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Full text of "Faune carcinologique de la Mer Rouge. Décapodes et Stomatopodes"

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Conditions de la pnltlication des Annales des sciences naturelles 



iiurntiME SEini-: 



BOTANIQUE 

Publiée sous la direction de M. Pn. Van TirxiiiM. 

L'uboiuieiuenlesl fait pour 2 volumes gr. in-8", chacun d'environ 
400 pages, avec les planches correspondant aux mémoires. 

Ces volumes paraissent en plusieurs fascicules dans l'intervalle 
d'une année. 



ZOOLOGIE 

Publiée sous la direction de M, Edmonij Pekrieu. 

L'ai)onnemenl est fait pour 2 volumes gr. in-8'', chacun d'environ 
400 pages, avec les planches correspondant aux mémoires. 

Ces volumes paraissent en plusieurs fascicules dans l'inteivalle 
d'une année. 

Prix de Vahonnement annuel à chacune des parties^ zoologie 

ou botanique 
Paris : liO francs. — Départements et Union postale : 32 francs. 



ANNALES DES SCIENCES GÉOLOGIQUES 

Dirigées, pour la parlie géologique, par M. Hébeut, et pour la partie 
paléonlologiqjie, par M. A. Milne-Edwahds. 

ToMKs I à XXII (1.S7'.) à 1891). 

Chaque volume 15 l'r. 

Celle publication est désormais confondue avec celle des Annales 
des Sciences naturelles. 

Prix des collections' 

l*iîFMiÉHE SÉRIE (Zoologic Cl Botanique réunies), 30 vol. (Rare). 

Deiixième SÉRIE (1834-1843). Chaque pai-tié, 20 vol. 250 fr. 

Troisième SÉRIE (1844-1853). Chaque parlie, 20 vol. 250 fr. 

OuATRiÈME SÉRIE (1854-1 863). Chaque partie, 20 vol. 250 fr. 

Cinquième SÉRIE (1864-1873). Chaque partie, 20 vol. 250 fr. 

Sixième série (1874 à 1885). Chaque partie, 20 vol. 250 f.--. 

Septième SÉRIE (1885 à 1894), Chaque parlie, 20 vol. 250 Ir. 

CiÉOLooiF, 22 volumes 330 fr. 









aca^ 



FAUNE CARCINOLOGIQUE DE LA MER ROUGE 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 



Par le G. NOBILI 



^ 



(musée de ZOOLOME et ANATOMIE COMPAREE, TURIN) ^^''^vtwinbriT^*^ 




^'^lAAL 




La carcinologie de la mer Rouge a été l'objet dun bon 
nombre de travaux. Je me bornerai à ceux qui traitent direc- 
tement de la faune de cette mer, en laissant de côté ceux où 
l'on peut trouver des indications relatives aux Crustacés de la 
mer Rouge, mais qui ne sont pas |)arlicnliér<'ment consacrés 
à l'étude de cette faune. 

Le pri'uiier travail, en ordre de date Irailaiil de la carci- 
nologie éi'vtliréenne est celui df l'orsUâl, Di'si-niil'ioncs (nunni- 
l'nim^ elr., qux in i/inere orienla/i obsenyini. Av., piddii' à 
Copenhague en 1 77."). 

Dans ce travail, on Ircjuvc la description de 17 rspéces de 
Crustacés, mais ces descriptions, faites d'après la nii-tliodr 
du Icmps, sonL <'n bonne partie, difliciles à inlerpréler. el 
c'est seulement |)Our 8 espèces (pi'on peu! èlre sur de l'ani- 
mal vu par Foi'skal. 

Les magnili(pies planelies de Sa\ignv. parues en IS(i!). ont 
fail ciiMiiaîhe un Ixm nombre (Tespèees de I Icca podf-^ de la 
mer ilouge. 

Kn 18110, Uiippcll piddia ses licsi/ircilnnni latil AhlnUliiii(/ de 
t\ es|)èces de IJracliyures de la nier Koiige. Les espèces de 
Rïippell >onl, ("M gr-iit-ral. bien liunn-e'^ ; dli^ on! r\r pn-xpie 
toutes reli'ouvées ensuite ; une \ Piluimius nsjn'r X'iiil/ni (isjtev] 
n'a plus été l'evue ; deux autres i l*hih/ni ritni'tjnl'i et l]l>if\\ii 

aNN. se. N.vr. ZUOL., 'J" iùrie. 1\ , l 



2 G. NOBILI 

gramdatd) sont (léoriles à nouveau et discutées par moi dans 
ce même travail, d'après les types de Kïippel. Une espèce de 
la collection Riippell restée inédite, a été publiée par De Man, 
en 1889, avec le nom manuscrit de Htippell, Diark/ieimia 
carmipes. 

Dans la classique Histoire naturelle des Crustacés de H. Milne- 
Edwards (1834-1839), de nombreuses espèces sont reconnues et 
décrites, et d'autres seront ajoutées à la faune de la mer 
'Rou^e dans les travaux successifs de cet auteur même et de 
M- Alphonse Milne-Edwards. 

En 1861 et 1802, paraissent les importants Beitràge :ur 
<i^ rifTiJvareen-fauna des rolhen Meeres de Heller. Ce travail con- 
tient un nombre important d'espèces nouvelles et des types inté- 
ressants, qui ont été presque tous retrouvés et reconnus ensuite. 
En appendice à son travail, Heller donnait une liste des es- 
pèces connues en 1862 de la mer Rouge. Ce nombre était 
de 117 Décapodes et de 1 Stomatopode (certaines espèces 
pourtant ne doivent i)as être comptées, parce qu'elles ont été 
reconnues plus tard identiques à d'autres de la même liste). 

En 1866, von Martens décrit, parmi les Crustacés rapportés 
par Schweinfurth, l'intrressant genre nouveau Stdbognathus 
erijthraeus. 

De 1866 à 1875. ne j)arait aucun travail traitant i)articuliè- 
rement de la faune de la mer Rouge. Mais, en 1875, paraît 
le plus important travail relatif à cette faune, et le moins 
connu aussi : les Rerherrhes sur les Crustacés de la mer Rnufje^ 
de Paulson. Ce travail, écrit entièrement en russe, et publié en 
édition à part de cent exemplaires par l'Université de Kieff, 
bien ([n'indiqué dans la BdÂ'iollieni Zoolofj'ira de Taschenberg, 
et cité souvent par Kossmann, paraît échapper aux auteurs, 
et il ne réapparaît que dans ces dernières années dans la 
bibliographie, cité particulièrement par Coutière, Caïman, 
Rathbun, Stebbing, etc. Dans cet ouvrage accompagné de 
21 planches, Paulson traite de 111 espèces de Décapodes et 
Stomatopodes et de quelques Cumacés et Schizopodes, 
il décrit 33 espèces et quatre variétés nouvelles, et établit 
neuf genres nouveaux. Trois de ces genres ne peuvent pas être 
acce})lés; deux autres sont des sous-genres de Larnbrus. A la 



DÉCAPODES ET STOMAJ (Ji'ODKS 6 

fin de son travail Paulson, ainsi (,ii<' l'avait fait lleller, donne 
un tableau des espèces de Crustaers connues de son temps; ce 
tableau comprend 170 Décapodes et 3 Stomatopixb's. 

Targioni-Tozzetti (Zoo/. MuficiLhi , di'ciil. ni IS77. le l^llnduis 
(jranulahis. 

Le Zoolofjisclte Enjehnisse de Ivossmann, paru <'ii IS77-7S, 
contient 9 espèces nouvelles, dont \ seules piMivcid être 
mîiintenues. 

Miers, en 1878, dér-fit une pclilc collecti(jn faili' par li' major 
Burton dans le golfe (rAkabali. 

De Man, en deux travaux publiés en 1880 et 1881, Irailc 
d'une collection provenant des environs de Djcddali. et signale, 
])armi d'aidres formes intéressantes, liiabitat éryllirécn de 
VAfhied Hellen A. Kdw. dont la localité était inconmic. 

Cano, en 1889, décrivit parmi les Crustacés bracliuirc-- et 
Anomures recueillis pendant le voyage de la Vcllor l^'isnnK 
le Podohuenm eri/tliraea^ qui (isiXIrion rapreolus de Paulson . <iui 
à son tour est i(lenti([uc avec le Cf/pliorarnniis m'iniihis A. M. 
Edw., et le Simocarnnus pusillus de Assab, qui est pnjbabloncnt 
le jeune de .S. shnjdeœ Dana. 

En 1892, Hilgendorf décrit le BrarJiynoliis liar/Ki.r de Aden. 

Un travail de A. D(d l^i'ato (Crostare'i dclla collezioiie enlrcn 
BollefjO. Alli Soc. Se. nat. 189G), paru en 189ti, n\i aucune va- 
leur pour la partie des Malacostracés. 

En 1892 el 1897. paraissent deu\ mémoires 1res iiilt'rcs- 
sants de M. P>ouvicr sur les Paguriciis de la mer Hmigc, a\<'c 
descriplion de Irois formes nouvelles. 

De 189(1 à 1905, M. Coutière dans une série di' noies et 
travaux bien connus, donne des contributions ti'ès pri-eietises 
à la connaissance des Alpliéides de la nier Hou^e. el >ur la 
bionomie des ('i'uslac('S de hjiboidi. 

Va\ 1901 . j'ai publi('- une ehidi' >\\v les C.ruslaei's de ri!i\'llirée 
du Mii^t'e de Xaples. soi! '.\'l es|»èees don! !î iiou\e||e>. |) aulres 
notes publiées par nidi en M.»i>i el MHi.) dan> le llnllflin dit 
Mi(si''iini, conlienneiil Ic^. diaguox'S pii'liininaires d une partie 
des espèces iionNelJev di-erilis dans «e liasail. Daulres opèces 
de |;i iiiiT l!iillL:e (illl t'b' di'criles. dl->eilh''es ou siiiiia l'e-, par 
moi dan>- iintii lia\ail -iir le- |)<''eap(ide> el les Sldinalopnde', 



4 G. NOBILI 

recueillis par MM. Bonnier et Pérez au cours de leur mission 
au golfe Persique (Bidlelhi .scientifique de la Fr/iwe et de la 
Belfjique, XL, 1906). 

Dans cette rapide revue de la bibliographie, je n'ai parlé (sauf 
pour quelques exceptions) que des travaux traitant expressé- 
ment de la mer Rouge. On peut trouver des indications nom- 
breuses d'espèces de cette faune, dans les travaux de Hilgen- 
dorf, Miers, De Man, Henderson, Alcock, etc., que je ne fais 
qu'indiquer ici, mais qui sont cités au cours du travail à leur 
place. 

Les collections qui ont été mises à ma disposition pour la 
composition de ce travail étaient très importantes. Grâce 
à l'obligeance de M. le professeur E.-L. Bouvier que je remercie 
infiniment, les collections du Muséum (excepté les Alphéidés) 
m'ont été confiées, et ces collections ont formé de beau- 
coup la partie la plus grosse des matériaux étudiés (1). Ces 
récoltes sont dues surtout aux efforts de MM. L. Vaillant, 
R. Maindron, Pli. Jousseaume, H. Coutière, Ch. Gravier, 
abbé Cullieret, Du Bourg de Bozas, Clôt Bey, Faurot, etc. 

J'ai étudié aussi les collections assez riches du Musée de 
Turin (ancienne collection, et récoltes récentes de MM. Clivio, 
Fatigati, Tellini, Magretti, Yinciguerra, etc.); du Musée de 
Gènes, faites par MM. Issel et Beccarri; du Musée de Modène, 
faites par M. Ragazzi, et du Musée de Naples. A MM. les pro- 
fesseurs Camerano, de Turin ; Gestro, de Gènes ; Rosa, de 
Modène ; Monticelli, de Naples, je suis heureux d'exprimer ici 
mes meilleurs remerciements. Je dois aussi des remerciements 
particuliers à M. le Rév. Th. R. R. Stebbing, qui obligeam- 
ment me prêta et laissa longtemps à ma disposition l'ou- 
vrage très rare de Paulson, sans lequel ce travail aurait été 
impossible. 

L'étude de cette série très large de Crustacés m'ayant permis 
d'augmenter de beaucoup le nombre des espèces de Crustacés 
de la mer Rouge, et en étant relativement petit le nombre 
des espèces signalées par d'autres auteurs qui me manquaient, 

(1) Puisque la plus grosse partie des matériaux étudiés appartient au Mu- 
séum, au cours du travail, quand il n'y a pas pour les exemplaires l'indica- 
tion du Musée cela veut dire qu'ils sont conservés au Muséum. 



DÉr.ATODES i:t stomat(ii'()I)i:s 5 

j'ai cru ulilc d"iii(_li([uci- duus mou (r;i\;iil aussi ces autres 
espôc<'s non vues par moi, afin de donner un tableau aussi 
com])lfl ([Ile possiMe des connaissances actuelles sur- la faune 
carcinolo^icpie de la mei- lioui^e. De cette fa(;on viennent à j)ré- 
sent à être connues de la nier liouge i3o Décapodes et IG Sto- 
matopodes.En tout lacollfM-tion contenait 63 espèces nouvelles. 
Les Crustacés de la iwrv Uou^'e se pai-tajJicnl aiu^i dans les 
différentes «iroupes : 

DECAPUDA 

Natantia. 

(ienrcs. Es|H'ces. 

Penaîidai 4 ['.i 

Sergestida; 2 :\ 

Pasiphaeid;iî 1 1 

Atyid.T 1 i 

Alplieida- 10 44 

Mi[)|)()lylid;i' 3 4 

Latieulidîi' 4 7 

Pontoniidii', !) 22 

Hymenoceiid;e 1 1 

I^alcCinonidiii 4 <> 

Processidie 2 ."i 

Cranf^onidji' 1 1 

Gnathophyllida' 1 1 

Stenopida' 2 2 

Heptaiitifi. 

Palinuri(he 2 4 

Scyllaridic 2 .{ 

Thalassinid.c 4 10 

Paguridic 10 2:{ 

OalatheidjL' 1 4 

Porcellanidic 4 10 

liippidca 3 * 

Di'oiniidca 4 7 

Bruchijura. 

Oxystomata i:» 2'.) 

Oxyrhyncha I ''» 2."> 

Poftunida; Il 3'.' 

Xanlhid;i} 3'.» Ho 

Oonoplacid.i' 3 t 

C.iapsida" 10 11 

Ocypodida; •> I'' 

Piiiiiolfiida' 3 11 

llyiiiciKtsdiiiida' I I 

Palicida' 1 I 

llapalucarcinida' I 1 

îST0.MATOI'Ot»\ ■> l<> 

183 4IH 



DECAPODA 

i 

NATANTIA { 

PEN/EIDEA ; 

FAMILLE PENjEIDjE \ 

A. Rostre denté en dessus et en dessous. Une pleurobranchie sur la dernière 'l 
paire de pattes (genre Penpem s. str.). 

7-9 '^ 

B. Rostre pourvu de j-j dents P. indiens Edw . i 

BB. Rostre pourvu de — — dents ; deux sillons parallèles à la \ 

crête postrostraie continués jusqu'à l'extrémité de la cara- ] 
pace. 

c. Telson sans épines marginales. Les deux lames laté- 
rales du thelycurii forment une espèce de ])ociie ou- 
verte 7'. canaliculatuft 

01. ; 

ce. Telson avec épines latérales; thelycum capsulaire.. . P. japonicus ; 

Bâte. ^ 

BBB. Rostre pourvu de —-dents; pas de sillons latéraux se 

continuant jusqu'au bord postérieur de la carapace. ■ 

d. Crète postrostraie distinctement sillonnée ; crêtes laté- ] 
raies au rostre s'arrètant au delà de la première dent. P. ashiahaKish. 

dd. Crète postrostraie non ou très faiblement sillonnée; 

crêtes latérales au rostre s'arrètant à roxtrémité de la ' 

première dent P. monodon Fab . j 

AA. Rostre non denté en dessous. Pas de pleurobranchie sur j 

la dernière paire de pattes. (Exopodites à toutes les pattes ; 

thoraciques, ou toutes sauf la dernière. Pas d'épipodites i 
aux maxillipèdes externes et sur les deux dernières paires 

de pattes. Carapace non fissurée) G. Metapenaeus. : 

B. Crète dorsale s'étendant jusqu'au bord postérieur de la ; 

carapace. Segments abdominaux 2-6 carénés M. cugnatus Nob. -I 

BB. Crête postrostraie ne s'étendant guère au delà de la moi- \ 
tié du dos de la carapace. Le deuxième segment abdomi- 
nal n'est pas caréné. j 

b. Rostre plus court que les yeux ou à peine plus long. j 
Corps tilabre ou presque M. brevicornis ] 

Edw. i 

66. Rostre long, ou, s'il est court, le corps est très poilu. i 

c. Petasma symétrique, avec deux pointes pour chaque ! 
verge, l'une verticale, l'autre transversale. Ciarapace et 

abdomen glabres ou presque. Mérus du 5'' péréopode ! 

du mâle avec une échancrure et une dent M.Stebbiiigi?^oh. ' 



DECAPODES ET SÏOMATOPODES 7 

ce. P(!tasma asymétriqiio, luno des verges prolongée en 
jxjinte ou dentée, l'autie rentlée, arrondie, plus rourle 
el embiassanl la [trctnièie. Cai-apace et abdomen très 
poilus groupe du .1/. veliUinus]. 

d. La petite vei'ge du petasnia si; prolonge en Ihm-, non 

denté. Thelycum ressemblant à un 'u M. conxobrinus 

Nob. 

dil. Petite verge du petasma denticulée à l'extrémité. 
Thelycum avec deux plaques laissant entre elles une 
cavité M. Vaillanti^oh. 



Penaeus indicus Edw. 

II. Milne-Kdwards, H. n. 6V., 11, IHM, p. 4i;i. — Miers, Proc. Zool. Suc, 1878, 
p. 301-307. — Hilgendorf, M. li. Acarl. Berlin, 1878, p. 844. — Bâte, Ann. 
Mari. Nat. Hist. (:]), Vlll, 1881, p. 177, pi. XU, fig. -i, el Chnllenner Maur., 
1888, p. 240, pi. XXill, lig. 2. — De Man, M. Wcbcr's Zool. Ergebn., 11, 1804, 
p. ;ill, pi. XXIX, fig. B3, et Zool. Jahrb. SijsL, X, 1808, p. 680. — Uitmann, 
Denlischr. Jena. VIU, 1804, p. 10. — P. merguiensU De Man, Jouvn. Linn. Soc, 
XXll, 1888, p. 287, pi. XVUl, lig. 8. 

a. Obock Moiisseaiimo). Dfiix niAlcs. donl Win a hranches 

4I11 pcliisiua lion soiidtM's. est loMii' (If Oli luillimôlfcs, r;tiiti'0 est 

7 S 
loiiii' de lUo millimètres. Ces e\('iii|)lai res ont - et - dents au 

rostre. Iliiix IVnielles, longues de H)!l cl 112 miilimèlres, 

8 0, 
avec -et -dénis. Ces exemplaires s'a|)i)iT)eli('nl dr la Naiiétc 
o o 

Innii'ii'oslris (l(''crit<' pai* 1)<' Man, |)ai' li'in- rosli-c non liori- 

zunlal, mais recourbé en liaid <■! (I('|)as<anl If sca|dion''rilf 

iViin tiers de sa long'ueur. di'|iui> le bord aid(''ii«'nr d" la 

• arapacc. I)aiis la \ari(''lt'' df Célèbes, le roshc di'passc le 

scapbocérilc dr inoilii- ^^' sa loujinnir. C.oninii' dans celle 

variélé, le i-o^lrc n'a |i;is de cri'-le >pr'(ialenienl (''l<''\<''e à 

la liase. Le liers (pii (l(''|»a^»e je scapJKiei'rile e>l «li'pdMrMi 

de deills. l ne (liilV'l'enee de la \ari<''t('' de Cidelio e>-| la 

pr(''<i'iiee de 'i-.'i denU >ur le Itiinl inlV'nenr du rosire au 
lieu di' S. 

//. Ahdelkadei- |)n''-> de .Ma>--aoiiali C.livio. Mu-^i'e de 



urin 



l)eii\ màle> lonj;s de lli> niillinielre> Iroslreyj el 



121! Ulilliniejres ( l'oslre - ) el deux leiuelle-. hiMUIIi"- (je j [ID niil- 



8 G. NOBILI 

rostre -) et 13't millimètres ( rostre 7:). Us ne dit- 

fèrent pas sensiblement des exemplaires de Obock par la forme 
du rostre, mais la partie dépassant le scaphocérité est un peu 
plus courte, et la partie styliforme sans dents est, dans trois 
individus, peu plus longue. 

c. Suez (Jousseaume). Un mâle long de 114 millimètres 
/ g\ 

( rostre - ) et deux femelles longues de 1 1 1 millimètres 

(rostre -) et 124 millimètres ( rostre --: j. Le rostre a la même 

forme que dans les individus de Obock et de Abdelkader. 

d. Baie de Djibouti (Gravier). Une femelle longue de 
70 millimètres dont le rostre a la même forme que dans les 

o 

exemplaires qui précèilent, et a - dents. 

e. Mer Rouge (M. Jousseaume). Un individu dont le rostre 
est différent, non recourbé, mais dirigé obliquement en 

haut depuis la base et pourvu de — dents. 

J'ai examiné nombreux autres exemplaires de cette espèce 
de différentes localités indiennes et indo-malaisiennes. Sur 
39 exemplaires en tout, le rostre dans 37 exemplaires est grêle, 
élancé, non particulièrement rehaussé en carène à la base, dé- 
passant plus ou moins le scaphocérité et tourné en haut. Deux 
exemplaires seulement, Tun de Bombay, Tautre de Buntal 
(Sarawak), correspondent à la forme P. merguiensis De Man ; 
leur rostre est soulevé en forte crête trianf/ulaire à la base, il est 
rectiligne et subégal au scapJiocérite. Le P. merguiensis a été 
signalé par De Man, en plus qu'àMergui, dans la mer de Java, 
par Lanchester et par moi sur les côtes de Sarawak, et par 
moi à Bombay. Il est donc bien probable qu'd s'agisse d'une 
variété particulière à Tocéan Indien. 

Le theh/cum ressemble beaucoup à celui de P. monodon ; 
comme dans cette espèce, les deux lames latérales ont la forme 
de deux valves semi-circulaires, rapprochées, avec les bords de 
contact réfléchis et soulevés, laissant entre eux une fissure 
elhptique. La lame médiane est petite et se prolonge entre les 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 9 

doux l;tl(''ral('s sous roriiie irmn' iiiimc ci-r-lc droilc. plus 
min('(» (jue la cnHe coiTespondaiilc de P. //lo/iodo//. cl visihlf 
seulcinriil cil dix.iiicaiit les lames externes. Le /iclusma 
ou (in(li'(iiiiii csl aussi très seinhialtlc à cclni Av mwil induliis, 
tnonodon, clc. 

Habitat. — (Jncliniauc llil^cndoi-r : l)arcs-(ialaaiii Oi'l- 
mann) ; Coromaiidel(Milne-Kd\vardsi; ludedlendersoii. NOMlij; 
Ceylan (Miers) ; Singapore (Dana, Xobilii; Célèbes (De Manj ; 
Nias (iXobili) ; Sarawak (Lanchester, Nobili) ; Soerabaia (De 
Man, Nobili); Batavia (Hilgendorf) ; mer de Java (De Man) ; 
Amoy (Miers); Chefoo (Miers); Philippines (Bâte). 

Penaeus canaliculatus Oliv. (1). 

Olivier, Enci/cl. mélhoil., p. GGO. — .Miine-Edwards, //. N. Cr., 2, p. 414. — 
Bâte, Ann. Mag. nat. Uist. (il), VIII, 1881, p. 174, et Challcwjer Muer., p. 174. 
— Nobili, Bail. Mus. Torino, XV, i'JOl, n" 31t7, [t. 1, nec P. canaliculatus De 
Haan, Kisliinouye. 

Golfe de Tadjourah (M. Fauiot) : une femelle loniiuc de 
76 millimètres. Cet individu olïï'c 10 dents sur le bord sui)criciir 
du rostre. Il appartient à la forme typique d'Olivici-, Milnc- 
Edwards et Pâte, soit à la foniic (pii iiiaïupic d'cpines nioltilc- 
sur le boi-d du telson (Olivier, Milne-Edwards) et dont le t//e- 
lycain iBate; est fait de deux lames courbes, cpii se rapprochant 
forment une poche ouverte de forme particulière (^Cf. ligure 
du c< Cliallenger »). 

Un mâle de Bunlal ( Sarawak i a le petasma à |)eii pi-ès 
confoi'me comme dans la ligure de l\isliinouye (soi! coninie 
dans la ïovmv Japonir as): mais la iirolnlx-raiicc de la laine 
iiilenie saillil libre en roniic de ernclicl. |(ii--(iiie (liiii- /"/"'- 
Itnas elle est COUclh'e silf le Imrd ^llpiTii'lll' de la laine i'\|i'i-|ii'. 
Mais puis([ue les verges ne soiil pas eiicon' soudées eii>eiiil»|e. 
je ne crois pas pouvoir accorder une i!n|>(>rlaucc d(''linili\e 
à ce caractère, qui pounail l'Ire en lappuil a\ee làge. 

l^(''lll(le (je 1,1 fui nie (|e-~ ; 1 1 1 pe I H I h 'e'- (je-^ ^ pe m 1 .1 1 1 > pi I m l'es 

piiin'iail penl-eli-e (liinner d aniic- (lillV'ienees. ain^i (pi elle en 

(1) .1 iii citt' sciiliMiii'iit lii pailir lie la lilli'ialiirt' ijui se rérèrc, sans aucun 
doute, au \ liii /'. cannliculatu<.. 



10 G. NOBILI 

donne entre le P. lafisidratus et le P. japonkus, chez qui ces 
appendices sont connus. Mais, même en laissant de côté ces 
différences à trouver, je crois que le P. canaViculatm des auteurs 
est un groupe de formes, dans lequel existent au moins 
quatre espèces, qu'on peut séparer ainsi : 

A. Sillons longitudinaux latéraux de la carapace subégaux 

au sillon postrostral médian. 

h. Telson sans épines marginales mobiles. Thelycum 

en forme de poche. Pas de lames accessoires entre la 

base de la 3"= et de la 4'" paire de péréopodes (Spoi- 

malophores ? i /*. caimliciilatus 

Oliv. 
BB. Telson avec épines marginales mobiles. 

c. Thelycum capsulaire. Pas de lames accessoires 
entre les péréopodes 3*" et 4". Spermatophores 

avec un large appendice aliforme P.japoniciis{^aie). 

ce. Thelycum formé par deux lames longitudinales 
(non réunies?). Une lame à la base des péréo- 
podes 3'' et 4'' P. australiensis 

(Bâte). 
AA. Sillons longitudinaux latéraux de la carapace plus 
larges que le sillon postrostral médian. Lame médiane 
du thelycum avec un prolongement bifurqué. Appendice 
des spermatophores en forme de bande fibreuse étroite. P.latisulcatusKïsh. 



Penseus japonicus (Baie). 

Penseus canaliculatiis {Japonicus dans le texte) Bâte, Arn}. Mag. Nat. Hist. (5), 

VIII, 1881, p. ii:\ 
Penseus canaliculalus var. japonicus Bâte, Challenger Macrura, 1888, p., 245, 

pi. XXXll, lig. 4. Penœus canaliculatm De Haan, F. Jap. Cru^t., p. 190. — 

Miers, Pcoc. Zoo/. Soc, 1878, p. 298, 306 {pars). — Ortmann, Zoo/. Jainb. 

Syst., V, 1890, p. 448, pi. XXXVI, fig. 2 {pars). — Kishinouye, Journ. 

Fish. Bureau Tokyo, VIII, 1900, p. 6,11, pi. 1 et \{, lig. 1. 

Mer Kouge (M. Jousseaumei : un mâle long de 137 milli- 
9 
mètres, avec - dents ou rostre, et une femelle longue de 
1 

135 millimètres, avec un nombre égal de dents. Dans cette 
femelle le thelt/cum porte les deux appendices caractéristiques 
des spermatophores, tels (pi'ils ont été décrits et figurés 
par Kishinouye, et avant lui par Bâte, qui n'en avait pas reconnu 
la natiu'e, mais les avait considérés comme des parties normales 
du thelycum. Bâte, dans son étude préliminaire sur les Pénéidés 
du « Challenger », avait justement reconnu que la forme japo- 
naise décrite par De Hajtn différait de celle décrite par Milne- 



DÉCAPODES KT STOMATOPODKS I 1 

Edwards, |)ar la pi-i'sciicr de trois pain-s driMiicx sur les hord- 
du toison, et avait proposé le miin de /ti/inni<i(.s, dniil il lil 
plus tard inic simple variété du ciiHitltriiinliis. La ronnc du 
tlitdxcuni, associé à la présence des t''|)iiies, me [»araissenl 
caractères suflisants pour séparer cette lorme de riDiai'iritlniiis. 

Penseus monodon Faij- 

Fabricius, Suppl. Eut. Syst., p. 408. — Bato, 1708, p. 408. A. M. .V. //. ;. . Mil. 
1881, p. 178, ChaUetuj. Macr., p. 2:iO, j.l. WIV, {[g. 1 (le cf seulement . — 
Ortmann, Denksch. Jcna, \lll, 1894, p. '.», pi. Il, lig. 1. — De Man, Zoil. 
Jahrb. Syst., X, 1898, p. 077. — Kishinouye, J. Fis/t. Bureau Tokyo. VU!, 
1900, p. 15, pi. U,%. 1, el 1)1. Ml, lig. .3. — Nobili, lioll. Mus. Toriiw, XVIll. 
n» 452, p. 1, et n° 4:i5, p. 1, 1903. 

P. semisulcatu>i, var. exsulcatus HilgendorlVM. B. Acad. Berlin, 1878. 

Aucun exemplaire de la mer Rouge ne correspond à la 
l'orme inowdnn. J'ai également inlroduit dans la tal)le dichoto- 
mique celte espèct', pour (daMirses diliérences avec le P . ashhikir, 
el pour tâcher d'éclaircir tm |ieu la synonymie de ces formes. 

On ne peut |)as savoir exaclemeiil ce (pTest le 1\ iinniodojt 
de Fabricius, parce que sa description ne conlienl aucun (V'> 
caractères employés aujourd'hui pour séparei- celle espèce 
iVfixli'uiha. I^es auteurs qui ont admis une distinction entre les 
(|cii\ l'oi-iiies ont a|q>el('' iiKinodnn la lorme à crè'le postro>tra!i' 
ii^-^c, il puis(|ue Fabricius ne mentionne pas le silloiinemenl de 
crèle, il esl bien probable (pie ses exemplaires correspiuideiit 
vrairneul à la forme délimib'-e plus tard pai- les auteiir>. 

Le I*. iii'>iiii(l(in de M ilne-l^dw ard^ e>t. ain-i «pic je l'ai idalili 
dans mon Irasail -nr le-. Crn^lacr'v dn goll'e l'ci'>i(pie. la foiiiic 
a i'vr\^' postirontale >dlo!in(''c. 

Le I*. sciii'isiihdhis Ile llaan. (■oii>id(''ri'' par cerlain^ auli'ui- 
comme idenli(|ueau /\ iiiditodon . v\ dont le nom a ('-tesouxenl 
eniploM' ponr dc'signer soit cette espèce, soit le I*. iislndhii. 
fui considi'rè |»ar Kisliinoiive. en l!H)(l. comme ideid i<pie a\ec 
moKodon, \\\\\'\<. en I!HI2. ^t''|)are par mi-^- llalhbun (|ui le 
considère comme di-.linc| niai>\oi^in dn /*. nsliinhii. 

\\\\ ISTS. .\lier> ob^er\a qu'il existe den\ l'orme-. 1 une aNcc 

7 -S 

___ (lent- an ro>tre d la crête doi'-ali' [(iinlli/ nr nlisidrlrl i/ 



12 G. NOBILI 

canaliculalecl^ et avec le sillon gastro-hépatique faiblement 
défini, qu'il appelle semis ulcat us, l'autre avec crête non cana- 
liculée, et le sillon gastro-hépatique très profond. Si pour 
crête dorsale faiblement canaliculée, on entend faiblement par 
rapport à canalictilfitiis et hrasUiensis dont Miers a parlé avant, 
nous avons là la distinction entre ashiaka et semisiihatus d'un 
côté (si nous admettons que ces deux espèces soient identiques) 
et monodon de l'autre, 

Hilgendorf, en 1878, décrit une forme de Zanzibar et du 

Mozambique sur la crête dorsale de laquelle ist nur eine 

abplaltuny corliamlen, eine Yertiefuwj kaum angedeutet , et il 
appelle cette forme, car. e.rsulcatus du P. semisulcatus, tout en 
ayant le doute que cette forme soit le monodon. 

Bâte, en 1881, incline à considérer non seulement monodon 
et semisulcatus comme identiques, mais il a la même opinion 
à propos d'indicifs, opinion qui ne peut pas être soutenue, et 
que Bâte même abandonne en 1888. Mais dans l'étude défi- 
nitive des Crustacés du « Challenger », il sépare indirus, mais 
considère la forme monodon à crête non sillonnée comme le 
mâle, et la forme semisulcatus à crête sillonnée comme la 
femelle, d'une même espèce, ce qui est faux, puisqu'on trouve 
des mâles et des femelles des deux formes. 

Ortmann, en 1891 (Zool. Ja/wh., syst. V, p. 450), corrige 
l'erreur de Bâte et appelle semisulcatus la forme à crête sil- 
lonnée, et monodon la forme à crête lisse. En 1894 le même 
auteur conserve la même division, mais le caractère diff'érentiel 
du tlieli/cum (sur lequel insista aussi De Man en 1898) n'est 
qu'une différence d'âge. Une femelle de taille moyenne du 
P. ashiaka provenant de Suez a le thelijcam à lames encore 
grêles et distantes comme celles du monodon de Ortmann, 
mais ces lames dans les femelles adultes se rappi'ochent ensuite 
en formant deux bords saillants le long de leur surface de 
contact, comme dans les adultes de deux espèces, et dans celles 
à'indicus. 

De Man, en 1898, établit bien les différences entre les deux 
formes en appelant semisulcatus la forme à crête sillonnée. 

Kishinouye, en 1900, fait de semisulcatus un synonyme de 
monodon, et appelle ashiaka la forme sillonnée. 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 13 

En lOOIJ, j'ai accepté les idées de Kishinouye et appelé 
ashiaka des indi\i(liis a crête sillonnée de Singapore. 

Miss Rallibun en li)02 sépare senmulcatits^ qu'elle considère 
comme voisin de as/ùaka et non de mnnodon. 

Le P. monodon paraît être dans la iv^ion Indo-Pacifique 
aussi commun (|ut' /^ (is/iuihn, mais je n'en ai pas vu d'exem- 
plaires de la mer liouge. 

Penseus ashiaka Kish. 

Kishinouye, Journ. Fish. Bur. Tokyo, Vlll, 1900, p. 7, 14, pi. III et Vil, 11g. 4. 
— Uuthbun, Proc. Nat. Mus., X.XVI, 1002, p. 38.— Nobili, Boll. Mus. Torino, 
.\'\ 111, n" 4:i5, p. 2. — Bull, scient. Fr. Belij., XL, lOOIl, p. 10. 

/*. semisulcatus Auct. (pars). — Nobili, Ann. Mus. Napoli, I, 1901, n° 3, p. 2. 

Miss Katlibun a établi (/or. cil.) des dillerences entre cette 
espèce et le vrai semisi/lrafu.s. Dans tous les exemplaires de la 
mer Rouge examinés par moi le telson, mesuré de côté, est 
un peu plus long que le sixième segment abdominal, mesuré 
aussi de côté ; c'est là la différence pratique la phis appréciable 
entre iisluahu et sewlwlinlu.s; les autres, doniK'es |)ar Miss 
Hallilmn, sont comparatives et ne peii\enl ('Ire vues qu'avec 
des exemplaires sûrs des deux formes. Les individus de la mer 
Rouge s'accordent d'ailleurs bien avec un mâle nshiaka de 
Nagasaki du Musée de Turin. 

Mer Rouge (Baudouin) : un mâle el une femelle. .\b'r 
Rouge (Jousseaume) : cinq mâles. Périm ( Jousseaume ) : 
trois exemplaires. Suez (L. Vaillant) : une femelle. Djiboiili 
(Coutière) : nombreux individus jeunes 

Le tbelycum dilîère un peu de la figure de Kisbinouve j)arce 
que les (leii\ lames externes formeiil un hoi-d saillani où elh^s 
se rapproclienl. el la lame m(''(liane ou terminale esl ini peu 
plus large. 

La verge iiileiiic du jtelasma saillil un peu |>ln-> (|ne dans 
la liunie (le l\i<liinon\e, (d son evln-mili- e>l liltic ej crdcinie, 
lorscpie dans le niàh' de Xaga^.aki, (pii e«^l plus gr(i«>. la \erge 
est l'aballne. 



14 G. NOBILI 

Genre METAPEN^US Wood-Mason. 
Metapenaeus brevicornis (Edw.). 

Penseus brevicornis H. Milne-Edwards, H. N. Cr., Il, p. 417. — Miers, Proc. 
Zool. Soc, 1878, p. 308. — Bâte, Ann. Mag. Nat. Hist. (.")). VIll, 1881, p. 180, 
pi. XI. fig. 3. — Henderson, Trans. Linn. Soc. (2), V, 1893, p. 450. — De Man, 
Zool. Jahrb. Syst., X, p. 081, fig. 74. 

Une douzaine d'exemplaires très jeunes recueillis par 
M. Coutière, à Djibouti. 

Le rostre est plus court ([ue les yeux et pourvu de 6-8 dents. 
Il n'y a pas de crête sur la partie dorsale de la carapace. La 
carapace n'a que (juelques poils rares et courts, qui très 
probablement disparaissent dans Fadulte. 

31. avirost ris Daxiix, considéré par Bâte et Henderson identique 
avec cette espèce, est bien distinct par son rostre beaucoup 
plus long et par une crête sur la carapace. [Cï. àNobili, Bolf. 
Mus. Torïno, XVIII, 1903, n' 447, p. ±.) 

Metapenaeus cognatus Nob. 
(PI. I, lig. 1.) 

Nobili, Bull, du Mus., 1904, n" b, p. 229 {Diagn. prclim.). 

Djibouti (iM. Jousseaume) : une femelle. 

Cette espèce a la même forme du thelycumque M.De.'<(hanijm 
Nob., mais en diffère par certains caractères importants. 

Le rostre est plutôt grêle, un peu rehaussé dans sa poVtion 
distale, et pourvu de 10 dents, dont la première sur la cara- 
pace est plus distante des autres, et la dernière est très petite. 
Il atteint rexlrémilé de l'avant-dernier article du pédoncule 
des aiitennules. La crête postrostrale s'étend jusqu'au bord 
postérieur de la carapace. 

La carapace, l'abdomen et le telson sont couverts d'un duvet 
brun très fin et courL L'angle externe du bord orbitaire est 
spiniforme ; l'épine antennale et l'épine hépatique sont 
robustes. De Fépine hépatique part une côte sinueuse qui 
s'étend jusqu'au bord postérieur do la carapace. 

Les yeux sont gros et réniformes ; les pédoncules ont le 
même duvet que la carapace. Les fouets des antennules sont 
j)lus courts (juc le pédoncule. 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 10 

Tous los se^iïK.'iils iiljduiiiiiiau.v uni une civLl' foiiiiiic l'arn- 
penœops'is sculptitïs Hcll. L;i crête du premier sej^ment est ti'ès 
déprimée ; elle est plutôt une ligne glabn; légèrement soulevée. 
Les crêtes des segments I\ -VI sont bien développées, et sur les 
segments IV-V sont hiturquées à revtréniilt'. Les côtés des 
segments abdominaux sont sculptés un peu irrégulièr(;ment; 
sur les côtés des segments \ et \'I il y a une cim'Ic distincte. 

Le telson est un peu plus court que les uropodes; sillonné 
en dessus et caréné sur les côtés, et pourvu le long des bords 
de nombreuses petites spinales mobiles. 

Les maxillipèdes externes atteignent revln-uiitc'- du pi-diui- 
cule des antennes ; leur exopodite atteint l'extrémité de lanti- 
pénultième article. La première paire de péréopodes est aussi 
longue (pie les maxillipèdes, et pourvue d'une grosse épine sur le 
basipodite et d'une petite épine sur l'iscliiopodite. La deuxième 
paire dépasse le pédoncule de toute la main; la troisième 
dépasse la deuxième avec les <loigts. La deuxième et la troi- 
sième paire ont une grosse épine sur le basipodite. La (pia- 
trième paire a une yW/7e dilatation basale. 

Le tiielycum est formé eoinnie dans M. Desiliampsi (tj; les 
deux lames inférieures se soudent ensendjle en formant une 
pièce semilunaire ; la lame supérieure est droite, perpendi- 
culaire, sillonnée (lisse dans Desr/iamps'i] ; les deux int«'rmé- 
diées sont interposées enli'e la médiane et les eornes du 
crois.s^lIll. 

(]ette espèce dilléi-e de ^J . Dcsr/nimjtsi pai* la pilosil('', par 
Tangle extraorbitaire s])iniforme. par les segments abdominaux 
tous carén(''S et par son lelxm >|)iiiideuv. 

Longueui'. iS niillinieires. 

Metapeiiseus Stebbingi Xob. 
IM. I, lig. 2.) 

.Noliili. /{/(//. du .i;».s., l'.lOi, 11" :i, |i. 220 [Uhvjn. /irclim.]. 

Mer limiiic M. .Imi-^'^eailllie : neuf mfili-^ el ll-fj/j- fi-inelles, 
Suez (L('liMllllcll\ : -i\ màlev e| ^epl reiih-llc-.. 

T>a earapaee ol nii prii iiodiie da!i> >a iiiMilii- and'i-iein-c, 
(Ij .Nohili, nmi. Mus. Tunnu, \\ III, l'.ni,;. ir t-.l, \>. 2. lig. 1. 



\Q G. NOBILI 

mais surtout près des sillons. Les sillons : gastro-frontal, 
gastro-hépatique, hépatique (partiellement), antennal, cépha- 
liqùe (pour ses parties latérales) sont distincts. L'épine hépa- 
tique et Tantennale sont bien formées. La crête postrostrale 
s'étend seulement par un petit trait en arrière de la dernière 
dent. 

Le rostre est plutôt grêle, légèrement recourbé en haut, 
denté jusqu'à l'extrémité ; il atteint l'extrémité de l'avant- 
dernier article du pédoncule des antennules. et il est, consé- 
quemment, plus court que le scaphocérite. Il a en dessus 
8-10 dents, la première desquelles est placée près du tiers anté- 
rieur de la carapace et est distante de la deuxième. Les fouets 
des antennules sont aussi longs que les deux derniers articles 
du pédoncule et sont plutôt renflés. Le scaphocérite est sillonné 
le long du bord externe ; le fouet des antennes est deux fois 
aussi long que le corps. 

Les maxillipèdes externes atteignent l'extrémité du pédon- 
cule des antennes externes ; leur exopodite atteint l'extré- 
mité de l'antépénultième article. Lespéréopodes delà première 
paire sont un peu plus courts que les maxillipèdes externes ; 
la deuxième paire dépasse avec les doigts le pédoncule 
des antennes; la troisième paire atteint la moitié du sca- 
phocérite. Les doigts de ces trois paires sont plus longs que 
la paume. Sur le basipodite des trois paires il y a une forte 
épine. La troisième et la quatrième paire a dans la femelle 
une dilatation laminaire au coxopodite. Le méropodite de la 
•cinquième paire a dans les mâles une incision suivie par une 
dent, comme dans 31. Dwnorero.s, affinis, mutatus^ etc. 

Dans la femelle, il y a une cavité sternale, s'étendant entre 
la troisième et la quatrième paire de pattes, adossée aux deux 
lames du thelycum, et couverte par les dilatations basâtes des 
péréopodes. Le thelycum est formé par deux lames quadran- 
gulaires qui s'appuient latéralement à la base de la cinquième 
paire, antérieurement à la dilatation du coxopodite de la 
quatrième paire, postérieurement à la sternite du XIV^ seg- 
ment. Entre les deux lames il y a une troisième pièce linéaire, 
qui est un prolongement de la sternite. Dans l'intérieur de la 
cavité protégée par les deux dilatations, on peut voir les trois 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES I 7 

autres lûmes: lesdeiix lul/'i-alcs (l(''|)i-iin(''('s, el lu nuMliuiio avec 
trois tiib(;i-ciiles mumilluii-es. 

Le pétasma est foi-nié par iiih' parlit' cDloiiiiain' silldfiiKM; 
qui se rétrécit en liaiil cii formaiil un aii;L;l('. l'I ddiil I ixli'é- 
uiil('' a ([uutre [)etites cornes souilécs cnsemhhî dcuv u deux, 
surmontées pur deux petites pièces tidjuluires couchées sur les 
cornes et prolongées en haut en deux slylets. dette disposition 
s'obsei'Nc dans les màlcs adnUcs de ■< nuM- Houge », long;s de 
66 millimèln^s, mais dans les autres de Suez, longs environ de 
50 millimètres, les deux stylets terminaux ne sont pas encore 
formés; ils commencent à se développer dans un mâle de 
53 millimètres. 

Les trois premiers segments abdominaux ne diffèrent pas 
sensiblement en longueur, mais le premier est un peu plus 
long. Les segments 4-0 sont carénés en dessus. Le telson est 
sillonné, plus court (jue les uropodes qui sont étroits et 
sillonnés; il est pourvu sur ses bords de 0-8 paires d'é[)in('s 
mobiles. 

Celte espèce, par la forme de la cinquième paii'e de pt'i'éo- 
podes des mâles, appartient au groupe des il/, monoceros, mn- 
////t/\. nf///tis\ incisipes., etc., mais elle diffère des espèces de c(; 
groupe par la forme du pétasma et du Ihélycum, par la ([(''te 
poslroslrale très courte, par les épines muiginulcs du tel- 
son, etc. 

Le plus gros exemplaire (une femelle) a 87 millimètres de 
longueur. 

Metapenseus consobrinus Xol». 
ilM. 1, (ig. 3.) 

Nobili, Bitll. du Jfus., lOOK n" "i, |). 220 J)ia</n. prcliin.). 

Djibouti i.M. ('.(.iilièi-c .deux inàles cl nnc l'cnielle. 

(,ette oprrc il |ipii ri H'M I ail llfollpc (lll M. rrlilIlliHS, cl. CMinme 
dans lii|||c> ic> cspc('cs de ce liroljpe. je colite ol coiINcrl de 
duNet . 

Le noire ilaii-> jf iii;ile c^l (•(Hirl. (Ii'pa^anl a pi'iin- les 
yeux et al li'i^ii.iiil |iri'^(|iic rcxlii'iiiit'' du |iii'iiiicr .irlnl,' du 
p(''(l()ncule ^U'> aiilennules. Dans la l-'iiirllc il c-^l |)|ll-^ Imh^ .•! 

ANN. lie. NAl'. ZUOL., <J" si-ric. \\\ V 



18 G. NOBILI 

atteint rcxtivmité du deuxième article. Dans le mâle il est 
aussi dirigé un peu plus en haut que dans la femelle. Le bord 
supérieur du rostre a 8 dents, dont les deux dernières sont 
petites, et la première est placée au quart antérieur de la cara- 
pace. Les yeux sont gros, les cornées réniformes. 

Les maxillipèdes externes n'atteignent pas le bord antérieur 
du scaphocérite (dans le M. vehitïnus Dana ils sont beaucoup 
plus longs). Les pattes de la première paire atteignent à peine 
l'extrémité du pédoncule des antennes, et ont deux épines, 
celles de la deuxième paire atteignent la moitié du scaphocérite 
et celles de la troisième paire l'extrémité des maxillipèdes. 
Elles ont une seule épine sur le basipodite. Il y a, comme 
dans toutes les formes du groupe vek(timis, une paire d'épines 
i;ternàles à la base des péréopodes de la deuxième paire ; ces 
épines sont petites. Les pattes de la quatrième paire sont 
courtes; celles de la cinquième paire dépassent le pédoncule 
des antennes, mais n'atteignent pas l'extrémité du scaphocérite. 

Les segments abdominaux II-VI sont carénés, le segment II 
faiblement. 

Le telson a trois paires d'épines latérales fortes et deux 
paires d'épines dorsales. Sa pointe est trifurquée comme dans 
le M. perlarum. 

Le mâle, qui a le pétasma complètement développé, n'a 
que 35 millimètres de longueur; cette espèce est donc de petite 
taille. Le pétasma est asymétrique. L'une des verges est grosse, 
renflée, tordue et bosselée, l'autre, grêle, s'achève en une sorte 
de bec. Les verges n'ont pas d'épines. 

Le thé'lycum a une forme rappelant la lettre w (Voy, tlg, 3//). 

Metapenaeus Vaillant! Nob, 

(PI. I, Jig-4.) 

Nohili, Bull, du Mus., 1905, n" o, p. 229 {Diagn. prclim.]. 

Cette espèce est très voisine de l'espèce précédente, mais en 
diffère nettement par la forme de son pétasma et surtout de 
son lliélycum. Elle est représentée par quelques exemplaires 
recueillis par M, Vaillant à Suez et par M. Jousseaume dans 
une localité non précisée de la nier Rouge, 



DKCAl'ODlvS HT STO.MATOl'ODKS 19 

L'^ rosli'c dans le màlc drapasse la moitié du deuxième article 
du |)(Ml()neulo des aiileiiiiules; dans la femelle, il est un peu 
plus long el alh'iiil mi iikmuc (h''pa>se un peu I cxl i('iiiili'' de 
cet ai-ticle. La l'orme est plutôt ^al•iaMt■: \r jxnd viipciiciii- est 
])ourvu de 7-9 dents, doni la |)reuiièi-e e>l plact'e pio de la base 
du i-oshe sui' la cai'aj)a(i\ à une dislaiiec médiocre des autres. 
Le (lo> de la carapace n'est pas caié'né. 

Les maxillipèdes exlenies alteignenl li'> Irois (piiiil- (!-• la 
lonj^ueui" du scaplioc(''rite. Les pattes de la pi-emierc paii'e 
dépasseni l'aihlemeut le pédoncule des antennes; les pâlies de 
la Iroisième paii'e atteignent presque rexlrc'-niih'' {\u scapliocé- 
rile el soiil \)\\\'> Iniiiiiies (pie les maxillipèdes. Il \ a deux é-pines 
sur les pattes de la |)i-emière paire, une seule sui" les pattes de 
la deuxième el de la troisième paire. Les épines sternales sont 
petites. 

Il y a une pelilc liace de créle sui' le deuvième segnieul 
abdominal, el une ciéle saillante sur les segments IIl-\ I : celle 
du segmenl III esl sillonnée dans toule sa longueur ; celle des 
segments I\ et \ esl bifurfpiéc à rexlrémité. Le sixième seg- 
jnenl est long des Irois (piaris de la cara[)ace. Le telson esl 
formé comme dans Tespèce précédente. 

Le pétasma ressemble à celui des rnnsnhrhius, mais la petite 
vei'ge a des denliculalious. el son exirémité, examinée avec un 
grossissemenl assez fort, esl di\ ix'-e en l»i-aiiclies. (|ui (laii-' nioii 
exemplaii'e soid encore eii\cl()ppi''('s dans une membrane li. 
Le tli(''l\(iim es! \oi>in de eelni de M. pi'ilnriim . La lame 
supérieure c-^l ample d angidaire à la moili('' de son bnrd 
supérieui': l»'-^ denx lames inlV'i-ieiires son! soudées eidre elle>, 
1rs lames inlernKMlii'-es sont peliles: la eaxih' lai>^(''e enire ces 
lames esl profonde. 

[>ongueur. i(l millimelres. 

PanUon diM'i'il un Pinin'iix n-i ul'iunx. .le ne crois pa< (pie ('(^ 
Sttil Ni'aimejil re«.p(M-e de jJana; mai-, ^a de^cripl nui ne (Idiiiie 
pas (le (li'hiiU -ne le p(''la>nia e| |e lln-Kcnin ipii peinielleid 
de l'cconnailrc de (pielle espèce k\\\ giMiipe ii'IulniKs il s agisse. 

(1) Dans la IIliiii'c, ces ijianclics tciiiiiiiali'-; sont i('|irést'iilL't'S i)lus >;rnss('s 
que ce que coiniiorlfruit le Lriossisscnu'iil ^t'nt'ial »le l'organe, (lui est de 
14 diainèUes. 



20 G. NOBILI 

Metapenseus curvirostris (?) Slm. 

Trois femelles de Massaouîih (M. Fatigati, Musée de Turin) 
me paraissent appartenir presque certainement à cette espèce 
du Japon, de la mer de Chine et de la merd'Arafoura, mais leur 
thélycumest trop en mauvais état pour une détermination sûre. 
Le rostre dans deux exemplaires olïre 8 dents, et il est peu 
rehaussé, dans l'autre il a 9 dents et il est plus courbé. Toute 
la surface du corps est poilue. L'épine sus-orbitaire est distincte 
dans les trois individus. Il n'y a pas de fissures sur la carapace. 
Les maxillipèdes externes atteignent la moitié du scaphocérite; 
la première paire de péréopodes atteint presque l'extrémité 
du pédoncule dés antennes ; les doigts sont environ trois fois 
aussi longs que la paume dans cette paire, lorsqu'ils sont seu- 
lement un peu plus longs que la paume sur la deuxième paire, 
et aussi longs que la paume sur la troisième paire. L'épine sur 
le deuxième article des pattes de la première et de la 
deuxième paire est médiocrement développée. Les dactylopo- 
dites des pattes ambulatoires sont notablement courts. 

Il n'y a pas trace de crête sur le deuxième segment abdo- 
minal; les segments III-VI ont une crête très nette. Les bords 
postérieurs de tous les segments ont un petit sinus, plus fort 
sur les segments IV et V. Le telson est profondément tri- 
sillonné. Le sillon médian est rectiligne, les deux latéraux 
courent obliquement et se rencontrent en formant un angle 
aVec le sillon médian. Les crêtes qui séparent ces sillons sont 
assez fortes. Les trois paires de spinules des bords du telson 
sont distantes entre elles; les épines sont petites. 

Les trois femelles ont respectivement 63, ?»2 et 41 milli- 
mètres de longueur. 

Paulson décrit les formes suivantes que je n'ai pas vues : 

Penseus longipes (1). 

Paulson, p. 119, pi. XIX, fig. 1-1 a. 

<( Cette espèce se distingue des autres par les pattes de la 

(1) Vu la rarelé, de louvrage de Paulson, qui est devenu désormais inti'ou- 



DKCAl'ODKS ET ST()M.\.TOI'()r)F.S 



±[ 



ciiiquièiuc paire ti'fs loiij;iii'S. <|iii utli'i^iiciil l;i iiniiilc du 
scaphocérile. Carapact; et abdonn'ii couverts de |)iiiU lii"- coiiils. 
Rostre un peu toiii'iir- eu lianl. ,i fxIn'Miiili'- aiiiiH'; sou l)oi<l 
supéi'ieur avec 10 dents, la dixiriue placi'c siii- la carapace; 
bord inférieur sans dents et pouivu de j)oils; le- fouets des 
antennules ont de longs pédon- 
cules, avec lesquels ils s'unis- 
sent (?). Pédoncules oculaires 4/\\W W /\ 
courts. Partie antérieure de la j l|| ¥ i^\ 
carapace avec quatre épines: sus- 
orbitaire, antennale, hépatique 
et ptérygostomicpic. Deuxième 
article des pattes chéliformes 
armé d'une grosse épine, exo- pi.. i. _ />^„,^,,, longi/^es i>aui.s. 

podite COUrl et gros. Les arli- - -l. P-réopode avec cxopodite et 
* ^ Lpipodile : n, Ihélvcum (d'après 

des 3, 4, 5 et 6 oui une crête l'auison). 
sur le bord; sur le bord posté- 
rieur du dei'uier est placée intérieurement une éj)iue. Ijilre 
les pattes de la (pialiième |)aire sur le sternum, on trouve 
dans la femelle une petite |)ièce triangulaire ; entre celles de la 
cinquième |)aii'e une pièce carrée courte mais large, avec un(^ 
excavation au bord antéiùeur. Telson distinctement plus court 
que les uropodes; sillonné en dessus, à ])ointe aiguë avec des 
petites épines; trois («pines sur les bor(U. l iie femelle longue 
de 54 milliinèli-es. » 




Aphareus n. geu. 
Paulson, p. 117, pi. XVIII, li<,r. 3-3». 

" -Mandibule- simples, jleuxicuie cl Iroi-ieuic paire- de 
maxilles (?) sans exognatlit;; deux dciuici- nrliclc- de- liecto- 
gmitlies segmenti's. Pt-ri-iopodes >au> appcudice (exopodile?) ; 
les trois |)remières pairo gré|e> cl cjiclfc-: les (\ru\ auli-es 
paires non ainnd(''es. Ph'ojxxles à d^iix rauic-. |{o>lrc court, 
pédoucide oculaire ri pf'duncuic {\i'^ aidcunulc- longs. » 

vuble, jt! crois iililr de (jiiiiiii't' iim- liiidii'-limi IVaiiçaisc i\o^ iliagiioses russes 
de ces espiTcs ikhivcIIcs, ddiii je n'ai pas vu d'i'Xfmpiaii't's. |)ans colle traduc- 
tion j'ai eniployc souvent Ic^s Icrim-s propres uiinlcriics pour les dillV'rt'iitcs 
parties, au lieu des luni,'Ufs p(''riplira<i'> de l'aulcur. 



9 9 



G. NOBILI 



A. inermis Pauls. 

<( Pédoncule des antennes internes plus long que le scapho- 
(érite, opine basilaire du premier article assez petite, et placée 
en haut; deuxième et troisième articles d'égale longueur, trian- 
gulaires; deuxième article plus large que le troisième. .V la 
moitié de la partie antérieure de la carapace, il y a une crête 
dentiforme, qui passe après dans le court rostre. Sur les côtés 
de la carapace, il y a deux épines : susorbitaire et hépatique. 




Fig. 2. — Apitareua inermis Pauls. — A, céplialothorax ; B. mandibule 
((raprùs Paulson). 

" Pentognathe {sic) pédiforme. Hectognathes plus longs que 
le pédoncule des antennes supérieures, leurs extrémités 
s'amincissant fortement; les deux derniers articles divisés en 
quatre segments. Pattes de la troisième paire également 
longues {'[). Pattes suivantes terminées par des dactylopodites 
aigus; les articles pourvus de longs poils. Sixième segment 
abdominal pourvu d'une ci'ète, et deux fois* aussi long que le 
cinquième. Telson terminé en pointe avec quatre épines de 
chaque côté. Uropodes plus longs que le telson ; les internes 
plus courts que les externes. Longueur, ±() millimètres. » 

Cette forme est placée par Paulson parmi les PemeïcLT, mais 
je crois que, par sa forme générale, par ses maxillipèdes, par 
la forme des dernières pattes, des antennules, etc., elle appar- 
tient aux Sergeslkhe, bien que les pinces des trois pre- 
mières paires soient plus développées que ce (jui advient 
<rhabitude dans les Sergeslkhe. 

Paulson signale encore dans la mer Rouge : 

(1) Que les inaxillipt'dos? G. .\. 



DÉCAPODES HT STOMATOPODES lo 

Sycionia lancifer Oliv. 
Paulson, p. 118, pi. Wlll, li-. 2-1 b. 

FAMILLE Si:nGESTlD.E 

Genre AGITES Edw. 

Acetes erythrseus Xob. 

(IM. !, li-. :\., 

N()l)ill, Bull. Mm. 190o, iv C, p. 3'.)3. 

Ccîtle espèce piirail èlre comiiiuiic dans la mer ituii^c Le 
Musée de Turin en a reçu des exeni|)lain's Irrs nonil)nMi\ de 
Massaouah ; d'autres excmplaii'es sont dans les ('(jHcclions du 
Muséum, recueillis par M. Jousseauine inier Houiic cl IN'rini), 
ainsi ([u'un exenij)laire pas encore niùr, bien (pi ;naiit déjà 
les yeux entièrement noii's, trouvé dans la cavité diiiit' Beroë 
à Djibouti par M. Du Bourg de Bozas. 

Je ne peux pas être entièrement sur (pic mon espèce soit 
vraiment différente de A. indirus, piiis(pic cette dernière n'a 
pas été encore décrite d'une façon particularisée, et puis(pic ia 
figure de lîatc est assez mauvaise, en représciilani iiicmc ciiH| 
paires de pattes. Elle paraît bien voisine ih' Arêtes japonïrii.s 
Kish. (I). La carapace des adultes avec })élasma est lonfiuc 
moins de 1/3 de la longueur totale du corps: elle est année 
d'une épine sus-oculaire et d'une épine b<''pali(pic assez lorles. 
I.,e sillon cei'\icai n'est pas inaiviui' ou il l'isl raibicincnl <nr le 
c()té dorsal. Le sillon gastro-liépali([uc c>l incoinpici cl faible : 
le branclii(islé'<iil<' olVre en ariM("'re une ci(de lun^diidinale 
IbnnpK'c |),ir deux sillons. L<' rostre est saillani, bidcid»'' ; en 
arrière du ro-^lre il \ a une aiiliv di'nl -ur la carapace. 

Les veux -ont gros et pyrifornies. les corn(''es n'utlées et 
assez bien didachées du pédoncule (pii -T'hn-iii! d.' la base à 
rexti-i'-inib'. 

I^e piMloUculc de> aniennnies (■>! plu^ loUi;' (|Ue le xaplioc»'"- 

rile. (pi il di'passe d'en\iron nHiiru' de >on deiuici- arlicle. L(^ 
prcniuM' arli(|e a une disposition (pii ie>v('iid»le bciiucoup à 
C(dle des Scri/rslrs. \\ es! plu< de deux l'ois aussi long (pie le 

(1) Annotât. Zout. Jap'jn., \', t. I\ , l'."i>:'.. p. Iti:'.. 



24 G. NOBILI 

deuxième, mesuré sur le bord interne ; mais puisque son bord 
externe s'avance au delà de l'insertion du deuxième article, il 
est plus de deux fois et demi aussi long si on le mesure sur 
ce bord. Le deuxième article est court et un peu renflé par 
rapport au troisième, et deux fois et demie aussi long que 
large à l'extrémité. La portion du bord externe qui reste libre 
en avant du prolongement du premier article est à peine un 
peu plus longue que la moitié du bord interne. Le troisième 
article est cylindrique, non renflé ; il est |)lus d'une fois et 
demie aussi long que le bord interne du deuxième article, et 
trois fois aussi long que la portion libre du bord externe. Le 
premier article est fortement excavé en dessus pour la récep- 
tion des yeux qui atteignent presque l'extrémité de cet article ; 
du côté interne il a un fort rebord épais pour la protection de 
l'œil, qui est aussi protégé partiellement par un rehaussement 
du côté externe. L'épine externe du premier article est placée 
un peu en arrière de la moitié, plus près de la base. 

Dans le mâle le gros fouet (fig. 5 d) est double par environ 
32 articles ; tous les exemplaires ont l'extrémité du fouet 
externe cassée, et je ne peux pas en dire la longueur. Des 
deux autres fouets, l'un est sétiforme, apparemment non 
segmenté, avec des denticulations sur le segment qui le porte ; 
l'autre est segmenté, plus long, plus gros avec des appendices 
mobiles pendants. Le scaphocérite est étroit, plus de quatre 
fois aussi long que large ; sa pointe est arrondie ; la petite épine 
apicale ne dépasse pas la pointe. Les antennes ont le fouet très 
long, dans le petit nombre d'exemplaires qui le conservent ; il 
est conforme à peu près comme dans A. japnnirus, mais les 
poils sont beaucoup plus courts et souvent absents. 

Les maxillipèdes externes sont plus courts que la troisième 
paire de pattes. Ils sont pédiformes, sans exopodite, et aucun 
de leurs articles n'est élargi par rapport à ceux des pattes. Ils 
sont pourvus de longues soies, et leur sixième article n'est pas 
segmenté. Les trois premières paires de pattes croissent en 
longueur; elles ont, ainsi que les maxillipèdes, de longues soies; 
elles sont terminées par des pinces rudimentaires et microsco- 
piques. La première paire du mâle n aussi un Greiforyan à 
l'extrémité du carpe et à la base du propodite, comme dans 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 25 

A. aineiiranus Orlm. l'I dans d'aiiln'S Sri'^r'slidc'S, mais ci'l 
appareil n'est pas fonm'' pai- iiin' saillii' des arlidis. mais par 
une série de spiniiles, qui, (.'xamintH-s à un {<russissenient assez 
fort (150 diamètres], résultent iliienicril l»ai-belées (fig'. 5/'; 
ainsi que paraît être le cas aussi dans .\. /(i/ionh-iis. 

Les pattes 4-5 maïKiut'ul ri c'csl la mi caraclcrf ;^i''ii(''ii(|iie. 

Les branchies ont la même disposilioii (pii- dans A. iimcri- 
ranus (V. Ortmann, Dpcriji. Sfh'izop. Plmihlon Er/i., p. ij'h. 

Le pélasma a une struclurc curieuse, qu'on peul voii- dans 
la figure 5 e A qui est diliV'renle de celle de A. jii/nntuus. Les 
pléopodes sont grêles et longs. 

L'abdomen est très comprimé ; le cin(|uième segment esl le 
plus court, le sixième est le plus long de tous. 

Le telson est court, moins que moitié de la longueur df la 
branche externe des uropodes. Il est sillonné en dessus, cilié 
sur les bords et dépourvu d'épines à l'extrémité. I^a biani lie 
externe des uropodes est plus longue que la branche inl<'rne ; 
pourvue d'une épine, de|)uis lacjuelle jusqu'à Textrémité elle 
est ciliée ; la longueui' de la |)()r(i()n ciliée est |)his de 1/3 et 
moins que moitié de la longueur totale du boi'd externe. 

Les plus gros mâles mesureni 33 millimètres de longueur. 
Le jeune (»xemplaii'e pris dans un Borne à Djibouti est long 
seulenienl d'un liers de cette longueur, mais les yeux soni (l('j;i 
entièrement noirs. 

Cette espèce différerait de VA . indlrus par ses épines susorbi- 
taires et par >:es dimensions beaucoup [)lus grosses, et de 
l'A. japonkiis par la forme de son pétasma. 

LUCIFERIN^ 

Genre LUCiri-^H Thomp. 

Lucifer Hanseni Nnli. 

,IM. Il, lig. l.) 

Nobili. lUdl. .U»s. l'io:;, n" f., p. 304 (Diaijn. pvL'Iiin.}. 

En admidlanl (|iir \r^ dc-criplion-- ilidailli-i-^ (jnc I5ale a don- 
nées (.\r< L. Ii/iiiisr\ /,. Itt'i/iiinnlii -n\i'\\\ cxacli'-.. jr-. indl\ldll- 
recueilli> par .M. (.Ii. (iravierdan> la bair dr hjdmiili |)ciidanl 



26 G. NOBILI 

une pèche pélagi(|ue faite à neuf heures du soir, le 18 janvier 
1904, appartiennent peut-être aune espèce nouvelle. 

La portion céplialique prolongée en avant est deux fois 
aussi longue que la carapace, à peu près comme dans L. tijpus 
et beaucoup plus longue que dans L. Bei/naiidU; elle mesure 
un sixième de la longueui- du corps. A rexlrèmilè elle otfre 
\n\Q pointe comme dans les deux espèces nommées et une 
épine à chacun de ses angles antérieurs. Les yeux sont plus 
courts ou parfois aussi loru/s que h premier article du pédoncule 
des antennules (c'est le contraire dans les deux autres espèces). 
Le premier article du pédoncule des antennules est plus de 
deux fois aussi long que le deuxième; le troisième est la moitié 
aussi long (pie le deuxième. 

Le scaphocérite dépxisse netteuient les i/eu.r et rextrémité du 
premier article du pédoncule. Le fouet des antennules est 
assez long; son premier article est presque aussi gros mais 
plus long que le troisième article des antennules. Je ne vois 
pas de phijmocérite sur le coxocérite des antennes. Les pattes 
thoraciques et les maxillipèdes ne me paraissent pas ofTrir de 
ditférences. La troisième paire a un petit dactylopodite ana- 
logue à celui de tyjms. 

Les secpitents ahdoniinau.r {e.rcepté le sirième) n'ont pas 
de lonf/ues épines au-dessus de la buse des jdéopodes^ ni dans le 
mâle, ni dans la femelle, mais ils forment un petit angle 
spiniforme microscopique. En cela cette espèce ressemble à 
L. Rejpiaudii, et paraît diflV'rcr de ti/pus. 

Les segments IV et V sont plus courts ([ue les autres ; les trois 
premiers sont subégaux. 

Le sixième segment est ])lus court que les segments IV et V 
pris ensemble ; il otfi-e dans le mâle deux épines sur ses bords 
latéro-inférieurs, dont la deuxième, placée plus près de Textré- 
mité, est plus forte que la première. L'extrémité de son bord 
dorsal se prolonge en dent, assez petite. La forme des épines 
du mâle ressemble à celle des épines de !.. tppus; duns la 
femelle il n'y a aucune épine. 

Le telson est court, pourvu dans le mâle d'un tubercule den- 
ticulé, qui manque dans la femelle. Il otï're en dessus deux 
épines, et quatre petites épines à son extrémité. La rame 



DECAFCJUES ET STOMATOPODES 



'li 



externe des ui'opodes est Ix'.nicoiiii [dus |(»ii;:iif (pic la i-ame 
interne; elle est uoiiiAnc sur son lioid l'xlt'inc diinr ('piiic 
plaeée près de l'exlrémiti'', aux 3/4 de la lonj^iieur du l)(»rd 
externe. La portion eiliér de ce Ixu-d nOccnix' dune <pn' 1/ i 
de la loiifiucur du Ijord uk'Uic 

Le pétasma ressemble à crhii d'-^ deux aulrcs rsiièrcs. 

Cette espèce tient à la fois des deux aidrcs connues 1 . Les 
affinités et les diflei'eiH'cs peu\ciit l'Iic ^ii)ii|ii''es ainsi : 



I.li'if.T Ivj.lW. 

1. l'uitioii ce|tliuli(iue, 
1/4 (le Ja longueur totale 
et plus de 2 l'ois la lon- 
gueur (le la carapace. 

2. Premier article du 
p(;doncule antennulaire, 
plus cour-l (jue les yeux; 
un phymoctM-ite ; scapho- 
ctiiite. 

3. Bords des segments 
abdominaux avec une 
(''f)in(', plus forte dans la 
femelle qui! dans le mâle. 

1. Sixième segment ab- 
<loininal avec deux (''pines 
dans le mâle et une dans 
la femelle. 



l'orlion ci''iiiiali(iu(', 1, (j 
de la longueur totale et 
2 fois la longueur de la 
carai)ace. 

Premier article du pé- 
doncule des antennules 
plus long ((ue les yeux ; 
pas de pbyn)océrile; sca- 
|)hocéiite plus long ([ue 
les yeux. 

Bords des segments ab- 
dominaux sans (ipine. 



Sixit'mc segment abdo- 
minal avec deux ('pines 
dans le mâle, sans épines 
dans la femelle. 



[.. l;i-yil.i.l.lil. 

l'iii lion replialiipie, I ^ '.'> 
de la longueur t(»tale et à 
peine de i ".i plus longue 
(|ue la carapac(!. 

I^remier article du pt'- 
doncule plus court (}ue 
les veux. 



Bords des segments ab- 
dominaux sans t'|iine. 



Sixi('me segment abdo- 
minal du mâle avec deux 
épines, dont l'une clavi- 
forme; dans la femelle 
une seule é|iine. 



(1; Api es la desciiption donnée ci-dessus, j'ai eu loccasion de voir de nom- 
breux exemplaii'es d'une espèce que je crois le L. lijpus. Le L. Hanscni diirère 
(les individus de ti/pus (des îles Tuamotou) aussi pai- le sympode du piemier 






. I. Lucifer Itjpus. — 



!>' I. 

//. I.Hci/rr Ihinseiii. 



pl(''opode, pdurvu au-dessus du péhisma dune saillie obluse plus courte (|ue 
dans ///p»si)u elle est presipie toujours spinifoi'nu' b" : par le Jubercide lelsoni 
que du niiile plus coiirl d) , plusi-lioil et de forme iliiïérenle; par r(''pine de l'exo- 
pode de liimpode plnct-e aux .{'4 de la longueur du bord externe (IT , et beau- 
coup plus eloi-iiée de |,i |HMiile que dau^ (i.ll'us où elle e>( pre<(pic leiiiiinale. 



28 G. NOBILI . 

Les i)lus gros exemplaires mesurent 12 millimètres de Ion- i 

gueur. Ils sont bien adultes, puisque les mâles ont le pétasma | 
et le tubercule du telson bien développés; un mâle même était 

en train d'émettre son spermatopbore (1). j 

Lucifer Reynaudii Edw. 
Paulson, loc. cit.. p. 121, pi. XIX, li.y. G GO. ' 

Paulson a décrit des exemplaires de la mer Rouge de cette , 

espèce. Il est bien probable qu'elle s'y trouve aussi, parce qu'elle \ 

a été trouvée dans toute la région Indo-Pacitlque et dans ; 

l'océan Atlantique. I 

i 
EUCYPHIDEA 

FAMILLE PASIPH.£ID^ 

Genre LEPTOCHELA Stimpson. ; 

Leptochela aculeocaudata Paulson. 

Paulson, loc. cil., p. 100, pi. XVI, lig. 1-1 .s, ■ 

Djibouti (M. Coutière). Un seul exemplaire en mauvais état. ■ 
Je préfère, dans les conditions de l'exemplaire donner, la tra- 
duction de la description russe qui est assez détaillée, plutôt I 
que den donner une nouvelle sur des matériaux insuffisants. ! 

« Rostre pas plus long que l'œil, commençant en crête au | 
milieu de la carapace. Pédoncules oculaires courts et gros. 1 
Pédoncule des antennes supérieures plus courts que le scapho- ■ 
cérite ; premier article plus long que les deux suivants, sa i 
surface supérieure concave, avec épine basale atteignant l'extré- i 
mité de l'article, avec lequel elle est soudée pour plus de \ 
moitié de sa longueur, et quelque peu tournée sur son axe. \ 
Pédoncule des antennes externes aussi long que celui des 
antennes internes ; bord externe du scapbocérite droit, bord ^ 
interne convexe et pourvu d'une épine apicale; le premier ; 
article a, en plus de l'épine basale, une épine forte mais très 

(1) Bâte a une ligure analogue, mais d'une femelle de L. qui reroit le ; 
spermalophoie. 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 



20 



courte. Eiulo^iiaUii- de la |ii«'iiii('Mt' |»iiin' (!•' iiia\illr> MIoIx'-. 
l'exognathf; (irmr- (rr|iiii('s. Kndofiiiallit' dr la (liMixit-iiic pair.- 
trilobé; cxognaliic df la iin'inifir |tain' df m;i\illi|irdi'- lai'go, 
cndoiiiiallic bijohé, culic ciiv K' iiKSoguallic. l'Ao^iiallir (!»• la 
dcii.xièJiiL' jjairc* cb,' inaxilliprdos ti'ès large; le dt'niicr ailiele 
(le rendognatlie est allongé par une, épine '1). i)riiii(i- ailicle 
des |»alles-iiiàelioii-es externes plus eouil (|iii' ci'lin i|iii !<• pii'- 
cède ; son e\ln''iiiilé est dé|)our\u<' d t'pinrv. l'iciiiicir d 





.1 C 

Fiy. i. — Leptochela aculeocaudala Paulson. — .4, carapace et antennes 
vues (l'en haut; B, rostre vu de côté; C, mandibule. 

deuxit'UK' paii'c df pi-ré-opodis ('galcniciil (l(''\(d(tpp(''es ; isebio- 
|M>d!l(' plu-- loiiu (|iit' II' UK'rus t'I II' carpe: mih bmd inlcnie 
arrnt' de (pialre l'pini's; sur le ini'rus d le carpe une série 
(ré'piues éniousst'es ; (bjigis deux Ini^ aii----i litiii:> (pie le prcipo- 
dib\ avec le bord iulerne denli' en '>cie. Triti>ii'nie paire de 
palb's plus j'aible-- «jue celles ipn iin'cèdenl el phi'- ciMirb's; 
Imnl inlerne Ar-. ba^i-i>cliiii-nn''ri) el carpopndile arim'' d l'pine"^. 
dael\lop()dile sans iiniile el puiii\u de p()il>>. l'atles de la (|ua- 
Iriènie el de la cin<piiènii' paire T'^alo. |du< cniirle< inai< |tln< 
grosses que ei'llcv (||. la hiii'-ieiiie paire; cinipnènie paire phi^ 
eourle (jne lu (pialnénie ri dr^puniA ne d exupodile ; i^-cliiopi»- 
dile a\i'c une l'pine, nnTupiMlile a\ec diMix l'pine-- : dm::! avec 



(1) Dans l'cM'iMpl.iii !• ili' Djiliniili il \ a un u'i(in|i(' ilr iinalic f|iiii('s (I'clmIi 
loriLTiu'ur. 



30 G. NOBILI 

un ongle rudimcntaire. Abdomen non r('j)li('' en Ijas, comme dans 
les Caridès, mais étendu; les trois premiers segments égaux ; 
les trois suivants égaux entre eux mais plus longs que les trois 
premiers; telson deux fois aussi long que le sixième segment. 
Ces différentes longueurs ont un rapport de 2,3, G. Telson a 
i)eu près d'égale largeur ; deux paires d'épines sur sa surface 
dorsale, les premières beaucoup rapprochées; extrémité con- 
vexe, avec cinq paires d'épines, dont relies externes ont les 
bords lisses, et les internes sont dentées en scie. Uropodes 
externes plus courts que les internes; seulement la partie infé- 
rieure des uropodes internes est armée de spinules (1). Lon- 
gueur, H millimètres. » 

FAMILLE ATYIDjE 

Genre CARIDINA Edw. 
Caridina nilotica Roux. 

VeXim niloticus Koux, Anu. Sr. nat., XXVIII, 1833, p. 73, pi. Vil, fig. 1. 
Caridina longirostris Milne-Edwards, H. N. Cr., 11, p. 363, 1887. — Hellei\ 

Sitzb. Akad. Wien, XL, p. 432. 
Nec C longiroslris Lucas, Expl. scient, algér., 1840, p. 40, pi. IV, lig. 1 {:= Atyac- 

phyra Desmaresti). 
C. mloticaDe Man, M. Webers Zoo/. Ergebn., Il, p. 30-;, pi. XXIV, fig. 291, 

m. mm. — Ortmann, Proc. Acad. Philad., 1894, j). 403, 40'i — Bouvier, 

Bull, scient. Fr. Belg., XXXIX, 190o, p. 72 et 78. 
Nec C. nilotica Hilgendorf, M. B. Acad. Berlin, 1878. et Pfeirec, Mitth. Mm. 

Hamburg, VI, 1889 (=C. Wyckii Hicks.). 

Quatre individus recueillis par M. Jousseaume dans une 

localité non })récisée des côtes de la mer Rouge. 

Cette espèce est aussi variable que C. \V//r/;il. Dans un indi- 

21+1 
vidu long de 26 millimètres, le rostre otïre — — — dents ; les 

trois premières du bord supérieur sont placées sur la carapace. 
La portion sans dents, entre la vingt-unième dent et la dent 
apicale, est longue de presque les 2/3 de la portion dentée libre ; 
le rostre dépasse le scaphocérite d'un peu plus de 1/3 de sa 

17+2 
longueur. Dans un autre exemplaire, il y a — — — dents ; deux 

(1) Les rameaux externes sont denticulés ou sjiinuleux sur tout le bord 
externe. 



DECAPODES ET ST* ».M ATol'ODES .5 1 

seiilt'nK'ul sLii" la cai'apacr ; le i()>ti'c (h'-pasx' de |h'|| le scapliu- 

céritc et la portion sans dents est lon<i;uo un |»i'ii moins que 

la môilii' de la portion (Icnl/'c, Dans un aiilic exemplaire, 

10+ I 
d'égale longueur, le rostrea — — — dents; deii\ sur la carapace; 

la portion sans dénis est aussi huiiiiie (pic dans laulre evein- 
|»laire. el la pointe dépasse de peu le scapli(ic»''rile. 

Le carpe de la première paire est l fois 1 jt aussi long que sa 
largeur; le carpe de la deuxième jtaire mesure à sou e\lrt'- 
mité 1/4 de sa longueur. 

Dans ces trois exemplaires (le (piahièmc iiiaii(pi«' de 
carapace), nous avons les deux formes priucipales ([ue 
peut prendre le rostre de C. ^Vfjchyt, soil : I 1res long, 
dépassant beaucoup le scaphocérite et à |)urtion sans dent 
assez longue, et 2) relativement court et à portion iuerme 
raccourcie. 

Cette espèce habite le nord de rAfri(pii' et la vallée du Nil. 
De Man en a décrit en 1902 une variété de Célèbes. La (\ n'ilo- 
tira que Hilgendorf et de Pfelfer ont signalé dans rAlriciue 
Orientale est, d'après Hilgendorf même. (\ Wi/<-//i}. 



FAMILLE ALPHEID.^ 

Genre ATHANAS Leach. 
Athanas Djiboutensis Coût. 

Coutière, Bull, du Mus., 1897, n" li, p. 233; Ann. Se. Nat. [\Ul), VI. j). (,-2, 
177; lig. 4, 207 (1899) ; Alph. maled. Laccad., 190'i-, ]». 8:;6, lîjj;. 129. 

Mer Uouge (M. Jousseaume). In e\empl;iiie mulilé. 



Gfnuk SYNALPIII':iTS B.vve. 
Synalpheus triunguiculatus Paulson. 

Paulsnii. loc. cit., p. 103, pi. \\\ , lii;. 1-19; {AlpheusV, Niil)ili, .\nii. Mus. .\«- 
poli, [, n" 3, 1901 . p. -2: lUdl. scient. Fr. li-l',/., \'f.. l'.MtC, p. 2:'.. 

MassaiMiidi .Mus('m' de lli^-ne^ . lin' di/inni' d'excmpliires. 
Massaonidi .Mns(''e de Xaples). 



32 G. NOBILI 

Synalpheus biunguiculatus Stimpson. 

Massaouah (Musée de Gènes). Une dizaine d'exemplaires. 
Massaouah (Musée de Naples). Un mâle. 

Synalpheus tricuspidatus Hell. 
Alpheus tr. Heller, S. B. Akad. Wien, XLIV, p. 267, pi. III, fig. 15. 

Massaouah (Musée Naples). Quatre mâles. 

Genre ALPHEUS Fab. 
Alpheus ventrosus Edw. 

Alpheus ventrosus H. Milne-Edwards, H. n. Cr., t. II, p. 332 (1837). — Coutière, 
Alph. maled. Laccad., p. 882. — iSobili, Boll. Mus. Torino, 1905, n° 506, p. 2. 
Alpheus lœvis Randall et Auct. 

Nombreux exemplaires de la mer Rouge et de Massaouah 
(Musées de Turin, Gènes et Naples). 

Alpheus bucephalus Coût. 
Coutière, Alph. maled. Laccad., 1905, p. 890, pi. LXVIII, fig. 29. 

Un exemplaire mutilé de Massaouah (Musée de Turin). 

Alpheus insignis Heller. 

Heller, S. B. Acad. Wien, XLIV, p. 209, pi. 111, fig. 17, 18. — Nobili, Ann. Mus. 
Napoli, I, 3, p. 2. — De Man, Abh. Senekeîib. Ges., XXV, 1902, p. 864; 
pi. XXVI ,fig. 60. — Coutière, Ann. Se. nat., loc. cit., p. 89, fig. 55, et Alph. 
maled. Laccad., p. 899. 

Erythrée (Musée Naples). Un mâle. 

Alpheus pacificus Dana. 

Dana, U. S. Expl. Exp., p. 542, pi. 34, fig. 5. — Coutière, Alph. maled. Laccad., 
p. 909, pi. LXXXV, LXXXVI, fig. 47. 

Un exemplaire mutilé, recueilli par M. Jousseaume, est attri- 
bué avec quelques doutes à cette espèce. 



I)i:(:ap(Hm:s i:t stomatoi'odes 33 



Alpheus rapax K.ib. 

r5ate, Challeng. Macr., 1888, p. o'M, [il. XClX, liir. 1. — Coiitière, Not. Lcyd. 
Mus., XIX, 1,897, p. 293, et Ann. Se. nat., loc. cit., |>. 233, li^'. 284, et .Mpli. 
maled. Laccad., p. 90"j. — Nohili, Roll. .Mm. Torino, XVllI, 1903, n"45y, [». 7. 

MassaoLiali Miisi'c dr Tmin . l H mAli'. 



Alpheus Audouini Coiil. 

{Ali^liem Edivardsii Aucl., pars.) 

Coutiùre, Alph. maled. Laccad., p. 911, |)1. LXXXNIl, lig. ;')2. 

M<'i- lioiigc; (Mus. (If Turin . I'ik' IVindlc d un mal''. 



Alpheus strenuus IJaiia. 

Dana, U. S. Expl. Exp., p. ok'î, pi. XXXIV', li^:. k — C.outirie, .Vo^ Leyd. Mus., 
XIX, p. i'.i'.i. ("I .Mph. maled. Laccad.. p. 913. pi. I.XX.WII. li.-. :i3. 

-Mci' Kong'i; (.M. .lonsscauiuci. (Ji!i'l(|U('s e\L'mplai n.'s. Alxld- 
kadci', |)ivs <!(' M;is>ii(tiiah (Muser de Tui'iui. Lu iiiàlr' ^Ij. 



FAMILIJ-: ///PPOIATWuE 

Genre VIRBllIS Stimpson. 
Virbius orientalis Ileller. 

lUppolyte orientalis llcllcr, S. B. Akad. Wien. XiJW ISOI, |>. 277. 

Virbius proteus Paulson, loc. cit., p. lO'.i, pi. .Wlll, li^^ 1, l-I pi. .\, lit:. 2-:i. 

Djilxtuli M. ('.((ulit'ic . Trcnl('-si'|i| rxciuplain's. 

l'iinlson (l(''(ri\il, en LS'."). une ('S|k''('(' iV II iji/idI i/I nhr (Imil 
il iiMiil nn ^i-and noiulji'c (rcxriMpIaii'cs oL d(jnl il a |)n cUidii'i- 
l;i ^ill•i;ll)ilil(^ |,c^ \ ,ii'iiili()n> iiii'-ciili'o |);ii' ci'llc t'S|irct' --iinl 

(l).l(' n'ai rn ipi nn Imil [irtil nuinliir d .Miilii'idfS, paicc ipic l('.>^ collcclinus 
(l'-Mpliùfs (lu .Mii,s(''inn ont iHc ('■Indit-fs par .M. Cniilit'it'. D'apivs li's travaux 
(le Ileller, Paulson el Coiitière, dans la nier Itoni^e se Imuvenl encnre le.>î 
espèces snivantes : 

Sii,'nalées par Ileller: .[(hanas diiiiurpltus \ar. inonorcros ; Sijnalpluits Cliaron 
llell. ; Alpheus gracilis IloII. ; .[Ipheus parciroslris Dana. 

Sijj;nalées pail'aulsuii : Haciliiis compressus Pauls.; Si/nalpheus fossor Pauls. ; 
.S. tuiuidomaiius Pauls.; .Alpheus crassimaiius Ilell. 

Signalées par ('.niilière : .Utlomale dolicho'jmilha \h> .Man ; .Kuloinatc dardi- 

.\.NN. se. N.\T. ZOOL., '.*" série. IV. '.) 



34 G. NOBILI 

très nomlji'ciises ; je crois donc mieux donner la version entière 
de la description originale, en discutant a])rès la position des 
exemplaires examinés et l'identité de cette es])èce avec la H'ip- 
■polyie onenlaJis de Heller. 

Paulson i;i*oui)e les formes de cette espèce en deux cat<'- 
gories A et B, qu'il partage ensuite en groupes : 

« A. — Comprenant les formes à rostre bas, également haut 
dans toute sa longueur, avec pédoncules anleirnulaires attei- 
gnant l'extrémité du rostre ou plus longs, avec scapliocérite un 
. peu plus long que le pédoncule des antennules. 

Premier f/roi(pe. — Le pédoncule des antennules atteint 
l'exlrémité du rostre. (Céphalothorax et abdomen comm(» dans 
le genre Virlniis, partie dorsale du. cinquième et du sixième et 
d'une partie du (piatrième segment abdominal nettement plus^ 
étroite que la partie jjasale, avec un sillon sur les côtés. Cara- 
pace et segments abdominaux pourvus de poils plumeux (1). 
La carapace a antérieurement l'épine susorbitaire, l'antennale 
et la branchiostégale. Rostre bifide à la pointe, ses deux 
bords non dentés. E})ine basale des antennes externes un 
peu plus longue que l'article supérieur des antennes internes 
sur le bord interne du([uel on observe, dans la seconde moitié, 
une autre petite épine; le gros fouet a huit articles. MaxiUi- 
pèdes externes plus courts que le pédoncule des antennes supé- 
rieures ; la première paire de pattes atteint seulement le bord 
antérieur du céphalothorax ; la deuxième paire est |)lus courie 
que les maxillipèdes externes ; les articles du carpe sont égaux ; 
la main est plus longue que l'avant-dernier article. Les trois 
autres paires de pattes ont la même longueur et dépassent 

nerl Coût.; Alhanas dunorphus OrLm.; Athanojms platyrliynchus CiOiit. ; Arête 
indicus Goût. ; Jousseaumea serratidigita Coul. ; Jûuss. latirostris (lout. ; J. crU- 
tata Coût. ; Amphibetœus Jousxeaumei Coût. ; Alphcopsis sequalh Coût. ; Sijnat- 
pheiis neomeris De Man ; .S. Gravicri Coût. ; S. paraneomcris Coul. ; S. bhingui- 
culatm var. pacinjmeris Coût. ; Alpheus lœviusculiis Dana ; A. Bastardi Coût., et 
sa var. Hululensis Coût.; A. hippo/koë De Man; A. Maindroni Coût.; A. euchinis 
Dana; deideropus Hilgd; -1. collumianus Stm.; A. paragracilis Coût.; A. micro- 
fityltia Baie; A. aculeipes Coût. •,A.spongiaïum Coût.; A.grac'dipea Stm. ; A.para- 
crindus Miei-s ; A. alpheopsidcs Coût.; A. barhatus Coût.; A.spicndidus Coût.; 
A. pachychirit!^ Stm. 

A ces espèces il faut ajouter le typique A. Edwardsi Aud.. délimité par Cou- 
tièic. 
(1) Très rares. G. N. 



DKCAI'OIJKS I:T SToMAToI'oDKS 



:v.y 



qii<'J<jii(' peu le i-osln- ; li- iinipixlilc dr iii Iroisii'iiif paii-f csl 
plus liU'i;»' (pic ci'Uii (II- la (pialiiriuc cl de la ciiKpiiciiic paire 
Le (laclylopodiLe esl Icrmim'' par iiii aiiiilc ai^u : il csl poiiiMi 
sur son bord infV'i'icui- d(' dix dcids cidliiroiiin's, (pii ciMjisscnl de 
la hase a Icxlrcmili'. I.c sixiciiic sciiiucnl ahdoiiiinal csl plus 
coiiil (pic le Iclson. \\ a le Ixjrd ptisli-i'icur cnlici-: la pdiiile du 

lelsoii il >i\ ('pilles, les cvlcrilcs l|•è^ Colll'IcS ; culrc la l)a>e i\i'> 

(''pilles il ) a un poil. 

Le roslre peut a\()ir : 

ff. Le ])ord sup(''riciir axec 1-:^ deiils a la hase. le Ixird iiilV'- 
l'icur lisse. Dans cciiaiiis exeiiiplaircs les iiia\illip(''dcs allei- 
{incnl rexli'éniih' du p(jdoneule d(;s aiih-nnules. 

A. l^e hoi'd supérieur avec 2-5 dénis, le ])(ji'd inlV-iieiir a\ec 
1-3 dénis dans sa <leuxi("'me moilié, en avanl d('sqiiel> le i(i>lie 
dc^iel!Î (III peu plus liaiil. en faisanl ainsi jtassii^e à la deuxi(''iiie 
calé^oj-ic. 

r. Le h(jrd sup(''rieiir a^c(• nue deiil pi es de la ])asc, liiih^- 
rieur avec une dcnl a\aiil rcxli-i'inih'' ; le |»(''doncule des anlen- 
nules csl (''gai an roslre, mais nu peu plus eoiiil (pie le seapli.»- 
C(^'rile. Ces formes conslilneiil ainsi un passage à la deu\i(Mii(' 
cal(''iiorie. Exhvmih'' du lelsoii a\ec liuil (''pines. Un n(iiiihre 
('■gai (r(''pines s\)hser\e dan> le deuxi(''me grou|)(' el dans la 
deuxi(''me calégorie. lor>(pie dans les loriiKîS (''ludiées jus(|iri(i 
il N a loiijours six ('■piiie>. sauTdaiis un iiidi\idu. 

Dcn.iii'ute fifoiipe. — IN'doneule <.V^^ anlennnles dislincle- 
meul |)lus long (pu' le roslre. «pii est à peine aussi long «pie les 
\eiix ou m(''me |»lus courl. Le roslre peu! a\oir {\i'> rorme> 
diUV'reiiles, soil : a^e(• le- deux h()rd> iiiermcs. ou le lund >upi''- 
riejir peut a\oir une dciil el la pointe (Mre aigiu"' on hilide. 
Le l'ouel gl'(Me de< a II I ell lluli'S |)e||| (~'lre ('"gai oil plu- eollll (|Ue 
le gros foucl. (Ml Ions les deux pelINellI ('Ire (li>l illcleinciil i;ic- 
courcis. L'ai licle hasilaire des aulenniile> a une epiiie aiileiieiiie 
ell plii^ de ['('pille ha>ale. el aiii-i >e Idiiiie un pa»age a la 

delIXlellie ca l(''i;i M'i e . La p(Ullle (lll |el>oll a llllll i'plll("< cl (lailS 

un iii(li\ idii 1 ('xlr(''mil('' du >ixi(''me x'giueiii ahdominal a aussi 

une l'pilie. 

11. — haiis les iii(li\ i(lii< de celle (l('ii\i(''mc cal(''g(iric le rostre 
csl l'oliac"'. soil plii-> liaiil pic- de la pointe (lu'a sa ha<c ; les 



36 G. NOBILl 

deux bords sont toujours dentés. Le scaphoçéritc est aussi long- 
que le rostre, et distinctement plus long que le pédoncule des 
antennules. L'individu représenté Pl.XYI, figure 2 rattache cette 
catégorie au premier groupe de la première catégorie. La pointe 
du telson dans un individu a huit épines, dans un autre six...,.» 

J'ai donné in extenso la traduction de la description de 
Paulson, parce qu'elle est très précise; elle étudie bien la varia- 
tion de cette forme, et c'est sur elle (pi'il faut se fonder pour 
reconnaître l'espèce. Mais l'espèce du carcinologiste russe avait 
été déjà vue en partie par Heller. 

Si l'on lit la description à'Hippnli/te orientalis Mell. et qu'on 
la compare avec la description de Paulson et avec une bonne 
série d'exemplaires, l'on voit facilement que Heller a eu devant 
lui- un exemplaire appartenant à la cîitégorie B de Yirtnus 
proteus. Cette espèce doit donc prendre le nom de Y . orientulis. 

Les exemplaires recueillis à Djibouti j)ar M. Coutière sont 

très variables. Aucun individu ne correspond à la catégorie A 

à rostre linéaire; ainsi qu'il n'y a pas d'exemplaires à rostre 

2 1 

très court. Huit individus (dont six ont - dents, un - et un 

1 . .... 1 

- dents, rentrent dans la catégorie 13 et même 1 individu avec — 
4 1 

correspondant à la ligure 3 de la planche XVL Les autres 

exemplaires peuvent se ranger aussi dans cette catégorie 

ou dans les formes de passage entre cette caté'gorie et la A, 

dans les(pielles le rostre porte un nombre variable de dents 

et son bord antérieur s'élargit un peu dans la partie anté- 

2 
rieure. Vingt-quatre exemplaires (le rostre a— dents dans quatre 

. . 2 2 .31 

individus, -dans quatre,^ (hms dix, (d - (d - dents dans les 

autres) ap))artiennent à ces formes de passage. 

Très variables aussi sont les longueurs proportionnelles du 
pédoncule des antennules, du scapliocérite et du rostre. Dans 
ces exemplaires, les premiers articles du gros fouet des anten- 
nules sont élargis triangulairement à l'extrémité interne, et le 
fouet apparaît denté; et, en cela, ils s'accordent avec la des- 
cription de //. orientff/is. 



DÉCAPODKS KT ST< )M.\T()I'( (DKS 'M 

IJoii iioiiiliri' (Ir CCS i'\('iii|»liiir('> nllrinl |i;ii-ci. piii-lii ^iif la 
(•ani|jac(' (\i'> |)oils |iliiiii('ii\ i-ai'f> cl 1res ciiricux. (|iii ne sont 
|)as (In htiil |»ai-liciilici-s à la cal(''Li(iiic A. niai-< «iiii s"()l»>ci'\ciil 
aussi dans la cal(''ii(tiic !>. im-nic dans nnc grosse l'cniclic dr 
±i) niillinicli-cs d" hjii^nciM'. (|ni correspond exaLiemeiit à la 
li^ui'(! ',] de la l*lan<die W'I de PanUon. 

Un exemplaire de la luei- |{(mi;A(' , .M. .lonsseaiune apparlieni 

-) 

aussi à la caléiioi'ie II, el son roslie a- dents. 

■2 

Virbius ? jactans Xol». 
IM. Il, lig. -2.) 

Nohili, Bull, du Mus., lOOi, n" ;;, p. 239 (Diar/n. pi clan.). 

Celle espèce nouvelle n'esl icpi'ésenlée ([ue par une [)elile 
femelle ovigère recueillie à Djibouti, par M. Coutière. Cet 
exemplaire n'esl |)as en bon étal, et je ne peux en donnei- (]ne 
quelques caractères qui suffisent pourtant à disliniiner l'espèce. 

Le rostre est surélevé, obli(iue en baut, coidinué en une 
carène courte sur le dos de la carapace ; pourvu de o dents 
sni- le bord supérieur, dont .'> plae(''es sur la eaiapace, et 
sans dents sur le bord inférieur. Le rostre est très couit. Les 
maxillipèdes externes attei^inent l'extn'mité du s(a|)lioeéi-ite : 
ils on! (pi(d(pies épines à l'exIriMnilé. 

Les pattes de la deuxième |)aire n'alleiiineiil pas 1 exir.'- 
milt' dn sea|»li()('érile ; les [rois arlieles du ear|»e sont «'liaiix. 
l^es ])aUes IIL I\'. \' on! nne ('■pine à l'exli-émili' du im-ro- 
podile. Le projxxiile a une Inrme earael<''risli(|ue : il s'élariiil 
un peu vers son «'xlrémih' mu il esl iromph- ol)li(piemeid. Le 
daci \ Idpodile esl >im|ile. (•(Uirbe el peni > adapler eonli'e 
le hord idilnpie du propodile en l'ormanl une opeee de pince. 

Le lck(in porle denv paires de >pinnles en dessn>-. .le ne 
|ien\ rien dire de sa poinle. 

Genre Paschocaris Nob. 

Nnhili. /{(///. '/(( .1///S., l'.io:), 11" G, I». :(".ii. 

\j Hi/ijinli/lc iKisrlKil'is de lleller ne peiil iviilrer dan-> aiieiin 
des ii'enres nombreux en le-ipirl- la ramilje dr- I lippuU I ide-^ 



38 



G. NOBILI 



a été divisée. Je crois donc ([u'il faut placer provisoirement 
cette forme dans un nouveau genre qu'on peut caractériser 

ainsi : 

« Mandibules biparties, à processus incisif bien développé 
et denté, sans palpe. Carpe de la deuxième paire de péréopodes 
divisé en six articles. Branchies disposées selon la formule 
suivante : 





Podolii-nnchies. 


Arihrohrancliies 
antéi'ieiires. 


Aithl'oljranchies 
postérieures. 


l'ieurobranchies. 


Vlll 


1 
1 



















u 





u 









1 

1 
1 
1 
1 


IX 

X 

XI 

XII 

Xlll 

XIV 


2 








Ti 


Pas d'épipodites ni d'exopodites aux paltes tlioraci(jue«. 



Paschocaris paschalis Heller. 

(PI. m. lig. 1.) 

Hippohjlc paschalis Heller, S. B. Akad. Wien, vol. XLh', |». 276, pi. III, fig. 2i-. 
— De ;\Ian, Arch. f. A'at-, 1887, p. 534. 

Sept individus recueillis par M. Coutière à Djibouti. 

Le rostre est typique dans six exemplaires, cesl-à-dire 
pourvu de quatre dents, dont d<'ux placées sur la carapace, et 
sa pointe est distinctement bitide. Il atteint rextrémil(' des 
cornées. La cara|)ace a seulement Tépine antennale. 

Le premier article du pédoncule des auLennules est plus long 
que les deux suivants pris ensemble ; le stylocérite atteint 
Fextrémilé du deuxième article, son bord evlcrne est di'oit, 
rinterne convexe, rextrémité pointue et longue. Le deuxième 
article a une ])etite spinule à Textrémité de son Ijord externe. 
Le troisième article n'a pas d'épines, mais il a à son extrémité, 
en dessus, une lamelle triangulaire mobile. I.c gros fouet est 
formé d'environ dix ai'licles. Le sca|>li()C(''rile, armé d'une 



DKCAI'ODKS KT SToM AI ul'oDI.S 'M) 

(''|)iii(.' à son <'.vtn''inil<''. <'<l im peu |ilii-- Imiii^ (juc le ix-doiiciilc 
des anlciiiiiilcs cl allciiil li-s driix ticr> du ^ros l'oiii'l. 

Les inaii<lil)ules soiil hifii ik-IIciulmiI divisées on un processus 
incisif !()ii<; (d t>ivie, el en nii jiros |)i-uc('ssiis molaire. Le i)i'(i- 
cessus incisil" a o-OdenIsà son cxliMMuil»'; le pi-cjcessns molaire 
est t'oiiné de deux pallies, un lulx'ieuie molaire eompail avec 
le corps de la irumdibule el di\isé en six grosses dénis apparem- 
menl li'oncpiées, mais cliacnne lji-li'identiculée si on lixamine 
à un grossissement assez foi't ; i'anlre, une lame arnn-e di-pines 
barbelées el linemeiil i'idi''e. ipii esl supei-posi'e m parlic au 
lubei'cule molaire. Le palpe man(|ue. 

l^a première maxille a la /'cinif/ ini'dui bordée de peliles 
épines et de poils, L'i lacinie supérieure avec deux iii-oss(;s 
soies, la lacinie inférieure avec do longues soies. La deuxième 
maxille a le lobe interne liilolx' (d [)ourxu de poil<. le lobe 
externe gros et ari-ondi aux deux extrémités, la petite pièce 
médiane n'a (|ue deux soies à lextrémilé. L'épipode du pre- 
mier maxilli[)ède est bilo])é ; Texopode est tlagelliforme et, 
long; la laïue inlerne est bilolx'-e el pourvue de soies, la |telile 
lame médiane bisegmentée. Le deuxième maxillipède a un long 
exo|)ode ; Tarticle terminal de Tendopode est porté de côté par 
le pi'-nnllième article. Les ti'oisièmes maxilli|)èdes sont longs, 
iuai> un peu plu^ courts (pie le scapliocèrite, leur dciMiicr article 
porte des petites spiiiulc> brunes. 

J^a première paire de péréiopodes es! grosse; (''tendue, elle 
alleint lextrémité du sca|)liocéi'ile. Le iiu-riis e>l plus long (|ue 
le carpe (7:5) (d ('-gai en imigueiir ;i l;i paiiiiie; les doigts sont 
moins loiig> (pie iiioilii' de la paume i~:-l.'.\ . Li' carpe est 

()|)CO|li(pie. un peu t'Iaigi a I e\l l'/'lllib' ; le> (loiuU -(Mil di''- 

|ioiii\ ii> de dents. Le carpe (le> pallo lili forme- de la deiixieiiie 
|)aire es| (li\is('' en six a!-li(des. d(Uil le premier cl le deuxième 
soûl conris. le Iroisièiiie e>| p|ii-« long (|ue le prcniiei- cl le 
dciixieine |>ris en>enil)le. le ciinpiièiiii' e>l siilii'gal au dciixième, 
le (pialrienie el le >i\ienie -(inl l'gaux, |dii-> hrngs ipie le 

delixicllie el p|||-> coUlK (pie le lloisièllie. 

Les |)alli's IIL l\ cl \ sdiil gi'idcs cl tdauct-cs; leur nn-ropo- 
dile esl ainii- a I exi lè'Uiib- du bnrd iulV-riciir (riiiie cpiiic. I.c 
])i'0p()dile e-l lrMi> fois aiis.->i long (pie b; dacl \lopodite ; il c>l 



40 G. NOBILI 

ponnii sur le bord in relieur de spiiiules et soies, qui \ers l'extré- 
mité de l'article se disposent en double série. Les daetylopo- 
dites sont terminés par deux onguiculés biuns de longueur 
presque égale, et |)0urvus aussi sur le bord inférieur de nom- 
breuses spinules. 

L'abdomen est comprimé, replié en bas après le Iroisiéme 
somite. Les pleurons des segments IV et V sont angulaires, les 
autres arrondis. Le telson porte sur son dos trois paires 
de spinules ; son apex est très court, tlanqué par six épines, 
les deux externes très courtes, les deux médianes un peu 
plus courtes que les deux intermédiées qui sont assez ro- 
bustes. 

Six exemplaires appartiennent à la forme typique à rostre 
4-denté et bifide, et tout en ayant seulement 1 centimètre de 
longueur ont déjà des œufs. Mais il y a aussi un septième exem- 
plaire, long de 19 millimètres, qui correspoml à la forme 
d'Amboine décrite par De Man, parce qu'il a seulement 3 dents 
et la pointe du rostre simple. Le pédoncule des antennules est 
conformé comme dans les autres exemplaires ; mais le gros 
fouet a dix-sept articles au lieu de dix. 

Genre SARON Thallw. 
Saron gibberosus ï]d\v. 

Hippolyte gibberosus ft. M.-Echvards, H. N. Cr., II, 1837, j). 378; AU. Cuv., 

j.l. LUI, fi^. 4. 
Ilippuhjle gibberosa De Man. Arch. f. Nat., 1887, p. 533, et Zool. Jahrb. Sijst., 

IX, 1897, p. 761, pi. XXXVl, i'ig. 08 (pars). 
Hippolyte marmorata Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., \, 1800, p. 497. 
Hippolyte Hemprichii lieller, S. B. Akad. Wien, XLIV, 1862, p. 27;j. j)!. 111, 

fig. 23. — De Man, Not. Leyd. Mus., III, p. 107. 
Saron gibberosus Thallwilz, Dccap. St, p. 213. — De Man, Abh. Senchenb. Ges., 

XXV, 1902, p. 852, pi. XXVI, lig. :;7. — iXobili, Bull, scient. Fr. Bclg., XL, 

1906, p. 35. 
Saron marmoratus Borradaile, P. Z. S., 1898, p. 1009 [pars). — iNoJjili, Ann. 

Mus. Zool. Napoli. p. 3. 

Mer Rouge (M. Jousseauine). Une femelle. 

Iles Muslia (M. Gravier). Dragage to mètres, sable. Cinq 
mrdes, quatre femelles. 

Djibouti (M. Gravier). Un mâle. « Vivant sur les polypiers. 
Couleur générale gris verdàtre foncé. Appendices cépJialo- 



DKCAI'ODKS K'I' SToM AT" i|'( »!)i:s 41 

UioJ'aci(|U(;s a IkiikIcs ]j|fiic:> !■! I)l;iuclif.> alU-riiécs. Tadn'- ixii- 
liformes au tcison. » 

liai"' (le l)jil)()iili |in''S(lii •< iliToii ■■. - l ii iiiàli'. I >aii>- li'> coiaiiv 
vivjiiiU. Taclics {prises avt'c des poiicliialioiis l)lciic-> imi Maii- 
clics. Ap|)cii(lict'S (lu cridialulhorav à haiidcs lian.sM'isalo 
allci'ualivcmcnl lilctics ci l)Iaucli('s. » (ic uièmo oxcmplairo, 
diiiil AI . (ii'a\ ici- a si scd^ucuscuicnl noIiWv /v/vy la cdIoijiI mui. a 
cil alcool des bandes rougeàlres, ce (|ni proiixc (|iic celle c(jlo- 
lalioii, ohsei'vée par moi aussi dans des cM'iiiplaiic-. du -ollV 
Pei'si(|U(,', esl duc a i'aclion de Talcool. 

I'jnIIiicc Mus. .\aples). Une rcmellc. 



IAMILLI-: LATREITJDJ-: 

Genre LATREUTES Stm. 
Latreutes pygmaeus Xcb. 

Nobili, UhU. du Mit'irtim, lOOi-, n° o, p. 230, et Bull, srlent. l'r. Ik'hj., XL, 1000, 
p. 37, pi. il!, li-. 4-i- h. 

hjiboiili M. (ioulici-c. Xcuf iiidi\ idils de loiiiiiicur \ iu-i.inl 
eiilic \'.',-\1 iiiiHiiiic|rc< ; (|iici(|iics-uiis o\ ii;cres. 

Latreutes Gravieri Nob. 

Nubili. /.'(///. du Muséum, luoi-, n" o, p. 230, t-l Bull, scient. Fr. liclu., XL. l'.iDii, 
|i. 3'.i, ])\. 111, lifr. :•)-:; a. 

hjiboiili: dans les >al)lc> a /io/t///of//o\\//s^ (} inèlrcs .M. (iia- 
\ici*i. Lu jeiiiie iii(li\idii di'cijl cl liuiii-i- par moi. /or. /■//. 

Latreutes mucronatus var. multidens nev. 
il'L 11. li-. 3.) 

(il. 1 i II ijncocy cl us mucronatus Slim|)S(»n, froc. .{cul. N. Se. I'hil'iilcli)lii'i, isco, 
p. 28. Lutreulcs mucronatus Dnllciii, A bit. bayer. .{Iutd. \Vi>s., XXI. 1".mi2, 
p. 038, pi. V, lit,'.(j. 

lu e\ciiipl;iii-c ciidoininaji,!' recueilli par M. .Ioiiv^.miiiuc, 
dans la mer iîoiiiit'.s accorde a\ec A. iinnrniiiiliis pur l;i |)liip;iii 

{\r> caraclèro, m;ii> i-ii diHeir n.ir ci' (lu il a - deiil>, >^|||• le 

1 I .) ( 



\-l G. NOBILI 

rostre au lieu de - des individus japonais et ehinois. Les épin<'s 

près <d en dessus de la ])ase des anlennes sont bien distinctes. 
Entre la Jjase de l'aùl et Finsertion de lantcnnc, il ) a une 
épine aiguë. 

Dans les collections du iMusée zoologique <le Tiuin, il y a 
(|uatre individus recueillis à Java pendant le voyage de la 
(( Magenta » (]ui concordent avec cette variété, mais montrent 
aussi que le nombre des dents du rostre est varia l)le. Dans un 

ii 

exemplaire on compte — dents et les 8 intérieures sont j)lus 

grosses et plus distantes entre elles que celles du boi'd supt-iicui'; 

\± 12 \± 

dans les trois autres exemplaires on a : — -, — , • — . D'après ces 

^ 10 8 9 ' 

exemplaires, on voit que le nombre de dents du bord inférieur 

varie avec tendance à s'approcher de la forme typique, lorsque 

ceux du bord supérieur restent toujours en nombre au moins 

double de celui de la forme typique. 

Dans les exemplaires de Java, le rudiment de la 2' dent dor- 
sale sur la carapace est bien distinct, plus que dans celui de 
la mer Rouge. 

La forme typique n'est connue ({ue de Hong-Kong et de !a 
baie de Sagami. 

Genre ANGASIA Bâte. 

[Tûzeuina Sliiripson.) 

A. Rostre très long. Pas de dent dorsale à la base, pas d'é- 
pines susoi'bitaires. Bord intérieur avec 27 dents .4. armain Pauls. 

AA. Koslre un peu plus long (jue le scaphocérite. Une dent 
dorsale, des épines susorhitaires. Bord inférieur avec 
3-4 dents A. erythra-a Nob . 

Angasia armata Paulson. 

Tûzcuiiia annalum Paulson, loc. cit., p. OU, |)1. W, (ig. 2-20. 
Angasia Stiinp^^unl llendersnn, Trans. Linn. Soc. [2), V, 189:5, p. 437. pi. XL, 
fig. 18-20. ' 

MerKouge (M. Jousseaume). Une femelle ovigère. 
L'animal est long de 75 millimètres, dont 20 sont occupés 
])ai' le rostre. Le rostre s'étend pour un long trail sur le même 



dk(:ai'(H)i:.s et stomatoi'odks 



i:{ 



plan qiK' la carapace cl lo (rois picmicis sci:iiiciil> alxhmii- 
riaux. puis il se (liriiie (pichpie peu en Imiil. A la ha-c. \ii 
(["en (l<'ssiis. il es! pliilùl laruv. |iiii>- se r(''li-(''cil lii-adiii-ilciiirnl . 
Il csl siii'monlé par iiiie ci'èle (pii coiiniu'iice siii- la carapace 
un peu avanl le cominenctmieni Au roslre. cl «pii >-c pioloii^e 
sur les deux tiers de sa lonjiueui-. I>ali''raleniciil il es! aussi 
(•ai"<''ii('' de chaque côti''. La partie iidV'rieiire es! au cuulraire In-s 
inin(;e; la. section du roslre a|t|)arailrail donc cuiimim' celle 
d'un eouleau à lame très rniiice ci à dos lar^c. Le rM>he e>l 
lisse en dessus et ])()urvu en dessous de i" dénis. I*rè> (]>'< \eii\ 
le rostre est Irès élroil, ainsi (pia la puinje. pni- il >"(''lariiil 
hrusquenienl et va ensuite se rétrécissani liraduelleinenl pis- 
(lu'à la pointe. Les yeux sont très courts. 

Le premier article du p('don<-ul(; ih"> aniennules a une r-pine 
l»asale ; il esl prescpie an^si hni^' (pie les den\ anlrc- |iris 
ensemble. Lépine hasale dr^pa^^e rexli'(''mil<'' dn |ireii)iei- 
article, et atteint la mnilii'' du deu\i(''me. Le pi'diincide e>l 
dislinclement ])lus couri (|i!e la moili('' dn sca|)lioc(''rile. cl 
mi'ine le ii'i'os roU(d alleiiil a peine la inoili»' dn >ca|)li(ici''iile. 

Le jireniier arlicle du |M''doncide ({('■> anleiincs e>| aiam'' 
inferienremenl dune épine. Le scapli()C(''rile c>l loni:. "'Iroil. 
lin(''aii'e, lanc(''olé. et prolondiMneni sillonm'- en devsiix. 

La carapac(* est un peu plus «'lidiic anh'ricnrenienl i|ne 
|tti>|(''i-ienrenienl ; elle esl anoc'-e d'une (''|)ini' anli-niiale ; son 
au^le anléro-inlV'iieur esl s|)inirormc. 

I^es maxillipèdes e\|eiMles S(Mll caSS(''S (laUS ce| e\eni|ilaire ; 

ils oui r\r (ITm'imU aiiisi par i'anlson : « i*alle-.-iiiàclioiiv«, 
exiernes >aii> c\oi;iialln' : dernier i'.rlicle ponrxii de -.pinule, 
alleij^nanl a peine lexIriMnih' de larlicle l)a>ilaii'e de-- anlennes 

exiernes ". La première paire de pi'rt'opode^ e^l plu», rnurie 
e( plus grosse que les anlre>; le carpe cl le pr(q)udile (inl a 
peu près la nn'me loui^uenr; les doiiils soni plu'- cnurU (pie le 
propodile. !,es pâlies de la dcnxiènie paire au ccndraue vniil 
plidtM i:ndes cl lonjiin's. Le carpe a lroi> arlicle-, doni le pre- 
mier e>| le plus loili;'; le deUxiéUH' cl le lro|>ieui"' >oul sul)- 

<''i:an\. 

Le miTopodile {\('<. pallc- III, l\, \ a une ('-pine piè> de sou 
cxIriMiiil»' : le carpe e>l lueiine en (|e>Min-, iiiai^ -e pi(doniie a 



44 G. NOBILI 

son extirmilé supérieure en une saillie arrondie; le propodite 
offre inférieurement 5-6 paires de spinules mobiles ; le dacty- 
lopodite a 3-4 spinules. 

L'abdomen est très comprimé latéralement ; les pleurons 
sont arrondis et amples. Les segments 3-5 sont obtuseme-nt 
carénés. Le troisième segment, au delà duquel l'abdomen se 
reploie en bas, a à son extrémité une saillie crochue; le ({ua- 
trième et le cinquième segment ont une dent. Le cinquième 
segment offre sur la moitié de son bord postérieur une épine 
dirigée obliquement en bas. Le sixième segment est long et 
étroit, mais plus court que le telson. Le telson est plus long 
que les uropodes, très étroit, linéaire, bifurqué à l'extrémité 
et ]»our\u latéralement dans sa moitié distale de trois paires de 
spinules. L'exopode des uropodes a deux sj)inul»'s ])rès de la 
suture avec la pièce terminale. 

Longueur tolale T.\ millim. 

— du rostre 20 — 

— de la carapace 13 — 

— du scaphocéiile 10 — 

— du 6'' segment aljdoininal — 

— du telson 12 — 

h' Ani/dsia Srnnpso)uWin\<\. n'offre aucune difïerence d'avec le 
2\ (iniitilum. Le rostre est bien un peu plus recourbé en haut, 
mais ce caractère n'a pas de valeur, puisque l'exemplaire de la 
mer Ronge a une courbure du rostre intermédiaire entre la 
ligure de Paulson et celle de Henderson. 



Angasia erythrsea Nob. 
Tozeuma crythr. Nobiii, Bull. Mm., 1904, n" ;>, p. 231 (Diagn. prélim.). 

Mer Kouge (Musée de Turin). Quatre individus. 

Cette espèce se distingue très facilement de A. annata 
Pauls. Le rostre a la même fornu^ droite et à couteau dans les 
deux espèces, mais pendant que dans aniuita il est très long, 
dans erylhrœa il dépasse de peu le sca])hocérite. \'u d'en 
dessus il est pluliM large à sa base, et fortement caréné dans 
tout son bord supéi'ieur. A la Ijase du rostre de cha(|U(' côté il y 
a une épine susorbitaire; et à son eoinmeiiceinent, sur la ligne 



I)|':(;ai'()|)i;s i:'r si'<iMAr()i'ni)i:s io 

médiane -il v ;i iiiic ('■piiic l.c Ixud iiilV'iiciir du iii>li-c <■-! Ins 
mince cl laïuclliiii'c. d ii";i ([ne '.>-'\ dinl- ihiiil I iiii'' -un- la 
])oiiil<'. haiis.i. nfiiitit/i le rosti-r lia pa^ de dcnl dui>ali' a -«a 
base : les rpini'S siisorbitaircs man(|ii('iiL id lo dnil- du Innd 
inIV'i-it'ur sont très nombreuses. Le seaplioe<''rit(' est un |mii plus 
lon^' (|u<' la carapaee, et arnu' (rniic (''pim- nd)ii-l<'. !.<■ p<''duii- 
culc (1<'S antennules est la nioitii' aussi loni: (pic !•■ -laplim r'iili'. 
Son premier article (?st plus lonj;' (pie les drii\ -ui\anU pris 
ensemble; le styloc(''rite siyliforme (l(''passe «pu lipic piii 1 . xlit'-- 
mib' du preiiiici' ai'lii le. Le j^ros foiiel u alli'iiil pa- I e\| icmilt'' 
(lu scaplioe<''rile ; les yeux !ittei{i;nent la iuoiIk' du picmirr 
ai'licle (lu |)étl()iicule des ant(!nnules. l/an,ule cxli'iiie de I oilule 
esl (lentilbi-me et presque aussi loiiii' (|ne Irpin.' aiileuuaii-e. 
L'anjile pt(''rygostomien est aiiiu : en arrière d piu^ jiaul (pie 
cet angle est placée une ('idne (pii iialli-iiil pa^ le boid aiijé- 
rieur de la carapace. 

Les pleurons des segnieiils abdoiiiiuaiiv \-'.\ son! aiiondis, 
ceux du (piatrième segiueiil aiii:ulaire. ceux du eiiKpiii'inc oui 

une p(dile delll près de ICx I JM'IIII I (''. Le I r(>isi(''llie seuilicill l'ail 
nue saillie p()sl(''['ieurenienl . pa-> si iiross(! (|ue C(dle de nr- 
iH'ihi. les segments \ el ."i iiOiil pas la saillie deuliforme (h; 
(iniKihi. Le telson esl un peu |»lus long cpie le ciinpiième seg- 
nieiil. siib(''gal aux uropodes: >iii- ^oii dos il \ a deux paii'cs 
d^'pines mobiles. 

La troisièuie paire de iiiaxillipèdcs alli'inl r.'xln'iiiib' du 
p(''doncule des aniennes. La iiremièrc |)aiic de pi-n'-opudcv es! 
(•(tiirle et gi'osse, (d d(''pas>e a peiii'' la base du ><(;ipli(HtTile. 
Le um'tiis el le carpe \ soid >ulM''gaiix, on bien le carpe e-l un 

peu plus ('(JUI'I ([lie le IIU'III--. La main es.| coM\e\c: la pailllie 

esl aussi longue (pic le- ddii:!-. 

