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Full text of "Examen critique des plus célèbres écrivains de la Grèce"

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1 


^V 



EXAMEN €RITIQOE j 

nés PLUS CÉLÈBRES 

ÎCRIYAINS DE LA GRÈCË;^ 



^Ua 



DE L'IMPRIMERIE DE C. THUAli, 

sucr.ES«F.rR de feugueuay, 
r.r£ DU cloItbb saikt-bekoit , k^ 4. 



i;i-i .,■ .- ■ ■■: J . -'■/' • •• ■ . -• . .-^- , 



EXAMEN CRITIQUE 

DES PLUS CÉLÈBRES 

ÉCRIVAINS DE LA GRÈCE, 

PAR 

DENTS D'HALIGARNASSE, 



TRADUIT EN FRANÇAIS POUR LA PREMIÈRE FOIS , 

AVEC DES NOTES 

ET I.B TEXTE BN REGARD , COLLATIONRR SUR LES MANUSCRITS DE I.A 
BIBLIOTHàQUe DU ROI ET SUR LES MEILLEURES EDITIONS \ 

Pab F. GROS, 

Professenr au Collège royal de Saint-Louis. 



TOME TROISIÈML. 




PARIS. 

BRUNOT-LABBE, ÉDITEUÎl , 

LIBRAIRE DE l'uNIVERSITÉ ROYALE, 

7 

^UAI DES AUGUSTINS, N° 33. 
1827. 



t». 



ê 



» 



I 



TABLEAU SYNOPTIQUE 

DES VARIANTES. 



V%/%l%f%/%l\/%/V%/%/%t 



SUR 



L'EXCELLENCE DE L'ÉLOCUTION 



DE DÉMOSTHENE. 



iV. B, Cette Dissertation se trouve dans quatre manuscrits 
de la Bibliothèque du Roi, n°» 1667, 1742, i743 et 1748. 
J'appelle A le premier, B le second, C le4xoisième et D le 
quatrième. Deux de ces manuscrits sont incomplets : l'un , ^^ 
ne commence qu*à la page 4i ; ^t l'autre, C, à la page 65. 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

17 i3 0Hin. ...,.• . Omis, B. 

Ib. 18 Kai Omis, D. 

Ib. 19 E7rei3>7 eeç E7rei3>7 5' etç, D. 

Ib. Ih. ToaoÛTov ToioOtov, Z?* 

j{ « f Eveiv Ti ToioÛTov, Bi Eyeev 

21 I ËYetV TÔIOUTOV. . . .^ '^ . ' 7 A. 

( omis y //. 

26 5 Te Omis, B et Z>. 

7^. ^3 rip Omis, 5 et /?. 

III. d 



■■ ■ il"'.'- V '• . >■> ' î 

f:. 



U TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag. Lîgn. Mots. VariaDtes. 

29 6 ràp Omis, D. 

Ib. 7 Ou Omis, D. 

l yivetat J 

Ib. 8-9 Maxpà; xai Omis, ibid. 

Ib* 12 IIoXuTéXeta IIoXùç téXeta, 5. 

/i. /6. EotIv Omis, ibid. 

Ib. 17 H Omis, ibid. 

Ib. 19 Kal Omis, B et /?. 

Ib. ni là Omis, 5. 

3o 2-3 A/XWjUWÎTCf) AfXWjD^TCOÇ, jB. 

/6. 8 Avroç Omi», Z7, mîa on marge 

Ib. 9-10 ràp — eOero Omis, iifW. 

/6. i3 la^voTaroeç la^^voToutotç, J5. 

Ib. Ib. Oudi Omis, ibid. 

Ib. 14 MetWç Meevouç, i5iW. 

/è. /^>. A* Iv Év, liiV/. 

/6. Ib. HzhzaBcni IleeBeadai, liiW. 

Ib. 22 Mecrra Meta, ibid. 

Ib. Ib. Ta Omis, 5. 

33 6-7 IIoXùç — xaSapov. . Omis, ibid. 

Ib. 9-10 To Atyvûûv - ^0(jL(jLOi. Omis, liirf. 

Ib. 16 Kal vTTo au Omis, B et Z?. 

Ib. Ib. Twv, Omis, B. 

/6. /5. EauT>îç T>7ç, liirf. 



I 



DES YAKIANTES. III 

Lîgn. Mots. Variantes. 

l Xo;, B et D. 

lo. 17 PoKjSeSxa PwaQetcjav, Z?. 

Ib. 1 8 Eicùvvfjt^av En(9ufx£xv, l'^iW. 

34 2 Ow£Tt Tt, B. 

Ib, 4 Toîç AXXà Tolç, Z). 

/i. 10 Tè Omis, 5. 

38 14 Hdvrtùv Aev 8ti Travtwv, liirf. 

/ / xr » TT ^ / f Kai IloXuKpl xfltt IIoXiMpa- 

41 4 *^*^ lloAuxpaTy;;.. .{ . *^ * 

^ c c 

ii. 1 1 Evo(; oifievoç Evoç fièv où9evo;, J5 et />• 

Ih, 26-ij ZuvT^yî — (Xapav... Omis, z6i</. 

Ib, 22 IIotxAov Ilocxe^ou, ^. 

/i. /6. A)7 XP^P^ ^*'XP^f^> •^• 

42 «j Iloioyjfiév(ù Iloioujxévcoy, ^. 

75. i3 EXXriVaç Omis, Jl, B et Z>. 

7(6. i4 Aeiv Omis, -/^. 

/6. 16 ÂTradt irpoaiîxeiv. . . Omis, j4, B ci D. 

Ib. Ib. HoLvatzcci Jï(xiar,rcci , A. 

Ib. 17 Acoaei Aoaet, D. 

Ib. 20 E$. Omis , A. 

y 

45 1 Î2î> Omis, ihiâ. 

Ib. 10 ÉoTt Hv, D. 

Ib. 1 1 EpfxriVeeav Omis, 2?. 

Ib. i4 Eç Omis, ibid. 



lY TABLEAU SYNOPTIQUE 

iPag. LîgQ. Mots. Variantes. 

45 14 AXXou; OmiS| D. 

Ib. iS Ta Tl, A. 

Ib, 20 ZufXTiXoxi^ç Zu|X7rXox>Jç fitovyjç^ D. 

46 4 Aer. Tt' îeî, iJiVf. 

/*. /j. Oî iàv OÔç fxèv, ^, j5 et /?. 

/î. Ib. OîJèv Omis, ^. 

Ib. i5-20 EvTau6o?-PtaÇg(j6ai. Omis, D. 

49 I T:gç avrtç ToO avroO, en marge, 

Ib. 6 Kœl pœpûç Omis ^ A ex. D. 

Ib. 7 Toi/ 'nMxitùv Omis, yi. 

50 2 E/uLol yàp oç. • • . • Epi et oç omis, A et 

r » 

/6. 3 Ci kBwoilQi Omis, A. 

Ib. 10 Xopyjyoç Xoptyoç, A. 

Ib. 1 1 ToS, ejxol • To^e fxoi , ^; e^ol omis, 

/6. i3 Itzccuiol Tot. Omis, A et D. 

Ib. 16 ÔTiep k QoTrep, ^. 

53 9 Aéyci). • • • Alycov, 1?. 

76. 16 Ayî&5 AiiYtOsif A. 

Ib. Ib. ToO te apxoOvtoç.. . ToO Je apxoOvToç, A. 

54 14 OWèv OÙ9£v, D. 

Ib. i5 Aè p^apteatipay. . . . Aè xaJ j^apieaT^pav, lii 
57 1-2 Airgç AvTôêç, ^, 5 et D. 



f 



DES VÀHIÀZrTES. T 

Pag. Lign» Mots. Variantes. 

67 i3 TT]Xt)to3Toç TyjXacovtyîç, A. 

Ib. i3-i4 AcptaraTQ. Acjuaiôv é^iaxoLTOy B. 

Ib. i4'i5 hvccif^ytim Omis, A. 

Ib. 17 Met' o^oO, \^f «7"; ^' f*<*° ^^r" 

58 I 2\xjKOTûéÇovToç. . . . ivyxorroéÇoi/Teç , ^. 

/$• 6 KaOerp^e Ka6upl^i, B. 

Ib» 14 AeiTn/ây. • AeiTrvoCv, A» 

» > 

61 a ATré^oaay.? ATrï^cocrav^ /?. 

/6. 5 OÛTGOÇ OuTCi) ; ^. 

62 I TouTt TûiTov Onfiis^ B* 

_- (Edxi^voiXTay ouv 01) . 
Ib. 2 \ [Omis, -D. 

l \)Uïç J 

/&. /(6. TouTovt TouTovt , A, 

Ib. 3 flç Omis, A et Z). 

> 

/&• Ib* ESouXojxriV BovX6|ULy)v, Z?. 

Ib. 5 AxouaecrOe AxouaeoStfci, A et ^. 

/i. 7-8 Ea)a7r8p-7rôio0i/Teç,. Omis, -^,' ôbaTiep, D. 

Ib* 8 Etc&Oeifuy • • Eîc&9y]jxev, £. 

/&• 10 2\)iiSaivti 2v/x6au/o£, /?. 

/&• 12 As x«( Ecç Omis, A^. 

Ib. i2-i3 KaTTvc^eu/. AeiTrvcaeiv, A. 

Ib. i3 Toiç Omis, A 

65 4 Koiv^> Omis, -<^^ 

Ib. i3 Kal Tov arpaiov*. . Omis, C 



TI TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag. iiign. Mots. Variantes. 

65 1 8 Hy ifjiwf Omis dans les 4 Mss« 

la. 19 Eyeoye ^y^f ^* 

Ih. Ih. Ma Tov(; Geouç. . . . Omis dans les 4 Mss. 

66 I Ov^éva Omis, ihid. 

Ih* 2 Eyvd^xeu/ Eyvcoxec , ^. 

/*. 6 j^ Omis, J, C et D. 

Ib, 7 AvToç • Axnoïç, ibid. 

Ib. 1 1 EeUSeiv. Eîc&9y}y^ A* 

Ib. Ib. ÉdTrépa^ Omis dans les 4 Mss. 

Ib. i3 O U(oç 6 Av8pci>7rouç, A. 

6g I MeXiryiv MeXerviv, 27. 

/*. a - 3 OvTool i^'^* -'' """°^« ' ^' ^' 

l ovToç, en marge. 

Ib. 3 O Omis, A. 

/£• 4 Av^pofxlyoD^ Av^pojxédouç^ £. 

Ib. 8 TOUTO) TOVTOVÇ , D. 

y- i ^ fEyvdaTwç, A, B et C 

Ib. 9 Ayvôç Tiç î { ' 

l Ayvoaiwç, D. 

Ib. i5 Ixà'pLkdaou Omis dans les 4 Mss. 

70 6 Toi^ Omis, A, B et C. 

/&• Ib. AXexrpuovaç AXexrptoya^, yf. 

Ib. 10 KupiW xai KupeW te xal^ Z>. 

74 4 rv(i(jy) Fycioyiç, Z?. 

^ t f^ rrevwoSat, -^,- et en mar 

77 2 TivicBoLi } 

l ge : yeviîaeaSat. 



\ 



8i 


10 


Ib. 


16 


62 


2 


Ib. 


3 


Ib. 


6 


Ib. 


7 


Ib. 


8 


Ib. 


9 


Ib. 


Ih. 


Ib. 


10 


Ib. 


14 


85 


13 



DES VAUlAVTEft^ Yll 

Pag. Ligo. . Mo|i. Variantes. 

77 7 Éx»v TiQvîe TiQvîe iyimj A ei B. . 

Ib. 10 Ov\à%oi Oyux<x«> //> en marge. 

Ib. i5 n>5 i ' V 

l marge de ce dernier; 

78 I Aè uç Aè omiS| j4y i^ ek, {f. 

Après ce mot : rov^e pvh* 
Ib. lO Miy ^ TopiKoO yfoou^ toO, ^\P, 

C et Z). 

Âvdpe«. Omis^ A. 

Ta Omis dans les 4 Mss> 

Tbèu... Tôv êv, ^' 

Efurscv. • Omis dans les 4 Mss^ 

Kova)vât Omis , A^ \ 






.» . '. 



manuscrit A. 

Axnù # • . • Omis dans les 4 manusc. 

Avijf. Omis, ibid. 

^^^ f ? - 1' *• 

AvTwv Avrûv, ^,- omis y />. 

Kai Omis, 5, Cet D. 

l marge. 



86 5 Aiatfflyïai f "^ ], B. 

lAtaTtiîecjtJ 



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VIII TABLEAU SYNOPTIQUE 

■ 

Pag. Lign. Moto. « Variantcsv 

86 1 1 noXXoaTov HoXkoartùv, A. 

/&• Ib. ExeiWv KecWv^ ihid. 

Ib. i6 ITc/Beiy. . IlecSeï; A. 

c c 

89 .6. Exarepck) Exatépcov^ Z^. 

7i. 18-19 I^«9' êouTov xpivcj).p«^' ^^^^^ Xpi^'oy xp6v( 

l manuscrit y^. 

90 2 nû Omis dans les 4 Afss. 

/i. 12 Avraîç. ... 4 ... . Aviàç, Z?. 

//^. 21 Âùrctfv.^ . • ; Omis, A^ B et Z^. 

93 7 .Qo9* flç, ^. 

/*. 16 ia&. . Omb, lAiV;. 

94. . 2 : ToaoVTCi) ToaOT^TOiy^ B. 

97 1-2 Qî dè-xiy^veuouaiv. Omis, A 

Ib* 7 OiKia6^yai.< Oi-ma^ypoLi f ibid. 

Jb. i4 AvTûvwi ...;.... Omis, B. 

9$ I É<ïTi , ÉotIv, Z>. 

Ib. 9 MI/x^atTo J * p B. 

/&• i3 ETraycoyiK)? ETrayuo?, ^. 

lOi 9 Ttç ovojxaaiix Toi!; ovojxaai^ A, B ei 1 

102 3 Tô Omb, B. 

y > 

Ib. 17 AvaymouoLv . A^xaiav, ^. 

io5 i Kai Omb, ibid. 

Ib. i3 Axnai<; AÙTa^^ i&i^. 

Ç 

^06 i3 Hjxsîç Ji, eîç H/xerç 5' et;, /?. 



• DES VARIANTES. HT 

Pag. làgn. Mois. Variantes. 

lo6 20 Tlktiaxtùy nXerarov, A. 

> > 

Ib. 22 ATX oiro ÂXXà otto, ibid. 

109 9 Miâ M(, j4. 

•> » 

la» i2-i3 EveSiSaÇofiev Âve6i6aÇo|xai^ i6i</. 

/&. 22 E^Ci. ... ; EiStï, ibid. 

1 10 2 IIoQccXoiç. ..."•••. noi)C(^o(ç 9 ^. 

76. /&. Acà T%UTGi>V A(à TOÛrOy liléf. 

/&. Ib. Ha^attfZi Omis, D. 

Ib. 4 Airotq AiTtj^f ibid. 

/i# 10 fiât* oTTOKvaietv. . . flore oTuoKvateiy, ^. 

/&• i3 E)cca/(u £)ceu/oç^ ^* 

ii3 3 ÈXXeifApUxwv. • • . . AYiiiyLoxoiVf ibid, 

1 14 2-3 Epycdy xal Omis, ibid. 

Ib. 3 HfxSy TfxûVy et Z>. 

/6. Ib. Kat. . Omis , A. 

/&. 5 AySfsç OmiSi ibid. 

Ib. 10 O TavTTjy Oi rautiov, i3*rf. 

/6. 1 1 npo(7>!xoy.. • • • • • • IIpocxi^oç^ i&iW. 

Ib. 12 IleÇol IleÇïî, D. 

Ib. 17 Tè Omis, A, BqiD. 

117 3 AeKfdyJyac • . AriCfSiJvai, ^. 

Ib. Ib. 2c&cppoyeç; ^ocfpoyeç, ibid. 

Ib. 5 Oixiay*. • • Oîxecïxy, Z^. 

/&. 7 AÛTorç Toiç , iJiW. 

Ib. 8 ÂS^eiy exaatoç. • • . Exaaroç œj'itiVy A. 



j: TABLEAU SYNOPTIQUE* 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 



f 



117 1 2- 1 4 Exeàoiç — îxti Omis , ibid. 

Ib. i3 ffuv Hfuv, D. 

Ib. 14 Tôv vOv TovTwv, B, C et D. 

n8 I Ileyraxoaca Ileyti^yTay .^. 

/*. 2 Aè Omis, D. 

Ib. 4 H<nt)5xajxev. 2igx0efay, ^. 

/ô. 7 n ev Fev ( pour y' Iv) èv, ^ 

76. /i. A^ Aei, ibid. 

Ib. 8 Êxoi Éxei, ibid. 

Ib. 9 iç ûç, 5. 

/A. 10 àç ..i... flv, Jîeti>. 

/3. 18-19 KaiKOpioç—- %v. • . Omis, ^. 

121 5 T|uietfp«dv H/xeTép&>v^ ^. 

Ib. 9 Ottoî* oTTa ÔTToia àrra, ^. 

73. 10 kv Omis, A et B. 

Ib. 1 1 AiSjuiyrrpa Aiifxyirpav, u^. 

7&. 12 Mot yévoiTa M)^ ylyoïTo, ibid. ' 

e c 

76. 18 Hpjxiiveuxe £p/xi(yeuxe, i&iW. 

73. 20 Ovôjuidcacy Noi^liaaty, i?. 

76. 22 népa Ilapfli, ^; 

122 10 Aoyody Aoyov, C et D. 

1 25 2 Aoxô^ Aoxûv, A. 

Ib. 3 Ocra toiÎToiç Oaa Trécpuxev toùtoiç, Z) 

76. 10 Tirayopefla Omis, 16 W. 

76. 16 Xpy)(x«Tc!îovToç. . . • XpWjxaT^ovToç, 161W. 



DES VARIANTES. X.I 

Pag. Lîgn. Mots. Variantes. 

126 17 KaBap&y KaÔapov^ ibid. 

Ib. i8 A6y(ùv O Xoyoç, C et D* 

12g 5 Âv Omis, D* 

Ib. 16 Tixvoy. • • « Téxvcdy. udf. 

i3o 6 Edoxijjiai^oy Ao)c//Jia2^oy, liiW. 

Ib. i5 A(fi9T0i>aay ÂcpeiadaKJayy D. 

/fc. 17 Tl Omis, B. 

ÎNOy 4b omis, -^y oiôèy 
^éojxai yOy, JSy oiMey yâf 

Tk «^. ^^ A -^ ^« A'v..- fAyto) îcal A&i>y(, ^; Ap- 
10, 21-22 Apxivoy xai zitoi)va..J^A. , ' ' r 

i33 7 OSy. . kvy A, B et Z>. 

/i. 19-20 IIpoTre/ixcpfnyat. . .. npo7rejtx(p:3yat , /?- 

/i. ,21-22 flcjre — xpartcTToy. . Omis, zJirf. 

i34 2 Zujx7rep(Xa6Gi>y 2u|X7repiXa€oy, ibid^ 

Ib. 5 Tôy xoa/ixcoy. . . , . . Toy )c6a|xoy, C et D. 

Ib. 7 AvTwy fiv, -^. 

/fc. 8 IIpoTrl/xmaSat Mutilé ^ A. 

j. (IRaTwyi i5 TrpoaôiQ-'J 

^^- ^^ j [nXarcayi «5e >5 Trpoa9*tyî, C 

V )cyj ■••••••••• . • } 

137 2 Toute xûXoy ToTiTt rà xûXov^ B et C 

/i. 4 XedpKJoyteç. . . . . . XwpiQcrayTeç , y^. 

/ft. Ib. ToOto to. • . « • « « • ToOto Tl, B. 

Ib. 1 1 To09' \ . .. . Omis, -^. 



-.>*■■ 



XII TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag. LigB. Motfl. Variantes. 

187 1 1 TouToiç. Omisi D. 

1 38 10 Taj^ ' av '^^X'^ ^^> ^' 

Ib. 12 E^cra^e E^étaÇev, ibid. 

141 I KevoaTroudiay 27rou^tav^ liiVf. 

i&. 7 2wida>v Zuvi^ov^ £. 

Ib. i5 Epyuv Tûv, dans les 4 Mss. 

/i. 18 Twîè . Tô îè, ^. 

142 8 EadXoiaiv. . . ^ . . • • OXoiaiv^ A, B et /?• 

/i. 16 (X a<iy B. 

Ib. 17 KaXXomc^ei KaXXameÇeev^ ^« 

J&. iÇ Mer* ovnjv Met' avr>5> -<^- 

145 9 Axatp^av Mutile, /). 

/î, Ib. Avrôv. . . . , Omis, ibid. 

146 3-4 Ao^ovat Ao^^oycTi^ i6iV/. 

/i. 5 Toi.. Ôri, A. 

Ib. 7 MifxeiaOai MiaeîaOai, C* 

Ib. 7-8 Toiç — TÔv J'.. . . Omis, 5y lûvJe^ Z?. 

> 

Ib. 8 Eyxaprepeîv Kaprepuv, X). 

/i. 14 T' Omis, ibid. 

m 
Ib. 16 Ila^^UTIQTOÇ Taj^UTTÎTOÇ, -<tf . 

/&• /£• Âdv^yaaca^ Ad\>yajx(ixç^ i&iV/. 

ÎATrocpyiya/xévTQV epywv, TipaÇt 
oTroQTiva/xéyyîv, C; cmeon 
yavTo ëpyGi>y Tipâ^iy otto' 
^ (jyiv«fjtéy)fiv, /?• 



DES VARIANTES. XIU 

Pag Ligti. Mots. Variantes. 

/ Q >r* ^ ' fTo toOtov tw, B; to t«^ 

l ton, D. 

Ib. 9 Aadeyorépov. . • • . • ÂaSeveatepov^ £ et D. 

Ib. 10 Zuvta^iy Omis, D. 

Ib. 1 1 Tûv 7rpoyoi/(«)v. • • • Omis, A, B et D* 

Ib, i3 MetotxoOvTaç Meroëouvraç, ^. 

/i. 14 Tû Tûy, J5. 

i5o 3-5 T)3V — avro;^9o(Jtv.. Omis, ^. 

/5. 8 H Ttç av Ti'ç 5' à/, B; fi omis, Z). 

i53 I ÂTroïidbvç Em^t^où^i A. 

Ib. 5 Hxovoyiç Hxouaei, ilnd. 

Ib. 22 Toîteiy»-- Tarnivoi, A. 

«54 7 Ev avr>7 Ev aOrcp, i&/</. 

/&. 10 Tore Tè to, Z?. 

/&• 14 Aa/xTrpoTorbv Aajxfrpotarov, C et D. 

i5j 3 Kap^Xal^ov Ka;(XaÇ&>v, >^. 

75. 6 Èwv Èkùàv, B. 

Ib. i5-i6 Mév7}y. • • • •. MovmVf A; fx&^yx;, B et /?• 

i58 4 EcpSovYjae EcpOovyjaa, ^. 

/A. 6-7 ^ (Omis,^. 
l rat J ' 

/&. 10 Trjv Omis, B. 

Ib. Ib. ÉXatov ÉXeou, A. 

/&. 11-12 EvroniOa. EytaOra, i&î</. 

Ib. i4 Me(paxicit>d^ûç Metpaxic&dyjfAeepaxiaydâç^iWi) 



r 9 



XIV TABLEAU SYNOPTIQITE 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

i6i 3 AiafxcXXyiaojxéyoïç.. . A(a/xeXy]ao|ULévo((;;, ^ et j 

il 

Jh. 12 AÛtwv îÏKouoix. • . . HKouaa aùrwv, A. 

Ib. Ib. Av Omis, Ay B et D. 

Ib. i5 A • • Oraisi A. 

Ib. Ib. Av Omis, B et Z?. 

Ib. 17 KoXôk Omis , A, B et D. 

i02 6 Ytto y>îç Yatepov, ibid. 

Ib. 10 KoXXot; Ou xoXXoç, ^. 

• c 

Ib. Il G TotovToç G ttXoutoç , ibid. 

Ib. 12 Oix .- Ovxt, D. 

Ib. 14 AXX' — î)(pvra. . . Omis, >^. 

Ib. 16 2o(fea 2ocpeaç, A. 

Ib. 17 r&eTai Oaiveiat, 5. 

/£• 18 ileepâade Ileipâadai, ^. 



i65 I 



{ 



e c 

H Je Jrra, làv>5TT(i-lH Je ^frov, làv xrciiieSûi 
/xeSœ j manuscrit ^. 

/&. 3 Ilapacnceuaaeadé. • Ilapaaxeuc^aaadai, £. 

Ib. 5 • FvovTeç FvwvTeç, ^. 

iJ. 7 Ti/xà^. . . . w Ttvûiç , Z?. 

Ib. g 0y](Ta\;pâ).*. GvKToupov, dans les 4 Ms! 

/6. i3 Aîî Omis , -^, j5 et £>• 

— e c 

/&. /&. ï/xâç. H/ixâç , ^. 

16. 16 Aè — - /xerépaç. . . . Omis, ibid. 

Ib. 17 Xp)7 Omis dans les 4 Mss. 

/&• /&» U.apoLix'oBtiaBai. . . . Hapaii'oBeiaBe , A. 



f 



DBS VARIANTES. XV 

Pag. Lîgn. Mots. Variantes. 

> 

i65 i8 £(xv Omis dans les 4 Mss. 

Ib. 18-19 Svvod^poaGai ^uvodupeaOai^ 27. 

> 

Ib. Ih. Eàv'-^uvod^paadai. Omis^ A. 

166 i3 n0h;t(R>y. Omis dans les 4 Mss. 

Ih. i5 A)7 Omis y ihid* 

ifr. 21 ApiOTât ApiOTOÇ^ u^. 

/&• Ib. napeaxevaarûei. • ^ • IlapeaxevaaOac, z6x</» 
ii. /6, QuToç OiJ Tiç , liirf. 

169 5 rè Omis dans les 4 Mss. 

l ov J 

170 5 TaSr' o5v ToCr' olv,' A. 

Ib. 7 Kai lyà Ka'yol), 5 et I>. 

/i. Ib. Kat— TrpoQvfjtoTata. Omis, ^. 

/&• 8 KaXXiota MaXiora , A, B ei D. 

Ib. 16 Tipîç J6|yiç. • • • • Ti/uiijç xai Jo^yjç, Jî e\ D. 

"•■' "^ {m4'^- 

/i. 18 IloXiç HoUotç, C et Z>. 

173 5 ilpoSXeyeç IlpoSXeye, ^. 

Ib. 6 A((;;(iyy} Omis dans les 4 Mss. 

76. Ih. Aiefjuxprupou Mutilé, w^. 

Ib. 8 H Omis, A, B el Z>. 

/6. 1 1 Aox>7 Aoxeî, B. 

» ■» 

/£• i3 Axovtrl. • • • AxovyjTi, ^. 



• 



XYI tÀBLfiÀIT àTKOPTIQUE 

Pag. logo* Mots. Variantes. 

173 19 EpéOm • Ôpéryî, B. 

174 5 ©wêaicov mai Ttapd.. Omis, y4, B et D. 

Ib. Ib. Tû5v txi TouTwv. . . Twv tovtwv Iti , -^ et Jî* 

/£• 8 Aafiivtt}^ AyaxpeVyjç, ^. 

/&• 9 Eâv **.... Eàv, î^iéf. 

Ib. IJ OuTGi)^ OCtcu), ^. 

/&• 18 Xiiexépoi^ È-iitzépoi^, ibid. 

Ib. Ib. TTToXajxêaveTs. . . . TTroXa/xêrfvsTai , ibid. 

177 6 EXofxevoc 4 • ÉXo/uLevovy jD. 

Ib. 10 Tôt' Tore, A et D. 

Ib. 12 AÛTotç Omis , j(, B et D. 

Ib. 16 Ao\)leio\)aoLVé *. . . » AovXeûaaaav, .^. 

178 9 reysv>3(x&&) Omis, u4, B et Z?. 

7i. lO Ti J' T4 Je, ^. 

Ib. 1 1 AoiTTov. . Omis, jé, B et D. 

Ib. 12 Toudl Omis, ibid. 

Ib. i3 'KaTaij/VicpietaQe. • . ./KaTaij/yjcpteraOaiJ' * * 

V icaTa^'YiCfieradoei, B. 

Ib. i5 0( Omis ^ B et D. 

/*. i7-i9{ «'/ [Omis, ^. 

l vau/xa;t^(javTaç. . .J 

181 4 néirpaxTai* IléTraxTai, 5. 

Ib. 7 Aoyouç Aoyou, dans les 4 Mss. 

Ibl 10 04/eeç ...•• R^iç,, D. 



DES YÀKIÀNTESk XVll 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

i8i 1 1 T(ùv Omis, A. 

Ib. Ib, 2xià(; K(àç) ibid, 

Ib, 1 2 A(0t))c6vT0t)i^ AiaxovTOt)v, ibid» 

Ib. 1 3 Avrotç. Aùnjç , 5 et C 

/A. i4 AXy)9eO(îtv AXriSéatv, ^ et D. 

Ib. î9 OuTe Erre, D. 

Ib* Ib, 2,7:av01,ov(Siri 27ravt'Çouaav, A et J?. 

182 4 ràp Omis, D. 

Ib, 7 Aoxet efyat. . . . . • Ervai Joxel, ibid. 

l aÇtoXoycùTatouç. . .J 

Ib. 1 2 ToûTov.. ToûTo, A et B, 

186 i3 Avucpatpeta Ayacpépovta , A eX B* . 

r XapaxTYj p tOTtxwTa-- ^ 
1.09 3 - 4 j j^XapaxTyîpixwTatat; , .^. 

/è. 7 2TpucpvoryiTt SrptcfvoTyiTi , ibid. 

> 

r/ tV # fEflrYVîxotwv , ^; èexxriXo- 

l manuscrit Z?. 

Ib. 22 Tptj^a Tptj^ac, tè/rf. 

190 3 Xpy5<Jtv Xp>7, dans les 4 Mss. 

Ib, 6 Aéov. ....... — Aè , A. 

Ib. 8 Aè A>5, B. 

Ih. Ib. Aéytùiiev Aéyofxev, A et D. 

m. ^ 



i 



XVIII TABLEAU SYIYOPTIQUE 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

190 i3 Apet>7v Al^tv, A et B. 

Ib. 16 TouTïîv TauTxç, C et D. 

Ib. Ib. Toi Omis, B, 

ig3 2 ÂdtoXXaxrovç AiocXXoxtovç , ^. 

Ib. Ib. Hv Omis, D. 

ri A >^ f Ar^îeiav, j4, B et /?: or 

Ib. 9 hnoiav J ' ' ' 

l Jc'av en marge, B el l 
il 

Ih. l3 H)ca yiktùxa Katà yiXtùzoL, A, B elL 

Ib. i4 fl&épwv 0£pov, j5 et /?. 

194 2 N>7 Mi, dans les 4 Mss. 

/J. 4 OvTwae' 7rû(>ç IIwç ovrwat', ièiVi. 

c > 

/6. 8 Ttco Atto , a et d. 

Ib. lO-l ï ExJè KoxJè, :^. 

/6. 1 1 AeivoTTira Aeivotara, A. 

197 5 ^TTouJataç ^TTouJatou, ^. 

/i. 7 EvxodjjLO) Evxoa/x&x: , i^i^/. 

/è. Il Ilec^Oxafxev e5. . .. Ilecpv/afjtev o5, A^ 

198 i3 TotaOta Totautyj, -^. 

/è. 14 npoiTwy IIpwTov, 5. 

201 i MapTUpta MapTupcav, «i^Vi. 

l xutaç l A^ S el //• 

/6. l5 A^yyj Aryyet, D. 

/è. 17 EcJTt ES/ai, A et /?. 

202 7 AyaxoTTofç Avaxo/xTiàç, A. 



Pag. Lîgn. Mots. ^ * Variantes* 

202 8 Tpw/ixYïtctç TpayyvTiVoc ^ B et D. 

ê é 

Ib. lo A(]^va>v AvTicpefcycop^ .^. 

e > 

jT^. /&. Hp(^vci)y A/xopa>vci>v, ioid. 

Ib. i3 Ex? f. %JetD. 

lExetJ 

Koxocpwvot — or^Jerç , fi, 
76 . 1 8 Kax6cpa)vov - ccn^èi; . . i 



'^ " '"{àXJ' ^- 



l marge. 
/&. 20 Xvovç. . ; rvovç^ ^. 

205 6 2uVTl0Sttf£ -SuVTlBfii'Tai, B. 

/t. 1 2 E^ov Exci>v, ^ et D. 

Ib. 14 KriXelv Kal xyiXen/, Z>. 

206 2-3 Avayuxloi^ AvxyuoLtcà^f A. 

76. 7 KaTeoxeuacjSài. . . . KarecDteuaaTat , /éirf. 

Aveu è7rtndt|:xévoiç, ^y ch/. 

emTïîJewTCkx; auvTids/xivOiç , 
/i. 9 Aveu7riTo9efxévotç. . • j />^. c^euTrc^Jg^^o^ç ^ n^ez 

dveiriTTodeuTCûç) (Ju^TtScfiE- 
voiç, J? el C. 

Ih. i5 MeTaite>TOii/ JMstaTt.'nTe.v, ^,- et en 

l marge : ïté/;wretv. 

/^. 16 Tô Tw, dahs les 4 Mss. 

/è. /^. ïit«pojrr«iôç Ix""" Omis, B. 






XX TÀBLEAD SYNOPTIQUE 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

209 I T)7V — • xaTa>Xy}Xoy. Omis, B. 

Ib. Ib. Kare^iQXov k.yMz<£Ù.i\kav, D. 

Ih. Ib. Tè Tô, C. 

Ib. Ib. IleptTTdiç TTreptrrwç , B. 

Ib. 5 napQevefe f nap9ey&, ^,- 7r«p9evet'« 

l fi, C et /?. 

/A. 6 Tivct. . Ttvûiç, 5, C et Z). 

/S. i3 FevéaSai FH/eaSai, Z?. 

Ib. Ib. Ev «ÙTÔ Omis, A, B et D. 

210 I Oîxi^Topaç Oîx^Topeç, D. 

Ib. 8 EOvéêyîeyav Suvlêyjaav, -^, 

Yè. 18 Efx/xeXetav Éx/iAéXeiflti;, lèîrf. 

Ib. 30-21 AX^à — TToeot;. . . . Omis, ibid. 

/è. 21 IIocbtçTrapaTtSé/xeva./ jl^ C et D; Trapau 



ÎATTotoiç -mi 7rapaTt9é/ 
^, C et J9; Tiapc 



21 3 2 ÀTroTeXIaei. TeXeaet, ^. 

/ô. I i H Trpâyfjuz Omis , ^. 

{Après ce mot : ypap/i 
IvtoTe (TuyxeraSiSf i , /?. 

Ib. 10 TouTCj) ToÛTo, J9, c et Z?. 

Ib. 18 AvT^ç AvTorç, D. 

Ib. 2 1 Aeivà Omis , A. 



DES VARIANTES. XXI 

Pag. Ugn. Mots. Variantes. 

217 5 Ou Toiç OÛTOVÇ, A. 

Ib. 8 Atoj)t6t Agi îtaMtelv, J?, Cet D. 

Ib. 9 kv Éàv, jB et D. 

/Kal àXXa TroXXà TotaOta Tcoiyï- 

- f K.0CI oAAflC TTOAAa. — I T-i \ ^ /y y 

l TotoOta, x. t. X. 1 . . rj •> 

Toioura, X. t. a., x>, G 

et Z?. 

/i. 18 05v Ttpotïpov Ovv xat Trporepov, C 

218 3 Aé^tç Aé^tv, ^. 

/è. 7 IlapaXaêovTeç IlapaXa/xëovTeç, -B. 

l et Z?. 

221 2 Tyiv Omis, A. 

Ib, 7 rtyvofxévouç rivo/xévouç , 27 • 



7t. II kiioL 



\ =1 >, ibid* 



Je Tipoç Jiç todauTaç xiv— 
duveueiv. OCJelç yoûv irpo^ 

^ J ^ I rtfJLOC^f X. T. A., o et Gy 

7J. i3-i6< OuJelç Je TTpoç >5-< __ , ^ , 

I * J JNav/xaxyîCJavTeç' ouva(xev(H 

UOC^f X, T. A. ... I ^, , ^. , 

' ■ oe irpoç otç T0(yai>Tï3v xiv- 

Juveueiv. OûJelç yovv^ x» 

T. X., Z?* 



XXII TÀBLBAU STHOPTIQXJE' 

Pag. Lîgn. Mots. Variante». 



22 



■ ,5-. J''«'«X*'«««- -lo^, ^, 

l oïd fAgy mv J 



c 

Jb. 17 O/xoXoyiQcyeie. . . . OfioXofnasitUf B et C. 

/é. |5 OfXQXoy)5(jete. . . . OfxoXojn^aeiev, 5 et £7. 

/i. 18 ESouXeisTo ESovXertyy j4, B et D. 

Ib. 22 Tocp Omis dans les 4 Mss. 

226 I Tûv Omfc, ibid. 

Ib. 3 Kiipou Ku9ou, ^. 

/ft. Ib. A&vjoiyriv Omis^ B. 

Ib* 6-7 Kal wpo<Ti5(j«vTo. Omis y B eX D. 

fTov &p6vov, TovTovlTov Spivov ToiÎTov, Icppo: 

t âcppoVTtÇoV, X. T. X. J TtÇoV, K. T. X.^ -^. 

/i. 9 FevofjLlvwy Tivoiiévtùv, A ei B. 

Ib. 12 Upoayiuoiitvov. . . IIpoayevo/xsvQv, ^, j5 et / 

/6. 18-19 nipaaç népaaii;^ AetD. 

Jh. 19 Ilar^a riv Iju^v. . Omis dans les 4 Mss. 

239 3 E^e'/éveT* E^eyéveto, -^. 

/i. Ib. Ttfxcop^cja(j9«t. . iTtfxa>p>^<îecj9ai, dans les 

l manuscrits. 

/A. 6 A/xa Ilapà, îèic?. 

iJ. 8 Ta Omis,^. 

Ib, Ib. Tpôcç lïpôcç, ii/rf. 

Ib. 10 Aartç Aar/iÇ, ihid. 



BES VÀRIÀlCrES. XXIII 

Pag. Liga* Mots. Variante«. 

c 

229 21 HfiS/ ïf^îv^ ^* 

23o I OUTO); OUTOÇ, /6{W. 

Ib. 3 Xapfljeaôe j L Z^/^?. 

iXap^eaOaeij 

Ib. 7 - 8 Ev >5fiieTlpa. . . . Ev )?|ieT£pou, ^ et D. 

233 4 "" 5 Avrwv.. • . . . . Avnîl, ji et B. 
Ib. 6 Atu A,i, J, B et Z). 

/&. 7 £<py}v. £cpy)y Dceiva , J?. 

234 I Kaxeoxevdefrro. • • . KareoxevaoTai ^ C et D. 
Ib. 4 npo;(eipi(Ja/xevoç. . • npo^eiptio^fAevoç , ^. 

/*. 5-6{ ^ [Omis, 5. 

l yofxevwv J 

/&• II A' ô^aç Aè ôfXXa;, ^. 

Ib. i5 Û&/dpe( ASyjvaîoi.. Omis, ^/ ASyjvarot, ^.. 

/6. 20 Tyiv Omis, B. 

237 3 MoXaxàç MaXXaxàç, ibid. * 

/A. 7 Ev tw. . . . . . Omis, -^* 

76. /A. Kai. ....... Omis, B. 

Ib. 10 2uvaXeecpea9a(. . • . ^uvaXeecpSecrOai, J9. 

288 5 Tôv . TûvJe, C 

/J. 12 2uyxpou6juteva.. . . 2vyxptvoiivT6<; , /?, 

/i. i2-i3 A^Xa— tè Omis, Z). 

/è. 14 Ai — Tpa)^i5Tr,T«ç. . Omis, J9. 

242 I Aiyupà Auytpà, ibid. 



\ 

\ 



XXIT TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag. Liga* Mots. Variaotes« 

^*- ^ " 41 . . , [Omis , B. 

Ib. 9 Tavryî, T>3v rjîJe^ ibid. 

Ib. 2 1 ETTiÇyjTovcJt E7rtÇy}Toi5(Jtv, Z). 

245 3 TloLfiOiayéoOoLi, . . . nape(7;^é(79ai ^ ^. 
Ib. 10- II ÂTToJet^etç — TÔv. . Omis, 5. 

Jb. 12 ExxX)Q(7iaç. ^ . . • ExxXrjcreav, D. 

Ib. i5 . AÛToFç 1^^^^' ^^' ^^ «^^^^«^ ^« 

V marge. 

246 7 rXacpupc&Tepov. . . rXacpupci^TaTov, ^,5etZ?. 
Ib. . 9 E5^ov<ia<; Exovaai, ^. 

,__ ^ A (n«po^oXou9>5cyau Tov flotpoa- 

Ib. i3 1 - ^ \ TT^v xal 7rapaxoXou6i5v«t 

l totç, X. T. A. • .1 

^ Tot;, X. X. X., ^. 
Ib. i5 Axouovta Axowovraç, A,BelD. 

249 5 Ov t)7v aÙT>7i>. . • . hxivhv tfVT>5v, 5. 

frcvstat xaxwv ô Jt-1 
/*. 9 1 , [Omis, B. 

f AvénXaoev -^ ô Xô-'J 
a5o ii-i3| ^^ jOmis, A. 

Jb. 14 Or« Xlyw /^ ^^>' ^' «" "lai^ge : 

l owc .Xéyc«), 

253 4 ^^ ^^^; -^* 



DES VARIANTES. XXT 

Pag. Ligo. Mots. Variantes. 

- (Kaù To TrapaxoXou-'J Kal ti 7rapa>toXou9eîv, xat 
l floOv J Tt TO 7rapaxoXou6erv, .^. 

253 i6 ] 7 ^^ [Omis,^. 

1 Après ce mot : eïte rér- 
tapa, ob; ToFç irepl Zi^voH 
va , Tov (JTwïKov, 5 et D. 

Ib. II -12 KaTecnceuacrrai. • • Karecnceufl^aSai . J9. 

Ib. i6 Tôfxérpû) fTàvfUTpov,C, en marge, 

l elZ?. 

267 4 Aôyov Aôywv, D. 

> 

f EmXoyiÇoaévoç , oC-1 

/è. /6. Airà Avràç, ^ et C. 

Ib. i5 £iipv6/xa ESpvS/xov^ dans les 4 Mss. 

a58 2 Xpôfxa Xpyjiia, D. 

Ib. 9 PoTrfv TpoTTov, dans les 4 Mss. 

, ^ (Taç Te Ip/uieXeeaç STroeet (xc- 
fTûE Te fxéXyî eTToietl 

l fjLeyaAoTTpeTT»?. . . . J ' * ^ 






Ib. i5 ÏTToXaêy] ^ Mè woXaSy], -B. 

/6. i5-i6 T^ ireÇi) Xé^et. . . Tfiv ireÇwv Xé^tv, C 

l (jLevoç^ JB^ C ei D. 






XXYI TÀILBAU SYNOPTIQUE 

Pag. Ligo. Mots. Variantes. 

361 i3 Hv È, J. 

l TWV J 

/4. 5 ITccVra oa« IlavS' oaa, -^. 

/&• /£• napaXeiirofxéifcov. . . IlapaXeiTro/xevoy^ (7. 

Ji. 6 Aoyov J ^ i /?. 

lAoywvJ 

Zi&. 10 Aiopfoeiev. • . . • Auspcaei^^ ^. 

76. 16 A)5 Tl, Z>. 

265 16 Aiayyoley Aiavoîei/^ ^. 

/&• 20 A6yo>v Aoyov, £. 

266 6 Ti fxèv Omis, A y B et Z?. 

/&• 7 Ev. • Kai Ivji ^. 

/è. II ÂJaouç fÂ3i5Xou, ^ et 5,- Uk, 

l manuscrit Z>. 

/&. 12 npoc^Kei npocrtxeiv, -<^. 

Ib. i3 Éxëâoa ExSâaav^ ibid. 

269 3 EppvOjxoç Eppud/uiouç^ f . 

/&• 3-4 Kal ovo/xara - )7 5è. Omis, îôiV/. 

> 
Ih. 4 IlepiireTrXayiQfAéva.. • Ef/TrepiTrXavyjfxévx , 7^. 

/*. 7 j ^ , ^ [Omis, 5. 
l oefxiav ) 

Ib. Ib* MnStyiioLv C)v$e|uieav, j4. 



f-- 



DES VARUNTE9. XILYII 

Fag. Ligu. Mots. Variantes. 

269 13 OpÛ Opûv^ JB* 

Ib. i3 XiivGéacG^ 2uvTa^ci)(, î6î^. 

/&. 17 notx/Xc^ IlQix/XXciKy ^. 

/^. ig 0( 0(0^1 dans les 4 Mss. 

270 I . A^ayvoÂ} AiavocV}, 162V/. 

Ib. j K«J iroMQTixgç. . . . Omis^ B. 

76. 10 Oc»}ç OcYiv, £7. 

_ c c 

76. 14 Ap/xovioç Ap/xovca^ /)• 

Ib, 9 IIpayfxaTttcov* • . . npayfXâCTtxûv^ jB. 

273 4 Mwiveiv fM^^etv, C,- et fimùmv, en 

l marge. 

/&. II TLznoiYjcQoLi IleTroteîbSai , -^. 

274 5 flXiycipyjcJe. .... Ùkiytipmcoi ^ ibid. 

Ib. 7 Ért EcjTO, iB^ Cet Z?. 

76. '11 tiiv ÉEov, Z?. 

277 8 E^eci)ç Aé^ecix;, B, CeiD. 

Ib. 10 E^iv. Ae^iv^ dans les 4 }^^« 

Ib. 20 MeyaXwv MeyaXcûv >tat )taXô)v, J9. 

> > 

278 I ETTiXoyc'cjyjTai. . . . EmvoigcjyjTai , -<^. 

76. 16 Ka6u7roxp(vojxévo(ç.tf KaSuTroxpivafxfvoiç ^ /6îe/. 

76. 22 EcTTiov Jaae EcJTroûJacjev, i6iV/. 

281 10 Ù V lî^ A.BeiD. 

Ih. 12 Sacpgç 2!«cpa)ç, i6îrf. 

76. 18 Îîxi<j9y3(jav fixi^aQyiaav, ^. 






XXVIII TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag, Lign. Mots. Variante». 

28:2 2 IloXeody IloXeci); , A ei B. 

Ib. Ib. $y3atv Ipelv îhocïty ipoi/TCdv êpeiv, D. 

Jb. i3 AidaoxaXcbv. . . . . Ai^aaxaXErov^ A. 

Ib. i4-i5 Tàç TToXetç xai. . . Omis dans les 4 Mss» 

/&. i5 A(j>)9py3Tat Acj>epe?rat, -^. 

jT^. 17 AovXEvoxnv AoDXei}(7Ct)(ïiv^ i&itf. 

Jb. i8 nXriCJiov Omis dans les 4 Mss. 

^85 3 Idiov-ovSvTTocpopâç. Omis y £. 

/&• y AyêpccKtccu Ajixapxcav^ ^. 

/6. 9 npa>nv Omis dans les 4 Mss* 

/i. 19 Axcvyjtov Omis, D. 

:286 I Aiocérei Ati^aei, ^. 

/&. 2 IloXXa T(ç noXXaKK;, ibid, 

Ib. 3 Exot Omis, D. 

Ib* 5 IlpoaairoJovtaç. . . Aîro^ovraç, -^. 

» > 

/i&. 9 AvSpcoiroiai AvGpc&iroicnv, Z7. . 

289 4 Erye Efre, -^, C et Z). 

/6. i3 Movov Movoç, CelD. 

/è. i3-i4 ETratvoOfjtev ATraitoOfAev, ^, fi et />. 

293 I Av6pc&7roi(;. . . ^ • AvdpodTroi, ^. 

/é. /6. Eypavj^e Eypacpe, ibid, 

/6. 2 ErciXYiStiti Emvn^zitiv^ ibid. 

Ib. 7 To yàp Tô yàp, dans les 4 Mss. 

Ib* 10 ATTatrerTat ATratTowteç , A, Cet D. 

-1 

Ib. II OvTa OiÎTWa);, J?. 



DES VARIANTES. XXIX 

Pag. Lign. Mots. Variantes. 

393 12 E;^9po^ Ato^^poç, A. 

Ib. i8 <5>w\v Ototv, ui. 

2q4 s Evioi Tivè( îvioi, A. 

Ib. 11-12 ApTuaXov ApTraïov, ibid, 

Ib. 12 Neaepaç^ • . , . . Niaejpaç, ibid. 

297 4 Evtore EvtoTe Je, zWrf. 

Ib. Ib. A' l^^orat AéloiaQai, A, B et Z>. 

ïb. 6 IIot' HoTe, A. 

Ib. Ib. Tiv&fîMù Tivii(5%^v^ A et B. 

Ib. 19 Evepyetaç Evapye&ç, A, B et Z?. 

298 lo Kai Omis, -^. 



V%/%fV%f¥%f%f%lV%/V 



JUGEMENT 

SUR LES ÉCRIVAINS ANCIENS. 



N. B. Ce Jugement se trouve dans deux manuscrits , 
n°» 1741 et 284^. J'appelle A le premier et B le second. 

Pag. Lîgn. Mots. Variantes. 

3oi 5 Eti ÛTi , dans les 2 manusc. 

Ib. iB, IlaXaiwv Apj^at'cov, ibid» 



JtKJL TABLEAU SYNOPTIQUE 

Pag. Lign. Mots. Variaotea. 

3oi 8 AvayivcocncovTo<;. . . rtvolxncoytoç ^ B* 

3o2 9 Pevjixa Ti PeiîfxaTa, ibid, 

3o5 I 2uvi6y}xev 2uvé6e(xev^ i^iVf. 

Jb, 2 Idbi)* • . • * • . ToiyapoSvy ^. 

Jb, 5 noXv|!xa62ca^. • . • IloXufJuxSéaç ^ i&iW« 
3o9 6 AuTÛy Aùràç, ibid, 

Q fOpa $è Kat 2ty}tft'-1 ^ , .#. 

/A. 9-10 T>5ç fJteyaXoTTpeTte&ç. T>î /xeyaXoTrpeTreia , etirf. 

3l3 2 Iv^ÔTiei Omis, ibid. 

Ib, 4 Mtxcc mts^wildi. . .p^' ^^^ aatyyîvee'aç, ^,- )tc 

l Taç COL(SjrnVZlOL^ y B* 

Ib. 5 H9o; Omis, 5. 

{KaSairep 2oooxX>7;l KaTtàpS&xïev )ta9a7rep So- 
xaT0t>p@Ci)(ï8v. . . .J cpoxA^ç, ^. 

/A. /A. Tl. . Tt;, B. 

3i8 6 T^-ç 5è (jacpnvec'flé;. .p«ç aacpr.ve&ç 5è, dans le 

V 2 manuscrits. 

Jbé la Aé^otai AéStùzai, B. 

c e c 

Ib, 12 HpoJoToç. . . . . . O HpoîoTo;, y^. 

321 5 Eipfoxojutev flç eipfoxojutev, /?. 

ii, 9 Eyéveto Eyfoeaev, J9. 

/A. lO HStxàç H6riXâ!ç^ i&irf. 



DES VARIANTES. 
Pag. Lign. Mots. Variantes. 

322 3 Tlpdyiiùtxo^ Omis^ B. 

ii. Ih. E7réTu;^6v ETiéTucev^ ihid. 

Ib. 6 MâXXov Omis, ibid. 

Ib. g Tq ^liv O idv, dans les 2 Mss* 

Ib. lo 0ep(9eitsur(Kov. • . . €)epa7reunKây, B, 

i^- II AXXci)v Ao{iX(ù)/f ibid. 

Ih. i6 Aè . Omis, £foW. 

3^5 7 Al Omis, ibid. 

320 I Eviiç 7rp<xxTcx)7ç. . Ev raîç Tipaxtocarç, liiJ. 

329 1*3 IloXufxaÔoO;. . . . noXv>ta9oOç , i&iW. 
/i. 17 Ta. Omis, ibid. 

Ib. 18 PyjTéoy PyiTopeiç, liirf. 

330 6-7 Ilavv — en Je. . . . Omis , ibid. 

Ib. 9 AeXyîSoTO)^ AeXvSorwç , liirf. 

/&• l3 A(Y}y)9(7E(7(v AucacTsaiv, liiW. 

/t. Ib, Itfj^voTyjTi I^voTyjTt, i&irf. 

333 19 Katlj^ovrat Karlp^jovrat , ibid. 

334 2-3 Ay]|:xo09évovç Ay^/iJUXiOevacov , i&ccf. 

/&. 10 Karaoxeuy? Ilapaaiceuy? , l'&ié/. 



j» Il Twc . ] Apres ce mot ; evptasto;^ 

manuscrit y^. 



{Aprèi 
ma 



< / 



Ib. i3 nécfUXÊ npo7té<yu)t€i>, liirf. 

337 I Ke;^ap«XTy)pta|!Jtévot.. Ke;^apc£T|UL£vot, j&. 



TABLEAU SYNOPTIQUE 



Pag. Lign. 

337 8 
Ib. 12 



Mots. 



Variantes. 



AeXy)96TCii)ç AeXr^SoToç, ibid. 

Texvyjç T:?ç 'éx^^> ^* 



D'après ce relevé , on peut diviser en huit chefs principaux , 
les Variantes des divers Mss. pour le Traité de l'Élocution de 
Démosthène , 



SAVOIR : 



(•126 

I®. Les altérations d'écriture.. J ^ 

2®. Les omissions de mots....( 9^ 

l 80 



3**. Les transpositionSé 



4**. Les fautes provenant de la 

Î prononciation adoptée chez- 
es Grecs modernes 



5*». Les lettres paragogiques. . 



6**. rÎ7voaat en ses divers temps, ( 
au lieu de Ytvoaai, et vicel 
versa • y 

•j®. La suppression des préposi- \ 
tions dans les mots composés. | 



5 
3 
I 

2 

34 

2 
i5 

2 
2 
2 
3 

2 



o 



dans le manuscrit A. 
dans le manuscrit B. 
dans le manuscrit d 
dans le manuscrit D* 

dans le manuscrit A, 
dans le manuscrit B. 
dans le manuscrit C, 
dans le manuscrit D. 

dans le manuscrit A, 
dans le manuscrit B, 
dans le manuscrit C. 
dans le manuscrit D, 

dans le manuscrit A, 
dans le manuscrit /?. 
dans le manuscrit C. 
dans le manuscrit D, 

dans le manuscrit A, 

dans le manuscrit B, 

dans le manuscrit C 

dans le manuscrit D, 

dans le manuscrit A, 
dans le manuscrit B, 
dans le manuscrit D, 



2, dans le manuscrit A, 



DES YAlllAlfTES. XXXIH 



6, dans le manu^rit A, 

Q, • „. ^ I 1 f dans le manuscrit B, 

8V LesHiatus \ ^; dans le manuscrit C. 

dans le manuscrit D. 




(266, par le manuscrit A> 

lies) 177, 



Total des Variantes fournies) 177, par le manuscrit B. 

par chaque manuscrit | 69, par le manuscrit C 

^1599 par le manuscrit D, 

( Le manuscrit C est donc le plus correct. ) 

Le Jugement sur les Écrivains anciens se trouve dans deux 
manuscrits, qui donnent les résultats suivans : 

.0 Ai^iC ^ ^fA '^ ( I » dans le manuscrit A, 

x\ Altérations a ëcntore | ,6, dans le manuscrit B. 

a^. Omissions de mots 8 , dans le manuscrit B. 

o« rr. '^ i ^y dans le manuscrit A, 

3«. Transpositions J ^| ^^^^ 1^ manuscrit B. 

Q*, Fautes provenant de la pro- f 

nonciation adoptée chezles< 4» àsjis le manuscrit B. 

Grecs modernes ( 

■* 
5^. Lettres paragogiques i ^ dans le manuscrit A. 

e». Suppression desprépositions f ^ j^ manuscrit A. 
dans les mots composés. . . 1 ' 

Total des Variantes fournies r 4) ^^^^ ^^ manuscrit A. 
par chaque manuscrit \3o, dans le manuscrit B. 

(Le manuscrit A est donc le plus correct.) 



TIM SU TÀBLKAU aTMOPTlQUB DBf yAKlÀKTIS OU III* BT OERBIBB VOLUMB. 



lit. 



r 



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'1 » 



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\ .f 



» ./ ■ I 



• ~\. 



• .,, r 



AIONTÉIÔÏ AAIKAPNASSEXit 

nEPi 
TH2 AEKTIKH2 AHMO20ENOÏ2 AEIN0THT02; 

RAI TûN APXAiaN 

K P I 2 I 2. 

JUGEMENT 

DE DENYS D'HALICARNASSE 

SVft 

l^ÈXCÉLLENCE DE L^LOCUtlON DÉ DÉMOSTHÈNE, 
ET SUR LES ÉCRIVAINS ANCIENS. 



m. 






n£Pi 



TH2 AEKTIKH2 AHMOSGENOTS 



AEIN0THT02. 



2 Y NO Y 12. 



I _* 



À. Uapi^ivyitot. ix toG 8ouxu^î^ou. -— B • Ù "kiri xai àifikhç 
XéÇiç* — r' . H fAixTTi xal ffûvGcTo; XsÇtç. -^  . icoxpàrouç 
^gÇtç. — É-z' . Ii>.otrfc\voc ^làXsxToc. — H-0' . AsQ^oaGivouc 
çpàffic. — i. Tivi JiaXoTTst t^ç 8ouxu^^ou XiÇeû);. — là- 
lé. Év ot; Tov A\ia(av fjicpitpivirai. •^— Iç . AïjpoerOfivouç irpoç 
iffoxpàniv xat nXircAva avyxpio'tç. — 11^ - K* . t^oxpari tov 
XcÇcb); Trpoc ADfxoffGIveiov iropi SlTaeric* •— * Kà - R^' • Aijpioo^ 
Givw^c XfÇc6>c 7rapà^g(7fAa. -^ Ky-A'. IIXaToi>vtx^c ^ca- 
XsxTOU êÇsTaffiç* Trapà^e^Ypia. — Aà-ÀY* • A)3pioerG£vtx^c XcÇeo»; 
îrpoç riv nXarci>vtx:iv âvriTrapcÇéTaffiç. — AS -Aç. A)7pioo^ 
G'cvnc TÎeri tovç oXXouç vYrcp6fi6X)3Xcv« — A^. luvGso'foDC ;(a- 
paxT^peç Tpeïç •ygvvtxwraToi. ^ A^-AÔ . A\)(rmpôiç àppoviac 
yapOLXVïip, — m'. rXaf^pâç cépptovta; p^apaxri^p. -^ Ma. Mi- 
ffuç âppiov&ac x'^paxTTip, — Mp -M7 . O A)}fiioer9iv>]c t^v pi engv 
xal fuxT^iv àppiovîav ê7rsT)^^fuo'£V. — • M^-Mç. Aià rt oO 
TTOpiverat w aùriv ocei ôWv. -^ Ml^-Md'. HoSç to xpariff- 
Tov fiiepoç fXaSe t^; àpfAovtaç. — N'-Np>' . A>î|jioffôgvouç tov 



^ SUR 



L'EXCELLENCE DE L'ÉLOCUTION 

DE DÉMOSTHÈNE. 



SOMMAIREi 

ï. Exemple tiré de Thucydide.— II. Du style simple. — 
IIT. Du style moyen ou tempéré. — IV. Style d'Iso- 
crate.— V-YII. Style de Platon. —VIII-IX. Style de 
Démosthène. — X. En quoi il dlSkrp. ^^ ««lui de Thu-* 
cydide.-^AI-XV. En quoi il se rapproche de celui de 
Lysias. — XVI. Démosthène comparé avec Isocrate et 
Platon. — XVII-XX. Parallèle dû style d'Isocrate avec 
celui de Démosthène. — XXI-XXII. Exemple du style 
de Démosthène.— XXIII-XXX. Examen du style de 
Platon; exemple. — XXXI -XXXIII. Parallèle du 
style de Démosthène avec celui de Platon. — XXXIV- 

XXXVI. En quoi Démosthène leur est supérieur. — 

XXXVII. Quels sont les trois caractères les plus re- 
mar<juables de Télocution. — XXXVIII-XXXIX. Ca- 
ractère de rélocution austère. — XL. Caractère de 
rélocution douce. — XLI. Caractère de Télocution 
moyenne«»-XLII-XLIII. Démosthène a choisi Télocu- 
tion moyenne . — ^XLFV-XL VI . Pour quelles raisons il ne 
suit pas toujours la même marche.— XL VII-XLIX. 
Comment il est parvenu au meilleur genre d'élocution. 
•^ L-LII. A quels signes on peut reconnaître la manière 



4* SUR DÉMOSTHÉNE. 

de Démosthène. — LIII-LIV. Gomment il donne de 
V éclat à son éloquence par l'action oratoire. — LV- 
LVIII. Sur certains reproches faits à Démosthène. 



I. « J-iEs villes étaient en proie à la sédition : celles 



iV. B, Ce traité se trouve dans quatre manuscrits de la Bibliothèque 
du Roi, no* 1657, 174^, 17^3 et 174^. J^appellerai ^ le premier > 
B le second , Cle troisième et I) le quatrième. Le n» 1657 ne com- 
mence qu^k Particle yiii , et la fin est incomplète. Le n» 1743 , plus 
tronqué encore , ne commence qu^à Particie xii. 

Le sâtant Capperonnier nous a laissé , danâ le XSLIV volume dès 

Mémoires de V Académie des Inscriptions et BeUes-Lettrek^ d^impor- 

tantes observation» sur cet ouvrage de Denys , et de précieuses va^ 

riantes tirées du manuscrit n» X743* Elles jettent un grand jôut: sur 
plusieurs passages tru)ui4t.<£». 

Mes guidée sont encore ici t Sylburg, Hudsbn et Keiske. Qaant à 

l'édition d'Oxford I743, pliacée à la suite des extraits d'Ed. Rowe 

Mores, elle m'a été d'un faible secours; on n'y trouve que quelques 

notes jetées çà et là au bas des pages et empruntées, pour la plupart» 

k Sylburg. Le texte n'a subi aucune amélioratioÉ : Téditeur Itii-cbéme 

a soin d'en avertir. 

(i) Toutes les éditions portent icie mv, xa] <r« f^V0Yff/{^ofT«, 
it. <r. X. Sylburg et les autreéf cdmméntateurs diéènt dans leifrs notes 
que ce passage est incomplet , et ilâ le rétablissent d'après le texte 
de Hiucydide ; mais ils ont cru devoît respecter la lacune qui se 
trouve, dans Denys, Ce scrupyle est-il fondé ? je ne le pense pas. 
Dans ce traité, qui n'est déjà- que trop défiguré par des altérations 
et des lacunes , je m'en suis tenu au texte de Denys tel qu'il nous 
est parvenu, toutes les fois que les manuscrits ne m^ont point 
fourni de secours, ou que les variantes m'ont paru douteuses : 
je n'ai suivi les conjectures que >dans la traduction. Mais lorsque 
Denys lait des citatiops et que le teçaps a respecté les auteurs cités ^ 
pourquoi laisser ces citations incomplètes dans le rhéteur; sur- 
tout, s'il a rapporté intégralement le passage dans tin autre traité ? 
( Dissert» sur Thucyd, , chap. 99 , tom« 11, pag. 367.) Les mèmçs 



I ■ 

nSPI ÀHMOSeENOYX. 5 

/xoerGmi. ^>-» 



À. « lii2TA2IAZE oîlv xà X&U TToXeWV (l), î^l t^ Icp- 



tommentateqrs , tout en rétablittant la dtatioQ dans leors notes , ont 
ayanc^ gu^il y a ici one grande lacime. M. Capperoipmer ne parta- 
geait point cette opinion.: « La plupart des sayans , dit-il ( ubi sup, , 
» p. a)y <{ai ont trayailié sur Denys d'HaUcamasse, Henr^r Estienne^ 
3> Sjlbiirg et Hudson en dernier lieu , se sont imagines que la lacune 
> qni.est an conunencement du traité de Vexcellence da télocuxicn 
» âe Démosthène ëtait si considérable que ce qui restait aujourd'hui 
» détïeit ouyrage n'en était que la moindre partie : mais comme ils 
» u'ont point donné des raisons de cette opinion , on peut , sans 
» manquer ^ V^^klmao <jui hâta csi due, être dVn ayis contraire ^ et il 
» me parait qu'on esjt bien fondé à soutenir que cette lacune est très- 
» peu de chose. En effet , qu'on fette les jreux sur la première partie 
» des mémoires de Denys d'Halicarnasse que le temps a épargnés , 
» de quelle manière y procède-t-il , et queî est son objet ? Enfen- 
9 dons-le s'expliquer lui-même. Poi^ maintenir et fixer l'éloquence 
» au point de perfection où elle était arriyée de son temps , il se pro« 
» pose de donner un précis de la yie des plus célèbres orateurs, de 
V faire connaître l'espèce d'éloquence qui les a distingués, et de mon- 
» trer enfin ce qu'on trouye dans diacun de louable ou de répréhen- 
» sible. Telle est la méthode qu'il a suiyie à l'égard de Lysias, d'Iso- 
» crate & d'Isée; tout engage \ croire qu'il ne s'en est pas écarté 
» par rapport, à Démosthène. Il est donc yraisemblable que Denys 
» d'Halicarnasse , après un abrégé de la yie de cet orateur , faisait la 
» comparaison de son éloquence ayec celle des écriyains qui Payaient 
» précédé; or , c'est k cette comparaison que commence l'ouyrage de 
» Denys d'Halicarnasse : d'où je conclus , sans doute ayec quelque 
» fondement, que la lacune dont il est question ne saurait être fort 
» importante. 

» U était nécessaire de détruire un préjugé; qui ferait, croire que 
» l'oayrage de Denys d'Halic. n'est qu'un fragment informe, quand 



j5 nEPI AHMOieENÔYî. 

}) iTT^cpepe T))y UTrepSoXyJv le, ro xaivoOaGai rciç ^tavo^aç^ 

j|) rm t' l7ri;^etpiQaeû)v Trepirej^vridet , yai tj| (2) twv 

>) Tt/jLCdptwv ^oTTia (3). Kal t>9V eiwSuîav a^toxyiv tôv 

>) ovofxaTCdv, Iç ri 2pya avr/A^a^av tjî docaio^et (4)* 

>) ToXjuia jxlv yàp akiytaxoç, dvdjp&c cptXetatpoç IvofAïaSv)* 

>) iiDlnaiç 3e ^pofiTîS»^, îetXta evîçpeinÎG (5)' ti 34 aô-f 

>) çpov, ToO «vavîpou itp6(5j(riiM* xal to moç 5îrav 

» fyvBxhv, lirnrav apy'iv ro 3' I/xtçXtÇxtcoç ô^v, ûn/3poç 

>> jtjio^pa TrpotferédT]' aaepoXeta 35 to ciriSovXetiaaadaty <ho^ 

1} cco€ oei'' ô 3è avriléycùv (6) «vtw, ÎTroirroç. EttiSou-» 

» Xev<^aç 3s riç, tvx^î^ "^e (7)^ ^uvetoç* xal UTrovoTÎora;, 

» Iti 3ety6Tçpoç' TrpoêouXevtfaç 3è, ottwç (xy)3èv omto (8) 

» 3Wa6i (9)^ tgç Te ctatp&ç 3iaXuT)7ç, xal toÙç evay- 

» t/ouç IxTceTrXYiyfxévoç. ÀirX^^ 3^^ cpOacTaç rov /léX'* 



s il est certain au contraire qa^l ne mancpe k cet ouvrage çp^iin 
» lëger accessoire , qu'il est aisé de suppléer par les monumens qui 
3» nous restent. » Il est difficile de mieux prouver que nous n^avons 
à regretter ici que quelques détails biographiques , pour lesquels on 
peut recourir à ceux que Denys a insérés dans la première lettre k 
Àmmaeus (cb. r^, seqq. , tom. 11 , p. 8, seqq* ). 

(i) Une édition, citée par Sylburg, porte «^vrTifff*V'r«; mais ici, 
comme dans la dissertation sur Tbucydide (cb . zxix, tom. ii| p. 267), 
U faut lire , d'après le texte de Tbistorien : t^v^if /{^«yta. 



$UR DEMOSTUÈKE. y 

» qui s'y livraient les dernières , instruites des excès 
» c(»nnu6 par les autres , mettaient toute leur indus- 
» trie à se signaler par des attaques d'un nouveau 
» genre , ou par Tatrocité des vengeances. Elles chan- 
» geaient Tacoeption ordinaire des mots destinés à ca- 
» ractëriser les actions, et les désignaient par d'au- 
» très. L'audace inconsidérée fut traitée de courage 
)> intrépide pour ses amis ; la lenteur prévoyante , de 
» lâcheté décorée d'un beau nom. La modestie fut 
» regardée comme une pusillanimité \ et une sage cir- 
» ponspection, cc^nme tme lenteur incapable de rien 
» entreprendre : une aveugle témérité devint le trait 
» caractéristique de Vbomme de cœur. .Délibérer mû- 
» rçment pour ne rien entreprendre au hasard, c'était 
n un prétexte honnête pour nepas^s'engager : l'homme 
» violant fut un fiomme sûr; celui qui le contrariait , 
» un homme suspect. Dresser des embûches et réussir^ 
'^ c'était avoir de l'esprit ; les prévenir, c'était en avoir 
» davantage ; prendre ses mesures d'avance, pour n'être 
» jamais obligé de recourir à tous ces artifices , c'était 
» trahir l'amitié et avoir peur des ennemis. Préveni|^ 



mU> 



(a) Cet article manque dans Thucydide et dans Denys lui-même 
{ubitup.'), 

(3) Sareepauage , Cf. les notes (tom. n , p. 269, not. g). 

(4) Cf. les notes ( uhi sup., p. 371 , not. 3). 

(5} Cf. les notes ( ubi sûp, , p. 373 , not, i et a). 

(6) *0 /" «èfo-f Xf>MV , dans Thucydide et dan# Peuys {Ih, , p. 275). 

(7) La particule vt est omise dans Thucydide ( ubi sup, )• 

(8) A»<r#v dans h diisertation snr Thucydide ( ch. zxil , tom. 11 , 
p. 373 ). Cf. les notes ( ibid, , not. 6). 

(9) Af»0«t dans plusieurs éditions de Thucydide | et notamment 
dans celle de Londres ( 1819 ; tom, i , p. 435). 



8 SUR DÉMOSTHÈKE. 

)} un adversaire prêt à nuire, pu pousser à mal faire 
y> un citoyen qui n-y pensait pas , c^ëtait mériter des 
» éloges. Les amitiés de parenté forent moins respec- 
)) tées que les amitiés de faction, parce que celles-ci 
» sont disposées à tout oser , sans jamais alléguer d-ex- 
» cuse. Les associations ne se formaient plus pour le 
)) maintien de*lois établies , mais dans des vues de cupi- 
» dite contraires aux lois. Ceux qui entraient dans ces 
» ligues fondaient leur conûance réciproque non pas 
)> sur le nom des dieux témoins de leurs sermens , mais 
)i sur des crimes qui rendaient leurs intérêts communs. 
» On adoptait quelquefois ce que disait de bien le parti 
D opposé , mais c'était pour se tenir en garde contre 
» lui , s'il arrivait qu'il prit le dessus, et non par gé- 
» nérosité. Le plaisir de la vengeance paraissait plus 
» désirable que l'avantage de n'avoir pas reçu le pre- 
» mîer une offense. Si quelquefois on faisait des ser- 
ïi mens de réconciliation, ils n'étaient respectés qucM^ 
» pour le moment , parce qu'on se trouvait dans une 
» érise violente et qu'on n'avait pas d'autre res- 
» source. » Voilà un exemple de cette diction extraor- 
dinaire, pompeuse , pleine d'art et surchargée d'orner 
mens empruntés : Thucydide peut être regardé CQmme 
la règle et le modèle de ce genre de style ; aucun écri- 
vain après lui ne l'a porté aussi loin, aucun même ne 
s'en est rapproché. 



(i) Cf. les notes (tom. iz , p. 376 , not» 3 }. 

(a) Où «rç» ^titit fif*^, dans Thacjdide (ic&î sup. , p. 436). Denys 
a omis le passage uù têtt — fci) itfùirtLBûf dans la dissertation sur 
Thucydide (tom. xz, p. 977}. 

(3) 'E>/>'»of«ro , dans Dènji^ibid. ). 

(4) Cf. les notes {Und,, not. &). 



HEPI AHM02e£NOr2. Q 

)> Xovra xoxov zi Spâv, hmvtîrOf xal ô l7r£xeXeva(X<; roi; 

» p^ itavQoiiisuQV (i). Kal fJU9V >^l to ^uyyevèç to5 lTac<* 

>; pocoS fl^oTpco^repoy iyévixo, Sii ri eTOt/xorepov tîvon 

n a7rpo(]paa^(7Tûi)ç xtîkfjj&n. Ou ycSp jieTâl xâv xetfxévcov v(>- 

» puov bXfeXeto^ ac TÔcaOrai ^vodbc^ £^âl Tcapci tov^ 

>) xaQeextârraç irXeoye^^e. Kal rà^ Iç i7(fâç avroù^ TcicTTeiç 

» où xth deco) xaî v^^^dfjxù (2) pêXXov IxpaTvvoyTo^ ^ rû 

» xocy^ n nap(xyo{ji^(7âU* rcf te âiro tûy ei/aytââv >&aXôi)(; 

» Xeyo/ixeva^ evede^^ovro fpyoi>v (f^oncY?^ eî TrpoS^^oisv^ xai 

> 
)) où yeyyatoTYiTi. Avtcttfxodp^aaaOaf té Tiva^ Trepl TiXeiovoç 

)) ^v, ij auTov im iipo«flefl*M»* - Ki»ci ^pxoc'gTTroO apa y£- 
>> yotyro (3) ^DVopXXflçyiÇç ev tw avruca îrpoç to ârropov 
y^ hazéptf ^ido^evoi^ ?<7X^QV^ oûx è)(6vT(ùv aXXoOev ^ 

c 

^ ytffuv (4)* ^ Q f^V 0^1^ liriDAyiiéyin xal ireptri)? xal 

ijOMCTflteceuoç (5), xal toiç ImSsToiç xocj/xotç arracyi cju/x- 
ir87rX7}po>fi.â;y2 Xé^£ç^ ^i; opo<; xal )eayG!)v 6 0ouxu9(&y](;^ h 
pvSeiç oSS' VTTepeSoXero tûv miysvoiiévùiv, oSte ê|xt|xi^ 

OOTO (|S)> TOIOUTYI TIÇ TiV. 



(5) K«) n lyKATOffKiu^t f dans le manuscrît de Hudson {Cod. 
Bodl.). 

(6) '£Tifiif0«<ro , dans une édition citée par Sylbarg, est une faute. 
(Cf. T%Muyd, Jud,f cap. lu , tom. 11 , p. 365 ) : « ^uyyfApian /xh 

> s. T. ^• » 






y 



lO HEPI AHM0I9£NPY2. 

B • H d' irépa (i) XiXi^y -h 'hxn vm a^eXiTç^ xal db-^ 

dpaç Ttpocrrataç^ emyypacpetç te xat cptXotrocpouç xai pi^ 
ropaç. Kai yàp oi ràç yeveoXoy^rç e^eviyxavTêc^ xal oc 
xà^ TOTTpcfliç î(7topia<; TrpoyfAateuaa^oc^ xat o< ta! cpiXTcxà 
(p(X0(TO(fi((7ai/Teç^ xal oc tûv ^Sixôji; deaXoyoN; irotyiral^ & 
j^y To 2a)xpaTixoy dtd(a(7)&aXeroy irây^ 2^(d IlXato^voç* xai 
oî Toi;^ dYjfiioyopixoifç ^ dbcovocouç erwrarro/xevot Xoyou;^ 
oXiyov îeS/ TTûcvreç rauryjç lylvovro tïîç Tcpooeipfoeodç- Ett^ 

Auaiaç KecpcÉXou, xità rovç oitouç XP^^^^^ Topyia te 
•MX 0oU)cu$/3V) yevo|xevoç. T4 ^è riV 19 Tcpoatpecït^ avroO^ 
%aX tfe î5 Sivoejxiç, Iv tjî Trpo Taùryjç dsJijXwTat yp^cp»? (2), 
xal ovJev Jet viîi/ TraXty virèp tûv ûcvtwv Xéyeiv «pxfoe^ 
îè ToaoîÎTo fjLovov eîiretv, ott dtv îtoîraaûv «pfxovtav ovroi 
TTpoç oXWXoyç oi SvJpci; j^ppaoï/ro (3), t«<; «xpoTifJW 
âfjiQOTipaç T>î; Xé&wç, aî TiXeSiTov aWjoXwv oîilx^vot 
daifiovlct (jTrouftl TrpoeXo/xeyo^ te xal TeXetc&eJoirreç. Kat 
Trep Yi vnxm «poç \)T:imv (4) êv fxoucytxyj Wyov ïx^t, tocj- 



> 



01^- 



(1) Sylburg propose n itvi'tf* qui s^accorderait avec ce qui soit 
( ch. m ) : *H Tfhn Xif iç , x. t. x. 



SUR DÉMOSTHENE. I I 

II. L'autre genre de style simple, sans art, et qui 
dans ses formes et pour les ejBfets qu'il produit , offre 
une grande ressemblance ayec le style ordinaire, ^ été 
cultive par plusieurs auteurs célèbres ^ historiens, phi- 
losophes ou orateurs. Les écrivains qui opt composé 
des généalogies ou d^ histoires locales ; ceux qui nous 
ont laissé des traités de physique ou des discours sur la 
morale ; et dans cette dernière classe il faut ranger tous 
les discifdes de Socrate , excepté Platon ; enfin , les ora- 
teurs qui ont écrit des harangues politiques ou judi- 
ciaires , en ont fait presque tous usage. Lysias , fils de 
Céphalus , contemporain de Gorgias et de Thucydide , 
Ta perfectionné et lui a doniié toute la beauté dont il est 
susceptible. Dans un autre traité , j'ai parlé du talent 
de cet orateur et du caractère ^fi_fiaix.^lo<jueaee : je ne 
crois pas nécessaire de m'en occuper de nouveau. Il 
suffira de dire que Lysias et Thucydide forment à eux 
deux l'harmonie entière qu'on appelle diapason. Us se 
partagèrent les deux extrémités les plus opposées de 
l'élocution et s'attachèrent avec le plus grand soin à les 
perfectionner. Il y a entre la diction de l'un et la dio- 



(3) On voit, par ce passage, qne le traité sur Démostliène fait 
suite aux mémoires sur lès orateurs. SMl en fallait une autre preuve , 
on la tronyerait dans cette phrase : « 'ErifAf ^l ÀfX^i ir^tio^/AAt <re» 

{De lêœo Disser, in fine. ) C'est donc après le traité sur Isée que 
odui-ci devrait être placé : je me suis néanmoins conformé à Tordre 
•dopté par tous les éditeurs. 

(3) Le manuscrit de Hudson ( Cad, BodL ) porte en marge : «'l^-. 

(4) Mieux vfè( <r»v V9r«T«f (Stlburg). 



12 SUR DÉMÛSTHÈNE. 

tion de Tautre le même rapport qu^e^tre la Nète et 
THypate. Thucydide frappe TÎvement Pâme, Lysias la 
l^^plit de sensations calmes. Le style de Vna tend Tes- 



(i) Mieux «rotovrev, qui se trouve en marge du manuscrît de 
Hadflon (Cad. Bodl,), Reiske adopte cette yariante. 

(a) J'emprunte k l'abbé Amatid la note suivante : ell(3 jet^e^ u^i^ 
grand jour sur ce passage : « Nous lisons , dit-il , dans Denys d'Ha- 
» licamasse que Lysias et Thucydide formèrent à eus seuls Pliar- 
» monie entière que les musiciens appellent AIAIIASnK ; que ces 
» 'deux écrivains célèbres s'étant partagés les deià extrémités de 
» rélocution , s'attachèrent chaqin à perfectiqnner celle dont il avait 
» finît choix ; qu'entre la diction de Lysias et celle de Thucydide , il 
» y a le même rapport qui se trouve entre la néte et l'hypau^ c'est-à- 
» dire, entre la corde la plus haute ou la plus grave, et la corde la 
» plus bas^ pu la pl^s aiguë ; qu'autant le style de Thucydide est 
» propre à exciter des passions fortes et véMmentes , autant celui de 
» Lysias semble &it pour inspirer «leif ««uUmeus .doux et tran- 

» quilles. 

i> Pour bien entendre ce passage, il y a plusieurs observations k 
» faire. 

» i». Les cordes des instrumens étaient disposées chez les Grecs 
» dans un ordre tout contraire à celui que nous suivons \ au lieu de 
"» compter > ou » pour me servir du langage de nos musiciens , de 
» solfier de bas en haut , les anciens solfiaient de haut en bas. Ainsi 
» dans ce système de sons la, si^ut, re ^mi, fa^ sol , la y leja qui 
]» pour nous est la sixième note était la troisième pour eux; d'où je 
9 conclurai , en passant , qu'il ne &ut point s'étonner qu'ils aient 
» regardé la quarte comme la pluç parfiedtê des consonnances ; leur 
yt quarte n'était autre chose que la quinte des modernes. 

» ao. On sait que chez les anciens, jamais le mot harmonie n'a eu 
» la valeur qu'il a parmi nous : il ne s'agit point ici de l'exécution 
» simultanée de plusieurs chants différens, mais d'une dispositio9 
91 purement diatonique , d'un arrangement de sons successifs , qui 
1) semblent s'appeler l'un l'autre , jusqu'à ce que formant un sens y<ils 
» comportent une espèce de repos. On sait encore que les anciens 
» n'admettaient que trois consonnances , ia quarte , la quinte et 
9 Poctat^» Or y la série articulée des sons snccessifs dont les deux 



nEPI AHMOZeENOTZ. i3 

(mov (i) >5 Awibv Xé^iç Iv TroXtrtxp ^laXàcta) irpo^ t)}v 



» extrêmes rapprochés forment la consoonance AIAIIENTE, ou de la 
» quinte, est ce qae les Théoriciens appelaient Pharmonie ^Avim y 
» Pharmoniedes sons qui entraient dans la consonnance AÎATÉZ- 
» SAPHN ou de la quarte était Pharmonie ^ùLvtovdfeif ; et la réunion 
k de dts deul séries dont les denx extrêmes formaient la consonnance 
» ÂIAIIASON ou de Poctaye, était Pharmonie /^«arA^v, appelle 
» entière et parfaite, parce qu'elle ren&rme en elle-même tous les 
i sons , toutes les eonsonnances , tons les intervalles qui peuvent é% 
» rencontrer dans la musique ; et qu'en-deçà et au-delà , on tombe 
» nécessaire'meiit dans la répétitioki des mêmes cordes. 

» 3o. Geuz\des anciens qui ont écrit sur les passions de la musique, 
» ont constamment observé que le propre des sons aigus est d'animer; 
» de passionnel I d'agiter, et que l e pro pre des sons graves est de 
it tempérer, d'adoucir et de calmer. 

» Ainsi, nous nous ferons ime idée juste et précisé de ce qu'a voulu 
» faire entendre Denys d'Halic. , si, d'une part , nous considérons le 
» système entier ^ctTtATtif ou de l'octave, comme divisé en deux 
i autres petite systèmes , celui de la quarte et celui de la quinte ^ et 
» que de l'autre , nous nous représentions Thucydide comme s'exer- 
» çant dans uh de ces petits systèmes, celui dès cordes aiguës, salid 
» jamais entrer dans celui dés ccùrdes graves ; et Lysias dans le petit 
» système des cordes graves , sans jamais passer à celui des cordes 
» aiguës. S'il faut en croire Théophraste , Thrasymaque de Chalcé- 
» doine fut le premier écrivain qui parcourut toutes les cordes du 
» système entier et parfait de Pharmonie oratoire , c'est-à-dire qui 
* s'exerça dans toutes les sortes de style ; le simple , le sublime et le 
» mixte , ou celui qui se forme du mélange des deux autres. Denys 
» d'Halic. n'ose l'aiErmer , il se contente de nous dire qu'Isocrate , 
» Platon et Démosthène manièrent tous les genres avec le plus grand 
» succès, et qu'ib les portèrent au plus haut degré de perfection. » 
(Abbé Arbaud, Examen de quelques passages des anciens rhéteurs^ 
Mém. deVAcad. des Xnscript. et BeU.-Lett.^ t.xxxvn,p. zoS-io;.) 
Cf. les diverses dii|S«rtatioDs de Barette sur la musique des anciens , 



l4 nEPi AHM02e£N0YS. 

xuvai Toy yovv in $è, àvâvai jtal fxaXoÇàt. Kai eîç iro^Soç 

TâHXXa (i). Kai ro /xèy ^idaaaQotip tloA Trpoaavayx^bae tt^ 
tUç 0owyJt5oy XéÇewç Ï$lov (2)* ro ôe aTrarijcTai, xal xXé- 
ij^at Ta TTpaypcra, ryjç Aucjibu, Kal )î fxlv vewrepoTCOiÉz 
X(xl ToXftyipoy^ t>îç to3 ovyypaecpéwç otxeîbv îîéaç* 17 5s 
oacpoXeta (3) xal ro cbUvSyjvov , ziiq toO pîÎTopoç (4). 

cf 

S'éXei. KaTe(7)cetia(TTaft (6) pièv ouy huxrépa, yax tiç ôbcpoy 
ye :^xei tiÇç tJiaç xaracntev)};* psTiei 5è )5 /xèv IttI to 
ftôXXôv :^ TT^cpuxev efyat JoKeS;* >5 5s^ eîtl tè^tToi/. Ilapa- 
dtiyijtarf>w 8k xat xauTTiç T:?; XeÇecdç ov9èv ly tô irapivrc 
of/xat Jea/. At3o fxev Sy) yjxpoMtYJpz<; oSrot Xé^ecoç, tocjovtov 
aXX^Xci)v dirfcpopot xarà tûJç oycoyaç* xai oîvjpeç oî Tcpcd- 
xtùaavxt^ Iv aÛTot<;^ ovç ^te^îîXSoy* decyol pièv Iv ror<; avtoâv 
epyotç «/uicpoTepof xa9' 8 Je foot aÙiîkùv rtcav, dxzktiq. 

r 

r . TptTYi Xl^eckx; (-j) TiV yi fxtx-rt tgxai<yt3v9«toç ex toutow 
TÔj/ îveo^* ^v ptey TrpÔToç apjtxocyafjievoç xat xatacJTiîda; 

dtf/t« /es mêmes mémoires , tom. m > ▼ y vin » et surtout la traduction 
du Traité de Plutarque sur la musique , auec des notes par le mémOf 

tom. X. 

(i] Cette leçon qui se trouve dans les deux manuscrits jB et D 
parait altérée. Sylburg propose de supprimer ces deux mots. Reiske 
les remplace par ceux-ci : ti ^i' tSma -— qmd opus est reliqua? 
Seil» commemorare •— Xi^'i i? . 

(3) Rèîske efilkee la virgule et rapporte r) k i^ot. Il traduit : a es$ 
» o/i^uM^ furof^riimi. > Cette correction est inutile. 



SUR DÉMOSTHÈITE. l5 

prit et le tient en ërefl ; le style de l'autre le charme dou-^ 
cernent et loi donne in relâche. Thucydide fait naître 
les émodons les phis vives, etLysias les émotions douces.^ 
Le premier renverse , entraîne tout ; le second se glisse 
imperceptiblement dans Tàme, et comme à notre insu. 
L^historien se distingue par les formes les plus hardie» 
et les plus extraordinaires; Torateur, par une marché 
simple et circemspecte : l«in de courir après Tart, il 
s'efforce de le cacher. Leur style est travaillé avec le 
plus grand soin, et chacun dans son genre est arrivé à 
la perfection \ mais Tun veut paraître aù-^essus de ce 
qu'il est, et l'autre au-dessous. Je ne crois pas néces- 
saire de transcrire des exemples en ce moment. Ces 
deux genres de style sont très-différens : les écrivains 
qui, suivant moi , les ont employés avec le plus de 
succès me paraîjuutut ÂffjàLjuxx,u.L Ailmfra2)les f mais ils 
ne présentent pas une entière ressemblance. 

tn. n est un troisième genre de style où les deux 
autres viennent ëe mêler et se confondre « Est-ce Thra- 



(3) Ou bien Àpixtict. Cf. la dissertation sar Isëe ( ch. xvi , et le» 
notes ibid,), 

(4) liC traducteur latin dit dans une note qu'il a sous-entendu ici 
irfe*i^f9t»(î mais c'est k tort : la phrase est complète tiiç «rov futof^Cf 
sâl. oîxfTof iSicLç, qui se trouve dans la ligne précédente. 

(5) Les manuscrits et les commentateurs ne m'ont fourni aucun 
secours pour rétablir cette lacune : f ai adopté l'opinion du traducteur 
latin f qui rend ce passage comme si après pctinrctt il y avait : AS^»- 
ftiyoffy «tXA« <roF xo^'OVf ». t. X. Cette conjecture est confirmée par l'en- 
chaînement des idées. 

(6) Xct<ri0«f c/fiia^jf , en marge du manuscrit de Hudson (Cod, BodiJ), 

(7) Il semble qu'il faudrait Tf /tn M^tg, «Pai conservé l'ancienne 
leçon , parce qu'elle se trouve dans toutes les éditions et dans les ma* 
nuscrits. 



|6 SUR DÉMOSTHÈNE. 

symaque de Chalcédoine, comme le croit Théophraste, 
qui Ta inventé et conduit au point où nous le voyons, 
ou bien est-ce tout autre? Je ne peux rien affirmer à 
cet égard. Quant aux écrivains qui Tout adopté et qui, 
par leurs ouvrages , l'ont à-peu-près porté à toute sa 
perfection , ce sont parmi les orateurs , Isocrate d'A- 
thènes, et parmi les philosophes , Platon^ disciple de 
Socrate. A Texception dé Démosthène , il est difficile de 
trouver des écrivains qtii aiRit mieux observé une juste 
mesure et donné plus heureusement à leur style les 
grâces et tous les brnemens de l'art. Thrasymaque , 
dont il me reste à parler , semble avoir attaché à ce style 
tempéré le plus grand prix : sa diction est un sage mé- 
lange de ce qu'il y a de plus parfait dans le style élevé 
et dails le style simple. L'exemple suivant, qui est tiré 
d'une haran^c poUtîc[ti<i^ prouVe qu'il ne s'attacha pas 
à un seul et même genre, a Athéniens , je voudrais vivre 
» à cette époque et dans ces conjonctures , où il suffi- 
^i sait à la jeunesse de se taire , lorsqu'aucune affaire 
» ne l'obligeait à prendre la parole , parce que la ré- 
)) publique était bien gouvernée par les vieillards . Mais 

< ' !■■■■■ 

(i) Mieux «cffo/f i|«t/ufyoi , suivant Sjlburg. 

(a) XJne ëdîtion porte f7 ^rmç qui est une faute* J^adopte la correc- 
tion de Sylburg. Réiske propose M»ç : cette conjecture aboutit au 
même sens. 

(3) Sylburg substitue , diaprés les notes de Lollinus , ySot/Xjf^-f i à 
Fandenne leçon ^ùUhia^i , qui est une faute. Pour plus de clarié , il 
propose de sous-entendre àt) , ou un nom au datif. Reiske suit ce der- 
nier conseil et refond ainsi le passage : « ovx 10-M koj n-lj ^ufa/tA%» <r^ /6ot/« 
» Xit'ffti — voluntati paremfacidtatem haudjuisse ; j'ai traduit litté- 
ralement : d'après la correction de Reiske , il faudrait lire : « prouve 
M que son talent ne secondait pas toujours sa volonté. » 

(4) Ce verbe manque dans les anciennes éditions. Sylburg et Heiike 



nEPi AHMoiesNorz. tj 

xmSovtùç iv, &ç oUxai 0e6«ppa^oç* eÏTe âXXoç xi^, ovx 
l)((ù Xéyttv* Oc de èxde^fiieyoi (i) xat £h/aOpii|/avTeç ^ )cal 
ou TToXù mocrx^^^^ 'i^^^ reXeiôxrai; py]Topa>v (jièv^ laoxpa-» 
TT}ç ô A^nvaïo^ iylvero* c^iXoaocpcdv de^ IlXarcav ô 2odxpdC« 
Tococ* Tt^on/ yàp diifijijxvov eupea/ rûv av^p&y Irépou^ 
rivàç, 2^0) AsQjutodSéyoDç ^ ^ tavayxaTa xal p(pi^(/xa xperr* 
rov «Êcni^aayTaç^ ^ t)7V xa^cXoveav xal tâi^ ImOérou; 
xaToencevo^ |3£Xt(ov à7ro}e^afx|youç«xI (ley ouv Opaoufiia^^ou 
Xé^tç )5 Xonnî, t^ç ovrcdç (jLetJotyîtoç ovrtv T)Îv irpoa/petnv 
eocxev ïyew <Jiio\>3ï}(; dÇt'av xéxpatai yip eu ttwç (a), xai 
avTo To ^pi^ai/jiov e!X7]({»ev ix^ijpâcc âiv^/mm^^* «^ jiè oûx 
(byj PouXi5?et (3) xixpWTOi, Ttapi^iynûc Ig Ivoç fl^cw,) (4) 
Tôv ftfîfxyîyopixôi; Xoytav toJe* (c EêovXo/xijv //èv, o^ A9yî- 
» yaiot^ (jLeTaejjjéTv èteiywi toO xp^^o^ fo^ iraXaioO x«l 
» TOI/ TTpoyfxaTCdv, îÇvâta auanâv didxpn toïq yewrépoiç, 
» TÛv Te Trptfy/xiTWv oàt ovayscaÇovreoy oyopetîistv, xal 
)) TOI/ TrpecjêuTépcùv opQwç T)iv iroXiv iTrtTpoTreuovrwv. K«t 
)) eiretî)? (5) cîç tocjoutov (6) îîfwc^ dvéBtro ;fpovoy 6 



Rajoutent d'après LoUinus : il se trouve aussi dans Péditîon de Hud- 
son et dans les extraits de Ed.-Rowe Mores. 

(5) Sjrlhurg propose fvf ^ liru^. Peut-être suffirait-il de sup- 
primer Jut2 f qui manque dans le manuscrit Z>. 

(6) Au lieu de <rea«v4-0F , le manoBcrit D donne «reievroy , qui se 
trouve aussi en marge dans le manuscrit de Hudson ( Cod. BoM,}, 

Jll. 2 



l8 ^ nSPI AHM0Z6EN0V:. 

» {X)9 3^ec53/ Zpya efvac^ /xind^è r^ç ^X^^^ ^^^ ''^^ ^^' 

* . 

» fiùmBévTOiv (a), flcvayjtyî oè (3) Xéyeiv. H yàp ôvac^ 

» oSn'to;, Â xopTepc&Toro; eotii/^ o(Tri< è^juiaptavecy (4) 

» -é^tov Irt ^api^ei toc!; ^oiikotUvai^, xocl tH^ ixlçta» 

» AXiç yccp rfxa/ o irooiXôàv XP^^°^* ^ ^^ P^ ^'^ 

» Tov xpovov T)5i/ (xcv TtoLfiùSoxHjav i5fx^p«» oyoTUÔcxt, twv 

» î* ETTioO^av JeîtocJtv (5)' «vri î' ^jixovo/aç, efc l^^pav 

I) aXXôu; xi ti;X>î9o; téov àyaQîùy iêpeÇeà/ t6 ttoi^» xal orflc-» 

J9 oia^eiy. i^jULeT; de /xe^ci fxèy fûv dyaBm è<jo(fpQvoviJLSv, h 

» eïwSeî/ (6). Te' iijxot fjiiXXot rtç àv yiyvétJKttv dimff 

» 0T&) ye XvTreroSac iid xoi^ irapoSat xal vo^^ea/ tuùQeu ; 



(i) Reiske propose une addition fort ingénieuse , pour remplir cette 
double lacune : je Tai suivie dans le français , parce quelle est tout-li- 
fait conforme k ^enchaînement des idées. La voici : « "Atti riit juth 

» stùfTùôç (lisez ctÛTovc] t^ri/ir?, utù ^ritStmfritç fAtyiftrAÇ ^ ». t« X*» 
(a) Ou bien iirt/jttxnrmf, suivant Sylburg. 

(3) Mieux ^' (le même). 

(4) Reiske voudrait iu^A/jutfrwntf^inse prœhere hcum oKis pee» 
emndi ; sese prœstare in quo alii furorem suum exereeant. Cette in- 
terprétation est exacte; mais la correction parait peu nécessaiiw. 



Sur DÉMOSTHÈIŒ. ig 

»- tme sorte de fatalité nous a fait naître dans ufi temps 
M où nous ne pouvons connaître que par tradition la 
» prospérité de la patrie; tandis que nous sommes té- 
» moins de ses désastres, et que les plus grands ne 
"> peuvent être imputés ni aux dieux, ni à la fortune, 
^ mais à nos magistrats : la nécessité me force donc à 
1» rompre le silence. H faut être stupide ou patient à Fex- 
1» ces pour aller au-devant de la méchanceté du premier 
m venu , et fournir soi-même un aliment à la perfidie et 
n à rinjusticed'autrui. Le passé le prouve assez : c'est 
» parce que , inéine au milieu des dangers , nous noua 
^ sommes jusqu'à ce moment contentés du passé, dans 
)» la crainte d*û^ plus triste avemr ,, que nous avons eti 
» la guerre aii lieu^dfe'la paix, et que, loin de vivre 
» dans Tunion, nous avons été eolxainé» ^ des haines 
» et à de mutuelles dissensions. Les autres peuples ne 
n s'abandonnent à de tels excès et aux divisions qu'au 

> sein de la bonne fortune : nous , au contraire , sages 
» dans la prospérité, nous nous livrons aux aveugles 
1» transports de la discorde dans l'adversité, qui d'ordi- 

> naire rend les hommes plus sagésv Que pourra penser 
^ ou dire le citoyen accoutumé à s^affliger du sort de la 



(5) L'andenne leçon porte on point après ASfovoc : f ai change , d'a- 
près le manuBcrît Z>, cette ponctuation y parce qa'elle m'a paru con- 
fire à Tenchalnemeut des idées. Du reste, ce passage est obscur et 
eiobarrassé; je me suis efiforcé d'en tirer un sens, en m'attacbant 
■cmpaleusement au texte qui est le même dans toutes les éditions 
^dims les manuscrits. 

(6) L'ancienne leçon est : « K«i tùÙç /uiy «axovç *rl frxn^t <r»y 
* «>ctd»y i^mffonlfjfV ff H «roTc tuumç »^«y» fiih U *roùç iU\»c/< 
> n»p^eyi{;tiv. » Elle ne présoite auciii\ sens : la correction de SyU 



it 



20 SUR DÉMOSTHEMK. 

» patrie et à le regarder comine désespéré ? Comment 
» pourra-t-il affirmer que de semblables désastres ne 
ïf viendront pas raccabler encore ? Je prouverai d'à- 
)> bord que les orateurs et ceux qui délibèrent sont loin 
)> de s'entendre : ils en sont venus au point où doivent 
.)> aboutir tous ceux qui ne prennent, point la raison 
.)) pour arbitre dans leurs discussions. Persuadés qu'ils 
» soutiennent des opinions contraires ^ ils ne voient pas 
)) qu'ils pensent de la même manière , et que Topiiûon 
)> de l'un est renfermée dans l'opinioii de l'autre. Ex»^ 
» minez ^ dans son principe, ce qia'il* veulent tous* 
» La cause première de leurs débats, c'est la cônstitu- 
» tion de la république : elle est pourtant bfen facite 
» à connaître et commune ii tot^ les citoyens. C^est 
» de nos ancêtres que nous devons apprendre les choses 
» que nous ne pouvons savoir ijue par tradition^ 
» quant à celles que les vieillards ont pu vpir eux- 
» mêmes, c'est à eux à nous les faire connaître, puis- 
» qu'ils en sont bien instruits. » Telle est la diction 



burg /UAfifeti yrtpjffêf ne la rend pas intelHgibk ;. tandis qae rien 
n'est plus clair que la leçon qae f adopte d'après le manuscrit Z>, avec 
Capperonnier. U traduit : « Une suite d'heureux succès produit chez 
» les autres peuples les insolences et les séditions ; nous au contraire, 
» modestes et circonspects dans la bonne fortune , c'est dans Pad- 
» yersité , où d'ordinaire ëclate la sagesse , que nous nous sommes 
» livrés à toutes sortes d'excès. » 

(i) Autre passage qui ne présente point de sens : il y manque évidem- 
ment quelque chose. La version latine est aussi obscure que le texte : 
« Quid scUicet quLs commemorare queat, quo et ipse dolere , et quod 
» qtiati amplectendum al'di statuere consuevit ? Quid verà eonse^ 
j» quctut hujusmodi, quod non amplius taie Juturum est?» ^eîske 
propose diverses conjectures , propres k jeter quelque jour. U ^efidt 
ainsi tout le passage ; « T/ /St* /t«•x^ol Tir h >i>f«a«iif , â fiVf7r / 




nSPI AHM0Ze£N0Y2. 21 

» Ti inxct txtof TotoOroî/ (i), wç fimdeu iu toiovrov 
» îarcciyHpikov yiv ouv touç ^tacpepofxà/ovç irpoç oM^ 

» Ttpokiytùv TreirovOotaç Trpoç a>Xi6Xovç S^rcp ovayxy) rouç 
»'ôa/eu yv(&|XY]ç cpcXovctxowTO^ Tcooj^etv* oîojuieuoc yàp 
» iuavxCoc Tdyew cDli'kote, ^ ovx alofiavovrac ta ovrcr 
);. irofl^TTovreç* ovdic tov tûv ixép(ùu. Xoyov ly tû iilpea 
H ÏÂytf (a) éyoyra. JExi^'aeTde yap é| flêp;^ ^ {^lorovcrcy 
» çeoTftpot. npÔToy juA/, î5 TUflfrpioç iroXitsia rapayi^u, 
n «vrorç Trapfj^et^ paam (3) yvowftSvai, xal xoivorarw 

_ e 

» toc!; TToX^aiç ovaa tcôûju/. Oniaa fxèv ouy t)ceâ/a>v t>74 



» ih Tiapà T$y eldor&ty 7ruy6â{y€;a9«c (4)« » Toiouty} fiiyouv. 



» oTf>t XifjTfi^éki îflr) <re7f 4r«/iov^ ««) J^if« yofiiÇtty (scii, AÙrk) 
» ^*^«r7f* » <r/ A<r«c ffi?? (jcii. jutihkot) toioÎ/tov, ». <r. X., ou, 
bien: «Ti /^t« tff7 «toiovtov, ». t* x. » J^ai tâché d'arriver k un 
seni planaible; les manuscrits ne fournissent aucun secours. Pour 
tonte variante 9 Tun B porte tA:tiv <ri toioûtot , et, Fautre D omet 

(a) Reifke voudrait ti <r^ t«(^T«f ^>f . Ne &udrait-il pas plut6t 
il rj» i*rlfoy xîy^ ? 

(3) La leçon p^9«riF, citée par Sylburg, est une faute. 

(4) X«i traduit littéralement; mai« ce passage, et. surtout les. 
mots «fct>»i} iJy%tf «■£? intx«it<rff«i9 paraissent altérés : peut-être 
firadraîl-il v^ùt erAX^iovfftv^. Ce fragment matilé est presque in- 
intelligifate en plosieors endrpit». iUiske plropose s •'Oir99», fiif tZf 
» MwfAW ifif*n'f«tçyiti/AH Urif , lUoJiif -Mfàytut (sctf. «îavth). 



!22 HEPI AHMOieSNOYZ; 

xparoç ^ xal c(( ct/xcpôxlpovç (i) touç ^^apax^r^paç liri^ 
xtftpoy cêoperi^piov* 

 . H di laoxporovc XJ^tç^ Sç (xfytoroy Svojxa li/ toi; 
EWwaiv...*** dymx fà/ oSte iJtov ouïe dwfxdaiov ov- 
J6;a...*** viaoLfiiyoy} (2), ypacpàç îè cuvra^afx&ou 
iro^ç Yoi xoXaç etç Situauv i$iav X6yci)v^ Svru/a j(a^ 
pa)cî>7pa îyta^ ecpaâ/eto fxot^ ^icl -TrXsiovc^y pèy è^wsa 
Tïpotepov* oû9èv ^è sccdXvan yal vvv èm xecpaXaiW ovrcl 
xct àuaymiLoraxa, eiireu/* on tôç yiv Aoaio^^ Xé^ccoç 
t4 xaSapov î)(ti, tloiI ri côtpiêfer oSt» yip op^afoiÇ; 

Toï; xoivoTOTOiç xal ouvYjôçtJtaroiç xl;fpy3Tar iqSpoî te xal 
TTiSocv)) K0cl xdeux Itycif val Trécpeuye ti^v TpoTiuci^y, £k^ 
9rep Ixeu/y] (3) T)Jv diù^v cppaaiy* t>7ç de 0ouxudidou xal 
Topyiov T>9V fxeyaXoTrplTreiav xai aepotyîta xai xoIXi- 
Xqyuxv aveAriCfç* xal dç (xèv Ti dida^ai toy mpooLt^y 
GûLiflaxoLxa, 8t( ^ouXoito^ vnv chîXfiv xal chcocj^y^Toy ip- 

fxy]ve/ay iTriTTiJeuet -nîy Aua/bv eîç de ro xaTa7rX)5^aa9«i 

■ I ■■ ■ ■ ■■ ■ ■ ,1 , I , 

» CvTipeiy ». T. ^• » £^ adoptant cette leçon» il fendrait dfre: 
« Tous lef faits ^op anciens pour que nous puissions ' leis cqn- 
9 naître par nous-mêmes, c?est des yîeillards que nous devons Ijes 
> apprend|re t quant à ceux dont ils n'ont pas été les témoins , nous 
» né ppuYons en être ipsti^ajits que par les hommes^ qui la traditien 
y les à fini oopnàt^ » 



SUR DÉMOSTHÈNE. ^3 

de Thra^ymaque : ob y trouve un heureux méhoige 
du s^le étevë et du style simple; ou plutôt, c*est la 
limite placée 'entre Tun et Vautre. 

