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FAUNE POPULAIRE 



LA FRANCE 



Dcinz.SDvGoOf^lC 

I' 



Dï Google 



EUGÈNE ROLLAND 



FAUNE POPULAIRE 

LAil'RANCE 

^ .... 
TOHE 11.^ 

LES OISEAUX SAUVAGES 

NOMS TDLGAUtBS, DICTONS, PaOTBRBES, LÂOBHDES, 
CONTBS ET SUFERSTITIONa. 



PARIS 

MAISONNEUVE & C'', LIBRAmE&-ÉDITEDRS, 

£5, QUAI VOLTAIRE, IK. 

1879. 

DcinzeSovGOOgIC 




z.sDvGcoglc 



OUVEAGES CITÉS. 



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le J« l'ai écrit, par erreor, «n 



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OUVRAGES CITis. VII 

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Debuikb du Bdc — Nouveau glossaire lillois. Lille, 1867. 
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Deglakd et Qbbbb. — Ornithologie européenne, 1867, t vol. ln-8. 

Paris. — Je renvoie à cet excellent ouvrage pour 

la synonymie savante. 



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FAUNE POPULAIRE 

DE 

LA FRANCE 

LES OISEAUX SAUVAGES 

AQUIIA (Genre), beisson. 
L'AJQLE. 

I. 

1. — Du latin aquila yiennent : 

ACIILA. /'. mentonaiH, AûdrewB. 

AQU1U>, Aulus-les-BaÎDs, d'Aeaier, p. £S. 

AiQU, f. ancien provençal et ancien catalan, Raynoaard. — 

Nice, KisBO. 
ÀIGLO, /. provençal moderne, — Alpes cott, Chabrand et Rooh. 
AIOLE, m, ou /. ancieD fraD^ais. 
AIGLE, m. français muderae. 
AQLB, Béarn, Lesp;, 
AnQLO, f. Qers, Céuac Montaut. 
uux, m. ancien français, Romania, 187!. p. 437. — Hontbé- 

llard, Contejeani. 
ÀILLB. f. B«rr;, Jaubert. — Suisse romande, Bridel. 
iLB, Bagnard, Corju. 

AUGA, catalan des Pyrénées-Orientales, Companjro. 
AIQCE, rouchi, Hécai't. 

Cf. iipUU, Italien. - IchlU, IcMliml. Sardnigne du lud, Cars. — ifolla, 
espagnol. — A^nlA, portugais. — iUla, Sard, du nord, Csrn, — dljl, val 
SiMna, Nigra, p, 43. — Bsclt, aneUis. 



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2 AQUILA (GENKE). BRI3S0N. 

2. — Noms de la femelle : 

AI0LES5B. f. ancien françait. 

AisLE. /. ancien français et français moderne. 

Cf. Ii(lui, anglais. 

3. — Noms du Jeune aigle : 

AIGLON, m. franfaiB. 
AIOJUAT, m. ancien français, Cotgrave. 
AIOLBT, m. ancien lançais. LitCré. 
AiQLBBON. m. ancien français, CotgrftTe. 
Cf. ladat, anglais. 

4. — En breton armoricain, l'aigle s'appelle : 

EB, Liegonidec, Tasié. 

BSiK, (diminutif qui Eiert à déaigner l'aiglon) Legonidec. 

Cf. UtTi gallois. — Ira, (génitif aiiiu) gothique. — Ar», anc. haut 
allemand. -> Ar, moyeo haut ail. Oriniin. — Anad, hollaudals. — lam, 
anglo-saioQ. — Earne, lies Orkaey, Low, p. 31. — Otm, danois, Islandais, 
suéduls. — Artiii, Ortli*, lithuanien. 

5. — Dans les pays basques, on donne à l'aigle le nom de : 



6. — < Le nid de l'aigle qn'oa appelle aire, est tout plat et non 
pas creux comme celui de la plupart des oiseaux; il le place ordi- 
nairement entre deux rochers en un lieu sec et inaccessible. On as- 
sure que le même nid sert à l'aigle pendant toute sa vie ; c'est réel- 
lement na ouvrage assez considérable pour n'Être fait qu'une fois et 
assez solide pour durer longtemps ; il est construit A peu près comme 
un plancher avec de petites perches ou bâtons de cinq ou six pieds 
de longueur, appuyés par les deux bouts et traversés par des bran- 
ches souples recouvertes de plusieurs lits de joncs et bruyères; ce 
plancher ou ce nid est large de plusieurs pieds et assez ferme, non 
seulement pour soutenir l'aigle, sa femelle et ses petits, mais pour 
supporter encore le poids d'une grande quantité de vivres ; il n'est 
point couvert par le haut et n'est abrité que par l'avancement des 
parties supérieures du roclier. La femelle dépose ses œulh dans le 
milieu de cette aire... • 

Bcirm, Histoire naturtlU, 



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AQUILA (OENBB). BRI8S0H. 



Littré définit le mot aire (qu'il tire avec raison du lat. 
area) •> surface plane de rocher où l'aigle fait son nid et 
par extension nid des grands oiseaux de proie. > 

cf. larlâ, (= Didni aecipitrii) bas latin, Dneange. — Alrr* utfUI*. 

7. — On appelle nex aguUin celui qui est recoorM en 
beo d'aigle. 

Cf. Iirli kqnQgbL, Mp. — Itw >«iniM, Ital. — UMdtMUM, ftll. 

8. — L'aigle a une excellente vae, d'où les locutions : 

Avoir une vue d'aigle. 
Avoir des ;eux d'aigle. 

Cf. A4allliiua(p«etn«,lat. — Iifltcjt, ugl. 

9. — Certaines espèces du genre aquila poussent des 
cris perçants, d'où l'expression : 

Crier comme un aigle. 

Voyez plus bas à l'article aigle criard- 

10. — On dit d'un homme supérieur - c'est un aigle. ■• 
et - ce n'est pas un aigle - se dit souvent d'un honmie 
qui n'a qu'une intelligence bornée. 



L'aigle De chaaae point aax moachea. 

L'ayglo non casao ey mouaquoa (ProTeii;al moderne). 

Agte non a'abourreiz bus mouique, 

(Traduction : Aigle ne fond aur mouche) Béarn, Lespy. 

Cf. iQOlla BOB e»ttÊX msMU, latin. — L'aqnila non musla n«tahe, Itai. — 
Ll^aila OM tiann furra a'rauMcU, toteau. — S'jUiUiaitrn non il trawact % 
<Udar« mnioa, Sardaigns. — Idlar HDft nlelit lia|«B, ail. — laflu MMh 
naa Biai, ëcouaii. — Iran, fugar aldri aogw, norv^s. — Iw «imat (1| 
TinUadt fÊtmagtn, hoU. aie,, etc. 

<!} Hléidiant. 



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AQUILA (genre). BRISSON. 



2. — Proverbe : , 

L'aigle n'engeudre point la colombe. 



Cf. AqulU aon gênerai coluabun, latio — GoInmiiB nm ■enertt aqallUD, 
latiD. — S'aqnilauaaaucecoliiaba. ital. —Ai tgolu Om prodnua pomlMS, 
port. — Adier brfltea kelM tanlMn, ait. — EIne krUie heckt kelne n 

Horace a mis ce proverbe en vers (iv, ode 3] 

. nec imbcllem ferocei 

Progeaerant aquilw columbam. 



Ou dit d'un homme qui tire tout l'avantage d'une société, que 
c'est la plume de l'Aigle qui dévore Ie« autres. 

Dictionnaire portai, des proverbes. 

4. — Toici ce que dit Aneau, de l'aigle : 

Quand eea petits veullent voiler. 
n iea esleve liaut en l'air; 
Si l'an le soleil ne regarde. 
Il le tue et point ne le garde ('). 

et plus loin : 

< L'aigle meine guerre avec le petit Roytelet et au grimpereau, 
qnl luj fait de grans outrages car lorsqu'il sent l'aigle absenté, il 
Iny casse ses œufs. > 

< On dit que l'aigle a peur dn roitelet (>). > 

Dictionnaire breton de Lboonidbc. 

B. — On appelle aétite ou pierre d'aigle une certaine 



(1) Selon Pline, une eepSce d'aigle, l'hallieéte, tient beaucoup & ce qua 
■BeDOurrisaoQsregardeiil fixement la soleil. Voici ce qu'il nous dit fc ce 
■ujet : ' L'baliEeéte, frappant ees petiu encore di'pourvas de plumes, les 
forc« de tempe en temiia k regarder le soleil en lace; s'il en voit uu cll> 
Knerou larmoyer, il le prëc^lpite en bas de son nid comme adultérin et 
dégénéré ; il élève celui dont l'ceil reste Aie. > 

PUHB, z, B, trad. Uttré. 

(1) et: lùhtim, c IH. 



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AQUILA NAETIA. BBISSON. 5 

pierre à laquelle on attribue des propriétés merrell- 
leuses. 

< La pierre d'aigle est ordinairemeot de la groiienr d'un œuf de 
pigeoa; elle a puuf singularité d'en renfermer une antre au dedani 
d'elle qui y ba.llotle comme une amande sèclie dana sa coqne. 

Portée suspendue au cou des femmes, elle a pour vertu d'empêclier 
les fausses cuuches; attachée à une de leurs cnisses elle ka fait 
accoucher promptement. 

C'est cette pierre que lient dans ses serres l'aigle; ce qui lui per- 
met de regarder le soltil en face sans cligner les yeux. > 

(Levret, Essai sur lus accouchements, Paris, 1766, p. îffi). 

Comparez le passage suivant de Pline : 

< Les aétites se trouvent dans tea nids d'algies... On prétend qn*U 

y en a toujours deui, l'une m&le, l'autre femelle ■■, que sans elles les 
espèces d'aigles dunt nous avons parlé n'engendrent pas et que pour 
cette raison il n'y a jamais que deui petits.... Les aélit«s attacbéet 
aux femmes grosses ou aux femelles pleines, dans la peau d'ani- 
maux sacrifiés, empâchent les avortements. Il faut les laisser tout 
le temps de la grossesse, jusqu'au moment de la parturition ; autre- 
ment il y aurait procidence de la matrice ; mais si on ne les dte à 
ce moment, l'enfantement ne se fait pas. ■ 

Pline, traduction Littré, sxxvi, 39. 

5, — L'aigle joue un rôle assez important dans les contes 
populains (Voyez par exemple Cosquin, Contes lorrains, 
p. 10 et 81 du tirage à part et Luzel, 5" rapp. p. 10 et 25). 

D'après ui certain nombre de récits de différentes con- 
trées, l'aigle semble avoir pour spécialité de ramener sur 
son dos, des profondeurs du monde souterrain, les héros 
qui s'y trouvent fourvoyés. 

AQUILA NAEVIA. BRISSOM. 
L'AIGLE CRLUÎD. 

On confond généralement sous le nom d'aigles tes diiTé- 
rentes espèces du genre aquUa ; cependant on donne 
quelquefois un nom particulier à VaqvMa naevia. 



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VULTUR (genre). L- 



1, — A cause de ses cris, od l'appelle : 

AIGLB CHUBD m. fraoçaii. 

ALiOÂ GBicu, catalan des PyréDâeB-Orieatalea. Companyo- 

2. — Il est plus petit que Les autres aigles, d'où son 
nom de : 

AIOLOUR, m. Nice, RiBBO. 

3. — On l'appelle encore ; 
AiGLX DE PRUSSE, Uaarîeiuie, Bailly. 

4, — La couleur noirâtre de son plumage l'a fait appeler : 
ÉOLO néGRB, Oard, Creapon. 

Cf. iqnlla Migra. Oênea, Deacrix. 



VULTUR (Genre) L. 
LE VAUTOUR. 



1. — Du latin vutturius (vautour, dans Lucrèce et dans 
d'autres auteurs) viennent : 

BCElTRIA, buqoe. 

VOLTOR, m. ancien provençal. — Pyrâoéea-Ortentale», Companyo. 

VOLTOOB, m. ancieD fraugais. L'ttrd. 

V01.TOIB, m. ancien français, Littré. 

BULTOB, breton armdriruin, Legonidec. 

vonToa, m. ancien provençal, Bnrtscli, OIomo^. 

TOUTBDB, m, ancien français, Littré. 

VAUTOUB. m. français. 

TOTODR, m. Oard, Crespon. — Provençal moderne. 

BÂUTODR, m. Toulonae, Lacroix. 

Cf. iTotfatlB. iToltort, Ital. — Beutnna, iitana, Sard. da nord, Ctm, — 
BtBtrexIa, Sard. du sud, Cara. — Tuttare, angl. — Tnlara, tunro, Slcil*, 
Benoit. — VBtvamt, Cutn^iovanai, Benoit. — Inim, (lat ValinraB} Mp. 
— Intre, Kallklen, Naoeyro. — Unm, port. 



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VULTUR {OENRB). L. 7 

3. — Le vautour est encore appelé : 

TAMisiti, Nice, RiBso. 
BHioc, BnyODne, Lagravère. 

3. — En Bretagne, le vautour porte le nom de : 

oOp, breton armoricam, Legonidec. Troude. 
Cf. -jh^ eo grec. 

4. — On appelle vautour un homme avide, insatiable, 
âpre au gain. Le latin vuttur avait le même sens. 

5. — Locution proverbiale : 

C'eat le plus cruel de mea vautours, 
c'est-à-dire le plus ardent de mes persécuteurs. 

IL 



1. — Pronostic : 

Du vol de vautour 
duerre en brief jour. 

XTI* ai6cle, Lerocx dk Linct. 

2. — Superstition corse : 

< Tent-ou obtenir l'objet de tous ses vceux, qu'on arrache la 
Iftngned'uD vautour, sans couteau ni inatrument, qu'on l'eDTeloppe 
daai du linge neuf et qu'on le mette à son cou. > 

Voyez Sorbier, Esquisse de l'histoirt et des 

mœurs de la Cor»e, Caen. 1848, 

Dans le Tyrol on porte au cou une langue à'aigle, mais 
c'est dans le bat de se garantir de la toux et de l'oppres- 
sion de poitrine dans les ascensions (Voyez Alpenburg, 
Mylhen und Sagen Tirais. 1857). 



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8 PANDION HALIAETUS. COVIER. 

VULTDR MONACHUS (L.). 

1. — Dans phisieurs contrées des Pyrénées, le vtiUur 
monachits porte le nom à'arrian. 

Picot db la Peybouss, cité par Sonnini. 
cr. le nom basqae de l'aigle, Arranoa. 

2. — On l'appelle encore : 

PEsso OUBSSÉ, provençal moderne, Listo iVanimaoua. 



PANDION HALIAETUS. cuvier. 
LE BALBUZARD. 
Noms que porte cet oiseau ■ 

BALBUZARD, m. (r&DÇ&ia (étymotogie inconnue). 

QAL PBSQUIÉ. m. Oan), Crespon. - prov, mod., Ligto d 

CHAU pSchbiiot, m. Bourgogne, Buffon; Bresae chUonnaiie. 

Ouillemin. 
CBO PESCHEBOT, m-. Suisse romande, Bridel. 
AIGLE PËGHBUB. *». français. 

AIGLE PÊCHEUSE, AIGLE PÉCHERESSE, f. français, Saleme. 
AiGLA bouscatibba, f. Nice, disse. 
OHPBOYB, OHFBAIE, f. français, Salerne. 
GHOSSB cossARDE, f. (c'est-à-dire grosse buse) département de la 

Vienne, Mauduyt. 
hadÀiwe, hadow, wallon, Sélya Longchamps. 

Cf. Baldbnutrd, angl. — lifiiila pescena, Oènes, Descriz. — Aehili da plicl, 
Sterd. du sud, Salvadari. — Fischadler, Flschar, ail. — Faschplomptrt, LuLSm- 
bourg, Lafontaine. — FlscUiabicllt, Mflniterland, Balâmann. 

Le balbuzard est le plus redoutable des oiseaux tdithyo- 
pbages; il fait une très-grande consommation de poissons, 
ce qui sert à expliquer en partie les noms qu'on lui donne. 
On le confond quelquefois avec Vhaliaetus aiitidUa, qui, 
lui aussi, est un grand pêcheur. 



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MALIAETUS ALBICILLA. LEACU. '•• 

HALIAETUS ALBICILLA. lbach. 
LE PYOARaUE. 

1 . — Les mots pygargite, aigle pygargue, qu'on emploie 
pour désigner cet oiseau ont été introduits dans la langue 
française par lâs naturalistes. 

3. — Autres noms du pygargue : 

BBiSB os. français. DSilechamp (dans ses notes sur Pline). 

ORPRÊS t'). ancien français, Zeitsch. f d. rom. pbil. t, 43S. 

OHFRAYE. m. ancien français, Cotgrave. 

ORFRAIE (-), f. français. 

OFFRAVE, m. ancien français, Cotgrave. 

NAUFRAGE, Sulogue, Sdleme. 

Ces derniers mots sont dérivés à'ossifraga (orfraie en 
latin). 

Cf. OMifnca, ital. - Osiltnfi, Istrante, port, Romania, II, £Bi. — Z»- 
fMga, port. Nemnich. — Dipni, angl, — BtiiiïnclMr, ail. Nemnlch. — 
BMDlireker, holl. Nemnlch. — Bsnbnkm, BtnbiTtare, suédois, Nemnich. 

Cf. encore Onsbruia Iumum Ile briseur d'os), nom qu'on donne en Bs- 
pagae à une espace Toisiue, le STpatle bailm. 

Le passage suivant de Brehm {La Vie des animaux, 
art. gypaète) explique pourquoi on a donné le nom de 
brise os à différents oiseaux de proie : 

« Le quebranta huesos, disent les Espagnols, se nourrit de cha- 
rognes, de lièvres, de petits mammifères et surtout d'os qu'il brise 
en tes laissant tomber d'une trës-grande hauteur... J'ai vu moi-même 

(t) M. Sucbier (Zeitscb. f. d, rom. pbil. I, 439) fait -venir la tbrme «rprtt 
de oripsiarcns, devenu 'orlperagus, puis 'orprali. Selou lui on aurait ta,ix. 
coofuiiDn entre les formes di^rivée^ d'ossllrui et celles dérivées d'trlp»- 
Urgns. Par suite, dans l'aoRlais oiprey, s serait dû k OBSlIraga et p fa orl- 
pelarrni, et daos le fr. orrrale.r serait dit fa DrIpeUrpiiel I à osslrraga. 

Dans Pline, oripolu-gni déslgue le leopfaron Fercnoptire qui est un grand 
oiseau de proie comme le pigârgie, mais qui n'est pas pécheur comme 
lui. 

oiseaax de proie 



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10 GYPAETUS BARBATUS. TEMMINCK. 

dans la Sierra Nevaila, an gypaète s'éleTer k plusieari reprises au- 
dessuH d'un rocher, y descendre, y prendre quelque cbose, remonter 

en l'air pour redescendre de nouTeau et je n'ai pu trouver A pareille 
conduite d'autre explication plausible que celle qu'en donnent les 
Espagnols. On n'a d'ailleurs aucune raison pour douter qu'il brise 
les OH de cette façon. Le» pygarguea, les corbeaux, tes mouettes font 
de même, au rapport de naturalistes dignes de foi. > 

3, — Le pygai^ue vit dans le voisinage de la mer, des 
grands lacs et des rivières et fait sa nourriture en grande 
partie de poissons ; d'où ses noms de : 

AIGLB DE HBn, GRAi^D AIGLE DE MSB, m. français. 
a!glo dé uah. aïOLo marin, provençal moderne. 
AIGLE PÊCHEUR, OHAHD AIGLE PÉCEBCR, m. ft-ançais. 
BGLO FBSCÀTRi, Toulouse, Lacroix. 



4. — Autres noms du pygargue : 

GRANDO BDMO, provençal moderne, Liato d'animaous. 
ntEKKAii, Dalectiamp (dans ses notes sur Pline). 



GYPAETUS BARBATUS. TEMMINCK. 
LE GYPAETE BARBU (>). 

1. — On l'appelle : 

AIGLA ARPIA, /. Nice, RiSBO. 

Pour la forme arpia, cf. arpa (aquila fulva) Sicile, 
Benoit ; — arpazzu (vultur fulvus), Catane, Benoit. 
En grec, le gypaète barbu était appelé âpTn;. 

2. — C'est cet oiseau, qui, parait-il, est assez inoffensif, 
qu'on appelle en allemand laemmergeter -Toutea les dépré- 

te dénomination sotentiOqDe, compa* 
is sardM da gypatts, selon Salvador!. 



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BUTEO VULOARIS. BECHSTE1^■ U 

dations, dit Brehm, commises par l'aigle Caavfl, lai sont 
attribuées k tort. 

3. — Nous avons tu plus haut (p. 9), pourquoi le 
gypaète était aiipelé en Espagne quebranta hitesos. — 
En Sardaigne, entre autres noms, il porte ceux i'tngur- 
tossu, achUa ossaja, Salvador!. 



NEOPHRON PERCNOPTERUS. savioNy. 
LE PERCNOPTÈRE. 

Noms de cet oiseau : 

ALiMOCH, Baat Comminge , Picot de la Peyrouie, citd pai 

SoDDinl. 
cinniN FBR, provençal moderne, Liste d'animsoui. 
UPODH ti, Toulon. Petlicot, 
piLAUK, ûard, Creapon. 
visa BLAHC, Oard, Creapon; Toulouse, Lacroix, 
nrsucii, Nice, Risso. 



BUTEO VULGARIS. bechstkin. 

LA BU3E. 

I. 

1. — Du latin Wteo (espèce d'oiseau de proie dans 
Pline) viennent : 

BUBB, /. français. 

BU2&, f- Suisse romande. Bridel. 

BDSSA, f. Oruyâre Fribourgeoise, Journal fur Ornithol. 1860, 



2. — Du mot buse on a formé avec différents suffixes : 
sosou, bM^ne, Fabre. 



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12 BUTEO VULOARIS. BECH8TE1N. 

BUSOC. m. Oers, CeuaC'Montaut. 

BUEAC, m. ancien provençal, R^i^Douard, — Languedoc, Sau- 
vages. — Cevenul, Azaïa. 
BUURC, m. Languedoc, Sauvages. 
BOSABT, BUSARD, m. ancien français. — Ancien provençal, 

Rjynouai'd. — Sainton^e, JQaaïn. 
BtJSOH, m. ancien Trançais. Cumeniua, 1569, p. :)5. 
BBUSON, m. Montbëliai-d, Sahler. 
BEUGE0:4. m Monlbéliard, Sahler. 

BODHON, m. Vosges, Seillière, {Au pied du Donon, 1861, p. 816.) 
BDHOK. m. Saiut-Amâ, Ttiii'iat. 
BODJEAT, m. Canton de Fi-ibuurg, Schinz. 

Cf. BHitrdo, galiic 
Bniurd, angl. — Buk 
Lanzo, Bouelli. 

3. — Le plumage de la buse est gris roussàtre d'où ses 
noms de : 

RtJSSO, f. Qard, Crespon. 

RUisso, f. Var, Département du Var, grand in-fol, de 104 p. 

nrssi, provençal moderne. Castor. 

Cf. miuio rojo.esp. Naceyro. 

4. — La buse fait la guerre aux poules et aux poulets 
aussi l'appelle-t-on : 

ilLB (') A POdELLB, environs de Cambrai, Bociface. p. 3£3. 
oiSE&a DBS POCLes, m. Vosges, Oéi'ardiD. 
OUaÉ DA HLINB, m. Vosges, Thîriat. 

OUHÉ DI GB LINES, m. Vosges, Selllière, (Xu^tiédcfu Donon, Paria, 
ISdl, p. 216.) 

Cf. HBluiSTBcal, Saie, Bieiz. — PoUna, FoUA, ital., Nemn. — HUuwbop, 
hoil. Schlegel. 

5. — On l'appelle encore : 

PETIT AIOLB, m. Savoie, Revon, Bemte Savoisienne, 1S72, p. 11^. 

lUOAT. m. Pyrënées-Oricntalea, Company». 
Aliffat signlQe littéralement petit aigle. 

Il) Aile = atsle. 



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BUTEO VXILGARIS. BECHSTEIN. 13 

6. — Les noms suivants sont donnés à la buse par ono- 
matopée, ou bien ils sont dérivés de fonnes allemandes. 
(Voyez la deuxième partie du présent article). 

BALÉD. HOLÉH, m. PajB mesBin, recueilli personaellement. 

Il suffit de crier halérl halér! comme la buse, pour 
qu'immédiatement tous les poulets se réftigient près de 
la mère poule ou rentrent au poulailler. — On se sert 
fréquemment de ce moyen dans le Pays messin pour faire 
rentrer les volailles. 

Cf. iniuik, ailsrk, MQDalert&ad. BolamanD, 

7. — Autres noms de la buse : 

B&BOBD. breton lie Belle- Ile-cn -Mer, Chaalea de la Tonche, p. 14S. 

BAAGUBT, bi-etoD armoi'icain, Tasié. 

SRUTHIBB, m. anrien français, Colgrave. 

BRUVIRR, m, picafd. Orand^aRnage. 

BREViEH. m. boulonnais, Corblet. 

bboch!. Ml. Walloa. Orandg., Sclys-Longchamps, 

Bitonl. {') m. Naraur, Oraadg. 

BO'iB, Savoie, Bailly. 

BoyDBBB, (^) /*. Attjou, Millet. 

BON OISEAU, m. Savoie, Revou, Serme Saroùientte, 1872, p. U. 

COSSB, /. département ds la Vienne, Uaudujt. 

ooss'RBA. m. Poitou, Lalanne. 

G03SARDB, f. Anjou, Millet. — Poitou, Lalaone. ^ Charente, 

Ti-ëmeau de Rnchebi-une. 
CASSARD, m. ancien Traoçais, CotgraTB. 
COSSARD. m. Deui-Sèvi'ea, Ouillemeau. 
OOVRO, f. Toulouse, Lacroix. 
GO¥H0 NBGBO. f. Tai'D, Oa' ;. 
HAOBK, f. Normandie, Cliesiion. 
Hioux. f. N'ormaadie, Salerne. 
BUACE. Aujou, Uilk-t. 
acACHE, Savoie, Bailly. 
TCACHE, Savoie, Bailly. 



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14 BUTEO VULOARI8. BECHSTBIN. 

LAtI, f. Bau de la Roche, Oberlin. 

LAIKB, Auvei'gne, Cbatmilat. 

lInr, Luxembourg, wallon, Lafontaine. 

LiVÀUD. LivoT. m. Centre, Jaubert; IsRouduu, Salerae. 

MAHOALE. Limagne, Haute-Loire, Chalaniat. 

HlàBLB, Isère, Chaitet. 

PADCASSB, département de la Vienne, Mauduyt. 

PâTABD, Isère, Chai-vet. 

HODE. HOD, m. Centre, Jaubert. 

TARTAon, Nice, Risso. 

TABTANO, t. Languedoc, Sauvages. 

TARTABA3S0, /. Oaid, CiesiKin. 

TABDAKAUO, /. Toulon, Pellicot. — Bouchesnlu-RhAne, Vil- 

leneure. 
TODDO, {, ToDlouae, Lacroix. 

Les mots harguet, bargeâ. bruthter, bruvier, ont peut^ 
être un rapport avec brohez, nom que l'on donne à la 
buse dans le Luxembourg allemand selon Lafontaine. — 

Pour le mot cossarâe, Cf. quccarda (= Buteo apivorus) 
maltais, Snhenibri. 

Remarque générale. — Les noms de la buse se donnent 
ft-équemment à d'autres oiseaux de proie, principalement 
au mUan et au busard. On peut même dire qu'eu général 
on appelle busies tous les oiseaux de proie d'une certaine 
grandeur, à savoir ceux qui sont plus petits que l'aigle 
et plus grands que l'épervier. Cette confusion n'est faite, 
bien entendu, que par les personnes qui connaissent peu 
les oiseaux. 

8. — On n'a jamais pu dresser la buse pour la faucon- 
nerie; aussi l'a-t-on traitée de stupide pour ce fait, quoi- 
qu'en réalité ce soit un oiseau très-fin et trcs-méâant ('). 

On dit d'une personne qui n'est pas intelligente et qui 
apprend difficilement : 

Ceat une buae, français. 
Cest un btison, français. 
<') En Mpagnol tan:: voleur adroit; p«Moiiaa qui a dt bwt yeux. 



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8UTE0 VULGABIS. BECHSTEIN. 16 

Dana le centre, busaud, — sot, niais, Jaubert; de même 
en Champagne, Sanblnet. 

Dans le Nivernais, beitgeon signifie musard, lambin, 
inexact, négligent. Jaubert. 

En Normandie, biisoquer signifie agir en btise, d'une 
manière stupide. Travers. 

En Bretagne, bousarde = sourde. M^'CalixtedeLangU, 
Le Grillon, p. 71. 

En anglais, buzzard= stupide. 

On dit proverbialement : 

— D'une buae on ne saurait faire un Cperrier. 

— D'un bruUiier on en saurait faire un esprierier. 

FLEORT de BflLUNOOl, p- 215. 

— Ce oï dire en reprovier 

Que l'en ne puet fere eaperrier 
En aule guise d'un busart. 
c'est-à-dire : J'ai entendu dire en proverbe que l'on ne 
peut faire un épervier d'un busard. 

{Roman de la Rose, XIIP siècle, cité par 
Leroux db Linct). 
On lit dans Marot, t. v, p. 14 : 

4 Jamais buzart ne flst tour d'âperrier, > 

u. 

1. — La fiente de busard (buse) porte malhear. 

Saintonge, Jônaln. 

2. — Pour empêcher les buses et les milans de manger 
les poulets, on emploie la conjuration suivante; on leur 
dit lorsqu'on les voit : 

Halérl haiérl fa ti'eOs fouos lo to de le mfihon <') t'^ré lo pn bé de 
mes Assons, tbuse.bu^e. fais trois fois le lourde la maison, tu «aras 
le plus beau de mes oisons.) 

Pays messin, recneilli personnellement. 

(1) Var. lit ta ll«IlM=:lS tOUF dU boiS. 



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16 BUTEO TULGARie. BECHSTEIN. 

< On éloigne dea poulets le petit milan (hobe) eu criant : hobe t 
hobet hobe 1 et en battant des maioB. » 

3. — Nous avons vu plus haut que l'on faisait rentrer 
les poules en leur criant fialér! halérl. 

11 en est de même dans le Harz en Allemagne, où l'on 

se sert des mots huUe! huile t 

t In Andreasberg geht Frau Holle auf Sylïeater in die Pferde uod 
ïuhstflUe und uimmt aucb die hUtiuereier aus. Ein mlitilknecht 
sagte zur erklâruag dasz man ja auch der Frau Huile wegea die 
ganse uud huhner mit dem zacut : • Huile. Huile, Huile > locke. 

H. Preiile, Ausdcm Han^Zeitach. f. d. d.myth. t. 1, p. 196.) 

On peut donner à cette tradition deux explications. 

Ou bien huUe I huUel sont formés par onomatopée du 
cri de la buse, et en ce cas Dame HoUê n'intervient ici que 
par suite d'un jeu de mots, ou bien il y a un rapport 
mythologique entre Dame Hollé et la buse, et alors 
les formes huile, ullerik ('), œlierh, haiér, holér, ne 
seraient pas originairement dues à l'onomatopée. A une 
certaine époque la buse aurait été considérée, soit comme 
la personnification de Dame HoIIé, soit comme étant son 
oiseau favori et par suite les noms ci-dessus lui auraient 
été donnés (^)ï 

Quoiqu'il en soit de l'origine de ces mots, le peuple croit 
les distinguer nettement dans le cri de la buse. 

4. — CONTE DO PAYS MESSIN. 

FOCHQUOl LES ENFANTS NE lUBCHENT PAS EN TENANT AC MONDE. 

Yace poquè que les afans ne hayent me en venant au 
monde. 

O^Vof. ci-dessas, p. 13 

(») Cependant ft Bayonne, Is milan est appelé hali (aelOQ Lagravère) ei 
la buie porte »an$ doute le mSme nom. Comment alors rinfluence du nom 
d* JMma fiulld se serait-elle Ait seuCir ai loin de l'AUemagoe ( 



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BUTEO VULGARIS. BECH3TEIN. 17 

I n'i èveù euoe fouo .dous fomes que so promoinnln, 
eva zous afans. T'en val eune que dit : Je su mou 
badaye de poteu tojo mo populâ ealè dessu ino dô. Ma 
fouo, dit-elle l'aute fome, ica me ausseu, les afans devrln 
beune hayeu au v'nm au monde. — Ecoute, dit eune, Je 
devriw fare eune pétition au boin Dieu. — Eh! bien, dit 
l'aute, Je lo vieux beune ; ma, c'a que je ae séTans écrire. 
— Je vran cheu lo mate d'écoûle. 

Les val envaye. — En èrivant 1 l'ont salweu comme de 
bien entendu et pis le mate d'écoûle i eu demandeuque 
qu'i n'i èveût è zoute service ; i li ont rècontea qu'i venin 
veûr si voleû li fàre eune pétition.. Lo mâle d'écoûle i eu 
dit qu'i lo voleû beune en payant, ma qui n'voleû me le 
fare clieu zou pèç'que zous afans évin des arailles et qui 
D'voleù me qu'i sèvinssent iaque en le. 

Les val en vaye dedans zoute jédifi dessô in' arbre ; 
l'écrivent lé pétition au boin Dieu po que zous afans 
tiayinssent en venant au monde. Le pétition fate, pèhon- 
ne ne voleû l'empteu. 1 n'i éveû i halér dessu l'arbre que 
l'atin d'zo. Eht bien, dit-il lo halér, bèyeû le me, je l'am- 
poûtera. Les fomes fin contentes, i li ont béyeu. Lo val 
envaleu; i taque è l'otihe de Saint Pierre, i li bèye lè 
pétition po béyeu au boin Dieu. Ma, dit-il Saint Pierre, 
lo boin Dieu n'a m'soti, i faut que t'étendèsse Jusqu'è 
demain. Eh! bien, dit-i lo halér, Je lo vieux beune. Ma 
foi, lo lendemain Saint Pierre en bèyeu lé pétition au 
boin Dieu et pi l'eu rèpteu lé réponse au halér. — Lo val 
reveniw, Lo mate d'écoûle qii'ètendeû ica les fomes, les 
val que linent que lo boin Dieu voleû beune èccepteu 
zoute demande, è condition qu'i necoucherin pu evazous 
homes. — Eh 1 bien, dit-elle eune, i pieu beune s'alleu 
fare f.... — Ica me ausseu, dit l'aute; J'aime ica mieux 
tenin mes afans. 

Ma, après, lo halér voleû qu'i lo payiwssent de se com- 
mission. Les fomes 1 ont dit : vê t'en ; pèç'que te n'é point 

2 



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18 BDTEO TULOARIS. BECH8TEIN. 

rèptpu de bonnes novelles, te n'èré rien ; - eh 1 bien ! ma ! 
dit-i lo halér, vo lachreù vo poyes ica vos ouyes qua yo 
voûreû, ma v'atet hhtres que j'mo payera." Et val poquè 
que les halérs prennent les pussins. 



TRADUCTION. 



Toici pourquoi les enfants ne marclient pas en venant 
an monde. 

Il y avait une fois deux femmes qui se promenaient 
avec leurs enfants. En voilà une qui dit ; je suis bien fati- 
guée de porter toujours comme ça mon poupon sur mon 
dos. Ma foi, dit-elle l'autre femme, encore moi aussi, les 
enfanta devraient bien marcber au venir au monde. 

Ecoute, dit l'une, nous devrions faire une pétition au 
bon Dieu. 

Ehl bien, dit l'autre, je le veux bien, mais c'est que 
nous ne savons pas écrire. — Nous irons cliez le maître 
d'école. 

Les voilà parties. — En arrivant elles l'ont salué comme 
de bien entendu et puis le maitre d'école leur a demandé 
qu'est-ce qu'il y avait pour leur service; elles lui ont 
raconté qu'elles venaient voir s'il voulait faire une péti- 
tion. Le maitre d'école leur a dit qu'il le voulait bien, en 
payant Cc'est-à-dire à condition qu'elles paieraient^ mais 
qu'il ne voulait pas la faire chez lui parce que ses enfants 
avaient des oreilles et qu'il ne voulait pas qu'ils appris- 
sent des choses de ce genre. Les voilà partis dans leur 
jardin dessous un arbre ; ils écrivent la pétition au bon 
Dieu, pour que les enfants marchent en venant au monde. 
La pétition faite, personne ne voulait la porter. Il y avait 
un ?ialér dessus l'arbre qu'Us étaient dessous (sous lequel 
Us étaient). Ehl bieu^ dit-Il le fuilér, donnez-la moi, Je 



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BUTEO APITOSUS. BUISSON. 10 

l'emporterai. Les femmes bien contentes, elles lui ont 
donaée. Le voità envolé. Il n-appe à la porte de Saint 
Pierre; il lui donne la pétition pour la donner au bon 
Dieu. Mais dit-il Saint Pierre, le bon Dieu n'eit pas à la 
maison, il faut que tu attendes jusqu'à demain. Ehl bien, 
dit-il le halér. Je le veux bien. — Ma foi, le lendemain. 
Saint Pierre a donné la pétition au bon Dieu et puis il a 
rapporté la réponse au Halér. — Le voilà revenu. Le 
maître d'école qui attendait, encore les femmes, les voilà 
qui Usent que le bon Dieu voulait bien agréer leur demande 
à condition qu'elles ne coucheraient plus avec leurs 
bommes. — Ebl bien,dit-eile l'une, il peut bien aller se 
promener. — Et moi aussi, dit l'autre {sous entendu Je dis 
de même); J'aime encore mieux tenir mes enfants. 

Mais après, le halér voulait être payé de sa commission. 
Les femmes lui ont dit : va t'en, parce que tu n'as pas 
rapporté de bonnes nouvelles, tu n'auras rien. — -Ebl 
bien ! [mais ! dit-il le halér, vous lâcherez vos poules, 
encore vos oies quand vous votidrez,maIs vous êtes sûres 
que je me paierai. -Et voilà pourquoi les Aa^r£ prennent 
les poussins. 



BOTEO APIVORUS('). BRISSON. 
LA BONDRÊS. 

Noms de cet oiseau : 

Russo. /. Qard, Crespon, 

ÈauHjN, tn. Oard, CrespoD. 

1.LI0AT. Pyréoâu>>OrieiitateB, Comp&iifO. 

OBOSSS PAKCAASaB, département de la Vienne, Mauduyt. 

QBOSSK cosss, département de la Vienne, Mauduyt. 

cossARDB (■), dâpurtement de la Vienne. Mauduyt. 
(1) Pour la seconde partie de cette dénomination tcientiflqne. et- 1 
Mwalk, Bavière, JOclul. — Bljèumd. bol landais, Scblegel. 
{il et, Ooccud», Dom de ce mime oiseau en maltais, Schembri, 



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20 HILVUS SEGALIS. BRISSON. 

MOtJCHÉI, SaToie, Bailly. 

FBBSÂB. Haut-Maine, Montcsaon. 

GOVRO RODSSO, Tara, Oary. 

BONOiiiiB, f. fi-ançais. 

BOUDRÉB, f. aaciea Craufais, CotgraTO. 

BOUDBEA, f. provençal moderne, Honnorat. 

ooiRÂN, ancien français, Cotgravc. 

La plupart de ces noms sont aussi applicables à d'autres 
oiseaux de proie et particulièrement k la buse ordinaire, 
car le vulgaire ne fait généralement pas de différence 
entre la buse et la bondrée. 

ARGHIBUTEO LAQOPUS. BREHM. 

LA BUSE PATTUE. 

