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Full text of "Catalogue d'une riche collection de tableaux modernes des écoles belge, hollandaise, française formant le cabinet de M. le Vicomte du Bus de Gisignies"

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LIBRARY OF THE 

Johx G. Johnson Collection 

CITY OF PHILADELPHIA 



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Digitized by the Internet Archive 

in 2012 with funding from 

LYRASIS Members and Sloan Foundation 



http://archive.org/details/duntablesOOjale 



CATALOGUE 

D'UNE RICHE COLLECTION DE 

TABLEAUX 

MODERNES 

DES ÉCOLES BELGE, HOLLANDAISE, FRANÇAISE, ETC. 

FORMANT LE CABINET DE 

M. le Vicomte du BUS de GISIGNIES 

Dont la veille. ;mx enchères publiques, aura lieu en la 
GALERIE SAINT-LUC, 10 et 12, rue des Finances 

A BRUXELLES 

LES LUNDI 7 ET MARDI 8 DÉCEMBRE 1891 

A 2 HEURES PRÉCISES DE RELEVÉE 

Par le ministère de M e ELOY, Notaire, rue de la Chancellerie, 10 

à Bruxelles 

EXPERTS ï MM. J. et A. I,E ItOY, frères, place du Musée, 12 

à Bruxelles 

CHEZ LESQUELS SE DISTRIBUE LE CATALOGUE 



EXPOSITIONS 


PARTICULIÈRE 


PUBLIQUE 


Le Samedi 5 Décembre 1891 


Le Dimanche 6 Décembre 1891 


DE 10 A 4 HEURES 


( C 


■ 






LE CATALOGUE SE DISTRIBUE 



A Bruxelles, 



A Paris, 
A Londres, 

\ Vienne, 
A .Munich, 
A Berlin, 

\ Cologne, 

A Saint-Pétersbourg, 

\ New-York, 

A Boston, 

A Philadelphie, 

A Rotterdam, 
A La Haye, 
A Amsterdam, 



chez M" Eloy, Notaire, 10, rue de la Chan- 
cellerie. 

• MM. J. et A. Le Roy, frères, Experts, 

12, place du Musée. 

• MM. Henri Le Roy et fils, 93, Montagne 

de la Cour. 

■ MM. E. Le Roy et C ie , 2, rue Gluck. 

•• MM. Boussoi), Valadon et C ie , 116 et 
117, New Bond Street. 

•• M. H. 0. Mjethke, 13. Neuermarkt. 

MM. "Wimmer et C ie , 3, Brienerstrasse. 

•■ MM. Boussod, Valadon et C ie , 28, Fran- 
zosische sirasse. 

•■ M. Eduard Schllte, Richartzstrasse, 16. 

MM. Negri, père el fils. 

•• MM. Boussod, Valadon et C ie , 303, Fifth 
Avenue. 

- MM. NOYES, Cobb et C ie . 
■• M. Chas. F. Haseltine, 1416, Chestnut- 
street. 

au Cercle des Beaux-Arts Kunstclub). 

chez MM. Boussod, Valadon et C ie , 20, Plaats. 

» MM. C.-F. Roos et C ie , Brakke Grond, 49, 
Nés. 



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CONDITIONS DE LA VENTE 



La vente se fait au comptant avec augmentation de 
dix pour cent. 

Les tableaux se vendent avec garantie d'authenticité. 

Après l'adjudication aucune réclamation ne sera admise 
de quelque chef que ce soit. 

Les tableaux adjugés seront conservés avec le plus 
grand soin, mais sans aucune responsabilité en cas 
d'accident. 

L'ordre du catalogue pourra ne pas être suivi. 



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( / ,• A ,.,/' S/S.fJo 





CATALOGUE 



BODEMAN (Guil.) et T'SCHAGGENY (Ed.) 

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Paysage et animaux. 

A gauche, dans un large chemin bordé de hauts arbres 
qui projettent leur ombre sur tout le premier plan, une 
paysanne, montée sur un âne, conduit un troupeau de 
vaches et de moutons. A droite, au second plan, coule 
une rivière sillonnée de quelques embarcations. 

Haut., 0,83. Larg., 1,05. T. 



BRUNIN (Léon) 

L'atelier de l'artiste. */ <s <S 

Dans un coin d'atelier, d'un aspect des plus pittoresques, 
encombré de livres, de cadres, d'un miroir, d'un palmier 
et d'une table de travail portant une lampe, un peintre 
en veston rouge est assis sur un canapé, d'un air ennuyé, 
la palette à la main. Devant lui, sur un chevalet, est 
placé un tableau encadré, et c'est sans doute pour achever 
sa toile que l'artiste se désespère ainsi et cherche à fouetter 



son imagination. 



Hauv , 0,19. Larg., 0,24. B. 



— — 

3 CAP (Constant) 

) & Dans 1 atelier. 

Intérieur d'atelier tapissé de riches gobelins et au fond 
duquel on voit un bahul chargé de porcelaines et de livres. 
Une jeune femme s'appuie à un fauteuil, sur lequel est 
posé une palette, el regarde avec attention un tableau 
dont on n'aperçoit que le cadre. 

Haut., 0,47. I.arg , 0,34. B. 



4 CLAYS (P.-J.) 

/ O J Entrée du port de Flessingue. 



^s 



Un groupe de bateaux marchands aux flancs goudronnés 
et sur le gouvernail d'un desquels flotte le drapeau hol- 
landais, est arrêté sur les eaux calmes de l'Escaut. Sur 
le pont du bateau circulent de nombreux personnages. 
Toutes les voiles brunes et blanches sont dressées et se 
détachent sur un ciel largement brossé. 

Haut., 0,5). Larg , 0,40. B. 



O 5 COROT (Jean-Baptiste) 

Paysage. 

Le soir laisse tomber une fine mélancolie à travers 
un bois dont les arbres se détachent sur un ciel de soleil 
couchant. Tout est silencieux, et dans le chemina travers 
les futaies où l'on pressent la nuit, dans la paix poétique 
du paysage, une femme passe lentement. 

Haut., 0,26. Larg., 0,19. T. 



6 COURTEN'S (Fkanz) ^ / y y 

Paysage. 

Au bord d'un étang sont amarrées doux barques; dans 
l'une d'elles un homme se repose. C'est l'automne; sur 
la berge, couverte déjà d'un tapis de feuilles mortes, se 
dressent trois marronniers aux troncs puissants, leurs 
branches robustes se tordent dans l'air, toutes dorées par 
le feuillage jaunissant, et laissent voir quelques taches 
du ciel pâle d'octobre. Le soleil de l'arrière-saison jette 
dans cette frondaison sa lumière fine comme une poussière 
lumineuse d'or. Toute cette futaie ainsi éclairée se reflète 
poétiquement dans l'eau tranquille de l'étang. 

Haut., 0,71. Larg., 1,09. T. 



7 LE MÊME 
Matinée de mai. 

Dans une dune où fleurissent le genêt et le serpolet, 
une paysanne garde un troupeau de moutons dont les 
toisons luisent dans ce jour limpide de mai; ils s'éparpillent 
autour d'ormes et de trembles. Dans le fond, un bois de 
sapin derrière lequel se dresse le clocher du village voilé 
par la frondaison. Des nuages d'un gris léger filent dans 
le ciel clair et transparent qui laisse tomber sur le paysage 
de beaux reflets lumineux. 

Haut., 0,69. Larg., 0,99. T. 

8 LE MÊME 

Paysage. 

Une chaude bruyère s'étend sous un ciel étoffé de 
vibrants nuages. Une maisonnette, au toit rouge, est 
enfouie dans un pli de terrain. Trois moulins à vent se 
dressent dans une plaine qui se développe au loin. Sur 
la bruyère chargée de chardons et fleurie de genêts, 
descend un troupeau de moutons conduit par une paysanne. 

Haut., 0,60 Larg., 0,89. T. 



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9 COURTENS (FbaxzJ 

Paysage. 

Quelques paysans achèvent la fenaison dans une belle 
prairie parsemée de quelques arbres. Au fond, on distingue 
les toits rouges de maisonnettes lointaines. 

