hy, déponent , is geweest zekeren tyt tôt Loon, ap '/ 
Vivr, aldaer hy, déponent , wç\ hecfl hooren zeggen , dat diversche borgeren 
deser sladt van den Bossche waeren , som lot Ravesteyn , ende som tôt in H 
lant van Cleve , sonder die persoonen te welene oft oick die redenen van huer- 
dcr vluchle; ende dat alzoo hy, déponent, by zynen dienst deser stadt zekere 
penningcn mach hebben vcrgaert, zoo heeft hy oick geweest tôt Loon, ende 
die vortecrt , hopondc logen Zyne Majesteyt ofl dese stadt nyet misdaen te 
hebbene. 

iircron MWt 'lu Gcvraeclil , waerom dal hy alsnu geleyde heeft vcrsocht om alhier te moe- 
gen commen : seght, dat hy déponent is binnen doser stadt te pecnlr 
j,'Ccomnu'ii des sdysondacchs vocr H Sacraments-darh loslloden, tsachtern«)<Mi> 



- 377 - 

n-nl lien vicr iiren , <:oiiii[iciide vati Loou vocrscbreveii , etiile lueynde de» 

i ivonlsaldaer wederom te fceei'en, ende commende aeiide Hintemer-poorle, 

I tliMlocn tiy aenveert worde vnu den soldalen , aldaer die waclile houdende, 

I ende by eenige van dien gpleyt by den gouverneur Scliouwenborch , denwelc- 

n gesogbl worde , dat hy, die spreeckl , vus eenen van de nyeuw enpiteyuen 

die hier binncn dcser sladi gcdicnt hadden ; ende nae divcrsche proposlon dJc 

bf. die spreect, motten voerschreven Schouwenboreh heell gehadl, seyde de 

schrcve Scliouwenborch dese oft gelycke woorden : Weiarn, rydt in u 

vnt, schickondo met hem eenen loi in tyn huys loe; dewelche, naedîen 

f met hem cens haddc gedroiicken , îs vandacr gesebeyden. Eude is liy, 

lleponcnl, dien avont leii Boome vnylgegaen le voete; d'weluk hy, déponent, 

»do, vuyldien veele ende diversclic borgereu lot liem qiiamen, hem seggeiide 

tndc mettende, dut hy dien nnchl binnen zyncn buysc nyct biyven en soude. 

CevraeclU , ofl hy. dio spreect, den voerschreven Schouwenboreh gecnen >• 

wlt ofl hanttaslinge olï gdoelte docn ter lyt gedaen en hoell, van vuyt deser 

Bladt nyet te vertrecken , Konder Kvnen »*ete ende consente : scght . dal alsoo 

ri^ voerschreven Schouweiiborcb hem, die spreect, bcval, dut hy hem des 

indercn daechs soude commen spreken , antwoorde hy, die spreect : Jne wel, 

^■étm, sonder alsdoen densetven ecnigen voirdcren ccdl ofl beloeden gcdiien 

\-^ bebbene. 

Ende gevraecht, wie wacren degene die geradcn hebben, dat hy dien nucht > 
i fn lyn buys nyet blyven en soude -. seght , alsoo hy, die spreect , verbaest was 
I ne lien leydcn aen dco voerschreven &chouweulx>rch, dnl liy noch niecr 
I wordile vorbacst mellcn aencunien van don voicke , die loi zyneo hnyse qua- 
[ non, hem des voerschreven is zegrgcnde ende rndcnde, soodal mcller ver- 
[ bBestlie}-t hy alsnii nyemanl en zonde weten te nocmen ; ende alsoo verre hy 
[dio aisnu wiste, zoude (achlcrvolgende zynen eedt, die hy gedaen bceti) 
I sccmc verclncren. Ende audcrs oft voirder op als des geinlerrogeeK zyndc , 
I nght n)\'l II' wetene. 

Peteh Janssone , gruler. 

jl. Broi-dcr ClHeri tiheorlMtntir, procuralor van den convenle van ileu i 

Couwewater, gelegen in den dorpe van Rostnael, gevraechl van 't gcne dos 

by m' Ludewyck, de achildero, mel zynen adherenlen , gebnerl is binnen den ' 

r clooster voerschreven ; seght, dal op zckeren lyt (den dach précise nyei ont- 

I feouden hobbende), lyn binnen don voerschreven convente gcoommen (wesendo 

:htang in den vaslen) de voerschrevc m' Lodewyck, de schildcr, m' Iten- 

I rici* lu den llore» , Mathy* Keyen , t»' Willem van den Bossrhe , de procureur 

l't^ylcn rndc eciii.'n, dic nicn tryiir \p kjtir rien zm-nc v:iii Ilnirick fihysol, ende 



4 



— 378 — 

sommige daeraiV hy gcenc kenuisse en hcefl; ende dal Malbys Kcyen hy den 
voerschrevon cloosler heefl zekere hocvc hem toebehoorende , die somtyden 
aldaer commen spelen metten voerschreven Willem van den Bossche, wesendc 
procureur des voerschreven goidshuys, cnde alsoo hy seydo 's daechs te voereu 
ierst van Bruessel gecommen zynde , is (gelyck hy te voeren dickwils gedaen 
heefl) melten voerscreven Keyenende 't voerschreven geselschap aldaer gecom- 
men , ende buylen opten hoff omirent ii ofl m pollen wyns gedroacken ; ende 
H selve gedaen hebbende, hebben begeerl binnen in *t vrouweclooster te zyne, 
met mevrouwens goet geiieve, ende anderssins oick nyel; cnde ishy, depo- 
uenl, alsoo mellen voerschreven geselschap by mevrouvve gegaen binnen H 
voerschreven clooster, aldaer zy noch ii oR m pollen wyns hebben gedronc- 
kcu, in presenlie van hem , déponent, ende hebben l*samen in als gedroncken 
thieii pollen wyns ; om dewelcke le belalene , heefl de voerschreve Keyeu 
vuytgereyckt ende belacll eenen dicken daeidere, sonder dat hy déponent 
den voerschreven persoonen heeft eenige onhebbelicke woorden hooren spre- 
kcn oR eenige susleren onlicbbelicken aengelasl, maer wel gehoort, als som- 
mige susleren eenige van den voerschreven persoonen vraechden , ofl zy 
nidacr wel blyven mochlen, heefl voer anlwoirde haer hooren geven : Hoe nytlf 
ffhy zyt beslœten^ ghy en belast nyemant; maer heefl de voerschreve persoonen 
wel onderlinge hooren vermanen, dat men wel meer volcx soude behoeveu 
lot conservaiie ende welvaert van der sladt ende geeslelickheyt, zoo binnen 
»ls buylen der sladl wesende, ende dal zy hoeplen ende meynden, dat men 
daerloe binnen deser sladl lot Iwee vendelen knechlen oprichtcn soude , op 
aventure oft hen eenige hinder bequaeme, in welcken gevalle, zy zcyden, 
dal de voerschreve religieusen zouden moegen binnen deser sladl commen, 
alwaer men huerlieden een zekere plaelse wy,sen zoude , zonder dal hy, dépo- 
nent, heefl gehoorl, dal men den voerschreven religieusen de voerschreve 
plaelse soude bevvyscn, om anders le doen dan religieusen loebehoorl, cnde 
dat ten selven tyde hy, déponent, de voerschreve persoonen wel boerdelycken 
lieefl hooren spreken ende zeggen , den eenen ofl den anderen , sprekendc toi 
m^ Henricken in den UoreHy ofl Keyen : Ick brengh 7 a, hopman! ende den 
anderen lot m' Lodcwycken, de schildere : Ick brcnghi H «, schoiUeth; ende zvn 
de voerschreve persoonen Isavonls vandaer verlrocken, cnde in 'l sladt gecom- 
men, gelyck hy, déponent, meynt. Ende anders ofl voirdere, etc. Ondcrtecckenl 
met zekeren mercke. 
«(^anee 2*2. De voerschreve Cieepaepl Beynssone, andervvcrirvorhoorl, zeght, 

u juin. ^^^ onder decenc die Cornelium , een van den predicanten van den sectariscn , 

suite de la dt'poni '■' '^ 

lion de aérant Qp sinte-BartholomcusKlach, brochlen in Sinte-Jans-korcke, oock waeren Cor- 
nelis Franssone, Gecraerl van Acrnhem, op den Moriacn, Ilans in den Mntjtjen 



daiu, Jooris Vcrhcyden, Dierick Coenen, zyneu swaeger, Joos, de schildere^ u prédicam cor 

Nicbiel Rombouts, Willem Kempt, Willem Wynants ende Ghysbrecht Arien , d.m" 'véguL 

in de Maene, Peeter Diericxzone, Thomaes Beest, Ftoris, in den RoUewagen^ ""^ *""' 

Ruypogel^ endeAndries, de snydere. Tuycbt deselve Geeracrt Reynen voer 

ceriificatie, dat Roeloff van Hemer, in de Roose , ende Jan, de hoefsmet, 

huer in al der oploope van deser sladl te peerde hebben gestelt, ende soe de 

stadt ommegereden , ende den Bagynhoff oick ommegcreden , zeggende totten BégiMnaiC" 

baghyoen : En dœt my die poorten nyet toe , opdat hier geen pai>en ofl papisten 

inné en vergaederen, ende die meerstesse, Aiyt Coelen , in der deuren gegaen 

zynde lot m' Henricx in den Horen, begeerende dat men 's nachts , naer ouder 

gevvoente , de poorten soude sluyten ; d*welck de voerschreve m^ Henrick nyet 

en wildeconsenteren, zeggende tôt haer, dat zy moet oepeu blyven staen, opdat 

men do visitatie mach doen, op datter geen vergaederinge gemacet en wordo 

van papen oft monicken. 

Gevraecbt op H inbouden van zekcre papieren by hem gescreven , ende Déuib sur ninn 
voirtyts den scbouteth gegeven : seght op d'eenen , dat alsoo de voerschreve deLi>!lidmi7k 
schouteth, président ende sommigc nnderc, als voeren geseght is, gingcn 
naer 't cloostere van den Baeseldonck mctten selven, ende tôt huerder assis- 
tentie gingen Herman Goyaertssone, Hathys, in den Rosbaer, zeemtauwere, 
Jaspar van Bel , Lievcn Janssone , Henrick van Thulden , Thomaes, lootghitere, 
Matbys Valckenhorch , Laureys Vaickenborch, Gielis, kannegietere , Loyen, 
Jacob Golen Janssone, Peetere Peeterssone , Arien Tielmans, Jan Vranckcn Jans- 
sone, Herman de Ruylere, Jan van Goch, Pectcr van Gemcrt, Dries Ix)naerts, 
Jan Reynen, spellemaeckere , ende m' Joos, de schildere, in de Croone^ alle- 
gaeder schutten ofl dekens van den amhachten, dewelcke huer gcweer over- 
gaven den quaetwilligen om hen daermede te behelpen tegen den schouteth. 
Ende dat ten selven dage, ende daer te voeren, hadden 't vœrschreven 
clooster van Baseidonck met eenen grooten boom de poorle opgeloopen , Jan 
Praet, wevere, met zyneu knechten, Aert, die pelwcver, in Sinte-Jacobs- 
straet, Jooris van Eynthoven, Merten van Venloo , Jooris Coenen Janssone, 
Goeraert Willemssone, Pauwels Janssone , Jacob , de post, Laurcys Janssone, 
Peeter Pincxten, Jan de Smct, schoenmaeckere, by de schtUscoye, Dierick 
vanNymmegen, Dierick de Bult, Sebert Janssone, alias Minneny Jan Claes- 
sone, spellemaeckere, ende noch meer andere, die hebben 't vocrschreven 
cloostere gedestrueert , gespolieert ende al wechgedraegen *t gène dat zy 
hebben connen wechgedraegen ende spolieren; daerby vuegendc, dat die 
ierste die in Sinte-Anthocnis-caj)pellc die bccldcstorminge dedcn, waeren : 
ierst Adriaen, zoenc Gccraerts Hacgens, Gillis Vos Adriacnssone, Willem 
Kempt, wcvoro, Ghysbrechl Adriacussonc, in (kMaenc, Heyndrick van den 



^n, snydere, cnde Cornelis van Cuelemborch , vleeschouwere; denwelcken 
naerderbant te hulpe quaemen Aert Aertssone, pelleweveret Jooris van 
£yndoven« wcverc, Lenaert Brick, wevere, Anthoenis van Zelst , wevere, ende 
eenen schoenlappere in de Diepstraete , die oick vêle van H gène dat zy in de 
kercke vonde, staclen ende met hen droegen; gelyck oick dede Daneel, de 
sackdraegere , gelyck hy, déponent, gesien heefl, wesende, met Joacbini 
Diericxssone, Dierick Goossens ende Herman Jan Bus onledich om die beelden 
ende ornamenten van der voerschreve kercke te salvereu; ende dat zekere 
dagen daernaer aen Sinte-Peetcrs-cappelle, op d'Orten-eynde, zyn gecommen : 
Henrick van den Hoevel , Matthys, in den Rosbaer, I^ureys Themssone, Valcken- 
borch, Acrt Machielssone, Hendrick Janssone Schoelmeestere, Henman de Ruy- 
tere, Mallbys Valckenborcb, Hendrick Collacrts cnde Yegram Michi^ssone, 
wiliende van den costere die duere van der kercken oepen gedaen hebben , 
ende dreygende hem te duerschieten ; ende die duere oepen zynde, hebben in 
(ieselvc die boeldeslorminge gedaen, gelyck hy, déponent, met Heyman 
Degens, Hubert von Empcle, ende meer andere gesien heefl; daerby vue- 
gendc, dat Adriaen Geeraerl Haegenszone, Giltis Vos, Willem Kemp, Lauken 
Thomaes , Henrick van den Ryne, Meiis, de vleeschouwere, met zyn broeders, 
steenhauvrers , Jacob Cloot Joachimszoene ende Dierick de BuU» hebben, ge- 
stockt ende geslaeft zynde, vuyl Sinte-Jacobs-kercke die leederen gehaelt ende 
die in Sinle-Jans-kerckc gedraegen , ende daermede die beelden aldaer van den 
autaeren ende pilaeren gelrocken , ende die in stucken gestooten ofl gesme- 
len , gelyck by in zync voergacnde deposilio vercleert heefl. 

GeRIT REmiEBSSORE. 



du 
Juillet. 

DépoêitioH ae Hen- 
ri tTOoêterwifck. 



le couvent 
domliiicainii. 



23. Heore Hendrick van OostemyeL » presbitre ende procurator van 

den cloostero van don i>rcdifaercn lot 's Herlogenbossche , oudt omirent 
xLiiii jaercn , geluyge gceedt more mcerdoiali ad pectns^ de amsensu domini pro- 
Bris d imagM ans ^.jj^^^j^g supcnoris suî ; cndc gevraecht aengaende die ierslo ende tweede beelt- 
slorminjîc gebuerl in den voerschreven eloostere : zcght, dat die ierste beel- 
denstorminjro gcbuerde in vigilia Bartholomei leslleden, 's achlernoens omtrent 
den drie uren; in vvelckc becldenstorminge , lot des convenir assistentie 
gecommen zyn , om 't selve te helpen defenderen , Aert van lomeretij alias Kep^ 
sackdraegerc , knccht gewecsl zynde van den jongen schuts , ende woenende 
in huerliedere bogaert, ende Thomaes de Beckere, woenende in de Kerck- 
sl racle, dcwelckc aldcrbest zouden mocgen kennisse geven van dengenen die 
il) H voerschreven convenl die ierslc becldenstorminge gedaen hebben; ende 
flîiL ondcr hel voerschreven gcselscliap wtis cencn gcnoempt Lauw, woenende 
in ffc Zevensicrre , hy de Vcnvcrslracle, donwelckcn hy déponent gcbeden 



— ;î81 — 

heefl om byslant, d'welck hy oick dcdc, roepcnde, nacr zyu goclduncken, in Bmdimagndau* 

le couvent d«» 

den pant : Brant! bratU! zoedat daerduere ende anderssins de zommegc van duminieiin*. 
den qaaetwilligen zyn vertrocken ; item , dat oick noch eenen beckere , ge- 
nœmpt SchoenUmge^ woenonde in de Hintemerstraete, den voerschreven con- 
vente alsdoen groote assistentie dede in 't salveren van den goeden van den 
voerschreven convente , gelyck hy oick in de tweede destructie gedaen heeft ; 
weicke vier persoenen beter zulien weten te noemcn die persocnen die in de 
voerschreve tweede destructie geweest zyn, dan hy, déponent; zeght voirts, 
dat in de tweede destructie van den voerschreven convente , geschiet aUera 
Dianisii lestleden, hy déponent gesien heefl eenen genoempi in do wande- 
linge Smeerboly woenende achler die Tolbrugge, breken die solderinge van 
der vesterie boven die wermcamere , daeraff hy een deei wechdroech , ende 
aizoe die schuts met Jannen Macs ende Peeter de Gruytere , capiteynen , met 
hueren knechten, genoempt Bd^/oer^, aldaer in den cioostere quaemen tôt 
huere assistentie, heeft hy déponent deselve solderinge, die daer alnoch 
resteerde van der librarie , moeten redimeren tegens denselven SmeerM voer 
acht gulden cens, daervoeren borge bieef Peeter de Gruytere voerschreven, 
ende telde hy, déponent, denselven Smeerbol, des anderen daechs daernaer, 
de voerschreven acht gulden, in presentie van Janne Pels ende Claesen Roo- 
vers, dewelcke hem déponent, alsdoen \ selve gelt leende; ende dat oick 
ten selven tyde hy déponent gesien heeft, dat WilIcm , in de Roede van Jesse^ 
vcttewarier, ende Aelbrecht, de smet , woenende beyde in de Vuchterstraete, 
onde zommege andere, die hy déponent nyet en kendt, hebben diversche 
yserwerck vuyten pandt van den cioostere gebrocken , ende 't selve naer huis 
gedraegen; welck yserwerck hy, déponent, heeft moeten lossen aen hemlie- 
den voer thien gulden eens, ende heeft H selve vuyt des voerschreven Willems 
ende Aelberts huysen met eender kerre doen haelen ; zeght oick , dat alsdoen 
daerby was eenen genoempt Wouler, de smet , doen ter tyt knecht van Loy, 
de smet, tegenover die Predikeeren-poorte, ende Jan Peeters, oick woenende 
by de Predikeeren-poorte, dewelcke den voerschreven convente behulpich zyn 
geweest in *t bewaeren van den voerschreven afgebroken yserwercke, die oick 
de voerschreve quaetwillige beeldenstormers zulien weten te vercleerene; 
heeft oick alsdoen in der nacht in de voerschreve bceldcnstorminge gehoort 
eenen genoempt Mcrlen , geweest hebbende kueken-jongen in den voerschre- 
ven cioostere, denwelcken hy déponent kende aen zyne stemme, ende lot 
meerdere verzekertheyt van dien noch by hem riep zekere ieecke-broederen , 
dewelcke oick denselven Mertcn aen zyne stemme kendcn, ende hoorden dat 
deselve beeldenstormers hem Mertcn noempden, ende hoorde hy déponent 
dat alzoc mcn aflbrack zekere schulsol aen dos provinenels camere, d'vvclck 



— 38-i — 
Brudimagefdan» meïi hcet dic Clypo, de voerschrcve Merlen zevde : En laet ons dat nyet breken , 

le couTPiit (leA * 

doniiniains. mocr loctet om properlyck neder laten zincken ; endc dunckt hem , déponent , dat 
de voerschrcve Merlen oick op d'orgelen van den voerschreven convente was , 
ende hielp deselve breken ; welcke Merten was ecn tymmerman , ende vrochle 
alsdoen met eenen genoempt Jan van Stiphoiidt, tymmerman, nacr zyn beste 
onthoudt woenende by 't huys van Mascureel ; ende des maendaechs daernaer 
heeft hy déponent den voerschreven Jan van Stiphoudt ende Merten, zynen 
knecht, le wercke gestclt , om die gebroken wcrcken in 't voerschreven con- 
vcnt te helpen repareren; heefl oick hy déponent ter selver tyt in den vodr- 
schreven convente gesien eenen genoempt Cornelis, de snydere, woenende in 
de Gaslhuysstraete , maer ofl hy medc heeft helpen beelden ende andere dîn- 
gen breken oft nyet, en weet hy déponent nyel, maer heefl wel gehoort, 
dat zyne huysvrauwe bekendt heeft tegen jonckfrauwe Jutgen van Delll , dal 
de voerschrcve Cornelis ten selven tyde geweest hadde op zyns déponents 
celle , ende dat hy aldaer van zekere cyrope van alsen geproefl hadde, die hy, 
déponent, aldaer gelatcn hadde; daerby vuegende, dat Marcelis Hermans, 
zvne huvsvrauwe ende Dierick van Ghendt, die die van den voerschreven con- 
vente alsdoen assistcorden , van der voerschrcve beeldeslorminge breedere 
zouden wcten te spreken , gelyck oick zoude moegen doen Jan van Myerlo, den 
predicaeren tymmerman , woenende by den Ulenborch , dewelcke ten selven 
lyde, by consente van den supprioer ende leesmeestere , ende naederhant van 
hem, déponent, vercochte tôt behoef des voerschreven convents, zoe binnen 
der kercken als in den voerschreven convente , zekere parcielenvan goeden, 
naervolgende die specificatic by hem déponent ons op hcden overgegeven; 
zeghl voirts, dat hy, achterstraten gaende, passerende ten vocrscheyden tyden 
voerby 'l huys van eenen tymmerman, woenende in den Houdt-thuyn^ in de 
Kcrckesirnolc , gesien heefl staende voer op de plaetse zekere bufTel, canlich, 
boven gesloeten ende henedcn oepen , d\velck gestaen heefl op den winter- 
reflere van den voerschreven convente, milsgaders oick zekere lange scraegen 
geverwet met roode waterverwe, geslaen hebbende op den zomer-reflere van 
den voerschreven convente, nyet wetendc hoe de voerschrcve tymmerman 
«lat^raen jj:eraeckt is; ende anders, etc. 