Noms de cet oiseau : 

BUSB PATTUB. f. français. 
Russo piouTODO, f. Oanl, CreRpOQ. 
VDACHE BLANCHE, f. Savoie, Bailly. 
MIUHA, Pyrénées -Orientale», Companyo. 
BDBABOGA, Pyi-énâes-Orientales, Companyo. 

MILVDS REGALIS. BfirssoN. 
LE UILAN. 

1. — Du latia miliianus, ntUvanus, dérivé de milvus, 
Tient: 

HiLAH, m. rraQçaiR, provençal. 

Cf. lUtafto, Mpagnol. — Wfilita, gallicien, Nacayro. — ICHkua, port. — 
MUlniiL Catane, Benoit. — Hllan, HUoiu, Bavifire, Jllckel. — lUlaai, holl. 
Schlegel. 

8. — Du latin "mîlua, 'milva, vient : 

MiLA. Pyrénées-Or ientalea, Companyo. 
CI. KlBla, Palerme, BmoU. 



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HILTCS REOALIS. BUISSON. 21 



La forme basque miruà se rattache aussi au latiu milvus 

3. — Autres noms du milan : 
sscouFLB, ancien frangaÏB. 
ÉCOUFLE, ancien françaiH. 

BSCODTLLB, QuerncHey, UétivieT {6lostair« 4et rime».) 
BSCOBFLX, ancien français, Dictionnairt na Colgra**, «Qh 

SCOOL, breton armoricain, Taslë. 

M. Scbeler a relevé dans des lexicographies du xn* et 
du XIII* siècle : mllvium = cuvelle, selon un manuscrit, 
esooufle, escufle, selon d'autres manuscrits. 

4. — Le milan s'appelle aussi : 

itiBU, m Dauphioé, CliampollioD-Figeac. 

bblo. iUl. — llblo, napolitain, C< 
, Uesaine, Benoit (t;f. au$<i llîhl*. 

5. — Autres noms du milao : 
TOUDO, f. Landes, de Uétivier, p. "TSO. 
roUDo FLANATBO, f. Toulouse, Lacroix. 
MlE. Savoie, Bdilly. 

CHOVB, Namur, Orandgagnage. 
Mlo, HïA, Ardeanes, Qrandgagoage. 
MAIWB, Ardennea, Tarbé. 
HAU, Baronne, Lagravère. 

6. — Il a en commun avec la buse et d'autres oiseaux 
de proie, les noms suivants : 

TABTJLHA, f, Hérault. Marcel do Serres. 

TARTÀNO. /. Languedoc, Sauvages. 

TABTARASSA, ^ Pyrânées-Orieutalei. Compauyo. 

TARTARASso, f. Oard, Ci'eapoii. 

TABDAïusso, f. Toulon. Pellicot 

BDZAC, Tara, Oary. 

BU90C Oeia, Céaac Montant. 

FALCOU, m. Toulonae, Lacroix. 

baItb aux FOUB, wallon ('), LaTontaine. 

CBAUCHE POULB, CHocHB PODLB (*), Champagne, Salerue. 

|i) CMt-h-dire MM aux ponlMa, parce qu'il leur fait la guerre. 
|)) Le milao eat alndi nommé parce qu'en s'abattact sur les poules, il 
semble vouloir les cbocher ou les cocher comme fait le coq (Salerne). 



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22 CneUB JERDSIXOSUS. SAVIâIfT. 

7. — En Belgique, son apparition coïncide avec celle 
des bécasses, d'où son nom de : 

RAMHBUX DI B^GASSE, wullon, Sélyi-LongcbampB. 

8. — Au figuré, dit Métivier, la mot guernesiais écoufle 
signifle étourdi, maladroit. Ce sens provient sans doute 
de ce que le milan comme la buse n'a jamais pu être 
dressé pour la fauconnerie. 

(Voyez à l'article buse). 

Q. — Le Milan vole à de grandes hauteurs dans les airs 
et alors on ne distingue plus giières qu'un point. Il en est 
de même des cerfs-volants en papier que les enfants 
laissent aller au vaut- C'est pourquoi on a appelle ce jouet 
écoufle en vieux français et kite en anglais- 



MILVUS NIGER, brisson. 
LE MILAN sont. 
Cet oiseau s'appelle : 

UILiX NOIB, m. françuB. 
TOUAi, Qenève. Necker. 
UbbeiàT, Oenâve, Necker. 

On ne le distingue généralement pas du milan ordinaire. 

CIRCUS (') ^RUaiNOStlS. SAViGNï. 

LE BUSARD HARPAYE. 

I. 

I. — Noms du Circus Beruginosus : 

BDUHD, m. n^nçaig. 
(1) Poar ca mot CIreu employé par les naturalitUt, cf. CIrot, nom 
««pMDol et portagala du CInu wnflBwai, Memniob. 



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CIRCUS JIRUGINOSUS. SAVIONY. 23 

BCSAHD HAHPATB, m. français. 
BABFATE ('}, m. friuifaia. 

Cf. Arplk, Syracuse, Beaolt. — lrp«(gU>, Hsuliie, Benoit. — ArHU, 
Mp., N&i^yro. 
Mt. encore ci-deaaus les noms donnés tu g;paât« barbu, p. 10. 

2. — Le busard barpaye se nourrit de mammifères, 
d'oiseaux aquatiques, d'œufs d'écbassiârs, de palmipèdes, 
de gallinacés et de poissons. On le rencontre principa- 
lement dans les marais et les prairies qui bordent les 
rivières. (Degland etGerbe). 

De là les noms suivants qu'on lui donne : 

BUSAiiD DE MABAis. m. français . 
rÙsso d'aïgdo, f. Qat'd, Crespon. 
Bcssa DEis PALcns, f. Bouches -du-Rlidne, Villeneure. 

Cf. fareo de padn, GSnea. Descriz. — ïkico dl padnl*, Toieanei Strï, — 
8Url de plsct, Sardaigne du sud. Salvador!. ~ kmn butIbb, Sard. du 
nord, SalTadori. — BDhrwalh, ail. — Bohrgtttr, Bavière, Jtckel.— llttWMw, 
Holl. septentrionale, Schlegel. — lUrili barrter, aogl. 

3. — Autres noms du busard harpaye : 

PAU PBRDBIEUX (*), m. français. 

ÉmuFLE, Normandie, Che^aou. 
TAADAHAS, m. provençal moderne. 
TARTAOU, Nice, Risso. 
TABTAO, provençil moderne, Honoorat. 
1. Vimeu, Corblet. 
3B, f. DeuX'Sâvres, Quillemean ; A^jon, Mill«t. 
BUACE, Aojou, Millet. 
FALCOO RATATRâ ('), Toulonse, Lacroix. 

|l} Degland et Qerbe, I, lOT, font ce mot léminln. 

(*) Cest-à-dire &ucoa des perdrix, Rtucou qui Oalt la OlUMa aux perdrix. 

{*) Pour ce nom, cf. aulAlar, saie, BieLi. 



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24 cmCABTIIS OALUCOS. VIEILLOT. 

CIRCU3 CYANEUS ('). boie. 
L'OISEAU DB SAINT MARTIN. 

1. — Nomsqa'oD lui doane : 
oatÀV DB SÂIIIT'MAKTIF, tn. traaçai». 

OISKÀU UHTMURTIH, m. françai*. 
BUUBD UUIT-VAITIK, m. fronçais. 

Il est appelé ainsi parce qu'il effectue sou passage & 
travers la France vers le 11 novembre, jour de la 
Saint-Martin. 

2. — La couleur blanchâtre de son croupion et d'une 
partie des plumes de sa queue l'a fait appeler : 

BLÀNCSK-QCBDB, tn- ancien frsnijau, Cut^rsTe. 

3. — Autres noms de cet oiseau : 

PURBC, m. LDxembourg, wallon, Lafontaine. 
BODCHBT, m. (U mdle), Saroîe, Bailly. 

I. (la femelU), Savoie, Baill;. 



CmCAETUS OALLICUS. VIEILLOT. 
LE JEAN LE BLANC 

1. — Les teintes blanchâtres de son plumage ont fait 
donner & ce rapace les noms de : 

AIflLA BUNCA, f. Nice, RiBBO. 

MILAN BLANC M. Partheuay, Ouiilemeau. 
JBAN LB BLANC, m. fraiiçaia. 

iMBvant. On peut appeler ilcK ou nlUB le circutu rtUin», c«s noou 
terraul b déilgaer lea oiseaux de proie eu générai; mais, poarqnoi 
l'appelle-t-OQ Jean Is BlaucI 

('} lia qualIBcation de Cfaïuni a été donnée par lea naturalistes b cet 
oLiMu h cause des teintes bleuAtres, bleu-ceadrées d'une partie de son 
plumage. A Oroniapie, on l'appelle Blat a wMlfl, Schlegel ; k OSnei, rareo 
MHla, DMcrii. 



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HIEROFALCO CANDICAN8. BONAP. 

2. — Autre nom du circaetus gallirus : 
omtOT, T&llon de rigaun, (CAte-d'Ûr), Marchant. 



PALCO (Genre) L. 

LE FAUCON. 

On confond sous le nom de Faucons, le hierofalco can- 
dicans, Bonap-, le falco commimis, Gmel., le fàlco subbu- 
teo L. et en général tous les oiseaux de proie que l'on 
dressait autrefois à la chasse et dont plusieurs espèces 
étaient d'origine orientale ou septentrionale. 

Voici les différentes formes du mot fttucon : 

m. ( = fatco), ancieci provençal. 
FiUS, m. l = id. ), ancien français. 
FALOON, FALCO. m. (ralcooem). ancien français. 
FALCOH, m, ancien français. 

u. m. Tara, Oar;; ToutouBe, Lacroix. 

ou, m. Limousin, Cliab. t. iv de la Rente itt ianguat 
romanes, p. 661. 

ru, m. Nice, Risao. 

N, m. français. 

Cf. Taleoas, ital. — lâreonn, piém. Bon, — Faroone, nap. Costa. — flTM, 

QinBB, Deacriz. — ïaleiuil, Sicile, Beaoic. — flalcoa, esp. — Talluaii, br»U 
armoricain, Taslë. 

On trouvera les termes de fauconnerie et d'autourserie 
à la suite de mon volume : les oiseaux domestiques. 



HIEROFALCO CANDICANS. bonap. 
LE GERFAUT. 

Les noms suivants : 
QiBFALC, acRFALC, m. aocien proTsnçal. 



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26 PALCO C0MMITNI8. GMELIIf. 

GEBFAULT, GERFAUT, »(. français. 
OBABP&UT, m. Centre, Jaubert. 

GiBFAUT. m. andeQ français. Sclieler,lesicographiedu}ui*BiÈcle. 
GIBFAUCON, m. ancien français , Scheler , lesicograpliie du 
xiii* siècle. 

Tiennent de f/îr, mot d'origine germanique, signifiant pro- 
bablement vaûtonr, comme l'allemand moderne f/eier, et 
du mot français fttult (') ou faucon (fabco on falconem). 

Pourquoi a-t-on appelé cet oiseau faucon-vautour, 
c'est ce que je ne saurais dire ('). 



PALCO COMMUNIS..GMEUN. 
LE FAUCON PÈLERIN. 

1. — Ce faucon est essentiellement voyageur; dans ses 
migrations annuelles, il traverse tout l'ancien continent 
et peut-être le nouveau ; d'où son nom : 

F&ccoN pâLEHiN ('), fr&açaia. 



8. — Il a la gorge, le devant et les côtés du cou blancs, 
la poitrine d'un blanc roussàtre, ce qui fait qu'on l'a 
appelé : 

COLLIER BLAKC, m. wallon, Sâlf B-LoDgchamps. 

Cf. lllMLiuldn, Ueulne, Benoit. — Weliibut, Bavière, Jackel, 

(1) Cf. FilU, dans le portugais filniftate. 

(1) Peut-itre parce qu'il eat plus gros que les autres oiseaux de &u. 
conueriei 

()) Ea (kucoQnerla, on appelle ptorln le hucon (de n'importe queUe 
espèce), que i'oa prend au passage en septembre, octobre et noTembre. 



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FALCO 8UBBXJTE0. L. 27 

3. — On le nomme encore : 

MOQCÉI, m. Savoie, Bailly. 

MOUlcB ni GR03 m. Tarn, Gary. 

BBAHD TIERGBLETI')- "*. Jura. OgerieD. 

KANGGIJX DB PERDEIQUES ('). m. Vienne, Handnjt. 

HBHGK GÂLLINBS, m. Pyrénées-Urientalei, Companjo. 

Ces deux derniers noms indiquent qu'il fait TOlontiers 
la guerre aux perdrix et aux poules. 



FALCO SUBBUTEO. L. 

LE HOBEREAU. 

1. C'est le seul faucon qui soit vraiment indigène an 
France. Certaines teintes blanchâtres (') de son plumage 
ont servi à le distinguer d'autres oiseaux de fauconnerie 
tels que Véraerillon, la cresserelle, l'épervier, l'autour, 
qui sont de couleur sombre. Les noms suivants qu'il porte 
dérivent en effet du latin albus : 

ALBAN. m. ancien provengal, Raynonard. 

ILBAMBL. m. ancien proTençal, Raynouard. 

IDBIBB, m. ancien français. Salerne, 

ocfiiBR, m. ancien français, Tardif, Le Livre de Fart de ta 

Fauconnerie. 

(t) Ou appeUe Ueraelel le -mâle dss oiseani de proie de moyenne taiUe 
qai est génëralcmeuC moins gros que la femelle. On suppose qu'il est 
troll f*U plus petit qu'elle, ce qui n'est pas tout-ft-fkit eiact.— On donne 
souvent le nom de UereelM d'une manière générale aux rapacas de 
moyenne taille quelque aolt leur seie. 

(1) Cf Istorl pardlcUnn, sardaigne du nord, Salvador!. 

I*) • L'oiseau adulte a la partie supérieure du corps d'un bleu noir, la 
tête grise, la nuque occupée par une tache blauclie... La face Inférienre 
du corps est blanche ou d'UD blanc jaunftlre... " Brebm, traduction fran- 
çaise. — • Le ma.le a la gorge, le devant et les côtés du cou blancs, la 
poitrine et l'abdomen d'un blanc lavé da roussdtre, le dos d'un cendré 
blenttre, etc. ■• Degl. et Serbe, ornith, europ.'l" vol. p. 86. 



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FAI^O StrBBXTTEO. L. 

ADBBiBB, m. ani^Len Traoçais, Salcrne. — Ardeonei, Tarbé. 

ÂUBSRST, m. SaTOie, Cotgrave. 

inBBKAD, m. Mii;iea français. Colgrave. — Parthena;, Gail- 

lemcau. — Cnarente-lnferieure, LesaOD. 
OBBRRiu, m. ancien fraoçaii, Cotgrave. 
dOBRA. m. Niort, Ouillemefiu. 
OBBA. m. Vienne. Mauduyt. 
BAUBEREÂU. HOBREÂU. tn. Bucien ft-ançais, Cotgr&ve. 

HOBBRBAU, m. françaît. 

HOBBHOT, m. çro-veaçal muderne, Honnorat. 

Sicile, Beaoi t. — lobbi, tuigl. — HobercU. 
relubtck, Memminjen (Souabe), Jdekel. 
WcliibUiihcn. WtlMbicUaia, Bari^re, Jickel. 



2. — Ce faucon, plus petit que le Pèlerin, fait la cbaase 
aux oiseaux de petite taille, tels que les alouettes, les 
merles, les moineaux, d'où ses noms de : 

PRENEUR d'âlloubttbs, m. ancien fraD^aia, Salerae. 
MANOEUx d'aiadettes, m. Vienne, Uauduyt. 
POUBTTB h£le ('). Anjou, Ulllet. 
FBSSE KBBLE, Anjou, Millet. 
FODETTEUX DE PAISSES, m. Anjou. Uiliet. 
PHEHEDR DK PASSES, m. Beauce, Salerne. 
PASSETiBR, m. Beauce, SaJerue. 
ESPAHVIÉ V*), m. Toulon, Pelllcot. 



et. LerdieniUiiBr, Lerelieaiteclisr, Lerohentsltr, Bavière, Jâclcel. — Ubi- 
iwddn dl pMlR, Measinp, Benoit. — SpuArfoll (nom du faucon pèlerin), 
Luxembourg ail. I/arootaine. — falclietto da necgill. rlae, Savi, — Schwtl- 
btB&lk (Aucon des biroiidetleB) Bavière, l&ckel. 



(') Lorsqu'un oiseau de proie atteint nn passereau, il eembls le fouettar 
CI. le nom du milan, elitac)i»-p«iila, ainsi appelé dit Salerne. paice qu'en 
B'abattant sur lea poulea, 11 aeinble vouloir les cbocher ou les cocher 
comme fait le coq. 

(*) Pour r^tymologie d'Mparrlt, TOyei l'art. Bliu Mttnuuit. 



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FALCO SUBBL'TEO. L. 2w 

3. — Ce faucon chasse probablement aux souris, comme 
la buse et d'autres oiseaux de proie, d'où on lui aura donné 
les noms de : 

RATié, m. TouloD. Pellîcot. — Boucliei-du-Rhôae, VillenenTe. 
SDBiaUBR, m. catalan des Pj-rénéca-UrientaJes, Compaajo. 

cr. HâU, PiémODl, Bonelli. 

4. — Le plumage du dos de cet oiseau est bleu&tre, d'où 
son nom de : 

TiEBCBLBT (>) BLED, m. Jura, OgéricD. 

5. — heFaico subbuteo s'appelle encore : 

UACBERIAU, m. Perche, fieauce, comro. de U. L. de Tarrafon. 

m. Toulon, Pellicot. 

I. Tarn, Oary. 
MODïcÉ A M0U3TACH0 (') ni. Gard, Crespon. 
PETIT MOUGET, tn. SaT. Bailly. 
PROBLicH, Luxembourg, wallon, Lafontalne. 
TAOABROT. Pyrénées- OnenUlea, Company o. 

Pour ce dernier nom : 

et. tafirota, Mp. 

6. — On dit d'un pauvre gentilhomme, c'est un hobereau. 
On aura, je pense, autrefois, comparé les seigneurs à des 
faucons (oiseaux nobles par escelleace) et les petits sei- 
gneurs à des petits faucons (à des hobereaux, faucons bien 
pins petits que les autres). 

(<) On appelle tiercelet, tu général, un oiieau de proie d'une moyenne 
taOlle. 

(I) Le Valeo inbbatee possède une mouataolie fortement deaiinée. 1\ «n 
est de même du Faucon commun. 



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AE3AL0N LITHOFALCO. (KADP). 



AESALON LITHOFALCO. (kadp). 

L'ÉMÉRILLON. 

1. — Je ne connais pas l'étymologie des mots suivants (*): 

SMERLIN. m. ancien fraoçaii. CotgraTe. 
■iMBRiL, m. ancien fransaig. 
KsUiiiLB, r». ancien provençal, Raynonard. 
B!iHERri.LON, m. ancieu TrançaÎB. 
ÉMâRiLLOH, m. français. 

Cf. Smarli, ancisa baut-all. — Snurla, ital. — IimarNiTon, anc. eat,. 
Rayn. — Sm«llckan, Holl, SchJeg. — Smllinliln. Pal., Bon. — Sm«ii(ll«, it, 
— Scbmarl, ail. — Harlln, Merlin, angl., coLgr. — Mariron. auc. augl. — 
SckBlcrling, Sduucrlela, llerla, Hjrrts, ail., Namn. 

2. — Comme certains autres oiseaux de proie, l'émé- 
rillon doit à la couleur gris de mouche de son plumage les 
noms suivants : 

UOUQDET, m. ancien français. — Lille, Oeb. de Bue. 

IIO0GHET, m. français. 

MOUIcÉ, m. Q-ard, Creapon. 

ÉHODCHBT, m. tançais. 

PBTIT MOCCET, m. Savoie, Bailly. 

MuisBTA, M0TSBE1A, f. ancien provençal. Raynonard. 

uouTCET, m. Hérault, M. de SerreB. 

3. — Autres noms de l'émérillon ; 

PETIT FAi.co, m. catalan des Pyrenéea-Orientalea, Companyo. 
pixon ÈsTouB (•), m, Tarn, Oary. 
taucheu, m. Centre, Jaubert. 
BSCRIVEO, m. provençal, Honnorat. 
TiEHCELET, m. français. 

(>) Plusleura ëtymologisUs font dériver ces noms de lumla, merl*. 11 
n'y a, k ma connaissance, aucun rapport enlre cea deni olieatii il ce 
n'ittt que rënériUon mange les merles a l'occasion. 

(i)Cf. Storlttn, JUttrinn, Sardaisae, Salvadori. 



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TINNUNCULUS ALAUDARIUS. QRAY. 



4. — On dit : vif comme un êmouchet. Joyeux comme 
un émériUon. Oq dit d'une personne qui a les yeux vifs, 
qu'elle a les yeux émérlUonnés, qu'elle est émériUonnée. 



TINNUNCULUS ALAUDARIUS. (gray). 
LA CRESSERELLE. 

1. — Noms de la cresserelle : 

CRBSSGLLE, f. françaia. 

CASSEBBCLE. f. Chef Boutonne, Beaucb-FjU. — Poitou, Lftlftiuie. 

QUBBCBLLE, f. ancien français, Cotgrave. 

OUERCEBELLE, f. ancien franvais. CoCgraïc. 

écarcéle, f. Auvergne, Chai. 

CERCERELLB, f. ancien français, CotgraTe. 

CRisTEL, f. Bourgogne, N'emnich. 

cr. Krtehel, Xrtchelek, Lux. aLI., Laf. — Eutrcl. Kaatrtl, angl., Cotgr. — 
Acirtellii, it. — CrisUrtllD, Nap. Costa. — Ciitaradda, Terre d'Otrante, 'Mtta. 
— CrWamUD, Tlitareilili]. Pal. Ben. — TlnUreilo, it., Ainni, E* Toi-, p. W. — 
TrisUrello, It., Nicot, Thréaor da la langue fr. 

Cf. aussi le mot cosarea = petiie buse, Polt. Lai. 

2. — Autres noms de la cresserelle : 

CBIBLETTB, f. Oenève, Necker. 

CBiBLLBTTA, CBEBLLBTTA. f. Suiase romande, Bridel. 

CHiBLETTA, f. Qrujâre fribourgeoûe, Brehio, Journal f. oi-ni- 

thoiogie. 1860. 
COBLGTTAZ, Savoie, Bailly, 
BCRCViio, Nice, Riaso, 
BiCi.BT, Aiyou, Hillet. 

Gf. GrlTCla, piém. Bon. — Krlbbt, XriUiAblidit |= tous les petits oiseaux 
de proie), Munsterland, BoUm. 

Bnurqua. Le cri de la Crécerelle ressemble sans doute à celui que Aiit 
un crible dont on se sert. D'où les nomi ci-dessui donnés ft cet oiseau (')■ 

(')Le mot rachats milan, ëpervier. Lyonnais, Onoft-io. Ne Blgnlfle-MI pas 
aussi en mSme temps eriU* ! 



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32 TINNCNCULUS ALANDARIUS. GRAY. 

3. — Le mot suivant est certainement une onomatopée : 
PRIPBI, Charente, Trém. de Rocbebrune. 

4. — Je n'explique pas les noms suivants de cet oiseau : 

OISBAD BABKAU ('). Charente. Trém. de Rocliebi'uae. 

BALERi, baj;rit, m. Poitou, Lalanne. — Niort, Guillemeau. — 

Charente -Inférieure. Less. 
BODLiTB, f. Poitou, Lalauue. — Cbef-Boutonne, Beauchet- 

Filleau. 
BABAILLET. ChâloDB-Bur-Mame, Saleme. 
RAiNBTTii, Bresse chftlonnaiBe. Ouillemin. 
MBZT, Sologne, Saleme. 
PITBl (*), Saumur. Saleme. 
piTHiE, Vieone, Mauduyt. 
PITBEAU, Acyou. Millet. 
prTRiOD, Touraine, Saieme. 

5. — La Cresserelle, comme d'autres oiseaux de proie, 
fascine et prend les mulots en décrivant autour d'eux des 
cercles concentriques de plus en plus rapprochés; aussi 



PBBDBUB DB MULOTS, m. Beauce, Saleme. 
EHDORIIBUR DB HiTLOTS. m. Beauce, Saleme. 
FA-COU HATAVBÉ. m. ToulouBe, Lacroix. 
BATAVnOL, tn. Toulouae, Lacroix. 
RATiÉ, m. Languedoc. Sauvages. 

6. — La Cresserelle a en commun avec d'autres oiseaux 
de proie, les noms suivants : 

HDPODBT, m. picard. Marcotte. 

MOBiiT, m. wallon, Sélya-Longchampi. 

HUXET, m. catalan des Pyrénées -Orientales, Compauyo. 

ËHOUCHBT, m. Anjou, Htllet; Vienne, Mauduyt. 

AMOirCBAT, m. Bresse, Ogerien. 

I') Oela signille peut-^tre l'oiuia bnnttls (barreau a quelquefois ce 
Mns). Dana ce cas on aurait comparé le cri «Irideot de la ertearelU an 
srincemeut d'une brouette qui marche. 

et CI. le mot péMrd = buse, U«re, charv. 



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ACCIPITER NISUS. PALLA8. 33 

TiBBCKLET, m. Savoie, Bsilly. — Donb*. Broc. 
NIOBAZ. Pont voisin. Batllf. 
ÉPRBViBB, m. Jura, Ogérien. 
FBSSE-PiGBON, Vienne. Maudnyt. 
ÈsTocB DES pixonNS, m. Tarn, Gary. 

7. — Ses teintes rougeâtres servent quelquefois à la 
distinguer des autres rapaces : 

HOtissET NOEET, m. wallon. Sélya Longchamp». 
HOulci DEi Bocx. m. Oard, Crespon. 



ACCIPITER NISUS. PALLAS. 

L'ÉPERVIER. 

I. — L'épervier fait la guerre aux moineaux, d'où le 
nom qu'il porte en v. h. allemand spnrvari, substantif 
formé de spar = moineau (goth. sparva) et d'un suffixe; 
(Cf. le mot français passetier = faucon hobereau, Sal. 
dérivé de passe = moineau.) C'est de sparvari que viennent : 

ESPBRVBH, m. ancien ffançais, Scheler, Lezicog. du XU* siècle. 

E3PABVIER, m. ancien français. 

KSPARviB, m. ancien provenfal, provençal moderne. 

ESPERVIEH. m. ancien français. 

GSPARBIÉ. m. Tarn, Gary. 

ESPARBt. m. béarnais. 

ESPaRBÉT, Bayonne, Lagravère. 

ESPBEViBR, m. ancien français. 

ESPnrviË. m. provençal moderne, Castor. 

ËPRBVIER, m. français. Saleme. 

ÉPBBViER, m. français. 

i. Montbéliard. Sahler. 



Cf. SitrSTlara, SptTTlart, it. — Spirav«. piém., Bon. — Sprmrt, Sprlnil, 
Sic, Ben. — Spadderl, Savd. Aiuni. ï* toI. p. 101. — Espâravtn, esp. — 
Spimwkâwk, SpiTbawk, angl. — SptrniiMk, SpurliU, Buédois. — SpMter, 
ail, — SptrwBT, hoU. — Stervalk, Nimfgue, Schleg, — SparM, Sparcill, 
Splwiw. bret. arm. Legon. — Sparliael, Uorbihan, Taalé, 



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34 ACCtPITEK NISU8. PALLAB. 

2. — L'épervier fait aussi une chasse active aox pin- 
sons, d'où son nom de : 

jALCoc DRS PIKSABD3, m. Toulonie, Lacroix. 

Cf. nnkemUiur, nnkntftlk, Bav., Jftck. — Tlnktasptnrtr, Vlakndlar, 
TlBkMlralk, Holl. Sctileg. 

3. — On l'appelle aussi petit chasseur, petit lanceur ; 

CHBSSSBA, tn. SaiDt-Amé, Tbirtat. 
OJBAC TSOTSnET, m. Le» Fourgs. Tissot. 
LANCEROT, m. Lorraine, recueilli peraomiellement. 
HANCEIUT, m. pays mesBin, recueilli peraoïmellemeiit. 

4. — On assimile quelquefois l'épervier h un (petit) fau- 
con ou à un (petit) autour : 

FACT (') oiSBT, m. ATrancliea, Le Héricher. — Normandie. Tra- 
vers et Dubois. 
PAOUQDBTa f. provençal, Cfistor. 
ASTOU, m. Toulouse, Lacroix. 
ESTODRAILLET, m. OerB, Cénac Montaut. 



5. — Il a en commun avec d'autres oiseaux de proie les 
noms suivants : 

MOSQDET, m. ancien provençal. Raynonard. 

MODOUBT, m. rouchi, Hécart; picard, Corblet. 

uoiSETA, UOTSHETA, f. ancien provençal, Raynonard. 

HOuisscT, m. BoncheB-du-RhAne, Villeneuve. 

HUKBT, m. catalan des Pyrénées -0 il entaiee. Companyo. 

MOUCHBT (I), m. français. 

VOHBT, m. nailoo. 

dlloncHET, m. rrangais. 

AMOUCHET, m. Montrât, Gaspard. 

(I) r&ot = nueo. 

(») Kn ftiaconnerie, le mot moncket s'applique A Téperrler mll« seule* 
ment. Les feuconniers hollaadsis l'appellent ■wUI.Schleg. — Voy. pour 
l'étym. de mouohet. r»rt. Aesalon lithoMcn, 



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ACCIPITER NISUS. PALLA.B. 35 

TRHCELBT (>), m. ^Wicaù. 

TiRGBLET, m. HontWUarâ, Sabler. 
ÉT£BCBLET, m. Donnsiid, Travera et Dubois. 
iTARCSLBT, m. Normuidie, Cbeuion. 
BSCRiVEAU, m. Provence, Darluc. 
X8CBIVB0L0, m. Bouches -du -RbAne, ViUeoeuve. 
CBiBLBTTB, f. Vienne, Uaodnyt. 
KiBLB, m. Alpes eott., Cb&br. et Roch. 
NIBLLO C), m. Suisse romande, Bndel. 
ÉciHCÂLB (■), f. Auvergne, Chalauiat. 
VOUAI, 0«aëTe, Necker, 
BBKDViEB (>), picard, Uar cotte. 
BBÉis, roucbi, Orandgagnage, 

6. — Par Opposition & la buse, oiseau impropre à la fao- 
counerie, on a appelé l'épervier : 

BON oiSBAD, m. Qeaâïe, Necker. 
BOCH oai, tn. Suisse romande, Bridel. 
BOnn OSÉ, m. Suisse romande, Bridel. 
BEN Ml. m. Pribourg. Orangier. 

7. — Je ne me rends pas compte des noms auÏTants : 

rnmjx, m. Normandie, Travers et Dubois. Bayeux, Flnquet. 
RÀLB, Anjou. Hlllet. 
BiTABS, Poitoa, Favre. 

8. — L'épervier peut servir à la fauconnerie, mais non 
le hibou, la buse, le pigeon ; c'est ce que disent les proverbes 
suivants : 

On ne peut £iire d'Uboa esparrier. 

CoroBiTB. 

(1) Tiercelat a d'abord signtflé le mflle de certains oImsui de proie 
parce qu'on le croyait des deui tiers plu* petit que la remelle, {ce qui 
n'est pas toutrli-Aiit exact), et par suite ce mot a serrl a désigner les 
peLlU oiseaux de proie en générai. 

(S) Cf. IDila, m. Daupb.ChampoIllon-Figeac et nitUe = bue, Isère, Ctxarv. 

Ci cr. les noms de la Crécerelle. 

(*) Cf. les noms de la buée : Bmthler, BrsTler, BrSTler, BronU, Broul, 



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ACCIPITER NISU8. PALLAS. 
Junali tn ne feras d'oïl brathier un eapervier. 

COTGRAVB. 

On ne «aoraif faire d'une biwe un épervier. 



9. — Autre proverbe : 



(C'est-à-dire vaut mieux avoir un métier qu'être fau- 
connier.) 

10. — On dit d'un individu qui épouse une femme plus 
forte, plus intelligente, plus ricbe que lui : 

4 II fait nu mariage d'épervier, la femelle vaut mieux que le 
mUe. > 

En effet, uon-seulement le mâle est beaucoup plus petit 
que la femelle, mais encore il est si peu hardi ou intelli- 
gent qu'il est impropre à la fauconnerie. 

11. — Proverbe : 

Llesparbè que s'counex à l'urpe. (Béarnais.) 
c'est-à-dire : 

L'épervier ae reconnaît aux griffes. 

12. — Proverbe : 

Ne pas laisser plus de tracea que Tépervier (Bretagne). 

13. — Esparboiilat à Bayonne (Lagravère) sert à dési- 
gner quelqu'un qui est effaré, étourdi. C'est une allusion 
aux petits oiseaux qui ne savent plus où donner de la tète 
quand ils aperçoivent un oiseau de proie. 

14. — On dit dans le Béarn d'un pays pauvre : Cent 
éperviers n'y prendraient pas tme alouette. 

(Voy. LK3PY, p. 28.) 



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ASTUR PALLUBARIUS. BECH8TEIN. 



1, — Aneau dit de l'épervier : 

Le noble eiprevier gracieux 
Est un oyseau de grand coursge 
Qui prend un pUieir merveiUeux 
A. regarder un beau visage. 

2. — Dans un conte breton des éperviers font avec leurs 
griffes le déblaiement d'une montagne et la font dispa- 
raître pour rendre service au héros du récit. (Luzel, V 
rapport sur une mission en Bretagne, p. 6.) Voir dans le 
même recueil le conte Intitulé VEpervier et Ut Sirène. 



ASTVR PALUMBARIUS. bechstein. 
L'AUTOUR. 

1. — Noms de l'autour : 

AdSTOB, m. ancien provençal. 

OSTOR, OSTOCR, osToiR, HOETUB, tn. aucieu A'uiçaia, Uttré. 

ÈSTOUB, m. Tarn, Oary. 

ASTor. m. Languedoc. 

cr. Adore, ital. — Awr, eap. — Atam, Sard. Nemnich. 

2. — L'autour poursuit spécialement les pigeons : 

FALOOC DBS PUOCNS, m. Toulouse. Lacroix. 

cr. TiiiIienf&tk,.Taiita«iiliablcht, TaobNilJLCk, IiobEiigtler, Tanbtimral, Bav. 
J&ck. — Doni«nslfisi«r, Saie, Bielz, — DnlttnTilk, hoU. Scbleg. — Starl 
MlunUiiii, Sard, du sud, Salvador). 

3. — Il fait aussi la chasse aux perdrix : 
PBRDiGATBB, QerB. Cénac Montant. 

cr. Flmlcltru, Castroglovanni. Ben. — FitrljHBralk, Orouingue, Schlegel. 



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38 STEIQIDAE. LBACU. 

4. — On le nomme chasseur : 

AIGU CBASRBUB, m. Jura, Ogérien, 
CHUSEHOT, m. Voiges, OërArdia. 

5. — n porte encore le3 noms siuTants qui pourraient 
aussi bien servir à, désigner d'autres oiseaux de proie : 

FioGOit, m. Savoie, Bailly. 
PAOUCouN, m. Qard, Crespon. 
MOTSBT. m. Suisse romande, Bride). 
HOUlcÉ OKIB, m. Gard, Crespoa. 
aaou MOOCBt, m. Savoie, Bailly. 
GBAND uoDlcd, m. Qard, Crespou. 
MOUCHBI. m. Vienne, Mauduyt. 
Gaos BATiBB, m. Boncbes-du-RhAne, Villeneave. 
. Nice, RÎMO. 



STRian>ÀE (Famille des), leacb. 

CHOUETTES ET HIBOUX. 

1. — D'une manière générale on donne aux oiseaux de 
proie nocturnes les noms suivants : 

CAVB, f. picard, Cotgrave. 

CHoa. f. ancien n^nçais. 

CHonE. f. ancien hvnçais; Deux-Sârres, OnillemeaD; CUtillon- 
sur-Seine, commaiûqué par H. F. Dagnio. 

UU, CBAQ, m, ancien provençal. 

CHAOU, m. wallon Montoia, Sigart. 

OAHUS, Bayonne, Lagravire. 

GADS, CAHns, CABC. m. Normandie, Le Hâricher; Touloiue. 
Lacroix; Oers, Cénac-Montaut; ancien français, Gaatë, 
Chansoru normandes du xv siècle, p. S7. 

CACS, m. Castres, Couzinié. 

ca6s, (monosyllabe) m. Tarn, Oary. 

Cath m. Gard, Crespon. 

CBO, m. Languedoc, Sauvages. 



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STRIOIDAE. LBACH. -W 

cBOT, XOT, m. Hérault, Marcel de Serres; Tontonie. Lacroix: 
Tarn, Oary; Auch, Abadie; Pyrénées -Orientalea. 
Compauyo; Landes, Métivier. 

CBOTA, f. Montpellier. lUeue des langues romane», octobre. 
1874, p. 601. 

lOTO, f. Tarn, Oary. 

CHBDTB, f. CourtisoU (Marne), Mém. de la Soc. des Antiq. 

CAVETTB, f, picard. Cotgrave. 

CHDBTTB. f. ancien françaij. Scheler, Lexicog. du w siècle. 
— Environs de Cambrai, Boniface, p. 3i3. 

CHODKTTB, f. françBÎB. 

CHOEATTS, f. Saint-Amé, Thiriat. 

CHAWBTTB, f. wallon, Orandgagnage. 

CBAOD&T'rB, f. Luuéville, Oberlin. — Pays messin. 

DCBODATTE, f. Ban de la Roche, Oberlin. 

zoDETTA, TzouBTTA, f. Auvergne, Chalaniat. 

BonvETA, f. Jui-a, Monnler. 

suKTTA, f, Suisse rom. BrideL 

8DETTK, /. Marne, Ardeunes, Tarbë. 

SUlio, f. Languedoc, Sauvages. 

TSGHDETTA. TSDVBTTA, f. Sutise rom. Bridei. 

civÉTA, f. Hérault, Marc, de Serres. 

GBTETTB. CrVETTA, /. Sav. BaiUy. 

suvBTOTTE. /. les Fourgs, Tisaot. 

SIVBB, m. ancien français, Comenius, (156B), p. 35. 

CAODAR, m. Bessiu, Joret. 

GAWAH. CAHODAN, CATBOUANT, m. picard. Marcotte et Corb. — 

Ouern. Met.-rouchj, Héc-uorm. Delb. 
CAOUEIN. CAT-HODBiN, m, picard, Marc, et Corblet. 
r, CAT-HUAN, m. nortn. Trav. et Dab. 
ncien provençal, Ray nouard, 
CHAYAN, t». ancien français. Cotgrave. — Deux-Sèrres, Guill. 

— Sol. Saleme. — Centre, Jaubert. — Poitou, Lalaone. — 

Savoie, Bailly, 
çAVAN, m. Savoie. Bailly. 

CHOOAN, m. Norm. Trav, et Dub. — Haut-Maine, Monteason, 
CHAVON, m. Centre, Jaubert. 
CHAON, m. Poitou, Lalanne. 
CHOn. m. Norm., Trav. et Dubois, 
lAVAKCOD, m, provençal moderne. Castor. 
CHOtJABT, m. Vendâme, Salerne. 



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«> STRIGIDAE. LEACH. 

CHAVicHE, f. Forez, NoeUs, p. 93. 
CABOCHB, /. Centre, Jaubert. 

CHAVOCHB. f. Sologne, Salerne. 

GABECA, f. Pyrénées -Orientales, Companyo, 
CABÉco, f. Languedoc, Azala. — Toulouse, Poumarâde. 
CABËQUB, Bayonne, Lagravâre. 
CAOoÈQUB, Landes. MéCmer, p. 750. 