I.,es doigts SOIll C(m\e\c< cl c\ca\('«« du cn\r llllcrilc. Les 

pâlies de la deiixièiiic p;iirc di''pas<eiil (pi(d(pie peu I c\lr<'iiiil(' 
{\\\ ]>é(|(uicule df< auleiiiies. Le prciiiicr arli(dc dr leur carpe 
esl |ires(pie au--i long (pie les {\i'\\\ ■-iii\aiil>. \.r-. pallc- de la 
IroisK-nic paire -oui le-- plii> longue- : e||e> allciuiiciil pre<<(|iic 
I Cxi n'inili" du >ca|diocr'rile : le- palle- ih' la (pialrienie paire 
soiil plus eoiirle-. cl plu- cncon- ( .d|r- de la cnupiicmc paire, 
('es Irois paire- de palle- oiil iiih' ariiiiiic caïai li'ii-l Kjiic. Sur 



46 G. NOBILl 

le côté inlcriie du méropodito, (jui est plus long (jue le propo- 
dile, on observe une série de cinq épines coniques, relative- 
menl grosses el implantées dans un alvéole, ce qui les rend 
mobiles. Sur le carpe il y a aussi une épine du même genre. 
Le jjord inférieur du propodite a de nombreuses spinul*3s 
disposées en double série. Le daciylopodite, qui est long moins 
(|ue muilié du propodite, est courbé et ])Ourvu en dessous de 
quinze spinules environ, qui croissent en longueur de la base 
à Textrémité. 

Le plus gros individu est long de 32 millimètres. 

Cette espèce ressemble un |)eu à V Arigmid paroruna Bâte, 
mais en dilïere nettement par ses épines susoculaires, par 
Tépiur basale du rostre, par la présence d'une épine br;tn- 
«•hiostégale, par la longueur ditîérente des articles du carpe de 
la deuxième paire de pattes, ])ar les pleurons de Fabdomen non 
prolongés en arrière, etc. (Cf. Bâte, Pror. Zool. Soc, 1863, 
p. 498, IM. XV. lig. 1). 

Gknre HIPPOLYSMATA Stimpson. 

Hippolysmata vittata Stimpson. 
(PI. II, liir. 4.) 

Stimpson, Proceed. Acad. N. Se. Philadelphia, 1860. p. 20. 

? H. viltata var. De Man, Arch. f. Naturg., 1887, p. 494 (Amboiiiensia). 

Bien(jue Tunique exemplaire, long de 9 millimètres, recueilli 
par M. Coutière à Djibouti, soit mutilé, je crois pouvoir 
reconnaître en lui la vraie H. vittata Stm., qui serait en ce 
cas une forme différente de celles décrites pai' De Man et jjar 
ïhallwitz. Ce i\m me })orte à attribuer mon exemplaire à la 
forme de Stimpson, c'est qu'il otfre dans le rostre deux parti- 
cularités, bien décrites par Stimpson. 

Le rostre est grêle et porte en dessus six dents à peu près 
é(piidistantes ; une septième dent est placée un peu en avant 
de la moitié de la carapace, et la distance entre cette dent 
dorsale et la première rostrale est douille de la distance enti'e 
la première et la deuxième rostrale. C'est précisément ce (|ue 
dit Stimpson : dente jiosterwre reJ priiim pni'ce ante nicdium 
(■arapans s'iio et dente .wrinido interrallo du pin renmto. 



DKCAroOKS ET .STi».MAT<)l'()i)i:> l - 

Lf bord inrériciir ii';i (|iii' driis dciil-. iii;iis ci-llcs-ci soiil 
l)L'îHirou|t plus pclilcs (iiH' ccllr-. (Iii |)i»i(i >ii|»(''i-ii'iir. Le imiuhiv 
oll'i'i' iiiK' l(''jj;èrr (lillureiR-c de celui du l\|»c dr Slini|»()ii lr(ti> . 
mais leur dimension succordc bien axcc le (Ifiililnis inirr:s de 
Slim|)son. 

Le- |»;d(es de la première paire d(''pa->eiil «nirhpi.' pm le 
scapliocérilo ; le carpe est à peu près ('^al a la main : le> duij^ls 
mesui'etil un tiers d(3 la loniiueui- de la maiu eulieie. |,r cjupe 
de la di'uxiènie paii'ê do paltes est (li\isi'' en L\ arlieles 
en\irou; le in(''ru> a des (races siiperlieielles de di\i>i(iii. Les 

aulres pâlies JliaïKpiellI. 

Hippolysmata multiscissa Nob. 
(PI. Il, li,-:. :■,.) 

Noliili, Bull, (lu Mus., 1904, n" o, p. -l'M Diarjn.prtHim.). 

hjilxiuli M. (loulière). Xeul" iudisidus. 

La dis))Osition des deids sur le rosire esl \ariai)le. niai> il \ 

a toujours plus de dents (|ue dans //. r'iUhila. Les délits soûl 

S 8 ' 9 7 8 , • , , , 7 (i S 7 

-, --, --, -- , - avec trois dents sur la carapa<-e, el -. -, - - 

a\ec deux dents sur la cai'a|»ace. 

(Jiiaiid il y a o ou deutssur le bord iulV-rieur. la dennère 
est p(dile et placée ])i'ès d<' rexlréiuih- du rostre. L<i /irrniii'ir 
(h'iil sur hi inrujiticc lù^sl juis (''Ioihik'c dfs militas, cl les th'itls du 
hnrd inli'iif'ur snni mis.si (jrossps ijin' rcllrs du lutnl sitjiiTU'iir. 
ce (|ui C(in>lihie nue diUV'renee ludalde de nihiht. Lu ui'iii'ial 
le ro^-lre aileinl -elllellielll l'e \ I 1(' M I i 1 1'' dii deiixièiiic arliclr du 
pi'doncule des a II I en 11 (lie. . mais \\ pciil aussi en allemdie la 
inoilir' iiii airi\er pre> de I exln'-niili' du lroi>ii''Uie sej^uieiil. 
Le s|\ |(ic(''file esl laiici''ob'. Imiu de I ;> du premier wrliele du 

|H''(lollCllle. Le seaplntct-rili- esl aussi loll^ (pie le pedoinnle. l'I 

arne'' dune (''pine a S(Ui exlr/'inih'' ; larlicle du pedoiieule 
anlennaire (pii le pdile a une ('piiie aussi. Le l'oiiel drs 
auleiillesa nue luis el deniie la longueur du eiU'|is e| esl irnlli' 

à la base. La carapace a une ('-piiie anlennale : 1 aii^le |t|ci\- 
liosloiiiien esl spi II it'oruie . 

I^es maxilllpedes ('Xli'riles di'p;|s>cnl II' s(j||d|(Mi'|||e cl li-nr 



i8 G. NOBILI 

dernier article est spiiiuleiix. La première paire de j^attes 
atteint rextrémité du scaphocérite ; le mérus et le carpe sont 
subegaux: la i»aume est longue |)lus (Vu ne fois et demie le 
doigt ; la main entière est subégale au carpe. Cette ])atte a sur 
tous ses articles de grosses soies roides, qui forment une espèce 
de peigne sur le bord interne de l'ischium. L'ischium de la 
deuxième paire de pattes est divisé à son extrémité en 
4 articles : le mérus est divisé sur toute sa longueur en 
15-17 articles, le carpe est divisé en 30 articles environ. Dans 
nttala le mérus seul a des traces de division, et le carpe est 
divisé en 20 (Stimpson) ou 24 articles (exemplaire de Djibouti). 
Dans la forme voisine de Amboine, De Man compta 17-19 ar- 
ticles, et Tlialhvitz 17 dans sa car. subtil h de Cebu. Dans des 
exemplaires de Saint-Thomas de Tespèce américaine H. niier- 
media Kgsl. examinés par moi, le mérus est aussi })luriarticulé 
mais rischium est entier. Les pattes suivantes sont grêles et 
longues; le mérus est armé inférieurement de trois épines 
appliquées contre la surface, qui furent décrites aussi par 
Tlialhvitz dans sa var. subtilis. Le propodite a 5-6 spinules 
mobiles, le carpe 3 et une saillie dentiforme à Fextrémité de 
son bord supérieur; le dactylopodite a double onguiculé et 
2-3 autres spinules. 

Les branchies sont disposées ainsi ; 

Poilob. 

vil 

Mil 

IX 

X 

XI 

Xll 

XllI 

XIV 

l-hj- + ep. G = 7 -H J- -|- ep . 

Le telson a deux paires de spinules en dessus. 
Le plus gros exemplaire est long environ de 30 milli- 
mètres. 



ep. 





ep. 





r-Hep. 





ei). 





ep. 





ep. 





ep. 





ep. 






post. 


Pleurob. 










= ep. 








= 1 ep. 







= 1 H- r H- ep 







= 1 ep. 







:= 1 ep. 







= 1 ep. 







= 1 ep. 







= 1 ep. 



OKr.ApoDKs i:t stômatopodes 49 



I AMii.Li: i)i:s noMY).\iii).\E 

Genuk PKKICLTMI'LXKS Costa. 
[Anchistia Dana. y 

Periclimenes Petitthouarsii lAud.). 

Pahemon Petitthouarsii Audoiiin, E.rpl. pi. Savii/tv/, p. ûl. — SaviLriiy, Descr. 

Eiiiiplc Crust., [)1. X, (itr- 3. 
Anchistia inxquimana IlelU'i-, Sitzb. Akad. Wien, 1801. V't, p. 28.'{. el C/»s^, 

" Novara », p. 109. 
Anchistia Petitthouarsii Paulson, /oc. ct7., p. lli. — Kossinami, /oi\ <•//., ||^ 

1880, p. 83. — De .Man, Arch. f. Naturg., 1887, j). :\M. 
Periclimenes Petitthoiiarsi Borradaile. Ann. Ma<j. N. H. iT , vitl. II, IS'JH, 

p. 381. — Nobili, Annuario Mus. Zool. Xapoli, I, IdOI, n" 3, p. ti. — De 

Man, Abh. Semkenb. Ges., WV, 1902, p. 824 (var. spiniferu). — .Nobili, Bull. 

scient. Fr. et Bel'j., 1906, p. 41. 

Massaouah (MM. Antinori, Issel, Beccari. Miisi'i' di' (i.-in's), 
iO exemplaires; Djiboiili (M. Coutière), 21 evemphiii-es ; 
Djibouti (M. Jousseaumei, une femelle; PérimfM. Jousseaume), 
2 individus; Ki-\ lliivi; i Musée de Naples), 4 mâles: Ki-sllirrc 
(Musée (le Tui'iul, o mâles. 

I^'examen de ees nombreux exemplaires démontre ([uc la 
forme ty|»ique de la mer Kouge man(fut' toujours de l'épine sus- 
ocuiairr, ([u'on ol)S('rve au eonlraire chez les exemplaires 
malais et |m)In iit'sicus, (jue M. De Man a séparés avec le nom de 

Periclimenes ensifrons (Dana). 

Anchistia ensifrons Dana, U. S. Expl. Exp., I, 18o2, p. 580, lab. .X.WMll, 
lig. i. — De .Man, .\rch. f. Xaturg., 1887, p. 34îj. — Mûller, Verh. Xat. Ges., 
Basel, VIII, 1887, p. 471. — (Mlinann, Denkschr. med. Nat. Ges. Jcnu, VIII, 
1894, p. 16. 

Periclimenes ensifrons Borradaile, loc. cit., p. :iS2. — .Nobili, .Ann. Mus. Civ. SI. 
yat. Gcnova, XL, 1899, p. 234. — De Man, Abh. Senckcnb. Gts., XXV. 1902, 
p. S2<;. 

Obock (M. .MiiiiidiMii, |N!K! . une rcui''llc ovi^éri', I()ii;^Ui' d.- 
17 niilliiiiélirs. ci lin cxi-mi)!;!!!!' plus pclil sans piiilcs. 

(j'> cxciiiidiiin'N >";i(i()i(|i'iil hicii ascela miiiuliciisc descrip- 
tion (|n en ;i duiiih'i- M. De \!;iii. I.'' rostre poili- -.cid dciiU l'ii 

(leSSII> el Irois l'il dr-^vollS. I.;i >e|diè!lli' <lflll -Il | m'IiCii iv r>| 

pl;ic(''e prés di' liipex ipii appariiil bilide ; la >^i\iriiic rvl pjns 

AN.\. se. .N.\T. /.OOI,., 'J'- M'iic. IV, 'l 



oO G. NOB 

près do la septième que de !a ciiKjuième. Le lelsun porte à son 
extrémité six petites épines, dont les externes sont très courtes 
et les interniédiates sont plus longues que les médianes. Paul- 
.son a décrit la même disposition dans son Arichisi'id elefi<ins, et 
insiste même sur ce caractère, en écrivant : la « cafarivrisiluiiie 
pour cette espèce est le twrd posténeur du tel son qui dénote une 
parenté avec tes Palsenion ». Cette disposition n'est pas du 
tout particulière à cette espèce. Je l'ai notée chez toutes les 
Perirti/nenes décrites dans ce travail, et il est étrange que 
Paulson, qui la signale (Vailleurs aussi chez son Anchistlu Ed- 
ivardsu, ne Fait pas vue chez la P. Pet'itthouars'i'i ! 

M. De Man considère identique à cette espèce la P. v'tt'ieiisls 
Borr. 

En 1899, je considérais ces deux espèces comme distinctes, 
d'après des exemplaires de la Nouvelle-Guinée, mais n'ayant pas 
à présent devant moi ces exemplaires, je ne peux pas reprendi-e 
la question. 

Cette espèce est nouvelle pour la faune de la mer Rouge. 

Kah. : Dar es Salaam (Orlmannj; ïi'incomali (Muller); 
Balabac Strait (Dana); Pulo Edam (De Man); Beagle Bay, 
Nouvelle-Guinée anglaise (Nobili) ; ïernate (De Man). 

Periclimenes soror Noh. 
(PI. Il, lig. ti.) 

Nobili, Bull, du Mus., 1904, n" Li, p. 231 {Dlai/n. préliin.). 

Cette espèce, représentée dans les collections du Muséum par 
liuit individus recueillis à Djibouti par M. (Routière, est voisine 
de P. Brochi De Man, mais en ditrère par plusieurs (-aractères. 

Le rostre est plus long que le pédoncule des antennes 
internes et plus court que le scaphocérite. Sur son bord supé- 
rieur convexe, il porte de // à 1S dents, toutes rapprochées 
entre elles à distance égale. Aucune de ces dents n'est placée 
sur la carapace. Le bord inbh'ieur est aussi convexe, mais ne 
porte pas de dents. 

La carapace porte une épine antennale ; directenu'ut en 
arrière de celle-ci est placée l'épine hépati(pu'; une épine sus- 
orbitaire man([ue. 



DÉf.AI'OlJKS KT STOM AKH'uDKS O 1 

L ('pille l)a>iliiii-c du piuluiiculc des aiilcumilo i'>l pin- iMiimic 
que l;i mollit' du premier article ; l'épine apicalc du pivuiier 
article esl coiirle. 

Le lelsoii poi'le eu dessus deux paires de spiiinle- iindiile-,; 
il aboutit en pointe aiguë, llanquée par <i\ l'-piiie-. duni le- deiiv 
extérieures soiil très courtes, les deux iideiim-diales sont 

longues, et les deux Jn(''diaile> -md plu> eolllle- (|Ue celles-ci. 

Les pattes de la première paiie arrixent à peine a l'exlri'- 
mité du scapliocérite, et sont grêles. Le Fn(''ro|)odile e-l un peu 
plus long ([ue le carpopodite. Le carpoj)odile s<''lar^il un peu 
à rextréuiih'. où il mesure eu largeur le(|iiai-l di- <a lougiii'ur. 
La main esl courte, longue à peine des deux liei- du carpe. Se> 
doigts, (pu sont un peu plus longs (jui' la [)oi-liou palmaire. 
sont l/ij'f/('s, ronrexes sur le dos, ei /loui-rns^ Iniil <ni Imn/ du bord 
e.rl^neui\ de (hniluuU-'s uwnues f^l noiuhreuses, toul cnmme chez 
/-*. I^i'ld lluiudfs'i . 

Les |)alle- de ladi'uxième |)aij"e sont courtes, gjvles, inermes, 
e| d(''|iassenl le scapliocérite de la mollit'' de la paume. Le 
niéru-, (pii esl snhégal ou à peine plus long (pie ri>cliium, 
est coinplèlemeiil iiieriiie. Le carpe est très courl. (jhcuiiitpie, 
iuerme, (d sa longueur est entre la moitié et les deux tiers de la 
longueur du mérus, et moins d'un quart de la longueur de la 
main entière, et un peu plus courte (fue V'^^ doigts. La main esl 
linéaire, allongé(; ; les doigts sont très couris, lonu< a peine 
d'un ([uai'l de la longueur de la main enlièi-e. i-l un lier- de 
la longueur de la porliDii palmaii'c. 

Sui* les palle- siii\aide- !'• carpe esl en\ir(»n la moiJi.' aus-i 
lonii (pic le propodile. Les dat l\ lopodites sont cuiirl-. C(Mir- 
l)és, |)lut(jt lai'ges à la hase, et ponr\iis pr(''s de rexli'(''mili'' 
dune jx'tile épine accessoire peu mar(pi(''e. Lesdoigl- -oiil Iniii^s 
à peu pi'ès un neuvième (le la longueur du propodile. 

(letle espèce se distingue facilement de /^. Ih-nrh'ù par les 
cai'a(dercs suixanls : 

/'. Brocliii l)c Mail. P. soror Nuliili, 

I. Iloslrc plus Itini; i|ii(' U; scaphocti- 
nu', pixirvii (le — j — (Iciils. 



'2. Épine uiiléiit'iiic «lu picrnier article 
du pétluncuk' (Icsanlennuk'S longut.'. 



1. Hcstre plus courl <iin' le .scapliDcé- 

nie, ixiiuvu tic (lents, 

' 

2. Épine, etc., très courte. 



52 G. NOBILI 

P. Brockli De M an. 



3. Doiyts (le la première i)aii'e de patles 
non dentés. 

4. Doigts de la deuxième paire longs la 
moitié de la paume. 

;;. Dactylopodites sans épine acces- 
soire. 



P. soror Nobili. 

3. Doigts linement dentés comme chez 
P. l'ctilthoinirsL 

4. Doigts de la deuxième paire longs 
un tiers de la paume. 

5. Dactylopodites pourvus d'une épine 
accessoire. 



Le caractère le plus intcivssant de cette espèce est donné par 
les denticules menues des doigts de la première paire de pattes, 
fait jusqu'à préiscnt observé seulement chez P. PeùllhoKorsL 
Mais celte espèce est tellement loin de la soror qu'il est inutile 
de donner les dilïérences entre elles. 

M. Paulson a décrit un geni'e nouveau et deux autres nou- 
velles espèces de ce groupe que j<' n'ai pas vues. Je donne ici 
la traduction des descrij)tions du carcinologiste russe. 

Auchistia elegans Pauls. 
Anchistia elcgans Paulson, p. 113, pi. XN'II, lig. 1. 

(( Rostre un peu élevé supérieurement, aussi long que le 
scaphocérite ; son bord supérieur porte dents, dont la pre- 
mière est placée après l'œil sur le céplialothorax ; les quatre 
suivantes sont écpiidistantes ; la sixième est placée à lu moitié de 
la partie restante du rostre; l'apex est bitide. Sur la partie 
antérieure du bord inférieur il y a 3 dents, dont la première 
est placée sous la pénultième du bord supérieur. Le céphalo- 
thorax porte dans sa partie antérieure trois épines : sus-orbi- 
taire, antennaire et branchiostégale (1). Le pédoncule des 
antennes internes est plus court que le rostre, et arrive jusqu'à 
la dernière dent [Inférieure N.) ; l'épine basale est plus courte 
que le premier article, le flagellum externe est divisé jusqu'aux 
trois quarts de sa longueur (2). Le scaphocérite est étroit, à bords 
presque parallèles. Le bord externe du deuxième ai'ticle des 
hectognathes est pourvu d'une épine, et est aciculé à l'extré- 
mité. Pattes antérieures plus longues (|ue le rostre, arrivant 
jusqu'au propodite de la deuxième ])aire, et ayant la même 
longueur. A l'extrémité du méropoditt' de la deuxième jjaire, 

(1) D'a|irès la tigure, celte épine est riiépali(iue, non la brancliiuslégale. 

(2) Le dernier quart, d'après la ligure. 



DKC.M'fiDKS HT STOM AT( H'i il)l-:s o3 

011 ol)Si'i'\c une (''pille ri >,i -ui-racc, aiii-«i (|iii' cclli' (le riscliio- 

[(kIHc. csI COllVcrlt' (le |-Il_li. isiliVs. l/cxllt'-llliir' du r;ii|i()|)(»- 

dil(î est |»<iiirMi(' d' ± driils rtiin' inIVTiciii-.'. liinli-e -iipi'- 
ii<'iii-(' X. I. 

" Le |)i-o|)odil(' es! loii^ d 'UN {'■)]< auliiiil (|ii • L'-. di(i;^ls. L'S 
nuli'cs pâlies ii'oiil rien de pai-lieiiliei', e| se le|-|iiiiieid <Mi un 
oii^Ic siin|)l('. 

(I L\,'\livniit('^ du telsou est acumiiiée. e| li- Imid pnsl.-iieur 
poi'le six ptdiles épines, dont celles d(,' la deuxième paire m»iiI 
plus longues; les internes sont plus eouijes (pie la ninili.' de 

celles (pii pf(''eèdelll . el SOllI CDUNecles de |)(iils >|||- leurs 
bords. 

" La (■aracir'risli(pie de ((die ('S[»('ce, esl le hord po.slt'-rieiir 
du hdson ([ui indiipie une pareiiit' avec \q> PaLr/non. » 

(]ette espèce uie paraît \()isiu' de la l\ t^its'i frons. 

Anchistia Edwardsi. 

Paulson, 11. lli, 1)1. Wll, li-. 2. 

(( Hoslrc pres(pu' liorizonlal, aussi long que le seapiioriu-ile ; 
bord su|)i''rieur pourvu de 7 deuls; les ([uatre prenii(''res (Mpii- 
distuntes (d deux |)lacées sur la carapace (M1 arrière ^\v> veux; 
les Irois aulres tMpiidislanles aussi eiilre elles, mais S(''par('es 
de e(dles (|ui les pr(''eèdelll |>ar un inler\alle: |)()inle Milide; 
[»arlie anlf'rieure ^\\\ hord inlV'rieur poiiixue de ;} deuU. Il \ a 
une (''pine dans la parlie dorsale anli'neure '('piiif siisorln- 
Idirc -N. . coniUie (diez .1. l'Ici/'iits. Le pi''doucule do ailleniH'- 
internes arrixe à la poiiile du i-o-lre; r.'-piiie hasilain- es| 
lonirue la moirK''du premier arlide: le foind exierue e>t dis i>è 
pis(pi an dernier ipiarl de s,i Inniiiieiir '(innur dnns Vcsiirn' 
liri'ri'ili'tlh' .\.i. Les pâlies anlerielll'es dt'pa^^enl le idsjic de 

nioili('' de la main. Les pâlies df la deuxième |>aire (Uil ('-uale 
loiiiiiieni- e| di''|iassi'u I ji' roshc de loule la pince; les doigis 
SonI plus loil^s (p|i> ],' piopodlle. Les aillres |ialles (d les pi''- 
l-t'opodcs comme dans l'espri'e pr/'Ci-deill e. LollUlleur. I i mil- 

liiindres. \ compris le ro-l re. » 

In exemplaire ■ mer Uougc ». recueilli par M. .loiisseaiime, 
appailieiil peul-ètrt' à ccdte es|)(''ce. 



54 G. NOBILI 



Anchistioides n. gen. (Paulson). 



(( Corps compriiiK'. Pédoncule des antennes su[)érieures 
court; fouet externe très gros, et divisé jusqu'à la moitié 
de sa longueur. Scaphocérite large. Mandibules comme chez 
Anchistla. Bord antérieur du céphalothorax unispineux. Endo- 
gnathe de la deuxième paire de mâchoires rudimentaire. Hexo- 
gnathe de la première paire de maxillipèdes foliacé. Maxilli- 
pèdes externes grêles, sans hexognathe ; les deux derniers articles 
distinctement plus courts que le deuxième. Les deux premières 
paires de péréopodes pourvues de i)inces ; la deuxième paire 
plus développée que la première. Rameau extérieur de la pre- 
mière paire de pattes abdominales du mille court et biparti ; 
partie externe crochue, s accordant avec les Caridés ])ar la 
patte accessoire suivante. Deuxième paire comme chez An- 
<hhùa et Paixmon. Extrémité du telson droite, sans pointe. » 

Anchistoides compressus. 

Paulson, p. llo. pi. XIX, fig. ">. 

« Rostre long, foliacé, pourvu d'une côte latérale, commen- 
çant à la moitié du céphalotliorax ; bord supérieur pourvu de 
10 dents grosses, pointe aiguë. Pédoncule des antennes supé- 
rieures eoui't, arrivant à peine à la moitié du rostre, premier 
article assez court, mais élargi ; en plus de l'épine basale cou- 
verte par l'organe auditif, il y a une épine terminale ; deuxième 
segment aussi dilaté latéralement, fouet externe de l'antenne 
supérieure très gros, abondamment ])ourvu de poils, mais avec 
sa face supérieure ghibre. 

Article basilaire de lantenne externe sans épine; scapho- 
cérite ai'rivant à l'extrémité du rostre, son bord antérieur 
ti'oii(|ué obliquement. W y a, sur le bord antéi-ieurde la carapace, 
seulement l'épine antennaire. Première paire d(! |)attes dé])assant 
le rostri! de la longueur de la pince. Deuxième paire de pattes 
cassée;, mais, à en juger par les articles basilaires, plus fortes 
que celles de la première paire. Pattes suivantes avec le dac- 
tylopodite pouivu, dans sa partie inférieure, d'une petite dent. 



I)Kf:AI'<)DES KT ST(»MAT<»|'(»lJi:s 55 

Telson trois fois aussi lon^ (|U'' !•' sivième segiiifiil : f-xli/'inllr 
droite et armée de six (''ijinrs. dniil les extei'iies lii''> |ii'lil('s. 
les int(3rnes poilues, plus lunfiur> t-l plus jii-èles (|u»' crllcs inlci- 
médiées. Entre les iulei'ni(''di('('s cl les iiili'riK's. il \ ;i dr cliaciU"' 
coté un «iros poil. Uropodes éj^auv cl aussi louiis (|iic le |r|>nii. 
Vil niàlc long de 15 millimètres. » 

Paulson ne parle pas, dans celle descripliou. du Ixiid iiilV-- 
l'ieur du rostre. l)';i|)rcs sa ligui'c. rc bord parail aiiui' A*' 
4 dents jx'u manpiccs cl ii'n'giilicrcs. 

Genre CORALLIOCARIS Stimpson. 
{OE'U}>u^ t)an;i.) 

L(»s huit espèces de CortiHinraris coiiuiics iu>(|u ;i |>ft''sc!il 
dans la mer Rouge peuvent se ditlereneicr ainsi : 

.A. ProUibérance basale des daclylopodites des |iatlt'S lll-V \w\\ riMmi''t', sans 
épine accessoire. 
B. IJostre denté. 

C. llostre denté sur le bord supérieur seulement. 
D. Rosln; pourvu dune seule dent. l)oi;,4s nio- 

Aablesdans un plan |)resque horizontal.... C. macroiilithalina 

Kdw. 
DD. Rostre [)ourvu de 4-.'i dents. Doigts nio- 

vables dans un |)lan vertical C . Itccale Nob. 

ce. Rostre denté en dessus et en dessous. 

£. Mains des pattes de la deuxième paire épales 

de dimensions et de l'orme C. supcrha Dana. 

EE. Mains très inégales et de l'orme très did'é- 
rente, l'une de Corulliocaris, à doigts t<irilus, 
l'autre presque normalement caridimiu'. . . C. luriua Nnli. 

BB. Rostre non denté C.intdirii^t)i>\U'\\. 

A A. Pi(dubérance basale des dactylopodiles réduite ou 
nulle; il y a une épine accessoire; parl'ois aussi des den- 
ticules (sous-genre Onycocaris Nob. . 

P. IJdstre non denté, mérus inerme, mains non granu- 
leuses (^- aualHicn Nob. 

FF. Rostre avec -^ dents ; ischium et mérus denticu- 

lés, mains granuleuses C. rhodope .Nob. 



Coralliocaris superba (Damr. 

Œdipii^ sitpcrbits Dana. U. S. Expl. Kxp. Crnst., 1, p. i'.T.'l, pi. .W.Wll, lig. 2. 
Coralliocaris supcrha Stimjtson. Proc. Acad. nul. Se. l'fiiladelphia, 18G0, p. :<s. 

— De .Man, Arck. f. Naturf/., ÏHHl, p. '.VMj. — Rorradaile, Ann. Mivj. Nal. 

Hist. (7), vol. 11, 1808, p. :\H"k — Nobili, .\nnuavio Mus. Zool., Sajioli, 1. n" ;i, 

1901, p. :i. 
OEdipus dentirostns Paulson. p. IIJ, pi. .\l\ . lig. 1-1 d. 



56 G. NOBILI 

Djibouti (M. Maindron, 1893), deux niiiles et deux femelles; 

Djibouti (M. Coutière), un individu anomal. 

Le rostre des exemplaires recueillis par M. Maindron porte, 

5 

chez les deux mâles - dents, chez les deux femelles - et 

7 

- dents. Les exemplaires de Massaouah dont j'ai déjù traité 

5 5 5 

[loc rit.) présentaient- dents chez le mâle et - et - dents 

U 1 o 

chez les femelles. L'exemplaire recueilli par M. Coutière pré- 
sente une curieuse anomalie : le rostre ne porte ([u'une dent 
en dessus près de sa base, après lequel son bord dans toute sa 
longueur est inerme et courbe; en dessous, il porte 3 dents. 
J'ai représenté ce rostre à la planclie II, ligure 7. 

Œd'qyus dentirosiris Paulson, a été décrit d'après un exem- 
plaire qui manquait de pattes de la deuxième paire. Le rostre 

5 
portait - dents. La description et les ligures de Paulson cor- 
respondent parfaitement, pour ce ([ui est du rostre, des 
ant(mnes et de la protubérance basale des dactylopodites, à 
C. super ha. 

Hab. : Massaouah, baie de Batavia, Tongatabou, Tahiti. 



Coralliocaris macrophthalma (Edw.). 

Pontonla macrophthalma li. Milne-Edwards, H. JS. Cr., l. 11, 1837, p. 330. et 

AU. Cuvier R. Anim. Crust., pi. LU, iiij. 3. 
Coralliocaris macrophthalma Borradaile, Ann. May. Nat. Hist. (7), vol. 11, 1888, 

p. 38o. — Nobili, Annuario Mus. Zool. Napoli, 1, 1901, n" 3, p. 3. 

Massaouah (Musée de Naples), une femelle dont j'ai déjà 
donné une description détaillée dans le travail cité. 



Coralliocaris nudirostris (Heller). 

Œdipus nudirostris Heller, Sitzb. Acad. Wicn, vol. XLIV, p. 279, pi. [Il, 

lig. 23. 
Coralliocaris nudirostris Borradaile, loc. cit., p. 385. — Nobili, Ann. Mus. civ. 

St. Nat. Genova, XL, 1899, p. 235. 

Cette espèce a été décrite d'après des individus de la mer 



DECAÎ'OIJKS KT SToMA r( »l'i »l)i:S .»/ 

Iioii^'c. .Il- liai iiiiillH'iii-cLi-i'im'iil |»a-> \ il (rcMMiipIaii-fs de ct'llc 
provenance. M. le D'' 0. lîeccaii lidiiva cette espèce aussi à 
Mafor, dans la XoiiNcllf-duiiKM'. 

Coralliocaris luciua Xnl.. 

.\ol)ili, Aimuario Mus. Zool. Napoli, I, 19ul, ii" :{, [i. .".. 

Coralliocaris lamelUrostris DeMan, Abh. Senckenh. Gesclls.. XW, 1002. p. K42, 

pi. XXVI, lig. 00. 
? Coralliocaris lameUiroslri^ Slimjison, Proc. Acad. \. Se. Pldlatlclphin, iXdO, 

p. 38 . 

Ki'\lliive (Mus. Xa|)lesi. !}0 indÎNidiis; Massaoïiali MM. Aii- 
timori, Issid, Beccari, Mus. de (ièiiesj, 20 indixidiis: hjiltoiili 
(M. (Routière), 10 individus; nicH- Roug'e '.M. .loussi'aunnv. 
I \ individus; Djil)onti, dans les Madrepora viN ailles, 8, 1, lOO't 
((".II. (ii-a\ ici'). 

En 1901 , Je décrivais une CoraU'iarans de la colonie Hivllin''.', 
que je considérais nouvelle. L'année suixanle, le D' .l.-(i. De 
Mail dérrivil et figura, avec la précision et le soin (pii lui sont 
liahihiels, la même espèce, d'après une l'eiindle dr 'rfriiatc 
Exccph' (|ii(d(|ues difïVîrences dans les détails, facilement 
cvplirahles (it de peu (rimj)ortan(;e. la l'orme ([ue M. r)e Man 
idcnlilia mil euiif/ciii /irc'ifpl i\\Qv (\ hiindlirnslris Slim. es! la 
iiK'iiK' (|ii<' ma r. Iii'-nui. Il n'y a pas de doiilc (|ue pdur ri- (|iii 
esl du ruslre cl (U^ la grosse pince, mon espèce s accorde 1res 
liicii a\cc l'cspccc des îles Hiii-Kiii. .le crois poiiilaiil (pi il 
s agil la de deux espèces diUcrmic-^. f/cspccc de la mer 
Uouge et de Ternate est séparée iiclleincnl i\r ImiiIcs les Cnrnl- 
lini-aris [lar la roriiH' ^\^'> pallo <\o la dcuxicnic paiii' (|iii ■xuil 
//■f's f/if/prentes i'i\\\-i' elles ; Tune est grosse, à doigl lordu cl a, 
com|>le\ivemcnl . la construction lyjiicpie de ConiU'ini-iii'is : 
I autre, au contraire, est petite, grêle, cl ses doigts, l)icn (pi ils 
soient lai'ges. coii\c\es eu dessus cl coiica\es daii> la parlie 
inlcnie. on! le Kp. dinie palle de piemiiTe paire d'im lùi- 
k\pliole. en g(''ih'Tal. Ile Mail a lre«. hieii rendu ce- caraelères 
dans ses ligures. (Ir. il me parail liien eliaii^e (pie Slimp^ou 
(aiileiir cniici- mai-' diligeiil. laiil ipie l'on a pu idenl ilier la 

|>lllpail de ses espèces daprès se^ couriez di;ii;ilic-e> |i|e|MIII- 
liaire> dr'cri\e hien \\\ ui-^SSe palle ei lie piille (In idiil (le la 



o8 G. NOBILI 

|)('lito, ([iii poiirlaiit existait clicz son exemplaire, puisqu'il 
écrit : pf'des secundï nnuqualeR. (>elu me fait supposer, et, je 
crois, avec beaucoup de probabilité, que C. lameUtrosins cb» 
Stimpson est une autre espèce , à pattes de la deuxième paii-e 
uK^f/ales de dimensions, mais non de forme très diffi' renie, 
ainsi que nous observons, par exemple, cbez la C . inaujualis 
Ortmann. 

Je ne me dissimule certes pas, (pie c'est là une interprétation 
l)urement personnelle, et qu'une description insuffisante est 
toujours possible, même de la part de Stimpson. Ses types 
malbeureusement ont été détruits lors du terrible incendie d<; 
Chicago. 

D'après une indication manuscrite de M. Gravier, cette espèce 
est de couleur rose pâle. 

Goralliocaris hecate Nob. 
(PI. 111, lig. i.) 

Nobili, Bull. Mus. Paris, 1004, n» ''>, p. 2:y2 (Diarjn. prélim.). 

Cette espèce sert de passage au sous-genre Onijcocans^ parce 
que la protubérance basale des dactylopodites est plus réduite 
que chez les vraies Corairwcans, et parce que ses pinces sont 
disposées vei'ticalement. 

Elle est représentée dans les collections du Muséum par un 
mille et une femelle ovigère recueillis par M. Coutière à Djibouti. 

Le rostre est petit, grêle, et porte en dessus \ (bnits aiguës 
spiniformes ; sa pointe est aiguë; son bord inférieur est 
dépourvu de dents, et il n'est pas élargi à la base. Il est plus 
long (|ue les yeux, en arrivant jusqu'à la moitié à peu près du 
deuxième article du ]»édoncule des antennes internes. Les yeux 
sont cylindriques et les pédoncules sont plutôt longs. Le sca- 
phocérite est subégal au rostre, et plus court, en conséquence, 
({ue le pédoncule des antennules; il ])orte une petite éj)ine à 
son extrémité antérieure. Le premier article du pédoncule des 
antennules est un peu plus long (jue l'd'il, et presque aussi 
long que les deux articles suivants. A sa base, on observe? un 
petit stylocérite triangulaire. Le gros fouet des antennules est 
biièvement divisé après le huitième article. 



i)K(. \i'i)i)i:s i:t sroMA rui'((i)i:s 



:\u 



IjC i'oiiel (Ir- aiilciiiK's cxlcnns ('>| à [i.'ii [)if> iiu>si long 
(|iif l;i caiMiiiici,'. 

I.t's pjillcs (le la |)remir'rr |iaii-c smil Inihlis: iin'-ni^ <'l caipe 
sont sul)(''i;au\ et plus lon^> <|Ui' la main. (IdiiI Ir- doi^l- l'I la 
paiiiiic soiil aussi suhr^auv. 

I.cs pâlies (le la dciixiriuc pain- -mil \ir< iiii''j;al<'s : l'I l.iiidis 
(pic clir/ riiiic la main est picxpir aussi luui^uc i\\\i- Imil If,' 
corps, (liez 1 auhc la main csl a peine aussi Imiuue (pu- la 
cai'apace. La lii'ossi' piuct;. chez 1 iiiii<pie exiMiiplain- (pii ail les 
deux pâlies, esl Celle (le iiauclic. Le lIlt'Tll-- esl ilU p'Ml plll- ImIii^' 
(pie ri-«cllilim. Sou bord sllpiTiem- r>| coIINcXC. Son hol'd 
int'crieui' cOUCaAC et L'OUlpIeleuiclll iliei'llie. Le carpe rsl ol)Co- 

iii(|iie el court. La gro.sse main esl longue, |)i-es(pie aulaiil <pic 
la (listan(,'0 entre la poiide du rosire ju.s([u'au dernier ailicl<' 
de rahdomen à |)eu ])rès. Elle est convexe sur la siiiTae.- cxlcnie. 
cl un peu moins sur la surface interne, lariic a la ha^^e ri 
un peu ivhvcie à re\lr(''mil(''. Les (loif?ls sonl un [)eii p|ii> 
Imiii- (piiiii liers de la loniiiieiir de la paume. Ils smil un 
peu recoiirl»(''s vers la jtarlie inlerui : le doii;! mobile e-^l liaiil. 
Ir('s comprinK'', et porle une grosse deiil \)Vr< de >a h.ise; 
le doigl fixe, com})i'imt'' aussi, porte 2 dénis ; les poinles 
^\('< deux doigts sont aigU("'S. l/auliv main esl l)eauc()up jdiis 
pejilc. minus liaiile, longue à |»eine de la nioiLK' el >c> doiuU mil 
une roiine dilîérente, sont inclines cl lonus prcMpic de la 
iiioili('-de la paume. Les dciiv pallo ne sonl |ias di»|»osi''e^ 
plus ou moins liorizonlalemeni comme dans la pluparl de> 
('o/'fi///o/ff/'/\, mai-- l)ien di-poS(''cs /.v/V/'v/Av///'///. Ineii ipi un peu 
ol)li(pies. 

Le> lroi< paires <iiivanles d*- |i('r(''o|)o(lcs sonl iiK-diocres; le 
propiidilc cl je ciirpo|>oditc -mil >iili('i:au\ id pliiNM uro- : le 
(lac! \ lopodilc esl Im'S (-(Mirl : -a proliilx'rance ha-alc r-l pclilc 
el (-(Uiverlc ('Il pallie p,ii- Iroi- petite- l'iiiiie- du propoditc. 
doiil I une esl plac(''c siir je hmd iiilV-riciir {\'- cel arti( le. e| les 
di'iix autres sont plac(''c< une pur e|ia(pic lac.'. 

Le- pleiiroii- de< -ci:inciiU ;il)d(iiiiliiaii\ -uni I r(in(pi(''cs, 
arrondies. e\eep|.' celle- du -ivicnie -c^nieiil (pti -mil aigU("'S. 

I>e lei-oll e-.| nii pc|| pln-ciinil (pie |e- liropodo; il p(nle dnl- 
Saleilieill de||\ p;iire^ de -plljllle-,. c| a -a puillle -i\ -pMlIllc.s. 



60 G. NOBILI 

les laléralps courtes, les (jualrc autres louiïues, mais les deux 
mitoveniies un peu plus courtes que les iutermédires. 

Longueur totale 10 niillim. 

— (le la carapace 3 ? 

Gauche. Droilc. 

— de la main 7 3t 

— de la paume ;> 2,5 

— des doigts 2 0, ? 

Hauteur de la paume 2 f 0, f 

Onycocaris Nob. 
iNobili, Bull. Mus. Paris, 1904, n° '6, p. 232. 

Ce nouveau sous-genre de Coraliiocaris a été établi par moi 
pour deux nouvelles espèces recueillies par iVI. (Routière à Dji- 
bouti, qui offrent les pai'ticulurités suivantes. La protubérance 
basale des dactylopodites, caractéristique de CoraUiocans, et 
très réduite dans l'une des espèces [C . aiadiih'a) et absente 
chez l'autre (C. rhodops). Chez les deux espèces, Ton observe 
un deuxième ongle du dactylopodite, et des denticules acces- 
soires. Les chélipèdes sont disposés verticalement comme 
chez C . Iiecate. C . tr'ulentata Miers rentre aussi probaljlement 
dans ce sous-genre. 

Coralliocaris (Onycocaris) aualitica (1) Nob. 
(PL 111, lig. 3.) 

Nobili, loc. cit., p. 2o2 [Diagn. prélim.). 

Une femelle ovigère longue de millimètres, et un petit 
mâle recueillis par M. Coutière à Djiboidi. 

La carapace est courte, large et assez convexe chez la fe- 
melle, moins large et moins convexe chez le mfde. Le rostre, 
très court et un peu recourbé en haul, arrive à |)eine jusqu'aux 
cornées des yeux. Les yeux sont gros, rentlés et courts. L'angle 
orbitaire est aigu. Les antennes internes ont le deuxième et le 
troisième article subégaux entre eux el plutôt longs. Le scapho- 
cérite est court, ovalaire, étroit, et man([ue complètement 
d'épine terminale. Le fouet des antennes externes man(pie chez 

(1) \JxAl-r,ç, localité près de Zeila, probablemoni le golfe de Tadjourah. 



1)i:(:ai'I)!)i:s i:t stomaioI'odics 



la fciiicllt' : clic/. Iiiiiliv iii(li\i(lii. il ;iii-i\c au.\ dciiv licrs cii\i- 
ron (If l;i longueur de l;i c;ii;i|i;icc. 

Lo in<''riis cl If cm-pc (lc-> pallo ilt' |;i pii'iiiicrc |i;iii-c viml 
siib%aii\. 

Les pâlies (le la (Iciixiciuc [lairc soiil ciialc> chc/ |;i rciiicllc, 
et léfïèi'omont in(''<ial('s cIh'/ le iiiàlc l-^llcs soiil c(iiii|iiiiiii'cs 
lalt'ralciiiciil. L i>cliio|f()(lilc |m)|-Ic à son cxli-i'-miji'. du cùlô 
inlcnic. iiiH' saillie dcidiroi'iiic. Le méroixtdile a lc>(|cii\ hm-ds 
|)lutùl cuiiNeves. cl es! i'elali\eiueiil (•(tiiil. Le cai|te (|in csl 
loiii; |)i'es(|iie aulanl (|iie je iin-rtis. s"('iari;il à rcxln-iiiilé. La 
inaiii e>l c(»iii|)i'iiii(M'. lariic citiiile. a\ec les doii^U un pen 
plus coulis (|ue la paume, cl a uii as|)ecl al|(li<'uïde. (jui 
rappelh; cclK; de Ji//r//i//s cnni/ircssiis i\uils. Les doiiils ne 
joiiiiienl pas exaclcinenl. Le doiiil ]n()i)ile |)iiilc une dcnl, 
à LkjucIIc con-csiioudenl (\i'\\\ |ieli|cs dcnis sui' le doii:,! Ii\e. 
Lxaunnt'' à l'oil «^rossisseiiieiil , son bord Iraindianl . après la 
dcnl, csl linemenl denlieulé juscprà la poinle. 

Les pâlies suivaides |)orlenl cinii spiiiules sur le hoi'd intV'- 
ricur du propodilc Les da( l\ lopodites coui'ls onl une éj)iiic 
accessoire dcnl ieuh'c à revIriMnih'-. c| mic pidilc |irolid)(''i'ance 
basale dcnlicnli'c. 

Le lelson poi'le a son c.vU't'inilé (pialrc s|)inules >idM''iiales, 
(d e>| plus court ([uc les uropodes, doul les iiordssonl linemenl 

denlieul(''S. 



Coralliocaris Onycocaris) rhodope Nob. 

l'I. Il, li-. s.) 

.Ncliili, Inc. cit.. p. 2:;2 {Dia<jn. prclim.): Bull. Se. Fr. Uchj., XL. l'.Mlii. |i. \\\. 
hjiliiiuli M. <!ouliere . Il e\ciiijdaires. 

(,id|ee>pccc >c dtdaclie MeMclIlcill (le loulc-lc-^ (' oftll I infiiris 
par ses (di(dip(''(lcN ;:,raiiMlen\ id pai" >es dacls Inpodile-, dciili- 
(•u!i''S. Le io->lrc s l'Iciid |M-(pi a 1 c\lri''iiiil('' du prciiiici- ailiclc 

du pi''dM||(|dc de-, ailleil liuii'-. nU pailMi-> plu^ liUli: il pulle eu 

(les>oii> de 7 a !) dcii I ^ >piiii Idriiic--. (Iin^(''cs en a\ a ni . cl ciui>- 
sanles eu lniii:iieur de |,i |)a>e a la pninlc. LalidaliMiiciil |i' rii>lre 
csl car(''iii''. ('lie/, ipie|(|iic- c\eiii plaiic>. il \ a aii->i une dcnl 
pr(''S de la pDiiile -iir le Imid iiilViieiir. clic/ d'aiilrc-- celle dcul 



62 G. NOBILI 

manque. Les yeux sont médiocrement gros, un peu plus courts 
qu(> le rostre ou également longs. 

Le premier article du pédoncule des antennes internes est 
médiocrement dilaté ; le stylocérite est OYalaire et long à peine 
d'un tiers de la longueur totale de Farticle; Fépine apicale est 
robuste. Le scaphocérite est plutôt court, légèr(;ment plus court 
que le pédoncule des antennules ; son contour est largement 
ovalaire, tron(|ué en ligne droite en avant, ou le bord est den- 
ti<'ulé, et son épine externe apicale est longue d Ibrb' ci d(''- 
passe notablement le bord antérieur du scapIioc(''iit('. 

Sur la carajjace, on observe une éjnne antennale l'orte; 
manque l'épine bépatique et la sus-orbitaire. 

Les pattes de la première paire sont allongées et dépassent 
le scaphocérite de presque la moitié du mérus. Le carpe est 
subégal au mérus ou légèrement plus long; les deux articles 
sont allongés. La main au contraire est plus courte que la 
moitié du carpe, et ses doigts sont [tins courts (fue la paume. 
Les pattes de la deuxième paire sont inégales, et, comme 
chez herate qX aucditïra, les mains sont disposées verticalement. 
Caractéristiques de cette espèce sont les chéUpèdes f/ranuleu.r. 
Les granulations sur le mérus et sur Fischium sont limitées, 
particulièrement au bord supérieur, où ({uelques-unes, en 
devenant plus grosses, donnent à ce bord une apparence dcnli- 
culée. Sur le carpe et sur la main les granulations sont distri- 
buées sur les deux faces, mais elles sont plus nombreuses et 
serrées du côté interne ; celles des bords sont aussi plus grosses 
et donnent aux bords un aspect denticulé. Sui* l<i grosse pince 
le mérus est long plus d'une fois et demie Fischium; le carpe 
est court, obconique, la main grosse, convexe sur les deux 
faces. Les doigts de la grosse patte sont longs, un tiers de la 
longueur de la main entière, ceux de la petite patte sont plus 
longs. La paume de la grosse patte est aussi longue que deux 
fois les doigts. F^lle est aussi haute un peu plus que moitié de 
sa longueur. La petite main est plus basse. Les doigts des deux 
pinces sont dentés de façon égale ; le doigt Fixe est haut et saillnnt 
à la base, et le doigt mobile a le bord tranchant convexe, et puis 
rétréci en pointe courbe. 

Les path's suivantes sont grêles. Le méropodite porte sur le 



DKCAI'ODKS KT STf >M.\ Tol'i iDKS (i!} 

bord iiilV-riciir (\i'<< s|)iiiiilr>, d iiii->>i le jji-opodilc i.c daclNlo- 
podilc a iiiic d('(i\i(''iiii' i''|iiiir. pliilùl iiclilc; sa {ti(ilni)(''raii(f 
basaie osl |in'S(|iM' nulle. La luuInlu'Taiicr nidiiiH-iilain' ri le 
Irait cnlrc iOii^lc icrniinal cl 1 acc(,'ssoiiT sont dciilicidi'^. 

Le l(ds()n csl |)i-('S(|uc aussi luiij;" ([uc les iiro|)od<'s; il jkjiIc en 
dessus deux paires de spinules plutôt jirosses. (d est tiMiniiK- par 
six épines disposées comme eliez Irs aulres ('ordU'inrdns. 

Le plus ^ros iiidi\idM. miic rcnirlic on libère, es! ioiiu di' 
1 5 millimètres. 

Genui: llAHinLlUS Dana. 
Harpilius Beaupresii (Aud.). 

Paixmon Beaiiprcm Andouïu, Expl. pi. Sai\, \H2'.\, p. 91. — Savi,L,'iiy, Descr. 

Etjijpte, Cnait., pi. X, liy. 4. 
JJarpiliut< Beaupresii Ilcllcr, Silzb. Acad. Wien^ XLIV, 18G2, p. 280. — Paulsoii, 

loc. cit., p. 113. — iJe .Mail, Arch. f. NaturQ., 1887, ]). ;J3'J. — iJonadaile, 

Ann. Mag. Nat. Hist. (7), vol. Il, 1808, p. ino. — X<)I)ili, A, m. .U»>. Zool. 

Napoli, vol. 1, lOOi-, n° 3, p. .{. 

-Massaouali (MAI. Issel et Ueccari, Mus., tiènes), M) exem- 
plaires; mer Rou^e (M. Jousseaume), 8 exemplaires; Djibouti 
(M. Cuiiiièi-e '. 'M) exemplaires; Djibouti (M. .bjusscaume), 
1 exe]H|)laii'e; IN'rim (M. Jousseaumej, une l'cundle ; IjxHiii'm' 
(Mus. .\aplesj, 30 exemplaii'es. 

Le rosirc poi'te eu ii(''U(''ral - dnils. cl es! |)lus coui'l (pie Ir 

.) 

scapboeérite, mais la iMiiiiiiciir el le iiumliri' i\i'> dcnj^ parais- 

S(Mit ('tre bieu variables. 

Haï; : Mer Houiic, .Malaisie. 

Harpilius lutescens Dana. 

Dana, U. S. Expl. Exp., I, p. :;7i), pi. .\\\\ II. iii:. > — NLIiili. .\)vi. .Uas. 
.\apoli, I, n" 3, p. .3. 

Kr\llin''e ^Mlls. .Xaplesi, un luàle, 

r.F.NUR AXCIIISTUS HOHU. 

Anchistus Miersi (l^e .Mnn). 

Il'irpiliu^ .U/'/S( Ile .Mail, Jniirn. !Jnn. Soc. \\ll. isss, |.. •27i, jil. .Wll. 
lig. [t-U). - \Vliil.'k',-','L', Austr. Mh^. Mu,.. Ilj. Im<.i7, p. lis. 



(ii G. NOBILI 

Anchistiis Miersi Borradailc, Anu. Minj. Nat. Hisl. (1), II, 1898, p. 387, et \\i\- 
ley's, Zool. Rcs., IV, 4899, p. 408. — Nobili, Bull. Se. Fr. Belg., XL, 1906, 
p. 48. 

Mer Rouge (M. Jousseaiime), deux femelles ovigères, dont 
Tune, longue de 25 millimètres, fut recueillie dans l'intérieur 
d'une Puma. 

Le rostre, dans ces deux exemplaires, atteint rextrémité du 
deuxirme article du pédoncule des antennules, et n'a pas la 
petite dent sur le bord inférieur. La spinule accessoire sur les 
dactylopodites est distincte, mais elle paraît un peu plus petite 
([ue dans les exemplaires typicjues. Le doigt lixe de la pince 
dans Texemplaire plus jeune a 4 dents, Fautre 8. Le telson 
a six ('pines mobiles à son extrémité, les deux externes très 
courtes, les médianes longues et les iniermédiaires un ])eu plus 
longues ([ue les médianes. 

Nouvelle pour la mer Rouge. Signalée à Mergui (De Man), 
Nouvelle-Guinée anglaise (Borradaile) , Funafuti (Whitelegge) , 
golfe Persique (Nobili). 



Genre ANGYLOCARIS Schenkel. 
Ancylocaris aberrans Nob. 

Palœmonella aberrans Nobili, Bull, du Mus.. 1904, n" 5, p. i'.V^. 
Ancylocaris aberrans ^ohiVi, Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1906, ]>. 52, pi. IV, 
lig. 9-96. 

Djibouti (M. Goutière), un mâle (type de Palœmonella 
abe/'j'ans). 

Djiijouti (M. Goutière), « nageant en dessus et dans la 
(( spliére d'influence » du discjue de Dlscosoma (j'ujanteum ». 
Deux mâles et une femelle. 

Je n'avais eu d'abord qu'un mâle en mauvais état et j'avais 
cru que cette espèce fid une Palœnionella; après j'en trou- 
vais une grosse femelle, très bien conservée, dans les collec- 
tions faites par MM. Bonnier et Pérez dans le golfe Persique. 
M. Goutière m'ayant ensuite envoyé les exemplaires recueillis 
sur le disque de Disrnsoma, je pus reconnaître que ma ])ré- 
tendue Palxmonella appartenait en réalité au genre Ann/ln- 
carls, fondé par Schenl\el pour une espèce de Gélèbes, ([ui 



DKCAI'ODKS i;r STO.MAIOI'ODKS ().') 

paraîl <linV'rt'nl(î de la iiiiciinc, d j'ai pu (''lahlir (Ian< le 
(l('ii\i(''m(; des mrmoirfs r\[r< l'i'l i-auiic (lillV-iciirc cnlic le- 
(If'iix s('\('s : le iiiàlr ('laiil lindc r\ a dos dniil cl i-(\uiili<T. la 
rcmcllt' au cdiilrairc ('■laiil l)('auc<)ii|) plu- ivuIIim- ri a d(i> 
loi-lcincnl iiihix'ux. Tes dillV'rcuccs, ohsri-\('M's l'iili'c le uiàlc 
l\|»(' de PdJu'iiionplhi (iliciTinis cl la rmx'llc Ami/lnruri dw 
jiolft' JN'i'sique, soiil cdulii iik-cs par les cxcnipiain'-. pii- 

(MlS('ud)li' >\\V \(')r> DisiOsOliKI . i>a rcnii'llc [\r (•(■Ile 1 1|'( »\ r ua lici' 

est livs iK'lLt'iTicid i;il)l)('iis(' sui' loulc la suiTarc dorsale de sa 
(■ara|)ace, J)icii (pi'oUc le soil un peu uioiii^ (pic I aulrc l'cinellc 
du j^olfo Pursique, c'l' ([ui \i('ul {\i' ses diiueii>iou- plu- 
pehies. 

Le rostre dans les Irois exemplaires (K; DisrosoiiKi esl (pie|- 
(pie peu \ariable. J)aus la l'eiiudle, il alleinl j>res(pie TexhV'- 
inilt' {\\\ dernier arliek du pédoncule des anlennnles, el il e-l 

armé de — deuls; il esl conformé de même dans lun des 
mâles; dans I aulre il n'a (pie — dénis el alleiul rexIn-uMl»' du 

pt'doucule des auleUUule>. 

J'ai (li'ja dil />////. Sf. Fi . Ilchi., XL. p. oi*) (jlie les II j;' m'es IH 
el I I de la plauclie X \ III. (le lîichlers, diiu iijchl hcslinniilf 
l*(ih'iiiiiniili'. doi\eul idi-e al I ril)U(''es 1res proltahlemeul à celle 
esp('M'c. 

Iw'ceuiuicul M. Ldiz a (li'cnl un Unriitlnix hihro'-tris de 
Zan/il>ar (|ui parail hicii \oisiu di- celle cspi'ce. 

Genre PONTOXIA Lat. (Boiradaile rosli-.;. 
Pontonia pinnœ Ortm. 

y Cancer cusLoa l"'i»i'sl<iil, Dcscr. Aniin., ITTil. p. '.»1. 

l'nutouid jnitiix ( )ilni;iiin, Dcnlischr. Jcnii, Vlll, is'.tl, p. Id, pi. |, lii,'. .{. — l'nir- 

l'iidailc, lue. cit., 1». :is',i. — Nnl.ili. lUill . scivul. /•'/•. Iklj., .\l., I'-MIC, p. iC. 

pi. IV, li,!^:. 11-11 6. 

\îcr liouii'e M. .loiisseaumi' . !! remcllc<. (Iau< le- /'im//r\ 
hjiliouli, ri'cir du Mt-li-ore M. (iraxicr . i m;'ile> el ilemelles; 
I >jil»ouli (.M. (".oulièrei. une l'enellc. 

JJAU. : haresSalaam (Mlmaun : iioH'e Pei'>i(pie Xoldli . 

.\NN. se. N.\l'. /.ool,., '.!■ »i\>-. |\. r> 



6f) G. NOBILI 



Genre GONGHODYTES Peters. 

A. Doigts des pinces lisses en dessus. 

B. Rostre plus long que le scai)hocérite C. tridacna; Pet. 

BB. Rostre plus court que le scaphocérite C. meleagrinx Pet. 

A A. Doigts des pinces avec une grosse saillie quadrangu- 

laire sur leur bord externe C. biunguiculata 

Pauls , 



Conchodytes meleagrinse Peters. ] 

(PI. m, fig. ^.) ; 

Peters, Gesellsch. Natiirf. Fr. Bn-Hn, 1831 (fide liilgendorf); M. B. Acad. Berlin, 

1852, p. b94; Arck. f. Naturg., 18:i2, p. 594. — Hilgendorf, M. B. Akad. Ber- \ 

lin, 1878, p. 836. — Rorradale, loc. cit., p. 300; Proc. lool . Soc, 1898, 1 
p. 1007; Willey^s lool. hcs., pt. IV, p. 409.— Nol)ili, Ann. Mus. Civ. Genova, 

XL, 1899, p. 235. ; 

Pontonia meleagrinx Rate, Challcng. Macr., p. 707, \)\. CX\l\', lig. 1-2. ; 

Massaouah (M. Vinciguerra), dans les Méléagrines, ± femelles ' 

et un mâle; Djibouti (M. Coutière), 47 exemplaires, la plupart i 

femelles; Djibouti (M. Jousseaume), 4 femelles; mer Ronge, \ 

dans les P'mna (M. Jousseaume), 5 femelles et 3 mâles. ' 

Quel(|ues-uns de ces exemplaires ont le l'ostre aussi long que \ 

le pédoncule des anlennules et même plus long, mais toujours | 

un peu plus court que le scapbocérite. (^es exemplaires varient ' 

dans le sens de C. liidacnœ, d'autant plus (pie le carpe des ; 

pattes de la première paire devient aussi long que le mérus. j 

On peut pourtant toujours les attribuer à C. ineleagnum par : 

le scapbocérite cilié, par les maxillipèdes externes [)lus longs, ! 

et par le doigt fixe des pinces armé de deux dents, |)armi ; 

lesquelles vient se placer la dent du doigt mobile. Je noterai ! 

à ce propos que la deuxième dent (bi doigt \\\i' devient j 

dans les gros exem[)laires un lobe oblique faiblement den- ' 

télé. '. 

Trouvée aussi à Mogadiscio-Benadir, pai* M. Taramasso 
(Musée de Turin). 



Conchodytes tridacnse Peters. 
V. Hilgendorf, M. B. Acad. Berlin, 1878, |>. 835. 



DKCAI'ODKS Kl' .Sl< ).M Al( t|-( )|)KS (j7 

Conchodytes biunguiculata Pauls.). 
l'onlonia hiunriuicxdala Paulsoii, lue. cil., p. III, pi. W. lii:. l-l n. 

(^oU(^ (jspècc, 4ii('j(' ne commis (|iit' d a|)i't''> l.i dfx ri|)li()ii 
do l*auls()ii, iiic paraîl rive voisine di- ('. ///t'/fi/f//'///;/'. aM'c 
IiH|ii('ll(' ('ll(; s accorde l)icii |)ar la loii^iiiiciii' |)i'o|)oilioiiiic||i' du 
rijslrc, |iar le scapliocci'ilc. cl |>ai- les dciils de> (|oii;l> ili-s 
cliélipùdcs. Mais le (loif;l de la pince dioilc poile >ni' le dos 
une pruliil)"''rance can-ée, (pii niainpie siii' la pince candie. e| 
qui, si (;11(! uV'sl pas une ainjuialic. seiail un caractère siiili- 
sant à séparei' celle espèce des deu.v aul res. 

l*aulsoii plaça celle espèce dans le ^ciire Pou/onitt. mais 
d'apivs ses ligures, sui'loul celle <les dachlopudiles. (jii \oil 
(pie cCsl l)ieii une (loucliodx les. 

Genre TYPTOiN Costa. 

Typton Bouvieri iNoli. 
iPI. III, liu. 4). 

.Noitili, Bull, du Mus.. IU04, n" :i, p. iX] {Diaun. prflim.). 

Une seule espèce du ^^'wvc 7\/////o// èlail conniie jnsipi'iri. le 
Tf/p/on s/ionf/iro/// de la .M(''(literi'aiH''i'. I.a capliiic d une aiilic 
espèce dans la nier jlonue, bien dislincle. e>l une honxaille 
assez reinaripialdc. 

Celle espè<-e s accorde par Ions ses caraclères a\ec ceux du 
fi;enre Ti/plon. Ici (ju il esl dèdiui par l»(jrradaile. en dillV-ranl 
senleineiil j)ar son lo^h-e denh'. caraclère (pii ne peiil pasa\oir 
(le \aleur iii''ni''ri(pie. piiixpie dans ('ordllinitiris cl \nrliislu\ 
(le la même raniilli'. nous lron\oiis des rorines a\ec ci sans 
(leiils au rosire. 

M. Colllière reclleillil a l>jili(illli I 'i exemplaires de celle 
espèce. 

I.a carapace esl roileiiu'iil iHiiiilx'e. renjlè'e. e| rejomlie en 
a\aiil en direclion du idsjic. La sniTace dojside es| |i|nlo| 

ample. co||\e\e. |,e rosjre esj I fès colirl. mollis lojl^ (pie les 

\eii\. pninlii; \ii d l'ii dessus il esj lriaii,::nlaire. I",n dcssns il 
esl ariin- de IW ijenl- s|)|iii|',,rmes. |;i pouilc nmi ctniiplee : 



68 G. NOBILI 

en dessous son bord est lisse, droit ou un peu convexe. L'éjùne 
anlennale est forte. Les angles ptérygoslomiens sont Jjien 
distincts mais obtus. Les pédoncules oculaires sont courts et 
gj'os, coni(jues, clar^is à la base; les cornées sont |)etites et 
courtes; l'œil atteint à peine la moitié' du premier article -du 
pédoncule antennulaire. 

Le premier article du pédoncule antciinidaire est plus long 
que les deux suivants |)ris ensemble, plutôt gros, non élargi 
latéralement, pourvu d'une petite épine basale et d'une épine 
apicale très menue. Le deuxième et le troisième article sont 
sutjégaux. Le jjetil fouet est formé de 1U-J2 articles; le fouet 
plus gros, (pii n'est ])as l'entlé ni bifide, a le même nombre 
d'articles, le pn^mier desipiels est as-ez long. Les antennes 
n'ant pas un vrai scapiiocérite mais seulement un rudiment : 
le deuxième article du pédoncule a un petit appendice trian- 
gulaire analogue au rudiment du scaphocérite de certains Axii- 
dés. Le fouet des antennes est court. 

La deuxième paire de maxillipèdes a le dernier article inséré 
terminalement sur l'avant-dernier, qui est un peu plus large. 
La troisième paire de maxillipèdes a le deuxième article non 
élargi et subégal ou un peu plus court (\uv les deux articles 
suivants pris ensemble, qui sont su!)égaux entre eux ; l'exo- 
pode dépasse un peu le deuxième article. 

La premièi'e paire de i)éréopodes a le car|)e un peu plus 
court ([ue le mérus. Les mains sont bien conformées, et les 
doigts sont un peu plus courts ([ue la paume. Les pattes de la 
deuxième paire sont un peu inégales, mais ont la même forme. 
Sur la grosse patte, Tiseliium et le mérus sont subégaux, le 
carpe est très court et conique. La main entière est six fois 
aussi longue ([ue le carpe; elle est conico-pyriforme, arrondie 
et convexe sur les deux faces, large à la ])ase et se rétrécissant 
ensuite graduellement vers l'extrémité. Le doigt mobile, qui 
est long de un tiers à un quart de la longueur totale de la main, 
est haut, comprimé, arqué, sans dents et terminé par uiu' 
courte pointe cour])ée. Le doigt fixe est plus grêle et a une 
courte dent près de la base. Les deux doigts sont un peu tordus 
vers le côté interne. La petite main ne ditfère de j'auti-e (pie 
pour êli'e im peu |)lus basse et un peu plus courte. Les 



DKCAl'oDKS i:r SIOM Al'np()l)i;s (»!) 

pâlies JII-\ itiil le iiit'i'iis |ilii> loiii: (|iii' 11' i;ii|M' ri i|iif j'is- 
cliiiim ; le propodilc lon^- cl je (hil \ iMpudilc li-r-- coml. I.c 
(liicl \ lo|)()(lili' a (l('ii\ ui'illi'- ; II- |ii(»i)n(|ilc a ;'t >oii cxl i/'iiiili' 
(IciiY ou li'ois forlcs >|iiiiiili's jtjalo (jiii cmiin iciil m |iarlii' !•• 
(lactylopodilc. 

Les pleurons des cin(| piciuici's sci^iiiciits al)di»iiiiiiaii\ miuI 
ari'diidis. criix du ■-ixiriiii' sciiiMciil xud aii;^ulain's. |,c |rl-«((ii 
est lancéol»', éli'oil cl à cxlitMiiili' aiiondic a\i'c dcii\ l'-pino 
pclilcs el (juali'c loniiiics. 

9 

Lonj^iifur loluli' 21 iiiilliin. 

— (lo la carajiace H — 

Gauchi-. hioilc. 

— du carpe 1 ' 1 t 

— de la main 7 G,!l 

— de la iiaunic i>[ '■> 

— dos doigts 1^ l,'l 

lluuleur lie la |iauine ^ IJi 



FAMILLi: riYMEXOCElilDJ: 

Genre HYMENOCERA Lat. 
Hymenocera elegans lli'il. 

Ilcllcr, Fitzh. Acad. \Yicn, XLIX, 1801, p. i>tJi, pi. III, \\<^. 9-li. — llil,',M-iitl()rr, 
M. n. Acad. Berlin, 1878, p. «28. — Oidnann, Zool. Jahrb. ^yst., V, IS'.ia, 
p. liU ; Denkscfir. Jena, \'[ll, 1804, p. 17. — De Mail. Ahli. Sencknib. Gcf.. 
X.W, lfl02, |). 822, pi. \.\V, lig. :;2. 

Djiixtuli. n'-eir di'^ Mi'<sap:«'rirs. 1 luèircs à mci- hassc 
(M. (îi'a\i('i-. une rciiicllr avec (l'uls, lttiii;ni'ur (i luilli- 
mèlres. 

« TroiiM'i' >ur // //(//■o////o/f/ co/î/if/n/i/i'/ Mniiziiiiii'i-. - 

[,(• io>lic a ») dénis m dessus, ta lioi^ièiue au-des^u-- de 
rill^i'liidll de-^ p(''d()licule-^ oeulaifes. el 1 deiiU en dev>,i||<. 
Le duilil llli)lil|e a II denK de ^|-(>-«>e||r dillereide. (,rl iiidi- 
\idll -."aeeitrde dailleiii'^ Iticll ;i\rc !.'-. (jc-rilpliiill^ edec^. 

|)a|tie>. Il'- iiMJirc-, (pic l'iaiieiireld coMiinuiiiipia a Ihdler. la 
(■((idcur de ranimai \i\anl est t///////ir////-ri\s, s//u/iit/:;/f/rtnt 
(/('flrcLl. M. (iiaxicr a Mii^nen-^cnienl noli' la eoloralidu de 
cidle l'acdM : 

(( (;ol(ii'alii)n ('-elalanlr. Sur le- anlennnle<. Iae|it'>. uere-iaune 



70 G. NOBIL! 

avec zébrures plus fonciM's, sur les parties blanches ponctua- 
lions ocre. Maxillipèdes : Article basilaire, aire centrale 
claire entourée par une zone plus sombre, bleue; T article, 
ponctuations couleur saumon, en a\anl taches oculiformes 
saumon à portion centrale blanche; 'S' article, taches saumon. 
Deuxième paire de pattes thoraciques : fond saumon clair avec 
taches plus sombres à réserve centrale blanclie, à bordure bleu 
foncé. Autres appendices thoraciques : alternativement zones 
bleues (indigo) et zones blanches. Céphalothorax et abdomen : 
sur le fond blanc taches ocre brun foncé avec un liséré bleu 
foncé fondu vers le centre de la lâche Taclies bleues sur le 
telson. » 

Heller, à propos des pléopodes, a écrit : « Die Jiauch fusse 
s'rnd normal (/elnldet ». Cela sera certainement vrai i)0ur le 
mfde, mais dans la femelle les pléopodes ont les rames élargies^ 
{oVmcée8, iiieuihmneuses, amples, analogues (mais de forme ova- 
laire et moins larges) aux expansions membianciiscs des anten- 
nules et des maxillipèdc^s. La rame externe de la première paire 
de [)léopodes est foliacée, l'interne très réduite et courte. Les 
pléopodes plus dilatés sont ceux de la deuxième et de la troi- 
sième paire. 

Haiî. : Tor, dans les coraux (Heller) ; Mozambique (Hil- 
gendorf) ; Mauritius (Ortmnnn) ; Amboine (Ortmann) ; Ter- 
nate (De Mam. 



J AMlLLi: PALJ^JMONID.E. 

Genre I^AL/EMONELLA Dana. 
Palsemonella teuuipes var. (ann. sp.?). 

Cf. PalœmoneUa (cnuipes Dana, lue. cit., p. :j82, pi. XXXVIII, liy. 3. — DeMan, 
Arch. f. Naturg., 1887, p. r;:il, pi. XXII a, lig. 4. — Orlinann, Zoo/. Jahrh. 
Syst., V, 1890, p. 527. 

Djibouti (M. Coutière), 16 individus; mer Uouge (M. Jous- 
s(^aume), une femelle; Erythrée (Mus. Naples), un maie. 

J'ai quelque doute (|ue ces exemplaires soient vraiment la 
Palœmonella teniàpes, parce que, s'ils s'accordent pour la 
plupart des caractères avec les trois descriptions cib-es, ils 



DKCAI'ODKS HT ST< )MA1( »l'i (DKS , | 

ofîrciil iiiif (lillV'i-ciK r iiinxiilaiilr (laii> lo pâlies tic lu 
douxiènit' |)aii('. 

Le rosliT dans loiis lo cxrmijlaircs a - (h'iiU. !(•>. deux |)i-i'- 

mièrcs |)lac(M's siif la cai-apacc, ri la dciiiirrr li'ès in-lilc cl 
placéf tdiil \)i-v> (le la poiiilt.'. l^es pâlies ilc la |iiciiiirn' paire 
oui les iiKMiies propoi-lioiis dans 1<'S arlicli-s (pie daii^ la dcs- 
« riplioii de l)e Mail. Souvcnl le bras n'alh-iiil pas rexliémilé 
du i-oslre. Les ])al(('s de la deiixièine paire sont suhé^ales et 
l)ieil (l(''\ el()p|)(''es ; elles (lt''passenl le St'aplloci'lile a\ee la plus 

grande partie de la longueur du carpe, jlan^ la l'eiuelle. dles 
sonl plus eoiirles (pie le f'or|)s. I)ans une |»alle mesurt'e, le 
iiiéi'us esl long de ± niillini. 3/'i, le carpe 2,."), la |)aunie :*, ;i \. 
les doigts 2 millimètres. Dans un aulre exemplaire, la paiiiiie 
est longue de 'i iiiillinièlres. le doigl ',]. (les dimensions s'ac- 
cordent donc assez jjien, sauf poui- les doigls, a\ec celles de la 
ligure originale, el aussi axec la description de Orlmann 
(sauf le PdliiKi l'tisl (ln/)jipll sn hnif/ ?r'ift chr Ciir/iiis]. liic 
dilIV'reiiee iiolaMe sohsci've dans le nn''rus. (pii nCsl |)as sii/ifii 
infiuKitii' (iciilo, mais (pii a seulemenl une (''/mœ à l'('.iin''inili' de 
so)i hord titphieiii-. Le cai'pe est armé dune (''pine à son exliénult^' 
supéro-interne. Les doigts sont denl(''s; il \ a !{ dents relative- 
ments grosses sni' le doigt li\e, et \\-\ deiiU petite> ■^wv le 
dtiigl m<d)ile. 

Palaemonella biunguiculata NoIj. 
IM. 111. li-. 11.) 

Nobili, liull. du Mua., lOOi-, ii" îj, p. 2.33 (Diur/n. prHiin.K 

? l'alxinonelln oricnlalis l)at(?, CltaUcmj. Macr., |i, 7S7. pi. CXW 111. lii:. 1. 

Nfc P. urientalis Dana et De .Man. 

l>,jilHillli M. (loutière . une lemellr oxigère. longue de 

l I IIMillIlirl ces. 

<-<'l i'\,'in|)|aiii' --appiMche heaiictiiip de la foniie i-ceiieillie 
par le M ( Jiallciiger .. an large de-.. IMiilip|>iiies, et atlrilniee par 
lîate à /*. <)nf//////i\ , lojsipif la \raie or'iriitnlis de hana, 

l'eeolllllle plll-> lard par I >e Mail, e>l eeili'^ dillV-i'ellte. 

Le r()>lle est p|c-,(pir droit. all>-^l loiii; (p|r Ir pi'doin llle des 
aiileniinli'<, r\ y\[\~~ (diiil «pir le -eaplioii''ril<'. Mil jM'ii liant. 



72 G. NOBILI 

et pourvu en dessus de 8 dents, dont les deux premières sont 
plaeées sur la carapace; il n'y a pas de petite dent su])-a])i- 
cale, et il v a une seule deid sur le l)or(l infrrieur. Le fouet 
plus court des antennules est soudé a\ec le fouet voisin par 
trois articles seulement; il est pourvu dans ses derniers articles 
des mêmes appendices sensoriels que Bâte a décrits dans la 
forme des Philippines. 

La carapace a une épine antennale et une épine hépatique 
rohuste. Les yeux sont gros. La première paire d(^ pattes dépasse 
avec les doigts Texlrémité du scaptiocérite ; le carpe est sub- 
égal au mérus, et un peu })lus long ([ue la main ; paume et 
doigts sont subégaux, ou h's doigls un peu plus courts. Les 
pattes de la deuxième paire sont inégales; celle de droite atteint 
prescjue avec le mérus Fextrémité du scaphocérite ; celle de 
gauche dépasse le scaphocérite avec une partie des doigts seu- 
lement. Le mérus est notablement plus long que le carpe; le 
carpe est coni({ue et un peu plus court que la paume. La main 
est plus courte que la longucHir de la carapace ; la ]jaume est 
comprimée et un peu plus longue que les doigts. // a y a pas 
d'épines ni sur le inénis ni sur le rtirpe. 

Les pattes III- \' sont grêles et longues et atteignent ou 
dépassent le sca})hocérite. Les dactylopodites ont deux f/riffes^ 
dont Tinférieure est un peu plus courte, mais également forte 
que l'autre. 

Cette espèce dilFère essentiellenu'ut de la P. orieni ul i.s \)ani\, 
])ar une é|)ine hépatique qui manque à orienluli.s, par ses dacty- 
lopodites biunguiculés et par les proportions diffère nies des arti- 
cles de ses chélipèdes (Cf. De Man, A/r//. /'. Nat., 1887, p. 552). 
La forme faussement attribuée à orieu/rdis par Bâte est voi- 
sine de celle-ci, mais Bâte ne dit rien de Tépine hépatique. 
Dans sa description cet auteur dit : Itef/oud //te orh'il on Ihe fron- 
tal rnargm is a firsl antennal tonlh and arrord'ni;/ lo Dana, ano- 
Iher tootJi is silualedin nearli/ ihe suine ]>ar(dlel Ihie and tlierefore 
must be the hepatic tootli. Il était beaucoup plus simple de dire, 
s'il y avait ou non la dent hépatique, d'autant |)lus qu'elle manque 
dans la figure de Baie, et puisque Dana a figuié cette dent 
dans tenuipes, pas dans orientalis, où elle manque^ ainsi que 
De Man l'a confirmé! 



i)K<:Ar<ii)i:s i:r .st<)Maim|'(i|)I-:s l\i 

Le (lacKlopodilc (le l.'i loi'iiic (Ir ll.ilc, Icrm i iKilcs m hro inip- 
(jiKil II II II lies; (|;ms la lifiiin-. le (l('ii\iriin' uiiiilf iTcsl |tas Icniiinal 
el rol)ii>lc. (•oiiiinc daii'^ iiiuii oiiccr. iiiai> l'iDiiiiK'' ri jM'Iil. 



Palsemonella gracilis [^nlls. 
Panlson, p. 117. \A. Wll. li-. C-n/-. 

<( lîosli'c Ihtrizoïilal, l(iliac(''. cl un prii plus jnii;; (|iic ji' sra- 
|ili()C(''ril(' : son Ixtrd >ii|)(''i'i<'m' axcc 7-S dciils. dmd '.\ pLutées 
sur la carapace; parlic aiilt'rii'uri' du \)iW(\ iidV'riciir a\fr 
3 dciils; poiiiLo hilidc IN'duiicuic des aiiLciinulcs aii>'>i Inn- (pic 
le srnpliocérilo: ('■piiic basale courte, épine siipériciirc acii- 
iiiiiHT ; >cids les (piali-c dci'niri's ai-liclcs du l'oucl cxlcim- 
soûl lihi'cs. Les maxillipùdes externes ulleigncul sculcincnl !•' 
dcuxiènK; arlirle du j)édoncule des antennes supt''ri('un'>: le 
dcnxirnie arli(d(; csl |)lus courl (pic les àovw dcruicis; le der- 
nier csl ariu('' de spiiiules. Première paire de pâlies 1res iiivics, 
atlci^nant le propodile de la deuxièjue paiic. ch'-pas^aul lexlrc'- 
milé du roslre avec la moitié de la louf;ueur d(,' la main. 
Sixième segnient abdominal aussi Ionique le tcdson. Lon;;ueur 
du |)lus ^Tos des six (îxemplaires, 43 millimètres. » 

Celle descriplion ne ddune aucun di'dail do palier de la 
deii\ièiiie piiirc. i)"a|)rès la lii;ure, ri'pinc lii''p.il iipie iiiiinipic. cl 
il \ a une ('pine hranchioslè^alc. 

Grni'.i-: LIvVNDKK Stm. 
Leander pacificus SUmpson. 

Sliiiipson, Proc. Acad. N. .le. Pliiladclplna, ISC.O, p. VU. — De .Mail, Sol. Leijd. 
.l/».s., III, 18HI, p. 137; Arcli. f. Naturg., 1H87, p. :;:;'.). - Oiliiiaiin, Zoo/. 
Jahrh. Sijst., V, 1890, [». ."'.lu. — norratlaile, Willct/'s Zonl. Itrs., \\\ is'.l'.t. 
|). 410.— Dol'Icin, Abk. baiitr. Akwl. Wiss., .\.\l, i'.i02. p. r.;i',i. !»,• M.m. 
Ahh. Senckenb. Gcs., XX\', 1002, p. 80G. 

Mer lluniic ' r,l()|-|)e\ , i'i exemplaires. 

Le ro>lre dans lon-^ le- indixidus dè'passe un peu liAhiinili- 
du scapli(i( l'iilc. (in en esl t''i:al. Le noudire de-, ij, nK \arie de 

()-f I ,!>+! '••-!- I ■ , , 

■ — ; — a — 17— 'd — 77—' mais le pin- -oiiNenl d n \ a (ine ]! denl- 
4 ô .) ' • ' 



74 G. NOBILl 

I0 + (I , 
en dessous. Dans un exemplaire anoinnal il y a ■ — :; — tleiiis : 

o 

Tapleale manque. Dans tous ces exemplaires, il n'y a jamais 
(pie la seule dent apicale supérieure ; la dent apicale d'en des- 
sous, tpii fit paraître la pointe Iridenlée dans les types de Slimp- 
son, manque tonjours. 

Les pattes de la deuxième paire dépassent le scaplioeérile 
de plus (run tiers de la longueur du earpe. 

Cette espèce est connue des mers de Chine, du Japon, de la 
Malaisie, des îles Sandwich ; le musée de Turin en a un exem- 
plaire du cap de Bonne-Espérance. 

Leander natator Echv. 

Palœmon natator H. Milne-Edwards, H. N. Cr., II, ]>. 393. — Dana, loc. cil , 
p. a88, pi. XXXVIll, fig. 11. — Heller, C>«s<. sudl. Eur., 1863, p. 268, pi. IX, 
fig. 11-12. — Baie, Challeng. Macr., p. 784, pi. CXXVIII, lig. 6-7. 

Palœmon latirostris De Haan, F. Jap. Crust., p. 170, pi. XLV, fig. 12. 

Leander natator Stiinpson, Proc. Acad. iS. Ac. Philad., 1860, p. 109. — De Man, 
Nut. Leij'l. Mm., lll, p. 143; Arch. f. Sattirg., 1887, p. r)63. — Oitmann, 
Zool. Jnkrb. Stj^l., V, p. 525. — Nobili, Ann. Mits. Napoli, i, n° 3, 1901, p. 6. 

Pahvmun torcnsis Pauison, loc. cit., j). 116, i»l. XN'II, fig. 3-3/", 4, 5. 

Périm (M. Jousseaume), 13 exemplaires; Aden (M. Jous- 
seaume), 5 exemplaires; Djibouti, récif de la Clocheterie 
M. Gravier), 3 femelles et 1 mâle; Djibouti (M. Coutière] 
2 femelles; Erythrée (Mus. Naples), 8 individus. 

Bâte a élabli (pie le mâle de cette espèce a le rostre plus long, 
plus grêle et plus distinctement denté en dessous; la femelle a 
le rostre plus court, plus haut : « en fer de lance », selon l'expres- 
sion de H. Milne-Edwards. Ces difïei'ences s'observent aussi 
dans ces exemplaires, mais les dents du bord inférieur du 
rostre sont tantôt plus, tantôt moins marquées. 

Le Palœmon torensls de Pauison est identi([ue à celte espèce, 
bien que les ligures de Pauison ne soient pas exactes pour ce 
qui est des pattes de la deuxième paire. Pauison remarqua deux 
variétés : l'une, variété A, (pii est représentée dans mes maté- 
riaux ]>ar les exemplaires d'Aden, à rostre étroit, fortement 
recourbé, qui est une variété du mâle et une variété B à rostre 
foliacé, qui n'est autre que la femelle. La forme typique du 
/-*. lori'iis'is est la forme normale (\\\ mâle. 



DKCAI'OIJKS i:r STfJMATol'oUES lO 

PalEemon Audouini TIoll. 
Ilfll.-r, S. /{. Aha'l. Wii-n, \\A\ . \k 2>m; is.ii . 

(li'llc csprcc es! pciil-iHi'i' iddil i(|in' nw L"iin(lcr puilnus 
Slinipsoii, ISOO. 

Genre P.IIACII YCAIUM^S Bâte. 

Brachycarpus advena Noli. 
(PI. IV, (i-. I.) 

.N<.l»ili, nuW. .l/»s., 190:i, n" 0, p. ;i9:i. 

Ccllo espèce, l'oprrsciilrc par un seul cvriuplaii»', \i<'iil |ini- 
halilomcnl de la mer Uoiigc ; mais sa |in»\i'iiaii((' iii-sl pas 
siM'c. Kllc csl on loiil cas exIrrnicnK'iil proljal)!»'. pai-cc (pu* 
avec rcxcmplaire de Brarlii/mr/nis il y a\ail {\r<. A-rmii^ts 
s/nnipesiDi} Man, loiil à fait semblables à cciiv (pii |)iM\i.'iiiii'iil 
sùiciiicid de la mer Kouge. 

OUe esjièce est voisine de Br. Iniinfiiiiciihiliis Luc i= lir. 
nfa/inlilaïut^i (>aiio) (Ij delà Mrdilri-raïK'e et de Br. Sarif/m/'i 
llalc de la Nouvelle-Zélande. 

i/iiiii(pii' cxciiiplairc es! Ii)iiii' de !î!) niillinirlrcs dr la poiidt' 
du l'oslrc à rcxIn'Muih'' du Idson. La carapace sans rosli-c 
est louiiuc de S"'"\.") sur la lij;ne dorsale. Le i-osire e<l aus>i 
lonj: (pie le sca|)liocérile. 11 est diriiié un peu en liaiM : smi 
biird su|H''i'ieur esl arnu'' de S dénis ai^iiT-s ej diri^uV-o en axaiil. 
diinl le:- deux pi'euiières Sdul placées sur la carapace el la 
troisième au-dessus des \eu\. La pdinle es! aiiiu»"' el poursue 
d'une pelile deid subapicale. Le bord inlV-rieur du ro<lre l■«^l 
aroK' de 1 (|enl>. Le premier arlicle du pi'doneuh' th'- aiileii- 
nules e>l plu^ lon^ (pie les deu\ >iii\aiiU pri'- l'ii-i'iiijili': ^mii 
>l \ loei''ril(' spiniriuiiie e^l pju^ coiirl <pie la moilie di- 1 article; 

I •'■pille apicaje di'pa^-^e IrNln'illile {\l\ di'll\iè|||i' arlielc Le 

deuxième rl |c lrMi>ièmr arlicle soiil ^ubi'uaux. 

Les deux IdlleU i;i'(des (les a II I eil II llle-. Solll as>eZ iulllUile 
p(dil l'oiiel esl >oii(l('' par eii\iidii 11 arli(des. e| >a pnilinll 
libre e-l diNi-i'i' en aiilanl d arlicle>. Le ^caplioer-rile e»! (•Iroil, 
a poiiile arnuidie e( (h'-passi'-e par I «'piiie a[tiiale, Lc> veux 

son! >pll<''ll(pie- el riilirl-. 

(1) CI. .Nel.ili, linll. Mus. Tnrlif. \\. {'MiW, ii":;o2. 



76 G. NOBILI 

L'c'uinc aniennalc est forte, l'épine liépatiqiie aijïuë, mais 
plus petite. 

l.es maxillipèdes externes (lt''|)assent de' plus de moitii'- de 
leur avant-dernier article le pédoncule des antennes. 

Les péréopodes de la première paire sont conformés presque 
comme dans B. bïunf/ukuhihis. Ils dépassent le scaphocérite 
d'une partie de leur carpe; leur mérus est plus long que le 
carpe, qui est un peu plus court ([ue la main; la ))aume est un 
peu plus courte que les doigts. 

Des pattes de la deuxième paire il n'y a que celltî de droit(^ 
qui est plus courte que le corps (d qui dépasse le scaphocérite 
de plus de moitié de son carpe. Le mérus est cylindrique, un 
peu comprimé et armé à l'extrémité antérieure de son bord 
inféro-externe d'une petite dent; il est plus que deux fois aussi 
long que le carpe. Le carpe est obconique, à boi'd antérieur 
un ])eu élevé et incisé. La main est deux fois aussi longue que 
le mérus, cylindrique, un peu aplatie en dessus ; les doigts sont 
un peu plus courts que la paume. Le bord interne de la main 
est un ])eu concave, parce que les doigts sont un peu tournés 
en dedans. Les doigts joignent bien, ont des petits poils du 
coté interne, et sont armés comme ceux de hunvm'uiilahis. 
Les pattes ambulatoires sont conformées comme celles .de 
B . b'iiinjuiinilaius. 

Les pleurons des segments abdominaux I-III sont ai'rondis, 
ceux des segments IV- VI angulaires et aigus. Le telson ne 
ditïere pas de celui de himifjiiicnlalux. 

Celte espèce est bien voisine du B. 1ntnifiiii(nhitus dont elle 

diffère seulement par la dentition du rosti'e qui est de - avec 

une dent subapicale, lorsque dans h'iKnf/K'iciilnlK-s il n'y a (pie 

7 

- dents et pas de dent subapicale, par ses maxillipèdes 

externes plus longs et par la dent du mérus plus (lévelo])pée. 
Les quatre espèces de l)racli//r(ir/n(s eonnues jusqu'ici 
peuvent être reconnues ainsi : 

A. Daclylopodites avec un seul onguiculé. Rostre avec 
9 

-- dents.. . . . B. Audouiin Haie. 



(Nouv.-Zélande). 



DKc.Ai'oDKs i:t .sT().MA'r<):'()i)i':s 77 

A. A. Dactylopodites avec deux unguirules. 

B. UosLio avec - dents. Main de la pieniièic |iaii'e de 

pattes [)lus courte (jue le carpe. iJoigts de la f,M'osse 
pince bâillants. l)oif,d lixe avec deux i^russes dents.. /{. S n-/;//»/// Haie 

lïei'niiiila). 

lili. Kdslie avec .^ dents. .Mains de la première paire 

un peu plus longues que le carpe. Doif,'ls de la j^^'osse 
pince joignant bien et sans grosses dents. Maxilli- 
pèdes extei'nes dépassant le pédoncule des antennes 

avec le dernier article seulement li. Inuuijiiiri(hitus 

Luc (.Mgei'ie, Sicile, goll'e de Nu|ilfsi. 

BHB. Uostre avec 7 dents. .Mains des deux i)remières 
4 

[•aires comme dans l'espèce précédente. Maxillipèdes 

externes dépassant lextrémité du pédoncule de |ilu< 

de moitié de leui- avant-dernier article li. adreiuc .Nob. 



FAMILLE GNATUOPIl Y LUI). E 

Genre GNATHOPHYLLUM Lat. 
Gnathophyllum americanum Guéiin. 

Gnallioplii/lluin americanum Cuéi-in, li. de la Saçjra Hist. Citha, \'ll, p. xx, Ail. 

N'ill, |)l'. Il, flg. 14. — llalhi)un, Bull. U. S. Fiah. Counn., 1000(11)1)1 , n" 2, 

p. 120. 
Gnalhoplu/llum fa^iciulalum i^l\m[)<^im, Proc. Ac Se. l'hilad.. ISiJD, p. 2S. — llas- 

well, Cat. Auslr. Crust., 1882, j). 181. — De Mau, Arc/i. f. i\at., 1887, p. 4st;, 

Abh. Scnckenh. Oe.s., X.W, 1902, p. 762. 
Gnathophyllum zébra lîirlilcrs, Dceap. Maur. Seijch., p. 101. [il. W'ill, lig. IS- 

20. 
? Gnafhoplnjllam pallidnm (Irliiiaiin, '/.. .fahrli., \, IS'JO, |(. :').'i7. 

hjildiiili M. Coiilirrc . 2 iii(li\i(liis; ilc^ Mtisliii M. (lr;i- 
\icr. tiii iii(li\i(lii. hiiii-- riiii di's iii(li\i(lii> de hiilMUiii le 
ro^hi- ;i .') (IciiK l'ii do^ii--. r\ I dnil en dosons. ni'cri'drT |»;ir 
I dcnl nidiiiiriiliiiiv ; dans l'anliv il a n'-i;nlii''n'nii'id li di-nU 
iMi di'--n-- ri I en dessons. 

|)'a|irr> uni' noie dr M. ( '.onliri'c, l'animal \i\anl a 
do handc^ I |-an->\ cr-^ali'- \io|cll('S ;iM' • (\r-^ [toinU jainic 
(Tor. 

IIai;. : (.nlia diiciin : l'oi I o-l!ico. SainI Tiionia-. uollr ihi 
.M('\i(|nf. r>i'i iiiuda llalhlnin : \ii-lr;dir Slinip-^on, li.i-wi'll : 
Aiiil>oiii(', Tciaïali' \U' Man : Maniiliii- llhliln- . 



78 G. NOBILI ] 

FAMILLE PROCESSIDJi: \ 

Genr-e PKOCESSA Leach. • 
{Rika Risso.) 

Processa Coutierei Nob. 

(PI. IV, lic^. 3.) ■ 

Nobili, Bull, du Mus., 1904, n" îj, p. 234 [Diagn. 'prclim.). '\ 

Une femelle ovigère, recueillie par M. Coutière à Djibouti, est j 

en si mauvais état que je ne peux donner (ju^une pailie des i 

caractères. Cette espèce paraît voisine de P. c(in(il\n(i(ib{^ mais j 

louldois elle en est différente. i 

Le rostre dépasse les yeux; vu de coté il est mince, pres{]ue ^ 

droit et retroussé à la pointe; vu (Ten haut il est triangulaire, ; 

caréné en dessus et sur les côtés, cilié sur le bord et plus large \ 

(pic dans ((iwd'K-uIata. Les antennules ont le pédoncule aussi ; 

long que le scaphocérite ; le premier article du pédoncule n'a j 

pas d'appendice ; il est plus court que les deux suivants pris ; 
ensemble, ([ui sont subégaux. Le gros fouet est divisé en 

12 articles environ. Le scaphocérite est médiocrement large, i 

à bord externe convexe, à extrémité obliquement arrondie, et \ 

avec une petite épine sur le bord externe. L'épine antennaire * 

manque, mais l'angle entre lorbite et la base des antennes j 

est aigu. ; 

Les maxillipèdes externes et les pattes de la ))remière ])aire ' 

mamjuent. Il n'y a qu'une patte de la deuxième ])aire; son , 
carpe est divisé en six articles. 

Dans les pattes III et IV, le propodite est plus court que le i 

car|>e et dépourvu d'épines sur le bord inférieur; dans les '■ 

pattes de la cinquième paire le carjjc est plus long que le pro- ' 
podite et pourvu de 0-7 fortes spinules mobiles. Ces pattes ne 
dépassent pas sensiblement le scaphocérite. 

Le telson a une courte pointe, tlanquée de deux épines de ' 

cluujue côté, les externes courtes, les internes ti'ès longues; i 

entre les bases des épines médianes, il y a de longues soies ' 

plumeuses. Sa surface dorsale a deux paires d'épines mobiles, j 

Longueur, 15 millimètres. 

Il y a encore dans les collections (\\\ Muséum deux petits \ 



DKCAl'olJHS HT ST( ».M AT» il'nDKS / V) 

o\om|)laii'('s dr drux t's|)(''C('s (lillV'iciilcs di- l^rorcssu, rmicillis 
il ( ll)()ck |)ar .M. .loiissisiiiiuc, mais ils sont (.mi Ii»>|i iiiau\ai> ('■lai 
poiii' iiiir ('■hidc |in»lilal)l('. 

Processa sequimana Pauls. 
Sika arquimana Paulson, /oc. cit., p. 'tT, |il. \l\ , li^^ i't-Oa. 

« Boni l'i'oiilal (|iicl(|ih' |)('ii saillaiil rii axaiil. i-l |h)|||\ii 
(l'nn(; (''[)ino ai^ii»"' d (''li-oitc allfi^iiaiil rcxln'inili' d' I (ril. 
l/arli(.'I<' basilaiiH! des uiilonnulcs a. prrs de l;i Im-r. un ii|(|K'n- 
dicc cDiirl mais lar^'e. (Niée |tai- llcllci- dan-, h' udin' .\//v/, «-l 
par ((in^i'iini'nl idtscnic dans .V. i'(hilis.\ V\{\[v<-\\\\\r\\n\\v^ 
cxlcriics (l(''|>assanl le |)(''(loncuit' des antcimulcs a\('C iiiif pailie 
du piMiidlièmc arliclc. Sur le l)onl aiit»''i"i('iir du (('itlialDlliorax 
il \ a une épine anleiinale. [*altes de la deuxième paiiv 
pivxpic dV'ii'ale l()niiueur(l<'iii' i-app(.)rl=:: 220 : in,") i : le cirpe ( I ) 
est divisé dans le même' nombre (rarlicles qm.» dans N. 
litiirdifnKis. mais les (|ualre |)remiers ne sont pas fusionnés 
ensemble, l ne femelle. 

Lonji:neiir. (i millimèlres ; longueur de l;i carapace V"",.! ; 
dn ro^lre i""",.!. » 

Daprès la figure d(! i^anison, le rosire sdriiiim' diinc >aillie 
semicirculaire du bord frontal. 

Gi:ni;r NIKOIDKS Paulson. 

Nikoides Danse Pauls. 

l'I. :i, li-. 1.) 

l'aiilsdii, loi:, cit., |i. '..IS, |il. .\l\ , ti^'. '.\-'.\d. 

Le genre Xil.nnhs dilTcrr i'«iMilicll<'mrnl dr Prmrssti parla 
présence diin louii exopddr sur la première pain' tl<' pcri-o- 
podes. Il csl <aracl(''ris(' ainsi par Taidsou : ^ Mandibidc- ;;rid«'-. 
forlemcul rccoiirl)(''cs. c(Uir(mn<' nnn dil.di'i- ; en luiid il \ a 
une di'ul st'paréc assez pflili'; pa^ de p.ilpc. 

P;dl('s-nirnli()ircs cNlerncs mm dilidee^, pi'difnrim's. Pre- 
mière paiie de palles plus grosse (|ue la deuxième, l'une des 

(1) l'aiil-iiii par /'///SMS 0'j///iji/ a iiii''ni|iiMlj(c. 



80 G. NOBILI 

pattes avec pince, Tau Ire simple, avec un exopodite à la base. 
Une partie du méropodite et le carpopodite des pattes de la 
deuxième paire sont divisés en articles. Antennules avec deux 
fouets. Ce genre diffère de Nika par les pattes de la }>remière 
paire pourvues d'exopodite, et parle méroj)odite delà deuxi-ème 
paire segmenté » (1). 

J'en ai vu trois exem})laires : une grosse femelle ovigère 
draguée à 20 mètres à Djijjouti, sur les récifs du Pingouin et 
du Météore, par M. V.\\. (îravier ; une petite femelle ovigère 
recueillie par M. Goutière à DjiJjouti aussi, et une femelle trou- 
vée à Périm par M. Jousseaume. 

Le rostre est caréné en dessus, recliligne, ou vn\ |)('u tourné 
en bas, aussi long que les yeux (dans la ligure de Paulson un 
peu plus court). Il offre à l'extrémité de son bord supérieur 
une dent, dirigée en avant en ligne droite et séparée de la 
pointe par un sinus angulaire. La ])oint(' est aiguë. Les yeux 
sont pyriformes et plutôt gros. Le premier article du pédon- 
cule des antennules est plus long ([ue le deuxième, excavé 
en dessus, cilié à l'extrémité, et ])ourvu à sa base du côté 
externe d'uji appendice slylocéi'ili(|ue large, court et tron- 
qué en avant, mais pourvu d'un(! dent à l'angle latéro-externe. 

Le deuxième article est envii-on deux fois aussi long que le 
troisième. 

Le fouet externe est long moins de moitié de rextei'ue: 
celui-ci est long plus de moitié du corps. L'angle externe de 
l'orbite est distinct mais airondi. 11 y a une épine antennale. 
Le pédoncule des antennes est plus long que l'œil; le scaplio- 
cérite est un peu plus long que le pédoncule des antennules; il 
a une épine apicalc (|iii dé])asse quelcpie peu l'extrémité anté- 
rieure. 

Les maxillipèdes externes ch'passeiit le sca|diocérite de tout 
l'article terminal et d'une petite |)artie de ravant-dernier. Le 
dernier article est deidiculé dans sa première moitié, pourvu 
de 2-3 spinules et cilié. Les pattes de la })remière paire sont 
un peu inégales, mais pas lieaucou]). 

(1) IJne autre espèce de ce genre habile la mer Noire : c'est la N. pontiea 
Sowinsky (Voy. Snwinskv, K'faunie rahoobraznich Ccrnavo Moria (>Iém. Soc. 
Se. Kieff, 1882). 



i)r;(;Ai'()i)i:s i-:t sTftM.vrin'iiDKS SI 

Les (Iciiv |)ull<'S oui lin cxopodr a<si'Z ioiifi-. (|iii allciiil lis 
li'ois (|iiai'ls (le la loii^ih'nr tlii iiu'iii-. \.r iiktiis i-^I assez ioiii:. 
(iciiv l'ois aussi loii^- (|iic le carin' mii- la |ialli' didachli-; >iir la 
pallc iiKiiiodacl \ I»' le iiK' rus a la iii(''iin' liMi^iii'ur <|iii' ^iir I aiilii' 
palli'. mais le caiiK' csl plus loiiii. i.a pince esl plus Ionique 
<pie le carpe de la loui;ueiir (les (loii;ls: la p(U-li(Ui palmaire est 
aussi loiiiiue (pie le carpe, (d |dii> loniiiie (pie |r doiiil. Le 
prupodile de la palle moiio(lacl\le l'xj ii()lal)li'mi'iil allouai', 
le (loi^l 1res inmIiiiI. La palle luoiiodacdN le d(''passe le sca|dio- 
C(''i'ile (le la loui;iieiir du doii;l. I^es |)aUes liliroi'mes delà 
(leuxiî'iiie paire soiil liv's iiu'-jiiales; celle de ^aiudie e>l plii< 

coiirle (pie celle de droite ; elle d(''passe le scaplloc»''ri I e dr 
preS(pie lolll le cai'pe. lorS(pie eidle de droile (l(''passe \ii S(.'.apllo- 
céi'ile d une hoiiiie pallie du iiuTUS aussi. Le m(''rO|)odile est 
|)lus ou moins disliiiclemeul se<inienl('' ; d'apK'-s la ligure dr 
Laiilsiui. il sérail di\ isi' eu lOarlicles. I^e carpe esl (li\is('' eu 
•l't arlicles dans rexemplaire de M. (îravier. Le (•ara( li-re du 
nu''i"us se'inienh' u a pas de \aleur ^(''n(''ri(|ue, parct^ (|ue j ai 
ol)sei'V('' le iiR'iue l'ail dans des indi\itlus de Prorpssu <iin<il'i- 
cHliilit Lea(;li.(= ^ïka edidls Kisso) provenaiil de Spe/.ia. 

Les pâlies lll-\' sont ii'ivles el livs alloiiiiées. pailiciilierciin'Ml 
ccllo de la (pialri("'me paire (pii (l(''|)assent le sca[dioc(''rile de 
piu> de la iii(»il i<'' de la loiiuueur du propodile. Les palier de la 
I ri)i>ieme el delà (pial rieiiic paire oui i\r\\\ ('piuo >iii- I i^iImiiiii 

el ciu(| sur le llli'lll"-. Ces ('pilles >olll lliohile^. \'\\\r^ lliaïupielll 
sur les pallev (II- |;i eiiMpiièlUe pail'e. Le pnipodih' de- palle> 

de la Inii-ieiiic paire (■->! plii< ciuirl (pu- le carpe; lUi (diserve 
(le m('nir ->ur la (pial rieiiie paire, mai- d au-- cel le palle li'- di-iix 
arlicle- Miiil lrè> Idiiii-: le propndilc df- palle- d" la ciii- 
(plieme paire c-l plus hui;^ (pie le carpe. Le> dacl \ Idpddiles 

-oui assez cMiirl- el -impie--. 

Le lelsoii ev| pdiirxil de poil- pliiiiieiix ! -a pdiiili; e-1 liampu'e 
pardeiix paires (repines. d(ml la paire iiilenie e--| plu-. |im,uiie 
(pie la paire e\|erile. 

.le (humerai i pie h pie-, indieal inii- sur les (M'jiaiies luiccaiix. T.es 
oriiaue-siilll cnU ruriiii'- ediii nie d;i 11- le- /'/v>/7'.va7/. Le- ma 11(1 i I tilles 
soûl -impie- (d -au- palpe; leur exi ndiiili' coiipaiile e-l hil'iir- 
qU(M' (liji'. \(n. la pallie pin- inlenie ;i <'ii dc--i|., une deiil S(''pa- 

ANN. <(. NAT. /.OOI.. 'r -"lir. 1\, Il 



S2 G. NOBILI 

rée, mentionnée par Paulson, mais qui s'observe aussi bien 
dans la Proressa canaUrulala^ où elle esl nièm(> |>lus forte. Le bord 
inférieur de l'exlrémité de la mandibule est armé d^uK' série 
d'épines barbelées. Lalaeinie supérieure de la pi'emière maxille 
est, dans les deux genres, bilobée en haut, la laciuie inférieure 
rudimentairc, la laeinie médiane ari-ondie et poui'vue de soies 
longues et nombreuses. Les deuxièmes maxilles ont Texognatlie 
large, cilié et linement dentieulé, l'endognatbe à peine lobé et 
avec peu de soies. L'épipode de la première paii'c de maxilli- 
pèdes est 1res ample et nettement denté dans les deux genres; 
Texognatbe tlagelliforme a des traces de division dans sa ])artie 
apicale ; l'endognatbe a un petit lobe digitiforme en liant; il 
n'est plus divisé ensuite, mais forme un lai-ge lobe avec des 
soie^ très nombreuses. Le dernier article de la deuxième paire 
de maxillipèdes a de nombreuses soies et des épines barbelées; 
il est inséré de côté sur le pénultième, ([ui est un jm'u })1us 
large et un peu plus long. L'exognatbe est imparfaitement 
divisé en articles dans sa partie terminale. 

Ce genre au fond ne difïere du genre Prnrpssa (pie par les 
pattes de la première paire pourvues d'exopodites. 

Cette espèce atteint la taille de la Processa çanalindala. 



FAMILLE CRAXGOMDJ: 

Genre CORAt.LIOCRANGON NoniLi. 

Goralliocrangon Perrieri Nob. 
(PI. IV, lig. i.) 

Nobil!, BuU. du Mm., 1904, n° :"), p. 234 [Diagn. prélim.). 

Les caractères du genre pcHivent éli'e établis ainsi : 
Mandibules simples, dentées, à palfx' triarticulé. Maxilli- 
pèdes externes avec le septième article l)i(Mi développé. Rostre 
court, arrondi, denticule tout autour, couvrant picsipie entiè- 
rement les yeux. Les brancbiostégites sont séparés du tergum 
de la carapace par une sului'c (pii s'élend sur toub' la longucui- 
delà carapace. Une crête denticulée longitudinale sur la cara- 
pace, et quatre petites crêtes courtes et obliques de côté de 
cette crête. Scapbocérite très ii'duit. Deuxième paire de pattes 



DKC.AI'ODKS KT SToMATol'oDHS 



S3 



bien d(''V('lop|)(''e, mais lermiiUM- par un daclyliis simple. AIkIu- 
mcii liT's peu sciil|>l('' t'I sans (''|tim' Nciili-alc. Lf pi-tMiiier sc^- 
iiKMil csl (li'poiirv II (if p(''ir()|)()(l('s (li. 

iM. Coiilièrc rcciii'iilil à I>iil)oii!i deux cxcnipIaii'L's, maliicii- 
r('iiS(;m(Mil (Ml i!iaii\ais ('lai. de (•('!!(• espèce. 

La cara|)aee esl pliilol aplalie el iielleineni (li\is(''(' par 
deux siihn-es l()n^iliidiiial(!s (lig. 3, .v/i en liois |taili<'v: | une 
ni(''(liane doi'sale el (\(n[\ i)ranchi(»sl(''i;ales Ja^'-iaies. La |tarli(,' 
iu(''diaiie dorsale de la carapace esl pai'C(nirue lon^iUidinale- 
meiil par une civL; mince, mais lji(!n mdle cl liiicmenl dcidi- 
culcc, qui s<; conlinue jus<fu'à la base du rosliv.' Ji"-. !{, r///). I)c 
clKupic colv de celle ci'(-'lc, on ojjsei'vc deux aidres peliles creles 
deulicul(''cs, obli([ues cL courlcs dij;. r/.|. I^a cai'ai)ace dans sa 
|iai'lic aidi'i'ieure a des aspcrilc^'s mici-oscopi(|ucs. Le loslre 
saillil en a\ant sous foi'mc d'une lame canve, mais formanl 
une pelile poiule en a^anl. el lineinent (lenli( iilt'c >ui- les (-("ibs 
el (Ui a\anl. Il cou\re les \eux en grande partie el s"(''leii(l en 
avaid juscjuà un [)eu au delà de TexliTmib'' du |)i'emiei- ailicle 
du [x'doncule des aidennules. Le bord orl)ilaire esl aussi den- 
liculc et son angle externe est saillaid (d denlirornie. Les\eu\ 
sont petits. Le bord anb'-rii'ur de la cara[>a('«j est aussi linenien! 
dcnlicub'; il l'orme à la base dr> aidennes une saillie aiiiiulaire 
([ui correspond à une (''pine anlennaire. Les anlenniiles s<ud 
courtes: leur |t(''(loiH-nle ol iK'risst' de soies: le premier arlicle 
esl ariiK' dune l'pine à s(ui e\lr(''mil('' : les inuelv xtnl couri-- : le 
plus p(dit est com|)os('; de S-|(l articles, le plus liros de I2-I i. 
liC |)(''doncule dc^ antenmss exleiiies est li(''riss('' de (piel(|iie> 
spinides; le scaplioc('M'ile est une lame lr('S pelile. oxaliiire lan- 

C(''0l(îe, à l)()rd> denli''> el podll^. el |iiini-\Ue en de-.>>n> de (|cn\ 

liiines (ras|)(''ril(''S. 

Les mandibules dii:'. i^n soid simples: le bord cimpanl liiie- 

(1 Le j^oiiic iloinori^iui:^ llallil)., de l*orli)-l{ifi>, icsM-nihlc iii'a(ifi»ii|i |iiii' >a 
\\)vn\t'. v\\i'vnr. il CoralliucraïKjim, ('{, |»iiis(m"il a ('•(('• ImikIi'' sur un ('.\i'iii|»lai(f 
^ans paUcs, li; iloiile me \iiilinril |>iiiivail t'h(; iil(Mili(|iic avec iiioii j^'ciiic. 
Mais .Miss Ualliltiiii, piiiM' |iar iiii>i. coiiliiiiia li's caraclrics dr ra|)|)ai-(>il liiaii- 
ciiial qui Iniil de son i^'ciiii' on lli>maii(l(''. Mes iv\i'tii|ilaii'cs de (\>ntlliorr(in<joii 
somI en hi)|i mauvais clal pour doniicr ICxach; dis|»n.si|i(iii de leurs bruiiftiii's, 
mais lin pcul ais(''nn'iil \nir six itlcuiidirainliics dt- iliai|U(' cnii', pas ({'(''pipo- 
ditcs, cl (irnv pulili-s braiicliifs rurn'^pnnilaiil aux deux dcriii("'r(îs paires des 
maxillipi'ilc^. 



84 G. NOBILI 

ment et irrégulièrement denté; le palpe est très poilu, gros et 
divisé en trois articles. Les premières maxilles (fig. 3b) ont la 
lacinie médiane arrondie et pourvue de nombreuses soies, la 
lacinie supérieure prolongée en haut. L'exopode des deuxièmes 
maxilles (fig. le) est large, dupliqué et cilié; Tendopode est 
quadrilobé. L'exognathe de la première paire de maxillipèdes 
(fig. 2d) est membranacé (répi])ode s'est cassé dans la pré- 
paration) ; l'endognaUie est divisé en deux lobes ciliés de lon- 
gueur presque égale, mais l'un plus étroit que l'autre. L'endo- 
gnalhe des maxillipèdes de la deuxième paire (ii^. le) porte le 
dei'nier article inséré du coté terminal ; il est hérissé de nom- 
breux poils; l'exognathe est très développé, son fouet segmenté 
et long; l'épipode est très large et triangulaire. Les maxillipèdes 
de la troisième paire sont pédiformes, très poilus, et leur sep- 
tième article est bien développé et ovalaire (fig. If). 

Les jjattes de la première paire (fig. Ifj) ont le mérus Iriîui- 
gulaire, un peu denticulé à son extrémité ; le carpe court et 
carré, denticulé à l'extrémité; le propodus 1res long, armé du 
côté préhensile de trois dents inégales et denticulé encore au 
sommet; le doigt est crochu et long la moitié ou un peu plus 
du propode. Le dernier article des pattes de la deuxième paire 
est finement denticulé sur son bord intei'ne, à ])oinle aiguë, et 
couvert en dessus d'une forte touffe de poils (i\^. Ih). 

Toutes les pattes \\\-\ sont détacliées dans mes exemplaires. 
Los articles de ces pattes sont hérissés de menus soies rigides; 
les dactylopodites ont une structure caractéristicpie (fig. 2/'). La 
l)oinle du doigt est simple et unguiforme: le bord inb'rieur a 
une rangée d'environ une trentaine de spinules menues et 
serrées. Sur les côtés du dactylopodile sont implantées des 
spinules mobiles. 

L'abdomen a la surface un peu irrégulière, mais non distinc- 
tement sculptée. Le premier segment ne porte pas de pléo))odcs, 
et il n'y a pas d'épines ventrales. Chaque segment abdomiinal 
a une petite crête médian-e, à côté de laquelle se disposent les 
petites dépressions irrégulières et peu marquées (pii formant 
une sculpture superficielle. Sur le sixième s(*gment la crête est 
courte et ce segment est plus érodé que les auti'es. L'abdomen, 
ainsi que la cara|)ace,est très peu comprimé latéralement et son 



DÉCAI'ODKS F/r STOM ATnI'oDKS So 

(ISpccl. |i;ir |;i colirliiii'c |i|||v iiiiiplc (|t'< ;i|-cciill\, est pllllùl 
IlOllllll'it'li {|l| ('I1C\ pllldh'll Lr> |)|(MII(tll> Mdll liillS .IITolldis l'H 

ari'iùi'c cl ti'oïKfiK's sur le hord. 

L(î lolsoii esl !U'i*oii(li à In |)iiiiil(- cl lai-^c, axcc driiv |i(lils 
sillons en dessus. La siii-racc es! Ii(''riss(''(' (ras|)i''iil(''> ( iiiii(|iii's, 
mici-()sc(»|)i(|ii('s. Les iircipodcs. ariDiidist'l (ri'-iialc Idii^^iiciir.suiil 
séparés par iiiif siiliirc mobile en (|i'ii\ piirlif^,: |c jon^ dr la 
suture, il \ a une Iii;iii' de spinule>. Sm- li- di)> d.- ri-v^podr 
passcnl deux pdiles ciiMes avoe de p<'lil('s s|)innle>. |,r pln> 
gros e\eni|dain' ol limizde K» niillinièires. 



STENOPIDEA 

KAMILLK SThWOP/ /)./-: 

Genri-: STENO pus Lat. 
Stenopus hispidus (Oliv.). 

Milm'-Ktlwaids, //. .V. Cr., 1, [>. 407, pi. \XV, (ig. 1; Cuv. R. Aiiirn. Crmt., 
|il. I., ti,i(. 2. — Adams et White, « Samarang n Cnist., 1850, p. 01, pi. Xli, 
lii;. 0. — Dana, loc. cit., p. 607, pi. XL. lis. 8- — Bâte, Challcwj. Muer., p. 21 1, 
|il. XXX. — De Mail, Arch. f. Nat., KSS7, p. a66. - I{atlil)un. Bull. U. S. 
Fi^lt Commission, 1000, vol. II iOOl), p. 99. 

Mer i{ouge (M. Jousseaume), nin' femelle ; hjilxndi M..lnns- 
stîaumo), une fomidle ; OhoeU (M. .lousseaumei, nm- femelle 
ovigèi'e ; Djibouti ( M. (J)iMièi-e:. nn individu jeune. 

Dans ces (jualre exemplaires, le r(i>lre e>l nn peu plu-- loui;' 
(jue liirliele basilaire du p(''d(inenle de^ anlrnnidi'-. ladre la 
série lab-raie d la >r'rie nit'diane d'(''pine> il dlVri- lr(ii> anlie> 
éj)ines de clnnpie e(')l(''. I.c p(''d()nenle ocidaire csl (-pineux : a la 
base dr< {•orn»''es. il \ a un eer(de de s|iiiiules stdaeT-es e| cour 
l)é('s (pn l'mlip^i'nl 1 «eil id If |)rnlri;('iM. 

Le bdson a en dosns deux S(''i'ies lon^il udinale^ dr ^ix ('-pines 
rliaenne. 

Sur les jialles de la I roisir-fiii' paire, d \ a ipiahi' bandes 
rouges, den\ >nr la main el niir pai'lie di'> dui;^!^. une (pu 
embrasse pin-- de nmilii' du cai^pc. id une >nr le ini-rns. 

Nvr.. : Mer ilnuge De Maui; Sexelndlo i llieblers) ; océan 
ludieii .Milne-|"d\\ard> ; Oxian Midlcr^ déirnil de lîalabac 



8(i G. NOBILI 

(Dana); Amboirio (Do Mail, Orlmann ; Zehntnoi ) ; Bornéo 
(AdamsetWhite) ; île Jobi (Nobili) ; Nouvelle-Guinée (De Man) ; 
merde Chine (Adams et Wliile) ; Philippines (Adams et, White) ; 
Fiji (Bâte); Paiiinotu (Dana); Botnma (Borradaile) ; Nou- 
velle-Bretagne (Borradaile) ; Cuba (Martens) ; Bermudi's (Bâte, 
Merrick) ; Porto-Rico, Floride, Jamaïque, Santa Lucia 
(Rathbun). 

Genre STENOPUSGULUS Richters. 
Stenopusculus crassimanus Richters. 

Iliclilors, Uecap. Mmirit. Seych., 1880, ]). 168, pi. XVIll, fi^'. 27-20. - De Man, 
Arck. f. Nat., 1887, p. 565. 

Djibouti (M. Coulière), i individus. 

Les individus de Djibouti s'aecordent mieux avec les exem 
plaires de Pulo-Edam décrits jjarDe Man, parce qu'ils ont une 
dent sur le bord inférieur dn rostre (|ui manque dans les types 
de Mauritius. 

Le rostre a i-5 dents sur le bord supérieur et une portion 
distale sans dents plus ou moins longue. Les deux épines au- 
dessus et au-dessous de Tinsertion des antennes son! les plus 
robustes, cl (relies j)ai'tent des rangées d'épines décroissantes; 
celle qui i)arl de Tépine inférieure décourt en série rccliiigne 
pour toute la longueur de la carapace ; celle qui part de Tépine 
supérieui'e décourt obliquement et va se joindre à la rangée 
inféi'icure. l^a surface de la carapace est en plus hérissée de 
spinules très petites. 

Le car})e des chélipèdes ollre une face supérieure lisse déli- 
mitée par deux crêtes denticul(''es. Le reste de sa surface est 
hérissé de petits granules s|)iniformes. La main a en dessus 
une crête élevée tinement denticulée ; le long de son bord infé- 
férieur, il y a deux rangées de denticules, l'approchées et 
parallèles. 

L'exopode des uropodes a l(i-j:2 denticules marginales, 
Fendopode \. Le telson olfre en dessous six spinules arrangées 
en deux séries parallèles de trois épines chacune. 

Le plus gros individu (femelle ovigère) est long de \± milli- 
mètres. 

Cette espèce n'est connue (jue de Mauritius et Pulo-Fdam. 



DÉCAIMJDHS ET SToM A'I'ol'oDKS HT 

REPTANTIA 
LORICATA 

l'AMIIJJO SCYLLAltlD.E 

Genre SGYLLARUS Fau. 
[Arctus Dana.) 

Scyllarus pumilus Nob. 

.\ol)i]i, Ihdl. Mus., Ill0:i, iv 0, p. .i'.io. 

Un cxt'iuplaii'c coiisciAr' à sec du Musée de Turin. proMMianl 
(le la in<'r Uoiiiiv. pai-aîl 1res voisin de Se. hirusiinliiliis I)r Mail 
|tar >a carapace pouiAiii' sculcnieiil de (Iciix >aillies deiili- 
l'oriucs, cl par les (''caille-< rail)les sur la r(''iiioii ^a>lii(|iie f| |,i 
cordiale. Il eu din'ère par rexlréuiih'' aiili''rieure du ^lenniin 
j)rorondémeul aiii;iilaire, par ses paLles liioraciciues de la Inu- 
siènie cl de la (pialrièuic paire non sillonnées ; par les deuls du 
dernier arlicle dr raiileiine (en iioiiiltre de (ij, st'pari'es par 
des peliles iii(i>i()iis. laiidis (|ue les incisions sonl plus pi'o- 
l'oiides el plus iarj^cs. dans Sr. h'icKsjnddliis. Dans Incus/i'uhihis 
il \ a eu ;irrière de la deuxième saillie, entre celle-ci el le 
sillon ceiAical. ± peliles dents fDe Mail tn /'///.] pincées lime 
à cù|('' de laiilie (pii inaïupieiil dans />/////////v. I,;i |)ailie calci- 
Ijé-e {\[\ |rl^;m (le hicdspidal US sc teiiiuiie par 'i deuls. ± nu'- 
diaues el 1 >\.\v les hoi'ds; il n") a ([ue les 1 deuls mi'dianes 
dans S. /m III il IIS. 