Séance «lu 
fli Juillet. 

Dépoùtinn ftii firrc 
Jean dv Bivtlo. 



Brueder Hemuck van Oisterwick , procuralor. 

24. Broeder Jan van Breda, religiculx convers, woenende in 't cloos- 
lere van den predicaeren alhlcr, ondl xxxvi jacren, geluyge vcrhoorl aen- 
gaendc dic Iwce becldenstorniingen geschyct in den voerschreven convcnlo, 
zekere maeudcn gelcden : zeghl, op zynen eedl alsnii in ouî^cr presentie gedaen, 
«lai hy, Icn tydc vnn iler ier^ter heeldonstorniinge , in don voerschreven con- 



— 383 — 

vcnlc ^eschict op Sinlc-Barlliolomceus-nYont Icsticdcn, nycl ca isgewcest, iirMdiiMgesdBn» 
macr was te voeren met zyiien aiidereii mcdebroeders van achter vuyleii donlhik»"!». "^ 
voerschreven convenlo gelalen, ende alzoc en zoudc hy, déponent, nyet con- 
ncn vercleeren wie de voerschreve beeldenstormers zyn geweest ; ende ten 
tyde van der tweeder beeldenstorminge, was hy déponent in zyner celle, 
aldaer diversche van den beeldenstormers quaemen, ende smeten *t aldaer al in 
stucken; ende onder d^andere was daer eenen genoempt Wi)Ifaert, knape van 
den vischcoopers , deweicke hem déponent eene busse op zyn borste stelde, 
dreygcnde hem daermede te duerschyeten , indien hy hem die andere broc- 
ders nyet en wees, ende zonderlinge eenen die van boven in 't welfsele van 
der kercken naer hemlieden eenen steen geworpen hadde ; waerop hy dépo- 
nent hem excuseerde , zeyde , dat hy nyet en wiste waer zyne medebroeders 
waeren , noch en kende oick nyet dengenen van den broeders die den voer- 
schreven steen mochte geworpen hebben; zoedat naer veelc dreygementen 
zy eyiidelinge hem, déponent, lieten gaen, vcrtreckende alzoe vuyt zynen 
cloostere, ende anders oft voirdere, etc. 

Broeder Jan van Breda. 

35. Jan van Liybcrgen, kerckmeestere van Sinte-Jans-kercke alhier, Mpomondejean 
oudt xLviii jaeren ofl daeromtront , getuyge verhoort op t inhouden van den p^„,,ij„ nouvelle 
interrogatorien ons overgesonden : zeght (naerdien hy den eedt gedaen hecft g", t'^Atil^'"'* 
in onser presentie van die waerheyt te zeggen , ende onse commissie ende 
zyne depositie secreet te houdene), dat des donderdaechs voer Sinto-Bartholo- 
meeusdach , ixii'" augusti iestleden , hy déponent , gaende omtrent den ix uren 
voer den noene van denselven daege , naer die Merct , heefl ten huyse van Jan 
Rombouts, in de Kerckstrate, innegeroepen geweest by eenen genoempt 
joucker Joos Turck , diewelcke tôt hem déponent zeyde ende vertrack , hoc 
dat TAntwerpen die kercken, cloostcren, beelden ende autaeren al waeren 
gedestrueert ende ontstucken geslaegen; zeggcnde, dat hy beduchtc dat alhier 
cortelinge oick van gelycken geschieden zoude. Ende hy déponent van daer 
gescheyden zynde, is gcgaen naer hct stadlhuys, ende heefl *l gène des voer- 
schreven is, den heeren seepenen te kenncn gogeven; waeraff dezommige die eitk quviie pm- 
gesiîhiedenisse van Antwerpen geloofden , ende die zommege nyet , maer en nue.' 
geloefden nyet dat alhier van gelycken geschieden zoude , zeggende nyette- 
min, dat zy tegens des andcrcn daechs de drie leden deser stadt zouden doen 
vergaederen , om daertegen, ende om *t seive te verhueden, het beste middele 
te suecken; ende des achternoens, coromende hy déponent in Sinte-Jans- 
kercke , heeR hy déponent gesien diversche bcneficianten die *t gène des zy 
in de kercke hadden, vuytdroegen, gclyck oick deden de wasmeeslers van 



— 38.i — 

i« bris d'iflwitf ». (Jivorsche autacren binnen derselver kcrcke, cnde namcntlick die smcdcn; 
ende by hem, deponenl, gevraccht zynde waerommc, vcrtelden voer redenen 
die destructie gebuert tôt Antwerpen , ende dat zy beduchten dat alhier van 
geiycken gebueren zoude. Ende daernaer commende hy déponent omtrent 
den \yiï uren in de voerschreve kercke , heefl aldaer hooren zingen ; ende 
meynende hy déponent dat men het loff zanck, vraechde hy déponent Lucas, 
den graeftnaeckere van der voerschreve kercke, hoe dat quam dat men het lôff 
zoe vroech dede, zeggende dat hy deponenl nyet en hadde hooren loyden; 
waerop de voerschreve Lucas hem, déponent, zeyde : Kerckmeeittere, ick dueku 
dat dit een quaet lof zyn zal voer ons^ zy zingen aldaer zallemen^ ende desehe 
gesongen zynde , willen zy daeraen , om die aulaeren ende beelden te hreken ; 
d*welck hoorende hy déponent ghinck den hoop overzien, sonder dat hy 
déponent alsnu yemant van denselven kende oft zoude weten te noemen, ende 
sach dat maer jonge leckers en waeren ; ende hadde hy déponent geeme die 
kercke gesloeten oft doen sluyten , maer en conste *t seive nyet doen , mits 
dat hem *t volck overliep ende overviel, zoedat hy déponent nauwelicx 
vuyter kercken geraken en conste; ende vuyter kercken wesende, zoe is hy 
déponent gegaen naer stadthuys, ende heell *t gène des voerschreven is den 
heeren scepenen te kennen gegeven, die de groenroeden bdasteii den vîer 
schulter>'cn in de waepenen te doen vergaederen, eick voer hun herberge; 
ende is hy déponent anderwerfven gegaen naer de kercke, ende heefl bevon- 
den , dat die beeldestormers besich waeren met die autaeren ende beelden te 
breken; ende alzoe hy déponent sach datter drie jongers waeren aen Sinte- 
Lucas autaer, ende die willende vcrbieden , zoe zeyde een manspersoen (den- 
welcken hy déponent oick nyet en kendt ) toi hem déponent : Laet die jon- 
gers betyen; wat zy doen, dat is myn werck , nemcnde mitsdien van onder zynen 
mantele een pistolet , stellende daerop den haen , ende dreygende hem dépo- 
nent daermedc te duerschieten ; d'welck merckende hy déponent meynde 
vuyter kercken te gaene, maer quam hem 't volck zoe dick tegen , dat hy nau- 
welicx vuyter kercken en conste geraken; ende vuyter kercken wesende, is 
hy déponent naer stadthuys gegaen, om hulpe ende bystant te versueckene, 
sprekende tôt dien eynde den heeren scepenen, dewelcke hera déponent 
zeyden , dat zy hun vuylerste debvoir ende diligentie gedaen hadden om die 
schulteryen le doen vergaderen ; ende is hy déponent corts daernaer gegaen 
lotten schuttei*s, gaende van d'eene schutlerye totter andere, zeggende ende 
claegende : Dat moet God ontfermen , dat nyemant der kercke noch de prwilegien 
van der sladt voerstaen oft beschermen en mit; ende vindende hy déponent 
aldaer by den schutters van den jongen voetboge, Peetei'en de Grujtere, 
zeyde de voerschreve Peelcr lot hem déponent : Waei^ ghy ons vœrgaet , her 



'UMu , H'jr :,ulleu u l'Olyeti , it'i' iuuije uh ni/ op onse bci-iien cmiueit ni-nluvu ; ciiilc i 
I heu (Icpoiieul uizoe t'^'vuli'lil du V(K;i':ii'lii'm'e l'eetur ilu druylcrc, Jucob 
$den Rinck, Lieven Pâelerssoiie , Gocrl vati Bocjtnier, Tlioinaa.ile l>ockerc, 
■de meer andere, lui ix loe iii gelaele, en Je zyit gegseii aile l'sacmeo naer 
lavocrschrevekercke, indowcickczy t'ogaeniylide. hebhen alioe, aile ^wae- 
WDl zyadc, in Aea lio»p gesmelcn ; endc oniler nnder sloecli A<d vocrBchiove de 
iruylere twce persoeuen, dovveluke aen 't lieyiicb Sacraïuenls-Autaer besicli 
tonden om te breken , in sulcker oianieren , tiat zy daoratf wel zesse weken In 
tddi: laugiit); wetukL' Iweu gequcate piirsueneii by déponent nyet en kenilU 
wie daprnaer zyn A'm andere suhuts gcvolulii, «ndo (luaenien al t'saemen, 
eiB binneii eude lura buyteii der kercken , ende daernaer quaemen oick in der 
Wrsobreve kerckcn die scboulelh cnde scepenen, ende verjoegen dien avont 
f uemen aile de voerschreven LeeldeiiËlorinera , zoedat zy alsdoen zoe hys- 
tren grooteu schnde noeh nyet gedaen ea badden, ende hieven dien nacbi 
ISedekeasvaoden ambai^htcn binneu der kercken waeukende, ende de schiils 
leven buylen der keruken w'akende, onde licpen de voerschroveit bcolilcn- 
|onn«rs. de znmmige Len preknei-en endodczoniniigeolders; onde 's ander- 
iKcbs daernaer, des moi'genâ, dedeu die seepenen vuyler kerckeu op 'l sladl- 
kuysdraegen den sJlvei'ensinteJan, ende andere cleynodien eude ornamenteo 
van der vocrsebreve kercke , miUiiaders oick die prcvilegicii van der stadi , 
e omirent den noeoe , zoe zyn die dckens ende sebuts l'huys gcgaen cten -, 
nde lya die quaelwillige wederomme in der kercke gecommon, ende contî- 
neerden voirts de vuersctii'eve beeldenslormiiige in de voerschrevc kercke, 
Kider dat yemant voirCs deselve gaedesloecli ; ende op den middach, tieefl 
bi V3D der SletTU, niede kereknicustei-e , van bem déponent ojj zekcren 
kgelJcxea pvnningen , aengenonien ^ekere pereoenen , om te be^^ uerene den 
■dicksloel , bet oonleel , dio vunte ende die groolc orgelen : fnde uin H iielve 
■ twler te doene, dedrn die Irappen van denselvcn oi^elen arbreken; ende 
purent den avont, ziende by déponent dat de voersi'hrevc pcrsocnen. by 
IB der SlegCD gi-nomen, nyel elerck ^enoecb en waereo om de voersclireve 
iKkon te belpen dcrendereu , ende bel melaelenwerck onde andere dingcn 
ir kercke loebebuii'eiide le salveren, ende oick die logie vau der koi-cike lo 
Vivaercn, hecn by déponent nocb ander pcrsoenen daertoe genouien, zoe 
|ft zy wacren lotlen gelaele loe van lxxxi persocnen , dewelcke by nani vuylen 
Isen die bem haddeii belpen 'l vocrGcbrcvcn melaeleavveirk vu>1cr kerckr 
pelieQ ende in dur kerckcn logîen ealvereu ; wnerafT by deponeiil ons belor-ll 
lefl die naemen le gevon. Ende bewaorde dun choor v«n Onaer-Ucvor- 
rttuwen , in de voerschreve 
f daertoe genonien badde. 



i^hru iiimiipes. Zeght voirts, dat alzo hy déponent des naclits lusschen den ix*" ende x**" 
octobris lestleden, die wake hadde helpen houden op H stadthuys, soo is hy 
op denselven dach , naer den noene, tôt zynen huyse wat gaen rusten, ende is 
liendrick Ileym, diener van der groene roede deser stadt, commen cloppen 
ten huyse van hem déponent zeggende : dat hy op 't stadtbuys commen 
zoude met zynen wapenen, ende hy déponent ontsprongen ende wackere 
zynde, meynde met zynen harnasse by d^andere te gaene; ende op de strate 
commende , worde hem goseyt, dat die heeren waeren gegaen naer den Wyme- 
lenberch , ende nemende derwerts zynen wech , 8ach 't volck zeer dicke van 
daer commen , soedat een persoen hem , déponent , zeyde : Lybergen^ gaei naer 
huys , ghy en hebt daer nyet te doetie, want men roept daer al : Slaet doot ! slaet 
dooil ende het is misselick ofler een van den heeren thuys commen zal; ende is hy 
déponent aizoe t* huys gegaen , blyvende in zynen waepenen tôt in der nacht , 
als hy hoorde datter eenen boop van denselven beeldestormers begonsten 
te slaene op de vunte , zulcx dat by déponent het geluyt tôt binnen zynen 
huyse hoorde ; ende *t selve hoorende , dede zyn harnas vuyte , ende is nae die 
kercke gegaen , ende aldaer commende , vant by derselve vunle een van den 
kinderen , in den Sueten naem Jésus; ende zoude Lucas, de graefmaeckere , ende 
Thuenisken, doen ter tyt zyns déponents jonck wyfT, daeraffwel bêler weten 
te spreken, wie doen aldaer meer by was ; ende die vunte in stucken geslaegen 
zynde, dede hy déponent deselve met cleync stucken in de logie draegen by 
den voerschreven Lucas ende Thuenisken ; ende is by déponent voirts van 
der voerschreve vunte gegaen in anderen quartieren van der voerscbreve 
kercke , biddendo den quaetdoenders dat zy van brcken zouden willen cesse- 
ren ende ophouden. Ende heeft onder de voerschreve beeltstormers in de 
kercke gevonden ende gesien eenen gcnoempt in de wandelinge, den Lantman^ 
hebbende eenen knevelstock , dewelckc aisdoen diende den heere van Bre- 
derode, en zeyde tôt hem déponent dat hy van denselven heere verlof gecrc- 
gen hadde voer acht oft thien daegen; ende was oick le dier lyt in Onser-Liever- 
Vrauwen-choor, op de orgelen y die aisdoen aldaer gebrocken worden , eenen 
gcnoempt Bentin, de teschmakcrc, die eertyts sanger van Onscn - Liever- 
Vrauwen-cappelle gcweest hadde, welcke aldaer die orgelen hielpon breken; 
cndc hy, déponent , denselven hoorende slaen op de voerschreven orgelen , 
bat hem dat hy af zoude willen commen van den orgelen , ende die nyet voirls 
breken, daerop de voerschreve Bentin hem déponent zeyde : Zy (dénote- 
rende die van Onser-Vrauwen broederschap) heJfben my het singen verbœden , 
maer ick zal hen het pypen verhieden, ende beneden in Onser-Vrauwen-choor 
was ende sach hy, déponent, Willem Michiclssone, alias Schemmel^ dewelckc 
die gosloelton vnii Onser-Lievor-Vranwon brark, onde naer vole propoesten die 



- 387 — 

IJiï, 1 Il'i 1011 cil I , iriclten vocrscbrcven Scl/rmcl lioddo, zoe licefl il»; voerschrevc 
Schemmcl hcin UcpoDCnt belocfl, ilal ilo j^ruolo orgclen noch het ordcil. 
ieu iijicht nyel mesdacn en zoutic worden. Endc sach liy deponenl alsdoun 
Maer oick divcrscho andoro persoonon , die hy nu (er tyt nyct onihouden eu 



Cevraecbt, on hy nyct en weel ofl die vati der nyeuwer retigie oick eeoigo u 

nasislorie hadden , ende i,vio daerafT waeren : ncght, dat by wel heengchoort, 

Mctilaits dauralT geene noudcrlinge kcnnisse hetibende), dat die van dcr 

wer religio hcbben gehadl eene consislorie enile eonon raedl. endc dat 

miT waeren m' Hondrick Agileus, Matlhys Kcyen. Corcnpul, Claes de 

■cuw. dpwolcko , Pndo Jaii Pdgroms , Poetcr Leiiaertssone . Horman Goerls- 

Mie, Liiiubreclil van Hecsarkere. Gnerl Roovcrs, llenrick Ghyselen, llerman 

«Je Itujrlcro, Jaceb , i» 't Schoepahoofl, Jal> van Anhelcn , Lodowyck Janssonc. 

«Je Bchildere, Jaspar van Dotle, Willem Uichielsaono, alita Sckemmel, Cccrl, 

I Bnydore, op den Moriaen, cnde Joos, de scbitdoro, hy déponent becd 

I de vcrgaederingc ende conimunicatic mctlen aeepenen comnien . 

ndo meor aDdcrc, dio by deponenl nu ter lyl nyet onthoiidcn on hceft. 

ner mcyndt , dal don grelHer dcBer stadt liuu naemen ende loenaomun opgu- 

xikoiit hoert, ïoe wanneer zy yel qiiacinen versueeken van der corisislorie 

Cevraecbt, oftcroyemanl van dendrie loden desersladl van der voerechreve 

ïDsistorio gewoest en is : zoght, dal by wcl vastctickcn houdl, dattor nycinant 

nn den twee iersle leden van der voerselirevo consiatoric gcweesl is , noeli 

hvn semiocnon gchoort en lirefl; maer van don derden Iode, In welenc van 

n dckens van den ambachten, seijht, dal liy bcducht dal van der nyeuwer 

cllgiezyn gcwoest : Honrick de Haedt, in den Thuyn i>fin IhlIaHl, dcken van 

ten corencoopers . Geeraert van Stryp ende Jan Cuysten Geeraertssone, dekcns 

D dvn gcwantsnyders, Geeruerl Peeterssone, alias van Lyne, deken van den 

ellemaeckers , œn van den dokens van den smoden, Daneel vanWyck, 

leken van don muiders, ende noch cenen van den dekens van den hoeyinakers, 

wocncndc by du Gevangenon-poorto , dewolcko oick zulcx zyn gewcest; dat 

3 wanneer yel geproponserl worde by den dric leden, veriroekcn d'cew 

r ende d'ander naer vuylor vorgacdoringc van den drio leden der voi-r- 

Khreve stadt; maer wner zy henmi gingben, en vvcel by dcpon(»it nyel, 

T boeft wel booren zoggen dal zy aehlcrwcrls oni raedl gingbon. 

