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ETUDES 



RELIGIEUSES 
PHILOSOPHIQUES, HISTORIQUES ET LITTÉRAIRES 

TOME LU 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

PREMIÈRE ANNÉE 



PARIS 
IMPRIMERIE D. DUMOULIN ET C- 

5, RUE DES GRANDS -AUGUSTINS, 5 



ÉTUDES 

RELIGIEUSES 
PHILOSOPHIQUES, HISTORIQUES ET LITTÉRAIRES 

REVUE MENSUELLE 

PUBLIÉE PAR DES 

Pères de la Compagnie de Jésus 

XXVIP ANNÉE — TOME LU 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

(ANCIENNE BIBLIOGRAPHIE CATHOLIQUE) 




PARIS 
RETAUX-BRAY, LIBRAIRE-ÉDITEUR 

82, RUE BONAPARTE, 82 
Tous droits de traduction et de reproduction réservés. 




tU CtfrutUui Caihdlqug 



De FAR 13 



TABLES 

DE LA BIBLIOGRAPHIE DES ÉTUDES 
POUR L'ANNÉE 1890 

Ces Tables indiquent l'auteur et la matière de tous les ouvrages analysés 
ou fréquemment cités dans les Etudes de 1890 ( tomes XLIX, L et LI 
avec leur Partie bibliographique ( tome LU ). 



I. — AUTEURS 



Alaux (J.-E.) : Le problème religieux au dix-neuvième siècle. — 

A. Vacant. — lu. 409. 
Albano (A.) : Bardlia de Témal. — E. Cornut. — lu. 71. 
Alexandre (A.) : Les aventures de Piképikécomégram. — E. Cornut, 

— LU. 932. 

Allègre (G.) : Impedimentorum matrimonii synopsis. — S, Adigard. 

— LU. 95. 

Amigues : Leçons d'algèbre. — A. P. — lu. lli. 

André, S. J. : Le médaillon de Fourvière. — G. Gandy. — lu. 219. 

André (Mgr) : Dictionnaire de droit canonique, revu par M. Condis. 

— F. DesJacques. — lu. 13, 330. 

Antonini (P.) : Au pays de Chine. — A. Fauvel. — lu. 838. 
Armaillé (comtesse d'), née de Ségùr : La comtesse d'Egmont, fille 

du maréchal de Richelieu, d'après ses lettres à Gustave III. •— 

P. Mury. — L. 165. 
Aubertin (Gh.j : L'esprit public au dix-huitième siècle. — E. Cornut. 

— LU. 926. 

Audoin (M.) : Le divorce de Roger. — J.^F. Alric. — m. 943. 
Aulard (F. -A.) : Mémoires de Louvet de Couvrai sur la Révolution 

française. — H. Martin. — xlix. 335. 
Aumale (duc d') : La journée de Rocroy. — H. Che'rot. — lu. 762. 
Aurignac (R. d') : Trois ans chez les Argentins. — /. Brucker. — 

lu. 929. 
AuRioL (Ch.) : La défense du Var, le passage des Alpes ; lettres des 

généraux Suchet, Masséna, etc. — /. Le Ge'nissel. — xlix, 512. 
AuziES : Les origines de la Bible et M. Ernest Renan. — A. B. — 

lu. 642. 
Aylicson (A.) : La fille du cacique. — E. Cornut. — lu. 382. 



2 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Atrolbs (J.-B.), S. J. : La Pucelle devant l'Eglise de son temps, 
documents nouveaux. — E. Connu. — l. 177. 



Babbau (A.) : Paris en 1789. — //. Le franc. — lu. 351. 

Babou (H.) : Vie du F. Jean, fondateur de l'hospice de Galan. — /. de 

Resscguier. — LU. 582. 
Baille : Souvenirs d'Annam (1886-1890). — A. Boue. — lu. 849. 
Ballerixi (A.), S. J. : Opus theologicum morale in Busembaum Me- 

dullam. — S. Adigard. lu. 485. 
Barbet d'Aurevilly (J.) = Dernières polémiques. — E. Cornut. — 

LU. 926. 
)) Les vieilles actrices. — E. Cornut. — lu. 220. 
Barghon de Fort-Rion (baron) : Jehanne d'Arc, chronique rimée. 

— V. Delaporte. — xlix. 154. 
Barthélemy-Saint-Hilaire (J.) : Etude sur François Bacon, suivie 

du rapport sur le concours pour le prix Bordin. — C. de 
Beaupuy. — lu. 890. 

Baume-Pluvinel (de la) : Le développement de l'image latente. — 
G. L. — LU. 113. 

Baunard (Mgr) : Le général de Sonis, d'après ses papiers et sa cor- 
respondance. — E. Cornut. — Li. 150. 
» Le collège chrétien. — P. B. — lu. 401. 

Bazin (R.) : Les Noellet. — E. Cornut. — lu. 144. 

Bazouge (F.) : .lane de Kerhors. — A. Villerais. — lu. 859. 

Béal (G.) : Trop petite; l'Abbaye. — E. Cornut. — lu. 863. 

Beaubourg (M.) : Contes pour les assassins. — A. Villerais. — 
lu. 859. 

Beaurepaire de Louvagxy( comtesse de) -.Les sauveteurs de l'asphalte. 

— A. Villerais. — lu. 859. 

Beaussire (E.) : Les principes du droit. — F. Butel. — lu. 26. 
Beauverie(J.-B.) : Poèmes bibliques et évangéliques. — V. Delaporte. 

— XLIX. 142. 

Belloc (J.-T. de) : Les Saints de Rome au dix-neuvième siècle. — 

A. Lefèvrc. — lu. 748. 
Belot (J.-B.), s. j. : Dictionnaire français-arabe. — F. Desjacques, 

— LU. 140. 

BÉNAR0 (Ch.) : L'esthétique d'Aristote et de ses successeurs. — 
E. Cornut. — lii. 657. 

BÉRBNGIER (dom Th.), O. S. B. : L'épiscopat provençal au dix-hui- 
tième siècle : Notice sur Mgr Jos.-Ign. de Mesgrigny, évèque 
de Grasse (1653-1726). — H. Cherot. — lu. 748. 

Bbrgaigne (A.) et Henry (V.) : Manuel pour étudier le sanscrit vé- 
dique. — J. Van den G/ih/n. — m. 599. 

Bbrgson (H.) : Essai sur les données immédiates de la conscience. — 
ff. Deâpont. — i.ii. 258 



TABLE DES AUTEURS 3 

Beringer (F.), S. J. : Les indulgences, leur nature et leur usage 

(traduites par les PP. E. Abt et A. Feyerstein). — E. A. — 

LU. 328. 
Bersange (abbé) : Dom François Régis, fondateur et premier abbé de 

Notre-Dame de Staouéli. — /. de Rességuier.^ — lu. 582. 
Berseaux (abbé) : Liberté et libéralisme ou l'Etat chrétien. — 

F. Butel. — LU. 172. 
Berthelé (J.) : Recherches pour servir à l'histoire des arts en Poitou. 

— Ch. Clair. — m. 610. 

Berthelot : La révolution chimique : Lavoisier. — E. Çapelle. — 

LU. 901. 
Bertillon (A.) : La photographie judiciaire. — A. Poulain. -— lu. 

900. 
Bertin (E. ) : La société du Consulat et de l'Empire. — M. Baron. — 

LU. 766. 
Bertin (Marthe) : Trop faible. — A. Lefèvre. — lu. 379. 
Bertrand (J.) : Leçons sur la théorie mathématique de l'électricité. — 

T. Pépin, -^ lu. 341. 
Bertrand (P.) : Lettres inédites de Talleyrand à Napoléon. — 

H. Martin. — xlix. 687. 
Bessonies (abbé G. de) : Manuel des serviteurs de sainte Anne. — 

P. Fortin. -- Lii. 729. 
Besson (Mgr) : Œuvres pastorales et oratoires. — P. B. — lu. 401. 
BiRÉ (E.) : Paris pendant la Terreur. — P. Fortin. — lu. 354. 

» Causeries littéraires. — H. Che'rot. — lu. 58. 
Blampignon (E.-A.) : Fleurs et fruits de saint François de Sales. — 

E. Corniit. — lu. 17. 
Blanc (abbé E.) : Traité de philosophie scolastique. Tomes II et IIÏ. 

Avec up appendice du R. P. G. de Pascal sur le pouvoir socia' 

et l'ordre économique. — F. Desjacques. — lu. 18. 
Blanc (capitaine) : Prêtres et soldats. — Un ancien officier. — m. 

775. 
» La légion étrangère. — Un ancien officier. — lu. 776. 
Blanchet (A.) : Nouveau manuel de numismatique du moyen âge et 

moderne. — /. Chautard. — lu. 662. 
Blandy (S.) : Le bouquet d'algues. — E. Cornut. — lu. 295. 
Blanlœil (A.) : Récits bretons. — F. Butel. — lu. 462. 
Blaze de Bury (Henri) : Jeanne d'Arc. — P. Mury. — lu. 359. 
Blazede Bury (Mlle) : Un divorce royal : Anne Boleyn. — H. Chérot. 

— LU. 760. 

Bled (abbé) : La réforme à Saint-Omer et en Artois jusqu'au traité 
d'Arras (1577-1579). — H. Dussart. — lu. 41. 

Blennerhassett (Lady) : Madame de Staél et son temps (traduit de 
l'anglais par Dietrich. — E. Cornut. — li. 671. 

Block (M.) : Annuaire de l'économie politique et de la statistique 
(46e année). — Ch. Denieul. — lu. 111. 



4 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Block ( m. ) : Annuaire de l'économie politique et de la statistique 
( 47' année. ) — //. Martin. — lu. 842. 
» Les progrès de la science économique depuis Adam Smith. — 
H. Martin, —lu. 842. 
Blot (le p.) : Un pèlerinage en Espagne, pour le troisième cente- 
naire de sainte Thérèse : Tomes I et II. — J. Desmarquest. — 
LU. 911. 
Bois db la Villerabel (A. du) : Les procès de Jehanne la Pucelle. — 

E. Cornut. — lu. 914. 
BoisGOBEY (F. du) : Le fils du plongeur. — F. Butel. — lu. 462. 
3) Fontenay Goup-d'Épée. — E. Pujo. — lu. 705. 
» Le Chêne-Capitaine. — E. Cornut. — lu. 863. 
» Un cadet de Normandie au dix-septième siècle. — E. Cornut. — 
LU. 932. 
Boislisle (A. de) : Mémoires de Saint-Simon, tome VII. — J. Bruc- 

ker. — Li. 337. 
Bonhomme (Paul) : L'affaire de Jeufosse. — A. Villerais. — lu. 700. 
BoNNEFOY (M.) : Toujours pour la France. — A. Lefèvre. — lu. 625. 
BoNNOT (abbé A.) : Les fruits de l'école sans Dieu. — /. Burnichon. 

— LU. 265. 

BoRGNET (abbé A.) : B. Alberti Magni, Ratisbonensis episcopi, ordinis 

Praedicatorum, opéra omnia. — F. Desjacques. — l. 514. 
BoRN (Bertrand de) : Poésies complètes, publiées par A. Thomas, — 

E. Rivière. — lu. 606. 
BoRXiER (vicomte de) : Louise de Vauvert. — E, Cornut. — lu. 528. 
BoRRELLi (vicomte de) : Rana, poésies. — V. Delaporte. — xlix. 

135. 
» Alain Chartier, un acte en vers héroïques. — V. Delaporte. — 

XLIX. 136. 
BoRY (p.) : Les chercheurs de quinquinas. — A. Lefèvre. — lu. 

858. 
Bossu (chanoine L.) : Sommaire de philosophie. — E. Lanusse. — 

lu. 256. 
BoTTi (A. ) : Homélies sur les Évangiles du dimanche. — P. Motte. — 

LU. 403. 
BouARD (Mme de) : Reine de Chanteneuil. — A. Lefèvre. — lu. 

303. 
BouCHAUD (P. de) : Mélodies poétiques. — V. Delaporte. — lu. 

616. 
BoccTOT (J.-G) : Histoire du communisme et du socialisme. Tome 1". 

— A. D. G. — LU. 731. 

Bourre (comtesse de la) : Souvenirs de la comtesse de la BouOie : la 

guerre de la Vendée. — F. P. — lu. 588. 
Bougaud (Mgr^ : Saint- Vincent de Paul. — J. Burnichon. — xlix. 

162 et LU. 47. 
» Discours, publiés par son frère et précédés d'une notice par 

M. Lagrange. — P. B. — lu. 89. 



TABLE DES AUTEURS 5 

BouLFROY(abbé) : Rome, ses monuments, ses souvenirs. — E. Portalié. 

— LU. 771. 

BouRAssA (N.) : Jacques et Marie; souvenir d'un peuple dispersé. — 
/. Fèvre. — lu, 147. 

BouRGET (P.) : Un cœur de femme. — E. Cornut. — lu. 781. 

BouRNiCHON (J.) : Jacques Cœur, drame. — A. Villerais. — lu. 
778. 
» L'invasion musulmane en Afrique. — /. Adam. — lu. 368. 

BoussiNESQ (J.) : Leçons synthétiques de mécanique générale. — 
A. P. — LU. lil. 

Boylesve (M. de), S. J. : L'Arsenal : religion, morale, société, his- 
toire, philosophie. — V. Delaporte. — lu. 14. • 

Brémond d'Ars (G. de) : La vertu morale et sociale du christianisme. 

— Th. de Régnon. — l. 516. 

Bretonnière (J. de la) : Ames vierges. — E. Cornut. — lu. 463. 

Brettes (abbé F.) : Les principes de 89; conférences sur la vie 
sociale. — V. Delaporte. — lu. 14. 

Brevet (abbé P.) : Le Cantique des Cantiques. — P. Motte. — lu. 
487. 

Briault (abbé L.) : Faits et gestes d'enfants. — E. Cornut. — lu. 
71. 
» Rimes cléricales. — V. Delaporte. — xlix. 141. 

Bridgett (R, p.) : La vie du bienheureux Jean Fisher (traduite par 
l'abbé Cardon). — /. Mavel. — m. 521. 

Brucker (P.-P.), S. J. : L'Alsace et l'Eglise au temps du pape saint 
Léon IX (Bruno d'Egisheim). — ^. S.-^ xlix. 160; l. 508. 

Brunetière (F.) : L'évolution des genres dans l'histoire de la littéra- 
ture; leçons professées à l'école normale supérieure. — E. Cor- 
nut. — 1^1. 171. 

BuET (Ch.) : François de Lorraine, duc de Guise. — A. Reimsbach. — 
LU. 360. 

BuTAYE (R.)j s. J. : Leven van Pater Damiaan, apostel der melaas- 
tschen van Molokai. — H. Che'rot. — lu. 749. 

Butel(F.) : L'éducation des Jésuites autrefois et aujourd'hui; un 
collège breton. — V. Delaporte. — lu. 128. 

c 

Cadol (E.) : Le chemin de Mazas. — E. Cornut. — lu. 221. 

Caer (Th. de) : Un ex-voto à Notre-Dame de Lourdes, histoire intime 

et authentique d'une guérison. — /. Noury. — m. 438. 
Cagin (dom P. -G.) : Un mot sur 1' « Antiplionale Missarum. » — 

F.-L. Comire. — lu. 818. 
Cagnat (R.) : Cours d'épigraphie latine. — E. Beurlier. — lu. 66. 
GAiTHNEss(lady) dePomar : Théosophie sémitique ; les vrais Israélites, 

l'identification des dix tribus perdues avec la nation britan- 



6 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

tiique; les Suffis et la théosophie mahométane. — F. Prat. — 

LU. 564. 
Calhiat (abbé H.) : Histoire populaire de Léon XIII. — Ch. Brun. — 

LU. 362. 
» Elisabeth de Prades, sa vie, son journal. — A. Villerais. — 

LU. 365. 
Gampaux (A.) : Le rêve de Jacqueline. — E. Comut. — lu, 528. 
Carrez (L.), S. J. : Carte de la mission de la Compagnie de Jésus au 

Tcheu-ly sud-est (Chine). — A.-A. Fauvcl. — lu. 924. 
Carrier-Belleuse (P.) : La mission patriotique de Jeanne d'Arc, en 

huit tableaux. — P. L. d'Arc. — lu. 201. 
Casier (J.) : Les harmonies chrétiennes, poésies. — V. Delaporte. — 

XLix. 139. 
Casse (A. du) : Les veillées de la brigade, ou la vie d'un soldat de 

1814 à 1871. — H. Lefranc, — lil 351. 
Castelein (A.), S. J. : Cours de philosophie. Tome II : Psychologie. 

— E. Lanusse. — lu. 567. 

» Cours de philosophie. Tome III : Les principes de la philoso- 
phie morale. — E. Lanusse. — lu. 807. 

Castro (Guillen de) : Mocedades del Cid (1" partie), publiées par E. 
Mérimée. — E. Rivière. — lu. 606. 

Cat : Aîcha. — A. Lefèvre. — lu. 148. 

Célières (P.) : Les mémorables aventures du D'' J.-B. Quiès. — E. 
Comut. — LU. 931. 

Cellarier (F.) : Rapports du relatif et de l'absolu. — H. Despont. — 
LU. 491. 

Chaffanjon (J.) : L'Orénoque et le Caura. — P. Fortin. — lu. 285. 

Chanal (Ed.) : Cours de composition française. — /. Bumichon. — 
LU. 575. 

Charavay (E.) : Assemblée électorale de Paris (18 novembre 1790- 
15 juin 1791); procès-verbaux avec des notes. — /. Bumichon. 

— Li. 488. 

Charvériat (F.) : Huit jours en Kabylie. — F. Desjacqucs. — lu. 

208. 
Châtaigneraie (G. de la) : Dom Fernando. — A. Lefèvre. — lu. 

303. 
Château (P. du) : Le Robinson des vacances. — E. Cornut. — lu. 

931. 
Chauvet (abbé) : Exposition de la doctrine chrétienne. — D. Gaye. — 

LU. 5. 

Chacvigny (L. de) : Croyances, poésies. — V. Delaporte. — XLix. 
155. 

Cherbuliez (V ) : Une gageure. — E. Cornut. — lu. 295. 

Chevalier (Arist.) : Un écho de la « Dernière bataille » d'Ed. Dru- 
mont. — E. Pujo. — LU. 846. 

Chevalier (U.) : Œuvres complètes de S. Avit, évêque de Vienne. — 
y. Dutel. — \.\\. 724. 



TABLE DES AUTEURS 7 

Chevalier (U.) : Repertorium hymnologicum. — G.~M. Draes. — 
XLix. 653. 
» Repertorium hymnologicum. — E. Rivière. — lu. 167. 
« Gartulaire de Tabbaye Notre-Dame de Bonnevaux. — E. Rivière. 

— LU. 132. 

Chevallier (A.) : Le sacrifice de Lancelot. — A. Lefèvre. — lu. 

858. 
Chopin (R. P.), S. J. : France et Syrie, souvenirs de Ghazir et de 

Beyrouth. — F. Desjacques. — xlix. 167. 
Choppin (capitaine H.) : L'armée française (1870-1890). — Capitaine 

Blanc. — LU. 847. 
Chotard (H.) : Louis XIV, Louvois, Vauban et les fortifications du 

Nord delà France. — P. Miiry. — lu. 358. 
Choullier (abbé) : Les jeunes saints. — E. Cornut. — lu. 279. 
Claramond (F. de) : Le neveu de Sadi. — A. Lefèvre. — lu. 945. 
Clarens (J.-P.) : Réaction. — E. Pujo. — lu. 377. 
Claverie (F.) : Étude sur l'hypnotisme. — S. Adigard. — lu. 174. 
CocHiN (H.) : Boccace ; études italiennes. — /. Montagne. — lu. 

21C. 
CbcoNNiER (M.-T.), 0. p. : L'âme humaine; existence et nature. — 

H. Despont. — lu. 812. 
CoMPAYRÉ (G.) : Psychologie appliquée à l'éducation. — /. Burnichon. 

— LU. 504. 

)) Organisation pédagogique et législation des écoles primaires. — 

E. Burnichon. — lu. 504. 
CoNDAMiN (abbé J.) : Rome et Léon XIIL — Ch. Brun. — lu. 362. 
CoNSTANS (L.) : Ghrestomathie de l'ancien français (onzième-quinzième 

siècle). — H. Chérot. — lu. 926. 
Constantin ( abbé) : Les paroisses du diocèse d'Aix, leurs souvenirs et 

leurs monuments. — J. Burnichon. — lu. 885. 
CoppÉE (F.) : Toute une jeunesse. — E. Cornut, — l. 166. 

» Le Pater, drame en un acte, -r- V. Delaporte. — xlix. 152. 
CoRBANi (P. ) : Jeanne Darc. — P. Brucker. — lu. 55. 
Cormier (H. -M.), 0. P. : Vie du Révérend Père Alexandre-Vincent 

Jandel, soixante-treizième maître-général des Frères Prêcheurs. 

— H. Chérot. — Li. 520. 

Gornely (R.), s. j. : Cursus Scripturae sacrae : Commentarius in S. 

Pauli priorem Epistolam ad Corinthios. — A. P. — lu. 721. 
CoRRE (docteur) : Nos créoles. — E. Pujo. — lu. 922. 
CosNiER (L.) : La charité à Angers. — /. Dutcl. — lu. 592. 
Costa de Beauregard (marquis) : Épilogue d'un règne ; les dernières 

années du roi Charles-Albert. — /. Burnichon. — li. 684. 
CosTE (A.) ; Nouvel exposé d'économie politique et de physiologie 

sociale. — F.Butel. — lu. 499. 
GosTE (G. ) : A travers la vie; esquisse de la vie morale et sociale. — 

Ch. Denieul. — lu. 263. 



8 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

CouDKRC (J.-B.), S. J. : Catéchisme chanté. — /. C. D. — lu. 404. 
Crampon (abbé A.). Le nouveau Testament de Notre-Seigneur Jésus- 
Christ, traduit sur la Vulgate. — J.-B.Didierjean. — lu. 324. 
» Le livre des psaumes, traduit sur la Vulgate. — J.-B. Didlerjean. 

— LU. 324. 

Craven (Mme Aug. ) : Le Père Damien. — J.-B. Ray. — lu. 361. 
Crécelle (F. Boussenot) : Aubades à Marianne. — V. Delaporte. — 

xLix. 149. 
Croiset (Alf. et Maur.) : Histoire de la littérature grecque, tome IL 

— F. Lecroix. — Lii. 690. 

Croiset (Le P.), S. J. : L'Avent. — E. Cornut. — lu. 17. 

D 

Darien (G.) : Bas les cœurs. — E. Cornut. — lu. 295. 

Darimon (A.) : Notes pour servir à l'histoire de la guerre de 1870. — 

O. S. — lu. 678. 
Dars (Marie) : Les primevères. — P. Fortin. — lu. 855. 
Déchelette (abbé j.) : Le cardinal Gaverot. — /. Burnichon. — lu. 

440. 
Dejob (Ch.) : Mme de Staël et l'Italie. — E. Cornut. — li. 671. 
Delaporte (V.), S. J. : Récits et légendes. 2^ série. — H. Chérot. — 

XLIX. 518. 
Delarc (abbé 0.) : Saint Grégoire VII et la réforme de l'Eglise romaine 

au onzième siècle, tome III. — //. Colombier. — lu. 821. 
Delbos (L.) : Les deux rivales, l'Angleterre et la France. — -S'. Coubé. 

— lu. 444. 

Delestre : Exploration du ciel théocentrique. — A. Poulain. — l. 
510. 

Deloume ( a. ) : Les manieurs d'argent à Rome : les grandes Compagnies 
par actions, le marché, puissance des publicains et des ban- 
quiers jusqu'à l'Empire. — J. Dutel. — lu. 753. 

Delplace (L.), S. J. : Joseph II et la révolution brabançonne. — 
P. Mury. — LU. 762. 
» L'Angleterre et la Compagnie de Jésus avant le martyre du B.Ed- 
mond Gampioa (1540-1581). — //. Chérot. — lu. 823. 

Demimuid : Le B. Jean-Gabriel Perboyre; discours prononcés les 
3, 4 et 5 décembre 1889. — J. D. — lu. 779. 

Déroulède (P.) : Histoire d'amour. — E. Cornut. — lu. 618. 

Desdevisbs du Dbzbrt (G.) : Lettres de Servat Loup, abbé de Fer- 
rières. — A. Lapôtre. — xlix. 353. 

Dbsforgbs (J.) : Cours j)ratique d'enseignement manuel à l'usage des 
candidats aux écoles nationales d'arts et métiers. — G. L. 
— LU. 113. 

DBeMOULiNS (H"«) : Retour aux champs. — ./. Burnichon. — lu. 
575. 



TABLE DES AUTEURS 9 

Desportes (H. ) : Le mystère du sang chez les Juifs de tous les temps. 

— E. Cornut. — lu. 30. 

Desprès (D"" a.) : Les Sœurs hospitalières. — Dr Surbled. — lu. 

444. 
Desray (abbé) : Éléments d'anatomie et de physiologie animales et 

végétales. — E. Capelle. — lu. 738. 
DicK de Lonlay : Français et Allemands, histoire anecdotique de la 

guerre de 1870. ^me V, — P. Mury. — lu. 435. 
DiDON (R. P.), 0. P. : Jésus-Christ. — /. Brucker. — li. 511. 
Diehl (Gh.) : Excursions archéologiques en Grèce. — A. Boue. — lu. 

834. 
DoMET DES VoRGES (E.) : Gausc efficiente et cause finale. — H. Despont. 

— LU. 103. 

Dominique (abbé) : Un peintre célèbre. — Ch.Denieul. — lu. 301. 

ï Un noble cœur. — A. VUlerais. — lu. 700. 
DoNEL (L.) : Devant l'âtre. — A. Lefèvre. — lu. 148. 
Douais (abbé G.) : Saint Germier, évêquede Toulouse. — G. Desjardins. 

— LU. 821. 

Drault (Jean) : Le dernier sire de Lavardin. — Ch. Denieul. — lu. 

380. 
Drochon (R. P.), de l'Ass. : Histoire illustrée des pèlerinages français 

de la Très Sainte Vierge. — L. Roure. — lu. 908. 
Drumont(E.) : La dernière bataille, nouvelle étude psychologique et 

sociale. — /. Burnichon. — L. 334. 
DuBOUL (A.) : La fin du Parlement de Toulouse. — Z. Boutié. — lu. 

915. 
Duc (Fronton du), S. J. : L'histoire tragique de la pucelle de Dom- 

Remy, autrement d'Orléans, nouvellement départie par actes. 

— V. Delaporte. — li. 237. 

DucHESNE (abbé L.) : Origines du culte chrétien; étude sur la liturgie 

latine avant Gharlemagne. — E. Rivière. — l. 311. 
DuGUAY (H.-E.) : Le R. P. Louis Sache, S. J. — /. Burnichon. — lu. 

585. 
DuMOND (abbé L.) : Souvenirs et impressions d'un voyage en Italie. — 

A. VUlerais. — lu. 283. 
Dumont(A.) : Dépopulation et civilisation, étude démographique. — 

/. Burnichon. — li. 535. 
Dupont (abbé) : Cours de géographie. — /. Brucker. — lu. 526. 

E 

Egger (Em.) : La Littérature grecque. — E. Charel. — lu. 851. 
EsTiENNE D Orves (comtcssc d') : Sainte Thérèse. — E. Cornut. — 

LU. 746. 
Ethampes (Mlle g. d') : Le Logis-aux-ombres. — Ch. Denieul. — 

LU. 301. 



10 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

F 

Fabre (abbé A.) : Études littéraires sur le dix-septième siècle. Cha- 
pelain et nos deux premières Académies. — //. Chérot. — 
LU. 211. 

Fabre (H.) : Les auxiliaires ; récits de l'oncle Paul sur les animaux 
utiles à l'agriculture. — /. Dutel. — lu. 739. 

Faguet (E.) : Dix-huitième siècle; études littéraires. — E. Cornut. — 
Li. 294. 
» Notes sur le théâtre contemporain (1888). — E. Coniut. — lu. 
287. V ^ 

Falconi (le vén. J.) : Notre pain quotidien, c'est-à-dire le Très Saint 
Sacrement de l'autel. — A. Courat. — lu. 488. 

Farges (abbé Alb.) : La vie et l'évolution des espèces. — D^ Surhled. 

— lu. 659. 

» Le cerveau, l'âme et les facultés. — B' Surhled. — lu. 660. 
Fava (Mgr) : Jésus-Christ, Roi éternel. — H. de Blgault. — lu. 82. 
Faye (J. de la) : Histoire du général de Sonis. — E. Plantler. — 

LU. 364. 
Fayolle (abbé A.) : Notre-Dame de Paris j mois de Marie (1890). — 

F. Jubaru. — lu. 806, 

Federici (R.) : Les lois du progrès. — F. Butel. — lu. 100. 

Félix [J.), S. J. : La prévarication; le châtiment (3^ et 4® retraites de 

Notre-Dame) — //, Martin. — lu. 161. 
» Les passions, S** retraite de Notre-Dame de Paris. — P. B. — 

LU. 562. 
Feron (Mme A.) : L'homme : origines, luttes, destinées. — F. Jubaru. 

LU. 814. 
Ferraz : Histoire de la philosophie pendant la Révolution. — H. Des- 

pont. — LU. 103. 
Ferry (Jules) : Le Tonkin et la mère-patrie. — E. Souiller. — lui. 

450. 
Fessler (Jos.) : Institutiones patrologiœ, quas denuo recensuit, auxit, 

edidit Bern. Jungmann. Tomus L — E. Rivière. — lu. 643. 
FiUGÈHE (G.) : La Révolution française et la critique contemporaine. 

G. Driget. — lu. 196. 

Feuvrier (J.) : Un collège franc-comtois au seizième siècle. — Ch. 

Denieul. — lu. 199. 
Féval fils (P.) : Le dernier laird. — E. Cornut. — lu. 932. 
FiDUS : Journal, t. IH. L'essai loyal. — L. Gabriel. — lu. 595. 
FixoT (A.) : Faune de la France ; insectes orthoptères, — /. Pantcl. 

— LU. 668. 

FoLEY (Ch.) : Risque-Tout. —J.-F. Alric, — lu. 944. 

Fontaines (Mme de) : Histoire de la comtesse de Savoie. — E. Cornut. 

lu. 463. 
Font-Réaulx (H. de) : Le général Hoche. — G. Gandy. — lu. 

52:5. 



TABLE DES AUTEURS 11 

Fouéré-Macé (abbé) : Chemin de croix des Times du Purgatoire. — 

/. Sarramagna. — lu. 405. 
Fouillée (A.) : L'avenir de la métaphysique fondée sur l'expérience.— 

/. Le Veux. — lu. 253. 
FouRNEL (y.) : La confession d'un frère. — E. Cornut. — lu. 295. 
» Des hommes du 14 Juillet, gardes-françaises et vainqueurs de 

la Bastille. — Th. Malley. — lu. 676. 
France (A. ) : Thaïs. — P. Brucker. — li. 503. 
Franchi (A.) : L'ultima critica, la filosofia délie scuole italiane. — 

F. DesJacques. — lu. 109. 
Franck (Ad.) : Nouveaux essais de critique philosophique. — X. — 

LU. 650. 
Franco {J.-J.)> S. J. : L'hypnotisme revenu à la mode (trad. par A. de 

Villiers de l'Isle-Adam). — F. Desjacques. — lu. 29. 
Franklin (A.) : La vie privée d'autrefois; l'hygiène. — H. Martin. 

~ LU. 423. 
» La vie privée d'autrefois ; arts et métiers, mœurs, modes, 

usages des Parisiens du douzième au dix-huitième siècle. 

Gomment on devenait patron. — J. Forbes. — lu. 658. 
Frassinetti (J.) : Abrégé de la théologie morale de saint Alphonse 

de Liguori. — F. Desjacques. — lu. 12. 
Fraty (abbé) : Cours complet d'instructions sur les fondements du 

christianisme. — A. Courat. — m. 250. 
Fréchette (L.) : Jean-Baptiste de La Salle, poème lyrique. — V. Dela- 

porte. — XLix. 146. 
Frenet (F.) : Becueil d'exercices sur le calcul infinitésimal (5® édit.). 

— Abbe' Rivereau. — LU. 896. 

Fustel de Coulanges : Histoire des institutions politiques de l'an- 
cienne France : l'alleu et le domaine rural pendant l'époque 
mérovingienne. — G. Gandy. — lu. 185. 

FusTER (Ch.) : Les poètes du clocher. — V. Delaporte. — xlix. 155. 
» Sonnets. — V. Delaporte. — lu. 616. 

G 

Gaillardon (G.) : Le devoir avant tout. — A, Lefèvre. — lu. 945. 
Gainet (abbé) : Examen du livre de M. Jules Simon, intitulé la Reli- 
gion naturelle. — A. Vacant. — lu. 409. 
Garzon (F.),S. J. : El Padre Juan de Mariana y las escuelas libérales. 

— B. Gaudeau — xlix. 509. 

Gastine (L.) : Le mal du cœur. — P. -P. Brucker. — lu. 779. 
Gaucher f(M.) : Causeries littéraires (1872-1888). — ^. Cornut. — 

LU. 612. 
Gaullieur (H.) : Daniel Gummings. — E. Cornut. — lu. 463. 
Gautier (H.) : En se cherchant. — E. Cornut. — lu. 931. 
Gautier (Léon) : Portraits du dix-septième siècle. — M. Robert. — 

LU. 697. 



12 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Gay (Mgr Ch.-L.) : Instructions en forme de retraite. — J. P. — 

LU. 163. 
» De la douleur chrétienne ; — le ciel, le purgatoire, la terre; — 

de l'abandon à Dieu. — P, Fortin. — lu. 728. 
Gay (J.-B.) : La plante du bon Dieu. — P. Fortin. — m. 855. 
Gayraud (R. p. h.), 0. P. : Thomisme et molinisme. Première 

partie : préliminaires historiques et critiques du molinisme. 

— E. Portalié. — XLix. 659. 

Gebhart (E.) : L'Italie mystique; histoire de la renaissance reli- 
gieuse au moyen Age. — E, Rivière. — l. 690. 

Gérard (E.): Leçons sur l'électricité, tome I. — /. de Joannis. — . lu. 
419. 
» Leçons sur l'électricité, tome II. — /. de Joannis. — • lu. 817. 

Gevaert (F.-A. ) : Les origines du chant liturgique de l'Église latine. 

— E. Soullier. — lu. 490. 

Gilly (Mgr) : Les sept paroles de Jésus en croix. — /. Clave'. — 

LU. 561. 
Gimazane (abbé J.) : Étude sur le quatrième siècle : Ammien Mar- 

cellin, sa vie et son œuvre. — E. Rivière. — lu. 276. 
GiQUEL (Louise) : Antonio Sani. — Ch. Denieul. — lu. 301. 
Girard (abbé) : La charité à Nancy. — /. Orhand. — lu. 333. 
Girodon (P.) : Deux années de méditations à l'usage de la jeunesse. 

— J.-B. Didier Jean. — lu. 325. 

Giron (A.) : Braconnette. — jB. Cornut. — lu. 618. 
Glasson : Les communaux et le domaine rural à l'époque franque, 
réponse à M. Fustel de Goulanges. — G. Gandy. — lu. 428. 
GoLDiE (F.), S. J. : The life of saint Alonzo Rodriguez. — L. Carrez. 

— m. 200. 

Gonzalez (cardinal Zéph.), 0. P. : Histoire de la philosophie (tra- 
duite et annotée par le P. G. de Pascal), tome I. — R. — lu. 
648. 

GouDET (abbéA.):La mission des Juifs et les deux chars évangéliques. 

— A. Vacant. — lu. 409. 

GoYHENÈcHE (chau.) : Nouveau commentaire pratique des censures 
a latae sententiœ. » — F. Desjacques. — lu. 407. 

Grand-Carteret (J.) : Jean-Jacques Rousseau jugé par les Français 
d'aujourd'hui. — H. Chërot. — lu. 293. 

Grange (Jean) : Les aventures d'un gentilhomme poitevin. — Ch. De- 
nieul. — LU. 380. 

Grangeon (abbé L.-B.) : Jean Barrier, missionnaire du Kouang-si; 
vie et lettres. — /. Bumichon. — lu. 135. 

Gréard (0.) : Edmond Schérer. — E. Cornut. — Li. 677. 

Gréville (H.) : Un mystère. — E. Cornut. — lu. 144. 

Groot (J.-V. de), 0. P. : Summa apologetica de Ecclesia catholica ad 
mentem S. Thomae Aquinatis. — I). Gaye. — Lii. 801. 

GuADhT : Les Girondins. — //. Martin. — lu. 194. 



TABLE DES AUTEURS 13 

GuÉRiN (V.) ; Jérusalem, son histoire, sa description, ses établisse- 
ments religieux. — F. Desjacques. — xlix, 166, et lu. 36. 

GuERS (E.) : Les soldats français dans les prisons d'Allemagne. — 
M. Robert. — lu. 436. 

GuiARD (E.) : Poésies. — V. Delaporte. — xlix. 154. 

Guillaume (P.) : Chartes de Notre-Dame de Bertaud. — E. Rivière. — 
LU. 132. 
» Istorio de sanct Poncz, mystère provençal. — E. Rivière. — lu. 
138. 

Guy-Valvor : Sadi. — E. Cornut. — lu. 863. 

GuYAU (M.) : La genèse de l'idée des temps. — H. Despont. — lu. 
491. 

Gyp : province ! — E. Cornut. — lu. 295. 

H 

Hamon (A.) et Bachot (G.) : L'agonie d'une société. — E. Cornut. — 

LU. 362. 
Hamon (M.) : Retraites pastorales et discours. — P. R. — lu. 6. 
Harcoet (M'^ de) : L'épreuve dePaule. — A. Lefèvre. — lu. 302. 
Hauréau (B.) : Des poèmes latins attribués à saint Bernard. — H. 

Chérot. — lu. 695. 
Hennequin (Ém.) : Ecrivains francisés : Dickens, Heine, Tourguénef, 

Poe, Dostoïewski , TolstoL — L. Gabriel. — lu. 608. 
» Quelques écrivains français : Flaubert, Zola, Hugo, Goncourt, 

Huysmans, etc. — L. Gabriel. — lu. 608. 
HÉPHELL : Démos, roman traduit de l'anglais. — E. Pujo. — lu. 

378. 
HÉRicAULT (Gh. d') : Fou d'amour. — E. Cornut. — lu. 71. 
» Le roman d'un propriétaire. — E. Cornut. — lu. 528. 
HÉRISSON (comte d') : Journal de la campagne d'Italie (1859). — G. 

Gandy. — lu .125. 
)) La léo^ende de Metz. — O. S. — lu. 678. 
Hervé-Bazin : Les grandes journées de la chrétienté. — E. Cornut. — 

LU. 525. 
Hervieu (P.) : Flirt. — E. Cornut. — lu. 618. 
Hessem (L. de) : Contes merveilleux, traduits de l'allemand. — A. 

Lefèvre. — lu. 858. 
HiLAiRE (R. P.), capucin : Saint Antoine de Padoue. — /. Van den 

Glieyn. — lu. 518. 
» Le système du ciel. — A. Poulain. — xlix. 306; li. 307. 
HiNZELiN (E.) : André Marsy. — A. Lefèvre. — lu. 302. 

» Poèmes et poètes ; vers anciens et nouveaux. — A. Roue'. — 

LU. 849. 
HocHART (P.): De l'authenticité des Annales et des Histoires de 

Tacite. — /. Dutel. — lu. 602. 



Î4 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

HoHCART(P.) : Études d'histoire religieuse. — A. Lapôtre. — xlix. 679. 
Holmes (A.) : Ode triomphale en l'honneur du centenaire de 1789. — 

r. Dclaporte. — lxix. 147. 
HoROY (D"" ) : Du mariage du prêtre catholique en France. — F. Butel. 

— LU. 499. 

Hubert- Valleroux (P): La charité avant et depuis 1789 dans les 
campagnes de France, avec quelques exemples tirés de l'étran- 
ger. — H, Chérot. — Lii. 916. 

Hyde de Neuville (baron) : Mémoires et souvenirs. Tome ii. — 
H. Martin. — l. 161. 

I 
Ignotus (Félix Platel) : L'armée du crime. — E. Cornut. — lu. 594. 

J 

Jaguin (lieut.) : Historique du 137^ régiment d'infanterie. — Capi- 
taine Blanc. — LU. 847. 
Janet (P.) : La philosophie de Lamennais. — H. Despont. — lu. 258. 
» Éléments de philosophie scientifique et de philosophie morale. 

— /. M. Fournier. — m. 810. 

Janssen (J.): Geschichte des deutschen Volkes seit dem Ausgang des 
Mittelalters. T. i et ii. — P. Brucker. — xlix. 34. 

Jaxssexs (dom L.) : Le chant grégorien, sa genèse et son développe- 
ment; conférence. — F.-L. Comire. — lu. 818. 

Jaugey (abbé J.-B.) : Dictionnaire apologétique delà foi catholique. 

— /. Brucker. — lu. 246. 

Jeannin (J.-B.) : Vie de saint Vincent de Paul. — /. Burnichon. — 

lu. 47. 
Jeanro y-Félix (V. ) : Nouvelle histoire de la littérature française sous 

le second Empire et la troisième République. — V. Delaporte. 

— LU. 60. 

Jhering (R. von) : La Lutte pour le droit (trad. par 0. deMulenaere). 

— F. Butel. —LU. 729. 

Joguet-Tissot (J.) : Les armées allemandes sous Paris. — P. Mury. 

— LU. 435. 

JoxQUKT ( R. P. E. ) : Montmartre, autrefois et aujourd'hui. — V. Sive- 

ton. — LU. 283. 
» Montmartre, autrefois et aujourd'hui. — P. Brucker. — lu. 807. 
Jousset(P.) : L'éternelle chanson, poésies. — V. Delaporte. — lxix. 

141. 
Joyau (E.) : La théorie de la grâce et la liberté morale de l'homme. — 

E. Portails. — lu. 042. 

JuLLiBN (M.), S. J. : L'Egypte, souvenirs bibliques et chrétiens. — 

F. Desjacgucs. — lxix. 674. 

JUVBN (F.) : Comment on devient oflicicr. — (J. S. — Lli. 742. 



TABLE DES AUTEURS 15 

K 

Katschthaler (D"" J.) : Theologia dogmatica catholica specialis. — 

D. Gaye. — m. 801. 
Kawezynski (M.): Essai comparatif sur l'origine et l'histoire des 

rythmes. — /. C. D. — lu. 372. 
K^PPELIN (R.) : L'Alsace à travers les âges. — P. Brucker. — li. 163. 
Kervyn DE Lettenhove (baron) : Marie Stuart ; l'œuvre puritaine, 

le procès, le supplice (1585-1587). — /. Morris. — XLix. 

669. 
Knabenbauer (J.), s. J. : Gommentarius in Jeremiam prophetam. — 

/. Brucker. — lu. 321. 
— Gommentarius in Ezechielem prophetam. — /. Brucker. — lu. 321. 
Kneipp (Séb.) : Ma cure d'eau. — D^' Surbled. — lu. 740. 
Krafft-Bucaille (Mme) : Gauseries sur la langue française. — A. D.G. 

— LU. 375. 



Lacouture (Gh.) : Répertoire chromatique, solution raisonnée et prati- 
que des problèmes les plus usuels dans l'étude et l'emploi des 
couleurs. — E. Villaume. — li. 124. 

Lacouture (H.), S. J. : Géométrie élémentaire. — L. Duquesne. — 
LU. 663. 

Lacroix (Marie) : Louisette. — A. Lefèvre. — lu. 530. 

Lafargue-Decazes (G.) : Israël ; Son Excellence le citoyen Vénal. — 
A. Vlllerais. — Lii. 700. 

Laffite (P.) : Gours de philosophie première. T. i. — Ch. Dclmas. — 
LU. 338. 

Lafforgue (abbé P. ) : La harpe chrétienne. — P. F. — m. 16. 

Lagarde (abbé J.-B.) : Exposition et démonstration de la doctrine 
catholique. — E. Cornut. — lu. 17. 

Lagraxge (D"" F. ) : L'hygiène de l'exercice chez les enfants et les jeunes 
gens. — /. Burnlchon. — lu. 265. 

Lahousse(G. ), S. J. : Prselectiones Logicae et Ontologiae. — Ch. An- 
toine. — 1.II. 23. 

Lalande, s.j. : Histoire de Boucherville ; une vieille seigneurie. — 
/. Le Veux. — LU. 356. 

Lamarre (Gl.) : Nouvelles fables. — V. Delaporte. — xlix. 155. 

Lambert (Maur. ) : Les fédérations en Franche-Gomté, ou la fête de la 
Fédération du 14 juillet 1790. — G. Gandy. — lu. 764. 

Laûiothe (A. de) : Les moissonneurs de tempêtes. — E. Pujo. — lu. 
378. 

Lanéry d'Arc (P.) : Mémoires et consultations en faveur de Jeanne 
d'Arc, par les juges du procès de réhabilitation. — A. Des- 
plagnes. — lu. 674. 



16 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 



(Mgr. J.-J.) : La vie de la vénérable Mère Marguerite-Marie, 
eliffieuse de la Visitation Sainte-Marie ( nouvelle édition par 



Laxgubt 

religieuse 

l'abbé L. Gauthey). — /. Burnichon. — li. 335. 
Laxspbrce (J.-J.) : Entretiens de J.-C. avec l'ame fidèle. — F. Desjac- 

ques. — LU. 330. 
Lantbxay (A. de) : Peiresc, abbé de Guîtres. — E. Rivière. — lu. 

134. 
Lapeyradb (abbé) : Le livre du mariage et de la famille. — F. Desjac- 

ques. — LU. 407. 
Lapparext (A. de) : Le siècle du fer. — T. Pépin. — lu. 30. 
Largb (Henriette) : Le cri du devoir. — A. Lefèvre. — lu. 70. 
Laurib(A. ) : Mémoires d'un collégien russe. — E. Cornut. — lu. 

214. 
Laval (H.-B. de) : Trompe-la-raort. — E. Cornut. — lfi. 70. 
Lavisse (E.) : Vue générale de l'histoire politique de l'Europe. — 

E. Rivière. — 1890. lu. 750. 
Lazaire (abbé E.) : Étude sur les Vestales. — M. Daudier. — 

LU. 671. 
Lb Camus (abbé E.) : Notre voyage aux pays bibliques. — F. Desjac- 

ques. — XLix. 674. 
L'Echassier (Mlle) : Les aventures de Mlle Aïda. — A. Lefèvre. — 

LU. .379. 
Le Chauff de Kerguenec ( F. ) : Souvenirs des zouaves pontificaux, 

1861 et 1862. — V. Mercier. — l. 343. 
Leclluc (Max) : Lettres du Brésil. — G. Gandy. — lu. 774. 
Lecoxte de Lisle : Les raisons du Saint-Père, poésie ( Revue des 

Deux Mondes, 15 septembre). — V. Delaporte — li. 498. 
Le Couteclx (G.), chartreux : Annales Ordinis Gartusiensis ab anno 

1084 ad annum 1429. Tomi i-vii. —H. Chérot. — li. 410. 
Lbcoy DE la Marche (A.) : Le treizième siècle artistique. — F. Ju~ 

baru. — LU. 291. 
Le Dorz (F.) : Allons, gai, gai ! comédie. — V. Delaporte. — lu. 

698. 
») Le Serment. — V. Delaporte. — lu. 699. 
Lefranc (abbé A.) : Poèmes bibliques. — V. Delaporte. — xlix. 

143. 
Lb Genorb (A.): La foi pour tous; apologétique chrétienne. — 

A. Courat. — Lii. 804. 
LÉGER (L.): Russes et Slaves; études politiques et littéraires. — 

P. Vierling. — lu. 754. 
LBMAtTBB (J.) : Impressions de théâtre. — E. Cornut. — lii. 287. 
LéMANN (abbé J.): La prépondérance juive. — — xlix. 169. 
Lemercibr de Nbovillb : Contes et comédies de la jeunesse. — 

E. Cornut. — lu. 931. 
Le MoxNiBK (abbéL.) : Histoire de saint François d'Assise. — //. 

Colombi( — I M T)!', 



TABLE DES AUTEURS 17 

Lenoir (P.) • Histoire du réalisme et du naturalisme dans la poésie et 

dans l'art. — A. Bouc. — lu. 456. 
Le Provost (abbé) : Etude philologique et littéraire sur saint Gyprien. 

— A. Boue. — LU. 368. 

Lesigne (E.) : La fin d'une légende; vie de Jeanne d'Arc. — 

P. L. d'Arc- LU. 201. 
Lesseps (F. de) : Origines du canal de Suez. — A. Lefèvre. — lu. 

844. 
Letierce (E.), S. J. : Étude sur le Sacré-Cœur. T. I : Le Sacré-Cœur 

et la Visitation Sainte-Marie. — L. Decoster. — lu. 887. 
Letourneau (Ch.) : Science et matérialisme. — G. Gandy. — lu. 

893. 
Le Vavasseur (G.) : Poésies complètes. T. IIL — V. Dclaporte. — 

XLix. 137. 
Le Vavasseur (R. P.) : Cérémonial selon le rite romain. — P.Bumhert. 

— LU. 243. 

Le Verdier (H.) : Un modèle vivant. — E. Cornut. — lu. 863. 
Levray (Marg.) : Une petite sauvage. — A. Lefèvre, — lu. 302. 

» L'orpheline des Fauchettes. — A. Lefèvre. — lu. 945. 
Lhomme (F.) : Les chefs-d'œuvre de la chaire. -^ E. Cornut. — lii. 

213. 
LiNAS (S. de) : Rose Minon. — E. Cornut. — m. 220. 
Lodge(0.-J.) : Modem views of electricity. — /. de Joannis. — l. 

218. 
LoHAN (abbé) ; L'âme et son ange gardien. — /. Sarramagna. — lu. 

405. 
Lombard ( J. ) : Byzance. — A. Villerais. — lu. 710. 
LoMBROSo (G.) : L'anthropologie criminelle et ses récents progrès. — 

jy Surbled. — lu. 497. 
LoNGHAYE (G.), S. J : La confédération de Bar, tragédie. — J. V. — 

LU. 777. 
LoRÉMOND (Mme de) : Les petits noëls ; contes, légendes et histoires. 

— Ck. Denieul. — Lir. 301. 

LoRET (G.) : Recherches sur l'orgue hydraulique. — F.-L. Comire. 

— LU. 511. 

LoTH (A.) : Autour du bon curé, recueil de légendes et d'histoire. — 

A. Villerais. — lu. 928. 
» Sœur Rose ; sa vie et son œuvre, la messe réparatrice. — 

/. de Rességuier. — lu. 583. 
Loti (P.) : Au Maroc. — E. Cornut. — lu. 284. 
LouDE (A.) : Traité pratique du développement. — G. L. — lu- 

113. 
LouDUN (Eug.): La mort d'un franc-maçon. — V. Delaporte. — lu. 

771. 
LouvET DE GouvRAi : Mémoires (publiés par F. -A. Aulard). — 

H. Martin. — lu. 121. 

2 



18 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

LuGUET (M.) : En guise d'amant. — A. Lcfèvre. — lu. 625. 
LuMHOLTZ (G.) : Au pays des cannibales (trad. par V. et W. Molard. 
— P. Fortin. — lu. 285. 



Mael (P.) : Le torpilleur 29. — E. Cornât. — lu. 931. 

Maggiolo (A.) : Pozzo di Borgo (1764-1842).— A. Boue. — lu. 919. 

Mailles (abbé A.) : Méditations sur la vie de la très sainte Vierge. — 

P. Motte. — lu. 251. 
Maigret (L.) : Souvenirs d'un chasseur à pied (1870-1871). — 

E. Pu/o.— m. 922. 
Maire (J) : Les topasines. — A. Lefèvre. — lit. 945. 
Malateste (P.-F.) : La sainte Vierge, modèle pratique de tous les 

âges. — R. de Scorraille. — lu. 252. 
Manacéine (Marie) : Le surmenage mental dans la civilisation moderne 

(trad. par E. Jaubert). — D^ Surbled. — lu. 346. 
Manning (G*^) : Le sacerdoce éternel (trad. par Tabbé Gh. Fiévet). — 

A. Courat. — lu. 408. 
Mansi : ^rarium evangelicum (edidit Z. C. Jourdain). — /. Fèvre. — 

lu. 93. 
Manzoni : Les fiancés, traduction abrégée. — E, Cornut. — lu. 70. 
Marc (abbé) : Manuel d'histoire de la littérature française. — H. Ché- 

rot. — LU. 691. 
Marcel (E.): L'hetman Maxime, scènes de la vie en Ukraine. — 

E. Cornut. — lu. 931. 
Marchand (H) : Tu seras agriculteur. — J. Burnichon. — lu. 347. 
Marie (M.): Histoire des sciences mathématiques et physiques. — 

A. Poulain. — L. 137. 
Marin (D' P.) : L'hypnotisme théorique et pratique. — S. Adigard. — 

LU. 174. 
Mario (M.) et Ladnay (L) : Vidocq. — A. Lefèvre. — lu. 530. 

» Vidocq, le roi des amoureux. — A. Lefèvre. — lu 781. 
Marmier (X.) : Les Etats-Unis et le Ganada. — J.-B. Ray. — lu. 

772.- 
Martin (A.): Paris ; promenades dans les vingt arrondissements. — 

E. Cornut. — lu. 932. 
)) Tout autour de Paris ; promenades et excursions dans le dépar- 
tement de la Seine. — E. Cornut. — lu. 932. 
Martinez ( D') : Le Juif, voilà l'ennemi ! — E. Cornut. — lu. 30. 
Martrin-Donos (abbé j. de) : Jehan de Harpedanne. — A. Villerais. 

— LU. 777. 

Mascart : Traité d'optique. — A. P. — lu. 111. 

Matharan (M.), S. J. : Asserta moralia. — D. Gaye. — lu. 327. 

Mathieu (Em.) : Théorie de l'élasticité des corps solides. — T. Pépin. 

— LU. 737. 



TABLE DES AUTEURS 1» 

Maulde-la-Glavière (R. de) : Les origines de la Révolution française 
au commencement du seizième siècle : la veille de la Réforme. 

— /. Forbes. — lu. 759. 

Maumus (E.-V.), 0. P. : Saint Thomas d'Aquin et la philosophie car- 
tésienne. — E. Portalié. — lu. 171. 

Maurel (A) : Candeur. — E. Cornut. — lu. 382. 

Maurin (dom G.) : Les véritables origines du chant grégorien. — 
F.-L. Comire. — lu. 818. 

May (Karl) : Les pirates de la mer Rouge. — A. Lefèvre. — lu. 
945. 

Mayne-Reid : Les exilés dans la forêt. — A. Lefèvre. — lu. 303. 

Mayr (le P.), S. J. : IIspi TY)(; tou Xpiorrou u.itxr,a£(«)ç (De l'Imitation de 
Jésus-Christ). — V. Delaporte. — lu. 565. 

MÉAULLE : Perdus dans la grande ville. — A. Lefèvre. — m. 858. 

Mercier (R. P.), S. J. : Campagne du « Cassini » dans les mers de 
Chine, d'après les rapports, lettres et notes du commandant 
de Plas ( 1851-1854). — F. Balay. — lu. 44. 
)) Marin et Jésuite. Vie et voyages de François de Plas, ancien capi- 
taine de vaisseau, prêtre de la Compagnie de Jésus (1809-1888). 

— F. Fortin. — lu. 920. 

MÉRic (El.) : |Le clergé sous l'ancien régime. — L. Boutié. — lu. 

579.' 
Merlino (X.) : L'Italie telle qu'elle est. — E. Pujo. — lu. 836. 
Merson (E.): Confessions d'un journaliste. — L. Gabriel. — lu. 
~" 595. 

Méry (G. ) : L'école où l'on s'amuse. — /. Bumichon. — lu. 504. 
Meylan (A.) : A travers l'Italie. — E. Pujo. — m. 836. 
Meynial (L.) : Napoléon P'; sa vie, son œuvre. — G. Gandy. — lu. 

428. 
Michel (abbé) : Conférences apologétiques adressées aux étudiants de 

Rennes. — H. Martin. — lu. 803. 
Michel (E.): A travers l'hémisphère sud, ou mon second voyage 

autour du monde. T. III. — /. Brucker. — lu. 929. 
Mir y Noguera (J.) : La Creacion. — E. Cornut. — lu. 802. 
MiSMER (Ch.) : Dix ans soldat. — H. Le franc. — lu. 351. 

» Souvenirs de la Martinique et du Mexique pendant l'interven- 
tion française. — E. Pujo. — lu. 590. 
MoESSARD (P.) : Le cylindrographe, appareil panoramique. — G, L. — - 

LU. 113. 
MoiREAU (A.) : La journée d'un écolier au moyen âge. — E. Cornut. — 

LU. 213. 
MoLA (Ch.) : Vie de la sainte Vierge (trad. par l'abbé Le Monnier). — 

P. Fortin. — Lii. 855. 
Molière : Œuvres, t. X ( Coll. des grands écrivains de la France ). — 

A. Villerais. — lu. 143. 
MoLLOY (G.) : Glanures dans la science (trad. par l'abbé Hamard). 

-- X -- LU. 345. 



20 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

MoxFAT (le p. A.), S. M. : Les Samoa ou Archipel des Navigateurs. 

— xM. Bouillon, — lu. 687. 
MoxTÉGUT (Em.) : Dramaturges et romanciers. — /:. Cornut. — lu. 

612. 
MoxTET (abbé G.-E.) : La France du travail à Rome ; journal d'un 

pèlerin. — A. Courat. - — lu. 844. 
MoRiCE iCh.) : La littérature de tout à l'heure. — E. Cornut. — lu. 

926. 
MosER (abbé A.) : M. Cognât, sa vie, ses œuvres et ses écrits. — 

/. Burniclion. — xlix. 684. 
MossÉ (B.) : Dom Pedro II, empereur du Brésil. — G. Gandy. — lu. 

280. 
MousSARD (abbé) : Le prêtre et la vie d'étude. — A. Vacant. — lu. 

726. 
MouY (Gh. de) : Rome ; carnet d'un voyageur. — E. Portalië. — lu. 

771. 
Muller (E.): Nizelle, souvenirs d'un orphelin. — E. Cornut. — lu. 

931. 
Mulot (E.) : De Gethsemani au Golgotha, méditations poétiques. — 

V. Delaporte. — xlix. 154. 
MusANY (F.) : La lutte pour le vrai ; aphorismes. — J.-M. Fournicr. — 

lu. 810. 

N 

Narjoux (F.) : Francesco Grispi, l'homme public, l'homme privé. — 

A. Batlandier. — lu. 442. 
Naville (Ern.) : La physique moderne; études historiques et philo- 
sophiques. — /. de Joannls. — lu. 665, 
Nemours-Godré (L.) : O'Gonnell, sa vie, son œuvre. — V. Delaporte 

XLIX. 511. 
Neukomm (E.) : Guillaume II et ses soldats. — H. Lefranc. — m. 

351. 
» Voyage au pays du déficit (la nouvelle Italie). — E. Pujo. — 

LU. 836. 
NicoL (abbé M.) : Une voix de Bretagne, poésies. — V. Delaporte. — 

XLIX. 144. 
Nicolas (Aug.) : Etudes sociales sur la Révolution (2® série). — H. 

Garrelon. — liï. 655. 
Nicole (tante) : Bons joueurs et mauvais joueurs. — E. Cornut. — 

LU. 932. 
NicoLET (le R. P.), S. M. : Vie du B. Pierre-Louis-Marie Chanel. — 

M. Bouillon. — Lii. 687. 
NiSARD (Gh.) : Le poète Fortunat. — E. lUvicrc. — lu. G94. 
NocÉ (Mme F. de) : Julius et Miriani. — E. Cornut. lu. 70. 
NoLHAC (P. de) : La reine Marie-Antoinette. — /. Burnichon. — lu. 

432. 



TABLE DES AUTEURS 21 

NoLHAC (P. de) : Le château de Versailles, au temps de Marie-Antoi- 
nette. — J . Burnichon. — lu. 432. 
Nourrisson : Défense de Pascal. — H. Despont. — lu. 103. 

o 

Ollivier (E.) : 1789 et 1889. — H. Lefranc. — lu. 351. 
O'MoNROY (R.) : La soirée parisienne. — E. Cornut. — lu. 382. 
Orléans (le duc d') : Récits de campagne (1833-1841), publiés par 

ses tils. — E. Cornât. — lu. 677. 
Ors (Abel d') : La femme aux nymphéas. — A. Villerais. — lu. 700. 



Pagnerre (L.) : Charles Gounod, sa vie et ses œuvres. — F. Comire. 

— LU. 589. 
Paléologue : L'art chinois. — L. Gaillard. — XLix. 436. 
Paoli (abbé Ant.) : Etude sur les origines et la nature du mariage 
civil, mis en regard de la doctrine catholique. — /. A. — lu. 
645. 
Paris (Mme Em.) : Guide du voyageur à Oberammergau; traduction 

du mystère de la Passion. — H. Chérot. — lu. 376. 
Parville (H. de) : L'Exposition universelle. — E. Cornut. — lu, 

895. 
Pastor (D"" L.) — Geschichte der Pa^pste seit dem Ausgang des Mit- 

telalters. Tome IL — P. Mury. — lu. 426. 
Paul (Aug.) : Garcia Moreno, drame. — A. Villerais. — lu. 779. 
Paulus (abbé N.). : L'église de Strasbourg pendant la Révolution, sous 

la Constituante et la Législative. — P. Brucker. — lu. 910, 
Pauthe (abbé L.) : Madame de La Vallière; la morale de Bossuet à la 

cour de Louis XIV. — H. Martin. — lu. 56, et xlix. 165. 
Pellissier (A.) : Les gloires de la France chrétienne au dix-neuvième 
siècle : essais anecdotiques, — E. Plantier. — lu. 767. 
» Les grandes leçons de l'antiquité chrétienne. — P. Fortin, lu. 
855, 
Pellissier (G.) : Le mouvement littéraire au dix-neuvième siècle. — 

E. Cornut. — L. 692, 
Péries (abbé G.) : La Faculté de droit dans l'ancienne Université de 

Paris (1160-1793). — F. Butel. — lu. 828. 
Périn (Ch.) : L'ordre international. — //, Martin. — lu, 96 et xlix. 

329. 
Perraud (abbé Ch.) : Méditations sur les sept paroles de Notre- 
Seigneur Jésus-Christ en croix. — F. Desjacqucs. — lu. 166. 
Perret (P.) : Les derniers rêveurs. — A. Lefèvre. — lu. 705. 
Petit (E.) : François Mignet. — E. Cornut. — lu. 69. 
Petit de Julleville (L.) : Le théâtre en France, — E. Cornut. — 
LU. 287. 



2S PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Pbtroz (P.) : Esquisse d'une histoire de la peinture au musée du 

Louvre. — E. Cornut. — lu. 612. 
Peyrin (L.) : Voyage dans Tlnde, Chine et Japon. — P. Fortin. — 

LU. 855. 
Philippe (Frère) : Méditations sur l'emploi de l'école. — /. Burnichon. 

— LU. 504. 

Pie (le P.) de Langogne : Le diurnal de Marie. — E. Cornut. — lu. 17. 
PiBRLiNG (P.), S. J. : Papes et tsars. — H. Colombier. — m. 197. 
Pillkt (A.) : Jus canonicum générale, distributum in articulos. — S. 

Adigard. — m. 881. 
PiNGAUD (L.) : Correspondance intime du comte de Vaudreuil et du 

comte d'Artois pendant l'émigration ( 1789-1815 ) . — P. Pierling. 

— LU. 131. 

Pinson (E.) : Claire d'Alvinière. — A. Lefèvre. — lu. 379. 

Piolet (abbé Ant.) : Histoire contemporaine de 1789 à 1889. — Ck. 

Malley. — lu. 581. 
PiTRAY (vicomtesse de) : Voyages [abracadabrants du gros Philéas. — 

V. Delaporte. — lu. 624. 
PizzETTA (J.) : Dictionnaire populaire illustré d'histoire naturelle. — 

H. Martin. — lu. 816. 
pLANET (H.) : Dante; étude religieuse et littéraire sur la Divine Co- 
médie. — H. Chérot. — lu. 459. 
PoiRET (J.) : Horace; étude psychologique et littéraire. — J.-C. D. — 

LU. 371. 
PoMAiROLS (Ch. de) : Lamartine; étude de morale et d'esthétique. — 

V. Delaporte. — lu. 60. 
PoNSOLLE (P.) : Le tombeau des milliards. Panama. — A. Lefèvre. — 

LU. 844. 
Pradiek (abbé) : La vie des saints pour tous les jours de Tannée. — 

E. Cornut. — lu. 279. 
Prarond ( e . ) : Les grandes écoles et le collège d'Abbeville ( 1384-1388 ) . 

— A. Jean. — lu. 43. 
Pressensé (E. de) : L'Irlande et l'Angleterre, depuis l'acte d'union 

jusqu'à nos jours (1800-1888). — //. Martin. — l. 331. 
Pressensé (Mme E. de) : Le clos Toustain. — E. Cornut. — lu. 144. 
Priem (F.) : Cours de géologie. — /. Pantel. — lu. 897. 
Prou (M.) : Manuel de paléographie latine et française du sixième au 

dix-septième siècle. — A. Bouillet. — lu. 141. 
ProV-Gaillard (A.) : La France extérieure, colonisation politique et 

morale. — S. Coubé. — lu. 444. 
Provost (abbé) : Vie des saints pour tous les jours de l'année. — 

E. Cornut. — LU. 279. 
Provost de Launay (L;) : Manuel des lois de l'enseignement primaire. 

— /. Burnichon. — lu. 265. 



TABLE DES AUTEURS 23 

Q 

QuESNAY DE Beaurepaire (A.) : Dc Wissemboiirg à Ingolstadt 
(1870-71). Souvenirs d'un prisonnier de guerre en Bavière. — 
E. Cornut. — Lii. 931. 

QuiNCEY (Th. de) : Confessions d'un mangeur d'opium (trad. par 
V. Descreux. — D^ Surbled. — lu. 264. 



R 

Raboisson (abbé) : En Orient; récits et notes d'un voyage en Palestine 

et en Syrie par l'Egypte et le Sinaï. — F. Desjacques. — xlix. 

674. 
Ragey (R. p.), mariste : Histoire de saint Anselme, archevêque de 

Gantorbéry. — F. Desjacques. — xlix. 538. 
Rainguet (abbé Aug.) : Œuvres poétiques. — V. Delaporte. — lu. 

699. 
Rameau (J.) : Moune. — E. Cornut. — lu. 931. 
Raquet (H.), Franc et Gassend : La première année d'agriculture. — 

/. Burnichon. — lu. 347. 
Rastoul (A.) : Le maréchal Randon, d'après ses mémoires et des 

documents inédits. — H. Martin. — xlix. 682. 
Reboul (abbé h.) : Nos inconséquences; extraits du journal d'un 

philosophe franc-penseur. — Ch. Denieul. — lu. 263. 
Recordon (abbé J.) : Quarante lectures ou instructions pour le carême. 

P. Motte. — lu. 403. 
RÉGNON (Th.de), S. J. : Bannésianisme etmolinisme. Première partie : 

établissement de la question et défense du molinisme. — 

E. Portalie'. — XLIX. 659. 

Renan (E. ) : L'avenir de la science. — H, Martin. — l. 435. 

Retke (A.) : Patrologiae compendium scholis accomraodatum. — 

F. Desjacques. — lu. 330. 

Ricard : Gœurs inquiets. — E. Cornut. lu. 220. 

Ricard (Mgr) : Mois consolateur de saint Joseph. — F. Desjacques. — 

LU. 95. 
» Le grand siècle : Boileau. — V. Delaporte. — lu. 616. 
Richard (J.-M.) : Gartulaire de l'hôpital de Saint-Jean-en-l'Estrée 

d'Arras. — F. Lecroix. — lu. 278. 
RiCKABY (J.), S. J. : General Metaphysics. — /. Garde. — lu. 539. 
RiPERT (chanoine) : Corbeille de lectures chrétiennes. — P. Fortin. 

— LU. 855. 
Robert (P.) : La poétique de Racine; étude sur le système dramatique 

de Racineet la constitution de la tragédie française. — M. DaU" 

dier. — lu. 696. 
RoBiNEAU (L.) : Turgot ; administration et œuvres économiques. — 

J.-B. Jeannin. — lu. 110. 



24 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

RoBiou (F.) et Delaunay (D.) : Les institutions de l'ancienne Rome. 

— F. Butel. — LU. 274. 

RocAFORT (J.) : De Paulini Pellaei vita et carminé. — /. Dutel. — 
LU. 693. 
» Les doctrines littéraires de l'Encyclopédie, ou le romantisme 
des Encyclopédistes. — E. Cornut. — lu. 852. 

RocHAUD (J.) : L'éducation de nos fils. — /. Bumichon. — lu. 265. 

RocHECHOUART (général comte de) : Souvenirs sur la Révolution, l'Em- 
pire et la Restauration. — H. Martin. — l. 161. 

Rochefoucauld (comtesse F. de la) : Histoire de saint Vincent de 
Paul. — /. Bumichon. — lu. 47. 

RocHEMURE (H. de), S. J. : Le Vén. P. Claude de la Golombière, 
apôtre du Sacré Cœur. — F» Desjacques. — lu. 330. 
» Le Sacré Cœur et la Compagnie de Jésus. — F. Desjacques. 

— LU. 330. 

RocHÈRE (comtesse de la) : Le secret de Vaudeau. — M. Bouillon. — 

LU. 379. 
RocHETERiE (M. de la) : Histoire de Marie-Antoinette. — M. Bouillon. 

— L. 339. 

RoD (E.) : Scènes de la vie cosmopolite. — E. Cornut. — lu. 71. 
» Les trois cœurs. — E. Cornut. — lu. 220. 

Roger (D"" J.) : Hecquet, docteur, régent et ancien doyen delà faculté 
de médecine de Paris. — D' Surbled. — lu. 588. 
» Les médecins normands du douzième au dix-huitième siècle ; 
biographie et bibliographie. — D. Surbled. — lu. 769. 

Romain (G.) : Le moyen âge fut-il une époque de ténèbres et de servi- 
tude ? — J.-B. Jeannin. — lu. 40. 

Rondelet (A.) : Une femme bien malheureuse. — E. Cornut. — lu. 
932. 

Roquemont (de) : Villers-sous-Ailly depuis le quinzième siècle. — 
F. Lecroix. — lu. 278. 

RosxY (J.-H.) : Le termite. — E. Cornut. — lu. 295. 

Rossignol (abbé Ch.) : Nouvelle défense de l'Église, ou réflexions sur 
quelques faits du jour. — /. Pra. — lu. 883. 

RouGÉ (comte A. de) : Le marquis de Vérac et ses amis (1768-1858). 

— H. Chérot. — lu. 585. 

RouGiER (E.) : Naufrage d'amour. — E. Cornut. — lu. 382. 
RouvROY (L. de) : Sans alliage, poésies. — V. Delaporte. — xlix. 
138. 

S 

Saint-Martin (Ch.) : La barque rouge. — A. Lefèvre. — lu. 70. 
Saint-Simon : Mémoires, nouvelle édition par A. de Boislisle. T. VU. 

— J. Brucker. — Ll. 337. 

Salembier (abbé L.) : Notions de psychologie à l'usage des jeunes 
lilles. — J.'M. Fournier. — Lii. 810. 



TABLE DES AUTEURS 25 

Samson (Mme J.) : Temps d'épreuve, épisodes de la vie d'une jeune 

fille. — E. Cornut. — lu. 931. 
San-Carlos de Pedroso (marquise de) : Les Américains chez eux. — 

/. Forbes. — lu. 527. 
Santa-Anna Néry (F.-J. de) : Aux États-Unis du Brésil, voyages de 

M. T. Durand. — /. Brucker. — Lii. 929. 
Sapiens (D"" P.) : L'hygiène dans la famille. — -C Surbled. — lu. 

739. 
Sarda y Salvany (don) : Le mal social, ses causes, ses remèdes. — 

F. P. — LU. 570. 
» Petit mois de saint Joseph. — F. Desjacques. — lu. 95. 
» Petit mois de Marie (trad. par un ancien directeur de sémi- 
naire). — R. de Scorraille. — lu. 252. 
Saunière (P.) : La recluse de Montfleury. — E. Cornut. — lu. 