Haut., 0,35. Larg., 0,51 T. 

4 ' û ° 10 de BEUL II. ; 

Approche de l'orage. 

Un troupeau de bœufs est arrêté dans une plaine 
sauvage; ils semblent craindre l'orage qui monte au ciel 
en sombres nuages. Sur le sommet d'une colline, le berger 
arrive avec le reste du troupeau. 

Haut., 0,59. Larg., 0,90. T. 

(°° 11 DE BLOCK 

L'heureuse mère. 

Assise sur un tabouret, près d'une fenêtre qui laisse 
pénétrer mie vive lumière, une jeune femme, vêtue d'un 
jupon noir et d'un corsage bleu sur lequel est jeté un 
châle, coud près d'un jeune enfant qui repose dans un 
berceau posé à terre. 

Haut., 0,53. Larg, 0,39. B. 

S^OO 12 de BRAEKELEER (Henri) 

Intérieur d'antiquaire. 

En cette salle dallée de rouge, badigeonnée de rouge, 
quel pittoresque amoncellement de bibelots curieux! Une 
fenêtre sur le côté, vitrée de petits carreaux, laisse tomber 
une mélancolique mais riche lumière sur tous ces objets : 
cuivres, faïences, tableaux, qui sont là réunis autour d'un 



— 9 — 

vieux bahut on chêne et d'une horloge. Dans un panier 
posé à terre, une lanterne et un grand bénitier; sur cha- 
cune des chaises qui flanquent le bahut, une esquisse 
vigoureusement ébauchée et des palettes. 

Haut., 0,65. I.arg., 0,80. T. 

13 de BRAEKELEER (Henri) 

Jeune femme à sa toilette. 

Une femme en corsage blanc, vue de profil, les bras 
nus, se regarde dans un miroir qu'elle lève devant son 
visage. 

Haut , 0,27. Larg., 0,21. B. 

14 DE BRUYNE (Constant) 

Le broyeur. 

Au milieu de fioles et de cruches, un ouvrier en gilet 
vert et manches rouges, coiffe d'une casquette en loutre, 
tient des deux mains un pilon et, attentif, broie quelques 
produits sur une table. 

Haut., 0,26. Larg., 0,21. B. 

15 DE GROUX (Charles) 

La rixe au cabaret. 

Dans un cabaret flamand, une rixe a éclaté entre les 
buveurs à la suite d'une querelle de jeu. Un homme en 
manches de chemise est couché sur le sol, un autre, d'une 
main, lui écrase la figure et s'apprête à le frapper, mais 
une femme brandit au-dessus de l'agresseur un tabouret 
de bois que d'autres femmes retiennent en l'air. De l'autre 
côté, un manant, blême de colère, cherche en vain, retenu 
par le patron du cabaret, à donner un coup de pied au 

2 



t2. OC?& 



— 10 — 

malheureux étendu par terre. D'autres personnages accourent 

au bruit de la bagarre; parmi eux un vieux, coiffé d'une 
casquette brune, tenanl un solide bâton, et un musicien de 
kermesse, un tambour sur le dos. Dans le fond, deux 
enfants, placés dans une sorte d'alcove rustique, regardent 
la scène avec terreur. 

Haut., 0,44 Larg., 0,56. B. 



16 DE LA HOESE (J.) 

Jeune femme à sa toilette. 

Une jeune dame vient de se vêtir pour la sortie, 
d'une opulente robe en velours grenat. Elle a déjà mis, 
au-dessus de sa chevelure qui inonde sa collerette et 
ses épaules, un feutre à plume blanche; et avant de par- 
tir, se pare de bijoux dont le coffret est ouvert devant 
elle sur une nappe à dentelles, et regarde dans' un miroir 
l'effet que produisent ses boucles d'oreilles. Un petit ehien. 
orné d'une faveur bleue, attend patiemment sa maîtresse, 
à côté de la table de toilette. 

Haut., 0,60. Larg., 0,41. B. 



LE MÊME 

Jeune femme à sa toilette. 

Une jeune femme, on costume de satin blanc, deboul 
pies d'une table recouverte d'un l'eau tapis de Smyrne, 
vient de mettre des boucles d'oreilles ornées do perles 
fines, el se mire dans une glace qu'elle tient à la main. 
Sur la table est posé un beau coffret on écaille et un 
vase dans lequel se dresse un bouquel de fleurs. 

Haut., 0,36. Larg., 0,25. 



70 



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— 11 — 

18 DELPY iII.-C.) 

Le pont de Mantes. 

La rivière fiasse toute vibrante de lumière et de reflets 
SOUS les arches d'un solide ponl en pierres blanches. A 
gauche, une femme, près d'une brouette ei d'un panier, 
lave du linge. Sur l'autre rive, on voii des hangars aux 
toits rouges, des maisonnettes en bois et une maison en 
pierre bleue. Une route, bordée de marronniers, monte le 
long de la berge. Des barques et des bateaux sonl amarrés 
au quai. Dans le fond, sous un ciel très lumineux, s'élève 
un coteau planté d'arbres. 

Haut., 0,28. Larg., 0,5-2. B. 

19 DE NOTER (D.) et COMTE (P.-C.) 
Intérieur. 

D'un air de convoitise, une gentille soubrette, en 
costume alsacien, contemple, dans une salle à manger, 
une tranche de melon et des fleurs qui se trouvent sur 
une table couverte d'une nappe rouge, verte et blanche. 
A terre, des palmiers en pots et une corbeille surchar- 
gée de fruits. 

Haut., 0,76. 

20 DE SCHAMPHELEER (E.) 
Paysage. 

In grand étang bordé de roseaux, forme l'avant- 
plan. Un homme, assis sur le bord d'une barque, pèche 
à la ligne. Dans le fond, sous un ciel un peu gris, se 
dressent des arbres que l'automne commence à bronzer, 
et le clocher d'un village entouré de quelques pignons 
de maisons. 

Haut., 0,57. Larg., 0,82. T. 



12 



21 DE VRIENDT (Julien) 

' Mort de Desdémone. 



Dans une ljelle et riche alcôve vénitienne, derrière 
laquelle on entrevoit des cours et des colonnades de 
palais, Desdémone dort, belle, tranquille, les mains croisées 
sous sa chevelure blonde, près d'une petite table chargée 
de bijoux et d'un coffret. Othello s'approche et, une main 
sur la garde de son poignard, il contemple Desdémone 
qui repose sans défiance et sans se douter du terrible 
destin qui l'épie. 

Haut., 0,06. Larg., 1,30. B. 



22 DE VRIENDT (Albert) 

Charles-Quint enfant. 

Il est vôtu d'un costume rouge, coiffé d'un bonnet 
de velours rouge et porte le collier de la Toison d'Or. 
Il est assis dans un fauteuil garni de coussins, dans une 
salle au fond de laquelle est appendue une tenture armoriée. 

Haut., 0,46. Larg., 0,32. B. 



• <? ^00 23 DIAZ (Narcisse de la Pena) 

L'automne. 

Une jeune femme est debout au bord d'une rivière, 
dans un paysage mystérieux aux douces pénombres, et 
tient en main une grappe de raisins; près d'elle un amour 
est assis et joue avec des fruits qu'il vient de prendre 
à une corbeille étalée au-dessus de sa tête. Son vêtement 
tombé laisse voir la poitrine, ses jambes et son torse se 
drapent dans une riche étoffe bleue. 

Haut., 0,34. Larg., 0,24. T. 



— L3 — 

24 DIAZ (N \i;< issk de i.\ Pena) 

Intérieur turc. . 

Devant un kiosque turc, donl la porte est ornée de • 
tapisseries et donl la toiture rouge se perd dans le 
fouillis des branchés d'un bouquet d'arbres, des femmes 
orientales sont assises ou appuyées aux murailles. A l'avant- 
plan on voit une mare d'eau. 

Haut., 0,24 Larg., 0,19. T. 



LE MÊME 

Paysage. / r j y 

Un sous-bois sombre, aux branches enchevêtrées de 



DYCKMANS (Joseph-Laurent) 

La partie de dame. 