Gcvrnecbl , uie dat uirsako is gewecst , dat de graeve van Hegben met * 

Kaynen voicke binnen doser stadt nyet en been connen cominen, ende oft dio 

10 lodoD doser aladt daerinne hobben geconsenloerl dal hy in de vocrschrevo 

Vsudt nyel comnien en zoude -. zeght . dal op <len w"' rtbruary Icsllodai , 



— 388 — 

ciitrè* d* la viii« graeve van Meghen screef eenen brief aen deser stadi , ten eynde zy des tnde- 
dlMe^n*!^*" ren daechs tegens den noene zoudcn zoynden toi Oisterwyck haere gedepa- 
teerde, om met hem te spreken, geiyck oick tôt dien eynde waeren gedepu- 
teert m' Goyaert Lombaert, hy déponent, Jan Otten endede pensionaris deser 
stadt, die op den Aschdach hen by den voerscbreven graeve hebben gevonden 
tôt Oisterwyck ; ende aldaer commende , beeft de voorschreve grseve hen 
gegeven zekere brieven van Huerder Hoocheyt, om die den drie leden te com- 
municeren , in effecte inhoudende, dat men den graeve van Meghen met zj^en 
volcke innelaten zoude, naer zyn besto onthoudt; ende virant alsdœn mynen- 
heeren de cancellier ende heere van Merode die saken van der stadt in goeden 
staete gestelt hadden , ende dat die predicanten zouden hebben vertrocken , 
en binnen der stadt nyet mecr predicken en zouden , zoe hebben die van der 
stadt (daeraff verwondert zynde) de voerschreve brieven gecommaniceert 
mynenheere den cancellier ende den heere van Merode , die oick daerop ant- 
v\'oirde geschreven hebben aen den voerscbreven graeve van Meghem, geiyck 
oick antwoirde screven aen denselven graeve die van der stadt ; welcke brie- 
ven van der stadt gelevert worden den voerscbreven pensionaris , ende die 
brieven van mynen voerscbreven beeren cancellier ende Merode worden 
hem déponent gelevert; welcke brieven zylieden respective meynden des 
anderen daechs (wesende den xiii"'^ der voerschreve maent) te presenteren 
den voerscbreven graeve, tôt Oisterwyck, ende commende by Yacht, zyn 
gewaerschouwt geweest dat die voerschreve graevo tôt Vucht was; end 
naerdien zylieden respective hun brieven hadden gepresenteert aen den voer 
schreven graeve, ende die gelesen zynde, beeft hemlieden voer sntwoird< 
gegeven : Que le chancellier face sa besoigne : je sçay ma charge; hebbend 
nyettemin de voerschreve graeve des anderen daechs brieven gescreven se 
die van der voerschreve stadt : duer welcke compste des graeven vsn 
*t voick van der stadt zeer gecommoveert is geweest op mynen voerschrevi 
heere den cancellier, duerdien hy hen toegeseyt hadde, indien zy in zyi 
appoinctement (d'welck hy met hemlieden gemaeckt hadde ) consenteren wil — 
den, dat zy geen ruyteren noch knechten hebben en zouden, ende dat zy n 
contrarie zaghen; waerducre H volck op mynenheere den cancellier zee 
verbittert is geworden, heetendo hem verraedere te zyno, ende dat hy he 
lieden verraeden hadde, zocdat die zaken daernaer van daege tôt daege ir- 
meerderen desordre zyn gccommen; ende vuytdien hy déponent omtre 
thien weken in commissie deser stadt hadde gelegen , ende by den grae 
van Meghem als voeren hadde geweest, zyn die quaetwiilige oick op hem ze< 
vergrampt geweest, zeggende, dat hy gesolliciteert hadde dat die grae 
van Meghem voer dese stadt zoiulc commen liggen , ende dat hy deselve sta 





I 
I 



— 389 — 
iiadde vemJen ; ende worde 's nachis gewaeckt , zoâdai hy zoinmige narlileu 
tnyl Eyoen liayse heelt moelen slapen , ende eyndelinge die sladt liabandon- 
nereo, nilsdiendat die quaclwilUgG hout, deponcnl, dreychdcn leevelen van 
<len lyfve. 

Gevraecht, wie dal Boiobergen Mnnen deser stadt heefl gehracbt eode ont- t. 
ftngen , ende wie hem nieesl hebben gcvolght , gebaateerl ende bystaiilicheyi 
gcdaeD in de delentie van luynenheere dcn cancellier ende van Herode ; zeghl, 
daerafT anders zckerlick nyct le weteno dan dal by gehoort heen, dat Herman 
«le Ruylere hem binnen deser stadl becrt gcbrachl, ende dal hy iersl in den llerl, 
«p do Hcrckl, waB gelogeerl , emie dal denselven meest hebben geassisteeri 
«ode behulpsaem zyn geweest , in 't houden van mynenheero don cancellier. 
«lie van der nyeawer relfgie . gelyck deselvc oick den voerschrevon Bomberg(>ii 
assislcerden met hueren waf»enen, 20e wanneer hy op 'l sladthuys quani. 
gelyck hy die persoenen hierboveu gonoempl aityls by den voerschroven Boni- 
ber^n op 'l sladthuys gesien heeft. 

Govraechl, wal injiirion die beeren ci>mmissarisen zyn aengedaen geweest, n 
eniJe tviedesclve hobbcn voirlagesUlt : zeghl, dal akoc hy binnen dervoei^ 
schreve stadl van tlruesseie langeo lyt ia geweest (gelyck hy hiervoeren heelt 
rarclecrl), too on ïoude hy in 'l zekerc daeraff nyet vêle woten to deponerenc, 
diD dat hy wel heett hooren zeggon . dat do voerschreven beeren commissa- 
riseo zeere strii^klclick binnen hueren huyse zyn gehoudea geweest, ende dal 
by Job endo Jan van Aehelen, Hcndrick Schoelmeesler , Joorïs Verheyden eodo 
huere consoerien. 

Gevraecht, waeromme dis burgers ende invt'oenders deser sladl gedoichl 
l zuicke cleynichcyl ende overdael deo voerschreven cominissariscn 
zyn aengedapn geweest : zeghl, vuyldiea Bonibergen ende zyne adherentcn 
die overbant hadden , ende die goelwilligo nyel en dorslen epreken ende den 
quaetwiliigen al nioeslen accorderen 't gène dat zy wilden. 

Gevraochl, wat propoesten dat Bombergen mach gehouden hebben iu 'l ( 
oepenbacr ofl anderssins in privafe vergaderingen , zoe concernerende die- 
geoe die hem gosouden hadden als aengaoïide zyn concept endo voernenien - 
legfat . dseraiT andcrs nyel le wctene dan dai hy gehoort heetl , dal de voer- 
whixrve Bombergon zeyde in do vergacderinge van dcn drie leden (den dach 
précise nyet onlhouden hebbende), dal hy binnen deser sladl gesonden waa 
by mynenheere don prince van Oraengieii, den beere van Hoochalraeten ende 
den heere van Brederodc, oui die stadl le bewaeren ; ende alzoe hem by die 
Van der stadl gevraecht was, waer zyne commissie was, loe anlwoirde hy 
daerop : OU (denoterende Herman de Ruylere) it myiif commune , want dorn 
ter tyi geenen lyt en waa eenige cominissie ndiier lande le dniegene , alzoe de 



J 



— 390 — 

cii.iuii* .1 A i« voerschreve Bombergen zeydc, cm dio zorge cudc inconvénient die bcm daeraff 
ïoude hebben moegen commen by de roode-roede oll yemanden anders, die 
hen hadde moegen apprehenderen; zeggende , dai hem zyne commissie binnen 
zekercn corten tyt, by hem alsdoen genoempt, by den voerschreven heeren 
naergesonden zoude worden; te vreden zynde, indien hy die binnen denselven 
tydc nyet en thoende, dat mcn hem hangen zoude. Op welcke beloefte ende 
toezeggen , die van der voerschreve stadt den voerschreven Bombergon voer 
hueren capiteyn ontfangen hebben ; ende alzoe die van der stadt screven aen 
de voerschreven heeren , om te vveten oft zy den voerschreven Bombergen 
gecommitleert hadden , om een overste oft capiteyn over dese stadt te wesene, 
zoe screven de voerschreven heeren , prince van Oracngien ende heere van 
Hoochstraeten , aen die van der voerschreve stadt, dat H sclve zulcx nyet en 
was , ende dat de voerschreve Bombergen geene commissie van hen en hadde, 
onde dat zy daeraff nyet en wistcn te spreken ; refererendo hem hy déponent 
lotte voerschreve brieven , die hy hecfl hoorcn lesen , ende dewelcke onder die 
wethouderen berustcnde zyn. 

A. de Bombwch Gcvraccht , gemerckt de voerschreve Bombergen zyne commissie, bin- 

nommé capitaine. , , , , « , , . , 

nen den tyde by hem genoempt, nyet en hadde overgebrocht, waeromme die 
van der stadt den voerschreven Bombergen voer hueren capiteyn hebben ont- 
Tangen , ende waeromme zy denselven nyet en hebben gestrafl , achtervol- 
gendc zyn vœrgaende consent : zeght, daeraff nyet te wetene, wani hy dépo- 
nent alsdoen in de stadt nyet en was, macr hadde hem geabsenteert x'uyt den 
redenen hierboven verhaelt. 
Brf» dimagc». Zcght voîrts , dat alzoe die schouteth ende scepcncn waeren verjaecht van 

Baeseldonck-cloostere , zoe hebben die quaetwillige van nyeuws begonst aile 
die kercken ende cloosteren te destrueren , ende zyn die drie leden deser stadt 
des morgens wel vroech by een vergadert geweest , ende hebben gesloten dat 
men zoude ontbieden eenen van den predicanten ende met hem committeren 
zckere persoenen om de voerschreve quaetwillige van hueren begonsten wercke 
af te keeren, zoe verre *t selve moegelick waere, met gelaste, dat men hen te 
wercke stellen zoude, ende geven elcken eenen schcllinck *s daechs; ende 
zyn daertoe gecommitteert geweest Eynhoudts ende hy déponent met noch 
viere van den derden lede , dewelcke zyn met Godefrido , eenen van den pre- 
dicanten , gegaen ierst te clarissen-cloostere , alwaer de voerschreve Gode- 
fridus den voerschreven quaetdoenders een sermoen dede, hemlieden ver- 
ihoenende , dat ombillich ende tegen God ende tegen zyn gebodt was *i gène 
dat zy deden, ende beloefde do voerschreve gedeputeerde den voerschreven 
quaetwilligen werck te geven om aff te breken den muer staende achter den 
minnobroeders-choor, gclyck dien aongaende die van der stadt, metten voer- 



— 391 — 

schreven minrebroederen, te vocren wel zes weken, eer daer eenige commolie BriscriroagM. 
geschiet was, veraccordeert waeren ; op welcke toezcggcn , zyn den mees- 
tendeel van den voersçhreven quaetwilligen vuyten voerschreven cloostere 
vertrocken , biyvende nochtans aidaer zommige van den voerschreven quaet- 
wiiiigen; ende hebben de voerschreve gccommitteerde ende Godefridus van 
gclycken gedaen in aile andere cloosteren ; ende heell voirts die stadt den 
voerschreven quaetwilligen werck gegeven met graeven, opdat de voerschreve 
quaetwillige nyet meer quaets in den voerschreven kercken oft cloosteren 
doen en zouden; ende stelde voirts die stadt, aile nacht, in elck convent een 
ambacht voer wachte, om te verhueden dat men deselve conventen nyet en 
soude stellen in brande , gelyck de voerschreve quaetwillige hem gevanteert 
hadden dat zy die cloosteren verbranden zouden, ende daeraff oick aisdoen 
eene -gemeyne famé was , ende gelyck men oick vier gevonden hadde in den 
torf van den minrebroeders, ende te prekeren in *t beddestroo, gelyck die 
gebueren respective van den voerschreven twee cloosteren *t selve den heeren 
van der stadt te kennen gegeven hebben. 

J. LiEBERGEN. 

26. Ijodewyek Bartholomeeassone, smet, oudt omtrent xl jaeren, Mpo,mondeuuu 
gcinterrogeert wesendc op de geschiedenissc van der beeldestorminge geschiedt ««'^'*o'o'»«'" 
binnen deser stadt in *t clooster van den predicaren : zeght , op den eedt by 
hem alsnu in onsen handen gedaen , dat ten tyde van der ierster beeldtstor- 
minge, tôt zyns déponents huyse is gccommen ccn jonck ieckerc, begeerendc 
van hem déponent (als wesende een smet van zynen ambachte, ende woe- 
nende tegenover der poorten van den predicaren), hamers gelecnt te hebben , 
om de beelden in den voerschreven cloosteren in stucken te smytcn ; d\velck 
hy déponent hem gcweygcrt heeft, zeggende, dat hy geene hamers en 
Wilde leenen om zyne gebueren dacrmede t^overvallen , denselven qualicken 
toesprekende, zulcx, dat 't gebuefle, wederomme commende vuyten voer- 
schreven cloostere, drcychden hem déponent, ende dat zy souden comen 
binnen zynen huyse , gelyck hem by sommige jongcrs worde gewaerschout ; 
zoedat hy vuyt dier oirzaken zyne deure toehicl ende daer bleefl* zonder in *t 
cloostere te gaene ; ende hoewel dat noch schoon dach was , zoe en zoude hy 
déponent dcsclve nyet conncn gcnoemen, als deselve noch geen van dieu 
gekcnt hebbende , maer zoude den jongen, die deii hamer begeerde geleent te 
hebbene, wel kennen, zoo verre hy hem gcraectc te siene. Ende naerdien den 
grootcu hoop vuyten voerschreven cloostere was vertrocken, soo is hy 
déponent binnen den voerschreven cloostere gegaen met zynen geweere, ende 
aldacr vindende sommige anrlorn poedo bergers, hcbhen sommige rabhauwen 



Mue. 



Brit d'imagM. ^j^^^ bedelecrs die noch in de kert^ke waereu om piunderen ende slelen , 
vuyter kercken gedreven. Ende die tweede beeltstorminge gebeurde in 
den winter, by avonde, dat doncker was, naerdien de quaetwiiligen op den 
Wymelenberch den schouteth ende sommige van den wethouderen haddeo 
verjaecht ende de Merckt innegenomen ; hebbende hy déponent gesien doer 
eene gelacsen venstere, dat de quaetwillige ierstmael huer poechden met 
gcwelt de poorten op te dringen, d'welck zy nyet connende volbringen, heb- 
ben met aexen ofl bylen een groot gat in de poorte geslaegen ende gehouden, 
daerduer zy eenen jongen hebben gesteken, die de baicken cil boomen 
tegen deselve poorten staende heefl vuyten wege getrocken , ende alsoo de 
poorlen opon gecregen, ende voirts in *t cloostcr van den predicaren geloo- 
pen, ende voirts het cloosler heel gedestrueert, sonder dat hy déponent (al 
laege hy op zyn sterven) yemant zoude weten te noemen, dan, hoorde by 
eenen (die hy oick nyet en kende) , roepen dese oïl gelycke woerden : Bentin i$ 
doot! BeiUinisdoot! 

Kecratement d« Zoght voirts , dics gevraccht zynde, dat alhier metter trommeien is vuyt- 

troupes. 

geslaegen, dat zoe wie wildedienen de Conincklycke Majesteyt, onder den 
hopman Mathys Keyen , zoude comen tôt zynen huyse ende haelen gelt ende 
hun laten innescryven ; soedat daer gecommen zyn eenen grooten hoop volcx ; 
ende naerderhant, op eenen morgenstont, doen omroepen, zoe wie den hey- 
ligen Evangelium ende den Coninck wiide voerstaen , die zouden hun vinden 
op den Vuchteren-dyck, aldaer eenen grooten hoop volcx vergaederde; ende 
gebuerde *t selve op den dach dat de commissarisen deser stadt waeren naer 
Huere Hoocheyt getrocken , ende alzoo vergadert zynde in ordenea ter stadtr 
waert innegecommen, treckende voer *t huys daer mynenheere den canceUier 
ende Merode t*huys lagen, ende soo voirts over de Merct, rontsomme *t 
gewanthuys, hebbende opgericht twee vliegende vendelen; ende heell gehoori 
dat d*een vendele van dien droech Âdriaen Geeraert Haegens, ende dat een vao 
den vuerderen van dien was een genocmpt in de wandelinge den SmeerMy woe- 
nende achtcr de Tholbrugge, deweicke passerende voer zyns déponents huys, 
riep : Wœr is Loys, de smit, nu? gelyck diversche persoenen daer omtren 
staende wel gehoort hebben , daerduere hy déponent in huys trock , zonde 
yemant meer te ziene ende anders ofH voirdere , etc. 

LODEWYCK BaRTHOLOMEUSSONE. 

DépotiUondejean 27. Jbu Wllleiiissoiie , ttHos van LintherCf dieneer van Jan Aertssone 
vaniinthere. costcre van Onscr-Liever-Vrauwen-cappelle in Sinte-Jans-kercke alhier, oud 
Britd'iipagM. omtrent xx jaeren, getuyge gevraecht aengaende die twee beeldenstormin 
geschiet in de voerschrcve kercke (naerdien hy déponent in onse presenti 







- 593 - 
Bdaen heeft den eeUl van de waerheyt le zeggen op 't geoe des liem by ons i 
t^THeclit xal wordeti) : zeght. dat op den donderdauh voer Barlholomei lesl- 
id^B , alioe tay deponenl such daL, zoe viai prieslers aU die van den ambacli- 
vlucblen 'l gène dal zy in <lc kercke vao Sinte-Jans badden, onde datter 
lekere lyck worde lotlen minrebroederen begraevcn, overbebbendo bel cleel 
V8B Onser-Uever-Vrauwcn broederscbap , is lolten minrebropdereD gegaon ora 
bet voerachreve cleel , cnde sloel Onser-Liever-Vrauwen choorloe; cnde van 
don minrobroeders commende in Sinte-Jans-kercke , heell aldaer boorcn 
nllems Eîngen. ende zyn de voerscbreve Jan Aerlssone ende by déponent 
_ lilyvea slaene voer Onser-Liever-Vrauwen clioor. ende aldaer slaende , gesieu 
ht eenen genaempt Cliristorel Ruyvotgel, ende noch cmien anderen perBoen, 
I by déponent aUdoen nyet en kende, maer nacrmaels beetl hooren 
* Mffgen zyiien voorsehroven meesterc, dal was Hatlbys Kcyen, procureur 
■Ihior, wseren l'samen opheffonde bel afOaelcruya bangende in twee yseren 
faiecken tegen den muer by de Irauwdocre, ende wirpen '1 legens d'eerde, 

Paggende : DU u a votre, ^oedt mannen; ende been alsdocn by déponent 
ICgaen In Onser-Lievcr-Vniuwen choor. onde aldaer gehaell drie kelcklon ende 
Iwee tilvcren wiorocckvalon , cnde eensilvercnscbipken.daermend'wiroock 
Oede Bcbepl , ende Uroech die len buyBS van Jan Aerlssone voerscbreven, ende 
begouslen die quaclvs-iMigo aisdoen die beelden cnde aulaeren le brckcn. 