CAOUÊCO, f. Gers, Cénac Montaut. — Toulouse, Lacroix. 
CHUÂCHB, f. Centre, Jaubert. 
CHAVÉCHE, f. Vienne, Mauduyt; Poitou, Favre. 
CHBVÈCE, f. ancien français. — Cliampagne, Tarbé. 
CBBVËCHE, f. français. — Champagne, Tarbô. 
CBOUNC. Ueuse. Cordier. 

acDUA, provençal moderne, {Bulletin de la Société protectrice 
des animavx, t. Vill, p. 309). 

Cf. CiTKta. Cliettone, ital. — So^a, Carniole, Freyer. ~ Sonett», SlTltouIa, 
SlTttoiilan. Gins. CIddo, Piém. Bon. — Cblù, Tosc, Savi. -- Cncca, Sic Ben. 

— Qoqiia, Malte, Schemb. — Touca, Zonoa, Sard, Cara, — Cnecnmea, Cnccii- 
niui, Cara. — CnecuniBKKla, To^c. Savi. — Cnocnni, Sic, Ben. — Kani, al). 

— CbDDz, Suiase ail. Srhinz, — KdU, Mulhouse, DoUrus. — Koac'ban, bret. 
du MorblhaD, Tasië. — Xoc'hAU. XaoDea, Kaonan, bret. armor. Legonid, 

2. — Les Slrigidae s'appellent aussi : 

UACOTTA, f. Nice. Risso. 

IIACHÔTA, f. Hérault, Marc, de Serres. 

Hkcatna, machoto, f. Languedoc, Sauvages. — Provençal 

moderne, Cast. — Toulon, PeUicot. ~ Bouches-du- 

Rbôae, Villeneuve. 
MACHETTE, f. français, Cotgrave. 
iiACHonBTTA, f. Toulon, Pellicot. 

Cf. Hocliiula, eap. — HodiD, port. 

3. — On les appelle encore : 

HUAM (') m. ancien Suçais. — Normandie, Travers et Daboia. 

HUAiN, m. Normandie, Travers et Dubois, 

HUBTTB, f. ancien français, Cotgrave, 

HUAU, m. Orléans, Saleme. 

BAou, Bouches -du -RhAne, Villeneuve. 

I') ht mot huan et Iw suivants viennent du verbe hnsr, crier, appeler. 



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STRIGIDAE. LEACH. 41 

HOURETTE. BURETTE, f. wallon, Orandg-agnoge. 

HOUU)TTB. f. frauçaïB ; wallon, Orandgagnage. 

BDLOTTB. /. français. — Picard. Orandgagnage. 

HOLOTTS, /. ancien français, CotgrsTe. 

ETECLA, EHEDLA. f. VuUy. fSaiaae), Bridel. 

DTCHEHor ('). m. Montbëliard, Contejean. 

LCCBERAN, m. ancien français, Cotgrave. 

LUTZËROU, m. Fribourg, Orangier. 

I.UTZÉRAH, m. Gruyère, Frihourg, Journal T- Omith, 18W. 

BUBB, m. ancien liégeois. Orandgagnage. 

GOFO, Menton, Andrews. 

otSE&a DE J.A. HDiT, Anjou, Oiraud. 

NBCiORA ('). Menton. Andi'ews. 

KECOUL*, f. Nice, RiBBo, 

NDCHO^, f. ancien provençal, Raynouard. — Languedoc, AzBiB. 

NiCHOOu), /. Languedoc, Sauvages. 

HOZOL. ancien proveaçaX, Roman de Flamenca, édil. Mej/er.fiUSl. 

MUITELAZ, Savoie. Bailly. 

NUECHOtJB, Alpea cottienues, Cbab. et Rochas. 

OHIUAUD, m. GRiMAUDB, f. ancien français, Cotgrave. 

GARHBLOD, breton armoricain, Taslâ. 

GBELL. breton armoricain, Tasl«. 

HODPi, ancien français, Scbeler. 

Bemarqu- On confond souvent sous les mêmes noms le» rapaces noc- 
tarnii cependant il y a une distinction généralement adoptée, on 
appelle Ulxtiu les espèces qui ont sur la tête deux aigrettes de plumei 
en forme de cornes, et choDelles toutes les autres, 

4. — Dans les Vosges, on dit que les filles qui arriTent à 
l'âge de 30 à 40 ans sans être mariées, vont crier la 
chouette, c'est-à-dire accompagner dans le bols les tristes 
lamentations de cet oiseau. (Mélusine, c. 454.) 

5. — On appelle houhou, vieille houhou une vieille femme 
méchante. 

6. — On imite le cri de la chouette, pour attirer lea 

(1) Ce nom et les trois suivants viennent sans doute d'un radical Inc, le» 
yeui de ces oiseaux brillant fortement dans l'obscurité. 
i>) Ce nom et les cinq suivants signifient : (l'oiseau) nocturne. 



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42 8TRI0IDAE. LEACH. 

petits oiseaux, c'est ce qu'on appelle piper. Dans le Berry 
on pipe au moyen d'un instrument en terre cuite ayant la 
forme d'un oiseau, appelé chavon. Chavonner signifie se 
servir du chavon ( = piper. ) Centre, Jaubert. 

Chuer, Chotttr m imiter le cri de la chouette (Centre, Jaubert). 
Càhitler a le même sens dans les environs de Cambrai. (Boniface). 
Acahuer = huer, poursuivre d'injure». (Centre, Jaubert). 
En ail. uhwen = crier comme un hibou (uhu). 
7. — Locution : 

Rouler les yeux comme une chouette qu'on oblige à regarder 
le Boleil. 
S. — Chouet : =: Capot, confus, penaud, rêveur, sérieux. 
(Ceutre, Jaubert.) 

En hollandais : uU ^ nigaud, fat, benêt — uUskop a 
le même sens. 

En allemand : wunderllcTier kauz = homme étrange, 
capricieux, fantasque, bizarre. 

En anglais : oaf(*) signifie à la fois chouette et inibéciUe. 
(Pauub, p. 117.) 

En italien : guffo, guffone, locco, alocco, civettone =■ 
chouette et sot ; aloccagine signifie sottise. 

(DuEZ, IHct. ital. 1578). 

On dit d'un homme sombre et farouche que c'est un 
hibou et de celui qui dans une compagnie se tient écarté 
et ne dit mot qu'il fiiit le hibou. 

< En style proverbial, être ta chouette d'une société, c'est être 
l'objet ordinaire des raillerieg de ceux qui la composent • 

Fbraud. 

9. — Faire la chouette au jeu de piquet c'est jouer seul 
contre tous alternativement, de même que la chouette est 
seule pour se défendre contre les petits oiseaux qui se 
réunissent pour la harceler. 

ft) Les anc. farines d« oe mot *0Dt uf, «nphti anpk, aolt- 



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STHIOIDAB. LEACH. 



Voir flans le Manuel Roret des jeux de société, p. 179, 
la description d'un Jeu appelé la chouette. 

10. — On dit proverbialement : 



(11 est probable qu'il s'agit ici de l'oiseau appelé Corvus 
Monedula. L. qui porte aussi le nom de chouette). 

11. — On dit maigre comme une chouette, maigre 
comme un huan (Orléans, Sal.) — Cette expression vient 
do ce que les Strigidae sont tout en plumet et très-mai- 
gres malgré les apparences. 

12, — On dit de quelqu'un qui a les yeux brillants qu'il 
a des yeux de cat-ouan. 

(Flandre, Verm.) 
13. ••Quand lei chonettea chantent le Boir, c'est signe de beau 
temps. 

Ille-et-Viiaine, Stat. 

n. 

1. — Les hiboux et les chouettes passent dans toute ta 
France pour être des oiseaux de malheur. Quand on les 
tue on ne manque pas de les clouer les ailes étendues 
aux portes des habitations ou des granges. C'est un moyen 
de se préserver des maléâces. 

3.— Dis qu'on entend les cria de cea oiaeaux on jette du aelau feu. 
Landes, da Métivirr, p 433. 

— Le sel qu*on jette dans le feu au moment où la chouette 
chante, détourne lea malheurs que nous présage cet oiseau de nuit. 
Mosaïque 4» Midi. I. I, p. 14. 
3. — Proverbe Niçois : 

Fer tonti li neceonla che cantoun au la taulissa, non ai toi» 
pa creire che tou puortoun malur: <Tosbi.i.i.) 



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44 6TKIX FLAMMEA. L. 

c'est-à-dire qu'il ne faut pas croire à tous les mauvais 

présages. 

4. — D'après un conte breton, tous les oiseaux se 
sont un jour dépouillés chacun d'une plume pour ha- 
biller le roitelet qui avait perdu tes siennes; seul le 
hibou refusa de prendre part à cet acte de charité. 

— » Moi, dit-il, je ne veux donner aucune de mes plu- 
mes ; l'hiver approche et je crains d'avoir froid. « 

— " Eh bien ! lui dit alors le roi, toi. hibou, tu seras à 
partir de cejourleplus malheureux des oiseaus ; tu auras 
toujours froid, tu ne pourras sortir de ion trou que la 
nuit et si tu te montres le jour tous les autres oiseaux te 
pourchasseront et te persécuteront sans trêve ni paix.» 

Et c'est à partir de ce moment qu'on entend toujours le 
hibou crier: hou! hou! hou! comme s'il était près de 
mourir de froid. (Voy, Luzel, 4" rapport, p. 803). 

5. ^ LB BIBOD DARS U STHBOLIQtlE CHBiTlBNNB. 

« Un bas relief de Tégliae de Puypérouj: (Charente), représente 
un hibou ayant une couronne sur la tète, monté sur un cheval ; d'une 
main il tient la bride, de l'autre une lance. En face, un humme ayant 
un bouclier au bras gauche, se défend du hibou avec le bras droit 
armé d'uue épée. Dans le champ, trois têtes coupées sont à terre ; 
le bouclier de l'homme qui combat est arrondi d'un côté et en pointe 
de l'autre ; il est vËtu d'une saie qui n'atteint pas le genou. C'est la 
lutte de rbomme contre Satan, thème perpétuel du symbolisme au 
moyeu-Age. Le hibou couronné, c''est le prince des ténèbres; lea 
tétee ou les corps nus figurent des âmes. > 

HiGUON, Statistique d« la Charente, p. 266. 

STRIX FLAMMEA. L. 
L'EFFRAIE. 
I. 
1. — Du laXva praesaga = celle qui présa^ (des mal- 
heurs) viennent : ' 



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STKIX FLAMMEA. L. 45 

PHBSAiE. f. Poitou, Salerne. 
BBEZAGo, f. Agea, Azals. 
BREZAGUE, f. Oasi^ogne, Salerne. 
FBÉGEUB. Saint -Jean -d'Angély. 
FHË3AC0, f. Guyenne, Salerne, 
FRESAS, Normandie, Chrétien. 

PRESiïB, niE>!ÀiB, /. français.— Vienne, Uanduyt, — Norman- 
die, Ctiesnon. 
FERSAIE, f. Anjou, Millet. 

Cf. rrassala, <f.) Tessin, Schinz, 

2. — Par fausse étymologie populaire le mot fresaie est 
devenu : 



!. f. français, 
c'est-à-dire celle qui effraie ('). 

3. — On a aussi confondu le mot fresaie = StrUx flam- 
mea avec le mot orfraie = haliaetus albicitia et on a 
donné ce dernier nom à l'Effraie : 

f. Anjou, Millet. — Perclic, communiqué par H. de 
Tarragon. 
;, ORFHOiE, f. Orléans, Salerne, 

4. — Du latin strigem vient le mot ; 
STRTGE. ancien français. Cotgrave. 

Cf. Strea, Istrla, Strta, Sard.. Cara, Aiuni. — Striait, Sic, Ben. 

5. — Cette chouette se tient habituellement dans les 
clochers, les tours, les greniers et même dans l'intérieur 
des églises. 

CHOUETTE DES CLocBERs, HIBOU DE CLOCHER, français. 

CHOUETTE DES CLOCHES, f. Jura, Ogérien. 
CHJUETrii DU CUtTCHi, f. wallon, Larontalne. 
CHOUETTE DES GALETAS, f. Savote, Bailly. 
HIBOU d'égusb, HIBOU DE TOUR, «t. français. 



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46 STRIX FLAHHBA. L. 

Cf. Buii owl, angl. — Ihtinunle, «IL — Tarn nU, HolL. Sdilq. — Tkft- 
na. Lux., Laf. — KlTGliMiM, Suisse, SchiQi. 

6. — Pendant la nuit, l'eâVaie semble garder la Tille du 
haut des tours ; d'où son nom de 

OARDO TILLO, Toulon, Pellîcot. 

7. — Comme elle fréquente l'intérieur des églises, on l'a 
comparée à une Religieuse: 

DAMA, f. Ntmes, Azitls. 

DAHA DE niocB ('), f. Hérault, Marc, de Serres. 
DAHO, f. Languedoc, Sauvages. — Cocréze, Berooie. 
DAMB, f. français, Saleme. 
DAMASSO, f. Cisrd, CreBpou. 
Cf. DimA, IMaa, Piém., Bon. — Htima, Bat., JKck. 

8. — Cet oiseau est en bien des endroits accusé de boire 
l'huile des lampes dans les églises : 

Bàov l'ou, proTençal moderne. — Languedoc. 

Buon lV>ri, Toulon, Pellicot. 

XDCA oLi, catalan dea Pyrénées -Orientales, Companyo. 

snssA UMPEA. NlcCj RisBO. 

SAOSSO LAMPO, Languedoc, Azala. 

et par plaisanterie on l'a aussi appelé : 

lAN l'ou, provençal moderoe. 
Cf. OelAleb, Sllélie, Qeinrich 

9. — La présence de cet oiseau, dans certaines circons- 
tances, est un présage de mort ; aussi l'appelle-t-on : 

oisBAD DE LA MORT (>), m. français, Saleme. — Jura, Ogérien. 

BËTE DK LA MOBT, /. français. Saleme. 

ODHio.f Di LÉ Hd, m. paya meisin, recueilli peraonnellement. 

En Corse, la chouette est appelée maiuccetia ; son chant 
est regardé comme de mauvais augure. 

(Bouchez, Nouvelles Corses, p. 38). 
(I) Hlock = nuit. 

(*} Dans le Centre, dit Jaubert, on appellt iImH t» U MOrt tout 
oiseau nocturne. 



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STKIX FLAHHEA. L. 47 

10. — h'efteaîQ a un plumage blanch&tre : 

CBOCB BLAitCHB. f. CbfltiUoD-iar- Seine, commimication de H. 
DaguiD. 
Cf. W«lis««att, ail. — WUta nwl, angl. — Ueet fluui, oèntc, Duruio* 

U. — La nuit elle fait entendre un souffle prolongé qui 
eSï^ye fort les personnes superstitieuses ; d'où son nom de 

SOUFPLEDB. m. Anjou, Millet. 

peut-être est-ce pour cette raison qu'on l'appelle : 

RAHC1.B, Aurergne, Chalaoiai. 
Cf. Sait — Uboo, gallicieD, PUM. 

12. — Autres noms de l'eflirale : 

CHiVANBT, JATAifBT. m. (c'eBt-à-dire petit chat-haant). laire, 

Charret. 
HAUTE, f. Normandie, Travers et Dubois. 
NOT, Daupliicé, Cbampollion-Figeac. 
XURA, PyrÉuées- Orientales, Compsnyo. 
RUTA, Py l'eue es -Orientales, Companyo. 
GHESALK, Lande e, Mëtivier. 
KAOUBNKBZ, Belle -He -en -Mer, Cti. de Latouche. 

13. — Nom des petits de l'efF^aie : 

CHATS -HD AME AUX. H. Sclafer. le Paysan riche. 



1. — Cet oiseau annonce la mort de quelqu'un de la 
maison sur laquelle il se pose. 

Limogea, J.-J. Jcgk, 1817, p. 178. 

Cette chouette annonce infailliblement la mort (Nor- 
mandie, Chrétien). 

Quand elle se pose sur une maison en criant chtou, c'est 
signe de mort. Salerne, 2« vol., p. 100. 



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48 STRIX FLAMMEA. L. 

En Sardaigne, dit Azu^ii, cet oiseau est un présa^ de 
mort et il ajoute qu'en sarde strea ou istria signifie à la 
fois effraye et sorcière. 

Le cri de la chouette est redouté dans les villages où 
l'on dit Qu'U agace malheur. Son chant est un présage de 
mort ; on assure l'avoir vu frapper de ses ailes les fenêtres 
d'une maison où il y avait un mourant, 

{Annuaire de la Manche, 1832, p. 823.) 

Quand oa enteud lai choue 
C'a Bigue de moue (mort). 

(Franche-Comté), Perron, prov. p. 19. 

La frégeaye présage la mort d'un malade lorsqu'elle vient auprès 
de son habitation. 

(Bull, de la Soc. Mit. de Saint-Jean-d'Angely, 1866.) 

Comparez les superstitions allemandes suivantes : 

Kommt ein Kaiizchen oder eine Kagersch (elster) in dienahe einea 
hautes uud Krâclizt, so bedeutet dies ungliick oder tod im haus 
selbst oder in der nachbarscliaft. 

(Souabe). Zeitsch. f. d. d. Myth. IV, 47. 

— Wenu das Wichtl auf einem hause schreit, in welchem e^ 
Kranker liegt, so stirbt deraelbe bald. ' 

(Basse-Autriche), Zeitsch. f. d. d. Myth, IV, 30. 

Zu deu unheimlichem thieren gehdrt die habergets (Strix aluco). 
Sie ist halb vogel und halb geist. Schreit sie in der nahe einea 
hauses, so stirbt bald ein bewohner dcsselbeu. Et ist nicht rathsan^ 
ihr geechrei nachzuaffeu; denn wenn dièses geschieht. koromt sie 
naher und naher und bestraft den muthwilligen. Als sie einmal nîcbt 
weit von einem hause meckerte. ahmte ein bursche ihr geachrei 
nach. Da kam die habergeis herbei und rUttelte ao stark an den 
eisenstaugen des fensters, dasz das ganze haus zitterte. 

(Tyrol), Zeitsch. f. d. d. Myth. t. I. p. 236. 

— Wenn das wichtl sichauf's dachsetztundschrait, sostirbtjemand. 
— Wenn das wichtl vor das fenster eines Krauken geflogen 
kommt, 80 musz derselbe sterben ; der ruf des wichtla ; < Kliwit ! 
Kliwit I > heiazt bel den leuten : < Komm mit I Komm mit I > 
{BaBse-Autriche}. Blaas, Oermania, 1875. p. 353,) 



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STRIX FLAUHBA. L. 49 

D'après ua proverbe telugu (Carr, 803,) on ne pourrait 
avoir de plus mauvais présage dans la cérémonie que l'on 
fait pour inaugurer une maison neuve qu'une chouette 
qu'on y apporterait. 
En Chine la chouette est tout aussi néfaste : 
< (la Cbina) BOme aay tbat itj yoice resemblei tbevoice of a spirit 
or deœoD calling out to it« fellow. Perhapt it ii od accouDt of this 
notion that they so oftea assert haviag tieard the voicea of & Bpirit, 
wheu they may h&ve heaj-<j only tbe indistinct hooting of a distant 
owl. Sometimes, the chinese say, its voice souuds much like an 
expression for * digging, » the grave. Hence, probably, the origin 
of a commoii saying. that when one is about to die, in the ueigh- 
borbood -will be heard the Toice of tlie otI, csUing out i dig, dig,» 

— It ie frequently apoken of as the birii vhich calls for the soûl, 
or vshich catches or takes av:ay the soûl. Some assert that if iti 
cry ia duU and indistinct, as thougb proceedtng from a distant place, 
it betokeus the death of a near neighbor ; whereas, if its notes are 
clear and distinct, as if proceediug from a short distance, it is a 
sure harbinger of tlie deatli of a peraon in a remot« neighborhood 

— the more distinct ttie voice. the more distant the îndividual wbos« 
decease ia indicated ; aud tlie more indistinct ttie voice, tiie nearer 
the person whose death is certain 1 It is a common saying tliat thia 
bird ia a transformation of one of the servants of the ten Kings of 
tbe infernal régions i. e., is a devil under the guise of a bird. It is 
also fl^uently referred to as a « constable from the dark land. > 

Doohttle, Social lîfe of the China, cita par Dbnkts. 
Folk lore of China, p. 35. 
2. ^ Quand le quiouc (hibou) chante autour des habitations, cela 
annonce qu'il y a une femme enceinte dans le voiainage. 

(Bull, de la Soc. hisl. de Saint-Jean-d'Angély, 1886, p. S7. 
Schreit die eule wahrend des tages. bo betindet aicta eine schvan- 
gere frau in der nihe. 

Mcmtagne noire (Cévennes) Zeitech. f. d. d. Myth. II. 418. 
Lorsque l'effraye chante, étant sur la cheminée et qu'il y a dans 
la maison une femme enceinte, c'est un indice qu'elle accouchera 
d'une fille. 

Limoges, J.-J. Joge, 1817, p. 178. 

< Enlenschrei bedeutet die Qeburt elnes Klndes oder den Tod eines 
(Canton de Berne. Rothenbach, p. 38,) 



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50 STMX OTDS. L. 

STRIX OTUS. L. 
LE HIBOU OD MOYEN-DUC. 

1. — Cet oiseau porte sur la tète deux aigrettes de 
plumes, que l'on a comparées à des cornes ou à des huppes, 
d'où ses noms de : 

GBOCB coBNEHOTTB, f. Bourgogne, Buffon. 

cHODB cosNOTTE, CHOUE coNBETTË, f. Châtilloii-aur-Seine. — Com- 
muDication de M. Daguin, 

XOTO COHNDDO, f. Tarn, Gary. 

UCORNU, CAT CORNU, m. Mons, Vermesse, Sigart. 

XOT BANiuT, m. catalan des Pyrénéea-Orientales, Companyo. 

CHOT BANUT, CHO BANC, wi. I,anguedoc, Sauvages. — Hérault, 
Marcel de Serres. 

MACHffro BiNAftL'DO, f. provençal moderne, Castor. 

CHOOBTTB A AIGRETTES, f- Vieune, Mauduyt. 

CHBUPRAN (')> m. Bresse chàlonnaise, Ouillemin. 

CHUFPËRAN, m. Montrêt, Gaspard. 

GBAPRON, m. Jura, Ogérien. 

CHAPON de LIERBE. Ml. Bayeux. Pluquet. 

HCPBBON, m. Jura, Toubin, p. 309. 

HOUPBBALLE, f. wallon, Graudgagnage. 
Cf. HomïiilB. ail. — OlirenlisasI, Suisse ail., Schinz. — Ohnola, ail. 
Cest ^e ce dernier mot allemand olireule, c'aat-a-dire, chouette à 
oreillea (les aigrettes de cet oiseau étant comparées & des oreiliea), que 
vient le mot suivant : 

HOURHECUB, Ban de la Roche, Obertin. 

2. — On a aussi dénommé cet oiseau d'après le cri lu- 
gubre qu'il fait entendre. Les mots suivants sont donc des 
onomatopées : 

uoiiHOU, picard, Corblet. — Nonn. Littré. 

HOOHODOOD, Laudes, de Métivler, p. 750. 

HOUHOCHOu, Gers, Céuac-Montaut. 

UGOty, Velay, Haute-Auvergue, Deribier de Cheissac. 

DDOOD (<), Languedoc, Sauvages, — Bouchea-du-RhAné, Viil. 

il) Ainsi appelé, dit OuiUemin, parce qu'il a deui duapM = bappo, 
^ur la (€te. 
i}\ Ce mot est une onomatopée, dit Sauvages. 



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STRIZ OTUS. L. 61 

Duoo, Ùaxd. Crespon. — Toulon, Pellicot. — Menton, Andrews. 
HIBOU, m. français. 

cr, BnlM, Hulib, Hb(«, Luiembonrg ail., Lafontain*. — Snfi, Bic. B«d. — 
Onlonc, Piém. Bon. — Dira, ail. — Bnliii, Autriche, Bnv., Sai«, Jaek., 
BiaU, Kraner. — Tschobn, Bav., JSck. — En (dana Horaltt, Barlâr*, 
Jfickel. FbI dau« Pii1to(s1, Luceme, Schiai. — BokaJ |= Strii bubo) Cir- 
nlole, Preyer. — SetanlTOK, holl. — Sclmbit, ail., — Bâte, Mpaguol. — 
Bor, gallic, Piôol. 

Dans te Sahara d'Orao, une espèce indigène (3trii occlpilalii, L.) ett 
appelée banranrga. Armieui. 

Bamarqae. Tous ces noms sont aussi donnas an Grand Dnc (Strîx Bubo). 
Salerue dit de ce dernier ; ' Le nrand Duc pousse une voiK semblable ft 
ceUe d'un homms transi de (ïoid, savoir : huhu, houhou. ■ 

3. — Je suppose qu'on aura vu dans l'onomatopée dugou 
la forme et le sens du mot duc, d'où les noms de : 

DUC, m. provençal, languedocien et françaiB. 
DOC, m. Savoie, Baitly. 



De duc sont dérivés : 

DUCOUBT, TOCOUET, m. français, Saleme. 
DCOANBL, m. Hérault, Marcel de Serres. 
DUGANBOU, m. provençal moderne. Castor. 

Cf. iniKO, Oenov., Descr. — Dt(o, milanale, Banfl, 
4, — Ses cris lugubres ont fait appeler cet oiseau celui 
qui hue, celui qui crie : 

HUANT, m. Normand, Le Héricher. 
HUAT. m. Marne, Aube, Tarbé. 
CAT HUANT, m. picard, normand. 
CHAT HUANT, m. français. 

5. — Le hibou fait, comme le chat, la chasse aux souris 
pendant la nuit ; de plus sa grosse tète avec ses aigrettes 
ressemblant à des oreilles et ses yeux brillant dans l'obs- 
curité, a quelque analogie avec celle d'un chat ; de là vient 
qu'on l'a appelé : 



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)2 STRIZ OTUS. L. 

CAT CORNU, I»- Mon», VermesBe, Sigart. 
CAT-HDANT ('), M. rouchi, Hécart. 

CHAT-HUAMT, m. français. 

CHÉ HBUZANT. wt. pays messin, Littré, 

CHAT BOflAN, m. payi mesBin, recueilli perBonaellemeut . 

CHi HiiHÂfi, m. paya mesBiu, recueilli personnelleineat. 

Cf. itttt ta gai», Qènes, Duruio. — Kaugle {striz Bubo), lies orkn 

6. — Autres noms du moyen-duc : 

JAVANCOU, provençal moderne. Castor. 

KSTSANAVel, Haute-Auvergne, Deribier de Cheissac. 

JOtî d'ad bois, m. Poitou, Favre. 

CHAN (*) HORAK, m. pays meaain, recueilli personnellement. 

HOCBAH, m. Vosges, Oerardin. 

HODPEUX {'), »n- Picard, Marcotte. 

BOUBOTE ('), f. Besançon. Dartois. 

LUTROHB (espace de hibou) (>). Doullens, Corblet. 



1. — Une omelette aux œufs de hibou dérange l'esprit- 

Picardie, Corblet, p. 138. 

2. — Une omelette aux œufs de hibou est excellente pour 
guérir l'ivrognerie. Liège, Hocfc; III, p. 219. 



(') Cea mots, cat-huaot et cbat-huaut, sout é?ldemmeat des corruptionn 
d«s mots cAoan, chAwao, mais les peraonues qui se servent de ces mots 
se dgitreot qu'il eat question d'un chat qui ko*. 

(») Chan = Jean ; et. le mot précédent. 

()) Du verbe honpsr, appeler, crier d'une certaine faton. — Scheler 
donne hanpl, anc. fr. comme sigiiiBaat hibou. 

(t) BonlMle, r. dérive du latin bnbo = Orand Duc ; boubote slgniOe pro- 
prement le Petit Duc par oppoiition au Oraud Duc. 

(•) Le mot Intmiu aert'il k désigner un hibou en générai on le moyen- 
duc en particulier, c'est ce que Jignore, 



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STBIX 8C0PS. L. 58 

STRIX BRACHIOTUS. GMELIN. 

Le vulgaire conrond cet oiseau nocturne avec le Moyen- 
Duc. 

STRIX BUBO. L. 
LE GRAND DUC. 
1. — Noms du Grand Duc : 

CAPRARAOC, m. Toulon, Pellicot. 

PAROux, Savuie, Ballly. 

SOHIGUBH ('), m. catalan des Pyrénées -Urien taies, Compsoyo. 

MUS901., catalan des Pyrénées -Orieatales, Companyo. 

PBTCVB. f. Provence, Saleme. 

DROBLLO, m Suisse romande, Bridel. 

OAMABOns, catalan des Pyrénéei-OrientateB, Companyo. 

GEAND CHAVAN, m. Savoie, Bailly. 

SBOE ÇiVAH, m. Savoie, Bailly. 

GRAND GHAPnoN, m. Jura, Ogérieu. 

GRAND DUC, m. français. 

DOUBi-B DUC, m. Jorat, RazoumOTSki. 

GRAND DUC À cohnbs, m, Savoie, Bailly. 

CHAssBTON, m. Savoie, Saleme. 

BARBAGIAN, Nice, RisHO, 

et. pour ce dernier nom : BartaflMi, Pl#m., Bon. — Btrhtfltaal, NaplM, 
Costa. — VarraJaiiDl, (= Strii Qammea) Sic. Ben. — W«rhRginnl, Malte, 
Scli«mb. 



STRIX SCOPS. L. 

LE PETIT DUC. 

1. — Cet oiseau est le plus petit des rapaces nocturnes 
à aigrettes. 

i<) 11 eet graïul cbasieur de souris. 



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3TEII NOCTU*. RETZtUS. 



PBiiT DUC, m. fraaçaia. 

DUGAHEOD ('). »»■ Bouche8-du-RhOne, Villenenve. 

pixouNO XOTO conNODO, r- Tarn, Oary. 

PICKOT CHOT BAHDT, m. Hérault. Marcel de Serres. 

PETITE CEAV&GHB, f. Vienne, Mauduyt. 

PETIT CKiPROH, m. Jura, Ogérieu. 

KACOTTA. /. Nice, RiiBO. 

UACHOTO, f. Toulon, Fellicot. 

CIVBTA f. Héraalt, Marcel de Serren. 

2. — Je suppose que les noms suivants sont des onoma- 
topées (*) : 

CLOUTE, cloOte, Savoie, Bailly. — Anjou, Millet. 
Fioo, Savoie, Bailiy. 



3. — Autres noms du Petit Duc : 

LOPPAZ P), Savoie, Bailiy. 
COP, Deux-Sèvres, Ouillemeau. 

Pour ce dernier nom, cf. scupiu, Messine, Benoit. 

STRIX NOCTUA. RETzras. 
LA CHEVÊCHE. 

1.'— Noms de cet oiseau : 

CHATHiANT, m. Sologne, Saleme. 
TKUiBLEDii (>), m. Cliaiapagne, Salerne. 

(>) Cf. DosHsl, V&llée de Lanio, Bon. 

()) Selon Saleroe, il y a une chouett« appelAa Clondn, & causa de son 
cri eldnd ouelont.O'estprobablemeiit du Petit Duc que Saleme veut parler. 

(!) i>uiB le mot leppu, l'article 1 e'eel eans doute BOudé- a oppai (huppe t) 

{*) ■ Parce que cette chouette crie eo driasonnant comme tremblant 
de froid. ■ Salerae. 



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8TEIX PASSBRIKA. L. 55 

OLIAUIIOT Oi "■■ P&;a meseiD, HoUndre. 

GOUTTIÈRE ('). f. SologQe, Saleme. 

GRjULLON, Beaugency, Saleme. 

JIACHOIO CL&PIBRO. f. Toulon, Pellicot. 

CHOCE DE CARRiBBES, f. ChatUloD-Bur- Seine, communication de 

H. Daguin. 
CBOCTOTTE, f. Chfttilloa ' sur - Seine , communication de H. 

Daguin. 



2. — On se eert du proverbe : la cheeéclta est engluée {Ihicatiana, 
II, 483), pour dire que les voleurs sont prie, que les trompeurs sont 
eoân trompés à leur tour, parce que la chouette sert à attirer les 
oiseaux dans lea piégea. Cf. la locution italienne : schiacciare il capo 
alla civetta que Ihiez {Dict. ital. 1678) traduit : escraser la teste à 
ta chouette, c'est-à-dire attraper le trompeur. 



STRIX PASSERINA. L. 
LA CHEVÉCHETTE. 

1. — Cette petite chouette porte les noms de : 

CLOO, Vienne, Mauduyt, 

CLon. n». Anjou, Millet. ' 

Ces noms lui viennent sans cloute de ce qu'on l'aura con- 
fondue avec une autre petite chouette, le Petit Duc (Strix 

acops). 

C) C'est-ft-dire Claude. Divers prénoms d'tommea sont donnés comme 
noms aui oiaeaui noclurnes : Jon d'au bois = Moyen Duc; Huber = 
Graud Duc, SuijSQ ail., Scbiaz; Oiseau Jacques = Strii passer in a, Anjou, 
Mill. ; Jaoobu = Str. scops, Sic., Ben.; Madge-nowlet = chouetle, angl. 
Cotgrave. 

(>) « La Soctu ou UIqU «nlgaiii crie gom (d'oti son nom : gouttière) 
quand il doit taire beau, et Kojan, qnand il doit pleuvoir. • Saleme. 

I<e mot graillon qui suit est saos doute une autre façon de rendra le 
cri de l'oiseau. 

U Lni. ail., Laf. 



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66 STRNIUM ALtTCO. BRGHH. 

2. — On l'appelle aussi : 
ouuu MCQUU. m. Aqjoa, Millet. 

cr Jwobu, JteoU, (Strii icopi) Sic, Ben. 

3. — Autres noms de cet oiseau : 

crVSTA. f. Hérault, Marcel de Serrea. 

GHKvicBBTTE, f. français. 

uooNECHBiA, f. Nice, RisHo. 

edchEt (>). m. Ai^ou, MiUet. 

CHODBTTB DK POUMiBB (>), f. Normandie. Chemon. 

CHODBTTB PEBLÉa, /. Jura, Ogërien. 

Cf. Firlanl», Bav., Jftck. 

4. — On l'appelle encore : 

UBHARi, Bouclies-du-RliAae, Villeneuve. 

Je ne comprends pas ce mot. Selon Pellicot, on appelle 
le Grand Duc, capraraou à Toulon; selon Darluc, en 
Provence, cabraraou, cabraret sont les noms du hibou. 



SYKNIUM ALUCO. BREHM. 
LA HULOTTE. 

1. — La Hulotte n'a pas de nom particulier, on la con- 
fond avec les autres Strigidae, principalement avec la 
Chevéclie. Cependant on l'appelle à Chàtillon-sur-Seine : 

CBOdB DE BOIS, f. CttAtillou-sur- Seine. Communication de U. 

Daguin. 
CHOUB D'AUVenaNE (^}. f. CliAtillon-Bur-Seine. Communication 

de M. Daguin. 

(1) Ce mot Tieot du verbe *ltnccart, appeler, crier. 
(■) Parce qu'elle sa tient dans las pommiera, nombreni en Norm. 
(■) On raconte qu'un anTtrgnat perdu dan* un grand bois, entendit l« 
cri d« la halolte ; il crut qiie c'était la voix de Dieu et dit : ■ Mon 



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PICU8. (qBNHB) L. B7 

PICUS. (Genre) L. 

LE PIC. 

En général, le vulgaire confond sous les mêmes noms 
les différentes espèces du genre Picus. L. 

1. — Du latin piata viennent ; 

PIC, Ml. ancien provençal, ftan^ais. 

M, m. Centre, Janbert. — LimouBin, Cliab. — Toulon, Pellicot. 

Cf. HcM, CMnei, Descr. — Peto, gall., Nac. — PIm, Mp. 

2. — Les noms suivants sont formés du mdme mot latin 
pictts à, l'aide de différents suffixes : 

PICOT, m. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

piCHAT, m. Savoie, BaUly, ^Oauphiné, Bont. — laire, Cbarret. 

PKÇATj m. Savoie, BaiUy. 

FIAT. m. Suisse romande, Schinz. 

PICOTAT, m. Périgord, Salerne. 

PICOTAL, m. Corrèze, Bérouie. — Limousin, Jaubert. 

PICATBOD, m. Boucties -du -Rhône, Villeneuve. — Prorenee, 

Darluc. — Toulon, Pellicot. 
PiGATBAu, m. Charente. Trémeau de Rochebrune. 
FlCOasBAU, m. Poitou, Salerne. 
F1CAS3UU, m. Vienne, Mauduyt. 
piCACiA, m. Dauphiné, Bout. — Vienne, Maudnyi. 
PiOcHAT ('}, m. Savoie. BaiUy. 
FioguB, m. Savoie, Bailly. 



Dieu! HOD Dleul je suli perdu dans la torH, aidez-moi k en sortir, r 
St il se dlrtg«a du cùié d'ob pattait la voix. L'oiseau alla d'arbre en 
arbre et dgara de plus en plus le malheureux voyageur. Jusqu'au 

Depuis ce temps, on appelle cet oiseau : ehgot d'InTsrfM. (ChAtUlon* 
■ur-Seine, communie, de U. Daguia). 

C) Cette forme et la suivante eu supposent une plus ancienne, "Floi- 
elat, -Pit»«B*. 



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pictrs. (geneb) l. 



3. — Du vieux, haut ail. speh viennent : 

LESPEC('), Aube, Tarbé. 

SFOi, Namur, Qrsnâgagnage. 

BPÈQUE, NormaDdie, Le Héricher, — picard. Corblet. Marcotte, 

— Dauphinfi, Bout. 
éPEiCHA, f. Suisse romande, Biidel. 
ÉPEICHB I?), f ancien ft'ançats. Cotgrave. 
ÉPICHE. f. ancien fraoçaîa, Cotgrave. 
ÉPAiTZA, f. Alpes, Favre. 
ÂFKt, Normandie, Travers. 
ÉPÉ, Normandie, Trarera. 
ÉPRÉGHE (3), Marne, Tarbé. 

Cf. Spacht, ail, mod. - Spiecht, Lui. ail., Laf. - Sptlsbt, angl. Cot«r. 

4. — On appelle encore le Pic, celui qui frappe le bois 
de son bec (*), celui qui pique le bois, celui gui ffappe le 
bois (^), celui qui perce le bois. 

BECCA bO. Jura, Monnier. 
BEOUB BÔ, picard, Coblet, Marcotte. 
BEOUE BOIS, ancien français, 
BiÈQUB Bd. rouchi, Héc. — Flandre, Vermesse. 
BAQOE BÔ. Ban de la Roche, Oberlin. 
BOAC b6. boc beu, Vosges. Thiriat. 
BECHE BOIS, m. ancien français, Colgrave. 
BÈCBE BÔ. wallon, Lafontalne. 

bachx BÔ, BOCHE Buu, rn. Pays messin, recueilli personnellement. 
BICHE BOu, Meuse, Cordier. 
BBOUE EN Bà. picard. Marcotte. 
PIQUE BOIS. m. français. 
PiCA BO, Jura, Ogérien. 

piQDE bA, Chatillon- sur -Seine. Communiqué par M. Daguin. 
PIQUE EN BOIS, Vienne, Maudiiyt. 

TOQUE BOIS, Trojes, Orûsley. — Aube, R*y. — Haute-Marne, 
Tarbé. 

(1) Dans ce mot, il y a proithMa de l'article 1. 

(>) I..e$ naturalia(«a modernes font ce mot masculin. 

(1) Je ne me rends pas compte de l'insertion de r dani ce mot. 

(t) Celui qui beqae. Beqaer est te simple de beqnettr. 