Scène île famille. Dans un intérieur richement meublé, 
un père a engagé une partie de dame avec sa fille qui, le 
coude appuyé sur la table, réfléchit avant de jouer; son 
frère, qui se tient debout près d'elle, semble avoir suivi 



s 



chênes et d'ormes puisssants. Au centre, on aperçoit une 
clairière dont les troncs illuminés par le soleil et la claire 
verdure contrastent avec le mystère de la haute futaie. 

Haut., 0,15. I.arg., 0,21. B. 



26 DUPRÉ (Jules) 

Paysage. " \/&0 

Dans un coin de bois, dont les arbres se détachent 
vigoureusement sur le ciel, une chaumière solitaire semble 
dormir sous son chaume épais. La porte esl fermée et 

devant les murs blancs un sentier passe et se perd dans 
le fond mystérieux des bosquets. 

Haut., 0,34. Larg., 0,26. T. 



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— 14 — 

attentivemenl la partie et avance la main pour indiquer 
un coup décisif. Le père lui fait signe de s'abstenir de 
donner des conseils. La mère, assise au fond, regarde 
la scène en souriant. 

Ces personnages sont réunis autour d'une table en 
marqueterie, placée sur un beau tapis de Smyrne. A droite, 
une bibliothèque; à gauche, la cheminée sur laquelle sont 
posés une pendule el deux vases. 

La belle couleur et l'exécution soignée font de ce 
tableau une des meilleurs productions de l'artiste. 

Haut.. 0,63. Larg., 0,53. B. 



28 ELSEN (A.) 

Paysage. 

A l'abri de grands arbres tout verdoyants, dans une 
sorte de bosquet élevé, une chaumière au toit de chaume 
parait solitaire au milieu de la campagne. Une paysanne 
portant deux gerbes sous les bras se dirige vers la 
maisonnette. 

Haut , 0,11. Larg., 0,52. T. 



*5~60 29 FOURMOIS (Théodore) 

Paysage. 



Un paisible étang reflète un ciel calme d'été, chargé 
seulement de quelques légers nuages transparents Un rideau 
d'arbres, d'essences variées, cache quelques chaumines 
bâties au-dessus de la berge. A l'avant-plan un petit paysan 
poche à la ligne, près d'une jeune fille en jaquette jaune 
clair et d'un enfant en robe rouge, qui regarde les lignes 
penchées sur l'eau. Au loin fuit le paysage. 



— 15 — 

30 FOURMOIS (Théodore) 

Paysage. 

An fond, devanl une oolline abrupte, s'élève une 
chapelle au clocher renne, flanquée de bâtiments e1 de 
vieux murs au milieu desquels se dressent quelques arbres ; 

une source s'échappe des fentes de pierre et coule dans 
une mare. Un pâtre ei deux paysans sortenl des maisons 
en devisant . 

I Ii.it . 0,41. Larg., 0,59. T. 

31 FROMENTIN (Eugène) ^ ; y ° 

La conversation. 

Deux Arabes en burnous blanc, à l'approche du soir, 
devisent d'un air mystérieux, près d'une basse muraille. 

Haut.. 0,26. Larg., 0,22. B. 



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32 FRANÇAIS (François) 

Paysage. 

Dans un champ de blé vivemenl éclairé par un chaud 
soleil d'août, une jeune bonne se promène avec une fillette 
cueillant des (leurs, tandis qu'un moissonneur aiguise sa 
taux. Au fond s'étale la lisière d'un bois. 

Haut., O.ir,. Larg., 0,56. T. 

33 GALLAIT (Louis) ? 7 & c? 

La tentation de Saint-Antoine. 

Le Saint, appuyé sur un roc, lisait la bible devant un 
crucifix, lorsque soudain deux personnages on1 SUTgi à 
ses côtés, dans la nuit : Satan, atterré par L'image du 
Sauveur dont il se détourne avec un geste d'effroi, et une 
femme superbe qui se dévêt lentement, laissant admirer 
sa nudité SOUS l'opulente chevelure qui inonde ses épaules. 
Saint-Antoine rie se laisse pas tenter, il saisit, l'air effrayé, 
la croix devant laquelle il priait. 

Haut., 0,23. Larg., 0,29. B. 



— 16 — 

::i GAUME (Henri) 

Jeune femme. 

Une jeune femme costumée en blanc, est assise devant 
une table couverte d'un coffret; elle en tire des fleurs et 
des rubans, d'un air pensif. 

Haut., 0,21. Larg . : 15. B. 

35 GEMPT (B te ) 
Le chat et le vieux rat. 

Sujet tiré de la fable de La Fontaine. 

Contre un mur de cave, un chat, suspendu par la 
patte, est entouré de souris et de rats. 

Haut., 0,20. Larg., 0,13. Iî. 

36 GÉRARD (Théodore) 

Intérieur. 

Dans un coin d'atelier, meublé de bahuts et rempli 
de bibelots variés, une vieille femme, coiffée d'un bonnet 
blanc, vêtue d'une jaquette rouge et dont le portrait est 
placé sur un chevalet, près d'elle, examine des dessins, 
tandis que le chien du peintre la regarde avec méfiance. 

Haut., 0,4"!. Larg., 0,63. T. 

30O 37 GÉRICAULT (Jean-Louis) 

Tamerlan, peint à Versailles en 1810. 

Sur un fond d'écurie, se profile un superbe étalon 
blanc. Il est sans selle et sans bride, la crinière sur le cou, 
et attend sans doute (mon le harnache. Au râtelier, on 
voit deux autres chevaux blancs, dont l'un est couvert d'un 
drap jaune. 

Haut., 0,44. Larg , 0,54. T. 



— 17 — 

38 GOUPIL (Jules) ^ 700 

Femme du Directoire. 

Coiffée d'un grand feutre noir posé sur une opulente 
chevelure qui tombe sur ses épaules, la jeune femme 
penchée sur le liras d'un fauteuil, songe. Près d'elle, sur 
la table couverte d'un tapis rose, es1 ouverte une lettre 
qu'elle vient de lire. 

Haut., 4,29. Larg., 0,96. T. 



39 LE MÊME 



La visite. 

La jolie dame, qui es1 là, couchée sur des coussins 
jaunes, une palette à la main, étail occupée à peindre, 
lorsque son amie en costume de visite : riche robe de velours 
noir à traîne et gants gris perle, est entrée; et toutes 
deux contemplent, sur un chevalet drapé d'étoffe rouge, 
le tableau commencé par la maîtresse de cet atelier qui 
regarde son œuvre avec complaisance. 

Haut., 0/71. Larg., 0,58. B. 



40 GOUPIL (Léon) 

La Commune et Versailles. 

Deux singes, l'un en costume de vieux diplomate avec 
une visière et des lunettes, un canon près de son liras, 
l'autre armé d'un fusil, un brùle-gueule aux dents et coiffé 
d'un bonnet phrygien, personnifient comiquement la Com- 
mune et Versailles. Ils jouent aux échecs, buvant, qui, une 
bouteille de vin, qui, une canette de bière écumeuse, et 



se regardent d'un air déliant. 



Haut., 0,27. Larg., 0,3fi. 13. 
5 



— 18 — 

41 GUDIN (Jean-Antoine-Théodorb) 

Marine. 

Sous un ciel orageux se drossent de grandes falaises 
où les flots viennenl furieusemenl se jeter e1 éparpiller 
leur écume. Des mouettes volent dans l'air. Cn navire 
au pavillon français es1 le jouel de la tempête et il lutte 
péniblement contre les vagues. 

Haut., 0,51. Larg., 0,~:3. T. 



L / ? ' ° 42 ISABEY (Eugène) 



Marine. 

Un bateau de pêche est échoué sur le sable d'une 
plage accidentée, près d'une falaise au pied de laquelle 
l'eau vient se jeter bruyamment. Sous la coque de la 
barque des pêcheurs et des pêcheuses sont assis à l'abri 
du vent et regardent la mer agitée et le ciel d'un gris 
sombre qui annonce un prochain ouragan. Près d'eux 
divers ustensiles : filets, pots, panier, vases, etc. Au-dessus 
de la dune quelques personnes s'avancent. 

Haut., 0,25. Larg., 0,40. T. 



g, ZOO 43 LE MÊME 

Plage. 