Ge^raecbt, ofl hy depononl nyemanden on kendt van dengenen die aïs- 
doen de zâllmen songen ende do voerschreve beeltalorminge deden : leght, 
dat alxoo by liicr leu Bosscbe nyel en is geliocren, endo zoo lutlel lieden 
liendt (al beefl by alsd(H-n vecle persoeneu gesien). uocblans en zoude by nye- 
mundoR wetea te noenien van den voerscbi'even zalmenzangers ofl bei^tden- 
brekera , nyel legcnslaende hy doselvo binneo der horcken ende buyieo der- 
&«lvor gesien hecfi. 

Zcghl vûlrl.f, in de kercke gevveest le hebben Icn tyde van der tweede 
beeldetiMorminge gescbiel in descivo kercko, ende hcoH aisdoeo in de voer- 
irevo korcke gesien oenen Mîchiel 'A'itleine, aliat Schemmel , dewelekeoick 
D firedicani vuytondeindcstadl gehaeit bcefl. welckeScAemnwf, hebbende 
a bellebaerde in zynchandl, smeclnlomsluchen daerby acn consle; been 
ik ten selven lyde gesien ccncn gcnoenipt Bcntin, eertyls sangeru gewecBl 
«yoda van Onaer-Uever-Vrau\ven-capf)e)le, dewHcke die oi^elen aldaer 
«ïDSiUckea smeel, légende : Z^ ticbben mg bel singen verbotiUn . maer ick 2al 
Aha hel pgpen verbiaten; hecIl oiek ten selven lyde in den voerscbreven Lievcr- 
VrauwcD ■ choor geeien drie jonge goslen, die hy deponcnl nyol en kondi, 
«lewelckc oic-k de orgrlen in stucken hielpen smyten; Iieeft oick Ion selven 
\.y<ie geiticu dpii locrirbrcvi] llai/rnfgH . ilfvvrlrkc baddi- ciui by! in *yiM 



- 394 — 

nris crimagct. hant , cndû eeuen gcnaempt Cock Muesel, hcbbcndc ecnen grooten yâereo 
smeehamor, ende smeten al in stucken dat zy consten; tôt ^elcken tydc tay 
déponent oick gesien heeft , dat een Laurentius van Sint-Truyen , ombegrepen 
zyns toenaems, ende zittende hier in schoele in octava clasiCy ende eenen 
schoeniappere, woenende in de Vuchterstrate , hebbende bet heylioh Sacra- 
mentshuys, binnen Sinte-Jans-kercke , in stucken gesmeten , ende treckende 
aff met zeelen die appostelen ende andere beelden rontsomme H voerschreven 
Sacramentshuys staende , ende hebben *t onder hun beyden totten gront toe 
affgeworpen ; dewelcke Laurentius oick is geweest in de tweede destructie te 
prcdicaren, ende vergaederden met hem noch andere quaetwiilige, zeggende : 
Laei ons gaen totten susleren van Orten , ende oneerlyck sprekeode ; d*welck hy 
déponent hoorende, is geloopen nae bel cloostere van Orthen ende die zus- 
ters van *t gène des voerschreven is geadverteert , omdat zy zouden vlucht^. 
Ende corts daernae is do voerschreve Laurentius , met eenen grooten hoop 
van entrent vyfiHicb persoenen, aldaer in H cloostere gecommen, smytende in 
stucken ende bedervende *t gène dat hun gelieft heefl. Zeght oick, in Sinte- 
Jans-kercke, in de sacristye, gesien te hebben eenen jongen man, hebbende in 
zyn hant eenen haulen tymmerhamer, denwelcken hy déponent anders nyet 
en kent, ende nam hem déponent aff zekere cussenen, die hy in eenen zack 
hadde gesteken om te saiveren , ende gaff die cussens duer die vensters eenen 
anderen , staende op *t kerckhoff, dien hy déponent oick nyet en kent. Heefl 
oick in de voerschreve kercke alsdoen gesien Job van Achelen, denwelcken tay 
oick hceft gesien in *l scrmoen van Comelium, in H gras by Engelen, hebbende 
by hem alsdoen een cincrocr, dacr oick alsdoen by was eenen beckcre , alder- 
naest don put in de Kcrckstraete , heffende in *t sermoen alsdoen die zallemen 
op, d'welck was ipso die Magdaîcne. 

Prèdic». Zeght voirts ( dies gevraccbt zynde ) , dat hy gesien heeft den voerschreven 

Corneiium, op Sinte-Bartholomeeusdach, siaen prediken in Sinte-jans-kercke; 
ende des anderen daechs, heeft den voerschreven Comelium sien doepen twee 
kinderen, waeraff het ierste was het kindt van der dochtere van eenen pricstere 
gcnaempt heer Philippus, zangere oft intoncrcnde in Sinte-Jans-kercke , ende 
is ovcrlango vertrockcn, ende vertreckcnde , heeft zom van zynen hâve goeden 
coop vercocht , als eene ame sterck oudt hier om eenen carolus gulden , ende 
zom ewech gegeven , daerby vuegende (des gevraecht zynde) , dat in octobri 
(précise den dach nyet onthouden hebbende) hy déponent gehoort heb- 
bende dattcr zekere vergaderinge van volckc was in Sinte-Jacobs-kercko, zoe 
is hy oick derwcrts gcgaen , ende hoordc alsdoen van den zommigcn (die hy 
nyet en kende) , dat zy het zevenste vvilden houdcn , golyck alsdoen effen 
zeven weken waercn dat die ierste destructie gebuerde; onde hoorde ende 



uch dalondcr Je voerschrcvc vcrgacdcringc ticl wocrL vusrilo id' LotJewyck. nn. .imit'u 
de schildere . cndo Geerserl Pelgroni , cnde hoordo don vocrschreveu m' Lode- 
wjck teggen dese ofle gclycke woerdcn : Willen zy nyet publiccren 1er puyen aff, 
iat sy ophauwfn zoaden van luyen , tchelkn , bellen endc minae le doene , stw willffi 
"I tey btstnm, endc zïn l'sainen in de kcrcke gogaon, code liegonstcn zalioins 
te Eiagen , cnde zyn voirls met gGwell gcloo])on in 'L daostcre van Daesol- 
donck. ende hy déponent, nae Sinle-Jans-kercke . ende heed 'L genc dat hy 
v[i don antaer van Onser-Lievor-Vrauwen gevonden beeft, gcworpen in den 
boven; ende t'huys commendo heefl gevonden Joes, deschildere, naerniacis 
tnuwant gowcest hobbcnde van Bombergon, die tôt Lambrcchl, huysvratiwe 
van Jan AertBsone, zcyde, dat zy huere schildcryc. die zy haddoop Onser- 
Liever-Vrauwen aulaer slaende, zoude wechdoen, zc^ende, dat ly corls 
touden in de kercke commen, ende dal d'orgclen oick zouden mocten aenstacn 
ende en zonden nyel moegcn blyven; waerop do vocrschreve Larabrccht 
ipyde, dat huere vocrselirove schildcrj'e, onde andere.al was in don hoven 
gcworpeD. ende is alzoe de voerschreve m' Joos, de schildere, voirtsgegaen 
naerden voerechreven hoop. 

Zfight oick, wcl gosion le hcbbene dat ccn grool menscb , gcnoempt Peotcr 
de Hollandcr, endc Job van Aciielen , mel noch wcl vytitich andere persoenon, 
daerondor oiok was Huybrocht des baycrmanszoon , gcnoempt Peettr, 
«reeendc een spellemaekcre , hobben opgelrocken eon groot stuck gcscbuls 
0|) *t oyeuwe werck aen do Ilinlemerpoortc , daerby zal en zacb Comclius 
Graespape , prediuant , wclckeo Puoler lot hem , déponent , zeyde : Coitrre, uat 
'tnfd ghy hier? vraegendc voirls ; lloe maech 'l commen , dal die papcn du» rebtl 
*j/n, ende dai zy nocUans beUr wHen? vortrcckonde mits dien hy déponent 
h«in vandaernaerhuys, cndo andcrs ol\ voirdere, etc. 

Jan van Lintuehe. 

iS. Broedcr Jnn v«b Ghendl, locckbroodero ende brauwcrc in 'l con- Nranveda 
Veut van den minrobroedors binnen doser sladt, oudl xlii jaeren, geluyge '* i*"**^* 
^ovraecht aengaende die Iwee beeldcnstonningcn goschiel in den vocrschrevcn n.iG«.':i'ii. 
«?onvenle : zcght, op don ecdt by hom alsnu in onac presontic gedaeo, dal i"" ■"''""»"- 
ti y déponent ten lyde \3n der iorstcr beeldalorminge , gebuert op Sinte-Bar- 
tbolomoeus avont leslleden , is gewcest binnen zyncn eonvonlc , gaedcslacndo 
Kyne coeckene, mils dal hy alsdoen dispcnsior was van den voorsehroven 
convcnlc , ende vernenicndo dal die quaetwillige lieaich wacren mel die bocl- 
«lon in de korckon endc in den vocrschrcven convenle in sluckon le smylenc. 
awo dodc hy déponent ^yn bcsle om zj-ne provisie van don voerschrcvoii 
«.■onvente in don j!('biioren liiiyscn dncr omtront le salvorcn : zicndo alsdocn dnl 



— 396 - 

Bii» diinasM. diversche van den voerschreven quaetdoenders quaemen in de keukene , ende 
zongen aldaer diversche zallemen , ende begeerden i*eten ende te drinckeii te 
hebbene, d^welck hy déponent hun heefl gegeven, wesende de voersctareve 
quaetdoenders in grooten getaelo , vrauwen ende mans , wel tôt vier ofl vyff 
hondert toe, ende naemen de voerschreve persoenen lynwaet ende andere 
meubelen van den voerschreven convente die zy gecrygen consten ; onder 
welcke persoenen waeren wel twintich leydeckers van deser stadt, daeraff 
hy die naemen nu ter tyt nyet onthouden en heeft, mits der grooter verbaest- 
heyt die hy alsdoen hadde , anders dan eenen leydeckere genoempt Thoenis , 
woenende achter de Tolbrugge, die eenen van de principaelste was, ende 
noch eenen geheeten gemeynelick Blocxken, wesende een zackdragere, ende 
woenende aen Sinte-Jans-poorte , dewelcke metten anderen liep ende riep : 
Vive les Ceux! Ende diende den voerschreven quaetwilligen alsdoen ter iaefele 
eenen genoempt broeder Matbys Vellem, presbitre, ende oick religieulx van den 
voerschreven convente , ende noch eenen genoempt broeder Jan van Roye , 
oick presbitre ende religieulx van den voerschreven convente , woenende tôt 
Deift, dewelcke hieraff oick breedere zullen weten te spreken, indien zy 
ondervraecht worden. Ende des snachs daernaer, hebben diversche persoonen, 
met hameren ende gewelt , den muer van den voerschreven convente, aen t 
straetken ter Merctwerls, in stucken gesmeten, daeronder was eenen genaempt 
Bruyn, wesende een smit van zynen ambachte; ende woende aldaer eenea 
silversmit, die, omdat zy vromelick zouden breken, henluyden schonck een 
half ame biers. Ende des anderen daechs zyn in den voerschreven convente 
gecommen vu oft acht mannen , daeronder waeren drie oft vier leydeckers t 
ende namentlick die voerschreve Thuenis, willende van hem déponent t'eten 
ende te drincken hebben ; ende want hy déponent zeyde egheen eten te heb- 
bene, ende presenteerde henluyden een tuyten biers, hebben hem déponent 
qualick aengesproken , soodat hy déponent eenen anderen leeckenbroedere, 
genoempt broeder Rombaut, nu woenende tôt Herentals , op den stadthuys 
naer den schouteth heeft gesonden , die terstont metten selven schutten aldaer 
quam ende heeft se terstont vuytgejaecht. 

Seght oick (des gevraecbt zynde), dat in de tweede destructie (wesende 
's donderdaechs in octavis Francisci) , dewelcke duerde twee dagen , quamen 
eenen grooten hoop volcx, daeronder was de voerschreve Bruyne, de smit, 
met eenen zynen medegeselle , wesende een mesmakere , tegenover die Groen 
wei, by het cleyn Beghynhoff, tôt wyens Bruynens huyse hy déponent gehaelt 
heefl vuyt zynen keldere, met eenen roydraegere, meer den iiii* pont ysers; 
maer en woude de voerschreve mesmakere hem 't selve ierst nyet wel lalen 
volgen, sonder van zynen aerbeyt betaelt te zyne, soedal hy déponent hero 



I 



- :i97 - 
heefl lalen wedenlrugen een yseren ctuere . deweluke zyiie huysvruuvve oaor- c 
derhaat heert gerestilueert , naedien bueren luan was verloopon nae Vianen, 
Bclyck hy deponenL verslaen heofl. Heelt oick aldaer gesiea eenen cleyneD 
Junge, cort van |)ersooRe, woeneade tôt Philippus, Je smit, die oick soui- 
mich yserwerck heeft in slucken geslaegon endo cwecli gedraegen, eiido naer- 
deriiaot al wedergebrauhl iii 'l coiivcnl. zoe liy zeyde; hem déponent, te 
kennen gevende, dat liy "t gedaen hadde lot behoefdcs voerschreven convenls ; 
leght voirls, dat die verveerlheytendeverbaeslheylvaDdeu broeders zoe grool 
was, dat bea nyel moegelyck en was yemandau van den beeldcnstormors te 
kennen, te meer oick, niits dat onder dicscive volti buylensvolcx ende vreempde 
pereoenen waeren. 

Gevraecht, on hy déponent nycmandea en kendt van den gebueren woe- 
Dcude omirent den voerschreven conveiile , die de voeracbreve beeldenstor- 
Dingen licbben zien doon , oft den voerscbreven convenle geassisleerl hobbeo 
iB'l salveren van hiieren gocden : zegbt, dat ceneu genoempt Goevaort, den 
•choemaeckere , woenendo by de Zmerte Uerae, acbter den voerschreven con- 
veale, een van dien is; — iteni,Geeracrt,coorcncoopere, woenendcnaest Aert 
Verraeeuwen, by den voerschreven couvenle; — item, die knechten vao 
Govaert, de schoemaekere ; — item, eenen genaempt Snoeekt, woenende in 
de Coereustraie , ende meer andcre , deweluke aile des convcnts gool hielpen 
tïlvereo: ende andcrs. etc. 

JotNNEs, celerarius. 



' 39. Gnyaerl l*ec(ersfione \am Erp, Cu&tero van Sinte-Jans-kercke, i 

binnen deser stadt, oudt omtront lx jaeren, getuyge. gevraecht aengaende die 

beeldeslormingen gebucrt in der voerscbreve kercke : zeght , op zynon eedt by 

bein alsnu in onser presenlie gedaen, dat 's donderdaccbs anle Barlkolomà 

'estleden, meyncndc hy déponent als eostcre, gereetscbap le maken totlen 

heyligen Sacramenls love, hcefl by déponent gCBien dat divorsche persoo- 

Dea . ambachtsluyden (ende naer zyn duncken , smcden), zyn comen zilten in '( 

gestoelle in den boogen choir, oependoende de sanckboecken aldaer, ende die 

blaederen keerende, spottcnde met hem déponent ende zcggende : CotUre, 

•HittOMU negemanncken , vten zal u dobbel geli geve» ; d'vvelck acnmerukende 

t déponent bccft met zynor huysvrauwe, zoe met schoone vvoerden als 

■derssins. aoe vêle gedaen. als dat deselve fiersoenen zya vuyten choor ver- 

■ocken. ende bebbcn by déponent ende zyne huysvrauwe den cboor toe- 

)Blot«n : ende morckende dat 't voorscbreve geputfelde begonste te menich- 

ttldtgen, endo begonsten onirenl 't beylich Sacranient&buya die keersen alf 

) ncnien van den melaeifn Ihnyii. slaciide voer t vocrschreve Sacramcnli?- 



— 398 — 

Bri» d'images. huys , bccfl die keersen ende andere gereetschap , die hy lot Sacramento lor 
alsdœn geprepareert badde , tôt zynen huyse (staende op *t kerckhof) gedrae- 
gen ; ende t'huys wesende, hoorde zalmen zingen in de kercke; daeraff hy heefi 
hooren zeggen dat den iersten intoneerder was den costere van Sint&-Bari)eleii- 
cappeile in dyer tyt, nyet wetcnde hoe de voerschreve costere genaempt ofl 
gebynaempt is,ende quamen alsdoen de kindercn van hem, déponent, toi hem, 
zeggende, dat eenigo van de voerschreve quaetwilligon het aflaetcruys, staende 
ofl hangende aen den muer by de trouduere, tegenover Onser-Liever-Vrauwen 
choor in de voerschreve kercke, affgetrocken ende in stucken geslaegen, 
ende hebben de voerschreve quaetwillige zoe voirts begonst die autaeren ende 
beelden in de voerschreve kercke te bederven ende in stucken te slaene» 
beginnende aen den autaeren achter den choor (zoe by déponent alsdoen 
hoerde zeggen), sonder dat hy déponent (mits die verbaestheyt) eenige van 
den voerschreven persoenen heefl gekendt. 