1») Celui qui loqw. Toquer = flrapper. 



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prcus. (genre) l. 5(» 

PBBCBBOis, Dauphiné, Bouteille. 
PTSOT-Bos, m. Lee Fourgs, Ttesot. 

Le mot roque en bois (orthf^aphié roc en bois, par 
M. Millet) = pic, Maine-et-Loire, doit avoir une signi- 
fication analogue. 

cr, Bicm UnUk, Sard. du sud, Cara. — PIcn Ilnu, Sard., AtuDi. — 
WMdpecker, F«ck»r, angl. — Binmplcker, ail, — Binoiliickar, Bav., Jick.— 
Flunudéros, eap. 

5. — Le pic travaille dans le bois, d'où Tient qu'on l'a 
comparé à un : 

CHAKPEHTiEii, m. français, Richomme (Floreni) dans VArtitlt, 
3* série, 2- Toi. p. 300, 
Cf. Carplnterl, Sic, Béa. — zinunerauno, suisu ail., Scbiai. 

6. — n a une langue très-longue ; on le nomme : 

LONGO LBNGO, f. Bouches- du -IUi6ne, Villeneuve. — Provence. 

Darluc. 

Cf. LlnffM Brassa, Païenne, Benoit. 

7. — On croit qu'il a le bec assez fort pour percer le fer ; 
d'où ses noms de : 

BGCRE FÈT. wallon, Selys Longchamps. 
BtcHB FED, Luxembourg walloo, Lafontaine. 

8. — On dit proverbialement : 

< L'è le plUe ïiUho pia k'an le bè le pllie dur. » 
c'est-à-dire : 

Ce sont les plus vieux pies qui ont le bec le plus dur- 
Montreus, Bride l. 

9. — Le pic est un oiseau mauvais à manger et trèa- 
maigre. 

On dit : 

Maigre comme un pic. Provence. Darlue. — Corrèze, Béronie. 

— Centre, Jaubert. 
Maigre comme un picotai. Limousin, Jaubert. 



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60 PICCS VIRIDIS L. 

PICUS VIRIDIS. L. 
LEPrVEET. 

I. 

1. — Le plumage vert de cet oiseau sert à le distinguer 
des autres pics, on le nomme : 

PITBEiT (=picua-Tirictia), m. français. 

piv^B, m. Anbe, Tarbé. — Vieime, Maudart, — Ai^ou, Millet. 

Haut-Maiae, Montes Bon. 
Pivl, m. Haut-Maiae. Moutesson. 
PIVOT, m. Montbëliard, Saliler. 
PIVRE. m. Poitou, Pavre, Lalanne. 

PICOT VEBT, tn. catalan dee Pyrénées-Orientalea, Companyo. 
piAT VERT, wi, Fribourg, Schinz. 
VBHT SPOi, nt. Namnr, Orandgagnage. 
VERT BOQUBT, m. environa de Cambrai, Bouiface. 

et. PlM Tarda, esp. — PiM varde, Teasiù, Schioz. — BiHatpMlit, ail. 

a. — Quand le pivert fait entendre son cri, qu'on peut 
rendre, selon Salerns, 'pa.r plitplwi, pleupieu, on croit qu'il 
annonce la pluie, d'où ses noms de : 

PIC DE LA PLUIE, m. Jura, Ogérien. 

AVOCAT DD (ou dea) mkdnieb.s), m. Calvados, Lesauv. — Nor- 
mandie, Cheanon. — Centre, Jaubert. — Bourgogne, 
Buffon. — Sologne. Salerne, 

pROCUBEna DD UBintiEB. m. Chambéry, Baillir. 

CRU DEL HBNi (crieur du roeiuier), m. Faucigny, Baill;. 

OISEAU DE LA PLUIE, m. Chambëry, BaiUy. 

On l'appelle aussi simplement : 

PLBUPLEU, picard. Marcotte. — Normandie, Cheanon. — Bayeux, 

— CalvadoR, Leaauv. Ptuquet. 
PUECPLiBU, Normand. Le Béricher. 

Cf. Ktln plt, SomersetBliire. Note» and Qaeriei, 8 nov. 1S77. 



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PICUS TIRIDIS. L. 61 

3. — On a quelquefois comparé son cri au hennissement 
d'un poulain, et on l'a appelé : 

POULAiK DE BOIS, m. Lorraine, communiqué par M. Aug. 

Peupioa. 
POULAIN A l'hermitage (■], m. Foi-fit d'OrléauB, Salerne. 
Cf. BtlMl CDtl (m. k m. cheval de bois), Uorblhaa, Taalé. 

4. 1- On donne encore au picvert les noms suivants : 

SEHSKO, Bouclies-du-RIiAne, Villeneuve. 

eiVAi, Guyenne, Saleme, 

PiGROLiBR C), m. Deux-SèTres, Ouillemeau — Charente-Infé- 
rieure. LesBon. 

PAPB P), m. Deui-Sèvrea, Vendée, Lalanne, QulUemean. — Clu- 
rente-Inférieure, Lesson, 

VALANDiER, m. Manche. Dubois et Travers, supplén. 

BÉCHOT, m. wallon Montois. Sigart. 

BOSOOET, m. wallon Montois, Sigart. 

GaAVissON, tn. Centre, Jaubert. 

5. — On croit généralement que le pivert, annonce la 
pluie. 
On dit proverbialement : 

« Quand lou pic pacacéjo 
Ploou ou bëûtéjo. * 

c'est-à-dire quand le pivert fait entendre son chant, c'est 
signe de pluie ou de vent. 

Sud-Ouest de la France, Combes, 

Lorsque le pivert crie 

e la pluie. (Eure-et-Loir, S(«ïw(. de la France.) 



{') Le trou de l'arbre dans lequel niche le pivert est ici coosidëré 
comme sou hermicage, 

(3) Cf. Fie tulan. espace de pic, Ceutre, Jaubert. 

(») Ce nom vient de ce qu'on a comparé le dessus de ia tate du pivert, 
qui est d'ut) rouge écarlate, à la tiare d'un pape. 



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PICDS TOUDIS. L. 



n. 

!• — ■ Le pic Tert donne un coup de bec dans l'arbre et paeee 
de l'autre c6té pour voir s'il est traversé. > Finistère, Souvestre. 

€ A chaque coup de bec, les pics vont voir derrière s'ils n'ont pas 
traversé l'arbre. > Saintonge, JÔNAIH. 

« Le pic va de l'autre cAté de l'arbre pour voir s'il l'a percé 
d'outre en outre <'). > Roochi, HbcàBT. 

2. ^ < Le pivert connaît une herbe dont la propriété est de cou- 
per ou de fendre le boia et le fer. On bouche l'entrée de son nid 
soit avec une cheville de bois, soit avec un coin en fer, l'un on 
l'autre de grosscui' asuoz considérable pour que l'oiseau ne puisse 
tenter de les arracher avec son bec. Alors, le pivert sera forcé 
d'avoir recours k son herbe merveilleuse et ne manquera pas de la 
jeter ensuite sur l'étofTe écarlate qu'on aura disposée à cet etfet. > 
Normandie, AmÉue Bosqubt, p. 217. 

cr. les noms -wallons dn pic, Bécbe fèt et Mcbe f«n et le nom sicilien 
Plniet fera. 

< L'herbe du pic est une plante magique qui a la propriété de 
communiquer une force surnaturelle à celui qui s'en frotte les mem- 
bres. Voici le moyen de se la procurer : épier le vol et les allures 
d'un pic vert, et lorsqu'on le verra s'airÉter prés d'une herbe à la- 
quelle il frottera son bec, on pourra se flatter d'avoir rencontré le 
précieui talisman. Cette herbe incomparable qui donne au pie vert 
la force de percer jusqu'au cœur les cliénes les plus dura, se trouve 
aussi quelquefois dans le nid même de l'oiseau. De plus, on assure 
que cette plante est, hiver comme été, couverte de rosée .. H 
ne faut pas se servir du fer pour la cueillir ou l'arracher... 
Dans quelquos-uûa de nos villages, de pauvres diables per- 
dent leur temps à chercher ce trésor, et leur nombi'e doit être 
considérable, si, comme on l'afBrme, toutes les fois que le pic vert 
fait retentir nos vallées de son cri moqueur et prolongé, qui res- 
semble à un bruyant éclat de rire, c'est qu'il vient d'apercevoir 
quelqu'un de ces rôdeurs en quête de sou herbe. » 

Berry, Laisnrl D8 LA Salle. 1. 1, p. 216. 

{■) La pic, en réalité, va voir si le bruit de ses coups de bec n'a pas 
fïilt sortir de l'autre côté quelque insecte, 



.....Coo<^ le 



PICUS VIBIDI9. L. 63 

On peut rapprocher de ces dernières superstitions le 
passage suivant de Pline (X, 20) : 

< On croit que si uu berger bouche l'eutrée des aids des pica 
avec uu coin, ils le fout tomber en y appliquant uue certaine 
herbe. Trébius rapporte qu'un clou ou un coin enfoncé avec autant 
de force qu'on voudi-a dans l'arbre oti iU ont leur nid, est chassé 
de l'arbre qui éclate dès que l'oiseau se pose sur le clou ou le 
coin. > Pline, traduction Littr<^. 

3. — < Un moyen infaillible do faire tomber la pluie, c'est, dit-on. 
de fouiller et bouleverser les mazetiëres (fourmilières); ou prétend 
que Vavocat des meuniers (le pivert) emploie ce procédé pour pri>- 
curer de l'eau à ses clients. » 

Berry. Laisnel DB Là Sallb, t. ii, p. 282, 

4. — « 11 y a une légende que les paysans ne manquent jamais 
de raconter chaque lois que le pivert, eu volant d'une futaie & 
l'autre, fait entendre sa diplithongue éclatante .'ji'ui-p/ui /-. lia 
disent que lorsque le bon Dieu fut à même de creuser la mer, 
les fleuves et les fontaines, il chargea de ce petit travail les oiseaux 
du ciel, qui tous se mirent à l'œuvre, fora te pivert, lequel, faisant 
de riuBOumis. ne bougea de son lieu. Aussi, la besogne achevée, le 
bon Dieu eut-il soin de déclarer que le pivert, pour s'être refusé À 
creuser la terre avec son bec, creuserait le bois à perpétuité; et que 
n'étant pour rien dans le creusement de tous les réservoirs ter- 
restres, il ne boirait d'autre eau que celle de la pluie, happée en 
l'air, comme il pourrait. De là vient que ce malheureux uiaeau ne 
cesse d'invoquer les nuées par son cri Hignilicatif. phii~plui, et qu'il 
ae tient habituellement dans uue posture verticale, aUn que son bec, 
ouvert en entonnoir, puisse recueillir les goutelettes qui tombent 
des nuages. > Qironde, Honoré Sclafeb, le Paysan riche. 

Dans la littérature sanscrite il est fréquemment ques- 
tion d'un oiseau appelé tchàtaka (cuculus raelanoleucus) 
qui ne se désaltère jamais autrement qu'au moyen des 
quelques gouttes d'eau qui, lorsqu'il pleut, tombent des 
nuages dans son bec ouvert. Les poètes hindous le repré- 
sentent souffrant toujours de la soif, le regard anxieuse- 
ment tourné vers les nuages, et poussant des cris perçants. 
(VoyezBoETHLiNGK, Indtscfie Sprûche, Saint-Pétersbourg, 



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64 PICUS MAJOR. L. 

1870-73, n»' 379, 380, 914, 1716, 1860, 1913, 2274, 3299, 
3914, 4462, 5801, 5802). 

Dans la Carinthie ce sont les corbeaux qui, par puni- 
tion sans doute de quelque méfait, n'ont droit pour se 
désaltérer qu'à l'eau de pluie. 

« Die Raben duifen nur vom regen wauer trinken, daher 
Bchreien sie wean es lange nicht regnet.> 

Zeitactk. 1. d. d. Mjth. III, 29. 



PICUS MAJOR. L. 

LE PIC EPEICHE. 

1. — On l'appelle : 

ÉPEIODK, âpËQUB, picard, Uarcotte. 
ÉPBICHB, masc. ou fém. français. 
riPBiCBA, ËPAiizA, f. Suisse romande. Bridet. 
PI, m. Toulon, Pellicot. 
SamaniDe' Ces noms sont quelquefois donués à tous les pics sans 
distinclion. 

2. — Le plumage de cet oiseau est composé de jolies 
couleurs; il est noir, blanc et rouge. Cette dernière cou- 
leur sert quelquefois à le caractériser : 

PIC VARIÉ {'), m. frangaïa. 

PIC BODOB, PIC À CUL ROUGE, m. françaii. 

PI ROUGE, M- Nice. RlBso. 

PIÂT ROiou, m. Frilwurg. Schinz. 

CUL BOUGE, m. Le Mans, Belon. 

JOLI spoi, m. wallon, Orandgagnage. 

3. — Autres noms du Picus major : 

PIGRIVAI. m. Montbâliard, Sabler. 

PIC MiHGAiLLAT, m. ToulouBO, Lacpoix. 

ouandb MARTE, f. iBëre, Charret. — Dauphiné, BoQt«ille. 



t pic lal (BODelllI^ PicuB major, sienllle 



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FICUS HIOER. BRISSON. 

PICUS MINOR. L. 

LE PETIT EFBICHB. 

1. — Noms du Picus minor : 

PIC VABIAT m. Nice, Riaao. 
PKriri IUBT8, /. Isère, Charret. 
PITIT ÉPBIGHB, m. rraDfaiB. 
PIC TBHDOT. m. Jura, Ogérieo. 
DAHBTTi, /. Savoie, Baill;, 



PICUS MEDIUS. L. 
LE PIC UAR. 

1. — Le Tulgaire ne distingue pas ce pic des autres 
espèces du même genre. 
Les naturalistes l'appellent : 

PIC MAB, m. rrançaiB, (selon Degl. et Oerbe, Oraith. europ.) 

On peut comparer pour la forme les mots : Grande Marte 
et Petite Marte, noms qui servent à désigner le Pictts 
major et le Pknts minor. 



PICUS NIGER. : 

LE PIC NOIR. 

1. — On l'appelle à cause de sa couleur : 

PIC NoiB. ffi. frajiçaiB, 

piuTBOu NËGBÉ. m. BoQchea-dn-RhAne, VilleaenTe. 

PI KtûRÉ. m. Oard, Crespon. 

PiôCBAT XBB, m. Tarentaise. Bailly. 

Cf. 71m un, TeuiD, Sclilni. — ScbmunpNlit, ail. 



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00 TUNX TORQDILLA. L. 

2. — On ne trouve ^ère ce pic que dans les montagnes, 
d'où ses noms de : 

PIC DE 1I0DHTA0I1&, m. Nice, Rirso. * 
PUT DE voiTTAGNE, m. Fribourg, Scbiiu. 

Cf. BnvipMkt, Sniise &11., Schlnz. 



YUNX TORQUILLA. L. 
LE TORCOL. 

1. — Cet oiseau a la singulière habitude, quand on le 
prend, de tourner la tête et le cou dans tous les sens, d'où 



TORCOL ('). wi. français. 

ToncoLLBT, m. ancien français, CotgraTe. 

TORGOD, m. wallon, Selys Longe liampR . — Deus-Sèvrea, GInil- 

lemeau. — Vienne, Mauduyt. — Charente- Inférieure, 

Lesson. — Jura. Ogérien. 
TonœnÉ, Auvergne, Chalsuiat. 

TOnm, TDRCOT, m. ancien français, CotgraTe. — Picard, Marc. 
TOURCOU, nt. wallon, Lafontaine. 
TBrRGOO, m. Calvados. Lesauvage, 
TBBCOD. m. Centre, Jaubert. — Paj's messin. 
TOUAiBcou, m. Suisse romande. Bridel. 
TURCOT, m. aocien français, Cotgpave. 
TÔCO, m. Montbéliard, Contej, 
TOECÙ. m Montbéliard, Sahler. 
TCGÔ. m. Pays messin, recueilli personnellement. 
ÉTOBCE, Savoie, Bailly. 
TORTicoLi, Ht. Vosges, Gérard. — Saint-Amé. Thiriat. — Beauce. 

Perche, corarauniqué par M, de Tarragon. 
TOURLicou. m. Vosges, Oérardio. 
TOURNE cA, Uense, Cordier. 
TOUBHB JÈTB, Jura, OgérÎBn. 

'I C'est-a-dir« ctlnl fU tiid le Mn. 



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yUNX TOBQIHLLA. L. 87 

QOTOHILLE {'), Isère, Charret. 

BiRO CÀf, Tonlouse, Lacroix. 

TROOSSO coDAL, Boucliea-du-Ithône, Pellicot. 

TURBé ('), Qaeiuesey, Métirïer. 

COL TOHTO. f. Twn. Gary. 

fiANiTOHTg, Toulouse, Lacroix. 

Cf. TardcollB, Sard., Aiuni, 9* vol. p. IH). — Plie, Bail ; Tnrdnoll*, 
Nap., Coeta. — lonacol, Piém,, Bon. ~- Toittentllo, eip. — Storta Mil», 
Tesaii', Scbinz. — Capntortn, Pal arme, Ben. —Torelara. Abruzies, Coata.— 
VrjBeâ, aogl. — DraUiali, Weadebali, ail. — DrebeUch», Lux. ail., Laf. 

2. — Les noms suivants du Torcol viennent de ce qu'on 
l'a comparé à un reptile à cause de la mobilité et de la 
longueur de son cou : 

cô DE COULEUVRE, Meuse, Cordier. 
LOUGART (3), BoucheifrHiu-RliÛne, Villeneuve. 



3. — Le Toreoi a une langue très-longue qu'il allonge à 
volonté pour saisir les insectes qui s'y attachent; on 
l'appelle : 

LONOUO LiNOO, f. Boucbes-do-RhAue, Pellicot. 

GBANi» LAHecB, f. Saintouge, Salerne. 

TUto LENOO, Oard, Creapon. 

TIR UNGDB, Auvergne, Chidaniat 

TIRE LANGUE, Auvergne, Chalauiat. — âaintonge. JOnain. — 

Vienne, Maliduift. — Jura, Ogérien. — Canton d'Orgon, 

Queoin. — Charente-Inférieure, Lesson. 
ORTOLAN TIRE LAHOUE. m. Marseille, Tousseael. 

Cf. Livia losfadl Urdi, Cupanl, Ben. 

4. — La nourriture principale de cet oiseau consiste en 
fourmis, qu'il va quérir au moyen de sa langue. Les four- 

(■) Dam Bouteille, Onltb. do DanpUit, c« mot Ht écrit mntoBllIs. Ce 
doit £tie une Ikiite d'impression. 
(1) Dans tuM, M = bec. 
(>) Loogart = Itiard. 



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68 YUNX TORQCILLA. L. 

mis qui grimpent & cette espèce de mit, sont happées par 
lui. De là ses noms de : 

FOHHiaut, m. catalan dei Pyrénées-Orlentalei. Cbmpanyo. 
FODHKlri, m. Oard, Crespon. — Toulouse, Lacroix. 
rotlRMiLiEH. m. Ooubs, Broc. — Jara. Ogérien. 
FODHMiUB, m. Hérault, Uarcel de Serres. 
FOORNiOHiÉ. rouBNiGUiÉ, m. Nlcc, Risso. — Var, PelUcot. — 
BoucheB-du-Rh6ne, Villeneuve. 



Cf. — rnmlcalârn. Messine, Beo. — rnrmlulara. If inervino, Costa, suppl. 
p. S8. — rromlcUn, Sard. du Sud, Cara. — HugU nmlcnll. Sic, Hen. — 
PltU (nmlgkt, a^uei, Duraito. — Flnka rormlohc, Naptea, Costa. — nw> 
frmlia, Sard. du Sud, cara. — Knntt boutr, angl., Charlet. p. flS. — 
MlMwaMv, holL Schleg. 

5. — Autres noms du Torcol : 

HODLANSBVB i')' ">' Noirmoutiers, Piet, p. 3£3. 

BSGUUK. Dauphinâ. Bout. — Uèi«, Charret. 

ORTOLAN I?), m. CbAtilloo-Bur-Seiiie, communication de M. F. 

Daguin. — Beauce, communiqué par M. de Tarragon. 
ORTOLAN TIRE LANGUE, Ml. Marseille. Touuenel, 
RÊHODHi, Alaia, Lafare-Alais (dans ses poéaiea). 
coucoc (*), Jorat, Razoumowski. 

0- ^ < In auernsey, wbere it (Yunx Torqnilla) ia very common, 
it is always called the < mackerel bird > as it airivea about the 
time the macquerel are ia t«ason.> 

(C. Smitr). 

Dans d'autres pays il est appelé le domestique du coucou 
parce que son arrivée annonce celle du coucou quatorze 
jours après. (Voir Nemnich.) 

C) Piet dit qu'il est ainsi appelé parce qu'il entra dans les moulins 
pour y nbercber des insectes, des vers de fariue. 

(*) On l'appelle ortolan |de kaitaluoi) parce qu'il fréquenta le* iardlni 
de préférence aux grands bols. 

(■) La confusion avec le raenlni casonu, s'explique par ce &lt qae cm 
deux oiseaux ont un plumage iaeniique. De plus Us arrivent dant not 
pays b la ai«me époqa«, 



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MEROPS APIA8TBE. h. W 

CORACIAS aAHRULA. L. 
LE ROLUER. 

1. —Cet oiseau s'appelle : 

Je ne connais pas l'origine de ce mot. Cf. SoUer, anglais 
et allemand. 

2. — Le RoUier a im air de famille avec la pie, le geai et 
le corbeau ; son Joli plumage est vert et bleu ; on le 
nomme : 

GBAi VEUT, m. Normandie, Cheuion. 
OSAI Bi-RC. m. français, Saleme. 
PIB BLEUB. f. français. Salerne. 

SRALLi BLAVA. f. catalan des Pyrénées -Orientales. Companyo. 
a BLEU, COBHEILLS BLEDBj français, Salerne. 



3. — Sa couleur l'a fait comparer à un perroquet : 
PEBHDonET D'BnBOPB, m. Sslerne. 

4. — Il porte encore, je ne sais pourquoi, le nom de : 

SASiA HABiKA, Nice, RiSHO. 
Cf. rua mrlna, Map., Coita. 

MEROPS APIASTBR. L. 

LE OUËPIËR. 

1. — Cet oiseau aime à se nourrir d'abeilles et de guêpes, 
d'où ses noms de : 

BËiOLA, f. Hérault, Marcel de Serrei. 



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fO ALCBDO HISPIDA. h. 

ABBLLBBOLA, f. catalan des Pyrâoées-Orientalea, Companyo, 
onftpiEB m tnuKiai». 

D'après le nom suivant, il serait même friand de miel : 

lUHBBo uuoD, m. Boucbes-du-RbAoe, Villeneuve. 



2. — Le Guêpier s'appelle encore : 

URA TBRDÀ (*)■ f- Nice, RîiBO. 

SBBENO, f. Gard, Crespou. — Bouc bee-du-Rh Ane, ViUeneuve. — 

Toulon, Pellicot. 
siRBKÂ DE hjlr ('), f. PyrénfieB-OrientaleB, Companyo. 
SBBENAT, m. euTirons de Béziers. Revue des l. rom. octobre 

1S74, p. 603. 



ALCEDO HISPIDA. L. 
LE MARTIN PÉCHEU] 



1. — Cet oiseau se nourrit de petits poissons, principa- 
lement de vérons ; on le nomme : 

pAcheur, oisead ptcHBDR, m. fïMiçais. 

PACHOu, m. Payi messin. 

ptcBKDS. m. Haut-Maine, Mont. — Anjou, Millet. — Cbftteaudun, 

communication de M. de Tarragon. 
FiCHUE, m. Savoie, Baîlly. 

pftCBB-vÉBon. m . Aube, Ray. — Jura, Ogârlen. — Cb&tesudun, 
communiqua par H. de Tarragon. 

(1) II* Joli pluma^ ds cet oiiean eit vert en grande partie. 
(*} Pourquoi de nwJ Le guApier n'eit pu un oiseau d'eau. 



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ALCEDO HISPIDA. L. 71 

piOUB-vÉROH. m. Chfttillon-iur- Seine, commnniqué par H. 

Daguin. 
pàcHE-MABTiii. Ch&rente. — Beauce. 
BEHHAKD PESOATBË, LandeH, de Mëtivier. 

Qeeella paieattn, ital. 



2. — Il est consacré à différents saints, spécialement k 
saint Martin, d'où ses noms : 

OISEAU DE SAINT HABTiK, M, Noirmoutiers, Piet. — Normandie, 

Suleme. 
OISEAU S4INT-UABTIN. ni. Bayeui, Pluq. — Nonnandie, Cheanon. 
AODEBi. DE SAINT MAKii, m. Toulouse, Lacroix. 
oisRAU DB SAINI JEAN, m. Horbihau, Taatë. 
oiSBAD DE SAINT HIC01.AS, m. FinistÈre, Souveatre. 

Par suite, on l'a appelé simplement petit Martin ou Mar- 
tin, en ajoutant généralement à ce nom l'épithéte de 
pécheur : 

MARTIÂETA, basque. 

MARTINET, m. Centre, Jaubert. — Noirmoutier, Piet. 

HABTIN PESCAiaé. m. provençal moderne. Castor. 

MABTi PBgCAIHB, m. Languedoc, Azals. 

MARTIN pIcheur, m. français. 

KABTiNBT PBSCHEUR, m. ancien français, Cotgrave, 

fSche MARTIN, Charente -Inférieure, Leaa — Charente, Trémeau 

de Eochebrune. — Vienne, Maudujt. — ChAteaudun, 

communication de M. de Tarragon. 
MARTIN RIVIÈRE, environs de Cambrai, Boniface, p. 323. 

Cf. Pimoii* d« Santn Xartliw, Sard., Cara; Azuni. — Stuntitlnii, llara- 
■addn. Sic, Ben. — Hartialelli), Nap., Costa. — HarUn pMCoà, a^nea, Descr. 

— HartliiB p«icUDre, Tessia, Schicu, — Martin psuadgr, eap. — UccellD 
8. lieola, Nap., Codta. — Nicola ptscalors, Tareote, Costa. — UOMllii Saaia 
Varia, Uccflli) dalla Hadona, Rome, Toacace, Olina. — FUloan da Saatn 
PantR, Sard., Cara. — Panons d« Saaln Haitlnn, Sard. du Nord, salvadori- 

— UeMll<Ld«lpanulUo,ital, azuuI. — D«r Bttlur HarlDi, Halle, Nemnich. 

3. — Le plumage de cet oiseau est en grande partie 
d^un beau bleu d'azur, il a aussi des teintes de vert bleuâtre, 
d'où ses noms de : 



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72 ALCBDO mSPIDA. L. 

OiSBiO BLBD, m. Juta, Ogérien, — Vosgei, recneilU pew. 

BL&BET, m. catfttaa det Pyrânées-Orientales, Companjo. 

bluSt, m. Tarn, O&ry. 

BI.UVST, tn. Toulouse, Ponmarëde. 

BLÂVIÉ m. Nice. Risso. — Languedoc, Azals. 

BLUBÉ, m. Boncbet-du-RliAiiB, Pellicot. 

BLDIIET. m. Provence, Honu. — Languedoc, Azals. 

TBBT pIcbbur, m. ancien ft^uçais. 

TORT POCHAOU. m. MeuBe, Cordier. 

VAHBB PtcBEUR, m. wallon, Lafontaine. 

et — ncoal bal lerdg, Oarf^guana. Savi, 

4. — Le vulgaire a pu confondre le Martin-Pécheur, à 
cause de ses couleurs, avec le Pivert ; d'où rieut qu'on 
l'appelle : 

pivBBT, m. Cflte-d'Or, Uarch. — Jura, Ogérien. 
PIVEBT d'eau, m. A^nçsis, Saleme. 

PtVBBT BLED, m, françalB, Salerne. — Département do Cber, 
Bntet, SUtt. du Cher. p. 179. 

Cf. •mtMUttttcU. Lui. au., Laf. 

6. — On a quelquefois Tu_^dans le Martin-Pécheur une 
espèce de Merle : 

MEBLE PicHBBET, m. Limonsin, Saleme. 
KBRLOE bIjUB, Savoie, Ballly. 

Cf.lUrla pMtBcra, Piém., Bon. — Mario uqurolo, Lombardie, Olina. 

6. — Le corps desséché de cet oiseau passe pour éloifîaer 
les mites et les teignes ; on s'en sert dans ce but dans un 
grand nombre d'endroits ; de là les noms suivants qu'on 
loi donne : 

DRAPIER, m. Isère, Charvet. — Jura, Ogérien, — Savoie, Bailly . 
GARDE BOUTiguB, m. Savoie, Bailly. — Hontbéliard, SaUer. — 

Doubi, Brocard. 
TODJE bodticbb, m. Uontbéliard, Cont^. 
ARHii, m. Languedoc, Aiala. — Hérault, Marcel de Serre*. — 

proTen^, Cast. 



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ALCEDO HISPIDA. L. 73 

ABRtâ. m. Béziera, Reçut dei l. rom. octobre 1814, p. 403. 

ABGNB, m. O&rd, Crespon. 

ÀXHÈ. m. Pyrâaée»-Orieatalet, Companyo. 

DARiociBi. Haute -Loire, Ctaolauiat. 

TABrABiN. m. ancien français, Cotgrave. 

ABTBB. f. ancien français, Cctgrave. 

DIRKA. Auvergne. Chalaniat. 

GEBSA. f. Vaud, Bridel. 

WEBU. f. Suisse romande, Bridel. 

JBRBK. f. Suisse romande, SctUni. 

ZEBCHB, f. Fribourg, Sctiinz. 

KsHsriiie, Les mots imM, argné, ani, signlflent proprement celni qnl 
préserie des unra h mlws. Le^i noms qui suivent «ignlOent h le AiU 
mite et martUi pècbanr. On aura dû à l\>rlglne appeler cet oiiean l'slMMI 
des Bltei, et plu« tard par abréviation nlte. 

Cf. les deux formes luxembourgeoisee nudta et WUMfBll (I.uiembonri 
allemand, Lafontalce). 

Voici les noms qu'on donne généralement aux mites : Irna, IrM, Pro- 
vence. — Dano. Tarn. — Dema, Auvergoe. — Arda, ancien prov. — Artre. 
anc. tr. — inlroi, AitlieB, anc. fr. — Hartilran, Livradoia, Orivel, p. V. — 
Taris, m. auc. (t., Cotgr. — Mree, payi de Vaud, etc., etc. (Voir dans le 
lit* vol. de ma Kou pop. l'article Tlnsa). 

7. — On l'appelle encore ;_ 

KOI PÉBEUX, m. wallon, Seljfl LoDgcbamps. 
Cf. Bè pescatere, ital., oilna. — Klatflaker, aagl. — mugilichsr, ail. 

8. — Autres noms du MartiD-Pécheur : 

MOHNIEB <>), m. ancien fraoçaiB, Cotgrave. 
VERT MAKiBR, m. picard. Marcotte. 
piCHB BOCHE, picard. Marcotte. 
VARiit Di TiLO. Oard, Creipon. 
viBE VENT, sur la Loire. Salerne. 
ALGTOcm, Languedoc, Azals 
ALUUI ('), m. Languedoc, Azals. 

MOUAi.c'H voB, breton de Belle-Ue-en-Mer, Chules de la 
Touche, p. 153. 

(Il C'est-b-dire meunier, parce qu'il se trouve souvent prés des moulin». 
(1) Azali dit que le mot alnill n'est employé que dans cette phrase : 
crMi Beana u aluti, crier a tue-tète. 



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ALCEDO HI3PIDA. L. 



1. — « LcB paysanB auipendent le corps du Martin- Pôchenr au 
plafond de leurs demeures, comme hygromètre et comme g'rouette, 
c'est-à-dire pour iadiquer la direction du veut qu'ils reeonualBaeDt 
k aea âTolutiona. > 

Charente-Inrérieure, Lesson. 

< Cet oiseau s'appelle Virevent, sur la Loire ; on s'imagine qu'O 

tourne au vent comme une girouette D'après "Willugàby, cet 

oiseau, suspendu par le bec à un Ql, dans une chambre, tourne tou- 
jours HB poitrine du cAté du vent. > 

Salebde. 

< A Kingflslier, hanged bjr the bill, shows us what quarter the 
wind ia. by an occult and secret propriety, convercing the breaat 
to that point of the horizon from whence the blow. * 

SwAiHMH, p. Za. 

3> ^ < n n'est pas vrai que cet oiseau sente le musc et qu'étant 
pendu en l'air ou mis dans un garde-meuble, ses plumes muent 
tous les ans comme sur un corps Tirant. * 

Salbrhb. 

3. — Je Q'ai pas retrouvé en France cette superstition 
des paysans de la Sardaigne qui attribuent à cet oiseau la 
vertu de garantir du tonnerre. (Voyez Azuni, 2* volume 
p. 131.) 

4. — CONTE DE l'oiSBAD BLEU (UABTIN-PÊCHEUE). 

Noé après avoir lâché la Colombe prit l'Oiseau bleu et 
lui dit : « toi qui connais les eaux, tu auras moins peur, 
pars aussi, vas voir si la terre reparaît.» L'Oiseau bleu 
partit, bien avant le jour; à ce moment s'éleva sur les 
eaux un si grand vent, que pour ne pas être précipité et 
submergé dans l'onde, il prit son essor vers le ciel. 11 
vola avec une rapidité extraordinaire, ne s'étant pas servi 
de ses ailes depuis bieu longtemps; aussi, arriva-t-il 



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8ITTA ECROPAEA. L. 76 

bientôt dans ie bleu du Armamânt où il n'hésita pas & 
s'enfoncer. De gris qu'il était auitàravant, son plumage 
se colora de bleu cdleatu. Arrivé h une granile hauteur, il 
vit le soleil qui se levait bien loin au-dessous de lui ; une 
invincible cunosilé le poussa à allei- considérer cet astre 
de près ; il dirigea donc son vol de ce ciMe ; plus il appro- 
chait du soleil, plus la chaleur devenait vive; bientôt 
même les plumes de son ventre commencé "ent à roussir 
(>t à prendre feu. Il abandonna son entreprise et revint 
précipitamment s'éteindre dans les eaux qui couvraient la 
terre. Après s'être plongé à plusieurs reprises dans l'onda 
rafraichissantô, il se souvint de sa mission, mais il eut 
beau regarder de tout côté, l'Arche avait disparu. Bn 
effet, pendant l'absence de l'Oiseau bleu, la Colombe était 
revenue avpc une branche de chêne, puis l'Arche poussée 
parce grand vent que Dieu avait suscité exprès, avait 
touché terre, et Noé, sorti de cette demeure flottante, 
l'avait démolie pour en faire une maison et des étables. 
L'Oiseau bleu, ne voyant plus rien sur les eaux se mit & 
pousser des cris aigus et à appeler Noé. Aujourd'hui en» 
core, on le voitcherchant le long des rives, s'il ne retrou- 
vera pas l'Arche ou quelques-uns de ses débris. U a con- 
servé jusqu'à nos jours sur la partie supérieure de son 
corps le plumage bleu de ciel qu'.l a acquis dans le Ûrma- 
ment, et son ventre est encore tout roussi par suite de 
l'imprudence qu'il a eue d'approcher du soleil ('). 



SITTA EUROPAEA. L. 
LA 8ITELLE. 

1. — Noms de cet oiseau : 

<t) Je dois ce conte k U. Auguste PeuploD (ds stallin (Payi mettin). 
qnt l'A recueUU une. première fola dfto* le* mont&^ei dei ToggM <t une 
MMDde d*iu le pays meuiii. 



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7d 8ITTA EUROPAEA. L. 

SITII.LE. f- français. 

SiETA, f. Nice, Risao. 

2. — La Sitelle est une espèce de petit pic; comme le 
pic elle grimpe le long des arbres, et frappe le bois de son 
bec ; le dessus de son corps est cendré bleuâtre, le des- 
sous est roux ; on la nomme : 

PIQD^ m. Gard, Creapon. 

T&PB KiES. BiouB BOIS. FiQoi DOIS, Savoie, Bailly. 

BAPB BOIS. Savoie, Bailly. 

PBRCB BOin, Normandie, Chesnon. 

PIC BuBU. m. Jura, Ogérien. — Savoie, Bailly. 

PIC Bi<n. m. Toulouse. Lacroix. 

PI Bi.BU. m. Centre, Jaubert. 

PI B.n, m Qard, Creapon. 

IPBIG, m. Ai^ou, Millet. 

PIC RASTAHD ('), m. catalan dea Pyrénées-Orientales. Compsnyo. 

.OBIKFAHD. m. picard, Salerne. 

OBiilPAnT, m picard, Salerne. 

oniiiFEREAD, m. français. 

PI GBAIPOT, m. Moutbétiard. Cont^. 

PI gbaipbhot, m. Moutbëliard, Contc^. 

PI GRiPPERor, Montbeliard, Sabler, 

ORIPIAT, m. Pays messin, recueilli personnellement. 

GBIPB-BT BOmcas, m. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

KAHPA. RAHPANNA. Haute-Savoie, Bailly. 

CENDBILLE <'), ;*. Issoudun, ButTon. 

TAPAZ-KOYAR. TAPK-BOYBB ('), Savoie, Bailly. 

3. — Elle se nourrit f^quemment de noix et de noi- 
settes : ' 

CASiB-nOix, Vienne, HauduTt, 
CASSB-NOISBTTB, Calvados, Leaauvage. 

4. — Quand l'ouverture du trou d'arbre où elle établit 
. son nid est trop large, elle en rétrécit l'ouverture avec de 

la terre boueuse, d'où ses noms de : 

(1) Ainsi appelé parce qu'il n est pas le vrai pic 

(i) Cf. &iBps|t»lo euurlB, Venise, Bon&p. — ?i« Miartnt, Piém., Bon. 

<)) D'après ca nom, il frapperait fréquemment la» noyers déson b«c. 



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CESTHIA FAMILIARtS. L. 77 

MA'^N. vt. Lorr&iae. Saleme. — Ai^ou, Hillet. 

PIC MAipa, m. Lorraine, Saleroe. — Savoie, BkiUy. — Vienne, 

Maadnyt. 
PKic MïçOK. m. Anjou, Uillet. 
TORCRB P0TB6 ('). Bourgogne. Buffon. 

TORCHE PBTBU, ChâtiUon-Bur- Seine, communiqué par H. Dagoin. 
TOBCHB POT (»} m. fr&nçais. 
p[ TOCBCHKBOT, m. MoDtbéliard, Sahler. 

5. — Autres noms de la Sitelle : 

PUKOT, m. D&upbiné, Buffon. 

BKC & BBOT. m. Dauphiné, Bouteille. — Savoie, Bailty, — laère, 

Charvet. 
PIC à BRcn, m. Savoie, Bailly. 
PKBCB POT. m. Normandie, Saleme- 
PITOHOUPFO. m. Bouches-du-RliAne, Villeneuve. 
ÏCHALBTTO (*), Auvergne, Ctialaniat. 

Ô. — On a cherclié à imiter son cri an l'appelant : 

siT, I<andea, Hétivier. 



cr. Qt OaA, Qénca, Daraizo. 
BaHarfw, Le vulgaire coufoad tïéqugmment • 
■lt«lla st le grimpareau. 



CERTHU PAMIUARia. L. 
LE aRlMPERËAU. 

1. — Les noms suivants de cet oiseau viennent de ce 
qu'il grimpe constamment aux arbres : 

«BiMPBDB, m. français, Saleme. 

(>) Pot«u V pertuia (trou). 

(1) Pot samble avoir Ici le Mns de trou. 

t*) Sam doute d'un verbe *icUl«r = grimper. 



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78 CERTHIA FAMILIAIÛ8. L. 