IV . Quant au style d^Isocrate dont le nom brilla d'un 
grand édat dans la Grèce , et- qui, s'il ne prononça des 
discours ni au barreau^ ni^dans lies assemblées publi- 
ques, en composa du ijoioins plusieurs dans tous les 
genres d'éloquence, j'ai montré quel est son carac- 
tère , et j'en ai exposé toutes les qualités. Mais rien 
n'empêche de rappeler ici les plus importantes. Ha 
la pureté- et la correction de Lysias : il n'admet, ni 
les- mots surannés, ni les mots étrangers ou nouveaux : 
les termes usités et ordinaires sont les seuls qu'il em- 
ploie. U excelle à peindre les mœurs et se distingue 
par le naturel et la grâce. H fait 1© siyle figuré et s'at- 
tache au style simple , ccmime Lysias. Il emprunte quek 
quefois à Thucydide etàGorgias la pompe, la grandeur 
et- l'élévation. Quand il faut mettre dans tout son jour 
une question sous les yeux de l'auditeur, il imite la 
simplicité et le naturel de Lysias; mais lorsqu'iljvise à 



(v) Il y a kl une lacune dans. toutes Ips ëdltifms. La finale rt^ove 
^t^le açns démontrent, que le mot tronqué est ift^tnip^ut , comme 
1$, panse Sylborg,: je n^ai donc pas hésité à Tadopter ,- même sans 
Pantorité des manuscrits. J'en ai fait autant pour les trois premiers 
mots du diapître suivant ; je Ds , d'après les corrections de Sy Iburg, 
« 'H a 'Ia««;aC<r»v(. » 

(a) Dans la traduction , j'ai suivi l'addition proposée par Sylbnr^ i 

» ik/jiérfi «v/îvci ntMnr «SyMft^vc/utvooy ». <r. x. », mais je ne t'ai 
pas insérée dans le texte. . 

(3) Sjrlbnrg «oos-ciitend iei Mi^v, néetstaîre po«r le sanl. 
ezpUqim. ^^pMsags df la méau maiiièrc. 



24 SUR DÉBIOSTHÈNE. 

frapper par la beauté de Fexpression et à donner aux 
choses de Téléyation et de la noblesse, il emprunte 
à Gorgias la recherche et les ornemens affectés de son 
style; il échoue toutes les fois qu'il veut rehausser son 
style par des figures puériles « I^es antithèses, les périodes 
à membres symétriques , et les autres omemens tout 
aussi futiles dégradent son style, parce qu'il les pro- 
digue outre mesure et à contre-temps \ surtout , quand 
pour donner à la phrase la mélodie et le nombre du 
vers, il évite avec circonspection la rencontre dçs 
voyelles et tout ce qui pourrait troubler la douceur 
des sons. H met tous ses soins à présenter sa pensée, 
noi^ pas sous une forme vive et arrondie , mais sous une 
forme séduisante, mais lâche : en un mot, il ressemble à 
ces fleuves qui, loin d'avoir un cours direct, sont coupés 
par de nombreuses sinuosités. Ces omemens affectés 
rendent la période lente, désagréable et froide : ils cout 
viennent plutôt aux discours d'apparat qu'aux discus- 



( i) Ce passage est k-pea-près correct dans Pandenne leçon : Reiske 
n'avait pas besoin de sobstituer ^oiov^ai k «roiovoi. Seulement, fai 
pensé avec Gapperonni^r qu'au lieu d'i^xeixXMvi^oi/ufyiiy il faut t>xox- 
Tifofttvsy. c n est étonnant y dit-il en parlant de Sylburg qui conseille 
» la même correction, que cet habile critique ne se soit pas aperçu que. 
» le mot t>»0ixx»4r*{fejuîysy était tout-k-fait impropre. Il n'aurait pas 
» sans doute laisse TaUemative , s'il eîlLt yu. que le manuscrit du Roi 
» portait «7>eX9ri{|ejUf my, le seul mot qui se marie avec Tidée de Denys 
» d'Halicamasse , qui compare les périodes d'Isocrate à ces fleuves 
9 dont \^ ooprs direct est interrompu par plusieurs sinuosités. » La 
leçon tyjutXojrfÇejuiyiiv, citée par Sylburg , est fautive. 

(9) « U est aisé de voir , dît encore Gapperox^ûer , que ces mots 
» iMir «xiidf 9«rfpety k'/roM *n ne peuvent pas être eatendusde la même 
3it cltioae % si le style d'Isocrate dont il est ici question, ut conforme 
» k la vérité > U ne doit pas être en mênw temps sans mouvement et 



n£PI AHM0Z8EN0YI;. 25 

Tâà/ei d)è^ ly oS; ûpaft^era/ ttotc^ toÙç Topytou veapovç 
a^jLuatctffAoù^ Zvikoyjaa. Ta yjp ai/Tffler0^ te xal irc^pecia^ 
xal Ta 7rapafrXi^(7(a tovroc^^ oSre /xerpiâS^ovra oure xaipâ 
yofofjueifoi, iMLrattr/yvBi vfiv [isyakonpémtav oixnii<;, xal lu 
ftoXXov ly of^ t/iv eùimiay ^cc&xovaa )cal T)^ tvpoBiiCoa/, 
il* evXaëecaç jxèv Xa|x6âéyei rè m^y>tpovtfat t<J cpa)VT^evr« 
Twv ypoLfifidxoiv , îi' evXaêewcç îè Troteirat t4 XP^^^"' 
oOaf Ttvi TWV TpajçuvovTCdv ^icS^xet î' fat irovroç TpoTtow 
T)7V Trepfoîov, oOîi tout»»' ^•■ f y'yn^ A tîy xa^ 7n;xv3)y^ fl?XX 
xncayrùyoLiftv Ttva xal TrXaTetov^ xal Tro^oiç àywva^, 
feonep 01 pi>} xaT* eiSciaç psovreç Trora/xol TrotoOdiv, ly-» 
xoXTTiÇofxlyyî]/ (i). TaÛTa (xforoe Tro^a^^yJ fjtaxpoTfpav 
te auT)5v TToiei xal ak-nBzazéfav ', dnaBrj te (2). Kat 

» 81018 passion : il jr a donc nécessairement faute dans le texte* On lit 
B dans le manuscrit dn Roi k4l) «vcixjfdf 0^/paty iirABti «ri , ce qui lève 
9 bien la difficulté ; mais comme je ne me souviens pas d^ayoir jamais 
» lu âiahMBiiç dans aucun auteur , et que ce mot ne se trouve pas dans 
B les lexiques, quoiqu^il soit dans Panalogie de la langue, je n^oserais 
B le proposer pour la véritable leçon; f aimerais mieux lire, à Paide 
B d'un très-petit changement , «7«tXxf 9«rf f ai , dont la signification est 
B connue et qu'Hésjrchius interprète par les mots ^ uycti^ûÇf ioûtf 
B lit, » Reiske voudrait lire ÔM^tmfttf , qui ne parait pas à dé- 
daigner. Toutes les éditions présentent une lacune ap|-ès mûlB» Tt. 
Le même critique croit, avec assez de fondement, qu'il ne manque rien 
ici : toutefois, il propose de sous-entendre »«i «Toyov, 



\ 



20 U£P] AUM02e£N0rZ. 

Travriyvpuojv fxoXXoy ^ hayéviov (i)* toî^ di i:afait{f 

r e 

£. H ^â d>7 nXdcrodvai)} (2) ^toXexroç^ jSouXerai /ui£y 
cfyai xal avD? /lAiy/xa ixarépcoy rûy yjXfoaLrf^ftùv , Toi 
Ts iû(|/y]Xo& 3cai iaj(yo\i, xaSaTiep etpy]Ta^ jxot TTpoTSpoy* 
TilcfUKE }è oO;( ôjuioecdç TTp&ç a^cpotépouç Toùç ^^apaxTiSpaç 
euT^x^ç.^ Oroy (xèy oyy T>5y fa^''''^ ^^ «cpcX»? x«i «iroAh 
Toy imvnSsoYi (fpaaty, ê)CT67rci)ç )^de(a èoti yal cpcXayOpodr 
TToç. KaOapa te y«p a7ro;(p(i^yrci)ç yivzxon xal Jwat7>)ç, 
â)a7rep ta ^lacpayéoTaTa tûy ya|xaTGi>y* çbcpiëZ/ç re xal 
J^TmJ, Tuap' >5yTiyoOy erépay TÛy etç Tî^y aixTiV îtaXe- 
xToy ecpyafl/jçvwv. T^,y xe xoiyotyîta Jtciy-et twv oyo^iwy; 
xal T)Jy oa(fi^e(ay côncei^ TiacTyjç ÛTcepidoOaa xaraoxet^ç 
lîwSiTov. o T6 myoç «vr^ xal x^oOç 6 t:3ç apj^atd- 
TTîToç riféiia. ncd lùrfioxcùç imxféytr j^Xoepoy xé ri xal 
TeSriXoç xal ynazov cbpaç ôfySoç isêyadiScûai* xal , ftaTrep 
ctiro TÛy evcodeaTarody XeiiidivtdVf aupa tiç r^deta 1^ au- 
T)5ç (pépetar xal oCte to Xtyvpoy lotxey Ifxcpaiyeiy X«- 
Xov, oCie TO xo/i^'iî' &eaTpixoy. ÛTay $k eîç t>5v ireptT- 
ToXoy/ay )cal to xoXXioy eiTreîy^ S iroX).a)C(ç eîcdOe iroiety, 
«f/xeTpoy opfA)^y XaSy] ^ tto^co x'^^?^^ laurg^ ylvtzài. Kal 
yàp «rideoTlpoe T^Sç eTepaç^ xal xoxioy i}lY,vOiovaot , xal 
Tra^^UTlpa cpaiyeTat* fAeXau/ei te yàp to aaepèç^ )tal Ki<^ 
TToiei 7rapa7rXi(^(oy* eXdcei ts jxoxpoy ocnoxiivaaGC Toy yoyy^ 



SUR DBMOSTHElfE. 2J 

sioiu vives* Je citerai quelques passages dlsocrate, 
quand le moment favorable sera venu. 

V. Le style de Platon participe en même temps du 
sublime et de la simplicité, comme je Tai déjà observé y 
mais il ne les manie point avec le même succès. Tant 
qu^il s'en tient à un style simple , naïf et sans art , sa 
composition est agréable, délicieuse au-delà de toute 
expression* Elle est pure et transparente , comme la 
source la plus limpide : elle Temporte en correction 
et en élégance sur toutes les compositions du même 
genre* D emploie les mots usités, s'attacbe à la clarté 
et dédaigne tous les omemens recbercbés. Dans son 
style , il se mêle imperceptiblement je ne sais quoi 
d'inculte et d'antique , qui répand sur tout les grâces , 
la fraicbeur et Tédat : son langage , doux et suave , est 
à roreille ce qu'est à Todorat le parfum qu'exhale une 
prairie émaillée de mille fleurs ^ jamais il n'emploie les 
mots bruyans ni les ornemens de théâtre. Mais dès 
qu'il veut s'élever au grand et au sublime, ce qui lui 
arrive souvent , son style se précipite avec une rapidité 
que rien ne règle, et il tombe bien au-dessous de lui- 
même : il est moins doux , moins pur , et devient même 
lourd ; sa diction s'obscurcit et semble se couvrir de 
nuages : elle est diffuse et jette l'esprit dans le vague. 



(i) Un manuscrit, dté par Sjrlbnrgy porte lyx4ii%^ \ antre leçon 
fiE^otive. 

(a) Le morceau *H H H Itkttnmviti hé^Àwr^t — ftlffm MvfAfxCmf 
f9t»eft«i se trouve tout entier dans le second volume (p. 71-86). 
Cf. les noies et les variantes qui ont rapport à ce jugement sur Platon 



k. 



28 SUR DEMOSTHÊNE. 

Là où la pensée devrait être rendue avec concision , 
elle est noyëe dans des périphrases fastueuses et dans 
une abondance de mots stériles. U abandonne les ex- 
pressions propres et san€tio^^ées par Fusage , pour des 
expressions nouvelles^ étractgères ou Surannées. Il court 
après les figures gigantesques et prodigue lés épithètes 
et les métonymies : ses métaphores sont forcées et con- 
traires à Tanalogie. H emploie des. allégories longue , 
fréquentes , et qui manquent de mesm^ et d'à-propos : 
enfin , il est surchargé de tours poétiques qui enfantent 
le dégoût^ et surtout de ces formes introduites par Gor- 
gias, toujours déplacées et toujours puériles. Il les en- 
tasse avec une sorte de luxe, comme le lui ont reproché 
Démétrius et d^autres critiques \ car ces observations 
ne sont pas, de moi . 

YI. Et qu'on ne pense pas que je blâme tous les or- 
nemens dont Platon fait usage , et cette heureuse va- 
riété qu'il sait donner à son style : je ne suis ni assez 
barbare ni assez ignorfint, pour refuser du mérite à ce 
grand écrivain. J'ai remarqué chez lui une foule de 
> passages d'une rare beauté, et qui décèlent un génie 
sublime : je veux seulement prouver que les défauts 
dont je viens de parler, déparent ordinairement ses 
ouvrages^ et qu'il reste au-dessous de lui-même toutes 
les fois qu'A vise au grand et au beau ^ tandis qu'il 

(i) Dans la lettre à Pompée ( Cf. tomi. n, uH sup. ) , ce passage est 
ponctue d^nne autre manière. On lit : «'Avoti /yo&0« «roi yovy. 1uff*rfi4^» 
» A iiùf tf ôx/^off cyo/AA0i9 ] iu.X'ètviu ùs y ». t. x. » 

(a) Noos avons déjà ya (ii&î«iip«) que Tancienne leçon itrmfUfjtîùLtç 
«fftiautive. 

(3) Ou bien tavt* , comme dans la lettre h. Pompée ( M sup. ). 



lUSPI AHMOSeEKOTZ. 29 

m^Tpé^^àt dfey. h âyopeatv oX/yotç* xerrâci }* etç (i) àmift^ 

yoy^ vTrepiooOaa te tSv xiip/tm; xoi h t^ xotyi? /pi^erei 
'Mi)iimv, rot iKTiovfiiiéyoc XitiTU TMil IhomoA ^p^aioTrpéTrfJé 

(xèv yeip iy tot^ S7ri6£rocç^ Skaipoç ^ h raiç jxetcdvu* 

• * 

jdxtq (2)f ^tridinpol: 8s xal ov adbÇoiMrdt f^y àucikoyCxv h xcli^ 
prrofopaiç yu/erixr o^yi^op/âri t8 ^spiêâËUlerdCc juioxpàç 

Te TToiyjtucbrç iaxchinî^ irpooCîscXXWaiv ôyidiay^ xal fxiXtcTTof 
toi^ ropy&iç^ imcafpco^ xal petpdeXio^dâ)^ IvaSpvveTot. Kal 
mhntkzui tiç Icrrty ey toîc tûiûijrû*« tw*p' «vr^^ cJi xat 
AiîfiîÎTptoç ô ^aXyjpîlç eîpyjxi woU; xal êOloi cu)(yoi 7cp6^ 
repoy. Oô yàp cjièç 6 (Ji09oç. 

^■. MiîJeU îé /AS ^ toiaîJTa-<3) ùiro);aSyî Xfyety âciracry]^. 
xarayn/c&crxoyTa t>îç l$y)>Aayjutà;r3ç xal lyx&TaoxcOôu Xe- 

• • • 

?K*«7 ? xlxpiQtai nXrfTCdy p) yap &v oCtw cjxawç fxyjj* 
àvaeaSiQToç èyà yevoifxrjy, ôcrrs taiÎTyjv T>7y Î6|av wèp 
dvSph^ TYiXixouTo^ XaëeTy* irrel TCoXXà Ticà Tcepl 7roXXô!)i/. 
oîîa iisycckoL xal S^au/xaorûJ, xal ôcrrà t^; &tpaç îuva- 
fieûK ê^eyyjVEyixIva v;r' auroî» aXX' èxeîyo lyJee^àcjQat 6ou- 
Xo/xeyoç^ Sri Tât ToiaSra diiapHpxitoi, è^ raïq xaraaxeiiart; 
eTcdSey ccjxaptayeiy* xal ^^erpe^y fièy auroç aûroS yiyerac^ 
otay To fxeya ^u&xyi xal nepcrroy ey ti? <pp0Saei* fjiaxpâh 



/o>. 



3o nEFI ÀHMOieENOYZ. 

(x/^TO) (i) xal dxfùu xaradxeu^ oioDvexrpyeiacpfpyi. H yàp 

oûdèv a/jiapTovet TLaBccmli, ^ ^pa;(u ti xo/xidî^^ xal ovx 

a^iov xaTTiyopeaç. Eyo) ds iq^couv vnkcKJOVxov âv^pa ^rs- 

<f\)}d)(Bai Trâaay l7riTi/xY}<;iy. TaOra jixéyToi xal oi xat' 

ouroy lx€u/oy yeyo/xeyoc^ . <à$ afAaptayoyrt ta oy^pl ém* 

Ti/xûaiy (2) fiy ta oyofAata ov9iy ^éo/xai^éyeiyvxal avxoç 

if 
ovTÔ). ToOto yàp ft) '^^ lafinfoxaviv. HaSerayàp, o^ 

ïocxe, tSs tJtaç oTiecpoxaXtaç^ xal îyopt ïQero.ai^ xou 

dt6vpa/x6oy* ySy ay YiiéaBtv lyii Tdyets/,. ak)nOi^ &. 

ToOto iinocQsïv ?otxey, wç |uiçy (3)èyc!) yo/xiÇci), tpacp^piy 

{y Tou; 2coxpaTixoiç dtaXo^oiç^ l0)^yûrarocc ovat.xaloxpi*- 

^taxcixoiq, ou jxeeyaç ^' |y avrot^j, oXXà Xïji T^opij^cou xal 

' - - . *^ • ' ■ 

0ouxv^(3buxaTaoxev77^ IpaaOei;» Âar' ovSb ë^Qi> toO ei- 

xoToç S/xeXXe 7ree<7ea€ae , ai:daxç xiva koù rày dftapxr^fiœ^ 

, ■ * • • . ■ • ■ ■ » 

Tcoy â^ Toti; ayaSoî^ &v l^ouaiy o( rûy oy^pûy hfsivtM 

a i ■ ■ 

XapaxTnpeç. 

Z • Ilapadieiy/ixa de TToeoC/jiai r:9ç ^^e v^X>7^ )i^6Q>^ 1^ 
éyo^ j3i6Xrou T&y Tcoyu frepi6oi{Ta>y^ ey S toùç èpa>rcxo9( 
^laTcSeTai Xoyou^ ^coxpc^ç Trpoç eya rûy yyo^p/^y 
$a£^poy^ a(f ' ou T39y.67^i7pacp)9y eïXiQfe to ^tSXcoy. £y ydlp 

^ ' * ■ • 

• • • 

ftj TÔ c\jyypd[jL[jaxi toutcù TToWy /xsv 5)pay îx^i, ^ X*' 
piWy iaxi {itfsxi xi irp^ra Tourr «Ù cpAe ^at^pe^ tco? 



SUR DÏMOSTHÈra. 3 1 

laisse bien loin tons ses rivaux , lorsque » s'attachant 
à une diction simple^ correcte et sans art, il em* 
ploie des omemens naturels : il ne faillit presque ja- 
mais^ ou bien ses &utes sont légères et ne méritent 
pas d^ètre relevées. Je croyais quW tel écrivain s*é- 
tait toujours tenu en garde contre le blâme ^ cepen- 
dant, les critiques, ses contemporains (et il n^est pas 
nécessaire de citer leurs noms), blâment en lui ces 
défauts : il se les reprocbe lui-même , tout le monde le 
sait, n parait avoir reconnu Tenflure de son style, et il 
le qualifie de dithyrambique^ expression que j'aurais 
craint d'employer , quoique ce soit l'expression propre. 
A mon avis , ces défauts viennent de ce que Platon , 
formé d'abord à la diction simple et correcte de Socrate , 
n'y resta pas toujours fidèle. Il fut séduit par la ma- 
nière de Gorgias et de T1 w <jj JJJc ; ce il n'est pas éton- 
nant qu'il ait imité les défauts qui se trouvent mêlés 
aux bonnes qualités de ces grands écrivains. 

YII. Je vais citer une de ses compositions d'ans le 
genre sublime; c'est l'un de ses dialogues les plus 
célèbres : il roule sur des questions d'amour adressées 
par (Socrate à Phèdre, son disciple, qui a donné son 
nom à cet écrit. Il oâre de grandes beauté ; le début sur- 
tout est plein de grâces : a Où vas-tu, et d'où viens-tu, 



(i) Un manoscrit cité par Sjlbnrg, porte ifimfAjirmc L'ancienne 
leçon lui parait préférable. 

(a) On lit dans la lettre 2i Pompée ( uhi sup. ) « ^«vt« y^if t* <rt 
» x«T AÔvlf yêfifAtni wAtrtf iwtttfitm^tf. » La leçon qoe j'adopte ici 
tyec Reiske est plus complète. 

(3) Cette particule manque {vhi sup,), et Sylborg penae qnVn 
peut la supprimer sans inconvénient. 



32 SUR DÉMOSTHÈRE. 

» mon cher Phèdre?» — Ph. (cSocrate, je Tiens de chez 
u Lysias, fils de Céphalus , et je yais:me promener hors 
» des murs d* Athènes : je suis resté kng-temps chez 
9 lui; car j^y étais depuis le lever de Faurore. V Le 
inèine ton se soutient jùsqu^'à la lecture du discours 
de Lysias, et même un peu au-delà; mais ensuite, sa 
diction, nVguères attssi pure que le ciel, quand il est 
Sans nuage, se trouhle comme Fair dans un temps 
d^orage , pendant les chaledrs de Tété , et se précipite à 
travers toutes les hardiesses du langage poétique ; .par 
exemple, quand il dit : ((Muses, soit que la douceur 
» de votre éclatante voix, soit que votre origine vous 
Ji ait fait surnommer les filles de Fharmonie , inspirez* 
» moi. )) Ces paroles ne forment que de vains sons , et 
ne peuvent trouver leur place que dans le dithyrambe ; 
ce sont des mots stiérlloa , <pû ne renferment auctm sens : 
Platon ^avo^e lui-même* En exposant les rusons qui 
ont fait donner le nom d'lp6>c à Tamour, il dit : ciÉiran-« 
)» gère à la raison, et maltresse de ce mouvement de 
)) Fàme qui nous porte à la vertu , cette passion nous 
y» subjugue par les attraits de la volupté : nous déta- 
il chant de nos incEnatîons naturelles j. pour nous eisH 
» chaîner aux plaisirs des sens , elle prend sur nous un 
y^ grand ascendant et nous retient sous son joug : c'est du 
» nom de la force même qu'elle tire le sien , et qu'elle 
y> a été appelée sptùç. Mais , ô mon cher Phèdre ! trou- 
ai ves-tu, comme moi, que je suis transporté par un 
» souffle divin ?» — Ph. a Oui certes , Socrate : contre 
)» ton ordinaire, ton esprit s'abandonne à un suBlime 
)» essor. ))— -SocR. ((Ecoute -moi donc en silence : le 
)> lieu oà nous sommes a quelque chose de divin ; et 



nEPi AHMoieENorz. 33 

» 3)7^ xal TToSey; $AIAP. Uxfd Ayja(o\) , &2cA»tparêç^ 

» Tov KecpaXou* Ilopeuo/iae % Tipoç Trepuratoy !^a> Tei"-* 
» X^^^* 2v%viv yclp Ixee diirpi^^a ^poyoy naOïfiiitvoq i\ 
)) ea)0(yoS* » J^é/pi ri^ç oyayye&eïeoaç toO Avaioxou X6yov^ 
xal ^8Tâi T)9V ayayyodcny Scaç tivoç. £19'^ &(77rep 1^ àépo^ 
eù^ibu xal aiaSepoS ttoXi/ç àvifio^ )caTappayeU^ xa^dxxzi 
To xaSapoy tBç cppoJcyecoç, êç Trotyrtntyjy ètçlpwy ^etpoxa- 
Xioy^ iySéy^' ap^a/xeyoç* cf Ayeied)?; S MoOaae^ être 9i' 
» àîifjç eîîoç Xtyetat, eïte iià yeyoç to Aiyûwy fxovawoy, 
» tavryîy la^eie T>5y lircùyv/xtav ^i3{xpi XaSeaQe tov fxu- 
)) 9ov. )) Ori îè 4^6(^01 taOr' efatxal îtSupa^êoij xd/x7roy 
oyojmatedy TToXiy, yo5y î* ôX/yoy ^Xoyreç, avroç Ipeu 
AieÇiày yàp aç* ?<; «eT&ç ïpwç ItéQ» tw 7ra9et tov- 

c 

yofwe, xal Tjîîe xpyidoEpieyoç* ce H yàp âyev Xoyov JoÇtîç 
» IttI ToyaSoy op|xo)(jy]4 xpan^eïaeïa lirtSvp'a, Trpoç >53by>}y 
D fiyovaa xaXXovç, xal vrro a5 Twy lavrwç (Jvyyeyûv Itti- 
» Gv{xtay XaSov^a^ lp^co;xéya>ç paxiSercïa xal yix^aaeïa 
)) dytùfnf «TT* avryjç ryjç pcifxyjç eTrcow/xeay XaSovcya, 
» EPÛ2 €xXt59ïî. » Kal TOdatSTYjy Ix^y^xvya^ Trepicppa^iy, 
iUfoiq Tolç oyojxaai dvyajxéyou ireptXyjcpGyjyac Trpc^yjxorb;^ 
€ïïi}la(jL6ayeTac t:^<; dxaipia^ avro; avTov^ nat cpyjac* 
fi 2iy^ TocVvy fxov âxove* T^ Syri yàp d'eîb; îoixey efyac i 
111. 3 



34 n£PX ÂHMOZeENOYS. 

h Trpocoyro^ toS Xoyov^ fxij S'oupbyjç* xci vSy yàp ovxlie 
» TToppo) diSupa/xëodv Tcyâv <p9éyyopci...***D irâXXcov 
Toîi ovTÛv Xoyotç «XiflXQjxeôa...*** ov ^cfxovic&raie 
nXâ^TCOv $iOupa(AëGi)y i]/o(fouç xal Xi^po^ i^yainTxdteç (i). 
A $^ eu T^ Tiakaf(ùi&x, xbv ëpcûTce acpoacou/xsi/o^ audiç o 

» Yjytiijiiiv iv oùpavûZeùi;^ êA;«uva>y im^vov ^p/ia^ irpûraç 
^' iropeiieTai^ ^toKocr/xûy Tcayra 3cat iTrifxeXoii/xevoç* t& d' 
» eireToci orpar^à deô^ re (2) xol dix(fxova)v^ leara &dexa 

e 

» ptépyj x83coa/xy]/xéyY3* pt^yei yap Eaiéa ey âsûy otxcp pLovr^* 
» Tô^y ^' (3) âXXoi>y oaoi ey tû tcoy ^a>de)ca (4) àpi9/ji^ 
» Tetayfx&oi &eol âpxovteç; îSyoOyrai xata ra^iy ^y exa- 
» OToç liax^y]* IloXXal /xèy oSy xai /loxapiae â^e texac 
» ë^odoi (5) lyto^ ovpayov^ ^ç S'ecoy ylyo; evdac/xoya>y 
» èTrtaTpetyetat, Tipartcdy eîcaaToç îi* «utou ta auiûy (6;* 
» eTrerai d' ocêel S'éXa>y (7) te xal duyajieyoç. <D6oyoç 
» yàp ë^ci) S^eiou x^P^^ taTatai. » Tauia xai rà o/xoia 
Toi^Totç^ ^ TToXXa ecTTiy^ eîXaëoi jxéXiQ xai pu8/xoùç^ âairep 
ol di6vpafji6ot xal ri VTrop^^/iara^ tot^ Iltydapou tcoii^ 

'■ ■■ ' ■ -■ 

(i) Il m^a été impossible de traduire cette phrase, qui est com- 



'^ 



SUR DÉMOSTHÈNE. 35 

» si 9 danSik cours de cet entretien , je suis souvètit in-^ 
» spire par les muses ^ n'en sois pas surpris; même eu 
» ce moment 9 mon langage a presque le ton du dithy- 
)) rambe . » Plus loin^ Socrate, dans sa Palinodie, rétracte 
ce qu'il a dit contre Tamour et commence en ces mots : 
(( Le maître des deux, Jupiter, porté sur un char ailé ^ 
)) s'avance le premier ^ réglant tout et veillant à tout. 
» A sa suite, paridt Tannée des dieux et des génies , 
» divisée en onze rangs : Vesta seule reste dans le cé- 
» le§te séjour; les autres dieux, qui forment la classe 
» des douze dieux des grandes nations , se rendent au 
» poste qui leur est assigné. Ainsi s'accomplissent dans 
» le ciel, et parmi ses heureux habitans, mille phéno- 
)) mènes merveilleux et mille courses diverses : chacun 
» remplit la tache qui lui est imposée ) chacun marche 
» comme il veut ^ et sans que rien s'oppose à ses désirs ; 
» car l'envie est bannie de l'immortel cortège. » Si ce 
passage et d'autres semblables qu'on trouve à chaque 
instant dans Platon, avaient la mesure et le nombre 
du vers, comme les dithyrambes et les chants destinés 



plètement tronqtiëe. Ao lieu de «tû<r«f , on lit «v^e? en marge du ma- 
noscrit de Huds oh ( Cod, BodL } . 

(a) La particule tl est ajoutée diaprés le texte de Platon ( tom. r , 
p. 4i , éd. Bekker , i8i6 ). 

(3) A' , ajouté diaprés le texte de Platon ( îhid, ). 

(4) Sylburg et Reiske ajoutent d*!»? ; je ne les {mile point , parce 
que ce mot manqué danâ plusieurs éditîona, et notamment dans celle 
de Bekker , si recommandabte pour son exactitude ( ihid, ). 

(5) àti^ùJht y dans Platon (ibid,). 
{Sy^awH ttùv»! ri «ûroî {ihid, ). 
(i)''Eie%rAt il S Âf< fÔfX»?, ». T. 7i. {ihid.}. 



36 SUR DÉM05THEKE. 

aux danses, on pourrait les comparer à cette ode 
Pindare sur le soleil : 

Soleil dont les i^egards embrassent la nature^ 
Puissé-je èohtempler la clarté toujours pùte 

De ton front radieux! 
Mais y au milieu du jour ; quel nuage funeste 
Tient obscurir Péclat de ta flamme céleste , 
Et la cache à nos yeux. 

C'est toi qui des mortels rabîmes la faiblesse) 

Et ton flambeau les guide aux lieux où la sagesse 

A fixé son séjour. 

Pourquoi nous dérober ta lumière immortelle , 

Et t'ouvrir dans les cieux une route nouvelle , 
En ce funeste jourr 

'I ... 
Au nom de Jupiter ^ que tes coursiers rapides 

Abandonnent soudain tous<ces détours perfides 

Où sMgarent leurs pa$ } 



(i) Af^fiff est une faute dans un manuscrit cité par Sylburg. 

(a) Pline l'ancien fait allusion à cette ode de Pindare ( lib. a 
« vùri ingénies , suprhque mortaUum natwam , tantorum numini 
9 iegà deprehensd , et nùserd hominum vitd absoluta in dejectû 
» sullarum sceUra , aut mortem aliquam sideruni pauente : quo 
9 metufidsêe StesichoH et.Pindari vatum suhlimia ora palam c 
3» deliquio soUs. » Pbilon le juif dit la même chose. Cf. Scalic 
{^Nou in Propertium ^ lib. tu , aoi-2oa, éd. AntyerpiaB]. Scalic 
{liffi sup,) ayait fait des corrections importantes dans le te: 
de cette ode , étrangement corrompue dans toutes les éditions 
Denys d'Halicarnasse. Baqiès a rétabli plusieurs vers plus hc 
reusement encore que Scaliger; j'ai adopté toutes ses correction 



HEPI AHMOXeENOrZ. 3j 

IKxaiy ioixévat doÇetev (i) âif, to^ ecç t^v XXcov eîpy)/xé- 
votç^ ôç y* è/xol epacverat (a)» 



ÀXTIÇ CCeXîoTl TToXÛtfXOTTt (3), 

Aorpov vTreproTOV cv oéfAcpa 
Ia%vv iroraîvcov àv^pâffc^ 

EirtffxoTctov àrpaTTon ItforafAtva 7' (4) 
E^auvctç Tt vtÛTcpoVy % fràpoç. 
ÀXXà cffy frpoç AïoÇj 

fTTTTO^IC (5) doàc IXfTSUO», 

j^aurai soin d'Indîqtier celles qui avaient été effectuées d'abord par 
Scalîger. Vpiâ [fi textp tel qu'il.se trouye dans les diverses éditions 
de Denjs, k Pezception de celle d'Ed. Rowe Mores (p. ]8o-z8a); 
on y remarquera beaucoup de fautes ; les vers ne sont pas indiquéflj 
séparément : « 'AjvtÏç âiXiov , <ri voxô^x^fr tfint ^*S fi cirtf i/AfAÂ*re$y. 

» ftiy '<r« fflvrffof y » irifùt. 'Axx«.n ^^^ Ai^r i^fro; 'S-oac î««Tfltr«, 
» £C9rii^eFA •( oxCor Tif «l «r^oaroio OnCditc* m 9ro<ryi« , jrctT'AoïvoF Tif cec 
» 9roXfl/<tev /Se ct/x« ^f^fli; «rivo;» > ««fff'oc^ ^di^f , « ftp%rùZ oBiïoç Ivif' 
» fATOf I « a^Mf 9ÙKofAiiMf , il vùitou «flf i»^f «XXÀ «ri/ov , M flrce>i«r&F 
> Ab^of^Cy » f e'nrioy d'ifoc v/cc<r< Çaxot^ îifo?^ k ^ccTctF «fitTc4xXi/0>A^tf ^ 
» ^iÎ0t* «f/f«y viey f| «tfA:>( >•'«( ôxe^v... i» 

(3^T/ «'oXvV»o«'fl; dans Scaligen 

(4) r' manque ( ibid* ) . ' . 

(5)''lîrjra»c (ifciW.). 



-v 



r 



Ao SUR DEMOSTHÈNE. 

puisque c'est à cause de lui que j'ai parlé des genres de 
style qui m'ont paru les plus remarquables , et des 
écrivains qui les ont cultivés avec succès ^ sinon de 
tous 9 du moins des plus distingués. AntipKon, Théo- 
dore , Polycrate , Isée , Zode , Anaxîmène et d'autres 
auteurs contemporains n'ont rien imaginé de nou* 
veau 9 rien de grand : ils ont formé leur style sur les 
compositions de leurs devanciers et les ont prises pour 
règle. Démosthène , né après eux , à une époque où 
l'éloquence avait déjà reçu tant de* formes diverses, 
ne crut pas convenable de s'attacher à un seul modèle, 
ou à un seul genre de style. Persuadé qu'il manquait 
à tous quelque chose , il choisit dans chacun ce qu'il 
y a de plus beau et de plus utile 5 et il en composa 
une espèce de tissu où toutes les qualités vinrent s'u- 
nir et se confondre pou*- A^rxuer luu style tour à tour 
noble et simple , travaillé et naturel , extraordinaire 
et usité , austère et enjoué , concis et développé , 
doux et mordant; enfin, assorti tantôt aux émotions 
douces et tantôt aux paissions vives. On peut lui ap- 
pliquer ce que les anciens poètes racontent de Protée, 
qui prenait sans peine toutes les figures ; soit que ce 
fût un dieu ou un génie , qui fascinait les regards des 
hommes ; soit que ce fût tin homme versé dans toutes 



(i) Deux manuscrits, B et />, portent hhç/jth ovBêiéç* cette leçon 
est cf autant plus nécessaire f suiVant Gapperonnier , que c^estTusage 
constant des meilleurs écriyains , quand cette particule /Ait est suivie 
de son apodotique ^, Sylburg dit que o&dif oc tient ici la place de et/x. 
La variante des manuscrits rend cette observation inutile. 

(a) {je passage fujinB» — ft\«f«cf est omis dans les manuscrits B 
et/>. 

(3) Mieux TÀf è^fif (Rbibkb;. 



nSPI AHM0Z6£N0rZ. 4^ * 

ou 3)7 X«ptt/ Tou; T6 ^^apOKTyîpaç rtç X£^ea)^ oSç lîyou/xyjv 
elyac xpattaiouç^ xal tovç ^uyaoTevcTayia^ ht amtHç^^ xat- 
npiBiuncdyifïVf oiy^ ccnavrct^. Avttcyûy yàp Jii )cal 0e6- 
&i>pQç Kal IIoXwpaTyiç^ Icralo^ re^ )cal ZcofXoc^ 3cai Ava- 
Çt/xéyyjÇ; xal oî îcata Toùç avroiç yevofxevot toutoiç ;^po- 
vouç^ ovOèv ours xaivov oure Trepirroy imzlnie^)aaVf. (Dli 
«TTo TouTOt>y TÔ^y }^apa3en^pa)y^ ical Trapûl rourouç tovç 
xayovaç rà^ laurây Xé^eiç xaTScnceuaaay. Toia^TTiV di) 
yaraXaêày vnv 7roXtTiX)7V Xé^ev o ArîfAOdSéyyjç^ oCto) xexi- 
vrifUimv TToixAcùç^ xat TyjXixouToiç êîreKJeXSày avîpadty, 
tviç oOGeyoç (i) lô^iWe yevéaOat Çy}Xci)Tî5(; , oîre x*P*' 
XT:Çpoç, oSre ayîpdç* TnfÂiépyouç rtyic aatooncc^ oêo/xeyoç 
eTyac )cal ckthW 1? chdtyrtùv J' ovrây ocra xpA^Tiora xàt 
Xpri0i/xoiTaT« 5v, exXeyo/xeyoç , cruyvcpatve, xat pocy Ix 
rro^ûy ^wcXexToy oTreréXei^ /wyaXoTrpeTrt, Xtri^y Tiepit- 
TnVf çcTuéptTToy l^yjXXpcy/xçyyiy, <JuyiQ0TQ* 7rayr/yupix>5y, c^yj- 
6iy)5y owàryjpàv, iVp<3^î^ (2)* ouyrovoy, dvtiiiéuYiv rMiocv, 
îttxpoy îJ9tX)7y, îraSyjTtxr/y ouJèy 5taW.arroi>aay tou /xe- 
fiv9eu/xéyou ir«pà Tor<; ap;^atot$ noimToui Uptùricû^* 8ç 
iKafSav iSéav /xopcpyîç à/ioyyîTi lurèkdiiêoLvev eïre S'eoi; ^ 
îaejia)v xt; .èxetyoç apa Jy^ Trapaxpouo/ixeyoç o^J^etç (3) ràç 
ovSpwTTtyaç' être îiaXéxTou Ttotxt'Xov 5>7 XP^F^ (4) ^'^ «yjpl 

(4) Oabien {reuti^e? t< PCM/<t* (StlBURg). Tloixixov dans le ma- 
nuscrit A est une faute. 



V 



'42 IlEPI AHM0Zd£N0T2. 

mtî^ TaiTEivciç xal (i(r/fj(tjwa^ i^tn; oCre &€oti oiÎTe &xt- 

TiÇç Ay}/xoa0évovç Xé^eùiç Jx^ , owcl rov xap<»t'rtp« totîtov 
aîroîi3û>/xt oOtdy rov 1? ohtioYi^ pxriv t9£aç. 

© . Eî 5è ri irpooîfecoyTa J/vwxa, irapecJTt tô ^ouXot 
fxevcj) oxoTcsiv, lir' «vrwi/ 7Coioufx&/ea rwv Xoycùv *** pwî- 
twv (i) T)5y l^foacny. A fxèv ovv Tiapcl toi/ '©owuîcSbu 
XâspoKr^pa xarecneevaeïrai tô pî^opi (2)* ccIIoXXwv (3), 
j> & iviftq ABmtfaïoif ÏÂytau ywQfiivtùv, oXcyou iàaf xaS: 
» ê)ci(7Ty]y |Kx}lY](7fev^ Tiepç ôv ^eTltTnroç, «cp' o3 tijv eJ- 
» pTÎi/yîV eîtonSfjaro, oi yu&vou yfMi<;, «XXcl ocal Toiç fi>Xo«ç 
» ÉXXiQvaç (>)} cB^ucei^ xal Troiuteoy eu of^^ Sri (fnadwcùv 
» 7' àv, et )tai pui iwtoO(Ji tovto, xol Xeyetv &«/ (5), ital 
}) irpc^rreiv ^a(n TrpoejAtetv (6), Îtpwç Ixetvoç itociae^zai («j) 
» T>7^ uSpeeoçy xal dâcyiv d(&(78i^ tlç rovto vmyiiéva. itdancc' 
» Ta TipdyimxoL xal irpoeijxéya épâ^ &ote ^Idbixa pi 
» |3Xa(Kpy)jxoy fùy eiTreiy^ ^y]6èç de ^ ^ eî xal Xéyeiy SHtav- 
» tei; lêovXovTo oi TToptoyreç ^ >tat ^stp^'ï^î^S"' ^ifieU , ti 



(i) Sjlborg lit : « «rtioc/^iv^ vmt xirymf za) «r»? yen^am? (ou bien 
1» hBo/AUfiÂTUf )• » Cette conjecture est assez plausible ; Reiske vou- 
drait Xo>«y T»? ifAun rro;|^0/«aT»T (ou d'fl«fiift«T«F) t)}f f^fiA^tr. Il 
a sans doute touIu dire MT^oif luti Tcîf î^«v cr^Xf^ff'^'^^^ > *• 't* x. La 
variante ff^io(//<fv»v « dans le manuscrit A^ est une faute. 

(2] Reiske croit qu''il manque ici quelque chose y et propose d'à- 



SUR DÉHOSTHÈNE* 4^ 

les langues et habile à séduire roreille. Cette sup- 
position est même la plus plausible ; il y aurait de 
Fimpiété à attribuer aux dieux et aux géfûes des mé- 
tamcMrpIioses méprisables et ridieules. Telle est mou 
opinion sur le style de Démosthèae et sur le caractère 
de son éloquence: c^est un heureux mélange de tous les 
genres de rélocuûpn. 

ES. Cette ipinion est-elle fondée? On le verra, en 
examinant les discours de Sémosthene, sous le double 
raj^rt du style et des pens^s^ Je vaisxxlter un passage 
ou il imite Thucydide : « Athéniens, on prononce de 
» nombreux discours dans prescpie toutes vos assem- 
» blées , sur les injustices dont Philippe , depuis la con- 
ii dusion de la paix, s'est rendu coupable envers voiis et 
» envers les autres peuples.de la Grèce. Youareconinais- 
» seatous, jale sais, molsvous le reconnaissez sans rien 
» faire, que nous devons- parler et agir pour mettre en-* 
1 fin^untermeàsoninsolence, etpourqu'ilensoîtpimi. 
» Aussi , notre position est telle que je dois craindre de 
9 passer pour un calomniateur, en avançant (quoique 
» ce soit la vérité ), que si les orateurs qui montent à 
)» cette tribune, vous donnaient les conseils les plus 



jouter t c«rft^«f irAfÉtBiàm wa^aAtyftu^tl <r*f«, Sv •«ri «rcuAi, ». <r. x. » 
lïe suifirait-ii.pas de lire :*Ajuif tvv > ». t. x. > î^ ta/i ? 

(3) Cet exemple est tire de la aeovièiiie Pbilippîque de Démosthène. 
Cf. Dbvts d-Halic. {Epistm vadAnunœum^ tom. ii, p. 34)* C'est la 
froiaènie des quatre haraDgaes, ccHumes sous le nom de PkUippiqueSm 

{^)''EKK»9At, ajouté d'après le texte de Démosthène (iW.)* 

(5) Af7f f ajouté d'après le texte de Démosthène. 

(6) *A ^ûift «'fomti {ibid»), 

(7) n«t/tf i»T«< I dans le manuscrit A, 



'44 SUR DiMOSTHENB* 

» funestes et si vous les appuyiez par vos suffrages, la 
» république ne serait pas dans un plus triste état. )» 
En cpioi ce style ressenible*t-il au style de Thucydide ? 
Par les qualités mêmes , qui placent celui-ci au-dessus 
des autres écrivains ^ c^est-à-dire, en ce que les pen- 
sées ne sont point présentées sous une forme ordinaire, 
simple et sans figure , et qu^à la place d'un langage usité 
et sans art, nous trouvons un style nouveau et qui n a 
rien du ton prescrit par la nature. Cette assertion est 
fondée. La diction de Démosthène aurait été simple et 
correcte, s^il se fut exprimé de cette manière : « no^Oiây, 
» (ù avdjpfiC Aduvalot , >076>v yi^ofUvcdv xaO'. cxaomv oxc^u cx- 
» vhitria:». ^ nspi c!>v à^ixcî OéXiTriroc (C vfMcc tc xal rovc oUwc 
» £X>i]vac , àf oS rn'tf tipnvnv inot^ffoxo. » Mais il met 0X170x1 
^•îv à la place de ^c^q» ^ il sépare les mota à^ixtl ^ikmizoi 
de leurs corrélatifs , peu du Iuaa^» Ixitervalles , et dit 
« où [tovov v|tâc , àXXà xai tovc oXXouc EXXsivac » y quoiqu'il 
pût se passer de la négation, au moyen des copula- 
tives : il a voulu donner à la phrase un tour extraordi- 



(i) '£$ Sv , ajouté d'après le te^^te de I>éino8tli^e. 

(3) Scilicetf ditReiske, tUf eet/jn/^cTuef. Le tradactear n*a pas 
compris ce passage. Il le rend ainsi t ttquia cœteris prorsùs dissi- 
3» milis est, » 

(3) LoUinus propose «toioî^to. L'ancienne leçon est préférable. 

(4) « Il est contre la nature de la particule af , qui désigne tou- 
9 jours la puissance de faire une cbose , de Payoir jointe avec le pré- 
i> sent de Findicatif . Aussi Sylburg propose de lire tU ou v? • Il est 
» d'accord en cela avec le manuscrit du Roi (Ms. />), qui porte 
1» â^rxiîc Sa l kôyos vf, à quoi répond fort bien l'aoriste mtrt^M-tôn^tf 
» qui suit immédiatement (Câppbrohhiba). » 

(5) 'Egf*Muitti , omis dans le manuscrit B, 
(6)'Ef,omis (t6i<f.). 



nspj AHMOzeENorz. 45 

» (d9 (i) c&ç cpauXéiata râ n^dyiioLTo, Hfiùlev i^zw, ow. 
)) Sof inyoiijuxi Swaadcci x^^^o^ ^ vvv StaxeB^^vM. » Karà 
r/ ^)7 rocôvnv inyoviiui vnv Xé^o/ êooclyai x^ €>ou)cudt?ou ; 
xaO' & TLchitCvinv (2) irefflo/xai fid^hcnoL dta(fépeu; tâv âXXcov. 
ToutI (3) î* eatl xo p? ^wer' eûSetiv Ip/utyjyetav è^ei^vé/Gat 
ti vùifiiiaxa, (xyjj* Ô4 l(îri toï; fiXXotç ouvyjSeç, Xéyeiv 

îloéXexTov fec Twv Iv 29et >c«l xaià çudiv, etç ta /x>7 cw^fim 
toîç TToXXoE;) (xy)î' àç >5 çtîdtç «TratTet. G de Xéyû)> xotoO- 
Tov lotd;. âttXô^ç &v ô Xoyoç èorl (4) itat xat* evSerav 
Épp.V]vefav (5) excpepo/xevoç , ' eï tiç ovzcù iMxtc%t\Ki(Szv axH 

i 

Tov a IIo^ôv, â fivîpeç Aôyivatoe, Aoywy yeyvopévci)!/ 

» Ttoç Iç (6) ifxâç Te xal roùç àXXoDç (*]) EXXyjvaç, «m* 
» ou rflv tîpifivnv ki^ouficaro. » Nuvl Se t6 (8) te w OXtyou 
3iBÎy >) , ir«paXy3<p9lv ovri to3 2;^eî6v x^t to (cAJt- 
xec $eXe7nro^»^ 9ia(pe9èy^ xal dià /ixaxpo'O vnv oxoXou» 
6cizy xojxiaajxeyoy* xai to «Où jxoyoy if/zâç^ âèXXà xai tovç 
â^ouç £^y]yaç » ^ ouya^oy xal x^P^^ aTrocpcétTeco^ due 
T^ç aufXTrXox:?^ to Trpâyfxa ^l&axi, tou (JuyTÎ9oTjç l^ifiX- 



(7) 'axxovc manque dans le texte de Démosthène. 

(8) T) , dans le maniucrit A. 



46 IIEPI AHMoxeENorz. 

« 

î$€i fmOnyàii, toîJtov «v H ttou toi; xponov cbnQy*** 

)) xat ïiyto/p xai Trporteiy (i) txvva, e^ £v èsceryo^ irseudetai 
» rSç SSpecoç xal dooiy dc&aei. » Ovttt) dl ê^evex^â/* (c Kol 
» 7rayta)y eu o7$' orc (fnadbntùv y' ccyn^ ov dc&^ei d^ 
£Ù9eZay t^ç Xéjecd; oôoy. To te yàp ccOZÎ' ou h x^P^ 
oû)c dyayxa^ S^^» xai to (c $y]a0^yTa>y y' «y D^ tftytl toû 
OaoxoyTcoy irapecXyjfx/xlyoy^ ov tijy cêopeXi? dtâéXextoV» ^^^ 
Ti^y liYÎXkayfiivYiV y.al Treptepyov I|ui<paty6i. Opiowc Si to^- 
Toiç I(7tI xaxetya* « E7t' o&aOs^ o! fjièy oy$èv £y a^oy Id^ 
» vifiBincoc» liOhijaMyaaLov, avtot de fju? TraSeîy IcpuX^c^txyr' 
» ay T(7Ci)ç^ To^Toui; fxèy ïianaxSv aiçtlts^ca liAKkov, 4 
» TrpoXIyoyTa |3iaÇea9ai (2) J » iytauSor yàp ou9ey otu ef- 
X8V Treptepyoy' >5 Xé^i^, ouïe <ncoX(oy^ eî -joCtoy l^^yeyxe 
Toy rpoTToy* (c £7t' oiecrOe ovToy^ ovç fxèy Icàpa {inSev 
» d'uya/xeyovç ovrcoy (3)^ ovroy StMBtïvxt xaxoy^ (puXa^a- 
» iUyo\)ç de ây focdç fju} ^aSely^ Tot^rovç j/èy t^aTtarâv 
» aipelaSai {jiâXXoy^ ^ TcpoXIyoyra ^la^eaSoci;)) èua'XkoL" 
ytioYi^ de T^<; 7TT(&(Tec0^; )cai toSy dUydéff/xcay rroXXôy eî; 
Ppa^î^ (JUyaX^éyTCdy^ ofjijLai^ Trepeepyoç te xal «auyi^Qyjç xai 



SUR démosthèhe. 4? 

naire et recherché. Dans le passage i||^vant, s'il eût été 
jaloux de s^exprimer simplement et sans affectation, il 
devait dire à-peu-près : « inx^xwf It^ort^v , xài tl rtvcç 

)» Toûro iti itùiwci^^^ iiî «ai Xc^tiV; ncà frpotrctv TaÛT«| tÇ 
» 6»v 8Xf tvoc iravfftTott tiic tiSpt^c xat êoanv Mm. » H en est de 
même de cditd-ci t « Kod Trdbrûiv eu et^ ort f Dffdh»To»v 7' ây m ^ 

la Gonstraction régulière n'y est pas observée : les mots 
«1^0 n n'étaient pas nécessaires, et teuxHÙ : fi](ràvT6>v y âv^ 
au lieu de ^(némmvy n'appartiennent pas au style ordi-> 
naire : ils ont quelcpie chose d'étrange et de recherché* 
On peut en dire autant de ce passage : a £lr' otco^cy o\ 

9 (ilv où^tv on oÙTOv c^v»vnO))0'av navnvcu xaxov^ aùroi Sk (a^ tra- 
» Oetv cfu^ÇavT* âv laftiç, toûtovc piSv IÇairarâv alpclffOat fiâX- 

» ^ov , % 9rpoXc7ovTa ^làÇtaGoi; » Il n'y aurait eu rien de 
forcé , rien de contourné , s'il eût dit : « Èît' oIiaô« «ùtov, 

■M oi^c pifv iwp» Y^Ti^9* ^mvkfmjwv t^ vç^&v j auTOv ^laOctvat xœxov, 
» fuXaÇafAcvouc ^c «v Iffci>c f^i TraOciv, tourouc pcv cÇaTraTâ» 
w atpciffdai poXXoy , 4 trpoXéTovra ^dcÇe^Oac ^ » Mais la confu- 
sion des cas et la multiplicité des conjonctions dans 
quelques lignes me paraissent donner au style une 
marche pénible , extraordinaire , et même étrange. Ces 



(i) Syiburg rétablit ce passage dhine manière fort plausible t 
«c TiuTOf «tf ^ fl'Otf «rif Vf frvof i^iyytxvo* »«i âwArr»? Myhrttf , 
» fî lut) «rific Toc^TO fti ^otou^if > «c Aï ««ù \t7'ftif s«i «-ftitm iv , 
» «. T. k, » 

(a) a Penaes-yous que si des peaples qui, loin de faire aucun 
> mal à Philippe , ne cbercbèrent famais qu'à se mettre à l'abri de 
» ses attaques, ont été tout à coup les victimes de sa perfidie, et 
>» non pas d*nne violence dès long-temps annoncée , ce tyran ne vous 
» déclarera la guerre qu'a]^ès vous en avoir avertis? » 

(3) Mieux /vvd^fvotff «y<réf , suivant le même critique. Sa con- 
jecture est confirmée par le manuscrit S* 



\ 



48 SUR DEMOSTHÈNE. 

observations s*a{^|^ueut surtout à ce passage : « M^ SI 

t> fvgavicvfforo toioûtov oO^iv. Ë[aoi Si, 8c, siTe tic, w A.Bnvaioij 
1» ^ovXfrat vopiffai poeviav* ftovla yàp Ivcac <^tv vTrep ^Ovapiv ti 
» TTOiciv* slrt xat ^ tXoTifuav* ;(op>i7oc V7rs9t7iv* oîirGi) ^ oevcpâc xol 
» fuapôÂç 87n)peaÇo)v irapnM'koifQuahj &<TTt fui^c tôv Upôiv tp^ricov, 
«» pDQ^fi T9Û x^P^^y F^^^ ^^^ aupuiToCf TÙ X^^P^ TsXcvrâv àjro- 
» ax^ff®«t f*o^« » En quoi ce style s'éloîgne-t-il du langage 
de la nature? D^ abord, en ce que Torateur, ayant de 
compléter ce qu'il avait commencé, soit qu'on Tenvisage 
comme une pensée en^ère , ou bien comme la partie 
d'une pensée , parle d'ime chose nouvelle ; qu'avant 
d'achever celle-ci, il en ajoute une troisième , >et met la 
suite de la seconde après la fin de la troisième : ce n'est 
qu'après avoir complété toutes les autres qu'il donne 



(i) L^ancienUe leçon ôvt» pAupêiç Ifxetvtmf est fautive. cSjrlburg, 
9 dît Capperonnier , se contente d^avertir que cet endroit est dëfec- 
]» tueuz et désespère qu'on puisse eil rétablir le sens. Matliias Mar- 
» tinez qui traduisait cet ouvragé en latin , en même temps que Syl- 
3> burg le faisait imprimer en grec, a été plus heureux que ce dernier. 
]> IMartinez ayant senti la difficulté, s'est efforcé de la résoudre^ et 
» sa sagacité lui tenant lieu de manuscrit , elle lui a fait deviner la 
» leçon du manuscrit du Roi, dans lequel on lit sans le moindre em- 
» barras : 'E/xoi A*»* ot/<r» pttufmç ivnptA^mf {r«fiixoXo^N9^f , ««n-f 
y> (jimH Ttfr îff «F îfAA^rieêf , fjoi^l voZ X^f^^ » f**^* tov oi»/utA*rQç rc^ X**t* 
V «rfXiVT»? ÀTt^aXia^ûH fAtv c'est-à-dire , il me suiwit si bien déter- 
3» miné h m* insulter, qu'il osa porter ses mains sur mes habits sacrés^ 
2> sur mon corps , et sur le chœur qui m'accompagnait, » Il est éton- 
nant que Sylburg , Martinez et Capperonnier n'aient pas dit qu'il 
était facile de rétablir ce passage, à l'aide du discours de Démosthène 
contre Midias, d'où il esl tiré. Reiske le corrige dans ses notes, 
d'après le texte de cet orateur. Dans l'édition de Paris (i8ao , t. vf, 
p« do5), os lit fAAfÎA et fixoTi/btiA , au lieu de /uafiuv et pèX*rtfiUf. 



nEPi AHMozeENorx. 49 

ècJTtv îJéaç' « NOv 5è toOto /xèy oûx eTrocVjaev, Iv 5 tov î>î- 
» fxov In'fxyjaev àv, oùî' Iveaviewaato TotoOtov oùî£y. E^oc 

)) /layta yàp lacoç larly vnef ivva\iiv ri irtieiy* eÏTe xat 

» Tca>y (j)f yiiniè roO x^P^^ ^ F^^^ '^^^ adbfAaroç ^ to) X^P^ 
» TeXeuTwy «TrooxécjSai fxou Ç^)»» Tit$ri TioXcy corly êy tou- 
Totç To ouyTapatToy T>5y xatà cjuaty «TrayyeXtay; Tipôroy 
fiy> TO, irply aTraptfoat to i5youfxeyoy, eïre yoyj/xa xp>i 
léyeiy, eÏTS xwXoy, eTepoy Trope/xSaXeîy* 2tal./jLMÎè toO Jcih 
îépou TéXoç 2x°yTo; , to| Tpiroy liriÇeûlai* efTa T^y toO 
ôeyTspou yowfxaToç oxoXouS&y Itti tô TptTO) t^oç etXyj- 
<f6n> ^uvar x^TretTa Itti Ttâaiv, o toû jrpwToy jxépoç. 



L^abbë Auger traduit : « Il m^a poursum ouvertement , d'une ma-^ 

* mère atroce ; il a porté des mains impies sur des vétemens sacrés, 
* ^ sur les couronnes préparées pour le chœur , enfin sur la personne 

» du chorège. » Le sens de As^po*^ est mieux rendu par Gapperon- 
nîer; 

(a) « II n'a rien fait de ce qui pouvait honorer le peuple ; il n^a 
» donné aucune preuve de sa magnificence {"mais , Athéniens , lors-V^ 
> (pie y peut-être par un trait de folie (car il y a de la folie à entre- 

* prendre une chose au-dessus de ses forces), peut-être aussi par gé- 
^ nérjMdté, îç me suis présenté pour être chorège, il m'a poursuivi 
^ avçç acharnement et d'une manière atroce : il a osé me dépouiller 
^ de mes vétemens sacrés, et porter ses mains impies sur ma personne 
» et sur le chœur. » 

III. 4 



J 



/ 



5o nEPI AHMOieENOYZ. 

yîv, dià [looLfov, toi où tSç Jiavoeaç axntù Trpoaexofxe- 

vTi^ {i)f choSowai. (cEfxot yàp oç (2) » ovTrco toOto tIXo; 

> 
e;t£t. «EÏT^Tiç, w A073varot, povXetat voMtcjat (xavcav)) 

cTcpov ToOto xe^^wptafxévov toO Trpotépov, erreXèç xal avro. 

,(c Mavux yàp faco; larli/ uirèp dùyafxtv rt TroteS;' » oiJ- 

ETÉpou (3) TOVTO TTo^tv TÛv 7rpo£tpy3(xéyc«>y pépoç, flcXX* avrà 

)ta9' ovTo* X£cpaXatCfc)dy7Ç yap teç Icjtiv oTTocpaatç. «Etre 

(pcXoTifx&v (4) »)• toOto de toO Jeutépov fxépoç rîv, toO, 

(( Eirl tiç PouXerat vofxeaai fxavcav ». To î' (5) em tou- 

Totç Xsyofxevov ^av^ to , (c Xopy)yo<; UTré^yryîv » , to3 

«poirou /uiepo; îv, roO, (c Efxol yàp oç». Mupea roiavrct 

TTov Xoyoïç* fxâXXoy Je anavicc fx^j'oCrw; e^^ovra (6)* TrXiJy 

< 
evoç Xoyou toO 7r£pt AXovT^iOou' TroXXà Se xal ly toîç îoca- 

vixorç dy&ôr toIç y£ owv âVjfxocjtotç*, xai (jjreJoy (i^) ev t£ 

ToÛTOiç, xal zaï^ dyjfxyjyopuzt;. fÎTTfip ecyrîv (8) ày Jiayvoft; 

oy}/jL£e(i> 7rpo;^£ipoTaT({> tov Ayîjxoo9lvov; ^^apox-nÇpa. Tw Je 



(1) Mieux tvai^rt tnc ^tetfùleit (Stlburg). Reiske youdrait : aKiti 
» e^Jt ixtî ^liç JiAvotcic «tv«rè vpùa4'tX^y-*i'tc — mente id ibi non ex* 
^» pédante, ni 

'(a) L^andenne leçon est tronquée. Sylburg la rétablit de cette ma- 
nière : «Te 7«2p, f/xei ^\ oc, âWpTVTAi , ». «r. X. » Je donne la cor- 
rection de Reiske : elle est tirée du texte même de Démosthène. 

(3) O^JiTif ev TOV , dans Pancienne leçon , ne forme point de sens. 
J'adopte !a correction toSto avec Reiske. Sylburg propose: a Ov/i 
I» Tov«re irftXif , x. «r. x. » 






SUR DÉMOSTHÈIfE. 5l 

la fin de la troisième , lorscpie Tesprit en est tout-à-fait 
dé taché. Les mots èpiol 7àp oc ne présentent pas Un sens 
complet, et ceux-ci : «Elrl tic; &> ov^peç ÀG^ivaloe, ^ou- 
» XsTat vofAiffoi fAaviav m^ forment un membre de plirase 
séparé du premier, et auquel il manque quelque chose. 

Le suivant : « Mavîa yxp laviç coriv ÛTrsp S^va^lv n ttouiv », 

ne se rapporte à aucun des deux qui précèdent et 
présente un sens par lui-même : c^est une maxime gé- 
nérale. Les mots eirc fiXoTcpitav complètent le second 
membre « eItc tic ^ovXsrai vopiiffat fiaviav » , et ceux-H^i 
XOP170C vTrl^Tiiv, qui terminent la période , sont le com- 
plément du premier : « Êftot 7àp ôç. » Il y a dans Dé- 
mosthène mille passages semblables , surtout dans les 
Philippiques : ou plutôt, on n'en trouve chez lui 
qu*un très - petit nombre qui soient exempts de ce 
défaut, si ce nVdc d«ais xm seul de ses discours inti- 
tulé : sur VHalonèse, Les discours sur des causes judi- 
ciaires, qui tenaient aux affaires publiques, en offrent 
aussi plusieurs \ à vrai dire , c'est là seulement et 
dans les harangues politiques qu^il faut les chercher. 
Comme je Fai déjà dit, il n'est pas de signe plus 



(4) Reiske propose cette leçon 9 d'après ce qui précède. L'an- 
denne n ^ixoti/u/a ne s'accorde pas avec la citation que nous yenons 
de voir. 

(5) ToJ* fioi , dans le manuscrit ^, est une fiiute. ^ 

(6) L'ancienne leçon /ucUxef ^1^ juj} oI^tmc lAsofT*, n'est pas intelli- 
gible. J'ai suivi la leçon de Heiske , qui est très- claire. Sylburg en 
donne une tout aussi admissible pour le sens : juâxxoi /§ lydyA, 

(7) VLieiOL m) o-X*^^^ &7rAirtt (Reiske). 

(8) Ou bien Ç^ip ovv i^itv (le même ). Le manuscrit jé porte : 
Iff^TTtf , variante qui n'est pas à dédaigner. 



52 SUR DÉMOSTHÈKE. 

certain pour reconnaître le style de Démosthène. Si 
Ton pense qu'il s'en est plus ou moini setvi, d'après la 
nature du sujet ou la dignité des personnages y on est 
dans Terreur: cependant, cela devrait être. 

X. Montrons maintenant en quoi le style de Démo- 
sthène s'éloigne de celui de Thucydide qu'il a pris pour 
modèle. Cette question se rapporte directement à mon 
sujet : je n'ai pas l'intention de faire voir par quels traits 
ils se ressemblent, puisqu'ils visent tous les deux au 
même but 5 c'est-à-dire, à s'écarter du style approuvé 
par l'usage et à employer, au lieu du langage ordi- 
naire, une diction recherchée. Je veux seulement exa- 
miner jusqu'à quel point ils diflferent l'uiï de l'autre, 
surtout pour l'a- propos^ Thucydide prodigue, outré 
mesure , toutes les finesses de l'art : il en est l'es- 
clave, plutôt qu'il ne les malirlm) ^ Il ne sait jamais dan9 
quelles circonstances il doit s'en servir \ souvent même ,• 
il choisit mal le moment. Cet emploi excessif d'une die-' 
don affectée produit l'obscurité ; et ce manque de dis- 
cernement , dans le choix des circonstances , tend le 
style désagréable. Démosthène, au contraire, a tou- 



(i) Ilfoo-ttfl'Gy , daus le manuscrit ^, est une faute manifeste. 

(a) Mieux 'Trhet'unBitai^eti t»c ïflwç, "Oîrtp oùk *xo^of ( Rbiske). 

(3) L^ancienne leçon est : a Ko) â.yt'rttt ft«A\ov ùv' aùtHç i,ytt, » — 
(c Ces mots , dit Capperonnier , ne présentent aucun sens ; mais rien 
» n'était plus facile que de trouver le véritable. Sylburg était trop 
)> éclairé pour le manquer ; et il lit comme dans le manuscrit du Rois 
» «>f«rcii ^axxoy ôir aù^Hç, m ùiy%t» Cette disjonctive remplit exacte- 
» ment l'idée de Denys d'Halicarnasse, et l'on pourrait s'étonner 
» que Sylburg, l'ayant beureusement suppléée, ne l'ait pas insérée 
» dans son texte. Mais il faut applaudir à sa délicatesse, qui ne lui 



IIEPI ÂHM02eE»0TZ. 53 

îrrov. fi fxcfXXov axnoiç ns^frioBai xov «yJpa Tipoç tàç cyu- 

TrpocJWTTWv (i), TiXayyjSîqcjeTai rtç* oTcep foax; ow JîXo- 
70V (2). 

poxrÇpa, e?7rci)jX8v. ATrairet yàp Xoyoç. Où/'' '^^ irotû, 
fià Aea' TovTo (xèv yàp ojxotwç èTTityjJeuoucJiy afxcjoTepoi* 
Xlyo) is To 8&xXXaTTetv ê>c roS (JUvtqSouç, xai fxi7 to ocotvoy, 
aXkà TO TrepiTTov îtcixeiv tw. $è Troaw, xai En fxâXXov roîç 
xatpotç. O /xèv yip, <iza(iieÙT(ùç, t>î xaracnteu^ x,éxpy)taf 
xai âyerai /xoXXov vitt' ailnîç, ^ «yee (3)' 3c«i ov^è tov 
x<xipov avTiÇç eTrfotatat XaêeS/ îe^twç, dXXà xal ^Tiapà 
toOtov itoXXoxk; dfiaprcbzi. Ka9' ig fxey àfierpioc (4) tiji; 
l$aXXay>7ç, aaacpyî 7roterT>5v Xé^tv avroO* to 5è (iri xparerv 

c 

Twv xaipûy^ œniij. O de pi^rcop, toO xe apxoîîvToç (5) 



9 permettait pas d'ajouter au texte d'uxi auteur une conjecture, 
» quelque évidente qu'elle f&t, ai elle n'était confirmée par Pau- 
» torité des manuscrits : Pinobseryation de cette règle n'a servi 
» qu'à défigurer les meilleurs auteurs. » L'autorité du manuscrit D 
m'a paru suffisante pour mettre la leçon qu'il fournit , à la place de 
^ancienne. 

(4) K«t9' « /btiv Tf cî^fT^tf » leçon citée par Sylbnrg, est une 
hnte. 

{H) Tov St flîf xo vvToç , dans le manuscrit A* 




54 nËPI AHMOI0ENOY2:. 

<JTo;faÇeT«t , %ai toiç xatpoiç ou^/jLeTpeitat (i)* owt eiç 

6 (Wyypacpeiç ^ «XXûc xal etç xp:5^iv. fi(JTe oCte to cT^cpèç 
fetêéêrjxev, oS Trpc&Tov rotç ivaytùvloiq Xoyotç Jet* t6 te 
ieivo^ thaï doxeû/^ ecp' â iiaXiara (fatVerai (nrou^aÇGi)yy 
TrpocJeAyjçe. TotaOta ^èv îiî riva è(JTty, a Trapà tov v^rr 
Xov xai lyKataoxeuov xai l^yjXXayfxéi/oi; toO cruyi59oyç x*- 

pOCKT^pOÇ, ou to Xpfl^OÇ AkOLV YiV Iv T>Î JetVOTYJTl, TMl (3) 

0ouxudi3y;y tov Iv avrô nttaavroL (4) (xtfxovfxevoç o Atî/xo- 

çBévYi^ xareaxguaxev. 

la. A îè Trapà tov fa^^vov te xal ebcpiS^ X^P*" 
^rtpa (5) xal xaSapov xal ÇyîXwtov ccTro toO ^caXa/x;{/ai/ro(; 

ii; ûcvrô* Aucjwcxoç $* &v eîxorwç Xéyotto' rotaCroc. Kû)- 

XtS^ei $' ov^èy, lacot; ds ^^apiecxrlpay Tioiigaei T)7V decopcav, 

reSeSxa Tcpûroy >5 Auawu Xé^tç, ^ T)7y AyjfxoejSfyouç èot- 

xlyat irefflofzai, Snnynaiv Tty« 7repiéxoU(ja OSpwTixi^y (6)* 

(c Ap;^i7nro$ yàp ovtoç, co AGriVatoi, «TreJucyato (xèy £Î; 

» T)îv avT>}y iraXaferpay, ovTrep xai Tfoiç ô cpetîywy T)5v 



(i) Mieux ToTc XAi^eîc o-trft/xfTffiTAi (Reiskb). 
(a) Il est k-pea-près ëyident que le mot tronqué Ici est ««t«- 
9%iuÂ^etv proposé par Sylburg. Je Pai adopté dans la traductioD. 

(3) Suivant Keiske , il manqneici un mot, o^o^^Tirri, njuntoTurt i 
ou bien il faut effacer la particule tuù , comme il le remarie. 

(4) Le sens exige 4rfov;t«VT«(STLBi7RG). 



SUR DEMOSTHÈISE. 55 

jours devant les yeux le point où il doit s'arrêter, 
et saisit Tinstant favorable : il ne se borne pas , comme 
rhistorien, à un çtyle pompeux et propre à séduire^ 
il a surtout en vue Futilité. Aussi, ne s'éloigne*t-il 
point de la clarté , la première de toutes les qualités 
dans les discussions du barreau : partout, on retrouve 
aussi chez lui cette vigueur à laquelle il attachait tant 
de prix. Tels sont les traits principaux qui caracté- 
risent cette diction ^noble , travaillée , extraordinaire , 
et qui tiré ^n principal mérite de la véhémence : Dé- 
mosth^e y est parvenu, en marchant sur les traces de 
Thucydide qui setd en offrait d'heureux exemples. / 

XI. Quant à la simplicité, à la correction, à la pu- 
reté et autres qualités du style qu'on pourrait désigner 
par le nom même de l'orateur qui les a portées au plus 
haut degré p j© v^^w. Alm» lLj»\ti9 , TOjons jusqu'à quel 
point elles se trouvent dans Démos thène • Kien ne m'em- 
pêche de citer d'abord quelques passages de Lysias et de 
rapporter ensuite ceux de Démosthène qui en âpîpro- 
chent le plus ; peut-être même, cette marche rendra- 
t-elle mon^'lraité plus agréable. C'est la narratiou tlréie 
d'uti discours concernant des outrages : « Athéliiens, 
)> Àtçfiippus et Tisis, qui est accusé, descendirent dans 



I : 
n fc tel \iwmm^,^ 



(5) L'ancienne leçon est complètement altérëe* Elle porte s «"A 
9 Si irapÀ TÔv iSo • • • • ti «ai, jc. t. X. » « Le manuscrit du Boi n'offre 
» point ici cie lacune ,. dit Capperonnier» on j lit de suite : "A ^t irafti 

> tlf iO'X^^^ Tf «et) «txpiCif ;|^«^ciJt'rM^fit — <rotflii/Tet ; et cela revient à 
» la correction que Sylburg ayait proposée , excepté qu'au lieu 

> à^lcX^of y ce sayant critique substituait xito? , dont la signification 
y> est la même. » J'ai adopté la variante du manuscrit. 

(6) Ccit-k-dire y ir«xx«l ^i^fZ^f frtfi vCf%mf Airâ»? (Reiskb). 



56 SUR DÉMOSTHÈNE. 

j> la même lice. Une vive dispute s'élève; et bientôt 

» ils en viennent aux invectives, aux discussions , à la 

» haine et aux outrages. Pytliéas.(car je vous dirai la 

yt vérité tout entière) entretenait des liaisons crimi- 

» nelles avec Tisis, à qui son père l'avait donné pour 

)i tuteur. Pytliéas , aussitôt que Tisis lui eut raconté 

7^ les insultes qu'il avait reçues, dans la lice, jaloux 

» de lui être agréable et de paraître adroit et rusé, 

» l'engagea , comme nous l'avons appris par l'événe- 

)» ment et de ceux même qui savent ce qui s'est passé, 

» à se réconcilier en apparence avec Arcbippus^ mais 

» à épier l'occasion de le surprendre seul. Tisis sui- 

31 yit ce conseil , fit la paix avec Ârcbippus , vécut en 

n intimité avea lui et feignit d'être son ami... Après 

• • . . . • 

(i) Ou plutôt le ffZtSfAfAovret , corraction proposée par Sylburg et 
éoùfirmée'par une note marginale du manuscrit de Hudson (Cbc^. 
J^oiâ. ). Le manuscrit D porte le xAfjLfAàtftA , d'où il est aisé, suivant 
CapperonnîeTy de former le ffKtÊjut/jutrtt^ et cette correction si simple 
paraîtra trèsrcertaine, si l'on se rappelle qu'il ëtait ordinaire aux co- 
pistes , quand deux mots commençaient et finissaient par la même 
kttre/ d'en oublier une des deux. 

(a) KyfTfftc , dans le manuscrit ^- et en marge de eelui de Hudson 
Ç Ço4» J^odjii), Cette leçon est nécessaire peur le, sens. <c Qmi ne sait 
» pas, dit Capperonnier , que c'est un défaut de la prononciation qui 
» donnait le même soa à la diphthongue^*^ qu'à la voyelle v. - 

(3) 'Umaç , dans le manuscrit B, L'ancienne leçon doit étfe con- 
servie. 

(4) Sylburg aimerait mieux i^iiCoi/Xoc dans le sens de tvo^^X^c* 
Beîske rejette cette conjecture et défend l'ancienne leçon l^riCovXoc. 
<t Mihiy dit-il, non videtur esse temerandum, Sunt enlm qui in hoc 
» ipso sibi placeantf si aiiis callidiy subtiles ^ dolosi, insidiarum et 
Tf machinationum solertes architecti videantur ; qu6d existiniant 
9 hanc hominum de se opinionem sibi munimento adwersUs insidias 
» aliénas fore; e6que fieri , ut aliicaf^eant ipsos inyuriis appetere.» 



HEPI AHMO20ENOT2. Sj 

» diXTiV. Opyxfe Se yevo/xiyy];^ Iç moyLiMrd (i) te ai- 

>^ T^ç (2) xal avnXoywev xai ïx^potv nud XotJbp&v xat- 

0) IdTfiCOLv. EeJTiv o5v IluSeaç IpaaDÎç f^èv rou fAetpaxcou* 

» nAnoL yàf zlp^atrai zakmBYJ Trpoç ifxa<; (3)* eTrirpoiroç 

i) Tiçjtç irpoç ovrov vfiv ev -ri! iraXaiorpa Xotîoptav îiyjyi^ 
:) aaro^ |3ouXofxevoç j^ape'^eadai^ xai ^oxeîv deivoç xal 
<) eTTiëouXoç (4)^ efvac^ IxiXeuaev ovriv, -àq ifiiiei^ îk te 
) TÔv TTCTtpayfiéywv TpaST^/meSa , >tal twv eu eîîoTOûv Ith)- 
») 0ofjLe9a, £3/ fxèv (6) tô Trapovri îtaXXay^vat, (ntoireS/ 
)) ôè. ÔTTCOç avrov fxivov wou X^î^petai. IIeKj9eU îè ToOra 
» x«l «TràAXayelç^ îtai xP^F^^f '^^ 7rpocï7ro«ot5/x8i/oç 
.) lîTi'riîîetoç dvoci, tic, toOto [laviaç, Ty}XotoOToç àv, acf 
)) forato (6) **?^ t' sruyjpcvev jxèv o5<ja cTnroîpofxwt ova- 
)) xeioov ^** d' ovrov pier' IjuloO irapà rrjv 3^pav irap- 
j) i6w!jw\^^^ aXkinixdv TUy;fû&/ouob/ ovreç* to fxèv irpw- 



T*^ 



(5) K«ti ff /bttî, manuscrit ^. 
' (6) Hiettx «^/xfTo OQ bien f^iWceT9'(RBr8KB). Les manoscrits et 
les commentateurs ne fouriffssent aucun secours pour remplir les 
lacunes suivantes jusqu'à Aisn mo-ai rtc* Seulement , au lieu de i ^i 1^* 
^l 9Ù fAtv' «tvToî/, le manuscrit B porte : mM ^i oC» — ^lae^ /aov 
Xi>»r V* M«â* «^vTOt/. L'impossibilité de rétablir ce passage e8t d^au- 
tant plus insurmontable qu'aucun autre auteur ne nous a conservé ce 
fragment du discours de Lysias. 



58 nEPI AHMO£0ENOr2. 

» Bvpav. 0( i\ Yjiidç êxéXsuov eiadvoLi. I£tmi8rt 8è ev^ov 

» lyevofzeBa ^ l(ik /xsv exSû^oue^iv oùctaçr toutovl ^s eruv- 

)) apTcacjavreç , lôVî^av Trpoç tov xtova* xat XaêcSn; puz- 

» crriya ttç, eytecW^ Tio^àç 7rXy:yàç, etç oociQfAa axnw 

» xaSeip^e. Kal ovx l^i^pxeaev avT^ TûcSra ftovov l^fxap- 

» reu/' a^* iÇriXwxàç jxev rm vi(ùv toiç Trovyiporafroiiî 

» Iv -rp iioXei, veotXJTi 3c rà Trarpûa irâpedlKîcpàç, xôl 

» TrpocJîrotou/xevoç veoç xal ttXoucxioç efvai, 770^0/ xoiiç oî- 

» xsra; èxéXévev, infiépa^ :ï^ yevo/jtéviQç (i')> wpàç tiy iciTovac 

» avrov îîîejavrai; fxacJTtyoOv. Outo) Je tou (J(îi(MCToç yjJn 

» 

M îTovi^pwç Jtaxecfxevou , Avrcjxaj^ôv fx&Ta7rg{x^{/apévo<; , tow 

M |UL£V yeyevYîfxevwv ovJèv eÎTrev, 9.ey£.î'> cJ>ç âvràç fxà; 

» Jet7rvâ)y t;3;(oi (s)* oûto^ ^yjàBicùv îkBôi' hxor^a^ Se 

y) Tnv Bv^Vf val ticskQàiif xaxâ>^ Xéyot àvrov^ xat tov 

» AvTCfxa^ov, xal ràç yuvatxfltç aixtùif*- AMixayo^ ik, 

» àpycÇeto (*£V auToS;, ob^ psyctkoc -ifioLfvny.itmr ojxûk 

» îè fjtapTUpaç TTapaxaXIaaç , TÎp<àT« airov ttôç eî<j£X5oc. 



( 4 I ■ ■ . ■'. / 



(i) Une édition porte yiiv/umc, par corruptiop ck>i>frii/ufv}ic» 
qui se trouve en marge du manuscrit de Hudson ( iOod, BodL). 

(a) Ce passage est altéré dans Tancienne leçon : ▼»! fifv Jttmvi 



SUR DÉMOSTHÈNE. 5g 

» avoir dlnë, et lorsque la nuit commençait, nous sor- 

)) times ensemble et nous vînmes frapper à leur porte. 

)) Ds nous font entrer, mais à peine sommes-nous dans 

» Tintérieur de la maison, qu'ilsme chassent, saississent 

» Ârchippus et Tattachent à une colonne. L'un d'eux, 

» armé d'un fouet, le déchire de coups et l'enferme 

» dans une chambre. Ces mauvais traitemens ne suffi- 

» sent pas à Tisîs \ à l'exemple des jeunes gens les plus 

» corrompus de la ville, et fier de là succession de son 

^ père qu'il venait de recueillir, il faisait le riche et le 

» jeune : il ordonna à ses gens , qui avaient attaché Ar- 

)) chippus à la colonne, de le fouetter une seconde fois, 

» dès qu'il ferait jour. Quand son adversaire fut réduit 

» à ce triste état, il mande Antimachus , et ne dit rien 

» de ce qui s'était passé; seulement, il lui raconte qu'il 

» était à souper-j- lorsque Arclilppûs arriva, pris de 

» vin , frappant les portes avec force, et il ajoute qu'à 

» peine entré , il se permit le langage le plus indécent 

» envers Antimachus et son épouse , ainsi qu'envers la 

» sienne propre . Antimachus fut vivement choqué d'un 

» procédé aussi inconvenant; il fit pourtant appeler des 

» témoins , et , en leur présence , il demanda à Archip- 

» pus pourquoi il était entré : celui-ci répondit que 

» c'était sur l'invitation de Tisis et de ses gens. Ceux 



tvxot, Sylbarg n'essaie pas de le rëtablîr, et Martinez propose ô /uh 
iummf tvX''^ f correction qui ne lui parait pas satisfaisante. Reiske 
désespère aussi d'arriver à la yëritable leçon. « Locus hic thm teirà 
» et ■ impenetrabile caligine perjusus est , ut ordo rei narratœ nullo 
» modo percipi queat. » Heareusement les manuscrits B et D sont 
venus à m^n secours ^ pour remplir la lacune. Capperonnier ne doute 
point que cette leçon ne soit la véritable. 



6o SUR DÉMOSTUÈISE. 

» qui étaient venus avec Antimachus conseillent à Ar- 
» chippus d*en finir le plus tôt possible, et r^ardent ce 
» qui s'était passé comme un événement malheureux : 
» ils le remettent entre les mains de son frère. Comme 
)» il ne pouvait marcher , on le transporta sur un^ lit 
» dans le digme, pour Texposer, dans Tétat où il se 
» trouvait , aux regards des Athéniens et des étrangers; 
)) afin que tous ceux qui le verraient, fussent indignés 
» contre les barbares qui avaient exercé sur lui un 
» pareil traitement, et pussent blâmer la ville , oùron 
» ne punissait point , au nom de la patrie et à Tinstant 
» même, les hommes qui se rendaient coupables de 
» pareils excès. » 

Xn. Telle est la narration de Lysias dans le discours 
contre Tisis. Le morceau de Démosthènè, que je vais 
citer, est tiré de la Iuiawii^m»-. voxt^t^o Conon. Je ne dirai 
rien de la ressemblçmce qu'ils présentent par rapport 
aux choses : je les examinerai seulement sous le rap- 
port du style. « Il y a trois ans que je fus envoyé en 

(i) Une note marginale du manuscrit B explique ce qu'il faut en- 
tendre par Af7yftA— <c*0 «ro^oc 17 v» nti^Aiiî', ifd* fJt/acfVTO «vtoc 
3) xa) <r«txx«t, &o-^tf vTT^hiyfjiAtA, » Sylburg a transcrit cette note. Cf. 
Harpocbatiov et SuiDAk (m voce Aity^Ati), 

(a) « L'orateur, dit Tabbé Auger {Sommaire du plaidoyer de Dé^ 
mosthène contre Conon , p. 33i , tom. yi , éd. i8ao) , attaque avec 
» force un insolent et un audacieux qui ne craint pas d'insulter et 
3> d'outrager des citoyens , sans aucune réservé. » 

Plus bas , il expose le sujet de. ce discours : c Un certain Âriston 
a» avait été maltraité de la manière la plus indigne par un nommé 
» Conon et par ses fils. Il attaque le père en justice, comme le prin- 
7t dpal auteur des mauvais traitemens qu'il a essuyés : il expose Tori- 
» gine de l'inimité qui est entre lui et Conon ; les excès auxqueb ce 
» méchant homme s'est porté à son égard ; comment il Ta battu et 



HEPl AHM02e£NOY2. 6l 

» 2ufxêouXsuovrci>v is tûv uaùBoyTtùv coç rdy^icroi XDaae^ 

» xai rà ysyivr^iéva. Stivâ vo/xi^ovtgov efyai^ dVTrédoaav 

)) airov toti; a^eXcpoiç. Où duvajjiévou $è ^aSO^tiv, Ixo- 

)) jiiaay axnoy d^ to Aety^ (i) ^^ xX^yyi^ ical iTrédei^av 

)) ^oXXot<; fzèy AdiQva/cov^ iroXXoii; $è xal rûv SXXcûy ^Ivcoy^ 

» ovtGdç d&oxe/fxsyov* âare toÙç î^ovtaç /x)7 fzovov Tor<; 

» Yrot)Qaa(7ty opytÇeaSai , «XXà xal -rtç iroXecùç ycarriyopeû/, 

» ott bv 3y}/xo(je'a oWè Trapap^pwfwc Toùç ta rotaOra i$- 

» afwcptavovtaç Tifxwpetrai. » 

1(3 . Aiv/ï p.gv )5 Aoiotbu în^yyjffiç Ik toO Kaxà Tii3i5o<; 

Xoyov. Bf y îè yOy jxéXXco Xlyeiy^ Ay)(jLoa9éyouç , ex tov 

xarà Koyooyoç (2)' îç T>5y irpay^xorwày oiULotoTYîTa lacwy- 

— — - - j 

Teç (3), tijy ly T^ Xé^et oxoTTW/xey <( E$)îX0o/:ji6y (4) etoç 



» frappé lui-même ; comment ses fils et d'autres qu'il animait par 
» son exemple , Tont traité de façon qu'il a couru des risques pour 
» ses jours. Il confirme les fyits qu'il rapporte , par la déposition de 
» témoins dignes de foi ; il détruit les moyens de défense de l'accusé, 
» s'efibrcer d'6ter toute créance à ses témoins, et finit par exhorter 
>» les juges à le venger , h punir les coupables comme ils le mé- 
» ritent. » 

(3) Toutes les éditions portent une lacune après làwtf*rtc. Sylburg 
croit qu'il ne manque rien ici ; toutefois il propose d'ajouter , « mç 
» ùùJ'if TTçèç Tflb h AS*f ^' ^f o0>M)toi/0-eif . » Goomie tout me parait bien 
lié , j'ai fait disparaître les blancs : il n'y a déjà que trop de passages 
tronqués dans ce traité. 

(4) Une édition porte I^Sxdoi . Je conserve celle de Denys : elle se 
trouve dans l'édition d'Auger , revue par M. Planche ( ubi supra , 
p. 335 ), 



6:1 HEPi AHMOsesNorz. 

» Tom tpfrov (i) eîç IlavaKTov (2), (ppovpâç tôijXv irpo- 

» ypacfEKJyiç. EcJxi^vciXJav ovv oî uteîç (3) oî toutoui (4) 

c 

» Kovwvoç lyyùç >5ftwy, i>ç (5) ovx àv êSouX6|iyîv. H yàp 
)) eÇ âpX^^ ^X^pa xal rà 7rpo(JKpov/xara , litetQev iniuv 
» ouvéSy]. £^>7<; (6) d^s oxouaeade. Ettivov eKaarote ouroi 
» T)5v Yjiiépav okYiV ItteiJ)} Tax*^^^ «piODÎasiav (y)» xal 
» To09 ' ecuXJTrep >i/xev Iv t>7 (ppoupâ (8) , Sitxekow Tuotopy- 
» reç. H/ixerç 5% ôdTrep IvSaîe eîw9ei]utev (9), oîîtû) îrf- 
)) yofxev xal l^w xal i^v (10) Stn:voT:oiu(sBoci zoïq SXXok; 
)) ôpav (îU|iêarve( (1 1); TOVTyjv av oStoi e7rap(J)vouy :Ç3n (i 2)7 
;) Ta fjièv iroXXa eîç roiç cbtoXovSouç >5/xôv (i3); reXeutûy- 
» TEC Je xai eU (i4) >5i^ôc$ auTovç. $^(yavTe<; yàp )ca7rvi- 
» Çetv (i5) avToùç ovj^oîroioUfjLeyouç tolç Traîîaç, >3 xax&ç 
)) Xéyetv Tt Tu^otev, eTUTrrov, holI ràç àfitSaq Kareoxé-* 
)} Savvoaav (t6)> xal TipoaeoupoDv^ xal oaeXye^cç xal iiSpecûç 



(i) Les mots tovt) «rfiTov manquent dans une édition. Je les ajoutt 
diaprés la même autorité (ibid, ). 

(a) Harpocration, cité par Auger (ubi sup., p. 370), fait de Pa- 
nacte une ville entre TAttique et la Béotie. Paosanias dit que c^était 
un fort dans TAttique. <r KÂowiT^poç é^t fiAffiXiûa^ç (tac ^ It^'A^n- 
» fàUvç tTri^tteri fjt9i ftoT* ô xêyùç) Tïdfaxfrùf «riÎASoc if tJ 'Arruf, 
» Kcù lAïut/Jliftt iiXf. » (^Attic.f cap. xxy, pag. 173, tom. i, éd. 
Clavier. ) 

(3) Les mots êo*ii»TAf ov? oî t/îtic manquent aussi dans plusieurs 
éditions de Denys : je les ajoute avec Sylburg et Reiske , d'après It 
texte de Démosthène ( ubi sup, , p. 335 ). 

(4) TovTOTi, dans le manuscrit ^, est une faute de copiste^ facile à 
concevoir. 



SUR DEMOSTHÈNE. 63 

» gariuuKA à Panacte avec d^autres citoyens. Près de 
» nous se trouvait la tente des fils de Conon ; et plût 
)) au ciel qu'il n'en eût pas été ainsi ! car ce fut la pre- 
» mière source de notre inimitié et de nos disputes , 
» comme vous allez l'apprendre. Après leur dîner, ils 
)> passaient le reste de la journée à boire : tout le 
» temps que je suis resté à Panacte , ils ont tenu la 
)> même conduite. Pour moi , je vivais là , comme 
» j'ai toujours vécu à Athènes; eux^ au contraire , 
» étaient dans l'ivresse , à l'heure où tout le monde 
» a coutume de se mettre à table. Ils commencèrent 
» par insulter mes domestiques , et bientôt ils m'in- 
» sultèrent moi-même. Sous prétexte que mes gens , 
» en préparant le repas , les importunaient par la fu- 
)) mée, ou les accablaient des plus grossières injures^ 
» ils les fr a^f ■ ■ ■■■—■ ^^*hsv x;ouvr2iîent d^ordures ; en 
)» un mot y ils ' se permettaient à leur égard les in-^ 
» suites les plus dégoûtantes. Témoin de tant d'inso- 
î> lences j et quelque aJBiigé que j'en fusse, je dissi- 

(5) *nc est omis clans le même manuscrit. 

(6) '£f Zf , dans Démosthène (ubi sup, ). 

(7) OvToi «riif i/xifctf, i^ii/Ài Ttlx^^^ft. ctf(9«rmiATy cxnt, ». t. ^.» 

aibid.) 

(8) 'Efrt «ry '^f^upl ( ibid. ) . 

(9) £î«d«cftfT {ibid. ), et lîotda/Aïf , dans le manuscrit B, 
(io}*Hf o&f , dans Démosthène (ibid. )• ' 

(11) 1u/JtCttii9i (ibid,). 
(la) *At «^ irAfotfivf ùZrti (ibid.). 
(i3) Eiç vùùç irtuiki i/JtoÊi , voùç «UoXovSovc (ibid, ). 
(i4) Les mots A jmi %h ne sont pas dans les anciennes éditions d« 
Démosthène. 
(i5) Auminn , dans le manuscrit A , est une variante fautive. 
(16) K«Ti9«f^ciTfvoT , dans Démosthène (ubi sup. ). 



I 

k 



G4 SUR DÉMOSTHÈNë. 

D mulai d'abord^ mais quand je me vis. moi-même 
)> en butte à leurs attaques , et comme ils n'y mettaient 
)> point de terme , je m'adressai au général ; non pas 
)> seul, mais accompagné de tous ceux qpi. vivaient 
» avec moi et qui avaient aussi à se plaindre ^ Le gé- 
» néral leur adressa de vifs reproches , blâma haute- 
)) ment leur conduite envers nous et envers Tarmée 
» tout entière. Eh bien , au lieu de se corriger ou d'é- 
» prouver quelque honte, le soir même, aussitôt qu'il 
)) fit nuit, ils m'attaquèrent encore : ils commencèrent 
» par des injures et finirent par des coups. Bs pous- 
» saient de tels crfs et faisaient tant de bruit autour de 
» ma tente, que le général, quelques officiers et plu^ 
)) sieurs soldats accoururent et empêchèrent qu'ils ne se 
» portassent aux derniers excès contre moi , ou que 
» poussé k bout pc^- loTLrc vîolpnces « je np les leur fisse 
» payer chèrement. Les choses en étaient à ce point, 
)> lorsque nous revînmes à Athènes : il existait entre 
» nous des haines et des ressentimens, conynç cela de- 
)> vaît être 5 mais, j'en atteste les dieux, je ne pensais 



(i) T^ rrfttrnyf , omis dans une ancienne édition de Denysv 
(a) OÙK. iyei , dans Démosthène ( ubi sup, ). 

(3) Ilifi St %\mt t;roiovT {^ibid,, p. 336). 

(4) 1vita%ittt,9%i ( ihidn ); 

(5) TiXft;«r«TTfç /• (iètd.). 

(6) Les mots mi «ro? fffrpct*tcf sont inutiles : its ne àe trouvent Hi 
dans le texte de Démosthène (ubi sup, ) , ni dans les manuscrits. 

(7) Ofsrif ixMKumf , dans Démosthène ( ubi sup. ). 

(8) UfothBiiitfi {ibid,). 

(9) 'E*-*f»xô»/*i?(i^ic/. ). 



)) ôccQ/pu^ ix^l MKâftpca^co; «eiLhraùç^.fiV /^fiyotf.iTfipt âtr tiç 
M lift^ê^ nocX^râu^^ 4^ x^^^' fi)'' *^9W oXft)ç (3) iv 

» Trpwtov, xâjx.wç îityov, ïîtfiitac. iîi (5) xctViÀTjyiii'ivi- 
» Teu/ox c/W. Koel toatfvrnv 3epceu/)9y xal ^opuêoy Trspî 
» tjî» (ncTwJy feoijfîacKj»,. fiKXre wî Tày::^paToy (fij|, xoet 

» âXl»y Twiç ^paT(Ci*tûy* oî 5i«?c<iXwxy: (ij) fxisJiy içjutii^ 

» M TovtGdy. Tov d^5 irpâ^y|xaTo« elç tovto irapeX9iy-^ 
» Toç (8), cîx; îeOpo «yi^XSofXEy (9)^y iijia^>'(ro)^'OrayjEi-' 

; . . -. ... ; 

^ . .■ . • f • - • « ; 

. ■ . • . . . •,*..'•■.• 

• U )•■■!•• • ". ■-•..-•• • - • 

(to) Lefl mon ^f if^r manquent dani Wi aBcItiiiMi^éiKH^iit d? 
^ys et dans les manuscrits A, BeiC, 

m. 5 



66 n£Pi AHHozeBNorri 

,:« Mîy ptèv Tôû/î^r oiô&a (8) Ôjxw XéjoiAixoiïtaQcu (g), 
:»vTiÛT« fiot/. Xp^)^ uîJWpQy o6wâ^0> 'TcepcîwpToOytoç, 
-i^-•ô(wpçp €&i9etv (io)/ccnrépoeç. (tt) ifo'ïzy«p;^-iyLov^fiïti:$»- 

s>>>~Aeâ»xoptoy.N(i3)>vi^G l&y'A\tô(>^ Kcctc^ is 

:» oiTtoç ôc iv, /ute^yo»^ ^ô^rè fi>^ fjipc6g& B^t ^Tuy tr«p- 

..".'* ...."...,.■ ... '■' ■ ■ • ■ 



I 



< {i} Ot/^f «^ oaufl ( i^i^. )• ^ . 

(a) 'axx' ivxciç ÎKiiio , dans Démosthène ( ubi sup,), 

(5) Là mot ^ manque dans les anciennes éditions. 

(6) A^TOK , dans les manuscrits A etB, est une faute. 

{7) Aiifo<ri^' tifyA9VùH , dans Démosthène ( ubi sup.), 

(8) 0^ifSr«».aéiM Démostkène («2« mp.^ p..339) et dans le ma- 
nuscrit j4. 



SUR démosthèhe. 67 

n m à les appeler en justice^ ni à leur demander rai- 
» son de ce qui s'était passé : j'avais seulement résolu 
» de me tenir sur mes gardes et de n'avoir plus aucun 
» rapport avec des hommes de ce caractère. Je vais 
yt prouver^ par le& dépositions des témoins , la vérité 
» de ce que j'ai avancé*, ensuite, je vous ferai con- 
» naître tout ce que j'ai souffert de la part de mon 
» ennemi. Par -là, vous verrez que loin de se re- 
)» pentir de ses premières injustices , il en a commis de 
» plus révoltantes. » — Déposition des témoins. — 
« Tels sont les faitâ dont je ne croyais pas devoir de- 
» mander raison. Peu de temps après, je me promenais 
» vers le soir , suivant ma coutume , sur la place publi- 
* que avec Phanostrate de Céphisie, qui est à-peu-près 
» de mon âge. Ctésias , fils de Conon, vient à passer , 
» dans un état complet d'ivresse, ^ux environs du Léo- 
» corium, non loin de la maison de Pythodore. A notre 
)> aspect , il pousse d'abord des cris , et puis murmure 
» ensuite à voix basse quelques paroles, comme un 
n ivrogne : nous ne pûmes comprendre ce qu'il disait. 



. (9) n»i»MrdAi , dans DtSmosthène ( ibid»)* 
(xo) BitiBuf^ dans le manuscrit ji, 
(1 1) 'Enrifâit est omis dftns les manuscrits ji^BetC, 
(xa) Knptettmç^ dans Démosthène (ibid,). Les deux leçons sont 
également admissibles : il est ici question de Cëphësie on Cëphisie » 
bourg de TErecthéide. Cf. Aucsa {Bourgs d* Athènes , 1. 1 , p. aa i). 

(i3) On sait que le liéocorium était un temple dans le Céramique , 
^ rhonneur des filles de Léon , qui , dans une peste dont Athènes fut 
*ffigée, avaient été vouées par leur père pour le salut de la ville. 
Cf. AuGEa ( NoU , tom. vi 9 p. 370 ). 

(i4) 'Eyyhttm nuMtigiu , dan^^mosthèna {ubi sup, }. 



t. 



68 SUR DÉMOSTHÈNE. 

» Il s'éloigne de nous et se dirige vers Mélite^ Là , dans 
)) la maison du foulon Pàmphile, Conon, un certain 
)) Théodore, Âlcibiade 9 Spintharius , 6ls d'Eubulus, 
» Théc^ènes, fils d'Ândromène, et plusieurs autres, 
» passaient le temps à boire. Ctésias les entraine, ao- 
» court avec eux vers la place publique , et vient au de^ 
» vaut de nous , au moment où , de retbur du temple de 
)> Proserpine , nous nous promenions de nouveau siir 
» la place ^ tout près duLéocoriùm : ils vienteeUt att- 
» devant de nous. Lorsque nous fumes en sa présence, 
» du milieu d'eux, un inconnu se jette sur Phanostrate 
» et Tarrète. Conon, son fils, et le fils d'Andromén(& 
)) fondent sur moi , et commencent par me dépouiller: 
» ilis me saisissent par les cuisses , me traînent dans k 
» boue et me foulent aux pieds, en mecouvrant d'ovt^ 
» tragee : îU aao r«>iir)çnt la lèvre, me remplissent \ës 

■ i n 1 ■ ' ' ' ' ' . * " ' ■ ' ' 

(i} Mt^/mv , dans Di^osthène ( ihid. ) , «t êahs Bti60A« dt 6y- 
^anee. CVtait tout à la fois 1« ooni d'qa qimrtwr d'Athèiie* -f t d'un 
bourg de la tribu Œnéide. Cf. Etienvb de Btzàkcb (in voc. MiXiVa}. 
L'abbé Auger, dans la liste des bourgade PAtttqiie, le-plaeé «osai demi 
rŒnëide (tom. i, p. aiS}. 11 est difficile de concevoir, diaprés cela, 
pourquoi dans ses notes '6ur le discours contre Conon' (tom L' yi , 
p. 370) il en fait un bourg de la C^ropide* Syiburg pense ave^raison 
qu^il s'agit ici du quartier d'Athènes , plutôt que. da llQiik^ . ' 

{•s) "Bwtfu yif , dan$ Démosthànt {tibi iup.)t - 

(3) Après fVT«t/0st, on lit c « r^fitfyJif ^^rt^of •«'»9iju«0«i«>(î6û|.). 

(4) J*adopte la leçon qui se trouve dans Démosthètie ('uA{ êup,). 
D'après Tancienne >f«9t<y il faudrait dire! «]>$n# la maisoii du 
» peintre Pàmphile. » 

(5) eicTt/<oc TIC» dans Dëmosthène (vbi sup,). Mtrtîoes a ram 
cette leçon dans la version latine. 

(6) Les manuscrits B et Cpirtent ici 'A? /^ e/uiA v« ; mais pins bvs 



I|EPI AHMOSSENOri* 69 

n >9X6s irpo; Mùlrnu (i) âvo). Emvov (2) d* âpa ly- 

JD raSdâK (3) Tttfpd n^cp-c^'^a) rco yvat^X (4)* Kov(i)y «ih* 

» rcKHi Geodeopoç t<^ (5); AXxtêitxdy];^ 27r&9apo^ Eu- 

)) SovXou^ ôeoyâof]; Avdjpo/ilyovç (6)> iroXXo/ tivcç* ou^ 

il) H^oLCTÈdaç K'n2acdc<;^ liropedeToeiii niv oyopav, )cai 

M isfuy ^fJiSaiyei a]/^aTp£<]pouaiv h, roO cpepstfaTtebu (^), xai 

» ^ceptiraTovai ffâcX^y xat' 0(vro 7rot>ç to AeciMcopiov efi/at, 

)) xai Tour(^ TTcpiTVyx^'^l^^* ^ ^' avefxejt9ifîpL€v, ef^ juieii^ 

>) adrôjy, 4yv(i^^ (8) tiç, to $«vwJTp«Tc«) ^prpoimôcTEt , 

n Kpil x^T^p^ev Ikcivov* Koya>v dis oûtoal^ scal 6 vco^ «û« 

)) Tov^'xal 6 Ây^i^iéyou^ uîè(;^ €fi«i lr€pi!te0oyt€(^ ti 

»: fièt" itpôùToi/ iS^^u^ (p)^ lifr^ vm>oxçXi?J^^yt«« (10) nMi p^- 

» («yrec<ii) ecç riv j3opgopoy^ ofiw âiidr/xtf)^ jyÂ^Xo/Jteyoc 

M xal vSptî^oyT*;, àcJTtTo fià/ x«9^ Jiax4tp«, tovç i' 



lUdomieiit la leçon que ^«clopte «tcc Sjritiiirg^eft Etisl^ «xl'aprés in 
te^te de Dëmos^^ne ( u&i jup. ). 

(7) ^ijfvp'dLviJtv , daiBS Démostlièiie (^tÙ). * 

(8) *Ji>yo0^]aiCy dans les manyacri^ -df , j^^t C^j^tuat fi^ate. 