.le (ii)i> a M. hi' Mail (li'S i'eiisei;mienii'iiK par l'Ihe n|||- ^n\\ 
e^j)èce. 

Sriflhiriis (lidiiHurln l'aulsoii '|>. !lii. |)l. Xli. tii;. '.\-.\ii ii"e>l 
pa> le N. (hiiullnrh'i Mari, de (ail»a. et il ("-1 aii«--i une csprcc 
dillV'l'ellIe de S. sdillllllls . \\\\ aiiii're du r(»>lre. il \ a deux 
pelilc-. rM>>c|le-~; le (Iclixiemc ailielc de> aulelll|e>. l'Xli'lllev c^l 

iielleineul Irideuh' suf Son hord exieriie. iiiiidenlé el deuliciilt- 
SIM" le l)ord iiileriu'. Sa siiiraee jiorle eu plus de la civle cpialre 
iubercnles |>aralle|rs au hord exleiiie. I.e ipialrieiie' arlicle e>| 
di-coiipt' eu .') deuls hoinpié-o ; smii Itord iiileiuf c-t ludeiilé'. 
La carapace parail (dre (■iilièn'Uiiiil cnii\crle d.' lulterculcs. 
coiiiiue daii^ Si . Mnrintsii. 1, alidonieii es| cart-iu'. niai^ 



88 G. NOBILI 

aucune carèue n'est parlieulièrement saillante. C'est ])i'esque 
certainement une nouvelle espèce, pour la(|uelle j'ai proposé 
le nom de ScyllarKs Paulson'i (7. rU., p. 395). 

ClENRK TIIENUS. 
Thenus orientalis Rumph. 

M. .Milne-lulwards, //. A'. C/-., t. Il, p. 2S6 ; Atl. Ciiv. R. Anim. Crust., j)!. XLV, 
fig. 2; Haswell, Cat. Aiistr. Crust., p. 170. — De Man, Arcli. f. Nat., 1S87, 
p!^485. — Bâte, Challeng. Macr., 1888, p. 06. — Ortmann, Zool. Jahrb. Sysl., 
VI, 1891, p. 46. — Hendeison, 7Va/is. Linn. Soc. (2), V, 1893, p. 433. 

Massaouah (M. Fatigati, Musée de Turin), um' dizain»' 
d'exemplaires. 



FAMILLE PALINURIDjE. 

Genre PANULIRUS Gray. 
Panulirus penicillatus (Oliv.). 

Ptilinunis penidllatus. Olivier, Enc. Mcth., Mil, 1811, p. 674. — iVlilne-Edwards, 

il. N. Cr., Il, p. 299. — Stimpson, Proc. Acad. Pkilad., 1860, p. 28. — De, 

Man, Not. Lcyd. Mus., Il, 1880, p. 18:1. — Haswell, Cal. Amtr. Crust., 1882, 

p. 172. — Richters, Decap. Maur. Segch., 1880, p. 161. 
Palinurus Ehrenberyi Hellei', S. B. Acad. Wien, XLIV, 1862, p. 260, jil. H, lig. 8 ; 

Novara Crust., 186."), p. 95. — lloll'inaiin. Crust. Echinod. Madagascar, p. 30, 

pi. Vlll, fig. 6. 
Palinurus {Senex) penicillatus PfelFer, Vcrh. Nat. Ver. Uambury, 1881, p. 3i-. 
Senex penicillatus Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., VI, 1891, p. 28. 
Panulirus penicillatus (Oliv.) Bâte, Challeng. Macr., 1888, p. 82, ])1. Xll, p. 2. 

— Borradaile, Proc. Zool. Soc, 1898, p. 1014; Willcy's Zool. Res.. IV, 1899, 

p. 419. — Hendenson, loc. cit., p. 433. 

Mer Rouge (Musée de Turin), un gros mâle. 

Longueur totale 380 millim. 

— de la carapace IHij — 

Largeur — 120 — 

Longueur de la ]»ortion céphali(|ue 9;! — 

La carapace est très hérissée d'épines, mais celles-ci ne 
sont pas entourées de jjoils ; il n'y a pas de poils sur la cara- 
pace. L'anneau antennal a cjuatre épines fortes, inclinées 
obliquement en avant; les deux placées anlérieurement sont 
plus courtes que les deux postérieures. De chaque côté les 
épines sont soudées à la base ; les quatre épines forment 



DKCAI'ODKS Kl S ToM ATOI'ODKS 89 

.liiisi deux ^i-()U[(('s S(''|>ai-<'-s par (iii t>|(a((' lilti»'. L'aiij;li' aiib'- 
liciir (le Irpislomo a so|)l t'pino. une iinMliaiii' arcompa^nt''0 
par (lcii\ lalri'alcs presque soiidfM's a\('<' i-llc p.ir la lia^'ideiix 
grosses aii.v e\lrérnil(''s el mie de (dia(pie rn\r plu» pdilf mire 
les latérales oL lo groupe médian. 

Les maxillipèdcs de la troisième |)aiie oui un .'XDpnde cunil 
<|ni alleini à peine la niMilit' de l'iscliinin ; les niaxillipedc» de 
la deuxième paire oui un exopodi' ponrNn diin loiiii fnnel 
di\isé en 14 arlieles. 

Le ])édoncule des anjennnles dépasse eclni de> anliMines 
de (oui le dernier article el d'une |iarlie du pi iiniliènie. Le 
basipodite de la eincjuième paire de pâlies a une ('pine ro- 
buste du côté (îxterne. 

r^es sillons des segmenis ahduininanx ne >onl pa«^ inter- 
rompus; le bord anli''rieui- de elia(pie silhui nesl pa> (•r(''iH'l(''. 
I^es sillons des deuxième el li-(»isième segments S(Hd plu-< larges 
l'I plus prol'oinls, ceux dv^ segments 4 et o soni plus élroils el 
|dus supei'lieiels ; eelui du sixième segmenl esl le plus large de 
Imis, mais il est superliciel. Les segments abdominaux nul aussi 
des gi-osses jtonctuations. 

Les cornes épimériennes Au deuxiènn: segment oui 'i dénis 
sur le Ao/v/ /inlénetir (d t sui' le \o\nt\ celles du (roisième seg- 
menl re>pceli\(mient 2 (d I ; celbîs du quatrième el du <in(|nieine 
segmenl I el I : celles (lu sixième segmenl uKiil pas de 
denl>. 

La carapace a une couleur violet |)àle ; les ('-pine^ -oui 
jaunes, (Ml les plus grosses viol(d marbr(' de jaiine a la l»a>e. 
a\ec un anneau jaiiiu; |)rès di' la pdiiile (pii e«.| coriii'e. Les 
p(''doiicules des aiileiines oiil de grosses lâches piimes ; lo 
p(''d()iicules d^'> anleiinules sonI imm-s loiigil udinaleinenl de 
jaune sur lnnd xiolel. Les pâlies uni la iimmiic di>>|n(sil nui de 
couleurs. Li' ^leiiiiiiii ;i (lc iKiiiiNrenses laclics jaiiiie> cl nmdes. 
L ahddineii e>l \ |m|c| , ,|\ ce de ninnbrellNe-, pdilc-. Liclie- j;iline>< 
piincl it'(»inie>. 

Mai:. : Mer lloiige : Koseir Jlellei;; Djeddali Ile Maiih 
Akabali \ Miersi. 

Héuniiiii lldll'iiiann : Mainiliii-- Laln-ille. llirJiliT-, :(j'\lau 
lleudersoii ; Siimalra Ile M, m ; \on\ellc ( .uhh'i' rieller^ ; 



90 G. NOBILI I 

I 

Aiislraliodii Nord (Haswelli ; NouvcUes-lliVljridfis et Fiji (Micrs) ; | 

Tahiti (Stimpson, Bâte); Uotiiina, îles de la Loyauté (Borni- ; 

daile) ; mer du Sud (Ortmann). ! 

Panulirus homarus (Herbst). 

Pfeffer, Mitth. Nat. Mus. Hamburg, 1890 (1897), p. 25a-263 (ubi syn.]. j 

Cancer homarits Herbst, Nat. Krabb. Krebs., 1796, p. 86, pi. XXXI, lig. 1. i 

Paliniirus ornatus t'abricius, Suppl. Eut. Si/st., 1798, ]>. 400. — Milne-Edwards, | 

//. N. Cr., l. 11, 18.37, p. 296. — De Man, Zool. Jahrb. Syst., IX, 1896, p. r.ll. j 

— Nobili, Ann. Mus. civ. Getiova, XL, 1899, j). 243. ' 

Oljock (M. Jousseaume) , 2 jeunes inàles, loiiji,s de SM et ■ 

80 millimètres. Sur ranneaii antennal il y a deux grosses j 

épines en aYant et deux en arrière, la moitié aussi grosses que ; 
les premières; entre ces quatre épines, il y en a deux autres 

très petites. Les èpimères abdominaux ont 3-4 dents. j 

Cette espèce est répandue d(; Zanzibar à la Nouxclle- ] 

Guinée. i 

Panulirus sp . 

Mer Rouge (M. Jousseaume), 3 exemplaires très jeunes longs ; 
de 18, 19 et 20 millimèlres). 

Ces individus sont indéterminables, soit parce qu'ils sont 
très jeunes, soit aussi parce qu'ils sont voisins de plusieurs 

espèces, sans concorder entièrement avec aucune. ' 

Ils appartiennent à ce groupe de Langoustes caractérisé 

par l'absence de palpe aux maxillipèdes externes, et de fouet \ 

sur le palpe des deuxièmes maxillipèdes. Leui- abdomen sillouné ■ 

transversalement les approche de P. Btirgen, dasypu.s q\ versi- j 

color. Mais les sillons non interrom})us les séparent des deux \ 

dernières espèces, pendant que h; nombre et la dis])osition des \ 

épines sur Tanneau antennal (deux grosses eu avant et deux i 

très petites en arrière) les sépareni de lliïnjpn. Les sillons sont ' 

crénelés sur leur bord antérieur. i 

Genre PUERTJLUS Ortm. '. 

{Puer Ortm.) ', 

Puerulus spiniger Ortm. 

! 

Puer sf^hvtjer Ortmann, Dciihschr. Mal. Nat. Ver. Jnia, Vjll, 1894, p. 19, pi. Il, ! 

litr. 2. i 



DliCAl'ODKS HT S r( ».M A K il'( iDKS 91 

Mer Uôiige (M. .loiisscaiinic . !{ cxi'iiiithiii rs Irrs jciim's, doiil 
le plus ^ros mesure M.) iiiillimi'li'c- ih' li)iii;iii'iir. 

(les iii(!i\ idiis dinV-iciil de lii di'<(ri|d!iiu di' .sy///////r/' cl d un 
o\<'m|)laii-(' rrcucilli a Ami)()iM(', |)ar M. le |) <). Ilcccari i.Musco 
(]i\ icf) de (IriK'Si. |H»iiravoii- (jeux •'•|tiii('S au lieu d iiii»' seule sur 
la ei'èle lalérale de la carapace. 

(lelle rare espèce n Csl coiiiiiie juscpiici (pie |»ar les jeunes: 
elle a (''!<'' aussi signalée se i de me ni a Andioinc. 



THALASSINIDEA (1). 

I A MILLE AXIID/E 

CÎKNIIR AXIOPSIS BorUlADAILE 

Tai)leau des A./vV)/y.v/.v de la mer Jîouii'e : 

A. Portion dorsalt; aiilérioiire di; la cara|iar.p aplalic. Sraiilio- cl slvluci'-rilc 
assez développés. .Mains lon^ruos. 
/?. Kxli'cmilé dos sei^nients slornaux dos dt'uxdciniî-ros 
paires do pâlies S|)inirormos. Ecailles à la base des 

pâlies \' spinirornies A.Kpiiiipes DeM.in. 

un. Exlrémilé des s(\irnienls slernaux obhise. Kcailhis 

do la ")« j)aire ai'rondii^s .1. (iffuii-^ \)r M.in . 

A .\ . <'.arapaco sans aire aplatie. Sra|ilio- et stylocéiile 1res 
pelils, rudiinenlaire-:. .Mains courl'S, <,a'0sses cl inéi^ales. A. :rlliiopic,i .\o|>. 

Axiopsis spinipes Me Maii . 

Axi)ifi fi)m)ipes He Man, Aich. f. Nalitrij., 1KS7, p. VCi'i, pi. MX, lii;. (1. — 
/elintncr. lier. Suisse Zool ., 1804, ]». 19.".. 

( Ijxick ' .M . .I(in<->eaiiiiie . (i exi'iiiplaircs : mer ilouiii' NL .lous- 
seaume), un cxciiiplaii'e. 

Le plus i;ri)< (\i' (■('< iudixidus esl lon^ de ÎS unilimèlres. 
Seulemeid deii\ indi\idiis. donl le plu< jeune csl lourde ::^(» mil- 
limèjrev. cl |i. |i|||v a\anc('' en àj^c es! iduu de .'!S ndllimèlre^, 

(■onser\e||| 1rs (|ei|\ p;il|ev t\r la prenHcre paire, ('.lie/ les 

([] Les Tlialas>iMieMs son! dispi)^i''> ^clitii le n'criil arran;.'einenl de l'inn;!- 
(lailo (Oïl Ihc rUis^ifirtiddiis of T/i(il(issiiiiilu\ .\nn. Mai:. .Nal. Ilist. (7 , \n|. .\||, 
i)i)V. l'.lO;?, p. !i:ri I. Hion (pio les divisions ol l'altribnlioii des espèces an\ dilIV-- 
rcnls «jonros soient en partie provisoires, el ipie dos nouvelles rocliorclies 
soienl nécessaire-^, lontei'ois la classilicalion de ({orradaile me parail l'essai le 
plus raliounel tenir jusipTii-i. 



92 G- NOBILI \ 

trois individus le gros chélipèdc est colui de {gauche. La main 
du cliélipùde ii'auche chez le plus gros individu esl longue de 
10 millimètres; les doigts, 3 millimètres; In portion palmaire. 
7 millimètres. i 

La hauteur de la portion palmaire est de 3 millimèlres; la | 
paume est ainsi plus de deux fois aussi longue (pie haule. La | 
petite main est longue de 9"''",5 (doigts 3, paume 0,5) et haule de \ 
± millimètres. Les deux pinees de l'individu jeune sont prescpie \ 
égales de dimensions. 

Cette espèce est un peu variable. La petite dent sur le boi'd 
antérieur des pleurons des segments abdominaux III, IV et V, 
man([ue chez trois exemplaires, mais est présente chez les • 
quatre autres. La dent sur le bord supérieur du mérus du ché- 
lipède est presque indistincte sur le chélipède gauche de Tindi- 
vidu plus petit. 

Cette espèce n'avait jamais ét('' trouvée dans la mer Houge. , 
Elle a été signalée à Tile Noordwachlei' et à Amboine. 

Axiopsis afflnis De Man. 
Axuis afpvh De Man, Arch. f. ISaturg., 1887, p. 469, pi. XX, lig. 1. 

Obock (M. Jousseaume), 5 exemplaires. 

Les ditîérences entre cette espèce et celle qui précède sont 
assez menues, mais constantes, et je crois ainsi que les deux ; 
formes peuvent bien être séparées spécitiquement. 1 

Mes exemplaires diffèrent de la description de De Man par ; 
l'absence d'une dent sur le bord supérieui' du mérus du petit i 
chélipède. i 

Chez un exemplaire long de 4;^ millimètres, la main du gros 
chélipède (celui de droite) est longue de 15 millimètres (doigts 5, ' 
paume 10). La paume est haute de 6 millimètres; elle est donc 1 
longue un peu plus d'une fois el demie sa hauteur. Chez une j 
femelle longue de 35 millimètres, on observe des longs poils j 
noirâtres, en touffes rapprochées, près de l'articulation des 1 
doigts et sur les doigts. Des poils analogues, mais moins loulfus 
et plus clairs, s'observent aussi plus ou moins bien chez les 
autres exemplaires. ; 

Les mains de tous les indixidus sonl carénées sur le Ixu'd 



DKCAI'ODKS Kl SToMATdl'oDHS î)3 

siipiM'ii'iir cl le |)()i-(| iiil^'iii'iir. d |ciii- >iiiT;icc cxlcriit' l'I iiili'nic 
esl couNcrli; d*' ^raiiiil.ilioiis (It'iiiiiiK'cs cl s(|ii;iiiiiruiincs. 
Noii\('llc |)()iii' l;i iiici- l!(iiii;c. Ilaliilc Aiiihniiic. 

Axiopsis Paraxiopsisi sethiopica Xoh. 
IM. VI, li-. 1. 

Nobili, lintl. .W«s. Paris, 1004, n" ;i, |». i.'i.'i. 

Iljihoiili M. Jitiisscamiic , .i rciudlo ; hjiljitiili M. (,uii- 
lirrci, I rciiicjlc : mer Hoiiiïc; (M. Joiisscaiiinci, I inàlc cl 
i f'ciin'ilcs; Massaouali (MM. Isscl cl llcccaii. Mii-^cd ciMcu 
(lo Gènes), I IV'jiit'lli'. 

Lu carapucL' csl coiupi'iiiKM' cl (|iicl(jiic peu rélivci»' cii a\aiil. 
sans Taire aplatie (jiron obsei-vcdaiis les deux espèces pi-i'ci-dcm- 
inciil (•il(''es.l.ci'(jsli*eaUeinl j!n'S(|iicre\l i-(''iiiil(''(lii prciiiiciMilicje 
du pédoncule (les antennules; il esl dune plus loni; (pic le-^ \eii\. 
1! ollVe de (dia(pie c(")t('' (juali'e (''pines aig;u('S (d diriiii-cs ohlitpic- 
Micnl CM liaid (d en avanl ; sa pointe est spinil'oi'ine cl ci^alée 
|»ai' les dci'nièi'cs (''piiic- des bords latéraux. I.a surface dnisiilc 
du fosire, un peu eu an'ici'c de la |)oinl('. porlc une s(''i-ie de 
eiu(| (■pilles aiiiiiT'S. lohusles cl (lii'iji(''es en axaul. ipii siMciid 
jiixpi au eouiniencenienl de la n''^ion j;asli'i(|uc. Le noire >e 
pnthtiiiic p(»sl(''rieui(iuciil . de cliatpic coh'', eu une cai-ciie lisse. 
A ICxl n'illili' (je celle carène coiuuieiicc une S(''lie de .")-() spi- 
iiule> (Uii s l'Iciid jus<prau\ deux liei"> cii\ir(Ui de la loiiuiiciir 
de la n''i:i(Ui iiaslri(pii'. I'jili-c celle ^rv\t' cl la li^iic lur'di.uM' 
(hU'-ale de |;i carapace se IidiinchI j»lac(''i'S i\('U\ aiilre> si-ric^ de 
'i-.'i spiiiulo cliacuiie. Mil (le> spimilo plu- pi'lilc-- cl plu- inuii- 

lirell-e-. Il ||"\ ;i pa- de piiiU eillrc les ('pilles, ('.clli' dl>p(isilluU 

«■oiupletc S()l)sc|-\c dans uiu' rcnicHe de hjihoiili .l()US>caunie 
mieux conservée. haii> les aiilro c\ciiiplaii-cs, lc> ('-piiio. Iiuil 
eu c()iiser\ aiil la un-iiie di>p(i>iliiui. Iciidcul à se n-diiire eu 
iioiiilue cl eii diliieii'-iiiii . I.iiidi- (pic la pai'lie aiili''rieiirc de la 
carapaee e-l plu- c(Ui\e\c. {'.('-■ cxeiiiplaire-.. par leur- clndi- 
pcdi'- cl |iar le- aiilrc- caraelère-, ajtparl leiiiieiil piuirlaiil -aii- 
aiiciiii (jiiiile .1 la iiii'iiic espèce, ipii appai'ail aiii-i Itieii \ari,ildc. 
Le dciiMi'iiie arl icjc de- aiilcii ne- c\lcriie- |HU'le a -(Ui i-xln'-- 
mili' un -caplnxa-rilc -|»iiiirnrmc. I riaiiiiiilairc. //-èv jichl , en m lu- 



94 G. NOBILI 

sur In sui'i'ai'ti supéricuic du Iruisiîiiic ailiclc, el saillant en dent 
siniiironiK' à son exUéniité. Le troisième article porte un \uA'ii 
stvlocî'rile à rcxtrémité supérieure, immédiatement en avant 
de la dcid scapliocéri tique, et cet article ajiparaît ainsi, an 
premier coup, bispineux. L'extrémité intérieure du troisième ar- 
licie porte aussi une dent spiniforme, plus petite que le stylo- 
cérite. Scapho-et stylocérite sont beaumup plus pelils que dans 
les deux espèces précédentes (lii;'. \(i). 

Les i'ouets des antennules mesurent en longueur les deux 
tiers de la longueur de la carapace. 

L'iscliium des maxillipèdes externe oilVe quatre ou cin(| épines 
qui croissent en longueur de la base à Texl rémité de Tarticle. 

Les pattes de la prcmièi'e paii'c sont l'ortement inégales, tant 
par leur forme que ])ar leui's dimensions. Le coxopodite otVre 
une petite saillie coni([ue à son extrémité antérieure, mais non 
une véritable épine. IjC basipodite est entièrement inerme. 
L'ischiiim est linement dcnticulé sur son bord interne, et armé 
d'une [tetite épine obtuse à son extrémité. I^e mérus est long 
un peu moins que deux fois sa largem-; il est convexe sur sa 
face externe. Son bord inférieur est denticulé, les dents sont 
toutes égales et très petites. Le bord supérieur convexe abonlit 
en une pointe obtuse et courte. Le bord latéro-antérieur se 
prolonge en une saillie qui rentre dans un petit creux du carpe. 
Le carj»e est long les trois quarts de sa plus grande liauteui', 
faiblement caréné sur son bord su[)éi'ieur et pourvu d'une 
(li')il nhluse sur le bord 'niféneur. La main est l)ien convexe exté- 
rieurement. La paume est plus longue (pie les doigts (main, 
10 millimètres, paume G, doigts 4) et moins liante que longue. 
Elle est presque entièrement lisse sur sa surface externe, 
pourvue seulement jtrès de l'articulation des doigts, où elle est 
un peu concave, de (juelques granules dé|)rimés et sqnami- 
formes, presque oblitérés, parmi les([uels sont insérés quel([nes 
))ods jaunâtres. Il y a aussi de rares poils sur le restant de la 
surface. La face interne est aussi convexe et lisse, et offre aussi 
des granules ])i'ès de l'articulation des doigts, mais moins (tis- 
tincts que ceux de la face externe. Les doigts sont sillonnés 
longitudinalement ; le doigt tixe porte i-3 dents, le doigl 
mobile est ])en denté. Le mérus de la petite patte est complè- 



DI-C.AI'DDKS l-:i' SKiMAIol'onr.S 95 

Irfiiriil iiicniic; il l'^l deux loi^ ;iii->-«i loiiit (|ii(' l;ii';;e ; le tarpr 
esicoiirl cl (|('|)iiiir\ Il de l.i dcnl du ciii-pc du iii-os ('li(''li|ird(' ; 
l;i iiiiiiii csl flniili' cl jiHoiii^i'c. L;i |i;iiiiiic c--| |i|ii-, Imiuiic ijuc 
|c< doiiils. cl |»lii> (le dcii\ l'oi-. aussi i()ii;:iic (juc Imiilc. La 
dis|)i-u|)()i-li<jii ciilrc! les deux [)allc> csl dune a»c/ hmI.iIiIc. 

Los pattes de la deuxième |)aii-(' son! assez prèles, iiiciiucs, 
sauf pour un pclil liihcrciilc sur le coxoiiodilc, (|iic l'on (dtsi-CNc 
aussi sur les auli'cs pattes. I>c ear|»e csl plii> luim (pic la main: 
k's doigts sont |)lus loiiiis <|ue la paume. 

Les pattes de la lp()isi(''nie el de la (pialrieiiic paire piiilenl 
eiii(| S(''ries de spiiiiiles hriiiio iiioltiles >iir le-- piMpudiles. 
l/e\tr(''iiiil<'' iiilV'riciire du |)rop()dilc a un iiroiipc d'cpiiir-,. duiil 
r II lie se prolonge eu a \ an t et est assez ion j;ue. Le dacl\lopodile. 
(pii est plus étroit cpu' le pro[)()(lile, s"ins('i"e à re\li-(''inil('' siip»'- 
rieiirc. cl, eu se re|)iiaul eu has. il rornie a\ee I (''piiic >ii>dilc 
(lu propodile. une pillée nid i lliell I ai l'c. Le dos Al\ (|(»i^l (•■>! 

encore li(''ri--<t'' (r(''piues mobiles ; à re\ln''niih'' du propodile. 
il \ a uiu." touU'e de l(jni;nes soies plnnienses. Cette (lisp(jsitioii 
ne s'observe; pas dans A. In.serrala Mart. (i), A. .s/finijjes et 
A. 'f/'/ii/i-^-. 

La eiiKiniènie paii'e de pattes est très iinMe. mais aussi sul»- 
clH'lirorme. liCS angles de la phupie slcmaie sont mé'diocre- 
meiil aiiiu< ci non deid(''s. 

Les |>lcun)iis du premier sej;ineid abdominal m)iiI aii;iis: 
ceux du dcii\i(''iiie cl du troisit'ine sei;ine!il oui le bord iiib'-- 
riciir rccliliiiiic. cl le bord posl(''rieur arrondi ; ceux du (pia- 
Iricnie cl du eiinpiicme soûl arrondis, ceux du >ixii''me xtiil 
Iriaiiiiiilaires. 

L exopode {\t'> iii'opodes est o\alairc. cl p(uli' une "-iiliiic 
seiilciiieiil dans sa parlic exIriMiic. loiil |)res de la poiiilc. Le 
bord c\lcnic poric !l-l:^ denl>. pis(pie prc> de la |ioiiilc: hi 
poinic c-~l aii--->i linemciil dcnl ii'iil'e. La >iiiTaced(irsale purledciix 
cii'lc- (pi! >iii\cnl parallcleiuciil l.i coiiil lire du bunl c\|enic, 
cl soiil -l'-pan'-cs cuire cjlc'- par un <illon pndoiid. A la ba--e de 
I e\op(Mlc. i! \ a un liilMM<iilc -piniilirormc. LcnditpiMlc a |e^ 
bords iiiliMiic cl cxlcrin' prc->(pic réel dignes, le bnid pd^-liiicur 

(1^ \'o\ . yiitUWi, Croslnci'i di Sinyapiiir Uni! Mii>. Iniiiin. Wlll. n» i:i:i, 



96 G. NOBILI ! 

convexe. A l'extrémité du bord exl(;rne, on reniarque deux ou ; 
trois spinules ; un nombre é^al est disposé irrégulièremeiil sur ; 
le bord postérieur; en dessus il y a une carène longitudinale ' 
armée de 2-3 spinules. 

Le telson est presque rectangulaire. Il porte en dessus (i spi- i 
nules, distribuées en fer à clieval. J^a surface enti-e ces épines 1 
est concave. Les liords latéraux ont une épine à la base et deuxi 
à l'extrémité. Le bord postérieur a une seule épine au milieu. \ 

9 (Djibouli). I 

Longueur totale 26 millini. ; 

— de la carapace 11 — ■ 

Droite. Ciauche. I 

I^ongueur du mérus 3,'o 6 j 

Largeur — 2,o 3,o i 

Longueur du carpe 3 3 j 

Largeur — 2 4 ^ 

Longueur de la main 7 10 

— de la paume 4 6 

— des doigts 3 4 

Hauteur de la paume 1 4 îi • ; 

Je crois que cette espèce doit rentrer dans le sous-genre 
PdrujAopsls, récemment fondé par De Man. 



FAMILLE CAJJJAyASSlD.E. 

Genre UPOGEBIA Leach. 

Tableau des Upogehm de la mer Rouge. \ 

A. Doigt lixe de la pince beaucoup plus court que le doigt mobile (pince im- 
parfaite). 

B. (Pas de dents du côté interne de la paume.) Paume ! 

proportionnellement haute 17. osiridis Nob. ' 

BB. (Pas de dents du côté interne de la paume.; Paume 

très grêle, proportionnellement à la longueur U. hii tifrom Wli. j 

AA. Doigt lixe aussi long que le doigt mobile, formant une 

pince parfaite {Caliiadne -— Gebiopsis). , 

'J. Pédoncule des antennules subégal ou un peu plus i 

court (jue celui des antennes. Carpe des chélipèdes j 

avec une épine en-dessous et en dessus. 

D. [5ocd frontal avec quatre épines. Mérus des ché- ; 

lipèdes s]iinuleux sur le bord inférieur. Bord ! 

])ostérieur du sixième segment abdominal lisse. U. Lkirnini .Miers. ! 

=r (Gf. intODicdia De !\laii).| 
DD. Bord fronlral avec 8 épines. Mérus des chéli- ' 

pèdes non spinuleux. Bord postérieur du 
sixième segment abdominal linement den- ^ 

ticulé U. uctocera:^ i\ob. 



DKCAI'ODES I:T STo.MATdI'dDKS 07 

ce. I*»''(li)iniik' di;.s aiilenimlcs l)t'auiuu|) plus court que 
celui des antennes, (larpe sans épines ou avec un 
tubeicule sur le bord intérieur. 

E. Rostre relativement court, avec i-li granules 
sur les bords. Carpe avec tubeicule inlV-rieur nul 
ou très peu développé. .Main lisse iul'érieure- 

nienl U. Saviijmji Slralil. 

[=:G. isodar.lijla Orlni.). 
EE. Rostre triangulaire, long, avec 4-0 tul)ercules 
spiniCoi-mes sur les bords, (larpe avec lul)ei'cule 
inIV'iieur. l'iord iiilérieurde la nuiin dénié (/. radhames Nob. 



Upogebia Osiridis Xob. 

.Nobili, Bull. Mus., I9()'|., n" .1, p. 2:55 {Dia'jii. prélim. , et Bull, scient. Fr. Bcly., 
XL, 11)011, p. ii2, pi. IV, fig. i i. 

Mer llouge (M. Jousseaume), 2 mâles cl i iVMUcllos; lijilumli 
(.M. Coiitièi'c), I inàl(3 ; Adcn i.M.M. noiinici- d Pérez). 



? Upogebia hirtifrons (Wh.). 

<;r. Nol)ili, Bull, sriait. Fr. Bcly., XL, 1900, p. 01, pi. 1\', lig. 13 {i.ibi lit.]. 

h('ii\ cviMiiplaircs (le Djibouti, en inamiiis iHal, a[>[)arli('ii!ii'!il 
|)i-()lial)lriii('iil a ceU(î espèce. 

Upogebia Galliadue 1 Darwini Micrs . 

Gebiopsis hdrwini .Miers, Zuo/. <>,l/cc<», ISSi-, p. :lsl, pi. XXll, Hl;. A. — llm- 

derson, ïrans. Linn. Soc. (2), V, ISO.*^, p. 432. 
Gebia [Gebiopsis) nanviai Ortniann, Decap. Schizop. PlunlUon Exp., I8!I3, p. .iO. 
Gebiopsis intennedia De Man, ./. Linn. Soc, XXll. 188.S, p. 2.'i0, pi. XV'L lig. 2. 

— (h'tmann, Denkschr. Jcna, \'lll, lOi-, p. 23 ; /oc. cit., [i. iiO. — /ehntner, 

Rev. Suisse. Zoo/., Il, 1H04. p. 11)4. — Lanchesler, iVoc. Zoo/. Soc, IDOI, 

p. ")">"k 
Gebiopsis intennedia var. 'imboinensis \)i- Maii, [rch. f. SalHi<i., 1887, p. 102, 

et .l6/i. Scnckenb Ges.. XW. Il)ii2, p. i:>\}. 

\*rn\\i M. .I(»tl>>cailiiit' . 2 lilàlcs cl il rcilH'llo ; Adi'll. (UiihIv 
et lN''i'iiii M. .Idiisscaiiiiir . 2."> inàles el !!!> rcnn-llcs. 

Os ('\('iH|)lair('s sarcnrdciil Mi'ii avi'c jf» (|t'>^ci-i|ili()ii-- de 
\)v. Mail. L (''piiif >iir le j)()i'd iiiri-ricui- du < ai|ii' ol plii^ ou 

(i) V. Nobili, Décapodes et Slomahipodcs recueillis pur M \l ./. liminier cl 
Ch. Pércz pendant une mission au f/olfc Persiijue ^IJull. Se l'r. llelg., XL, 
ll»O0, p. 01. 

.\.\N. se. .\.\'r. ZOOL., 0'' «Tir. IV, 7 



08 G NOBILI 

moins développée ; la deuxième épine mancpie parfois; mais i 

généralement elle est présente, et parfois, il y a une troisième j 

spinule plus petite placée en arrière et en dessus des deux \ 

autres. Les spi unies du mérus sont moins nombreuses ({ue dans i 

l'exemplaire de Mergui, décrit par De Man. ' ' 

Upogebia (Calliadne) octoceras Nob. ] 

Nobili, Bull. Mus., 1904, n" o, p. 23G [Diagn. vrclim.}. ' 

] 

Périm (M. Jousseaume), J mâle; Aden, Obock et Périm ; 

(M. Jousseaume), 10 mfdes, Il femelles ; mer Rouge i 

(M. Jousseaume), 1 femelle. j 

Cette espèce est voisine de U. Dan fini, dont elle diffère par : ■ 

1" Le front ])Ourvu de huit épines recourbées en arrière; ! 

2" Par le mérus des chélipèdes déj)ourvu de sjtinules; ; 

3" Par le sixième segment abdominal linement mais distinc- j 

tement denticulé au long de tout son bord postérieur. \ 

Ces caractères sont constamment associés dans tous ces 

exemplaires, et je n"ai jamais trouvé aucun d'eux daus les ) 

soixante-neuf exemplaires examinés de U. Dar/r/j/i. j 

j 

Upogebia (Calliadne) Savignyi (Stiahl). 

Savif^'ny, Bescr. Egypte, ])l. X, fig. 3 (sans nom). 

Gchia stellata Audouin. Expl. PI. Savigny, j). S(). \ 

Calliadne Savignyi Stralil, M. B. Akacl. Berlin, IHGl, p. 10G4. ; 

Gebia isodactyla Ortniann, Zool. Jarhb. Syst., \l, 1891, p. iJ5, pi. I, fig. 9. , 

Gebia [Gebiopsis) isodactyla Urtmann, Schizop. Plankton Exp., Bcscap. 1893, ! 

p. 50. ' 

Massaouah (MM. Jssel et Beccari, Musée de Gènes), 21 fe- 
melles; Djibouti (M. Coutière), 4 mâles, 16 femelles; Souakim, ; 
dans les éponges (M. Jousseaume), 12 femelles. 1 

La ligure de Savigny rend bien les caractères de celte espèce, 

et c'est étrange que Audouin Fait confondue avec Gebia siellala. \ 
En 1861, Strahl en donna une description tirée de la figure, 

et fonda pour cette espèce le nouveau genre CaUiadnc. Ort- ' 

manu, en 1891, décrivit cette espèce sous le nom de Geb'ia i 

uodactyla. M. le professeur L. Dôderlein, de Strasbourg, a eu ; 

l'obligeance de in'envoyer une femelle, type de Ortmann, et, j 



DÉCAI'ODKS HT STOMATid'oDKS *)9 

<l iijHvs la coiiipaiai-uii avec hk.'s ('X(.'HJ|ilaiii'S. je n ai aiit.uii 
(loiilc i[\U' l'espèce UOi'linaiiii ne soil i(li'iili(|ih' a celle de 
Savi^nv . 

1^<' l'oslre esl Irian^iilairc ohliis au hniil ri |)lii> cniiil (|iit' 
1(.'S pédoncules oculaires, il ol cuuNi'ii en dessus de petits 
tubercules analogues à ceux (pii occupent la moitié antérieure 
de la région gasliicpie. ]^<'s j)(»nl> du rostre sont ariin's de 
i-i) granules, j)as |)lus gros que ceu\ de la surface doi"sale. Les 
ci'ète< (|ui bordent les cotés de la i-é'gion gastricpie sont sou- 
lev(''e>, pi'olongées en a\ant eu une dent dislinele. et linenient 
denliculées. Dans la portion terminale du roshe il \ ;i (piehjur-^ 
toutles de poils, (pii ne i'oi'nieid pas un»; masse lomenlueuse 
comme dans U. Dantùni el /'. orlnreras. Les crêtes ont des 
longs ])oils. Les ])édoncules oculaires sont gi'os à la base et se 
i'(''lr(''cissent à I e\lr(''mil('', où les coi'uées sont iiuplauti'es oltli- 
(|ueuienl: la \A\\> graiule extension de la cornée est du coté 
externe. 

Les ma.xillipèdes externes, (|ui j)oi'tent des longs |)oils, ncud 
pas d'épines ou des dents sur leurs ai'ticles. Les chélij)èdes de la 
pi'emière paire sont égaux. Les arli(les j)asilaires u'onl pas 
d ('piiM's. Le mérus, <pd est pres(|ue trois lois aussi long que 
large, a sui" son bord intérieur les longues soies (Xas autres 
espèces. Le bord inférieur n'a pas une série de spinules comme 
L. lJ(iri''nn\ mais, eu rai>aid pa>>er parmi les soii's unt' 
épingle, ou peut n seulirdr- petits granules. Le bitrd supr-rieur 
|)rès de rextrémité a un tid)ercule l'udimeulaiie. (pii souvent 
peut man([uer. Le car|)e (^st très court, à re\|icmil«' de son 
1)11 1(1 i 11 IV' rieur pi Mil >(• InuixiT un I ulieiciili' jielil . (|iii peut au<si 
uiaïupicr. La main est coin e\e >iir le> deux --iiiTaei'x. poilue, mais 
les poils ne l'orment pas des ligue> obiiipio ((tiiime dan- har- 
ii'hii, mius soni dislribiu's plubM uiiirorim'meiil . La pdrlioii 

palmililf e-.| (|r||\ r»)i> ail-^-i Inllgllr (|||r les di)ig|> Mil lin pi'll 

plus citurle. fi |;i muilii' aii>>i liaiil'' qui' liuiuuf. Le- dnigls 
sonI |)(»inlus; le doigt lixe est aussi liuig <pii- le dnigl mnjuie. 
Les autres pâlies n luil rien de particulier. 

Le basipiidili' <\y^ iirupodi'- a uiu' l'piiie dislmcli' d iii|i> 
autre a la lia-i' dr I i'\i»pndr. L exopudr a deux (•rr'le> litllgllu- 

dinales arruiidie>; I endopodi' uih' -.'uli' crr-li' m.''di;iiii'. ni.iis 



100 G. NOBILI 

son bord interne est renflé et caréné. Le telson est plus étroit 
que celui de Dnrivim\ ses bords sont plus arrondis, sa pointe 
est arrondie aussi, et il u'a~ pas une forme si ({uadiangulaire 
que dans Darwini. Sur sa surface dorsale, on observe deux 
crêtes longitudinales reliées pai' une crête transversale comme 
dans Darwini, mais moins distinctes que dans cette espèce. 
Les mesures d'une femelle de Djibouti (t) et de la femelle 

type de Gehia isodacti/la (2) sont : 

■19 2 ç 

Longueur totale 23 milliin. 28 millim. 

— de la carapace 7,5 — 9 — 

— (le la main 6 — 7 — 

— de la paume 4 — 4 — 

— des doigts 2 — 3 — 

— du telson 4 — 4 — 

Largeur du telson 3 * — 4 — 

Upogebia (Calliadne) rhadames Nob. 

Upogebia {Gebiopsis) rhadames Nobili, Bull, du Mus., 1904, n° 5, p. 235 {Diagn. 
prélim.). 

Souakim, dans les éponges (M. Jousseaume), mâles et 
7 femelles; Djibouti (M. Coutière), femelles; Massaouah 
(MM. Issel et Beccari, Musée de Gênes), 3 mâles, 1 femelle. 

Cette espèce est très voisine de U. Saciyni/i, dont elle diffère: 

1° Le rostre est beaucoup plus long, triiingulaire, avec 
5-6 dents spiniformes de chaque côté, divergentes en dehors 
(dans Savignyi, les dents des bords du rostre ne sont pas plus 
développées que celles de la surface dorsale) ; 

2° Le bord inférieur de la paume est distinctement 
denticulé ; 

3° Le carpe offre inférieurement un tubercule dentiforme 
bien développé. 

Genre CALIJANASSA Leach. 

A. Telson presque aussi long ou aussi long que l'endopode des uropodes. 
B. Maxillipèdes externes étroits, l^as d'épine rostrale. 
Pas de saillie dentiCornie ou spinifornie sur le mé- 
rus des pattes de la 1'"'" paire iChcramus). 
c. Ischium du gros chélipède denticulé sur le bord 
inférieur et sur le bord supérieur, près delà base, 
(îarjte i)lus long que la paume C. Calmani i\ob. 



DFCAPODF.S ET STOMATol'oDES lOl 

c. Iscliiuin seuicmt'iit ^^raiiuli' sui' le I)iji'(1 inl'é- 
rieur, lisse en dessus. Cuijie plus court que la 

|iaume C.Jousseaumei ^oh. 

lîli. .Maxillipèdes exter-nes hirues. l'ne épine rostralt; . 
Pas (le saillie spinifoimi' ou «le lobe disliiict à la 
base du mérus du j,mos chélipède {Trijpea . 

c. Carpe du f^M-os chélipède plus court (|ue la 

paume. Telson avec deux crêtes lontritudinales. C. Boiaieri Nob. 
ce. Carpe du gros chélidède aussi lontr ([ue la 

main. Telson .sans crèles C. Gravieri Nob . 

A A. Telson plus court que lendopode des uropodes iCalli- 
chirus) . 

6. Un lobe a l'orme de crochet à la base du mérus du 

gros chélipède. Doigts de la grosse pince non dentés. C. Rosx Nob. 
BB. Pas de lobe à la base du mérus. 

c. Ischium des chélipèdes pourvu d'environ dix 
épines aiguës. Basipodite des uropodes avec 

1-2 spinules. Rostre trispineux C. Coutierei Nob. 

ce. Ischium à peine denticulé à ICxtrémité. Basi- 
podite des uropodes sans spinules. Hoslie uni- 
spineux C. miicronata Str. 



Callianassa Cheramus Jousseaumei Xob. 
PI. VI, lig. 2. 

Noliili, Bull, du Mus.. l'.iO't, iv ^>, p. 2.36 [Diagn. prélim.). 

Cette espèce appartient au groupe à telson long, sans épines 
rostralcs et ave(' le m(''i'us des elirlipôdes (l(''poiii'vu d<' prolon- 
gi'nient spinifonuc. l-^lle (;st voisine do C. iKirludwii/la A. Va\\\ . 
du cap Vert et de (\ fiinlininensis. Elle est reprcscntée |)ar de 
nombreux exemplaires : lljilKiuli cl IN-iiiu M. .loiisscaume), 
10 inàl('s,0 femelles; mer Kouge (M. .lousseatiniei, 2 femelles ; 
Djibouti (M. Coutière), i mrdes. 3 temelles ; golfe tb.' Tad- 
jouL-ab (M. Faurot), 1 mâle el I femelle. 

!..(! boi'd antéiieiii- de la caiiiiiace forme eiili-e la base ^\^i)^ 
yeux un courl pi'olungemeul Iriaugidaii-e ; il n'y a pas di'-pines 
rosliales. Les saillies latérales enli'e les \eu\. «'l les aideuiies 
sont Ifès coiiiie>. Iriangidaires, |»arb)is nidles. Les iM'doucides 
(iciilaires sunl (l(''|niin(''S el Iriaiigulaires, à pointe >nltaii;uë e| 
à boni e\leiiic iil)li(|U('. an'oinli. les \en\ soni pelils. couvexeii 

et polir'> \eis la lilMilii'- (lu boid exleille. Les pi'doueides OCU- 
laii'es alleigiieni I i\l n'-niili- i\\\ premier arlicle du pi'doneide 
des aniennules. Le lii>i>ienie ai'liele (in p(''donenle (li'> aiili'n- 
uules esl nn peu |ilii^ hm^ <pie h' (lenxiènui arlieh- leonmie ±',\ 



102 G. NOBiLI 

à 20) ; non plus roiirl ainsi que j'ai dil jtar erreur dans la dia- 
^nose; il natteint pas la moilié du dernier article du pédon- 
cule des antennes. Le fouet supérieur est un \)en renllé à 
Textrémité; l'inférieur a des cils nombreux du ciMé inférieur. 
Dans C. ambo'men.sis los fouets sont plus courts elle troisième 
article du pédoncule des antcnnnles csl environ trois fois aussi 
long que le deuxième. 

Le deuxième article de Tabdomen est quebpie peu plus long 
(pie le premier et subégal au sixième ou un peu }>lus court. Le 
troisième et le quatrième article sont plutôt courts, le troisième 
est plus long que le quatrième, mais plus court que le premier 
et le deuxième. Le sixième segment est le plus long, il mesure 
environ 1 fois 1/2 la longueur du l(dson. Le telson est presque 
aussi long cpie large, ou un |)en plus large (jue long; il a les 
bords latéraux et le bord terminal arrondis. Le bord terminal 
a souvent une petite échancrure arrondie. Sur sa surface il 
otTre une proéminence arrondie et peu saillante dans sii pre- 
mière moitié, après laquelle il est un peu plus concave jus([u"ii 
la pointe. Il est subégal en longueur à Tendopode des uropodes. 
L'exopode des uropodes est subtriangulaire à l)ords arrondis, 
Tendopode est subtrapézoïdal, un peu plus large que long. 
L'exopode porte une crête lisse, l'endopode unt> aussi. 

Les maxillipèdes externes sont médiocrement élargis. Les 
cbélipèdes sont fortement inégaux ; le plus gros peut-èlic 
autant celui de droite que celui de gauche. Il n'y a pas d'épine 
sur le basipodite. 

L'ischium du gros chélipède a des granules aigus sur tout 
son bord interne: le bord su})érieur est lisse. Le bord supé- 
rieur du mérus est lisse, le bord inférieur est distinctement 
denté. Entre les dents s'insèrent des soies jaunes. Le mérus 
est large des 3/4 de sa longueur. 

La carpe est aussi haut que la paume, mais sa longueur 
va de 1/2 aux 2/3 de celle de la paume; il est bien convexe; 
son bord supérieur est aigu, son bord inférieur est pourvu 
de 3-4 dents ; et son angle antérieur est séparé et distant de 
la main. Le bord inférieur a des longs cils. La main est 
haute, assez convexe, et la paume est plus longue que les 
doigts. Les bords inférieur ( t supérieur de la paume ont des 



DKCAI'ODKS KT STO.M AToI'ODRS I (Kj 

touIÏV'S de soif.'s ; jintis >iii- la siiiTat-t' cvlcnit'. il u'\ a (jnc 
quelques loutïV's de |)()il> |>it'> dr 1 ailitiiialion (\i'> doij^N. 
Celte surface est (Tailleurs lisse el hiillanlf. Lr ixii-d inl"éri(;ui- 
de la main esl denliculé; le boinl >ii|H''i-i('iir li>si'. Les denli- 
eulcs du bord inlV-ricur df la main m»iiI ii'|ili('-s un pm sci's le 
côté iiili'i'iic. cl jHMi \ir-il)l('S e\l(''i'i<Miri'mi'iil : ils s'ai-ndt-nl à 
la base du doigl. Le lolje de la paume (|iii si- Iroux»' «'uiic les 
bases des doigts est denliculé ; il y a aussi un |)(.'lil lob»' druli- 
l'orme au-dessus de la base du doi^l li\i'. Le doigl niulnlc 
esl assez gros, très courbé, se croisant avec le doigl lixe en 
dedans r\ en giandi' partie caelu' pai' celui-ci : il esl p(tur\u 
de deuv grosses dculs. L(! doigl lixe esl unirorin(''nienl deidé', 
mais ces ilents ne se voient qu'en ouvrant la pinct!. Il y a dfs 
louH'es de poils sur la surface de contact des doigis. 

Siu- le pclil cliélipède, riscliiiiin. le uk-ius cl le bord inférieur 
du carpe et de la main ne sont pas dentés ; le mérus n'(.'st pas 
é'iargi, ni divisé par luie côte en deux |)orlions, mais unifor- 
mément convexe : une fois (;l demie aussi long ([ne large. Le 
carpe esl un peu i)lus court (|ue le mérus el ({uc la |)aumc. 
l-,es doigts n'ont pas de grosses dents. 

Le propodite de la troisième paire est uniformément élargi 
du col(' inféi'ieur. 

Les mesures diine grosse femelle sont : 

Longueur totale liO niillini. 

— (le la cai-apace 13,:» — 

Il lui le. tiHlIClll-. 

— (lu mciius ti 10 

Lai'<reur du mérus i 7,.". 

Longueur du carpe 4,:i '■'>,'.'* 

— de la main \2,''> lis 

— de la paume 7 !(• 

— des (loiLfts ••,•1 H 

IlaultHU' (le la paume :'• !<• 

C. (luiliiinii^ns'is Ile Man dillcrc avaid Ion! par le m(''rii>. le 
carpe et le propodile de M's cliélipédes non dentés, et en plus 
pai' le troisième ailiele du p(''(loueule aulenuidaire trois fois 
aussi long (pie |r (j.'iixirnie, par (le> longueur-- dillV-reiiles des 
articles de la preilliere paire de paltes. et \\r> article- alidollli- 

naux, et |>ar la forme de sou leUdii. 

C. /i(i(hi/d<i'li/lii A. .\L-Kd\\. du Tap-Ncit parait beaiieoup 



104 G. NOBILI 

plus voisine. Je nV'ii ai pas vu (Foxemplaires, et je dois jui^er 
seulement d'après la description et la figure. Elle paraît en 
ditîerer par le doigt fixe dentieulé en dessous, et par le telson 
incisé-sinué poslérieurement. 

C . mdïca, récemment décrite par De Man, me paraît voisine 
de cette espèce. 

Callîanassa (Gheramus) Calmani Nob. 

(in. V, lig. 2.) 

Nobili, Bull, du Mus., 1904, n° ."'., p. 220 {Diagn. prclim.). 

Obock (M. Jousseaume), un seul exemplaire long de 40 mil- 
limètres. 

Le bord frontal de la carapace forme enti'e la base des veux 
une petite saillie triangulaire comme dans C. ambo'uiensis et 
C. Jousseaume'i. Le troisième article du ])édoncule des anten- 
nules est un peu plus long que le deuxième. Les antennes man- 
quent à l'unique exem})laire. 

Sur la première paire de péréopodes Tischium du gros ché- 

lipède est élargi à Fextrémité, et pourvu sur le boi'd inférieur 

d'environ 20 dents, croissant graduellement en longueur, mais 

ne devenant jamais aussi gros ni spinifoiines comme ceux de 

C . Cnidierei. La moitié proximale du bord supérieur de l'ischio- 

podite est aussi denticulée. Le méropodite ressemble à celui 

de C. Joussenumei\ il est dilaté inférieurement et dentieulé. 

Le carpe est plus long que la paume et que le mérus, caréné 

sur les deux bords qui sont un peu tournés en dedans; le bord 

inférieur est linement dentieulé. La paume est un peu plus 

longue que le doigt mobile, carénée en dessus, sauf le dernier 

trait; carénée et denticulée en dessous. Le doigt mobile est 

plus grêle, plus long que le doigt fixe et pourvu près de la base 

d'un gros tubercule bidenté, puis lisse et sans dents. Le doigt 

fixe est plutôt court, gros, denté sur le bord inférieur en 

continuation du bord palmaire, dépourvu de dents sur le bord 

coupant. Entre le doigt iixe et le doigt mobile la paume fait 

une courte saillie bidentée. Dans le petit cbébpède le carpe est 

aussi un peu plus long que la paume ; le carpe et la paume ne 

sont pas dentés, les doigts n'ont ])as de dents et, rap|)roché6, 



DKCAI'ODKS I:T SI i >.M A Tol'uDF^S 105 

laissciil (III liii'iiv csinicc \i(lc : il-- -mil |)lii> loiiiis (|iii' In |i;i(imc. 
I.ii Iroisiriiic paire de |»aUt'S iiiaii(|iit' dans riiiii(|iic i'\rin- 
|)laii"<'. I.c Ii'Imiii f| le-- iii-(»|ii)(li'>^ rc-^x'iiilili'iil .1 mix de 
('. ///'////■t/iff)i//. mais r('ii(l(i(i()ih' l'-l |i|ii-. lar^c d coiiiit' carn'' 
à rrxlrrniili'. 

Dioiti-. Gniichc. 

Luii^'ucur (lu nirrus 4 iiiillim. (l,") millim. 

Lai'geui- — 2 — î- — 

Longueur du carpe .',:■) — 7,.'i — 

— de la main îi 13 — 

— de la paume .'} (1 — 

— des doigts G 7 — 

Ilaulcui- de lii |iaume 't — — 

Ou peut distinguer racilcineiit cette espèce des C. Joifs.serfuntei 
el C. (iiiihn'nwnsis, par la forme des maius. par la longueur y\\\ 
carpe, par Tischium denté sur le bord su[)éi-i('ui', clc 

Callianassa Trypœa Bouvieri Noli. 

(PI. \l, (ig. :{.) 

.\()])ili, Bull. Mus., lliUi, n" ">. p. 2.'{() Diaf/n. prétim.\ 

l>iil)(iiili M. (loutière), un <r[\\ cxciiiphiirc. 

I.c l'iDiil st' prolonge antéricuirmciil en une épine l'ostrale 
liiugiit', dé'passaid les cornées, el all<'ignanl les deuv liei-s de 
la longueur lolalc {U'> pi'doncules oculaircîs. (leu\-ci sont aplalis 
(liir-alrrin'iil cj les cornées an-diidies soiil placiM's au milieu de 
ieiij- ^ul^a(•e. j.c li-oisièuie ailiele (lu pédoncule {\i'> auleniiules 
est plus long (pie ceux (pii le précèdeid ; le ix'-dolielile des 
antennes est un peu plus eouil (pie celui (\i-> anieiiiiiile-. Les 
maxillipèdcs exieriies Mdil 1res larges. 

Li' gi(»> cii(''lipc(l(' adroite, a ri>c|iium mm dilah'- à lexln''- 
mile cl puuiNii >iir le bord inlV-rieiir de //■n/.s \/)i//if/r\ Itieii di''\e- 
loppé'cs et dune (pialrièm.' iiidinicnl.iirc. Le iin-ni- > l'Iargit 
illlt'lieiiremelll en IdIIIIc p|-eS(pie (llllie laiiie I ria llglllai l'c ; le 
ciMi' pii>l(-rii'iir (le ce Ician^le e>| rnililemeiil denliciile; li' ciMi' 
anit'iicur a de> denl> aigUi's el plii> l'oilo. Le Imid >^iipeiieiir 
du méi'us est dcnleli'- dans sa première pailie. Le laipe l'-^l un 

peu plll> collll (pie la pailllle. cii li'll i' >lir le> (|e|l\ 1im|(U. lliais 

non deiil»'. La pniiiin' ii"e->| pn-^ diMili'c; xni ImimI iiiIVrieiii' e>| 

en ligne droile ;i\ee !,• (Iiii-I |i\e: l'Ile e>| ||I| jiell p I 11 ■- l<illime 



106 G NOBILI 

que le doigt mobile, lùilre le doii;! moijilc cl le doigl fixe, il y 
a une profoiule échancriire qui entre dans la ]KiLnne, comme 
dans C. niaunhana, raliformensis et unàmiia . Lo doigt fixe est 
mince et non denté; le doigt mobile est gros et [tourvu de (|iiel- 
ques grosses dents. Toute sa surface est entièrement couverte ])ar 
des soies drues, broussailleuses, qui en masquent entièrement 
les détails (fig. 3). L'unique individu n'a pas le petit chélipède. 

Le propodite de la troisième paire de pattes est médiocre- 
ment élargi, et ne fait pas de saillie spéciale à son exti'émité 
inférieure (tig. 3 a). Le deuxième article de Fabdomen est aussi 
long que le troisième et le (juatrième pris ensemble, et plus 
long que le sixième. 

Le telson est aussi long que l'endopode des uropodes, un 
peu plus long que large; son bord postérieur est in'es([ue droit; 
sur sa surface il y a deux crêtes arrondies. L'exopode est aussi 
bicaréné. L'endopode n'a aucune crête, et son bord |»ostérieur 
est pres(pie droit. 

Longueur totale 18 millim. 

— (lu mérus 4 — 

— du carpe 3 — 

— de la main 6 — 

— de la paume 3| — 

— (les doigts 2 i — 

Cette espèce par la paume de son cbélipède fendue s"ap- 





Fii^-. 0. — Rostre et yeux de Callianassa maaritiana Miors Fij,'. (i. — Mérus île C. 
(d'après le type du British Muséum, figure du D'' W. T. mauntiana (d'apri-s 

Caïman). le type du lîritisli 

Muséum figure du 
Dr W. T. Caïman). 



proche de iiiiiuntkma Miers; mais elle en ditfère nettement 
par la forme de son rostre (|ui est une épine, par son mérus 



!)!■:( '.A PO DES I:T STO.MATOPODICS Kl" 

dil(il('' t'I |)n'S(|ii(' iiiiiroi'iiH'iiii'iil dciili'. non poiiixii (\'[\\\ loin- 
l»as;il, cl dcnh'' fii (li'ssii>, par sa main iinii (Ii'hI/m', |);ii- la 
roi'iiic (lillV-rciilc (lu Idxdi. 

.!<^ jmhlic ici des dcssiii> du l\|ic de {'. niduril uniti . 
que je dois à r(j|)Ii'icanc.e du |> ^\ . T. (liilmaii. du lliilisli 
Muscuni. 

Callianassa Trypsea Gravieri Xoli. 
(PI. \ I, li-. t. 

iNobiii, Ihdl. du .U«.s., IVHIlj, n" 0, p. iiU.") (Diaf/n. préliin.]. 

Celte espèce, i'e|»i'ésenl(''c pai- un seul e\ein|)laii'e recueilli 
])ar M. (ira\ier à Obuck, dans les suhles à Biihinofilnssiis, csl 
pelile. L'uni(|ue exemplaire mesure i.ï millimèlres de louiiucui-. 

Le rostre est spiuirornie cl se prolonge jusqu'à niitili»' des 
cornées qui sont placées au milieu des j)édoncules. Les pédon- 
cules (les anlennules sonl plus longs que ct;ux des anlennes; 
leur Iroisième article est pres([ue deux fgis aussi long (jue le 

deuxième. 

Les pattes de la première paire sonl peu in(''gale>. La plus 
grosse a Tiscliium très tinemeni denliculé en dessous; le iikm-iis 
ovalaire cl armé de 2-3 dents, dont celle |)lacée au milieu e>l 
1res saillanle. Le carpe esl sidx'gal eu longueur a la main 
entière, lisse. U'ui denli'. La main est aussi lisse sur les deux 
hoi-ds : les doigts sonl un |ien hàillaids e| le doigt ti.xe est line- 
inenl denl(dé. La petile pince r(;ssend)le lieaucoiq» à la grosse, 
mais son m(''i'us n'a (|n uin' ^eide grosse deul nii peu a\anl la 
moilié- de son itoi-(l inlV-iacm'. Le ciirpe \ e^l di>l iiiclcmcnl plus 
long (pie lu main ej lisse aussi. 

Le pidpodile de la troisième paire esl un |)eu tdargi inlV'iieii- 
remeiil. mais ari'ondi et non saillaiil en lohe. 

Le premier arlicle de raixiomeii e>l heaiicoiip pln< court 
<pie le deuxième. <pii e>| ji- plu-- long de loii>. Le>^ dill'erents 
ai'licles oïd c<«s longueurs; I millim. I \. 1 \ i; I..); I; !,."»; 
1 \\l\. Le li'Isoii est plus coiirl (pic le sixième >e;^iiicnl, mais 
aussi loii^ (pie ! Cndopode de> uropodes. Irompic arrondi à 
re\lr(''milt''. sans criMeS en (le»U>. L exopode di'v iii'iipiMles a 
deux cr(~'le> en dessus. 1 l'ildop^dc e>l lisM'. 



.08 G. NOBILI 



Callianassa (Gallichirus) mucronata Slrahl. 

Callianassa macronata Stralil, M. B. Akail. Berlin, 18G1, p. lOoG. — A. IMilne- 

Edwards, Nouv. Arch. Mus., VI, p. 9.";. — DeMan, Arch. f. Nat., 1887, p. 484, 

pi. XXI, lîg. 2. 
Callianassa Novœ-Guineœ. Thalhvilz, TJecap. St., p. 31, pi. I, lig. fl. — De Man, 

Abh. Senck. Ges., XXV, 1902, p. T.'IT. — Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., VI, 

1891, p. 57; Denkschr. Jena, Vlll, 1894, p. 23. 

Djibouti et Périni, 37 iiuli\idus. Djibouti (M. Coutière) ; mer 
Rouge (M. Jousseaume), 2 femelles; Périm (M. Jous- 
seaume), 1 mâle; Djibouti, duus les polypiers (M. GraYier), 
une dizaine d'exemplaires. 

Ces individus s'accordent très bien avec les descriptions 
citées. Une femelle a les dimensions suivantes : 

Longueur totale 47 niilliiii. 

— de la carapace 10 — 

— du carpe du gros chélipède 4 — 

— de la main (doigt étendu) 14 — 

— de la paume 8 — 

— du doigt mobile 6 — 

Kai5. : Philippines (Strahl) ; Amboine (De Man, Ortmann); 
JXouvelle-Guinée (Thalhvitz) ; Maldives (Ortmann). 



Callianassa ( Callichirus) Rosae Nob. 
PI. Vil, lig. 2.) 

Nobili, Bull. Mus., 1904, n'> o, p. 237. 

Une femelle recueillie par M. le D' Kagazzi dans une localité 
non établie de la mer Rouge, et appartenant au Musée de 
Modène. 

Le rostre est une longue épine, dépassant les pédoncides 
oculaires et aussi longue ({ue le premier article du pédoncule 
des antennules. En dehors du rostre le bord frontal de la 
carapace fait deux petites saillies angulaires. Les pédoncules 
des antennules sont très longs, plus longs que ceux des antennes 
par la grande longueur du troisième article qui est presque 
trois fois aussi long que le deuxième. Les fouets des antennuhîs 
son courts. L'un des fouets et le troisième article du pédoncule 
ont des poils très longs. Les yeux sont presque réniformes, les 



DKCAI'ODKS HT STOMATolM )1)KS 1 09 

cornées occu|)i'nl iiiic iii'iiiidf |»arlii' de I;i siiiTacc du |M''d((ii(idi'. 

Los niii\illi|)rd('s cxlcnii's ne >n\\\ pa-- |»iii-licnliiTriii('iil 
élai'^is. Les pâlies de la |trriiii('it' pain' xud iiK'iiales: If eliéli- 
\)('d(' plus ii'ros esl eelui de iiaiiilif. Sur n-llc pald'. on idiscfNC 
des pelils tubercules ai^'us siii- le Ixird iidV'iirui- de ri>clnuiii. 
Le iut''riis esl disliiicIciiM'iil dixi-i'' pjir imc cnii' cii iiih' pnilioii 
siip(''rieure conve.ve ri mih' inlV-rii'iiic un peu (•(HieaNc: a suii 
e\(i-(''nHl('' ])i'Oximale le luéiais saillil eu un forl lolic ^pinitornie. 
rccourhi' en ei'ocliel. Le hovd iulV'iiciii- ol r-oidi'M- r\ ;i ilc:-, 
i\r\][> incniH's mais dislindes. Le ui(''i"us esl |ilus dr drux l'nis 
aiis^i lonii (pic lai'ge. Le carpe esl aussi iiaid (pir la main. a\f'c. 
les (leuv bords aijius, mais saus dénis ni épines. Il ol ini peu 
plus court [\) que la portion ]talmaire de la main. La main esl 
convexe, lisse et luisante, ainsi (pie le caiiie. sans dénis ni 
épines. La paume esl aussi loniiiic (pie le doigt mobile (dcndu. 
L(; i)or(l trancbaiil du doigt mobile est courb('' en S. par un gros 
lobe (pii occupe une gi'osse partie du bord, niiiis il nCsl |ias 
deiib': bien que, examiné à la loupe, on y voit de très lines eré- 
nulalions. Le doigl li\e na pas non plus de dcnls; il ollVc un 
pclil lobe subtriangulaire près de sa base. 

Le |)elit cbélii)ède est absolument inerme. Le UK'-rus n'es! |)as 
parcouru |»ar une côte; il esl un peu moins de deux lois aussi 
Idiig (pi!' largi'. cl d<''poiir\ii (r(''piiics. Le carpe esl un peu plus 
court (|ne la portion palmaire de la main, (pii e>l un peu jdiis 
eoiu'le (pie les (loigls. Aussi bien la main (pie le car|»e nul les 
deux bords aigus, mais non deiibs. Les doigis sont un peu 
bàillanl>; le doigl m(d)ile c--l ear(''né en dessus, ci |>iiiir\ii d(^ 
(leii\ sillons longit iidiiiaiix oriK'-s de loiilVes dr pejiu pniU. Il ii \ 
a j)as de dents <iir les deu\ doigis; le doigl li\e e-l lnrlemei\( 
|tt)ilii >iir M»n bord trauclianl. Le |tr(q)o(lile de la Iroi-icnie |>aire 
de pattes est lrilob('', (d poi'le le da(d \ lopodi le a rextremite du 
Im|»c mi''diaii. 

Le pi'cmier et le deuxième segnii'iil de labdomeii smil Idiig^; 

le di'lixième ev| pjn^ Imig <pie le >-IXienie. Le I l'i )isien |c . \,- (pi,i- 
Irièllie et je eMKpiicme ^egllielll Ile dllle|e||| p,|«. |ii-;UleM||p cw 
longueur. Le delJXienie, le troisième. ]>• (piatrième cl II' cin- 

(I) Par lapsus calanii y-iù rciil /i/ns /"d;/ iImiis la ili.'iL'iiosc pi r-liiiiiiiain-. 



1 10 G. NOBILI 

([iiième sei^ment offrent de elia(|ue côté, aux angles ])Ostt''i'0- 
latéraux, nne fossette circulaire membranacée. 

Le telson est distinctemen( plus court que Fendopode des 
uropodes ; il a une forme presque rectangulaire, avec le bord 
|)Ostérieur un peu incisé au milieu. L'exopode des uropodes 
est presque semicirculaire, frangé de ])oils; Fendopode est 
étroit et lancéolé. 

Longueur totale 83 niillim 

— de la carapace 20 — 

Gciuche. Ui'oile. 

— du mérus 12 8 

Lari:eur du mérus 5^ 4 • 

Longueur du carpe iO ' 1 ' 

— de la main 22 17 

— de la paume 11 8 

— des doigts 11 9 

Par la brièveté du telson et pai' la présence d'une épine ros- 
trale, cette espèce a quelques afiinités avec C. hrerirauddta 
A. K(hv. Mais bien que les cbélipèdes de hrenraudala soient 
inconnus, il est facile de séparer ces deux espèces par la forme 
dilférentc de la région frontale, et ]»ar la longueur du ])('don- 
cule antennulaire, etc. C. ariiKila A . Kdw. a ([uebjues points d'afti- 
nité,niais elle diffère aussi par un grand nombre de caractères. 

Par le telson court et le propodite de la troisième paire tri- 
lobé, cette espèce s'approche des C. GrandkUen Cout.etC./W- 
dentata\ . Mart. Mais la C. Irldeniala n'a pas de crochet sur le 
mérus, le C . Grandidieri a les mains épineuses et les deux 
espèces ont le front tridenté. 



Callianassa f Callichirus) Coutierei Nob. 
(PI. Vil, lig. 1.) 

Nobili, Bull, du Mus., 1904, n" 5, p. 237 {Diagti. prélim.). Bull, scient. Fr. Bulg., 

XL, 1006, p. 60. 
C. Mart'Misi Coutière, Bull. Mus., 1899, n° 6, p. 287 (nec C. Martcnsi >Iiei>). 

Djibouti et Périm (M. Jousseaume), 3 femelles; Djibouti 
(M. Coutière), 2 grosses femelles. 

(>ette espèce est voisine de C. Mnrlcus'i Miers, mais en diffère 
nettement j)ar Farmure de Fiscliiiini (h' ses cbélipèdes et }>ai'le 
basipodile de ses uropodes. 



DK<'.AI*(H)i:s I:T .S'IO.MA'KU'oDKS 



m 



Lofi'Oiil se |)i"(jl()iii;(' iiiili'-rit'ini'iiii'iil en mu- jioiiili' icolrale 
(II' longueur \ai-i;il)l(', (|iii parlni^ alh'iiil piTXju»' I f\ln''mili'' des 
|)(''(l(jn(;ules oculaires, |)arrois eu atlciiil srulcnK'ul la nioilii'-. hc 
(•lia(|Ut' côté de lépine, il y en a deux aiiln-s plus |)clilt's el 
plus cuiu'tes. Les pédoncules oculaii'es oui la suiTarc dorsale 
convexe. pn'S(pi(' c\ liii(lii(|iir : lt'> coimhm-s sont Iciiinnal''--. id 
embrassent pi"es((ue loule la poi-liou Irfuiinal»' du |ii''dourulc. 
(pii inféi'ieui'cmenl se |)rolon<i(' au didà des cornt'cs eu un lidifi- 
cul<'. La surface inréricurc du ])édoncule est dixi^tr par une 
(■ivtr nn'diauc eu deux côtés. I^c deuxième arliel-' du pi'ilou- 
cule des antennules est plus court (pie le troisième: rexln-mil»' 
du pédoncule des antennules atteint la moitié du dernier article 
(\[i |Ȏ(loncule (les antennes. I^es fouets des antennes d('|)assent 
ri'xhi'iuili'' du deuxième seguieiil de lah- 

doIlK'll . 

Le sillon cervical est net : la partie 
aniérieui-e de la portion eéphali([ue est 
fail)l(Mnent rugueuse. Les maxillipèdes 
externes sont uit-dioerenienl (darii'is. 

Les ch(''lipètles sont inégaux. Le hasi- 
podile u"a pas d'éj)ines(il y en a une dans 
Mfirlf^ns'i d'après De Mani. Lischium des 
deux ( li('lipèdt's a une rangée dCuxiron 
dix l'-piues ([ui croissent eu longueui' de la 
haM- a Textrémilé, »d doid eidles dislales 
S(jnl rt'elilignes. 

Haus (\ Marlfits'i, il n'v a (pie {\i'-^ iiiher- 
eule>o|)ln> el pcliU ain-^i (MK' I mm p^ut ^'n. "• — l>«-liiuiM do 

, . . (\illian(isi^(i Mdi'leiisi 

\oir (I a|)rè^ Ir dessin du l\|)e(pii' |i'dol>-a Miors (.ra]>rt>> le lyp. 

lobligraiiee (|r M. [r [)' \\ . T. Caluiail. 

Le iii(''iiis (lu gros (dit'dipède «'sl l'Iargi. 
o\ a la ire : sou hoid iiilV- rieur e^l denleli' : les 

dents |iroxiiiiales sont plus fortes (pie les dents di>tales. (■(Mirl»i''es 
el spi nu liloriiies dans les jeunes, dent eli'-es il rexln'iiiile daii^ le< 
adultes. P;i longueur est 1/4 de piiis (pie s.i largeur il e-| plus 
i'droil l'I plu-- long dans Mftffr/fsi et S(M1 eniilniir es| iiiiirniini''- 
lueiit oxa!, di''|ioiir\ Il du loin- t'Iar;:! ipion \oil dans |;i lignie 
de Miers. Le car|ie. (pn a la in<'iiie liaiileiir (pie la paume el les 




1(1 Uiilisli .Miisetiiii. 
li-iiiv .1(1 U' W. T. 
Caliiiaiii. 



i\± G. NOBILI 

i 

deux bords aigus et eiliés, est long des 2/3 de hi paume. L-angle ' 
dentiforme à l'extrémité inférieure du earpe n'est pas éloigné , 
de la main eomme dans la figure de Marlcns], mais il en est 
rappi'oehé. Le bord inférieur, replié en dedans, est denticulé , 
dans les ;idultes; les dents sont très peu développées dans les i 
jeunes. La paume a les deux bords aigus et eiliés, non dentés; \ 
son bord inférieur est eontinué en ligne droite avec celui du i 
doigt tixe; il est convexe dans la M((r1en/i. Les poils du bord in- 1 
férieur se continuent sur le doigt. La surface externe est peu • 
€onvexe, et a de rares touffes de soies. Les doigts sont un peu j 
plus courts (]ue la paume; ils joignent bien ; ils n'ont quime ] 
grosse dent cbacun, et des touffes de soies jaunes. Dans les \ 
yieux exemplaires le côté interne de la grosse pince a des gra- i 
nules petits et nombreux à Textrémité du carpe et de la i 
paume. 

Le petit chélipède a l'ischinm également armé ; le mérus 
presque inerme, les doigts plus longs que la paume, non ])àil- 
lants. Les doigts de la deuxième paii'e de pattes sont plus courts 
{[ue la paume. Le pro])odite de la troisième paire de pattes a 
à peu près la même foi'me ({ue dans la Marlensi, mais il est 
moins élargi inférieurement. 

Le premier et le deuxième segment abdominal sont plus longs, 
le deuxième est plus long que le premier. Le sixième segment 
est aussi long que le cinquième et les 2/3 aussi long ([ue le 
deuxième. Le telson et les uropodes sont conformés à peu près 
comme ceux de la C . Martensi^ mais le basii)odite des ui'opodes 
offre à sa base deux épines, Tune bien développée, l'autre plus 
petite et pail'ois rudimentaire. 

Les grosses femelles de Djibouti, recueillies par M. C.outière, 
(itteignent une longueur de 80 millimètres. 

.Lai envoyé un exemplaire de cette espèce à M. le D'' \\'. T. 
Caïman du Britisb Muséum, avec prière de le comparer avec 
le type de la C. M(uiensi. M. Caïman m'écrivit les dilférences 
suivantes : <i Le rostre est distinctement plus long cbez la C . 
Martensi^ étant presque aussi long que les pédoncules oculaires. 
L'iscbiopodite du gros cbélipède a sur le bord inférieur dans la 
C. Maiieiis'i une série de tubercules obtus, très différents d'asjjecl . 
L'exopode des uropodes n'a pas d'épine là où elle se ti"0uv<' 



DÉCAI'ODKS 1:T STOMATOl'ODKS 11!^ 

dans vos cxomplaires. II y a aussi une l(''<:riv (linv-ivnci- dans 
le conloui-, |)ui>(|iic Texopodo csl im pi'u |ilii> «tioil d plus 
ai'iii. '> 

Gexui: r.AIJ.IAMDKA Kdw. 
Callianidea typa Ivlw . 

Callianidca typa II. Milne-l'ilu aids, H. ri. Cv., _>. is.iT, |t. :J:i(i, pi. \.\ bis, 
fig. 8-14. — Borradaile, l'roc. Zool. Soc, 189S, p. lOlii; Wlllafs lies., IV, ~-^-";>'. "^ 
^ 1899, p. UO; Ann. Mag. nat. Hist. (7), XII, 19o:{, p. :".48 ; F. Geogr. MalatL '- ■ s^ 
" Laccad., II, p. Ijti. — De Man, Abli. Senckenb. Ges., XXV, 1902, ji. T;j|. .LC*» 

Callianidca mucronata Kossmann, Zoo/. Err/ehn. roth. ^}eer., H. 1880, p. 8i>. 

hjihoiili M. .lousseaumoi, 5 individus; ObocU (M. .lous- 
scaimw , un indi^i(Iu•. Djiboiiii M. (^ouliùiT . I 7 cvomplaii'i's: 
Iljihdiili dans les poi\pi(M's M. (iravici'), un iiidi\idii: îli's 
Mii--liii. dans les polypiers (M. Gravier) ; Krythréc M. Trlliiii, 
Musée Turin), i exemplaires. 

De Man a donné une nouvelle description étendue de celle 
espèce. Son individu niancpiait du gros cliélipède. .le \ais 
donc donner (fuel(|ue notice de cette patte, pour com|)l(''ler la 
descriplitiii de Ile Miiu. 

La grosse pince est tantol à gauche, tanlùl à droile. I/is- 
<-liiinn est faiblement denliculé sui' le bord inlerieui-; enlre les 
deuls. il y ;i {\<'^ toufîes de soies. Le méi'us est conve\e <ui' sa 
sui'l'ace exIeiMie. uiiiis (li\is('' en (li'ii\ inoiliis. (|ni Inul .ingle ;iu 
milieu. Ses deux bords, sui^'-rieni- et iulérieur. soni torlemenl 
convexes; le contour de lai-licle \ieiil ainsi à èli-e r||i|isoïd;d. 
Le bord inférieur n'est ))as denté. Le carpi' est assez coiiil. .wn- 
INI proluniiciiiciii di'iil il'iinie' du rn\r iiilV'iirni- cl non carton'' 
en dessus. La deiil carpale se courniiie du c(~»l('' iiiji'iiic en une 
pelilc ci'èlc arm(''e de i-'.\ denl>. La main, cpii est ciin\e\e en 
<leli((r>, a les bords de la pannie parallèles, mais le doigl li\e e>| 
dirigé' un pen en ba-. Le bord inlV-ricui e-^l di»! inelenient 
denlienli'- aii-si --nr imh' parlie du doii:! Ii\c. Le hord >npi''- 
rienr e-l l'aihlemenl iMniin'' en dedans e| cariMii'-. La sur- 
face e\leri I inlei-ne di> la main e>l di'poni'Nne de granu- 
lations; cil." oIVre des toutVes de soies jauuàlro. l'arallelenienl 
an bord pn-liensile (\\i doigl li\e. il \ a, du i-^^A>'' injcrne el 
<lu coté (>xterne, une rang<''e de granulations, plus on moin> 

ANN. se. N.\T. ZOOL., il- .soiii'. IV, S 



H4 G. NOBILI 

développées. Le doigt mobile a sur le dos une crête arrondie. 
Kossmann décrivit en 1880 une nouvelle espèce de Calita- 
nkka delà mer liouii'e, ([u'il appela C. murronata. Cette espèce 
serait caractérisée, d'après son auteur, par une ix'lilc dnil 
frontale aiguè, et ]»arce que le Ibuel supérieur des anten- 
nules est renflé non à la pointe, mais au-devant de celle-ci, le 
plus gros article étant le ([Uidorzième. Pour ce ([ui est du pre- 
mier caractère, il n'a aucune valeur, parce (pie la poiide ros- 
trale s'observe aussi dans C . I i//in, bien ([Ue Milne-Ed\vards ne 
l'ait pas décrite. Le caractère décrit des antennnles est assez 
variable, et il ne peut pas non plus avoir de valeur. De Man 
dans les ti/p(f de Ternate ot)serva que le plus gros article est 
le neuvième. Le uiéme t'ait se vérilie le plus souvent dans mes 
exemplaires aussi; mais souvent aussi l'article le plus gros est le 
douzième, parfois le quatorzième, comnK! dans le type de murro- 
nata. et même dans deux cas, dans l'une des antennules les 
articles plus gros étaient respectivement le douzième et le 
treizième, dans l'autre le sixième et le liuitième. Ces varia- 
tions n'étaient accompagnées d'aucune autre ditférenei^ a]»pré- 
ciable. La C . murronata est donc identique' à la C. tijpa. 



PAGURIDEA 

i 

FAMILLE PAGUIUDJ^ \ 

(tkxue PAdURtSTES 
Paguristes Jousseaumei Boiiv. 

IJouvier, Bull. Soc. l'hilom. Paris iXlU], no 4, 18'.ll-02, ]). :\2. ■ 

i 

Mer Rouge et Suez (M. Jonsseaume). Les individus de « mer 1 
liouge » ont été déterminés par M. Bouvier var. g/ah/a; ceux de i 
Suez var. inlermedifi. Ces deux variétés sont bien différentes 
entre elles. La rar. (jlahra a les pattes très peu poilues (et à i 
poiïs très courts), non denticulées nispinulenses.Lescliélipèdes 
ont des gros granules, mais aucun de ces granules devient 
spiniforme. Les individus de la car. inlernwd'ia sont ])eaucoup 
plus poilus ; les poils sont plus longs, les propodites des 
pattes ambulatoires sont denticul('s sur le bord su|)érieur, les 



DÉCAPODES ET SToM ATi tl'oDES I II) 

c<irpo|)odit(;s sont s|)inuleu\. et les lnljcrciilcs sui- !•' honl 
inlcnii' (lu carix' et delà niaiii lendeiit à (icvciiir s|»iiiir()riiit'S. 
J'ai (Irci-il liiill. srii'nl. Fr. Bchj.. XL. l'.HMi. y. S7 un.' 
nir. in'rsjncd-r du jiolfc lN'isi(|u<', (|ui ditlère ii(dl<;m»'nl kV^^ 
roi'UK'-- (!<• la mer Jiouiiv par ses yu.v conslammcnl j)lus louiis 
(|u«' It's p{''d()U(ul('s anicuiiulaii'cs. Dans cc'lU; rormc, on ol)St'rM' 
aussi, (piaul au\ |)all('s, la luruu- vaiiaMIité que dans les ./o//.v- 
sininii'i (If la mer litMiiic l^cs pallc-- pfUM'ul. «'U riVcl, /■Iit 
lisses el les clK'liiK'des Si'uleuieul I ul)fi'eul(''<. n\\ \)\r\\ plu> ou 
moins, el iKU-luis neltement, spinuleuses. el les luheicuirs du 
bord iideiiie àv.> clndipèdes dcîviennenl des dents spinilormes. 

Genrk CLIBAXAlUrS D.vn.v. 
Tal)leau des espèces de la uiei* iiouiic 

.1. Dach lopodiles de la '-V paiic (listiiiclcnu'iil [ihis loiiys 
([Ui! It's pi'opoditi.'s. 

h. (lé|dialolliora\' vcri ulivàtce. Paltes de la ■!'' et tle 
la :{^ |»aii'(' avec des bandes lonuiUidiiiales bleues. 

luai'fîiiiées de i-()u<,'e Cl. longitarsus IJe 

Haan. 
BD. (;i''|p|ialolli(»ra\ laclié de l'oui,^;. Patles avec des 

band(!s iDiiiriludinales routes Cl. striolatns hana. 

AA. l)acl\lo|)odites de la 'A'' {)aii'e plus coui'ls (jue les ])i-n- 
podites. 

a. Couleur r()Uj.;e avec de iHnnbmix points iilaiics. 
lJactyl()|)odile et propodile de la triiisii'iiic jiattc de 

«.^auclie aplatis C. carnif'e.i: llell. 

aa. ('-(jbjralion disposée par bandes, ou plus ou moins 
uniforme, mais avec des anneaux sur les dactylopo- 
diles. l^ropodite et dactylopodile de la tioisit-me 
patte tranche non a[)latis. 

I). douleur' t'ondamenlalr jaiiiiàlrt', avei' bandes 
lonj,Mtudinales ioultcs. Pas d'anneaux ciilmés suc 

les dactylnpodites C. s/'/zcz/ws lIcll. 

I)fj. douleur olivàlce ou verdàtre avec une (lu deux 

i)andes annulaires jaunes sur les daclylopodiles. C viresvens Krauss. 

Clibanarius striolatus Dmi. 

Dana, /oc. c//., p. VO:!, pi. .\.\1.\, ilir. H a-e. — De Man. Airli. f. Sat., 18S7, 
p. 44:1. — lîouvier, Bull. Soc. l'hilom. Paris K , i\ , lK'.t|-lS'.i2, |». ii.l. — Orl- 
mann, Zool. Jahrb. Si/st., VI, 1!S'.I2. p. 2'.H). — Alcock. Cat. Ind. Crusl., Pi. Il, 
p. 4t), pi. \\\ lii:. T. 

('elle ('Sp(''ee esl ll'rs l'ounuiMii' dans la u\rv |{(umf. .1 t'ii ai 



116 G. NOBILI 

VU (le nombreux exemplaires recueillis par M. Jousseaume à 
Périm, Aden, Obock, etc. 

Glibanarius longitarsus (De Haan). 

Pagunis longitarsus De Haan, F. Jap. Crmt., p. 211, ])1. L, lig. 3. 

Clibanariiis longitarsus Hilgendorf, Deckens Reise Ost. Afr., p. 90. — De Man, 

Arch.f. Nat., 1887, p. 4il. — Nobili, Ann. Mus. Cir. Genooa, XL, 1900, p. 492; 

Bull.scient. Fr.BcIg., XL, 1906, p. 8o. — Alcock, Cat. Lui. Decap., H, 1905, 

p. 158 [ubi lit.}. 

Massaouah (MM. Boiinier et Pérez), un mâle et une femelle; 
Massaouah (M. Magretti, Musée de Turin), un gi-os mâle en 
Harpa sp. Cet exemplaire, que j'ai vu assez frais, avait, par- 
dessus les lignes rougeàtres, une coloration bleu métallique 
diffuse. 

Cette espèce n'a pas encore été signalée dans la mer liouge. 

Glibanarius infraspinatus Hilgd. 

Hilgendorf, loc. cit., p. 97 (note). — De Man, J. Linn. Soc, XXII, 1888, p. 237, 
— Ortmann, loc. cit., p. 290. — Henderson, Trans. Linn. Soc. (2), Y, 1893, 
p. 423. —Nobili, Bail. Mus. Torino, XVIII, n° 455, 1903, p. 19. — Alcock, 
toc. cit., p. 44. 

Signalé dans la mer Rouge par Orlmann. 

Glibanarius carnifex Hell. 

Heller, S. B. Akad. Wien, 44, 1862, p. 250. — Bouvier, loc. cit., p. 53. — No- 
bili, Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1906, p. 87. 

Ilot Ente-Ara (MM. Bonnier et Pérez), 13 exemplaires. Aden 
(M. Jousseaume), 2 individus. 

Glibanarius signatus HelL 

Heller, hc. cit., p. 252. — Paulson, loc. cit., p. 92. — Bouvier, loc. cit., p. 53. 
— Nobili, loc. cit., p. 85. 

Nombreux exemplaires de Fîlot des Frères ou Brothers 
(MM. Bonnier et Pérez); Obock, Aden, Périm (M. Jousseaume) • 
Abdelkader près de Massaouah (M. Clivio, Musée de Turini ; 
Obock (M. Maindron). 



DKCAI'ODKS KT SToM.VTol'oDES 117 

Glibanarius virescens Kiaiiss. 

Pauurm vhrscens krauss, Sitdufr. Critat., 1843, p. iJO, pi. l\', fig. 3. 

Clihanarius virescens Dana, loc. cit., p. 20, fig. 6. — Ililgendorf, loc. cit., p. 9.') ; 
.)/. B. Akad. Berlin, 1878, p. 821, pi. III, li-. 11. — De .Man, Jowrn. Linn. Soc, 
XXII, 1888, p. 217. — Rouvior, loc. cil., p. ai. — Nobili, loc. cit.. p. 80. 

.\uih1ji'('LI\ t'Xt'iiiplairt's ({"(Jhuck. i'(''iini. Adrii. Ijjijjuiiù 
(M. Joussoaumo) et Adcn LM.M. lîoiiiiifr d l'i'icz . Les exem- 
|)lair('s (|iii uni M'-joiii'in'' |»liis l()iii;hMii[)S dans lalcool sonl 
devenus l'oii^càli-es, mais lanneim di'< (lacl\ lopodiles est luii- 
joui'S cluiroineiit visible. 

GivNKE GALGIXUS D.vN.v. 

I. Main du petit chélipède pouiviie en dessus dune haute 

crèle divisée en cinq dents, (louleuide l'animal Irais 
vert et jaune, en alcool ioui,'eàtfe, mais toujours avec 
un anneau rouge sur les dactylopodiles C . late)is Uand. 

II. Main du i)etit cliélipède avec des tubercules peu ou mé- 

diocrement saillants, sur son bord supérieur. Couleur 
rouge passant au violet foncé, avec des tubercules 
blancs, l'as d'anneau sur les dactylopodiles C. rosaceiis llell. 

Calcinus latens lland. 

Paguni.'i latens Randall, Journ. Acad. Philad., Vlll, 1839, p. 13'). 

Calcinus latens Dana, loc. cit., p. 4o9, pi. XXVllI, lig. 11. — Ileller, Crust. 

Novara, 1865, p. 88. — llilgendorl', M. fi. Acad. Berlin, p. 823. — Ortmann, 

loc. cit., p. 293. — Bouvier, loc. cit., ]). ;jk — Nobili, loc. cit., p. 83, pi. V, 

lig. 20. — Alcock, loc. cit., p. 58, pi. \', liir. "l. 
C. cristimanus Ileller, .S. JB. Akud. Wien, XL1\', 1802, p. 254. — Paulson, loc. 

cit., p. 92. 
C. intermedi as l){i Man, Xot. Lnjd. Mus., III, p. |i)2. 

Noiiil)i'(;ii\ exemplaires de hjiixtidi M. (ioiilièie d M. .Iuii>- 
seaume) ; Obociv (M. .luiisseaiimcr ; l'érim, Adeii (.M. .I(m>- 
seaumei; mei' Rouge (.M. Joiiss«'aiime). 

SigiialiM' aussi a l)jed(l;ili. 

P//f////ifs rri.s/i/nf/nifs Va\\\ . >'<{ lie> |ii'()i)aideuieul ideuli(|ue 
aM'c^'. A//P//.V. 11 (îsl eu loul cas e\li r-iueuieul probable (|ue les 
indixidus alli'ii)ués par llellei'el l'aulsou à C. r/i.s/i//tftnt/.^ i^o'wnl 
des hih'iis. 

Calcinus rosaceus llell. 
Ilrllci . Uu-, cil., p. 253. — Nnl.ili, HiilL sacnt. Fr. llcl'j., XL. 19nc., p. 81. pi. \ . 



118 G. NOBILI 

Iles Miislia (M. (iravicr), une femelle s'aecordant paj-fai- 
tement a\ec l'exemplaire dès côtes d'Ai-abie, décrit par moi, 
loc. cil. 

Genre DIOGENES Daxa. 

(Rostre en pointe simple.) 
A. Pédoncules oculaires plus longs que les pédoncules an- 
tennaires ; un peu plus longs ou aussi longs que le pé- 
doncule des antennules. Carpe des pattes deuxièmes 
avec deux épines ; carpe des pattes troisièmes avec une 

seule épine. Pince gauche fortement poilue D. senex liell. 

A A. Pédoncules oculaires plus courts que le pédoncule des 
antennes. Carpe des pattes 2-3 spinuleux. Pince peu ou 
point poilue. 

B. Pédoncules oculaires atteignant l'extrémité du pé- 
doncule des antennules. Cinq rangées de granules 
aigus ou de denticules .sur le propodite des pattes 

ambulatoires D. denticulatus 

CJievr. et Bouv. 
BB. Pédoncules oculaires n'atteignant pas l'extrémité 
du pédoncule des antennules. Propodites des pattes 
ambulatoires avec une seule série de spinules ou 
prescjue lisse. 
a. Bords latéro-antérieurs de la carapace non den- 
tés. Pince non épineuse à doigt iixe fortement 

infléchi D. pugllator var. 

avariis Hell. 
aa. Tîords latéro-antérieurs de la carapace dentés. 
6. Pince à granulations peu ou point sail- 
lantes; à crête médiane plus ou moins déve- 
loppée et granuleuse, mais non é[)ineuse. 
Bord inférieur de la main formant un angle 
plus ou moins marqué avec le doigt tixe 

(au moins dans les adultes) D. pugilator Roux. 

bb. Granulations plus aiguës. Crète médiane 
de la main armée de .j-6 spinules. Bord in- 
férieur de la main et du doigt droit ou con- 
vexe D. pugilator var. 

brevirostris. 

Diogenes senex liell. 

Heller, Cnist. Novara, ISG'!, p. s;;, jd. \'ll, lig. :'. — Bouvier, loc. cit., p. ;J3. — 

Nobili, loc. cit., p. 78. 
Pagurus {Diogenes) senex Hilgendorf, M. B. Akad. Berlin, 1878, p. 824. 

Suez (M. .lousseaiime), un exemplaire, déjà signalé par 
M. Bouvier; Djibouti (M. Jousse.aume), 5 individus. 

Le pédoncule des yeux dans ces exem])laires atteint (}uel- 
([uefois seulement l'extrémité du p('doiieul(' des anteunulcs. au 



DKC.AI'ODKS I-:T S'H iNJ AT0|'( >|)i:s MO 

lieu (le la (l(''|)ass('i" ii\<'c \t'< ronn'i's loiiiiin' diiiis k'S <'\i'iii|»liiii'cs 
(lu golf(î l*('rsi(|ii('. 

Diogenes denticulatus Clievr. ri lîmix . 

(;ii('vi-(^u.\ el L'uni viei", Mém. Soc. zool. France, \', p. \-yi. \>\. 111. Hl'. iri-2(J. — 
lUjiivier, loc. cit., p. 'Wu 

Adi'ii M. .loiisscaiiiiKv : iN'iiiii M. .loiisscaiiiuc . un i-M'Iii- 
plaiic lit' i'Iiaijii'' localilt'", (|iii soiil h'S iikmiu's di'ja >ii;iiui<''S 
pai' M. !Im(i\ irr. 

Diogenes pugilator Roux. 

l'ai/uruA puijilatov Uou.v, Cru^t. MédUeir., 1828, |)1. .\l\', iii:. 3-i-. 
Payurus varians Co.sla (0. G.), Fauna licijno di Napoli, 183t). p. 11, n" 10. 
Diofjeiidi varians lleliev, Grust. Swil. Eur., 1803, ]). 170, pi. \', lit,'. i:5-li. 
Diogoues pugilator Bouvier, Mém. Soc. zool. Fr.. l\', I8'.M, p. .i'.itl ulii si/it. , cl 

loc. cit., p. -S"). — Nobili, BoU. Mua;. Torino, .Wlll, 1003, n' 't'.V.'t, p. 10, el 

Bull, scient. Fr. Belg.,\L, 1000, p. 70. 
D. avarus Alcovk, Cat. Ind. Crust.. Il, lOO:;, p. tis, jd. \'l, liu'. 0. 

Lcsli'i's nom])rf'ii\: cxciiiplaires l'ccucillis |>ar .M. .loiisscaiiinc 

à SlK'Z, Adcll. J'iMilU. hjihollii. cic. [irolINCIll (jlIC ccllr cspèct^ 
rsl In's ivpaiidiic daii> la iinT U(^iij;(i. I^^llc l'sl aii>><i (•oiiiiuiiiic, 
daii> le i^oHV IN'i>i(|ii('. La pliipai'l des cxciiiplaii-cs axainil di'jà 
(''l('' (li'l('iniiii(''s par M. IJoiiNicr. JNiisipif ce savaiil caniiiolo- 
gislc il pli cxaiiiiiicf iiiH' iiiiiiK'ii.si' si'ric d cvcmplairc.-. de la 
.M(''(lil('i-ran(''c. {\('<, cùlcs oci-aiilipics de la France cl de rAriitpic 
(iccidi'iilah'. je II ai aiiciiii doiilc de lidciilili'' df i-i'>, l'xrm- 
plain-s a\('c rcsprcr Iit> xarialilc di' 1 ICiiropc. 

M. IIdiink'I- a sT-pan'' dan- iiih' pailic de cclli' rolli-ilion 
deux \ari(''l(''S : 1 iiiic a pince- ^aniii'S {\r liilici-cul''- pre-ipic 
dcnlirornics. assc/ loris, id a l)i)rd inlV'iicur de la ^id-^c 
pince prexpic droil on nK'ini- un pen con\e\e, (pi'il allrilnie a 
/). hr/'àroslns Slin.; l'aiilre a pince pins ^i-tde. pin- allon^i'c, 

à ci-rde pln> rofle, el ;i |)0|-(|> la I iTii n X de |,| c;i r;i pace //o// ^/c///r'.v. 

(Ici le foi nie ol ciHi-idr-i'i'c pac .M. I>i)ii\ici-, le Dnifirni's tumiiK 
ijell. ; ce (pii s accordi! a\ec le iiinrjinti' ini-iiin de la di*scri|ili()ii 
de iicjler. Les c\('jiiplaires de Tondit li('i') , piiMit'S par moi en 
\S){)\\ 'lioll. Mus. Tiirnui. .Wlll. n i.'>2, p. I .» . appailiennent 
ccrlaineinenl aussi à ci-lli' loinie. |(;i|- lc> hord-^ de lenr caiM- 
pace non denli'-. 



1:20 G. NOBILI 

Le D. acarus décrit par Alcock a les Jjords latéraux dentés. 
Dans sa description, il n'y a rien qni ne puisse s'accorder avec 
les j)i/f/ilator de la mer Rouge, de Singapore et du golfe Per- 
sique, surtout quand on a à sa disposition des larges séries pour 
observer les très nombreuses variations de cette espèce. Je 
crois donc démontré (pie le B. r/rar/fs des auteurs est iden- 
tique avec B. /lUf/ihilnr, bien (pic la forme typique de Heller, 
à bords non dentés, en soit une variété. 

CxEN RE TRO ( 1 LO PA (1 U RU S . 
Troglopagurus Jousseaumei Bouv. 

Bouvier, Bull, du Mu^., IS'.jT, p. 2ai-23->, fi-. T.. — Alcoclv, loc. cit., p. 75, 
pi. V, li-. 6. 

Djibuidi (M. Jousseaumej : Suez (M. Jousseaumej ; Ubock 
(M. Jousseaumej ; mer Rouge (M. Jousseaumej. 

Cette espèce habite la mer Rouge, le golfe Persique et les 
côtes occidentales de l'Inde. 



Genue PAUURL'S Alct. 

A. (lliélipèdes armés de tubercules ou d'épines, pas de lignes écailleuses im- 
briquées. 

6. Pédoncules oculaires longs, à peu près comme le pédoncule des anten- 
nules ou même plus. Cornées occupant pas plus d'un tiers de la lon- 
gueur du pédoncule. Pattes très poilues. 

C. Carapace et pattes ocellées. Cbélipède gauche 
beaucoup plus large et [dus long que le droit. 
Articles delà seconde moitié du fouet antennal 

non rendes P. punclulatus 

Olivier. 
ce. Carapace et pattes non ocellées. (Une bande 
rouge sur le niérus et le cai-pe des pattes am- 
bulatoires.) Chélipède gauclie plus large mais 
de peu plus long que le droit. Articles de la se- 
conde moitié du fouet antennal rentlés P. euopsis Dana. 

BB. Pédoncules oculaires gros et courts, n'atteignant 
pas l'extrémité du pédoncule anlennulaire : cornées 
grosses, atteignant un tiers ou même jilus de la lon- 
gueui' du pédoncule. 

D. Bord supéro-interne du doigt mobile du chéli- 
pède gauche en créle tranchante P. dcformis Edw. 

DU. r)ord supéro-interne du doigt mobile du ché- 
lipède gauche pourvu de rangées longitudinales 
de granulations p. (inctor (Forsk.j . 



I)K(;ai'(»[)i:s i:t stomaioi-odes lil 

AA. ('Jiéliiirde.s ornù.s <li3 lijjjncs >(|iiaiiiir"iiiiic- iiiiliiii|iiées 
cl filii'-e.s. Pédoiiculi's orulaiies gio.s et siiliL-^-^aux aux 
pédoncules antennulaiics. Paltos ainhiilaloircs ornées 
jiaiticllcmeiit de liirnes ciliées /'. rtj-josorfllerbst). 



Pagurus arrosor llcihsl). 

Cancer an-os»r lleil)-!, 11, |i. i~tJ, pi. XLIll, li.i:. 1, IT'.iG. 

Pcujums slriatus Latrcille, hlist. nat. Cr. 7»s., \l, p. 1G:{, 1802. — iloux, CritsL 

Médit., pi. X, 1828. — Milne-Edwards, //. ». Cr., 2, 1837, p. 21S. — iJe llaan, 

F. Jap., p. 200, pi. XLIX, li^^ 1. — Heller, Crust. SwJl. iim-.. iSOli, p. 174. 

— rienderson, Challeng. Anoin., 1888, p. .i:;. — Oilmann, loc. cit., p. 28.3. 

\VliiteIegf,'e, Mem. Austr. Mus., IV, 1000, p. 100. — Savignv, Descr. Egi/pte, 

pi. IX, lig. 1. 
Petrocliirus arrosor Ralhbun, Proc. U. S. iSat. Mks. 
l'agurus arrosor A. Milnc-Edwards et [îouvier. Crust. Travailleitr et Talisman, 

[). 178. — Alcock, Inc. cit., p. iOSi'?//u' s//».'. 

Suez (M. l.floiiiiK'iiv . lin iiiàlo. 

Lon^'^ueur de la cai'ajiace 23 inillim. 

— de la poilion céphali(jiu' 12 — 

— du bord antérieur 10 — 

— des pédoncules oculaires {) — 

J'ai cûm|jaré avec allculiuii (<■! indixidu ;i\ l'c (rimli-cs de la 
-Mt'tlik'iTanéo et avec un ^ros iii(li\i(lii du .lapon, cl je nai 
ln»ii\('" aucune dilîcrencc appriM-jahlc. 

<icllc cspùce, en plus que dans la M(''(lilcn'am''(' cl dans 
r.MViipic occidcnlalc. a cic sijinaji'c au .lapou par hc llaau cl 
(•liiiianu. aii\ îles l'Iiilippincs ))ar llendeivon . ,.| daus la .Ndu- 
\el|e-(iallcs du Sud pai' \\'liilidi\u|:v. I'".llf i-^j r,'pri'-rul<'c au 
llri'-^il par t\i'> \arit''l(''S. 



Pagurus puuctulatus < Hi\ . 

Cf. .Mcock, loc. cit., p. 81, pi. \ III, l\i:. 1 {ubi lit.;. 

Si^iiali' dan>- la uht lî(iu,i;i' par llil^cudorf. 

Pagurus euopsis l»;iii.i. 

Pa^^iwus cuopsis l)ana, [i. ii)2, pi. .\.\\lll, lij:. li. — lîiililers, Decap. .U-u/r. 
Seijcii., p. IGO. — De .Mau, Arch. f. Sut., 1887. - llendersnn, Cltatlengrr 
.[nom., p. ■■)8. — Orlinann, /oc. cil., |). 280. — l'xiuNier, lac. cit., p. "li. — 
.\lcoik, /<)'•. cil., p. Hi;, |d. IX. II-. 2. - Nubili. Bull, scient. Fr. Relu.. XL, 

lUOO, p. s 2. 



i22 G. NOBILI 

P. depre^isus Ileller, S. H. Akud. Wicn, XLl\'. 1802, p. 248. - Kossniann, 

p. 70. — Hilgeiulorf, M. B. Akad. Berlin, 1S7S, p. 814. — De .Mail, lue. cit., . 

p. 431. ^ i 

Dardanus llellcrli l'aulson, loc. cit., [). '.lO, pi. Xll, lig. 4-4 c. : 

P(''rim, Obock el Adcu (M. JousscaunK'), iioml)i-('ii\ cxoni- j 

plaire.^; mer Kouge (Musée de Modèiiej, un gros mâle donl la | 

carapace est longue de 29 millimètres. ' 

Pagurus tinctor (b'orsk.). 

Cancer tinctor Forskaol, Dcscr. An'un., p. 03. 

Pagurus tinctor Nobili, Bull, scient. Fr. Belg., XL. 1900, p. SI; Bull. Mu». To- ■ 
rino, 1905, XX, n° 506, p. 4. 

Pagurus varipes Heller, loc. cit., p. 244, \>\. I, lii;. 1, el ])1. U, iig. 2-3. — De ' 

Man, Not. Letjd. Mus., H, p. 184; 111, p. 129; Arch. f. Xat., 1887, p. 430. — ' 

Bouvier, loc. cit., p. 54. — Alcock, loc. cit., p. 00, pi. IX, lig. 7. \ 

Nombreux exemplaires de la mer Houge (Jousseaume) ; j 

Obock dans Ranella ■sp'uto.sa (M. Culliéret) ; Massaouah j 

(MM. Bonnier et Pérez), et d'autres de la même localité | 

recueillis par MM. Fatigati, Clixio, Tellini, Magretti (Musée de j 

Turin) ; Assab, Moka (Musée de Modène). j 

La plupart des exemplaires de Massaouali ont la coquille j 

couverte de nombreuses Actinies du aenre Adam.sKi. \ 



^^ 



Pagurus deformis VAw. 

H. Milne-Edwards, Ann. Se. Nat. (2), VI, 1830, p. 272, pi. Xh', lig. 2. — 
Miei'S, Zool. Erebus Terror Crust., p. 3, [)1. 11, lig. 3. — De Man, Arch. f. | 
Naturg., 1887, p. 435. — Ortinann, loc. cit., p. 288. — Alcock, loc. cit., ' 
p. 88, pi. IX, lig. 4. 

Un exemplaire daus les collections du Muséum, donl la pro- '. 
Yenanc(; de la mer liouge n'est pas tout à fait sûre, bien (pi'elkî . 
soit extrêmement probable, parce que cette espèce esl répandue 
dans loule la région Iiido-I*acitique. 

Gk.xre ANIGULUS Da.na. 
Aniculus strigatus (Herbst) ] 

Cancer strigatus Herhû, 111, IV, 1804, p. 25, pi. I.Xl. lig. 3. 1 

Pagurus strigatus Oliv. — llilgendorl', .1/. B. Akad. Berlin, 1878, ]>. 820, [d. il, ] 

lig. 8. — Ortmann, loc. cit., p. 285. — Douvier, loc. cit., [). 54. — PxM'ia- j 

dalle, Willci/s Zool. Bcs., IV, 1899, p. 425.— Nobili, Bull. Mus. Tori)W,\ 

X\n\, 1003, n» 452, p. lil. \ 



DKCAI'ODKS I:T SToM ATnl'oUKS \ 'l'.i 

Anicxilua f^trigalii^ llciidrisuii, Tunis. L'nni. S>jc. [i], V, 1893, |>. 422. — Al- 
cock, /oc. cit., |i. '.i7. |>l. \'ll. Iii,^ 4. 

I*(''i-iiii i M. Joiisscnilinc . iiiM'\ciii|»l;iin'. I.cs aiiiiciiii\ s(|iia- 
Jiiirui'iiic'S (|iii criclciil les pâlies S(jul roiifirs. lis |»(iii- jaiiiit's ; 
et, puisque les poils suul 1res .serrés el /'lialenieiiL !(im;i:>. celle 
espèce apparaît aniiehk' alternativeuieul (h- roup' el de 
janiie. 

Siiiiiali'' aussi à Aden, par M. r»i)ii\ier. 

r,ESHK EliWlillirS IJlS.VNDT. 

Eupagurus cavicarpus l^uils. 
l'aiiUnn. |). '.Il, |il. Xll. lii:. 2-3 a. 

ivclle espèce mV'sl iuconuin'. l-^lle a ('lé décrile ain^i par 
Paulsitii. 

(( Par la foi'uie de ses cliélipédes eelli; es])èce rappelle 
quel([ue peu 7:,'. ///on//'if/os//.\\ uuiis elle eu ditlère ])ar les carac- 
lèi-es suivauts : |)(''d()ucides oculaii'es disliuclemeul |)lus louais 
el plus liros : pr-doucides {\i'> aiilennes e\le|-ues au>>i liuiiis 
(pie les \eu\: Tacicle arri\e daus l'un iiis(pra la coruiM' 
de r(ril, dans laulre jisipi a rexlri'uiiii' de l-eil. Palles- 
luàclioires exleiaies d(''pa>>aul 1 (eil de leurs dernier> arli(des. 
.M(''r(»p(tdile di'> |>alles de la preuiiére paire d(''pa^<aul un peu 
Id'il. Surface exienie du carpe el du propodile de la ;j;i'(isse 
pince p(»ur\iie de luhercides aii;us. le liord sujx'rieiir el I iulV-- 
ricur du propodile caualiculi''s ; parlie ui(''diaue ciiu\e\e. daus 
un iiuliNidu luartpK'e par nue liuhle cnMe : --luTac"' iulerue 

de ces uuMiies articles iiranuleiiM- ; >ur le carpe. d)-fr\e 

daus lous les iudi\i(lus d('>< Ins^-elles r(iude> cl prulnudo. La 
>Urt'ace e\|el'!U' (tu propodile de la |)elile piucc ;i \\-n\^ c|'tde> 

p(tur\ui'- de lul)ercules. La lr<ti>icuic paire de p;il(e-. ('-«I uu 

peu plu- iMMJiUe (pie la (leUxienie ; |e InH'd -llperieiir du llliMII-». 
du carpe ri Uliillh- du (lad \ liipddlle e->| delllicnl''. Le d;ic- 

l\ Idpiidile nC-l pa- silliiiiiii' : -iir le Inud iii IV' rieur, d ••-! piuir\ ii 

(le piul-. Le d,icl \ iMpMtlili' lie l.i (piallieliie p;iire e«.| p|||>< liUlli' 
(pie le propixlile, r| li'iiiiiih' l'H aiiule. La l'ilpe dll propudile 

saillil un peu en ;i\;iiil. mmi- ne t'.niiie p,i- nue \raie 
pince. .) 



124 G. NOBILI 

Genre CESTOPAGURUS Bouvier. 
Cestopagurus Goutierei Bouv. 

Bouvier, Bull, du Mus., 1897, n» G, p. 229, iig. 1-5. 

Djiboiibi (M. (Routière), un exemplaire (type de l'espèce) . 

FAMILLE CŒNOBITID.^ 
Cœnobita rugosus v.u . Jousseaumei Bouv. 
Bouvier, Bull. Soc. Philont. Paris [S], U, I889-9U, p. 140. 

Très nombreux exemplaires de Obock (M. Jousseaume) ; 
Djibouti (MM. Jousseaume, Coutière, Gravier); Périm et 
Aden (M. Jousseaume) ; mer Rouge, Assab, Buia, i*érim 
(M. Ragazzi, Musée de Modène) ; Massaouah (MM. Clivio, 
Magretti, Mus. Turin); golfe d'Akaljali (M. Arconali, Mus. 
Turin). 

GALATHEIDEA 

FAMILLE GALATHEIB.E 

Genre GALATHEA. 

A. Bostre étroit, pourvu de trois éjjines seulement de 
cliaque côté. Pas d'é])ine sur la carapace ou à la base du 

rostre G. humilis INob. 

A. A. Bostre pourvu de quatre é])ines de chaque côté. Des 
épines à la base du rostre ou sui- la carapace. 

B. Pattes de la première paire très allongées ; le mé- 
rus à lui seul est deux lois et demi aussi long que la 

carapace G. lonyimana Pauls. 

BB. Pattes de la première jtaire de longueur normale 
ou courtes. 

(,'. Pattes de la première paire plus de deux fois 
aussi longues que la carapace. Main aussi longue 

que la carapace avec le rostre G. œgyptiaca Pauls. 

ce. Pattes de la première paire à i)eine d'un quart 
plus longues que la carapace; main plus courte 
({ue moitié de la carapace G. brevimana Pauls. 

Galathea humilis Nob. 
(PI. Vlll, Iig. 1.) 

No])ili, Bull. Mus., 190b, n" 6, p. .390. 

Cette petite espèce est représentée par sept exemplaires 



UKCAI'ODF^S ET SToMAToPODKS I 2.") 

sans ])all<'s fl jiar liois piiici's (l(''la(li'''('>, Iioumm-s par .M. Coii- 
liriT à hjilxiiili. 

La carapac*' (1rs Irois i'X('iii|ilain's. delà puiiih' du nislivaa 
bord ])()sl(''ri('in\ incsurc !3,.') a i iiiilliiiirln's «le luiiiiiiriir. I^es 
r<'jii(dl('S ont des (l'uf's. 

Le ivtsirc csl Irrs faracl(''i-isli{|iir. Il ol ^ii'i^r. nn'^iin' en 
loii^iK'iii' moins d'une l'ois cL deniii' sa largeur en I ir li'> \rii\ . .'| il 
est armé siii- les colés do ',] dciils scidcmciil. doiil riiin' iilaci'c 
pirs des yiix. la deuxième csl assez (''ioiiiiKM' de (•rl|c-<i .•! |;i 
li'oisième est plus rappi-oclh'c de la iioinlc La driixirun' driil 
es! la plus jouo-uo. Sa surface est coucavti et un |m'u puiliic La 
l()U,uu('ur du l'osti'e est entre un lici-s cl la moilii' de la Imi-uem- 
de la cai'apace. 

I/an^le externe de Torhid' est aiiiu. Sur les hoi-ds lah-iaiix 
de la carapaee. il \ a .")-() pelil"S (''|)ines. Le dos de la earapaee 
esl lra\('rs('' par nu petit nombre de liiiues jtoilues, dont celles 
en a\ant du sillon cervieaL ({ui n'est pas plus profond (jue les 
autres sillons détermiu(''s par les lignes et une immédiatement 
en arrière de ce sillon, son! inlei romitucs. Il us a aucune ("pine 
sur les lignes du dos de la carapace. 

Les mavillipèdes (îxternes sont courts et très [>oilus. Le mt'- 
ro^uallie n"a (prune dent à son extrémité, mais gi-os, et offrant 
aus«^i une eiilailli' deiitiforme siu" son hunl. 

Il w \ a (pie des chélipèdes détachés, (pii son! à peu près 
di'u\ l'ois aussi longs que les carapaces des aidre-. exem- 
plaires. Le chélipède est grêle, et ses sui'faces plane-- ne 
soni pa> arnn''es (rè-pines, mais sculenieiil âpres. Le-- i''piiies 
des bords soiil aiis-i peu nombreuses. L"is(diiiim e>l raiblemeiil 
denb''. Le nuM-iis a deux ('pilles assez bien (l(''\eiopp(''(.> Pin- 
son bord iiilerne : son cxlit-mili'". aulaiil --iir le bord inlenie 
<pie vnr le bord exlerne.esl spiniforme. ci sa surface d(U'>ale i.jlre 
aii>-i (piehpic-. saillie-. >Hb--pinir(iiiiie-- irn''uiilieres ; le carpe 

a d'MIX l'pilie^ Ire- lielleS (b' son C(~ile illle|||c cl nile o)) 

(lenx lin peu plijs pciijcs. cl l-'A as|>('rili'> sulopinibiriues. 
La main n'a iph' ijeiix l'piiie-. pin- on moins bien l'iirmé'es 
-iir le bord exlerne. Llle e-l lin peu pin- de (lenx l'ois 
aussi longue <pie le carpe, cl (iixiiMn lioi- lui- aii-si liiii:;ue 
(pic large. La paume i-«,| ;i peuh' jibi- lim^iie (pie !,•- dniuls. 



20 



G. NOBILI 



Ceux-ci sont bâillants, à pointe excavée et dentée, pourvus 
de louiis poils ; le doigt mobile a deux grosses dents émous- 
sées; le doigt fixe une seule. 

Les pattes ambulatoires manquent entièrement. 

Cette espèce, bien que j'aie dû la décrire avec trop peu de 
détails, en raison de Tétat des exemplaires, se reconnaît faci- 
lement par son long rostre avec trois ('pines latérales seulement, 
parTabsence d'épines sur les lignes delà carapace, et ses mains 
à surface plane non épineuse. 



Galathea segyptiaca Pauls. 

(PL VU, lig. 3.) 

Paulson, loc. cit., p. 94, pi. Xlt, fis. 1-16. 

<{. spinosi rostris Dana. Nobili. Aivi. Mus. yapoli, 1, n'^ 3, 1901, [». G. 

Deux exemplaires en mauvais (Hat du Musée de Turin, por- 
tant l'indication Mer Rmif/e, concordent avec la descri])tion 
russe et la tigure. 

La carapace de rindi\idn })Ius gros est longue de o'"'",(i de 

l'extrémité du rostre au bord })0S- 
térieur. Son rostre est pourvu de 
cliaque coté de ({uatre épines, l'une 
placée près des orbites et petite 
(c'est cette épine qui manque à G. 
humU'is), les autres épines longues, 
à bord externe presque droit; la 
pointe dépasse nettement l'extré- 
mité de la dernière paire d'épines. 
La largeur du rostre à sa base est 
les 4/5 de sa longueur. Le rostre est 




Fig. 8. — iialalkea œr/ypHacu 
\d'après Paulson). 



concave en dessus; en arrière du 
rosti'e sur la première ligne de la 
cara})ace, il y a deux petites épi- 
nes. L'angle orbitaire externe est aigu ; les bords latéi-aux 
de la carapace sont convexes et armés, en plus de l'épine 
extraorbitaire, de 0-7 épines. La surface de la carapace est 
parcourue, ainsi que de règle, par des lignes ciliées ; sui' la 
deuxième de ces lignes, tout près i\i'^ l)ords latéi'aux, il y a 



DKC.AI'ODKS KT S l'oMAli >l'i »!)i:s 



\-r 



mil' (''[Mlle (le cIliKlIlc ii)\r. Il II \ ;i |»;i> de >illull Ci'fNical Mlf lu 

carapace. 

I.cs |>;illrs-iHricli()ii-i'> cxlcnifs . i'Ii'IkIiic^ . (ji'passfii! je 

rOsll'C ; riscllilllll CSl un |)('ll plus cdIIiI (pir je IlK'Ill-. cl polllMI 

à rcxtivmili'' (le sou bord inlcnif dr driix p.'lilo dciil'- : lr 

méi'us osl armé de deux r'piin'^ rmliv^ : le caii >l ciniil d 

non anm'' : le pio|)iMlii-> plu^ Imh- (juc le cai-pr d (pir j,. 
daclx lii-^. 

\.i'> (•li(''li|)(''dcs soiil. piii'- di' deux fois au»i li)U^s (pic la 
cai'a|)ac('. l^c ni(''rus a deux ('piiics roi'h's cl uuf |jctil<' sui- sou 
coh'' inji-nic; il fsl aiun'' de (pichpics ('piiics sur Sdii hnid Iit- 
niiiial. Suc sa siiiTac»' dor-alc. il \ a di'ux l'aiiiiV'cs de s|»iiiulr> 
lidijcv. Le cai'jic csl aruK' diiuc (''piuo l'orlt' sur sou lnud 
inlciiic cl diiuc aiilrc luoiiis ro])uslo à sou cxln'uiili''. cl t\i' 
deux rauii'iM's d ('pilles sur -a ><iiiTa("(! dorsale. La luaiii csl un peu 
plus de (jeux fois aussi l(Mii;iie (juc le carpe; la jiaunic csl un 
peu [»lus longue ([uc Jcs doifils. Le hord inlcnie ou su|)t''rieur 
de la main n'a cpic ±-'A spiuulcs, le hoi'd inlcrieiir ou cxleinc 
csL aruK'' de 7-S dciils spiiiiroriiio, (jiii se C(Uiliiiiieiil . i>ii 
diuiiiiuaul . sur le Ixu'd iiilV'i'iiMir du ddiiil lixe. La --iiiTacc de la 
Miaiii csl [)arc(uiru(' par deux liiiiies de sjiiiiujcs livs [tclites. 
Le- d(»iiits soûl hàillaiils. Le doiiil mobile a une dciil lulter- 
culitoriiic à sa moili('' ; le doiiil lixe a une dciil a son c\lr(''milt-. 

Les palle< aiiiluilaloircs du! le hord supi-i'iciir du iii'''rus 
ariiii' de spiuulcs aiiiiif's : le hord iiircricur a aussi de |ielilcs 
>piiiule^ : la siirlace a de pclile> rides. Le carpe a i-.'i i'']i!iies 
surdon hord sup<''rii'iir cl deux pelilcs ('pi lies à sou cxln'iiiih'' 

cl une ra!l^(''e de S|ilMnle- |ic|||c^ cil dehors {\c> ('pilles du 
Imrd --UlM'ricdr. Le pinpndlle e-.| arUH' de >p||||||cs pelile^ Cl) 
dcNXill'- cl eu (leS>U> : il e>l deux l'ol^ aU»i loll^ (pie le carpe 
cl deux l'ois cl dciuie aussi huii; (|uc le daclx lopodilc Le dach- 
lopodilc a la poiiilc aitiih"' d coiirhi'c. sui\ie en arrière par 
.")-(» spinidcs. 

L ('xciiiplairc du Mii-^i'i' de \aples (pie j'avais alirihiu'' à la 
(i . sii'ntDs'i rnslris ilana. ap|iaiiiciil prohahleiiieul a celle e-|(cec. 
.Mais cel iiidiNidii iia\ail (|iie |;i carapace, cl il >erail doue 
prcxjiie inipo><ihle didahlir wsn- >iii-cli' >a |io-^ilioii -.\s|(''- 
inali(|ue. 



\±H G. NOBILI 

Heller signale la Galal/ita slnyosa dans la mer Houge, mais \ 
cette espèce doit être réexaminée. 1 

Galathea brevimana Pauls. .1 

Paulson, loc. ctY., p. 95. J 

I 

« Cette espèce se distingue par ses chélipèdes courts, ([ui sont ; 
à peine de 1 / 4 plus long ({ue le céphalothorax ; le mérus atteint 
l'extrémité de la carapace ; la main est plus courte que la moi- '\ 
tié de la longueur de la carapace. La carapace a un sillon cer- \ 
\'ical et des lignes transversales. Sur le bord hépali(|ue, il y a ; 
2 denticules; sur le bord braucldal o; une dent est placée \ 
dans la région sous-hépatique. Kostre un peu plus étroit que : 
(lans G. Kf/j/ptiaca\ en ari-ière du rostre, deux épines. Il n'y a 
pas d'autres épines sur la carapace. Les maxillipèdes externes 
atteignent l'extrémité du rostre ; leur troisième segment est 
plus court ({ue le deuxième, orn(' de deux épines sur le bord ' 
interne, dont celle distalc est distinctement plus courte. Pattes | 

ambulatoires comme dans G. n'fji/pùaca. » j 

I 
j 

Galathea longimana Pauls. j 

.1 

Paulson, loc, cit., ]). 94, pi. XII, fig. 2-2«. j 

(( Cette espèce se reconnaît par ses pattes-màchoires externes, < 
par son rostre étroit, par la disposition des spinules sur la 1 
carapace, et ])ar ses longs chélipèdes, dont le mérus est deux i 
fois et demie aussi long que la carapace. Suture cervicale bien ' 
développée. Sur la partie antérieure de la carapace, on trouve 
une ligne squamiforme, transversale en ari-ière, j^ourvue \ 
comme les autres lignes de courts poils, liostre deux fois aussi : 
long que large; en arrière du rostre il y a deux paires de den- 
ticules, disposées en deux groupes; en arrière du bord oculaire, 
on observe de chaque côté encore trois dents. Sur le bord liépa- 
tique, il y a une dent; une autre dent sur la région sous-hépatique; 
le bord branchial a six dents. Pattes-màchoires externes attei- 
gnant l'extrémit»'' du ci'|)halotliorax, troisième article (I) beau- 

(1) Mérus (G. N.). 



ijk(:ai'()|)i:s i:t s'r(»M.v'i'oi'(»i)i:s 129 

coLi[) plus cuuiL qin; If dcuxiciiu' ; mju hnid interne, aniK' ilc 
deux (lents, Texterne d'une; quatrième cl cinquième aiticles 
égalemciil Ii)Mj;s. 