SRntPBOX, m. flrançais. Salerne. 

GBmPBRUD, m. franfaiB. 

emiiPBBiAO. m. Centre, Jaubert. 

GRiUPJé, m. picard, Marcotte. 

ORIMPBT, m. français, Saleme. 

flRiMPKRi, m Mai'quenterre, Corblet. 

GBIUPBBBT, m. français, Salerne. 

OKiilPB>.BT, m. Savoie, Bailly. — Normandie. — Pi^ de Bray. 

Decorde. 
GBtupiOH, m. Oenève, Necker. — Suisse romande. Bâdol ; 

SouTestre, Scènes et récita des Alpes, p. 136. 
«uniPABT, m fioulogne, Corblet. — picard, Marcotte. 
GRiiMPATRÉ, m. Toulouse, Lacroix. 
OBiHPAiRB, m. picard. Marcotte. 
GRIPBTTK, f, wallon, Sélys Loogcharops. 
GHIPOTTB, f. pays messin. 

PETIT GRiPEiRT. m. Luxembourg wallon, Lafoutalne. 
oniPBLAT, tn. paya messin. 

OBâPPVL-OT-Bos (m. à m. grimpe-au-boia). Les Fourgs, TisMt. 
GBAVicHOT, m. Jura, Ogérien. 
ORAVicHAT, m. Aube, Ray. — Centre, Jaubert. 
GRAVETTB. /. SaintoQge. Jônain. 

aRAVBi.BT, fn. Charente -Inférieure, Lésa. — Deax-Sàvrea, OnlU. 
GBAVBLETTB, ni. Anjou, Millet. 
fiRAviAS, Vienne, Mauduyt. 
ORAVissOH, m Centre, Jaubert. 
GRAtvissou, GBAVissou, m. Cbâtillon-sur-Seioe, communication 

de M. Daguîn. 
GBATiLuiH, m. Charente, Ti'émeiude Rochebnme. 
ORAvoDi'.LOiT. m. Centre. Jaubert. — Ai(Jou, Millet. 
GRAVouibLON, m. Poitou. Laianne. 
GBAVODII.I.AHD, m. Ai\jou, Millet. 
GBAVBGHON, m. Poitou, Laianne. 
Baupa Ci, Savoie, Bailly. 

RAMPHfBTTB, f. Vosges, Oérerdin. — Saint^Amé, Thiriat. 
RAHPEOU, provençal moderne. Castor. 
BAHPÉUE, Meuse, Cordier. 
RAFBTTE, Savoie. Baitly. 
RAPATiN, Savoie, Bailly, 

(t) Selon Scheler ntmpsr slgniBait autrefois irlmptr. 



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CEKTHIA FAMILIARIS. L. TB 

BAPiLLOR, SftToie, Bail);. 

OMPLONïiRB (>). AMPUWHBR, Corrôie, Béronie. 

Cf. Trep«il«r, eap. — RimpteblB, Oénea, Durazzo. — RupUt, KiHpM, 
BuipicU, RanpIfUn, Piéoi, B»ii. — Hamplcbtt, Boa Hontrerrat, Bon. — 
. BuBpitii 10, Pise, Sari. — Brtpcr, ail., Nema. — Onicar, Sulue ail., Schlu. 
— Baninkraptr. MaDalerlaiid, Botamaon. 

B Lu mtmtt nom» la 



3. — On l'appelle quelquefois pic ou petit pic parce qu'il 
grimpe comme les oiseaux du genre Picus : 

PIC, m. Bouches -du -Rh Ane. Villeneuve. 

PiocHËT, m. Savoie, Bailly. 

piOTEBT, m. Suisse romande. Bridel. 

PIONltET. >n. Suisse romande, Bridel. 

PirscHAH, m. Jura, Bridel. 

FicAssoN, T/t. Saintonge, Saleme. 

PETIT PIC, m. Saintoage, Salerue. — Landes, de Métivier. 

PIAT BOBRBT ('), m. Fribourg, Schinz. 

3. — Cet oiseau ressemble beaucoup par ses allures à 
une petits souris, d'où ses noms de : 

HATB, Languedoc, Sauvages. 

HATATE, Languedoc, Sauvages, 

BATALKT. m. Savoie. Bailly. 

HATERO, Auvergne, Chalanlat, 

RETBino, m. Provence, Darluc. 

RÀTEIROT. nt. Mauosque. BaBses-Alpes, {Annales des Bassit- 

Alpes, 1838, p. ISl). 
RAT BERNARD ('}. m. Berry. Jaubert (d'après Buffon). 

Cf. Hanuspeckt. Brandebourg, Bolle. 

4. — Le Grimpereau est un oiseau consacré à Saint- 
Martin, on le nomme : 



(11 De «■plona, grimper, dit Bir. 

i*) Je na me rends pas compte du mot bi 

|)) Pourquoi henarlT 



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iO CERTHU UURARU. L. 

ooDsstou DE SA» HkRTUf, m. Tonlon, Pelllcot. 
HABTtXBT, m. Liiieux, Travers et DaboU. 

5. — Oa appelle encore le Orimpereau : 

ÉGHBLBTTE (')• f- Normandie. Cheinon. 

^UBLETTE, /*. Normandie, LeHéricher. 

BKALOBACou. Languedoc, SauTages. 

sscAHOBARHi. Provence, Castor. 

E8CALL0 FKUoifi, Var, Oépartemtnl du For, gr. in-fo. 

GRiaitOH. Anjou. Millet. 

LBCCA PKRTDS d'aubbe. Nice, Risao. 

PLANOT. Dauphiné. Cliainpollion Figeac. 

PLAN BRU ('). Namur, Orandgagnage. 

PBTOun). Languedoc, Sauvages. 

■BLINGRE. Languedoc. Sauvages. 

HEUJB, wallon, Orandgagnage. 

ARMT, Landes, de Hétivier. 



CERTHIA MURARU. L. 

LE GRIUFERËAU DE UURAILLES. 

1. — Cet oiseau, pour cherclier sa nourriture, grimpe 
aux murailles et aux rochers coupés à pic ; on l'appelle : 

GRIIIPEBEAD DB MURAILLES, m. français. 

ORiHPEUB DE UDRAiLLES, tn. Deui-Sâvres, Oaillemean. 

GRiUPO HOC, Qard, Creapon. 

QBiHPo HOQDOS, Toulouse. Lacroix. 

ESCALO BARRI, Bouches- du -Rh Ane, Villeneuve. 

BCAUi BARRI, Provence, Darluc. 

ESCALB BARRI, Cantou d'Orgou, Quénin. 

Cf. Fie Borsdoor. ne bbtu, tiantha, Piém., Bon. — Blcct Ban. Sard. 
cara, — Haunpwiit, aU. 



(1) ProbablMuent d'nn verbe Mwlir = monter. 

(*) En Nainurou, pUur = grimper. 



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cncULUS CANOSUS. L. 81 

2. — On le trouve souvent dans l«s cimetières, d'où 
ses noms de : 

oisuD DBS cmriixss, m. Denx-3èTi««, OuiU«inMU. — Chk- 
rante- Inférieure, Lew. 
cr. Fie ff 11 MMft, Plém.. Bon. 

3. — Il recherche les araignées et autres insectes de ce 
genre, d'où ses noms de : 

PtCA ABARTAS, MBNiA ABÀMTAS, catâUn dei Pyrtnéet-Orieiitalu. 

Companyo. 
thuiier ('), fruifaii, CotgnTe. 

et rUta ICBI, Mnra. Deur. 

4. — On l'a comparé à on papillon, d'abord & cause de 
son joli plumage, ensuite parce qu'en grimpant il déploie 
et agite légèrement les ailes : 



[, m. Jura, Ogérien. 
PAPILLON DE BOCHE, m. Bourgogne, Blarch. 
PAnPAiLLOn, m. rires du Oardoa et de la Dorance. Tooaaeael. 
PABPSILLON. m. Savoie, Bailly. 
PARPAILLOU, m. Oard, Cfespon. 

5. — Autres noms de cet oiseau : 

écBELBT (*), m. Tatlëe d'Allevard, Niepce, 5ur la ValUt^Alt*- 

earrf, p. 68. 
dCBSLBTTK. f. franf aU. 

ABOumouET, AROUHiouET, Baguèrei de Bigorre, recueilli pen. 
FLAifBT, Savoie, Baill;. 

« = mitM (t«Ba en Aa*ergna). 



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CUCULUS CANORtJS. L. 

CUCULUS CANORUS. L. 
LE COUCOU. 



1. — Noms du coucou : 

CODCOOQ, breton armoricain, Legoaidec. 

GOUCouQ. breton de Belle- Ile -en- Mer, Cb. de la Toncbe, p. 149. 

cocue, m. ancien proveav^^'i Raynouard 

CODCDT. m. Tarn, Gary. — Oei-B, Céoac Montaut. — Rouergue, 
Duval. — Toulouse, Lacroix. — Lsndea, Mâtivier. 

COQÛT, m. Gironde, Doct 

cncuT, m. Pyrénées- Orientales, Companyo. 

OOCUOTZ, coairoa, m. ancien provençal, Raynouard. 

COUGDOU. m. provençal moderne. 

cocoiTion. m, provençal moderne, Castor. 

conouiEC. m. provençal moderne, arm. prouv. 1862. 

coucou, m. français. — breton, Legonidec. 

cocon, m, Ai^ou, Millet. — Savoie. Baill;. — Deux-^vres, 
QuiUemeau. — Charente -inférieure, Lesson. 

GOUCO, m. Corrèze, Béronie. — Oard, Creapon. — Languedoc, 
Sauvages. 

OOCD, tn. ancien français, Cotgrave. — Auvergne, Chalaniat. ^ 
Centre, Janbert. — Vienne, Mauduyt. — C tarent* -Infé- 
rieure. Lesson. — laëre, Charvet. — Savoie, Bailly. 

cogBU. cocu <avec £■ e mouillé), m. Saintonge, Jônain. ^ 
Poitou, I.alaiine. 

cooUK, Savoie, Bailiy. 

Cf. SnJnJi, enckfiick, Such, ail. — enkkuk, Sickkaf. Lni. ail., Laf. — 
e&nDck, Alsace. — annencuch, Bakkiganch, Souabe. — V/aggUtT, Soccar. 
eaKia, Suisae ail. — Bnckar, 8ouabe, Uck. — Koskosk, boll. — Cock»», 
GawK,' angl. — Cncns, auc. cat.. Raya. -> Cnc, Cancmi, Coacv, IH^m. Bon. — 
Cbc, Breacla, Nemn. — Cocdi, romagnol, Dietz. — Coco, véoltlea; port.; 
e*pagu. — CdGEO, Sienne, Savi; Naples, Costa. — GOch, O'nea, Descr. — 
G««t, milanais, BanD. -- Cned, Sic. Ban. ; Sard., 8alT.;lialM, Schambri. 
Iika, roumain, Bieli. — Gacu, basque. 



2. -— Du latiD cuctfftM Tiennent : 



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CDCCLDS CANOBDS. l. 83 

CDCOL (|), ancien nrtmtaia, Sclieler, QIomm. rom. Ou XV* tiieU, 

de Lille, p. 32. 
coonii, m. ancien provençal, Raynousrd. 
cnriiL, m. Pyrénées -Orientalei, Companyo. 

Cf. GbcoI, anc. cat., Ba;n, — Cualo, CdcbUi. ital. — CuUllt, ««p. 

3. — Autre nom du coucou : 
SIOAuri (*), m. Nice, Risio. 

4. — Le coucou annonce la Tenue du printemps ; il 
arrire dans nos pays à époque flie, à deux on trois jours 
près ; cette époque varie du 21 mars au 15 aTril, selon que 
la contrée est plus ou moins au midi. Si le coucou n'arri- 
vait pas à la date habituelle, on trouverait cela tout^4k- 
fait extraordinaire ; de 1& les dictons suivants : 

< Per sont Benezech 

Lou coucou conto per toon drecEi; 

Se, per Nouostro Damo de Mars n'o pas contât 

Es tuât ou eaconat. ■ 

c'est-à-dire : 

A la Saint-Benoit, le coucou est en droit de chanter ; si & Notre- 
Dame de Mars Cl^ur de l'Annonciation) il n'a pas cbanté, il est tué 

Ronergue. Dotal, p. 6S5. 

« Per sont Benezech 

Lou conçut conto dins loua bons endrechs 

Ou es mouort de frech. » 



A la Saint-Benoit, le coucou chante dans les bons endroits ou 
bien il est mort de froid. 

Rouerie, Dcval, p. 525. 



<<) - Cnrmea, oyiel, gallic« cucul et aliquando aigaifie cU qui ( 
couet nouriat aultrui enhat et culde les siens aonrlr. • 
m Ainsi sppelA à eauH de la guerre qall fUt aux cigalw. 



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4 CDCULCS CANOKDS. L. 

4 Bu abria 

Canto lou conçut, le viu. > 

(En avril, chante le coucou, s'il vit). 

Languedoc, Sautases. 

< En abrien 

Canto lou couquien 

S'és Tiéu. ■ ,„„ 

Armana prowtnçau, ISox. 

< A Notre Dame de la HarcbAse (£S mars) 
L'coucou eit mort si u'prËctie (parle) 

Noi-maudie, Mélusine, c. 317. 

« Entre mars et aivri 

Chante, coucou, si t'é vi (Tivant). 

Franche-Comte, PBBBOif. 

< S'il ne chante pas au premë d'ùvri. 
El a moue ou el a pris. (11 est mort ou pris). • 
Id. 
On dit en Bretagne que si, dans les trois demiem Jour» de mars 
e coucou ne chante pas, c'est qu'il est mort. 

Recueilli peraonnellement. 

< A la mi avri 
Le coucou est mort ou yi 

A la mi avri 
L'coucou vient s'il a à venir. » 

(Norm., Lb BtaiCHER). 

« A i cinque d'aprile U cucco de venire; e se non viene a i sett«. 

5 agU otto, che à preso, à che è morto. » PascraTi, Prov. ital. 

« Ai oto de april 

El cuco ha da vegnir: 

E se nol vien ai oto. 

Di'che l'ô preso o che l'ô morto : 

E se nol vien ai dièse, 

L'è preso per le siese; 

E se nol vien ai vinti. 

L'a preso in t'i forminti. 

E se nol Tien ai trenta 

El pastor l'a magnà eo la polenta. » 

(Dicton vtaitien cita par Swainaoo.) 



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CUCULUS CANORDB. L. 



Le proverbe suivant signifie qu'on n'est véritablement 
an printemps que quand le coucou est arrivé : 



mot à mot : 

On n'eat en avril que quand le coucou le dît. 

(U«ge, FouB.) 

« In Eogland and Bohemia tbe 14<b, of aprll la ealled * cuckoo 
iAj > ÎD QeriaaJij the 15ib. > SwAuntw. 

En Bretagne, les enfants chantent au coucou : 

Coucou, concoQ, 
Ramène le temps doux. 

(Rec. pera.) 

5. — Quand le coucou arrive, il trouve les arbres cou- 
verts ou non de verdure, selon que le printemps a été pré- 
coce ou tardif. Dans ce dernier cas, le blé en retard ne 
montera pas haut en tige mais fournira beaucoup de grain ; 
c'est ce qu'assurent les proverbes suivants : 

« Quand lou cocut ben aux aûbres deabuUlat ('} 
Il y a petit de paille, et beaucoup de blat. > 

(âironde, Stat. d« la Fr.) 

< Quand le coucou arrive déshabillé. 
Peu de paille, beaucoup de blé. > 

(Oers, SUtt. Oe ta A-.) 

< Si lou coucou vé nud 

Belco de p&illo, paoa de gru (grain). > 

(Dordogne, Slat. de ta Fr.) 

« Si lou conca vé & an (avant la feuille) 
Lo paillo nro tout in gru. > 

(Dordogne. DucoUBUSS, p. 35). 

i>) MftuUlé, c'Mt-fc-dire : quand il n*7 a pai d« fmiUlM. 



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86 CUCCLUS CANORUS. L. 

Wben the cnckoo cornes to the bare thorn 
SeU 7<inr cow uid bay yonr com ; 
But when abe cornes to tbe full bit, 
Setl yonr corn anJd buy your aheep. » 

(Prov. angl., Hàluvell.) 

{Traduction Ii6rff.'«Sileprintempa arrive tard, il y aura beaucoup 
de bM. vendet votre vache pour en acheter k bon marché; si, au 
contraire, te printemps est précoce, le blé sera rare, vendez cher 
celui que vous avei pour acheter dea moutons, • 

6. — Dans les paya de montagnes, il n'est pas extraor- 
dinaire de voir tomber de la neige après que le coucou à 
fait son apparition : 

*. Q font tonjonrs s'attendre & la neige du coucou. » 
(Ariëge, Stat. de la Fr.) 

On donne le nom de netge du coticoti à celle qui tombe et 
blanchît le sommet des Vosges, depuis qu'on a entendu le 
chant de cet oiseau. 

(Vosges, Méùtsine, c 454,) 

Au moment où le coucou chante pour la première fois il 
y a ordinairement une recrudescence de froid. C'est ce 
qu'on appelle la Sebuse du coucou (Voy. Callet, Glossaire 
vaudois.) 

7. — A Fépoque de l'arrivée du coucou, les pluies ne du- 
rent pas, d'où tes dictons suivants : 

( Au t^ps que canto Ion conguoa 
De matin moni, de vespre dur. 

{ArmatM proucençaw, 186C). 

■ Qusndo canto lou conçut 
Lén bagnat, Un essnt. • 

[Armana de Lengado, 1877.) 

« Temps de ooucnt 

Trempe lou moti. Ion ler easnt. * 

(Aouergue, Dstal.) 



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CUCULDS OANOETO. L. 87 

< Quand le coucou chanta et qne le soleil lu (luiQ 
Lai cbemiaB sont toue rascu (sont bienfSI Séct). » 

(Fraoche-Comte, Pehmmi, Prov.) 

« Quando canta il cncco, un'ora molle e l'altra aacintto. > 
(Pbscitti, prov. ii.) 

Voici une formulette westphalienne que l'on peat ra)>- 
procher des proverbes ci-dessus : 

Dei knckuli upem Tinne aat (bis) 
Dei kuckuk upem Tinne aat, ut, aaterUt. 
Da kam en Schuer und bei wor oat. 
Ua do kam wier Sunoensebieu (ter) 
Del kuckuk wor wier droig un flen. 
Kikinki 1 
(Joh. KrUger, Westpb. Volks. Wiesbaden. 18H, p. M.) 

Cette formulette se retrouve dans te duché d'Oldenbom^ 
sous la forme suivante : 

De kukak up dem Tune satt, 
Est rigent en Scbur un ber wurd natti 
Da kam ein warmer Sonnenicbein 
Da ward der kukuk hfibecb un fein. 
(Strackeijan, AbergU und Sag. voo Herzogth. Oldenborg.) 

8. — Pronostic : 

< Si lou coagou cante & l'ubac, pluie demau onraa ; 

Si cante k l'adrecb, beou tempa aoui-és. » 

(BatacB-Alpes, &tat. de ta Frtmct.) 
(Trad. : Si le coucou cbante au nord, pluie au lendemain; a'il 
chante au midi, beau tempe.} 

8. — lie coucou cesse de cbanter à la fin de juin : 

« Oa c'tiouel Per 

la-l-ar gookoa d'ar ger. > 

(Bretagne, Sauvé, Btvue celtique, 18R.) 

c'âst>4-dire : 

A la Saint-Pierre (29 juin), le coucou rentre à la maiaon (c'eat-à 
dire se tait). 



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88 CUCULUS CA.KÛEUS. L. 

Dans les environs de Lorient, lorsqu'arrive la Saint Jean 
(24 Jiiin), on a coutume de dire : < Voici la Saint Jean, on 
va mettre te feu dans le derrière du coucou (c'est-à-dire 
on ne l'entendra plus). (Recueilli pers.) 

« n n'est pas né de la mère (c.-^^. il n'existe pM) celai qui 
entend chanter le coucou neuf Jours aprëi la Saint- Jean. » 
(Bretagne, Sauvé, Bévue celtique, 18T5.) 

10. — Le Jeune coucou semble être d'une voracité éton- 
nante. Ses parents de rencontre étant toujours de petits 
oiseaux (fauvettes, etc.) sont dans la nécessité de lui don- 
ner à manger sans trêve ni repos, parce qu'ils ne peuvent 
lui apporter que des morceaux proportionnés à leur taille 
et non à la sienne. 

On dit : 

Manger beaucoup, comme un jeune coucou. 

QtnTABD. p. tTtt. 

11. — On dit; 

Maigre comme on coucou. 

parce qu'en effet cet oiseau est très-maigre ; cependant au 
moment où il quitte nos pays, il est, parait-il, très-gras, et 
on dit dans le midi de la France, qu'il traverse alors : 



12. — On dit ironiquement en parlant de deux personnes 
diseemblables : 

Qu'elle* ae reaiemblent comme le coucou et la pie. 

(Béarn, tojp. LsaPT, p. 31.) 

13. — Sur l'expression relative aux amoureux : 

Preiié comme le coucou au moia de mai, 

Voy. LUFV, Prov, Ou Biam, p. ». 



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CUCULDS CAN0RU8. L. W 

14. — Le Coucou, quand il chante, est tràs-difflcile à 
aperccToir ; vous vous approchez avec toutes les ]>réc«a- 
tions imagiiiables de l'arbre sur lequel vous l'avez entendu 
cbanter et quand vous êtes arrivé au-dessous, l'oiseau 
est bien loin qui vous crie coucou I coucou t comme pour 
se moquer de vous ('). De là vient qu'on dit : jouera cou- 
cou, faire coucou, dans le sens Aq jouer à cache cache, se 
cacher. On dit aussi, fouer à cou, (Neufchâtel, Bonh. ; 
Seine-et-Oise, recueilli personnellement). Ceui qui sont 
cachés crient coucou ou cou pour indiquer à celui qui 
cherche qu'il peut commencer ses investigations. 

cf. FriiebUtr, Pr«nMische VoUuraime, p. IBl. 

15. — LE COCUAQB. 

La femelle du Coucou va pondre dans le nid 
d'un petit oiseau, cela est un fait d'histoire naturelle, 
admis partout. Comment se fait-i! donc qu'on ait appelé 
coucou, coeu{') non pas le trompeur ou l'amant, mais le 
mari trompé, car si l'on compare l'oiseau à l'homme, le 
trompeur est le coucou et le trompé, l'oiseau chez qui il 
va pondre. 

Voici comment j'explique ce fait : à l'origine, les per- 
sonnes connaissant les habitudes du coucou ont chanté 
aux maris trompés, pour se moquer d'eux coticou/ cou- 
cou! ou cocul cocul Par suite, celui à qui, par allusion 
et moquerie, on chantait cocu/ cocul a été appelé cocu. 

(<)Cf.CnMr, M moqaer, railler, (eap.) — onenllkrt,- mPme sens (Ital.) — 
HHM) ^ numl esclamazioae negativa e dl scheroo. [Banfl, Voc. milanili.} 
{*l TOUS IM noms du coucou s'appliquent également aux maria tromiMi. 
Voici nu eiampla de coucou = coou : 

• Létndte deviendra jaloui ; 
Tout Ira taaa deisua desaoua; 
Mol, Je rirai comme ud fbn 
Quand Je la verrai MHMoa. ■ 

TUltre 4m Bnlntrdi, 1T54, t. U, p. lai. 



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90 CUCULUS CANOBUB. L. 

LeHéricher dit qu'en Normandie, on crie coucou à ceax 
qu'on Tcut désigner comme cocits. 

D'ailleurs on appelle quelquefois cocu, l'amant, le trom- 
peur, ce qui alors s'explique tout naturellement : 

Coca El Séducteur d'une ferame mariée. Aube, TabbA. 

et Grosley dit qu'en Champagne les paysans emploient le 
mot cocu dans la significatioD active. 

16. — La plante appelée primevère jaune (primula 
veris) montre ses fleurs en même temps que le coucou 
fait entendre son chant, aussi l'a-t-on appelée fleur du 
oouœu, coucou; par suite la couleur Jaune de la plante 
est devenue l'emblème du coucou et indirectement du 
cocu (mari trompé). 

17. ^ Un dit qu'on mangera tbt ou tard du pain de coucou chez 
quelqu'un pour ■igniAu' que tAt on tard il sera cocu, 

(Lucas db Monricinr, p. 3S7}. 



1, ^ < Le mari qui entend chanter leconcou pour la première fola 
de l'dnaée et qui a le maltieur d'Stre à jeun, a droit de suspecter la 
fidélité dn son épouse, a-issi leafeinnaes de nue villageois pour obvier 
à un préjQgé aussi contraire à la tranquillité du ménage, ont-elles 
contracté l'habitude de faire tuer te ver a leurs maris, c'eat-à-dire 
de ne jamais tes laisser sortir à Jeun, afin, disent-elles, qu'ils ne 
soiant point exposés aux maladies de la saison. » 

Oautibb, Statistique de la Charente- Infiriture. 
La Rochelle, 1839, p. 233. 

3. — D'après ce qui suit, le Coucou sorti du nid, se met 
à chanter cocu à ceux qui l'ont nourri pour se moquer 
d'eux : 

Le Coquu, dessus la verdure 
Cliante au printemps, après l'yver. 
Et ne sçanroit sea csufit couver 



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CUCULDS CAN0KU8. L. Vl 

Tant il est de froide natnre; 

A, ceate cause poudre va 

An aid d'uu autra oyaeau qui penae 

Qu'il suit sien, et quitud nourry l'a 

Coquu l'appelle en rdcoinpcase. 

AHEAtt, im, p. 15. 

Dans la Lozère, on croit que si l'on chante coucou & 
cet oiseau, il vous répond cocu, et réciproquement qu'il 
TOUS dit coucou si voua lui criez cocu. 

3. —Le Coucou est un orgueilleux quinefaitqnerépéter 
toujours son nom; on trouve dans Raynouard, Lexique 
roman, le passage suivant : - e semblon lo Cogul que no 
sab cantar mays de se», •>■= et ils ressemblent au coucou 
qui ne sait cUanter que de soi. ■ 

Cf. le prov. ail. ; 

D«r Kakuk scbreit seineu «Igenea aamen. 
— Le même proverbe est astté sa LItbuaiiie. (Voy. Schtalohan. 

Dans la Prise, les enfants disent : 

Kukiik, Breebnuk 

RSppt sien eegeu Noam at. 

(H. Meier, OatTrlealaud). 

4. — Proverbe : 

Jamais cocu ne chanta belle chanson. 

(Ducaliana, II, 479.) 
(Probablement parce qu'il chante toujours la même.) 

5. — Le Coucou, le jour où il arrive, a des vertus pro- 
phétiques : 

< Le 14 avril en Belgique donnait lieu autrefois ft une cérémonie 
mystique, qui, eu d'autres localités, n'avait tieu que le S4 avril et 
qa'on appelait < koekoekfeest > parce que ce Jour le coucou pro- 
phétisait l'avenir. En Susseï, en Angleterre, ce JourB'appelle encore 
aïOourd'hui < Qnt cuckoo day. > 

REIMRBRIIG-DDBIHSGrBLD. Trad. et lég. t. 1, p. £55. 

6. ^ « Il nous arrivera du bonheur, ai la première foia que noue 



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m CUCULUB CANOEUS. L. 

eatendons le coucou chanter, nous pr«noi» quelque choie de ce qui 
«e rencoatre par hasard, alon, soua nos piede et li noua le portooa 
quelque temps aur noua. > 

TatKBS, t. I, p. 212. 

< La première foia qu'on entend le coucou, 11 faut cerner la terre 
qui eat oous le pied droit de celui qui l'entend et la répandre dau 
lea maiaoua afin d'en chaaser lea puces. > 

M. t. I, p. 377, 

Si la première fois qu'on entend le coucou, on a de l'ar- 
gent dans sa pouhe, on en aura toute l'année; si l'on n'en 
a pas, un sera pauvre pendant le même temps. Cette 
croyauce est générale en France. 

Lorsqu'on touche de la monnaie d'argent, la première foia qa'on 
entend chanter le coucou, on fait fortune. 

(Belgique, HocK, t. m, p. 58.) 

Venu man den kukuk daa erstemal im Jahre mfen lutrt, schQttelt 
mau dabei daa geld im aacke, ao Termehrt es sich. 

(Carinthie, Zeitsch. f. d. d. Mythol. t. m. p. 31.) 

If when 70U hear thia bird you tum a penny oTer in jour pocket 
yon will never be without one until fou hear him again. 

(HcLL, Nutea and Queriea, vi, 311.) 

HOrt man im h^lijahr deu kukuk das eratemal schreien, ao aoll 
man aeinen geldbeutel rurlen. und daa ganz jabr hat man geld darin. 
(Souabe, Zêitseh, f. d. d. Mythol. iv, 4S.) 

Hat mao (auch nur ein wenig) Oeld im Sack, wenn man den 
Kukuk im Prtibliag zum ersten Mal rufen bsrt, ao wird es einem 
das Jabr bber nie ht daran fahleiL 

{Canton de Berne, Rothenbach.) 

Hat man aber kein Qeld in der Tasche, so hat m&n das ganze 
Jahr keines. 

Id. id. 

Hat man Oeld oder Brod im Sack, wenn man im Frûhling den 
Kukuk lum ersten Mal achreien hort, ao bedeutet ea Einem tàn 
glQckUcbea Jabr. 



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CDCnLDS CAItORDS. L. 03 

7. — Si Ton interroge cet oiseau 3ur r&^ qae l'on pourra 
atteindre, on saura combien d'années on a encore à vlrre 
d'après le nombre de fois qu'il criera coucou. 

Quana atu J'ai à vivre, savoir 
Le veil, cucu, enpreu cikm]. 
Et deuB cucu, et troi cucu, etc. 

Lu Roman du lUnati. tom. IV, p. 9, t. BS. 
Cité par Franciique Micbel, Dict. d'argot, tub v«rbo : emprea. 

En Franche-Comté, on s'adresse à loi en ces termes : 

Coucou 

Bolotou (1) 

Regaide sa ton grand livre 

Comben i a d'éaëea è vivre. 

OcBBBXÂTis, vol. El, p. S48, sotfl dD trwlnctcnr. 

Coucou 

Bolottou ; 

Coucou b&ta (>] (bâtard) 

Coucou das praa (dea préa) 

Coucou des vignes, coucou des champs 

Combien veux-je encore vivre d'ans. 

(Franche-Comté, Pbhiuxi, Prot.) 

(1) BolstsB slgniOe dénicheur, c^i-d. on enlhnt qui va h la reeherehe 
des nids d'oiseaur, pour en humer, eo gober les œaA crus (Cf. l'eipre^ 
sion kerler au aaî, c.-ti-d. avaler an ceuf, le vider sans le Aire cuire. — 
Tonne, Coroal). 

Le coucou est appelé belatnt, parce qu'on croit généralement qu'il 
aime b manger les œurs des autres oiseaui. En Angleterre, oli cette 
eroyance eit>te aussi, on prétend que ce quil en fait. C'est pour avoir 
la TOli claire : 

Ee sucks little blrd's eggs 
, To make hls voies clear ; 

And when he ilug* ■ cuckoo " 
The lammer is near. 

Halllwell, Nursery Rhymei. 
Le eoncou est appelé nekaf g dans le Northsmptoushire. Palmers, p. UT, 
(>| Il est appelé bltard parce qu'il est couvé non par se* parents mais 
par des étrangers. — ooadi, moyeu b. ail. = bastard; selon Beneclu. 
mittelliocbd. Woerterb. 



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CDCULU8 CANOBUS. L. 

« Coacott d'au bois 

Vialatetlé hayes 

Combenn que jVecrt ca d'ènljest » 



(Paya meailn.) 



Wenn maa den kukok, Indem er das ente Mal im Frtthllng ichreit, 
fragt ; « guggu, ho, ho, voie Jang lebe-^-i not > to lebt man 
noch BO majtclieB Jahr, to manches ilal der. kukuk aaf âie«e Frage 
ruft. (Suisse ail. Ruthenbacli.) Voy. encore Strackerjou, i. lei et 
Leoprechtiog. p. 79. 

8. —Les Jeunes filles demandent aussi à l'oiseau pro- 
phétique combien d'années elles ont & attendre avant de se 
marier; 

Coucou des villes 
Coucou des bois 
Combé ai-z'y d'années 
A me mariât 

Pkuithe, Bull. delaSoe. deStat. des Deu»-Sivrtt,) 

Um lu erfaliren, wie lange aie noch ledig aelu werdeu, Arageu die 
Madchen belm ersteu kukuksmf : 
Kukuk in den Sunneuachin 
Wo lange scliali ick Jumfer sini 

(Oldenbnrg, Strack.) 

9. — L'oiseau € dont les notes monotones serrent de 
basse aux ravissants concerts du rossignol et aui accents 
Tifs et gais de la fauvette, » comme Bernardin de Saint- 
Pierre l'a écrit avec raison, le coucou exerce une factieuse 
influence sur l'homme qui l'entend pour la première fois 
à l'équinoze du printemps, avant d^evnerl Cet bonune 
sera fainéant tout le reste de l'année; ce qui fait que l'on 
demande aux paresseux : Avez~vous donc entendu le cou- 
couî Le seul moyen de se préserver de cet inconvénient, 
c'est de s'arrêter subitement à la première note de l'oiseau 
et de prendre derrière soi un peu de terre du chemin. Cette 
poussière aura, de plus, l'avantage, inappréciable à la 
campagne, de garantir de toutes piqûres d'insectes. 

Voyez L» Chronigttmr àu Périgord. 1853, p. 83. 



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CUCULCS CA.NOBDS. L. 96 

— Si l'on eatend chanter le coucon à Jeun ou sera eoutn (on aura 
nn engourdisBement de toui les membrea) toute l'année. On dit alora 
que le coucou a-t-aUrapi. (Canton de Loulay; Bullel.- d* la Soe 
hiit de S. Jean d^Angély, 1860. p. ST.] 

— Le coucou rend vouain (flegme) quand on l'entend i Jeun et 
pour la première fois {Bull, de la Soc. hùt. de S. Jean d'Ang. 1866) 

^ Wer den Kubuk nUcbtem zum eraten maie im Jahre ■chreien 
hfirt. wird das ganze Jatir hindurch eintrjigliche arbeit nudeo. 
(Uontagne noire, Cévennei; Zeitseh. f. d. d. Mythol. t. ii, p. 118.) 

— "When boyi first hear the cuckoo they ran away as faet as 
they can to prevent their being lazy ail the year after. 

(Somersetabire, Note» and Quertes, 5° série, vol. m. p. 424.) 

Selon Pline (Livre XVIII), si le TÎgneron, à l'époque de 
l'arriTée du coucou est en retard pour la taille de sa \igne, 
ses camarades se moquent de lui eu imitant en sa présence 
le cri de cet oiseau. 

10. — Le coucou ressemble par son plumage à différents 
oiseaux de proie diurnes qui sont à peu près de la même 
grosseur que lui. On s'est figuré qu'à une certaine époque 
(lorsqu'il cesse de chanter) il devenait oiseau de proie. 

« Entre juin et Juillet 
Le coucou devient émoncbet. » 
(Lemetteil, Soc. lies Amis des Sciences nat.de Bouen, 1887, p. 132.) 

€ On croît dans beaucoup decampagnes que vers la Saint^Jacques 
le coucou se change en oiseau de proie, mais que reprenant la 
forme première au priotemps il revient dans nos contrées sur le 
dos du milan. * 

Ad, FocUlon, cité par le Dict. Larousse. 

« Winters der kukuk verv^andelt sieh in einen klemmvogel 
(Sperber). > 

(Duché d'Oldenb. Stroch.) 

C'est la ressemblance du coucou avec l'épervier qui a 
dooné lieu à ce proverbe russe : 



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se COCULUa CANORDS. L. 

< Troquer nn coucou contre un épervîer. » 

Eléments de U langue russe, St.-Pât. 1791. 
II. -—C'estun préjugé de croire que le jeune coucou 
devenu grand, avale son père et sa mère. C'est de cette 
croyance que vieat le dicton : ingrat comme un coucou, 
dicton plus usité en Allemagne (') qu'en France, selon 
Quitard, p. 270. 

12. — Le coucou ira chier «ur votre raaison si tous n'y mettez 
pu an mai dans la nuit du premier mai. (Lorïent, recueilli 
personnellement.) 

13. — Quand le coacon chante pràa des habitationa c'est signe de 
pluie prochaine. (Vosges, Mélutine, col. 454.) 

14. — Locution proverbiale : 

« P&y beau lui remonstrer. Je ne faie non plus qne le 
coucou aux cannes > 
c'est-à-dire mes remontrances sont inutiles. 

(Cotgrave, 1660). 

15. — Traduction d'une chanson provençale : 
Coucou, où as tu couché î — Sur le roc pointu. — Qu'y 

as-tu fait ? — Une maisonnette. — Qui t'a aidé ? — Mon 
petit cousin. — Que lui as tu donné ï — Du pain de lait. — 
D'où l'as tu pris î — De mes petites brebis. — Qui te les 
garde. — La petite bergère. 

Revue des langues romanes, octobre 1873, p. 574. 

Autre chanson provençale : 

Lou coucut es mort 
Es mort en Eapaoha. 
Tan tapât lou cuou 
Amb'una castanha 

HupI 
ITaa pas enteudut 
La vouAs dau couenti 

(1) Undankbar wie dw kuokuk. 



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ODCDLUS OANOBOS. L. 67 

Lon conçut ea mort 
Et mort en AMqoa. 
l'an Atch l'entarà 
Ambe de mnaica 

HupI etc. 
Lon conçut es mort 
Eb mort en An^etem 
Tan tapât lou clôt 
Amb' un pan de t«m 
Hnpl etc. 

c'^t-à-dire : 

Le Concou cet mort en Espagne. On Inl a cenTert le coa amo nna 
châtaigne, hnp I n'as tu pas entendn la voix du coucou t Le Coucou 
est mort en Afrique. On l'a enterré en musique, hupl etc. Le Cou- 
cou est mort en Angleterre. On a comblé la foue avec de la terre. 
Montpellier, Bévue des langues rom. oct. 1873, p. 515. 

16. — Traduction d'une chanson béarnaise : 

Si tons les coucous — portaient sonnettes, — Ils feraient i^ub de 
bmit que mille trompettes. — ChntI — As-tn entendu, — obanter 
le coucou t 

(Voy. Leepy, p. 29; Cf Rnue des l, rom. IV| S7S.) 

Chanson de l'Angoumois : 

Si les cocoUB qni sont dans les bocages 
Si les cocous faisaient leur nid partout. 
On dit chez nous qu'il n'y aurait pas d'arbres 
Assez pour les recevoir tons; 

cocou I 
C'est nu chant agréable et doux. 

(I. BnJeand, t. H, p, SO.) 

Voici une vieille chanson relative aux coucous et 
aux cocuâ, qui est très-connue en France: 

Les Coucooii soot gras 
Mais on n'en tue guèref. 
Les coucous sont gru 
Mais on n'en tue pas. 
Lb crainte qu'on a 



...Coot^lc 



1 



CUCULUS CANORUS. L. 

De tner boq para 
La crainte qu'on ft 
Fait qa'oD n'en tue gnèrei, 
La craïDte qu'on a 
Fait qu'on n'en tue paa. 



m Normandie on cbante : 



Jeunes geoa qu'Stea ft marier 
N'toqs maries paa le moli de mai ; 



17. — On sait qu'il suinte des arbres firuitiers une 
espèce de gomme; on l'appelle vulgairement : 

BRAK CB coDGûo, m. pays de Bray, Decorde. — Norm., Delb. 
MEnoo DS caODUT, f- Castrei, Coazinié. — Toulouse, Ponmai'ède. 
KBRDB DB coçHD, f. Saïntouge, JOnain. 
MEBDB DE COUCOU, f. Centre, Janbert. 
FAJN DK r.oucou. m. MoutrSt, Oaapard. 
BAVB DE coocoD, f. Normandie, Le Hériehei". 