(9) 'E^i^vctLf, dans Dëmosthènc (ibij.), 

(10) E2&*w*Y«ri6éX/r«nrf)t^J*Mi»>. « - : 

(11) Les mots tic Tor 0toi , que Sylburg et Reîske placent entre 
^ux|Miieutlièses, man q u e n t dett«4e teaite -de- Pé m esthèn e {uhi tup,)^ 
^dans deuTL manuscrits, B et C, Ils ne présentent d^aîUcurs aucun 
*eii8 et embarrassent là plirase : j^àî'éru'deVôir les supprîàief ; ^ 

(tsi)- ^vyxu't9tte'^ tmH dans leèmtniusërîtj ^', ^ et C7: éTe Va- 
iWe, f!omtiié57ltMifi^HiUsirinJ;6\»pf^s4e Vbktè de DémoUbène (ubi 
'«p., p. 340). ^ 



fjiO nEPI AHMOZSENOYl. 

)) IXeiTTOV, &(JTe fiYi (i) duocarijvocif (at/TE <fBéylpca9ai ^a^ 
)) odat. Kse^xevoç ^' ârSrûv :?xouûv TTo^ci xal Szivâ Xeyov 
)) TCDv* xai rot /xsv âXXa pXa(;cpy]fjL»xç Sp^ei t^v^iç^ (£ç Kal ôvo" 
)) iidit,tiy Q%vTnaaiiii (q)^ ô îè t^ç Sêpecàç fori r?ç rovrou arc 
}) fiBÏoVf vm TSîtfjLîf/ptov é>i Ttây zb npâiyfioc iiiro toutou yevo- 
» /xei/ov (3), ToC9' ipî/ Ipw. HJev yàp, tô1<; aJ^sxTpvovas 
» (iiiioiiiivoi; Toiç vevtxyjxoTaç' ot 5è xpoTeS/ avroy i^Çiow 
» Toî^ âyxftcjtv (4) «VTtTrTepuywv t«<;- 7rXeupfl?4. » 

ly . Tavroc ov )ca9apci xal ûbcpiÇ:? Tiotl act(^^ vax i\à 
TÛv xupeW xal xocvSv ovo/ixotcoy Y.cm(î%^c(a\tjbct , âo^rep 

Ta Aucj&u; E/Jtot /utèv yàp wap^etv doxet. T^ ôè ov^l <ru>'- 
TOjxa xai cJTpoyyOAa, kuI <.2uO«^« ^««^U^ xal p}v acy.e- 
X>7 xai 0bcaT0f(7}ceuov eTricpacVovTa (fueriy^ xaâdsrrçp ènsu^a; 
nayT(i)y yiv ovy /x^^icxTa. Ov;(l ds xal xtSaycl; 3(oei Iv 
<î9€t Xey<5/xeyûJ ttyt , xal to ffpéîroy Tor<; vîroxsifxlyot^ Trpotx- 
d^TToiç Te xal Trpayjxatyt (puXarroyTa; HJoy>î$ Je «pa xat 
treiSovG )çal' yjxptzmf xacpoS Te^ xai toc^ oXXocç JEiraaiy 

'I ■ - ; ■ 

c? Tolç Audtoxorç eTrayQoOdty (5), ap<?c o^;^{ 7roXX)7 fxçt- 
pa ^6)î Oàt ïyeoT- ^^wç etaery. Ei yoOy (a)7 Jta t^îç Itti- 
ypacp)5ç, ouTtyoç ecJTty, ©caTepoç Tûy Xoywy yyciJpi|xoç Jy, 



(i) *n^i ft«Vf , dans Démpsthène (i&ûf. } j^ est .préférable. 

(a) Ce paçsfige es^ rplas correct dafis pëmosthène (ibid, ) t «K«} 



SVR D£MOSTHÈi)iE. Jt 

» yeux de sang et me lisent dans un si triste ëuitque 
ïk je ne pouvais ni me relever, ni proféirerime paroles 
y> Couché à terre, j'entendis tpus leura propos : c- étaient 
» des injure^ si grossières que je n'oserais Ids répéter. 
)> La preuve certaine qi;e. tous ces excès fiu^nt commis 
n par son ordre et sous ses auspices, la voici :. il lehan- 
» tait, comme les coqs qui célèbrent leur .viiptoire^ ;6ft 
j^ ses compagnons^ le pressaient de .se £rapper les flancs 
» avec les coudes, pour imiter le battement des ailes. » 
Xin. Ce style n'est-il pas un modèle de pureté, 
de correction, de clarté et de l'emploi des ihots pro- 
près et usités , comme celui de Lysîâs ? Pour inoLoi, j'y 
trouve le même caractère. N'est-il pas concis v arrondi, 
nai[f et remarquable par. cette simplicité, qui 'exclut- le 
travaâ et peint si bien la nature ? Ces diverses qualïtës 
me. paraîssem *^^i^ ;«i , «« ôiprjeme rfegré. N'je8t7 
il point persuasif, n'exprime-t.-i],pas fi^èlgn^ent^l^ 
mœurs , ne se renferme-t*-il pas dans les convrâànoès 
prescrites pour les perisonnes et pout* les chbs^P'ta 
douceur , le. naturel , la grâce, l'à-prppofej én.un in(H> 
les qualités qui embeUissçnt le style de Lysias , n'y 
brillent-r elles pas dans toute leur, p^fection ? Il-nue 
parait difficile de soutenir le contraire. S} l'on ne' con- 
naissait point', par le titre, l'auteur, de ces di^coiirs,^:^^ 



■••MMiiafc^iMtaaBMMlB*i£M«âa 



(3) Ou pfptôt : a Tfx/<N^<oir vùZ vai To yrfZyfAct ù^i «rovrou yiyt-^ 
Tt'inoèeti, » (DÉMOSTH. i ibid. ) . 

(4) Tor^ À>»»^*f at^TO? iPiouf (ibid.y .., i.; 

•' ■ ..r-. •• -1.» ..I. 

(5) ]Mieuz , «Pfi'près SjrlBurg : « Ka) «rit A2iKatj, S, 7^«j^ t?2V Aw ri^- 

(6) Le mimé crîtiqae propose ici : fc ^o^xi AyT^h yuo7^«, » ^^^ 
correction parçdt moîn^ nécçswire qiie la prë^;iédente, . . 



IJ2 SUR DÉM0STHÈ9E. 

que le hasard les fit tomber entre nos màiâs, sans qu^ 
rien nous en mdîquitt le nom, je suis persuadé que fort 
pevL de gens seraient à même de dire s^ils sont Fou- 
rrage de Démosthene ou de Lysiàs -, tant est grande la 
ressemblance qui existe entré Fun et l'autre . Il en 
est de 'même : t^. du discours pour Phormion contre 
ApoUodcHre 5 à*, dd discours contre Olympiôdore accusé 
d-atoir causé du dommage; 3^. du discours contre 

(i) - Oa bien ^vtêff ( Stlbtiag )• 

(a) J^ai pense qa'il n% serait pas borf de proffos .de tappder iâ le 
f ujet des dirers discours mentionnes par Denys : je me seryiraî des 
argulmens do l'abbé' Auger. 

« -Pasfon^ banquier d'Àtlîèiies , aT&it pour commis Miormion son 
•aden esdaVs ; il Uii accordait mie confiance satis bornes. II lui loua 
M banque et une manufiictAre de boucliers ; mais il prit sur le dépM 
de la banque onze talens qu'il voulait faire valoir, et pour ksquels il 
ayalt engagé sa terre et sa maison. Paslon se reconnut donc débiteur 
ide obze talens. Ayant de mourir , il fit un testament par lequel il 
|4gua|t à Phormion sa femme avec une dot, et lui donnait la tutelle 
de Pasiclésy son jeune fils : Apoliodore, son fi's aîné , était majeur. 
Quelque temps après ia mort de Pasion > les tuteurs crurent devoir 
faire le partage. Tous les biens furent partagés , à l'exception de la 
banque et de la manu&clnre que Pbormion avait louées , et pour les« 
quelles il s'engagea à payer à chacun la moitié du prix de la location. 
Lorsque Pasidès fut inscrit pa^mi les hommes, Phormion se démit 
de la location : les deux frères prirent , l'un la banque, l'autre la ma- 
liufacture, et donnèrent Ik Phormion uné'déchàrge. Apollodore, après 
la mort de sa mère quf^ Phormion avait épousée , intenta un procès à 
son beau-père , pour quelques objets de la succession , sans parler 
de la banque. L'afikire fut portée devant lies arbitres choisis par les 
parties. On fit un accommodement, et Apollodore donna encore une 
décharge à Phormion. Assez tôug- temps après fl lui intenta un nou' 
veau procès. II prétendait que son p%re avait laissé à la banque des 
fonds à lui appartenant, et dont Phormion n'avait pas rendu compte. 
Celui-ci opposé & ses poursuites une fin de noti-recevoir , fondée sur 
ce que Apollodore l'attaquait , après lui avoir donné deux fois une 



nEPi ÀHMOZeENOYX. 7 3 

yjpLtùv otbpxi dttfyvûyfti ^ctiCféi^ TTorepoç (i) Ayifiotjdli/tnx; 
forîv éAiXTibu; TotfauTW 0£ j^àponttîÇpeç opieieoTriTa irpoç 

virèp $op|ifa>voç (2),. kAi ô xot ' OXufXTtioJàpov tgç pXôE- 
&}^ (3)^ xol 6 Trpoç Boi&>Tov vTrèp Teû ovofiaroç (4)* J! re 



décharge en des temps différens ; et aussi parce qu'il le citait en jus- 
tice après le terme prescrit par la loi , qui assîgiiàit un tepips ao-delà 
duquel on ne pouTait plus poursuivre un particulier. Ce discours se 
trbuTé dans k traduction de Dëmosthène par Tabbë Auger ( tom. x , 
p. 160 et suit. éd. 1821 ). 

(3) Un certain Cohon était mort sans enfans : un nommé Cal- 
Instrate s'empara de la succession ^ en qualité de son plus proche 
parient. 01 jrmpiodore , beau -frère de Callistrate, prétendit avoir 
droit à la succession j comme étant aussi tM r b oh a parent du défunt. 
Les deux parties s'arrangèrent \ Tamiable, et convinrent, en vertu 
d'un accord écrit , scellé dd Serment et déposé chez un ami com- 
mun , de partager également entre eux les biens de Gonon qu'ils 
cbnnahsâient ou qu'ils pourraient découvrir , de se défendre de con- 
cert cdntre ceux qui viendraient revendiquer la succession ; car ils 
sentaient qu'on pourrait la leur contester. En effet , on leur disputa 
la soccessioa. Le procès était engagé, lorsque Olympiodore fut obligé 
de partir avec les trdupes. Les contendans poursuivirent toujours , 
et obtinrent une sentence des juges qui ne voulurent pas attendre le 
retour d'Ol/mpiodore. Callistrate se laissa condamner , né voulant 
pas agir en l'absence d'Olympiodore et maniqner aox conventions. 
Oljmpiodore revint : il attaqua ceux qui s'étaient lait adjuger la suc- 
oessioii et qm l'avaient entre les mains. Il fut convenu entre lui et Cal- 
listrate f. qu'il revendiquerait toute la succession , et Callistrate seule- 
ment la moitié. Il gagna contre tous ses adversaires , contre Calli- 
strate Ini-^mâme ^ qui ini laissa dire tout ce qu'il vwJiit. Lorsqu'il 
fat saisi de tonte k succession^ il tefosa de la partager ateb Calli- 
itrate, suivant i'aooord ftst)ciitre eux-. Callistrate ne poovant rien 
obtenir à l'amiable, lecîte enfnstioe. ( Ib. , ton», vnf j'p. 908*61 sniv) 
(4) Mmtias^ eîtojfen d'«bè0e«> avait de sa féteme légUime un 



^4 HEVI AHMOxeEi^orz. 

^vMLGiix (2), 3cal oî ^ot TTovreç oriîic«)Tocoi Xoyoi, m 
TtoTlù tuXewuî (3) Twv eocodi ovreç'i Ofç y£ 3îi xati t4 
irapov hxzToyracû}^, yv^^ o^^ oîî* ^7^ (4)* ^«l^ûy J»- 



•i . 



fils , atiqnel il donna le nom de Mantîthëe : il avait aussi deux autres 
fils d*un commerce illégitime. Lorsque ces deux fils furent grands^ 
ils citèrent Manti^ en justice, et prétendirent qu^il était leur père^ 
Mantias s^arrangea avec leur mère mçyennaqt une somme d^argent^ 
Il devait lui proposer le serment; elle promettait de ne pas raocepter^ 
et de faire adopter ses fils par son frère. Mais violant Taocçrdf eUfi 
accepta le serment , et Mantias se vit forcé de reconnaître les deux 
enfans. Il ne voulut pas les recevoir dans sa maison, mais obligé de 
les introduire dans sa curie , il les fit inscrire , Tun sous le nom de 
BoëtuB f et l'autre sous celui de Pamphile. Après la mort de MantiaSi 
fioëtus prit le nom de Mahtitliee , comoMi «wuu la men. Le vrai Man* 
tithée le cite en justice, pour le contraindre à quitter un nom qu^il 
avait usurpé , et à reprendre celui de boQtus. ( Ibid, , p. 38a et suiv. ) 
Plusieurs ont attribué ce discours à Dinarque^ mais à tort, comm^ 
le prouve Denys d'Halicarnasse» ( Dûs, de l)uiarch* , cap. .xui, 
tom. I , p. 384 9 ^^ ^°^' ^'^* } 

(i) Il y avait une loi a Athènes qui ordonnait aux bdurgs dVxa- 
miner de temps en temps, si tous ceux qui étaient inscrits sur le ca- 
talogue des citoyens étaient vraiment citoyens. Quand un bourg avait 
pnmoncé contre un particulier qu^il était étranger , si ce pariieulier 
s'en tenait à la décision du bourg ,' il était efi&cé du catalogue des 
citoyens et regardé' comme étranger : il pouvait appeler delà d^siôn 
du bourg au jugement d'un tribunal. Un certain Euxithée' a va£t été 
déclaré étranger par le bourg d'Alimuse. Gxnme il prétendait avoir 
été la victime de la cabale et que c'était la fÎMHtioii d'£ubulide, son 
ennemi,' qui l'avait exclu du bourg, il en appela à un autre tribfanaL 

Le discours est intitulé irpit BùC^vkiikf et non «mt* EvCoux/^év, 
parce que Eubulide n'était pas réellement accusé et qu'on ne piienait 
contre lui aucune conclusion. Sur xiet emploi de' rf^c,. Cf.. Wolp 
{Prolegp orat. in Sept, infUte ) rqu^nt ^ l'erreur de ceux qui pré- 



SUR DÂMOSTHÈIfE. 7 5 

Boëtua y au sujet du nom ; 4^* ^ Tappel contre Eu- 
bulide ; 5^. de la discussion contre Macartatus , et 
d'autres discours concernant de simples citoyens : on 
en compte yingt environ. Il suffit d'y jeter les yeux, 
pour recohnaitre la justesse de mon opinion. Plu- 
sieurs de ses harangues politiques présentent le même 



tendent que ce discours n'est pas de Démosthène , Cf. âugea ( ubi 
iup, , tom. IX , p. 4oa ). 

(a) Busélus avait eu cinq fils^ Hagnias, EubuUde , Stratius, Ha- 
hron , Ciéocrite. 

Hagnias I eut pour fils Polémon et pour fille Philomaque. 

Polémon eut pour fils Hagnias II qui mourut sans enfans et qui 
laissa une succession. 

Philomaque I se maria à PLilagre, fils d'EubuUde, et petit-fils de 
Busélus : de ce mariage naquit un fils nommé Enbulide. 

Eubuifde II 9^ niiA filla nAmmJUI2LaAnMM,«« { ««tu fillA,qa'Auger 
appeUe Ptulomaque II, revendiqua la succession d'Hagnîas et Tobtint 
à'titre de sa plus proche parente contre ceux qui la lui /disputaient. 

Tbëopompe, $ls de Çharidème, lequel Charidème était fils de 
Stratius et petit-fils de Busélus, avait déjà contesté la succession 
d^Hagniasà Philomaque II. Il se ligue avec les trois autres et la lui 
conteste de nouveau. Il Tobtient et en reste saisi. 

Cependant Philomaque II, qui s^était mariée avec Sosithée, a plit- 
sieurs fils , dont un nommé Eubulide. Sosilhée agrège le jeune Eu- 
bolide (Eubulide III) à la branche d'Hagnias, dont Théopompe 
avait obtenu la succession. Théopompe étant mort, Sosithée attaque 
Macartatus son fils, au nom du jeune Eubulide, pour qu^ii ait à rendre 
une succession qu^avait usurpée son père (ubisup., t. viii, p. 3o6-3o7). 

(3) Beiske voudrait efiacer la négation ov qui lui parait contraire 
au sens , ou bien lire ùù vc)ixf pttUug, L!ancienne leçon peut être con- 
servée. 

(4) Sylbnrg traduit : « Cognosces ex us argumentis, quibus ego rem 
> perspectam hétbeo, » Cette interprétation est exacte , et dispense de 
recourir à la correction proposée par Reiske : « >f ««-ft if ixiiâii \*ym 
» — cognoâces me vera dicere », ou bien a ^yyieiç-if , tv oi /<* , oiç 
» xiy» — astentieris , bènè noi'i , vel certus sum , ils quœ dico, ^ 



n6 SUR DEMOSTHÈITE, 

caractère. Si je ne craigiiais que ce traité ne dépassait 
les 2)ômés conyeuid)les, je pourrais montrer jusqu^à 
Fëvidencc , par des eicemples , que Dëmosthène vise à la 
poinpe^àla grandeui^et à toutes les finesses de Fart^ bien 
plus qu*à la correction . Mais le di3cours intitulé Réponse 
à la lettre de Philippe et à ses Députés^ auquel Callî- 
maque donne pour titre sur VHalonèse, et qui com- 
mence par ces mots : <c Athéniens , il n'est point de ^o- 
» tifs que Philippe puisse alléguer » , se distingue par la 
correction et la simplicité : les formes du style de Lysias 
y sont copiées trait par trait \ la nouveauté de l'ex- 
pression 9 la pompe , la véhémence , et les autres qua- 
lités qui constituent la manière de Démosthène s'y re- 
produisent rarement. Quelle diâerence y a-t-il donc 
entre ces deux orateurs , et par quelles qualités Démo- 
^tbènC) lorsqu'il reste fidèle à son caractère^ est-il supé- 
rieur à Lysias ? C'est une question dont la solution peut 
vous paraître intéressante : tàcholis de la résoudre. Par- 
tout , comme je l'ai déjà dit , les discours de Lysias sont 
empreints d'une élégance et d'une grâce naturelles, qui 
le placent au-<lessus des autres orateurs , à l'exception 
de Démosthène ; mais cette él^ance , qu'on peut com- 
parer au souffle léger du zéphir, ne l'accompagne pas 



(i) Ce dfecoitrftftetrotivedâns Ileii Mitt^ele Démoftlliièflc ttudaites 
p9x Àuger ( tjom. it , p. 33 seqq. ) , soiia le titre de septième Philip" 
pique, Libanius (Cf. Lib. Argum, ) pease quMl conviendrait mieux 
de llntituler Réponse h îaftttfeâe PhiUppe. Anger clroît aveo plu- 
sieufs cvîtiqufes anciens et tnodemes quMl nVst pas et Dëmôstliène : 
il ne lui paitdt ni dans soû ton ,- tk dans sa manièrb. Denys d^Hali- 
càrnasSc (I. epist.tid jimmdekm ', cap. &, tom. ii, p. 34) ^ désigne 
sous le nom de huitième Pïiffippitjue, Plusieurs Tattribuent K Hégé* 



HEFI ÀHMOieENOlCZ. rj'j 

et fji)} ÎÙJWSN £|Liç^.Tdu juetpcov 7i>€v&(9ai i Xoyoç; £y otç 

SsiM/* j dis; ^ispi t4v kpJfkùxi'^ xod toi)^ Tipt^Ssiç touç icapà 
^tX/ttfrôU' py}9€U Myo^i ty iTriyp^Â^i %i£Ûi^tPf^ yyià^ 

c T » 

» y«S)i^ o&c fot(i/t offcdç ^ «Itâa^ 4iç <DOUfraô(; ' otrriÔGs* 

xov ^(xpoAtT^pa IxifibipLaicTai.^ &A^«* iÇ(3^ay>î^ 3èf ^ 
<Te/utyoXoy6[(;>^^eiUtyî'ï?oç, ^ tôy ^â^àaw woç^ i t^ Aî>*- 
(jwxjôA/owç fti»i<f«»*-»^ f ««m iKy i'^ ua p 7i i ? <j>'mtiv^ â)l2yiiiv;4ir^t^ 

6 Ay}fxoa86vy3ç^ tt^ (2) xpeeVrcùv iorri Avç&u^ atol )earà ta^y 

» 
i^iyj A^ç yàp ft5 xai toOt^a jwafl^ry. $vçïM-T6Ç èTrttpéxet 

ToZ; A^'bt)- Xoy6c4 ê^top^ât 4tal ;(tiépi^/ i&OTtEp: &py xccl 






jiippe. Cf. DioiiTs. Halic. (ubisup. , not. 1 ), Lefèvbb Ci/i Long.^ 
p. aoa, éd. TolL) et Valckevàbb {Diat. Éurip, poêU Êurip. Hîp- 
po/. , p. a53). . . >: . 1^ 

(3) T9 , dans les manuscrits A^ BetC,es^ waae fiiute. 



fjS nEPl AHMOieENOYI. 

îTpooifxtbi» TLai Sitiff^ttùç ahbv &ytr otov de (i) ecç roi; 
ànoSktxuTi(wiïkQri''kQyQyàç, àp.'oSpci rtç yiyêTat xat «oSg- 
viç' év ds d)i ToTç TradusTOCorç etç xHoç oTroaSévioiTai. Tovo^ 

^aVtt;7rpoé;(eB/. ^ToizQ]^<x^xiptifjX devTepov â dtayvoâQ t^ 
ây:Tnv A>3fAo<j9fooU(; çîw^exToy^ or«v etç taûra (2) rovay- 
«ata ouvayyJTai. Ov yàp ûcnrèp twv i5x^ay>7v >t«î i^e- 
fiTTàXoyeay/ x«l 7r«yr«$ Tâiç.im^érdvç ex^vera* xo^juiouç, 
<ïi!fcii)'v«l t4 fA^fiSoçxal tov tovov «XX' ^cirty oni-rt^ «vo- 

etç p}Otv (S)« ETTiTaaeiç jxév rot xol «véazii XafxS^yèt Ttvcè; 
tà^aXo^vç. Kal Toiîjxyiiin yvci^pi^a oiig X£yc^> xol ovdiu 

IJ . * i2(7T'e (4) itepi /xèv tov fitzàl^b rwv «xpwy ey^atipoii, 
tu àxtka. TrapaXaSùv q A7]/xoa9éyY]ç Trap v leroxporou^ Te 
xat ett irpotepov ©paoujuLa^ou ^ xal teXsutaiou IIXaTo^vo^; 
ÈTEXeiGûaev oooy ^y «a/.6pa>7T&yi cpiiasi $\)vazov, TioXkâ ftcv 
âv Ttç h, TÛv Ttori ^iXftnrou ôîopîyoptôv, ttoX^ d' »t 



(i) Al est omis dan^le manascrit A» 
(a) Oubiea •<r«(/rci(RKi8KB]. 



SUR DÉMOSTUÈNE. 7g 

au-delà de jf exorde et de la narration ; à peine est-il 
arrivé, à la ccHifimnettâôi^y qu^elle devient fâibte et pres- 
que insensible ^.edle s'ëvaùduit tbut^ii-falt dè^ qu'il Teut 
remuer les passions : car, elle manque de yigu^ùr et 
dé.yie^ Démosthèné'^ auconîf^iii^^ f^t plein de iierf , 
•et. il? a asses de^gràce; en sorte (px'il Vemporte sur 
Lysias par. une. supériorité assez marquée^ pour Félé- 
gante sagesse de ses conapositioDls v et qu'il Téblipse en- 
tièrement Ipour-rénergie.. C'est le second trait caracté^ 
ristiqae auquel oh peut le're<x)ilhaitre^ quand il se ren- 
iietrme dans leé limites conyénables» Et en effets s'i( évite 
une diction; étrange et noayelle ^ les grâces àflëctées et 
iQusliâs oroemens d'emprunt /il né- néglige ni l-éléva- 
lioDL ni la vigueur : eÙes se montrent toujours d«nsson 
^Ij^le^ soit qv^'eUes:fussént ches lui'uae qualitéQaforëlley 
45oit qu'il les dût au ^avail. IL sait tanlèt leur diOnner 
tpïit. îftiw^ cft$or et tantôt les retenir dans^uço sage me- 
jdVQ^: en traspectAiftL^tout les conviâsanees. Tout fe 
n]|onde€St4VciQeird4ùrice point"*^ et je n'ai /pas besoin 

-d'eiCéaipleS. ' '5.;. .':• .■'••"'! :- -. •> ^:r::-' 

XIY. Quant au style moyen, Démpsthène le reçut 
imparfait^ d'abord d'Isocrate ou de Thrasymaque , et 
ensuite de Platon. Mais il lé perfectionna autant qu'on 
pouvait ratte;adrQ d'un homme. On en trouye de nom- 
breux exemples dans ses Harangues .contre Philippe 



(3) Mieax;tf'i^v(^inéwe). 

(4) Le mot itnî parait inutile k Syiborg. Les manuscrits BetC 
donnent autremient ce passage 2 après mfi ftiv, ils. ajoutent voZ x^f^" 
»T>f oc ; vient ensuite unJd kcune cPenviron trois quarts de li^e, après 
laquelle on lit: «toc/ H ^«ro^utev yinut futtrtifù , ». t. x. » 



80 3UR DÉMOSTHÈNE. 

€t dans ses autres 4isçpws politiques. L'apologie àt 
Ctésiphon ei|L reiiferpi^ aussi plusieurs d'une gtainde 
beauté : ellç me. parait écrite avec uu style UtèB'-m^ 
marquable et sagement tempéré. Si respa]ceine:le pe»- 
.mettai^t 9 j^en rappprteraia divers fragmens*, Biais puîs>- 
qUe j'ai laisâé dé côté' beaucoup- d'objets importans , je 
me bornerai encore ici aux ciUtions les plus suieometes, 
comme il convient de le faire , en pariant k des lecteotB 
qui çç^im^ssem Démos thène .Yoîci donc quelques eœtàr 
pies du style moyen. Udit danr le dôsconrs oontçe £s^ 
cl^ne ;' ((Nous devons ien toii^ temps, Atbénibns, ^ 
;» jp^l^r de notre bdne èipunir sévèremenclés traitt^ 
» , et tou« cetix qui se Uissenc corrompre pap des<pré- 
» â^pds^.mais wjourd'hui suitout^ en Agissant a&iê^, 
»' fxK^^pi^ucercm&iL tous les citerions de grands -wwm^ 
>» tagiês.. Athéniens, un fléau terrible a fonilu sur la 
» Grèce V- pûur rextirpér , vètls^ 4V&L l>esoin qti^ 1^ jI^m^ 
^ Mit^ VJDUs.soit favorable et 'y<ftts dei^e^^éfdoyen totfte 
» votre vî^Sance. » Passons au diseoup^^Èontlre J^isto^ 
crate : (( Nous avons une foule d'institutions qal)B« Âe 



t 

1 



• I > - 



(i) Le discours de. Démosthèoe ^ur les prévarications de Vuar 

bassade. 

• ••■■'' ' ■ ■ 

(Ji) Ce paèsagé'se troure 'dans la traduction d^Àuger (p. aiS, 

" ■ ■ ■•«11- 

tom. IV , éd. ^S%\ ). 

(3) ndirtç est une-faute dans Reiske {Dionys. Hal. opp. , tom. vt^ 
p. 776). 

(4) L'ancienne leçon est a-jitvxi<'^t» Celte que- j'adopte, d'après le 
texte de Démosthène, est plus naiup^e^^^i ^¥^0- 

(5) Chandèmis ,-cS]e£de troupes étrangères , qui ferait -servi sous 
Jpkiorate, gendre de CersoUepte, dont il est parl^ plusieara fois 
dans Démostbène t il avait rendu qnel(]ue8 services aux Athéniens 



nEPI AHMO£0£NOrZ4 8l 

nuùXicra ex' r^^ Trspl KmcK^vro^ oTtoXoy^xç. Ovtoç yif 

St^ /xot dbxei x^st^earyi xat jiAeTptct>ratyi xaTadxev^ Xl^eo^a 

X6;(pi?a9ac o Xoyoç* £( jxlv ouy ;(povôv apxoOvta 6T;(oyy 

xol Tc2(; Xé^etç aûràt; db; 7raperi6y}v* ttoXXûv dé.'fAOt koI 

avaystâUcûv ëri XiOtaXeiTrofxévoay^ toOto jmiv idctù, SuyiMCt 

ii /xovoy Iv rô Trapovrc /pi^iaojixûei Ppa^^uratoiç ^ (S>^ h. ti-^ 

ooai léytùv. haxi oto xâ rocavra roS /x|<7ov ^^apoxTiJpoi irapa-*. 

> 
idyitaxa^ ex pà/ tïjç Aîa;^6/0D xatyjyopt'aç (i)' « Aet (2) 

» jxey yàpy 0^ êtuSpz^ ASriVaioi^ 'TCpoeïi^ei puaeu/ xal xoX«- 

» ^eu/ Toùç irpo^oTaç xal da>po$6xov^* piaXiata ^s vvv lui 

n ToO xatpoiX>o.^«»«» ^x*— ' ^ Tixi "^Oinaç (3) a>feX]^6iey 

)) «vOpcl)7rouç xoivp. f(6<îif^iAa yip, & àvSpe^ ABrivaxoi^ 

c 

» decvov Iff7rl7rra>xey tk vljv ETXxiôc, xat p^a^eTroy* & 
)) itoX^i Tiyo^ cvtvxMfÇ (4) >tal iwp' vfuûy ImucXeiaç 
» deopteyoy A* xal' Ta âiropteya tovtoi4* £x de tj9ç' Apir 
OToxpfl^rovç xaTy]yop(aç(5)* « IloXXà /xèy d)^ Trap' rypuy iari 



(t pouvait encore leur être utile» Ua nomme Ariatoerate , qui n'est 
connu que par ce discourt, porta en sa faveur «n décret k peu-près 
conçu dans ces termes : « Quiconque Siéra la vie à Charidème, 

* pourra être saisi dans toutes les villes <fe, nos allijés 1 si quel» 

* 9tt*ui», viUe ou^ particulier f empêche qu'on ne le saisisse^, qu'il 
^ toit exclu de, nos traités.» Euthycrate, citoyen d* A tJiènef, in- 
connu d'ailleurs, a^ttaque Aristocrate par un 'discours qu'avait com- 

m. 6 



8;2 nEPI ÀflMOï^ENOYS:^ 

)) ToiaOta, o& w^ «r^p^^i* Iv î' ov> iitàxâecov (i) TUdÉv- 
M toi» *«î e;e/xv6t(5eTov, ri èy Apeifcj> ndytà ^MxMifm, 
j) Trept ov (2) Tàaavrd kftiy' eeTteîy xde^4 i^oipotieifijiéitx 

- >.- . 
*cpl x^y a-wXetôy Wyou (3)' « Itpôrw f^tèv TôtyuV îMwmwèw? 

» dWi y f oW^ *4^T^ ^y çéônTy" i^Xotôft/ A>ît<)*y,' fzft^ r^ -x 
» i^SXeè^s o5dV34 )T sot t*^ w»^vft*^. ;h-^ a*^^ ^p\ K-ry;^ 

1) €a«^»"'bùKv ^à^.^o^t touf<»i<':e1î«?i iït'p'&; spti^ 5 ^ 
5> Ad' ^ )^alp«çl7tl ■taOfo^ èitieycyjv'-'èj^", '9tè)«Mrtioir (5) 

posé Démosthène : il prQ^VGL.qu&J50ua décret doit. étraaimulléA.lous 
égards. Cf. âugbr ( ubi sup. , tom. su , p. i seqq. ). Le passage, cité 

(^ 'T*»>oï(êWdF.). =^ .^^ ^nu» 

(5) C'est le di^c^^KifH-ccttti^ \é loi àffheptiîit/ùttsift qiié^ Âa*^ 

i;iitttat voyant ^d le» atàn^itt dcff chârgièl^^^^&fiqties' s^ëtkiènt 

iMltîpltées à Fiiifini , et qei&Uë duo^és fctnâ^iiîâiit ^ de3 Rottiibe*^ 

i^rt^es, prof^ô^une loi à«pea-prè$ conçae^ des tenstej^ : u^à 



_j 



SUR DÉMOSTHÈKH. $3 

» trouvent chez aucun autre peapUi. 'Lai préin&ère k 
y lamelle ou M peut ti&x coinpb-er ^ et iâ plo» rès4< 
)» peatablé dis tomes, <^^^<:^ trifauaat de d'Anéo^ 
» page : la febleV Ift taditîcn'eai^rMK>tftem ànifidisi^ 
n veilles*, et il euest pltuûeltirft auxq«ellès nous pbu« 
» irons riendre nous-«ièiiiei téfioko^;!^^ ^iftCiM ne 
n stfutiait appUquer i aucun awtfe uibunal, ète'^ i» 
Dan» le discours sto" ks iittmtnttitéisi , il dil : a Esa* 
» mines dJabefds'il y 'a dad» €ôtiotï<ef ^^-saoto- 
» duile <|uelqtie efaoaequi'deive voris^^lt^ abf^^ieÂ; 
s plriirjl^s 4» Itfiiobt été aoGoràëSi'0'alpràë'ié6 déii 
» posiUoils de plu^MÂurs tétftoMs^LtftMJA V^gIx àk msi 
)f temps , CçmnVià-îépoc^è: oàltfipeu^lippenira iM 
» Piréei^aus Atàèt^s^^^t lo»BqiK»!sft$t»^ t^to'éttdi 
» encore faikJe» \ «tç ^ * Je terflil»»' ifes^^lw^çps "paç 
Qti passage d^^ Vm^tAcmA. A u rt i W pkpuTnorjje i'iap «cttri^ 
>k pai t{uelle» èOiA^éear Philippe àf 'scfiknis^^tâaf diîniA'^ 
» &iftkfi> labijit^^ife jè^t40^pait>'aif» 
» ques et qaej'eus#e ^^tànsÀ^tiçé k ^ptémtimf Amd^l^ 
»' ^cdtmdlÉiS^ iios 'à»^nlMées/'€]ey' érfénettleili^'j ti'«fii^ 
)r auoiiâfra]i^l>f^vi^tt^podt»«ii^iMi^^ 

> que Us plus riches remplissent les charges publiques , nul ne sera 
» exempt, excepté les àeécetMnê')êtUHrn»àiM'\€t''^AAil^^hn. 
T^ Une sera point permis par la suite , d'aeeoMén àét <€»0àftU0tU, 
» Celui qui les demandera sera diffamé , et ses bi^m.^fjifiè^vé$ilOn 
» pourra le dénoncer et le cowiuirû'^cn prison; yU «st cQnty^imvt/i, 
» ilencourra la peine établie contre ceux qm exercent une magisiffi'- 
, ^. , - , , . P passage cite se .trouye 

(4) ce Fa tradia^tiondTÂuger {iom. y /p. Bôi^j^tl , é4* tèai ]f. 

(5) àt*>tmiCSùi&n5t)èmosùihnç(^uBisùp,\ p^ 36a ;.' 



rf^ BU Éi >dh 



84 SUR DÉMOStHÈNE 4 

% coiurées dont il in 9b gu se rendre maître , depuis que 
» Fadiiliniâtratioii de la république mV été confiée , 
»« '^t j'en rendrai cbmptë^ mais auparavant^ AtUéniens, 
»< je:dd& dire quW. grand) ayanlage s'est bfferjt à Phi-* 
»:;lippe;: il a tix>ijivé^:n(miâiàis quelques contrées, mais 
» 5c]ii«z^tous les'peuptes 4e;U Grèoe^un si granduombre 
31 de traîtres, id'jiQpomes. avides de présê'ns etêiweiiLis 
• ides dîçtti> (Jiiej^mais on n'eoL yk autant, etcô,».»: * 
i)X'V>. J'apJr^Ye sui:tout:Cfi Style! sagbmcSQttteraçiéré ; 
si r^n we dem^lwie powxinôi.je j ne.préfèhe. ni fejdic^ 
tÎQti ^li^ ei€tim0-rdwair^;de, Thî*cy&îe;^'ni!te58!ljle 
simple et coubntn^e. Lysii^s ^^fm.:iba çéponsi^. J^es 
laiimnRRf qulla^^f 4udi«»eiit rdans \ la. ^p^acei publique (>.au 
k^n^anij^ dMAil%i;|autflesjjis^^»Jbiéésr.oiÀdk»iy^i»ï se 
-pp^iQlli^^es^dis^iQiIrs^ ne^ont'pt^ |:04s asseï ^aves 

et9i9eisr:^îii^trtttWitpimr\t*é]eVeiiià.Iar:hâhi&torvd style 
deii.Tbueyidî^iîrîifc ne -sont t^as^âontplus.tioiâi^^raû 
gt0lM?i^f OAX^ 4oi«tr,àtfait i«^¥|si}^Ie3; Aui^icbarfttefli d-un 
di<couirli imyaittéi.fV^Pù soift4ïl4est,uns^/pQur se rendre 
aux réunions. pi^l^ilesvv64t >quàtié les^ < uiavau^c de 
la 'c4mpà^ne'9U diç.k'iaoietv^.iet plusieurs.^;les agumér 
caniques. L'orateur qui leur adresse lui langage simple 

— — ^ Il I B^— ■— ■^■M— I I ■! 

« * . * ^ 



■ « » 






d) .Af C^jr m^Bogm^çkiDS DfSmpsth^ ( i^i^* )• 

(4) St/î«ft >fW'(r9ki/ àAViwdtouw (i^ii.); ' ^ 

(5) n^ir^ûTffëî(ifcw/J); 

(6) Ce paaaagè' est altéré. Sylburg propose : « Toç/tof tyetyê «-of 

3» /*«!• %%f\ il *rmf i*r'îft»i tt*rti êfotti /At tmf Aitita , «• t. X. » Cette 
eoDJecture me parait forcée : fti traduit diaprés celle de Reiske, 



iÉÉifc^1lAMiialiJlÉiMMHMaUl>^U^<iM*fa— ■ m ■^ÉéT bj^j ... 



nEPI ÂHM02œNDY2. 85 

* 

» ov Ttolv^ oKki TtdfJiv 6/xouoçy (fopà (3) TTpodor^^v^ xal 
)} dcopo^oxeov^ Wk ^eoîç g;(6p^ 6n/9^7rodv owISy} (^}y 
M o(Jyîv oWeU t4 Tcp^repov (5)- fxipyïtat yeyowîbev »• ;tal 
ri <juvaffT(5^6V(X tovtoiç. 

II. ToOtov lywye tov jjap«Kt:?pa, eT ttç pt)7 (JtiXi<JT« 
«TToîep^ottD /rtv aÎTfov (6), A' ^v oSte râ ©ouxudifJeMs 
ocetva TTCptTTûS (7) xal l^yî>Xay(x£ya toO owTÎftouç, itpfl^. 

toOt' âv eîiroifxi Ttpo^ avrov Oi ouvwvtsç stç tacc IxxîIiî- 

TToXirixôv itL Xoyoav; oSre deivoi xai Trepcrroi nayrsq eîai, 
tai TOV ©ouxuJtiîou voOv Ï^ovteç, oSÔ-' ^avreç tJtwrai, 
xai xora^ev^ç X6ycc)v ytwoL{(ùy ^eepoi* o)^' oc juièv, oTri 
yewpy&ç'^ oc J'> «tto &aX«TToupyt'aç* 01 J*> ano tûv 
Pavauexwv Te^vûv auvcppwîxoTeç* -orç ajrXou^Tepov >cai xot- 



qui se rapproche beaucoup plus de rancienne leçoQ : «Tovrof t>*yt 

> /IT Sf , ». <r. X. 9 

(7) Mimis Til «rif iTr« ( RiisftB ). 



."\ 



86 nEPÏ AHM050E1WÏZ. 

{boïTsp xi xm T^chro àmoLpÇny €&d/A«WK i t^Ç^v «hro^pir 

iiiodi* aiSèf TToXcTtW T€; H^i air' «yopâ( xoi ^ r^ 
éyxuxXeou Tcai^scaç eXr}).u9oT£ç* olç OiUM^Si^ ràv aùràv aynep 
9)^eeyoeç $taXéyfa9^t tp^Tioy^ o^lâ Su tny e)^ra(ncfuov 
xtfi irepimTV xot £â/)«v ^pcXâCTov tovto^ 7rpp^cp£p«fiyj. £»ii 
{AiB/«vv ïcrMç I^TT0V4 ^ TotoOrot T&v etipody, fxâXXov di 
iroXXoatov Ixecvcdv /xépo;* ïcat tovro ov9ee4 otTVoet* où f^tsjv 
7(axa(^vucQA{ ye ^ue raOra â^c^u O (th ow ttSv ^X^qd* 

Xûci diiqtSsï làiBti tccSovoç* $i toTi; iroXXoig K^i c^u^To^t^ 
ap^eo' (x^câi/^ xara(!ppovY}6i^^6Ta£ ^poç tô^ ^apte^ipoDy* 
d' cqicpoTspa orà )&p£ti{pia (i) ?re&8fiiv ^mx&v^ $rroy oso^ 
rev^e^at toS téXouç. Ëcm & ouroç ^ i yuifuyifh^^ 1^ afi-^ 
«potÉpcdy xG^ yoLpoauvinftùu, Atà t^uta lyo) T)7y o5t^ iww 
çm^)ot^liéyit\v ïi^iv (jjsx^uùxgayiu cTyat x&v cOlonv vevQfxaca* 
îtal Tôy Xoywy totÎTOu; fXfl^tcrra fle7roî^;^oîxat, tovç Trecpeu- 
yotoeç exatlppu Twy fu^co/Lxrï^tùv ràç wcpSoXaç* 



$0R OÉMOSTflÈlff:* 87 

et ordÎ9W*!e est sur de les dbans^r ; Itti^^a (jp^une 
diction Uxip travaillée , pompeuse et qm. s'ébigM du 
langage usUé, les .chdque* De même que restamac 
rejetl^ uu assaisoojaement ou uue boisson désagréables ; 
de mèsBie , leur oreille est bientôt fatiguée de tous ces 
oruemens. Les autres , au cx)utraire , sont inatruics , 
familiarisés avec Tâcquence politique , et iuitiés k 
toutes les connaissances : on ne peut donc leur parler 
le même langage. Q faut employer auprès d'eux un 
style soigné et qui joigne à réclatTattraii de la nou-* 
Teomé. Les audâteuxs de cette dernière e}asse sont 
moins nombreux , ou plutôt ils ne forment qu'une 
trè^-faiblie minorité-, personne ne l'ignore^ mais ce 
ïi'e^t pas une raison pour les perdre de Yue. Le discours 
(jpxi aura pour obfei de plaire à ceux-ci ne persuade» 
l>oip.tJiam»**'*****^ içupranuB et grossière, comjwie celui 
{foâ mériiera h su&age de la multitude jSér4 désap- 
proui/^ par les juges flairés ; et Torateur (|pii voudm 
plaire jt^mt À Ja fois aux uns et aux autres ne conteuT 
tera persQOpie. Démostbène a su faire un sage ïnér 
lange des deux auti^s genres de atyle ,^ et cet heu-r 
reux teu^ptérament , suivant moi , le fdace au-dessus 
de toua les orateurs : parmi ses discours , j'approuvie 
surtoûl; ceux où il évite Temploi excessif de Jxin t% 
de Tautre. 

XVI. J'ai dit, en commençant, que Isocrate et 



(i) CeMe leçon peut 4ètre constrrée : 'Reiske propose aénunoÎDs 
une conjecture qui ne parait pas à dédaigner; â lit: <rÀ«f*ATilfi«i — 
utruTnque genuf cmdUçn^n, £Ue ^«iccorde 9Tec ee qui précède. 



88 SUR BÉMOSTHèNS. 

Platon cultivèrent avec succès le genre moyen et qu^ils 
lui firent faire de grands progrès, sans le porter jus- 
qu'à la perfection. J'ai promis de prouver que Dé- 
mostliène acheva ce qu'ils avaient laissé imparfait : je 
remplirai cet eqgagement , après avoir rapporté quel- 
ques morceaux de leurs plus beaux ouvrages. Je com- 
parerai à test extraits quelques fragmens de Démos- 
th^e sur des sujets analogues, afin que le caractère de 
ces deux orateurs et de leur éloquence paraissent dans 
tout leur jour : le plus sûr moyen, pour bien les juger, 
est d'examiner avec soin comment ils ont traité des 
matières qui se ressemblent. 

XVn. Je citerai d'abord Isocrate , et je tirerai mes 
exemples du discours sur la paix. C'est la plus belle 
de ses harangues : Isocrate lui-même , dans son dis* 
cours sur les échanges de ïncn» y^ ^ ^w» « lait connaître 
la haute idée qu'il en avait conçue. Dans cette harangue, 
il comparç la forme du gouvernement d'Athènes dans 
les siècles passés avec la forme du gouvernement éta- 
blie de son temps , et les mœurs anciennes avec celles 
de ses contemporains : il loue les unes, blâme les autres 
et trouve les causes de cette funeste révolution dans les 
menées des démagogues qui , loin de donner des avis 
salutaires , ne cherchaient qu'à plaire à la multitude. 
Comme ce parallèle est très - étendu , je me borne 
aux passages propres à faire ressortir la justesse de 



(i) Mieux «rf^^CREiSKE). 

(a) Sjrlburg croit qu'il faa(lrait lire : UvùZ irif i t«( £îf >'«(• Bei^ke 
adopte cette correction. 

(3) K«l^ ImMrhf )cf6Hf Xf^f $ dans le manoflcrtt A, 



n£Pi AHMoiBEKor:* 89 

I 

xpoTYi^ re xfft Blchoauf '.xpdrvrcct: tûv SKkcùv tniXiXmieo^ 

névai toOto to y&oç to3 jjapaxT^poç , xal Trpoayayetv 

jxèv auTo êTTi fAiâxiarov^ où /uujv xài TEXec65(xai* Sd^t ^' ivé- 

XiTrev 8xeeya)v éxaTCpoç, raûra Ayj/xoadévriV l^eipyaojuLevov 

«mJei^etv wrocjj^ofxevoç , Itti tout' ij$n Ttoprfaofjtai , tûcç 

^picrra doxouaaç î^eiv irap' éxaTepco T(I)y àvifîùv ^i^eiç 

Trpoprecptaâé/xcvoç ^ xai avrmapoLOtii airouç taç Ayj/xoa6lvouç 

oaac Trapà (i) Taç «ÙtaIç (WveTap^Syîcyav uTro9£<jëiç* tva 

/xiXXov ai Twv avîpôv Trpoaipfoeiç tc x«t Juva/ieiç yévwv- 

Tai xaTacpovetç, t>9V «xpiSeaTaTTiV (âaaavov IttI twv ofAoecdy 

epycov Xocêovcyat. 

1^. EîdayeaSû) Je Tcpôroç laoxprfnjç, xai to;3tou X«/ia- 

Socvéoflo) W^tç Rc ToO TC Trepl t:5ç Eîpi^iVyjç (2) Xiyou, x<*" 

pUoTaTa ooxoOaa e^eiv ^v aùroç èv tô Tucpi nîç AvrtJo- 

aecùç X6y(à Trpo^j Iperat , f/iya Itt' airfi (ppovôv Ji' f/^ 

c\)yitp&ti TT/V lirt TÔv Trpoyovwv TroXireiav t>î tote xaSe- 

(JTC&Wî, xaJ Taç TTpaÇeiç Taç iraXatàç ovTiTrapaTtSyîai Tati 

v^aiç, tàç |utev «p/aiai; 87rau/ûv^ Taç î' Iv tû xa9' e«u- 

Tov XP^? (3) fufwpofjtevoç, tïîç Te /xeTaêoX^Çç tt?ç IttI Ta 

Xeipo) "^oî^^ 3y)fxayûi)yov$ torocpatvow atTcouç, wç oi roc xpa- 

Tt(JTa et(jy)yoiifx^vovç ^ aXXà Ta îrpoç >5$bvr/V T,w 7rXT49« î«/x-' 

ayeoyoOvTaç. MaxpoT^paç d^è puejyjç t:5<; (wyxpilyea); , avra 



/ 



go nEPi AHMOsesNors. 

il 

» fi&voç ^^fiLiv^ â(XX^ è^aâpyy)^ hwnà^ rotî; ytvofiivptç , ovx 

» rifioûfijfSx ffèv lîit Toîç TÛ» icpoyovwv epyoi^^ »«i pyv 
» TTo^tv ix Twv rote 7rpa)c6évr&)» èyxod/xiai^ày ^tewpiey 

» vavr^oy. O/ (jièv yàp, iicèp T»y Eïlivcùv zsif ^p&t- 
)) Touç EXXriVac Yiydyofxev. Kaxtivoi fxsv, e)£u9i;poOyw< 

c 

j) iyti^ovhc, 4^i(&dwT0u;* :S/xeî; As^ xa^ox^ovXou/iieyot , x^i 

» tocvayTMC toîç rore Trparroyteç , ayayaxTovfxey eJ fiai T>)y 

» (xvD^y &cEty!tu(; rifiriv lîfiuev* pî 7oaovrov iSCTroXéXfi&JxfAeda 

» 3t«l TOç ^pyoïç xai T«t(S dtdcuoiaiç tây xot' Ixelyoy 

c 

» TOV xp^^^^ ytvofiêv(ùVf fitfoy oî (yLev, uirèp t>î<; tôv EX- 

» Xi^vwy (jcùTYiptaç (2) vhf Te icôrp^oc tj^v hxor&i; (3) ê>t- 

» Xtîrery iToXfjty/esav, x«t (xa^"^^^^ ^ i^atUfJi^oûyTCi;, 

» Toiç ^apêrfpouç èwKYîQwy )5f«lt ^' (4)^ *^^^' ^^¥ '^^^ 

)) Tjiitri^^ ovTÛy trXeoye^^ç Kiyi$tA/sOay o^ovfiey' «cXX 

V «pj^etv ftèv flttravTwy ÇyjToufxev, tfTp«T€V€ty (5) î' ovk 



SUR DEMOSTHEIfS. Qt 

nues ch&erwàtiîxm^ : « Qnfil hoinme arrirant à^mœ eon- 
» êoée Icôniaiiue «t ieneore eseiiipt de Tps erreurs , s'il 
» paraissait tout^i-Hcoup sxl milieu de nous , ne nous 
)) cnoirait pa^ en délire , à la vue de ce qui se pa^se 
» dans notre ville ? Nous vantons les exploits de nos 
b ancêtres ; iious les regardons comme Thoiineur de 
H la patrie , et loin de mareiier sur leurs traces , 
H nous suivons une route opposée. Ils ne cessèrent 
» de défendre la Grèce contre les barbares ; et nous^ 
H nous avons attira du fond 4e TAsie au cœur de la 
M Grèce une troupe de vils mercenaires. Nos ancêtres 
» arrivèrent à la suprématie, en rendant la liberté à 
H plusieurs viUes, en les secourant; et nous qui les 
1» avons asservies , qui avons tenu une conduite tout- 
» à-fait contraire , nous nous plaignons de ne pas jouir 
» des mêi»<» j,* erogartves -, nous qui, par nos actions 
» et îios sentiment, spimp^s si dîfférens des Athéniens 
» de cç sîècle ! Pp^r wuver h Grèce, ik eurent le cou- 
)) rage d'abandonner le sol natal et de disputer la vic- 
» toire aux barbares sur terre et sur mer ; et nous, nous 
» ne savons pas affronter le danger pour défendre 
» nos propres biens ; nous prétendons à l'empire , et 
» nous ne vouIqq^ pa$ mkai^ combattre I Nous décla- 



(i) Ce fragment du discours sur la paix se trouve dans la disser- 
tation sur Isocrate (tom. i, cap. xvii, p. aïo seqq.); mais seule- 
ment juscp^anz mots nfiç *Exxnimf 9«»TNpi«cc. Pour les notes et les 
variantes relatives au morceau défk cité , Cf. plus liant ( uhi sup, }. 

(a) Id finit la citation dans le jugement sur Isocrate ( uhi sup, ). 

(3) Avirâf , dans Isocrate (Ed. Cobàt, tom. i, p. 167 ). 

(4)'HiufTci>t(t6W.). 

(5) Irfct^nvtTèûL» {ibid, ). 



92 SUR DÉMOSTHÈNE. 

» rons la guerre à presque tous les peuples , et nous 

)) ne voulons point supporter les fatigues : nous con- 

)) fions nos armes à des proscrits , à des transfuges ; en 

» un mot , à tout ce qu'il y a d'kommes perdus d'hon- 

» neur et capables de marcher contre nous avec nos 

)) ennemis , pour un plus fort salaire. Cependant nous 

)) leur portons une affection, si tendre, que s'ils outra- 

» geaient nos propres enfans , nous ne voudrions pas 

)) les en punir ^ et lorsque leurs rapines , leurs vio- 

» lences, leur mépris pour les lois nous attirent quel-* 

» que accusation, loin de nous plaindre, nous nous ré- 

» jouissons , en apprenant' leurs excès. Nous sommes 

» arrivés à un tel point de folie , que privés des sub- 

» sis lances les plus nécessaires, nous persécutons nos 



( I ) "Awfltf Tflic ( ifeûf . ) . 

(a) 'Axxal «ivdp»9ro(/c «tîpot/yufOet {ihid.), «TJ «rctç aita^ XiT^rof , 
» A\f9vju%B*, dit Coray dans ses notes (tom. xi y p. 127 ) , ^rfootâuxA 

(3) 'Otota? rtç vXfiofdt /Aiffdof Ji^^ (ibid.). Au lieu de wXthfAf 
Goray adopte vxti» , comme Deuys. a iictf îL^aou , 4^'^ dans ses 
» notes (uH sup.), ifrxZQet fjth y nxf/oy«i yui^dov ^i^«* îy ^l n^ 'Arr* 
» /i J» vXfl/of A fjiiaBùf. "£<rf f4<fc t^ } IlXf /oy« , tîç to àttixc? nxfio*. » 

(4) 'Eî *rf *A?«r. ,*AxoXo«/ôo3aiv (CoRAT, IVot, , ubi sup» ). 

(5) L^ancienne leçon est : mv TrtfS vtfAç t^etfAXfTottf, Coray la cor- 
rige de cette manière : lî ^rifi T^vetc ifee^eipToiff , et il s^ex.prime ainsi 
dans ses notes {ubi sup., p. 127-133) : «*£? «Tt rèf 'Att. Bjvtç T»rf( 
» i^ctfMtfrtifoiif , iç iTiIxof ttf^t v»9 M^AfTMjupvny îy i jteiTfp^ yçA^ài 

» f» Tov fTffot/ ^ofdovv ,;tf*>v*' (^Xiir Tot/ fiSfjietToç , oirtf oi/Jfr 0*^:1^' 
» t»^t J'tet^ifti fiTf «AT îff0Tfl»TAy tirt KAT Âo/ii^Toy tf ffiT'Xfiy jSovXoio)» 
D yfetpoirAçifnrAvBA fAtif KABttTrtf J'mifBetxAf txii /2, onnrtf ^^ÊfBettttl 
» ô A<t»ioc, £i 9rff/ Tty«tc i^AfAAf*ràifow, » 

(6) Kdtî ^Xfoy«|iâic , dans Isocrate ( ubi sup.). L'ancienne leçon est 
confirmée par un manuscrit. (Corat , IVot. , ubi sup. , p. ia8. ) 



HEM AHMO20ENOr2. g3 

» i9êkoi€U' %ai îriXep>y fiev /uiatpoO Jeu/ îrpoç Trûà/tâ^ (i) 

» Tovç aciKou|xev^ 0^' â|ydpcK>irouç (3) roi^ fiiv oTr^Xiddeç ^ 

)j roùi; J' «VTOfxoXouç, toùç î' ex toi; oXXcdl/- xidcieQupyiûi/ 

» miv^paypcoTceçr oî; oTuotav TivèçididôkyiTtXEiwj) /x«î9ov(3), 

» /xer' :|}tewA»v.lçfV lîpcxç ^oXov&fcwuaii/ (4)' a^V'î^aw^ 

)) Tôv >Ç|ieT<pû>v, e&rlp Tcveç ê^a/zapravoiey (^), ow àv 
>) Tçayflç yJax p{oc^ Yoi TtaptxuoijJùtq (6) pte^ovrcûv rôv èy- 

1) ôvt<5y Tf dt«7rwrp«yjtxfvov§S (gj;: Eiç toGrô Je fièpi aç 
)) l^iXv9âep£v^ ;ô(flPt'-'^itoiv-^.'.ê»îeet(; w/ièv ^tôj/' x^9^ 
» )^/xép0(y (^ |^otpo(f eîy de ltrcxe}[^p>^i;xeir^ xai.'.rj)ùç 



(7) "Hf il» ( ibid. ). 

(8) Attt7rfa,'rto/*ivùvç (^ibid.).. Lai leçon de Denys est coùGtniiè'pat 
le manuscrit de Coray . ( Cf. /Vb<. , uhi sup^, ) 

(9) Tâ>f xaô* ifjLîfAf ir^iy, dans le manuscrit de Coray. {IVot., 

(£0) *l^if manque dans Isocrate ( ubi sup., tom. i , p. 167). Démos- 
thèue , cité par Coray (JYot,, uhisup.f tom. ii, p. laS) 9 dîtiamôme 
chose dans la première Phib'ppiqae contré leis génëraox «TÂthènes 
et les troupes étran^èrefl : «t'Ef ov ^' AÙrâ %aff aùvdt t« ^iimà v^tv 



>} noix (2). X^'P^^ eaaèv lâiy irpoyovfiûv^ 9V^ fii^yo» rôây fO«f 

» iûîpyî/p&u-xal jcpwïûi^' ^« »tpQ3roî.£à»;i, -oyùéçjiîrip (3) 

>) vevetv :j5jxerç î', etç Tocteiinriv^ oTtepoxy &aiôx*9dte4.> tax 
)) %o(S^ïftf^i ■ ri 7rX:?9o^ êyT8<;^ i^Bijp ^àotXev^^ a ft«y«ç^ 

n ce rptiSpeu; iir^poSptey^ Tovi- f*èy E£i«)^(; itoîi.tiwç ôov^ 

» ènixotv àuixêocoKéaw (S) sh tiïv: tây^ ^pçSX$jttiW|L 6e' py 
)> i^px^u/ 7«>y EX^jVft)y ff&oOyTe^^ V7bQpl(ftoy j(6r^- S^o^tefi 

» nrot/^oiToc ^f^oTfli^. » Le miéine critique fait a ce .;$ujçf ûh fâppro- 
cbemept piqaaut : «rifo ili' toi/t»? xatî ;tfltp«/«^<*Toc 'Aficrro^Av»; 

» 639) , OT» Tïîi ^If tifivni Udhvai ytuoBttt. 

(r) '^ATlftf^AV nHtnque daiis Itocratei (ii2ii jet^^y (JOiq. i)rGe mot 



y *- 



SUR . DÉHOSTHÉKE. qS 

)) alliés et nom; leur im^acibâ jdim tiâbiztftpaui' foùr- 
» nir xiBÊ salaire auf enneniâfr éémmuas' de rbumanké . 
jk Que nous, sommes différens de lios ancêtres^ non pas 
» aeuliGmeixt de eenx <{ai liriUe»! de tant de gloire y mais 
» encove de eeùi dontt la méwmre est en butte à la 
» hainel ^Niand ils ayaieilt dédaré k gtierre à une 
» nation ^jqaoiqu»]B trésor .public^ fût rempli d'or et 
» d'argent^ ils se croient obligé» de faraVe? eux^ 
» mêmes tous les dangers^ pour e^téeoier ieUf résolu* 
B tion ; âjousy au contrake, dans la plus grande détresse^ 
)) et. Iarsi{u6 jàthioès jeaierûsû mië population nom^^ 
• breuse^rexemple du grËuid-Rod, nous nous servons 
» de scAdats meroenaîres. Quand ils équipaient des trî^ 
tt. rèmes> xkles cbargeaieitt d^éerkngers et d'esclaves : 
» lés citdyeBs seuls combattaient ea qualité d'bop^ 
)) lites^ nous , nous donnons les armes aux étrangers , 
» et nous rA W i ;» . *-^ i*^ ^ ^ uj i ^an â^remuèrTa riône ; de 
» sorte qu'au moment où nous avançons contre Ten- 
)> nemî , ceux qui se croient faits pour gouverner la 
» Grèoe , -p^aissent la rasia àia jal^auir^ tandis que 



se trouve dans le manuscrit de Coray. (Cf. lYou , tom* ii , ubisup, ) 
(3) Kaj, omis dans Isocrate (u&isup. , tom. i). 

(3) *0/Ai»ç «T* ùirlf, dans le manuscrit de Coray. (Cf. iVot., f6tt*.-i<, 
ubisup,) ^ . . 'V 

(4) aEln-ftifuç 9rX»fo?ff , Tùàç /jiif (if^vt »•« rvèç MhiiOt VâLy^ttç 
» .ùatCiCa^tn. i> Lcmanuscrit deCpray porte htCiCm^v. 

(5) 'A9fo^/to^dfns dsM>Is«ittSf^(teMi.'i ^ p; 1:68).' 

((5jcc^âri»yiV*oV', dit té Ich'ofiaste dé llïiucydidé (lit. 11), cité par 
» Côréy (iVot., tom. iî, p. ia8), 'Ttièidc ^ fTt««wii?T«t» oî f;«V«iTu, 



g6 SUR DEHOSTHÈNE* 

» les hommes méprisable» dont je viens de parler , 
» portent les armes. Mais peut-être la i^ublique, 
» au dedans, est elle gouvernée de manière que son 
» état inspire du moins quelque confiance ? Ak, qui 
» pourrait plutôt ne pas s^en affliger ! Nous nous van- 
» tons d^ètre oHginàirës de ce pays et d^avcSr fondé 
)) une ville , avant les autres : peuples : nous devrions 
» donc leur donner Texemple d'un ^uvemenient 
» juste et sagement constitué ^ tandis que , dans notre 
» république régnent la confusion et le désordre , bien 
» plus que dans les états qui ne fbnt.que.de. naître. 
)» Nous sommes fiers denotre (n:igine^;noiisla croyons 
)) plus noble que celle de^ autres peuples ; et cette 
» illustration nous Fabandonnons au premier :.vmiu, 
» plus facilement que Jes Triballes et Jes Ltioaniens 
» ne sacrifieraient leur obscurité. » .: 

XVHI* Xel CSX cc-' Jian/if uya Ai^lKncrvà^' qui niasse 



(x) "ÔfTic ùian^iie dans IsOcrate (tom. i, ubi sufhyi le inanascrH 
de Coray donne ce mot ( tom. xi , ubi sup. ). 

(a) K«i manque dans Isocrate (^ubi sup,), Démostliène imite ce 
passage dans le discours coiàtre Androtion. Cf. Coràt (iVbt., tom. xi, 
ubi sup.), ' . ■ -' 

{Z)"KTret^y ttiAi vetçÂ^ny/AA Too.-KttXa;, dans Isocrate (tonk. i, 
ubi sup.), 

(4) Mf^'A 9fOfO(/ftfy (i6iW. ). 
. - (5) Ttyoufàt '»»» ÂMiCêf ( ibid. )• ; 

(6) Coray e^^plique ce passage dans mxe note assez importante , 
pour être transcrite ici : « [Efii/A^tiif luù AJt^ovdfiMf T»y i^f^ti*»» 
» ÀMiôf 0^1^01 ^f ^ùije^iy TilyTA staita A<//«yf «i/bciy«y i^if8fi«» <rfUf«-»f 
» t5» 'Admeiifl»? , ff oMf (*ifî wvTaf. nx. X73) fnTt* — Nw? J'^ 5 
a «»//>« 'A0»y«t7oi , fôofoi/f Mftiir^ùt thérftCafp cU^rflCmi vt/uày. 



\ 



nspi AHMozeENorz. ^ 

» èxSacvoD^u/* oc iï toioGtoc xà^ fuerciç ffvreç (i)^ obvç 
» oXcyct) Trpotepoy dc^Xdov^ fxeS' o7rXoi)y xiyd^yevou<yiyé A^« 
» yàp xal (2) ta xatà t>7V iroXiv îJwv «y Tiç )caXûç Jioi- 
» xou|!xeva^ ical Trepl t&y âXXoi)y S'apen^aeiey^ oXX^ ow ay 
» «tt' avror^ roOtoiç (xoXktt* oyoyaxT/iaeiey^ oîriyeç avro- 
» ;(9oye(; fxèy eTyat (pajxsy^ xal T)7y iiSkiV xaùmv Trpo- 
» répay oêxtoOi^yai tây âXXciûy* irpo(7)7Xoy $' i^jiâç efyae 
)> TÛy âXXcoy TtapdSsiyiia, roO scoXâç (3) re xal tetay- 
)) (xéycdç iroXtteiîeaQai , X^^?^^ '^^ Tapa^^wîécjtepoy T)5y 
» >5/xeTlpay aitwy JioixoOfJtey, tôy aprt T«iç ttoXeiç ouct- 
» ÇoyTOi)y. K.al oe/xyuyopSa /xèy >cal jxeyaXocppoyoû^ (4) 
)) IttI tw péXtioy Twy oXXwy yeyoveyai (5)' pâoy îè fxeta* 
» 3c3o/:xey Tor$ PouXoft/yoïç rautyîç T]?^ evyeyg&ç (6), ^ Tpt- 
u êaXXoi' te xal Aeuxayol 'rtç auTÔy Juayeyefaç. n 
1^. H fx£y o5y Iffoxporouç Xe^tç, >5 xaXXidTa twy âXXcdy 



» mo^if akkùu nrtv «ro»? mien, XA/icC«ifOfTfc, «'Oifî'tf^f «roXiVtfc. — Eic 

* p^p»0^oi 'AÔnVicroi , »c fl-oXiTctC àicL'^fei-^At f x«ti 'Af f0~rovixoi tôt Ka- 
» fV9*rtQf , TOi'AXtffltf J'pot; toS jSattf-iXtac yt/y^etifioT^» , ^À Tiîf Tf;t»"î » 

* x«i TOV( Xfleifi^/xov Tov <r«piASO^^'^ov </«ovc, ^à Tiir «ri ^# <ro 'rflé)i;toc 

* 0^oy/)iy, » 9M0if 'Adiîffliioc (A. 0-i\. ig xAi r. rc\. 119). Ket< «"m 

* ^Av/Aota-Ai y vèiç i Et/rTfltSioc (tif t*'» 'OJ'oa-o', 0, 872 ) t* «■•p*. «rw? 

* *A9jivâiioic ^oXiTO^fat^ndfvroca^^tftoTov, îx «rot/'Adnfdtioc/ gra.fArtBi*, 

* Advoc f;rfltiif7, >.f>»f . -^ Tot^ /i et^/A? Xo^ot/ xdiî ti!» «"^«tifio^iXN? fif«ii 

* iriWic»A< 'AÔnKtroi , «■•XlTNf «0l»9«^«V0» *AXt^<t»J)»Of (>^. *AXfç«V-\ 

* 'fOï>) TOI KApWlOV «^fltl^l^f (>^. tf-t/^^fltlplOT»?), JMt) Ày//»I«VT4( 

* «11%^ ÀfArria^mtç , — i« /*»' tic «tp* t îf «vtt/oV*''^' taï/ta xiyttf 

* tiatiî Tbv xoyi/«fl»a4TOf ^AfX**f*** >> (^<>'<> tom.Uy |^. laSet lag*) 

llîj 7 



JÊf 



g8 HEPI AHMOZeEKOrl. 

fjial^etv ûf&'«' xaSapeuei te yip et ttç âXXyj toîç voifiaoi^ 
TioA Tnv îcicXexTov Icrrtv Aocptêiîç* cpayepa t' eerrl xaî xow^i* 
xat Totç ^fXXaç âtperdjç acndca^ Trepeei'Xyîcpev e^ £v ov juia- 
Xiora yfootro JtflcXexroç dac^i^ç* tto^oIç $h %ai rm eTriéé- 
rtùv TLoaiKùv e;^et. Kat yàp \)^Y)cn , xat cje/xvjî , xal a^coH 
|uiaTcx)7^ xaXXepp^/xeov re^ xal i^^eta^ xal eS/uiopcpoç^ otto- 
;^pcivT&)ç IcJTtV. (W jx>5v reXsia ye xatà tbiJTo to /uicpoç* 
aXX' eoTiv 5v ày rtç aivnv àc, èXXiTrôvToav {xe/x^J^atto, xa! 

(JTo^^aÇo/xevy} yàp roO tfacpoOç, oXiyto'pet ttoXXzxiç tou fxe- 
Tptov Ixp^ ^^ o/!Ao/ûi>ç îrpovoeTv a/xcpoTipcùv. Merà toOto^ 
T>îç ouarpexp^ç* V7rr& yap ecJtt xal inaycùyiKin xat Treptp- 
péouda Torç yoi^/xaârtv^ fixïTrep etaiv ai twv ((JToptxâ)y t? J' 
evayc&vtot;^ aroyyvlin ré efvat pôuXetat, xàt Guyxexpotrr 
liévYi, xat /uiyjoev e;fou<ja xoXttwJcç. Ett Trpoç toutoiç xo- 
xelva îrpocjeaTi rô avJpt'* atoX/xoç èart Trspi ràç tpoTWxa; 
xaT&(JX6Ua(; xal 5}/ocpoJe)5ç, xal oùx etac^eperat tovouç xpa- 
raiou^* xaiTot ye Totç aSXy)Tatç t>5ç o^yîSiv^ç Xé^swç 
ca;(Vpàç ràç ocpà^ TTpoaetvat del^ xal acpuxtouG ràç XaSa^* 
HaffixiyEtv TÊ ou SùvâLxoii roh^ oxpow/ixévoiK; oîroaa ^oy- 
XeTaf-T« 7to^dz-îi oû^è ^ouXeraf tretlSerat ds oTroYpi^' 
TÛ TToXtTtxw Jtovotav «Trô^et'^aaSat ÇTroi» Jatay, xal'*29o; 
cfrtetifcé;* xal ■'rtyj^«i/ct f/ï^TOt ye Tourfi>v exarspôu* Je? 



SÛR DÉMOSTHÈNE. QQ 

pour la plus belle de ses compositions. Il présente, en 
effet, des beautés du premier ordre et dignes de notre 
admiration. Les pensées sont bien choisies, la diction 
correcte, facile à comprendre et sanctionnée par Tu- 
sage ; elle renferme toutes les qualités qui contribuent 
le plus à la clarté , et même plusieurs ornemens ac- 
cessoires : elle est élevée, noble, majestueuse, cou- 
lante , agréable et assez gracieujse. Toutefois , elle n'est 
point parfaite sous ce rapport , et Ton peut lui re- 
procher plusieurs défauts assez graves. D^abord, elle 
manque de concision : trop occupé de la clarté , Torar- 
teur néglige souvent une juste mesure, tandis que les 
soins duuuéo k Tune ne devaient pas lui faire perdre 
l'autre de vue. En second lieu , elle n'est pas assez ser- 
rée : lâche et difius , Isocrate noie les pensées dans une 
grande abondance de mots , et donne à son style tous 
les caractères du style historique; tandis que, dans les 
discussions du barreau , la diction doit être arrondie , 
rapide , et marcher sans détour. On peut dire aussi 
que ses figures manquent de hardiesse : il est trop cir- 
conspect , et jamais il n'a rien de cette vigueur irré- 
sistible qui entraine tout , tandis que l'orateur, jaloux 
de se former à la diction convenable aux débats ani- 
més, doit imprimer à ses paroles une énergie qui en- 
chaîne l'âme par des liens auxquels elle ne peut échap- 
per. Il ne sait point remuer^ â son gré , les passions de 
^auditeur : le plus souvent, il ne le tente pas mènie. 
Persuadé que l'éloquence civile n'exige que des pen- 
^s louables et des émotions douces, il sait employer 
sagement les unes et exciter à propos les autres ; je 
M dois ce témôî^àjgc. Màîs'h^otiblions' pas que pour 



lOO SUR DinOSTHÈNE. 

persuader la multitude dans une assemblée publique, 
ou les juges au barreau, il n^est point d arme plus 
puissante que le pathétique. De plus, Isocrate n^ob- 
serve pas toujours les convenances. Trop attentif i 
rendre son style fleuri et brillant, comme si la grâce 
seule constituait le mérite du discours, il s'éloigne 
quelquefois des convenances ; car le même style ne 
doit pas être toujours employé : de même que cbaque 
personne doit avoir un vêtement particulier , de même 
cbaque pensée demande une diction qui lui soit as- 
sortie. H n'est pas toujours nécessaire de cbarmer 
ToreiUe, de cboisir les ïnots les plus harmonieux et 
les plus coulans , de renlermer les pensées dans des 
périodes cadencées , ou de rechercher les ornemens 
qui ne sont faits que pour le théâtre. Pour s'en con- 
vaincre , il suffit d'étudier les poètes épiques , tragi- 
ques ou lyriques : ils attachent moins de prix à h 
grâce qu'au naturel. 

XIX. Ce jugement est-îl fondé? Ces défauts se troDL 
v«nt-ils , en effet , dans Isocrate ? Il est facile de le voir , 
en examinant le fragment que je viens de citer. Dès le 



(i) Sjlburgpense que cette leçon n^est pas admissible, à cause 
d'iJt\oyii qui se trouve un peu plus bas. Reiske partage cette opinion 
«t propose tixixTo»? , qu'il explique de celte manière : « Ui •vfMf* 
» êunt mofliur et suauiler sonantia , ita ta luXt *t* lenia et expedUa 
» ad pronuntiandum ; quœquis libenteret pronuntiet ipse et ab idiis 
I» pronwitiata audiàt, » 

(a) Denyï emploie plusieurs fois la même expression dans ce traité 
(filt, XLTin ft cb. u }^ Sjlburg remarque sur chacnn de ces passages 



hepi AHMoieENOTZ. lai 

T 

yif raknOfi fx^ptupeêv. Hv de Spa Travrcov ca;^upoTaToy 
TÔ /jt^ovTi TreiBeiv 3î3/xov ^ JtxocJ'nîptov, IttI ta ttûESu tovç 

Tuy^avei. Aydy}pày 3è xal &eaTp(X)7V àc Travtoç a^i(Lv ervat 
rnv îtoXexTov, àç t>5ç >5Jov>îç Arav è^^oucîyîç Iv Xoyoïç to 
nfdr^c,, «TtoXefitetae' îiore toO Trpltrovroç. Oi^ «Travra Je 
ye Tû^ irpayfjwcra t)5v awr)5v oTratter îtaJvextov aXX' eoriy 
fiaTrep GÙnuxai Trp^ov^a teç èiS)?^^ ot!tci> xocl voriiioctst» 
dp[i6x'zo\)ad Tiç ovojiaejfa. To î*" e* iravroç rîvvsty tfii; 
Àoâ!^^ ed(fc2>y&>y re xat éKXDctâi/ (i) ovo/xaTcav exXoyi?^ xocL. 
fTâévra a^ioSv e^ evpt>9/xovç xaTOxXeceiv Treptodcav ap/xovilseçy 
xal îia'TWV Jeatpixtoy (j^^wfjwfrwy xaXXcaTr/^eiy Toy Xoyoy, 
ovx îy Ttcanctyi^ yi^-haukov* oKkà toOto yg îiJ^oxovcJiy )5jiaç 
xûcl oc Tûc ÏTDî, xal o« Tfifç TpaywJtaç, xai^ oi\T(i (jlÉXïî xà 
CTToudixZx yp0{({/ayTeç^ ou toaaurviy TtotoO/Asya; t^ç )g3oy)ifç 
' Jidiy (a), odwy Tfîç aXy}9eia(;. 

' Ifif^. Et V op9â)ç eTTtXoye'Çofxai Taût^'èycS, x«l fariy 
& rauTacç ta^ âçzxaX^ ly^elarepoç o ay)7p> Trapeott tû 
^ouXo/jiéy&> (JxoTrerv eftt xric, «pt&ç îrapatcSctbyjç Xl^ecdç 
irotovptéytp xrflf è^eraatv. Ei&éûx; o5y DÎy Trpciryîv îtocyotay 



qoe cette leçoi^ eit altérée j Reiikt la regardt comme une loeution 
provinciaU. 



102 HEPI AHM0i;<E)EN0r2. 

xyxXoypoe(fâ)y^ val dtç ^ tpl^ rà axni }sy(ùv. lEivrjv fth 
ouv ev TÔ Tupaitû) kc&^Xo) tô, (c Tii y«p av oXXoSev iîrgX- 
» 6g!)v>;^ to^ «Kal ^)7 ouy$eecp6(xp/xsvo^ i7fxrv> c^'*|^ 
» cpvY]ç eTriaràç Toe(; ycvpfxéyocç»* di)v.afxei yàp ô^pc^ot) toù- 
ta« Kal Iv TÔ)^ « 0! (f«XoTtf;ov/xe9a juièv eTTi toi!; râv irp<H 
jt) yovo»/ Ipyoi^ >)^ To^ ce Kal t)7V TrdXcv ex xâv rore 
^ 7rpa;^9évTC«)v eyxa)|iiaÇeu; «^toOftev »• ,to yàp avro Oi- 
^orc/xeraSai xai ETroiVftSv. Kal Iv to)^ « Ov^sv dis tâv 
A) aÛTÛv êxeu/oiç Trparro^jiEy i? ^ to, « AJLXm irôcy xovvctih 
)) Tibv )). Hpxee yàp aùtûv ecpi^odat 3'arepoy. E^y iç 
yàp /x&y èx TG^y dUery ttoc^ûçi Trepeb^oy^ xal ouvro^cdrlpav 
x«i ;^apteaTçpay a Ttç y«p «y «XXoSey âiireXSày, ovx iv 
» ^faiveaOoLi yoftcaeiey ^{xâç* oî cp(}Latc^ovfjie9a pèy liri to(( 
\) z(jùv ;rpoyoy(:i)y Spyoïç^ oû^èy ^6 xûy avT$;^ exécyoi; 
w TzpdxxoyLzv (i); » noXXà totavra hzi trapaîr^pcàptotipc 
xa6' ixaoTisy .oXcyou Seu/ nsçioiov, oùc oyayxa^ey e^oyitf 
^^cipay, ^ Tuoier r^y lpfjLy)yewcy (2) a/xetpoTçpay, TiQy îs 
irepiodby xo^i{/otépay. Maxpà ^ ow 19 Xé^i^ outo)^ êoriy 

«i^—~»— i I I II 1^— — — »— »^— »— ^ii^— ■— ^1— — — ^— ^1— ^^ 

(1) Le goût de Penys est ici en défaut : il suffit de comfïarer ta 
période qu^il veut substituer à cefle d^IsQcrate , pour voir coii»i>ien 
elle est sèche et brusque, tandis que Porateur ne laisse rlea à dé- 



SUR DÉMOSTHÈNE. Io3 

début , une pensée qui pourrait être exprimée en peu de 
mots, est rendue par une longue période \ il répète deux 
ou trois fois la même chose. Le premier membre « Ttç 
» yxp av oXXoGsv sTreXGûiiv » y renferme le second « Kai ^tri 

» avv^tsf Oappsvoç iq^lIv , àXX' s^atf viq; ETrioràc roi; 7(vofAcvo(c. » 

Ils ont tous deux le même sens. De plus , dans cette 
pensée « ot ^ iXoTtfAoufAsÔa ftsv itti toÎç tôîv 7zpfi'j/Q)Hdv «P701C »; 
se trouve la suivante •' Kal xiv wiXiv «x twv tot« 7rpax0«vTo»v 
» 67xoi>peàÇetv àÇtoûpiev » ^ car ^tXoT(|AStaGat et C7ratv«lv Ont 1^ 

même signification. On peut en dire autant de ces 
deux phrases : « 0\iSlv 9k tûv aÙTbSv cxctyoïc frpàrrofMv — 
» àXXà Tfâv ToOvavTtov. » Uune OU l'autre suffisait, et l'ora- 
teur pouvait les réduire à une seule. Tov^t ce morceau 
aurait plus de concision et de grâce, 3'il était con- 
struit de cette manière : « Tic v^p «v oXXoOsv sTreXOuv , oOx 
n av pLaiveffGat vop^Lp'gtsv igpâ;* ot ^iXorietoT^pifGa ptsv ctti roîc 
» r&>v 9rpoyov9i>v spy otç^ QvStv Si rôv aùroîv cxcivoiç Trpàrropuy j >» 

Dans presque toutes ,ses périodes^ on trouve des mem- 
bres que rien n'exige; qui ôtent à la phrase la me- 
sure convenable et lui donnent un air de recherche. 
Tels sont les défauts qui rendjent sa diction prolixe. 



lîrer , oi pour la coupe de Qlyu{i;e membire , s^ pour l'^inqpiiie de 
Pensemble. Les observations partielles du critique sur ce passage ne 
kont pas plus heureuses : par exemple, comment a-t-il' pu tlîre que 
iùlif li «rory ttùrif ijcf/yeic^fâiTTO^fy, et ces ' mots * AXXeS 9rAf Tovy^ti- 
«ri'of , ne présentent gu^une'seule idée, et que Pun où Pautre membre 
itiffisait? Il n^est pas diiEcîle de sentir combien le second relève la 
pensée et la fortifie. 

(a) Ou bien «^/uoti <tv , suivant Sylburg j mais Tancieune leçon peut 
être conservée. Keisjkc voudrait : «Tm? /mi «ri^io^f «»ju4»'rtf«tv > t»v 
» l' fUMN? tUf «^«TfOTfpAr », . on plutôt irufji/Airf^Tifiii. » 



I04 SUR DÉMOSTHÈNE. 

Voici plusieurs passages, où elle est diffiise et lâche. 

(c Kcéxetvoi fAfiv cXeuÔepoûvTCC ràç TroDietc ràc ÉX)L>iyi^ac , xal ^n- 
I» OoûvTe^ axfTctlç ^ r^ç i^eitoviaç ri^toiQrirTOof iSfxelç Sk , xai xora- 
» ^ou^Loupsvot; icalràyavréa roî{ tots TrpàrrovTSÇy oYavaxToûftcV) 
» cl fAJ} riv ovtôv jxeivoïc rifiriv IÇojxev. » Ici, elle se perd 
en longs détours ; Isocrate pouvait la resserrer et lui 
donner une forme plus arrondie , en disant : « Roxsîvoi 

» fiiv f AetidspoûvTs; t{}V ÈWolSol xai au^ovreç ^ Ittl T:iv :?ys[jLovîay 
» Trpo^^dov* iQfAstc ^èy xara^ouXoûfAsvot xai diio^Xuvrcc , àyava- 

» xToûpLev cl fA:% tô)v Iffoiv rsuÇopisOa. » Dans le passage sui- 
vant, la pensée es^ aussi trop délayée : a ot roeroûTov àTro- 

» XikiiyL^Ba, xcà ratç ^tovolatc xal rot; Ipyoïc toîv xar' Ixsivov 
» Tov ;^ôvov 7SV0[Aiv(Ay , îo-ov ot JAèv ^Trip t^c twv BX>.>5v«v 
» fîifudeplac 173 V TC TzarplSa, rriv iaurâv cx^iTreiv lroXp»}a-av, 
» xai pMe;^opievoi , xat vaTJfMe;^ovvTe( , rouç ^ap6apou; cvixiiffay* » 
Isocrate pouvait s^exprimer plus succinctement, et 
dire , par exemple : « ot too-outca x^ipouç c^ptèv rôîv 

I ' ' , • ■ • • • 

^PT^^i^ I . !■ ■ I f li n fj I . ■ i ' ■ . . ■ 

(i) Cette particule, ajoutée par Sylburg , est indispensable. 

(3] Mieux «tft^xpÔTMTOc ùï/v» lenç (Rbiskb )• 

(3} La critique de Denys parait fondée ici; la pensée a plus ds 
force et de vivacité ^ sous la forme qu'il lui donne. 

(4) Jk'ancîenne leçpn, qui présente une lacune après fv/xiircv^ 
portes c A^TMf •v'cçr^f^ff* '^^ 'Jrxdvcç ttincÊç î^fiiyxâ»?. » — • a On voit 
m bien, je crois, dit Gapperonnier (p. ^i ^ ubisup.), que 'cette 
» plirase ne forme aucun sens , le verbe în'i^Tfi^^' étant à Pinfînitif; 
» sans que rien Vy régisse. Hudson , pour remédier à cet embarras » 
m veut qq'on li^ : iSûvAto y if c^vt^c ; et en effet , Iç sens est rétabli 
m par cette correction. Mais n'aimera-tron pas mieu]^ lire avec le 
m manuscrit du Roi : tf^ilf iîyt «i</«rifc tTio^^t^^i to srXaTo;, «vT»f 
» ilfTf^'SAiTA ? Le sens est k la vérité le même que celui de Hudson^ 



nEPi AHMOseENors. io5 

«Ùtw* lùaxtîx iè tmù (i) aauyxp(5Ty3To<; (2) ttwç; a Ka- 

c 

» xeo/oi fzèv eXeuSepoOvTeç ràç TroXetç xàç EXXy}v«3(Xç, xal 

» xal xaTa5ouXou|xevot, xal ràvavrioc xoïç rote îcpitTov- 
fl reç, ayavoxToO/xeV) eî p»? T)5y avT>7v êxeevoiç rt/jwjv s^o- 
>- (xev (3) ». Taûra xexoXTrwuiya acpey^ai juioXXov èvnv, 
xal cTTpoyyvXcitepa 551 ttwç iiov^aar (c Kaxeu/ot (xlv, 

)) eXfiuSepoOvTSç T)5v EXXcJJa xal ac&Çovteç, IttI t>îv i5ye- 

• ■ ■ . • 

i! povcav 7rpo^X9ov ^^/xeii; Js, xoraJouXou/xevot xal îioX- 
» Wvteç, ayavaxToOfxev et pi twv fawv TSD^6j!xe9a ». 
Kal )5 /Jtetà TaOra Jtavota TcXarécùç ts zionro^i , xal acxuy— 
xpoTïjToç Icrrtv « OÎ tocjoûtov OToXeAe//xjixe9a xal raXç îta— 
î) vo&iç xal Tor^ f pyotç tûv xar ' Ixervov tov xp^^^^^ 7^- 

c 

» peaç TfiVzz îratpiîa tî^v lautwv exXtTierv èxokiir,a(x>Vp 
> xal [la^ôiiivoi xal yaufLa;^oOvTeç, Toùç |3ap6apouç Ivt- 
» XYÎaav (4) )).E&îv Je ys avT>5ç' eTrtatpe'vj/ai to TrXatoç, 
oSicdç l^eveyxavta' « Oî roaotÎTû) xe«povç Id/utèv twv Trpo- 

Ci 

)) ^ovcoy^ o(Toy of iih, ûirèp tou aâaai toùç E)^y]yaç^ 



» mais cette dernière façon de parler me parait plus élégante et plus 
> attiqac.» J'ai adopté la variante du manuscrit , dans le texte et 
lans la traduotion. 



^ . j 



I06 ÏIEFI AHMOieENOïS. 

» TTpoi; .Toy<; PapSapouç ivimtsav)). M^p& îtal Tautrx; 
XaSetv "rtç daBevelaç îety/xara. E^w yàp oAtycùv tivwv, 
0?^ w)c h îTpovoeaç yiôOlov fi xar' auTOfuxTiafxov ou/xêe- 

K . Atovoç Je J)9 xal Xaêàç où y-patatàç f^^ouda ^7i©ç 
icrrlv >5 Xé^tç, tw sTTtcpgpety rtvà (i) toT^ etpy)/xévoiç Jw- 

)) Twv,' oapy lxÊ«/oi fjièv, et TroXeugTv irpoç xiva (2) ij^rr 
)) <!pi<jatvTo , /xear^ ovqvx; apyypibu xal ^p^^îtov t>3; cbtpo- 

» wovTo Jeu; KtvJuvevetv* >5/Jieî!; Je, etç toaavTyjv aîropei» 
)) ihihjBoyeq^ xai toctoîtoi to irJijSoi; ovre;, ftairep ^a- 
» atXeù«; fxeyaç, (xiqQwToE; xp^fJteSa totç arpactoTréJoiç.) 
$e'pe Je TTÔç ev>îv aiT>5v etTrety (TTpoyypXoaTepav (3); (cAWi 
'W raiÎTa (xèv fowç xÇ'P^y-'S. seyxèv tw -Trpoyovwv, ri J 
» àXXa (BeXitouç' oùXe'yco twv eyJpxi/xrîCfavTWV, Tudfiev jrfp; 
». aXXà TÔV' /xiayjSéuTWv. Kal rk owc oîJev on exeu^ot uht 
» nltiarcùv itozè TrXyjpcidavreç y^pniidzcùv rnv oxpoTtoXtv? 
M ou )caçe(jLia9oc!popovv tov koivov ttXoOtov etç toiç tto- 
» Xéfiou;* fijXX' OTTO Twv *Jiû)y /ityopépovTei; , ïaxiv ot^ 



SUR DÉMOSTHÂVE. IO7 

» papSapouç lvîx3Q(rav. » U me serait aisé de citer une foule 
de passages qui présentent les mêmes défauts : à l'ex- 
ception de quelques endroits très-peu nombreux, où 
sa diction prend une forme plus serrée, moins à desjBiein 
que par hasard, il est en général prolixe. 

XX. Enfin, il manque de nerf et de ces traits 
qui attachent Fauditeur^ par exemple, lorsqu'il dit : 

«( Toffoûrov Si ^scpouc èfffih rôSv 7pQ70v&>v , ov piôv.ov x^» 
» c0^oxip»]ffàvTo»v , OLXkoL xat twv puai]9évTb)>, ^cov.mîv^t fA«v, 
>» et TTo^efAsIv îrpoç Ttva ij^yjcpio'atv.To , |i«<xtîîÇ ouffij; àp^uptou xat 
» ^pueriOTi T>3C àxpoTToXgoDC , 0|a&)c ufrsp tcSv ^oSdévT«>v rote saurûv 
M ffwp^fftv wovTo ^etv xiv^vvsûciv* i^pieic ^c , si; roeraû'nov oTropiay 
» AaiXvOorcc, xat roo'oi^rot r^ 7r>^doç ovtcç ^ , a>o';r(p ^«ràtùc 
» fjLé7ac^|Uff9o»Totc;^&>fAcOaTotç orparoTré^occ » Mais, deman- 
dera-t-on peut-être, comment lui donner uw tour plus 
yif et plus arrondi? fl devait dire.: a iJLx.T/fVTa pièv la^ç 

» eù^QxcpiTKràvTodv* iro9cv yàp.J .sçXXà xoîv pu^nOlvTV^v. Katriçoùx 

» Ol^CV, CTi.iX8Upt.piSy i^XffffJ^^:^QiTf T^^'IP^^^'^'Ç ZP'lff^^.^ 
)• TTiv àxpoiroXiv, ov xaTepu^ff^Qc^ofi pvv, TQv x^i^ou spLoÛToy.sic Toyc 



•i^MM^pa^^ 



(1) T(f A paratt inntile à Sylborg. 

(a) iifcc ^ifitt dansle textic d'Isocrate et on p«ti phlsliâtft (ch. xtii). 

(3) On bien tlwti^ #T/»»7^l/^ftT«fof (Stlbuig). 



loÔ SUR démosthèke. 

w cavrév ao^^ai xtv^vvcuciv i^Çîouv* v^îc ^i^ o^t«k oittcc Siropai 

» Xal TOffOÛTOi TO TTÀ^OoC, [MO'OotpOpOlÇ TOtÇ ffrpaTEUfAaffi TTO^fi- 

» ftovpev , «îffTrsp x«i ^avi^cvc ô ftsYaç. » De plus y sa dîctîoil 

est inanimée: elle n^a presque jamais de cesmouyemens 
qui répandent la vie dans les débats judiciaires: tout te 
monde, sans doute, en estconvaincu ; et jen^ai pas besoin 
de citer des exemples. Toutefois, si l'on en désire , quoi- 
que je puisse en rapporter plusieurs, je me bornerai àun 
seul. C'est une antithèse placée après une autre , qui la 

précède immédiatement : « Kat tot« ftsv, elrpi^speiç cir^npov- 
» piev, Tovç pcv ié'io'oç xac doiSXovç ^onSraç {^«^«^«^{Ati» ^ rohç 9i 
I» TToXiTAC f&eO' ottXcdv èÇcTrlfATropity* vûv ^l^ToIçfAcv Çlvot; ôirXîraïc 
» ^wpeda, roue ik TroXérac èXaûveiv àyo^xàÇopiev* «iffO* Ôttotccip 
» àiroCaîvoiciv elc t^v tôâv Tro^epioiv , ol pi£v ap;^(iv t^v EX^^yaiV 
» àÇiovvTeCjVTnjpso'tov 6;^ovTec exSaîvouo'iv* ol ^e rotovToi ràç f uffciç 
» ovrec , otouç 0X17^ irporepoi» elTrov^ pisO' OTrXbiv xtv^vveuouo'tv. » 
Je n'attaque point la pensée \ elle est noble et pathé- 
tique : ce que je blâme , c'est la douceur et la déli- 
catesse affectée de l'expression. Cette pensée exigeait 
un tbur rapide , piquant et propre à frapper jusqu'au 
Vif, tandis que celui qu'il emploie est lent, coule pai- 
siblement à trayers l'oreille, comme une huile lim- 
pide , sans effort et sans bruit, et tend à la flatter agréa- 

-* ■ 

(i) Cette expression se trouye un peu plus bas dans ce chapitre. Jà, 
comme dans Taotre passage , Sylburg voudrait mI/uatoc y surtout à 
cause de ce qui suit : >iyi«tiA yÀf i /^«ioia. 



IlEPI AHM0Ze£N0Y2. 109 

)) odrcoç ^vteç âTropoi^ xal ToaoCroi to 7rX>39o^^ fxia9o(fd- 
» po(ç rot; arparev/xacTi 7roXe/xov/xey^ âairep xal ^aacXeùç 
» p ^éyaç. )) AXXà imv on ye «^v^^^ ^^^^'^ ^ JtaXextoç 
«ÙtoO, xal oi TraSyjTtx)}, Ttvev/xaToç re, ou /utaXiota izi 

(xèv ëycdye xal j^eopU {»7ro/xi/i^aea>ç étnaaiv zTuon cpavspoy. 
E( de d^pa xal Trapadecy^reov dier^ TroXXûv ^vreoi/ « ti« 
^ eÎTren/ S;(oi^ fAia Sixuotat ^^pyjaa/xevoç apxeaOï^dojxac. 

érlpa Totavni Ttç dvTiSeaiç* « Kal tore /xèv, et Tpiiopeiç 
» tnkmpov^izv, rohç yièv ^évout; xal SovXovç, voirai IveSi-* 
j) SdZo[iBV, Toy; 3è 7roX«T«; /xeS* oTrXwy s^eiré/utTro/xei;* vîiv 
» àè^ To5; /xèy ^évotç oTrXxraiç xp^P^^> "^^^^ ^^ TroXttaç 
» eXouveu; «vayjtaÇoaev ôaS' oTrotai/ aTroSatvcocyty .ê/(; 

c 

» T)?!/ TÔ5y 7roXe/x(ût>y^ oî ^èv Sp^e^i^ '^oâv EXXriVcov a^ioOv- 
» reç, vîryjpeatov exovteç ècSatvouffiv o£ iè toioOtoi ràç 
» ifiatiç ivTti, oiouç o^tyo) Trporepov tlnov, fxe9' oTcXcoy 
^ xivdovevovacv » . £v tovtok; ov ^é^cpo/xac rov û^y^pa roû 
W(*fjwcTO(;(i)* yswdioL yàp 77 îtavoia, xal iMa/aiiévm ynvnaoLi, 
ttaESoç* to de t^ç Xé^ecoc; Xelov xal /JioXoxoy, airiû/ixac. Tpa-* 
yzïav yàp iJet xal irocpàv zTvoli, toi Tzlmy^ rt irapanXiÇ- 
oiov TToieô/* )7 d' lotlv uypà xal o/xa^^ xal &(77rep eXaiov 



NÏIO HEPI AHMOieENOYS. 



ÇyiTovaa vnv ûbto/iV. AIX h totç cyj^iîjxaaiv ?;fet tovç àyw- 
vai;, iTo^oE; ouat xai TrotxAoïç* xa! îtà TouTwy 7ra9aci/et 
Toùç a)coi;otrraç ; IIoXXûû ye yal $tï. Ta yàp IxXvovra fjia* 
>.icJTa T>5v Sivdiiiv ainoiq (i), xal aTroarpécpoyTa t>7V «)eo>7V, 
touTEOTt ta juietpaxid^dV} Traptaa, xal rà 4'^XP^ dvxiBezoCy 
ym zà i:apcn:linai(x Toirotç, ovrcxa Iv avT>7 raùrri t>5 Xe- 
Çet, Trepl riç 6 Xoyoç. T6 re irpâyfxa oXov larlv aytiBEffiç, 
x«l ri xatà fxépoç àvroO voTÎ/xaroç, ev Trpoç îv aytixei- 
Tai (a)* xal twv TreptoJcùi/ Ixaaryj ît* avttSsxxoi; xaretixeva- 
(jraf cJxjt' duoitvakiv Toiç axoijovrac coîSta xal xopw. 
Se Xlya>y tocoûtov lau. ïldan^ Siavoixç xal Tiepiodou xal 
Xi^fXfxaToç aï te «px^cl xal ai iTrtcpopal, Totavrat' eîatv 

9 r 

(( Exervot (utèv yap )), « H/ule^ îé»* xal, (cToOto [lêu»^ 
i< ToîÎTo 5é)). TaOr' otto tîç apx>5ç ecùç teXeut:Çç (3) yxh 
xXw* xal rpoTral (4) Je xal fxEraêoXal , xal TrotxiXtai a^ï]- 



(i) Cette leçon parait fautive à Sjlburg, qui Tondrait lire: « *r^r 
M MttiÀti «t/TMVy» OU bien : a TMf.^i/vtf/iiy «c^tmc, scii. «rilc Xf^iwc » 
il suffit de rapporter AÙrotç au mot Ày»vAç qui précède. Reiske, )i 
qui j^emprunte cette note , explique bien ce passage : « qui ilUs ( scil, 
» certaminibus oratoriiSfJbrensibus) omnem vimdetrahitf etnert^os 
» ùicidit, » 

(a) L^ancienne leçon « <ro «ri vf^yfÂA oXoy t^^iv ÂyTixi it«<-)» , ne 
fournit aucun sens. Sylburg avait senti la difficulté , sans la lever 
d^une manière satisfaisante : il substitue dtyTi»«i/iiydty ou bieb ity<ri' 
mi/jii^ùn, a II était impossible , dit Capperonnier {ubi sup, , p. ai }, 
» que Sylburg , quelque pénétration que la nature lui eûl donnée , 
» portât la lum[ère dans une si grande obscurité. Ce n^est qn^avec 
» le secours des manuscrits qu'on vient k bout de restituer des pas- 



SUR DÉMOSTHÈNE. III 

blemenl par une douceur enchanteresse. Mais peut- 
être Isocrale a-t-il semé son style de ces tours éner- 
giques et variés , si propres à émouvoir ? Bien au con- 
traire : rien n'est plus opposé au pathétique , ni plus 
fait pour détourner l'attention que les omemens dont 
il fait usage ^ je veux parler des périodes à membres 
symétriques , des antithèses froides et des autres fri- 
volités qui dégradent son style , même dans le dis- 
cours que j'examine. Ce n'est partout qu'antithèses; 
et les parties même de la pensée se répondent l'une à 
l'autre par leur opposition : toutes les périodes sont héris- 
sées d'antithèses qui fatiguent l'oreille et produisent le 
dégoût et l'ennui. La vérité de cette assertion est incon- 
testable. Chaque pensée, chaque période, chaque pro- 
position commence à-peu-près par ces mots : « Éxslvoi pisv 
» yip » — « H/xetç ^i » — « Toûto fAfv, tovto ^é » 3 et du com- 
mencement à la fin, elles forment un cercle parfait. 
Jamais de ces changemens, jamais de ces inversions et 



» sages si maltraités. Celui du Roi met la pensée de Denjs d^Hali- 
4> camasse dans tout son jour ; voici ce qu^on y lit : to r* vfêiy/uut 
j> *a) ta fturàjuLifùt aCr^v ytil/jutrùif tv irfhi iv Àvrix%t*rttt ; c^est'à-dire, 
» ce n^est qu^antîthèse partout , et les parties mêmes de la pensée se 
» répondent Tune à Pautre par leur opposition. » La même variante 
se trouve dans les manuscrits BetC : je Pai adoptée dans le texte et 
dans la traduction. La correction de Reiske sur ce passage n'est pas 
admissible ; il joint cette phrase à la précédente, et lit : « jrifs »ç ô xo^oc 
» i/uf7f io^rify iwiwoXtfffi (vfel vXfùfdÇu) to t* 9fiy/AA {id est a-uy^ 
a yfatfifxa) Hxof f» toc^m? avyxurcLi, » 

(3) Mienx'fdffc nriç rtXtorh (StLstfao ). 

(4) Sylb'iirg' lit «7 >f o^ct} ^1, et'Rèiske t^«ùi Jl: La première 
leçon est préférable : leàti est une faute de copiste , bien facile à con- 
cevoir. 



112 SUR DÉMOSTHÈNE. 

de ces tours variés qui mettent l'esprit à Fabri d'une 
trop longue contention. On pourrait lui reprocher 
d'autres défauts ^ mais ces observations me paraissent 
suffisantes. 

XXI. Après Isoçrate, citons Démostbène, et prenons 
pour exemple quelques passages de l'un de ses discours 
contre Philippe ] c'est un parallèle où il compare la con- 
duite des Athéniens de son temps avec celle de leurs 
ancêtres ,*et les nouveaux orateurs avec les anciens. Il 
n'oppose point à chaque action de ses contemporains 
une action des Athéniens d'autrefois : loin de s'at- 



tacher à un parallèle minutieux , il embrasse le sujet en 
grand et dans tout son ensen]l)le. Voici en quels termes 



(i) Reiske y sans aucune nécessité , propose xoVo? , qu^il rend par 
âefatigationem — torporem, La véri table leçon est ici ottoirif, comme 
clans ce passage (cli. xly) : ce "H veifet^nBiia'Ain'ù v»ç J^ttitietç cxonn» » 
Sylburg donne le véritable sens : « JJt 0*0 voç , dit-il, hic sit intensîor 
» quœdam, ad rem pfopositam collimatio, » 

(a) L^ancienne leçon est : « UokKùL â? tic ix^* mX)Ji iirtvt/AAf 'I^- 
» xpciTfi , TMr 7r*() rif JiÂMicToy ijujuATeêi. Les défauts de cet endroit 
i> consistent dans la répétition vicieuse de ^oxxà. et dans le mot i/Jf 
» /xATui , qui ne signifie rien ; ils sont corrigés de cette manière dans 
» le manuscrit du Roi : noxx«^ «t? vh %)iùt <roieet/T«t •TrtrtfAff *Iav*fd,r%t 
» ir%fi Tiîy ^AMJtToy ixxiijufjLxvuf. » (Ca.ppbbohhieb, ubisup,^^, aQ.) , 
Cette variante est confirmée par deux autres manuscrits , B et C 
Sylburg et Reiske adoptent x«î «tAX« , au lieu du second «roxXfil. Quant 
à tfAfjttLrmf , Sylburg propose ox*/jt(Axvmf , ou mieux 4^«^T»/x«cT»t 
-— 9rKn/ufjitK»/jiéi*tuf, Reiske, plus heureux, lit ixx%tfAjuLtL*t»f t qui se 
trouve aussi en marge du manuscrit de Hudson ( Cod. Bodl, )• 

(3) Dans la traduction d^Auger (tom. i, 4^» éd. i8ai) , cVst la 
troisième Philippique. On la désigne ordinairement sous le nom de 
seconde Ol/nthienne ; c''est la troisième dans Pédition de Leipzig. 
Le passage , cité par Den js, se trouve dans celle d^Auger ( ubi smp.t 
p. 4:: seqq. ). 



n£?I AHMOZMNOTÎ. Ii3 

oùdafjioS. IloXXà ay riç lypi roiavra. iTrtrifxav Iaoxpflf«» 
xet, T&v Trepl t)7V îwéXcxTov iXXct/xfwcTWV (2). AWli Kat 

Ka. Eî<yay£a9co 3)} jxeTûl tovtou ô ATjfxooSIvyîç , Kal 

dwfxyjyoptaç (3), ît' îç xài aitoç ouyxptvet ta xa9'.6«UTot> 
Ipya To?; Itti twv Trpoyovwv, xal tovç veovç âVî/xaywyov; 
Torç iraXatotç* ov xa9' ev 2pyoy ^caoToy apx»"»' ^P7V 
xaivô 7rapati9ek, ovîè Trovta fxotpoXoywi/ cruyxpfoet (4)i 
aXXà oXyi TTotovfJievoç o>.y3i/ t>5v avxiOeavj itzloSuinv (5)p 



(4) Reîske voudrait aoyMfiut. Cette correction n'est pas ne* 
cessaire : la pensée ne présente aucune obscurité dans Tancienne 
leçon. 