220. 
Saunois de Chevert (G.) : La liberté de conscience en France et à 

l'étranger. — E. Cornut. — lu. 688. 
Sauvé (Mgr. H.) : Le Pape et le concile du Vatican. — F. Des- 

Jacques, — L. 159. 
Savigny ( comtesse de) : L'éducation chrétienne de Marthe. — P. For- 
tin, — LU. 855. 
ScHiCKELÉ (abbé) : Le vieux Strasbourg; conférences faites au Cercle 

catholique de Strasbourg. — P. Brucker, — li. 164. 
Schopenhauer (A.) : Critique de la philosophie kantienne. — H. Des- 

pont. — lu. 103. 
ScHURÉ (E.) : Les grands initiés; esquisse de l'histoire secrète des 

religions. — G. Gandy. — lu. 335. 
» Paysage historique du Mont Saint-Michel. ( Revue des Deux 

Mondes, i^^ sept. 1890). — V. Delaporte. — li. 578. 
Scott Keltie (J.) : La délivrance d'Erain-pacha, d'après les lettres de 

M. Stanley. — /. Dupont, — m. 366. 
SÉGUR (marquis de) : Les fleurs de Mgr de Ségur; pensées et traits 

les plus touchants de sa vie. — P. Fortin. — lu. 728. 
Segretain (abbé) : L'Eglise et la jeunesse ouvrière. — /. Burnichon. — 

LU. 265. 
Seignobos (Ch.) : Histoire de la civilisation contemporaine. — /. Ma- 

vel. — LU. 756. 
SÉPET (;M. ) : Les préliminaires de la Révolution. — L. Boutie'. — lu. 

192. 
Serre (contre-amiral) : Étude sur l'histoire militaire et maritime des 

Grecs et des Romains. — O.S. — lu. 751. 
Serre (Jos.) : Au large! Esquisse d^une méthode de conciliation uni- 
verselle. — E, Pujo. — lu. 653. 
SicoTiÈRE (L. de la) : Louis de Frotté et les insurrections normandes 

(1793-1832). —A. Jean. ^1.11. 115. 
Simon (J.) : Mémoires des autres. — A. Villerais, — lu. 217. 



2ô PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

SoDAR DE Vaulx (Mme) : Les splendeurs de la Terre Sainte; ses sanc- 
tuaires et ses gardiens. — F. Desjacques. — xlix. 167. 

SoMMERVOGEL (C), S. J. : Bibliothèque de la compagnie de Jésus; 
nouvelle édition. T. i. — H. Chérot. — li. 516. 

SoREL (A. ) : Madame de Staël. — E. Cornut. — li. 671. 

SouDRY (Mme A. ) : La famille de Lyonne. — A. Lefèvre. — lu. 379. 

SouRCHBs (marquis de) : Mémoires sur le règne de Louis XIV (publiés 
par le comte G. J. de Gosnac et E. Pontal.)T. vii-ix. — L.Char^ 
pentier. — lu. 123. 

Staffe (baronne) : Usages du monde; règles du savoir-vivre dans la 
société moderne. — /. Montagne. — lu. 180. 

Stanley (H. M.) : Dans les ténèbres de l'Afrique; recherche, déli- 
vrance et retraite d'Emin-pacha. — /. Brucker. — l. 668. 

Stany (commandant) : Mémoires d'un parapluie. — A. Villerais. — 
LU. 700. 

Stevenson (R. L.) : Le cas étrange du D"" Jekyll (traduit par Mme Lowe). 

— ^. P«/o. — LU. 623. 

Stolz (Mme de) : L'héritage de mon oncle. — P. Fortin. — lu. 855. 
Strauss (0. S.) : Les origines de la forme républicaine du gouver- 
nement, dans les États-Unis d'Amérique (trad. par A.Laurent). 

— G. Gandy. — lu. 831. 

Sugny (J. de) : Éléments de météorologie nautique. — M. Genevois. — 

LU. 573. 
Sumner Maine (H.) : Le xlroit international : la guerre. — P. Fristot. 

LU. 411. 

Surbled (D"^ G.) : Le cerveau. — H. Despont. — lu. 259. 

» Le médecin devant la conscience. — F. Desjacques. — lu. 421, 
Surcouf (R,) : Un corsaire malouin, Robert Surcouf, d'après des 

documents authentiques. — E. Prampaln. — xlix. 515. 
Sybil : Croquis parlementaires. — A Boue. — lu. 849. 
Sylva (Carmen) : Qui frappe? — E. Cnrnut. — lu. 295. 

» Astra. — A. Villerais. — lu. 700. 



Taché (J.-L.) : Forestiers et voyageurs. — ./. Fèvre. — lu. 147. 
Tamizey de Larroque (Ph.) : Documents inédits sur l'histoire de 
France : lettres de Peiresc aux frères Dupuy. — H. Che'rot. — 
LU. 190. 
» Livre de raison de la famille de Fontainemarie (1640-1774). 

— H. Chérot. — LU. 830. 
» Hercule d'Argilemont. — H. Chérot. — lu. 830. 
>' Les correspondants de Peiresc : Boniface Borrilly ; lettres iné- 
dites écrites d'Aix à Peiresc (1618-1631). — H. Chérot.— 
LU. 830. 
» Une petite gerbe de billets inédits : Beaumarchais, sa femme, 
Mme Gampan, Guvier, etc. — H. Chérot. — lu. 586. 



TABLE DES AUTEURS 27 

Tarde (G.) : Les lois de l'imitation. — H. Despont. — lu. 491. 

Tardif (Ad.) : Histoire des sources du droit français; origines ro- 
maines. — E. Rivière. — li. 169. 

Tardivel (J.-P.) : Notes de voyage en France, Italie, Espagne, Irlande, 
Angleterre, Belgique et Hollande. — E. Pujo. — lu. 862. 

Tauvel (R. p. Ph.) : Vie du P. Damien, Tapôtre des lépreux de Mo- 
lokai. — J.-B. Ray, — lu. 361. 

Taxil (Léo) : La France maçonnique. — F. A. — xlix. 503. 

)) Monsieur Drumont, étude psychologique. — /. Bumichon. — 
L. 335. 

Taxil (L.) et Gall (T.) : Les admirateurs de la lune à l'Orient de Mar- 
seille. — E. A. — lu. 453. 

Taxil (L.) et Verduk (P.) : Les assassinats maçonniques, — E. A» — 
LU. 453. 

Teillard (Henriette) : Le trésor du pirate. — A. Lefèvre. — lu. 303. 

Teilhard de Chardin (J.) : La Guinée supérieure et ses missions; 
étude géographique, sociale et religieuse. — /. Brucker, — 
LU. 591. 

Thoinot (H.-L.) : Cours d'hygiène. — /. Burnichon. — lu. 504. 

Thomas (S.) : Summa theologica. — F. Desjacques. — xlix. 328 
et lu. 81. 
» Totius Summae theologicae conclusiones. — F. Desjacques. — 
LU. 330. 

Tiercelin (L.) et Ropartz (G.) : Le Parnasse breton contemporain. — 
V. Delaporte. — XLix. 145. 

Timon-David (chan.) : Vie de saint Joseph Calasanctius. — G. Desjar- 
dins. — L. 493. 
» Réponse à la brochure « le P. Pietrasanta ». — G. Desjardins. 

— LI. 305. 

TiNSEAU (L. de) : Sur le seuil.' — E. Cornut. — lu. 144. 

TissiÉ (Ch.) : Les rêves, physiologie et pathologie. — D' Surbled. — 

LU. 422. 
TissoT (E.) : Les évolutions de la critique française. — H. Chérot, — 

LU. 460. 
TiT (Tom) : La science amusante, cent expériences. — H. M. — lu. 

943. 
Tolstoï (comte L.) ; Le progrès de l'instruction publique en Russie. 

— /. Burnichon. — lu. 265. 

Tolstoï (L.) et Bondareff' (T.) : Le travail, trad. par B. Tseytline et 

A. Pages. — E. Pujo. — lu. 733. 
Toupet (abbé A.) : Essai sur le catholicisme. — A. Boue. — lu. 

563. 
TouROUDE (A.) : L'hypnotisme, ses phénomènes et ses dangers. — 

-S". Adigard. — lu. 174. 
Trévédy (J.) : Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le 

Finistère, dressé en l'an III par Cambry. — /. Fortes, — 

LU. 37. 



28 PARTIE UIBLIOGRAPHIQUE 

Tricard (H.), S. J. : Garcia Moreno, drame. — V.Delaporte. — xlix. 
150. 

Tricht (V. Van), S. J. : Leçons élémentaires de physique. — /. Pan- 
tel. — LU. 899. 

TuBTEY (A.) : Journal de Nicolas de Baye, greffier au Parlement de 
Paris (1400-1417). T. II. — A. Jean. — 759. 

Turinaz (Mgr.) : Œuvres pastorales ; lettres. — J.-B. Didierjean. — 
LU. 481. 



Vacquerie (A.) : Futura, drame. — V. Delaporte. — l. 321. 

Vadier (B.) : A la conquête du courage. — E. Cornut. — lu. 932. 

Valois (Gh.), Arnould (Ar.), etc. : Les compagnons de la plume. — 
A. Villerais. — lu. 700. 

Vannesson (abbé A.) : Au pays de Notre-Seigneur ; études et impres- 
sions d'un pèlerin. — A. Crey. — lu. 647. 

Vattier d'Ambroyse : Le littoral de la France. — A. Lefèvre. — lu. 
945. 

Verdun (abbé L.) : Mois de Marie. — A. Courat. — lu. 489. 

Verdy du Vernois (général) : Études sur le service en campagne. — 
O. S. — LU. 418. 

Verger (abbé A.) : Vie de saint Antoine le Grand, patriarche des cé- 
nobites. — V. Slveton. — lu. 744. 

Verxe (J.) : Sens dessus dessous. — A. Villerais. — lu. 217. 

ViAL (R. P.) : De la langue et de l'écriture indigènes au Yûn-Nân. 
— Dom F. Chamard. — Lli. 662. 

ViGNET (P.) : Le jeune Burdaud. -^ A. Lefèvre. — lu. 781. 

ViGOUROux (abbé F.) : Le Nouveau Testament et les découvertes, 
archéologiques modernes. — /. Brucker. — lu. 241. 
» La cosmogonie mosaïque, d'après les Pères de l'Eglise. — ./. 
Brucker. — lu. 241. 

ViLLEFRANCHE (J.-M.) .: Histoirc du général Ghanzy. — E. Cornut. — 
LU. 54. 
)) Photographies contemporaines; souvenirs et menus propos d'un 
vieux journaliste. — /. Burnichon. — lu. 455. 

Villeneuve (marquis de) : Gharles X et Louis XIX en exil. — //. Mar- 
tin. — L. 161. 

Villeneuve (H. de) : L'esprit de Jésus, ou le christianisme rationa- 
liste. — F. DesJacques. — lu. 407. 

Villepreux (J. de) : Les dégoûts. — V. Delaporte. — lu. 616. 

Viollet (P.) : Droit public; histoire des institutions politiques et ad- 
ministratives de la France. — /:. Rivière. — lu. 98. et xlix. 
332. 
» Les Établissements de Saint Louis, accompagnés des textes pri- 
mitifs et des textes dérivés. — P. Landry d'Arc. — lu. 824. 



TABLE DES AUTEURS 29 

Vogué (E.-M. de) : Remarques sur l'Exposition du centenaire. — 

H. Martin. — lu. 348. 
VoRYS (J. de) : Popular. — E. Pujo. — lu. 623. 

w 

Wallon (H.) : Les représentants du peuple en mission et la justice 
révolutionnaire dans les départements en l'an II (1793-1794). 

— /. Delbrel. — lu. 512. 

Walsh (Mgr), archev. de Dublin : Statement of the chief grievances 
of irish Gatholics on the matter of éducation. — Un jésuite 
anglais. — li. 689. 

Weill (Al.) : Les cinq livres de Moïse, traduits de l'hébreu : la Ge- 
nèse. — F. Prat. — LU. 564. 

Welschinger (H. ) : Le roman de Dumouriez; le livret de Robes- 
pierre; Adam Lux et Charlotte Gorday; le comité de salut pu- 
blic à la Gomédie-Française; le journaliste Lebois et VAmi du 
peuple. — J. Delbrel. — lu. 917. 

Wetzer et Welte : Kirchenlexicon oder Encyclopœdie der kathol. 
Théologie und ihrer Hûlfswissenschaften (par le cardinal Her- 
genrœther et le D"" F. Kaulen). — E. Rivière. — lu. 883. 

WicHiMANs (A.) : Le samedi de Marie ('publié par I. V. S., 0. P.). — 
/. Sarramagna. — lu. 405. 

Wickersheimer (E.) : L'alliance franco-russe, réponse à M. Serge de 
Tatischeft'. — P. Murxj. — lu. 349. 

Wilde (J.), S. J. : De G. Plinii Gaecilii Secundi et imp. Trajani epis- 
tulis mutuis disputatio. — F. Lecroix. — lu. 209. 

WiNSPEARE (baron) : Gontre vent et marée. — A. Lefèvre . — lu. 705. 

WiTZ (A.) : Exercices de physique et applications préparatoires à la 
licence. — A. P, — lu. 111. 

WoGUE ( J.) : Athalie. — /. Burnichon. — lu. 504. 

WoRMS (E.) : Les attentats à l'honneur. — J,-B. Barquissau. — lu. 
414. 

Wyzewa (T. de) et Perreau (X.): Les grands peintres de l'Alle- 
magne, de la France contemporaine, de l'Espagne et de l'An- 
gleterre; suivi de l'histoire sommaire de la peinture japonaise. 

— E. Cornut. — lu. 931. 



50 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

IL —MATIÈRES 



Abbeville. Prarond (E.): Les grandes écoles et le collège d'Abberille 
(1384-1888). — A. Jean. — lu. 43. 

Actrices. Barbey d'Aurevilly : Les vieilles actrices. — E. Comut. — 
LU. 220. 

Afrique. Bournichon (J.) : L'invasion musulmane en Afrique. — 
/. Adam. — lu. 368. 
» Scott Keltie ( J. ) : La délivrance d'Emin-pacha, d'après les let- 
tres de M. Stanley. — /. Dupont. — Lii. 366. 
» Stanley (H. M.) : Dans les ténèbres delAfrique; recherche, dé- 
livrance et retraite d'Erain-pacha. — J. Brucker. — l. 668. 

Agriculture. Marchand (H.) : Tu seras agriculteur. — /. Bumichon. 

— LU. 347. 

» Raquet (H.), Franc et Gassend : La première année d'agricul- 
ture. — /. Bumichon. — lu. 347. 
» Congrès international d'agriculture, tenu à Paris du 4 au 11 juil- 
let 1889. — /. Bumichon. — Lii. 575. 

Aix. Constantin (abbé) : Les paroisses du diocèse dAix, leurs souve- 
nirs et leurs monuments. — /. Bumichon. — lu. 885. 

Albert le Grand. Borgnet (abbé A.) : B. Alberti Magni, Ratisbonensis 
episcopi, Ordinis Praedicatorum, opéra omnia. — F. Desjac- 
ques. — L. 514. 

Albums. Nicole (tante) : Bons joueurs et mauvais joueurs. — E. Comut. 

— LU. 932. 

0) Joies d'enfants (Mars); — La première fête de Noël (abbé Poyer); 
— Petite vie de Jésus pour les enfants. — A. Lefèvre. — 
LU. 945. 
Algèbre. Amigues : Leçons d'algèbre. — A. P. — lu. 111. 
Allemagne. Janssen (J.) : Geschichte des deutschen Volkes seit dem 
Ausgang des Mittelalters. T. i etii. — P. Brucker. — xlix. 34. 
» Courrier allemand. — A. Amdt. — lu. 531. 
Allemands. Joguet-Tissot (J.) : Les armées allemandes sous Paris. — 

P. Mury. — LU. 435. 
Alliance. Wickersheimer (E.) : L'alliance franco-russe, réponse «à 
M. Serge de Tatischeff. — P. Mury. — lu. 349. 
» La Triple Alliance de demain. — P. Mury. — lu. 349. 
Alphonse (S.)- Goldie (F.), S. J. : The life of saint Alonzo Rodriguez. — 
L, Carrez. — LU. 200. 
» Vie admirable de saint Alphonse Rodriguez (traduit de l'espa- 
gnol). — /. Dutel. — LU. 519. 
Alsace. K^eppelin (R.) : L'Alsace à travers les âges. — P. Brucker. — 
Li. 163. 



TABLE DES MATIÈRES 31 

Ame. GocoNNiER (M. T.), 0. P. : L'âme humaine; existence et nature. 
— //. Despont, — lu. 812. 

Américains- San Carlos de Pedroso (marquise de) : Les Américains 
chez eux. — /. Forbes. — lu. 527. 

Ammien-Marcellin. Gimazaxe (abbé J.) : Etude sur le quatrième siècle ; 
Ammien Marcellin, sa vie et son œuvre. — E, Rivière, — 
LU. 276. 

Anatomie. Desray (abbé) : Eléments d'anatomie et de physiologie ani- 
males et végétales. — C, Capelle. — lu. 738. 

Ange gardien. Lohan (abbé) : L'âme et son ange gardien. — /. Sarra- 
magna, — LU. 405. 

Angers. Gosnier (L.) : La charité à Angers. — /. Dutel, — lu. 592. 

Angleterre. Delbos (L.) : Les deux rivales, l'Angleterre et la France. — 
S, Coube'. — LU. 444. 

Annam. Baille : Souvenirs d'Annam (1886-1890). — A, Boue', — 
LU. 849. 

Anne. Bessonies (abbé G. de) : Manuel des serviteurs de sainte Anne. 
P. Fortin. — Lii. 729. 

Annuaire *• Annuaire pour l'an 1890, publié par le bureau des longi- 
tudes. — LU. 344. 

Anselme. Ragey (R. P.), mariste : Histoire de saint xVnselme, archevê- 
que de Gantorbéry. — F, Desjacques. — xlix. 588. 

Anthropologie. Lombroso (G.) : L'anthropologie criminelle et ses récents 
progrès. — D^ Surbled, — lu. 497. 

Antiquité. Pellissier (A.) : Les grandes leçons de l'antiquité chré- 
tienne. — P, Fortin. — lu. 855. 

Antoine. Verger (abbé A.) : Vie de saint Antoine le Grand, patriarche 
des cénobites. — V, Siveton, — lu. 744. 
» Hilaire (R. P.), capucin : Saint Antoine de Padoue. — /. Van 
den Cwheyn. — Lii. 518. 

Apologie. Groot (J. V. de), 0. P. : Summa apologetica de Ecclesia ca- 
tholica ad mentem S. Thomae Aquinatis. — D, Gaye. — lu. 
801. 
» Jaugey (abbé J.-B.) : Dictionnaire apologétique de la foi catho- 
lique. — J, Brucker, — lu. 246. 
» Le Gendre (A.) : La foi pour tous; apologétique chrétienne. — 

A. Courat. — lu. 804. 
» Michel (abbé) : Gonférences apologétiques adressées aux étu- 
diants de Rennes. — H. Martin. — lu. 803. 
)) Rossignol (abbé Gh.) : Nouvelle défense de l'Église ou Réflexions 
sur quelques faits du jour. — J, Pra. — lu. 883. 

Arabe. Belot (J. B.), S. J. : Dictionnaire français-arabe. — F. Des- 
jacques. — LU. 140. 

Argilemont. Tamizey de Larroque (Ph.) : Hercule d'Argilemont. — 
H, Cliérot. — LU. 830. 

Armée. Ghoppin (cap. H.) : L'armée française (1870-1890). — Cap, 
Blanc. —1.11. %kl. 



32 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Armée. Ghoppin (cap. H.) : L'armée française et son budget en 1890. 

— S. Coube. — LU. 444. 
Axras. Richard (J. M.) : Gartulaire de rhôjjital Saint-Jean-en-l'Estrée 

d'Arras. — F. Lccroir. — lu. 278. 
Arsenal. Boylesve (M. de), S. J. : L'Arsenal : religion, morale, société, 

histoire, philosophie. — V. Delaporte. — lu. 14. 
Art. Lecoy de la Marche (A.) : Le treizième siècle artistique. — F. Ju 

baru. — LU. 291. 
» Lenoir (P.) : Histoire du réalisme et du naturalisme dans la poésie 

et dans l'art. — A. Bouc. — lu. 456. 
Artois. Bled (abbé) : La Réforme à Saint-Omer et en Artois jusqu'au 

traité d'Arras (1577-1579). — H. Dussart. — lu. 41. 
Autel- L'autel ou le sacrifice, le prêtre, le culte. — A. Courat. — lu. 

488. 
Avent. Groiset (le P.), S. J. : L'Avent. — E. Comiit. — lu. 17. 



Bacon. Barthélemy-saint-Hilaire (J.) : Etude sur François Bacon, 
suivie du rapport sur le concours pour le prix Bordin. — C. de 
Bcaupuy. — lu. 890. 

Bar. Longhaye (G.), S. J. : La Gonfédération de Bar, tragédie. — /. V, 

— hU.lll. 

Barrier. Ctrangeon (abbé L.-B.) : JeanBarrier, missionnaire du Kouang- 
si; vie et lettres. — /. Bumichon. — lu. 135. 

Bastille. Fournel (V.) : Les hommes du 14 juillet; gardes-françaises et 
vainqueurs de la Bastille. — Th, Malley. '■ — lu. 676. 

Bataille. Drumont (E.) : La dernière bataille, nouvelle étude psycholo- 
gique et sociale. — y. Bumichon. — l. 334. 
» Ghevalier. (Arist.) : Un écho de la « Dernière Bataille » d'Ed . 
Drumont. — E, Pujo. — lu. 846. 

Baye. Tuetey (A.) : Journal de Nicolas de Baye, greffier au parlement 
de Paris (1400-1417). Tome ii. — A. Jean.— lu. 759. 

Bernard. Hauréau (B.) : Des poèmes latins attribués à saint Bernard, 

— //. Cheroe. — lu. 695. 

Bertaud. Guillaume (P.) : Ghartes de Notre-Dame de Bertaud. — 

E. Rii^ière. — lu. 132. 
Bible. Auzies : Les origines de la Bible et M. Ernest Renan. — A. B. 

— LU. 642. 

» Brevet (abbé P.) : Le Gantique des Gantiques. — P. Motte. — 

LU. 487. 
» GoRNELY (R.), S. J. : Gursus Scriptural sacrae; Gommentarius in 

S. Pauli ])riorera Epistolam ad Gorinthios. — A. I\ — lu. 

721. 
» Grampon (abbé a.) : Le Nouveau Testament de Notre-Seigneur 

Jésus-Ghrist, traduit sur la Vulgate. — J.-B. Didierjcan. — 

LU. 324. 



TABLE DES MATIERES 33 

Bible. Crampon (abbé A.) : Le livre des Psaumes, traduit sur la Vul- 
gate. J.~B. Didierjean. — lu. 324. 
» Knabexbauer (J.), s. J. : Gommentarius in Jeremiam prophetam. 

— /. Brucker. — lu. 321. 
)) Knabenbauer (J.), S. J. : Gommentarius in Ezechielem prophe- 
tam. — /. Brucker. — LU. 321. 
» Mansi : iErarium evangelicum (edidit J. G. Jourdain). — 

/. Fèvre. — lu. 93. 
» MiR Y NoGUERA { J.) : La Greacion. — E, Corniit. — lu. 802. 
» ViGOUROux (abbé F.) : Le Nouveau Testament et les découvertes 

archéologiques modernes. — /. Brucker, — lu. 241. 
» ViGOUROUX (abbé F.) : La Gosmogonie mosaïque d'après les Pères 

de l'Église. — J. Brucker, — lu. 241. 
» Weïll (Al.) : Les cinq livres de Moïse, traduits de l'hébreu : la 
Genèse. — F, Prat. — lu. 564. 
Billets. Tamlsey de Larroque (Ph.) ; Une petite gerbe de billets iné- 
dits : Beaumarchais, sa femme, Mme Gampan, Guvier, etc. — 
H, Chérot. — lu. 586. 
Biographies : Biographies du dix-neuvième siècle. — E, Cornut. — 

LU. 54. 
Boccace. Gochin (H.) : Boccace ; études italiennes. — /. Montagne. — 

LU. 210. 
Boileau. Ricard (Mgr) : Le grand siècle : Boileau. — F. Delaporte. — 

LU. 616. 
Boleyn. Blaze de Bury (Mlle) : Un divorce royal ; Anne Boleyn. — 

H. Chérot. — lu. 760. 
Bonnevaux. Ghevalier (U. ) : Gartulaire de l'abbaye Notre-Dame de 

Bonnevaux. — E. Rivière, — lu. 132. 
Boucherville. Lalande, S. J. : Histoire de Boucherville ; une vieille sei- 
gneurie. — /. Le Veux, — lu. 356. 
Brésil. Leclerc (Max) : Lettres du Brésil. — G. Gandy, — lu. 774, 

c 

Calcul. Frenet (F.) : Recueil d'exercices sur le calcul infinitésimal 

(5e éd.). — Abbe' Rivereau, — lu. 896. 
Campagne. Mercier (R. P.), S. J. : Gampagne du a Gassini » dans les 
mers de Ghine, d'après les rapports, lettres et notes du com- 
mandant de Plas ( 1851-1854). — F. Balay, — lu. 44. 
» Hérisson (comte d') : Journal de la campagne d'Italie (1859). — 

G, Gandy, — lu. 125. 
» Orléans (le duc d'): Récits de campagne (1833-1841), publiés 

par ses fils. — E, Cornut, — lu. 677. 
» Verdy du Vernois (général) : Etudes sur le service en cam- 
pagne. — O, S, — LU. 418. 
Canada. Taché (J. L.): Forestiers et voyageurs. — /. Fèvre, — 
LU. 147. 



34 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Canada. Bourassa (N.) : Jacques et Marie ; souvenir d'un peuple dis- 
persé. — /. Fèvrc, — LU. 147. 

Carême. P. G. L. : Les Vendredis du carême. — /. Sarramagna, — 
LU. 405. 
)) Recordon (abbé J.) : Quarante lectures ou instructions pour le 
carême. — P. Motte. — lu. 403. 

Catéchisme : Catéchisme à l'usage du diocèse d'Aix. — /. Bumichon, 

— lu. 885. 

Catholicisme. Toupet (abbé A.) : Essai sur le catholicisme. — A, Boue, 

lu. 563. 
Cause. DoMET DES Vorges(E.): Cause efficiente et cause finale. — 

H. Despont. — lu. 103. 
Causeries. Biré(E.): Causeries littéraires. — H. Che'rot. — lu. 58. 
» Gaucher (M.) : Causeries littéraires (1572-1888). — E. Cornut. 

— LU. 612. 

Caverot. Déchelette (abbé J.) : Le cardinal Caverot. — /. Bumichon, 

— LU. 440. 

Célihat: Le célibat des clercs dans l'Église catholique ; conférences 

ecclésiastiques de Moulins. — F, Desjacques. — lu. 89. et 

XLix. 331. 
Censures. Goyhenèche (chan.) : Nouveau commentaire pratique des 

censures « latae sententiae. ». — F. Desjacques. — lu. 407. 
Centenaire. Holmes (A.): Ode triomphale en l'honneur du centenaire 

de 1789. — V. Delaporte. — xlix. 147. 
Cérémonial. Le Vavasseur (R. P.) : Cérémonial selon le rite romain. 

— P. Bumhert, — LU. 243. 

Cerveau. Farges (abbé A.): Le cerveau, l'âme et ses facultés. — 
Z)-- Surbled, — LU. 660. 
a SuRBLED (D' G.) : Le cerveau. — H. Despont, — lu. 259. 
Chaire. Lhomme(F.): Les chefs-d'œuvre de la chaire. — E. Cornut, 

— LU. 215. 

Chanel. Nicolet (le R. P.), S. M. : Vie du bienheureux Pierre- 
Louis-Marie Chanel. — M. Bouillon, — lu. 687. 
Chant. Cagin (dom P. G.) : Un mot sur 1' « Antiphonale Missarum ». 

— F.-L, Comire, —lu. 818. 

» Chevalier (U) : Repertorium hymnologicum. — G. M. Dreves. 

— XLix. 653. 

» Chevalier (U.) : Repertorium hymnologicum. — E. Rivière, — 
LU. 167. 

» CouDERC (J.-B.), S. J. : Catéchisme chanté. — /. C. D, — lu. 
404. • 

» F. : Recueil de cantiques anciens et nouveaux. — /. Vaadon, — 
lu. 63. 

» Gevaert(F. a.): Les origines du chant liturgique de l'Église 
latine. — E, Soullier. — lu. 490. 

» Janssens (dom L.) : Le chant grégorien, sa genèse et son déve- 
loppement ; conférence. — E,-L, Comire, — lu. 818. 



TABLE DES MATIÈRES 35 

Chant. Maurin (dom G.) : Les véritables origines du chant grégorien. 

— F.L. Comire. — lu. 818. 

» Le chant grégorien et la musique à l'Eglise. — E, Soullier, — 

LU. 907. 
Chanzy. Villefranche (J. M.): Histoire du général Chanzy. — 

E, Cornut. — lu. 54. 
Chapelain. Fabre (abbé A.): Études littéraires sur le dix-septième 

siècle ; Chapelain et nos deux premières Académies. — H, Ché- 

rot, — LU. 211. 
Charité. Hubert-Valleroux (P.)* La charité avant et depuis 1789, 

dans les campagnes de France, avec quelques exemples tirés 

de l'étranger. — H. Chérot, — lu. 916. 
Charles X. Villeneuve (marquis de) : Charles X et Louis XIX en exil. 

— H, Martin — l. 161. 

Charles-Albert. Costa de Beauregard (marquis) : Épilogue d'un 
règne ; les dernières années du roi Charles-Albert. — /. Bur^ 
nichon, — Li. 684. 

Chartreux. Le Couteulx (C), chartreux : Annales ordinis Cartusien- 
sis ab anno 1084 ad annura 1429. Tomi i-vii. — H, Chérot, 

— Li. 410. 

Chemin de Croix. Fouéré-Macé (abbé) : Chemin de croix des âmes du 
Purgatoire. — /. Sarramagna, — lu. 405. 

Chine. Antonini (P.) : Au pays de Chine. — A. Fauvel. — lu. 838. 
» Carrez (L.), S. J. : Carte de la mission de la Compagnie de 
Jésus au Tcheu-ly Sud-Est (Chine). — A. Fauvel. — lu. 924. 
» Paléologue : L'art chinois. — L, Gaillard, — xlix. 436. 

Chrestomathie. Constans (L.): Chrestomathie de l'ancien français 
(onzième et quinzième siècle). — H, Chérot. — lu. 926. 

Chrétienté. Hervé-Bazin : Les grandes journées de la chrétienté. — 
E, Cornut, — lu. 525. 

Christianisme. Brémond d'Ars (G. de) : La vertu morale et sociale du 
christianisme. — Th. de Régnon. — l. 516. 
» FRATY(abbé): Cours complet d'instructions sur les fondements 

du christianime. — A. Courat, — lu. 250. 
« Villeneuve (H. de) : L'esprit de Jésus, ou le christianisme ratio- 
naliste. — F. DesJacques. — Lii. 407. 

Cid. Castro (Guillende): Mocedades del Cid (Impartie), publiées 
par E. Mérimée. — E. Rivière. — lu. 606. 

Ciel. HiLAiRE (R. P.), capucin : Le système du ciel. — A. Poulain. — 
XLIX. 306 ; Li. 307. 

Ciel. Delestre : Exploration du ciel théocentrique. — A. Poulain. — 
L. 510. 

Civilisation. Seignobos (Gh.) : Histoire de la civilisation contempo- 
raine. — /. Mavel. — LU. 756. 

Cleïgé. MÉRic(El.) : Le- clergé sous l'ancien régime. — L. Boutié. — 
LU. 579. 



36 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Cœur. BouRNiCHON (J.) : Jacques Cœur, drame. — A, Villerais.^^ 

LU. 778. 
Cognât. Moser (abbé A.) : M. Cognât, sa vie, ses œuvres et ses 

écrits. — /. Burnlchon, — xlix. 684. 
Collège. Balnard (Mgr) : Le Collège chrétien. — P. B. — lu. 401. 
» Feuvrier (J.): Un collège franc-comtois au seizième siècle. — 

Ch, DenieuL — lu. 199. 
» La vie au collège, par un collégien. — V, Dclaportc. — lu. 624. 
Colonisation. Prou-Gaillard (A.) : La France extérieure, colonisation 

politique et morale. — S, Coubé. — lu. 444. 
Communaux. Glasson : Les communaux et le domaine rural à l'époque 

franque, réponse à M. Fustel de Coulanges. — G. Gandy, — 

lu. 428. 
Communisme. Bouctot (J. G.) : Histoire du communisme et du socia- 
lisme. Tome I. — A, D. G, — lu. 731. 
Composition. Chaxal (Ed.) : Cours de composition française. — J, Bur- 
nlchon, — LU. 575. 
» Nouveau choix de compositions françaises ; sujets et modèles. — 

/. Burnichon. — lu. 575. 
Conciliation. Serre (Jos.) : Au large! Esquisse d'une méthode de 

conciliation universelle. — E, Pujo. — lu. 653. 
Conscience. Bergson (H.) : Essai sur les données immédiates delà 

conscience. — H, Despont. —- lu. 258. 
Consulat. Bertin (E.) : La société du Consulat et de l'Empire. — 

M, Baron. — LU. 766. 
Correspondance. Pingaud(L.): Correspondance intime du comte de 

Vaudreuil et du comte d'Artois pendant l'émigration (1789- 

1815). — P. Pierling. — LU. 131. 
Couleurs. Lacouture (Ch. j : Répertoire chromatique; solution rai- 
sonnée et pratique des problèmes les plus usuels dans l'étude 

et l'emploi des couleurs. — E. Villaume. — li. 124. 
Créoles. Corre (D') : Nos créoles. — E. Pujo. — lu. 922. 
Crime. Igxotus (Félix Platel) : L'armée du crime. — E. Cornut. — 

lu. 594. 
Grispi. Narjoux (F.) : Francesco Crispi; l'homme public, l'homme 

privé. — A. Battandier. — lu. 442. 
Critique. Franchi (A.) : L'ultima critica ; la filosoiia délie scuole ita- 

liane. — F. Desjacques. — lu. 109. 
» Franck (Ad.) : Nouveaux essais de critique philosophique.— 

X. — LU. 650. 
» TissoT (E. ) : Les évolutions de la critique française. — H. Ché» 

rot. — LU. 460. 
Croquis. Sybil : Croquis parlementaires. — A. Boue. — lu. 849. 
Culte. Duchesne (abbé L.) : Origines du culte chrétien, étude sur la 

liturgie latine avant Charlemagne. — E. Rivière. — l. 311, 
Cure. Knlu>p (Séb.) : Ma cure d'eau. — Z)' Surbled. — lu. 740. 



TABLE DES MATIERES 37 

Cylindrographe. Moessard (P.) : Le cylindrographe, appareil panora- 
mique. — G, L. — LU. 113. 

Cyprien (S.). Le Provost (abbé) : Étude philologique et littéraire sur 
saint Cyprien, — A, Boue. — lu. 368. 



Damien. Cr AVEN (Mme Aug.) : Le Père Damien. — J,-B, Ray. — 
LU. 361. 
» BuTAYE (R.), S. J. : Leven van Pater Daraiaan, apostel der 
melaastschen van Molokai. — H. Che'rot, — lu. 749. 
Dante. Planet (H.) : Dante; étude religieuse et littéraire sur la Divine 

Comédie. — H. Chérot, — lu. 459. 
Dépopulation. Dumont (A.) : Dépopulation et civilisation, étude démo- 
graphique. — /. Burnichon. — li. 535. 
Développement. Loude (A.) : Traité pratique du développement. — 

G. L, — LU. 113. 
Discours. Bougaud (Mgr) : Discours publiés par 3on frère et précédés 

d'une notice par M. Lagrange. — P. B, — lu. 89. 
Doctrine chrétienne. Ghauvet (abbé) : Exposition delà doctrine chré- 
tienne. — D. Gaye. — lu. 5. 
» Lagarde (abbé J.-B.) : Exposition et démonstration de la doc- 
trine catholique. — E. Cornut, — lu. 17. 
Dramaturges. Montégut (Em.) : Dramaturges et romanciers. — E. Cor- 
nue. — LU. 612. 
Droit. André (Mgr) : Dictionnaire de droit canonique (revu par 
M. Condis). — F. Desjacques. — lu. 13. 330. 
» Beaussire (E.) : Les principes du droit. — F. Butel. — lu. 26. 
» Jhering (R. von) : La lutte pour le droit (trad. par 0. de Meu- 

lenaere ). — F. Butel, — lu. 729. 
» Péries (abbé G.) : La Faculté de droit dans l'ancienne Univer- 
sité de Paris (1160-1793). — F. Butel. ■— lu. 828. 
» PiLLET (A.) : Jus canonicum générale, distributum in articules. 

— .S*. Adigard. — lu. 881. 
» SuMNER Maine ( H. ) : Le droit international : la guerre. — P, Fris- 

tOt. LU. 411. 

» Tardif (A.): Histoire des sources du droit français; origines 

romaines. — E. Rivière. — li. 169. 
» ViOLLET (P.) : Droit public; histoire des institutions politiques 

et administratives de la France. — E. Rivière. — lu. 98, et 

XLix. 332. 
Drumont. Taxil (Léo) : Monsieur Drumonl, étude psychologique. — 

/. Burnichon, — l. 335. 



38 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

E 

Économie. Block (M.) : Annuaire de réconomie politique et de la sta- 
tistique (46° année). — Ch, Denieul. — lu. 111. 
» Block (M.) : Annuaire de l'économie politique et de la statis- 
tique ( 47* année ). — H. Martin, — lu. 842. 
» Block (M.) : Les progrès de la science économique depuis Adam 

Smith. — H, Martin, — lu. 842. 
» GosTE (A.) : Nouvel exposé d'économie politique et de physio- 
logie sociale. — F. Butel, — lu. 499. 
École. BoNNOT (abbé A.) : Les fruits de l'école sans Dieu. — /. Bur- 
nichon, — lu. 265. 
» MÉRY (G.) : L'école où l'on s'amuse. — /. Burnichon, — lu. 504. 
» Philippe (Frère) : Méditations sur l'emploi de l'école. — /. Bur- 
nichon. — lu. 504. 
Écolier. Moireau (A.) : La journée d'un écolier au moyen âge. — 

E. Cornut, — lu. 213. 
Écrivains. Hennequin (Em.) : Ecrivains francisés : Dickens, Heine, 
Tourguénef, Poe, Dostoïewski, Tolstoï. — L, Gabriel, — 
LU. 608. 
» Hennequin (Em.) : Quelques écrivains français; Flaubert, Zola, 
Hugo, Goncourt, Huysmans, etc. — L. Gabriel. — lu. 608. 
Education. Compayré (G.) : Psychologie appliquée à l'éducation. — 
/. Burnichon, — lu. 504. 
» Compayré (G.) : Organisation pédagogique et législation des 

écoles primaires. — /. Burnichon, — lu. 504. 

» Rochard (J.) : L'éducation de nos fils. — /. Burnichon, — lu. 265. 

Egmont. Armaillé (comtesse d'), née de Ségur : La comtesse d'Eg- 

mont, fille du maréchal de Richelieu, d'après ses lettres à 

Gustave III. — P. Mury. — l. 165. 

Egypte. Jullien(M.), S. J. : L'Egypte, souvenirs bibliques et chrétiens. 

— F. DesJacques, — lxix. 674. 

Élasticité. Mathieu (Em.) ; Théorie sur l'élasticité des corps solides. 

— T, Pépin, — lu. 737. 

Électricité. Bertrand (J.) : Leçons sur la théorie mathématique de l'é- 
lectricité. — T, Pépin, — lu. 341. 
» GÉRARD ( E. ) : Leçons sur l'électricité. Tome i. — /. de Joannis. 

— LU. 419. 

» GÉiLARD (E.) : Leçons sur rélectricité. Tome ii. — /. de Joannis, 

— LU. 817. 

» LoDGE (0. J.) : Modem views of electricity. — /. de Joannis, — 
L. 218. 
Encyclopédie. Rocafort (J.) : Les doctrines littéraires de l'Encyclo- 
pédie, ou le romantisme des Encyclopédistes. — E, Cornut, 

— LU. 852. 

Enseignement. Desforges (J.) • Cours pratique d'enseignement manuel 



TABLE DES MATIÈRES 






iJiviVtKSITy OF WlNfilPEG 



à l'usage des candidats aux écoles nationales d 

__ G. Z. — LU. 113. ^'^'>'^ 

Enseignement. ProvosT de Launay (L.) : Manuel des lo tsde rensbi|S<lRÀR y 
ment primaire. — /. Burnichon, — lu. 265. 

Entretiens. Lansperge (J.-J.) : Entretiens de Jésus-Christ avec l'âme 
fidèle. — F. Desjacques. — lu. 330. 

Épigraphie. Gagnât (R.) : Cours d'épigraphie latine. — E. Beurlier. — 
LU. m. 

Esprit. AuBERTiN (Ch.) : L'esprit public au dix-huitième siècle. — 
E. Cornut.^— lu. 926. 

Esthétique. Bénard (Ch.) : L'esthétique d'Aristote et de ses succes- 
seurs. — E.Cornut. — LU. 657. 

États-Unis. Marmier (X. ) : Les États-Unis et le Canada. — /. B. Ray. 
— . LU. 772. 
» Strauss (0. S.) : Les origines de la forme républicaine du gou- 
vernement dans les Etats-Unis d'Amérique (trad. par A. Lau- 
rent). — G, Gandy. — lu. 831. 

Europe. Lavisse (E.) : Vue générale de l'histoire politique de l'Europe. 

— E. Rivière, — lu. 750. 
Évangile. A. G. : Le chemin de la vérité, ou le pur Évangile bien com- 
pris. — A, Courat, — lu. 641. 

Évolution. Farges (abbé Alb.) : La vie et l'évolution des espèces. — 

Z)"- Surbled. — lu. 659. 
Exposition. Parville (H. de) : L'Exposition universelle. — E. Cornut. 

— lu. 895. 
» VoGÎiÉ (E. M. de) : Remarques sur l'Exposition du centenaire. 

— H. Martin, — lu. 348. 



Fac-similés : Recueil de fac-similés à l'usage de l'École des Chartes 

(4« fascicule). — DomP. Piolin, — lu. 182. 
Fédération. Lambert (Maur.) : Les fédérations en Franche-Comté, ou 

la fête de la Fédération du 14 iuillet 1790. — G. Gandy, — 

LU. 764. 
Fer. Lapparent (A. de) : Le siècle du fer. — T. Pépin, — lu. 30. 
Finistère. Trévédy (J.) • Catalogue des objets échappés au vandalisme 

dans le Finistère, dressé en l'an III par Cambry. — /. Forbes, 

— LU. 37. 
Fisher. Bridgett (R. P.) : La vie du bienheureux Jean Fisher (trad. 

par l'abbé Cardon.) — /. Mavel, — lu, 521. 
Fontainemarie. Tamisey de Larroque (Ph.) : Livre de raison de la 

famille de Fontainemarie (1640-1774). — H, Chérot. — 

LU. 830. 
Fortifications. Chotard (H.) : Louis XIV, Louvois, Vauban et les for- 
tifications du Nord de la France. — P, Mury, — lu. 358. 
Fortunat. Nisard (Ch.) : Le poète Fortunat. — E, Rinère, — lu. 694. 



40 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Fourvière. André, S. J. : Le médaillon de Fourvière. — G, Gandy. — 
LU. 219. 

France. Pellissier (A.) : Les gloires de la France chrétienne au dix- 
neuvième siècle: essais anecdotiques. — E^Plantier. — lu. 767. 
» Vattier d'Ambroyse : Le littoral de la France. — A. Lefèvre, — 
LU. 945. 

François. Le Monnier (abbé L.) : Histoire de saint François d'Assise. 

— H. Colombier. — lu. 516. 

t Bersange (abbé) : Dom François Régis, fondateur et premier 

abbé de Notre-Dame de Staouëli. — /. deResseguier, — lu. 582. 

» Blampignon (E. a. ) : Fleurs et fruits de saint François de Sales. 

— E. Cornut. — lu. 17. 

Francs-maçons. Taxil (Léo) : La France maçonnique. — E. A. — 
XLix. 503. 
» Taxil (Léo) et Gall (T.) : Les admirateurs de la lune à l'Orient 

de Marseille. — E. A. — lu. 453. 
» Taxil (L.) et Verdun (P.) • Les assassinats maçonniques. — 

E.A. —lu. 453. 
» La Belgique maçonnique. — E, A. — xlix. 503. 
Frotté. Sicotière (L. de la) : Louis de Frotté et les insurrections nor- 
mandes. — A. Jean, — lu. 115. 
Fntnra. Vacqcerie (A.) : Futura, drame. — V. Delaporte. — l. 321. 

G 

Géographie. Dupont (abbé) : Cours de géographie. — /. Brucker. — 

LU. 526. 
Géologie. Priem (F.) : Cours de géologie. — J. P. — lu. 897. 
Géométrie. Lacouture (H.), S. J. : Géométrie élémentaire. — L. Du- 

quesne. — LU, 663. 
Germier. Douais (abbé C.) : Saint Germier, évêque de Toulouse. — 

G. Desjardins. — lu. 821. 
Girondins. Guadet : Les Girondins : — H. Martin. — lu. 194. 
Gounod. Pagnerre (L.) : Charles Gounod, sa vie et ses œuvres. — 

F.-L. Comire. — lu. 589. 
Grâce. Joyau (E.) : La théorie de la grâce et la liberté morale de 

l'homme. — E. Portalie'. — lu. 642. 
Grèce. Diehl (Ch.) : Excursions archéologiques en Grèce. — A, Boue'. 

— LU. 834. 

Grégoire. Delarc (abbé 0.) : Saint Grégoire VII et la réforme de 
l'Eglise romaine au onzième siècle. Tome iii. — //. Colombier. 

— lu .821. 

Gneldre. Histoire de Philippe de Gueldre, par une pauvre Clarisse de 

Grenoble. — A. Charaux. — lu. 51, 
Guerre. Darimon (A.) : Notes pour servir à l'histoire de la guerre 

de 1870. — O. S. — lu. 678. 



TABLE DES MATIÈRES 41 

Guerre. Dick de Lonlay : Français et Allemands, histoire anecdotique 

de la guerre de 1870. Tome v. — P, Mury. — lu. 435. 
Guillaume. Neukomm (E.) : Guillaume II et ses soldats. — H. Lefranc. 

— LU. 351. 

Guinée. Teilhard de Chardin (J.) : La Guinée supérieure et ses mis- 
sions; étude géographique, sociale et religieuse. — /. Brucker, 

— LU. 591. 

Guise. BuET (Gh.) : François de Lorraine, duc de Guise. — A. Reims- 
hach, — LU. 360. 

H 

Harpe. Lafforgue (abbé P.) : La harpe chrétienne (les Psaumes). — 

P. F, — LU. 16. 
Harpedanne. Martin-Donos (abbé J. de) : Jehan de Harpedanne. — 

A. Villerals. — lu. 777. 
Hecquet. Roger (D'' J.) : Hecquet, docteur, régent et ancien doyen de 

la Faculté de médecine de Paris. — D"" Surbled. — lu. 588. 
Histoire. Piolet (abbé Ant.) : Histoire contemporaine de 1789 à 1889. 

— Th. Malley. — lu. 581. 

» Pizzetta(J.) : Dictionnaire populaire illustré d'histoire natu- 
relle. — H. Martin. -- lu. 816. 
» Serre (contre-amiral) : Étude sur l'histoire militaire et maritime 
des Grecs et des Romains. — O. S. — lu. 751. 

Hoche. FoNT-RÉAULX (H. de) : Le général Hoche. — G. Gandy . — 
LU. 523. 

Homélies. Botti (A.) : Homélies sur les Evangiles du dimanche. — 
P. Motte. — LU. 403. 

Homme. Féron (Mme A.) : L'homme : origines^ luttes, destinées. — 
F. Juharu. — LU. 814. 

Honneur. Worms (E.) : Les attentats à l'honneur. — J.~B, Barquissau, 

— LU. 414. 

Horace. Poiret (J.) : Horace; étude psychologique et littéraire. — 

J. C. D. — LU. 371. 
Hygiène. Lagrange (D' F.) : L'hygiène de l'exercice chez les en- 
fants et les jeunes gens. — /. Burnichon, — lu. 265. 

» Sapiens (D"* P.) : L'hygiène dans la famille. — D' Surbled. — 
LU. 739. 

» Thoinot (H. L.) : Cours d'hygiène. — /. Burnichon. — lu. 504. 
Hypnotisme. Claverie (F.) : Étude sur l'hypnotisme. — S. Adigard. — 
LU. 174. 

» Franco (J.-J), S. J. : L'hypnotisme revenu à la mode (traduction 
par A. de Villiers de l'Isle-Adam. — F. Desjacques. — lu. 29. 

» Marin (D'"P.) : L'hypnotisme théorique et pratique. — S. Adi- 
gard. — lu. 174. 

» Touroude (A.) : L'hypnotisme, ses phénomènes et ses dan- 
gers. — S. Adigard. — lu, 174. 



42 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 



Image. Baume-Pluvinel (de la) : Le développement de l'image latente. 

— G, L, — LU. 113. 

Imitation. Tarde (G.) : Les lois de l'imitation. — H. Despont, — 

LU. 491. 
Inconséquences. Reboul (abbé H.) : Nos inconséquences; extraits du 

journal d'un philosophe franc-penseur . — Ch . Denieul. — 

LU. 263. 
Indulgences. Beringer (F.), S. J. : Les Indulgences, leur nature et 

leur usage (trad. par les PP. E. Abt et A. Feyerstein). 

— £-. ^. — LU. 328. 

Insectes. Finot (A.) : Faune de la France ; insectes orthoptères. — 

/. Pantel. — Lii. 668. 
Institutions. FusTEL de Goulanges : Histoire des institutions politiques 
de l'ancienne France ; l'alleu et le domaine rural pendant 
l'époque mérovingienne. — G. Gandy, — lu. 185. 
Irlande. Pressensé (E. de) : L'Irlande et l'Angleterre, depuis l'acte 
d'union jusqu'à nos jours (1800-1888). — H. Martin, — l. 331. 
» Walsh (Mgr)^ archevêque de Dublin : Statement of the chief 
grievances of irish Gatholico on the matter of éducation. — Un 
jésuite anglais, — Ll. 689. 
Italie. DuMOND (abbé L.) : Souvenirs et impressions d'un voyage en 
Italie. — A, Villerais, — lu. 283. 
» Gebhart (E.) : L'Italie mystique; histoire de la Renaissance re- 
ligieuse au moyen âge. — E. Rivière, — l. 690. 
» Merlino (X.) : L'Italie telle qu'elle est. — E, Pujo. — lu. 836. 
» Meylan (A.) : A travers l'Italie. — E, Pujo, — lu. 836. 
» Neukomm (E.) : Voyage au pays du déficit (la nouvelle Italie). — 
E, Pujo, — LU. 836. 



Jandel. Cormier (H. M.) , O. P. : Vie du Rme Père Alexandre- Vin- 
cent Jandel, 73® maître général des Frères Prêcheurs. — 
H, Chérot. — - Ll. 520. 
Jean. Babou (H.) : Vie du F. Jean, fondateur de l'hospice de Galan. — 

J , de Rességuier, — lu. 582. 
Jeanne d'Arc. Ayroles (J.-B.),S. J. : La Pucelle devant l'Église de son 
temps, documents nouveaux. — E, Cornut. — l. 177. 
» Barghon de Fort-Rion (baron) : Jehanne d'Arc, chronique ri- 

mée. — V. Delaporte, — xlix. 154. 
» Blaze de Bury (Henri) : Jeanne d'Arc. — P. Mury, — lu. 359. 
» Bois de la Villerabel (A. du) : Les procès de Jehanne la Pu- 
celle. — E. Cornut. — LU. 914. 
» Garrier-Belleuse (P.) : La mission patriotique de Jeanne d'Arc, 
en huit tableaux. — P, L. d'Arc. — lu. 201. 



TABLE DES MATIERES 13 

Jeanne d'Arc. Gorbani (P.) : Jeanne Darc. — P. Brucker. — lu. 55. 
» Duc (Fronton du), S. J,: L'histoire tragique de la Pucelle de 
Dom-Remy, autrement d'Orléans, nouvellement départie par 
actes. — V. Delaporte. — li. 237. 
» Lanéry d'Arc (P.) • Mémoires et consultations en faveur de 
Jeanne d'Arc, par les juges du procès de réhabilitation. — 
A. Desplagnes , — lu. 674. 
» Lesigne (E.) : La fin d'une légende; vie de Jeanne d'Arc, — P.L. 
d'Arc. — LU. 201. 
Jérusalem. Guérin (V.) : Jérusalem, son histoire, sa description, ses 
établissements religieux. — F, Desjacques, — xlix. 166, et 
LU. 36. 
Jésuites. BuTEL (F.): L'éducation des Jésuites autrefois et aujourd'hui: 
un collège lireton. — V, Delaporte, — m. 128. 
» Delplace (L.), s. J. : L'Angleterre et la Compagnie de Jésus, 
avant le martyre du B. Edmond Gampion (1540-1581). — 
H, Chérot, — m. 823. 
» RocHEMURE (H. de), s. J, : Le Sacré Gœur et la Compagnie de 

Jésus. — F. Desjacques. — lu. 330. 
» Sommervogel (G.), S. J. : Bibliothèque de la Compagnie de Jé- 
sus, nouvelle édition. Tome i. — //. Cliérot, — li. 516. 
Jésus. DiDON (R. P.), 0. P. : Jésus-Christ. — /. Brucker. — li. 511. 
» Fa VA (Mgr) : Jésus-Christ, Roi éternel. — H. de Bigault. — 

LU. 82. 
» GiLLY (Mgr) : Les sept paroles de Jésus en Croix. — /. Clavé. 

— LU. 561. 
» Mayr (le P.), S. J, : Il ept ttjç tou Xpi<7Tou (jLi(jL7Î<y£oj; (De l'Imita- 
tion de Jésus-Christ). — V. Delaporte. — lu. 565. 
» Perraud (abbé Ch.) : Méditations sur les sept paroles de Notre- 
Seigneur Jésus-Christ en croix. — F. Desjacques, — lu. 166. 
» Imitation de l'Enfant Jésus. — E. Cornut. — lu. 17. 
Jeufosse. BonhomiME (Paul): L'affaire de Jeufosse. — A, Villerais, — 

LU. 700. 
Joseph (S.). Ricard (Mgr) : Mois consolateur de saint Joseph, — F, 
Desjacques. — lu. 95. 
» Sarda y Salvany (Don) : Petit mois de saint Joseph. — F, Des^ 

Jacques, — lu. 95. 
» Timon-David (Chan.) : Vie de saint Joseph Calasanctius. — G. 
Desjardins. — l. 493. 
Joseph II. Delplace (L.), S. J. : Joseph II et la Révolution braban- 
çonne. — P, Mury. — LU. 762. 
Journal. Fidus : Journal, III. L'Essai loyal. — L. Gabriel, — lu. 

595. 
Journaliste. Merson (E.) : Confessions d'un journaliste. — L, Gabriel. 

LU. 595. 
Juifs. Desportes (H.) : Le mystère du sang chez les Juifs de tous les 
temps. — E. Cornut. — lu. 30. 



44 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Juifs. GouDET (abbé A.) : La mission des Juifs et les deux chars évan- 

géliques. — A. Vacant. — lu. 409. 
» Lafarguk-Decazes (G.): Israël ; Son Excellence le citoyen Vénal. 

— A, Villerals. — lu. 700. 
« LÉMAXN (abbé J.): La prépondérance juive. — xlix. 169. 
» Martinez (docteur): Le Juif, voilà l'ennemi! — E. Cornut, — 

LU. 30. 



Kabylie. Charvériat (F.) : Huit jours en Kabylie. — F. Desjacques, — 

LU. 208. 
Kant. ScHOPENHAUER (A.) : Critique de la philosophie kantienne. — 

H, Despont, — lu. 103. 
Kirehenlexicon. Wetzer et Welte : Kirchenlexicon oder Encyclopae- 

die der kathol. Théologie und ihrer Hùlfswissenschaften (par 

le Gard. Hergenrœther et le D' F. Kaulen). — E, Rivière. — 

LU. 883. 



La Colombiére. Rochemure (H. de), S. J. : Le Vén. P. Claude de La 
Colombière, apôtre du Sacré Cœur. — F, Desjaèques. — lu. 
330. 

Lamartine : Pomairols (Ch. de) : Lamartine; élude de morale et d'es- 
thétique. — V. Delaporte, — lu. 60. 

Lamennais. Janet (P.) : La philosophie de Lamennais. — H, Despont, 

— LU. 258. 

Langue. Krafft-Bucaille (Mme) : Causerie sur la langue française, 

— A. D. G. — LU. 375. 

La Roche jacqnelein. Henri de la Rochejacquelein et la guerre de la 
Vendée, d'après des documents inédits. — /. Delbrel, — lu. 
765. 

La Salle. Fréchette (L.) : Jean-Baptiste de La Salle, poème lyrique. 

— V. Delaporte, — XLix. 146. 

La Vallière. Pauthk (abbé L.) : Madame de La Vallière; la morale de 
Bossuet à la cour de Louis XIV. — H, Martin. — xlix. 105. 
et LU. 56. 

Lavardin. Drault (Jean) : Le dernier sire de Lavardin. — Ch. Dcnieul, 

— LU. 380. 

Lavoisier. Behthelot : La révolution chimique; Lavoisier. — E. Ca- 

pclle. — lu. 901. 
Légion. Blanc (cap.): La légion étrangère. — Un ancien officier, — 

LU. 776. 
Léon (S.). Brucker (P.-P.), S. J. : L'Alsace et l'Église au temps du 

pape saint Léon IX (Bruno d'Egisheim). — B. S. — xlix. 

160 ; L. 508. 



TABLE DES MATIERES 45 

Iléon XIII. Galhiat (abbé H.): Histoire populaire de Léon XIIL — Ch. 
Brun. — LU. 362. 

Le Prévost : Vie de M. Le Prévost, fondateur de la Congrégation des 
Frères de Saint- Vincent de PauL — M. de Boylesve. — lu. 203. 

Lettres : Lettres de l'ouvreuse, voyage autour de la musique. — E. Soui- 
ller, — LU. 741. 
» AuRiOL (Gh.) : La défense du Var, le passage des Alpes ; lettres 
des généraux Suchet, Masséna, etc. — /. Le Ge'nlssel. — xlix. 
512. 

Liberté. Berseaux (abbé) : Liberté et libéralisme, ou l'Etat chrétien. 

— F. Butel. — LU. 172. 

Liberté de conscience. Saunois de Ghevert (G.) : La liberté de cons- 
cience en France et à l'étranger. — E. Cornut. — l. 688. 

Littérature. Brunetière (F.) : L'évolution des genres dans l'histoire 
de la littérature, leçons professées à l'École normale supérieure. 

— E. Cornut, — Li. 171. 

t> Glarens (J.-P.) : Réaction. — E, Pujo. — lu. 377. 

» Groiset (Alf. et Maur.) : Histoire de la littérature grecque, t. ii. 

— F, Lecroix, — lu. 690. 

» Egger (Em.) : La littérature grecque. — E. Charel. — lu. 851. 

» Faguet (E.) : Dix-huitième siècle; études littéraires. — E. Cor- 
nut. — Li. 294. 

» Jeanroy-Félix (V.) : Nouvelle histoire de la littérature française 
sous le second Empire et la troisième République. — V, Delà- 
porte. — LU. 60. 

» Marc (abbé) : Manuel d'histoire de la littérature française. — 
H. Chérot. —LU. 691. 

» MoRiCE (Gh.) : La littérature de tout à l'heure. — E. Cornut. — 
LU. 926. 

» Pellissier (G.) : Le mouvement littéraire au dix-neuvième siècle. 

— E. Cornut. — l. 692. 

Louis (S.). Viollet (P.) : Les Etablissements de saint Louis, accom- 
pagnés des textes primitifs et des textes dérivés. — P. Lanéry 
d'Arc, — LU. 824. 

Lourdes. Gaer (Th. de) : Un ex-voto à Notre-Dame de Lourdes, his- 
toire intime et authentique d'une guérison. — /. Noury. — lu. 
438. 

Lutte. MusANY (F.) : La lutte pour le vrai; aphorismes. — J.-M. Four- 
nier, — lu. 810. 

Lyonne-Selore. Soudry (Mme A.) : La famille de Lyonne-Selore. — 
A. Lefèvre. — LU. 379. 

M 

Mal social. Sarda y Salvany (don) : Le mal social, ses causes, ses 
remèdes. — F. P. — lu. 570. 



46 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Margnerite-Marie. Languet (Mgr J.-J.) : La Vie de la Vénérable Mère 
Marguerite -Marie, religieuse de la Visitation Sainte -Marie 
(nouvelle édition par l'abbé L. Gauthey). — /. Burnichon, — 
Li. 335. 
» Courte biographie et lettres inédites de la bienheureuse MargUG- 
rite-Marie, l'apôtre du Sacré Cœur de Jésus. — li. 535. 
Mariage. Allègre (G.) : Impedimentorum matrimonii synopsis. — 
S. Adigard. — lu. 95. 
» HoROT (D^) : Du mariage civil du prêtre catholique en France. 

— F. Butel. — LU. 499. 

» Lapeyrade (abbé) : Le livre du mariage et de la famille. — 

F. DesJacques. — Lii. 407, 
» Paoli (abbé Ant.) : Etude sur les origines et la nature du ma- 
riage civil, mis en regard de la doctrine catholique. — /. A. — 

LU. 645. 
» Souvenir de mariage. — A. Courat. — lu. 804. 
Mariana. Garzon (F.), S. J.: El Padre Juan de Mariana y las escuelas 

libérales. — B. Gaudeau. — xlix. 509. 
Marie. Fayolle (abbé A.) : Notre-Dame de Paris; mois de Marie 

(1890). — F. Jubaru. — lu. 806. 
» Mailles (abbé A.) : Méditations sur la vie de la très sainte 

Vierge. — P. Motte. — lu. 251. 
» Malateste (P. -F.) : La sainte Vierge, modèle pratique de tous 

les âges. — R. de Scorraille. — lu. 252. 
» MoLA (Gh.) : Vie de la sainte Vierge (trad. par l'abbé Le Mon- 

nier). — P. Fortin. — lu. 855. 
» Pie (le P.) de Langogne : Le diurnal de Marie. — E. Cornut. — 

LU. 17. 
» Sarda y Salvany (don) : Petit mois de Marie (trad. par un 

ancien directeur de séminaire). — R. de Scorraille, — lu. 

252. 
» Verdon (abbéL.) : Mois de Marie. — A. Courat. — lu. 489, 
1) WiCHMANS (A.) : Le samedi de Marie (publié par I. V. S., 0, P,). 

— /. Sarramagna. — lu. 405. 

Marie-Antoinette. Nolhac (P. de) : La reine Marie -Antoinette. — 
J. Burnichon. — lu. 432. 
» Nolhac (P. de) : Le château de Versailles, au temps de Marie- 
Antoinette, — /. Burnichon. — lu. 432. 
» La Rocheterie (M. de) : Histoire de Marie-Antoinette. — M. Bouil- 
lon. — L. 339. 

Marie Stuart. Kervyn de Lettenhove (baron) : Marie Stuart; l'œuvre 
puritaine, le procès, le supplice (1585-1587), — /. Morris. — 
XLIX. 669. 

Maroc. Loti (P,) : Au Maroc. — E. Cornut, — lu. 284. 

Matérialisme. Letourneau (Gh.) : Science et matérialisme. — G, Gandy, 

— LU, 893, 



TABLE DES MATIERES 47 

Mécanique. Boussinesq (J.) : Leçons synthétiques de mécanique géné- 
rale. — A.P. — LU. 111. 

Médecin- Surbled (Dr) : Le médecin devant la conscience. — F. Des^ 
Jacques, — lu. 421. 
» Roger (D"" J.) : Les médecins normands du douzième au dix- 
huitième siècle; biographie et bibliographie. — i)"" Surbled» 

— LU. 769. 

Méditations. Girodon (P.) : Deux années de méditations à l'usage de 

la jeunesse. — J,-B. Didierjean, — lu. 325. 
Mémoires. Hyde de Neuville (baron) : Mémoires et souvenirs. Tome ii. 

— H, Martin. — l. 161. 

» Laurie (A.) : Mémoires d'un collégien russe. — E. Cornut, — 

LU. 214. 
» Louvet de Gouvrai : Mémoires sur la Révolution française (pu- 
bliés par F. -A. Aulardj. — H. Martin, — XLix. 335, et lu. 121. 
» Saint-Simon : Mémoires, nouvelle édition par A. de Boislisle. 

Tome VIII. — /. Brucker. — li. 337. 
» Simon (J.) : Mémoires des autres. — A, Villerais, — lu. 217. 
» SouRCHEs (marquis de) : Mémoires sur le règne de Louis XIV 
(publiés par M. le comte G.-J. de Gosnac et E. Pontal). 
Tomes vii-ix. — Z. Charpentier. — lu. 125. 
Mesgrigny. Bérengier (dom Th.), Ô. S. B. : L'épiscopat provençal au 
dix-huitième siècle : notice sur Mgr Jos.-Ign. de Mesgrigny, 
évêque de Grasse (1653-1726). — H. C/ierot, -- lu. 748. 
Métaphysique. Fouillée (A.) : L'avenir de la métaphysique fondée sur 
l'expérience. — /. Le Veux. — lu. 253. 
» RiCKABY (J.), S. J. : General raetaphysics. — J. Garde. — lu. 569. 
Météorologie. Sugny (J. de) : Eléments de météorologie nautique. — 

M. Genevois. — lu. 573. 
Metz. Hérisson (comte d') : La légende de Metz. — O. S. — lu. 678. 
Mignet. Petit (E.) : François Mignet. — E. Cornut. — lu. 69. 
Molinisme. Gayraud (R. P, H.),.0. P. : Thomisme et molinisme. Pre- 
mière partie : Préliminaires historiques et critique du moli- 
nisme. — E. Portalie'. — XLix. 659. 
» Régnon (Th. de), S. J. : Bannésianisme et molinisme. Première 
partie : Établissement de la question et défense du molinisme. 

— E. Portalie'. — xlix. 659. 

Moltke. Le maréchal de Moltke. — O.S. — lu. 678. 
Montmartre. Jonquet (R. P. E.) : Montmartre, autrefois et aujourd'hui. 
— V. Siveton. — lu. 283. 
» Jonquet (R. P.), 0. M. L : Montmartre^ autrefois et aujourd'hui. 

— P. Brucker. — LU. 807. 

Morale. Ballerini (A.), S. J. : Opus theologicum morale in Busem- 
baum « Medullam ». — S. Adigard. — lu. 485. 
» Frassinetti (J.) : Abrégé de la théologie morale de saint 
Alphonse de Liguori. — F. Desjacques. — lu. 12. 



48 PARTJE BIBLIOGRAPHIQUE 

Morale. Matharan (M.), S.J. : Asserta moralia. — D, Gaye. — lu. 327. 
Moreno. Tricard (H.), S. J. : Garcia Moreno, drame. — V. Delaporte. 

— XLix. 150. 

» Paul (Aug.) : Garcia Moreno, drame. — A. Villerais. — lu. 779. 
Moyen Age. Romain (G.) : Le moyen âge fut-il une époque de ténèbres 
et de servitude ? — J.-B. Jeannin, — lu. 40. 

N 

Nancy. Girard (abbé) : La charité à Nancy. — /. Orhand, — lu. 333. 
Napoléon. Meynial (L.) : Napoléon I"; sa vie, son œuvre. — G. Gandy. 

— lu. 428. 

Numismatique. Blanchet (A.) : Nouveau manuel de numismatique du 
moyen âge et moderne. — /. Chautard. — lu. 662, 



Oberammergau. Paris (Mme Em.) : Guide du voyageur à Oberammer- 

gau; traduction du mystère de la Passion. — H. Chéroù. — 

LU. 376. 
O'Connell. Nemours-Godré (L.) : O'Gonnell, sa vie, son œuvre. — 

V, Delaporte. — XLix. 511. 
Œuvres. Avit (S.), évêque de Vienne : Œuvres complètes (publiées 

par U. Chevalier). — /. Dutel. — lu. 724. 
» Besson (Mgr) : Œuvres pastorales et oratoires. — P. B. — 

LU. 401. 
» Molière : Œuvres, tome x (les Grands Écrivains de la France). 

A. Villerais. — lu. 143. 
B TuRixAz (Mgr) : Œuvres pastorales ; lettres. — J,-B. Didier- 
Jean. — LU. 481. 
Offices. Officia hebdomadae sanctae et octavae Paschae. — F. Desjacques. 

LU. 166. 
Officier. Juvex (F.) : Comment on devient officier. — O. S. — m. 742. 
Opium. Quincey (Ch. de) : Confessions d'un mangeur d'opium (trad. 

par V. Descreux). — > D^ Surbled. — lu. 264. 
Optique. Mascart : Traité d'optique. — A, P. — lu. 111. 
Opuscules. Gay (Mgr Ch.) : De la douleur chrétienne; — le ciel, le 

purgatoire, la terre; -^ de l'abandon à Dieu. — P. Fortin, — 

LU. 728. 
Ordre. Périn (Ch.) : L'ordre international. — H. Martin. — lu. 96, et 

XLIX. 329. 
Orénoque. Chaffaujon (J.) : L'Orénoque et le Caura. — P. Fortin, 

— LU. 285. 
Orgue. Loret (C.) : Recherches sur l'orgue hydraulique. — F.-L, 

Comire. — lii. 511. 
Ouvriers. Segretain (abbé) : L'Eglise et la jeunesse ouvrière. — J.Bur- 

nichon, — LU. 265. 



TABLE DES MATIERES 49 



Paléographie. Prou (M.) : Manuel de paléographie latine et française, 
du sixième au dix-septième siècle. — A, Bouillet, — lu. 141. 
» BÉNÉDICTINS DE SoLESMEs : Paléographie musicale ; fac-similés 
photographiques des principaux manuscrits de chant grégo- 
rien, ambrosien, mozarabe, gallican. Tome i. — E, Souiller. 

— LU. 905. 

Panama. PoNSOLLE (P.) : Le tombeau des milliards, Panama. — A. Le- 

fèvre. — LU. 844. 
Papes. Pastor (D^^ S.) : Geschichte der Paepste seit dem Ausgang 
des Mittelalters. Tome 11. — P. Mury, — lu. 426. 
» Pierling{P.), S. J. : Papes ettsars. — II. Colombier, — lu. 197. 
» Sauvé (Mgr H.) : Le Pape et le concile du Vatican. — F, Des- 
Jacques, — L. 159. 
Paris. Babeau (A.) : Paris en 1789. — H. Le franc, — lii. 351. 

» BiRÉ (E.) : Paris pendant la Terreur. — P. Fortin, — lu. 354. 
» Franklin (A.) : La vie privée d'autrefois ; l'hygiène. — H. Mar- 
tin. — LU. 423. 
» Franklin (Alf.) : La vie privée d'autrefois; arts et métiers, 
mœurs, modes, usages des Parisiens du douzième au dix-hui- 
tième siècle. Gomment on devenait patron. — /. Forbes, — 
lit. 658. 
» Martin (A.) : Paris ; promenades dans les vingt arrondisse- 
ments. — E. Cornut. — lu. 932. 
)) Martin (A.) : Tout autour de Paris; promenades et excursions 

dans le département de la Seine. — E. Cornut. — lu. 932. 
)) O'MoNROY (R.) : La soirée parisienne. — E. Cornut. — lii. 382. 
Paroissien. Le paroissien romain selon le missel et le bréviaire. — 

/. Burnichon — lu. 889. 
PascaL Nourrisson : Défense de Pascal. — H. Despont. — lu. 103. 
Pascalis. X. (abbé) : Scènes de la vie religieuse ; l'abbé Pascalis, un 

curé de village. — A. Villerais. — lu. 701. 
Patrologie. Fessler (Jos.) : histitutiones Patrologiae, quas denuo recen- 
suit, auxit, edidit Bern. Jungmann. Tomus i. — E, Rivière, — 
LU. 643. 
» Retke (A.) : Patrologiae Gompendium scholis accommodatum, — 
F. DesJacques. — LU. 330. 
Paulin. RocAFORT (J.) : De Paulini Pellaei vita et carminé. — /. Dutel. 

— LU. 693. 

Pedro. MossÉ (B.) : Dom Pedro II, empereur du Brésil. — G, Gandy, 

— LU. 280. 

Peintres. Wyzewa (T. de) et Perreau (X.) : Les grands peintres de 
l'Allemagne, de la France contemporaine, de l'Espagne et de 
l'Angleterre ; suivi de l'histoire sommaire de la peinture japo- 
naise. — E. Cornut. — LU. 931. 

4 



50 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Peinture. Pétroz (E.) : Esquisse d'une histoire de la peinture au 

musée du Louvre. — E. Cornut. — lu. 612. 
Peiresc. Laxtenay (A. de) : Peiresc, abbé de Guîtres. — E. Rivière. 

— LU. 134. 

» T.4.MIZEY DE Larroque (Ph.) : Documents inédits sur l'histoire 
de France : lettres de Peiresc aux frères Dupuy. — H. Chérot. 

— LU. 190. 

» Tamizey de Larroque (Ph.) : Les correspondants de Peiresc : 
Bonlface Borrilly; lettres inédites, écrites d'Aix à Peiresc 
(1618-1631). — H. Chérot. — lu. 830. 
Pèlerinage- Blot (le P.) : Un pèlerinage en Espagne, pour le 3* cen- 
tenaire de sainte Thérèse. Tomes i et ii. — J. D. — lu. 911. 