Sur la plage circulent de nombreuses ligures diversement 
occupées. Des pêcheurs travaillent à quelques barques 
échouées sur le sable. Le ciel es! très mouvementé. Les 
nuages passent au loin au-dessus des falaises. 

Haut., 0,21. Larg., 0,32. B. 



19 — 



II 



45 



Ri 



KEELHOFF (François) 



Paysage. 



De calmes prairies, couvertes de puissants noyers, 
s'étendeni au loin sous un ciel bleu parsemé de légers 
nuages. Des saules s'éparpillenl dans Le paysage. On aperçoit 
les toits rouges d'une ferme cl une plaine qui fuit ;ï 
l'horizon. A l'avant-plan, gardées par une femme, des 
vaches sont descendues dans un étang où elles se rafraî- 
chissent. 

Haut., 0,55. Larg., 0,78. T. 



KOLLER (Guillaume) 



A l'église. 



Une belle jeune femme opulemment habillée est assise 
dans une église gothique devant un prie-Dieu, sur lequel 
est posé un grand missel à fermoirs. 



Haut., 0,65. Larg., 0,41. B. 



LE MEME 
Les saltimbanques. 

Dans une salle de château, une princesse en robe 
bleue, accompagnée de son fou, est assise sur un banc et 
regarde des singes qui dansent, tandis que des saltim- 
banques jouent du tambourin et du chalumeau. Près d'elle, 
deux personnages de sa suite, se tiennent debout. 

Haut., 0,25. Larg., 0,38. B. 




tT0<7 



47 KRATKÉ (L.) 

La lecture du journal. 

Un incroyable, assis dans un jardin, près d'une table 
où sont posés une cafetière, un sucrier et une tasse, lit 
un journal à l'aide d'une loupe 

Haut., 0,27. Larg., 0,21. B. 



— 20 



48 



LAUTERS (Paul) 



Paysage. 

Quelques vieilles masures do-nl les cheminées fument 
mélancoliquemenl dans le soir, se dressent près d'un 
chemin sablonneux, le long d'un haut bouquel d'arbres. 
Cn paysan chemine sur la route. 

Haut., 0,26. Larg., 0,21. B. 



/ ? 



41) 



LEFÈVRE (Ad.-R.) 



Charles III dans l'atelier de Velasquez. 

Le roi d'Espagne, en beau costume noir et violet, 
est assis, une canne à la main, devant une grande toile 
que l'artiste, debout, tient levée sous ses yeux. Une 
dame explique le sujet du tableau à une jeune infante. 
Derrière le roi, des personnages de la Cour regardent 
des gravures ou des tableaux. 

Haut., 0,23, Larg. ; 0,32. B. 




50 



LEWIS-BROWN (John) 



La rencontre. 



A la lisière d'un bois touffu, un cavalier en casaque 
rouge, botté et éperonné, la perruque poudrée e1 la 
culotte serrante, portanl de riches pistolets à ses arçons, 
indique, d'un geste galant, le chemin à une dame montée 
sur un beau cheval noir. L'amazone, en robe grenat 
foncé, parait écouter avec complaisance ce que lui * 1 i t 
l'élégant seigneur. 

Haut.. 0,72. Lorg., 0,31». T. 



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— 21 — 
51 LEYS (Baron Henri) 

Cour d'habitation. 

An milieu d'une cour, dallée de grands carreaux 
noir e1 blanc, par une après-midi d'été, une jeune femme 
es1 assise e1 tricote; les yeux baissés, elle est toute à 
sa besogne Elle es1 coiffée d'un béguin blanc; une pèlerine 
couvre ses épaules el son giron esl revêtu d'un grand 
tablier sous lequel passe le boul de son jupon, fail de 

somptueux salin jaune. Autour d'elle, un panier en osier, 

un épagneul couché sur un coussin rouge et une fillette 
aux longs cheveux blonds, assise par terre ei jouant à 
la poupée. 

A la muraille du fond, donl le plâtre effrité laisse 
voir les briques routes, s'accroche une vigne qui entoure 
une lucarne ronde et une fenêtre à guillotine vitrée de 
petits carreaux, sur le rebord de laquelle fleuri I un 
rosier. Un large corridor, vibrant de lumière, s'ouvre à 
la droite du tableau, montrant une cage d'escalier e1 
dans le fond nue suite de nouveaux corridors tout inondés 
du jour que prodiguenl les fenêtres ouvertes, et au 
milieu desquels une servante balaie le pavement, 'l'ont, 
le sentiment intime, paisible des vieux maîtres hollandais, 
se retrouve dans ce tableau, d'une couleur magnifique 
et traité de mai tresse façon. La figure de la femme 
assise est une des choses les plus délicates que Leys 
ait peintes. 

Haut.. 0,64. Larg., 0,49. B. 

52 LE MÊME 

Episode du sac d Anvers. • 

A droite, un pignon de vieille auberge flanqué d'un 
escalier el d'un balcon en bois sculpte qui font la saillie 
la plus pittoresque, sous une enseigne accrochée à la 

gouttière: dans le fond, un hôtel à tourelles, des muraille-. 



s>9 



des tours; à gauche, dressé sur une lignée de façades 
brunes e1 blanches, s'élève l'armature d'un puits en fer 
forgé. Le siège esl fini Dans une mare d'eau qui forme 
l'avant-plan, une femme échevelée esl couchée la 
dans l'onde; près du puits gîl le cadavre d'un homme 
pendu e1 des femmes éplorées s'agenouillenl à ses côtés, 
les mains levées au ciel. Au centre, un moine blanc 
portanl à la ceinture des cordes et des chapelets, console 
une dame qui pleure dans son sein. 

Mais sans s'inquiéter de toutes ces douleurs, les 
soudards espagnols continuent le pillage. Un chevalier 

en cuirasse parait donner impassiblement des ordres; il 
devise avec un autre qui, appuyé sur un bout de muraille, 
la main chargée d'un gantelet, posée sur la garde de 
son épée, semble se reposer de la bataille. Sur l'escalier, 
un autre guerrier laisse descendre des objets que reçoivent 
des gens vêtus de longues robes, un poignard au côté. 
Sur le sol s'amoncellent des objets précieux : flacons, 
armes, cruches, études. Au loin, on aperçoit des figures 
de cavaliers et çà et là, une lance ou une hallebarde 
qui émergent de la foule. 

Haut., 0,50. Larg., 0,62. T. 



// '& 53 LEYS (Baron Henri) 



Marché au XVI' siècle. 

Esquisse. Dans le fond d'une vieille grand'place 
flamande s'élèvent des constructions avec pignons et tou- 
relles. Sur la place, des marchands font le boniment de 
leurs marchandises ou étalent les étoffes de leur baraque. 
De nombreux bourgeois circulent entre les boutiques. Un 
seigneur s'arrête avec une belle dame devant l'étal d'un 
marchand qui leur vante ses produits. 

Haut., 0,4S. Larg., 0,6;). T. 



— 23 — 
LIES (Joseph) 



L'alchimiste. 






Au fond d'un cabinel éclairé par une vive lumière 
que laisse pénétrer une fenêtre garnie de grands rideaux 
rouges, un vieillard s'esi levé de son fauteuil ci, le menton 
dans la main, médite profondément, devanl une cheminée 
où l'eut quelque mystérieuse préparation. Près du savant, 
un grand in-folio est ouverl sur une table. Aux murailles 
pendent, minutieusement traités, île nombreux instruments 
d'alchimie. A droite, un four en briques, soutenanl un 
entassement de faïences bizarres e1 de cornues en verre; 
à côté, une mappemonde e1 quelques bouquins à rehure 
de cuir, négligemment jetés par terre. A gauche, sur 
un bloc de bois, un immense mortier en bronze. 

Haut., 0,49. Larg., 0,61. B. 

MADor (Jean-Baptiste) ; 

Jalousie. 