Zeght voirts, dat ten tyde van der tweede beeldenstorminge , geschiet 
binncn der voerschreve kercke van Sinte-Jans, alsdoen de quaetwillige qua- 
men van der Thoerenstraete afiT; ende zyn de voerschreve quaetwillige conn- 
men cioppen ten huyse van hem déponent, willende van hem hebben die 
sluetelen van de voerschreve kercke, ende hoewcl by, déponent, alsdoen tlrnys 
was, zoe zeyde zyne huysvrauwe tôt hunlieden, dat de voerschreve sluetelen 
waeren op 't stadthuys, ende zyn de voerschreve quaetwillige (hoorende de 
voerschreve antwoirde) terstont getrocken naer de voerschreve kercke , ende 
hebben de duere van derselvc zccr corts daernaer met fortsen ocpen gecregen , 
ende begonsten terstont van nyeuws wcderomme die reste van den beelden 
ende autaeren in stucken te breken ; ende hoorde hy déponent van binnen 
zynen huyse wcl dappcrlyck op de voente smyten , zoedat hy déponent daer- 
naer met zyne huysvrauwe ende kindercn in de voerschreve kercke gecommen 
is, ziende nae de voerschreve voente, die zy bevonden ommegeworpen te zyne, 
ende nyemanden dacromtrent ; ende aldaer staende , zyn daer vyf ofl zes per- 
soenen die vontduerc innegecommen, daeraff d'eene, hem déponent doen ter 
tyt ombekcnt wesende, maer zyne huysvrauwe zeyde le wesene m' Hensken, 
wesendc cen barbier, wocncndc alsdoen by Sinto-Anthoenis-cappelle , in de 
Hintemer-straete, zeyde al ghcckcndc tôt hem déponent : Costere^ waer zMy 
nu uwe kindercn inné wasschen ? ende hebben den kindercn des voerschreven 
déponents die kecrsc die zy hadden afgcnoemen , daerduere hy déponent 
bcvreest zynde, is hy met zynder huysvrauwe ende kindercn naer huys 
j,'egacn, zondcr dat hy déponent alsdoen eenige persoonen die in de voer- 
schreve kercke waeren heeft gekendt. 
Zoght voirts (dos gevraccht zynde), dat op Sinte-Bartholomecus dach lest- 



- 39!1 - 

Ifiiien , euiJe Isandcrdaeclis ducniaer , cen van deii nyciiwen predieanieii , ge- i' 
Doempt Cornelia de Gratpapir, heeft gcjiredict in Siiite-Jans-kcrcke, nacf den 
nocnc, onde hceit hy dcponoiil densolven op den sloel gesien, maer xynen 
sermocae nyet verslacn , ende dooptc des sondaecbs in dosclve kercke lokere 

Ikmdcren voer deu prediekstoel, om welcks maniera van doene le zienc, hy 
déponent ceere gedrongcn lieen, maer nyel en becft connen gesion. ende 
andors, clc. 
GoDEFniDCS Petm de Erp. custos, 
30. Jun AeriHBone , lovende op 't zync ende coslei^ van Ouscr-Liover- 
Vrauwen-rappclle , binnon der korcke van Sinlo-Jans alliier, woenende in de 
Hinlemcr-slraelG , oudl xxxni jaoren, gcluygo, verboorl aengaende die icrste 
îolerrogatorieii ons ovoi^esonden . mîlsgaderà die Iwco beeldonslormingen " 
pMChicl binnen dor vocrschrevo sladl : zegbl , op zyncn eedt alsnu in onser 
prosontic godacn, dat liy déponent nyet en woct ocnigon andoren oirspronck 
na don Iroubclon, commolien endo hrckcn van den bccidon hinnon onde 
bayien dcsurstadl gescbiel.duti die prctUcaticn die irrst begonsL zyn gewocst 
boylen ende naerdrrbant binnon doser stadt. 
(levraechl.wiu die principale auclhcurs van dersdvBrcommoliczyngevvoeat 
ide wie die predicanten binnen der sladl beell gcbrocht ende gelogcftrt : |. 
)ght , dat hy daeraiï in 't zuknrc nyel en zoudc wotcu le deponercne , dan dul 
mniige van den predicanten gelogeerl bebhen Icn huyse van Job ende Jan 
9 Achelcn, golyokby die daervuyLendolnnc hectlziengaenibcbbeodeoick 
1 hooren zei^en dal die van der nyeuwer robgie onder bemlieden hebben 
ibadl eenen Qon»istorie , maer en weel oyel nie van dcrsclvor eonsistorie c 
D geweest ; gelyck hy oick van den voirdcren inhoudcn van duu ierslen arli- 
tla van denselven înlcrrogalorien nyet en zoudo wolen le deponerene, dan dal 
ti dunckt dal die van der nyeuwer religio Icndecrdcn die geeslelyckheyl 
)bcel te nyeuwte le doene, gclyck dal wel gcbicken is vuyl buere wercken. 
I Zc(%ende voirts (dea gevraeehl zyodc). dal by len lyde van der ierstor i- 

Ksideiislormingc is geweest binnen den cboor van Onser-Liever-Vrauwen in 
Sinlo-Jan»-kercke mel ni' Dominico Beyens.endenocbzesseandcre pcrsoonen, 
tlie gehuerl waeren om denselven cboor le beschudden , gelyck oick aladocn 
in den voerschroven cboor egeeoe schaede en goschiede. 

Zoghl voirls, dal by déponent cens is geweest in 't gesetscbap van Ruigher 
"^-an Cuelonborch, aldaer oick niede was Jan van Cuelenborcb, des voorscbreven 
Kutghers broedere, endo boordc hy doponcnt dat de voerscbreve RuigbCT 

Frden hadde tegcn den voorscbreven Jan, mits dat den voerscbreve Rutgbcr 
c, dal by badde booren ze«gen dal de voerscbreve Jan, op Sinle-Jans- 



1^ f M«n kerckhoff* nM bel booft tu eenen van den schacken^ in stnckeii sesmeten 
hadde eeoen beelde van der geeselinge tu Oosen Heere op *t Toenchreven 
kerck-hoffgesUen bebbeode; d*welck de Toenduevea Jtn alsdoeo bekende 
warachtich te zyne, ende beeft by déponent den Toencbreven Rntcher boo- 
ren zeggen dai by ter zaken van *t feyt des voerscbreven Jans, zyna broeders , 
ende om dat by Rotcber die sennoenen van den nienwen predicanten geboort 
badde, hem vuyt deser stadt vertrecken zonde. 

Gevraecbt , wat persoonen dat waeren die ten voerscbreven tyde de voer^ 
scbreve beeldenstorminge deden : zeght^ dat by ^eene van dîen en beefl 
gekendt, ende docbt hem déponent dat meestendeel al bnytenvolck was; 
welcke ierste beeldenstorminge gebuerde des donderdaechs voir Sinte-Bar- 
tbolomeeus-dach lestleden , daerby vuegende^ dat ten tyde van de iweede 
beeitstorminge (die oick gebuerde op eenen donderdacb), by déponent 
binnen der kercke van Sinte-Jans in *t b^inssele nyet en is goweesi^ maer 
qnam daerinne omtrent den een uren nae middemacht , ten welcken tyde by 
bevandt, dat bet coeperwerck in den choor van Onser-Uever-Vramven al in 
stucken was gesmeten, d*welck hy déponent beefl bulpen wecbdragen, 
hoorende alsdoen dat op de orgelen van denselven choor nocb zommige per- 
soenen waeren die deselve haddon gebrocken ende in stucken gesmeten, 
deselve persoenen oyet gekent hebbende, ende alzoe by déponent bemlieden 
vraecbde , oft hy bemlieden eene keerse wilde bringen , gaven zy bem ter anl— 
woirde, dat zoe verre hy déponent daer quaeme, hy nyet wederomme en. 
zonde gaen ; hebbende van andere persoonen wel booren zeggen, dat van der— 
seiver geseischape zoude geweest z^d eenen genoempt Jan Bentyn , eertyta»- 
zangere geweest zynde in denselven choor, ende dat hy zoude geseyt bebben : 
Zy hebben my het singen verbœden , ick zal hen het pypen verlrieden. 

pmranm absên. Gcvraccht , wic dat uu tegenwoirdelicken zyn gevlucht buyten deser stadt ^ 
oft hen bedoctelick zyn houdendo, ende vuyt wat redenen : zeght, dat zeere?- 
vêle persoenen die stadt hebben verlaten , maer vuyt wat redenen is bem depo — 
nent, ombekendt, maer presumeert wel dat eenige van dien hen hebben ver- — 
trocken , vuytdien zy Bombergen hebben gedient. 

Ri.pri.1» du.i^nrire Zcght voirts, dat nac den Iweeden trouble ende beeldenstorminge, in de 
kercken ende cloosteren geene misse en is gedaen geweest; dan, naerdien da 
die commissarisen, mynenheere den cancelier ende heeren van Merode, binne 
deser stadt zekeren tyt hadden geweest, zoe is die deken van Sinte-Jans op de 
Kersavont op 't stadthuys by den wetbouderen ontboeden geweest , deweick. 
hem belast ende gebeden hebben dat hy aile gereetschap zoude maken om d& 
dienst op den Kersdach te doene, ende dat duer sollicitatie ende toedoen v^ 
denselven rommissarisen; {?elyrk denselven dienst op den Kersdach oir- 




— 401 — 

solempnelicken is gedaen gcwcest » tôt coiitentemente ende welbehaegen van 
groote menichle van den borgers der vœrschreve stadt, die ten selven daege 
met zoe grooten getaele ter kerckenquaemen, als hy déponent voer oft naer, in 
deselve kercke gesien heeft; maer en weet nyet, ofl in allé anderen kercken 
denselven dienst gedaen is geweest, maer geloofl betere jae dan neen. 

Gevraecht, wie dat oirzake is geweest dat die graeve van Megbpm met Entré» de i* nu* 
zynen voicke binnen deser stadt nyet en is gecommen : zeght, daeraffin *t d«Heg»D. 
xeker nyet te ^retene, dan dat hy wel presumeert, dat die van der nyeuwer 
religie *t selve nyet en bebben v^illen toelaeten. 

Gevraecht, wanneer Bombergen binnen deser stadt gecommen is, wie hem EntréeenfUied'A. 

de Bomberch et 

daerinne gebracht heefl, ende wie hem meest heeft gehanteert , gevolcht ende •• «uite. 
bystant gedaen : zeght, dat naer zyn beste onthoudt, deselve Bombergen 
alhier is gecommen den iersten sondach in den vasten lestleden , ten tyde 
mynenheere van Meghem voer dese stadt was liggende; maer wie denselven 
Bombergen heeft gevolcht, bystandt oft assistentie gedaen is hem déponent 
ombekendt, geiyck oick is, wie hem binnen deser stadt heeft gebrocht, ofl aen 
wien hy hem ierst heeft geaddresseert; want (geiyck hy déponent der kerc- 
ken is dienende) worde van die van der nyeuwer religie voere suspect 
gehouden, ende vuyt dier oirsake hy onder 't volck nyet vêle dorste hanteren ; 
daerby vuegende dat die gemeyne famé ende sprake was binnen deser stadt , 
dat Bombergen mit zynen aenhangeren zyn geweest diegene die mynenheere 
den cancellier ende heere van Merode hebben gehouden als gevangen , den- 
welcken by den voerschreven Bombergen groote injurien worden aengedaen , msuites faites aux 
hebbende hy déponent gesien , dat deselve Bombergen , mynenheere den can- 
cellier (die vuyt zynen huyse metter huysvrauwe des heeren van Merode op 
de vesten was gaen wandelen), heeft bedwongen wederomme tôt zynen huyse 
te keeren, geiyck hy oick gehoort heeft, dat hy Bombergen van gelycken 
gedaen heeft hem doende vertrecken vuyten caetspele, by Jannen Maessone, 
eenen van den voerschreven hopluyden deser stadt, ende dat hy eenen genoempt 
Jan van Ueel , vleeschauwere (vuytdien hy zeyde , dat qualich gedaen was dat 
men den cancellier alsulcken hootmoet tboende), heeft in Hysere doen slaen; 
d*welck den gemeynen goeden borgeren zeer leet is geweest , maer H selve 
nyet en consten gebeteren; hebbende oick gesien, dat Bombergen hem gedrae- 
gen heeft als overste capiteyn deser stadt, naer hem genomen hebbende 
die sluetels van der stadt, ende van der artillerie derselver, ende dat hy 
deselve heeft doen vueren op de Merckt, ende elders daer*t hem gcliefl heeft, 
passepoorten gegeven om vuyt ende inné te commen, den vier capiteyncn 
deser stadt bevelen gedaen , ende den vier vendelen geboden ende doen com- 
men daer H hem belieft heefl ten aensiene van eenenyegelyckcn , ende hooR 



— 40Î — 

met lynen officiers , die hy aen de poorten heefl gestdi gehadt , den bargers 
goedeo, die zy begeerden Tuyter stadt te dœa Tueroi, oaer hem genomen , ofl 
zy moesteD met hem composeren, gelyck hem déponent selve gebuert is; 
ende heefl hy déponent oick wel hooren zeggen , dat de voerschreven Bom- 
bergen ofl de zyne, den iersten duerweerdere van Brabant, commende van 
Brnessele, ende bringende brieven van Hnerder Hoocheyt aen mynenheere 
den cancellier, deselve heefl afgenomen, sonder die den voerschreven heere 
cancellier te wilien geren , noch oick den heeren van der stadt; nae denwelc- 
ken binnen deser stadt zekere famé worde gespryet als dat de voerschreven 
eommisarisen verraeders ofl onverlaten zouden zyn , ende dat hy den heere 
van Meghem binnen deser stadt wilden bringen, zulcx dat zy daemaer zeer 
nauwe worden bewaert ende benauwt , ende waeren dicwiis in perycle van 
hueren leven, ende worde de^wacht voer, binnen ende achter hneren huyse 
gesteit, ende worde een wachlhuys voer denselven huyse gestelt. 
D^rtd*A.4«ik.m- Gcvraccht , hoe dat de voerschreve Bombergen van hier vertrocken is , ende 
wat hem gegeven is zoe van der stadt als van die van der rcligie wegen : 
zeght , dat hy déponent *s donderdaechs naer Paesschen vuyt deser stadt ver- 
trocken is naer Âmersfoert , ende quam ierst binnen deser stadt wcderomme 
als die knecbten des heeren van Schouwenborch alhier in gamisoenen qaae- 
men , ende alzoe en weet hy, déponent, nyet wat binnen middeler tyt geschyet 
is , ende anders , etc. 

Jan Aertssone. 
u^nunn df m- 3i . Hcerc Miehiel Adams van Italen , pricslere ende procurator van 

rhel Adamn vnn « , i , i . , 

Baien, ucH cloostcre van Baseldonck, oudt xxxiiii jaeren , getuyge, gevraecht aen- 

«ri.diniag.-.. gacDde clic Iwec bcelcienslormingen geschyet binnen den voerschreven cloos- 
lere alhier : zeght, op zynen eedt by hem alsnu more sacerdotali in onser presen- 
tie gedaen , dat alhier binnen der sladt zyn gebuert twee beeldenstormingen , 
wacraff d'ierstc is gebuert des donderdaechs ante Bartliolomei lestlcden, ende 
hebbcn die quaetwillige alsdoen gebroeken eenen gelaesen venstere boven 
die kerckducrc van den voerschreven convente, daerduere een is gepasseert, 
die van binnen die duerc heefl oepengedaen , ende commende aen de tweede 
duere (dewelcke met eenen dweersen boom onderset was), hebben op deseive 
duerc met hueren bylen ende hamers zoe vreeselycken geslaegcn , dat zy 't 
slot hebben afgcsmeten, duer welcke gat zy den voerschreven boom hebbcn 
vuytgetrocken , d'welck hy déponent hoorende, heefl die ducren, treckende 
binnen den rform//or ende beneden aen den panlvan den voerschreven convente, 
toegesloten, ende hebbcn de voerschreve quaetwillige voirts in stucken 
gesmctcn die traillen van der voerkcrcke, ende voirts die beclden, autaeren, 



— 403 — 

gelaesen ende aile *t gène des in de sacristie was, ende hebbcn die ornamcn- 
ten die zy vonden met genoraen , ende die boecken van den voerschreven con- 
vente in stucken geschuert; ende daernaer hebben in slucken gesmeten dio 
dueren by hem déponent als voeren gesloeten, ende hebbende aile die cellen 
oepen gesmeten , met aile de kisten die zy aldaer vonden ende aile boecken 
geschuert ende vernielt, zonder yel goets geheel te laten, behalven een 
comptoir. 

Gevraecht, ofl hy nyemanden en kendt van dengenen die alsdoen in *t gesel- pm^onn^qui om 
schap van den voerschreven quaetdoenders ende beeldenstormers was : zeght, dei'in'rg^r '^" 
daeraff nyemanden te kennen, dan sach in de voerschreve vergaderinge Jannen 
van Achelen, woenende op 't hoecxken van der Diepstraete, ende eencn 
genoempt Daniel, wesende een metserscnape, ende woenende te dier tyt in 
de leste camere van Sinte-Jacobs-kercke, naer de Diepstrale. 

Zeght voirts , dat op zekeren donderdach in octobri leslledcn , alzoe appa- névamiiuoii du 
rentie gemaeckt was om eenen dooden le bejjraven op Sinte-Jacobs-kerckhof, ZidXi*^ 
tegenover het convent van Baseldonck (zoc hem déponent dochte , mits dat 
men alsdoen in deselvc kercke luyde), zoe hebben eenen hoop jongers vocr *t 
voerschreven convent commen zingen *t gène hiernaer volght : Vuyt grooter 
noot, slaet papen ende monicken dool , ende lael die baghynkens leven; ende corts 
daernaer hebben eenige van den quaetwilligen geclopt voer die poorte van den 
voerschreven convenle, ende daernaer genomen eenen boom ende met fortsen 
ende gewelt geloopen op de voerschreve poorte, dewelcke zy daermede nyet 
en consten open geloopen; d'welck aenmerckende, hebben voirts geloopen 
op de kerckduere, die zy lerstont open liepen, ende hebben vsui gelycken 
gepoocht te doene aen de tweede kerckduere , maer en hebben dcselve nyet 
connen opgeloopen, mits zekeren trap die daerby stact, zoedat zy op deselve 
duere hebben begonst met acxen ende bylon to smytene , d'welck hy dépo- 
nent aenhoorende, heefl met assislentie van eenen van zynen medebroeders, 
genaempt broedere Jan Melis, van Boemel, ende zekeren ketelboelere, ge- 
noempt Joachim , woenende achter die Tholbrugge , de voerschreve duere van 
binnen verbolwerckt, zoedat de voerschreve quaetwillige daerduere nyet en 
hebben connen gecommen in de voerschreve kercke , ende hebben naermaels , 
naer vêle stormens ende smytens op aile die dueren van den voerschreven 
cloostere, een gat gemaekt aen de poorte onder H clincket, ende zyn daer- 
duere in *t voerschreven cloostere gecommen lot twee oft drien toe in getaele, 
dewelcke zyn geloopen in de recrealie-caemere van den voerschreven convente, 
ende hebben die vensteren aldaer oepen gedaen ende die yseren geerden daer- 
vuyt gesmeten , ende hebben alsdoen eene groote leere genomen , die hy 
déponent meynt , dat zy vuyt Sinle-Jacobs-kercke genomen hadden , ende zyn 
I. 96. 



- 404 — 

daermede die ander quaetdoenders in de voerschreve recreaiie-caemere ge- 
riommcn , onde van daur voirts in *t voerschreven convent alomme gegaen , 
ende hebben aldaer aile dingen in stucken gesmeten ende wechgedraegen , 
vuytgedaen eene duere die aen den keldere stont, ende hebben aile dingen 
zoe naer wechgedraegen , datter nyet zoe vêle houdtswercx gebleven eo is, 
daermede dat die van den convente een vier gestockt zouden hebben. Ende 
corts daernaer, is in *t voerschreven convent gecommen den schouteth met 
zynen dieneers, Eynhoudts, Berwout, den jongen Loef, Jan Otten ende meer 
andere van der weth der voerschreve stadi, dewelcke quaemen om *t voer- 
schreven convent te secoureren; maer mits die groote menichte van den voer- 
schreven quaetdoenders moesten 't selve duer d'waetere verloopen , ende wor- 
den de voerschreve quaetdoenders mecsters van den voerschreven convente « 
ende hebben drie ofl vier daegen daernaer onledich geweest om al wech te 
draegen dat zy hebben connen wechgedraegen , ende voirts die boomen van 
den voerschreven convente , staende buyten Sinte-Anthoenis-poorte, affgehau- 
wen, sonder dat hy déponent mits der grooter verbaestheyt, yemanden van 
den voerschreven beeldenstormers ende quaetdoenders zoude weten te noe- 
men , voirdere dan hy hierboven verclaert heefl , dewelcke hy nochtans nyet 
en weet oft zy quaet gedaen hebben ofl nyet , ende anders , etc. 