» Drochox (R. P.), de l'Ass. : Histoire illustrée des pèlerinages 
français de la très sainte Vierge. — L, Roure. — lu. 908. 

» Montet (abbé G. E.) : La France du travail à Rome ; journal d'un 
pèlerin. — A. Courat. — lu. 844. 

» Sodar de Vaulx (Mme) : Les splendeurs de la Terre Sainte, ses 
sanctuaires et ses gardiens. — F. Desjacques. — xlix. 167. 

» Vannesson (abbé A.) : Au pays de Notre-Seigneur; études et im- 
pressions d'un pèlerin. — A. Crey, — lu. 647. 
Perboyre. Demimuid : Le bienheureux Jean-Gabriel Perboyre; discours 
prononcés les 3, 4 et 5- décembre 1889. — J. D. — lu. 779. 

» Vie du bienheureux Jean-Gabriel Perboyre, par un prêtre de la 
Mission. — Vie abrégée du Vénérable Jean-Gabriel Perboyre. 

— Le Bienheureux Jean-Gabriel Perboyre. — V, Siveton, — 
LU. 137. 

Philosophie. Blanc (abbé. E.) : Traité de philosophie scolastique. 
Tomes u et lu, avec un appendice du R. P. G. de Pascal sur le 
pouvoir social et l'ordre économique. — F. Desjacques, — 
lu. 18. 

» Bossu (chan. L.) : Sommaire de philosophie. — E, Lanusse. — 
LU. 256. 

J) Castelein (A.), S. J. : Cours de philosophie. Tome u : Psycho- 
logie. — E. Lanusse, — lu. 567. 

J) Castelein S. J. : Cours de philosophie. Tome lu : Les principes 
de la philosophie morale, — E. Lanusse, — lu. 807. 

y) Ferraz : Histoire de la philosophie pendant la Révolution. — 
H. Despont, — LU. 103. 

» Gonzalez (card. Zéph.), G. P. : Histoire de la philosophie (tra- 
duite et annotée par le P. G. de Pascal). Tome i. — R. — lu. 
648. 

» Janet(P.) : Eléments de philosophie scientifique et de philosophie 
morale. — J:-M. Fournler, — lu. 810. 

» Laffitte (P.) : Cours de philosophie première. Tome i. — 
Cil. Delmas, — LU. 338. 

» Lahousse (G.), S. J. : Praîlectiones Logicae et Ontologiae. — 
Ch, Antoine, — lu. 23. 



TABLE DES MATIÈRES 51 

Philosophie. Maumus (E.-V.), 0. P. : Saint Thomas d'Aquin et la phi- 
losophie cartésienne. — E. Portalié. — lu. 171. 

Photographie. Bertillon (A.) : La photographie judiciaire. — A, Pow- 
/a//?.— LU. 900. 

Physique. Naville (Em.) : La physique moderne; études historiques et 
philosophiques. — /. de Joannis, — lu. 665. 
» Tricht (V. van), S. J. : Leçons élémentaires de physique. — 

/. P. — LU. 899. 
» WiTZ (A.) : Exercices de physique et applications préparatoires 
à la licence. — A, P. — lu. 111. 

Pietrasanta. Grandidier (F.), S. J. [: Le P. Pietrasanta, rectification 
historique. — G. Desjardins. — l. 490; li. 305. 
» Timon-David (chan.) : Réponse à la brochure « Le P. Pietrasan- 
ta )). — G. Desjardins. — Li. 305. 

Plas. Mercier {R. P.), S. J. : Marin et Jésuite. Vie et voyages de Fran- 
çois de Plas, ancien capitaine de vaisseau, prêtre de la Com- 
pagnie de Jésus (1809-1888). — P. Fortin. — lu. 920. 

Pline. Wilde (J.), S. J. : De G. Plinii Gaecilii Secundi et imp. Trajani 
epistulis mutuis disputatio. — F. Lecroix. — lu. 209. 

Poésies. Beauverie (J.-B.) : Poèmes bibliques et évangéliques. — 
V. Delaporte. — xlix. 142. 
» BoRN (Bertrand de) : Poésies complètes, publiées par A. Thomas. 

— E. Rivière. — lu. 606. 

)) BoRRELLi (vicomte de) : Rana, poésies. — V. Delaporte. — xlix. 
135. 

» BoRRELLi (vicomte de) : Alain Ghartier, un acte en vers hé- 
roïques. — V. Delaporte. — xlix. 136. 

» BoucHAUD (P. de) : Mélodies poétiques. — V. Delaporte. — lu. 
616. 

y» Briault (abbé L.) : Rimes cléricales. — V. Delaporte. — xlix. 
141. 

» Gasier (J.) : Les harmonies chrétiennes, poésies. — V, Delaporte. 

— XLIX. 139. 

» Ghauvigny (L. de) : Croyances, poésies. — F. Delaporte. — 

XLIX. 155. 
» GoppÉE (F.) : Le iPater, drame en un acte. — V. Delaporte. — 

XLIX. 152. 
» Grécelle (F. Boussenot) : Aubades à Marianne. — V. Delaporte. 

— XLIX. 149. 

» Delaporte (V.), S. J. : Récits et légendes, 2® série. — H. Chérot. 

— XLIX. 518. 

» FusTER (Gh,|) : Les poètes du clocher. — V. Delaporte. — XLix. 

155. 
» FusTER (Ch.) : Sonnets. — V. Delaporte. — Lii. 616, 
» GuiARD (E.) : Poésies. — V. Delaporte. — xlix. 154. 
» HiNZELiN (Em.) : Poèmes et Poètes ; vers anciens et nouveaux. 

— A. Boue'. — LU. 849. 



52 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Poésies. JoussEL (P.) : L'éternelle chanson, poésies. — V, Delaporte, — 

XLIX. 141. 
» Lamarre (CL) : Nouvelles fables. — V, Delaporte, — xlix. 155. 
» Leconte de Lisle : Les raisons du Saint-Père, poésie (Revue des 

Deux-Mondes, 15 sept.) — V. Delaporte, — li. 498. 
» Le Dorz (F.) : Allons, gai, gai! comédie. — V. Delaporte. — 

LU. 698. 
» Le Dorz (F.) : Le Serment, drame. — V. Delaporte, — lu. 699, 
» Lefranc (abbé A, ) : Poèmes bibliques. — F. Delaporte, — xlix. 

143. 
» Le Vavasseur (G.) : Poésies complètes, tome m. — V, Delaporte, 

— XLIX. 137. 

» Mulot (E.) : De Gethsemani au Golgotha, méditations poétiques. 

— V. Delaporte. — xlix. 154. 

» NicoL (abbé M.) : Une voix de Bretagne, poésies, — V. Delaporte, 

— xlix. 144. 

» Rainguet (abbé Aug.) : Œuvres poétiques. — V, Delaporte, 

— LU. 699. 

» RouvROY (L. de) : Sans alliage, poésies. — V, Delaporte, — 

xlix. 138. 
» Tiercelin (L.) et Ropartz (G.) : Le Parnasse breton contempo- 
rain. — V. Delaporte. — xlix. 145. 
» Villepreux (J. de) : Les dégoûts. — V. Delaporte. — lu. 616. 
Poiton. Berthelé (J.) : Recherches pour servir à l'histoire des arts en 

Poitou. — Ch. Clair. — lu. 610. 
Polémiques. Barbey d'Aurevilly (J.) : Dernières polémiques. — 

E. Cornut. — lu. 926. 
Pons (S.). Guillaume (P.) : Istorio de sanctPoncz, mystère provençal. 

— E. Rivière. — lu. 138. 

Portraits. Gautier (Léon) : Portraits du dix-septième siècle. — 

M. Robert. — lu. 697. 
Pozzo diBorgo. Maggiolo (A.) : Pozzodi Borgo (1764-1842). — A. Boue'. 

— LU. 919. 

Prades. Calhiat (abbé H.) : Elisabeth de Prades ; sa vie, son journal. 

— A. Villerais. — LU. 365. 

Prêtre. Moussard (abbé) : Le prêtre et la vie d'étude. — A, Vacant. — 

LU. 726. 
» Blanc (cap.) : Prêtres et soldats, — Un ancien officier, — lu. 

775. 
Prières. Recueil de prières de la bienheureuse Marguerite-Marie Ala- 

coque. — R. de Scorraillc . — lu. 170. 
Progrès. Federici (R.) : Les lois du progrès. — L. Butel. — lu. 100. 
Psychologie. Salembier (abbé L.) : Notions de psychologie à l'usage 

des jeunes filles. — J,-M, Fournier, — lu. 810. 



TABLE DES MATIÈRES 53 

R 

Racine. Robert (P.) : La poétique de Racine; étude sur le système 
dramatique de Racine et la constitution de la tragédie fran- 
çaise.  M. Daudier, — lu. 696. 
» WoGUE (J.) : Athalie, nouvelle édition. — /. Burnichon, — lu. 
504. 

Randon. Rastoul (A.) : Le maréchal Randon, d'après ses Mémoires et 
des documents inédits. — H. Martin, — xlix. 682. 

Régiment. Jaguin (lient.) : Historique du IS?*' régiment d'infanterie. 

— Cap, Blanc. — Lji. 847. 

Relatif. Cellarier (F.) : Rapports du relatif et de l'absolu. — H, Des- 
pont, — lu. 491. 
Religion. Gainet (abbé) : Examenjdu livre de M. Jules Simon, intitulé 
« la Religion naturelle. » — A, Vacant. — lu. 409. 

» Alaux (J. E.) : Le problème religieux au dix-neuvième siècle, — 
A. Vacant. — lu. 409. 

» HocHART (P) : Etudes d'histoire religieuse. — A. Lapôtre, — 
XLIX. 679. 

» ScHURÉ (E.) : Les grands initiés; esquisse de l'histoire secrète 
des religions. — G, Gandy. — lu. 335. 
Retraites. Félix (J.), S. J. : La prévarication; le châtiment (3^ et 4® 
retraites de Notre-Dame), H. Martin, \ — lu. 161. 

» Félix (le P.), S. J. : Les passions, 5* retraite de Notre-Dame de 
Paris. — P. ^. — LU. 562. 

» Gay (Mgr Gh. L.) : Instructions en forme de retraite. — J.P. — 
LU. 163. 

» Hamon (M.) : Retraites pastorales et discours. — P. B. — lu. 6. 
Rêves. TissiÉ (Ch.) : Les rêves, physiologie et pathologie. — Z)"" Sur- 
bled, — LU. 422. 
Révolution. Gharavay (E.) : Assemblée électorale de Paris (18 no- 
vembre 1790-15 juin 1791); procès-verbaux avec des notes. — 
/. Burnichon. — Li. 488. 

» Feugère (G.) : La Révolution française et la critique contempo- 
raine. — G. Driget. — LU. 196. 

» Nicolas (Aug.) : Etudes sociales sur la Révolution (2® série). — 
H. Garrelon. — LU. 655. 

» Maulde-la-Clavière (R. de): Les origines de la Révolution 
française au commencement du seizième siècle ; la veille de la 
Réforme. — /. Forbes. — lu. 759. 

» Ollivier (E.) : 1789 et 1889. — H. Lefranc, — lu. 351. 

» Sépet (M.) : Les préliminaires de la Révolution. — Z. Boutië. 

— LU. 192. 

» Wallon (H.) : Les représentants du peuple en mission et la jus- 
tice révolutionnaire dans les départements en l'an II ( 1793- 
1794). — J. Delbrel. — lu. 512. 



54 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Révolution. Welschinger (H.) : Le roman de Dumouriez ; le livret 

de Robespierre; Adam Lux et Charlotte Corday ; le Comité de 

salut public et la Comédie-Française ; le journaliste Lebois et 

« l'Ami du peuple ». — /. Delbrel. — lu. 917. 
Rocroy. Aumale (duc d') : La journée de Rocroy. — H. Chc'rot. — 

LU. 762. 
Romans et Lectures. Albano (A.) : Bardhade Témal. — E, Cornut, — 

LU. 71. 
» Alexandre (A.) : Les aventures de Piképikécomégram. — 

E, Cornvt, — LU. 932. 
» AuDoiN (M.) : Le divorce de Roger. — J.-F. Alric. — lu. 943. 
» Aylicsox (A.) : La fille du cacique. — E. Cornut. — lu. 382. 
» Bazin (R.) : Les Noêllet. — E. Cornut. — lu. 144. 
» Bazouge (F.) : Jane de Kerhors. — A. Villerais. — lu. 859. 
» Béal (G.) : Trop petite ; l'Abbaye. — E. Cornut, — lu. 863. 
» Beaubourg (M.) : Contes pour les assassins. — A. Villerais. — 

LU. 859. 
» Beaurepaire de Louvagny (comtesse de) : Les sauveteurs de 

l'asphalte. — A. Villerais. — lu. 859. 
» Bertin (Marthe) : Trop faible. — A. Lefèvre. — lu. 379. 
» Blandy (S. ) : Le bouquet d'algues. — E. Cornut. — lii.295. 
» Blanlœil (A.) : Récits bretons. — F. Butel. — lu. 462. 
» BoisGOBEY (F, du) : Le fils du plongeur. — F. Butel. — lu. 462. 
» BoisGOBEY (F. du) : Fontenay Goup-d'Épée. — E. Pujo. — m. 

705. 
» BoisGOBEY (F. du): Le Chêne-Capitaine. — E. Cornut, — lu, 

863. 
» BoisGOBEY (F. du) : Un cadet de Normandie au dix-septième siè- 
cle. — E. Cornut. — lu. 932. 
» BoNNEFOY (M.) : Toujours pour la France. — A, Lefèvre, — lu. 

625. 
» Bornier (vicomte de) : Louise de Vauvert. — E. Cornut, — lu. 

528. 
» Bory(P.): Les chercheurs de quinquinas. — A, Lefèvre. — 

LU. 858. 
» BouARD (Mme de) : Reine de Chanteneuil. — A. Lefèvre. — 

LU. 303. 
ï) BouRGET (P.) ' Un cœur de femme. — E. Cornut, — lu. 781. 
» Briault (abbé L.) : Faits et gestes d'enfants. — E, Cornut. — 

LU. 71. 
» Gadol (E.) : Le chemin de Mazas. — E, Cornut. — lu. 221. 
» Gampaux (A.) : Le rêve de Jacqueline. — E. Cornut, — lu. 528. 
» Cat : Aicha. — A, Lefèvre. — lu. 148. 
» Célières (P.) : Les mémorables aventures du docteur J.-B.Quiès. 

— E, Cornut. — lu. 931. 
» Château (P. du) : Le Robinson des vacances. — E, Cornut, — 

LU. 931. 



TABLE DES MATIERES S5 

Romans et Lectures. Gherbuliez (V.) : Une gageure. — E. Comut, — 

LU. 295. 
)> Chevallier (A.) : Le sacrifice de Lancelot. — A. Lefèvre. — lu. 

858. 
» Glaramond (F. de) : Le neveu de Sadi. — A. Lefèvre, — lu. 945. 
» GoppÉE (F.) : Toute une jeunesse. — E, Cornut. — l. 166. 
» Darien (G.) : Bas les cœurs. — E. Cornut, — lu. 295. 
» Dars (Marie) : Les primevères. — P. Fortin. — lu. 855. 
» DÉROULÈDE (P. ) : Histoire d'amour. — E. Cornut, — lu. 618. 
» Desmoulins (Henriette) : Retour aux champs. — /. Burnichon, 

— LU. 575. 

» Dominique (abbé) : Un peintre célèbre. — Ch, Denieul. — lu. 

301. 
» Dominique (abbé) : Un noble cœur. — A, Villerais. — lu. 700. 
» Donel (L.) : Devant l'atre. — A, Lefèvre, — lu. 148. 
» Ethampes (Mlle G. d') : Le Logis aux ombres. — Ch. Denieul, 

— LU. 301. 

» Fabre (H.) : Les auxiliaires ; récits de l'oncle Paul sur les ani- 
maux utiles à l'agriculture. — /. Dutel, — lu. 739. 

» FÉVAL fils (P. ) : Le dernier laird. — E. Cornut. — lu. 932. 

» FoLEY (Gh.) : Risque-Tout. — J.-F. Alric. — lu. 944. 

» Fournel (V.): La confession d'un père. — E. Cornut. — lu. 
295. 

» France (A.) : Thaïs. — P, Brucker. — li. 503. 

» Gaillardon (Gr.) : Le devoir avant tout. — A. Lefèvre. — lu. 
945. 

» Gastine (L. ) : Le mal du cœur. — P. Brucker. — lu. 779. 

» Gaullieur (H.) : Daniel Gummings. — E. Cornut. — lu. 463. 

» Gautier (H.) : En se cherchant. — E. Cornut. — lu. 931. 

» Gay (J.-B.) : La plante du bon Dieu. — P. Fortin. — lu. 855. 

» GiQUEL (Louise) ; Antonio Sani. — Ch. Denieul. — lu. 301. 

» Giron (A.) : Braconnette. — E. Cornut. — lu. 618. 

» Grange (Jean) : Les aventures d'un gentilhomme poitevin. — 
Ch. Denieul. — lu. 380. 

» Gréville (H. ) : Un mystère. — E. Cornut. — lu. 144. 

» Guy-Valvor : Sadi. — E. Cornut, — lu. 863. 

» Gyp : province I — E. Cornut. — lu. 295. 

» HarcoËt (Marie de) : L'épreuve de Paule. — A. Lefèvre. — 
LU. 302. 

» Héphell : Démos, roman traduit de l'anglais. — E. Pujo. — m. 
378. 

» Héricault (Gh. d') : Fou d'amour. — E. Cornut. — lu. 71. 

» Héricault (Gh. d') : Le Roman d'un propriétaire. — E. Cornut. 
LU. 528. 

j> Hkrvieu (P.) : Flirt. — E. Cornut. — lu. 618. 

» Hessem (L. de) : Gontes merveilleux, traduits de l'allemand. — 
A. Lefèvre. — lu. 858. 



56 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Romans et Lectures. Hinzelin (E.) : André Marsy. — A. Lefèvre. — 
LU. 302. 

» La Bretonnière (J, de) : Ames vierges. — E. Cornut, — lu. 463. 

» La Châtaigneraie (G. de) : Dom Fernando. — A. Lefèvre, — 
LU. 303. 

» Lacroix (Marie) : Louisette. — A. Lefèvre. — lu. 530. 

» Lamothe (A. de) : Les moissonneurs de tempêtes. — E. Pujo. — 
LU. 378. 

» Large (Henriette) : Le cri du devoir. — A, Lefèvre. — lu. 70. 

» La Rochère (comtesse de) : Le secret de Vaudeau. — M. Bouil- 
lon, — LU. 379. 

» Laval (H.-B. de) : Trompe-la-raort. — E. Cornut. — lu. 70. 

» L'ÉcHASSiER (Mlle): Les aventures de Mlle Aida. — A. Lefè- 
vre. — lu. 379. 

» Lemercier de Neuville: Contes et comédies de la jeunesse. — 
E. Cornut. — Lii. 931. 

» Le Verdier (H) : Un modèle vivant. — E. Cornut. — lu. 863. 

» Levray (Marguerite) : Une petite sauvage. — A. Lefèvre. — lu. 
302. 

» Levray (Marguerite) : l'Orpheline des Fauchettes. — A, Lefèvre, 

— LU. 945. 

» LiNAS (S. de) : Rose Minon. — E. Cornut, — lu. 220. 

» Lombard (J.) : Byzance. — A. Villerais. — lu. 700. 

» LoRÉMOND (Mme de) : Les petits noëls ; contes, légendes et his- 
toires. — Ch. Denieul. — lu. 301. 

» LoTH (A.) : Autour du bon curé, recueil de légendes et d'histoi- 
res. — A. Villerais, — lu. 928. 

» LouDUN (Eug. ) : La mort d'un franc-maçon. — V. Delaporte. 

— LU. 771. 

» Luguet (M. ) : En guise d'amant. — A. Lefèvre. — m. 625, 

» Mael ( p. ) : Le torpilleur 29. — E. Cornut. — lu. 931. 

» Maire (J.) : Les topasines. — A. Lefèvre, — lu. 945. 

» Manzoni : Les Fiancés, traduction abrégée. — E. Cornut. — 

LU. 70. 
» Marcel (E.) : L'hetman Maxime, scènes de la vie en Ukraine. 

— E. Cornut. — LU. 931. 

» Mario (M.)et Launay (L.) : Vidocq. — A. Lefèvre. — lu. 530. 
» Mario (M.) et Launay (L.) : Vidocq, le roi des amoureux. — 

A. Lefèvre. — lu. 781. 
» Maurel (A) : Candeur. — E. Cornut, — lu. 382. 
» Mayne-Reid : Les exilés dans la forêt. — A. Lefèvre. — lu. 303. 
» Méaulle : Perdus dans la grande ville. — A. Lefèvre. — lu. 

858. 
» Muller (E.) : Nizelle, souvenirs d'un orphelin. — E. Cornut. 

— LU. 931. 

» Ors (Abel d') : La femme aux nymphéas. — A. Villerais. — lu. 
700. 



TABLE DES MATIÈRES 57 

Romans et Lectures. Perret (P.) : Les derniers rêveurs. — A.Lefèvre, 

— LU. 705. 

» Pinson (E.) : Claire d'Alvinière. — A, Lefèvre, — lu. 379. 

» Pressensé (Mme E. de) : Le clos Toustain. — E, Cornut. — lu. 

144. 
» Rameau (J.) : Moune. — E. Cornut. — lu. 931. 
» Ricard : Cœurs inquiets. — E. Cornut. — lu. 220. 
» Ripert (chan.) : Corbeille de lectures chrétiennes; — P. Fortin, 

— LU. 855. 

» RoD (E.) : Scènes de la vie cosmopolite. — E. Cornut. m. 71. 

» RoD (:E.) : Les trois cœurs. — E. Cornut. — lu. 220. 

» Rondelet (A.) : Une femme bien malheureuse. — E. Cornut. — 

LU. 932. 
» Rosny (J.-H.) : Le termite. — E. Cornut. — lu. 295. 
» RouGiER (E.) : Naufrage d'amour. — E. Cornut. — lu. 382. 
« Saint-Martin (Ch. ) : La barque rouge. — A. Lefèvre. — lu. 70. 
» Samson (Mme J.) : Temps d'épreuve, épisodes de la vie d'une 

jeune fille. — E. Cornut. — lu. 931. 
» Saunière (P.) : La recluse de Montfleury. — E. Cornut. — lu. 

220. 
» Sa VIGNY (comtesse de): L'éducation chrétienne de Marthe. — 

P. Fortin. — lu. 855. 
« Stany (commandant) : Mémoires d'un parapluie. — A, Ville- 
rais. — lu. 700. 
» Stevenson (R. L.) : Le cas étrange du D"^ Jekyll (traduit par 

Mme Lowe. — E. Pujo. — lu. 623. 
» Stolz (Mme de) : L'héritage de mon oncle. — P. Fortin. — 

LU. 855. 
» Sylva (Carmen) : Qui frappe?, — E. Cornut. — lu. 295. 
» Sylva (^Carmen) : Astra. — A, Villerais. — lu. 700. 
» Teillard (Henriette) : Le trésor du pirate. — A. Lefèvre, — 

LU. 303. 
» TiNSEAU (L. de) : Sur le seuil. — E. Cornut. — lu. 144. 
» Vadier (R.) : A la conquête du courage. — E. Cornut. — lu. 932. 
» Valois (Ch.), Arnould (Ar. ), etc. : Les compagnons de la 

plume. — A. Villerais. — lu. 700. 
» Verne (J.) : Sens dessus dessous. — A. Villerais. — lu. 217. 
» VoRYs ( J. de) : Popular. — E. Pujo. — lu. 623. 
» ViGNET (P.) : Le jeune Rurdaud. — A. Lefèvre. — lu. 781. 
» W^iNSPEARE (^baron) : Contre vent .et marée. — A. Lefèvre, — 

LU. 705. 
» Eléanor, par une dame hollandaise. — A. Lefèvre, — lu. 303. 
Rome. RouLFROY (abbé) : Rome, ses monuments, ses souvenirs. — 

E. Portalié. — lu. 771. 
» CoNDAMiN(abbé J.) : Rome etLéonXIIL — Ch. Brun. — lu. 362» 
» Deloume (A.) : Les manieurs d'argent à Rome; les grandes 



58 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

compagnies par actions, le marché, puissance des publicains 
et des banquiers jusqu'à l'Empire. — /. DuteL — lii. 753. 

Rome. MouY (Gh. de) : Rome; carnet d'un voyageur.j — E. Portallé, — 
LU. 771. 
» RoBiou (F.) et Delaunay (D.) : Les institutions de l'ancienne 

Rome. — F. Butel, — lu. 274. 
» B. 0. S. : La vérité sur la question romaine. — G. Gandy, — 
LU. 8. 

Rose. LoTH (A.) : Sœur Rose; sa vie et son œuvre, la messe répara- 
trice. — /. de Rességuier. — lu. 583. 

Rousseau. Grand-Garteret (J.) : Jean-Jacques Rousseau jugé par le& 
Français d'aujourd'hui. — H, Cherot, — lu. 293. 

Russes. Léger (L.) : Russes et Slaves; études politiques et littéraires. 

— P. Pierling. — lu. 754. 

Russie. Tolstoï (comte L.) : Le progrès de l'instruction publique en 

Russie. — /. Burnichon. — lu. 265. 
» Russie et liberté, par un gentilhomme russe. — E. Cornut. — 

LU. 139. 
Rythmes. Kawczynski (M.) : Essai comparatif sur l'origine et l'histoire 

des rythmes. — /. C. D. — lu. 372. 

S 

Sacerdoce. Manning (cardinal) : Le Sacerdoce éternel (trad. par 

l'abbé Gh. Fiévet) — A, Courat, — lu. 408. 
Sache. Duguay (H. E.) : Le R. P. Louis Sache, S. J. — /. Burnichon. 

— LU. 585. 

Sacré Cœur. Letierce (E.), S. J. : Etude sur le Sacré Cœur, T. i : 
le Sacré Cœur et la Visitation Sainte-Marie. — L. Decoster. — 
LU. 887. I 

Sacrement. Falconi (vén. J.) : Notre pain quotidien, c'est-à-dire le 
Très Saint Sacrement de l'autel. — A. Courat. — lu. 488. 

Saints. Belloc (J.-T. de) : Les saints de Rome au dix-neuvième siècle. 

— A. Lefèvre, — lu. 748. 

» Ghoullier (abbé) : Les jeunes saints. — E. Cornut. — lu. 279. 
» Pradier (abbé) : La Vie des saints pour tous les jours de l'année. 

— E. Cornut. — lu. 279. 

» Provost (abbé) : Vie des saints pour tous les jours de l'année. 

— E. Cornut. — lu. 279. 

Saint-Cyr (le P.) : Vie du R. P. Louis Saint-Cyr, S. J. — /. Burni- 
chon. — LU. 135. 

Samoa. Monfat (le P. A.), S. M. : Les Samoa ou Archipel des Navi- 
gateurs. — M. Bouillon. — lu. 687. 

Sanscrit. Bergaigne (A.) et Henry (V.) : Manuel pour étudier le sans- 
crit védique. — /. Van den Gheyn. — lu. 599. 

Savoie. Fontaine (Mme de) : Histoire de la comtesse de Savoie. — 
E. Cornut. — lu. 463. 



TABLE DES MATIERES 59 

Savoir-vivre. Staffe (baronne) : Usages du monde; règles du savoir- 
vivre dans la société moderne. — /. Montagne. — lu. 180. 

Schérer. Gréard (0.) : Edmond Schérer. — E. Cornut. — li. 677. 

Sciences. Marie (M.) : Histoire des sciences mathématiques et physi- 
ques. — A, Poulain. — l. 137. 
» MoLLOY (G.) : Glanures dans la science (trad. par Tabbé Ha- 

mard). — X, — lu. 345. 
» Renan (E.) : L'avenir de la science. — H, Martin, — l. 435. 
» TiT (Tom) : La science amusante, cent expériences. — //. M. — 
LU. 943. 

Ségur. Ségur (marquis de) : Les fleurs de Mgr de Ségur; pensées et 
traits les plus touchants de sa vie. — P. Fortin. — lu. 728. 

Serval Loup. Desdevises du Dezert (G.) : Lettres de Servat Loup, 
abbé de Ferrières. — A. Lapôtre. — xlix. 353. 

Société. Hamon (A.) et Bachot (G.) : L'agonie d'une société. — 
E. Cornut. — LU. 362. 

Sœurs. Després (D'A.) : Les sœurs hospitalières. — D^ Surbled. — 
LU. 444. 

Soldats. Casse (A. du) : Les veillées de la brigade, ou la vie d'un 
soldat de 1814 à 1871. — H. Lefranc. — lu. 351. 
» Guers (E.) : Les soldats français dans les prisons d'Allemagne. 

— M, Robert. — lu. 436. 

» MisMER (Gh.) : Dix ans soldat. — H. Lefranc. — lu. 351. 
Sonis. Baunard (Mgr) : Le général de Sonis, d'après ses papiers et 
sa correspondance. — E. Cornut. — li. 150. 

» Paye (J. de la) : Histoire du général de Sonis. — E. Plantier. — 
LU. 364. 
Souvenirs. Bouère (comtesse delà) : Souvenirs de la comtesse de la 
Bouére; la guerre de la Vendée. — F. P. — lu. 588. 

» Maigret (L.) : Souvenirs d'un chasseur à pied (1870-71). — 
E. Pujo. — LU. 922. 

» MisMER (Gh.) : Souvenirs de la Martinique et du Mexique pen- 
dant l'intervention française. — E. Pujo. — lu. 590. 

» QuESNAY DE Beaurepaire (A.) : De Wissembourg à Ingolstadt 
(1870-71). Souvenirs d'un prisonnier de guerre en Bavière. — 
E. Cornut. — LU. 931. 

» Rochechouart (général comte de) : Souvenirs sur la Révolution, 
l'Empire et la Restauration.  H. Martin. — l. 161. 

» Villefranche (J. m.) : Photographies contemporaines, souve- 
nirs et menus propos d'un vieux journaliste. — /. Burnichon. 

— LU. 455, 

» Souvenirs d'un frère. — M. B. — xlix. 517. 
Staël. Blennerhassett (lady) : Mme de Staël et son temps (trad. de 
l'anglais, par Dietrich). — E. Cornut. — li. 671. 
» Dejob (Gh.) : Mme de Staél et l'Italie. — E. Cornut. — li. 671. 
» Sorel (A.) : Mme de Staél. — E. Cornut. — li. 671. 



60 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Strasbourg. Paulus (abbé N.) : L'Église de Strasbourg pendant la 
Révolution, sous la Constituante et la Législative. — P. Bruc- 
ker. — LU. 910. 
» ScHicKELÉ (abbé) : Le vieux Strasbourg, conférences faites au 
Cercle catholique de Strasbourg. — P. Brucker. — li, 164. 

Suez. Lesseps (F. de) : Origines du canal de Suez, — A. Lefèvre. — 
LU. 844. 

Surcouf. SuRcouF (R.) : Un corsaire malouin, Robert Surcouf, d'après 
des documents authentiques. — E. Prampain. — XLix. 515. 

Surmenage. Manacéine (Marie) : Le surmenage mental dans la civili- 
sation moderne (trad. par E. Jaubert). — D"" Surbled. — lu. 
346. 

Syrie. Chopin (R. P.), S. J. : France et Syrie, souvenirs de Ghazir et 
de Beyrouth. — F. Desjacques. — xlix. 167. 

T 

Tabac. La lutte contre l'abus du tabac. — H. Martin. — lu. 423. 
Tacite. Hochart (P.) : De l'authenticité des Annales et des Histoires 

de Tacite. — J. Dutel. — lu. 602. 
Talleyrand. Bertrand (P.) : Lettres inédites de Talleyrand à Napoléon. 

— H. Martin. — xLix. 687. 

Temps. GuYAU (M.) : La genèse de l'idée de temps. — H. Despont. — 

LU. 491. 
Théâtre. Faguet (Em.) : Notes sur le théâtre contemporain (1888). 

— E. Cnrnut. — lu. 287. 

» Lemaitre ( j. ) : Impressions de théâtre. — E. Cornut. — lu. 287. 
» Petit de Julleville (L.) : Le théâtre en France. — E. Cornut. 

— LU. 287. 

Théologie. Katschthaler (D' J.) : Theologia dogmatica catholica spe- 
cialis. — D. Gaye. — lu. 801. 
» Thomas (S.) : Summatheologica. — F. Desjacques. — xlix. 328, 

et LU. 81. 
» Thomas (S.) : Totius Summœ theologicae conclusiones. — 
F. Desjacques. — lu. 330. 

Théosophie. Caithness de Pomar (lady) : Théosophie sémitique : les 
vrais Israélites ; l'identification des dix tribus perdues avec la 
nation britannique; les Saffis et la théosophie mahométane. — 
F. Prat. — LU. 564. 

Thérèse. Estiennb d'Orves (comtesse d') : Sainte Thérèse. — E. Cor- 
nut. — LU. 746. 

Tonkin. Ferry (Jules) : Le Tonkin et la mère-patrie. — E. Soullier. — 
LU. 450. 

Toulouse. DuBOUL (A.) : La fin du parlement de Toulouse. — L.Boutic. 

— LU. 915. 

Travail. Tolstoï (L.) et Bondareff (T.) : Le travail (trad. par 
B. Tseytline et A. Pages). — E. Pujo. — lu. 733. 



TABLE DES MATIÈRES 61 

Turgot. Robineau(L.) : Turgot; administration et œuvres économiques. 
— J.-B. Jeannin. — lu. 110. 



Vérac. Rougé (comte A. de) : Le marquis de Vérac et ses amis (1768- 

1858). — H. Chérot. — lu. 585. 
Verrier. Weill (Al.): Julie Verrier, une arrière-petite-sœur de Jeanne 

d'Arc. — /. Burnichon. — lu. 622. 
Vestales. Lazaire (abbé E.) : Etude sur les vestales. — M. Daudier. — 

LU. 671. 
Vie. GosTE (G.) : A travers la vie; esquisse de la vie morale et sociale. 

— Ch. Denleul. — lu. 263. 

» Brettes (abbé F.) : Les principes de 89 j conférences sur la vie 
sociale. — V. Delaporte. — lu. 14. 
Vienne. La philosophie du concile de Vienne, par un ancien directeur 

de grand séminaire. — D. Gaye. — lu. 21. 
Villers-sous-Ailly. Roquemont (de) : Villers-sous-Ailly depuis le 

quinzième siècle. — F. Lecroix. — lu. 278. 
Vincent. Bougaud (Mgr) : Saint Vincent de Paul. — J. Burnichon. — 
xLix. 162, et LU. 47. 
» Jeannin (J.-B.) ; Vie de saint Vincent de Paul. — /. Burnichon. 

— LU. 47. 

» La Rochefoucauld (comtesse F. de) : Histoire de saint Vincent 

de Paul. — /. Burnichon. — lu. 47. 
» Saint Vincent de Paul dans ses rapports avec la Gascogne, par 

un prêtre de la Mission. — /. Burnichon. — xlix. 334. 
Voyages. Aurignac (R. d') : Trois ans chez les Argentins. — J. Br. 

— LU. 929. 

» Le Camus (abbé E.) : Notre voyage aux pays bibliques. — F. Des- 

jacques. — xlix. 674. 
» LuMHOLTZ (G.) : Au pays des Gannibales (trad. par V. et W. 

Molard). — P. Fortin. -— lu. 285. 
» May (Karl) : Les pirates de la mer Rouge. — A. Lefèvre, — 

LU. 945. 
» Michel (E.) : A travers l'hémisphère sud, ou Mon second voyage 

autour du monde. T. m. — J . Br. — lu. 929. 
» Peyrin (L.) : Voyage dans l'Inde, Ghine et Japon. — P. Fortin, 

— LU. 855. 

» PiTRAY (vicomtesse de) : Voyages abracadabrants du gros Phi- 

léas. — F. Delaporte. — lu. 624. 
» Raboisson (abbé) : En Orient; récits et notes d'un voyage en 

Palestine et en Syrie par l'Egypte et le Sinaï. — F. Desjacques. 

— XLIX. 674. 

» Santa-Anna-Néry (F.-J. de) : Aux Etats-Unis du Brésil ; voyages 
de M. T. Durand. — /. Br, — lu. 929. 



62 PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

Voyages. Tardivel(J.-P.): Notes de voyage en France, Italie, Espagne, 
Irlande, Angleterre, Belgique et Hollande. — E. Pujo. — 
LU. 862. 



Yûn-Nân. Vial (le P. P.) : De la langue et de l'écriture indigènes au 
Yûn-Nân. — Dom F. Chamard. — lu. 601. 



Zouaves. Le Chalff de Kerguenec (F.) : Souvenirs des zouaves pon- 
tificaux. — V. Mercier. — l. 343. 



N. B. — Nous recevrions avec reconnaissance, sur l'arrangement de 
cette Table, les observations des hommes compétents, afin de la rendre 
aussi pratique qu'il nous sera possible pour Vaveuir. 

P. Br. 



ERRATA 

DU TOME LII {PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE) 

P. 605, ligne 3. Au lieu de Cli. Duruy, lisez Cfr. Duruy. 

P. 647. A la signature J. A., ajoutez S. J. 

P. 687 et 689. Au lieu de Moufat, lisez Monfat. 

P. 759. Au lieu de la signature L. Anéry d'Arc, lisez A. Jean, S. J, 

P. 777. Après la signature J. V., supprimez S, J. 

P. 16, ligne 16 des Tables, supprimez 1890. 



Imp. D. Dumoulin et C'c, à Paris, 



ÉTUDES 



RELIGIEUSES 
PHILOSOPHIQUES, HISTORIQUES ET LITTÉRAIRES 

TOME LVI 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

DEUXIÈME ANNÉE 



PARIS 
IMPRIMERIE D. DUMOULIN ET C' 

5, RUE DES GRANDS -AUGUSTINS, 5 



ÉTUDES 

RELIGIEUSES 
PHILOSOPHIQUES, HISTORIQUES ET LITTÉRAIRES 

REVUE MENSUELLE 



PUBLIEE PAR DES 



Pères de la Compagnie de Jésus 



XXVIIP ANNEE ~ TOME LYI 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

(ANCIENNE BIBLIOGRAPHIE CATHOLIQUE) 

1S91. — DEXJXiÈi^Ej -A.ivrnsrÉE: 




^^i/yp 



PARIS 
RETAUX-BRAY, LIBRAIRE-EDITEUR 

82, RUE BONAPARTE, 82 
Tous droits de traduction et de reproduction réservés* 



ÉTUDES 

PARTIE BIBLIOGHAPHIQUE 

JANVIER 1891 



THEOLOGIE 

QUESTIONS RELIGIEUSES 

La Foi et la raison en elles-mêmes et dans leurs rapports, 
par l'abbé Louis-Adolphe Paquet, docteur en théologie 
dogmatique à l'Université de Laval. Québec, Imprimerie 
de L.-J. Demers et frère. 

Le titre de ce livre en indique clairement le sujet et les gran- 
des divisions. Le nom, les fonctions et les grades de l'auteur 
en garantissent l'orthodoxie et la solidité. Dans une lettre d'ap- 
probation, Son Eminence le cardinal Taschereau, après avoir 
assuré que « cette étude sur la foi et la raison rendra d'incontes- 
tables services, non seulement à la jeunesse studieuse, aux élèves 
de nos maisons de haute éducation, mais encore aux classes 
instruites de la société, la recommande à toutes les personnes 
sérieuses qu'intéresse le progrès de la science et de la religion, 
mais plus particulièrement aux directeurs de nos collèges classi- 
ques, qui y trouveront les principes et les raisonnements dont il 
importe de bien pénétrer l'esprit des jeunes gens, qu'attendent 
souvent dans le monde, dès le début de leur carrière, les sophis- 
mes de l'erreur et les mille séductions de l'esprit de mensonge ». 

L'ouvrage, divisé en deux parties, comprend six chapitres, dans 
lesquels l'auteur considère successivement la nature de la raison 
et de la foi, les limites et les droits de la raison humaine, com- 
ment la raison dispose l'homme à la foi, l'accord qui existe entre 
la raison et la foi, comment la raison est utile à la foi, l'influence de 
la foi sur les progrès de la raison. 



6 ÉTUDES 

Chaque chapitre renferme plusieurs articles, dans lesquels le 
sujet indiqué est envisagé sous toutes ses faces. Voici le titre des 
subdivisions du chapitre intitulé « Accord de la raison et de 
la foi )) : 

« L'adhésion aux dogmes surnaturels est un acte raisonnable ; 
il n'existe pas d'opposition entre la raison et les mystères ; il ne 
peut y avoir de désaccord réel entre la science et la Bible; Galilée 
et la cour romaine; \e Syllabus ; V Index; la liberté de l'acte de foi; 
l'inquisition. » 

Chaque article est précédé d'un sommaire qui indique l'état de 
la question, les preuves et les principales objections. 

On voit que l'auteur a enseigné ce traité d'apologétique avant 
de le publier. Nous y avons admiré les qualités qui caractérisent 
le bon professeur, c'est-à-dire la clarté, la précision du style, 
l'ordre et l'enchaînement des preuves, la netteté dans les démons- 
trations. 

Beaucoup de personnes, moins familiarisées avec les lectures 
sérieuses, trouveront la méthode trop didactique, les expressions 
techniques de l'école trop fréquemment adoptées, et quelques pro- 
fesseurs de théologie regretteront que leur illustre confrère de 
rUniversité de Laval ait introduit des questions controversées 
dans l'exposé des principes constitutifs de la foi, et compté la 
distinction réelle de la personne et de la nature concrète et indi- 
viduelle parmi les vérités que la foi a enseignées à la raison; mais 
les uns et les autres seront unanimes à reconnaître l'opportunité 
de ce travail et à faire des vœux pour qu'il produise les fruits de 
salut dont la nécessité est encore plus grande dans l'ancienne 
que dans la nouvelle France. L. BOUSSAC, S. J. * 

Les Anges, par le R. P. Lavy, des Frères Prêcheurs, ln-8 
de 188 pages. Paris, Lelhielleux, 1890. 

Cet ouvrage est extrait d'une série de Conférences sur la théo- 
logie de saint Thomas d'Aquin. Sous une forme élégante et 
imagée, jointe à une grande précision théologique, l'auteur 
expose la doctrine de saint Thomas sur les anges bons ou mau- 
vais, en traitant successivement de leur nature, de leurs rapports 
avec le monde corporel, de leurs facultés, intelligence et volonté, 
de l'état dans lequel ils furent créés, de l'épreuve qu'ils ont 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 7 

subie, enfin de leurs hiérarchies. On trouvera dans les cinq cor.- 
fërences qui composent ce savant et charmant ouvrage un travail 
complet, et aussi accessible à toutes les intelligences cultivées 
que le permet l'élévation du sujet. 

Le R. P. Lavy se montre l'interprète fidèle et éloquent de celui 
qui, au moyen âge, fut nommé le Docteur angélique ^ à cause 
précisément de la beauté de son traité des Anges, beauté abstraite 
sans doute et qui s'adresse à la raison, mais que Fauteur des 
Conférences, disciple d'un grand maître dans l'art de penser, a 
su rendre sensible à l'imagination et au cœur par l'art debien dire. 

J. PRA, S. J. 

Les Récits bibliques et leurs beautés littéraires, par M. l'abbé 
J. Verniolles, chanoine honoraire de Tulle. 2^ édition, 
In-12 de vi-503 pages. Paris, Poussielgue, 1889. 

La Bible est le livre éternellement lu et relu par les générations 
humaines. C'est le point de départ de toute science ici-bas, avant 
tout de la science de Dieu et de la science de l'homme. Aussi 
faut-il dire que ceux qui travaillent à la faire mieux comprendre 
et plus aimer, font œuvre de souveraine utilité. 

Parmi ces hommes, il faut compter M. l'abbé J. Verniolles. Sa 
réputation de littérateur fin et délicat, d'écrivain solide et atta- 
chant, n'est plus à faire. On le retrouve tout entier dans la nou- 
velle édition qu'il donne au public des Récits bibliques et de leurs 
beautés littéraires. Mgr Plantier avait étudié dans la Bible les 
poètes; M. l'abbé Verniolles s'en tient aux livres historiques, et 
tandis que, chez le premier, presque tout est donné à la critique 
littéraire, chez le second, le récit lui-même occupe la première 
place. 

Ce récit, en général, serre d'assez près le texte, soit que l'au- 
teur cite les paroles mêmes du livre sacré, soit qu'il les résume. 
Parfois il ajoute quelques brèves explications. C'est ainsi qu'il 
montre comment les Israélites, en exterminant les peuples de 
Chanaan, ne furent que les justes exécuteurs des vengeances di- 
vines. C'est ainsi qu'il justifie Judith dans le meurtre d'Holo- 
pherne. Ces explications répondent à un besoin du lecteur, et il 
y aurait avantage h les multiplier un peu. On trouverait volon- 
tiers quelques mots sur le stratagème de Jacob pour obtenir la 



8 ÉTUDES 

bénédiction paternelle, sur l'enlèvement des vases des Egyptiens 
par les femmes des Hébreux. 

Le livre se présente sous la forme de lettres, au nombre de cin- 
quante-deux, adressées à un jeune séminariste. C'est sans doute 
un élève de littérature dans un petit séminaire, ou un sémina- 
riste philosophe. A eux, en effet, semble convenir particulière- 
ment cet ouvrage, préparation à l'étude théologique de la Bible, 
li est évident qu'un étudiant en théologie ne saurait avoir prin- 
cipalement en vue, dans la lecture des Livres saints, leur beauté 
littéraire. L'ouvrage serait aussi très bien placé entre les mains 
de jeunes gens qui finissent leurs études littéraires. 

Le vénérable auteur, dans la préface, exprime le vœu que ses 
Récits bibliques pénètrent dans les familles chrétiennes. Ce vœu 
est le nôtre. Il y a encore place à côté de la Sainte Bible de 
M. Wallon, écrite avec tant d'exactitude et de naturel, à côté des 
Récits bibliques du R. P. Berthe, si bien faits pour intéresser et 
édifier. Avouons cependant que les familles chrétiennes ne lisent 
pas la Bible pour sa valeur littéraire ; elles sont assez indifféren- 
tes aux réflexions qu'elle a pu inspirer à un Laharpe, à un Rollin, 
à un Villemain, et nous comprenons très bien cette indifférence. 
Elles cherchent mieux dans la Bible : elles y cherchent des le- 
çons de vertu. 

Et puis, l'auteur ne s'est-il pas rendu moins faciles cette entrée 
et quelques autres, en adressant ses lettres à un séminariste? 
Des gens du monde, en lisant à la première page : « Mon cher 
Emmanuel, » se diront : <c Ce livre n'est pas pour moi. » Nous 
ne voyous guère ce que l'ouvrage gagne d'intérêt à cette forme 
épistolaire. Que l'auteur écrive « Chapitre » au lieu de «Lettre », 
qu'il efFace le « Cher ami » du commencement et \ « Adieu » de 
la fin, et il aura, sans nulle perte, un livre qui s'adresse à tout 
le monde. 

Est-ce à cette négligence discrète, à ce certain abandon reçu 
dans le style épistolaire, qu'il faut attribuer l'irrégularité dont 
use l'auteur dans la manière d'indiquer ses sources au bas des 
pages? Tantôt il renverra au chapitre et à la page du livre cité, 
tantôt il se contentera du titre seul, tantôt il omettra toute espèce 
d'indication. Nous aurions aimé plus de méthode. 

Mais tel qu'il est, cet ouvrage sera certainement bien accueilli 
du public. L. ROURE, S. J. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUK 9 

La Révolution, le Concordat et la liberté religieuse, par le 
R. P. Dom GîiAMARD, bénédictin, prieur de Saint-Maur- 
sur-Loire. In-12 de 292 pages. Paris, Letouzey. Prix : 
3 fr. 50. 

Le cadre est vaste : aussi le savant bénédictin a-t-il très peu 
développé ses récits et ses commentaires. C'est assez dire que son 
livre est plus un manuel qu'un traité complet sur ces grandes 
questions. 

Quatre pensées principales résument l'ouvrage. Première- 
ment, le régime de persécution sous lequel gémissait l'Eglise de 
France, depuis 1789, ne pouvait cesser que par un accord entre le 
Saint-Siège et le gouvernement français. Pour le prouver, l'au- 
teur énumère les lois de persécution portées durant la période 
révolutionnaire, l'institution de l'Église constitutionnelle et sa 
position officielle à Pavènement de Bonaparte. 

Deuxièmement, le Concordat n'a pas été un acte de condescen- 
dance de l'Etat envers l'Eglise, en vertu duquel celle-ci aurait 
reçu gratuitement une position privilégiée; mais de la part du 
gouvernement ce fut un acte très restreint de réparation; de la 
part de l'Église, un acte sublime de désintéressement, par lequel, 
au prix de quelques sacrifices temporels, elle mit un terme 
à l'état de persécution sous lequel elle vivait depuis dix ans, et 
recouvra l'exercice paisible de ses droits spirituels. Dans l'étude 
très sommaire des dix-sept articles du Concordat, dom Chamard 
montre comment le Saint-Siège sut l'accommoder aux change- 
ments survenus dans l'ordre social. 

Troisièmement, ce concordat fut audacieusement violé dès 
le principe par l'adjonction frauduleuse des articles organiques; 
il l'est encore plus de nos jours, où les sectaires, non contents 
de faire revivre les institutions de la période révolutionnaire, 
d'enserrer l'Église dans un réseau de lois oppressives, pré- 
tendent abriter leurs injustices sous les stipulations mêmes du 
Concordat. De là, parmi les catholiques, la question, diverse- 
ment résolue : Ne vaudrait-il pas mieux renoncer à un Concordat 
devenu, entre les mains des sectaires, une arme de combat 
contre l'Église? Dom Chamard renvoie au Saint-Siège la solu- 
tion d'une question si grave; mais il constate que, de fait, la con- 
vention entre l'Église et le gouvernement n'empêche pas celui-ci 



!0 ETUDES 

de nous ramener à l'état cîe persécution contre lequel elle avait 
été conclue. 

Quatrièmement, et c'est ici la conclusion pratique, au lieu de 
maintenir la défense religieuse sur le terrain Icofal d'un traité 
impunément violé, les catholiques doivent organiser la croisade 
au nom de la liberté religieuse, comme le faisaient jadis les apo- 
logistes chrétiens, quand ils réclamaient pour eux la liberté 
accordée à toutes les autres religions. 

D'après ce court exposé, le lecteur comprendra de quelle utilité 
sera, dans les circonstances actuelles, le petit livre de l'érudit 
Bénédictin. 

Qu'on nous permette cependant quelques réserves. D'abord, 
dom Chamard n'exagère-t-il pas l'importance de l'Eglise consti- 
tutionnelle, au commencement des négociations du Concordat, 
quand il y voit pour le Pape un motif nécessaire de traiter avec le 
gouvernement de la République? Le simulacre de concile siégeant 
à Notre-Dame était-il autre chose qu'un stratagème, par lequel le 
jeune guerrier espérait effrayer l'envoyé pontifical et le rendre 
plus coulant sur les articles du Concordat? Cette Eglise était trop 
universellement méprisée pour tenir en échec l'Eglise romaine, et 
la grande habileté de Napoléon fut de prendre la tête du mouve- 
ment irrésistible qui entraînait la nation vers ses institutions 
séculaires. Ce qui rendait le Concordat nécessaire, c'était plutôt 
le besoin de stabilité pour le culte catholique, qu'il fallait prémunir 
contre tous ces retours de persécution qui, depuis dix ans, entra- 
vaient son exercice. 

Notre seconde réserve porte sur les effets du Concordat. En 
plusieurs passages de son livre, dom Chamard le représente 
comme ayant sanctionné les actes de la Révolution^ comme ayant 
sauvé l'Eglise, il est vrai, mais en l'avilissant et la réduisant au 
rôle d'une mendiante qui s'en va quêter un morceau de pain à la 
porte de son spoliateur, au rôle d'une esclave asservie aux caprices 
de son maître. Grâce h Dieu, il n'en fut pas ainsi. Qu'on pèse tous 
les mots de cette célèbre convention, et l'on ne peut qu'admirer 
l'habileté avec laquelle le négociateur romain, passant entre les 
écueils, a su concilier les plus grands sacrifices avec le maintien 
de tous les droits de l'Eglise. Si le Concordat eut été loyalement 
observé, l'Eglise de France se serait relevée dans toute sa splen- 
deur. Ce qui lui a liât une si triste position, c'est la mauvaise foi 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE U 

de l'auteur des Organiques et la haine des sectaires, qui font 
servir h son humiliation le pouvoir que leur ont mis en main des 
populations aveuglées. 

Enfin, nous ne saurions admettre avec le Révérend Père que les 
Concordats soient des traités internationaux de la même nature 
que les autres, conclus entre souverains indépendants. Cette thèse 
est celle des politiques; elle a trouvé quelques défenseurs dans 
les rangs du clergé, mais elle ne paraît pas avoir les préférences 
de la cour romaine, s'il en faut juger par les encouragements qu'a 
donnés le Saint-Siège aux écrits du cardinal Tarquini, du P. Libe- 
ratore, et, tout récemment, à l'ouvrage de Mgr Satolli, auxquels 
nous ajouterons le bref adressé par Pie IX à M. Maurice de Bonald, 
à l'occasion de son opuscule sur le Concordat de 1801. 

L. S., S. J. 

Nos Maîtres, conférences sur la vie sociale, par l'abbé 
F. Brettes, chanoine de Paris. In-12 de xx-289 pages. 
Gaume, 1890. 

Ces huit conférences ont pour sujets : le Suffrage universel, 
l'École, la Presse, le Roman, le Théâtre, les Arts, l'Argent, 
l'Église et l'État. Elles s'ouvrent*toutes par un coup d'œil histo- 
rique et se poursuivent par une sorte de débat contradictoire, 
plein de chaleur mais aussi d'impartialité. L'orateur, par sa fran- 
chise cordiale, a conquis le droit de. distribuer à chacun de ses 
auditeurs sa part de remontrances : journalistes, romanciers, dra- 
maturges, manieurs d'argent, politiciens, tout le monde a son 
fait, sans pouvoir s'en offenser. 

Le mot de sacerdoce est employé un peu hors de propos : 
sacerdoce de la plume, du drame, de la peinture! Ce serait à 
nous, prêtres catholiques, de garder aux mots catholiques leur 
vrai sens. 

Quelques inexactitudes, excusables chez l'improvisateur, 
auraient pu être bannies de l'impression. Ainsi les vers qui 
accordent aux Grecs Tempire des arts et permettent aux Romains 
l'empire du monde ne sont point d'Horace, mais de Virgile 
(page 148). 

A la page 205, nous avons lu avec une certaine surprise les 
lignes suivantes : « Napoléon se faisait accompagner par Talma. 
Comme il voulait amener l'empereur de Russie a la paix de Tilsitt, 



12 ÉTUDES 

il l'invita à une représentation de Cinna^ pour laquelle il avait 
promis et il donnait à son acteur un parterre de rois. Au moment 
où Talma dit avec émotion que 

L'amitié d'un grand homme est un bienfait des dieux, 

l'empereur saisit la main d'Alexandre et la serre avec effusion. 
Ils ne s'étaient rien dit, mais ils avaient signé la paix. » 

C'est à Erfurt, en octobre 1808, que Talma jouait la tragédie 
devant un parterre de rois. La paix de Tilsitt, signée le 8 juillet 
1807, ne pouvait donc se préparer à l'entrevue d'Erfurt. Ce n'est 
pas dans le Cinna de Corneille, c'est dans la première scène de 
\ Œdipe de Voltaire que se trouve le vers fameux. Enfin, détail 
qui a son importance, ce n'est pas Napoléon qui saisit la main 
d'Alexandre, mais Alexandre qui saisit la main de Napoléon. 

Il y aurait aussi quelques redites à signaler. Ce sont là taches 
légères, qui disparaîtront aisément dans une édition prochaine 
et qui n'ôtent rien à l'intérêt de ces conférences. 

E. PUJO, S. J. 

La Cité chrétienne. Dialogues et récits, par Claude-Charles 
Charaux, professeur de philosophie à la Faculté des lettres 
de Grenoble. In-12 de 542 pages. Paris, Firmin-Didot, 
1890. 

Le nouveau livre que nous présente M. Charles Charaux se 
recommande par les qualités aimables et sérieuses qui distin- 
guent ses précédents écrits. C'est l'œuvre d'un penseur original, 
d'un écrivain délicat, et ce qui vaut mieux encore, d'un chrétien 
convaincu et éclairé, qui aime l'Église et a l'ambition de la faire 
aimer. 

« Nous désirons, dit l'auteur, rappeler en quelques traits 
rapides, quelle place la Cité chrétienne tient encore, à l'heure 
présente, au milieu des cités du temps. » Tout l'ouvrage s'ins- 
pire de cette féconde pensée. Qu'on ne s'attende point du reste 
à la voir se développer avec la rigueur et la régularit d'une thèse. 
M. Charaux estime avec raison que ce n'est point faire tort à 
la vérité que de l'encadrer dans quelques tableaux dont l'ima- 
gination fait en partie les frais. Rien de plus varié, pour le fond 
et la forme, que cette série de dialogues et de récits, où sont 
abordées successivement, et généralement résolues avec beau- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 13 

coup de solidité et de justesse, les questions les plus diverses : 
religion, philosophie, histoire, littérature, esthétique. La scène 
est à Paris, à Rome, au Canada, h la Nouvelle-Zélande, en bien 
d'autres lieux encore. De la cité antique, le lecteur passe sans 
transition à la cité moderne, du tombeau d'Œdipe au berceau 
de Jeanne d'Arc. L'ensemble forme une mosaïque, sobre de cou- 
leurs, mais d'un dessin très net et très ferme, où se révèle un 
esprit sûr de lui-même et maître de son expression. 

Sans aucunes prétentions scientifiques, ce livre est une inté- 
ressante apologie de la religion catholique. Qu'on lise les récits 
intitulés : le Médecin de Gran^ille, Notre-Dame du Hêtre, le Som- 
met de la Cité chrétienne, on y trouvera une réponse toujours 
juste et substantielle, souvent piquante, parfois profonde, aux 
objections que l'ignorance et l'incrédulité s'efforcent d'accréditer 
contre la Cité chrétienne, sa langue, son culte extérieur, ses 
ordres contemplatifs. C'est la réponse de l'esprit de foi à l'esprit 
de dor.te, c'est aussi le langage du bon sens, et, ce qui ne gâte 
rien, ce bon sens parle bon français. 

Çà et là, de charmantes descriptions pleines de fraîcheur et 
de poésie, des pages où respire une piété émue, comme celles 
que l'auteur consacre au livre de Vlmitation, font éprouver au 
lecteur la justesse de cette observation, que « rien ne repose de 
penser avec le seul entendement, comme de penser avec l'âme 
entière ». 

Il faut reconnaître cependant que, dans le recueil de récits et 
de dialogues qui forme la première partie de l'ouvrage, tout 
n'est point d'une égale valeur ni d'un égal intérêt. La deuxième 
partie, celle qui renferme les considérations d'un caractère plus 
philosophique, se distingue par une grande élévation d'idées. 
Mais on voudrait parfois plus d'ordre dans la discussion, j^lus 
de sobriété dans le développement, et l'idée ne se dégage point 
toujours avec assez de netteté et de précision. Telle théorie phi- 
losophique pourra paraître plus ingénieuse que solide : celle par 
exemple qui assigne comme unité rationnelle du temps « l'indi- 
visible instant où l'acte de notre bon vouloir, né dans le temps, 
entre aussitôt, et pour toujours, dans l'éternité » (p. 418). 

Dans un autre ordre d'idées, l'écrivain témoigne en plus 
d'un endroit une indulgence que nous croyons excessive pour 
une école qui se résume dans l'abbé Gratry et Mgr Dupanloup. 



n ÉTUDES 

Au moins conviendrait-il de faire les réserves nécessaires pour 
les doctrines. Il y a certains noms qu'on s'étonne de rencontrer 
au premier plan dans le « cycle religieux » du dix-neuvième 
siècle. D'autres sont relégués dans l'ombre, qui mériteraient la 
pleine lumière. L. Veuillot — c'est lui, sans doute, que l'auteur 
a en vue lorsqu'il parle du « grand tribun « — est-il de ceux 
qu'il faut se hâter d'oublier ? 

Ces réserves faites, nous rendons pleinement hommage à 
l'inspiration élevée, à l'esprit chrétien et catholique qui circule à 
travers ces pages. C'est là qu'il faut chercher l'unité d'un livre 
composé d'éléments si divers, et ce qui justifie son titre de Cité 
chrétienne : l'Eglise et Jésus-Christ sont vraiment le centre où 
tout converge. Ajoutons que M. Charaux n'est point de ceux que 
le présent décourage et qui désespèrent de l'avenir. Sa foi vail- 
lante lui fait présager pour la Cité chrétienne de prochaines et 
brillantes conquêtes. Ce livre y contribuera pour sa part, et 
c'est pourquoi nous lui souhaitons beaucoup de lecteurs. 

L. DECOSTER, S. J. 

La Femme forte et Pétat religieux, par le P. Henri Demante, 
de la Compagnie de Jésus. In-12 de 266 pages. Paris, Li- 
brairie de l'Œuvre de Saint-Paul, 1890. 

Le portrait de la femme forte est une des pages les plus 
célèbres du livre des Proverbes. Le P. Demante a eu l'heureuse 
idée d'en faire l'objet d'une série d'entretiens h des religieuses 
carmélites; et ce sont ces entretiens qu'il livre aujourd'hui à la 
publicité. 

Les vingt-deux versets qui composent ce portrait sont succes- 
sivement abordés en tout autant d'entretiens, et, chaque fois, il 
en est fait application à l'Eglise, à la sainte Vierge, surtout à 
l'âme religieuse. Ce qui constitue l'originalité réelle de ce tra- 
vail, venant après tant d'explications données de ce passage de 
l'Ecriture par d'éminents interprètes, c'est précisément cette 
application de chacun des détails de ce sublime tableau à l'es- 
prit et aux devoirs de l'état religieux. 

Il y a vraiment parfaite sécurité, charme délicat et profit 
sérieux à suivre dans ses leçons le savant, pieux et ingénieux 
commentateur de cette page instructive de nos Livres saints. 

F. P., S. J. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 15 

Méditations à l'usage des élèves des grands séminaires et 
des prêtres, par L. Branchereau, Supérieur du grand sé- 
minaire d'Orléans. 4 vol. in-12. Paris, Vie et Amat, 1890. 
Prix : 12 francs. 

Utile à tous les fidèles, l'exercice de la méditation quotidienne 
est indispensable au prêtre. C'est donc faire une œuvre éminem- 
ment sacerdotale que d'en faciliter la pratique au clergé. Tel est 
le but que se propose le vénérable supérieur du grand séminaire 
d'Orléans, en publiant ces quatre volumes. 

L'auteur le dit dans sa préface : les méditations dont se com- 
pose ce recueil ont été préparées, au jour le jour, pour les sémi- 
naristes, sans être d'abord destinées à la publicité. Mais je com- 
prends qu'après avoir été nourris de cette forte et substantielle 
doctrine, les élèves de M. Branchereau aient manifesté le désir 
de conserver et de savourer, à leur aise, les enseignements de 
leur jeunesse cléricale. Nous nous joignons a eux bien volontiers 
pour remercier l'éminent Sulpicien d'avoir accédé à de si légi- 
times demandes. 

Nous ne surprendrons personne en disant que, dans ces pages, 
on retrouve la netteté et la vigueur de pensée qui distinguent les 
œuvres de M. Branchereau. Les vertus et les devoirs du sémina- 
riste senties sujets ordinaires de ces méditations. Dans l'analyse 
qu'il en fait, on sent que l'auteur n'est pas homme à se contenter 
d'un aperçu superficiel ; il n'est satisfait que lorsqu'il arrive au 
fond des choses. Sans recherche et sans affectation, c'est parfois 
tout un traité qu'il résume en quelques lignes. 

Oserai-je dire que cette qualité supérieure pourrait avoir ici. ses 
inconvénients ? La part faite à l'intelligence est peut-être un peu 
large dans un exercice qui a pour ^ but principal d'exciter les 
affections du cœur. C'est une tentation assez fréquente de con- 
fondre la méditation avec des réflexions toutes spéculatives. Mais 
j'ai tort de donner à cette observation la forme d'une critique. 
Excellente réaction, au contraire, que cet excès, si excès il y a ; 
car c'est dans un tout autre sens que pèchent aujourd'hui les au- 
teurs de spiritualité. 

Le nombre des méditations consacrées aux mystères de Notre- 
Seigneur est relativement beaucoup trop restreint : à peine un 
volume sur quatre. Mais ceci tient évidemment à la manière dont 



16 ETUDES 

le recueil a été composé, et l'auteur souscrirait autant que per- 
sonne h cette règle de l'Imitation : Summum igitur studium nos- 
trujn sit in {>ita Jesii Christi nieditari. 

De la méthode, nous ne dirons rien. La meilleure pour chacun 
est celle qui convient le mieux à la nature de son esprit, à la dis- 
position actuelle de son âme et au sujet qu'il médite. Ceux qui 
sont familiarisés avec la méthode de Saint-Sulpice n'en peuvent 
trouver une plus heureuse application. Je regrette seulement 
qu'on s'en tienne à ce moule unique, en faisant d'inutiles eflPorts 
pour l'accommoder à tout et à tous. Telle méthode qui réussit h 
l'un devient pour l'autre un obstacle; et celle qui se prête mer- 
veilleusement à la méditation,d'une vérité abstraite ou à la consi- 
dération d'une vertu, s'adapterait mal à la contemplation d'un 
mystère. 

En félicitant le supérieur de son grand séminaire du nouveau 
service qu'il vient de rendre au clergé, Mgr l'évêque d'Orléans 
exprime le souhait que ces méditations fassent croître un grand 
nombre d'âmes sacerdotales dans la connaissance et l'amour de 
Notre-Seigneur. C'est aussi le vœu que nous voulons former ici, 
assuré de répondre en cela au meilleur désir du pieux et savant 
auteur. P. B., S. J. 



PHILOSOPHIE 

SCIEiNGES ET ARTS 



I. — Les Fondements de la métaphysique, par B. Conta, 
traduit du roumain par D. Tescanu. In-18 de 155 pages. 
Paris, Alcan, 1890. Prix : 2 fr. 50. 

II. — Doctrine philosophique de saint Thomas d'Aquin, ré- 
sumée d'après le docteur Stœckl, par l'abbé L. Grolet, an- 
cien professeur de philosophie. In-18 de 392 pages. Paris, 
Roger et Ghernoviz, 1890. 

I. — « La métaphysique reste toujours l'irrésistible tentation 
de l'esprit humain, » disait-on récemment à propos d'un livre de 
M. Fouillée. Nous sommes loin du temps où A. Comte ramenait 
toute la philosophie à la coordination des siences positives. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE y. 17 

Qu'est-ce, en eUet, que révolutioiinismc, sinon une synthèse des 
«onnuissances humaines et nne explication de l'existence univer- 
selle, c'est-à-dire une manière de métaphysique? M. Conta se 
proposait* de chercher les fondements de cette métaphysique. 
D'après lui, on peut élever la pyramide des connaissances 
humaines sans avoir recours à des principes a priori^ sans ren- 
contrer à chaque instant Dieu, le libre arbitre, l'immortalité, sans 
perdre de vue les choses réelles^ c'est-à-dire les choses attestées 
par les sens. Conclusion : la relativité de la vérité ; au fond, le 
scepticisme. Alors, pourquoi affirmer un système ; n'est-ce pas 
nne contradiction? « Oui, répond l'auteur; mais quel est le sys- 
tème qui ne contienne pas des contradictions essentielles ? » 

II. — Notre sympathie est acquise d'avance à tout travail entre- 
pris en vue de favoriser la restauration de la philosophie catho- 
lique. Le livre de M. l'abbé Crolet nous semble éminemment 
propre à procurer ce résultat. Il résume en effet assez bien la 
doctrine philosophique de saiut Thomas, en la réduisant à 
quelques points essentiels : principes fondamentaux, métaphy- 
sique, théorie de la connaissance, Dieu, la création, les auges, 
l'homme, la morale, la rédemption, la politique. Des sous-titres 
et des numéros insérés dans le texte facilitent les recherches ; au 
bas des pages se trouvent classées méthodiquement les citations 
se rapportant aux divers sujets traités. Utile à tous ceux qui se 
vouent à l'étude ou à l'enseignement de la scolastique, cet ouvrage 
le sera tout particulièrement à ceux qui n'ont pas le loisir de con- 
sulter les œuvres complètes de saint Thomas. 

Nous avons cependant quelques réserves à faire çà et là. Le 
chapitre de la métaphysique est par trop incomplet. On n'y trouve 
rien sur l'être en général, ses propriétés, ses causes ; l'auteur se 
contente presque uniquement d'exposer la théorie de la matière 
et de la forme, la confondant, sans doute, avec le système plus 
général et moins discuté de la cause matérielle et formelle, de 
l'acte et de la puissance. 

Nous n'aimons pas non j)lus cette assertion que le souverain 

1. L'auteur est mort en 1882. Professeur de droit à Jassy, et ministre de 
l'Instruction publique, il s'occupait surtout de philosophie. On a de lui plu- 
sieurs ouvrages. Celui que nous annonçons est incomplet : il ne contient 
que le premier chapitre du grand travail que préparait l'auteur. 

Bibliographie, II. — 2 



18 ETUDES 

bonheur ne peut consister que dans l'intuition immédiate de 
Dieu, surtout si on la rapproche de celle-ci : « Cette intuition 
immédiate de Dieu ne peut être réalisée que par un moyen sur- 
naturel. » (P. 261.) 

Enfin, à la page 372, on nous dit que « les progrès de la philo- 
sophie ne dépendent pas de ceux des sciences naturelles », et un 
peu plus bas, que « la scolastique a pour point de départ l'expé- 
rience )). N'y a-t-il pas là une apparence de contradiction? L'au- 
teur répond que l'expérience, base de la scolastique, n'est pas 
« cette expérience qui suppose des instruments précis, des obser- 
vations mullipliées y) . Ace compte, l'expérience faite grosso modo, 
par à peu près, serait suffisante. Est-ce bien là la pensée de saint 
Thomas et d'Aristote? H. DESPONT, S. J. 

Code civil espagnol, promulgué le 24 juillet 1889. Traduit et 
annoté par A. Levé , vice-président du tribunal civil 
d'Avesnes. In-8 de xxxi-385 pages. Paris, Pedone-Lauriel, 
1890. 

, En publiant, le 24 juillet 1889, son nouveau Code civil, l'Es- 
pagne a fait un pas vers l'unité de législation. Nous disons : un 
pas; en effet, la loi nouvelle laisse, en partie, subsister dans les 
provinces le droit local (fuero) écrit ou coutumier, et n'édicte 
seulement qu'une règle de droit commun et supplémentaire, « à 
défaut de dispositions dans les lois spéciales ». 

Les auteurs de ce code se sont manifestement inspirés du Code 
Napoléon ; mais l'œuvre de 1803 n'a passé dans la loi espagnole 
que modifiée, transformée, amendée de telle façon que l'imita- 
tion, ou peut le* dire hardiment, est devenue supérieure au 
modèle. 

Ne pouvant tout analyser, nous nous bornerons à signaler 
quelques points sur lesquels portent les différences et, on le 
verra, les progrès les plus notables. 

Mariage, — Sur cette question si délicate et si discutée du 
mariage, le Code espagnol s'est montré plus respectueux que le 
nôtre du droit canonique. Bien des Français n'apprendront pas 
sans surprise qu'en Espagne les époux catholiques ont la liberté 
de ne se marier qu'à l'église, et n'ont rien à voir avec la mairie; 
bien plus, que a les constitutions de l'Eglise catholique et du 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 19 

saint concile de Trente y sont reçues comme lois du royaume ». 
(Art. 75.) Un récent accord entre le Saint-Siège et le gouverne- 
ment espagnol a réglé de la manière suivante l'intervention res- 
pective des deux puissances. 

» Le mariage canonique produit, du jour même de la célébration 
à l'église, tous les effets civils (art. 76). — La connaissance des 
procès en nullité et en séparation de corps appartient aux tribu- 
naux ecclésiastiques, dont la sentence est rendue exécutoire par 
les tribunaux ordinaires (art. 80, 82). 

Pour concilier l'intérêt de l'État avec le droit de l'Église, un 
fonctionnaire municipal doit assister à la célébration du mariage 
canonique, « dans le seul but d'assurer son inscription immédiate 
sur le registre civil. )> (Art. 77.) 

Ajoutons qu'outre le mariage canonique public, la loi reconnaît 
la parfaite licéité du mariage canonique secret et du mariage in 
articulo mortis. 