Dana le paya messin, on appelle cette excrétion, tron âe 
jaque, c'est-à-dire merde de geai (rec. personnellement). 

€ Les cicades et grillon* naissent et sont engendrés du crachat 
et eecame de l'oyseau appelô cucu on coat. > 

(Jrah db Luba, Ortu^ sanitatis.) 

18. — En Syrie, les Indigènes se moquent des Européens 
en leur chantant une formulette dans laquelle on les 
appelle coucous : 

« In the streeta of Aleppo, the Franks are persecuted by a ridlcU' 
lous custom, common to severat otlier towns in Syria. Tbe women 
and children, partioulariy of the lower class, the moment the espy 
a Frank, begin to eiclaim in a loud voice, Frangi Oukul and clsp- 
ping their hands, continue to repeat the same words as long as he 
remains in aight ; adding, if tbere be time, some other lines to tbe 
stanza ; for it is intended to bo rhyme. > 

(HUHBL, Th« natural hittorv of Al«fpo, 17M, X* vol., p. 24.) 



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UFUPA BP0P8. L. 90 

€ The rhymea allnded to, as repeated by tbe women ud chiUren 
ia contempt of the Franka are &b follow : 

Frangi cnckoo, tnagi cnckoo 
Tareea abookoo 
Sekeenj h&dde 
Taht al Uhudde 
Frangi CQcfcoo, eto. 
B Cnckold Frank, cuckold Frank — yonr father vu a Pimp; — 
a Btaarp knife — under yoar pillow, cnckold Frank, etc. 

(ItU»BZL, Th« nat. hût. ofAUppo, I7M, t. u. p. 893.) 



UPUPA EPOPS. L. 

LA HUPPE. 

I. 

1. — Il jr a onomatopée dana lea noma suivants de la 
Huppe: 

HOUPP Honpp, pays messin, recneilli penonttellement. 

DOUTT BOOiT, pays mesain, rec. pen. — Wallon, Sélya Longch. ; 
Lafontaine. — Picard, Marcotte. 

BOUDBOUD. wallon, Grandgagnage. 

BOinr BOUBOUTT, Liège, Porir. 

BOBBOOn, Liège, Forir. 

BODLBOCTT, pays messin, recueilli personnellement. 

BOUBODi Vosges, Oârardin. — Saint'Amd, Thiriat. ^ Franche- 
Comté, Dartois. — Savoie, Bailly. — Montbâlûrd, Sahler. 

Djis BOUBOU, m. Ban de la Roche. Oberlin. 

jBAn BOUBOC, m. Vosges, Oârardin. 

SOVKtS, Isère, Ch&rret. — Qanphiué, Bouteille. — Savoie, 
Bailly. 

PUT PUT, Eéraolt, Marcel de Serres. — Normandie, Travers et 
Dubois. — Morbihan, Taalë. ^ Voegei, Qérardin. 

— Noirmontiera, Piet. 

PUPUTT, m, ancien fïancais, Cotgrave. — Suisse romande, 
Bridel. — Centre, Jaubert. — Toolouse, Poiuuarède. 

— Tam, Gary. — Mortoin, Le Eéricber. — Ch&tillon- 
snr-Seiite. communiqué par U. Daguin. 



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100 UPDPA BPOPS. L. 

PUFIITT,/. Tienne, Maudayt. — Poitou, Lalanne. 
PUPDIT (ffl. oa f.t), Anjou, Oironde. — Pyrénées-Orientalei, 
Compan;o. — Poitou, FaTre. — Marne, Tarbé. — 
Charente-Inférieure, Lesaon, Trémeau de Rochebrune. 
APDPDT, m. Tam, Gary. 

PAPUT, catalan des PyréuésB' Orientales, Companjo. 
POPD, f. Normandie, Travers et Dubois. — Saint -Jean- d'An- 

gély, Uiclieau. 
PHPU (*n. ou f. t), Normandie, Dum. — Yar, Dép. du Var, 

gr. in-fol. de 104 p. —Marne, Tarbé. — Beauce, comm. 

de M. de Tarragou. 
pSp0, Toulouse. lAcroix. 
PÉPUE, Limousin, Sauger-Préneuf. 
POPUK. Jura, Ogérien. — Aube, Raynouard, Tarbé. 

ce H««poop, angl., Chsrlet. — HNpao, aagl. — Bot bat, Lnz. ail. Lat. — 
non, PonpMi, Piém., Bon, — HuOluI, langue avare, Scblafiier, F/rmA 
ih if. nuirûck. Petersb. lS6t. 

2. — De ces noms formés par pure onomatopée, sont 



HOOPPB, ;*. Normandie, Cbesnon. 
HOPPB, f. paya messin, recueilli personnellement. 
HOPPE, f. (ïauçaiB. 
OPA. f. ancien provençal, Raynouard. 
EDPB, f. Uorvan, Chambure. 

DDPPB (>), A ancien français, Cotgrftve, — Centre, Jaubert 
LDPE <*), f. Genève, Necker. 
HUPOTTE, /l Meuse, Cordier. 

HOUPBTTE, f. ChAtillon-suivSeine, communiqué par M. Dagoin. 
OUPOTTB, ;*. Franche-Comté. Dartois. 
poOFOTB, /. Bresse ch&Ionnaise, Gnillemin. 
ponPETTB, f. Jura, Ogérieo. 
PUBBTTE, f. Landes, Hétivier. 
PUPA, f. Suisse romanda, Bridel. 
BOtifiOTTE, f. Montbéliard, Sabler. — Donbs, Brocard. 
BOULOTTE, f. Jura, Ogérieo. 

PUPnDA, A Velay, Haute- Auvergne, Deribier de Chelasac. 
I, f. provençal. Castor. 



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DPUPA BPOPS. L. 101 

npBfiA, f. ancien provengal, Raynoaartl. 
Lupfax) (')■ f- Languedoc, Sauvagee. 
uptoà, f. Oard, CrespoD. — Hérault, Marcel de Serre*. 
Lipftoo, f. Languedoc, Sanvagei. 
PUTEOA (*). f. Nice, RIbbo. 

PBTUOO, /. Tonloun. Pellicot. — Provence, Castor ; Darinc. 
— Bouches -du-RhOne, Villeneuve. 

CT. flHptr, BDgl., Gotgr. — Hmp, angl. — Htvp'itioll. — Hnppè, Srauda- 
bourg, UODsterUnd, Bolamann ; BoUs. — Hnpaa, Brandebourg, Bolle. — 
Buppk, bas ail., Bchweriii. — Wnppart, Lui. sU., Laf. — Dpla, plëm., Bon. 
— Bnlia, mil., BanQ. — BablMla. Florence, ShtI. — llmlMla, Bobila, galL, 
Pifiol. — UnMlU, esp. — Pnpa, Piombino, Riastlin. — Peppa, Romagne. — 
Pnpgla, Tessin, Scbiuz. — Fsppola, Slenae, Savi. — Plpilnna, Calabra, 
Costa. — Plplnml, Sic, Ben. — Pnppai, Saie, Bielt. — Pnpeu, roumain, 
Bielz. — PapDMla, Lecce, Prov. de Xap., C09ta. — Fakoia, Sard. du Sud, 
Cank. — Pabua. Sard. dn Nord, Cara. — DppMk, Lappaoa, Nap., Costa. — 
PBtta, Plém., Bon. — Poapa, galllclen, Flfiol. 

3. — La forme latine wpapa s'est maintenue en ancien 
provençal comme en italien : 

UPU7A, f. ancien provençal, Raynouard. 

4. — Tout le monde sait que cet oiseau porte sur la 
tête une magnifique huppe (^) en forme de crête; ce qui est 
cause qu'on l'a nommé coq, petit coq, poulet : 

coo DES B0I3, m- Chfttillon-eur Seine, comm. par M. Qaguin. ^ 
Beauce, comm. par M. de Tarragon. ^ Ai^on, 
Vincelot. — Voagea, Qérardin. 

COQ SAUVASE, m. ftançais. Comenius, 1569, p. 39. 

000 DE BBnYÈRB, m. Morbihan, Taalâ. 

000 PUAHT, m. Anjou, Vincelot. 

SALL FABÉ, m. catalan des Fyrënéea-OrientaleB, Companyo. 

Mis BOUBon, m. Ban de la Roche, Oberlin. 

POOL Di LA0UZB8T0. m. Tonlouse, Lacroix. 



(■) Dana ce mot il y a Bondnra de l'article I, un radical np et un anf- 
(1) Dmu ce mot, le radical est pat et le eufflia est le même que dan* 
{>) Le mot bnppe vient du nom de l'oliean. 



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lOS OPCPA BPOPB. L. 

POOL Di U LAMBKHTo, vt. TouloDH, Lacroix. 
POQLn DE lÂiKT-iUBTiii, m. Bagnëres de Bigorre, rec. père. 
GOOKHAN (c.-ft-d. coq d'Été), 'breton armoricain, Taalé, Ch. de 
la Touche. 

cr. bUo dl man», Piombino, Kœetlln. — fiiUMto ià ■ino, Oinea, Da- 
rftiio. — telinta marulo, eklinto dl Immii, PIm, SbtI. — Gallstfa) dl mtggU>, 
lt>I., Duei. — Drak kAan, OroDingue, Scbleg.— Kolhhu. Suisse ail., Scbini. 

5. — A cause de son long bec, on l'appelle dans quelques 
endroits : 

BdCÀUK d'ahbiik, bbgàssb pkrgbantb. 

6. — On l'appelle encore : 

snmnnift AO BOI, m. MontbâUard, Sahler. 
GOmmUL, Ualmédy, YiUers. 
ÂODRXT DK SAINT MAHTiiT, Oers, Cénac-Mont&Dt. 
CAPVLADO, f. Qen, Cônac-Uontant. 

Oedemier nom signiSe celle qui est huppée. 

7. — On assure qu'elle fait son nid avec des excréments 
bumains ou autres. On dit : sale comme eune hoppe, pa^s 
messin, rec. pers. — soie comme une oupotte, Franclie- 
Comté, Dart. — On l'appelle en Anjou, Coq ptuint, Yincel. 
— Une rimoire saintongeaise traduit ainsi le cri de la 
buppe: 

< Papnt. pnpnt, pnpnt. 

Jhe »en b41e, meli mon nid put. > JOnain. 

Srion Salerne, la huppe m&le crie boute, boute, et la 
temelle lui répond : fi qui put i 

À Troyes, selon Grosley, on donnait le nom de popue, à 
une femme sala, dégoûtante. 

CompiTM lei Doma lutTUti qui loi lont donnés dans dUUr«nta pays : 
StUkar, Bar., Jlck. — Kiitroctl, Bav., JBck. - HIiUuIlb, Brandebourg, 
Bolle. — Dnk tâtu, atrom hun, Oronlague, Schleg. — SoUjtliop, payi de 
Queldre, Bchleg. — *"""■"'■ , SdUh aU., Schlnz. 



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UPUPÀ BPOPB. L. lOS 

U. Perron (Prov. de la Franche~Comtê, p. 134) pense 
qne le mot salope= sale hoppe, c'est-à-dire sale huppe, 
et je crois qu'il a raiaon. 

8. — Les deux noms suivants font supposer qu'elle se 
nourrit de lézards : 



II. 

1. ^ « Porter une perrnqne faite dea cheveux d'un pendu et 
trempée dans le sang d'une pupn, rend invisible. > 

(Thixks, t. I, p. 380.) 

2. ^ « Ia pupu entendue la première fola et k Jeun, fait che- 
viller, c.-à-d. se donner le pied par les chevilleB. > 

(SainWean-d'Angély, MiCHUUO 

3. — Voir dans Perron (Prov. de ta Fr. Comté, p. 134) 
la petite légende qui explique pourquoi, d'après l'ordre de 
Dieu, la huppe fait son nid avec du l)ren (des excréments). 

4. — Nous avons vu plus haut que la buppe était appe- 
lée à Montbéliard serviteur du roi. Ce nom fait sans 
douta allusion à certaines traditions populaires dans le 
genre de celles qui suivent et dans lesquelles la huppe 
joue le rôle de serviteur du roi Salomon. 

LA HUPPE ET LE BOI SALOMON. 
«KTE UtJSDLUAR. 

Oue day, vhen the great King Salomon xi&a en <, Jour- 
ney, he was sorely distressed by the heat of the sun. Obs- 
erving a flock of hoopoes âyiog past, he beggod tîiem to 
form a shelter between him and the flery orb. The King 



(!) Pour Uflonru et lunbnio, voyez art. léiud. 



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104 DPtIPA BFOPa. L. 

of tbe hoopoes immediatelr gatbered hia vhole nation 
togetber and caused tbem to fly in a cloud above bis bead. 
King Salomon, grateful for this service, offered to bestow 
on hÎ8 feathered frlends whatever reward tbey migbt 
ïisk. After a day's consultation, the king of tbe boopoes 
came with bis request. 

« Tben Salomon aaid , - Hast thou coneldered well 
vbat it is tbat tbou desirest î " And the hoopoe aaid, 
- 1 bave conaidered welt and we désire to bare golden 
crowns upon our beads. - So Salomon replledj " crowna 
of gold aball ye bave ; but, behold, thou art a foolish hirà, ; 
and wben tbe evil days sball come upon tbee, and tbou 
seest tbe foUy of tby beart, return bere to me, and I vlll 
give tbee balp, • So tbe king of tbe boopoes left tbe pré- 
sence of king Salomon, vitb a golden crovn upon bis 
head. Aud ail tbe boopoes bad golden crovns ; and tbey 
were ezceeding proud and bangbty, Moreover, tbey vent 
dowD by tbe lakea and tbe pools, and "walked by tbe 
margin of tbe water, tbat tbey migbt admire ibernselves 
as it vare in a glass. And tbe queen of tbe boopoes gave 
heraelf airs, and sat upon a twig, and she refused to 
speak to tbe merops (') ber cousin, and the other birds 
vbo bad been ber ftiends, becauae tbey were but vulgar 
birds, and she wore a crown of gold upon ber bead. 

■ Now tbere vas a certain fowler vbo set trapa for 
birda ; and he put a pièce of a broken mirror into bis trap, 
and a boopoe tbat went in to admire itaelf waa caugbt. 
And tbe fowler looked at it, and sav tbe shining crown 
upon its bead ; so be wrung off its bead and took the 
crown to laaachar, tbe son of Jacob, tbe worker in métal, 
and be asked bim vbat it was. So laaachar, tbe son of 
Jacob saidj «itis a crovu of braas.o And he gave the 

(>) TÊUt» iHHUr. CMt, de mSme qoe U Hnppt, un Utt^bA oiMU. 



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UPUPA BPOPS. L. IW 

fowler a quarter of a shekel for it, and destred him, if ha 
fouad any more, to brïog them to him and to tell no man 
thareof. 

So the fouler caught some more hoopoes and sold their 
crowns to Issacbar, the son of Jacob ; until one day lie 
met another man vho was a jeweller, and be sbowed 
him several of the hoopoe's crowna. "Whereupon tha 
jeweller told him that they vere of pure gold ; and be 
gave the fowler a talent of gold for four of them. Now 
when the value of thèse crowns was known, the famé of 
them got abroad, and in ail the land of Israël vas heard 
the twaug of bows and the whirling of slings ; bird lime 
was made in every town ; and the price of traps rose in 
the market, bo that the fortunes of the trap-makers 
increased. Not a hoopoe could show its head but it was 
slain or taken captive and the days of the hoopoes wera 
Qumbered. Then their minds were fllled with sorrow and 
dismay, and before long few were left to bewail theIr 
cruel destiny. At last, âying by stealth through the most 
un^equented places, the uohappy king of the hoopoes 
wentto the court of king Salomon, and stood again before 
the steps of the golden throne, and with tears and groans 
related the misfortunes which had happened to his race. 

80 king Salomon looked kindly upon the king of the 
hoopoes and sald unto him, ■ Behold, did I not warn thea 
of thy foUy in desiring to hâve crowns of gold î Vani^ 
and pride bave been thy ruin. But now, that a mémorial 
may remain of the service which thon didst render unto 
me, yonr crowns of gold ahall be changed into crowns of 
faathers, that ye may walk unbarmed upon the earth.- 
Now when the fowlers saw that the hoopoes no longer 
wore crowns of gold upon their headSj they ceased from 
the persécution of their race; and iW)m that time forth 
the family of the hoopoes hâve flourisbed and increased 



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100 COBTUS (gbnkb). l. 

and bave continuedia peace even to the présent day (<). 
Ce conte se trouve dans Leaves from a tpord hunter's 
Note-booh par le Rev. Abbam Smits Palhb&, qui dit 
l'avoir emprunté à Cdrzon, VisUs to Monasleries in the 
Levant. 

• Le» Arabes aBBorent que la Bcience da langage dei oiBeaux 
était connue du roi Salomon et de la reine de Saba, qaî surent trôs- 
babllement la mettre à proQten choisisaant pour messager de leurs 
amours un certain oiseau appelé httddud qui ne serait antre que 
la huppe, BU rapport de dom Calmet (Dict. de la Bible, I, 474). • 
(Laishel db u Salle, i. £31.) 



CORVUS (Genre). L. 
LE CORBEAU. 

I 

1. — Le vulgaire confond habituellement sous les mêmes 
noms (voyez ces noms ci-dessous) diverses espèces du 
genre Corvus, de Linné, telles que le Corvus Corax, L., 
l&CorvusCorone, L.,ie CorvusCornîœ.L., et quelquefois 
le Corvus Frugîlegus, L., le Corvus Monedula, L., etc. 

Du latin corvum sont dérivés : 

GOBB, m. vieux français, ancien proTengal, Languedoc et bords 

du Rhône. P. Meyer, étude sur o prov. dans î£ém. de la 

Société de linguistique. 
coUBRB, m. Marseille, P, Meyer, Etude sur o prov. (id.) 
GOUEBP, m. Alpes Cott. Cbabr. et Koch&s. 
CORP. m. ancien proveneal. — Languedoc et bords dn RliAne, 

P. Meyer, Etude, etc. 
CORP, m. Sclieler, Lexicograpliie du XII' siècle. 
CROP, m. ancien français, dans le Bestiaire de Oerv^se, Ro- 

mania, linz. 



blrd 



(1) one name for the bird in Per»iau it morgbl Sulaymaa, « Salomou's 

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COBTUS (gBNBE). L. 



QOKa, m. Pyréuées-OrientaleB, Cotnpanjo. 

eoitI>. m. Tam, Gary. —BézierB.BeouôdM IaninM*ro»i. Juillet 

Ifrn, page 239. 
OORBEL, m. ancien fraDi; aie. 
coRBâoTJ. >n, provençal moderne, D&rlnc. 
QORBBAU. tn. français. 
UBBEAD, m. wallon, LaTootame. 
cSÈBEAD, m. Pays mesân. 

CORBÈ, m. Gruyère, Cornu, Romania, 18T5, p. !41. 
COVBBÉ, m. Montbéliard, Sahler. 
couoRBÉ, m. Ban de la Rocbe, Oberlia. 
ooon&BiB, m. Ban de la Roche, Oberlin. 

CORBIN, m. Qoemes. Met. —Marne, Tarbé. — Berry, Janbert 
GOUABBi, m. wall. Selys Longcbampi et Grandgagnage. 
CORBAZ, SsT, Bailly. 
COCRBACH, Bayonne, Lagravère. 
COURBAS, m. Auch, Abad. —Languedoc, Sauv. 
couRFAS, liandea, HëtiT. 
COUBBATAS, m. proT. Rewe det langues romants, octobre 1873, 

p. 575. — Languedoc, SauTagea. 
CORFATIB, m. proT. mod. Honnorat. 
couRPATAS, m. Két. Marc, de S. — Gard, Crespon. — Alpes 

cott. Chabr. et R. 
oonHPATA, m. Nice, RiB«o. — Var, Départemenl du Var 

grand in-fol. de 104 p. 
CHOUPATAS, m. Gard, Crespon. 
CRonPAiA, m. prov. mod. Honnorat. 
OBOUPATAB, m. proT. mod. Cast. 

cr. Conm, Sic, Ben. — durro, esp. — Ccm, gallic, Nac. — Corlm, Croba, 
Sard., Cara. — Oonr, Ctot, Pi^m. Bon. — CroTO, Gînes, Deacr. — Krtbb, 
Strasb., Arnold, Vocab. — Brapp, Mulhouse, DoUtlia. — Xnob, Loi. ail., 
Laf. — CorbT i— Com* corai), Orkney, Lot. — Scorbatt, milan., Bonfl. 

2. — Du latin graculus ou 'gracula, viennent : 

GHAOLU, GRALHA, f. Nice, Risso. — Prov. Honn. — Revue âes 

langues rom.. 1871, p. 283 et S87. 
GRA.LBAS, m. VÏTaraiB, Revue des langues rotn. 1877, p. ïl. 
GRALIA, f. Her. Marc de Serres. 
gkIlio, f. Langued. Sauvages. 
sx&iiHO, f. Twn, Gary. 



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OOBTUS (QENEE). L. 



fiUTO, f. Toulon, Pell. — Var, Drfp. du Var. gr. in-fol. 

de 104 p. 
iQHAiLLO {'), f. Toulonse, Lacroii. 
AGRAio, /. Qard, Creapon. 
GRA, m. Forez, Rev. des l. rom. 1877, p. £S. 
GKAiLLK, (■), f. LyoQ. Mol, — laère. Chair. — S&y. BaiUy. 
GHAILLI, Dauph., ChampoUion Figeac. 
OHAOLA, f. Pyrénées -OrientaleH, Company o. 
GKAULÉ, m., Auvergne, Chalaniat. 
aaAULO, GBAOïJLO, f. Limousin, Foac. — Langued. Saov. 
GRAUU, GaOLA, GRILLA, GBAiLi, f. Jura, Bridel. 
GBOLLB. GROLB, /. auc. fl^anç., Cotgrave. — Norm., TraTon. 
6B0LLE, m. Centre, Jaubert. 
GBOLB, GSOLLB, (m. on f.t) Saint. JAn. — Anj. Millet, — Ton- 

raine, Brach. Voc. tour. — Vienne, Mauduyt. 
ObAlb, Rennes, Lemière de Correy. 
AGROLB (^). f. Centre, Jaubert. — Poitou, Lalanne. 
[ (*), AGROUBLO, f. Languedoc, SaoT. 



- CruUa w Comt tragUiga»- Lecùe 



3. — Lea noms suivants sont peut-être dûs à l'onoma- 
topée : 

CROC, pays messin, rec. pers. — walI. Qrandgagaage. — 

Landea, Métivier. 
CROs, Oironde, Docteur. 
CKO, wallon, Orandgagnage. — Jura, Ogérieu et Monnier. ^ 

Montbéliard, Coutejean. 
cad, Bresse cMl. QuiUemin. — Vosges, Bichard, Mém. d* la 

Soc. lies Antiq. de France, vol. vin, p. 122. — Dauph. 

Bouteille. — Isère, Charret. 
CROU, lea Fourga, Tissot. 
CROO, Heuton, Andrews. 

(t) Dana uralllo, le premier a appartenait origioai rement k l'article 
Hmlnin la. Il en est de même pour ictoIb, a^raonlo, etc. 

P) D'ob grailler, ïrallloiUMr, cracher an faisant le même bruit qoe la 
corneille. 

m D'OU ««TOllar = insulter. Centre, Jaubert. 

I*] Dlminut. acrxmUt = petit d'une corneille, Languedoc Sauvages. 



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COEVUS (gbnre). h. 100 

CBl, Lunérille, Oberlin. — ChAtillon-aur-SeiDe, comm. par 

M. Dagnin. — Bourgogne, Msrch. 
CBA, Jura, Ogérien. 
CBOi., Bourg. Mignard. 
OOAS, f. Aleuçon. TraTers. 
CODAS, Âvranches, Le Hâricber. — Anvergne, Salems. — Uont- 

béliard, Sabler. 
COUAISE. m. Centre, Jaubert. 
CQITAit, m. Savoie, Bailly. — Isère, Charvet. — Berry, Salerae. 

— Centre, Jaubert, 
COÇABE, f. Centre, Jaubert. 
aOCAiBE, f. Centre, Jaubert. 
codAlb(i) f. Sologne, Salerue. 
CODAB, Haut-Maine, Montesson. 
coirlc ('} français. 
COICB&, wallon, Sélys Longchampe. 
CHAHAU, wallon, SélyB Longchampe. 
CHAfiÀ, wallon, Orandgagnage. 

et. Croiuw, Piém., Bon. — 6«i, Qène», Deecr. — Kruk, Bav., Jick. 

Quand le corbeau fait entendre ses cris, on dit (p*'U 
coasse ou gu'U croasse C). Dans la Suisse romande, cet 
oiaeau est appelé crotxeran, Bridel. 

Cf. Kratsan, holl. 

4. Autres noms : 

COLAS, m. Ceux-SëTres, Ouillemeau. — wallon, Orandgagnage. 
BHAN, breton armoricain. 

Le mot comeiUe et les autres dérivés du latin comicula. 



(<) D'ob oenUtr a pousser des cris aemblablw à ceux du corbeau. 
Centre, Jaubert. 

(1) D'où coniqner = ae moquer d'un cnré en imitant le cri du corbeau. 
Paya messin, roc. pera. 

(S) Dans le Centre, aulieade croaBseron dit raqiur, Jaubert. — A Hilan 
on dit que les corbeaux, de mfime que les grenoailles, prononcent les 
syllabes gua qoa. - flua «oa : Voci imitanti il graeidar del ranocchl e U 
gracchiar dei corvl. • Banfl. — Selon ce mSme auteur milanais le cri des 
corbeaux est bumI era, ora. 



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110 C0ET08 (GENRB). L. 

servent aussi & désigner d'une manière générale les diffé- 
rentes espèces du genre Cortms. 

LesmoUchauvio (t.), Alpes cott. Chabr. et R.; iwyaua 
(prononcez tchîaoua) Bagnard, Cornu; serrent à désigner 
selon ces auteurs la corneiUe. Mais de quelle corneille s'agita 
il î L'indication n'est pas suffisante. U est probable que 
chauvio et tchiaoua sont les noms du Cormes monedula f 

6. — Proyerbes météorologiques (') : 

« Quand une corneille se baigne 
Ce noua eat un préaage d'eau 
Et quand elle diante en la campagne 
C'est QD grand aigne de temps bean. » 

AnsAn. 
• Quand l'agrable passe bas 
Débat l'aie porte lou glas 
Quand passe Iiaut 
Porte lou caut. • 



Quand le corbeau passe bas, sous l'aile il porte la g 
U paase haut, il porte le chaud. 



(Gironde, Stat. de la France.) 



m Durant mon s^our dans la vallée de MonStier (Hautes -Alpea), 
j'ai observé que Lorsque les corbeaux remontaient la O-uisane en 
B'âlerant peu au-dessus de son lit, c'était un indice certain que le 
lendemain la bise soufflerait; ce qui a fait dire aux habitants de U 
Salle 4ue le corbeau va chercher la bise. • 

(Patin, Symbole des animauie, Paris 1830, p. 46.) 

Cf. la formulette ft-ancomtoise : 
Compare Laviron 
Les coiueilB sont su lou mont 

(1) En Angleterre aussi les corbeaux servent à annoncer le temps : 
• Many people are much in tbe babiC of judging the probable atate of 
tbe neatber tlom tbe fllgbt of rooks, especLally predictlng wet and 
stormy weatber Stoui thsir Boaring in tbe air and suddeuly dropping 
&«m a ereat helght nwu-ly lo tbe ground, as If «liot. ■ C. 8UITH, p. S31. 



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coavus (aENim). l. 



Ell'an le beo Tirie au le Donba 
Compare, i airau da mofl (d# la pluie). 

c'est-à-dire : 

Si elles regardent la rivière, c'eet signe de plnie. (PxbhoNi p. HQ- 

6, — Les proverbes suivants équivalent à la locution 
tel père, tel fils : 

> De meHChant corbeau, meachant œuf. • Ane. français. 
■ Ce que chante la corneille, si cliante le comeilloo. ■ Fr, , 

RBINSBBBe-DDBIHGSFEUI, t. I, p. SS. 

" Jamais mauvaise courbasse ne pomiit bon œuf, • Suisse 
romande, Bonivabd cité par Buyiokac. 

et. goal el cnsiTo, la sn hnaro, esp. — BnnM do corro Ikub on, port., 
PerejTft. 

7. — Proverbes : 

< Blanc corbel trouTeras avant 

Et un asne cornu devant 

Et la mer partie par mi (coupée en deux) 

Que tu tronvet un bon ami. ' 

(Reinsbgbo-Dubingsfbld, 1. 1, p, 369.) 

• Blanc corbeau trouverez avant 

Et un âne cornu devant 

Et une mer toi^ours unie 

Que tu trouveras une bonne amie. •• 

(Anjou, SoLÀKD.) 

', IDE, cité par Bindar. — liwr plù 



8. — Proverbes : 

« LoD conrbax qu'a bèt qu'es laba 
Nou sera pas Jamey blanc. • (Béarnais.) 
•I Le corbeau est noir étant petit et noir < 
flant. - Prov. basque, Fabre, p. 355. 



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CORTUB (GBNEE). L. 



litbunlan, Schlelcher. — ■ Tta erov U bUck wkea U U b*ni, ud bluk 
wkM it b irowL ■ ProT. talogn, Carr. ST3. — ■ War tli IloU* lebemi. Ou 
Itt gai bMU •!■• DoUi ; «tr ait Ptu g«bw«a ter lit ud blelH da tOa. • 
FTOT. llUmuien, acUeicbsr. — On trouve duu Cotgrate le proverbe 
tolnnt : 
PoUin bit comme la cameille, plu i* lave et plat noire elle ait 

9. — Prorerbe : 

Ghaqae groll« piqoe aa naa. 

c'est-à-dire : 

Chaque corneille pique la noix. (Poiton, Beanchet Pillean.) 

10. — Proverbe corse : 

Ha imbiatn u corbu a la came (Mattbi, p. 135.) 

Je pense que ce proverbe signifie qu'il est inutile d'en- 
voyer quelqu'un là où il va naturellement comme le corbeau 
à la charc^ne. 

Les Lithuaniens disent : 

Wo aae ist, da werdeu bald anch kraben sein. (ScUeicher.) 

11. — Proverbe ; 

Tromper un corbeau à boaclte béante 

{COTOBAVE.) 

12. — Proverbe : 

La ceoBure tourmente les pigeons, laiBsant les corbeaux 

(COTSUYB.) 

Ce proverbe s^^iifie que la justice punit les petits voleurs 
et laisse s'échapper les grands. 

13. — liOcution italienne : 
Due corri ad un ramo 

PUEI.) 

Eu français nous disons : deux chiens après un os. 



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CORTDS (OBNSE). L. 



14. — Location italienne : 

£3 non Tederia dd coito in un cadin de latte. 

(Bonne response à tous propos. Fana, IMJ.) 

c'est-à-dire : 

< C ne verrait pas un corbean dans un seau do lalt.> 

15. — Provarb© portugais. 

Nsm pode aer o corro mais negro que as axas 
c'est-à-dire : 

« Le corbeau ne peut être plus noir que te» ailei, > 

II. 



* L'agaasa diguât ud jour an courpatas ; 
Moon Diu, Couma siàB negra. 
L'autre ie respoundeguôt : 

B tus auBsi n'as de bon rodes. • 



La pie dit ou jour au corbeau : Hou Dieu, comme tu es noir. La 
corbeau répondit, toi aussi tu as de bonnes taches. 

Provence, Rev. des l. ront. 1S73, p. 314. 

Cf. le proT. catalan mod. : < La corb dln necra A la carsa ■ et le prOT. 
«sp. • Blia la comeja al curvo : qnltate alla ugro j el enarvo à la otr- 
Bsja : vultasB vas alla nsfra. ■ 

2. — Les enfants aiment à réciter aux corbeaux qu'ils 
aperçoivent, des formules de malédiction; par ex. : 

■ Corbeau, corbeau, aauve toi, 
Voilà le petit-aia du roi 
Qui te coupera te p'tit doigt I 
■Vinu, vinaigre, ■ 

EnvirouB de Lorient, reo, pers. 



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114 



ooRvus (genre), l. 



A Genève, la vue de la corneille, do corbeau et de ses 
autres Tariétés, oiseaux de mauvais augure, 
par les gamins en ces termes : 

Corbeau [ corbeau 1 
La matagace. 
Ta mère t'embrasse, 
LeB pieds te brûlent. 
Ta langue hurie r 
Coua ' covia 1 coua t 



Corbi, oorbasse 
La mort t'embraise, 
Cor (>) dein ton nid, 
TeB petit* san péris. 

< Cour bâtas, 

NibUtas 

Ounte vas T 

— Ûina aquel camas. 



Blavionac, p. 153. 



Corbeau dea nues, où vas-tu I ^ Dans ce charnier. 

Provence, Revue des l. rom., oct. 1673, p. 575. 

< Corp, corp 
Vai t'en à la mar. 

Sa tu que manges lous corses ; 
Toua petits mai^oun la car 
B tu rousigaei lous osses. > 



Corbeau, va & la mer (te noyer) c'est toi qui dâforea les cadavreB, 
tes petits mangent la cbair et toi tu ronges lea ob. 

Arles, Eev. des L rom., oct. 1S73, p. 576. 

En Piémont, les enfants chantent en cliœur au eorbeau 
eu contrefaisant sa voix : 



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CORTUB (OENSB). L. 



•• ConiidasH 

Porta '1 eciaas 
Ue mari l'è morta 
Snt la porta 
Quët • 



Corbeau, apporte le tamie. ma mère est morte aous Ift porte, quel 
BniBaBco (Piémont), Ocbbbnatu, t. n, p. U». 

En Angleterre on lui dit : 

< Crow, crow, get out of my BÎght 
Or elae ill eat thy liver and ligfata. •• 
YorkBliire, Rawlihson, dans Notes and Oueries, 4* vol. p. 53. 

3. — • El' (la Corneille) eat de ai chaste coorftge 

Et aime eon maale Bi fort 
Que s'il eat surpria de la mort 
Tonaioure el' demeure en ydf?age. • 
Anead. 

4. — Proverbes : 

• Elère on corbeau, il te crèvera le* yeux. » 
> Neurit courbai, que btireran loua oueilbs. >< 



cr. • Tal niLtn 11 eono chs (11 cavara pol gU iwolil. ■ Ital. — imrlad il 
coAo, alla an Uoavftra gll occhl, Peacettl. — < Brang tasB Knutl op, en ilf 
fld n (aw Kind) da Mien nilplkkan (i). • boU. 

B. — Proyerbe : 

« Les corbeaux ne crèvent paa lea yeux aux corbeaux. 

lies corbeaux cherchent dit-on, & crever les yeux des 
oiseaux qu'ils combattent, mais quand ils se battent entre 
eux ils n'agissent pas de même, et on prétend même 
qu'un de ces oiseaux qui perd la vue, devient pour ceux de 
son espèce un objet de commisération. Quitard, 1860, p. 300. 
it il voaBarraclieTa les yeui (h voua 



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116 COBTUS (oenkb). l. 

Ce même proverbe existe dans les autres langues 
romanes et dans les langues germaniques et môme chez 
les Lapons (Voy. Donner, p. IS.). 

6. — On croit que le corbeau et la chouette se mangent 
réciproquement leurs œufs : 

« Le Chat huant est un oyseau 
Plus laid mille fois qu'il n'est beau 
Et pour dearober, de uaict veille 
Humant tes œufs de corneille. 
Quand il s'en est remply le ventre 
La corneille alors ne sommeille 
Et au nid du chat huant entre 
Si bien qu'er lui rend la pareille. > 
An&au- 

« E'I cauB 0) maoja de naech les nous de la monedola (■). > 
(Elucid. de laspropr. fol. ZTT) cita par Raynouard. 

7. — Beaucoup de gens affirment très-sérieusement que 
le corbeau sent la poudre recelée dans l'arme du chasseur, 
duquel il s'éloigne aussitôt eu poussant des croassements 
de défl. Du reste, le corbeau et la corneille sont réputés de 
mauvais augure. Ainsi, quand on sort de bonne heure le 
matin, si l'on entend le cri du corbeau, il est immanquable 
qu'un des actes delà journée sera malheureux. 

Le Chroniqueur du Périgord et du Limousin, 1853. 

Venn die rabeu krachzen vird in der nihe ein unglûck vorfallen. 
(Tyrol, Zeitach. f. d. d. Mythoî. i, 238.) 

Umicbirarmen Raben ein Haua, so gibt es Unfïlie beim Vieh. 
(Canton de Berne, Rotbenbach.) 

Schreien die Raben nxt den Dacheni der Hftiuer, oder anf nahen 
Bsumen, ta erfolgt in der Umgebnng Streit. 

(Idtm.) 

p) La olioutte. 

(1) Ce mot ilgnUe comelUe, il est empronU directement au latin. 



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COBVUS (gkneb). l. 



Fliegen 3 Raben aber du Dftcb, k> verdirbt et-vu im Hanse. 
(tOtm.) 

Wenn Kr&ben viel auf ein Haus gehen and dabei krachzen, to 
hauBt daaelbat ein Oeapeiut. 

(Idem.) 

Pour les Arabes du Graad Désert, le corbeau présage le 
bien oa le mal, selon les circonstances : 

« Ne continneB pas ta roate si tn vola un corbeau voler aenl et 
comme égaré dans le ciel. > 

< Mets toi en route, au contraire, avec confiance, si deux cor- 
beaux, l'heurens et Theureuee, (meçaoud et mepaonda) volent 
ensemble devant toi. 

Dauhas, Le Grand Déiert. 

Dans certaines contrées de l'Ailemagoe du Sud le ccpt- 
beau porte bonUeur {Voyez IjBoprbchting, Ans dem 
Lechrain, p. 81). 

g. — Dans le Languedoc, on croit que les mauvais prêtres 
deviennent des corbeaux après leur mort et les mauvaises 
religieuses, des corneilles (Voy. Babou, Les Payens inno- 
cents). 

L'on sait que la rencontre d'un prêtre, le matin, porte 
malheur, 

9, — LE CHATEAU DU COEBEÂU. 



On trace une enceinte contre la muraille, dans 
une cour, en coucliant des cannes, ou en étendant 
une ficelle en droite ligne à une certaine distance du mur. 
Dans un jardin, c'est une partie d'allée, un carré de gazon 
que l'on désigne et que l'on partage comme nous venons 
de l'indiquer. Le sort désigne celui des joueurs qui sera le 
noir propriétaire du château, et tous les autres deviennent 
ses ennemis. A peine le châtelain a-tr-il pris possession de 



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us COETUS (QENRE). L. 

son domaine, qu'il lui faut le défendre de pied ferme contre 
lea attaques incessantes de ses ennemis qui y entrent, les 
uns à droite, les autres à gauche, en disant : Je suis dans 
ton château, corheau, et j'y serai tovjowrs. Le coriseau, 
furieux, poursuit ces hardis envahisseurs de tous côtés, et, 
dès qu'il parvient à en prendre un, il lui cède son castel 
et sa dignité. Ce nouveau corbeau en fait absolument 
autant que son prédécesseur, et rien ne fait plus rire que 
la peine que prend le pauvre châtelain pour mettre la 
main sur un de ses ennemis, qui souvent ne risquent que 
deux pas dans son domaine, et se retirent aussitôt sans 
craindre sa poursuite qui ne peut dépasser les limites du 
château. 