Les méropodiles des cliélipèdes dépasscnl de moitié de leur 
longueur le rostre. Le propotlite avee les doigts est plus long 
(fue la carapace et le rosli-e. La surface externe et les bords du 
m(''riis. (1(1 carpe cl du |)nqu»(litc sont arini'S (r(''piiics; doiiiis du 
mâle bâillants, noirs à rextrémité : clia([ue doigt a deux dcnls 
sur 1(5 bord inlerne. Chélipèdes de la femelle grêles ; dniiil^ joi- 
gnant bien, à bord interne denliculé. 

Bord supiM-ieiir du nir'ru>. du carpe e| du |»ro|i()di|e (\i'< pattes 
ambulatoires armé de (lenticules: bord iulV-iieur du daclylo- 
podile poui'vu de spiniiles. » 



FAMJLLi: POliCELLAMbuE 

Genre I^ETR( ItdSTITES St.m. 

.1. lltird cxti'iiK' (le la i>aume non (Iciitc, ni lubciiculc. 
6. Surface de la carapace pourvue de lignes poilues 

bien distinctes P Bosci (Aud.). 

un. Surface de la carapace sans lignes poilues (ou avec 
lignes microscopiques) el sans grosses granulations. 
Pas d'épine épihi'anchialc. 
C. (larpe relativement large i,G aussi long que 

large avec 'i-'.\ dents bien formées /'. rufescens (Hell.). 

ce. (larpe allongé, de deux à trois fois aussi long 

([ue large, avec 2-3 dents peu marqui-es P. leptocheles (Hel- 

1er). 
AA. I)<irde.\tei'ne de la paumr (iriilf, ou pourvu de tuber- 
cules. 
B. Pas (Tépine su|)rii-((rl)i(aii('. 

C. (Carapace avec des givts tubercules ari'ondis. 
Pas dépine épibranchiale. Rord de la paume 
tubercule. Peu de poils sur la carapace. .Méro- 
podiles tubciculés P. ornatus Pauls. 

= (P. mossam/^jcui- Hilgd.) 
ce. (^-arapace fortement poilue, sans tubercules, 
l'ne épine épibrancbialc très petite. IJord e.\- 
Ifnie de la paume denticulé el très poilu. Méro- 

poiliics lisses et poilus /'. viryatus Pauls. 

(= (ririnjatus Ortm.). 
1)B. lue épine épibranchiale cl pas d'épine sus-orbi- 
taire. >léi-o|todites denticulés eu dessus el avec une 
épine à l'exlrémité inférieure. (Ihélipèdes couverts 

de lignes saillantes poilues. Front denliculé P. lomentosus Dana. 

B/Jfi. l ne épine sus-oculaire el une épine épibran- 

cliiale. Fi'ont lisse /'. rarinipcs llell. 

.\NN. se. .N.vr. ZOOL., !••• série. IV, 9 



i 



130 G. NOBILI 

Petrolisthes Bosci (Aiid.). 

Savigny, pi. VU, fijr. 2. 

Porcellana Bosci Audouin, ExpL, p. 88. — Heller, loc. cit., \^. 256. — Do ]\Ian, 

/. Linn. Soc, XXll, p. 217 ; Not. Leyd. Mus., 111, 1881, ]). 104. 
Petrolisthes Bosci Slimpson. Paulsoii, /oc. f/<. , p. 87. — Kossmann, Zool. Er- 

gehn. rolh. Meer., p. 74. — Urtmann, Z. Jahrb. Syst., X, p. 283-284. — 

Nobill, .Inn. Mus. Napoli, l, 190[, u° 3, ]>. 7: Huit, scient. Fr. Beli/., XL, 

1906, p. 06. 
Porcellana rinjosa H. Milne-Edwards, H. n. Cr., 2, p. 2;j2. 

Massaoualî (MM. Issol et Jîeccan, Musée de Griu'sj, 8 indi- 
vidus: Djibouti et Obock (M. Joiisseaume), 23 individus; mrr 
Rou^e (M. Jonsseaume), 3 màlcs; mer Rougo (Musée Tui'inj, 
4 individus; île Daret (Musée de Naplesj, 1 femelle. 

Petrolisthes rufescens llell. 

Porcellana rufescens Heller, loc. cit., p. 2:i"j, pi. Il, fig. 4. 

Petrolisthes rufescens Paiilson, loc. cit., \^. 88. — Hilgendorf, M. B. Akad. Ber- 
lin, 1878, p. 8-2:i, pi. H, fig. 7. — Xohili, Ann. Mus. ISapoli, 1, 1901, n° 3, p. 7 ; 
Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1906, p. 66. 

Petrolisthes Lamarcki Urtmann, Denkschr. Jena, \'11I, 1894, p. 26 (pars). 

P. Lamarcki var. rufescens Rorradaile, Proc. Zool. Soc, 189S. p. 66. 

? /*. rufescens Kossmann, loc. cit.. p. 73. 

P. dentatus Maxwell, Cat. Austr. Crust., 1882, p. 146. — Urtmann, Zool. Jahrb. 
Syst., VL 18/2, p. 262. 



Mer Rouge, Aden et Obock (M. Jousseaume), 00 exem- 
plaires; mer Rouge (Musée Turin), (3 exemplaires; île Daret, 
Erythrée (Mus. Naples), 2 mâles et ± femelles; Massaouah 
(MM. Issel et Beccari, Mus. Gènes), 12 exemplaires; Aden 
(M. Chaper), 1 mâle et 1 femelle; Suez (M. Létourneux), 
12 exemplaires; Obock (M. Maindron), 1 mâle; Djibouti 
(M. Maindron), 1 mâle. 

Dans mon élude sur les Crustacés du golfe Persique, j'ai 
remai'(|ué que deux exemplaires avaient la crête du bord pos- 
térieur du carpe armée de 2-3 dents; les autres avaient la créle 
lisse. J'ai examiné sous ce point ces nombreux individus de la 
mer Rouge, et je vois que, tout en restant constants les carac- 
tères de Tespèce, on peut y séparer deux formes : 

r L'une typique correspondant au type de Heller sans dents 
sur le bord postérieur du carpe et (pii par ce caractère 
s'éloigne le plus de P. chnt((h(s on Lunutrchi. 



nÉCAl'ODKS I;T sro.MATDroDKS loi 

2 l/aiili'c à l)i)i-(l posl(''ri('iii- du caiin' driili''. ri (|iii s approclir 
aiii>i (!<' (h'iihihis. dclti' roiiiic ;i aii>si le- drnU du hm-d aiili''- 
ii<'iii' du cariic [du-^ n'-duids cl ru uoiuhrr di- liois. C/ol |ii'0- 
hahlemenl uur Imuur \;ii-i(''ir' disliuctr r| (jui uir p.iiail coi-i'cs- 
poiulif à la lurmc (jiie llaswcll cl ()i-tiuaiiii oui coiisidt'ivr den- 
hilns. (1rs {\vn\ foniit's paraissent (railleiii's passer lacilcnuMil 
liMU' dans laulrc parcf (|ut' I On trouve tous les |)assaji:es. l'ai 
rrllr i;iis()U, ri pai'ci' (\i\r la s\ sl(''Uiali(pie (le ce jiioupe di'it- 
I (il iis-Lamarr là-ru f'eiscens est très cmhi'ouillce, cl les lornies ont 
ét('' trop souvent inb'rprétées d'une façon iirbilraire, je prétere 
sij^iialcr le lait de l c.vistence de ces deux lornies, sans nie pro- 
noncer. 

haii> la uier Uoiiitc la turnie à hord |)()sl<''rieur du carj)e 
druh' paraît plus commune (pie l'autre t\ pi(pir. au coiilraire 
<\v cr (pii se \(''rilie dans ie iiott'e Persi(pie. 

hall-- la l'orme typirpu;, les deids du hord antérieur du carjx' 
\aiiriil rii nomhrr; rn ^én(''ral leur uomhjn? (3st de 4 ou .">. dont 
la premièn^ est hirii di''\r|()|)|)(''e, ri les autres décroissent, et 
en (juelques cas sont très réduites. Le car])e des individus bien 
d(3Veloppés est 1 ^6 fois uussi long (|ue large. 

Petrolithes s|>. 

I lir friiirllr rrrtlrlllir a Sllr/ par M. Lid ( )ll l'ilr U\ >appr(Mdir 

\\v 1,1 l'uiiiir A>>' P. nifcscinis a liDid pd-^U'-iiriir du carpr driil('', 
et (die maïKjue aus>i d é'piiir é'pil»raiic|iialr. mai-- ^'W dill'rrr |iar 
li'N (piatre deiils du hord anié'iieur du caipr dont lroi> ^oiit 
plus aii;tir'>. parla pr(''srncr duin' driit firlth' a rr\tri''iiiil('' A\\ 
l)oid iiilV'iiriir (In iiii'iii-' di'>- pallrs iimiiidaloirrs, ri parer cpir 
|r |)()|(| sijpt'iirur du llirlU> (\.y'> UK'lllo paltr^ r->| liiH'iiicitl 
druliriili'. Lr-- (K'iit> Miiil Irr^ priiirs. \i>il)lr> M'ilirmrnt a un 
grossissriiiriil assez fort au nu-iiie grossis>eiuriit, ou iir \uit 
pa-- ^\r driils dans /■///'rs/rnsi rt iioii coniparahlr-- m par l'oiiiir m 
par diiiii'ii--ioii> il rrii\ (\r I*. iixil ii(c('n'<is , I*. Tcul.dli'i^ (de. 

Petrolisthes leptocheles Itrlln'i. 
d'i. Mil, li-. 2.' 

l'urcclUnia leptncltrles lIclItT. lor. cit.. |>. Jiis. pi. Il, lii;. 7. 



132 G. NOBILI ; 

Petrolisthes kptochcles Ovlmann, Denlischr. Jena, VIII, 1894, j». 2:). — Do 3Ian, 

fSot. Lcijd. Mus., XV, 1893, p. 292. 
? Cancer anteimatits Forskal, p. 89. ' 

Djibouti et Obock (M. Jousseaume), nombreux exemplaires; | 
Massaouah (MM. Issel et Beccari), 5 exemplaires. ' \ 

Cette espèce se reconnaît facilement de P. rufescens par ses i 
chélipèdes fort allongés dans les adultes, par ses carpes plus ■ 
grêles, et avec une disjjosition diU'éi'ente des dents. 

La carapace n'a pas d'épine épibranchiale (ni d'épine supra- ■ 
oculaire). Elle est un peu plus large que longue ; sa surface n'a : 
rien de différent des autres Petrolisthes de ce groupe : elle est ! 
glabre et ponctuée, el pourvue de quelques rides sur les parties , 
latérales et d'une petite crête en arrière du front. Le front a le ; 
sillon habituel en dessous; son lobe médian est arrondi et \ 
s'avance bien au-devant des latéraux qui sont un peu obliques. ' 
Les bords latéraux de la carapace sont carénés. j 

Les chélipèdes sont très longs et grêles dans les adultes, ] 
moins longs dans les jeunes. Dans un mâle adulte de Djil)Outi, 
les chélipèdes sont plus de trois fois aussi longs que la carapace; i 
dans les individus plus jeunes, ils ne mesurent qu'un peu plus • 
de deux fois la longueur de la carapace. Le mérus forme à son j 
extrémité antérieure un lobe subaigu ; le bord de ce lobe est \ 
denticulé. Il n'y a pas de dents sur la face inférieure de cet i 
article. Dans les mâles adultes le carpe est un peu plus long ! 
que la carapace; sa longueur dans l'adulte déjà nommé est de ■ 
trois fois sa largeur à la base (y compris la dent) ; dans les : 
jeunes cette longueur descend même à deux fois seulement. Le \ 
bord antérieur a toujours une dent bien nette à la base; puis 1 
le bord mince devient irrégulier, et forme presque toujours un , 
lobe vers la moitié, et un lobe vers l'extrémité, qui, tout en j 
pouvant dans les jeunes être plus ou moins aigus, sont toujours ! 
])etits et peu saillants et ne ressemblent en rien à la figure de j 
Heller, laquelle, si mon identification de l'espèce est exacte, | 
n'est pas bonne. Le bord postérieur du carpe n'a qu'une j 
seule dent à son extrémité. Les mains sont allongé(îs, de même j 
longueur; mais l'une plus grêle, l'autre plus large. La jikis j 
grosse est un peu moins de trois fois aussi longue que large; \ 
l'autre, par une longueur presque égale, est un peu moins de ; 



I)K(:ai'<i|)i:s i;i sioMAïnroDKs I33 

(|ualiv l'ois aussi loiiiiiir (juc laiiir. Il us ;i p,!- dr Nniic^ li^^iics 
saillanlos sur le hurd siiiH-rirm- .•! jr ixiid inlÏTidir de la paimii'. 
mais (."OS deux hui'ds soiil iiii jmmi ((iiiipiiiiii's id iniiiccs. I.c 
liord cvlci'iic de la main ol dmil >iii- la |mii<t plus prlili". un 
|ifii convexe par snile de la eonihinv du doii:( li\e --nr lanlre 
pince. Les doi^ls de la peliji- pince joiuiienl hien. ecux de \;i 
grosse sont l)àillaiits. Le (loijil moMIr dn mâle adnile mr-nre 1/3 
de |;i loni^nenr lolale de la main: >nr la grosse pince, il a un 
petit Inherenle denlil'orme aii;u, ohrKjue à la hase; ->ur 
la petite ce tnhei'cule man(|ne. Les denv doiiils >nr l''> 
deux mains sont hien poilu'- (\[\ vn[r inli'rin'; les poil> 
sont eom'Is. 

Les pâlies amhnialoires n'ont pas d'éj^ines; mais l'extré- 
mité du bord inlerieur dn mérns est /rès [(ùbleinenl denliculéc 
(3-4 dents très petites et |)en saillantes). Le bord inférieur du 
propodile linit en une petite (''pine. 

Le ('(nver anlemudus (pie Lohskal a Irouvé à Suez ni fnvdin'i- 
lïihiis Spnnfj'uv offir'niaHs nnhicein est certainement (|)ar ses 
niilctiiiin selacere Ihorare Iri/ilo Innf/iores : rarus in bracIn/Hrls 
iluirnrlrf] ^ un INu-ecllanien id par ses rm'/n inlrnrsinn linli^nhil i 
se ra|)proclie de cette espèce. 

Les exem|)laires mieux conservés soid souvent la\és de 
bleuàtn; comme ceux de P. rufesrens. 

Petrolisthes ornatus l^nlls. 

l'iiulson, loc. cit., 187."), p. 80, pi. XI, fij:. M. 

l'orcrllana l*i;trolistlies]mossainf)irn IlilirtMidoit', M. H. Aluul. Berlin, lisTS, p. 82.'>, 
pi. 11. liLT. 0. 

hpltiiidi, OixjcU (d iN'i'im .M. .lou^seaumt^ , l<i niàle> (d 
Hi Icmi Iles; mer Rouji;e (Mus. Turin), 3 exemplaires. 

La deseri|)lion el l,i liiiurr di- l'aid-^oii s'a(lai)le Ires liieii à 
celle di" /''. inossiiiiihiiti lliliicndorl'. (pn a l'di'' puMié-e lroi>> aum'-es 
|)lns lard. La dillV-renee principale e.st seulement d.in-- le |(die 
mi'diim du lionl <pn c-.-! plu-- court el plus arrondi dan- la 
tiiiiii-e de 1 lil^eudiirl". d pln^ lon^ el plu- -.iilianl d;in- crjlr de 
l'auUoii. (',(dte dillV'renec pnurlaid n a pu- ^\<' \alcur parce (pic 
Ton IroiiM' les passai;e> l'ul rc ji- deux Inriue^. 



i3i G. NOBILI 

Petrolisthes virgatus Pauls. 

Paulson, lac. cit., p. 87, pi. XI, li«-. 4. 

PetrolUt/teit trivlrgatus Ortniann, Denhs<ihr. Jcna, V[ll, 1897, p. 27, 28 ; Zoul. 
Jahrh. Syst., X, 1897, p. 287, 288. 

La description et la li2;ure de Paulson correspond très bien 
à celle de Ortmann, et les deux espèces sont sans doute iden- 
tiques. Je noterai que Paulson signale la présence d'une petite 
dent à rextréniité du bord postérieur du carpe; lorsque Ort- 
mann dit : Hnilerrand ohne Znhne. Cette contradiction n'est 
pourtant qu'apparente, parce que dans la ligure des deux 
auteurs, le carpe droit est également acuminé. Ortmann dit 
aussi : EpihranrlnaJ slnrhel and supra nrinlal stadiel fehlend, 
lorsque Paulson décrit une dent latérale, mais cette dent est 
petite même à un grossissement de vingt fois ; elle peut donc 
bien avoir échappé à Ortmann. 

La coloration est du même type : Dihikel viohU... mit dre'i 
ire'is.sen Lanffsdre'ifen dans Irmrfialus, et blanche avec bandes 
longitudinales rouges dans vïrrjalas. La dilîérence est donc seu- 
lement dans la largeur des bandes coloriées, (|ui peuvent être 
prises comme la couleur fondamentale de la carapace,- parce 
que la couleur rouge ou violette peut bien être due à l'action 
de l'alcool. Souvent d'ailleurs on trouve des animîuix rouges 
et d'autres violets dans une même espèce (I ). 

.Lai examiné ([uatre individus recueillis par M. .Jousseaume 
à Obock. Ils s'accordent très bien avec les deux descriptions. 
La bordure de poils sur le bord externe de la main est longue 
et touffue; parmi les poils se trouvent cin([ ou six petites 
épines. Les pattes ambulatoires sont aussi poilues que les ché- 
lipèdes et la carapace ; les poils sont courts et disposés en petites 
lignes. Les méropodites sont larges, et ceux de la deuxième et 
de la troisième paire ont 2 dents à l'extrémité de leur bord 
inférieur, qui manquent sur la (piatrième paire. Les dactylo- 
podites ont deux ou trois petites épines cornées. 

L'épine épibranchiale est très petite et presque invisible à 
Fœil nu. 

(1) J'ai observé ce ("ait, par exemple, dans Uomalaspis plana et dans Plat>j- 
xantkus crenululiis. 



r)i-:(:Ai'()Di:.s i:t stomatoi'odes 135 

o" ç 

Lon^HH'ur dt' la carapace 10 millim. '• niillim. 

Lar^our — '.'r - >^,-'> — 

Lonj^ueui- du carpe (),;) — <» — 

— (le la main 12 — Il — 

— (les (loiirls <î — '■> — 

(^»'lle esj)ècL' n'est cuiiiiiic (juc dr la mer Kouiic <'l ili' Zaïizi- 
Ijar ; Dai- es Salaani. 



Petrolisthes carinipes licll. 

Porccllana carinipes llellcr, loc. cit., [i. iiiT, pi. Il, lij,'. ii. — De Man, NoL Leyd. 

Mus., III, 1881, p. 104. 
Pclrulisthes c'irinipcs De Man, Not. Leyd. Mus., X\', 18'J.'5, p. iW. pi. \'ll,lij,'. o. 

Oriniann, Zuot. .lalwh. Syst., X, 1807, p. 287, 28s. 

-Mer Koii^c (Mus. Turin i, i iii(li\i(liis: lijilxMili M. .loiis- 
seaume), 2 femelles. 

('es exemplaires s'accorth'iil hieii avec les deseripliniis dr 
Ijcller cl (le De Mail, si ce n'esl |)ar le front ([iii me |»arail plus 
laiiiv et à lobe moyen moins saillant. Dans tous les exem- 
|)laires. la earaijaee et les pattes sont ornées de petites lijines 
ou lultercnles sipiamiloiiiies poilus, à peu |»i'ès coinm»' dans 
/\ />avr/, mais moins forts. Les carpes de deii\ exemplaires du 
MiiS(''e de Turin ont !> dents à leur bord antérieur, et 
i ('pines, dont Tapicale est double, a Icui' boi'd postérieur; un 
exemj)laii'e de Djijjouti a 5 dents à droite et ï à gauclie, sur le 
bord aiil(''i-i('iir. 

Celte espèce n'est connue (pie de la mer Kouge. 

Petrolisthes tomentosus Dana. 
Dana, loc.cit., p. 420, pi. XXVI, lig. l(j. — (lilniann, local., p. 287, 288. 

('.•'Ile esp(jce ressemble par sou faciès et ses caractères à 
/'. '(ii-'in'ipps^ mais imi 'diffère pai- deux caraclèi-cs impor- 
lauls : 

l"Lt' bord Ironlal l'-l rnl ii'-i-ciie'iij dcnlieult''. 

±" il u"\ a aih nue Iracc (!.■ di'iil -ii--orliilaii-r. 

Elle esl reprr'>enli''r par (lcii\ cxeuiplairi''- di- ( IjjiM-k M . Jous- 
î^eaunu'). 



136 G. NOBILI 



Genre PAGHYCHELES Stimpson. 
Pachycheles sculptus (Edw.). 

Porcellana sculpta II. Milne-Edwards, H. n.Cr., 2, p. 2o3. 

Porcellana {Pisisoma) scalpla De ^lan, Arch. ['. Nat., 1887, p. 413 ; Journ.Unn. 

Soc, XXII, p. 218. 
Pisisoma sculptum Ortmann, Zool. Jarhb. Syst., VI, 1892, p. 205. — De Mail, 

ibid., IX, p. 378. 
Pachycheles sculptus Ortmann, Denkschr. Jena, VIII, p. 29; Zool. Jahrb. Syst., 

X, 1897, p. 292, 294. — De Man, Abh. Senchenb. Ges.. XXV, 1902, p. 701. — 

Nobili, Bull, scient. Fr. BeHj., XL, 1900, p. 07. 
Pisosoma natalensis Krauss. Paulson, loc. cit., p. 88, \)\. XI, fig. 5. 

Massaouali (MM. Issel et Beccari, Mus. Gènes), un jeune 
individu; mer Rouge (Mus. Turin), 6 individus; Obock et 
Djibouti (M. Jousseaume), 3 mâles et 5 femelles. 
- Tous ces exemplaires, excepté une femelle en mue, ont un 
pinceau de poils sur la face interne de la main, à Farticulation 
du doigt. 

Genre I^OLYONYX Stimpson. 

A. Pinces à peu près d'égale forme; la petite pince non 
pourvue d'épines ou de soies rudes sur sa surface. Bords 
de la carapace non dentés. 

B. Front tridenté à lobes infléchis, l'ne petite crête sur 
la face interne de la main. Méropodites ambulatoires 

non dentés P. triiinguiculatus 

ZeluUn. 
BB. Front presque droit. Pas de crête sur la face in- 
terne de la main. Méropodites ambulatoires dentés. P. j^edaiis Xob. 
A A. Pinces de foiine inégale. Tune grosse et lisse, l'autre 
petite, épineuse ou poilue. Bords de la carapace avec des 
dents spini formes. 

B. Petite pince épineuse P. pw/ilator Nol). 

BB. Petite pince poilue mais non épineuse P. denticulatus 

Pauls. 

Polyonyx triunguiculatus Zehiiln. 

Polyonyx triunguiculatus ^liers, Alert, p. .")j9. — De Man, Arch. f. Nat., 1887, 
p. 421. — iXobili, Ann. Mus. Napoli, I, 1901, n° 3, i». 7 {uec Dana). 

Polyonyx acutifrons De Man, Zool. Jahrb. Syst., IX, p. 384, fig. 49 ; Abh. Senc- 
kcnh. Ges., XXV, 1902, p. 709. 

Polyonyx triunguiculatus Zehntner, Rcv. Suisse Zool., II, 1894, p. 18o. — iXobili, 
Boll. Mus. Torino, XX, 1905, n° :j06, p. 3. 

Obock (M. Jousseaume), un individu ; Djibouti (M. Gravier), 
un individu ; Dji])outi (M. Jousseaume), 8 exemplaires ; 



DÉCAI'ODKS KT S'KJ.MATol'oDES 137 

i'^r\llii'(''(' (Mus. .\a|)l('s). iiii cxcnipliin' : inci" Hmiiii' Mus. 
Turin ), un cxcniplairc. 

Ces exemplaires a|)|>ai-li('mM'iil Mimi lon-^a l\ iniinijinriiliiiiis 
parla forme du froni i-l par la pt-lile erète sur la l'ace inlernt' 
(le la main, .le note puiirlaiil (pir la crête du hurd inlérii'Ui" de 
main csl. sur la jclilc pince, linemeid denliculT'e. caractère 
(pie je ne trouve daus aiiciMK' des desci'iptions. et (pie les points 
et les fVjsselles impi-imt's sur la lace externe de la jM-tite main 
sont souvent profonds et si serrt^'S ((ue la sm-face de la main et 
du (loi*;! mobile en apparaît tuberculée. .le notei-ai aussi (|ue 
les doif^ts sont la plupart des fois baillants, et la saillie a la 
ba-e (lu (jojiil li\e est grosse et dentifoi-me ; ce qui \ieut proba- 
blement de ce que les exemplaii'es sont mâles. 

Signalé aussi à Suez, par Miers. 

Polyonyx pedalis Nob. 
il'l. Vltl. li-. 3.) 

.Nol)ili, liuU. Mus., 1905, n" 3, p. 390. 

dette espèce a (piehpies a(ïinit('s avec P. comeles Walkei- 
{rrr- p, CI I / ili fo-s 1/ Ile Dc Mau). ElIc est représentée par deux 
individus de ])iibouli (M. Jousseanine). La carapace est à j)ein(> 
pin- lonuue (pie large, à bords latéraux pres(|ue |)arallèles. 
déj)Our\ us (le cii'te et (le dent (''pibiaiicliiale. La siiiTace n"a rien 
de ieuiai(piable. I.e IVout est large. NU d'en dessus, il apparail 
droit: \ii (ren bas. il o lire un lr('s petit IoIh^ au milieu, (pii e-l 
à peine pin-- long (pie les lobes lat(''raii\. ipii >ont ronie''- par 
Tcxl n'inilt' (lu boi'd •-nsorbilaire r\ (|mi n^ •-(Hil pas saillaiil->. Le- 
orbili's >oiit petites, leur angle cxlei ne n iv-l pas saillant. 

Le> clii-lipèdes sont inégaux: celui de droite est le |)lus large 
dans les deux exemplaires. Leur >uiTace externe est glabre: l;i 

Sllll'ace interne ou illIV'rielire du llli'ni^ et de I i<e||inill e^j |»ii|llle. 

I.e UM'iiis n a pa> d l'-pine i\\\ ct'tti'- inleine. et >oii b(U(l antérieur 

ne l'orme pas de litbe >aillaill. Le ciilpe du gro-> clli''lip(''de est 
lis>e et IrèN |-ent|('. a bitrd ailt<''lie|ir et pioli'-rienr ciui\e\ee| 

non denti'-. pres(pie les ± ;» au>-i laïue ipie lonii e| plu- ((nnl (pir 
la main. 

L;i niillll e-l bdinlli'e. (je l'nrnie i cri'- 1 1 1 1 e re M 1 e ] | I I ll.lliunllllle 



138 G. NOBiLI 

avec le doij^t lîxe un peu plus bas que la paume. Le bord iule- 
rieur de la main est parcouru par une crête finement denli- 
culée et pourvue de courts poils, ([ui remontent aussi sur le 
doii;t lixe. Le doigt mobile est fort, crocliu, sans dents, plus 
long que le doigt fixe, plus court ([ue la paume et non caréné en 
dessus. Le doigt tixe est court, à pointe crochue, et son bord 
Irauchant est presque entièrement oc(;upé par la saillie basi- 
laire qui descend obliquement en avant et ([ui est dentelée. La 
face interne de la main est glabre, celle du carpe poilue. La 
petite main dilTère par être plus grêle et plus courte, parce (|ue 
ses deux doigts sont longs, grêles et sans dent, et par être un 
peu plus poilue. 

Les pattes ambulatoires sont courtes et ])uilues. Le méropo- 
dite a sur son bord postérieur une dizaine de denticules (pii 
sont bien visibles lorsqu'on enlève les poils ; le propodite est 
aussi denté surtout son bord intérieur. Le dactylopodite a deux 
ongles terminaux, dont celui placé ])lus en bas est de beaucoiqt 
plus gros, suivis par deux petites spinules. 

Longueur de la carapace 6,"j millini. 

Largeur — G? — 

Droite. Gauche. 

Longueur du carpe .' G ô 

Lai^geur — 47 4 

Longueur de la main 9 7 

— de la paume 5,5 4 

Hauteur de la paume 4,:; 3.5 

Cette espèce se distingue facilement du P. comeles pai- sa 
carapace beaucoup moins large, par ses chélipèdes presque 
glabres, de forme différente et par ses pattes ambulatoires 
deuticulées en dessous. 

Polyonyx denticulatus Paulson. 
Paulson, loc. cit., p. 89, pi. XI, fig. G. 

ObocU (M. Jousseaume), 1 femelle; Massaouali (MM. Issel 
etBeccari, Mus. Gênes), 3 exemplaires. 

La cara|)ace est un peu convexe, à peine plus large que 
longue, couverte de petites lignes transversales très courtes et 
de petites ponctuations. Dans les jtarlies |)Osléro-latérales il y 
a (pi(dques longs poils ('pai's. La surface de la cara])ace est à 



DKCAl'ODKS I-:ï ST<»MAT(»IM»1)KS 



30 



jx'ii |ijt's unie, sans it'-iiKjiis ; x'iil |i' sill(jii ciTMcal i'x| nd. 
mais superlicjel. Di'S deux (^((''s dr la r(''o;ion roitliali' i\<'> 

lililK'S <)l)li(|ll('S l)lllll("> rniiiii'ill 1111 (l«'>>i)l en lofllH' <l"' '> . 

Le ri-(tiil (sl ln''s larji'c, iicl li'iiniil Iridciih'. iiiai> iiill<''clii en 
bas; cl |)iiis(|iir le lolx- iiKMliaii r>t \\-r< coïK-aNt' siii' >a ^iii-l'aci'. 
Ml dCii d('ssii> il appaiail dioil n\>'c mir coïK^n iir- an iiiilit'u. 
Les lobt'S cNlcnirs sonl. a leur Itord anli'i'iciir |)rc-i|iii' dndU. 
pt'ii ou ])()inl a\aiic(''s cl iuHi'cliis : le lohr nu-diaii c^l Imh^. 
iiilléclii VL'i'licaloiiiciil id finomciil dciilicidi' >iir ses iionU. 

Les bords lal('i*an\ de la carapace, après raniilc nrldlain' 
exlerno, décoiircnl droils pour I 'i ciiNiiMni de la li»ii;^iieiir 
de la (•ara])a(;e. puis, a|)i-ès un (diaiiiileiueul. le^- hurd» hraii- 
cluaiix se d{''velop|)eid eu liiiue coiirhe. Lauiile orbilaire e\leiiie 
est aigu, spiuiforuie. (pi(d(pier()is doul)le i|)eul-èlre par ano- 
malie . Siu- le preiniei- li-ail reelili<^iie (\t>< Ixirds lah'raiix de la 
(•arapa<('. il \ a 2 deuls spiuiforuies. |{ii liaul de la eouslriclioii 
latérale, sur le dos de la carapace il \ a uue (''piiie aeiM-i'e. 
Sur le l)0i'd convexe ou hi'aucliial il \ a cpiali'e épines, dont la 
première es! p(dile(d les aidres croissent en longiienr. Les 
|)arlies p()sl(''ro-latt''rales oui {\i'< p(dites rides li'an>-\ er>ales. 

Les cludipèdes sont iuéiiaux, le |)lus iiros est |tlact'' a droite. 
Le gros clndipède est glabi'c, laulre ]K)ilu. 

Le uK-rus (In gros chélipède a sur sa surface inlV'rieiM'c 

lUle deni . aiialogne à celle (le /-'. //■///Jif/f/ir////// //s '/j'\\\\\ \\ . . ////if/- 

n//o\i/.s Ile 'S\-i\\\. /Hiiir'nlcits .\(d).,elc. Soii boi'd ant(''ro-interin' 
l'orme nne saillie pourvue de (j deidicles. Lu lace snp<''rieure 
esl lra\ers(''e par des lignes rnguenses; son bord ])osl(''rieiir a 
(lcii\ l'piiies. Le carpe esl plus conri (pie la largeur de hi c;n-a- 
pace. cl une l'ois cl demie aussi long (pie large. Il e>l aii-^i Ira- 
versi' par de> lignes rugueuses; son bord anlérieiir laminaire 
a ;» (leiil< Iriangulaires (lirig(''es en avant (d une (pialrièine dent 
plii- jH'lili' |i|c.- de re\ln'-mil('' ; >on liord po>l(''iieni- c^l .iniK' 
de I denU. en! iciiiidt'c-^ (je poiU. |,,i iii;iin e->l ^\r\\\ joi- an»i 
longue (pie le carpe, mais pl'opol I ioll llellenien I pcl ilr. pjiiii' (pie 
sa longiieiir est de trois l'ois sa largeur, l'die n c-l ;iiirnii''menl 
arni(''e cl sessiiiTaces inli'inr d rxlci le' -oui lin<'mciil rugueuses. 
Le> Itord- -"iipi'jienr l'I int'i'rieur -muI railileiuenl car<'iH'-. cl la 
carène du hoid inlV'iieiii ipii ■- elcud pi-(pra l'cxl ii'iiiilè- dn 



140 G. NOBILI 



doigt fixe esl très liiiement denticulée. Les doigts sont presquo 
aussi longs que la paume, et un peu bâillants. Le doigt molnle 
est caréné en dessus, et cette crête est presque impercepti- 
blement denticulée. Il n'y a })as de grosses dents sur le côté 
tranchant, mais seulement une petite saillie sur chaque doigt, 
après laquelle le bord est linement denticulé. 

Le petit chélipède est très hérissé de poils. Le mérus est 
armé sur sa face inférieure de deux épines; son bord supéro- 
iuterne laminaire a 4 deuts spiniformes. Le carpe est propor- 
tionnellement plus court que sur la grosse pince; il est armé 
sur son bord interne de 4 dents ; ces dents sont plus acérées 
que celles de Fautre pince et conformées dilYéremment, étant 
faites d'une partie basale large et découpée dans le bord, sur- 
montée par une arête grêle en forme d'épine. La face supé- 
rieure du carpe est légèrement granuleuse et liérissée de longs 
pods ])londs. La main est petite et les doigts sont i>his longs 
que la itaunic Le bord supérieur de la paume est caréné, mais 
non denté ; le bord supérieur du doigt mobile est carénc'- aussi 
et la crête est dentée. Le long du bord inférieur de la paume 
et du doigt fixe, il y a une crête bien distinctement dentée. La 
surface de la main n"a pas de granulations remarquables, ni 
d'épines, mais elle est hérissée, surtout près du bord extérieur, 
de longs poils blonds, comme ceux du carpe. Ces poils sont 
nombreux entre les dents du bord inférieur. Les doigts joi- 
gnent bien, n'ont pas de grosses dents, mais sont linement 
dentelés. Les doigts sont mouvables en plan presque vertical. 

Les pattes ambulatoires sont quel([ue peu rugueuses et 
ont des longs poils. Le méropodite n'otfre pas d'épine sur 
aucun bord. Le dactylopodite est armé de deux ongles, dont 
celui placé plus bas est un peu plus gros. Le propodite a 
3-4 épines mobiles. 

Longueur de la carapace 5 millim. 

Lar,!?eur — 5,5 — 

Droite. Gauche. 

Longueui" du carpe -i ~l 

Largeur — 1,5 1,5 

— de la main 6 4^ 

— de la paume 3* 2" 

— des doigts 2 ?• 2,5 

— de la paume 2 1,5 



DKC.VI'ODKS I:T ST(i.MAI<»l'Ol)i:s 



Polyonyx pugilator Xi 



Noliili, Bull. Mus., 190;i, n° 3, ji. ICI: liull. >ci<mt. Fr. fie/;/.. XI.. 1'.m»G, p. 71, 
|)l. V, fig. 17, et i»l. VI, V\g. 28. 

Massiiouali .M M. Isscl d Beccari, .Miis('m' de (i.'iics', 
1 f eiiK'lhi ; Djibouti. ivciCs du Météore (M. (iia\i«'i' .1 iiiàlf 
iciiiic; I)jibouti (M. .lousscaiiiiKv . I màlr .■( 1 r.'iiH-ll.s; 
mer Koiige (M. Joiisscaumc), I inàlc 

(les exemplaires s'aeeordenl hien avee It'S hpes du -idl'i' 
I*('i>i([ue, mais ils offrent qnel(|U('s \ai-iations. Ainsi dans liiii 
des exemplaires de Massaoïiali. il \ a .'i (lciil> sui- !•• hoi-d hiiIi'- 
riciii' du carpe du jxdit cliéli[)ède. I^es r-piues de la main du 
UK'me eliélipède sont émoussées (d moins réjiidièicmeiil 
iin-an^ées (M1 séries. Le jeune mâle de Djibouti n'a |»as de 
dents sur le bord postérieur du carpe (hi i^ios cln-liiM-df. 
(•(inime les a(bdles (pii en man(pieid aussi, ce (pii pr(Mi\e(pie 
1 abseiu'e de ces dents est constante, à tous les àj;es. Le mâle 
de '< mer Kouge » n'a (pie deux épines et une; troisième petite sur 
le bord antérieur du carpe i\u p(dil eliélipède, et ses ('pines 
branchiales. ain--i (pie celles dune t'emcdie de lijibunli. --(inl 
aiguës. 

Genre 1=»0RCEIJ.A.\A. 
Porcellana insequalis lleil. 

Ileller, S. B. At;ad. Wlcn, XLIV, lS(i:2. p. 2;i'.i, pi. Il, Hl:. 7. — Noliili, /(»//. 
scient. Fr. Belr/., XL, lOOii, ji. It, pi. V, lii:. 18. 

Djiiiouti iM. (loulièrej, (|uel(pu'S exemplaii'es ; mer lî<»n^e e| 
Djiiiouti (M. .lousseaume), 8 exemplaires. 

dette espèce esl voisine de P. scrnirifrnns. uiai> on penl la 
recinmaîire par di\erses pariicnlarili's. l/e\l riMuib'- du linnl 
iulerne du carpe de la grosx' pince j'uiane un t;r(i> lobe arrondi 
(pii mainpie daii> \cfrnli ffans : la i:ro>se main est l)eaucoup 
plus unie sur sa l'ace exierne. >^aii>- le> ir(de> de srrriitifriDis. 
I>a pelile niiiin a iiih' ruriiie \yv^ (lillV'reiilc ; les doiuU \ -ont 
longs, cl 11' doiul niolide (■-.i ||,.^ lariie. a\ecdc-^ cn'lev ,'|| i|,.^>,|is 
etconca\e en dedans; h coiica\ib' e-| n'iiiplie dr pniU. Pu 
SUl'facc tle la carapace n a pa- de ii;^nc lran>\ei>alc de >piiiiilev 



[\± G. NOBILI 

près du bord (''j)iJjmiicliial, ou a une seule épine ; souvent, sur- 
tout dans les femelles, on observe le même fait dans serrall- 
frons aussi. 

Porcellana serratifrons Slimpson. 

Slimpson. Proc. Aciid. Nat. Se. l'hiUnlelph., I808, p. 242. — De Man, Arch. f. 
JSatury., 1887, p. 417. — iNobili, Bull, scient. Fr. liely., XL, 1006, p. 7."i. 

Mer Rouge et Djibouti (M. Jousseaume), G femelles. 



HIPPIDEA 

FAMILLE ALBUNEIDJ^ 

Genre ALBUNEA Fab. 

A. Doigt de la troisième paire de péréopodcs pourvu près 

de sa base d'un lobe linéaire saillant A. sijmmysta (Lin.). 

AA. Doigt de la troisième paire de péréopodes sans lobe 

saillant • A. Thurstoni Henû. 

Albunea symmysta (Linn.). 

Albunca symmysta H. ^lilne-Edwards, H. n. Cr., t. 11, 1837, p. 203, et Atl. Cn~ 
vicr R. Anim. Cnist., pi. XLIl, fig. 3. — Lucas, Hcv. Mag. Zool. (2), V, 18iJ3, 
pi. l, fig. 8. — Miers, Journ. Linn. Soc, XIV, 1878, p. 326. — Henderson, 
Trans. linn. Soc. (2), V, 1893, p. 409. 

Albiineu symmysta Ortmann, Zool. Jahrb. Sysl., IX, 1896, p. 223, 224 (ubi syn.\ 

Aden (M. Jousseaume), ± exemplaires; Obock, dans les 
<>i\\AQî^ îi Balftnofjlossi/s (C. Gravier, 5, III, 1904), 3 exemplaires. 

Ces exemplaires ditfèrent de nombreux autres de Pondi- 
ehéry du Musée de Turin par les caraetères suivants : 

1° La longueur des pédoncules oculaires dépasse deux fois la 
largeui* de leur base ; la courbure des bords extérieurs est 
pi*('S([ue nulle, au lieu ([ue chez les individus de Fondichéry la 
la longueur est moins de deux fois la lai-geur et la courbure du 
bord est plus forte. 

2" Le b'ison est moins large (9 ), sa ])oinle est i)lus obtuse, 
et sa forme est ])lus uniforméihent ovale. Il est parcouru par 
deux proéminences longitudinales, qui sont beaucouj) moins 
mar(piées dans les exem|)laires indiens. 



DKCAI'ODES KT STOMAK U'oDKS I l.> 

IIai!. : llriloiil I Jiiio : .M;isc;iiTi;L:ii''-. Ilriidrisoii ; Iiitic iLucas, 
Micrs, IIcikIci'soii, t'ic. I : (l('\l,iii Millier : .\ii()l)ai('s ' llciicr ; 
Maldives (Bori-adailo : Saïawak .Nohilii; Aniljoiiic illcibsl. 
De Mail) ; llalnialu'ia iXuhili, ; .NoiiNcile-diiiinrc (.\uJ)ili). 

A. Thurstoui ! Icud. 

.1. Thurstoni llcndcrson, loc. cit., p. W-K |»l . WW III. lii;. lii-l-'i. — < M I maim, 
loc. cit., p. 223, 224. 

•Il- i-a|t|»()i"l(' à celle rare espèce de l'Iiidt' liiiil iiidix idii-^ de 
lîeilind 'Mus. Tiii'iu (|iii dillerenl de A. ■\///////i//s//t, >iiil()iil 
par ral)seiici' du loix' sur le daelvlopodile de la troisième pain- 
de palle>. ils s'accordent assez bien avec la de-^criplimi de 
ll(Mldei"SOIl. La louiiiieur des \eii\ ol un peu plu-- de di'iix 
Inisleui' larji'eur à la hase. Le lelsou j)0i'le deux l'aililes crèles 
airoudies, comme dans les .sf/inmij.sld de Adeii. (liiez la l'emelle 
ce sej^ment est ovalaire, cIk^z les mâles lancéolé, par suite d'une 
dilnhdioii (piou ohserxc sur les côlés. 

Le plus ^ros individu es! loiiii de \± millimètres et large 
de io""".:i. 

In exemplaire Iimmin-'' a hjilxuili par M. .lousseauiiie nu; 
parai! aussi apparlciiira ((die es|)èce : mais, malheuivuscmi'iil , 
il iiiaiiipn- les |»allcs de la Iroi^iniH' paire. 

IIa:;. : Cli.AaI-l'ar Inde,. 



I A.MiLLL ilinriD.i: 

(iHNHK IliPi'A FaB. 

Hippa asiatica IMw. 

Uippa asiitticu II. .Milne-Kdwaitls. //. n. Cr., I. II. IKliT, p. 20'.l. — Miei-s, Joiovi. 
Linn. Soc, XIV, p. :{2:i. ji!. \, li.-. II. — ( liliiiaiin, /oc. cit., p. 231, 233. — 
.Ntihili. Huit. .l/«.s. Toriini. .W'Ill, ii" i:i2, |i. Ki. 

LiMllll M. .lous>eaUlllt' . I ri'iiicjlc oxi^èrc; iiici- Kulllir 
(M. Joiisseaumei, ;{ jciino i'\riii|)laiie-. 

Mai:.: Ileiloul r.ano : Lin::ali. rnjr de p.-i-i' X^hilii; Zan- 
ziltar (h'Imaiin : Imh' llidicr. I Inidei-^oii. .Nid»ili ; (',i'\lan 
flLdler, .Mirr-, < >iliii;iii II ; SaLiii^a nilni.iiin ; .j;i\ii MiiTs). 



I ii G. NOBILI 

Genre REMIPES Latr. 
Remipes pictus Heller. 

Remipei pictus lleller, Silzb. Akad. Wien, 44, 1861, p. 243. — Kossmann, loc. 
cit., U, 1880, p. 71. — Cano, Boll. Soc. Nat. Napoli, lll, 1889, p. 262. -r- De 
Man, Zoo/. Jaltrb. Syst., IX, 1896, p. 479; X, 1898, pi. XXXIII, lig. o4. 

Remipes testiidiiiarius var. -pictus Paulson, loc. cit., p. 84, pi. XI, fig. 2-2/". 

Mer Rouge (Clot-Bey), 13 individus ; Beiloul (Musée de 
Rome. Exemplaire de Cano ?), 1 femelle. 

Tous ces exemplaires s'accordent assez bien avec la descrip- 
tion très précise de De Man. Je ferai seulement observer ([ue le 
nombre des articles du fouet plus court des antennes internes 
est sujet à varier. De Man a compté 10 et il articles chez 
le, mille et 8 chez la femelle, Heller 1 1 chez la femelle, 
Paulson et Kossmann 10 chez le màh; et 8 ciiez la femelle. 
Dans trois femelles du Muséum qui ont les antennes entières, 
j'ai compté 8, 11 et 12 articles. La femelle de Beiloul, dont la 
carapace est longue de 11 """,5, a 10 articles. 



BRACHYURA PRIMIGENIA DROMIACEA). \ 

Genre DROMIA Fabr. 

Dromia Rumphii. , 

Droinia Rumphii H. .Milne-Edwards, //. n. Cr . t. II, p. 174. — De Haaii, 

F. Jap. Crusl., p. 107, pi. XXXII. — Akock, J. As. Soc. Bcngal, LXVllI, 1899, ; 

p. 137, et Descr. (kit. ïnd. Decap. Crtist., l, 1001, p. 44, ])1. H, lig. 4. — De : 

Man, Abh. Senckenb. Naturf. Ges., XXV, 1902, p. 687. — Boiradaile, F.Geogr. I 

Mated. Laccad. Archip. (Marine C'rusf., pt. IXj, 1903, p. 576. \ 

Obock (M. Jousseaume), un gros mâle dont la carapace ] 

mesure 80 millimètres de largeur, les épines non comprises ; i 

Djibouti (M. Jousseaume), une femelle large de 52 milli- ■ 

mètres. j 

Aucun de ces exemplaires offre le petit denticule à la base | 

de la deuxième dent. La carapace des dcuix individus, dénudée, j 

offre un grand nombre de points violets, qui tendent à se j 

grouper irréguhèrement. ] 



DKCAl'ODKS I-:T SToMA'H (I'ODES 14o 

Uknui-: DIKiMIDIA Stm. 
Dromidia unidentata l{ii|i|i. 

Drrimia unidentata Rùppell, Be^chr. 2i Kmbb. liotli. Meer., I8:}0, |). 10, pi. |\ , 
(i;4. 2; pi. VI, fig. 9. — H. Milne-Kdwaids, //. n. Cr., I. II. \>. ITs. - Al.ork, 
loc. cit., p. 139, et loc. cit., \). 47, pi. \'I, li^^ 2. 

Dromidia iinident'tta Koîismann, p. G7. — De .Man, J. Linn. Soc, X.Xll, p. 207, 
pi. .XIV, fig. 4-."). — Cano, BoU. Soc. Nat. Snpoli, III, 1889, p. 2:i:i. — Nohili, 
liull. Mti.s. Torino, XVIIl, 190!}, n'^ 't'.y.), p. 2:i, et Bull, scient. Fr. Behj., 1900, 
p. 92. 

Assab(Dr. Ragazzi, Mus. Modène), 1 femelle de 30 X 33 niil- 
liiuètres ; mer Roup' , Aden et Obock (M. Jousseaume), 

1 iiiàle et 3 femelles ; Djibouli (M. (îravier), 1 lemelle ; mer 
lîouge (M. Jousseaume), 2 mâles et 4 femelli's ; Djilxjuli 
(M. Jousseaume), 1 rcincllc: mei' Rouge (Musée Turin), 

2 feniellrs. 

<Jui'l(|ues-niis(le ces e\('iuplaii"es coirespuudeiit, par la turnie 
du l'ioid cl par la eouiljure des bords latéraux, à la variété 
(les îles Mergui (h'-crih' par De Man, d'autres sont intermé- 
diaires eidre celle variéh'' el la l'orme ty|)i(pi<'. Ola prouve 
tpiil n"\ a pas de ditlerence entre la forme de la nier 
liuiiuv cl celle de l'Océan Indien, mais seulemenl des \ai-ia- 
lh>ii> (pu pcii\ciil (Mi'c c()nii»l(''es par (lc> p()iiil> iiilcriné- 
(liaircs. 

Ge.niie CRYPTOfJROMI-V Stm. 
Gryptodromia canaliculata Slm. 

Crijptodroinia canaliculdta S[][\\\\>(>n. l'roc. Acad. Nut. Se. Phiîad., ls:)S, p. 240. 

— De Man, .irch. f. Naiiirg., 1887, p. 402. — Orlmann, Zoo/. Ja/nb. Sijst., 

VI, 1892, ]). ;i4o. — Alcock, loc. cit., p. 142, et loc. cit., p. ;'.o. pi. Il, 

lig. 8. 
Drumia tomenlosa lleller, S. li. .{liad. Wirn, \\A\\ p. 241. — llil-fiiduil, .W. li. 

.\t;ad. Berlin, 1878, p. 81.3, pi. Il, lig. 3-:i. — Ko.><sniaiiri, lor. cit., p. 08. 
(Jriplodromia tomentosa Paulson, lue. cit., p. 8:t. 

Mer Inuiiic M. .l(Ml>--^(•aulllc . I iiiàlc cl ;> rciut'llo; 
IN'riiii M. .I(iu>-caiiiiic . I iiiàli-; Adi'ii M. .Inu^^cuinnc), 
I rciiicilc: ^Liollc (le 'l'adjdiirali M. l'aurnl . I l'ciiirlje. 
haii> ccl c\ciiip|;iirc |c> r(''i:i(iii^ de la carapaïc m)|iI niicuv 

.\NN. se. N.\r. /.OIJL., 9" séiii'. W . 1(1 



146 G. NOBILI 

marqiKk's que dans les autres. Chez tous les exemplaires la 
dent médiane du front est plus saillante que ne le représente 
la figure de Hilgendorf. 



Cryptodromia pentagonalis (Hilg-endorf). 

Dromia pentagonalis Hilgendorf, M. B. Akad. Berlin, 1S7H, p. 814, \>\. li, 

fig. 1-2. 
€rf/ptodromia pcntaijonalis Henderson, Tm/is. Linn. Soc. (2), V, 189:i, p. 40G. 

Aden (M. Jousseaume), une femelle. 

Si j'ai exaetement déterminé cette espèce, C. pen/rff/onyf/is est 
une espèce bien distincte de C (■(iiuiriculaid, et non i(lenti(|ue 
à celle-ci ainsi qu'en doutent Henderson et Alcock. La femelle 
de Aden mesure 10 millimètres de longueui' enti-e récliancrur(^ 
frontale et le bord postérieur. Cet exem|daire ditfère nettement 
des autres C. rannVuiiUiia par sa carapace plus convexe et 
unie, sans délimitation de régions, autant unie (fue celle de 
C . Hilfjeiidorfi , par son front beaucoup plus saillant, et ])ar 
ses bords latéro-antérieurs armés d'une seule dent peu sail- 
lante. 

Nouvelle pour la mer Rouge. Habite Mozambique (Hilgen- 
dorf), Maui'itius (Henderson) et l'Inde (Henderson). 



Cryptodromia Hilgendorfi De Man. 

Cryptodromia HUr/eiidorfi De Man, Arch. f. Naturg., 1887, p. 404, pi. X^'lll. 

11g. 3. — Alcock, loc. cit., p. 145, et /oc. cit., p. 52, pi. 111, lig. 11. — .Nobili, 

Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, XL, 1899, p. 249, et BuU. scient. Fr. Belg., 

1906, p. 93. 
Dromides Hilgcndorfi Borradaile, .4. .1/. .Y. H. (7), XI, 1903, p. 299, et Fauna 

Geogr. Maled. [Mar. Crust., IX), p. ;J77. 

Djibouti (M. Jousseaume), une femelle qui mesure 7°"",.") de 
largeur sur 7 millimètres de longueur, et un mâle avec son 
éponge long de 9°"", 5, et large de 10 millimètres; Djibouti 
(M. Coutière), un mâle habitant dans une éponge conique; la 
cavité occupée j)ar Tanimal (^st creusée latéraJement dans 
l'éponge, ({ui est ainsi couchée transversalement sur la 
Dromie. 



DKCAI'ODKS I:T SK ».M AToI'ijDES | 'û 

l'érim (M. JoiisseiiuniL'i, i rciiirllcs. 
' Massaoïiah (M. RafFray), un mâle. 

La (IciiL (lu l)()id cxlcriii' de r(wi>il.' <->l |»|ii^ >;iill;iiit<.' et ai^-uë 
que dans la li^iu'c (1(3 De .M;in. 
Nouvelle pour la iiut Kou<4t;. 

Gryptodromia granulata Jvossm.). 
PI. I.\, fig. :;.) 

Epidromia (/ranulata Ko.ssmann, j». 00. 

? Cryptodromiu GllcsiiAïcock, /oc. aL, p. Ii6, cl toc cit., p. U. pi. |||, n.^, 13. 

Djibouli, sur les polypiers vivauls (M. (iravicn. un<" femelle. 

Djibouti (M. Coutière), une femelle ; Djibouli M. .b.us- 
seaume). !{ mâles: Périni .■! DjiJM.uli (M. Jousseaume;, un mal.' 
et une femelle. 

Les poils de la carapace sont réduits à ([uc]([ues rares 
loulfes assez longues pi'ès de la r.'-ioii gastrique et dans 
les pai-ties postcr-o-latrrales. Ces exemplaires s'accordeni 
très bien avec In description de Kossmann. La couleur des 
exemplaires i)iei, conservés est rouge de brique. Les doigts 
soiil r..ngv-.armin dans la m..ilié basale, blancs dans la moi- 
li('' distale. 

Un des mâles de Djiboidi Mousseaumei (;sl protégé par une 
Synascidie, en empl.)\anl ainsi le même mode de proteclion 
• pi'nn exemplaire i\r DroinHl'ui unidmlala du golfe [»ersi(|ue 
(Aobili. liull. snnil. Fi. Bel,,., l!M)(i. p. ()2,, a, QilesU Alco. Iv 
me pai-aîl èjre extrèniemeid \oi<iiir d,> cctle espèce. 

Pseudodromia integrifrons llcnd. 

iifa.i.Msoii, bjc. cil., |.. fUii, 1.1. XXWIII. lii,r. 7.<). 



l'orl d'Obock. 10-2(1 mèlres (.M. (ira\i.' 



I' . I llidl\ idii> 



148 G. NOBILI 



BRACHYURA 

OXYSTOMA 

FAMILLE CALAPPIDjE 

CALAPPIN>E 

Genre CALAPPA Pabr. 
Calappa hepatica Linn. 

\ . Ak'ock, J. As. Soc. Bcng., L\\ , ]i. 141, 143 [ubi syn.). 

Mer Rouge (Mus. Turin), i individus; Beiloul, 8 mètres ' 
(Orsini, Mus. Turin), un mâle et une femelle; Djibouti (M. Cou- 
tière), 6 individus; golfe de Tadjourali (M. Faurot),2 femelles; : 
mer Rouge (M. Ragazzi, Mus. Modène), un mâle; Erythrée 
(M. Tellini), une femelle. j 

Signalée aussi à Assab (Cano) et à Massaouah (Del Prato). : 

Calappa philargius (IJnn.). 

Calappa cristata Fab. H. Milne-Edwards, H. n. Cr., t. Il, p. 105, pi. XX, lig. 2. | 
— Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., VI, 1892, p. 565. j 

Calappa philargius (Linn.), De Haan, F. Jap. Crus/., p. 71, pi. XIX, fig. 1- — i 
Alcock, loc. cit., p. 140, 145 {ubi syn.). \ 

I 

Mer Rouge (M. Jousseaume), un jeune mâle qui mesure I 
±{) millimètres de longueur sur 24 de largeur; Beiloul, 8 mètres j 
(M. Orsini, Mus. Turin), un mâle très jeune. 

Cette espèce, répandue depuis le golfe Persique jusqu'au i 
Japon, n'a pas encore été signalée dans la mer Rouge. 

Calappa gallus (tlerbst). ' 

Calappa gallus (lierbst), 11. Milne-Edwards, H. n. Cr., l. U, p. 105. — Brito ! 
Capello, Joni. Se. IJsboa, 111, 1870-71, p. 133, pi. 11, lig. 4, 14. — Alcock, 
lue. cit., p. 146. - Kathbun, Ann. Inst. Jamaica, 1, 1897, p. 36. | 

Calapoa galloicles i>lur\\)<on, Ann. Lyc. New-Yorh, \'II, 1859, p. 71. 

i 

Assab (M. Ragazzi, Mus. Modène), un màlc et 2 femelles, j 



DKCAlMtDKS ET STOMATOPODES 119 

Les exciiipliiii'cs de As>;il) iiii'>iiiciil : 



Lai',i{(nir de la carapace. 
Lon-rueur — 



cf 


o 


9 


!J7 


60 


;>* 


v:} 


4!i 


40 



La f'ui'mi' (Iti IVoiil dans ces exemplaires el dans daiiln's de 
piovenances diverses que j'ai examinés est 1res variable ; liiiilùl 
il t'st plus, tanlot moins avanci'' an milieu, tanlot cnlicr. lanlôl 



l(''^èr('m<'nL émarginé. 



(<ette espèce est répandin- dans loulc la région indo-paci- 
fiifue et aussi dans l'océan Allanlicjue. depuis rAlViciue oeci- 
denlale et le cap \'ei-t jusiprà la Floride et aux Aniilles. 



MATUTIN^ 

Gexue MATCTA Fah. 
Matuta Banksii. 

V. Alcuck, loc.clt., p. l;)8 {ubisyn.). 

Ohock (.\L Jousseaume), 3 femelles; mer Rouge et Aden 
(.\L Jouss(îaume), un mâle et ± femelles. 

Matuta Victor l'ah. 
\. Alcock, loc. cit., p. H)l ubi si/n.). 

Mer llouge et Adun ;M. .lousseannie , .) mâles et A l'emelles ; 
Ohock (M. Jousseaume 1, un niàle et ."> femidles : golfe de 
Tadjourali M. Fann»! . un inàle; (Ihock. à niei- I)asse M. (ira- 
\iei'i, un mâle; Massaouah (M. Fatigali, Mus. Turin . .S mâles; 
Assal) (M. Uagazzi, Mus. Modène) un mâle. 

Troismàlesettroisfemcdlesde Aden el mei-Hougesoid l\ picpies; 
deii\ niàles a\('(; la mi^'Uie indhalinn poiirraienl idre allriliut's 
à la vai'. ci'chrt' /iiiiiclnlii .Mier>, hieii (pie I un d'eiiv ^oil iider- 
m<''diaire enli'e celle Nai'iélé a taclio ia|>pnHlii'e< cl rorinanl 
des lâches ('om|)OséL'S à cenli'e clair ci la forme l\pi(pie a laclie> 
<liss(''min(''e>. |)an> les nuMuo cnndiliuiis me parail idre le màlc 
<lu golfe de Tadpmrali cl celui de (Ihock recueilli par M. (ira- 
\ier. Les indi\ idiis dl Ihock recueillis par M. .li)ii»camiie xuil 
des crehre /nDi'Inln (pii oll'reni {\^'> Irailsde passag(.' à la turnie 



150 G. NOBILI 



typi({iie, parce quo les petites taches, tout en formant des j 
taches composées surtout dans la parti(.' postérieui'e do la cara- j 
pace, sont généralement moins rapprochées. j 



LEUCOSIINJE 

FAMILLE LEUCOSHDjE j 

Genre OREOPHORUS Ruppell. ] 

Oreophorus horridus Ruppell. ' 

Oreophorus horridus Rû])pell, loc. cit., p. 19, pi. IV, fig. 5. — H. Milne-Edwards, j 
H. n. Cr., Il, p. 131.— Bell, Tram. Linn. Soc, vol. XXI, p. 306. — A. Milne- \ 

Edwards, Ann. Soc. ent. France, 180j, ]». 151. | 

I 

Obock et Aden (M. Jousseaume), 3 mâles et 2 femelles; j 
Djibouti (M. Jousseaume), une femelle. j 

La figure de Ruppell ne rend pas bien l'aspect de l'animal. : 
La forme générale de la carapace est, ainsi que Bell a écrit, : 
suhtrumrjKlata^ et a une certaine analogie avec celle d'une ; 
PmiJienope. Près des bords latéraux sont creusées trois cavernes, 
qu'on observe aussi dans 0. retïcidatu.s Ad. Wh. Parfois une 1 
petite galerie sous le test fait communiquer la ])remièiv avec la ] 
deuxième caverne. Le vrai bord postérieur et la région intesti- i 
nale sont séparés des autres parties de la carapace pai' un sillon | 
très profond, et comme résultant d'une érosion. Ce sillon ou ! 
calci'ie s'étend en avant à embrasser les côtés de la région cor-; 
diale, dont le bord ])0stérieur est séparé par un sillon analogue • 
de la région intestinale. Les crêtes sur les régions branchiales 1 
sont fortes. Les régions sont ponctuées et creusées de grosses i 
fossettes, ainsi que le sternum et l'abdomen. L'abdomen du \ 
mâle est encaissé profondément dans le sternum concave. Les; 
doigts des pinces sont inégaux à la paume ou un peu plus longs.,; 
Hah : ïor (Ruppell). 

Genre NURSIA Leagh. 

Tableau des Nin-sirt de la mer Rouge. 

A. Carapace sans aucune crèle sur le dos N. riibifera Miill. | 

AA. Carapace pourvue de crêtes épibranchiales et d'une 

partie de la crête longitudinale N. Jousseaume i Nob. 



DLCAl'ODES KT STO.M AT< )l'oI)ES 151 



Nursia Jousseaumel Xol). biiKjn. pnHhn.). 
(I»l. IX, lig. 4.; 

.\nl)ili. mu. Mu»., 190".. n" C. p. 307. 

Mrr J{(jugt' cl IV'i'ini .M . .Ii»ii>m';iiiiii(' . H» inùli'S cl IVnicll.'s; 
ObocU ' .M. JoiisscauiiK;;, lui màlc. 

l'ar ral)SL'ii('e (l(^ cnHe.s liépaliqucs vÀ de la ciclr liaii>\cr- 
salc |tarall<'lc et voisine du l)or(l postérieur de la (•ai-a|)a(<\ 
celle espèce vient se placiT dans le iiioiipc de \. jicrsKn .\|c. 
et de .V. iibbrec'inld |>ell. 

La carapace est plus lari;»' que longue; elle est bordée j)ai' une 
liiiiic de lii'os granules, tous à i)eu près d'égales dimensions, (pi! 
suit Idide sa marge, excepté le Iront. Le front est concave en 
dessus; son bord (ml(h''ipiir est faiblement tndenlé, le lobe, ou 
dent médiane, est li'ès peu saillant. Les i-égions sous-liépa- 
tiques et ptérygostomiques forment un angh; saillant ; elles sont 
bordées par une série de granulali(jns id<Mili(pit's à celles des 
b()i'(U l;d(''rau\ de la caiMpace : enli'e ces deux bords granulés 
se forme ainsi une focelle très nette. Au delà de c(;lte facétie 
les bords latéraux se répandent en arc; puis, au point de jonc- 
tion avec les bords latéro-poslérieurs, se rehaussent en formant 
mit' (Iciil. fl n' 1/ (I ihin'- ifu' une seule dent sur les bords hih'ruu.r. 

Les bords laléro-postérieurs convergent obliqu<îmenl nos le 
boi-d |Misléri('iir. ej Iniigle de jonclioii avec ce bord l'-l bien 
piniKiiict'. Le bord po>l(''iieiir csl >iiiiicii\ ; il ollr ■ iiii niilit ii un 
IoIm' ;irniii(li, el ainsi If bord /risli-m'ur de lu i-iiru/i ni' r\t //■/lobé. 

he 1,1 (jciil (li'ci'ilc à la joiielioii des bords la b'-ro-a ni (''rieurs 
a\cc le-, bords liih'M-o-posb'M'ieiii'- piiil la cnMi' (''|iibranc|iiale (pij 
c^l ;if(pii''e en axaill f|)ai"ce (|ih' 1,1 |-(''t;ioll gasll'iipie e>l pl,ici'c 
un peu en a\;inl dune \\<^\]r iiiiiiminiiri' nnis-^iinl |c>, dciiU des 

dcllV coir-S) e| e>l oriK'r {\c<. mr-illcS grailllle> (pu bdcdi'ili ies 
C(M(''S de la carajiiire. // n'// // /lUfU/ir rrrir r/il/'f Ir j/n/il rt In 
ré(fio/i (iusl/'\(i//e. Sur la r(''gion ga>lri(pie. à sa limile posléijrure. 
on obseiNe //// limas I li-s si/lli/zil ib' (//-ii/inh/l nins . \'a\ ;i\;iiiI de 
ce! iini.i--. il \ .1 (I a II Ire-- i:r;iiiiile-- c^paci!'^. (pii p,iiTi>i< -sc di'^- 
po>e||l cil (Iniii-ccrele r| ciicloselll llll oll (piehpie-. ;illlre-> gl'a- 

niile>. niai-^ >-oii\eiil ^(nil (li-;p(i<('"> irii'Linlieremenl, et alors la 



152 G. NOBILI 

région gastrique est presque unirorménieiit granulée. La 
région gastrique est assez saillante, mais la région cordiale 
Fest encore plus, bien que par le repliement en bas de la 
carapace, elle se trouve placée à un niveau inférieur. Elle 
saillit sous la forme d'un gros tubercule, souvent turriforme 
ou cylindrique (vu de côté), couvert de granulations. La |)roé- 
minence gastrique et la cordiale sont reliées entre elles par une 
ligne de granulations, qui représente les vestiges de la crête 
longitudinale d'autres espèces, mais qui ne se continue pas en 
arrière de la saillie cordiale. Ainsi chez cette espèce la crête 
longitudinale manque presque entièrement. Les régions entre la 
crête épibranchiale, les saillies décrites et les bords latéi'aux 
sont entièrement Visses. 

Les (hélipèdes sont un peu /dus rourts que la largeur de la cara- 
pace. Le bras est finiment granuleux, plus en dessous et en 
avant qu'en dessus. Le carpe porte une petite ligne de granu- 
lations près de son bord inférieur. La main est faiblement 
carénée en dehors et pour\ue du côté interne et tout près du 
bord inférieur d'une petite ligne de granulations plus sail- 
lantes, ([ui s'étend jusqu'au doigt lixe. Les doigts sont plus 
courts que la paume, sillonnés: ils ne joignent pas. 

Les pattes ambulatoires sont courtes et faiblement granu- 
leuses. 

L'avant-dernier article de l'abdomen du mâle porte à son 
extrémité une forte dent laminaire, dont la pointe est recourbée 
en arrière. 

Largeur de la carapace 8 8 |J 

Longueur — 6,5 7 

Il suffit de comparer les ligures de N. jiersica et ^Y. ablire- 
viata pour reconnaître tout de suite les différences. 

Nursia Jousseaumei var. cornigera Nob. 

Nobili, loc. cit.. p. 397. 

Quatre exemplaires de mer Rouge (M. Jousseaume) ditï'èrent 
par les proportions plus petites, par les bords latéro-anté- 
rieurs non répandus en arc, mais passant presque droits 



DKCAI'ODKS KT S TuM \ 1( i|'( »I)KS I o3 

dans les aniilcs lal(''i'iiii\ (|iii ^i»iil /rAv j'nrls^ ronnfnniws 
l'e'Oiirhf's en html , el hicii ([(''lacliés des hords de la caraiiacc. 
L'amas de granulalinii >\\v la i.ailic posir-ricurt' de la carapacf 
osf tirs foi'l l'I siispciidii en liant pai' un p'-donriili' /0//7. l.c 
hoi'd |)Osi(''iiciii- di' la ('ai'a|)ar<' es! sculcmiMil hditlK''". les uiami- 
lalioiis dii •-IrniiiMi d di' ral)(lMiiicn suiil lM'aii<-(tii|i plii^ Inrlcs 
([lie dans les rcincllrs l\ |»i(|ut's. 

Nursia rubifera Miill. 
Mull.M-, Verh. Naturf. Ges. Baset, Vlll, 1880, p. 480. — Alcock, lac. cit., p. |x:i. 

Mer Kouge (M. .lonsseaunie), 5 milles et 7 renicllc-^. 

Cette espèce a nn faciès de ('/■///>/or/(r//i//\, cl i-e— «('nd)li' 
même c[uel([ue peu à Cr///j/orn. Grand idie/i \. Kdw. 

La campace est élargie latéralement, et u un coidour octo- 
gonal, dû à la présence de deux bords latéro-postérieurs des 
expansions latérales de la carapace soni lr()n([uées ol)li(|n«'iii('nl 
en arrière, non continuées avec le vrai bord postérieur el t'or- 
ment ainsi deux bords latéro-postérieurs). Les colés de ce! 
oclo^one sont ainsi formés : un |tar le front (pu est assez lai'jAC 
df'ux par les bords laléro-antéi'ienrs. di'U\ par les liords lah-ro- 
poslérieins. deux par les i)ords ini'dio-lalt'-ranv. un par le \)n\i\ 
postérieur. I^a j)rincipale ditVéi-enee de ceiiains ('/■///j/ornemi/s, 
tels ((U(; Grandidieri lil JJoids/vor(/ii cA cpie dans ces espères li's 
expansions latérales d(; la carapace se conlinncid a\rc Ir \ut\A 
pd^ii'iii'nr l'M lii^iii' pi'i'xpii' dn»ili'. Le IVonl c^l larui'. -.iill.iiil. 
Iiilobé. J^es |)artie> anlf'i-ieure> de la carapace >oiil dfclixr^. |;i 
partie postérieure est conca\e, par suite du rcliau>Mni''nt ({>'> 
b(»rd>. // /('// n /itis de frètes i/rtniHleuses sur hi ituniiair. La 
rt'';iion gastrique se l'eliausse an cculr.' de la caiapacr r\\ un 
inaiiii'l(in ponclih' cl granuleux. b,i r(''i:ioii (-(U'dialc a au>si la 
lurnic (I nn iim^ liilicrcnh' i-mikI. Lc^ liord^ de la carapa'-c 
Minl I n''^ Jincnii'iit 1:1 aniijciix (l;in- loiilr Iriir |(ui,i:ii''iir ; |i' dos 
de 1,1 carapace c>l gr(lS^^lcrelncn I puiiclih' Miai> >aM- i:ranu- 
lalions, sauf ion! pn''> Ar^ lioriU Ldi^ro-posh-ricurs. 

L'exognallie c>l lai-^c a peu prc> connue I i^cliiou.nallnle ; 
son bord antéi'ieui' cl -.i\u hord posli-rienr fornicul une courbe 



loi G. NOBILI 

unique. La mérognutliite, la pai'lic suix'i'ieure de l'ischiogna- 
iliile et rexognathe sont granuleux. Le sternum est concave, 
ses bords latéraux portent de grosses granulations groupées 
ensemble. Les articles II-\ ï de rabtlomen du mâle sont 
soudés ensemble, sans sutures de sé])aration. mais les Ijords 
externes sont sinués et montrent ainsi trace de la division pri- 
mitive des articles. A l'extrémité antérieure de Tarticle VI, tout 
près de la base du septième, il y a un fort tubercule conique. 

L'abdomen delà femelle n'a que trois articles ; mais l'article 
plus long, formé par la soudure de quatre articles, oti're près 
de sa base une suture bien nette. La surface de cet article est 
grossièrement ponctuée. 

Les cbélipèdes ont une longueur inférieure à une fois et 
demie celle de la carapace. Le bras est triangulaire, et chacun 
de ses bords porte une série continue de granulations ; la face 
supérieure et la face inférieure sont aussi quelque peu granu- 
leuses. Le carpe porte des granulations menues mais serrées. La. 
main et les doigts sont aussi granuleux ; la main porte même 
une crête de gros granules (jui traversent longitudinalement 
sa face su})ériein'e (interne). Son bord externe (su])érieur) 
s'amincit, mais il n'y a pas une vraie crête. Les doigts sont 
aussi longs f[ue la portion ])almaire et pourvus de crêtes longi- 
tudinales. Les deux crêtes de la partie supérieure (interne) du 
doigt fixe se continuent en deux crêtes de granules sur le bord 
inférieur de la main. 

Les pattes ambulatoires dépassent le Ijord de la carapace 
avec les trois derniers articles, lorsque dans les espèces de 
Crf/piomemus (excepté Obnlns Ortm.), les doigts seuls dé- 
passent le bord de la carapace. Les articles sont granuleux. Le 
méropodite triangulaire porte sur sa face inférieure deux petites 
lignes granuleuses ; le carpe et le propodite portent en dessus 
deux petites crêtes parallèles. 

Loniîueur de la carapace * ,•> 

I^argoui' — 8,"'> 

Longueur des chélipèdes 9,') 

M. le D' Jean Roux, Custos du Musée de Bàle, a eu la bonté 
de comparer pour moi un mâle de la mer Rouge avec les types 



DKC.AI'ODKS KT STOM AT( )l'< )I)ES 155 

de Trincoiuiili, •■( de m T'cfiit' ([iic ccl ('\('m[ilain' « concorde 
parfaitement bien >- a\»'c le iNpc 

Cette espèce; nost connni' (pif de Trineomali. 

(iKNHK EliALIA I.KACII. 

.1. liord |iosléi'i<'iii' de la cuiapart' coin exe, du avec les angles non uu peu 
prononcés. 

B. Région hépalùiue non concave. 

C. Boid postérieur de la carapace convexe, mais 
avec les angles marqués. Propodite de la pie- 
mière paire de pattes non caréné. Pénultième 
article de l'abdomen du mâle plu^ lunt: i|ue 

large E. granulata Itùpp. 

ce. Bord postérieur convexe sans angles maniués. 
Pro[)odit(' de la première paire de pattes avec 
une crête mince et saillante sui- le hord infé- 
rieur. Pénultième article de l'ahdomen du mâle 

plus large ipie long E.abdominalis'Soh. 

BB. Région liépaliiiue profondément concave E. orieiiialislio^^m. 

A A. P)Ord postérieur de la carapace recliligne à angles mar- 
(lués E. laccrtosa Nob. 

Ebalia granulata (Rïipp.). 

in. I\, lig. t.; 

Nursia granulata Uùppell, Ursckr. i'i Krabb. rolh. .Meer., p. 17, [)l. Xl\ , lig. ',i. 
? ISec Nursia r/ranulata Paulson, loc. cit.. p. 79, pi. X, lig. 2-2/". 
Nec Ebalia rjranulata Miers, ■( Alert « Cnist., p. 549. 

M. le prot'esseiii" F. Kicliters, de Francfort-sur-M(Mn. a en 
t"ol)lijieance de m'envoyei' le IvjX' do X/fr-s'/a f/ranul<ilii Uiipp. 
dont je donne ici un»; |»h()toi;i'a|tliic. Je vais décrire à nouveau 
cette espèce, d'après le typ»; nn'int'. Mes nn-illcuis rcnierei- 
inciil- >-i)nl dii'^ à M. le |)ror('sst'iii' Uiciilrrs. 

Li' l\pe de Hiippcll es! un niàlc loni;' de 8'" ',5 cl larue d'' 
M niill. 1/i. La snrlace m rst pivs»|n<' cnlièrenicnl lifannlcnsc ; 
11' IVuiil M'iilcjHciit et les orhilcs son! lisses. Les i:raniil;ilions 
son! Unes el li'ès peliles snr la parlii- ;iiil'''iieiiiT de la earapaee. 
soit siii- la |)reiiii(''re inoilii'- de l,i ri''i;i(»n i;a>hi(|ih' l'I --iii- la 
i-r'iii(m li(''pali(pie. elle-- (le\ ieiiiHiil pliis i;r(tsse> >iir 11'-- ii'i;itiii> 
hraiieliiales. >iir la parlie iiHMliaiic d poNir-rieiirc de la rt'-iiioii 
i;as[ri(|iie l'I >ur la n'-^ioii cnrdiale. j)an> ces n''^ioii>. il v a 
aussi de^ Inhenules |ierlaee>< liieii \i>^il)|l•■> .1 (iiv|m>i''s irivj;n- 
lièreinenl. D après la liuiire ± fi (\v l'aidxtn ,ipii repivsenle 



loO G. NOBILI 

pi'obablemenl une autre espèce), dans la femelle les graiiii- 
lations seraient plus petites. Aucune des régions n'est parti- 
culièrement saillante. Les sillons longitudinaux de la caparace 
sont bien marqués, mais médiocrement profonds. 

Le sillon gastro-cordial est à peine indicfué. Le front s'avance 
au delà du bord épistomien, il est nettement bilobépar le sillon 
en dessus ; chaque lobe est triangulaire. Dans Tespèce de 
Paulson Tépistome dépasse le Iront. La région hépatique est 
accentuée par une saillie tuberculiforme. La région ptérygo- 
stomique forme aussi un tubercide saillant ; le bord hépatique 
et le sous-hépatique sont contournés par une ligne granulée ; 
il y a ainsi une facette latérale. Les bords latéraux ont une 
ligne de granulations dont quelques-unes deviennent plus 
grosses. Le bord postérieur est peu saillant, ses angles externes 
sont accusés, il y a aussi une petite saillie au milieu ; le trait 
entre les angles externes et la saillie médiane est un peu 
oljlique. La figure de Paulson a les angles et la saillie beau- 
coup plus marqués, et la portion intermédiaire du bord est 
concave. 

Le sternum est ponctué. L'avant-dernier article de lab- 
domen du mâle est allongé, plus d'une fois et demie aussi 
long que large à sa base, et deux fois aussi long (pie large à 
son extrémité. Les bords sont courbés ; à son extrémité il a 
un tubercule rond et peu saillant. 

L'exognathe des maxillipèdes est plus court que l'endognathe, 
étroit; son bord externe fait une courbe unique avec le bord 
antérieur. Le mérognathe est à peu près aussi long que l'is- 
chiognathe ; sa surface n'est pas granulée. 

Les chélipèdes sont égaux et gros ; leur longueur est une fois 
et demie celle de la carapace. Le mérus est subtriangulaire, 
plus dilaté à la base qu'à l'extrémité. La surface supérieure a 
des rangées de granulations à la base et près des bords ; autre- 
ment elle est presque lisse, comme la surface antérieure. La 
surface inférieure est lisse. Le carpe a une ligne de granulations 
très faible près de son bord intei'ue. La main est grosse, aussi 
longue que la largeur de la carapace ; sa portion palmaire est 
un peu plus courte que les doigts; la hauteur de la portion 
palmaire est les trois quarts de la longueur. La surface est 



DÉCAPODES ET STo.M AJOI'i (DES I o7 

mici'OscopiqiK'iiifiil cliiii^iiiKM'. Les doi'ils ne joiiiiiciil (\u'd la 
|)()i!ll(' et >nl\\ (|i'llticill(''> -df Idllli- li'lll- lolliilh'iii- ; |c |»m|(I Inili- 
rliaiil l'iiil une pclilc .saillie a la hase. Ils sont liiiciiK'iil >il- 
luiinOs ci oriirs de li^iu'S lonjiHiidiiialcs de pclilcs ^i'iuuilalions. 
Une li^ne ^i-anulairc assez foi-lc sur li' ddiiil lixc se continue 
sui' l;i paiiinc où elle se li-;iii>roiiiic ('Il iiiic l);iiidr luiii:il iHliiialc 
rornicu par 'A-'i séiios d(; pclils i;ramil('s. 

Les pâlies anihulaloires onl les proiiodiles liés railileuieiil 
carénés. 

La NiirsKi ijrdniihthi Pauls, a les li-ois lohes du liord |m)v|,'.- 
téi'ieiii- de la carapace 1res accenlu<''S. C/csi pciil-cliv inic iiuln; 
es})èce. 

\SEIk(Ii<i f/rdiuihlld .Miers de l*r()\ ideuce-l-.|iiil(l u'esl V('V- 

lainemeul |ias celle es|)èce. Sa cai-apace elses pâlies Sdul c((ii- 
\erle de granulalious très fines (pii deviennenl |»lus i-rosses 
sur labdomen et siii- les niaxillii)èdes. Sîi forme es( aussi circu- 
laire, (^ette es|ièce d'ailleurs. (ra])rès .Miers, esl \oisine de 
Ehdliii nuitans A. M.-ImIw. (pu esl une espèce très didércnle. 

Ebalia abdominalis Xnh. 
,IM. IX. li-. 2.) 

.Nnl)ili. loc. cit.. p. 399. 

-Mei' Houj;'!', Adeii el IN'rim îM. Jousseaume), 'M mâles el 
.'il femelles: Djiljouli (.M. r.oidièiei, nombreux exemplaii'es. la 

pliipail p'iiiU'S. 

(!elle e>pèce a pICMpie le UK^'llie aspeci cpie i^lidl'ui ji/'nmiltilii , 
\\\\\\< iiji pclll racili'llieul ICn s(''p;icc|- par {\i'< di lit' renées 
c(in>hiiile>. 

La carapace a la inr'iiie I'iuiih' daii> les deux espèces; elle esl 
un peu piiis loiiiiue (pii' lar^e. Ainsi (pie (\i\i\> ///•<///////////, d.'ii\ 
sillon^ loiij;iludiuair\ st-parenl les régions iuè(liaiie>^ delà cara- 
pace (le> réjiioiis lal(''rale.. La |)arlie anl(''rienn' de la carapacf 
ii'evl pas iiraniil(''e. Les i'i''i;,iniis Itrancliiales, la par! ii' iiiii\ cnih' rj 
pii^li'iieiire de la r(''j;"ion i;aslri<pie oui de tirosses iiraiiiilalions 
\('-^iciilriivr-. don! <pie|(pies-unes .sur la lij^iie iiK'diaiie jiuiuilu- 
dinale soiil perlaci'cs el luisaiiles. < '.es iii'anulal ioii>-. suiioiil li's 
i;rosses. soiil moins niiud)reu>-e> (|iie dans ij/iinii/tilii. Le rroiil 



158 G. NOBILI 

a la mémo forme que dans grantihila ; dans les femelles et les 
mâles jeunes, il est plus court (|ue le bord épistomien ; dans les 
adultes, il dépasse ce bord. Le bord susorbitaire offre de 
nombreux petits sillons, courts et légers et noirâtres, qui 
forment sur ce bord, en plus des fissures, un plissé très lin. La 
région hépatique est peu prononcée, la sous-hépatique et la 
ptérygostomienne sont peu saillantes et n'ont pas le gros tuber- 
cule de E. f/raniilata. Les bords latéi-aux sont finement gra- 
nulés. Le bord postérieur de la carapace est ariondi unifor- 
mément, non saillant, ni aux angles externes, ni au milieu. 

L'avant-dernier article de l'abdomen du mâle a une forme 
caractéristique; j c'est article est large, quadrangulaire, dépas- 
sant en dehors les autres articles, et plus large que long. 
Il porte en dessus un gros tubercule triangulaire et dentiforme. 

Les chélipèdes du mâle adulte ont deux fois la longueur du 
corps ; dans la femelle et le mtile jeune ils sont })lus courts. 
Le bras est plus gros près de la ])ase, et par la disi>osition de ses 
granulations il ressemble tout à faità celui &ii (/nnuddl a .Lq. càY\)<d 
a une série de granulations très faibles, près du bord interne. La 
main du mide est relativement grosse. La portion palmaire 
est plus courte que les doigts; sa hauteur est un peu plus des 
2/3 de sa longueur. La main est très finement granulée, 
mais elle n'a pas la bande de granulations arrangées en 
série que l'on voit dans granulata. Les doigts sont sillonnés 
longitudinalement et granulés. Le doigt fixe porte sur sa 
face supérieure une rangée de granulations qui s'arrête pres({ue 
à moitié de sa longueur où elle se termine en un gros granule 
perlacé et blanc, mais ne se continue pas sur la main. Les 
doigts dans la moitié proximale baillent largement, dans 
la partie distale joignent et sont finement denticulés. 

Les propodites des pattes ambulatoires n'ont pas de vraies 
crêtes dans les mâles jeunes et dans les femelles ; dans les mâles 
adultes, au contraire, le bord inférieur du propodite de la ])re- 
mière paire porte une crête tranchante et bien saillanl<\ (pii 
s'arrête avant l'extrémité de l'article. 

Les femelles jeunes de Djibouti (M. Coutière) s'accordent entiè- 
rement avec les femelles typiques recueillies par M. Jousseaume. 
Mais d(;ux mâles de Djibouti tout en s'aceordant avec les jeunes 



DKCAl'ODES KT STuM AT( >l'(i|)KS I o9 

(l'Adcii et IN'i-iiii. (I.iiis l;i |ilii|i;irl dr^ (litlV'iciiccs de jeunesse 
(soit front \)\u> Coml (|lle ré|»i>lullie. l'iicelle ||(''p;ilii|lle plus 
prononcée, (■liidipèdes |)lllS (-(tiii-ls. elr. i, dilTe|-eiil |);if In t'uiiiie 

de l'avant-dernier ai'liele de ialxlonii'n (|iii e>l un jm'ii |i1ii> 
loiijj;;, moins élari;!, el reiilli'- en hdjeicule ;iii milieu, he-. uiàles 
d"Ad<'U id iN'iiiu d^'-^ale laille oui di-ja lalxlituieu (\('< adultes. 
(>es mâles jeunes, par leur IVoni plus cdurl (pie lépislome, 
par la l'ac^dlc liépati((ue |»lus prononcée, ont un l'aeies de /V//////V/. 
el ils soni pi'es(pie cerlaiueiui'ul n 1 en I i(pies avec les deux exem- 
pl.iires de nie ])alaU-J)alak (|ue j ai décrils dau^ mou li;i\ail sui' 
les (.rusiacés Erythréens du .Musée deNapleS'.l///^ J/z/v. ynpoii, 
1, n" 3, p. 8j, en supposant, avec beaucoup de douU's au 
sujet, (ju'ils fusseni le> jeunes de !*li. /ilnli/rh'n'd. En ('ludianl 
après les jeunes de l*li. /ihil i/cliira \l*/(. rnn('ii<ilii j{up|).). j";ii 
\u que ces exemplaii'es ne peux eut èli-e rallacliés à cette espèce. 
mais que, maljiré leur faciès de P/n/li/ra, ils sont (rès proba- 
blem<'nt les jeunes de E. abdomimdis\ ce (pie je ne peux éta- 
blir sùrenieni a pi'(''seul. 

o' 

l>onL.MifMir (lo la raraparc 7 

— des rhélipt'dcs 14 

Larf,'eui- de la carapace G p 

Longueur de la main 6,:j 

— du dniirt niol)iIt' 3,5 

llaiili'ui' de la paume 2 r 

(.elle espèce dillere de l] . (jiiniiildld par sa cariipace iioii 
granulé».' aiilt''rieuremeul, par sou bord po^-b'rieui- uniroruu''- 
meiit ari'oudi. p;ir I ;i\aul-deruier arlicle de labdiuneii plus 
liHi:e (pie loui;. pai- >e> mains dé|)()ur\ues de lignes loiiuiludi- 
iiales i;raiiuleu>es, el parla ci-èle saillante sui' le bord intérieur 
du propodile de l;i premii're |>aire de piilles. 

La lorme du bord posb-rieiir cl daulres caraclèj-es r'''loii:ui'iil 
aussi de /s. ^//V/^/^///^^y^('/ Aie. (d /:,'. Wood-Mnsntu Wv . 

Ebalia lacertosa Noii. 
(i'I. I.\. li-. 3.) 

.Noirili, \ùr. cil., j). 300. 

(letle espèce esl lepi'(''se|i I ('e piH' Ulie (lUIII/.;illie d exemplaires 
l'ecijeillis par .M. .lou>seauiue dans une localib- non précisi'c de 



160 G. NOBILI 

la mer Rouge et à Obock. Elle est très petite et appartient 
au groupe de algmra, Wood-Mnsoni^ d'iacbimend, etc., soit 
à ces espèces qui ont les régions saillantes, les latérales 
séparées des mitoyennes par des sillons profonds, et le bord 
postérieur de la carapace saillant et droit, avec les angles bien 
nets. 

La carapace est un peu plus large que longue, de forme 
presque hexagonale. La surface est finement granulée, avec des 
granules plus gros sur les régions médianes et sur une partie 
des régions branchiales. 

Le front est saillant, plutôt large, sillonné, bilobé ; chaque 
lobe est triangulaire; il dépasse réjtistome. Les sillons longitu- 
dinaux de la carapace sont très profonds ; les régions hé])a- 
tiques sont un peu concaves. La région gastrique et la cordiale 
qui est unie avec l'intestinale sont saillantes; la cardio-intesti- 
nale plus que la gastrique, de laquelle elle est séparée par un 
sillon. Les régions branchiales sont renflées de côté et vi\ 
dessus. Il n'y a pas de facette hépatique, mais Fangle de la 
région ptérygostomique est prononcé. Les bords de la cara- 
pace sont marginés par une ligne de granulations. Le bord pos- 
térieur est très saillant, droit, avec les angles latéraux bien 
accentués. Les bords latéro-postérieurs sont droits et conver- 
gents, marginés par une forte ligne de granulations. Le ster- 
num et Tabdomen sont granulés ; l'avant-dernier article de 
Fabdomen est plus long (jue large et pourvu d'un petit tuber- 
cule arrondi. 

Les chéHpèdes sont plus de deux fois aussi longs que la 
(•ara])ace. Ils sont relativement gros. Le mérus est très peu 
granulé, excepté près de la base et des bords; le carpe a une 
rangée de granulations très petites près du bord interne ; la 
main est lisse, et son bord inférieur est sinueux. Le doigt 
mobile est fortement recourbé ; il est plus long (pie le Ijord 
supérieur de la paume. Les doigts ne joignent et ne sont dentés 
(|u'à la pointe. Les pattes ambulatoires n'ont rien de remar- 
(|uable. 

Longueur de la carapace 4 inilliiii. 

Largeur — 4- — 



DÉCAl'OIJKS KT STOMATOI'CJDES I (j I 

Ebalia orientalis Kussm. 
Kossinanii, loc. cit., p. tj:i, pi. I, (i<:. 0; pi. 111, lii;. If.. 

Je iiiii |)as vu d'exiiinplaires de cdl»' t.'spi'ci'. VAlc paraît 
d'aill'Miis l)i('n caractérisée ])ar la roi-iur de sa caraitaci', jiai-ses 
i-i'iiioiis hrpaliqiios profondément (lé|)rimé('s et concaves, et 
par les régions médianes de la earapac' reliiM'v; an front par im 
pont étroit. 

A. Carapace picsque globulaii-c. Tuhi'iciiles iuaii.Mimu\ 

faible? X. tuherrulosa 

A. M.-Hdw. 
AA. (!ara|)ace à contour irré^niliur, avec de lti'os tuber- 
cules marginaux. 

B. Deux sillons longitudinaux oblicjues enclosent en un 
triangle les régions médianes longitudinales de la 

carapace X. pukhella A. M.- 

Edw. 
]iB. Pas de sillons longitudinaux obliques. Carapace très 
bosselée A'. Pfefferi De .Man. 

Nucia tuberculosa A. Miinc-Ivlw.inls. 
PI. IX, fig. G.i 

A. .MiiiK'-lùlwai'ds, Nouv. Arch. Mus., .\, 1874, p. 41-, pi. 11, lii:. :;. 

Aden (M. Joiisseaumei, 2 femelles. 

(les deux individus sont heaucoui) ])lus gros que le type, qui 
est aussi do sexe dilférent. Ils ollVent aussi (piehpies dillérences 
(pii \\>' pei'iiietleul |)as d'élre al)>( ilii iiien I sur de la didcruiina- 
lioii. .1 ai envoyé ces individus à .M. liouxier, cpii a eu Idhli- 
geauce de les comparer au l\|)t'. r| (pii m'a écrit à ce snjel : ■■ .le 
ci'ois (pi'on doit idenlilier Ifs deux Xiir'ia d'Adeii a\ec la 
N. Iiihcrciilnsti \.-M. VAw . A mon a\ is les dillV'i'cnccs soûl pure- 
iie'iil »li' iialiii'c srxnt'ilc; \os {\ou\ rxeuiplaii-fs i''laiil (li'> l'c- 
niflh's ••! Il- l\pe un màlc deux ou Irois foi-- plus |ii'lil. haus le 
l\ |H' 1rs I iilicrcides dors;iii\ xmiI I m -au coup moins \arics di' lailli' 
(|nt' ii'iix (I Adt'ii: ils oui !,• |»|(i> sdum'uI la l'oiani' s|ii\;iiih. ç\ 
el i-armii'iil crlji' d iiiir s|)||,.|-,> pi''doncul<''i' <-oiiimi' ht pinparl 
di's hdteri'ules des cxi'iuplaires d'Adi'ii : mais i| \ ;i |,,|is les 
|>assai;es entre les deux I ormes, au>si hicu dans Ir 1 \ pc ipic dans 

ANN. se. NAT. ZOOL., '.» sérit'. IV, 11 



102 G. NOBILI 

VOS exemplaires. J'ajoule que les Uibercules marginaux du type 
sont plus hauts que les autres et subeoniques; ils sont au con- 
traire bas et irréguliers dans vos deux spécimens. Enfin, chez 
ces derniers la dépression post-frontale s'étend bien moins loin 
en arrière que dans le type. » 

Les dimensions des deux femelles sont : 

Longueur de la carapace 8,0 7 

Largeur — 8 6 ^ 

La différence entre la longueur et la largeur est donnée pai' 
l'épaisseiu' du bord postérieur de la carapace qui est droit et 
nettement séparé par un sillon. Il n'y a d'autres sillons sur la 
carapace, qu'un sillon circulaire ([ui enclôt la région cordiale. 
- Le front est faiblement bilobé et n'allcinl j)as Fextrémité du 
bord épistomien. La carapace et les chélipèdes sont couverts de 
granulations assez serrées ; quelques-unes de ces granulations 
deviennent plus grosses et varient de forme, les unes étant 
coniques, ou en forme de fl, les autres étant sphériques et 
presque pédonculées. Les dactylopoditcs ont un petit ongle 
corné à leur extrémité comme dans Elxd'ia miliaris A.-M. Edw. 
Je suis d'accoi'd avec M. Bouvier que les (litîérenccs i-eniai-- 
quées proviennent du sexe différent, et sui'tout de l'âge plus 
avancé. 

Nucia Pfefferi (t)e Man). 

Ebalia Pfefferi De Man, Arch. f. Nat., ISST, p. MH), ])1. X\ll, lig. 4. -- Hender- 

son, Trans. Linn. Soc. (2), V, 1893, p. 402. 
Nucia Pfefferi Wcock, loc. cit., p. 191. - De Man, Abh. Scnckenb. Ges., \\\ \ 

1902, p. 684. 

Mer Rouge et Djibouti (M. Jousseaume), un mâle large de 
5'"",o environ; Djibouti (M. Coutière), une femelle large de 
3""°',5 environ. 

Ces exemplaires diffèrent par (juehiues points des descrip- 
tions citées. Leur front dépasse ré])istome (|ui n'est p;is visible 
en dessus; la grosse dent angulaire d(^ la région hépatique est 
l)lacée plus en arrière et une ligne imaginaire unissant la dent 
d'uncôtéà celle del' autre passerait en arrièredes yeux, au lieude 
])asser sur leur bord antérieur. Les bosselures de la région 



nÉCAPODES ET .ST< ).MAT(>1'0DES 163 

l>ruiicliiale sont moins iiiiii(|ii''i'^ fl \;iiial)l<'s. La di-iil |»l(''i\- 
gostomique esl à priur iiiai(ni''i'. \.r l)nr(| iMi^li'riciir de la, 
carapace est droil. La région cordiale est dt-liniilt-e senlenienL 
en avant ol en ari-irrc dans la fcnicllc: mais di'-liiiiili'c aussi sur 
I(,'s colrs par un sillon circulaire dans h' ma le 

IIah. : Amboine, ïernate (De Manj, Inde. .\lauiiliii:> llcn- 
df-rson). 

Nucia pulchella (A. M.-Krlw. . 

Ebalia pulchella A. .MiliiL'-Edwai'ds, Journ. Mus. Qodeffroi, l\ . |i. '.', pi. Il, 
lig. 2. 

Mer Kuugc \)i\. JousscauuKv . un j<'unc mal"' qui mcsur'' 
!i"'"\o de largeur, soit un peu plus de la moili»'' de la lariicur 
du l\pi'. Le froid est aussi avancé (pie dans les d<'U\ in(li\idu> 
de 1 espèce préc(''d('nte. Les l)oi'ds latéraux de la carapace ont 
Irois gros lobes saillants, triangulaires et denticulés. Le pre- 
mier lobe surtout, en corresi)on(lance de la région héi^aticpu?, 
e-l li'ès saillani en d(diors. Lu arrièri; des trois gi'os lobes, 
il \ a encore i-o p(ditslol)ules dentiformes. (^es dents sont nota- 
blement plus p(;tites que celles (bï la ligure, ce qui vient ))roba- 
blement de Tàge plus jeune. 

La disposition {\^'> r(''gi(»ns sur la carapace est liaulemeiil 
caractéi'isli({ue. Deuv sillons se dépai'lent en arrièi'i; du IVonl 
(d se portent obliquement jus(pi'au l)ord posléi-ieui' de la cara- 
pace, m dt'limilant ainsi une longue rc'gion méiliane trian- 
gulaire (pii ('v| loniK'c |);ii- |;i ga>lii(pie. |a cordiale et linles- 
linale. 

La région coi'diale est d(''limit<''e en a\ant e| i>ii anicre par 
deux sillons courbes : (die a une l'orme lraus\eisalenient o\ale. 

Celle dl->po-dlo)l rappelle celle de A c/,7'0///r>/y///^/ ilinillni. Aie. 

i>a carapace ol iinemenl |H)ilue. P.irmi les j:ranulaliiiu> 
menues et très nombreuses (pn la cou\renl. il \ en a d'autres 
plus grosses et assez nombreuses. 

Le Iront mesure I millinièlre de largeur. Il e->l donc un piii 

plus ('Iroil (pie dan> le |\|ie on. :-e|oll rt'eller j le \| ;i 11 . A /''// . 

/'. X'il.. ISS7. p. ;!!)!. il me-nie un lier- de |,i |;ii-eiir di' la 
carapace. 



101 G. NOBILI j 

Cette rare espèce n'esl connue que par un exemplaire (lype)j' 
des îles N'iti. ' 

i 
Ge.xhe MYRA Leach. j 

A. Facétie hépatique distinole; ])oids latéraux de la carapace marqués- d'une? 
ligne granulée ; épines ])ostérieures aiguës ou coniques. . 

B. Épines du burd postérieur de la carapace aiguës et -j 

longues ; chélipèdes très longs (presque trois fois la ! 

longueur de la carapace dans l'adulte); carapace 
très llnement granulée (dans les jeunes, la carapace j 

a cinq épines marginales et des épines au bord pos- | 

lérieur, et est distinctement granulée) M. fiujax (Fab.).. ; 

BB. Épines du bord i)ostérieur de la carapace plus 
courtes; celle du milieu longue, les autres denti- , 

iormes ou coniques; carapace avec des granules dis- 
tincts; dans les vieux individus, chélipèdes de une j 
lois et demie à un peu plus (pie deux fois, la Ion- | 

gueur de la cara])ace M. offini^ Piell. 

.4-1. Facette hépatique non distincte dans les adultes; ; 

bords latéraux de la carapace non marginés par une 

ligne de gi'anulations ; bord postérieur armé de trois | 

tubercules ajjlatis et pétaloïdes M. Kesslcri (Pauls.).. ■ 



Myra fugax (Fab ). i 

H. :\Iilne-Edwards, H. n. Cr., 11, p. 120; Cuvier R. Anim. Crust., pi. XXV, iig. .3. ! 
— De Haan, F. Jap., p. 134, pi. XXXIU, lig. 1.— Bell, Trans.Lian. Soc, XXI,. ' 

185i3, p. 296. — Alcock, loc. cit., p. 202 (ubi syv.). j 

Myra carinata Bell, loc. cit., p. 297, pi. XXXIl, lig. .3. j 

Myra coalita liilgendorf, .1/. B. Akad. Berlin, 1878, p. 812, pi. I, lig. 6-7. j 

Mijra yenlacantha Alcock, loc. cit., p. 204. i 

OIjoek (M. Jousseaume), 3 mâles jeunes. : 

Je suis entièrement d'aceord avec Alcock que M. votil'da et | 
J/. cannata ne sont que des stades non adultes de M . fHf/(ij\ ^ 
mais je crois aussi (|ue M. jienlacanlha Alcock nCsl (|u<' le- 1 
stade tout jeune de la même espèce, M. Alcock, d'ailleurs, \ 
doutait déjà fortement de ce fait. Les trois exemplaires re- 
cueillis par M. Jousseaume sont précisément dans le stade i 
pentacanlhd ; ils ont aussi les mêmes dimensions (pie cette j 
espèce : environ 8 millimètres. Les caractères de /lenidcantha :. I 
développement de (piekpie lidjercule mai'iiinal en dent ou petite | 
épine, carapace plus granulée, région intestinale grauidcuse, | 
cliélipèdes courts, etc., sont bien les mêmes caractères de tous ■ 
les jeunes des Lcucosiens et des Mi/ra en particulier. Ja'S ' 

i 

\ 
i 



DÉCAPODKS J:T STOMATOl'onKS Hii) 

•t-;pin('s (lu hind postérituir sont l)ii'ii (•'■Iles (l«' Mi/ni fiKja.r. 
(j'ilf cspùcc a été signjil(''<; aussi a Hcilnu! p.ir r.ano. 

Myra affinis Bell. 

-IZ/ym affinh Bell, /or. ci/., \\. 2'.»0, pi. .\.\\ll. lii:. 2. — .Mcock. loc. cit.. p. 2o:; 

(ubi Aijn.). — Nobill, liuli. sdenl. Fr. Ikl'j.. .XL. i'Mii;, p. '.t."). 
Mijra mainmiUarh Micrs, Trans. Llnn. Soc. (2;. I, 1X77. p. 2:V.t. pi. W'Wlil. 

li;,'. 2o-27. 
jl/yra sufjgranulata Kossmann, /oc. cif., p. O.'j, pi. 1, li^^ 7. 

Mer l{()Lio;e (M. .lousscaumc), uu jt'uuc iiiàli' (|ui correspond 
uu stade suhr/ranidaln et aussi aux jeunes du ^oll'e l'ei'si(|U(' 
flf'cj'ils )iar moi. Inr. ci/. 

Myra Kesslerii (l^auls.). 

■CnUidactiilns, Kesslerii MaulsDn, loc. cit., p. 80. pi. \l. lii;'. 1-1 c. 
W//m dariileijensis llaswell, Vroc. Linn. Soc. N. S. \V., IW 187'.), j). o2, j)!. V', 
lig. 4. Cat. Auslr. Crusf., 1882, p. 122. — .Mier.s, Challenger Brach.. 1H8G, 
j). 310. — .\lcock, loc. cit., p. 207. — Rnrradaile, F. Geogr. MaUl. L'iccad., Il, 
j). 438. 

La description et la lij»ure de Paidson. comparées atlenli- 
vemeut avec un exemplaire des îles Andamanes, ne laissent 
uiicun doult' <pie le CaU'idn'l i/lu.s Kesslerii de Paulson e>l la 
même l'orme (pie Mijiui (htrnlejjensis. df-erile (juaire ans après. 
Sa jtosilion dans le j;enre Caliydarli/lus ne jx'ul aucunement 
ôtre tenue, parce cpie ce genre n"ai)pa['lienl même pas à la 
:sous-ramille des Leiicoslinx, mais à l'autre des f/iime (I). 

(ÎK.NKK LKI'(X)S|.\ KaH. 

A. Carapace ncUemcnt plus I(jiij,mi(' (pie larj;»', .vans puhescenci' ; hord épiiiié- 
ral non \isilili' en dessus dans tonle sou élcndne ; sinus llioiaci(|ne déliui, 
avec des tiilHivulcs peidacés. Miji-opudili- i\r< pâlies amliuhiloires non i;ra- 
miltis. 

(Il .\ propos de synonymie d'Oxyslonies, je pi'olile de l'occasion poin- laire 
■r(Mnar(|U(!r (|ue l'drip/iintlns rostratiis Aie. (./. A. S. H., (l.'l, IK'.iil. p. 2."i'.), et ///. 
Zool. Inicsdgfitor, pi. .WX, 11;.^. 7) est certainement identique avec Ilia uvt- 
riaivvr llerklols iiijdrageii lot de Uicrlmndc Kersie Deel. I8VH-Is:>i ^planche 
sans niunéro), \i\:. 2. La position de cette es|)èce dans le ;.'enre Ilia ne peut |ias 
<''tre conservéi!: le^pèce doit dom* sa|»p der l'aripliieiilia iiinriannu'. La liiOliu- 
thcca zoologica, de (lariis et Kn^'elmann, alhilme à la .\'otice rurrinoloji'inc de 
lierklots la date de I8:i2. 



160 G. NOBILI 

B. Bord externe de la inaiii caréné ; bord postérieur de la carapace droit. 
C. Angles du bord postérieur de la carajtace arron- 
dis ; vrais bords posléro-latéraux de la carapace 
granulés jusq'au-dessus de l'avant-dernière paire 
de pattes; front très peu concave en dessus. (Il ne 
ligne brune repliée en M traverse la carapace.) 

Dimensions 23 X 20 L. signata Pauls. 

ce. Angles postérieurs prononcés ; bords postéro- 
latéraux granulés jusqu'à la première paire de 
pattes; fi'ont convexe. Dimensions : 10-H X 8-'.».. L. corallicola Al- 

cock. 
A A. Carapace aussi large que longue. Méropodites des pattes 
ambulatoires avec deux lignes de granulations en dessus 
et en dessous. 

B. Une masse de tomentum noir sur Tangle épibran- 

chial. Sinus thoracique dédni en avant L. elata A. M.-E. 

BB. Pas de tomentum sui' l'angle épibranchial. Sinus 

thoraci(iue entièrement indélini en avant L. hilaris Nob. 



Leucosia signata (Pauls.). 

Leucosia wania var. signata Pauls., loc. cit., p. 76, ]d. X, iig. 1-1 c. 
Leucosia fusco-maculata IMiers, loc. cit., p. 236, pi. XXXVlll, fig. t. 
Leucosia signata Nobili, Boll. Mus. Torino, XX, lOOo, n° o06, p. 4. 

Beiloul (M. Orsini, Mus. Turin), un mâle et 2 femelles; 
Obock (M. Jousseaume), un mâle et une femelle; Obock 
(M. Graviei'), dragage dans k; sable du récif de la Clocbèteriêj 
une femelle ; Djibouti (M. Coutière), une femelle ; Djibouti 
(M. Jousseaume). une femelle. Localité inconnue : ± femelles. 

Ces individus sont plus gros que ceux de Zanzibar décrits par 
moi, /or. ci/. 

Beiloul. Alcock. 

Cf 9 Cf 9 

Longueur de la carai»ace 23 22 20,;! 20 

Largeur — 20 19 17 16, ri 

La ligure, en forme de M, est plus ou moins nette dans tous 
les exemplaires. Les tubercules pétaloïdes du sinus thoracique 
varient de 3 à 4. 

Hab. : Mer Rouge (Paulson); golfe de Suez (Miers) ; Zanzibar 
(Nobili). 

Leucosia corallicola Aie. (var. .'). 
Alcock, loc. cit., p. 224, tig. 4, lllustr. zool. Invcst. Crust., i)l. XXX, fig. 2. 

Deux exemplaires de l'érim et un mâle de « mer Rouge », 
tous recueillis par M. Jausseaume. Le front de ces exemplaires 



DÉCAI'ODES ET STOMATol'ODKS 1 <)7 

est convexe en dessus cl prolongé en un lohc un peu intlrclii. 
mais il me paraît, plus clioiUpie dans les lif^ures citées. Le sinus 
tlioracique a o granulations au lieu de 3-4. La cai'aj)ace est 
distinctement ponctuée à la loupe. La couleur générale est 
grisâtre ou jaunâtre avec; des lignes longitudinales Iji'unes, 
un peu irrégulière, et avec temiance à se réunir par des travées 
latérales. Ces lignes sont j)eu niar(piées, peu nombreuses et 
assez distantes entre elles. 

Les (leu\ branches anl(''rieiii e> de IV du sinus lli(»raeit|uc 
sont |)res(|ue ('gales. Les bords lidéro-postéi'iein's s'arrèlent 
au-dessus de la pi'emière paire de pattes anibulaloires. 

Le bord inférieur de la main, ainsi (|ue c(dni tlu carpe, esl 
granulé, ce (pu n"a|>pai'aît pas dans les ligures cilées, mais doil 
se trouver aussi dans les types, |)uis(pie Alcock dil (pie les 
mains correspondent à celles de Jj. intiruld. 

Les propodites des pattes ambulatoires sont dislinctenient 
carénés. 

Le |)Ius gros individu est long de IL^'^o (d large de I) milli- 
mètres. Le front à lui seul constitue Fexcédenl en longuiîur. 

Cette espèce nest connue <|ue des cotes du Malabar 
29 bras). 

Leucosia elata A. M.-Edw. 

A. Milno-Edwards, .Yo?<''. Ardi. Mus., X, 1874. p. il. pi. Il, li-. 5. — Alc.rk. 
loc. cit., p. 228. 

Obock (M. Jousscaume), 2 m;\les et une fenndle. 

La carapac(! est aussi large (pu; longU(î ; b; plnsgrosmàle me- 
sure S X S millimètres. Ces individus dillV'i'eul de la descri|)lion 
de Alcock, piirce (jue leur bras esl enlii'i'enienl i;i;inuleu\. Il \ a 
bien les deux rangées de gros tubei'cules -^iw k bnid anlcriem-, 
et la l'angée de tubercules plus petits cl plus iioudireux --ni- le 
bord |)os|t''rieur et les gros tubei'cules de la base ; uiai> en plu> 
de ces tubercules la pai'lie dislale du bras esl entièrt.'meid 
couverte de granules (l(''|)riui(''s el de forme irr(''gulière. 

Le m(''ro[)odile des pattes aml)ulaloire> e^| bieaiM'ue en 
dessus et en dessous, les petites cai-ènes soûl uianideu>^es. Le.-> 
propodites sont di>lin(leinent ear(''nés sui' les deux bor(l>. 



168 G. NOBILI ; 

La coloration s'approclie plus do celle des exemplaires de la 

Nouvelle-Calédonie que de celle des exemplaires de Tlnde. La ] 

couleur orangée, qui dans les exemplaires types ne forme que ' 

des taches, envahit ici presque tonte la carapace, en laissant j 

seulement de petites aires verdàtres. Les chélipèdes et les ; 

pattes sont orangés. Les plaques de tomentum sont presque | 

noires. ■ 

Hab. : Nouvelle-Calédonie (A. Milne-Edwards) ; Upolu, 
Ceylan, golfe Persique (Alcock). 

Leucosia hilaris Nob, S 

Nobili, Bull. Mus., 190o, n° 5, p. 162 ; Bull. Scient. Pr. Belg., XL, 1906, p. 100, '. 

pi. VI, lig. 9. ; 

Mer Rouge et Djibouti (M. Jousseaume), un mâle, qui a i 

déjà été décrit par moi, ior. rit. (1). i 

Genre PHILYRA Leagh. ] 

A. Carapace subcircuiaire. Chélipèdes très longs. Bord postérieur de la cara- 
pace arrondi. 

B. Épistomeet région sous-hépatique saillant en avant 

du front comme la mâchoire d'un bulldog. Cara- j 
pace avec c|uelques granulations visibles à Td'il nu. Ph. scabriuscula 

(Fab.). 

BB. Epistome médiocrement saillant au delà du front. I 

Carapace lisse ou presque, à œil nu Pli. vartegata j 

(Hùpp.). I 

AA. Carapace allongée, subhexagonale. Chélipèdes ne dé- ■ 

passant pas une fois et demie la longueur de la cara- ; 

pace. Surface de la carapace inégale et grossement ponc- i 

tuée ; bord postérieur saillant et droit Ph. rcctangularis \ 

Miers. 1 

Philyra scabriuscula (Pab.). 

H. Milne-Edwards, H. n. Cr., Il, p. 132, pi. XX, iig. 9-iO. — Bell, Trans. \ 

Linn. .Soc, XXI, 185:i, p. 299. — De Man, Not. Leyd. Mm., lll, 1881, p. 126. [ 

— Henderson, loc. cit., p. 399. — Alcock, loc. cit., j). 239 {ubi syn.). ' 

Obock (M. Jousseaume), 2 mâles. ; 

Le plus gros exemplaire a une coloration l)rune uniforme, | 

(1) Hilgendorf cite, d'après Ehrenberg, la L. urania et la Philyra porcellana, [ 

mais il faudrait revoir les exemplaires, parce que les anciens auteurs ont sou- i 

vent donné ces noms à des espèces bien diiférentes. j 

J 
I 



I)!';(:AI'()1)I:.S I:T STo.MAInl'oDKS l()9 

le plus jeune il une (•dloi-.'ilion jnunàlre raxT-e cl liiclieli'-e de 
l)iun. Dans los deux exemplaires, on dislinjiue très elairenienl 
lessidures desarlieles (|iii romjxisenl ravanl-deniiei' ai'ticle de 
ridxlonieu du mâle. 

Philyra variegata Riip|i.]. 

Myra variegata Hiippel, loc. cit.. p. 17, pi. IV, lig. 4. 
Philyra variegata Micrs, Challeng. Brach., 188(3. 
l'Iiiljjra platycheira IMulson, loc. cit., p. 242, pi. X, W'^. -i, '^ c. 
Philyra platychira Alcock, loc. cit., p. 242 pars (les soûls exoniitlaircs du L-'itUc 
l^ersiquc). 

Djibouti (M. (loiilièrei, 7 mules. :{ lemelles; DjiltMuli. >ur 
les p(il\ piei's vivants M. (îravier). I remelle ; mei- Uou^e, Aden 
et Pi'i'ini .M. .lousseaiinie . (i reiiielles; Oixx'k .M. .lous- 
seaume . (S mâles, 2.") l'enKdles; Massaoïiiili MM. I'-S(d el lîec- 
cari. Mus. (iènes), 1 femelle. 

Je (lois à Fobligeance de M. le professeur D' F. Kichteis, 
davoii- pu examiner les types de Vd Mi/nt rarwfjaln de Hui)pell, 
eonservés au Musée de Francforl-sui'-Mein. (|ue M. Uielders a 
eu Tobligeance de m'envoyer. Cette espèce est bien, ainsi ([ue 
le pensait Miers, une Phïli/ra. Elle est même tellement voisine 
(1).' la ]*li . /ihil i/( h'irn . (|ue je ci'ois (pi'on poui'fail le> l'tMinii'. ainsi 
(pie Paiilsoii a fait. Va\ ce cas. pdiirlaiil . il faiidrail donner à 
1 es|)èce le nom d(! l'iiiiefjill il . 

Les peliles (linerences eiil le |e> deux foiinesunl l'I»'" dt'ja 
lies par M. Alcock. (pn poiiilaiil ne connai>sail pas la /V/. rn- 
('l/iihi. Le >a\aiil r;iiviii()|()oisl(. dr ( ',a Ic II II a . d a II S x 1 1 1 lra\ail 
magi>lral sur les ()x\stonies de liiide, décrit des indi\idus de 
jiliit iirji'irn du gidle l*ersi(jue (|ui dillèrent de ceux dellnde pai'ci' 
(pi'iU oui Uii' iloi'sdl surf'die mm'li woUled ir'ilh ijn'i'ii and hroirn, 
<nt(l l/ic nninnlnii' liiiiji'r (h'itlKiihih' liei/ond ihc Inu' nf Iniirs. (!t? 
soiil bien la les deux seules dillérences (pToii peul ('-lablir eiilre 

les l\pes de |{i|ppe|| cl mes exemplaire^ de la nier Kiill^e d lin 
côli' el les ii)di\idii>^ (le /,l /il i/c/i'iid d aiilie-> jocalili's indo-paci- 
ti<pie>-. La coloralioii des iiidi\i(lii-- ind(i-pacili(pie> ev(. ainsi 
<pit' le dil Aiciick innlnnnl 1/ loiiiicii/ \ le-> iiidixnlii- de la im-r 

iioUge \ CDlUpris les l\pe- bien (pi lin peu deciiloli'-- par 

1 alco<d) Sdiil iaM> de brun. mii, >iii\aiil j'i-k'^anl 



\ 

ne 



ejeganie r 



X|||•e^ 



170 G. NOBILI 

sion de Hiippell, ornés noiDutUis /■irtf/is «//ib/'inis. Le doi^t 
fixe olfre constamment quelques denticules saillants, après 
la ligne de poils dans les exemplaires de la mer Rouge ; 
il est entier, à cet endroit, dans les individus d'autres ])ro- 
venances. 

On voit donc que la P/f. vanegala n'est qu'une variété géogra- 
phique, localisée dans la mer Rouge et le golfe Persique, de 
la Ph. jikili/chira largement répandue dans la région indo- 
pacilique. 

Philyra rectangularis Miers. 
Miers, Alert. Crmt., p. 540, pi. XLIX, lig. A. 

Djibouti (M. Coutière), 2 femelles ayant les mêmes dimen- 
sions que le type, j)resque millimètres de longueur. 

Cette espèce se reconnaît facilement par sa carapace r/ros\e- 
ment ponctuée, par la portion antérieure déprimée, la ])ortion 
intestinale saillante, et son bord postérieur saillant et droit. 
Les angles.de ce bord sont droits, mais non séparés de 
la carapace par une échaucrure comme dans la figure de 
Miers. Les régions branchiales sont ponctuées et aussi granu- 
leuses. 

Cette espèce n'est connue que par une seule femelle trouvée 
aux iles Seychelles par 1' « Alert ». 



ILIIN^ 

Gen liEPHIGULUS Adams et White. 
Iphiculus spongiosus Ad. et Wh. 

Adams et White, v Sainarang » Cnist., p. '61, ]>1. XIII, lig. 5. — Stimpson, 
Proc. Acad. Philad., 18j8, }». 161. - Miers, « Alert » Crust., p. 2r)3. — 
Alcock, /oc. cit., p. 2;J6. — Lanchester. Proc. Zool. Soc, 1900, p. 706. — 
Nobili, BolL A/m.s. Torino, XVlli, 1903, n° 4-i:J, p. 24. 

Mer Rouge et Djibouti (M. Jousseaume), un mâle et une 
femelle. 

Cette espèce a été trouvée dans Flnde, à Singapour, à Hong- 
kong, aux îles Philippines et dans la mtsr d'Arafoura. 



i)j':(:AriH)i;s ht sto.matoi'odks 171 

(".i-xitK AllCAXlA l.r.A'.ii. 
Arcania septemspinosa Ful).j. 
Cf. Alcock, loc. cit., [>. 2<')'.'). 

Obock CSl. .loussoaumo), 1 màlcs; moi- Koiiui- ••! hjiltniiti 
(M. JoiissiMumc). ± màh's; Massaoïiah M. Fali^Mli, Mii^i'.' dr 
Tiii'iri;, I inàlc iiicsuraiil :2(l iiiilliiiirlrcs de loiiiiiiciir >iii' 20 
(le larf,^t'iir. 

LiiidiNidu de .Massaoïiah dilïï'ir de drii\ aidrcs de San- 
dlicads (Indcj, du Musée de Tmiii. pai- si.-s n''j;i(iiis li(''|>ali(|u<'S 
moins convexes, les (loij;(s un peu plus courts ([iic la |>aiini«' 
(ilssonl un |»i'U |dus louiisdaiis les exemplaires indiens; el par 
l'épine laléi-ale j)lus couiie (|ue h; bras des cbélipèdes. Les indi- 
\idus dObocU, qui son! plus petits, ont aussi le bras i)lus long" 
(pie l'épine latérale, mais les doigts plus longs que la paume 
comme dans les indi\idns indiens. 

(lelti; espèce a été ln)ii\(''i' dans le golfe Persi(|ue. dans 
rinde. dans la Malaisie cl m C-liinc 

(jexhk IXA IjKacii. 
Ixa inermis Lcach. 
Cf. AIrock. loc. cit., \). 272. 

J)ans lincertilude qui existe encore au sujet d«' cette espèce. 
j"ai sui\i AlcocU. Avec sa description s'accordent bitMi un mâle 
el une Icinelle de Massaouali (M. Kaligati. Musée deTurim. 