Dans un intérieur villageois embelli de nombreux 
accessoires, une jeune fille, assise au centre de la compo- 
sition, vient d'interrompre son travail de couture et t'ait 
un signe de la main pour engager un jeune seigneur, en 
costume gris et coiffé d'un feutre à larges bords orné 
d'une plume rouge, à s'asseoir à côté d'elle. Le gentilhomme 
qui vient de terminer son repas, prend une chaise et 
s'avance vers la jeune fille, au grand désappointemenl d'un 
galant jaloux, qui manifeste un vit' mécontentement. 

Près d'une haute cheminée, la mère qui s'occupe à 
l'aire de la dentelle, observe l'impression (pie l'arrivée du 
jeune homme a produite sur sa tille. Sous le manteau de 
la cheminée, deux hommes deboul et un troisième assis 
devisent devant l'atre. A gauche, une femme ouvre une 
armoire. Devant la jeune fille se trouve un liane de bois 
sur lequel sont posées quelques fleurs. 

Haut.. 0,72. Larg., 0,58. B. 



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— 24 — 

56 MADoi (Jean-Baptiste) 

La dégustation. 

Dans une auberge de yillage, une accorte patronne 
;i apporté à un gaillard à la mine futée de lin matois, une 
cruche de bière. Elle lui en a versé un verre pour la 
goûter e1 c'est d'un air connaisseur que le conseil lève le 
verre à hauteur de l'œil, tandis que la .jeune femme, 
appuyée sur une chaise, suil les impressions du buveur 
d'un air à la fois sourianl el interrogateur. Dans le fond, 
trois personnages suivent, le rire aux lèvres, l'opération 
importante qui s'accomplit devant eux. 

Haut., 0,40. Larg., 0,30. B. 

/; " C ° 57 METZMACHER (Emile) 

La lettre d'introduction. 

Dans un riche salon Louis XV, une jeune femme est 
assise dans un fauteuil, les pieds sur un coussin de velours 
rouge posé au milieu d'une peau de tigre étendue D'une 
main, elle tient un éventail, de l'autre, une lettre Elle 
réfléchit, l'air rêveur, ayant abandonné la broderie sur la 
table qui se dresse près d'elle. 

C'est qu'elle contemple avec intérêl le jeune page, 
porteur de la lettre d'introduction, et qui est assis vis-à- 
vis d'elle, d'un air timide, jouant avec son chapeau, d'une 
façon gauche, mais avant un si gracieux visage sous sa 
perruque poudrée. 

Haut., 0,73. Larg , 0,53. B. 

58 LE MÊME 

Intérieur. 

Une gracieuse soubrette a posé sa brosse contre un 
buffet rempli de porcelaine, et, souriante, avec un geste 

de gourmande, elle plonge dans un verre plein de vin, un 
biscuit qu'elle vient de dérober à ses maîtres. Un chat se 
frotte au bas de ses jupons. 

Haut., 0,61. Larg., 0,46. B. 



a;^ ° 



59 NOËL (PÂi l) 

Le chat emmaillotté. 

Le peintre s'esl représenté travesti en paysan el coiffé 
d'un bonnel de femme, tenant dans ses lu-as un chai 
emmailloté qu'il dorlote comme un enfant, il est assis sur 
une pièce de bois, tourné vers le spectateur, e1 p< 'usm' la 
langue en riant. Cette attitude grotesque soulève une 
bruyante hilarité, parmi les uombreux personnages groupés 
autour d'une table, dansun intérieur villageois, i a paysan, 
assis sur un envier, imite le farceur; une jeune villageoise 
le regarde en riant; derrière elle, un jeune garçon, appuyé 
sur le dossier "l'une chaise, se tienl le fond. Au fond, à 
gauche, un rouel ci de uombreux ustensiles de ferme. 

Haut., 0,30. Larg., 0,43. B. 

60 OMMÈGANCK (Balthazar-Paul) 

Paysage et animaux. 

Dans un paysage étendu, des moulons, des chèvres 
et des vaches errent, ou sont couchées l'n berger caresse 
un chien, tout en causant avec une paysanne. Au loin, on 
distingue la lisière d'un bois, des collines, un pont et une 
rivière. 

Haut., 0,51. Larg., O.ôT. B. 




f/0 



61 ORTMANS (Aie) et VERBOECKHOVEN (Eug.) 

Le passage du gué. 

Dans une forêt aux grands arbres penchés vers l'eau 
et plantés sur un coteau plein de verdure, un troupeau 
de vaches, chèvres, moutons, sous la conduite d'un pâtre 
monté sur un àne, traversent une rivière sur la surface de 
laquelle flottent des feuilles de nénuphar. 

Haut , 0,53. Larg., 0,44. B. 
4 



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— 26 — 



62 OYENS (David) 



S L'heure du départ. 



Devanl une table où il vient de dîner el où l'on voit 
encore les restes du desserl el une bouteille vide, un vieux 
monsieur, portant une sacoche en bandoulière, regarde 
l'heure à sa montre qu'il tient de la main droite. 

Haut., 0,25. Larg., 0,21. H. 



63 PORTAELS (Jean) 

La convalescente. 

Assise sur un canapé, une jeune femme blonde, à l'air 
langoureux, veine d'une robe de chambre, garnie de four- 
rure, les mains croisées, regarde devant elle, les veux 
vagues, les cheveux négligemment noués. 

Haut., 0,80. Larg., 0,01. T. 



64 RIBOT (E. 



^~/ g) ( O Le cuisinier 



Un cuisinier, vêtu de blanc, est assis sur un banc, 
près d'une table sur laquelle est posé un verre à moitié 
rempli de vin à côté d'un pot. Il fume silencieusement 
et regarde le spectateur. 

Haut., 0,20. Larg., 0,25. B. 



65 ROBBE (Louis) 

Le taureau. 

Un robuste taureau est debout dans une grande prai- 
rie, à l'avant-plan. Dans le fond on distingue un paysan 
el deux vaches. 

Haut.. 0,71. Larg., 0,79. T. 



— 27 — 

66 ROBERT-FLEURI 

Vieille femme. 

Assise sur un fauteil, une vieille femme, les pieds 
sur un réchaud, ravaude, sous le large manteau d'une 
cheminée. Elle a sur les épaules un manteau à fourrure 
e1 porte une rohe rouge. Sa figure es1 sévère sous le 
petil bonnel qui la coiffe. A l'un de ses côtés, un chai 
sommeille, de l'autre côté, contre un tabouret, es1 appuyée 
la longue canne de la vieille. 

Haut., 0,47. Larg., 0,43. T. 

67 ROBIE (Jean) 

Fleurs, fruits et accessoires. 

Sur une table de chêne, se dresse en un vase à la 
riche monture de bronze ciselé, un grand bouquet de belles 
fleurs épanouies. Des roses y mettent leurs tendres cou- 
leurs, \<vi's des giroflées, des quarantains, des aubépines; 
de ce fouillis de corolles, toutes pénétrées de lumière et 
sTiarmonisanl délicieusement sur le fond vert des feuilles 
qui y sont mêlées, surgissent tn>is tulipes aux tonalités 
vives e1 aux élégantes formes de coupe. Au pied du vase, 
une a^siette de Japon est remplie de savoureuses fram- 
boises fraîchement cueillies. De l'autre côté, un verre en 
cristal et une coupe en nacre sur pied d'or, surmontée 
d'une boule en lapis. Quelques belles roses blanches sont 
jetées au pied du vase. 

Haut., 1,00. Larg., 0,80. B. 

t\* LE MÊME 

Fleurs et fruits. 

Un grand bouquet de roses variées, les unes épanouies, 
les autres en boutons; sous lui, des raisins sont posés 
dans un plat de vieille porcelaine, près de belles prunes 
et d'un broc de vermeil. 

Haut., 0,51. Larg., 0,0'J. Ii. 



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— 28 — 
ROBIE (Jean) 

Fleurs et fruits. 

Sous un vase en pierre, dans un coin touffu de 
jardin, sont versés sur une tablette, pêle-mêle, près d'une 
cruche cassée, des roses, des raisins, des abricots, des 
prunes. 

Haut., 0,19. Larg., 0,16. B. 



70 



ROCHUSSEN (Charles) 



W.â/o 



71 



60 o 



72 



Paysage. 