MiCHAEL Adams. 

i>.<ïN»ifi»n rie jac 32. Dc vocrschreve Jaeob Baex , gequalificeert aïs voeren, gevraecht op *t 
inllir» faUM au '^xviii ende lxix arlikelen van den poincten by ons ontfangen xx*" juny lest- 
l^^ur^dê^u^rJê ^^^^^ ' zegbt, dat hy déponent wel indachtich is dat mynenheeren den can- 
cellier ende van Merode, ten tyde dat zy by Bombergen binnen deser stadt als 
gevangene zyn gehouden geweest , den precisen ty t naerdere nyet ontbouden 
bebbende , zyn cens gegaen in 't caetspel alhier, om hen te recreerene ende te 
vermaeckcne, metten welcken hy déponent 's noenens gheten bebbende, 
oick aldaer is gegaen , bebbende alzoe gesien dat , naerdien zy gespeelt ofl 
gecaetst hadden , omirent een quartier van eender uren , aldaer gecommen is 
Jan Macs, een van den vier capiteynen deser stadt, Job van Achelen ende Jan 
van Waelwyck, met meer andere, die hy déponent nyet en kendt, welcke 
Jan Macs sprack den voerschreven heeren aene, doende zyne behoirlyke reve- 
rentie, zeggende, dat hy last hadde van Bombergen, dat hy de voei*schreve 
heeren (ende principalick mynenheere den cancellier) terstont naer hun logysi 
zoude doen gaen ; ende alzoe de voerschreven twee heeren hen nyet en haesien 
te gaene, ende dat scheen dat de voerschreve Jan Macs met hen simuleerde, 
omdat zy noch zouden bipen spelen , zoe hoorde hy déponent dat de voer- 
schreve Job van Achelen oft Jan van Waelwyck (nyet wetende wie dat was 



D hcn beyrtcii}, zeyde : Zulkn vy hier offm rfcH dach moften blyveu om zyiifii „ 
lenoterentlb mynenbocre iIpii cancellier) ville ? Chy (donolerendc ileii voer- 
sven Jan Haes) weet wet wat last dal vy hebben; d'w('li;k by di'poneriL 
ifioorende. zcydfi, dal zy do heeron zoitdon lalcn hiiii genoaclitc neuicn. Iiy 
slelde ïyn lylT ende goel daervocren . dal ly nyel ontloopen en zouden : die 
dsprop hem, dopooenl, wcderomme antwoirdcn : Ufl en û ont om uwe lyff 
1» goft ngft geâaen. Ende alïoe de voerschreve Waelw-j-eli ende Achelen nyet 
I» en bielden om de voerschreven heeren wederomme l'Imys le hebbon , zoe 
n de voerscbrcve Jan Maes by hem doponciit , heiu blddendc dal hy mynen- 
iere den cancellier loude willen verwilligen om l'htiys te gaene, daerby 
fende, dal de voerschreve Bombergen gesegbl hadde, dal zoe verre de 
rschre>e heeren naer huys nyet en verlrocken , dat hy hen mel zjuen vier 
tadelen t'huys loude doen halen; claegende de voerschreve Jan Macs dal 
n leel was , dat hy moesle doen 't gène dat hy dede ende ilat hy wel gcwilt 
Idde, om een lelh van zjnen vingere, dal hy noyl zyn capiieynschap en 
hsdde aenveeri ; d'vvclc k hy déponent icrst di>ii hccre van Hcrode onde 
nttcrderhanl den vot'i-seLreven cancellier heeft te kennen gegeven ; zoedal de 
_ ïoerschreven heeren hen corts daernaer in eene cnmere hebben verlrocken, om 
■ le cleeden, denwcicken de voerschreve Achelen ende Wneln^ck nauwelirx 
Il gaven om hen le cleeden , ende zyn gecommen In descivo caemore . daer 
Ijflien cleoden, waerduere de voerschreve hoere cancellier hem «eere sloo- 
tlrie , i« melien voerschreven Jan Maea , Waelwyck , van Achelen ende zynen 
loerten naer huys gegaen, denwelcken hy deponenl heefl geconvoyecrt , 
'tynde ahioch wel iudachlich dal hy van mynen voerschreven heere den can- 
cellier wel gehoorl heefl . dat aizoe hy mel mynervrauwe van Meroden gegaen 
hadden wandclen zekeren lyl daer le vocrcn ten huyse \an den schcpene 
lt<>rvvouts, de voerschreve Bombergen hem aldaer was commen soeckon ende 
•ial zy onderlinge alsdoen groote ky>'elicke woerden hadden, ende dal uiyn- 
heere don cancellier hem zoude geprcsenleerl hebben te vechlen , hem pre 
'cDterende dal zy melcanderen zoude proeven mel eene rappiere ende poin- 
Bnaert. Ende alzoe de voerschreve Bombergen den voerschreven heere rancellîer 
Htvoyeren wilde naer zyn logysl, zoe anlwoirde de voerschreve cancellier 
I voerschreven Bombergen dacrop. dai hy van hem Bombergen nyet gecon- 
sert en wilde wesen, zeggende loi hem ; Gnft van hier; ende is de voer- 
!ve Bombergen alzoe van den voerschreven heere cancellier verlrocken , 
mde hem convoyeren mel zynen hellebardiers, die hem in "t selve convoy 
■ naer qnaemen . dal een van hen den voerschreven heere cancellier op tyoen 
|Nf n oft versemen ircedt , zoedal hem den schoen \iiyt zynen voet gelreden 
, waerduer de voersohrev» heere cancellier hem des leere stoordc. 



— 406 — 

Ende worde alzoe by den voerschreven hellebardicrs naer zynen huyse geleyt, 
ende anders,etc. 

Jacob Bax. 

9^«nee du 33. j^n yhq ^^p stecen, racdt deser stadt ende kerckmeestere van Sinte- 

f • Juillet. ^ ' 

twposuioudejean J-'^ns-kcrcke alhier, oudt omirent xl jaeren, geiuyge gevraecht op de voer- 
r/i» der st^en. schrcve înterrogatorien : zeght (naerdicn hy den eedl gedaen heefl in onser 

CaïKfiUttroublrs. 

presentie), dat hy déponent nyet en weet, datter yemant oirzaeke oft occasie 
is geweest van den troublen ende rebellien binnen deser stadt gescbyet, dàn 
dat de predicatien die ierstmael buyten ende naerderhant binnen deser stadt 
zyn gedaen geweest , daerduere 't volck is gemoveert geweest rebellicbeyt 
tegen hueren oversten te belhoonen. 

rrindpaiii fau- Gevraecht , wie principaelste autheurs ende conducteurs zyn geweest van 
t»**' den voerschreven emotien, ende van den principaelsten auditeurs van den se^ 

moenen van den voerschreven nyeuwen predicanten , ende wie die predicanten 
binnen deser stadt hebben gebrocht, onderhouden ende ontfangen : zeght, 
dat hy déponent nyet en weet wie de voerschreven predicanten binnen deser 
stadt hebben gebrocht, maer heefl wel gesien, dat zoe wanneer zy huere 
sermoenen zouden gaen doen , dat deselve zyn vergeselschapt geweest van 
ra»" Henricken in den Horen, geseyt Agilem, m' Reynier Everzwyn, Claes de 
Leeuw, Herman de-Ruytere, Goert ende Joest Roovers, Job ende Jan van 
Achelen , Peeter Lenaertssone , Dierick Corenput , Michiel Willemssone , aUa* 
Schemel, Jan Cuysten Geeraertssonc, Gerril van Stryp, m' Hans, de barbier, 
Dierick Diericxssone , metten tabbaert, Jocs, de scbildere, Michiel Rombouts, 
Christofel Ruyvogele, Geeraert van Dieperbeke, Malthys Keyen, Jaspar van 
Belle, Nicolaes Roovers, Willem Steynssens, Lodewyck,de schildere, ende Jan, 
zynen vaedere, Jan Adriaenssone , Geeraert Pelgrom , Wouter ende Peeter 
Buyssens, Herman Goertssone, lienrick de Raedt, Simon den Yshont^ naer- 
derhant scryver van Jan Maessones vendele , Cornelis Franssone in de drie 
Moriaens hoofden, Floris Janssone in den Rolkwageny Emberl Thuelinck, Hep- 
drick van den Hoevelc, Herman Janssone , gelaescryvere , Lambert van den 
Hezackere, Hendrich ende Lauken Thoemaessone , Henrick van Oudenhoven, 
Thomaes, de lootghietere, ende meer andere die hy déponent nu ter tyt nyet 
onthouden en heell, ende dewelcke oick van den principaelsten van den voer- 
schreven emotien zyn geweest. 

conninoire. Gevraecht, oft binnen deser stadt oick een consistorie geweest is, ende wat 

persoenen van derzelver consistorie zyn geweest : zeght, dat hy in H gemeyne 
wel heefl hooren zeggen, dat die van der nyeuwe religie onderlinge een con- 
gistorie hebben gehadl , maer wie van derselver consistorie zyn oft hen daer- 



— 408 — 

scbulterieo ^gaen naer Sintc-Jaus-kercke, ende zya daerinne gecommen, 
ende hebben die quaetdoenders daer vuytgejaechl ; anders nyet wetende dan 
dat H selve quaei geschyel is by die van der nyeuwer religie ende haeren aen- 
banck, zynde hy déponent, metlen jongen sebuts (daervan by déponent 
alsdoen boocbdeken was), den gebeelen nacbt voer die voerschreve kercke 
blyven wakene toi 's morgens ten zeven uren toe, ende is by déponent alsdoen 
gegaen naer 't stadtbuys, ende den raedt aldaer vergaedert zynde, te ke&nen 
gegeven dat zommige dekenen van den ambacbten, denselven nacht in de 
kercke gewaeckt bebbende voer bet eboor van Onse^-Liever-Vrauwen , bene- 
den der voerscbreve kercke, alwaer die previlegien van deser stadt ende 
andere cleynodien van der voerscbreve kercke waeren, versocbten ontlasi te 
wesen van buere wacbt , oft versterckt te wordene van nyeuwe wacbte. 
intmention du Wacrop alsdan is geordineert geweest (mitsdien de gebeele stadt in 
I^ililL"* bour* troublen ende rumoere was), dat men aile viere de scbutteryen zoude ordi- 
g««i«M. neren te gaene naer de kercken, ende deselve met gewaependerhant ronts- 

omme besetten ; tôt welcken eynde joncker Willem de Borcbgrave (alsdoen 
oick scepene) ende by déponent van stadt wegen zyn geordineert om 
tegenwoirdich te zyne om die previlegien der voerscbreve stadt vuyt te balen, 
ende deselve op der stadtbuys te doen bringen, d*welck zoe gescbyet is ; ende 
zyn alsdoen de voerscbreve Borcbgrave, ende by déponent onledicb geweest, 
dien heelen morgen tôt omtrent den een uren toe naer middacb , mitsdien zy 
nyet allecne de voerschreve previlegien en lyeten vuytbringen , maer oick 
mede aile die juweelen die zy in de voerscbreve kercken consten gerecou- 
vreren , om deselve op H sladhuys in bewaernisse gestelt te wordene; alwaer 
bcn alsdoen by zommige dekens ende anderen, zoe scbulters als ander, daeraff 
hy die naemen nu ter tyt nyet en zoude weten te noemen , gesegbt worde, dat 
zy hen moeslen haesten, want naer die clocke Iwelfve ofl eenen en wouden 
die dekens ende andere nyet langere in de kercke zyn , beducbt zynde dat zy 
deselve nyet en zouden connen bouden; ende zyn by déponent ende de 
voerschrcven Borcbgrave metten voerschreven previlegien ende juweelen van 
der kercke gegaen naer *l stadtbuys, verlatende alzoe de voerscbreve kercke; 
ende naer dat hy déponent wechgegaen was , ende de voerschreven scbul- 
ters vertrocken waeren , zoe hebben de voerscbreve quaetwillige die kercke 
oepen geloopen ofl gedrongen, ende hebben *t voirts al in slucken gesmelen 
dal zy gevonden hebben, houdende in der voerscbreve kercke, saterdaechs 
ende sondaechs daernaer, buere predicalien; ende is hy déponent, des maen- 
daechs, naer den middacb, wederomme gegaen naer de voerscbreve kercke, 
hoorcnde daller noch eenige parlien van chyraet in der voerscbreve kercke 
gehecl waeren, als aile die orgelen , den predickstoel , het oordeel, bel hey- 



I 




liili ï^aor.tiDiiiilS'aiilaer, cnde die vunlc; fii(tt: liuoiviide Jal nieu deselve uii-l " 
dcjuder Bssislenlie zoudc moegen beschernien . geassîMeert uiel eeiiign vuii 
iea joogân vwtboege tôt x oft xii toe . heefl by hem melten persoenen voer- 
trhrevr-n atsdoen nld»er gevoodeo, endc licell gesien, dai dio quaolwilljge x^ir 
vole schaede in de voerachreve kcrcke gedaeo hadden ; ende hoewel de vo«r- 
«uhreve quaetwilUgu in groolen getaelc waeren . nocblaos en hcell by, de)H>- 
Di'QKinilsdie groole vcrbaestheyl), nyemanden dacrafT gokendt . die hy Risnn 
iiiuile uelea te noemen ; dan lach. dat Michicl Willemssone, alitu Schemmel, 
%ai o]! "i irapken van den predickstoel ende bewaerde denselven (ïue hem 
cli'ponenl Uwlitel, len eynde meo dien uyel brt-ken en uoude. Ende hecri by 
déponent al»doen aengonomen zekere persoenen. achtervol^ende deo billelte 
by boa abnu ons ovurgcgeven , om deselve perceelen le preserveren van 
myne , die euIm Bprinaenion te doene ; dewelcke nien naerderbant (te welene 
op dcn derden dadi , naer zya beste onthotidl), heeft moeten licentiorcn eiidu 
ardancken , wanl t\ otiwillii;h worden om le dienen . als gesuborneerl syndr 
by die van der nyeuner reltgie, dewclche hem leyden ende verweten dal ly 
cten parpen dieiiden ; ende die beeren van der aladl 't selve siende, gnven Jan 
Blaessone ende Peeler de Gmylere last, dal ly deselve persoenen aenveorden 
xtiiden in den naeni van der studl, ende in plaelsc van den anwilligen. anden' 
II- acnvccrdene, deweicko den voerscbreven last aenveerden-, maer denselven 
aenveerl bebbende, mils der opspraeck onde iiuellinge van die van der nyouwe 
n-lipe (op 't kerchhufT vergaderl zynde) , wxeren blyde dai zy wederumme 
wn daer waeren, sonder yel gcprouffilecrl le hebhenc; ende die stadi 
■* goensdaechs oft 's donderdaecbs daernaer wederonime vergaderl wesende . 
toc JK den drre leden ^pi'esenleerl zekere stiplicalie van wegen die van der 
nyeavre relipc, by handen Jans Cuysteu Geeraertssone , deken van den 
gowanUnydors , by denwelcken zy versocblen dal men Blsulcke soldaten , kI> 
lot bmvaornisse van den keri^ken wacren aengenoemen. zoude tvillen ardaiir- 
ken; versuekende ende presenieerende by deitelve siiplicatie, dal al snlckin 
pan.-eek*n ofl sluuken van chyrule, aïs hierboven p-noempl zyn ende in de 
Toerscbrrye kercke nocb geheel wesende . zouden in hueren wesen lalen . 
sonder die te lalen breken ; maer dal d'aulaeren rsaemen inoesten ter eerde 
■rgeworpen worden , als breeder hlyeken maub hy der voerscbreve auplicatie. 
daerloe hy depoueni hem refererende is ; maer aleer de voerscbreve van der 
nymwer religie eenich apposlil cregen op de voerschreva reqnesle, ziende 
dat de voerscbreven knecblen hueren dienst ende de voerscbreve kercke ver- 
lapt«n hadden, ine bebben de voerscbreve qnaelwillrge die autaeren afye- 
tiruken , lalende nochians de voerscbreve parceelen hierboven geiUTl, Keherl 
»nde in bneren wesen ; emle bii'iden le voeren i\c vienubrt'vr van der nyeii- 



— 410 — 

wer religie deii drie leden uoch eeue andere reqiesle gepreseuteert , by dcr 
welcke zy verzochten, dat zy die predicanten, die alsdoen buyten deser stadl 
prediclen , binnen zoudea moegen doen cominen , maer en worde op de voer- 
schreve requesle nyet geappoincleerl , mils dat die beeren onder ben gesloten 
hadden , dat mon die predicanten nyet binnen en zoude laten commen pre- 
dicken; lot welcker requeste hy déponent hem insgelycx is referereade; 
ende heed hy déponent ierstmael de w)erschroven twee requesien onder 
gehadt, maer heeft die den président Bloeymans, omtrent xiiii daegen lesi- 
ieden , overgeleverl. 
•ésiiee du Zeght voirts (des gevraecht zynde), dat die tweede beeldenstorminge 
f « jniiiet. g^.[)uert is x» octobris lestleden, ende dat vuyt oirsaecke dat zekere sup- 

l'brit il'iiwagM. 

poesten oft procureurs van der stadt (te wetenen Matthys Keyeo, Willem van 
den Bossche, Wouter Leyten ende Jacob de Witte), ontboeden zynde by beeren 
Diericken Noppen ende Nicolaesen van der Stegen, raden ordinarisen in den 
i*ade van Brabant ende commissarisen alsdoen tôt *s Hertogenbossche geson- 
den, om den volcke te inducerene, wederomme die oude rehgie te aenveer- 
dene , denselven volcke gepersuadcert hadden (zoe by déponent beeft hooren 
zeggen) dat de vocrschreven commissarisen alhier gecommen waeren om die 
inquisitie inné te stellene, ais eensdeels oick mach blycken vuyt zekere billet- 
ken gesteken onder die poorte van den vocrschreven président, gelyck zekere 
copie onder hem déponent berustende (ende dewelcke hy ons beloell heeA 
le geven) , *t selve breedere is inhoudende ; waerduere zulcken commotie 
gemaect is binnen der stadt, als dal dat volck met honderden seflens vergae- 
tlert zyn geweest met hamers ende bylen in Sinle-Jacobs-kercke ende op \ 
kerckhoff; ende de président Bloymans H selve vernomen-hebbende, sittende 
(les noencns over niaellyl , heefl terslont naer den etcn die stadt in hueren 
tlrie leden doen vergaederen, om te moegen vernemeA d'oorsake van zulcke 
vcrgaederinge, ende heefl totlen vocrschreven vergaerden persoenen gesonden 
Jan Cuysten Geeraertssone ende Geeraerden van Stryp, len eynde zy hun quaet 
voernemen zouden willen verlaelen , ende indien hun yet gebrake , dal zy H 
.selve le kennen zouden geven, ende dal mcn op huere clachlen remédie zoude 
îstellen ; ende de vocrschreven Cuysten ende van Stryp denselven persoenen 
j^esprokcn hebbende , vercleerden dat zy die nyel en consten le vrede geslel- 
Icu ♦ zoedal die drie leilen alsdoen sloten , dat die schoulelh, scepenen , raedl, 
^'czworen, dekens ende schuLlers, denselven persoenen ( alsdoen lot Basel- 
dunck in 'i clooslere vcrlrockeii zynde) met machte ende gewapenderhani 
li'tîcngacn zuuden ende den lioop verslroyen, achlervolgende zekere ordon- 
tiaiitie den voernocne van denselven daege op 'l sladthuys gepuhlicecrt; onde 
lU'hlciAolgondc t slol van den vocrschreven drie leden , zoo zyn die schoulelh 




met zyne dicueers , prt:sii)eiL[ , scepeiien , ruedt uiiilo zoniniigc van deii di-kciib < 

itnaer Djel de vuertolireve Cuyslen uucli vao Siryp , dewcli^ke alïUueii uuljler- 

l^Ieven waeren), endc xoromige a^huUers, gegaeo aaer'lvoerschreven cJoos- 

t«re vaa Baseldoiick, lea eyndu £>' île voersi'hreve persoenen, alJaer vor^çadiTt 

weseode ende in 't voersulireveri cloostere al in slucken smyleatle, &oudâu 

persiinderen toi achoydinge ende verlaliiige van don bt-eken . daennedo zy 

(inlediuh wuei'cn; ende cointnenilc die van der iveih mel liueren vulcke op 'l 

Lentklinff van Sinte-Jauobs, zw h daor gcscholcn jjoweosl van der eendor oft 

«an dor aiidere zyden emie busse , nyet welende van welcke van den voer- 

■ciirevGn parlyen , endu tiooi\le liy deiH>n«nl dm raeo riop : Her, her, tlacl 

àu<A! ilael doot'. zukx dat die sclioulelh ende zommigo van den scepenen 

itiiineii den ulooatere wcseude, bebbon d'ciine hier ende d'andere daer begoiial 

le vieydea , ende onder ander moosle de voerschreve schoulelh verluopen 

duoreen vvaelere, ende salveren bemitelven aizoo, geiyck oioli allé dii;gene 

tlie met bvm gci-onimen wacren hen oii^k inoeslen selveren; sonder dat )iy 

deponenl yoinandeii vau den voerschruveu quactwilligen persoenen soude 

Xv4;l«a tenoemen.daoeenen gcnoeuipl Arikcii Tymmermans, woenende in «Irn 

namere, lût Vuclil, op Vranckon hoiTstadl, ecrtyls geweesl liebbendc clcrck 

oft djener van den seboulelb deser sladl. ende nu wesende in den dicnal van 

«i«a graeve van Meghcm, desveicke alsdoen aonveerde hein déponent, hem 

vraegende oa ly 't ( denolerendu de weihotideren van dor Madt) njei wel 

C^maeckt en hadden. dat zy ecnon opioop in der stadl gemaeckt haddon. 

ascggeiide dal xy 't nocb wd beclaugcn zuudeu, gevendu hem déponent onde 

«lion van der sladl, vcle dreygelicke woordcn; waerop by deponûiiL den- 

«elven Ariken galT die beste woordon die hy cousie, in zuicker vuegen , dal 

«lo vovrsclireve Ariken bem déponent verlyel; ende aenveerde de voer- 

Bcbrevo Ariken alsduen m' Zegeren Adriaenssone , zyns déponents zvNacgoro. 