Les cornes lali''ral('s s'amincisscid gi-adui'Ilfini'hl en pnml.'; |i'> 
sillons du dos de la carapace soni supcrlicids cl glabres, le 
cadn,' buccal est distinct» 'nient (juadrangidaii-e a\cc rc\ogiiallic 
convexe et granulé. In auli'e e.xeinplaii'c. (jui n"c>| rcprc^cnlc 
(pic par nnc carapace (Icsm-cIk'-c d cndi^nmagée. s»? li'ouve- 
dans les c(jlleclions dn .Mns(''nui. mais il ii a auciinc iiidicalioii 
i\i' localib''. Cet cxciiiplaii'c esl bien inh'res^anl pai'cc (jue bail 
en oIVranI les caractùrc'S des silloii> cl dn cadre buccal de /./>/ 
iiifiiiiis. il a le prolongement lab'-ral de la cara|)ace cNliiidriipie, 
(''pais, cl arnn'' à sou e\lr(''mil<'' d iiiic pc|il,' pomlc. i Dinnic 
dans /. rijJDulrxs. C'e-^l pridiableniciil une anomalie due a la 
l'éiiéralion de la Coriu' cassée. 



Î72 G. NOBILI 

Ixa EdivnrdsiljWQix^ (Ann. Sor. En/, fr., I808, p. 184, pi. IV, 
%. 3; A. Milne-Edwards, IbuL, 1859, p. 156, pi. VI, tig. 1), 
parla forme de ses cornes latérales et des sillons de la carapace, 
est presque certainement identique avec /. inermis. On w sait 
pourtant rien de la forme de son cadie buccal. 

Cette espèce, bien que décrite depuis un siècle, paraît être 
rare. Leach n'en a pas sio-nalé la localité. Les captures sûres 
sont : cap (ironvillc dans rAustralic du Xord (Haswellj ; côte 
d'Orissa (Alcock); Zanzibar (A. Milne-Edwardsj. 

FAMILLE DOIUPPJD.E 

Genue DORIPPE Fab. 
Dorippe dorsipes (Ijinn.). 

ex Alcock, loc. cit., p. 211 {ubi syn.). 

ObocU (M. Jousseaume), une femelle. 
OXYRHYNCHA 

FAMILLE MAMAIIDJ^ 

Gexre CAMPOSGIA Lath. 
Gamposcia retusa Latr. 

Guérin, Iconogr. R. Anim. Crust., pi. IX, fig. 1. — H. Milne-Edwards, H. n. 
Cr.,l,p.283,pl. XV, fig. 15-16, et Cuviei- 7{. Amm. Cnist.,\i\. XXXll,lig. 1. — 
Ortmann, Zool. Juhrb. Syst., Vil, 1893, p. 35. — Alcock, J. As. Soc. Ben;/., 
64, 1895, p. 184 (ubisyn.). 

Mer Rouge (Musée de Turin J, un mrde. 

Genre ACANTHONYX L.vfr. 
Acanthonyx elongatus Miers. 
Miers, P. Z. S., 1877, p. 673, i>l. LXXIX, lig. 1. 

Signalé dans la mer Kouge par xMiers. 

Acanthonyx consobrinus A. XI.-Edw. 

Paulson, loc. cit., p. 7, pi. 111, (ig. 1. 

« 

Cette espèce est citée par Paulson ijor. rit.), .le n'ai au aucun 
Acanthonyx de la mer Rouge. Paulson considèi*e A. quadriden- 



DKCAI'UDKS Kl SK tMATn|'(»l)ES 173 

lui Ils Kriniss i(l<'iili(|iic ;i\('c ci'llc i -s | )»"'»•( -. I'iii^(|iir je ne coiin.'iis 
de r'isii ni loiisohrniiis ni iiiimlrulfiihiliis. je ne >;ii> |(ii> l;H|i)t'lIe 
(les d»'ii\ l'on nés a ('■!('■ \ ne par Pau l-( m . I'i'iil-rli-i' il f-l idcnliijiK* 
à clonf/alus. 

(iKNUK lll'KXIA I)i: IIa.-.x. 
Huenia proteus Du llaan. 

Mdia (Huenia) proteus l)(; Ihuui, F. Jap. Crnsl., p. o:;, pi. XXIII, li^'. f f». 

//«e»ia /)ro<eus Adanis et White, " Samarany » Cnisl., p. 21, p|. |\'. |i<,'. i-T, cl 
p. 22, pi. IV, lii:. :>. — MiiMs, Alerl. Cnist., p. 101 ; Challeng. Brach., p. 3r».— 
Oi-lmuiiii, Zoo/. Jdhrb. Syst., VII, ISO.'î, p. 40. — Aloock, lac. cit., p. lO:;.— 
lioiiailiiil.'. F. Malcd. Lnccad.. II. p. Mi',, li.sr. 124, et pi. XLVII, liir. |-2. 

.Mer llniii:.' M. .loiisscaiiiin' . iiiif riMiiflIc; lljihouli M. (iou- 
liri'c . un jciini' niàlc. 

La rciiii'llc a le lubc ('pibrancliial carn'' cl |)his rti-oil (jui; le 
l()l)c lir'|»ali(|ni'. La i'(''<;ioii <4asli'i(|U(' |)()rl(' li-ois liilicrcnics hiiMi 
ni'l>. r( lit n-uinn cardialc un seul, dans la Irnicllr. le mâle 
n"a |>a> (h' (nhiTcnics dislincls snr la iv<;ion j;asli-i(|nc. 

A. Milnc-Ldwai-ds cl Orliiumn oui insislc sur a' caraclcre 
i\i'> (lois I nhci'culcs iiasli'i(|ucs pour séparer fhmen'ui Grundidieri 
(II' //. /irnlni^; mais je ferai ol)Scrvci' (|uc les lifiurcs diî De 
llaan, soil (\^'> l\ pcs niiMiiesd ^ i^rnU-ii^. onl hien Irnis luhereidcs. 
\'ii la i^rande variahilih' iV' II. /iroleiis, je doiilc forl (|n(' 
//. (inind idii'ii m' soil idi'nrK|n" a\ec celle es|)ècc. 

Uk.nki^ SIMOC.AIIGIXUS \In:us. 
Simocarcinus simplex Dana). 

Uneiiin siinple.v Dana, lac. cil., p. l'-Vi, i'-it. pi. NI, li'^.'.i,'t. 

Siinocarriiut-; siinitlc.v .MiiTS, J. Linn.Soc, .Vl\', 1S7',), p. (Ji-0. — Ali'itck, hir. cil^ 

p. l'.M). 
'/ Sunocarcinu'i pusillus CaiK», lioll. Soc. SU. .\apoli (Ii III, iss'.i, p. ITi-, pi. \'ll, 

li-. :\-'t. 

l)jil)()nli M. (ioulièrci, un mâle en mauNais •'•lat. 

l'enl-i'lre le .S'. /)//si////s (iaïKide .\'>>al> e^l II' Jenni' de .s. .v//y2- 
/lll'.l . 

Simocarcinus pyramidatus. 

Huenia p!/tainvt'tla llt-lh-r, S. /{. M;ad. Wien, \\.\\\. Im.|, p. :! "T. pi. 1. li-. '.». 
SiiiKicarriniis pi/idiKiiiiitus .Mcnck, Inc. rll., p. {'.ni. 

,1e n'ai |ia- \n d e\rm|i|:iiri'-- de irljr rac ("«jh-ri'. connue 
ScnlemenI de la mer IcUme rj do .N|C(di;il>. 



174 G, NOBILl 

Simocarcinus Helleri (Pauls.). 
Huenia Helleri Paulson, loc.cit., p. S, pi. III. lig. 2. 

« Voisine de H. puram'uldid , mais distincte par son rostre 
dont la surface supérieure se rétrécit, l'inférieure est un 
|)eu concave, mais élargie vers la pointe ; surface latéi-ale 
également concave, tomenteuse ; une échancrure distincte à 
la pointe. Les régions gastrique et cordiale forment une large 
saillie. 

Doigt des chélipèdes avec de |)elits (lenticules, joignant bien, 
ornés de bandes orangées, disparaissant par Faction de Talcool. 
Le carpe de la deuxième paire de pattes n'a ni tubercules ni 
sillons; le propodiis est sans dents; le doigt est denticulé. 
L'abdomen de la femelle a cinq articles; les premiers carénés, 
les segments soudés ensemble sont fortement renflés sur les 
côtés, et pourvus d'une gouttière au milieu. 

Genre MENOETHIUS Edm. 
Menœthius monoceros (J^at.). 

<:f. A. Milne-Edwards, Noxiv. Arch. Mus., IV, 1868, ]». 70, et Vlll, 1872, j.. 2:;2. 
2^53. — Alcock, loc. cit., p. 197 {ubi sijn.). — Paulson, loc. cit., p. G, pi. Il, 
fig. 2, 3 a, 3 b. 

Djibouti (M. Coutière), 21 individus: Djibouti (M. Jous- 
seaume), 2 mâles et 8 femelles ; Djibouti, Obock et lN''rim 
(M. Jousseaume), 8 mâles, 4 femelles. 

Genre HYASTENUS Wh. i 

Hyastenus spinosus A. Edw. 

A. Milne-EdA^ards, Nouv. Arch. Mus., Vlll, 1S72, p. 2.':;0. — Alcock, loc. cit., \ 

p. 211. — .Nobili, Boll. Mus. Torino, XVIll, 11)03, n° 4;jb, p. 27. ; 

H.diucantltm (ano, loc. cit., p. 178 (nec H. diacinthus De Haan). j 

H. diacanthus bitubercidatus Lanchesler, Proc. Zool. Soc, 1900, |i. 723. i 

Cliorinus aries Bianconi, Spec. Zool. Mossambicana, 1851, p. 7o. | 

Djibouti (M. Coutière), un mâle jeune et mutilé, chez (pii 1 
les deux épines de la région gastrique sont encore re|)résentées ! 
seulement par des tubercules. j 



IJÉCAI'ODKS KT ST« ).MATu|'OlJi:s I 7 ."> 

Hyastenus tenuicornis Pru-ock. 
l><)roçk, Ann. Mwj. Xat.Hist. (VI), .'i, IX'.io. p. T(i. — Alcock, loc. cit., p. JK.. 

Mer lioiigo (Mus. Tiiriii . Iti'iix iiiAlrs i-iicitic jciiiics (jiii dif- 
IV'i-eiit (les descriplinii- ciltTS stnilcnit'iil |);ii- lo iuiih's rostralis 
un ])('U plus courtes d [)ai- les épines de la pallie posléi'ieure 
de la eai-apace et dr<: restions brancliiales repri'seiilées par des 
Inhercidi'S aiiius: ce (|ui ne-^l (in'iiii raraelrie d.- jeunesse. 

r.KNiîK TYLOCAKCLXLS Mieus. 
Tylocarcinus styx Herlist '. 

Cancer slijx llcrl)sl, Sat. Krabh. Krebs., III, m, p. .i;}, pi. \ III, W'^. (1. 

Pisa styx II. .Milne-Hdw anls, H. n. Cr., 1, p. 308. 

Microphrys styx \. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., \lll, p. :ii-7, pi. M, 

lig. 4. — Paulson, loc. cit., p. 1, pi. 1, fig. 1 ci-f. 
Tylocarcinus styx .Miers, Ann. Mag. Nut. Hist. ("j), 1\', 1870, [t. 14-. — Do .Man, 

Not. Leyd. Mus., 111, 1881, p. 94. — Âlcock, loc. cit., p. 2.3:i. — De Mail, Abh. 

Scnckenb. Ges.. W'V, 1002, p. fî7.3. 

Iles .Mu»lia M. (ïraviei'i, uni' femelle; hjil)(»uli M. .lous- 
^eauuiej, uu niàle et \ l'eniidles. 

Ces individus apparlieuneiit à la l'ornie l\|)i(pie. i/auiile 
lui iiK' par les cornes roslrales esl aii;(i, el la loiiiiiieur de la 
p.irlie liltre des cornes esl a |ieii près é<iale à la Iduiiiienr de 
lii pai'lie s()nd(''e. 

Si^nali'' aussi a lljeddali !>e Man . 

(•.KMtK SCmZOlMIll^S WlUTK. 

Schizophrys aspera (E<l\v. ). 

Mitlnax iisper II. .Miliic-Kdwaids, Icc. cit., I. |i. .320. — Dana, lue cit.. p. 07, 

pi. Il, Iîl:. 'Ki-b. — Panls(tri, loc. cit., p. i. 
Scliizoplirys aspent A. .Milne-Kdwards, loc. rit., p. 231, |(1. .\. lii:. 1. — Alrnck, 

loc. cit., p. 2'i-3 (ubi syn. . ci III. '/.oui. liirrsti'j..\A. \\\\ , lii:. I-I u. 
Muiu iDiunc] (iffinis \)v llaaii, loc. cit., p. '.'1, pi. \.\ll. lii:. V \litliru.v dicholinhiis 

dans la planche '. 
Mitlirax (Sc/(/cop/(>v'si tridiu/ularis var. ufrii-ana Kossmaim, loc cit.. p. II. 

Mer l!Mu;^e \i . .Ii»ns>r;innie . -1 niide^ : inrrilMn^e Mn^-i'edc 
Turin . ± jeunes niides : Sue/ M. .I(in»eiiiiiiic . nn niàle el 
inie reivielle; Massiioiiiili /.MM. I»niiii ,1 ri.-cciiri. \lu->i'e d.' 
<iènesi, un inàle cl une Ccincdle. 



170 G. NOBILI 

Tous ces individus apparlionnent à la forme représentée par \ 

les iigures ici et 1/', de l'ouvrage cité de A. Milne-Edwards, i 
mais les cornes propres du rostre paraissent un peu ])lus 
longues par rapport aux épines latérales. Un mâle de Singa- 

pore, du Musée de Turin, a les cornes relativement plus courtes, [ 

et correspond à la forme figurée dans la Zoologie de VInvesti- . 

Iiafor. Le plus gros exemplaire est un mâle de Suez qui est ; 

long de 66 millimètres et large de 41. j 

Signalé aussi à Beiloul (Cano). ! 

Genre CYCLAX Uaxa. \ 

Cyclax (Cyclomaia) suborbicularis Slm. | 

Mithrax suborbicularis Stimpson, Proc. Ac. lY. Se. Philadelphia, 18:i7, p. 218. | 

ÇycUix spinicinctus Heller, S. ii. Aliad. Wien, 43, 1861, p. 304, pi. 1, li-;. 7-8. ' 
Cyclomnia mnr<i<iritat'i A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 236, pi. X, lig. 2-3. 

Cyclax {Cydomaija) suborbicularis Alcock, loc. cit., p. 245 [ubi syn.). j 

Djil)(>uli (M. Jousseaume), un mâle; Djibouti (M. Gravier), ! 

une femelle jeune ; îles Musha (M. Gravier), un màlc ' 

Le mâle de Djibouti a cinq épines sur les bords latéraux; i 

l'épine placée immédiatement en arrière des orbites est bilide j 

dès la base à gauche, simi)l(' à droite ; la femelle a six épines I 

de chaque côté, la première bihde, la sixième très petite. i 

H\B. : Mer Rouge (Heller) ; Mauritius (Richters); Ceylan : 
(MiiUerl ; Inde (Alcock) ; Andamanes (Alcock) ; Maldives 

(Borradaile i ; diUroit de (ias|)ar (Stimpson) ; Nouvelle-Calédonie . 
(A. Milne-Edwards); Samoa (Ortmann, A. Milne-Ed^vards) ; 

Rotiima (Borradaile) ; îles Sandwich (A. Milne-Edwai'ds)[; ; 
détroit de Torrès (Caïman). 

Genre STYLBOGNATHUS von iMartens. : 

Stylbognathus erythrseus y. Mail. ,■ 

Von Martens, Vcrh. Zoo/. Bot. Ge->. Wi''Ji, 10, 1866, p. 379. — Paulson, /oc. c«ï., ; 
pi. 1, li\i. 2 «-/'. — Kossmann, loc. cit., p. 13, pi. 1, lig. 1. — De Man, Not. 
Lcyd. Mus., 1881, p. 03. 

Djil)outi (M. Jousseaume), femelles ; Djibouti (M. Coutière), , 
un mâle et 2 femelles ; inci' Rouge (M. Jousseaume), une : 
l'enielle ; ()|)ock (M. Jousseaume), une femelle. 



DKC.M'ODKS KT STuM AK H'oDICS 177 

Ces cxeniplaii't's sont |»rt'S(iut' luus cuunciIs par (!<■< (''|>oiiges, 
ilesliydraircs cl des incrustai ions variées. Un niàlr. rcc ncilli par 
M. (loiilif'rc. est cnlirrriiit'iil ((uivril |i;ir mil' al<iue brune en 
loull'cs raniilircs. 

Celte espèce pai'ait e\clusi\e tic la niei' Hou^f ; nom Martens 
la signala de Kas Kaissa, De Man de Djeddaii. 

Genre STENOGIONOPS I.at. 
Stenocionops curvirostris A. M.-Edw. 

A. Milrie-Kdwaids, Ann. Soc. Eut. Fr. f4-, V, 1805, p. i:V.'>. \A. \. lii:. \-[o. — 
Nobili, liull. scient. Fr. lielg., XL, 1900, p. 108. 

Le type de cette espèce vient d*; la niei' Houge. Jen ai vu 
12 exemplaires provenant du golfe IN'rsi(|ue. et jai expiimé, 
lor. r'tt., le (loule (pie cette espèce soit idenliipn' à Si. rprri- 
conii.s. D'après von Martens (/oc. /'//.. tSOO), S/, rerncornis se 
ti'ouve aussi dans laniei- Houge; mais von Martens |)ai-ail iiNoir 
ignoré alors le St. rurvlrostris décrit Tannée |)réct'dente. 

. Ge.nue PSEUDOMICIPIW IIf.llku. 
Pseudomicippa nodosa llelkr. 

llolltM', loc. Cit.. |i. -tel. |i|. I. lii^r. 3-:;. — Paulsoii, lue. cit., p. '•'. — Kossmami, 
loc. cit., p. (». 

Je n'en ai |)as \n (re\empl<iii"es. 

(ii:.Ni(i: (•-> IMKiCAKi'.IXIS A. M.-Kdw. 
Cyphocarcinus minutus A. M.-lMw. 

djphocdrcinus minutiiA A. Miliif-Kdwaith. Nour. Arclt. Mus., I\ . INOS, p. 73, 
pt. XIX, lij,'. 7-12. — Alcock, loc. cit., p. 2:.^ — Nnliili. Bull, scient. Fr. Bclg., 
Xf>. 1000, p. lO'.i. 

Lcion ciipreolus l'aiils(jii, loc. cit., p. :\, pi. Il, M;:. I. 

l'odofiuenia cn/tfuca f.iini), liait. Soc. \at. .\apuli il . III. I^s'.', ji. Im>, pi. \ll, 

liK. :;. 

hjiltDiili M. ( '.tiiil ini' . -J. lém.'llc- r| im .'XfOiplaii»' 1res 
ji'iiiii' MUT lidiiiii' \l . .I(iii--'';iiiiiie . 

Signali' aii"-^! a Ma^^imii.ili p.ii- (.;iiim l\pf A<' I^nilnhiicn'in 
eri/tltr;rii ,. 

A.NN. se. NAT. ZOOL. IV, 12 



178 G NOBILI i 

] 

Genre MICIPPA Leach. i 

Micippa philyra (Herbst). ! 

Micippe platipes, Rûppell, loc. cit., p. 8. pi. |, Ijo. 4. — Heller, loc. cit., p. 200, i 

pi. I, lig. 2. 
Micippe philyra et l'aramicippe platipes H. Milne-Ethvards, loc. cit.,\, p. 330 

et 333. 
Micippe spatulifrons A. >lilne-Echvard.s, loc. cit., p. 2i0, pi. XI, lig. 3. ' 

Micippe philijr a var. platipes Kossmann, loc. cit., p. 4 et 7, ])l. 111, lig. 3. ', 

Micippe philyra Alcock, loc. cit., p. 240 {ubi syn.). ^ 

M ei' Rouge (M. Joiisseaumc), i mâles et 3 femelles; Djibouti i 
(M. Jousseaume), un mâle ; golfe de Tadjourali (M. Faurot), ; 
une femelle ; Djibouti (M. Coutière), un mâle. ' 

J'accepte les idées de Alcock que les nombreuses formes de : 
Mk'i/tjxt à cornes rostrales ])rofondém('nt bipartites doivent I 
être réunies en une seule espèce M. phili/ra', mais j'admets j 
avec Kossmann que cette espèce offre deux types distincts : 
l'un, la M. platipes de Ru|)pell, (pi'on peut considérer comme 
la forme typique, à bords lat(''raux seulement tubercules; 
l'autre, la \ariété mascarenira, abords latéraux épineux (Ij. 
Kossmann veut établir des différences aussi sur la forme du i 
front qui est plus large et à cornes plus petites et moins diver- 
gentes dans plaùpeR. Mes exemplaires pourtant, tout en étant j 
des pJaCipe.s, ont les cornes du front plus grêles et plus diver- 
gentes ({ue dans les figures de Riippell et de Kossmann, et le j 
front est seulement un peu plus court et plus large que dans des j 

mmcarenïca du golfe Persique. j 

I 

1 

Micippa thalia (Herbst 1. | 

Cf. Ak'Ofk. loc. cit., p. 251 (uhi syn.). ' 

Micippa miliaris Gerstilcker, Arch. f. Nat., ISofi, p. 110. — Heller, loc. cit., 
p. 208, pi. 1, lig-. 1. — l\.ossinann,_p. 4 et 8. 

Un exemplaire de Périm (M. Jousseaume) offrant les carac- 
tères de 3J. mUian.s Gers. 

(1) Alcock suppose (jue les clilTérences entre la M. philyra (platipes) et In 
M. mascarenica sont dues ù un diniorphisme des mâles. Cette opinion n'est 
pas soulenable ituisquon trouve des mâles et des femelles des deux formes. ' 



DKCAPODHS ET SToM AToI'oUKS 17^ 



(iKxitK l'Airi'IlKNolM-: Fau. 
Parthenope horrida Fah. 

iUv'v\n, Iconog. H. Anhn. Cru^L. \A. \ II. li'^, 1. — II. ^lilii.'-ijlw aids. //. n. Cr., 
1, |>. :{G0; .1//. Cucier. IL Anlm. CVusî., pl. XXVl, li^'. 2. — Alcock. loc.cit., 
p. 280 (abi sijn.l — Stehhin;:. S. A/i: C;•^^v^. lll. 1005. p. 27. 

M<M- lUtu^v M. Juiisscaiiuii' . uiif rcuiclli' (li»iil i;i cipiii-.-ici- 
mesure \i)i inillimèti'es de lar'icur sur 74 dr loiiiiin'ui- ; d un 
(•li(''Ii|)è(|r (li'taclH'' (|iii (le\ail a|i|»aili'iiir à un exemplaire |>lii> 
gros. 

ï)jil)()uli, récifs du Pingouin el du .Mt''lé(jre. hragage 
io mèlies (M. Gravier), une femelle a^ee (eufs. large de 
'6'3 millimètres et longue de 'M millimèlres. Les Inhi-icuirs 
(les rlK'iipèdes son! ludins d(''velojt|)(''s (|ue (ian< laidic e\em- 
|»laire plus gros. 

Gknue LAMBRUS Le.vch. 
Lambrus Thyrolambrus leprosus Xoh. 

PI. I.\, li-. T.i 

Nobili, Bull. Wus.. itio:;, n" :{, p. Vm.k 

Ce Ile espèce pa ra il \ ( »isi ue de Thi/roltnithri(s l{iil/ihiijti\)i')>\[n\, 
mais >"eu distingue |»ar la lurme didV'renle de la cai'apace (pii 
a un cMuloin' peuiagoual |tlid(M (pie Iriangulaire, el |)ar 
(I autre-. n(unl»reu>e^ pari ieularilt-s. 

I']||e e>l repn'">en|(''e p,||- nu U là le pri- (j ;i |)- 1,1 nier l!iill-e, el 

appailenaul au .Must'c de Tiuàu. 

I.a InugUeUr de la carapace de celle e>pece e>| |e> \\ \ de j.i 
iargeiii-: ->e-^ liane- relmnlji-nl pre-.(pie \ u-licaliMuenl . ^on linnl 
esl largi'. inlli'cjn ,■! asse/ -aillant r\\ axant : le IikmI pM-ti'rieur 
est dniil. Ie> Ixu'ds p()>|i'ro-lal(''rau\ -ont (dilicpie- el Ininient 
a\ec le hiird |)(»sl(''rii'ur un angle largenienl oMu-. Le c(nduur 
g(Mn''ral e-l irri''uuliei-enieiit peulagonal : deux ciiti'- y\[\ penta- 
gone -dul (iniMH'- parJe-lMtrd- lalero-,int(''rienr- : den\ parle- 
liord- lati''ro-p(»-ti'iieni- e| |i' cinipnenie |i;ir le IkiiiI po-h'-rieiir. 

l ne pr(donde di-pi-e--i(in u ii'unlierc an niilien de la cara- 



180 G. NOBILI 

pace sépare la ivgion gastri<iue de la région cordiale et des 
régions branchiales. La région gastrique est saillante, et dans sa 
partie antérieure (pii descend obliquement veis le front elle 
offre une concavité, tandis que sa partie postérieure ou méso- 
gastrique est délimitée latéralement et en ariiérc en forme de 
gros lobe saillant et arrondi. La région sous-liépati([ue savance 
en forme de tubercule arrondi bien net et bien séparé. La ré- 
gion hépatique n'est pas délimitée de la région gastrique ni des 
régions branchiales. Les ilancs de la carapace, du front jusqu'à 
l'angle formé par les bords laléro-antt'rieurs avec les bords 
latéro-postérieurs, sont infléchis verticalement ; et Ton peut 
ainsi distinguer deux bords; l'un, le vrai bord antéro-latéral 
qui n'est visible que partiellement en dessus, l'autre (jui est la 
limite entre la partie dorsale et la partie latérale infléchie de 
la carapace. Le vrai bord latéral est, sur la partie branchiale, 
divisé en 6-7 lobules très obscurs et arrondis. Le bord de la 
pai-fie dorsale offre un premier trait oblique en dehors qui 
rattache la région gastri([ue à la région branchiale (le point 
de conjonction est marqué par un renflement luberculiforme 
de la région branchiale) et un deuxième trait oblique en 
arrière et moins en dehors (plus rentrant) qui va jusqu'au com- 
mencement des bords postéro-latéraux. L'angle formé à la 
rencontre est j)res(iue droit. Les bords postéro-latéraux sont 
minces ; la surface inféro-latérale au-dessous d'eux est con- 
cave. 

Le front est infléclii, concave en dessous et arrondi au bout ; 
mesuré à sa base entre les yeux il est deux fois aussi large que 
long. Il est donc plus étroit que celui de 2Vt. Ballihunï De Man. 
La concavité du front se continue uniformément dans celle de 
la partie antérieure déclive de la région gastrique. La partie 
protogastrique se continue de côté sans démarcation dans les 
parties branchiales ; la partie protogastrique est seulement 
plus haute que la branchiale, mais entre les deux il y a un pont 
continu, et non des sillons séparants. La région branchiale est 
irrégulièrement tuberculeuse et divisible avec difficulté en trois 
mamelons déprimés. La région cordiale est bien distincte, 
mais elle est délimitée en arrière et sur les côtés plutôt par une 
dépression large et peu profonde que par un sillon net, étroit 



DKCAPODF.S I:T S'K)MAI"»l'n|)KS 181 

et proroiid. en ['i'\- de cIh'MiI coinmc dans 77/. linlhhintt et 
Th. erosHs. l^a >iii'rari' di' la caïaiiaci'. fii t'idi-Naiil les iiitTlista- 
lioiis Nacit'i'-^ (|iirl|c |Mirlr. i'-.| ii-|-i\mdii'ii'iiii'iil ihmIiiIcii-»!'. mais 
non (''rod(''('. ni ivticult't'. foinrnc daii> li'>« di'ii\ csprco pi-t'Ct'- 
<l('iil«'s. Les nodult's son! petits. 

Les fosst^tcs antcnnulaircs soni |>r('S(|ih' diuilts. mi ln'> p.'ii 
ol)li<[nt's. I)raii((iu|) Fuoins (|ni' dan-- '/'//. Ititl/ihinti : l'--- Ixtrds 
saillants de ces l"oss<'ttes <'t les j)i»''C('s voisines s(»nl linenifiil 
gi'anuifM's. Les orliites sont plus larp-s que lonjiiirs. a hords 
granulés; l'aiifilc sons-orbitaii-c interne n'est pas saillant, l/ar- 
tiele ^asilaire des antennes externes alleini l'extriMnilé de 
lan^le sous-oi'l)itaire. Cet article est ^lannlt'. Les parties in- 
llécliies de la carapace, ainsi que le mamelon sous-lié|»ati(|ue 
el la partie anh-rieure des régions sous-hranchiales sont line- 
menl ponciui'es : la |)arlie reslanle des r<'';ions sous-brancliiales 
a des tubercules ])lus <;r(js. Le cadre buccal est conformé 
comme dans 77/. l{(ilhlniin\ les maxillipèdes sont f;i'ossement 
jïranulés, riscliium est sillonné lon^iludinalement comme dans 
l'espèce nommée. 

Le slernum est jiirannlt' et un |»eii i-rodt'. a\ec des fossettes 
irré-iulières. coiiespondanl aux se^nieuls; sur son premier 
serment il olVre une gi'osse cavité, à peine plus lar^e cpie lon- 
gue, <jui occupe |)resque toute la larjieurdu slei-iium à ce point 
et qui n'esl pa-« divis(''e en di'ux |)ar un ^ephim connue (cllc 
de 7'. Jidthhinu . L'abdomen es! granuleux. 

Le clndipedr de gauche es! |dus iiid> que c(dui de di'oite ; il 
est pi'es(|Ue deux fois aussi lon^ que la cara|iace. Liscliiopo- 
dile «iranuii' ullVe \\-\ (lcnl> arrondies cj lid»ci(iilil"ormes sur 
son boi"(l anli'iieur. Le iiit'-ni--. (pii e>l I foi» \ 1 aussi lon^ (pie 
lar^e, olVi'c sur >a lar^e suiTacc -u|M'Ticnie des iné-^alili'S lid)er- 
culifonne> ; --(in Itord posJi'ihMir n nll'ii' pa- de dénis, son bord 
anlt''i'ieni' a deux - ii •- I iijiriculf^ ii iidiidiv ,•! im Iroi-imie plus 
j)efil;son liMid iiitV-iicur a .'>-<i prliU I idcrcidi'-. arrondis : la 
face irdV'rieure .•! I;i liicr Iimiiih'i' rn ;i\,iiil .•■.! |ir.'-(pii' li-.'-e et 
luisante. [ionr\uc -.cnicnii'iil d.- (|ii,'|qiir-. |M-liK | nlinciiif^ d»'- 
primi''-- el ('par--. Le ciii-pc ;i >;i viiiliicr mo^^niH'iil ^iMiiuJeiise ; 
il est ponr\n ->ni- !•■ Inti-d inl<'ni<' dr lini- I iilirrculi-- arrondis. 
|ja main es! plii> jun^ne (|ii.' |,i r.irapac.-. phi- df inuilii' aussi 



182 G. NOBILI 

haute que longue ù Farliculation du doigt; mais plus basse à 
rarticulation carpale. Son bord supéro-externe est presqu»* 
lisse ; sa face externe a un gros tubercule déprinit' et granu- 
leux près de Tarticulation digitale ; au-dessous de ce tuber- 
cule il y en a un autre plus petit, suivi par une rangée trans- 
versale de tubercules de même nature. En dessous et en dessus 
de cette rangée il y a d'autres tubercules plus petits, arran- 
gés irrégulièrement, mais avec tendance à se grouper, (^om- 
plexivement la face externe de la main ressemble beaucoup à 
celle de 77?. Rallibunl. Le bord inférieur de la main et du 
doigt fixe forment une ligne droite. Le vrai bord inférieur a 
quatre tubercules déprimés et comprimés alternés entre eux 
par des petits granules. Le boid supérieur de la main est très 
large; il forme presque une seule surface avec la crête interne 
qui est découpée en trois gros tubercules irréguliers. La face 
interne de la main est lisse et porcellanacée. Les doigts sont 
granulés ; le doigt mobile est recourbé en bas et ne joint pas 
avec le doigt lixe ; il a deux petits tubercules sur sa surface 
dorsale. Sa longueur en ligne droite de la base à la pointe est 
presque les 2/5 de la longueur totale de la main, mais, par 
suite de la courbure, la distance entre Tarticulation et la pointe 
est à peine 1/i de la longueur totale de la main. 

Ces doigts ne sont pas dentés. 

Le petit chélipède a les mêmes ornements, mais les tuber- 
cules et les saillies sont plus aigus et plus marqués ; les 
doigts joignent bien, mais ne sont qu'irrégulièrement den- 
telés. 

Les pattes ambulatoires sont plutôt courtes ; tous les articles 
sont régulièrement granulés et noduleux ; leurs méropodites 
offrent quelques saillies dentiformes très irrégulières, mais pas 
les dents caracféristi({ues disposées en forme de fdet grec 
(JZ1'2J"2) de Th. nathhum. 

Longui^uf (le la cara|)ace 21, ii iiiilliin. 

Lai'geur — 28, ij — 

Lonj^iu'ur «lu <:i'os chéript'de o2 — 

— horizdntalc <le la niaiii 24 — 

— (le la paume IS — 

llauteui' (le la paume à l'ailiculation du 

doigt 14 — 

Hauteur de la paume à la base U — 



DÉC.AI'ODKS i:r STOMATOlMiDKS 183 

Lambrus Platylambrus carinatus Klw. 

Lainbrus carvialus 11. MiluoEdwaitls, II. n. Ci., 1, p. 3.(8. — A. Miliic-Edwartls, 
Miss. Scient. Mex. Crust., I, p. [tl inote). — Alcock, loc. cit.. p. '202, 263. 

Lainbnis serratus vac. inossamhicanus [îiancoiii, .)lcin. Accad. Bolotjna, 18131, 
p. 105, pi. \l, lig. 2. 

Djibouti (.M. (loiilirrci, une rcmcllc trrs joiiiic ddiit l;i cara- 
|iii((' iiK'siii'c 8 luilliiiK'Irrs de lai'^fur sai)s Ifs rpiiic-^. »■! cr"'..! 
(!<' I()ni;ii(iir sans le rostre. 

Ce jeune individu s'accorde him ;i\fc les desci'iplioîis des 
deuv MihK'-Kdwards, ainsi (ju avec c(.'ile coniparalive de AlcocK 
(j<.' 1 ai comparé avec un jeune />. pri^nsor de Zanzibar), mais 
Je i'ostre est ai^ii à la point(» el non ol)tus. J^es trois proémi- 
nences sur la li^nc UK-diane de l;i carapace ^onl hicn déve- 
Iopp(''('s, mais leur |)oinle esl un peu arroiidii'. Il n \ ;i pas de 
li^ne saillante en coiTespoiulance de lépine cpihiiuicliiale. 

Le lobe infraorbitaire est bilobé, mais le lobe inleine n'est 
pas saillant. 

I.e L'iiiihnis serrai IIS \ar. iiiossanilnraniis de Bianconi est 
pres(pit; cerlaiiKîmeiit idenli(jue avec cette; espèce, l^a lij.iure n'est 
pas Iroj) exacte, mais la descriplion s'accorde l)ien avec celles 
des deuv .Milnr-j'.dwjiids e| a\ec jnon exemplaire. 

M. A. Milne-Kd\Nards. lac cil., considère comme identique 
avec cette espèce un /.. m millnis lîianconi. .le n'ai pas réussi 
à trou\<'r une espèce de ce nom dans la loniiuc <i''rie des Sppr'i- 
iiiiïui Zoniniiiiii iiiDssttniliiciiini du zooloiiisb' de ilolounf. cl y-, 
supposi' (piil \ ;i la lin Iujimis inliiuii. i-l (piil > a;:,il du L. iiW.s- 
siiiiihiciiniis (|ui t'sl I lliiKpii' csprcc i\r Ijiniliriis (jiii nie rt'Slllte 
dèci'ite par lîianconi. 

Lambrus Aulacolambrus pisoides Ail. \\'li. 

.\«lams ft Wliilc. Siiiiiavang » Crust.. [H'tH. p. 28. pi. \'. IIlt. i. - nidnaiin, 
Denksckr. -lena, \'lll, 1«".»4. p. VT. — Leiiz. .\bh. Sencficnb. lies., .\.\\il. IOO.t, 
p. :3i-:). — Nobili, Boll.Miis. Torino. lOOa, n" r.OC, p. '.». 

Aulacol'imbiiis pisoidcs INiiilson, loc. cit.. p. '.•. 

Djihoiili M. r.diilirn' . lin iiifili' \vr- j-'Iiip'. lar^i- ;'i pi-mc de 
.■>'"'".."). ('.<•! iii(li\ idii dillV'ii' par (phhpir- pari icularib'^ dune 
l'emellc ilc Zaïi/iltar. ma i> cc> dillfii'iiiCN dui\<-iil ''tit' alliibiit-cs, 



184 G. NOBILI 

je crois, au jouno âge de rexemplaire. La carapace a un nombre 
plus petit (le tubercules nioruliformes ; ces tubercules sont à 
peine discernables sur les cli«''lipèdes, où on les voit en forma- 
tion. La carapace a ses bords plus courbés, et armés de sept 
tubercules aig;us. Ces tubercules sont plus obtus dans la femelle 
de Zanzibar, où ils sont aussi ])resque mas([ués par les gros 
tubercules moruliformes des régions branchiales; dans le mâle 
de Djibouti, ils sont plus visibles par le petit développement 
des petits lubei'cules moruliformes. Le rostre est plus lai'ge et 
aussi moins saillant. Le bord extérieur delà main a six grosses 
épines au lieu de cinq. 

Cette rare espèce a déjà été signalée dans la mer Rouge par 
Paulson. Ce même auteur fonda pour cette espèce le genre 
Aff/aro/am/frtfs an 1855. Par une coïncidence étrange, le même 
nom avec la même signification systématique fut employé trois 
années phis tard par M. A. Milne-Edwards, évidemment sans 
connaître le genre de Paulson. 

Hab. : Mer Rouge (Paulson) ; Zanzibar (Ortmann, Lenz, 
Nobili) ; Philippines (Adam et White) ; Japon (Ortmann). 



Lambrus (Rhinolambrus) pelagicus Rûpp. 

Lambrus pelagicus Rùppell, loc. cit.', p. Ki, pi. IV, li^^ 1. — H. Milne-Edwards, 
• H. n. Cr., 1, p. 355. — De >lan, Zool. Jahrb. Sijst., VIII, IHO."), p. 494. — Al- 

cock, loc. cit., p. 207. 
Lambrm affinis A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., VIII, 1872. p. 201, pi. XIV, 

i'ig. 4. 
Lambrus affinis \iiv. heraldicus Paulson, loc. cit., j». 8, pi. 111, fig. 4-4 c. 

Obock (M. Jousseaume), une femelle : Djibouti (M. Gou- 
tière), un nulle; Périm (M. Jousseaume), 8 nulles et 3 fe- 
melles. 

La variété hprahUrns de Paulson ne peut pas, je crois, être 
séparée de Tespèce. Elle serait caraclérisée surtout })arle l'ostre 
denticulé, et par la portion antérieure de la carapace pourvue 
de poils qui forment une touiï'e à la pointe 'du rostre; nuus on 
trouve facilement tous les passages dans une série un peu 
nombreuse d'individus. 



DÉCAl'ODKS KT SToMATol'OlJES 185 

Lambrus Rhinolambrus montiger NDIi. 
(IM. \l. liy. 3., 
Nobili, loc. cit.. [t. 400. 

l)jil>ouli M. (ioulicM'ci, iiii iiiàlr. 

Lu cai'iipiM-f ii\i'c II' rosli-ctsl ;i |»t'iiii' [•lu-« |(nii;iif (|iii' Im-f^tî. 
Elit' csl (li\ist''<' ioiijiiludiiiait'iiiriil pai- <lrii\ (|(''|)if>.-.i(»iis |U'0- 
fondi's en trois parlics, dcuv l)iiiiK-liinlr> lali-ialrs cl mu- nu'- 
diaiH'. Dans la |»aili(' iin-diaiK' la n'^iori j;aslri(|ii(' rsl iK'lJe- 
mciil s<''|>aii'T (le la (-((rdialc La ivgioii gastrique rsl siiiiiioiid'f 
par lin luhricuir ; la n'^ion coidialc se ifliaiissc ru uii }i;i'os 
mamelon coiniiiic incliné en aii'ièr*'. Les lésions hrancliialcs 
sont rdiansstM's en mn; espèce de <;rosse cièle (pii linil en deux 
|)ointes, I une hdx'iculiforme el arrondie, laidre coni(jiie, 
^rèle el plus lolIfiUe. Le IVonl esl inlléclii en has, el l'orlenienl 
excavé sur sa surface dorsale, dont les hoi-ds sont fotti'ment 
rehaussés; le Ixtrd du rostre n'est pas denté niloljé, la |)ointe 
est sul>ai^u<'. Il \ a un nHi'écissement distinct en arrière des 
yeux; la région li(''pati<jue l'orme un petit mamelon distinct. 
Les bords hrancliiaux sont découp(''s en sept lobules ai'rondi.s 
et peu saillants. Le bord postérieui- a un tubercule à cliacjue 
extrémité: ces tubercules sont |»etils. pas |tlus «ii'os (pie trois 
auti'es Jubereides (|ui se liouNenI sur la |>artie mt'diaue du 
bord. La surface antt'rieuic des j)roémiueuces (b'criles est j;'ros- 
sement ponctu(''e el prescpie érodée : la surface |)o->ir'i'ieure est 
pourvue de (|Uel(pie> |)('lil> lubereulo. 

Le sleruuni e| lalxjouieu du luàji' xuil irn'uuiienMnenl 
noduleux ; lr> aiiidi's de raJMl(»uicn uni des caiTue> transver- 
sales arrondies. Les fosselles auleuuulaires m)uI I rè-^ id)li(|ues, 
et comme di\a rlipu-es par rinlb''e|ii>>,rMieiil du fioul. Les 
ma\illipèdi'> cxlniir-» oui uii >ill(iu ^\w I ixliiuiu. el -.(uil nu 
|)eu i:rauuleu\. 

Le> elii'liprdi'N ■sdiij iui'';^au\: il' piiiv m-(»>. .-vl 2 \'i)\^ 1/2 
au->^i luui; (pii' la caiapacc. !,,• jira^ e>«| >ul)(\ jindiiipii' cl ||-c>; 
l<»uu; il c-l Miih' di' luliciiidi'- irn\i;uliei-> r\ i:raunl<'^, dnul 
deu\>ui-|e liDi-d •-up.'iieiir un a l'i'X I n'inili- ^onl cn li udriipie^ 
el plus forU. La Hiaiu r-l Idiiuue; elle cntil m liaiili-ur di* la 
base où elle tne->ure l'ii haiilcnr nu pm plu^ dr I ."> de sa 



186 G. NOBILI 

longiKHir à rarticulation digitale où cJle mesure en liaiiieui 
1/3 de sa longueur (doigts compris;. Le bord supérieur ou I 
externe n'a que trois luheieules arrondis et granulés; la erète i 
de la face supérieure ou interne forme 3-4 lobes saillants et ; 
festonnés dans sa moitié distale, et otï're ensuite une rangée \ 
de tubercules granulés qui tendent à se transformer en lobes, j 
Le bord inférieur est subégalement et obtusément crénelé. La ; 
face inférieure est traversée longitudinalement par une ligne > 
de petits tubercules granuleux. La surface de tous les articles, 
surtout du côté inférieur, estlinenient granulée. Les doigts sont 
courbés en bas; le doigt mobile de la grosse pince a 5 dents 
tuberculiformes,aprèslesquellesil est denticuléjusqu'à lapointe ; \ 
le doigt fixe a 3 dents ; les doigts de la ]>elite pince sont armés : 
plus faiblement. 

Les méropodiles des pattes ambulatoires ne sont pas dentés. '. 

Longueur de la carapace 10 niillini. j 

Largeur — <.),;; — | 

Lambrus (Pseudolambrus calappoides Ad. Wh. i 

PsendohnnbrKS calappokles Paulson, loc. cit., [i. 10. pi. 111, lig. ;î a-6. — Nobili, j 
Bull. Scient, fr. Belgique. XL. 1900. p. IKL j 

i 

Signalé dans lu mei' Kouge par l'aulson. Le nom Pseiidolam- : 
brus établi j)ar Paulson, en 1875, doit avoir la précédence sur | 
Parllienoh(inlu-iis \. Milne-Edwards établi <'n 1878. I 



GYCLOMETOPA ! 

\ 

FAMILLE POBTU.\IB.£ j 

Gemœ PORTUNUS Auct. 
Portunus subcorrugatus A. Milne-Edwards. 

A. Milne-Edwards, Arch. Mus., X, 1801, p. 402, pi. XXXVI, lig. 2. | 

Mer llouge [SI. .lousseaume). un mâle. , 

Miers(Pm-.Zoo/. Soc, \Sl^,),\).3\,e{C/tai/engerBnfr/,.,\HHiu | 

p. 200) considère cette espèce comme une variété du P. eorruga- \ 

tus qui a été ti1)uvé, en outre des mers (rEurope, au Japon ! 



UKCAI'ODKS ET SToMAT» «PoUKS 187 

ci en Auslriilii'. .1 ;ii cninjuiri'' <i'l cvriniiliiiic ;i\cc t\i'< iiidiNidus 
(le (■o/-/-i/(j/////\ (If ,M('s>iiif. (!"r>| une \ iiiii'-li' hii-ii <;iiii(|t''risée 
par son IVotil iiinin^ >;iili;iiil r| iiii|iarriiili'iiii'iil Iriloix; (los trois 
lobes sont Ix-aiicoiii» plus saillaiils d liiaiiiiiilaiics dans les 
oxcnijtlaircs de Mcssiiic l't pai- les lijiih'> de la caraiiace moins 
nombi'cuscs )nai> |iliis saillaiilfs. 

D'après Micrs. le /*. siiliciirriKjiil us se lr(»ii\(' aus^^i à .Napjcs. 

Cxv.^wv. IJSSdCAlK'.IM S An. ir Wii. 
Lissocarcinus orbicularis iKma. 

Dana, loQ. cit., p. iHH. \>\. Wlll. Ii<:. I. — A. .Miliir-Kdwards, lt,c. cit., p. 4IH. 

— Uichters, Decap. Matir., Seyck., p. l"»i-. — .Miers. « Mert > Crusl.,\). liii . 

— Ortrnann, Zoo/. Jalnb. Syst., Vil, 18'.)3, p. 87. — Alcock, J. As. Soc. Ben- 
gal, L.WIII, 189'.l, |i. 2a {tthisi/n.'. — norradailo, F. Gco</. Malcd. Laccad., 
i, pt. 2, p. 20(t. 

Lissocarcinus pul'-.lu'Uus Millier, Verli. yat. Ges. Basel, \'lil, p. iH2. pi. V, Ug. 0. 

— De Man, Abfi. Smrkcnb. «es., \\N'. 1902, p. (Jil. 

OboLdv, dans les sables du i'('eii'<le la (>loclieLerie ^M. (îravier), 
un mâle large de 8 millimètres et long de 7'"'",o. 

(lel eveniplaire l'sl rielii'incnt coloi'ié. Le fond de la carapace 
et des pattes est blaueliàlre. avec d<' belles taclit;s d'un l)run 
Tioiiàli-e. Une taclie (;n l'oi-nie di,' liètle avec deux petites laclies 
<le côb', oecup<; la partie postérieui'e de la carapace. Sur la 
[)arlii' aiih'rieun' de la carapace, il \ a un des>iu brun noirâtre, 
lormé par dcii\ lâches cii Irèlles rc'uiiis par leui'S brandies 
latérales, l ne bande de la nn-me coideur \a de Tangle de Tor- 
bile juscpi'à rexlréinilé du hord antéio-latéral. Les pâlies sont 
élégammenl aMucl(''e> di- lu un. 

D'après M. lionadailc. (pii a uIisimn i' ce ciabc \i\aiil aux 
îles .Maldi\e<. celle c(d(tralioii col piule(li\e et ressemble à 
celle de la peau de 1 1 ohitlilirid inijl'il. avec leipiel ('■cliiiiodermc 
le crabe \il eu S\ Ull)i(i>e eu se cacliaul S(MI> (Ml |iailUl les leu- 
laeules. .\ll\ ile> bi(UI-Ki<(U celle espèce, d'après M. DiKlerJelli, 
vit avec I Inlnlhurid (ilm . 

livit. : lies \ili jlaiia. ( hi iii.iiiii : Maunliu- Ilicidi'rs. 
Miers : C.evlau :Midler ; ili's Lifni-lviMU (hliii.inu ; Ternale 
(De Man : \mu\ elle-( iimii'e Nidiili ; M.ildives d l.accadives 
(AlcocU. Iliirradade, ; Sevclie||es. Sanma. Snwarull jsl;iiids 
(Miers). 



188 G. NOBILI 

Genre Caphyra (luérin. 

Dans mon étnde Decapoclt e Stomaloj)od\ Eri/rei de! Museo 
Zoologun de/F Université d'i NapoU (Anniiario Mus. Zool. 
Napoli, I, n° 3, 1001, p. 11), j'ai donné un tableau dos espèces 
de Caplii/ra. Malheureusement, par suite de remaniements 
typographiques faits après la dernière revision des épreuves, 
une ligne a été omise. Cette ligne est d'importance capitale; 
sans elle mon tableau ne peut pas servir. 

Le tableau doit donc être corrigé ainsi : 

A. Zampe del quinto paio non atrovesciate sul dorso del 
carapace. 

a C. archeri Walk. 

lia C natatrix Zehnt. 

AA. Zampe del quinto paio an-ovesciale sul dorso del cara- 
pace. 
B. Fronte, esclusi gli angoli, etc. 

Caphyra Monticellii Nob. 
Nobili, Ann. Mus. JSapoli, I, 1961, n" 3, p. 10. 

Golfe de Tadjourah (M. Faurot), un mâle et une femelle. 

Ces individus s'accordent avec ma description de la femelle 
typique du Musée de Naples, capturée parmi les })lantes flot- 
tantes à io milles au nord de Massaouah. Les fines granula- 
tions qui caractérisent cette espèce sont bien visibles à la 
loupe, surtout dans la partie antérieure du bouclier. Les deux 
lignes saillantes de la carapace, Tune sur la région gastrique, 
l'autre allant de la 4' dent d'un côté à celle de l'autre côté, 
sont bien marquées, mais plus dans le mâle que dans la femelle. 

La carapace de la femelle est bien convexe dans les deux 
directions, celle du mâle beaucoup moins. L'abdomen du mâle 
a les articles III-V soudés en une seule pièce à bords conver- 
gents et un peu concaves. Le sixième article est beaucoup plus 
large que long, ses bords latéraux sont courbés. Le septième 
article est triangulaiiv el à peu près aussi long que large. 

Longueur de la carapace 11 9 niillini. 

Largeur — 8,5 — 



DÉCAPODES ET Slo.M AK H'oDES 189 

Caphyra polita lleller. 

Camplontjx poliliis llcllfi'. S. H. Almd. Wicu., -t'A. IHOl, p. 3:'>'.i. pi. III. IN'. 

lig. 20-32. 
Capfii/m polita \. Milne-Kdwaids, Noiiv. Airh. Mus., I.\, [Hl'.i, p. 172. — l'aul- 

son, loc. cit.. p. <U. — Nohili, loc. cit., p. 11, 12. 

Je nui pas mi d ('\('iii[)lairt'S de rr[[\'. ('S[)('C(', >i^iial<'M' dans 
la meiHougc par llcllor el Paulsoii. 

Gemik GARUPA D.v.na. 
Carupa Iseviuscula Hellcr. 

Heller, Crmt. ?iovara, p. 27, [il. 111, lig. 2. — iJe .Man, Sot. Leyd. .Mus., V, 1883, 
I». i:i2, et Arch. f. Sat., 1887, p. 336. — Ortmann, ZooL Jahrb. Syst., Vil, 
i8".i3, p. 68. — Alcock, loc. cil., p. 26 [ubi si/n.). 

Met' Rouge et Obock (M. Jousseaiimc), 52 exemplaires ; 
Djibouli (M. (loiilière), une femelle très jeune; mer Rouge 
(Musée de Turin), \ individus. 

Dans les jeunes, le front est divisé en deux gros lobes fai- 
blement sinués, et' (pii rapproclie ctdb' rspéec de (\ Icni/'t/jes 
Dana. En cxaniinaiil des séries (rindividus (Yxv^ii ditlerent, on 
voit le sinus s"ap[)rol'ondir et le front (bîvcnir peu à peu (pia- 
drilobé. 

Li' plu< gros exrnipiaii't' i-^l loiiu (!•■ 17 iiiillimélres et large 
de 24 millimètres. 

Cette ('S|»èci' a été signal»'»' aussi à Dp'ddali par h»- Man. Elle 
est répandu'' dans toute la région liido-l*a<ili([M»' jus((u'au 
Japon t't a Taliili. 

(ii:.\UK S(;^iJ..\ |)i; IIaa.n. 
Scylla serrata (Porsk.') 
Cf. .Mcdck, lor. rit., p. 27 {ubisyn.''. 

Mt'i' Rouge (Mus('t' {{>' ! iiiiii , un»' grosse l'eiiicllc ; Assab 
(Musée de Turin), 2 gr»is iiiàl»'s. 

(iKNitic .\i-:pri\rs dk iiaa.n-. 

.A. Mt3roi,Miallio plus ou iimiii-; r-|;irL,'i ii smi r\ti rMiulr iiiiir-i-ii-fxlciiic, Cai'apace 
pou coincM'. 



190 G. NOBILI 

B. Deinière é[>ine du Ixjrd latéio-antérieui' beaucoup plus longue que les 
autres. 

C. Angles postérieuis de la carapure arrondis. 
(Angle latéro-externe du niérognathe arrondi.) 
(Neptunus.) 

c. Pas d'épines à rextiémilé postérieure du 

bras N. fianguinolentus 

ce. Une épine à Textréniité du bord ])osté- llerl)S. 

rieur du bras i\. jtelagiciis Linn. 

ce Angles postérieurs de la carapace cariés ou 

si)inifornies [Hellenux). 
h. Angles postérieurs carrés; carapace avec des 
groupes de granulations bien nettes sur 
des saillies; Iront découpé en quatre dents, 
dont b^s deux médianes plus courtes que les 

latérales A. ambicus Nob. 

DU. Angles postérieurs de la carai»ace spini- 
formes. 

d. Front tridenté, ;i (b-nts à peines marquées; 
deux éjtines sur le bord [)0stérieui' du bras, 
deux sur la main. (Carapace très bosselée et 
granuleuse. LJords latéraux avec neufdents. N. AlcocM Nob. 

dd. Front 4-denlé, les dents médianes plus 
petites ; une épine à rextrémité postérieure 
du bras, trois sur la main. Bords latéraux 

avec 6-9 dents A', lon'jispinosus 

Dana. 
BB. Dernière épine des bords latéraux non ou un j)eu 
plus grosse que les autres \A(:licloui>. 

(Dernière épine à peine plus grosse f[ue les autres. 

Carapace granulée . ; A. graniilatus. 

AA. Mérognathe presque carié. Cara[>ace convexe Pon- 

tiis) N. convexits (De 

Ilaan). 



Neptunus Neptunus) pelagicus Linn.). 
Cf. Alcock, loc. cit., p. 31, .34 {ubi syn.). 

Nombivux oxomplaii'os de la mer Rouge (Mus. Turiu) ; Mas- 
saouali, Abdt'lkader (M. Clivio, Mus. Tui'in) ; île Scheik-Saïd 
(M. Ma-i'elti, Mus. Milan); îles Daldak 'M. Issel, Musée de 
Gènes) ; Obock ( Jousseaume) ; Suez (M. Letourneux) ; Assab et 
Aden (M. Uagazzi, Musée de Modène). 

Neptunus Neptunus) sanguinolentus (I^inn.). 
Cf. Alcock, loc. cit., p. 31-32. — Nobili, Ann. Mus. Napoii, [, 1901, n" 3, p. 9. 

Eiytlirée (Mus. Naples), 7 exemplaires jeunes. 



DKCAI'ODKS KT S 1 ( )M Al ( )I'()DES KM 



Neptunus Hellenus longispinosus (l).»nfi). 

Alcock, loc. cit., |t. '.VI, ¥* iiihi Sjjn.j. 

Amphitrite lotKjispinosa \)auii, loc. cit., p. 277, pi. Wll, li;,'. ia-c. 

Amphitrite rigilaiis Dana, loc. cit., p. 27S, pi. \\ 11, lij^. 3. 

Neptuniia lo)itjiSf)inosii^ \. Milin'-Ktlwards, lor . cit., p. 3.17. 

iV. vigilant A. .Milne-Edwards. loc. cit.. p. XU). 

Xiphonectes Icptochclles X.yWlw-V.dwdny, youv. Arc/i. Mus., IX, p. | ;;•.», pi. l\', 

lis. 1. 
Xiphonect es longispinosus Punlson. loc. cit. p. lit), |il. Vlll, {\'^. i-i «. — Ijollciii, 

Afjh. Bai/er. Al;ad., \\l, iO(»2. p. o:i'.t. pi. V, li-. 7. 
Portunus iXiphonectes) longispinosus llallihiin, Huit. Mus. C. ZouL, X.WIX, 

n" 5, 1902, p. no Observations sur les types de Dana). 

. Djibouti (M. Coutièrc/, un iiiàlc r| une r.'nii-llc. 

o- 9 

Larj,a'ur de la (•arujtaco avec les épines i:i,:5 ll,:i 

Longueur — 7,:i 7,0 

Les (l('ii\ iii(li\ idii'- nOiil <|iir (i dciils de cliiKiiic cùli'. La 
femelle porle dt'< (l'iifs ; ses rornes latérales sont plus coiiiles 
que celles du uiAlf. 

IIam. : (iuU'e i*ersi(|U(' Alcuck : Mauritius A. Milui'-lMlwai'ds, 
Aleoek); Seyclielles (Hieliters. Mieis. Henderson) : Inde (lleii- 
derson) ; Andamanes (Alcock : Middixes (AlcocK, Uonaïkiile, 
Rallihuni; Xouvelle-fîuincc Xohili ; îles \'iti iDaiia. Miers] ; 
i\ouNelle-(^alédonie lA. Miluc-j^dwards ; Toimatabou .Miers'. 



Neptunus Hellenusi arabicus Xnh. 

^oh'iW, Bull. du Mus., V.ny.>, iv ?,, p. HV.i-.liull. scient. Fr. Belg., XL, l'.iOC, p. li:;, 
pi. V, fii:. 22. 

I)jil)(tuli M. .luii^^i'iiiiiiic . mil- rciiicjlc. (>| cxi-miilaii-c a 
les |)alles iiunclt'o de Kiiiii. 

Neptunus (Hellenus) Alcocki S<>\>. 

Nohili, lor. rit., p. i-Ol. 

I ijiltttiil I ' M . ( '.uni icic . un uifili'. 

Celle e>|)èce ("^1 Mi|>>l||e (ji- .\'. /-//ijii.s// ^ A. M.-IJ|\\.. Iliai>ell 
dilVére |);||- lilU'^ielir- e;il;|(|i'-|-c>. 

I.,;i c;ir;i[(;iei' n c-^l |i;i-. cniixcxe dmi^ -mi eii->i'iii|i|c. imij^ i.||,. 

est, h(>SSe|(''e. I.il l'eUlMll -;i-lrH|Ue c-l (|i'|ill lll^'e. -dil |i,i|- |;i|)- 



92 G. NOBILI 



port à la région cordiale (jiii est saillante, soit par rapport \ 
au front qui est rehaussé. La carapace est couverte sur ' 
les parties saillantes de petites granulations, qui deviennent ; 
plus nombreuses et plus grosses sur les bosselures des parties ■; 
postérieures. De la grosse épine latérale de chaque coté part i 
une grosse crête saillante et granulée, qui vient aboutir, après i 
une courbe, près de la région cordiale. La région gastrique est '. 
obscurément partagée. La région cordiale et Fintestinale, qui i 
ne sont pas séparées entre elles, sont divisées nettement en 1 
cinq lobes très saillants et granuleux, dont les deux antérieurs i 
sont placés sur la même ligne, et les trois autres sont disposés | 
en arrière presque en demi-cercle. Deux bourrelets saillants et 
granulés s'étendent pai'allèlement à ces régions de chaque côté, : 
en commençant d'un point placé un peu en arrière de Textré- 
mité de la crête de Tépine latérale, et sétendant jusqu'à l'ex- ; 
trémité postérieure de la carapace, à la base des angles latéro- \ 
postérieurs. Les régions branchiales sont déprimées dans leur | 
partie antérieure; dans la partie postérieure, en arrière de la ' 
crête de Fépine, elles sont déclives. Dans le large sillon qui 
sépare la région gastrique »le la région bi'anchiale de cliaciue \ 
côté, il y a un petit lobule gianulé. " 

Les angles postérieurs de la carapace sont très aigus, spini- ' 
formes et bien saillants. ! 

Les dents frontales sont en nombre de trois seulement, ' 
triangulaires, obtuses et peu saillantes ; celui du milieu est légè- ' 
rement plus court que les deux latéraux. L'angle orbitaire i 
interne est plus bas que les dents frontales. Les orbites sont j 
entièrement dorsales. ^ 

Les bords latéro-antérieurs forment une courbe à court I 
rayon ; ils sont armés de 9 dents alternativement grandes et j 
petites; l'épine est courbée en avant, et plus de trois fois aussi 
longue que la huitième dent. 

Les chélipèdes sont granulés. Le mérus offre deux épines à 
l'extrémité de son bord postérieur; sui* son bord antérieur, 
il offre trois épines sur l'une des pattes et trois suivies d'une 
quatrième plus petite sur l'autre patte. Le carpe est granuleux 
et orné de crêtes ; il a une épine assez courte sur le bord 
interne et trois sur sa face externe. La main est ornée de 



1)i:<:ai'()I)i:s i:t stomatoi'odks 193 

crrtes, parmi I<'S(|urll('s flic csl •ifamilciisc ; <'llf est arim'-e d<» 
(l<'ii\ (''|)in('s. riiiii' |)laftM' à lar-liciilalioii carpo-propoclale, 
liniln' il liirl iciiliil ioii pr()|»(»il(»-(li;uil;ili'. 

Les paltcs tli' la tiiupiit'-iiic pain- ndiil pas (IV'|)iii(' sur !<' 
m(''i'Oj)0(lit<'. Le (Icniit'i- ailidc c^l (i\;i|c. non ir'lifMi \i'isl;) 
poinlt'. 

|j' sh'rnnin ("^l lincnit'iil iir;innlfn\. l/MlxIonuMi du niàlc est 
ti'iangiilaii'i'. r-lioil. aNcc le tleuxirim' ri !•■ Iroisiriiu' ai'licle 
car(Mi(''S, et avec les hoi'ds di^s articles snixaiiis sinucnx. 

L'iiiii(juc exeniplaiie incsiirc : 

Longueur de la cai-apace ^ inillim. 

Largeur de la cai-apace sous les épines 10 — 

Neptunus (Achelousj granulatus Eilw.). 

Liipea fji'anulata 11. Mi lue-Edwards, H. n. Cr., l, p. 4i;4. 

Amphitrite (fladiator De llaan, F. Jap. Cru^t., p. 6o, pi. W III, \\<x. 1 (ufc [». .30, 

pi. I, lig.'lt). 
Amphitrite spec'osa Dana, loc. cit., p. 27(1, pi. W'il. lii:. 1. 
Achelous granulatus A. Milne-Edwaids, toc. cit., p. '.\'t't. — Paulson, loc. cit., 

p. 38. 
Neptunus (.{chelom) (/rinnlatus Miers, Challeng. lirach., p. 180. — Alcock, loc. 
cit., p. 32; 4b (uhi aijn.). 

l)jil)Ouli M. (loiilicrci, tiii niàlc ; Adcii M. .lousseaume), un 
iiirdt'. 

L(>nj:utHU" (le la carapace 13, .ï niilliin. 

Largeur — 10, îi 8 — 

Signale aussi à lîciloul (iaiiô). 

Neptunus Pontus) convexus !)<• llaan. 

l'mtunus iPontusi convenus De llan, loc. cit., p. '.t. 

Xeptuitus convexus De >lan, Not. Leijd, Mus., \, 18H3, p. i:;0; Zool. .hihrb. Syst., 

\lll, iROIi, p. ;;3(i; Afjfi. Senckenb. Ges., XW, 1002. |.. f.V3. pi. \\1, Ii-. 27. 

— .Nobili, Ann. Mus. Xapoli, I, n" 3, 1901, p. '.». 
Neptunus Sieholdi A. Milnt'-Kdwards, loc. cit., \>. :t23, pi. XX.W , liu. '■'> . — Ilen- 

derson, loc. cit., p. ;no. 

Mer ll(in;:c ])v. ]\:\'j:;\/./.\. Mw-^r,- (!,• NL.drnc . une t'cnicllc 
larii'c (le lil niiliiMh'l le- cl inn^iic (je ;i i nnllinicli-cs. 

La carapace es! 1res c(in\e\e ; la l'ace >lernale dn ci-pliaii»- 
llioraxe^i pi'e>(|iie plaue. Ti'ni-. jcnnc- rnàjc^ de ri',r\ llM'<''e. du 

ANN. se. NAT. ZOOL. IV, lo 



194 G. NOBILI 

Musée (le Naples, dont j'ai parlé ailleurs, étaient convexes sur 
Ja face sternale. Les crêtes des mains sont bien saillantes dans 
cette femelle ; les parties entre les crêtes sont remplies de longs 
poils jaunâtres, (jui sont aussi abondants sur le carpe, sur le 
bras et sur la carapace. 

L'abdomen de la femelle ovigère est largement triangu- 
lain'. 

Hab. : Erythrée (Nobili) ; Mauritius (A. Milne-Edwards) ; 
Ceylan (Henderson) ; Atjeh, Halmahera, Ternate (De Man) ; 
Moluques (De Haan). 



Genre GHARYBDIS De Haan. 
{Goniosoma A. Milne-Edwards.) 

A . Bords latéraux de la rarapace armés de sept dents, dont 

la deuxième et la ([ualriéme sont rudimentaires Ch. enjthrodactijla 

(La m.). 
AA. Bords latéraux de la carapace armés de six dents dis- 
tinctes jus(iu'à la base. 
B. Sixième dent de la carapace égale aux autres. Plus 
que deux épines sur la main. 

C. La première dent aiguë, la deuxième plus petite 
que les autres. 
D. (larapace poilue avec une ligne transver- 
sale sur la région cordiale et une sur la ré- 
gion branchiale en arrière de la dernière 

dent C. orientalis Dana . 

DD. Carapace glabre, sans lignes transversales 

en arrière de la dernière dent C. Helkri A. Edw. 

ce. La première dent aiguë, la deuxième égale 
aux autres. Une épine sur le bord postérieur du 

carpe de la cinquième patte C. merguiensh De 

Man. 
CGC. La première dent tronquée (Main tuberculée, 
des lignes saillantes en arrière de la dernière 

dent) C.natatrix (Herbst). 

Bb. La sixième dent plus longue que les autres. Deux 

épines sur la main Ch. anisodon De 

Haan. 
AAA. La deuxième dent de la carapace presque entière- 
ment fusionnée (ji.vec la première ' (7;. heterodon Nob. 



Charybdis (Goniosoma) erythrodactyla (Lam.). 

Thalnmita erythrodactyla H. Milne-Ewards, H. n. Cr., 1, p. 464. 

Jhalami'a Teschoirei H. Milne-Edwards, Ann. Se. ISat. (3), XVl, p. "-^''O, 

fig. 5, 6, 7. 
Goniosoma eryihrodactyîum A. Milne-Edwards, Arch. Mus.. X, ISGI, p. 309. — 



DKrAI'ODRS ET SÏOMATOFMtDKS 195 

De Man. Not. Leyd. Mas., V. 1S8:^, p. i:'.2 iZool. Jahrh. Sijst., IV, 1889, p. 424. 

— Ortmann. Zoo/. J«/(j6. Sys/., Vil, 1803, p. 81 . —Ilenderson, /oc. cif., p. 375. 

— .Nobili, Bull, soient. Fr. Belj., XL, lOOO, p. 118, lit:. 3. 

Mer Roiij;».' (Musée du Tiniii . t niàlcs et i femelles. 
Ces exemplaii'es (lilfèi'cnl du «;i'os spr-ciuicu de .\ouk<ilii\iL 
fi;iui'é par moi. /or. >i/., purcc (pic leur riira|)aci' ••<( couverte 

<lc poils Cdlirls. i-f (jlli ll"c>«|. pioiiahlciliclll . (pillll c;ii;iclère 

de jeunesse, parce qu'ils sonl l)caiicoui) plus pdils. Les lijiiics 
transversales sur la carapace sont aussi beaucoup plus sail- 
lanles. Les dents IVoiitales sont plus lai'^cs. plus ra|)j)i'0cliées 
et tronquées en avant, avec une disposition (pii ressemble à 
celle de Tliiihiniihi l)tiii;r. 

Le tubercule suide premier ai'licle du jti'doncule (b'S anteimes 
<'\tei'iies est bien marcpu}. et dans (piehpies exemplaires, il est 
double et suivi pai- (pielques granulîitions. 

ILvii. : Djeddali /De Man) ; Ceylan (Ilenderson : Mauiilius 
(Adams et Wliitci : Célèbes iTballwitzi ; Molu(|ues IlerUlots, 
A. Milne-Ldwards : Tahiti (De Manj ; îles Mar(|uises A. Milne- 
Edwards, Ortmanu; ; Ilonolulu (Lenz). 

Gharybdis (Goniosoma orientalis Dana. 
•r,r. Alcock, loc. cit., p. 03. 

Une reiiiellc (!.■ ()j)ock iM. .lousseaume). 

Gharybdis iGoniosoma) Hellerii A. M.-lMw. 

■Goniosoma Hcller a \ . Mihu'-I'lilwaids, Ann. Soc. entom. France, IStîT, p. 2S2. — 
Nouv. Arch. Mus., IX. p. ICT. 

Vwr femelle (TOJKKk M. .lotisseaunn; ) e>l ainsi dt-lcnninée, 
j)eut-ètre [)ai' M. A. Milne-I^dwards. Si celt(! espèce est vi-ai- 
menl le Gonin\0//i'/ ffrllt'rii 'j en (bnile parce qu'elle ne cor- 
respond pa^ à la (l«'v(|i|)| |(,ii originale ; elle aurai! !a (leii\iriiie 
di'iil n'<liiile, pin- pdile (|iie les (|('ii\ aiilres. cl le» (lents IVoii- 
lale» !h' sciaieni pa» aii:n<'> mai- .irioudies. |-llle ii'«,>fnd)le 
beaucoup a la l'emellc dllbock d^ ('. nncithilis. mai- elle na 
pas de liiiiies -aillantes en aiiiei-r dr la lii:ue lian-\ei-ale au 
niveau de la de nu ric dent , et -a carapace au--i e-t f: labre, tandis 



196 G. NOBILi 

qu'elle est poilue dans la femelle de orien/a/is. Si cet exem- 
plaire est vraiment le G. Helleni, nlors G. merrjuieme ne peut ! 
aucunement être identique avec Helleri.iùwsi que le soup(;onnait ; 
De Man, parce qu'il n'y a, dans l'exemplaire, aucune trace de ; 
l'épine sur le carpe des pattes postérieures qui caractérise j 
le mergiùensis. 

Charybdis (Goniosomal merguiensis De Man. i 

Goniosoma merguiense De Man, J. Linn. Soc, XXll, 1887-1888, p. 82, pi. V,, 
fig. 3-4 ; Zool. Jahrb. Syst., 189;i, VIII, p. -iGO. ' 

Charybdis {Gonioî^oina) merçiuiensis Alcock, lac. cit., p. "io. • — Nobili, Ann. Mus.^ 
civ. St. Nat. Genova, XL, p. 2:i4 (1899) et 498 (1900); Bull. Mus. Torino, ■ 
XVIII, n" 4bS, p. 31. 

Goniosoma Hellerii Ilenderson, lac. cit., p. 37"j. 

Obock (M. Jousseaume), un mâle large de 6o millimètres en- | 
viron. Cet exemplaire est très poilu. 

Charybdis (Goniosoma) sexdentata (Herbst). 
Thalamita sexdentata Riippell, loc. cit., p. 4. : 

Cette espèce a été signalée par îiuppell dans la mer Rouge > i 
Je n'en ai pas vu d'exemplaires. ! 

Charybdis (Goniosoma) variegata (Fab.). 

Cano, loc. cit., p. 219. 



Signalé à Assab par (-ano. 

Charybdis (Goniosoma) natatrix (Herbst). 
Cf. Alcock, loc. cit., p. 01. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), une femelle très jeune. 



Charybdis (Goniosoma) heterodon Nob. >| 

(PI. VIII,lig. 4.) 1 

Nobili, loc. cit., p. 401. 

Cette espèce, dont M. Jousseaume recueillit une femelle à 
Obock, est caractérisée par la deuxième dent du bord latéro- i 



DÉCAI'ODKS KT ST(»MAT< H'oDES 197 

antéri<nir rii>i()ini<''(' avec lu luiMiiirrc drs la l)as(' ri lilirc sni- 
IciiK'iil à la })oiril(\ cl |)ai- la rniiiic du IVonl. 

Lacai'apacc csl aplalic; -^a Idiiiiin'iir »st les '1 A de sa lariiciir. 
La siii-iacc' est ^lahi'i- : liiiciiH'iil poiiclm't', .■! l'ail)I('iiifnl iii-a- 
iiul<''<' |ii-(''s des dt'iils. Li's li^iicv ^laiiidriiscs rii axani di' la 
dernière sont normales cl faibles ; il un a pas de lignes en 
aiM'ière sur la rép,ion cordiale cl sur les iMaiiciiiali'^. Le front 
csl di\is('' eu () deuls exclus les aiijilcs oritilaires inlerucs) ; 
les \ deids iu(''diancs armudics sont soudt'cs eu deu.v jiroupes, 
séparés cuire eux |tai- uue lissuiv élroile ; les deuls externes 
sont un peu plus couriez d Iriau^ulaircs. Le l»(»rd oi'bilaire 
supérieur ua (pi uue seide lissurc ; l'aulii' rcxleruel est 
close. La preuiièi-c dent csl lurlc, cl siu' sou Itord cxlcriic. 
pi'cs de sa pointe est entaillée uue pdiule (|ui e>l celle de la 
dcuxiènic dcul. entièrement soud(''e a\cc la i)i'cmière ; cette 
espèce n a ainsi que o dents libres de cha({ue côté. La dent 
suivante est larj^e et })res([ue lancéolée, avec la pointe tournée 
un peu eu avaul, et le bord externe angulaii-c; la troisième, la 
([uatrième et la cinquième sont s})iniformes et tournées en 
avaid : la quali-icme csl jdus ^i-clc (|uc la troisième et la 
cin(pncuie. 

Les cliélipcdcs soni faiblenieni iné<;aux. i^e bras csl armé de 
trois épines sur sou bord antéiieur ; aucune au bord postérieur. 
Le caipc a une épine sur le bord interne et trois spinulcs exté- 
rieurement. La main csl car(''néc cl armée de ciu(| épines, dis- 
|iosées comme dliabilude ; les ci-ctes soûl li'ès faibicmcut 
^ranideu-cs. mais la surface cidre les cndcs csl lisse ou 
pres(|uc. 

L'abdomen du iiiàle a ra\aiil-deriiier article a I)m|(I> pies(pic 
|)aiallèles, sciileiiieiil un pi'ii c(>n\er|:,('uls eua\aiil: cet arlicle 
est aussi Ion;; «pie lai'^e. 

l>c-> palier ii'iuil lien de rcmai'(puiblc. Le un''rus i\i' la 
ciiupiièiiic pane iic-l |,;is siljoiiut'' : il e^t ai'iiu'' en dcv_ 

sous de 1 r-pine liabilllellr ; |f piopiidllc csl deliluuli' eu 
<lesS<MIS. 

Largeur' de la cai aparc JT .!> milliiii. 

LoiiLTUriic — IH.U — 



198 G. NOBILI 

Charybdis (Goniosoma) anisodon De Haun. 

De Haan, F. Jap. Crust., p. 42. 

Goniosoma anisodon A. ^Milne-Edwards, loc. cit., p. 381, pi. XXX, (ig. 4; Nouv. 
Arc h. Mus., IX, 1873, p. 167. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), un jeune mâle. 

Hab. : Océan Indien (De Haan i: Cliine (A. Milne-E(hvards), 
JavafHerklots, A.Milne-Ed\var(ls,De Manj ; Singapore (Alcock, 
Nobili) ; Philippines (Ortmann) ; Nouvelle-Calédonie (A. Milne- 
Edwards). 

Genre ARGHIAS Paulson. 

Ce genre est ainsi caractérisé dar Paulson : Céphalothorax 
aplati, mais avec les principales régions convexes. Bord frontal 
armé de G dents, les angles sus-orbitaires internes non com- 
pris. Bord antérieur presque droit ; bords latéraux armés de 
dents (y compris Tangle orbilaire externe), dont la dernière 
est deux fois aussi longue que ravant-dernière et se ]>rolonge 
en épine liorizontale. Par ses flents frontales ce genre s'ap- 
proclie de Gomnsnnui , mais il s'en ('doigne par ses antennes 
externes dont le deuxième article est placé dans l'orbite. Les 
antennes internes sont obliques. L'endostome a des crêtes. Les 
deux derniers articles des pattes de la cinquième paire sont 
natatoires. Le sillon médian du sternum occupe les trois der- 
niers segments. 

Ce genre ne me paraît pas différent du genre Gomoneptunus 
Ortmann, 1893, que Alcock considère justement comme un 
sous-genre de Chart/bdis. 

Archias sexdentatus Pauls. 
Paulson, loc. cit., p. liG, pi. VllI, liy. 3-3 b. 

Obock (i\I. Jousseaume), un mâle. 

Cette rare espèce n'a plus été retrouvée depuis 1875. En Ï90± 
Miss M. Rathbun décrivit un A/v// m. v/>. des îles Maldives. 

La carapace de cette espèce est très peu convexe, les régions 
y sont l)ien délimitées et bosselées, avec les pai'ties plus sail- 
lantes et les lignes transversales couvertes de granulations 
arrondies. La surface de la carapace est poilue. 



DÉCAPODES KT STO.MAToPoDES 19!^ 

Le front est divisa en si\ lobes, doni Irs quatre mitoyens 
forriienl un •;roii|K' cl sont S(''[)arés par une lar^e échancrure 
(les (l('U\ lobes lab'-raux <|ui sont diri-ii-s du coh'- des lobes sus- 
oi'bitaires internes. Les d<'ii\ lohr-. du nuln'ii ^miiI plii^ a\iinc(''s, 
triangulaires, à poiiile un |ieii arioiidie et -.uni plaei'"-. un peu 
plus bas (pie les (len\ lobes \oisin-. (pu sont peu a\anc(''S, 
obtus, dirigés obli(pienient en dehors et si- continuenl pai' une 
petite li^ne fîranuleuse sni- la partie (lur>ale de la Ihim' des deux 
lobe> niitoNeiis. i.es deii\ lobes evlcrnes soid ^t''par<''-- de^ loi)es 
subnnMlians par une ('cbanciiire piot'onde et assez larj^e; ils 
sont oblicpies en deiiors, trianj;ulaires, |nt's(jue ai^ns, et s'ap- 
puient eonlre les lobes sus-orbitaires (|ui sont très peu saillants. 
Les orbites ont une position (bV-idi-nieid dorsale : elles sont 
assez larjjes et leur dianKÎtre longitudinal est un peti iiili rjcnr 
au diamf'tre transversal. 

Le boi'd snpi'rieur a deux tis>ures (droites, le bord inlV-rieni- 
a uni! (^'cbancrure large et pi-ofonde; le lobe sons-orbilaii-e 
interne est air(tinli et presque nul. 

La dent orbitaire externe est assez grosse mais jjen saillante, 
son bord est linement denticul"'. ainsi que lest le bord posli'- 
riour des 4 dents qui suiNenl. La (leu\i(''me dent est assez |)etile ; 
la troisi("'me, la quatriiMue et la (■in(pnème sont bien d(''ve-^ 
loppt'-es. aiguës. sj)iniformes «d (liiig(''es en dehors et en avant; 
la sixid'Uie deid se prolonge en t'pine comme dans yc/thoiits \ 
elle est longue un |»eM moins (pie den\ t'ois la longueur de la 
cimpuèmc dent. Lc> bonis lati-ro-aidi'iietirv» soid nu'diocri'- 
nuMit obli((ues, (d rapp(dlenl (piehpic pm la toiine des ^1'//^'/o//a. 

Le bord postérieur de la carapace i-,| plus large (jne le bord 
li-(»nlal : il l'ornie. a >a joiiclioii a\ ce lo lioiwU laliTo-po--li'i'ieiir'^, 
un angle piescpie drod, a |»ointe un peu arroiidi-- b''- n'-gions 
de la carapace sont bien nianpii''e> ; h-nr- -oiiiiiirU -uni gra- 
iiideiix. 

La n''i;ion cordiale i>| ni'ili'ne'id di\i»i''e i-n deii\ j.iindi'^. 
Il \ a une ligue I rau^\er>ale ^ranuli'u>e a grannl'-- ariondi-, 
blauchàtres d pre-(|uc M'^icidcux . coinnie ton-- le^ i;rauides dt' 
la carapace de celle espèce .qui \ a de I e\|| r-nHli' d une ('pine à 
rauli'e en traxer^anl la partie po-.|i'rienre de la n''gion gas^ 
trique; celti' ligne e>t iii|eir..nipii'' par le -illon g,i^l ro-brant 



200 G. NOBILI 

cliial. En avant (le cette ligne, sur le niiliou de la région gas- 
trique, il y a une autre ligne transversale granulée, et, en avant 
de celle-ei, deux autres petites lignes. Les deux lobules de la 
région cordiale ont aussi une ligne sidllante, ou rangée linéaire 
de granulations; deux autres amas symétriques s'observent de 
chaque côté sur les régions branchiales. 

Le mérognathe se prolonge en un lobe à son angle antéro- 
externe. 

L'article basilaire des antennes a une petite crête faiblement 
granuleuse. 11 entre dans l'orbite et envoie un prolon- 
gement vers le lobe sus-orbitaire interne ; il l'atteint mais ne 
se fusionne pas avec; le fouet est placé entre ce lobe et le 
front, dans l'espace vide et au-dessous de la division entre le 
lobe externe du front et le lobe sus-orbitaire interne. 

Le sternum est tinement granuleux et ponctué. 

Les chélipèdes sont à peine plus longs que la longueur de la 
carapace avec les épines. Le bras est iinement granuleux sur sa 
surface interne et sa surface postérieure; ces granules de- 
viennent squamiformes sur sa surface supérieure, ainsi que 
sur le carpe. Le bord antérieur du bras est armé de trois épines, 
dont la première ou proximale est petite et les deux autres 
grosses et égales ; le bord postérieur a une épine, le bord 
inférieur une épine aussi à l'extrémité. Le carpe a quatre 
épines; une du côté interne, longue et acérée, atteignant pres- 
que la moitié de la paume, et trois du coté externe, avec de 
petites crêtes saillantes : la surface est granulée et poilue. La 
main est longue, comprimée, et pas plus étroite que le bras. La 
paume est un peu plus courte (pie les doigts. Elle est armée de 
quatre épines ; sa surface est parcourue par cinq crêtes à gra- 
nules squamiformes ; l'espace entre les crêtes est granuleux et 
poilu. La face interne de la main a aussi deux crêtes granu- 
leuses : l'une au milieu, l'autre près du bord inférieur. Les 
doigts sont allongés, sillonnés, à pointe aiguë ; le doigt 
mobile a, à la base, une grosse dent lobiforme tournée en 
arrière. 

Les pattes des deuxième, troisième et quatrième ])aires sont 
grêles et allongées. Celles de la deuxième paire atteignent 
presque l'extrémité des chélipèdes. Les pattes de la cinijuième 



DÉCAJ^ODRS ET STo.M AT( M'ODES iO 1 

paire ont uik' l'iiiiic >iii- Ir Ixnd iiilV'iiriir du hk'tus ; cri ai-liclr 
est silloniir. Le doi^l csl ovale ri alloiii^r. 

L'abdomen du niàle est caiviH' >[]v !<■ deuxième et le troi- 
sième article, le troisiènit' ;iili(|r csl Maidt- avec le (juatrième 
et le cin({uième: 1<' (|ualrièiiic a une faildr cir-lr, (iiii en occnpe 
les jiai'lit's [ii(''diaiirs saii> l'ii atlciiidic 1rs hoi-iU. \j< iiords de 
cet article uni(|ne lésullanl de la Insion convei'jii'iit ohlicjue- 
ment en avant, puis soiil juirallèles ])oui' un certain hait. Le 
sixième ai'licle est tra[)ézoï(lal ; ses bords latéraux soni nu ]»en 
courbes dans la partie basale, puis ils comerjieul (ddi(pienieid 
en avant, (let article est lon^' de I mill. 3/i, et mesure -1 uiill. 1/i- 
de largeur à la base el I niill. 1 i à rexliéiniié. Le septième 
article est tiian^ulaire, arrondi au bout et lonj; de 1 millimètre. 

Largeur de la carapace avec les épines Itj millim. 

— — sans les épines 12,;) — 

Lungiieui" (le la caiapaee fl,'» — 

Largeur du l'inul piopi-e i — 

Largeur du bord postérieur •> — 

Longueur des chélipèdes IH — 

— de la main 'i — 

— de la paume 4 - — 

— des doiLfts 4 ; — 



GexNRE TllALAMlTA Lat. 

A. Article basilaire de l'antenne l)eau<iuip plus long que la largeur de l'orhile. 
B. Front découpé en six lobes de largeur presque égale. (Lobes orbitaires 
internes exclus.) 

C. Oualrième dent des bonis laléiu-aiitcrieurs égale ou prt'S(|ut' égale 
aux autres. 

D. .\rticle basilaire des iÉiilfiiiirs poilaiil ont' cn'lt- u'i aniiléi". 
d. Uides trans\('r>ules de la carapace peu 

saillantes. .Mains à crêtes faibles Th. crcnata Lat . 

(/(/. Hides transversales dt; la cara[>ace très 

fortes. Mains à crêtes robustes TIt. Danx Stni. 

ce. Oualiiènie dent plus (tetite que les autres. 

e. Crète de l'article basilaire des antennes 

pourvue de 'I-A épines T.jirijiiina llerbslj. 

ee. ( jvie lisse T. picta Slm. 

ece. Crète L'ranuiée '/'. Slimpson A. M.- 

Kdw. 
BB. Front découpé en deux lobes. (Aiit;les orbitaires 
exclus.; 

E. Lobes sus-oibitaires internes arcjnés, beau- 
coup plus étroits (jue les lobes frontaux. 



202 G. NOBILI 

F. Lohes fronlaux bien séparés; surface ex- 
terne de la main avec des tubercules squa- 

miformes et des crêtes Th. sima Edw. 

FF. Lobes fronlaux non ou peu séparés ; main 
presque lisse ou granulée seulement sur sa 
partie supérieure. 

f. Dents latérales aiguës; la quati'ième 
beaucoup plus petite, la cinquième 

plus proéminente T. Poissonii (Aud.)- 

ff. Les quatre premières dents latérales 

tronquées T. ChaptaliiiAud.). 

EE. Lobes sus-orbitaires internes droits ou pres- 
que ; presque aussi larges que les lobes frontaux. 
H. Crète de l'article basilaire de l'antenne 

lisse; quatiième dent rudimentaire T. intégra Dana. 

HH. Crète de Tarticle basilaire de lan tenue 
granuleuse ou épineuse. 

h. Crète granulée ou dentée Th. admeta var. 

Savignyi A. ÎM.-Edvv. 

hh. Crète pourvue de trois é[»ines Th. admeta var. in- 

termedia Borr. 
AA . Article basilaire de l'antenne égal à la largeur de l'or- 
bite ou plus court. 
G. Front quadrilobé. L ne ligne saillante sur la région 
cordiale. Bords latéraux avec quatre dents sub- 
égales Th. De Mani Nob. 

GG. Front divisé en six lobes. Pas de lignes saillantes 
sur la région cordiale. Quatre dents sur les bords 
latéraux, dont la troisième et la (luatrième beaucoup 
plus petites. Th. bandusia Nob. 



Thalamita crenata (Lut. 



H. Milne-Edwards, H. n. Cr., 1, p. 401. — Rùppell, loc. cit.. p. 6, {tl. I, lig. 2. ' 
— A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 36^i. — Alcock, loc. cit., p. 73, 76 {ubi ■ 
syn.). 

Suez (M. Jousseaiime) , 4 mâles, 3 femelles; mer Rouge i 

(M. Jousseaumey, 1 mule, 2 femelles; Obock (M. Jousseaume), J 

1 femelle; Massaouah (M. Tellini, Musée Turin), 3 mâles; | 

Massaouah, Abdelkader (M. Clivio, Musée Turin), 2 mâles, | 

1 femelle; Massaouah (M. Parenti, Musée Modène), 1 mille; | 

Massaouah (MM. Issel et Beccari, Musée Gènes), 2 mCdes; I 

Assab (M. Ragazzi, Musée Modène), 1 mâle ; Moka (M. Ragazzi, ' 

Musée Modène), 1 maie. ' 

Les jeunes sont, en général, un peu poilus, au moina dans ; 

les parties antérieures de la carapace, et les rides transversales ; 
sont plus saillantes. 



UKCAlMtDKS KT SToMATOl'OUKS ±()'S 



Thalamita Danse Stm. 

ThalamHa crenata Dana, loc. cit., p, Mi, pi. Wll. lii:. T. 

Thalamita iJansp Sliinpson, Pioc. Acad. y. Se. PUiladelphia, IS.'iS, p. '.i'.*. — A. 
Miln.'-Kdwards, loc. cit., p. .toti, pi. X.WVI, lijr. 1. — De Man, J. Linn. Soc, 
\\ll, 18HT-IHSH. p. Ts. pi. IV, li;:. 8-'.t ; Abli. Soickenb. Ges., XXV, p. 644, 
pl. -Wl, li^. -ZH. — AlcDck, loc. cit., p. 73, 77 {ubi sijn.i. 

Obock (M. .loUSSt'JilllIlt'j, 1 màlcs cl 1 Irturllr^. 



Thalamita prymna lli il»st). 

11. Miliii'Kduaids, H. n. <',-.. 1. ji. iOi. — De llaaii, F. .Jup. Crust., p. 4:^, 
pi. XII, ti^'. 2. — A. .Milne-Kdwaids, loc. cit., p. otlO. — Knssmann. p. 47 
{pars). — De .Alan, Sut. Leyd. Mus., Il, 1880, p.. 180; Journ. Linn. Soc, 
XXII, p. 7;i, pi. I\', 11g. ;i-6; Zoo/, .hihrb. Syst., VIII, p. 507. — AIrock, lor. 
cit., p. 73. 78 (iibi syn.). — Caïman, Tr. Linn. Soc (2), \111, l'.MiO, p. 22. 

.Massauuali Al.M. AuLiiiuii, Js.scl cl IJcccai'i, Mu.sc'm' de Gènes), 
1 femelles; Massaoïinh (M. Parenti, Musée do Modènei, 1 mâle; 
Massaoïiali (M. Tellini. Musée de Turim, 1 fenielle ; mer 
Rou^'e (.Musée (!•• Tiii-iii . 1 iiiàles: OborU M. .loiis^ciiiime), 
I femelle. 

Os oxem|ilaires (»llrt'iil (|i'> xariaiioiis i('iiiai(|ual)les, IdmI cm 
en |■t•-^lalll luiijuiirs (le> \ raies '/'//. /i/////nt" dans ie >eiis de 
A. Miiiie-Edwai'ds et Aleock. 

(ii'lle l'spèce daiis li- jcuiic àiic esl poilue; les |)oils disj>a- 
raisseiil. l'ii ^l'-m'-i al. |H'ii(laiil la eroissam-.' de lanimal, eu se 
e(iiisei-\aiil sfiili'Mifiil (|;iiis II' \ ui»i ii;im- des ridfs I l'a n>\ l'i'sales. 
<jiii'l(|iir> e\('iu(ilairt's |niiirlaiil ImmI <'\(i'|)tiuii ; aiii^i un uiàle 
df la Miel' Kdiiiie. lar;^!' dr :i!) inillinn'l ri'> cl Idn;^ df 2it uiilliiinlirs, 
e>l eulièicnii'nl |>()iln. Iandi> (|ni' la friiirllc de (lliock. |(|(is 
[H'Iile. a drs |»(ids -.■iilniicid |tn's de- lijiui's s;nll.i ni'-, l iii> 

tfMli'llr di' MassiiMiiiiJi \;wiH' {\i' ."il 11 i d 1 1 II P'I rr^ cl liill^llf de 
IM llllllllllfl li's. cxl (■||||r|r|||f||| pitlIlK- ; hilllli' fi'lllfllc. (|||| 

iin'sii|r .il ■ ;>!'. milliiiicln's. r^l j^laltn'. 

|j"> ltil)r< s||^-(i|-|)il;iii-r-. mli-nii's \,iiii'iil (|ii.iiil .1 la ( Miiilnin- 
el a la lari^ciir. <Jii;iiid rc- ji ilx- ~i m I plu- l,ii_;r-. lU -uni ^(''Im''- 
l'idfllli'lll lll(>lll> couiIh'-.. 

La (piali'iriiH- di'iil du Ixn'd lali'iid <'s| nid i iih'h laii'<- ou 1res 
pi'lile dau> |i'> i\t'iiiplair<s de , mer ilniiui' ■•. ()j)it(k cl Mas- 



204 G. NOBILI -f 

saouali (Tellini), petite, mais bien il(''velo|>pée clans les deux j 
femelles de Massaouah du Musée de Gènes. 

La crête de Farticle basilaire des antennes a 3-4 épines libres ] 
dans les femelles de Massaouah et dans un mâle de mer Rouge ; \ 
2 à gauche et 3 à droite dans la femelle de ObocU, et 3 épines 
plus ou moins soudées par la base dans la femelle de Massaouah 
(M. Tellini) et dans Fautro mille de « mer Rouge ». , 

M. De Man a observé dans ses exemplaires de Djrddjdi que i 
les jeunes, moins larges que 45 millimètres, manquent de la J 
crête granuleuse entre la crête inférieure et les épines de la main, \ 
qui apparaît ensuite graduellement et que Ton observe dans les l 
individus larges de 6o millimètres. Plus lard, le même auteur, 
en observant la présence de cette crête dans les exemplaires de 
Focéan Indien, concluait : IVte 31erf/if'i spec'nnem and those : 
from iJie Red Sea are either raiie/ie^- nf nne spenes or theif \ 
helonfj lo différent .sjteries. fn 1/ie laller rase l propose to d'islni- ^ 
guïsh tlie Bed Sea spenmeHS as Th. jnria^ elc. Plus tard (Zool. , 
Jahrb., 1894), il soutient encore la même opinion, que les 
individus de la mer Rouge sont une variété distincte ou : 
une nouvelle espèce. Je doute qu'on puisse ériger des ditfé- \ 
rences spécitiques sur le fait qu'un certain caractère soit ! 
acquis un peu plus tôt ou un peu plus lard dans le développe- \ 
ment par les exemplaires d'une localité, si les adultes arri- 
vent tous à l'avoir. En tout cas, mes exemplaires n'autorisent ; 
pas cette séparation et |)rouvent que le caractère; ert question j 
est seulement très variable. Les exemplaires de « mer Rouge », < 
Obock et Massaouah (M. Tellini) ont la crête bien développée, : 
bien que l'exemplaire de Obock et l'un des mâles de mer Rouge 
n'aient que 29 et 24 millimètres de largeur. Les deux femelles 
de Massaouah du Musée de Gênes offrent à ce propos des dif- ; 
férences entre elles. La femelle de 51 millimètres de largeur 
n'a qu'une trace de la crête sur la pinc<; droite ; sur la pince \ 
gauche, elle est indi([uée par une rangée de granulations, tandis 
que l'autre femelle a la crête parfaitement formée sur les deux | 
mains. 

Le méropodite <les pattes de la cinquième paire peut être | 
sillonné ou lisse. \\ est sillonné dnns l'une des femelles de 
Massaouah, lisse dans Fauln». Il est lisse aussi dans la femelle 



DKCAPODKS |;T STo.MA'lol'oDES 205 

(le (J]>U(:k cl (liiii-^ iiii iii:il' (le " iHcr liuii^i' •■ ; If.x sillons suiil 
nidiiiK'nlfiircs (l;iii> l;i fiiinll, • dr Massaoïnili M.Tcllini). Dans 
laiilrr niàli' de " iipt jloimc >• \r mi'-i-M|i()(lilf tN' dniilccsl lisse, 
crlui (If ^aiiclh' laildciiit'iil silldiiin''. 

Thalamita picta Siiinpson. 

Stiiiipsun. l'ror. Acad. A'. Se. Philad., 18;iH, p. .JO. — A. Milne-Edwards. loc. 
cit., 1». H(»2, :U)~ ; jS'ouv. Arch. Mus., I.\. |i. IHk pi. I\ , li;:. i. — AIrock, loc. 
cit., p. 73, 79 [ubi syn.). 

MtT Hoiiiic M. Joiisscaiinici. imc rfincllc 



'r 



Thalamita Stimpsoni A. M.-lM\v. 

A. ÎMiliie-Ed\\aids, loc. cit., \). 302, pi. WW . lig. 4. — Alcock, loc. cit., p. 79 
{ubi sijn.). 

Suez (M. Joiisseaume), 3 exem|)lair<'s. 

Ces exemplaires i-atlaclienl les T//. Sliiii/isoui aux pri/mn'i. 
L'article hasilairc de raniciim' ollVt' en plus de la ligne de 
^raiiulalidiis une iirossc saillir (|ui dans un des exenudaires est 
()hlus(''nifiil l)i(l<'iil»''f. 

Thalamita Chaptalii And.). 

Porliimis Chiiptalii .\udouiii, Ex\il., p. 83. — Savifrny, pi. 1\'. IIlt. 1. 
Thalamita Chaptalii 11. .Milne-lùlwards, H. n. Cr., l, p. 4(i0. — A. Milne- 
l'>d\vard>, loc. cit., \). 360. — Cuno, loc. cit., p. 21G. — Alcock, loc. cit., 

p. 74, HO. 

Nonihn-uN i'\«'ni|d,iiic^ dr hjdxndi, (^Itock, IN'-nni. Aili'U, 
luU'- n'(ih'illi-< pur M . .I(iii--f;iiiiiie. 

Lf-> (pi;ilii' pii'iiiii'i c^ di'iiU -(Mil toujours plus ou uioins 
IrdUtpK'c- l;di'r;iii'iiMiil : l;i (piali'icnu' l'-^l un peu plu-^ judite 
(|ui' li'S aulrt'-; i;i riu(pnt'iiit' est aij^nt"-. imu houipi''»- conune 
di[\\-> la li^un- de Sa\ i|;iiy. 

Thalamita Poissonii Aiid.V 

Portunits Poissonii Aiidouin. K.cpL, p. x't. — Sawau), pi. I\ , lig. 3 (et il?). 
Thalamila Poissouii De Man, A'of. Lcijd. Mus., 11. IHSO, p. |SI. — Cuno, Bull. 

Soc. yntuv. yapoli, 111, ISSO, j). 21G. — Alcnck. loc. rit., p. 74.81. — Nnbili. 

Ann. Mits. Zool. yaiioli, l, n" 3, IdOl, p. '.•. — llorradailo, F. Geoy. MnhL 

Laccad., 1. i>. -'Ol. 



206 G. NOBILI 1 

I 

Un grand nombr<' (rexemphiires do Aden, Obock et Périm, ! 

recueillis par M. Joiisseaume. Ces exemplaires avaient été ' 

déterminés dans les collections du Muséum Th. s'inur. Il n'y a : 
aucun doute que ces individus appartiennent à la forme figurée 

par Savigny et appelée Porliiniis Poissnnn par Audouin. : 

Il est difficile de comprendre ce ([ue c'est que la Th. si ma de ' 

H. Milne-Edwards. Cet auteur ne donne aucune indication sur ; 

les caractères des mains , et sa description pourrait aussi i 

s'adapter à P. Poissonii. La Tli. s'una de M. A. Milne-Edwards ; 

a les mains carénées, pourvues de tubercules squamiformes i 

et correspond h. Portunus '(TJialamila) arruatus De Ilaan. Si ; 
Th. s'ima Edw. était identique avec Th. Pohson'n^ ce dernier 

nom devrait avoir la précédence ; et Th. s'unti A. M. -Edw. \ 

devrait s'appeler Tli. arcuata de tïaan. \ 

Les denticules du propodile de la cinquième paire de pattes ! 

ne sont pas un caract(M'e distinctif entre cette espèce et j 

Th. Chaptaii ; parce que, ainsi que le dit Borradaile, parfois des | 

individus de ChaplaVi ont aussi les propodiles denticules. | 

Aussi à Assab (Cano). i 

i 

Thalamita sima (A. Milne-Edwards). 

A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 3">9. — Alcock, loc. cit., p. 74, 81. i 

Un jeune exemplaire de Aden (Jousseaume) paraît apj)ar- 

tenir à cette espèce par les lobes de son front bien séparés et i 

larges, et par ses mains carénées et rugueuses, bien ([ue fai- j 

blement. j 

I 

Thalamita admeta var. Savignyi (A. M. -Edw.). ] 

Savigny, pi. IV, lig. 4. 

Portunus aclmete Audouin, Expl., p. 84. 

Th. Savignyi A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 337; Nouv. Arc/i. Mus., IX, p. 16.3 

— Kossmann, loc. cit., p. 49. — De Man, Not. Leyd. Mus., II, 1880, p. 180; 

m, lS81,p. 99; Abh. Senckenb. Ges., XXV, 1902, p. 64:i. — J. Linn. Soc, i 

XXII, p. 73; Zoo/. JrtAr5. S(/s«., X'IIl, 1893, p. 564. — Henderson, loc. cit., '. 

p. 372. — Alcock, loc. cit., p. 83. 
Th. admeia Paulson, loc. cit., p. 38, pi. Vlll, lig. 1-5 (pars). 
Th. admc.ta var. Savignyi Bori-adaile, loc. cit., p. 202. 

Obock et Péi'im (M. Jousseaume), 8 exemplaires; mer 
Rouge (M. Jousseaume), un mille et une femelle; Djibouti 



DÉCAPODES ET SToMAT» H'ODES 



207 



(M. Couti(''r(''l. une frinrllc : \1;i--;im||;iIi M. T.'llilli. \Ill>^('r (le 

Turin , i iiidix i(lii>- : -M;i<>;imii;iIi MM. I--1I <! Iti'cciiii. Musée 
de (îèrirsi, S màlf> d S rfiiiflli'- ; mer Koii^f Miimm- (!•■ Turin . 
2 femelles. 

Ces nonilii"<'ii\ i'\('iii|iliiiii'-», hii'ii (|im'ii > ;irc(tr(liiiil iim-c h 
figiirf.' (le Savigny ri la (Icsciiiilinn Ac .Milm'-|](|\\a)(|>. dll'irnl 
entre (HIV bon noinhrc de (linV'rcnccs (|ui les 1 a|>|»i()(li<'iil (ui les 
éloigncnl de la 77/. /ulmi'ln lN|>i(HM'. .le |»ai-lai:<- lid»'-»' de Alfoek 
et de Tiorradaile (|iie tulinchi Suniiiu/i el jm'IiI-i'Ii-c même y/w- 
drilnliiiln ne l'oi-iiienl (|ii une seide espèce aM'c un inunltre 
assez grand di' \ariélés el phisieui's (•oiiil)iiiai>-(iii> de \ariulions. 
M. Bori'adaile a récemmeni, réuni dans un lahleau les Irois 
espèces et les variélés (piil counaissail; <-e tableau a au>>i le 
mi-rilc de llxcr avec i\i'< noms di^-lincN la dilIV'reiiei' cuire 
(ulinclii ijerbst et ndiiwhi Edw. il m- me paraît pas pourlani 
que sa \ar. Sttr'ifini/i corresponde exaelemeni à la Sticifim/i de 
A. Milne-Kdwards. ou au moins auv exemplaires de la mer 
Roug(N localib' ly|)ique. Mais il est |ti-es(pu' impossible de se 
prononcer l(n'S(|u"il s'aiiil de Cdrinc^ ||-ès variable^- (|iii nlVirnl 
souveid les caracdères de xarii'b'S ou espèces dillV-reiilo com- 
biné dans un même e.xemjjlaire. 

h'après AlcocU. les dillei-ences essentielles eulic iuIhk^h el sa 
\ar. S(ir'i(ini/i son! les sui\aides : 

a. Ij's rides Irnuscei sales sur lu rtirtijuice snni plus fnries. 
i!e <aractère est conslanl dans Ions les exemplaires. 

b. La dins'ion entre les dcuj- mus lobes frnnhni.r n'est pas 
Inii jours hiri/c t'I jirofoiKli'. 

En généial. la lissure médiane ijni si-pan- If'- l(d»e» iVonbinx 
est étroite r| peu profonde, mais do Iriiuvf an---i Av< cxem- 

plail'CS clieZ (jni celle li>.-^lire e-.| laille: de Illi'MH' (|U du IrdUNe 

des exemplaires (jiii uni !•' bnrd aiili-rieiir de ce^ |idir> projdii- 
d(''miiil viniK'. en \arianl dans le sen> de '/'//. nmidrdolmhi . \,\\ 
ligni'"' «le ('iiin('r (idini'hi de Ijerlol UM' parail d aiIIeui-> rrprt'- 
sentei- uiu' forme aindo|^iie a Th. Saniiiii/i^ puur i»- (jni e>l ^\^' 
ce caraclère. 

c. Lu (iiioliiriiii' dfiil du linrd unlrru-lulrrul . luru tjUr plus 
jH'lilc ip(e les uulri's, n'rsl pus rudiuu'uluuv . 

(le caraclère e^l un de>« pln^ \ariablev. Celli' deiil man<|ii'' 



208 G. NOBILI I 

1 

tout à fait dans un jeun<' exemplaire de Obock ; elle est nota- ■■ 

blement plus petite que les autres dans deux autres exemplaires ; 

de la même localité, à peine un peu plus petite dans deux \ 

autres individus de taille moyenne ; elle est subésale à la cin- \ 

quième dans trois autres exemplaires assez gros de Obock ! 
aussi, dont le plus gros mesure 43 x 27 millimètres. 

d. La main ne-si pas partirai lèrement épaisse et sa sarfare \ 

interne est pjarfois fjranalre; les crêtes fjranalaires de la face { 

externe sont bien marqaées aassi. l 

Quant à ce caractère, je dois observer que bien que les exem- \ 

plaires d'âge moyen et les femelles aient les mains plus allongées ' 

et moins grosses, la plupart des gros milles ont les mains épais- ■ 
ses, à doigts plus courts que la paume, et même, dans un 

exemplaire, obtus au bout, en otîrant ainsi un caractère de > 

admeta. ^ 

On pourrait faire les mêmes observations, pour l'autre diffé- ; 

rence des doigts plus droits, égaux à la paume et non cannelés \ 

sur la faco interne. Mes exemplaires offrent tous un ou deux ;; 

sillons sur la surface interne. ; 

Thalamita admeta var. intermedia Bon-. j 

Borradaile, loc. cit., p. 203. J 

Th. Savignyi Nobili, Ann. Mus. Napoll, 1, n° 3, 1901, p. 9. I 

Iles Musba (M. Gravier), une femelle mesurant 18 millimètres 

de largeur sur 1 1 de longueur. •: 

Le front est saillant, la tissure médiane est étroite et pro- \ 

fonde, les lobes sont faiblement sinués; la face interne des 1 

mains est lisse, l'externe offre cinq crêtes granuleuses. Laqua- j 
trième dent latérale est seulement un peu plus courte que la 
cinquième. L'article basilaire des antennes externes porte trois 
épines acérées, qui sont caractéristiques pour cette variété. 
L'exemplaire de l'Erythrée du Musée de Naples, dont j'ai traité 
loc. cit., appartient aussi à cette variété. 

Cette forme s'approche donc de 77^ qaadrilobata par les 
épines de l'article basilaire de ses antennes tout en se ratta- 
chant étroitement à Savignyi et admeta par son front. La qua- 
trième dent du bord latéral paraît être aussi celle de qaadrilo- 



DÉCAPODES ET SToMAÏOPODES 200 

kila, mais dans ccrlains exemplaires de Sanfjnij't elle a le même 
développemeul. Les allinités de ces formes peuvent èlre expri- 
mées ainsi : 

Th. ijuadrilûbata Miers. 

/ 

\ai'. ijranosiinana lîon-. \ar. intennelia Hoir. 

. \ / 

\ai'. Savif/njji \. Kdw. 
\'ar. Edward :ii Vxnv. 

I 

Th. admcta Herbst. 

Thalamita intégra Diuiii. 

Dana, loc. cit., p. 28, \)\. W 11. liir. <>. — A. .Milne-Kwards, loc. cit., p. 3:J8. — 
iMiers, Zool. Alert., p. :J40. — De ^Maii. ./. Linn. Soc, XXII, p. 74; Abh. Scnc- 
kenb. Ges., XXV, 1002, p. tUO. — Alcork, loc. cit., p. 74, Hli. 

l*érim (M. Jousseaumej, i mâles, 3 femelles; Suez (M. Joiis- 
seaume), un mâle ; Aden, Ohock fM. Joiisseaume). |»liNieiirs 
ex<'mplaires jeunes. 

l.a caraj)a('e dans ceilaiiis exemplainîs est plus ou moins 
poilue : dans un exciiipiaii'e de IN'-rim, (die esl même entiè- 
reiiietd poilue. 

Thalamita De Mani \oli. 

Thahimita invicta iJe .Man, Zoo/. Jakrh. Syst., \'lll, lS'.i:>, p. :iGo, et pi. XIII. 

fiir. 11, nec Th. invicta riiallwitz. 
Th. De Mani, .N'oI)ili, loc. cit., p. 402. 

l lie ji'iiin; l'emelle de J))il)()iili (M. (^(julièi'e) el une l'emell.' 
pin- a\aii(f''e en àice, draguée tlans les sables du récif de la (ll(»- 

clielerie à < llîoek |);il' M. ('i|-il\ ier. 

(ielle espèce ;i pplill lell l à ce groupe di' TlialauiiUîS car.icli'- 
l'isi' p;ir 1 ;irli<le h.i^ilaire de rauteune ég;il oii plus court (pie 
la largeiii' e\l n'-iiie de I orl)il<'. 

IjCS descriplioiis el les ligures de He Man con\ieiinenl liieii a 
mes exemplaires; je me bornei'ai donc .1 dire jrs iaison< (pii 
me foui croire (pie I espèce décrite par l)e Maii -oit dillV-icnlf 
de celle de TliallsN il/.. 

I. La i'oiine du (Vont esl 1res dilIV'ienlf. La ligure de 

.\.\'.N. se.. N.vr. ZOOL.. !ic si'iic. I\, il 



j 

210 G. NOBILI i 

TJialIwilz (Abh. Dresd. Mus., 1891, p. 40, lig. il), rppivscnlf^ ■ 
une (issure médiane })i'ofon(le ; la forme de De Mail a, au eun- j 
traii'e, une petite échanei'ure très peu diseernabie à TomI nu. 
Les lol)es extérieurs, d'après Tliallwitz, sont dentiformes et 
dirigés droits en avant et très ditïerents de ceux de De Man 
qui sont obliques et à pointe obtuse et arrondie. Les (jua- 1 
tre lobes sont sur la même lisne dans la forme de Thall- , 
witz; tandis ([ue les deux médians sont plus saillants dans | 
la forme de De Man, ([ui pour ce caractère s'approche ' 
de WooihiHisnm et laprohanud. Même en supposant des ■ 
inexactitudes dans la tigure de Tliallwitz, il me paraît bien 
difflcde (|u\dle ne représente au moins avec approximation 
les caractères de l'espèce , et, en ce cas, elle serait bien difîé- ' 
rente. i 

2. Sur la partie postérieure d(» la carapace, il y a une ligne ! 
saillante très marquée, plus large que le bord postérieur delà i 
carapace, dont Thallwitz ne parle pas, 

3. Les bords de la carapace sont armés de 4 dents ! 
seulement ; ce caractère n'est pas une anomalie, parce qu'il ■ 
s'observe dans la femelle de Atjeh de De Man et dans les j 
deux exemplaires de Djibouti et de Obock. La quatrième j 
dent qui tend à disparaître dans certaines espèces du groupe ' 
à article basilaire des antennes long, telles que admeta., \ 
s'tina, Pnlssnn'ii, etc., disparaît constamment dans certaines ; 
espèces du groupe à article court, telles ([ue7V/. CoojiPr'i^ovv., j 
Tli. pUinnnouIes Borr., Th. Hansen'i Aie. et Th. hiin(li!s]a\ 
Nob. I 

4. La main des chélipèdes a cinq épines dans De Man'i, et j 
trois seulemi'ut dans invicia Thalw. ! 

Je renvoie pour les autres caractères de cette espèce à la des- 
cription et à la figure de De Man. ] 
Le ])lus gros exemplaire, celui de ObocU, a les dimensions j 

suivantes : ! 

■j 

Largeur extrême de la carai)acc. 13 inilliiii. ! 

Longueur — 8,;; — ; 

Distance extraorbiiaire 10,5 — 

W.v.i. : Atjeh .(De Man). 1 



DÉCAPODES I:T STO.MATOPODKS 211; 

Thalamita bandusia Xoli. 
•Nuhili, loc. cit., p. 402. 

Cette espèce, représenlée piu- (jiiiitrt" ('\<'in|»laii-es recueillis 
par M. Joiisseaume à Périm et Adcii. liciil a la fuis de T/i. 
Iinnseni Aie, pai-Ja f"orrn<' de ses boi-ds lah-iaiix. ••( de Th. nivcs- 
tnjdtoris Aie. par la forme de son IVont. 

La rara[)aee est |)eii convexe; sa loiiiiiirur (■<( les 2 /!] de sa 
liii-ii<'iif. 

La siiil'ace est glabre et traversée par une li^^ne saillante 
en correspondance de la dernière dent, et ]>ar deux autres 
liiiues inliM-rompues sur la région gastrique : il \\\ a |)as de 
ligues saillaides en arrière. 

Le liMjnl est découpé en six lobes (orbitaires exclus), dont 
les internes sout uu |)eu plus saillants, tronqués-arrondis et 
plus étroits que les lobes voisins ; ceux-ci mesurent de 
1 fois 1/3 à 1 fois 1/2 la largeur des internes, et sont aussi 
tionqués. Les lobes externes sont petits, un peu moins que 
moitié des lobes submédiaires, obliques et arrondis au bout. 
Les lul)(!s sus-orbitaires internes sont obliques. 

Le bord laléro-autérieur est découpé en 4 dents seulement, 
(li>posées comme dans Th. Hanseni, soit la première et la qua- 
liième grosses et longues, et la deuxième plus jietile (pu* la cpia- 
liiéme, la troisième très petite. 

Lt; bord postérieur est droit et se rattacbe par une courbe 
aiiv bords j)Ostéro-laléraux ; sa longueur est un j)en plus petite 
(|U(; celle du front, et égale aux 2/!{ de la largeiii- de la 
eai'apace. 

Les orbites sont larges: elles rnesuivnt pre>(pie inuilié 
de la largeur de la distance entre les angles sus-ui'bitaires 
inlernes. 

L'arlicle hasilaiiv dr-. anleum-s e>l plus eoiirl (|iie la largeur 
(les orbites; sa ( iiMt' es! liinmieut gi'anulée-ilenliciilé')'. 

Les chélipèdiîs soid nn peu im''ganv ; leur surface supi'-rieure 

est linement gi-aindi'e. Lp bnrd anir'iienr <\\\ lira-- a !! ('piiii's; 

le l)(ii(l p(i>l(''iieiii- Il ni a pas: l^'pine du linrd iiili'iaie du 

carpe e-l lie-^ rmle: <ui' la l'aci' cxicrue il \ a deux -|»iuules. 

La main a deux crilcs <in' sa l'ace su|H''rii'ure cl deux ^ui' la 



212 G. NOBILI 

face externe ; elle est armée de quatre épines fortes et d'une 
épine réduite. 

Les pattes ambulatoires sont très élancées, avec des l)andes | 

noirâtres; le mérus de la cinquième paire est grêle et long, ! 

})ourvu d'une épine; le propodilo a cpielques denîicules sur le j 
bord postérieur. 

Largeur de la carapace H , iiiillim. i 

Longueur — 5 ^ — 

i 

Cette espèce dillere de Th. inve.stïgatorls par la forme et le \ 

nombre de ses dents latérales, par ses chélipèdes à peine gra- ; 

nuleux, par sa main pourvue de côtes et de cinq épines; de j 

Th. Banseni^ elle dilfère nettement par son front divisé en , 

six lobes. 

! 

Genre THALAMITOIDES A. M.-Edw. 

Les deux espèces connues de ce genre se trouvent dans la ! 

mer Rouge. On peut facilement les reconnaître ainsi : ' 

.1. Bords laléro-anlérieurs de la carapace armés de quatre '. 

dents Ih. (iitaJridcns A . ! 

M.-Edw. j 

AA. Bords latéro-antérieurs armés de trois dents. i 

B. Article basilaire de l'antenne granulé Th. tiidens A. M.- ' 

Edw. ] 

BB. Article basilaire de l'antenne pourvu de spinules j 

dont 3-4 fortes Th. tridem var . 1 

spiitigera Aob. j 

j 

Thalamitoides quadridens A. M.-Eàw. j 

A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., V, 18G9. p. 149, pi. \l, fig. 8-i;;. — De { 

Man, Arch. f. A"'-, 1887, p. 332; Ahh. Senckciib. Ges.. XX\', l'J02, \k 0;i3. ; 

i 

Mer Rouge (Musée de Turin), un mfde. Cet exemplaire | 

ditfère des descriptions de A. Milne-Edwards et de De Man j 

parce qu'il a seulement 7 épines sur la main, i extérieurement ! 

et 3 en dessus. Dans la forme typique, il y a 8 épines ; 9 dans i 

une variété de Upolu. ^ 

Hab. : Madagascar (A. Milne-Edwards); Amboine et Tci- j 

nate (De Man) ; Upolu [X. Milne-Edwards). i 



DÉCAI'OIJKS KT S'Ki.M AloI'ODES 213 



Thalamitoides tridens v.u-. spinigera S(>\>. 

Nobili, /oc. cit., \). 403. 

Cf. Thalamitoides tridcm A. Milnc-Edwaiils, luf.clt.,\K 1 iU. j.!. VI. lii:. 1-7.— 

De Man, ^ot. Lcyd. Mus., III, 1881, p. W;Zool. Jalub. Syst., IV. 1880, \k MA. 

— Oiimann, ibid., VI, p. 80. — Nubili, Ann. Mus. .Sapoli, \, n" 3, l'.)01, 

p. 10. 
Hedropkthalmus thalamitoides Nauck, Zrilsnhr. \V(S>\ Zoo/., Ihhu, p. :>'.}, laf. I, 

li-. 2b. 

Mer Rouge (Musrc de Ttiiiii , 2 inàli'<, iiin' rfuicllc : Oixick 
(M. Jousseaume), 7 individus; imc rcmcHc df lucidili' in- 
connue. 

Ces exemplaires s'aceordcnl avec les (\r\\\ frinrllcs de 1 llf 
Daret, décrites par moi (hr. rit.) A dilIV-rcnl de la dcscriidion 
de A. .Milne-Edwards pai- (pielques puiids. Les lobes latéraux 
du front sont séparés des mitoyens i)ar une éehancrure plus 
large; ils sont aussi plus ari-ondis. Les rides sur la caraitacc 
sont très saillantes. L'article basilaire des antennes a 3-i é|)i!H's 
acérées et Irés l'oiics. visibles aussi d'en dessus enlre le lobe 
orbitaire el le jn-eniier lolie l'iniilal. Les mains ont 7 épines 
an lieu de 8, sauf dans un mâle de Obock ([ui a 7 épini^s sur 
nue main et 8 sur Faulre. 

La forme de labdonien d'un mâle est de triangle étroit à 
boi'ds concaves, avec le dernier articb; long et étroit ; labdomeu 
tiguré par A. Milue-Kdwa rds (lig. 7) a forme de triangle large. 
à bords convexes et a\ee le dei-nii'i' arti(de large. Celte foi'me 

rappelle j)eanc()np celle de- l'eniellrs de I 'o|-| IIU ie|i> lii;nr''e pal- 

ri'elVer el (|ui xml Irè- probahleiiicnl de< iiidi\idn-> ipii ont 
subi la casIraliMii para-ilaire. 

Les e\eni|)laire< de lljeddidi. >igiiali's par Ile Man. |)arai»ent 
aj)[)arleiiii- au><i a ecl je \ ;ii'i(''l(''. 

(JE.NIΠI>OI)OPHTII.\f.MCS f.AM. 

Podophthalmus vigil I'au- • 

II. Miluc-Kdwanls, //. n. Cr., I, p. 'hIT : /(. Anim. Tr/o/.. \<\. I.\, l'v^. 1. — A. 
Miiiir-Kiiwaitls. .\)r//. Muf.. \. p. i2(). 

IVjilrinli M . idii^-^iMUMe' . un inah' hv-jiMine. largi' à [>eine 
dr 1 1 niilliinelres e| 1,111- (|r (i nidliMielres. 



21 i G. NOBILI 

FAMILLE XANTHID.£. 

Genre GARPILIUS Leach. 
Carpilius convexus (Forsk.) Ruppell. 

■Cancer convexus Forskal, Descr. Atiim., p. 88. 