(5) Ce passage est moins clair que le précédent. Reîske le tra- 
duit ainsi : « Sed .eo quod unwersa pôsitiùni adjungit univet- 
» sqm oppositionem copiosam, » L'explication qu'il donne à la 
suite de sa version , jette un si grand jour sur la pensée de Denys , 
que f ai cru devoir la rapporter toute entière , malgré sa longueur : 
« Positionem appellat vetustam reipublicœ Atheniensis condilionem ; 
11 heee primo toco porUiur, A.-e. profertur y inmediq ponitur; ideh 
> diViy appellat : 'AitiBêotç ejus est conditio not^a reipublicœ quas 
» tiint erat, 

» Quœ ad iUam priorem conditionem pertinébant f seu de ed prœ- 
» dicari poterant omnia , quod illa cuncta uno Inco protulerat , eo 
)> dicitur orator illam ^ia^i sxiiy et J^i ^oAxmv , cunctam , Hntegram , 
I» nuUam sut parte mutilatam , non membratim discerptam , non 
» distractam , neque partîensis oppositionii interpolatam ; sed uno 
r^ ordine , und série eontinuatam pûsuisse. Et quia rursits pati 

ni. 8 



L. 



il4 liEFI AHM02eENOrZ. 

JD xe^pocXaca ecne^ exot^ rây ts èiri rây irpoyoyoav ip/tty, 
]» luxl ton/ eop' r^fx^y (i). E^oei je ^p«X^<; xcct yi^pcpç 
» U|iîy Xoyoç. Ov y^èp aXXoTpcoii; j^pcdjxévoiç d/xô' Trcps- 

» 
» ioiiyLoaof H^rt fiyma^ai (3)* ExeMt tocW, oT^ ovx 

1» c;^apcl^ovT6 oc Xlyovrs^ (4)^ ovd' ecp/Xouv cîcÛtovç âoitcp 

D v/MCt; ovToi ySv ^ ito/te fxn/ xot é^i^ovta (5) Stv] t6v 

c 

» T)}^ oxpoTTo^ oumSyoeyov (6)- Tufttoue dl 6 xcdnw T)7V 
» X^'^f^^ ^Z^^ ttÛToti; ^atnXeo/^y &aicép iotc icpoo^^xo» 

» vcfMftaypxivxt^ loTrcJav rpoiraia avrol cTTpareueS/iJieyou 

» Movoi J* avSpciTrcùv (8) xperrrcû t>3V Itti toiç ëpyoi; 

}) îoÇav Twv cf9ovouvT&)y )caTéXt7rov. Em /iiv 5)5 xûv 'EXktt 

» ytxôv îaav totoÛTOf iv ik xoTq yjcfxà. rriv Tiflltl^ avvhvf 

* n Seflfeao^s oTTotoi îv te toTç xotvoS; xal ey toîç tîtoiç. 



» quoque modo oppositionem unlversam , no/t interruptam , ne^ue 
» decuriatam , neque dispersam posuerat oraior , A.-e. , protulerat, 
» enuncidratt ide6 dicitur etiam tvi ÀfTiSioiy oAt? et iit^Ui»i^ po* 
1» suisse. » 

(i) '£^* ^/««f ^ flans J)ém€Mihèae(ubisup.)^ 

(9) 'T/AÎv XfmptMtê yrAfAJiiy/JtA^if {ibid,). 



SUR DÉMOSTHÈNK* tl5 

il s^exprime : « Considérez, Atbëniens, les traits princi* 
M paux qui établissent une grande diifférence entre notre 
w conduite et celle de nos ancêtres. Ce pai^Rèle sera 
» conrt et ne renfermera rien qui ne Vous soit ocmnu. 
» Vous n'avez pas besoin de chercher des exemples 
» chez les nations étrangères ; vos exemples d<Mnes- 
»' rîques vous suffisent pour être heureux. Nos an- 
» cètres que les orateurs de leur temps ne flattaient pas 
» et n'aimaient pas, comme vous aiment vos orateurs 
» d'aujourd'hui 9 «xercèreut pendant soixante^cinq 
» ans une entière sujurematie siur la Grèce, soumise vo- 
» lontairement à leur puissance. Us entassèrent dans 
n la citadelle plus de dix mille talens , et le roi de Ma- 
» cédoine ^tait sous leur empire , comme il convient 
» qu^un barbare smt sous les ordres des Grecs é Ils éri«* 
» gèrent de nombreux trophées après av(Mr gagné sur 
N terre et sur Iner des batailles , où ils avaient combattu 
)» eux-mêmes; et seuls, entré tous les hommes, ils 
)) ont laissé, par leurs exfdoits, une gloire inacces- 
» sible aux traits de l'envie. Telle fut leur conduite 
)) envers la Grèce. Considérez maintenant quelle 
)» éuut leur conduite dans Athènes même, comme 
» hommes publics et comme simples citoyens. Comme 
» hommes puUics , ils élevèrent tantde beaux édifices ^ 



(5) XtT««f4»e««r^ • d«D8 l^aociexuie leçon > est une £uil& 

(6) 'Atiyttyf {ibid. ). 

(8) Uint ii **«ft»3r»f {ibid. ). 



n6 SUR DÉMOSTHÈNE. 

)) tant de superbes temples , ornés des plus riches 6f- 
» fraudes ^ qu^ils n'ont laissé à leurs descendans au- 

)» cunn^^en de surpasser leur magnificence. Comme 

» simples citoyèhs , ils furent si modestes, si attaches 

)) aux mœurs antiques de la patrie ^ que ceux d'entre 

» vous qufont vu la maison d'Aristide , de Miltiade et 

» des autres grands hommes de cette époque, ont 

» dû remarquer qu'elles n'ont rien de plus somptueux 

» que les mais(His voisines. Alors on ne s'occupait 

» point des affaires publiques pour s'enrichir ; mais 

» chacun regardait comme un devoir de contribuer à 

» l'accroissement de la prospérité publique. Par leur 

)» fidélité envers tous le& peuples de la Grèce, par leur 

» piété envers les dieux , et par l'esprit d'égah'té qui 

)} présidait à leurs relations mutuelles , ils arrivèrent, 

» comme ils le méritaient , à l'état le plus florissant. 

» Tel fut l'état de notre république , lorsque la di- 

» rection en était confiée à de semblables citoyen». 

» Aujourd'hui , qu'est-elle entre les mains des excel- 

» lens conseillers qui nous dirigent ? Sa situation 

» prt sente ressemble-t-elle à cette ancienne prospé- 

» rite, ou du moins en approche-t-elle ? Que de ré- 

» flexions n'auraîs-je point à faire ; mais je les passerai 

D sous silence, pour m'arrèter à un seul fait : nous 

» nous trouvons sans rivaux , les Lacédémoniens sont 

» abattus , les Thébains sont occupés chez eux , aucun 

M autre peuple n'est assez puissant pour nous disputer 

» la suprématie ^ et lorsque nous pourrions mettre nos 

» possessions à l'abri de tout danger et nous établir 

» les arbitres des autres peuples, nous avons perdu 

» une partie de notre territoire , et dépensé plus de 



nWl AHMOZeSNOTS. 117 

n xal TotaCra Twrvsneiuaotv infili/ cepâv xal Tcâu êy rouroc^ 

» Xeccpdi^iiau Idca dis ouro) ad^)poveç ^day xal aopodpa êv 

> 
)) Tw tSç TroXtTe&ç i^Set fxévovreç, ôcrre t>9V Aptatetîou 

)> xal MtXTtaJou xal tûv Tore Xa/X7rpûv oîxcav^ eï tiç dfp' 

» oîîev vfxwy owoia ttot* e^rly^ épâ tHç toO yetrovoç oWèv 

» (je/iAvaTlpay oSjffay. Ou yàp etç Treptouatay avrorç lirpor- 

» TfiTo xi rrig miXecù^, dXkd to xotvoy aC^ety- &caaTo<; 

» e 

» wero oery. Ex Se toO tûI fxèv EXXyjyixà ttkjtwç, t» 51 

)) Trpoç Tovç &60OÇ euaeêftk , ri î' eu «vrpîi; teywç îtotxery, 

» yity cDîfiV etxoTûjjç IxôttriVra evdoufjioyiay. Tote^- pèy JjJ 

» Tovroy Toy TpoTToy ef)^e ti Tipccyiiaxot httvotq,, XP^^ 

» juieyocç of^ efiroy TipoCTchroci^. Nvvl 9è mùç vfj&f'xmo tûy 

)) j^pTjcJTÛy wy yOy ra irpay/xora; e;f6i ; «pa ye o/iaocci); 

» xal itapa7rXy3<y«ci)ç ; Tcf fxiy 5^a tsitùiz&f itoTlot ïyjiùv 

» xal Aaxedai|xoy(W {x£y ^oXci>XoTQt>y^. On^SacW d' a- 

» o^^oXcoy Syrcoy^ TÛy d' £XXa>y oiû^p/oç 5vtoç aÇta;(pécl)^ 

>J îrepl Twy irpcùreccdy ifjLty ayTâpat-(2)*l5Sy î*.)î/iFy xaî 

)) Ta )5fUTepa ainîùv aacpaXô^ ^X^'^ *a(^TdJ TÛy £Khùv 



(i) Kd) Til ftir «xx« «l^^fiu iro?Jul..4l «A:«»y tlirm , dans Démo- 
sthène (u&tnip. ). 



Il 3 DE1*I AHMozeENorz, 

I 

» ibç oWèv &'ov. Oôç de sv T» icoXIfAW cufxpîfxovç «îtiq- 

» icf ' ^fiiçt; avTovç TYiXocoîiTov «oxi^/xey. H cypaejarcù T^ 

» 1/104 rwpeXOwy, ttoOev aRloOev îeTx^poç yéyovïv, A irap' 

» <fjLÔy aiir«y o OiXwcitoç j ÀTX, 5>wv, d taOta cpoiîXwç, 

w ra ye |y avT|p tp i:6Xei vOv 5fX€»ov ïx*^* K^' '^^ ^^ ^^"• 

» trsti^ T(Ç î)(pi (i) tà^ 87ra){eiç aç xovcâjxey^ xal ràç odbù^ 

)) i% lTK0Mev«Ç6fJisyy ic«l xpo^yaç^ imA Xi^pouç (a); Airo'» 

1^ Skét^axt 9à 1rp9Q tovc Tdsûra (3) iroXitcuo/xéi/ouç^ cS^ç (4) 

ji) oî fAev C3C m(dj(jSiV i^oiiatoi ytyovoLCtv, oî d' e^ ddo^o)» 

>) IvTi/xei* {ytà( de rà^ iii»^ o(Xt<x$ tûv dvifiioa^v ocxodo^ 

«f ^YifMircav aejxvotfpoé^ i{ai xareaxeva(X/x^yo(* otrco ds T0I 

^ tSç T^XeCùç IXaoocii fiywif roaùvr^A Ta Tôvrci>y TitS^riiac» 

tt Tf d)} T^ Triyrcdy airioy xtxlntaui xal te d]6 ttqt' «r^^ev 

V &Ra)nA -mkéi rote, xai yvy ovx op9&^; Ori ro ftèv 

» Trpfiroy maI otpaTeueoOai tokfi&nf avtoç di7fAoç deemo- 

>/ Tviç t^v ifoXiTet>of^va>y jjy, xal M^pio^ avt&^ anavT&>y 

« TÔ» 4xyoe6âv^ xal àyontm'cw r^v napi toi) dw/utou -çôy 

i> JEXXcpy ixdfatep xal Tifi^^ xal ^x^^ ^^ oyaSou Tiyo; 

n lJLtxcùaS$w* Nuy de rowayriby^ xvpiot /uicy rây oyaS^^y 

» oî icoXiTCUo^ot^ xal dià toutcov ^iroi/Ta TrpaTtSTai* 



■' • ■ - ■ j ^.- ■■ - • 



(i) K«M T^ *r fie tî^rtff îx»* ( *^i^' )^ 



SUR DÉMOSTHÈNE. I ig 

» quinze cents talens S£in3 aucun but d'utiUté. Les 
» alliés que pous nous étions procurés par la guerre , 
» nous les ayons perdus pendant la paix : nous avons 
n élevé nous-mêmes notre plus redoutable ennemi ^ 
v car s^il nW est pas ainsi, qu'on vienne à cette 
» tribune m'apprendre à qui Pbilippe doit sa puis* 
D sance, si ce n'est à nous. Oui , dira-t-on peut-être y 
» nos affaires au dehors sont dans un triste état , mais 
Il du moins au dedans sont* elles florissantes! Eh 

é 

» quoi! viendra-t-on me parler de remparts recré-^ 
» pis y de routes ouvertes , 4^ fontaines et d'autres 
» bagatelles de ce genre ? Songez , Athéniens, que les 
» hommes publics à qui vous devez ces ouvrages ont 
» passé de la pauvreté à Topulence , de l'obscurité 
n aux honneurs: quelques-uns même ont fait con«* 
n struire des maisons plus belles que les édifices 
» publics ; plus la patrie s'achemine vers sa ruine , et 
» plus leur prospérité grandit. Quelle est donc U 
» cause d'un tel changement ? Pourquoi la républi^ 
» que, heureuse du temps de nos ancêtres, est-elle ré^ 
» duite à un état si déplorable aujourd'hui ? D'abord , 
» parce que le peuple , ne craignant pas de faire lui-^ 
9 même la guerre, tenait autrefois les magistrats sous sa 
» dépendance : il était le dispensateur de tous les biens,, ^ 
1» et chaque citoyen se montrait jaloux de recevoir de 
H lui les honneurs , l'autorité. De nos jours , au con^* 
)> traire , les magistrats ont tout dans leurs mains ; tout 

(a) La leçon de Denys est kxn^ovc : j^adopte celle que donnent 
toutes les éditions de Démosthène. Cf. ( ubi sup, ) 
(3) Tèk ToiAv^flt ( ibid» ). 



V 



I30 SUR DÉMOSTHÈNE* 

» se fait par eux -, et tous , peuple sa^s force , privés 
» d'argent et d'alliés , vous n'êtes plus qu'une troupe 
» d'esclaves, destinésà faire nombre ; vous estimantfort 
» heureux, s'ils vous accordent quelques oboles pour le 
» théâtre ou quelques distributions de viande *, et pour 
» comble de lâcheté , vous leur témoignez de la re- 
» connaissance, pour des largesses qui sont votre bien ! 
» Ils vous retiennent comme en prison dans ces murs ] 
» ils vous amorcent, ils vous apprivoisent par ces libé- 
» ralités ; mais ils ne vous caressent que pour vous en- 
» chaîner à leur joug. Non jamais , j'en suis certain, un 
» sentiment noble et généreux ne pourra naître dans 
» des coeurs dégradés par tant de bassesse *, chez tous 
» les hommes , les pensées ont le même caractère 
» que leur conduite habituelle. Certes , je ne serais 
» point surpris que ce langage vous rendit plus 8é-> 
» vères à mon égard qu'envers les auteurs de vos 
» maux ] vous^ n'accordez pas toujours la liberté de 
» tout dire : je m'étonne même que vous me l'ayez 
» laissée aujourd'hui. » Qui pourrait contester la supé- 
riorité de ce style sur celui d'Isocrate ? Démosthène 
a revêtu ses pensées d'une diction plus noble et plus 
majestueuse : elle est plus serrée , plus concise et plus 
finie, n a plus de force et plus de nerf ; il évite les figures 
froides et puériles dont Isocrate pare son style, au-delà 
de toute mesure. Mais c'est surtout pour le mouve* 



(i) *£«? /uiT«i^/f»9« ^tm^mmt (ibid,)^ 
(a) 'Tîr<t>ot/^»? {ibidp), 

(3) Mieux .fix«fcCj» , n t»? , correction ipro^osée par Reiake, 

(4) Ttû^ctt, dans Dëmoftbène {uhisup. ) , au lîaude inJ^nf. 



nSPI AHMOZeENOTZ. 121 

D v/jieîç di 6 d>7/xo( hvîvvjpiaiiévoi 'mx 7rep(y)py)jiâ/ot XP^ 
}} f/axùLy m>|iA^X^u^ ^^ VTnopItou xal 7rpoaOi^xy]ç jjiepee 
» yeyévTtaBt, àyantùvrs^ àv iieraStoai S'ecopucov (i) vfwf, 
» Yi |3oi$ia TiéyL^(ùaiv ovtoc* xat^ to Ttavztùv ovay^pora-' 
» Tov, TÛy ifjLSTepwv avTwv X^P^*' 7rpoao<y6t'XeTe. Oc î' 
» Iv aiTj T>5 TToXet xa9etp$avTeç ufxâç , lirayoïKJtv (a) êîri 
» ravra^ xat riOoLcatiovai , X^^P^'^^^^ ocvtoï^ TtoioCvreç* 
» EoTi de ovdeTror' o7jxai fiéya xal veavtxov cppcivyifxa 
» XaÊeîy, fxocpà îc«1 cfavXa irpatTovraç. OttoT' «rta yàp 
» av Ta eTrtTiîîeufwcTa twv À9pc2>7rGi)y ^ , toioOtov oyayxyj 
« xal TO cppoyyjfxa exetv» TavTa, jjui vnv A-fiimzpoL, ow 
» av ^ocoiidaocii/.i d jtzec^coy timmi jtxoc yiuoixo Trap' v/xûy 
» pXflçêrî Twy^TrotyîXOTwy (3) aÛTCc IxaffTW (4). CWJè yip 

» oTt x«l vOy ylyoye^ S^aufxaÇw. » TauTriy t>7V dioXe^cy 
t4 oCx ^ ofioT^ùyiitatu xal x^t' âXXa (xèy nchna Siat^épuv 
ri^ç laoxpaTou^; xal yip eiîyeyéorepoy execyyj^ xal iieyoL" 
Xo7rpe7ré(7Tepoy ^pfJii^yeuxe Ti itpoiyixaTa xat irepieiXrjCfey 
dyopaai' (TuyxexpoTy/ra/ Te x«i cruyéairaoTai xal îieptTeTo- 
peuTai Totç oyijxAaty «fxetyov fax^ï te TrXefovt XP^'^*' '^^ 
Tovotç l(z6pt9eaTépotç' xal irAytuys Ta ^^xpà xal jtutpa- 
xici>dy} axT^fJtaTa, ofç èxecyy} xaXX«7rt!jeT«t Tripa toO jjteTpeou* 



132 HEPI AHMOieENOTZ. ^ 

& irpoç «/x(fOTlpaç T:daj((ù rdç léîfiiç, êpâ* oiofiai de xocvôv 
T( Tradoç a7cayTCi)v Ipctv^ xal oÙk c/xoy idiov /ulovov. 

' «/ > 

K6 . Orav yiév tivcl r&v I^oxpâitou^ «yayii/c&axai ïoyiùVf 

ctre TÛv Trpoç ta dixacmipia xal ràç èxx}j}a£xç ycypap 

(xlvfaiff ^Tâv iv il!î9ec^ airovdiaioç (i) y6/ofi«i^ xal kqXi» to 

cvataSèç S^co rnç yvdbpiç ^ &7irep oc xâv (nroy&iW ouXy}*' 

juiarcov ^ rôâi; dcopeW tc xal suapjiAoviQûv fuXûy «xpo6&- 

/levoi (a). Orav de AyjfjLoaSévov^ Tivât Xaëoo Uyeov^ êvGou-* 

<Xiâ> Tt, xal dsOpo X0Qceu7e âyoïMt, Tsadoç eTSpov ê| licpow 

/u^rraXa/xSavcav^ oTrcotâv^ àytùvi&u, iiità^p x«Ta<ippovûyy 

fxiràv^ eXeûy, ewoûv^ Qpyt^ofuyQ^^ <P&ov6k^ 4cKavTa xd 



Il ! ■ ' W ' .. ■ ■ 



(i) cSylbarg, dit Cappcronnier (^0. ^^g p^ a^), fie royant 
» pas quelle différence il pouvait y avoir entre des discours pro- 
s nonces devant les tribunaux et des discours o|-dinairet^ a pensé 
» judicieusemept que le texte était défectueux , et il a eu recours à 
» nne périphrase , qui fit vole de ^opposition totre deux genres de 
» discours. Le manuscrit du Roi est plus simple , puisque une seule 
» lettre changée rend 2i la pensée toute sa Justesse. On y lit : » tif 
» fv «d«i , par où Pauteur entend les discours qioi^^' * ^^^^ ^^' 
(Aique et corrige ce passage de la même manière. Quant k la péri- 
phrase substituée par Sylbiirg. à d tSh tf S di 1, U vcmI : tÎTt tmf i/î> 

()) L^anciénne leçon porte : «'no-ri^ oî 'rm mjrtfitimf êLÙxufJuirmj , 



SUR DÉMOSTHÈITE. 1:^3 

ment y la yékém.eDte et le pathétique que la palme ap- 
partient incontestablement k Démosthène* Je dirai sans 
détcfur ma pensée sur le style de ces deux orateurs ; et 
j'espère exprimer plutôt Topinion de tout le monde 
qu'une opinion personnelle. 

XXn. Lorsque je lis un discours dlsocrate, soit 
dans le genre judiciaire, soit dans le genre délibératif, 
ou sur un sujet.de morale, je reste calme : mon ime 
est impassible, et je me trouve dans le même état 
qu'un homme dont l'oreille e^t frappée par des chants 
spondaïques , ou par des airs composés dans le mode 
dorien et d'une harmonie pleine de gravité. Mais quand 
je prends un discours de Démosthène, je suis trans- 
porté d'une fureur divine et poussé , en tous sens, par 
mille émotions qui me bouleversent. La défiance , ïes" 
prit de parti $ la crainte, le mépins, la haine, la com- 
passion , la bienveillance, la colère, l'envie ; toutes les 



j» S <r«y ^têfimf <rf seti if/utoitaf fÂtfii «»^oa/4ff oi. » — « Assurément , 
» dit encore Capperonnier {ibid.), Pidée de ces mots ip/Aoïtmf fxi^if 
» ne se lie point k celle qui précède. A lVnded*uii léger changement 
» que fournit le maniisorit du Roi, tout s'accorde, et rien n^est 
» plus clair : «'fia^ff oî tw «v^t^fi»? AÙXu^AATmi ^ i *rS$i ^ufiaf 
» iuei ifAf/Âoiimf /btt\«v flt«fo«/«fyoi. » -» « On est dans la même tran- 
» quillité , que lorsqu'on entend des chants spondaïques, ou des 
» airs Doriens et harmonieux. » On sait que les Grecs avaient trois 
modes principaux de musique , le Dorien ^ le Phrygien et le Lydien, 
Dans le premier, la corde la plus basse était mii dana le second /â 
dièze ; dans le troisième sol dièze. L'harmonie dorieunc se disUa- 
gaait surtout par la force et la majesté. Cf. Plutàbqus ( de Music, 
Mém, de VAcad. des Insc, tom. x , et les notes de Burette ), Luciiif 
( in Barm, , tom. i, p. 585 , éd. Grasy.) et BABTRiLBMT ( jinach, , 
diap. xxTn )• 



1 



1^4 SUR DlLMOSTHÈlfE. 

passions qui se disputent le cœur de Tboxome, m'a- 
gitent tour-à->tour, et je ne diffère plus en rien des 
prêtres de Cybèle, lorsqu'ils célèbrent les mystères 
de leurs dieux ^ soit que leurs transports divers pro- 
viennent de l'odeur des parfums ou du son des in- 
strumens, soit qu'ils naissent d'une inspiration di- 
vine : plus d'une fois , je me demande quelles sensa- 
tions vives devait éprouver son auditoire. Et en effet, 
si malgré l'intervalle des siècles qui nous séparent de cet 
orateur, et quoique les sujets qu'il traite soient étran-. 
gers à nos intérêts, il nous saisit, il nous subjugue 
et nous transporte comme il veut; à quel point les 
Athéniens et les autres Grecs de son temps ne devaient- 
ils pas être entraînés par cette éloquence , au moment 
même d'une délibération solennelle , sur des matières 
qui les touchaient de si près , et lorsque Démosthène 
parlait au milieu d'eux avec cette dignité qui fut son 
plus noble attribut ; avec un accent passionné qui ex- 
primait toute l'énergie de son âme; et lorsqu'il re- 
haussait toutes ses paroles par une action sublime, 
qu'il porta plus loin que tous les orateurs, de l'aveu 
même de tout le monde et conmie il est facile de s'en 
convaincre par les harangues que je viens de citer?. 
Elles ne procurent pas seulement une lecture agréable: 



(i) Sylburg Tondrait lire x^atii, ou bien ajouter iripvttê après 
yiifAUf : il est évident que ce verbe manque aptes ^infinitif ; mais il 
est facile de le sous -entendre. 

(i) Cette leçon est correcte : Sylburg a tort de proppser thvc 
Mxvtet » au lieu de taut*, Keiske rejette cette conjecture. 

(3) Reiske propose de mettre une virgule après uX* i etd'ajouUr 



nEPi ABMOzeENorz. 1^5 

'KiBm fxeTaXd(fA6avo>y oaa xpareu/ (i) àvQfCtmùmç yv(i>iiini* 
ita(fifei:y te oûdsv èjxautâ ^oxd) r&v rot [imrf&ct %ai rà 
xopoSotvxi%i, xâl o(ja rourofç irdcpairXi^tfia iari, reXou/xé-- 
yody* être 6a[jLaïç iiuivoi yt, erre ^x^^^ ^^'^^ '^^^ dacjxovûdv 
in/ev|xaTi avtco xivoujxevoc, Tâiç TroXXâiç xal iront Aseç feceivoi 
XotfjL&xvoutfi (fovTaa^xç. Kal ^ Trore xal ève9ujxi^i9riV tc' 
TTote Touç me «ySpcàTrouç «ncovovraç avfoO Xéyovroç Ta5- 
Ta (2), TTô^axêiv eotoç r^y. Ottou yàp îî/ieiç, ot ToaoOroy àimp- 
Tyjfxévot Toiç y^fovot^f xal ov9èy Trpoç rà irpay/uwcta Treiroy- 
Soteç, ouT(k)ç uTrayo/jteSa xal xparou/xeSa, xat ottoi ttot* 
«y xjULâç Xoyôç &yri, TTopeuo^eSa' ttôç Tore AQyîyarot'te 

il 

xal o< d^oi EXXyjyeç Hyovxo vrco roS À^poç Ittc rday oXri- 
divây te xal liicùv àyévoav, àvroû XéyoyTo<; . Ixècyou ' rà 
eauToO pteti t5ç a^tcÎKJewç îç tf^s (3), vhv avroTraSetay 
xal To 7caprf(rryi/xa tyîç ^^^x^^ «TroJeocyupieyoïi, xo^ptôCyroç 
ÔTrayra )t«t xp>ïf^T/ÇoyToç (4) tjî irpeTcoucjy} viroxpiaet ^ f 4 
JecyoTOToç aoxriT>îç èyévtrp, cî>ç âci^oanéç ts o/xoXoyovtJt , 
xal e^ aûrô^y tdeiy Ioti zthv Xoyuy ây âpre liporiVsyyfÂfiriV, 
Qvç ovx îyi TÔ) ^ouXopt^yo) ey )^^oy]^ côç oyayyodpià ^leXdeu/, 



KAi ; f adopte la premièra de ces corrections , parce qu'elle ne change 
rien aa texte> et qa'elle s'accorde ayec le sens. 

(4) Mieux rA:«yu<tT/(of<ro( (STLSuac). 



120 UEPI ÂHMOSeSNOrZ. 

aXX' oûrol ^i&éo)coiKn irais wcfihç v7ro)cpcv€a9ai &(^ w¥ 
lieu tiptau&àofkUfoy, vûv d' «êyaiAflexToOvta, >â}y dé ye^AC- 

«jtoitmvipLsvùu im rHi Trpoçpopdcç. Et en ro du» toooOiw 
h/noLxafuyifWfov tou; j3(ëX(otç Tn/eu/ixa rooautiQy hjyv 
e;(;et9 »au ovr6>i; âycu/ ^i) ètrt t&v airzùuy j jcot) rote viop- 
<p)^6ç Ti luà, ieivbv XP^F-^ ^'^ ^ '^^ êxe&ou ^ycdv* 

xat Tov ^ap90CT>7p« T>7Ç oycd)^ IxeéviQ]; êoàj^y icepl f& 

îrjtppyi<J&ç, <rîG€v^li{îr€ rp Jp^ Toi^poc irp<iffti9eiç, oCte 
r:?^ aXy}9c&ç ocopaipot/fxeyoç* wi (icckarcc ènei tcvcc ^^loCa 
T^éintùy omov motfo&netif cpiXo^ospcav ts scoù j^^pcav ip- 

t^jEATy ip(è YJOil xavoM ^p:^o9a( x^^pâ)y âfiOL jcac iof^t^po^ 
XiyoM/ (2) TouTO) Tcp cÊyopu Hov] oé Ttvoiy i^Ko^ioa eyc^ 7^ 

ovSpcidTrcûy x£;(pritat yéyo^, ow âXXcoç 6 ^a^iXeùç ây av- 
tdîy dioXeyerflu âscy; , J9 cb<; Ukdxcùu. Ufk ^ rùipLxna^ 
vmikfi^tiq v.ax xzpoLxztoci; oyOpcoTran/ -niiiTtk&v Ttspl Xiyoi;;; 



SUR OEMOSTDENE. 1 2y 

elles noms apprennent, en outre y comment nous devons 
parler en public et «nployer tantôt Tironie, la colère, la 
menace , la doiœeùr ; tantôt les avis ou les exhortations , 
et proportionner toujours Faction au caractère même 
du style* Mais si, & la simple lecture , nous retrouvons 
encore dans ses discours cet esprit de vie , qui nous 
transporte sur le lieu même de la scène; sans doute , 
son éloquence avait quelque chose de surnaturel et 
d'irrésistible* 

a 

XXIII* Alais, pour ne pas m'arrèter trop long^temps 
sur ces détails , et dans la crainte d'être réduit à passer 
sons ^lence une partie des matières qu'il me reste i 
traiter, je n'ajouterai rien sur Isocrate et sur le carac- 
tère de son éloquence : je vais faire connaître mon opi- 
nion sur Platon avec une entière liberté, sans exagérer sa 
gloire , sans afiàiblir la vérité. J'entreprends cette tâche 
avec d'autant plus de zèle que certains critiqués sou- 
tiennent qu'il a éclipsé tous les philosophes et tous les 
orateurs par une éloquence divine : ils prescrivent de 
le regarder comme le véritable modèle de la pureté et 
de la force. J'en ai même entendu plusieurs répéter 
que si les dieux voulaient parler le langage des hom- 
mes , Jupiter ne parlerait pas autrement que Platon. 
Je répondrai à toutes ces exclamations d'une admiration 
exagérée chez des hommes , qui ont une connaissance 



(i) J'ai traduit comme s'il y avait aytt , qui parait indispcaaable 
à Sylburg. 

(fi) *0 kiyt,êÊiDê le m«imiorit-£7y est «nft faute groenère : die 
ne laisse aucua sens à la phrase. 



128 SUR DÉMOSTHÈIHE. 

imparfaite de Fart d'écrire et pour qui la vérité sera 
toujours un mystère, en laissant, selon ma coutume, 
toute dissimulation de côté. Je crois nécessaire d^exposer 
d'abord la marche qui me parait la plus convenable 
pour juger cet écrivain. Dans les dialogueis, lorsqu'il 
conserve le ton de Socrate; dans son Philèbe, par 
exemple, j'admire et j'ai toujours admiré la vigueur 
de son style; mais, comme je l'ai déjà dit, je ne sau- 
rais approuver les ornemens frivoles et forcés dont 
il fait quelquefois usage; surtout, lorsque traitant une 
question politique , il veut y mêler l'éloge ou la cen- 
sure, une accusation ou une apologie. A l'instant, il 
tombe au-nlessous de lui-même et avilit la dignité du 
pbilosopbe. Je suis tenté de lui appliquer ce qu'Homère 
fait dire à Yémis par Jupiter : 

« Renonce donc , ma fille , à la guerre , au carnage ? 
» L'hymen et ses douceurs, voilà ton apanage. » 

Et toi aussi, Platon, bome-toîaux dialogues socratiques ; 
abandonne toutes ces questions aux politiques et aux 
orateurs. Je soumets volontiers mon opiniçn à tous les 



(i) Les manuscrits ne fournissent aucun secours pour remplir 
cette lacune : j'ai suivi dans le français la conjecture de Sylburg» 
qui propose d'ajouter rÀXuBiç J'i«>y»v«i. 

(a) Ce passage encore est mutilé : Sylburg, fidèle à Tenchalnement 
des idées , propose : « oSra» xtti cù , « Ilxcirpy , fA^tifXfiv ta, *fyûL vif 
» 2«»fAT»«i» Jmktymf.n Reiske pousse trop loin ses conjectures, 
quand it propose de retrancher >«^ofo. Le passage d'Homère a été res- 
pecté par tous les éditeurs , par ceux même qui lui out 6té U coupe de* 



13g 



ÏIÉPI AHMOSeENOrt. 

oîrnv tiytVYi xataoxeiiîîv ow laaaiv Hu^ Ttor' lartv, ovJc 
ivvoLvxoLi (i)*..^^^ HaLcoLv 8cpoi>vseav a(feU^ obç 7r6(fuxa^ 

aÙToS^ ^o^Xo/ixac TrpoeiirétVé Eyci) T)9V fxèv ev totil; deaXo- 
yoc4 deiyoryira toO ov^po^^ xal ji^uîra ev ofç £v (fvXartyi 
Tov 2Gi>xpfftixoy ')(jxpoaf,T^potf fixXTrtp ly tô $cXiS6a>^ itoyu 
ayafiai ts xai TeOavjuiaiia* t)}^ de ÔTrsipoxœX^x^ a^ov 
ovdeTTclbtroT^ eÇi^Xa)aa r^ç Iv farç htiOérot^ xoracnceua?;^ 
CRKTTrep &p7]v xal irpoTepov^ xai itdmtày jixujTa ev oF^ àv t^ 
iroXtTcxAç vTToSéaecç ouyxpadeU êyKc&/xia xal ^oyouç^ xan^ 
fi^ioL^ te xal âfroXoy^aç iTrij^eepy! ypa(fe(y. Etepoç yap 
riç aÛToO yivetai tore^ xal xarata^^iJyei t>7V cpcXoaocpov 
â^eiddiv* xac'fLOf ye Tro^Aâ&ciç eTC^XSey ecTreu; em Tûy roeou^ 

e > 

Ta>v aÛToO "kiytav o miiovnTai Trap Ofxi^pa) irpo^ t)7V A<f po-> 
5iTy]v Zevç Xéycov 

Ou TOty Tcxvov If^oVy Ji^OTat TTo^cpLiiîa cp^a. 
hÙk ffu y' ipcpocvra fMTCp;^co Ipya yàfAOto (3). 

Icoxparixûy diaXoycoy* taSra de TioXcrixoê!; xal pi^topoiy 
Àdpaert /uieXif^ei. IIocoSfAac de t)7Ç IjxauroO doÇr]^ xocyovç 



yers. Il se troDy« dans PlUade (ch. ly , y. 4a8 , 4^9» ^d. Qoiuonade» 
i^oéï. ^r«c, Srliog. y tom. iv, p. 121). 

m. 9 



l3o nEPI /kHM02©ENOYI. 

<Hv eT.epo( T(yf(S> xpfnstToe ^(VÎTotç ^VTi^l^p^tiSiyqci t]^ x^t 

fti)^ OUI/ iUyoi; tk e^rt HX^r^i, JSompfi^^^ chri^^j^ia^ 

4[X(<^; «*^' ^ îioioyoïç* TfljDro (i) /uiiv eii^lâ* 3ii/;^yop& 
^ oû^&f^6c* rànv eï Tiç £piK tac lio^iToîlàç ^uXat^ei ^Ysp;* 

èv T^ (jUfxçspovTt Tw m^fjLTToatcj) TToXXà jxev epwToç* 5v 
îvia, oÙk S$ia (JttouJ^Çç oiSs- iwKpaTOUç^, ottoTov ti 5)5 
TTote (2). NOv 5è où6èv déo/xai .Tiept toutou Xeyeiv. Kpa- 

6ovxv5c3y}v wapa^tjULoufxevo^* wç hi «vtoç cpyj^cv^ Ap^^îvoy 
Kat AtWa. TouTov ô>7 7rapaXiît|/o|tA«t tov Xoyoy; xal Twcp' 



SUR DKMOSTHÈHE. |3l 

hommes instruits *, je n'en excepte cpie ces esprits portés 
à la dispute, et qui jugent plutôt d'après leur opi- 
nion que d'après la vérité. Je n'ai point , comme cer-" 
tains critiques y cherclié dans Platon les morceaux les 
plus défectueux, pour les comparer avec }e« passages 
les plus parfaits de Démosiliène \ il ni'a pam plus juste 
de prendre dans ces deux écrivains les endroits les plus 
estimés et de les mettre en parallèle, pour mieux 
voir quel est celui qui mérite la pabue : telle est la 
marche (pie je vais; suivre. Platon n'a lais^ qu'un 
discours dans le g^snre judicisûre, Vjipologi» de So^ 
crate. Mais il n'a jamais été prononcé ni au barreau , 
ni dans la place publique ^ et puisc[tt'il Tavait Com- 
posé pour une autre destination , on ne peut le mettre 
ni au nombre des discours, ni au nombre des dialogues; 
ainsi, je ne m'en occuperai point. Platon n'a rie^ écrit 
non plus dans le genre délibératif , i moins qu'op w 
veuille rapporter ses lettres à ce genre ; je les lais- 
serai aussi de oàté. Quant au genre démonstratif, il a 
inséré , il est vrai, dans le Banquet , plusieurs éloges de 
l'amour ^ m^§ le plus souvent ils sont indignes de So- 
crate, quel^pp jugemem; qu'on veinlle d'ailleurs 011 
porter : je n'esi parlerai pas en ce moment. Le meilleur 
de ses dialogues politiques est celui qui est intitulé 
Ménéxène, et qui renferme un éloge funèbre, où Pla- 
ton, suivant moi, imiteiThucydidey quoiqu'il cÙlse qu'il 
a pris iijrehius et Dion pour modèles. J'examinerai à 

(1) TovTOf y en marge du maniiftcrit de HocUon ( Cod. Bqdh )• 
(3) « Scilicetf dit Reiske, Xf^/*^ *^* tavta rei <roS f/««-0( i^^ih^i^. 

» ^— Qurncumqui} tandem sint iUa. amoris pr^dufUUnes, pt fiûd- 

» quid tandem de Ulisjudicari par est.» 



\ 

l32 SUR DÉMOSTHÈNE. 

fond ce discours , et je le comparerai non pas avec To- 
raison funèbre qu'on attribue à Démosthène , et qui 
n'est pas son ouvrage ; mais avec plusieurs de ses dis- 
cours où il parle de Thonneur et de là vertu, ou plutôt 
avec un seul de ses discours. Le temps ne me permet 
point de citer, comme je le voudrais, des exemples 
tires de tous : telle est la marche que je suivrai dans 
ce parallèle. 

XXIV. Je citerai d'abord Platon •, et puisqu'il passe 
pour s'être distingué par la justesse et la noblesse de 
l'expression ,*« c'est sous ce rapport surtout que j'exa- 
minerai son style. Je prendrai pour premier exemple 
le début même de cet éloge funèbre : « fpyt^ piev >9fûv oUi 

» rnv 6lfiapp6v>]v TTopctav. » Il est proportionné au sujet et 
remarquable pat* la grandeur, la noblesse et l'harmonie. 
La suite ne répond pas à un si beau commencement : 

« npOTTCfifôivTfic xocv^ pèv xtito rriç 7roXc&>ç, cJta 9i vtto rdv 

j> olxct6>v. » Dire qu'on leur avait accordé tous les hon- 
neurs , c'était faire entendre que la république et leurs 
amis s'étaient acquittés envers eux des derniers devoirs : 
il n'était pas nécessaire de revenir sur cette pensée, à 
moins que Platon n'ait pensé que le plus bel ornement 
' ' ' ' ' .11 ■ ^ ■ - 

(x) C'est l'opinion des meilleurs critiques modernes* 

(i) « Ils ont.déjà reçu de nous les honneurs auxquels ils avaient 

9» droit : riches de cette récompense, ils parcourent la roate marquée 

j» par les destins. » 

(3) « Comme citoyens, ils ont reçu de la patrie les honneurs su- 
» prémes ; comme hommes, ils ont été conduits par leurs amis à leur 
9 dernier asile. » 

(4) Le sens exige ovx ctvct>««iof t j'ai suivi cette correction de Syl- 
burg dans le français. 



nfePI AHMOZSENOTS. l33 

avroy i^tzdaoi ArîfAoçQévovç Xijetç Ttvaç* ow ex tovtov* 
Tov {lèv yàp ovx îîyovfxat iir' otea/ou toO «vîpiç yc- 
ypo^(p9ai (i)' aXX* àc tôv ofXXciai; ovroû Xoyody, ocjoi irept' 
Te ToO )caXov )tal twç apei^ïç eïpTfîVTai* fjwtXXov & êÇ évoç 
oyûvo^* ov yàp î^cù x^cpov otfoiç PouXojULac Trapadety/xaae 
Xpi^cxocoS^i^ 7ravTCi)v pLoXiata ^ou^YiSeU ^v* ToioSto^ {xey 
OUI/ Tt<; rpoTToç taxai fioi tyjç auyxpecreoiH. 

K^ . Act[x6avéa9(ù Sri TrpoTepoç IIXarGOV. Korî eireidi) 
(jigya (fp^vetv eocxev im te cbcpiSeca xal CBfiuovnxt ôvo/xa- 
TGdVj^ taura etcl rûv otûrov PâCoavtcKi)^ âtpÇa/xevoç S9ei/ Trep 
xoxeu^oç, roû Xoyou* « Epyo) ptiv i^fJLÎv o?de l^^ouaiià 
» i:poarp^ovrot (jcpfotv 'avroiç* oiy vj/ivriç^ Tropeiîovrai ti5i/ 

c 

)) eiiÂOcpiiévYiv Ttopttau (2)- » Q pèv ec^ëoX^^ dot^/xa^n} 
xal TipcT^ou^a toc^ ûfroxet/yiéyoïç itpçtyiucci, xoX^ouç re 
ovofjiaTCdu eve)ca^ xai ae/xvoTviroç » xai apfxovibeç* ta 3' 
ETTtXeyofxeva ^ ovxé9' ofxoia toTç 7rpci>to(^ aùrixa* a Upo* 
)) fre/icpOéyre^ xoiv^p fxèv \mb xH^ itSkexà^, iXoc Se vfro x&v 
» oôcetoin; (3). » Ev yap tw aitehnoL ta irpocrtïtovra acyi- 
» oiv aÛToti; l;(eu;.dairrQfAéyou< », eyîjy xal ti (VTrpoirefx^ 
)} (^Br^vai ri ctif^xa xiby £7:1 xà^ xa(^iç ^yLOCiq^ te nai 
» Jdia». ÂtfTe àuoLyKouov (^) îv ir^tv tairo X£yetv e| 

fui >tpocTiaToy (5) rôi^ wpl t«ç xçccpà^ vt^uiitùv tovro vtc&- 

•••'■ • 

(5) Dans toutes lés éditioiis , il ; a icî.^^ i^cime ; mais les plu^ 
)iabiles critiques sont 4V^* V^-^^ ^^ W.'^JtSH^. ''Jil^Pi'^.' P^9'^' ^^ 



î34 ÏIEPI AHM02eEN0Y2. 

IdfjSiXvtv 6 (W)7p thar Xly» W t4 Trc^peivai ttoXXoÙç lat; 
CTWtoixcîocîç' x«i où9lv tfroTTov lîoxei itoiw mifxirepiXa6oiy 

HXiBioç 4pa Tiç îîv, eJ toutov kUnei ztkvJTfiaaai XafXTrpo- 
tatoy ervat twv x6cj(xtt)v ofç î5 TtoXiç ovroù^ ixoa/iet. Iva 
yàp «tyô irc&Tflc ri âWvflt , to ir,iioa{(X ymporpor^tia^ai roi; 

îaiç fiSYîç (i), TTotyw xpeTtrov î5v toO TrpoTrIfzîteaSat rà a(i- 

(xara dy3ix(«y& ; Ifxol fxiy Jèxet fxrtxpô. O&toOy oùx ayfl)^ 

> 
xawt IIXank)vi )5 irpodOiÇxy). A>^' (?pa ye ei f«7 toîD çà'ay- 

xatbu, xcJXXovç ye, ^ rèv âUcûv rtyoç -nSi/ eTriOétwy evexa 

xoa/xwy, irapeAwnat t4 xwXoy avrw touti'; IIo^^oî ye 

xal îer irpèç t^ priSèu l^s^v otcou3>îç â^iov, fx'fire xata 

T>5y ^ôeeyiy, irpo(jJwe<p9efpct xal vnv irpo avrtç 7rep«o- 

3by (2). AvjXflc&ftai yoîy tîîi/ te (TUfjL/xetpiay avr:3<;, x«l 

Ti^y cûcpoDvfoy. Nuv (xèy yàp ^uol TiepiXa/xSayo/ilyy? ndûIXoiç^ 



■Ma 



e£&ty est complète. On peut néanmoins ajouter x«i aflU^^otavac 
Sylborg, ou bien it^»o0^o(/J'Î0^A<rof aveô Rèiske. 

(i) L^ancienne leçcN&''lvipt yJif «t^» wjh^éi TalAXMt, <r4 ^hptù^if ynf^* 
tf^fueètn 7o^( vîi7c1âi( SCiic^ ». T* X. , est altérée., comme le prouve 
Çapperonmert «Tout le monde^ dit-îi, s'aperoerra que Denys cTHa- 
» licamasse rappelle ici la coutume que les Atliénieiui araient d^en- 
» tretenir, aux dépens de la république, les pères et les enfans 
» de oeoz qui étaient morts pour son service. C'est àà que le texte , 
» dans Pétat où il est, n'exprime qu*à moitié et d^une manière bar* 
» bare. Le manuscrit du Roi représente la chose entière et dans la 
3» plus grande pureté de langage. » Il renfei^me la leçon que f ai sub- 
stituée \ l'ancienne. Sytburg avait senti le vice de ce passage ; et sans 



SUR BÉMOSTBÈn. i35 

des funëraîlles, c'était la fouk des citoyens qiii les ce- 
lébraient : il n'a ]^s ctti qli'ii fût ri^cule de joindre 
d'abolid èette péâséé âtec d WlTei» , él de les séparer 
ensuite. Commelit éltis àssè« simple^ "ptMt "roir le 
pins graàd hontieuf tfcC&tt pût ^^^dlrè à tm mort âàns 
ces funëraiUes dont la pa^e faisait lès frais ? Pour tne 
borner i nhe setile obsétYàtion, ib'était4l pas plus hé^ 
noràble -pbtr les morts tfàie la patrie entretint , à né» 
dépens, lëûTs përés justp'à la fiii de leurs jours, él flt 
élever lefArs enfahs jlisc}Vl'à iMr àdolesoeticè ? Cet hùtÉt- 
mage n'était^ il pas plt» g^orieil^ <(ae les frais d^s frn 
tïérailles? Il Tétait fcfen pln^, 4 mon avis. La pensée 
que Platoh ajoute iest^ilt inutile. Mais si ee nimteati 
membre de phrase n'est pas nécessaire, peut-être ajoute^ 
t-il quelque grâce ou quelque ornemimt ? Il s'en faut 
de beaucoup : outré qu'il né ^prdéhut aucun bon "effet 
et qu'il nuit k ÎV>rdre général, il ^te mëÉtie la ^- 
riodé qui ][)réèèdé; il en trOuMe la ^sjtaétrie et iâ 
douceur. Renfermée dans deux membces^ elle était 



le secours ckf manuscrits , îi devina presse V^» ^ proposant : 

(a) Le même minoscrit corrige U^oiif maniera trisosatisfaisantQ, 
Panoienab leçofi qai poMe : « n«vx«tf yi «#2 ffr ir^rA<t^fipM f «ù 
» Tiiir vtfè «Mrc «npfeJ^* » Caççevimaiwe -dènioMvvla àét^tUaeêité 
de cette leçon , et la justesse de la Tàriatllt ^'iVuladopUe : cH 
n est question des longueurs qu'on trouve dans Platon « et ^pie De- 
)) nys d^Halicarnasse lui reproche : il demande si leur inutilité est 
» au 'môihs compensée par î^uelqiie ftgréittént; c^iil 2i <%Ia qu^il 
» répond : ïl s'en faut 'hedUébùp , car outre ^ue ces ItlttgUirià^ 
)> n*ont rien été Vièh mertmltèux et qv^éttes ni/isent mifhie h t'ori^ft 
» générât, eltles giflent é/icore ce qui précède. Or , c'est la traduètiôh 
» des paroles qu^bn lit d'ans le manus6rit clu RoL » 

tTn peu plus 1ms, il ajoute: « I3n usage as^z général delà laogute 



t36 SUR DÉMOSTHENE* 

d*ime juste mesure, harmonieuse et arrondie^ elle 
avait une allure ferme : par l'addition de ce nouveau 
membre, toutes ces qualités disparaissent, et le ton 
oratoire fait place au ton historique. Si nous déta- 
chons ce troisième membre de ceux qui les précèdent, 
pour Texaminer à part , nous verrons que par lui- 
même il ne forme point une période, qu'il n'ex- 
cite aucime émotion, ni douce ni vive; qu'il n'a rieu 
de persuasif, rien de gracieux* IVfais puisqu'il n'est 
point nécessaire, puisqu'il ne contribue pas non 
plus à la grâce ; comme ce sont les deux sources de 
tous les omemens du style , on ne peut nier qu'il 
ne soit un véritable hors -d'oeuvre* Platon ajoute: 

tf Ao!y(p Si Sh Tov XeiTroftcvov xofffAov o rs voftoç irpoororret 

)• TovTOic aTro^oûvoi toIc avdpàffc, xat ^piô* ^ Pourquoi ces 
mots ?(«i xp^ , à la fin de la phrase ? A quoi servent- 
ils ? Donnent-ils plus de clarté à la diction? Mais elle 
gérait claire, quand même ils n'a^raient pas été ajoutés. 



9 grecqae » quand la préposition ^fU est jointe à on verbe , comme 
9 dans le mot fr^os^A^di/^i i , est que cette préposition annonce toa- 
» jours qpelqae préposition accessoire qui a dû précéder : je pourrais 
» en rapporter plusieurs exemples. N^fest-il pas. étonnant que Hud- 
» sbn n^ait point eu de doute sur cet endroit? » Sylburg du moins, 
s^il ne Va pas corrigé heureusement , en a senti le défont. La conjec- 
ture de Reiske est peu satisfiaiisante. 

(i) Mieux <rov<ri 7^ ««^0T (Stlburg). 

(a) Ce p^8^a^e est mal ponctué dans ancienne leçon. Je me suis 
(conformé à la a>njec{ure de Sylburg qui propose de mettre une yir- 
jgule après {rifio-a-ouy et de placer entre deux crochets les mots : vtfi 
ra.Z*rA — xctTAncf (/» , en sous -entendant im après celui-ci. Cette 
correction a le double avantage de rendre le sens facile k saisir et de 
ne rien changer k la lettre du texte. Reid^e ne deyait-il pas la suivre , 



HEPI AHMOSGENOYS. jS'/ 

gïXyjcpev a^tpaXi?' làv Je TTpoaXfléêy] toutI xôXov (i), cbravra 
zaînoc meapiQinGûiv , xal {xeraXr/i]/8rai tov coropixov ovrl 
Toû XoyotoO Tuirov. El iè p^wpfoavteç touto to xûXoy «ïto 
TÛv 7rpoy]yoU|ui£yci)y^ aûro xa9' aUTo l^ocaofxev^ où ?T8pco- 
Joç >5jxa; ycvTQaeTOi xa8* I«vto yevofjtevov, oSre 59oç A 
iraOoç l^ei fxà Aca^ ovre àXXiQV TreiSo!) xai x^p"^ oùd^Efxiay. 
El $fi iL-fïTt ToO dotuLyiuiLvxù xapty >? 7rpoo9i5x»î TrapriXvjTrrai^ 
ftiîte Tou irepirroû , [ Tuept Toûta 3is xal jy toOtoiç î5 t>5<; 
Xé^ecùç xaTaoxeuTÎ- (2)] xti; ày toûto lit Itepoy oyo/xaaeiey, 
ee (/)7 To09 '^ oTisp lorly OLkn^ïc, obç (3)^ àmh^uiv. Tovrotç 
Ixelya ê7rtrc9y](7iy oyi^p* « A6ya> de $)? Toy XeiTro/xeyoy 
)) xo(7j;xoy 8 Te yo/xoç ^rpocXTorrec toutoiç oTrodoOyac Tot;, 

» àyipdai, xal xp^ (4)*^^ ^^ ^^'^^ Xf^**^ TUoXiy (5) xet- 
luvov irH rù.&Kïi^, Tcyo^ lyexa i^oLpsCkTmtTOLi, xal âta t^ 
STorepa aa^peatepay Tioi^cxai TD^y Xé^ty ; AXXà xal x^P^^ '^^ 



plutôt qae de voir dans ori^i T«tv«r«t une altération de «rt^iTToi/, et de 
remplacer ces deux mots par ;taiMvf 1 ^t ? 

(3) Sylburg voudrait supprimer mç, qui lui parait inutile ; Reiske 
adopte ÀhnBmt» L'une de ces deux corrections est nécessaire. 

(4) « Les lois ordonnent que Téloquence rende à ces grands ci- 
» toyens un dernier hommage ; et ce tribut est bien mérité. » 

(5) Il y a ici une lacune dans Tancienne leçon et dans les manus- 
crits. Sylburg et Reiske pensent qu'il manque très-peu de chose. 
L'un propose d'ajouter iiTOLuBA, et l'autre oSt». Toute addition pa- 
rait superflue. 



l38 nEPÎ AÉMOïeENOTÎ. 

t 

w Aéyw ôè W -rôv ).ètir6^vw ^expiev o i/ofw^ AcodsOvoet 

&rt(Ç^; À30li« tovrt) ^Ît6i> «it(n>(ï8^ûi:t> îWl peydtXwr^eirf- 
(jtepw ; ÏIôî; jjtiv oîy toi5i;«vtiov ^tçrfi/cxe» ^itVJg tè wpvèv, 
xal XcXufKXVTOi* x»i tbuTb t>ô Xoyw Sfet jxtatSfcu/ fittectov, 
ÀXX' Ix TÔv fcwt<>0 7Vôv*i ita9S)v. twk -fotp iQAy^ii 
atdSfeUtt; *r«vt« ta iylfip& Mil tii» %^int4ci, tmA 
où9èv Stt tàtxnociii oirt Sièa^v^ o3tè 7taprtpi\)fliaç (i). 

Kl. 2uxo<paVT€rç to ttpayjatdt , tû{;i^' flb> eïwH tit;, til- 
iretav «iraitôv xat *aXXlXoy&î> ir«pi Aîpoç où rauT* 
ôia^O. Ti; voxeJetç f?ll:«Çt, Et xrtXàt )cAi pL€yi*Xo7rpe7ret< 
ecûi^ xaI iittp' oùdiy (2) ràv â^Xtiav ttlptevùn. Ilêpi rau^ 

ôiva^'^fltp* ûfUToS Xdfjxëdeve, thv ^ Vpotrw tiîç Xl^cwç l«. 
Kai TTWç ïviTaut^ stnfew; tovvàytebD yap ctTrAvreç ïtfacriv 
on TtXefovi xf^fpyjroi tpiXonpta Tuept tîtv ippanveta» eftXo- 
docfôç, -^ itfepl ti irpeEy/ittiw» Mvpét ^rw r&tiX'/iftâc içl- 
pciv ï^ot Ttç av aXX' «TTo^^pyj Xoyo; efç oStoç liriîetV^^''^' 



(i) L'ancienne leçon porte : KttUvdi? A? TAc/t-ttit oy^i ir^à^i^vBUf. 
« Ost dans ce» derniers mots, dit Capperonnier , que se rencontre 
» la difficulté ; et cette âilïicalté disparait dans le manuscrit du Boî , 
» où on lit : icati oùBU ^t7 vuôrdiiç owti Mâtx!»ç ùvt% flr«fotfti/0i«ff. Ce 
» qui rend très- bien la pensée de benys d^fialicamasse , qui prétend 
» arec raison qu'il ne faut au sentiment, pour juger îes clioses 



STJft DÉHOSTHÈlfrE. iSq 

Si I^àtDh BTûit dit: « tJn éloge est le dernier honneur 
ji qu'il nous reste k rendre , d'aprèfs les lois , à ces eî- 
» toyens » , qui lui reprocherait de manquer de clarté ? 
Le tour qu'il emploie est-îl plus agréable à l'breîlle , 
a-t-îl plus de noblesse? Au contraire, il ternit, il 
altère la beauté de l'expression. Maïs ce n'est pas à 
l'analyse à faire ressortir ces défauts ; chacun doit les 
remarquer, d'après les impressions qu'il reçoit : un 
sentiment intérieur, qui échappe à l'examen de la 
raison , peut seul jugei* de la dt^eté oU de là gràee du 
style ^ et ce sentiment n'a besoin ni de préceptes ni 
de conseils. 

XXV. Mais, dira-t-on peut-être, vous n'agissez 
pas loyalement, en demandant l'harmonie et la grâce 
à un écrivain peu jaloux de pareils ornemenS. Exa- 
mines ses pensées : sont -elles nobles, élevées? Ne 
se trotttenl^llés pas dans d'autres écrivains? Voilà 
ce que Platon recherchait avant tout -, Vbilà Son plus 
beau titre de glcSre. Sur ce point, exigez de lui le 
compte le plus sévère ; tuais laissez de côté les formes 
de la dicrîbn. Peut-on faire une pareille objection? 
Qui fae sait que Platon, quoique philosophe , attachait 
plus d'importance au style qu'aux choses. Je pour- 
rais en donner mille preuves ^ un seul de ses écrits 



» «gréttUefl cm flcheoBte» ni ittstruelfoo) iii«OttiMit. » Rdskè {nropofft 
U même correction. 

(a) L^ancîenne leçon irAf ov^tf, est encore iiaatiye. SylborgetReûke 
proposent vaf oJ^ti. a Sjrlbarg , dit Capperonnier , a fort bien tu 
» quHl fallait vAp' ov/ifi Toiv «txxfl»y ; le manuscrit dn Roi confirme sa 
» conjecture, ayec cette différence qu^au lieu de Trxp ov/tv« , il porte 
» Tct/T tùBtf)^ dont Tusage est particulier aux écrivains attiques. » 



I 



l4o SUR DEMOSTHÈNE. 

montrera combien tous ses efforts furent malheureux, 
quand il voulait embellir sa diction par de frivoles 
ornemens. Souvent, à une pensée qu'il vient d'ex- 
primer , il en ajoute une autre qui n'a rien de frap- 
pant, rien de remarquable, et que plusieurs écrivains 
ont employée avant lui ; par exemple , lorsqu'il dit 
que l'éloge des belles actions suffit pour immortaliser 
la gloire et le souvenir des grands hommes : cettç pen- 
sée avait déjà été émise mille fois. Conmie il .sentait 
qu'elle n'a rien de profond, rien de saillant, il voulut 
sans doute la rendre agréable par la grâce de l'expres- 
sion : à mon avis , il ne lui restait pas d'autre moyen. 
Plus loin , par une erreur puérile , il abandonne les 
expressions nobles et les figures majestueuses, pour 
des figures de déclamateur et dignes de Gorgias ^ telles 
que des antithèses , des périodes symétriques ou qui 
ont les membres égaux, et d'autres futilités dont il sid 
sert pour orner son style. 

XXYI. Ecoutons ses propres paroles : « Êp7o)y yà^ 

» eu ^pa^^GIvTcdv^ "koftà xaXûç piiOevri fiviip») xat xocpoç roîc 
» TrpàÇafft ^ivsrae rrapà tûv àxouo'àvT&>v. » Dans ce passage, 

XoYoç est opposé à sp^oiç , 7rpa;^9^vae à ptiG^vot, et l'adverbe 
xçàSa; tient la place de l'adverbe eu- les membres de la 



(i) J'adopte cette leçon ayec Sylborg, k la place de Pancienne: 
^if < *rli vtft «roV xetxxmma-fitèf , qui renferme une répétition viciense. 

(3) Sylburg propose de remplir cette lacune , en ajoutant rS xeix- 
xa»ff-i0//^. Reîske voudrait t» yxtt^vff -^ <r» ko/a-^, ou seulement iïet. 
Ces diverses conjectures tendent au même sens ; la dernière parait la 
plus simple. 

(3) Mieux rof^ifidcCRiisKE}, 



iiEPi AHMOieENorz. 141 

Tfjv xEvoOTrouJ&v Tou avîpoç, Yi xljfpyitat Ttept tov ire- 
ptTTOV (i) nLoîXkxùmaiibv zi}^ «TrayysXtaç. Aurexa yz o5v 
Totç TrpoEipyjaévoiç iTrtTiQetç Jtavoiav ttva oîte 7reptrr>5v 
oSte &au|xa(JT>7V, aXX' utto ttoXXôv eîpy)aévy]v, )tat iroX- 
Xoxiç* oTi'yap 6 twv xaXôv ëpycov Siraivoç àQavarouç Tà<; 
Tifxà^Kal xàç i^rfiiiaç Sùvaxai itouïv xoi^ dyaBoiq, fxupâ)^^ 
TÛv IfxTrpoadev etpy]Tai* owi^cby ovdèv oiSre aoopoy oute 
TrepiTTov vnv yvc&/jiy]v ê;(ouaav, oTrep of/xai Xoittov Îîv (2)** 

^eipoxia^ xaraSàç otto tôv yewacW xal fULeyaXoTrpeTrûv 
ovojutaTWv te xai cyriiioirtdv, iid t« SeatptKà rà Fop- 
yeta (3) lauTi îrapayiveTai* tàç avTtSiaeiç 3t«î tàç Tracpi- 
ocàcreiç Xéyw ya\ $ii twv Xi^pa>y rovrcoy xod/ie? T)5v 
<;pa<7ty* 

Kç- . AxovcxGû^ev ^è avroS ttû^ Xéyet* ce £pya>y yip eu 

» Trpa^aai yiverai Tiapà tûv axouaovtcdv (4)* » EvraOGa 
Toîç fxèv ïpyotç ô Xoyoç dvTuceiTai^ tû Je 7rpa;^9]5vat rb 
pyjSigvai. MeTWvofjtaatat îè co/rt toO Eu to Kocltâ^' Tua- 



(4) «Les graifdes actions reçoivent d*un éloge convenable un 
» édat qui les feit vivre à jamais dans La mémoire de ceux qui les ont 
» entendu célébrer. » 



1^2 HEPI AHMOieENOYI. 

pi<7oCy<C0ct de zz Tpcbc jxapia toS Xoiyou m^ Tptai. Tov 

< 
(( Ilapa TÛv «)cova0cvTaiv« » Apa )(& o/ioiû)^ r^ppQVSUTOt ô 

Tspov; 

« Ilpcirei ^' ijoJQXoîoxv ujAvilaGae 

» ToûTo ^àp àdavàrotç 

M Ti^ai^fc iroTi ^vcf-, 

» Môvov piidév. 

3» 0vaaxe( ^' Im^aGêv xaXov ep^ov (i). » 

n/y^apoç ToOto TrsTronjxçv etç AXé^avîpov tov Moxeîoya^ 
Tiepi ta p-éXyi xal roùç puSptoùç ptôXXov ^ TîEpl Tiiv XéÇu/ 
«îwou3«x(&ç* IfX(9éTc^ Je, âç èiwyyOAtrai (Jocpcov, tpu- 
cpepocç xaXXctmei^&e nai Treptépyotç ap^n/xaac T)}v cpp^focy. Kccl 
oiÎTrw ToW tx<xvw* fl?XXà 3cat |y t>7 fitT* aôrtv ireptoSto 
Ta awà irptûy cpiîçwîocTai, $tîoI yap* w Aeî 3i7 toiovtoi» 
» Ttvoç Xoyow, o^Tiç Touç (xèv TeTeXeuTTiicoTaç iKai/cot; CTrat- 



(i) J'adopte pour la coiip« des vers et le texte d* «e fragment , la 
iiiÇQii.de SchneÈder, cité pav HermMin^ i^rtf^m. Pind» , tom. m ). 
L'aupieune porte, sans indication de vers : « n^tV«i Hi Imit»! ù/jcutT^àtê 



SUm D)LlfO&Tl|£N£. 143 

période 99 cofrçspoiulem troU à trois et sont d uue 
égalité parAûjtQ* Pour dopuer à k pétioda une chute 
ferme 9 ay»A9 U i«oiodi^ nécessité €(t quoique la pensée 
présentèt u^ sqos complet ^ i) ajouta : « fre^» tô^v cbiou^ 
D ffdevnvv.» N'est-CQ p^s^ U manière des poètes, pour 
lasquek Pfeton affectait un souverain laépHs et qu'il a 
99ème bannis de sa répuUiqUQ P N'y a-t-il pas dans ce 
tour plus de pconpe quQ dans cette stropbe dd Piu*- 
dare: 

« lyre, pour chanter les héros, Ifur courage 

» £t rendre à leurs exploits un ipiinortel hommage , 

» Le poëte a besoin de tes nobles accens ! 

» Sans toi, le triste oubli dévore leur mémoire; 

» Et la plus belle gloire 
» Voit s'éteindre bientôt ses rayons languissàns ! » 

Dans cette ode , en l'honneur d'Alexandre, roi de Ma- 
cédoine , le poëte dut s'occuper de la coupe et de l'har- 
monie du vers bien plus que de l'expression , mais 
Platon, lui qui enseignait la sagesse, a-t-il bien pu 
parer son style de figures d'une douceur affectée ? Bien 
loin de s'arrêter dans la période suivante il tombe 
dans le même défaut, lorsqu'il dit : «Asl Sh toioutou 



» pNÔiv* d-fcéo-xfi ^' fViTâtdf? ««\j? îf^cf. n Sylburg ayait proposé deux 
Tariaates t io^KÛatt^ au liea de oit ia«f , qui ne présente point de «ens ; 
et Imwakh, au lieu de tfnv«tA*f. Reiake a aaiW ie« corfectîona de 
Basuès. bdàBeidcff rejette }M^ëJk , proposé par ce deroMT :^HerfOAivi 
coupe les trois derniers rers d*aae aatre namère ( vbi #u^«). La dif- 
férence est peu impoitamte. 



X^ SUR dÉMOSTHÈNE. 

» Toïc ^è Çûfftv eOjAevûc irapaevéo'ct. » Ici , l'adverbe n'est- 
il pas opposé à Tadverbe , et le verbe au verbe \ îxcnûc à 
cvfA6vci>c, et sTratvso'si à Trapaivso'si. Les divers membres de 
la période n'ont-ils pas la même longueur ? Et ce n'est 
point un Licymnius, un Âgathon, qui ont recours 
à de pareils moyens; c'est Platon, cet écrivain dont 
on compare le style au langage des dieux. Je suis loin 
de blâmer l'emploi des figures; souvent elles don- 
nent au style de la noblesse et de la grâce : je ne re« 
proche point à Platon de les aimer, mais de les em- 
ployer mal à propos ; lui surtout , qu'on regarde 
comme le. meilleur modèle de l'harmonie convenable 
à la prose. D^ns le même dialogue, on trouvé suc- 
cessivement les passages sui'^anâ : « dv ^ otrt ttouit^ç 

» TTca ^oÇav àÇîav stt' àÇîoec Xa6à>v cx^i. » — Tii)(ica^évYi diy 
» xat vauTTDyna'afxgyyi , hiSe^a^hn rov 7roX6[Aoy.» — • u av mxa 



(i) 'ÈvAtuatTAt et 9A((unè%ttAt ^ dans Platon (éd. de Bekkef, 
tom. III y p* 38a ). 

(a) « Le diacoiirs, qui leur est consacré, doit renfermer toot k-la- 
» fois un éloge digne des morts , et une douce consolation pour les 
i> parens qui leur ont survécu. » 

(3) Le passage n vfn fna^f v^Bh , n (aIx^h^ VAtfihti , est tron- 
qué : je n'ai pu le rendre , parce que les manuscrits et les com- 
mentateurs ne fournissent aucun secours. 

(4) Mieux ;tp»/AA9*f , ou bien o-x^fM^^tf proposé par Sylburg et 
adopté par Reiske. 

(5) Autre passage tronqué ; mais ici du moins, si les manuscrits 
se taisent , Sylburg donne une conjecture entièrement conforme à 
Tenchainement des idées : a 4/ pu yÂf jroTi ««i T«vT«t toTc xiyctç mfM 
» luù XÂfH ev /jtttpittf 9lf^ AÙvh Tiff iTrtriSiiu^i AÙnrmj fJii/xp9fMtt 
u «^^« Tify cu«i/)i«ci A(/T«ri v Je Tai suivie dans le ûrançaist Celle de 



« 9 



HEPI AHMO20ENOY2. l^S 

» véazi (i), totç îè liîhaiv evjxevû^ irapaiv^(7ei (2)- » Oûx- 
oOv iTrcppYjfta eTuippiijxarc irapoiceiTai, )cai pi^juLarc p>3fxa* 
To [Asv Ixavû;^ TÔ EûfxevS^^ rtù d' ETraivéaee^ ri 
Ilapaiyéaei^ nal tavra. Tcipura; Ou Aocufxyioc tûcOt 
eîalv 0^$' AyaOcdveç oc léyovrtq iSpiv fi irpiv ynoBcù ?To9èy 
^ fAo^Sov 7raTpfôû)v (3)' flcW' ô dbcifjiovioç ep/xy]veOc;ai I1X«- 
Tcoy. Kal où toti; ^(pi^jixa^iv (4) emn/ioi). $épe( yiip ttoti 
Kat ToOta Torç Aoyoïç ôpav ou X'^P^'-^^^C^) 0^^* auT>5v 

X((7ta oTav uiri toioùtov yévyjTat dv^poç^ & xavovc opGos-* 
Tretaç -/^pfiaoLoQon â$eou(X8v. Ev yàp 3>i tcj) avrw Xoyw 
TouTCj) xûbteu/a lartv «Àv î' oiîtc ttoojtiîç ttco Jo^ov aÇcicv 
» lir* aÇ^oiç XaSàv Sx^i (6). » Kat auStç* ((TzL)(iaa[iivn 
» 5s, xal vcoiTVfïffïCciUf.h'ti y Ix^e^afxévyj tov TroXe/utov (7).» 



rihMMiaÉi 



Reiflke donne k-peu-près le même sens ; maïs elle est moins natu- 
relle : a âpfltf. Où yk^ /Ata^ ov^* avtoc <r)i7 f«'iT)i^iv9«7 aoTitv, ÀXKÀrh 

(6) Cette citation n'a pas de sens déterminé ; la yoici plus com- 
plète : «^Hf ^l Ot'O-t ^OIHTMC «» ^^A7 flt^lAf 17* à^UtÇ. XùiCttf tX** » 

» iTi T* lovn if dfAfnrri^ tTiùran irift /Jioi /bxfi ;tf»T0ti iyr»juiinaBh*i 
» fVeiifot/VTflc Ti Jtdti 7fOjUTof|Uivov «xxoïc: — Quant aux actions qu^aucun 
» poète n^a encore dignement célébrées et qui sont restées dans Tou- 
» bli , je crois devoir en faire Péloge et les rappeler au souyenîr de 
» tons les hommes. » ( Plat,, éd. Bekker, uhi sup. , p. 887. ) 

(7) ff Entourée de remparts , pourvue de vaisseaux , elle se pré- 

III. 10 






l46 nEPI AHl5oi0ENOY2. 

Kaî en' (c Qv eye)ca x.ai irpûrov )cat udroroy, xai duc 
» îravTo;, lïiaav ttovtwç 7cpo9upay icsipaoSe e^eiv (i).» 
Kal TToXiv* «^épovteç fxèv xiç ^/jicpopài; ccydp8tGi>G^ dd- 
)) ^ouat TÛ QVTt ÀdpeiW 7r0(i'doi)v irarspeç efvac (s).» 
Kâbcetî/a yé roc (c Toù; ftèv Tiactd&VQvteç xocffAïc^^ toÙç de 
» y/îpotpocfoOvTeç â^o); (3). » Kat fraXiv irov «Kai aû^ 
» T0<; dso/iœi ûfrèp e)ceu/Gi>v^ tûv fz£v^ {xifxeoïdffi toii^ eau- 
» Twv, TÔv $\ lyxotptepetv unip éouTWV (4)-» Kaî rauTt* 
« IIoXiTeciX yàp^ av9pcK>7cci)v Tpoopoç lerrc* xai i^ |xèy dyaSif 
» â^Sûy* fjL)9 xaX)9 ds^ )Câniûv (5). )> K^ncciva d' In* 
« Nui/fiavriç, {ikv tovç 7uolc/iibuÇ| Xusajxcvoi de toùç cpt^ 
» XoDç, «vaÇtou Tu/y;^ rux^vreç (6). » Hokù^ èort tom/ toi- 

to Trepl TOVTûov obcpiêoXoyerv^ Itt' lyteivâ? t' cXeuaofjiai^ xai' 
fzot îravu (zèv atdou/utévû) xat dxvoOvTt eîireu/, o^û!)ç î' eiprr 
(jerat, on Tca^UTyjTo; zal aduvaataç edoÇcv efvae ////vu- 
fxata totavra. 



» para k la guerre. » La fin de la phrase est : « iinM ifàbyxiM» iro- 
« Xf^i7f, ônig TlAfiûn fs-oXi^ii A«xi^(stitee?/oie — Quand elle fiit ré" 
» duite k combaUre , elle défendit les habitaiis de Paros coutre le5 
» Lacédémooieos;. » (Plat, , ubi sup, , p. 397. ) 

(i) Pour rendre la citation plus complète,, j'ajoute k fin de U 
phrase : « Wû»c f^h «îripC*Xi7«rôi )ca\ ifJULç xa) roùç »;ofl^f? %ùit\tif, — 
» Aimi; pour premier, pour dernier cflfort, et dans toutes les cir- 



SUR DÉMOSTHÈNE. l^J 

» xai irpôÂToVi xai iSffTatov^ xai Sùl noercQÇj irôfaav Trivro^c 7rpo9u- 
)» fAÎay irctpccffOt t;^eiy. m— - h ^epovTfc ^h ràc «rvpif «pâc dev Jpf îoiç , 
» ^oÇovffc Ta ovrc cv^peioiv froi^ety TraTtptç clvou. » -— « Tovc 
» fisv irot^tûovrtç xo(rpié«»c , tous ^I yuporpof ouvrcc d{i«»c. n -— 
» Kai aÙTOÇ ^^tfjAai virèp Ixeiv6>y^ rôîv plv , ptep^ïffOac rouç iau- 
» TûSv^ TWf y, lyxapTtpiîv vTrip jaurûv. » — - u IIoXiTsia yàp, àv- 
»> Op^a»v tpof ^c 89Ti* xal 19 piv àyftOq, àyadûv* pi:Q xaX^ 9s , 
» xaxûv. M — «NixJÎffavTiç piv roîiç froXfpiiouç , Xuffdépifvot 9k 
» TOvç ^i^oMC; àva$îoM tjj^ç Tv;^^yTtc« » Cet éloge fuiièbre 
renferme une foule de passages semblables ; mais je 
ne dois pas m'occuper sérieusement de ces minuties. 
Je passe à d'autres observations ; et quoique j ^éprouve 
une certaine honte et une certaine crainte à le dé- 
clarer , je dirai néanmoins que les omemens dont Pla- 
ton fait usage , annoncent peu de goût, et même une 
sorte de faiblesse. 



» constances de la yie, mettez TOtre zèle à éclipser notre gloire et 
» celle de nos ancêtres. » ( Ibid, , p. 401 . ) 

(3) « En supportant ce malheur arec courage , ils se montreront 
» les dignes pères d'enfans générem. » 

(3) « D^éleyer les uns pour la vertu et de nourrir honorablement la 
» vieillesse des antres» » 

ubi tup, , p. 4<4 • ) * ^^ ^'^^ °o™ > j* ^^^"^ conjure , vous jennea 
» gens, de les imiter ; et tous vieillards, de ne rien craindre pour 
)» votre avenir. » 

(5) L'édition de Bekker (vhi sup, , p. 385) donne autrement ce 
passage : « Jl^^urvci yAf «rfo^il âfèftiwmi irri, xctxi jui%f iyABêâif i /* 
» «vfltvTf A «ctxâv — Les gouvernemens sont les instituteurs des peu- 
» pies : sages, ils ont de bons citoyens; vicieux, ils n^eu forment 
» que de SDauvaié. 1» 

(6) « Vainqueurs des ennemis , libérateurs de leurs unis, ils n'ont 
» pas joui dNme destinée digne de leur courage. 9 {Ubi sup., p. 39|.) 



l48 SUR DÉMOSTHÊNE. 

XXVn. Après avoir exposé le plan qu'il croit le 
plus convenable au sujet , il ajoute : « ÈttI ^t toûtoi; 

M riv TôSv epy&>v TrpdcÇiv STri^tîÇoAfMV, eu; xaXriv xat àÇîav àfro-' 

n fYivafAgvYiv. » Je ne sais si un écrivain, jaloux d'em- 
ployer une diction simple, correcte et pure, se serait 
exprimé de cette manière ^ car TrpàTTSTai se dit de npiy^ 
ItotxoL'y cp^à^srat de ep7a, et àirofaa'66>ç ne peut s'appliquer 
qu'aux choses difficiles à comprendre. Dans ce passage , 
la diction est lourde : dans le suivant, la pensée me pa- 
rait faible, lâche, incohérente, sans vigueur et contraire 
à la liaison naturelle des idées : « xîjc ^' cOytveîaç frpôî- 

w Tdv vir^pÇs TOÎc^s vi tS>v ^rpo^ôvcov ^sveo'tc, oùx titnk\>ç tyjcz^ 

» où^t Toùc r/YÔvovc TovTOTiç àirofYivafAfvit ptCToixoCvTac Iv t>} 

» x&>pa, aXXodev orcpôîv :qxoyTcûy, iW axtri^Bwxç xai r^ ovti 

» irarpiSoL olxoCvraç» xat ÇôSyra; xat rpscpoptlvouc bv;^ vtto fJi>i-*' 



(i) Bekker {ubi supra, page 382-383) adopte une leçon dîfië- 
rente : «'E^ri <ri{ TOVTOfc <r»7 <r»7 ff^^vy ^pa^n c^i^ii^Mfiif , »c kaxnw 
» xAi «t^/fltv 7ovTa»T ÀvtpijitLi'ro — Montrons que les actions de ces 
» grands citoyens , ont toujours ëté glorieuses et dignes de leurs 
» parens. » 

(a) Le traducteur latin ne parait pas avoir entendu ce passage. Il 
dit: « insententid ponuntur à Platone verba quœ potU nequeunt. » 
Syiburg propose de remplacer âxus-a-et par xtKrtl : ce changement 
n^est pas nécessaire. Denys d'Halic. vient de citer un passage de 
Platon : ici , il en critique ^expression qu'il trouve impropre ; et en 
efifet , ajoute-t-il , vftttrtn'ttt se dit de ff-pec>/bc«tT«t , i^yâÇt^rut de tpyctf 
comme àvo^Ao-iç (dans le sens de A^îpetioiç) ne peut s'appliquer 
qu'aux choses difficiles k comprendre — <r« «xhjtta. Il me semble 
que la versio|i latine doit être refondue de cette manière : «c Fiunt 
» erùmfacta, resgestœ geruntur, et demonstraUonedigna videnUir, 
n quœ non surit inteliectuJaciUa, n Reiske, ponr toot éclaircisse- 
ment; propose délire : impMmt ^* «fiovfr«i rà axairrx* 



nEPI AHMOZeSïiOYZ. t49 

K( . npoeirày ycip ô oioSp Troioy ti cxHfJLOL XxSeû/ ap-* 

fxoTTei Tov Xoyov, «rtTiByjcJi tacuti' «EttI Je tovroiç -niv 

» r&v îpytùv Ttpâ^w imitiicùfuv, &(^ lioîkiiv xal à^ùiv 

)) àno(pFivanévinv (})• » Oû^ o!}a eï ri^ oof rili&ùaQf ecTreu/ 

■m 

TÛv T)7V Xeim^v xod d)cpi&7 xat xa9apày JioXextov èTrin]- 
deuovTGdv^ nparrerat fjây ydip ta Trpayfxara^ êpyil^erai 
d^ Tâi- ëpya^ ânrocpâfoedt)^ d^iowztn râ Skinitra (2). Toutt 
fjisv dî7 ra^ù eïpY]t0Ci* to tov toirra) Xey,ojxeyoy ^v6ufAYi/xa^ 
adSevdrepoy (3). Awl fwoftpow- 1* yiip, x«i cbcatâéX^Xov^ 
yuxi oCie Jetyonrra exov, oi5te awTaStv* « T:î(S î' ©iyeyetaç. 
>; TTpoVcov vîrfîpÇe Totrôe î5 twv îrpoyovcov yéveatç, owt, 

» (xeTOfxoSvtaç ly Tij-^^càpa^ SXXoSey ocp ôjy i^xoytcay^ oXX' 
)> adto)(6oyaç xal TÛ SyriTrarpcJa oucoSyra^ (4)' xal (ûy-r 
» T«ç (5) 7^1 (6) tpeiiyofxéyoui; oi^ ^0 fJty3TpViâ<Sjj ws q« («j). 



(3) Ce passage est altéré. La correction de Sylburg paratt indu- 
bitable ; il propose : «t^ J^ in) «rot/T» — Mtuo^tfii. » JePai suivie 
dans la traduction. 

(4) '£? iTATfî^ oUourrtit , dans Platon (éd. de Bekker, ubi sup. , 
p. 383 ). 

(5) Ce passage est ponctué de cette manière ( ibid, ) : a oUowtr*^ 

(6) Ka» manque {ibid, ). 

(7) Oî manque aussi ((2>(J.}. 



l5o HEPI AHMOZSENOrs; 

N te xal ^ft^doYi^ leai woJ«5«(Aly>}« (i). » Iloîbv l9vo« 

«eSwk «JTt to êV(jM aôrtx^^** * f*^ l1tlx»pto^^ ovjcl 

ixifdKSt (xeroœijflratf 19 de yiwwç tfCrw twro iroeteâi w 
d^(Xtyxc (2). H T^i ày àS^m t&if â dcaX0ye(j8dU oicw- 

pov ycvyierofAJyouç 0ê9tS(fA/(Xto oi^ox^Vtftç M pi^ pisto&ouç 
thaï t>!ç x^p«ç iv ?} lyfoovroj o6te yip ij yhfpu^ «M 
u ÔTTcMpan/eoftxc «pâtrcy tx^t, o6t« futbMof tiç iy ^ ^ 
yéyyrrai* oXX* oTTocpatyéfxeda juièy ^^fjieiig t^ ïtM^p (Jtrroi- 
HoOcxt }' oc II ôEXXyiç afotofAevoc X^P^^ ^^ ^ âirodi^^x^ 
jxéyy]. T4 ^£ j3ouXojxcyoç rà^eiv Ti^v cocoloufi^^ eTTiev 



II* ' . 



(i) «Leur premier titre de noblesse, c'est qn'ilB A^efiif pan pour 
» aaoétres dkf étrangers dont lV>rigine prouyemit que Um p«s(é- 
» rite est établie depuis peu dans TAttique , puisgu^s étaient renos 
3» eux-mêmes d'une autre contrée. Véritables aatodiUiooQS , ils 
» ont babité et vécu dans le pays qui les vit naître | ils n'ont pas 
M été nourris par une marâtre , mais par la terre qui fut leur mère; 
» et aujourdliui qu'ils ne sont plus^ cette même terre, où ils avaient 
» reçu le jour et qui les a nourris, tes renferme dans son sein. » 



SUR DEHOSTIIÈKE. l5r 

ti rpvtâc, ùç ot SXXoC) AXX' viro ftvtpoc r^c X^P^' '* ? Çxouv* 
D xai vvv xfttfOae TeXcunio^vra; iv ouetiotc tottoic^ rfic Ttxoû* 
» ^c Tf «ctl ^ft-^éostli toi V7rode(afi(ivnc. » Quel peuple , 
s'il parle purement ^ donnerait p6ur épitfaète k ybinç 
tftnlèt «vT^;|r9oya et tantôt itr^Xu^oc? Les hommes sont 
par accident autochtliones oa étrangers *, mais non pas 
la naissance. On peut être né dans un lieu et en ha- 
biter un autre; mais la naissance» dans le sens ab« 
strait, ne le peut pas. Quel homme, pour peu qu'il 
tienne k s'exprimer correcteiDent, oserait dke que la 
naissance des ancêtres fait que leurs desôendans sont 
appelés autochthones, et non pas étrangers àanê le pays 
où ils sont nés? La naissance n'a pas le pritilége de 
donner une déféoTnination; et Ton ne peut pas dire 
d'un homme qu^i2 est étranger dans le pays oU il e$t 
né : nous seuls aTOns là faculté d!établir des dénomi^ 
nations. D'ailleurs, la qualification à^ étranger n'est 
applicable qu'à ceux qui sont tenus d'un autre pays, 
pour s'établir dans celui qui les a reçus* Quel écr^ 
Tain , s'il veut observer le juste rapport des choses , 



(3) Le passage i ^i yift^t — /^«tai, que j'ajoute d'après les ma- 
nnscrits, n'existe pas dans IHincienneteçon. Voici la note de Capperon- 
BÎer sur cette addition iaiportante : «c Qiri a ftitiais dît une luussanoe 
» autochthone , une naissance étrangère ? Les hommes sont, par ac- 
3» cident , antoditliones on étrangers, et son hi naissanc e : atnsi on 
» peut être né dans un lieu et en habiter un autre ; mais la naissance 
» dans le sens abstrait ne le peut pas. » Cest ainsi qu'il traduit le 
passage tel que je le donne. Un peu plus loin , il ajoute : < €e dernier 
« membre^ n S^l yiitoit , »• ▼• >^' 9 manque dam PéditîoB d'Angle- 
« terre (il pouvait dire dans toutes les antres); et Ton lroitaise« que 
» sans cela la penaéc de Denys d'Hab'c. n'est ni dérelopp^ ui cora- 
» plète. n 



tSrt 6tJR DÉMOSTHÈra* 

après avoir. dit tit yhtcwy ferait accorder ces mots 
avec ceuxrci « &i)ioOtv a^ôv ^xovroiv », c'est-à-dire un 
masculin avec un féminin, un pluriel avec un singu- 
lier? La syntaxe eût été parfaitement respectée, si, après 
rqv 7cvfffiy, Platon avait mis c&XoOev axmiç ^ixouanc».^ et 
puisqu^il avait à placer le mot hommes, il devait , dès le 
commencement de la phrase, veiller à cse que touts'acr 
<x>rdât avec ce mot; par exemple, de cette manière: 

3» inrikoBtç ovrcc ^ oxtSi roùc cx^dvouc totitouc onrof^yocvrc^ {act- 

XXYDI. Nous ne devons point passer légèrement 
sur les louanges qu'à Toccasion de la noble origine 
des citoyens, il dcmne au, pays qui les a vus naître. B 
dit que ce pays fut toujours chéri des. dieux, et il en 
donne pour preuve leis débats nés parmi l^s dieux 
qui c'en disputèrent la possession^: preuve banale et 
mille fois invoquée par tous ceux qui ont fait Téloge 
d'Athènes. Cependant, je critique moins la pensée que 
l'expression dont il l'a revêtue : « Maprupeï i it^ayt tj 

» Xoy&) i rôÂv àpf tff€i3Ti90'iyToiv.frcpl aùriic ^sâSv tmç* Ûv $k ^soi 
» impvttrctv , ^wç ovjf yîr' àvOp(2>9ro»v 71 tnipiTrdcyrttv iianaict èïrai7 

^ vttffOoci 'y » Ce Style me parait bas et peu digne d'être 



(i) hl^f*ruf%t il u/jte»f *rf xiy^ , dans Platon (ubi sup, }• 
(a) IXf^2^f^r|}f^i6i<f.). 

(3) "Epie «r# aut) *fiff*c {ibitL ). in. 

(4) Si//A4ra7T«y (t6û/.). 

(5) « Noos pouvons prendre K témoin les débats nés parmi les 
» Immortels , au sujet de PAtti^e : si les dieux eux-mlknes IVmt 



nspi AHBioieENors. t.53 

TTiV y&edo/* xai irepi tavnîç tov Xoyov diroâtîoiç, Im- 
Çev^eiey âv to^ « AXXodev acptS^ ){xoyroi>v))* ro appgyixov 
rô 3v]Xuxû^ xûci to évocov tw TrXiQduyrcxâ ; Hv yàp ôiî 
/rou naxdXkmXoç 6 Xoyoç^ ei irpàç ri^v y^eatv ch^ffi^v, 
vTrèp ^ç Xéyoç riv, iitiBrpMVp « AXXodey adrf?^ )^ou(7y7<»* 
CTTi de Tô^ ovdpûv fxéXXàM/ iroteiaOae tov X6yoy| l^,âp;(>7Ç 
ouTcoç ây Ttaztaviaaro zn^ fpacXcy cf Titç d' cùyeyeto^ 
» TTpôroy vTT^Ssey to?ç$e oc irpéyoï/oi^ oùp^l iiri&udeç 
» ÎVT6Ç, oWè- Toiç fctyovouç' TovTouç âirocpTOvayrc^ fxerot- 
» xoOvtaç Ev T^ X^P^^ âXXoQev o^âç jhcovraç^ oXX' avro- 

KiS; A^oy de h vm Trept r^i; eùyeye/aç r&v chSptay 
sipiQxe^ t4y %c&p0ar Trpûroy èicoeu/ûy^ 1^ ^ç iy6/ovro, /xi} 
^Tocpcpyooç îdsu/. ^hoat de deocpeXi) aûn^y eryoi* xal Tta^i^ 
Xeroee roiStôu fAoépTi>paç rov^' âp!peo€y)Ti8(TayTaç Tcept aùr:9(; 
deovç^ xotyoy ri Trpâyfx^^ xœl iiTro Tcayre^y a^edoy rûy 
l7r0((yeafl6/TCi)y T)9y TioXiy ecpVj/xéyoy. Kal ou toSto ouxo- 
^yrew â^ioy^ oXXà 7rôi>ç iSpfxi^ysuxey ovn^y^ xata/xadeiv. 
« Maprupet d' )5fxS/ tw Xoyo) (i) î? tôy afxcpiaêyîTyjaayrwy 
» Tuepi «iT>?ç (a) S'ewy 2ptç (3). Hy de âeol sTcfiveaav, 
)) TTWç ovx ^w' flêyQpc&TTWy ye oufXTTûcyTwy (4) dt3ca(a eTrat- 
)) yeKiSàt (5) ; )) Taireiin^ pt doxet xal^ «ÇyjXoç >5 W&ç, 



» célélMtëe, comment tous les hommes n^en feraient-ils K Penyi l'objel 
» de leurs âoges ? j» 



f 



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* 



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l54 nEPI AHMO20ENOY2. 

fjLvoTYîç; TTotov uvpo^ } Ti' OU poAâwccitepoy t>îç difa^f xl J' 
ovx ly^eiotepoy xHt; (IkmBitùL^; Outu); sxp^v vira TDdroim^ 

crdxstif, ïpiv xt\ -MLi xpfow; ofiroi)^ tiv Cpwra il/ fc^ov 
oi dcol xwv Iv axnyi ti/xûv^ et; (fovXdy rt xai (ut^ptov p^fAa 
dyayttin'i Hy de deol iyr^eaay, cme&y (i)** t^ dE%^ yàp 
a perd Toîrra iTrir^yicrey ctç Sicaiyoy t>5ç y<!« (i), 6ti yiéyoç 
Tore àuBf^ncùv TTpc&ty} iyeyy:50dero ^ Xdd xccpffbùç iifiipouç 
avTÛy (3) ayjvtli-five'pLev, â^ioy î^ety- «E^eXéSaTO dl rûy 
» ^ci^y xat eyâvnaey Mfùimw*' a ouvfaec te vinpép^et 
» TÛy âXXci>y^ xal .docyjy^ xoi dtoùç /izopw yQ/i/^ti (4)* » 
Ov3c ofâx ce cirt XofticpoTisfrov (5) ^o itpflcjfioB^ toutou eu* 
TeXârrepoy etpyjtâcc nXâfra>y( x«c cdaatcxcirrcpQV. Aâfuy aùt» 
TO Tov oyOpcA^ireni iyxe&fuoy ourcaç Earew oXcycl^puç tax Mt" 
yû^* âSÛlâi Trep/ yc ti^ç tpocpnç avroO ycyyacf Jjn^ xai 
(fpaaci* a Moyï) ydp cv t& tots xfict itfAxti tpofiiy Àdpo^ 



(i) Miens tlirôivtt ( Reiskb). 

(3) Padopte la correction ib Capperonnier , diaprés fàétorité des 
mannscrits. Il traduit : « Quant à ce que Platon ajoute à la louange de 
» TAttique, » et il continue ainsi : « Les termes grecs (îl veut dire dans 
» l'ancienne leçon ) n'offrent pas le sens que je leur donne, ou plutôt 
i> ils n'en offrent aucun. Sylbûrg Jà bien senti c«t embarras; c'est 
» pourquoi il propose de changer &fjM ta taZv» cd « it«^i2 tuZru » 



SUR Dl^MOSTHÈHE. l55 

imité : il n^a rien qui soit convenable à une répu- 
blique belliqueuse. Où est la richesse, la grandeur et 
le sublime de l'expression? ITest-elle pas l&cbe outre 
mesure, et bien au-dessous de la vérité ? Platon devait- 
il parler, en ces termes, de la dispute qui s'éleva entre 
Pallas et ]!feptune, au sujet de rAtùque ? L'affection 
des dieux pour cette contrée devait-elle être rendue 
par ce tour faible et banal : « âv N J^€ot iv^iitaK». » Pour 
compléter Télexe du territoire d'Athènes, il ajoute 
que c'est le premier pays de la Gtèce,. o& .d^ hom- 
mes aient pris naissance ; le premier qui ait produit 
des fruits bienfaisans. Il s'exprime en ces termes : 
« £$9>f ÇttTo 9ï TWi Ç«M»iyc«i f^lvvn^iv ovSpoiwof * ô cmvlffci rs 
» v9rc^X^ xwt £khùit y ««t dlKi}v, «ai ^cov< fA^vov t^^ù^i. » Je 

doute qu'une pensée aussi sublime puisse être revêtue 
d'une etpression plus faible et plus triviale. Mais ne lui 
reprochons pas d'avoir £Biit Véloge de lli^nme d'une 
manière si couamuiie : lors même' qu'il parle de sa nour- 
riture, sa diction est-«lle plus noble ? « môv>i yàp tv râ 

» TÔre tMtt frp«iT>] rpof:qv àv0p«i»7reiay Svsyxcv^ Tov TÔ»y irvpcâv 



» qni fli^infieiit à la Tenté qu e lque dioscy mais qui n 'exp riment 
>» qu^împarfaitementla pensée de Tautenr. Il faut a^en tenir au ma- 
» nuscrit du Roi , etc. » 

(3) Sylburg voudrait ttù*n7ç , et Capperonnier «vtm. Od ne voit 
pas sur quoi il fonde cette conjecture. 

(4) « Au milieu de tant de créatures , elle s^était réaervé la gloire 
» de produire Thomme, le plus intelligent de tous les êtres; le 
1» seul qui ait le sentiment de la justice et des dieux. » ( Plut,, ubi 

(5) '£<r} KOfimfVt^^^l (CAPPEaOlTKlKl). 



i56 SUR demosthèhe. 

» xoei xpidoSv TLotpnôv. » Grands dieux, qu'est devenue cette 
source féconde , où Platon allait puiser la richesse et la 
grandeur des expressions ? Ges flots d'éloc[uence qui 
sortaient, comme par douze canau^c, de la bouche 
du philosophe, comment ne s'en échappent-ils phis 
qu'en petit nombre et comme à travers une étroite 
ouverture ? Il se montre jdus sobre , il abandonne vo- 
lontiers la pompe et l'éclat, me dira-t-on peut-être? 
Mais cette réponse est-elle admissible ^ quand il s'agit 
d\m écrivain, qui, ne trouvant point de noblesse 
dans le mot lait, l'appelle uA peu plus loin la source 
de la "vie. 

XXIX. Laissons de côté c^ observations, pour 
examiner de quelle manière il parle de ce prient des 
dieux : « u xdéXXiffra xat oépiora Tpj^roi ro àyOpcliTreiov 7SV0C. » 
Si parmi les mortels qui couvrent la surface de la terre, 
tout autre que Platon s'était servi de ces mots « xàUterra 
» xat 5pt<TTa » , aurait-il échappé à h risée publique ? 
Passons à une autre citation : « Tovrou ^\ roiS xapTcoû oOx 
» iyOdviQffev, QÙX^ evetfAe xat rot; aXXocç. » Pour observer 
Tordre naturel de la construction, ne devait -il point 
placer d'abord le membre où il dit que J'Attîque ne 



(1) «Seule, K cette ëpoque, et avant tous les autres pays, elle 
» donnait à rhomme , pour aliment, Porge et le blé. » (Ibid.y 
p. 384.) 

(2) Denys &it sans doute allusion à ce passage : «c n2v ^^t^To «rixàr 

» «ai ^it , ôxx* ùinCA>X9fJtifi» , Iav (tH tx,^ frityàiç rf^h t5 >tvo/utf«. » 
( Ibid. ) 

(3) f( Cest, pour Tespèce humaine, le meilleur aliment {Ufid* ). 
(i) (t Elle ne s^esl pas montrée libérale de cette nourriture seuïe- 



nEPI AHMOXeENOYZ. l5j 

» irecay flvtyTUv, tov^ xm irupûy xat xpiSôv xapTrov (i).» 

r 

fxixpoXoyet ^ xal xorà atpayya peF to dcd^exoxpovvov Ixeu/o 

xataoxeD^ç Ixùv^ tacoç tiç Ipeu Kat ttô&ç; &ç ow oïsTai 
TO yaXa aejju/ov efvat ivofiap dKkà wnyriv tpocpjîç ouro 
fjierovofjwéÇei Sià tûv 165$ (2). 

K9 . Eûjxev xal toîto* ttwç îè t^ç îwpeaç airijq zTne 
TO jxéyeQoç, èÇsTadrwpy (( S )caXXi(JTa xal âptcJTa Tpé- 
)) cpeTat Ta «vSpciTretov y&oç (3)« » Et twv Imyeécdy Teç 
i^jijLÛv xal /a/xai ip)(oixév(ùv KaXkiara, y,ai âpuna. eTmv, 
oaov sÊivrïtse yiktùxa} IIXtjv afeiado) xal tovto. «Tovtov 
)) de ToO xapiroS ovx ia^QovYiatVp oXX' ïvtifit xal toiç âX- 
» Xoiç (4). » Et Tiç ^oxiHasrai Trapadety/xa XaSetv fjié- 
yyjv (5) X^^ecoç^ >5 to3 xapTroû (iri cpSovi^aacja y:5 oi;^ (6) ri 



» ment envers ses babitans ; elle Ta dopnée aussi aux autres peuples. » 
( Ibid. ) 

(5) Cette leçon , la naéme dans les manuscrits et dans toutes l(\s 
éditions, est fautive. Sylburg propose tZ xn/xifviÇf et Reiske fiint ou 
«riifitvac. Ces variantes fournissent un sens pbusible : je m''en tiens 
à celle de Sylburg. 

(6) On Ut en marge du manuscrit de Hudson ( Cod. Bodl. ) U, 

y . 
.J 



l58 nEPI AHM02©EN0ri. 

> 

Tâ)v lauT)7^ dyoiBm itioLCiv dyGpc&irot^^ xai Ty]XiKQVT&) 
xaraaTTs/paaa TrXourcd ^apSapov te xat éXXûédîse y:?^ ^ouroc; 
oSJia xoafxsTaSat Toli; pi6f^<7iv^ oti ovk lopSoviQae toiv oicep- 
fJUséTGûv^ xoel oTi ïvei/xev aura toIi; âXXotç* ov toS fxèy jtx)? 
cp6oi/i5(yat rotç TTcXaç, ouïe |jLC|iJU/:â<79^t toîç tteXo^ (i) iwcvtà-' 
Tiaai xi^^pYjvtai' ov^è veTfJt^t Toùç )«ap7roù(^ aejtivoTépo) 

TTgpiXaServ* £â> tauTa. Tiïu $è r^^ AHvoiç dodpeàv ovro); 
£ÏpriX6v' (( Meta de taura (2) vnv (3) eXoiW yévecnv icovûov 
» àftùyYiv àuriuv tot(; lyyovoiç. » Ilep«pp0^(( icoXiy ev' 
taûda xal diGvpa/iSoi. Kai te' ^ t<x T^eici» Xéyeiv; di' 
oXov yàp &/ Ttç eupoi toû Xoyou 7ropev6|uiiyoç rà fA/; ovx 
ccKfiSîùq w$k Xefftcoç eîpy)fjiéva' ta di^ fustpaKicèdd)^ xac 
vj^v^pôk* ta Se, ow l^^vta îa^w xoci tovov ta Si 
Tn$oyYj(; hfizà xat x^p(ta)v* ta de di9upa|jiSo^ xaS (pop- 
ttxa (4). Eyo) î' iQ^touv Travta yevvaZx eFvai Kal aTrouîiïç 



(i) Plusieurs éditions placent les mots fAtjutinoBAt *ro7s ^ixAç entre 
(les guillemets , comme sMls étaient de Platon. Sylburg Ta cru ; et 
persuadé que cette citation est altérée, il propose yii/tta^Ai. Mais 
alors , pourquoi Denys aurait- il ajouté tout de suite uu autre pas* 
sage, qui est réellement de Platon : vii/aai <roi)( K^finlç ? Reiske donne 
une explication très- satisfaisante ; il eflGsice les guMemets devant /*•- 
ftTNo^jci , et il ne doute pas que ce ne soit une réflexion de Denys. Il 



SUR PÉMOSTHBNE. 169 

fut pas jalouse de ses productiims ? C'est du nioins 
mon opinion. Et quand il dit que FAttique commu- 
niqua ses biens aux autres peuples et y fit participer 
également les Grecs et les Barbares , donne-t-il à sa 
pensée les ornemens convenables , en s' exprimant 

amsi : « orc «Ox sf Oovuce tôv errrtppt^tfv y x«î on Ivseptev aura 

» Toî( Xk\9iç. » n ne devait pas même dire que l'Attîque 
ne se montra pas jalouse de ses productions à Tégard 
de ses voisins. A la place de cette locution « veiftat roùc 
» xapTTovc »9 ne fallait-il pas une expression plus no- 
ble^ par exemple ^peôç, x^pcroç, ou une autre sem- 
blable : je me bornerai à ces réflexions. Plus loin, il 
parle ainsi des dons de Pallas : « Ensuite Pallas fit 
» présent à leurs desceiidans de Tbiiile, soulagement 
» des fatigues. » H emploie des périphrases et des 
locutions dithyrambiques. Qu'est -il besoin de nou- 
velles citations ? En parcourant le discours , on trou- 
vera dans chaque ligne plusieurs expressions incor- 
rectes ou triviales ; beaucoup d'autres , puériles et 
froides , sans vigueur et sans nerf, dépourvues de dou- 
ceur et de grâce; et quelques-unes d'une pompe à 
peine soutenable dans le dithyrambe. Je voudrais que 
tout ce dialogue fût parfait et digne d'être imité , puis - 



traduit ainsi : « iVont qËnhd non mtHdisset finitimis , hujus rei ne 
» mentionem guidemjueere oportebat , e»/i tov vt7/u«ei to^; KAfiroùç, 
)) neque quhd âistnbuissetfruges : n^tvoo-ff^ / ôio^ati ^ç%Ai , sed 
» voeabuio splendidiùre muneris — ampiecti, » 
(a) hltri il Toxrre , dans Platon {uhi sup, , p. 384 )* 

(3) Tiiv , omis ( ibid,), 

(4) L'ancienne leçon : Ta it 0»» ipi^tyr* /S ^9(/f «ftC»/» «ai ^ofTiJcsè, 
est fautive. « Ces mots, dit Cappcronnier, ne présentent aucun sens s 



l6o SUR DÉMOSTHÈNE. 

qu'îl est de Platon 5 de cet écrivam qui, s'il ne mérite 
point la première place , peut du moins disputer la 
seconde avec avantage. Ces observations me paraissent 
suffisantes. 