A ceux qui entendent se passer du mariage canonique, la loi 
réserve la faculté du mariage civiL 

Qu'est-ce à dire? Est-il donc loisible à tout individu, catholique 
ou non, de choisir à son gré l'une ou l'autre forme de mariage ? 
— En prijicipe^ non. D'après l'article 42, « tous ceux qui font 
profession de la religion catholique doii>ent contracter le mariage 
canonique )). Le commentaire le plus autorisé du nouveau code 
en déduit pour les catholiques une obligation étroite de se con- 
former au droit ecclésiastique^. On se hâte d'ajouter, il est vrai, 
que le catholique d'origine peut lui-même adopter la forme du 
contrat civil, à la condition de « manifester ostensiblement qu'il 
n'appartient pas à l'Eglise ». Et la jurisprudence décide que cette 
intention ostensible résulte suffisamment « du fait de solliciter la 
célébration d'un mariage que réprouve l'Eglise catholique ». 

En fait, il semble donc que tout individu peut se soustraire, 
moyennant une démonstration peu compromettante, aux règles 
du statut ecclésiastique. Voilà qui altère singulièrement l'esprit 
de l'accord sur lequel Rome avait dû compter pour assurer le 
respect du mariage religieux. Comme les articles organiques ont 
fait en France pour le Concordat, l'interprétation donnée après 
coup au traité en a quelque peu faussé le sens et créé une situa- 

1. Codigo civil comentado, par un avocat de Madrid qui signe : Mucius 
S cas vola. 



20 ÉTUDES 

tion que le Saint-Siège, dit-on, subit faute de mieux, mais en le 
déplorant. 

Tel quel, cependant, ce modus vwendi nous paraît encore en- 
viable. Remarquons que, même dans l'hypothèse du « mariage 
civil », l'engagement dans les ordres sacrés ou le vœu solennel de 
chasteté dans un ordre religieux constitue un empêchement légal 
au mariage (art. 83); en second lieu, que la loi n'admet pas le 
divorce (art. 52). 

Tutelle. — Le système espagnol sur la tutelle semble, à la fois, 
plus prévoyant et plus libéral que le nôtre. Au lieu d'être aban- 
donnée, comme en France, au bon vouloir trop souvent précaire 
de parents ou d'alliés, c'est un magistrat spécial qui en provoque 
l'établissement. Cette formalité remplie, le conseil de famille en- 
dosse la responsabilité de l'administration, nomme son président 
et règle tout, en dehors de l'intervention du juge. 

Au lieu d'être gratuite comme en France, la tutelle donne droit 
à une rétribution de 4 à 10 pour 100 sur les biens de l'incapable 
(art. 276). Moins sentimental, mais beaucoup plus logique que la 
loi française, cet article a pour but d'intéresser le tuteur k la 
bonne gestion. 

Hérédité. — Il est facile de voir que nos voisins, comme tous 
les peuples de tradition, attachent une grande importance au 
testament : la partie de leur code qui le régit est une des plus 
riches en textes. Ici encore les préjugés français trouveront à 
critiquer plus d'une tendance de la loi nouvelle : faculté d'acqué- 
rir reconnue aux (( églises et chapitres ecclésiastiques » (art. 746); 
— extension des substitutions fidéicornmissaires en dehors de la 
descendance directe et jusqu'au deuxième degré (art. 781); — 
droit d'exhérédatiou pour le testateur (art. 848); — et surtout 
liberté testamentaire assurée au père de famille, par une combi- 
naison ingénieuse dont voici un aperçu. 

La succession est divisée en trois portions égales. Un tiers 
forme la quotité disponible ; les deux autres tiers, la réserçe de la 
famille. De cette réserve, la moitié, c'est-à-dire un tiers de l'hé- 
rédité totale, peut être attribuée par préciput (mejora) à l'un ou 
à plusieurs des enfants ; l'autre moitié se partage entre tous les 
héritiers privilégiés (art. 809, 810). 

On voit, d'après cela, que le fils choisi par le père peut rece- 
voir toute la quotité disponible et la moitié de la réserve, c'est-à- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 21 

dire les deux tiers de la succession, sans préjudice de sa part 
dans le dernier tiers réservé. Voilà qui fera bondir nos légistes ! 
Un peu de science sociale les amènerait cependant à reconnaître 
la sagesse de cette législation qui fait reposer la prospérité de 
l'État sur la stabilité des familles, et cherche le meilleur moyen 
d'y parvenir en dehors des utopies désastreuses du partage 
forcé. 

Une autre amélioration vainement réclamée depuis longtemps 
en France est l'admission du conjoint survivant au nombre des 
héritiers réserçataires (art. 807). Tandis que, chez nous, la loi le 
refoule après tous les cousins jusqu'au douzième degré, en 
Espagne elle exclut les collatéraux autres que les frères et 
sœurs. 

Hypothèques légales. — Gomme en France, le Code civil assure 
à l'incapable une hypothèque sur les biens du tuteur pour la 
garantie de la tutelle, et à la femme sur les biens du mari, pour 
la restitution de la dot. Mais voici la différence. Au lieu d'être 
occulte et générale, cette hypothèque est soumise, en Espagne, à 
la formalité de l'inscription, et ne frappe les immeubles que dans 
la proportion exacte des intérêts h garantir. C'est là un avantage 
dont tous les praticiens apprécient l'importance. 

Il y aurait encore beaucoup à dire sur la manière dont la loi 
espagnole envisage les conventions matrimoniales, les retraits^ 
les rentes foncières et, en général, toutes les modifications de la 
propriété. La préoccupation très légitime de conserver les biens 
dans les familles se trahit à chaque page ; et cela suffit à expli- 
quer pourquoi le traducteur, fortement attaché, on le voit, aux 
idées françaises, ne rend pas toujours à nos voisins la justice qui 
leur est due. Lorsqu'on exprime une opinion sur une législation 
étrangère, il faut se garder des jugements a priori; et, en pré- 
sence d'une disposition contraire à nos habitudes juridiques, le 
mieux serait, semble-t-il, de recourir à V exposé des inotifs^ pour 
connaître et interpréter sainement la pensée du législateur. 

A défaut de cette précaution indispensable, il aous est impos- 
sible de reconnaître à cette traduction, d'ailleurs estimable, la 
valeur d'une édition critique. F. BUTEL. 



22 ETUDES RELIGIEUSES 

I. — Grande Encyclopédie des jeux et des divertissements de 
l'esprit et du corps, par T. de Moulidars. Grand in-8 de 
vii-796 pages, 750 gravures. Paris, Librairie illustrée, 7, rue 
du Croissant. S. D. 

II. — Les Jeux des Grecs et des Romains, par Richter. Tra- 
duit avec l'autorisation de Fauteur, par Auguste Bréal et 
Marcel Schwob. In-18 de xiv-248 pages. Paris, Emile 
Bouillon, 1891. 

in. — Annuaire de la jeunesse, par H. Vuibert. In-18 de 
III-874 pages. Paris, Nony et G'^. 

I. — Le titre de ce livre est un peu bien solennel ; cette exa- 
gération répond à une idée qui est dans l'air depuis deux ou trois 
ans. Après avoir négligé jusqu'ici les jeux et les exercices du 
corps dans l'éducation universitaire, on s'est pris tout à coup d'un 
beau feu pour en rétablir Tusage. Dieu veuille que ce ne soit pas un 
feu de paille ; il paraît trop flambant et trop pétillant pour durer 
beaucoup. A la dernière distribution des prix, le discours tradi- 
tionnel a roulé en plus d'un endroit sur ce sujet. Généralement 
les discoureurs ne savent pas garder la mesure : on dirait, à les 
entendre, que le jeu possède une vertu magique pour former le 
caractère et développer l'intelligence. A ce compte, on a bien le 
droit d'inscrire le nom di^ encyclopédie en tête d'un recueil de 
jeux qui remplit 800 pages grand in-8. On peut même, sans 
trop d'indiscrétion, lui donner pour épigraphe le texte connu 
de Cicéron : Adolescentiam alunt, senectutem délectant ; l'ora- 
teur romain entendait cela des lettres, et nos aïeux aussi. Au- 
jourd'hui ce rôle sera dévolu à la paume , aux cartes ou au 
croquet. 

On n'a pas encore vu le titre du livre au complet ; voici la 
suite : Jeux anciens et nouweaua:, de calcul, d'adresse et de ha- 
sard; Jeux de salon, de préau, de cour y de jardin et des champs; 
amusement de F enfance; jeux innocents, jeux d'esprit et jeux de 
société. Récréations scientifiques ; arithmétique et physique qmu- 
santés. 

Après cela, il est clair que le meilleur éloge que l'on puisse 
faire du magasin, c'est de dire que l'enseigne n'est pas men- 
teuse. Il y a là vraiment de quoi se divertir de toute façon, des 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 23 

pieds à la tête, cerveau, bras et jambes, à la ville et aux champs, 
assis ou debout, par le beau temps et la pluie, seul ou en société, 
malade ou bieu portant, fillettes et grand'mères, babys et acadé- 
miciens. Entrez et choisissez. Sans parler des jeux d'exercice, 
qui occupent la place qui leur convient, trois cents pages seule- 
ment pour les cartes, cent pages au moins de jeux scientifiques, 
trente pages de petits jeux de société, ou jeux innocents, plus une 
douzaine de pages de pénitences qui ne sont pas toutes saintes 
et salutaires, etc., etc. Avec cela deux tables, l'une en tête, l'autre 
en queue ; la première donnant le classement des jeux ; la seconde, 
leur nom par ordre alphabétique. 

En somme, livre précieux et de ressource. La mère de famille 
le mettra, dans son estime, sur le même rang que sa Cuisinière 
bourgeoise . Les maîtres et maîtresses de maisons d'éducation le 
placeront, non dans la bibliothèque, mais sur le bureau, parmi 
les livres de main. Pour ces deux catégories de personnes, c'est 
un devoir, et pas le moins important, de savoir divertir son 
monde ; V Encyclopédie les y aidera fort. Il y a aussi des gens qui 
ont du temps à tuer; ceux-là y trouveront des armes pour ce 
massacre. 

IL — Encore un numéro pour la Bibliothèque de l' éducation 
physique. M. de Coubertin a découvert les jeux en Angleterre; 
M. Richter nous ramène chez les Grecs et les Romains. M. Au- 
guste Bréal, qui importe en France la prose de cet Allemand, 
nous redit dans sa Préface ce que nous avons bien déjà lu un 
millier de fois, savoir que, « dans ces derniers temps, — grâce 
à M. Philippe Daryl — les jeux du corps retrouvent chez 
nous la faveur qu'ils méritent et qu'ils avaient perdue » ; 
que, c( par imitation des Anglais, nous nous sommes remis à 
jouer... », etc. 

Jamais, dans nos établissements libres, la jeunesse n'avait perdu 
la bonne et salutaire habitude de jouer; presque tous les jeux, 
dont on nous rebat les oreilles en les aifublant de noms anglais, 
y sont en grand honneur ; nous en avons d'autres encore qu'on 
ignore en Angleterre; les exercices, imités de l'antiquité clas- 
sique, y sont pratiqués dans la mesure que permettent les conve- 
nances chrétiennes. Voilà la simple vérité; tout le monde sait 
cela. Mais à l'Université on ne connaît que l'Université; ce qui se 



24 ÉTUDES 

fait en dehors des murailles des lycées ne compte pas pour ces 
Messieurs. 

Quant au livre de l'Allemand Richter sur les Jeux des Grecs et 
des Roinahis^ on ne voit pas bien à quoi il rime. Pour un ouvrage 
d'archéologie, c'est maigre; Dezobry et Duruy pour les Romains, 
l'antique Voyage du jeune Anacharsis lui-même pour les Grecs, 
sont autrement riches. Pour un livre de jeux scolaires, la moitié 
des chapitres est à retrancher. Est-ce que l'on pense à rétablir 
dans nos lycées les jeux du cirque et les combats de gladia- 
teurs ? 

Autrefois on traduisait les mots grecs par leurs équivalents 
français; les noms propres eux-mêmes avaient dans notre langue 
une forme traditionnelle. Nos savants d'aujourd'hui ont changé 
tout cela. Ils écrivent Zens, Poséidon, Kronos, Phoibos, Koroi- 
bos, pour Jupiter, Neptune, le Temps, Phébus-Apollon, Coré- 
bus; la Boulé pour le Conseil, et le Bouleutérion, pour le lieu où 
il tient ses séances, en français, la salle du Conseil. Cela ne 
prouve pas que l'on sache mieux le grec. 

Cette manie est contagieuse. Dans une récente Vie de Jésus- 
Christ, dont on a beaucoup parlé, le beau-père de Kaïphe est 
appelé Hanan. Jusqu'ici les chrétiens l'appelaient Anne ; il eût 
peut-être mieux valu faire comme eux. 

m. — \J Annuaire de la Jeunesse est un recueil de renseigne- 
ments théoriques et pratiques sur les établissements d'éduca- 
tion et d'instruction de tous les degrés. Plus développé que VAu- 
nuaire de ï Instruction publique^ ce manuel sera très utile h toutes 
les personnes qui ont besoin de connaître l'état et le fonctionne- 
ment de nos différentes écoles. J. BURNICHON, S.J. 

Les Alliages. Trois leçons, par W. Ch.vndler Roberts- 
AusTEN, membre de la Société royale de Londres, pro- 
fesseur de métallurgie à l'Ecole des mines, données devant 
la Société des Arts de Londres, en 1888. Traduit par 
M. Gustave Richard, ingénieur civil des Mines. Paris, 
Gauthier- Villars, 1890. 

Dans ces leçons qui rappellent, au moins par la forme, l'ensei- 
gnement si plein d'intérêt de Tyndall sur diverses parties de la 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 25 

physique, l'auteur expose les résultats des travaux les plus récents 
sur la constitution des alliages. 

Après avoir étudié, dans la première, les trois méthodes 
de production des alliages : fusion, compression des métaux 
en poudre, électro-déposition, le savant professeur recherche, 
dans la deuxième, les modifications que les métaux éprouvent par 
les alliages. Elles semblent dues souvent à des combinaisons 
chimiquement définies ; mais, d'autres fois, les proportions de 
l'un des éléments sont beaucoup trop faibles pour qu'on puisse 
invoquer une combinaison : ainsi l'acier doit ses propriétés à la 
présence de 2 à 8 millièmes de carbone, quantité évidemment 
insuffisante pour constituer un composé chimique définissable en 
proportions atomiques. 11 s'agit alors d'une modification par 
influence physique : le métal à l'état de traces produit dans le 
métal associé ce changement moléculaire qu'on appelle change- 
ment allotropique d'état ^ 

Cette allotropie des métaux dans les alliages a été établie, 
dès 1860, par les recherches de Matthiessen. Or, M. Roberts- 
Austen veut donner la raison intime de ces changements molécu- 
laires. D'après ses expériences sur les alliages de l'or, il croit 
pouvoir affirmer que les modifications de ténacité des métaux 
alliés sont en relation avec les volumes des éléments qui y entrent. 
Les corps qui, dans les courbes de Lothar-Mayer, occupent les 
points les plus élevés, en d'autres termes, ceux qui ont de grands 
volumes atomiques, comme les métaux alcalins, diminuent la 
ténacité de l'or; au contraire, les métaux usuels de l'industrie 
qui, occupant le bas des courbes, ont des volumes atomiques infé- 
rieurs ou tout au plus égaux à celui de l'or, augmentent sa téna- 
cité. De là, ne peut-on pas conclure que les atomes du corps 
surajouté agissent par leurs volumes; que, s'interposant aux 
atomes de l'autre métal, selon qu'ils les écartent ou les rappro- 

1. Cette négation de toute combinaison chimique proprement dite, dans 
cette deuxième espèce d'alliages, est du moins ce qui semble ressortir de 
l'exposé un peu vague de l'auteur. Cependant, les expériences citées ne pa- 
raissent pas contraires à l'idée qu'on se fait généralement d'un alliage, 
d'après laquelle ce n'est qu'une dissolution d'un composé défini dans un 
excès de l'un des métaux associés. Seulement l'influence qui amène les mo- 
difications allotropiques devrait être rapportée, non au métal introduit à 
l'état de traces, mais au composé défini qu'il a servi à former. 



26 • ETUDES 

client, la ténacité diminue ou augmente ? Ces conclusions, si 
elles ne sont pas encore bien établies, sont assurément dignes 
d'attention. 

La troisième leçon, sur les couleurs des métaux et des alliages 
par rapport à leurs applications aux arts, est d'une importance 
moindre, au moins théoriquement. Mais, à propos de couleurs de 
métaux, qui se serai'i, attendu h voir intervenir le darwinisme ? 

Le professeur anglais ne doute pas que le sens des couleurs 
dont nous jouissons ne soit un legs transmis à l'homme primitif 
par les oiseaux et les insectes, et par nos ancêtres plus proches 
(les singes vraisemblablement). Nous lui laissons la gloire de ce 
lointain héritage ; mais il nous semble que ses doctrines sur l'ori- 
gine de l'homme ne sont pas h la hauteur de ses idées sur l'ori- 
gine et la nature des alliages. C. S., S. J. 



Manuel de l'analyse des vins, par Ernest Barillot. In-12 de 
xii-131 pages, avec figures dans le texte. Paris, Gauthier- 
Villars, 1889. 

Dans la première partie de ce petit volume, l'auteur s'occupe 
du dosage des matières contenues normalement dans les vins na- 
turels; la deuxième partie est consacrée à la recherche et au 
dosage jde celles qui y peuvent avoir été introduites dans un but 
frauduleux. 

L'ouvrage est complet, sans être surchargé ; les meilleures mé- 
thodes y ont été seules admises et systématiquement coordonnées. 
Fidèle à son titre, il vise h la technique, non à la théorie. L'auteur 
décrit les procédés opératoires et dirige les plus petits détails des 
manipulations, sans insister sur les principes qui en sont le point 
de départ, où même sans les rappeler. 

La deuxième partie était de beaucoup la plus délicate à traiter : 
c'est aussi celle qui paraît avoir été l'objet de soins spéciaux. On 
y trouve décrite une méthode nouvelle pour reconnaître et doser 
l'alcool surajouté, fondée sur des recherches personnelles d'un 
haut intérêt. M. Barillot considère le vin naturel comme un li- 
quide complexe que l'on ne peut assimiler de tous points ni à un 
simple mélange ni à une combinaison moléculaire, et dans lequel 
les substances constitutives seraient associées « d'une façon spé- 
ciale, jusqu'ici indéfinissable ». On peut, à certains égards, l'as- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 27 

similcr à un système éthérifiable : comme il arrive dans un pareil 
système, l'excès de l'un des termes — alcool introduit par le vi- 
nagc — modifie la marche de l'ëthérification et influe sur la pro- 
portion des acides volatils qui passent à la distillation. De là, un 
procédé de recherche dont la pratique peut paraître assez com- 
pliquée, mais dont l'auteur croit avoir contrôlé l'exactitude. Dans 
tous les cas, ses recherches offrent cet intérêt qu'elles paraissent 
établir l'existence d'un nouvel ordre de réactions limitées. 

Un appendice assez étendu est consacré, soit à des renseigne- 
ments complémentaires sur la nouvelle méthode, soit h la 
constitution des matières colorantes employées pour colorer frau- 
duleusement les substances alimentaires. Sur ce dernier point, 
M. Barillot semble vouloir se dédommager d'avoir été retenu 
jusque-là sur le terrain de la pratique; il ne fait maintenant que 
de la théorie, et de la plus hardie. Sa note est absolument remplie 
parles noyaux schématiques de Kékulé et par les formules struc- 
turales; elle est trop réduite, d'ailleurs, pour entrer dans les 
explications justificatives; aussi croyons-nous qu'elle s'harmonise 
assez mal avec le caractère du livre. 

L'exécution typographique est belle. Les nombreuses tables 
numériques à deux entrées et les tableaux de recherches ont été 
disposés par les éditeurs avec l'intelligence et la distinction qui 
caractérisent leurs publications scientifiques. Le tirage est sur 
papier fort, légèrement teinté. P. L., S. J. 



HISTOIRE — GEOGRAPHIE 
QUESTIONS DU JOUR 

Histoire civile et religieuse des Papes, de Constantin à Ghar- 
lemagne, par G. Audisio, chanoine de Saint-Pierre, pro- 
fesseur de droit des gens à l'Université de la Sapience. 
Traduite de l'italien par le chanoine Labis et annotée par 
le chanoine Delvigne. In-8 de 444 pages. Lille, Desclée. 

Parmi les historiens modernes qui ont essayé de faire, ou plutôt 
de refaire sur les sources l'histoire impartiale des pontifes ro- 
mains, le chanoine Audisio occupe un rang distingué : son 



28 ÉTUDES 

ouvrage, écrit avec méthode et clarté, méritait de passer en notre 
langue. Nous avons sous les yeux le deuxième volume; il com- 
prend l'histoire civile et religieuse des papes, depuis saint Mel- 
chiade, contemporain del'empereur Constantin, jusqu'à Adrien P"*, 
celui qui eut la joie de voir prosterné h ses pieds le défenseur de 
l'Église, Charlemagne. C'est donc une période de plus de quatre 
siècles (311 à 795), que le docte professeur de la Sapience résume 
d'un mot, en l'appelant l'époque de « l'émancipation religieuse 

et civile du o-enre humain ». 

o 

La traduction de M. le chanoine Labis nous semble fidèle et 
correcte ; dans des notes, que l'on aimerait un peu plus nom- 
breuses, M. le chanoine Delvigne cite sur les questions contro- 
versées l'opinion des critiques français ou allemands, qui confir- 
ment ou contestent les solutions de l'auteur. Ce travail ajoute 
encore au mérite de l'ouvrage, que tout amateur d'histoire ecclé- 
siastique consultera avec fruit. P. MURY, S. J. 

Le B. Guerric, disciple de saint Bernard et second abbé du 
monastère d'Igny, de l'ordre de Cîteaux, au diocèse de 
Reims, par l'abbé J. Beller. In-8 de 377 pages. Reims, 
Dubois-Poplimont. Prix : 3 francs. 

Au siècle de saint Bernard, la vie monastique jette un éclat 
incomparable; on est sûr, alors plus que jamais, de rencontrer 
sous le froc le savoir uni à la vertu, témoin le Bienheureux dont 
voici la vie. 

A Tournai sa patrie, Guerric, pourvu d'abord d'un canonicat, 
s'était rapidement élevé à la charge d'écolâtre, et avait vu accourir 
h lui les disciples. Il pouvait se faire un nom : il préféra la soli- 
tude, l'humilité, presque l'oubli. Bientôt Clairvaux le voit s'atta- 
cher à saint Bernard, imiter sa sainteté, s'imprégner de sa 
doctrine; Igny le prend pour père, admire dans sa vie le reflet, 
dans sa parole l'écho de celle du maître. Et pourtant, sur cet 
homme qui, même absorbé dans le rayonnement d'une gloire 
plus grande, garde encore des titres à la célébrité, quels rensei- 
gnements nous laissent les contemporains ? Deux chapitres de 
V Exordium magnum^ quelques anecdotes éparses dans les vies 
d'autres abbés ; c'est tout. 

Avec cette pénurie de documents, on comprend que la tâche 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 29 

de riiistorieu fût difficile. On sait aussi comment les biographes 
ont coutume de se tirer de cet embarras : «Voilà, disent-ils en 
présentant un tableau des mœurs du temps, ce qu'on faisait à 
cette époque ; voilà donc ce qu'a dû faire mon héros. )) La pré- 
sente Vie abuse un peu de ce mo\en. Avec les quelques traits 
qui restaient, il y avait de quoi faire une esquisse, légère à la 
vérité, mais distincte : mais combler les vides à grand renfort 
d'extraits de l'histoire générale et de la vie de saint Bernard, 
c'est noyer dans un ensemble impersonnel le vrai caractère 
d'une figure intéressante, quoique de second ordre. 

Pour la mettre dans son jour, il y avait mieux que de rares 
détails biographiques, transmis par tradition ou retrouvés par 
conjecture ; il y avait ses écrits . Sans doute ils n'étaient pas 
complètement ignorés ; mais, donnés le plus souvent en appen- 
dice aux œuvres de saint Bernard, dont ils ont la saveur, ils y 
passaient inaperçus. M. Bélier s'attache à les tirer de leur demi- 
obscurité, et, faisant un choix, il nous présente une corbeille 
des plus exquis fragments d'éloquence mystique, qu'il dispose 
dans un ordre rationnel et commente brièvement, de manière 
à nous donner des phases de la vie spirituelle un exposé suc- 
cinct. 

Il fait plus : pour enrichir ce petit trésor, il exhume de la 
poussière des bibliothèques un opuscule souvent signalé, mais 
encore inédit : De laiigiiore animœ amantis. Malheureusement, 
ni texte ni traduction ne sont d'une correction irréprochable : 
les amateurs d'éditions critiques pourront être déçus , et les 
amateurs d'inédit regretter que les recherches se soient bornées 
à la Belgique. Les manuscrits que la France a pris à Tournai ne 
sont peut-être pas introuvables, et la Suisse doit posséder encore 
celui que mentionne Le Long [Bibl. s. II, 756) : l'auteur ne semble 
pas en avoir eu connaissance. 

Il pourra dire qu'il n'a pas voulu faire œuvre d'érudit, et qu'il 
s'est moins adressé aux savants qu'aux âmes pieuses. Rome vient 
d'approuver le culte de Guerric, il ne veut voir en lui que le saint 
et l'ascète. En le faisant connaître, il espère faire aimer la vie 
cistercienne et rouvrir pour l'abbaye d'Igny l'ère des vocations. 
Comment ne pas applaudir à ce dessein ? A un siècle qui semble 
tout attendre du travail sans Dieu, il est bon de montrer, comme 
une leçon et un idéal, ces centres de travail chrétien et de prière 



30 ÉTUDES 

féconde qui se nomment les monastères de l'ordre de Cî- 
teaux. • j. D., S. J. 

Histoire de sainte Jeanne de France, duchesse d'Orléans et de 
Berry (1464-1505), par Mgr Hébrard, Protonotaire aposto- 
lique, vicaire général d'Agen, docteur en théologie et en 
droit canon, etc. In-12 de xxiv-527 pages. Paris, Pous- 
sielgue, 1890. 

La fille du roi Louis Xï, femme du roi Louis XII, est en 
possession de deux historiens dévoués, l'un prêtre, Tautre 
laïque, qui se complètent mutuellement. Ainsi, Mgr Hébrard 
ayant fait paraître en 1878 une étude sur Sainte Jeanne de Valois 
et V Ordre de V Annonciade, en 1884 M. de Maulde révéla au 
grand public l'existence de cette femme qui, fille, sœur et épouse 
de nos rois, semblait garder encore aux yeux profanes du monde 
le voile de son humilité chrétienne et de son volontaire efface- 
ment. Maintenant, après la fondatrice, Mgr Hébrard nous donne 
la sainte. 

Cette noble et délicate figure est-elle enfin fixée par le pinceau 
de ses biographes ? Nous n'oserions point l'affirmer. L'œuvre est 
si malaisée I Peu de renseignements et de critique dans les Bol- 
landistes, au 4 février. Ce tome des Acta est daté de 1658; or 
le procès de béatification commencé en 1632 devait durer plus 
d'un siècle. Très riche au contraire en documents, et unissant 
l'ordre à l'abondance, se présente au lecteur ami des sources 
l'introduction de M. de Maulde. Mgr Hébrard a d'ailleurs recouru 
aux mêmes pièces, compulsé à Bourges le vieux Fonds de sainte 
Jeanne, et à Albi les mêmes actes du procès de 1498. Il a sur- 
tout eu sous les yeux la Chronique de U Annonciade ^ œuvre de 
sincérité pieuse écrite par un témoin oculaire. Sur le caractère 
légendaire de certaines parties, il y a quelque dissentiment entre 
l'historien de la duchesse et celui de la sainte. Tous deux décla- 
rent s'en remettre à l'autorité de l'Eglise. 

Pour conclure ce parallèle, ajoutons que, si M. de Maulde fait 
volontiers des excursions dans le domaine de l'histoire générale 
et au pays des événements politiques, Mgr Hébrard a choisi pour 
le champ de ses digressions une région do pure allégorie, où il 
recueille des traditions sur la fleur de lis. Ce hors-d'œuvre a le 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE âl 

tort de donner le change, dès le début, sur un ouvrage excellent 
et tel que nous n'en connaissons guère de meilleur. 

Par ce temps de divorce, on ne lira pas sans profit ce que fit 
une sainte en matière de soumission aux lois et aux jugements 
de l'Église; au milieu de cette chasse aux jouissances, on ne 
contemplera pas sans émotion ce spectacle de surhumaine pa- 
tience. Remercions Mgr Hébrard d'avoir consacré son talent à 
composer un livre si beau et si bon, si français et si chrétien. 

H. CHÉROT, S. J. 

Le Cardinal Borromée, par Charles Quesnel. Ouvrage pos- 
thume, publié par les soins de M. Alexandre Piedagnel. 
In-16de 192 pages. Lille, Desclée, 1890. 

Le cardinal Frédéric Borromée (1564-1631), neveu de saint 
Charles, fut comme lui, mais non immédiatement après lui, ar- 
chevêque de Milan (1595-1631). Peu connu hors de l'Italie, il a 
cependant un titre immortel à la reconnaissance de toute l'Eu- 
rope : ce n'est point tant pour avoir fondé, en 1609, la biblio- 
thèque -Amèro.sfé/i/i*?, si riche en manuscrits très anciens et en pa- 
limpsestes, que pour avoir ouvert ces trésors au public. L'Eglise lui 
doit cet honneur que le premier palais de la science donnant libre 
entrée aux travailleurs, fut celui d'un cardinal. A Oxford, la Bo<^- 
Iéie7ine n oilrlt les mêmes facilités qu'à partir de l'année 1612; 
V Ajigelica de Rome, en 1620; la Mazarine, — œuvre d'un cardinal 
encore et d'un Italien, — en 1643 ; la bibliothèque Royale, aujour- 
d'hui Nationale, en 1692. 

« Frédéric Borromée, dit Manzoni , dans ses Projiiessi sposi, 
fut un de ces hommes rares en tout temps, qui ont employé un 
beau génie, toutes les ressources d'une grande fortune, tous les 
avantages d'une condition privilégiée, une application conti- 
nuelle, à la recherche et h la pratique du bien. » L'excellent ou- 
vrage de M. Quesnel est le développement de cet éloge. 



Vie du R. P. Muard (Marie- Jean-Baptiste), fondateur des 
Pères de Pontigny et du monastère des Bénédictins de la 
Pierre-qui- Vire, par le R. P. Dom Joseph Bouchard, de l'Or- 
dre de Saint-Benoît. Deux vol. in-8 de xiii-414 et 429 pages. 
Imprimerie générale, rue Saint-Fuscien, 18, Amiens, 1890. 



32 ETUDES 

Le R. P. Muard, fondateur des Bénédictins Prêcheurs de lu 
Pierre-qui-Vire, faisait de son vivant (1809-1854) l'impression 
d'une figure de saint. La mort a encore agrandi son auréole. 
L'enquête touchant l'héroïcité de ses vertus a éclairé d'un jour 
radieux cette physionomie déjà si resplendissante. Le soin pieux 
des enfants et des disciples du patriarche a permis de retrouver, 
dans les notes de son premier compagnon et dans sa correspon- 
dance personnelle, des révélations sur les merveilles cachées aux 
regards des hommes par son âme, jalouse de ses trésors. Cette 
somme considérable de documents inédits appelait une nouvelle 
Vie. L'ancienne, qui a pour auteur le restaurateur de l'abbaye de 
Sainte-Colombe-lez-Sens, l'abbé Brullée, ne suffisait plus, malgré 
un réel mérite. Dom Bouchard vient de consacrer son talent 
d'écrivain à composer une histoire définitive. D'un style solide 
et brillant, il expose avec ordre et lumière tout ce qu'il a pu re- 
cueillir sur l'enfance, la vocation, les fondations et l'apostolat du 
serviteur de Dieu. 

L'abbé Muard fut, dès le petit et le grand séminaire, un amant 
passionné de la pénitence. Toute sa vie il rappela par ses chaî- 
nes, ses cilices et ses abstinences, les effrayantes austérités des 
moines d'autrefois. Il fut moine en effet, et dans toute l'acception 
de la chose. Epris de la pauvreté la plus souffrante, de l'humilité 
la plus absolue, de l'obéissance la plus passive, en un mot de 
tout ce que le monde appelle la mort, il s'en allait en pèlerin, 
de Sens à Rome, de Rome à Aiguebclle, à la Salette, à Ars, à 
la Louvesc, et, rien qu'à le voir, on croyait à une évocation e 
saint François d'Assise ou de saint Benoît Labre. Sous ces de- 
hors modestes et mortifiés, il avait au cœur une flamme intense : 
le zèle des âmes. Donner des missions dans les campagnes fut son 
œuvre de prédilection. 

Simple curé, il y consacre ses forces et son temps. C'est trop 
peu. Il rachète, et Dieu sait au prix de quels sacrifices, les ruines 
de la magnifique abbaye de Pontigny, et il y établit, auprès du 
corps de saint Edme de Cantorbéry, une congrégation de mis- 
sionnaires diocésains. Ce n'est pas encore assez. Il obtient d'aller 
h Rome pour étudier l'appel d'en-haut qui le poursuit toujours 
et, au retour, il se présente comme novice à la Trappe d'Aigue- 
belle. Rentré au diocèse de Sens, il fonde, au milieu des pitto- 
resques montagnes de l'Avallonnais, le monastère de la Pierre- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 33 

qui-Vire. La règle qu'il y met en vigueur, — « une règle de fer », 
a écrit Louis Veuillot, — mais aussi une règle d'or, allie les pra- 
tiques de la pénitence aux exercices de la prédication. 

Et ce n'est pas un des moindres miracles montrés par la Provi- 
dence aux hommes de notre siècle, que ce couvent de Saint-Be- 
noît faisant refleurir au milieu du désert les exemples des thé- 
baïdes antiques. Comment s'étonner dès lors de sa toute-puissante 
attraction ? Là aimaient à venir, aux pieds de la Vierge du dolmen, 
les Montalembert et les Dupanloup; là, M. Dupin (1« Dupin du 
cordon de Saint-Acheul?) redevenait dévot à son aise, loin des 
regards profanes. Ces visites d'hôtes célèbres et les rapports non 
moins édifiants du P. Muard avec le P. Lacordaire et le P. de 
Ravignan, sont parmi les pages les plus intéressantes d'un livre 
qui ne les compte point. 

Les derniers chapitres sont consacrés à l'histoire des fonda- 
tions de France et de l'étranger. On disait jadis de Pontigu}^ 
qu'elle était une des quatre filles de Cîteaux. La maison de la 
Pierre-qui-Vire a vu elle aussi se multiplier les abbayes dont elle 
est mère. Ses colonies s'appellent Béthisy-Saint-Pierre, Saint- 
Benoît-sur-Loire, Saint-Pierre-de-Canon, Belloc, Kerbeneac. 
Une autre plus récente, Buckast-Abbey, au diocèse anglais de 
Plymouth, a servi de refuge aux expulsés de 1880. Car, à la 
Pierre-qui-Vire on a exécuté comme ailleurs les décrets du 
29 mars 1880. Ce qui y a été plus odieux qu'ailleurs, c'est que 
Ch. Lepère, un des signataires de ces tristes mesures, avait été 
en 1855 un des plus chauds panégyristes du R. P. Muard. Mais 
alors il était sincère! H. CHÉROT, S. J. 

Leven van den Hoogeerwaarden Pater Petrus Beckx (Vie 
du T. R. P. Pierre Beckx), door A. M. Verstraeten, S. J. 
In-8 de vii-572 pages. Anvers, Van-Os-de-Wolff, 1889. 

« Un général de la Compagnie de Jésus, le Pape noir : que de 
mystères doit renfermer cette vie ! que de secrets à révéler ! » se 
diront, en voyant ce titre, ceux qui croient encore aux légendes, 
accumulées par la presse et le roman moderne. Qu'ils ouvrent le 
livre; ils y trouveront, en effet, des révélations qu'ils n'atten- 
daient point et dont ils pourront même faire leur profit : l'hu- 
milité, la douceur, la patience, la confiance en Dieu, la bonté la 

Bibliographie, II. — 3 



34 ÉTUDES 

plus tendre pour les inférieurs, tels sont les secrets du gouver- 
nement de ce Supérieur jésuite. 

Son histoire ne l'affirme pas gratuitement. Compatriote du 
P. Beckx, l'auteur a été à même de puiser à des documents sûrs, 
et souvent intimes. A ce titre aussi, il a pu nous donner sur les 
premières années du futur général des renseignements curieux, 
qu'on ne pouvait glaner ailleurs qu'en Belgique, et qui ont pour 
but spécial de faire connaître aux populations des Flandres, dans 
leur langue et dans leur style familier, a l'enfant du pays ». 11 n'a 
point voulu retracer la part que le R. P. Beckx a prise, durant ses 
trente-trois années de gouvernement, aux grands faits de l'histoire 
religieuse du siècle. 

Le lecteur français demanderait peut-être un récit plus serré ; 
mais à ceux que charme la langue des Vondel et des Bilderdijk, 
ces pages, du plus pur néerlandais, sembleront toujours trop 
courtes. L. LOUBIÈRE, S. J. 

Clergé du Poitou en 1789. Procès-verbaux^ cahier des do- 
léances, et noms de tous les signataires des procurations et 
de leurs mandataires , publiés par H. et P. Beauchet-Fil- 
LEAU, et précédés d'une introduction par M. l'abbé Alfred 
Largeault. In-8 de xi-290 pages. Fontenay-le-Gomte, im- 
primerie Gouraud, 1890. 

Le cahier du clergé du Poitou avait paru déjà dans les Archives 
de V Ouest; mais les procès-verbaux des séances n'y sont pas 
comjilets, et les discours de Mgr de Beaupoil de Saint-Aulaire, 
évêque de Poitiers, y sont réduits à des citations. La publication 
intégrale de ees documents par MM. H. et P. Beauchet-Filleau, 
d'après une copie manuscrite conservée dans leur famille, est un 
bon service rendu à l'histoire. 

C'est aussi un légitime hommage décerné à ces prêtres de 89, 
animés de si loyales intentions. Dans leurs doléances, il est un peu 
question de tout et d'autres choses encore, sans que le nombre 
des plaintes nuise en rien à leur justesse. Ni esprit de routine, 
ni chimériques utopies. On proclame le maintien de la monarchie ; 
on sollicite la tenue des conciles nationaux et provinciaux ; on 
souhaite que l'éducation nationale soit de préférence confiée à 
des congrégations, et l'on fait des vœux pour la réforme, non pour 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 33 

la destruction des ordres religieux. Tolérance envers les héré- 
tiques qui respectent l'ordre public; mais répression sévère des 
écrits impies et immoraux. Enfin, l'amour de l'unité rivalisant 
avec l'ardeur de liberté et de fraternité, les évêques sont invités 
à faire composer un cours de théologie uniforme pour tous les sé- 
minaires, aussi bien qu'un grand et un petit catéchisme communs 
à tous les diocèses. On éprouve même le besoin, sur la fin d'un 
siècle si fécond en liturgies particulières, de revenir à un seul 
bréviaire et à une seule liturgie. 

Le programme est donc parfait ; M. l'abbé Largeault n'a pas de 
peine à le démontrer dans son excellente introduction. Que 
restait-il h faire ? — A le réaliser. H. CHÉROT, S. J. 

ï. — A la cour de Napoléon III, par la marquise de Taisez- 
Ghatenoy. In-18 de 319 pages. Paris, A. Savine. Prix : 
3 fr. 50. 

IL — Le Prince Impérial (Journal de Fidus, IV). In-18 de 
390 pages. Paris, A. Savine. Prix : 3 fr. 50. 

III. — Souvenirs d'un aide de camp du roi Jérôme, par le 
baron du Casse. In-i8 de 312' pages. Paris, A. Savine. 
Prix : 3 fr. 50. 

La librairie Savine publie trois volumes nouveaux se rapportant 
au second Empire ; tous les trois appartiennent au genre anecdo- 
tique. 

11 pleut en ce moment des mémoires^ et chacun, se haussant 
sur un piédestal, raconte iirbi et orbi ce qu'il a vu, ce qu'il a fait, 
ce qu'il a entendu ou cru entendre. 

Cela servira-t il h l'histoire? Oui et non. Oui, quand les auteurs 
de mémoires ou de souvenirs seront des hommes sincères, sérieux, 
comme le baron du Casse et Fidus. Non, lorsqu'à l'exemple de la 
marquise de Taisez-Chatenoy, ils se borneront à raconter des 
gauloiseries pimentées. En tout cas, ils ne feront pas toute la lu- 
mière; car l'anecdotier, le reporter, ne voit les faits que sous une 
face; quand il discute, il lui manque les éléments nécessaires à 
une discussion décisive, et quand il affirme, il ne peut en gé- 
néral affirmer qu'au point de vue spécial et personnel où il se 
place. Entrons dans le détail de ces trois nouveautés. 



36 ETUDES 

I. — Nous ne dirons qu'un mot du factum A la Cour de 
Napoléon III. Il est honteux qu'une femme ose signer un tel vo- 
lume. Nous avions pensé que ce nom de marquise de Taisez était 
le pseudonyme de Rigolboche ou de Gi'ille dégoût; on nous af- 
firme que Mme de Taisez a existé comme dame de la cour... Tant 
pis pour elle ! 

II. — Nous nous relevons tout à fait avec le Prince Impérial. 
C'est le titre qu'a choisi Fidus pour présenter le quatrième vo- 
lume de ses Mémoires, bien supérieur au troisième. 

Ici, point de « chambres bleues », mais des détails souvent 
fort intéressants sur le ministère du 16 mai, l'Exposition de 1878, 
la chute de Mac-Mahon. 

Fidus raconte le rôle du cardinal de Bonnechose auprès du maré- 
chal. Evidemment, c'est là un des points principaux des révéla- 
tions ; l'auteur en a senti l'importance et a fourni des éléments de 
contrôle plus étudiés et plus précis. Le cardinal a plusieurs fois 
aflSrmé qu'il ignorait le plan d'une restauration impériale, et que 
ses entrevues avec le maréchal et la maréchale n'avaient eu d'autre 
but que d'empêcher Mac-Mahon de « se démettre ». A vrai 
dire, l'amitié qui liait l'empereur et le cardinal, l'afTection que 
Mgr de Bonnechose portait au prince impérial, pouvaient faire 
croire à une sorte de conspiration, où le cardinal jouait un rôle 
considérable, et nous avouons que tel était notre humble avis. 
Nous remercions l'auteur d'avoir réformé nos idées à cet égard. 

Fidus n'a garde d'oublier, en parlant du jeune prince, son 
voyage en Italie, s'a réception par le Pape, son départ pour 
l'Afrique, sa mort, ses funérailles. 

C'est le plus important, le plus nourri, le plus étudié et le plus 
intéressant des quatre volumes déjà parus du Journal de Fidus. 

III. M. le baron A. du Casse, auteur des Mémoires du roi Joseph, 
commence la série de ses a Souvenirs ». M. du Casse écrit 
comme un soldat, c'est-à-dire avec franchise, mais il écrit aussi 
avec une finesse d'observation qui nous a ravi. En notre qualité de 
Picard et d'Amiénois, nous avons lu avec plaisir les anecdotes sur 
le vénéré Mgr de Bombelles et la révolution de 1830 dans notre 
pays, alors si dévoué à la cause royale. Quantum mutatus ab illo! 

Le baron du Casse devint, en 1849, aide de camp du roi 
Jérôme, qui était alors gouverneur des Invalides; s'il raconte les 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 37 

événements dont il fut témoin, il a le bon goût de voiler certaines 
faiblesses, trop connues, du vieux roi et il a la sincérité de l'en 
blâmer. A. LEFÈVRE. 



Le Mouvement agraire dans la péninsule des Balkans, 
l'Angleterre et ses colonies, la plaine saxonne, les Etats- 
Unis, par MM. R. Meyer et G. Ardant. In-8 de 315 pages. 
Paris, Retaux-Bray, 1889. 

Le Mouvement agraire fait suite à la question agraire, traitée 
par les honorables auteurs dans un premier volume. Pour eux, 
et avec raison, la petite propriété apparaît au début de toute'civi- 
lisation ; mais le développement de la richesse met" nécessaire- 
ment aux prises la petite et la grande propriété : la première 
succombe toujours, si elle n'est pas garantie par une législation 
protectrice. C'est h montrer cet antagonisme, souvent sanglant, 
à mentionner les mesures qui ont pour objet de sauvegarder 
Tune contre l'oppression de l'autre, en Europe et dans le Nouveau 
Monde, que ces doctes pages sont consacrées. Naturellement, 
l'histoire politique s'y mêle h l'histoire sociale; car la seconde 
est unie à la première par des liens étroits. 

Abordant la presqu'île des Balkans, les auteurs jettent un 
coup d'œil sur la législation agraire des mahométans. Ils en font 
l'éloge à certains égards, et ils estiment que dans cette région 
leur conquête fut plutôt un bienfait. Etudiant ensuite la 
situation économique depuis l'indépendance, ils signalent dans 
la Serbie les avantages de la Zadruga, communauté familiale 
d'un ou de plusieurs ménages qui protège la propriété domes- 
tique. Ces communautés, sous des lois plus ou moins favorables 
à la petite propriété, fleurissent dans la Bulgarie, la Croatie 
et les Confins militaires annexés à la Hongrie, dans la Croatie 
autrichienne, la Dalmatie, la Roumanie et le Monténégro. 
En les décrivant, MM. Meyer et Ardant font ressortir les in- 
fluences dissolvantes du droit romain, du code Napoléon et du par- 
tage égal, sur les destinées économiques de la famille. Puis ils exa- 
minent l'Angleterre et ses colonies, la plaine saxonne entre l'Elbe 
et la Néerlande, les Etats-Unis, la Hongrie ; un dernier chapitre sur 
V Eglise et la propriété couronne dignement cet important ouvrage. 

En Angleterre et aux États-Unis, Vhomestead, qui défend le 



38 ETUDES 

foyer domestique contre les exigences impitoyables des créanciers 
opulents et la rapacité des usuriers, spécialement des juifs, qui 
exploitent aussi la presqu'île des Balkans; le fonctionnement de 
l'économie sociale dans les colonies anglaises, notamment dans 
les Indes et au Canada; la famille-souche, déjà constatée par 
M. Le Play, dans la majeure partie de la Westphalie et du Hanovre, 
institution qui oppose des obstacles à l'aliénation des biens 
immobiliers et à leur morcellement; toutes ces organisations 
pleines d'intérêt sont mises au plein jour. En 1870, le code de 
la Prusse conquérante a porté une grave atteinte aux coutumes 
de transmission intégrale des propriétés familiales ; une associa- 
tion de paysans hanovriens lutte par les assurances, par les 
caisses d'amortissement et de secours, contre ce despotisme éco- 
nomique. 

Parmi les aristocraties terriennes les plus tyranniques, 
MM. Meyer et Ardant réprouvent de préférence , et h bon droit, les 
capitalistes et grands propriétaires renégats de la presqu'île des 
Balkans, les usurpateurs protestants des biens ecclésiastiques aux 
seizième et dix-septième siècles, qui, en dépouillant l'Eglise, 
créaient la misère des peuples. En regard de cette cupidité, de 
ces rapines, ils exposent les innombrables services rendus par 
l'Eglise à la propriété. Avec quelle justice et quelle charité elle 
traitait les serfs de ses domaines ! Comme, en veillant sur les petits 
et les humbles, elle lançait l'anathème aux usuriers et aux voleurs, 
si haut qu'ils fussent sur l'échelle sociale ! Les richesses que 
lui avait léguées la reconnaissance des générations étaient, pour 
une large part, le bénéfice des pauvres et le secours des petits 
propriétaires obérés. Ce qu'a fait d'ailleurs pour les paysans la 
papauté, devenue souveraine en Italie par la gratitude des peuples, 
les auteurs le prouvent : ils mettent surtout en lumière, à ce point 
de vue, les généreuses initiatives de Sixte IV, si calomnié, et de 
Pie VII. Dans un prochain volume, M. Ardant étudiera les rap- 
ports historiques des papes et des paysans dans les Etats de 
l'Eglise. 

Ce livre, très remarquable, est enrichi de notes précieuses à la 
fin de chaque chapitre, le dernier excepté ; une belle exécution 
typographique ajoute au charme de cette lecture. 

Qu'on me permette quelques sympathiques observations. Les 
avantages de la grande propriété, quand elle est sage, sont pas- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 39 

ses SOUS silence. Le régime turc me paraît trop flatté ; sa déca- 
dence ne lui vient pas seulement de l'Occident, mais surtout de 
lui-même. L'Eglise n'a pas toléré en Angleterre le mariage des 
prêtres et des moines jusqu'au deuxième concile de Latran, en 
1329 : le mot est impropre. Enfin, la communauté agraire dans 
le pays de Galles, en Ecosse, en Angleterre et dans l'Inde an- 
glaise, aurait besoin d'éclaircissements. Ces quelques desiderata 
n'enlèvent rien, ai-je besoin de le dire? à la valeur de ce travail. 

G. GANDY. 

A l'aventure, croquis italiens, par René Bazin. In-12 de vi- 
322 pages. Paris, Galmann Lévy, 1891. 

A l'Açenture est un recueil de notes, prises au cours d'un 
voyage à travers l'Italie. Ces croquis, enlevés d'une plume alerte 
et fine, sont intéressants par les questions qu'ils abordent, par 
les réflexions qu'ils suggèrent et par le charme du style. Il y en 
a de gracieux : l'intérieur de l'honnête famille Tacconi, Assise, 
les mœurs romaines ; d'autres pittoresques : Venise, Florence 
vue de nuit, un convoi funèbre escorté par les Confrères de la 
Miséricorde et traversant les rues à la lueur des torches, le pèle- 
rinage des ouvriers français à Rome; quelques-uns confinent au 
comique : l'idylle de Miss Maud, la loterie et le livre des songes ; 
habituellement toutes ces nuances sont mêlées et fondues, 
comme dans la vie. 

La plupart de ces pages sont, en outre, remarquables par ce 
qu'elles nous révèlent du caractère, des mœurs et des préoccupa- 
tions italiennes. La Triple-Alliance, la lutte sourde entre la 
France et la Prusse et l'éventualité d'une guerre européenne at- 
tirent surtout l'attention. L'influence française s'exerce sur la 
masse de la nation par la presse, la littérature, les modes et les 
relations extra-officielles. Malheureusement, ce qui franchit les 
Alpes n'est pas toujours ce qu'il y a de plus honorable pour le 
génie français ; nos journaux, en particulier, et nos romans na- 
turalistes donnent là-bas une triste idée de notre sens moral. 
La pénétration allemande est moins spontanée ; elle s'exerce 
plutôt sur les classes élevées et sur les fonctionnaires par la po- 
litique, le militarisme et les systèmes pédagogiques. 

Ce livre ne contient que des idées et des appréciations justes. 



40 ETUDES 

bien que légèrement optimistes, à notre humble avis du moins. 
Je ne sais quel parfum d'honnêteté littéraire et d'élévation mo- 
rale pénètre tout et laisse dans l'âme une impression agréable et 
saine, comme les causeries d'un compagnon sérieux, spirituel et 
distingué. Qu'on en rencontre peu, hélas ! dont le langage ait 
cette réserve délicate, l'œil cette perspicacité bienveillante dans 
l'observation, l'esprit enfin cette ouverture souriante et cette sym- 
pathie universelle pour tout ce qui est bon. 

A ï Aventure se prêterait à une magnifique illustration, où les 
paysages et les villes de l'Italie, le passé et le présent, les mer- 
veilles des peintres, des sculpteurs et des architectes, la réalité 
et la fantaisie trouveraient naturellement leur place. En atten- 
dant, chaque lecteur doit y pourvoir. Heureusement M. René 
Bazin nous facilite cette tâche par la vivacité nette et la fidélité 
de sa narration. Nous croyons voir et sentir par lui et comme 
lui; c'est délicieux et profitable. ET. CORNUT, S. J. 

Au pays d'Annam, par Paul Antonini. In-8 de 316 pages. 
Paris, librairie Bloud et Barrai. (Sans indication de date). 

Nous avons déjà analysé ici même Au pays de Chine , du 
même auteur, et montré que ce livre n'est pas, comme le veut 
une petite notice flatteuse que nous trouvons au dos de celui-ci, 
« un des livres les plus intéressants et les plus sérieux qui aient 
été publiés sur l'extrême Orient ». Grâce à cet abus de super- 
latifs, il ne nous resterait plus de termes admiratifs pour 
Au pays de VAnnam, qui montre sur son prédécesseur un 
progrès réel. On voit que M. Antonini n'a pas plus visité l'An- 
nam et le Tonkin que la Chine, et que son travail n'est qu'une 
compilation. Mais nous lui devons la justice de reconnaître 
qu'il a su cette fois puiser ses renseignements dans des livres 
plus modernes et plus exacts, et les contrôler suffisamment 
pour la plupart. Nous regrettons qu'il n'ait pas cité plus fré- 
quemment ses sources et nous renvoie trop souvent à ses propres 
ouvrages. L'habitude des écrivains sérieux s'affirme de plus en 
plus dans ce sens de l'exactitude des citations, surtout dans les 
ouvrages de compilation. Ceci dit, examinons un peu le livre. 

La première partie traite de l'histoire, de la géographie de l'An- 
nam et du Tonkin, du climat, des produits, de l'industrie et du 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 41 

commerce. Tout cela est intéressant, on y trouve même de 
temps h autre le mot pour rire. C'est ainsi que, décrivant les 
divers animaux ou insectes désagréables qui fourmillent dans les 
maisons, l'auteur nous affirme gaiement que « en somme on est 
rarement seul chez soi au Tonkin et en Annam )). (P. 67.) Puis 
l'auteur nous initie aux mœurs, institutions, croyances, etc., des 
Annamites. Cela diffère peu de ce qu'il nous a raconté des Chi- 
nois. Nous remarquons avec plaisir que « l'Annamite est plus 
disposé que le Chinois à voir dans sa femme un être doué de sen- 
timents qui peuvent être aussi nobles que ceux d'un homme de 
bien; il est prêt h faire de la compagne de sa vie son égale... m 
(P. 94.) C'est un bon point en leur faveur; malheureusement, nous 
lisons un peu plus loin que les Annamites sont de grands en- 
fants malicieux; nous pourrions ajouter : et passablement cruels. 

M. Antonini nous raconte ensuite l'histoire du christianisme 
dans l'Indo-Chine. Il y a là des pages émouvantes, écrites avec 
cœur et foi, témoin l'éloge de Mgr Puginier, que tous liront avec 
plaisir, même les admirateurs de Paul Bert, qui avait fait son ami 
du vaillant évêque. Notre auteur relève courageusement les 
accusations haineuses lancées par le gendre de Paul Bert, 
M. T. Chailley, contre nos missionnaires et les chrétiens ; il en 
prouve la mauvaise foi et l'inanité par de magnifiques exemples 
de dévouement et de courage. Il montre l'erreur qu'on a com- 
mise en n'armant pas les chrétiens du Tonkin et en les faisant 
massacrer par les Annamites. L'amiral Courbet l'avait compris et 
il avait donné quelques fusils aux chrétientés les plus menacées. 
Mais le vaillant marin chrétien fut sacrifié, lui aussi, et il en mou- 
rut de chagrin au moment où il venait de vaincre la Chine. 

Cette histoire de la dernière guerre est rapportée dans la 
seconde partie, qui traite de l'intervention de la France dans 
l'extrême Orient, de 1788 à 1888. Nous y trouvons une apologie 
de F. Garnier et quelques lignes aussi justes que charitables sur 
la triste affaire de Langson, et l'histoire plus triste encore du 
malheureux Herbinger. Ces pages remplies de sentiments patrio- 
tiques sont d'une lecture attachante. 

Viennent alors les hauts faits accomplis au Tonkin par les Haute- 
feuille, les Trentinian, les Balny d'Avricourt et tant d'autres, 
suivis des tristesses et des massacres causés par l'incompréhen- 
sible et coupable Philastre, marié h une Annamite, sacrifiant 



42 ÉTUDES 

l'honneur du pavillon IVançais pour rendre les villes conquises 
au gouvernement de l'Annam. Nous assistons aux massacres 
causés par cet acte inqualifiable, à la mort de Rivière, à la se- 
conde conquête du Toukin, à la campagne de Formose, au blo- 
cus des côtes de Chine, enfin, au traité de paix courouné par la 
mort de l'amiral Courbet à bord de son vaisseau le Bayard. 
M. Antonini termine par les mots suivants une critique de 
notre politique au Tonkin: «Aujourd'hui, il est trop tard pour 
discuter l'occupation du Tonkin : l'honneur de la France est à 
jamais engagé h conserver ce pays. » Tel est bien notre sentiment 
et nous devons remercier notre impartial auteur de le faire com- 
prendre à ses lecteurs. A.-A. FAUVE L. 

I. — Le Crédit foncier de France, par Emile Robert- 
GouTELLE. In-12 de 441 pages. Paris, A. Savine, 1890. 
Prix : 3 fr. 50. 

n. — Où est l'argent, par Auguste Chirac. In-12 de 300 pages. 
Paris, Savine. Prix 3 fr. 50. 

I. — Nous commençons par déclarer que ce livre nous semble 
indispensable à tous les actionnaires ou obligataires du Crédit fon- 
cier; ils verront comment et pourquoi cette institution, au lieu 
de se contenter de prêter aux particuliers ou aux villes sur des 
propriétés bâties ou des garanties absolument certaines, se lance 
dans des opérations commerciales qui, précisément parce qu'elles 
sont commerciales, sont sujettes à des imprévus ; ils verront 
que le Crédit foncier, continuant à jouer sur les phosphates (pour 
ne parler que de ce fait), expose ses actionnaires à perdre de 
grosses sommes. 

Du reste, il est un critérium mathématiquement vrai : quand 
une société de crédit est obligée de donner des millions à la 
presse, c'est qu'elle a des voiles à jeter sur des opérations plus 
ou moins véreuses. Or, on a prouvé que le Crédit a donné en pâ- 
ture aux journalistes des sommes considérables ; donc, la con- 
clusion de l'auteur est exacte, il y a des opérations à cacher. 
M. Robert-Coutelle attaque personnellement M. Christophle, et 
il se demande comment cet opportuniste, ayant des appointements 
de 40 000 francs, a pu accaparer des millions. 

Le jeu est partout; on l'a vu dans le Comptoir d'escompte. De 



1 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 43 

plus, la complaisance est partout; car le gouvernement, cet affamé 
d'argent, s'il donne des concessions et des titres de gouver- 
neur, ne les donne pas gratis, et au Crédit foncier, comme à 
d'autres établissements que nous pourrions nommer, il impose 
des réciprocités, c'est-à-dire, des emprunts déguisés. 

L'auteur pense que le Créditjfoncier devrait être morcelé, et il 
voudrait voir le privilège remplacer le monopole. 

Il indique dans sa conclusion les réformes immédiates à opérer, 
les révocations nécessaires. 

Bref, ce livre est une réponse péremptoire aux applaudisseurs 
salariés ou innocents qui ne trouvent que des « très bien » dans 
l'administration actuelle de notre établissement de crédit hypo- 
thécaire. 

II. — Est-ce un roman ? est-ce tout simplement un pari ? 
nous penchons pour le pari. 

Il s'agissait (du moins nous le supposons) d'écrire trois cents 
pages sur un sujet dont on ne connaît pas le premier mot. Disons 
bien vite que M. Chirac a triomphé. 

Son volume a pour but d'éreinter la Banque de France, qu'il 
définit ainsi : « une institution qui a pour principale fonction 
d'accaparer le numéraire ». 

Un de ses arguments est celui-ci : On a donné 73 millions 
d'or à l'Angleterre ; donc la Banque a des trésors innombrables 
qu'elle cache. 

Est-ce la peine de répondre que sur un encaisse de 2 milliards 
et demi, 72 millions improductifs pouvaient sagement être prê- 
tés à l'Angleterre èi un taux rénumérateur, sans pour cela faire 
supposer que la Banque accaparait le métal et l'entassait pour le 
plaisir d'avoir des monceaux d'or. Loin d'accuser la Banque, il 
faut la féliciter d'avoir su prendre le premier rang sur le marché 
monétaire, tout en faisant une bonne opération et en empêchant 
une catastrophe qui aurait atteint la France. Faut-il que le public 
soit naïf de s'émouvoir pour des racontars de journalistes en 
quête de scandale î A. LEFÈVRE. 



44 ETUDES 

LITTÉRATURE 

Dictionnaire chinois-français, par le Père Séraphin Cou- 
vreur, S. J. In-4 de 1 099 pages à trois colonnes. Ho-kien- 
fou (Chine), Imprimerie de la Mission catholique, 1890. 

Sauf le volumineux, rare et dispendieux ouvrage du Père Basile 
de Glemona, que s'appropria de Guignes pour le publier sous 
son nom en 1813, nous ne possédions jusqu'ici aucun diction- 
naire chinois-français pouvant lutter avec ceux que Morrison et 
W. Williams ont édités en langue anglaise *. 

Le P. Séraphin Couvreur, déjà connu par son Dictionnaire 
français-chinois et son Cours de conversation chinois-anglais-fran- 
çais, vient de remplir cette lacune, en éditant le superbe Diction- 
naire chinois-français, sorti cette année même des presses de la 
Mission des Pérès Jésuites à Ho-kien-fou, auTché-li Sud-Est. Nous 
avons eu le plus grand plaisir à parcourir cet énorme in-4° de 
1099 pages, et à renouveler connaissance avec quelques-uns de 
ses 23 747 caractères, sur lesquels nous avons passé autrefois de 
longues heures d'étude. 

Donnons d'abord à ce magnifique travail tous les éloges qu'il 
mérite ; on nous permettra alors plus facilement de présenter 
quelques critiques suggérées par les leçons de l'expérience et par 
notre désir devoir les travaux de nos studieux missionnaires riva- 
liser heureusement avec ceux des missionnaires protestants. 

Le Dictionnaire du P. Couvreur, comme celui de Williams, 
comprend trois colonnes par page. En tète de chaque colonne 
est figurée la prononciation des caractères qu'elle contient : l'au- 
teur évite ainsi de la répéter sous chacun d'eux. L'ordre de ces 
sons est alphabétique. Le système de transcription des sons chi- 
nois est presque entièrement celui de Sir Thomas Wade, avec 
quelques additions et quelques variantes. Les tons sont marqués 
sur les grands caractères chinois à la mode du pays, c'est-à-dire 
par un petit demi-cercle à l'un des coins du caractère; une apos- 
trophe marque les aspirations. C'est aussi la méthode adoptée par 
Williams. Mais le P. Couvreur apporte un grand perfectionne- 
ment au Dictionnaire chinois-anglais de ce dernier, en plaçant à 

1. Celui de M. Williams fut imprimé eir 1874 à Shang-haï. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 45 

côté de chaque petit caractère du texte, ou à la suite de chaque 
phrase chinoise, la transcription en caractères latins, sur lesquels 
les tons sont indiqués parles accents français circonflexe, aigu et 
grave, complétés par le signe — et par l'apostrophe, lorsqu'il s'agit 
de marquer les aspirations. 

De plus, il a ajouté en chinois, entre parenthèses, l'indication 
des sources auxquelles il a puisé les citations classiques. Ex : 
Lun-yil, Meng-tze^ Kong-fou-tze (Confucius), etc. C'est là un 
avantage considérable sur ses devanciers. La matière des expli- 
cations et des citations nous a paru très abondante et tout à fait 
neuve. On voit bien que c'est là un travail original et non une 
simple adaptation des ouvrages antérieurs. Le nombre des carac- 
tères employés est plus considérable, et une innovation de valeur 
est d'avoir mis sous un grand nombre d'entre eux une série, 
allant souvent jusqu'à sept et huit de leurs formes diverses. 

Le P. Couvreur a cru sans doute apporter un autre perfec- 
tionnement à son œuvre, en insérant dans le texte un certain 
nombre de dessins, copiés dans un vieux livre chinois et que 
nous avons déjà trouvés dans \e Cuj^sus litteraturœ sinicœ du 
Père Zottoli. Ici commencent nos critiques. Nous pensons que 
ces dessins, fort anciens, n'ajoutent rien ou très peu de chose 
à l'intelligence du texte. On aurait pu les supprimer, ou imiter 
Zottoli en les plaçant tous ensemble au commencement du dic- 
tionnaire. A leur place, les sinologues et les sinophiles eussent 
préféré trouver les formes hiéroglyphiques anciennes, ou cursives 
modernes, des caractères les plus usuels. 

Au lieu de se borner à huit tables spéciales, on aurait rendu 
grand service aux étudiants de chinois en empruntant au second 
volume du Vocabulary and hand hook of the chinese lajiguage, 
de J. Doolittle, quelques-uns de ses tableaux aussi nombreux 
qu'utiles, par exemple : 1** la concordance des mesures chi- 
noises avec les anglaises et les françaises; 2° la liste chronologi- 
que et les noms chinois des premiers missionnaires jésuites à 
Pékin ; 3° les noms anciens et modernes des 417 préfectures de 
l'empire, telles qu'on les trouve dans Zottoli, etc. 

Enfin, pour terminer par une dernière critique, ou mieux par 
un desideratum, nous remarquerons qu'on eût pu donner un peu 
d'air aux suites de caractères qui composent la table, en imitant 
la disposition qu'elle a reçue dans le Dictionnaire de Williams. 



46 ETUDES 

Cet amas serré de 352 caractères par page fatigue Tœil et l'atten- 
tion. Il eût été encore très utile d'emprunter h Williams sa liste 
des caractères difficiles et douteux. 

Tout cela eût, il est vrai, allongé considérablement la table et 
l'appendice ; mais l'inconvénient eût été contrebalancé par des 
avantages sérieux. Les étudiants auraient pu, d'ailleurs, faire 
relier cette partie séparément. 

Sauf ces minces défauts, nous n'avons que des éloges à donner 
au soin avec lequel cet ouvrage considérable a été imprimé. Deux 
pages seulement à^ errata et de corrigenda : quiconque a corrigé 
des épreuves en chinois jugera par là du degré d'attention qu'il 
a fallu pour arriver à un aussi magnifique résultat. 

Nous ne pouvons que recommander chaudement ce dictionnaire 
à tous ceux qui ont à traduire du chinois, et nous nous associons 
de tout cœur au vœu exprimé par le pieux auteur, à la fin de sa 
trop courte préface : « Puisse ce travail, dédié au Sacré Cœur, 
contribuer à réunir la Chine avec le reste de l'univers, sous la 
loi de charité ! Et solis instar sola regnet charitas. )> 

A.-A. FAUVE L. 

Amor. Carmen elegiacum Rudolphi van Oppenraij, S. J., in 
certamine Hœufftiano praemio aureo donatum, iterumque 
editum ut emolumento esset Leprosis qui sunt in insula 
Molokai. In-8 de 16 pages. Lugduni Batavorum, Van 
Leeuwen, 1890. 

Un mois passé, le Figaro faisant écho à sa manière au discours 
de l'empereur d'Allemagne, gémissait sur ce qu'il appelle « la 
prodigieuse mystification » des études classiques. Figaro est 
d'un pays où fleurit l'oranger; au nord de l'Europe il en est 
un autre où fleurit la poésie latine aux fruits d'or. La médaille 
remportée depuis plusieurs années par les latinistes modernes 
Esseiva et van Leeuw^en, a été décernée en 1890 au P. Oppenraij. 
\J Amour qui a inspiré son œuvre est la charité du P. Damien, 
mort au service des lépreux ; les formes un peu froides du disti- 
que antique y ont retrouvé chaleur et mouvement, presque la vie. 

H. G. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 47 

Théophile Gautier, par Maxime du Camp. In-12 de 202 pages. 
Paris, Hachette, 1890. 

« Théophile Gautier, dit M. Maxime du Camp, a été le type 
de ce que les rédacteurs de catalogues de librairie nomment un 
polygraphe. )) Il a écrit, en effet, pendant quarante ans, plus de 
cent volumes , dont aucun n'est vraiment un chef-d'œuvre. 
Lecteur d'une curiosité et d'une mémoire infatigables, peintre 
d'une palette et d'une imagination à la fois riches et précises, il 
a su dire ce qu'il voyait; pas autre chose. Les idées, les prin- 
cipes, les sentiments élevés, la philosophie, la. religion et la 
simple morale ont été des pays où ce hardi voyageur n'a jamais 
pénétré. De là pour le critique, le poète, le conteur, et surtout 
pour l'homme, un vide, une aridité et une souffrance incurables. 

Dans Mademoiselle de Maupin ou le Roman de la momie; dans 
ses Voyages en Espagne, en Russie, en Turquie; dans ses innom- 
brables articles sur la littérature, le théâtre et les arts; dans ses 
poésies, dont les Emaux et camées sont les meilleures, quoique la 
patience et le procédé s'y montrent plus que l'inspiration, on 
retrouve un excellent photographe, quelquefois un hardi coloriste, 
jamais un penseur. Son originalité ne dépasse guère les mots et 
ne va pas au fondde l'âme humaine. Louis Veuillot a décrit en bons 
vers ce genre de talent et d'exercice : 

... Que je voudrais, Gautier, 
Quand j'ai l'idée, avoir, comme toi, le métier! 
Formé dès ton enfance à bloquer des syllabes, 
De la difficulté, vieux rimeur, tu te gabes ; 
Ta plume dégagée, avec des airs fendants, 
Peut dresser mille vers sans rien mettre dedans. 
Sur ton papier le mot que cherche Baudelaire, 
Le mot qui ne dit rien, ce mot si nécessaire, 
Arrive à point nommé ; tu tiens en petits pots 
Tes couleurs; ton tiroir est rempli d'à-propos. 
C'est du vide vivant, qui sonne et qui rutile; 
Hugo seul a mieux su prodiguer l'inutile, 
Et le bourgeois naïf, admirant ton savoir. 
S'étonne du plaisir qu'il prend à ne rien voir. 

Les livres et la conversation de Théophile Gautier étaient vo- 
lontiers cyniques; le cœur ne semble pas avoir été mauvais pour- 
tant; mais aucun souffle religieux ne vint le soulever au-dessus 



48 ÉTUDES RELIGIEUSES 

des préoccupations de Tart, aucune règle ne le mit à l'abri des 
égarements de la luxure. Dieu a manqué à cette vie, comme à 
celle d'un grand nombre de contemporains, c'est-à-dire Tordre 
et la grandeur qui constituent la vraie beauté et la gloire dura- 
ble. On sent partout cette épouvantable lacune, et particulière- 
ment dans une lettre navrante que cite le nouveau biographe. 

Théophile Gautier y répond à ses sœurs, le 17 décembre 1858 ; 
il avait alors quarante-sept ans : 

Tout mon regret est de n'être pas plus riche et de vous donner si 
peu. Je réponds de vous à nos chers parents morts^ et, moi vivant, 
vous aurez toujours ce que je n'ai pas eu besoin de vous promettre, car 
vous saviez, sans que j'aie dit un mot, que je le tiendrai jusqu'à mon 
dernier soupir. .. Vous savez dans quel dégoût et quel ennui je suis des 
hommes et des choses; je ne vis que pour ceux que j'aime, car, person- 
nellement, je n'ai plus aucun agrément sur terre. L'art, les tableaux, le 
théâtre, les livres, ne m'amusent plus ; ce ne sont pour moi que des 
motifs d'un travail fastidieux, car il est toujours à recommencer. 
N'ajoutez pas à tous ces chagrins des phrases comme celles qui termi- 
nent une de vos lettres, ou je me coucherai par terre et me laisserai 
mourir le long d'un mur sans bouger... J'ai été bien triste, le 2 no- 
vembre, en pensant à tous ceux qui ne sont plus. Il faisait presque 
nuit à midi; le ciel était jaune, la terre couverte de neige, et j'étais si 
loin de ma patrie, tout seul, dans une chambre d'auberge, essayant 
d'écrire un feuilleton qui ne venait pas et d'où dépendait, chose amère, 
la pâtée de bien des bouches petites et grandes. Je m'aiguillonnais, je 
m'enfonçais l'éperon dans les flancs; mais mon esprit était comme un 
cheval abattu, qui aime mieux recevoir des coups et crever dans les 
brancards que d'essayer de se relever. Je l'ai pourtant fait, ce feuille- 
ton, et il était très bien. J'en ai fait un le dimanche que notre mère est 
morte; et il a servi à la faire enterrer. 

Il semble que l'apologétique pourrait tirer un merveilleux parti, 
non seulement des témoignages directs et des aveux des écrivains 
et des artistes modernes, mais encore des misères, des fautes et 
de l'irrémédiable impuissance de ceux qui n'ont pas connu ou 
qui ont méconnu la foi. 

Le livre de M. Maxime du Camp est une œuvre sympathique, 
venue du cœur autant que du souvenir; mais la bienveillance in- 
dulgente pour un vieux et bien-aimé compagnon n'exclut pas 
l'impartialité. On retrouve ici l'abondance et la sûreté d'informa- 
tions, la probité et la générosité d'âme et de talent qui ont rendu 
populaire l'auteur des Convulsions de Paris, de la Charité privée 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 49 

et de la Croix-Rouge de France. On désirerait pourtant quelques 
rayons d'en haut pour illuminer ces pages. 

Nous ne saurions mieux terminer que par ce mot de commi- 
sération finale sur un écrivain déjà un peu oublié de ce temps, et 
peut être, hélas ! sévèrement puni dans l'éternité ; Pauçre Théo I 

Éï. CORNUT, S. J. 