■Carpilius convexus Jlùppell, Besch. 24 Krabb. rolh. Meer., p. 13, pi. 111, lijr. 2, 
pi. VI, (ig. 6. — Milne-Edwaids, //. n. Cr., l, p. :i82, pi. XVI, iig. •». — Dana, 
U. S. Expl. Exp., 1, p. l."l'.i, pi. Vil, i\g. 5. —A. Milne-Echvards, Nouv. Arch- 
Mus., I. 186S, p. 21o. — Heller, S. B. Akad. Wien., XLIU, 1861, p. 319. — 
Alcock, J. .4. S. U., LXV, 1898, p. 80. — ÎN'ubili. Ann. Mus. Cic. Goiovn, XL, 
1899, p. 29. 

'Carpilius maculatus var. C. convexus Paulsoii, loc. cit., \). 22, ]>1. l\ , 
lig. 5-5 c. 

Obock (M. Jousseaumo), nombreux individus; nior Rouge 
{Musée Bologne) , une femelle ; Massaouah (MM. Issel et 
Beccari, Musée Gènes). 

La disliibulion des taches rouges est variable. Dans les exem- 
plaires de Oboek, chez qui la couleur est mieux conservée, il y 
a généralement une tache annulaire rouge sur la région gastri- 
■que, autour de laquelh» se disposent des lignes rouges rayon- 
nant et rainitiées. 

Genre GARPiLODES A. M.-Edw. 

A. Carapace lisse ou pourvue de granulations non ou peu visibles à l'œil nu. 

B. Granulations de la carapace extrêmement menues 
même à la loupe. Lobes protogastriques non divi- 
sés longitudinalement C. tscvis Edw. 

BB. Gianulations de la carapace bien distinctes à la 
loupe. Lobes protogastriques divisés en deux dans 

toute leur longueur C. rubev A. Edw. 

A A. Carapace distinctement granulée à Fœil nu. 

C. Lobes épigastriques fusionnés avec le plus interne 
des deux lobules de la région protogastrique. Pattes 
non sillonnées ni noduleuses. 

b. Le sillon divisant la région protogastricjue dé- 
bouche dans le sillon circonscrivant la région 

mésogastrique. Lobe hépatique entier C. diodoreus Nob. 

DD. Le sillon divisant la région protogastrique ne 
rejoint pas le sillon mésogastri(iue. Lobe hépa- 
tique divisé. 

d. Carapace entièrement granuleuse C. rugntus A. Edw. 

dd. Carapace granulée seulement en avant et 

sur les côtés C. vaillantianus A, 

Edw. 
ce. Lobes épigastri(jues séparés du lobe proto- 
gastrique interne. Pattes sillonnées et nodu- 
leuses c. rugipes Hell. 



DÉr.APODEs i:t STOMAÏOPODKS ±\',\ 

Carpilodes laevis A. M.-ivIw. 

A. .Milnt'-Edwards, Xouo. Arch. Mu^., IX, 1.ST3, p. 170, pi. \\ liir/^ Dr Miin, 

Arch. f. iSat., 1887, p. 23C.. 
Liomera Edivanlsi Kossmann, loc. cit., p. 28. 
i Airpilodes Edivardsi yVicvs, CUullenQ. Brach., 1880, p. 1.53. 

Mei' Hdiiiic M. .I(»iis<i'aiiiiir , un màlc : lljilxuili M. Cdii- 
liri'c . 'i iiiùlt's : hjilMMili. >[w (\t'> /*o///('s M . ( ir;i\ ici- . iiii iiiàlc 

l.t' iiiàlede uiner Kou^e »> Jivuiléli'' cltHciniim'' par.M. A. .Milnc- 
Kdwards; les aulrcs cvciiiplairL's s'acc-ordi'iil bii'n avec celui-ci. 

Ainsi (juf M. (!<' Mail a fail observer, la raiapacc de celle 
espèce, e\aiiiiii(''i' a la litiipe. csl In-s Hiieiiienl i:i-amil(''c. j.cs 
sillons iiilei'ivj;ionaires sont moins prolonds el plus (droil^ (|iie 
dans deiiv individus di' (\ liisTis Dana, l'un de la XdUNelle- 
(lalt'-donie (déieianini' par M. A. .Milne-Ed\var(l> . lauli-e {]{<■■> 
lies Andamanes (dél. AlcocU-. du .\lus(''e de Tiiiiii. 

La région ^aslri(pie es! hieii (hdiniilée. (d un |telil >illuii 1res 
cdurl dixise la j)arlie anl<''i'ieure de laiv'ole piolojias- 
lri(pie2M I I i. jjcs lohes IM son! nellenieni sépar('s dans un 
mille (If Djihouli par un >ill()ii supei-lieiel de la |)ailie inlerne 
(le lartMiIe prol()i;aslri<pie ; le sillon es! moins iicl el parfois 
enlièreinenl obliléré dans les aulres exemplaiivs. Les ar('oles3L 
el ±\j soni rusionnées ensenihle el circonscrites |)ar un sillon. 
L aréole uro^aslricpie i.M est ])res(jue indiseernahle. Les deu\ 
Inicd- Mrliilaire< soiil (li\isis |)ar deux aillons 1res l(''^ei-s. (le 
soiil l)i('ii la le- mêmes earaelèrcs (|U(.' Kossinanii a doiiiK-s à sa 
Luinirra Erlirnrds'i , juslemi-iil I ranspoi'l(''e |tar .Mier> dans ^'«r- 
/nhxh's. .le crois donc (pn' ectli' c^-pi'cr ne xiil pa< disliiiele. 

Le- palle- aiili'i'ii'iici'-. -diil rnii'iiM'nl uraiMili'i'S mai- non 
ru^lieilx'S. 

Carpilodes ruber A. M.-lMw. 

A. Miliic-K.luiioU. Sniiv. Arcli. Mus., 1, tsc,.-,. p. 12:^ pi. XI. liu'. t. — < )rlriiiiiiii. 
y.ool. Jaltilj., \ll, \s\v.\, p. i(is. — lloiiuduiii'. F. dco'/. Malcil. Laccud. Xan- 
thidcc. p. l'C.O. — l.cn/.. .1/;/.. Scnrlicnfj. I',rs.. X\\ II. l'.Mt:.. p. K'.V. 

Mer |{()ii-v Mu-. Turin , :! iiiali'- : lijiliMiili M. C.iuiln're , 
un mâle jeune. 

(I) D'après la tt'iiiiiii(ilii,i,'if cl les ilf-ii:iiaruiiiv dr |)aiia. 



210 G. NOBILI 

Dans cette espèce l'aréole protogastriqiie, ainsi que dans 
C. riiffqie^ Hell. est divisée complètement par un sillon longi- 
tudinal qui rejoint en arrière le sillon bordant la région m(''so- 
gastrique, et Faréole épigastrique est nettement séparée du 
lobe protogastrique interne. 

Les granulations (pii couvrent la carapace sont tiès lin('s. 
bien que beaucoup plus fortes que celles de Ixvïs et tnsl'i.s; elles 
sont très régulières, non séparées par les gros points et les 
petites impressions qui donnent à la carapace de rurjïpes son 
aspect rugueux. Ces granulations formen! un revêtement fin et 
uni, qu'on ne peut voir qu'à la loupe. Le front a un bord épais 
cbez rufjipes^ plus mince cliez riiber. 

La petite aréole triangulaire arrondie qui s'observe dans 
rufjjpes, entre le bord sourcilier et le lobe externe de l'aréole 
protogastrique, est représentée dans n/èer par une aire dé[u*i- 
mée et granuleuse. L'aréole urogastrique est séparée de la 
mésogastrique par un sillon entier. Les trois dernières dents 
des bords latéro-antérieurs sont triangulaires, aiguës, saillantes, 
non arrondies comme celles de rug'ipes. Les mains des pattes 
de la première paire sont finement granulées à la loupe et 
pourvues de trois lignes saillantes longitudinales (invisibles à 
l'œil nu) et d'un sillon dans la partie supérieure de la face 
externe. Entre les lignes longitudinales, il y a des ponctua- 
tions assez nombreuses. Le carpe a un sillon bifurqué inéga- 
lement. Les pattes ambulatoires sont finement granuleuses, 
non sillonnées ni rugueuses. 

Nouveau pour la mer Rouge. Habite : îles Sandwicb 
(A. Milne-Edwards) ; Samoa (Ortmann) ; Maldives (Bor- 
radaile). 

Carpilodes diodoreus (1) Nob. 
(PI. X, lig. 0.) 

Nobili, /oc. cit., p. 403. 

Djibouti, Obock et Périm (M. JousseaumeK 2 milles et 
iS femelles. 

Cette espèce, i)ar sa carapace gi'anulée et par ses aréoles 

(1) Aïooojpou \f^'^oc, nom de Tile de Péi'im, dans Anonymi Peripliis Maris Ery- 
thrxi. 



DÉCAI'ODKS ET STOMATOl'ftDKS 217 

Itrotogastnqiies (intièremciil divistM.'s en deux it.ii- iiii sillon (|iii 
srlcnd en arrière jusqu'au sillon mésojiaslri(|Ut'. xieul se placer 
près de C . rulicr (d (\ }iiiji/)('s, mais dilVère de ees espèces par 
{h'< nombreux cai'actères. 

La (•arap;ie(^ csl nid.iiili'iiienl hninhi'i' id ses iiMnilii'eiises 
ré<;ions (d aréoles sont ^aiaiies de irraiiulalioiis |)erlact'es. |)la- 
cées loul |)rès les unes des autres et n'(jl1'ianl pas des ponc- 
luations ou des fossettes entre elles. Les sill()n> (pn S('-p;trenl 
les ar(''(»les soid n^ltthcc nient liircjos cl tihsoliiiiteiit lisses. I^es 
aréoles ne sont ptis saillantes par elles-mêuies, mais >ni\eiil la 
convexité' «iériérale de la carapace. 

L'ari'oie jirotofiastn([uo de chaque côté est d'ir'isi'i' dans tonli^ 
sa lonijaeur en deux lobes, don! re\(erne est pi'e>qii(' deux foiv 
aussi lar^e que le lobe interne. Ce lobe interne se j)r()longe en 
avant et se fusionne avec le lobe épigastnqiie correspondant., sans 
aniline trace de démarcation. Les lobes 2F sont riisionnés avec 
le IVonl. l/aréole mésogastri([ue se proldiiii-e en a\aiil, comme 
toujours, et ce prolongement trianjiulaire aboutit en avant de 
Textrémité antérieure des lobules protogastriques externes. 
En arrière, la région 4M ou urogastrique est séparée de la 
région mésogastrique par un sillon étroit; cette région est (rès 
édroile ; l.")-2() granules disposés dans le sens transversal de la 
carapace sulliseiit à la couvrir. La région cordiale est bien déli- 
mib''e antérieurement par un sillon en / \ , |)Oslérieuremeid 
par l(î large sillon habituel et se confond lati'ialemeul avec les 
régions |»ostérieures de la caraj)ace ({ui ne sont |>as lolMih'es. 
Les régions 5L et OL sont bien délimitées; 2L se l'usionne avec 
3L. (!<dte région iinicpie ainsi l'oiauée est entière, non divisée 
[)ar aucun sillon. 

Le front e^l inlb''(dii; ses lobes son! arrondi^, bien M'paré's 
pai' uni' échancrure triangulaire <iir le boid d di\ j-^i'^ >iii le dos 
p;u" le sillon frontal bien net ([ui > uni! cii aiiici.' an -illon mi'-- 
sogastri(pie. Les lobe> c\|(;rnes sonl pcliU. (d)ln-> cl ailo<M''< a 
rorbile, mais sT-pan'-s ^\i' celle-ci par un -iII.mi. I.c lionl •^npi'-- 
rieiir de lorbile es| nn peu ivnlh'. moiii>^ ipic daii> rni/ipi's, id 
offre den\ sillons, mai- pa- <\r li-^nre-.. Le liurd infiM-icnr de 
l'orbile oIVre seul un -liloii. Le -i||,,u ipii «-cpan' le l'ionl i\r 
l'orbile esl ( onlinin'' en rai>;inl le haïr de Idrlide jn-ipi a les-. 



218 G. NOBILI 

pace onlrc le premier lobe lat»M'al et le deuxième. Enlre le 
sillon postorbitaire et le lobule |)rotogastrique externe, à la 
même place où C . rufjlpes a un lobule saillant, il y a un petit 
groupe d'environ cinq granules, placés un peu plus l)as que les 
granulations des régions. 

Les dents ou lobes latéraux sont arrom/is, non saillants. Le 
premier lobe, résultant de la fusion de E avec D, est plus long 
<|ue le deuxième (N) et sul)égat au troisième (T). La région 3L 
se l'usionne avec T en formatd une seule aire oblique granu- 
leuse. IR et 2R forment aussi une aire unique avec S. I^e 
sillon entre 2R et 3R est bien manpié; 3R et 2P ne sont pas 
divisés. 

Les granulations sont un peu plus grosses sur les régions 
placées en avant du sillon gastro-cordial, un peu plus petites, 
mais également nombreuses en ai-rière de ce sillon. Sur le lobe 
protogastrique externe, on compte une moyenne de 50 granu- 
lations. 

Les régions ptérygostomiques, sous-hépatiques, etc., ainsi 
que les maxillipèdes et le sternum sont granuleux et ponc- 
tués. L'abdomen dans les deux sexes est plus grossement 
ponctué ([ue gi*anuleux au milieu, granuleux sur les côtés des 
■deux premiers articles dans le mâle ; un peu moins dans la 
femelle. 

Les chélipèdes sont aussi fortement granuleux que la cara- 
pace, mais non noduleux. Le carpe n'est pas sillonné. Cet 
article otîre deux saillies coniques du côté interne, Tune placée 
près de l'extrémité de sa face supérieure, l'autre au-dessous de 
€elle-ci, sur la face interne. Les doigts et la paume sont sub- 
égaux. 

La face externe de la paume est entièrement couverte de 
fortes granulations, dont quelques-unes plus saillantes tendent 
à se disposer en deux ou trois lignes longitudinales. Cette sur- 
face n'est pas l'ugueuse. Les doigts sont fortement carénés et 
sillonnés, et les carènes sont gi'anuleuses ou finement denti- 
culées. Le doigt mobile est fortement granuleux à sa base. Les 
doigts ne joignent pas bien; ils sont excavés à la pointe, et 
leur bord tranchant porte 3-i dents |)lutôt arrondies à l'extré- 
mité. Les doigts ont une couleur' biun foncé. 



DKC.AI'ODKS f:T STOM ATOl'ODES 210 

Les pallt's iiiiil)iil;il(tin's tuil dr< i:r;iiiiil;il ions, ain^i (|ih' la 

carapace cl les clir-lipcdcs. {'.c^ ;.:i;iiiiilal idii- Dcciipriil li»ii-< les 

ailides, même le daclylopodile. 

cf 9 

Lon^'ueur de la carapace U 11 

Largeur — l'J 18, ."i 

Chloroduis i'.i'kjiiiis Tar^ioiii-Toz/.i'lli dr Siimalia <'v| aussi 
un C'd'/ttindcs, Mww voisin di? (luKlni-ciis, \\\(\ w ;ius>i la cai-apace 
C(>u\<'|-1(' di' Unes i;raMidali(in>. les luho |t|-()l(»i;a>lri<|Ui's di\ i- 
sés ('iilit'i'cnicnl el soudés a\(;e les é|>ii;a>lii(|U('s. I)"a|)iès ICva- 
mi'ii du [y[)i' conservé au musée de Turin, (\ i'.ih/kiis dilTéi'c : 

1 Par- sa carapace beaucoup plus élroilc. Le ra|»p()i( cidre 
la laiiicur (d la louiiucur dans un inàlc ih' ilinihiictis est 1.72, 
dans le mâle tyj)e do e.iifjuns il esl dt; \ ,\ ; 

±" Le front est beaucou]) plus larji'c dans c.//'/////.v, mesurant 
2mill.3/i pour 7 millinicircs d<' larji'cur iU' I animal, lorscpic 
dans diodoreus \){)\\v 10 millimèlres de lariicui' lolalc Ict'ronl ne 
mesure (|ne ;{ inill. 1/i ; 

;{ La carapace esl beaucoup moins bombée, cl son dernier 
lobe latéral est ai<;'u (bms i'.iiinius^ les régions soiil plus dépri- 
mées et les granules j)bis pclils; 

i" L'aréole oL est sépan'-c poslt-ricnrcnicnl de IH-|-2I{ seu- 
jcinenl par un |ielil irai! dans la |iarlie anb'rieiirc dans c./v- 
(jinis ; clli' es! bien sé'|)ar(''e dans duidôrciis ; 

.") Le nii'-rus (\r< pâlies ambulaloircs esl arnK' de i^rannles 
aiiLU"- cl t'oris. lanl (pie ^oii bord supi'rieur en dr\ii'id di-linclc- 
nienl denliculr- dans p.jij/iiiis ; les jiranules du bord >up<''neur, 
bien (pie aii;ii>. ne sont pas |)lii< forls (pie les aiilres dans 
dindorpiis. 

()" Le> diMIX dellliers arlic|e> de lididonifii du llliijrsoll Sllbi''- 

gau\. (d le >i\ifine e>l plus lar;^e (pic Imiu daii> c//y////\; je 
si\i('mc esl plu> jdii^ (pie le <r|»liciiif i-j aii-~-i loiii: (pie larii'c 
dans diodnreu.s. 

Carpilodes rugatus Laik.) 

V.ozijinuf. rwjdlus 11. .MiliH'-Kdwards, //. ;j. Te, I, |>. iiM".. 

('ariiilndc$ riKjatun \. Miliif-Kdw ards, Soiiv. [rcli. Mus.. I, p. 'ÏMK |il. \ll. 

Wii. .{, M). — Miors, Zoo/. Merl., p. .■■.2'.t. — (trliiiaiin, '/.uol. Jalirh. Sijst., \ 11. 

I8',i;{, j). i-08. — Alr(jck, loc. cil., p. 82, 8i (ubi st/n.). 



220 G. NOBILI 

Obock, à rintérieur des polypiers morts, sur l;i ligne des 
hauts fonds du récif de la Clochèterie, à mer basse, un mille 
(Ch. Gravier); Djibouti et Obock (M. Jousseaume), 3 milles et 
\ femelles; mer Rouge (Musée de Turin), une femelle. 

L'exemplaire recueilli par M. Gravier, qui conserve ses cou- 
leurs, est d'un pourpre violet très beau. Les doigts des pinces 
ont la même couleur violette dans la moitié proximale ; ils 
sont blancs dans la moitié distale. Les doigts des pattes am- 
bulatoires sont aussi violets dans la moitié basale, blancs dans 
la distale ; les ongles sont cornés. Les exemplaires du D' Jous- 
seaume, qui ont séjourné dans l'alcool depuis 1897, ont une 
couleur rougeâtre. 

Hab. : Mer Rouge : Daedalus Shoal (Miers); Seyclielles 
(Miers); Réunion (A. Milne-Kdwards); Mauritius (Richters); 
Océan Indien et mer de Chine (A. Milne-Edwards) ; Cocos- 
Island, Andamanes (Alcock) ; Nouvelle-Calédonie (A. Milne- 
Edwards) ; Tahiti (Ortmann). 

Carpilodes Vaillantianus A. M.-Edw. 
A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., I, 1865, p. 231, pi. XI, lig. 3-3 6. 

Signalé dans la mer Rouge, par M. A. Milne-Edwards. 

Carpilodes rugipes (Hell.). 

Actaeodes rugipes Heller, S. D. Akad. Wien, XLIU, 1861, p. 330, pi. 11, fig. 20. 

Actœa rugipes Kossmann, toc. cit., p. 24. 

Carpilodes rugipes A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., 1, p. 229, pi. Xll, 

fig. 4. — Heller, « ISovara » Crust., p. 17. Paulson, /oc. cit., p. 23, pi. IV, 

fig. 6. — Lenz, Abh. Senckeyib. Ges., XXVII, 190b, p. 348. 

Djibouti, Obock et Périm (M. Jousseaume); 2 mâles et 
3 femelles; mer Rouge (Mus. Turin), un mide. 

Ces individus s'accordent très bien avec la description de 
Heller. Les lobules de la carapace sont très saillants et granu- 
leux, mais les granules sont déprimés. Cha({ue lobule offre aussi 
des petites impressions et des gros ])ointsqui donnent aux lobules 
un aspect rugueux. Les aréoles épigastriques iM sont nette- 
ment séparées par un sillon profond du lobe interne des 2M. 
Entre le bord sus-orbitaire épais et le lobe externe des 2M, 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 221 

il \ il mi pclil lol)iilr II iiiiigulairo arrondi. L'aréolt' 2L est tn's 
saillante, prescjuc cuiii(|iii': la zon<' enli'f cette ai'éole et les 
dents li et N est foi'temciil lu^iieuse. L'aréule urogastrique 4M 
est très étroite, didimitée lalrialt-nient par un sillon assez bien 
niarciiK'. mais (pii ne se eoiiliiiiif |»a^ an niili'-ii. Les pattes 
antérieures sont nodult'uses et creusées de j»etitcs cavités sur 
le carpe et sui' le hoi'd supérieur de la main. La face externe 
de la main est i-uj^ucusc et poui'vue d'une lij^ne j^ranuléc sail- 
lante vers sa nioili»' el de deux aniro lignes moins mai(|nées. 
Les doigts ne joignent qu'à re.vlrémité ; ils soid noirs el for- 
tement dentés: le doigt mobile a 6 ou 7 dents; le doigt fixe .'i. 
Les pattes ambulatoires sont fortement rugueuses. 

cr ô 

Longueui' de la carapace 11,"! 11-^ niillirn. 

Largeur — 1<S 18 — 

(lEXKE LIOMEI^A Dana. 

Les quatre espèces de la mer Rouge [L. /Hmctatd étant portée 
dans IJn.ranlhn) peuvent être distinguées ainsi : 

A. (aiapace non granuleuse. 

li. Lobes (les bords latéraux pres(|ue oblitérés. .Mains 

|)i)urvues de grosses granulations jjerlacées L. (/ranosimana A. 

-M.-Edw. 

liB. Lobes des bords latéraux bien niar(|ués. IMnces 

non granuleuses. (Carapace très élargie; rapport 

entre la largeur et la longueur =1,84. Couleur 

rouge orangé; mains souvent cerclées d'un anneau 

noir) L.cinctimana{\\h.) 

AA. Cara[)ace graïuileuse. 

('. Carapace lineincMit granuleuse. Lobes Iroiilaux sail- 
lants et angulaires, l)(iiLr( mobile da^ pinces court, 

fort el courb.' L. piibescens(Ed\\.] 

ce. Carapace avec de grosses granulations. Lobes 
tronlaux peu saillants et |tres(|ue droits; doigts à 
jieine plus couils ipie la |ianmr', grêles, presi|Ui' 

droits /. . tlicmUtu (l)c 

.M an). 

Liomera ciuctimaua < W'illic). 

Liumcra cinclimana A. .Milne-Edwards, Aojic. Airfi. Mus., IX, 1S73, \>. iTn. 
pi. V, iig. 4. — Ortmann, Zoo/. Jalub. SijaI., VII, IS'ja, p. y:,o, pj. .\\||^ 
iig. 0. — .Mcock, loc. cit., p. «S (ithisyii.). — Caïman, Tram. Linn. Soc. (2), 
Vlll, 1900, p. 4. 

Liomera lata Dana, loc. cit., p. Itil, |il. \ II. Iig. c». 



222 G. NOBILI 

M(!i' Rouge (M. Jousseaiimej, 2 femelles, 5 mules; Djibouti 
(M. Coutière), une femelle. 

La coloration de cette espèce est magnifique, mais aussi 
quekfue peu variable. La carapace et les pattes sont d'un rouge 
orangé très brillant ; les ai'ticles basilairesdespattes ambulatoires 
sont blancs ; rextrèmilé des dactylopodites a aussi un anneau 
blanc (en alcool). La femelle de Djibouti et un exemplaire tout 
jeune de (( mer Rouge » ont la carapace blancbàtre et les 
pattes rouges. La bande noire qui cercle la main n'est pas tou- 
jours constante : elle manque dans une femelle large de 
31 millimètres, dans une autre de taille moyenne, dans la 
femelle de Djibouti et dans le jeune exemplaire déj<à men- 
tionné. Il est probable que cet ornement manque à la femelle. 
Seulement un mâle large de 28 millimètres ofTre la bande sur 
les deux mains; dans les trois autres exemplaires à bande, elle 
est complète sur une seule [)ince, sur l'autre interromme ou 
absente. Les pinces des femelles et du mfde de 28 mill. êtres 
sont égales. Dans deux autres mâles qui consei'Vt^'d les deux 
pinces, elles sont inégales; chez l'un la grosse pince est à di'oite, 
chez l'autre à gauche. La bande es! sur la pelite pince, chez le 
premier exemplaire, sur la grosse chez l'autre. 

Le plus gros exemplaire (cf) est long de 19 millimètres et 
large de 35 millimètres. 

Cette espèce, répandue depuis l'Afrique orientale jusqu en 
Polynésie, n'a pas encore été signalée dans la mer Rouge. 

Eiomera pubescens var. 

Zozijmus jiubescens H. Milne-Eilwards, H. n. Cr., 1, 1834, p. 384. 

Liomera pubescens A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., 1, 18Gi>. ]>. 223. pi. Xll, 

fig. 6-6a. — Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., VU, p. 4:12. 
Actœodes pubescens Miers, Proc. Zool. Soc., 1884, p. 10. — De Mail, i\ot. Leyd. 

Mus., XIll, 1891, p. 4, pi. I, fig. 1. 

Périm (M. Jousseaume), 3 mâles et 4 femelles. 

Ces individus diffèrent du type de l'Ile-de-France que M. Bou- 
vier a eu l'obligeance de me communiquer, ainsi que des des- 
criptions de A. Milne-Edwards et de De Man. 

Les deux exemplaires plus gros (a, b) et le type [r] ont les 
dimensions suivantes : 



l)f:(:AI>ol)F.S ET ST<1MATol>()|)KS 
ao' 



223 



Lar;.'euf de la carapacL' 
Longueur — 



24 

I4,r, 



6 9 
23 
14 



fO' 

30 

18 



Les sillons de l.i i'(''iii()ii i:;i>lii(|iii' sunl disliiids. moins <|iit' 
dans le type, cl en cela aiilani (•!■> iiidi\i(lii- (]iir le |\|)i' dillV'- 
rent d(? rex(;inj)Iaiiv drcfil pai- Ile .Man, où ils nian(|nait'nl. cl 
s'nppmclitMil niicnx de la lii^iirc dr A. Milnc-Kdwards, où cis 
sillons sont toutefois plus mai'(pi<''s. Le sillon mieux mar.<pi('' 
est celui qui délimite l'ai-éole médiane :{.M : il drlinil [nrw m 
avant l'étroit |)rolongenieut triangulaire de coAir. région ri \a 
se joindre au sillon qui vient du front. Les sillons (pii dt'-li- 
mitent laléi-alement les aréoles ])rotoiiasti'i(jues 2\l sont |)lns 
faihjes, et ces ai'éoies ni' sont pas dé'limilt'Ts aud'-riem-cmeiil. 
La région cordiale est sépai'ée <I(ï la gastrique et de linlestinale 
par des sillons faibles. La différence la plus remaïquahle est 
donn,é|> par les hoids latérau.v. Ceux-ci ne son/ pns (/iri.sf's du 
tout ','■ il ?îf/ (I (iiKunp [rare des sillons (pii (le^ raient |)artager 
ces bore' =^c ,/datre lobes, etqui sont bien nets, tout en étantsupei- 
(iciels.da lis le spécimen lype.D\ti)rès A. Milne-LdwardsetDe.Man, 
ces sillons sont plus ou moins marqués, mais toujours présents. 

La carapace apparaît moins granuleuse que dans la figure. 
I^es |»arlies nH'diaiics cl posli'ricui'cs sont iikmui' pi'cscpic lisses 
dans certains exem[)laii'es, et à peine cliagi'inées cliez d'autres, 
l)i<Mi (ju'à la lou|)e on les reconnaisse gi-anidées. Les gi-anu- 
lalions devienneni plu-- nombreuses et plus gi'osses près des 
bords lalt'ranx cl prés du front, cl parmi Ic^ graiiulalion-^ de 
taille usuelle, il) en a de nombreuses autres saillantVs et sub- 
coiii((nes. Sur ces bords laléro-antr-rienis ces granulalions de- 
\ iciiiiciil c(iiii<| Iles, aiguës et I orme ni nue boi'diire à la carapace 
Composée (leiiMion i-'i granules coiii(pics, deiilil'oriiii's. di- 
riges en a\aiil. e| allernativemeut gros cl |)elits. haii> le l\pe 
les gianulations liiti-rales sont |)lus uniformes de taille, et celles 
plact''es près di's bords deviennent aussi grosses (pie celles 
jilaci'es sur le bord; les parties lal<''rales cl aiili''rieiire> de la 
carapace porlenl de longs poils so\eii\ d'iiii jaiiiie doii'. (pii 
sont très rares dans les |)arties médianes, he^ poiU dégale 
nature >oiil assez abondants sur le bord sii|M''rieiir di'> pattes, cl 
aussi sur le bord inlV'rii'iir. mai- moin> iiniiibi eii\. 



224 G. NOBILI 

Les pinces, dans le type et dans les exemplaires de Périm, bien 
que concordant avec la ligure de De Man par la forme générale, 
en durèrent par les granulations plus régulièrement arrangées 
en séries. La partie inférieure de la surface externe delà main* 
depuis la hauteur du sillon du doigt fixe jusqu'au bord infé- 
rieur, est lisse et brillante dans les individus de Périm, bien 
(fu'elle apparaisse finement ponctuée à la loupe; dans le type 
cette partie est Çjranulée. 

La couleur des exemplaires de Périm est d'un rose très bril- 
lant. Je n'y vois aucune trace des taches blanches décrites par 
Miers et par De Man dans des exemplaires de Mauritius et des 
îles Fiji. Les doigts sont foncés, et la coloration obscure du 
doigt fixe envahit un peu la main. 

Le plus gros des mâles a même un anneau noirâtre qui cercle 
toute la main, comme dans L. cïnctimana. 

Cette rare espèce est nouvelle pour la mer Rouge. Elle n'a 
été signalée qu'à Mauritius, par Milne-Edwards et par Miers et 
aux îles Fiji par De Man et parOrtmann. 

Liomera themisto (De Man). 
Actxodes themisto De Man, Zool. Jahrb. Syst., I\', 1889, p. 417, pi. IX, lîg. 3. 

Mer Rouge (Musée de Turin), 2 mâles et 5 femelles. 
Les dimensions de trois exemplaires sont : 

Largeur de la carapace 22 24 17,5 

Longueur — 12 11,5 10,5 

Distance extraorbitaire H 11 9 

Largeur du front 9,5 4,5 3,5 

La carapace dans les exemplaires plus gros est proportion- 
nellement plus large. Cette espèce a quelques affinités avec 
L. pubescens^ mais on peut la distinguer facilement par sa cara- 
pace plus grossement granuleuse, plus poilue (en jugeant par 
le tvpe {[q pubescens conservé à sec et par les exemplaires de la 
variété décrite) et par la forme de ses chélipèdes. La région 
gastrique est presque indéfinie, puisqu'elle n'est marquée que 
par la bifurcation du sillon postfrontal qui s'étend en arrièr*' 
à délimiter le prolongement antérieur de la région mésoga?- 



DÉCAPODKS KT STOM ATol'ODES 22.*) 

Iii(|ii('. Il n'y ;i |);is (l";uilivs aillons iiastii(|iii'>. Les granulations 
(les bords antéi'icurs di' l;i ciimikkc suiil (/rosses ai roni(ii(fs. 
Les granulations de la surl'acc yw^ do hoi-ds, ou dans les ré- 
gions antéro-latéi'ales, deviennt'ul jdus grosses, et (piclques- 
unes atteignent la taille de celles de Ar/xa flellcrl A. l'Mw. 
Les deux derniers lobes du i)oi(l aiilt'-rd-lalrrid ^onl mmiIs jjicii 
marcfués; un sillon pour eliaque lobe les délimite même sur 
la surface de la carapace; ce sillon est assez large, mais peu 
proCund et il est accompagné par mw ligne de grosses 
granulations. 

Les deux lobes mitoyens du front sont Uu-rjea et très peu 
saïllnntfi, presqjie drmt!i ; ceuxde/v. puJiesrens sont saillants et 
angulaii-es. 

Les mains ont une forme tout à fail dill'éi'cnlc. (lui est bien 
rendue par la figure '^a de De Man. Les mains de L. llK^nùstn 
sont grêles, allongées, les doigts sont à peine i)lus coiu'ls (|ue 
la paume (i'""',o et 5 dans une femelle); les mains sont plus 
grosses, plus hautes et ont des doigts plus courts (doigts, 6 milli- 
mètres ; paume, 9'"'",o dans le type de puhesrens)^ plus forts et 
plus courbés dans pulinscens (Voy. De Man, Nol. Leijd. Mus., 
XllI, pi. L fig. !)• La forme caractéris(jue ([u'on observe dans 
la femelle, s'observe aussi dans le nii-de. 

(leltf l'are espèce n'est connnr ([uc dr la mer liougc 



Liomera granosimana A. AI.-Edw. 

A. Miliie-Kdwanls, Nouv . Arr/i. .l//<s., I. \Hi\\\, p. iH, \A. XI, li^. il, «'l .Yo»r. 
Arrh., I\, )S7:5, p. i77. — Oi'linann, '/.ool. Jarhh. Sij^L, VU, 1S',»3, 
|). V.<[. 

Mer Hougc (Mns. Tiiiin , 3 màles et i femelles. 

Les lobes des bords hdéraux, tout en étaid cliez tous les 
ex(3mplaii'es. pen n)ar(|ué-;. ainsi que les sillons gasli-i([ues, 
varient selon les indisidii^. e| parfois >onl |)resque obliléi'és. Les 
granulafion> de la laee externe de la main sont disposées 
comme dans la ligure originale. 

dette espèce, qui est eonnni- de |,i \()n\elle-('.al«'donie et de 
Taliti, est nouvelle ponr la u\<'i llongr. 

ANN. se. N.\T. ZOOL.. !)" .sirii-. IW 15 



226 G- NOBILI 



Genue LIOXANTHO Alcock. 

Tableau des espèces (d'après Alcock). 

A. Chélipèdes inégaux; angle externe du front séparé du 
hord sus-orbitaire par une échancrure; divisions régio- 
nales de la carapace presque nulles L. tnmidus Aie. 

AA. Chélipèdes égaux, angle externe du front fusionné 
avec le bord sus-orbitaire. 

B. Carapace et pattes lisses L.punctatus (Edw.) 

BB. Carapace et pattes tinenient et uniformément gra- 
nulées L. asperatus Aie. 



Lioxantho punctatus (Edw.). \ 

i 

■ Xaniho punctalus H. Milne-Edwards, H. n. Cr., I, 1834, p. 396. — A. Milne- j 

Edwards, î\ouv. Arch., W, 1873, p. 199, pi. Vil, lig. 6. — De Man, Zoo/. | 

Jahrh. Syst., IV. p. 420, et Not. Leyd. Mus., Xll, 1890, p. IJ2, pi. lll, ; 

tig. 1. 

Liomcra maculuta riaswell, Cat. Aiistr. Crust., 1882, p. 47. : 

Liomera punctata Miers, Zool. Alert., p. 528. — De Man, Arch. Nat., 1887, 

p. 238. — Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., Vil, 1893, p. 4Î11. ; 

Lioxantho punctatus Alcock, loc. cit., p. 91 {ubi syn.). i 

Djibouti et Obock (M. Jousseaume), 2 mâles et 2 femelles; | 
mer liouge (Musée de Turin), 3 mfdes et 4 femelles. \ 

Les points coloriés s'observent surtout sur la carapace ; ils ; 
sont rouge orangé, entourés par un petit halo clair. Les pattes j 
ambulatoires sont annelées d'orangé ou de rouge brun. ■ 

Les chélipèdes des femelles sont égaux, ceux des mâles aussi ; 
égaux ou parfois faiblement inégaux, ainsi qu(^ le dit Alcock et • 
contrairement à l'exemplaire observé par De Man. Les doigts , 
sont bruns, mais il y a toujours une bande claire à la base du ■ 
doigt mobile, comme dans la figure de A. Milne-Edwards. La | 
coloration noire du doigt fixe s'arrête à la base de cet article a 
chez la femelle et le mâle jeune, mais s'étend sur la main dans 
le mâle adulte. 

Hab. : Mer Rouge : Daedalus Shoal (Miers) ; Seychelles (Miers); | 
Mauritius (H. Milne-Edwards); Madagascar (Miers); Ceylan | 
(Miers); Maldives (Ortmann); Java (De Man); Amboine (De 
Man) ; cap York (Haswell) ; Nouvelle-Calédonie (A. Milne- 
Edwards) ; Fiji et Samoa (Ortmann). 



DKCAl^ODKS KT STo.M.VTOl'ODKS 227 



Lioxantho tumidus Alrm 



Alcock, loc. cit., p. Kl. cl ///. '/.onl. Inicstigator, \>\. WWK lii^. 3 (1809). — 
lîoriadaile, Xanth. Mnlfd., p. 2'V.i. 

Djibouti cl Oljuck ,.M. .Juiisscuiiiiic ,, i iiiàlcs; mer liuiige 
(Musée de Turin i, \ mrdos ; inei- Houiif (M. Jousseauine), 1 màl(;. 

Cette esprcc ;i (|iicl(|ni' n'-^^ciuliliinc»' avrc />. />///ir/fif//\. nmis 
on lu distiniiiic racilcnicnl. I.a carapace a iiiir luiiiic un |)cii 
dillérente (d les sillons soni hcaucou]» nioiii^ niai(|U(''s. i.c IVonl 
est très difï'ércrd. iJans A. liniiidiis il est |>liis avance, avec le 
bord un peu ivnllt', (li\is('' par une peldc lissiirc lriani;ulaire 
en deux lobes oblicpics d sépan'-s de liH-bilain.' par une éclian- 
crure et un sillon bien inai'(|né. Dans /niw:hih(s, b; bord du 
front n'est pas reiilh', récliiuicrurc rniHliane est plus lar^e «d les 
lobes sont arrondis et insionnés avec l'aniile susorbitaiie sans 
aucune démarcation. Los cliéli|)èdes sonI forl inéjianx, dans 
les nrirdes au moins. Lescliélipèdes de jxinrldhis sont é^aux selon 
Alcock, et tels ils sonl ou au moins 1res peu inégaux, dans mes 
exemplaires. D'après De Man i^ol. Leyd. Mus., WW, ils sont 
parfois considr-i'ableiiienl in<''i:aii\'. Les méropodilcs des pattes 
ambulatoires sonl 1res tincmenl denliculés en dessus: le carpi? 
et le propoditi; sonl un peu granuleux dans L. Iiiiii'iihis, lisses 
dans pi/nclafi/s\ Les articles des pâlies sonl poilue >ur le boi'd 
sn])érieur dans hniinluK. glabi-csdans /unulnl us. l']iilin luuudus 
na |>as les p(iinl> ronges de ////;^7 ////.v. 

cf 

Longueur <ie lu caïupace 10 uiillim. 

Largeur — 1 .'» — 

— flu ('ri)iil 4 — 

|)i'oilc. (jauclie. 

I^Diigueur (le la main '.» 10, il 

— »|p la paume .{,;■) i» 

(lu doigt mobile ii,;» li,5 

llaulriii- (le la |iaumo i 4,!) 

IJAC. : lies Andanianes, .Maldi\es. Samoa. 

Lioxantho asperatus AN . 

AIrock, loc. rit., p. '.t2, cl ///. Zool. lnvi'xli<jiitor Crust . , pi. XXWl, li^'. [). — 
l'.oriadaile, loc. cit., p. -JÎIS. — Nohili. Hnll. s'à/if. Fr. Ued/., XL, liM)»;, 
p. 120. 



228 G. NOBILI 

lies MusJia, dansle sable à File Maskali (M. (iravier), un mâle; i 

,. . . i 
Obock, à riiiléi'ieiir des polypiers morts, siu* la ligne de liant 

fond du récif delà Cloclièlerie (M. Gravier), un mâle etune femelle; -, 

Obock. dragage dans les sables du récif de la Clochèterie 1 

(M. Gravier), 1 mâle; Djibouli (M. Goulière), 4 mâles; Périm , 

(M. Ragazzi, Mus. Modène), 2 mâles et 2 femelles; mer Ror.ge ! 

(M. Jousseaume), un mâle; une femelle de localité incon- i 

nue; Aden (MM. Ronnier et Pérey), un jeune mâle. i 

Ces exemplaires s'accordent assez bien avec la description etla j 

figure. Le front paraît pourtant un peu différent. Il est conformé | 

comme dans L. pimctatus, soit neltement h'ilohé et un peu in Hé- i 

chi en bas. Les divisions des bords latéro-antérieurs de la i 

carapace sont à peine indiquées par un on deux petits sillons ! 

lisses et superficiels qu'on voit entre les granulations qui revè- i 

tent abondamment les parties antéro-latérales de la carapace . Un I 
seul mâle jeune d'Obock fait exception, parce qu'il offre deux 
sillons assez profonds, aboutissant à deux éebancrures sur le 

bord de la carapace, ([ni est ainsi partagé en trois lobes '\ 

nets. i 

Le doigt fixe des chélipèdes est inflécbi en bas. Les doigts i 

ont la coloration foncée caractéristique de la plupart des Xan- ■ 

tbidés, et offrent des séries longitudinales de ponctuations. Ils ! 

sont un peu plus longs que le bord supéj'ieur de la paume. • 

Les exemplaii'es bien conservés offrent deux colorations < 

différentes. Le plus gros mâle des îles Musba est d'un gris ' 

bleuâtre uniforme ; les autres individus ont les parties supé- | 

rieures des pattes d'un beau rouge orangé, et la carapace pour- i 

vue de plaques de la même couleur sur fond jaunâtre. ; 

Le plus gros mâle a les dimensions suivantes ; \ 

Longueur de la caraparc 18 millim. ■ 

Largeur — 28 — .; 

— du fron l 8 — \ 

Di'oite. Gauche. j 

Longueur de la }tinfe 19 20 -\ 

— de la main 8,:i 9 \ 

— des doigts 10,5 11 | 

Celte belle espèce, qui paraît être commune dans la partie \ 

méridionale de la mer Rouge, n'est connue que de Karaclii et . 

des Maldives. '• 



DÉCAPODES HT SÏOMATOI'ODES 229 

(ii-.NUii ATHlKiATlS Dk Naan. 

A. Carapace lisse. 

H. Surface de la carapace non bosselée. Bords latéraux, 
obtus se continuant sans (b''iiiai'cafion avec les bor-ds 

latéro-postérieurs \. loscus (Hiipp.). 

BB. Surface delà cara[tace bosselée, llonls latéro-anlé- 
rieurs aij,His et cristiformes, terminés en arrière par 

une crête .1. floridm (L\nn.). 

.1.1. Surface de la carapace distinctement j,Manulée .1. granulalu^i Do 

.Man. 

Atergatis roseus Rii[i[). 

Carpiltus roseus et (\ maculatus Uiip|ic!l. ji. |:{, pi. 111, ii<j;. 3 et p. 15, j)l. 111, 

liK- 4. 
Atergatis roseus A. Milne-Edwards, Sonv. Arch. Mus., 1, 1869, p. 239. — Kos- 

niann, p. 19. — Paulson, p. 11, pi. 1\', lig. [-[a(pars). — Alcock, p. 97. 
Aterrjatis lsevi;/atus A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 241, pi. .W, lig. 4. 
Atergatis scrohiculatus lleller, Sitzb. Akad. Wien, XLIll. l!S(3i, p. 310. 

Djiboiili (M. .loiisscaiimei. \ jeunes exemplaires, dont riin 
ap})ai-tienl très prohablemenl à la mxyÏvXù l.-cc'irjattts X. M.-Edw., 
et iiii autre à la variété uUm Kossm. 

Oboek (M. Joiiss(!aiime), I rcinrllc loiiiiiic de i-'{ millimètres, 
larii'c (le (SO millimMres. cl ± jciiiics milles, appariciiaid à la 
vari(''l('' liechjatus A. Kdw. 

Mer Rouge (M. JousstNUimtO, un jeuin' màlc, aussi de la NaritHé 

Massaouali (MM. \>mA et Beeeari, .Mus. (iénesi, un màk', 
large de (52 millimèli-cs A long de 'M, (pii par les gros {toinls 
don! sa carapaee est ornée, eorrespond a la vai'ii'dé .scrolnru- 
Idliis ijfjl. |,;i caraiiaci' l'-^l {]' \\\\ liciiu rose, saii-- bande blaiiclic. 

Massaouali (Mu>. .Naphs . un jninr màlf (pii r(irrr>|Hiiid 
à la varii'lf'' iiinni'wuihis j{iip|). 

Atergatis floridus ,iluiii|ili. Linii.). 
(\{. Alcdck, Ujc. cil., p. 9!S {a\>i sgn.]. 

Djiboidi iM. .biiisscaunit' . \ imlix idii- In'-s icunes. 

Atergatis granulatus l>i' .Mm. 
De .Man, Zoo/, iarkh. Sijst., l\ . is.s:», p. ilo. pi. I.\, li-. 



230 G. NOBILI 

Obock ot P('rim (M. Jousseauiiu'), 3 malos; mer Rous^^ \ 

■ ( 

(Musée de Turin), ± mâles. ; 

Dans les jeunes les bords lalrro-antérieurs soni un ])('u plus j 

obliques, et le' front est un peu plus proéminent que dans les I 

adultes. Les jeunes portent aussi une trace ti*ès faible .do la i 

crête terminale du bord latéro-antérieur qu'on observe dans la . 
plujjai't des Alerf/alis. 

Les exemplaires d'Obock et l*érim ont les dimensions sui- ] 

vantes : j 

J.argeur de la carapaco 41 26, !) 23 millini. | 

Lonii:ueui' — 20 16 li- — , 

Distance extraorbilaiii' 17 II 10, :i — \ 

dette rare espèce nCst counuc (jue de Mauritius. 

(lENRE LOPHACTyt^A A. M.-Edw. \ 

Tableau (hi^ espèces de la mer Kouge. \ 

A. Ciarapace bien granuleuse. - 

/}. Lobes prologastriques divisés long-itudinaleinent. ■^ 

C. Crête du bord supéi'ieur de la main, forte, lisse sur 

les côtés et granulée en dessus. Granulations sur ■ 

le lobe protogastrique externe en nombre de 10-25, i 

en général assez grosses L . cristata X. M .- 

Edw. I 
ce. Crète du bord supérieur de la main moins forte et 

plutôt une ligne saillante gi'anulée (qu'une ci-éte. l 
Granulations de la carapace plus noml)reuses et plus 

petites; sur le lobe protogastri(jue externe, il y a ; 

30-oO granules L. granulosa {Rup.). i 

DB. Lobes protogaslriques non <li\ isés L. semigrunosa 

(Hell.). • 

AA. Carapace lisse L. anaglyptaitiGU.) . 



Lophactsea cristata A. M.-Edw. i 

A. Milne-Edwards, Noiiv. Arch. Mm^., 1, ISOli, ].. 246, pi. XVI, lig. 1. — De : 
Man, Not. Leyd. Mus., 111, p. 05, et Arch. f. Natury., p. 246. — Alcock, loc. ' 
cit., p. 100. ' 

Mer Rouge (Mus. Turin), 2 mâles ; un jeune mTde trouvé j 
parmi des granuinsa recueillis par M. Jousseaume à Djibouti, 
Obock et Suez ; mer Rouge (M. Ragazzi, Mus. Modène), 
une femelle. j 

Ces individus offrent bien les caractères d<' L. crisiaid par la ! 



DÉCAl'ODKS Kï STOMATol'oDES 2'.) I 

cnH(; du bord sii|>r'rii'iir (!•' l;i rnaiii lii'< -.lill.mle, lisse sur- les 
côt»''S cl ^M'aniil(''(' >iir le l)ui(J liaiicliani . Les deux mâles du 
Musée du Turiu, qui S(juL adullcs, uni di'S j;iiiuulalious nom- 
breuses et grosses sur lu face externe ou postérieure de tous 
les articles des j)attes ambulatoires, (li's fiiaiiulalioiis dans le 
màl(! jeune cl dans la rt'uifljc du .Mus(''e de .Mndt-in' ^dlix-iNcnl 
seulement sui- le eai| I le propodite. 

Les granulations d(! la car-apace sont |iliis grosses et plus 
perlatfM's et aussi moins iioinl)ieu>es (jiie dans les iiidi\idus de 
L. (jranidosd. Le plus gros des màlt.'s du Musi'-e (!•■ Turin 
a Kl granules sur riin des lobes épigastri(|ues. et eiiviron 20 
sur le l<d)ule ('\l('i-ne de la région j)rotogaslrique ; l'autre mâle a 
I \ granule-; sur le lohc (''|)igaslri(jne et 2.') sur le iu'(il(tga>lii<|iie 
externe, et parait s'a[>pi'Oclier de /.. (jrnnulosd aussi par la 
rrèt(^ de la main moins l'orl»^; 1<; jeune m;\h' n'a que 7 gi'anules 
sur 1(! lobe épigaslri(|ue et 16 sui' le protogaslrique exterin'. 
La l'emelle du Musée d(! Modène a la civle de la main bien 
saillante et à peine granulée sur le boid Iranehanl. Les lobules 
épigaslri{[ues ont 9 gi-anules, les prologastri(pies exlei-nes 22. 

La c;n-apace du plus gros mâle est lai'ge de 32 millimètres 
et longue de 22. 

Lophactsea granulosa (lliipp.). 

Xantho granulosus Kiippell, p. 2i, jt!. \', lijî. 3. 

Lophactsea i/ranulo^a A. Miliie-lidwards, loc. cit., p. i'il. — Hili^cinioi i", M. B. 
Akad. Berlin, IH~, H, p. 7S7. — De Man. Sot. Lcud. Mus., \\\, 1881, p. '.»:;: 
.Xrch. f. Nat., 1887. p. 240; .l6/i. Scnckcnh. des., X.W, l'JU2, p. 582. — Alfock, 
loc. cit., p. 100, 101. 

Djibouti. Suez el Oboek M. .loU>Seaunie . J màli'S el 3 le- 
melles; îles Muslia M. (iia\iei- , une fcniellr: ()bock .M. .I(»US- 
seaume), un gros rnàle; hjilKiuli M. CoiiliiTe . 2 feini'lles: 
I)jib(»uli M. (ii-aNier . un>' iVuii'lli' hitUM'e à rinlt-rieiii- d'un 
Porilcs: hphduli. it-cildu i'iuguuiu •■! du .Mé'l<''ore (.M. (ira\ieri, 
un inàle. 

Les earactèrcv (linV'ieuliiU enlre ci-llr csijècf cl L. rristutu 
sont bien \ariable- .1 m cnii-iilr'ii'' L. (iriinnlnsit. les e\rin|tlaiie< 
à crèje de |;i uiiim uuil'' MU p'Mi >aillaide, l'(»rm(''e, (piand elle 
est préseule, p;ii uur li-ue de gianulali<ins plus grosses, et à 



232 G. NOBILI 

carapace pourvue de granulations plus nombreuses et généra- 
lement plus petites. Le caractère négatif de l'absence de crête 
sur la main n'est point absolu, ainsi que Hilgendorf et De Man 
l'avaient déjà remarqué. Si je devais même juger par les exem- 
plaires examinés, je pourrais en conclure que le nombre des 
exemplaires pourvus de crête est plus grand que le nombre de 
ceux qui en manquent. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une 
ligne de granulations saillantes, mais cette ligne est si bien mar- 
quée, si isolée des autres grannulations, et souvent les granules 
qui la composent sont soudés entre eux par la base, qu'il n'est 
qu'une question de mots de l'appeler ligne de granules saillants 
ou crele granuleuse. La crête de cnstata est pourtant plus sail- 
lante, et ses côtés sont lisses. Mais l'exemplaire trouvé à Dji- 
bouti dans une Porites a une crête qui est presque autant sail- 
lante (et lisse sur les faces) que celle de la femelle de cr'utata du 
Musée de Modène. Ce même individu a les granulations de la 
carapace aussi grosses et rondes que celles de c?i.stata, mais 
plus nombreuses. 

La forme et les dimensions des granulations varient selon 
les individus; elles sont plus nombreuses dans granulosa. La 
femelle des îles Musha a 13 granules sur les lobes épigastriques, 
et 30 sur les lobes protogastriques externes ; la femelle trouvée 
à Djibouti dans une Pontes, 20 granules sur les épigastriques 
et 40 environ sur les protogastriques; le gros mâle d'Obock 
respectivement 23 et 50, et une femelle de Djibouti, 20 et 
45 environ. 

Il n'est pas non plus un caractère sûr celui suggéré par De 
Man, que les régions mésogastrique et cardiale sont presque 
lisses dans f/ranuhsa et granulées dans cnstata. De toutes les 
granulosa examinées trois seulement ont ces mêmes régions 
presque lisses; dans les autres ces régions sont plus ou moins 
granuleuses. L'exem|»lair(' d'Obock est remarquable à ce propos, 
parce que, pendant qu'il se manifeste une granulosa typique 
par l'absence de crête et par le grand nombre de granulations, 
a les régions mésogastrique et cardiale presque autant granu- 
lées que les autres régions de la carapace. 

Cette espèce varie aussi par un autre rapport. Les individus 
de la mer Rouge ont la carnjjace glabre ; un m;ile de Bornéo a 



DÉCAPODES ET STO.MATOPODES 233 

(les longs poils impliintés jMiini lis ^ii-aniilalions. De .Mail ob- 
serva le même fait enlrt- un iii(li\ idii t\<' l'ulo l-jlarii. cl un autre 
de Ternate. 

Le gros mâle d'Obock est large de 'tl luillinit'livs el long dt* 
20 millimètres. 

Lophactaea semigranosa (Hell.). 

Alergatis scmigranosus Heller, Sitzb. Akad. Mien, XLIll, 1861, p. 313. 

Lophactœa semigranosa A. Milne-Edwards, Nouo. Arch., 1, 1865, p. 248. — 
Miers, « Alert », 1884, p. 527. — Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., Vil, 1893, 
p. 549. — De Man, Arch. f. Nat., 1887, p. 246 {en partie cl non les figures), 
et Abh. Senckenb. des., XXV, 1902, p. 582, pi. XXI. iii,^ 19. 

Mer Rouge (Musée de Tui'in), 3 mfdes et une femelle. 

Ces exemplaires s'accordent assez bien avec la description 
ivcente de De Man (1902). Les 3 mfdes sont plus granuleux 
que la femelle de Baljan de la description citée ; mais De Man 
observe que les types de Heller de la mer Kouge sont aussi 
plus granuleux, et ce que le savant carcinologiste lioUandais 
(lit de ces types, s'adapte bien à mes exemplaires. La femelle, 
([ui (;st plus petite, est moins gi'anuleuse que le mâle. 



Largeur de la carapace. 
Longueur — 



cf 


CT 


cf 


9 




21,5 


10,5 


20 


16 


iiiillim 


15 


13,5 


14 


10, 


) — 



IIah.: .Mer Rouge, Tor (ilellei'i; îles Almirantes i Miersj ; 
Amboine (De Man); Batjan (De Mam ; îles Pelev» (^Ortmann); 
Maldives (Borradailej. 

Lophactaea anaglypta (Hell.). 

Alergatis anaglijplus lltdhM-, loc. cit., p. 312, [d. Il, liç. 11-12. 

Lophactœa anaglypta A. .Milnc-Edward.s, loc. cit., p. 251. — t)e Man, Zool. 

Jahrb. Syst., IX, 1895, p. 498. — Nobili, Ann. .Mus. ÎSajwli, L n° 3, 1901, 

p. 12. 
L. Helleri Kossmann, p. 21, pi. 1, liy. 2. — Nobili, lue. cit., p. 13. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), 5 m;\les el 5 rcincll's; Mas- 
saouah (MM. Issel et Beccari, Mus. Gènes), une fenitll.'. 

(les exemplaires s'accordent niii'ux axec l'individu dr Aljdi 
décrit par De Man (pravcc le luàli' de TLin lliiéc. dciiil [lai' 
moi [loc. cit.). Le carpe es! prexpie lisse cl |h)iii'\ (I d iiiir r(|.,^c(tc 



234 G. NOBILI 

oblique; il est légèrement érodé et pourvu de deux fossettes 
dans le mrde de l'Erythrée. Dans les trois mfdes plus gros, la 
couleur noire des doigts s'étend sur la paume ; dans les femelles 
de dimensions presque égales, et dans les mâles plus jeunes la 
couleur noire s'arrête à la base des doigts. C'est là probable- 
ment une différence sexuelle qui se développe avec l'âge. 

En 190J [loc. cit.),} M. signalé un exemplaire de L. Helle?n, 
tout en exprimant le dou((; ({ue ces deux espèces ne pouvaient 
être séparées. J'ai repris la question sur ces individus plus 
nombreux, et j'ai vu que les différences que j'avais réussi à 
trouver entre les deux individus du Musée de Naples, ne sont, 
ainsi que je supposais, qu'individuelles. Le front dans quelques 
exemplaires n'est pas fissuré ; dans d'autres, il offre une lis- 
sure assez nette, dans d'autres une tissure à bord rapprochés et 
close. La main n'est pas proprement granulée, mais souvent 
ses rugosités sont un peu érodées, et alors la main apparaît 
légèrement granuleuse. Il n'y a donc lieu à séparer les deux 
espèces. Kossmann paraît d'ailleurs avoir été trompé par la 
figure de Heller, puisque dans sa description, il ne fait aucune 
allusion à l'étroite affinité entre les deux formes. 

Genre ATERGATOPSIS A. M.-Edw. 
Atergatopsis Frauenfeldi (Heller). 

Atergatis Frauenfeldi Heller, loc. cit., p. 311, pi. 1, lig. 10. 
Atergatopsis Frauenfeldi A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 258. — Paulson, loc. 
cit., p. 133. 

Djibouti (M. Coutière), 2 jeunes mCdes. 

La carapace est convexe et sa surface est divisée par des 
sillons aussi superficiels que ceux de A. florïdus en régions. Un 
sillon sépare les orbites de la carapace. Le sillon frontal est 
bien net et continué en arrière jusqu'à la région mésogastrique. 
Les lobes épigastriques et 'es postfrontaux sont à peine distin- 
guables. L'aire protogastrique est divisée longitudinalement; 
les aréoles latérales sont discernables; la partie postérieure 
de la carapace n'est pas lobulée. Le front est intléchi en 
bas, large et formé par deux larges lobes à peine séparés au 
milieu, qui se rehaussent un peu de chaque côté à former les 



DKCAPODKS I:T STOMATOPOUES 235 

lobules externes. Les IxJid- hiir-iaiix. saii< êti"e en crête, son! 
saillants d miiH't's. Ils sdiil (l(''(Mii|»('-s en (|ii;iliv lulir-.. ddiil |c> 
d(iux premiers sont subr^ianx. \>' lroi>iiiiir .-l |»lii- ion^', le 
quatrième (;st petit, pr<'S(|ui' (Iriilildiiiif. iiiai> mI)Iii- »■! |)t'n 
saillant. 

Les ehélipèdes sont ('-liaux. i^f carpi' d la main •>miiI ;:iaiiiili''>, 
les granules sur la partie inlrricnn' r\ iiioyiiiM' di- la main se 
(lispose'nl en lignes rrliculr-es; probablrniciil (laii> I .hIiiIIi' les 
granules s'elïacent pour laisseï' les lignes rugueuses il n'Iii ii- 
lées si fré(pieiiles dans les Xanlliiens. 

Le bor<l snpiTii'Ui' île la niam na pas de ei-èle, eniiuiie dan-; 
le genre /j//i//f/r/;ij/i ou dans A/<'rf/f///\ //o/-i(/i(s. mais il e-«| mince 
e| hancliant, non arrondi. Les doigts, surtout le doigt lixe. sont 
dentés et forlemeiil (•an''ni''S. 

Le bord su|)r'rieur du iniMopodile des pâlies ambulatoiics 
n'esl pas caréné, mais il est aigu, id, examiné avec une louj»e 
assez forte, il est finement denlicub'. Le bord inlerij-exlerniî est 
saillant et échancré à Textrémili''. i^e bord supé'i-ieur des autres 
aili( les est aigu, non caréné. 

<'.aractéristi<pies de celte espèce sont les j)()nc(uations nom- 
breuses et relativement gi'osses (pi'on observe sni' toute la 
carapace. 

Le plus gros indi\i(ln e-l large de 7 millimrln's. 

Atergatopsis granulatus A. M.-Ed\v. 

Knssniaiiii, Inc. at., |i. 21. 

Signalé par Kossmaiiii dans la mei' ibmge. 

r.KNitK ZOZYMCS LKA(ai. 
Zozymus aeneus Liiin.'. 

Dana, lue. cit., \>. l'M, \>l. X. li-. .i. — llcllfc, lue. rit.. \>. ;»2tp. - .\lc<»ck, loc. 

cit., p. i04 {ubi si/n.\ 
Atertjatis i Zozymus) rcncus Paulsoii, l'ic. cit., [t. It), pi. 1\ , lii:. '.1-3 ^. 

Mer Rouge (Mus. Turin . ".Nombienx exemp|,iii-es : merHouge 
(M. .lousseaume , une femellr: gollf de Tadjonrali i.M. l"'aurot), 
une femelle. 



236 G. NOBILI 

Genre ZOZYMODES Helleiî. 
Zozymodes carinipes Hell. 

Zozymodes carinipes Hellei', loc. cit., p. 327, pi. 11, fig. 16-18. 
Atcrgatis carinipes Paulson, loc. cit., p. 18, pi. IV, lig. 4-4 b. 
? Leptodius {Xanthodius) cristatus Borradaile, Xanthidœ Maled. Laccad., "p. 252, 
lig. 51. 

Prrim (Jousseaume), un mâle; Obock (M. Jousseaume), 
3 mâles; Djibouti et Aden (M. Jousseaume), 4 mfiles et une 
femelle; Djibouti (M. Coutière), 2 mâles et une femelle. 

Ces exemplaires s'accordent bien avec la description de 
Heller, mais non avec sa figure qui est mauvaise. Assez bonne 
est la figure de Paulson, bien ([u'elle repioduise un trop petit 
nombre de granules. 

Les mains portent de nombreux poils sur la surface externe 
qui parfois masquent les granulations qui couvrent la surface. 
Ce caractèi'e n'a pas été décrit par Délier, mais on le voit bien 
dans la figure de Paulson. Le sillon sur la partie supérieure de 
la main est mieux marqué sur la petite main que sur la grosse. 
La face inférieure du céphalothorax est couverte de poils très 
courts. 

Je doute que Xanthodius cristaliis Borrad. ne soit identique 
à cette espèce. 

Genre LOPHOZOZYMUS A. M.-Edw. 
Lophozozymus pulchellus A. M.-Edw. 

A. Milne-Edwards, Ann. Soc. Eut. Fr. (41. Vil, 1865, p. 273 ; Nouv. Arch., IX, 
1873, p. 205, pi. 6, lig. 3. — Uvlmann, Zoolog. Jahrb., VII, 1893, p. 458. 

Mer Rouge (Musée de Turin), un mâle; mer Rouge (M. Jous- 
seaume), une femelle. 

La carapace est médiocrement convexe dans le sens lon- 
gitudinal, presque plane en sens transversal dans les parties 
médianes; mais les parties antérieures des régions branchiales 
sont déclives parce qu'elles suivent la déclivité des parties anté- 
rieures de la carapace. La surface est nettement lobulée, les 
régions y sont bien séparées. La longueur de la carapace est un 
peu moins que les deux tiers de sa largeur extrême entre les 



DÉCAPODES ET STOMATOI'ODES 237 

pointes des pénultièiiies dciils de elia(|iie eùlé. Dans l'exemplaire 
de la -\ouvelle-Cali''d(>nie décril pai- A. .Milne-!']d\vai'ds, la lon- 
gueur est un peu i»l(is (|iie les 2/3 de la laiiirnr. La région hépa- 
ti(pie. la moitié anlé-iji-ure des régions hi'anciiiales, la partie 
antérieure de la région gasti'ique, ainsi fpn; la région tVontali' et 
la région sous-liépalique jusqu'à la sutui'e ptérygostomienne, 
sont distinctement granulée's. Les granules sont assez nom- 
breux, ceux qui couvrent les r(''gions hépatiques et les lobes IL, 
2L et 3L sont un peu plus gros (jue les autres placés plus .n 
arrière. Le front mesure en largeur moins d'un tiers de la 
largeur de la carapace, il est déclive, profondément silloimé 
en dessus et nettement divisé en deux lobes médians trian- 
gidaires; les lobes externes se trouvent presque sur la même 
ligne que les lobes int(!rnes. Les orbites sont obliques, petites, 
moins larges que la moitié de la largeur du front; elles otfr(.'nt 
trace de deux petites tissures closes sur le bord supérieur, et 
d'une sur le boid inférieur près de l'extrémité externe. Le 
bord orbilaire est légèrement saillant et granuleux, l'angle 
orbitaire externe est. nul. 

Les bords latéro-antérieurs de la carapace sont découpés 
par trois sillons en quatre lobes, dont le j)remier, qui est plus 
long que le deuxième, est déprimé et se continue sans démai'ca- 
tion jusqu'à la base de l'orbite. Le deuxième lobe, qui est le 
|>lus petit, est li'iangulaire, et, à sa moitié, saillit en pointe 
dentifoi'me. \a\ ti'oisième lobe, (pii est aussi dentiforme, est le 
plus large de tous, et sa pointe est poilée |)lus en arrière de la 
moitié, et s'avance un peu plus en dehors que la quatrième dent; 
la plus grande lai'geur de la carapace vient ainsi à si; IrouM-r 
entr<; les pointes de- Iroisiènies (h'iil> de dh-Kiiii' rù\r. Le (pia- 
tiième lobe est distinctement dentiforme. Les pointes de la 
tioisième ri de la (juatrième dent sont conicpies et dirigé-es un 
peu en avant. Le boi'd latéral (jui sur le |)remier lobe n'ollVe 
pres(pic |ias de (ItMiiarcalioii entre la partie d()r>ale et la pai'lie 
ventrale dii < l'iilialoNiorax (le bord étant anniidii de\ieiit hui- 
las ti'ois autres lobes mince, aign et tranchant. 

La surface de la carapace otVre deux lignes siiillantes gi'aiiu- 
leiises et i!ilerronipiie> : j'iiiie occupe la pai'tie aiib'neinr {\t>< 
deux lobes 2. M : elle e>l l'orni'''e par (leii\ I l'a ils saillaiils. i i|ili(jiies. 



238 G. NOBILI 

interrompus an milieu parle prolongement du lobe 3M ; l'autre 
est formée aussi par deux petits traits oblicpies placés sur chaque 
lobe 5L, qui se continuent par deux petits traits obsolescents 
sur la région gastrique. 

Les bords latéro-postérieurs de la carapace sont très obliques 
et plus longs que les bords latéro-antérieurs. 

Les chélipèdes sont inégaux. Le carpe est granuleux sur toute 
sa surface externe et près de Textrémité il ofï're une petite 
dépression en forme de fossette, son angle interne se prolonge 
en forme de dent conique peu saillante. La main est aussi 
granuleuse et rugueuse sur sa surface externe : la paume est 
un peu plus longue que les doigts, elle est traversée par quel- 
quelques lignes peu saillantes. Le doigt mobile est granulé à la 
base; il est comprimé (;t plutôt mince, finement sillonné; le 
doigt iixe est plus fortement sillonné ; il est armé près de la 
base de deux grosses dents conicpies disposées horizonta- 
lement. 

Les pattes ambulatoires sont élégamment carénées. 

La carapace (en alcool) a de larges plaques orangées. 

Largeur de la carapace 23 24 niillim. 

Longueur — i;^,5 14 — 

Nouveau pour la mer Houge. Habite la Nouvelle-Calédonie 
et Samoa (A. Milne-Edwards), et les îles Liou-Kiou (Ort- 
mann). 

Gexke P]UXANTHUS Dana. 
Euxanthus sculptilis Dana. 

Hilgendorf, Deckens Reisc Ost. Afr., p. 106. 

Cette espèce a été signalée dans la mer Rouge par Hilgendorf. 

A la môme place Hilgendorf a aussi un Eu.ranl/ius frayarius 
(Mellsm. Strahl; mscr., Mus. Berol.), nom qui ne me résulte 
pas avoir été publié, et (pii est peut-être Melïssa mamillata Str. 
-'=Ei(j\ mell'isa (Herbst) ; et un E. cavijtes Strahl qui n'a 
pas non plus été publié et qui est peut-être Leptodius 
cavipes. 



DÉCAPODES ET STOMATOl'oDES 239 

Geniœ HYPOCOLPrS Rathhl'n. 

{Hypocœliis l\v\\., nom. ptiioccup.) 

Hypocolpus sculptus (Edw.). 

Savigny, pi. VI, (ig. 2. 

Cancer ficutptus II. Milne-Edwafd?, //. n. Cr., I, p. .'JTO. 

Hypocœlus scMljitus Ileller, S. B. Acud. Wien, XLIII, I8G1, p. 322.— A. .Milne- 
Edwards, Nonv. Arch. Mus., I, 18G:>, p. 293. — Kussinann. lac. cit., p. 2'J. 

Obock (M. Jousseaume), une f'cmc'llc: Assab (MM. Doiia cl 
B(;ccai-i, Mus. GèuL'S), une femelle; Aden (M. Kagazzi, Mus. 
Modène), une femelle. 

L'individu d'Obock a la caviUi ovale de la it'^ion plérygosto- 
micnne moins j)i'ofon(le que les autres exemplaires. 

Hah. : Mer Uou^e, Mauiilius, Cocliineliine, Japon. 

Genre XANTHO. 
Xantho distinguendus De Haan. 

Cancer [Xanlho] dislinguendus De liaan, F. Japonica Cnist., \). 48, pi. XIII 

liK. 7. 
Xantho dislimjuendm Ilelier, à'. B. Akad. Wien, XLIII. p. 323. — Paulson, loc. 

cit., p. 32. — Alcoi'k, loc. cit., p. 113 {ubi sijn.]. 
Xanlho niaci/illiaiai/i .Micrs, «Alerta, p. 211, pi. XX, fi^. c. 
Medxus distint/uendiis l)(! Man, Journ. Linn. Soc. London., XXII, p. 31. 

hjibtjuli el Obock i.M. .lousseaume i, 8 mâles et (> femelles. 
L un des mâles porte une grosse sacculine. 

Xantho hirtipes Lat. 
cr. Do Man, Millh. llamb, Ma$., XIII, iS'.iO, p. Tt), pi. |. li^r. i. 

(icllf csiM'cc il (''If' dt'ci'ilc (I ii|)irs di'-, i'\t'in plaii'cs de la mer 
Rouii<'. Ili' Mail la di''cnl(' a iKUixi'aii ri li^iii-t'c d'api-t'-s le> 
lyjx'S mêmes; mais il ne me i-i->iil|r pas qu'on ail Iimunc (laii> 
la mci- iioiiire d autres e.vemplain'> aju-ès les l\ pe.>-. 

(iENUK LKl>T()l)irs A. .\I.-Ki)\v. 

A. Carpe des pattes ambulatoires forttunt'til i»icai>ni'' ; les 

civlcs enclosent une cavité en auue /.,. cavipcs Dana. 

-LA. Cai|)(' des pattes lisse. 

B. Hords latéro-anti'TitMirs de la raraj)ace avof quatre 
dents. 



240 G. NOBILI 

('. (larapace convexe. Hégions à surface légère- 
ment irrégulièi-e L. exuratus (Edw/ 

ce. Carapace aplatie. Région à surface 1res lisse. L. gracUis Dana. 
BB. Bords latéro-antérieurs armés de cinq dents. 

D. Front à lobes à peine concaves. Lobulation de 

la carapace médiocrement accentuée L. sangiiinens 

(Edw.). 

DD. Front à lobes profondement échancrés. Lobulation de 
la carapace complète et à aréoles bien con- 
vexes L. euçjlyptm Aie. 



Leptodius exaratus (Edw.). 

Savigny, pi. V, fig. 7. 

Cancer inxqualis Audouin, Expl. P. C. Savigny. 

Chlorodius exaratus H. Milne-Edwards, H. n. Cr., t. I, p. 402. — Atlas Cuvier, 

R. Anim. Crust., pi. Xt, tig. 3. 
Leptodius exaratus A. Milne-Edwards, Noiw. Arch. Mus., IV, p. 71. — Koss- 

mann, loc. cit., p. 32, pi. 11, tig. 1-6. — Alcock, loc. cit., p. 118 [ubi syn.). 
-Xantholividm De Haan, F. Jap. Crust., p. 48, pi. Xlll, tig. 6. 
Actxodes iividus Paulson, loc. cit., p. 26, pi. V, fig. 2-2 b. 

Nombreux exemplaires de Massaouah (Mus. Turin, (Jiênes) ; 
Assab (Mus. Modène); Obock, Djibouti, etc. (Musée d«' Paris). 

L. exaratus est peut-être l'espèce la plus commune de crabe 
dans la mer Rouge. 



Leptodius gracilis (Dana). 

Chlorodius gracilis Dana, p. 210, pi. XI, fig. 13. 

Leptodius exaratus var. gracilis Miers, « Alert », p. ;j30. — Lenz, Abh. Scnck. 

Ges., XXVll, p. 3o3. 
Leptodius gracilis De Man, Arch. f. Kat., 1887, p. 287, pi. XI, fig. 2. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), une femelle, largeur 13 milli- 
mètres, longueur 9 millimètres. Cet exemplaire diflere de celui 
de l'île Noordwacbter, dérr'd par De Man, par la carapace pro- 
portionnellement plus longue, par les cliélipèdes à surface 
finement cbagrinée, et par les doigts moins fortement baillants 
et arqués. 

Leptodius sanguineus (Edw.). 

Chloradius sanguineus H. Milne-Edwards, H. n. Cr., 1, p. 402. — Dana, p. 207, 

pi. XI, lig. 11 a-d. 
Leptodius sanguineus A. Milne-Edwards, Nouv. Arc.h. Mus., IV, 1868, p. 71. et 

IX, 1873, p. 224. — De Man, Zool. Jahrb. Syst., VIII, 1895, p. 521, et .16/;. 



DÉCAi'onivs i:t .stomatoi'oi)I^s 2 il 

Senckcnb. Ga., XXV. 1002. p. (i02. Lonz. \hh. Senckenb. (i">i., X.WIl, l'.ion, 

p. 3o2. 
? Cklorodim Eilwavdsi Wellei; S. B. Akad. Wien, XLIll, p. 330. 
)iantho [Lcptodiiifi) sanijuineus Alcock, lac. cit., p. 120 uln sin.\ 

Mer Houge (.M. Jousscaiiim' . i iiiàirs; Oixick .M. .loiis- 
scaumc , !{ màlfs: .Vliissaoïiali M. Ti-lliiii. Mus. Tiiiiii . un 
mal»'. 

Les t'Xi'iiiplailt'S (|lll (illl COllsciN ('■ 1rs colllfiirs >(»l)l \l\('IIU'lll 

teintés (le roiiiçe sur la carapace et sur les palh's. I.c liodl ol 
dans Ions les e\(Mn|)laires pins rlroil (|n(' dans />. f.iiimhis^ 
mais les lobes son! dinv-rcmnicnl (''(•lian(r<''s scion les c\cni- 
plaii'cs, mais ImiiJi)ui> |)lii> |iriir«)n(lt''mi'nl (|iic dans e./iinitiis. 
Dans nn lims màlc dOitock. les lohcs soni |ircs(inc aussi pro- 
fondément t'cliaïK-rcs (juc dans nn col\pc de L. < riissuiinniis 
A. Va\\\ . de la .\on\ellc-(;alédonie. 

AlcoeU eonsidèi'c le ('h. luhrardsi Ijcll. coninie idcnlicjiie à 
cette espèce ; Li'oz htid léccmmcnl le considère comme di>lincl . 
cl le i-approclie plutôt (In (.'h. (uardhis^ en en t'ai^anl une loinie 
inlerm(''diaire entre les 67/, e.iyiratus et .saufiu'uwiis. 

Leptodius euglyptus -\lc. 

Xantho {Leptodius) eur/l!jptu<; Alcock, loc. cit., p. lis, 121, el ///. Zoo/. I)xvcsti- 
iiator Cnist.. pi. WXVI. li-:. 1 (1899). 

Djibouti (.M. .lon<seanme . nn inàle ri nue fenielle. 

Ces e.\eniplaires dillerenl par (luehpio caractères de la 
descri|)lion et de la ligure dAlcock, mais ce-, dill'érenccs ne nie 
paraisseni |)as sorlir de rmulie liahihiel do \arialiMn> des 
/j'/)/ot/ii/s. Le-, dimen-ion-- il»"- deux iiidi\idn>, >onl : 

o- 9 

Liu;.'t'ur cxIii'iih; de la caiapare 23 l'.i miliiiii. 

Li)iij;iit'ui- — I i,:> 12 — 

Luilirui- ilii fouit i-', i — 

jraprè> ce- (limiii-iiin-, on \(hI tpie la lai'^eni' dn rrioii est 
plus près de I il <pie de I ;{ di' la largeur de la carapace, ain-i 
(pie dit Alcock dan•^ sa de^cripl inn. .le j'i-rai lonlefiti- oli-^crseï' 
(pie daii> la liiiiire. h- IVoiil piupic i'„| un peu iikuh- t\>- | i 
dr la largeur (!'■ la carapace, diiiii'ii-iiiii> (pu ><''linmii'nl 

.\N.N. se. .N.\'r. /.OOL., 'J<= srrir. 1\', i"» 



242 G. NOBILI 

moins dos miennes. Par la largeur iiroportionnelle du front ' 

ces exemplaires s'accordent avec un cotype de L. rrassimanus- ! 

A. Edw. La forme des lobes est aussi à peu ])rès la même, ! 

parce que le bord des lobes internes est très oblique, et les j 

petits lobes externes sont très saillants. Malgré ces affinités, les i 

individus de Djibouti ne peuvent pas être confondus avec ! 

L. crassimanus, ])arce (jue leur carapace est divisée en un plus i 

grand nombre de lobules, ([ui sont aussi beaucoup plus sail- | 

lants. Les sillons interrégionnaires sont bien marqués, pro- ; 
fonds et relativement étroits, surtout ceux qui séparent la 

région gastrique et ceux qui la divisent en ses aréoles. L'aréo- ' 

lation de cette région est complète. L'aréole postfrontale (2F) \ 

est rapprochée du front. Les aréoles prémédianes IM sont con- ' 

vexes et mal séparées des extramédianes 2M, qui sont divisées j 

longitudinalement par un sillon; ce sillon est la continuation \ 

de celui qui sépare les aréoles IF et la ])arlie antérieure de j 

IM du bord sourciller. Ces mêmes aréoles 2M sont encore divi- j 
sées par des petits sillons en divers tubercules saillants. 

L'aréole 3M est nettement individualisée par un sillon bifur- \ 

que, continuation du sillon frontal. La petite aréole postmé- i 
diane iM est aussi indiquée par un sillon fail)le mais distinct. 

La région cordiale est séparée de la région intestinale, mais se i 

fond latéralement dans l'aréole \\\\. Les six aréoles de la région ; 

antéro-latérale sont bien séparées; la IL et la 2L sont pour- ; 

tant presqu<' fusionnées entre elles, mais divisées en deux gi'os ; 

tubercules; l'aréole oL porte trois tubercules. Les régions inb's- .; 
tinales sont séparées du bord postérieur de la carapace })ar 

un sillon bien marqué. Les cinq dents antéro-latérales sont \ 

coniques, subobtuses et finement granulées. Entre la dent T et I 

la dent S, il y a un tubercule bien marqué ([ui (^st formé \ 

par un amas de granulations. Des granulations semblables, • 

niîiis plus éparses, s'observent aussi entre les dents T et N. Le i 

bord un peu rentlé du front est finement granub'ux aussi. ] 

Les chélipèdes s'accordent bien avec la figure. Les doigts j 
sont excavés à la pointe, mais non dilatés. Le propodite et le 

carpopodite des pattes ambulatoires sont faiblement carénés et i 
sillonnés et distinctement granuleux. Cette espèce n'est connue 

que de l'Inde (Mergui, Ceylan, îles Andamans). n 



DÉC.VI'ODKS ET STOMATOl'ODKS 24!i 



Leptodlus cavipes (DaniO. 

Chlorodius cuvipes Dana, p. 21-2, [il. \ll, lii:. l a-b. — Slimpsoti, Pvoc. Acad.y 

N. Se. l'hUad., 1h:;8, p. 34. 
Leplodius caripes \)^^ yinn, Journ. L. S., XXII, 18S7, p. .'Ji. — Alcock, loc. cit., 

p. 118, 122. — [.an<li»;sler, l'roc. Zool. Soc, l'JOl, p. o40. — Lenz, Abh. Senc- 

kenh. (iea., \.\'\ II, lyO!'), p. 35 4-. 

Djihoiili ri Adrii \l . .Ittii^scaimn- . 2 niàlcs ri !{ ri'riii-lle.s; 
nici- Koii^o i.M. Jousst'iiuniei, un iiiàlf d i IViucllcs; Djibouti 
M. (^OLiliùre), un inTilc 

Les crêtes loniiiliidijutlcs siii- les carpoixHlilrs son! hii-n 
(l»''veloppéos dans les mâles, etliici'ète du hoi'd supriirur rsl ])lu> 
Jiaulc (|ut' laiiln'. Dans les femelles ces crêtes sont beaiicou[> 
plus n'duilt's, moins hautes (;t plus distinctement druficidécs. 
.Mais un màlf nici- Kouge) a les crêtes réduites et linement 
iiianulées cl dcnlirulées comme dans les femelles. C'est le 
niàlt' I"' plus gros de la collection, mesurant I i""°,5 de longueui- 
sur 'l'I niillimêli-cs tle largeur. D'aj)rês rcvamen des aulrcs 
cxempiaiiçs, il me paraît (|ue les mâles plus jeunes ont les 
crêtes plus fortes (|ue les adultes. 

Ainsi (pic Lanclicslcr Ta oi)scrv(''. les rugosités du carpe des 
cliélipêdcs (;t du Imcd siipt-ricur ili- la main Icndcnl à former 
(les fossettes. 

Nouveau poui- la mer llougc. ||al»ilc : îlc< Honiii (Stimpson), 
.Mcr;^ni hc Mail, Aicdck', Andaiiiaiis cl (!c\lan i.Vlcock); 
i'ciian:: Laiicliolcr ; /aiizii)ar Lcn/.l. 



GenukGYCLOXA.NTIIOPS M. R..\tiih. 

{Ci/rJoxanlhus A. Edw., nom. pvwcoc.) 

Cycloxanthops lineatus .\. M .-Ivlw.). 

Cycloxantliua linealuA A. .MiliKî-l'jluiud-. .\nn. Soc. Ent. Pi\. <8G7 p. ::o".». et 
\imv. Arch. .W«s., I.\, p. 201». pi. \l, li-;. ."i. — .Micr.s, :. ,\lert», p. 212. — 
lli-iidcisoii, Trana. Linn. Soc. (2), \'. In'.i3, p. 3t)0. — .Vlrock, loc. ril., p. I2i. 
— Lenz, l<tc. cit.. p. 2V.h 

Adcn I .M . .l(llls-^callllll■ . un màlc. 

Lar^'cur (ir lu iJiiMpacr l'.t iiiilliiii. 

|jin;;utMii' 13, il — 

Largeur (lu 11 nul (j — 



244 G. NOBILI 

Il y a neuf lignes rouges obliques de chaque coté de la cara- 
pace sur les parties latérales, et deux groupes de trois lignes 
longitudinales sur les parties postérieures de la carapace. 

Nouveau pour la mer Rouge. Habite : Nouvelle-Calédonie 
et Lifou (A. Milne-Edwai'ds) ; détroits de Torres et mer d'Ara- 
fura (Miers) ; Inde (Henderson) ; Zanzibar (Lenz). 

Genre ETISUS Edw. 
Etisus laevimanus lland. 

Etisus Iwvimanus Randall, J. Amd. Nat. Se. Philad., 1839, p. ll"i. — iJana, loc. 

cit., p. IS."», pi. XI, tig. 1 a-b. — Kossinann, lue. cit., p. 30. — Alcock, loc. 

cit., p. 131 {ubi .s//».>. 
Etisus maculatus Heliei-, S. R. Acad. Wien, 43, p. 332. 

Djibouti (M. Jousseaume), un màlc et une l'cmelle ; Obock 
(M. .Jousseaumej, une femelle; îles Dalilak (M. Issel, Musée de 
Gènes); mer Rouge (Mus. Turin), un mâle et une femelle; 
Massaouah (Mus. Turin), un m;\le. 

La plupart de ces exemplaires offrent les [)etites taches 
brunes de E. tnaculatus. ' 

Genre ETISODEH Dana. 

A. Des petites dents entre les dénis du bord antéro-laté- 

ral E. frontalis Dana. 

.1.1. l^as de dents accessoires sur les ])ords antéro-laté- 
raux. 
U. Longueur de la carapace égalant les trois quarts de 
la largeui'. Surface avec quelques lignes faiblement 

granulées E. anaglyptus 

(Edw.). 
BB. Carapace plus allongée. Surface finement gra- 
nulée E. electra (Herbst . 



Etisodes anaglyptus (Edw.) 

Cancer anagh/ptui tl. Milne-Edwards, Atl. Cuvier, R. Anim. Crust., pi. XI, 

tig- 4. 1 

Etisus anaglyptus II. .Milne-Edwards, H. 7i. Cr., I, p. 411. — De Man, ]Sot. Leyd. j 

Mus., Xili, 1801, p. 7. 1 

Etisodes nnaghjptus A. Milne-Edwards, Août'. Arch. Mus., IX, p. 235. — Miers, ■ 

« Alevt », p. 218. — Alcock, loc. cit., p. 133 {ubi syn.). — Lanchester, Pioc. i 

Zool. Soc, 1900, p. 739, pi. XLV, fig. o. — Nobili, Ann. Mus. Napoli, I, n« 3, j 

1901, p. 13. — De Man, Abh. Senckenb. Ges., XXV, 1902, p. 605. l 



DKCAI'ftDKS 1-:T SldMATol'oDIlS 'lV-'> 

Mer Uoii^f i.M. .loiKscaiinic . :î iiiiilr- d :; lfiii''llfs: rt'riiu 
(M. Jousseaume), nu inàli' jt'iiiK' ; Ma^^ititiiali M. Issi'l. .Mus. 
(ir-iies), 3 mâles; ErNlIiréc i.Mii». .Nii|ili's . i màlrs. 

Le plus *;i'Os inàlc niesiii'i' I •) niilliinclrcs de l()ii;j;uriii' >iii- 
22 iiiillifiirli-('s (le largeur. La lohiilaliuii Ai' la carapact' fsl mi 
peu plus acci'iil iitT dans lo triiicllo (pu- dans 1rs niàl»',». t'I 
dans It's jeunes pin-- (pie dan- les adullt.'s. Les lol)ule> de la 
carapaee ollrent des lifiiies >aillanles jiranuleuses, mais nn)in> 
iioruhreuses el moins i'é<;ulièi'es (pie eidles de f'J. pIpiIih. Les 
lohes du rnnil -uni I iumpn''- (d»li(pieiiifiil en ded;^||«^ d;in> les 
deux indi\i(lii< y\\\^ j;tos duii iiiàle, laiilre l'emellej ; ils sont 
liDrizonlanx el plus (Ui moins écliaiieri-s dans les autres exem- 
plaires. Les mains on! Ai'> luhercules disposés <m séi'ies, 
mieux mar(jués sur la pelile main. l)ans les exemplaii"es avan- 
cés en âge ces <iraiiiilalii>ns son! moins saillantes que dans 1 -s 
jeiines, chez <pii «dies soûl aussi plus aiiiuës et plus i-éiiulièic- 
nient sériées. Les pelils luhi'rcules ai^us (pii sont pla<é.s a la 
l)ase des doigts sonl aii>si plus nombreux sur la petite pince, 
el pins aiiiiis dans les p'Uiies. 

IjCS pâlies aiiihiiialidres smil assez forbïmenl denliculées, les 
denlieules soul plus toils sur le propodile et le daelylopodile. 

Dans les exemplaires mieux conservés la coloration l'oui^e 
oian^i'' es! dillnse. non di-^j rilnn-e cii phnpie- e| laelies. comme 
dans les exemplaires de Samoa (De Mam, de Sin^apore ( Lan- 
1 liesfer el de rKr\llir.''e décrits par moi. La coloration noire 
du doi^l li\c s"<'dt'nd sur la |)aume: plu> dans les j<nine> <pie 
dans le> adultes. 

Etisodes elec-tra llnlisl'i. 

Cancur clectrn llcilisl, Krabh. Krchs., III, ii, j). :\'t, pi. 1.1, lit,'. 0. 

I':tisode:< clerlra .Mleis, « Mnt », p. 217. — !).• Man, Arclt. f. Sat., 1XH7, p. 2'.t0. 

— .'Mrock, lor. cit., p. [X\ 'tthisijn. . — Ciilman, Tran<. Linn. Soc. (2 , VIII. 

1901. p. 7. — n.inadaile, Xaiith. maint. Laccad., p. K^'i. — Nnl.ili. lUUl. 

scient, h'r. Rrhj., \L, IHOC. p. \>2. 
Edsodcs S'ulptilis II. "II. T. S. I{. .\k(id. Wirii, \IA\1, IKC.l, p, ^.U. — .\. Milni'- 

Edwar.ls, iVour. .{rcli. .Mua., I.\, 1873, p. 2:UJ. pi. I.\. li-. 2. 
.{ctcVodrs fi-'iiitatis l'aulsoii, loc. cit., \). 27, pi. \'. Ilir. •<. 
Ncr Etisus sciiliitilis IViiilson. lof. rit., p. l'.K pi. N. li^'- '•. 

- Mer iionize M. .l(iii-v<Miitiic . 7 nifdev ,■! i r.'iiicllc-. jljihiMili 
(JM. C-oiilièrei, I!) màle> el lllie jenielle ; jljilinntl .M. .Ion.-- 



2iG G- NOBILI 

seaume), 5 mi\les et une femelle ; Assab (MM. Issel et 
Beccari, Mus. Gènes), 2 mâles et 2 femelles; Aden (M. Jous- 
seaume), un mrde ; Obock (M. Jousseaume), 6 mâles et 
2 femelles. 

Dans les jeunes la face externe de la main est toute couverte 
<le petites granulations, qui dans les adultes se réduisent à la 
partie supérieure. 

J'ai établi [loc. rit.) l'identité ào.Y Artœode.^ /'rontalh Vâuhon 
avec cette espèce ; mais quant à la forme que Paulson appela 
Etistis sculptilis^ je ne sais pas ce qu'elle est. 

Etisodes frontalis Dana. 

Etisodes frontalis Dana, loc. cit., p. 187, pi. IX, fi'^. 3. — De Man, Not. Leyd. 

Mus., XII, p. 8, pi. I, fifr. 2. — Caïman, Trans. Linn. Soc. (2), VIII, p. 7. 
? Chlorodopsis fronlalis Borradaile, Xanth. maled. Laccad., p. 201. 

Djibouti (M. Jousseaume), une femelle; Djibouti (M. Cou- 
tière), 2 mâles et 2 femelles jeunes; mer Rouge (Mus. Turin), 
une femelle. 

Ç Djibouti. 

Largeur de la carapace 17,5 millim. 

Longueur — 12 — 

Largeur du front H — 

Le front a un double bord indistinctement et élégamment 
granulé. Les 4 dents des bords latéro-antérieurs sont assez 
robustes; les deux premières sont un peu obtuses, la troisième 
et la quatrième sont spiniformes. Entre la deuxième et la troi- 
sième dent, il y a 2-3 granulations dentiformes. Une petite dent 
semblable s'observe aussi entre la troisième et la quatrième dent. 

Les chélipèdes diffèrent un peu de la description de De Man. 
Ils offrent bien les mêmes ornements sur le carpe, le bord 
supérieur de la paume et des doigts, et aussi les mêmes 
lignes réticulées de petits granules ; mais quelques-unes de 
ces granulations sont plus grosses et sont disposées en 
lignes longitudinales saillantes et plus ou moins bien mar- 
quées. 

Cette rare espèce a été signalée dans la mer de Soulou 
(Dana), à Upolu (De Man) et dans le détroit de Torres (Caï- 
man). 



DKCAI'ODKS I:T STO.MATOl'ODKS 



Genrk ACT.EA I)i: IIaan. 

A. l)oif,'(s (les cli(''lipi''(les tivs com[)ritnés, liaiicliarils, rul- 

ti'iformes IBanureia A. M.-Edw /i l . (Banareia) 

Kruussi Ilell. 
AA. Doi^'ts dos rlirlipt'dcs iinii on iii(''di<i( rtMiifiil coiiipii- 
més. 
R. Paltes amhulaloirt's de forint' ordinaiic. 

C. (laiapace lisse 1 . hella Dana). 

ce. Cai-apace couveiie de petites giannlalions, ou 

de granules arrondis médiocres et épars paiini 
les granulations petites. 

D. Carapace beaucoup plus lacLTc (pic longue (lon- 
gueur égale aux deux tiers de largeur ou moins). 
Bords latt''io-poslérieurs lortciiienl concaves. 

E. Doigts fortemeiil excavés en cuillère Carapace 

couverte d'un duvet noir court (!l très dense... .1. toinentosa 

(Edw.). 
EE. Doigts médiocrement excavés. Carapace por- 
tant des soies (Il lies implantées parmi les poils. .1. hirsutissima 

ilUipp.». 
DD. Longueur de la carapace jiliis que les deux 
tiers (le la largeur. 

F. Pattes lohulées comme la carapace. 

G. Lobes de la carapace saillants et bien isolés. 
Sillons remplis d'un duvet bien visible. 

(j. l'Vont très saillant, à écliancrure médiane 
profonde ; les lobes médians font un angle 
droit avec les externes. Rords latéro-anté- 

rieui'S avec cin() lobes A . rufopunctata 

Kdw.). 
gtj. l>(iiil ]teu saillant, ècliaiiciiiie superli- 
cielle; an;;les des lobes médians largement 

obtus, lîords latéraux t-lobés 1 . rufopttnctala 

\ar. retusa Nob. 
GG. Ldbf^ de la caiapacc (l(''piimès. Dnvel des sil- 
lons pres(|ue iinisible l. speciosa (Dana;. 

FF. Pattes iKMi lobiilées, coincrles de petits gra- 
nules. Les granulations des lobes sont coni(jues, 

isolées, presfiue ([*•< tubercules l. sabxa .N(d». 

€VC. Carapace portant (!<•- tiibciciib's. Padi-s lulicrcii- 
lée>; ou ('pineuses. 

U. Carapace avec des tubercules isob''<. 

/. liords latéro-anléiieurs granulés mais non 

|.d)iilés _ .». //<7/t'/-( i;du. 

U. l'iords latéro-antérieurs l(d»ulé<. 
L. Tubercules dt; la cara|)ace peu iioMiincuv, 
sé[)arés par des sillons larges el lisses, des 
loulFes de poils longs sur lu carapace ; front 
à lobes |iroloiidément écbancrés. (irunula- 
lioiis du bord supérieur des méropodites 

simplement coiiiiiues \. noilulosa \Vb. 

LL. Tubercules de la carapace déprimés el 



248 G. NOBILI 

lisses ; surface glabre ; pattes avec de nom- 
breux tubercules digitiformes A. polyacantha 

(Ileil.). 
LLL. Tubercules de la carapace très nom- 
breux, arrondis et subpédonculés ; ceux des 
chélipèdes subsphériques et pédoncules; ceux 
des pattes clavés et l'ungit'ormes. Face infé- 
rieure du corps érodée A. pisigera Nob. 

HH. Carapace avec des tubercules conlluents, for- 
més de gianules confluents. 

M. Tubercules saillants, les granules qui les 
composent non entourés de ponctuation... A. granulata 

(Aud.). 
MM. Tubercules déprimés, les granules qui les 

composent entourés de ponctuations A. calculosa (Edw.) 

BB. Propodites et carpopodites des pattes ambulatoires 

carénés; les carènes laissent entre elles des cavités. A. fossulata (Gir.). 

Actsea (Banareia) Kraussi Hell. 
(PI. 10, lig. 4.) 

Actxa Kraussi Heller, «. B. Aknd. Wien, V, 43, 1861, p. 316. 

Nec Actœa Kraussi A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., 1, 186*>, p. 26o. — No- 

bili, Aiin. Mus. civ. St. Nat. Genova, XL, 1899, p. 2o8. 
Voy. aussi Nobili, Bull, du Mus., 1905, n° 4, p. 235. 

Djibouti (M. Coutière), un màlc et une femelle très jeune ; 
Djibouti (M. Jousseaume), une femelle avec œufs; mer Rou^e 
(Musée de Turin), un mâle et 2 femelles. 

Cette espèce est très caractéristique, mais elle n'a pas été 
reconnue par A. Milne-Edwards. J'ai déjà établi ailleurs [/or. 
cit.) que TA. Kraussi K. M. -Edw. est une autre espèce, qui doit 
s'appeler A. Alphonsï Nob. 

Cette espèce se reconnaît à sa carapace large, convexe, à. 
sillons larges, peu profonds, glabres et très nets, parmi les- 
quels les lobules nombreux de la carapace apparaissent comme 
des îlots granuleux et poilus. 

La carapace est élargie, et uniformément arrondie en arc 
de cercle antérieurement; ses bords latéro-postérieurs sont 
concaves, un peu moins ({ue dans A. hirsullssima et lomentosa. 
Le front ne dépasse pas le contour général semi-circulaire de la 
partie antérieure de la carapace. Les bords latéro-antérieurs 
sont presque cristiformes, continus et à peine découpés en 
quatre lobes absolument non saillants. La carapace est unifor- 
mément convexe en sens longitudinal, et aussi, mais un peu 
moins, en sens transversal. Le rapport entre la largeur et la 



DKCAPOUES KT STOM.VTOPODES 240 

loiijiiK'iii- (le lii carapace est dt- l.."l <I;tiis l;i tVin.'Ili' cl de l.i 
dans le inrdc. Lf (Vonl l'vi iiitl(''(|)i d di\i-(' en (|iiidi-(' lohfs, 
dont les dcuv mitou-iis soid un [)i'n an<)iidi>, liifii srpaivs sur 
la li^iKî inf'diaiic pai' iiiic rcliaiici-iire lli-iaii^idaiic assez lar^e. 
Les deux lol)es t'xlcnit's. conliiius à rorhilr. <unl liiaimulairt'S, 
étroits, et aussi saillants (juc les niilovens, dont ils sont st-paivs 
par un iar^f sinus aiiondi. La surlaci' doi'sale du fVdiit ••<! 
^ranul(''<' cl poilue coninic les lobules de la carapace; le l)urd 
pi'opi'e (In IVonl esl arnit' de i:raunli'^ dcnlilnrinis lriani:idaires. 
Les orhih'-. xHil plnl()l pelilcs; JiMir liurd sn|)('Tienr, (|ui n esl 
|)as reulli' ni aeei»in|ta,uii('' par un sdiou post-orhilaire, esl 
divisé, par deux peliles lissiu'es pres^pu' closes, en trois lobes; 
une tissure j»lus lar^e sépare le bord supérieur de l'orbite du 
bord inférieur. Le Ixnd <'>| concaNe an milieu, et saillani aux 
deux extrémités, sans formel' des \ raies dents, ain<i (juil 
paraîtrait d'après la deseriplion de; lleller. 

Les bords antéi-ieurs sont minces et saillanis. diMoupés par 
Ar> peliles lissui'es en (piaire l(dtes IrcMupit's el iidu >aillanls. 
Le pn.'mier lobe esl sépart' de lan^ie externe de l'orbile; le 
(li'uxième est aussi Ion*; que le |)remi(n' dans les exemplaires du 
.MiiS(''e de Turin, un |)eu i)lus ]on^ dans une fenudle de Dji- 
bonli; h- Iroisiénie esl le pin-, lonj: cl pi'es(pie t''i;al aux deux 
précédents pris ensemble, f^'s lobes sont, ainsi (jut; ceux d'-s 
réj^ions de la carapac(.', couverts de ])etits jjranules ronds en- 
tourés à la base de soies i-i;i:i(les, enli'cmèlées de (pnd(pie> poils 
pins lonjïs et plus innus. lirlln- a dil ipif h- Ixnd anb-rieur se 
eompoi'le coinnii' cflm de .\ . hiiMil issiiiiii . il esl en n'-alib' bien 
(lilIV'renl : cliaipn' lolx' dan^ //t/:\///is\i///'/ esl plus prtMiDUei'" el 
plus saillani pai- Ini-ini'ne'. Li's bords lab''i'o-po>li''i'ienr's S(Uil 
bh'U c(nii"a\'es. mais non niarmni'- pai' nn boid --.iiII.miI. -aiil 
dans le pi-i'UiiiT h ail . 

La l(d)ulalion (!•■ la earapace esl aussi co(U|dèle ipie possible, 
même dans les pailn-s |)o>lt''rienres. Les lobes fionlaux el les 
postfrontaux sont l'n>ionnr's: les é'pii;as|ri(|ne-, >onl l>i«'n mai- 
(pii's. L an'ole |trolot:a>>liHpic 2M i-^l //i/i'i/l/i' : nn «-dlon 1res 
ni'l t'I lar^r -T'piire cnl ii'r''in<'nl nn lolir lon^ilndiiial inlern»- 
d nu lobe e\lernt': ci'lin-ri. (pu ,■-.! pjn^ larui'. <■-.! cncoir diNi^i- 
lougiludiualenieni par un >illMii (pn n'alleiid pa> rexlrcniib'' 



250 G. NOBILI ] 

postériciire de Taréole; ce lobe acquiert donc la forme d'un U. | 
Le prolongement antérieur de Faire mésogastrique 3M est déta- 
ché du corps de l'aire ; Taire propre est encore divisée en deux i 
parties ; un sillon incomplet sépare encore une petite partie i 
postérieure de ces deux moitiés. La région 4M est divisée en ] 
quatre tubercules. Les lobes latéraux sont tous séparés et ceux \ 
placés plus en arrière sont encore subdivisés. oL et OL sont 
])artagés en petits lobules; les régions cordiale et inleslinale 
^'t les régions postéro-latérales sont ausi fractionnées en lobules. 

Le bord antérieur du cadre buccal offre deux tissures bien 
nettes, mais moins larges que dans le spécimen type de Bana- 
re'm armala. Les maxillipèdes externes sont poilus. 

Les chélipèdes sont poilus, et le carpe et la main sont poilus I 

et granuleux ainsi que la carapace. Le mérus n'otîre pas de , 

dents, mais seulement quelques petites granulations sur les ! 

bords parmi les longs poils qui les ornent. Le car})e n'a pas de \ 

.saillie à l'angle interne; en dessus et en dehors, il offre les j 

mêmes granulations perlacées, entourées de soies, ({u'on voit j 

sur la carapace. La main est grosse; chez les mâles la hauteur j 

de la paume est égale à la longueur; la longueur de la paume ] 

est subégale à celle des doigts; chez les femelles la main est | 

plus petite. La main est lisse près de son bord inférieur, mais i 

sur tout le reste de sa surface externe elle est hérissée de gra- i 

I 
nules et poils identiques à ceux de la carapace, qui se disposent , 

<3n rangées régulières. La partie inférieure non granulée est ; 

quelque peu ponctuée. Les doigts sont très caractéristiques. Ils I 

ne sont pas cylindri([ues et cannelés comme ceux des autres \ 

Actées, mais rompnmés^ tranchants, r ait ri formes et lis-se.s comme • 

ceux de B. armala. Chaque doigt offre 2-3 gros denticules a 

arrondis près de sa base ; ensuite les doigts sont lisses. Le doigt j 

fixe est incliné un peu obliquement en bas, mais moins que | 

dans B. arniata. Les doigts ont une coloration brune ; la pointe, j 

qui est aiguë, et une partie du bord tranchant sont blancs. 

Les pattes ambulatoires sont granulées et poilues aussi. i 

Le sternum du mâle est granulé, celui de la femelle lisse. , 

Mer [ioiige. Djibouti. ! 

Longueur de la carapace 14,5 12 millim. ■ 

Largeur — 20 17, b — 



DÉCAI'ODKS I:T STOMATolM (DKS 2or 

Par la forme (!<• sou hord iiMli''n»-l;iir-i;il. piir les iv<iions 
|)i'otogaslri(jii('s Irijcirlirs, |);iim'-> doi^U iiiiiiti'<. cnll lirniiiies, 
aigus et Iraiiclianfs do Jiniunein, rdlc csiitcc ne pi'ul >(■ con- 
fondre avec aucune des Aclccs à cariiiKicc l;ii ::i'iiiriil iiiidiidir 
en avant et à bords poslci-icni-cniciil rdiiciNc^. l'in- son Intid 
endosloiuicn lissuré. cl [mr ses doigts ridliilniiiii^. ci'llc i'S|»èce 
a les caractères du genre Hanareui. .lai prit- M. I>uii\ icrdr iiiCii- 
voyei- le type de B. armatti A. .M.-I']d\v. (icllc ('Sjtfcc r>l Iniilà 
l'ail dillV'rcnle. Klle est couverte par un loniculuui IViiln'-. Ii-ès 
court et noir (|ui en nias(|ue enlièremenl les delà ils. I.a (•ara|)ace 
dénudée olîre des lohulalions plus saillantes, et séj)arées par 
des sillons pi-ofonds; les lobes des iioi'ds antéro-laléraux sont 
presque dentilornies (1 ). Les bords postéro-lab-raux ne sont 
pas concaves. Les doigts des cliélipèdes onl bien la mi-nie com- 
pression dans les deux espèces. Les écbaneiures du bord anté- 
rieur du cadi'e buccal sonl beaucoup |>lus larges dans le l\pc 
de li. (iriiinhi. 

Je ne crois pas, dailleui's, (pu' le genre littuarcia. soil dis- 
(incl dMc/,7v/. l^cs écbanci'ures sui' l<' bord anb'rieni du cadre 
buccal s'observent souvent dans (\yi)> Actées vraies, et si elles 
sont larges dans le lyjte de B. annala, il faut se souvenir ([ue 
Miers en tiouva des exemplaii'es avec les éciumci'ures netirhj 
^obldevdleiU el (pie jlc Man dans un exemplaire crUpolu de la 
même espèce \\ \ IrouNa pas plus d^'cliancrures (pie daii^ un 
exemplaii'e d'A. hirstilissuna. Les i)ords latéro-|)Oslérieur> de la 
carapace ne sont pas concaves dans la B. (ti'iinilti\ ils le sont (bms 
Ies/>. /\'/-////sM {'\ iindusiiicun. b nni(pie caractère dilb'renliel est 
donc, ain>i (|n"il a dé-ja •'•b' remar(ph'' par ((rlmaiiii. ii'liii des 
doigts; caraclèi-e (|ni ne me |>aiail pas a\oir a lui >enl une 
grande valeur sul'lisante. vu le fanes nettement d'Actée di- la 
/>. Kraus.si^ et \n la \ariaijilit»'' des doigis dans le genre A'f.ivf. 

Actsea bella (H ina . 

ActiLodes betlufi Dana. loc. cit.. )i. l'.tO, |il. \1, li^. 2. 

Activa hclla A. Miliic-Kdwards, tue. cit., \>. 2(>l. 

Carpitu'les bellus Mins, C/ntllrng. Itrarli., p. i:tl. — Caiio. loc. rit., p. l'.i'.t. 

(1) La ligun; ()rif,'inale mr |»arail n-iKliu liirii ir^ iniiililinnv du i\|ir ol m- 
pas mériter les lepruches de Do Man. 



252 G. NOBILI 

Une jeune femelle de Assab {exem})laire de Cano). 

Actsea tomentosa (Edw.). 

Zozymus tomentosus H. Milne-Edwards, H. ??. Cr., t. I, p. :!8'), el Cuvier, Atl. 

R. Aniin. Crust., pi. XI his, fig. 2. 
Actœodefi tomentosus Dana, loc. cit., p. 107. — Heller, loc. cit., p. 328. 
Actœa tomentosa A. Milne-Edwards, ^oiiv. Arch. Mus., I, p. 262. — Targioni- 

Tozzetli, Crost. Bracli. Anom. « Magenta », p. 3o, pi. III, fig. 14, etc. — Ort- 

mann, Zool. Jahrb. Syst., Vil, 1893, p. 4:)3. — Alcock, loc. cit., j». 140 {uhi 

syn.). 

Mer Rouge (Musée de Tuiiii) ; 2 màl(;s et une femelle ; Aden 
(M. Jousseaume), 5 exemplaires; Obock (M. Jousseaume), un 
mâle et 3 femelles; îles Musha (M. Gravier), un mâle. 

Actsea hirsutissima (Rupp,). 

Xantho hiisulissiinus Kiippell, loc. cit., p. 26, pi. V, lig. 6. 

Actxa hirsutissima De Haan, loc. cit., p. 18. — Dana, loc. cit., p. 164. — Heller, 

loc. cit., p. 314. — A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 263. — Kossmann, loc. ^ 

cit., p. 23. — Targioni Tozzetti, loc. cit., p. 37, pi. 111, fig. 26. — Alcock, loc. 

cit., p. 141 [iibisyn.). — Doflein,fi»'rtc/t. Deutsch. Tief-See Exp., p. 102, pi. 32, i 

lig. 1-2. 

Mer Kouge (M. Jousseaume), un mâle; mer Rouge (Musée ; 

de Turin), 3 mâles et 3 trois femelles; Massaouah (MM. Issel \ 

et Beccari, Musée de Gènes), un mâle ; Obock (M. Jousseaume), \ 

2 femelles. j 

La couleur des nombreuses soies drues de la carapace est \ 
tantôt brun jaunâtre , clair ; tantôt plus foncée ; tantôt 



noirâtre. i 

Actsea rufopunctata (Edw). 

Xantho rufopunctatus H. Milne-Edwards, loc. cit., p. 389. 

Actxa rufopunctata, A. Milne-Edwards, loc. cit., p. 268, pi. XVIll, fig. 1-1 a. — 

Alcock, loc. cit., p. 142. — De Man, Abh. Scnckenb. Ges., XXV, 1902, 

p. 697 
\^oy. aussi De Man, Not. Leyd. Mu^., XIII, 1891, p. 2 {passim in descr. A. ru- 

gatœ). 

Ad(;n (M. Jousseaume), 4 mâles et 5 femelles ; mer Rouge et 
Djibouti (M. Jousseaume), un mâle; mer Rouge (M. Jous- 
seaume), un mâle. 

Ces exemplaires appartiennent à la forme tyj>ique décrite 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 253 

pal' De Mail. Lrs lolx-s iiit''(liaii> du IVdiil m»iiI saillauls. ol)lii> 
et séparés entre eux pai- mie écliaiicriiif l'Iidil.- ••! profond»'. 
Le bord externe de ces lol)es l'oriue avec U- l>or(l interne di-s 
loliules externes un an^Ii' droit. Les i)ords laléro-antéi-ieurs de 
la carapace sont iiclli'infiil (l(''(()iip(''> i-ii ciiKi ImIh--. donl le 
premier est formé |)ai' raiifiie orl^itaiic rxlcrnc l)cs deux Itdir^ 
qui forment la région prologastri(pi<' rinlmic i-si toujours u;i 
peu plus petit que rexterue. Le nonihiv des ^ranidrs >ui- n- 
lobe est, en général, de iJiM-nvii-ou. mai-- il prut (■xci-pliuiMifl- 
It'ment dépasser 40. 

Dans le plus gros exemplaire la coloration noire âo^ doigts 
s'étend un peu sur la fact; externe et int<Miii' (!•' la main rt 
sur presque tout le I)ord in IV' rie m-. 

Actsea rufopunctata var. retusa Xub. 

Actxa rufopunctata Dt- Mail, Sot. Leijd. Mus., II. ISSO, p. 172; iljid., Ul, 1««I, 

j). 96;.l6/i. Senclicnlj. (ie.-:.. XXV, 1902, p. GOS. 
Xubili, loc. cit., 1». 11. 

De Man, en 11)02, a signalé les dilïerences notables (pir cer- 
tains exem|)laiiTs oIVrent d'avec la A. nifo/nnvl(i[ti t\pi(|ue. De 
Mail a di'cril dnix individus de Djeddali et un des mers du 
Sud. .raidt'xan! moi trois mâles el quatre l'cmellrs de la iiht 
Rouge appiirtenant au Musée de Turin, <pii concordrnt Www 
avec les exemplaires de De Maii. et dill'èrent par les mêmes 
caractères <\('> iieul" iiidi\idus l\pi(ptes de Adeii : ces carac- 

lèl'es Solll : 

I. Les lobes iiitulian^ du rnml -ont beaucoup iiiuiiis vail- 
lants; ils sont S(''pari's eiili<' iii\ ywv une (''cliaiieniie lii.nigu- 

laire |)reS(]Ue >Upe|-|ieielle. ikhi l'Inule cl pl'ulnude eoUllUi' 
celle de la riifiiiiiliK l/ihi t\pi(|l|e. ('.e> \i\\\i'> foruieul a\ee \i'^ 
angles exleiiii's un angle largeiiieul id)luv. el |»,Mr(ii> >'\ ratta- 
<-|ient |)ai' nue ->iiii|)|r ligue cdiieaN c. 

1. Le prriiinT IiiIk' A*-^ I)oI(U lali'id-iiuli'nem-^ e>«| tiui|iim's 
l'u>i(Miut'' a\ee laugle orlnlaire eviellle. et les lii»r(U lal'-Cu- 
auti-rieurs n'sulleni ain-i di\i-i'- •-l'uldneiil eu tpialie |(die-. 

\\. Les granulaliiui»- dev lidude- d,- |;i carapac' ^(Uil plu> 
nombreuses et plu< di'piiuee-. Sur h' ndie exlciuc de la icgiuu 
protogastrupie, mi cuniiili' 'ii inM>cu!ie i.")- 'iS giauule>. 



254 G. NOBILI 

Ces (lifrérciices sont constantes. Je crois ([lie cette forme 
mérite d'être séparée, au moins comme variété. 

Ô 9 

Longut'iu- de la carapace 11 8 millim. 

Largeur — 17 13 — 



Actsea speciosa (Dana) 



Actseodes speciosus Dana, loc. cit., p. 1118, pi. XI, fig. 4. -''. 

Actseodes nodipe^i lleïlei\ loc. cit., p. M'.), pi. M, lig. 19. — De Man, Not. Leijd. \ 

Mm., 11, 1880, p. 172 \ 

Actœa speciosa Ovlmann, 7.ool. Jahrb. Si/st., VU, p. 4"io. — Alcock, loc. cit., \ 

p. 143. — De Mail, Abh. Senckenb. Ges., XXV, 1902, p. 609. — liorradaile, ' 

F. Geog. mnld. Laccad., I, p. 2:i4, lig. 42 c. — Lenz, Zool. Jahrb. Sijst., XIV, ] 

1901, p. 460. 

Psaitmis g labra Kossma.nn, lue. cit., p. 27, pi. 1, fig. 4, pi. 111, fig. M. < 

Mer Rouge (Musée Turin), un mâle; Djibouti (M. Coutière), 

un mâle ; Obock, à Fintérieur des polypiers morts sur la ligne { 

des hauts fonds du récif de la Clochèterie, à mer basse ! 

(M. Gravier), un mille; Aden (M. Jousseaume), 2 mâles. \ 

Mer Rouge. Djibouti. Obock. i 

Largeur de la carapace 18 15 11^ millim. 

Longueur — 14 11,5 9 — 

La longueur de la carapace est donc un peu plus des 3/4 ] 

de sa largeur. Tous ces individus olîrent le faisceau de poils ] 

caractéristique sur Fongle du dactylopodite des ])altes ambula- < 

toires de la première paire, décrit d'abord par Heller, et plus i 

récemment par Borradaile <'l par De Man. Par la coloration i 

ils s'accordent aussi avec la description de De Man, mais les j 

taches rouges ne sont pas toujours distribuées sur les mêmes 1 

places. ] 

J'ai comparé soigneusement mes exemplaires avec la des- • 

cription et les figures de la Psnum'is (/lahra Kossm., mais je , 

n'ai réussi à trouver aucune différence qui put autoriser la \ 

séparation des deux formes. La Psaum'is filabra est bi n, ainsi < 

que Alcock s'en doutait, identique avec l'A. sperinsa. \ 

) 

\ 
Actœa sabœa Nob. ' 

(PI. X, fig. 3.) , 

\[obili, loc. cit., p. 403. ; 

Cette nouvelle espèce, représentée jiar un certain nombre \ 



DKc.vi'oDKs i:t stomatopodes zoo 

(rcxciinplains, (•t'ciicillis pwi- \1. .luussciiiiiiif ;'i IN'-riiii d I)ji- 
houti, apparlinil, au ^coitix' (l(! Ar/ie/r ohesn ri ('>«| \uisiiic dr 
A'Iii'odes sinuhùrits l)(j Mau. Tiràfe à roljliiicaiicf de M. le 
professeur Knisl l!]lilers de (l(jlliii;;eii il de M. !•' |)roresseur 
E.-L. Bouvier. j';ii pu eoiiijjaicr le JNpc de .\<i;i'(i(lt^s sitmliiniis 
(le Pulo Kdani, el un e\eiii[)laire de A . (ilii'sa. 

La carapace (;sl environ une lois et demie aussi Xav^m (jue 
longue ; ce rapport est le inèuK! ([ue dans les deux espèces 
nommées. Elle est ass(;z convexe dans le sens lon^iUidiiial. ri 
moins convexe dans le sens li"ans\eisal. La surlacc ol liifn 
lohulée. mais la lohulalion niancpir en arrière du dernier 
lol)ul(! laléral. La i'(''{^ion ])r()logaslri(jue i.M est bien distindc- 
menl divisée dans toute sa longueur en deux l(d)es. doni celui 
externe est ])lus large (jue l'inlerne. Les hiltes é|»igas(riques 
sont nellemeiil séjiarés du IVonl, mais moins du lohe inlei'ue 
de l'aréole protogastricpu'. Les lohes postlronlanx sont indi(piés 
|>ai' k\k',<> agglomérations d(! granules. L(î front est saillaid. 
bilohé, el sensiblemeni (''gai par sa l'orme à celui de \. sim- 
(ïdKUs. Tous les lohes latéraux de la cai'apace sont nellemenl 
indicpiésel s»' parés en Ire eux |tardes sillons larges. Les régions, 
|»ai- la |»roroii(leiii- el la largeur des sillons, sont beaucoup j)lus 
ni;M(|ih''es (|iie dans sundaiciis, ce (pii donne a la eara|»aee un 
aspeel dillV-reid . 

Lc^ bords lalt''ro-anlt'M'ieiirs soni nellt-nienl d(''cou()és en 
(|iialre lobes. Le premier lobe (pii >e fusionne a\ee l'angle 
oi'bilaire e>l pln^ d nue Inis el demie aiis^i lon^ «pie le deuxième 
et un |>eii |dii> long (pie le Iroisième. (!e< l(d)es sont anniidi- 
el les sillon^ (|ni les si'p.ireul -.ont aussi iiels (|ue (lan> lunlr 

anil'e espère de .\ii:i-il : r e-.| la iiiir dlllV'i'rlirr iuipitrlanlr (|r 

A. sioidnicd. Itans siinilnirn \r- lioiiU ialiTaiiv -uni a prinr 
IIH is(''S, el relie es|)ece, aill-l (|l|r dll |ll-li'menl M. I>e Mail. 
ressemble sons ce rappurl a .1. Ih'llrri. Le bord de Torbde 
est rcn/lt''. 

\Ai surface de la carapace a y\r iiombren>e-. ^ranidalion- 
isolées, comme dan> sKuilnirus^ mais de l'uiiiie diIltTenle. 

Dans les deux es|)ères. relle> (pii -r ltO||\r|il v||||c^ Inbules 

son! grosses. ce||e< placées (.'U arrii'-re de la n\uiMii ;:,a>ln(pie l'I 
sur une partie de l'aire mésoga-hiipir miuI pin- prlili'>. .Mai> 



)l 



256 G. NOBILI 

dans .'srfôœa toutes les granulations ont une tendance à se ir- : 
duire, et ainsi les granulations perlacées des ]()t)nles sont i 
plus pel'ites et celles de la région mésogastrique et des parties ! 
postérieures sont très metiues, tandis que dans siindau-a elles ■ 
sont vés'irideuses et perlacées^ bien que plus petites que celles ^ 
des parties lobulées. Le nombre des granulations coniques sur j 
les lobes paraît aussi différent. Sur le lobe externe de la région j 
protogastrique, je compte 10-12 granules et quelques autres i 
plus petits à-An^ simdd'ira et 16-25 avec d'autres plus ])('tits dans \ 
sahxa. Dans sundaka., les aréoles P et le bord postérieur de la j 
carapace ont des lignes de ijramdat'ions bien visibles, c|ui man- ^ 
quent absolument dans salnea, cliez qui les granules de ces ] 
aréoles sont même plus menus (pie ceux qui les précèdent. , 
Les mêmes poils blonds nccompagnent les granulations dans i 
les deux espèces, mais ils ])araissent plus longs dans sabsea. Un \ 
duvet court se trouve entre les granules. '[ 

Les cliéli|)èdes sontsensiblement égaux dans les deux formes. ] 
Les granulations sont plus faibles dans sahmi, et celles de la j 
partie inférieure de la face externe de la main sont arrangées 
en séries. ; 

Les pattes ambulatoires sont aussi conformées également \ 
dansles deux espèces, maislesgranulationssont petites dans.sr//>«(?. • 

La couleur est la même : rouge-pourpre. 



. 1 UllgU-JJU 


111 [Jie. 






1 


<3 


cf 


9 


9 


' 


23 


27,5 


26 


25 millim. 