I, Les Jeux. 



LA UABB DB 6AINT-G0IJLÏUN. 

L^BNDB DBB KKTIBOIfS DE BÀIKT-KAXO. 

Saint Colman (saint Colomban), fameux ermite breton, 
quitta son pays et vint s'établir dans une partie de la 
forêt de Sciscy, que l'on appelait Clairière de Coquenailles ; 
11 y bâtît un oratoire et il y vécut de longues années, vénéré 
de tous ceux qui venaient le visiter. 

Lorsque le Saint ne fut plus de ce monde, la foule des 
visiteurs qui ne discontinuait pas sur son tombeau et 
quelques pèlerins ayant obtenu par son intercession, de 
grandes grâces, résolurent de ne plus quitter le pays, afin 
de le visiter de nouveau ; ils y abattirent des arbres ; ils 
se construisirent des cabanes auprès de l'ermitage et 
petit à petit il s'éleva un grand village au sein de la forêt. 
Cette nouvelle population obtint de l'évêque un prêtre et 
ât b&tir sa nouvelle église sur le tombeau même du saint 
qui en devint le patron... Les nouveaux habitants vivaient 
paisiblement au sein de la forêt, priant Je Seigneur et 



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CORVUS (UBNRB). L. 119 

cultivant leurs terres, lorsque Satan, Jaloux de leur 
bonheur, obtint de Dieu la penuissiOD de les troubler dans 
leur repos ; en conséquence, ayant réfléchi au moyen qu'il 
emploierait pour les tourmenter, il leur envoya les cor- 
beaux. 

Ces oiseaux arrivèrent donc par milliers et prirent 
possession des arbres qui entouraient la chapelle; ces hdtes 
incommodèrent tellement les habitants du liameau qu'ils 
cherchèrent tous les moyens de les détruire, mais inuti- 
lement. Ils peuplèrent tant, que les hommes étourdis par 
leurs croassements ne s'entendirent plus; et les jours de 
fête redoublant leur infernal vacarme, ils empêchèrent la 
parole de Dieu de sanctifier le cœur des fidèles. 

Le saint prêtre, troublé dans l'exercice de ses fonctions 
sacerdotales, commit  la garde du saint lieu des hommes 
ayant mission d'en éloigner les corbeaux, 11 arriva qu'on 
jour de grande fête, ces gardiens, étourdis, fatigués, s'en- 
dormirent à leurs postes ; les corbeaux, profitant de cette 
liberté inusitée, redoublant leurs cris importuns, vinrent 
se percher sur l'église et les arbres qui l'environnaient. 
Le prêtre, étourdi par ce triste ramage, oublia en élevant 
la sainte hostie de prononcer Jes paroles sacramentelles et 
dit à haute et intelligible voix, emporté par un mouvement 
d'humeur : Que maudits soient à jamais tes corbeaux ! 

A l'instant même, il s'éleva une grande tempête; un 
vent terrible souffla dans les branches des arbres, la char^ 
pente de l'église craqua, le clocher s'ébranla et prêtre, 
autel, église, village, habitants, forêt, tout disparut sous 
les flots qui envahirent cette immense solitude dont on 
retrouve chaque jour des traces sous-marines. 

Depuis ce temps, tout le monde entend le mugissement 
lugubre qui semble sortir du creux de cet abime; on peut 
l'entendre à plus de deux lieues à la ronde. Ce bruit vrai- 
ment eSTroyable dans le silence des nuits est appelé le 



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coRvus (genre), l. 



Beugle de Saint-Coulman ; et les mères du pays, pour rap- 
peler & la raison les enfants indociles, n'ont qu'à les 
menacer de les mener au Beugle de Salat-Goalmac pour 
les voir soimiîa et craintifs. Ce Beugle sort, dit-on, de 
l'abtme quand la nuit est noire, il court la campagne et 
emporte tous les mauvais sujets qu'il rencontre sur sa 
route, choisissant de préférence les enfants aux hommes. 
Ainsi, gare aux menteurs, aux voleurs, aux mutins, aux 
paresseux, quand passe le Beugle 1... s'ils n'ont pas soin de 
faire le signe de la croix ! 

Suivant une autre tradition, ce Beugle est le cri de 
détresse du pauvre prêtre qui revient chaque nuit à la 
surface du lac, cherchant à prononcer les paroles sacrées 
que les corbeaux lui firent oublier. Le Jour où le malheu- 
reux prêtre parviendra à prononcer distinctement Dominus 
vôbiscum, forêt, prêtre, autel, village, tout reviendra & 
l'état primitif... 
(W" de Cbrny, Saitit^uliac et ses traditions, Dinan, 1861). 

11. — Le roman des Sept Sages rapporte l'histoire de trois 
corbeaux qui ont été trouver le roi pour un différend à vider: 

Un corbelet (jeune corbeau) est venu au monde en 
temps de famine ; sa mère l'abandoiioe tandis que le 
père corbeau en prend soin et l'élève. Une fois les mauvais 
temps passés, la mère revient et réclame sa part d'auto- 
rité sur l'enfant. Le père prétend qu'elle a perdu tous ses 
droits. De là de violentes disputes. Pour vider le procès, 
les trois corbeaux vont trouver le roi et le suivent partout 
où il va en jetant de hauts cris. A la Un, le roi importuné 
promet la main de sa fille à celui qui lui. expliquera ce que 
veulent ces oiseaux et l'en débarrassera. Un jeune homme 
se présente, raconte l'histoire des trois corbeaux et épouse 
la fille du roi. — Quant à la mère corbeau, elle perd, par 
suite d'une sentence du roi, tous ses droits maternels (Voy. 
Oast. Fasis, Les sept Sages de Rome, Paris 1876, p. 164). 



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COBVUB (QBNKB). L. 131 

Certaines traditions populaires nous représentent la 
mère corbeau comme abandonnant volontiers ses enfants. 
Cf. le mot ail. Rabenmûtter= mère dénaturée, marâtre. — 

Selon la tradition suivante les petits corbeaux sont 
abandonnés à la fois par leur père et leur mère. 

< Wean die jungen Rabeu aiu dem et kommeu, Behen aie weiae 
au8, deatalb erkenncK die alten aie nicht sis ihre jungen an imd 
eDtferoen sicU tou itmeo. Neun tage laug liegeu eie blind imd 
Terlasseu da ; wahrend dieser zeit eorgt Oott fur aie. > 

Oldenbulg, Straceerjaii, a, p. 103. 
Cette légende est bien ancienne puisque on en trouve 
des traces dans les Psaumes (146, xi.)où il est dit : 

< Il (Dieu) donne aux bétes leur pAtore (et) aux petits du corbeau 
qui l'appellent (')■ > 

Racine a dénaturé le sens de ce passage en le traduisant 
par ces vers bien connus : 

Aux petits dea oiseaux il donne Is p&ture 
Et sa bonté s'étend anr toute la nature. 
12. — La France israêlite (Paris 1855, p. 26) attribue 
à Berachïa Ben Natronai, Israélite français qui vivait, 
parait-il, vers 1160, la petite fable suivante : 

LE COEBEAU ET LA CHABOONE. 

Un corbeau affamé trouva une charogne dans la cam- 
pagne. Il en ftit transporté dejoie. Il sautait d'aise, battait 
des ailes et faisait entendre sa voix rauque avec tant de 
force que l'aigle en fiit frappé au haut des airs et fondit 
aussitôt sur la terre. Le corbeau prit la fuite et l'oiseau 
puissant saisit le gibier. 

Depuis ce temps, le corbeau ne fait plus de bruit quand 
il trouve une proie. 

L'auteur de cette fable l'a-t-il inventée ou i'a-t-il em- 
pruntée à une source écrite ou orale î c'est ce que je ne 
(ï) Cf. Job, xxrvui, 41. 



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C0RVU8 (QBNRE). L. 



saurais dire. Peut-être est-ce à ce petit conte que fidt 
allusion un proverbe italien : 

n corro per troppo graochiare 

Del cibo se fa privare. (Abbivabene, p. 43S.) 

13. — Voir dans le Lannionais (journal hebdomadaire 
du Lannion) n»» des 29 noT-, 6 déc, 20 déc, 27 déc. 1873, 
un conta breton intitulé : Les Trois Frères métamorpfiosés 
tn corbeaux, pubiié par M, Luzel. 

Trois frères entre autres aventures se trouvent méta- 
morphosés en corbeaux pour un an et un jour, pour avoir 
mangé d'une certaine soupe préparée par une sorcière. 

14. — A Cluis (Indre) et dans les environs on appelle les 
corhBSMï les Pigeons de M. Longbôt (Jaubert). 

C'est sans doute par allusion à quelque conte. 

15. — J'appelle l'attention du lecteur sur l'opuscule de 
M. Mannhardt : Vbereinslimmungen deutscher und antir- 
her Volhsûberlieferung (Zeitsch. F. D. A. neue Folge X). 

L'auteur y consacre plusieurs pages à la comparaison 
des traditions modernes relatives au corbeau, avec celles 
de l'antiquité. 

16. — Le Corbeau joue un rôle curieux dans le sône 
breton qui suit: 

ANDROSIC LE SONNEUR. 

< Androsic était sonneur, et persoQDe mieux que lui ue savait 
mettre en branle le Joyeux carillon, le beau carillon, le gentil caril- 
lon d'Arzal. 

«Aussi, Ktes et dimanches, chacun accourait-il de loin pour 
entendre le Joyeux carillon, le beau carillon, le gentil carillon 
d'Arzal. 

< La veille de PAquea fleurlea, Androsic après boire vient pour 
sonner le joyeux carillon, le beau carillon, le gentil carillon d'Arzal. 

« Mais la corde a disparu et vainement il la cherche; il ne peut pro- 
duire le Joyeux carillon, le beau carillon, le gentil carillon d'Arzal. 



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COEVUS CORAX. L. 123 

< Un rat avait coupé la corde et la croquait tranquillement dans 
un petit coin, se moquant bien du joyeux carillon, du beau caiilloD, 
du gentil carillon d'Arzal. 

€ De guerre lasse, Androaic se jette k genoux et demande à sainte 
Anne de parer à l'absence du joyeux carillon, du beau carillon, du 
geutU carillon d'ÂrzaL 

c Tout aussitôt il entend du bruit au-dessus de sa tâte; un énorme 
corbeau s'abattait sur les clocbesdu joyeux carillon, du beau caril- 
lon, du gentil cariUon d'Arzal. 

< Et jouant et des pattes et du bec, il parvint à mettre en branle 
le joyeux canllon, le beau carillon, le gentil carillon d'Arzal. 

«Et le Honneur doima à sainte Anne un beau cierge de cire jaune, 
pour avoir empêché le cbOmage du Joyeux carillon, du beau caril- 
lon, Au gentil carillon d'Arzal.» 

Traduit du breton. — D'Ahézedil, Récits bretons, 1863. 



CORVUS CORAX. L. 

LE GRAND CORBEAU. 

I. 

1. — Quand on veut distinguer cet oiseau des autres 
espèces Aa genre Corvus. L., on l'appelle r 

QIUND COHBEAU, GROS COBBEAtF. A'ançais. 

GROS COBBEAU, wallou, Lafontaine. 
GBOu coHB&z, Savoie, Bailly. 
QRAifD oouRFÀTAS, Gard, Crespon. 
CORBEAU DE FALAISE, Normandie, Chesnon. 
GOBP CARNASsiâ ('), Tam, Gary, 

II. 

1- — * Dans les rochers du Gris-Nez et du Blanc-Nez (Pas-de- 
Calais) le grand Corbeau qui y niclie fait éctore ses ceufs, Juste le 
jour du vendredi-saint. » 

Labille, les Bords de la Mer, p. 53. 

(1) Cf. ealcraroKei, suisse au., Scbînz. 



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124 CORVUS CORONE. L. 

CORVUS CORONE. L. 

LA CORNEILLE. 

I. 

1. — Du latin comicula Tiennent : 

coaNBLHAi f. ancien proveusal, Raynouard, 

CORNEILLE, f. français. 

cotrAHHEiLLB, f. wallon, Seljs Longchamps. 

COHNAILLE, f. picard. Marcotte — Normandie, Delb. 

COHNILLB, f. Ai^jou, Millet, 

coNiLLB, f. Anjou. Millet. 

coËHoiLLBiCOiNOiLLB.corBKOTE.r. Montbéliard.SaUer.Cont^. 

cûN^LE, f. Bessin, Joret. 

CONOTE, f. Tholy, Tttiriat. 

couNAiE, f. Saiut-Amé, Ttiiriat. 

GOUHOYB, ;*. Cbâtillon- sur- Seine, comm. de M. Daguin. 

conON&TE, /. Baa de la Roche. Oberlia. 

Cf. Csnisja, esp. — Coraacchla, ital. — ConucgU, mil., Baoû. — Gnralflla, 
Sngadtne, Asc. — CorBtfllii, Orlsona. Asc. 

Ramârqiu. Ces noms sont quelquefois donnés ft d'autres espèces du 
genre Corvue. 

2. — Autres noms de la corneille : 

GARBAN. Ardennee, Orandgagnage. 

coBBiKS, f. Vienne, Mauduyt. — Deux-SèTrea, Goillemeau. 

CORBÀSSE, f. Savoie. Baillf. 

cODARBi d'uakassb, m. vrallon, Selys Longchampa. 

anoLLE CHARNIÈRE ('), /. Anjou, Millet. 

CHAVO, /. Toulon, Pellicot. 

CAOÛCALtA, f. Hérault. Marcel de Serres. 

A (>), /. ancien provençal, Raynouard. 
ro, f. Oera, Cénac-Montaut. 
TOTOTTE, TOlOTTB, f, Montbéliard, Cont^ean, Saliler. 

(■) C'est-ft-dlre : Qui mange de la chair, de la oharogne. Cf. Carrloa 
Cnnr, anglais. 
(*) Cf. anc. cat. GutU, Ra;n. 



DçiiiizedDï-Googlc 



CORVUS COKNIS. L. 



< Y aller de cul et de tête, comme une corneille qui abat 

des noix. * 

c'est-à-dire : 

Se donner beaucoup de mouvement pour venir à bout de quelque 
chose. 

En quelques endroits, ou appelle Corneille, l'homme ctiargd 
d'abattre les noix. 

QniTABD, 1812, p. 266, 

II. 

1. ^ < A Mérégliao (Ëore-et-Loire), sainte Corneille guérit les en- 
fants du mal bleu qui leur fait pousser des cris de corneille (c'est 
l'angine conenneuse). On dit que, quand une femme ayant en im enfant 
atteint de ce mal. devient enceinte, elle doit faire une neuvaine & 
sainte Corneille ; sans quoi, la Sainte se vengera en inSigeant le 
même mal à Tenfant dont la femme accoucbera. > 

A.-S. HOHIN, Le Prêtre et le Sorcier, p. 271. 

< Près de Fou tenay-sur- Eure (Eure-et- Loire), se trouve le pèle- 
rinage de saint Vrin, qui guérit les enfanta du mal de saint Vrin 
qui les fait crier comme des corneilles (la coqueluche).» 
Id. p. 264. 

2. — En Italie on dit d'une personne qui a la voix grosse et 
enrouée, que c'est pour haver gridato aile comacchie. (Dust.) 

Cette phrase correspond à la locution française : aYoir 
crié au loup = être enroué. 



CORVUS CORNIX. L. 

LA CORNEILLE MANTELËE. 

1. — Le plumage gris cendré d'une partie du corps de 
cet oiseau se détachant sur le fonds noir du reste semble 
lui fiaire un manteau : aussi l'appelle-t-on : 



DçiiiizedDï Google ■ 



126 COaVUS FRUQILBQUS. L. 

HjUITbllb, f. frangais, Saleme. 

QKis HANTEAU, ra. rouchi, Hécart. 

CORNEILLE HANTBLÉB, f. frangaiB. 

BLAHC HAifTAi, m. wallon, SélfB Lougohampa. 

3. — Cette môme couleur gris cendré lui a fiait donner 

lea noms de : 

GORP QBiSi Tarn, Qary. 

OBOLLB QRisE. Vienne, Maudujt, 

CORNEILLE CENDRÉE, Deux-Sèvree. Qatllemeau. 

CBO GRIS, VIEUX CORBEAU (1). ixis&, Ogémn. 

HBUNIEB. HEuntBfiB, françaiB, Saleme. 

CORPATAS BLANC Provence, Honnorat. 

Cf. Conufgla itneenla, oeneg, Descr. — Coumijaa grli, Piém., Bon. 

3. — On a comparé, à cause de sa couleur, son plumage 
aux vêtements de certains ordres religieux : 

JACOBINB, f. frangais, Salerne. 
RELiBiECSE, /. Deux-SèvreB, Ouillemeati. 

4. — Parce qu'elle a deux couleurs, la Corneille mantelée 
s'appelle : 

BSDBAUDE, T' français. 

5. — On la nomme aussi : 

o<»B CALTO, Pyrénées -Orientales, Compsnyo. 

UVAN, breton de Belle -lie- en- Mer, Cb. de la Touche- 



CORVUS FRUGILEaUS. L. 
LE FREUX. 
1. — On donne à cet oiseau les noms suivants : 



PETIT CORBEAU, m. JuTa, Ogërii 
CORBm. m. Vienne. Mauduyt. 



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C0RVU8 MONEDIILA. L. 1! 

GORBiNB, f. Jura, Ogôrien. 
COBBIAS, Vienne, Mauduyt. 
CHO VIOLET, m. Jura, Ogérien. 

OROLLB DS OUBROUÉB, Al\jOU, Millet- 

GBAILURD, m. Savoie, BaiUy. 

OALBUX, m. Savoie, Bailly. 

SÀVE, Savoie, Bailly. 

CHCVA ('), CHUA, TsuA. TBCHuvA, f. Suisse romande, Bridel. 

niBOX (>), m. français. 



CORVOS MONEDULA. L. 
LE CHOUCAS. 

1. — Noms de cet oiseau : 

ciowB, f. français du xiii' aiëcle, Scbeler, M&n. de Lille. 

CAcvEiTE, f. Normandie. 

covETTE, f. Valognea, Le Hérïclier. 

cocBTTE, f. picard, Marcotte. 

CHCE, f. Savoie, Cotgrave. 

CHAWB {*), f. Liège, Orandgagnage, 

CHAUWE, f. Kamiir, Orandgagnage. 

CHOUETTB, f. français, Cotgrave. 

CHuarcE, {. ATauçais dial. Salerne. 

CHOUCAS, m. français. 

CHUCiUj m. français diai. Cotgrave. 

CBOGABD, m. Ai^ou, Millet. 

CBOTABB, m. Anjou, Millet. 
CKOUODBTTB. f. français dial. Cotgrave. 
CHonCHBTEB, f. français dial. Cotgrave. 

SAVAZ. Savoie, Bailly. 
ooUBTtE, f. picard, Corblet. 
TCHOUQUELi, m, Moatbéliard, Sabler, 

(I) Cf. Cboja, gallic, Nac. — Tuluku'!, Autriche ail., Eramer. 

(1) Je trouve fan en bret. arm. dans ce prov. iMr eo — nti frac, il 
est voleur comme an freui. Sauvé, Sa. ali. Selon Taslé, frao dans 
le HorbUian, eignifle Cornu monedoia. — Scheler, Diii. à'Etjm. fait venir 
le mot freoz da nordique lirdkri cf. vieai h. ail, bmoGlL 

(*) D'où chawer, ohaweter = crier comme des ehoacas, Liage, Qrandg. 



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128 PTRRHOCOBAX ALPINUS. VIEILLOT. 

Cf. Chon, galL Plnol. — Kunwt]«, holL, schleg. — Kunw, holl. — Kae, 
Orluiey, Low. — tibnU, Saxe, Bleiz. — ùtw-Daw, OMàn, BuffoUc, Hoor's 
StifiUi mrJi. — dwiish, angl. — Kank, bu ail-, Bcbwerin. 

Bnurqaa. ces douib ont une pareaté évidente avec ceax de la CSiouette. 
Je ne «als pas qnel rapport 11 peut y aTolr entre la Cbouette et le 
Choucas t 

2. — Le Choucas fréquente les docliers : 

GOUABBi d'cloceeh, wallon, Sélya LongclLampa. 
Cf. EarUuaaw, holl., Schleg. — loranka, oroniogue, Schleg. — Qom le" 
■«"■p'""'i Flor., Pise; Savi. 

3. — De l'ail. ItofUe vient : 
dAlatte, f. pays mesaln, rec. pera. 

4. — Autres noms du Choucas : 

cûiiiîEii.LK, f. Jnra, Ogérien. 

AQRAlonN, m. Q&Fd, Creepon. 

AOiULHonN, m. provenESl modeme, Hoimorat. 

BLVE, Nice, RtBBo. 

COLAS, m. foret de Fontainebleau, rec. pers, 

Ce deniier nom qui signifie Nicolas lui a été donné par 
familiarité. Cf. Jack date, augl. et Berta, milanais, Banfl. 



PYRRHOCORAX ALPINUS. Vieillot. 
LE CHOCABD DES ALPES. 

1. — Cette espèce de Corneille a le bec jaune et les pattes 
rouges, on la nomme : 

BlOtn ZOCHOD, Hont Cenis, fiailly. 

AsaAlo A BÉ iHAoOnÉ, f. Oard. Crespon. 

eBALLA A BBC GBOQ,/. Catalan des PyrânéeB.OrientaleB, Compaaj'o. 

o»iouLUE A ptBDS BOUOBS, f. AraucoiB. 



2. — On l'appelle encore : 
CAME. clssAi. f. Mont Cenis, Bailly. 



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NCCIFBAGA CARY0CAT&0TE8. TBHUmCK. 120 

UVB, U.TAZ, Savoie, BaiHj. 

GABonBTTB, f. OuerneBey, Hétivier. 

TgDTâ, Grufôre fribourg. C. L. Brehm /oum. /. omftAoI. 18S0. 

TSDTAT, TCHOAT, f. Fribonr^, Schini. 

rÉBis, Toulouse, Lacroix. 

CBOCUO, m. frautaia. 



CORACU. GRAGULA.. Geat. 

U. 

1. — Cette espèce de corneille a le bec rouge, d'où su 
noms de : 

AQRAlo A BÉ BOCiEi, Gard, Crespon. 

GBiLioBD A BBT ROKo, ghIlurd A Biotn Rouiov, 8t7»ie, BaiIIy_ 

BiODz Ronzou, Mont Céuia, BaiOy. 

2. — On l'appelle aapsi ; 

CHOOBTTE ('}, f. Ouest de la France, Delal&nde. 
COBMEILLB DOTALB, f. Montagnes d'Ormond, Schinz. 
COBHBIU.B UPÉBiALB, f. Hout Saint-Bemard, Sctûni. 
CASSAI, r* Savoie, Boilly. 
CBAVX, m. ft-aneaia. ' 



NUCIPRA.aA CARYOCATACTES. Temminck. 
LE CASSE NOIX. 

1. — Cet oiseau se nourrit particulièrement de noix, de 
noisettes, de pommes d«:i>îu; on le nomme ; 

CASSB HOIX, m. françaia. 

(USSB NIA, Deux Sèvres, QaiUemean, 

CUSB muxTTB, m. Savoie, Bailly. — Tienne, Haudayt. 



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190 NDCIFRAOA CAIIT0CA.TÂCTE8. TEHUIKCE. 

CASSS Ai/»ns, (') Fribourg, Schins. — Soisee romande, Bridel. 

càbs'alognoi, Baugea (Savoie) Bailly. 

ALOONIBB, m. Tarentaise, BaiUy. 

AVBLÂMiÉ, (') m. Nice, Riaso. — Languedoc, Azals, 

UCH\ FIGNOUN, (?) Hérault, Marcel de Serres. 

Cf. Sduia nliiene, QSnes, Descr. — Niisknacker, Inuhehcr, aU. — 
GraOlUrt, ang]., Catgr. 

2. — Le Craye a dans le gosier une poche dilatable où 
il peut mettre en provision jusqu'à sept noisettes (Voy. 
Degl. et G.)- Oette particularité n'a pas échappé aux mon- 
tf^ards de la Savoie qui l'appellent : 

BKtAnntBi *». SuToie, BaiUy . 

3. — Par ses couleurs, le Casse noix ressemble à un 
pinson, d'où ses noms de : 

PmSOIT DE HONTAOHB, m. Vienne, Maudujt. 

raaovi DK babbihik (*), m. Deux-Sèvres, Ouillemeau. 

4. — Le casse noix est proche parent du geai ; on le 



- Oeudre, Necker. 



et fiai rmoimtaBia, Piém., Bon. — TaiatalLaliaF, atl. 

5. — Autres noms du Casse noix : 

PIOUEREAD, m. Savoie, Salerne. 
FIKBHO, m, BaH-ValaÎB, Bridel, 
QKALBO Pius«ADO, f. Languedoc, AzaïB. 
ADIUTBLLO, Languedoc, Azals. 

{1} Alogne = Dolsette. 

(*) Avelanié = celui qui mange las avelanoa (noisetteBl. 
I*) C'est-à-dire : qui casse les pommes de pin. 

(t) Dans Isa pays oti le casse noix est rare, on lu! donne lea uoios dea 
pays d'où il est censé venir, geai da Llmomls, geai d'Espagne, geai d'AB> 



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PICA. CAODATA. h. 
PICA CAUDATA. L. 



1. — Da latin j>fca Tiennent : 

coi, basque. 

piK, breton du Morbitum. TuM. 

puu, f. ancien proTençal. 

nea, f. Oen, Cônac-Hontaut. — Bttgabnt de Bigorre. 

PIB, f. flrançaiR. 

et Hm, itai. - Ptca, Fleu», Mp. — Prot, ansl. Hemtt, IMI. 

2. — Du yieuz haut ail. açaistra (') sont dérivés lea 
mots suivants : 

AiUBU, /. Hocieii provençal, Rttynonard. •- Sntate ronuuide, 

Bridel. — Hëranlt, Ilarcel de Serres. 
AOASso, f, O&rd, CreipoD. — Tooloose, Lacroix. 
OGASso, f. Rouergue, Duval, p. 5M. 

AG4SSB, f. français. 

AGUESSE, /. Liégo, Forir. — Wallon, Sél;s Longcb. ; Cambrda. 
iotESSE, f. pays messin, recueilli pers. — Saint-Amé, Thiriat. 

— ChAtill on -sur- Seine, comm. de M. Daguin. 
1£DIUSB, A Centre, Jaubsrt. 
àsuusss, f. Ban de la Roche, Oberlin. 
isciisu, /. pays messin, recueilli personnellement. 
AOACHB, f. picard, Uarcotte. — Bessin, Joret. — Ctiampâgne, 

Tarbé. — Flandres. Venu. — Jura, OgArien. 
AflASK, f. Meuse. CordLer. 
eAS8Â, f. Nice, Riaao. 

CACHA, BUACHA, f. auclen provençal, Raynouard. 
AiDiAissE, f. MontbéUard, Sabler. 

ASKASSB, f. Charente -Inférieure, Lesson. — Vienne, Uauduyt. 
— Centre, Jaubert. — Poitou, Lalanne et Favre. — 
Deux-Sèvres, Ouillemeau. 

(1) Td;. pour rdt:rmologie de ce mot AialstM, la diaeertat. de J. P«t«rs, 
Z«r BifÊui. «M ti i hoM iu iia Iffslaitri, iD« (Frogr. des H.X. Obwgyiiuia- 
slums la LaitmeriU. 1S73I. 



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132 PICA CAUDATA. L. 

toiÀSSE, f. Centre, Jaubert. 

iooci. /. Les FourgB, Tiasot 

ATASSO, f. Danphiné, Iules OlliTier. 

ATXSSE, f. Saint-Ainë, Tbiriat. 

OTBSSE, f. Vosges, Gérardin. 

lABSK, /. Poitou, Lalanne. 

OUAsu, f: Suisse romande, Bridel. 

ODASSB, f. Centre, Isubert. 

ASACE, f. Poitiers, Favre. 

DIASSO, f. Corrèze, Béronie. 

flEASSB, f. Auvergne, Chalaniat. 

OESSi, f, Jura, Toubin, Récits jurassieru, p. 40. 

OASKaAi f. mentonais, Andrews. 

Les deux noms qui suiTect ont-Us la même origine t 
OAIISA, f. Pyrénées -Orientales, Companjo. 
RAGASSB, f. Normandie, Chesnon. — Savoie, Baillj. 

Cf. A«tu 



w : Le Sicilien semble avoir une onomatopée pure du» : 
CABCAHAZZA {■}• Sicile, Benoit. 

3, — Par familiarité on l'appelle : 

MABGASSO, f, (c-à-d. : mère apot^e) Castres, Couzinié. 
DAME AOASSB, f. Savoie, fiailly. 

4. — C'est aussi, je pense, par familiarité qu'on lot a 
donné différents prénoms d'homme ou de femme : 

UASGOT, f. franfais. — Pfrénées-Orïentales, Companjo. 

MABGOTB, /. Jnra, Ogérien. 

CAT&AD, f. Normandie, Le Hérlcher, S* voL p. 2S7. 

IXQUX, Bresse cb&lonnaise, Oïlillemin. 

lAOUEBAi, Bresse châlonnaise, Ouillemin. 

JAIQUERKAA, Bourgogue, Mignard. 

lAQOETTS, /. A-ançais, Cctgrave. — Savoie, Bailly. — Br»s« 

chfllonnaiBe, OuiUemia. — Montrât, Qaspard. 
UounTAZ, f. Savoie, Bailly. 
DAMB jaicAtk, f. Savoie, Bailly. 
W Cf' Cncisser = crier comme la pie. Poitou, Levr. 



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PIC& OAtJDATA. L. 138 

Cf. HtssUp?, HcgâUpT, aagl. Cotg. — llKpla, ugl. — FflUf, Hundnd 
of Longs. Peac. — Fj-AnM |'), BJigl. U«rr«tt, 1097, Hundred ot Longs. 
Peac. — Plïiumif, Huudred or Longs. Paae. — TjtuûÊX, uigl. Cotgr. — 
Bartk, (Unes, Durazzo; Piém. Bon.; Teuin, Schinz. ~B«rUu, It., Dnei. — 
lUrlM (o-à-d. Maria), gallIciaD, PliSol. 

5. — Autres noms de la pie : 

vOHDBiSEAT. f. Friboarg, Sctainz. 

CACAU, Poitou, Lalanne. 

otmi d'lè hû, m. Saint-Amé, Thiriat, 

OISEAU DE J^ MORT, m. Bresee chAIounaiBe, OuilleniiD. 

6. — On appelle la jeune pie : 

pior, m. anc. français, Qlostaire de l'une, th. fr. 

PIAV, m. Centre, Jaubert. 

FITUU, m. Normandie, Le Hâricher. 

AO&SSODN, m. Provence, AzaïH. 

AGASSOU, m. Languedoc, Sauvages. 

AGEASSDN (^), m. Poitou, Favre. 

AOissAT, m. Languedoc, Sauvages. 

MABOASSAT, m. Castrée, Couzinié. 

AOABSETOT, f. Languedoc, Azals. 

7. — On dit d'objets qui sont noirs et blancs comme la 
pie qu'ils sont pigeasses, piolés (iVançais) ; pîcassés, 
pigassés, Poitou, Levr. 

8. — Quand la pie fait entendre son cri, on dit qu'elle 
agassei^) ou qu'elle jocaMe('); comme le geai elle a 
l'habitude de crier beaucoup quand elle voit quelque 
chose d'insolite ; si elle aperçoit un loup ou un renard, 



{!) Oerarde in his HbM incidentaiiy remarks that magpies are called 

in some places pis aiuus. iFarmer, M^. </ lui. làa.) 
(>) Voy. dans J. Bujeault, Cioinm ii VOaai, la chanson du p(tU 



1>) On dit en Normandie que les oiseaux agaaseut, pour marquer les 
cris qu'ils font quand on approche de leur nid; ce qu'on appelle ailleurs, 
maudirs. Sal. 

(t) Probablement de Jagae = pte et geai. — On dit quelquefbis lacUMT 



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134 PICA CAUDATA. L. 

oa tiii autre fauve quelconque, elle ne manque pas de 
voleter au-dessus de lui en faisant entendre ses cris les 
plus perçants. On peut interpréter cette action comme 
une dénonciation (') ou une provocation. 

A Monttiéliard cralai = crier, en parlant de la pie 
(Contejean). 

9. — La pie oicbe & une époque généralement fixe : 

< A la mi quèrème, 
Le» pies aont au qnéne, 
A P&quee flieurie 
L'œu est sona la pie. 
Aux Rogations 

Les pitianx s'en Tont. > 

KormaDâie, Le HtelCHlK. 

< A San Valentin 
L'agasBO mouto oou pin 
Se noun li Jai 

Ti tengues panca gai. > 

C.'tifà '. A laSaint Talentin, la pie monte au sapin (pour faire son nid), 
si elle n'y reste pas, ne te r^ouis pas encore (c'est que l'hiver 
n'est pas encore fini et qu'elle ne veut paa encore faire son nid). 
(BoucbeH-du-Rbûne, Villeneuve.) 

< A la Saint Mattiias, l'œuf est au cul de la cane et la pie cherche 
à s'apparier (24 février) > et < Le Vendredi -Saint la pie croise 
sou nid. » 

Bretagne, SAUVi, R«v. eelt., ISTS. 

€ Per Sent Alby 

Cado agasso bastis sonn ni. > 

Proverbe gascon, Tiupuc. 

10. — Proverbe : 

Tromblo coumo lou kiou d'un agassou. 
( Trembler comme le cul d'une jeune pie.) 

Languedoc, SaDViQBS. 

(1) ■ La pie tgacs ou décèle le cerf par v 
avertit le garde lorsque quelqu'un commet i 
p. W). 



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PICA CAUDATA. L. 11» 

11. — Proverbe : 

Blauc comme foire de pie< 

Bajeox, PLUQtnT. 

12. — Proverbe : 

Vion de parpellos d'agaasos. 

C.-à-d. ; n vit de paupières de pie; (u dit d'an miiérable.) 
Maraeille, Reg. da la Col. p. 170. 

13. — Proverbe : 

n ne tôt onc pie qui ne resaemblMt de U queue à u mare. 
(Ancien ftançaiB, Lbbodx DB LmcT.) 

14. — Proverbe : 

< Voua ne fastes onques de mauiaiee pie couTez. > 

C.-à-d. : Voua étea de bonne famille. 

ConatAVi. 

15. — Proverbe : 

«Causer comme unepieborgneOi comme une piedénichée.» 
Leroux. 

On appelle bec de pie, une femme bavarde. (Voy. Du- 
ranty, La cause du beau GhiiUaume.) Cf. la locution bol- 
landaise : Klappen als een exsler. 

16. — Proverbe : 

t Larron comme une pie. » 

Leroux. 

Ia pie aime à dérober et à cacher les objets brillants 
qu'elle rencontre. 

17. — Locution : 

Bec à bec 

Comme deux plea dana un guéret. 



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13â PIOA CAUDATA. L. 

18 — Proverbe : 

Trouver la pie au nid ■- tronver l'occasion favorable, rencontrer 
une fortune, faire one bonne rencontre on prise. 

Lbbodx. Dict. com. 

La mère pie ne se laisse jamais surprendre dans son 
nid comme certains autres oiseaux. Donc, trouver la pie 
au nid est une bonne fortune inespérée. 

19. — Proverbe : 

Etre an nid de la pie. 

lia pie fait son nid très-haat; arriver au nid de la pie 
c'est arriver au faite des grandeurs, 

20. — Proverbe : 

< L'aigaiflae a in bâ oeé, maii quand en lou volt trou et sole.» 
C.-A-d. ; La pie est un bel oiseau, mais quand on la voit trop 
elle ennuie. 

(Franctte-Comté, RsinSB.-IiuK. t. ii, p. !9.) 

L'é on bi l'ozé ke l'agaça ; ma kau oq la vei ti lé i^eur, l'einnoaie. 
M£me slgniflcatiou. (Suiise romande, Reiheb.-Ddb.) 

On lit dans Georges Sand, La petite Fadeite, cette 
phrase : « la voilà qui fait la belle fille et qui se carre 
comme une agasse. » 

21. — liOCution : 

Sa deuéclier comme une pie. 

La pie est un oiseau ordinairement très-maigre et très- 
mauvais à manger. 

22. — L'expression vilain mâle iTagache, sert d'injure. 
(Voy. Ch. Deolin, Contes d'un buveur de bière.) 

23. — Proverbe portugais : 

Niabo feito, pega morta. (Peritra.) 

C.-ft-d, : Nid fait, pie morte. 



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PICA CAUDATA. L. 



II. 



1. »- En Tîeux français, pie, piot, ont le sens de vin, 
Itoisson ; pier, croquer la pie, craqueter la pie, pionner, 
signifient boire, s'ivrogner; pion = buveur. (Voy. le 
Dict. d'argot de Franc. Michel, qui cite plusieurs exemples 
de l'emploi de ces mots.) 

n y a sans doute un rapport entre ces locutions et la 
fête de la pie pendant la moisson. 

2. — Lorsque le tonneau est vide, qu'il n'y a plus de Yin 
à la cave, on dit : l'agace a emporté le dousil. (Centre, 
Jaubert.) 

3. — < Le dimanche gras quand on fait les cr6peii,oneii garde une 
pour la pie qui en récompense vous avertit de l'approcbe du loup.> 

Poitou, Lalibne. 

< La dernière Javelle est aussi donnée à la pie, an haut d'un arbre ; 
la pie en échange aveHit le propriétaire de la présence des voleurs, 
des renards, etc. » 

Poitou, Lâlanne. 

« Le jonr du carnaval, les bouviers et les bergères portent la 
iripe à la pie, au haut d'un arbre ; on la suspend aux branches 
auxquelles on attache des bruyères, des lauriers, des rubans, puis 
on danse autour; en reconnaissance la pie avertit de la présence 
du loup. > 

Poitou, Odbbut. 

4. •• 71 donne à manger à la pie, se dit d'un joueur qui met 
de cAté une partie de son gain afin que ce qui reste devant lui 
paraisse moins considérable. (Lutbë.) 

En Italie, on dit : dar a heccare alla putta = cacher l'argent 
du Jeu. 

6. —Mentir comme une pie. — U parait que cette locu- 
tion était autrefois usitée en provençal. Voy. Rayn. à 
l'art, gâcha. — Plus fausse que pie. (anc. tr. Littré.) 



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188 PICA CAUDATA. L. 

6. — Quand l'année doit être venteuse ou orageuse, les 
pies te savent et ne font pas leur nid au sommet des 
arbres : 

4 Quand les pies font lenr nid en bas, c'est aigaé d'orages. > 
Vienne, Stat. de la Fr. 

4 Cant lu agasBoi 
Faou bas liour niou 
Trovino soubân 
Fendén l'estioa. » 



< Oran bën ta mancara pas 
Se l'agasso a nisat bas. > 



Tarn, Slat. de la Fr. 



Sad- Ouest, Ck>VBES. 



« Quond los ogassos nison plo naout suis aoubres, ocono marquo 
que l'estiou sero pas ourogeous. > 

C.-&-d. : Quand les pies nichent très-haut sur les arbres, cela 
annonce que l'été ne sera pas orageux. > 

Ronergne, Duval, p. 684. 

Quand les pies font leurs nids plus bas qu'à l'ordinaire, c'est un 
signe cei'tain de vent. 

(Bull, de la Soc. hist. deS.-Jean-d'Àngely.) 

7" ^ « La pie connaît une plante qui coupe le fer et qu'on peut 
recueillir en couvrant son nid d'un grillage en âl de fer ; elle le 
conpe et laisse tomber au pied de l'arbre où est le nid, la plante 
qui lui sert k cet effet. > 

Franche -Comté, Gubesnatis, Vol. II, p. 24S. Note du traducteur, 
U. PauIRegoand. 