XXX. La fin, qui a été louée par plusieurs cri- 
tiques , me parait d^une grande beauté. Je vais la trans- 
crire : je m'occuperai ensuite deDémosthène. Le pané- 
gyriste des guerriers d'Athènes raconte que ces braves , 
dans le moment où ils allaient aâronter la mort au milieu 
des combats, chargèrent ceux qui combattaient à leurs 
côtés d'apporter à leurs pères et à leurs enfans leurs vo- 
lontés dernières , s'ils venaient à périr sur le champ de 
bataille. «Je vais vous tvansmettre, dit-il, les paroles 
» recueillies de leurs bouches mourantes : ils aime- 
» raient à vous les répéter eux-mêmes, s'ils pouvaient 
» recouvrer l'existence? Je dois, du moins, en être 
» persuadé d'après leur langage, à la dernière heure. 
)) Il vous faut supposer qu'ils parlent eux-mêmes: 
» voici quels furent leurs adieux.— Elnfans , vos pères 
j£ » furent généreux, le moment présent l'atteste ! Nous 

^j » pouvions conserver une vie sans gloire ^ mais nous 



9 aussi Sylburgy désespérant sans doute de leur en trouver un rai- 
Ir » sonnable , propose de les retrancher. Cependant , cVst encore une 

M de ces fautes si ordinaires aux copistes, trompés par la ressem- 
» biancede certaines lettres. £n effet, rien n^estsi clair que cette 
» phrase, telle qu'cm la lit dans le manuscrit du Roi. tU A ei/« 
}» fASovTcc iVAs&'V »«ti «r^fo?* ta ^^ i^ofut if^ti »«« ;|^iTa*7* vd /f Jtèu- 
» fA/uLCmJh Ktù ^o^TixÀ, c^est-K-dire I Platon manque tantât de vi- 
» gueur et de force , tantét d'agrément et de grâces , et quelque' 
» fois il est dithyrambique jusqu'à être insupportable. » Il est 
juste d^ajouter que sans le secours des manuscrits, Sylburg propose 



nEPi AHMOzeENors. i6i 

à^ta. TLhirfùv yop èaziv o taÛTa ypacipcav* &ç et ji)? xot 

Ta itpiùretx efasTai T)k Xé^eoiç , Tcepf ye Tâv dempecodv 

TToXùv dytâDoL TrapÉ^éi Tor(; ^i^fjKAXyjaojxei/oiç. AXXa Trepl 

A. . k iï $^ xpckiaxa slpijaBcci Tâ> ov^pl iwowji tiveç 

c 

auTÛ9 dceSiùv^ .(fiiKriy iTricnci^vpae rorç icapoSaiv Iv tû tto- 

Xl^cj) Toùç fx^oi/Taç-teXeriTay^ â ;^p)i Trpoç tov(; Ioutûv 

Tratdaç re ytai iMxiûaq moLyyùlsiv, erre TraOeu/ aÛTovç 

il 

» ce re aittSiv ft%OTjaa hulwùi^f ytal qSx vw in^icùç âv et- 

j) Tioiey.iifAu/ avo^Sovreç (i) dvvajtiicv* te>cjiaip6jisyo(; i'i 

M ôv xit' ïXeyov (ji). AXXà XP'^ yo/V^etî' (3) ûocovetv ai- 

)) tôv exeu/Gûv (4) « «J' chayyOltù. Eau oè tak^s (5)' 

>) Â toLÏSs(^, oti fxèii' IcJtè TTarépodv dyoLBSjy, aino finviei 

» To vûv Trapov* H|ji7v yàp ê^ov Ç>7V p? >caXcôç^ xoXôôç 



une coDJectare qai atteste sa sagadtë ; la Toici : «7« iï oox t;^oT<rci 

(i) A«Co?T«f , dans Platon ( ubi sup. , p. 4oo ). 

(a) ToTf tktyùf ( J6i<?. )• 

(3) 'Axxil vou/{:«iv A;e)i ( i&û^. ). 

(4) Al/T«T flt»Ot/flT tXilVMr (t^i^. )• 

(5) 'liM>of J^i -r-ÛTi (iAW.>. 

111. ÏI 



102 HEPI AHMOZeENOYS, 

» «cpovjuieSa jxoXXov xzksorâv^ Ttplv ii/xâç te nai roù; 
» întvta eèç ùvedn xaraon^at^ xai Trplv toÙ< ^^/xetépov^ 

» /xevoi TÔ) Toù^ avToO o^iajiyvovxi (i) oSiWov e7yae^ x^l 

» TÔ TotovTCd ovté Ttva «vQpoiTredï/, oute S^eôSy^ cy^ov 

» thoLi, ovr' IttI 7>îç, oCÔ' itro y?ç TcXeun^cjavre. Xpw 

» olv fxefjLvyi/^évouç râv )?^eT£pot>v Xôyoïy^ ffv n (a) xal 

n ^0 dsKilts^ dovLuv /xet' ^peT>k* €i36r«ç Sri rourov 

D XécTTo/ixeya itob/ra xai xn^/xota xal èiriTyj^jtxaTa^ aîoxpà 

Hf xac xoxa* Oure yàp tt^oOtoç xaé^o^ çepct riô xfixti^- 

j(^ fiéutù fxÉx* âvaviftoL^ (3)* oXXoiç (4) ^i^ i TOiovro; 

» TrXowTTJaet, x^l oi^ eavrô^ oSte xàéXXoç 0t&ftd(roç (5i, ' 

i> oîtV hxhç $tik& xai xoxô ouvoutoSyra, icpércovTa 

» (f ocvetae ; dtXX «TtpeTT^^ )tel s7n(po^ed^rJpaey t^ovra n^ 

» îeiXtixv (6)' Twloûf te m&ciftn xcdptÇo/xâ/iq dotacoovvy}; 

» xcci mïç âX>>îç «pet^ç, rMVW}pyfo[, d?XX' (^) ov tfo<fwe 

» yiverai. (i/ evexa irpôrix xai iîat«t« (8) x«l 3ià Travràç 

» Trocyay i:dvt(ùq 7rpo6u/xiay iretpàaÔe ?x^iv, ottcoç fxaAiara 

)) fXèv uTuepSaXeraSe xal ^|ui£^ xai tovç, TrpoaQey e^e/^* 

» et iè pLY) y ïcîte wç )5pv, àv fxèv yot^fAgy vfweç «pST^ , 



(0 AiV^cî»*»Ti ( i^W. ) t^accorde mieux avec AiaXhat , qui se 
tirouve un peu plus haut. 



SUR DÉMOSTHÈNE. l63 

» avons préféré im glorieux trépas, platôt que d'at* 
» tirer la honte «ur vous et sur nos descendans^ 
M plutôt que de ternir la mémoîte de nos pères et 
» de tous nos aïeux, bien persuadés que U yie est un 
» fardeau pour Thonmie qui déslion.ore.>sii f^imille , et 
» qu'il n a plus de droits, à la protection des hommes et 
» des dieux, ni sur la terré, ni dans les enfers après 
» sa mort. Gardez le s^ouvenir de nos dernières pa- 
)i rôles : dans toute votre conduite ^ attache^vous à la 
A vertu; sans elle, richesses, talens, tout n'est ique 
» vice et ignominie. X^es ridasses ne donnent point la 
» gloire à celui qui les possède, s'il est lâche ; c'est pour 
)) d'autres qu'il amasse , et non pour lui. La beauté et 
» la force, che2 l'homme timide et lâche, loin de lui 
» pjTOcurer de l'éclat , ne servent qu'à le mettre en 
I) spectack et à rendre sa lâcheté plus manifeste. La 
» science, sans la justice et les autres yettus, n'est plus 
» la sagesse 9 i^ais une industrie malfaisante. Ainsi , 
» pour premier et pour dernier effort, mettez tous vos 
» soins à élever votre gloire au-dessus de la nôtre et de 
)) celle de vos ancêtres. Sachez que si nous vous sur- 



(2) *Eflt» *r» {ihid.). 

(3) L^ànoieiine ieçoB tf »tsTs/««v^ cty/fiATy è^ rtpooAiée pur l'en-' 
chiÉoeméiit des idées : f adopte celle de Bekker (ihid. )• 

(4) "Ax^y yÀf (^ibid,). 

(5) Stt^ATOc xixxoç ( ibid.)» 

(6) 'EmpctûffTtfof voifî' T^v lx*^r*t «a2 ««^«ifti rif ^fix/etv {ibUL): 
Diaprés cette leçon , il faudrait dire : c Elles ne servirent qu'à jfoîre 
» mieux connaître celui qui les possède , et à mettre sa Ucheté à 
A découvert. » 

(7) Cette conjonction est omise {ihid,y p. 4oi ). 

(8) Kflti 9rf»Tev «flù V0T«r*f {^ihid* ). 



I 
'|64 ^^^ DEMOSTHÈRE. 

» passons en vertu, cette supériorité sera pour nous 
]» tme honte ^ tandis que si nôuis sommes vaincus par 
a VOUS y nôtre défaite fera ûbtre bonheur. Daèns cette 
n noble lutte , nous serons vaincus et vous serez vain- 
» queut*s, si vous ne faites point un mauvais usage 
» de la gloire de vos ancêtres ^ 6i vous ne la dissipez 
» point. Souvétiè5i-»-vous que pour rhoinme qui veut 
» être quelque chose , tien n'est plus honteux que de 
» croire avoir droit aux honneurs', non pat soà propre 
» mérite, mais par celui de ses aïeux. La gloire des 
)»> àMêtres est pour les descendans un noble et pré- 
)i cleùx trésor \ mais épuiser ce dép6t de fortune et 
» d'iihistratioti ^ né pias le transmettre à sa postérité , 
» faàte d'une pôsses^ioii et d'une gloire personnelle , 
» c^est le coiuble de Tinfamits et de la lâcheté. Si vous 
» êtes dociles à nôs bonseils , vous descendrez , tou- 
>► joufs chers à vos pères, vers leidri» ôbiIh^s chéries, 
» quand le jôui^ fatal sera venu pour tdos; Mais si vous 
i> les mépHsèz, sfî voits vous déshoitioret par Une là- 
b cheté indigne, hé vous attendez pas à trouver' auprès 
» de nous un accueil biènvéïÛant.— Vôîlà les adieux 
» que nous adressons à nos enfans. — - Quant à nos 
» pères et à nos mères , il faut les consoler , les ex- 
)» horter à supporter leur condition avec courage , au 
» lieu de s'affliger avec eux. Le malheur présent leu^ 



(i) M«xirrÀ i'* Af ii'm»fiit^âL{ibid.)i 
(a) IlAfAvKtvÂa^toBt (^ihid,). 

(4) A»' lAvrof ( ibid. ). 

(5) Xf «*«*» ( ibid. )é 

(Q ev^ctc/f &7« dans le manuscrit C, est une faot*. 



HEPI AHMoxeENorz* i65 

» Soiiiioy&c». Mo^oy ^^ «K vtxjf^iizBot (^i)y xal v/jieti; vcrr 
j> xcpirre^ el s^af^aoHeuaaeaOe (2) t>7 tûv Trpoyovcdy jo^vi 
w fAî7 xaTa;tpwy«fX6Voi, fXTQÎ' avaXobaavTsç (^ totiryîy^ 

» oO^èv^ fi i:ccfé/stv iaur^v. tifAcl^eyoy p? i3i' oùrpy. (4)f 

» XP^^^^^ (S) ^ XP^f''^^'^ ^^^ TlfXÛV 3Y]<7<XDp^ (6)y 

I 

» xal ^]) Toli; Ex^yoyoïç Trapa^idovai ^ aîa^pov. xal ^av-t 
>} ipov, oTTopia c^cW avToû urniuiTCùv re )gcl ev$o^iû)y^ 
» Kal ^v fjisy (7) toStûc ImTTnSeûanrt , cpiXoi v^pà ^ctt 

» {xotpa xopovi* àyLtkfiaocmaq $è \>ydç xav^coHiaGéyra^^ 

» ecpi^aOca* irarlpa^ ^ç )7fiiûy^ o^ eîac^ xal /xyirlpa^^ 

^> «el xp)7 irapaptuSetafiat, àç XP^ (8) p^^^'f* <pép6iy xfoi 

» c7U/x(fopay| lày ô^pa ^v^iS^ yevéaOai, Yoi fx^ ^v^P^^ 

» paoSat* ou yàp to3 XvTOJaayToç (^ TrpoaîeT^aoyça^' 



(7) *Bif /«iT, dans Platon (îAiW.). 

(8) Le yerbe Xf^* qui M^^^ ^^ marche Je la phrase, înàDqb^ dans 
Platon ( ii2>î «uf». , p« 4oa )• 

(9) A 1/ w ««iToc (i6id.). 



l66 llEPl AHMOI0ENOr2. 

}) i-MLvh yap laxcui ym ri yevofxéyn tux*) toûto TroptlÇety 

» flJXX' twfjifvouç xal irpafivovraç, aiwcfxipTotnteiv oÙtov; 

» Sri; âv e&;(ovtO; ta fxéyuTTa avro^ oc deol l7r)7Xoo( 

D ytyovacé» Oi yip dOoLvckovç, acpcbi roùç (i) TraêSbe^ 

» eC^oî'To ytvéaBai, aXX' «yaSçùç ^w:! eàcXeeti;* Sv ?tv- 

^ X^f jpiey/<rrGi>v dyoL^Qsv ivx(ùv* Ilayra ^* ov (s) pa^iov 

» dvy}T^ âi'îpl xoTcJ vow ev tw acperépw (3) |3t<o IxSai- 

n vw Kal (pépovre^ jièy tà^ ovfjufopâ^ fiéy}pe£:«K (4)^ 

» ccôrol TotovToi* vTreneovreç 9% mo^cov i:oLpélov(Jty ti 
» fo} iSfxérepoi eTvai; iï i^mv tov<; eTraivomaç xora^/eiS- 

D liiintùv tKatytxaci i^n&v e&ai ^ tpytô (5) irapl^Qv- 
» TO^ oAzov^ (faeyo/xâ/ov^ tû 8vrt Tcorlpaç Svraç &/- 
» dpoç dyip&v» TIcOjxi yâp Sfi xb 'HnOv Syav Xeyo- 
i fwmu, wk&^ dSoxei XiyeoQac tA Svti yàp. e? X/yerac* 
D Orcd yap dvifl elç icxvrov oyi^ptiQTat trobrra ta Trpoç 
i> eû&xifXQy6cy fépoyta^ .^ eyyvç toiStov^ xal /ud} h SXkot^ 
j» ôvOjpc&Trocç aîù^ptîtai, i^i Sïu fi â 9i xoxoâ^ Trpa^tcov 
)) liXaviaOat vvayKdaOrj (6) xal ta ^e^vou (7), toutco 
:d âfujva î^apeamiourcoct Zf/Vf ovzo^ eatcy 6 ao^c^pcoy, xal 



I I 



(i) Te^f n'est pas dans Platon ( ibid, ). 



SUR DEMOSTHÈNE. 167 

» coûtera assez de larmes : attachez-vous donc à guérir 
» leur plaie. Pour calmer leur chagrin, répétez sans 
» cesse que les dieux ont exaucé leurs vœux les plus 
» ardens. Us ne désiraient pas que leurs enfans fus- 
)» sent immortels, mais vertueux et célèbres : cette 
>» faveur, la plus grande de toutes, ils Font ob* 
» tenue. Mais dans cette vie , tout n'arrive pas à 
» Thomme, au pé de ses désirs. Ces^ en soutenant 
» avec courage les assauts de la fortune qu'ils seront 
» regard^ comme les véritables pères d'enfans gé- 
» néreq^, et qujîls p^altront tels eux-mêmes. S'ils 
» cèdent aux coups do, sort, on les croira indignes de 
» nous avoir donné le jour, ou ils feront accuser 
)> d'imposture ceux qui célébrei^nt notre mémpire. 
» Us doivent prévenir ce double malheur et se mon- 
» trer nos pins éloquens panégyristes, en prouvant 
» par leurs actions qu'ils sont vraiment les pé^s de 
» citoyens courageux. Cet ancien {uroverbe rien de 
» trop est plein de sagesse. L'homme qui a dans 
» ses mains ou près de lui tout ce qui peut le con»- 
» duire au bonheur , et dont la condition n^ flotte 
» pas incertaine , au gré des caprices d'autrui , jouit 
» du destin le pljos désirable. Toujours sage , cou«- 



(9) A^oJ (ibid^). 

(3) 'EàLvvou{ibid.), 

(4) Mil ii^*i»frd4ovfApùfÀc(ibid.)> 

(5) Bekker donne aux mots un autre ordre- et adopte une ponc- 
tuation différente : * «mcw iveuvitAi •*? *i t |f>y , Tra-fix^iTAt , «• «r, \. » 

(6) *H7«é>««i9d«i , dans Platon (udi «/tff'o P* 4o3 )y. 



i68 SUR dëmosthène; 

» rageux et prudent , il voit du même œil sa famille ou 
» sa fortune croître, dépérir; et il reste fidèle à cette 
» maxime* H ne se réjouit pas , il ne s^afflige pas à 
)» Texcès *, parce qu^il ne dépend jamais que de sa 
» volonté. Telle est la conduite que nous atten- 
D dons de nos pères et que nous leur recomman- 
» dons. Nous-mêmes , nous leur donnons aujourd'hui 
» Fexemple : sans trop nous plaindre, sans trop noua 
» effrayer, nous subirons la mort, s'il le faut. Nous 
» conjurons nos pères et nos mères de passer le reste 
» de leurs jours dans les mêmes sentimens : qu'ils sa- 
» cheni; que ce n'est ni par des larmes, ni par des re- 
T» grets qu'ils peuvent honorer notre mémoire. Si les 
n morts ont quelque sentiment de ce qui se passe sur 
9 la terre , ils ne sauraient nous plaire en se livrant à 
n une trop vive affliction, et en succombant sous le 
» poids de leurs maux. Pour nous être agréable , leur 
n douleur doit être douce et modérée. La fin la plus 
9 glorieuse pour l'homme est celle qui termine notre 
D carrière; et nous- devons attendre des éloges plutôt 
» que des larmes. Qu'ils prennent soin de nos épouses 
n et de nos enfans ; qu'ils les nourrissent , qu'ils en 
» fassent l'objet de toutes leurs affections. Alors notre 
)» famille oubliera ses malheurs , et la vie sera pour 
» elle plus honorable et plus heureuse qu'elle ne l'a 
» été pour nous. Telles sont les volontés dernières que 



(a) Autre passage ponctué d'une manière difl^ente par Bekker : 
€ s«) ffhtfAùr ùîrùç /«. 4-. A. 9 ( Ibid. ) 
(3) X^/i^n»f m) «-«/«Ttff ( ihid. )• 



nE^i ÂHMpzeENOYS. 169 

w ouTos dviftiQ^ (1), xai cppovijxoç outoç (2), yiyvofxé- 

» VGDV 7rac%i>y xai y^pniiaxtùv (3), xai (4) ^tûCfOeipojxsycdVy 

» xtfl iLxktaroL TrecOerai tt? Tiapoijica* oure yàp ^^acpcovy 

>) o5t8 Xuirot5/!xeyoçd[yay cpavi^eTat, îwJ rà airw TreTCoi- 

» Oevat. ToiouTovç 3)7 lîfxeii; ye «HioOjxev x«l toùç >5f*€Té- 

» pouç e7vacy xal ^ouXojxeOa^ xoi cfajxév* xai )^fxâç ^v- 

» où^£ (poSoujLià/ouç dlfyay, tî Seï ztk€^)'tâiv h rà Trapoyrt* 

)) AeojxeQa îè xal irarépcoy x^l iiméptùv, rfl ovrt ravnj 

» diayoïa ;(pa)jxlyouç , toy iTrtXoiTroy |3ioy diayety^ xal 

» ei$éuon oTc ov S'pyjyoûyTeç oii3' oXocpvpDfxeyot riiidi, infîûf 

M fiaXiaxà j^apiovyrai' aiX' eï tiç earl xoï^ TeTeXevtyj— 

» xoaiy a&diQtfiç TGoy ^yrci>y^ ovra)ç âQ^apéarot efey ây 

>) {xdéXterra^ loutou^ Te xaxôSyTSç^ x^i ^apécoç (pépovTeç 

» tgU &>fxcpopaç* xovcpa>ç 3e xal ' jxSTpecoç 9 fxaXcoT' ây 

)) ^(api^ocyTo. Ta [liu yap ïJjxéTepa, reXeim^y H^ e^ei^ 

» ïifTrep %0LD.iaTn yiyvzTon ayOpc&icoi^. fîexre .'irpeTrec aura 

JO fxôXXoy xoa(xery ^ dpYiyety. Fuyaixûy. Ssv tûv i^tAxl^fav 

» xai TTûc^Jwy è7ri(;.eXXoT5(xeyoi , >cai lyraiSSa Toy yo5y xpé- 

M TTovre;, Tiîç Te Tt5;^y3(; /xoX^cjt' «y efey |y X>59yj, xal 

» ^b)ey xoXXioy xal opOoTepoy, xai rutXv .TrpoacfiXéaxepoy. 

» TaÛTa 3)7 cxayà roîç, >5fxeT€'pot<; Tiap* >5ftwy àKotyyO,-- 



' ■ ■ T I 



(4) Kai omis ( Ufid, ). 



fJO ^ IIEPi AHMOÎSËNOYS. 

)) irocTlpâM/ xoi uffiy (2) STCc/xeXstovrai* xoh^ ijiy, trat- 
» ^e^ovreç xoa/ixia)^* toÙ(; ^è, y7]poTpo(]povvTeç a^cba^. NSv 
» d' c(7jiey (3)^ ot( xov (4) jx)7 37f^ei<; nafaaLÙe^[i^oc , 

» &(; (6) TÔv rùjsi)vncayr(ùv, oteTvoi t ^ iTr&ncïîirroy ôjxtv 
if) oTrayyéXXçu/y xai lyû!)^ àç èftvafiaif TrpodvpioTaTa 

pû yap dbxeT (petj^eodat^ ir>39V on TOiXrrady ye to ^x^iiat. 

» _ 

Aa. Âvt(irape^er^(7&)^6v ouv toun) AyipMïSévouç Xa— 

âorrep irapà râ HXiTtùvi, aXX' iyràjxwy tS^ TcoXeoxç 
9Ti irfl&/Ta TtyuTixi xcOlx tkdrtai niiiiç îo&oç (8)> 5ç 
^ipovai xa^l irpa^cçy xay et jxii rtç aùroSç /xAAvi xar- 
5pâw«i. E<m 5* )5 Xi?^ Hh (g)* ccEttciÎjJ di tboXiiç toIç 



(1) n«e^«»tXtvoi/Uid* «7 (i^ûf. ). 
(a) TM«f (î&û/. }. 

(3) ^703icfv(i&û/.)- 

(4) K«i tfltr (i6iJ. ). 

(5) T« VT« oî? ( i&i J. ) . 
(6)*n «■AÎ/ii i«i >o?i7f ( ibid, ). 



SUA DÉMOSTHÈNE. I7I 

» nous VOUS chargeons d^apporter à nos familles • Quant 
» à notre patrie, nous la conjurons de prendre soin de 
» nos pères et de nos enfans , de former ceux-ci à la 
D vertu et de nourrir honorablement la vieillesse des 
» autres : nous sommes certains qu^elle en prendrait 
» soin , quand même nous ne lui adresserions pas cette 
)> prière. Pères et enfans de ces généreux citoyens , 
1^ telles sont les pa|X>les qu'ils nous chargèrent de vous 
» transmettre : je vous les rapporte avec la plus grande 
)) fidélité. » Ce dialogue est r^ardé comme le chef- 
d^œuvre de Platon , et j Vvoue qu'il renferme de rares 
beautés. Le seul reproche qu'on puisse lui faire , c'est 
qu'on y trouve plutôt le ton de l'éloquence délibératîve 
que celui du barreau. 

XXXI. Comparons à ce morceau un exemple de 
Démosthène , tiré du discours pour Ctésiphon. Ce n'esl 
point y comme dans Platon , une exhortation adressée 
aux Athéniens pour les animer à l'honneur et à la vertu ^ 
mais un éloge de leur république, où rien ne paraissait 
au-dessus de la gloire et des honneurs attachés aux 
grandes entreprises, lors même qu'elles n'aboutissaienf 
point à un heureux résultat. L'orateur s'exprime en ces 
termes : ce Puisque mon adversaire insiste sur Févène-, 



(7) Cette leçon est fautîye , paisque le discours , au contraire , eçt 
en faveur de Ctésiphon : i/sr^ ILm^^mv^t. Peut-être faudrait-il lirfi 
irifi , comme dans ce passage : 1» rie v%{i K«r)f0i9»7Toc «t^oxe^i*;. 
(Ch. XIV. ) 

(8) La correction Ti/«»f ««1 /o^nc » proposée par Sjlburg , panil| 
indispensable. 

(g) Le passage cité par Denys d'Halic. se trouve dans la traduc- 
tion d'Auger , revue par M. Planche ( tom. v , p. 4^a , 96(^. ). 



.r . _ *» 



IJ2 SUR DfiMOSTHENË* 

» 'ment^ je vais dire une chose qui peu t paraître étrange ; 
)» mais je vous en conjure^ au nom de Jupiter et des 
)» dieux, que personne ne s^étonne de mon langage! 
» écoutez -moi plutôt avec bienveillance. Oui, quand 
D même Tavenir se fût montré sans voile à nos yeux ; 
M quand même tout le monde Teût prévu; quand même 
» vous Tauriez révélé à grands cris , ô Eschine, vous qui 
D n^avez pas ouvert la bouche, la république ne devait 
» pas renoncer à cette entreprise, pour peu qu'elle res* 
»• pectàt la gloire de nos ancêtres et le jugement de la 
» postérité. Nos efforts ont été malheureux ! Tous les 
» hommes ne sont-ils pas sujets à de semblables revers , 
M lorsque les dieux Tordonnent ? Mais si après avoir été 
» jugée digne de dominer sur la Grèce , Athènes se fût 
M* dessaisie de la suprématie, ne Taurait^mipas accusée 
» de livrer la Grèce à Philippe. Si elle eût renoncé , 
» sans combat, à des prérogatives que nos ancêtres 
)) ont conquises au prix des plus grands dangers, quel 
» citoyen ne vous aurait pas accablé de mépris, Es- 
» chine ? car le mépris n'aurait atteint ni la patrie , ni 
» ma personne. Au nom de Jupiter, de quel œil ver- 
» rions-nous tous les Grecs accourir dans notre ville , 
1» si dans Fétat où nos affaires sont réduites, et lorsque 
» Philippe est devenu notre chef et le nlsdtre de tout, 
» nous n'avions pris aucune part aux efforts des autres 



(i) "O xt>« 9 dans Démosthène ( ubi sup, , p. ^22). 
(3) T«f «x^•, (iôid.). 
(5) QùêifA{ibid.), 



nEPi AHMoseENOYz* 173 

» TCthy %a{ iio\)f irpoç Aïoç xai. ^eûv^ jxy]del^ tiqv mept* 

» $pA^ S^au/xaoy] y dXXci /xeT* c0vot!x4 ^ 'kiyiù (i) 9reo,>^« 

» afiétci). Et yàp xv ccTraot Tupo^a! tàjxlWjOytflt T^vi?^ 

M deaOâiscy xac Ttpovide^ay oTcayteç (2)>.Hal où . irpo^iiXeye^ 

» Aiax"^^ xai dte/uLtfpriipoUy ^ûv xaixocpàyd)^* $^ pvâ'. 

» Xoyov. Nuv (xlv ye flwwnixsïv îoîtet.Twv itpaypÉrov 
» â mai Koivov iaro^ ay9p(&7rocç^ orocv tû. 0e(p^ taÛTâc 

c 

» Sm^* Toie d* a^coOcja Tipoeatoyat twv EXXiîvcdv -(3), 
» elra àmarSaoL: rotîtou ^. . ^^^fercjt ;7rpo3e3a»câ/ac icfl&- 
» Tcoç (4). &/ layjEy ahuLVj £1 yàp Touta TrpoecTo axQVtTt 
M irepl Sy oàOcya (5) xcvd^vov ovrivouv.ovx (6) wl/xe(3/o(iv 
»' 01 Trpoyovoc^ ttç où^l xarçTCTueiEy êb ao\)} y•'^^yàp^(^) 
)) rHi TtoXec&ç ye, ymS* I/àov. Tuii. J* oçSoXptoîi^ irpàç 

» Xrvoufxévov^ y et rà fxèv Trpayfxata sîg oTiep vwi Trepié- 
» (JTyj, >îy6jxày Je xai xuptoç lîpeSyj ^Aitcttoç aTiavTcoy 
^) Tov J' iirèp ToO /ixî? yiviaBoLi ToOra aywv«, Irepoi' rt- 



(7) Miî>*p W(iWdr.). 



• t 



1^4 nEPI AHMOZeENOYI. 

h veç{t) X^'^^ 'hi^^v hicfv 7ré7ro(T}|xlyo( ; xal ToOra (jly;- 
JD &ir(&7roTe t^ç ttoXco)^ èv roîi; îtp6<j9e (2) xp^''®*? aapa- 

M )7py)fiéyy2ç. Tfe yàp oàc olîev ÈTl/iutùv, rtç îè j3ap6<3c- 

ji) f(ùVf 8ti xal iropâi ©loSacW xat ?Tc;tpci rây 2ti toutcov 

i> itp^e{M>v k^x^ipâK^r yevo|4vGûiA A ical itapà 

»> Tov (3j Ileporûy ^aat>l^û>ç> (xrrât iro^X^ç x^^"^^^ '^^ 

)) ta éouT?^ ^X^^^^ '^ xeXsui/xcvoyc -iroisû/ ^ ■ xal Ido/ 
h TaOra (4) tttîi tire ASr/va&^'TO^Tpia^ cbSJ' fiQ/exrà; 

» Ix TTOS/tiç TOU xp^ôv «ùcoat xcSlç hj(imKt phf^ yan 

À dcxaca Si rcpdxrwai^f irpwonSejxâ/t^ (&)9Éâa(fa>fi^ dou^ 

» Xeûsu/* cc)^^ âycA/i^jix&n Tcepl irrpei)n&i>y Xal (Ç) Tijujjç 

j(> xal Si^rîç, xo/JuveSouca Twb^a tiv ateva ^^^s<w {7). 

D Kal taOfl* oCtwç: aepà Xal xaici (S), xal Tcpwsifi^ 

i) xovra rmç u/utSTipoiç îï0e<nv ifxeî; îiiroiXa/ixfirfyeTe eS/ai, 



' ^ ' • : ■ • . • <ii n l 's 



(i) TnrJc manque dans Dëmosthène ( Ufid, )< 

(ji)''i/Airfù9ètf(^ibid.). 

(3) ïlaf «c/Toï *roS (i^ûf. ). 

(4) T*»T* , me f o«xt (i&û/. ). 



SUR DÉliOSTHÈKE» 1^5 

» peuples, pour détourner un tel malhenr) surtout^ 
w dans une ville qui, jusqu'à présent, n'a jamais pré* 
x> féré une sécurité honteuse à de glorieux dangers ? 
D Quel peuple de la Grèce, quelle nation barbare 
» ignore que les Tbébaîns et les Lacédémoniens , qui 
» furent puissans long-temps avant eux, et mième le 
)i roi des Perses, auraient penïns volontiers à notre 
yi patrie de garder sous Sa dondination toutes les terres^ 
» qu'elle aurait voulu, et de conserver ses propres po»- 
» sessions, pourvu qu'dle se fut soumise a recevoir la 
» loi et à laisser la suprématie à un autre peuple. 
» Mais les Atliéniens^ à cette époque , trouvaient une 
» telle dépendance indigne de leur paysv elle leur pa^ 
» rut insùpp(»*table et contraire à leurs mœurs. Per- 
» sonne jamais n'a pa déterminer notre république 
» à devenir l'alliée d'un peuple puissant, mais in^ 
)i juste , pour jouir d'un paisible esclavage ; jamais 
» elle n'a cessé de combattre pour la suprématie, et 
» de braver tous les dangers pour rhonneur et pour 
» la gloire. Ces sentimens vous paraissent si noble»^ 
» si élevés , si conformes à votre caractère , que parmi 
» vos ancêtres, vous loues surtout cetix qui ne s'en 



^*" 



(6) Sylburg dit , dans une note , qu'ail ajoute ici ùwif diaprés lé 
teite de Démosthène, et Reiske adopte cette addition. Les meilleures 
éditions ne donnent point cette préposition; elle est d*ailleurs in- 
utile après TTtf). L'ancienne leçon a été conservée par Auger (ubi sup. , 
p. 4^5) et par M. Gail {Marang* de Démoêth, sur la Couronne ^ 
éd. i8i3jip, 79). 

^7) Ài«TtTiXN«i ( ibid, , p. 4^6 )• 

(8) Les mots x«i »a\« manquent (i^i^. ). 



iy6 SUR DÉM0STUËI9E. 

».. écartèrent point dans leur conduite; et. c'est, avec 
» raison. Qiii pourrait, en effet, ne pas admirer la 
» vertu de ces citoyens qui eurent le courage. d'aban- 
» donner. leur patrie et leur territoire, et.de se réfu- 
» gier.sur. des galères, plutôt que de subir les condi^ 
» tions dictées par l'étranger ; qui prirent pour chef 
D .Thémiatocle, principal auteur de cette détermina-^ 
» tion^ ël lapidèrent Cyrsile;qid les.ataift engagés à se 
» soumettre d Leur haine ne tomba pas seulement sur 
». lui .: son épouse même fut ikiaasacrée par les femmes 
i> d'Athènes. Dans ce siècle, les Athéiiiens ne cher- 
» chaient point un orateur où un général, capable de 
» leur assurer un heureux esclavage/, ils n'auraient pas 
» même voulu vivre , s'ils n'avaient "puconsiervër la li- 
» berté avec la vie. Chacun se croyait n«j, non-seule- 
» ment pour son père et pour, sa wàté'ï mais. surtout 
i> pour sa patrie. <^eUe influence; un. tel isentunent 
» peùt-'il avoir sur. la conduite ? Je yais vous l'appren- 
T» dre. L'honmfie qui ne se croit né^que pour, ses pa- 
». réns, attend que. l'ordre des destins. s'asccompUsse et 
» que la mort vienne le frapper; taudis que celui qui 
» . se sent né pour la patrie ,. court volouliejnsAaw. trépas^ 
» pour la sauver de l'esclavage. A ses yeux, la mort 
» est moins terrible que l'ignominie qu'il faut dévorer 
» dans un état enchaîné sous le joug de la servitude . 

; i ^ : : I - • •" • • , ,/-• i 

(i) TorcîflriTclTTO/Aiforc àjro^nvecjuffoy (<6û2.)/ : 

(â) Ton 'AÔïTAiw (ibid, y. 

(J) M. Gail donne la même Leçon ( uhïsup. ,p> 60 ) . Sylburg' fait 
observer que ces mots manquent dans le texte dé Dëmosthène : its 



n£PI AHM02eENOY2. lyy 

» &0Te xai rùv Trpoyovoiy rouç roÛTa itpi^pivTa^ [iclkiaxa 

» iTraiycô/ re. EôtorcDç* T4 y^p ovx ov àydtjocixo rm 

» tâ^djpâv Ixèâ/aiv tS^ etpeT>7ç; o! xal t)}v xc&pay xat t)Jv 

>) iroXcv IxXtTreû/ mlfmvoy, eiç tâ^ rpci^petç èi/Sdvt^f 

» cx^fxSovXeâ^avra @ê/xiotbxXla otpârviyoy.eXojievot^ t))v 

>i d' uiroxouecv cacwfnydiuvov toTç emrarrojxâ/otç (i) 

i> K\)faCkw Tioccaki9éaocintç , ov fxoyov ouriv^ aXXat xal 

I) âl y^^Btéç oU hidrtfca v/iv ywoLaca ouroO. Ou yotp 

i) ê^itroUy oc t6x* AQnyouoi (2) oSts pi^opa oSre orpar- 

» iQ^ov, il* otov dbvXeudouaiy eÙTU^ô^* cSiX' wSi }^ 

» i^^cbuy ec /uu} jxer' IXeuOep^ odroc^ S^fàtai foûro iroeeô/. 

>> HyeÎTO yip cckw iMurfdfç, oôxl ™ irorpi xal tjî fiyjrpl 

» fxovov ytytv9i(sBat f aXkà xai t^ ifaTp/<$(* Atacpépei dl 

>i toy rSç ef/iapfxéyY}ç xal fiy ovrdjxaroy dûb/aroy Trepn 
1^ fiiyei* ^1 Hat x^ "naxflSi, imip toû i^i rocÙTmv htiim 
h ^ouXeuovaoy^ âcTroOyi^oxéiy èff^^^ei^ xal (fo6epQi)Tépaç 
» YèfhatioLi toS S'oyirov (3) tcIç iiSpecç xal ràç dzipLiaç^ 
» aç ly douXeuou<xy) t)S icoXec ^ Ipecy cbfdfKrt* Ec fjièy tocW 



8€ trouvent dans Fédîtion d'Anger ( iftuf . ); mais \ la fin de la phrase ,' 
après ccvct>xii. 

III. 1^ 



178 HEPI AHMO20ENOfZ. 

» Tovt' e7tfcxttpyi<ïflt (1) yOv (2j Xéyeiv cî)(; lyà (3) irpori- 

» yayov û^xô^ â^ia tâv Trpoyovcoy (ppoveu/^ xt!; ow (4) ov 

)} tUoTCùç lireTtjpiyioé fxot; vOv J' eyà fxèv i/ixeripûtç toç 

}} Totauraç Tcpoaipéaet^ oirocpacvci)^ x^i Stuvyjpn on xai; 

» Trpo IfxoO TOUT* ef^e to cypoyyj/xa >5 ttoXiç* t^ {xéy rot 

D ^laxoyuxç tyjç Icp' iyuiaxoi^ xm iceirpayfxâ/cMf^-xai e{xau^ 

)) TÛ fjLereryat (fYjfx/. Ovroç ds (5) T&y Skcav liaznyo^Vf 

D xal xeXeucoy v/iâ^ Ifxol 7rucpd>ç Ix^Qf^ ^ <foSGi>y xal 

)) Trapoy Ttfju?^ èfxè oTcoorep^Saoi ykiytxai^ xcc i* d; 

n âitavxa xov Xoctroy p^poyov èfKJ&iiix (ifxûy A^ifuxat. 

» Eî ycip ô)^ ou T<x ^éXTi(7Ta IjxoS Tt^Xtteuottfteyou tou£ 

j) )caT«<|/riÇi€Îb9e, ScniMtpXYiYiyoL (6) îd$$t6, ou tjî tjïç rj- 

» X^* «yyft>/!xotfOyyî ta ou/!x6ayTa iraSery. AiX' o&t Satiy («j) 

> 
» oTTCi)^ Yiiidpxtxef âvSfiq AOtivam, oc (B) xhv uirèp rq; 

» cci:ocyx(ùv èXeu9epc!p(ç Kdcl acoryipea^ xiydiiyoy àpafitvoc 

)) où px Tov^ éy Mapa&iibvi itpoxiyâyyeuoayra^ xwy Trpo- 

i> yoywy, xal roù^ |y IIXaT^ia^ itapôÇTa^P^fieyouç. Kal 

» toù^ ly lakaïuvi yau/x^x^aayTo^ , xat toi^ Itc' Apre- 

)) fiiaiiù, xal TToXXouç Irépouç toÙç êy toîç (îï3fxo<j«oiç fxyrr 

» fxacJi xeijxéyoui; «yaSoùç oyjpaç' oSç ânoLvxaç, ofioioi^ ri 



^— 



(0 Ea^tAit'V»»? , dan* Démoslhène (/èttf.). 



^^ 



SUR DÉMOSTHÉNE. lyg 

> Si j'osais prétendre ^ue je tous ai inspiré des senti- 

> mens dignes de vos ancêtres , qui de vous n'aurait pas 
) le droit de m'adresser des reproches ? Mais je soutiens 

> que tels ont toujours été vos principes; et qu'avant 
» moi, ils furent l'àme de notre république : seulement, 
» je demande aussi ma part dans les servicesque chacun 
» de nous a rendus à la patrie. Eschine attaque toute 
» ma conduite, il cherche à vous aigrir contre moi, il 
» m'accuse d'être l'auteur de toutes les alarmes et 
» de tous les périls q^i ont assise l'état : en s'eflTor- 
» çant de me ravir la gloire que je viens d'aoquérir, 
)) il vous prive vous-mêmes des louanges de la postée 
» rite. Si vous condamnez Ctésiphon, parce que je 
D n'ai pas bien administré la république^ on pourra 
» dire que vous avez failli y et vos malheurs ne' seront 
» plus imputés à la malignité de U fortune. Mais hon, 
» vous n'avez point faiUi, Ath^ens, en ajSrontant 
» les plus grands dangers pour la liberté et le salut de 
» la Grèce! Non, vous n'avez point failli, j'en at* 
» teste les mânes de nos ancêtres qui périrent à Ma^ 
» rathon, à Platée, à Salamine, à Ârtémise, et tant 
» de braves citoyens qui reposent dans les tombeaux 



(a) Nc^f , omis ( ilid. ). 

(4) OÙK i9*r<v 097IC ( ibiti, ^ p« 4^)* 

(5) 'O manque {ibùL ). 

(6) 'H/JULiirnttrfA» {ibid»), 

(7) *AXX* o^Ki9*riT » 9U» irrtf Çibid*), 

(8) Oî est omis ( ibid,^ . 



\ 



-^. i __u 






****^->-' 



l8o SUR DEMOSTHENE. 

» publics. La patrie, Escbinc, leur a décerné à tous 
» le5 mêmes honneurs ^ oui , à tous , et non pas seule- 
» ment à ceux dont les efforts furent couronnés par la 
» victoire* Elle a pourvu elle-même aux frais de leurs 
» funérailles , et c'est avec justice ; car ils ont tous 
» rempli le devoir de bons citoyens, mais chacun 
m d'eux a subi le sort qui lui était réservé. » 

XXXn. n il'ést personiie ^ sans doute, qui, avec la 
plus l^èt^e ^nnaissance dé Yati oratoire et un esprit 
exempt de jalousie et de préventioh , ne sente que ce 
stylé diff&re du style dé Platon, autant que des arme^ 
destinées au combat difièrent de celles qui sont faites! 
pour une vaine parade; autant que la riêàlité difière 
d'une image trompeuse, et un corps endurci aux ar- 
deurs du soleil et aux fatigues , Àé celui qui es^ accou- 
tumé à une douce fraîcheur ou à la mollesse. La dû>>^ 
tion de Platon, qui ne vise qu'à Tél^ance, est défec- 
tueuse dans les véritables discussions ; celle de Démos-' 
thène, au contraif^, teiid toujours à l'utile et au vrai. 
11 me semble qu'oh pbiufait, avec ifsdez de justesse, 
comparer la première à uhé prairie émaiUée de fleurs 
et toujours brillante d'une parure riche, mais qui né 
dure qu'un jour, et la seconde à un champ couvert de 
moissons alK)ndantes, et dont la fécondité ne laisse à dé- 
sirer aucune production nécessaire à la vie ^ ou propre a 



(i) KATOf OtftfvtTTAc ( ibid, , p. 43o ). 

(a) KfA'MkMtTTceC (i&ûf. ). 

(3) 'ÊWyn^fT » dans DémoAthèney suivant Sjrlburg. Âuger et 
M. Gail Ksent âvéutfjitf. 

Ci) Ilifi xôy^v, dans le manuscrit C. L*ancîenne leçon est préfé- 
rable. 



■-*" ■ ^ .».._.. ^ _ »..~^^ ^M 



nSPI AHMOZeENOYZ. l8l 

» fATjfi Toi^ xpant^ovraç (i) axn&Vp ov^è tovç xatop6û>« 
» aayraç (2) fAovov^* dcxaia)^* h [leu ydf iv àyaOCùv àv" 

)) fixav &c(/xev (3) exacrro^ç^ Tovryi xj^^pyivrai. » 

A6 • OuOeiç èoTcy &( ov;^ ojExoXoyi^cicy^ et fxovov ^x^t 
fxerpéay aiaOïQ^cy irspl Xpyovç (4)» ^eai yahit ^danavaç ^ , 
fxi^e $iatp{q ziç, oStca dcacpipeiy t^v àpxl(t^ TTâcpa* 
leOeuToy Xé^iy tj^^ j^zépaç, oaco StoXXaiTei iroXefAc- 
aTi^pca lih oirXa TrofATreuriQ^&av^ âXi^Oivai ^è S^ziç eidc»»- 

xal paoràv(X^ ^ia)xoyTOi>y. fi[, jaIv y^èp^ ovdisv 2^0) ziii exh 
fxop(pi!x( iTTiriQ&vec^ x^i tcapâi tovt' loriy aûrot^ to xaxôv 
êy akrï9euGiv (5)* >; ^£9 ov^èv Tf ovx eTrl t& ^^piiaifxoy xal 
oXy^Gu/ov ayet. Ka/ {loi Soy^ tU QW ^ c^pepreû^ rnv /Jièv 
nXaTei>yoç Xé^iy dndacii oyOnpâ X^P^ xaTaya>yàç )^}eea^ 
l^ovri xal rip^eiç c^vifAlpouçy ri^ 9è Avi/iAoaGIvov^ 9ia- 
XexTov^ eûxapiro) (6) xal irafjup6pei> 7]^^ xal oSre tâv àyay^ 
xaccoy ec^ ^tby^ o(!Te xm ittpixx&v etç rép^^y cncaytCotSoy}. 



(5) Nul doute que «Midtv^r ne sent une faute , et qu'on ne doîre 
lire avec Sylbnrg «xii8f vni , ou bien «lxii9î#i. 

(6) 'EfKÂfn^ , danf un mannscrR citi§ par SjrUwrg. 



I ^2 nEPI AHMOIBENO YZ , 

^vva/ievo; d' av, ti ^vloifiinv, nal Ta 3catà fxépo^ éxa- 

repa (i) scatopSca/xara l^eraÇety^ >cal Stinvùtiv p<K«) xpecrrody 

aXrjdivov xai Trpoç dyûvaç IrrcnQ^stov* toOto {xh yào, &^ 

^poetdora^ ô/zoïcoç Abcavraç^ oy^è Xoyou Seh o?/xat* o^à 

xai >caTà ro rpoTcocov^ Tcepl & fiioXiata deivoç o IIXaTa>y 

doxeF elvai. Kai TroXXàç e;(a)V (lopopfjiàç Xoycdv^ rayrTiV 

fxev eîç etepov xatpoy ovaëaXXofxae t)7V 3'eoi>pc!xv^ eiTiep 

7rpoà£(îrat fxot xp^^^^' ^^^^^ 7^P ^V^ ôxio^o) Trepl aùn?; « 

E|evÉy)cat irpay/xarecav' vvvl Si, oaa iy râ Tro^pôyri >Sp-^ 

> 

fjiorrev, etp7}TaK. ETreift? de TtapeXGetv >5(uv ow hwf H^o- 

TCdva^ c^ ta 7rpa>Tera Tivèç «Trove/xoudt^ xararpclf/ac de rbv 
Xpovov TTf pt fxiay taytiov ^ftcù^Cav, inàéhaiihfov xrj^ utto- 
Qfoeeoç , hf^ t)9dé fxot 7ceptyçypacp6a>. BoyXofxtf i de &q xa^ 
c\)}loyhaaBai ri eêpyifA&a ê^ ^PX^^^ ^^ deê^t ttovO* 
Saa UTreoxof^viV ^pX^f^^^^ '^^ S'eoap/oç toS Aexrcxou ro-^ 
imo, mmvfïMxot efiavrov. 



Ay . H TTpoâecïK; r^v fxot nai to titdyyèkiix roOro , 
Tjî KpatiiïTyî XçÇet xai Trpoç ânacav «y9pci7rou çutjev >3p/:xo- 
<J/xgyy} , perpiàtara AmiioaBévm ntxpnixhov eTridet^at , xal 



(i) Mieux îftATtfovy saÎTant Sjlburg. Beiske propose •xacnV*;- 



S]UB DEMOSTHÈNE. l83 

la rendre agréable. Je pourrais^ si je le voulais, exa- 
miner en détail toutes les cpialités de ces deux écri- 
yains , et faire voir combien Démosth^ne Temporte sur 
Platon, non-seulement parce que son style est plus na- 
turel et plus convenable à Téloquence du barreau (car 
tout le monde est d^accord sur ce point , et je n^ai pas 
l>esoin d^en donner de nouvelles preuves )^ mais aussi 
par remploi des figures , quoique Platon passe pour 
le meilleur modèle sous ce rapport. Comme j'ai en- 
core plusieurs questions à traiter, je m'occuperai de 
cet examen dans une autre opcasion, si le temps me 
le permet. Je ne craindrai point de consacrer un traité 
particulier à cet objet : ce que je viens de dire suffira 
sans doute pour le moment. Je ne pouvais passer sous 
silence Platon , cet écrivain à qui plusieurs critiques 
décernent la palme; mais, en m'arrétant trop long- 
temps sur un seul oliget, je paraîtrais perdre de vue 
le but principal de cet écrit : je réserverai donc 
pour un nouveau traitiS les observations que j'ai en- 
core à faire sur ce philosopbe. Je vais résumer, en 
peu de mots , celles que j'ai présentées jusqu'Ici , 
afin de montrer que je me suis acquitté de l'engage- 
ment que J'avais omtracté, en mettant la main à ce 
traité sur le style. 

XXXm. Mon but, comme je l'ai d'abord annoncé, 
était de prouver que Démosthène , par un sage tempé- 
rament, a su employer le meilleur style; celui qui 
s'adapte le mieux à la nature de l'homme. J'ai tâché 



|84 SUR DÉMOSTIfÈNE* 

de le démontrer. Je ne me suis point borné à de» 
exemples tirés de ses discours, parce que je suis per- 
suadé que pouf connaître ime chose à fond, il ne suffit 
pas de Texainixicr isolément • Tai comparé au style de 
Dénios(hène celui des philosophe^ et des oratei^v les 
plus estiiqés -, et après un examen in^papti^l » j V^écUré 
à qui je 4<>di^^ \^ premier rfmg. £n ^e s^yre la 
marché tracée par la nature , j*ai parlfS des divers genres 
de style et des écrivains qui se sqnt le pffis distingués 
dans chaque genre. J'ai prouvé ensuite qu^ils étaient 
imparfaits ; et après avoir indiqué, eu pet^ 4e mpts, 
pourquoi ils me paraissaient tous laisser quelque chose 
^ désirer, je suis arrivé à Démosthène. . Tai fait voir 
qui} ne s^attacha exclusivement à aucun genre, ni à 
auctm écrivain ; mais quMl prît partout ce qu'il trou- 
vait de parfais et se fit une diction à la portée de 
^out le monde, riche , élégante, et qui Ta placé au- 
dessus de tous les écrivains : j'ai confirmé toutes mes 
assertions par de3 exemples ^ J'ai étab^ trois genres de 
ijfyle, qui .9on| 1^ plus usités : le simple» le sublime, 
et le moyen. J'ai montré qvifi Démosth^e a réussi 
dans ces trois genres beaucoup mie^x que to^t ^utre : 
j'ai rapporté plusieurs morceaux de ^es disooriprs, et 
je les ai mis en parallèle avec des passages apalogues 

(i) Reiake lit mifo/M? : cette correc^on ne parait pas nëoes- 

, • • • ■ -1 ♦ ^*. ■ ' ■ ' • 

saire. 

(9) Mieux ctA««rrocff , suivant Sylbnrg. Ilei«ke propose «vT«f 
f jtdtrrof : cette correction foarnit un sens très-plausible. 



fjLowjç TJ; Ttcbretç ^i^ou^* ^dèiv y^S'p Sri ov^èv aStapx^ç 
l(mv If' éouToS S'ecdpovfAsyoy o2ov e^ty ocpdnvat xal 3ia-« 
Oapûç* aXX' dvTtirapart9etç our]^ ta; xm éDl(ay pyjttipoi);/ 

TjS $(' eDJJiktùv ^aadv(ù cpavepàv iroiâv T)9V dfuâ/o)' hct 
Tnv (fuacxaQV od^ov 6 Xoyo; px ^êvi^ rov; ^^apoocrSpo^ 
x&v ^coXâcTo^y tovç d^ioXoyoïTirov; xaTyjpcOpjaâépiy^ xai 
Tav( irpc&rovç £ytaç ey axrcoTç &/}pa; eTc^XOoy* Siretta, 

}(âeotoy (a) vire^/xSayoy toO téXouç êxXoyc^âCfjieyo^ diâi 
^çotyJxùVf TfikBov iiA xov Ayj/xoaSéyY]. ToOroy dis iyoç jxiv 
Qv^eyoç âbofyjyafAsyo; o&rs x^poxr^poç oSr' aydjpoç (iqXgiH 
T;Jy (3) y^éoQoLt, è^ Gçndintùif ii rà xpartora cxXe^/u- 
vçyy 3ÇQty79y )(ai cpcXâ&9p£dira)y T)^ epfiyjyecay xateoxeva- 
Hevû^t^ xoTÀ ToStQ fxccXurra ^tof^p^ty t^y ^oay, TcutfiÇ 
ymp ToSdie Trapet^Pf^Ysy* ^leXofxevoç f4v v/iv Xs^iy ei< rpeî^ 
j(oepaxT)îpaç tovç yeytxci>TaTouç ^ Toy te îo^''^^^ ^ '^^^ 
ù^rikbv, xal roy (xero^ii ToOtcdy* oiro^eocyvç $' avroy êy 
Toci; rpial y&^eai x^ropOoCyra r&v âXXcioy fjtaXtota^ Xé^aç 
xwâç ovToS Xafx&éyeoy^ af^ âo/rtTcape^i^iTa^oy Itépaç o/xoet- 



(3) Cette leçon doit être conaervëe : il est inatile de lui siibsti-: 
tuer {[N\«iTot/ » comme le voudrait Sylburg. Reiske rejette cette cpp-: 
lecture. 



l86 nEPI AHMO20ENOY2. 

&r<;, Xoyou (lev a^eaç, où fi9iv àuticà-fiitrovi y s xtkkKf 
w$* jîwirep IxeiVy) Tradaç t«ç apetàç l^oidaç. Kai yàp 
:f! Te ItJoxpaTov; xal IDJrtùvoq xal rwy ^au/xaatwtatwv 
ovJppiv (iVYifjLin îtal ovyxpKJtç, oix ï^w toO eiKotoç ly/- 
yvero fxof cDX Im toO fxloou )tal xparebrou j^apoxrfjpoç 
ovTot Çy)Xû)Tal ytvofxsvot, (itylarn^ Jo^yïç Itu^jov fi/a îet- 
^atfjit xov e? Twv ôSXXwv «fxeeVouç eiVi, ArîfAodOfoet ye 
ovot d^ibuç Svraç afxiXXâaÔat Trepl twv àpum&ùv Skiya, 
Toùtotç Itt TrpoaSetç Ttept tS; Xé^sw;, liri to xataXeiTro- 
jievov T>7Ç 3eû)pi«ç fxépoç |uieTa6)9(TO|xat. 

AJ . TaîiTa J' |(JtIv a toîç rpiot liki^ixaca^ ofio&ùi; 
irapéTretat xai IttI TtovTo; Xoyou Ay)pio<j9evotoO (xyivvfAara 
jjapoocnfipKrrptà )tal «vucpaipeta (i)* u7ro/«;>5o6i 3è Trpwrov 
fxlv a Toî; âXXoiç TrXatffjLado/ ëcpyiv e^^aç dperàc <ruft6e^ 
êyptevat Totç AyjjxoaÔévouç jj AvcJeou* fi/* eôawoTrroç fxa^oy 
yivYiTotl /xot ô Xoyoç. Ao^e? îj^ /lot rwv /xèv ui(nr)X^ xal 
îreptTT>î xal e^yjXXayjxevij Xl^çi xe/pyi/^lycov; xorà ro (2) 



(1) L^ancienne leçon porte : nJttZvtt é* 10^19 ùinroig Tfir» ^\eicfA(fr 
n 911 if Nf i^âit dtf iTdlc 0'&juCf Cmeiyati rorc A»^09^if i«ov, /<ityiif/<«Ta AS'^^'^' 
» xrnftffrutÀ x-cù àiupeti^ttrA. » — « Il faudrait deTioer bien juste, dit 
» Capperonnier, pour rencontrer le sens de ces paroles. Sjlbarg sVst 
» imaginé que tont leur défaut consistait dans une transposition de 
M CCS mots Sf »v îitàLc Àf iTAc cv/utC tCmtif Al , qu^on Ut dans la phrase 
» suivante et qu'on aura déplacés mal k propos. Cette conjecture ne 
» remédie qu'à une partie du mal et ne rend point k la pensée de 
» Denys d'Halicamasse la clarté qu'elle doit avoir et qui se retrouve 



SUR DÉMOSTHÈNE. 187 

de plusieurs écrirains recommandables sans douie, 
mais chez lesqiiels oïi chercherait en vain la perfection 
et cette heureuse alliance de toutes les (qualités qui 
se trouvent dans Démosthène. J'ai cité Isocrate, Pla- 
ton et d^autres auteurs célèbres ; je les ai comparés 
avec Démosthène , et ce n'est pas sans raison. J'ai dît 
qu'ils cultivèrent le genre moyen, qui me parait pré- 
férable à tous les autres ; qu'ils acquirent par là une 
brillante renommée , et que s'ils éclipsèrent 6Bax qui 
les avaient précédés, ils ne sauraient disputer la palme 
à Démosthène. Je vais ajouter quelques nouvelles ob- 
servations sur le style : je passerai ensuite à ce qui 
doit compléter ce traité. 

XXXIV. Tels sont donc les traits caractéristiques 
qui distinguent ordinairement les trois genres d'élocu- 
tion , et qiii se font sentir dan» toutes les harangues de 
Démosthène. Je rappellerai d'abord que les qualités pro- 
pres à ces divers genres se retrouvent dans Démosthène 
et Lysias, afin de répandre plus de clarté sur cet écrit. 
Parmi les orateurs qui ont employé im style sublime, 
élevé, extraordinaire, Démosthène me parait s'être 
attaché mieux que tout autre à une diction- claire et 



» dans le manuscrit da Roi , où on lit : rAura. ^ 10^)9 S. roic Tfio-i 

» fjmiufAAtùL ;tA^A»Tiifi0^i«« ««2 Àfvpaiftr^f c'est-à-dire, tels sont 
» les signes caractéristiques et pefmanens qui accompagnent ordi» 
> mûrement les trois genres d'élocuiion et qui se font également 
D sentir dans toutes les harangues de Démosthène, ». Le .manus- 
crit C donne la même variante. 

(3) Pour l'intelligence de ce passage, il ne faut point perdre de vue 
le conseil de Reiske : « Cai^ , «ro cum proximo ntptTnft^ copules : 



l88 SUR DÉMOSTHÈHE. 

approuvée par Tusage ^ il ne s'en écarte jamais dans 
les compositions les plus graves : elle forme le trait 
le plus saillant de son caractère , lors même qu'il vise 
aia grand et au sublime. Quant aux écrivains qui se 
$op{ p^ercés dans le style simple et dépouillé d'or- 
nen^ei^s, il leur est supérieur par la force, la gra- 
vité, la yiguje^r et une sorte d'apreté. Ces qualités et 
celles qui s'en rapprochent le plus, caractérisent sa 
fnanière dans ce genre. Enfin, il l'emporte sur tous 
çcj^x q|û ont cultivé le style moyen que je mets au- 
dessus deys deu^ autres, par la variété, la juste me- 
sure, l'àrpropos, le p^th^tique, l'énergie, le mouve- 
ment et la convenance : elle (est portée chez lui au 
dernier degré de perfection. J'ai déjà dit que ces 
q^aj[iY;|és peuvent sép^çient être employées dans les 
trois genres d'élocution^ et c'est d'après leur heu- 
ireuse alliance qu'il £aut jyger Démosthène. Mais si 
l'on peut toujours s'.en servir avec avantage , elles 
soal surtout utile^s, quand elles occupent la place 
que jie leur ai assignée. Si la division, d'après laquelle 
j'ai partagé en trois classes les divers genres de l'élo- 
cution , parait vicieuse ^ si l'on veut déterminer les 



M coJuerei *tl cum remotiori K^Xf^^t^*» ^t c-ctpiffttfoi atque »o»fÔTff»v 
» fi. L non sunt adjectwa , sed ad^^rbialia. 9. 

(i) .C'est-à-dire: <ro wu^tavtpnf auti *ti «9(vé<rifov <rf IffjiBftttt xf- 
AcfN«^Air (Stlbvbg.) 

(a) Sylbnrg propole tuitvJivAvra., qui est préférable. Reîske adopte 
cette correction. Je Tai suivie dans le français. 

(3) Pour compléter le sens , il faut sous-entcndre l^tiÂTtit avec 
Sylburg , ou bien hxty.d^^n^ avec Rciskc^ 



nEPI AHM026EN0YZ. 189 

Xecv 6 AiQfxooSâ/yic* Touroiy (i) yàp h nAtsti xarooxeu^ 

xTy}ptati3ca)raTai; aperaîi; être xfq v^^rikfi^ xal (evoirpeiroSc 
àyo/xaai9e(^ 64 ye fJLoXi^a* tôv jè vnv hr^v xal îo^^injv 
xal oirlpiTTov iitivnieoôvxtàv ^fd/sty, tû Toy(p xrii Xi^i 
ÊdoKet jtAoi dcoX^irtecv, xal t^ ^pei^ xftl t^ orpufyinitt 
xal rû Tcacpoâ/ecy cd< lid xb ttoXv* roûra yap lortv ixen 
vou ;(apaxTY]p(Xfli Tov irXadfiiato^ irap' ourû^ xal t^ icapa- 
tM^m TovTotç. Tfiy de vliv ftianv iicOjsx,rov rmmlntaiff 
hf d)} xpoTcbtiQv fibrocpaâ/o/iai, xarà tauriQy (a) diacfépeu/ 
avroy UTreXûf/xSoyoy^ xa^i xipf TCoofùJoif, xorà T)9y ov|x- 
inxflccu, yard tliv evxaip&y* En Tcpiç rouroiç xatâi tô 
naGYTTcxoy re xôi iyayc&yioy xal dpoot^pioyi xol reXeutatov 
To Ttpimv, h tSny Saxftùv ^aùu Trapd AiQ/ibaOâ/èi. TaOta 
(xèy ovv x^P^ Ixaotai rfiy rpiây icXaafx^eAy Trapoxo- 
^ouOeu; Ecfny^ xal ix touicoy ig^tbuy riv AiQfxooSéyouç (3) 
d^ya/xiy* ire^uxota pièv xal loîç âXXoiç irapoxoXouOeiy lùd* 
cfiaai, xpatcomy d)è Sipty E^ovra xal exirpeirecrritiQV êv 
TovToi^ toi; x^pioi;. El d^ Ti^ o^tc&aet ouxocpayrety T)Jy 
diacpeaiyi iTreid)} xotç xoty>7 irapaxoXovOotiaaç icâat toTç 
T{kda(ioLavif «petàç "^pOc^ îiayse/xaaa , to eîwv Ixacrraiç 



IQO nEPI AHMOI0ENOY2. 

dmSlStùaiv, Ixeîva otv etTrotfxt Tcpoç aOrov, ott xa9' o 
IKxkiara x^ù^lov hmam twv «petôiv ôvj^tv îîîfoTwv l^" W 
Xpiîatv àepeXipùTaTTiV, xatà toOto Torreu; aut)7V â$iô' 
lîcel >cal Ti3ç aacpyîvsfoç xal -rtç ouî/TOfXMCç tax toO 7w6«yoû 
jtwptov «TTocjatvoudtv oc TexvQ7p«cpot T)îv înîyïjcJiy àç ovx 
ûSObejfoO ovîapO îéov l^eTaÇeaSat tàç «petàç xatÎTaç- iratyu 
yàp Stotcov àXXcoi;' Iv t>î diyjyi^dei de fxoXt^a (i). 

Al. Oépe 5s TouTWv eîpyifxévwv )5fJiw, Xlywpv >îJirï xai 

«f 
TÛv ovofJwcTcov ^ (2) xé;(pyîTat ovi^p. Ori \ihf ovv TteptmQ 

fxaKpw 3tî Ttvt îiaXXaTTovaa ràç tôv o^wv pyiTopcùv, oix 
lixoç a09oç. ATravreç yàp eu ofJ' ort TocuTTiV avrw dîv 
apeT)Jv iixpTopriatuxv, oaot fj»} TravraTradt iroXtTcxcov etatv 
àiretpot Xoycov ottou ye nal oi Kard titv ovnov TQ^ixtav 
âbc/xaaayTe(; Ixecvcp^ S^auf/a^ovret; d^è, dî^Xot etalv aOrov 
xaXoûvtei; tauTyjv /xaJ.tdta rn^ evre^viaç (3)* xat' rot Tivtc, 
oiy oîxeccoç diaxeejxevot Trpoç axnov, ôbare xoXaxeiaG e^e- 



(i) Le traducteur latin rend ainsi ce passage : « guia non alibi 
» has virtutes , licet investigare ; sed alibi eas ponere abswdum : 
» in narrationc verà potisùmum adhibentur, » (Test prêter à De- 
nys une opinion contraire aux plus simples notions de Part ora- 
toire. Reiske donne un sens plus raisonnable ; mais pour y par; 
Tenir, il bouleverse le texte, et lit : « o«/;t «^ qùk àxxaX^^ oi/Jct/^oc/ 



f 



SUR DEMOSTHENE. IQI 

q[ualités qui sont particulières à chacun , je répondrai 
que j^ai indiqué la place où elles peuvent avoir le plus 
d^utilité et d'agrément. C'est ainsi que, suivant les 
rhéteurs, la clarté, la présicion et le naturel doivent 
se trouver dans la narration^ mais seraitrce une rai-* 
son pour ne ppint Içs rechercher dans les autres par* 
ties du discours ? Une telle hypothèse paraîtrait le 
comble de l'absurdité : seulement , ils veulent faire 
entendre que Içur véritable place est dans la narra- 
lion. 

XXXV, Après ces réflexions , je vais faire connaître 
l'arrangement de mots dont Démosthène a fait usage. 
Dire que, sous CÇ' rapport, il .est parfait et bien au- 
dessus de tous les orateurs, ce n'est pas exprimer une 
opinion personnelle : tous ceux qui ont quelque tein- 
ture de l'éloquence lui . accordent cette supériorité. 
Ses contemporains mêmes' regardèrent cet arrange- 
ment comme ce qui mérite le plus d'être imité dan» 
ses compositions. Et qu'on ne dise pas qu'ils furent 



» TN ^'N^nVii /lof /bedtxi9<r«i. >» On peut arriver au même sens en con- 
servant l'ancienne leçon : il suffit , ce me semble , de placer oi?» ayant 
Mc, ou même d'adopter, cet ordre en faisant la construction, sans 
rien changer au texte. Littéralement : c non , quia nusquhm alihi 
» has virtutes licet perquirere {illud enim prœceptum foret absur- 
» dum ) ; in narratione verb potissimum esse adhibendas. » 

(2) Je sous-eutends a-uiBiott , qui est indispensable pour l'intelli- 
geuce de la pensée. 

(3) Cette leçon est évidemment altérée et ne laisse aucun moyen 
d^entendre la pensée de Denjs. Reiske propose : a ^AvfA,A^ùfTis tt 

Sa correction^ est assez plausible ; mais ék s^éloigne beaucoup plus 



IÛ2 SUR DÉMOSTHÈKE. 

zélés pour sa gloire , au point d'être suspects de flatte- 
rie. Bien loin de là \ plusieurs, au contraire, étaient 
jaloux de sa célébrité et lui suscitèrent des luttes pé-' 
rilleuses. Dans ce nombre, il fSsiut placer Eschine, qui, 
doué des plus heureuses dispositions pour Télofuence, 
ne le céàslt à aucun orateur et mérita le premier rang 
après Démosthène. Il attaqdait avec un acharnement 
voisin de la haine, cette véhémemce qui domine dsiii 
Démosthène^ il reprdchait à sjI diction de la non-* 
veauté, de Fenflure, de la Recherche ^ de Fobscurité^ 
de la dureté, et d'autres défauts âeûibUbles. Mais, 
je le répète, si sa critique est souvent dictée par 
Tenvie^ elle ùe nianctùé paà toujours de fondement. 
Il ne lui adresse pas le Itioindre reproché sur Taj^ran- 
gement des mots^ et ce ii'est pas étonnant : Ce qui doit 
surprendre , c'est qu'en plusieurs endroStô il te loue 
même souS ce rapport, et s'efforce de l'imiter. Où peut 
s'en convaincre pai^ sed propres paroles i k Lorsque 
» Démosthène, dit-il, emploie une diction austère et 

-^. 

de rancienne leçon que celle de Sylburg , que j'ai suivie dans la tra- 
duction : êiùtlf {fuxovmc T«y<rii(/utXi0«r« tnç ivTip^f/<tf, Je l'ai adoptée 
aiec ^'autant plus de confiance qu^elle est en partie confinnëe par 
une no|e marginale du manuscrit de Hudson (Cod.BodL)i ^i p>6rte i 
lâ^, iVaivo vîTic t*u*rnç , k, t. x. Elle aboutit d^aiOeors au même sens 
que cçlle^deReUke. 
(i) Mieux oStoc ifi viçfAÎf «Uxiic/ «. «r. x.(Rêi8KÈ.) 
(a) Reiske propose ici deux variantes : i» « ic«t« t) xt»T<xiv iW/v 
» 4 (f^AJCf /{fil j » a<» « iMti <r^ XiitTiftJf iffrh i J^tucuÇtt. » 

(3) Le passage ciAf oiIti fti«{fof — tS? ^«v^«^iif » n'est point cor- 
rect. Les manuscrits C et Z> fournissent deux variantes , savoir, 
i<». N it«<r«>tx«<r«t y au lieu de KtLy()<mr*, et cette variante parait 
indubitable; a». pifQf. Mais elles ne suffisent point pour remédier à 
toutes les altérations. Sylburg propose de substituer o^ti /xicrTer & 



HEPI AfiM02e£]yOr2. xg3 

(x$ia^a}CT0U(; sTravYipYjfAévoi TToXéfAOUi;* &v w Aiay^ivn^ é 
fif^xcùp, oorhp itfCfXTrpotanî çvaet trepl Wyou; yfinadyizvtiç,' 
%^ ov TToXù av miyiziv io%û rôi)y àXXcoy pyjtop&dv^ xat /ijterà 
AyjfjLoadéynv fAYidevoç deutepo^ apiSfieTcrOac. Outoç /xèy d)i 
<r5ç o^yîç (i) îewotyîToç, ^ Tuept toy &/dpa toOtov ly£- 
yeto^ xarà to XexTocov In diOKVt^i (2) xal ouKocpavrer^ 
îTpâyfxa Ix^po^ «oiôv. Kat yctp xaivoTyjTa ovo/utorcov, xal 
œnSi<xu Kal Trspiepyiav^ xal to oxoreivov ^77 toûto xal 
m>cpQy^ xal loXXa 7roîQ.à roiaOra irpo^rpcSetoi aur^, ^- 
cncaiyGdv fxly^ SoTTEp ScpYTV^ xoi raûta* o/licùç d' oi)v cêcpopfAdEç 
yl Tiyaç toO (juxocpayrety evXoyou^ lafiêciutùv ittpi $s Tgç 
cuvOeaeodç rây 6yo/:AâcrGi>y oiih oure fxet^ov ^xa yikcùroL 
^e^cdy. H ov;(l toOto «« ^oUfJwfÇsty (3), «XX' on xal 
jxapTUpwv 7roXXa;(]p tïtv apeDÎv tô pjîropt xataâVjXo^ lan 
xal ^yjXûy. ^ocvepov $è toOto yevotr' oy ê^ âv aùroi; et-* 
pyjxey^ tore (xsv o5tûi> ttwç ypacycoy « Oray îè «yQpwTroç 
» 1^ oyofxatcdy Gvyxeejfxeyoç ^ xal TouT(k>y Trtxpûy xal Trspi- 



t^vAyixmTct et tù Xf^ k ùi^'* Cette correction ne rétablit point le 
^xte; mais du moins elle présente un sens plausible. Reiske, tou- 
jours plus hardi, refait le passage de cette manière : ovti f(f?^oy, 
ocr*r tAccTTOv fie x-etrAythurci fifor ^aivitai Trp^tûyKttc K«< ovx* 

III. x3 



ig4 nEPI AHM02eENOY2. 

» ép)«*v. » Ev yàp 5)5 toutoiç ou tî5v (i) exXoyiîv èiracveF 
Tâv ovopiTCdv avrov, vri Aia. Tei; yàp âv ylvoero Ticxpoç 
xot Tceptipyou Ç:8Xoc ôvo/x«<jfoç c» oijaia ; Ezêp(û (2) ai 

c 

» crj^ovraç, vnv ouvSetJiv twv ArjpaÔevouç ôvo/xara>y dyaf 
n itffiavrocç,. n Kal yàp èvravQoL i:clkiv oi Séiotxz p? 
tJ xûfiXoç xal Tî^y fJteyaXoTrplîretav avroO rôy ôyo/xarwy 
flSyaTnSaaxTiy Adyiyatoi^ oXXà fx)7 Xa9a»0ty imo rnç <7uy- 
Gfoecdç yoY]Teu8éyTeç' ^ore xai rûy cpayep&y ovroy àSvKTh 
{AûEtcdy^ocferyai dià ràç aeip^yaç rài; Im t^ç ^jxoycaç. Ex 
di T0UTa)y ov j^aXeiroy ii^erv on ^eiyoïTira (xèy oûrâ o(7y]V 
ou;( it/pA) fxdcprupSy^ Kal ra!^ aeipi^aiy oTreoca^cùv ovrov 
vnv fjiou(Jt)«7y> dydiieuoç, $s où r^ç fecXoy:3ç tôy ovojiJwcTa)^ 
oeôroy; SIA t)}; (ïuy9gaea>ç, ai/a|xcpiX6ya>^ avrâ xoLim^ 
vafocueyépiniiB n^y dper^y, 

Aç*. TouTt /xèy o3y to fxlpoç, <iç ou îtoXXoO W70' 
déôjieyoy; Xéyo) Sri to TreptTTov sfvai ouyOlinv ôvofiiarod 
toy àniioaBévnv, paprupioctç re flcÇtoxpfotç xai tw p 
îgya rdvcLvrtoe, g/etv eticeu/ Pe6atoufteyoy, la<y&). Tk 




(i) L'aucienne leçon «cîtîi» est en opposition avec Penchaln 
des idées. Sjrlburg , qui l'avait bien senti , propose o« TiTr 



SUR DÉMOSTHÈNE. ig5 

» recherchiée. » Certes ^ il n'a pas eu en vue de louer 
le choix des mots. Quel mérite aurait-il pu trouver 
dans des expressions austères et recherchées ? Dans 
un autre discours , il dit : a Je crains cpie vous ne renr 
» diez une décision peu écpiitahle, si vous vous lais» 
» sez séduire par l'arrangement que Démosthène sait 
)> donner à ses paroles.» Ici, Eschine n'appréhende 
pas que les Athéniens n'aiment trop la pompe et la 
grandeur du style de son rival ^ mais plutôt que l'ar- 
tifice de sa composition ne leur fasse illusion, à leur 
insçu; et qu'entraînés par l'harmcmie enchanteresse 
de son éloquence y ils n'aillent jusqu'à l'absoudre des 
fautes les plus manifestes. Ainsi, Eschine reconnaît 
dans Démosthène une énergie, qui ne se trouve au 
même degré dans aucun orateur ^ et il n'hésite pas à 
comparer sou style à la vrâx des sirènes. Cette admi^- 
ration lui était inspirée moins par le choix que par 
[^arrangement des mots, dont il le regardait comme le 
Meilleur modèle. 

SLXXYI. Je ne crois pas nécessaire de recourir 
• de plus longues observations. Ces preuves suffisent 
oixr démontrer que Démosthène excelle dans l'arran- 
^toient des mots, et personne n'oserait le contester. 
^ laisserai doAC cet objet de côté. Je vais essayer de 
^X'e connaître le 4^ractère de l'harmonie qui domine 



'^^^us sit , dit-il , laudari eo in loco non electionem , sed coUoca- 
^■^^^éem verborum Dentosthenicantm J^adopte cette leçon, parce qu'elle 
•^ confirmée par les manuscrits Cet Z>, et par Denjs lui-même. 
^ dit un peu plus bas : « Â>«/xfvoc iTt ou tnç fxxo^îi; tmi ôiouÂtmi, 
* -«c, T. \. » 

(tt) Mieux If iTifttCSTLBraG) 



ig6 SUR DÉMOSTHENE. 

dans ses discours , les exercices par lesquels il y est 
parvenu , et les signes auxqiiels on peut la distinguer de 
celle qu'on trouTC dans les autres écrivains. Avant 
d'entamer cette question, je dirai que les anciens atta- 
chaient le plus haut prix à Tharmonie et qu'ils met- 
taient leurs soins à en orner leurs compositions , soit 
en vers, soit en prose. Tous' ceux qui ont écrit se 
montrèrent jaloux, non-seulement de revêtir leurs 
pensées de belles expressions, mais encore de les 
renfermer dans des tours mélodieux. Cependant , ils 
n'employèrent pas la même harmonie et ne suivirent 
pas tous la même route ^ et cela pour plusieurs rai^ 
sons. D'abord, à cause des dispositions naturelles €pû 
nous rendent propres à un genre particulier de tra^ 
vail; en second lieu, à cause de nos penchants, qui 
nous portent à aimer ou à haïr certaines choses ^ troi- 
sièmement, à cause de l'habitude qui nous faitregco^der 
comme parfaits les discours que nous sommes accou-» 
tumés à admirer depuis long-temps; enfki, à cause 
de cet entraînement involontaire et de celte imitation , 
qui nous font estimer les choses qu'estiment ceux que 
nous voulons égaler. 11 est plusieurs autres raisons 
que je pourrais indiquer encore; mais je m'attache 
aux plus importantes , et je ne rappellerai pas toutes 
celles qui ont déterminé divers écrivains à rechercher. 



(i) *I<r. tixoer/*/», en marge du mauascrit de Rudson (Cod. Bodl.); 
corrâction tout-li-fait mutile. 

(a) Cette leçon ne présente aucun sens : j'ai suivi la note marginale 
du manuscrit de Hudson (Cod, Bodl.) , qui jette un grand jour sur ce 
passage : TiTa/jT»» it» T«y tf^Iç ùuç h ^ixotijuoi/juiioi , ». «r. \. Elle dis- 
pense de recourir aux conjectures, plus ou moins plausibles , de Syl- 



HEFI AHMOSeENOYS. igy 

« 

xai Trpovota toO xaXô5^ ap/xoTteiv ri ovo/ixaTa, 2v re fxi- 

>.T^9ri(Jav è^eveyKen/ ypacfàç, ou fxovov lÇyiT>3tjav Qyojxao[at 
zà voriiMcra xaXûç, âcXXà xai aurai eûxoa|uuk> (i) ouvOicrec. 
TrepiXaêêrv, ttWî/ où vnv au'rfv ye iravreç eTrenQJeuoav ap-r 
/ju>ycav* &(XTe oû^e Katà Tà(; aùrà^ ^X9ov (ÎTravteç odouç. 
Toutou d' airtaç oïojixac yzvéaQoLi TroXXaç. Ilpôotoy pièy^ 
'DTV.éxaarou cpuaiv^ ^ oQiXoi i^poç âXXa Trecpuxa/Jiey eu. 
Ae^T£pay de^ T)7V I)c Xoyou xac 7rpoatpe(7ea>ç l/xcpuo/x^y 
56^flty, ît' :8y t« fxèy a<J7raÇ6^e9a , 10?^ J' a7re;^96jxe9a. 
TpcTr^y $è, rfiv ex (7uyy)9e(aç ^poviou xaraaxeuaÇofxsyYiy 
x»7roXy]\piyy obç cïTroudioç â^iéoy^ a)y ay. toÙ<; e9((7|:xoùç XaSûi)|!jtey« 
Tetapryjy Itti T>5y TrpQaoûaoy cytXortfxoufxeyot (2) Tuyj^avo:* 
jxey oTToi' aura &v éxelyoi ÇyiXûaiy, oyacfopay ts xai /i(- 
finaiv. E;^ot J ay tiç xçcl oXXa Xsyety aXXà lyco t« 
•<fayepwtaTa eiTTÙy^ l« tcJ Xoiirà^ o9ey oî fxèy^ t>5v eû- 
<îTa9:5 xai p.apeîay k«i avoryipày xal cpiXap^atoy xal ag- 



jburi; et de Reiske » qui s^écartent beaucoup de. la. leçon primitlTa, 

^9fis donner un lensplus satisfîaisaiit j Iç premiei^lH l * f?"* T«f «'^oe?<l~ 

■■ - . ■ ^ ■ ■■^'^ ■ • • •• ■ 



ig8 ÎIEPI AHMOieSNOYS. 

(urnv 7m feuyoutray Stitav ro xo/:xi{/ov^ iitvtmieùoxxiiv op- 
fxov&v* oî Se, Tnv yXocpvpav Kal Xiyupfltv Kal S^arpixs^v^ 

yvpetç Te xyjXoOvtat, xal 6 au/Kfopyrroç S^^^^* ®^ ^^^ ^^ 
Sô/reç «9* éxarepaç xpToaifjtWTocTriV, fjLVuvfnf tmù iiiaw èJ^/ir 
ïxùaav àytùfhf 

AÇ . Tpe?(; yàp 9^ cxJvQéaztùc, cmvSalxç ^apootrUpsc, 
ovrot oi yeynec&farot* oc de âXXot^ irapci tovtouç te xai 
cnri TovTcoy eiai xareoxeuaa/iéyoi ^ TCoXXot ac^dpa Svtsç^ 
ImTacxec re xal dvfaei deacfépovreç fléXXi^Xeov. EtXcxpu/iJç 
fjiv ow dpiJLOvioLf xai oxpaicpin^ç j^apOKTi^p xorà i:âv, 
ow «y eupeGeftî 7r«p* ouîevi^ oSre iynuhçtau offre TreÇwv 
TTowîTp Xoywv, ou Je jjp)? /ixaprupia Toeavrac irap' oûîsvôç 
oTTaiTerv. Ôttov yàp ovJè tôv cTToi^fee'àw tow irptiTWv^ 1$ 
Sv )5 To5 TTOvro; (juvlcrn] çtîatç, yft te xat CJaroç^ 
Yjoà flêlpoç xai ?ruooç^ ovJèv elXotptvé^ larcv^ oXXâi Troyra 
//erlxE' ^avTWv, &vofxa(7Ta( J' exacrrov ovrôv yuxxà ri 
fcXeovfl^Çov. Te' S'au/utaoTov eî ai t>7ç XlÇewç apiioviai, TpeTç 
o5(j«t Tov aptôfxov, oûx Ê;^ou<Jtv etXtxpiv:? t)9V <pt5crcv oûJ* 
ÀeTTifxixTov^ d)X Ix Twv cJ); IttI rè ttoXu oujutêeSyîxoTcoy 
«itaîç ovojuiaToi; re rilicùvrai xal ;{apaxT:5poç îîtouj &a9'. 



» ^? «ix»|r(/<f«f,$ y^OTi/uot/zutio» «r«>v;t«M'V«» i ««ror «tt« «f IwrfW 



SUR DÉMOSTHÈNE. IQQ 

les xmSf un arrangement de mots ferme, grave, aus- 
tère, antique, sévère, ennemi de tout ornement^ les 
autres, un arrangement gracieux, doux, convenable 
à la scène, embelli de toutes les richesses de Tart, 
propre eniSn à séduire la multitude dans les réunions 
solennelles y ou au milieu des assemblées politiques \ 
^t quelques-uns, à prendre de côté et d'autre ce qu'il 
y a de parfait, pour en former un arrangement, qui 
tient, entre les deux autres, un juste milieu. 

XXXVn. Telles sont les trois principales espèces 
de Tarrangementdes mots» Celles qui en dérivent sont 
en très-grand nombre : elles difièrent en ce qu'elles 
donnent aux mots, les unes une construction lâche ^ 
et les autres une construction où tout se presse. Un 
arrangement de mots pur et sans mélange ne se trouve 
ni chez aucun poëte, ni chez aucun orateur : on en 
chercherait en vain des exemples. Dans la nature 
même , il n'est pas d'élément véritablement simple : 
la terre , l'eau , l'air , le feu se prêtent mutuellement 
quelque chose) mais on les désigne par le nom de 
la substance qui domine dans leur formation. Faut- 
il s'étonner après cela que l'harmonie du style, qui 
se divise en trois branches , ne soit jamais pure et sans 
mélange, et qu'elles reçoivent chacime leur nom et 
leur caractère des élémens mêmes qui y sont domi- 



1) ^»\»rt , <roi«i(/T«i JMi AÙTit Âf A^fpfff «rt «ai /ui/uti^A** » Le second ; 
9 t<ri vh TTflç ùvç h ft\ùrifji9v/x%i9i , ». t. x. » Les maDiiscrits du Roi 
Dc fournissent ancnne yariante. 

(i) Ou bien /aa^am^i , smyant Sylborg i mais Reiske donne «v^t^ 
xof. L^ancjqmeteçoii peut être conAeryée.. . 



:200 SUA DÉMOSTHÈNE. 

nans. Ainsi, lorsque je cite des exemples à Tappaî 
de mes observations^ lorsque je compare les poètes et 
les prosateurs qui ont adopté telle ou telle espèce 
d^arrangement , on ne doit pas attaquer les traits de 
ressemblance qu'ils présentent, ni les qualités parti- 
culières qui les distinguent : il faut les juger d'après 
le ton général de leurs ouvrages et ne point perdre 
de vue que si tel est, presque toujours, le caractère 
de l'arrangement qu'ils ont suivi, cependant il ne se 
retrouve point partout. 

XXXym» Voici quel est le caractère de cette har* 
monie austère , antique , et qui chercbe moins les or- 
nemens que la gravité. Elle aime les mots larges et 
composés de syllabes longues, de manière qu'ik aient 
ixae désinence ferme et qu'ils soient séparés par des 
intervalles sensibles. Elle est produite par le concoure 
des voyelles , lorsqu'un mot finit par une voyeUe qui 
se trouve au commencement du mot suivant : alors, 
il y a nécessairement un intervalle entre les deux 
mots. Et qu'on ne dise pas , à quoi bon cette remar- 
que, et comment un intervalle entre les mots peut-il 



(i) Ou bien jr«if«ix«i/AC«ife^ttf»i (Stlbvrg). 

(3) La Tariante <r«i7c i^aic — fitCnttviAtç du maDoscrit D est faatiye. 
Au lieu de iixùufîmc, Sylborg Toudrait vxêivimt. Reiske propose une 
conjecture fort ingénieuse : « tTi «ii iç <r»y irhAtçimi vdfv , ». r. x. » 
« Sedes vel fundamenta eorum esse , ut sunt quadratorum , ad~ 
» modiimfirma et stabilia, » 

(3) 'AfAyKtûùf yÀf Vf Ai, danâte manuscrit D.'S^nrg^ qui cite 
cette variante , préfère ayec raison IWdenne leçon. 

(4) Ce passage n'est pas correct i ^i^ra? «1 parait inutile. Si Ton 
▼eut le conserver^ il faut supprimer /jh^taB^ et lire, comme Reiske : 
;i^of§c ^fif*tfoç êf ^«T« Ait ÀKKMKotf ^'irréofut. Le traducteur donne 



nSPI AHM02eENOY2. 20I 

X0ei rdç yoxoc jixopia TroioTiQTaç avrûv* oXXà xarà ro 
TrXeovaÇoy SKacTTOv tûv TrapaXafjiëavovTCûv (i) (ncoTrerTCO^ 
rexfxaipo/xevoç et TioXXa^^ toioutov lort to ^eixvu/uievoy^ 

Ai5. Tfç iJLsif o5v ovaTYîpâç xat (ftXapj^acou xal fjL>} ro 
xoju^ov^ aHi ro ae/xvov iTrinQ^euoueryiç ap|xov6c(;^ roiôcit 
o ;j«pa)tT)5p* ovojuiaai ;^p^(j9ai cftXer fxeyoXotç xal fjiaxpo- 
<n;XXa6oiç, xal rie, edpaç auTÛv efvai TrXouaioûç ttovu 
^£6y]xucaç (2); ^p6vck)v $h aliiok6y(ùv èimtpîki^^ei SiopO^e^ 
cBou 3'«T€pa OTTO Twv érépcûv. Tovro ro cyijniucfi, T)î$ ap/uio- 
vta^ TTocouaiy a< tô5v cp(k)vy}syTCi)v ypa/x/jiaTGûv TuapaSIaeiç^ 
orav 8 te TrpoyjyoufxlviQ Xé^iç etç ev TotÎTWv Wyrj, xat 
7i cvvditroDaa raury} ttJv apX'îî' «iro toutwv ttvoç Xa/ui- 
êoinri. AvoLfMuov yotp latt (3) XP^^^^ '^^^^ //faov «jutcpoo/ 
a^toXoyov arroXajixêaveaSai. Kai fjiiQ^eU e&ryj* ti' îè toûto 
foriv, ^ 7rô<; 5v Ttç yévotTo XP^^^^^^ S? fxetaS^ ovofzara 
âhr aXX)^Xoi)y iiearccvoLt (4) xarà ràç tûv (foavnévroiv 



un sens qui ne peat être tiré du texte : <t si transponuntur verba 
» et a se inyicem dUjunguntWf ne vocaliittn eoneursu etidantur.9 



202 nSPI ÂHM02eENOY2. 

ou/A^oXaç; SeUvMroti yip utto te fAouaixûy xal /xerpixûy 

yfaLniich(ùv riiJLK^ytùv dvanXyipoûaOai ^ajxeyoç. Tovro 
S' oûx db/ lycyvero |ui)7 aicoTD?^ Ttvoç a^ioXoyou dteipyoucTyjç 
ri f^yfi&na ott' «XXtîXcov. Hpoûtoy /xèv èft toOto t>Î4 

cf 

ap/jLoviixG xocùvnç êoTiy t&Gt>(xa^ (ôç Itci to iroXv. Erepoy 
$è^ to£oStov* ovoxoTràç xal avtiaryiptyfioùç X^jxScà/etv 

ical Tpa;(un}Taç (i) Iv rat!; (TUfjiTiiXoxa^ ràv oyopxrcov^ 

> 

TTocXiv )5 Tôw àcpc&voûv TE xal i^fXK^vûdv ypoLiifuixtau îv- 
y«|uu4 atrea^ iTTotov rà 'khyovza tôv iyoy)fUv(ùv (xopccdv 
i|i ypdmiaxa xdiç îîyou/xivoiç (3), WG pnaJèv twv foricpepo- 
|xâ/a>v filtre cnJvaXeufsadai jxi^e ouy^eiadai cpuatv l^?. 
IIoXii yàp 3)7 TO «VTiTVTrov Iv xcu^ TovTWv (juptêoXatç yt— 
vetai^ &a7rép ye )cat Iv aÙToii; ovoixâccTty, orov è% tcov 
Tpa;juv6vTCûv vnv cpwv^v ypaiiiioixtAv ai xakoviJLSifOii cruX- 
7^6ai (ïuvTedâau noXX:^; 31 ttvoç Ivtouda det ti^<; xe— 

Tivà oj(linaiv Iveyxa^vac ta^ «bcoaiG Xa9oi>au; ai touxO- 
Tai (ïuÇuyfat, 0^' IttûCvSiÎ tiç avratç ^voSç ^p;(at07rtv)7ç 



(t) Je lis, d'après Rciske, rfttXotMrAty qui se trouye en marge 
du manuscrit de Hodson (Cad. BodL). 



SUR DÉMOSTHÈNE. m3 

exister, quand des Toyelles se rencontreiit ? Uart du 
musicien et du poëte prouve que Tespace entre deux 
voyelles peut être rempli par des semi-voyeUes ; ce qui 
n^arriverait pas, si les voyelles n'étaient point s^a- 
rées par im intervalle' sensible. Telle est la premiire 
qualité de cette espèce d'harmonie. Une autre pro- 
priété qui la caractérise , c'est qu'elle aime k supprimer 
certaines lettres , ou à les placer de manière c[u'elk« 
s'appuient les unes sur les autres ^ enfin, k donner à 
la liaison des mots une sorte d'àpreté qui heurte lé- 
gèrement l'oreille : c'est celle qui résulte de l'emploi 
des muettes et des semi-*voyelles, lorsqu'un membre 
de la période se termine par la lettre qui se retrouve 
au commencement de l'autre, et que rien ne peut 
être retranché, ni absorbé. Cette rencontre produit 
la dureté, même dans le corps des mots, si les syl- 
labes sont composées de lettres rudes. Il faut alors 
beaucoup d'art pour qu'il n'en résulte point, à l'in- 
sçu de l'écrivain , des sons durs et désagréables ] pour 
que le concours de ces lettres ne choque point l'oreille , 
et qu'elles produisent une harmonie qui ait tm vernis 



(a) L^ancienne leçon fi^CxtrAt est corrompue. Je donne /SeJxiTcUy 
d'après les manuscrits C et D. Reiske adopte cette correction, qui se 
trouve aussi dans une note marginale du manuscrit deHudson {Cod, 
BodL ). 

(3) La correction de Reiske pour ce passage est plutôt une glose 
qu'une Tariante : eryuofiaif ^^«^ft«<r«i JbtftituirA ^ <r«f fff-cUBeXevfloJf- 
• TMf fjitfiim «roic yfJlftfML^ toÎc j>evfttf«>( **- ciun tUtêrm finales 
» pracedentium vocahtdorum reûstuni et répugnant UtUrU im'fia- 
» UJbus voeabuiorwn insequentium» » 

(4) KtuMf«roi et imhèt en marge du manutcrit de Hudson ( (hd* 
Bodl.). 



204 SVR DEMOSTHÈNË. 

antique et une grâce naturelle. H suffit de dire aux 
esprits cultivés que toutes les expressions nobles ont 
une beauté et une élégance qui leur sont propres. 

XXXIX. Tels sont, par rapport aux premiers élé- 
mens des sons et par rapport aux lettres, les trsdts 
caractéristiques de cette espèce d^bannonicà Dans les 
membres de pbrase qui sont composés de plusieurs 
mots et qui forment les périodes , ces qualités ne suf-* 
fisent pas ^ il faut, en outre , les nombres qui leur ser* 
vent de mesure : ces nombres ne doivent être ni trai- 
tians , ni lacbes , ni sans élévation ^ mais nobles , ra- 
pides et majestueux. Il ne faut pas envisager le nombre 
dans le discours comme un ornement frivole , pure- 
ment accessoire et sans importance : s^il m^est permis 
de dire ma pensée tout entière , rien n^est aussi propre 
à charmer les auditeurs et à séduire Toreille. Outre 
le nombre , le discours exige que les figures de pensées 
et de mots soient nobles et pleines de dignité. Je ne 
dois pas énumérer ici les diâérentes figu)pes de Tune 
et de l'autre espèce , ni parler de celles qui convienr 
nent à cette espèce d'harmonie , puisqu'elle exige que 
les périodes soient sans art et simples , qu'elles n'en- 
trainent point l'esprit, qu'elles n'absorbent pas toute 



(i) Reiske lit àxhâ za) to , k. t. x. Il adopte cet article d'après ua 
passage c[ui se trouve un peu plus bas : 9fih. ^* ttîiç fuB/xoTç ztù to toOç, 
«• «r. A. 

(a) La remarque du même critique sur cet endroit nVst-elle pas 
oiseuse ? Il traduit : otio careo , et il ajoute que rien , dans ce qui 
suit , ne fait voir pourquoi le temps manquait a Denjrs» £n oonsé'- 
quence, il propose oùx ÎAS^» »«t»fo» — /ion tempus habet. La leçon 
de Denys se présente souvent avec le sens que j'ai adopté. 



ntn AHMO2ÔEN0V2. 205 

A9 . Ev fxèv 3)1 Tot$ èlxy/axotq te xai atot;^etoiJga^ 
(xoptotç T>îç Xl^£&)^ ravra ^apootrwpiiti t^ç vpévm^ hnhf 
GcpfiovCoLc,' Iv ^è Tolç xoXou/xévotç xc&Xoïç^ ï ouvtifOetat (ih 
ex râv ovo/jiatcûy^ (TU/i?rXy]poî Se ràç lupiiioyjq ^ (si /xoi^èv 
ronkaf tDli %ai (i). roifç puO^oùç roùç xâcra/xerpoOvro^ 
aura, jx)9 Tairsivouç fjLyid^è fxaXdâOioùç /xy}$^ eeyeyveti; e&at^ 

cpoSXov T( irpayjxa pvSfxiç êv Xoyoïç^ ov^è irpoaOï^ioç tivoq 

fjLorpoy Ij^ov ovK oyayxaiia^* «XX' ec Set rakmBkç^ obç SfX)? 

■#•■ 

vcdv^ xy]XeQ/ toiç oxoaç. IIpoç de toiG puBfxoîi; xai to toÙç 
aX^fxarcofxoùç xâv èyvoi&v yevva^ouç e&ac 3cac à^ia>prrt- 
Tiov^f ov /lovov Toùç xatà toç yoifiaett;, dÙÀ xal xar' 
axirhv xw "kiljLV (ïuvi(7Ta|x£vou^. E^piS/xeTadai Se vvy Soa 
yévyj ayrinuTiaiim iaxi^ twv Te yaxmofioLqiUiHùv xai tôv 
«xaTovo/xatJTûûV, xat rfoiv ourûv v TotatJtyj [uxkicxa Tré- 
cfuxev apfjLOVia ;^atpeiv, oàc l^cdxaipov (a)* eTrcl TiJ; ûfpfxo-» 
v&ç TauTy]ç oixeKv eori xai to tàç irepioJouç avroupyouç 
Tivai; ehoLi imx acfeXek; xal {xi^te ouvapTraÇouaaç eautar^ 



206 nEPI ÂHM02dKN0YZ. 

yovToÇy liy^ié ye iropaTrXvipd^ixaat tûv ôvojxarody ovk ds^ay^ 

fwi* ik SîiaTpixovç tivaç yai yXacpvpoi^ xaTdeX>]yoii<7a<; 
pvOfAovç. KqcOoXou Si ye ov^' ot^â^eroei to i/xTcepcodoy 

3Ac^ xcel xi lùiî&ù iMfiiiaxvmç )cate0)C€U0éa90U ^uXeroi, 

9osl TÛv dvayxacW IXartoac* ro /jui xpoVK%eiy èicl tûv 
oixnm iml^tfsodv roy Xoyov^ a),Xâl Sttfuyà ftetâncefiticecy (2)* 



(z) «On chercherait en vain , dit Gapperonnier,.à donner un sen9 
» au mot tff tvir»Toâf/Aif Ole , qui n^est pas grec* La leçon du manuscrit 
» duRoinVst pas tout-à-^fait suffisante pour rëtahlir ce passage, 
)» jQMÎs elle lai«fle peu d^ chose à faire. Dn Ut dans ce nouMiuscrit : Ei 

a fUhiç, Or , comme la suite dn discours eKÎge aceessairement une 
9 négation , on ne s^écarte pas de l'analogie , en ajoutant oJ» ayant 
» iftwnnhitmi. Cette façon de parler est très-usitée , et rien nVst st 



SUR DÉMOS'TOÈIïE. 2O7 

la respiration de rorateur^» qu'elles ne soient |K>itit 
chargées de mots superflus et qui n^ajoutent rien 
à la pensée; enfin, qu'elles ne se terminent point 
par des nombres faits pour le théâtre ou d'une dou- 
ceur affectée. En général, elle n'admet pas les tours 
périodiques : elle doit être sim^de et exempte de 
travail, rechercher de préférence les men^ibres courts 
et prendre la nature pour modMe. Si quelquefois elle 
a des membres ou des périodes travaillés avec art 
et des chutes nombreuses , c'est qu elle ne les évite 
point , quand le hasard les lui présietitè. Voici d'autres 
qualités de cette harmonie antique et austère. Elle fak 
rarement usage des liaisons et des articles : souvent 
même, «Ue s'en sert moins qu'il ne faudrait. Elle 
n'affecte point des chutes uniformes : au contraire, 
elle les varie souvent. E9e ne s'attache pas à ce qu'une 
période correspcmde parfaitement à celle qui précède ; 



» comBiun que ùvX »»(9*ra pour juamo^a. Alors Denys d'Halicarnasse 
n aura dit que êi jquelquejois Vhannonie ioutère tourne ^u^ec soin im 
» périodes , e'est-qu'ètie ne rejette ^pas ce que Je hasm^d Imi'ojffre» » 
Beifike change compiàtement le texte : « £j ^ «roT ÀKùKùu6fffu*p •? 

» fc/dftof , ». <r« X. » Sjlburg se borne à remplacer troit <tf»ttiriiro6%u^ 
f ei( par <roic •Ttnrêvni^/Aiitùtt «o»Xftif. Cette correctioii confirme le sens 
adopté par Gapperonnier. C'est la pensée qui se trouve dans le 
Traité sur l'arrangement des mats (cfaap. zxii , traduct» de Bat- 
teux ) : « Si le hasard lui fournit de telles périodes , elle ne vent 
» point paraître y avoir pensé. » 

(a) Mieux lÂVTdmtrtîi^ ou /ai T«iCflcxxtiy — mutari casus, dit Syl- 
burg. Les manuscrits CtiD donnent autrement ce passage : « iKxàt 
» ^AfMuJi //ttvA7rifj»ni9 , Tf» nnt éx^hw^'tAç tm ^(Oê^iftxfiiivm' ÙTtf^ 
» 0T<riM»c t;^iif «rilr ^pAaiV f**^i ««««rÂ^xiixoy. » On lit aussi v^ tnc, 
en marge du manuscrit de Hudson {Cod, BodL), Reiske propose : 



208 SUR DIÉMOSTHÈNË. 

mais elle en unit les diverses parties par une liaison 
admirable ) qui lui est propre et qui échappe aux yeux 
du vulgaire. On en trouve beaucoup d'exemples dans 
les poètes , et surtout chez les lyriques : ils abondent 
dans Elschyle et dans Pindare, si Ton excepte les 
chants destinés aux jeunes vierges , et d'autres pas- 
sages analogues. Leurs écrits sont empreints de no- 
blesse, de gravité, et d'une sorte de n^ligence an- 
tique. Parmi les historiens , Thucydide est bien supé- 
rieur à tous les autres , pour cette espèce d'harmonie : 
la palme ne saurait lui être disputée. Si l'on en veut 
un exemple , laissant de côté les poètes , je me bornerai 
a celui-ci : «La guerre dont j'entreprends le récit, fut 
M d'une longue durée , et attira sur la Grèce des dé- 
» sastres tels que jamais on n'en vit d'aussi grands , 
» dans le même espace de temps. Jamais autant de 
)> villes ne tombèrent au pouvoir des ennemis ou ne 
» furent détruites ^ les unes par les barbares , les 



(i) T^ vrêftwiçy »• <r. ^.y dans les manuscrits Cet D. 

(a) L^ancîenne leçon est : « X^fU oti /ut<r«l IIctfdtvfiA , ««e< i? Tiyi 
» <rev<roi€ ^ei«i* juti «rov<r«ic tùyhtm ttcit n^orifc «f^oy/eec <rèr eif;c*t9f 
» fWkâ/tt^vo^ ^iroy. » Voici la note de Capperonoier sur ce passage : 
« Après que Denys d^Halicarnasse a dit qu^Ëschjle et Pindare étaient 
3» les modèles de Pharmonie austère, il met une exception à sa pro- 
» position y et cette exception est exprimée dans les termes que j'ai 
» rapportés. On en tirerait difficilement un sens qui répondit à la 
» pensée du critique, si l'on n'était encore secouru par le manuscrit 
» du Roi, qui porte : X^f^i o'T' t*-^ rèi TlA^BifêtA , tuù #7 rntt o-ei/Totc 
» ifAOïAç àt,7reii*r*7 tAtA^Kioâç* J^ei^«iift«r«ti Jt «ric ^eiA m,i tovtoic €Ù- 
» >iviifit ka) a-t/xvoTnç Àp/xofîcLç toi À^;tAÎof ^uXéurrovaxt ir7vof. Eu 
j> voici la traduction : Les poésies d'Eschyle et de Pindare sont des 
» modèles dePharmonie austère , si pourtant on en excepte les Par- 



DEPI AHMOzeENors. :2og 

vnv cppaatv, [iinSè TwxcÛlrîkov' rb mpirrâ^ (i) tmcI îJii»; 
xal iiri "MfXOL xhv woXYîij^tv ^ |3ouXy;(Jiv twv mÙJm avÇei- 
yyi^ai rà |:x6pta. Kai itapoLdeiyiiaxa $è aizYJç irocyjtûv 
(xèv xai (uteXoirotôv >5 te .Aia-/\iXo\} Xf$tç oXeyou îetv 
irâa<x ^ xal )7 IIw^ûcpov* x^P*^^ ^'^^ (^^ '^^ 7rap9iveca ^ 3cat 
6? Tiva TouToiç o/jLocaç oTcaiter xaraaxeuaç* iixf^mron 
ié Tiq oiioix này toutoiç Evyévtia yoI aefAVoryjç ap/uioveaç 
dp^arov cpuXarrouaa irS/oy (2)« iuyypacpéaw îè Xa/uiTtpo^ 

r 

TOToç Te xal fjLâSXcara twv SXXcûv xatopGûy trepl tauryiv 
r)7V tdeay @oux.u^^7]ç. E( $é ro) ^om fxapTVpcW Stt $eu/ 
Tw ^oyû), TtapeXSàv touç TTotyjTàç^ fet ti5ç ©ouxuîiîov 
Xé^ecoç tout/* (c Toutou Je toO ttoXI/xou fx^sc^ç Te /ixéya 
)) irpoSêyj, TtOL%[uiLti Te $uvé6yi yevéaBat (3) ev avrô 

e 

)) T^ EXXaJi TToXXà^ ofa ovj^ STepa ev ïbcp XP^^?* ^'^^ 
» yàp TToXeiç Toaa^e Xy]cp6ecaac YipnfmBnaav, ai yh hizo 
)} ^apSdf(ùVf ai Se vtco acpôv ovtûv azrri7roXe|uiouvTCi>v' 



» thèmes , et les autres parties qui demandent la même composition, 
» Ce n'est pas que dans les Partliénies mêmes, il ne règne une sorte 
» de dignité et de noblesse , qui consente un certain air antique , 
» propre à cette harmonie. » J^ai adopté cette leçon et cette explica- 
tion. Sylburg ayait proposé %*n /Atl rei IlûLfBiunt, On sait que les Par* 
thénies étaient les airs que chantent de jeunes filles : <c TlAgù^ittu, 4% , 
» dit le schoUaste d'Aristophane ( in ^uib.) , â al ^et^BiiQt f/oy. » 

(3) IvmuxBti >ivi9^eti , dans Thucydide , comme nous l'ayons 
déjà yu. {Dissert, sur Thueyd, , ch. xx. ) 



a 10 HEPÏ ÙHMÛ20t:NOY2. 