'. 


i:; 


18 


17 


10 — 





Longueur)de la carapace 
Largeur — 

Les différences entre cette espèce et A. sinulaira peuvent être 
résumées ainsi : bords laféraux nettement (fuadrilobés, lobu- '. 
lation bien marquée et à sillons interlobulaires larges ; parties < 
postérieures de la carapace couvertes de granules très menus " 
et sans lignes saillantes près du bord postérieur; granulations , 
des lobes moins fortes et plus nombreuses. \ 

Actsea Hellerii A. M.-Edvv. j 

A. Milne-Edwards, Nom. Arch. Mus., 1, 1865, p. 270, pi. XVil, lig. 3. — De j 
Man, Nol. Lcyd. Mus., III, p. 1)0; .Xrch. f. Nat., 1887, p. 261. 

Mer Rouge (Musée de Turin), 8 mfdes et 8 femelles. 



DÉCAPODES KT STOMATOPODKS 257 

Les lobes mitoyens du froiil soiil \vr< a\;iiir.''s, mais arron- 
dis : ils sont sé|)ar(''s |);ii' iiiif li->>iiiT luiilniiili' rii;ii- (r/'s éti'oib'. 
{|iii dans ccrlains e\('nii)laires est prc>(|ur in\isil)li' par le j^rand 
rapprochement des lobes. Les graiiidalidns de la carapace 
sont peu nombreuses, mais grosses; >iir le lubi' rxlcrnc de la 
région protogastrique, on compte environ lu hilMTciilfs gros et 
(piebpies autres petits. 

La couleur noire du doigt mul^ile paraît s'étendre pi'ogres- 
sivement sur la main avec la croissance de l'animal. Dans les 
jeunes, la zone noire i\o la partie inlV-ricnrc de la main (îst 
()elil<' ; dans les individus de tailb^ moyenne la couleur noire 
s'élend jusqu'à moitié de la main, dans les gros mâles elle va 
jusque près du bord postérieur. 

Le plus gros exemplaire a 20 millimètres de longuenr sur 
29 de largeur. 

Cette belle espèce n'est connue (pie de Djeddali el dAm- 
boine, où elle a été signalée par De Man. 

Actsea nodulosa White. 
(IH. X, li^^. -1.) 

Wliilli, Proc.Zool. Soc, 1847, p. 224. — Adams et White, « Samarang » Crust., 
18 18. [). 39, pi. VIII, fii,^. 8. — A. Milne-Edwards, youv. Arch. Mus., I, 1865, 
p. 277. — Alcock, loc. cit., p. 139, 148 {ubi syn.). 

Aden (M. Jousseaume), 2 femelles: Djilxuiti iM. (loidière), 
une t'emelle. 

Ces exeinplaiics s'accoi'denl mieux avec la deseripliou île 
Aleock (pi a\ec la limirc du Suninnini/ . parce (pie les luber- 
cules sur le i)ord sujjérieur (\i'>' ail ides des pattes ambiila- 
loii'es sont conicpies ci j>(>inlii<. non claxirornies c()iiinie dans 
la figui'e. 

La caïaiiace de la le Ile plus grosse est large de 22°"", 5 

et longue de Ki millimètres. Sa surface est oi-m'-e de gio^ liiber- 
cules l'ouge orangf' ; l(;s sillons inlerlobulaiies sont listes et 
larges. Les liibercnles soiil gros el eu nombre relali\emeul 

pelll ; sur le Inbe evleim- de l'aile pldldga-l |-i(pie. i| \ a 
2()-2i llilieiciile^. Les |()l)e-> |M ^n\\\ \\\r\\ ||.'|< cl lendelll a 

s unir a\ec le lobe iiileinc des 2.M . Le> l(d)es posifniiitaiix -nul 
disliucts et granuli'uv. Tous les lobes anléi'O-latéraux \Li 

ANN. se. .NAT. ZOOL., 9- si-lie. IV, 17 



258 G. NOBILI 

sont bien délimités, même Taréole 4L (jui porte 10 tuber- 
cules. Les lobes postéro-latéraux (R) ne sont pas séparés entre 
eux. Bien nettes sont les régions intestinales 2P ; elles sont 
grossement tuberculées et séparées par un sillon de la ré- 
gion cordiale et du bord postérieur granuleux. L'espace entre 
le bord postérieur de la carapace et une ligne imaginaire 
qui soit la continuation du sillon gastro-cordial est aussi 
tubercule, mais les tubercules sont moins gros que ceux 
qui couvrent les régions placées en avant de cette ligne. 
L'aréole mésogastrique 3M est tripartie, parce que deux sillons 
obliques se rencontrani en angle aigu retranchent le prolon- 
gement antérieur du corps de l'aréole et divisent celui-ci en 
deux parties. 4M est aussi séparée de 3M, elle est petite et 
pourvue de quatre tubercules. 

Le front est bilobé et chaque lobe est si profondément sinué 
que le front apparaît quadrilobé. Les deux lobes médians sont 
pourtant beaucouj) plus avancés ; ils sont séparés par une 
échancrure triangulaire large. Le bord externe de ces lobes est 
oblique ; ils se rattachent aux lobes externes par un angle 
presque droit. 

Les quatre dents du bord latéro-antérieur sont bien dis- 
tinctes, et ornées d'un amas moruliforme de granulations et 
tubercules analogues à ceux des lobes de la carapace. La pre- 
mière dent est séparée de l'angle orbitaire externe ; la troi- 
sième dent est la plus longue. 

La carapace est glabre dans les sillons et entre les tubercules, 
mais elle porte quelques touffes de longs poils bruns disposés 
symétriquement : un de chaque côté sur 3M, un sur le lobe 
externe de 2M, un sur 5L et un de chaque côté de la ligne mé- 
diane sur la région cordiale. Quelques petits groupes de poils 
s'observent aussi près des bords. 

Les chélipèdes sont couverts de gros tubercides coniques qui 
de\iennent plus petits vers la partie inférieure de la main et 
qui tendent à se disposer en rangées. Les doigts sont sillonnés 
et granuleux près de la base; leur pointe n'est pas creusée en 
cuiller. 

Les pattes ambulatoires sont fortement granulées, et leurs 
bords sont pourvus de longs poils touffus. Les granulations de 



■*^i^ 



DÉCAI'ODES HT SToMATol'ODES ioî) 

Ja siii'l'at-c (les ailicli'> sniil rondes on plu» on moins coiiiiiutis; 
€olles des boi'ds sont con'niin'si'l (l'iuiiës ; ancnin' n fsl clax ilornie 
comme dans lu figure dti Sdni/n-nnfi. 

Cette espèce a été tronM'e dans le liollV l*i'i>i(|n('. dan^l Indi;, 
à Mauritiuset an\ îles Andamans. 

Actaea polyacantha Ueil.). 

CIdorodius poli/acnnthus lleller, S. H. Akad. Wicn, XLIII, ji. XV.^, pi. III, lii,'. 21 . 

A i^txa polyacantha Ovlmann, Zool. Jafirb. Si/st., Vil, 1803, p. 4o"i. 

Pitodhts fragifer Paulson, loc. cit. {nec Adams et White). ùl' 

Djibouti (M. .îousseanmej, 9 mâles et ."> femelles; hjibinili 
(M. Coutière), un màle : mer Hoiige (M. Jousseaume», nue 
femelle ; mer Rouge (Musée Turin), une femelle. 

I.a position de cette espèce est assez douteuse. M. lleller h» 
plaça dans Cldorod'ias^ mais en ayant soin (rajoutei- (jue sa 
posilion dans ce genre ntir eine pror'isoiische se] htimi. 

Ortmann, qui en vit un exemplaire de localité inconnue, la 
plaça dans Arliea, près de A. acantlia. Alcock a même émis le 
doute (|ne cette espèce soit identique avec A. pernn'i'i. 

La j)Osition dans le genre Ardpji me paraît la plus prohabh;, 
d aiilani pins (ju'elle a dans ce ginire un proche |)artMil dans 
A. >i/ininsissniui iJori'. 

Le plus gros exemplaire, une renu.'Ue, e.->l long de !!,.) milli- 
mètres et large de 13 millimètres, 

Actsea pisigera Xol». 
IM. X. li-. 1., 

Nobili, lor. rit., p. U)t. 

Mer Uonge \Mnsc(! de Turin i, \ indi\idn>. 

Celle espèce est bien cai'actérisée par la forme (|e> hdier- 
cides ai'i'on(li> ci piMloncnli'» (pu ornent sa (•arapa<-e el ses 
pattes. 

La carapace dn plus gros e\em|)laire (une femelle i-sl lai'ge 
de 1^2 inillimèh'es el longue de i:{ millimèjres. S;i longiHMii' est 
(loue un peu immuis <pir 1rs !{ .'i (li' sa lai'gi'iir. ri |;i cil'apaci' .'^| 
en conséquence assezéhirgie.Lelobeslatéro-antcrienis soni bien 
dislin('ts, les bords lnléro-|tosléiMenr< <onl droils; jn parlic an- 



260 G. NOBILI 

térieiire do la carapai'e décrit une courbe à rayon assez large. ' 

Toute la surface de la carapace est couverte de (jrns iKherrides j 

pïsïformes, dont quelques-uns près des bords sont distincte- \ 

ment pédoncules. Ces tubercules couvrent la surface entière de i 

la carapace, mais, par suite de leur grosseur, le nombre en est j 

petit; ainsi sur le lobe externe de la région protogastrique on ne \ 

compte que quatorze tubercules. Sur les régions en arrière de \ 

la dernière dent latérale les tubercules se font plus petits ; sur \ 

la région cordiale ils tendent à se fusionner, en laissant entre ! 

eux de petites fossettes ; cette région apparaît ainsi érodée. Sur \ 
le bord postérieur et sur les 2P ces granules sont disposés en 

rangée linéaire simple, interrompue au milieu sur 2P, et con- ] 

tinue sur le bord postérieur. : 

Les gros tubercules de la partie antérieuie de la cara])ace, \ 

examinés de près, apparaissent le plus souvent formés par j 

d'autres granules et tubercules plus petits. La lobulation de la ] 

carapace est complète dans la partie antérieure, mais par la ; 

grosseur des granules les limites entre les lobes se laissent mal \ 

voir. Les aréoles de la région gastrique sont les plus nettes, ■ 

Taréole protogastrique ou 2M est divisée longitudinalement \ 

mais non complètement ; le lobe externe est })lus large que ' 

l'interne. • 

Le front est divisé nettement sur la ligne médiane par une 
fissure triangulaire assez large en deux lobes arrondis, qui sont 

beaucoup plus saillants que les deux petits lobes externes, avec '; 

lesquels ils se rattachent par un angle aigu. Les orbites sont ,i 

entourées aussi de gros tubercules pisiformes, qui sont aussi : 
gros que l'espace entre chaque fissure; le bord orbitaire de 

cette façon est entouré par 7 gros tubercules. Les pédoncules '\ 

oculaires sont aussi tubercules. Les lobes du bord antérieur ; 

sont bien séparés, mais les deux premiers peu visibles i)ar la j 

grosseur des tubercules qui les couvrent. Le premier lobe est { 

séparé de l'angle orbitaire externe; le premier et le deuxième i 
lobe sont arrondis, les deux suivants bien saillants. 

La plus grande largeur de la carapace est entre les lobes de i 

la troisième paire. Les bords latéro-postérieurs sont légèrement | 

plus longs que leslatéro-antérieurs. Le bord postérieur est rec- | 
tiligne. 



DÉCAPODES 1:T SIOM ATol'oDES 261. 

Les [tarlit's iiilV'i'icin'o du (■•'•pliiilMlliorax soiil liil»('rciil(''es 
aussi, mais lo liiln'ivii|i> soiil iialiin'IlmiiMil plus pdil- cl plus 
{léprimrs ; la surrace ap()arait iiiii>i ('i-ddtM' ; (■cllf du >li'iiiuni 
<'st j^rossemeiit é rodée. 

Les chélipèdes sont oriu's des nirnics tnld-rcnlcs pisilurinos, 
pédoncules et formés d»î granules coalcscriils, (pif la carapace. 
Le cai'p(î a une saillii^ li'ianiiulairc inlci-uc La main est urnée 
<l<'s mêmes tubercules dans sa moitié supérieure, disposés sur 
liois rangées de 3-5 tubercules pisiformes et pédoncules : puis 
salace externe est armée de hibei'cuie-, plus priiu .■( di-posés 
en langées plus régulières. La l'ace intei-ne de la main, ainsi 
(pie celle inférieure du mérus, est grossement granult'c. Les 
doigts sont plus courts que la paume; sillonnés, a [luinte 
aiguë. 

Les pattes ambulatoires sont granuleuses-tuberculées sur les 
l.'K'es, et pounues de gros tubercules fnngiformes, bien iielle- 
ment jjédonculés sur le bord su[)érieui'. 

Actsea granulata (And.). 

Savi|;ny, pi. VI, lig.. 2. 

Cancer gramilatua Au<louin, ExpL, pt. p. 87. 

Cancer Sarignyi II. .Milnt'-Kilwards. loc. cil., p. 378. 

Aclœa granulata \. Miliic-Kdwards, loc. cit., p. 275. — Alrock, loc. cit.. j). loi 

(iibi sijn.). — .Noltili, linll. sdent. Fr. Belg., XL, 1906, p. 127.— Slebliing, 

South, .{fr. Crust., III, lHOo, p. 30. 
Actxa Savigni/i Kossmumi. loc. cit., p. 2:i. — (lario, loc. cit.. p. IS'J. 
Ea.uanthudes yrannlalus l'aiilsoii, loc. cit., p. 3(1. pi. \'l. Ml:. 3-3 «. 

l'tcildiil. pnd'Dndeuf S inelres (M. Orsiiii. Mii-i'e Tiiiiii . une 
felliellc 

Actsea calculosa Kdw.). 

Cancer calculosus 11. .^liiIu,'-Kll\\al■lis, loc. cit., p. 37H. 

Artxa calculosa A. .Milne-Edwaitls, loc. cit., p. 27t., |)|. \V!II, li;^. 3-3a. — 

(lalman, Trans. Linn. Soc. (2), VIII, p. 8. — .Nobili. Ann. Mus. Zonl. Napoli, 

l,n° 3, p. 13. 
Euxantlius tubcrculosuf. Mic^is, Zoo/. .[Icrt, p. 2(t:i, pi. .\l.\, li^'. .\. 

Ile Daret (.Musée de x\aj)les), un mâle; mer Honge M. .luns- 
seanmei, un mâle cl une femelle. 

i>,e mâle de l'ile haitd a élé déjà (NmiiI p;ir nioi [Io<-. rtl .). Les 



262 G. NOBILI 

individus de « mer Rouge » ont les lubercules relativement 
déprimés et formés par des granules aplatis et confluents, mé- 
diocrement distincts les uns des autres et entourés de ponctua- 
tions assez nettes. Les pattes ambulatoires n'ont pas de tuber- 
cules spiniformes. Mais dans ces deux exemplaires le rapport 
entre la longueur et la largeur est plutôt de A. grarmlata : 

cf 9 

Longueur (le la carapace 12 12 millini. 

Largeur — 16 16' — 

^ 4 

Actsea fossulata Gir. 

Cancer fossulatus Girard, Ami. Soc. Ent. Fr., 1859, p. 149, pi. IV, fig. 2-26. 

Actxa Schmardœ Heller, Sitz. Acad. Wien, XLIII, p. 318, pi. I, fig. 13. 

Actœa fossulata A. IMilne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., 1, p. 279. — Alcock, loc, 

cit., p. 279. — Nobili, Ann. Mus. Zool. Napoli, I, n" 3, 1901, p. 14. 
Psaumis fossulata Kossmann, loc. cit., p. 27. pi. 1, fig. 3. 

Mer Rouge et Djibouti (M. Jousseaume), 9 mâles et 6 femelles. 
Massaouah (MM. Issel et Beccari, Musée Gènes), 7 mâles et 
5 femelles ; île Sclieik-ul-Abu (Musée de Psaples), 6 mâles et 
4 femelles; Djibouti, sur les Polypiers vivants (M. Gravier), 
un mâle. 

Ces exemplaires offrent une variabilité remarquable quant 
aux fossettes de la carapace et des chélipèdes. Parfois les fos- 
settes sur le bord supérieur de la main sont si mal délimitées 
que cette partie de la main parait être simplement érodée, i)ar- 
fois les fossettes sont bien nettes, profondes, à fond lisse et à 
bords granulés, disposées soit parallèlement à la petite du bord 
supéro-interne, soit en réseau. 

Gexue CHL0110J)IUS(Ed\v.) a. M.-Edw. 
Chlorodius niger (Forsck.). 

Cancer niger Forskal, loc. cit.. p. 89. 

Chlorodius niger Rùppell, loc. cit., p. 20, pi. IV, lig. 7. — H. Milne-Edwards, 
H. n. Cr., l, p. 401. — Dana, loc. cit., p. 216, pi. Xll, lig. 5 a-c. — Paulson, 
loc. cit., p. 3:i, pi. VI, iig. 4-4 6. — Alcock, loc. cit., p. KH) {ubisyn.). 

Très nombreux individus de Massaouali, Aden, Assab, 
Djibouti, Obock, etc. 

M. Gravier a pris à Djibouti des exemplaires de cette espèce 
vivant par couples dans les Hirr'mhi. 



DÉCAPODES ET STOMATOI'ODES 263 

Chlorodius bidendatua Nul». 

Chlorodius sp. Noljili, Amt. Mu6. ck. (ieiiuta, XL, t.S'.V.t, p. 2dS. 
Chlorodius bidentatus i\ol)ili, Arin. Mus. Zool. Mapoli, I, n" 3, 1901, p. 1"). 

Erythrée (Musée Naples), uih' It'Hirllr. (Irtte espèce sr lioiiNf 
aussi dans la .Nouvcllc-diiinée. 

Chlorodius lippus Xoh. 
(PI. X, lig. 8.) 
Nobili, loc. cit., p. 40,"). 

Mer Houp:e (Musée de Tuiini. '1 iiiàlcs : nici- Uou^e (M. .lou.»- 
M'aiinic . lin mâle, une femelle el un iiiàli- jciiin'. 

Bien que le faciès de cette espèce soit assez ditîérent de celui 
des autres C/flo/'odlus s. str., je ne crois pas qu'elle no puisse 
renirerdans ce genre, avec le(iuel ellf s'accorde d'ailleurs par 
le peu de lobulation de la carapace, pai' l;i i;i;iiide laii;<Mir 
fronto-orbitaii'e, par sa région antennaire, pai' les lis>iires 
orhilaires très réduites, par les maxillipèdeset |)ar la l'oiane de 
l'abdomen du mâle. 

La carapace est une fois et demie aussi large (jue longue, bien 
bombée, l'I smis Inn-i^ di- n'ijlons., si ce n'es! 1(3 sillon en \ (jiii 
dt''liniile le prolongement antérieur de la région mésogaslricpie. 
Toute la partie anh'rieure, jus([u'à la dei'nièi-e dent, est grosse- 
ment |)onctuéo; les |>onetualions étant visibles à o'il nu: la 
cai'apac(' e>| (railii-iii'- lisse cl sans gniiiiil.il inii>. Le-- piiilii'S 
anléro-lalt'rales iTonl aiiciiiie ii'aci' de loIjularKUi. l'Xci'pl.' les 
lobes de^ boi(l>. La (li>laiice enire li'S angle> cxlcnie^ des 
Oi'bites e^l /il Ils (irnssr ijiii' In Imiijiii'iir di' In runijnui' . d le-- !{ / \ 
de la laigfiir (11- la cai-aparc. Le riuiil r-^l larue. a lidrd niiiH'i'. 
i'aibli.'mt.'id l'eliaiicn'' an milieu ri a angles e\li'nif-~ mIiIii^ mais 
|>i'onone(''s \(ii/ii(l-li(iir s///i/iri/ ftM\\\]\i' dirai! Alcnrk . l n ■-dion 

hieii ne! S(''|>aii' le IVinil dr I (Ulnle el ilicdll-ei il loiltlli'. Le 
lidid ■-ii'>-(ul)ilaiii' e>l /r/i/li'-. siiilmil du ((de du riuiil. .-I |i'< 
li^-iin'^ \ --niil eiiciiii' mmii^ a|i|iaii'iili"> i|iie daii>^ iiii/i-r: elles 
son! prexpie (ddlli rt'e>. Le> ollnle- -mil ht- |i>|i^lle>. 

Le sieniiim e-t mossi-menj poiiejiie. 

Le> (■||i''lipede> son! >iilM',^aii\. \.>-^ ItMid- du |»ia- >onl li"è> 



264 G. NOBILI 

finement granuleux, mais n'ont aucune saillie. Le carpe est 
ponctué et offre du côté interne deux saillies coniques émoussées 
pLncées Tune àl'angle interne, Fautre au-dessous de celle-ci. Les 
mains sont aussi lisses, ponctuées, et offrent sur la face 
externe un sillon parallèle et voisin au bord supérieur, qui, 
dans sa partie antérieure, tend à s'effacer avec Fàge. Les doigts 
sont un peu plus longs que la paume, noirs, très peu courbés, 
presque droits et excavés au bout du côté interne. Le doigt 
mobile a 2 dents distinctes dans sa partie bas.de; le doigt fixe 
est grossement denté. Dans les jeunes les doigts sont faible- 
ment sillonnés, dans les adultes les sillons deviennent des lignes 
de ponctuations superficielles. 

Les pattes ambulatoires ^oni grêles et élancées avec quelques 
longs cils rares sur les derniers articles. Les bords du méropo- 
dite sont faiblement granulés; ceux des autres articles sont 
lisses. Les dactylopodites, (pii sont assez longs et grêles, por- 
tent sur le bord inférieur et à l'extrémité du bord supérieur des 
petites spinules cornées, comme celles de Chl. barbatus Borr. 

Genre PHYMODIUS (Edw.). 
Phymodius ungulatus (Edw.). 

Cf. Phymodius ungulatus Alcock, loc. cit., p. 102 {uhi lit.). 

Nombreux exemplaires d'Obock (M. Jousseaume) ; Djibouti 
(M. Coutière) ; Djibouti (M. Maindron) ; mer Rouge (Mus. Tu- 
rin); Érytbrée (Mus. Naj)les) ; Massaouab et Assab (MM. Issel et 
Beccari, Mus. Gènes). 

Phymodius monticulosus (Dana). 

Chîorodius monticulosus Dana, loc. cit., p. 206, pi. XI, fig. 9 a-f. 
Chlorodius obscurus Lucas. Voy. Astrolabe ZooL, lll, p. 26, pi. 111, fig. 4. 
Phymodius obscurus A. Milne-Eclwards, Nouv. Arch. Mus., IX, 1873, p. 220. 
Phymodius monticulosus De Man, Zool. Jahrb. Syst., Vil, p. 524. — Alcock, loc. 
cit., p. 163 [ubi syn.). — Nobili, .4/i??a/('s Mus. ^'at. Hung., 1905, II, p. 490. 
Nec Ph. obscurus De Man, ISot. Lcyd. Mus., 11, ISSO, p. 174. 

Obock (M. Jousseaume), 3 mâles; ces exemplaires concordent 
parfaitement avec la description d'Alcock et avec la figure de 
Ph. obscurus Lucas. 



DKCAI'ODES ET STOMATOPODEH 205 

Les pinces sont ruflcnitMil iiK-iiiilc^ (liiii> \r> (Inix niàlcs plus 
vieux elles grosses granuhilion- di' lii main ^unl très réduites. 
Les régions de La carapace oui (pic|<pir.> ucaiiiilation^ |)rr'sqnc 
oI)litérées. 

Le front est un [mmi saillant an inilifii: riM-liancriir»' nH'diane 
est très faible. 

Lesexfsmplaires adultes diffèrent à pn-micr coilj) de /-'//. ////'/ //- 
Itiliis, pur les caractèi'es établis par Alcock. 11 suilit d" ailleurs 
(!<■ comparer la figure de Lucas pour voir tout de suite les dif- 
IV-renccs. .le snis donc tout à fait conlraire à l'opinion dOil- 
niann et de Dorradaile qui réunissent ces deux espèces. 

Longueur de la carapace 19 16 millim. 

Largeur — 26 22 — 

Phymodius sculptus A. M.-E\vd. 

Chlorodius sculptus A. .Milne-Edwards, ^ouv. Arch. Mus., IX, p. 217, pL V^IIL 
fig. 4. — De Man. Not. Leyd. Mus., III, 1881, p. 98, et Arch. f. Naturr/., 1887, 
|i. 279. — Ortmann, Zool. Jahrb. Sysl., VU, p. 466. — Nobili, Ann. Mus. Sat. 
Hung., 190:;, II. p. 490. 

Phymodius sculptus Wcark, Inc. cit., p. 164 (iibi syn.). 

Mcn, Houge i^Musée Turin ), niàles, une femelle. 

Danb tous ces exemplaires l'aire ])rotogastrique n'est pas 
<li\isée; elle n'a (pi'un conimencenient de division longitudi- 
nale sous foi'me diine l'aihje ('cliancrure dans son boi'd anté- 
rieur. L'incision médiane du Iront esl pbis nette dans cette 
espèce (jue dans les deux (|iii pii'crdi'nl . Les i Inlipèdes sont 
peu in<''gau\. i^a deriiici'e deiil du JKird anleiu-lal<''ral e>l ^piiii- 
furnie uK^'Uie dans les .idnlles. 



Phymodius granulatus Tar^^.-Tozz.). 

Savigny, \>\. \ , iig. 6. 

Pilodius granulatus Targioni-Tii/.zi'lli. Crost. Hrnrh. Anom. " Magenta )>, p. oO, 

pi. IV, fig. i:;-21, 24a. 
Phymodius uljscurus De .Man, Not. Lcijd. Mus., Il, \HW. j). 17 (iiec Vh. ubscurus 

Luc.V 
l'/njmodius granulutus Nohili, .\nn. Mus. Snt. Iliitui., [W.\. Il, p. tlo. 

Djibonli M. Maiiidion . un niàle; niei' j{(in^e Mii^. Tnrin'. 
2 mâles; mer l{(»Mge M. .Imisseanme , un niale jmne; liji- 



266 G. NOBILI 

bouti (M. Gravier), un mâle ; Djibouti (M. Coulière), une femelle; 
Obock (M. Jousseaume), un mâle. 

Cette espèce très intéressante et bien caractérisée avait été 
figurée par Savigny; mais Audouin ne lui donna aucun nom, ' 
et à la page 86 de son E.jcplïraûon des planches^ il se borna à en j 
observer d'une façon sommaire les affinités et les différences j 
d'avec plusieurs espèces figurées par Herbst. Elle fut décrite en : 
1877, par le professeur Targioni-Tozzetti de Florence, d'après : 
des exemplaires que le Musée de Florence avait reçus du général i 
Clot-Bey, et qui provenaient probablement de la mer Rouge. ; 

La description très précise de Targioni-Tozzetti s'adapte 
parfaitement à mes exemplaires. 

P//. granulatiis SQ reconnaît aisément à sa carapace à lobu- j 
lation bien nette, à ses lobules séparés par des sillons étroits j 
et profonds, à ses dents latérales plus étroites et moins arron- ; 
dies, dont la dernière est toujours spiniforme, et à son front j 
nettemenl quadr'ilohé . \ 

Les deux lobes moyens du front sont séparés par une échan- j 
crure nette ; ils sont larges et arrondis; les deux lobes externes ■ 
sont aigus, obliques, saillants et beaucoup plus distincts que : 
ceux de toutes les autres espèces du même genre. Les lobes de i 
la carapace sont finement granuleux; les granulations près des • 
côtés et dans la partie antérieure sont rondes, perlacées, et ! 
près du front et autour de l'orbite se disposent en lignes. j 

Les chélipèdes ne diffèrent pas sensiblement de ceux de j 
Ph. nngidatus. ] 

Les pattes ambulatoires sont très poilues, à poils plus longs ■ 
que ceux de unyulatus, et ressemblent beaucoup sous ce respect ; 
à ceux de sculptus. La pointe des doigts n'est pas biunguiculée, " 
parce que seulement l'onguiculé corné terminal est bien déve-j 
loppé, l'autre est à peine plus gros que les denticules du bord; 
inférieur. ] 

Les jeunes ont les bords latéro-antérieurs tout à fait spini-î 
formes. Dans la femelle de Djibouti les granulations sont 
beaucoup plus fortes et plus abondantes que dans les mâles. ' 

La description que De Man a donnée d'un mâle de Djeddah : 
attribué par lui à Ph. ohsvurus, s'adapte de tout ])oint à Ph.\ 
fjranulatus. j 



DÉCAPODES ET STOMATOI'ODES 267 

(jEXUE IMLoDirS Dana. 
Pilodius sp. 

Mer Rouge (Musée de Turin), un iiiàlt". 

Cet exemplaire s'accorde assez i)it'ii a\rc la dcsci-iplion de 
Dana, de Pilnd'nis inif/'il \ il en ditïere seidenieiit pai- les poinls 
suivants : le bord anlérieur du bras est armé de deux épines, 
Tune placée près de rextrémité, Taulre plus en arrière. |,es 
mains sont subégales, et toutes les deux ont des tubercules 
plidof eoni([ues et arrondis <|ue spinilormes. deux ou trois 
tubercules sur le bord supérieui- (bîviennent seuls spiuit'ormes. 
Le bord supérieur du bras a 3-i épines acérées et recourbées 
en a\ant. Les deux épines du bord iidi'rne du carpe xtnt bien 
loi-mées. 

I)ans cette espèce, comme dans les deux ({ui suivent, la res- 
semblance avec Chloroditis est notable; elles n'ont rien de 
Piltinnitis. 

Pilodius armiger Noli. 
(IM. Vlll. fi-, u. - 
.\<>l)ili, loc. cit., [). 40"). 

Obock. dans les sables du ré-eif de la Clocbèterie iM. (ira- 
viei' , un mâle; ObocU i M . .lousseaumei, \ exemplaires; mer 
Rouge (M. .lousseaumei, 1 I exem|)laires; Djibouti M. (ioutière^, 
une fc 11 11 'Ile. 

(!elte espèce se l'econnait facilement à la forme de son frord. 

La carapace est assez lariif. bomlx'e, mais sans divisions de 
ri'iiions, e\repl('' (pi('l(]ne- --liloii^ Ifès faibles delà région i:as- 
lii(pii' cl les lobes i''piica>li"i(pie> (pii sont lini'aiio. Le fioul f-^i 
laii;i'. >aillaiil cl divi-^i- par \\\\r iiiolntuli' t'-rlniii'iinr nirdnint' v\\ 

(|e||\ jolies. iImIiI rjiiiiiiii c-.! clHon' SU bdi\ i-^t- eli Ull petit lubc 

exlrrijc pin- •^aillaiil ri rn un fibc inli'iiic. l.i'- |»iii(i> lali'Co- 
posli'-rienr- sont arromli-. plu- ruiiiU (pir !<■- Imi|(I> lalero- 
posléi'ii'urs. et arnn''- de 2-:! lu heicnlcv dcnl ijuinir-,. |,,i vihIhcî 
de la carapace ollVe (jnehpio laie-. p(til> Idii::-.. 

Les cliélipèdes sont iui-ganx. Le bras e>l tid»eic(ileii\ en 



268 G. NOBIL! 

dessus, et armé près de lextrémité de son bord anlrrieur d'une 
longue épine, son bord supéri(Hir est dentieulé. Le carpe a 
aussi une épine bien nette du côté interne, et sa surface est 
ornée de nombreux petits tubercules arrondis. Les deux 
mains sont granuleuses, ou tuberculées sur toute leur surface 
externe; la partie inférieure de la surface externe est lînement 
granuleuse, la partie supérieure est tuberculée; les tubercules 
du bord supérieur, vus de })rolil, apparaissent même denti- 
formes. Les doigts ne joignent pas sur la grosse pince des indi- 
vidus plus gros; ils joignent sur la petite pince; ils sont dentés 
et excavés au bout. 

Les pattes ambulatoires ont une longueur médiocre. Les ] 
méropodites sont finement denliculés sur les bords supérieurs; 
les carpopodites et les propodites aussi, mais plus fortement. 
Ces articles offrent aussi des longues soies. Les dactylopodites 
n'ont pas d'onguiculé à l'extrémité, mais leur bord inférieur 
offre parfois des traces de denticulation. 

La surface inférieure du corps est lisse. 

Longueur de la carapace 4 millim. 

Largeur — 4,S — 

Pilodius Martensi (Krauss). 

Menippe Martensi Krauss, Siidafr. Crust., 1843, p. 34, pi. 111, lig. 1. — Hilgen- 
dorf, Deckens Reise Ostafr. Crust. 

Trois exemplaires recueillis par M. Jousseaume dans une 
localité non déterminée de la mer Kouge, me paraissent appar- 
tenir à 31enippe Martensi dont Hilgcndorf signala la présence 
dans la mer Kouge. Mes exemplaires s'accordent parfaitement 
avec l'espèce de Krauss. Toutefois cette espèce n'a rien à faire 
avec une Menippe, tel que ce genre est entendu aujourd'hui, 
et ainsi que l'avait déjà reconnu M. De Man. Elle a au con- 
traire une très grande affinité avec les deux espèces de P'doduis 
décrites ici (1). 

(1) .l'entends ce genre dans le sens récemment déterminé par M. De Man 
{Ahh. Senck. Ges., XXV, 1902, p. 619), non dans l'ancien sens de Dana (}ui com- 
prenait aussi les Chlorodopsis. Les trois espèces que j'ai vues ont très peu de 
poils sur la carapace, et, par leur forme, tendent à se rapproclier de Cldoro- 
dius dont elles diffèrent surtout par leurs pattes ambulatoires dentées. 



DÉCAI'ODKS I:T STOMATOI'ODKS iOO 

Lacarapact; resscniMi- liriuicoiii» ;i celle des jeunes ^7//o/r/^////.v 
nifjei\ chez (|iii les deiils hilérales suiil encore aiguës. Ces dents 
sont au nombre de 1, dont la première et la quatrième très 
petites, la deuxième et la troisième bien (lévelop|)ées, et cette 
dernière plus grosse que les aulrt,'S. Les règiijiis lnl.T.ile-^ près 
de ces dents sont, comme dans les jeunes CId. mfjer^ à surface 
irréfTulière et granuleuse. Les régions sont très pou marquées, 
mais mieux distinctes que dans l\ ann'if/er. 

Le front a un rebord saillant en avant, excisé au milieu, uiais 
peu profondément; les deux lobes ainsi formés sont larges et 
un peu obli(jues; les petits lobes ne sont |)as séparés. 

Deux exemplaires ont conservé un des cliélipèdes. Celui-ci 
s'accorde bien avec la description de Krauss; si ce n'est (pie le 
bord antérieiii- du bias et de riscliiuni sont denticulés; e( l'une 
des dents du l)ras devient spinilorme. Le carpe a une saillie 
dentiforme forte du côté interne; la surface (\\\ cai'pe et celles 
de la main sont très linement (diagrinées. 

Les pattes ambulatoires ont bien les spinules et les longs 
poils drus sur le bord supérieur du mérus, du car|)e et du i)r(»- 
podile (ju'on observe dans les autres espèces de Piloduis. Le 
daetviopodite est distinctement biunguiculé à son extrémité et 
(jeniicult'' >ui' son bord iulerieui-. 

Loni^ueur de la rai-apace 5 milliin. 

Largeur — ~ — 

Genre CHI.ORODOPSIS A. M.-Enw. 
Chlorodopsis areolata(Ed\v.). 

Chlorodius areolatus 11. Miliie-Kdwards, H.n. Cr., 1, p. 400. 

Chlorodopsis areoUUa A. Milnc-Kdwards, Hiouv. Arch. Mus.. IX, 187;?. |i. ZW. 

pi. Vlll, fig. 8. — .Miers, Zoo/. Alcrt, p. .")32. — De .Man. Sot. Leyd. Mus.. 

Xll, 1890, p. l)'t. — Alcock, loc. cit.. p. Ifi6 {uhi syn.). 

.Mer ilouge (M. Jousseauine), 2 mTdes et 2 femelle-,. 

La carapace de celle espèce a une lobulation eoni|ile|e. Le> 
lol)es postfrontaux et les épigastri(pie< >oul bien nets. La 
l'égion protoga>l ri(|ue ex( dix i>,''i' eu deux lobe^ ^ubi-giiux ; la nn''- 
sogaslri([ue est liipailie ; et rur(igaslri(|uee>l nelli-nienl --•■■|(;irt''e. 

Les granulal loii- ■>oiil .(■--•e/ nondireu-^e- : --ur je hilie lu-olu- 
gastri(iue externe ou ciuniile euxirou Meute granule--. 



270 G NOBILI 

Les granulations de la face externe de la main sont dispo- 
sées en rangées longitudinales régulières. La coloration noire 
du doigt fixe s'étend sur la main dans les mâles; elle s'arrête à 
la base du doigt dans les femelles. Celles-ci sont pourtant plus 
petites, et il est possible que la coloration s'étende avec l'âge. 

cf 9 

Largeur de la carapace 17,5 12 millim. 

Longueur — 12 8 — 



Ghlorodopsis spinipes(Hell.^ 



Pilodius spitiipes Heller, /oc. cit., p. 340, pi. 111, lig. 22. , 

Etisiis spinipe!< Paulson, loc. cit., p. 30, pi. VI, fig. 1. •■ 

Ghlorodopsis spinipes A. îMilne-Edwards, ISouc. Arch. M^is., IX, p. 230, ' 

pi. VllI, fig. 6. — De Man, Arch. f. Nat., 1887, p. 282. — Noblli, Ann. Mus. j 

Napoli, 1, n° 3, 1901, p. 14. j 
? CIdorodopsis spinipes Alcock, loc. cit., p. 169. 

'^ Chtorodopsis Wood-Masoni Xlcock, loc. cit., p. 170 ; ///. Zool.lnvest., pi. XXX\'I1, 

lig. 7. ; 

Mer Rouge (Musée de Turin), 10 individus; Massaouah ' 

(M. Issel, Musée de Gênes), 3 mâles et une femelle ; Erythrée ', 

(Musée de Naples), 2 maies ; mer Rouge, Périm, Djibouti et ; 

Obock (M. Jousseaume), très nombreux individus ; Djibouti | 

(M. Coutière, M. Maindron, M. (iravier), quelques exem- j 

plaires. j 

Je serais porté, d'après les descriptions de Alcock, à identi- '. 

fier ces exemplaires avec Chl. Wood-Masom , plutôt qu'avec ; 

Chl. spinipes. \ 

Le front est presque toujours pourvu de denticules, au | 

nombre de 3-5 par chaque lobe médian ; ce qui serait, selon \ 

Alcock, un caractère de Wood-Masoni ; dans spinipes , d'après i 

Alcock, le front serait entier ou faiblement crénelé. Ce carac- ; 

tère est toutefois en contradiction avec la description de Heller, ; 

qui dit du front : mit 3-4 feinen zàhnchen besetzt. Si d'autre | 

part quelques-uns des exemplaires ont le front presque entier, | 

on trouve facilement tous les passages entre ceux-ci et les : 

exemplaires à front denticulé et même spinuleux. La première j 

épine du bord antéro-latéral est variable en dimensions, sou- \ 

vent petite, souvent plus développée. La deuxième dent est i 

quelquefois simple, mais le plus souvent double. C'est là un : 



DÉCAPODES ET SKt.MA Te )!'( »DKS il \ 

autre caraclèrc de Wood-Mnsom . Ilrllcr ne mentionne pav; 
dans son espèce le dédoublemeiil de cette deiil. 

Mes exem[)laii'es tieniu-iif donc pliilôl de Wood-J/ason'r que 
de spinij/es, tel qu'il est décrit par AlcocU ; mais puisque leur 
front, tout en étant de Wood-Mti,soni. est conformé comme 
dans la description de llellei', et puis(|iiil< |ti(»\ ii nnciil Ions 
de la mer Uouge, patrie de .s/nni/je^, je préfère les aj)j)elei' pro- 
visoirement .spinipes, en laissant en suspens la question si spi- 
nipes lieller ne soit pas idenii(|ue avec Wnnd-Masonl Alcock et 
spinipes \\coc\\ ne soit [)as une auhe espèce. 

r.i-Ni'.K cYci.ODirs Daxa. 

Cyclodius ornatus Dana. 

Cyclodius ornatus Dana, loc. cit., j». 223, ]d. \ll, fi;;. Il a-q. 
Chlorodopsis [Ci/clodiusi ornata A\cock, loc. cit., p. 171. 

L)jil)()uti (M. Coutière), un niàle jeune. 
Cette espèce n'est connue (|ue de la mei- de Soulou, des îles 
Andamans et de l'Ile de France. 

GexrkCYMO I)i. Haan. 
Cymo Andreossyi Aiul.). 

Savii,Miy, loc. cil., pi. V, lit:. 5. 

l'ilitmnus .Indceoss//* Audoiiin, ExpL, p. 8G. 

Cymo Andreossyi De Haan, loc. cit.. p. 22. — Dana, loc. cit., ji. 22.(, pi. Mil. 

iii:. 2 a-b. 
l'anlsnn, loc. cit., p. :is. jil. \'l, lii:. l'y-'.') a. — .Mcuck, loc. cit., p. 11'.]' [itbi 

>'/"■)• 

lijiltonli ( M. Coutièrei, i inàles el une femelle: iikt IIdiiuc 
(Musée riii'in ; -M;ts<aonali dssid e| liecciii. Mii^i'c dr (iénes). 

Cymo Andreossyi var. melanodactyla \ I »e llaaiO. 

Cymo niclanoddcti/lus \)r Haan, Inr. cit., p. 22. — i)ana, loc. cit., p. 2il.'i. pi. .Mil, 
V\'j. 1. — Alfock, loc. cit., p. 17i (1/6/ syn.). 

I)jil)()uli i.M. (ioiilièiT . nii iiifdi' ri une fi'inrll.'. 
MerKouiie r\ Aden M. .I(iii---r,iiiiii,' , (|iir|(|ii.'-, r\.'iii|ihiiri's. 
Les exemplaires de |)iiliiiiili uni l;i roluialion de> dui^l> d'un 
brun très foncé et sideiidanl .sur loiil le doi^l. I.es aulres. 



272 G. NOBILI * 

comme d'autres exemplaires du golfe Persique vus par moi, i 

ont la coloration beaucoup plus claire et occupant seulement la ] 

moitié des doigts et sont ainsi intermédiaires entre la variété et j 

la forme typique. : 

Cymo quadrilobatus Miers. ;' 

Miers, Zool. Alert., p. o33. — Alcock, loc. cit., p. 175. ? 

\ 

Djibouti (M. Jousseaume), un mâle; mer Rouge (Musée de j 
Turin), 2 mâles. % 

Genre MENIPPE De Haan. | 

Menippe Rumphii Fab. .'\ 

Hilgendorf, Decken's Rem Ost. Afr., p. 107. . ^ 

Indiquée par Hilgendorf dans la mer Rouge. • 

Genre PSEUDOZIUS Dana. | 

Pseudozius caystrus Ad. et Wh. ] 

Panopeus caystrus Adams et White, >< Samarang >, Criist., p. 42, pi. IX, fig. 2. • 

Pseudozius planiis Dsittâ, loc. cit., p. 233, pi. XIII, i'ig. Ga-h. \ 

Pseudozius caystrus Miers, Challernj. Brach., p. 142. — De Man, Zoo/. Jahb. ] 

Syst., Vlll, p. 525. — Alcock, loc. cit., p. 181 {ubi syn.). \ 

Assab (Musée de Modène), 14 mâles, 6 femelles; golfe de ! 
Tadjourah (M. Faurot), une femelle; Djibouti (M. Routière), j 
6 mêles et 2 femelles ; mer Rouge (M. Jousseaume), 60 exem- l 
plaires (M. Bouvier, in Hit.). \ 

Pseudozius sinensis A. M.-Edw. '^ 

A. Milne-Edwai'ds, Ann. Soc. Eut. Fr., 18G7, p. 278. , 

Aden (M. Jousseaume), 30 exemplaires (M. Bouvier, in litt.). . 

Genre OZIUS IjEach. 
Ozius rugulosus Stm. 

Cano, loc. cit., p. 204. > 

( 

1 

Indiqué à Assab par Cano. \ 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 273 

Genre EPIXANTHUS Heller. 
Epîxanthus frontalis Edw.). 

Ozius frontalis H. .Milne-Edwards, //. n. Cr., l, p. 400. 

Epixanthus frontalis. Cf. Alcock, loc. cit., ]>. 185 iibi syn.). 

Epixanthus Kotschii lleller, S.B. Akad. Wien, XLIII, p. '.\2'.'f. pi. I, li;.'. 14. 

Massaouali (MM. Issel et Beccari, Musée Gênes), quelques 
exemplaires. 

Signalé aussi à Assab par Cano. Ce même auteur signale 
aussi celte espèce à Panama, ce qui me paraît bien impro- 
bable. 

Epixanthus corrosus A. M.-E<i\v. 

A. Milne-Edwards, Nouv. Arch. Mus., IX, p. 241, pi. IX, fig. 1. — De .Man, 
Arch. f. NaturQ., 1887, p. 292, pi. XI, fig. 3; Zool. Jahrb. Syst., IV, 1889, 
p. 421, Not. Leyd. Mus., Xlll, 1891, p. 13. 

Epixanthus rugosus Kossmaiin, loc. cit., p. 36. 

Mer Rouge (M, Jousseaume), un mâle. 

Largeur de la carapace 29 niillim. 

Longueur — 17 — 

Distance extraorbilaire 11,5 

IIab. : Mer Rouge (Kossmanii), Dar-es-Salaam (Ortmanm, 
-Madagascar, Padang, île NoordNvacbter (De Man); Noii\cll<'- 
<".alé(lonie (\. Milne-Edwards). 



Gen'kk ET'Rt'PPELLIA Mieus. 
Eurûppellia tenax (Riip|).). 

Cancer tenax Hiippcll, toc. cit., p. Il, pi. III. lig. 1, pi. \'l, iig. 5. 

Ruppellia tenax 11. Miliie-Kdward.-^, H. n. Cr., \, p. 422. — Kcssmann, loc. cit., 

p. 40. 
Oziiis (Euriipellia) tenax Alcock, toc. cit., p. 187. 
Euriippellia tenax Nobili, Uull. srit';i<. Fr. Bcl(j., XL, 1900, |). 130. 

Ilot (les Ki-ères (Brothers) (M.M. ilniiiiin- ri l'.'-it'zi. un mal.' 
et une femelli' ; Ma>sa(iu;ili-.\l»(lclUader (.M. CliNio. .Musée 
Turin), un mal'' r\ une rcin<'||r ; Massaouali .M. Ti'lliiii. .Musée 
Turin), ± luàlcs •'! uip' ri'iiii'Uc. 

ANN. se. N.\T. ZUOL., 9* .siiriu. 1 "* . l^^ 



274 G- NOBILI ] 

1 
■1 

Genre HETP^ROPJLUMNUS De Max. J 

Heteropilumnus fimbriatus (Edw.). ] 

Pilummis ftmhriatits H. Milne-Edwards, loc. cit., p. 416. j 

Heteropilunmus fimbriatus De Mail, Zool. Jahrb. Syst., Vlll, ISKo, p. o33. — i\o- ; 

bili, Ann. Mus. civ. Gcnova, XL, 1899, p. 200. j 

Nec P. fimbriatus Haswell . i 

Nec Cryptocœloma fimbriutum Miecs. i 

Djibouti (M. Joussejiumo), 2 mâles et une femelle; Djibouti j 

(M. Coutière), une femelle. ' 

Ces individus s'accordent bien avec la description de De Man, j 

mais ils paraissent s'approcher mieux des types de M. Milne- I 

Edwards parce que les parties médianes et postérieures de la \ 

carapace sont presque glabres (à peine poilues, Milne-Edwards). j 

La surface externe des articles des pattes ambulatoires est ' 
glabre ou presque, mais les bords inférieur et supérieur ont des 

longs poils. i 

Les trois lobes du bord latéi'al varient quek[ue ])eu de forme. 

Cette espèce n'a été trouvée que dans les parages de TAus- - 

tralie. c 

Genre PILUMNUS Leach. 

Pilumnus trichophoroides Do Man. à 

I 

De Man. Zool. Jahrb. Syst., VIII, p. 549, pi. XIll, fig. 8. — Nobili, Bull, scient, i 

Fr. Belg., XL, 1906, p. 134. 1 

2 mfdes de Djibouti et 2 femelles de Périm, recueiUis par j 

M. Jousseaume, offrent les mêmes différences de la descrip- J 

tion originale (pie les individus du golfe Persique décrits par f 

moi, Joe. fit. Le nombre des granulations sur la carapace paraît i 

être variable. | 

i 

Pilumnus vespertilio Fab. 1 

Of. Alcock, loc. cit., p. 192. ' 

Pilumnus vespertilio \aiv. Alcock, loc. ctf., p. 193. — Nobili, Ann. Mus. zool. ; 

JSapoli, 1, n« 3, 1901, p. l.n. j 

Djibouti (M. Jousseaume) , une femelle ; Djibouti (M. Gravier), ■ 

une femelle ; Suez (M. Jousseaume), 4 mnles et 2 femelles ; \ 

mer Rouge (Musée Turin), 2 mâles; Massaouah (MM. Clivio, ; 



DKCAl'ODIvS i:r SloM ATol'ODES '21 '6 

Tclliiii, IsM'l ri IJcccari, .Miisim-^ ïmin d (iciicsj ; ErytJii'ée 
(Musée Naples). 

De c(3tl(' espèce, tivs eoniimiin'. on li()ii\i' dans la m<'i' Iloiige 
aiitanl la foi-me t\ pi(|iit' (pic la \ an'i-lt' <|c Alcock. 



Pilumnus Forskalii F.iJw. 
l'I. X.ii^.:;.; 

'/Cancer uicanus Forskal, loc. cit.. p. '.I2. 

PUitinnus Forskalii II. Milne-Ed\var<ls. loc. cit.. j). l-l'.t. — Paulsoii, l c. cit., 

p. :](■>, pi. Vil. li.ij:. 1-1 ((. 
Nec P. ForsImliiUc Man, Arch.f. Sat., \M~ , p. i\\:\. pi. Xll, iig. 1 = V. Slui- 

teri L)(; .Man). 

Mi'i' Jiouge (Musée (le Turim. iiii mâle; Djilxmli M. .lous- 
seaunie), un mâle ; Djibouti (M. Cmilièrej, une IV'inellr ; Ohock 
(M. Jousseaumei, une jeune femelhi ; l'érim (M. .lousscauiui". 
i mâles jeunes. 

Ces exemplaires ont été eomj)ar('s |)ai' moi au l\pi' (ii- Milnc- 
Edwai'ds, eonsci-vé au Muséum, que M. le j)roress('Ui' K.-L. lîou- 
^i('|• a cil roblifi'cancc {]i' m'envoyei'. Je donne une pliolo;4i';i- 
|iliic (lu l\ pc. ipii \ jciil aussi de la mer Roui;'e. 

(!c||c espèce, ainsi (pic iioinhrciix autres Piliinnii/s, a la 
carapace el les pattes très poilues. Les poils sont des longues 
soies !)iuiiàli('s eiilremèlées dans d'autres poils plus cou ris. 
Les |)(>ils longs soni très nomhreuv sur la partie anl('ricurc de 
la carapace el sur lc> pattes; les poils (■()urt> sur la |)artie |»os- 
t(''ricmc. Aucune des soies longues iTcsl claNiforme ni m<dli' 
<'oiiinic cc||c> {\i' l\ rcsjH'rlthn. 

La carapace i'--l une l"ois I /!> aus>i large ipic luiimie, 
r(''gulicrciiicnl (lecli\c et convexe dans sa partie anti-ricnre. 
plane en arrière. La siiiTacc ol iielleiuenl di\i-t''e en lo|)e> pm- 
des sillon> peu pitd'onds, mais assez larges. Le-. Inlic^ ''pigas- 
tri(pies sont iticii saillants et ovoïdes. Les région> de In cara- 
pace ont des granules (ît des tuhcrcides assez noml)r<'n\ autour 
des(picls xiiil iiiiplanté(^s les soies. La r('-gion ga-triipie ,i par- 
ticulièrement des lld)erculi'S cl de-.pe|iles los^clto, ||ctte> à la 
loupe. V*!rs les côlè-s les graiiiilc> dc\iennent aigu>. pointu^ cl 
hlancs. Ces granulo Iciidcnl a >»; grouper. Les ri''gioii- p<.->lero- 



276 G- NOBILI \ 

latérales sont aussi granuleuses, mais les granules sont plus 
petits. 

Le front est formé par deux larges lobes médians, bien sépa- , 

rés entre eux par une écJiancrure en V assez étroite, et nette- j 

ment séparés aussi des lobes externes spiniformes et dirigés un j 

peu en dehors. Ceux-ci sont bien séparés des lobes susorbi- ! 

taires. Le bord des lobes médians est denticulé; les lobes j 

externes sont granuleux, le bor<l frontal est pourvu de longs i 
poils, suivis en arrière par une autre frange de poils implantés 
sur deux petites lignes granulées. 

Le bord susorbitaire est finement crénelé; il offre deux ', 
fissures peu profondes mais assez larges. Le bord inférieur est 

aussi crénelé, il est séparé p;u' un petit sinus de Fangie orbi- '. 

-taire externe ; le lobe interne est saillant et triangulaire. ; 

L'angle orbitaire est dentiforme et bien saillant; les trois 
dents épibranchiales sont aigués et fortes, à pointe spiniforme 

recourbée en avant, et entourées à la base et sur le bord pos- j 

térieur de granules aigus. La dent sous-hépatique est bien < 

nette, entourée aussi de granulations, dont souvent une est I 

grosse et blanche comme la dent, et celle-ci apparaît aloi's l 

bidentée. 1 

Les chélipèdes sont inégaux. Le mérus offre deux dents sur ] 

son bord supérieur ; son bord antérieur, ainsi que celui de j 

l'ischium, a quelques granulations aiguës. ; 

Le carpe est fortement granulé ; les granules sont coniques 

et relativement larges, ils se groupent en îlots poilus sur la ; 

surface glabre de Farticle. La saillie interne est spiniforme. j 

La face externe de la grosse main est entièrement couverte de ; 

gros granules coniques, k pointe un peu inclinée en avanl, qui \ 

sont disposés en rangées, dont deux sont sur le bord supérieur i 

(avec une autre rangée irrégulière) et cinq sur la face externe, i 

Le bord inférieur de la main a quelques granulations presque { 

oblitérées et des gros points. La disposition des granules sur la • 
petite main est à peu près la même, mais les poils sont plus 

nombreux. 1 

Les pattes ambulatoires ont une longueur normale et sont \ 

très poilues. Sur le bord supérieur du mérus, du carpe et du j 
propodite, mais surtout du carpe, il y a des granules aigus, 



DKCAl'OUKS i:T STOM ATOI'ODES 277 

mais petits, pasdes épines comme dans lonfjkornis. Sur !<■ <ai|>e, 
ces ii;ranul(!S teiulenl à se disito-cr i-ii Irois i-aniriMS. doiil la 
médiane est la plus forte. 

CT 
M.r Kou-o. 

Longueur de la carapace li'. milliin. 

Lai-ireur — 20 — 

Lafemellrdc l)jiJ)ouli ( M. Coutière) (st pi-nl-i-lrc un i'\<'m- 
plaii'e anoianal, parc<; que sa dent sous-liépali(pie est très 
réduite, et les^i'anules s'étendent seulement sui-les2':{ df la face 
externe de la main. Des exemplaires jeunes ont les p(iil> plus 
rares. Peul-iMrc ils appailicnurul a (juehiuc vai'i(''lé. 

Le Cancer incanus (h; Foi'skal a été considéré par M. Milnc- 
Kdwards identiffue à son l^'ihimnus Fnrskalïi. Si cela était, le 
nom de celte espèce deviendrait P. ïwanus. Mais je; doute que 
le C. ïnranus soit vraiment le I*. Foisbilu. Bien que le carac- 
tèn; tolus h'u:siih(s puiss<^ convenir à cette espèce (ainsi qu'à 
hcaucou]) d'antres, (railleui'si, les autres indications : rinere/fs, 
(■lœlls su ht us al bis et oh juins conffirfiss'n/ios me portent à croire 
([u'il s'agisse de la variété de l^'iliniiniis vesperilUo décrite par 
Alcock. qui il 1<'S poils claii's. d'un jaune cendré, et (jui pai-ait. 
dans lamer iiouj;'e, plus commune (jue la forme iy[)i(pie. En ce 
cas le nom incanus devrait avoii- la précédence sur resper- 
lUio. 

Pilumnus Savignyi liell.). 

Savignv, jil. \ , \\]t. i. 

Pilumnus Savigniji Ileller, Sitzh. Akad. Wien, 43, p. 345. — .Xnliili, liHlt.>cien(. 
Fr. Bel<j., XL. lOOG. j). 138. 

\^i> |\p.' de celle espèce \ie|il (je |;i mer Koll^e. Je n'en ai 
\ll (||ie (|e> e\eni|i|.llle< (||| ^(jlfc i*ei'si(|U<.'. 

Pilumnus propinquus Nol). 

V\ jX. II-. T. 

ISoliili, «u//. ilu Mus., I'.t0;i, n" 3, p. 103; liull. ^ariit . Fr. liehj., \L. IWO, 
1». 140. 

Des exemplaiie- (!.■ hiilKuili M. .I(iii>«-e;uiniei ne |)envent pas 



^ 



±1S G- NOBILI ^ 

être séparés des types du golfe Persiqiie par aucun caraclère ; 

tiré de la carapace et des chélipèdes ; mais ils en diffèrent ])ar | 

les méropodites des pattes ambulatoires sans épines. Les épines | 

tendent d'ailleurs à se réduire et à disparaître même dans les | 
exemplaires du golfe Persique. 

La photographie de la planche IX est celle de deux individus j 

du golfe Persique. ' 

i 

Pilumnus hirsutus Slimp. i 

i 

Sliinpson, Proc. Acad. n. ISc. Vlidad., IBiiS, p. 37. — Rathbun, Bull Mus. \ 
Comp. ZooL, XXXIX, p. 12y. \ 

Quatre exemplaires, dont l'un mesure 8 millim. 3/4 de j 
largeur sur 6 millimètres de longueur, s'accordent très bien . 
avec la description inédite de Stimpson, publiée api'ès par i 
Miss Rathbun, par la carapace poilue, mais moins que dans \ 
d'autres espèces, avec peu de poils plus longs, par les bords j 
latéro-anlérieurs armés de (juatre épines très aiguës (y compris | 
l'angle orbitaire externe spiniforme), ])ar l'absence de dent ; 
sous-hépatique, par la forme du front, par le bord inférieur ; 
des orbites denticulés et par la grosse main granuleuse et poilne ; 
seulement sur la moitié de sa surface. l 

Près des bords antéro-hiléniux de la carapace, il y a quelques ' 
petits granules prescpu' ol)lilérés; ce quis'accoj'de avec la phrase ; 
.su?' face nearly .smooth de la description de Stnnp.son. j 

i 
Pilumnus quadridentatus De Mail. ^ \ 

De Man, lool. Jahrb. Sijst., VII!, is;):;, ]>. 537, pi. XIU, ii^- 6. ] 

Piluinnus semhiudiis De .Man, J. Linn. Soc, XXll, j). 05 (?iec Miers). 

Djibouti (M. Coutière), 8 individns. ^ 

Les individus de Djibouti sont tous plus jeunes que les types ■ 
de Pontianak, dont De Man a donné les dimensions. Ils ditï'èrent , 
toutefois des adultes par les mêmes dilTérences que De Man a ] 
établies pour ses exemplaires jeunes. Ces individus ont une ! 
largeur moyenne de 6-7 millimètres. La grosse main apparaît, j 
à la loupe, granuleuse sur toute sa surface; les granules sont j 
plus gros sur le bord supérieur. La surface (;ntre les granules ! 



DÉCAI'ODKS KT STOMATOPODES ±19 

a des ])oils très coiirls, qui |iiM|);ililriii(iit disparaissent avec la 
iVMliiclion (If la ^l'aïuilalioii. I*aiiiii Ic^ iniils coiirls il v on a 
({iii.'lqncs-iins |)liis loiiiis cl (l.iviloi-nH'S. I^n's (\t'> hoi'ds antcro- 
ial<''rau\ de la cai-aitaci', il \ a (|iii'|(|(it'^ uiaiiiilalioïK. Les poils 
sur la carapace soni un peu |»|iis iniiiihicnx (pu- daii-^ les 
adultes. 

Cette espèce est connue siHdenieut dr .Mci'^ui et l'onlianaU. 

Pilumnus Isevimanus \hiira. 

Dana, loc. cit.. \>. 2:{7. pi. Xlll, lij,'. \. — A. .Miliic-Kdwards, yoiiv. Arcli. .Mus., 
IX, p. 2:;0, pi. \. fii:. 4. — De .Mail, An-h. f. yalurg., 1887, p. .301. 

Mer Rouge (M. Jousseaumej, 7 niàles et 7 femelles. 

Pilumnus eudaemoneus 1. Xob. 
Nobili, loc. cit., p. 4(j!j. 

Aden fM. Jousseaumei, une femelle. 

Djibouti (M. .loussi'aunnv. un niide. 

Cette espèce apparlicul au lii'oupc i\r P. riiruhis A. -M. l^dw.. 
et de /"*. i/liiln'riiiinis ijasw. cl nu'nnis llasw., à carapace non 
loliiili'c l'I a (Iciils latérales a peine inai'(piécs. 

La caiapace est hirge de i'"'",o et lon-ue de :{""". ;i dans 
rcxem]>laire de Aden et respectivement 9X0 millimèlres 
daus Taulri' de lljihonli. Illlc csl coii\c\r d'a\aul eu airicre 
et aussi de ciMé à côté. ])ien (N'clive dans la partie anlcrieiue: 
1<,' front n'est |)as visible (Tcn baut. La surface mauipie culière- 
ment de lol)nlaliou. si <e ucst le f^ros e\eni|)laire de JijilxMili 
(pii a i\o> lol)e> épij.:a-li'i(pie-> uii |>eu prniiiniri'--. La n-t^iou 
nu;sogastri(pie est seule dt'liuiih'e lie-. raiMemenl . Lu -«uriace 
eutière otVre des gruiiulfs lartnidi^. peliU, iiiai> liien di<-liucfs. 
([ui sont très espaces entre eux. mai-- plu-- nombreux --iii- le< 
côtés de la carapace dii il- rMimciil aii---i nue pelile li^ue Iraus- 
versale dans re\eui|tlaire de .Vdeu. La caiapace nllVe au'->i des 
iiclils poils couris a\ec (piehpic^. aiilre^^ plus lou^s. Le Iroul est 
très lai'ge i^i milliuielre el demi dan-- revemplaire de .Vden), 

1) IvJoaiawv opao; lr port Ikuivum imm lir .\iirii dans .\iwmjmi l'cripltis 
Maris Enjtlirxi. 



280 G. NOBILI 

infléchi, à bord droit, à peine sinué au milieu dans Fexem- 
plaire de Aden, et nettement échancré dans celui de Djibouti 
plus vieux. Il est continué sans démarcation avec le bord sus- 
orbitaire, et est sillonné en dessus. Les bords latéro-anté- 
rieurs sont divisés en quatre dents (y compris Fangle orbitaire), 
à peine détachés du bord, presque égaux entre eux et finement 
granulés ou denticulés. Le bord supérieur des orbites n'a pas 
de fissures. 

Les chélipèdes sont inégaux, le carpe est très granuleux ; 
les deux mains sont couvertes sur leur face externe de gra- 
nules nombreux et gros (relativement à la petitesse de l'exem- 
plaire) . 

Ces granules sont disposés en rangées qui couvrent toute 
la surface externe de la main ; parmi les granules, il y a des 
poils nombreux et très touffus. 

Les pattes ambulatoires sont médiocres et poilues; le tord 
supérieur du mérus est denticulé. 

Cette espèce se reconnaît aisément des trois autres nom- 
mées, par sa^ carapace ayant des granules épars sur toute sa 
surface et par ses chélipèdes entièrement granuleux et 
poilus. 

Pilumnus spongiosus Nob. > 

(PL. X. fig-. 6.) ^ 

Nobili, loc. cit., p. 406. 

Cette nouvelle espèce, représentée par 4 mâles et 3 femelles, 
recueillis par M. Jousseaume à Périm, paraît voisine de 
P. vermiculatu.s Edw. de la Nouvelle-Calédonie, mais en diffère 
par plusieurs caractères. 

Comme dans P. vermiculatiis , la carapace est un peu déclive 
dans la partie fronto-orbitaire, mais très aplatie pour le reste 
de sa surface. Elle est divisée en régions ; celles-ci sont aplaties 
mais distinctes. Les lobes épigastriques sont nets; les proto- 
gastriques sont séparés des mésogastriques et séparés aussi 
des lobes latéraux par un sillon assez profond. L'aréole uro- 
gastrique est séparée aussi. Les lobes latéraux antérieurs 
forment un bourrelet allongé et oblique, disposé parallèlement 



DKCAPODKS ET STOM ATOPoDES 281 

au (lécours (le la (lcnte\traoi-l)il;iii<' .-l dr- (iiMi\ prcniicrcs dents 
épibranr'liialcs. Les régions lalt-ialcs oui driix mi li-ois l)onr- 
ndets saillunls qui sont dii-i^r's vers la ligin' HHMliain' longitudi- 
nale do la carapace. Toule la >iiiTace de la cjirajiace Ac^. pâlies 
est, roifv&j/e d' un ihtri'l Iri's cmirl cl trds/inl sjionutfii./-, sans 
poils plus longs, (le duNel suit exactement les saillies et les 
dépressions de la carapace, la([iu'lle ;qipaiail ainsi di\i><'-e i-u 
rides et fig;ures et comme réticul«''e. Le lapporl entre la lun- 
gueur et la largeuf de la carapace v^l d.- I : |.:!:i. Le TiMiit 
mesure à pcîine un (|uarl (l<' la laigeui' de la carapaer; il est 
formé pai- deux lobes un ]>eu sinueux, st^paré-s sur la ligne 
médiaiu' par une fissure en V peu profonde, leur e\iiiinité 
externe est aiguë, mais il n'y a pas de vrais lobes externes; 
les lobes sont loutel'ois séparés du boi'il sourciller. 

Le boi'd froiilal a des granulations disposées en doid>le <''iie ; 
il est aussi poilu <pie la cara|»ace, mais ai)Solument di''poiir\ii 
de la frange de longs poils de P. rcnniciiluius. Le bord orbi- 
lairti suj)érieur a deu.r fissures lnan(juluh'es\ il est granulé, le 
bord inférieur est lisse, à lobe interne saillant ; il est séparé 
pnr-^me écliîincrun; de l'angle orbilaire externe. Celiii-ci est 
aigu mais non saillant. ' ^ 

Les boi'iU l;il(''i'o-aiil(''rieui's sont ai'iué's de (piaire deiil<. 
sans conipler la denl orbilaire. 

La première denl ('pibraiiclnale est pelile. Iriangulaire, 
aigui- el M-p,ii-(''c dr Tm-bile pm- un espace assez long cl c(Mi- 
cave, pourvu di' ±-\\ gi'annles aigu> : en (le>son> de eel 
espace, -ur la n'gion sous-li(''pali(pie. eiihe |;i denl e| I ;iiiglc 
oi'bitaire e\|ei'iie. d \ a des granulal iiiiix -ubaigui> el ;i>->ez 

gl'OSSeS (|Ue 1 iiU \(iil bleu (I iMI liaul eU enle\,iul |i' (luNel. La 
deuxième (leul e->| IriaMUldaire. dirigée en a\,l||l e| en delniiv ; 

son boi'd po>li'iie(ir ,.^| bi'aiiei)ii|) plii> long (jue le bord aiih'- 
rieiir: la troisième drul c^l I riangiilaire au»i. mai'- plii> iiellc- 
nieiil diiiui'e eu ili'lii»i>; la plu> grande lai'geiii- de la carapaee 

se lroll\e ain>l elllle eo denl>: le Ixnd aillel'ielic d II' burd 
po-|e||e|ir lie eclle dml |U' dltlilelll pa-> -e || -1 bl e 1 1 1 e 1 1 I e|| jdU 
glli'lll'. L.l (|lialneUie deill e-l I II a II ^ 1 1 1 a I Ce ail---|. mai- beaiieiillp 
plu- pelile iijlr la dellMellie e| la I |( 1 1 - h ' 1 1 1 e . ri placi'e fjl alllere, 

an idiMmeueeiiieiil (b'v |mi|(U po>li'rn-lal<'ran\ . 



282 G. NOBILI 

Sur les p.irtioï? plus saillantes de la carapace, il y a des ora- 
nules disposés en rangées, sur les lobes épigastriques, sur les 
protogastriques, sur le bourrelet formé par les lobes latéraux et 
sur les deux parties desrégious branchiales postérieures. Le long 
des bords postéro-latéraux il y a 0-7 de ces granules disposés 
en rangée et espacés entre eux. Les granules sont visibles seu- 
lement en eulevant le duvet. 

Les bords postéro-latéi'aux sont beaiiroup plus longs que 
les bords antéro-latéraux. 

Les chélipèdes sont inégaux dans les deux sexes, duveteux 
sur toute leur surface ainsi que la carapace, sans poils plus 
longs. Le bord supérieur du bras n'a pas les deux dents de tant 
de Pilumnes, mais seulement quelques granules coniques; sur 
la face externe, cachés par le duvet, il y a des granules arrondis, 
espacés et peu nombreux. 

Le bord antérieur de rischium et du bras a des petits 
granules. Le carpe a la saillie interne si»iniforme et placée 
plutôt en arrière, sa surface offre des petits granules cachés 
sous le duvet. La main aussi est duveteuse sur toute sa 
surface ; en enlevant le duvet, on voit des granulations 
petites sur sa partie supérieure et au long de Tarticulation 
avec le carpe ; des granules plus gros forment deux lignes 
saillantes sur la face supérieure de la main. Partout ailleurs la 
surface delà main est lisse, mais ponctuée. Les doigts joignent 
bien et sont régulièrement dentés (4-5 dents) ; le doigt 
mobile est subégal en longueur au bord supérieur de la ])aume 
et plus coui't ([ue la longueur totale de la paume ; il est un peu 
granuleux et poilu à la base, sillonné longitudinalement. La 
petite pince est conformée comme la grosse pince, mais 
moins haute. 

Les pattes ambulatoires sont comjir'nnées et poilues comme 
la carapace ; assez longues, mais moins que deux fois aussi 
longues que la carapace. Le mérus est lisse en dessus; le 
carpe et le propodite sont bicarénés en dessus ; les doigts sont 
comprimés et plus longs que le propodite. Le bord postérieur 
du propodite et du doigt olfre une frange de poils un peu plus 
longs, ce qui ajoute à Fapparence presque natatoire des 
pattes. 



DÉCAPODES I-:T SToM \I mI'oDES 283 

Le storniim <'st jir.iiiiili' m -^.i piirtii' iiiili''i-it'iin' fl ;m lon'j; de 
la cavité receNaiil 1 "alxlDiiicii : les ^liiiiulfs sdiiI l'oiuls cl 
|)L' placés. 

L'avanl-dcriiicr ai-liclf df r;d)doiiH'ii du iiiàlf fsl [dus 
long que le dernici-. 

Les dimensions de l"('\('ni|d;tin' plus «^ros (une fcniidle) 
sont : 

Loni^aicur de la carapace i:}.") milliin. 

Laii,'(uir — 18 — 

Largeur du front 4,5 — 

Trois autres espèces de la niei- Uoiiiiconl éli" d('-ciile>. (|iii' je 
n'ai pas vues. 

Pilumnus brachytrichus Kossm. 
Kossinann, Zool. Enjehn. roth. Mc6r., 1, 187K, p. .3'J. 

(lelle espèce devi'ail è'Irc re\iic d "après le ly|tc, parce (pic lu 
seule (lcscri])liôn oi'iiiinale n'ol |)as suffisante jxiui- la l'aiie 
reconnaîlre avec sùrelé. 

Pilumuus Schrenkii l*;iuls. 
l'anUoii. Ii>c. rit., p. 12, pi. IV, lil,^<)-() b. 

(ielte espèce i'c>senil)le beaucoup a un A'/in/ui//s. LUe est 
décrite ainsi pai' l*aulson : 

<( lîord IVoidnl e| |)oi-d (tihiliiire denlicnlt'"^. ('.;ii'a|iiice coii\c\c 
en sensloni;iludin;d. Iloi-d IVonhil iniliM-lii. di\ isè' p,ii- une l'clian- 
ci"Ui"e ni(''di;ine en deux lol)c> un peu coin'l)i''>« cl dcnl icnli'^, 
pi'orondt'inenl M''p;ii(''^ i\\i lioi'd orhilaii-c. Lc>> dcnU pn'iirhi- 
hiires cl cxiraoï'ltilaire -uni di'N chippt'-cs ; celle dci-nièi-c est 
sé[tai'ée par une lissuie du boni >ou>-oil)il;nre ; ci- jtoid e>l deu- 
liculé seulement diins sa x-conde nioilii'. La deni c\l ra-orhi- 
laire a des dénis indislincle> Aii\\> >a ^-nrlaïc cxIimiic. La dent 
p()->l(iil)ilaire c>| ai'i'ondii' cl l'aildenn-nl d«'\ cjuppie. La parlie 
inliTieiire du liialii- (a-liilairc c>.| remplie par larlieje hasj- 
lairc de> anicnne--; le lroi>iènii' arlicle de raiilciinr r^l plus 
coiirl (pic le dciixiènic. La ^iiiTacc de la carapace ,■! dr- pâlies 
esl du\c|eii'>c. a\cc (\i'^ piiiU plii'- hum-, parmi k ilii\el. La 



284 G- NOBILI 

carapace dans sa partie antéiieure est divisée en régions, plus ^ 

visibles en enlevant le duvet; sur la région hépatique, il y a '> 
quatre tubercules, sur la région branchiale externe, du côté 

gauche, il y a un autre tubercule (1). ; 

« Les bords latéro-antérieurs ont 3 dents aiguës, dont la partie 

terminale est brillante, et séparée de la base large. Cliélipèdes j 
subégaux : une dent aiguë sur le bord su])érieur du mérus, le 

restant du bord lisse ; bord antéro-interne du carpe denté ; ï 

quatre séries de denticules aigus sur la surface de cet article, ] 
dont Tune occupe le bord supérieur; surface externe convexe 
du propodus armée de tubercules aigus, décroissant vers la 

partie inférieure, s'émoussant et s'étendant aussi sur le doigt { 

fixe ; tubercules disposés sur la partie supérieure, en partie en ] 

rangées obliques ; doigts avec des dents obtuses; doigt \ 

mobile couvert de granules à la base, sillonné sur la petite j 

patte. Pattes ambulatoires comprimées, plus courtes et plus î 

larges dans /*. ForskaUï. Un mâle large de 10°"", 8, long de . 
8 millimètres. » 



Pilumnus asper Rïipp. \ 

Xantho asper Riippell, fig. 8. ■ 

i 

Cette espèce a été attribuée par Miers au genre Pilumnus. l 

Après Riippell, elle n'a plus été retrouvée. ■ 

Genre ACTUMNUS Dana. : 
Actumnus globulus Hell. 

Heller, Sitzb. Akad. Wien, p. 341, pi. 111, fig. 23. — A. Milne-Edwards, Nom-. \ 

Arch. Mus., 1, p. 286, pi. XVlll, fig. 4. — Ortmann, Denkschr. Jeiia, VIII, '■ 

p. 52. ■ 

i 

Djibouti (M. Jousseaume), 4 femelles; île Dahlac (MM. Issel, 

et Beccari, Musée de Gênes), un mâle ; mer Rouge (M. Jous- ; 

seaume), un mâle; mer Rouge (Musée de Turin), un mâle, i 

Trouvé aussi à Tor (Heller) et k Assab (Cano). ' 

(1) La figure en efîet a un tubercule à gauche, et pas à droite. Les tuber- j 

cules dans la figure sont coniques, pointus et blancs. (G. N.) '< 



DÉCAPODES KT STOMATOPODES 285 

Actumnus Bonnieri Nnli. 

.\o])ili, Bull. Mus., l(»o;;. Il" 103, j». l.}; Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1900, p. 132, 
pi. 3-2, lit;. \1. 

Une dizaine d •■M'iuplaîi-cs recueillie p.ii- M. .I()ii<v|.;iiinie à 
hjilxjuli et à Adeii. 

J'ai com])ar»'' celle espèce avec A. .sflift^r I)e lliiaii. l-!lle ru 
difïero pai' ses reliions 1res saillantes, netlemenl sé|)ai'ées les 
unes des antres, fortement ^rannleuses, par son front et ses 
dents latérales plus fortement deiiliculées et par sa région cor- 
diale bipartie. 

Deux exemplaires de Zanzibar de A. set'if'cr ont la cara|)ace 
beaucoup plus poilue; les aréoles, iiieii (pie plus fortes (|ue 
dans A. lohii'nlosii.s, ne sont ])as aussi ciairenienl dé-linies et sont 
pourvues seulement de (picl(|ues granules petits et épars. L'aire 
cordiale n'est pas divisée. 

Actumnus obesus I)una. 
l*aulson, loc. cit., p. 47, })!. \'II, fii:. 2-2 a. 

Cette espèce a été signalée dans la mer Rouge par Paulson. 
(Ici auteur considère A. fjlohuJiis identique avec ohesus, ce qui 
n'est pas juste. 

CiENUK HETFJiOl'AXoPI': Stm. 
Heteropanope Vauquelini Ami. . 

l'ilumnua Vauquelini Aiidouiii. E.rpl., p. ,Sf>. — lit'llt-r, loc. cit., p. H>4. — [*aul- 

son, loc. cit., p. 43, pi. \ 1. W'A- '■ 
lleleropanope Vnurjuflini De .Mari, /.oui. Jalirh. Sijfil., IV, IKH'.i, p. 422. pi. i.X, 

ti,-:. :i. 

Mer Houp' et |)jibouti M. .lousseainne , li mâles et 
o femelles; Djiboidi el Olutck M. .loiisseanine . nu iiiàle cl 
3 femelles; Beilonl M. (M-^im. \|ii</'c de Turin . nn<' Irnieli.- ; 
mer Rouge i .Musi-e de Tnnn , nmnliii'iix '•MMiipiiin-o. 

Ces exem|daires s'accordent tnn> assez bien ;i\i'c lo descrip- 
tions de lielli-r et dr |)e Mail. Le bord intV'rienr (b' l'orbite 
dans tous le- indi\iiln>- est i;ra un b- on crè-neb'' comme dans 



286 G. NOBILI 

la figure de Paulson. La distribution des poils sur la carapace 
est très variable; souvent la carapace est presque glabre, mais 
souvent aussi les lignes granuleuses portent des longs poils peu 
nombreux. 

Heteropanope pharaonica Nob. 
(PI. XI, lig. 1.) 

Nol)ili, loc. cit., p. 407, fig. 2. 

Une femelle recueillie par M. Ragazzi dans une localité 
non indiquée de la mer Rouge, et appartenant au Musée de 
Modène. 

La carapace mesure en longueur les deux tiers de sa largeui'. 
Elle est bombée dans sa partie antérieure jusqu'à la dernière 
dent épibranchiale et plane ensuite dans la partie postérieure. 

La surface est entièrement, glabre, et, examinée à la loupe, 
a])paraîl irrégulière et inégale, non lisse et polie comme dans 
d'autres Hetet'opanope. Les régions y sont peu défmies ; mais on 
peut distinguer la région mésogastrique, les protogastri(pi('s 
déclives en avant et mal séparées des lobes épigastriques 
qui sont petits et assez distant'^, et les régions 5L et 6L. La 
portion antérieure de la région protogastrique n'otîre pas des 
lignes nettes granuleuses, comme dans H. indlca et afn- 
rarifi, mais elle a plusieurs petites rugosités saillantes, irré- 
gulières et granulées. Des rugosités analogues s'observent sur 
les régions antérieures latérales en arrière et en dedans des 
deux premières dents, et sur l'extrémité antérieure de 5L, qui 
est un peu rehaussée sur le plan des régions latérales. De 
grosses granulations s'observent parallèlement aux bords la- 
téro-postérieurs ; ces grosses granulations, examinées à la loupe, 
apparaissent plutôt comme des rugosités granuleuses. 

Le front est saillant, mince, très peu déclive; sa largeur est 
moins que 1/4 de celle de la carapace. L'échancrure médiane 
est bien distincte mais petite, étroite, peu profonde, en forme 
de Y; les lobes médians, déterminés par cette fissure, sont plus 
avancés que les lobes latéraux ; le bord frontal a un décours 
un peu oblique, et se rattache par une courbe aux lobes 
externes qui sont arrondis. Le front est plus avancé que le lobe 



DKCAI'ODKS HT STO.M AT(»I'( HJES iS7 

siis-orl)iliiii'(' iiilciiii' ; les l(il)i'> cxlniit^ du riniil ^niil >('|»ai'és 
[iiir une (''t'liiiiiri-iiit' liii'ii iiclli' ilii Inltc siis-itrliil;iin'. 

Les oriiites iiicsm'cul I S de lu larj^cur dr la raïajiact' : Icui' 
boi'd SLipériciii' oMVc la niriiic siii-raci' irn''iiidiiii' (jih' lr> aidi-es 
parties du corps de (-(dli' cspi'cr. mai-- il ii Ol pa>^ piuinrincnt 
graïudé : il a deux [xdiles t'cliaiicriiics. l/aiiiilc (Mhilain- •xlcinc 
est peu saillant, à peine denliroinn-. La di>lan((' cnliv les an- 
gles orbitaires externes est la nioilir de la lai{j;eur de la cara- 
pace. Le l)()i(l inlV'i'ieur de Inibile est séparé de ranp;le 
orhilaire exienie par une ('cliaiieriire prid'oiidc Le lolie soiis- 
orhilaire externe est arrondi mais saillaid. le ImIk- iulrinc i>l 
(lentif'orme et très saillant, bien visible d'en dessu>. 

I^es boi'ds laléi'o-anléri<'urs mesurent les 6/7 de la loiiuMiiii' 
(h'^ bords lab-ro-postérieui-s. \\^ >nnl di\is(''< en 'i deiils. La 
première dent est lar^e et comprimée, saillanle en driiois. 
îirrondie; sa portion antéi'ieure ([ui se rallaclie a laiiiile de 
lorbite est concave, sa portion poslérieui-e saillante el arnindir ; 
la longueur totale de son bord antérieur est environ li' dnuble 
de la longueur du buid poslérieur. La deuxième dent e>| aussi 
comprimée, à |)oinle obi use ; son bord antérieur. c[ui esl environ 
la nujitié an>«<i long (|ue Ut bord |)ostéi'ieur, l'ait avec eelui-ci 
un angle un peu plus large (pTun angle droit. Les troisième el 
(|ualrièiue deulssoiil I riangnlaires aigui's, caréné<'s en dessus; 
la li'oisième d' iil >a\ane(' plus (pie la (piatriènie. cl la plu< 
gramle largeur de la carapace est ainsi entre ces dents. La 
qualriènK.' dent se continue en arrière pres(pie sans dé-mar- 
cation dans le bord piolt-ro-lali-ral de la eara|>aee. I oiilis ces 
dents sont irivgulièreuieiil i;ranuleuses sur le bord, mais les 
granulations sont |)lutol des irri''gulaiil(''>~ de la surl'ace (pie des 
vrais granules distincts comme ceux ih' //. induit et nfiirann. 
Lu dessous de la premièn' ddil. il \ a -iir la partie voiis- 
lit''pali(pie un amas de granulaliiin^ ; le» rt-gioii» <ou<-lii'pa- 
li(pies, ptérxgostomicpies el >(iii>-bianeliiale> sont i:iaiiiil«'ev. 

Les crêtes eudostomiales sont bien nettes et s't'tendenl ju<- 
(juan bord antérieur du eadre bneeal. 

Le> elit''lipèdes s<tnt l'gaiix . \<' plu» ui'u» c»! ci 'lui {\i' droite. Le 
Ix^rd snpi'rieur du bra» de la gro»>e pince c>| ariiii'. nu peu eii 
arrière de son extrémité distaK^ d'une dent aiguë el un peu 



9SS G. NOBILI 

courbée en avant; le restant du bord est armé de fins gra- ■ 
nules aigus. La face postérieure du bras estiinement rugueuse, 

avec des poils très courts ; sa face antérieure est granuleuse ; j 

le bord antérieur est granulé. La face supérieure du carpe est j 

rugueuse, et parmi les rugosité fines, il y a aussi un bon j 

nombre de nodules et grosses rugosités. Son bord antérieur ' 
est aussi nodule; sa saillie interne est forte et pourvue d'une 
crête arrondie et obtuse on dessus. 

La grosse main (dans la femelle) est un peu plus longue que : 

la moitié de la largeur de la carapace, et sa hauteur est plus que ■ 

moitié de la longueur. Le doigt mobile, mesuré en extension, ' 

est un peu plus long que le bord supérieur de la paume. La ' 

surface externe est médiocrement convexe ; elle apparaît à la i 

loupe ponctuée, réticulée et granuleuse, avec trois côtes incom- i 

plètes et lisses. Le bord supérieur a deux côtes irrégulièrement | 

et grossièrement granuleuses, mais bien nettes. Le doigt mobile i 

est courbé, granulé aussi bien que la paume et sillonné en haut. , 
Il offre une grosse dent arrondie à sa base, et quelques dents 

irrégulières après. Le doigt hxe est aussi sillonné. Tout le corps \ 

de l'animal est d'une couleur brune de rouille, et les doigts ont I 

la même couleur. La petite pince est conformée comme la ' 

grosse ; mais les deux crêtes du bord supérieur de la main sont ' 

plus fortement accentuées, par une dépression longitudinale j 

qui occupe la partie supéro-externe de la paume; les doigts sont ^ 

plus longs et pourvus de plusieurs sillons. i 

Les pattes ambulatoires sont élancées; l'avant-dernière paire 

mesure en longueur i fois 1/4 la largeur de la carapace. Ces i 

pattes ont la surface aussi irrégulière (comme rouillée) que la , 

carapace et les chélipèdes. Le carpe a deux petites crêtes lisses j 

et peu saillantes en dessus; le propodus est lisse; les dactylo- j 

podites sont enveloppés dans des ])oils tomenteux, et sont plus i 

longs que les propodites. Bien qu'il y ait quelques poils longs j 
à la base du mérus, et sur le bord postérieur du propodus, ces 

poils ne forment pas des franges ou des rangées comme dans i 

les autres espèces du genre. ] 

Le sternum est granulé. i 

Longueur de la carapace 22 niillim. \ 

Largeur — 31 — i 



DÉCAPODES ET STOMATOI'ODES iHU 

Largeur (lu fionl ,.... 7 inillini. 

Distan("e exlraorbituii'e IG — 

Lonf^ueur des oi-bites 4 — 

Lon^aieur de la ^Mcjsse pince lO — 

Loti-^ueur du doi]Lfl mobile 10 — 

Hauteur de la grosse pince — 

Genre EURYCARCINUS A. M.-Einv. 
Eurycarcinus natalensis Krauss), 

Galène nafa/e/is/s Krauss, Sudafr. Crust., 1843, p. 31, pi. I, Jig. 4. — Hoirmaiiii 

Crmt. Echinol. Midarj . , 1874, p. 4. — Kossmanii, loc . cit., p. 37. 
Eurycarcinus Grandidieri A. Milne-Edwards, Ann. Soc. Ent. France, 1807, 

p. 277 ; Nouv. Arch. .Mus., IV, 1868, p. 80, pi. XI.X, lig. 13-D). — AI<-ock, loc. 

cit., p. 211. 
Eurycarcinus natalensis llilgendorf, M. B. Akad. Berlin, 1878, p. 7'J2. — Lenz 

et Ricliters, Abh. Senckenb. Ges., 1881, p. 2. Ortmann, Denksckr. Jcnu, Vlll. 

p. 49. 

Massaouah (M. Falij^ali, >Iusée de Turin), un mâle. .Mas- 
saouali (M. Magretli, Musée de Turin), un niàle; mer Uouut- 
(M. Jousseaumej, une femelle. 

Eurycarcinus orientalis A. M.-Edvv. 
^Pl. XI, lig. lu) 

A. Milne-Edwards, Ann. Soc. Ent. Fr., 1867, p. 277. — De .Man, Not. Ltyd. 

Mus., XIV, p. 226. 
iN'ec Eurycarcinus orientalis Alcock, loc. cit., p. 210. 

J'ai comparé une femelle de Djii)ouli (M. .lousseaume) avee 
le màl<' l\j)e de Bombay doni .M. Di- .Man a donné les dimen- 
sions, loc. rit. La fenii'llt' de Djibouti est beaucoup plus lar^^r 
(jiie le type. |»uis(pi"<'Il(' mesure Xi miilimèli-cs de lar;iriii- >iii- 
20 de l()ii;:u<Mir. Le mfdc ii 26 mill. 2/o de larj^cui- -iir lli 
de lon}j;u<'Ui'. /." /onf/ueur de la ranijiare e\i dow dmis ,ftlf 
e.spère motus ijiir Ips *-2l3 de ht larr/eur. La caraiiacc ol h-ès 
déclivr danssa parlii' aiili'i'ii'iin-. di" la piciniéi'c dcnl .-ii a\aiil. 
LctVdiil mesure dans ma rcmcllc 7 mill. I i di' larui'iii'. iiK.iii'- 
de l/'tde la larf^eur de la tai'apace. 11 wllif au milit-n iiin' iin,- 
f'nttdp Pt hiriji- ('•ilKiwnirc truinniihiirp, dont les biird> \v'v> di\aii- 
(|iii'> iicciipi'iil 11 n<' grande jiarl h' dr la lai ::i'ii|- du Imid. !..• Ixiid 
jiropii' du liMid l'^l n'Iiaii^st' id st'part' par un >illitii en aiiii-i-c; 
il l'-^l liih'iui'nl ^M'amili'ii\ id -/'p nV> par un.' •'■rliaiiciiir.- d.- 
laii^lc >u>-()rbilain' inti'iu''. L^ buiil >u|>'''n.'iii' {\r-. mbiles, 

.VNN. se. .NAT. ZOOI-., <••• s-ric. i\', i'.> 



290 G NOBILI 

ainsi que les dents du bord latéro-antéritïur, sont granuli's 
aussi. Les bords latéro-antérieurs sont beaucoup plus courts ' 
que les bords latéro-postérieurs ; ils niesureut dans la femelle ■ 
de Djibouti 9°"", 5 de longueur (selon la corde), les bords ; 
latéro-postérieurs mesurent IT'"",^. Les trois premières dents ^ 
sont tronquées; la deuxième est un peu plus longue ([ue la pre- j 
mière (3°"", 5 et 3 millimètres dans la femelle de Djibouti); la I 
quatrième dent est triaufiulaire à pointe ai^uë, courbée en J 
avant. Les parties de la carapace (pii avoisinent ces dents sont ■ 
granuleuses. j 

Il n'y a aucune trace de réi;ions sur la carapace. ■ 

Les chélipèdes sont inégaux dans les deux sexes ; plus dans i 

le mâle <nie dans la femelle. j 

I 

Les trois derniers articles des pattes and)ulatoires ont des ■ 
longs poils roux sur les bords. i| 

i, 

Eurycarcinus integrifrons De Man. ; 

(PI. XI, iig. 2.) l 

De Man, Not. Leyd. 3hts., 1, p. Ijo. " ] 

Eiinjcarcinus oricntalis Aloock, loc. cit., p. 210 [nec \. Miliu'-Edwards). *• 

i 
Mer Rouge (Musée de Turin), un mâle; Ad(Mi (M. Jous- ■ 

seaume), 2 femelles. ! 

Le front dans le mâle de « mer Rouge » du Musée de Turin ; 
est entièrement droit, faiblement écbancré dans les 2 femelles i 
de Aden, ce qui concilie les deux descriptions de De Man et de ' 
Alcock. Par tous les autrcïs caractères ces trois exemplaires] 
s'accordent avec les descriptions citées. Il suffit de regarder les; 
deux photographies de la planche pour voir combien cette ] 
espèce est différente de E. orientoUs. \ 

La desci'iption de orienta/ i.s de Alcock convient })artout.i 
point à E. ïntefjr'ifrom et non à nrientalis. i 

La carapace est beaucoup plus étroite ; elle mesure les deux 
tiers ou même plus de la largeur de la carapace, taudis quej 
dans E. orientalis elle est distinctement plus large, ce qui ! 
donne aux deux espèces un aspect très différent. Le front est 
moins que 1/4 de la largeur de la carapace ; il est droit, avec 
un très faible sinus au milieu. Il est plus saillant au delà des \ 



DKCAI'ODKS KT STOM ATOI'ODKS 29i 

lobes sus-orbitaires iiilci-iifs (|iir diiiis /:'. oni^ndilis. moins 
nettement sépan» de ceux-ci, et son hoid ;inti''iifiii- n"/^s7 pus 
rehaussé m sé/)(iré par un sillon de la surlace du front. 

Les bords latéro-anlérieurs sont dislinclenient plus ( (jurts 
((ue les bords latéi'O-postérieurs (6 et 10 millinifht'< dans la 
plus grosse femelle) et ses lolxs on! nii«' Imimic Iit. dinv-icnl.- 
de celle de E. oncnlnlts. 

Les deux premiers sont arrondis. Ii(in(|nrs el sidx'-^aux» 
les deux suivants sont au contraire dcnlilormes. Dans onen- 
tdl'is le dernier l(d)f seulement est denlilurnie. je hui^ienie, 
bien (pi'il ait la pointe plus marcjuée (pie les deux premiers, a 
la même forme ([ue ceux-ci. 

Les cbélipèdes sont inégaux, même dans le> fenielie^. 

Les deux exemplaii-es femelles de Aden on! je^ dinien>ir(ns 
suivantes : 

Longueur de la caraiiacc 1.") |.'t.;> niilliiu. 

Lai'geur — 22 l'.t.o — 

La localili'' du (\pe esl inconnue. Alcock relion\a eelle 
espèce à Karac'iii. lîondjav el au\ des Andamanes. 



Genre EW1^II[.\ Lat. 
Eriphia Isevimana viu . Smithi (M.nl.). 

Erip/iia Smithi .Macltniy. Ann. S. Afr., p. i'>(». — Kiauss, /oc. cit., p. 30, pi. Il, 
Wii. H. — lloirmauu, loc. cit., |i. tl, pi. 1, lii;. 1. 

Eii/ihia Iwviinana var. Smitlii Hili^iîmlm-r, .M. B. Altul. lierlin, 187X, p. TOT. — 
MitMS, Ann. Mag. Nat. Ilist. {\i), V, ISHO, p. 2:J7. — De .Mau, Arch. f. .V«^, 
1887, p. 327. — Alcock, loc. cit., p. 216 {ubi syn.). — .\ol>ili, lioll. .U«s. To- 
rino, .Wlli. l'.M).}, n'' 4t7, p. IV; Bull, scinit. /•>. liel'j.. \l., iO'.t:;, p. 1 V2. 

OboeU (M. Maindron), i màle^ : Moka M. Kaua/./.i. Musim' 
de Modène), un mâle el nne ji-nieile; A->>al) M. Kauaz/i. 
Musée de Modènei, 1 niàle>. 

M. (iavino Cano '//o//. .SVyr..V//. AV7/0// I III. iSS't ^i-nale 
(|e^ e\eiii|)|aires de celle e^|(èce daus le golfe de Panama el «.nr 
le> rt'cil's de Pernand)nci>. landis (pi'il >i;4nale la /-J/i/i/ii/f 
f/f//iuf//-u, es|)èce am<''ricaine. a .\s>ali ! Il \ a |ienl-i-li-i' là une 
conl'usion d exemplaires. 



292 G. NOBILI 1 

I 

i 
Eriphia scabricula Dana. ! 

Dana, loc. cit., p. 247, pi. XIV, fig. 5 a-b. — Alcock, loc. cit., p. 210. i 

Djibouti ou Obock (M. Jousseaume), un mâle très jeune. 

Un autre exemplaire de Djibouti (M. Coutière), encore plus ! 
jeune, a la carapace et les pattes très poilues, et trois dents seu- j 
lement sur les bords de la carapace, qui sont reliées entre elles ! 
par d(i nombreux denticules. | 

i 

Genre TRAPEZIA Lat. ; 

Trapezia cymodoce (Herbst). . 

Cf. Ortmann, Zoo/. Jahrh. Syst., X, 1897. p. 201. — Alcock, loc. cit., p. 219 ! 

[ïibi syn.}. ■ 

Trapezia ferruginca var. T. cœrulea Paulson, loc. cit., p. 46, pi. Vil, iig. 4-4 «.* '■■ 

Djibouti (M. Jousseaume), 22 mâles et tôfemelles; Djibouti, i 

vivant par couples à Tintérieur des cavités creusées dans j 

les polypiers, surtout les Pontes (M. Gravier), quelques I 

exemplaires ; Djibouti (M. Coutière), 10 mâles et 8 femelles; \ 

Périm (M. Jousseaume), 15 mâles, 16 femelles; Massaouah ; 

(MM. Bonnier et Pérez), 13 mâles et 9 femelles; Massaouah ,' 

(MM. Issel et Beccari, Musée de Gênes), nombreux exemplaires; \ 

Massaouah (M. Vincigiierra, Musée de Turin) ; Assab (MM. Issel : 

et Beccari, Musée de Gènes), 3 mfdes et o femelles; Erythrée ; 

(Musée de Naples), 6 mâles et 6 femelles; Obock (M. Jous- \ 

seaume), 2 mâles et 7 femelles ; Aden (M. E. Simon), 7 mâles ' 

et 3 femelles; Aden (M. Jousseaume), un mâle et une femelle; \ 

mer Rouge (M. Jousseaume), 6 mâles et 5 femelles; mer Rouge ' 

(Musée de Turin), 4 mâles et 3 femelles. '■ 

La T. ferrugïnea var. T. cœrulea de Paulson est sans doute i 
identique avec cette espèce, et correspond à T. cœrulea Hell. 
La T. ferrmjïnea var. T . cymodoce du même auteur n'est pas 

cette espèce ; elle est probablement, â en juger par la syno- '. 

nymie, la T. ferrugïna var. tlentata. ' 

D'après les indications des étiquettes de M. Gravier la cou- : 

leur de l'animal vivant est : « Cephalothora.c bleu-violet, siii'faces ■ 

dorsales des appendices rouges. » ' 

i 



DÉCAI'ODKS HT SToMAH^PODES 293 

Trapezia ferruginea T.at. 
Cf. Ortmann, loc. cit., p. 202, 205. — Alcock, loc. cit.. p. 220. 

Mer Rouge (Musée de Turin), W niàirs. une i'fnit'Il»' ; Assah 
(MM. Issel et Beecari, Musée de Gènes), une lemeile ; îlot des 
Frères (MM. Bonnier et Pérez), un m;il<>; Kryllirée (Musée 
de Naples), un mâle. 

Trapezia guttata Riipp. 

Riippcll, loc. cit., p. 27. — llcller, loc. cit., p. 3.")1. — De Man, Not. Leijd. Afu.s., 
XII, 1890, p. 64. — Miers, C/(a//en.7. Brach., p. 166, pi. Xll, lig. 1. —De 
Mail, Ahh. Senckcnb. Ges., XXV, 1902, p. 640, pi. XXI, lig. 25. 

T. ferrwjinea var. guttata Paulson, loc. cit., p. 47. — Alcock, loc. cit., p. 220. 

7'. ferruginea guttata Ortmann, loc. cit., p. 203, 205. 

Mer Rouge (Musée de Turin), 3 mules et 2 femelles. 

Trapezia maculata (M< Leay). 

Dana, loc. cit., p. 256, pi. XV, lig. 4 a-d. — De Man, Arch. f. Saturg., 1887, 

p. 318, pi. XllI, fig. 2. — Alcock, loc. cit., p. 218, 221. 
T. ferruginea maculata Ortmann, loc. cit., p. 203, 206. 
T. ferrwjinca var. rufopiinctata Paulson, p. 48, pi. VU, (ig. 3 (nec T. rufopunc- 

tata IliM'bst, Ordnann . 

Mer Rouge (Musée de Turin), 4 mfdes et 3 femelles ; Péi'im 
(M. Jousseaumei, i mfdes, 5 femelles; Oboek iM. Jousseaumei . 
une femelle : Adeii i.M. Simon), un mfde; Djibouti M. Cou- 
tièrej, un niàle, 't ffnn'llcs; îles Muslia (M. (lra\i<'r. urn- 
femelle; Massaouali (Musée de Naples), 2 mâles, une femelle. 

Ces exemplaires ont les dents du front de la mènic foi-nif 
(|ne dans la tiguriî de Paulson. Le iioi-d inft-iicur (!•' la paunir 
(;st plus ou moins irrégulièrcnifiil (Icnliciili' ou ^laiiiil'-. Parer 
«•aractère ils s'aj)|)i'()fln'iil dr nifoinnirtutn , dont |i(iiirl;iiil iU 
dilfèrenl par la forme du fr(Uil «■! par les boiiU laliio-anb-- 
rieui-s un i)eu divergenis en airièic. 

Trapezia digitalis I.atr. 

Cf. Orlniann, loc. cit., p. 203, 208. — Alcock, lor. rit., p. lin. 

7'. ferruginea var. 7'. (iigilati'^ l'anNon, loc. cit.. p. V. |>1. \ll. tiu'. 5-6. 

Mer Rouge (.Musée d*' Tiuin), ;> màh'S cl IVmelles. 



294 G. NOBILI 

Genre TETRALIA Dana. 
Tetralia glaberrima (Herbst). 

-Cf. Orfmann, toc. cit., p. 209. — Alcoock, loc. cit., p. 224 {ubi xyn.). — De 

Mail, Abh. Senckenb. Ges., \\\ , 1902, p. 641, pi. XXI, W^. 6. 
Tetralia cavimana Paulson, loc. cit., p. 51, pi. VII et IX, li^- 1-1 d. 
Tetralia cavimana var. cinctipcs Paulson, loc. cit., p. 54, \\l. \ II, lig. 8. 
Tetralia heterodactyla Hell., Paulson, loc. cit., p. 54. 

Obock (M. Maindron), une fomelle; Djibouti (M. Jous- 
seaume), une femelle; mer Rouge (M. Jousseaume), 4 mâles 
et 2 femelles; Suez (M. Jousseaume), une femelle; Erythrée 
(Musée de Naples), 2 exemplaires ; mer Rouge (Musée de 
Turin), 3 mâles; Assab (MM. Issel etBeccari), 2 mâles. 

Genre QUADREI.LA Dana. 
Quadrella coronata var. 

Nobili, Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1900. p. 143. 

Entre les îles Hanieh et la côte d'Arabie (MM. Bonnier et 
Pérez), 5 mrdes et une femelle. 

Genre LYBIA Rathb. 
{Meiia Lat., nom. prœoccup.) 

Lybia denticulata Nob. 
(Pi. Vlll, lig. G.) 

Nobili, loc. cit., p. 408. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), un mâle et une femelle. 

Cette espèce diffère nettement de L. tesselhUa (dont j'ai com- 
paré des exemplaires de Aldabi'a) par la forme de sa carapace 
•dont les bords latéraux sont denticulés et par la longueur de 
ses pattes ambulatoires. 

La carapace est un peu plus large que longue, et sa forme est 
tout à fait différente de celle d L. iessellala. Les bords latéro- 
antérieurs sont plus divergents en arrière et en dehors, 
subégaux en longueur aux bords postéro-latéraux qui conver- 
gent en arrière. 

Les bords latéro-antérieurs dans tessellata sont distinctement 
plus courts que les bords latéro-postérieurs ; et à la jonction 



DKCAl'ilDES El" SIOM ATOl'(iI)i:S ii>i) 

(les l)(H(l> il \ a une (It'lll hirii (lisliiiclr l'I lollr. C.rllc (l.'lll 

inaii(|ii(' (liiiis L. Lbnilniildlii . mais 1rs lHti(l> suiil liiiciiii-iil 
<l('iili('iil(''s. 

La siii-racc (le la cai-aparc csl peu iir"''i:iilii''it' : la |M»rli(iii aii- 
Irriciii'c (1rs lohcs rpioastricjiK'S csl iiii pt-u saillaiih' : !•■ [uo- 
lon^cmcnl Iriaiiiziilaiic de la n'-i^ion iiirsofiaslri^in' ol iti<'ii 
\isil)l('. l'ai'-ci, [)ai--lii la cariipacc a ciicoiv de faihlfs liaccs de 
lohiilalioii. Le IVoiil l'I le bord orhilaiic soiil >iir iiii |»laii |diis 
has (|ii(' le restant de la carapaee qui es! hoiiihi'. L»- liunl rsl 
a\aii(<'. plal. niais près de son evln'niih' il siiillt'iliil Nnlica- 
lenienl en has ; son hord antérieur infh'rlii s'aNaiicr an milieu 
<'n forme de Irianj^le. 11 est sépai-é des orbites par iiin- li->m-<' 
oblique. Les parties latérales el la partie frontalr di- la cara- 
pace sont granulées. Le boi'd {(osh-riciir esl très lar^cct a<(()in- 
j»a^né |)ar un sillon. 

Les cbélipèdes sont j;réles et pi'esque deux lois aussi lonj^s 
<|ue la carapace, ))ourvus de j)oils lon<^s et rai-es. Les doigts 
son! un peu |)lus courls (pie la cai'apace, el dilléreiil de ceux 
de L. tesseUtila (\'oii'la tijiure de Uichlersi. jiarce (piils n ont 
(pie trois dents chacun, dirigées en arrière ; les |)oinles sont 
ftjrleinent recourbées eu dedans. 

Les pattes ami)ulatoires sont très lou'iues (d iiièles. deux loi^ 
■el demie aii'^si loiiiiiii's (|iie la laiiieur de la caiapace. Les pallf^ 
(le la premier»' el delà (pialrièiiie paire et eellev de la deuxième 
el de la troisième paire sont ('^ales. 

Les n'-gions sous-oi-bitaires et sous-lir-parKpiev d lespiemiri< 
ïfegmenls du slmium nul de^ iiranulalinii-- niiide- cl lilnnrlies. 

Lonj.'u«Mii' (If la caiiipare H' millim. 

Largeur — ■' — 

Lonf^ueur des clièlijièiiL's 1 T — 

La femelle a enlre le^ (l(ilU,|s (|r> masses (liaillllev hop deli''- 

riorées poui* pouxoir en lecoiinailre la iialure, mais (pu >^onl 
prohahlemenl des r!a^iiie!il> ^\' Arlmtrs^ ain^i (pie l'ail la /.. 
Icssplhilii . 

l^es espèces indii-paeirKpii'-> du i;eiiri' Ij/lmi |H'ii\eiil ('■Ire 
(lisp(»S(''es ainsi : 

A. l'xntls latt'ro-aiilt'ritMirs non (lt'coii|ti''S t'ii uros Inlips. 

B. l ne (lent à la junction des lioids jutslérieurs avec 



296 G- NOBILI 

les bords latéro-antérieurs. Bords latéro-antérieurs 
plus courts que les latéro-postérieurs. Front peu 
saillant. Doigts des chélipèdes avec de nombreuses 
dents. Pattes de longueur médiocre L. tessellata Lat. 

BB. Bords latéraux linement denticulés. Front sail- 
lant. Bords latéro-antérieurs subégaux aux latéro- 
postérieurs. Doigts des chélipèdes avec trois dents. 
Pattes deux fois et demie aussi longues que la lar- 
geur de la carapace L. denticulata Nob. 

AA. Bords antéro-latéraux grossement lobules. 

C. Carapace aussi longue que large, à surface divisée 
en tubercules nombreux. Pattes ambulatoires de la 
première paire plus grêles et plus courtes que celles 
de la quatrième L. cxstifer Aie. 

ce. Carapace plus large que longue, à surface moins 
lobulée ; pattes de la première paire égales à celles 
de la quatrième L. pugilPAa. 



CATOMETOPA 
Famille G0N0PLAC1Dj£. 

Genre EUGRATE De Haan. 
Eucrate crenata De Haan. 

De Haan, F. Jap. Crust., p. 51, pi. XV', lig. 1. — Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., 
1894, p. 688, pi. XXIll, lig. 4. — Alcock, J. As. Soc. BengaL, LXIX, 1900, 
p. 300. — Nobili, Boll. Mus. Torino, XVUl, 1903, n» 455, p. 35; Bull, scient. 
F'/\ B(^/^.,XL, 1906, p. 145. 

Pilumnoplax sulcatifrons Targioni Tozzetti, loc. cit., p. 102, pi. Vil, fig. 2. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), un mâle et une femelle ; Aden 
(M. Jousseaume), une femelle jeune. 

d* 9 

Longueur de la carapace 13 20 millim. 

Largeur — 17 24 — 

Largeur du front 5 7 — 

Les taches rouges sont bien marquées dans le mâle ; elles 
manquent dans la femelle. La jeune femelle de Aden office les 
mômes différences que les jeunes exemplaires du golfe Per- 
sique, décrits par moi [loc. cit.). 

Hab. : Japon (De Haan, Targioni, Ortmann); Hong-Kong 
(Alcock); Singapore (Nobili) ; Inde, Andamans (Alcock) ; golfe 
Persique (Nobili). 



DÉCAPODES KT SToMATOPODES 297 

Eucrate crenata vu. dentata (Stm.) Aie. 

Alcock, loc. cit., p. 301. 

? Heteroplax dentatus Stirnpson, Proc Acad. A'. Se. Pfiilnd., \SïtH, p. 94. 

Mer Rou^o (M. Jousseaume), 2 màlcs jnim's : l)jil)(Hili 
(M. Coutière), 3 jeunes mâles. 

La deuxième et la quatrième dent hitérale sont petites; la 
première et la troisième sont beaucoup plus saillantes. L'échan- 
crure frontale est parfois nulle, parfois à peine marquée. Le 
(lactylopodite des pattes de, la dernière paire n'est pas plus 
(lil.ité (|U(' dans les jeunes di)E. rremita du fjolfe Persique. 

I1ai5. : iion^-Kong (Stimpson) ; Siiigapore (Walker); Palk 
Slrait(Alcock). 

Genre LIBYSTES A. M.-Edw. 
LibystesnitidusA. M.-Edvv. 

A. >lilno-E(hvar(ls, Ann. Soc. Ent. Fr., 18G7, p. 285 ; Nonv. Arch. Mus., l\', 
1808, p. 83, pi. XXVI, llg. 5-7. 

Une femelle de Djibouti (M. Jousseaume). 

J'ai comparé cet exemplaire au type de Zanzibar, parce qu'il 
onViiil (b's différences remarquables d'avec la figure; mais, 
après la comparaison, ces différences me paraissent dues seu- 
lement à l'âge différent. La jeune femelle de Djibouti mesure 
\± millimèlres de largeur sur 7,5 de longueur; taudis (juc le 
spécimen type (femelle aussi) est presque deux fois aussi 
ros. La femelle de Djil)Ouli a les bords latéro-antérieurs 
granuleux denticulé's ; (|uel(|nt's-uns des (lenticules sont plus 
saillants, sans toutefois atteindre les dimensions des dnil- de 
/v. Edwardsi Me. Dans la grosse femelle typique les deiilicules 
plus gros ont dispai'u et les bords latéi'o-anlt'iieiirs sont deve- 
nus uniformément granulés. Les cfiéli|»è(les sont beaucoup 
plus grêles dans la femelle de Djibouti et les doigts oïd quel- 
ques dents très aiguës et très sidllantes. spiniformes: tandis 
que les dents devi(;nent plus régulières et liiangnlaiie< dans 
la femelle type. 

Les dactvlopodiles de l.i ciiKiiiirnie |iairi' oui la lurine 
caractéristi([ue en \alagan. diTiilr pai' A Miliie-i^dwards. 



r 



i98 G. NOBILI 

r.KMtE PARAXOTOXVX Noh. 

Paranotonyx curtipes Xob. 
(PI. VUl, lig. 7.) 

JNobili, loc. cit., p. 408. 

Mer Roiigo (M. Jousseaumo), une femelle. 

Je crois nécessaire (rétablir une nouvelle coupe générique 
pour cette forme qui est voisine de No{on>/.r (;t de Ceratopla.r, 
mais (pii ne peut rentrer dans aucun de ces genres. Les carac- 
tères du genre peuvent être établis ainsi : 

La carapace ressemble à celle de Ceraioplax : elle est très 
^^largie, bombée, déclive en avant, plus large en avant qu'en 
arrière elles régions n'y sont pas distinctes. Les angles latéro- 
-antérieurs sont arrondis. La carapace est marginée tout autour 
par une crête saillante. Le bord fronto-orbitaire mesure les 
2/3 de la largeur de la carapace ; le front est un }teu arqué en 
<ivant. Les bords postérieurs sont convergents. 

Les pédoncules oculaires sonl inohdes. Les antennules se 
replient o])liquement dans des fossettes propres ; le fouet des 
-cuilennes est placé dans Forbite. 

L'épistome est bien formé ; le radre burral se rétréàt en 
nvant^ l'ouverture delà boucb*; est entièrement fermée par les 
maxillipèdes qui ont le méi'iis ddalê^ 1res hirç/e, et aussi lony 
■querisr/i'unn. Le « palpe » des maxillipèdes est fort, son der- 
nier article est pourvu de lour/s pm'ds. 

La forme de ses maxillipèdes distingue ce genre de Cerato- 
plax et de Notonyx. 

Le petit exemplaii-e est large 6'"'",o et long un peu plus 
<le 4 millimètres. La carapace est plus large en avant 
<ju'en arrière, parce que les bords latéraux convergent en 
arrière. La surface en est finement ponctuée et peut-être poi- 
lue (dans les individus bien conservés), très déclive en avant 
où le bord du front n'est pas visible d'en liant. Il n'y a aucune 
trace de régions. Le front mesure environ 1/3 de la largeur de 
la carapace, il est légèrement arqué en avant, mais non échan- 
cré ; ses bords latéraux sont obliques. Les orbites sont petites 
et sans fissures. Le front, les orbites, les bords latéraux de la 
•carapace et môme le bord postérieur sont marginés par un 



DKCAPODKS KT SToM AT* >!'< )T)[:.S 



299 



rebord bien disliiid. mais ('-lioil. \.r Ixnd |>(»slriiriir de la cara- 
pace mesui-e les 'l/'A de la lari:i'iir lolalc 

L"iiiii(jiie IViiicllc lia (luiiii ^«'iil clH'liiMMlc. Il ol coiiil. |m'[iI. 
liiiemeiil poihi, la main ol |»liilôl iriillc.- .-I |Hiiir\iii' d une 
crèt(; assez forlc en dehors près du hnid iiilV'rii'Mr. 

Les pâlies ambuiuloii-es sont cuiirlrv. ;i p.-iii.' iiii pfii |>Iii< 
loueurs (|ii(' la larjiciii- de la carapar.-: rlli'- -iiiii liiifinciil 
poilues. 

i.es doijils s(»nl un |ieu cioclius el (-((Ui-ls : sur |i'> piiilc» de 
la troisième el ([<> la (juali'ième paire il-> mevincnl a |H-ine la 
moitié de la loniiiieur des ]>ro|)odiles. jlaus le> J\n/o/ii/./- el 
i'ernlnpla.j- les pidlessonl beîuicoup |tlus l(tu<;nes. 

(Iknuk XENOPIITIIALMODES Kicin. 
Xenophthalmodes Mobii lin ht. 
I).' Maiu Xot. Leyd.Mus., XII, 18'.tU, |.. f,s, pi. III, li-:. :,. 

Signalé a Djcddali par M. Me Man. 

(iRNKK OSTK.VCirrKUKS Ki)\v. (i). 

A. ))arl\ l()|i(i(litc de l;i (It'i'iiièic paiic dt- |i;i(lcs ciim-Ihi coiiiiiic ci-lui des 
aulics |ial les. 

H. (larajiacL' plus on tuuiiis airoiidit'. ('.aipf et pio|»o- 

dus des iiia.xillipt'di's cxlciiics assez. l()ii;.'s 0. tridarux Uiipp. 

un. Caiapacc |in'S(]ii(' (jiiadianfrulaii'c. (larpe cl pio- 

podilcs des maxiliipèdcs très cnnils '>• itffinis Kdw . 

AA. l)actylu[»odite. de lu dernière puiie long el lintlu U. cijntftiu: .N<)i>. 

Ostracoteres tridacnœ Kiiiip. 

Sa\i^'ny, pi. \'ll, li^'. I . 

Pinnulkeres releiuin Audoiti, Exitl. {ncr rioscl. 

l'itinollicrcs triiianvv [{iippell. /"C. rit., \). l'I. |tl. \'. \\\i. 2. 

OstracDllieres tridacnœ il. .Milne-Kdwaid-^, Ann. S'-, Xat. Ci). .\.\, iXiiK p. 21'J, 

pi. .\l, lig. 10. — Panlson. loc. cit., |). "o. — Kossiiiann, /oc. rit., p. 02. — 

.\densariier, Ann.K.K. Hofmus. Wicn, .\ll, IH'.lT, p. lOU. 
Ostracolfievcs Savigniji il. .Miltie-lvlwards, loc. cit., p. 2i'.l. 
? Ostracotlicrcs Saiiijuj/i Adeiisamri', lor. rit., p. \0H. 

[1 l^uis(jue le ixiiii Dsttdrutfra^ a la nit'-iiii' (iiiL:iiii' ipif /'ij/rio/crcs. nu doit 
lèrrire de la inèiiie t'ai'on avec t el non th. 



300 G. NOBILI 

Suez (M. Vaillant), 10 mâles et 13 femelles. Massaouah 
(MM. Issel et Beccari, Musée de Gênes), un mâle et une 
femelle; Obock (M. Jousseaume), 4 mâles et 7 femelles; mer 
Rouge (M. Jousseaume), 3 mâles et 2 femelles. 

M. Adensamer (/or. rit.) signale une 0. Savkjni/ï de la mer 
Rouge prise dans les Ascidies et une 0. îridacnse puis les 
Tridacnes. 

Cet auteur considère donc les deux espèces comme distinctes, 
mais malheureusement il n'a pas donné ses raisons. Peut-être 
s'agit-il d'une autre espèce. Je crois avecKossmann etPaulson, 
que YO. Savigtiyi n'est pas différente de tridarnœ. M. Milne- 
Edwards paraît avoir fondé son espèce sur la figure de Savi- 
gny, qui représente les poils du bord supérieur des pattes plus 
forts qu'ils ne sont habituellement. 

Ostracoteres afflnis Edw. 

H. Milne-Edwards, Ann. .Se. nal. (3), XX, 1853, p. 220, pi. XI, lig. 11. 

Cette espèce est bien caractéristique, et ne paraît pas avoir 
été revue, après la première description de 1853. 

M. Jousseaume en recueillit une femelle à Djibouti. 

La carapace est presque quadrangulaire, jjlus large que 
longue. 

Dans la femelle de Djibouti, la largeur de la carapace est 
(le 8 millimètres, sa longueur est de 6 millimètres. La largeur 
est donc 1 ,33 fois la largeur, tandis que ce rapport est de 
1,11 dans 0. spondylï Nob., de 1,07 dans tr'ularnce et les 
deux dimensions sont subégales dans 0. cynth'iK. Les tégu- 
ments sont aussi notablement plus minces que dans les autres 
espèces. Le bord antérieur de la carapace forme une courbe 
régulière. Les bords latéraux sont droits. Le bord postérieur 
est droit aussi. La carapace et les pattes sont légèrement 
duveteuses. 

Les maxillipèdes externes sont poilus et correspondent à la 
ligure de Milne-Edwards par la forme du « palpe ». Le propo- 
dite court est arrondi en avant au lieu d'être tronqué obli- 
quement comme dans les autres espèces. Le fouet de l'exopode 
est formé par un seul article et par une partie ilagelliforme. 



UÉCAPODKS ET STOMATOl'OUES 301 

Les chélipèdcs sont coiuls cl |M)ilii>. l.rs (l()i;^l> s(jiil un |)''ii 
plus courls (|ii(' la |taiiiiii' ; !•• doi^l lixc ii a pas la grosse dent 
de 0. iiiddiir.i'. 

Les patles amljulaluircs soiil eotiilcs, aiis^i l()n^iii'> ou uu 
peu plus courtes que la laificui' de la carapact'. Kllrs ue dii- 
fèrent pas beaucou|) en longueur, iiii-n (jin- la diMixifinf paiii* 
soituu peu |)lus lou^iif. l'I la (piati'ii'-m.' im p.'n iilu-^ coiiili- (jih- 
les autres. 

Les doigts sont ei'()cliu> cl m,' dillVii'nl pas >fii>il)|i'ni('nl tl' 
ceux des autres espèces, excepta' 0. 11/ ni hue. 

Les œufs sont relativement Iri'S f/nis. Ils sont finii-ou (jualn' 
fois aussi gros que ceux de (>. siiondi/li .\(th., uù iU mil \r^ 
dimensions normales des autres Pinnoti'ridi'S. 

Cette espèce n'est connih' (pie de lllf de Fiance. 

Ostracoteres cynthise Nol). 
Nubili, loc. cit., ji. i09. 

Djibouti, récif des Messageries, dans la cavité hiancliiale 
<rune Cf/n///ia {M. Gravier], un mâle et une femelle. 

Cette esi)èce se reconnaît facilement par ses doigts de la 
<lernière i»airc aplatis. 

La carapace est plutôt quadrangulaiic ipie globuleuse, parce 
que ses bords latéraux sont di'oits. Kllc est l'iaigic en avant ; 
son bord antérieur se l'allache par une courbe 
aux bords lat<''iau\. La >iiilace est uuie, sans 
trace de lobulation. c| jn-s honibéc, le liuiil 
est bien d(''lacli(' du lioid anté-rieur de la ca- 
rapac<', himinaire et a\ance, léi;"èremenl sait- ... „ ^., .„. 
lant au milieu, et un peu concav<^ sur sa surface iM-dc externe .!« 

1 I , 1- 1 ,1 -, . I Dslraciiterescijii- 

dorsale médiane, reliaiisx- (\r cojc. I.o \rii\ //„> NoI.. 
sont noirs. 