FJide by déponent comniende voiris in do fliniemei^lruele, vluol in een huys 

tcgenoverdiùfraiers, uiilsditn dal by zoe grooien roep hoordH oudor 'l volck. 

■lie aile rie|icn : lin; her, elck ont lyn geweer! ende bk'ef hy déponent in 'l 

»elve hnya lûlton avondo loe. Ende daernaer bebben de vocrscbrevc ijuacl- 

willjge persoeuen in 'l voerscbreven cluosterc van Baeeldonck al in slnekcn 

gosmelen , zue in der korekon , als in 't voererbreven dooslerc, ende hcell by 

déponent hoorun zeg^en, dal den diener van dun voerschreven presidenl, 

iKbbondc eeue bcllcbuerde, hum duscivc afi^cnomen worde by Hicbid Willetns- 

Mioe, aiiiu Sflienel , iefgf'ade toi heui, dat by ui-ert wui &.\i inen licni dît- in 

cjiuen nuc.k leggen loudo. 

Ende deu avonU \b hy déponent naer hinsi gr^'nrn , mn le faeii elen kn 



linyse des vuer^rbii 



1 ph 



^iil'-nl 



Blorv 



. rnde alda^r in hnys 



ynilc . 



— 4iî — 

l'bri» d'im-itM. hoorde dat de voerschreve quaetdoenders boesden op de poorte van den prc- 
dickeeren cloostere met bylen, deselve ocpenhouweQde , ende in stucken 
smytende; ende doen de voerschreve quaetdoenders in 't voerschreven cloos- 
tere waeren, zoe is hy déponent naer zyn huys (staende vast neffens *t voer- 
schreven cloostere) gegaen , om *t selve te bewaerene, ende heeft hy déponent 
onder andere voer zyne duere gesien m' Hans, den barbier, woenende op *l 
Hintemer-eynde, by Sinte-Anthoenis-cappelle, hebbende een lanck roer op 
zynen hais, ende hebbende eenen witten slets voer zyn veltteecken, met noch 
vele andere persoenen, die hy déponent nu ter tyt nyet onthouden en heed; 
ende hoorde hy déponent dat men in de gebuerte alsdoen zeyde, dat eenen 
genoempt Bentyn in *t cloostere doot geworpen was met eenen steene, sonder 
dat hy déponent alsnu yemanden anders zoude weten te noemen van den 
voerschreven quaetdoenders, dewelcke van den prekeers gongen naer SintQ- 
Jans-kercke; ende hoorde hy déponent van zynen huyse, dat zy die vonte 
van der voerschreve kercke in stucken smeten , ende van daer ghingen zy voirts 
naer den fraters, ende hoorde hy déponent dat de voerschreven qaaetdoen- 
ders, aldaer geweest hebbende, riepen over straete : Vive les gueulxl appelen 
te halen Un fraters is die leuse! ende heefl hy déponent^ des anderen daecbs, 
ende twee oft drie daegen daernaer gesien; dat mans, wyfs ende kinderen der 
cloosteren goet ende meublen met grooter menichten achter straeten naer huys 
droegen. 

état de If ville au Zcght voirts , hcm dcpoucnt , kennelick te zyne , dat ten tyde mynenheere 
rivée' du ciitiic- dcn cancelller ende van Merode binnen deser stadt zyn gecommen, die hooch- 
dïMerode. ' *"' schoutcth dcrsclver stadt daer nyet en was, ende dat oick alsdoen alhier geen 
oorlochsvolck en was, maer dat alleenlick die schutters alsdoen die poor- 
ten bcwaerden; daerby vuegendc, dat by den drie leden deser stadt (by 
toedoen van den voerschreven heeren cancellier ende van Merode) geconsen- 
leerl is geweest, dat die schoutelh wedcromme binnen dersel ver stadt com- 
men zoude, om zyn officie te bedienen, ende dat men hem zoude geven tôt 
zyncr meerderc versekertheyt ende 1er assistenlie van justicie xlviii mannen; 
dewelcke oick aengenomen zynde by die van der stadt, den officier nyel 
en hebben willen subgecl zyn , maer wel vercleert bereet te zyne der jus- 
ticie voer te staene, indien yemanl derselver rebel viel; ende dien achter- 
volgende, is de voerschreve schoutelh binnen der voerschreve stadt wederomme 
gecommen, maer en is daerinne nyet langer gebleven, dan omtrent twee oH 
drie daegen; hebbende gesien, dat ten tyde de voerschreve commisarisen 
binnen der voerschreve stadt zyn geweest, in absenlie van den principaelen 
officier, ende onversien zynde van voicke van oorlogen als boven, zy comniissa- 
risen de voerschreve stadt in peyse ende vrede hebben gehouden , sonder dat 



- tl3 - 
daeriaueeeaige desordi'o gceihyi't lit. ilnii dalter v\el famu was daldievnii 
lU-r uyeuwer religic die resle van 'i geiie daller nouh in tler kerckcii gel)levcB 
was wildenspoljerea, CDde dalzy o|i 'l sladthuys «oudeo commea baolcn deii 
«ilveren sinle Jan ende aiiclere juweelen ende meublen van der sladi, eude 
ilsl zy die calbolyckon zoitden duot smylen oH ten miiislen verjeegoa onde 
hun buysen spolietvn , d'wetck nocliians verhuedt Is geweesl. 

Zcgbt voîrts, dal do voerschreve commissariscn loe velc gedaen hctiben, r.'-»' ■" ' 

Uat ty die juslicie iu liueren wesen bebiten geslell , in ïulckcr vuegen dal men «' »"<^ 

CCD y^elyck rechl ende jueticie heefl gedaen, ende dut men in de groole 

liercke wederomme oepenbaerlick Diisseii gedaen beelt van op den Kuredacb 

af, ende dal men somlyU in de weke heefl gepredickl gcbadl, maer nyel ves- 

|M.>rea oh lor gedaen. ende beefl men oick soratyU in zommit'e cappellen 

.««cretelick missen gedaen; zeggende dal aengaoude'l gène dal by den atubacti- 

ttin van den wevers ende met&ers zoude zyn gescght ende gecondilionneert, 

dal men 't aelve zal bevinden by gescrifto ondcr den t'rel^er ende socretari:^ 

Co)cn, deweleke "l selvc respeclîve op den xvi*" oclobris opgeleekonl bebben ; 

c^Ddc hcbben die van der nyeuwcr religje, by lusschenspreken van den voer- 

scliraven conimisaarisen geronsenleerl eude le vreden geweesl, dal bucre 

(^redicanlen Kouden buylen der stadl predicken , ende loi dien eyndc was bon 

«*ea«) plaelse gedesigncert , ende hebben len leaten die drie ledeo deser stadl 

«;n<le zommige van di:r nyeuwer rcligie geixinsetileert ende te vreden geweest, 

■ «lai men den predicanlen zoude oîrlof gcven, gelyck ly oick dien achlervul- 

Seuilc buore predicatien openbaerlick verlaton bebbeii voor zekeren lyi, 

Gevraeebl , waervuyl dat die nyeuwe troulilen oH emolien zyn gesprotcn , • ■• «'• 

Cemercl dat die zaken in zoo guudeit (ermyuon waeren als boven : zegbt . dal 
«lie compele des graeven van Mcgbuni uicl ^tynen voluke^vœr dese stadl bped 
S«oau8oerl eene groole alleralie ende nyouwe bomerle onder 't voick. 

Gcvraecht, wie dal d'încompsle dos voerschreven graeven van Mcghem im«» h. i 
liitinen doser sladt belelh beell, ende on de drie ieden deser stadl oick gowey- Z H>va^ 
gert bebbon dunaelven graeve Inné le laienc : zegbt , dal by nyemant en weet, 
div uiraake zoude geweest zyn van derseiver weygeringc, dan die van der 
nycuwe religie, ende acngaende 'l gène daller gebucrt is nengaendo den drie 
Ieden, refereort bem lollen bricven gescreven bydie van der siadl acn dea- 
sel von graeve. 

Coraedit, wanoeer Bcrniborgen bionon dcser stadl rs gecommen ende wic »""- ""i 
bem heett gebaell : zegbt, dat Herman de Knytore donsulven Boitibergen liiiinen 
deser sladt geliracbl lieun te scbeepe, mitsdien zy van buyten nyel on dorston 
commen op de zyde van Vuchl, daer die graeve vnn Hoghetn M'as; weleke Her- 
nan. densvlven Bombergen l'Anlwcrpon hucfl ^e^vocst haelen , nyel wolendc 



— 4i4 - 

Kiiirèc en ville d-A. dciî (lach ofl wonoeer deselve Bombergen in de voerschreve stadt quam ; zeg- 
gende, dat de voerscbreven Bombergen alhier gesonden was by die van der 
consistorie van Antwerpen , om die van der consislorie van der nyeuwe religie 
van den Bossche te derendercn tegen den graeve van Megbem ende aile andere, 
gelyck de voerschreve Bombergen zulcx genoech heeft vercleert voer die van 
der sladt ; zeggende voirts , dat de voerschreve Bombergen , corls naer zyne 
compste binnen deser sladt, is gecommen op H stadthuys, goassisteert met 
groot getal van die van der nyeuwer religie , ende hcbbende een pistolet aen 
zyne zyde hangende, aldaer die drie leden deser stadt vergaedert waeren , 
ende heeft aldaer zyne commîssie met kyvende woirden begonst te kennen te 
geven , ende aldaer oepenbacriick zekere versueck gedaen , ende mits dat hy 
zoe hooge sprack, zoe hebben de drie leden versocbt dat hy zyn versueck by 
gescrifte zoude willen geven, d'weick hy oick naerderhant gedaen heefl, 
daerinne nyet noemende die heeren die hy wel mondelinge hadde genœmpt , 
ende van wiens wegen hy zeyde last te hebben om binnen deser stadt te corn- 
men ; ende is hy déponent wel indachlich , dat de voerschreve Bombergen 
ierst mondelinge noempde den prince van Oraengien , gracven van Egmont, van 
Hoochstraten ende van Muers , ende den heere van Brederode , ende ander, 
dewelke (mitsgaders oick diegene die Bombergen alsdoen accompaigneer- 
den) by den greffier opgeteeckent zyn geweest, naer zyn beste onthoudt , 
lot welcke opteeckenen hy déponent hem refereert; zeggende voirts (des 
gevraecht zynde), dat Bombergen in presentie van den welhoudcren heed 
vercleert gehadt (den dach nyet onthouden hebbende), dat hy last hadde 
mynenheere den cancellier ende van Merode commissarisen vasl te houdene , 
omme (zoe gezeght worde) daermcde te verlossene eencn vendrich van mynen- 
heere van Andclot, die men zeyde gevangon te zyne , ende andere die alnoch van 
die van den geconfedereerden gcvangen zouden moegen worden; ende naerdien 
die van der stadt hadden gerequireert aen den voerscbreven Bombergen , dat 
hy zynen last ende commissic zoude overgeven, zoe heeft de voerschreve 
Bombergen geseght, dat hy geene commissie by gescrirte on hadile, maer dat 
Ilerman de Ruytere zyne commissie was, denwelcken hy zeyde présent geweest 
te zyne daer de voerschreve heeron hem commissie gegeven hadden, ende 
beloefde dat hy zyne commissie by gescrifte zoude overgeven ende thoonen ; 
te vreden zynde, indien hy die binnen drie dac^gen nyet en thoonde, dat mon 
hem aen eene galge hangen zoude, oft diergelycke woordcn in substancie. 

r.onrtiiiip iiii ma Gcvraccht , waerommc die van der sladt den voerscbreven Bombergen nyet 

!im11*uim M^^ pn hebben gecorrigeert , naerdien hy binnen do voerschreve drie daegon zyne 

rommissie nyet en exhibeerde, volgcndo zyns selfs consent hierboven geruert : 

z«îghl, dat die van der nyeuwer religie, die groot ende veele in gctaele waeren, 



— 415 — 

cnde racerJore dan dio goede ealliolycke , *l selve nemincrniccr gedoochl en 
20uden hcbben. 

Gevraecht, wie dcn voerschrcven Bombergen meest heefl gevolght, geas- s.>ci*t^ h»iiiiii«>ii« 

aisteert ende behulpich geweest : zeght , dat zyn geweest die van dor nyeuwer 

veligie, ende zunderlinge diegene die de predicanten innegehaelt, onderhou- 

^en ende geassisteert bebben, ende by hem hierboven genoempt; ende oick 

^Kommige van den dekens van den derden Icde, te weetene : Geeraert van Slryp, 

*^an Cuyslen Geeraertssone , dekens van den gewantsnyders , ende Geeraert van 

Ayere, deken van den spellemaeckers , dewelcke hy déponent (zynde in de 

"^ergaederinge van den drie leden , ende aenhoort hebbende H gène datter 

^eproponeert worde), heeft zien vuytgaen van den stadthuys, ende vvederommc 

vnei die van der nyeuwer religie, hun geweer aen *t lyff hebbende, heefl 

^^ederomme zien innecommen , zekerlick presumeerende , dat zy het secreel , 

^Bombergen ende zyne adherenten bebben geopenbaert; ende bebben oick 

^omtyden den voerschreven twec ierste leden schampich aengesproken, zcg- 

ende : Ghy hadt wel gewilt dat den graeve van Meghem , uwen vrindt , binnen 

siadt hadde moegen commen , maer wy hebben u dat belet; dewelcke oick 

^ulcx zyn geweest, dat nyettegenslaende zy van hueren ambachte waeren 

'K>elasl te consenteren in de relaxatie ende vertreck van mynenheeren den can- 

<2ellier ende van Merode, ende H selve van hun ambachtswegen den drie leden 

"^ercleert, hebben nocbtans in hueren eygenen naeme daervan geprotesteerl, 

^nde vercleert daermede nyet te willen consenteren. 

Zeght voirts (des geyraechl zynde) , dat Bombergen binnen deser stadt hem séanee dv 
%eeft gedraegen als oeversle ende gouverneur van der voerschreve stadt, naer ** Juin»*. 

Conduite d*A. de 

liem genomen hebbende die sluetelen van der voerschreve stadt , mitsgaders Bomberrh. 
oick die artillerie ende munitie, ende die gestelt op de Merckl, ende elders, 
daer *t hem goet gedocht heeft; hebbende oick gegeven dengenen die vuyt 
ende in de voerschreve stadt wilden gaen, oft daer yet vuytvoeren, passe- 
poerten , ende voirts den vier capiteynen ende hueren knechten geboden ende 
verboden , naer dat hem goet gedocht heeft , al ten wel wetcnen ende aeu- 
siene van den drie leden deser stadt, ende andere ingesetene derselver; 
hebbende daerenboven directelyck gedaen tegen 't gène dat by den drie leden 
was geraempt ende geslolen , ende zyne ordonnantien met trommelen laten 
ommeslaen ; want gelyck by den drie leden deser stadt was gesloten , dat 
eenyegelyck vry ende vranck vuyt ende inné zoude moegen gaen ende keeren , 
heeft nocbtans , dien nyet tegenstaende , diversche meublen goeden van den 
burgeren gearresteert, oft anderssins deselve bedwongen met composition 
tegens hem te redimeren , hebbende oick gestelt wachte voer *t huys daer die 
heeren commissarisen t*huys lagen, togen danck ende wille der voerschreven 



— 446 — 

drie leden, die dacrafTtol diverschen sionden hebben geprotesteert, ende is 
hy déponent wel indachtich dal Bombergen, naerdien hy onlboden was by 
den drie leden op *t stadthuys te commen , een van den groenroeden beefl 
gerelateert, dat hy ter antwoirde gaf : dat hy metter ordonnanlie van den 
drie leden nyet te doene en hadde , maer dat hy diende die van der nyeuwer 
religie. 
Lettre de la du- Zeght voîrts , dat hem déponent wel gedenckt, dat op zekeren tyt, die hy 

chette de Parme 

hiierceptéet. deponont nu ter tyt nyet onthouden en heefl , Joos Wouters , ierste duerweer- 
dere van den rade van Brabant, is gecommeu op H stadthuys , aldaer te kenncn 
gevende dal Bombergen hem, commende van Bruesselebinnen deser stadt, 
hadde afgenomen zekere brieven van Uuerder Hoocheyt, addresserende aen 
den voerschreven commissarisen , sonder die te willen restitueren , veraueo- 
kende alzoe aen den voerschreven drie leden , dat zy den voerschreven Bom- 
bergen, indien zouden willen hebben , dat hem de voerschreve brieven zouden 
worden gerestitueert ; ende dien achtervolgende hebben die van den voer- 
schreven drie leden aen den voerschreven Bombergen gesonden , ten eynde 
hy den voerschreven Wouters de voerschreve brieven zoude restitueren, 
d*welck hy nyet en heefl willen doen ; is nyettemin corts daernaer op *t stadt- 
huys gecommen, bringende met hem den voerschreven brief, die oepen gedaen 
was, hebbende by hem eenen grooten hoop van die van der nyeuwe relîgîe, 
daeronder dat was m' Hendrick Âgileus; welcke brieven ten selven tyde 
worden oepenbaerlick by denselven Bombergen gelesen , sonder den voer- 
schreven drie leden daeraff te willen geven copie , nyettegenstaende zy 'l selve 
aen den voerschreven Bombergen waeren versueckende; welcke brieven in 
effecle waeren inhoudende, dal die graeve van Meghem binnen deser stadt 
zoude commen met zynen garnisoene, opdat die justicie wederomme hueren 
voortganck zoude moegen hebben , ende andere zaken van der ouder religie 
wederomme in hueren ouden treyn gestell worden; nae denweicken (ende 
oick te voeren , aleer de voerschreve Bombergen de voerschreve brieven op 'l 
stadthuys hadde gebrocht) die famé oepenbaerlick binnen deser stadt heeA 
gegaen , dat die heeren commissarisen waeren verraders ende onverlaten , ende 
dat zy die stadt hadden verraden , ende ingevalle de voerschreve brieven in H 
oepenbaer nyet en hadden gecommen , dat die van der nyeuwer religie al om 
den hais zouden gecommen hebben, nyettegenstaende dat hy déponent vuyter 
lecture van den voerschreven brieven nyet en conste bemercken dat deselve 
van eenige verraederye vermelden; zeggende,dat hy déponent wel gehoort 
heefl, dal naer 'l lesen van den voerschreven brief, ende die voerschreve 
famé, in de strate daer die heeren commissarisen gelogeert waeren , zeervelc 
volcx is vergadert geweest , daerduere zy commissarisen in grooter benaul- 



i 
I 



hryt xyn goneesl, hclilHiniIo Diyuuiilicere licn canuellier liooreii VH'lirokeu ilal 

ly, cominissarison , mol hui^rtm liuysgesin eiiile volcku biiiuDii huercii hoy^e 

\»D^ea lyl hy melcanileren xyii gebU-vcn , verwachlemle dcii slacli , eDtlo dal 

Imnilieden hinrien Uvee ofl drie daegen nycmant on quam besoecken oll byslaiit 

itofD ; onde dat hy dcponenL wel iiidaclilich is , dat de voerscbreven heei'on 

comiuissamcn hebbeii die drie ledeo deser sladl doen aeiiaoecken loi bueni 

aseisteoUe eiidc bewaei'uisse leker garde vun deu schuUers, eiide zyn iliii 

tioptuyden ende dekens van don sclmUeryttn onlboedcn, u^n eynde dal van 

yegelyck vau den voerscbrevcn schuLleryen, nls boven.schickenzouden xxv|>er- 

soeneu; maer diu mke uaerder overleel we^onde, is bevondea 'l selve nyel 

expédient le wcseue d'een le^en d'andere in wapen te eiellene. Ctae den- 

«neicken is xekere wacbl by UoinliergeD ende zynen adbL'i-enlen voer 'l liuys 

^nde acbler 'l huys van den voerscbreven cummissariâen gesleit geweesl, by 

cflage ende by nauhtc, ende zekei'c wacckliuysken voer die poorte van den- 

^s^vcii huyHe. 