Aurora Leigh, par Elisabeth Barrett-Browning, traduit de 
Fanglais. In-12 de 326 pages. Paris, Savine, 1890. Prix : 
3 fr. 50. 

Aurora Leigh est un magnifique poème. Le poète, une femme, 
y chante notre destinée ici-bas. Ce chant sort d'une âme chré- 
tienne. Nous voudrions qu'il fût sorti d'une âme catholique ; l'art 
même y eût gagné. 

Romney Leigh, c'est le philanthrope anglais, perdu dans les 
bonnes œuvres stériles. Sa cousine, Aurora Leigh, dédaigne le 
dévouement prosaïque pour se consacrer au culte de l'art. Leurs 
mains et leurs existences allaient s'unir, mais chacun d'eux croit 
devoir sacrifier son cœur à sa vocation. 

Marian Erle, perle fine trouvée dans les boues de Londres, 
lady Waldemar, intrigante de haute volée, font tour à tour 
ressortir en pleine lumière les vertus de Romney et d' Aurora. Le 
poème est un drame intime joué à quatre personnages; il se 
déroule à Florence. Romney, désabusé, devenu aveugle, com- 
prend que l'homme ne vit pas seulement de pain ; Aurora, trop 
longtemps prêtresse de l'art, reconnaît que le cœur doit avoir son 
rôle en ce monde. La conclusion est protestante; c'est une longue 
scène d'amour, chaste si l'on veut, mais tout humaine. 

La contre-partie catholique de cette scène se trouve dans l'ad- 
mirable récit de Louis Veuillot, le Vol de Vâme. Quelle pitié de 
voir ces deux âmes si hautes d' Aurora et de Romney finir par un 
mariage banal, comme le protestantisme et comme les comédies I 

Une certaine diffusion et je ne sais quelle brume anglaise dans 
le style pourront décourager plus d'un lecteur. C'est affaire de 
goût personnel. Mais, sous aucun prétexte, une mère ne laissera 
ce livre aux mains de ses enfants, fussent-ils jeunes hommes. 

E. PUJO, S. J. 

Bibliographie, H. — 4 



SOMMAIRES DES REVUES 



Nous donnons ces sommaires à titre de renseignements biblio- 
graphiques; mais nous n'entendons nullement par là recommander 
les Revues elles-mêmes. 



PERIODIQUES FRANÇAIS 



Annales de philosophie chrétienne 
i Paris, 7, rue des Grands Augustins). 

— Décembre 1890. — De la folie re- 
ligieuse et de la possession diabolique 
(fin), D^ A. Goix. — L'œuvre de 
M. Caro et le spiritualisme en 
France (fin), Ch. Denis. — Les pos- 
tulats de la vérité (fin), Th. Desdouits. 

— Société de Saint-Thomas d'Aquin : 
séance annuelle. 

Association catholique (Paris, boul. 
Saint-Germain, 262). — 15 janvier 
1891 . — Aux lecteurs, le comte Albert 
de Muti. — La représentation pro- 
fessionnelle, U. Guérin. — La pro- 
priété dans la famille, G. de Pascal. 

— Les Papes et le jus abutkndi, 
G. Ardant. — Aperçus et documents 
sociaux. 

Bulletin de la Société générale 
d'éducation et d'enseignement (Paris, 
35, rue de Grenelle Saint-Germain). 
— 15 décembre 1890. — L'éducation 
dite nationale, d'après les rapports 
officiels soumis aux conseils géné- 
raux, F. Gibon. — Assemblée solen- 
nelle de l'Institut catholique de Paris : 
les concours de la Faculté de droit, 
Merveilleux du Vignaux ; — la situa- 
tion et les travaux de l'Institut catho- 
lique, Mgr d'Hulstj — allocution de 
clôture, S. G. Mgr Goux. — Bulletin 
judiciaire, H. Taudière. 

15 janvier 1891. — La Société d'é- 
ducation en 1891, E. Relier. — Allo- 



cution prononcée à la messe indul- 
genciée de Notre-Dame des Victoires, 
R. P. Terrade. — Le budget de l'ins- 
truction publique, A. d'Herbelot. — 
Un an de laïcisation , statistique 
(icr nov. 1889-31 oct. 1890), E. P. 

— L'impôt sur les Congrégations, 
L. M. Delamarre. — Les publications 
périodiques des Universités libres, 
P. Griveau. — Bulletin judiciaire. 

Caiioniste contemporain (Paris, 
10, rue Cassette). — Décembre 1890. 

— Académie de S. Raymond de Pen- 
nafort. Séance du 28 novembre. — 
De l'administration du baptême solen- 
nel par un diacre ; étude sur les 
irrégularités. — Concordat entre le 
Saint-Siège et le gouvernement de la 
Colombie. 

Janvier 1891. — Du droit public 
de l'Église, Mgr Péchenard. — Des 
études canoniques et de leur influence 
sociale, E. Grandclaude. — Acta 
S. Sedis. 

Correspondant (Paris, 14, rue de 
l'Abbaye). — 25 décembre 1890. — 
Les débuts d'une nouvelle reine (Eli- 
sabeth Farnèse), M'^^ de Courcy. — 
Des nouveaux impôts sur les Con- 
grégations religieuses, ***. — La 
lutte du tsarisme et du nihilisme (fin) , 
N. Lallié. — A propos du métropo- 
litain, A. de Lapparent. — La villa 
des Ormes, O. Bignon. — Un petit 
peuple catholique et les luttes de la 



SOMMAIRES DES REVUES 



51 



démocratie dans la Confédération 
suisse, D'^ Diifresne. — Le jubilé de 
M. Ernest Naville, L. Ollé Laprune. 

— Le Christ aux limbes, poésie, 
M. Bouchor. 

10 janvier 1891. — Le clergé catho- 
lique aux Etats-Unis, F*^ de Meaux. 

— Les débuts d'une nouvelle reine 
(suite), ^¥'^ de Courcy. — La topo- 
graphie et les cartes, F'^ A. de Sa- 
porta. — La villa des Ormes, O. Bi- 
gnon. — Victor Hugo après 1836 : 
la pairie ; les Misérables ; le 24 fé- 
vrier, E, Biré. — Le mouvement phi- 
losophique , H. Joly. — Marin et 
jésuite: le commandant de Plas, 
E. de Broglie. 

Cosmos (Paris, 8, rue François P'). 

— 20 décembre 1890. — Tour du 
monde. — Dangers des vases en zinc, 
L. Capelle. — Nouvelles archéolo- 
giques de Jérusalem, Germer-Durand. 

— Les points de rupture des lignes 
télégraphiques, F. E. — Sur les vins, 
E. Maumené. — Le bouclier pour la 
construction des tunnels, B. B. — 
Un nouvel isolateur électrique, D^ A. 
B. — Les plaqueminiers, G. de Dubor. 

— Le comte de Saint-Venant, F. Bu- 
nard. — Newton, /. Vindry . 

11 décembre. — Tour du monde. 

— L'accoi-d du Cosmos et de la nature, 
dans le choix du méridien pour fixer 
l'heure universelle, Ch. Tondini de 
Quarenghi. — Transport d'objets par 
le vent, M. de R. — Les ballons au 
pôle nord. — Appareils de levage, 
B. B. — Machine rotative Dannba- 
cher, A. Berthier . — L'électrolyse 
industrielle de l'eau, G. Bethuys. — 
Exploitation de l'amiante en Italie, 
L. Kriab. — Un temple à Chicago, S. B. 

— Métamorphoses de la grenouille, 
A. Acloque. — Sur l'avenir de la terre 
ferme, A. de Lap parent. 

3 janvier 1891. — Tour du monde. 

— Un anémométroscope électrique 
enregistreur, D^ A. Battandier . — 
Les suggestions criminelles, L. Me- 
nard. — Les télégraphes harmoniques 
et multiplex, F. Kéramon. — Saint 



Bénézet , patron des ingénieurs , 
F. Bunard. — La baguette des sour- 
ciers, A. de Rochas. — Les mon- 
tagnes de glace du nord de l'Atlan- 
tique. — Un générateur d'oxygène. 

— Conserves de lait. 

10 janvier. — Tour du monde, — 
Japon : donjon de Matsumoto ; col 
de rOusui; torrent de Foujikawa, 
L. Drouart de Lézey. — Notes psy- 
chiques sur l'araignée halabe de 
Madagascar; expériences, P. Cam- 
boiié, S, J. — Les télégraphes harmo- 
niques et multiplex (suite), /. Kéra- 
mon. — Le Ceïba, Laverune. — La 
langue universelle, P. Courbet. — 
Histoire du vin de Champagne, A. de 
Vaulabelie. — Les ClifFs dwellers de 
la Sierra Madré, E. T. Hamy. — La 
vacherie, /. Cordier. — Baratte de 
Laval, A. Berthier. — A propos du 
nombre tc. 

17 janvier. — Tour du monde. — 
Les télégraphes harmoniques et mul- 
tiplex (fin), F. Kéramon. — Le bilan 
de la folie en Italie, D^ A. Battandier. 

— Les ichneumons à la Jamaïque, 
Laverune. — Les étapes d'une loi 
urgente, B. B. — Les cactées dans 
l'Inde, H, Léveillé. — Chantiers de 
constructions maritimes à 1600 kilom. 
de la mer. — Oiseaux buveurs de 
sève. — Le bilan géographique de 
l'année 1891, Fr. Alexis M. G. — La 
gelée des cours d'eau, Chateaublanc. 

— Les succédanés de la gomme ara- 
bique, A. Berthier. 

Économiste français (Paris, 2, cité 
Bergère). — 13 décembre 1890. — 
L'impôt sur le revenu des valeurs 
dites mobilières. — La réorganisa- 
tion des finances argentines. — Les 
transmissions immobilières et les 
hypothèques en Alsace-Lorraine. — 
Le mouvement économique et social 
aux Etats-Unis : le flot des pensions, 
le déficit prochain du Trésor, les con- 
tributions forcées des candidats dans 
l'Etat de New-York. — Les banques 
d'émission et le papier monnaie dans 
l'Amérique du Sud. — Les discussions 



52 



ETUDES 



de la Société d'économie politique de 
Paris : des effets économiques de la 
réglementation et de la réduction de 
la durée du travail. — - La question 
économique et commerciale en Espa- 
gne. — La ligue pour la défense du 
commerce d'importation et d'expor- 
tation de Bordeaux et du Sud-Ouest. 

— Les conversions delà dette turque. 
20 décembre. — La question des 

caisses d'épargne : emplois des fonds 
et taux de l'intérêt. — Commerce 
extérieur de la France pendant les 
onze premiers mois de l'année 1890. 

— Feu le Sénat. — La grande pro- 
priété et les communes rurales dans 
les provinces de l'Est de la Prusse. 

— La colonie de Queensland et sa 
population indigène. — La mortalité 
infantile et la question des tours. — 
Chicago et son commerce en 1889. 

— Lettre d'Angleterre. 

27 décembre. — La question des 
caisses d'épargne. — Nécessité d'une 
action énergique et immédiate de la 
France à Madagascar. — Le commerce 
extérieur de la France et de l'Angle- 
terre pendant les onze premiers mois 
de 1890. — La propriété bâtie. — Le 
mouvement économique et social aux 
Etats-Unis. — Les industries de la 
soie. — Affaires municipales : les eaux 
de Paris. — Amortissement de la 
dette publique. 

3 janvier 1891. — Les fluctuations 
de prix du charbon, du fer, du cuivre, 
de î'étain, du plomb etdu zinc. — Une 
loi mal faite (sur les syndicats pro- 
fessionnels, 21 mars 1884). — L'Ir- 
lande : la crise agraire; la série des 
expédients. — I^es conditions du 
travail en Belgique. — Le trafic du 
Transsaharien. — Lettre d'Angle- 
terre : le bilan de la Banque en fin 
d'année, etc. — L'immigration euro- 
péenne en Brésil. — L'industrie de 
la batiste et des toiles fines, et les 
droits sur les fils fins de coton. 

lOjanvier. — Questions coloniales : 
Terre-Neuve, Tunis, Madagascar. — 
Les méthodes défectueuses pour 
l'arrangement des finances argen- 



tines. — La réforme de l'organisation 
consulaire. — Le mouvement écono- 
mique et social aux Etats-Unis : la 
magistrature et la nécessité de pen- 
sions de retraite ; la Farmev's 
alliance; les pêcheries et la destruc- 
tion des phoques. — Le trafic du 
Transsaharien. — La lutte contre 
l'alcoolisme ; mesures prises à l'étran- 
ger. — Les marchés monétaires de 
Paris et de Londres, et leurs moyens 
de défense. 

17 janvier. — L'or et l'argent : 
projet américain de monnayage illi- 
mité de l'argent. — La propriété 
bâtie. — Finances de la Russie. — 
Insuffisances du crédit populaire en 
France. — La Nouvelle-Calédonie et 
le régime pénitentiaire. — Lettres 
d'Angleterre et du Brésil. — Le trafic 
du Transsaharien. 

Magasin littéraire et scientifique 
(Gand, rue Haut-Port, 52). — 15 dé- 
cembre. — Les lettres tournaisiennes 
au moyen âge, treizième siècle (fin), 
/. Hoyois. — La lutte de l'Irlande, 
par le baron Kervyn de Lettenhove, 
H. Hoornaert. 

Nature (Paris, 120, boul. Saint- 
Germain). — 13 décembre. — Lan- 
cement d'un torpilleur à Paris, Max 
de Nansouty. — Le médimarémètre 
de M. Ch. Lallemand, A. Lallemand. 

— L'industrie minière au Canada, 
A. Ladureau. — Les cadrans so- 
laires à propos de deux instruments 
anciens, Ch.-Ed. Guillaume. — La 
science au théâtre, W. de Fonviclle. 

20 décembre. — Les dangers de 
l'électricité, /. Laffargue. — Le ré- 
seau métropolitain de Paris, G. Ri- 
chou. — Les baguettes de Napier, 
Ch.-Ed. Guillaume. — Les richesses 
du monde souterrain. — Le gaz d'é- 
clairage à Paris. — La photographie 
de l'amateur, G. Tissandier. — Le 
naufrage du « Serpent », D. Bellet. 

— La navigation sur les grands lacs 
américains. — La pèche bathypéla- 
gique, H. Fol. 



SOMMAIRES DES REVUES 



53 



27 décembre 1890.  Projections 
stéréoscopiques, G. Mareschal. — 
Les origine de la machine à vapeur, 
A. de Hochas . — Le canal de Kioto- 
Fu au Japon. — La culture sous 
verre des arbres fruitiers, A. Re- 
ncuard. — La statistique de l'Expo- 
sition universelle de 1889, G. Tissan- 
dier. — Académie des sciences ; 
séance du 22 décembre 1890, St. Meu- 
nier, — La mécanique des jouets. 
Le marcheur infatigable, A. Good. 

3 janvier 1891. — Voiture à vapeur 
de M. Serpollet, G. Tissandier, — 
Les chevaux percherons, A. Larbalé- 
trier. — Le réseau métropolitain de 
Paris, G. Ricliou. — Le tamanoir o\^ 
grand fourmilier, E. Ousialet. — Les 
trombes, D^ Martinez Ancira. — 
Académie des sciences; séance du 
29 décembre 1890, St. Meunier. — 
Nouveau baromètre enregistreur. 

10 janvier. — L'arbre cotonnier de 
Nassau. — Les collectionneurs de 
timbres-poste, Géo P. Grignard. — 
Les budgets de la marine des di- 
verses puissances européennes, D. 
Bellet. — Électricité pratique ; indi- 
cateur de l'état de charge des accu- 
mulateurs, E. H. — Le viaduc du 
Malleco, A. F. Noguès. — Académie 
des sciences; séance du 5 janvier 
1891 , St. Meunier. — Trucs de théâtre, 
par le prestidigitateur Alber. 

17 janvier. — Utilisation de la 
force du vent, J. Laffargue. — Les 
dépôts mortuaires à Paris, Max de 
Nansouty. — La photographie pano- 
ramique, A. Londe. — Machines à 
écrire, D*" Z... — Le repeuplement 
des mers par la reproduction arti- 
ficielle des poissons, J. Kunstler. — 
Académie des sciences ; séance du 
12 janvier 1891, St. Meunier. — La 
science pratique, A. Good. 

Notes d'art et d'archéologie (Paris, 
20, rue de la Chaise). — Décembre 
1890. — Puvis de Chavannes, A . M. 
d'Annezin. — Noël, Aman Jean. — 
Art religieux, baron J. de Bernon. 

Janvier 1891. — Valencia del Cid, 



Balysis. — Coup d'œil sur la métal- 
lurgie du fer en France, en 1789, 
P, Mahler. — Un coin du Poitou, 
A. de Moncourt. 

Nouvelle Revue (Paris, 18, boul. 
Montmartre). — i 5 décembre 1890. — 
L'abîme, comte P. Vasili. — Au 
pays du Sphinx, comte Ch. de Moiïy. 

— Philonéisme, D^ G. Lombroso. — 
Sous la Croix du Sud (fin), J. Dar- 
gène. — La Noël du petit Jean, /. Ai- 
card. — Chateaubriand et l'école 
réaliste contemporaine, A. Albalat, 

— Les réductiohs de cadres dans 
Tétat-major particulier du génie, X. 

— Hottentots Namaquas , G. de 
Wailly. 

1°«- janvier 1891. — L'abîme (2» par- 
tie), comte P. Vasili. — La défense 
de la France, G. G. — Le quatrième 
Etat français, marquis de Castellane. 

— Les vrais Israélites, V. Garien. — 
Adolphe Salmon, le graveur de M. In- 
gres, H. de Chennevières. — Au grand 
désert, légendes sahariennes, L. Ra- 
bourdin. — M. Crispi et sa poli- 
tique, M. Petit. — Erreurs judi- 
ciaires, H. Pascaud. — L'Institut de 
médecine expérimentale à Saint-Pé- 
tersbourg, A. Hutinet. 

15 janvier. — L'abîme (3^ partie), 
comte P. Vasili. — Les charpentiers 
de Paris, Th. Funck-Brentano . — La 
défense de la France (fin), G. G. — 
Detta, mœurs corses, G. de Lys. — 
Erreurs judiciaires, H. Pascaud. — 
La navigation intérieure, Ch. M. Li- 
mousin. — Sourds-muets, J. Dussou- 
chet. — Les disparus : amiral Aube, 
Mme J. Adam. — Octave Feuillet, 
F. Loliée. — A travers l'Afrique alle- 
mande, G. de Wailly. — L'heure uni- 
verselle, Tondini de Quarenghi. — 
Lettre de l'Annam. — Berlin et sa 
colonie française, E. Fuster. 

Ouvriers des deux mondes (Paris, 
56, rue Jacob). — 2^ série, 19^ fasci- 
cule. — Métayers en communauté 
du Confolentais (Charente, France), 
propriétaires ouvriers dans le sys- 



54 



ETUDES 



tê]ii« des engagements nïomentanés | 
(1888), P. du Maroussem. 

2® série, 20^ fascicule. — Vigne- 
rons de Riboauvillé (Alsace), ouvriers- 
propriétaires et tâcherons, dans le 
système des engagements momen- I 
tanés et du travail sans engagements j 
(septembre 1888), Ch. Hommell. \ 

Précis historiques {Bruxelles, 3, rue 
delà Chapelle). — Janvier 1891. — 
Les missions protestantes jugées par 
un chanoine anglican. — La vie de 
No4re-Seigneur Jésus-Christ et les 
origines du christianisme. — L'im- 
primerie orientale de l'Université de 
Beyrouth. 

Réforme sociale (Paris, 174, boul. 
Saint-Germain).— 16 décembre 1890. 

— Lesprogrès de l'école deLePlayeL 
l'agrandissement de la réforme so- 
ciale, A. Delaire. — Grandeur et déca- 
dence des aristocraties ; moyen âge et j 
temps mo<3ernes, F. Funck-Brentano. 

— Les chambres d'agriculture, rap- 
port de M. A. Gairal. — Les « artels » 
ruBses (fin), M. Afaiiassiev. — Réunion 
mensuelle du groupe de Paris. Les 
procédés de colonisation en Tunisie 
et eu Algérie : la coutume et les idées 
préconçues, /. Michel. 

l®"" janvier 1891. — La Société d'é- 
conomie sociale; les Unions de la 
paix sociale. — Les moyens d'amé- 
liorer la condition de l'ouvrier, G. 
Picx)t. — Les Charpentiers passants 
du devoir, P. du Maroussem, — 
Séance de la Société d'économie so- 
ciale. — La Société catholique d'é- 
conomie politique. — L'enseignement 
social en 1891. — La question ou- 
vrière en Espagne, /, Cazajeux. 

16 janvier. — La réforme des caisses 
d'épargne françaises, E. Rostand. — 
L'évolution des idées sociales; la 
méthode, Ch. Maurras. — Les Char- 
pentiers passants du devoir; T utili- 
té des compagnonnages, P. du Ma- 
rous94m. — Un péril social : l'intro- 
d«ction de la charité légale en France 
(fin de la séance du 10 novembre). 



Revue bénédictine ( abbaye de Ma- 
redsous, Belgique). — Janvier 1891- 

— Les origines du monachisme et la 
critique moderne. — Un écrit mé- 
connu de saint Jérôme : la lettre à Pré- 
sidius sur le cierge pascal. — Les 
Eulogies. 

Revue bleue (Paris, 111, boulevard 
Saint-Germain ) . — 20 décembre 1 890. 

— Le sentiment religieux aux Etats- 
Unis, F. Boutmy. — L'actualité et la 
mode dans les objets d'étrennes, 
J. Grand- Carteret. — Au revoir! 
nouvelle (fin), /*. Desjardins. — L'Al- 
gérie devant le Parlement, E. Berr. 

— L'introduction de l'industrie de 
la soie en Hollande au dix-septième 
siècle, G. Michel. 

27 décembre. — Visions de Noël, 
J. Aicard. — Les sophismes politi- 
ques de ce temps, Ch. Benoist. — A 
propos de fables, lettre de M. Sully- 
Prudhonime à M. Ch. Richet. — La 
littérature des enfants, R. Vallery- 
Radot. — Le barreau contemporain : 
Me Rousse, Munier - Jolain. — M. 
Thiers à Vienne en 1870. 

3 janvier 1891. — Effet de neige, 
conte d'hiver, Th. Bentzon. — Com- 
ment je devins conférencier, F. Sar- 
cey . — Les chrétiens de lettres, 
J. Honcey. — La pour d'un mot : le 
budget spécial de l'Algérie, E. Berr. 

10 janvier. — Sophismes politi- 
ques de co temps ; des formes de 
gouvernement, Ch. Benoist. — Com- 
ment je devins conférencier, /'. Sar- 
cey. — Critiques contemporains : 
M. Emile Faguet, R. Doumie. — Les 
rôles de femmes dans les Mystère* 
du moyen âge, G. Bapst. — A propos 
d'Octave Feuillet, Ursus. — Chroni- 
que parisienne : Revue de l'année, 
A. Cap us. 

17 janvier. — L'humanisme fran- 
çais au seizième siècle, Em. Faguet. 

— Origines de l'alliance franco-russe, 
A. Malet. — Artistes contemporains: 
Eugène Delaplanche, Ch. Bigot. — 
Association des anciens élèves de 



SOMMAIRES DES REVUES 



35 



l'École normale; discours de M. G. 
Boissier. 

Revue catholique des institutions et 
du droit (Grenoble, 4, Grand'Rue). — 
Décembre 1890. — Quinzième con- 
grès des jurisconsultes catholiques, 
tenu à Angers les 7, 8 et 9 octobre 
1890 : rapports de M. A. Onclair 
sur le socialisme contemporain, et de 
M. A. Roussel sur la presse juive. — 
Rapport sur la question juive, E. Mi- 
chel. — Le régime représentatif en 
France, comte Catta. — Association 
catholique des patrons du Nord de la 
France, séance du 3 octobre 1890. — 

Janvier 1891. — Quinzième con- 
grès (suite) : la Société catholique 
d'économie politique et sociale; rap- 
port de M. P. Baugas snr la mobili- 
sation de la propriété. — Un sermon 
du cardinal Pie. — De la nature de 
la société civile, R. P. Caudron. 

Revue chrétienne ( Paris, 11, avenue 
de l'Observatoire). — 1^"^ janvier 
1891. — Deux conceptions du minis- 
tère évangélique, A, Sabatier. — La 
défense de nos foyers protestants, 
H. Draussin. 

Revue de Bretagne, de Vendée et 
d'Anjou (Nantes, 2, place Delorme). 

— Décembre 1890, — Figures de 
mon pays : Emile Péhant, D. Caillé. 

— Documents relatifs à la prise de 
Noirmoutier par les Hollandais, A. 
Jouhert. — Études de rythmique et 
d'esthétique : la césure, R. de la 
Grasserie. — Mgr Bouché, évéque de 
Saint-Brieuc, et sa correspondance, 
A. de la Borderie. — Le congrès de 
l'Association bretonne à Dinan, H. de 
Trémaudan. 

Revue de l'art chrétien (Lille, 41, 
rue du Metz). — 1890, t. I, 6« livr. 

— Le travail du cuivre dans les 
Pays-Bas aux quatorzième et quin- 
zième siècles, A. Pit. — Notice sur 
un manuscrit à peintures ayant ap- 
partenu au duc Louis !«' de Bour- 



bon, conservé à Milan, H. Omont. — 
L'art héraldique, A. Verhaegen. 

Revue de l'enseignement secondaire 
et supérieur ( Paris, 4, rue du Bouloi). 

— 8 janvier 1891. — Chronique, J. 
Gautier. — L'École de Cluny à la 
Chambre des députés (fin). — L'As- 
sociation nationale pour la réforme 
de l'enseignement secondaire. 

15 janvier. — Chronique, /. Gau- 
tier. — La direction du travail à l'é- 
tude, A. Morlet. ~ Bibliographie, 

Revue de Lille (Lille, 56, boulevard 
Vauban). — Janvier 1891. — Une 
soirée chez Auguste, ou l'approche 
de Dieu, Mgr Baunard. — La ma- 
chine à vapeur, ses perfectionne- 
ments, son rôle, A. Witz. — Jeanae 
d'Arc et la région du Nord, L. Salem- 
hier. — Des congrégations autorisées 
et des associations reconnues d^uti- 
lité publique, au point de vue du 
droit de posséder et au point de vue 
fiscal, C*e de Vai^illes-Sommières, — 
L'hypnotisme; les suggestions, //. 
Moureau. 

Revue des Deux Mondes (Paris, 
15, rue de l'Université). — 15 dé- 
cembre 1890. — Études diplomati- 
ques. Fin de la guerre de la succession 
d'Autriche, M. le duc de Broglie. — 
La biographie de Dante, à propos de 
publications récentes, E. Rod. — Le 
surintendant Foucquet ; la disgrâce, 
C. Rousset. — Les tableaux de cor- 
porations militaires en Hollande, 
E. Michel. — Femmes slaves, E. de 
Sacher-Masoch. 

1«' janvier 1891. — Un ennemi de 
Descartes, GisbertVoet, J.Bertrand, 

— La caisse des dépôts et consigna- 
tions, A. Moireau. — Dans l'Inde. En 
mer, Ceylan, le bouddhisme, A. Che- 
vrillon. — Ludovic le More et Léo- 
nard de Vinci, E, Mûntz. — L'em- 
pereur byzantin, A. Rambaud. — 
Crimes et peines, Ar. Desjardins. — 
L'empereur Guillaume II et ses vues 



ETUDES 



sur la réforme de i'cnseigncmejit se- 
condaire, G. Valbcrt. 

15 janvier. — Fia de la guerre do 
la succession d'Autriche, duc de Bro- 
gUc. — Dans l'Inde : Pondichéry et 
Calcutta, l'Himalaya , Bénarès, A. 
Chevrillon. — La Morgue de Paris, 
E^ Cherbuliez. — Le procès des 
Templiers, Ch. V. Langlois. — La 
jeunesse de La Fayette, A. Bardoux. 

Revue des questions historiques 
(Paris, 5, rue Saint-Simon). — 1°' jan- 
vier 1891. — Pierre de Pavie, légat 
du pape Alexandre 11, //. Dclchaye, 
S. J. — L'expédition de Philippe le 
Hardi en Catalogne, A. Lecoy de la 
Marche, — Le cardinal de Richelieu 
dans ses rapports avec la Congréga- 
tion de Sain t- M au r, Do m P. Piolin. 
— Le coup d'Etat du 22 floréal 
(11 mai 1798), /.. Sciout. — Un em- 
pereur byzantin au dixième siècle, 
R. P. Martinov, S. J. — Les poèmes 
latins attribués à saint Bernard, abbé 
Vacandard. — L'ordonnance cabo- 
chienne de 1413, H. Moranvillé. — 
Un internonce à Paris pendant la Ré- 
volution, V. Pierre. — La mort de 
J.-J. Rousseau, H. Beaudouin. — 
L'intervention européenne au Mexi- 
que, R. Lambelin. 

Revue des sciences ecclésiastiques 
(Amiens, 28, rue Bellevue; Paris, 
7, rue des Grands-Augustins). — Dé- 
cembre 1890. — Observations sur 
quelques doctrines : idées modernes 
et scotistes sur l'Incarnation. — 
Com?nenlaire sur la Constitution 
« Apostolicae Sedis », Z?*" Dolhaga- 
ray. — Le « Tractatus theologicus )> 
et Pierre Lombard, abbé Mignon. 

Revue du monde catholique (Paris, 
76,rue des Saints-Pères). — l^^janvier 
1891. — La fin d'un siècle, L. Ne- 
mours- Godré. — Garcia Moreno , 
d'après ses écrits, R. P. G. Driget. 
— Marie-Casimire Sobieska, reine 
de Pologne, D. J. Rabory. — L'étude 
de l'histoire de la philosophie en Al- 



lemagne et en France, F. GariUie. — 
Le Renégat, P. Verdun. — Les ques- 
tions historiques controversées, L. 
Marlet. 



Revue générale (Bruxelles, 16, rue 
Treurenberg). — Janvierl891. — Con- 
tes de Noël. — Le Congrès des œu- 
vres sociales de Paris, Ch. de Moreau 
d'Andoy. — Le cardinal Newman, F. 
rie Bcrnhardt. — La Mercuriale du 
l°i" octobre 1890 à la cour de cassa- 
tion (belge), J. de Bêcher . — Mœurs 
politiques au Japon, E. de Groote, 

Revue générale des sciences ( Paris, 
8, place de l'Odéon). — 15 décembre 
1890. — L'hydrodynamique moderne 
et Ihypothèse des actions à distance, 
M. Lévy. — Les maladies microbien- 
nes des plantes, D^ P. Vuilleniin. — 
Les récents travaux sur l'amidon et 
les diastases, P. Petit. — Nouvelle 
théorie sur le vol à voile des oiseaux, 
Magnus Blix. 

30 décembre. — Eloge historique 
de Louis Poinsot; notice académique 
sur Ernest Cosson, /. Bertrand. — 
L'équatorial coudé de M. Lœwy, G. 
Bigourdan. — Les brachiopodes : 
leur structure et leur parenté, L. 
Joubin. — La visibilité des anneaux 
do Newton, /. Macé de Lépinay. — 
Revue annuelle de médecine, Z)'" E. 
de Lavaronne . 

15 janvier. — Le problème des 
trois corps, H. Poincaré. — La re- 
production artificielle des rubis, A- 
Verneuil. — Nouvelles expériences 
sur les tourbillons, C. Weyher. — La 
géologie des Alpes et la carte de 
M. Noé, W. Kilian. 

Revue philosophique (Paris, 108, 
boulevard Saint-Germain). — Janvier 
1891. — La psychologie physiologi- 
que des protozoaires, /. Soury. — 
Le caractère et les mouvements, B. 
Perez, — Force et masse, G. Mouret. 

Revue scientifique [? AVIS, 111, boul. 
Saint-Germain).— 20 décembre 1890. 



SOMMAIRKS DES REVUES 



57 



— Cours de l'Université de Lau- 
sanne. L'anatomie pathologique, son 
but et sa méthode, H. Stilling. — La 
résistance du verre, /. Henrivaitx. — 
Les hallucinations télépathiques. — 
Les vols de lépidoptères et leur si- 
gnification, d'après M. Piepcrs. — 
Académie des sciences : séance du 
15 décembre. 

27 décembre. — Une maladie nou- 
velle, ^l'acromégalie, Souza-Leite. — 
L'audition chez les invertébrés, P. 
Bonnier . — Le nombre et la valeur 
dans le combat d'infanterie, V. Lite. 

3 janvier 1891. — La crémation, 
/"'. Passy. — La Flore du Sénégal, 
P. Vigne et Sambuc. — Le calendi'ier 
perpétuel, F. Rozier'. — La natalité 
en Europe depuis vingt ans. 

10 janvier. — Congrès des natura- 
listes et des médecins allemands : 
Lavoisier et son influence sur les 
progrès de la physiologie, /. Rosen- 
thal. — La vie au sein de la terre, 
Vivian Poor. — La ressemblance en- 
tre époux, H. Fol. — L'habitation à 
bon marché en Russie, G. Zinowiew. 

— La durée du service militaire. 

17 janvier. — Le traitement de la 
tuberculose par la méthode de 



M. Koch, MM. Cornil et R. Vir- 
choiv. — Les travaux do la Société 
de géographie de Paris, M. de Qua- 
Irefages. — Les troubles du langage 
dans l'idiotie et l'imbécillité, P. Sol- 
lier. — La culture du pin et l'indus- 
trie de la résine^ E. Ratoin. 

Tour du Monde (Paris, 79, boul. 
Saint-Germain).— 1562e et 1563^ livr. 

— Le « French Shore», souvenirs 
de campagne à Terre-Neuve, pari,. 
Kœnig, lieutenant de vaisseau (1886). 

— Texfee et dessins inédits. 

1564** livr. — Le gouffre du puits 
doPadirac,parM.i?.-y3(.7l/rt/-/e/(1889- 
1890). — Texte et dessins inédits. 

1565e, 1566e et 1567« livr. — Du 
Niger au golfe de Guinée, par M. le 
capitaine Bingcr (1887-1889). — 
Texte et dessins inédits. 

Union économique (Paris, 23, rue 
des Lombards). — 10 janvier 1891. — 
Société catholique d'économie poli- 
tique et sociale. — Le crédit agricole, 
//. Carreau. — Le Congrès de Nan- 
tes et le socialisme d'Etat, P. Lud. 
de Besse . — Le congrès des caisses 
d'épargne, H. Carreau, 



PÉRIODIQUES ÉTRANGERS 



yinierican Ecclesiastical Res'ieiv 
(Xew-York et Cincinnati). — Dé- 
cembre 1890. — L'avènement final, 
F. Siegfried. — Le coi-poral et la 
palle. — Instruction obligatoire aux 
États-Unis, /. Heuser. — Sedulius et 
so)i abécédaire, T. Henry. — Lettres 
à un religieux. 

Catholic World (New -York). — 
Décembre 1890. — Qu'est-ce qu'une 
Église vivante ? Rev. W. Barry. — 
Coup d'oeil sur l'origine et la struc- 
ture des langages, W. Seton. — Sou- 
veraineté temporelle du Pape, Rev. 
A. F. Hewit. — Plaintes des nègres 
catholiques, Rev. Slattery. — Obser- 
vations sur le congrès national des 



jeunes catholiques, Excelsior. — La 
classe officielle en Irlande, C. Mac 
Dermot. — Attaque de Spencer con- 
tre le déisme, Cli. Ranim. — Phases 
du conflit du travail. 

Janvier 1891. — La Société de la 
vérité catholique, W. F. Markoe , — 
L'île de Majorque, lady Herbert. — 
Le pourquoi et le comment du chant 
d'église, Rev. A. Young. — Les Ca- 
nadiens catholiques sont-ils menés 
par les prêtres? /. Mac Kenna. — 
Contes et poésies de Noël. 

Civiltà CattoUca (Rome). — 20 dé- 
cembre 1890. — De la question juive 
en Europe : les remèdes. — Juge- 
ments de M. Bonghi sur la dernière 



58 



ÉTUDES 



encyclique de Léon XIII. — Du plan 
maçonnique en Italie. — Les diable- 
ries du siècle passé. 

3^ janvier 1891. — Lettre encyclique 
du S. P. Léon XIII aux évêques du 
monde catholique sur l'abolition de 
l'esclavage. — Le divorce. — Obser- 
vations sur l'Histoire universelle de 
César Cantù. — Un ouvrier apôtre 
des ouvriers (Kolping). — Les dia- 
bleries du siècle passé. 

17 janvier. — Du présent et de 
l'^avenir de l'Italie; jugements d'un 
Américain. — Le pontificat de saint 
Grégoire le Grand dans l'histoire de 
la civilisation chrétienile. — Des Hit- 
tim ou Héthéens, et de leurs migra- 
tions. — Système physique de saint 
Thomas. — Les diableries du siècle 
passé. 

Katholische Bewegung (Wûrz- 
bourg et Vienne). — 24 décembre. 

— Témoignages en faveur des Jé- 
suites. — Fragments pédagogiques. 

— Le réalisme devant les tribunaux. 

— La sainte tunique de Trêves. — 
Excursion à Venise. — L'économiste 
catholique baron de Vogelsang. 

Literarische Rundschau (Fribourg 
en Brisgau). — Janvier 1891. — Lit- 
térature de sermons modernes. — 
P. Didon, Jésus-Christ. — Henle, 
l'Épître aux Ephésiens. — Melchioris 
Cani opéra. — Healy, Insula Sancto- 
rum et Doctorum, or Ireland's an- 
cient schools and scholars. — Zim- 
mermann, Marie la Catholique. — 
Baumgartnery Excursions dans le 
Nord. — Helmken, la cathédrale de 
Cologne. — OEhler, Atlas de figures 
pour les Commentaires de César. 

Lyceum (Dublin). — Janvier 1891. 

— Une crise financière et sa morale. 

— Progrès et déclin des épidémies. 

— Le Sahara et le chemin de fer 



saharien. — L'Athènes moderne. — 
Un auteur norvégien (Biornson). 

Month (Londres). — Janvier 1891. 

— Rêve d'un socialiste, M. Maher. — 
L'œuvre des Bollandistes et ses der- 
niers développements, Rev. H. Thur- 
ston. — Personnages célèbres d'Ir- 
lande au seizième siècle : le P. Ri- 
chard de la Field, .ftet'. E. Hogan. — 
Lux MuNDi , la doctrine chrétienne 
sur Dieu, R. Sydney Smith. — Nul- 
lius filius (affaire Barnardo), W. C. 
Maude. — Clément XI^ Rev. J. Ric- 
kaby. — Saints du Carmel, Rev. J, 
Wynne. 

Stimmen aus Maria-Laach (Fri- 
bourg en Brisgau). — Janvier 1891. 

— Baron de Frankenstein, /. Faeh. — 
Le christianisme non dogmatique, 
Th. Granderath. — État de bien-être 
ou simplement État de droit? Ques- 
tion de principe de politique sociale, 
Th. Meyer. — Antennes des insectes, 

E. Wassniann. — Rembrandt éduca- 
teur, A. Baumgartner. 

Studien op godsdienstig, weten- 
schappelijk en letterkundig gebied 
(Utrecht). — Janvier 1891. — Associa- 
tion et coopération des ouvriers, A, 
van Gestel. — Stanley dans l'Afrique 
noire, S. van den Anker. — Biblio- 
graphie. 

Zeitschrift fur katholische Théolo- 
gie (Innsbruck). — 1891, l"-* livr. ~ 
L'athéisme et la question sociale, 

F. Stentrup . — Résurrection des 
mérites après leur destruction par 
le péché mortel, J. Scheller. — Le 
pathétique dans la prédication et 
l'instruction religieuse, M. Limbourg. 

— Définition et essence de la quan- 
tité, F. Schmid. — Le professeur Sdra- 
lek à propos d'Altmann de Passau 
et de Grégoire VII, E. MichaëL 



LIVRES 

ENVOYÉS A LA RÉDACTION DES ÉTUDES 

10 décembre — 20 janvier. 

N. B. — La simple annonce de ces ouvrages ne doit en aucune manière 
être considérée comme une recommandation : pour savoir notre avis sur 
chacun d'eux, il faut attendre qu'ils aient été analysés. Ils le seront dans la 
mesure que leur valeur, le but de la Revue et l'intérêt de nos lecteurs 
exigeront ou permettront. 

THÉOLOGIE 

QUESTIONS RELIGIEUSES 

Alberti Magni (B.), Ratisbonensis episcopi, O. P., Opéra omnia, 
cura ac labore Augusti Borgnet, sac. diœc. Rem. Tomes iv, v, vi. 
Trois vol. gr. in-8 à deux colonnes^ de 835, 755 et 800 pages. Paris, 
Vives, 1890. 

BouRRET (Mgr), évêque de Rodez. — Lettre circulaire au cierge de 
son diocèse, donnant les résultats des examens des jeunes prêtres 
pour Tannée 1890. In-4 de 22 pages. Rodez, impr. Carrère, 

Gervos (F.), S. J. — Brève noticia del Instituto de la Compania de 
Jésus. In-32 de 232 p. Barcelone, Subirana, 1890. Prix : 40 cent. 

Ghabauty (abbé E.-A.). — Etudes scripturales, patristiques, thëolo^ 
giques et philosophiques sur Tavenir de l'Église catholique selon le 
plan divin, ou la Régénération de l'humanité et la rénovation de l'uni- 
vers. Tome II. In-8 de 473 p. Poitiers, Oudin, 1890. 

Fava (Mgr), évêque de Grenoble. — Vie de Jésus-Christ. In-8 de 
394 p. Paris, Bloud et Barrai. Prix : 1 fr. 50. 

» Lettre concernant P institution divine de la papauté et annonçant 
la formation de la Société des Serviteurs de saint Pierre^ avec l'agré- 
ment de N. T. S. P. le pape Léon XlII. In-8 de 96 p. Paris, Bloud 
et Barrai. 

» Discours sur la papauté, prononcé au Congrès catholique de 
Lille (1890). In-8 de 16 p. Grenoble, Baratier, 1890. 

FÉLIX (R. P.), S. J. — La destinée, retraite de Notre-Dame (3« éd.). 
In-12 de x-324 p. Paris, Téqui, 1891. Prix : 3 fr. 

FiLLiON (L.-Gl.), prêtre de Saint-Sulpice. — La sainte Bible (texte 
latin et traduction française) commentée d'après la Vulgate et les textes 
originaux. Tome m : l^"" fascicule. Livres i et ii des Paralipomènes. 
In-8 de 240 p. Paris, Letouzey et Ané, 1891. Prix : 3 fr. 



60 ÉTUDES 

Glaire (abbé J.-B.) — La sainte Bible selon la Vulgate. Nouvelle 
édition par F, Vigouroux, prêtre de Saint-Sulpice. Quatre vol. in-8 de 
xxiii-786, 810, 762 et xxxvi-684 p. Roger et Ghernoviz, 1889-1890. 

Grèzes (R. p. Henri de), des FF. MM. Capucins. — Le Sacre Cœur 
de Jésus, études franciscaines, publiées à l'occasion du deuxième cente- 
naire de la bienheureuse Marguerite-Marie. In-12 de 408 p. Paris, 
Delhomme et Briguet. 

GuiLLERMiN (abbé J.). — Choix de discours et allocutions de mariage. 
In-8 de 365 p. Paris, Bloud et Barrai. 

IsoARD (Mgr), évêque d'Annecy. — Œuvres pastorales (1884-1890). 
In-8 de xlvi-685 p. Annec}', Abry, et Paris, Baltenweck, 1891. 
Prix : 7 fr. 50. 

Knabexbauer (Jos.), s. J. — Cursus Scripturae sacrae : Commenta^ 
rius in Danielem, Lamcntationes et Baruch. Grand in-8 de 524 p. Paris, 
Lethielleux, 1891. Prix : 8 fr. 50. 

Labroque (R. p. Célestin de), capucin. — Résolutions chrétiennes, 
précédées d'une notice biographique par l'abbé A. Retz, curé doyen 
d'Héricourt. In-12 de 300 p. Paris, Téqui, 1891. Prix : 3 fr. 

Meynard (R. P. A. -M.), des Frères Prêcheurs. — Réponses cano- 
niques et pratiques sur le gouvernement et les principaux devoirs des 
religieuses à vœux simples (2^ éd.). Deux vol. in-12 de xx-522 et 
416 p. Glermont, Bellet; Paris, Vie et Amat, 1891. Prix : 6 fr. 

Petit (Ad.), S. J. — Sacerdos rite institutus piis exercitationibus 
menstruae recollectionis ; séries altéra. In-16 de 340 p. Lille, Desclée. 

Thérèse de Saixt-Joseph (Mère). — Jésus au sépulcre et uu taber- 
naclc. ln--2^ de xxxii-78 p. Reims, Dubois-Poplimont, 1890. Prix : 
60 centimes. 

Trochon (C. ) et Lesêtre (H.). — Introduction à l'étude de l'Ecriture 
sainte, d'après la « Sainte Bible avec commentaires ». T. ii et m. In-8 
de 662 et 564 p. Paris, Lethielleux, 1890. 

Weill (Alexandre). — Le faux Jésus-Christ du Père Didon et les 
faux prophètes d'Ernest Renan. In-16 de 48 p. Paris, Sauvaître, 1891. 
Prix : 50 cent. 

Congrès international du repos hebdomadaire au point de vue hygié- 
nique et social, tenu à Paris, du 24 au 27 septembre 1889, au cercle 
populaire de l'Exposition. Compte rendu in extenso. In-8 de 418 p. 
Paris, Guillaumin, 1890. 

Manuel des Œuvres. Institutions religieuses et charitables de Paris, 
et principaux établissements des départements, pouvant recevoir des 
orphelins, des indigents et des malades de Paris (1891). In-12 de 
592 p. Paris, Poussielgue. 



LIVRES ENVOYÉS AUX ETUDES Gi 

PHILOSOPHIE 

SCIENCESETARTS 

Brunet (Gustave). — Etudes su?' la reliure des livres et sur les col-' 
lectlons de hihUophiles célèbres (2® éd.). In-8 de 173 p. Bordeaux, 
Vve Moquet, 1891. 

Gazauran (abbé). — Le Cloître du jardin Massey à Tarbes . In-16 de 
60 p. Tarbes, impr. Groharé. 1890. 

Brèves (G. -M.), S. J. — Sequentiœ inedltœ. Liturgische Prosen des 
Mittelalters (Proses liturgiques du moyen âge). 2® série, ln-8 de 
296 p. Leipzig, Reisland, 1890. 

Gœtt (E.). — Antl-Koch ; une protestation du sens commun. In-12 
de 28 p. Paris, Hinrichsen, 1891. Prix : 75 cent. 

Gonzalez (Son Em. le card. Zéphirin), 0. P., archevêque de 
Séville. — Histoire de la philosophie (trad. par le R. P. G. de Pascal). 
Tome m : Philosophie moderne; transition — de Bacon à Kant. In-8 
de 492 p. Paris, Letliielleux, 1891. 

HoROY, prof, de cours libre à la Faculté de droit de Douai (1885- 
1886). — Leçons sur le Concordat, l^"" fascicule. In-8 de 152 p. Paris, 
Ghevalier-Marescq^ 1891. Prix du fascicule : 3 fr. (L'ouvrage entier, 
600 p., sera porté à 8 fr. ). 

Lafitte (Prosper de). — Essai d'une théorie rationnelle des sociétés 
de secours mutuels (2® éd.). Grand in-8 de 182 p. Paris, Gauthier- 
Villars, 1890. 

Le Bel (Hermann), maître de chapelle de la métropole d'Aucli. — 
Compendium musicale ad usum clericorum (2^ éd.). Grand in-4, de 
iv-378 p. Paris, Bloud et Barrai. 

Leroy (M.-D.), 0. P. — L'Evolution restreinte aux espèces orga- 
niques. In-12 de 283 p. Paris, Delhomme, 1891. 

LoRiDAN ( abbé J.). — Voyages des astronomes français à la recherche 
de la figure de la terre et de ses dimensions. In-8 de 286 p. Lille^ Des- 
clée. 1890. 

LouBET (L.), ancien magistrat. — La Justice criminelle en France, 
étudiée principalement dans ses rapports avec Pinstitution et l'organi- 
sation du jury, le régime pénitentiaire et l'enseignement primaire. 
In-12 de xxv-259 p. Paris, Laroze et Forcel. 

Nadaillac (G. de) et Rousseau (J.), S. J. — Les Jeux de collège 
(3" éd.). Avec planches et figures. In-8 de 228 p. Paris, Delalain, 1891. 
Prix : 2 fr. 25. 

Ollé-Laprune (Léon). — La PhilosopJiie et le temps présent. In-12 
de x-379 p. Paris, Belin, 1890. 

Starcke (G.-N.), professeur à l'Université de Copenhague. — La 



62 ÉTUDES 

Famille primitive^ ses origines et son développement. In-8 de 287 p. 
Paris, F. Alcan, 1891. Prix, cart. : 6 fr. 

TissANDiER (Gaston). — Histoire de mes ascensions, récit de qua- 
rante voyages aériens (1868-1886). Septième édition, illustrée par 
Albert Tissandier. Grand in-8 de xxrv-308 p. Paris, Dreyfous, 1887. 

« Souvenirs et récits d'un ae'rostier militaire de l'armée de la 
Loire (1870-1871). Illustrations de V.-A. Poirson. Grand in-8 de 
356 p. Paris, Dreyfous, 1891. 

TuTZCHER (E.). — Méthode de traitement de la tuberculose^ du pro- 
fesseur Koclî, mise à la portée du grand public. Traduit de l'allemand. 
In-12 de 114 p. Paris, Hinrichsen. Prix : 2 fr. 

HISTOIRE — GÉOGRAPHIE 

QUESTIONS DU JOUR 

Bellet (Mgr Ch. ), prélat de la maison de Sa Sainteté. — Vie du 
ve'ne'rable serviteur de Dieu Franco is-Re'gis Clet, prêtre de la Mission et 
martyr. Grand in-8 de xix-176 p. Paris, Bloud et Barrai, 1891. 

Bersange (abbé J.). — Madame du Bourg,, Mère Marie de Jésus, 
fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Sauveur et de la Sainte- 
Vierge. In-8 de 372 p. Paris, Delhomme et Briguet. Prix : 5 fr. 

Ghambrun (Adolphe de). — Droits et libertés aux Etats-Unis ; leurs 
origines et leurs progrès. In-8 de 542 p. Paris, Thorin, 1891. 

Dubois ( abbé Louis-Marie ). — Rochefort et les pontons de l'île d^Aix. 
In-12 de xiv-326 pages. Nantes, Libaros, 1890. 

DuFLOT (abbé Léon ). — Jeanne Biscot, fondatrice et première su- 
périeure de la maison de Sainte-Agnès d'Arras. In-8 de 166 pages. 
Tournai, Gasterman, 1891. 

Faguet (Em. ). — Politiques et moralistes du dix-neuvième siècle. 
\J^ série. In-12 de xix- 374 pages. Paris, Lecène et Oudin, 1891. 

Gay E. (Garennes E.). — Dernière défaite. In-12 de 141 pages. 
Paris, Savine, 1891. Prix : 2 francs. 

Hamard (abbé), de l'Oratoire de Rennes. — Par delà l' Adriatique et les 
i?ût/A:«/25 ( Autriche méridionale, Serbie, Bulgarie, Turquie et Grèce). 
Gr. in-8 de vin-402 p. Paris, Delhomme et Briguet. 

JoANXE (P. ). — Dictionnaire géographique et administratif de la France 
et de ses colonies. Bret-Gaus. Grand in-4 à 3 colonnes. Paris, 
Hachette. Prix de chaque livraison ( 32 pages de texte, ou 24 pages de 
texte avec une carte en couleur, ou 16 pages avec 2 cartes ) : 1 franc. 

Kertyn de Volkaersbeke ( baron ). — La lutte de V Irlande. In-8 de 
384 pages. Lille, Desclée. 

Larhondo (abbé). — Une commune rurale avant la Révolution, ou 



LIVRES ENVOYES AUX ETUDES 63 

Histoirede la baronnie de Merville^ P'^ys de Guyenne. Avec dessins. In-8 
de 552 pages. Toulouse, Privât; Paris, A. Picard. 

Launay (Adrien ), des Miss, ëtrang. — Atlas des Missions de la So- 
ciété' des Missions étrangères. Vingt-sept cartes en 5 couleurs avec 
notices. Grand in-folio. Lille, Desclée, 1890. 

Lemire ( R. P. Ach. ), de la Gong, du S. E. — D'' Irlande en Australie-^ 
souvenirs et impressions de voyage, publiés par son frère. In-8 de 178 p . 
Lille, Deman. 

Lemire ( abbé J. ). — V Abbé Dehaene et la Flandre. Grand in-8 de 
592 pages. Lille, Deman, 1891. 

Merson (Ernest). — Confidences d"^ un journaliste, In-12 de 352 
pages. Paris, Savine, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Myrand ( Ernest ). — Une fête de Noël sous Jacques Cartier (2^ éd.). 
In-8 de 295 pages. Québec, Demers, 1890, 

Pellissier-Séguier (A.). — Garcia Moreno- une République catho- 
lique dans l'Amérique du Sud. In-12 de 72 pages. Lille, Desclée. 

Reclus ( Elisée ). — Nouvelle géographie universelle. T. xvii : Indes 
occidentales. Grand in-8 de 932 pages avec 4 cartes en couleur tirées 
à part, 191 cartes intercalées et 73 vues. Paris, Hachette, 1891. 

Scheibert (major). — La guerre franco-allemande de 1870-1871, 
décrite d'après l'ouvrage du grand état-major et avec son autorisation 
( trad. par Ernest Jaeglé ). Avec 44 plans. In-8 de 620 pages. Paris, 
Hinrichsen, 1891. Prix : 12 fr. 

Ségur ( marquis de ). — Les païens et les chétiens. Gr. in-8 de 300 p . 
Lille, Desclée. 

Spuller ( Eug. ). — Histoire parlementaire de la seconde Répjjhlique y 
suivie d'une petite histoire du second Empire. In-12 de xvi- 376 pages. 
Paris, F. Alcan, 1891. 

Tamizey de Larroque (Ph.). — Les Correspondants de Peiresc : 
François de Galoup-Ghasteuil, le solitaire du mont Liban. Lettres iné- 
dites écrites de Provence et de Syrie à Peiresc (1629-1633). In-8 de 
52 pages. Digne, 1890. ( Extrait des Annales des Basses-Alpes . ) 

ViGNON ( Louis ), professeur à l'Ecole coloniale. — L'expansion de 
la France. In-12 de x-379 pages. Paris, Guillaumin, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

LITTÉRATURE 

Bergerat ( Emile ). — La chasse au mouflon, ou petit voyage philo- 
sophique en Corse. Avec 43 gravures et 50 dessins de Mme Emile Berge- 
rat. Grand in-8 de 381 pages. Paris, Delagrave. 

Desportes ( abbé Henri ), avocat de Saint-Pierre. — Le juif franc- 
maçon, roman contemporain. In-12 de 291 pages. Paris, Delhomme et 
Briguet. 



64 ÉTUDES 

Drault ( Jean ) et Glermont ( Jules ). — Frlcotard et Cliapuzot, pièce 
en trois actes. In-12 de 97 pages. Paris, H. Gautier. Prix : 1 franc. 

Dupuis (E.). Au temps de Guillaume Tell. Illustrations de Jacques 
Wagrez. Grand in-8 de 300 pages. Paris, Delagrave, 1890. 

Lefranc (abbé ). — Clovls ou le Baptême de la France, tragédie en 
quatre actes avec chants. Musique de M. l'abbé Giffard. ln-12 de 
88-9 pages. Paris, Retaux-Bray, 1891. 

Levray. ( Marguerite ). — Le serment de Re'gine. In-12 de 422 pages. 
Paris, Delhomrae et Briguet. Prix : 3 fr. 

LoxGHAYE ( G. ). s. J. — The'dtre chrétien : Jean de la Valette^ Con- 
nor O'Nial, les Flavius, Bouvines, Helvetia; Campian, Ganossa, la 
Gonfédération de Bar; comédies, épîtres. Deux in-8 de xxvi-538 et 
494 pages. Paris, Retaux-Bray, 1891. 

LoTH ( abbé Julien ). — Fe'nelon orateur ( 2® édition ). In- 12 de 243 p. 
Evreux, imprimerie de Gh. Hérissey, 1890. 

Michelix-Tronson du Goudray ( m. ). — Le latin dans la langue fran- 
çaise. In-18 de 146 pages. Paris, Delagrave, 1890. 

SoMMERVOGEL (G. ), S.-J. — Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, 
Première partie : Bibliographie, par les PP. de Backer. Seconde partie : 
Histoire, par le P. Garayon. Nouvelle édition, t. i : Abad-Bourg, In-4 
de 125 feuilles à double colonne. Bruxelles, Schepens; Paris, A. 
Picard, 1891. Prix : 30 fr. pour les souscripteurs, 40 pour les autres 
acheteurs. 

Strada ( J.). — VEpope'e humaine : premier cycle des civilisations. 
Le premier pontife. In-12 de m -321 pages. Paris, Dreyfous, 1890. 
Prix : 3fr. 50. 

)) Le premier roi. In-12 de vu- 286 pages. Paris, Dreyfous, 1890. 
Prix : 3 fr. 50. 

Vaudouer (Mlle Jeanne), professeur au lycée Fénelon. — Lectures 
morales et littéraires, à l'usage de l'enseignement secondaire des jeunes 
filles, des écoles normales et des écoles primaires supérieures. In-12 
de 352 pages. Paris, A. Picard et Kaan. 

Vincent Gh. ( Simmias ). — Les cinq plaies de l'humanité. La faim, 
In-12 de 308 pages. Paris, Savine, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Orientalia. Catalogue spécial et spécimen des caractères de l'impri- 
merie catholique de Beyrouth (Syrie). In-8 de 72 pages. Beyrouth, 
1891. 

Le 31 janvier 1891. 

Le "érani : P. -P. BPxUCKER. 



Imp. D. Dumoulin et C»«, rue des Grands-Augustins, P, à Paris, 



ÉTUDES 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

FÉVRIER 1891 

THÉOLOGIE 

QUESTIONS RELIGIEUSES 

I. — La Sainte Bible selon la Vulgate, traduite en fran- 
çais, avec des notes, par l'abbé J.-B. Glaire. Nouvelle 
édition avec introductions, notes complémentaires et ap- 
pendices, par F. ViGOUROUx, prêtre de Saint-Sulpice. 
Quatre vol. in-8 de xxiii-786, 810, 762 et xxxvi-684 pages. 
Paris, Roger et Ghernoviz, 1889-1890. 

II. — Les Livres Saints et la critique rationaliste. Histoire 
et réfutation des objections des incrédules contre les 
Saintes Ecritures, par F. Yigouroux, prêtre de Saint- 
Sulpice. Avec des illustrations d'après les monuments, 
par M. l'abbé Douillard, architecte. Tome IV. In-12 de 
670 pages. Paris, Roger et Ghernoviz, 1890. 

III. — La Sainte Bible avec commentaires. Tables générales 
chronologiques et analytiques, par M. l'abbé E. Duplessy 
et M. l'abbé Trochon. Grand in-8 de 388-27-36 xlii pages. 
Paris, LethieUeux, 1890. 

IV. — Biblia Sacra Yulgatae editionis. Juxta editionem, cura 
et studio Caroli Vercellone an. 1861 datam Romae recen- 
sita ad amussim. Deux vol. grand in-8 de xxviii-772- 
1632 pages. Paris, LethieUeux, 1891. Prix : 12 francs. 

V. — Introduction à Pétude de PÉcriture Sainte, d'après la 
Sainte Bible avec commentaires^ par MM. C. Trochon et 
H. Lesétre, du clergé de Paris. Tome II. Introductions 

Bibliographie, II. — 5 



66 ÉTUDES 

particulières aux livres de V Ancien Testament. Un vol. in-8 
de 661 pages. — Tome III. Introductions particulières aux 
livres du Nouveau Testament. In-8 de 564 pages. Paris, 
Lfthielleux, 1890. 

VI. — La Sainte Bible (texte latin et traduction française), 
commentée d'après la Vulgate et les textes originaux, à 
l'usage des séminaires et du clergé, par L.-Cl. Fillion, 
prêtre de Saint-Sulpice, etc. Tome II, fascicules ii et m ; 
t. III, fasc. I. 205-436; 437-712; i-240 pages. Paris, Letou- 
zey et Ané, 1890-1891. 

I. — Dans ce temps où la Bible, par suite même des attaques 
qu'elle subit, gagne des lecteurs de plus en plus nombreux, on 
est heureux de pouvoir signaler une traduction française recom- 
mandable de tout point. Telle est celle qu'a élaborée le savant 
abbé Glaire, et que la maison Roger et Chernoviz vient de réé- 
diter avec d'excellents compléments fournis par M. l'abbé Vigou- 
reux. Le Nouveau Testament, traduit sur la Vulgate, a été ap- 
prouvé en 1861, après un long et minutieux examen, par la Sacrée 
Congrégation de l'Index. \J Ancien Testament, aussi d'après la 
Vulgate, a été approuvé, en 1873, par les archevêques de Bor- 
deaux, de Paris et de Bourges, à qui le Saint-Siège en avait 
confié la revision. Ces hautes approbations ne signifient point 
que toutes les interprétations admises par le traducteur français 
soient certainement vraies ou les plus exactes possibles ; mais elles 
donneront une pleine sécurité aux fidèles qui, avec les condi- 
tions requises, voudront lire et s'assimiler le texte sacré dans 
cette version. 

M. l'abbé Glaire n'a pas cru devoir faire, comme d'autres, une 
paraphrase élégante ou une transcription moderne de la Sainte 
Ecriture. Prenant pour modèle et guide Bossuet, c'est à la fidé- 
lité littérale qu'il a visé, en recherchant pour tout ornement la 
correction grammaticale et la clarté. Il a atteint son but d'une 
manière très remarquable. Son travail est une sorte de calque de 
la Vulgate ; mais il reproduit sous une forme véritablement 
française cette version officielle de l'Eglise, qui, de l'aveu 
même des hétérodoxes, est si fidèle au texte original des livres 
sacrés. 

Il va sans dire, d'ailleurs, que ce système l'obligeait à conser«« 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 67 

ver bien des obscurités, qui tiennent en partie au texte original 
lui-même, en partie aux défaillances du traducteur latin. Les 
notes au bas des pages remédient dans une bonne mesure h cet 
inconvénient. M. Tabbé Vigouroux a heureusement complété ces 
notes de M. Glaire, surtout dans les livres les plus difficiles, tels 
que ceux des prophètes et les psaumes. D'autres additions fort 
utiles sont dues également au savant professeur de Saint-Sulpice 
et de rinstitut catholique de Paris : ce sont des introductions où 
Ton trouve les notions les plus nécessaires sur le sujet, le plan, les 
auteurs et la date de chaque livre, avec la solution concise des 
principales difficultés auxquelles ils ont pu donner lieu ; puis, en 
appendice, des notes plus étendues, quelques-unes illustrées de 
gravures, sur des questions d'exégèse, d'archéologie, d'histoire. 
A la fin de chaque volume, un index commode permet de retrou- 
ver facilement les nombreux renseignements historiques dissémi- 
nés dans toute cette annotation. /' 

IL — M. l'abbé Vigouroux a encore publié, en 1890, le qua- 
trième et dernier volume de son travail sur les Liçres sai?its et la 
critique rationaliste. Il y achève la réfutation des objections mo- 
dernes contre la Bible. Nous ne pourrions que répéter, pour ce 
volume, l'éloge que nous avons fait du précédent. Celui-ci était 
consacré tout entier à la défense du Pentateuque ; pour resserrer 
dans un nombre de pages très peu supérieur ce qu'il avait à 
dire du reste de la Bible, l'auteur a dû expédier très sommaire- 
ment beaucoup d'objections de détail. L'ouvrage y gagne peut- 
être en intérêt et ne perd rien en solidité. Les réfutations déve- 
loppées sont réservées aux objections les plus graves ou du 
moins les plus spécieuses, à celles qui offrent un caractère plus 
général et qui sont particulièrement soutenues par les coryphées 
actuels de l'incrédulité. Signalons, entre autres, la discussion 
sur le miracle de Josué, que complète un bon résumé de l'affaire 
de Galilée ; l'explication des divergences des évangélistes ; les 
chapitres sur les miracles de l'Évangile, sur les frères du Sei- 
gneur, etc. Dans la dernière question, notamment, on verra M. Re- 
nan péremptoirement réfuté par lui-même. 

En appendice, M. Vigouroux publie deux lettres qu'il a reçues 
en 1889 de M. l'abbé Delaunay, ancien collaborateur de feu 
l'abbé Bourgeois, à qui les silex préhistoriques de Thenay ont 



68 ETUDES 

valu une certaine célébrité. Elles sont très importantes, sinon 
décisives, pour la solution du problème concernant l'âge de ces 
silex. Les détails authentiques et précis sur la nature des ter- 
rains où ils ont été trouvés, la découverte de débris de pote- 
ries h côté et même bien au-dessous de ces silex réputés ter- 
tiaires, cela et d'autres faits attestés par M. Delaunay prouvent 
combien sont justifiés les doutes, que M. Bourgeois avait fini 
par concevoir lui-même sur la très haute antiquité de ses trou- 
vailles. 

III. — La Sainte Bible en latin et en français, avec commen- 
taires étendus, qui vient d'être éditée par M. Lethielleux, a reçu 
en 1890 un précieux complément. C'est un volume de Tables, 
qui comprend d'abord une table analytique des matières conte- 
nues, soit dans le texte sacré lui-même, soit dans les introduc- 
tions et les commentaires qui Taccompagnent ; puis un double 
index des mots grecs et hébreux expliqués dans ces introduc- 
tions et ces commentaires ; deux tables chronologiques, l'une des 
livres saints d'après la date de leur composition, l'autre des 
événements principaux de toute l'histoire biblique ; enfin, deux 
tables des passages insérés dans la liturgie, soit à la messe, soit 
dans le bréviaire. L'utilité d'un pareil travail est évidente et il 
faut remercier les auteurs dont la patience nous l'a donné. En 
particulier, la grande table analytique peut être regardée comme 
une mine d'indications variées. Pour ne rien dire des articles 
que tout le monde s'attend naturellement à y trouver, signalons 
ceux qu'on lit sous les mots Grecque [Idingue ), Hébreu, Septante 
et Vulgate : les particularités des textes originaux et des princi- 
pales versions de la Bible, leurs rapports et leurs différences, y 
sont condensés dans des listes instructives. 

IV. — Le même éditeur publie une réimpression de la Vulgate 
latine en deux tomes grand in-8, d'après l'excellente édition 
donnée en un volume in-4 par le P. Vercellone, a Rome, en 1861. 
Cette réimpression est de même format que la Bible avec com- 
mentaires, et en caractères tels que peuvent les désirer ceux qui 
tiennent à ménager leur vue. Elle nous a paru très correcte (une 
petite faute dans /s., xxvii, 1 : leviatham serpenten pour leviathan 
serpentern). On peut regretter de ne pas y trouver la préface 
où le P. Vercellone rendait compte des travaux faits pour son 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 69 

édition et des améliorations qu'elle apporte aux éditions pré- 
cédentes. 

V. — h'' lîitroduction abrégée à l'étude de l'Ecriture Sainte, 
dont nous avons annoncé le premier volume, est maintenant aussi 
terminée. Les deux volumes parus en 1890 contiennent les In- 
troductions pai'ticulières aux livres de l'Ancien et du Nouveau 
Testament. Comme le précédent, ils nous paraissent dignes 
d'être recommandés pour la clarté, la précision et la sûreté de la 
doctrine. Notamment on y trouve bien résumées les principales 
objections des critiques rationalistes, avec les réponses de l'exé- 
gèse croyante. 

Ce n'est pas qu'on n'y rencontre par ci par là des détails un 
peu trop contestables, à notre avis. Par exemple, à propos du 
récit de la chute originelle, M. Trochon ( car c'est à lui qu'ap- 
partient encore ce qui concerne le Pentateuque, dans le second 
volume ) se déclare pour l'interprétation de Cajetan, qui refusait 
de voir dans le serpent tentateur un véritable animal, et prenait 
le mot qui le désigne dans la Genèse pour une simple méta- 
phore représentant le démon. Il croit que cette interprétation fait 
disparaître les difficultés du récit de la tentation. C'est pos- 
sible ; mais respecte-t-elle comme il faut le sens naturel du 
texte inspiré ? Nous en doutons. D'ailleurs, les difficultés dont 
il s'agit reçoivent une solution bien suffisante dans l'interpréta- 
tion traditionnelle, d'après laquelle le tentateur n'était pas un 
serpent matériel seulement, mais un serpent mû par le démon, 
à qui cet animal servit tout passivement d'organe et d'instru- 
ment. M. Trochon n'a pas tort de critiquer cette traduction : 
« Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs 
que Dieu avait créés. » Elle est inexacte, en effet, ou du moins 
équivoque ; mais non, comme il le veut, parce qu' « elle donne à 
entendre que ce serpent lui-même était un de ces animaux des 
champs que Dieu avait créés)) ; c'est parce qu'elle semble attri- 
buer à ce serpent, en tant qu'animal et par nature, une qualité 
qui ne lui appartint qu'un moment et en tant qu'il fut l'organe 
de l'esprit mauvais. On traduirait donc plus justement : « Le 
serpent fut (ce qui rend bien l'hébreu hayah) le plus rusé des 
animaux, )) etc. 

La date de publication de l'ouvrage excuse tl' erreur histq- 



70 



ETUDES 



rique des lignes suivantes, dont Tassurance pourrait tromper 
quelques lecteurs : « Il est certain qu'entre Baltassar et Cy- 
rus, quelqu'un régna à Babylone ; car, dans les contrats d'in- 
térêt privé datés de son règne, Gyrus ne prend le titre de roi de 
Babylone que trois ans après la prise de la ville. » (T. II, p. 617- 
618). Il est certain aujourd'hui, par plusieurs inscriptions 
qu'a publiées le P. Strassmaier, que Gyrus a pris le titre de roi 
de Babylone l'année même où il s'empara de la ville ; il existe une 
tablette datée de son règne, qui est postérieure seulement de 
quinze jours à une autre inscription babylonienne, datée du 
règne de Nabonide, dont Baltassar était le fils et l'associé au 
trône. Gela n'empêche pas, du reste, que le personnage nommé 
« Darius le Mède », dans le livre de Daniel, n'ait pu porter aussi 
le titre de roi de Babylone, par concession du conquérant 
perse. 

Le zèle des protes et des correcteurs a encore besoin d'être 
quelque peu stimulé pour les éditions futures de ces deux 
volumes, surtout du second, et spécialement par rapport aux 
noms propres, si fréquents, et aux mots hébreux. A la page 84 
du tome II, la note 2 paraît être tout à fait hors de place. 



VI. — M. l'abbé Fillion est arrivé au troisième volume de sa 
Bible latine-française brièvement commentée. Les premiers fasci- 
cules ont déjîi été signalés aux lecteurs des Etudes. Geux qui ont 
paru depuis comprennent les quatre livres des Rois et les deux 
livres de» Paralipomènes ; ils méritent les mêmes éloges que les 
précédents. Les gravures offrent un intérêt particulier, parce 
que beaucoup reproduisent des monuments égyptiens et assy- 
riens, qui représentent et racontent les événements mêmes que 
rapporte la Bible. Il y a donc là mieux que des iUustrations; ce 
sont des preuves ou des confirmations frappantes de la véracité 
des auteurs sacrés. 

Nous sommes heureux de pouvoir ajouter que le savant pro- 
fesseur de Lyon vient de donner aussi un utile complément à sa 
Bible, dans V Atlas géographique qu'il a composé avec la collabo- 
ration de M. l'abbé Nicole. [Atlas géographique de la Bible d'après 
les documents anciens et les meilleures sources françaises, anglaises 
et allemandes contemporaines. Dix-huit planches avec un lexique 
des noms géographiques de l'Ancien et du Nouveau Testament. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 7i 

Lyon et Paris, Delhomme et Briguet. ) Nous reparlerons plus 
amplement de cette belle publication. J. BRUCKER, S. J. 

Biblia Sacra juxta Vulgatae exemplaria et correctoria Romana 

denuo edidit, divisionibus logicis analysique continua sen- 
sum illustrantibus ornavit Aloisius Claudius Fillion, pres- 
byter S. Sulpitii, in Majori Seminario Liigdunensi Scrip- 
turœ Sacra3 professor. Editio altéra perpolita multisque 
episcopalibus approbationibus commendata. In-8 de xii- 
1366-28* pages. Parisiis, Letouzey et Ané, s. d. (1890). 
Prix : 10 francs. 

On connaît les heureuses modifications apportées par M. Fil- 
lion, prêtre de Saint-Sulpice, à son édition latine de la Bible. 
Tout en respectant la division par chapitres et par versets, si utile 
pour les citations de l'Ecriture, il a néanmoins introduit une 
nouvelle disposition du texte, fondée sur l'ordre logique des 
matières, et il a donné h chaque jDartie un titre précis, accom- 
pagné de manchettes explicatives. De cette façon, la lecture est 
moins coupée, et l'on saisit mieux la suite naturelle des idées et 
des faits contenus dans les pages divines. 