A l'avant-plan, quelques vaches le long d'un marais. 
Une grande prairie couverte de bestiaux s'étend au loin, 
bordée de saules et terminée à l'horizon par une ville 
dont les tours et les moulins à vent se profilent sur un 
ciel gris. 

Haut , 0,31. Larg., 0,47. B. 

ROELOFS (W.) 

Paysage et animaux. 

Une route élevée et droite, bordée de saules, près 
desquels sont arrêtées deux vaches, traverse le tableau 
horizontalement. A l'avant-plan, reflétant l'azur du ciel, 
un étang peuplé d'une bande de canards. Derrière la 
route s'étendent de grasses prairies humides, couvertes de 
bestiaux et égayées par les ailes d'un moulin. 

Haut., 0,42. Larg., 0,67. T. 

LE MÊME 
Paysage et animaux. 

Autour d'une mare, dans des herbes touffues parsemées 

de fleurs, trois vaches viennent s'abreuver, surveillées 
par une paysanne assise au bord de l'eau, non loin de 
saules et de grands peupliers. 

Haut., 0,61. Larg., 0,50. B. 



— 20 — 

73 EtOFFIAEN (Jean) 

Paysage. 

Dans une vallée entourée de liâmes montagnes 
verdoyantes, ••unie une rivière entourée de hauts arbres. 
Au pied de la montagne, une maisonnette donl la cheminée 
fume. I)< i s bestiaux el des chevaux conduits par un homme 
à cheval, vonl traverser le gué. 

Haut., 0,57. Larg., 0,80. B. 

74 RONNER (Henriette) 

Attelage de chiens. f^ 

Une charrette attelée de trois chiens, s'est arrêtée 
près d'un mur. Le chien du milieu ës1 deboul el regarde 
flxemenl le spectateur. Les deux autres sont couchés : 
l'un d'eux sommeille, la tête entre les panes, l'autre tire 



la langue e1 cligne de l'œil. 



Haut., 0,59. Larç., 0,ÏI0. T. 



J OC 



75 ROQUEPLAN Camillï 

Jeunes femmes dans un parc. 

Deux jeunes femmes se promènenl dans le parc d'une 
riche habitation. Elles se sont arrêtées près d'un banc 

sur lequel l'une d'elles a déposé un bouquet de fleurs 
dont elle a pris nue marguerite qu'elle effeuille. 

Haut., 0,27. Larg., 0,22. T. mu- H. 

7< ; ROYBET (François) - 'oc? 

r V 
Le guitariste. 

Dans une salle meublée d'un vieux bahul el d'un 
miroir Renaissance, sur le coin d'une table, où pose une 
précieuse cruche en argent, le guitariste es1 légèremenl 
assis tenant d'une main le long manche d'une guitare ci 
de l'autre en pinçant délicatemenl les cordes, ("es' un 



6<?o 



— 30 — 

gentilhomme en superbe pourpoittl e1 culotte de satin 
rouge broché d'or II porte des souliers à cocardes et des 
has de suie blanche au-dessus desquels pendent deux gros 
nœuds roses. Il est coiffé d'un large feutre noir, son cou 
esi entouré d'une large collerette en dentelle. In léger 
sourire es! sur ses lèvres, car, sans doute, c'est pour une 
belle dame qu'il pince ainsi de la guitare, et toul à l'heure, 
d'une voix sonore, il va entonner quelque refrain d'amour. 

Haut., 0,52. Larg. 0,36. B. 

77 SCARON (A.-J.) 

Bouquet de fleurs. 

Un bouquet de fleurs : roses, boules de neige, iris, 
œillets, se dresse dans un vase en cristal posé sur une 
tablette de marbre. 

Haut., 0,4-2. Larg., 0,35. B. 

78 SCHELFHOUT (André) 

Paysage. 

Dans une belle prairie, de grands arbres se dressent 
tout autour d'un étang ; une vieille ferme en briques rouges 
s'élève dans le fond. Deux personnages pèchent dans l'étang, 
tandis que dans un chemin aux profondes ornières qui le 
borde, un chasseur se dirige vers des habitations. Au loin, 
le paysage est borné par des collines. 

Haut., 0,39. Larg., 0,48. B. 

79 SOYER (Paul) 

Vieille femme. 

Près de la fenêtre d'une pauvre chaumière, une vieille 
femme en châle jaune et bonnet blanc, est assise égre- 
nant un chapelet sur ses genoux couverts d'un tablier 
noir. A côté d'elle un tabouret sur lequel est posé un 
livre de prières. 

Haut., 0,20. Larg., 0,15. B. 



— 31 — 

80 SPRINGER (Corneille) 

Le corps de garde de Zwolle. 

Le corps de garde, bâti en pierres blanches, est flanqué 

aux murailles d'une cathédrale gothique. Vis-à-T is, de l'autre 

côté de la rue, s'élèvenl de grands arbres. Dans le fond, 

des maisons à pignons pittoresques. Des soldats sonl attablés 

devant le corps de garde; un gentilhomme parle à des 

dames; deux cavaliers s'éloigenl sous les branches des arbres 

e1 çà ci là des marchands, porteurs de paniers, passent 

ou s'arrêtent. 

Haut., 0,49. Larg., 0,41. B. 

si STEVENS (Alfred) 

La musicienne. 

Dans un salon tapissé de rose à la muraille duquel 
est accroché un paysage, devahl un canapé, où sonl 
jetés ses fleurs et son éventail, une jeune femme est 
debout, fixant le spectateur de ses grands yeux brillants 
sous les boucles de ses cheveux. Elle est en robe de 
velours brun à ramages bleus ei blancs el des deux 
mains tient un cahier de musique. A côté d'elle, devant 
un riche rideau aux tonalités fondues, se dressent une 
harpeel un porte-musique contenant une partition. Va-t-elle, 
la charmante créature, entonner un air d'opéra, ou ses 
doigts fluets vont-ils courir le long des cordes de la harpe? 

Haut., 0,59. Larg , 0,44. B. 

82 LE MÊME 

Rêverie , 

Une jeune tille veine de blanc esl assise, rêveuse, 
dan- un coin de lu.squel enlciii'é de fleurs à peine entrevues 
dans la nuit. Elle tient une main négligemment appuyée 
sur une clôture en bois; de l'autre, elle chiffonne un 
gant. Elle porte un chapeau et un châle roses. Au loin, 
la mer reluit sous la lune. La silhouette de la jeune tille 
baigne étrangement dans la lumière nocturne. 

Haut., 0,40. Larg., 0,26. B. 



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— 32 — 

STEVENS (Alfred) 

L'homme à lépée. 

I "ii gentilhomme en pourpoinl jaune el revêtu d'une 
lourde cuirasse, se profile sur une muraille OÙ l'on a 
dessiné une potence pourvue d'un pendu el soulignée par 
une inscription à l'adresse du duc de Guise. 11 tient 
une main sur la hanche et de l'autre appuie sur le sol, 
comme pour en essayer la souplesse, une solide épée 
qu'il a tirée de son fourreau. A ses pieds se trouve un 
casque et derrière lui se dresse, contre le mur, une blanche 
bannière sur laquelle est brodé un pittoresque écusson. 
Le gentilhomme regarde d'un air altier l'inscription inju- 
rieuse et sans doute il s'apprête â en tirer vengeance. 

Haut , 0,(53. Larg., 0,45. T. 



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84 LE MÊME 

La dame aux papillons. 

Une jeune femme en costume de satin blanc à cor- 
sage légèrement décolleté, orné d'un nœud rouge et à 
manches garnies de tulle, se promène dans un parc. Elle 
s'abrite sous un parasol chinois, sur lequel sont venus 
se poser deux papillons. Elle porte de longs cheveux 
bruns dont les boucles retombent sur ses épaules. 

Haut., 0,47. Larg., 0,39. T. 

85 LE MÊME 

La neige. 

La neige tombe sur des fleurs épanouies dans une 
riante plate-bande de jardin. Un arbre sans feuilles, se 
dressant à droite près d'une barrière, est chargé de cor- 
beaux réfugiés dans ses branches. 

Haut., 0,51. Larg., 0,44. T. 