Scghl voirls , dal liy wel bcofl hooren vei'trerkon inynenheere don cancel- n. 

Upr ende andere dat, op oeneu tyl, liy was niel inynenheere van BJcrode 

^gegaen ton huyse van Everaei-l Berwouls. scepene, aldaer hy quam naodieu 

ftiy wsndolen geweesl badde om liera le recreitren , de voerschreve Boaiberiien 

snet zynen bcJlehardiors de voerscbreven conimissariBcn beeftcommen socc- 

B(cn , om dtselve wederomme naer huys le doen keeren , maer wal woirden 

^y onderlînge tegcn malcanderen bebben gehadl , en vteet by déponent nyot , 

nocb oick wie dat Jun van Heel , vicescbouwere (die lot faveur van mynen- 

Sieere den cancellier soude bohbcn gesproken), in 'l yser beefl eeslngen: 

^aerby vuegende dal, naerdien Vaendoren binnea deser sUdl is gevaugeu 

seslell . ter KMke van zekere brioven die hy aen mynenbeere den cancellier 

fn^âcreven hadde, bccrt ge&ien dat mynhecre de caocellier is slriuklelyckere 

bcwaert gewecsl dan hy le voeren was ; ende op eenen avonl met den heercn 

i-oniroiasarificn le gasle wesende, beelV hy déponent gesien, dat aidnoi 

oinln.<nl don viii nren, vier ofl vylTgcwaponde persoonen de voerscbreven 

heeran comuissnrisen, over Laerele siLtende, quaemen besiehtigen on besien , 

rnde hoorde by déponent dos anderun daw-hs zeggen , dal dien nyel legen- 

slaende , die cspîteyn Hiddelecr mel zynen voleke, mynenbeere den cancellier 

des nachla omirent den elf urcn , licgende in zyn bi^dde . norh eens <iuaemen 

miUren ; zeggende voirts , dal corts naer 'l verlreek des grneven vun Megbem , 

lyn sommige soldalen, vuyl Willem ClooU vendele, verlrockcn vuyt detor 

tiadt naer OiBU^rwyek, ende bebben aldaer gehadl, (on huysc van den per- 

M)«nen aldaer, zekere Etormhoeden, drie olX vier ruytcrs-hariiassen ende 

(«04 qusntileyl vaii leeren, wseralT hy deponoiii de lommciie heen urn 



— 4^8 — 
iNjiirM fhitet «a staei) acn H sladthuys , ende die zommige (te weteiie drie) tegen die galge op 

cbancAlier et lu 

tieiir d« Htrodc. deMepckt; ciide hadden die van der stadt geerne gesien, dat men de voer- 
schreve stormhocden , harnas ende leereu zoude gestelt hebben in *t artillerye- 
huys der voerschreve stadt, d*welck nyet en heeft moegen gescbieden, mits 
der weygeringe van den voerschreven knechten ende capiteynen , die deselve 
wilden houden voer buyt, als op huer vyanden gehaelt zynde, ende dat drie 
van den voerschreven knechten , te peerde sittende, hebbende aengehadt de 
voerschreve ruyters-harnassen , metter lancye in de hant, reden achter straten 
voer *t huys aldaer de voerschreve commissarisen gelogeert waereo , ende op 
de Merckt commende met eene trompette voer hemlieden , hebben den voer- 
schreven harnassen aldaer oepenbaerlick geveylt ende willen vercoopen , nyet 
wetende w^aer de voerschreve harnassen vervaeren zyn, maer heeft gehoort 
dat een van dien Bombergen geschoncken is geweest; zeghtvoirts, dat hy 
déponent is mede in de vergaederinge geweest van den drie leden, aldaer 
zekere certificatie van der qualiteyt van Bombergen , by den heere van Bre- 
derode gegeven, worde gelesen by den secretaris Colen, ende dat die van 
der nyeuwer religie de voerschreve certiflcatie hebbende hooren lesen , ver- 
cleerden dat hun deselve genoech was voer commissie om Bombergen voer 
hueren capiteyn der voerschreve stadt te houdene; gelyck hy déponent oick 
présent is geweest daer ierst m' Lybrecht Nys zynen last in presentie van den 
drie leden ende die van der nyeuwer religie heeft geoepent, ende daer die 
brieven van der hertoghinne waeren gelesen , daermede den drie leden worde 
bcvolen dat zy mynenheeren den cancellicr ende van Merode zouden relaxeron , 
ofl dat, by gebreke van dien, men zoude procederen by arroste op den persoen 
ende goeden van den burgeren der voerschreve stadt ; d'welck die van den 
drie leden geerne zouden hebben gedaen (als noyt gcconsenteert hebbende in 
de detentie van den voerschreven heeren commissarisen, ende dneraff zy oick 
len diverschen lyden hebben geprolesteert) ; ende hoewel die van der nyeuwer 
religie oick vercleerden te consenleren in de relaxatie van den voerschreven 
commissarisen , zoe heeft hy déponent nochtans gesien dat op zekeren tyt de 
vier vendelcn op de Merckt in den rinck vergadert zynde, die van der voer- 
schreve nyeuwe religie, zekeren van hueren volcke vuyten nootvendelen die zy 
opgestelthadden,in'twaeckhuys tôt den huysevan mynenheere den cancellier 
gosonden hebben, ende hoewel de voerschreve Bombergen ten tyde voerschreven 
by den drie leden worde ontboeden, zoe en heeft hy nochtans aldaer nyet 
willen compareren, maer expresselyck geweygert 't selve te doene; heeft 
oick hy déponent présent geweest in de vergaderinge van den drie leden, 
aldaer den secretaris Colen oepenbaerlick leesde die commissie die Bombergen 
zeyde ontfangen te hebben van den heere van Brederode, dewelcke Claes d« 



J^rouw ontic biorii'k van ileii Corenpiit tôt A m si cire (la m me gfhadl liaUdeii; 
(l'vvdck gt'liiimli: nucnlieii d'ocrslu macnl dat Ounibt'rgi<n eiiilQ diu vior capi- 
tcynon gedicnt liaddon, waa gnexpireerl, onUe versMhlen die drio loden copie 
van der rommisaiû des voereohreven Bomliergen, maer worde heu dexelvo by 
«Ion TocrscUrcvoii BomheT^cn gcwoygcrL ; zGgbl voirts , hem kennclïck le zyiie 
ctrit dio drie leden doser sladl, teti aencoinmen van Bombergcn , commissa- 
r-isen hcliben gecommJlleerl om die monsleringo van don vier vcndclen le 
«Joene, lo welenen Heni'icken van Eynboiidls, Jeronîmus Wynanls, Jan Olien, 
I .Jao WIllemsEone cndo Geeraerl van SLryp; eiidenaer de iersle maenl, als die 
C wdede monsteringe zoiido gcschyedon , ?,oe hcbbon die drie leden geweygert 
■vonslormeesters le de|iiiterene , vuyldicn de voersebrovc Bomborgeii bein 
nycl en hadde gcrc^ruleerl nacrvolgecide 'l slot daerop de stadl liem badde 
M~naeleDacnveenIen,dacra0'hem déponent duncktdatzekere gescnfl gemaeckt 
b s liy den greffier; hcldtcndc wcl hooren zcggen dat len tyde van de iweede 
• amonsteringo diversche knechtcn van den vier vendelen argewcken zyn, cmlc 
«nyel en hebben willen dienen, zoe ter oirzake dul zy bun beducblon dal zy 
"^an àer sladt nyot on zoudon worden betaell, als anderssins , dat zy Brede- 
■rWe iiyol en wildon zweeren; wolcko belalingo noehlans nnenlerhant van 
^sladlswegen dio drie Icdcn hebben inoelen gclovon den knecbien van den 
■^oerscbreven viûr vendelen. 

Zeglil voirls, dut hy déponent op 't stadlhuys alhier in do ver^cderinge c 

"^an den drie leden is geweest, op ecnen goensdacb , wesende den ix'" aprilis 

■.UKlIi-den , aldaer geroepen zynde 's moi^ens ton vit iiren , om <lies>ville dat 

^ie knechlen wesende in den diensl van Bombcrgen zwaricheyl maecten in 

^on eedl die zy denselven Bombcrgen gednen badden, in drn namc dos hecren 

"^an Brederodc; zynde de voerschrevon knechten alsdoen in 't barnns op de 

Hitrckl, sonder tromincio oA vonilelc, m.ier wildcn van dien eedl veHalen 

^vescn, 8oe eesl gebuerl dal die drio leden der voerachreve sUidl. op 'l voer- 

«chreven sladlhuysvergadert zynde, omme l'aenbooron 't geno biin aldaer zoude 

worden gcremonstreert , zyn aldaer gocompareerl «ommige van der nyeuwe 

religie mel bueron wacponon , lo wctoncn rappioren, poignaerdon ende pis- 

Inlflllcn, endi! onder anderc Agilcus, Claea ende Jan de l^euw, Ciirenpiil, 

Cccniert vnn Arnbem np lU-n Mnriaen , op de Merckt, Laurens Thomnos, Joli 

van AcbelcD, Jan Pelgrom onde meer amlore. endo bebbon alsiloen overgegeven 

xekoro versueck in gcscririe, wnerby zy versorlilcn. zoe in huereu niieme, 

nls in den na«mc vau Bomborgcn.dalmen dcnselvoi wildcverlcenen aete vdii 

aile '1 gcne dos hy in doser sladi godnen onde gehandoll baddo, dal 'l selve 

was gcweest, Int grnolmakingo vnn der Ooninriicko Mnjesloyl, ondfi lui 

tpi^n-ac misse vun ï-ynou omlorsarlon , liorecrrn ilersrlwr sladt , rnde dal incii 



— 420 — 

zoude betaelen aile *t gène wes deselve Bombergen binnen deser stadt verieert 
hadde, ende daerenboven, voer zynen getrouwen dienst, in recompensie 
scbencken eenen eerlicken schenck, ende hem oick zekere geleyde* die den- 
selven zouden convoyeren in zyn vertreck ; welcke vereuecken den drie leden 
onredelick gedocht hebben, ende hebben die twee ierste leden daerop gehou- 
den diversche communicatien, ende deselve versuecken wel overleggende, 
bevonden, dat in zoo verre zy zulcken acten waeren accorderende, dat zy 
aisdan hun medeculpable maeckten, zœ van d*opbreken van den brieven van 
der bertoghinne aen den beeren commissarisen gescreven, detentie ende 
gevanckenisse van denselven heeren , het arnemen van den siuetels vàn den 
wachters aen den poorten , ende van d*aenveerden van H gesebat , *t selve le 
stellen op de Merck t, ende ander commotion daervuyt gesproten; vindende aizoe 
geraden , dat men *t selve voer alsdoen zoude behoiren af te slaene, want den 
dach oick daerop nyet en was dienende , maer dat men alsdoen behoorde te 
doen cifectueren het slol *s daechs te voeren gesloten wesende , dat men den 
heeren commissarisen zoude doen vertrecken , met alzulcken getale van schat- 
ters als geordineert ende gesloten was; daerby vnegende, dat nyet doeniick 
en was dat men hun tcrstont op bun versueck mochte contentement te geveo , 
mitsdien die van den derden lede van ailes rappoert zouden moeten doen aen 
baeren leden , want dese sommen zouden excederen de somme van hondert 
gulden, daerinne die van den derden lede nyet en moegen consenteren, son- 
der die van bueren achterraeden gesproken te hebbene. Waerop alsdoen 
diversche zwarichcden zyn gcmovecrt geweest, by dien van der nyeuwer 
i^ligie vocrschreven , vraegendo on men dan zulcx nyet en zoude wiilen doen, 
ende dat tôt mcer stonden vêle zaken waeren geaccordeert, daer deselve van 
den derden lede , huercn gezworene nyet en hadden gesproken ; d*welck 
Rrru» «lu magig dic van den twee ierste leden hebben ontkendt, hen rcfererende lotten zeggen 
niÀiV/d^Mirie; van denselven derden lede . zoe is eyntelick, naer vêle woorden ende weder- 
in\ti!r'"' '"*' woorden , aldaer groot gethier ende geroep gemaeckt geweest, zeggende die 
van der religie : Wy en willen nyet langere getrayneert zyn op zyn onderlicx^e; 
welcke woorden sprack de voerschreve Corenput, roepende alsdoen die 
vocrschreven van der nyeuwer religie , in de raedtscamere wesende , gelyc- 
kclick : Wy weten raedt! ende daervuyt loopende met eenen gedruyssche, 
wordc alsdoen voer op de sale van den stadthuyse geroepen : Her! her! ende 
worden alsdoen diversche messen vuytgetrocken ende groot gethier daer- 
medc gemaeckt , in zulcker vuegcn dat die van der weth ende van den rade , 
aldaer noch vergadert wesende, zeer verslaen zyn geweest, de zommîge 
vluchtende ter zyden ter ducren vuyt, ende die zommige achter naer dio 
scryfcamcre. Hebbende oick alsdoen gesien , dat eenen , eertyts deken van den 



EHlc 
îne 



— 4SI — 
boodeinakers gcwcosl hebbonde , zyne rappiere oft zweerl hw^lX vuyliîilnii'ki'ii 
lie voerschreve raeillcamere , nilleiiile deselve mettcn lieeivii (zoc liom 
tfei>onei)l dochte) beschei-niGR ; ende is oick alsdoen die vorsle ducre van der 
- medtCHciiiere (die geslotcn was) wederomme opeedrorigen vuyti'ti tiapron; 
«3'weiPk riende dieseWe van den rade dift noch in de cainere w-nei«n , helv 
K«D oick gesocht oiiddele, om te uioet'cn van ziilcken perycle gelibereerl tt; 
-^\-ordone , wyckendo naer die vertrcck-caemere achler de voerschreve raedl- 
«-aomera staende. ende sliivlondo die diicren aldaer toe; niacr aiccr de voer- 
^«ohreve dejwnent verlrack , zoe zeyrte de voerschreve Claes de Ijwuw loi 
*ipm de|>onenl : Cou*yn, en zyl ngft tKVTeest, v en %ai nyet memehytâtn: 
"^vaerop hy deponoiil hem antwoirde : Comyn, thofHt dan dal glig rronm zgt; 
^maer hy déponent, hem des nyel gelrooslende . is naer die duere gcwoken . 
utle heefl hem gesalvcerl in de voerschreve verlreck-caeincre , mel m' Heu- 
Hrken Bloeyinnns , voerscepGne, GhysbrecliLen Heym endejanvaii Heel.sce- 
lenen, ende lleyndrick van Eynhoiidts, gesvvoercne, gelyck hy déponent 
«iloen 1er lyl oick gcswoeren was; cndo qiiam alsdoen by tien Jan de Leeiiw, 
«ionweickcn de voopschrcve voerscepenen ende andcro scepencn voerschrnve 
—"^Nirsocblen, dal hy wiide gaen by die van der nyeuvve religîe ende anderc in eom- 
lolie synde, ende hun verthoonen hnn groot ongelyek, onde dnt hy zync 
rsticheyt wilde doen dat alte siiken in stillicheyl ende sonder commoUe 
•chien geipacleert onde gehandell worden, d'wolck de voerschreve de Leenw i 
^loerde Ifl doeno, maer wederommo hy hen commemie, vorcleerde nj-el te 
mnen gedoene, waiil zy le were gelronbleeri waeren, endo die cloeke îii 
a>inle-Annon-cappelIe al slorm luyden , ende A'm noolvendelen op de Herekl 
"^^rgaodert stondeo in hnn geweer, alwner oick die vier venddi'n in hnn 
»|j»chordencslonden,cnde diedueren van allen h uysen worden op dostraclen 
^■wiïCBlolen , code zoe wie op de Herekl qiiani st^ndcr gcwcer, die worde 
É^eslaegen ende hem geseglit, dal hy t'hnys Eyn geweer ïonde gaen hai'lpu. 
' ^nde dot hy alsdan ivel mochte op de Hcirkt eommen; xej^nde do voer- 
schreve Jan de I-eeiiw , dat de voerschreve Bomhoreen endo zync comiiaignie 
wilden de voei-aehreve ado ende recompensie hebben, luo hy die vorsochl 

hliadde. Ende worde alsdoen liy den voerachreven getrotibleerden persoonen . 
ket stadlhtiys oick van achler besedl met knechten. eoedal nyemnnl dacr^ 
Tnjft vlicden en innchle, ende eiende liy deponcnl, dal zoinmige van don 
dekens (die achlcpworts litevveken wacren) ovcr die mneron hen wiorpcn . om 
hun lylT le snlveren , dewelcke de voerschreve KCtroubleerde iiersoeneti na^r 
|. lie[»en met hueren geweercn ; ende in dnsdanii^n Itenaulbcyl vresendc, is by 
i^B hcn gecommen die maorte van Jan Hoze , diener van der groone roede , endi> 
^^1 hecfl hemlieden gcsnKlil. ''al Ey hnn snlveren xoiidcn in huer» incO!!lors huy«. 



li 



— 42i — 

wanl zy beduchte , dat zy daer nyet vry endezoude wesen, ende dat die quaet- 
willige die duercn zouden opioopen , ende dienvolgende , zoe zyn zy van aéhter 
aff duer een gancxken ende duer een cleyn duerken gegaen in H huys des 
voerschreven Jan Hoze , ende bebben hen aldaer gesalveert op den oppersten 
zoldere, ende bleven alda