Parue depuis trois ans à peine, la Bible de M. Fillion vient 
d'avoir un second tirage ; les éditeurs n'ont pas reculé devant 
des frais considérables pour améliorer leur texte cliché sur cuivre. 
Nous regrettons seulement qu'ils aient cru devoir supprimer les 
Tables des éditions ordinaires de la Bible. La phrase Textus a 
nobis... de l'Introduction (p. ix, 1. 7) est incomplète et n'offre 
aucun sens. E. RIVIÈRE, S. J. 

L'Esprit-Saint, parle P. Marin de Boylesve, S. J. In-8 de 
125 pages. Paris, Haton, 1890. 

Sous les six titres généraux qui suivent : V EspiHt- Saint dans 
la Trinité, r Esprit-Saint dans V Ancien Testament, V Esprit-Saint 
dans le Nouveau Testament, l Esprit-Saint dans l! Eglise, l Esprit- 
Saint dans les âmes, V Esprit-Saint principe de ^ie, le Père Marin 
de Boylesve résume toute la doctrine catholique sur la troi- 
sième personne de la sainte Trinité, sa nature, ses attributs, ses 
manifestations, ses dons et ses fruits. C'est à la fois théologie, 
ascétisme, histoire, explication dogmatique, non seulement des 



72 ÉTUDES 

questions les plus hautes, comme le principe et la fonction de 
TEsprit-Saint, la mission des Personnes divines, mais aussi de 
certaines expressions familières à la prédication chrétienne : 
pécher contre le Saint-Esprit^ mentir au Saint-Esprit, etc. — En 
tout quatre-vingts chapitres, exposant avec clarté, selon la mé- 
thode scripturaire et historique particulière à Tauteur, tous les 
enseignements de la foi touchant la troisième des divines Per- 
sonnes. 

Les prêtres et les fidèles instruits tireront profit de ce travail, 
où s'entassent les textes et où la science s'exprime avec autorité, 
dans un langage ferme et précis comme les idées. 

V. DELAPORTE, S. J. 

I. — Courte explication du catéchisme, par le R. P. J.-B. 
Vuillemin, chanoine régulier de Saint-Augustin, de la 
Congrégation de Latran, prieur de Mattaincourt. In-12 de 

' 438 pages. Lille, Desclée. Prix : 4 francs. 

II. — L'Instruction religieuse à cinq degrés. — Deuxième 
degré. Questions et réponses pour servir à V explication du 
petit catéchisme, par l'abbé L. Palfray, doyen de Saint- 
Romain. In-12 de 187 pages. Paris, Œuvre de Saint-Paul, 
1890. Prix : 1 franc. 

Tout le monde aujourd'hui est si convaincu de l'utilité des 
ouvrages élémentaires sur la doctrine chrétienne qu'une préface 
à un catéchisme est devenue inutile. Le R. P. Dom Vuillemin, 
qui aurait pu nous insinuer là les mérites du sien, préfère que 
Ton s'en remette à l'examen du texte. Sa confiance est légitime. 
Une simple dédicace nous apprend que l'auteur s'est adressé 
spécialement aux religieuses et aux élèves de Notre-Dame de 
Mattain court, et que pour base de ses explications il a pris le 
catéchisme de Saint-Dié. Nous pensons que cet excellent traité 
est appelé à franchir la frontière de son diocèse. 

Des questionnaires substantiels et précis sont accompagnés de 
réponses claires et solides, et forment un commentaire suivi aux 
demandes principales. L'art de tourner et de retourner une idée 
sous toutes ses faces y est pratiqué avec méthode et habileté. 
Çà et là on rencontre quelque terme vieilli, tel ({u entendement 
(p. 282), ou des expressions dont la meilleure explication serait 



PARTIE BIRLIOGRAPHIQUE 73 

leur étymologie, comme gf^dce habituelle et justification, ou des 
notions plus théologiques que familières, telles que grâce pre- 
inière et seconde, enfin des histoires et des propos qui ne sont pas 
tous du curé d'Ars, par exemple la réponse de M. Paul de Cassa- 
gnac à Victor Noir, « fougueux républicain » (p. 198). Ce fait 
divers serait mieux h sa plaee dans une colonne de journal. 

II. — M. TAbbé Palfray, qui abonde aussi en histoires, n'aurait 
certainement pas enregistré celle-là. On a en effet commenté 
naguère dans la presse son cri de « Vive la République! )) Mais 
de ses opinions politiques rien ne nous semble avoir transpiré 
dans son petit livre, qui est moins un catéchisme qu'une suite de 
conseils pratiques, et très pratiques, pour vivre en bon chrétien. 
Les maîtres et les parents y trouveront matière à bons conseils 
pour l'instruction et l'éducation religieuse de leurs enfants. 

H. CHÉROÏ, S. J. 

La Religion enseignée aux petits enfants, par Mgr de Ségur. 
Illustrations de l'imprimerie D. Dumoulin. In-12 de 125 p. 
Paris, Tolra, 1890. 

Presque toujours, pour des raisons d'économie où nous n'avons 
pas à entrer, les catéchismes mis entre les mains des enfants ne 
sont rien moins que des chefs-d'œuvre de typographie. Souvent 
même, il serait à croire que l'on a choisi le format le plus désa- 
gréable, le papier le plus mince et le moins blanc, les caractères 
les plus communs et les plus usés; le tout empaqueté dans un 
cartonnage primitif et au rabais. Rien pour reposer l'œil de l'en- 
fant; rien qui parle à son imagination. On lui donnera des livres 
neutres et laïques pleins de gravures et de couleurs voyantes; et, 
en fait de catéchisme, le plus vilain et le plus terne des livres de 
rebut. Cet alphabet de la foi, qui traite de Dieu, de l'Eglise et de 
nos divines destinées, n'a pas même l'apparence gaie dont on 
sait décorer le vulgaire A B C D des écoliers apprentis : 

... Elementa velint ut discere prima. 

Dernièrement, dans plusieurs diocèses, on s'est aperçu de cet 
oubli déplorable, et l'on s'est avisé d'imprimer des catéchismes 
sur papier présentable, avec des types moins écrasés, voire même 
avec des illustrations de bon goût. Chose curieuse, il s'est trouvé 



74 ETUDES 

que ces catéchismes illustrés, édités en nombre, ne sont guère 
plus chers que les horribles éditions h bon marché. 

M. Dumoulin, dont le public catholique apprécie de plus en 
plus les merveilles typographiques, mérite tous les éloges pour 
les deux catéchismes nouveaux qu'il vient d'éditer. Nous avons 
mentionné déjà le Catéchisme de Luçon; signalons aujourd'hui 
la Religion enseignée aux petits enfants^ par Mgr de Ségur. Il est 
charmant, ce petit volume, avec ses 50 ou 60 gravures, d'après 
des maîtres tels que Raphaël, Giotto, Fra Angelico, Albert Durer, 
Le Brun, Mignard, V. Orsel, etc. 

^ Inutile de louer le texte. Mgr de Ségur excellait à parler de 
Dieu aux enfants et à leur faire comprendre les plus hautes vé- 
rités de la foi. M. le marquis de Ségur le rappelle dans une excel- 
lente préface, où il souhaite que les « dames pieuses » et les 
 chrétiens zélés » qui se dévouent à l'œuvre des catéchismes, 
mettent ces jolies pages sous les yeux de leurs protégés. 

Notre souhait va plus loin. Nous voudrions voir ce volume aux 
mains de toutes les mères chrétiennes et de tous les petits en- 
fants. V. DELAPORTE, S. J. 

Les Païens et les Chrétiens, par le marquis de Ségur. Grand 
in-8 Jésus de 300 pages, illustré de gravures. 

« En composant ce livre, je n'ai pas eu la prétention de faire 
un ouvrage scientifique ni une histoire en règle de l'établissement 
de l'Église : j'ai voulu seulement, dans une série de tableaux, de 
récits ou de causeries, comme on voudra les appeler, donner une 
idée aussi exacte et aussi complète que possible de ce qu'était le 
monde avant la venue de Jésus-Christ sur la terre, et de ce qu'il 
devint après l'Incarnation; j'ai voulu peindre dans un style que 
tout le monde pût comprendre et pût lire, d'une part les crimes, 
les folies et les hontes de la société païenne ; de l'autre, les com- 
bats sublimes, les vertus héroïques et la beauté morale surhumaine 
des premiers chrétiens; faire toucher du doigt, par ce contraste 
même, la divinité de l'Eglise de Jésus-Christ, et populariser 
autant qu'il était en moi une époque admirable et vraiment unique 
de l'histoire. » 

On ne saurait donner une meilleure idée de cet ouvrage qu'en 
citant ces paroles de l'avis aux lecteurs. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 75 

Quand on en parcourt les feuillets, on croit souvent lire des 
pages écrites par l'autre de Ségur, par le saint aveugle. C'est le 
même esprit si pleinement chrétien, c'est le même charme de 
style suave et pénétrant, c'est la même distinction, c'est le même 
resplendissement de la même charité. 

Ce nouveau livre ne peut manquer d'être accueilli du public 
comme le sont toutes les œuvres si diverses signées du nom de 
Ségur. F. P., S. J. 

I. — Instruction pratique de Théologie mystique, ou méthode 
pour faire les exercices spirituels de saint Ignace, par le 
P. Tobie LoHNER, de la Compagnie de Jésus. Traduit par 
M. l'abbé J. Dufour. Deux vol. in-12 de 401 et 471 pages. 
Paris, H. Walzer, 1890. 

IL — Les Dernières étapes de la vie chrétienne, par l'abbé 
Henry Bolo. In-12 de 212 pages. Paris, René Haton, 1891. 
Prix : 2 francs. 

I. — Que le lecteur ne s'effarouche pas de ce titre un peu 
solennel de Théologie mystique; il s'agit simplement d'un manuel 
de retraite à l'usage du clergé. 

Dans sa préface, l'auteur indique en ces termes le but de son 
livre : « Offrir aux prêtres un traité succinct et exact,... contenant 
non seulement les principes des exercices spirituels, mais aussi 
la pratique qui en découle, tel a été notre dessein.» L'ouvrage, 
on le voit, est divisé en deux parties : l'une, plutôt théorique, 
traite des exercices spirituels en général; l'autre, exclusivement 
pratique, renferme trois retraites de huit jours, suivies de quatre 
récollections de trois jours. 

Cette œuvre n'arrive-t-elle pas à son heure ? Au moment où 
prêtres et fidèles sentent plus que jamais l'attrait de la grâce les 
porter vers les retraites, M. l'abbé Dufour ne pouvait mieux faire 
que de donner à notre pays un ouvrage, souvent réédité à l'étran- 
ger. Ajoutons qu'il ne pouvait s'adresser à un guide plus sûr que 
le P. T. Lohner, dont la vie tout entière fut consacrée à la sanc- 
tification du clergé. Ses ouvrages n'ont pas d'autre but, ils 
s'adressent tous aux prêtres ; depuis cette Instructio practica, 
fragment détaché d'une œuvre considérahle, iusqu h sa Bibliothec a 
manualis concïonatoria ^ bien connue des prédicateurs. 



76 ETUDES 

Avec la Medulla asceseos de Bellecius, traduite par M. Berthon, 
du diocèse de Poitiers, V Instruction pratique de Lohner forme un 
manuel complet de retraite. Ce manuel fournira aux prêtres une 
mine abondante de pieuses et solides méditations; il sera en 
même temps d'un grand secours pour tous ceux qui s'occupent 
de l'œuvre si importante des retraites. 

II. — Les Dernières Etapes de la vie chrétienne comprennent 
la Maladie, V Extrême-Onction, le Saint Viatique, V Agonie, la 
Mort, les Funérailles; elles sont précédées d'une préface sur la 
Commémoraison des morts, et une conclusion toute naturelle les 
termine : la Messe des morts. 

Ces différents sujets, déjà très saisissants par eux-mêmes, sont 
traités avec vigueur : il faut, pour s'en faire une idée, lire ces 
pages émues, où passe un souffle d'éloquence convaincue. Le livre 
de M. l'abbé Bolo s'adresse aux âmes chrétiennes qui désirent 
profiter des enseignements de la mort : h ces âmes il apporte les 
lumières et les consolations de la foi. Chemin faisant, il prend à 
partie et réduit à néant divers préjugés funestes au salut. 

L'auteurva chercher sesinspirations dans l'Ecriture Sainte et la 
liturgie. 11 est tellement imprégné de la lecture des livres saints, 
qu'à la manière de saint Bernard, il pense et parle au moyen de 
l'Ecriture : son esprit y découvre des aperçus négligés par 
d'autres, et son goût littéraire en tire des expressions pleines de 
force et de hardiesse. 

Cependant, il faut l'avouer, cette préoccupation du mot l'en- 
traîne parfois au-delà des bornes. Ainsi, pour prouver la con- 
nexion des souffrances du Calvaire et des flammes expiatrices du 
péché, il écrit que « le Saint-Esprit semble s'être oublié à con- 
fondre les termes qui, de part et d'autre, servent à les qualifier ». 
A l'appui il cite ce texte de saint Luc (xvi, 21) : Crucior in hâc 
flammd. Toute la valeur de la preuve est dans le terme crucior, 
qu'il traduit : « Je suis crucifié )>. Malheureusement, ce sens ne se 
retrouve pas dans le texte primitif. 

Une exagération dépare aussi le beau chapitre de la J/orf: «Dieu 
n'a point fait la mort, » dit le livre de la Sagesse. Pour le prouver, 
M. Bolo dépeint la vie qui surabonde partout dans la nature, puis 
en vient à cette conclusion étrange : H n'y a que nous qui pouvons 
mourir, il n'y a que nous qui sommes des êtres personnels, distincts 
de cet immense océan de la nature... 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 77 

Quel est le critique qui ne se croie obligé de signaler un desi- 
deratum ? J'ose en saumettre un au zèle sacerdotal de M. Bolo. 
La confession a été, me semble-t-il, laissée trop dans l'ombre. Il 
en est parlé une ou deux fois, mais en passant et très brièvement. 
N'est-ce pas cependant le point capital et trop souvent, hélas ! le 
point difficile ? Le chapitre du Saint Viatique^ empreint d'une 
teinte vaguement romantique, n'eût-il pas gagné en précision et 
en force salutaire sur les âmes, si la préparation à l'Eucharistie, 
par le sacrement de pénitence, y avait été mise plus en relief ? 

Quoi qu'il en soit de ces quelques remarques, ce livre n'en 
reste pas moins une œuvre excellente sortie du cœur d'un prêtre, 
d'un apôtre, et décèle une plume habile. » 

P. MOTTE, S. J. 

Le Prodigue et les Prodigues. Sixième retraite de Notre- 
Dame de Paris, par le R. P. Félix, S. J. Paris, Téqui. 

Qu'elle soit écrite ou parlée, la parole du R. P. Félix a toujours 
une grande puissance : elle émeut et subjugue, elle convainc et 
persuade aujourd'hui dans ses livres, comme autrefois sous les 
voûtes de Notre-Dame. 

Le Prodigue, c'est celui de l'Evangile, dans la parabole rap- 
portée par saint Luc ; les Prodigues, ce sont les décalques de 
l'image tracée par le Sauveur, les coupables vivants et présents. 

Le R. P. Félix expose d'abard la parabole évangélique dans sa 
majestueuse simplicité; puis, prenant les prodigues, il en fait 
une entité qu'on peut appeler légion, et il la substitue au pro- 
digue du livre saint, à partir du moment où celui-ci dit à son 
père : « Mon père, donnez-moi la part d'héritage qui me doit 
revenir. » 

La première phase de leur vie, c'est la révolte contre l'autorité 
paternelle de Dieu, le caprice de l'homme se substituant à l'em- 
pire de Dieu. Dès lors, tout devient commun entre les prodigues 
et le prodigue : mêmes pensées, mêmes sentiments, mêmes actions ; 
partant mêmes désordres, mêmes fautes : la débauche, la luxure, 
produisant la dispersion, la ruine, l'indigence, la servitude, le 
dernier terme enfin de la dégrradation. 

La marche du prodigue et des prodigues a six étapes dans leur 
vie, et six chapitres dans le volume que nous venons de lire : Ré- 



78 ÉTUDES 

volte et fuite du prodigue. — La volupté dans les prodigues. — 
Ravages de la volupté dans la vie des prodigues. — Esclavage 
dans la vie des prodigues. — Retour du prodigue et des pro- 
digues (deux chapitres). 

Les quatre premières parties du livre inspirent une terreur 
mêlée de pitié, tant les débordements et l'abjection du prodigue 
sont vio-oureusement tracés. Le malheureux va de chute en chute, 
au gré des passions, dont le livre précédent du P. Félix nous a 
fait connaître l'empire désastreux. 

Mais si l'orateur sacré a pris, pour écrire ces quatre premières 
parties de son livre, le vigoureux pinceau de Michel-Ange, il a em- 
prunté au suave Raphaël ses plus douces couleurs pour peindre 
le retour de l'enfant prodigue sous le toit paternel, la joie du 
père, la contrition confiante du fils. 

Comme le cœur du R. P. Félix est plein de sollicitude pour les 
prodigues qui l'écoutent au pied de sa chaire ou le lisent dans 
leur cabinet! Comme il voudrait voir chacun d'euxad se rei^ersus, 
l'entendre dire : Sargam et ibo ad patrein l 

« Allons, mes frères, leur dit-il en terminant son dernier dis- 
cours, levez-vous, levez-vous vite, il en est temps encore. Aujour- 
d'hui, si vous le voulez, enfants prodigues réconciliés, vous serez 
dans les bras de la divine miséricorde, et demain, à la radieuse 
aurore de la résurrection, ressuscites vous-mêmes, vous prendrez 
place au banquet du divin amour. » 

Je m'arrête sur ces mots où respire l'âme du prêtre de Jésus- 
Christ. C. B. 



Résolutions chrétiennes, par le R. P. Cclestin de Labroque, 
Cap. In-12 de 293 pages. Paris, Téqui, 1891. Prix : 3 francs. 

Le P. Célestin de Labroque a été, pendant trente années, le 
guide et le père de toute une génération de sourds-muets et de 
sourdes-muettes; il leur avait voué sa vie, son intelligence, son 
cœur. S'il aimait ainsi les déshérités, c'est qu'il les aimait pour 
Dieu ; cet homme de dévouement est donc aussi un homme de foi, 
et les conseils qui viennent d'une pareille bouche ne peuvent 
qu'être précieux pour qui veut sérieusement tendre vers le 
ciel. 

Voici en deux mots la méthode que suit le pieux auteur. Il 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 79 

prend une résolution; par exemple : « Je travaillerai sans cesse 
à mon salut. » Il en donne les motifs, appuie ces raisons des 
paroles de Notre-Seigneur et les confirme par des exemples. Et 
successivement il traite ainsi toutes les grandes questions du 
salut. A. LEFÈVRE. 



Allocutions pour les jeunes gens, par Paul Lallemand, prêtre 
de l'Oratoire, 3*^ série. In-12 carré de 306 pages. Paris, 
Retaux-Bray, 1891. 

Les allocutions, adressées par le P. P. Lallemand aux élèves 
de l'école Massillon ou du collège de Juilly, et recueillies dans 
ce joli volume carré, aux feuillets discrètement teintés, sont de 
deux sortes. Les quinze ou seize premières sont des allocuiiojis 
proprement dites; les cinq ou six autres, des discours de distri- 
bution ou des oraisons funèbres. La plupart sont très courtes : le 
P. P. Lallemand sait bien que les sermons ^oxiv jeunes gens sont 
longs quand ils dépassent notablement un quart d'heure. 

Le P. P. Lallemand a lu et il cite quelque part Dieu dans Z'e- 
cole, de Mgr Baunard; ses allocutions visent droit au même but; 
elles tendent aussi à faire régner Jésus-Christ dans de jeunes 
âmes chrétiennes. Mais la manière des deux orateurs est diffé- 
rente; chez Mgr Baunard, ce sont des causeries, des homélies, 
des catéchismes, où l'orateur, comme en se jouant, descend des 
hauteurs du dogme aux détails familiers et journaliers de la vie 
de collège. Chez le frère et héritier du P. Malebranche et du 
P. Gratry, les allocutions sont des contemplations et des poèmes, 
parfois des hymnes de foi et de patriotisme chantés dans une 
langue mélodieuse. Même en parlant de la mort et àw jugement, le 
P. P. Lallemand mériterait la définition qu'il applique à Bossuet : 
« Poète lyrique des néants humains ». (P. 19.) 

Ces envolées d'éloquence sont faites pour plaire à des jeunes 
gens lettrés, et les rhétoriciens de Juilly doivent goûter cette 
parole amie, quand elle retentit à quelques pas de la chaire où 
enseigna le P. Massillon. Du reste, les pages les plus achevées de 
tout le volume sont les dernières, consacrées à rappeler le sou- 
venir de deux professeurs de Juilly et à célébrer l'un de ses plus 
illustres anciens, l'amipal Bergasse du Petit-Thouars. Le beau dis- 
cours où le P. P. Lallemand raconte les exploits et les vertus de 



80 



ÉTUDES 



ce vaillant chrétien, est le chef-d'œuvre de la troisième série des 

allocutiojis. 

Une toute petite critique, et pour nous montrer sincère. Dans 
ces élévations qui s'adressent à des jeunes gens, j'ai rencontré 
tout un passage du romancier Paul Bourget. M. Jules Lemaître 
prétend avoir connu A. de Musset en entendant des tirades de 
ce moraliste douteux, citées par des prédicateurs. Evidemment 
M. J. Lemaître exagère; mais est-il à propos de produire en 
chaire, même une seule phrase de certains gens de lettres? Que 
le P. P. Lallemand décide. Y. DELAPORTE, S. J. 



L'Oracle maternel, conseils et prédictions d'une mère chré- 
tienne à son fils ; avec une lettre-préface du R. P. Tissot, 
d'Annecy. In-4 allongé de 91 feuillets. Lyon, Delhomme et 
Briguet. Prix : 7 fr. 50. 

« Mêler l'utile à l'agréable » et instruire en récréant, tel est le 
but de la chrétienne qui par amour maternel s'est faite auteur : 
« Tu commences à réfléchir, m écrit-elle dans son Epitre dédica- 
toire. « Désormais il te faut des délassements où l'esprit ait sa 
bonne part, et apprenne à penser juste sur maintes choses de 
grand intérêt. — Que je voudrais t'y aider, mon enfant, et dans 
la formation laborieuse de ton esprit et de ton cœur demeurer 
encore ta mère ! » 

J'ose affirmer que le but est atteint. Il est un âge où les na- 
tures les plus belles causent quelque souci aux mères attentives. 
C'est quand va finir la naïve candeur de l'enfance et que le juge- 
ment n'est pas encore formé. A cette époque périlleuse, l'ado- 
lescent se trouve, souvent sans le savoir, en état d'insurrection 
latente; s'imaginant être homme et voulant le paraître, il n'aime 
pas à « recevoir des leçons ». Notre Oracle lui « fait la leçon » 
doucement, finement, comme en se jouant. Il serait mal venu de 
s'en lâcher. 

Qu'un vaniteux demande à l'oracle : « Dira-t-on du mal de 
moi? » Il aura entre plusieurs autres cette réponse : « Conviens, 
tout bas, qu'on en pourrait dire beaucoup, pour le moment, sans 
dépasser la vérité. » 

Le bon sel gaulois abonde dans ce livre. Mais ce qu'on y voit 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 81 

surabonder, ce sont les pensées profondes, marquées au éoin de 
la raison la plus droite et du sens le plus chrétien. 

Les familles et les maisons d'éducation pourront donc tirer 
grand parti de V Oracle pour faire monter vers Dieu, comme à 
leur insu, les cœurs de leurs enfants. « Toutes les mères qui le 
connaîtront voudront l'offrir à leurs enfants, fussent-elles moins 
chrétiennes que le livre lui-même; car c'est un de ses mérites 
de ne rien dire qui sente l'exagération. )) (R. P. Tissot.) Et je 
vois d'ici telle mère dans l'embarras pour semoncer ou récom- 
penser son fils ou sa fille, lui dire adroitement : a Allons consulter 
Y Oracle. » 

Son mécanisme de chiffres, qui amène sûrement la réplique à 
la question posée, piquant leur curiosité et leur ménageant des 
surprises, les mettra en goût de le consulter*. Depuis les graves 
problèmes (Dans quel état dois-je entrer? — Arriverai-je à un 
grand âge? etc., etc.) jusqu'aux fantaisies badines (Par qui suis- 
je le plus aimé? — Aurai-je bonne chance à la pêche ? etc., etc.), 
il n'y aura pas une des quatre-vingt-onze questions qu'ils n'aient 
le désir d'essayer. Et comme il y a sept réponses diverses à ces 
questions variées, ils parcourront de la sorte six cent trente- 
sept axiomes, qui fourniront une riche matière à des réflexions 
pratiques. 

Serait-il oiseux d'ajouter que l'édition de V Oracle ^ sortie de 
l'imprimerie Pitrat, est très belle, et que les dessins, dus au crayon 
de Steyert, sont soignés? L'ensemble forme un utile et gracieux 
cadeau. E. PLANÏIER, S. J. 

Manuel des Œuvres. Institutions religieuses et charitables 
de Paris et principaux établissements des départements 
pouvant recevoir des orphelins, des indigents et des ma- 
lades de Paris. In-12 de 592 pages. Paris, Poussielgue, 
1891. 

Ce livre attestera un jour devant l'histoire la fécondité de la 
charité française en cette fin de siècle. Chaque édition de cette 
liste des œuvres est plus considérable que la précédente. Quel ne 
serait pas ce progrès, sans les entraves administratives? 

L'utilité immédiate du Manuel est de fournir les renseigne- 
ments les plus complets et les plus précis, non seulement à tous 

Bibliographie, H. — 6 



82 ÉTUDES 

ceux qui font partie d'une association charitable quelconque ou 
désirent y entrer, mais surtout à ceux qui désirent placer des 
enfants, faire secourir des pauvres, être les intermédiaires de la 
Providence auprès des malheureux de toute sorte. Il y en a pour 
tous les âges et pour tous les besoins : crèches, écoles, orphe- 
linats, bibliothèques, hôpitaux, habitations économiques, caisses 
d'épargne, maisons de correction, de réhabilitation, de préser- 
vation, soit pour les Français, soit pour les étrangers. 

Les adresses sont en général au courant. Cependant, la. Réunion 
artistique de la Société Saint-Jean, pour le développement de l'art 
chrétien, ne s'est-elle pas transportée de la rue de Sèvres à la rue 
de la Chaise? Heureusement, peintres, sculpteurs, musiciens et 
architectes en connaissent le chemin. H. CHÉROT, S. J. 



PHILOSOPHIE 

SCIEiNGES ET ARTS 

Manuals of catholic philosophy : Psychology, by M. Maher, 
S. J. In-12 de 570 pages. London, Longmans, 1890. 

Les Etudes ont déjà signalé l'apparition de plusieurs volu- 
mes de philosophie, devant former une belle série [Stonyhurst 
séries), qui emprunte son nom au grand collège des Jésuites 
anglais. Le présent ouvrage, qui contient la Psychologie^ conti- 
nue très dignement la série commencée. 

Nous y avons remarqué le même louable souci d'adapter la 
philosophie traditionnelle aux besoins de l'heure actuelle. 
L'auteur fait naturellement la part large à la réfutation des 
erreurs qui se sont développées en Angleterre. Il y a pour les 
étrangers plaisir et profit à voir juger les philosophes anglais 
contemporains par leurs compatriotes, mieux à portée de les 
comprendre. 

C»tte alliance de la tradition et de l'actualité est un bon 
exemple. Puissc-t-il contribuer à nous débarrasser de cet en- 
seignement routinier, qui accumule les arguments pour com- 
battre des morts saas défense , laissant croire qu'il n'est pas de 
taille à se mesurer avec les vivantsl G. SORTAIS, S. J. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 83 

I. — Étude sur la condition juridique des églises, temples, 
presbytères, par Anatole Biré, docteur en droit, avocat. 
In-8 de 204 pages. Paris, A. Giard, 1890. Prix : 5 francs. 

II. — Conséquences juridiques de l'annexion de la Savoie et 
de Nice à la France, par Cli. Brunet, docteur en droit, 
avocat à Saint-Jean-de-Maurienne. In-8 de 284 pages. Pa- 
ris, A. Giard, 1890. Prix : 6 francs. 

I. — Toutes les questions relatives aux rapports de l'Église et 
de l'Etat empruntent aux événements actuels un caractère parti- 
culièrement irritant. Depuis bientôt un siècle, la législation des 
cultes n'est, en f'rance, qu'une succession d'entreprises plus ou 
meins hypocrites contre le droit ecclésiastique. 

Ce livre en retrace le tableau. N'y cherchez pas toutefois Témo- 
tion qui fait vibrer la plume du polémiste. On dira que c'est une 
qualité pour un livre de droit. — Je ne sais. L'auteur est certai- 
nement animé d'honnêtes intentions. Le plus souvent il adopte le 
parti équitable, notamment dans les fameuses controverses sur la 
propriété des églises paroissiales, sur la légitimité des désaffec- 
tations administratives, etc. Malgré tout, je lui en voudrais presque 
de l'indifférence avec laquelle il accepte et enregistre tout. Con- 
cordat, articles organiques, décrets, avis du conseil d'Etat, ins- 
tructions ministérielles, sans risquer la moindre discussion. N'est- 
il pas vrai qu'un peu de critique, de contrôle, quelques arguments 
de principe, fondés sur le droit canon, n'eussent pas été déplacés 
en pareille matière? 

Faute de cela, M. Biré n'a fait qu'un livre utile, quand il aurait 
pu faire un excellent livre. 

IL — L'annexion d'un pays, quelle qu'en soit la cause, entraîne 
des difficultés juridiques d'ordre public ou privé, que ne peuvent 
toujours d'avance prévoir les conventions diplomatiques, et dont 
il faut chercher la solution dans les principes généraux du droit 
international. L'État qui prend possession d'un territoire se voit 
en présence de situations, de titres, de contrats, nés sous l'empire 
de l'ancienne législation, et qui se trouveraient lésés et compromis 
si les lois nouvelles leur devenaient brusquement et entièrement 
applicables. 

Or nos lois françaises étant muettes sur les conséquences juri- 



84 ETUDES 

diques de l'annexion, c'est un travail délicat que de dégager un 
ensemble dérègles pouvant gouverner la matière très ardue dont 
nous parlons. 

M. Charles Brunet Ta essayé très heureusement pour la Savoie 
et le comté de Nice, cédés à la France par le traité du 24 mars 1860. 

En matière de droit priçé^ voici le principe général. Toute 
action née à l'occasion d'un fait (tutelle, mariage, succession, 
obligation, servitude, etc.) antérieur à 1860, doit être rapportée 
aux dispositions de l'ancien code Albertin de 1837. C'est à faire 
connaître ces dispositions, comparées à nos lois civiles, que l'au- 
teur consacre une grande partie de son livre. 

En ce qui concerne le droit public, les obscurités sont plus 
considérables, car on se trouve, non plus en présence d'un corps 
de droit homogène, mais d'une foule de textes dont les uns sub- 
sistent, dont les autres sont évidemment caducs. Dans cette der- 
nière catégorie, l'auteur range avec raison tous ceux qui inté- 
ressent proprement les matières d'ordre public, comme la situa- 
tion des fonctionnaires, des officiers publics, notaires, avoués, 
les professions privilégiées, avocats, médecins, etc. 

Parmi les questions que soulève le fait de l'annexion, une des 
plus importantes est celle du droit applicable aux personnes et 
aux biens ecclésiastiques. Les bulles de 1861 et 1862, qui ont 
étendu aux pays annexés le Concordat français de 1801, ont 
expressément réservé « les droits acquis en vertu des anciens 
traités entre la Savoie et l'Etat romain, notamment du Concordat 
du 14 mai 1828 ». 

Il s'ensuit que plusieurs des règles françaises sont inapplicables 
en Savoie et à Nice. C'est ainsi que les églises et cimetières y 
sont, sans contestation possible, la propriété des fabriques et non 
des communes, comme le veut notre administration des cultes; 
que les ordres religieux pourvus d'une personnalité légale avant 
1860, la conservent aujourd'hui à défaut de toute reconnaissance 
de l'Etat français, et que les décrets de 1880 leur sont — ou 
devraient leur être — étrangers. De même le traitement des 
évêques et des chapitres savoisiens n'étant que la garantie de la 
cession faite par eux à l'Etat français des titres de rente qui jadis 
les faisaient vivre, les suppressions ou diminutions opérées par 
nos Chambres républicaines constituent à leur égard un double 
vol. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 85 

Cette étude amne d'intéressantes découvertes. En 1883, l'état- 
major français ayant voulu construire des fortifications au mont 
Vuache, à vingt-six kilomètres sud-ouest de Genève, la Suisse ré- 
clama, sous le prétexte que les traités de Vienne, en 1815, avaient 
neutralisé ceiie partie de la Haute-Savoie, Chablais et Faucigny. Or 
cette neutralité avait été accordée aux pressantes sollicitations de 
la Sardaigne, comme précaution contre la France. Celle-ci deve- 
nant propriétaire du territoire, la clause n'avait plus de raison 
d'être. Sur ce point, aucun doute. Savez-vous ce que fit l'étonnant 
homme d'État qui présidait à notre diplomatie, M. Jules Ferry? 
Il s'empressa d'assurer le gouvernement helvétique qu'on allait 
lui donner satisfaction et qu'aucune défense ne serait établie au 
mont Vuache 

Le livre de M. Brunet est instructif, et, ce qu'il est bon 
d'ajouter, parfaitement respectueux des droits de l'Eglise.. 

F. BUTEL, 

Docteur en droit. 

Essai d'un© théorie rationnelle des sociétés de secours ;mu- 
tuels, par Prosper de Lafitte. In-8 de 183 pages. Paris, 
Gauthier-Villars, 1890. 

Les sociétés de secours mutuels sont, avec raison, l'objet d'une 
grave préoccupation. Mettre ses vieux jours à l'abri dej^la misère, 
s'assurer contre les dommages causés par la maladie, c'est une 
chose excellente. Les catholiques, bien qu'entrant un peu tard 
dans le mouvement, comprennent enfin le bien qui peut résulter, 
pour les employés et les ouvriers, de l'épargne accumulée par les 
sociétaires et grossie par la charité des patrons et des riches. 

Ce livre n'a pas pour objet la fondation de ces sociétés; il ne 
traite pas davantage de leur existence légale et de leur fonctionne- 
ment, d'après des statuts soumis à l'approbation de l'État. L'au- 
teur s'est proposé d'expliquer le pourquoi des opérations, des 
combinaisons qui assurent l'existence financière de ces sociétés; 
il a cherché à les rendre familières à tous les mutualistes de bonne 
volonté, car sa démonstration, aussi simple que concise, ne 
dépasse pas la force d'un élève intelligent de douze à treize ans. 

On consultera avec profit les chapitres où l'auteur traite des 
(( mises et des inventaires ». Ses tables de « mises de retraite », 
depuis la naissance jusqu'à soixante-neuf ans pour les âges 



86 ÉTUDES 

d'entrée, et depuis un an jusqu'à soixante-dix ans pour les âges 
actuels, deviennent le dictionnaire obligatoire de toute société de 
secours mutuels. A. LEFÈVRE. 

I. — La Famille primitive, ses origines, son développement, 
par M. G.-N. Starcke, professeur à l'Université de Co- 
penhague. In-8 de viii-269 pages. Paris, Alcan, 1891. 

II. — Tableau des origines et de l'évolution de la famille et de 
la propriété, par M. Maxime Kovaleysky. In-8 de 204 pages. 
Paris, Alcan, 1890. Prix : 4 francs. 

I. — Dans son introduction, M. Starcke nous apprend qu'il pré- 
fère entre toutes la méthode comparative, et il explique avec quels 
matériaux il a construit son ouvrage: ils sont peu solides, et vrai- 
ment il a bâti sur un terrain mouvant. Il allègue : 1° les récits 
historiques directs du développement d'une société ; où sont ces 
récits dignes de foi dans son livre ? — 2*^ les récits des voyageurs : 
souvent ils sont peu sûrs et d'ailleurs insuffisants ; — 3** les mythes 
et les traditions, qui se prêtent si facilement aux jeux de la fan- 
taisie ; — ^ les monuments archéologiques, qui, en V espèce, ne 
suppléent pas h la pénurie du reste. Ou avoue, d'ailleurs, que les 
documents anciens sur les premiers temps historiques des peu- 
ples sont rares ; mais à défaut de ces lumières indispensables, on 
se pourvoit de deux hypothèses contradictoires et inséparables : 
l'une absolument fausse : le commencement de toute société par 
la barbarie ; l'autre gratuite, d'après laquelle toute évolution so- 
ciale traverse des phases « principales analogues » ; cette der- 
nière hypothèse n'est acceptée que « sous toutes réserves, bien 
qu'elle soit indissolubleinent unie à la première ». 

M. Starcke nous dit ensuite que la conception du mouvement 
de la terre ne se concilie pas avec la Genèse ; c'est un lieu com- 
mun de la libre pensée, non moins que le darwinisme, qui a déjà 
(( pénétré (fortement) la conscience contemporaine ». Une autre 
banalité à l'usage du même clan, c'est que l'humanité ne pro- 
vient pas d'un seul couple. Cependant, voici du neuf : en bien 
des cas « l'homme n'a fait que profiter de l'expérience des ani- 
maux, car le lien social est positif chez les animaux, négatif 
chez les hommes ». Mais, direz-vous, s'il n'y a pas de lien social, 
il n'y a pas de société, et dès lors pourquoi ce volume sur les 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 87 

évolntioQS sociales? Pourquoi le savant auteur a-t-il compulsé 
tant d'écrivains allemands, anglais, danois, etc., pour en faire la 
trame de ses récits, sinon de ses jugements, et la richesse de 
ses notes? Je ne parle pas, et pour cause, des auteurs suspects de 
cléricalisme : ils n'ont pas droit d'entrée dans le cénacle scienti- 
fique de ces messieurs. Une des notes de M. Starcke — ce n'est 
pas sans doute la moins précieuse à ses yeux — affirme qu'il faut 
donner le 7iom de mariage aux premiers rapports de l'homme et 
de la femme, « d'où sortiront plus tard les éléments constitutifs 
du mariage ». Ailleurs, nous apprenons que le sentiment, pas 
plus que l'élément religieux, n'est entré dans cette dernière union, 
avant qu'elle n'évoluât jusqu'à nos jours; elle a été purement 
utilitaire. 

Muni de ces beaux principes, le docte publiciste divise en 
deux parties son travail nébuleux, abstrait, vague et confus, 
malgré toute la peine qu'il s'est donnée pour en faire un monu- 
ment. La première a trait à la détermination de la parenté, en 
d'autres termes à la filiation masculine ou féminine, ou à l'une 
et à l'autre : c'est tantôt le matriarcat, tantôt le patriarcat, ou 
tous deux simultanément. Il décrit h sa manière, hélas! peu pro- 
bante et peu lucide, sauf en certains détails, l'état social et l'évo 
lution sociale des peuples primitifs; aussi, pour faire honneur 
à sa méthode comparative, parcourt-il l'Australie, l'Amérique, 
l'Afrique, l'Asie, la Polynésie, les peuples ariens, et chemin fai- 
sant il pourfend à droite et à gauche les systèmes de nombreux 
savants qui contrarient les siens, sans mettre le plus souvent 
quelque chose qui tienne debout sur les ruines qu'il entasse. En 
tout cela, nous n'arrivons pas encore à la famille primitive, objet 
de cette étude. Ne serait-ce pas un peu, comme on dit communé- 
ment, mettre la charrue devant les bœufs? Quoi qu'il en soit, 
la famille primitive évolue en sept chapiti-es dont chacun est re- 
belle à toute analyse; c'est : le Père et l'enfant; la Polyandrie; le 
Lé^irat et le Nyvga; les Frères héritiers et la polyandrie; les No- 
menclatures, ou systèmes de dénomination des parentés employés 
par les sauvages ; V Exogamie ou Endoga/nie : interdiction du ma- 
riage à l'extérieur ou à l'intérieur du groupe ; et enfin le Mariage 
et son évolution. Le décousu et l'étrange, en dépit de certains 
renseignements admissibles, régnent dans ces chapitres. Il y a là 
des indécences sexuelles que le sujet n'exigeait pas, et presque 



88 ETUDES 

partout dans les appréciations un terre à terre, une matérialité 
qui répugne. Ne voulant pas étendre outre mesure cet article, je 
me contente d'indiquer comme spécimens les pages 210, 211, 
248, 255, 261, et passim. Je signale aussi la conspiration positi- 
viste du silence contre la religion : Dieu n'est même pas nommé. 

Pour honorer ce chef-d'œuvre, on y a mis un vrai luxe typogra- 
phique. Sur la couverture cartonnée brille dans un écusson la 
famille primitive^ couronnée de la Bibliothèque scientifique in- 
ternationale. Comme réclame, c'est assez réussi. 

Une autre réclame de trente-deux pages en faveur d'ouvrages 
portant pour la plupart la marque de la libre pensée, mérite 
un avertissement préservatif. 

II. — Le Tableau des oj^igines et de V évolution de la famille et 
de la propriété a plus d'ombres que de lumière. L'auteur est 
Russe, et si assez souvent son style n'a rien de commun avec 
l'élégance et la netteté de notre langue, il faut être indulgent. 
Mais quand il prétend régénérer la science sociale sans inédit, 
sans démonstration par les textes et avec le secours d'écrivains 
anglais, allemands, slaves et autres plus ou moins aventureux, 
la sévérité est de rigueur. 

Il se présente en positiviste et en darwinien évolutionniste. 
Conséquemment, dans quinze leçons (conférences) fort impar- 
faites pour un sujet si grave, qu'il a données en Suède après 
avoir beaucoup voyagé au Caucase et en Asie, beaucoup lu et 
beaucoup retenu, il évolue du matriarcat au patriarcat ou com- 
munauté familiale, puis à la famille individuelle^ et à la propriété 
privée, qu'il croit voir naître et grandir, sans avoir achevé d'évo- 
luer, sur les ruines de cette communauté. Quand donc commence 
et finit chacune de ces phases sociales ? Mystère. Au reste, le 
sociologue ne songe pas h produire précisément des faits nou- 
veaux en faveur de ses théories ; seulement il se fait fort de les 
grouper en lumineuses synthèses. Dégagé de toute foi religieuse, 
il n'a cure ni de la Genèse, qui le contredit et dont U auteur ou 
les auteurs — c'est au choix — lui sont inconnus, ni de la théo- 
logie et de la métaphysique, qu'il marque d'un suprême dédain. 

Quelques mots sur ces rêveries, d'où émergent, de temps 
à autre, à l'endroit de la communauté familiale, des faits in- 
téressants. Le matriarcat, c'est l'état primitif, Tétat sauvage, où 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 89 

l'on ne tient compte que de la mère et de ses petits, vu la com- 
munauté des femmes d'un groupe h l'autre. La propriété n'a pour 
origines que le travail, il donne droit pour le moment à quelques 
objets mobiliers, mais la terre est indivise jusqu'à l'avènement 
de la famille individuelle. Or, la propriété privée du sol date de 
l'époque patriarcale, la Bible l'atteste et on l'avoue. L'auteur 
confond le patriarcat, période pastorale, avec la communauté 
familiale, qui n'est pas du tout un communisme agraire ; et il 
signale le patriarcat chez beaucoup de nations avant et depuis 
l'ère chrétienne. La polygamie lui paraît tour à tour générale dans 
cette période sociale et combattue dès le commencement par la 
monoaamie. Mais la famille individuelle est survenue : c'est 
le père, la mère et les enfants mineurs ; c'est l'ère progressive ; 
la foi au progrès est la seule religion de cet âge ; tout se sécu- 
larise. Le mariage, dont le concile de Trente a fait un sacrement 
{sic), redevient purement civil et contrat libre. Le sacrifice, com- 
mandé ou conseillé par la foi aveugle, n'est et ne sera plus que le 
dévouement à l'altruisme. Mais prenez garde, le principe : la 
terre à tous, demeure, et la propriété privée, due principalement 
aux villes, au clergé, à la noblesse et au tiers état, doit être sur- 
veillée et réprimée dans son mauvais usage par les gouverne- 
ments. 

Donc, en religion ignorance profonde, en histoire hypothèses 
gratuites, en économie communisme et socialisme d'Etat, voilà 
l'alpha et l'oméga de ce Tableau. G. GANDY. 

I. — Universités transatlantiques, par Pierre de Goubertin. 
In-18 de 379 pages. Paris, Ha<^hette, 1890. Prix : 3 fr. 50. 

II. — Justice aux Canadiens-Français. A M. le baron Pierre de 
Coubertiii, par le vicomte de Bouthillier-Ghavigny. In-8 
de v-126 pages. Montréal, Gadieux et Derome; Paris, Re- 
taux-Bray, 1890. Prix : 2 fr. 50. 

M. Pierre de Goubertin fit, il y a trois ou quatre ans, un petit 
voyage en Angleterre ; il visita une demi-douzaine de collèges et 
remarqua que les écoliers de ce pays-là passent beaucoup de 
temps à canoter sur les rivières et à jouer à la paume dans les 
prairies. Le petit livre qu'il publia pour informer le public fran- 
çais de sa découverte eut un certain succès. C'était le moment où 



90 ÉTUDES 

les têtes commençaient à tourner au bruit des fanfares que M. Phi- 
lippe Daryl — aujourd'hui Pascal Grousset — sonnait en l'hon- 
neur de V Ediicatioji plujsique. M. Pierre de Coubertin devint un 
personnage; si bien qu'à quelque temps de là, M. le ministre de 
l'Instruction publique lui confiait la mission d'aller étudier les 
jeux scolaires aux Etats-Unis et au Canada. C'est le résultat de 
son exploration que M. de Coubertin nous donne sous le titre un 
peu fastueux d' Universités transatlantiques . 

Il paraît que l'écrivain a eu conscience de l'effet que son livre 
allait produire : « Mon Dieu ! cher lecteur, comme tu vas les 
trouver filandreuses ces graves considérations que je te présente 
dans un pêle-mêle impressionniste, sans même avoir pris le soin 
de vérifier si elles ne se contredisent pas les unes les autres I » 

C'est bien à peu près cela : des impressions au courant de la 
plume et sans autre plan que celui de Titinéraire; pas précisé- 
ment filandreuses, graves moins encore, mais au contraire très 
superficielles, se contredisant à l'occasion, quelquefois justes, 
plus souvent fausses par suite d'observations trop incomplètes, 
d'un enthousiasme quelque peu naïf ou d'un dédain d'homme 
important, qui sait tout, qui a tout vu, tout comparé et jugé, et 
qui n'a plus rien à apprendre. 

Cependant, avec ses notes de calepin, M. de Coubertin pouvait 
faire, comme tous les voyageurs, un volume de SouvenirSy sans 
grande portée scientifiqueassurément, mais intéressantetagréable, 
d'autant qu'il sait trouver de temps en temps des phrases assez 
proprettes, et que certains détails sur les grandes écoles améri- 
caines ne manquent pas d'originalité. C'eût été un exercice 
innocent en rapport avec ses talents. Mais il a voulu faire plus 
et a fait plus mal. Il s'est cru en mesure de prononcer sur les 
méthodes pédagogiques, les mœurs sociales, la politique, la 
valeur respective des races, toutes choses sur lesquelles une 
promenade en chemin de fer ne saurait donner une compétence 
suffisante. L'anglomanie de M. de Coubertin s'est aggravée d'une 
dose d'anticléricalisme très sensible dans son petit livre. Il y 
fallait ce piment pour le faire goûter du ministre à qui il est 
dédié. 

M. de Coubertin n'avait guère ménagé l'expression de son mé- 
pris aux Canadiens-Français, qui ont le tort d'être un peuple 
catholique. Il paraît que l'on s'est ému là-bas de ces incar- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 91 

tades. M. le vicomte de Boiithillier-Chavigny a cru devoir de- 
lïiixnder Justice pour sa patrie d'adoption. Dans une brochure de 
130 pages, il relève les contradictions, les étourderies, les 
impertinences, les méprises baroques ^ de l'insulteur du Canada 
français. Cette réplique est d'un honnête homme, profondé- 
ment froissé, mais qui éprouve encore moins de colère que d'é- 
tonnement et de pitié. On trouvera peut-être qu'il a fait beaucoup 
d'honneur à son adversaire, et celui-ci doit s'estimer heureux 
d'être quitte à si bon compte; car il n'ignore pas, sans doute, 
qu'au Ciinada, pays d'éducation virile, la jeunesse qui s'oublie 
s'expose à des corrections d'un genre plus énergique. 

En somme, M. Pierre de Coubertin a fait un joli voyage à nos 
frais. Bien qu'il en rapporte un programme de réformes géogra- 
phiques « qui tient dans ces deux mots : Sport et liberté », les 
lecteurs sérieux estimeront peut-être que les contribuables n'en 
ont pas pour leur argent. J. BURNICHON, S. J. 

I. — Essai de physiologie synthétique , par Gérard E^causse. 
Un vol. in-8 de 130 pages. Georges Carré, 1891. 

II. — Sur les agents et les méthodes de désinfection, parle D^ J. 
Geppert. Brochure in-18 de 96 pages. Paris, Hinrichsen, 
1891. 

I. — Ce travail est intéressant, original ; et le sujet, loin d'être 
banal, touche aux plus hauts problèmes. L'auteur remarque, 
dans sa Préface, que Tanatomie philosophique est presque com- 
plètement délaissée et que la physiologie philosophique reste à 
faire : nous nous associons à ses regrets, mais nous doutons que 
son (( essai )) comble la lacune. 

C'est beau d'exposer h grandes lignes la « circulation de la 
force et de la matière ». Toutefois nous croyons, avec M. En- 
causse lui-même, le procédé « un peu naïf », en présence de 
l'état actuel de nos connaissances. Avant de chercher les « pour- 
quoi », sachons bien les « comment ». Une science faite d'hypo- 
thèses ne nous suffît pas. La « circulation nerveuse » particuliè- 

1. D'après M. de Coubertin, les protestants ayant tenté récemment d'éta- 
blir à Montréal une succursale de l'Université d'Ottawa, elle aurait été fer- 
mée par ordre du Pape ! 



92 ÉTUDES 

rement est inconnue; a fortiori ce qu'on appelle (p. 59) la « cir- 
culation psychique » ! Sunt çerba et çoces. 

La synthèse scientifique a fait le rêve de toute imagination 
jeune et ardente : elle est désirable, mais présentement irréali- 
sable. Hâtons-en l'avènement par nos analyses patientes, per- 
suadés qu'il n'y a qu'une seule vraie synthèse aujourd'hui, celle 
qui rayonne de notre Credo. 

II. — Le D"" Geppert, de Bonn, étudie les différentes substances 
antiseptiques et leur action sur les spores charbonneuses. II 
établit par des preuves expérimentales l'insuffisance de l'acide 
phénique, doute même de la vertu, tant vantée aujourd'hui, du 
sublimé corrosif, et conclut : « Le chlore est le meilleur des 
parasiticides et des désinfectants. )> Il n'ajoute pas que c'est le 
jîlus infectant et le plus intolérable des gaz. 

Cette étude est sérieuse, honnête^ mais d'une lecture difficile. 
Digne de figurer en bonne place aux recueils spéciaux, elle ne 
méritait peut-être pas les honneurs d'une traduction. Il est vrai 
que c'est un travail... allemand, et le prospectus de l'éditeur 
nous déclare sérieusement « qu'il est d'une lecture attachante 
pour les gens du inonde ï). Ces bons Allemands ne doutent de 
rien. D^ SURBLED. 

I. — Méthode de traitement de la tuberculose du professeur 
Koch mise à la portée du grand public; traduit de l'alle- 
mand, par E. TuTzscHER. In-18 de 114 pages. Paris, Hin- 
richsen, 1891. Prix : 2 francs. 

II. -— Anti-Koch. Une protestation du sens conunun, par 
E. GoETT. Brochure in-18 de 28 pages. Paris, Hinrichsen, 
1891. Prix : 75 centimes. 

Voilà des brochures qui ne sont pas appelées à un long et bril- 
lant avenir : nées d'hier, elles sont vieilles, démodées aujourd'hui 
et seront oubliées demain. On avait pris au sérieux les miracles 
de Koch, et l'on arrive maintenant k croire que le savant alle- 
mand n'est qu'un élève maladroit de notre grand Pasteur. 

I. — Le D"" Birnbaum, de Berlin, profite de Y actualité de la 
tuberculose pour décrire en soixante-dix pages les différentes 
formes de cette diathèse, et particulièrement la redoutable phti- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 93 

sic. Son exposé est assez exact, mais il a rinconvënient d'être 
trop simple pour les savants et trop savant pour les simples. La 
fameuse communication de Koch, suivie d'un résumé explicatif, 
termine le volume. Il y a dans ces pages un enthousiasme lyrique 
qui n'est plus de mise à l'heure actuelle, après les conclusions 
si nettes de Virchow. On ne peut pas encore dire que « le remède 
pour guérir la tuberculose est trompé, et que Vefficacité de la 
guérisoji ne saurait être mise en doute » (p. 7). On n'est pas près 
(( de fixer d'avance le jour où, avec le dernier bacille tubercu- 
leux, le spectre terrifiant de la tuberculose aura disparu du 
monde » (p. 114), à moins de décréter l'inoculation à dose in- 
tensive de la lymphe de Koch à tous les tuberculeux... et de 
supprimer h la fois le mal et les malades. 

II. — \^ Anti-Koch proteste... contre le bon sens : c'est une dia- 
tribe aussi mal écrite que mal pensée. Nous jugeons inutile de 
relever les erreurs dont elle fourmille. Koch a pu se tromper ou 
donner ses espérances pour des réalités. Mais il est impossible de 
ne pas voir que, depuis les mémorables travaux de Pasteur, la 
science est entrée dans une voie nouvelle, et que tôt ou tard elle 
livrera à la médecine des armes merveilleuses pour combattre 
les fléaux qui déciment la pauvre humanité. D^ SURBLED. 

Voyages des astronomes français à la recherche de la figure 
de la terre et de ses dimensions^ par l'abbé Loridan, supé- 
rieur de l'Institution Saint-Jean à Douai. In-8 de 285 pages, 
avec figures. Lille, Desclée, 1890. 

L'auteur avait à résoudre un problème difficile : se rendre 
intéressant en traitant quantité de questions abstraites, telles que 
les triangulations, les mesures délicates de leurs bases, les lon- 
gueurs variables du pendule à secondes, le tracé des cartes, etc. 
Mais les chiffres et les explications mathématiques sont habile- 
ment entremêlés de détails biographiques et de récits de voyage 
les plus piquants, effectués par les astronomes en Laponie et au 
Cap, au Pérou et en Espagne. 

L'ouvrage est instructif et a tout l'intérêt d'un roman. La lecture 
doit en être conseillée aux rhétoriciens. Ce sera une excellente 
introduction au cours de cosmographie que leur imposent les 
nouveaux programmes d'examen. A. POULAIN, S. J. 



94 ÉTUDES 

L'Archéologie musicale et le vrai chant grégorien, ouvrage 
posthume de Théodore Nisard, publié par les soins de 
M. Aloys Kunc. In-4 de xiii-429 pages, avec fac-similés. 
Paris, Lethielleux, 1890. Prix : 15 francs. 

ce Depuis de longues années, dit M. Aloys Kunc dans sa préface, 
cet ouvrage a été commelecentre vers lequel convergeaient toutes 
les études de son auteur. » Dès 1849 paraissaient, en effet, dans 
la Reifue archéologique de Leleux, ses cinq Etudes sur les an^ 
ciennes notations musicales de V Europe^ qui firent sensation parmi 
les musicolocrues. Deux d'entre eux, membres très distinp-ués de 
ITnstitut, MM. Vitet et Vincent, en conçurent de vives espérances 
^ et les manifestèrent hautement. Ils furent promptement déçus. 
En 1853, dans la Préface mise en tête de sa copie officielle du 
manuscrit de MontpelHer, l'auteur laissait échapper des aveux 
d'impuissance. M. Vincent les releva avec vivacité, et reprenant 
ses défiances, il les aggrava au point d'écrire dans le Coi^espon- 
dant du 25 juin 1853 ces paroles catégoriques : « La lecture des 
neumes, des neumes primitifs, est un problème insoluble yXim^TO- 
hlème indéterminé, comme on s'exprime en algèbre, c'est-à-dire 
qui peut avoir une multitude de solutions diverses, par la raison 
que le nombre des inconnues y est supérieur à celui des données. » 

Telle est la thèse que, malgré tous les travaux d'hier et d'aujour- 
d'hui, le docte archéologue s'est efforcé de prouver, à contre- 
cœur sans doute, mais avec une logique impitoyable et une redou- 
table érudition. 

Après un très rapide coup d'œil sur la liturgie musicale de 
l'Eglise depuis l'établissement du christianisme jusqu'à saintGré- 
goire, il aborde l'œuvre de cet illustre pontife, montrant ce que 
contenait son Antiphonaire ; revendiquant pour le saint docteur la 
part de rédaction que lui dénient de récents écrivains, mais que 
lui attribue toute la tradition; établissant enfin qu'il l'a certaine- 
ment noté, et, selon toute probabilité, en notation neumatique. 

Que le chant grégorien si respecté, si admiré de l'histoire, 
présentât une grande beauté, personne n'en doute; mais lorsque 
Baini lui prodigue des louanges par trop enthousiastes, c'est évi- 
demment de confiance et non sans quelque illogisme, car il con- 
clut que « son exécution, d'où il tirait tant de prix, est entière- 
ment perdue et n'a jamais pu se retrouver ». 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 95 

Pour que ce chant fût rétabli dans sa perfection à l'aide des ma- 
nuscrits, il faudrait, d'après l'abbé Raillard, savoir quatre choses: 
1° le nombre de notes chantées sur chaque syllabe de la parole ; 
2° la vraie valeur tonale ou l'intonation de chacune d'elles; 3" la 
valeur temporaire, base du rythme du chant; ^ le mode d'exécu- 
tion de ce chant, c'est-à-dire son mouvement, ses repos, ses 
ornements, son expression, etc. 

Tout en admettant à peu près les deux premières conditions, 
mais en faisant d'assez graves réserves sur les deux dernières, qui 
sont de fait le sujet d'un hélium musicale entre grégoriens, M. Ni- 
sard, ici, se demande si les ressources dont l'archéologie musicale 
dispose aujourd'hui pourraient réaliser les conditions, quelles 
qu'elles soient, strictement nécessaires pour ramener jamais le 
chant liturgique à sa pureté primitive. Là en effet est le nœud de la 
question. Aussi dans une suite de chapitres un peu longs, mais 
très documentés, il passe en revue « une à une » ces diverses res- 
sources, en vue du but proposé. Après avoir rapporté très exacte- 
ment les opinions « disparates et presque toujours contradic- 
toires » qu'elles ont fait naître, il se croit le droit de leur appliquer 
ce que le vaillant abbé Gontier disait de la collection entière des 
Scriptores de Dom Martin Gerbert : « Ce sont des arsenaux com- 
muns où chacun prend des armes pour combattre ses adversaires ; 
l'obscurité souvent impénétrable du texte favorise singulièrement 
l'esprit de système, et l'on y trouve généralement ce qu'on veut 
y trouver. » 

Ces paroles sont terribles ; mais pour les justifier, l'auteur avait 
fait courageusement l'exposé des contradictions où tombent les écri- 
vains les plus renommés sur toutes les ressources de l'archéologie 
musicale : sur la signification des neumes, alphabet des sons ; sur 
TAntiphonaire de Saint-Gall, édité par le P. Lambillotte , sur les 
lettres « significatives » de Romanus; sur l'Antiphonaire digrapte 
ou bilingue de Montpellier ; sur le rythme grégorien d'après Huc- 
bald, saint Odon, et Gui d'Arezzo ; sur le xv^ chapitre du Micrologue 
de ce dernier; sur la bulle Docta Sanctorum de Jean XXII; enfin 
sur Jérôme de Moravie, et particulièrement sur le chapitre xxv 
de son traité De Musica, que M. Nisard reproduit en le traduisant. 

Mais où r absence d'unité pratique éclate à tous les yeux, c'est 
dans le tableau synoptique des six versions très différentes dû 
graduel Omnes de Saha ventent^ données successivement par la 



96 ÉTUDES 

commission de Reims et Cambrai , par l'éditeur du P. Lambil- 
lotte, par Fétis, par Hermesdorff, par Raillard et par Dom Po- 
thier, autorités, comme on le voit, des plus sérieuses et des mieux 
reconnues. 

Néanmoins, au milieu de ces constatations désespérantes, il est 
une question d'histoire musicale que les érudits verront heureuse- 
ment tranchée : celle des célèbres épisèmes ou signes tout spé- 
ciaux qui surchargent plusieurs passages du manuscrit de Mont- 
pellier. Ils ne marquent ni des quarts de ton, ni des restes du 
genre enharmonique, mais simplement l'emploi de la solmisa- 
tion par muances, si usitée à l'époque du manuscrit. 

A leur tour, les bibliographes ne liront pas sans quelque sur- 
prise les discussions intéressantes qui rectifient l'origine attri- 
buée à plusieurs œuvres importantes. D'après la première, il faut 
retirer à Hucbald de Saint-Amand la paternité d'ailleurs douteuse 
des trois ouvrages très connus, le Liber de harmonica institution e^ 
le Musica Enchiriadis et les Scholia Enchiriadis. Ces deux der- 
niers seraient de date moins ancienne qu'Hucbald, et cependant 
postérieurs à Gui d'Arezzo, dont ils commentent les théories mu- 
sicales, ainsi que le font les traités d'Aribon le Scolastique et de 
Jean Cotton. Quant à leur auteur véritable, qui d'après des manus- 
crits authentiques doit être un ce vénérable abbé», ce serait peut- 
être Théoger, évêque de Metz, mort abbé de Cluny, dontGerbert 
insère d'ailleurs dans ses Scriptores un opuscule sur la musique. 

D'après la seconde discussion, Saint-Odon ne serait plus l'auteur 
du Dialogus de Musica; c'est à Gui d'Arezzo lui-même qu'il fau- 
drait en faire honneur. 

Quand nous aurons indiqué quelques articles des pièces justifi- 
catives, deux surtout contre les Mélodies grégoriennes du R. P. Dom 
Pothier, que M. Nisard s'approprie sans qu'ils soient de lui ; quand 
nous aurons ajouté que ce volume sort des presses de Didot, et 
qu'ainsi impression, planches, exemples notés en toute sorte de 
notations, tout y est d'une exécution magnifique, nous en au- 
rons, ce nous semble, rendu un compte très fidèle. 

En juger, en critiquer le fond ou seulement quelques passages, 
nous semblerait pour le moment peut-être trop téméraire. Nous ne 
pensons pourtant pas qu'il faille désespérer « les chercheurs obsti- 
nés dans leur amour de la science», autant que le fait ce vieux lut- 
teur à bout d'efforts et de vie. Il est affiigeantde voir quels trésors 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 97 

d'érudition il dépense à nous décourager. Son style se ressent de 
cette inspiration fâcheuse. Il ne sait pas cacher assez ses dépits 
et même ses rancunes de savant, en particulier contre Fétis, qui 
du reste Ta si malmené dans son Dictionnaire des musiciens ^ et con- 
tre de Coussemaker, qui l'aurait trop pillé sans rien dire. Sa person- 
nalité blessée, irritée encore par les malheurs de sa vie, déborde 
en trop de pages; cela donne à ses thèses un ton passionné qui 
est fait pour leur nuire. 

Mais, comme il proteste hautement, en tête de son livre, de sa 
parfaite soumission à toutes les décisions du Saint-Siège touchant 
les matières qu'il appelle liturgico-musicales, cette protestation et 
cette soumission sont trop dans nos principes pour que nous ne 
suivions pas de tout cœur son exemple, dont il voudrait bien, 
croyons-nous, faire aussi une leçon ou du moins un conseil. 

F.-L. COMIRE, S. J. ^ 



HISTOIRE — GEOGRAPHIE 

QUESTIONS DU JOUR 

I. — Origines du schisme d'Angleterre. Henri VIII et les mar- 
tyrs de la Chartreuse de Londres^ par dom Victor-Marie 
DoREAU, prieur de la Chartreuse de Saint-Hugues (Park- 
minster, Sussex). Gr. in-8 de ix-435 pages, avec cartes, 
plans, héliogravures, fac-similé, etc. Paris, Retaux-Bray, 
1890. Prix : 12 francs. 

II. — Vie de saint Hugues, chartreux, évoque de Lincoln 
(1140-1200), par un religieux de la Grande-Chartreuse. 
In-8 de xvi-578 pages. Montreuil, Typographie de Notre- 
Dame des Prés, 1890. 

I. — Par ce temps d'opportunisme de toutes sortes, je ne sache 
pas de lecture plus pleine d'à-propos ni plus de circonstance, que 
ces magnifiques récits de martyres. Non pas qu'il s'agisse d'y 
puiser la force pour des supplices nouveaux, mais parce qu'on y 
apprend ce que c'est que la chose appelée le caractère^ et com- 
ment on l'acquiert. 

L'auteur se contente d'exposer les Faits, il sait que c'est encore 

Bibliographie, II. — 7 



98 ÉTUDES 

le meilleur panégyrique ou le plus terrible réquisitoire. La leçon 
qui se dégage de ces tableaux historiques, dom Doreau pouvait 
craindre de la formuler et même le devait, sans que sa modestie 
nous oblige à taire après lui une partie de la vérité qui se résume 
en ceci : au milieu de la décadence ecclésiastique et monastique 
de la Renaissance anglaise, les Chartreuses étaient restées le 
refuge ou, comme l'on dit maintenant, le conser{>atoire des an- 
tiques vertus. Le nouveau paganisme n'avait pu entrer dans ces 
cloîtres ; il en fit sortir les moines pour les envoyer à la Tour, puis à 
Tyburn. 

Thomas Houghton, prieur de la Chartreuse de Londres, était 
un homme doux, un religieux fervent, un supérieur aimé, un de 
ces hommes dont X Imitation a dit que, pour paraître en assu- 
rance, il faut avoir aimé à disparaître. Il quitta la maison pater- 
nelle un peu contre le désir de ses parents et s'enfuit au cloître, 
où il ne se distiiigua que par une vie véritablement exemplaire. 
Il était la règle vivante, et il en avait conscience. Comme on 
taxait un jour ses austérités d'exagération : « Oh, répliqua-t-il, 
que vous seriez heureux de pouvoir vous autoriser de mes lâche- 
tés pour légitimer les vôtres!» Tous ses actes tiennent dans 
cette seule parole. A la veille de mourir, il pourra dire à ses 
compagnons de captivité : « Faites ce que vous me verrez faire. » 
Le 4 mai 1535, il fut à l'œuvre et il n'y faillit pas. Avec quatre 
de ses suivants, dont deux prieurs, il passa sous l'ouverture 
grillée de la prison de Thomas More, et le rayonnement de sa 
joie inspirait au pieux et grand captif une sainte jalousie du dé- 
part. Le supplice, qui était celui des condamnés pour haute tra- 
hison, fut horrible. Au moment de la boucherie finale et quand 
Houghton dépendu vit le bourreau approcher sa main d'acier 
pour lui fouiller la poitrine, il dit cette prière ingénue et su- 
blime : « Bon Jésus, que ferez-vous de mon cœur? » La vie ne 
s'éteignit qu'avec son sourire. 

Le crime des suppliciés était, d'après le dossier, d'avoir com- 
ploté sourdement contre la suprématie spirituelle de Henri VIII. 
Les maîtres de ce genre ne s'y trompent pas : l'exemple de la 
vertu est une conspiration; à ce point de vue, ils n'ont pas tort 
de sévir. Mais ils ne peuvent trouver mauvais que l'Eglise pro- 
cède autrement. Le 9 décembre 1886, le culte de cinquante-quatre 
des victimes mises à mort en Angleterre pour leur fidélité à 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 99 

runité romaine, a été confirmé par Léon XIII. Dans cette pha- 
lange il y a quatorze chartreux; leur honneur est d'être tombés, 
premiers martyrs de la Réforme. 

Dom Dorcau a fait plus que de retracer la vie et la mort de ces 
bienheureux; son ouvrage est un monument artistique et litté- 
raire, qui, pareil aux bâtiments encore debout de la Chartreuse 
de Londres, offre les plus douces jouissances de l'esprit et du 
cœur à l'historien, à l'archéologue et au catholique. 

IL — En mourant sous Henri VIII pour la liberté de l'Église, 
les chartreux ne faisaient qu'imiter le courage d'un saint qui fut 
la gloire de leur ordre en Angleterre, au douzième siècle, 
Hugues, évêque de Lincoln. Les chartreux avaient pris parti pour 
saint Thomas Becket contre Henri IL Le roi fit pénitence, et ne 
pouvant aller en Terre-Sainte fonda les cloîtres de Liget et de 
Witham. Restait à doter ce dernier couvent d'un prieur. Des am- 
bassadeurs anglais se rendirent à la Grande-Chartreuse pour de- 
mander Hugues, né en Dauphiné, au château d'Avalon. Hugues, 
obligé de consentir après un long refus, prit la route de l'étran- 
ger. Là-bas il fut moine et évêque, tantôt conseiller de Henri II, 
tantôt défenseur des droits de l'Eglise contre Richard Cœur-de- 
Lion. C'est une grande figure dans cette grande époque qui vit 
saint Bernard, saint Thomas de Cantorbéry et Innocent III. Le 
portrait est digne du cadre. H. CHÉROT, S. J. 

Histoire de Pabbaye de Saint- Acheul-lez-Amiens ; étude de 
son temporel au point de vue économique, par M. Joseph 
Roux, avocat, docteur en droit. In-4 de 616 pages. Amiens 
(Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie), 
Yvert et Tellier, 1890. 

Saint-Acheul a eu, dans ce siècle, son heure de célébrité. 
Petit séminaire où se pressaient neuf cents enfants, il était pour 
les uns une école de science et de vertus plus qu'ordinaires, pour 
les autres, un repaire ténébreux de Jésuites, qui ne faisait rien de 
moins que de mettre la patrie en danger. Danger vite conjuré : 
en 1828, les Ordonnances dispersaient les élèves; en 1830, Té- 
meute pillait la maison, laissant à la République de 1880 la gloire 
de compléter le triomphe et d'expulser les derniers habitants. 
Mais, si les Jésuites ont donné à Saint-Acheul un renom qui lui 



100 ETUDES 

manquait avant eux, ils n'y étaient cependant que des nouveaux 
venus. Le monastère emporté par la tourmente de 1790 comptait 
huit siècles d'existence; gardien du berceau de l'Église d'Amiens, 
il occupait une large place dans l'histoire locale. Les souvenirs 
contemporains ne devaient pas étouffer ceux du passé. 

Ce qu'il faut de patience pour reconstituer pièce à pièce une 
de ces histoires documentées comme notre époque les demande, 
ceux-là seuls le savent qui ont entrepris de pareils travaux. Heu- 
reusement, M. Joseph Roux est un chercheur que rien n'arrête, 
qu'un doute sur l'orthographe de quelques noms fera partir pour 
Londres, qui compulsera au besoin des dossiers volumineux pour 
vérifier un chiffre. Lui-même le déclare : il a voulu faire œuvre 
d'exactitude et de vérité, non d'imagination ou de littérature. Il 
faut que les documents soient introuvables pour qu'il se résigne à 
ne pas combler une lacune ; mais il trouve toujours assez de 
choses pour que son tableau ne manque ni d'ampleur ni d'intérêt. 

Ce tableau, pourtant, n'est pas toujours beau. La Commende , 
introduite en 1496, amena vite le relâchement et le désordre. Il 
fallut imposer réformes sur réformes, et les religieux s'y prêtaient 
mal parfois. Démêlés avec le chapitre, exactions des abbés, oubli 
de toute règle, délabrement de la maison de Dieu, c'est là un 
triste spectacle, instructif pourtant, tracé d'ailleurs par une plume 
chrétienne, et dont consolent des périodes pleinement édifiantes. 
Ajoutez le contrecoup des événements politiques : si le séjour 
à Saint-Acheul des armées de Charles le Téméraire, d'Henri IV, 
de Louis XIII, est pour nous la révélation de détails curieux, 
pour l'abbaye c'était une dévastation. Aussi, fondée pour douze 
ou treize religieux, fut-elle plusieurs fois réduite à quatre, ou 
moins encore. C'est à travers ces alternatives de prospérité et de 
détresse qu'elle atteint la Révolution. 