86 



— w — 
STEVENS (Joseph) ' > > 



Le protecteur. 



i ii lmll-dog à l'encolure puissante, esl assis, au 
milieu du tableau, dans la riche pénombre d'un coin 
d'écurie. Sun corps esl vu de profil, mais son museau 
ci ses larges bajoues sonl tournés du côté des specta- 
teurs d'imc façon menaçante, Son œil est brillanl de 
défi, car il protège un doux el mignon King-Charles, au 
poil d'un noir d'ébène varié de taches de feu, qui vient, 
d'une allure inquiète el effarée, chercher un abri sous la 
poitrine robuste de son solide camarade. 

Ce tableau est une des belles toiles du maître, qui 
a le plus victorieusement continué en Belgique la grande 

tradition des vieux peintres flamands. L'esprit de ce 

tableau, solide, mais en même temps si fin et si spirituel, 
éclate dans l'attitude à la fois confiante et peureuse du 
King-Chatles que des méchants poursuivent sans doute, 
et dans la mine grondeuse et paternelle du dogue qui 
vient de laisser l'os qu'il rongeait pour prendre la défense 
de son délicat ami. Il y a là une confraternité charmante 
entre les deux animaux cl une antithèse pleine de piquanl 
entre le petit chien de salon donl l'œil esl rempli de 
peur comique et semble quémander une caresse, et le 
gaillard de dogue, un vrai hercule de la race canine, et 
dont ntd n'oserai! approcher. 

Haut., 0,85. Larg., 1,04. T. 

87 LE MÊME 

Le marchand de sable. 

Esquisse. Un paysage de banlieue avec une clôture 
de planches et des maisons désolées sous un ciel gris, 
que réveille au-dessus d'un toit d'un rouge aigu le rose 
du crépuscule. Déjà les réverbères s'allument. Le petit 
marchand de sable, en blouse et culotte rapiécées, pousse 
sur sa charrette lourdement chargée, que traînent deux 
chiens, tandis qu'un troisième animal, la patte blessée, 
enfouie dans une loque, se traîne à côté du véhicule. 

Haut., 0,36. Larg., 0,45. B. 
5 



— 31 — 

88 STEVENS (Joseph) 



< Chien et poule 



A la porto d'une écurie rustique, près de laquelle 
se trouvent adossés à la muraille, des instruments ara- 
toires et des gerbes de blé, une dispute s'est élevée entre 
un chien et une poule. Le chien, dans une attitude de 
bataille, peu sérieuse d'ailleurs, car, avec sa langue poussée 
hors de sa gueule et son œil moqueur, il semble se 
soucier peu de son adversaire, la poule. Celle-ci a l'air 
bien plus colère. C'est qu'elle a à protéger tout un groupe 
de poussins réfugiés sous ses ailes protectrices. 

Haut., 0,36. Larg., 0,44. T. 



goJ 89 TOULMOUCHE (Auguste) 

L'autodafé. 

En ce boudoir orné de fines porcelaines, quelles lettres 
mystérieuses la jolie dame en robe de chambre bleue 
pousse-t-elle ainsi du pied vers le foyer allumé dans la 
cheminée de marbre? Elle vient de les tirer d'un coffret 
encore ouvert sur la table D'autres lettres éparpillées sur 
le tapis, attendent leur tour d'être livrées aux flammes. 

Haut., 0,44. Larg., 0,31. T. 



^ ÛÛÛ 



90 LE MÊME 

La frileuse. 

Devant une cheminée garnie d'une pendule, de candé- 
labres, de deux vases de Japon et d'un miroir, près d'un 
paravent en laque de Chine, une jeune et jolie femme, 
mie matinée de soie rose sur les épaules, se chauffe, un 

éventail à la main. 

Haut., 0,61. Larg., 0,44. T. 



— :55 — 

91 T'SCHAGGEN^ (Charles) 

Chevaux. 

Devanl une écurie en mines, une jumenl blanche 
caresse son poulain, réfugié sous son cou. 

II ml , 0,24. Larg., 0,83. B. 

92 VAX ASSCHE (Henri) 

Paysage. 

Un torrenl bruyanl descend des montagnes du fond. 
Des arbres sont couchés en travers de son lit plein de 
rochers. Sur ses bords, un pâtre garde un troupeau de 

de chèvres sous un bouquet de pins. 

Haut., 0,44. Larg., 0,37. B. 

93 VAX BEERS (Jan) 
La lecture. 

Une jolie jeune fille est couchée ^sur son sofa et lit 
une brochure. Elle paraît très absorbée dans sa lecture. 
A coté d'elle un livre est jeté sur les coussins. 

Haut., 0,19. Larg., 0,17. B. 



94 LE MÊME 

Tête de femme. /, S 7 3- & 

Une fraîche jeune femme, à la chevelure cendrée, est 
coiffée d'un grand chapeau orné de trois plumes ébouriffées. 

Elle porte une large collerette et un bouquet de roses 
fleurit son corsage. 

Haut., 0,32. Larg., 0,2:i. B. 



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— 3(3 — 

95 VAN HOVE ïIIknri) 

La sacristie. 

Par la porte ouverte sur l'église, on voil rentrer le 
prêtre de la messe, précédé d'un enfant de chœur. Une 
lumière tamisée, par les vitraux, tombe sur eux. Un autre 
enfant de chœur, vêtu d'une robe rouge, es1 debout et un 
troisième, agenouillé devant lui, souffle dans l'encensoir 
qu'il tient à la main, afin d'aviver les braises. 

Haut., 0,65. Larg., 0,T7. B. 

96 VAN LERIUS (Joseph) 

Portraits. 

Pastel. Deux enfants blonds sont couchés, en chemise, 
sur un canapé. L'un d'eux tient en mains un fouet et un 
cordon attaché au cou d'un beau et grand chien noir couché 
à leurs pieds et qui semble veiller sur eux. 

Haut., 1,11. Larg., 0,78. 

97 VAN MARCKE (Emile) 
Le verger. 

Dans un coude de rivière, pataugeant tranquillement 
dans l'onde reflétant le ciel et la verdure, trois vaches sont 
descendues. L'une d'elles, une noire, plonge son mufle 
dans l'eau. Une autre, vue de profil, blanche et bigarrée de 
taches rousses, a relevé la tète et, les oreilles aux aguets, 
écoute. La troisième, derrière elle, vue de face, reste 
immobile. C'est près de la lisière d'un bois tout fleuri 
d'aubépines et du taillis duquel s'élancent trois arbres. La 
lisière cesse tout d'un coup, et une prairie où l'on voit 
quelques bestiaux, fuit au loin. 

Ce tableau exhale un grand charme: le taillis est plein 
de la poésie du printemps; son vert tendre est étoile de rose 
et de blanc. D'ailleurs, tout semble jeune, jusqu'aux branches 
des vieux arbres, qui revêtent une parure nouvelle. 

Haut., 0,60. Larg., 0,46. T. 






— 37 — 

98 \ AN MOER (Jean-Baptiste) 

L'atelier de l'artiste. 

l'a clair et joyeux coin d'atelier, où le soleil vient jeter 
un gai rayon de lumière. Des bibelots variés sonl artisti- 
quement éparpillés çà e1 là, sur la cheminée, sur de vieux 
bahuts en chêne ou le long des murailles. Un fllel de 
pêcheuce de crevettes est pendu au-dessus de la fenêtre, 
lires (l'une cigogne empaillée. L'artiste, vu de dos. esi occupé 
à peindre une grande toile. 

Haut., 0,21. Larg., 0,28. B. 

99 VAN SCHENDEL (Pierre) 

Intérieur de cuisine. 

A la lueur d'une lampe, une jeune cuisinière en jaquette 
rouge, tourne avec une cuillère dans un pot en terre, tandis 
qu'à côté d'elle, un gamin souffle dans une trompette. 

Haut., 0,42. Larg., 0,34. B. 

100 VERBOECKHOVEN (Eugène) 

Route de Warneton. 

In des plus jolis tableaux du maître. Sur un tertre, 
près d'un buisson, est planté on poteau indicateur avec 
ce mol : Warneton. Un cavalier s'esl arrêté el songe à 
la longueur du chemin qu'il a encore à parcourir. Il esi 
monté sur un cheval blanc. Il est babillé d'uni* façon 
pittoresque avec ses guêtres, son chapeau bossue, sa 
carnassière au dos. Le cheval et l'homme sont peints de 
la façon la plus spirituelle. 