» eiai $è cd xai wittopoLq (k^xiëoOlov (^coHop^VûCi* oute 

» TrpQjcefov «xp^. fA^v Xeyofxevflt, Ipyo) de CTcavici^tspoy 
)) (îe&xioiîftçva, oÙh ôfiriçia xaiéaTï}, çe^fA^V Te .irlpji 
» oî €711 TrXeîbTov «pa fxeppç y^gç )tai îa^^upoTaroi Qi* 

4 

e 

xofA^ov atpou^évy; Tupp toO ae/jLvoO, toiaur»? ovo/jwctwv «tel 
^ouXero^t XajixSaveiv t<z Xeiotata xat fialax^Taia ^ xiv 
evçpci)ve«v Svjpwjxevyj xal t)7V èfi/xéXeiai/ (3), IÇ avrwv 5s 
TO iSv' ÏTietTa ov^ <«><; eiv^ev «^loî TaÎTrf TiSévat, oùî« 
«TrepttJxéTTWft auyappTTeiv SaTepa toï; STipoiç^ â&X« î*^' 
xptyouaa T« TTowc toTç TToeotç TrapaTiÔfi^va (xouaixwTflî- 



SUR DÉMOSTUÈNE. 2 I I 

» autres par les deux peuples rivaux. Plusieurs même 
î) eurent de nouveaux maîtres et changèt^nt d^habi- 
» tans. Jamais on ne vit tant d^exîls ni tant de mas- 
» sacres^ nés de la guerre ou des dissensions. Des 
)) événemens connus par la tradition, mais rarement 
» confirmés par les efifets, ne doivent plus paraître 
M incroyables^ après les violens tremblemens de terre 
» qui , duratit cette guerre , agitèrent une partie de 
» Tunivers. H y eut aussi plus d^éclipses de soleil 
» qu'on nen compta dans tout autre temps; de 
» grandes sécheresses, et, avec elles, la famine et des 

» maladies contagieuses, qui firent des ravages hor- 

■ - II- * , ' 

» ribles et dévorèrent une partie de la population^ 
31 en un mot, tous les fléaux à- la fois vinrent fondre 
» sur la Grèce. D Ainsi, ce qui constitue cette pré-* 
mière espèce d'harmonie , c'est qu'elle est grave , aus-^ 
tère , noble , et a pour principal ornement un certain 
air d'antiquité. 

XL. Je vais faire connaître la seconde espèce d'har- 
monie; celle qui est travaillée avec art, qui a quelque 
chose de théâtral et qui préfère les ornemens à la 
noblesse. Elle recherche les mots les plus doux et les 
plus coulans : elle jcourt après l'euphonie , les périodes 
nmnbreuses et la douceur qui en découle. Jamais 
elle ne soiiiSre un mot placé au hasard , ou joint in- 
considérément à un autre. Elle examine avec le plus 
grand soin l'arrangement le plus propre à produire des 
$ons s^éables; les tours qui peuvent donner à la 



wimm* 



(2) Ou bien il m/ufii ( Rbiskb )• 

(3) Mieux tviu/M(«(y (Silbubc ). 



^12 SUA DEMOSTHENE. 

phrase une mélodie musicale \ et c'est à ceux-là qu'elle 
s'attache de préférence. Elle vise à ce que les mots se 
lient et se fondent convenablement, et à donner aux 
pensées un ton vif et rapide. Pour y parvenir, elle 
évite avec le plus grand soin le concours des voyelles , 
parce qu'il troublerait la marche douce et coulante du 
style. Elle fuit aussi la rencontre des senû-^voyelles et 
des muettes , qui produiraient des sons durs et pour- 
raient blesser l'oreille. Cependant, comme les mots 
qui désignent les personnes ou les choses, loin d'être 
toujours composés de sons agréables et doux, ont sou- 
vent un son rude , elle s'attache au naturel , et s'efforce 
d'adoucir ces sons par l'ordre dans lequel elle les dis- 
pose, en les faisant suivre ou précéder de certains mots 
d'un son plus gracieux, et qui, au Beu d'être nécessaires 
au sens, sontquelquefois inutiles, Seuleme^t, ils servent 

' * ' ■ • 

(i) La leçon ^ttxf'n^ua-tt ta, ^oi«t toic Àv^mt^ za^ ^«tpATiSi^ffV^ 
». T. K. , qui se trouvé dans les manuscrits du Roi , est fautive. 

(a) Mieux, dît Reiske, vuiitu'ip^cLi^ tire de 0-vT«xtiVtiv. 

(3) Celte leçon «'est point correcte. Sylburg et Reiske, qui l'ont 
senti ^ proposent diverses conjectures ; eUes ne paraissent point safis' 
faisantes. Le premier lit : t( tv^c»v»y ovyinToBau ,' zeù *râç tifX^e •v^ 
ifjtaieêç (ou bien NcTfc»;) ^iLriBtaBett h^ix*'r«t»' Le second ^ an licude 
*ri.ç etvtÀc «flti KXKtiç tT/^i^êTett , voudrait t vâç H TfAXÛAç «a< «*#«« 
^fli?«ï/«retc(ou bien nx^vout) t? o-uyBia^t xiAiiiif im) ctC^vf iiy H^;^fT«ti » 
». «r. X. J'ai suivi la variante des manuscrits Cet D , qui est assez 
plausible , à Pexceptiou de àpeSitmf , au lieu de êipthmf, lia portent : 

«çttroff (/i>. tipinmy) c-vyKtTo^ett >/)«t^f(«é«rtty kas fAAXttzif , «xx' «ï/oti 
avyK^7ffêttt tic aùtÀç «*) xûLKeiç iiiixtv*t , *. t. X. 

(4) J^ai substitué la leçon des manuscrits Cet D, à Tandenne qui m'a 
paru fautive. La voici : « ka) iruth iSittvt xcei ^AXA«»Ttf «c Xif iif vif%' 



nE?l AHMO20ENOY3. 2l3 

Touç (i) TToterv iwfiair(xt roiç if)(fi'Oç* "^ cxoTuoOaa vaxi 
TToîov ox^îfA^ XyjtpSgi/ra x*f *^^^P*Ç mozùÂaei ràç (wÇih 
ye'aç, ovrw <nn/appwrreiv ficaora Treipârae^ 7roXX>7V acpoîpa 
^oio\)(iéim fppovreîa roO cruve^éaSai xal (XUvei^cfSai (2), xai 
irpocJTTeTeîç oTfavTWv aùrûv e7vai riç ap/xovtaç. Kal Sii 

êoXàç, «ç T>7y Xeionrrfl; xai t)}v rféTUsiav AatXTrtiaaç* cperî- 
yei Je, wjyj îuvapç avTjî, twv )î/itcpoivù)v re xal acpc&voov 

xal Taporreiv Juvoyrai riç oxoâéç. E7ret3>7 yàp o5x lv-« 
df;teTai 7ia<Jay ain(MLtvo})aav g&iiol yj Trpâyfxa Xe^tv 4^ eû- 
<pa>2/Gi)v <7uyxera6a{ ràç aûrà^ xal xaxûç Iv^é^^sTat (3)* 
O $f) ^$(ùavu XI (pîcJtç, toOto Tretpârai Xa/xë^à/eiv Tafç 
(TuÇuyiaeç avra^, xal ttoisu/ rid/oi>ç xal ^Xaxci)Tlpa( 
T^i ^ra xai Trape/xSoXXeiy aiSratç xivàc, izépaç Xi^ti^ 
vitoiuvzi , Trpoç Toy viroxecixevov vovv. (4) -oSt * rfyay- 
xacaç, ovt' tawç j^pyï<rfju.aç , îecTfxov îé tu/oç *^ xdXXyjç 



— « Ces mots , dit Gapperonnier, ne présenteront jamais la pensée 
» de Denys d^Halicarnasse : il veut dire que Tharmonie fleurie évite 
1» avec grand soin les sons rudes qui peuvent blesser la délicatesse 
» des oreilles. Pour panfenir a cette fin , ajoute-t-il , eUe tâche d^a- 
» doucit ces sons , par l'ordre dans lequel elle les dispose ^ en les 
T» faisant suivre ou précéder de mots d'un sça plus graçiei^^j^ ^-^x. 



2l4 nEPI AHMOieENOYS. 

xd^iv m; irpo avTwv )tal (lerà rauraç (i) xEi^vai; 

Xaç ai swcToXiîyovaai' te eîç tpa^^ yp^l'-i'-^f ^ ** 'f'îv 
ç^fY/iV ano Tivoç TotovTou XafjLS(zyovo0Ci , a9râ^ôvt(7p>vç 
Twv )î;tc«)v TTotwcyi xai «vTtTVTT&ç," Tïî 5s TrapefXTUtTrrpwwî 
Xé^ee TrpoerayaTrauofjLçvae^ /xaXoxoùç cpaiVsexQaç Troiûai tovç 
)ï;^ov<; xai auve^cî*;* to yàp oXov earlv avrnç jSouXïîpc, 
xai >5 TToXW Trpay/jwcteia, Trepl to (JV^acjflnwat' te xai (wv^ 
vcpavSai T^çévToc ta jiopia rÇç Trsprodbu , u(a<; Xs^eo); air»' 
reXovvra cpayradtav >cal ?ti Trpoç tout» (a) iripl ro iracjay 

xai Xiyvpov. TovTUv ik xo fAei/^ aï tûv ap/jcoviojy (3) 
oxpcSeiat TTotoOcyi, to 5s (4), ai tôv TrpayjxaTwy Juvrf- 
(X6t^ oaetcoç èj^oy-wy Trpo; oXXnXa raîç xaii toiç yopu; 
aufAiraOecaK;* uirsp oSy ç-re'paç iTTWTXfxriç &ea)pta, Etti- 
rpop^aXoç 5i5 ttç yiverat xai )taTac[>gp)i<; >? pwrt^ t:5ç Xe- 
^6Gt>ç^ &(77çep iMxà TrpayoSç cfepo/xsya x^p'*^^ ocb/xar^ 
jLLriîsyoç avT:5ç (5) ûîya)tpouoyTo<;* xai îiappet 5tà rt; 
axo:?(; >5îé(k)ç t:(ù^ xal aeJTraarwç, ovJèv ?iTToy A ta 5t 
àjjjç xai opyayou fxouawSiyta xpovf/^ta xaî fxé}i>î. Eti 
t>î<; (6) ovySstJewç ravinç Ioti xal rà xûXa 5eiyà (7) 

» Wcn loin à*éire nécessaires pour le sens, y sont peut-être inutiles» 



SUH DÉM0$TUÈ9£. i2l5 

de lien bntre les mots qui précèdent et ceux qui sui vèn t : 
ils empècliènt qu uii mot terminé par une lettre dure 
ne.àe jcagne areb un autre qui commencé pai* une 
lettre semblable ; ce qui rendrait lé sl^lé rode el dio^ 
quant : ces mots intétcalés produiseiit des sons doux et 
unb; Cette espfecé d^harmdnie a pour principal objet 
de: lier et* de coudre^ pour ainsi dirë^ les unes, âulc 
autres les diverses parties de la période^ èh sorte ^'elle 
ne paraisse formel qu'line seule jÈhrase, et iju'elle ait 
la mélodie doiice et séduisante d^un çondérti« Or^ pour 
que le discoure ait. cette harmonie musidale , il faut une 
grande justesse des sons; comine il faut une parfaite 
correspondâiiëe.dës choses; pour quil fbrme uni tissu 
où tout sbit étroitemedt lié : mais ce sujet est du res- 
sort d'tin autre art. Là marche du style ést^ ou Tive 
et rapide , comme c^le des corps qui roulent danà 
une plaine immebse où rien ne les arrête; ou bien, il 



» On est donc obligé de lire, conformément au manuscrit du Koî ; 
» >«&îi hritçintLt ) «. «r. X. » La corrcc'èÎQh de Réiskê fournît K-pèii- 
|U*ès le- méiqe sens ; «/««XcuMo-tfAc taIc >i^fir hUi H TrefLfîjutCeixiêij 
3) Jro/«fvii y ». T. X. » ^ . 

(i) K«u /«iT* «tt^VÀc (Rsiskb). . . ,. 

'fi; ITpo^ to«r<To, dans un 'manuscrit de Syibure. 

(3) Ls lè^û Tâq» i(/Ai^h»S9^ cHêé pw là même éi%tqafl , Itij |)^ 
rait moÎDd satisfaisante. 

(4) «To ftfv, dit le mcmc critique $ ^t suayis et çanora sii ora^ 
» tio ; To ^ , ut tanquam Una tela inter se cohœreat, » 

(5) At/Toif *ï*»fot/ofToc (Stlbubg^ Pouf quc cettç variante soit 
admissible, il faut, suivant Reiske, spus-entendre oti/xavi. On peut , 
diaprés lui,, lire «tvTM,, au liei:^ de ^v^^ç,^ en^.^HiSrënlieiidsnt itif 

(6) "Eti ^t tïîc, en marge da manuacrUck Huc(sûa'(<Ii*o<l( £m2L)> 

(7) ETvît» (Stlburg). 



:2l6 SUR DÉMOSTHÈNE. 

se fraie doucement une route à travers Toreille sans 
le moindre effort, et avec la même facilité que les 
sons d'un instrument ou un chant mélodieux. De plus, 
cette harmonie tache de donner aux incises la forme 
du vers , un son doux et uni : elle veille surtout à ce 
que les divers nombres de la période soient pleins 
d'élégance et liés par une affinité naturelle.. Dans les 
périodes qu'elle emploie , elle ne cherche point les 
nombres les plus nobles, mais les plus agréables; par 
ce moyen, elles paraissent bien tournées, sagement 
composées, et terminées par une chute ferme. Quant 
aux figures , elle s'attache surtout à celles qui agissent 
avec le plus de force sur la multitude. EHles forment 
tous ses ornemens et toute sa beauté; toutefois, elle 
ne les prodigue pas de manière à fatiguer l'oreiUe : ces 
figures sont les périodes à membres symétriques , les 

* 

chutes consonnantes^ les antithèses., les paronomases, 
les inversions , les répétitions , et d'autres de même 
espèce.. Teh sont, à mon avis, les traits caractéristi- 
ques de cette harmonie.. J'indicpierai pour modèles 
Hésiode, Sapho et Ânacréon, parmi les poëtes; Iso- 
crate et ceux qui l'ont imité, parmi les prosateurs. 
J'ai déjà cité plusieurs passages propres à faîire con- 
naître la iniaiiLière de cet orateur, et d'après lesquels il 
est facile de voir si, chez lui, l'arrangement des mots 
a les qualités dont je viens de parler. Pour qu'on ne 



(i) ReUke lit «{rottXt?, aulîea de imf*r*kKtrHt, Da reste , il ex- 
ptique ce passage, comme Sjibarg, en sous-entesdant ^vOjuovc-' 
guoi autem perficit periodos , iU adhibere vult ( h, e. studet ) rhyihr 
wos f non dlgniuuis plenos^ etç. 



nEPl AHMOïeENOYI. 317 

Te'Xov JE;jovTa, xara riva cpiXoryjra cpUdiKiîv cruÇeuyvv^evfle 

irepioîov (S\)vriBY,Giv Itti twv puSfxôv. Eî$ aç Je otto-* 
oréXXerai (i) irepio^ovç^ oO tovç âè^icdaaTixot)^ ^wksiat, 
laiiSdiveiVf o^â tovç ;(apte(7TaTouç. Ewopvcpoi d)} (paA 
vovrae icat euypa|[X|[xoi dtûi rovro^ >cat eîç êSpav âêacpaX^ 
teXeuTwar rwy Se Gyr^iaxa ^léxei rà xivriTixciTara tôv 
Q;tXû)v xaXXcdire^erai yàp jtal TéSrjXe toutoiç, ov 5;tpt 
Toû /i>7 XvTTîJcyai Tûèç cncoiç TrpoSaiVy;* &^ tia\v cd te 
Trapead^aeiç xai Trapo/xoio^exeiç xal dvT(9l(7eeç ^ iMx rà 
T^aptùvofioLaiiévoi f ra re duriarpétfomoi , xal xi iitocyocr^ 
(jepofieva^ val cOla TroXXa. ToiaStw t^i^ f^oe vcai toO- 
Tyjç ervai cpaiveTai j^apaxTyîpiejrowl t:Bç ccpiiovioL^. Ilapa- 

c 

Seiy iiaxoL 5' ovrSç irotoO/xae TrotyjTwv fitèv Haio^ov te 
Kai 2dC7r(fû x«t Aiwapéovta* tov ii TreÇjî Xl^ei jjpri- 

n^atacrayta^.^ EipTiVrae fxèv ow îrporepov jfdV} Xé^ee(S 
Ttvèç, ev afç tov oXov yjxfa,Y,TnpoL avroO t>5<; Xl^eùx; 
vTréypacpov 1^ wv xat rà Ttepl vnv oivBeaiv, et Totavra 
kauv oIoL Xéyo/xev >5fxet<;, oïl yjxknt&ç Sv rtç ïîoi. Iva 



2l8 nEPI AHMOZeENOVS:. 

oxovTocç Itti toc èv dcfyjxï^ pyiSevra Ttctfoi$tïy(ioLxa X2-^ 
XsuovTeç ovatîTpcCpeiv, XafxScîtygcjQw xça/roOSa èx r^i; Tta- 
V30y>ptJtwv airoO Xoyow. XéStç .où iro^v JtarptSiîV'TOpl-t 
^ouija toîç âcy0(^voi)oo{jiâ^^ ;) iv îj. àc^Épxrrai tac icpas? 
xSêvt:» AÔriV^iot^ ««pi tiji^ ev J,(xk(xp.m wau/ixajfiav. E«ti 
de aSèf* ii^iUi^. yot^ wx o^o*' '^s Joa» (i) Tupoç apitjo^ 
» tépa(; i&iJLOL TtdfoLxaioLS^i rdç dyvafteiç ^ icapoXaSovreç 
>) «wavra tov o;^Xov, H xm TroXetpç (a) cfe ti^v Ij^o- 
>> fxévriV v^aov mhtkt'ùaav , iv' |y jxlpet xal fi)) (3) 
^ TTpo; êxaTspdc xtvdVvèvodtïi (4)* Kac roi Trfiç (îv heimv 
» âl^îpeç dfjie&Di»ç >7 ftctXXov c^cX&JJt^i^g vSvTeç iitiJÊt- 
j|) yBtîzv'f ot Tive<; ïr^y^cyav (5) iitiSm'^. ^are .fw) Tff^ TroXr- 
M Ifiiq (6) »hi^t yevéaBoti ZYjç, îôv^&4>'"epififiy,v fife ty,v 

» ôè (JttX(Ô|:jievàc (jY^vm ve«ç «ptirif^it^aftévouç , auccvva 

^ $è xw\i;okip^ ifepl'T)5v (8) iarpiSSr ir,9 «irwv yeio- 

>) figMv; itoi fiYi$i (g) TaÛT7 cnréxpTOèïev (îp) aùtoT; 

jj) ^à itpoç Jtaxotjuzç xai jftX/aç (li) Tpnîpgtç. pcwoi 






(i) T* Nfftcv, dans Isocrate (éd. Goray , tom. i , p. 56). 
(i) T^v r» «r»ç jroXiflie (i&cW. ). 
(3) •Axx.i/*jî (i^m/.)- 

(4) "Aftdt TAC /^v«/<c(c '^TAfetKijfJ'uuufftia't^ y dans lin mapusciîl cité 
p^jr Çoray ( iVbt. i/i /«àcw, ,, tom. u , p. 44 ). 




SUB DÉMQSTHÈNE. aiÇ) 

m'accuse pas d'interrompre 1^ suite de mon sujet, 
en renvoyant mes lecteur^ aux ^xeitiples qûic j'ai rap- 
portés, yoicî un fragment du panégyrique ; il ne nous 
arrêtera pas lo]ig-:temps. C^^t le passage où il raconte 
les exploits des Athéniens dan;s le combat naval auprès 
de Salamine : « Comme ils n'étaient ipB^h k même de 
» tenir tète à dçux armées à*Ià-ibis, ils rasseihblèrent 
» tous les habitans dç la. yiUç.^ sortirent: d^Athèncs et 
» firent voile vers une ile voisine, afin d^afiOronter 
» les Hasards de la guerre contre une seule partie des 
» ennemis , et non contre Tune et l'autre armée. Où 
» trouver des hommes plus généreux et plus dévoués 
)) à leur pays que ces citoyens qui , pour lie pas être 
» les auteurs de l'asservissement d'une piairtie de la 
» Grèce, eurent la force de voir leur ville déserte, 
» les champs dévastés, les temples pillés, les vais^ 
» seaux embrasés , et toutes les horreurà de la guerre 
» réunies sur leur patrie. Ces prodiges de courage 
» étaient peu de chose pour eux : ils entreprirent 
» d'attaquer seuls une flotte de douze cents vaîs- 



(5) Cette leçon est coiifirihée par un manuscrît ( ibiJ, ) ; mais le 
texte d^Isocrate porte i*tôx/xnff^etf (tom. i, ubi sup,}, 

(6) Tore xoi^oïc {ibid, ) et <roK*'£xM»0-if , dans un manuscrit (iVb/., 
tom. II, ubi sup, )• * 

(7) XtcvxnfAifet , dans un manuscrit (tom. 11 , ibid, )• 

(8) Cet article ne se trouve point dans le texte dUsocrate, mais |e 
manuscrit le donne ( tom. 11 , ubi sup.), 

(9) Kflci ot//i , dans Isocrate ( ton)..i,,.u6£ sup» ). , , 

(il) Xixiac K»t AAnoneie {ib'td.y. La leçon de Denya est confir- 
mée par le manuscrit de Corny (tom. ii, ubi sup.). 



:220 SUR DëMOSTHÈNE. 

D seaux; mais ils ne furent pas abandonnés à leurs 
)) seules forces. Leur bravoure fit rougir les peu- 
» pies du Péloponnèse ; et bien conyaincus que si 
» Âtliènes succombait, ils ne pourraient se sauver, 
» ou qae si elle sortait triomphante de cette lutte, 
D leur république serait flétrie d'un opprobre éter- 
» nel , ils se virent réduits à parùger tous les dan- 
» gers. Quant au tumulte , aux cris , aux exhor- 
» tations, cortège ordinaire des batailles navales, il 
» serait inutile , je pense , de les rappeler en ce mo- 
» ment : mon devoir se borne à parler des actions 
» dignes d'un peuple , qui dominait dans la Grèce , et 
» des exploits que j'ai déjà racontés. Notre patrie, 
» tant qu'elle conserva sa puissance, fut tellement 
» au-dessus des autres républiques, qu'au moment 
» de sa ruine , et dans une bataille qui allait décider 
)> du sort de la Grèce , elle fournit plus de galères que 
» tous les peuples qui prirent part au pombat. II n^est 
» personne assez jaloux de notre- gloire , pour ne pas 



(i) Cette leçon se trouve dans le même manuscrit ( ibid. ). 
(a) Ti manque dans Isocrate (tom. i , ubi sup.). 

(3) KcirofBma^irmf /'t {Und,)» 

(4) Fit o^i'y vç{ ibid, ) . 

(5) Oùx of» ( ibid, ). La leçon dej)cnys est confirmée pair le même 
manuscrit. 

(6) «"OjuoiA , dit Coray (tom. ii, ubi sup, ) , tore if t» EùêiyôfA 
» {fftX, igi) XtX^iîoii, 'T^iiamVao-i a rtfîç «ri? 'Iv^cx^athv hrttZBa, JtetÔ- 
» <lnt%a%àn* ÎJCf7voc>Af *9*nf ô iriftt o-ovfttTfiot/ tv *tf*Em*càt.^itf ^«t- 
» ffi-^oLi TTtf) vh êKpfeto^f trie fAufAtixi^ç retumç. » 

(7) ^A (Tt , dans Isocrate (tom. i , ubi sup, )• 

(8; rif oN>o(/fii?oi:S , dans le manuscrit de Coray (tom, u, ubi 
sup, }. 



IIEPI AHMOieENOri. 221 

» KoLXOLiajivvBévTiç te (2) yàp Helonowi/iCioi vfjv àperïjy 

» axn&Vf xai vofjJtMvxt^ Trpodiaepdapsytcdv fisv tm 37/ie- 

)) TÉpwv, o*j5' avroi cywQtocxSat, )taT6p0<«)(Javt(k)v 5' (3), 

» eîç ortfAtay ràç aitwv itoXeiç xaracT-rfaeiv, iQvay>witï9ri- 

» coiv yL€,x»a)(sù xtùv nofSivtùv. Koù loùç /xèv S^opuSoUi; 

» Toiç Iv tô) Trpay/xaTi yiyvo/x&ovç (4)^ >tal tàç xp«u- 

)) yàç xai tàç iropûnceXsuasiç ^ ^ xoivûi 770(vTa)v lorl rûv 

)) vaufjwe;^ouvTWv, oùit oW (5) Tt Jei Xéyôvra^ ^la- 

» rpiëeiv (6)' ^ J' (7) &ïtiv ïdta Kofl n?; iJye/Xov/aç 

» S^ia, x^l ToTç 7rpoeipy]ji€voiç (8) o/xoXoyou/iJieva^ taCra 

); 5' Ifjtov Ipyoy iariv etTreiv. Toaourou yàp in itSkiq 

» î5/xwv, Jiécpepey, ore yîv (g) «ôçéppcio^^ ôare avaota- 

» Toç ytpoiuvn, TrXewuç piv ouveêflEXeto rpnîpeiç et^ rov 

c 

» fiayricavze^ (lo). OWeU îs îupo^ )5/xâç oCtwç ï;^ei" Juc?- 
)) ^evwç, oaxiç t)wc àv optoXoyiîcyete, 5wè /xev t)7V vav- 

Il ■ ■ ' ■ I ■ Il I l i 1 1 

(9)"Ot ;»(iWJ.)• 
(lo) Goray lit o-hfictv/jLciXiio'xi'ris (tom. i, u6t ^i^A'*)) ^® même que 
dans le Panatliëoaïque {ibid* , p. a4^ , ch* 17 ) 9 il donne ovyKtfi'uuv'' 
o-ciitîtf au lieu de Kn^juvax^itts, Dans les notes (p. 4^)9 surtout 
(p. i85), où il expose les raisons përemptoires qui Tont déterminé 



122 HEPI AHM028EN0T2. 

I) xiiy îtoXiv àÎTiatv ygysv^aôoti (ti).' Karrot juieWotwç 

» azpauia^ km tfibç, jâapSapovç tatoBxi, rfmq jjp)} w 

» xyej^ovfay ?X*tvj oi tovç Iv tw irporlpcp TtoXI/iso fxa* 

I) hisxoL eôJoxifJLTÎejovraç , xal iro^oouç /xcv tîtic Ttpo- 

)) xivdOveuaavraç^ Iv Si toIç xotvoîç twv dy&vtùv, api- 

» ^e(k>v «ÇicoSévraç ; ov roùç Tiiv flfurôv (3) xorraXt- 

■ 

w irovta; irspl tSç twv SXXwv ao*rr}piaç xat ri yt ira- 

» Xaiov bÎKKîtàç irXeiixTCdy TioXeoùv yEVôfJtfc/ouc (4)> ^*' 

D iteé^iv «vràç èx tôv (xeytbrwv (W/x^pôi/'îcaacityoeyTûfç; 

» IIôç^ î* (5) oàt àv &cv(i TtaOoijxev, et tôv xaxw» 

» nXtïfSToy jxlpoç fjteTa<J5^ovTtç , îXatrov toSq ttfjLouç (6) 

» î^eev «liw^ecyîfJLèv , . xal rotè irporax^àrreç îfpo twv 

» 'âXXa)]) (i^)y >^y érlpoeç cnco^ouOEn; ai;ayxâa6è&]fjiey ; » 
Mû^. TVîç 3s rptirç apjuioyfaç, :8i/ fcpr,v pLcxroy (8) IS 

paç, ovîecç e(JTt ^^apoftt-nîp ïîioç* aXX' tSç âv oc (xer- 
covTfiç œvr^v Trpoaipfaewç l^owev ^ $woiiittùq, ri (xèy 



(i) TÂIv 7r^\îfiii»f , dans lé manuscrit de Coray Ctom. ii , p. 45). 

(a) TjIv iifittrifAf ^oxiv, dans Isocrate (tom. i» p. Sy). La leçon 
de Denys est confirmée par le manuscrit précité. 

(3) Aù*tifi dans le même manuscrit ( ibid, ) » et ictuti^ dans Iso^ 
craie ( tom. ti , ubi sup. ). 



SÛR DÉMOSTlIÈfE. «223 

à reebnnaitre que si la Grèce triompha dans cette 

» mémorable bataille sur mer , Athènes peut s^arrogér 

• / 1 

» rhonneur de la victoire. Ainsi, lorsqu'une expédi- 

» tion se prépare contre les barbares , à quelle nation 

» la supréînatie doit-elle être déférée? N'est-ce pas k 

M celle qui^ dans une guerre antérieure^ s'est cou-" 

fi Térte de gloire ; qui seule a souvent bravé tous les 

)» périls pour d'autres peuples*, à celle ^ enfin, qui^ 

>> au milieu dfes communs dangers, se montra la pltis 

to brave ^ dése]:tfi sa patrie pour sauver la Grtèce en-^ 
D tière, fon^a jadis plusieurs villes'^ tt ^ui tout ré-f 

r 

» cemment ôQcôre les a préservées des plus grandi 
^ désastre!»? Ne sepait<-ce pas le comble dé l'injùs** 
)^ tice 9 si ^ après avoir supporté les plus dures fâ^ 

r 

)) tigues if nous étions moins bien partagés que lès 
» autres peuples pcMir les honneurs'; si, alors. àù 
)> premier rang p6ur défendre les autres , aujourd'hui 
% nous étk>ns réduits à marcher & leuif suite r» 

XLJ. Ld troisième espèce d'harmonie, qui tient 
le mflieu entre les deux autres j et leui^' emprunte ce 
qu'elles c^&^nt de phis parfait, n'a point de càracfére 
propre. Lés écrivains^ qui l'ont adoptée ^ évitent ider- 
tàines choses et en recherchent d'autres ( dé isorté 



(4) Tf >ivNiulvo vc ) dànÈ le nianuscrit de Côray ( ibid. ). 

(5) nâ( ^f , dans Isocrate (tom. i , ubi sup, ), 

(6) 'Ef VAtç vil^eus, iX«T«r«f (ibid,), 

(7) 'Tjrif ÀwcLirtti { ibid, )• 

(8) Sylburg propose /ÂtK*riv vt ^ ou bien fMKtii, Reiske adopte 
la secoade correction, ainsi que «vri^y y au lieu de «brâ , uBpeu>pius 
bas. 



2^4 SuA DÉMOSTHÈNE « 

que leur style ressemble à ces couleurs habilement 
fondues que le peintre jette sur un tableau : le mo- 
dèle le plus parfait de cette espèce d'arrangement est 
Homère. Il n'est point d'auteur dont le style soit un 
plus sage mélange de sublime et de simplicité : il a été 
imité par une foule de poètes épiques , lyriques , tra- 
giques et comiques ^ par d'anciens historiens , par des 
philosophes et des orateurs. Comme il serait trop long 
de les citer tous , je me contenterai de rappeler les deux 
qui méritent le premier rang sous ce rapport ; Hérodote 
parmi les historiens, et Platon parmi les philosophes : 
ils donnent aux mots un arrangement qui unit la no- 
blesse à la grâce. Mon opinion à cet égard est- elle juste 
et raisonnable? Pour en juger, il suffit d'un examen 
attentif de leurs ouvrages. Qui pourrait, par exemple, 
ne pas voir un arrangement où la grâce est jointe à l'au- 
stérité , et qui renferme ce que les deux autres genres 
ont de plus parfait , dans le discours qu'Hérodote met 
dans la bouche de Xerxès délibérant sur la guerre 
qu'il va déclarer à la Grèce. Je donnerai au style les 
formes du dialecte attique : « Peuples de la Perse ^ je ne 
» viens point établir ime nouvelle couti^ne : je me con- 
» forme à celle que j'ai reçue de no^es pères. Les vieil- 



(i) Cette leçon est correcte et fournit un sens précis : il est donc 
inutile de recourir aux conjectures , comme Va £ait Reiske qui pro- 
pose : irtf) AÙtsif , f^iTet0>at ni ^iuXùfAifat çiio7n7f tmy. — Id exami- 
nare licet ei , gui rem considerare volet. Ce n^est point la pensée de 
Fauteur : elle est bien rendue par la version latine de Martînez : 
< JYùm veto ego rectè et conyenienter de ils judicdrim , attendat 
9 quiveiit, » 



HEH AHMOïeENOTÎ* 2^5 

tpuyeu/> ri iè }aSeh, outci) xtpyovTai^ xa6a77ep Iv t;^ 
ÇoiypaçMC Ta iiiy^iocxoL. TauTïîç t?ç «pfxovtaç xpt^étiaTo; 
fih iyéyero xavcav o TroiyjTii^ O/txiopoç^ xat ow &; tiç 
elnot XÉ^iv £juL£tvoi; )9p/!xoa(xévy]V rfjç eKeevou Tipoç âjiJKfO) 
TflcDra* }dy(ù de n^v Te 3^dov)7V9 xai to aefxvoy. £2!/i- 
^«iKxay ih axnov in(ùv Te ttoXXoI itoimrai xàl (jieXâv^ In 
de xfOLycùSîaq Te Xal xcdjxa)diaç* tfuyypadpeît; Te âêp^^aioc 
x^ (piXooofot xal p)^Tope^* c^i; aTrovTCdv iie(ivyjaBon ttoXÙ 
ay Ipyov ^y}. Apxédee Si r&v èv Xoyotç dUvaoTeuaavTcovy 
oD^ èyà> xpaTcOTou^ eîvai 7iec9ofJiac^ Sioa izatfaajçéaBoLi 

c 

{xovov^* (Tuyypacpécdi; /xev^ Hpodotov^ (fiXoaoopoi>v dè^ IIAa- 
Tcova* xai yàp a^ia)/xa )cal x^P^^ aurûv eTTiTpéxei Talç 
ap/xovçot^. Eê d^s ôp6à eycS) xat tUéxa lyvcdxa Trepi aûrûv 
^xàca<X(;, z(ù PouXojxévcd (ncoTreu; eoTiv (i). $épe 9:n ti<; 
oùx ov 0/xoXoyiSaeie T:?(; Te avompâç xai tSç ri^eiaç ap- 
/xovéoç fUtSYiv efvai Ti^vde ti^v Xé^iv^ xal Tâi xpcfTeOTa 

c 

eiXyjcpevai Tiap* ixaTepaç^ ç xl^piîtai HpoîoToç Sfp^ip 

WBpiTtSeiç Tov Xoyov oTe eêovXeieTo Trept r9jq irpoç Toiç 

EXXrîyaç CTpaTswe^j pteTaxexofJtiarai î* eiç ztjV AxBiSoc 

il 
dioéXéxTov )7 Xé^tç* (( AvJpeç Ilépaae^ oi3t' ovtoç x«0y3- 

» y^icyo/utai vofxov tovJ' ev v/x5; (2) TtSeeç* Trapaîe^a- 

c 

» (Aevoç Te auTÛ yjjiïfSf^itJOLi. ilc, yap êycS> 7rvv6ayo/xa£ 



(i) Tov^ Il vjuîf (Hbiodotb, liy. y 11, S 9» p* 384» ^* d'£stieiia«}. 
... ' _r 



326 nSPl AHlIOZeENOTZ. 

» Kvjpou )Ue9iX^o^ A^zxniyw* (OU d«oç re oCrro^ êy- 

» 0^ei (i)^ )c«i ficOtoii; i^f^iu tto^X^c èrctovot oujxt^psnu 

)> sfù T^ 4/xecvov. A fxsy di| KDpo(; te xai KofxSuonç^ 

» TToitn^ tE i liihç, Atfpsîbç, xâereipycfoavTo xoi 7rpo(^- 

» d' (a); ê7reid)7. irffpIXdsSov t&v Opouoy^ rovrou êfpoiH 

» xOrfix i^fà^ t»A X6/<{/«i>/i«i t&v Trpinpoy 7eyo{jL£va>v eu 

» T)!! (3) Ti|^ Tff^ 9 (ir^ ' iXtféamk) irpoOKt^crfidfi^ d^vajxu» 

» nipaaiç. $poyr€^«t)v de eupuncc» iiJta ffèy x^^ 37/xiî/ 

» Trpocryiy^jieyov (4)^ X^P^ re ^ vSu xoenJfJieOa oùit 

» Skdaoùifoi oûdi (foniXotépocv^ TMCfiUf opc^épav te (5)^ âfA^ 

» Se Ti/K)^p&v xal xffKv yivofxéj/i^v. àiJt dit} Tocvrâs ySi^ 

» vijsâ^ iyàk eMifÙ£^ (6)> &a â duMoSfjbtti irpoTTea/^ 

» wo9d ufitlv* MéXXfi^ ^eO|aeç rhv £>X^77ovroy^ eXoi^ 

» vetv <Jtp«tiv dti t>îç Evp^TWîç Ittl tijv ÉXXafe, u«t 

j» AOioyqcfbvç ti/x(ii^p/i(70iifji«fr^ Sex» ft^ («j) mTr^i^cTt nép« 

» (laç Te xai itaxépoL xhv Ipy. Opate fi^ ^ xal TidC'^ 

M T6pa tov Ifjtov (8) Aapeloy irpo6uj/otJ(xeyov (^ cjrpa'- 



(0'AVfl(iaW.). . . 

(3) Tç manque (i^wî. ). 

(4) nfdo^iT^tftt, dtasim tnanascrit citëp«r Sylburg. 



SUR DÉM06THÈNE. ^2J 

» lardsmeFoiitap]^^ jamais noiiBii'atonsëtéexempts 
» d'alarmeS) depuis que Texpillsion d^ Ast jage par Gy-^ 
» rus a fait passeï* T^Hpire des Mèdes entre nos mains . 
» Un dieu règle ainsi nos destinées et nous réserve 
» de grands avantage ^ si nous suivons sa v(^onté. Il 
» n'est pas nécessairis de nqppekr à des himmies qui en 
» sont instruits, les exploits de Cyrus, de Cambyse et 
)» de mon p^e , ni de leur dire queb peuples ils Eurent 
» passer sous leur domination. Depuis le jour en je 
» suis monté Sur le tr6ne, j'ai mis tous mes soins à ne 
» pas rester au-dessous de la f^kdte de mes aïeux, et à 
n agrandir, autant qu'as Folif fiût, la puissance de la 
» Perse. Tou^urs occupé de cette pensée, je trouve 
» que mon règUe n'est pas sans quelque gloire : les 
» provinces dont se composent aujourd'hui mes états 
yf ne sont ni moins Vastes, ni moins riches; quelques-^ 
» unes sont même plus fertiles, et nous avons tiré de 
1» plusieurs peuples une vengeance éclatante. Je vous 
» ai convoqués pour vous soumettre les projets que je 
» médite. Je veux jeter un pont sur la mer et coilduire 
» nos armées en Europe, au sein même de la Gi^ce, 
» pour punir les Athéniens de l'insulte qu'ils ont fait 
» essuyer aux Perses et à m6n père. Darius , vous le 

(5) Ce critique préfère ^f , qui se trouve dans rëdition d'EstienDe 
{ubisup. f p. 385). 

^ (6) Aïo ifiiùLç iy» ryiiki^d , daiM Hévodotc ( ibid, ). 

{']) An^, omis (ibid.). 

(8) Sylburg, Hudson et Reiske ajoutent les mots ira^ipa. t&y I<ucv 
diaprés Estienne. Us manquent dans les manuscrits. 

(9) 'lÔi/ovrei , dans Hérodote (u6i aup,). 



22B SUR DÉMOSTHÈNE. 

» savee^ aTait le desseiti de marcher avec une armée 
» contre ce peuple^ mais la mort vint le siurprendre, 
» et il ne put se venger. Pour moi, je m'efforcerai 
» de. punir Athènes, et je ne goûterai point de re- 
» pos avant d'avoir pris et brûlé cette ville dont les 
» habitans ont commis tant d'injustices envers mon 
» père et envers moi. D'abord , venus à Sardes avec 
)> Aristâgoras de Milet, um de mes esclaves, ils li- 
» vrèrent aux flammes les bois sacrés et les temples. 
yf Personne n'ignore de quelle manière ils ont agi plus 
T» tard envers vous, lorsque vous pénétrâtes dans leur 
» territoire , sous la conduite de t)atis et d' Artapheme. 
» Voilà les motifs qtd m'engagent à leur déclarer la 
yi guerre. Que de biens votit passer dans nos mains, 
» si nous subjuguons les Athéniens et les peuples qui 
» habitent les contrées où régna le phrygien Pélops? 
» Alors, la Perse n'aura d'autres limites que le séjour 
)i même de Jupiter y et le soleil n'éclairera point de 
» contrée qui serve de borne à mes états. En parcou" 
» rant l'Europe entière, avec le seccyurs* de vos bras, 
» de. tout l'univers je ne ferai qu'un seul empire. 
» Oui, j'en ai l'assurance , il n'y aura plus ni ville , 
» ni nation capable de lutter contre nous, une fois 



rtta 



(i) Ti Uûnv ( ibid. ). 

(a) Tlttpà *A{tff*rAyôfA , dans les manuscrits. 

(3) Après n/xio-ipfi , on Ut Âwmùfxiut , dans Hérodote ( uhi sup.), 

(4) T^ im^rc^Bt (ibid, }. 

(5) *Av«i/i<r»yUA» ( ibid, ). 

{G>) *Aia,Kùyt^ûfAtfùç{ibid,), 

(7) '0/Aovfiov<rdf ( ibid, ). 

(8) To i/Atf oToT Ti •#▼«! {ibid, ), 



lifiPl ÂHM02e£NO¥2:>. a2^ 

H TSveoOai. Itti roù^ auSfa^ tourouç* aXX';o '|uisv tcts^ 

>|. 9* \mép t' l^eevov. (i^ xot tûu. âXXciu/ IlepeJÛv. ov 

Al. AOi^vaç.* ot^ye è/xf Te x,0tt iratipa tov. IfAov iisrfjp^av 
n £$ix^ |cs>AovvT6ç« Upâra /xèy eî<; 2ap^8tç IXOovte^; âjia 

») eyç7rpYjaa]j.Ta tSyâX^.xat rct îepa, AeuTepa.d^s^ u/xô^ 
U oh- ï^p^doy^ 6(V T)7V, yîiv taov acp&Tépav. anoSaytaç^ 
^x ore A^Tiç re xol Apracpépvyiç earpom^youv^ ««t<TT0H- 
H a9l (4) TTou TTavreç. Toutcûv fj^évroc £ve)&a.âvo^pf£iofiiaç(5) 
», lir' ovTQV^ orpateue^d^ eiyaBâ il cvi.aûrorQ, Todrade 
>^ ^eup{b)(CA.Xoyi2!6fJi^oç{6)9 et rourotiç re ho^I x^^ç '^^^ 
il TO(ç irXï}(7i09^cl^pouç wrccCTçt^o^zBoLj oî ILOsmo^ roS 
» $puyoç vs/xovTat X^P^^> yft*^t€ T>}y lïepacîa.aîroietr 
» ^9ftfV TÛ A(o^ aîdépi Qftopov ouaav (•7)^ ou yàp H 
» x^pav yç oùdè /leav xarQ^eTae :^X(o4 ojxopov ouoav 
» T>3 ry/xeiepa, «XJb* ajbxç ocTracraç lyc!i..5fta u/ulIv ./uiibcv 
» -/jiifoiv 5ifïC(ùf iiâ Tzdanq e^eXôcHw tSç Eùpcàîryjç. Ili^vr 

» Savowai y«p «Je ïx^"'* ^^'^^ '^'^^ ^^^"^ «ùtwv ov3^ 
» fjLt'av oSre edvoç av9pcA>iici)v ov^èv (iTroXeéreodixt - içftu/, 

« 

)) ô olov Te eOTai (8) llBiïv etç [idy/tV^ touîcùi^ wif. 



:23o HEPI AHM02e£]SOY2. 

» ïkel^x (i) xmdiçpniihtùy. OStuç oï re lifAiv dSyribc (a) 
n 11(0)61 dbuXioy ^uyiv^ o! re AOr^yacbi (3). Tfxsii; o 

» inliyùè rlxy xf^^^'^ ^ ^^ ^f^^ ^i'^^ ^^^ (^^ ^P^ 
» OvfiXùq ufjux<; Acavroç ^eT irapc&o» (6)« 0$ (' ^ XX9oi 

M avTÛ itùptiy jf^ T({X(a>T^Ty]v ^ vofA^et«c iy lifitri^ 

^ pçc (8). nocy]T<a f4v d)} (g) tout' forcy o0red^. Iva de 

)) fi)} îdioÉouXeueiv Ufjûy doxâ^ tcOvi/xc ri npâyjiAa Iç 

h idcw, yviS^imf xcXsOcoy ujxâv riv |3ouX&/ji6yov «firo- 

paxa tfic Tou (7u/yptf<p£6iç cry«>yffç* bxtfpo^pA 7^p ^ 

e 

Hooiiai xfi^you XlÇeiç. H yàp âTrofxyyieTiç (^ ey el^ 
doae. Kal raûra de d)) ^uXo/ie^ç zd^ re didcopopffç tûv 
cIpfAoyiây^ xal tovç ](apa3CT>7paç aûrây^ xoi! rovç TrpckH 



(i)K«TUi|4(ifrûf.)* 
(a) AÎTioi {ibid, }. 
(3) • Af*/T»oi ( ibid. ). 



SUR DéUOSTHÈNE. 33l 

» qae tiom aurons vainca les peâjdes dcmt je vous ai 
» |>aflë« Les î&nooeÉls et les ooa]^akiés seront égale- 
1» meut rëdtdts & TeackTage* Si vous avez à oonir de 
mi bien mâriter de votre roi, auisicôt que je ferai oon- 
M tïÈAtt^ le ttoment de mareher, hàtez*^voits d'obéir. 
i} La tribu qui eotiduira sous se» drapeauic les soldats 
» l«s mieux équipés, «ura po^ir yéccMtqiense les objets 
I» les plus précieux de mou pahfer Telle est ma va- 
>i lônté : afiu qu'où ue dsM point que je ne preids 
)i que m<»i opinion poUr ^ide, jé voui soumets mes 
y> préjetë et je vous i^gago à dire librement votre 
n avis. » 

XLD. Je voulais rapporteur plusieurs passages dé 
cet falM^en^ fdfoi^ faire ittieux Apprécier) le carao- 
tère de cet arrangement ^ mais le temps ne me le per*- 
met pas. Je *dt»s |ne kàlèp d'arriver à mon biàt> et 
v^illei^ surtout à tm point causer d'ennui. Platon Itii- 
m^nie^ le divin Haton me pardonnera de ne pas le 
citer de nouveau. Cette dissertation n'est qu'uix ex- 
posé rapide , qui doit suffire aux lecteurs instruits : 
les observations que je vieps de présenter ont pour 
objet de faire iconnaîu^ les ^iveirses espèces d'arrange- 
ment des mcftts, leatra tfuaUtés principales, et les au- 

r • • • 

l 

■■ I M * ■ ^» W P U ■ I X M i ■ ■ , mm 

ê 

(syHMif^û{ibid.). 

(6) Iîf^^â»*mt itùif*TA <rf v« v/n^»v Pi^nvtt arft/iMVii» ( ibidi V 

(7) "Oç *» r îxmi 1*9 { ibid. ). 

(S) Reiskd propose : ^«ptÀi, » ik vtfAtei'rd.rn ? oft/^^tT^i îv ry «fti- 
TÎ/^f . lie te^ite d^Hérodote ( ubi sup, ) porte : /#f et <r« 7fjc«i»T«<r« ? 0— 
fti^iTtu,* «Tf «» h N/AiTf f 9* ( Ubi sup» } 

(9} n^hn'rm (44% iZi {ibid.)^ 



2^2 SUR DEMOSTHÈNE. 

teurs qui les ont le mieux employées. Apris aTOÙr 
avancé que Démosthène s'est attaché à celle quf , par 
un sage tempérament, tient. le milieu entre les deux 
autres, j'ai fait en sorte qu'on ne puisse point me 
dire : Quelles sont les espèces que vous placez amc 
extrêmes opposés? Quelle est la nature de chacune? 
En quc consiste l'art de les m^er et de les fon^ ? 
car les deux extrêmes ne sont; pas d'une gcande 
utilité. Cette considération m'a obligé à m'en occu- 
per, comme je l'ai déjà dit. J'ai tâché d'ailleurs de 
rendre^ par quelque digression agréaUe, la marche 
de ce traité moins uniforme et moins sérieuse. Vou- 
loir convaincre par des oBseirvations accessoires, ou 
les négliger lorsque le sujet les. exige, ce serait man- 
quer aux convenances. 

Xim. Après ce que j'ai dit pour montrer que 
telle est la manière de cet orateur, si l'on examine 
ses phrases avec attention, ne trouvera -t -(m pas 
que les unes ont un tour noble, austère, élevé; les 



^--■— ^"^.^^1^ 



(i) Il manque ici quelque chose pour que la plirase soit com- 
plète, /ll^«0ttl , par exemple , smyant Sjlbmrg. Reiske fait rar ce 
passage une gbse plus iDgémense que plansifale. Au lieu de ^» il vou- 
drait <r« , ut sit interrogation dit-il. « Quid Tolens, hoc est, quo pro- 
» posito, quâ mente, qm*d spectans ? — Haec enarravi? responâet, 
» h\ liTiMu » La conjecture de Sylburg est plus natureUtnet ne 
laisse pas la moindre obscurité. 

(3) Cette lieçou est correcte ; toutefois il vaudrait peut-être mieux 
lire , comme Sylburg le propose , «tSm , ou bien ai^mv. 

(3) KetdLe refait ce passage et le traduit ainsi : « o»^f yàf iH if 
» '•^iT«ti ^§fi fAi<nu vtLfiç iiVinr, f/Mvt» ^ti)iXmfAiimf «rS? «Up»? — 
» nihU etUm utique dicere lieet de re inter duos medid, nisi priia 
» de extremitaUbus ambahus exposueris.9 Cette paraphrase s'écarte 



HEPl AHM02e£NOT2. s33 

teiaavTa^ h airwq (t) ^i^X6oy*'&' iireid^ «nctKpoa^fAâCi 
yv^fjonv oTc T)7V fxIdYiv Te xaè /xcxdJv dppLOViav Ittst^ 

Xiyek)y' Ac yàp dbcpœc Tcveç et(rty apfxoveac; xoc tcç oxh 

TiQ (a); Où^èy yotp id tûy dbip«dy (3). Tourau jxsk dii 
irpt&Tou x^P^> &07Kp îfnVf hfàyntaaBw Tipoeiirery. E*- 
liurcL f &« ^oi fA)9 fAoyoxcdXo^'^ fxnâiè oûorvipo^ ô Xoyoç^ 
«XX* ïx? tiyàç ewai&uTouç îwcyedycfe* .oSte yàp m- 
oreuecy (4) Tci^ toiaOraç irpoodi^ç, oSte oTraiToOyroç 

My . iizitiyfihmç 3)5 pi rgç îiaipétfeooi; (5) toS piÎTo- 

ÔTi (6) roiovr ' loriy ^ lyOufxovfuyoç fm; Sera ae/xyûç 



iiefiaooup de IVmdeniie' leçon. Qooîqae celle-ci ne paraisse point 
correcte, je Pai rendue littéralement. 

(4) J'ai suiyi la conjetture de Sylborg , qui propose ti^to v? , ou 
bien '«■i^vtftfvti. La yariante de Reiske est moins conforme à l'en- 
chainement des idées» Il propose /AùL^tuSnf — guœrere, venarif 
ohtorto coUo protrahereé 

(5) Mieox ff-fOAi^iffiflfc ( Stlbubg). 

(6) Cet 0T< ne parait point correct à ReialEe : snl doute que lî ne 
soit préférable. On peut toutefois ebiiBeryer Panoienne leçon , en 
sous-entendant les mots «a) li^ivtt or* > «. ▼# ^•» qui se présenteni 
naturellement k Pesprit. 



\ 



2l34 n£7I AHMOieSNOYS. 

nx&ç* lydujxoiifievoç d£ 000c TipTrmç xac )IS}i&K. Et j!è 

Xrrai tôv Xo^y «omS xf»%e(pîoâéjiei/oç^ xal ^' tiS {âoDÎA-' 
Xrrai jut^pouç dfldfnsy^^y xato&xiylrfid te x«l (ntiTTs/roi)- 
T£if Xeyofx&cév {Kaornr it t^ pièy ^AwScSXyjjpiéy^ îj(tt 
riq «?p/xomc >^^ dis^rà^aç^ xi ii itfwncoXk&o^q (2) xal 

xpftiyfiv T)}u (sneoiivy t^ de xpotiSveft Mdù Xwlyer vm ri 
fxè» cîç irâfdo^ ixTpImi roi^ dxo^vtwç^ râ $* eîç Sdoç 

fiot <& iroipade/ypt^nny «0)^ &, htmisôaemç^ ^' 0% èvé- 

u opûy^ T^UD] (poêepov iTpO07;QX6f4:S<Mi M^(t-^ , o<&f po^ 

' ' • ■ «-. 

» yoç fièv av9pc&7roi> ifpqvoia (4) Xf^Brai. MeyaXn yçtp 

)ï ^otd}, /xô^ov de 8X0V (S) >5 TwpO" ^wpti tt^kt* fetl 

» ta tâv avSpc&TTCdy Trpâ^yjuiata, Ou fM^y cSOl' 2yûi»7e^ 

» et tiç-^Ipeacv jaoi doÂi^ xy}v xyj^ iniiBxépoi^ TtoXeo); 

)> t^x*!)^ «>^ iXoijucyiy^ lOcXoi/Tuy ^ «potniKtiTTOâcu/ vpây (6) 

1) x«l statà fxapov, i% t>7V exeei/ou (^)« » Ev taî; tpidt 



SUR p]èxo«iV£]iE« :i3S 

autres» hexacoop de grâce et dedouoeor? Si Toad^ire 
de nouvelles preuves , qu'o» prenjeia au tasasd uu de 
ses dîacoors; qu'on parc<Hire avec le jjlitt» grand som 
teUe partie qu'où voudra» et Vou verra que, p«nw 
ses périodes y les unes sent louguemeui dévd^i^^i^t 
les autres rapides et arrondies ] que celles-ci firappestt 
1 oreille par des sous rudes ^ et que edAes-Ui plaisent 
par une douce mélodie; que certainea éveillent dan» 
Famé de Tauditeur les émoticsxa fortes» et d'autres ks 
émotions douces; en un mot, qu'elle^ présentent des 
différences sensiUes., sous le rapport de rarrangement : 
cm peut s'en convaincre par les citations suivantes. Je 
ne ra]^M»rterai point de» exemples» elaeis à. dessi^in, 
mais le pr^soiey qui se présenlo : il est tiré de l'une 
de Mi$ barangues contre Philippe. « ^i Si y^ vfA^v ^ » 

•» ^ipw frpocr7roX«|£9aioM if^fUï^f a^(Mv«( pàv ds&^bflroev 9rp«* 

1» «t riç ftlpsoriv piot ^oûg , r^v tS^ç s^eripoK ir^s«ic i^X'^v ^ 
N JXoipijv, f OsX^^iv à ^po^xei fTpcsCv vf^ôv 'vit xorà (ftixpov^ 

» n T^v fxttvou* » Dans ces trois périodes , tous les 



(i) Oobi^ jMM^0«tv«i#T4i (STfiMFsa)» Gitte «onlfutore oitooa* 
firaiée par les BMumscritfl Cet Z> d» la BiblioUièqiiQ cURoi* 
(a) Mieux jrpMs«MKxii^t7«r(STuiVB0)» 

(3) Ce pttBMfpe de Démoethène ae tren¥e dena l'ëditÙNK d'Auger 

(tom. I , p. 44^*443)* ' 

(4) A«>i«|^^ ( iftûf. ). 
(5)Ta;ixftr(î&iJ.). 

(6) 'T^uâf «ir»? ( ubi sup. y p. 44^)- 

(7) «Si quelqu^mi d'entre voue, 6 Athéniene» voyant la proepéritë 



236 SUR ràMOSTHBNE. 

membres ont de là cadence et de la graoc,- parée ipi^ib 
scmt jAacê»^ dans un ordre plein de nombre etd^har-* 
monie.. A^ peine y troUYe-t<-on quebjues sons qui en 
troublmt là douceur et y mêlent quelque rudesse. Dans 
la première, il y a deux concours de voyelles^ le pre- 
mier dans ces mots : « «* âh^dpeç kBnwxoi », et le se- 
cond dans ceux-ci : « •OTTi;(oûvra opôv » : ils rompent 
k liaîseai. Dans deux ou- trois autres «idroits, les 
semi-TJiyélIes se rencontrent, quoiqu'elles ne sœait 
pas de nature à s'unir : par exemple, dans les mots 
« rov ^Uiinrov » et « «rauriv fo^pov n^offiroXift^^ai » ^ elles 

troublent aussi la douceur dfes sons etleur &tent tout 
agrément. Dans la seconde période , Tarrangement 
des mots est dur. Ainsi, dans cette phrase : « p- 
.• y£kn yoLp pofr^ », les deux pp ne sauraient s'unir. Il 
en est de même dç ces mots : « obidp<tfir«iy npéy^xoL » ^ 
la dureté des a^ma n'est pas. adoucie par. oe qui suit* 
L'arrangement devient lâche dansi cette plirase «jxaX*- 
». Xov ^8 oXov i Tux» », où la multiplicité des brièves fait 
disparaître les intervall^ss. Dan^ là troisième période , si 
Ton élide-lei-Yoyelles par des synalèphes, dans oioftope 



ë de Philippe , le regarde comme un ennemi redoatable ; il pense sage- 
» ment, car la fortune est d'an grand poids dans les choses humaines, 
» ou plutôt elle est tout: Cependant, st on me laissait la liberté de 
» choisir, pour pet^ cpie vous fassiez déterminés à exécuter seulement 
» une faible partie de ce que le devoir tous impose-, je n'hésiterais 
» pas k préférer votre fortune à la sienne. » Tai tradnît d'après la le- 
çon de Denjrs, la même que celle d'Auger, à Pexceptûm des variantes 
que j'ai indiquées. Sylburg cite une édition qui donne autrement ce 
passage: n ô^»y tùtuX^^i*rct , ^oCcpov tTycti vo^i^ii ««i ^o^^xi/Mtrof , 



t 



HEPI AHMOSeENOTS. Sâ^fJ 

Trepio^oïC TOVTOLtç rà (m 'êOla oyo/xara izdvta exHf&voK 
trt xîiyntitài "Mtl fMdnÇf TW ouyxetcjSai acpodpa (i), ît«i 
fXâcX(Xxàç «ûrôv e&ai tûÏç dp^iovia^' oXeya î' lerrl Travra- 

TTotet aiÎTaç. £v [ikv ry? Trpc&ry] irepio^o) ntaxà iùo tpo-^ 

» ABmvouot », xat Iv tô ce Eûrvxovvra opûv m* 0^ xal 

iifejTr/ac To ouvacpéç. Kai xat' oEXXouç ivo rpoiroiiç A 

Tpetç Ta Tniil(f(ùva irapaTTWTTovra oXXi^Xoiç ta cpvaiy owe 

e^ovra tJwaXe&peaSai, |y te tw «Tov $tXi7nrov», xai |y 

Tw « TaitTï cpoëepoy irpo(T7roXefA)l|aat », Taprfrret tôÙç jï- 

> 

isùxépoc irepeodiod rpa;(uvet0(( /ixey )? cMeai^ eu rô, ((Me- 
» yaXn y dp poTnî* » dti ti fjwî (wyaXsôpwSat tûI ftîo pp- 
xal Iv TW « AvSpc&TTwy izpdyixara. » îtà ro (A)7 ouXXeaf- 
yeaSat rô 6^>îç' diaoïrârat î' ly tw «MôXXov Je oXw 

> 
yov irepcXa^ëoyoyTuy. £y ih zfj rpvcm Trepiodo) Tât tfdU 

vrievTOL iisUf û Ttç aura |3ot}Xotro duvaXect}/»^ IxdXcSeiy^ 



Et un pea plus bas : « jut«r«2 «'oxxoJc fjiifr^t t^mtovc fXoKr «îtic edi;t 
» ««nrof «rilf i/Atvi fetf ft/Ti/p^/flif , « «niv «xii? ov. » 

(i) Le sens par Alt exiger qu'on sous-entende ici tifiiéXmtt oa bien 
iùfvêfimt (Stubur ) 



a38 nspi ÀHMOieENOYî. 

âoirep ro Oh[Aai ¥ai Alov (i)^ ovx âv c5poiç (2) ^/a^ 

XCdptoïc T)9y Xetonuttf pJi ^ uXti^tou^ac m>ytUlc0tcfiLév6i« (3) 
eupeOt^oyrai ^ iv râ^ (€ Aîpéa/v fioi déni i)^ xal èv t^ 

t^ t« irpa>Tsi!x «ppy/a (fipei* |y de tot^ i^n^p ^ ^p^ 
ripa iiéanoffzoLt (S) fMcXXou t^ Itipa^* (t IloXii yàp nXe&u^ 
H otyopfMcç eîç To 'djv irapà tûi^ deô^ t&^Mav ix^cv ope!) 
» vfAÛi iiiouaieç ^ cKe£;a>* oXX' ohfMi xnOi^pOsc ovSèv 

)) TotTecy^ fiA Te y s imç (6) »• Ey Tovtotç ya^ iii xi 
(ftàvrievra izoXXa'/^^ <}V)ocpouofii6ya dnXdc coti^ xcei rà )7/xc-* 
<fmt» xat âf<i)ya* c^ ây cvnptyfjixxûç ts xol syKadctfpiovç 

Xva^* ^TretS' ai Toutoiç èiriëoXXovaai Titp/odbe^ dlLOOTâfoett 
/xey ov XtffxSâo/ouot (peoyifiiyrcoy* xal irtfpâi' louro ènirpi* 
X^eXoç ovrày l<ircy 79 (ràyâetfiç (y)* cêcpci^y(tty de xoi i^/xt^ 



(i) Les mots oiofecii et /lo? ne sont point dans Démosthèoe. Mar- 
tînez croit qu'il faut e J^iiv et i^ln , qu'on lit , en effet , dans la troi- 
sième phrase, comme le dit Denys : •? ii ts tfirif irtftù^, «. <r. x. La 
conection «xiev, proposée par Reîfilbft» Or'est pas OMàfirmée-par k 
texte de Torateur. 

(a) Reiskc préférerait %»fê* f qui s'accordiraiti nûeux avec fi vk 
iSovAoïTO que nous ayons yu un peu plus haut. 



SUR wkmosToksfE. ji3g 

et Hwf p^r exenple , il n y aura plus de eomotops <te 
¥oyeUe9» On u^aiUra daaâ deox ou trois endroits que 
des eonsonnes eoctfekcées , qui rompront rhàrmo- 
nie de la phffase : « alpnrtv fm. dbln i>, et ntiHi t^fMrépaç 
» iroXec^ M . Juoque^lày c^est la .seccmde espèce d'arran- 
gement qui domine; dans la suile^ la prètaaière est 
plus souvent employée : «• iBo^ù yàp ir^twç «fopftàç tU 

» r» T19V fcafèi tôw i^iâv eiivotae» s}^ ôpô vf*lv ivoutrftç $ 

Ici, nous trouvons un grand concours de voyelles, de 
semi-voyelles et de muettes , qui impriment à l'arrange^ 
ment des mots une marche ferme et soutenue , et aux 
sons une sorte de dureté. Dans d'autres périodes, pour 
rendre la composition plus rapide , il évite le coneours 
des voyelles ; mais il enchâsse avec art les muettes et 
les semi-voyelles^ afin de donner à sa dietiim Une 



(3) Autre passage corrompu : les manuscrits ne fournissent aucun* 
rariante. J'àl traduit comme s^ii y ayaît mvpa.tft/Atfm , cTaprès la 
conjecture de Sylburg. 

(4) Mieux «roi/Tflfv (Stlbub<g)« 

(5) Cette 1«^ pe«it être conaerTéè. Reiike voudrait placer un 
point enbantApr^ ffY«Wf« , et ajouter >i{^ après hiê-^Mn^vAu U tra- 
duit ainsi tout le passade : « ia.êequogaibns regnmt prius genus har'* 
9 moniœ t nom in hdà HrtiA periàdo plwes ùuunt et vaniore» 
M hiaitu quian mêeûimdd pariodo,» 

(6) (c Oui, feû suis cotavaiiMUi; noàs atvon» plus de raîsiaDs qae 
1^ lui pour compter sur la bidBTeAlànce des dieux ^ mais nous res-^ 
» toDs das» rinacttOB;;.etcep€iMlant| Findolàstf^ peut rien exiger 
» de ses amia» et biea moins «Mort dès Dieio^n (DiMûêta,, iAk 

sup* , p« 44)^ ) 

(7) L'akieieBae leçon porte : « •ir»V' «» tai/t^ic HriCAMtcM^i^-w 



I 



2^0 SUR DEMOSTHÈNE. 

rodesse symétrisée : tel est, en général, le caractère 
de la composition de Démosthène. A quoi bon pous- 
ser plus loin ces observations ? Chez lui^ ce n'est 
pas seulement dans les mots que domine cette 
harmonie , qui tient un juste milieu entre les deux 
autres^ mais dans la structure des membres et dans 
leur arrangement^ dans Tëtendue et le tour des pé- 
riodes , et jusque dans les nombres mêmes de ces pé<- 
riodes et de leurs membres. Il fait un fréquent usage 
des incises ^ et le plus souvent , il y suit le même ar-^ 
rangement. On peut en dire autant de la plupart de 
ses périodes : les imes sont nobles, rapides, arron- 
dies^ les autres, lâches, prolixes, et ne se terminent 
point par une chute frappante. Quelques^-unes ont 
une marche trop précipitée et absorbent , par leur éten- 
due^ tout le volume de la respiration de Torateur; 
d'autres sont tellement longues , que ce n'est qu'après 
avoir repris haleine trois ou quatre fois qu'on arrive 
à la fin. Quant aux figures, elles sont quelquefois no- 
bles ^ antiques, graves, redondantes; et d'autres fois 



— « Sjlburg , dit Capperonnier, s^est bien aperça que ceï endroit 
» était défectueux ; maia comment venir à bout de le rétablir sans le 
» secoiurs des manuscrits , surtout quand la pensée de Tauteur n^en 
» trace pas le chemin ? Le manuscrit du Roi est encore ici le guide 
» qu'il faut suivre. Denys d'Halicamasse avait remarqué Theoreuse 
» variété de Pharmonie de Démosthène, dont le discours semblait, 
3» dans de certaines occasions , hérissé par le concours des lettres 
» rudes qui paraissaient le rompre ; et dans d'antres doux et continu 
9 sans obstacle. Après quoi il dit : quelquefois pour rendre la com- 
V position plus rapide, évitant la rencontre des voyelles, Démos- 
9 thène ne laisse pas d'enchâsser avec art les muettes et les semi- 
> voyelles y pour donner à son élocatkm ime rudesse syméirisée. » 



HEPI AHM02e£]N0Y2. 2J^t 

çyrat rpoTrov. Ti' yàp Jet rà TrXeeo) X£yovra [lYi'idvtiv j Oî 
(xovoy ^è al zm ovo/xaTo^v ou^uytixc t)7V /xuct)?^ ap/xovcay 
Xajx&fyouac irap' aùrôy (i) xai fxécxyiy^ oXXâi xal ac rây 
xc&Xci>y ïcataenceuae' Te )cal duyOéaei^^ )tal Ta TÛy 7cepiod<cii>y 
liinTiin Te >cat a^^iQfxaTa^ xal oi TrepiXa/xSûcyoyTeç aûraç te 
xai Ta Tt&Ta, pii9/xou Kai yàp.xal xorà xofij/aTa iroXXà 
eïpiQTat TÛ oy^p^ xal Ta TcAeTora ye oSto) xaTeoxeOa- 
errai* xal ey irepio^oiç ow oXeya. Tûy $è ireptodcoy ac 
fxéy ecacy evxopucpoi val aTpoyyuXod &a7rep orri TopyoD* 
ai $s, HiTziai Te yal iu)(yiiiyai , xal oux Ip^ouaae Taç 
Pa'crets Trepirraç* /xi^xet Te ai ph, Brdxxo\)ç, ôcJTe oufx- 
fAeTpy}9>7yac irpo^ oy^po^ iryeOjxa* ai ik, ttoX^ iitiZoMç, 
o?at xai fJtéxpc t>5ç TeTapTyjç cb/aTiauaewç irpoeXSoSaai^ 
TOTToy "Hyeiv dç jrépaç. Tôy Te G)(iniiaxoiiv ïvQa /xèy ay 
Tiç eSpot Ta cepà xal aàjTyjpûK xal àpyaïa TrXeoyaÇoyTa- 



Cest précisément le sexis de la leçon que j'ai adoptée, d'après les ma- 
nuscrits Cet D, Sylburg avait proposé: a imt*rA vetuvettt ê^Ceiwouat 
jt cuffTùKAt peê^niiT»!. » Reidie refait complètement le passage à sa 
manière : «fjriiâ^ «f XfioTciTAi ( ve/ S^rrA» ) rtturAtç i^tCitKXùu^ {id 
» est tflrovrAf ) ov/avXùxm) cv/Apéêimi <rt tuti ^nii^rmi. » 

(i) J^adopte cette leçon d'après la conjecture de Sylburg , qui est 
confirmée par les manuscrits. L'ancienne porte ^^f a.o<Ti, 

m. l6 



< 



^42 HEIPÏ AHMbseENOrx. 

h&a Si ti Xcyupct xal ykotHjvfâ %oà à^y(o£ÙL (i) xal dsa- 

«^twfxixtotbiç -MX evyevetç, aTTovfioç îé Trouroiç viropjp»- 
fiAtfttjeoiiç te xal îcdvocovç xai ^lûn&Xcdjxâ/ouç* iiTrlp o&v oX/yoy 
iiarepoy epo5|iey* erepoç yâip êiriTiodisiorepoç oAttâ^ Vnai 
Toïcoç. Nvvi îè, S irpoaaTrairen/ loMtev ô Xoyoç, ïti irrpoej- 
6eU, IttI ta XoiTTci rô^v 7rpoxeiju.évfldv (xeraSiterojEjiai. 

Mî. Te' îc toOt' 2^0/; ÊTretî)? xpaTcbtyjv f«v ?^iV 
eK/dcc n^v pixti^y oiiv9saty, rouryi ^è xe)rp^at *({y]|xl tiv 

di xal ai/^(7ei; a|ioX(Syovç h auTY] 7roter(;6ac^ tore fjiv 
éXjL^imxcMùté^aiv f Torè îè eèffpeTrecJTlpocy itbtoSvra xh 
ayeûyi^y îi' ^ Trore (SovXoftevoç ou Tropeôrrai fx&i; «îel 
%A Tîîv ttVDÎv ôîov; xal tJ îv TôJfe 3) rûîe TcXeovi- 
Çetv x^P^^P*^ ^°""Ç '^'^'»' <5piî;gi xavocjt; Aoxgï 3^ pt 
(çvcJEt Te xal Ttecpa îtâbe^SsU o cWp, irpûtpy /uèy ixeîvo 
xarapcSeS/, on oû^ o/xofaç rfîTAirôOdi 'xataaxeUû^G X^^eoûç 
oî TTpoç ràç Travr^yiipeiç xal cyokàq ovppfovreç ê^x'^oi toÎç 
etç Ta îixaonîpia xai t«$ êxxXyxrcflcç oTrovrôaiy fltXX' ci 
ph àniitini ôp^ovràt xal ^/u/ayodyiac^ oi ii Jcfe^* 
5y (a) imKmovai x«i oxfeXeweç. OSrc &} tov év Svxamrh 



(i) L'enchaînement des idées exige ikc^ac, ou bien ftciftxÀ, cor- 




3m néMosmlSRE. 24^ 

d'une ffciae tuBootée^ fmânk», dédbunatoires. Quant 
eux vmohaefij îb «ont presque partout (mâles, ndbles, 
pleiiibS'de dignité^ et raretnentsautillansymons oubrus- 
ques. Je reviendrai aur cet objet dans un moment plus 
&varalile : ^erTais me borner ici.i quelques véflenons 
qui me ^paraissent nécessaires, pour m'oociqper ensuite 
de mcm aujet princq^al. 

Xliy • Ces yéfleacions , les .iroici : si cette ^harmonie 
sagement tempérée est la meilleure , comme je Tai 
déjà dit; si Démosthène la portée i un plus b^ut point 
de .perieolion.qne tons les éccivainc, en lui donnant, 
d>après la. nature des sujets , une allure plus pres- 
sée ou plus lâche \ tantôt de la noblesse et tantôt de 
la simplicité , .pourquoi ne :auît - il pas toujours la 
même imrobe? D'après qu^Ue?rè^.fait^il dominer.de 
préférejuce telle ou telle eqpèce.dWcangement? Sans 
doute, la nature et resrpâriencê ayalcnt appris à ce 
grande orateur que la opotème; harmonie ne saurait plaire 
à des hoiaquQiies Accourus, à une fête publique ou ras- 
semblés dans une école^ret à ceux qui jugent au bar- 
reau ou délibèrent dans les assemblées publiques: Les 
pi^emiers cherchent ce qui peut charmer ou faire une 
illusion agréable ; les seconds , ce qui est instructif et 
utile, n sentit aussi que réloqpence du barreau n^a 



r^on propofëtt par Syttwrg et qqe jî«i aamt ûkob U tradactîon. 
(9} Cette, leçon parait correcte : le g^tif.Sr e^ iine âikiple altrac- 
tioQ* Sylbiirg atort <k propoaer A^;;^.f)n{f»r«»#«. Quant à'Reiske, 
il a bien tu qae MaxJh est régi par ôf îyo? tai ; la parapliraie qu^il 
fait de ce passage lonmit b véritaUesens ; « ûl Mt, dit-il , M*)cii 2 y 



^44 ^^ DÉMOSTHÈITE. 

pas besoin d'omei&iens captieux et séduisans ; et que 
le ^nre démonstratif n^admet rien d^inculte, rien de 
négligé* Je ne peux citer aucun de ses panégyriques , 
parce que ceux qu^ôn lui attribue me paraissent sortis 
d'une autre plume. Je n'y trouve point la tnoîndre trace 
du caractère de Démostbène , soit dans les pensées ^ soit 
dans Tarrangement des mots : tout y est inférieure 
sa manière. Cette remarque s'applique surtout au dis- 
cours qui a pour titre : Êlogc funèbre. Il est affecté, 
frivole, puéril. Il en est de même du panégyrique de 
Pausanias, qui roule sur des divagations sophistiques» 
Mais ce n'est pas le mQment de développer cette as- 
serti<m. 

XLY. Dans les bstrangues qu'il prcmonçaatrbarreatt 
ou dans les assemblées publiques , Démosthèm^ suit 
les mêmes principes. Si le sujet demttûde dës' tours 
gracieux^ il dcmme à sa diction la douceur et Félé^ 
gance du pan^yriqne. On le voit dans soti discour» 
oontre Aristocrate ; surtout , lorsqu'il passe en re- 
vue toutes les lois ; et en particulier, les lois contre k 
meurtre , et qu'il fait voir à quel usage chacune est 
destinée. De même, dans plusieurs passages de la har 
rangue contre Leptine , au sujet des immunités \ n(^ 
tamment, quand il fait l'éloge de Cbabrias, de Go- 

^ — I I , ^ iri 

(i) n«f f;t«^^ » dans un manuscrit cité par Sjrlburg. 

(a) Il manque ici quelque chose , par exemple oSt I? ^t7t hôfiictfftt 
suivant Reiske. Il ne kUfiirait point , pour la consCmction régulière 
de la phrase , de prendre , comme le veut Sylbarg, o vr dans le aeo» 

(B) Nul doute qu^on ne doive lire xiijrofcfrevc avec Sylbarg -et 
Reiske. L'ancienne leçon se trouve aussi dans les manuscrits. 
(4) Keti T» dans les manuscrits. Sylhurg défend Tancienne leçon. 



IIEPÏ AHiilOieBNOYi. ^45 

pcoi^ Xoyoy âero Suv TUùzOltvy^ xoi Xiya&eu/^ 6{{re rw 

iTTc^eocTotoy aiyjjxiH iitcrbu dvcci xai mvou. n«yif}yup(xoùç< 

fièv o5v Xoyouç owc l;(OfAey ovrov Trapao^^oflat (i)' Trcb^ 

Tctçyip îytùye toiç ca/acpepofxlvou; etç cdnbv, aXXorp&uç 

e^at ?re(9o|xat^ xat ovds xaroi pxpov ëj^ovraç roy ixeivou^ 

;((XpaxTi9pa^ oîr' èy lotç yoi^/uiaot (2), Txfe de <rov0foeû)ç- 

fiXû) xat TÔ TrovTt XsiTTOfxes/yjç (3)' 5y lotiv 8 n cpopnxiç 

Tuct xevoç xai iraidapic&dîQç èTrcricpcoçj xoi Ta tou aoepi- 

(7TUC0V Xi^pou fxsotov èyxc&^ov etç nauaoveav* tciç dîè 7i;£pl 

TovTOdv oTroîei^eiç oûjf oStoç 4 xaipoç Tiyeiv 
> 
Mé* £k $k t(ùv haycùv&ùv ocùroû Xvyuy^ omOQi irpoç' 

dixdCdn^pia yzyovaaiv fi Trpo^ JxxXygta^^ texpttftpoptgt 'ttr 

c 

Touryjy T))y yyd^pjv oy^p ef^^ey. Opû jyàp ^sédrii^' >€& 
TTote: XaSoi Trpiyjxara jjapiearipaç îeofjteyot xceroeneet^ç^ 
7;âeyy}yupi)cr;y avroît; dirodidîiyTa T)7ç Xé^€a>ç op/xoycay^: ctfç» 
sy TÛ vaxa Apiaroxpûrrou^ ireicoôîxe Xoyw, TroXXa^^jr fxey 
xai 0^7}^ pu^XtOTa J' cy oîç Toy lUEpl TÛy y6ïJtû>y «Tcoîfo 
da>(7c Xoyoy^ xal roy Trepl rûy cpoyixûy Staacxmpioiiv, l<f 
ri<; xpswf^ IxaeJToy «Ôtôk T^T«HT«r> xdy tû (4) X<ïT« Ae- 
TUTiyou irepi t>î.s «reXeiaç^ xaxfc itoXXà jxçpy|, .fxaXfora^^ 
ey Totç e)atûi)pLtoiç Twy euepyerwy (5) t)5<; 7rdXea>ç XotS^Aff Sfe 



» » 



(5) 'E»»fv»'f»«5î » cité par Sylbqrg, :^st une ^P^M^NieVr j-j ■ 



^46 n£PI AHM0Z6EN0Y2. 

xcei Kôvcovoç xocc ru/o^y éiipcdy* xov tA mpl tov orecpcé- 

vov^ xat èv df^e^ cru^yoli;. To&ro ds ^ fwi irpâroy an 

6;>fM]6eU ^om 0U]i|xe6«ppoC0<ï9ai tocS; ûiroSéaetTc to» ;(»- 

£<re fxstfii rouro xaç iiiaç tov Xoyou iiarafxa9cl)y^ on où;( 
âTcasat Toy aùr&y dfftf iTovocy ofirs IxXoynç oyo/xâÉroûv xo* 
oyLW, offre cvyGéotcDç^ â3(X' ai (xhf roy yXacpvpc&Tspoy (i)^ 
ai ik tiy «àemjpotepoy* xol rp rairtàiu «beoXou9)$aaç XP^^ 
ta fiiy irpoot/xca xoi r^!^ dcyjyiioeiç irotee rà idéTov sj^oiStfoç 
ToS ae/xyo5 to tîSv* tà^ 9è irebtei^ xal roùç êm^oyov^^ 

av(m)p«$ 3eai 7re7rty&>fi£yy}ç ^Xeto). Ey a^^fAo; (i) yàp d^i 
xoXaxeudnw0it roy cà&pootDiy^ xaî (3) 7iafaiuSio\»0naou roî<; 
icp^fcaot (4) t x^ncây â^orpâoy Smjfmt^ aù-jfjmfiàç (S) 
êy/ore xac «en^etç «xoOoyra (6)* îyda. ei /jd^f rà TcafenSwfov 
in aùvBtatq hnviyMi, ti TcapayoiBiiàano riy znç dtavoia^ 
aiMià», Wf^ {^ouercy ai TrcVreiç ^cÀny dcxepo^*' iy oS;. de ta 



(i) rxA^(/fi^«4'tf , dans l«»maikaecrite Cet 1^.. L^anciéMic leçon 
est prëfërable à cau^e du comparatif «ti/^TUfort^of. 

(a) Mieux.» èf( f^lf^ comme U t*i H , im peu pliflf bae (Stlburg). 
Reiaktf aootient FaneiemM leçon ^ en faisant accorder ces mots avec 

(3) Fomr plus de dâHé, Reiske propose d^footer frAftLtntîvÂÇtffâm» 
Cette additîdn est Sttperflœ apte» AT.. 



SUR DÉMOSTHÈNE. ^47 

uon , el di^autres citojen» , qui avisent bien mérité de 
la patrie. On peut en dire autant du discoura sur la 
cowonne et de plusieurs autres. A jfàon avis, la pre- 
mière considération qoi Ta déterminé à procéder de cette 
manière, c^est la, nécessité d'ajs^i:t,ir Tarrangement des 
mots aujc sujets qu'il avait à traiteir : Isl seconde, c'est 
qu'il savait que tofLs les sujets ne cao^porteiit ni le 
BOième style, ni les pièmes çdirnenvens , ni k même bar- 
monie \ que celle-ci doit être quelquefois douce, et 
quelquefois austère. Guidé par cette vérité incontesta- 
ble , c'est le plus souvent d>ins l'exx^rde et àsais la nsurra- 
tion qu'il met de 1» pompe et de la grâce. Dtans^la con- 
firma^tion et dans la péroraison , il s'attache moins & 
l'élégance : il lewr donne presque toujours vjx ton 
austère, une %[>rte de n^ligencevantîque; et c'est avec 
raison. En efiet y lorsqu'il faut gagner l'audîtenr et 
fixer sçm attentioDs quoiqu'îLait-quelçuefoiai écouter 
le récil aride et £ifitidieux des crimes d'antrui^ si l'ar*- 
rangementdes mnts ne cbarme point Toredlile, s'il n'ofOre 
aucun adoucissement à une longue canteaitian d'esprit ,. 
les preuves ne feront point une impression profonde.. 



i«*B«P««i«W«**«B 



(4) SyttMUrg cvoit oe paisag^. tronqua «t propose dPaj«uter : tÙM, 
«il «fd»fitc xeù yXttpufùic *rà( 7ria*r%tç tïfttt o7ôf <rf y A>X f vioti *etzS§f 
«\xoTf ittv 9 ». T. X. Celte addition rend la' pensée plus complète ; mais 
elle n'est pas indispensable pour IjÇ sens. 

(5) L'aiK(îenn^ leçon ^n^Mcnoif AÙxi^nfk^ n'est pas intçUigibU)». 
J'adopte la correction qui se trouve en marge du qpiami^crit dç|, ^^à^;^. 
sou {Cod, Bodl.}* 

(6) La lecon.«t»oyof«-ce(;e9t fauliyç : 1^ participe- ^e jp^i^t; ^ rs^j^^ 
ter qu'au nfjiçi ^^ii^atm;.. ^f \\s «Ut «V?;*^, ^Ai^ï» ,4<j^ptf} Çftt^ (e^if)!},, 
qui est confirma par une note marginale du manuscrit de HutJsQm. 
{Cod. BodL) 



^48 SUR DÉMOSTHÈNE; 

Mais lorsque tout doit tendre au vrai et à Futile, la 
plupart des auditeurs exigent une diction simple, na* 
tureUe, et qui unisse la noblesse à la gravité. Ainsi, 
les finesses de Fart, les gr&ces séduisantes du style ne 
sauraient trouver place dans les débats judiciaires. Un 
orateujT, qui n'ignorait pas que chaque sujet est d'une 
nature différente , ne pouvait point supposer que les 
mêmes omemens convinssent à toutes les matières : il 
dut sentir que Téloquence politique exige de la noblesse 
et de la majesté ^ que celle du barreau , où le juge pro- 
nonce sur les crimes de &es semblables et sur leur con- 
duite , en un mot, sur tout ce qu'il y a de plus sacré 
parmi les hommes, comporte la grâce, l'élégance et 
tous les artifices de l'éloquence. Aussi, dans ses ha- 
rangues politiques , surtout dans ses Philippiques , 
fait^il usage de l'harmonie où ces deux quaMtés domi- 
nent ; il en est même prodigue jusqu'à la satiété. Dans 
ses harangues judiciaires , lorsqu'elles roulent sur des 
questions qui intéressent l'honneur national, il s'at- 
tache à la noblesse avant tout : dans les causes privées, 
il en fait moins usage. 

XLYI. Pour tout dire en peu de mots, ce n'est pas 
seulement dans les difierens genres de discours ou en 



(x) Cette leçon ne présente aucun sens. Sylburg yondrait la rem- 
placer par 9r^o0tif «ti ^fi? . Sa conjecture est moins plausible que celle 
de Relske , qui propose iytÊUç — scU. ^/^lofTAi , on bien <t>o}f 
— scil, yiyuvtu. J'ai traduit d'après cette correction. Les manus- 
crila ne donnent point de variante : quant à «ril? AS*f *'> ** '''* ^* > ^^ 
aoeusatifa dépoulent visiblement de «^^ottii? ^ qui se trouve un peu 
plus bas. 

(a) nAfàtdtp en marge da manuscrit de BndÊ(m{Cod, Bodl,)* 



nEPi AHMOseENOYs. ^^g 

Tipoç vnv dk^Qtiav xal to cju/xcpépov auvretvoi/ra XéyeaSài, 

TyjToç avoTYîpaç cibrairovacv oi' vjroXXoi jtxavSovekV To"dè* 
xcûtAov Iv toOtoiç xal*a7raTyîXov, ôpav ow ïjjet tnx twv 
ivaycâvcW )l6y6)v. Oî tî^v ovniv o5v èrrtaTû^ftevoçflSTrav- 
Twv cpueyiv, oûJg roùç aûroiç ôero Jea; Trâai Trpoenîxeiy 
x6a|tzouç' flcXXà Totç /utèi/ 3rîuy)yoptttor$ ta o^cco/ia xal t)5v 
pieyaXyiyoptav fxôXXoy ap/zoTreu// roîç îJ ÎMcavotorç^ fv5a 
T«v céXXoTpiwv oKouaT)?? ycvcTai xoxûv ô 5t3ta(JT)7<; , ^u- 
;t>îç Te xal twv 5XXft)v taa xiiiulnara ècriv ovôpc&Trotç* 
oj^peiûv (i), Tnv yjipty îwei T)9y >5îoy>7V, xai t>7V aTra^py, 
xal Tû} napccvlk/iaia rourotç. Awè tovro Iv fzèv Taîç (W/i- 
ëou^r^^xai /zaXiara TaFç xarcè $iXtinrov, xaToocôpeirri- 
paiç xl;rpT3Tai t«î<; TowrtÎTatç cep/xovfetç* ly 3e ror? Trpoç" 
Tût Jixa<m5pta <JuvTa;j9etat, raïq yXacpupaîç* iwct avrôv 
Je Twv di)cayixâ)y iroXcy &/ jutly toîç Jw/xodioiç / |y6a^T0 
alil(ùiÂOL î$ei xrjç, TxlXsoaq (piXdiiai, ratç pteyàXoîrpeTrecJT^ 
paiç TiXecoaiy h Se toç iJuttrotoîç, ^itTocrt.*' 

Mç- . iweXoyrt î' ecTreu»^ ou /xoyoy Trepl raç (2) t Jto-^ 
TTitaç Tûy X(5yo«)y xai raç TtapaîXkdyâ^ rûy ÛTroSiaéWy,^ 



Reiske adopte cette variante. Elle est confirmée par le ;nembre de 
phrase'qni soit : àxkâmù 7ta.i «»t<1 tcS T'I?»» . 



:i5o HEPi ÀHMOxeENori. 

j(upinitcKX(àv , xoi ouforîbspo^taât fxcpYi ^lo^japouç l^oura 
tfiis; (fiiflsiç épûu> iia^trouaaiç %o(xol(SV£Moiûç xd^ éffU)r 

itiyfJLara. IlaXùç oy e& Xoyo^ zi xiq. dcafopccç âbraoa^ 

xal TTpo^ XP^^ (') Ix^aroy «el a^n/xAT^i^çdir tov- Xoyoy^ 
ài/soei t& X0ct STriiaas; TOfjLceuofAevo^ t^v 4p/xo)/iâ)v Ixâc- 
T^pay, Toiiç xoXoù^ eiceivou^ Xoyoïi^ dvéïâ^aev^ Ilapa- 

iccbxiy o Xoyo< ^^Çii xâv Ipyodv rou pikopo^ l^raJ^o^ 
fiâ/co)/ eî toco^Sto. èotiy o2x Xéyoa* iroXv yap n ovvtali^ 

e»SY7 fflfco^xyifOLi, |k tSv imofUiiniJLQiiXiaiJim (2)' oX/ya d« 
Xy]({9£yrax. tây TroXXûy bfOifi x^tfAfia^f X4tl â{Aa irpo; 
eniarafiévov^' ov yàp $^ yg r(H^ «ire^pocç loS «y^po^ 

> 
X(W* Eiroyecftfc J' tvv W ta Xotui &v çy ^p TipoùSo- 



M( . Aeurepoy d)? xe^aXaioo/ vjy e;rtd^î^c Tc^(.9reci)prr 



%. 



SUR DEMOSTHÈKfi. ^Sl 

traitant dea sujets si divers , opi'il se crut obligé de ▼«* 
rier rarvangeBiieBt des mofa^ mais encocedans lea ar- 
gumeas , et jusque dana les. parties dont ik se oorapo*- 
sent« Persuadé que leurs élémena ont. tous des qua- 
lités qui leur sont propres , il adopta \m arrangement 
de BM)ts diâereni pour chacun : sdasi ^ ks sentence», 
les enthymèmea, les exemples ont diez Ini une har- 
n^onie particulière. Il serait trop long d'en.£ttre con- 
naître les nuances, de montrer avec quel art il sait 
donner k tout la ectnleiftr conrenable et employetr 
un ^pangemenf de mots UAtàt serré et tawtèc lâche , 
dans les divines^ harangue» qfgHîl nous a laissées. le 
ne crois pas avoir Besoin denouveanx cxemplea, pour 
persuader à mm lactenra que tel est 1& caractère de 
son âoquenœ; turtout, après que noua avons examiné 
si eUe a véritablement les qnaUtés que je kû attribue. 
Cette dissertation deviendraia.troploiigUjie , eLje. crain- 
drais que de shnples mémoves ne prissent k foraie 
d^un traité destiné aux écoles. Les exemples qne j'ai 
rapportés ^ quoique peu nombreux , suffiront aux 
hommes instruits pour juger du tout : or, ce n'est point 
pour ceux qui n'ont aucune idée de Démosthène que 
j'ai rassemblé ces observations. Ainsi, je me borne à 
des remarques généraks , et je me hâte de reprendre 
k suite du sujet que j'avais d'abord entamé. 

XLVIL Mon ^cond objet était de montrer par 



(i> Ittimix Xfij^p di^ Syllung.^ -r. uisiê sa tfMumqmà ram mu 
negoUum, 

(3) Ua. BMjDQMnt, éU par ce enftiqfMy porta èwftmfuvrutm ^ 
Vmnvknkdr bço» doit Urt oeeawf^. 




252 SUR DÉMOSTHÈNE. 

quels principes et par quels exercices Démosthène est 
arrivé àrarrangemem des mots préférable à tout autre. 
Je ferai connaître sans détour mon opinion sur ce 
point. En tout, deux choses contribuent à la perfec- 
tion : la beauté et la grâce , qui sont tout à la fois 
l'ouvrage de la nature et de l'art. Démosthène savait 
qu'elles doivent se trouver réunies, jusqu'à un cer-- 
tain point, dans les vers et dans la prose. Séparées, 
elles restent toujours iniparfaites et sont d'un eflet 
moins sensible. D'après ce principe, et sentant que la 
perfection de Tharmonie austère consiste dans l^no- 
blesse, et celle de l'harmonie tempérée dans la grâce, 
il rechercha tout ce qui peut produire ces deux quali- 
tés : il en trouva la source commune dans la miélodie, les. 
nombres, les inversions et l'à-propos, qui doit toujours 
en être inséparable ^ mais il vit aussi qu'il ne faut 
point donner partout le même tour à ces divers orne- 
mens. Je vais apprendre de quelle manière on doit en 
faire usage. 

XLYin. Les parties du discours, auxquelles cer- 



(i) Mieux û pv^Cy suivant Sylburg, avec Partide^. comme dans 
le passage aî <r(ptf ai , ». <r. x. 
(a) o7ftf\ en marge du manuscrit de Hudson ( 0>d, Bodl. ). 

(3) Reiske refait ce passage k sa manière ; il voudrait lire : «' A^ro- 

» ;i^f â»/Mf f 0€ •— se Jinem propositum sic stitis esse consecuturum , si 
» utrumque iUud adminiculum (décorum et jucundum ) œquabili et 
» congrud mixturd contemperareu 9 La conjecture de Sjlburg est 
plus simple; il sebôme à lire «tfcf^ï^*? >o»<r«f. 'L'àndeime leçon 
peut être conservée. 

(4) K«ù «rà 9r«f A«ex«i;d«rf , jm) t/ «rè ««t]»«xoxov0»vf AfrA^if 'avtcî'c 
;r«f«/Tiov, dans un manuscrit cité par STibnrg. Au lieu de wa^éthnf, 



HEPI ÀfiM02eENOY2; :253 

Kporiotoy /xepoç îXaSe t:?^ apfxovcaç.. £pû d^ xac TiEpi. 
TouTCdv cbç ëx<<i> Solm^. Aueû/ .' Syrtov reXâi/ itept iray ïp'/oVf 
ùç tilttaf, m te (fvàtç (i) dVi/iiotipyo^^ xai âv ac r^^^ai 
'fAy}Tép^y ToO xaXov^ xal tyjç it^oviqç^. e7$ev (2) on xov 
ToiQ Xoyocç^ Toîi; re e/ifiirpoiç xai to7(; Î^o) toO IfJLfJii^ 
Tpoi» xaT«0X€ual^ojxcyô(ç^.2fAcXAey.âbroxp(&VT«dç e^ecy. a/usfo-^ 
Tipow TwJroyy (3). Xwpitfflw yip Ixflctepoy «ôrwy.&a- 
tçpov^ icpo^ TCO p) rlXeioy. efyai^ xaLiD^y î^eixy apsrijy 
â/i0Ci>poTépoey fox^t. Taura.d>7 (}uyi^ci>v> xal.t:^ fjiy ov- 
oryipô^ To xoXoy VTToXaSày.eTyw to réXoç, Tvi<;' ih yX«- 
cpupdcç T& i^S}^, èJifrcu xùaL Troiyitoc^ toS xâ^XXoyç i^l^ 
xai xlvcK. xri^ >9^y^* Ëfipc^e d)} xà iih aura a|i^ripcii>y 
oyra aixw, xi n£kn, xal toùç pv9/xoùç^ )C0ct xàç pera- 
SoXàç; xal TO TcapaxoXovOoCv-âTToacy aùroii; -irapairtoy (4)' 
où |ui)5y xaT« Toy «vroy TpoTroy iKatepa ax^'|xaTi(o|C4eya. 
Ôy $è Xôyoy l^^c TovTcay ixa^xoVf èyi> Tretpaaofxai dt<- 
d^éoxeiy. 

MîQ. Totç Trpc&TOiç fxopfbi^ T^; Xé^EOi>(;^ a îi? (JToixeta 



Martinet profiose irf*irof. Gette correction est confirmée par Pea- 
chainement défi idées : je Tai suirie dans le français. Reiske a'en tient 
à Tancienne leçon, -qo^iL explique de cette manière :.« OfrMTt^a'o 
» causœ cur hœc harmonia huic loco contfeniens minus've sit.-» 



\ ••\ 



I»- • 



254 ^^^^ ÀBMaxeENoirz. 

» 

isaint, art ytàt&êy Hfo -xmket ^oXoudfi^ jxéXoç (t) jcal 
;(povoç laa. Karâè (ucsy Hj xàç o^unoriç xr mcI :^otpu- 
TTrraç «eùrûuy Ts^rrerat to julAoç* xor^ ds -rot juu^ xol 

•cïre «hco dusn^ vgp^fitvQç tniu/or^siflfft |3px;(«âi/y &amf 

•pudjuM/ i^yefAoya^ ^âvov :l;(oyta X6yov tûy ^tioRdv .^fipcit 

» 

0iceweot«c (3) Xoy&> TrpâTov. ToTç d^' isc tuv '7rp«dra»/ jeao- 
p/oM/ 1^ lUiîbèç (MnAsfihfùiç xi t« jucAoç (4) «ccç «rd^au/ 
TfâVi (XU/iirpttaysi; Kal qi pu6/iol 7rpo&tâ/oU0iv ^ tc^ xa- 
Xoupcm pirpa. Orav de {iùIy^ routtdv v|k^poy vflBpoH 
p«y Tô fA^rp® (5), )5 fxetaSoXjj Tore ^ùBwaa., w- 
fueucrac to inaUm cmSw àyotBiv iscatépov. Éiceâay de 
T)5v «p/xorrouaov ToOra x^P^^ Aaêyj, rore âirod((9«d(7iv . 



(i) Birconos, dans une note sur le traite de fa r r afl g e ment dea 
n6t8 (tom. ▼, p. 58y éd. Reûke), dit oe qu'il faatcDtndre par ftixec 
— « ttl c«t, modnlatio. Meloeemin ett moditlatio voeu nuun* qwuun 
m ^mtmttiù^it'etnmissio , i/>«entf iquibutdmnei definUU iocif • » 



stm DénosTÈENE. ^55 

tains girdimnanieAs ^cttmettt ie ^Mtû^éléifn&m, ^scfnl 
au nombre d^ trois , suivant l!%é6éecte «t Aristdte : le 
nom, le vetbe let la iconjonètioh. D^àtitreis ëti recon- 
naîssent un phis griind ixciùAfté. Quelque divkîon 
qu^on adopte, on trouvera toajoors ânxis chacune de 
ces parties Isi'mciâulatioh et le t&mps. La modulation 
consiste dans Faccent, qtâ est aigu tm ^ave : le temps 
dans la longueur on la brièveté des syllabes. Dutempfe 
naissent ïés pieds 5 cëhii'âe deux syllabes brèves que 
plusieurs appellent ffég^mon^et ^knït k^ detrs temp^ 
le levé et le frappé, sont égaux i (le iwed<àe tMS^l- 
labes brèves , qxrt V suivant Arisfifoxèlife., a le ievé double 
du frappé. La thodulation donné de là pompe anik di- 
vers démens du discours ] le pied et le nom(bre fisent 
la mésùrç. Lorsqu'ils sont pires de ffrancfeir les justes 
limités, le changement vient, ♦par tm sa(gc tempéra- 
ment, faire sortir de Fun et ûe Tautre tome ruiilité 
qu'ils renferméift^ et en les ramenant dtfns les bornes 



(a) Suivant Dtnys^idfi sup.^ io5), ce'piecl n\ ni noblesse, ni 
gravita: « *0 f*ii «S? ^çoLXJt&ûtîKaiCH , *H>i^fl^ n% «tc2 Tîvffl^c^^t 

C'est le mâme pied que le Pyrrique. P^oy, le Scholiaste cl^éphastion 
(édit. Gaisford, Oxford i^w, et JYot. ibiâ,). Sur 'Apvit 0mi, 
Cf. MakIITS VlCTORIVUS (ifrûf.). 

.(3) K«ai9«t««b#â» , en mavge du manuscrit de Hudson {Cad. 
Bodl, ). Le traducteur latin n'a pas compris ce passage. Il dit : ut 
pbtcuit Ari stox e no tjwin dupHei êe-miiimeditendirearef^uU» 

(4) J'adopte , au lieu de l'ancienne leçon jutisoç , ]% correction 
proposée par Sylburg. Sa conjecture est confirmiée par les manus« 
crits C et D. 

(5) Tof /«iTpeT , en marge do manuscrit D. 



J256 SUR DÉMOSTHÈNE. 

convenables ) Tà-propos les embellit de. toute la grâce 
dont ils sont susceptibles. On peut se faire une idée 
de ce que j'ayance par Fart du musicien. Supposez 
qu^uu homme donne au chant ou aux sons d'un instru- 
ment les plus douces modulations , sans s'inquiéter du 
rhythme 5 qui pourra l'approuver ? Qu'arrivera- t-il, si, 
d'ailleurs habile à employer à propos la mélodie et le 
nombre, il s'en tient aux mêmes nombres, à la même 
mélodie, sans jamais y répandre la plus légère va- 
riété? Ne détruira-t-il pas tous les charmes de sa com- 
posiiion ? Et saurait-il la varier , s'il ne garde point 
les convenances prescrites par ch&qvte sujet , la peine 
qu'il prend pour tout le reste ne sera-t-elle pas une 
peine inutile ? Pour moi, je le pense. Démos thène , 
qui avait senti cette vérité , étudia avec le plus grand 
soin la mélodie des mots et des membres de chaque 
période, ainsi que leurs nombres, et s'efforça de les 
adapter lés uns aux autres, de mamire qu'ils fussent 
tout à la fois harmonieux et bien cadencés. Il chercha 
en même temps à y jeter ime grande variété , par mille 
figures de pensées et de mots, et respecta les conve- 
nances mieux que tout autre orateur. Convaincu, 
comme je l'ai déjà dit, qu'on parvient par les mêmes 
moyens, à donner de la grâce et de la beauté au discours, 
il se demanda pourquoi les mêmes moyens ne produi- 
sent pas toujours les mêmes effets, et il en trouva 
la cause dans les diverses nuances des sons, qui ont, 



. (i) Ti J)n , en marge du manuscrit de Kiidson (Cod.JSodL ). 

(2) Ou bien tùfjttxHy qui se lie beaucoup mieux avec 9UfvB/uof, Gf> 
DioiTTS. ( Opp.f p. 68, V. i3, éd. SylburgJ. .. 



HEPI AHMO20ENOY2. ^57 

oLxnoïç rriv Trpoa/ixouaov &pav to npénov. Kal toOro où 
yjxkeitbv inl rây t^; (xouaix^ç epyeov xara/jiaGery. $épe 
^yàp et Tcç b^^alç ii xpou/jiaaiv ipydvcùv to xaXXtarov Iv- 
Teevaç /uiéXoç^ pvOfAoS iJunSéva Troi^^rai Xoyov^ 'éa9' ottcix; 
5v Ttç ova^xoiTo Tîç TotauTYîç fJLouaixY;;; Tt' $è (i), ei 
TouTWv fdu àiK^oréptùv itpovomBeim juieTptwç, (xevot î' 
Itti t>5« avriîç iiektùitaq val xm ovrwv puG|uiûy, oi$sv 

r 

â,v IÇoXXarrcov ou Je 7rooceX>«>y; Ap oû^ 5Xov Jta<p9fi/poi 
TÔ ctyaQôv} Ei de xal toOtou (TTo^rf^aiTo, (ÂmS^iiiav Se 
Trpovotav ^x^'' (patvoiTo toO TrpeTroi/roç xotç i7rox£t|!xévocç, 
ovx avovy}Toç aOrû ttôcç o Trepi àceu/a Icrrac ttovoç; ïiioi 
y' o5v ffoxeû Tavra &} ïtaraptaSàv o AyjfjtooSéyyjç, ta 
te (lOcn T&y ovojiaTcoy xal xc^^Xcoy^ xac toÙç ^poyouç 
aÙTô)y eTTtXoyiÇo/xeyoç ^ ovr&) ouyapjxorreey auTa lireipâro , 
5)01 ' èjX|ieX:5 (2) cpaiyeoSai xal eupuS/xa. E^aXXaTteiy to 
xai TTocxi'XXeiy éxotepoy aÙTc^y eTieipâTo fi'opioK^ oaoc; 

oj^^fxaot xai rpoTCotç* xai toO irpeTTovroç ocjyjv ou Jelç twv 

> 
îrepi Xoyouç (JîrouîaÇoi^wv iTrotetro Joatv. Ey0U|utyî0£U 5è, 

uxwrep ïcpyjy, wç Jia Twy airm Toutooy SreoopyjiiaTwy 
Te YiSvq. ytvtzai Xoyoç xai ô xaXoç, IcntoTret TraXty r/ ttotc 
Yiv TO aÏTiov oTt Tflt avTût ou Twy aÛTwy ^y TTOtvîTixa. 
EupioxE îî7 Twy T8 (xeXûv oîaaç îtacpopaç , aî TroioO<Jiy 

m. 17 



258 HEPI AHMOXOENOYÏ. 

Tiep èv Tocç (xovaixoî^ î)(ti irpoç 'njv dpfjLovCav ro xp^f^* 
xov roii; pvOjjioîi; de ri TfapairXi^ioy yivoyLZvov, Saczi 

Tcpeiretç^ tov^ iè, Tpucpepov<; xai |xaXaxovç* ëv re racç 
fxeTaêoXatç t6 te (lèv «p^atoTipeTrèç x«l avampo]/^ ro ts 
Xeyo/xevov e^dpov (i) xac cpiXox^ivoy ej^cpacvo/xEvoy* ri 
T« d)7 (2) irpÉTTov, aîrovtcw^fxaXiara fxxyékrttf irapéj^w 
ccç fewftepov avrwv poTnîv (3). 2wtîàv d>i ravra, oirors 
(xiv ToO Ha^ou TrXe/ova &a^ avrô "riv xaTflWxeu)}v vîto- 
Xo^Soi^ Ta Te jxlXyî ettofei (xeyaXoTtpeinJ ^ xal twç pù9- 
fjLoù<; a^twjULOTtxoiç, xal Taç juieT«6oXà$ y&fvaiix^* ottotc 
de t:S<; eTepaç aura (foveA] SuaBai <juu9iaiùK to Xé^iç^ 
irovTa ToClTa xaTeScëaCev éiri t& jxouatx(&repoy. Kal fxyh 
Jgiç vTToXaêyî S^au/yiaotov eîvat tov Xoyov el xai rii TreÇj! 
Xé^ec (fYijixt decy l{X|uieXeiaç (4) %al evpv6fA/(Xç xai juieTa- 
€oXâ>y^ &(77rep roTç &)d'arç vm toTç opyâfyoïç^ ei (xyidevo; 
TOUTWv «VTiXa/izêrfveTai rij^ ^n(ioGQévo\)ç chtovtùv léletùÇ 
fiYiik xojcoupyeiv imoXdëin ri TrpexjovTa (5) v/j ipiXj? X/^ec 



. (i) Les manuscrits donnent la même leçon : il n'est pas douteux 
cependant que ix^fh ne soit un mot corrompu , et qu'on ne doive 
lui substituer yxttpvflf , suirant Sylbnrg ; ou bien uuflt , suivant 
Reiske. 