Là finit son histoire, mais non la tâche que s'est fixée M. Roux. 
Un égal nombre de pages au moins sera consacré à l'étude écono- 
mique du temporel de l'abbaye. Etude ardue, mais qui double 
l'intérêt. C'est la partie la plus originale du livre, et, vu l'im- 
portance croissante que prennent chaque jour les questions éco- 
nomiques, la plus actuelle. Chacun des biens de l'abbaye, et 
l'on en compte soixante-quatre, est l'objet d'une monographie 
détaillée. Nous y voyons défiler, avec leurs variations à travers 
les siècles, tous les baux, fermages, cens, redevances, grosses ou 



PxVRTIE BIBLIOGRAPHIQUE 101 

menues dîme», etc., etc. Une large synthèse précède ces analyses 
et en tire, sur Fagriculture, sur la valeur de la terre, sur la 
condition des classes rurales au moyen âge, des conclusions 
qu'il faut lire. Historien, on y appréciera, d'après des chiffres et 
des faits incontestables, la prétendue misère du peuple d'autrefois ; 
économiste, on s'y rendra compte du mouvement économique 
de toute une province, depuis le onzième siècle jusqu'à la Révo- 
lution. 

Nous ne parlerons pas de quelques erreurs minimes, inévi- 
tables dans une œuvre si vaste. N'en signalons qu'une, distraction 
sans doute, mais qui se répète : paiinus traduit -par peau. 

Pour la partie archéologique, l'auteur, dont la compétence 
s'étend aussi sur ce terrain, ressuscite les bâtiments disparus. Il 
fait à ceux qui les remplacent l'honneur, peut-être immérité, de 
magnifiques photogravures. Ces planches, auxquelles s'ajoutent 
plusieurs fac-similés, sont le digne ornement d'un volume que la 
Société des antiquaires de Picardie a voulu éditer avec un soin, 
nous allions dire un luxe, qui lui fait honneur. J. D., S. J. 

Les Gloires de Corbie, par l'abbé Douillet, chanoine hono- 
raire, curé doyen de Corbie. In-8 de 306 pages. Amiens, 
Langlois; Paris, Téqui, 1890. Prix : 3 fr. 50. 

A trois lieues d'Amiens, sur la rive droite de la Somme, on 
voit se dresser encore, imposants témoins d'un glorieux passé, 
les deux tours d'une ancienne abbatiale, devenue église de pa- 
roisse. C'est Corbie, l'une des plus illustres abbayes de France. 
Fondée au septième siècle par sainte Bathilde et son fils Clotaire III, 
honorée d'insignes privilèges par les princes et les pontifes, elle 
servit d'asile à maint grand personnage, fut mêlée activement aux 
vicissitudes politiques et au mouvement intellectuel des siècles 
qu'elle traversa, et, après les alternatives trop ordinaires de fer- 
veur et de défaillance, succomba comme tant d'autres sous les 
coups de la Révolution. 

Elle n'a pas encore trouvé d'historien pour raconter en détail 
les phases de son existence douze fois séculaire : cette œuvre 
pourtant aurait un vif intérêt pour les amateurs du passé, à une 
époque où l'on aime tant à voir la grande histoire éclairée par les 
monographies. M. le chanoine Douillet n'a pas voulu, n'a pas 



182 ETUDES 

osé l'entreprendre; mais il indique les sources très riches, où 
peut-être, quelque jour, un de ses petits-neveux, héritier de sa 
plume et de son amour pour les gloires de la Picardie, ira puiser 
à pleines mains. 

En attendant, il a posé les jalons par une suite de biographies, 
ayant pour sujets les personnages qui ont marqué dans l'histoire 
de l'abbaye : les saints, avec l'édification de leurs vertus et l'éclat 
de leurs miracles; les savants, avec leur ardeur pour l'étude et 
pour la défense de la vérité; les hommes de gouvernement, avec 
les services rendus à l'Eglise, à la patrie, à leur entourage immé- 
diat. On voit passer ainsi le grand saint Adalard et son frère 
Wala, petits-fils de Charles-Martel, qui voulurent n'être que des 
moines, tandis que le monde s'obstinait à regarder en eux les 
princes; le bienheureux Paschase Radbert, théologien de l'Eu- 
charistie et de l'Immaculée Conception; saint Anschaire et ses 
compagnons, apôtres de la Scandinavie, qui avaient commencé 
dans ces cloîtres vénérables l'apprentissage de l'apostolat et du 
martyre; saint Gérard, qui, après avoir restauré son monastère, 
s'en alla aux bords de la Gironde, au pays nommé VEjitre -deux- 
Mers^ faire fleurir dans l'abbaye de la Gî^aiide-Sauve les tradi- 
tiens monastiques, comme d'autres disciples de saint Adalard le 
faisaient en Saxe, h la Nouçelle-Corble ou Corçey. A cette liste, 
qui comprend beaucoup de noms moins éclatants, vient s'ajouter 
sainte Colette, l'enfant merveilleuse de Corbie, d'abord recluse 
dans une cellule qu'on montre encore, puis appelée par une pro- 
vidence spéciale à réformer les ordres de Saint-François et de 
Sainte-Claire : le vénérable auteur, qui a décrit ailleurs les vertus 
et les prodiges de cette vie, ne pouvait se dispenser d'en donner 
ici la fleur. 

Il a condensé dans ces diverses notices tout ce qui peut servir 
à l'édification du chrétien : car, étant prêtre, il cherche avant 
tout le bien des âmes. Mais la curiosité de l'érudit et le senti- 
ment patriotique y trouvent aussi leur satisfaction. Pour la rendre 
plus complète, bon nombre de notes exposent les événements du 
dehors où l'abbaye et la cité de Corbie furent intéressées, et les 
institutions diverses que le cours des temps y vit éclore. La con- 
clusion raconte tristement les derniers jours et la ruine finale. 

Les pierres dispersées de l'antique maison de Dieu ne se re- 
joindront plus, à moins d'un miracle : mais l'édifice moral qu'ont 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 103 

élevé les vertus, la science et les bienfaits de ses religieux, sub- 
siste, et il faut savoir gré à M. le doyen de Corbie de nous en 
faire entrevoir les splendeurs. P. -P. BRUCKER, S. J. 

Geschichte der Trierer Kirchen, ihrer Reliquien und Kunst- 
schsetze. IL Theil : Geschichte des hl. Roches. (Histoire des 
églises de Trêves, de leurs reliques et trésors d'art. 
IP partie : Histoire de la sainte tunique.) Par le P. Etienne 
Beissel, s. J. 2*^ édition. In-8 de 398 pages avec de nom- 
breuses gravures. Trêves, Paulinus-Druckerei, 1889. Prix : 
4 Mk. 50. 

La relique célèbre qu'on vénère dans la cathédrale de Trêves, 
depuis des siècles, comme étant « la sainte tunique » de Notre- 
Seigneur Jésus-Christ, a été beaucoup attaquée. Après les injures 
des réformateurs protestants sont venues les objections préten- 
dues scientifiques des critiques de nos jours. 

L'auteur de ce volume, qui forme la seconde partie d'une his- 
toire des églises de Trêves et de leurs trésors religieux ou artis- 
tiques, s'est proposé d'y réunir tous les documents pour ou contre 
l'authenticité de la « sainte tunique ». Sans se flatter d'avoir fait 
la pleine lumière sur le sujet, et en laissant aux lecteurs à tirer des 
conclusions plus accentuées, il résume le résultat de ses recher- 
ches dans les termes suivants : « A tenir compte de tous les do- 
cuments et de tous les faits connus jusqu'ici, rien ne prouve que 
les évêques de Trêves aient commis une faute quelconque, lors- 
que, au douzième siècle, ils firent avec grande vénération la levée 
de celte relique de leur cathédrale, la renfermèrent dans le maî- 
tre-autel et, depuis le seizième siècle, l'exposèrent plusieurs fois 
à la vénération publique. Ils ont agi au mieux de leur connais- 
sance et de leur pouvoir. Ils ont fourni h la piété de leur peuple 
un aliment sain et fécond en bénédictions. » Cette thèse si me- 
surée, nous croyons que le P. Beissel l'a rendue évidente. 

Il commence par rappeler les principes que suit l'Église dans 
le culte des reliques. Puis il fait l'histoire de l'insigne relique de 
Trêves. Un point fixe, absolument certain, c'est que la « sainte 
tunique » était vénérée dans l'antique cité vers la fin du douzième 
siècle . Mais les documents permettent de remonter plus haut. 
L'auteur exploite toutes les sources et s'attache particulièrement 



104 ÉTUDES 

à établir la valeur du témoignage des Gesta Trevirorum^ d'où il 
ressort qu'en 1105, on croyait à Trêves que la sainte tunique 
avait été apportée de Rome par l'évêque saint Agricius, à qui elle 
aurait été remise par sainte Hélène, la mère de Constantin, née 
à Trêves. 

Après l'examen des textes, il répond aux objections tirées soit 
de la forme et de la composition même de la sainte tunique de 
Trêves, soit de l'existence d'autres reliques des vêtements de 
Notre-Seigneur en d'autres lieux. Ici vient se placer un chapitre 
spécialement intéressant pour des lecteurs français, sur la « sainte 
robe )) d'Argenteuil, près de Paris. Le docte jésuite allemand est 
obligé ici de réfuter les erreurs ou les assertions sans preuves de 
plusieurs écrivains nos compatriotes. Nous ne pouvons guère nous 
refuser à sa conclusion, en face des témoignage s qui militent pour 
l'authenticité de la relique de Trêves, et surtout devant l'affirma- 
tion positive des plus anciens documents que possède Argenteuil. 
Cette conclusion, c^est que la « sainte robe » d'Argenteuil peut 
être vénérée comme un vêtement qu'a porté Notre-Seigneur, spé- 
cialement comme une cappa puerl Domini Jesu, ainsi que l'ap- 
pellent les chroniqueurs du douzième siècle; mais qu'il faut lais- 
ser à Trêves la gloire de conserver la « robe sans couture », 
tunica inconsutilis, dont le Sauveur a été dépouillé au cruci- 
fiement. 

Le R. P. Beissel termine son savant et intéressant ouvrage par 
l'histoire des pèlerinages que la relique de Trêves a suscités jus- 
qu'en 1844, date de la dernière exposition publique. 

JOS. BRUCKER, S. J. 

I. — Le Missionnaire des Samoa : Mgr L. EUoy, de la Société 
de Marie, évêque titulaire de Tipusa, vicaire apostolique 
des Navigateurs et de l'Océanie centrale, par le P. A. Mon- 
FAT, de la Société de Marie. In-8 de 462 pages. Lyon, Vitte; 
Paris, Vie et Amat, 1890. 

II. — La Mission de Birmanie, par Mgr Bigandet, évoque de 
Ramatha, vicaire apostolique de la Birmanie méridionale ; 
traduit de l'anglais et augmenté d'une Introduction^ par 
Adrien Launay, de la Société des Missions étrangères. 
In-8 de xii-166 pages. Paris, Téqui, 1890. Prix : 2 francs. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 105 

III. — Kerduel ou les Missionnaires du dix-septième siècle 
au pays de Lannion, par l'abbé Frange, curé doyen de 
Lannion. In-12 de 296 pages. Saint-Brieuc, Prud'homme, 
1890. 

I. — L'étude sur les Samoa nous a fait connaître le champ 
d'action de Mgr Elloy, apôtre du grand archipel des Navigateurs i . 
Il nous reste à fixer quelques traits biographiques. 

Né en 1829, à Servigny-lès-Râville , au diocèse de Metz, 
appartenant à une famille patriarcale de cultivateurs, riches en 
vertus, Louis Elloy, au foyer domestique comme aux séminaires 
de Metz, exerça bravement ses forces en vue de l'avenir. Entré 
au scolasticat des Maristes de Belley (1849), ordonné prêtre en 
1853, adjoint au maître des novices, il profite de cette charge 
pour se tremper de plus en plus dans l'esprit religieux et le zèle 
apostolique. 

Devant lui s'ouvre en 1856 cette voie de mérites et de sacrifices 
que Dieu lui indiquait depuis quinze ans. Le jeune missionnaire 
de l'île de Savaï donne en peu de temps des preuves de si haute 
valeur qu'il est nommé provicaire apostolique et procureur de 
toutes les stations de l'archipel (1859), évêque titulaire de Tipasa 
et coadjuteur de Mgr Bataillon (1863), enfin vicaire apostolique 
de rOcéanie centrale (1870). 

Avec une activité toujours en éveil, pendant vingt-deux ans, 
Mgr Elloy se dépense tout entier à gagner les âmes des infidèles. 
Auprès de ces peuples enfants, impressionnables, passionnés, 
mobiles, il obtint une influence considérable par la force des 
qualités les plus rares : la patience unie à la persévérance, la 
douceur et l'énergie, l'esprit de sacrifice poussé jusqu'à l'oubli 
de soi-même ; et plusieurs milliers d'hommes durent à sa charité 
ardente et tendre d'être unis à Jésus-Christ. Venu en France 
pour les besoins de ses missions, brisé par ses travaux excessifs 
(1878),. par ses longues privations, il fut frappé par la mort à 
Bon-Encontre, où son corps repose dans le sanctuaire de Notre- 
Dame. Le sillon qu'il a creusé porte une abondante moisson ; les 
Samoans, qui avaient en lui la plus grande confiance, gardent 
religieusement son souvenir. 

Ecrite avec amour, appuyée sur des documents de première 

1. Les Samoa, par le R. P. Monfat. V. le n<» de septembre 1890, p. 689. 



106 ÉTUDES 

main, la Vie du missionnaire des Samoa, en dépit de quelques 
longueurs, offre le plus vif intérêt. Les ouvriers évangéliques 
y trouveront de nobles exemples à suivre, et les hommes du 
monde des renseignements instructifs sur les avant-gardes de 
l'Eglise et de la vraie civilisation. 

11. — Non moins intéressante et resserrée dans de plus justes 
limites est l'histoire de la mission de Birmanie, depuis ses ori- 
gines jusqu'à nos jours. Elle embrasse une période de trois siè- 
cles. L'établissement des chrétiens en haute Birmanie date du 
commencement du dix-septième siècle : c'étaient des Portugais 
ou indigènes de l'Inde occidentale. Les premiers apôtres de cette 
vaste contrée furent les religieux barnabites. A leur arrivée 
(1721), ils avaient trouvé quelques prêtres portugais dont le zèle 
ne dépassait guère les limites des comptoirs européens. S'élan- 
çant à l'intérieur du pays, ils convertirent les païens à la foi, 
fondèrent des paroisses et posèrent les bases d'une Eglise dura- 
ble. Dépouillés en Europe par la Révolution, ils durent céder h 
d'autres l'honneur de continuer une œuvre qui leur appartenait à 
de nombreux titres. Les continuateurs de leurs travaux, les prê- 
tres de la Propagande (1830), puis les Oblats de Marie de Turin 
(1839), ont été remplacés par la Société des Missions étrangères 
de Paris (1856), et depuis cette même époque, Mgr Bigandet a 
été l'âme de la mission de Birmanie. Son ouvrage, excellent 
résumé des événements religieux les plus importants de cette 
contrée, contribuera à conserver quelques pages de l'histoire de 
l'Église. Publié à Rangoun (Birmanie) en 1887, traduit avec élé- 
gance de l'anglais, il est complété par un aperçu sur le pays, les 
habitants et la fondation de nombreuses écoles catholiques, qui 
sont les plus florissantes de la Birmanie. 

Vingt-neuf gravures hors texte ornent ce volume. 

IIL — Ce n'est pas pour implanter la foi dans leur pays, mais 
pour la ranimer, lui donner plus d'élan, qu'au dix-septième siècle 
plusieurs prêtres bretons déployèrent un zèle digne de tout éloge. 
Le pays de Lannion fut le principal théâtre de leur action mer- 
veilleuse. A leur tête se présentent Michel Le Noblctz et le Père 
Maunoir, jésuite, dont il est question d'introduire la cause de 
béatification auprès du Saint-Siège. Autour d'eux se groupent 
l'abbé Hingant de Kerisac, propriétaire du domaine de Kerduel, 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 107 

le saint Vincent de Paul de cette contrée; l'abbé de Trémaria, 
non moins dévoué pour les pauvres ; l'abbé de Meur <le Kerigo- 
nan, l'un des fondateurs du séminaire des Missions étrangères à 
Paris, ete. Noble pléiade de grandes âmes que l'illustre évêque 
de Tréguier, Grangier de Liverdis, encouragea par sa protection 
et son exemple. 

Les missions produisirent un mouvement extraordinaire de 
piété, et leur influence salutaire s'est fait sentir jusqu'à nos jours. 
La Bretagne leur doit d'avoir conservé vive encore sa vieille foi. 

La vie de tous ces apôtres a été retracée par Dom Lobineau, 
l'abbé Tresvaux et quelques autres écrivains. Tout en mettant à 
profit les travaux de ses devanciers, l'abbé France a su faire une 
œuvre personnelle ; son livre, dans l'ensemble, sera goûté même 
au delà des limites du pays de Lannion. A. COURAT. 

Vie du vénérable serviteur de Dieu François-Régis Clet, 
prêtre de la Mission et martyr, par Mgr Charles Bellet, 
Prélat de la Maison de Sa Sainteté. In-8 de xix-176 pages. 
Paris, Bloud et Barrai, 1891. 

« En l'année 1820, où Jean-Gabriel Perboyre prononçait ses 
vœux de religion, François Clet lui ravissait en Chine l'honneur 
de remporter le premier la palme du martyre. » Cette phrase du 
bref de béatification qui naguère a placé le disciple en si haut 
rang, faisait regretter que le maître n'eût point son rayon de 
gloire. Mgr l'évêque de Grenoble, à qui sont chères toutes les 
illustrations religieuses de son diocèse, pria Mgr Bellet de re- 
cueillir lés souvenirs et d'écrire la vie de l'enfant du pays, mort 
en confessant la foi. Avec quelle conscience d'érudit l'auteur 
s'est occupé de sa tache, les nombreux documents originaux 
retrouvés par lui dans les dépôts d'archives les plus divers, le 
disent assez. Il était impossible de pousser plus loin l'exactitude, 
et, si un jour le vénérable Clet est mis sur les autels, le travail 
des hagiographes sera fait d'avance. 

Bonne et fortifiante lecture que celle des pages consacrées à 
l'enlance, à l'adolescence et aux premières années de sacerdoce 
du futur martyr. Né à Grenoble, en 1748, d'une pieuse famille de 
bourgeois, dont il était le dixième enfant sur quinze, François- 
Régis fit ses études au collège royal de la ville, entra chez les 



108 ÉTUDES 

Lazaristes de Lyon, devint professeur au séminaire d'Annecy, 
puis maître des novices à Saint-Lazare, en cette année 1789, où 
le peuple souverain, faisant l'essai de ses forces, vint piller la 
célèbre maison. En 1791, il partait pour la Chiae. Il y subit plu- 
sieurs martyres, dont le premier fut d'apprendre la langue. Sur 
cette période de sa vie, les documents font un peu défaut. 
Les lettres du vaillant missionnaire sont presque la seule 
source, et sa modestie ne nous l'a pas livrée assez abondante. 
Mgr Bellet a su en tirer bon parti quand même, et son livre, écrit 
avec talent, esfune œuvre d'un intérêt soutenu, faite pour plaire 
autant que pour édifier. H. CHÉKOT, S. J. 

La Relique insigne de saint Juste, moine de Condat, par 
l'abbé F. S., curé de Salaise. In-18 de 60 pages. Grenoble, 
Baratier. Prix : 1 franc. — Vie du B. Garembert, fondateur 
de l'abbaye du Mont-Saint-Martin, par I. V. S., 0. P. In-16 
de 42 pages. Namur, Douxfils, 1890. — Vie de saint Louis 
de Gonzague, modèle et patron de la jeunesse chrétienne. 
In-32 de 32 pages avec 33 dessins. Toulouse, rue des 
Fleurs, 16. — Saint François-Xavier, apôtre des Indes; — 
Trois apôtres de la Nouvelle-France : les Pères Jean de 
Brébeuf, Is. Jogues et G. Lalemant, par le P. Fréd. Bou- 
vier, S. J. Broch. in-16 vergé de 55, 46, 48 et 28 pages. 
Lille, Desclée. — Le R. P. Léon de Glary, Provincial des 
Franciscains de l'Observance, par l'abbé Cél. Vielle. 
In-18 de 176 pages. Notre-Dame de Lérins, 1890. — 
Garcia Moreno, par A. Pellissier-Séguier. In- 18 de 
72 pages. Lille , Desclée. — Fanny Boyet, présidente 
des Jeunes Ouvrières de Notre-Dame de Fourvière, par 
un Père de la Compagnie de Jésus. In-18 de 154 pages. 
Lyon, Vitte. — Jeanne d'Arc et la région du Nord, par le 
D*" Salembier. Broch. in-8 de 63 pages. Lille, Ducoulom- 
bier, 1891. — Madame Marie Pape-Carpantier, sa vie et son 
œuvre, par Ém. Gossot. In-18 de 242 pages. Paris, Ha- 
chette, 1890. — Le Comte de Ruolz-Montchal, musicien, 
par Alf. Prost. In-18 de 124 pages. Paris, Savine, 1890. 

Toute sainteté vient de Dieu par le seul Jésus-Christ. Mais 
c'est plaisir d'en étudier les manifestations si diverses aux diilé- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 109 

rentes époques de l'histoire de TEglise. Quelques courtes bio- 
graphies peuvent nous procurer ce plaisir en raccourci. 

Les documents font bien un peu défaut sur le bon vieux saint 
Juste (cinquième et sixième siècles). Mais n'a-t-il pas pratiqué 
excellemment les règles de son monastère ? Ces règles, nous les 
avons; et les miracles qu'il fit, les luttes qu'il soutint contre 
l'esprit malin n'ont-ils pas dû ressembler à ce que nous savons 
sur ce point des saints Romain et Oyend, abbés du même monas- 
tère de Condat? Et voilà comme M. le curé de Salaise a pu recons- 
tituer la vie régulière et la vie merveilleuse de saint Juste, h 
riionneur de la relique insigne que possède sa paroisse. 

Le Bienheureux Garemhert (1084-1141) est encore taillé sur le 
même respectable modèle. Il commence par quitter en secret la 
maison paternelle, se retire dans la solitude, est bientôt entouré 
de frères, et, de concert avec eux, chante maints longs psautiers, 
défriche et bêche, dans le Cambrésis, des coins de forêts vier- 
ges, construit abbayes et églises. Le saint abbé adopte alors les 
observances de l'Ordre de Prémontré, que saint Norbert venait 
de fonder. 

Saint Louis de Gonzague est plus connu. Inutile d'insister sur 
le caractère de sa sainteté. Mais à l'occasion du troisième cente- 
naire de sa mort, on tiendra à répandre par centaines (12 francs 
par la poste et 11 francs par chemin de fer) la petite brochure 
illustrée, et par milliers (6 francs le mille) le billet de quatre 
pages, que le Messager du Cœur de Jésus publie sur ce ce modèle 
et patron de la jeunesse chrétienne ». 

Deux brochures du R. P. Rouvier, imprimées chez Desclée, 
sur papier de luxe avec filets rouges, charmantes sous leurs cou- 
vertures de papier-parchemin , nous parlent aussi de person- 
nages illustres. L'une est consacrée h saint François -Xaçier ^ 
l'apôtre des Indes ; l'autre, à trois apôtres et martyrs de la Nouvelle- 
France, dont le septième concile de Québec, tenu en 1886, et le 
troisième concile plénier de Baltimore ont demandé au Souverain 
Pontife la glorification : les Pères Jean de Brébeuf, Isaac Jogues 
et Gabriel Lalemant. 

Voici enfin des contemporains qui, eux aussi, se sont sanctifiés 
dans les conditions les plus diverses : le R . P . Léon Clary, ex- 
provincial des Franciscains de l'Observance, dont M. l'abbé Vielle 
a raconté les vertus et les travaux dans une notice très substan- 



110 ETUDES 

tîelle; — Garcia 3/or^7zo, Théroïque président, dont M. Pellissier- 
Séguier nous donne une Vie abrégée; — Mlle Fanny Boy et ^ pré- 
sidente de la Congrégation des Jeunes Ouvrières de Notre-Dame 
de Fourvière, ouvrière elle-même, noble et touchant exemple d'un 
apostolat fécond de l'ouvrière par l'ouvrière. 

Jeanne d^Arc et la région du Nord, de M. l'abbé Salembier, 
docteur, est une œuvre de savant. C'est un régal d'érudits, 
vrai buisson de citations, extraites de Chastcllain, Monstrelet, Jac- 
ques Meyer le Flamand et de bien d'autres. 

La vie et les travaux de Mme Pape-Carpantier nous sont racon- 
tés par M. Emile Gossot. Son œuvre principale fut la création 
d'une École normale des salles d'asile et la rédaction de nombreux 
ouvrages, concernant la direction de ces mêmes salles d'asile et 
l'enseignement pratique à y donner. Hélas! dans toute cette vie, 
dans toutes ces citations d'ouvrages, pas un acte, pas une ligne 
où apparaissent Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'Eglise. Au mo- 
ment même de la mort de cette pauvre femme, on ne voit ni prê- 
tre, ni l'hostie ; Dieu même n'apparaît pas. C'est navrant. 

M. le comte de Raolz-Montchal est bien connu comme inven- 
teur du ruolz; M. Alfred Prost l'étudié comme musicien. Il a réuni 
sur ce sujet bon nombre de pages sans beaucoup de fatigue, je 
crois. Les citations abondent; une d'elles prend de la page 49 à 
la page 71 . Empruntons-lui, pour terminer, [une phrase gaie : 

« Deux hommes de bon ton, de bonnes manières et de bonne 
éducation, vivant à l'étranger, sont comme des corps flottants dans 
un fluide qui n'est pas leur élément vital, et se trouvent forcément 
attirés par ce que l'on pourrait désigner sous le nom de vibrations 
ondulatoires de la patrie. » — ! F. P., S. J. 

Le CardinaFLavigerie et ses œuvres d'Afrique, par M. l'abbé 
Félix Klein, ln-12 de 419 pages. Paris, Poussielgue, 1890. 

M. l'abbé Klein avait moins à consulter des documents qu'à 
interroger des témoins. Ses premiers chapitres sur la jeunesse 
de Charles Lavigerie et sur l'évêque de Nancy, étaient de 
composition facile, tant la mémoire de l'cnJant, du jeune homme 
et du préhit est encore présente h quiconque le connut et le 
devina. 

Le tableau de l'administration si Icconde de l'archevêque d'Al- 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 111 

ger a été composé à Alger même. Les notes sur les orphelinats 
arabes ont été jetées sur le papier dans un gourbi. Lorsque 
l'auteur nous montre les Pères Blancs pendant leurs héroïques 
missions, il consigne le souvenir de ses visites à la Maison- 
Carrée, en Kabylie, h Carthage. Il a entendu Mgr Livinhac et 
le P. Girault lui raconter leur vie au désert et aux Grands Lacs ; 
le P. Delattre, cet ami de l'ancienne Carthage, la lui a montrée 
renaissant grâce à son pasteur, plus brillante et plus belle. 

La croisade antiesclavagiste eût seule réclamé un volume. 
M. l'abbé Klein en a tracé le cadre, et pour que rien ne manquât 
au portrait, il nous présente, à côté de l'apôtre et de l'orga- 
nisateur, l'écrivain et le Français. H. CHÉROT, S. J. 

L'Esclavage en Afrique, par un ancien diplomate. Deux vol. 
in-12 de 513 pages. Paris, Letouzey et Ané, 1891. Prix: 
3 fr. 50. 

Les peuples civilisés comprendront-ils que leur devoir est d'em- 
pêcher, par tous les moyens possibles, la traite des nègres en 
particulier et l'esclavage en général? La ligue antiesclavagiste 
de S. Em. le cardinal Lavioferie sortira-t-elle de la théorie, de 
l'espérance, pour arriver h des résultats sérieux? C'est à la solu- 
tion de ce problème que l'auteur voudrait apporter sa part d'ef- 
forts. 

Dans ce but, il raconte par le menu les crimes des bourreaux et 
les souffrances des victimes. Quelques détails ont de quoi faire 
rougir une jeune fille; mais ils montrent à quels instincts pervers 
obéissent les traitants, et à quel degré de honte, d'impudeur et 
de misère arrivent les malheureux esclaves, rivés à leurs chaînes 
et abrutis par des tourments sans nom. 

D'autre part, il décrit ce qui se passe en diverses régions de 
l'Afrique, où se tiennent les marchés de chair humaine, où règne 
l'anthropophagie, où l'on immole encore des femmes et des en- 
fants pour honorer les morts. 

A ces maux, quels remèdes appliquera-t-on ? L'auteur énumère 
tout ce qui a été tenté par le congrès antiesclavagiste, sous l'ins- 
piration de S. S. Léon XIII et la direction ardente, généreuse, 
du cardinal Lavigerie, et présente jour par jour les traités, les 
conventions ayant rapport à la cause qu'il défend. 



112 ÉTUDES 

L'ancien diplomate exprime un vœu personnel : il voudrait voir 
prohiber le commerce de l'ivoire, auquel il attribue une grande 
partie des crimes et des meurtres qui ensanglantent l'Afrique. 
Mais cette prohibition, qui tarirait une des sources de la richesse 
dans ces contrées, est-elle réalisable ? Est-elle nécessaire ? A notre 
avis, il faut convertir les nègres à la foi de Jésus-Christ, et la ci- 
vilisation viendra naturellement à la suite de l'Évangile. 

A. LEFEVRE. 

L'Abbé Dehaene et la Flandre, par M. l'abbé J. Lemire. 
Grand in-8 de 600 pages, avec portrait. Lille, Deman. 
Prix : 6 francs. 

Cet ouvrage sera lu avec intérêt, non seulement par les catho- 
liques du Nord, mais par tous ceux qui aiment les anciennes cou- 
tumes, les mœurs naïves et pittoresques de nos provinces. Les 
populations de la Flandre, comme celles de la Bretagne, ont 
gardé, avec leur vieille langue, la vigueur delà foi antique et les 
saines traditions du passé ; l'auteur nous initie à leur vie, dans des 
pages écrites avec goût et sentiment, dont plusieurs rappellent les 
charmants récits de Brizeux. 

Ces descriptions servent de cadre à l'histoire d'un enfant de la 
Flandre, pauvre petit mendiant, devenu grâce à l'Église un homme 
puissant en paroles et en œuvres, centre du mouvement religieux 
et politique de sa région. Une étude consciencieuse de sa vie et 
de ses écrits met dans tout son jour le beau caractère de ce prêtre 
à l'âme de poète et au cœur d'apôtre. 

Le récit eût pourtant gagné à être dégagé de digressions trop 
étendues, ou de considérations peu en harmonie avec les idées 
de l'abbé Dehaene. Peut-être aussi, dans un livre si digne par ail- 
leurs d'être mis entre les mains de la jeunesse, aurait-on pu 
apporter plus de réserve à la critique des hommes et des choses. 

J. FLORIAN,S. J. 

Rochefortet les pontons de Pîle d'Aix, par M. l'abbé Dubois. 
In-12 de xiv-326 pages. Nantes, Libaros, 1890. 

C'est un martyrologe que vient de publier M. l'abbé Dubois ; 
la lecture de ces pages vous donne comme un cauchemar, qui 
vous étreint longtemps encore après que le livre est déposé. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 113 

Martyrologe, ai-je dit, mais plus saisissant, plus poignant, 
plus horrible que celui de la primitive Église ; car le temps et la 
simplicité des narrateurs ont adouci l'horreur de la persécution 
païenne, tandis que la date récente des faits rapportés par 
M. Dubois, les détails minutieux qu'il donne, les récits person- 
nels qu'ont laissés les martyrs, en doublent l'atrocité. 

Ce livre est le récit de la première persécution du clergé fidèle 
sous la Terreur. L'auteur n'a fait qu'indiquer la seconde, celle du 
Directoire. Il n'est pas allé dans les marais fétides et meurtriers 
de la Guyane, avec les derniers confesseurs de la foi ; il est resté 
avec les premiers sur les pontons de l'île d'Aix et de Rochefort 
et dans les cabanons de Saintes et de Brouage. 

Cela s'explique parlebut spécial que se propose M. l'abbéDubois. 
Il veut, en excitant l'indignation contre les bourreaux et la pitié 
pour les victimes, faire appel au sentiment public en faveur de 
l'église expiatoire que NN. SS. les évêques de la Rochelle 
et d'Angoulême ont résolu d'élever à l'île d'Aix, sous le vocable 
de Notre-Dame des Martyrs. C'est en effet dans les sables de 
cette île et sur les bords de la Charente que reposent, depuis 
près de cent ans, les corps de plus de 5 000 prêtres, immolés en 
haine de la religion, sous la Terreur et le Directoire. 

ft Les prêtres qui succombèrent au commencement de leur 
déportation, raconte l'auteur, furent simplement jetés à la mer, 
comme si les vaisseaux avaient été loin des côtes et en pleine 
navigation. Le moyen de s'en débarrasser était plus simple et plus 
expéditif. 

(( Malheureusement, les flots ne gardèrent pas le secret d'une 
telle infamie ; ils poussèrent sur le rivage des corps horriblement 
tuméfiés, rongés déjà par les crabes et exhalant une odeur insup- 
portable. Les habitants les ensevelirent souvent par respect, pTiis 
finirent par se plaindre du danger auquel les exposaient, pendant 
la chaleur de l'été, ces cadavres apportés par les marées de 
l'Océan. C'est alors que l'île d'Aix fut choisie pour recevoir les 
dépouilles mortelles des confesseurs de la foi, sans doute à cause 
de la proximité et de l'indifférence des habitants, moins fanati- 
ques que ceux des côtes. C'est à l'île d'Aix que doit être cons- 
truite la future basilique où seront recueillis les restes des mar- 
tyrs. )) 

En 1879 et 1880, des travaux de défense, entrepris autour du 

Bibliographie, II. — 8 



114 ÉTUDES 

fort qui domine l'île, mirent à découvert une quantité incroyable 
d'ossements ; M. l'amiral Maudet, alors maire de l'Ile d'Aix, prit 
un arrêté pour leur assurer le respect jusqu'au jour où ils trouve- 
raient un asile convenable. C'est à lui et au dio^ne curé de l'île, 
M. l'abbé Piau, que remonte la noble pensée de réhabiliter ces 
dépouilles saintes ; ce sera l'honneur des deux prélats d'en avoir 
poursuivi l'exécution complète. 

M. l'abbé Dubois s'est lui-même inspiré du livre que publiait 
dans le même but, il y a deux ans, sous le titre : les Martyrs in- 
connus, M. Alfred de Besancenet, reproduisant un manuscrit de 
1802, d'un survivant des pontons. 

Honneur et courage à qui travaille pour la gloire de Dieu et de 
ses saints ! Cap. BLANC. 

La Lutte de l'Irlande, par le baron Kervyn de Volkaersbeke. 
In-8 de 384 pages. Lille, Desclée. 

La question irlandaise, sous ses diverses formes, religieuse, 
politique ou agraire, a suscité dans ces derniers temps, soit en 
France, soit en Angleterre, d'importants travaux. M. le baron 
K. de Volkaersbeke a voulu, non pas proposer quelque solution 
nouvelle à ce redoutable problème, mais présenter en raccourci 
l'ensemble des faits qui constituent la lutte de l Irlande : et 
l'histoire de la lutte de l'Irlande, c'est l'histoire entière de ce 
malheureux pays depuis Henri II jusqu'à nos jours. 

Des quatorze chapitres de son livre, M. K. de Volkaersbeke 
consacre les deux premiers à l'Irlande celtique et h sa conversion 
par saint Patrice. Leur importance est manifeste. L'organisation 
primitive des Celtes de l'Hibernie donne la clef des difficultés 
qui surgissent plus tard. Il est tel ou tel usage, par exemple le 
principe reconnu par les lois Ga^>elkind et Tanistry, sans lequel 
il est impossible de rien comprendre aux revendications des 
tenanciers modernes. Il faut toujours se rappeler qu'à l'origine, 
le chef de clan ne possédait pas la terre : elle appartenait en 
propriété collective aux membres du clan. Si plus tard ce régime 
se modifie, si de riches familles acquièrent ou reçoivent en 
récompense de vastes territoires, le colon reste copropriétaire 
de la partie du sol qu'il cultive sur le domaine du chef. L'An- 
gleterre a beau confisquer leurs terres et les donner à des 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 115 

landlords : les Irlandais regardent toujours comme subsistant le 
principe de la copropriété celtique. 

Le chapitre troisième offre un intérêt capital. Pendant sept 
siècles, le parti anglais a appuyé ses prétentions sur une bulle 
du pape Adrien IV, de l'an 1155, par laquelle le Saint-Siège 
faisait à l'Ano-leterre donation de l'île-sœur. L'auteur, en s'inspi- 
rant d'une étude qui parut en 1882, dans les Analecta juris 
Pontificii^ discute ce document de manière à ne laisser aucun 
doute sur sa fausseté. 

Avec la descente des Anglais en Irlande, commence une ère 
unique dans les annales des nations. C'est la résistance la plus 
lono-ue et la plus héroïque que jamais peuple ait opposée aux 
ennemis de ses libertés, de son indépendance et de sa foi. C'est 
aussi une violation sans exemple de tout ce que l'équité et l'hu- 
manité ont de plus sacré, une série à peine interrompue de 
violences et de perfidies pour courber, bien plus, pour anéantir 
un vaincu qui n'a pu mourir et qui demeure debout. 

Dans des pages que les faits seuls rendent éloquentes, nous 
assistons à cette lutte gigantesque qui grandit d'âge en âge et 
dont l'intérêt se concentre, pendant une partie de ce siècle, sur 
la grande et glorieuse figure d'O'Connel. Les successeurs du 
grand agitateur n'ont qu'à suivre la route qu'il a ouverte : le 
premier il apprit à sa patrie étonnée à vaincre sans verser le sang. 
Triomphera-t-elle ? C'est le secret de Dieu. 

Comme conclusion, l'auteur se pose la question : L'Irlande 
a-t-elle une mission? Et il répond : Oui, la plus belle de toutes : 
elle est une nation missionnaire. Elle a été apôtre dès l'origine, 
et elle continue son rôle avec une splendeur merveilleuse dans 
le Nouveau Monde. 

Mais la persécution latente, insidieuse, continue aussi son 
œuvre. Le prosélytisme protestant n'a pas désarmé. Le livre n'en 
parle pas : c'est, à notre avis, une lacune. Par contre, dans le 
cours de l'ouvrage, la multitude des faits racontés nuit parfois à 
la netteté du dessin et ne laisse pas assez voir le trait distinctif 
de chaque époque. On voudrait aussi un peu plus d'exactitude 
dans l'orthographe des mots anglais : Patrik est mis pour Patrick, 
Corck pour Cork ; Saersfleld, Connaughth, ont dans d'autres 
endroits leur forme exacte, Sarsfield, Connaught, 

Ce livre reste dans son ensemble une œuvre de loyauté et de 



116 ÉTUDES 

franchise. Il sera lu de ce côté de la Manche avec grand profit; 
et les Irlandais de race y trouveront ce qu'ils craignent parfois 
de ne pas rencontrer dans des travaux de ce genre, la sympathie 
et la vérité. J. FAGAN, S. J. 



I. — Souvenirs et récits d'un aérostier militaire, par Gaston 
TissANDiER. In-8 de 356 pages. Paris, Maurice Dreyfous, 
1891. 

II. — Histoire de mes ascensions, par Gaston Tissandier. In-8 
Jésus de 306 pages. Paris, Maurice Dreyfous, 1891. 

I. — En haut les yeux! il s'agit de ballons et de voyages 
aériens. En haut les cœurs avec les yeux! parce que ces ballons 
et ces ascensions nous parlent du dévouement à la patrie. Alors 
que tous désespéraient, il s'est trouvé des vaillants qui ont tenté 
l'impossible pour ramener la victoire ou soulager les souffrances 
de ceux qui momentanément subissaient le joug de la Prusse. 

Les ballons-poste ont rendu à la capitale assiégée d'immenses 
services, et les Parisiens n^auront jamais assez de reconnaissance 
pour les hommes de cœur désintéressés qui, à l'exemple de Tis- 
sandier, bravèrent tant de périls pour leur donner des nouvelles 
de leurs amis absents. L'aérostation militaire mérite éo^alement 
notre admiration pour les secours qu'elle a fournis à l'armée de 
la Loire, trop tard, hélas ! 

On pourra sourire de l'enthousiasme républicain de l'auteur 
pour Gambetta, et trouver que le livre n'est pas d'un écrivain : 
du moins tout y est inoffensif, et beaucoup de détails techniques 
intéresseront les amateurs. 

II. — Le second volume s'ouvre par une histoire abrégée de 
la découverte des ballons, et contient le récit des ascensions 
faites par M. Tissandier, de 1878 à 1888. — Qui n'a encore pré- 
sente à la mémoire la mort de Crocé-Spinelli et de Sivel, les 
infortunés compagnons de l'aéronaute? Cet épisode et quelques 
autres donnent h cette œuvre de vulgarisation un véritable in- 
térêt, qui peut aller parfois jusqu'à l'émotion. A. LEFÈVRE. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 117 

Nos places perdues d* Alsace-Lorraine, par Marcel Poullin. 
In-8 de 296 pages. Paris, Blond et Barrai, 1891. 

Grâce h Dieu, il ne s'agit pas ici d'un de ces romans inventés 
au coin du feu, où Ton voit de jeunes héros, pleins de vaillance et 
d'amour, gagner l'épaulette, la croix et la main d'une aimable 
fiancée. Nous sommes en pleine histoire, et, malgré tout ce qui 
a été écrit sur la guerre de 1870, et en particulier sur chaque 
place assiégée, aucun ouvrage d'ensemble n'avait paru sur le rôle 
que les places fortes françaises ont joué à cette époque. 

Ce livre, conçu d'après un plan à la fois historique, militaire 
et anecdotique, est bien fait. Le style est sobre; point de tirades 
ampoulées visant à TefFet et fatiguant le lecteur, sans faire vibrer 
en lui la fibre patriotique. 

Ce travail est précédé d'un tableau de la guerre, qui permet au 
lecteur de suivre les opérations latérales à chacun des sièges dé- 
crits. 

C'est avec une respectueuse admiration que nous avons vu 
passer devant nos yeux la série de ces luttes héroïques dont les 
provinces aujourd'hui perdues ont été le théâtre : Strasbourg, 
avec le dévouement de ses habitants; la Petite-Pierre, avec le rôle 
intelligent du sous-officierBœltz; Schlestadt, Lichtemberg, Neuf- 
Brisach, Bitche avec le glorieux colonel Teyssier, nous vengent, 
sans nous en consoler, du désastre de Sedan et de la honteuse 
capitulation de Metz. A. LEFÈVRE. 

Rosny-sur-Seine, par M. l'abbé Thomas. In-8 de 412 p. Paris, 
Pion, Nourrit et C'°. 

« C'est l'histoire d'un village : donc il faut laisser ce livre aux 
lauréats des sociétés savantes! «Avouons que parfois ces notices 
sont d'une sécheresse capable de désorienter le plus antique des 
antiquaires ; mais ici, le livre est fait non seulement par un savant, 
mais par un historien consciencieux et intelligent, qui a su sortir 
de la « particularité » pour passer au a général ». De Rosny, il 
rayonne autour de lui et rattache la biographie de Sully, le 
séjour de Mme la duchesse de Berry, h l'histoire de la France. 

Tour à tour, l'auteur examine les origines de Rosny, la succes- 
sion de ses seigneurs, l'historique de son château, ses transfor- 



Îi8 ETUDES 

mations, ses embellissements, son état actuel. L'église est l'objet 
d'un chapitre fort intéressant; outre qu'elle a l'insigne bonheur 
déposséder le chef de saint Quirin, l'un des premiers apôtres des 
Gaules, elle est fière de son chemin de croix et surtout d'une re- 
marquable Sainte-Famille de Corot. 

Nous serions heureux d'avoir pu engager quelques-uns de nos 
lecteurs à se procurer cette notice, intéressante. 

A. LEFÈVRE. 



LITTERATURE 

ROMANS 

I. — Farâïd al-logha fîl forouq. Synonymes arabes, par Henri 
Lammeks, s. J. Petit in-8. Beyrouth, Imprimerie catholi- 
que S. J., 1889. Prix: 5 fr. 25. 

II. — Remarques sur les mots français dérivés de Parabe, par 
le même. Petit in-8 de lii-314 pages. Beyrouth, Imprimerie 
catholique S. J. Prix : 8 francs. 

I. — La richesse ou plutôt le chaos, je ne dis pas de la langue, 
mais des lexiques arabes, cette surabondance de termes aux signi- 
fications vagues et souvent contradictoires, la profusion incroyable 
des synonymes et l'abus qu'en font les littérateurs arabes de nos 
jours, avaient depuis longtemps prouvé la nécessité d'un travail 
sur cette matière. Pour ne parler que des ouvrages édités par l'Im- 
primerie catholique de Beyrouth, on peut citer en ce genre : la 
« Critique du langage » [Foqh al-logha) de l'illustre Thaâlibi, le 
« Livre des racines » [Kitab al-gerâthim) d'ibn Moslim, le a Livre 
des locutions)) [Al-aifâz al-kitâbyd) d'Abderrahmân al-hamazâni. 
Ce dernier ouvrage, comme le nom l'indique, est plutôt un recueil 
de locutions permettant de varier, presque à l'infini, l'expression 
d'une même pensée. Les deux autres, sans répondre pleinement à 
ridée que nous nous faisons d'une synonymie, s'en approchent 
davantage. 

L'auteur des Farâ'id al-logha nous présente un exposé clair et 
méthodique, une délimitation aussi exacte que possible du sens 
de chaque mot. Pour cette tâche difficile, il est h peu près inutile 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 119 

de recourir aux lexiques arabes. Nous parlons des lexiques exis- 
tants : car un dictionnaire arabe, rédigé non plus comme une 
compilation extraite des lexiques indigènes, mais comme un vaste 
répertoire de la littérature après un dépouillement exact et rigou- 
reux des auteurs, un tel dictionnaire, croyons-nous, restera encore 
longtemps à l'état de desideratum. La lexicographie arabe a eu 
des Golius, des Freytag, des B. Bostani; elle attend encore un 
Littré. 

Pour établir les nuances souvent délicates qui constituent les 
synonymes, il a donc fallu recourir aux sources, c'est-à-dire com- 
pulser les ouvrages imprimés ou manuscrits des maîtres de la 
langue, recueillir les remarques des anciens grammairiens et des 
écrivains arabes, éparses dans des écrits où souvent on ne s'avi- 
serait pas d'aller les chercher; mais toujours en discutant leurs 
assertions avant de les admettre, en les confrontant avec la tradi- 
tion attestée par les meilleurs documents de la langue, cités, invo- 
qués, analysés à chaque page. Les plus illustres noms de la litté- 
rature arabe passent ainsi sous les yeux du lecteur, placés en évi- 
dence au commencement de chaque article. 

De temps en temps, l'auteur s'est permis quelques excursions 
sur le terrain étymologique, mais sobrement, comme il convient 
dans un ouvrage destiné principalement à la jeunesse des écoles. 

Nous voudrions voir imiter cet essai de philologie arabe par les 
écrivains arabes indigènes, qui ont encore beaucoup à apprendre 
en cette matière. Est-ce à dire que nous admettions toutes les 
conclusions de l'auteur? Non certes. Pour notre part, nous trou- 
vons audacieux de dériver l'arabe libd^ poil, feutre, de ttiXoç ou de 
l'adj. TTiXoToç, TriA'/iTdç (page 330, note 1), et nous craignons bien 
que les Arabes ne continuent à rattacher libcl à la racine labad^ 
« être collé ». Et puisque nous avons commencé à critiquer, signa- 
lons quelques grosses fautes d'impression : khâna^ khânoùt^ au 
lieu de hâiia, hânoût (n° 288); — warak ^o\}y ivadak (n° 336); — 
daglunâ doit s'écrire avec un ghaïn au lieu d'un a'ùi (n° 407). Au 
n** 974, dans les deux mots du titre, le chin s'est fautivement changé 
en ^Aa. On gagnerait aussi à fondre ensemble les n°' 36, 37 et 186, 
traitant des différentes sortes de volition. En parlant du commen- 
taire d'Ibn Anbâr sur les Maqâmât ou Séances^ il serait utile 
d'ajouter que ce sont celles de Harîrî. 

Une table très complète renvoie aux 5 300 mots expliqués dans 



120 ETUDES 

cette synonymie; et une autre aux mots dont Tétymologie a été 
indiquée. Pour ce qui regarde la netteté de l'impressioii, la beauté 
des caractères, l'Imprimerie catholique n'en est plus à faire ses 
preuves. Elle a prétendu que les Synonymes ne le cédassent en 
rien aux meilleurs ouvrages sortis de ses presses, tels que la Bible 
arabe, les Poètes arabes chrétiens, les Dynasties d'Aboûlfarage, 
les Séances de Hamazânî et tant d'autres publications, avantageu- 
sement connues des orientalistes. 

II. — La langue française a-t-elle fait des emprunts à l'arabe? 
Bien peu, répond M. Brachet ; Egger et de Chevallet ajoutent que 
ces emprunts se bornent à quelques mots commençant par a/. Un 
récent étymologiste est beaucoup plus tranchant. Voulant ramener 
au grec la majorité des mots français, il n'admet pas que nous ayons 
rien emprunté à l'Orient; et cela, parce que toutes nos relations 
avec les Arabes se bornent à la bataille de Poitiers ! D'autres, au 
contraire, comme Pihan et surtout Am. Sédillot, trouvent un peu 
partout en français des mots d'origine arabe ; il leur suffit pour 
cela d'une ressemblance même éloignée. 

L'auteur des Remarques sur les mots français dérii^és de l arabe 
a su éviter ces exagérations. Dans le même livre où il démontre 
l'origine arabe de plus de 600 mots français qui ne commencent 
nullement par a/, il tance vertement (p. 85, note 4) ce pauvre 
Sédillot, qui eut le tort de se croire orientaliste, et de ce chef 
commit surtout une Histoire générale des Arabes, où il fait preuve 
de la plus naïve ignorance. 

Pourtant, le P. Lammens ne cède-t-il jamais au désir qu'éprouve 
tout lexicographe dégrossir son recueil? Nos romanistes ne le 
trouveront-ils pas trop aventureux parfois, quand il assigne une 
origine arabe à certains mots dont ils prétendent donner une 
généalogie moins exotique, comme arquebuse, bagage, garance, 
guider, etc. 

Mais disons quelque chose de la méthode de l'auteur. Avant tout, 
il s'efforce de démontrer que le mot arabe en question a été em- 
ployé dans la même acception que son dérivé français. Ici encore 
les dictionnaires sont d'une regrettable insuffisance. Ouvrez le 
Sihâh, le Qâmôus, etc.; vous n'y trouverez presque aucun ren- 
seignement sur l'âge du mot, sur ses acceptions particulières aux 
différentes époques et dans les diverses contrées de langue arabe; 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 121 

tous renseignements indispensables à qui s'occupe d'étymologie 
orientale. C'est donc dans les glossaires spéciaux, dans les écri- 
vains arabes eux-mêmes qu'il faut aller chercher et, avec ces 
données éparses, reconstituer péniblement l'histoire d'un mot. 
« Aux lexiques, aux auteurs, dit la préface, nous nous sommes 
permis de joindre les dialectes vulgaires, trop peu explorés jus- 
qu'ici et avec lesquels un séjour de plusieurs années en Orient 
nous a quelque peu familiarisé. » A tous ces renseignements l'au- 
teur ajoute encore les formes du mot dans les autres langues ro- 
manes; il le poursuit, s'il y a lieu, dans les récits des vieux chro- 
niqueurs et des anciennes relations du Levant. Qu'on se reporte 
aux articles consacrés à aubergine^ café, cafetan, inousseline, large, 
typhon,.,, et l'on verra avec quel succès cette méthode est appli- 
quée. 

Citons encore parmi les étymologies les plus originales au point 
de vue philologique et même historique (les détails de cette der- 
nière nature abondent) : adwe, alihoron, calfat, calibre^ faquin, 
orange, patacon^ réalgar, soiifi... Malgré le profond respect qu'il 
professe pour les maîtres de la science étymologique, le P. Lam- 
mens ose au besoin avoir une opinion différente de la leur. (Voy. 
felouque, fargue^ macabre...) Pour ce dernier mot nous croyons 
qu'il est bien difficile de le dériver du latin, comme le veutLittré. 

Quelques observations de détail : Teskéré et Kandoul ne 
paraissent pas être assez entrés dans la langue pour qu'il soit 
nécessaire d'en parler; — gambra, « perdrix » (p. li) ne vient 
probablement pas de hamrâ, a rouge )). — Pour amiral (p. 23), 
nous pensons que l'auteur s'est trop fié à l'autorité de M. L. de 
Eguilaz, dont l'explication est très discutable. 

Nous voudrions pouvoir nous arrêter à V Introduction [1.11 pages), 
qui est la partie la plus neuve de l'ouvrage. Il y est traité des chan- 
gements, subis par les lettres arabes en passant dans le français ; 
on y généralise, autant que faire se peut, ks principes qui seront 
appliqués à chaque mot. C'est un véritable essai de phonétique 
arabe et « l'on y remarque facilement les analogies frappantes avec 
les lois phonétiques qui ont régi la transformation des mots latins 
en mots français j). (P. viii.) 

Il est intéressant aussi, en parcourant les Remarques, de voir 
combien nos sciences, botanique, mathématiques, chimie, astro- 
nomie, médecine, musique, oui, la musique! (v. luth^ rebec, etc.) 



122 ÉTUDES 

ont demandé de termes à Tarabe, comme jadis elles lui demandaient 
des méthodes et des arguments. 

Bref, par les renseignements nombreux et utiles qu'il renferme, 
ce livre ofiPre un grand intérêtaux orientalistes et fournit des secours 
à tout philologue qui s'occupe de l'étude du français et des autres 
langues romanes. Il n'est pas même besoin d'être orientaliste : car 
les mots arabes sont transcrits en caractères latins, d'après un 
système tout à la fois scientifique et simple. 

L'exécution matérielle ne le cède en rien à celle de l'ouvrage 
précédent. Dans cette riche variété de types et de caractères latins, 
grecs, arabes, etc., tout se détache avec netteté et avec élégance. 

I. S., S. J. 

Histoire de la littérature anglaise, par M. Léon Boucher, pro- 
fesseur à la Faculté des lettres de Besançon. In-12 de 
508 pages. Paris, Garnier frères, 1890. 

Ce livre n'est pas une œuvre originale : l'auteur n'a voulu, en 
l'écrivant, que présenter au public un résumé de la littérature 
anglaise. Il a vu qu'on pouvait désirer sur ce sujet un livre cons- 
ciencieux, ne renfermant que les lignes essentielles, à l'usage des 
élèves et des gens du monde. Nous a-t-il donné ce livre ? Je ne 
demande pas mieux que de le croire. 

Le volume commence avec la période anglo-saxonne et la fin 
du sixième siècle. L'auteur analyse assez judicieusement ces 
débuts obscurs, où l'on ne relève guère que des noms d'évêques 
et de moines, Théodore de Tarse, Wilfred d'York, Bède le Véné- 
rable, parlant le latin du moyen âge au milieu des balbutiements 
de ce qui devait être plus tard la langue anglaise. Là, comme 
partout, c'est aux gens d'église que sont dus la renaissance littéraire 
et le maintien des souvenirs classiques. Sous cette influence latine 
se forment la poésie et la prose du rude idiome anglo-saxon, et 
l'on voit apparaître dans la langue populaire les longs poèmes 
épiques et narratifs qui se rencontrent à l'aurore de toutes les 
littératures. 

Puis, avec la conquête normande, commence une seconde pé- 
riode, la période anglo-normande. La langue d'oil de la Chanson 
de Rolandjque Taillefer « moult bien cantait» à la bataille d'Has- 
tings, fait invasion avec les vainqueurs et transforme le dialecte 



I 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 123 

anglo-saxon. C'est la lutte entre le français et l'anglais, qui ne se 
termine définitivement qu'au quatorzième siècle. 

Chaucer écrit ses ballades et ses poèmes, à l'époque du Roman 
de la Rose et de l'ivresse d'érudition qui caractérise cette période 
en France : ses ouvrages sont pleins des souvenirs de Cicéron, 
Stace, Boccace, Dante, Guillaume de Lorris. Un rapprochement 
s'imposait entre l'auteur des Canterbury taies et les romanciers 
du quatorzième siècle français : on regrette de ne point le 
trouver. 

Le siècle d'Elisabeth marque une autre division, avec les poètes 
comme Spencer, écho de l'âge précédent, les métaphysiciens 
comme Sydney, Bacon, les poètes sonnettistes ou amorettistes 
comme John Lily. Arrivé au plus grand nom de la littérature 
anglaise, Shakespeare, l'auteur lui donne assez nettement sa vraie 
place au milieu de ses contemporains, Ben Johnson, Chapman, 
Middleton et les autres dramaturges de l'âge d'Elisabeth. Il con- 
sacre à ce génie « océanique » un chapitre entier, l'un des meil- 
leurs du volume. 

Comparé au dix-septième siècle français, le dix-septième siècle 
anglais est bien pauvre en productions littéraires. Deux ou trois 
noms à peine : il est vrai que le premier est celui de Milton. Mais 
après lui, qui citer ? — Des philosophes comme Hobbes, des dra- 
maturges comme Dryden et Away, et c'est tout. Il eût été inté- 
ressant de faire voir comment ce dix-septième siècle n'est en 
réalité qu'une époque de transition entre le siècle de Shakespeare 
et celui de Pope. 

Les pages consacrées au dix-huitième siècle sont judicieuses 
et claires. C'était aussi la partie la moins originale, pour laquelle 
les documents devaient le moins manquer. L'auteur analyse cons- 
ciencieusement la vie et les œuvres des écrivains de la reine Anne, 
Pope, Swift, lady Montagu, et les romans de Richardson, de Foë, 
Sterne. Il consacre un chapitre à l'étude du groupe littéraire dont 
Samuel Johnson fut le chef, où se rencontrentles historiens Hume 
et Gibbon, et l'économiste Adam Smith. 

Il y a bien des lacunes dans la dernière partie du volume, 
consacrée à l'étude de la renaissance poétique au commencement 
de ce siècle. L'école qui eut pour chefs Byron et Walter Scott, 
avec des disciples comme Coleridge, Southey, Shelley, et plus 
tard Tennyson et Rossetti, fut pour l'Angleterre ce qu'était pour 



124 ÉTUDES 

la France l'école romantique : son influence se fait sentir encore 
aujourd'hui, elle a inspiré les philosophes et les historiens comme 
Macaulay, les romanciers comme Dickens et Thackeray ; et la 
littérature française contemporaine lui est redevable de plus d'une 
de ses inspirations. 

L'impression qui se dégage de la lecture du volume de M. Bou- 
cher est une impression d'exactitude judicieuse, avec quelque 
monotonie dans la forme et une nuance de banalité dans les 
jugements. Les qualités qui le distinguent sont des qualités 
moyennes. Le plan de l'ouvrage est clair et bien suivi, les analyses 
exactes et fidèles ; les opinions littéraires sont celles générale- 
ment reçues. C'est un livre excellent pour ceux qui demandent un 
compte rendu court et exact, et qui veulent pouvoir parler de la 
littérature anglaise sans commettre d'erreurs de fait. Ce qui 
manque, c'est la vue d'ensemble, le jugement définitif sur un 
auteur, sur une époque, sur la littérature anglaise tout entière, 
sur la place qu'elle occupe, les influences qu'elle exerce ou subit, 
l'avenir qui lui est réservé. 

Le style prête parfois à la critique. Il semble que l'auteur, 
familier avec la langue anglaise, lui ait emprunté trop d'expres- 
sions nouvelles, de métaphores étrangères, de tours de phrase 
embarrassés. Il parle des poètes élisabéthains et de l'ère victo- 
rienne : cela surprend. G. DE LAUTREC. 

Chrestomathie bretonne (armoricain, gallois, comique). Pre- 
mière partie : Breton-armoricain, par J. Loth, professeur 
à la Faculté des lettres de Rennes. Grand in-8 de 528 pa- 
ges. Paris, Em. Bouillon, 1890. 

Ouvrage excellent, comme but. Cet inventaire des richesses 
de la langue bretonne était nécessaire, en un temps où l'on étudie 
curieusement toutes les manifestations du langage humain : il 
sera bien reçu, et il sera utile. L'Académie l'a reconnu en lui 
décernant une de ses récompenses. 

Seulement, pour une Chrestomathie, le volume paraît bien 
gros. L'Introduction, par exemple, est tout un ouvrage. Sans 
doute il est intéressant de recueillir tous les restes du vieux cel- 
tique qui nous sont parvenus et de les discuter scientifiquement. 
Mais était-ce bien ici le lieu ? 

Ce livre consacré au breton-armoricain, le plus attachant pour 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 125 

nous, doit être suivi d'un autre ouvrage qui traitera des autres 
dialectes bretons. L'auteur sera dispensé alors de remonter 
jusqu'au vieux celtique, et il pourra être plus bref, puisqu'il nous 
en a déjà livré tous les secrets. Mais les a-t-il révélés autant qu'il 
le voulait, et les arcanes de la phonétique bretonne sont-ils (p. 51 
et seq.) absolument dévoilés? L'auteur destine ses explications 
sur les transformations du celtique à ceux qui sont « demeurés 
étrangers au mouvement de ces études ». Il semble que, pour 
eux au moins, elles pourraient être d'une clarté plus limpide. Le 
lecteur trouvera peut-être qu'on fait trop d'honneur à son intel- 
ligence; il préférerait qu'on le supposât moins savant. Par exem- 
ple, il ne serait pas fâché de trouver un tableau sommaire 
des flexions, comme on en voit dans d'autres chrestomathies. 

Puis, dans l'intérêt de la netteté, les divisions doivent être 
bien établies; il ne faudrait pas en oublier les titres. Les carac- 
tères typographiques de ces titres ne sont pas même indifférents; 
il importe de les varier selon l'importance du chapitre qu'ils 
résument. Il est vrai que c'est l'affaire de l'imprimeur, qui trou- 
vera plus d'une correction à faire, de la page 77 à la page 82. 

Voilà bien des critiques minutieuses pour un livre si estimable 
et dont l'intention ne mérite que des éloges. Mais l'auteur 
lui-même semblait les prévoir, puisqu'il est allé au-devant. 
Il s'excuse, sur une première publication fragmentaire, de 
l'ampleur qu'il a donnée à son Introduction et de certaines modi- 
fications qu'ont dû subir ses théories primitives. L'excuse est 
vraiment superflue, mais elle honore celui qui l'exprime. Pour 
un savant, la sincérité est le premier des mérites, et M. Loth est 
aussi sincère que modeste. 

Il reste qu'il a indiqué au public les trésors de la langue bre- 
tonne et l'a mis à même de s'en servir. Le jour où la décentrali- 
sation intellectuelle sera consommée en France et où les univer- 
sités provinciales seront rétablies, la Bretagne s'adonnera peut- 
être à l'étude de sa langue. Elle devra de la reconnaissance à 
M. Loth, qui a déjà tant fait pour l'y aider. Son livre alors devien- 
dra classique ; mais dans les éditions successives qu'il faut lui 
souhaiter, il s'allégera sans doute et dira plus en moins de mots. 
C'est le privilège de la maturité en toutes choses ; les bons 
livres, comme les vins généreux, doivent devenir plus clairs et 
plus substantiels en vieillissant. D. G. 



126 ETUDES 

Joseph Dallois. Etudes morales et littéraires à propos de 
lord Byron, recueillies et publiées avec une introduction, 
par l'abbé A. Ros^e, directeur de l'école Saint-Charles 
d'Iéna. In-12 de xliii-295 pages. Paris, Firmin-Didot, 1890. 

Ce livre est l'œuvre posthume d'un jeune homme, frappé par 
une mort prématurée. Quoique l'automne ne tienne pas toujours 
les promesses du printemps, on se fait aujourd'hui un devoir 
pieux de recueillir et de publier ces essais de jeunesse. M. l'abbé 
Rosne, qui a pris ce soin, serait excusable d'avoir un certain 
faible pour son ancien élève, devenu son ami; mais rien qu'à la 
lecture du titre, on sent qu'il a été clairvoyant dans l'application 
de son œuvre. 

Elle n'est point du tout banale ; et le jeune homme qui écrivait 
de ce style avant l'âge de vingt-trois ans, aurait pu nous donner 
un penseur et un écrivain. Son nom restera obscur; toutefois on 
a bien fait de le mettre en tête de son œuvre, qui n'est en réalité 
que l'histoire de ses pensées. Car il ne faut pas chercher dans ce 
volume un travail complet et méthodique sur Byron. Ce ne sont 
que des études littéraires et surtout morales « à propos » de lord 
Byron, comme dit l'introducteur. Mais ces études sont bien 
personnelles, et l'on ne s'en aperçoit que trop. 

Joseph Dallois, chrétien par sa famille et par son éducation, 
mort dans les plus beaux sentiments de foi et disant adieu à la 
vie avec une résignation stoïque, se proclame pessimiste comme 
Byron et sceptique à la façon de Pascal. Spiritualiste convaincu, 
il juge les hommes par le déterminisme de la nature et du milieu. 
Explique qui voudra ces contradictions ; lui-même y tâche sans 
cesse et ne peut y réussir. Du reste, il admire son héros sans 
réserve et sans même s'effaroucher de ses doctrines. Il y a là, je le 
crains, plus que de l'enthousiasme juvénile; au fond, ce jeune 
homme a toutes les désillusions de la vieillesse. Ses souffrances 
précoces ont pu le vieillir; mais c'est plutôt, comme il le dit après 
Musset, son siècle qui est vieux. 

Parmi les symptômes qui révèlent la décadence où nous som- 
mes dans cet âge de transition, l'un des moins curieux n'est pas 
de voir des jeunes gens chrétiennement élevés, religieux par 
nature, pratiquant même leur religion, donner ainsi dans toutes 
les doctrines en vogue, fussent-elles contraires à la foi chrétienne. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 12Î 

A ce point de vue, le livre de Joseph Dallois est un document. 
Omni çento doctrinœ circiiniferuntur ^ dit saint Paul. Et ne les 
prenez pas pour des copies plus ou moins pâles de Werther, de 
René, de tous les désespérés romantiques. Ils ont « le mal du 
siècle », sans doute; mais, si Ton n^abusait singulièrement de 
cette expression, je dirais qu'ils sont « fin de siècle )). Ils ont subi 
l'influence des sophistes anglais ou allemands ; la philosophie de 
l'inconscient et de la relativité semble n'avoir plus de secret pour 
eux; ils sont pessimistes et sceptiques, mais avec une teinte de 
religiosité et presque de mysticisme. Au lieu de tendre au ratio- 
nalisme comme les premiers-nés du siècle, c'est à la foi qu'ils 
aspirent; ils croient y arriver par le dégoût de la vie et, qui plus 
est, par le doute universel. Ils ont du goût pour la littérature 
symbolique et décadente, qui proclame envers déséquilibrés leur 
« désespoir serein » et les salue ce précurseurs du siècle futur w. 
(C. 7, p. xLii.) Oui; mais comment, par cette route, le siècle futur 
ira-t-il à la foi ? 

Joseph Dallois brûlait de la répandre et il maintient contre les 
rationalistes son scepticisme. Il essaye bien de le justifier en se 
disant fidéiste avec Pascal; mais n'a-t-il pas de l'auteur des 
Pensées une notion fausse? De récents travaux ont montré que 
les Cousin et les Havet avaient eu tort de voir en lui une victime 
du doute, pour faire de sa vie un drame romanesque. Mais Pascal 
fût-il sceptique, se fût-il de désespoir attaché, comme on Ta dit, 
au cadavre du Christ, et dans cet embrassement eût-il laissé sa 
raison, on ne voit pas qu'il soit possible d'établir sur ce fonde- 
ment ruineux la foi raisonnable demandée par l'apôtre. Comme le 
concile du Vatican a été bien inspiré en déclarant que « la droite 
raison affermit les fondements de la foi », et comme il est temps 
de revenir, selon les conseils du Souverain Pontife, au dogma- 
tisme ferme et mesuré de saint Thomas ! Nos jeunes gens d'avenir 
ne trouveront que là cette foi religieuse qu'ils cherchent, s'ils la 
veulent inébranlable. 

Pour celui qui a donné lieu à ces réflexions, il est mort 
croyant; que les siens en bénissent Dieu ! Raptus est ne flctio 
deciperet animam illius,et lui-même exprimait la crainte de ne pas 
conserver sa foi jusqu'au bout. Heureux ceux qui meurent jeunes; 
ils ne sont point appelés à trahir les espérances qu'ils avaient fait 
naître. Pour tenir toutes ses promesses, le talent ne suffit pas; il 



128 ÉTUDES 

faut encore le caractère, et ce sont les convictions qui le forment. 
La foi de Joseph Dallois vaudra mieux que ce livre d'un talent 
incontestable pour embaumer son souvenir. A. BOUE. 

Le Roman de l'homme jaune, mœurs chinoises, par le géné- 
ral Tghe>'G-ki-tong. Paris, Bibliothèque Charpentier, 1891. 

L'attaché militaire à la légation de Chine à Paris, le général 
Tcheng-ki-tong, tout en regardant l'Empire-Céleste comme le 
meilleur des mondes, nous paraît viser plutôt à devenir lettré 
français que membre de l'académie des Han-lin à Pékin. Après 
avoir décrit son pays sous les couleurs les plus flatteuses dans les 
Chinois peints par eux-mêmes^ il nous initia au Théâtre et aux 
plaisirs de la Chine, puis nous fit des contes, les Contes chinois. 
S'étant lancé ensuite dans les colonnes du Figaro et de \i\.^Reifue 
des Deux Mondes, ayant même rempli le rôle de conférencier, il ne 
doute plus de rien, et aujourd'hui, défiant les divulgations gênan- 
tes de celui qui prétend avoir écrit ses premiers ouvrages, M. F. de 
Mondion*, il aborde bravement, en vrai mandarin militaire, le 
roman de mœurs. 

La scène du Roman de Vhomme jaune se passe au temps de 
l'empereur Ta-li (?). L'intrigue, fort pauvre, n'a rien de neuf Un 
jeune lettré, Li-yi, s'éprend d'une jeune fille, la charmante Siao- 
yu, dont il fait sa compagne sans que le mariage officiel ait été 
célébré : la mère de Li-yi, en effet, lui refuse son consentement, 
et les sommations respectueuses n'existent pas en Chine. Cette 
situation irrégulière est tranchée au bout de deux ans par la mère 
de Li-yi, qui le marie officiellement et par surprise à une jeune 
fille noble, Mlle Lou, qu'il n'aime pas, naturellement : il en 
tombe malade. Elle le soigne, et finalement devient sa femme. 
Pendant ce temps, la pauvre Siao-yu, abandonnée, s'achemine 
vers la tombe : elle expire dans les bras de Li-yi, au moment où 
celui-ci, entraîné chez elle par ses amis, allait tout expliquer et 
demander son pardon ; mais, en mourant, elle le voue à la ven- 
geance de l'homme jaune, un ancêtre de la famille qui passait 
pour la protéger. Après avoir enterré dignement sa maîtresse, 
notre héros retourne auprès de sa mère et de sa femme légitime, 

1. Cf. Quand j'étais mandarin, par F. de Mondion. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 129 

perd la raison et finit par mourir de chagrin. An dernier mo- 
ment, l'homme jaune lui apparaît, portant dans ses bras a Petit- 
jade )) (Siao-yu), à laquelle il est réuni dans la mort, étant 
pardonné par son amie, en raison de sa longue et cruelle péni- 
tence. ■* 

Ce canevas sert de trame h des scènes de mœurs chinoises. 
Quelques descriptions, entre autres celles de Nankin, et de 
Vi/e d'Or, nous laissent voir que l'auteur a peu étudié ces endroits, 
ou les a quittés depuis trop longtemps. Nous n'avons jamais vu 
de lac dans l'île d'Or, qui d'ailleurs est située à l'est et en vue de 
Chinkiang, et non de Nankin. Nous n'avons jamais aperçu d'allées 
d'acajous dans ces parages, cet arbre n'existant pas en Chine. 
Pour nous, les palmiers, très rares d'ailleurs dans la valléedu fleuve 
Bleu, n'ont jamais porté que des fleurs incolores; aussi faut-il 
être tout à fait poète pour admirer « les colorations infiniment 
diverses de leurs fleurs déjà épanouies )). Il faut également des 
yeux de poète très européanisé pour deviner « un buste jeune et 
élégant )), se dessinant sous le vêtement tout droit, sorte de four- 
reau sans ceinture et très ample, qui constitue la robe d'une beauté 
chinoise. Même au temps de Ta-li, on ne se serrait pas la taille, 
peut-être même pas les pieds ; encore moins portait-on ces dia- 
mants dont l'auteur constelle les boucles d oreille de Siao-yu. 
Tout cela est fort peu chinois. 

Le style est gai, même parisien, témoin a cet usage si roma- 
nesque (du mariage des docteurs choisis par les jeunes filles), 
malheureusement disparu, entraîné dans la nuit des temps par 
cette fatalité qui met au grenier les vieilles coutumes aussi bien 
que les vieilles lunes ^ » . Ce n'est pas tout à fait le style de Bossuet, 
dans lequel le brave général s'est vanté d'avoir appris les beautés 
de notre langue. Ce n'est pas non plus le style profond de Mon- 
tesquieu et ironique de Voltaire, que lui a concédé un écrivain du 
Temps. On y retrouve cependant La Fontaine : « Le régal fut fort 
honnête. )) (P. 38.) 