Haut., 0,30. Larg., 0,2*7. B. 



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— 38 — 

101 VERBOECKHOVEN (Eugène) 

Animaux au pâturage. 

Deux bœufe sont débouts près d'une vache couchée. 
A l'avant-plan, une maie au bord de laquelle se trouvenl 
deux canards. Au loin s'étend un profond paysage peuplé 
de moutons ei de vaches e1 borné à l'horizon par des 
dunes. 

Haut., 0,26. Larg., 0,39. B. 



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102 



LE MEME 



Coq et poules. 



Près d'un poulailler fait en planches, un coq se dresse 
royalement sur ses ergots; des poules picorent autour de 
lui, près d'un fumier. Plus loin, un canard, un lapin, 
et sur un abreuvoir, un pigeon perché. 

Haut , 0,21. Lwg., 0,27. B. 




103 LE MÊME 

Paysage et animaux. 

Près d'un bosquet et d'une palissade, des moutons 
sont couchés; un agneau s'est mis sous la protection de 
sa mère. Un âne dont le bât est sur le sol, s'est arrêté 
près de ce groupe. 

Haut., 0,28. Larg., 0,38. B. 




104 



LE MÊME 



Le cheval blanc. 



Un beau cheval blanc frotte son cou contre le poteau 
d'une prairie et semble heureux d'être libre au grand air. 
Des poules picorent près de lui, le long d'un buisson. On 
aperçoit à l'horizon les tours d'une ville. 

Haut., 0,16. Larg., 0,22. B. 



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105 



VERHAS (Franz) 

La Japonaise. 

Dans un éléganl boudoir coquettement meublé, une 
jeune femme en toilette d'intérieur esl debout. Elle esl 
vêtue d'une longue robe de chambre bleue à ran 
japonais. D'une main elle soulève une portière, el avanl 

de passer dans la chambre voisine, elle jetl i sourire 

plein de tendresse à un petit caniche blanc qui se presse 
sur ses pas. 

Haut., 0,19. Larg., 0,51. B. 






loi; 



VERLAT (Charles) 

L interruption. 

l'n singe mélomane, juché sur un tabouret couvert 
de velours rouge, revêtu d'un frac rose d'un vieux maître 
de musique, jouait du violon devanl une partition ouverte 
sous son museau. Tout-à-coup, il s'interrompt. Une tache 
couvre quelques notes de la portée, et appuyé i l'une patte 
sur son instrument, il trotte la tache d'encre du bout 
de son archet, cherchant à continuer son concert. 

Haut... 0.50. Larg., 0,41. B. 



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10: 



VERSCHUUR (\Y.) 



L attelage. 



Sur une foute, dans un paysage qui s'étend au loin 
et découvre tout un panorama de collines, au milieu 
desquelles passe une rivière, un attelage s'esl arrêté. C'est 
une charrette de paj san couverte d'une bâche, rue paysanne 
passe des paquets à un campagnard qui les dépose par 
terre. Un autre campagnard maintient un 'les chevaux 
qui se cabre, excité par un chien. A la porte d'une auberge 
est assise une femme causant avec un entant. 




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Haut.. 0.67. Larg., ",88. T. 



— 10 — 

y ) 108 VOLLON (Antoine) 

Fleurs et accessoires. 



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Sur une table, des roses, des marguerites, des violettes 
si.ni piquées en un vase d'argent. Sur le devant, un plat 
rempli de biscuits, des cerises rouges et un petit po1 en 
verre muni d'une cuillère d'argent. Comme fond, un coin 
de verdure sombre el de l'autre côté, un ciel bleu étoffé 
de nuages 

Haut., 0,45. Larg., 0,86. B. 



109 WEBB (C.-M.) el VAN HOVE (Henri) 

L'Archiviste. 

Un coin de chambre où l'on voit un lit à baldaquin 
en salin bleu, une colonne de cheminée et un miroir 
encadré d'ébène. Dans le fond, par la porte entr'ouverte, 
on distingue une sorte d'antichambre meublée d'un buffet 
et où les rayons du soleil jettent sur les dalles les reflets 
des petits carreaux des fenêtres. Un vieillard, en costume 
d'intérieur gris foncé, un rabat sous le menton, lit une 
charte à laquelle est attaché un sceau par un ruban rouge. 
Sur la table où il s'accoude, des fardes, des bouquins 
ouverts, entourent un chandelier. 

Haut., 0,70. Larg., 0,56. B. 



■ jj 110 VERHEYDEN (Isidore) 

Ferme flamande. 

La ferme s'élève vers la gauche, non loin d'une mare 
où barbotent quelques canards. A la porte, une paysanne 
donne à manger à des poules. A droite, s'étend une 
belle prairie où paissent des bestiaux. 

Haut., 0,70. Larg., 1,10. T. 



— 41 — 

il WILLEMS (Florent) ^ // ? j 

La lettre. 

Deux femmes en costume Louis xm son.1 occupées 
a la rédaction (l'une missive. L'une d'elles es1 assi 
devanl une table en chêne couverte d'un joli tapis à 
fine broderie h écussonné à ses coins, C'esl elle <pii 
écrii la lettre el elle se retourne d'un air attentif vers 
sa compagne qui lui dicte le contenu de la missive. La 
jeune femme assise esl en toilette de satin blanc décolletée; 
l'autre, debout, esl vêtue d'un paletol ooir el coiffée d'un 
feutre à plume .jaune; une grande collerette entoure son 
cou. Au fond, pendu à la muraille, couverte de beaux 
cuirs de cordoue, on voit un portrait d'homme. 

Haut., 0,80. Lai-ff., 0,52. B. 



113 LE MEME 

Le coup de rétrier. 

A la porte d'une auberge, aux murs en briques rouges, 
une servante, portant une cruche et un plateau d'étain, a servi 
un verre de vin à un jeune seigneur descendu de son 
cheval. Le cavalier boit à la santé de la jeune femme en 
ôtant son feutre d'un air très galant, tandis qu'un fumeur 
accoudé à la porte, regarde le couple d'un air ironique. 

Haut., ; i7. Lar?., 0,33. B. 



112 LE MÊME ^ - y 

L'arrivée. 

1 ne jeune femme Monde, très élégante, vêtue d'une 
longue robe de satin blanc décolletée, el coiffée d'un 
feutre gris à plume jaune, laisse lentement tomber son 
manteau de ses épaules. Elle est aidée par une jolie 
gouvernante, vêtue d'une robe noire à jupon jaune parsemé 
de Heurs. La jeune femme se regarde d'un œil complai- 
sant dans un mignon miroir à monture rouge dressé sur 
la table prés d'une jolie boîte à bijoux. Sur une chaise 
sont jetés ses gants el son éventail. 

Haut., 0,80. Larjï-, 0,53. B. 



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— 42 — 




CJO 



114 WILLEMS (Florent) 

Buste de femme. 

Une jolie dame Monde, coiffée d'un grand feutre gris, 
qu'orne une plume bleue rejetée en arrière et portant un 
corsage décolleté sur lequel est jeté un riche manteau, 
regarde son fin visage dans un miroir qu'elle lient d'une 
main gracieuse. 

Haut., 0,52. Larg., 0,42. B. 



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115 



LE MÈMK 



La lettre. 

A côté d'un riche paravent, une jeune femme est assise 
à une table dont le tapis, jeté de côté, laisse voir un écritoire. 
Elle est accoudée, une plume à la main, et songe à ce qu'elle 
va écrire. 

Haut., 0.36. Larg., 0,2t. B. 



A/CO 



116 



ZUCCOLI (Louis) 



Jalousie. 



Près d'une table où est posée une fiole, un italien est 
assis, et d'un air attendri, adresse des reproches à une 
femme debout à côté de lui et qui l'écoute docilement, les 
mains croisées sur sa jupe. 

Haut., 0,41. Larg., 0,32. T. 






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M. le Vicomte du BUS de GISIGNIES 



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