SUR DÉMOSTHÉNE. ^5g 

les uns de la noblesse^ les autres de Télégance , et 
exercent sur la diction la même influence que le chro- 
matique sur rharmonîe musicale. Parmi les nombres 
aussi, plusieurs ont de la noblesse et de la majesté; 
d'autres , de la douceur et de la grâce. De même , parmi 
les inversions , il en est qui ont de la gravité , un vernis 
antique et austère *, tandis que d'autres se distinguent 
par la grâce et la nouveauté ; mais c'est surtout de Ta- 
propos que ces qualités tirent leur véritable valeur. 
D'après ces considérations, lorsque le style exige de 
l'éclat, Démosthène se sert de modulations nobles , de 

nombres plein» da dignité , d'inversions pompeuses ; 

lorsqu'il demande un arrangement d'une espèce diffé- 
rente, il chercbe, avant tout, à lui donner l'harmonie 
de la musique. Et qu'on ne s'étonne point de m'enten^ 
dre dire que la prose doit avoir de la mélodie et du 
nombre, comme les odes ou les compositions musi- 
cales, tandis qu'on n'en sent pas la moindre trace 
à la lecture, dans les discours de Démosthène. Qu'on 
ne s'imagine pas que je veux tromper et m'appuyer 

(a) Mieux ti l» ^ ( Stlbusg ]• 

(3) Tfmv, dans les manuscrits Ctt D. L'ancienne leçon parait 
|Nrëf érable à Sjrlburg. ^ 

(4) Mieux tv^ixûeis (Stlburg). En marge du manuscrit de 
Hudson ( Cod. Bodl.)y on lit t«c <rt îj/u^iMiitc. Cette variante ne 
s^accorde ni avec hh^ ni avec les géniti£i iVfyB/nUt et /uttrÊtCùhif, 

(5) Sjlburg pense qu'il vaudrait mieux lire t« •& irf^^fvtL, ou 
bien <r« f^i irf^f*rA. Martinei suit cette leçon et traduit : « Ifec 
» me errare pvtet, aut decipere velle, ciim ea profifam m IM- 
» timonium, quof in oraUonibus reperire nequeunt» » Cette obn- 
jecture de Sjlbnrg et Pinterprétation latine ne paraissent point 
couformes à renchaînement des idées. Les mots 4*^? ^f •( sont 



200 SUR DEMOSTHÈNE. 

sur des.ornèmens qui ne conviennent qu'au style tem- 
péré : ils se retrouvent dans le style le plus élevé , et 
principalement dans cet écrivain j mais ils y sont em- 
ployés avec tant d'à-propos et de justesse qu'ils échap- 
pent aux sens. Quelquefois ses périodes sont lâches, 
et quelquefois très-serrées. Dans d'autres , il s'écarte 
tellement des limites de la composition ordinaire ^ qu'il 
parait employer deâ formes toutes nouvelles , sans re- 
courir aux ressources de l'art. 

XLIX. Quelqu'un demandera peut-être que je 
rende compte ici des modulations et des nombres; 
que je fasse connaître le& tûur& propres aux inver- 
sions, les convenances qui doivent régner dans chaque 
chose, les nombres qui caractérisent l'harmonie an- 
tique ei austère , et ceux qui sont propres à l'harmo- 
nie douce et tempérée. On pourra aussi mettre en 
avant cette harmonie avec laquelle nous sommes fa- 
miliarisés dès l'enfance , par les règles de la musique 
et de la grammaire , et me reprocher de m' arrêter 
trop long - temps sur des choses rebattues et connues 
de tout le monde ^ quoique ce traité ne soit déjà que 
trop long, du moins, à mon avis. Je présumée trop 
bien des lumières de mes lecteurs pour croire de nou- 
veaux ^étails nécessaires ; et surtout des vôtres , 6 

l^opposé de ce que Denys appelle un peu plus loin i tutxit lut^t 
a-ittvita/Ànn xi^ic* Il veut dire que les qualités dont il Tient de parler, 
ne troureot pas seulement leur place dans le style tempëré, mai^ 
même dans le style le plus pompeux , et qu^oa les remarque surtout 
dans les harangues de Démosthène. 

f m 

(i) Cette leçon ue présente aucun sens. J'ai suivi celle de Hadsoo i 
c|ue Reiske adopte aussi : « tuù rôti h ixia^r^ frfiirofvs, 
(p) Ce passage est altéré : f ai tâché d^oi tirer un sens quelconque; 



HEPI AHM02eENOY2. a6i 

içpoafxapTvpoOyra. Ejjei yap taOra )5 xaXûfç xarsoîteua- 
<T|iévy3 Xé^iç, xal iKxkiaxd ye >} xoûJg toO pi^Topoç* Tj» 
J' Bvnaipùf %al T>5 TroooTyjTt T>îv ahBfioiv îtaXav0«ï/ei. 
Ta ptev yàp, tf^yxI^^UTai* ta îè, owécpSaptar Ta Sh, 
£H(ù civl rpoTTû) T)9V ûotptëetay Ixêéêyîxe tiÇ« xara- 
<j>tev>5^' &tJTe auTov e$y]^fl?;(fi(3tc . $oxe5/. tô Travrl , xal 

MO • Apa ye «TratTJjcJei juié Ttç IvTowSot Xoyov juie^wv 
T6 xat pDÔ^jLÛv^ v^t râv Iv raî; p.t'^oLêokouç «^x^f^a- 
TOi>v^ xaL Toùç iv tidartù irpenovraç (i) a^iûv oMxiaai, 
xivoL T8 avTÛv l(7Tiv 0^ 10 (f iXap^^a^oç dpiiovioL xocrj^eirae ^ 
xal Tti/a T^ç xwtAtïç yevoir' om fltpfxov&t» ^ oîxeio-r 
xipav t>7V*lx TraiJôç evcpaipofievoç (2) eùpvafaj/, :3v Ix 
« juiou^tx:9(; xal ypaj^fxarixi^ç Id^jrîxà/ai xavr* e;^ou<Jt xi 
3'eoe>pi^|xaTa TccpiXaSovra , ro p^povflSen; Iv toÎç xotvoî; xal 
yvtùpiaoïq Tou Xoyov ou ouxôepai/n^aei* âXXcdç Te xai toO 
xaipov rà piéTp^ opâv oXXçov ^x^ (^)* if^diitvo^ otto 



mais je ne le propose qu'ayec une extrême défiance. Les manuscrits 
ne donnent point de variante. On peut lire avec Sylburg tJcpftpo/<f io(, 
ou plutôt tiri^ff v«if o(. Quant à la négation où (ligne 16), je ne doute 
pas, d'après Pexplicationde Capperonnier ( note 3 ) , qu'on ne doive 
la rejeter. Martinez n'est pas intelligible en cet endroit , et Reikka 
ne tente point de lever la difficulté*. 
C3} L'aQcienA9 leçon porte; «i^^wj rt »*) Toy />qw r^^/Atrf* i/4f- 



i 



202 nEPI AHMOI0ENOY2. 

èdvcù. El ii T^ dTzccirfiaei wà TaOr' Kti fJuxOiû^^ & fxii 

t c 

N . ïireaxojixyiy ycJp xal tovto ôet^co/ Ire, ttwç c& rtç 

fjioyir] TOUTY} xcà ii-nStym rm cOXwf napa)iaXouO€& (a)« 
H ^< (Tuydjpojxii Te ital làsovousiii^ o^ ïiJirpifâQcLi Trefuxe 

f 

» «Uxiw t;|^». M Sjlburg propose »«ifo» an lieu de Ttc^ fo^, «C «xxd»; 
l;^*?^^. Une partie de ces oonjeetures est confirma par les ma- 
sments C ^ D, q«d ne laiisent pas la moindre dbsauifé. «e Cet 
» endroit y dit Gapperotmier, est ime nonyelle pnoTO de l'ineC' 
ai tention des copistes , à qui des ressemblances ferl légères fâl' 
9 MÎent aoQTent santer des lignes entière». R^oonroiui an mani^- 



ï 



SUR DÉMOSTHÈNE. 263 

mon cher Âmmaeus. Si Ton veut des règles plus dé- 
veloppées sur cette matière, on peut consulter, si ou 
ne Ta déjà fait , mon tmvrage sur Y arrangement des 
mots i on y trouvera toutes celles qu'on peut désirer, 
et que je ne répète pas ici. Dans cet écrit, j'ai traité 
à fond cette question : je vais donc continuer mes 
observations sur Démosthène. 

L. J'ai promis encore de dire à quels signes on peut 
reconnaître l'arrangement de mots qu'il a adopté, et 
le distinguer des autres orateurs. D'abord, on ne trouva 
chez lui aucune qualité qui lui soit tellement parti-* 
culière qu'<m ne la rencontre jamais dans les autres 
écrivains; nuds la redondanoo et la «uperâuité, qui 
sont ordinairement un déCsiut, quand il s'agit de faire 
connaître une chose ou une personne, forment le trait 
principal de sa €ompositi<m« Pour plus de clarté , je me 
servirai d'une comparaison tirée des dsjets sensiUes. 
I!*ïous avons tous une certaine titille, ub teint, /me 
âguro, des membres, et dans ees membres mêmes des 

9 cvil d« Moi -j jc% néow punge y est éogacé d'une manière fs^tt 
» claire: ic*AA^9ç t^ koù ftiv itcu^ùw fiiiifA If en, OU/un ^2y ovtm 
» Ket) J'o^ctr imtiKn ^tfi «réif ikKmi tx^'* a On ne manquertùt pas 
> de trouver maiwais, ditDenjrs d^Halicamasse , que je m'amusasse 
» h diseuter des choses ausn connues que les effets du t^ythme , de 
M ia mesure et des figures ^ surtout ee traité n'étant déjà que trop 
» long ; du moins , je le pense ginsi ; et d'ailleurs » je présume trop 
1) bie» de tksibileié de mos iecêeurs pour croire tjwe jcelà soit néces- 
» saire^n 

(z) Mieiiz •# fiUfùv %Xa* — ■ si nondiun habet (â^TWioiia }. Aeiske 
MAiI pas «vr* Uu «^ ii quod non oportebat. J'ai suivi dans le (kj/m- 
ÇU8 la oaajecfaare de Sylburg. 

(a) BeiduB refait aiasi oe passage ; i^rt ptnw ^Znf npsiê^t s^- 



264 ^^^ DÉMOSTHÈNE. 

rapports déterminés, etc. Si Ton voulait , par une 
de ces choses, juger d'un homme tout entier, on 
n^arriverait point à une connaissance exacte ; car on 
trouve dans plusieurs ce qu'on aurait regardé comme 
la marque caractéristique d'un seul. Mais lorsqu'on a 
saisi toutes les qualités , ou du moins le plus grand 
nombre et les plus importantes, on reconnaît un 
honune à l'instant, et on ne se laisse pas tromper par 
U ressemblance. Je pense que ceux qui veulent se 
faire ime idée parfaite de l'arrangement des mots dans 
Démosthène doivent choisir entre les qualités qui lui 
sont propres, les plus belles et les plus remarquables^ 
d'abord, cette mâodie qui ne saurait être bien appi:é- 
ciée que par un sentiment qui échappe à l'analyse 
et qu'on ne peut acquérir que par un long exer- 
cice et beaucoup d'usage. Les sculpteurs et les pein- 
tres ne pourraient, sans une grande expérience, fruit 
d'observations multipliées sur les ouvrages des anciens 
artistes, facilement reconnaître ou affirmer (puisqu'ils 
ne l'auraient appris que par la renommée), si telle 
statue est de Polyclète, de Phidias, ou d'Alcamène; 
si tel tableau est de Polygnote, de Timanthe, ou 
de Parrhasius; et l'on prétendrait, après quelques 
études rapides et le travail d'un moment, posséder à 

(i) Cette leçon est corrompae. Sylbnrg propose «fr«<r»dir^a'«( — ' 
decipietur. Sa conjecture est conforme à Penchainement des idées ; 
mais elle s'éloigne beaucoup de la leçon primitive : peut-être yaut-ii 
mieux lire ayec Reiske : « luti ov» •frt^rtiatveu *^ non ohtemperabit 
» swùlUudinihus ; non sequatur cas, » Cette conjecture s'éloigne 
beaucoup moins du texte que la suiyante : ««) oiïxtVi ^tttMvtvtu r<tîf 
» tyMoioniM — neqvè ampUiUi ludetur^ hoc est, dedpieUw wniUtU' 
» dinîbus, ( Le même, ) 



HEP! AHM02eENOV2. 305 

Toi4« El $ih Tiç ocp' evoç ToiÎTwy a^tc&aei tèy ;(ap«xT:5p« 
cncoTierv, aiSèv «xpiêiç etastac. Ev TroXXaîç yàp av eSpoi 
fxoptpaî; towOtov 3>7 îrepov, oîbv fSeto tÇç /xiâç jxop- 
«p>î<; (rffiêoXoy. Eàv Je Trovra ta (Juvi50yî ovfxêeêyjKora t^ 
fxopcp>î, ^ TûS 7rXet(JTa, ^ tûS xupu&raToe, xaj^tïch te 
TraiA) T)9V yvûatv Xi^^erai^ xal owt eTrecyerai (i) raÎQ 
ô/zoïoTyîOt. ToOto Sin iroieS; ct^iobaai/x' «y xal touç ^ou- 
Xo/xivouç T))y auvBîatv dxptëcù^ tîSéuat vfiv AmfiocBiyoyK f 

xpoTiOTCdy Te xac xuptc«)riTGi>y#7rp^oy Ik t:?^ l/iJijxsXe&ç^ 
^( xpin^pioy ^ptaToy )9 ^oyoç alaBmaiç^ Aei* dis o^n} 
Tpi6>îç TToXX^ç xai îWCTy};ti5<jea)ç ^P^''"*^* ^^ 7^P ^ irXa- 
tïTOc /xèy xai Çe^ypicpcdy Traidleç ^ eî (X)? m^lnv i/x7tet- 
pfay XaSoiey^ XP^^? rpl^amt^ ' xi^ opSdecç fxoxp^ irept 
T(iç Twy ôpxatW dVjfAiovpyôy xiy(yctç,j ovx ây eùiterwç 
auràç diayyotey^ xal ovx oy l;(oiey eîireo^ j3e6a&>ç Sri 
Tp çTÎ/izyi TrapaXaêoyreç toutI idv Icrri IloXuxXefrov to 
ïpyoy, TOUTi Je ^eiJwu, toutI Je AXxafxfyouç* xal rûy 
ypatpwy IIoXuyyc&Tou /i^èy outd , Tt/iJwfySouç 3e exetyyi , côjvn 
Je Ilappaâibu* Xoycoy Je (a) 5pa Ttyèç oxpiSôç i\ oXi- 



(3) Coiutmofio toc estf dit Reiske ; f ^otf ^ i^fiÇiç fi^tr*» ?»( 



a66 HEPl AHMOXeENOYi;. 

XdS^ apjxoyto^ eïsoyttfc opvacv; IIo^^ ye nai 3tu Toiro 
f/iy d^^ irpôkoy orofxai ^eo/ cntoneu^* sTUtfD^fiy] ye xai 
e&r {xeià ds roxm, zny eûpvQ/xcky. Ov 70^ hxi Xe^ 
oudisftâc Avi/xoaSivQUÇy jiri^ ovk ejji3cepte/Iy}(fe puOfxoùç xo! 
furpa (i) xà fiii/ oTcnprcafiéi/a xol téXeca^ m $' ore^y 

npfi oai t iv o c , ùcxt imi* iff-uf dieîy (ti Icttc fUvfo^' où y^p 
ây âXXbx; yé/oiro icoXiTO?} }i&â Trocp ^ om^v vh» sùv-' 
Oeacy ifufep)k Troi/ipeacv, ^ {ju} ireptlx? f^irpa xol puO- 
jxou^ nvaç f}ocaTaxe}(Ci)piapiévouç a^i^Xoug. Où fiâm>i ye 
irpoo)^ auTiQy i/ixfxerpov où$' Ippuâf^oy eTvat doxçcv^ û/a 

fjierpoa/. OStc» yàp ay cîn 90(13x^13 fiiy, ov |juQy icoiiQjAa 
ye* x^ |MX(72aU(fa j^Uy, oO iiJty fxéXoç. T/ya ^' îy[ii 

xcAtcl itaxfo^f où ^^ttov idely. H yh opioia irapa- 
X^Siyouaa /xsTpa -xal puOpùt; TeTay/ji^y9t»<; y eïre iMxà 
QxtjUpv Axt nwzi ^epiWoy^. iv xoXoOaiy plomejixol (2) 
orpotp^* ifAiiuxoL TToXcy toi^ avro^ pud^o^ Ttai /xs'çpotç 
67il Tûy ainm axtyoiv h Ttepiodcoy ^ âç ayt((7Tp6cpoij; 

(i) L^ancienne leçon fttVf a ftiy ÀTfitfrt^iftL «sfc ib«tîv«. J'«d«p^ 



SUR DBMOSTHÈHE* 267 

fond tout ce qui conoeme l'harmonie du discours : il 
s'en faut beaucoup. Telle est la première qualité que 
Ton doit remarquer dans Démostliène, et on ne peut 
y être sensible que par Tétudè et un long exereioe : 
Tient ensuite le choix des nombres. Chez lui , il n'y a 
point de passage qui n'ait ses nombres et ses pieds, 
tantôt parfaits et tantôt imparfaits; mais toujours 
mêlés par des combinaisons si habiles qu'on ne peut 
dire , s'il y règne « véritablement ime cadencé détermi- 
née. L'éloquence, sous le rapport de l'arrangement 
des mots, n'ofirirait aucune ressemblance avec la poé^ 
sie, si elle n'avait une mesure et certains nombres 
[^és à divers' intervalles , mais qu'on ne découvre pas 
au premier conp-<l'œil* Toutefois, elle ne dbit point 
avoir une mesure et des nombres parfaits ; elle em- 
piéterait sur le domaine de la poésie et perdrait son 
propre caractère. Il suffit qu'elle ait des nombres con- 
venables et une certaine mesure : par là, elle sei^ poé- 
tique, sans qu'on puisse la confondre avec la poésie; 
die aura la mesure du vers, sans se changer en vers. La 
nature de ces diverses nuances n'est pas difficile à sai- 
sir. Si la diction a une mesure et des nombres fixes , 
soit pour chaque vers en particulier , soit pour cha- 
que période que les musiciens appellent strophe; si les 
mèmçs nombres et la même mesure se reproduisent 
avec des vers semblables, dans les périodes qu'on appelle 



la correction proposée par S/lbnrg et floivie par Hadwa et fieîske. 

(1) Micnx «S fiov^Mo} (StVHnio}. Reifke donne anasi eelte cor- 
rectioB. 



^68 SUR DÉMOSTHÈNE. 

antistrophes ; enfin , si toute la pièce est composée delà 
même manière depuis le commencement jusqu'à la fin^ 
on dit qu'elle est fy^urpoç et ïppuOfAoc : les mots qu'elle 
emploie forment des pieds et des nombres* La diction 
dont la mesure et le nombre ne sont point assujétis à une 
règle déterminée , qui ne présente ni suite régulière j ni 
correspondance parfaite, ni ressemblance déterminée, 
a bien aussi ses nombres et sa mesure ^ mais comme ik 
sont de différentes espèces, elle n'est ni eppuOpioc ni sfi- 
furpoc^ car ces nombres et cette mesure varient à chaque 
instant. Tel est le caractère de l'éloquence, lorsqu'elle 
a une couleur poétique; et telle est, en effet, celle de 
Démosthène. J'en ai fourni la preuve dans mon Traité 
$ur l'arrangement des mots : je ne croîs donc pas né- 
cessaire de revenir sur cet objet. La troisième et la 
quatrième' qualité de cet orateur consistent dans l'art 
de varier à l'infini les incises, les périodes, et de 
les former avec grâce. Jamais on ne trouve chez lui 
un passage qui ne soit remarquable par la variété^et 
la nouveauté du tour : c'est un fait avéré , et je 
n'ai pas besoin de le démontrer par de nouvelles 
preuves. 

LI. Tels sont les traits caractéristiques du style de 
Démosthène et les signes auxquels il est facile de le 



(x) C'est-à-dire , qui a une inefore et des nombres pareils et ré- 
guliers. 

(3} £ie même critique pense qu'il £iut lire inirXAf «^ut't « ou bien 
nif) vrtwkûLuiJiifût fAtrpa «rfif 0^611. A quoi bon ces conjectures ? 
L'ancienne leçon n'est nullement altérée. 

(3) Les mots it) As^stai , que Reidie voudrait ajouter ici, jettent 
du jour sur le sens; mais il suffit de les sous-enteudre. 



HE PI AHMoseENôïî. aOg 

ax€U^ç OTTO T>î$ «px^^ F^XP^ "^^^ téXouç 7rpo6a«/oucr« , 
ëjcxjxerpoç t' loti xal Ippvd/xoç (i)^ xai ovo/jiaTa xecTai t]^ 
toiavTy} Xé^ei jutlrpov xal juiéXoç* )7 ^è irepiTrEirXayyjfxéva 
fXETpa (2) xal puGfJioi)<; otc^ctouç IfXTreptXâe/xëâivoTXTa ^ xai 

(Â-fiT^ cOIyiV ojxoioTyjTa rîzayiiévmv fimSiiiioLV, eSpuS/xoç 
fxév l(TT( xdcl eS/xerpoç^ èntiin iiocntitoùiikToii idrpoiç te 
xal pudfxo^ ricTtv^ où fju^v lppu9/xoç ye ovdè l/x/xerpoç^ 
I7rei3)7 ov^i Tocç avror<; ovîè )tatfiè ravrà e^ouoi (3). 
Toiautyjy dé cpyi/xi Trâcrav eZvai Xe^iv 7roXiTix)7V^ |y ^ ro 
^oiyjTtxov ejxcpaiveTae xoXXoç. H xai roy AniioaBévin xs- 
Xpyjftevov opôi). Tàç Je Trepi toutou toO jxépouç m'eJTetç 
Iv Torç Trepl rÇç (JUvSeaewç. ypacjercfu; oTroîeîûMtàç, ow 
àvxyuahv i5yoO/jtai xavTav9a Xéyeu/. TptTov Ïtï xal tI- 
T«pToy iSlùûffjLO, z9i^ awBéa&ùq toO piÎTOpoç •yîi/, t6 Te 
e^aXXoTTecv TravToîaTTÔç, >cai to (ïX>3f*aTtÇea/ 7roc)ce'Xot>ç 
rx y.(ùkct xal Tâèç 'Tiepcodouç. 0\t$è y dp iaziv ovdeU 
«ttXwç tottoç, 8ç oi^' JwfTrsTTOticiXTat Tûtrç t6 IÇaXXa- 
yatç xai toÎç aj(YiiixTiaiioïç , a>ç ^rravTeç taatxf xai' p.ot 
îoxer TauTa fX)? Xoywy îewSat, yvcàptoa xai toTç cpauXo- 

TOTOIÇ OVTa. 

Nfl^. TauTt' |iot îoxet (juniriiiara. rrjç owS&ewç erv«c 
Ti?^ Ayi|ioo6évoU(; ^ xal x^paxTyiptaTUcà , il S>v &v tk; 



2yO IIBPI AHM02e£N0Y2. 

ioLtfjuiay ouTcoç îiv 6 TyjXocoOroç dy>7p , &aQ* oie ypa- 
cpcc (i) Tovç Xoyouç^ âvo) xal xoru arpé(fecv r^è fxoptà t^ç 
Xé^&)ç^ xal ta ex toutcov truvriSefAeva xûXa^ ejtJLfuXeiix^ 
Tft xal pu6/Aoù( xal juilrpcc^ jxovaotigç ocxeîx decopéix^ 
npdyfiaxa xal iro(y}Tix>7^^ eiç t)9y Ttokixvuriv hapii&mw 
(ffcHatv, f tovrodv ovdeviç fAfreoriv, Tcpo^oy f^ ixcîvo 
hfB\)iJm6if)X(ù Sri o Tooa6ry)ç do^y}^ Yiiuùfshoq coMp eitl 
X^yoïç^ o^ç ovdeU tw Trpdtepov, acUvta (TuvtaeTrâfMyoç 
ipyoL, xal TÔ Tcovra (Sa^avi^ovrc xp^^ irapo^idovç; 
oi^èv ex ToO èmxyJxôvToç îypatfiv aiX &(mep t:^ iv 
TOtîg yoi^/iia<Jiv oèxoyo/:aa^ iroXXjiv eTTOiecTo dodty^ oj^oi xac 

c 

Txte èv Toî; oyo/maaiy ap/xovcaç (2). Opôi/ ys &J roiç (3) 
d^au/jia^ojuiiyov^ ém ao(f ca , xai npariartùv X6yci>y iroiyrràç 
yojii^o|iéyou< ^ laoxpary^y xal IIXaTOdya ^ f Xt^TTroeç xol 
TopcuToïç loixoraç èxcpépoyraç Xoyouç* cyÔv/iovftgyoç J' 
ÔTi ToO yjytiv eu îirrjj i ^tacpeaii; êtrrty, eïç te tov 
7rpay//ar(xoy rpoTroy (4) xal îîç roy Xexrcxoy^ xol roirm 
Ttdktv c?/i(pot6pci)y ecç ràç toaç îtatpeSiyrcoy ropèç, tov 
irpayjAOTcxoû juièy tU Te T>7y napaaxeui^y^ ijy oî Ttcàociol 
xaXoOcjty eCpecJty, xal' etç T>7y xp:5^ty twy Tropeoxeua- 
Offi^n^^ ^ ^poaayopeuouaty otxoyojijtiay toO Xextixov 
oè, etç twy cxXo7)7y Twy ovoficktav, yioù dç vnv auv" 



I 
I 



SUR DÊMOSTHÈNE. ajl 

reconnaitre. On dira peut-être qu^il faiidrdt s'^tonneir 
qu'un si grand orateur, quand il écrîyai^ ses discours, 
ait été assez mal inspiré pour tourmenter les mots en 
tous sens et transporter la coupe, l*harmonie, le nombre 
et la mesure de la musique et de la poésie , auxquelles 
appartiennent ces diyers omemens, dansTéloquence, 
qui ne saurait s'en servir avec avantage. Je répon- 
drai qu'on doit songer d'abord qu'un orateur dont ]a 
gloire a écHpsé tous ceux qai l'avaient précédé, écri- 
vant pour la postérité des discours destinés à soutenir 
l'examen de tous les siècles, ne dut y placer aucun mot 
au hasard. De même qu'il mit beaucoup de soin dans 
l'économie des pensées, de même aussi il dut travailler 
de son mieux l'arrangement des mots. D'ailleurs , il sa- 
vait que les écrivains les plus célèbres et les meilleurs 
orateurs , Isocrate et Platon , avaient poli leurs ouvrages 
avec autant de soin que le graveur et le ciseleur; il n'i- 
gnorait pas que l'art d'écrire repose tout à la fois et sur 
les choses et sur le style ; que chacun de ces objets 
en embrasse deux autres ; que les choses renferment 
I*. l'art de les trouver, que plusieurs critiques appel- 
lent Y invention y 2^. la manière de les employer, après 
les avoir trouvées , qu'on appelle M économie : que le 
style comprend i**. le choix des mots 5 2®. leur arran- 

(i) "Ot' •>p«t9ff , en marge du manuscrit deHudson ( Cod<. Bodl»), 
Reîske propose la même variante , ou bien oti 7; a^»* 

(3) Un manuscrit porte : tmi îf toTç ôvo/xA^if Àf/Aotitif , variante 
rejetee par la syntaxe. 

(3) ToJ<rot/c, au lieu de tovc, dans le même manuscrit , est en- 
core une faute. 

(4) Ou bien totov, que Reiske croit préférable. Nous ayons yu 
plusieurs fois TfôWov dans le même sens. 



:27a SUR DÉMOSTHilNE. 

gement. Parmi ces divers objets, ceux que j'ai désignés 
les-seponds dans cliaque subdivision sont les plus impor- 
tans, c'est-à-dire, Yéconomie, dans ce qui concerne les 
choses, et V arrangement des mots, dans le style; mais 
ce n'est pas le moment de traiter à fond cette matière. 
Du reste, la justesse de ces assertions doit frapper 
rhomme dont l'esprit n'est ni mal fait , ni porté à 
la dispute. Il ne peut être surpris que Démostbëne ait 
travaillé avec soin les membres des périodes, les 
nombres et les tours ; qu'il se soit attaché à tous les 
omemens propres à donner à l'arrangement des mots 
de la beauté et de la grâce. Au contraire, Thomme 
ami du travail , celui qui n'est point susceptible de se 
rebuter et qui ne se contente pas d'une demi-science, 
pensera que ces omemens ne se trouvent chez Démos- 
thène que dans un dqgré médiocre et presque sans 
art ; qu'il n'attacha aucune importance , ou du moins 
qu'une importance bien légère à l'harmonie, pour un 
orateur qui ambitionnait la gloire de léguer à la postérité 
des ouvrages dignes d'immortaliser son génie. Le scul- 
pteur et le peintre , dans leurs productions périssables, 



(i) Les manuscrits donnent /uv^ii dans le corps du texte, et en 
marge ftmc^nf, qui est la véritable leçon. 

(a)' Le sens exige nécessairement lî /au t#c, correction proposée 
par Reiske. 

(3) Mieux «4i*o/>oc, diaprés Casaubon, qui traduit ainsi ce pas- 
sage {Not, in Pers,, pag. 17) : «Ens contrarium poUiis sert- 
» tiatf qui modo nec ignarus, nec fastidiosus , negue semidoetus 
» JueriU » 

(4) Ce passage est altéré. Sylburg, pour en tirer un sens, lit 
Xi^ftÊt ÎTi/iixfJfric. Les manuscrits C et Z> ne laissent aucuns 



HEPI AHid02»EN0Yi. i>/3 

ïyti rà ieô^tpot tôv JrpoTepow! to jxgv bBeovo(xotiy>' fv 
TO itpfltypuxTocé*^ - to 3è ovvTi9l/*o/ov , év TÔT Xwriicw* 
Tuepl ây ou ^tâcipoç Iv tû mpovrc jiyixwsiy (t). TaSrà 
yàp ewoyiOeeY) âv et Tiç (2) éïn )^o/ybcd7j cncaioç ^ duaepié^ 
xoLi v!nL Aif S^av/iaeretev eî ^povtU ^â/eto AfiiioàQévzi 
ïtt fxsXû}/ ^l pli6/Â63^v xâti ayiyïiijixtÀVj xal TÛy ôOiXoh/ 
TTavroiy oS; i^eSx xàI 3da>^ '^iÀxài aâv9eai4* ToûytxvTcov 

Tep^/}(ap64 (3) fxi^e aKpoaocpoç^ STropov efyai xal ajii^r* 
XoLVfii^f it [unitiuoci/ èttifiikttàù itzTïoaiaBai toi/ ^i^Topà 
rijç apf&oveaç to^y ïiycùvy ^ (poûXyjy riyà, ^ouXo/xeyoi; 
^ jivniitt» fyjç 6oet>rot> ^câêyofai àBch/aix Tfataliltm. Oi 
yâf 8in tôt TÙJusTOLi fièy x«t ypàcpèTç ly vX-n cpOaptp 
^€ip6$y EbOTo^^tixç iy^euiyu/xéyoc ToaoïÎTovç eîacpipoyrac iro- 
yovç (4)^ £oté val (fkiëia xal TcfAa xàl x^^^^^ ^^^ 



> li 



incertitude. « Quoique Sylburg Taii assez heureosement restitué , 
» dit Capperonnier, il y manque pourtant un certain goût, qu'on 
» ne retrouvera que dans le manuscrit du Roi. 1^ Il rapporte la 
leçon que fai adoptée, et traduit ainsi: « Quoi donc! serait-il pas- 
» sibie que Démostkène eût négligé ta nunridre partie de son art, 
» quand on voit les statuaires et les peintres, pour montrer dant 
» une madère périssable l'adresse Ae leur main , prendre tant de 
» peine a. représenter dans leur perfisction les plus petites veines , 
» les paupières, la barbe et d'autres choses semblables? 

nu 18 



«1^4 "^^^ AHMOieSNOYS. 

icdv(^^ wv i^x^^^ ^"^ ^^ '^^ ^ UfU^f îi a wsi 
dioTi (2^ T014Ç In &»nâ^<^ tix^iw« tcf^ Tci «(noft^f 

"tore ^ TDV f^OTou Tf ^l i:gji i^e^ #âr& ifoioSf* ^loy 
T( yÀ^t(X( xol Tci^l t4( 49iXa^ V^XM^f^ )l^ ^ J!xKft« 

Sa u/ i.flf q ici> T gTi9* T«6fy)i^ y«p «ton/ htfidùtùittv, irpârov 
(Aiv, â Mourut, y^afifiatta* inura riJiTrouç re avrôv 
Xogàç avrôv, )t(Zt ta ijept r^ûra (3) ç«5a* vpqeiVî- 



I" n-m i .M I iF I I II ■ 



(i) La leçon ««ci t««t«) confirmée par une variante margînAle 



s'eBbrcent de représenter^ ayec It phi» grande fidélité^ 
une Teine^ une plunle, le davet, et d^auira chdses 
semblables : ils épuisent, pour y parremr^ toutes les 
res80Uit«s de Fart) et rùrateut* qui, par les déns de 
la nature et un tràyail opiniâtre , s'élera au-Klessus de 
tous ses contemporains , aurait n^ligé ces omemens, 
quelcpie l^ers iju'ils soient , si toutefois on doit les 
iegaatdtr comme tels ? 

LQ« Je voudrais que ceùic qui n!oat pu ètrs cbn* 
taincils par mes obsérvatidtis , songeassent que Dé* 
mostbéne, qui^ dès la plua tendre jeaoesse, ee livra 
à Fétude^ mit probaUement tous ses soins à se 1»' 
ntiliariser arec ces ressoujrces de Fart et avec beau<^ 
eoup d'axitreSé Mais une fois qu'il s'y fut accoutumé 
par un long exercice, et lorsqu'un travail assidu en 
e&t empreint le type dans son âme, Fbabîtude sana 
doute hd en faciUu Femploi. C'est ce qui arrive dana 
tous les arts et mrtout dans l'étude de la grammaire : 
elle suftt poitt" juger de tout le reste, parce qu'elle est 
ttès^simple et digne de notre attention. Quand nous 
Fétudicttis , nous commençons par le nom des élémens 
dont les sons se ccmposeat^ et qu'on appelle lettres. 
THof» apprencras ensuite leur forme et leur valeur^ ei 
lorsque noua les connaissons, nous passons aux syl- 
labes et à leurs diverses combinaisons. Une ibis fixes 



du manuscrit de Hudson , et adoptée paf ReisLe , est préférable ; 
mais Pancienne peut ^tre coûseryée. 

(a) Ato<r» est lout-à-fatt inutUe et embarrasse la phrase. Reiske 
le supprime, diaprés le conseil de Sylburg, 

(3) Mieux 71 p) Tccûretc (Stlburg). 



\ 



^ 



^j6 SUR DÉMOSTHENE. 

sur ce point, nous nous occupons des diverses parties 
de Foraison) telles que le ncmi, le verbe ^ la conjonc* 
tioh, et des changemensqu^elles peuvent subir^ 'c*âui- 
dire-, dés contractions, du prolongement, de Facoentoft- 
tion aiguë ou grave, des genres, des cas^ des nom- 
bres , des déclinaisons et d'une infinité de choses sem- 
blables. Dès cpe nous ayons ces notions, nous com- 
mençons à lire et à écrire, d^abcrd syllabe par syllabe 
et lentement^ parce que Ffaabitude n^est.pai encore 
bien affermie. Mais au bout de quelque ten^ , et 
. lorsquWe application continuelle a donné plus de 
force à notre intelligence , nous lisons correctement,, 
et avec une grande vitesse , le. premier livre qu*on nous 
présente, sans songer aux préceptes, et quand noa& 
en avons la pensiée. Nous pouvons présumer qu'il en 
est de mëitne dans Fart oratoire; Lorsque nous sommes, 
passés de ces préceptes minutieux et pta imporums 
à une habitude fortifiée par un long exercice^ dik 
est pour nous un guide infaillible, toutes les fois qiB& 
nous voulons les mettre en pratique. Si Fon soutient 
que les omemens dont j'ai parlé demandent beau- 
coup de travail et de peine, cette assertion est sui^ 
tout vraie , quand il s'agit de Démosthène. D'ailleurs, 



JUM 



(i) n«t]pfltxiC#fiif (Rh8»). 

(a) K«tT<2 0-ukkaCàs {Le même), 

(3) L'ancienne leçon ><*(*ètç, qui fte trouve dans les manoscritSi 
est une faute. J'adopte i^i#c avec Sylburg et Reiske. 

(4) La leçon de Sylburg Sfca tonVii, parait indubitable : je Tii 
suivie dans le français. L'ancienne est contraire à rencbainement 
ùes idées : nous retrouverons plus loin celle que j'adopte. 

(5) Ici encore je lis t|iir, au lieu de Xt^iy, qui ne donne aucun 
sens. 



HEPI AHMOieENOYX. 277 

cavrzç a vmtùv, ri roC Xoyov fiéftat* oyofMcrâc Hytù 
Toiç, oDcvcikxç, butdatiç* o'imnTOiç, ^fvrnxa^' yévm, 

TouTotç fiiup6c oyopera. Orav ^è t/iv rfnùmmf eoftAnvrif 
imcrfiyLinv irepc^Sa>|X€y (i)^ rote âp^^ofAeSa ypc^cpeu/ tc 
xai avayiye&OHety^ xarà ouXXoS^ (2). jxèy xal jSpadecoç 
ri TrpÛTov^ irt vtapdç oS^ç iri Tiite 2^8Ci>< (3)* irpo- 

6a&oi/Toç % roO XP^>^^^ ^ '^^^ >^^ î^P^v t>$ ^xf 
fxpixiBivzoç ht, rflç owe^oO^ lukixmçi T^e airra/arciK 
re xai %otxJi noXMv eviréreiay^ xal iroy* xi ây ÊTriSû 
rcç ^iSX/ov^ oudièy hu&ftau Src t^ iroXXûy decapyi/Aorody 
àuot'KoXovintç f âfjLot yo)^f( (4) ^epx^SfAeOos-^ TocoOtoy 9t 
Tc xac..?i:epî routiQy • moXimr^y yeyiadac T)7y Té^vw 
Ix Tây yaxfm xai yXlay^pfùv dea>py}fAdHra>y adÇojx£yy}v 
T>7y l^cy (5) ovy XP^^ pffd^co^ «vrûy xpateû/^ 6àre 
âlta vfxfmt xcxpi/xéyoy re xal àmaitycov^ aùtHç J^at 
To Spyoy. El ii rtù dbxei roOra xal itivo^^^ iro^û xoi 
icfayiutrtioLç fxey^yjç fpya efyai ^ xal f;ia}.a opOcSç. Â>^ 
xei xorà roy Ay}|xo(j6lyy) (6)*^ oùd^siA yàp rôy yxyahùVf 

(6) Rçiake traduit : « ut cum. Demosthme ioqUar, ut ejtu dUi" 
» tîone utar. » Il n'est pas possible que ce soit le sens. Martioèz 
a bien rendu ce passage : « Si eui verà videanuw hœe magrU Mofû 
» esse et molestiœ, is sibi persuadent f in Demosthene id maxime 
» locumhabuisse,» 






fffilym ovl^f^* TaifA]^p0m> $^ 4^ via i9l&«y btjp» 

ei (A^tKT^ ê^9(v ttqXù to <Ay)&(yiy' xod ^uxoy* Hq 
6 mr^ AirnhA dl ri^y (fiîcny avtSç oïejoy ^p&y^ Ttepl 



SUR VfÈMOSftÉÈSfÈ. :itj^ 

rien deeeqliifétrtignmâ Aetiem èett aequièpaorde lé- 
gères fatigue^; mais si Ton eatisid&re lesr ttvàts qtie Fou 
doit en reMâillir un jonr^ ôtt «edibment h gToire doni: 
tow le»«iède9 ipécompenM&t , pendant ^ett^Tier et après 
lenrMon» cettxquites ont tfoppcrtées , eQdfl[ né^ parais 
tPCPDt rien à c6té d'un td prix. 

un. D msê reste k parier de Faction qtâ re&auss^ 
la beauté de se» styler $ ear Fketidn ocèupe* ttùe {laea 
importasite êèmB tïïtt oratoire , snttdot âu Barreau^ 
Là oà elle' se' trottip^, les atttues o m e ni e n i ^ pertrent 
paraître ayee snrattCage*; mais si Foratenr en est dé-^ 
pourvu, ils sont tous inutiles. Pour ett si^ttrle prix , 
il suffi» àe^ Êomffon ik fe ëSiSêtea^ cpi'iH y ar entre les. 
aeteurs tjm représentent «ne tragédie^ otL fùte ec^mén 
die. Us récitent les mènes Teif^, nnôs ils ne plaisefn^ 
pas* tûus^ égiieaaenÈ. Ken "fèoef^ nous nonS" ittehons. 
cQtttreceux foi en aitèrem; e«i qui en détruisent b 
fonff,. tout autant ({Utt si motm en avieM' Mju^ nn^ 
véritable dommage. L'action me parait surtout nér 
cessaire dans les harangues judiciaires, où le natu- 
rel et le mùtmment Sôhtem dâiiâttef • DéMdsillè^e 
cultiva cette partie de fart oratoire avec autant da 
soin que toutes les autres. L'action embrasse deux 
cboses, etU ne ixêg^g,e9t rien pour les. acquérir tomes 
les deux» Left dliveuses inieaiktes de hi ywù ^ les as», 
titudes dm cacps^ q«ri<domient tant d'éxpressitm à h; 



I fci ■ » »i 



(O'S^yfborg et Reiske préfèrent « »ijc^0/«n«i. Cettt) correçtîpii 
n'^est pas néceBsaâre. 
(3) Ob bfei|t#iiixx«TTOV0Yv (Stlbvrg). * 



280 SUfl DJ^IfOSTHÈl^^^ 

voix , furent pour lui Tobjet des plus longe exercices, 
qiioique 1^ na^lure Feût peu fayori^é , suivant Dém^ 
trius de phal^es et les divers auteurs qui ont écrit «a 
vie, Waî.s, di^M-on^ qiiel ^apport y a-t-il entre Taon 
tion et le styk? Je réponc^ qu^e son style est.p^fidte- 
ment adapté à tous les effets de Faction , qu'il peint 
fidèlement les émotions douces et les passions vives , êè 
q^'il indique lui-jnuènse le délfit dont JlI veut être accom- 
pagnée A^^^ ' ^^^^ T^ 1^^^ ^^ liar^^^Cis doivent 
s'appliquer à le Urç^ con^me il Tçpge^ ç^ t^ diction 
indique à tout homme qui a de Fâme Faction qu'elle 
réclame. Un exemple y^ rç^dre manifeste la vérité 
de cette. a^^rtipn.. 

Liy . D'abord , -prenons çç pasiagi^ pleJQ de nombre : 

fc Oluv9oM yi» 9ïi ,xai Mfdwv^v xof^ Âfr^XXMvtocv, xflu ^uo xcà Tpue- 

}> xovTâc 'TFolLtiç iiçï Sfjxinç,iô(^ àç àv&voLÇ 9vtû»c ^yk&ç àv|ppiixciKy 

» wffT^tl fA>i^C9reS»7roTS t^içBuvaVf p^^tov 3v npotkOfivraç dirtÎ9^ 

» stal To^«ix4.ci»y tojb'ovtov lOvof àyiipn^tcvov mémo. » Ici y le 

sl^le Qous apprend de quelle action il doit être acoom-t 



(x) Une note marginale dà nianuscrît de Hodaon (Cbd, Bodl.) 
porte mt xfinia^tL, Cette variante n^est pas à dédaigner. 
(a)''Ov , en marge du même manuscrit. 

(3) a*fl0«ri fJDiiifâL f fAul* tî «■«MTOT* «JciTdjiratv , liVAi fJJicf irf e^ 
» fxOévTA tiVtfv »9 dans Dëmosthène. Ce passage est tiré de la neu- 
vième Philippique : c^st la troisième des quatre harangues connues 
souij ce nom. Cf. Disc, de Démpsth. (tom. ii j pag. 164, éd. Au-^ 
ger, revue par M. Planche. ) 

(4) "EÔTOf TOtfVC^Of (t'&ûf. ). 

(5) « Je ne parle point d'Olynthe^^ de Méthane, d'Apollonie, de 
»' trente-deux Villes de Thrace, quUl a si crueUement détruites, 
^ qn^en passant aujourd'hui sur leurs ruines ^ il n'est pas faidle de 



nEPI AHMOIÔENOYS. 2&1 

ara (i) e^eiv ejutsXXev^ 0v fxtxpô) ttovo) xaTetpyâ^ato' xac^ 
TOC <fv(7et irpoç ToSra ou ttoi/v eùiu^eî ;(pyK7^j!Ae9oç^ o^q 
AminltTptioç ^d&^iopeùç (frialy xal oc ^oc 'Kdam^ oi rbu 
|3cQV oÛtou cuyyfci^ameç* Ti H raxka icpoi; TTiv Xl^cv 

c 

avToS (XUVTe&et; ^tfiVi tc^ &/• H XéÇiç fxèy ovy, eïiroifx' 

oZaa. riQ&y rai iraOûv^ xoc ^c&zoxovcra oiiaç rnoxpifoec^ 
avT^ ^çu Qore toùç âo/aycvc&cncovTaç Toy pirropa toutov^ 
eTrifxsXédç ^pi? iraparyipeû/ ha toOtov t%ccaroL Myrixou rqv 
rpoTTov^ ^ (2) êxscî/oç êSovXeTo* âvt)? yàp )g Xé^cç di«- 
dacncec toùç 2;{ovTaç ^i>X'5'' ewu'viQTov^ jxeQ* oîgtç tgf 
i9roxpfoea>ç I)c(f€peo60(i dei9aec« ,0 i9i iyù aa^èç IttI rûy 

K^. 4^lpe yàp^ iTrcxecpe^Too tiç irpocpépeaOac Tôâbfe 
apcSfjuui;* c< OXuv6oy f4^ St] noi MtBthw xat AiroX- 
» loi^vUVf vax $io tfol rpiâocovra TroXei^ em 0pa3(Y)ç êô^ 
» «ç ^î^aaç oSroaç ol>jui$ç dvVipyixey^ cj^ar' et p]denti^ 
» iroie 4^ca6y}aav^ pcé^cov 3v TrpoeXOôyiaç dneaf (3y xac 
» to ^(ùy£ov ToaoOrov 29vo$ (4) mnpmiduov (jiwttw (5). » 



}) dire si jamais eles ont existé j je ne parle point des Phocéens , 
7> cette nation puiss^fe qu'il a^ anéantie*» 



2S2: nSBI ASMOSMENOYS. 

aùn?* Aiy^pysHÙç (i) yàp ri^ làqOoç tûia cwiipivfJiàKidM uir» 

$;^(TcnQU: «Q^sedi^ êm ôpûbcnç^ oi! ifiQOor èpeiuv Où;[t tour' 

mil irapevTeuMwra mfc rix^ i Etcccdx (piipf txbK îj^ lpf& 

Xccdii xocTcÛLojfoy, xott xcfjgSpv d^xconi (!i) }i£$ttoiv> (3>)> 
dk. ov^' 9^voç In: Xmm l^oo^v t^ licùam^ abclh 
GUùi^ OÙ &' Qp)h9C yoSi* taeSroc mpSodSloéoiiç xci •ocrov 

» xocc T(£; TToXtttiW aûrôy ^il)pHra» f^^ xac T8fp«ep-* 
» ^poc; (5) xaWcrTWxev &à fu} fAovoy xeera wîAet^, ^i 



(i) A»Np*d^N«M( ( Stlbvkg ). LWcieune leçoD doit ctre cod- 
(a) 'AiAifiotir (Stlburg et Hmsai)'. 



SOB D&lfOfiraÈIIB* «183 

pagné. Timt en éminiérjuait ks vifira détruite» par 
Philippe, il dit qu'il ne s'arrêter» pa» à le? éniimërep. 
Ces paroles n^mdgenUeUes paa ime scNrte d'ironie, le 
ton de Tindignation et «ne toîx ékeifée i LWalCRXF 
ajoute qu^il ne Tent pi» tnioer im higubre tabl^ean, 
pare» qu'il serait tropdevlçttreux; et cependant, 3 
gémit «ur la nombre de qes viBes, il rappelle leur 
rui]^ coQ^QOUaéQ avec 1M3JL da promptitttdci qu^ n'en 
restait plus de yestige> sxa liewc mémft o«^ ellea a'é<r 
WaleAtt O p^wige ne doit-oil pas ètrch jMroncmcé 
^"^eçi Y^GGml de k ec4(be el dci la fitàéJh Mais qndb 
sont \q toA, les geMft,. lea alûtvdka di» eorpa et k 
moiiif eo^en^ • dea msàM que demandenfe lai colèaè ei 
lapiilié? Pow s'en fiiire inM jnîto idiée, il àiit ke 
f^tudif^r dan9 Tb^^vi^oie qui ^proiav» ces aentimana: il ;|^ 
aurait de rabaujrdité à dierçber poinr Tactîoa vn antre 
imltp:è qm h n^mure, Dënu^atluine ajoute : «, a),U êirr- 

V rcùJa ff^ t^*^ y ^X^ '^ TcéXiiç xal ràc irt^»? cuxc ont&^ iif i$- 
» paroi ^ 3^1 rf/r^ofjçMi xaSIcrroaciwi* Imc p^ p^voy x«f ai iroXeec ; 
9 dûOhft xak xa«4 lOm» JévXfiiMcrw ^ éà^ t» EvCol» ttoIIccç- oi^ie 91a 

V TUpflnhfaGyTi»^ «al raûta Iv vi^i^^ irXntfSov Bn^ôy xod Â^fiV ; » 



(3) Cette leçon est correcte. Reuke, sairs nécessité, propose 
d^a jouter >ai wAffX»» 

(4) Xi4fnif9'm^f duDS Pteostktea ( a5^ mi;^. ). 

(jy)*JêTfm^(BLfXfttt xaBi^ttXi ^«f** AVTorc (ibid.), La nessàlie 
était divisée en quatre cantons, dlans' chacun desquefc Philippe éU- 
blit un commandant ou tétrarque. Cf. abbé âvgbr ( Nhu sur la 
6* PhUippiqtte , ubisup,, pag. 3i, not. 7). 

(6) « Et la Thessalie , dans quel état est-elle? Philippe nVt-il pas 
» ruiné toutes ses yilles et changé la forme de son gouvemenimt? 

I 

» ITa-t-il paA établi des tétrarques, afin d'asservir, non pas quelques 



:284 SUR DÉMOSTHÈNE. 

Ce passage demande une acticm bien différente. L^ova^ 
teor interroge , il répond lui-même , il sHndigne, il exat 
gère Fhorreur des événemens. Or, Finterrogation, la 
réponse, Fexagération ont chacune un caractère parti- 
culier; elles ne peuvent être exprimées par la même in» 
flexion'de voix. Puis , il ajoute : a KaV où ypàf et ftsv raika, 

1^ Totç ^ ipyotç ou Tcout' àXX' If- ÉXXiSffirovrov ot;(erac* Trporspoy 
». jxty csr' ApSpoKÎflnf* HXiv ^XCi, m^oeuTnv noktv h ns^orroy- 
» v^9G»* McydEpotç IfriâouXiwc irpi^uy* ou9^ { ÉXXàc, ovO' iS ^àp- 
» Sopoc X^p^î 'T^v irlcovsSCav roû Ây9pw9roti. » L exposition 

ic ces faits peià être aussi calme <jU'Une iMutHlie ou un 
récit historicpie. L'orateur ne nous apprend-il pas de 
^elle manièpe chaque objet doit être exposé? Ne le 
diiril pas k haute voix, même (sans ouvrir la bouche? 
Ici, il faut de la politise; là, de la rapidité; ailleurs, 
de la lenteur. Tantôt renoncez à un récit continu, et 
tantôt joignez ce qui suit avec ce qui précède. Pleurez 
avec ceux-ci ; méprisez ceux-là . Ici ^ soyez ccmstemé ; là , 
tonnez ; t>lus loin, exagérez tout. Suivant moi, rhomme 
qui ^ une âme insensible et plus dure qu'imi rocher; 
cel^i que rien ne touche , que ricsi n'émeut et dont le 
cœur est fermé à toutes les affections , ne doit point ré- 
péter les paroles de Démosthène. Non sans doute , puis- 



1» cantons, mais la nation entière? Def tjrans ne sont-ils pas les 
» mqitres d'Eubée, de cette Ile voisine de Tlièbes et d^Athènes?^ 
(Qbmostpbsb, ubi supra f pag. 164 •) 

(i) To7f ipT^oïc ii o(/ «rou» (i^cif.).. 

(a) «Il ne se borne pas à écrire en ces termes formels, mais i\ 
y> eS^wlne ses menaces ; il marche vers PHeUespopt , il est déjà 
9 tombé sur Âmbracie, il est maître d'Elis, ville iiiypo.rtante du 
» Péloponnèse : tout récemment encore , il cherchai^ k surprendre 



HEPI AHMOSeENOrS. aSS 

Trap' haorow àyavooLxû^ x«l r6 ieiviiu aSi^ti. idiov ii 

m 

aù^aea)^* ou èùvaxoii roAra cvi toi^ xoi fiiâ (xopcpij 
cpa)y^ç XiyeaSau TotSrocç ixcBw iïrttai* « Kal oà ypcScpst 
» ficv Tfltuta, toiç d*. IpyoKç où' TToiei (!)• aW.* àp* 

c > 

» E^Xa^oiromy o{)^etat* irporcpoy $xey cir AfjSfoaua»^' 

» HXiy Sj^ee^ nQXcxounQV iroXiy àf ne>)07coys;3^a(ji*.Meya^ 

» poiç i7re6oi3Xeuae np^jtYjv* o{{9' )? EXXà^^ oi>9' 39 |3ap« 

» 6ap6( X^P^ ^^ frXeove^cixy toû av6pc&7rou (a).» ToOra 

eveàti irpocpepeaQai 3^do]/>$.ev Trapcùdbcoti; jxéXeaiy &a7rep 

/(TTopcay^ Ou xotaSo^^ xal'^cdaoxec itÔK «utà d» Xe-^ 

• » » 

ytaOoLi, fiovov où cpcoy^v acpilyta* IvroûQa aoreTov yi^ov* 
Tovra iaitvJCiiivtAÇ tiiti, toOt* ovaëeSXyjfxivci)^* &vpl ^ 
acnokvKt xh <j\)vtxhf iifXocoQd cwa^oy xàt c^ç* toùtoi^ 
cvvdkyma^v, toùtcov Katafpovriaoy* tauTa ê)cd^sifAaràÔy]Ti9 
tovra îiaoupov, Ta5r« avÇyjcroi). Epi fxèv Sûxet, oàc 
lyeotiy â^ôyou ZmM ^^x^v Sx^yt^c, jxâXXoy i^è Xfflou <fùacy 
yoi>9pày, àvoUaQrtxoVf œK&nxov, ànaBij xnv AiopaOâ/ouç 
TrpocpepedSat Xé^ty. IIoXXoO ye xai deî* eTrel tq >caXXiOToy 



I» Mégare. La Grèce, les pays barbares, rien ne peut iiMOimr sa 
» cupidité.» 



jb86 n£PI AHMOZeENOYZ. 

«ùrôc tifo^ ^BokfSbxt, TA imi^> toi oùdey iioieit 
tk Toihjb li pi€poc iStATeTy l^oc* toC ^ ttMrroyfâcroç ixaviv 

^rerdcc €âtpA7re>âcç> i^ oc xoXXol «oXoikKi "féf^^^ itXsSfroy 

• \ ... -_• ..»» •.•• 

« Ou yàp 9roa>c Sfia Tràvrà i^cot îâf^tratv «y6p(&irocèrt ^ h 

Voie (i)* Ohih yàp âv ctipocç Tiaiv Idcdxêv «yaGô^v 6 



dia 



(y) Ce passage présente des difficultës : Sylburg ne tente pas 
et les teyèr. Reisfcè, aip lieà dé éàetthtr nu Mtts daM lè^ tèitCf 
se permet les plus hardis changemens, et même des suppres- 
ûaaH. Âfnsî, aux mots xnViTcti i«TpA^fXi«cc, il substitaé . xi/*i* 
Ttfi 0^^' trrpAfl'ix/cec, Quant au vers d'Homère , il ne 8*en em- 
barrasse guère : suivant lui , ce n^est qu'une insertion de copiste, 
tt il^ le, retranche. £n&n, au iiea de «lyoMt^ il propos» ^auput' 
cvoùç itfeu. Par toutes ces innovations, il arrive à ce sens: De 
mùêîhenit dictia ^ quai omnes virttMt compèexa est, ne dUùd- 
tate qiddem indiget , quam multi venustatem appeUant, qubd 
e{ phainàitn -venustatis intersH; itèt ut adtmrahiies joeos în e/ws 
orationihus reperias. C'est juste le contraire du jugement de Quin- 
tilien , qui refuse k Démosthène le talent de la plaisanterie : « Quanta 
» sA mil0M «t ^ dijffieultas, vel duo n^aximi oratores f altcr grœ^ 
» cœ, aher latinas eloquentiœ principes y docent. IVam pUriquê 



SUR DÉMOSTHÈNE* 287 

qu*ildélniit cet esprit de TÎeqvi en eit le plus bel or- 
nementy et^pi06Oii<âoqiie»ae alors se dîfiàre plus d'un 
corjsd'vmtTtue beauté, nuis ômnoliile etiuaiihné. On 
ponrrait j^ouler beauooup d'autres réflenons ^ itiaiis ce 
traité adéjauneloBÏgueiLrTaîscamable) et il est temps 
de le tennkier; A mca obienratioiis préoédentes ^ j'a^ 
Conterai acttkmeHt que DéBMAhime présente dans soti 
style iVilHamce de toutes, ks' beautés ^ . A Tesceptioii 
d'une seok]; je veux parler de la plaisanterie que 
d'antres iq^peUemt la gtéce^ pairoe ^*eH effet 4^e ^t 

un des omcnens les plus agi^éables du style : . 

, ■ • • • ' 

« Jamais w. s«iiljQ»pitisl «fa tcmsles dons des diemu» : 

To|itefi>is, ses écrits ont de TurlHaiitév car leiciel ne 
lui refusa complètaipyeiit auemie des qualités qu'oA 
trouve dao» lios autres oratews* :. : ;:) .. 

; . ... •. 1-.. .. ■ . 

» Demosiheni Jaeultaiem hujus rei defiUste cnsduat; Gceroni 
» modumi BTec videri potest ttolutsse ' Défhosthenes , cujtu pauca 
ai aikaodùm dkto, née aanè cbêMêîm efiis fir^lHia rttftmàvalûat,' 
9 palhm Ç9t0n4uat9 non diêplkm^te U^joçoiti std non comigiisf^n 
(Lit. VI ^.ch. 3.} L'erreur dfi Rei^ oarait^ nroYe^ir der-ce ^'U 
n'a pas approfondi la différence qu'il y a entre i û«r^flt9rfXi« et «^o-tiP- 
r/uoi. Or, e'eeè de rinteUigeiioe de ces^ deux mots qne dépend tiii« 
teUi||;eoc«> na^met.dj» b peiuée^ « :^«r|««*^#«;, dit Ariatote (i^^^, 
li)>« II t, OAj^iL i^)^9tw*tAvjiA$Mn i^|Uf «rri. > Q^wl^ au tf^ 4fTfi«juo(» 
c>8t j^rQ^^oieiU i».qpe les Latm^.aypelsieot wbanUas. Il y a donc 
entre ces deux mots la même difiS^jQPce. qu'entre dio^i/çijtft* «(;. w''» 
banitas» On sait qu'à Rome , le premier désignait une sorte d'of** 
fense, sous la forme de la plaisanterie. tiPropriè, dit Quintilien Çubi 
sup. ), aigit^ie«tt ( dîcachas ) sermonem i^um risu incessantem, 9 LS 
suite est coomie l'explication du passage de Denys. « Ided Dè^ 
» mosthenem urbanum Juisse dibunt; dicacem neganUw Aion^ 



388 SUR DÉMOSTHÈNE. 

UV. Eschiiie lui reprodîe, ^^ûimope je 17ài déjà dit , 
d'eikipldigfeirquelquefoisdesjexpresiionsdures oarecher- 
ckt^^ , et .d'autres fous des^xpressions^ades tm Giflées : 
il est facile de réfuter ces allégatioiïs. En les exanû^ 
nam ayec 'soin, chacune en partâoolieFv on' voit que 
certaines sôm plutôt un éloge qu'nn'reproéhe^ et iijue 
les autres manquent dé fcMidement. Si l-orateur donne 
une sorte d'àprèté à son style ^ c'est. lorsque lé sujet 
le d^jiande 'j et le sujet le demande souvent ; sur- 
tout quand il faut faire' mouvoir, les ressorts du pa- 
thétique c mais alors c'est un yéritable méritei Rendre 
les auditeurs, gardiens sévères des lois, investiga- 
teurs iiifat%ables de toutes les injustices, Vèngetit*» in- 
flexibles de la violation des lois , n'est-ce pas le seul , 
ou du 'moins l'un des plus beaux privilèges de Félo- 
quéi^ ? Mais , dira-t-on peùtnètrej'it' n'est '^âspos^ 
sible qu'un orateur qui recherché!^ expressions d'u&e 
grâce ajSfectée, parvienne à exciter la haine , la pitié, 
et les autres passions : il doit s'attacher à trouver les 
^ .. X . .ont i^îUtre ces passjions.,, et *fk le?, revêtir 

d'expressions propres à remuer rame des!sîuditèurs. Si 
Elschine avait reproché à Démosthène de donïiei^ une 
sorte d^igreur à âfon style , quand les circonsltàncés ne 

• ■ - • • •.. ' . '' . : * 

sans rien changer an te:tte, là t^àdâctioii latine devait étire celle- 
cf : fi Hoc unum addentes , etianui oinnes vbiutes oompiexa' sit , 
» in urhanitate quam multi venustatem appeliant , quôd èi pta- 
» rindtm venustaiis intenit , serpere ; 

« Non etenim sîmul uni homîni dant omnia dlyî.» 

a» itif. ut tamen quasdam wbanitates in ejusdem oratUmibus repc' 
p riasi ATMtfjtum enim, etc. 
(0 ^\ V* .^^"^ ^^^ manuscrit cité par Sylburg. 



DEFI AUMOZ0£NOr£« 28g 

cboTrep eq^V; tot€ /xèv cl>$ vixpoi^ xai irepdpyot^ ovojxoae 
-/^ptùliévùo, TOT€ J' àç «Tîîecyi jwct (fopTixoiiQ, pflcîiixç ïj^et 
tàç oTroXoy&ç. Eï yé (i) toi PouXyîSeiy} Tiç x^P*^ Ixaatov 
TÛv lyxXyj/xarcdv tnco^erv^ rà /mèv^ erraei/ov /lâXXov ^ xary;-* 
yopcbeç â^ia ràpi^aee* ra i\ 6&c ^r^Sûç elpnfxlva vtc-* 
«UToO. To txèv ycJp Trixpaivcc; t)îv dwStexTov, o^av ànai-^ 
T&knuvOc xtfipo^ ^oXXflfici^ ^i iseTrairoSffi^ kàI fAoXKrra Iv 
Toî; TioLQnxvm^ Tôàv lîrixecpT'3(^Toi)V èyx(&(xiov Ion toO 
pr/Topoç', eï y« &} TÔ Troielv tov oîtpoaTwv «ùatTipày twv 

Ti|CAQ>piv oTrapa^iTot/ rd&y 7rapai/op>vvTC(i)}/^ 7rixp« xH^'^iro- 
fiyLYJç, juvâc/xeoi^ ^ jxoi/oy (2) fi iid[ki<irot rm £kX(ôv, iTrai- 
yotifxev (3)* di[Âifi'/jxPoy dk rpucpepoî; ov6^*(Ji )eaX7ia)7r^ovTa 
t)5y difl&SKTov, ôpyi7V fi jULÎtrôç ^ twv TropairXyjoiW tt 
«yi^ffai TC^Gâv*' d^' dudyvLn xal voi^fiaT' IÇeuperv^ -4 ,d^ 
ràv toiouTa>y iatui 9raG6^y dr^tayi (4)^ )cai oyd]CJC«er( rotôu- 
70CÇ oevrà ' TreptXaëeîy oei; fficpùxey doo)^ TTotpaà/EO&àt. Et 
fjLgv ovy fjL'^y.axot tov otx«rov xatpoy t^ irapaiyouori îta* 



■*■!■■ I l ^ ji I L ■ L ■ ■ ' » * ; 

t 



(a) Mofof, dit Reiske, a ici. le sens de /««»«(;- mais il aimerait 
mieux lire /aoîm;. 
(3) 'AfTAiTevftn (Russe). 
(4) npe«t^»^«t (/e même). 

Jll. 19 



>^ 



290 îlEi'l ÀHMOSefiNOYZ; 

flcutjî, xal Tgç itocjotiQToç aarroxoûvra, «xorwç ây <iç 
afjiapt«yoyT0t ^lé&xXXev. OU, touroiv (xiv pvd^cpov 

XexTov^ ^vtfoy èiccnadieioraTiQv tlç icoXiraovç irâep«Xâtp- 
6ûa;ea9a( Xoyouç, MkmBot» (1) iyxô^fua futoupipaiy ciç 

X^eual^ei niû «peri^* Àex^aSoi ^é nç T)}y irapiepyuxy rûy 
ivofuixtaif utt' aùcov XiyeoSâU yuyi^ irepirniv . ipyo^cov 
xtfi i^ijî^yfAànriv Twy .ci/ Sdeu Qi yif M yt u 6 xa8^ 
)7fAJç ^10^ noXXà xpei dEXXa ta^ ziBd^ iiA xm vpdyiixaof 

itoXuTcpd^yftoatiyy)^ ^ ofiro) xol tovç a^x^''^^ *^^ ^^ 
xexpy7<z90(<* ' £t pièy ovy viv àmifioà/ j^ roili oâeoitfRf/My 
rH^ tliiXkxyiUvin^ eppifeio^ ^tadupa»;, xal mita ctpifpley 

e 

<]/«}^8r0e( irepc^ûç. O yctp 0â;)9p ly fAey raii; ^juiY^yo- 
p&tç X(xl Toiç diQfxoacbiç âeyûdi irpoç to fUyiOoi xai to 
âÇecdfjia twy vnoBéaetùv flwroSX^Trwv, xexpiQTtfi t>î towutw 
x«T«(yxeu:5 TToXXabtiç' ly Je roii; iii(»yzoiot^ Xiyoïç, o&ç 



SUR DÉMiOSTHÈNE. 2gi 

le demandant pas, d'j recourir trop souvent, ou 
de s'^arter d^une juste mesure, cette critique ue 
serait point dépourvue di5 fondement. Mais rien, 
dws Eschine, ne lai^e entrevoir la trace d'une accu«> 
satioD de cette nature* Il blâme, eu général, dans 
Démosthène Fèmploi du pathétique ; et cependant le 
pathétjiqUe coixvient à TéloqurncecivU^k Ainsi, comme 
je Taî dit, cette cptique devient, à son insçU, un véf> 
ri table éloge. 

hYl* 0|i peut en dire autant du reproche d'affecta-' 
tion <j[ue lui f|dt le même orateur* Elle n'est autre 
chose qu'une diction travailla ^yec $oiti et qui s'éloi^e 
du laugag^ ordinaire. Si, de nos jour?» ottu ahue i 
entasser les mots au hasard^ si, par uue ][>récipita<* 
tion irréfié^^hie , nous transportons le m^me style dans 
tous les sujets , il est probable que le^ anciens n'agis* 
saient pas ains^. Lorsque, E^chine avance queDémcA* 
tbyèue, eu employant n^ à pr(^^>s et outra mesure un 
style extra(»dinaire,, acowuîs u^e double faute, il sou- 
tient une erreur manifeste. Démosthène en fait un fré- 
quent usage dans les harangues politiques et dans les 
harangues judiciaires , pour proportionner son ton à 
la hauteur et à l'importance du 8i|pîi^\3 D^iis dans les 
causes privées , qui roulent sur de légers intérêts , il 
emploie un style simple et usité; Bireinent il s'élèye ; 
et encore n'est-ce pas ouvertement , mais plutôt 



(i) Mieux : « xixnBt *tJL fjtiyto^et lyxéi/jud'f' z.*r. ^. », soÎTant 
Reiske.**» f(iVbii>e/u£t se maximes laudeê aceuâare^ seu vitnperare 
3» ea, quœ summis laudibus fuissent digna» n Celte «orrectkm n'est 
pas inutile : mais Tanciehiie leçoo peut être conservée. 



!IQ2 SUR dÉmOSTHÈNE. 

icOmme à son insçu. Si Cscbine critiqua ce style ex- 
traordinaire , parce qu'il en était Teiinemi, ce re- 
proche doit paraître ridicule, puisqu'il est dirigé 
contre la véhëmence , souvent nécessaire à Torateur. 
L'éloquence civile exige qu'on ne présente pas ton- 
jours les pensées sous les mêmes formes et qu'on 
leur donne quelquefois un tout noble et poétique. 
Cette véhémence, qu'Esdiine blâme dans Démo- 
sthène, est plutôt im mérite qu'un défaut; son ac- 
cusation manque donc de fondement. On pourrait 
même supposer avec sH&set dô vraisemblance qu'Es- 
chine , qui était l'ennemi de Démosthëne , n'ayant 
rien A lai reprocher, l'attaqua sur ce point sans trop 
de réflexion. 

LVII. Mais ce 'qui me surprend le plus^ c'est 
qu'il l'accuse d'employer certaines expressions fades 
ou enflées. Je ne vois jj^as que cet orateur en ait fait 
usage, comme le prétend son amer censeur. Telles 
sont , par exemple , les locutions : « Ov^i t^c <faîa( 



(i) Reîike propose : #»«?/«( r ( *! «>e)r«) th — mrè miUm (si 
moâh wupûan ), etc. 

(a) La variante Tf> yJif, qui se trouve dans les manuscrits de la 
bibliothèque du Roi, est une faute. 

(3) Cette leçon n'exige aucun changement. Beiske propose néan- 
moins ««-«tiTOv/uif. La variante ircttvùZfrêf , tirée des manuscrits 
et citée par Sjiborg, est encore fautire. 

(4) OôAi ixKt (Rbisi^b). 

(5) oi ir«r, dans Eschine (pag. 64, 3« édH. H. Estienne)i Cf. 
PBornrs ( Bihiioth., pag. 8o5 ). 

(6) Ei>Nntc, dans £scbîne («^ sup.). 



IlEPI AHM029£N0rz. ag3 

1UHV7IV xal avvYiBn XeÇiv imxYiiîvzi , aTrayta)^ ié wore (i). 

Xadetv. El is noanav^ tû yévec t>7<; iSpiTlayn^ i)^(f tio-* 
Xe/xûv Taût' etpy})cev Aîo^^tvyiç^ âtotrov ri 7CO(8« 'nfiyfioL, 
xaxfzmv dia(jvpa)v t>}v Jetyotrîta^ îç irXeieïTYîs w p^itopi 
r. To yâp (2) fii)7 tor(; ttoXXoIÎ; daoco)^ èxf Ipeiv. Tâiç 
voriaei^^ oXX' IttI to aejixvoTSpov x^ci TioiyrnxcàTepov. è^*- 
SiSal^eiy t)iy oyo|xaacay, Trapà xrj^ ttoXituci^ç di^ya/ixeo)^ 
fxoXiaTa floratTeiTai (3). ToOra (lèv o5y, èy^iua rnv 
Ay}|xoo9éyou^ ^eiyoriQTOç £yTa^ cdç diMpTrifioiTOL opépcoy. 
Aî<yx"'>3S^ 0^ «Xr/flûç /xèy^ cùXoyo)^ 5' foa)ç, è;^9po4. 
oS>y^ xal o^^èy fxocXXov (4^ dcaëdXXety &vaptevoç^ ^sp^^v 

N2^ • To $è (faoxecy (foprixo^ xai ccnSéai. toFi; oyojxocaiK 
aùtoy xe;(p:9(ï9ai^ TCoSsy iT^YikQty amtù Xéyeiy^ ÛTTsp Ttcbtxob 
ëycoye TeSau/xoxa. Où^èy yàp eûpicnco) toutcoy irapà Ayj- 
jjLoffSéyei xsc^xeyoy, m eipYixéyai cpyioly aùroy Aiay^ivm^ , 
oioy oTf w Oi$e (5) t:3ç (ptXtaç (6) ûbroppi^^ai T)5y oyfJL- 
M [f-cnyioLv («j)' » xat oTi « AjxTrcXoupyoûcJi Ttveç T)5y ko- 



•«Mi 



(7) « Il ne Caut p<Mut rompre ralLiance de TaniUië. »- 



^94 ^^^^ ÀHMOZBENOrZ. 

}i Xiv (i)* » xai ce Ï7roTéT/xr}T«t ti veOpa to5 di^fitno (2)' » 
xal ((^opp>paQpoujiEGa*» xai (cëttI rà orev^ Tcvè^ Aoirep 
M Tfitç PcXovo^ Jiecpoucyiv (3)' » ofç avroç eiriTtSyiat îia- 
3Ud/x&>dâv* «((TaÛTa de ou xâ/adoç riç lorl pi^fxara, ^ 
)) ïauj/aoTâE (4)* » Ooii ye 5XXa ro/à (popTtxi xai «y?*? 
ovofAora ev oiSeyi tûv AyjjxooSâ/ou^ Xoycoy eûpeu; itHh 

ToO ovîpiç xfltTaXeXoiTroTOç. E| iiév roi fvtot ^^evîeTri- 
ypa<fot ecai Xoyoi ôyiderç^ xai (foprcxat xal dIEypotxoe 
xorae^^ceual , ddç iv rf} xar' Âpcoroyeirovoç |3, xac êy 
TPi ditoXoyicc. rm iéptùv^ %ai ev r& pi Ixdbfii/at Ap- 
noîkov, xdd ev tû xari Neafpaç, xal iv tû irep{ rôv 
fcp&ç AX^^ovdpov ouvOrpefiv, ev SXXoiç re au^Voî^y ov^ i 
AijfjtoaQe'viQç o-jx ïypocf^ev, ev Irépa ft^XoCvro^ pioi irpay- 
ptate^a rà irepi A7}p>aOlvY) (5)* Kat Trepc piv &v At- 
(J^/^ç êltiteT^plxev avtû^ taOta hcava. 



(t) < Il est des Bomoies qui ébonrgeomieDt la république* » (Es- 
CHiHBy éd. d*Auger, tom. 5, pag. 161.) 

(a) Dans Eschine ( ubi suprà ) : « ' A? «ti T/ujfiut^t rtriç rèi kkm/hiv* 
> vèi ToS /yjuov, v{re«ri«rftiiTcu T«t ffc^pct t»? frpit^^iÂ'r»?.»— «D'autres 
» ébranchent le peuple , ou coupent les ner& des affaires. 9 

(3) Ce passage est ponctué d'une autre manière dans Escbine : 

V ^ii^et/tfif.» — «Les uns nous plient comme de Posier; les autres 
» nous enfilent comme des aiguilles. » 






• • 



SUR DÉMOSTHÈlfE, 2qS 

» ^tv. M — « TîTOTlrpiîTai t« vsvpa t«C ^np^ou. >» — « 4i«ppi«j9a- 
» f ovpigOa. M — « Étti rà orevÀ rivèç ttO'frep ràç pe^ovaç ^«î- 

» poufftv» » n ajoute d^un to^ satirique : « taOra 91 où x^- 

» va^ôç rcç ê<7ri p)7fiaTa, 9 i&anpiaTrdé« » Ces expressions spUt 
vraiment singulières et de mauyais goût; mais je n'ai 
pu en trouver de semblables dans les discours de Dér 
mosthène , quoique les écrits qu'il nous a laissés se com- 
posent d'environ cinquante ou soixante mille lignes. 
Peut-être y en a-t-il de fades et d'ambitieuses dans 
ceux qu'on lui attribue & tort; tels que le second dis- 
cours contre Aristogiton; son Apologie au sujet des 
présens qu'il avait reçus ; le discoutv où il prouve 
qu^on ne doit point bannir Harpalus ; le discours 
contre Néasra: le discours sur les traités conclus ave* 
Alexandre^ et plusieurs autres qui ne sont pas son 
ouvrage, comme le prouve ce que j'ai déjà dit de cet 
orateur dans un autre traité. Cette réponse aux aMen- 
tions d'Eschine me parait suffisante. 

(4) « Tfli»<rft /• thoç io^h f S sitaJ^c, ^Sfc«tT«t « d-etiSfmret ^ n 
dans Eschîne (ubi suprà), — « De qui sont, béte féroce et rusée, 
a ces expressions ou plutôt ces monstre* d'expressions?» Sur ces 
métaphores, cf. Avgbx (not. 70^ pag. a47> ^om» v)-* 

(5) Le manuscrit de Hudson ( Oni. Bodi» ) porte en marge : 
f? Mff ^x«rvT«(i fie» ^féty/AATtif Tf mfl LnfMMyn, Cette yariantf 
ne parait pas admissible : Denys n'a point laissé d'jaitre traité l«r 
Démostbène. Les critiquea.les plus liabilas s'aoeondeat à^iBoonnaltre 
que cet écrit est le même que celui dont parle DèBjTS, à' la S$k là^ 
la dissertation sur Isée ( Cf. tom. i, pag. Sac), et qu'il vBmii\Hf9 aw- 
leroent, au commencement, quelques détails biographiques. Daoi 
tous les cas , si Denys compoia un antre traité sur Démoithèae , 
ce ne fut que dans la suite, comme on le voit par ce pwn^ : 
» %ki é% ffciÇif <rô Jkifiayiov ijutit -, »> t. X. » Oll peut , avec 
Relske, lire oc/$ oti An/Ao^Bifuç — «AfXoÛTAi irfAyfAtLtuff maia sana 



^296 SUR DÉMOSTHÈIjE. 

Lym. Certains critiques présentent ooinme un trait 
caractéristique de Démosthène , et d'autres comme un 
de ses défauts , l'emploi de plusieurs mots qui signi- 
fient la même chose ] par exemple : « ^ikiicnt^ S^ gÇgaTai 

» xat TrpdéTTCiv xai Trotfiv { Ti ^ovXfTat. » — « Tov Mn^tof 
» toGtov^ oùx el^à);, oortc itot'. êorriv^ o\i$k Yivoto^xu. » ^- 
<i T>3c à^sXfiîc svavTiov, xop»c crt xai 7rai^ô{ ouff^iç. » Dire 

que c'est un de ses traits caractéristiques, c'est la 
vérité : il sut se servir mieux que personne d'un style 
coupé et rapide. Ceux qui lui en font un reproche 
n'examinent point pour quelles raisons il met souvent 
des mots qui ont la même signification , et l'attaquent 
injustement à ce sujet. On croirait qu'ils ne cherchent 
que la concision dans Démosthène; or, conmie je l'ai 
observé, aucun orateur n'en fit usage plus à propos, 
Qs paraissent perdre de vue que cette qualité n'est pas 
la seule qui convienne à l'orateur; qu'il doit viser à la 
clarté , à l'énergie , à tout ce qui peut agrandir, relever 
un sujet , ou produire l'harmonie ; et s'attacher surtout 
à un style plein de mouvement et qui peigne fidèle- 



ajouter, comme il le propose : <ri «retÎTe «rpo; An/ko^Ivs .— tfuid ho€ 
Juât ad Demosthenem. Il semble qu'au lieu de traduire avec Marti- 
nes : in aUo tractatu de Demosthene , il faudrait dire, en lisant «c iv 
{<rt^f : « sicut iliud comprobant ea quœ de Demosthene dixi in alio 
» traotatu, » Le critique , si je ne me trompe , fait allusion à ce quHi 
a dit de Dëmosthàne dans ses divers écrits, et notamment dans la 
Dissert, sur Dintarque ( 1. 1 , p. 36o sqq. ). 

(i) "H/ji ^ »'ot/| en o^arge du manuscrit de Hudson ( Cod. Bodl. ). 

(a) L'ancienne leçon porte H^a^^oh* J'adopte celle qui se trouve 
dans Démosthène ( Orat, défais» leg., tom. vi, cd. Auger, revue 
par M. Planche). « Philippe pourra donc entreprendre et exécuter 
» tout ce ^Vil voudra, u 



HEPI AHMOieSNOTZ. 2^] 

Ni^. H^ dié (i) ITOU ^QMzTvo tivIç oî yiv ùiq X^P^' 

àavTo* Xéyci) Je to TtoXXoFç ovo/utaai to'«vto Trpayfxa- JV]-.* 
Xow Ivibre* of« tcXTi T«vr6 aOcXcTrrrcj) 5' IÇéaraixol Trpat- 
)) Tsiv Ym TToteo/ fi (JouXerai (a)* » >tai « Toj/" MyjJtaw 
i) TouTov, owc fitîcbç' oattç ttot' èorlv, oiJè yu/axnco) (3)* » 

cl 

cryjç (4) >2^ xal nchnot yi rocouTa. Oaoi fASV ow ii{(ùiMC 

ToO ^^apoxTîîpoç auTo oTrocpacvouai toO Aïî(xoa9évoi>ç , opQôt 
Xéyovof xej^priTai yàp. avrcô j^pyjacjtjiwç o dv^p, fixïTcep 
T>5 T/y-r^Tix^ xai t>5 Pp^X^^^y*^^ Travrow ye pxXXoV xal 
evKaipoTepov. Oaot d' Iv afiapci^/xaro^ auto /xo^pa (fé- 
poi>(7e^ T(xç (XÎTcbe^ ovk l^yir0OcoT8ç di' a< eî6^9ei irXeoyaÇeu/ 
iv Tor^ a^roei; ovoftaaiVf ou Jcovto^ç oÙtoO -xaryiyopovcTp/j^ 
«XX' loticadiv oc toOto <wxo<pavTo5vTeç, t>7V (Spaj^vXoycav 
U TravToç oTraiterv :Bv, STiep erTroi; (5), ttoi/toç /xâXXov 
xal eixatpoTepov Trapéj^erai' tûv Je ô^wv «petûv oWe- 
fjitav oixért ouvopwvTeç , on xal t:5(; actf^rrJtiaq $eï aroyd^ 
ÇecjSat Tov pi^topa, xat t:5ç Ivepyefoç, xat riîç aû^i^oewç, 
xal t:5ç Trept vnv aivBsaiv twv ovofxaTcov evpi>9^taç* virèp ^ 

(3) « Ce Midias, qu^est-il? Je ne sais ; je ne le connais pas. i^ 

(4) * £i> présence de ma sœur, qui est encore dans la plus tendre 
» jeunesse. » 

(5)''f)airif fTsro» (Stlborg). 



3g8 IIEVI ÂHM02é£N0TX. 

57r«vTa Je t«vt« , tou TraOriTixi^v te xal i^Ocxi^y xal foa- 

. ydvtoy itoitiv rfiv XéÇtv Iv oiç çcjtcv iî TtXeibtvi toO mr 

OovoO jxoîpa. Touttt^v di rwu' apirôv àtacmîy ov^ i5 

Ec^epov i* âv aoi T^otpaitiyfÂava wv uffnfihtùv, d p 

«oTRiJjiç IfjLÙlw cpavîîcjecyflai, ffppç aè ftSra (i) Xeyoûv. 

> 
Taira f & %par$srs Afx/jûxcç, ypûftfety Ay(pi>.iy aoi Trepl 

tjjç Ay)(xoo9£voV9 Xé^eodç. £cb/ Je ocu^y} ro dbeifAovioy xpiâ^^ 

xal irepi t^ç TrpayfxarociSç avrou deivo'noTo^^ Iti jxeti^oyo; 

4 TovJs xai S'au/xaoTOTepou ^ttùpififiatoç , iv toti; é^i^ç 

ypacpy}<Jo/Aivoiç dnf^ùcoidv coi tov Xoyov* 



(i) I^ TftA, ea marge do manuscrit de HndKW (Cocf. ^oJ/. ). 
|j'ancieimç leçon n^a pas besoin de correction. 



> » 



SUB ElËMOSTHÈifi. * ^gg 

ment les passions vives et les émotions douces ^ car ce 
sont les véritables instrumens de la persuasion. Or, il 
n^y parviendra point par la concision toute seule , mais 
par cette surabondance de certaines expressions , qui 
se trouve dans Démosthène. Je citerais quelques exem- 
ples, si je ne craignais d^ètre trop long, surtout quand 
c'est à vous que je m'adresse. Telles solkt, ifion cber 
Ammaeus , les réflexions que j'avais à vous soumettre 
sur le style de ce grand orateur. Si les dieux conser- 
vent mes jours , je composerai sur le talent supérieur 
avec lequel il traite le fond même des choses , un ou- 
vrage plus considérable et bien autrement important 
que celui-ci. J'ai l'intention de m'en occuper, et je 
m'empresserai de vous le communiquer. 



JUGEMENT 



DE DENYS D'HALICARNASSE 



SUR LES ÉCRIVAINS ANCIENS. 



CHAP. I". 



JNous devons avoir toujours entre les mains les écrits 
des anciens , et non-seulement en tirer des sujets , mais 
les prendre pour modèles. Le lecteur, par une étude 
continuelle, parvient à acquérir une grande ressem- 
blance avec leur caractère. On peut même lui appliquer 
ce qu'on trouve dans un ancien conte sur la femme 



jy» B. Ce jugement aor les écriyains anciens se trouve dans deux 
manutcrîts de la Bibliothèque du Roi , n«* 1741 et 2847* Rappellerai 
ui le premier, et B le second. 

(i) Le titre manque dans le manuscrit A : le manuscrit B ne 
porte que les mots Atotuoiou *AXi««t^v«0v-ta»€. Sylburg cite un 
manuscrit qui lui avait été communiqué par Pompilius Ama- , 
saeusy et dans lequel le titre était ainsi conçu : ^ttiva^iou-'AkituLf 
ffltmai; ynfs tw ;|^ccp«jtT)rfa»f tif yfA^éifrmf , et à part , d'une 
autre écriture, ^iCx/ov. A ce titre, il en substitue un autre plus 
précis : Atofuoiùu ' A>aKa,ffAme$ç rôrv TrAhAitif ;|^«ipjucTS^fc , ou 
bien : tc»? 'AçX*ii»f xfViç. J'adople celui - ci avec Guill. Holwel 



AIONT2IOT AAIKAPNASSEaS 



TiiN APXAIiîN 



K F I 2 I 2 ('). 



KEO. Â. 



t 
I 



Jiitl (2) îsiTorç TÛv TraXaiâv (3) êvruyp^avcev mjy- 
fiXriV, «XXa xai tov tûv l$i(ù[jLcir(ùv Ç:5Xov /opxyyi&wpei/. 

c 

H yàp ^)(Yi roi ayayivtoaxoyrôç (4)> «tto T:è<; (JUi/e^oCç 
7rapaTy}pi{0sa>ç^ tnv o/xoiottïtA tb5 jfapoxTÏjpoç l(yéX)terat. ' 

c . •. 

Ottoîov Ti xal yuvaota aypotxou TraSeS; ô |uit}9oç X/yet. tf^ 



{Dionys. Select,^ pog. a5), et ReisLe (Diànys, Oppi^iom. v, 
pag. 4i5). 

(a) "Oti dans les manascrits A et B» ainsi que dans celai d^A- 
masaras* 

(3) T»y céf;|^«ia»v, dans les deux manuscrits de la Bibliothèque du f 
Roi. Cette tarianle confirme la leçon proposée par Sylbnrg pour 
le titre. 

(4) rif»^«vTec» dans le' manuscrit B et dans celui d'AmassMis. 



V 

■ * 



V. i. 



è- 



3oa TÛN APXAIûN KPI2IZ. 

> 

yen Thv<ùv o/xoebt)v yévyjrai Trati^p' 6 cpoSoç ^è avTov 
oStoç ev7raidta<; i$i$ç(]^e ziyiyriu. Kal eîxoyaç TrXaaaç; 

Kal fxeTa xoLXixcf. owyyevéfjieMoç «n/r^, to }caXXoç eùriJ- 
;(r/ae twv eiKovwv (i). Outo) itat Xoya)y iiiyunatcùv (q) 
oaotoTyiç TticTeTai, Ittov Çy]Xc&ay] T14 ô Tuap* eKacrro) twv 
TToXXwy P^Ttoy efyat îoKer . xaSaTuep êx iroXXûy yafxorwv 
et Ttç xofxtaaç peOfxa ti (3) eî; vnv ^x^^ ixèio^eTevaei. 
Kat' /ixot Traptaratai 7ri(JTci)<jaa9at roy Xoyay roOtoy epyw. 
ZeO^tç Tiy Çwypacpoç, xal Tuapà KpoTcoytatôy ISoufxa- 
Çero (4), xal airô r)5y EXéyyjy ypacpoytt yMyiVYjv, foiu^àc, 
lîery ràç Tuap aûxotç 6ze/:jn{;ay îrapSéyouç' ovx eTretây^ 
Tuep ^aav «Traat iMCkxi' o&X' ovîc eiKou; fjy ô 5' riV à'^iov 
Trap' âxaaTyi ypacp:5ç, Iç fi/ay î^SpotaSu aci/xaroç eJ- 



i^ii>«a 



La préposition a été supprimée par les copUtes , suivant leur usage y 
comme nous Pavoûs remarqué plusieurs fois. 

(1) Cette leçon .est confirmée par les manuscrits; die est cor- 
recte, et rien n'oblige de recourir à fx^oy«y, comme le vofulrait 
Sylburg. Guill. Holwel explique très^bien ce passage : « Eam put- 
» chritudmenif àit-il, Jeliciter obtinuit quant hàbuerunt Jigurpe t 
» ed de causa , uxorl ob oculos pcsitœ» n ( IVot,, p. a44* } 

.(3) Sylbvrg propose x4yeêi /A^nmç, quoique lea manuscrits 
portent tous Pancienne leçon. Rutgersius ( F'ar. Lect, , Ub. 11 , 
cap. 10} donne une variante assez plausible : a oc^t» ««} xi-yen 



SUR LES ÉCRIVAIKS ANCIENS* 3o3 

d^un Tiilagèois. Ccxmine il était fort laid, il craignit que 
ses enûms ne lui ressemblassent : cette appréhension lui 
fit découvrir le moyen d'atybîlride liçaux enfanSé U oom« 
posa des figures d'mie gcande beauté, accoutuma sa 
femme à les avoir toujours sous les yeux, et parvint 
à voir' la beauté de «es figures reproduite dans les 
enfans rdont il devint père. L'imitation produit 'la 
même ressemblaiice dans les ouvrages die Fesprit, 
quand «m cherche àx;(^er les meUleurs passages de 
chaque écrivain : ce sont comme autant dé filets d*eau, 
puisés à des sources diverses ^ et qui passent dans Fâme 
en la vivifiant. Les faits viennent ici à Tappui 4^ rai- 
sonnejnent. Ljç peintre Zeuxis jouissait d'pA^ .grande 
célébrité parmi les habitans de Crotone. Tajndis iqu'il 
faisait mi ta3>leau'OÙ Hélène devait être représentée 
toute nuip, ils lui envovèr^nt^ leurs filles, pour qu'il 
en étudiât les .formées. Elles n'étaiemt pas toutes helji^ y 
mais , sans doute aussi , elles n'étaient pas toutes 
laides. Il réunit donc, dans un seul personnage, les 
traits de beauté qui lui parurent dignes de figurer 



» /xt/xi»o%i , »f 6/xoiGTNC 'ri*«riT<ti — similitet in oratione fof 
7» eîenJd; cujus similltudo tiun demUm parUurf etcn Peut-être ne 
serait-îl pas iavraisemblahle de supposer, avec Holwel (JVot,, ubi 
sup. )f que /At/Atia^mi n'est ici qu^im mot corrompu , mis d'abord en 
marge pour expb'quer {^NK4»0if , et qui aura été inséré par négligence 
dans le texte , d'où il conviendrait de le retrancher. Il fonde cette 
opinion sur ce passage de Thomas Magister: a im J'i Znh»f âir) 
» KOLi Toù /At/uioZjuan.» Cf. Lcxiquc (ubi sup., pag. 3i5). 

(3) 'Pf(//x«T£t, dans le manuscrit B. 

(4) Cf. GicÉRON {De inuent. Rhet.y lib. ii, cap. i) et la note 
{ibid.f pag. 169 y éd. Leclerc). Le savant éditeur cite un pas- 



3o4 SUR LES ÉCRIVAINS ANCIENS. 

dans son ouvrage; et de ces traits divers, Tart. forma 
une beauté parfaite. Ainsi ^ les grands écrivains sont 
autant de beautés qui s'offrent à vous comme sur un 
théâtre. Vous pouvez en étudier «les formes, cueillir 
la fleur de leurs plus nobles pensées, et de ces rw 
chesses précieuses composer un cbef d'oeuvre impéris*' 
sablé que le temps fera passer aux siècles les plus re^ 
culési et qui reproduira, d'une manière vive et seih 
sible, aux yeux des lecteurs, les beautés que vous 
aurez imitées. 



sage de Pline (ixxv, 36), où il est dit que ce forent les ba&ntans 
d'Agrigenté qui demandèrent k 2eiuis un tableau qa*ib consacrèrent 
dans le temple de Junon Lucinia. 

(i) H. Estienne, Syiborg, Hudion, Holwel et Reiske dctanent 
ce passage de la même manière : «Ti2( 4r«tf ' «&<ro7( •jr%u4*' irA^Binuf 
àix. ff'oxx«f /uf^tff, ». <r. x. » Cette leçon o£Ere un sens bien moins 
complet qiie celle que je donne pour la première (rnsp d'après lé 
manuscrit ué , qui est d'une cbrrection remarquable et d'une main 
très-babile. Le manuscrit B présente un blanc aprè&<ir«fOit6i/(; c'est 



\ ■ 



TûN APXAIûN KP12I2. 3o5 

Y} rlyiyn téXeiov -mk&y. IJoù (3) Trapeatt xai' aot )ca9a7rep 
ev S'eaTpeo^ xaXûv fstù\icixtùv t^loç Ij^ccrropeu;^ )&at t>7^ 
hzivtiSv ^^)x^^ «TravQtÇeaQat to xpeÎTTov xal tov rÇç 
TToXufjuzSeweç (4) ïpocvov (JuXXéyovTi, ovk l^tryîXov XP^^? 
ytimcoyJbmv etxova tuttoOv, aiX' a9fl&;aTov riyiyfïç, }caXXoç^ 



^k 



une forte présomption que ce passage était regardé comme mutilé. 
La découverte que f ai eu le bonheur de faire m*a paru remplir cou* 
venaUement cette lacune : je n'ai pas hésité à Tadopter, d'après le 
cdnseil des hellénistes les plus éclairés. 

(a) SvvfSfixf?, dans le manuscrit B, est une fautes 

(3) Toi yAf 00?, dans le manuscrit A. 

(4) nexc//4«diACy dans le manuscrit Bi 
(6) Mieux Xxk^yiU (Stlshko). 



^■UM 



JII* HO 



KE^. B'. 



nEPi TûN noiHTriN w 



OMHPOS. 

fjwttoè ptpav, oXX' fctT^TTwaat tô o6/xirav, xai WSé 
KXoi/ ^Gôv te TÔv fctet xal TuaSôv, xai fjteyeÔoyç, )cal 
t)7ç otKovojjL^c , )cal T&v ôcXXgûv fltpsTÛv oTraaâv eî^ âXyid:^ 
T)7y Trapa aoi juiif^iv iiXkotyixhtau (2)« Totiç ^è âXXou^i 

H2I0A02. 

H210AO2 jjièy yàp èoppovTiaev ry^ovi?^, xal oyofAaiodV 
XeioTyjToç, xal cvvSéagcoç l/x^eXo^i; (3)* 



(i) J'ajoute ce titre d*aprè8 Hudson, Holwel et Reiske. 

(û) QuÎDtilien porte le même jugement (lib. x, ch. i) : « AjffecW 
» qwdem vel iUos mites, vet hos concitatos, nemo erit tcan indoctus, 
» qm non in sud potestmte hune auctorem habuisse fateatur, » — 
» QoBnt aux émotions douces et aux passions vives, est-il un homme 
1» assez ignorant pour ne pas reconnaître qu^Homère les a maniées à 
9 son gré ?» —• Et Deliile : 



GHAP. IL 

DES POÈTES; 



HOMÈRE. 

Dins Homère , ne tous attackez point à une seule 
partie : reproduisez toutes les forme$ de ce grmnd 
modèle , son naturel dans la peintuàre dès éinoUons 
douces et des passions vives, sa grandeur, la sagesse 
de ses plans ^ en un mot, par une imitation fidèle i 
appropriez-vous toutes ses qualités , mais n^empruntez 
aux autres que celles qu'ils ont possédées a un degré 
éminent. 

HÉSIODE. 

Hésiode vise à la douceur , aii poli de Tèx- 
pression et à un arrangement de mots plein de mé- 
lodie. 



« Qae tu m'c^BBres du oœor def peintures farastes ! n 

"* ( Imagination f ch. iv.) 
(3) « Magnaque pars ejus in nominibus est oecupata ; tamen 
» ^^iles circa prœcepta sententice, lenitasque verhorum et corkpo* 
» sitionis probabUis. » — c Héfîode s^occupe surtout des mots : s/e% 
» sentences renfbnne&t jbuHant d'utiles préceptts. Il se reoon- 
N mande paat la douoenr de la dsction et par un a nra si g eÉiept de 
3» moti plein de douoeor. » ( Ibid, ) . 



3o8 SUR tSS ÉGRIYàlNS AlfCIEMS. 

ANTIMAQUE. 

Antimaquè s*attàclie à la forcée à la véhémence 
du barreau et à la singularité de la diction. 

PANYASIS. 

Pan TA 81 s réunit les qualités de ces deibc poètes; 
mais il leur est supérieur par le choix du sujet et la 
régularité du plan. 

PINDARE. 

iHïtEz^dans Pindare rexpressioax et la pensée, la 
noblesse, le nerf, Tabondance de la composition^ sa 
force et son àpreté tempérée par la douceur, sa con- 
cision ^ la noblesse des sentences , Ténergie des figures , 
la peinture des moeurs , la richesse , la beauté de Tam- 
plifîcation) et surtout sa décence, sa piété, son élé- 
vation. 



(i) « In jintimacho vis et grauUoi et minime vulgan eloquenâi 
» genus f habet iaudem. » — « Antimaquè unit la force à la solidité : 
» son élocution n'est point commune et mérite les plus grands élo- 
k ges. » ( lifid, ) 

(a) « Panjrasin ex utroque mixtum putant , in eioquendo neutrius 
» œquare virtutes; attemm tamen ab 00 materid, akerum dispo-' 
M nendi ratione superari» » — > « Tout le monde reconnaît que Pan^a* 
» aïs a quelque chose de ces deos poètes } mais que^ s'il n'égale le style 



tas ■ APXAiaN KPizis. 3o9 

ANMMAX02. 

* r ■ * 

Antimaxoz di cûrov/aç, xal dyù^vtatùLii^ '^P^X^ 

HANTÂ^li. 
IIanyaziz dii rdi t$ dfjj^Tv àptxài rivlyytaxof nai 

niNAAP02. 

TOdV e&exay xac fieyaXoirpsiîc^ç xoi Muou^ xal irepiou- 

)cal hiifftix^ , %ai (r/in[ioLxtaii€nf, xal ri^omodaq , xai 
aâ^^eâ>ç' xol itivSattùç^ fAoXtota % rAv eîç aa>fpo-« 
duMjy xoi cu0^t0ty xai jtxtyoXoirpfRfitfy ^fiv (3)* 



» ni de rmi ni de TalÉny il est do moine j|iipérieiir à Hésiode pomr le 
» chpix da snîefc» et AntiniÉ^ pour ta disposition. » ( Ibith ) 

(3) mjYotwn ver6 fyrioorum iongè Pindàrm prineeps, sifirUàt 
» nmgmfioenUdf êenUnUù , figurii , hetOiuiatànnimvêrhonimquû. 



^ID TON APXAiON KPIZIZ. 

fjcn /xeyaXoTTpeTTÔç , â^'-(&ç'eAei(^', iraSyîrocôç (2). 



« « 



Opa iè jtal ityjatxopov (3) ev re roîç Ixarlpoi) 
Twv 7rpoeipy}{xév(i>v TrXeovçxt^jtwat pçaTopOoOi/ra , ov f«7v 
«AXà 3tai 5v 1x60/01 Xewroviat, xparoûvra' Xfyo) Je t^; 
fttyoe>l«7rpnciiaç :(4) T^ ^<^ ^^ vitoSéaaii Tipsyjuuésûdi/^ 

t 

. . ^ , » 

.V.' . .W.» V . . .' .. . • . ,V . s v.V -» J S.I.. ,.'..,.. V "•-.wTl .' s.>. .fVv . 

I I I « 

» copia ^ ft vel^t quodam daquentiœ fiumine. » — «t Parmi les aenf 
2» poètes lyriques, la première place est due a PiuJak'e^dDr u {j^an- 



9 ^4teur 4e l^«nt)ifii8ia»mé, 1^ n^uagnificepc^ (J^.pens^, U..'n^hlbfgîl9 
» des figures, Pabondançe des choses et des mots, et par une élo* 
» quenee ôitiviâ^ley qni coulft «y^la ropidiléifàt àonrcnt; it^^ii-) 
Cf. HoBACB (lib. iVy od. i): 

i Jfwufta Dîroceitm levât auracycnum^ îT' "" • 

j. miraUepour ^-^^x «J>riwp^^t,4çf!^ç<^. v.ÇS^^Taj^.y?»' 

(9) L^ 8Ciisjezii;e{^ii /uOrAXorMviK , cîf •«irvoc, «xa« a«6NTi««r. 

■■.-■' » ■.-^ ■■ . , • ; '^.■<^ • 



SUR lies icRiYÀnffs ANCiiais, 3is 

SIMONIDE. 

Ésmimz dans Simonide le choix des moto, la pureté 
de la composition; et, en outre, Tart qu'il porta bien 
j^ftifi loin que Pindare, d'exciter la pitié, non pas comme 
luL^ par la poinpe, mais en remuant le cœur. 

STÉSICHORE. 

Stésichore se distingua par les qualités de ces 
deux poètes et posséda , dans toute leur perfection , 
celles €ffd forent àéfeotm^BefS cbes eu?: : je veux cKre 
la grandemr d^ sujets et U fidélité dans la peintura 
du caractère et de la dignité des persçnnages. 