Pour terminer, nous estimons que, comme tous les grands 
écrivains, Tcheng-ki-tong a produit son chef-d'œuvre et ne peut 
plus guère gagner. Il nous intéresserait certainement beaucoup 
plus en nous donnant des livres sérieux sur l'armée chinoise 

1. Il n'y a pas de greniers en Chine. 

Bibliographie, II. — 9 



130 ETUDES 

ancienne, mais surtout moderne, sur la marine et les nouveaux 
arsenaux de son pays. Mais ce serait sans doute demander au 
diplomate une indiscrétion que le Fils du Ciel ne lui pardonnerait 
pas, et qui pourrait arrêter son vol vers l'Académie française, en 
le faisant rappeler en Chine pour y diriger l'instruction pratique 
de l'armée nouvelle. FOU-OUEI-LE. 

La Corruption fin de siècle, par Léo Taxil. 

Les premières pages de ce livre nous disent que son but est 
d'appuyer la campagne, entreprise par des sociologues, pour 
l'abolition de la prostitution officielle. L'intention peut être 
bonne; le moyen peut être utile ; mais est-il sans danger? 

Les moralistes catholiques dérobent au gros public, sous le 
voile du latin, les plaies morales qu'ils doivent étudier pour les 
guérir. Les médecins, soucieux de tous les devoirs de leur pro- 
fession, renferment leurs travaux les plus scabreux dans des 
ouvrages que leur titre, leur langue technique, leur prix élevé 
réservent aux spécialistes. 

Notre avis est que M. Léo Taxil aurait dû imiter cette pru- 
dence. 

Exposer les résultats d'une enquête générale sur tout ce que la 
corruption humaine a pu inventer de plus bestial, étaler le ta- 
bleau de tout ce qui fermente dans les « égouts de luxure », dé- 
crire dans tous ses détails l'existence ignominieuse des créatures 
vendues au vice, et cela dans un livre qui, par l'actualité d'un 
titre emprunté au jargon à la mode du jour, par la couleur criarde 
de la couverture, par le style et les apparences du roman, par le, 
pseudonyme sous lequel l'auteur s'est fait une triste célébrité, 
sollicite les regards, la main et la curiosité de tous, n'est-ce pas 
s'exposer au péril de ne servir la cause des âmes déjà flétries 
qu'aux dépens de beaucoup d'autres qui ne le sont pas? 

L'auteur avertit bien, dans le cours de l'ouvrage, qu'il ne doit 
pas être lu par les jeunes gens. Ce n'est pas assez. 11 fallait dire, 
il fallait montrer par sa rédaction et son aspect même qu'il est 
écrit pour ceux-là seulement qui, pouvant d'ailleurs regarder de 
près la corruption sociale sans en être atteints, ont de plus besoin 
de la bien connaître pour en garantir les autres, et en arrêter 
les progrès, R. de S., S. J. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 131 

Fricotard et Chapuzot, pièce en 3 actes, par Jean Drault et 
Jules Glermont. In-18 de 96 pages. Paris, H. Gautier. 
Prix : 1 franc. 

Ce drame populaire est une simple mise en scène d'un livre 
assez connu, le Soldat Chapuzot. N'y cherchez pas une intrigue 
quelconque, ni même une seule ligne de français : argot et drô- 
leries ne visent qu'à distraire honnêtement un auditoire sans pré- 
tentions littéraires. Les aventures de ce « bleu » et sa formation 
par les hommes (( de la classe » peignent la vie de caserne avec 
une bonne humeur capable de dérider les plus moroses. Rire un 
peu gros, sans doute, mais rire de bon aloi : Chapuzot n'a rien 
de commun avec ces œuvres malsaines où notre armée est vili- 
pendée à plaisir. Ici la morale est respectée, l'autorité n'est pas 
compromise : chez le Français, né loustic, rien dans les invrai- 
semblables farces de la chambrée ne porte préjudice à l'amour 
du drapeau. 

Dans Fricotard et Chapuzot^ les scènes modestes des Patro- 
nages ou Cercles d'ouvriers trouveront une bonne ressource. 
Quelle joie au troupier de demain d'être initié d'avance aux 
roueries du métier; à celui d'hier, de revoir le quartier... en 
peinture! j. d., S. J. 



SOMMAIRES DES REVUES 



Nous donnons ces sommaires à titre de renseignements biblio- 
graphiques; mais nous n'entendons nullement par là recommander 
les Revues elles-mêmes. 



PÉRIODIQUES FRANÇAIS 



Annales de philosophie chrétienne 
(Paris, 7, rue des Grands- Augus- 
lins). — Janvier 1891. — Le pro- 
blème cérébral, D^ Surbled. — L'a- 
venir de la métaphysique fondée sur 
l'expérience, Ad. Franck. — De la 
mesure, caractère de l'esprit philoso- 
phique, Ch. Charaux. — Théorie de 
la connaissance d'après saint Tho- 
mas, /. Gardair. — De la conscience 
de notre liberté, G. Belot et Domct 
de Verges. — La philosophie de 
saint Thomas à la Sorbonne, A. A. 

Association catholique {Pa.vis, boul. 
Saint-Germain, 262). — 15 février. 

— Lettres de NN. SS. Manningj 
Langénieux et Doulreloux, à M. le 
comte A. de Mun. — Discours du 
comte A. de Mun sur le projet de 
loi de la limitation du travail des 
femmes et des enfants et de l'inter- 
diction du travail de nuit. — Le mou- 
vement provincial, L. Milcent. 

Bulletin de la Société générale d'é- 
ducation et d'enseignement (Paris, 
rue de Grenelle-Saint-Germain, 35). 

— 15 février. — Les Congrégations 
religieuses et la persécution fiscale, 
A. Louchet. — Les cours populaires 
du soir, E. Domet de Vorges. — L'en- 
seignement agricole dans ses rapports 
avec l'enseignement secondaire, E. 
Specht. — Etat des travaux législatifs 
à l'ouverture de la session de 1891, 



£' P. — Chronique des comités et 
œuvres d'enseignement chrétien. 

Correspondant (Paris, 14, rue de 
l'Abbaye), — 25 janvier. — Mémoires 
du prince de Talleyrand : l'entrevue 
d'Erfurt (1808). — Les origines du 
théâtre contemporain, R. Doumic. — 
Le journalisme en Italie. — Mémoires 
du vicomte Armand de Melun : les 
salons du faubourg Saint-Germain; 
les œuvres de charité, — Les œu- 
vres et les hommes, V. Fournel. — 
Les faits économiques et le mouve- 
ment social, Cl. Jannet. 

10 février. — Mémoires du prince 
de Talleyrand : préface, duc de Bro- 
glie. —V. Hugo après 1830, E. Biré. 
— Les débuts d'une nouvelle reine 
(fin), marquis de Courcy. — Complot 
contre la dignité humaine, Fr. Bouil- 
lier. — Le crédit agricole, L. Durand, 



Cosmos (Paris, 8, rue François I^""). 
— 24 janvier. — L'ananas, Balnié. — 
Les plantes contre le phylloxéra et 
autres, E. Maumené. — Lampes à 
arc (suite), de Contades. — Voyage 
à l'île d'Oshima (Japon), L. Drouart 
de Lézé. — Les travaux scientifiques 
des missionnaires à Madagascar. — 
L'action à distance de la force ner- 
veuse, A. de Rochas. — Le vélum et 
les spores considérs comme éléments 
de détermination, A. Acloque. — 
Varia. 



SOMMAIRES DES REVUES 



133 



31 janA-ier. — La mort par le froid, 
/)'■ L. Ménard. — La mer de glace à 
Oslende. — Les erreurs personnelles 
en astronomie, D^ A. Battandier. — 
Le stand de Bruxelles, G. Béthuys. 

— L'embâcle et la débâcle sur les 
rivières, A. Duponchel. — L'embâcle 
d'Asnières, B. B. — L'action à dis- 
tance de la force nerveuse, A. de Ro- 
chas. — Les deux jus de la canne à 
sucre. — Le Poussa, S. B. — Scories 
de déphosphoration pour engrais, 
L. Knab. 

7 février. — Le cofFerdam Kirkham, 
B. B. — La culture des mollusques, 
Lave/une. — La mort par le froid, 
2>r L. Ménard. — Formation des al- 
cools supérieurs. — Un palais de 
glace à Saint-Pétersbourg en 1740, 
G. de Dubor. — Les résidus photo- 
graphiques, A. Berthier. — La mort 
de l'aéronaute Olivier, O. Frion. — 
Etude chimique des germes d'orge. 

— Un chasse-neige électrique. 

14 février. — La sécurité sur les 
voies ferrées, B. B. — Les grands 
hivers en France, C. Maze. — De la 
signification, de l'attitude et des at- 
tributs dans les statues tombales, A. 
de Rochas, — Les plaques de blin- 
dage et l'acier-nickel, G. Béthuys. — 
Sur les actions hydrolytiques, causes 
du vieillissement des vins, E. Mau- 
mené. — Cadran luni-solaire, F. Tar- 
dy. — Les utopies et les hypothèses 
dans le domaine scientifique, L. In- 
sula. — Les poudres sans fumée dans 
les combats de mer, Chabaud-Ar- 
nault. 

Economiste français (Paris, 2, cité 
Bergère). — 24 janvier. — Le ré- 
gime commercial de la France : pro- 
jets d'unions douanières du centre 
de l'Europe. — Les dangers de la 
nouvelle méthode budgétaire. — Les 
sociétés anonymes et les améliora- 
tions sociales. 

31 janvier. — Les chemins de fer : 
garantie d'intérêt, insuffisances d'ex- 
ploitation et dividendes. — Le con- 
seil supérieur des colonies. — Les 



questions sociales à la Chambre. 

7 février. — Le renouvellement du 

privilège do la Banque de France. — 

Madagascar et le protectorat français. 

— La liberté du travail et la loi sur 
les syndicats professionnels. — L'in- 
dustrie cotonnière et les droits pro- 
tecteurs. — Le mouvement de la 
richesse en Italie, de 1872 à 1889. 

14 février, — La concurrence des 
ouvriers étrangers. — De l'utilité 
d'un conseil supérieur indo-chinois. 

— Les résultats de la législation 
douanière de TAllemagne depuis 1879. 

Magasin littéraire et scientifique 
(Gand, rue Haut-Port, 52). — 15 jan- 
vier. — La famille, G. Verspeyen. — 
Entre Bucarest et Filaret, W. Ritter. 

— La banqueroute de la liberté, 
H. de Baets. 

15 février. — Baudouin 1^^^ F. van 
den Bosch. — La famille (fin), G. 
Verspeyen. — La banqueroute de la 
liberté, H. de Baets. 

Nature (Paris, 120, boni. Saint- 
Germain). — 24 janvier. — L'hiver 
1890-1891, Tissandier. — La lampe 
électrique du photographe, D^ Z... — 
La culture de la vigne à Bailleul et à 
Roubaix, A. Renouard. — Les col- 
lectionneurs de timbres-poste, P. 
Grignard. 

31 janvier. — La marine chilienne, 
D. Bellet. — Les races de pigeons 
voyageurs, lieutenant-colonel de Ro- 
chas. — Etude expérimentale des 
exercices physiques, Demeny. — Dis- 
tribution de l'énergie électrique par 
les courants alternatifs à Paris, J. 
Laffargue. 

7 février. — La jetée-promenade 
de Nice, G. Mdyrargue. — Les races 
de chiens, P. Mégnin. — Voyage 
dans l'Asie centrale de M. G. Bon- 
valot et du prince Henri d'Orléans^ 
G. Tissandier. — La rupture des 
embâcles par les explosifs, X..., in- 
génieur. 

14 février. — La photographie des 
couleurs, G. Tissandier. — Le chauf- 



134 



ÉTUDES 



fage des voitures de chemin de fer 
par thermosiphon, L. B. — L'hiver 
1890-1891, E, Renou. — Les cliff 
dwellers, marquis de Nadaillac. — 
Le moteur thermique de l'avenir, E, 
Hospitalier. 

Notes d'art et d'archéologie (Paris, 
rue delà Chaise, 20). — Janvier 1891. — 
Valencia del Cid, Balysis. — Coup 
d'œil sur la métallurgie du fer en 
France, en 1789, P. Malher., — Un 
coin du Poitou, A. de Moncourt. 

Nouvelle Revue (Paris, boulevard 
Montmartre, 18). — !«' février. — 
Une expédition religieuse en Abyssi- 
nie, vicomte de Constantin. — Le qua- 
trième Etat français, marquis de Cas- 
tellane. — La propriété féodale, Fer- 
gus. — L'amiral Aube, commandant Z . 

— Lettres sur la politique extérieure, 
Mme /, Adam. 

15 février. — Une expédition re- 
ligieuse en Abyssinie , vicomte de 
Constantin. — La crise économique 
en Italie, Testis. — Un village fla- 
mand, L. Van Keymeulen. — Les so- 
ciétés de secours mutuels de l'Isère, 
général Cosseron de Villenoisy. — Le 
trimestre scientifique, St. Meunier. 

— L'heure nationale française, Ton- 
dini de Quarenghi. — Les disparus : 
le baron Haussmann, F. Loliée. — 
Les petites idées d'un major alle- 
mand, E. Fuster. — Le chef du parti 
carliste, prince de Valori. — En 
France russe, A. D. G. — Lettres sur 
la politique extérieure, Mme J. Adam. 

Précis historiques {Bruxelles, rue 
de la Chapelle. 3). — Février. — 
Mort et funérailles de S. A. R. le 
prince Baudouin. — La vie de Notre- 
Seigneuret les pèlerinages de Terre 
Sainte. — Les missions protestantes 
jugées par un chanoine anglican. 

Réforme sociale (Paris, boulevard 
Saint-Germain, 174). — 1^' février. 
— • A travers la Russie, A. .Delaire. 

— Du droit d'association, Heurtaux- 



Varsaveaux. — L'évolution des idées 
sociales, Ch. Maurras. — De la ré- 
forme du régime des sociétés anony- 
mes, Cl. Jannet. — Discussion. — 
Le repos dominical, Descouhès. — 
L'économie pure, /. Angot des Ro- 
tours. — Programme d'un concours 
pour l'amélioration des logements à 
bon marché. — Emigration cana- 
dienne-française dans la Nouvelle- 
Angleterre, /. Cazajeux. 

15 février. — L'ouvrier belge en 
1853 et 1886, A. Jubin. — L'évolu- 
tion des idées sociales, Ch. Maurras. 

— Capital et travail, d'après MgrBo- 
nomelli. — Annales de la charité 
et de la prévoyance. 

Revue catholique d'Alsace (Rix- 
heim). — Janvier 1891. — Le faux 
et le vrai Jean Tauler, M. Zitvogel. 

— Oberammergau (fin), A. Postina. 

— Calendrier historique du chapitre 
et de la cathédrale de Strasbourg, 
A. Straub. — Le socialisme et ses 
principes, C. Faber. 

Revue Bleue (Paris, 111, boulevard 
Saint-Germain). — 24 janvier. — 
Marins Cougourdan au paradis, apo- 
théose philosophique, E. Mouton. — 
Comment je devins conférencier, 
F. Sarcey. — Les chrétiens de let- 
tres : les précurseurs, /. Honcey. — 
Un chef de parti, M. Parnell, A. Berl. 

— Napoléon I^^ et la reine Louise de 
Prusse, A. Vandal. 

31 janvier. — Littérature et poli- 
tique : A propos d'une interdiction. 

— Les idées morales du temps pré- 
sent : M. Emile Zola, E. Rod. — 
Marins Cougourdan au paradis, E. 
Mouton. — Histoire de la carte de 
visite à travers deux siècles, 7. Grand- 
Carteret. — « Thermidor d, U. Le 
Roux. 

7 février. — « En bloc », une mé- 
thode historique, A. Rambaud. — 
Le bilan intellectuel de l'Allemagne, 
Arvède Barine. — Comment je de- 
vins conférencier, Fr. Sarcey. — 
M. Jules Simon et les prédicateurs 



I 



SOMMAIRES DES REVUES 



135 



laïques. — Artistes contemporains : 
Chaplin et Meissonier, Ch. Bigot. 

14 février. — Le roman d'un so- 
cialiste allemand, L. Miramon. — 
Chez les étudiants de Montpellier, 
E. Lavisse. — La politique à l'é- 
tranger, Max. Petit. 

Revue des Deux Mondes (Paris, 
rue de l'Université, 15). — 1*'^ février, 

— De Paris au Tonkin par terre, 
notes de voyage, prince Henri d'Or- 
léans. — Etudes diplomatiques (suite), 
duc de Broglie. — La reine Louise 
de Prusse, M. Paléologue. — Dans 
rinde, A. Chevrillon. — Octave F'euil- 
let, F. Brunetière. — William Booth 
et son livre sur l'extinction du pau- 
périsme, G. Valbert. 

15 février. — Les Juifs et l'anti- 
sémitisme, An. Leroy- Beaulieu. — 
Empereurs et impératrices d'Orient, 
A. Ranibaud. — Altérations de la 
personnalité, d'après les travaux ré- 
cents, A. Binet. — L'insurrection des 
Sioux, C. de Varigny. 

Revue de l'Enseignement secon- 
daire et supérieur (Paris, 4, rue du 
Bouloi). — 22 janvier. — Le discours 
de Guillaume II et la réforme de 
l'enseignement secondaire en Alle- 
magne, E. G. — Faculté des lettres 
de Paris : Thèses de M. Ricardou, 
M. P. 

29 janvier. — Une légende bre- 
tonne et le dénouement du « Don 
Juan )), M. Le Lay. — Faculté des 
lettres de Paris : Thèses de M. Syl- 
vain Lévi. — Le projet de loi sur 
les Universités et les Facultés de 
Poitiers. 

5 février. — A propos du pro- 
gramme de la première partie du 
baccalauréat, G. Guilhot. — La ques- 
tion du grec en Angleterre, J. Bébin. 

— L'agrégation des lettres en 1890. 
12 février. — Faculté ,des lettres de 

Paris : Thèses de M.Lucien Gallois. 

— Les directions d'études au lycée 
de Brest. 

19 février. — Correspondance 



d'Allemagne : La réforme de l'ensei- 
gnement secondaire en Wurtemberg ; 
l'enseignement de la géographie à 
l'Université de Berlin, E. G. — Dé- 
penses d'un élève du collège Louis- 
le-Grand en J783. 

Revue Générale (Bruxelles, rue 
Treurenberg, 16). — Février. — Les 
vagabonds etdom Bosco, Ch. Wœste. 

— L'esprit'français pendant la Ré- 
volution, L. Van Keymeulen. — L'ou- 
vrier russe, V. Brants. — L'instinct 
chez les bêtes^ M. Lefebvre. 

Revue catholique des Institutions et 
du Z>rof/ (Grenoble, 4, Grand'Rue). — 
Février. — Quinzième congrès des 
jurisconsultes catholiques : Rapport 
de M. Lucien Brun fils, sur le socia- 
lisme. — La première séance de la 
Société catholique d'économie poli- 
tique et sociale. — Les accidents du 
travail, A. Gibon. — Le Volksverein, 
ligue catholique allemande. — Ne 
faut-il pas que l'agriculture rede- 
vienne une carrière productive et 
honorée? Moyen d'y arriver. A. de 
Villiers de l'Isle-Adani. — Un sermon 
du cardinal Pie (fin). 

Revue de Lille (Lille, boul. Vau- 
ban, 56). — Février. — L'Italie et le 
renouvellement de la Triple alliance, 
G. de Lamarzelle. — La littérature 
des Flamands de France, C. Looten. 

— La représentation proportionnelle 
et les élections de 1889, M, Vanlaer. 

— Un roman méridional du cycle 
carlovingien, F. Canet. — Les mu- 
letiers du Vivarais et du Velay, A. Ma- 
zon. 

Revue du Lyonnais (Lyon, rue 
Stella, 3). — Janvier 1891. — Saint 
Bonaventure, L. Morel de Voleine. — 
Les Temples et les Cimetières des 
protestants à Lyon, au seizième et 
au dix-septième siècle, Natalis Ron- 
dot. — Les comptes et la chronique 
de la ville de Condrieu (1505-1649), 
Joseph Denais. 



136 



ÉTUDES 



Revue du ^ic?î(Nîmes, place de la Ca- 
thédrale) . — Janvier 1 891 . — M . Ta ine 
et le régime modei'ne, C. Ferry. — 
La distillerie française, X. — Un an- 
tique sanctuaire (Notre-Dame de Mo- 
nïer)yF. C. 

Revue du Monde catholique {Vdris , 
76, rue des Saints-Pères), l^"^ février. 

— Science et miracle : les guérisons 
de Lourdes, D^ Boissarie. — En Bel- 
gique; en Hollande, Eug. Loudun. 

— L'étude de l'histoire de la philo- 
sophie en Allemagne et en France 
(fin), F. Garilhe. — Marie Casimire 
Sobieska, dom Rabory. — L'archi- 
tecture religieuse ou l'architecture 
française, R. Nuay. — L'héroïsme 
de nos armées, cap. Blanc. — Les 
extases, la médecine et l'Eglise : les 
visions, B. Gassiat. 

Revue Philosophique (Paris, boul, 
Saint-Germain, 108) . — Février. — 
Réalisme et idéalisme, P . Janet. — 
L'art et la logique, G. Tarde. — Mo- 
rale et métaphysique, Gourd. 

Revue des Questions scientifiques 
(Bruxelles, rue Treurenberg, 16). — 
Janvier 1891, — Les glaciers à l'épo- 
que quaternaire,^. Arcelin. — Essai 
sur les paratonnerres, J. Thirion et 
F. Van Tricht, S. J. — « Darv^rinism » 
de M. Wallace, G. Hahn, S. J. — La 
découverte et l'isolement du fluor, 
H. de Greeff, S. J. — Les microbes 
et la découverte du D*" Koch. D^ Mœl- 
ler. 

Revue générale des Sciences (Paris, 
place de l'Odéon, 8). — 30 janvier. 

— La photographie des objets à très 
grande distance par l'intermédiaire 
d'un courant électrique, M. Brillouin. 

— La castration parasitaire, A. Ma- 
lard. — Revue annuelle de chimie 
appliquée ; la grande industrie chi- 
mique, G. Lunge; les matières colo- 
rantes et les produits organiques, 
Ph. A. Guye. 

15 février, — A propos des leçons 



de géométrie de M. Darboux, /. Tan- 
nery. — La pression osmotique et la 
physiologie de la cellule, J. Massart. 

— Les idées modernes sur la ther- 
mométrie, Ch.-Ed. Guillaume. — Les 
expériences de M. Beyerinck sur les 
bactéries lumineuses et leur nutri- 
tion, /. van Breda de Haan. 

Revue Scientifique (Paris, 111, boul. 
Saint-Germain). — 24 janvier. — La 
production et le commerce des fleurs 
à Paris, H. L. de Vilmorin. — La 
lymphe de M. Koch en chirurgie, 
M. Verneuil. — Le Transsaharien, 
un Algérien. — La poudre sans fu- 
mée et la fortification, 

31 janvier, — Influence du froid 
sur les animaux de la ménagerie du 
Muséum, A. Milne-Edwards. — L'eau 
dans le paysage, J. Piccard. — Héro- 
dote naturaliste, R, Saint-Loup . — 
L'excitabilité du cerveau, A. Herzen. 

— La dépopulation de la France. — 
La question de l'alcool, E. Dubois. 

1 février. — La photographie des 
couleurs, Lippmann. — La tradition 
des procédés métallurgiques d'après 
un traité du moyen âge, Berthelot. — 
Les tramways électriques, L. Mon- 
tillot. — La destruction des loups 
en France. 

14 février. — Science et pratique 
agricoles, Chambrelent. — L'ensei- 
gnement de l'horlogerie à Besançon, 
L. Lossier. — La question des petites 
planètes, Tisserand. — La fondation 
des Universités au moyen âge, E. Ni- 
caise. — I^a psychologie des lézards, 
Del bœuf. 

Revue des Sciences ecclésiastiques 
(Amiens, rue Bellevue, 28). — Jan- 
vier 1891. — Un ou deux sujets de 
l'infaillibilité ecclésiastique, D*" J. Di- 
diot. — La fondatioji de Babylone 
d'après la Genèse, D'' Bourdais. — 
Commentaire sur la bulle « Aposto- 
licœ Sedis », /)«• Dolhagaray. 

Revue de la Suisse catholique (Fri- 
bourg). — Janvier 1891. — Farel et 



SOMMAIRES DES REVUES 



137 



son œuvre, Mgr Chèvre. — Bavière et 
Tyrol, notes sur l'Allemagne du Sud, 
D"^ A. Taponier. — Cinq ans en Asie, 
d'après les notes duP. Antoine-Marie. 

— Autour de l'an 1000 (fin), M. Ray- 
mond. 

Science catholique (Paris, 13, rue de 
l'Abbaye). — 15 janvier 1891. — La 
doctrine de S. Irénée et la critique de 
M. Courdaveaux, dam F. Cahrol. — 
Les fonctions communes à tout or- 
ganisme vivant. Saint- Georges Mi- 
vart. — La pensée (suite) , i)'' Surbled. 

— Le catéchisme du bouddhisme mo- 
derne, Mgr C. de Harlez. — Note sur 
la série chronologique des faits de la 
vie de Notre-Seigneur, J.-A. Azihert. 

15 février. — Le nom divin Jéhova 
ou Jahvé devant l'exégèse chrétienne 
et devant la critique rationaliste, 
Mgr T. J. Lamy. — La pensée (fin), 
/?»• Surbled. — De l'esthétique d'a- 
près les principes de S. Thomas, 
Mgr Bourquard. ^^ La doctrine de 
S. Irénée et la critique de M. Cour- 
daveaux, dom F. Cabrol. — La science 
des religions et les caractères du 
christianisme, A. Castelein, S. J. 

Tour du Monde (Paris, boulevard 
Saint-Germain, 79). — 24 et 31 jan- 



vier, 7 et 14 février. — Du Niger au 
golfe de Guinée, par M. le capitaine 
Binger (1887-1889}. Texte et dessins 
inédits. 

Union Économique (Paris , 23 , rue 
des Lombards). — 10 février. — Du 
succès des Banques populaires à l'é- 
tranger, P. Lud. de Besse. — Le cré- 
dit agricole (fin) , H . Carreau. — Le 
combat pour la vie, M. Clouzard. — 
Les cabaretiersetles grèves. — L'em- 
prunt de 1891, H. Carreau. 

Nouveau Dictionnaire d' Economie 
politique. — 10^ livraison . — Idéo- 
logues, E. Renaudin . — Impt, 
R. Stourm. — Impôt foncier, R. Lisle. 

— Incidence de l'impôt, E. Fournier 
de Flaix. — Individualisme, C. Bouc- 
tot . — Industrie, P. Bauregard. — 
Inscription maritime, /. Le Roy. — 
Intérêt, M. Lacombe. — Irrigation, 
F. Bernard. — Jeu et loterie, J. La- 
croix. — Stanley Jevons, M^^^ S. Raf- 
falovich. — LafïemaSjjE". de Latreille. 

— Laffitte. — Laiterie et fruitières, 

F . Bernard. — La Rivière (Mercier 
de), C. Schelle. — Lassalle. — Lau- 
derdale, M. Harbulot. — Lavergne 
(L. de), D. Zolla . — Lavoisier, 

G. Schelle. — Law, Courcelle-Seneuil. 



PÉRIODIQUES ÉTRANGERS 



American Ecclesiastical Review 
(New-York et Cincinnati) . — Jan- 
vier 1891. — Cas de conscience (de 
matrimonio nonbaptizatorum),^.iSa- 
betti, S. J. — Ventilation dans nos 
écoles, Pedagogos. — Dessiccation, 
nouvelle phase de la crémation, 
H. J. fleuser. 

Février. — Signification des lu- 
mières à la messe, //. /. Heuser. — 
Dispenses de mariage pour les Juifs. 
— Les leçons de l'Ecriture sainte 
dans le bréviaire. 

Bolet in de la Real Academia de 
la historia (Madrid). — Janvier 1891. 



— Les Mozarabes de Valence, Roque 
Chabds. — Colomb aux Canaries, 
Santiago de Vandewalle. — Variétés : 
S. Louis de Gonzague à Saragosse 
et à M-Aàrià^ Fidel Fita y — Alonso de 
Montalvo et S. Ignace de Loyola, 
F. Fita. 

Février . — Autographes de dom 
Félix Amat , abbé de la Granja , 
/. Comez de Arteche. — Clôture et 
limites de la Juiverie de Valence, 
en I 390-91, Fr. Danvila. — Variétés : 
les Restes mortels de Calixte III et 
d'Alexandre VI dans l'église de Mon- 
serrat; — S. Louis de Gonzague à 
l'Escurial et à Perpignan, F. Fita. 



138 



ÉTUDES 



Catholic World (New- York). — 
Février. — L'armée du Salut et son 
dernier projet, G. Simmons. — Ecoles 
d'Etat chrétiennes en Amérique , 
Th. Jefferson Jenklns. — Le patrio- 
tisme et les écoles catholiques , 
H. Wyman. — Les catholiques à 
l'Exposition de Colombie, T. Mur- 
phy. — La ruine du Japon, S. J. 

Civiltà Cattolica (Rome). — 7 fé- 
vrier. — Le présent et l'avenir de 
l'Italie, jugement d'un Américain. — 
Observations sur 1' « Histoire univer- 
selle» de Cantù. — De quelques étu- 
des récentes sur les propriétés et les 
combinaisons des couleurs. — Un 
ouvrier apôtre des ouvriers (Kol- 
ping). 

21 février. — De l'intervention gou- 
vernementale dans la réglementation 
du travail. — Système physique de 
saint Thomas. — Du plan maçon- 
nique en Italie. — Les Hittîm ou Hé- 
théens et leurs migrations. — Les 
diableries du siècle passé. 

Ciudad de Dios (Madrid, monaste- 
rio del Escorial). — 20 janvier 1891. 

— La nouvelle historique en Espagne, 
Fr. Blanco Garcia. — L'Archipel des 
Philippines, Fr. Valdès. — Le ther- 
momètre, A.Rodriguez. — Catalogue 
d'écrivains Augustins espagnols, por- 
tugais et américains, B. Moral. 

5 février. — La religion de l'ave- 
nir, /. Monasterio . — Le thermo- 
mètre, A. Rodriguez. — Les écoles 
économistes sous leur aspect philo- 
sophique, /. de las Cuevas. — Saint 
Thomas de Villeneuve, théologien, 
T. Rodriguez. — Influence des frères 
Pinzôn dans la découverte de l'Amé- 
rique, G. Lazcano. 

Dublin Review ( Dublin et Londres ) . 

— Janvier 1891. — Deux Anglais qui 
ont bien servi la cause du christia- 
nisme à l'étranger, sir E. Wydville 
et sir Th. Arundell, Lord Arundell of 
Wardour. — Lord Houghton, E. Pea- 
cock. — L'enseignement de la géo- 



graphie économique , miss E. M. 
Clerkc. — La Pucelle d'Orléans à la 
lumière des documents originaux , 
F. M. Wyndham. — Journal de W. 
Scott. — Le mouvement jacobin en 
Irlande, W. S. Lilly. — Les catholi- 
ques anglais et la question sociale, 
C. S. Levas. — Le jugement de Lin- 
coln, Z. Rivington, 

Kaiholische Bewegung (Wiirzbourg 
et Vienne). — 25 janvier. — Le 
« Volskverein » pour l'Allemagne 
catholique. — Le réalisme devant les 
tribunaux, — L'Etat unitaire mo- 
derne. — Synode diocésain protestant 
en Suède. — Les couvents en Angle- 
terre. — Excursion à Venise. 

Literarische Rundschau (Fribourg 
en Brisgau). — 1^*^ février. — Litté- 
rature de sermons modernes. — De 
Groot, Sumraa apologetica de Ecclesia 
catholica ad mentem S. Thomas. — 
Thalhofer, Manuel de liturgie, II. — 
Rœhricht, Bibliotheca geographica 
Palestinae. — Bœumker, le Problème 
de la matière dans la philosophie 
grecque. — Schlœr , Méditations 
pour prêtres et clercs sur le contenu 
des saints Evangiles. — Robiisch- 
Vidmar, Histoire de l'Eglise chré- 
tienne. — Joos, le Rubriciste dans 
l'Eglise catholique. — Cramer, le 
Pasteur apostolique des âmes. 

Lyceum ( Dublin). — Février. — 
Tsar et nihiliste. — D' John Casey. 

— Nouvelle méthode d'orthodoxie. 

— L'Athènes moderne. — Libéra- 
teurs de l'Eglise. 

Monat-Rosen (Lucerne). — Déve- 
loppement de la doctrine sur la per- 
sonne de Jésus-Christ, J. Kurz. — 
Etudes de géologie sacrée, R. de 
Girard. — Le socialisme et les étu- 
diants. Un étudiant suisse. — Le 
radicalisme suisse. 

Month (Londres). — Février. — 
L'histoire naturelle non naturelle, /. 



SOMIVIAIRES DES REVUES 



139 



Gérard. — Rêve d'un socialiste, M. 
Maher. — Les reliques du B. Tho- 
mas Morus, J. Morris. — L'histoire 
du concile du Vatican, R. Beauclerk. 

— Lux MUNDi ; la doctrine chrétienne 
sur Dieu, Sydney Smith. — Le P. 
Richard de la Field, E. Hogan. — 
L'abolition du servage en Europe ; 
France , Can. Brownlow. — Clé- 
ment XI elles jansénistes, /. Rickaby. 

— Le rassemblement des aigles au- 
tour du cadavre, H. Lucas. — Ma- 



homet et le Christ, W. H. Eyre. 

Stimmen ans Maria-Laach (Fri- 
bourg en B.). — Février. — Le baron 
de Franckenstein (fin), /. Fxh. — La 
sainte maison de Lorette, Et. Beissel. 
— Le christianisme non dogmatique. 
Th. Granderath. — La faute de Wal- 
lenstein, B. Duhr. — Les antennes 
des insectes, E. Wasmann. — L'At- 
lantide du poète catalan Jacinto Ver- 
daguer, A. Baumgartner, 



LIVRES 

ENVOYÉS A LA RÉDACTION DES ÉTUDES 

20 janvier — 20 février. 

N. B. — La simple annonce de ces ouvrages ne doit en aucune manière 
être considérée comme une recommandation : pour savoir notre avis sur 
chacun d'eux, il faut attendre qu'ils aient été analysés. Ils le seront dans la 
mesure que leur valeur, le but de la Revue et l'intérêt de nos lecteurs 
exigeront ou permettront. 

THÉOLOGIE 

QUESTIONS RELIGIEUSES 

Alberti Magni (B.) Opéra, t. vu, cura ac Uibore Aug. Borgnet. 
Grand in-8 de 690 p. Paris, Vives, 1891. 

Blampigxon (Mgr). — Fleurs et fruits de saint François de Sales. 
In-32 long, encadré, de 276 p. Paris, Leday, 1891. Prix : 1 fr. 25. 

BoLO (abbé H.). — Du mariage au divorce, In-12 de 266 p. Paris, 
Haton, 1891. Prix : 2 fr. 50. 

BouRGOiNG (R. P. Fr.), de l'Or. — Méditations sur les litanies de 
Jésus et de la sainte Vierge. In-32, dex- 570 p. Paris, Téqui, 1891. 

Cano (Melch.), 0. P. — Opéra (cura M. Cucchi sac). Trois vol. 
in-8 de li-320, 272 et 484 pages. Rome, Typog. Forzani, 1890. 

Caussade (R. p. de), S. J. — Instructions spirituelles sur les divers 
états d'oraison suivant la doctrine de Bossuet (nouv. éd.). In-18 de 206 
pages. Reims, Irapr. Coopérative, 1890. 

Coleridge (H.-J.), s. J. — La Vie de notre Vie, t. viii : la Forma- 
tion des Apôtres, i (trad. par le P. Jos. Petit). In-8 de 492 p. Paris, 
Lethielleux, 1890. Prix : 4 francs. 

HuLST (Mgr d'). — Mélanges oratoires. Deux vol. in-8 de viii-475 
et 424 p. Paris, Poussielgue, 1891. 

Janny(M.). — Il marzo santificato, o un mesetto con S. Giuseppe. 
In-32 de 84 p. Modena, tip. dell' Imra. Gonc, 1891. Prix : 35 centimes. 
» San Giuseppe^ o il piu grande dei Santi. In-12 de 202 p. Mo- 
dena, tip. deir Imm. Conc, 1891. Prix : 2 francs. 

» Intorno alla dignità e santità di S, Giuseppe e S. Giovanni Bat" 
tista. In-8 de 103 p. Modena, tip. dell' Imm. Gonc. Prix : 1 fr. 50. 

» Intorno ail' accrescimento degli onori del pubblico culto a San 
Giuseppe. In-8 de 140 p. Modena, tip. dell' Imm. Gonc. Prix: 1 fr. 75. 

Labatut (abbé^. — Le saint Évangile d après la concordance des quatre 



LIVRES ENVOYÉS AUX ÉTUDES Ul 

Évangélistes (texte latin et trad. fr. avec notes). In-32 de 734 p. 
Prix : 2 fr. 25. 

Lallemand (P.). de TOrat. — Allocutions pour les jeunes gens 
(3« série). In-16 de 306 p. Paris, Retaux-Bray, 1891. Prix : 3 francs. 

LÉMANN (abbé J.). — La religion de combat. Grand in-8 de xv-527 p. 
Paris, Lecoffre, 1891. 

Letierce (E.), s. J. — Étude sur le Sacre' Cœur, t. ii : le Sacré 
Cœur et la Compagnie de Jésus. In-8 de xxii-596 p. Paris, Vie et 
Amat, 1891. 

Pie (cardinal). — OEuvres sacerdotales ; choix de sermons et d'ins- 
tructions. Deux vol. in-8 de xxxvi-608 et 730* -48 p. Paris, Leday, 
1891. Prix : 12 francs. 

ScH^FER (D"" B.). — Commentaire du Petit Office de la T. S. Vierge 
(trad. et augmenté par dom L. Janssens). In-32 \ergé de xliv-474 p. 
Tournai, Desclée. 

Vercellone (Car.). — Biblia sacra vulgatœ editionis (éd. 1861 
revue et approuvée). Deux vol. gr. in-8 de xxvin-1632 p. Paris, 
Lethielleux. Prix : 12 francs. 

Cours d'instruction religieuse (par l'auteur des Paillettes d''or). 
2" partie : Réponses à quelques accusations contre la religion. In-32 
de xxii-470 p. Avignon, Aubanel. Prix : 1 fr. 90. 

La France ecclésiastique, almanach-annuaire du cierge' pour 1891. 
Petit in-18 de 864 j). Paris, Pion. 

Lettres des Souverains Pontifes Pie IX et Le'on XIII sur l'Association 
des familles pour la prière du soir. Broch. grand in-8 de 36 p. Lyon, 
10, rue Sainte-Hélène, 1891. 

Oracle maternel, conseils et prédictions d'une mère chrétienne à 
son enfant. In-4 vergé de xii pages et 91 tableaux. Lyon, Pitrat. 

Trois jours d'études sacerdotales sur les questions sociales et ouvriè- 
res à Notre-Dame de V Abbatiale de Braisne [Aisne] . Brochure in-8 de 
71p. Limé, imprimerie de la Croix de l'Aisne, 1890. 

Le Val-des-Bois et ses institutions ouvrières, le 21 septembre 1890. 
Brochure in-18 de 120 p. Paris, Secrétariat des cercles catholiques, 
1890. 

PHILOSOPHIE 

SCIENCES ET ARTS 

CoMPAYRÉ (G.). — Études sur l'enseignement et sur l'éducation. In-12 
de 332 p. Paris, Hachette, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Denis (Ch.). — L'œuvre de M. Caro et le spiritualisme en F'rance 
(extrait des Annales de philosophie chrétienne^. In-8 de 148 p. Paris, 
Bureau des Annales, 1891. 

Dienne (comte de). — Histoire du dessèchement des lacs et marais 



142 ÉTUDES 

en France avant il ^^. Grand in-8 de 568 p. Paris, Champion et Guil- 
laumin, 1891. 

Flammarion (G.). — Uranie. In-12 illustré de 368p. Paris, Marpon 
et Flammarion, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Fouillée (Alf. ). — L'enseignement au point de vue national. In-12 de 
xviii-452 p. Paris, Hachette, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Gonzalez (cardinal Z. ). — Histoire de la philosophie (trad. parle 
R. P. G. de Pascal), t. iv. In-8 de 528 p. Paris. Lethielleux, 1891. 

Masson (P.)- — Fantaisie mnémonique sur le Salon de 1890. In-12de 
352 p. Paris, Genonceaux, 1890. 

Maumus (le R. P. V.), 0. P. — Les philosophes contemporains, t. I. 
In-12 de 522 p. Paris, Lecoffre, 1891. 

MoREAU (abbé J.). — V hypnotisme revenu à la mode, par le 
P. Franco, S. J. (trad. sur la 3« éd.). In-12 de 380 p. Paris, Vie et 
Amat, 1891. 

RicARDOU (A.). — De l'idéal ; étude philosophique. In-8 de 356 p. 
Paris, F. Alcan, 1891. Prix : 5 francs. 

RocHARD (D"" J.). — Questions d'hygiène sociale. In-12 de vi-336p. 
Paris, Hachette, 1891. Prix: 3 fr. 50. 

RosooR (J.). — La Colombophilie. In-8 de 208 p. Tourcoing, Revue 
colombophile . Prix ; 3 fr. 50. 

SoLLiER (D' P.). — Psychologie de l'idiot et de V imbécile. In-8 de 
276 p. avec 12 dessins. Paris^ Alcan, 1891. Prix : 5 francs. 

SuAREZ DE Mendoza (D' Ferd.). — L'audition colorée ; èlMàe sur 
les pseudo-sensations de couleurs. In-8 de 164 p. avec tableaux synop- 
tiques. Paris, 0. Doin, 1890. Prix : 7 francs. 

Annuaire pour l'an 1891^ publié par le Bureau des Longitudes. 
Iii-32 de v-797 p. Paris, Gauthier- Villars . Prix : 1 fr. 50. 

HISTOIRE — GÉOGRAPHIE 

QUESTIONS DU JOUR 

Aubineau (Léon). — Gens d'église ; portraits et histoires. Deux vol, 
in-8 de 392 et 420 p. Paris, Vie et Amat, 1891. 

BALAu(abbé S.). — Soixante-dix ans d'histoire contemporaine de 
Belgique {iSib-iSSlk). \n-8 de \ni-^^8 p. (4« éd.). Louvain, Fonteyn, 
1890. 

Baragnon (L.-N.). — Les monarchistes catholiques et la République. 
Broch. in-8 de 38 p. Nîmes, Gervais-Bedot, 1891. 

Barttelot (major). — Journal et Correspondance (publiés par son 
frère). In-12 de 362 p. avec 2 cartes. Paris, Pion, 1891. 

Bazin (abbé G.). — Vie de Mgr Maret, son temps et ses œuvres. 
Deux vol. in-8 de xvi-466 et 463 p. Paris, Berche et Tralin, 1891 



LIVRES ENVOYÉS AUX ÉTUDES 143 

Bliard (P.). S. J. — Les Mémoires de Saint-Simon et le P. Le Tel- 
lier. Iiî-8 de viii-430 p. Paris, Pion, 1891. 

BocHER (A.). La France dans l'avenir-, bases de son organisation 
future, liberté, charité, colonisation. In-12 de 272 p. Paris^ OllendorfF, 
1891. Prix : 3 fr. 50. 

BoissEVAiN (G. M.). — Le Problème monétaire et sa solution» Broch. 
gr. in-8 de 138 p. Paris, Guillaumin, 1891. 

BouRNAND (Fr.). — Les Sœurs des hôpitaux. In-12 de xcii-346 p. 
Paris, Savine, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Decorsant (L.). — Le Socialisme, voilà l'ennemi f ln-i8 de 124 p. 
Paris, Retaux-Bray, 1891. 

Folleville (D. de). — La question des universités régionales. In-8 
de 72 p. Paris; Glievalier-Marescq, 1890. Prix : 1 fr. 50. 

Fore-Fauré. — Face aux Juifs! Essai de psychologie sociale. Avec 
préface d'Ed. Drumont. I11-I8 de 317 p. Paris, Savine. 3 fr. 50. 

Gaud (Aug.) — Caboche de fer. In-18 de 304 p. Paris, Savine. 
Prix : 3 fr. 50. 

Gaudeau (B.), s. J. — Les Prêcheurs burlesques en Espagne au 
xviii® siècle. Étude sur le P. Isla. In-8 de xviii-568 p. Paris, Retaux- 
Bray, 1891. 

» De Pétri Joannis Perpiniani vita et operibus. Gr. in-8 de 206 p. 
Paris, Retaux-Bray, 1891. 

GossoT (Em.). — Madame Pape-Carpantier, sa vie et son œuvre. 
In-18 de 244 p. Paris, Hachette, 1890. 

Lacroix (abbé L. ). — Richelieu à Luçon, sa jeunesse, son épiscopat. 
Grand in-8 de 300 p. Paris, Letouzey, 1890. 

Lavisse (E.). — La Jeunesse du grand Frédéric. In-8 de x-450 p. 
Paris, Hachette, 1891. Prix : 7 fr. 50. 

Paliez (abbé). — Allons au Pape ! ln-18 de 96 p. Paris, Retaux- 
Bray, 1891. 

Parraud (abbé A.). — Egypte et Palestine, souvenirs de pèlerinage. 
In-12 de iv-263 p. Paris, Téqui. Prix : 2 fr. 50. 

Prida y Arteaga (Fr. de). — Le Mexique tel qu'il est aujourd'hui^ 
ln-8 de xv-376 p. Paris, Savine, 1891. Prix : 10 fr. 

RoDOCANACHi (E.) — Le Saint-Siège et les Juifs; le Ghetto à Rome, 
In-8 de 338 p. Paris, Firmin-Didot, 1891. 

Salembier (L.) — Jeanne d' Arc et la région du Nord. Broch, in-8 de 
63 p. Lille, imprim. Ducoulombier, 1891. 

Tatistcheff (Serge). — Alexandre P^ et Napoléon, d'après leur cor- 
respondance inédite (1801-1812). In-8 de xni-640 p. Paris, Perrin, 
1891. 

Taxil (Léo). — La corruption fin- de- siècle. 

Vandal (A.) — Napoléon et Alexandre P^. T . i : De Tilsit à Erfurt, 
hi-8 de xxin-526 p. Paris, Pion, 1891. 



144 ÉTUDES 

Vogué (M. de). — Spectacles contemporains. In-18 de xi-366 p. 
Paris, A. Colin, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Zaleski (Mgr). — Ceylan et les Indes , In-12 de 412 pages, avec 
119 dessins. Paris, Savine, 1891. 

Mgr Alexis Canoz, S, J., premier e'vêque de Trichinopoly (1805- 
1888), par un Père de la même Compagnie. In-8 de 394 p. Paris, 
Retaux-Bray, 1891. 

Dialogues entre feu Cartouche et M. Brisson sur l'art d'exterminer 
sans bruit le cierge'. In-18 de 70 p. Paris, Retaux-Bray, 1891. 

L'homme aux 33 têtes. Mémoires posthumes du franc-maçon Paul 
Le Gobeur. Broch. in-16 de 124 p. avec dessins. Paris, LamuUe et 
Poisson, 1891. Prix : 50 centimes. 

Le Tonkin financier ^ son avenir. Broch. de 52 p. in-8. Paris, impr. 
Boullay, 1891. 

LITTÉRATURE 

ROMANS 

Dahlmann (J.), s. J. — Die Sprachkunde und die Missionen (la Lin- 
guistique et les missions ), Broch. in-8 de xi-128 p. Fribourg en Bris- 
gau, Herder, 1891. 

Dargène ( j.). — Sous la Croix du Sud, roman de la Galédonie. In-18 
de 362 p. Paris. Libr. de la Nouvelle Revue, 1891. Prix : 3 fr. 5a 

DiVE (E. de la). — Louis XVII, drame historique. In-16 de 66 pages. 
Paris, Haton, 1891. Prix : 1 fr. 50. 

Hatzfeld (Ad.) et Darmesteter (A.). — Dictionnaire général de la 
langue française : berceuse — brouette. 4" fasc. Gr. in-8. Paris, 
Delagrave. 

Marcelly ( W. ). — Le marquis de Villarneuil. In-12 de 308 p. Paris, 
Pion, 1891. 

Rabourdix (Ch.j. — Le Siège de Se'bastopol, poème en six chants. 
In-18 de 132 p. Paris, Delagrave. 

Steyne (F.). — Par vanite\ In-12 de 270 p. Paris, Perrin. Prix : 
3 fr. 50. 

Tolstoï (comte L.). — Pamphile et Julius. In-12 de 284 p. Paris, 
Marpon et Flammarion, Prix : 3 fr. 50. 

Le 28 février 1891. 

Le gérant : P.-P. BRUCKER. 



Imp, D. Dumoulin et C'«, rue des Grands-Augustins, i», à Paris. 



ÉTUDES 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 

MARS 1891 

THÉOLOGIE 

QUESTIONS RELIGIEUSES 

La Liturgie, ou le Culte catholique, par PabbéJ. Julien, cha- 
noine titulaire de Nîmes, aumônier du Lycée. Deux vol. 
in-12 de 602, 598 pages. Nîmes, Gervais-Bedot. 

Quelque différence qui paraisse entre les deux notions de la 
Liturgie et du CiiltSy nous ne blâmerons pas M. l'abbé Julien de 
les avoir rapprochées comme il l'a fait dans le titre de son livre : 
n'y gagnons-nous pas de voir les formules de la prière dans leur 
cadre naturel du temps, des personnes, des objets et des céré- 
monies liturgiques ? 

Disons tout de suite au vénérable auteur que son livre instruit, 
intéresse, édifie, comme une apologie et comme une prédication, 
plus peut-être, parce que l'exposition est toujours « la grande 
méthode catholique », et que la matière exposée ici force d'elle- 
même toutes les attentions. La prière et aussi le dogme, la doc- 
trine et aussi l'Eglise vivante, le corps mystique du Christ et 
aussi son âme divine : aucune règle plus sûre de la foi, aucun 
aliment plus substantiel de la piété. La jeunesse, à qui s'adresse 
ce travail, méritait vraiment qu'on lui fît des leçons d'une science 
si curieuse et si relevée ; il en fallait étendre au peuple lui-même 
les enseignements ; et Mgr l'évêque de Nîmes, acceptant la dédi- 
cace du livre, félicite hautement M. Julien d'y avoir réussi. 

Ce n'est pas sans une grande lecture et sans une possession très 
sûre de son sujet, que l'auteur a pu condenser en deux volumes 
tant de notions si diverses, rubriques, théologie, droit canon. 

Bibliographie, II. ~ 10 



146 ÉTUDES 

archéologie, architecture. D'un style généralement simple et 
naturel, d'un ton juste et ferme, peut-être s'oublie-t-il çà et là en 
quelques longueurs; mais, selon le mot d'un bon juge, « nous 
aurions tort de nous en plaindre, parce que, s'il y a abondance, 
il n'y a pas encombrement; pas une page oiseuse, pas un détail 
qui n'ait son intérêt spécial ». j. c., S. J. 

I. — Le Saint Évangile, ou la Vie de Notre-Seigneur Jésus- 
Christ d'après la Concordance des quatre Évangélistes, par 
M. Tabbé Labatut, chanoine et supérieur du petit sémi- 
naire d'Agen. Grand in-32 de 736 pages. Paris, Lethiel- 
leux, 1891. 

n. — Après le catéchisme. Cours d'instruction religieuse, 
par l'auteur du Sommaire de la doctrine catholique et des 
Paillettes d'Or. Deuxième partie. Réponses à quelques ac- 
cusations contre la religion. In-18 de xxiii-470 pages. 
Avignon, Aubanel, 1891. 

I. — C'est une pensée simple et féconde que celle d'harmoniser 
en un seul récit le texte des quatre Evangiles. Plusieurs l'avaient 
déjà réalisée, en particulier Carrières et Mastaï Ferretti. Ce qui 
fait le cachet spécial du travail de M. l'abbé Labatut, c'est la 
clarté et la limpidité de l'ordonnance, c'est l'étroite liaison donnée 
au récit, en lui gardant la vérité et l'intérêt sans le secours d'aucun 
commentaire mêlé au texte. 

La traduction française est d'une exactitude sobre et élégante. 
Elle a été publiée à part, de même que le texte latin. Quelques 
notes jetées discrètement au bas des pages, tantôt éclaircissent 
le texte évangélique, tantôt y montrent une leçon morale. L'auteur 
est peut-être quelquefois un peu exclusif dans ses interprétations, 
et celle qu'il choisit de préférence à d'autres, également reçues, 
n'est pas toujours à l'abri de toute discussion. Un exemple : sur 
ce verset de saint Matthieu (ii, 23) : « Il alla faire sa demeure 
dans la ville de Nazareth, et ainsi s'accomplit la parole des pro- 
phètes : // sera appelé Nazaréen^ » une note ajoute : « Le mot 
Nazaréen veut dire saint; ainsi il peut être appelé .Nazaréen 
parce qu'il est de Nazareth et parce qu'il est ce que signifie le 
mot. » N'y aurait-il pas là plutôt, de la part de saint Matthieu, 
un rapprochement entre l'hôte de Nazareth et le Netser^ ce germe 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 147 

prédit par Isaïe et Jérémie, qui n'est autre que le Messie? 

L'explication donnée des Portes de V enfer (S. Matth., xvi, 18) 
nous a surpris. « Les puissances de l'enfer, les plus grands 
génies du mal, les hérésiarques sont comme les portes de l'enfer, 
puisqu'ils y font entrer les âmes, comme la sainte Vierge est la 
porte du ciel. » Nous avouons préférer le sens habituel, qui voit 
simplement dans le mot porte un synonyme oriental de puis- 
sance. 

Mais nous nous reprocherions d'insister sur ces infiniment 
petits, qui laissent entière la perfection d'un ouvrage où le savant 
a mis sa science et le prêtre son cœur. 

IL — Feuilleter un ouvrage de M. l'abbé Sylvain, c'est toujours 
remuer des Paillettes d'or. Elles sont toutes tirées des meilleurs 
filons : nous voulons dire de la doctrine traditionnelle de l'Eglise, 
proposée par ses organes infaillibles ou ses interprètes les plus 
autorisés, depuis saint Thomas et Suarez jusqu'au P. Félix et au 
P. Monsabré. Passez-les au creuset : elles n'y laisseront presque 
point de poussière, si pur est le métal ! 

Tout au plus sera-t-on obligé quelquefois, pour les apprécier 
convenablement, de les regarder sous un jour bienveillant, parce 
que l'expression n'aura pas reçu son dernier brunissage. Ainsi 
l'auteur dit (p. 117) que « l'état actuel de l'homme... est inexpli- 
cable sans le péché originel » ; mais son affirmation n'est pas 
absolue, puisqu'il a assuré plus haut (p. 114) que « cet état de 
l'homme pourrait être son état naturel ». — De même quand il 
écrit que « tout en l'homme le porte au mal » (p. 123), il veut 
seulement faire entendre qu'en lui tout peut être occasion ou 
instrument de mal, mais il ne prétend pas nier toute inclination 
au bien. — A propos des accidents eucharistiques, il est dit que 
(( Dieu peut bien produire par lui-même ce qu'il produisait par 
un objet matériel, et exciter en nous la sensation que produirait 
un corps s'il était là, alors que sa substance n'y est plus » (p. 157) ; 
mais il faut compléter ces paroles par ce qui a été enseigné plus 
haut de l'existence objective des accidents. La pensée de l'auteur 
c'est que- Dieu peut produire sur nos sens, par les accidents 
séparés, l'action qu'ils exerçaient unis à la substance, ou encore 
qu'il peut produire directement, là où était la substance, un phé- 
nomène extérieur qui à son tour impressionne nos organes. 



148 ÉTUDES 

Une seule fois, l'auteur s'est oublié à faire œuvre d'alchimiste 
et a tenté de transformer en or une matière réfractaire. Traitant 
de la croyance vague que la plupart des religions ont en une 
Trinité divine, — il serait mieux de dire en une Triade, — il 
ajoute : « Remarquons, en passant, ce mot de la langue latine 
qui ne s'appliquait qu'au maître des dieux : œternus, éternel^ 
c'est-à-dire ter-unus^ trois-un; — et celui-ci : sempiternuSy c'est- 
à-dire semper ter-unuSy toujours trois-un. » {P. 100.) C'est 
brillant; mais que diront les étymologistes? Ace compte, hesternus 
devrait signifier aussi heri ter-unus. 

Nous aimons mieux faire remarquer l'ampleur que présente 
cet ouvrage sous une forme précise. Une première partie répond 
aux accusations contre la doctrine de l'Eglise ; une deuxième à 
celles dirigées contre la conduite de l'Eglise; une troisième com- 
bat celles que l'on porte contre la vie de l'Eglise. Et le dévelop- 
pement tient ce que les titres promettent. Il n'est guère d'ob- 
jections un peu répandues qui ne soient exposées et victo- 
rieusement réfutées. 

Que le vent de la Providence porte au loin ces paillettes d'or; 
qu'elles aillent enrichir beaucoup d'âmes. Et puisse la mine 
qu'un infatigable ouvrier exploite depuis de longues années ne 
pas s'épuiser de si tôt! L. ROURE, S. J. 

Mot à mot du catéchisme, ou explication littérale et raisonnée 
de la doctrine chrétienne, par J.-G. Hervieu, chanoine ho- 
noraire de Goutances. 2® édition, revue et corrigée avec 
soin. In-12. Paris, Leday, 10, rue de Mézières. 

Cette explication littérale et raisonnée de la doctrine chré- 
tienne, ce mot à mot du catéchisme^ comme le porte le titre, nous 
paraît très utile, aujourd'hui surtout que de pieuses personnes 
doivent nécessairement intervenir pour aider le prêtre dans 
l'instruction religieuse des enfants. 

L'ouvrage n'a pas été composé a priori^ loin du théâtre de 
l'application ; c'est le fruit de l'expérience personnelle de l'au- 
teur dans la tâche si difficile de catéchiste. Une première édition, 
rapidement écoulée, prouve que M. Tabbé Hervieu a parfaite- 
ment atteint son but; elle prouve aussi qu'un grand nombre de 
personnes se sont montrées vraiment désireuses d'apprendre la 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 149 

manière de s'acquitter consciencieusement de leurs devoirs 
envers l'enfance chrétienne. 

Le fond du livre n'est pas de l'auteur ; ce n'est que le texte 
même du catéchisme du diocèse de Goutances, imprimé en 
gros caractères; mais viennent ensuite les commentaires sous 
la forme de demandes et de réponses, en caractères plus pe- 
tits. De cette sorte, on distingue facilement et du premier 
coup d'oeil le texte du commentaire; ce que nous pourrions 
appeler la partie de l'élève et celle du maître. 

Il ne faut pas s'étonner de rencontrer beaucoup de redites; ce 
n'est pas toujours un défaut, surtout dans un livre élémen- 
taire. Qui ne sait combien il est nécessaire de répéter souvent 
les mêmes vérités aux enfants, et sous les formes les plus 
diverses, si l'on veut les leur faire comprendre et les graver 
profondément dans leur mémoire? V. M., S. J. 

L'Encyclique « Libertas » et les principes de 89, par Mgr 
Fèvre, vicaire général, protonotaire apostolique. Paris, 
Téqui. 

Populariser les enseignements infaillibles de la Chaire aposto- 
lique, démasquer la fausseté des principes de 89, extirper du 
sein de la société contemporaine les derniers restes du libéra- 
lisme, tel est le dessein dont Mgr Fèvre poursuit la réalisation 
dans ce nouvel ouvrage. 

Il suffit d'énoncer les questions abordées dans ce commentaire 
de l'Encyclique Libertas, pour en constater la portée et l'actualité. 

Après un préambule sur la misère de l'humanité, son salut 
par l'Eglise et la manière dont les papes y travaillent de nos 
jours, l'auteur nous met en face de la grande hérésie des temps 
modernes, le libéralisme. Il rappelle les phases de son histoire, 
précise sa notion théologique et démontre sa criminalité. 

Aux aperçus historiques succèdent les considérations philoso- 
phiques. 

L'origine de la société, la transmission du pouvoir et les formes 
du gouvernement, les devoirs de la société envers Dieu, les 
rapports de l'Église et de l'État, le droit nouveau, le problème 
de la liberté dans l'homme et dans les sociétés, la liberté de 
conscience, des cultes, de la presse, la royauté de Jésus-Christ, 



150 ETUDES 

les règles à suivre dans l'usage de la tolérance, tels sont les titrer, 
des principaux chapitres de cet intéressant et lumineux opus- 
cule. 

Exposition claire de l'état des questions, orthodoxie rigoureuse 
dans le choix des principes, logique irrésistible dans le rai- 
sonnement, amour communicatif pour la vérité, haine implacable 
contre toutes les nuances de l'erreur, style ferme, véhément, 
incisif, telles sont les qualités que nous avons reconnues et 
admirées. 

Çà et là le ton de la discussion nous a paru un peu âpre, 
violent et agressif. Malgré cela, nous conseillons la lecture de ce 
travail aux journalistes, aux orateurs et h tous ceux qui combat- 
tent, par la plume ou par la parole, pour le triomphe de l'Eglise, 
du Pape et de la vérité. LOUIS BOUSSAC, S. J. 

I. — Vade mecum confessariorum , seii practica methodus 
Sacramenti Pœnitentiaî administrandi post Bullam Aposto- 
lictB Sedis ; P. Salvatoris de Philippis, Miss. Ap. G. B. C. 
O. P. — Editio quarta emendatior et locupletior. In-16 de 
viii-264 pages. Paris, Lethielleux, 1891. Prix : 1 fr. 50. 

II. — Neo-Confessarius practice instructus, seu methodus rite 
obeundi munus confessarii, in gratiam juniorum qui ad 
curam animarum adspirant, a R. P. Joanne Reuter, S. J. 
Editio nova et emendatior. In-12 de iv-518 pages. Paris, 
Lethielleux, 1890. Prix : 3 fr. 50. 

I- — L'auteur du Vade mecum s'est proposé d'aider le con- 
fesseur à résoudre, au saint tribunal même, les doutes qui se 
présenteraient; il a voulu aussi lui faciliter l'étude de la théologie 
morale et lui permettre d'en repasser brièvement les conclusions 
les plus pratiques. 

A quelques détails près, la doctrine de ce petit manuel est 
exacte. Les formules en sont généralement claires. Parfois cepen- 
dant le sens s'obscurcit dans l'expression. Quelques opinions 
paraîtront un peu sévères; quelques autres, sur des points con- 
troversés, trop absolues; quelques directions discutables. 

Tel quel, le Vade mecum^ qui ne prétend pas suffire à l'étude 
de la morale, lui sera un utile auxiliaire; et nous lui souhaitons, 
avec des protes plus attentifs, une cinquième édition. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 151 

II. — L'éloge du Neo-confessaj^ius n'est plus à faire. Reuter 
est un maître savant et un sage conseiller. Ballerini indique en 
ces termes les traits saillants de ses écrits : Doctrinœ soliditate^ 
concinnitate et ordine rerum insignis. La librairie Lethielleux a 
eu l'heureuse idée de le rééditer dans un format qui le met à la 
portée du modeste budget de nos prêtres. Des notes indiquent 
les modifications survenues dans la discipline. Il eût été à désirer 
que rinstructio practica de dispensationibus fût, elle aussi, mise 
à jour. J. BESSON, S. J. 

Praelectiones juris Canonici, quas habet M. Bargilliat in 
seminario Corisopitensi. Tomus primus. In-16 de viii- 
587 pages. Parisiis, Berche et Tralin, 1890. Prix : 4 francs. 

Cet excellent manuel se recommande par la sûreté de sa doc- 
trine, la précision et la clarté de l'exposition. Un arrangement 
typographique des plus heureux fait ressortir cette netteté d'en- 
seignement ; il a permis à M. l'abbé Bargilliat de renfermer, sans 
confusion, beaucoup de matériaux dans peu d'espace. 

L'ouvrage comprendra dix parties, La première traite des prin- 
cipes du droit; six autres des personnes; les trois dernières sont 
réservées aux choses, aux jugements et aux peines. C'est l'an- 
cienne division : De per sortis, De rébus, De judiciis, mais débarras- 
sée des matières qui se trouvent suffisamment expliquées dans les 
cours de théologie et de liturgie. Ce volume contient les cinq 
premières parties. Il y est tenu compte des décisions les plus 
récentes. Une place est faite aux principes du droit public et 
aux questions les plus utiles du droit ecclésiastique français. 

L'auteur a voulu nous donner moins une œuvre personnelle, 
qu'un résumé substantiel et méthodique des meilleurs auteurs. 
Chaque paragraphe a ses références. A ce travail de judicieuse 
marqueterie, on courait risque de laisser parfois dans l'ombre le 
principe fondamental et la liaison synthétique. Il sera facile à l'en- 
seignement oral de les mettre en lumière. 

Quelques points, en petit nombre, demanderaient de légères 
corrections. Ainsi les modernes refusent généralement aux Super- 
scriptiones des Décrétales une valeur officielle i. On y a relevé des 
inexactitudes; il est malaisé d'admettre que le législateur, en les 

1. Cf. Laurin, Introductio in corpus juris canonici, p. 138. 



J52 ÉTUDES 

maintenant dans son œuvre, ait prétendu les sanctionner et les 
indiquer comme bases de déductions juridiques. Il faudrait pré- 
ciser le caractère exclusif àes Décrétales de Grégoire IX et du 
Sexte de Boniface YIII : ces deux compilations se distinguent en 
cela des Clémentines. Les Extravagantes sont, il est vrai, histori- 
quement authentiques; mais plusieurs de ces documents n'ont que 
la valeur de lois particulières; il en est même qui, antérieurs aux 
autres collections du Corpus^ ont été abrogés par celles-ci. 

Ne semble-t-il pas trop absolu de refuser à la coutume toute 
force dans le droit liturgique * ? 

Le style d'une congrégation romaine ne doit pas être confondu 
avec le style de la curie : là, par exemple, où il y a divergence 
dans la jurisprudence de deux congrégations, on ne saurait appli- 
quer le principe : Certa conflcitur régula^ cui contraire judices 
inferiores nefas est. (P. 284.) 

Je l'avoue, j'aurais présenté autrement que l'auteur la théorie 
des concordats. Sans nul doute, ces conventions obligent des 
deux côtés, mais à quel titre? Là est la question. Si l'Eglise est 
inhabile à aliéner sa juridiction spirituelle, ou même le droit d'en 
user, comment appuyer ses obligations concordataires sur un titre 
àe justice? Dans l'espèce, non seulement un marché, mais une 
libéralité même seraient sans valeur. 

Ce sont là des imperfections de détail : à travers plus de 
six cents pages, nous en avons trouvé fort peu à glaner. Espé- 
rons que l'ouvrage, bientôt complété, recevra l'accueil qu'il mé- 
rite à tous égards. Son ordonnance est toute française et son 
esprit vraiment romain. Voilà deux excellents titres au succès. 

J. BESSON, S. J. 

Le Droit et les délais de la première communion, par un curé. 
In-8 de 45 pages. Paris, Delhomme; Lyon, Briguet, 1890. 
Prix : 80 centimes. 

A quel âge faut-il admettre les enfants à la première commu- 
nion? Quels moyens prendre pour les préparer dignement à cet 
acte solennel et qui a tant d'influence sur leurs destinées ? 
Comment conserver dans ces jeunes âmes le fruit et le goût de 

1. Cf. Gardellini, n«« 750, 2924, ad., 13; et ad. no 4620. 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 153 

la sainte Eucharistie ? Voilà des questions de la plus haute 
importance et qui sont sérieusement étudiées et traitées dans cet 
opuscule. 

Outre les grands théologiens, notamment saint Thomas et 
saint Liguori, l'auteur cite à l'appui de ses conclusions des déci- 
sions récentes émanées de la cour de Rome, qui jettent un grand 
jour sur la question, et auxquelles on ne saurait donner trop de 
publicité. Ce travail révèle à la fois une étude approfondie du 
sujet et une grande expérience de la jeunesse. On y reconnaît 
l'homme qui a vécu de longues années avec les enfants et qui 
porte à leurs âmes le plus vif intérêt. Il sera lu avec fruit non 
seulement par les pasteurs des âmes, mais encore par tous ceux 
qui ont à cœur de préserver la jeunesse actuelle des dangers 
chaque jour plus grands qui la menacent. 

En certains endroits, nous aurions aimé un peu plus de déve- 
loppement ; quelques phrases pourraient revêtir une forme plus 
littéraire. Mais ces petits défauts sont bien compensés par la 
solidité de la doctrine, la sagesse des conseils et le ton convaincu 
qui anime ces pages vraiment sacerdotales. 

Réponses canoniques et pratiques sur le gouvernement et les 
principaux devoirs des religieuses à vœux simples, par le 
R. P. Fr. -André-Marie Meynârd, des Frères Prêcheurs. 
Deux vol. in-12. Deuxième édition, revue et corrigée. 
Glermont-Ferrand, Bellet et fils; Paris, Vie. 1891. Prix: 
6 francs. 

« Voici un excellent ouvrage que nous recommandons vive- 
ment aux supérieures de communauté, et à tous ceux qui ont à 
diriger des religieuses. » (P. Desjacques. Etudes^ mai 1879.) La 
deuxième édition, revue et corrigée (1891) méritera de plus 
en plus l'estime justement témoignée à la première. 

Au moment de l'impression, l'important décret pontifical du 
17 décembre 1890 n'avait pas encore paru; de là une lacune 
inévitable, à laquelle un appendice spécial peut aisément remé- 
dier. Hâtons-nous de dire que la doctrine du vénérable auteur y 
trouvera une confirmation solennelle et un complément plutôt 
qu'une rectification, même sur le point délicat de « la direction 
à la supérieure » (tome II, n°^ 267-269) ; où cependant les paroles 



15i ÉTUDES 

citées de sainte Chantai dépassent ce qui demeure aujourd'hui 
licite. 

Quelques avis pratiques sur la situation faite depuis la pre- 
mière édition, parles lois de laïcisation, aux instituts enseignants 
et hospitaliers auraient été d'un grand prix. Des hésitations au 
sujet des dots des religieuses, de leur administration, de leur 
emploi, montrent toute la difficulté de la question ; le mode de 
fondation, de dotation et de gestion de nos communautés con- 
temporaines va, par la force des choses, s'éloignant de plus en 
plus des types usités naguère dans les pays catholiques que les 
révolutions n'avaient pas encore bouleversés. Pour une raison 
semblable, il nous semble que l'on pourrait, sans danger pour 
les principes canoniques, accepter avec moins de réserve plu- 
sieurs coutumes en usage en France, au su et du consentement 
des évêques ; leur justification se trouve dans les conditions 
d'existence et dans les œuvres si variées, j'allais dire si hardies de 
nos instituts français. Le titre de Consuetudine est toujours en 
vigueur dans le droit ecclésiastique : les maîtres de la science 
théologique et canonique n'hésitaient pas à y recourir, sans que 
le Saint-Siège témoignât moins d'estime pour leurs doctes 
écrits. S. ADIGARD, S. J. 

Les Méditations sur les litanies de Jésus et de la sainte 
Vierge, pour servir depuis l'octave du Saint-Sacrement 
jusqu'à l'Avent, ou en tout temps de l'année lorsqu'il n'y 
a pas de méditation particulière; par le R. P. François 
BouRGOiNG, troisième supérieur général de l'Oratoire. 
Nouvelle édition revue avec soin et enrichie de sommaires 
pour la préparation de la méditation, la veille au soir. 
In-32 de 571 pages. Paris, Téqui, 1891. Prix : 3 fr. 50. 

Cette nouvelle édition est simplement la trente et unième. 
Etait parue et se trouve épuisée la première partie comprenant 
les mystères de la vie de Notre-Seigneur, de l'Incarnation à 
l'Ascension. Le présent volume, qui appartient à la deuxième 
partie, forme le tome IV de la série complète et ne sera 
pas le dernier. J'avoue être embarrassé pour en faire l'éloge. Pour 
que la critique fût bien libre, il faudrait avoir oublié l'oraison 
funèbre du P. Bourgoing, prononcée en 1662 par Bossuet, et dans 



PARTIE BIBLIOGRAPHIQUE 155 

laquelle on rencontre en passant ce conseil : « Lisez ses Médita- 
tions^ toutes pleines de lumière et de grâce. Elles sont entre les 
mains de tout le monde, des religieux, des séculiers, des prédi- 
cateurs, des contemplatifs, des simples et des savants : tant il a 
été saintement et charitablement industrieux à présenter, tout 
ensemble, le pain aux forts, le lait aux enfants; et dans ce pain et 
dans ce lait, le même Jésus-Christ à tous !» Solidité et onction, 
telles sont en effet les deux qualités dominantes de ce cours de 
méditations. Des sommaires clairs et précis en présentent la divi- 
sion toujours nette et bien remplie. Bien que le P. Bourgoing 
écrivît mieux, paraît-il, en latin qu'en français, la langue est d'un 
homme du grand siècle. L'expression est théologique et s