La largeur de la caia|)ace ol >ul)(''gale à sa Inii^^iicm . \ 
compris le fiiiiil. Fo paiiies dé'clives latér()-pt)sléiicuic> A»- la 
carapa(;e soiil pi li lues. 

L iscliiu-nii''iti;:,!iatlic t\i'< maxillipcdc- .aIitiic-, a le hnrd 
[)OstérieMr c()ii\c\e. I aiih'ni'iii' cinii;i\r. un piMi aii^iilaiic a 
rexti'émiti''. Le pinpiuiii-^ e^l allMiiu.'. liniMpe' (•Mii[iiciii.'iil aii 




302 G. NOBILI 

bout. La face externe des maxillipèdes est poilue, les bords sont 
ciliés. 

Les cbélipèdes sont assez gros et légèrement duveteux. La 
main a un contour triangulaire ; elle est forte, avec les doigts 
gros et robustes, poilus, subégaux à la longueur de la paume, 
ou un peu plus longs, et garnis de dents ii'régulières. 

Les pattes ambulatoires sont grêles, à peine plus longues que 
la largeur du corps, légèrement podues, mais portant des franges 
de poils sur le carpe et sur le pro])odite. Los doigts des trois 
premières paires sont allongés, grêles, ciliés, un peu recourbés 
à la pointe ; ceux de la quatrième ou dernière paire sont longs, 
aplatis, poilus et à bords sinueux, dans la femelle. 

Le mâle est plus petit (|ue la femelle, sa carapace est plus 
arrondie; ses chélipè(l(>s sont plus gros, et ses doigts de la 
cinquième paire de pattes sont peu différents des autres. 

La femelle mesure environ 7 millimètres de longueur et de 
largeur. 

(ÎENRE PINNOTERES I.at. 

.1. Dactylognathite unj^uiforme ou slyliforme (grêle), insère sur le bord infé- 
rieur du prognathite. 
B. Doigts des pattes ambulatoires tous d'égale lon- 
gueur. (i)act\ lus des maxillipèdes dépassant l'extré- 
mité du proi>odus, carapace quadrangulairc.) /*. pectinicola 

Bûrg. 
DB. Doigts des pattes de longueur ditrérente. 

C. Doigts des pattes de la 'M et de la 4" paire plus 
longs (pie ceux de la l''<= et de la 2*= paire. 

D. Doigts de la 3' paire plus longs que ceux de la 

4« paire. (C-ai'apace élargie, arrondie en avant.) P. purpureus Aie. 
DD. Doigts de la 3'' paire égaux ou plus courts que 
ceux de la 4" paire. 

E. Carapace au moins un quart plus large que 
longue. 

e. Extrémité du prognatliite arrondie. Doigts 

de la l""*" et de la 2"^ paire très courts ; doigts 

de la 3' paii'e de longueur médiocre P. lutescens Nob. 

ee. Extrémité du prognathite tronquée ou 

étroite. Doigts de la 1''' et de la 2^ paire de 

longueur normale. 

F. Carapace assez convexe, lisse; bord postérieur 
peu concave. Doigts des pattes de la 3" paire 

plus longs ou égaux à ceux de la 4" paire. ..... P. pcrnicola Biirg. 

FF. C-arapace aplatie avec des dépressions larges 
et irrégulières. Bord postérieur profondément 



i)i';(;.\i'i)i)i:s i;i' siom vioi-odes 3()3'- 

concave. lJoi}:ls de la .',• |i,iiic plus nmils ipir 

ceux de la 4" /'. Maindroni .Nul) . 

EE. Carapace 1 /;> plus lar;,'e (jue lon^fue. Front 
saillant. I)()ij,'ts de la dcniirn' j)airi' sl\ lil'ormes, 

!,'rèles, lon^'S cl poilus /'. liurradaiici .Nub^ 

C- Doiffls de la 3' paire aussi loiij^s ijue ceux de la 1" et 

de la 2' pair(!. Doigts de la i-'' paire très lonjrs 7*. Coittierei Nul». 

A.{. Dac(\ loj,aialliite spaLulitornii; et ;;ros. Carapare cor- 

ditorine très jjoilue sur les côtés, l'allés très velues /'./)i7/</;/;)o/(/es.Nid>_ 

Pinnoteres pectinicola lîiiri:. 
r.iir^^'r, y.iiol. Jnhrh. SysL. \'lll. JS'.C;, p. :Ui;i. jil. IX, IIl'. I <■( pi. X. IIl'. l. 

Une femelle avec o-iif^^ (ioiij ht ciii-iiii.-ici' (|iiii(li-iiiii:iil;iiif jiic- 
sure 7 iiiillifii. \/\ de lariiciif pai' ()"""..) de lonjiiiciir. C.'l 
individu a t'It'' pi'is daii> un l^prifii a njiboiili, suc jr iitIC du 
Météore, [)ai' M. (ili. (iiavief. 

Cet exenii)laire s'aecoi-dr de IduI poinl umm- |;i dr^(ii|ilii»ii 
de Burger, si ce n'i'si (|ii(' 1rs \('U\ (jnl un |tii;iiii'iil liniii |iàl('. 
tandis (|u<' le piiiiucnl iuaii(|ue dans le Ivpc df /ifiimi'ohi. 
Mais il t'aul notef (|ue le l\pe de celle espécr ;i é|é consn-Né cii 
alcool depuis j)lus de (piarante ans, tandis- (pic mon i\i iii- 

plaicc lui recueilli en mars liMI'K el cette dillV'rrnee peni liieii 

t'Ire due ;i r.iclion dé'coloranle de liiicool. 



Pinnoteres purpureus Ah . 

Alcock, /oc. cit., p. :?:W; ///. Zoo/. lmcsti(i., |d. LXIl, lii,'. 6. — l'.uiiadaiUv 
F. Geog. Mnid. Lacnid.. vul. H, p. ini. 

h|il)0uli iM. .lousseaunie ). une lentellc un pen plu-^ petite 
que le type (i milliui. !l ' i sur S"""..") de Liriii'ur «pii .i au>>i 
la porhon IVunlale nu pen pin- --;iilliinli'. in.ii- ipii s'aeeorde 
très l)ien avec la dc^-ciipl nm de Alcuck. par les eai-aelères 
dc! ses gnallM)-|(''^ilrs. de >(•■> clndipedcs l'I i\r-^ palle>. 

Mer Uouge M. .lousseaunn' , une fi-mclle. 

(iielle espèce n'est connue (pu- de> ile> Audaman-- i-j di'> 
Maldives. 

Pinnoteres pernicola Hin;:. 

lUirger, loc. cit., p. 37.'t, pi. IX, IIl'. 17; pi. .\'. lii,'. !•'. — .Noliili, .\nn. Mus.Viv.^ 
Genova, XI.. IK'.i'.t. p. 2f,i, 

Ohoek, dans |r>. Imilic- i\f la eTilc M. (ira\irr . une rriiirjic 
uu'suranl 7""',.') de lar;;eur .-ur .">"'"', .") tic lun^iicui'. \.>- dui^ls 



304 



G. NOBILI 



de la troisième paire sont, comme dans un des exemplaires 
de Biirger, aussi longs que ceux de la quatrième. 

Cette espèce n'est connue que des Philippines et de la Nou- 
velle-Guinée. 



Pinnoteres lutescens Nob. 
Nobili, hc. cit., p. 409. 

Djibouti (M. Coutière), 4 femelles. 

Cette espèce est extrêmement voisine de P. modioUrola Bïirg., 
à laquelle elle ressemble parfaitement dans le faciès général. 
Par Tobligeance de M. le professeur E. Ehlers, j'ai pu 
comparer le type unique de P. modwlkola conservé au Musée 
de Gôttingen, et j'ai trouvé entre les deux espèces les diffé- 
rences suivantes : 

1. La carapace est plus large. Dans la plus grosse femelle 
elle mesure 10 millimètres de largeur sur 
7 de longueur. Dans modiolicoia, la cara- . 
pace est large d'environ 8 millimètres, et lon- 
gue d'environ 7 millimètres. Elle est aussi 
proportionnellement plus convexe dans mo- 
diolicola et sa surface est unie ; elle est apla- 
tie dans hftescens et sa surface otTre aussi 
des dépressions irrégulières, moins fortes 
pourtant que celles du P. Maindroni, décrite 
après. 

2. Le bord ])ostérieur de la carapace est 
parfaitement rectiligne dans modiolirola, faiblement concave 
dans lutescens. 

3. Les chélipèdes sont plus grêles et plus allongés dans 
lutescens et les proportions sont ditîérentes. La paume est à 
peine 1 fois 1/2 aussi longue que les doigts, elle est presque 
2 fois aussi longue que les doigts dans modiolicola) ; elle 
est aussi presque 2 fois aussi longue que haute dans lutescens, 
tandis qu'elle est 1 fois 1/2 aussi longue que haute dans 
modiolicola. La face externe est beaucoup plus convexe dans 
modiolicola, et elle se rétrécit moins près de la base de la 
paume ; le bord supérieur de la paume est donc plus oblique 




Fig. 10. — Maxilli- 
pède externe de 
Pinnoteres lutes- 
cens Nob. 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 



30Î 



dans lutescens. Les doigts de modiolirola n'ont pas des poils sur 
le bord tranchant; ils ont quelques poils seulement sur le bord 
inférieur du côté interne du doigt fixe ; ctMix de lutesrens ont 
des petites touiïes de poils à l'extrémité du iiord tranchant et 
la face interne et une frange de poils bien nette 

4. Les doigts de la première et de la deuxième |)aire sont 
plus courts dans lutesrem\ le propodite y est ± fois aussi 
long que le dactylopodite, tandis que dans mnd'iolkola le pro- 
podite est 1 fois 1/2 aussi long que les doigts. Les doigts des 
pattes de la troisième paire sont plus longs que ceux de la pre- 
mière et de la deuxième paire, mais par suite de la différente 
longueur des doigts de la première et de la deuxième paire 
dans les deux espèces, la dispi'oj)ortion est plus grande 
dans liitescens. 

5. Les maxillipèdes manquent dans le spécimen type de 
modiolirola, mais d'après la figure de Biirger ils sont diffé- 
rents. L'extrémité du prognathite de htfe.^rens est arrondie, le 
dactylus est plus court et l'ischio-mérognathe n'a pas la grosse 
saillie antérieure de modiolicola. 



Pinnoteres Coutieri Xob. 



Nobili, /. cit. p. 400. 




Cette petite espèce, représentée pai- une femelle recueilli 
par M. Coutière, à Djibouti, est aussi 
voisine de modiolicola Biirg. En compai'anl 
avec le type de modiolirola. je unie les 
différences suivantes : 

1. La carapace est plus large : sa largeur 
est de 8'"'",o et sa longu.'ur de 6""".o. 

2. Le palpe des hectognallies e>l jtliis 

gros el le pr()|)()(Ius |illl-> illlolll^é. 

3. La portion j)alni;iiiv de i;i main e>t 

seulement un peu |tlii< lon^^ue i|iie le^ ddi::!-. : elle .•-.! I lois 
1/2 aussi longue (|iie haute. 

i. Les d.ie|\l()|)()dil.'- de lu liMi^ièine paiii" -^(Uil aussi longs 
(|ue ceux de l;i |)reuuere et (je l;i deii \ icini' : dans modiolirola, 
ils soûl plus longs. Les doigts de la (piatrième paire sont 

ANN. se. NAT. ZOOI... 9- .'iôrio. IV, 20 



Viii. lu. — .Ma.villi|>i'- 
ile (.xkrne de l'in- 
tioleres Coulirri. 



306 G. NOBILI 

longs, styliformes, poilus, et 2 fois aussi longs que ceux 
de la troisième paire. 

P. arcophilus Burg., qui est aussi voisine de cette espèce, 
diffère par les mômes caractères. 

Pinnoteres Borradailei nov. nom. 

Kjl/i IHnnotercs teràïipes Borradaile, loc. cit., p. 431, lig. 113. (Nec P. tenuipes 
( Bûrg.). 

P. Roiixi Paulson, loc. cit., p. 70, pi. IX, lig. 2. {Nec H. Milne-Edwards.) 

Mer Rouge (M. Jousseaume), dans les P'inna, 7 femelles; 
Périm (M. Jousseaume), 5 femelles; Djibouti (iM. Coutière), 
une femelle. 

Ces exemplaires s'accordent avec la description de Borra- 
daile, ainsi qu'avec celle de F*aulson, mais la carapace dans 
les gros exemplaires paraît être un peu plus élargie. Dans 
2 femelles la carapace est longue de 11 et 11""°, 5, et large 
de 13 et 13°"°, 5. Le dactylus bien développé atteint l'extré- 
mité du prognathite ou même la dépasse légèrement. Le 
bord inférieur de la main est cilié du côté interne, ainsi que 
le sont les doigts sur le bord piéhensile. 

Paulson a bien figuré celle espèce sous le nom de P. Rouri 
Cette identification ne me paraît pas exacte. Nous ne connais- 
sons que la figure des hectognathes de cette espèce ; mais 
ceux-ci sont conformés différemment. 

Le nom /e?2?///my ayant déjà été employé par Burger,j'ai pro- 
posé pour cette espèce celui de Borradailei. 



Pinnoteres Maindroni Nob. 
(PI. VllI, fig. 8.) 



Nobili, /. cit. p. 410. 



Obock (M. Maindron), une femelle. 

L'espèce est voisine de P. consors Biirg., et a, comme 
cette espèce, la carapace à contour polygonal, et doigts des 
pattes des deux dernières paires plus longs que ceux des deux 
premières paires. 

La carapace a une forme subtrapézoïdale avec le bord 



DKCAI'ODES ET STOM AToPODES 



307 



antérieur très large, à angles lal-'-nniv arrondis mais assez 
étroits. Les bords latéraux sont obli(iues et divergents eu 
arrière, mais non concaves ; le bord postérieur est profondé- 
ment sinué au miliini. La carapace est entièrement glabre, 
aplatie, et même creusée; de dépressions irrégulières et très 
larges, par lesquelles la réj^iun g.i-lii(iih- vr>u\[>' circonscrite 
en relief. 

Le front et les yeux ne sont jjas visibles dCu liant ; le lioiit 
est droit, mais son bord antérieur manque, 
et, vu d'en bas, il apparaît trilobé parce (pie 
les trois prolongements sous-fi'oulaiix se 
rattaclient directement au front. Les veux 
sont petits et brunâtres. Les maxillipèdes 
externes ont le « palpe » assez gros, avec 
le propodus allongé, pourvu d'une faible 
saillie à son extrémité, mais autrement coupé 
carré en avant; le dactylus allongé est 
étroit . airondi à l'extrémité et dépasse 
légèrement l'extrémité du propodus. 

Les cliélipèdes sont grêles et inei-nies : le 
mérus est grèlc et allongé, le carpe court. 
La main est étroite, allongée ; la paume (^st un peu moins 
(pie 1 fois aussi longue (|n(; les doigts. Autant les cliélipèdes 
(pie les autres pattes sont dépourvus de poils. 

fiCS pattes ambulatoires sont grêles, plnlùl courtes, ou 
(le longueur m(''diocre. I^es j)altes de la troisième paire sont 
les ])lus longues. Les pattes de |,i plcmière l'I de |,| di-uxième 

j)aire ont les dactylopodites plnlol com-ls el à peine courbés; 
les pattes de la troisième et de la (|u;d rième p;iii-e ont le< doigts 
longs ; ceux de la troisième paire >nu\ un peu plus courts (pu; 
ceux de hi (picil iicnu*. 




Fig. 11. — .Maxillip.-.lr 
externe di' l'uino- 
leresMaindioiti Noli. 



Longueur (le la carapace 
t.arpeiu- — 



i ..I MllUltll . 

10 — 



Pinnoteres pilumnoides Nnl. 



.\nliili, /. rit. |i. lie. 



|)jil)outi iM. Loutièie . une reniellf. 

('.(.'Ile espèce est voisine, piu- sou faciès, de I*. Irdpezif'nrim^ 



308 



G. NOBILI 




Fig. 12. — Maxillipè- 
de externe de Pin- 
noteres pilumnoïde 
Nob. 



Naiick elP. vlIlo-sissi??ius Dofl. La carapace est longue de 9 mil- 
limètres et large de 10°"", 5 ; elle est moins élargie que dans 
P. trapeziformis. La surface supérieure de la carapace se 
rétrécit fortement en arrière; le contour de la carapace est 
ainsi cordiforme, et le bord postérieur est large seulement de 
4 miflimètres, soit à peine les 2/5 de la largeur de la 
carapace. 

La surface dorsale de la carapace a sur les côtés des longs 
poils feutrés, analogues à ceux qui couvrent 
les pattes et les parties latérales intléchies. 
De chaque côté de la partie postérieure de 
la région gastrique et de la cordiale il y a 
une faible dépression. La partie antérieure 
de la carapace s'intléchit beaucoup ; le 
front est distinct et a la forme d'un lobe 
assez large, bilobé et sillonné ; latéralement, 
il est bien séparé des orbites qu'il devance. 
La partie antérieure de la carapace est 
très faiblement [courbée, [les bords latéraux 
sont presque droits dans le premier trait, puis convergent en 
arrière. Les yeux sont noirs. 

Les pinces sont très poilues sur la surface ; la paume est un 
peu plus longue que les doigts : ceux-ci sont gros, robustes et 
joignent bien ; ils sont ])ien excavés au bout. La face interne 
de la main est plus poilue ([ue la face externe. 

Les pattes ambulatoires sont courtes et trapues, d'égale 
ongueur, excepté la dernière paire ; elles sont couvertes de 
nombreux poils très longs et touffus, et sont terminées par des 
doigts courts et crochus, d'égale longueur. 

Le carpe des hectognathes est plus gros que le propodus; cet 
article est arrondi en avant. Le dactylus est arrondi en avant, 
spatuliforme, très gros et plus court que le propodus. Les 
hectognathes sont très poilus. 

L'abdomen de la femelle est conformé différemment que 
dans les autres Pinnotères parce que ses premiers articles ne 
sont pas visibles d'en dessus. 

Par la forme de ses gnathopodes cette espèce s'approche de 
P. trapezïfmims Nàuck. Mais dans trapeijformh, la cara- 



DKCAPOUKS ET ST<JM.VT()PODE.S 309 

pace est [)Iiis lar^c non cordiformi.', lilabre, le front n'esl pas 
saillant, les naains sont izlahrcs en ddiors, et la i)aame est 
2 fois aussi lonjjjue que lo d^i^ts, etc. [Cï. Biïi'ger, lor. rit.. 
p. 380, pi. IX, li^^ 26, ri pi. X, 11":. 25). 

P. villosmimus, réceninifiil dr-ciil jiar iJoflt'iii [Brach. 
DeutsrJie Tiefsee Exp., p. 12."). pi. XXXVII, fig. 6-7), res- 
semble beaucoup par son faeies à celle esj)èce, mais ses 
gnathopliodes sont dill'érents (lig. 1 I dans le texte) ; la cara- 
pace est transv(!rsalement ovale, de forme dillV-rente, la i)aume 
est aussi 2 fois plus longue que les doigts, etc. Doflein a signalé, 
à propos de son espèce, le fait intéressant (prelle a de très 
gros œufs. Malheureusement Texemplaire de Djibouti manque 
d'œufs. 

Genuk Dl'I^CKilEIMIA De Man (Rupp. ms.). 
Durckheimia carinipes De Man. 

Dl' Mail. lool. Jahrb. Sijst., IV. IK'i'.l, p. 442, pi. X. fig. 12. 

Cette espèce est connu»' x'iilrinciil piii- riiiii(|iic cxi'iiiiij.iii-c. 
type dii Musée de rr;iiicl'(irl-siii-.Meiii. 



FAMILLE OCYPODIDA^. 

Genre OCVPOD.V Pau. 

A. Ligne stridulaiitu de la giMsse iiiaiii aii-sciitt' 0. cordirnana 

l)e.sm. 
AA. Ligne sli'idiilantf bien dt''vel()|tpct'. 

H. Ligne slridniunli; foiini-e df Inhcicuics et de |ie- 
tiles ride.s. Angles uil)ilaii('< r\|rnir< ai^riis dans les 
adultes. 

C. Ligne stiidniante lonnéi! par 4U-IJ() rides et tu- 
bercules. IMopodiles des pultes anii)ulatoires de 
la !■■" et de la 2'" paire avec une brosse de poils. 

Angles orbitaires aigus mais peu saillants 0. ceratophtlialma 

Pull. 
ce. Ligne striduiante foimrf df Tiï ri<li's et InlitM- 
cules. Brosses sur la preinii-re paire de pattes 
seulement, .\ngles orbitaires aigus t-t tivs sail- 
lants 0. JiiiisSfiiHinri 

iNob. 
BU. Ligne sti'idniaiili' Inrmcc >ciili'ini'nl du rides ((10- 
100). .\ngies orbilairt's arrondis dans les adultes 
[[)\us ou moins aigus ou carrés dans le.«« jeunes). . . . Û.xffijptiaca Cierst, 



310 G. NOBILI 



Ocypoda cordimana Desm. 

Cf. Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., X, 1897, p, 360, 362 (u6i syn.). — Alcock 
loc. cit., p. 34;j, 349. 

Massaouah (M. Clivio, Musée de Turin), un mâle large de 
24 millimètres et long de 20"", 5 ; Obock (M. Jousseaume), une 
femelle longue de 17""", 5 et large de 21 millimètres. 



Ocypoda ceratophthalma Pall . 

Cette espèce fut signalée par H.'.Milne-Edwards en Egypte, et 
par von Martens à Kosseir. Je n'en ai pas yu d'exemplaires^ 
adultes de la mer Rouge; un jeune exemplaire de l'île Daret 
du Musée de Naples, appartient probablement à cette espèce. 

Ocypoda Jousseaumei Nob. 
Nobili, Bull. Mus., 1905, n» 4, p. 233, fig. 2. 

Obock (M. Jousseaume), un mâle. 

Ocypoda SBgyptiaca (îerst. 

Gerstàcker, Arch. f. ]Sat., 1856, p. 134. — Heller, loc. cit., p. 361. — ilntl- 
mann, lue. cit., p. 14. — Miers, Awi. Mag., Nat. Hist. (Ij), 11, 1898, p. 409. — 
De Mail, Not. Leyd. Mus., III, 1881, p. 247. — Miers, Aiin. Mag. ISat. Hist. (5), 
X, 1882, p. 381, pL XVII, lig. 3. — Orlmann, loc. cit., p. 360, 366. — Nobili, 
Ann. Mus. Zool. Napoli, 1, n° 3, 1901, p. 16; Bull, scient. Fr. Belg., 1906, 
p. 152. 

0. ceratophthalma Kossmann, loc. cit., p. 55 (nec Palias). 

O.cevathophtalina YSiT. ceratophthalni'i-œyyptica Paulson, loc. cit., p. 64. 

Abdelkaderprès de Massaouah (M.Clivio,MuséeTurin),2 mâles 
et 3 femelles; Erythrée (M. Tellini, Musée Turin), 2 mâles et 
une femelle; Scheïk-Saïd, près de Massaouah (M. Magretti), 

2 femelles; Massaouah (M. Issel et Beccari, Musée Gênes), 

3 mâles et 4 femelles; Aden (M. Doria, Musée Gènes), une fe- 
melle ; Ras Garibal-Assab (M. Ragazzi, Musée Modène), 3màles; 
Suez (M. Jousseaume), 3 mâles; Obock; (M. Maindron), 5 indi- 
vidus jeunes; île Musha sur le sable (M. Gravier), un mâle; 
golfe de Tadjourah (M. Faurot), 2 mâles jeunes. 



DECAPODES ET STOMATOPODES .! I î 

La forme de l'angle orbitaire externe est assez variable. Dans 
les adultes, les anjiles sont presque toujours obtus-tronqués, 
comme dans la ligure de .Miers, mais parfois les an^ïles sont 
droits. De Man a observé que dans Ifs jcuiifs les angles sont 
droits. En jugeant d'après mes exemplaires, les iiidixidus d'Age 
moyen ont l'angle droit, et les individus très jeuut's onl l'ani:!!* 
aujH, Dans un mâle recueilli par M. .Maindron à Uhock, large 
de 24"", 5 et long de 22 millimètres, les angles sont droits: ils 
sont aigus dans un mâle de laméruf iMcalil.'. hirge de K» mil- 
limètres et long de VX millimètres, cl (laii>. Ions les autn.'> indi- 
vidus plus petits. 

La ligne stridulante est déjà bien formée dans le mâle de 
24"'", 5 millimètres, et conformée comme celle des .idullr-. 
Dans les individus plus jeunes elle est déjà disceiiiablr. mais 
moins mai-quée. 

Les prolongements corniformes des pédoneulrs (Mulair.'S 
commencent avec un petit liibeicule coniipK' dans le mâle de 
24°"", 5; ils manquent tout à fait dans les individus plus jeunes, 
et sont bien développés dans les adultes, bien que de longueur 
variable. Ils sont toujoursyy///.v (jrêles et p/us tordus que ceux tle 
reratop/it/iahiin. 

Un exemplaire femelle recueilli à Suez par M. .lousseaume 
offre une anomalie remanjuable. (^et exemplaire mesure :{")"""..*> 
de largeur par ?ù\ de longueur. Ses pinces ne son! |)as iiii-gales : 
1 une grosse et poiii\ne de ligne slridulaiilt'. raiili-i' |»cli|e et 
sans appareil di- -triihilalion. \n\\\< bien m'^ piur.'^ >oiil |ii->>(|ii<' 
égales et ressemblant a la |)etite pince des c\eniplairc> noi- 
maux, et dépourvues de ligne slridnlanlc. l'cnl-tMii- \ a-|-il là 
un cas de régénénition ln/poli/pujut^ ^\i' la pince. 

(je.nke UC.V IjE.\ch. 

{(ielusiiiiii^ Lui. 
A. l'ionl large enUe la base des yeiix, iiiesiiiaiil <!•• un riinniirtiif ;i un sixième 
(le la largeur de la earapare. 

B. Deux crêtes granulées sur le hord inlerne de la 
main, l'une près de rarlirulation des doigts, l'aulre 

oblique dans la moitié postérieure U . annulipcs J.al.), 

liB. L ne seule crête granulée près de larliculalion des 
doigts (7. «Mfej-s«(lloirm.). 



312 G. NOBILI 

AA. Front mesurant moins d'un sixième de la largeur de 
la carapace. 

C. Front mesurant environ un dixième de la largeur 
de la carapace. Crêtes granuleuses de la main indis- 
tinctes. Doigts peu comprimés U. tetragonun 

(Herbst). 
ce. Front mesurant environ un quinzième de la lar- 
geur de la carapace. Crêtes granuleuses de la main 
proéminentes. Doigts presque laminaires, 

D. Doigts cultriformes U. marionis 

(Desm.). 

DD. Doigl fixe excavé en W U. marionis xar. ni- 

tida Dana. 

Uca annulipes (Lat.). 

Gelasimus annulipes Lat. — Milne-Edwards, H. n. Cr., Il, p. 55, pi. XVIll, 
iig. 10-13, et Ann. Sc.^ut. (3),XV11I, 1852, p. 149, pi. IV, lig. 5. — Ringsley, 
Proc. Acad. N. Se. Philad., 1880, p. 148, pi. X, lig. 22. — De Man, J. Linn. 
Soc, XXII, 1887, p. 118, pi. VIII, fig. 5-7. — Alcock, loc. aï., p. 354. 

Gelasimus annulipes var. albimana Kossmann, loc. cit., p. 53. 

Uca annulipes Ortmann, Zool. Jahrb. Syst., X, p. 354. — Nobili, Bail. Mus. Ta- 
rino, XVI, 1901, n» 397, p. 13, fig. A-B. 

Djibouti (M. Jousseanme), un mâle ; Obock (M. Jousseaume), 
2 mâles; Périm (M. Jousseaume), un mâle; Assab, Ras Garibal 
(M. Ragazzi, Musée de Modène), 3 mâles. 

Ces exemplaires appartiennent à la forme de la partie occi- 
dentale de la région Indo-Pacifique (Cf. Nobili, loc. cit.), soit 
à la forme qui a la dent subapicale du doigt fixe petite, ce qui 
donne à Textrémité de ce doigt un aspect tronqué. Cette forme 
est la même que le Gelasimu.s perple.i'us Edw. 

Uca inversa (Hoffm.). 

Gelasimus inversus HofFmann, Crust. Echinod. Madag. (Pollen et Vandam, Rech, 
Faune Madag.), p. 19, pi. IV, fig. 23-26 (1874). — De Man, Not. Leyd. Mus., 
XUl, 1891, p. 21, 24, pi. IV, fig. 12. — Alcock, loc. cit., p. 352-355. 

Uca inversa Ortmann, loc. cit., p. 351. — Walker et Scott, Crust. Abd-el-Kuri, 
p. 216. — Nobili, Bull, scient. Fr. Belg., XL, 1906, p. 151. 

Abdelkader et environs de Massaouah (M. Clivio, Musée de 
Turin), nombreux exemplaires; Assab (M. Ragazzi, Musée 
de Gênes), 3 mâles; mer Rouge (Musée Turin), 2 mâles; Ara- 
fali (M. Ragazzi, Musée Modène), 4 mâles et une femelle; Obock 
(M. Maindron), un mâle; Djibouti (M. Maindron), un mâle; 
Djibouti (M. du Bourg de Bozas), un mâle; Obock, dans la vase 



DÉCAI'ODES ET STOMATOPODES 313 

des palétuviers (M. Gravierj, 3 mâles; moi- Kouge (M. Joiis- 
seaiime), 2 mrdes. 

Tous ces exemplaires, cuinine ceux ifcufillis a .Mii>-«aoiiiili. 
par MM. Bonnier et Pérez, ont la dent siihapicale an iloi^t 
mobile, et apparliciiiicnl à la rm-iiH' l\pi(pit'. (Ifltr luirne 
paraît être disliiljiH'e sui- la cote orientale de 1 Alrn[ue td a 
Madagascar; dans llnde elle est représentée par la riw. s\a- 
densis Aie, dépourvue de dent subapicale. Il serait intéressant 
de connaître quelle l'orme se trouve a Ahd-i'l-Kuii. 

Uli'^ck. Djibouti. 

Longueur de la carapace 7 10 millim. 

Largeur — 12 19 — 

Longueur de la pince 18 2H — 

— de la paume G 8 — 

— du doi^rt inohilo 12 20 — 

Hauteur de la paume 6 10 — 

Uca tetragonon (Herbst). 

Cancer tetragonon Ilerbst, 1, 11, p. 2;i7, pi. XX, fig. 110. 

Gelasiiniis tetnujonus Hiippel, loc. cit., p. 2;j, pi. V, fih. :!. — Miliir-Kdwards. 

H. n. Cr., Il, p. o2; Ann. Sc.nat. (3), XVlll. p. 147, pi. 111, lig. 9. — iJe.Man. 

Sot. Leyd. Mus., Xlll, p. 20, 24, pi. 11, lig. 6. — Kingsley, loc. cit.. p. 143, 

pi. IX, lig. 11. 
Gclasimus tetragonon Alcock, loc. cit., p. 333, 357 {ubi syn.). 
Uca tetragona Orlmann, loc. cit., p. 348. 
Uca tetragonon Nobili, liull. scient. Fr. lielg., 1900, p. 1")1. 

Mer Kouge (M. Jonsseaume), 9 mâles et 2 femelles; Ohock 
dans la vase; des palétuviers (^^M. (iravieri : .Massaouali l'ati^ati. 
Musée de Turin), ï niàl<'s; Massaouali MM. Anlimiii. U-.l .•! 
Beccari, Musée de Gènes), 2!{ mâles et I I It'nK-lli's: iinr lîi.iigi' 
(M. Frasca, Musée de(ïénes/, (pichpirs cxi'iuplain' ; .Ma--«aniiali 
(M. Clivio, .Musée de Turin), 3 màlfs. 

Une des femelles n'cnilli<'s par M. .Inii-^.Mumc c^j d.- ^liuidi' 
taillt' ; l'Ile iiioiire !!(» iiiillinirl re^ de hiueur |(;ii- j de Imiuiieiir. 
Ilans ces exemplaii'es, on obserse le miin.' lail (pie jaNais 
remarqué dans les exemplaiivs recueillis par .M.M. rMHinier et 
itérez, soit que les femelles oïd le> iii(''r(q»odil('s de-> |(,dle>^ 

aiul)lllali»il'e> ^raiiuleliv ->lir |,| -«lIlTiice rvlniic ri ei-i-lieli- >iir 
le hord SUpi'rielll-. La enldral imi e-l |;i linMlie (pir ccll.- drenlc 

jiar moi i /or, al , . 

.Meoclv I a reiliaiMpit-, Irlrniinitdii dull elle eull>ldere (•iilillUe 
>lll)>(aillir e| IKill ((illlllli' lin ad Jeel if. 



314 G, NOBILI 1 

i 
] 

Uca Marionis (Desm.). i 

Gelasimus Marionis Desmarest, Cons. Crust., p. 124, pi. Xill, fig. 1. — Milne- ] 

Edwards, Ann. Se. Nat. (3), XYIII, p. i45, pi. Kl, flg. 5 (nec H. n. Cr., II, j 

p. S3). — Kingsley, loc. cit., p. 141, pi. IX, fig. 8. — Alcock, loc. cit., p. 353, ' 
359. — De Man, Abh. Senckenb. Ges., XXV, 1902, p. 477. 

Djibouti, dans le sable vaseux (M. Gravier), un mâle qui a ] 

les dimensions suivantes : [ 

Longueur de la carapace 8,5 millim. j 

Largeur — 14 — ' 

Longueur de la main 16 — 

— de la paume 4 — i 

— du doigt mobile 12 — | 

Hauteur de la pince 6,5 — ] 

La forme du doigt fixe de la grosse pince s'approche de la 'j 

figure de Milne-Edwards, mais le bord tranchant est plus droit, ' 

et moins recourbé en S. Cette pince est exactement égale à \ 

celle d'un jeune U.Dussuwien de Samarinda (Bornéo) du Musée ! 

de Turin. La dent du bras et la dent du carpe sont très ; 

réduites. Le doigt mobile est profondément sillonné sur sa ] 

face externe. Des deux crêtes de la face interne de la main ' 

celle qui est parallèle à l'articulation du doigt est presque obli- \ 

térée; l'autre est très saillante. H. Milne-Edwards a employé ; 

deux fois le nom de Gelasimus Marmiis pour deux espèces diffé- 1 

rentes. La première fois, à^nsV Histoire naUirelle des Crustacés., j 

il désigne sous ce nom l'espèce qu'il appellera plus tard Gela- \ 

sïmiis peiylexus ., et qui est identique avec la forme occidentale j 

de U. anmdipes^ la deuxième fois, il désigne vraiment l'espèce ; 
de Desmarest. 

Uca Marionis var. nitida Dana. j 

Gelasimus vocans H. Milne-Edwards, A)in. Se. Nat. (3), XVIII, p. 145, pi. III, | 

lig. 4 (nec H. n. Cr., 11, p. 54). — De Man, Not. Leyd. Mus., XIII, 1891, p. 23, j 

pi. II, fig. 5. i 

Gelasimus nitidus Dana, loc. cit., p. 316, pi. XIX. fig. 5. i 
6. Marionis var. nitidus Alcock, loc. cit., p. 353, 360. 

Djibouti, dans le sable vaseux en face de la Résidence i 

(M. Gravier), 2 mâles; Obock (M. Jousseaume), un mâle jeune. • 

Les deux mâles de Djibouti sont adultes et ont les dimensions : 

suivantes : ' 



DÉCAPODKS ET SToMATol'ODES '^15 

Longueur (le la cacapace 12 12 inilliin. 

Largeur — 19 22 

Longueur de la main 24 31 — 

— de la paume 7 10 — 

— du doigt mobile 1" 21 — 

Hauteur de la pince 10 H,-i — 

Dans les trois exemplaires, le doigt fixe a les driits caracié- 
ristiques qui donnent à son bord Iranclianl luif (lis])Osili<)n 
en W; le doigt mobile n'est pas sillonn»'' m dehors. I>is cnMrs 
granuleuses sur la face interne de la main soni liitu ni;tr(iiii'<'s. 

Le nom vocans a été employé deux fois par M. II. Miine- 
Edwards; en 1837, pour une espèce améiicainc (pii sera a|»|)<'lée 
plus tard, en 1852, G. pahislns par le même auteur, et qui est 
le Cancer vocator de lierbst; et 1852 pour désigner cette espèce 
même, soit nllidus. 

Le Gelasiinus rullnmanus Whilc est considère' pai" Miers 
[Ann. Ma/j. Not. ///.sY.(5),V,1880), i(bmli(pie avec U.Manon'is. 

Le G. cultrimanus dans le sens de Kingsley et de Ortmann 
est identique avec le G. nitidus Dana. Ce deiiiicr nom snail 
donc le nom de cette espèce ou variété, mais comme il y a 
déjà un Gelasimus ni/idus' T)esmi\vo^{, espèce fossile, j<' |)i'opose 
pour cette forme le nom d'pjrisa. 



GExriE DOTILLA Stimpson. 
{Doto De Haan.) 

Dotilla sulcata Forsk.). 

Cancer sukatus Forskal, loc. cit., p. 02. 

Saviguy, pi. I, fig. 3. 

Myctiris sulcalus Audouin, Expl., 

Doto sulcatus De Haan, F. Japon., p. 24 (IHS;!). — .Milne-Ldw ard-, //. ». '/•., II. 

p. 92.— Atl. Cuvier, /{. Anim., pi. XVIll, lig. 3. — Guérin, Icuno<j.li. .\niin., 

pi. IV, fig. 4. — Heller, loc. cit., p. 3G1. — De .Man, Sut. Leyd. Mus., Il, 1S80, 

p. 184. 
Lolilla sulcata Cano, loc. cit., p. 249. 
? Dotilhi affin is Mcock, loc. cit., p. 36^; ///. Zoo/, hncstij'itvr ('rust.. j.l. !..\lll. 

lig. 1. 

Mer Uouge ( Musée de 'l'iiiiii . l» iiiAle>; luei- Il.ui::e M. .loiis- 
seaume 1. I Ij niàlcs; Aden ^.VL .lousseaunie . -1 mâle-; lljiboiili, 
dans le sable vaseux à l'est de la UésideiicL' ' M. Grasier . ;{ mâles 
et 2 femelles. 



316 G. NOBILI • I 

M. Alcock a décrit une espèce d'Aden, D. ((f/inis, ([iii, très ■ 
probablement, est identique avec D. suhata. Dotilla affinïs i 
diffère de mlcata par trois points : 1° absence de Fépine sur la ; 
face inférieure du bras; 2° présence d'un tympanum sur la face : 
supérieure du méropodite des pattes de la dernière paire; ,; 
3" doigts des chélipèdes pas aussi longs que la paume. ^ 

Mes exemplaires (excepté deux qui ont les doigts subégaux \ 
à la paume) ont tous les doigts plus longs que la paume : carac- ^ 
tère de sulcata. Mais pour les deux autres caractères, ils sont,^ 
bien variables et s'approcbent souvent (ïaf/îni.s plus que de sul- ■ 
rata. Ainsi sur 20 exemplaires examinés, // n'ont pas cV épines i 
au bras et 14 ont des ti/mpans lùen formés sur les dernières pattes. \ 
De plus, aucun des exemplaires n'offre la combinaison simul- " 
tanée des caractères de la présence de Fépine et de l'absence . 
du tympan, ce qui ferait d'eux des D. sulcata, mais ces caractères i 
varient d'un individu à l'autre, parce qu on trouve des indi- i 
vidus avec épine et tympan, et d'autres sans épines et sans ; 
tympan. Deux seuls exemplaires offrent les caractères tX a [finis, \ 
les autres ont les caractères de sulcata et d' a f finis mélangés, i 
Je crois donc que ces deux espèces sont fondées sur des carac- i 
tères très variables et que a f finis ne peut pas être distincte. 

Les individus extrêmement jeunes n'ont que des traces très ^ 
faibles de sillons, n'ont pas des tympans aux pattes, et ont des '- 
aires membraneuses sur le sternum, qui pourtant ne forment pas j 
des tympans comme dans le D. fe}testrata. Dans les individus i 
d'âge moyen les sillons ont les bords plus trancliés que dans les ; 
adultes où ils tendent à s'élargir et à avoir les bords moins nets._i 

Genre PARAGLISTOSTOMA Dé MAN. ; 

Paraclistostoma Leachii (Aud.). \ 

Savigny, pi. Il, fig. 1. j 
Macrophthalnnis Leachii Audouin, Expl. 

Cleistoatoma Leachii B.. Milne-Edwards, H. n. Cr., Il, p. 08. — De Man, Mitth. i 

Hamb. Mus., XIII, 1896, p. 90. ; 

Cleistosloma Leachii var. peniciUala Paulson, loc. cit.. p. 67, pi. Vil, ii;.'. 6-6 6. : 

Mer Rouge (M. Jousseaume), 2 mâles, 3 femelles; mer. 
Rouge (Musée Turin), 3 mâles, 3 femelles. 

Paulson a décrit une variété de cette espèce, qu'il caracté- | 



DÉCAPODES KT STOMATOFODKS ;] I 7 

risa a par la présence de £:rosses touffes de poils sur la surface 
externe du propodite de ravaiit-dcniiciv [Kiiiv de pattes du 
mrde ». Ce caractère s'observe dans tous les cin(| niàles exa- 
minés, et je crois (pi'il soit commun à tous les individus mâles, 
et qu'il ne soit pas propre d'une variété distincte. 

Genre AIACROPHTIIAI.MUS Lat. 
Macrophthalmus Verreauxl E<lw. 

H. Milne-Edwanls, Atiii. Se. yat. [A], IX, 1848. p. TM, et ibiiL, XVIll. 18:;2, 
p. 1.';:;, pi. IV, l\'^. 2:;. — De Man, Nnt. Leyd. Mus., H, 1880, p. 184.— Alcuck, 
loc. cit., p. 377 [ubi ^yj}.). 

Mer Rouge, Périm et Obock (M. Jousseaume), 10 mâles, 
3 femelles. Le mâle et la femelle plus gros mesurent: 

o' ç 

Distance extraoïbitaire 18 15 millim. 

Lonj^ueur de la carapace 10,.^ — 

Largeur du Iront entre les yeux. ... 3 2,!) — 

L'angle orbitaire externe est triangulaiie, dentiforme et 
dirigé en dehors, comme dans rexemplaire de Djeddah décril 
par De Man, non en avant comme dans la figure de Milne- 
i'Mwards. Les deux deiils suivantes sont fortes, et aussi trian- 
gulaires et dirigées en dehors. 

Le bord inférieur de lOrbite est finement deuticulé, les den- 
ticles ne laissent entre eux aucun espace. Les yeux dé|)assenl 
re\lr<''mil('' de Torhile deuN ii'oii iiioilit' de leur hnii^nciir. 

Les mains du mâle sont Tories, longues, l.i paume est plus 
que deux fois aussi longue (pie le doi^t li.\e ; l.- doiiil mobile rsl 
articulé au sommet de la main el rorlenu'ul ()|ili(|ne en has : 
il offre une dent (piadiaiiiiulaiie : Icdoitil li\e a un lnlif old^iig 
di'iil icult''. La lace iiilcrn»' do d(iii;l> e>l Irés podin-. «l'Ilc de lu 
paume glabre. Le bord supi'rieiir de la paiiiiie et du doigt mo- 
bile du mâle n'est pas cai'éu»'. La main de la Irmi-lli' es! 1res 
gi'èle. avec les doigts beauconp pin- longs el li- ditiul ni(d)ile 
inui inlji'elii l»i'n-(|iienieiil ; jr- (|,'n\ duiL;!- n mil |i,i- de grosses 
deuls ; le doigl mol)de e| je Innd -npiTienr de |,i main -^nnl 
carén(''S. La ei'iMe <d)li(|ne -nr l,i l'iice externe de la main e-l plus 
forte daus la t'eniejle (jm- dan-- le mâle. 



i 



318 G. NOBILI 

Les pattes ambulatoires ont une épine à Textrémité des mé- 
ropodites, forte et aiguë, qui n'est pas représentée dans la 
figure de Milne-Edwards, mais qui a été mentionnée dans sa 
première description de 1848. Le bord supérieur du méropo- 
dite est finement granulé-denticulé ; l'extrémité du bord infé- 
rieur est finement, presque imperceptiblement, denticulée. 

Les pattes ont des bandes annulaires incomplètes de couleur 
noire, les pédoncules oculaires sont annelés de la même façon. 

Macrophthalmus brevis (Heibst.) 

Cancer brevis Herbst, pi. LX, lig. 4. j 

Macrophthalmus brevis Hilgendorf, Decken's Reise Ost.-Afr., p. 86, pi. 111, lig. 4. ^ 

— De Man, Not. Leyd. Mus., 11, p. 70. • 

M. Grandidieri A. Milne-Edwards, Ann. Soc. Ent. Fr., 1867, p. 285 ; Nouv. v 

Arch. Mus., IV, 1868, p. 84, pi. XX, lig. 8-11. — Lenz, Abh. Senckenb. Ges., ^ 

- XXVIÏ, 1905, p. 365, î 

Mer Rouge et Périm (M. Jousseaume), 9 mâles et 5 femelles. ^ 

Ces exemplaires s'accordent très bien avec la description et la ; 

figure de Hilgendorf de 31. brevis (que ce même auteur signala | 

aussi dans la mer Rouge), de même qu'ils concordent avec les '^ 

descriptions de I\l. Grandidieri, données par A. Milne-Edwards ; 

et par Lenz, ainsi qu'avec un spécimen-type examiné de Zan- =■ 

zibar. Je crois donc que les deux espèces doivent être réunies. \ 

La doigt mobile du maie est dépourvu de grosses dents sur le 1 
bord tranchant ; le doigt fixe a un lobe oblique. La crête 

oblique de la partie inférieure de la main manque dans la -' 
femelle, mais le bord inférieur de la main devient caréné et 

tranchant. Le doigt fixe des pinces dans les exemplaires d'âge ''■ 

moyen est presque droit avec le bord inférieur de la main ; dans 1 

les gros exemplaires il est fortement infléchi. \ 

Le gros mâle mesure : | 

Largeur de la cai'apace 23 millini. i 

Longueur — 11 — J 

Longueur de la main 18 — 'l 

"1 

Macrophthalmus depressus Riippell. 

Riippell, loc. cit., p. 17. pi. IV. iig. G. — H. Milne-Edwards, H. n. Cr., 11, p. 66 ; 
Ann. Se. Nat. (3), XVlll, p. 159. — Heller, loc. cit., p. 362. — De Man, Not. j 
Lcyd. Mus., 111, p. 255 ; Arch. f. Natunj., 1887, pi. XV, lig. 3. — Paulson, loc. j 



DÉCAPODES ET SI O.MAT(JFODES !3 I 

cit., p. fil), pi. \'I, fig. 5-7. — Ortmann. Zool. Jahrb. Sijst., X. is'.iT. p. :U1. 
342. — Alcock, loc. cit., p. 380. — Nobili. liull. scient. Fv. Belg., XL, 1906, 
p. lijo. 

Mer Hou^t* iMuséti de Turin), ± mâles et 2 renielles. FMajre 
de Suez(MiM. Bonnier etPérez), un mâle; Massaouali (MM. Issel 
et Beccari, Musée de Gènes), quelques e.\eiii|»l;iir<'> : mrr ilnnu^e 
(M. Jousseaume), 5 mâles et 7 femelles i li. 

(lENKE ET'PI.AX Ei)\v. 
Euplax fChsenostoma) Bosci (Aud.). 

Savigny, pi. H, lig. 2. 

Macrophthalmus Bosci Audouin, Expl.,. — Krauss, S. Afr. Crust., p. 40, pi. 11, 

flg. 5. 
Euplax Bosci H. Milne-Edwards, Ann. Se. Nat. i3), XVlll. p. ItJU. — l)c; .Man. 

Xot. Lcyd. Mus., I, 1871», p. 71 ; Arch. f. yat., iSHl, p. 3:)7. 
Euplax [Clixnostoma] Bosci, A. Milne-Kdwards, Noui:. Arcfi. Mus., IX, p. 2S1. — 

.Miers, Zool. « Alert », p. 238 et 342. 
Cleistostotna Bosci Dana, loc. cit., p. 313, [il. .\1X, (ig. 3. 

hjiiMMili (M. Couiière), 3 femelles ; Périm et Oboek (M. Jous- 
seaume,, 10 mâles et 5 femelles; mer Rou^e M. .loiissiNuiinr . 
un mâle. 



FAMILLE HYMENOSOMTDJ:. 

Oeni'.e EL.VMK.X.V Kdw. 

Elamena Mathsei l)r>in.\ 

lUjmenosoma Malliwi Uup[icll, loc. cit., ]>. 21, pi. \ . Ml:. !• 
Elainena Mnthxi Heller. loc. cit., p. 371. — l'uulsoii, loc. cit., p. 71. pi. I\. 
fig. 3-3/.. 

Signalée diins la fih'i lioii^i' par Hi'i|t|t<'ll. Ilcllir >•{ raiil-oii. 

FAMILLE GJiAnsin.K 

Genre GRAPSUS L.\m. 
Grapsus grapsus njiui.). 
Cf. Alcock, loc. cit., p. 3'.l2 {nln syn.), 

(1) Cano (/oc. cit., p. 229) iiKliquc M. trnnsrci'sus ù .>lassaou«li, mais 1 iilcii- 
lillcation de celle e.-<pccc pounail riic icvuo. 



320 G. NOBILI 

Ilot des Frères (MM. Bonnier et Pérez), un mâle et une 
femelle. 

Grapsus strigosus (Herbst). 
Gf. Alcock, loc. cit., p. 303 [iibisyn.]. 

Golfe d'Akabah (M. Arconati, Musée de Turin), quelques 
exemplaires; mer Rou^e (M. Jousseaume), un jeune mâle; 
Assab (M. Ragazzi, Musée de Modène), quelques exemplaires. 

Genre GEOGRAPSUS Stm. 
Geograpsus Grayi (Ew d.). 

Signalé dans la mer Rouge par Hilgendorf sous le nom de 
G. rubidiis Stm. 

Genre METOPOGRAPSUS Edw. 
Metopograpsus messor (Forsk.). 

Cf. Alcock, loc. cit., p. 387 [uhi. syn.). 

Mer Rouge (Musée de Turin), 6 exemplaires ; golfe d'Akabah 
(M. Arconati, Musée de Turin), 6 exemplaires; Suez (M. Des- 
champs, Musée de Turin), 7 mâles et 2 femelles; Massaouah 
M. CUvio, Musée de Turin), 2 mâles; mer Rouge (M. Jous- 
seame), 5 mâles et 2 femelles ; Suez (M. Létourneux), 3 mâles. 

Genre BRACHYNOTUS De Haan. 
Brachynotus harpax Hilg. 

Hilgendorf, Sz776. Ges. iSat. Fr. Berlin, 1892, n° 4, p. 38. — De Man, lool. 
fahrb. Syst., IX, 1895, p. 124, pi. XXIX, fig. 26. 

Aden, 12 mâles et 6 femelles (Ti/pes de HUgendorf) ; Djibouti 
(M. Coutière), un mâle etunefemelle ; Djibouti (M. Jousseaume), 
une femelle; Périm (M. Jousseaume), 2 femelles; mer Rouge 
(M. Jousseaume), 2 mâles et une femelle. 

Tous ces exemplaires, y compris les types de Hilgendorf, 
s'accordent parfaitement avec la description de De Man. Les 
dents des bords latéraux sont plus aiguës et plus détachées dans 



DÉCAPODES ET STOM.VTOl'oDES A'il 

les jeunes que dans les adultes. I).iii< les mal. -s udiillcs la crête 
sur la face externe delà main csl liicn marciut'-e seulement sur 
la portion digitale. Les deux exemplaires recueillis par M. Cou- 
tière à Djibouti ont les lobes épigastriques un peu plus larges. 
Hab. : Aden (Hilgendorf), Aljeli (De Man). 

Genke planes Bei.i.. 
Planes minutus (rjnii.). 

Cf. Nautilograpsus minutuf; H. iMilne-Edwards, Ann. Se. Sat. A . .\\. |). 17 k 

Kinf.^sley, Proc. Acad. Philadelphia, 1880, p. 202. — A. .Miliie-Kdwaitls cf 
lîouvier, Crust. Hirond., 1894, p. 49. 

Planes wm»^us Stebbing, S. Afr. Crust., 111, 1905, p. 43. 

Djibouti (iM. Jousseaume), une femelle ; Djibouti (M. Cou- 
tière) un mâle et une femelle. 



Genre PSKTI )( )( illAPSlS Edw. 
Pseudograpsus erytraeus Kossm. 

Kossmann, toc. cit., p. c.i. |i|. |, li<r. îj, et pi. 111, lig. 14-1:;. 
Heterograpsiis enjtliraeus Kinf,'.sley, loc. cit.. p. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), 8 individus. 

Je crois que cette espèce doit rester dans le genre Pst^mln- 
fjrapsiis, tel qu'il a été délimité })ar De Man, par son méro- 
gnatlie médiocremcul jiui'iculé, et par son exognathe élargi, mais 
moins large (pie la moitié de l'iscliiognatlie. 

(lE.Niu- CYcr.or.R.vpsus Edw. 

Cyclograpsus lophopus N'<>l.. 
(PI. XI, (ig. 4.) 

.N'obili, l'ic. cit., p. 41 1. 

Djibouti (M. Coutière), G femelles. 

Cette nouvelle espèce dillère de loiiles le> autres enuuue.-^ du 
même genre par les articles des pattes ambulatoiies laigement 
dilatés et cai'i'ués; les pâlies ressemlilaul ainsi à erllr-, d'un 
A!erf/r(/is. 

La eara{>aee a lii lornie (■;lr;l(•ll'•^l«^li^jue des (".veloiirapses 
lels (pie Liinm.ri el Aii(hiinni . Llle es! a<se/, Imnilx'c d ;i\;iiil r\\ 

ANX. se. N.\'r. ZOOI... '.)'■ scllr. i\. ~1 



322 G. NOBILi 

arrière, surtout en avant, et aussi en sens transversal. Les bords 
latéro-antérieurs ne ^ont pas découpés en dents, 7ii inteirompus 
par des fissures. Ils sont minces, caréniformes et tranchants ; 
finement granulés à la loup(^ La surface entière du corps et 
des pattes aussi est finement poilue. 

Le front est moins large que la moitié de la largeur de la 
carapace, avancé, lamelleux, à bord antérieur bien visible 
d'en haut et un peu conve./e en avant; ses angles externes sont 
aigus ; il se rattache au bord orbitaire supérieur par une ligne 
concave. Le bord orbitaire supérieur est dirigé un peu en 
dehors et en avant; l'angle orbitaire externe est peu marqué. 

Il n'y a aucune division de régions sur la carapace ; les 
lobules épigastriqiies sont à peine marqués; le sillon en H est 
à peine visible à la loupe, parce qu'il est très faible et su- 
perficiel. 

Les pédoncules oculaires sont gros et pyriformes, aplatis 
supérieurement et renflés en dessous. Ils remplissent exacte- 
ment l'orbite. La crête sus-orbitaire est granulée mais non 
découpée en lobes. 

Les chélipèdes sont égaux dans la femelle. Le mérus n'a pas 
de saillies ni de denticules particulièrement développés. Le 
carpe est faiblement granulé en dessus ; il a une faible saillie 
obtuse du côté interne. La face externe de la main est bombée, 
granulée; les gi-anules sont plus serrés sur la face supérieure 
qui est bordée par une mince crête granuleuse. Les doigts sont 
finement dentés sur le bord tranchant; le doigt mobile a 
5-6 dents spiniformes disposées en rangée longitudinale sur 
son bord supérieur. 

Les pattes ambulatoires ont les méropodites carénés en 
dessus, avec une dent subterminale ; carénés et élargis en des- 
sous; la largeur du mérus de la troisième paire est les 2/3 de 
la longueur de l'article. Les carpes et les propodites sont 
courts; les carpes sont fortement tricarénés. Les doigts sont 
faiblement poilus et plus courts que les propodites. Les pattes 
de la première paire sont plus grêles que celles de la dernière 
paire. 

Longueur de la carapace Il,bmillim, 

Largeur — 1 î- — 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 323 

Largeur du Iront r;.r> — 

Distance extraoïhi taire '.t — 

Largeur du bord postérieui- »J,;J — 



Ge.xue SESAHALV Sav. 

Sesarma (Sesarma) Jousseaumei Nol». 
(I>1. VIII, fig. 9.) 

Nobili, loc. cit., p. 411. 

MerKouge (M. Jousseaume), un mâle et une fenirll.' ; olxjcU 
(M. Jousseaume), un mâle. 

Cette petite espèce, la première Sésarme signalée dans la mer 
Rouge, par sa carapace très poilue et hérissée, cnlre les poils 
courts, de petits bouquets de poils plus longs, s'a|)|)roclie de 
S. pontianacensïs De Man et de ^S'. himilmn Alcock. 

La carapace est carrée, k bords latéraux parallèles, qui con- 
vergent mémo faiblement en arrière. T. a distance exlraorbilaire 
est dislinclemenl plus gi-ande (|ue la longueur de la carapace. 
Par ces caractères *S. JousseaunwÀ s'approclie de .S. Innatinn 
et s'éloigne de /lontianarensis^ chez qui les bords latéraux 
divergent en arrière et la dislance extraorbitaire est plus pctilf 
que la longueur de la carapace. 

Le front est replié en bas, comme dans pnnri'in(i<eus'is, mais 
TKiii iulh-chi verticalement. Son bord anféricui' csl faiblrinrut 
sinueux; il passe dîins les bords lah'i'iiux par un angle h'gè- 
roment arrondi. Le rapport entre la largem- du IVoiil el la dis- 
tance extraorbitaire est de o : 0. 

Les lob(?s poslfrontaux sont distincts, les deiiv niiloyens sont 
plus marqués que les deux laféi-aux, et sont subégaux à ceux-ci. 
L'iiire mésogastri(jue est bien d(''Iiniil(''e. mai^ la ri'giDU j^a^- 
tri(iue nest i);is déliinili'c >ui- !''> cùli^. 

Les bords laltM-aux oui iiii'' île ni iinoiidic r( ithl ii-^r en a\aul . 
mais assez bien détachée des bords. 

i.,es maxillipèdes externes ont le niéiognallie élai--i el atruudi 
(lu coté extei'ue. 

Les chélipèdes sont iclaliveniciil ^^los. Le uieiiis <e ié|>;in(l 
aiilt'rieuremenl eu un lidte airniidi, non ou très ptii di'ule. Le 
carpe fait une pelilc saillie inleriie. L,i main e^l a>sez rentlt-e, 
sa face externe est couxerli' par \\\\<' lar::e phupir dr poils trè> 



324 G. NOBILI 

touffus. Toute la surface externe est couverte de poils, mais ceux 
de la main sont plus longs et plus nombreux. Le bord inférieur 
delà main se continue en ligne droite avec celui du doigt fixe. 
Le doigt mobile n'a pas d'ornements particuliers ; il est plus 
long que le bord supérieur de la paume, et à peu près égal à la 
longueur totale de la paume. Les doigts sont baillants. La 
face interne de la main est lisse. 

Les pattes ambulatoires sont entièrement couvertes par les 
mêmes poils qu'on voit sur la carapace et les chélipèdes. Ces 
pattes sont plus courtes que dans pontianacensu. Les méropo- 
dites sont une fois et demie aussi longs que larges, leur bord 
postérieur est élargi, tronqué en avant et denticulé comme 
celui de pont'ianacensis. Le méropodite de la dernière paire est 
denticulé sur tout son bord postérieur. Les propodites sont à 
peine une fois et demie aussi longs que les dactylopodites, 
tandis qu'ils le sont trois fois dans pontianacensis. 

Longueur de la carapace 4,5 4 millim. 

Distance extraorbilaire 5 î 4,r) — 

k 

Largeur du front 2- 2,5 — 

S. lanatiiin Alcock diffère par ses bords latéraux trideniés, 
par ses méropodites entiers, etc. 



PLAGUSIIN^ 

Genre PLAGUSIA Lat. 
Plagusia squamosa (Herbsl). 

Signalée par Heller dans la mer Rouge. 

Genre PERGNON Gistel. 

{Acanthopvs De Haan. Liolophus Miers, nom. prseocc). 

Percnon planissimus {Herbst^. 

Cf. Liolophus planissimus Alcock, loc. cit. {ubi syn.). 

Percnon planissimus Hathbun, Proc. U. S. Nat. Mus., XJII, 1900, p. 281. 
Nobili, Ann. Mus. Nat. Hung., 1905, II, p. 501. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), nombreux exemplaires. 



DÉCAPODES ET STOM.VTOPODES 325 



FAMlLi: PAUCID.E 

Oen-re PAIJCUSPhil. 
Palicus Jukesii White. 

CijmopoUa Jukesii Wliite, 1847. — Miers. Voy. Erehus and Tcrror. V.ool. Crust., 
p. 3, pi. 111, (il.'. 4 a-c (187;;;; Rep. Cfuillen;/. lirach., p. 335 iHSti . 

Palicus Jukesii lîouvier, liidl. Soc. Philom. l'aria {H'\ 1\, p. 12. — Caïman. Trans. 
Utin. Soc. 2 . Vlll, l'IOO, p. 29, pi. 1, ii^'. 0-13. — Alcork. loc. cit., p. 451. 

Cijinopolia carinipes Paulson, loc. cit., p. 73, pi. I.\, (ij,'. 4-4 a. 

Mer Rouge (Must''e de Turin), deux ('\('ni|)liiii-('s. 



INCERTAE SEDIS 

FA.MILLE HAPALOCABCINW.E 

Genre GRYPTOGHYRUS Hell. 
Cryptochyrus coralliodytes Hell. 

Ileller, loc. cit., p. 360, pi. 11, lig. 33-39 (1801). 

Lithoscaptus parado.vus .\. Milne-Kdwaids. Maillard, lie Réunion. Crust., 

p. 10-12(1863). 
UthoscapAus paradoxus Paulsnn, loc. cit., p. 72. 

Les types <le ce genre hirpti:e .sedis provenaienl de la nit'i- 
Kouge. Je n'en ai |)as vu (Texomplaircs de cetlc prove- 
nance ; bien que j'en aie exaniim'' de nonihrenv recueillis 
aux îles Gambier par M. Seural. l'aulson considère Lttho.s- 
r.aptus jxiradn.iiis idenlicpie a ('ri/))tnr/ii/i'iis rornlltodi/lps. 
M. Caïman dans son travail ^iii' les lîracliyures du Didroit de 
Torres, a claiieFuenl cxposi'' les cai'aclères de lliiiiidnriirr'uuis 
niarsiipialis Stimp.. el .'■hddi ^e-^ iifliiiiirs avec Cri/pltirln/nts. 
M. Caïman a parraileni'iil r.iisuii iridoigiiei- ces deux i;enr'es 
des Pinnoléridés. rauiillc a laipiellc ils a\aii'iil rl^'- i-approeliT-s 
|)ar Stimpsoii el Paiij-Miii. Leur afliiiili' a\ec lo l{iiiitnid;i\ 
SKiileiiiie par A. Mdiie-j'.dwanU ne un" parait pa-^ elaii'e. 

La jiréseiice tle //. iiiarsii/iial is '>[\\\. dans la nier Itonge n est 
pas certaine, parée (pn- les galles <\\v les e(i|-an\ dt't-riles jiai' 
Lhren])erg el l\lun/iii::er ne •^(Uil pa- une preuve suflisanle de 
sa |»n''Seiiei' (lan> celle l'anne. iiiai-> ile^l hev jinihlaMe (pTil -^A■ 
troiiNe aussi. 



STOMATOPODA 

Genre GONODAGTYLUS Lat. (I). 
(Incl. Protosquilla Brooks.) 

Gonodactylus tripinosus var. pulchellus Miers. 

Gonodactylus trif>piuosus White {noinen nudum). — Dana, U. S. Expl. Exp., 1, 

1852, p. 623. — Miers, Ann. Mag. Nat. Hist. (5), V, 1880, p. 121, pi. 111, 

fig. 10. 
Gonodactylus trùpinosus var. pulchellus Miers, loc. cit., p. 122. — Ortinann 

Denkschr. Jena, VIII, 1894, p. 61. 
Protosquilla trispinosa Brooks, Hep. Challeng. Stomat. (XVI), 1886, p. 71. — 

Henderson, Trans. Linn. Soc. (2), V, 1893, p. 455. — Borradaile, Proc. zool. 

Soc, 1898, p. 34, pi. V, lig. 1. 
Protosquilla trispinosa \av. pulchella De Man, Abh. Senckenb. Ces., XXV, 1902, 

p. 920. 

Aden (M. Jousseaume),un mûle longde 32 millimètres. 

Les deux tubercules spinuleux latéraux du telson sont 
étroits, allongés et en forme d'amande. Les rugosités au milieu 
du cinquième segment abdominal man([uent. Le telson est 
movable, non soudé avec le sixième segment. 

Il y a des larges bandes transversales noires comme dans les 
Lysïosquilla; deux bandes sont sur la carapace. 

Gonodactylus spinosissimus (Pfeff.). 

Gonodactylus spinosissimus PfefFer, Mitlh. Naturch. Mus. Hamburg,, VI, 1888, 
(1889),' 4°, p. 35. — Bigelow, Proc. U. S. Nat. Mus., XVII, 1894, p. 493. 

Mer Rouge (M. Jousseaume), une femelle; Obock (M. Jous 
seaume), une femelle. 

D'après PfetTer, il y a seulement deux crêtes sur le cinquième 
segment de l'abdomen. Dans ces exemplaires les deux crêtes 
sont parfaitement distinctes, mais la crête marginale du seg- 
ment est aussi double, et il y a donc quatre crêtes et quatre 
dépressions. Sur le sixième segment il y a quatre tubercules 
mamillaires, hérissés de spinules aciculaires rayonnantes ; les 



(1) J'accepte entièrement les idées de Hansen {Isop. Cum. Stomat. Plankton 
Exp., 1895) que Protosquilla n'est pas séparable de Gonodactylus. 



DÉCAPODES ET STOMATOPODHS 327 

deux médians sont plus apprimés et jdacés iiii |hii plus m 
arrière des deux latéraux. Au long de rarticuiatiou du cin- 
quième et du sixième se^^meut il y a une rangée de spinules 
très menues non décrites par Prelïèr. 

Proto-sqi(i//ff /t/s/ri.r 'Soh. de la Nouvelle-iiniiiéc ;iiij:;laise est 
voisine de ceUc espèce ; mais elh; en dillèrc par suu citKiuième 
segm(înt abdominal pourvu de cpiinze petites rides ou crêtes, 
déterminant entre elles des fossettes, par son sixième segment 
manquant de tubercules mamillaires et ])Oui\ii de ])ilili'> ('pincs 
de forme très différente, soit non aciculaires, mais courtes, 
plus grosses et courbées, disposées uniformément en rangées. 
Son telson a aussi une forme différente ; il est couveit de spi- 
nules de même forme que celles du sixième segment aussi dans 
les espaces entre les tubercules, tandis que dans G. sj/mo.sis.si- 
??î//.ç les épines sont placées seulement sur les tubercules et non 
sur les crêtes. Le tubercule impair médian n'a j)as d'épines en 
dessus, mais seulement tout autour de la base. L'angle latéro- 
antérieur de la carapace est arrondi, non dentiformt; ; il est 
avancé vl dentiforme dans 6^. sj/tnosissimNs, tandis que l'angle 
postérieur du cinquième segment de l'abdomen est normale- 
ment tronqué dans G. ■s/)inosis.simus. Dans les deux espèces, 
ainsi que dans P. Brork'i't De Man, les yeux sont Iriiingn- 
Ijiir-es. 

Longueur totale 24 30 millim. 

— de la carapace 8 — 

— du bord antérieur de la 

carapace 4 5 — 

I>ageur de la carapace "> 6 — 

i^ongueur de l'a'il 3 3 — 

î.argeur — 1 .;') 1 ^ — 

Longueur du teL-ion vA du 0'' seg- 
ment 6, S 7, S — 

Largeur du telson !"> 5,li — 

Mah. : Zanzibar. 



Gonodactylus chiragra l';ib . ). 

Miers, Ann. Marj. Sut. Hist. {l\), 11, 1880. p. ils. — limoks. CUaUemi. Slomal.. 
IHG, p. la'"., |)i. XV. lig. 4. — De Man. Zoo/. Jalirb. Si/st., X. 18'.)H. p. Ci'.M. 
pi. XXXNIII. li^,'. 77 : .16/1. Senrkenh. Gex.. XXV. 1902. — Horradaile. l'roc. 
Zoo/. Soc, l8'.tK, p. ;r., pL \', lig. 4, pL VI, lie:. H; WilUu/s '/.ool. lies., \\\ 
1899, p. 401. — .Nohili, Aun. .U(«. Sapoli, I, n" 3, ['M)i, p. 1(1; liull. ment. 



328 G. NOBILI 

Fr. Belg., 1006, XL, p. lo7. — LanchesLer, Stomat . Mald. LaccacL, 1902, 
p. 445, pi. XXni [pars). — Jurich, Stomat. Deutsch. Tiefsee Exp., 1904, p. 375, 
pi. XXVI, lig. 4-4«, 5-5 a. — Paulsoii, loc. cit., p. 127. 
Gonodacty lus falcatus KossmsLnn, loc. cit. 

ff. Djibouti (M.Coutière),une femelle longue de 74 millimètres, 
uVancre à l'extrémité de la crête médiane, mais les crêtes sont 
plus renflées et l'ancre est plus courte que dans un exemplaire 
de Sarawak du Musée de Turin, qui correspond bien à la 
forme figurée par De Man. Dans un mille de 65 millimètres la 
crête médiane est encore plus renflée, presque comme dans 
la var. tumida Lanchester, et Tancre est à peine discernable, 
ainsi que dans trois autres mâles longs respectivement de 58,, 
47, 40,5 millimètres et dans une femelle longue de 38 mifli- 
mètres. 

Dans ces exemplaires le telson est proportionneHement plus 
court, la dent latérale moins marquée ; ils tendent donc à ratta- 
cher la var. tiimidi(S Lanch. avec la var. innp'œns Lanch. qui 
correspond à la forme typique selon De Man ou à la var. A. de 
Borradaile. 

b. Obock (M. Jousseaume), 13 exemplaires qui rentrent dans^ 
la forme pourvue (Cancre de longueur différente. L'ancre 
est bien distincte dans 12 exemplaires (7cf,59) entre 25 
et 60 millimètres ; les branches de l'ancre sont plus ou moins 
réunies à la carène et plus ou moins longues. Dans un mâle 
long de 61 millimètres les cornes de l'ancre sont soudées avec 
la carène qui est assez renflée. Dans ce même mâle les angles 
externes de la plaque rostrale, ainsi que dans un autre mâle 
et dans 5 femelles sont arrondis, tandis qu'ils sont plus ou 
moins spiniformes dans les autres six exemplaires mâles. Ces 
derniers s'approchent donc de la var. acittiros/nsDe Man, mais 
ils ont l'ancre bien développée. Ils s'accordent avec les exem- 
plaires d'Amboine décrits parmoi {Ann. Mus. NapoHJnr. cit.). 
c. Mer Rouge, Aden, Obock et Périm (M. Jousseaume), 
10 mâles et 11 femelles. 

Sur ces exemplaires on ])eut faire les mêmes observations 
(|ue sur ceux qui précèdent. L'ancre est bien formée dans 
8 mâles et 10 femelles; elle est soudée avec la carène médiane 
dans deux gros' exemplaires, un mâle de 66 millimètres et une 



DÉCAI'()DIvS ET STOMATOPODES 329 

femelle de 74 millimètres. Les angles latéraux de la plaque 
rost l'aie sont aigus dans quatre mâles, mais de forme normale 
dans les 11 femelles et les 6 autres m;iles. Un j)elit mâle long 
(le 35 millimètres, à rostn; tiideiilé. ollVc ([iir|(|ii.'> caractères 
de transition à la var. S/nit/ii, parce que la carène médiane du 
lelson est grêle et aiguë, et son extrémité tombe ahru(»tem(.'nt, 
mais ne se prolonge j)as en épine. Lt;s six crêtes du sixième 
segment ne sont pas particulièrement aiguës, ni prolongées en 
épine. 

Tous ces exemplaires de la mer liouge didèrent dt'<, auli'es 
des mers de Malaisie vus par moi par le tcdson plus court et 
|)ar les crêtes plus renflées, et par le corps, dans les gros indi- 
\ idus. plus trapu. 

Gonodarhjlus /y/c////^v)w/?^^'oodmason, en jugeant d'après la 
ligure, est peut-être seulement une variété de G. rhïr(i(ira voi- 
sine de var. ronfin'isDa Man, et var. tumidus Lanchester. Il dilïere 
seulement })ar son corps ])liis trapu et plus large ; son telson 
est un peu plus court et dépourvu d'ancre et d'épines latérales. 

Gonodactylus chiragra var. Smithi Poe). 

(ionodactylus Smithi Pocock, A. M. .V. //. t) . 11, 1893, p. 475. pi. ,\X H, li;,'. 1. 
l'iunodactylin; chiraijra \iiv. Smithi Borradaile, l'roc. zool. Soc, 1898, p. 34, pi. \\ 

lii:. 2, et Wilteifs Zool. lies., IV, p. 402. — Lanchester, loc. cit., p. 447, 

pi. .\.\in, ti-. 4-5. 

fi. Djibouti (M. Goutière), un mâle long de 38 niilliinèlres.Les 
angles latéraux du rostre sont aigus. Les crêtes du sixième 
soinile sont typiquement grêles et j)rolongét's sans aucun 
ii'trécissement en éj)iiies. La crête nn-diaiie du telson est pro- 
longée à l'extrémité, aiguc, iiiaL> immi -imnroiine. Les |>allc> de 
I ancre remontent jusqn a nioilit' de la crclc. jiaii^ un e\em- 
plain' très jeune long de l""",;j les palle> de l'aiiciv -c pro- 
loiigenl encore plus. 

/). Obock (M. Jousseaume), 7 femelle-^. Ain-i «pic dans 
rc\ciii|)laii't' i\r DjiltDuli li'S cndcs dn \ I ^c^nicnl --c inidnn^cnl 
en épine plus ou moins longne; la procniiiienc.' ini'diane du 
lelson est plus ou nioin- -piniroi-nie a I e\lreniili'. inai> xui 
bord extrême rentre olili(|tienieMl, janiai>- il n'e>l arrondi ou 
rectiligne, coinnic daii> la Ini nie ainTi'i' de (i. >////■'/'//■//. 



330 G. NOBILI 

i 

c. Mer Rouge, Aden, Périm et Obock (M. Jousseaume), .| 
6 mâles et 10 femelles. > 

Le rostre a dans tous les angles latéraux aigus. \ 

d. Mer Rouge (Musée de Turin), une grosse femelle longue 1 
de 53 millimètres. | 

La crête médiane du telson est très grêle, distinctement ■ 

prolongée en épine ; les pattes de Tancre dépassent la moitié ■ 

de la crête. Cet exemplaire correspond à la var. Smit/n b de \ 

Lanchester. ; 

Hab. : Mer d'Arafura (Pocock) ; Rotuma, Funafuti, Loyalty 

Islands (Borradaile) ; Maldives (Lanchester) ; golfe Persique ■ 

(Nobili). ■ 

Gonodactylus De Mani Hend. j 

^onodactylus n. sp. ? De !\lan, Arch. f. Naturg., 1887, p. 574, pi. XXll, fig. 7. - 

Gonodactylus De ifanii Henderson, Trans. Linn. Soc. (2), V, pi. XL, lig. 23, 24. ; 

— Nobili, Boll. Mus. Torino, XX, n» 506, p. H ; Bull, scient. Fr. Belg., 1906, ] 

XL, p. 158. ^ 

Gonodactylus spinosus Lenz, Abh. Senckenb. Ges., p. 387, pi, XLVll, lig. 12 [nec j 

Bigelow). • 

Obock (M. Jousseaume), 6 [mâles et 4 femelles; Djibouti ! 
(M. Coutière), 8 mâles et 9 femelles; mer Rouge (M. Jous- < 
seaume), 2 mâles et 2 femelles; Aden (M. Jousseaume), un ; 
mâle et 2 femelles ; Djibouti (M. Jousseaume), 2 femelles ; îles ! 
Musha, dans le sable du récif, dragage à 15 mètres (M. Gra- 
vier), un mâle; Djibouti, récifs du Pingouin et du Météore ! 
(M. Gravier), 4 exemplaires; baie de Djibouti sur les Slylo- \ 
phora (M. Gravier) ; baie de Djibouti, dans les canaux de Hir- \ 
cinia, et dans les sables k Balanoglossus (M. Gravier). j 

Hab. : Pulo Edam (De Man) ; Rameswaram (Henderson) ; \ 

golfe Persique (Nobili); Zanzibar (Lenz, Nobili). \ 

Gonodactylus spinosus Big-elow. ; 

Bigelow, John Wopkins Univ. Cire, 106, p. 101, 1893; Proc. V. S. Nat. Mus., j 

XVll, 1894, p. 493. i 

Gonodactylus chiragra var. spinosus Lanchester, /oc. cit., p. 454, pi. XXlll, i 

lig. 14. ' 

Djibouti (M. Coutière), un mâle et 2 femelles; Djibouti, ré- 

■cif du Pingouin et du Météore (M. Gravier), un mâle. j 



DÉCAPODES ET STOMATOPODES 331 

Ces exemplaires oiïrent riirmure caractéristique à petits p"d- 
nules aijîus et spinuliformes sur tout le tel.son, et concordent 
pourla plupart des caractères avec les descriptions de lli;j;elovN. 
Ils difïerent pourtant des desciiptions el de la ligure de Lan- 
chester par avoir les épines intt'iiiK'dit'cs distinctemeni i\v\*'- 
loppées, et les latérales marquées aussi. Ces exemplaires sonl 
plus gros que ceux examinés par Bigeluw et par Lancliesler, et 
Bigelow mentionne dans ses exemplaires ttrn .snmll teeth on 
eacli sïde that are evidentli/ hnmologous ta thc \nlenni'd\<ili' and 
hitciud .s/tines. Il est donc probable que ces épines se d/'ve- 
loppent avec l'âge. 

Cette espèce si mon identification est exacte, est au fond un 
G. De Mani à armure épineuse très développée. 

Mes trois exemj)laires sont longs de 24, 22 et 33 millimètres. 

Hab. : Mauritius (Bigelow) ; Maldives (Borradaile). 

Gonodactylus brevisquamatus Pauls, 
l'aulson, loc. cit., p. 127, pi. XXI. iig. .3-.3 y. 

Cette espèce très rare, non plus retrouvée après Paulson, est 
représentée par un mâle de « mer Rouge » (Musée de Turin), 
el une femelle de Djibouti (M. Jousseaume). 

Cette espèce est bien distincte. Le rostre a trois épines ; 
I t'pine médiane dépasse la moitié des pédoncules oculaires 
<lans le mâle et atteint les cornées dans la femelle; les deux 
pointes latt'i'Hles sont falciformes et dirigées en a\ant et en 
dehors. Les angles latéro-antérienrs de la carajjace sont aigns 
•et prolongés un peu en avant, les angles laléro-postérieurs sont 
arrondis. L'écaillé antennale est petite et courte. Les yeux sont 
cylindriques. Les bords laléiaiix i\i'> .segment> llioiaciipKîs 
découverts sont tronqués. 

La caractéi'istique de cette espèce est la t'oinie du >i\ienie 
segment abdominal, du telson et des uropi^jt^s. Les eûtes du 
sixième segme ni sont pliildl i''lai';L:i> il un p'H iriilli'->. lU \\r 
foi'meiil pas une carène Maii'. iiiai> pliilnl mir >iiil;iii- iihiImi- 
in(''ment sun'devée, sépaiN'c par un >ill()ii de la cnle \(ii>iiie. 
<!elle-ci est étroite, un pi'ii (ji-piiiiife l'I (I<-[h)|ii\ ne d i'|iiiie 

a[)icale. Au liulieil du >ei;|iifiit il \ a deux |i1'im'|I1I Iie||cc>. -|u- 



332 G. NOBILI 

bilieuses, lisses, sans épines, disposées parallèlement dans le 
mâle, et formant entre elles un angle dans la femelle de Djibouti 
(et dans la figure de Paulson). 

Le telson est court ; il n'a pas à'épines latérales (ses bords 
latéraux sont courbés uniformément) ; à son extrémité il a 
quatre épines ; les submédianes aiguës et étroites, séparées par 
un sinus arrondi, environ deux fois aussi longues que les deux 
externes (en mesurant le bord interne) ; celles-ci sont un peu 
plus larges et moins aiguës. Il n'y a pas de dents entre ces 
épines, les submédianes sont entièrement lisses, non dentïculées 
sur le bord interne. Le telson offre trois proéminences, la mé- 
diane très grosse, arrondie-obovée,plus saillante, parfaitement 
lisse, les deux latérales allongées et moins saillantes. La crête 
qui passe sur la dent externe est assez renflée et lisse. 

L'article basilaire des uropodes est bifurqué en dessous 
en deux épines, dont l'interne est beaucoup plus grêle que 
l'externe. La brandie externe des uropodes est lisse dans sa 
plus grande partie, et pourvue seulement de deux éjiines falci- 
formes à son extrémité (trois dans la figure de Paulson). Le 
segment distal est cilié sur le bord et couvert de poils sur toute 
la surface; l'endopode est aussi poilu, il a forme de fer de 
lanre, mais il est un peu tordu. 

Les mesures du mâle sont : 

Longueur totale 23 niillim. 

— du telson 4 — 

Largeur du telson 4 

G. De Mani a les crêtes du telson disposées de la même 
façon, mais il diffère nettement de hrevisquamatus ^ en plus que 
par ses spinules, par la présence de la dent latérale, par les 
épines terminales du telson denticulées, par l'exopode des 
uropodes garni d'épines mobiles, par son rostre unispi- 
neux, etc. 

G. espinosus Borr. qui manque d'épines latérales et qui a une 
disposition analogue des crêtes et des proéminences lisses, a 
les épines intermédiées réduites, rostre unispineux, uropodes 
pourvus d'épines mobiles, etc. 



DECAl'ODKS ET STOMAT» »|m i|)KS 



333 



Gonodactylus glaber liiMoks. 

Cionodactylus glabrous Drook?, Challenf/. Stomat . , p. 62, jtl. Xl\ , lif.'. 8; 

pJ. XV, fig. 7 et 0. — Bonadaile, Froc. Zool. Soc, 1898, p. 4u7. — Nobili. 

Ann. Mus. civ. Genova, XL, 18U'.», p. 276. — fji^'elow, loc. cit., p. 493. — Dr 

>lan, Abh. Senckenb. Ges., X\\ , 1902, p. 013, pi. XWIl. li^'. 67. — .Iniidi. 

loc. cit., p. 376. 
Gonodactylus ylaber, Henderson, loc. cit., p. 4oi. — Nohili, Ann. .Mus. X'tpoli. 

1, no 3, 1901, p. 17; Hall. Mus. Torino, XX, n° "iOe, 190;i, p. 11. 
Gonodaciyins (paphurus, .Nobili, .\nn. .Mus. Sapoli, 1, 1901, ii" 3, p. 16. 

Massaoualî (M. Ka^azzi, .Musée ModùiK!), 2 inàlcs ri une 
femelle; Massaouah i.M.M. \'iiKif;iieiTa et .Ma^Mt'Ili. Musée 
Turin), 4 mâles et 2 femelles ; Massaouah (M. Issel, .Mu^im- de 
Gènesj ; Éryllirée (Musée de Naples), 13 exemplaires; ItjilxMili 
(M. Coutière), 6 mâles et ifemellcs ; OLock, Adeu d Suez 
(M. Jousseaumej, 7 mâles el II femelles; Ohuelv'.M. Jous- 
seaume), 16 mâles et 1 1 femelles; mer Kouf^e (Musée de Turin], 
un mâle et 3 femcdles; îles Musha, sable des récifs M. Gra- 
vieri, un màlc et uue femelle ; dans les cavités des polvpicrs 
(M. Gravier;, un mâle, 2 femelles; Djibouti, dans Hirnnin 
(M. Gravier), un mâle. 

Tous ces 97 e.vemplaiix's, ainsi que deux aiitie> de 
Zanzibar et les individus recueillis en mer Rouge et dans le 
^olfe Persique par MM. Bouvier et Pérez,ont la crête ou tuber- 
cule accessoire sur le sixième somite bien (lévelop})ét'. awirn 
n'a les sutures de G. ijraphuni.s. Les crêtes du telsou sont plus 
ou moins renflées on pinson moins aiguës. 

C'est possililf i\\\i' f//'//)/////'//.^ i'\ (jlnher I>rooks \glabrrnis\ ne 
soient (|ueune seule especi;. l)"apres les desci'iplions de BrutiUs, 
les diffère nces principales entre les deux foi-mes seraient les 
suivantes : 



G. (jraphurus .Miers. 

1. Des sutures sur le dos des cinq pre- 
miers somites do I alxioinen. 

2. Une crête on liiliiiviih; accessoiro 
entre les six cit-ti's du sixirriic seg- 
ment abduminal. 

3. (larùncs du lelson renflées. 

4. Le basipn(b)|t' des uropopes a deux 
é|iines ; la lamelle de rexDjiode est 
plus longue i|iie iimilie du deuxii-me 
article. 



G. glabrous Rrooks. 

1. Pas (le sutures sur le dn.s des r\w\ 

premiers articles. 
2 l'a- de l'i l'Ie .ici-e^voire sur le >ixième 

seuriieiil ulMliiiiiinal. 

3. Carènes du telson ^'rèles, non ren- 
flées. 

4. Le basipodile des nr(>p()de> ;i une 
seule épine; la lamelle de l'exopode 
est |dns lunrte (jiie moitié du 
deuxième article. 



334 G. NOBILI 

Le troisième caractère peut être tout de suite écarté parce que 
Henderson [loc. cit.) nous informe que dans les types de gra- 
phiirus les carènes sont encore plus grêles que d(in^glad?'Ous,ei 
j'ai en 1901 , donné le nom de G. graphwiis Bi^ooksi au G. gra- 
pliurm décrit par Brooks, qui paraît être une forme beaucoup 
plus rare que l'autre à carènes grêles ou médiocrement renflées. 

Restent les deux autres caractères. Mes exemplaires par 
l'absence de sutures tergales seraient des glaber, par la pré- 
sence du tubercule accessoire seraient des graphurus. Leurs 
uropodes (m font aussi des glaber. 

Lequel des caractères a plus de valeur? Dans le musée de 
Gênes, il y a de nombreux exemplaires de Massaouah, 
déterminés glaber par Hansen, qui ont le tubercule très dis- 
tinct, et n'ont pas de sutures. M. Lanchester observa des exem- 
plaires en conditions égales, également déterminés par le 
même carcinologiste. M. Hansen donne donc plus d'impor- 
tance à la présence des sutures qu'à celle du tubercule. La 
concordance aussi des caractères des uropodes et la forme de 
l'endopode de la premièe pairre de pléopodes me portent à 
présent à considérer ces exemplaires comme des glaber, bien 
qu'ils aient le tubercule de griipliurus. 

Le Cancer falcatus de Forskal, par ses carinis long'itudina- 
libus, convexis, pone mucronatis', numéro quinque est certaine- 
ment identique nYec grap/iuras- ou iwec glaber, non n\ec c/ti- 
ragra, ainsi que des auteurs (Kossmann entre autres) ont 
supposé. Mais à laquelle des deux formes correspond l'espèce 
de Forskal, c'est ce qu'on ne peut pas déduire de sa descrip- 
tion. 

La couleur paraît être très variable. D'après les notes qui 
accompagnent les exemplaires de M. Gravier, elle était gris 
bleuâtre avec des taches sombres dans certains exemplaires 
des îles Musha ; et bleu ardoise, avec les appendices bleu 
clair dans le mâle capturé dans H'irc'nva, à Djibouti. 

( lENRE GORONIDA Brooks. 
Coronida trachura (v. Martens). 

Gonodactylus Irachwus von Martens, Sitzb. Ges. Naturf. Fr. Berlin, 1881, p. 83. 
— Miers, Proc. Zool. Soc, 1884, p. 16, pi. l, tig. 3. 



DÉCAPODES ET STOM ATdl'ODES 335- 

Coronida traehwa Biooks, loc. cit.. p. fiO. — Ilansen, Isop. Cum. Stomat. 

Planklon Exp., 189"), p. 98. 
Odontodaclylus tracltvrus Rigelow, loc. cit., p. 490. 

Mer Rouge M. Jousseaumo, un niàle. 

Le cinquième et le sixième serment abdominal oflrml en 
plus (lu i-evètement cai-actèristi(jue de lu hercules, aussi unr 
rangée de spinules distinctes sur le bord postérieur. Le cin- 
quième segment ofîre aussi une créle miirginalf hicii rn'Ut'. cl 
des traces d'autres crêtes latérales. 

Les yeu.\ de cette espèce sont très caractérislicjues ; il> soûl 
aplatis et dilatés à l'extrémité ; les cornées sont uu peu 
obliques. 

Longueur totalo 3'. millini. 

Longueur de la carapace 7,5 — 

Largeur du l)ord antérieur de la carapace. ... :» — 

Largeur e.xtrème du corps 8 — 

Longueur de l'œil .3 — 

Largeur de l'œil 3^ — 

Longueur du lelson 6 — 

Largeur du telson 9 — 

Hab. : Iles Palaos (von Martens) ; Maurilius von .Mari. mis. 
Miers). 

r.F.NTŒ PSEr'DOSOrfLL.-V (îufimx. 
Pseudosquilla ciliata Fab.^. 

Cf. .Miers, Ann. Ma<j. \at. Ilist. ,a^ V, 1880. j.. 108, pi. 111. lig. 7-8. — Hrook.s,. 
loc. cit., p. .=j3, pi. XV, lig. 10. — Bigelow. loc. cil., p. 4*9. ^H Bull. U. S. 
Fisk. Comm., XX, 2, 1900, p. i:')4. lig. 3-k — lîorradaile, loc. cit., p. 30. — 
Ilansen, loc. rit., p. 86 (189")^ 

Djibouti et Obock (M. Jousseaume), .'i niàli-, ,1 i bimlbs: 
Djibouti (M. tloutière): iiht Koug(^ (.Mus. Tiiiin . iiiir rciiu'lle; 
Djibouti, i-t'cifs <lii riiiiioiiiu fl du Mr-lcorc. ,i :>() im-lrcs 
(.M. (i ravier/, uu jfUU''. 

Dans tous ces exemplaires, l'i'iiiiir iiilenic du b;i-i|Hi(liic 
des lU'opodes est plu-^ Imiuiie (|iie rt'|iiiii' e\lciiif; 11- cin- 
quième et le sixième >et:iiiclll abtl(i|lllli;il -.'uU nul les 
angles postérieurs pivdonui'e-; ni l'iuiie-. Crx i'\''iii|i|;iin.s 
corres|)ondent ainsi a ceux de I biihijidii, \ii-- |iaiHnMik^, i'| ,i 
ceux «le Lii'u \ii-> par Honadailje. Troi^ e\cm|(|iiiic> de Saiiil- 

'ril(mia> Allhlle> ollreill b'^ llieilies earaelel'o (|||c cnix de |;i 



336 G. NOBILI j 

mer Rouge. Les différences observées par Brooks entre ses! 
individus de Honolulu et d'autres de Saint-Tliomas, sont donc! 
individuelles, et cette espèce est sujette à varier dans une' 
même localité. ; 

Un jeune exemplaire, long de 17 millimètres, recueilli par, 
M. Coutière à Djibouti, et un autre des îles Musha, recueilli! 
par M. Gravier à 20 mètres de profondeur, sont dans le stade! 
monodartyla. Le doigt est apparemment entier, mais, examiné; 
au microscope, on y voit, sous les téguments, les épines déjà, 
formées. I 

Un jeune exemplaire de Djibouti offre une belle coloration 
avec deux bandes longitudinales violettes et les bords des seg- ! 
ments clairs pointillés de violet. i 

Pseudosquilla pilsensis De Man. ' 

De Man, Journ, Linn. Soc, XXII, 1887-88, p. 296. - Bigelow, loc. cit., p. 499. ' 

i 

Djibouti ou Obock (M. Jousseaume), une femelle. i 

Cet exemplaire est en mauvais état et manque de telson. Je i 
l'attribue également à P . p'dœn.sis par la forme de son corps 
qui ressemble à une Jj/siosqidlla, par ses yeux aplatis, dilatés, 
avec les cornées bilobées, pour avoir seulement trois épines 
(en plus de celle terminale) sur le dernier article des pattes 
ravisseuses, et par la forme du prolongement distal du basi- 
podite des uropodes. Celui-ci pourtant a six épines d'un côté et 
sept de l'autre, tandis que dans le spécimen type, il y a seule- 
ment cinq épines. I 
Cette espèce n'a été trouvée qu'à Elpbinstone Island dans \ 
l'arcbipel de Mergui. 

Pseudosquilla megalophthalma Bigelow. i 

Pseudosquilla megalophtalma Bigelow, loc. cit., p. 500. ! 

Djibouti et Obock (M. Jousseaume), 2 mâles et 3 femelles. 
Ces exemplaires diffèrent de la description de Bigelow, par les ; 
caractères suivants : i 

1° Les segments abdominaux II et III n'ont pas d'épino à j 
leur angle postérieur. \ 



DÉCAPODKS ET STOMATol'ODES 337 

2° Les deux épines du prolongement Jnisal des uropodes sont 
d'égale longueur. Dans le type de Mauiiliiis, les segments 
abdominaux 2-6 ont une épine à Tanglf {postérieur et l'épine 
externe du prolongement du hasiiioditr c^l plus longue (|u»; 
Tépine interne. Je ne crois pas toulrlois (|uc ces dillerences 
aient beaucoup d'importance. |)are,e (pie (|;ins Py. ri/ir//t/ on 
observe les mêmes variations. 

La couleur est caractéristique. Sur la carapace il \ a une 
grosse tache oculiforme noire, entouri-e par une ligue jiiuiiàlre. 
Les angles postérieurs du cincpiième et du sixième segment 
de Tabdomen sont aussi colorés de noir avec une ligne jau- 
nâtre. Le dos du doigt des pattes ravisseuses, et les épines et 
les crêtes du telson ont une couleur violette. 

Le ))lus gros infli\idu mesure : 

Longueur totale 48 niillim. 

— de la carapace 11 — 

— de lœil ". 3^ — 

Largeur de l'œil 3 ■ — 

Cette espèce n'est connue que par un seul exemplaire de 
Tile Maurice. 

Genre LV^lUSgUlLLA Dasa. 
Lysiosquilla multifasciata Wood-Mason. 

Wood-.Mdbon, Fiy. descr. 9 sp. Squillidx, IS'.iii. — Nobili, Bail. Mus. 'l,,i'n\i,. 
XVili, 1903, no 447, p. 30. 

(MxM'k (M. Gravier), dans les sables à Bal.anofjlossu.s. Ti'ois 
individus. 

(^es exemplaires sont rtdalivement j(nmes. par lappoil a 
une ('(imelie de Samarinda ^Bornéo), de latjutdle iU dilIVivnl 
par (piekpies caractères. Le rostre est loiané, danv l(iu>- h-s 
exemplaires. p;ii' une liiine I lapi'/oidale ailougi'f, >e li'i-mni.inl 
en avant en épine plulul Iniigue. Le>< bords exlenie^ dr |a 
lame rosti'ale sont It'gi ivuieul eonea\es, plu> dau> la l'euiidle 
de Sauiariuda ipie daii-- h•■^ i'\etuplaii'es de la uii-r l'ioiige. Li> 
angles lair'ro-anli''ricur>> du i-o>ln' •^oni ol)lu>. pri'>-(pir ai loiidis, 
l'i-pine iiK'diaiie allriiil la iia-i- des (•ociiee> dan- di'iix lArm- 

.VN.N se. N.A'I". /.OUI.., \r s.Tlc. IV, '^\i 



338 G. NOBILI 

plaires et dans la femelle de Bornéo, et seulement la moitié 
du pédoncule dans l'autre individu. 

Les épines mobiles de l'anneau antennaire dépassent la moitié 
du pédoncule oculaire. L'écaillé des antennes externes est 
elliptique. 

Les angles latéro-antérieurs de la carapace sont obtus, 
ainsi que les angles postérieurs. La carapace s'élargit en 
arrière. Les pleurons des segments tboraciques découverts 
sont arrondis-tronqués. Le sixième segment de l'abdomen se 
prolonge en épine à ses angles postérieurs. 

Le telson a deux épines marginales de chaque côté, et deux 
épines submédianes qui sont plus courtes ([ue les épines 
mobiles insérées en dessous. Entre la première épine margi- 
nale, qui est la plus longue, et la deuxième, il y a une épine 
courte ; 4 épines sont disposées entre la deuxième mar- 
ginale et la submédiane qui n'est pas plus longue que les 
épines intercalaires. Entre les 2 épines submédianes, il y a 
8 spinules dans le mâle (4 dans l'une des femelles de Obock 
et dans celle de Samarinda, 6 dans l'autre femelle de Obock). 
Deux des 8 spinules du mâle sont plus courtes et insérées 
plus haut. 

Sur la surface dorsale du telson, on observe 5 épines dis- 
posées en arc de cercle. 

Le basipodite des uropodes a une épine en dessus, et se 
prolonge en dessous dans les 2 épines habituelles, dont l'in- 
terne est plus longue que l'externe ; l'exopodite offre 6 épines 
mobiles. 

Le carpe des pattes ravisseuses a une spinule en dessus ; la 
main a 4 épines mobiles ; le doigt a 6 épines (y compris l'api- 
cale) denticulées, la première très courte, la deuxième plus 
courte que la troisième subégale à la cinquième, ou un peu 
plus courte, la quatrième longue. Dans la femelle de Sama- 
rinda, il n'y a que 5 épines pour chaque doigt, dans le type de 
Bombay il y a 5 épines d'un côté et 6 de l'autre. 

La coloration est celle des autres Lysio.sqiâlla^ par bandes 
transversales noires, dont trois sur la carapace. 

Les plus gros exemplaires mesurent : 



Dl'f.APODES ET STOMATOPODES 339 

G Ç 

Okock. Suninriiiiln. 

Longueur lulaie 31 riii millim. 

— (le la carapace G K» — 

— (lu lelson 3 '■> — 

Celte espèce n'esl coihhk; (jue de lloinhas d dr S;im;i- 
rinda. 

Lysiosquilla vicina Xob. 
iNobili, Bull, du Mus.. lOOi, n" .'», p. 228 Diagn. prélim.). 

Obock, dans les sables à Balanoglossu.s (M. (iravicr . un 
mâle. 

Cet exemplaire mancfuc niallienreusenicnl des pallts ravis- 
seuses. Cette espèce est voisine de Lt/s'ms(iiiilla lif/rhifi Nob. df 
i>f)rnéo (1). 

Le rostre est une lame rectangulaire prolongée en av;iiil 
en S r/)'ine.s, les deux externes correspondant aux angles aidf- 
rieurs du rostre. L'épine médiane alleint à peine la base de 
la portion chitinisée des pédoncules oculaires. 

Le bord postérieur (hi sixième segment abdominal, du cnlc 
nnilraK est parfaitement lisse, non pourvu de 8 épines comme 
dans l'ijirïna. Les angles postérieurs sont prolongi'-s en épine 

Le telson a 8 épines sur tout son bord, soit 3 latérales de 
clia(|in' côté et 2 submédianes. La jjremière ("pine latérale, 
|dacée près de la base, est la plus longue; la druxiènif .«l h 
troisième sont subégales, les ± submédianes sont un peu 
plus longues que les 2 latérales. Immédiatement au-dessous 
(l(?s 2 épines submédianes il y a 2 spinules iiiobilo. aii>-«i 
longues que les 2 submédianes et cacliées par die-, l'jilre les 
2 éj)ines submédianes, sur le bord inféi-ieui- du telson, sont 
implantées 12 spinules. dont les 2 médianes sont un peu |)Ius 

(■ourles el |»lae(''es llll pell plll- ll.llll (|lle le.s aillri'»-. Il \ a UMe 

épine entre la pi't;niièi'e el la deuxième épine mai'ginale. une 
entre la deuxième et la Iroisièiiif. une entre la li'oisiènie el la 

submédiaiie de e|ia(pie ry\\r. Ci», ('pilles sont implautée> llll 
|HMi |ilii-> \\\\^ (|iii' lc>, l'iHiii'- |iriiiei|ta!c-~, \\\\\\^ pas du eiMi'' 
inrericiir eonuiii' dan- hiirinn. hans liiiniiu. les i''|iines acees- 

(1: .NiiMli. Hntl. Mus. Tmiiio. Wlll. I".»i»;{. n" îiT. p. 2H. 



340 G. NOBiLl ; 

soires sont plus nombreuses ; il y en a : une en arrière et au- i 

dessous de la première épine marginale, qui manciue ici ; une ^ 
entre la première et la deuxième marginale, une au-dessous de 

la deuxième marginale qui manque aussi ici, une au-dessous '. 

de la troisième marginale (qui manque à tujrina). \ 

Sur le dos du telson il y a 5 épines disposées en arc de ; 

cercle, comme dans imdiifasciata et vidna. \ 

La L. vicina diffère donc de la L. rujr'ma par son rostre Iris- | 

pineux, par l'absence de spinules sur le bord inféro-postérieur \ 

du sixième segment abdominal et pai- un plus petit nombre \ 

d'épines placées au-dessous des épines marginales du telson. j 

Longueur totale 27 millim. i 

— de la carapace 4,5 — ^ 

— du telson (sans épines) 2 — ?; 

■i 
'> 

Gknre souilla Fab. \ 

Squilla massauensis Kossm. - 

Kossmann, lool. Ergebn. roth. Meer., Il, 1880, p. 99. | 

\ 

Massaouali (M. Fatigati, Musée de Turin), 7 mâles et j 

2 femelles; Massaouab (M. Ragazzi, Musée de Modène), un j 

mâle; Djibouti, dans une flaque au milieu du sable vaseux, à ; 

l'ouest de la Késidence (M. Gravier), un mâle. ^: 

Bigelow [/or. cit.) place avec doute cette espèce parmi les '^ 

synonymes de S. nepa. Elle est, par contre, plus voisine de ; 

S. a/finis Berth. et surtout de sa var. intermedia Nob. (BoU. \ 

Mm. Torino, XVIII, 1903, n''454, p. 38, 39). ; 

Les yeux sont gros, obliques sur le pédoncule, et disposés j 

de façon que le sillon médian des cornées prolongé passe sur i 

le bord interne du pédoncule, et ainsi une moitié de l'œil est l 

implantée sur le pédoncule, l'autre moitié est libre. L'axe ; 

pédonculaire est plus court que l'axe cornéen. Le rostre est '. 

légèrement plus long que large à la base, et se rétrécit en ] 

avant ; il a seulement les petites crêtes latérales. ■ 

La carapace dans la ligne médiane mesure environ la cin- \ 

quième partie de la longueur totale ; la crête dorsale médiane • 
est terminée en arrière par une épine. Antérieurement cette 
crête se bifur([ue à son extrémité par une partie assez courle ; 



DÉCAPODES ET SToMATOPODES 3il 

la longueur de la partie birurciih'" i\'r>\ pus plus grande que 
celle de S. a///nls. Les anjil(!S liitéro-auh''ri(nii> de la carapace 
sonl spiniformes, et dirigés un peu en deli<»i's: h- angles lalcTo- 
postérieurs sont arrondis. 

Le premier segment tlioraei([ii(' drcduvcil ua pa> d"i'pines 
ventrales, mais il offre deux processus laléraiivcomuH' dans 
nepa et a //i ni. s, donl Fantérieur est pins gros (pu* le pro<<'s<ns 
postérieur. Le processus antérieur est plus court que celui di' 
S. ff/f/nis. Le deuxième segment a deux itroccssiis laléianx. 
dont le premier est aifjft et courbé, pres([ue spinilbruK'. non 
large et plus ou moins tronqué comme celui df .S'. )tt^iiii <•! 
Il /finis. Les processus postérieurs du deuxième el du litusiènn' 
somite découverts sont aigus. 

L'abdomen a 8 carènes longitudinales. La carène margi- 
nale-latérale finit en épine sur tous les segments ; la deuxième 
finit en épine depuis le deuxième segment, la li-oisième depuis 
le troisième ; les deux dorsales médianes sou! épiui'iiM"- >ui' 
le cinquième et le sixième sojnite seulement. En commençant 
(lu deuvième segment, on observe entre la deuxième et la troi- 
sième crête latérale (leur tubercules bien d'isiïncls, renflés el de 
[orme irrégulière, entre lesquels il y a une petite fossette, 
hans nepa et (i//inis il y a seulemeni la |)elile f'osselle : jc^ 
tul)ercules man([uent entièrement. Les crêtes sur le sixième 
segment sont plus renflées que dans nepa et ii//inis. 

Le telson offre les meilleures différences. Sur le di)s di- ce 
.segment, on observe la même crêle longitudinale e| le> 
mêmes lignes de fossettes de clia(pie cnjt' de l;i cnHe. el le> 
miMïies rangées radiantes de poinis creux cuuiuie dans lUpu. 
(i/liitis el laiil daulri's espèces. .Mai> dans ncpn el (ijjinis. 

la ■^lIlTilce (lu IcJSMll e>l ilphllh'. je-, ro^vcl | o el le- pniliUMillI 

iniprimt'îs simplenieiil . saus aucune sculpliiie Imil aiildiir. 
Dans innssiniensis. au c(uilraire. la surface ilu leUnn i-^l 
sculptt'e avec des lidn-iciile-. d do l)(»i(U lenlle-^ (pii accoui- 
pagiieul les d(''pressi(tu->. Le l(tu;j. de la langi'-e de fu^^rllo 
(pii descend paralleli'uienl a la crelr nK'diane. il \ a de (i 
à 8 tubercule-, de ejiacpie cù|e (h' la ll^Ue de l'usselles. dii||| 
ceux du cnli'' inlerih' Cisl-à-dn-e enire |ev In^^elles el la I l-iMe 
sont plus l'olis (pie ce||\ (lu 1 ,.|e exIefUe. (|ui --e lu-lMMUeul UU 



342 G. NOBILI ! 

peu ensemble. Des petites côtes renflées séparent les lignes , 

de points. , 

Sur le bord postérieur il y a 3 denticules submédians, j 

6 intermédiés et 2 latéraux. i 

L'épine interne du prolongement basai des uropode-s est '; 
la plus longue ; Texopodite a 9 épines mobiles. 

Le doigt des pattes ravisseuses est sinué eu dehors, moins | 

que dans nepa, et plutôt comme dans ma S. a /finis var. Inter- ■ 

média. Le doigt a 6 épines. Le pro})odus a 2-3 épines mobiles, j 

Le carpe est sculpture, et a 3 dents sur son bord supérieur. | 

Longueur totale du corps sans rostre 134 millim. \ 

— de la carapace 28 — j 

— de l'axe pédonculaire 6 — * 

— — cornéal 7.5 — a 

Largeur du rostre à la ])ase 5,5 — '; 

Longueur du rostre Sy — 

L'exemplaire de Djibouti, que j'ai vu frais, était de couleur I 
gris verdàtre ; les crêtes des segments abdominaux et les \ 
épines du sixième segment et du telson sont rouges. Les ; 
uropodes sont bleu foncé. 

% 
ADDENDA : 

Pour compléter le catalogue des décapodes de la mer Rouge, '\ 
il faut ajouter aussi les deux espèces suivantes : ''■ 

Parathoë rotundata (Miers), sig-nalée par Miers, à Suez. 
Carcinus maenas (Linn), signalé dans la mer Roiig-e par Alcock. , 



APPENDICE 



Mon travail était sous presse quand [)arut un travail de Klunzinf:f'r, Die 

Sp'itz-und Spitzmundknihhen \Oxyrhijncha nnd O.rt/siomata) des rotoi Mètres. 

Stuttgart, 1006. Je ne pouvais jilus citer ce travail dans le texte du mien; je 

vais donc en donner ici un résumé, avec quelques fjbservations crititjues. 
Klunzinger décrit vingt-cinq espèces de Oxy'hin([ues : 

Camposcui relusa l^at. (figure;, Koseii'. 

* Simocarcinus camnlus Klz. n. sp. (figures), El Tor. 

Trigonothir pi/ramidatus (Hell.l -figures). 

Menœlus monoceros (Latr.), Koseir. 

Acantlionyx elonrjativs '\s\\.)^ Miers. Koseii-, Suez. A. consohrinus Paulson nec 
A. M.-Edw., est considéré par Klunzinger identif|ue à .1. clongutns. 

Slenocionops ciirviroslris \. M.-Edw. (daprès A., Milne-Edwards). 

Stilbofjnathus erythrœus v. Mart., Koseir. 

' Herbstiu cornkulata Klz., n. sp., Koseir. 
Herbstia contiguicornh Klz., n. sp. 

' Hyastenus Brockii De .Man., Koseir. 

Scliizophrys uspcra Edw., Koseir. 

Cyclax siiborbicularis Stimps. (figures), Koseir. 

Micippe platipes Flupp. (figures;, Koseir. 

Micippe thalia var. miliaris Clerst. (d'après Gerstàcker). 

Pseudomicippe nodosa Iltdler, Koseir. 

Tylocarcinus slyx Ilerhst, Koseir. 

Ixion cajireolus Paulson. Klunzinger n'a pas vu cette espèce ; il (loiiiie la tra- 
duction de la description de Paulson. .fai déjà émis l'idée Bull. Se. Fr. 
Itehj., XL. lOOfi, p. 1 10) que cette espèce est identi(|ue à t'î/;i/(0C((jT/7i?<.s w//- 
nutus A. M.-Edw., et (ju'un autre synonyme en est Podohuenia crythrxa 
Cano, espèce non citée dans le travail de Klunzinger. 

Parathoë rolundata Miei's (ligui-es), Koseir. 

Lambrus [Wnnolambrm) pclayicus liiipp. (d'après A. Mihie-Eilwards et llup- 
pell). 

Lambrus { Au laco lambrus) pisoides Ad. et W'h. d'après Paulson). 

Lambrus ( Pseudolambrus) calappoides Ad. i-t Wli. d'après Alcock. .\dams et 
Wliite et Paulson). 
licterocrypta petrosa Klz. (figure.s), u. sp., Kost'ir. 

l'artUenope horrida Fah., Koseii'. 

' Parthcnope aruta Klz. (figures), Koseir. dette es|)èce fondée sur un exem- 
plaire très jeune me par'uil \nisiiie mais di-fincte de Thyrolnmlnus Icprosus 

Nol).. l'.to:;. 

Liumed'iii pcutayonus Klzg. dette espèce de Ki>seir me parait idenli(jue à 
lAunfdun conviclor lîouviei- et Seural, t'.'O."», liiiuvé par .M. Seurat aux iles 
Tuanmldu, en commensalisme avec Eeliinotrix (urcirum. .l'ai examiné les 
Ivpes mêmes de Eumedoit conviclor el, en les comparant avec la de^i'iipliiin 
et les ligmcs île Klunziiii.'er', je ne peux liuuveraucune dilTérence impnrianle. 
Les espèces de ( (xyslnmes di''criles par Klunzinger sont au nomhre de treize : 

Calappa hepatica Liini., Koseir. 

Calappa yallus Ilerhst. ^ligures,, Koseir. 



344 G. NOBILI 

Matuta Ba7iksii Leach. (figures). 

Matida victor Fab. (d'après les auteurs). 

Leuco&ia fiiscomaculata Miers, Koseir. L. urania var. signaUt Paulson est jus- 
tement considérée par Klunzinger identique à L. fuMomaeututa ; mais la 
substitution nécessaire du nom signala (187.5) à fiiscomaculata {\S~9) n'est ])as 
faite par l'auteur. 

PhUyra plalychira De Haan (figures), Koseir. L'identité de A/j/ra variegata Rùp- 
pell avec cette espèce est reconnue. Mais si l'on admet l'identité complète de 
l'espèce de Rùppell ^voir ce travail p. l()9i, le nom de Rûppell a la priorité 
sur celui de De Haan . 

Myra fiigax Fab. 

Ebalia granidata Riipp., Koseir. 

Ebalia orientalis Kossm. (d'après Kossmann). 

Callidactylits Kesskrii Paulson. Klunzinger n'a pas vu celte espèce, qu'il décrit 
d'après Paulson, tout en doutant que sa position dans CaUidactylus soit 
inexacte. J'ai établi (p. 165) que cette espèce est identique avec Myra darn- 
leyensis Haswell, 1879. 

Orcophoriis horvidus Riipp. (d'après Rvippell). 

Cryptocnemus tuberosiis Klzg. (figures). Cette espèce est JDresque certaine- 
ment identique à Nursia ruhifera. Les figures et la description de Klunzinger 
s'adaptent très bien à mes exemplaires (Cf. p. 133). 

Cymopolia carinipes Paulson. Citée d'après Paulson. Caïman a déjà établi ea 
1900, l'identité de cette espèce avec Paliciis Jiikesi Wh. 
Le travail de Klunzinger ajoute donc sept espèces de Oxyrhynques (marquées 

par ') à celles de mon catalogue, ce (jui porte le nombre des espèces de la mei- 

Rouge à 458. auxquelles il faut ajouter Acanthonyx elongatus Miers qui n'était 

pas compris dans la liste par familles donnée à la page 5 de ce travail^ et les 

deux ajoutées à la page 342; ce qui porte le nombre des espèces sigualèes 

dans la mer Rouge à 461. 



cxi^LicATioN rn:s pLA.N(:iii:s 



PLA.NCIlt: I 



l-ig. 1. — Metapenaeus cognatus Nob. IWistre, X 4. 

rig. 2. — Metapen3eus Stebbingi Nob. fîostre, x 4; 2a; pelasma, X t; 26, thély- 

cum, X 4. • 
l'ig. 3. — Metapemeiis consobrinus Nob. Rostre d'un inâle ; 3a, pélasma, X 4; 

35, thélycum, X 4. 
lig. 4. — Metnpenxus Vaillanti Nob. Pélasma. X 14; ta, Uiélycum (scbéma- 

tique). 
Kig. :;. — Acctes erythrœus Nob. Carapace vue de cùlé, X 4; Sa, carapace vue 

d'en dessus, X 4; o6, extrémité de la deuxième paire de péréoi)odes, X -JO; 

5c, extrémité de la troisième paire de péréopodes, X 50; "ni, antennulcs du 

mâle, X 14 ; oe, une moitié du pétasma, X 14 ; '.'<[', spinules de l'appareil de 

préhension du mâle, X li>0. 

PLANCllK II 

l'ig. 1. — Lucifer Hanseni Nob. Femelle, X 14 ; la, sixième articb' de l'abdo- 
men et telson du mâle, X 14; Ift, telson du mâle vu de côté, X •'•0; le, émis- 
sion du spermalophore dans un mâle, X I-'IO. 

g. 2. — Virbiuti jactans Nob. Rostre, X ^0 ; 26, extrémité d'une patte. X ^U. 
g. 3. — Latreutes mucronatus var. multidens Nob. X 14. 
g. 4. — Hippoli/sinata vittata'^lm. Rostre, X 4. 
g. rj. — Hippolijsmata mnliiscissa Nob. Rostre, X 4. 
g. G. — l'ericlimenes soror Nob. Ilostre, X 4. 
g. 7. — CoralUocaris superba Dana. Anomalie du rostre, X 4. 
g. 8. — CoralUocaris rhodopc Nob. X 4 ; 8a. exlréniilé d'un pér-éopodc. 

PLAXi.JIK m 



l'ig. 1. — Paschocaris paschali'i (lleli. i. .^la^(lib^lie, X 14, et détails des parties 

incisives et molaiies, X -iO ; la, deuxième maxillipè<le, X 14; \h. premier 

maxillipède. X 14; !'• piemièic tnaxille, X 14; It/. deuxiènie iiiaxiile. 

X 14. 
l'ig. 2. — CoralUocaris hecatc Nob., X 4; 2a, extrémité d'un j)éréopode, X- 14. 
Fig. 3. — CoraUiocaris auaUtica Nob. Cara[tace et rostre vus de côté; 3a. les 

mêmes vus d'en haut; 36, cliélipède; 3c, doigt d'un péréopode, X 14. 
Fig. 4. — Typton Bourjoi Nob. Rosti-e et caiapace vus de cùlé ; 4'i, cliélipède. 

X 4; 46, extrémité des pattes ambulaloii-es, X !jO ; 4c, extrémité du telson, 

X ■•0. 
l'ig. ■■>. — Conchodijles mclcai/rin.x Peters Datlylopodile, X •'»t'- 
Fig. 0. — PalasnionrUa biuinjuiciilal'i .Nob. Rostre, X 14; <'•<'. dai|\ jupodile 

X "'0. 

l'LWCIIK l\ 

Fig. 1. — lirachycarpus a(Ueua N<ili., x -' : I". pince. X 4; 16. daelylopodite. 

X ")0. 
Fig. 2. — CnraUiocrani/on Perriiri Nul». Carapace vue d'en dessus, X '^ \ ~'i< 

mandibule, X SO; 26, première maxille, X 14; 2c, deuxième inaxillc, Xi^] 



346 G. NOBILI 

2d, premier maxillipède, X 14; 2c, deuxième maxillipède, X 14; 2/", extré- 
mité (lu troisième maxillipède, X 14: 2r/, premier péréopode, X 4; 2/t, 
deuxième péréopode, X 14 ; 2t, dactylopodite des pattes ambulatoires, X 50. 
Fig. 3. — Processa Coutierei Nob. Rostre et antennes vus d'en haut, X 14; les 
mêmes vus de côté, X 14. 

PLANCHE V 

Kig. 1. — Nikoides Danœ Pauls. Extrémité de la carapace et du rostre, X 4 ; la, 

mandibule, X 14; 16, première maxille, X 14; le, deuxième maxille, X 14; 

le/, jiremier maxillipède, X 14; le, deuxième maxillipède, X 14; If, patte 

simple de la première paire, X ~- 
Eig. 2. — Calliana!<$a Calmani Nob. Ischium, mérus et carpe du gros chélipède, 

X 4 ; 2'(, main du gros chélipède, X 4 ; 26, petit chélipède, X 4. 

PLANCHE VI 

Fig. 1. — Axiopsis œlhiopica Nob. Carapace, X 4; la, pédoncule des antennes, 
X 14; 16, gros chélipède, X 4 ; le, petit chélipède, X 4 ; Id, extrémité d'une 
patte de la troisième paire, X 14; le, telson et uro])ode, X 4. 

J' ig. 2. — Calliatmssa Jousseaumei Nob. Grosse pince, X 2 ; 2a, petite pince, X 2 ; 
26, telson et uropodes, X 4 ; 2c, maxillijjède externe, X 4; 2d, extrémité 
de la troisième paire de pattes, X 4. 

Fig. 3. — Callianassa Bouvieri Nob, Grosse pince, X 4 ; .3a, extrémité de la 
troisième paire de pattes, X 14; 36, telson et uropodes, X 4. 

Fig. 4, — Callianassa Gravieri Nob. Grosse pince, X 4; 4a, petite pince, X 4; 
46, extrémité de la troisième paire de pattes, X 14; 4c, maxillipèdes ex- 
ternes, X 14 ; 4f/, telson et uropodes, X 4. 

PLANCHE MI 

Fig. 1. — Callianassa Coutierei Nob. t, ischium et mérus du gros chélipède, 

X 4 ; la, telson et uropodes, X 4 ; 16, extrémité des pattes de la troisième 

paire, X 4. 
Fig. 2. — Callianassa liosœ Nob. P»ostre. X 4; 2a, mérus du gros chélipède, 

X 4; 26, telson, X 2 ; 2c, extrémité des pattes de la troisième paire, X 4; 

2d, doigts de la grosse pince. 
Fig. 3. — Galathea xgyptiuca Pauls. Chélipède, X 4. 

PLANCHE VIII 

Fig. 1. — Galathea hicinilis Nob. Carapace, X 14 ; la, chélipède, X 14. 

Fig. 2. — PetroUsthes leplocheles Hell., X 2. 

Fig. 3. — Pitlyoni/.r pedaiis Nob., X 2. 

Fig. 4. — Chaiybdis heterodon Nob., X 2. 

Fig. li. — l'ilodiifs armifjer Nob., X 4. 

Fig. 6. — L/6//a denticulata Nob., X 4 ; 6«, pince, X 4. 

Fig. 7. — Paranotonyx curtipes Nob., X 4 ; la, maxillipède, X 14. 

Fig. 8. — Pinnoleres Maindroni Nob., X 4. 

Fig. 9. — Sesarma Jousscaitmei Nob. .Maxillipède, X 14. 

PLANCHE IX 

Fig. 1. — Ehalia grnmdata Rûp|). Type. 
Fig. 2. — Ebalia ahdominalis Nob. 
Fig. 3. — Ebalia lacerlosa Nob. 



KXI'I.ICATION DES l'I.A.NC.II KS. 



34- 



4. — Nwsia Jousseauinei .\oI). 

5. — Crijptodromia granidata Kossm. 

6. — i^iicia tuherculosa A. M.-Kdw. 

7. — Lambrufi Icprosus Nob. 



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PLANCHE X 

Actœa pisigera .Nob. 

Actxa nodulosa Ad. et \Vh. 

Actœa sabxa Nob. 

Act.xd Kraussi Ilell. 

Pilwrtnufi Forskalii Edw. Type. 

Piliunnus spo)igiosus Nob. 

Pilumnits propingiius Nob. (Individus tyjics du trollV' Poi'sifpit' 

CIdorodius lippus NoI). 

Carpilodcs diodoreus Nob. 



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PLANCHE XI 

Hetcropanope pluiraonica .Nob. 
Eurijcarcinus intcgrif'rom De Man. 
Lamhrus monligcr Nob. 
Cyclograpsus lophopus Nob. 
Eurycarcimis orientcdis A. >L-Ed\v. 



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pnblical' ►. pas un recueil de récits de voyages pittoresques, mais d'obser- 

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