Le traductear latin dit : virtutem — non magis magnificam et 
vehementem; sed, quaUs UU peftUUaii^ est, moifendis affectihu» 
idoneam. Il ne me parait point possible de trouver cette pensée 
dans le texte. « Personne , dit encore Barthélémy (^ïbid.)^ n'a peint 
u avec. plus de irérité^ les situations et les infortunes qui ezdtent 
» la pitié, » Et Quintilien : « Simonides tenais , alioqui sermone 
-» proprio et jueunditate quâdam eommendari potest; ptmdpua 
» tmnen. epAM ûi eommovendd mùteratioiw virtus, ut quidam in 
» hdc eum parte omnibus ejusdem operis auctoribus prœJeranU » -* 
c Simonide est faible; mais il se distingue par la douceur et la 
» propriété de la diction. Son principal talent est d'exciter la pitié ; 
» plusieurs crîticpieff , sous ce rapport, te préfèrent à tous ceux qui 
» se sont exercés dans le même genre. » ( Ihid. ) 

(3) y.ti9%X'^f%'9 %yk A «Al, -dans le manuscrit jB. 

(4) Le même manuscrit etceiui d'Amassus portent tm yu«7«xo* 
Vf f flrff^t. Cette cotrectioh n'est pas nécessaire. 

(5) « SiMsichonan quant sit ingénia validus, materiœ quoque 
» ostendunt; maxima hella et cUri^simtHi fiOncnUm dêififis, et fpiei 



N 



3l3 SUR L£S ÉCRIVAINS ÂJHaEKS. 

ALCÉE. 

Davs Abée, attachez-vous à la majesté, à la eon- 
dsiony à sa douceur jointe à la véh^ence, à la har- 
diesse des pensées tempérée par la clarté, toutes les fois 
qu'elle n'est point corrompue par les formes obscures 
de son dialecte \ et principalement, à son ton, si conve- 
nable aux affaires publiques. Souvent, si vous ôtez la 
mesure du yers , vou^ retrouverez chez lui Téloquençe 
de la tribune* 

Passons aux poètes tragiquies. Ce n'est pas qu'il ne 
convienne point de s'occupei: des autres ; mais comme 
le temps ne me permet pas de parler de tous, je dois 
me borner aux plus célèbres. 

ESCHYLE. 

Eschyle est le premier qui ait introduit la i|oblesse 
çur la scène et montré le sentiment des convenance^ 
pour les moeurs et les passions. Il emploie avec une 



» carminis onera lyrd susdnentem» ReddU er^im personis in agendo, 
» êimul loquendoqne, debitam digmtatem, » — a L*éléTation da génie 
» de Stésichore se mpntre dans (e choix même de ses sujets \ il chante 
» les guerres les plus célèbres, les plus grands capitaines, et sa Ijre 
» soutient noblement tou^ le poids du poème épi^e : il fait agir e^ 
» pi||rler m h^rps ayec toute la dignité qui leur appartient. » [fbid) 

(r) Ce verbe manque dans le manuscrit B. 



TXIN^APXAIÛÎJ KPI2II. 3|3 

AAKAI02. 

Aakaiot Je (jxoTret (i) to /xeyocXocpvsç -mX ^pay\Jt, 

lisxà aacpyîve&ç (2); oaov avr^ç (*>} 'rp îtaXéxtcj) ti xexa- 
xcùraf xai Tupo «TrovTwy ri tûv iroXirixûv 7rpayj/aTa>y 
SOoç (3)- IloXXajfoî} yoOv to fiétfov tiç fî TrepiIXot, pxî-« 
Toptxijv (4) &v eiîpoi TToXiTScav (5). 

TToac Toii; novnzalç IvTvy^^aveiv ^ oXX' eTrei p? Trovrcùv 
xaipoç |y TÔ TrapovTi fxep^adac. To iè xm l^tperct)!^, 
aavov san. 

AI2XrA02. 

O î' oSv Aîa;^vXQç^ Trpwroç xai t:5ç {xeyaXo7rp€-f 
xal T^ TpoTTuç^ )^t T^ w)fi(X X^^ei Jiaepepoyrcoç xsxoa^ri- 



(a) Kai <r«tc rot^nytiAC , dans le même manuscrit et dans celui d^A- 
masœus. Sylburg préfère Pancienne le^n. 

(3) *Hdoç, omis dans le mauuscrit B et dans celui d'Amasœus. 

(4) Mieux : ^reXiTixiiy «y iSfoi }»TOftiûLv (Stlburg). 

(5) « Multiim eiiam moribus confert (Alcœus) s in eloquendo 
» quoque hrevis et magniJUm et diiigens. » — « Alcée est aussi fort 
» utile pour les moemrs : son style est concis , riche et correct. » 



3l6 SUR LES iCRIYAINS hJUCÏWê» 

n'est jamais ni spUime, ni rampani : il garde partout 
un jûirte milieu.^ 

Dans les poètes comiques imitez toutes les qua- 
lités du style : on trouve chez eux Fédat des pen- 
sées, la clarté, la concision, la grandeur, la force et 
une fidèle peinture des mœurs. Ménandre doit sur- 
tout être étudié pour Tacdon. 



(i) On peut Toir, dans Anaehaniê , le bedb parallèle dea trois 
prinoea de la tragédie gree^* Je me contente de l^iodiquer, à cansa 
de sa lenigiieur. Cf. Quutiubv {vM #iip*)* 



tûN APXAiaN KP12Î2/ 3lJ 

X€Xp>3T«t (l). 

«iraaa^* elal yàp )cal to2; voi^fxaai )ca9apoi tcccI aacpe?<; 
Meyay^pou ^è xai ro TCpaxrcxoy SrecapiQTloy. 



(9) Nul doute qu'on ne doive lire /uifitio^Ai , en sous-entendant 
;tf M > oomme le proposent Sjlburg et Holwel. 






.? 



KEO. r. 



nEPI TaN ISTOPIKON. 



HPOAOT02 RAI ÔOÏKÏAIAHI (i). 

TaN (xevToi (juyypacpla)v Hpoîotoç fdv eÇeijpYaaiai 
To jBIXtiov, to TrpayfxaTocov (2) eZîoç* tû Se Xexrotw 
irorè fxsv TrXeovexTet ©owuîtîVîç , Tuotè îè ejtxTToXiv* 
ïcn î* 6v olç l^taouvrat. T>î (xev âbcpiSeea twy ovopf- 
r(ùVf h oï^ Ixatepoi TTpoi^pyjvTai SioîkôyoïÇy dizoadJ^or^ci 

e 

TO ïîtov T)5<; Je aacj^yjvetaç (3) ava/xcpia6V)'rtTa)ç HpoîoTW 
TO xaTopSw/xa îeîoTat. Kai to fxèv cJvvTOfxov Îcjti Tropà 
0o\>xu5c3y}, TO 5è Ivapyèç Trap' «jtxcpoTlpotç. Ev jtxlvToi 

c 

Totç YiBaoïç, xpaTet HpoJoToç (4), Iv 5è Totç «raByîTixoï; 
6 ©ouxDÎtSVîç. IlaXiv xaXXtXoyta xal fjteyaXoTrpeTreta îta- 
çfpouatv ovîèv cùlviktùv, «XX* IxoTepo^ totîtwv tê xal twv 



(1) Ce parallèle d'Hérodote et de Thucydide est un résnmé fort 
succinct de celui que Denys nous a laissé dans sa lettre à Pompée 
(tom. II, pag. 91 -II 5). Je me bornerai ici à de courtes observa- 
tions sur le texte, ainsi que dans le parallèle de Xénophon et ds 



aHAP. IIL 



SUR LES HISTORIENS. 



HÉRODOTE ET THUCYDIDE. 

Parmi les historiens , Hérodote traite mieux que 
tout autre le fond des choses ; pour le style, la su- 
périorité appartient quelquefois à Thucydide, et d^au- 
tres fois à Hérodote : souvent, ils marchent de front. 
Dans les entretiens , ils se distinguent par la propriété 
de Texpression et conservent toujours leur propre 
caractère. Hérodote mérite la palme pour la clarté; 
Thucydide pour la concision. Le style de l'un et de 
Fautre est également pittoresque ; mais le premier 
excelle à peindre les émotions douces *, le second, les 
passions vives. Sous le rapport de la noblesse et de la 
grandeur , ils n'ofirent aucune différence : ils possè- 
dent Tun et Tautre , au suprême degré, ces qualités 



Philiste, et dans le jagement sar Théopompe. Pour plus de de-» 
toiU , on pourra tecoorir k Fouvrage que f e yiens de citer et hnx 
notes qui h^y rapportent. 

(a) ïlfAwfeixlf , dans le manuscrit d'Amasaeus. 

(3) rh 9*p»uUt a , dans les manuycritB ji tlB, 

(4) 'O 'H^«^H, dans U minuWlrtt A. 



320 sua LES ÉCRIVAINS ANCIEN». 

et toutes celles qui en approchent. Thucydide a la 
première place pour la vigueuf^j la force, le nerf, 
rélévation et la variété des ligures-, mais pour la 
douceur, la persuasion, la grâce ^ et cette simplicité 
naïve, tout-à^fàit étrangère à 1 art, Hérodote lui est 
bien supérieur. Il ne s'est pas moins attadué à ces 
qualités qu'au fond même des choses et au caractère 
des personnages. 

tHILISTE ET XÉNOPHON. 

Parlons de Philiste et dé Xénophon. Le second prend 
Hérodote pour modèle : il suit le même plan et donne 
à ses écrits historiques le même caractère moral : pour 
le style , il lui est quelquefois égal, et quelquefois in- 
férieur. Habile dans le choix des mots, il a une dic- 



(i) 'eu tùpiffXùfAtf , dans le manuscrit B. 

(a) et Historiam muLti scripsére prœclarà; séd nemo duhitat duos 
» longé cœteris prœferendos , quorurtt dif^rsa virtus laudem penè 
» est parem consecuta. Densus et bret^is , et semper instans sibi 
» TTiucydides : dtUcis et candidus, et fusus Herodotns. lUè coheir 
» tatiSf hic remissis ajfectibus melior; ille concionibusy 'hic sermO" 
•» nibus; ille vi, hic voluptatcjt^-mha. Grèce compte un grand 
» nombre d'historiens distingués ; mais personne n'hésite à re- 
)t connaître qu'il en est deux bien supérieurs à tous les autres , et 
» qui, avec des qualités difiérentes, ont acquis une gloire à-peu- 
9 près égale. L'un serré , concis , toujours rapide : c'est Thucydide ; 
a> l'autre dons y naturel, étendu: c'est Hérodote. Le premier ex- 
» prime mieux les pasàions vives ; le second les émotions douces. 
i> L'un excelle dans les harangues; l'autre dans les entretiens ordi- 
I» naires. L'un est plus énergique; l'autre plus agréable. » (Quifti- 



TûN APXAIûN JLVlllZ* 3at 

eupiaxo/xev (r)* xat {xsfà toOtov tov ^tp^ov^ ^pâtyfji^ 



■ j \- - 



$IAI2T02 KAi SENO^iiN (3). 






HpoîoTou ÇyjXwT)?^ lyéveto* xora te^ràJ^" TtpàypiaTtxiî'c 
«peràç vtal tàç oîxôvofitxizç^ x«r Toç^Wixàc tôiâ îit«*^ 

xTtxoç (5) |!Jt£v yap'xdd xÀ6oepè'(;''Torç"oyé]pu5CQrt xaï tsot^^ 






■ 1 



* »» 



I ■ • . < . 



Ï.IEW, ubisupra'A Cf. Cicérow {de OraU^ Hb. ir, Ordi. pàsshhf 

* 

(3) Cf. le parallèle de Xénoplion et de Philîste (t. ii, p. ii5- 

123). • ^ 

(4) Cette leçon eat corrompue $ le traducteur lâtia n^st paj^^Mi- 
telligible : « Et in moribiis sermocinantium imitatidis quodam- 
"» modh similis ac par y «<c. ïT Par siïivi la ODrccbtioft .de Sfi- 
burg , qui présente un sens fprt plausible. La voici : « ndixetç. Te» 

)) ^8 MXTIX», X. T. X.»' ^ "■". 

(5) Mieux. 'E«M>w**.èf, diaprés jSylhurgr qui se jQonde sip; oapia&- 
sage de la lettre à Pompée (chap. iv, uhi sup.) : <c'ExmV«» ^^ «'ô- 
» fAA^A, *. T. "x. » (pag* 1I7-) • - , , •• ''. 

III. 21 



d2Û T£itf APXilON »I21X. 

(&ç xai irXetov ixeiVov (i)* S^pouç diè usa /uteyaXoTrpeTteueç 
xa9oXov ToO t<7ropcKov icpdyiJiaroç (2) omc eirérv^^ev* «SOI 
oi^i toS TrpIrcovToç toîç irpootibiroiç icoXXasuç loTo^^flEaaroy 
ireptttdelï oi^ptibu^ i}i(K>T«iç xâcl |3ap6apo(ç laG' ôre Xo^ 
youç cpiXocrocfovç, Xl^ee }(p(&juieyo^ Xoyotç Trpeiroâcry) juiâXXoy 

Vq jxèy yàp, eXet^Oepov xal (fpovi^juLaToç jxecrtoy* touxo di; 

S^epaireUTucoy riç TOfdwtùv xat .d£>XGt>y (3) TrXeoye^cdt^* 
> 
EZihùxt $5 7rpû>tQ)^ fxèy toTr^y VTroOeaty «tTeX:^ xara- 

Xi7reu/y rhv aiviu fece&ep tpoTCoy; ou |ul)}v oXXàxa i tïJv 

axocliiav aurov t^ç ôîxoyo/xtaç )cai 9u^apaxoXou9y}fôy tijv 

Trpay/xaTeiay t^ buyjpîaec rwy etpyi^fycay irETroévjxe. T:?ç 

de Xé^sGt)^ to /xiy yXcoaovipcTcxoy xal irep&pyoy ow e^/r 

Xodxe ©owu^/oou* fo de arpoyfliko)^ xai Tcuxyoy x«i eS^ 

Toyoy xal êyayc&yioy^ Trayu axpiSû(; oTreua^afo. Ov pv 

ofAo&t)^ T)Jy xoXXiXoycay xai T)7y aEfjiyoxiQTa xal vnv ocpSo' 

y&y Twy ey9u/xy}jji0fra)y^ xal rà ^apyj xal rà ndBrï xal 

Toùç <yX>3fAaTtcjpt5i;. Mixpoç ié lart xal taTietyoç xofxtJS 

tatç excppaaéaiy ^toi ritonv, A yau/uiaxcc5y^ ^ TueÇây 7rap«- 

taÇecay^ ^ otxtff/ioO TToXewy. OWè Xoyoç tw (jieycSeï 



SUR LES EGRIYAUiS ANGIEBS. 3^3 

tàaa pure i . cUire et . pittoresque. Choifi lui , Tarrange-^ 
Bieiit des mots a plus de douceur et de grâce que dans 
Hérodote ^ mais il n'a pu atteindre à T^léyatioa et i. 
la noblesse de la composition historique. Souvent^ il 
ne donne point à ses personnages le caractère conve- 
nable : il prête le langage d^un^lillosophe à de simples 
citoyens ou à des barbares \ en un mot, ses discours 
ressemblent plutôt » des déclamations de rhéteur qu'à 
des harangués militaires. 

.*■ ' ' ..■« • ...,»■• 

PmLtSTE imite Thucydide ; m^âs 'mÀk pas ses quay 
Htés mofaléift^ €eliu«>ei, en «^et, a une àme libre et 
généreuse \ PhiUste, an contraire, flatte les passi<ms 
des tyvans et de tous* les hommes puissans. Comme 
Thucydide, fl.a laisse soii ouVrage imparfait ^ ses ][Aans 
sont irirl%ulitilrs^'et'la confusion des faits rend le fil de 
ioi» faisloiredifficâè à saisir. Dans le style, il n'imite 
pas Tobscuritélstla yeeherche de. Thucydide; mais il 
met le plus grande fl^ÎK à. copier les formes arrondies, 
serrées , énergiques ei rapides de sa ^diction. H lui est 
inférieur pour rélévation, là noblesse, Fabondanoe 
des pensées , la grayité , le pathétique et la itariété des 
figures. Il est bas et rampant quand il décrit un lieu, 
les combats sur terre et sur mer, ou la situation des 



(i) K«eî TAi/o»? ixi/yoc/ , dans le manoBcrit B et dans celui d*Amà- 
saBus. Sylborg voudrait ev /<cf7of ÎKf/roi/. Peut-être yaut*il mieux se 
borner à supprimer mt ayec Reiske« 

(a) Ce mot manque dans les deux manuscrits que je viens de citer. 
Reiske pense qu^il est inutile et qu'on peut le supprimer. 

(3) T«v /otfX«r , dans les manuscrits A et B, et dans celui d|ABia-« 

>. 
saïus. 



• * 



i 



3^ STO LES ÉCHIVÂINS ANGtEKS. 

vflté^^/ JMaiè' W'Jt^lé Mlést â4À^|iàu«eW 'du sa^et : 3 
é^tc^peiidàiiit^dici^i^V'^^^^^^^ Souvient ^kot 

r .II-;:-*- -^''< , ^Mir im f . : ;. ' -■ r ' •' . ■ 



r . 



** ïkiêopoMPB Ifé l^id'ini^rUe dés étôgês, a alidrdi 
pour le choix du sujet *, ensuite, pour là sagesse dé son 
plftn, ifui est fan^le.À saisir 4t> dq Ifi pluâ grandç clarté; 
enfin y ipow.Uiiraidéjté de ûes.técUM. PajErtout ûi p»n 
fe$a^ U iplul «oble iodëpondaiM^^ iMiâÉL de^eajehei^d^l 
^U3es myatérièu^s <kft <éf éaitosiiA 6(> des - dîaoQun , 
ilidé¥09le jit$^ii'aiiir peo9éiw>k6«^idii8â&jsriltp5 ,âie^ ipéiBr 
adiit(àg€isjqn»ilofiûl 'pàrWien: .agir»ISei\ iCàyki^ç^De um 
goànudQirésseniUaQéegajrtk .t^hii /l^fOîociiitev'Stiams! il a 
quelque chose à'kptéyMi.dùiBÉiDiftxd.^ Sànotionhé paf 
ljusfllge«f ;dkirf élèvé^ oèkie^r, i&îemitnàila ^pi^pcqie :«ii 
^XTangjeiàeiit dé . mots» • jdefai . de ^gràee \ > mais ou peat 
liii-.réprodier d'ackôunulér la benèèiitre des yoyèlles!, 
les'fJéribd^ sjmétriqùdstfetla^'i^pétxtkâi de» même 

, .» . . J. .. 1 • . .-.F . ., • •. . à ^ • ..I 4 ., .- I< ' 

(i) Cf. le jugement sur Théopompe dans la lettre à Pompée (uii 
sup.f pag. i24-i35). 

(3) &f i ômi« dans le manuacnt B, 

(3)' Là correction vikply , proposée par Sjrïbùrg , parait Indubi- 
table, diaprés ce passage : u^tAXhArru ii rlil^ *lMfêitruùù xArà vii 
» «rutpéfUT*, «. T. Xfn'( Lettre à Pompée, tAi ^Uprèt, p. i33.) 

(4) L'édition d^Estiénhe potte t^, eHe manuscn^ d'Amasis, tu. 
S^nrg refait ainsi ce passage V«'n6»»/«//'ï 1r6^^iî tÏc t»? #»- 
» rMiiTéfv yi;^Kfot;'ot»f ttfKsiCvet, n Cf. />£tre à Pompée^ {uhi sup*)- 



*\:'"_*i.. . - ^ -^. ^— '* 



TON APXAiaN BLP12IZ. ^^2^^: 

■ ■ 

cpfÀy}vec!xv^ €)ov)LVj}c3bu i^^ toùç oXriOsi^ iorj/û^a^ .ol>^ir- 

0EonoMno2 (I). 






@EonOMn02 $e 6 Xrot; Trpûtov ^y Iv rû Trpok- 

oe (3}» oUùvoiJLiûLç. ^X^ ^VV Tp, evirâfpaKo>|.9t/Qr/Tov, .^l 

7rp«y/xa(ytv où |X)5v aXXi )tal ti5<; l(!p' Ixaatotç Trappy)- 
aeaç* xal |X)7V oùdiÈ toO zâ^ oTToppifiTov^ rûy yevojxévGt>v :^ 
Xe;^6évT0i)v airia^ ey3cpu^a(y9«t , aTo^^atJaaflat î' oxptêwç 
T^<; Twy ecTTovToav ^ TreirotyixoTWv yvoi/xyjç. Ti Xexrocoy. 
auTÛ. TW IdoxpaTixû TrapaTrXiîaiov, ttXîîv ôcxov juiixpov (3) 
loTt Kai (XcyoJpa eCrovov, t« J* àXXa 0/10 wc )5 Xe^t;. 
Kai yâp noivri , leal aa(fnc, , xai /xeyaXoTTpeTDji; ; ywl 
atiJLVYi , xal TTOfjtTTtX)? f ouvfléaewç TSTUj^TQxuîa Ti5ç îrpoç 
YiSovi/ïV» Hovnpot Se yaï itoXkifi tiç (4) tûv cpwvyîevrwv )5 
oùyxpouaiç* xal xat' 87riT^deD|!Aa jxev ai xDxXixai nepto^oi 
xal ofjtotoeiîerç tûv Q-^t^LOLziQyLtâv . AtT^fxapre Je xal 



Cf. CicÉROH (Orat., § 4^)) QviNTiLiBK ( lîb. IX, J 4)> et Hbr- 
MpcÈKE (7ffi 'l/iây, lib. i). 



3a6 TÛN APXAIÛN RP12I2. 

XéyovTai* xaSoTrep rà Trepl rov Iv Moxedovta Zec^vivôv 
fOTopyi9évTa ^ xal xâ irepl tov dpixovTa tov Trpoç T)? 



«•i 



(i) Cette leçon est altérée» Le maipeerit B et odoi d^Ameamis 
doime&t ff rmt iFfêut^êMÛç. Ttâ. Bvpm la correction de Sylburg: « Aii- 




SUR LES ÉGRlYAlurS AKCIEirS. S^^ 

figures. Pour le fond même, il n*est pas à Fabri de 
certains défauts : il se jette dans des digressions, froi- 
des quekpiefois et qpuelquefois déplacées^ telles que^ 
Tapparition de Silène en Macédoine et le ççi^ahaLt d^un 
serpent contre une trirème. 



» /u«xirT«y s. <r. X.» Dans la lettre à Pompée (ubi supra), Deays 
tni la ménM obserratioii en d'autres termes : <*£^i Ji «l «ai tutti 
» vif irfttyf/ttLvNilf T^irn mfÂAfrim , imi fiixi^T* tuvtùi rJU )r«^i»* 



--P — „_„^_^_ ^ 






4 



J ■ « 



• r > w I » 

1/ • I 41 'l.**!^!*-»' 



CHAP. IV. 



f > f 



SUR LES PHILOSOPHES. 



; 



I : i • • « • . ■ 1 • 



Parmi les . pliilpspphes , il, faut lire les pytha- 
goriciens, tant pour leur gravité que pour la mo- 
rale , la doctrine et le style ; car leur diction est noble 
et poétique : ils se distinguent aussi par la clarté, et 
une élocution sagement tempérée. Imitez surtout Pla- 
ton et Xénophon, pour les nioeurs, la douceur et la 
majesté. Ne négligez pas non plus Aristote dont le 
style est mâle , clair, agréable : il se recommande aussi 
par la variété des connaissances ; c'est là ce qu'on doit 
le plus admirer chez lui. Étudions aussi leurs disci- 
ples, qui ne méritent pas moins notre attention. 

Après ces réflexions générales sur nos diverses lec- 
tures, il me reste à parler de ce qu'il faut imiter 
dans les orateurs -, c'est même l'objet le plus impor- 
tant pour nous. 



(i) XAfcMrif ràf ptX99^^mVf dans le manuscrit d'Amasœus. 
(a) Tùt , omis dans le manuscrit B. 



KE<;p. A'. 

nEPI TON <ï)IAOSOa>XlN <i). 



TiiN cptXotJocpcov 5 9fVpcyv^(|r^ov xovç te IIuGayo- 
Twv eîvsKev où fxaSv aXXà xài t^ç àrJciLffùl^^* IVEeyqtXo- 

-icpèTTSia^. IIoepaXTnrreoy ^è mi Ape<^f!rAn <&(é ppjf^ 
T]?(; Té Trepi t)7V •ipf<>iQveuu^eivoTy3to6 xalp^ç ^aa^ve^^ 
xai xw idéot; 9tax t?coXvfxadou(. T^9T9..yaSp^. è^( jx^j^o^a 
irapà Au/flévjpo^ O^êtïv. $(AoT(|uio^^e9a ^'^^vtj^-^i^i 

ûfçtoiç. . . ...» 

ETretô)) Totvuv Ta (2) Trepl tôv oXXcov otyayv(ù<5\iJXZ(ùy 
èaTlv rypv xscpaXatwtoç e^eipyadaéva ^ pyjTéov Xoittov xat 
Trapà Twv pyjTOptxwv èeJTtv IxaaTou 'kvëiiy. O Ji? xal 



.LL...^, 



KE^. E. 



HEPI TriN PHTOPHN dî. 



AY2IA2. 

dis Quro^ xai orevoç xotâi T)^ thecyytkùxVf txt de (2) 

ov fju^y auvex^^ ov^ucoç, itlAv tofi okotcoiI XeXy}doTa>ç 

vvi^* i>^ avayiyeooxojuieyoy (jàv, ovx oXov yojxi^Oacy 
Xo^efToy ds evpcbxeoOac ^Xovy ireipcdjuiiyoïç. MoXcora ik 
èKirsuxTcxoç |y racç diyjyifoeaiy. I^x^^^^'^'^^ 7^p ^^ fp^ 
<J8Cdc tracpyl xal oTcyjxpi&ofiiyr/y Ix^uac T)7y TÛy nfayiiar 
TCt>y 2)c6e(riy. 

I20KPATH2. 



Odè IiOKPATlROX^ xojx^everai fiev, cHX/m prà 
(jejULVoTTîToç , xal 7rayy)yvp()ec&Tep6ç wn (xaXXoy ^ Jow- 



5==B|p 



CHAP. V, 



SUR LES ORATEURS. 



LYSIAS. 

• 

Ltsiâs vise toujours à Tutile et au nécessaire^ 
Exempt de sécheresse , son style est précis , élégant , 
naturel et orné de toutes les grâpes de Tatticisme. 
Il ne dierche point à tout amplifier; mais il s'ef- 
force d'arriver à son but pmr des moyens cachés, en 
donnant à sa diction une doBoeur sagement tempé- 
rée* A la lecture , il ne pré$ente aucune obscurité ; 
mais qoe d'eflForts fl exige quand onveut IWI 
n exeelle dans la narration : chez lui, elle ûnit à la 
simplicité, à la clarté et à la correction du style une 
parfaite expositiqn dçs fait^. 

ISOCRATE. 

IsoGRAprE joint l'élégancç à la noblesse et çpuyieiit 
moins au barreau qu'au panégyrique. Chez lui,^ les 



I I ■ 



(i) Quintilien (liy. z, chap, i) traduit presque littéralement la 
plupart de ces jngemens de Denys sur les orateurs grecs, 
(a) n«fv i^^iri a, omis (iHdl). 



33:2 SUR LES éCRlYAmS ANGIEKS. 

omemens servent à mieux peindre les objets, et la 
pompe a pour but une utilité réelle. Toutefois, il 
est peu propre aux discussions animées du barreau : 
il donne à toutes ses pensées des formes périodi- 
ques. Par une grâce heureuseinent tempérée, il re- 
lève les sujets les plus communs et fait disparaître ce 
qu ils ont de trivial. Il doit surtout servir de modèle 
pour la liaison des mots et les ornemens nécessaires 
aux discours dVpparat. . 



• ' ■ ■• < I .>f I 1. . ■ . I . J . ! ' . < . / , V /. 

■ . I 

• - • ; • '. r • ' 1 ■ ' . • -• .#'■■' 

"■ LYtixTRGtï^E déploie partontle ttdeiit de FampLifica- 
tion : clair dans ses jdivisions , plein 4e éobtésse, tonit 
entier & Faecusation, ami )de*kL véiité , il' inoiiitre tou- 
jours une àme.indépeoidanteb' S'il tnànque dhirbanité 
et de douceur, il sait se reiifemiiér .daaos kf itécéssaire. 

L'énersié est la* qoealité qu'on doit;,- avant tout, em- 
prunter à ttet oieaiteur; i'..:. 'i. 



■i' »■• 



dèmosthèNë: 



• *« . . , 



Démosthene se distingue par la véhémence, rex-* 
pression des mœurs et un heureux choix des mots. La 
disposition dé ses discours est toujours' ton vieitiàble. Il 
unit la nôfelessê àf là grâce et'à une parfaite liàisôii dès 
parties; moyens infaillibles de maîtriser les juges. - 

• • ' »•■••■• II' MI«n-"M«- <•• . I • • . ..{•».. . 'iî ' Il ,\.\ i .ii ) 

— — ~— ^-^ t il — ^^™ » .1 I ■ » ■ I 1^ ■ . ■ 



■' I. •■<. rf .,,...,,. 



(i) Ou bien : Ktù ox»c *rh iwi.<r)(?:»w« frçfffofjÇy^iMTO'r.ii'y* (-^Iuïmb} 



TftN APXAinN Kviini 333 

if 

Jbtç, liai oXçdç ueçjoTyîta awmpovfl^v XtTotyjTi (i), to 
ik XtTov ihxiûtùv. JKal otvrou .uaXt(JT<x ÇyîXwTeov ttîv t6 

• » • ' .... . . »\ . - ^ ■. . . 'k . . 

twv ovojuLaT|i)v çuvéjfeiov. ifol to ti5ç oXyig,. tJéaç Im- 
deucTiicov. 



~ V.1 • 



ATKQTPrOZ. . 

O Je ArKOÎProZ'y -idri Jti^TrivToÇ a0^y;Tt)tO(;, xat 
diyjpri^évoç (2), * 'Aotl oefjtvoç , >tat oXoç xaTr^yopucoç , xal 
©lAaXi^iSyîç , xal irapp'ildiadttxoç. Ou fxyjv aoreroç, ovSh 
YtSyq, aXX* avayxatoç. TouTot; )^p>7 ÇyjXoOv fx^iara ta*; 






— • ■ * • V ". . » \ . , . ■ . -. . . 



•. ^. f il. fci' . • V ./ 



AHMO20ENH2; 



O $h Ahmoi0£XIKO2 , eîÎTovoç T>7 cppa'dêt , xexpa- 
/jtévoç Toî; :?6ejJt, xal Xs^ewç exXoy^ .xexadjxyjfxévoç' xal 
j(pa)fxevoç TaÇet Tjî ^ari to cni/jtcpspov , xal fjterd Tojû 

» — • ■ 

xaaral iiaréy(ovrat.. 

Il ^— 1— — ^— «i— ^— i^^i^^^— >«— I ■ > I I -»^— — » 

■ . ; . vx- . , ■ i ;: : 

(2) H. Estienne^ et Sylburg après liii, propdficAt (f>iip^tfoc^.èomine 
daD6 ce passage d'Hermiogèpe : c «i^f-oc ««} Jïifffiifùt yrflç S^im? (fnf) 
'l/fâv, iib. u, cap. II )• i ...i. t .... ri •:,. ..•:*.; 



•i / 



334 %*aN APXAION KPIZIS^ 

AI2XINH2. 

» " ■ • 

vouç (i), ev 9e fy? tSv ^£^&ci>y exXoyY? TrofXTruéoç âfia -mal 
deivoç. Kal ou iraw ftèvIvrej^vôç^T)? dl itapà t:?(; cpv- 
oecoç ev^^epeca xep^opy}yy}|ULévo;* ^l d(j»o^pa ivapyin^ y^l 
(Sapùçy y^l au^riTixoç xal Trixpoç. Kal r^juç |xèv avroSev 

ïnEPIAH2. 

• . . > » - ■ ■ 

Ù ii ïnÈPIAH2, eîîffTop^oç pèv, aitaviov i[ av^yj- 

iTrepyjpxwç , t>î îè t:5ç (3)*** ^avoupyfo itûorraç. , En 
Ss ToO xpivo(xévou îiaTravToç ï^^'^at, xaî raîç ovayxaic; 
Tov Trpayfxatoç Tricpuxe (/J), xat (Wveaei ttoXXîî xej^opiî- 
yyrrai, xat x^P*'^**^ fxeoroç iazr xai îoxwv onXoOç^ ovx 
oTH^^^axtai JeiVoTTiToç. TotStou Çy^Xcoreoy afl^icyta tov 
îiyjyiîcyewv to Xeirrov x«t oûp^etpov, Iri Je xaî ràç îcpo- 
îouç (5), Itti TdJ TrpayfxaTa PaJt'Çet, 



(i) AMjuo0^ffi»etfy dans le manuscrit ^ et dans celui d^AmasaBus. 

(a) n«tp«ta«ttf9 (i&ic/. ). 

(3) Le manuscrit .«^ remplit cette lacune par ^ù^i&tms. Heschaelius 
propose ri^tmc Cette correction donne le même sens que oî«ovejui«(y 
proposé par Holwel et Reiske. Leur conjecture est confirmée par 



SUR LSS ÉCRIVAINS AHaBI». 335 

ÉSCHINE. 

■ . . I • 

EscHiirs a moins de nerf que Démotsthène. Q s'at- 
tache , dans le choix des mots, i la pompe et à la forcte. 
n emprunte peu de chose à Fart : il est plutôt secondiâ 
par les heureuses dispositions de la nature. Yif , plein 
de gravite, il mêle Tabondance à une sorte d'àpreté^ 
et par là, il parait agréable au premier coij^nd^eeily 
tandis qu'un mûr examen fait découvrir en lui de la 
véhémence. 

HYPÉRIDË. 

HypéRiDÉ ne s'écarte jamais. <lu but : rai^emcnt il 
se permet l'amplification. Il est supérieur à Lysias 
par l'artifice de la diction, et à tous les orateurs par 
la sagesse de la disposition. Jamais il ne sort des li- 
mites de la cause, et s'attache toujours aux points les 
plus essentiels de la question. Il est judicieux et plein 
de grâce : sous une simplicité apparente , il n^ manque 
point de vigueur* Imitez, dans cet orateur, la naïveté, 
la juste mesure de la narration , et surtout les moyens 
préparatoires, qui lui servent de voie pour arriver au 
faite 



un passage de Denys'lai-mômé» où il assigne la même qualité à 
Hypëride : «Toc/ J^' 'T^ri^iVov <r«r{ «ri oikovo^/ak ÀK^iCtrrifotf , xai 
» Tfluc KtLTAoïiîuàûç y%fifcnùtiùùu Ttmç ôyroc t«v Augtctau^ , ». t. a. i» 
( Dissert, sur Dinarque, t. i , p. 343-345.^ 

(4) Mieux î/Âiripuxi ( Heschjelius). 

(5) Le même commentateur et Sylburg croient qu''il manque ici 
un mot y «Te, par exemple. Holwel Ta inséré dans le texte (p, 37). 



V 



336 S<TR tÈS ÉCf^lVAINS ANCIENS; 

Les orateurs dont je viens de parler sont les plus 
remarquables : je me sais attaché à faire connaître 
leurs principales qualités. Ceux qui les étudieront, 
eA- pe^rei*ont im ^and avantage. £ji tes indiquant, 
j'ai' voulu' apprendre la véritable mëtHodé de les lire 
stvec fruit et de leur eàiprunter.ce qu'ils ont de paiy 
{ëiu Pat* Ce moyen , ■ on ne sera plus réduit à en faire 
une étude superficielle, et'àatteiidre, aVec une sorte 
d'tûdîfférence, Tutilité qu'bti doit en recueillir. Cha-^ 
cfun- pourra 1«S' apprécier avec' justesse, et orner ses 
discours de toutes leurs beautés. Sans doute, elles 
brillent de leur éclat naturel^ mais lorsqu'une plume 
habile sait les fondre avec art et en former un seul 
cprps, cet heureux mélange donne plus de grâce au 
style. 



' I ' . . ■ 



4 

~J(i)>](i;iC«(^0|Mtf«if dans le même manuscrit et dans celui d^Ama- 
fi§eus. Sylburg préfère rancienne leçon^ 
(a) *Sïç %'jeïhi%})(fifti y dans les deux manuscrits précités. 
(3) Mieul etîpoi/jufvoïc, ou bien ejfùufitnvc (StLBiniG); Keiske 
firéiète Ift ^emîèr6 Variante. . . 



■ t ■ 



FIN. 



TftN APXAiaN XPI212. 337 

Kac fxoc xdcl rûv priTopcay ouroi xe^^p^^Tyipio/xçi/oi (i)^ 
xal de^eiyjiivoi rcvoç apeT)}^ l7reiXy]fX|iiy6^ eî; àxpéXeiav 
xiùv lwjyj(jxv6vt(ùv ytocl avtoç en^veiacpépei. Tovrou ik 
evexa ràç tôv Trpoeipyjfxévoûv ûhravrcay ($éa<; ^leç^Xdov^ 
àare SeitïyOat (i) tov rpoTroy rife eTrtfxeXowç «yayvci— 
aeoi)^^ 1^ 2ç vTiap^ei to Tiap' é)ca(rro(ç xaropOoujixeyou 
ai^\)lilvYM (3), fxifrre Trapipywç Tor(; iroXaioï; çytuyx^"" 
v6ty, (ULi^Te X«Xtq06tû)ç vnv ÔKféXetav itpocyivofiévYiV irepi- 
fiéveu/ (4)|i oXX' 67ri(TTyjj:x6va>ç ^ jEXXck)^ re xai xoafxi^aedt 
fxéXXovdc rov Xoyov rot^; i^otpi T:<x\n(ùy TrXeoveicntfAaaiy* 
a xal xat' aura (5) (xev oîxe/a (fvaec répTrec^ eî de xai 
xepaadsnQ iià xlyyn^ eiç Ivo; ruTroy XoyixoS oc&|xaTO(^ 
^eXriW iî (ypacJK; -rp fxt'^ev yivtrai (6). 



(4) J'ajoute les moU /uh'ti — rifi/^/vii? avec Sylburg, Hucbon^ 
Holwel, Rekke, d'après le manuscrit jB et celai d'Amasaïus. 

(5) Ou bien «aS-* AÔti (Hbscbjelius). 

(6) Ajouté par Sylburg, d'après le manuscrit, d'Amasieus. 



T5A0Z. 



m. 2 1 



dix. 



ï 

I 



%v\,%fv%/%/%/%f%/%\%f%/%/%/%/%/%fy%i%/%/\f%f%/\i%/%fy%f%/%f%/%n^ 



TABLE DES MATIÈRES 



CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME. 



Pages. 

ARIANTES. I 

Sur L'EXCELLENCE DE L'ÉLOCUTION DE DÉ- 
MOSTHÈNE. 4 

Exemple tiré de Thucydide. Ib. 

Du Style simple. ii 

Du Style moyen ou tempéré. i5 

Style d'Isocrate. 23 

Idem, de Platon. o.'j 

Idem, de Démosthène. 39 

En quoi il diffère de celui de Thucydide. 62 

En quoi il se rapproche de celui de Lysias. 55 

Démosthène comparé avec Isocrate et Platon. 87 
Comparaison du style d'Isocrate avec celui de 

Démosthène. 88 

Exemple du style de Démosâhène. 112 

Examen du style de Platon; exemple. 127 
Comparaison du style de Démosthène avec celui 

de Platon. 171 
En quoi Démosthène est supérieur à Isocrate et 

à Platon. 187 
Quels sont les trois caractères les plus remar- 
quables de rélocution. igc) 
De rÉlocution austère. 200 
De rÉlocution douce. 211 
III. 22 



340 TlBtÉ DKS MÀTIÈRKS. 

P.|. 

De rÉlocution moyenne. 226 

Déinosthène s'est attaché à l'élocution moyenne. 281 
Pourquoi il ne suit pas toujours la même marche. 243 
Comment il est parvenu au meilleur genre d'éio- 

cution. 25 1 

A quels signes on peut reconnaître la manière de 

Démosthène. 263 

Gomment il donna de l'éclat à son éloquence par 

l'action oratoire. 279 

Sur certains reproches faits à Démosthène. 288 

JUGEMENT SUR LES ÉCRIVAINS ANCIENS. 3oo 

Poètes. 2oj 

Homère. Ib, 

Hésiode. Ib. 

Antimaque. 3o8 

Panyasis. Ib. 

Pindare. Ib. 

Simonide. 3ii 

Stésichore. ]b. 

Alcée. 3 12 

Eschyle. * Ib. 

Sophocle et Eui^pide. 3i5 

Historiens. 319 

Hérodote et Thucydide. Jb. 

Philiste et Xénophon. 320 

Théopompe. 32{ 

Philosophes. 328 

Orateurs. 33 i 

Lysias. Ib. 



TABLE DES MATIÈRES. 34 1 

PagM 

Isocrate. fb, 

Lycurgue. 332 

Démostliène. Ib, 

Ëscliine. 335 

Hypéride. Ib. 



FIN DK LA TÀBLB DRS MATIERES DU III« ET DERHIER VOLUME» 



/ 

* 



TABLE ANALYTIQUE 



DES MATIERES. 



N» B, Le cliîirc romain indique le tome, et le diiflre arabe 
la page. 

A. 

Alcée. — Caractèie de ce poète, III, 3 12. 

Alcidamas , disciple de Gorgias , est lourd et trivial , I , 
3i5. 

Alexanor£-le-Grano. — a sa mort , l'éloquence avait 
commencé f se corrompre, I, 3. 

Anaximène de Lampsaque , vise péniblement à la perfec- 
tion, I, 3i6. -« Ses divers écrits sur Homère et sur la 
rhétorique, iùid. 

Antimaque. — Caractère de ce poète, III, 3o8. 

Antiphoit. — Caractère de son éloquence, I, 3ig. 

Apharée, fils adoptif d'Isocrate, I, 219. 

Aristote. — Il fut jaloux de la célébrité d'Isocrate, I, 
220. — Famille de ce philosophe , II, i5-i6. — Épo- 
que de sa naissance, 16. — A quel âge il se rendit à 
Athènes, ibid, — En quel temps il se retira chez Hcr- 
mias , tyran d'Atarne , ibid. — Il passe à Mitylène , et 
de là , il se rend à la cour de PhiUppe , pour diriger 
l'éducation d'Alexandre, ibid, — Son retour à Athènes, 



TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES. 343 

ibid, — Sa mort, 16-19. — Lorsqu'il écrivit sa rhé* 
torique, il n'était pas dans la jeunesse, mais dans 
l'âge mûr^ il avait déjà composé les Topiques y les 
Analytiques, et les livres sur la méthode , 19. — 
Qualités de son style, III, 828 . — Ce philosophe se 
recommande surtout par la variété de ses connais- 
sances, ibid. 

Arrangement des Mots, — Combien les Anciens y atta- 
chûent d'importance, III, 196. — Pourquoi ils n'ont 
pas tous employé le même, ibid, — - Ses trois princi- 
pales espèces, 199. — Caractères de chacune, 7.00 et 
suivantes. 

C. 

Céphisodobe, disciple d'Isocrate, le défendit contre les 
invectives d'Aristote, I, 220. 

Cbatippe, auteur contemporain de Thucydide, a ras- 
semblé les faits omis par cet historien, IF , ?oo. 



D. 



Démetrius o£ Magnésie. — - Il fait mention de Dinarque 
dans son Traité des Homonymes, I, 827. — Son ju- 
gement sur cet orateur, 328. 

DÉMOSTHÈN£.-^Ce n'est point d'après la rhétorique d*A- 
ristote que ses discours ont été composés , II , 8. — 11 
était déjà célèbre , lorsqu'Aristote écrivit cet ouvrage , 
ibid, — Époque de la naissance dé Démosthène , ibid. 
— A quel âge et sous quel archonte il commença à 
parler en public ,11. — Quelle fut la première de ses 
harangues judiciaires^ et la première de ses baranguei» 



344 TABLE ANALYTIQUE 

politiques, i&iiJ. •— Époques où il prononça ses divers 
discours, la et 32. — Ils sont antérieurs à la rhéto- 
rique d*Aristote, 36. — Né après plusieurs orateurs 
célèbres» il leur emprunta ce qu'ils ont de plus par- 
fait, III, 4^. — Son style réunit toutes les qualités, 
îbid. ^^ Passage où il ignite Thucydide, 4^, — Exa- 
men de ce passage, 44 ^^ suiv. — En quoi il dif- 
.fère de Thucydide, 52. -^ Sous quel rapport il res- 
semble à Lysias; exemple, 55 et suiv. — Autres dis- 
cours où il imite cet orateur, ^2* — En quoi il en 
di£fère, 76. -— Il perfectionna le style tempéré ou 
moyen, 79. — Exemples à l'appui de cette assertion, 
80 et suiv. — Fragment d'une de ses Philippiques, 
comparé avec un fragment' d'Isocrate , 112 et suiv. 

— Parallèle entre Démosthène et Isocrate, io3 et suiv. 
-^ Idem , entré un fragment du discours sur la Cau^ 
ronne et la fin du Ménexene de Platon, 171 et suiv. 

— Il a mieux réussi que tout autre écrivain dans les 
trois genres de l'élocution , 187 et suiv. *- De l'es- 
pèce d'arrangement des mots qu'il a employée, 191 
et suiv. — Opinion d'Esçhine à ce sujet, ibid. — Il 
s'est surtout attaché à l'harmonie moyenne , 232. — 
Exemples et observations, 235 et suiv. — Pourquoi 
il ne fait pas toujours usâige du ^éme arrangement 
de mots, 24 3. — Il sait toujours le proportionner au 
sujet, 244 et suiv. — Par quels principes et par queb 
exercices il parvint à un arrangement de mots pfé* 
férable à tout au're, 252 et suiv. — A quels signes on 
peut le distinguer de tous les autres orateurs , 2fô et 
suiv. — De l'action oratoire dans Démosthène ^ et 
combien elle donna d'éclat à son éloquence , 279 et 
suiv. — Son style indique Faction qui lui convient, 
y 80. — Exemples, ilrid. — 11 ne fut point doué du 



0SS MATIERES. 345 

talent de la plaisanterie, 2S7. — Reproches injustes 
faits à cet orateur par Eschine , a88 et suiv. — Réponse 
à cette critique, ibid» — Caractère de Démosthène, 
m, 332. 
DiN ARQUE. — II n'a pas été l'inventeur d'un genre nou- 
veau, I, 324* — 11 est généralement estimé pour la 
vigueur du style , ibid. — Quatre écrivains ont porté 
ce nom, 328. -^ Opinion de Démétrius de Magnésie 
sur Dinarque l'orateur, 328-33 1. — Il était originaire 
de Corinthe , 33 1 . — A quelle époque il vint à Athènes, 
ibid, — 11 fut l'ami de Théopliraste et de Démétrius 
de Phalères , ibid, — Temps de sa plus brillante ré- 
putation , 332 . — Accusé d'avoir conspiré contre la 
démocratie, il sort d'Athènes et se retire à Chalcis 
d'Eubée, ibid. — Son retour à Athènes, ibid. — Il 
perd toute sa fortune , 335. — Avant le procès qu'il 
intenta à Proxène, il n'avait jamais parlé devant un 
tribunal , ibid. — Faits concernant Dinarque rapportés 
par Philochore, dans son Histoire de l'Attique, cSë- 
340. — La véritable époque de sa naissance est l'ar- 
fjiontat de Nicophême , 34q- —Caractère de son élo- 
quence, 343. — A quel signe on peut reconnaître Tes 
discours qui sont véritablement son ouvrage , 344 ^^ 
suiv. — n approche , plus que tout autre , de3 grandes 
beautés de Démosthène , 355. <— En quoi il lui est 
inférieur, ibid. — Archontes d'Athènes, depuis sa nais- 
sance jusqu'à l'époque de soji rappel, 356-36o. — 
Discours sur des causes publiques , appartenant véri- 
tablement à Dinarque , 36o et suiv. — Idem , qu'on 
lui attribué à tort, 367 et suiv. — Discours sur des 
affaires privées, appartenant véritablement à Dinarque, 
379 et suiv. — /^m^ qu'on lui attribue mal à propos, 
384 ^^ suivantes. 



346 TABLE ANALYTIQUE 

E. 

Écrivains anciens. — L'orateur doit les avoir sans cesse 
entre les mains, III, 3oi. 

Éloquence. — Celle qui était amie de la sagesse fait 
place à une éloquence étrangère à la philosophie et 
aux arts libéraux , 1 , 4< — ^Ue reprend son ancien 
éclat, 7. — Causes de cette révolution, 8. 

EsGHiNE. — Caractère de cet orateur, III , 335. 

Eschyle. — Caractère de ce poète, III, 3 12. 

Euripide. — Caractère de ce poète , comparé avec So- 
phocle, Ht, 3i5. 

G. 

GoRGiAS. — Il s'écarte souvent d'une juste mesure, 

I, 3 12. 

H. 

Harmonie, — Ses trois principales espèces, III^ 199. 

— Caractères de chacune ; de l'harmonie austère, 200 
et suiv. — De l'harmonie élevée , 2 1 1 et suiv. — Poètes 
et orateurs qui l'ont particulièrement cultivée ,216. 

— Exemple tiré du panégyrique dlsocrate, 2:9 et 
suiv. — De l'harmonie moyenne , 223 et suiv. — 
Exemple tiré d'Hérodote : discours de Xerxès, 224. 

Hégémon. — En quoi consiste ce pied, III, 255. 

Hermippus. — Il a composé un traité sur les disciples 
d'Isocrate , 1 , 243. 

Hérodote. — Parallèle de cet historien avec Thucydide, 
II 91 et suiv. — Préférable à Thucydide pour le choix 



DES MATIÈRES. 347 

du sujet, 95. — Hellanicus et Charon avaient traité 
le même sujet avant lui , mais il leur est bien supé- 
rieur, 96. — Il a mieux vu que Thucydide où il devait 
commencer et où il devait finir son histoire, 99. — 
Avantages de sa division, i54. — Son ouvrage plaît 
par une grande variété , ibid, — Il est le modèle du 
dialecte ionien , 1 1 1 . — Inférieur à Thucydide potir la 
concision, ibid, —Il excelle à peindre les émotions 
douces ,, ibid. — Suite du parallèle entre Hérodote et 
Thucydide , sous le rapport du style, 1 1 i-i i5. — 11 
écrivit sur tm plus vaste plan que les historiens qui 
l'avaient précédé, i55. — Caractère de cet historien 
comparé avec Thucydide , m , 819. 

Hésiode — Caractère de ce poète, IIÏ, 807. 

HiERONYME. — > Son opiuiou sur le style d'Isocrate , ^ i83. 

Historiens qui ont vécu avant Thucydide , II , 1 5 1 . — 
Caractère de leurs ouvrages, i52. — Raisons en fa- 
veur du merveilleux qu'ils y ont introduit , 1 59. — 
Leur style , 228. — Quels sont ceux que l'orateur doit 
étudier, El, 819. 

Hobière. — Caractère de ce poète, III, 807. 
Htpéride. — Caractère de cet orateur, III, 335. 

I. 

Iphigrate. «— Il fut un grand capitaine et un orateur dis- 
tingua, I, 5i. — Denys le regarde comme l'auteur de 
deux discours attribués à Lysias, ibid, 

IsÉE , mattre de Démosthène \ doit à ce titre la plus 
grande partie de sa célébrité, I, 23o. — Son origine, 
ibid. — Époque où il florissait , ibid. — Incertitude 
sur le temps de sa naissance et de sa mort , ibid. •— 



348 TABLE ANALYTIQUE 

Herinippus ne dit rien de décisif à ce sujet, 2^Z.^ 
Garactèfe de ^n talent et genre d'éloquence qu'il a 
surtout cultivé , ibid. — 11 prit Lysias pour n^iodèle , 
ibid. — Parallèle entre Isée et Lysias , i44* — L^ style 
d'Isée est la véritable source où, Déinosthène a puisé 
sa véhéoience , 247 . — Goniparaison tirée de,s objets 
sensibles , pour rendre plus évidente la différencie qui 
existe entre Isée et Lystas, 248. — Discours d'Isée 

/ pour Eumathès, 9i5 1-255. — Discours de Lysias, au 
sujet d'un héritage, comparé avec le précédent, 2^5- 
«j6o. — Exorde d'un plaidoyer pour un tuteur accusé 
par ses neveux , comparé avec celui d'un discours de 
Lysias, pour un tuteur accusé de malversation, 260- 
265. — Fragment d'un discours pour un Athénien 
qui réclamait une terre de sa tribu, 265- a66. — 
Autres exemples tirés d'Isée, 276-284. — Passages de 
Démosthène comparés avec les précédons^ 2â4* -~ 
Parallèle entre Isée et Lysias , pour la manière dont 
chacun traite les diverses parties du discours ora- 
toire, 287-799. •- Discours d'Isée pour Euphilète, 
299-311. — Résumé du parallèle entre Isée et Ly- 
sias , 3 1 1 . — Pour quelles raisons Denys i^e s'est 
point occupé de quelques autres orateurs , ibid, — 
Pourquoi il a composé un traité particulier sur Isée , 
320. 

IsoGRATE. — Son origine, I, i35. — Époque de sa nais- 
sance , ibid. — Ses maîtres , 1 36. — La fciiUesse de 
son tempérament et sa timidité l' empêchèrent de se 
mêler des affaires publiques, 139. — Pai;ti qu'il prit 
pour satisfaire son amour de la gloire , ibid, — Il est 
le premier qui ait détourné l'éloquence des vaines 
subtilités de la physique , |>our l'appliquer à la po- 
litique et à. la morale, ibid, — 11 devint le rhéteur le 



' DES MATIÈRES. 349 

plus célèbre de son temps, et compta parmi ses dis- 
ciples les jeunes gens les plus distingués d'Athènes et 
des autres villes de la Grèce, i4o. — Sa mort, i^o- 
. 143. 

Qualités de son style, i43. — Parallèle entre le style 
de Lysias et celui d'Isocrate, i44' — ^ ^^^^ ^ ^^i 
est inférieur, et en quoi il l'emporte sur lui , 1 5 1 . — 
Chacun de ses discours renferme d'admirables leçons 
de vertu, i55. —Analyse du Panégyrique , i55. — 
Portrait des anciens Grecs , 1 55- 1 5g. — Analyse du dis- 
cours adressé à Philippe , 1697-160. — - Jdem, du dis- 
cours sur la paix , 1 60-1 63. ^^Jdem, de Vjiréopagi- 
tique, 164-167. — - Idem, du discours intitulé : Archi^ 
dantus, 168-1^5. — Résumé du Parall^e entre Iso- 
crate et Lysias, 176-183. — Défauts d'Isocrate, i83. 

— Opinion de Philonicus et d'Hiéronyme à ce sujet, 
i83 et i84* *— Passages défectueux tirés du Panégy- 
rique, 187-191. — Caractère d'Isocrate dans le genre 
délibératif , 192. -— Discours sur la Paix , 192-216. — 
fdem, dans le genre judiciaire, 219. — 11 composa 
des harangues judiciaires , mais en petit nombre , 220. 

— Discours contre Pa^ion , 223-235. — Remarques 
sur plusieurs passages de ce discours , 235. — Il est le 
plus parfait des écrivains qui ont cultivé le même 
genre y 3 16. — Second jugement sur le style de cet 
orateur, III, 23 et suiv. — Autre citation du discours 
sur la paix, 91 et suiv. — Examen dç ce passage, 96 
et suiv. — Parallèle entre Isocrate et Démosthène , 
ic3. — Exemple tiré du Panégyrique, 219. — Carac- 
tère d'Isocrate , HT , 33 1 . 

L. 

JLycûrgue. — Caractère de cet orateur, 111, 33a. 



35o TABLE ANALYTIQUE 

Ltsias. — Son origine, I, i5. — Il fit partie de la co- 
lonie envoyée à Thurium, i6. — Son retour à Athè- 
nes, ibid, — Ses divers écrits, 16-19. — Son style 
est pur, approuvé par l'usage , clair et toujours as- 
sorti au sujet, 19-35. — Caractère de Tarrangement 
des mots dans cet orateur, 39. — Grâce de sa diction , 
4o. — C'est le signe infaillible auquel on peut recon- 
naîtte ses compositions, 44"'47' — U VLt^ point l'au- 
teur du discoui^s intitulé : sur la Statue ïTJphicrate; 
ni de celui qui a pour titre : Apologie iTTphicrate, 
48. — Résumé de ses principales qualités, 5a. — Ses 
défauts, 52-55. — Reproche injuste que lui a fait 
Théophraste , 55. — Avec quel talent il traite le fond 
des choses, 69. — Sa marche est toujours simple et 
sans apprêt, 60. — Caractère de cet orateur dans les 
trois genres d'éloquence ,63. — Il se distingua surtout 
au barreau , ibid. — Art de Lysias dans les diverses 
parties du discours : 1^. dans l'exorde , 63-67 * ^°* ^^^^ 
la proposition ,67; 3°. dans la narration, 68; 4° • ^^^^ 
la confirmation, 71 ) 5''. dans la péroraison, 75. — 
Son discours contre Diogiton, 75. — Sujet de ce dis- 
cours , 76 Exorde , 77-80. — Beautés qu'il ren- 
ferme ,80. — Narration , 83-96. — Confirmation , 96- 
108. — Lysias est faible dans le genre démonstratif, 
108. — Discours qu'il prononça dans l'assemblée d'O- 
lympie, pour engager les Grecs à renverser la ty- 
rannie de Denys et à rendre la liberté à la Sicile, 
111-119. — Exemple tiré d'une harangue, dans le 
genre délibécatif , sur cette questicm : Les Athéniens 
ne doivent point changer les institutions de leurs pères, 
120. — Son discours au sujet d'un héritage, comparé 
avec celui d'Isée pour E?.xmathès , 255-26o. — Exorde 
d'un discours pour un tuteur accusé de malversation^ 



. DES MATIÈRES. 35 1 

comparé avec celui d'un discours d'Isée sur un sujet 
semblable , 265. — Fragment du plaidoyer contre Ar- 
chebias , 267-268. — Différence entre Lysias et Thu- 
cydide , III , II et suiv. — • Fragment d'un de ses dis- 
cours comparé avec un fragment de Démosthène , 55 
et suiv. — Caractère de Lysias, 33 1. 



M. 



Ménaptork. — Caractère de ce poète, III, 3 16. 



O. 



Orateurs. — Quels sont ceux qui méritent d'être pris 
pour modèles » III , 33 1 . — Avantages qu'on peut en 
retirer, 336. 

P. 

Pantasis. — Caractère de ce poète, III, 3o8. 

Philiste. — Il a pris Thucydide pour modèle, II, 1 19. 
— Vices du sujet qu'il a traité, ibiéL — Idem, de son 
plan , ibid. — Comparaison de son style avec celui de 
Thucydide , 120. — Défauts de cet historien , ibid. — 
n a cependant de bonnes qualités , ibid, — Sa diction 
convient mieux au barreau que celle de Thucydide , 
ibid. — Caractère de cet historien comparé avec Xé- 
nophon^ III, 3 20. 

Philoghore. — Passages de son Histoire de VAttique , 
relatifs à Dinarque, I, 336 et suiv. — Époque où il 
place la guerre d'Olynthe, II ,27. — Causes de cette 
guerre, 3o. 



35^ TABLE ANALYTIQUE 

Pbiloiticus. — Son opinion sur Tsocrate, I, i85. 

Philosophes. — Quels sont ceux que l'orateur doit étu- 
dier, III, 828. 

PiNOARE. *— Son ode sur le soleil, III, 36. — Fragment 
de son ode en l'honneur d'Alexandre, roi de Macé- 
doine, 143. — Caractère de ce poète, 3o8. 

Platon. — Il versa le ridicule sur plusieurs écrivains qui 
l'avaient précédé, II, 67: — Il sacrifia quelquefois à 
la jalousie , ibid, — Son style , 7 1 et suiv. — Il reste 
au-dessous de^ui-même , toutes les fois qu'il vise au 
grand et au beau ) tandis qu'il laisse bien loin tous 
ses rivaux, quand il se renferme dans une diction 
simple , 80. -~ Source de ses défauts, 83. —^ Passages 
du Phèdre, 83-87. — Autre jugement sur le style de 
ce philosophe , III , 27 et suiv. — Défauts de cet écri- 
vain, 127 et suiv. — Examen de plusieurs passages 
du Ménexhne y i32 et suiv. — Fin de ce dialogue ; 
adieux des guerriers d'Athènes à leur patrie, à leurs 
pères et à leurs enfans , i6a et suiv. — Parallèle de 
ce passage avec un fragment du discours de Démos- 
thène sur la Couronne, 171 et suiv. — L'orateur doit 
l'imiter pour ses qualités morales, sa douceur et sa 
majesté, 828. 

PoBT^. -^ Quels sont ceux que l'orateur doit étudier, 

ni, 307. 

Pythagoriciens. — Ils méritent d'être étudiés, pour la 
noblesse de leurs ouvrages , leur morale et leur style , 

m , 328. 

Pythéas. — Son accusation contre Démosthène, I, 248 
et suivantes. 



DES MATlfcRFS. 355 



S. 



SiMONiDE. — Caractère de ce poète, lïl, 3ii. 

Sophocle. — Caractère de ce poète, comparé avee Euri- 
pide, III, 3i5. 

Statère de Cysique. — Sa valeur, I, 86-87. 

Stésichore. — Caractère de ce poète | III, 3 11.. 

Stjrle simple , III , 11. — Auteurs qui en ont fait usage , 
ibid. — Stjrle tempéré , ibid, — Auteurs qui en ont 
fait usage, ibid. — Pourquoi ce genre de style est pré- 
férable à tout autre , 84 et suiv. 



T. 



Théodore de Byzance. — Il manque d'art, et* sa ma*- 
nière ne convient pas à l'éloquence du barreau, 3 16. 

Théophraste. «— Il reproche injustement à Lysias d'ai- 
mer la pompe et l'ostentation , 1 , 55. — L'exemple 
qu'il cit^ à l'appui de cette opinion , dans son traité 
sur le style, n'est pas admissible, 66-59. — Trois cho- 
ses , suivant lui , contribuent à la grandeur, à la pompe 
et à l'éclat du style, i58. 

Théopompe. — ^Cest le plus célèbre disciple disocrate, 
II, 124. — Divers écrits qu'il avait composés, ibid. 
Ses sujets historiques sont bien choisis^ ibid, — Sagesse 
de son plan, ibid. — Il fit les plus longuesrecherches 
et s'imposa de grands sacrifices , pour rassembler ses 
matériaux , ibid, — Il fut témoin de la plupart des 
événemens qu'il raconte , et vécut dans l'intimité des 



«L- 



354 TABLE ANALYTIQUE 

hommes les plus célèbres de son temps, 127.— ^ Son 
histoire est d'une grande utilité , 1 28. — Sa pénétra- 
tion et sa franchise , 1 3 1 . — Ressemblance de son style 
avec celui d'Isocraté , ibid. — En quoi il lui est su- 
périeur, et se rapproche de celui de Démosthène, 
182. — ^Défauts de son style et de ses digressions, 
ibid. — Caractère de cet historien, III, 824. 

Thrasymaque. — Caractère de son éloquence, I, 3 19. 

— Suivant Théophraste , il fut l'inventeur du style 
tempéré, III, i6« — Fragment de cet orateur, ibid, 

Thucydide, -^ Parallèle de cet historien avec Hérodote , 
II , 9 1 • -~ Inférieur à Hérodote pour le choix du sujet, 
95. — Il commence et finit son histoire d'une manière 
moins adroite qu'Hérodote , 9g et suiv. — Défauts de 
sa division, io4 et i63.— -Il entasse combats sur com- 
bats, ibid, — Il est le modèle du dialecte attique, 
1 1 1 « -T* Il a l'avantage sur Hérodote pour la conci- 
sion , ibid, — Il excelle à peindre les émotions vives , 
ibid. — Suite du Parallèle entre Thucydide et Héro- 
dote , sous le rapport du style, 1 1 i-i i5. — Avantages 
de Thucydide sur les historiens qui l'avaient précédé, 
157. — En quoi sa division par étés et hivers est dé- 
fectueuse, i64* — Défauts de sa disposition^ 168. — 
Il n'expose point les faits avec assez de soin, i83. — 
Il est souvent proUxe ou trop concis , ibid, — Exem- 
ples , tirés de Thucydide , à l'appui de cette assertion , 
ibid, et suiv««— De l'emploi des dialogues dans son ou- 
vrage, 199. — De l'oraison funèbre prononcée pai* 
Périclès, 2o3. — Défauts de son introduction, 211 et 
suiv.. — De quelle manière Denys l'a refaite, 216 et 
suiv, — Caractères généraux de son style , 282 et suiv. 

— Sa concision dégénère souvent en obscurité, 239. 



DES MATIÈBES. 35:^ 

— Quatre qualités principales caractérisent sa diction , 
ibid, — Ses défauts, ibict, — Passages à l'appui de ces 
assertions , et observations critiques sur ces passages , 
240 et suiv. — Examen de ses harangues : 1°. sous 

•le rapport des pensées; •2°. sous le rapport du styîé ; 
exemples , 287 et suiv. — Discours qui , suivant Denys , 
méritent le plus notre admiration, SaS. — Autres 
discours qu'il ne croit pas devoir approuver, 3û2. — 
Réponse à l'opinion de certains critiques sur lé* style 
de Thucydide , SSg. — Orateurs et historiens qui l^ont 
imité, SgS. — Démosthène est celui qui a le mieux 
réussi, 364. — Exemples, 867. 
Traité particulier sur le style de Thucydide , ou tp Lettre 
à Ammaeus, 38 1 . — Réflexions préliminaires , 383. — 
Obscurité-, exemples, 388. — Expressions poétiques, 
ibid, — Mots développés par plusieurs autres ; exemr 
pies, 391. — Noms à la place des verbes; exemples, 
392. — Verbes à la place des noihs; exemples, ibid, 

— Changement de voix dans les verbes 5 exemples , 

395. — Infractions de la règle des nombres; exemples , 

396. — Idem , pour les genres, 899. — Idem, pour 
les cas , 4oo. — Idem , pour les temps des verbes , 4o3, 

— Transition du signe à la chose signifiée, et vice 
versd; exemples, 4o4« — Personnes mises à la place 
des choses, et vice versd; exemples, ibid, — Pensées 
intercallées , 408. — Constructions obscures, 4^2. — 
Figures vicieuses, /^î5.^^ Passages sur les dissensions 
d'Athènes , llï , 4- — DifiFérence entre Thucydide et 
Lysias, 11. — Caractère de cet historien , comparé avec 
Hérodote, III, 319. 

TiMÉE. — Son opinion sur l'époque à laquelle le style 
poétique et figuré pénétra dans l'éloquence chez les 
Athéniens, I, 23. 

III. 23 



\ 



356 TABLE AHALYTIQUE DES MATIÈRES. 



X. 



XÉiroPHON. — Ha imité Hérodote, tant pour le plan que 
pour le style , II , m 5. — Lçs sujets qu'il a choisis sont 
nobles y imposans et dignes d'un écrivain philosophe, 
ibid. — - Caractère de cet écrivain : i*. par rapport 
aux choses; 2^. par rapport au style, 116. — Ha 
moins d'élévation , d'éclat et de majesté qu'Héro- 
dote, ibid. — Défauts de sa diction , i ig. — Caractère 
de cet historien comparé avec Philiste , lU , 820. — 
L'orateur doit imiter ses qualités morales ^ sa douceur 
et sa majesté, III, 328. 



Z. 



ZoïLE. — Son traité sur Homère, 1 , 819. 



Fin DE LA TABLE ANALTTfQUE DES MATIÈRES. 



TABLE ALPHABÉTIQUE 



DBS 



AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. 



iV^ B. Le chiffre romain indique le tome, et le chiffre arabe 
la page. 



A. 



Abuesch. — Jugement sur Thucydide, II, a65 et pas- 
sim. — II" Lettre à Ammaeus, SgS et passim, 

AcACius. — Jugement sur Thucydide, II, 70 et p4issim. 

Adollatiphus. — r* Lettre à Ammaeus, II, 24. 

AëTius. — Jugement sur Thucydide 9 II, i38. 

Agathias. -— Lettre à Pompée , II, 1 1 3. 

Agellius. — r* Lettre à Ammaeus, II, 10. 

Alberti. — Dissertation sur Lysias, I, 10. 

Alde. — Dissertation sur Lysias , 1 , 56 <?f passim, — 
Diss. sur Isocrate, :23i. — Diss. sur Isée, 239. 

Amas£1]S (Pompilius). — Jugement sur les Écrivains 
anciens, III ^ 3oo et passim. 

Ammonius. — 'Dissertation sur Isée , I, 3 10. — Diss. sur 
Dinarque , 38 1 . — P* Lettre à Ammaeus , II , 1 3 et 
passim. — Lettre à Pompée , II , 71. — II« Lettre à 
Ammaeus ; 388. 

Andoc*de. -^ Dissertation sur Lysias, 1, 16. 






358 TABLE ALTHABI^TlQUir 

Aphtone. — Lettre à Pompée, II, io6* 

Apollodobe. — Lettre à Pompée i II, 84- — lugement 
sur Thucydide, 169. 

Apollonius. — Jugement sur Thucydide, II, 26:1. 

Appien. -^ II^ Lettre à Ammaeus^ II, 388. 

Artstophine. — Dissertation sur Isocrate, I, i95> et pas- 
sîm, — Lettre à Pompée, II, 58. — Jugement sur 
Thucydide, ao8 et passim, 

Aristote. — Dissertation sur Lysias, I, 22 er passim. — 
Diss. sur Isocrate , i^&et passim, *— Diss. sur Isée , 3 1 4 
et passim.. — T" Lettre à Ammseus , It , 4 ^' paS" 
sim. — Jugement sur Thucydide, 147 et passim. 

Aristoxène. — Dissertation sur Lysias, I» 44* 

Arnaud. — Lettre à Pompée, II, 67 et passim. — Sur 
rExcellence/ de rÉlocution de Démosthène, 12 et pat- 

sim. 

AsT. — Lettre à Pompée , Il , 58 ^^ passim,. — Juge- 
ment sur Thucydide, 21 (y et passim. — IP Lettre » 
Ammaeus*, 4^4* 

Athénée. — Dissertation sur Isée, I, 2^2, et passim. — 
Diss. sur Dinarque , 357. — Lettre à Pompée , II , 67 
et passim. 

AuGER. — Dissertation sur Lysias, I, 89 e< pa'isim.-rr 
Diss. sur Isocrate, i65 et passim,,- — Diss. sur Isée, 
a6i et passim.. — Diss. sur Dinarç[ue^ 344 et pas^inif 
— I" Lettre à Ammaeus, II, 10 et passim. — Sur TÇx-- 
eellence de l'Ëlocution de Démosthène, III,. Go.el 
passim.. 

AuLUGÈi^E.-*- Dissertation sur Dinarque, I, 334< •;— Lettre 
à Pompée, II, 98. — Jugement sui* Thucydide^ .i5a^r 
AvETANNius. -r- Dissertation sur feée, I, 32». 



DES AUTEURS CITÉS DAWS LES NOTES. 05^ 

B. 

Barnès. -^ Sur rËxoelknce de l'Éiocutibn de Démôs-J 
thène, III, 06. 

Barthélémy. -^ Dissertation sur Lysias, l, 6 et passinià 
— Diss. sur Isocrate , i36 et passim, — Diss. sxvç Isee, 
3o6. — Lettre à Pompée ,11, 106 e/ passim. — Juge-r» 
ment sur les Écrivains anciens, III, 3io et passim. 

Bas't. — Jugement siiV tlmcydidfe, II, 36fî. 

Battie. — Dissertation sur Isocrate, I^ 20Q e/ passim., . 

BAiiER. — Juj^ement sur Thucydide, 11^ vSà et passim^ 

BfiCH. — Jugement sur Thucydide, 11^ 172. 

Sekker* — Dissertation sur Isée^ I,«29k -— Diss. sur 
Dinarque , 36o et passim t — Jugement sur Tbticydide , 
II, 367 et passim. ^^ IV^ Lettre à Au^i^s^us , SjS^. -r- 
Sur l'Excellence de FÉlocutiou de Démosthëne, III, 
35 et passim. 

Benedict. — Jugement sur Thucydide , II, 2 1 6 et passim. 

BenIleV. — Dissertation éur Dinarque , I, SaG. 

Boëcrf. — Jugement sur Thucydide, II, ttob. 

Boisson ADE. — Did^rtatioB stir isocrate > I, i47 ^' ^às" 
sim. — Diss. sur Isce, &63. •» Diss* suur Dinarque^ 
348. -— Sur l'Excellence de rËlocuttoti de Déiiios- 
thène,. III, lag* 

Bredovius. — Jugement sur Thucydide , II ^ 160 et passim. 

BuDÉE. — Diss. sur. Isocrate, 1, i5o et passim. — Dif». 
sur Dinarque, 344 ^^ passim. 

fiuHLE. -;- P* Lettre à Ammaeus, II, 17 et passim. 

Burette. — Diss. sur Lysias, ï, 44* — '^W PÊxcellence 
de rÉlocutiou de Démosthène, ÎII, i3. 

BùîiKOUF. ^-^ Jugement sur Ifercyctide , If, 3oB. 

BtJTTMANN. — JUgèiïïent siir Thucydîcfe, IJf , ig^'ét pas-^ 
sim. — H" Lettre à. Atiima&uS^, 362 et pdssimi ' 



N 



36o TABLE ALPHABÉTIQUE 

C. 

Gasauboit* — Dissertation sur Isocrate, I, 18a.-— Dissf. 
sur Dinarque^ 353. 

Gapperoitnier. — Sur l'Excellence de TÉlocution de Dé- 
mosthène, III, 4 ^^ passim. 

Cellarius. — Jugement sur Thucydide, II, ai 4* 

Choiseul-Gouffier. -^ Jugement sur Thucydide^ II, ai4' 

QcÉROir. — Dissertation sur Lysias j 1 , 6 er passim, — 
Diss. sur Isôcrate^ il^i et passim. — Diss. sur Isée, 
3 1 4 et passim. — Diss. sur Dinarque , 827 et passim, 

— Lettre à Pompée, II, 71 et passim. — Jugement 
sur Thucydide , 342* — Jugement sur les ÉcriTains 
anciens, m, 3o3 et passim. 

Clavier. -^ Lettre à Pompée, II, 84* — Jugement sur 
Thucydide, 169. 

Clément d'Alexandrie. — Dissertation sur Dinarque, I, 
334 et passim. — Jugement sur Thucydide, II, i5i. 

Cluvier. — Lettre à Pompée, 11^ 122. 

CoRAT. — Dissertation sur Isocrate^ I9 1^4 et passim. — 
Diss. sur Isée, 3 14. — Diss. sur Dibarque, 388. — 
Sur l'Excellence de TÉlocution de Démosthène, III, 
91 et passim. 

Cornélius Nepos. — Dissertation sur Isée , I, 3 18. 

CoRSiNi. — Dissertation sur Lysias, I; 27. — Diss. sur 
Isocrate, i34* — Diss. sur Dinarque, 356 et passim» 

— r* Lettre à Ammaeus, \\y S et passim. 

Creùzer. — Lettre à Pompée , II, 97 et passim. — Ju- 
gement sur Thucydide^ i5i et passim. 

Ctrille (Saint). — Dissertation sur Dinarque , I, 828. 



DES AUTEURS GITES DANS LES NOTES. 36l 

D\N VILLE. — Lettre à Pompée^ II, loi. 

Delille. — Jugement sur les Écrivains anciens , III, 3o.5. 

DÉMéTRius DE Phalères. — Dissertation sur Lysias, I, 

33. — Diss. sur Isocrate ^ 146 et passim. — Diss. sur 

Isée^ 259 et passim, 
Démosthàne. — Dissertation sur Lysias, I, S^ et passim, 

— Diss. sur Isocrate, i36 et passim. — Diss. sur Isée, 
248 et passim. -^ Diss. sur Dinarque , 356 et passim* 

— Jugement sur Thucydide , II , 294 et passim, 
D£S-HÉRALt>us. — Dissertation sur Lysias, I, io3L 

Detar. — Dissertation sur Isée, I, 307. / 

DiODORE DE Sicile. — Dissertation sur Lysias, I^ 16 et 
passim. — Diss. sur Isocrate, i3j et passim, — Diss 
sur Isée, 3i4> — Diss. sur Dinarque, 332 e^ passim, 

— Lettre à Pompée, II, 102. — Jugement sur Thucy- 
dide, 166 et passim, 

DioGÉNE Laerce. ^i— > Dissertation sur Lysias, I, 22 e/ 
passim. — Diss. sur Isocrate , 220-. — Diss. sur Isée , 
3 r 4 . — Diss. sur Dinarque , 334 e/ ptissim. . — U* Lettre 
à Ammaeus, II[, 16 et passim. 

Dion Ghrtsostôme. — Dissertation sur Dinarque, l, 35 1 . 

DoDWEL. — Jugement sur Thucydide, II, i65. 

DoRYiLLE. — Lettre à Pompée , II, 59. 

Ducange. — P' Lettre à Ammaeus, II, i3. ' 

Duc&ER. — Jugement sur Tliucydide , II , i5tà et pas-^ 
sim. — II* Lettre à Ammaeus, 388 et passim, 

DuDiTHius. — Jugement sur Thucydide, II, if>5. 



E. 



Elien. — Dissertation sur Lysias, I, 120. — Lettre à 



36a TABLE ALPHABÉTIQUE 

Pompée, II, Co et passim, — Jugement sur Thucy- 
dide, i68 et passim. 

Ephore. — Dissertation siu Isocrate,, I^ vfy]^ 

Era^s. —7 Di^ertatio^ sur Ispcrate, I, !ii4- 

EbiNES*^^. -* P)5serta,^on si|r Isée, I,..258. -r- l>etti?f^ a 
!Pon;i{^ , JI, 71 .e;^ posant. — Jugfeif^exit sur Thui^- 
dide, 23o et passim. — II*-' Let;tr^ 4^ Amin^us, 4p4* 

Eçfi^iij^E. T^ Dissert^^ipn «ur %^, I, i2o*-t- ftU^- mT 
Jçoprate , ^32. — v Çiss. sur Isée , 0^2 et^ passim. — 
T)i^. sur Qînarime^ ^^i ut p^;fi^m» 

£sTii;NfirE (H€|iiri). — Diss. s{fLr JÇéjsias^ îj 2 ^t p€^sim. 
-^ Dii^. ^ur Isoq;ate;, 4^3^ e^pç^.im: — LeUçe ^ Vojprr 
pée. II, 64 et passim. ~ ^Iv^eiy^g^ 9m Xhucy4i4^, 
^^Q et pasM»h -r-4I' lettre 4 ^mmaeu^ , ^S^. et-^qsr-^ 
4i4^.. — r Sinr VEj^ceHencQ do l'IÉ^cutiQSi de Démps- 
t^èuQ, UI , .5 et passim^ --• Suj^ \fi$ Écrives .^cieus , 
?^qJ^ et pft^sim,^ .... 

EsTiENNE (Robert). — Dissertatioi^ sur Isée, I, ^oq^ 

Etienne de Btzancç. — Dissert^tioa sur I^ée, I.,, «49 
et passim. — Diss. sur Din^r^ue^ 36^2 et pa^im. 
T— V* Lettre à Ammacus, II, ^9. — Igigiemeiit sar 
Thucydide/ 160 et pqssim. -p^, §ur VExcellence de 
VËlocution 4e SiéKaos^aeif JII, 6S et.passim. 

Euripide. 7—. Dissertation si^r Isocrate, I» i4^ et passim^ 
— Lettre -k Pompée , II , iç. -r-, JugçfO/çjp^ sur Thucy- 
dide^ i6g et passim,. r . . * 

Eus^iBE. — Disseriatiçm ^wç Dinairquq , 1 , 3a8 let passim.. 

EusTATHE. r^ Dii$sertation sur Lysias, 1 , 104. -*- Jug^Qiçnt 
sur Thuqydi^e, K,. i5o. 



F. 



Fabricius, — Dissertation sur liy^ias, I, i6 et passim^ 



DES ÀUTUtAS CITÉS DANS LES ^OT£S. 363* 

-— îiàsii. sur Isocrate , 1 34 et ptassinaL -— piis^i sui 
Isée, 3i4 e^ passim. — Disp. sur fiiaarque, Soft.»— 
I'* Lettre à Ainmaeus.^ Il, 7 et passim. ^— Lottre âl 
.Pompée, i35. —«• Jugement sur. Thucydide ^ 200. 
FavoJun.— ïugement sur Thucydide ,l H, 173. 
FéNitôN. —* Dissertation sur Isocrate, I, 147- 
. FiscHEA. -«>II« Lettre à Amniœus,- II, 388. 



G. 



Gail. — I*^ Lettre à Amitiftus, II, 9g; ^*— Lettre àr Poiii** 

pée , 114. — Jugementdur Thucydide, i65 et poêâim. 

— H* Lettre à Amnueus, 4>^' -^^**' TEx^ellieiice de. 

rÉlocution de Démosthène^ MI, 76' e^ passimn. 
Garnier. — Dissertatiap sur Isée, I, 3i5. * - 
Garnir (Tabbé). — Lettre 4 Pèmpée, II, 8^- 
Geinoz. — Lettre à Pompée, II, io3 eVpassim^" 
GoèLLER. -^ — Dissertation sur Ly^as, I^ la: — Lettrtû* à 

Pompée, II, 17.0 et passim. 
GotTLEBER. — Jugement sur Thucydide , II , i58 et p€is*-' 

sitn. — ^^11* Lettre à Ammœus, iiSg. 
GRAÀfMius. — Jugement sœr Thaeyf^e»^ H> 298^ ' 
Grégoire de CoRinthe. — IP Lettve à AttimsuS) II, 38^. 
Grégoire de Naziancb (Saint). -^ Dissertation swr hée^ 

Grégoire DE Ntsse (Saint). Dissertation sur Isée, I, 26(2. 



H, 






Haack. — Jugement sur Thucydidie, II, 170 et pa^hi. 

IliEscHELius. — Disserta^tion sur Lysias, ï> rr. — Lettre 
à Pompée , Il , 60 et passim. — Jugement sur les Écri- 
vains ancienS; III, 335. 



364 TABLE ALPRAfiéTIQU£ 

Hardion. — Dissertation sur Isée, I, 3i4 ci passùn. — 
Lettre à Pompée, II, ^n et passim, 

Harles. — Dissertation sur Lysias ,1^ 1 8. — Diss. sur Iso- 
crate, i43. — Diss. sur Isée^ 241- — Diss. sur Di- 
narque, 827 et passim. — Lettre à Pompée, II, 8. 

Harpogration. — Dissertation sur Lysias, I, 84. — >Diss. 
sur Isocrate, 21 4- — Diss. sur Isée, 240 et passim. 
— Diss. sur Dinarque, 334 ^^ passim. — Jugement 
sur Thucydide, II , 172 et passim, — Sur l'Excellence 
de rÉlocution de Démosthène, III ^ 60 et passim. 

Heilmann. — Jugement sur Thucydide, II, i65 et pas» 
sim. — IP Lettre à Ammaeus, ii3. 

Heindorf. — Lettre à Pompée, II, 64 et passim. — Ju- 
gement sur Thucydide, i4o. 

HEMSTERHUsms. — Lettre à Pompée, II, Sg. — Juge- 
ment sur Thucydide , 1 72 et passim. — II* Lettre à 
Ammaeus, 889. 

Hephîestion. — Sur l'Excellence de TÉlocution de Dé- 
mosthène, III, 255. 

HsRMANN. — Lettre à Pompée , II , 65 et passim^. — Ju- 
gement sur Thucydide, 202 et passim. --^ Sut l'Excel- 
lence de rÉlocution de Démosthène , III, 89 e^ passim. 

Bermippus. — Dissertation sur Isocrate , I , i4o. 

Bermogéne. — Dissertation sur Lysias, I , Go. — Diss. 
sur Isocrate, i46 et passim. — Diss. sur Isée, 32o et 
passim. — Diss. sur Dinarque, 3^q et passim, — Lettre 
à Pompée, II , 65 et passim. — Jugement sur les Écri- 
vains anciens, III, 325 et passim. 

Hérodote. — Dissertation sur Isocrate^ 1 , 1 64 . — I'* Lettre 
à Ammaeus^ Il , 2g et passim. — Jugement sur Thucy- 
dide y i6S et passim. — II' Lettre à Ammaeus , 404 . — 
Sur l'Excellence de l'Élocution de Démosthène , III , 

23l. 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. 365 

Hestchius. — Dissertation sur Lysias, I, ii6. — Diss. 

sur Isocraté, 214. — Lettre à Pompée, II , 122.— 

Jugement sur Thucydide, i5i et passim. 
Hetne. — Jugement sur Thucydide , II , 349. 
HiÉRONTME. — Dissertation sur Isocrate, I, i46. 
HoLSTENius. — P" Lettre à Ammaeus^ Il , i4o. — Juge* 

ment sur Thucydide, 222 et passim. 
HoLWEL. — Dissertation sur Lysias, l, n et passim. — 

Diss. sur Isocrate, i35 et pcissim. — Diss. sur Isée, 

241 et passim, — Jugement sur les Écrivains anciens, 

III , 3oo et passim, 
Homère. — Dissertation sur Dinarque , I, 328. — Lettre 

à Pompée, II, 69. 
H00GEYEEN. — Lettre à Pompée, II, 5q et passim, — ^ 

Jugement sur Thucydide, i4o et passim,, 
Horace. — Jugement sur les Écrivains anciens ^ III , 3io. 



I. 



Ilovius. — Lettre à Pompée, II, 60. 
TsÉE. — Dissertation sur Lysias, I> 120. — Diss. sur Di- 
narque, 362. 
Isocrate. — Lettre à Pompée, II , 68. 



J. 



Jagobs. — Lettre à Pompée, H, 61. 

Jones. — Dissertation sur Isée, I^ 241. 

JoNSius. — Dissertation sur Isocrate, I, 220 et passim, 

— Diss. sur Isée , 254- — Diss. sur Dinarque , 3a6 

et passim, 
Julien. — Lettre à Pompée, II, 85. 
JuNius. — Dissertation sur Lysias, I» 4^* 



366 TâbLE ALPHABÉTIQUE 

JimtlN. ^- DisseiiatiM sdr LjFsias, I , ' iS.-' Dissertation 
$tir Dlnarque^ 332. — I** Lettre à Amhiseus; 11, 17. 
— Jugement sur Thucydide^ H, 214* 



K. 



l^iSTEHARER. — Jugement sur Thucydide, II, 286. 

KpcH. — Lettre à Pompée, 11, 12^' 

Koëif. — IP Lettre à Ammœus, ÏI| 389. 

Krùger. — Dissertation sur tsocrate, I, 178. — Diss. 
sur Dinarque , 327 . — Lettre à Pompée , U , 67 ei pas-r 
sim. — Jugement sur Thucydide, i36 et passim. — 

. IP Lettre à Ammaeus^ 382 et passim. 



L. 



La Harpe. — Lettre à Pompée, II, 108. — Jugement 

sur Thucydide , r65. 
Langius. — Dissertation sur Isocrate , I > i']^ et passini, 
Larcher. — Dissertation §ur Lysias, I, 16. — Lettre à 

Pompée, II , 109. 
Leclerg. — Dissertation sur Isocrate, l^ i44 ^' passim. 

— Diss. sur Isée, 3 14. — Jugement sur les Écri-^ 

vains anciens, III, 3o4- 
Lefèvre. — Dissertation sur Isée^ 319. — P* Lettre à 

Ammseus, II, 31^ .-^ — : . 

Lehnerus. -«- Ju^^oment sur Thucydiik^ U>'i6e^. 
X#ETR05»K. -«-^Dissertation sur Lysia»,* I^ 8$ ^^ passinu 

•>— Di^. «te Isée, 3iS. — ^ist. su» Diaarqiiè, 335. 
Lévesque. — Lettre à Pompée , II, 1 14- 
LiBANius. — Dissertation sur !$ée, I^ 3l3. -*- Sui» TEx'- 

cellence de TÉloeution de Démosthène^ Ifl, ^6. 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. SSç 

LoBECK. '^ Jugement sur Thucydide , II , 348. — II* Lctité ' 

. à Ammàeus, 388. . 

LoLLiNUs. — Sui: TExcellence de rÉlocution de Démos- 
thène, lll, Sg et passim, 

LoNGiN. — Dissertation suc Lysias, î, ^3.-^Dis8. sut 
Isée, 322. — Diss. sur Dinarque , 349. — Lettre à 
Pompée, II, 67 et passim, 

LoNicERus. — Distertation sur Isocrate , I, 171. 

Lucien. — DTss. sur Isocrate^ I, i43. — Lettre à Pom- 
pée, II, II 3. — Jugement sur Thucydide, 362. 



M. 



Maittaire. — Dissertation sur Lysias, 1,3. 

Marcellin. — Dissertation sur Dinarque, I, 334- — Ju- 
gement sur Thucydide, II, 200 et passim. 

Marklat«d — Dissertation sur Lysias, I, 19 et passim. 

Martinez. — Sur l'Excellence de TÉlocution de Démos- 

' ihhne ,131, ^% et passim. . 

Matthjei. — Dissertation sur Lysias > \, Z et passim. . — 
Diss.' sur Isée , 323. *-« Diss. sur Dinarqiie , 356^ 

Matthije. -^ Lettre à Ponxpée , II , 61 e/ passim^ -♦^Ju- 
gement sur Thucydide, ïBg et passim. — II* Lettre à 
Anameus, 382 et passim» .,..;' 

Maussac. — Dissertation sur Dinarque, I, 366 et passim. 

— P^Lettreà Ammaeus, II, 4^- 
Maximb de Tyr. — Jugement sur Thucydide ^ II , 172. 

Ména&e.>— Dissertation sur Isocrate, I, i35« 
Meursius. — Dissertatipn sur Lysias, I, 16 <?/ passim.. — 
Diss. sur Isocrate, i34 et passim. — Diss. sur Isée, 
252e/ paj^im.*— Diss. sur Dinarque, ibid. et-passim-^ 
P* Lettre à Ammseus, IT, 40» — Jugement stir Thu* 
cydtde, 168. • . 



368 TABLE ALPHABÉTIQtlE 

MoERis. -^ Dissertation sur Isocrate, I, 178. — Diss. sur 
Isée, 264. — Jugement sur Thucydide, II, 364 et 
passùn, -— IP Lettre à Ammœus, 889. 

MoifTGESTERN. — Lettre à Pompée, Il , 67. 

MoNTGiTOR. — Dissertation sur Lysias^ I, i4> — Diss. sur 
Isée, 3i4* 

MoRELLius. — V* Lettre à Ammaeus, II, l^. et passîm. 

MouNT. >-i- Dissertation sur Isee, I, 3 10. 



o. 



Oltmpiodore. — I" Lettre à Ammaeus, II » 7* 
Oporinus. — Dissertation sur Isocrate , I, i84. 
Orose. —Dissertation sur Lysias, I, i5. 



P. 



Palmerius. — Jugement sur Thucydide, II, 169 et 
passim, 

Pausanias. — Dissertation sur Lysias , f , 23. -— Diss. sur 
bocrate , i5i e^ /^o^^mt. --- Diss. sur Isée, 821. — 
Diss. sur Dinarqne, 332 et pasiîm. —Jugement sur 
Thucydide, II, i6S et passim, — Sur l'Excellence de 
l'Élocution de Démosthène, III, 62. 

PERizoNitis. — ^ Lettre à Pompée, II ^ 60 et passim. 

Ktau. — Lettre à Pompée, II, 72. 

PETrr ( Samuel ). — Dissertation sur Lysias , I, 83 e/ pas^ 
sini. — Diss. sur Dinarque , 344 ^' passim, — I" Lettre 
à Ammaeus , II , 8. 

Philochore. — P" Lettre à Ammaeus ; II, 4^. 

Phiion. — Dissertation sur Isée, I, 263. — Sur l'Excel- 
lence de l'Élocution de Démosthène , III ; 36. 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. 369 

Philostaate. — Dissertation sur Isocrate, 1, i63. — Diss. 
sur Isée , 240 et passim. 

Photius. — Dissertation sur Lysias, I, 16 ef passim. — 
Diss. sur Isocrate, i34 et passim, — Diss. sur Isee^ 
240. — Lettre à Pompée, II, 75. — Jugement sur 
Thucydide, i56 et passim, — IP Lettre à Ammaeus, 
388 et passim, — Sur l'Excellence de l'Élocution de 
Démosthène, III, 29a. 

Phrynicus. — Dissertation sur Lysias, I, io4 

Platon. — Dissertation sur Isocrate, I, 204. — Diss. 
sur Dinarque, 368 — Lettre à Pompée, II, 67 et pas- 
sim, — Jugement sur Thucydide , 139. — II* Lettre à 
Ammaeus, 390 et passim, 

Pline ( l'Ancien ). — Lettre à Pompée, II, 122. — Ju- 
gement sur Thucydide, ij'6 et passim, — Sur l'Ex- 
cellence de l'Élocution de Démosthène , III , 36. 

Plutarque. — Dissertation sur Isocrate, 204 et passim, 
—Diss. sur Isée, 297 et passim.. — Diss. sur Dinarque, 
332 et passim, — Jugement sur Thucydide , 167 et 
passim,, 

Plutarque (le faux). — Dissertation sur Lysias, I, 67. 

— Diss. sur Isocrate, i34 et passim. — Diss. sur Isée, 
240 et passim* — Diss. sur Dinarque, 337 et passim, 

— P* Lettre à Ammaeus, II, S et passim, 

Pollux. — Dissertation sur Lysias, I, 86 e/ passim. — 

Jugement sur Thucydide, II, 264* 
PoLTBE. — Jugement sur Thucydide, II, 168. 
PoMPONius Mêla. — Jugement sur Thucydide, II, 173 

et passim, 
Poppo. — Dissertation sur Lysias, I, 104. — Diss. sur 

Isocrate , 149. — P" Lettre à Ammaeus , 28 et passim* 

— Lettre à Pompée , 101 et passim. — Jugement sur 



37© TABLE ÀLPHABKTIQUE. 

Thucydide, iSo n pasnm. — * II* Lettre à Ammaeus, 

388 et passim, 
PoRSoir. «<^ Jugement sur Tliucydidey W^"!^^. 
PftkusEn. — I** Lettre à Ainmaeus» II, 24» 
PnosPiR. -— r**- Lettre à Amimeus, II ^ 16. -— Lettre à 
* Pompée f 120. 

frfoLÊMÉE. — Jugement sur Thucydide , H , i yS. 

Q. " 

QuiHTiLiEN. — Dissertation sur Lysias,!, 71 et passim. 

— Diss. sur Isocrate, t/Ja ef y^^wMm. — Diss. sur Tsée, 

3 1 4 ^^ passim, — Lettre à Pompée , II , \\l^ et paàsim. 

— Justement sur Thucydide , 1 43. — > Sur le^ Écrivains 

anciens, III, 3o5 et passinu 

QuiifTrLtEîf-ÀRisTioE. — ^ Di^ottation sur Lysias « I, 44* 



R. 



Reimann. — Dissertation sur Isée\ I, 3 18. 

Reisig. — Lettre à Pompée, II, G8. 

Reiske. — ■ Dissertation sur Lysias , I , ^ et passim. — 
Diss. sur Isocrate , i56 et passim. — Diss. sur Isée > 23^ 
et passim, — Diss. sur Dinarque, 824 et passim, — 
P" Lettre à Ammâeus ^ II, 2 et passim. — ^ Lettre à Pom- 
pée, 57 et passim, -^ Sagement sav Thucydide» !|3G 
et passim. -^ IP Lettre à Ammœus, 38i et passùtt. 
4— Sur l'Excellence de rÉlocUtio» de Démosthèae, 
III, 4 ^' passim:, — Sur les Écrivains ancien^, ,3oi 
et passim. * • • . , 

RocfftïoàT. -^^ Dissertation sur Lysias , I, 17. ■**» Lettre a 
-' Pompée y II, io3 et passim. 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. 37 1 

RôwE Mores. — Dissertation sur Lysias, I, 2 et passim^ 

— Diss. sur Isocrate, i36 et passim.. — Diss. sur Isée, 
242 et passim. — Diss. sur Dinarque , 824 et passim, 

— ur l'ExceUence de l'Ëlocution de Démosthène, 
III, 4 et passim, 

RuHNKEN. — Dissertation sur Isocrate , I , iZ^ et passim. 

— Diss. sur Isée , 248 et passim,. — Diss. sur Dinarque , 
352 et passim. — F* Lettre à Ammaeus, II, 7. — Lettre 
à Pompée , 12^ et passim, — Jugement sur Thucy- 
dide ^ 288. 

KuTGERsius. — Jugement sur les Écrivains anciens , III ^ 
3o2. 

Sainte-Croix (De ). — Lettre à Pompée) II, io3 et passim^ 
Sallier (l'abbé). — Lettre à Pompée, II, 80 et passim^ 

Saumaise. —Dissertation sur Lysias, 1 , 84. — Diss. sur 

Isée, 278. — Lettre à Pompée , H, 72. 
Saxius. *— Dissertation sur Lysias, I, 2^. — Diss. sur 

Isée, 241* — P** Lettre à Ammacus, II, 8. 
ScALiGER. — Dissertation sur Lysias, I, 91. — Diss. sur 

Dinarque , 338. — Jugement sur Thucydide^ II, i55. 

— Sur l'Excellence de l'Élocution de Démosthène , 
III, 35 et passim. 

ScHAëFï'ER. — Dissertation sur Lysias, 1,3. — Lettre à 
Pompée, II, 60 et passim. — Jugement sur Thucy- 
dide, 187 et passim. 

ScHiRACH. — Dissertation sur Isocrate, I, i34- 

ScHLEGEL. — Lettre à Pompée, II, G8. 
ScHLEiERMAGHER. — Jugement sur Thucydide, II, 343. 
Schneider. — Lettre à Pompée , II , 70, — Jugement sur 
m. 24 



372 TABLE ALPHABÉTIQUE 

Thucydide, }65 et passim» — Sur TExcellence de VÉ- 
locution de Démosthène, III, i4^« 

ScHOëLL. — Dissertation sur Lysias , 1 , 16 et passim. — 
Diss. sur Isée, S^so. 

ScHOLiASTE (le) d'Hermogène. — Dissertation sur Lysias, 
I, 16 et passim, — V^ Lettre à Âmmseus, II, \o et 
passim, 

ScHOTT. — Dissertation sur Lysias, I, 86 et passim. — 
P** Lettre à Animaeus, II, 2 et passim. — > Lettre à 
Pompée, 75. — Jugement sur Thucydide, 3o5. 

ScHÛTZ. — Jugement sur Thucydide ^ II, i38. 

ScHWEiGHJEUSER — Lettre à Pompée, II, 124. 

ScYLAx. — Jugement sur Thucydide, II, 214. 

Seidler. — Lettre à Pompée , II , 60 et passim, — Ju- 
gement sur Thucydide , 1 60 . 

Sextus ëmpiuicus. — Dissertation sur Lysias, I, 23. 

SiGONius. — Dissertation sur Dinarque , 1 , 356 et passim, 

Sophocle. — Jugement sur Thucydide , II , 3 18. 

Spanheim . — Jugement sur Thucydide, II, 168 et passim . 

Spon. -* Dissertation sur Isocrate, I^ i36. — Diss. sur 
Isée, 320. — Diss. sur Dinarque, 359. 

Stobée. — Dissertation sur Isée , 1 , 322. 

SrnABON. — I" Lettre à Ammaeus, II, 28. — Lettre à 
Pompée, 125. — Jugement sur Thucydide, i5o et 
passim. 

Suidas. -* Dissertation sur Lysias, I, io3. — Diss. sur 
Isocrate, i34 et passim. — Diss. sur bée, 2/^8 et pas- 
sim,, — Diss. sur Dinarque , 33 1 et passim. — '• V^ Lettre 
à Âmmseus, II, 33 et passim. — Jugement sur Thu- 
cydide, 1D7 et passim. — Sur TExcellence de l'Élo- 
cution de Démosthène, III, 60. 

Stlburg. — Dissertation sur Lysias, I, 2 et passim — 
Diss. sur Isocrate, i36 et passim, — Diss. sur Isée, 236 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. 3']3 

et passim, — Diss. sur Dinarque, 826 et passim»'^ 
I'* Lettre à Ammseus, II, 12 e/ passim, — iJktre à 
Pompée, 57 et passim. — Jugement sur Thucydide, 
i36 et passim. — II® Lettre à Âramaeus, 38o et passim. 
— Sur TExcellence de TÉlocution de Démosthène , 
III, 4 et passim. — Sur les Écrivains anciens, 3oo et 
passim. 

T. 

TAtLOR. — Dissertation sur Lysias, I, i6 et passim, — 
Diss. sur Isée, 242 et passim. — Diss. sur Dinarque, 
365. — P* Lettre à Ammaeus, II, 8 et passim. -*■ 
II" Lettre au même, 332. 

Tertullien. — Dissertation sur Dinarque, I, 334. — 
Lettre à Pompée , II , 97 . 

Théon. — Dissertation sur Lysias, I, ^^ et passim, — 
Diss. sur Isocrate, 146. 

Théophraste. — Dissertation sur Lysias, I, 120. — Diss. 
sur Isocrate, i83. — Jugement sur Thucydide, II, 
2 38. 

Thiersch. — Jugement sur Thucydide, II, 21 3. 

Thomas. — Dissertation sur Lysias, I, n8. — Diss. sur 
Isocrate, 187 et passim. 

Thomas Magister. — Dissertation sur Isée, I, 267 et 
passim. — Lettre à Pompée , II, 106. — Jugement sur 
Thucydide, 271. — Sur les Écrivains anciens, III, 
3o3. 

Thucydide. — Dissertation sur Lysias, I, 71 ef passim, 
— Diss. sur Isocrate, 162 et passim. .=— Diss. sur Isée, 
3 16. — r« Lettre à Ammseus, II, 28 et passim. — 
Lettre à Pompée , gS et passim, — IP Lettre à Am- 
maeus, 388 et passim. — Sur l'Excellence de l'Élo- 
cution de Démosthène, III, 7 et passim. 




3^4 • TABLE ALPHABETIQUE 

Toup. — Dissertation sur Isée, I, 248 et passim. — 

Illettré à AinmaeuS; II, /^i3. 
TzETzÈs. — Dissertation sur Lysias, I; i4» — Jugement 

sur Thucydide» H > 169. 



u. 



Ukerti. — Jugement sur Thucydide , II ^ 1 5 1 et passim. 

Ulpien. -I— Dissertation sur Lysia3; I; iq3. ->^Diss. sur 
Dinarque , 870. 

Valkenacr. — Dissertation sur Isocrate^ I, i38. — 
l*^' Lettre à Amniaîus , II, 10 et passim, — Lettre à 
Pompée, 124* — Jugement sur Thucydide, 198. — 
11* Lettre à Ammaeus, 388 et passim. — Sur l'Excet- 
Icnçe de rËlocution de Démosthène, 111, 77. 

Valois (Henri de). — Dissertation sur Isée, I, 290% — 
Diss. sur Dinoi'que , 35.5 et passim. 

Yander-Heidius. •"— Dissertation sur Lysias, I, 116 et 
passim, 

Van-tSpaan. -r- Dissertation sur Isée, I, 3 16. 

Yi€T0RiNUS (Marius). — Su.r l'Excelleuce de l'Élocution 
de Démosthène, III, 255. 

ViCTORius. — Dissertation sur Lysias, I, l^z et passim^, — 
Diss. sur Ispcrate, 191. 

ViGER. — Lettre à Pompée, II, lai. 

V1LLEMAIN. — Dissertation sur Lysias, I, 118.. 

YiLLoisoN. — V"" Lettre à Ammaîus, Il , 3^. — lettre à 
Pompée, 60 rt pmsini. — Jugement sur Thucydide, 
l'jii cl pas^iriî. 



DES AUTEURS CITÉS DANS LES NOTES. SjS 

Vdssius. — Dissertation sur Lysias, I, 38 ef pUssim,^-^ 
Diss. sur Isocrate, 191. — Diss. sur Isée, 246 et pas- 
sim, — Diss. sur Dinarque, 872 et passim. — Lettre 
à Pompée, II, 97 et passim. — Jugement sur Thu- 
cydide, i5o et passim. 



X. 



Xénophon. — Dissertation sur Lysias, I, 56. — Lettre à 
Pompée , II , 68 er passim,. — Jugement sur Thucy- 
dide, igS et passim,. — II* Lettre à AmmaeuS; SgS. 

Xylanoer. — Dissertation sur Lysias, I, 6. 

w. 

Wass. — Jugement sur Thucydide, II, 168 et passim.. 
— !!• Lettre à Ammaeus, 890. 

AVeiske. — Lettre à Pompée, II, ii^ et passim. — 
Jugement sur Thucydide, 3o6. 

Wekfer. — Lettre à Pompée, II, 68. 

Wesseling. — Dissertation sur Lysias, I, 16. — Diss. 
sur Dinarque , 353 et passim. — Lettre à Pompée, II, 
loi. — Jugement sur Thucydide, i4o et passim. 

WiELAND. — Lettre à Pompée, II, 66. 

WoLF. — Dissertation sur Lysias, I, 16 et passim, -^ 
Diss. sur Isocrate, i35 et passim^.-^Diïss. sur Isée, 
9.^1, — r Diss. sur Dinarque, 327. — P* Lettre à Am- 
maîus^ II, 3 et passim. — . Lettre à Pompée, 68 et 
passim. — Jugement sur Thucydide , 339. 

Wyttenback.. — Dissertation sur Isocrate, I, 142. -^ 
Lettre à Pompée, II, 98. 

Fl» DE LA TABLE ALPIURE'IIQUÇ D£5 J^l, LUS CITES OAffS L£S nOTEft.