< Les pies se servent de Vherhe à la reprise pour rentrer dans le 
nid qui est comme chacun sait toujours fermé par précaution avec 
de bonnes épines, quand elles n'y sont pas. Elles prennent dans leur 
bec un brin de cette plante ensorcelée qui rompt tout.... Si vous 
voulez de Vherbe à la reprise, vous en trouverez tout plein par 
terre sous les nids de pies. > 

Franche -Comté, Démocratie franc-comtoise, 15 octobre ISTS. 

(Voy. à l'art. Piotts viridis.) 



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PICA OAUDATA. L. 139 

8. — Les pies vont an sabbat le Jonr de la Traïuflgnration, 
anasi n'en voit-on que trâs-pen ce Jour-là. 

(Toulonse, PoUKAsàDE, p. 231.) 

d> ^ « Le Coq-pie (on CA-pie) passe pour être très-méctuuit. 
On l'obtient en faia&nt couver des œufs de poule par une pie dont 
on déménage le nid. Les coqs qui en proviennent sont trâs-batait- 
lenn. » 

Haut-Maine, Uimtessor. 

10. ^ < La pie dont le chant est détesté a sept poiUi dn diable 
sur la t«te. > 

Morvand, fiAUTUU. 

« The magpie was sometimes called c the deeviU bird > and waa 
believed to bave a drop of the devil's blood in its tongne (>). > 

(QlUiiOB, Animal svperstitiom in the north-«asi of Seotland.) 

En Suède, la pie est aussi ou oiseau diabolique. Voici 
ce qu'en dit Moman : 

c ... hlB (superstitionlbuB) accedunt anguria ex picamm crocitn 
petlta qui pr»terquam,quod hospitum adventum priesagire creditur, 
plerumque pro diro habetuf omine; picasque mali daemonis satel- 
lites et instrumenta esse, multis est persuasum; unde sagaa et 
lamias ad convcnticula sua, BlAJculla, iter facientes, in picarum 
formamse transformare dicunt; sic quando mense Augusti plumas 
collum tegentes perduut picEe, de iatA plumarum amisaione ita 
loquitur Tnlgua : J}e hava varet Hll bltJivUa, och hjelpt hin onde 
fSrain sitt hd, di. ffœdrarnaaf oket blitit nStle af deras halsar(*),> 
Mouu), De superstitionibus hodiemis, Upaal, 1750. 

11. — < Vue (la pie) au matin à droite ou à gauche do voya- 
geur àjeun, c'est un bon ou mauvais augure. > 

Charente -Inférieure, Lbsson. 

(I) L'auteur alont« ce détail Intéressant qaeje n'ai pas Jusqu'ici retrouvé 
en France : it was a common notion that a magpie could receive the 
gin of speech b; scratching Ita longue, and iDsertiug Inio the woaud a 
dro|i of blood trom the human tongne. 

(1) Tradnctlou : Les pies sont allées aa sabbat (ou en enfer) et ont aidé 
le diable k rentrer ses foins, et par suite ds l'usure cauaét par les col- 
liers, les plomes du cou leur «ont tombées. 



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140 PICA CAUDATA. L. 

< Voir deux piea ou deux comeillea, c'est du bonbenr, n'en voir 
qu^ne seule, c'est du malheu)'. > 

Beaucej commuaiquâ par H. L. de Tabbagoh. 

« Je vouB aisure... que quand agachea ou piez gargonnent dans 
une maison que c'est signe de très -mauvaises nouvelles. > 

Evangile des Quenouilles. 

« La pie est pour les armoricains un oiseau de mauvais augure. 
Lei entremetteurs de mariages se garderaient bien, quand ils ren- 
contrent une pie, de continuer leur routej ils rentrent aussitdt, 
car leur demande serait rejetée. Le paysan marié, lorsqu'il entend 
plusieurs pies babiller autour de sa demeure, en conclut que l'har- 
monie domestique sera blentdt troublée dans son ménage^ et si, 
formant un tumultueux rasseinblemeut, ces oiseaux propiiétiques, 
plus nombreux et plus bruyants que de coutume, attristent au loin 
tes échos de leur caquetage rauque et sinistre, ce n'est pas seule- 
ment une tempête coqjugale qu'ils lui prédisent, mais des tempêtes 
publiques, quelque tourmente révolutionnaire, quelque guerre 
longue et sanglante. > 

Perbin, Qalerie bretonne, I« vol., p. M. 

J'ai entendu raconter l'anecdote suivante : 

< Une pic étant venue jacasser auprès de la maison d'un paysan, 
celui-ci furieux de ce mauvais présage, alla chercher son fusil et 
fit feu sur l'oiseau de malheur; or, le présage eut son effet sur le 
champ, car en tirant il mit le feu à sa maison. » 

Dans le Northaraptonshire, on trouve cette superstition 
relative à la pie : 

< To see one magpie alone bodes bad luck; two, good luck ; three, 
a < berrift »; four, a wedding. » 

Notes and Quertes, vol. HI, p. 3, 

Dans le Derbyshire on dit : 

< One is a sign of sorrow; two are a sign of mirth; three are 
a sign of.wedding; and four a sign of a birth. » 

Notes etc. vol. Vin, p. 518. 

Selon Farmer, Mag. ofnat. fiist. dans le nord de l'An- 
gleterre on dit que voir quatre pies, annonce a âeath. 



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PICA CACDATA. L. 141 

Un correspondant des Notes and Queries (2* série, 

vol. vm, p. 242) assure que certaines personnes de sa 

connaissance se découvrent la tête ou font un signe de 

croix sur le sol avec le pied, quand une pie traverse la 

. route devant elles, pour annihiler le mauvais présage. 

■■ The Durae is often heard to déclare tbat ahe has loat ail hopea 
of ber charge when she has obaerred a piannet on the honse-top. ■ 
Fabher, llag. ofnat. hist. 

Weim HÎch die Elater Tor einem Hauae seheu lasat, ao dentet aie 
kommeudea uoglUck an. (Orosz-Engeradorf.) — Wena sich die 
Elater anf einem Hause, oder in dessen nfthe mehrere Tage zeigt, Bo 
Btirbt daselbst Jemaud. (Waldwiertel.) 

BasBe-Âutriche, Blaas, Sertnania, 1B75, p. 3S2. 

12. — Fable : 

4 La Volp ae fa morta..., yeaoD las pigaa e cuion ae sia morta, e 
picon 11 la leugua; et ela gieta saa dens e Baa arpaa e preu las 
pigaa e las dévora. ■ 

C.-à-d. ; LeEenard ae fait mort; viennent les pies qui le croient 
mort et lui piquent la langue; alors il ae jette sur oUes avec ses 
dents et sea griffes et les dévore. 

Ifaluras d'alcuna* bestias, cité par Ravrocuid. 

13. — Voir dans Les Sept Sages de Rome, éditas par 
M. G. Paris (p. 31), l'histoire d'une pie qui parle et rap- 
porte à son maître tout ce que sa femme fait pendant son 
absence. Par suite de la fourberie de cette femme, 
l'oiseau est tué injustement par le mari. 

14. — «La cbâtelaine de la Théhandaie. à Saint-Oantou (Cdtea- 
du-Nord), allant voir travailler des ouvriera qui lui bâtiaaaient un 
château, trouva sur son chemin le cadavre d'une pie morte. A cette 
vue, elle se prit à penser que tout le monde ici-bas devait mourir, 
fit cesser les travaux et ne pensa plus qu'à son aalut. C'est ce qui 
explique pourquoi le château de la Thôbaudaie est reaté inachevé... 
On raconte la m£me histoire dans différents pajs où il se trouve 
des chAteaus inachevés. > 

Voy. GiLLOTlK DB CooRSON, RécHi historiques, p. ITT. 



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142 0ARBDLU8 GUHDAiUCB. VIEILLOT. 

16. — M. J. Bujeaud a publié (Chansons pop. de VOuest, 
u, 257) une chanson intitulée le Petit ageasson. 

16. — Un cor ou durillon au pied est appelé : 

AUCic. m. Toulonee, Azala. 

ASAGIT, AOiciB. m. Languedoc, Azals. 

AOACur, ACA5SIN, m. ancien français, Cotgrave. — Alpes cott., 

Chabrond et Rochas. 
AiGtTBianr, m. pajs measio, D. Lorrain. 
HiD d'aoache, m. picard, Corblet. — Rouchi, Hécart. 
HID D'AGACE, m. Fribourg, Oraugier. 
A0AS90N, m. Valais, Qrangier. 
<xiL D'âauiAssB. m. pays messin. 

ce BUtir uft, au. — Mil ds ptrdrli, français. 

17. — La gomme des arbres ft'uitiers est appelée : 

BBZN n'AGAcn. m. picard, Corblet. — Rouchi, Hécart. 
BKAK d'agàchb, m. Normandie, Delboulle. 
(Voy. à l'art. Cuculxis canorus.) 

18. — Je n'ai pas retrouvé en France traces de l'expres- 
sion italienne : metter la berta in gabbia, que Duez tra- 
duit : mettre la pie encage, c-à-d. : prendre l'épouvante, 
se cacher de peur. 



GARRULUS GLANDARIUS. Vieillot. 
LBOBAI. 

I. 

1. — Le plumage de cet oiseau est de diverses couleurs, 
d'où vient qu'on lui a donné les noms suivants qui avaient 
à l'origine le sens de bariolé ('). 

(1) Bu aoc. tr. 6al avait entre antres aetiB celui d« bariolé ; l'etp. mod. 
flSTtr = bigarrer. Eu wall. SalsloUr a te mSme seuB, Scbeler. — Bn «ail. 



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aAKBULUS OLANDASIUa. VIEILLOT. 143 

OACH, oAx, m. Hérault, Marcel de Serres. — Tarn. Oary. 

fl&TX, m. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

GAZ, m, Savoie, Bailly. 

QAs, m. Hérault. Marcel de Serres. — Oard, Crespon. 

SACH^, m. Oard, Crespon. 

GAOUN. Menton, Andrews. 

OAOâ, m. Toulon. Pellicot. — Bouches-du-RhOnej Villenenve. 

Gil, m, Toulon, FeUicot. — Bouches- du -RhAne, Villeneuve. ^ 

Bagnàres de Bigorre. 
SAi, m. ancien français. — ancien proTensal, Raynouard. ^ 

Normandie. — Berry. — Provence. — Picardie. 
GAlB, environs de Cambrai, Boniface. 
QAiLLB, Noyon, Corblet. 

GAY, wi. Toulouse, Lacroix. — Boulonnais, Henry, p. 835. 
OAIBT, m. Provence, Castor. 
atlOH, m, ancien français, Cotgrave. 
âBAi, m. français, 
D6RA1, m. Montbéliard, Sabler. 
loi, m. wallon, Lafontaine. 
MÉ, m. Gruyère fri bourgeoise, Brehni, Journal f. omiA. 

1660. — Tarentaise, Pont. 

cr. Ot«la, Tessin, Schini. — eiijD. Sic. Ben. — Oajs, Bas Hontferr. Bo- 
nellt. — Sï, les Laaguea (Piém). Bon. -- Bat, Tarin, Bon, — Ské, Uondovl, 
Bon. - Safo, esp. — ealtH, roumain, Bieli. — i$j, angl. — Oikaar, Suisae 
ail. Scbioz. — ZaikD, Saxe, Bieiz. — Saer, flamand, Cavry. 

2. — Le Oeai est un oiseau très-connu des paysans ; on 
rélève souTent en cage ; on lui a donné par familiarité des 
prénoms d'homme : 

IA01IE, "*• Centre de la France. — Bourgogne. — Lorraine. — 
Aiuou. ^ Champagne. ^ Danplilné. — pays wallons. — 

jAQUOi, m. Jura. Ogérien. — Vienne, Mauduyt.— Marne, Tarbé.— 

Montrât, Qaspard, 
lACDTA, m. Orléanais, Salerne. 

montoiB, eajoU = bariolé. Saille a le même aeiis es Dauphinois selon 
Littré. — On appelait autrefois la perdrix rouge qui a dea coulaura plus 
vives et plus variées que la perdrix grise, perflrti gUlle, Cotg. — Duex 
traduit ntal. peUs gtlstU par peau mouclietée, peau de plusieors 

couleurs. 



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144 âABBULUS GLANDABIUS. VIEILLOT. 

jAonEHUU. m. Uontrét, Gtaspard. 

jAcnio, m. Bresse chàlonnaiBe, anUlemio. 

CiOUBT, m. Savoie, Bail!;. 

Riuiu>i m. Aqfou, Millet. — Centre, Jaubert. — Fontainebleau. 

rec. peraonnellement. — etc. 
RIC&S, m. Haut -Haine, Monteason. 
bichaud. m. franfais. 

BiCHl, m. wallon, Selys Longchamps, Orandgagnage. 
C0L19, m, françaiB. — Berr;. — roucM. — Flandres, etc . 
COLAB, m. rouchi, Grandgagnage. 
COLi GERAIT (1), m. wallon montoii, Sigart. 
kicouls tuyaUi m. Valognes, Le Eéricher. 
JURAU (*), m. wallon, Orandgagnage. 

CHABLOT, m. Normandie, Cheanon, Le Héricher. — Beasin, Joret. 
GHARLOT oouaAUT ('), m. Manche, Le Uericlier. 
OEBMAiN, m. La Rochelle, M. 1780. — Vienne, Uaudujrt, 
GAUTEBEAu, m. Champagne, Saleme. 
GAUTBOT, m. françaia dîal. Saleme. 
YAuraoT, m. français dial. Saleme. 
VATBOH, m. Veryins, CorWet. 
vouxTHA, m. Ban de la Rocbe, Oberlin. 
OUATBA, m. paya mesaîn, recueilli peraonneUement. 
VATEBON, m. environs de Verviera, Aiane, Mesioger des 
sociétés histor'iqiies. Qand, 1857, p. W. 

cr. B<rUii,piém. Bon. — Jlok.suiueall. Schinz. — Hukol, MOnstarland.— 
■ukolf, Brabant du Nord, Sehleg. - loUa, lUrkalla, lUiUUaf, Lui. atl. 
Lai. 

3. — Du latin * graoula vieimeiit : 

GHALLA. f. Pyrénées -Orientale S, Companyo. 
QRAULB, borda de la Loire, Viucelot. 
Cf. firajo, eap. 

4. — Autres noms du geai : 
CAïKB, wallon, Orandgagnage. 

HPoni, Vosges, L. Jouve. Coup d'ail tur les patois vosgittu, 



(•lO-à-d.Micolaa Gérard. 
(•t C-ii^. CMrard. 
'(*) flomot B Bourmand. 



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OARRULUS OLANDARIUS. VIEILLOT. 145 

DZAi DB B03, (e.-à-d. COQ DE BOIS) Haute-AareTgne, Deribier de 

Cheisaac. 
eSTA, OrléanaÎB, Saleme. 
aoDHAs ('), Normandie, Le Héricher. 
BEKEBBZ, SaToie, BsiUy. 
OBGiR, bretoa du Morbilian, Taslé. 
oniGDiNN, bret. du Morbihan, recueilli peraonneUement. 

5. — Par plaisanterie on l'appelle quelquefois vcaje n'ai 
pas (le contraire de Geai = J'ai),B&Biac0, Perche ; comm. 
par M. L. de Tarragon. 

5. — On dit : sale comme un geai, parce que quand on 
le met en cage, U salit rapidement son plumage. 

6. — On dit : foireucc comms un geai. Cette locution 
sert à expliquer la précédente. 

7. — On dit ironiquement de quelqu'un : c'est un beau 
Jeique ! (Pays messin.) 

Un itiau gai = un homme laid. (Normandie, Delboulle.) 

8. — On dît : crier comme un geai qu'on a saisi (Pro- 
vence, Darlac.) 

9. — Le vulgaire dit constamment : noir comme un geai. 
Le geai n'est pas noir ; il y a confusion avec le mot Jais. 

10. — En Poitou, en parlant de son cri, on dit que le 
ge&i cracasse. (Voy. Canard poitevin, 1877, n» 13, p. U.) 

IL 

Dans le pays messin, on appelle tron de jaque la gomme 
des arbres fruitiers. (Voy. à l'art. Cucutus canorus et à 
l'art. Pica caudata.) 

Cl C.-h>d. gouroiand, parM qu'en cage il mange beaucoup. 



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lANlUS (genre). L. 



LâNIUS (Genre). L. 
lA PŒ QRIÉCHE. 



1. — Ce petit rapace a les allures et le plumage de la 
pie, d'où ses noms de : 

AGEASSB, /. Perïg. Salerue. — Centre, Jaubert. 

AQACHBTTB, /. Ch&tillon-eur-Seiue, comm. par M. F. Dagoîa. 

PETITS AUGE, /. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

KARGASSA ('), T- Pyrénâee- Orientales, Companyo. 

lUBQASSB, ■(. Landes, Métivier. 

■fAHOAsso, {. Oarâ, Crespon. — Toulouse, Lacroix. ' 

AHABOASSO, f. Tarn, Gary. ~ Toulouse, AzaÏB. 

MARQASSÀ, Hérault, Marcel de Serres. 

AHABOASSAT, m. Languedoc, AzalB. 

HiBOASSE, f. Toulouse, Poumaràde. 

Cf. Racuiala, Lonbardle, Otiaa. 

2. — La Pie-grièche est un oiseau bardi ^t batailleur, 

qui attaque souvent et avec avantage la grande Pie ; c'est 
pourquoi on l'appelle : 

BAT' AOBAUE, Poitou, Lalanne. — Chef-Boatotme, Beauchet- 

Filleau. 
TBAOUET (>) BAT' AOEASSB, m. Poiton, Favre. 
mat' aoassa P). Jorat, Bridel. 
HAT' AOASSS, A)peH, Bridel. — Genève, Necker. — Savoie, Baill7. 

— Jorat, Razoumowski. 
MONTAOA33B (*), Jorat, RazoumowBki. 
KOTÀGAMB, Jura, Ogérieu. 



(1) Dans différentas contrées Kargasse signifie Pis (Plca oanlata) Voy. fc 
l'art. Pict candata. 

(>) On l'appelle Trafnet parce qu'il a dans uns certaine mesure, les 
allures, le cri et le plumage du Traanet larier. 

()) Mater = tner, de mactara, 

(i) Le mot monltr eat-il une corruption de mater ou un autre motl — 
cr. Hoatcddada = Uitlm, Sard. du Nord, Gara. 



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LAN1U8 (OBNRE). L. 



HonDHEn D'AonsasB, m. wallon, Sâlya Longchampa; Cunbreaier. 
HouDBiHEd n'AenKSSB, wi. Liège, Forir. 
0UA8SB FODLBi Les Amogoea (Centre), Jaubert 

3. — La Pie grièche se nourrit d'insectes et de petits 
oiseaux qu'elle déchire avec férocité ou qu'elle embroche 
dans des épines pour lui servir en cas de disette ; on 
l'appelle pour ces causes : 

BscoRCHimo, BoucbeR-dn-RbOne, VUlenenve. 
ricOfiCHBOH, tn. français. 
toiBCHKU, m. Deux-Sèvres, Ouillemeaa. 
BOUCH£R, m. Jara, Ogérien. 
.BOUCHABi, pODCHAHi, m. Bourgogne, Bnffon. 
BVBBOCHEUK, m. Oironde, Docteur. 
SAOiTAÏBÉ ('), M. Oard, Creepon. 
AûABSB CHUELLB, /. picard, Saleme. 
PIB CBUBLLR, /. Bayeui, Pluquet — Nomuidie, Chesnon. 
JiSSB BATTHKBBB ('), Poitou, Pavre. 
AOASSO VERO, f. cévenol, Azals. 

Cf. Satcher blrd, aogl. Will. — DtKiIUdor, eap. — WBrfw, «U. 

4. — Ses cris stridents lui ont fait donner les noms 
suivants : 

PIB oiUHliB. f. Savoie. Salerne. 
PIE ncRAT^B, f. Savoie, Cotgrave. 
[, f. Savoie, Cotgrave. 
E. f. Savoie, .^tgrave. 
CBUBDB, f. Jura, Ogérien. 
StABSO BOrouBiBO (*), /*. CoiTëze, Béronie. 

5. — Elle iï-équente les buissons, d'où son nom d' 
AâKÂSSB BOissBuiBB, t' Perig. Salerae- 

C(. Dergu BuMMBcn, rUm. BonelU. 

4i')C.-à-d. ususlD. 

<*)C.-k-d. Je pense, iHpIgqnlbU las antres oissaui; k moins qne cela n« 
signifie celle qui bat les tiiesl (Voir plus haul | t.) 
t*) BMoliBlr» Si erUrde, i«lou B4r«ni«. 



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WNirs (gbnhb). l. 



6. — Il est difficile de trouver l'étymotogie des noms 
suivants de la Pie griôche : 

DAHNB (>), D&aphiné, Bouteille; Charret. 

TARH&GAS, m. Qard, Crespon. — Canton d'Orgou, Qneoin. — 

Provence, Azaïs. — Languedoc, Sauvages. 
TIRRAGA, Oard, Crespon. 
AlfTAnNAOBAT, Canton d'EscuroUes, Teiier. 
SAHNUAS, m. Bouches- du -RhAne, VilleneuTe. — Provençal, 

Castor; Darluc. 

DARNAGA, m. ToulOtt, Pellicot. 

DABHEOA, m. Nice, Risso. 

DAHifâlAT, Dauphlné, ChampoUion-Figeac. 

DAHNADOEA, Auvergne, Chalaniat. 

DÀBnAQEAT, canton d^scuroUes, Texier. 

SABNAJA, Auvergne, Delarbre. 

AfiH£A, BRNKA, f. Suisse romande. Bridel. 

BEHEOAT, m. Savoie^ Bailly. 

REinBTA, KENBTA, m. Savoie, Bailly. 

QBAHNAis, m. Dauphiné. Bouteillej Charvet. 

TARTAVÉ, m, Lons-le-Saulnier, Dartois. 

AGACHB-GORiâRB, f. euviroDB de Cambrai, Boniface. 

CROnlH [*), m. pays meaain, recueilli personneliement. 

fiâTl GBOCIH, m. pays messin, recueilli peraonuellemeot. 

CRAOUIU,B, f. Verdun, Salerne. 

AUASSB CBAOCILLASSB, f. Verdun, Salerne. 

CRAuoDTBUX, t». Luxembourg wallon, Lafontalue. 

CRAWXTB AGuassE, f. wallon, Sélys Longchampa. 

PIB CBomLLÈRB, /. Anjou, Millet. 

nu AflCBOUBUR, f. Maine-et-Loire, Millet. — Savoie, Salerne. 

— ancien rransais, Cotgrave. 
FIS BNOBODÉB, f. Tours, Cotgravc. 
PIB cBOi, PIB caol, f. Nantes, Salerne. — Haut-Maine, Mont. 

— Normandie, Chea&on. — Aqjou, Uillet. 
A0AS9B TAJHBOURIKETTB, OASBB TAHBOOBiNBTTB, f. Morran, Cliamb. 
tn ouBRÉuuàssB, f. pays messin, recueilli personnellement. 
IBCRIGNOLB AiDIAISSB, /. Montbéliard, Sabler. 
tCRtSH^LB, égriohAlb aigaibib, f. MontbéUard, Contejean. • 



(■) Cr. Strina, Pi«m. BoneUl. 

I*) CL lUuwitr, bollandal», ScUegel. 



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LANIOS (aENHB). L. 14A 

iQASSK FROoiH», f- Lorraine, Touaaeiuiel. 

ASPiii-BKi Berry, Jaubert. 

AcnËLE. /. Berry, Jaubert. 

TRÉOEASSB. Poitou, Lalanne. 

TRI0BA33E, PoitoD, Lalaune. 

TRAJHASSB, Saintonge, JAnain. 

iuLOUASSE, f. Sologne, Saleme. 

AHALODASSE, Sologne, Salerne. 

CALOOASSR, C0L0UA8SE. Sologne, Saleme. 

luSEAlESSE, f. Saint-Amé, Thlriat. 

pEBCBARlT, f. Berry, Laianel de la Salle. 

AGBASSB PERCHABlT, f. Berry, Laianel de la Salle. 

PIE GBIÉCHE, /. français. 

PIB GUABÈGHB, PIB fluABiÈCHB, /. Centre, Jaubert. 

PIB ouBHiicHE, f. Beauce, Perche, eomm. par M. de Tarragon. 

PIE CHARASSE, f. Centre, Jaubert. 

FIE uAHAQS, f. Aqjon, Millet. 

vraBBATonDÉCHB, Bresse ctiftloniiaiee, Ouillemin. 

BSCAîiYA BRUXOT, PyrénâeB-Ortentales. Companyo. 

AGASSE TROÉiBbLB, AOASSB TREUBUA, f. picard, MATCOtte. 

PIB PBIID0B (1), f. Morbihan, Taslé. 

PBNIHÈRBj f. Vosges, Qérardin. 

FISCAL, (= cBpËcç de pie grîëche) Liège, Hock, Œuvres com- 

pléles, 3' vol. p. 70. 
AUSBi. DB BASTY, Nlmes, Azaïi. 

7. — On appelle une personne aigre et querelleuse : 
amargasso, Tarn, Gary; acréle. Centre, Jaubert; écri- 
gnôle, Montbéliard, Contejean; ffriôfcfle.Cantonde Vaud, 
Callet; pie grièche, français. 

8. — Je crois avoir lu quelque part que les jeunes pies 
grièches, même sorties du nid, étaient tout-à-fait stupides 

(1) Les piee grièches se font entre-elles une gusrre acharnée; je me 
rappelle avoir tu un de cas oiseaux, mort embroché dans une épine. Un 
Ltnlu seul pouvait avoir commis ce crime. Il suffit que les paysans 
Aient quelquefois trouvé des pies grièches ainsi suspendues aux arbres, 
pour qu'ils les aient appelées de^ pies pendues. En brst. armorie, la 
pie griécha est appelée Pic spem ce qui sïgniQe Pis pendus salon Taslé et 
FU d'tpinat selon Souvestre. — Le mot voagien pendlère peut Bignifler 
celle qui pend les autres ou celle qui est pendue! 



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IBO LANIOS BTCimiTOR. L. 

et se laissaient prendre facilement. C'est pour cela sans 
doute qu'on a appelé un niais, un imbécile : tamaga, 
Oard, Crespon ; damaga, Toulon, Fellicot. 

9. — Proverbe : 

( Si le céou tombavo, que de damagae (>)!> prov. mod. 
or. le prov. tr.: 31 le ciel tombait il y aurait bien des alouette* de 



II. 



!• ^ < Une tradition populaire, fort répandue dans l'arrondis- 
•emmt de La Chfttre, aesare que Vageace perckarlt apporta les 

ëpinea dont fut couronné le Christ; auBsi, lorsque nos petits paysana 
attrapent l'on de ces oiseaux lui appliquent -ils la loi dn talion, en 
lui enfonfant dévotement des épises ou des âpingles dans la t6te. > 
Berr7, Laiskbl ob LA aiu.1, t. U, p. £18. 



LANIUS COLLURIO. L. 

1. — Les noms qu'on donne d'une façon générale aux 
différentes espèces du genre Laniiis, L., conviennent par- 
ticulièrement au Lanius CoUurio, h. 



LANIUS EXCUBITOR. L. 
LA. PIE QRIËCHB ORISE. 

1. ~ Noms de cet oiseau : 

DKME RBNBTAUD, Isère, Ctiarvet. 

DÀHNBOA BPABVIÉ, m. Nice, RÎBBO. 

ÀmaRNASUT JA3SER0U.B, CautOQ d'Escurolles, Texier. 
liSJtàaiS DXis OB». m. Qard, Crespon. 

fl) Ici Daniaga a en mime temps le sens de Hs gilMt it e«luld« U 



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STUnrrcs tolgaeis. l. 151 

ORAMiE PIB CBOi, f. AbJou, ïQllet. 

GRISB AQACB, f. Luxembourg wallon, Lafontaiue. 

PIC eRiCBi, m. La Chapelle Saint-Laurent, Breasuire, QuiUemean. 

PIGRÊCHB, /. Savoie, Bailly. 

JAQUETTE BÂTARDE, f. Savoie, Bailly. 

HAUTE MANKAlESSE, f- Saint-Amé, Thiriat. 

LANiER GAIS, m. Argenton Cb&teau, Thouara, GuiUemeau. 

PIC TRiL, m. Argeutoa Cbftteau, Thouari, OuiUemeau, 

ce pouF c« dernier nom DrillBlaur, Brandebourg, Belle. 



LANIUS MINOR. Gmblin. 

1. — Noms de cet oiseau : 

TABUAGÀS OHOSso xÉNO, Qaril, Crespon. 
UAnoASSÈTa f- Qard, Crespon. 

LAMUS RUPUS. L. 

LA PIE ORIÈCHE ROUSSE. 

1. — Noms de cet oiseau : 

ROUSSE AOiCE, f. wallon, Lafontaine. 
K ROUÎAL, m. Nice, Riaao. 



STURNUS VTLGARIS. L. 

L'ÉTOURNEAU. 

1. — Les noms suivants de cet oiseau sont des diminu- 
tifs du latin stumus : 

STRONELO, m. mentonaÎB, Andrews. 

ESTOUHNBL, m, ancien frsnfais. — Toulonee, Lacroix. — Tarn, 

Gary. — Qard, Creapon. — Corrèze, Béronie. 
BSTOBNELH, m. ancien proTen;al. — Pyrén. -Orient., Companyo. 
ESTouRHâou, m. Provence. — Languedoc. 



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STtJRNDS VDLQARIS. L. 

KSTOimHiODi m. Qeee, Cénac-Montant. 

B9T0HNEQ, m. ancien provençal, Raynouard. 

BSTROUNEOj m. Nice, Risso. 

BSTonRHBT, m. Oers, Cénac- Montant. — Landes, Métirier. 

ESTOtmNBC, m. Gtera, Cénac -Montant. 

BSTOCHNBTCH, M. ToolouHe, Lacrolx. 

ÉTODHNBAn, m. français. 

riTonninAV. m. Jara, Ogârieo. 

ÉTOUBGHBAD, >n< picard^ Marcotte, 

ÉTIBONAUD, m. Savoie, Bailly. 

rirODiiNiAS, tn. Vienne, Manduyt. 

BTOURniET. m. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

ârODERNBT, m. Normandie, Le Héricher. 

Arinté, m. pays measin, recueilli personnellement. 

firouàNÉ, m. Montbéliard, Conmean. 

IBTODBHti, m. Montbéliard, Sahler. 

HiTODHÉ, tn. Saint-Amé, Tbiriat. 

imsiAu, m. Chûtillon-Bur- Seine, eomm. par M. F. Daguin. 

BSTOIIHNIIGJU.H. m. Béarnais, Leapy. 

Cf. Bstoralllo, Tonlllo, Bnaniino, TmiUii), gallic. Piilol. — Eitornliia, egp. 
— StnnullD. Gènes, Durazzo.— Starnell, Ustte, Sebembri. — Storno, Stanellii, 
Ital. — StmiiU, Piémont, Bonelti. — Sluniu, Sicile, Benoit. — Sturra, Sar- 
daigne, Salvadori. — Slonm, Uontterral, Bonetli. — Slarl, Autriche ail. 
Kramer. 

2. — Autres noms de l'Étourneau ; 
SAKSONNBT, m. français. 

SAK80UKBT, m. SAKSODKBTTB, f. Centra, Jaubert. 
GBAHSOnKBT, m. Valognes, Le Héricher. — Deux-Sèfres, Onil- 

lemeau. 
FOUHNÏ, m. Ban de la Rocbe, Oberlin. 
voLBun DB PRB, tn. pays messin, recueilli perBonnellement. 
^ gPBOOK, m. wallon montois, Sigart. 
gpBBVB, m. wallon, Sélys Longchsmps. 
iPBOUON, m. environs de Cambrai, Boniface. 



3. — En Bretagne, on appelle l'Étoorneau : 
TUi>, breton armoriciUii da Morbiban, Taalâ. 



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PASTOE EOSECS. TEMMINCK. 153 

4. — Les étoumeauz sont maigres et mauvais à manger ; 
la sagesse populaire attribue ce fait à ce qu'Us vont par 
grande bande. 

— Ce qui fait l'ëtounieau maigre, c'est la. grosse bande. 

— Les âtouroeaux Bont iuaigr«« parce qu'ils vont en troupe». 

— Loua eatoumugaUu a troupes q-on baden pas gras. 

(Bâamaia, Lbspv.) 

Ce proverbe s'emploie lorsque dans un partage, les 
part-prenants sont trop nombreux; il n'y a alors pour 
chacun que bien peu de chose. 

5. — La couleur du plumage de l'Étourneau a donné 
lieu à l'expression grts d'étoumeau, nom qu'on donne à 
certain poil de cheYal.(Voy. Duez, î>ict. françMtal. 1678.) 

6. _ < Fignrément et en se moquant on dit d'un Jeune homme 
qui veut faire le capable : voilà un bel Ëtoumeau. > 

Fbhatid. 

« On dit ironiquement à un jeune homme de peu de mérite : cour 
éles un M étmimeau pour Jaser. » 

Dicl. portatif dtt proverbe*. 



PASTOR ROSEUS. TEMMINCK. 

LE MARTIN ROSELIN. 

1. — Cet oiseau a des affinités avec le merle et 
l'étoumeau; son plumage est en partie rose-, on le nomme. 

HEBLI BOSB, tn. Jura, Ogérien. 
MBRLÉ Boso, m. Oard, Crespon. 
BSTOUBHEL d'bspàono, m. Gard, Crespon. 
p&TRE ROSELIN. Ml. Suisse romande, Schinz. 

lUETIN ROSB, XABTIH BOSELtN, m. français. 



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164 FA.S8EII DOMESTICUS. BRIS80N. 

PASSER DOMESTICUS. BBIS80N. 

LE MOINEAU. 
I. 

1. — Cet oiâeau ayant un plumage gris comme le 
vêtement de certains moines ('), a été appelé : 

MOINE, m. ancien Agaçais. 

MOHns, m. ancien françaii, ScheLer, Lexicog. du XII* siècle. 

uoiNET, m. picard, Salerue. 

MOiMBAD, m. français. 

HOIONEAO, m. Normandie. Travers. 

HOiGNUU, MONiAtJ, m. Centre. —Bourgogne. 

iiotHtos, ifOiHios, m. Vienne, Maudnyt. 

HORBAU, m, Lyon, MoL 

lunsAU, nt. Montbéliard, Sahler. 

MOUGNBU, m. CoulonviUera, Corblet. 

HOGNBU, m. Picardie, Marcotte. 

BOiBuan. m. Picardie, Marcotte. 

HOGNOT, m. Picardie, Marcotte. 

MOINNOT, m. Meuse, Cordier. 

MOiNiGHE, f. (la femelle du moineau) Saintonge, JAnain. 

2. — Comme certains rapaces, comme le gobe-mouche, 
comme certaines fauvettes, tous oiseaus gris de couleur 
(gris de mouche, gris comme la mouche), le moineau porte 
des noms qui équivalent à mouche, moucheron : 

imssnH, m. ancien ft-ançais, Scheler, Lextc. du XIII' tUcU. 
MOtrssoH, ancien ù^nfais, Scheler, Manuscrit de Lille. 
MOISSON, m. ancien français, Cotgrave. — Normandie, Chesnon, 

Travers, Lesauvage. 
MOOissoN, m. Normandie, TraTers. 
MissBBON, m. Quièvrain, Sigart. — Flandres, Vermease. — 

rouchi, Hécart, 
uoissEDON, m. Avrancbea, Le Hëricher. 



D froc de couleur enniraé. > 



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PASSER DOHBSTICCS. BRISSOK. lE 

UOCHON, fn. Ardennes, Grandg&gnage. 

MOFCHON, m. Lille, Deb. de Bue. — FlandreB, Vermesse. 

roucbi, Hëcari. 
HOHOH, m. -wallon, Grandgagnage. 
MOUCKT, BûNCBT, m. ancien françaîB, Cotgpave. 
MOUCHAT, w. Lunéville, Oberlin. — Epinal, Jouve. 
HOCHOT, KOHAT, tn. pajiB mesBin, recueilli peraonuellemeai. 
. Meuse, Cordier. 



Diez dérive moisson, mochon, etc. de, 'musctonem = 
moucheron. 

3. — Les noms suivants du Moineau se rattacbent au 
latin passer : 

PASSER, f, ancica provonçal, Raynouai'd. 

PASSERA, f. ancien provençal, Raynouard. — Auvei'gne. Chsla- 

niât. — Nice, Risso. 
PAisiRO, Landes, Mêtivier. 
PASSEHAZ, Savoie, Bailly. 
PHABSB. f. Poitou, Lalanne. — Vienne, Mauduft. — Baa-Berry, 

Jaubert. 
PRASE, f, Bas-Berry, Jaubert. 
PRACHE. f. Centre, Jaubert. 
PAHSB, f. Poitou, Lalanne. 
BFARSE, /, Berry, Jaubert. 
PASSB, f. ArdenneB, Tarbé. — Centre, J&nbert. — Normandie. 

Travers. 
pissB, f. Hant-Maine. MontesBon. 
ipASSa, f. Berry, Jaubert, 
PAissB, /. Hant-Maine, MontesBon. — Ardennea. Tarbé. — 

Anjou, MiUet. 
pficHE, f. Rennes, Lem. de Corr. 
PASSBRST, m. Jura, Monn. — Isère, Charvet. 
PASSEHAT, m. Lyonnais, Onofïio. — Hérault, Marcel de Serres. 
— ancien provençal, Rapiouard. — Landes, Mêtivier. 
PASSE LAT, m. Yonne, Comat. 
PASSURET, nt. Dauphiné. Bouteille. Cbarvet. 
PABAI, PABRAT, m. Oers, Cén. Montaut. — Bayonne, Lagravère. 
t-de-Bigorre. 



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} PASSER D01IE8TICU8. BRISSON. 

APARÂT, m. ToulouH, Lacroix. — céTenoI, Azal«. 

APAHOt >n. Languedoc, AzaIb. 

PAgSBKRA0, m. rraDfais. 

PÂISSERSLLE, f. Nantes, Saleme. 

PASSiiBB, f. Ssintooge, JAnain. 

PASSI, f. SniMe romande, Bridel. 

PASSBBOCN, m. Gard, CreHpon. — CarpentraB, de Uerle. — Var, 

Dép. du Var, in-fol. 
PASSÉHOC, m. Tarn. Qary. — Hérault, Marcel de Serres. 
PjUSBhou, *n. Coirâze, Bérooie. 
PBÀsraAC, tn. Vienne, Mauduyt. 
PËCHARD, m. Rennes, Lem. de Corv. 



Cf. Ptura, Pwerot, Piém 


Bon 


- Fuum, 


Sic. - 


fuiu, 


iWnes 


Dq- 


Bizo. - PiMtr», PMiero, 


t. - 


PâJâPO 


e«p. 


-Fljulll 


.esp. - 




s d'Elbe, Koesll. 

















4. — C'est par onomatopée qu'ont été formés les noms 
suivants de cet oiseau : 

TiRit Bresse chftlonnaise, OuUlemin. 
ptLLERT, Basse -Normandie, Saleme. 
PITEHIT, Poitou, Saintooge, Favre, Boucherie. 
piRLit Normandie, Le Hëricher. 
outLLBRT, Basse- Normandie, Salerae. 
FiLip, breton de Belle-He. Ch. de la Touche. 

5. — Par familiarité on le nomme : 

FiEBBOT, m. lançais. 

On dit en Amnçais : être gai comme un pierrot. 

En NormandiepierroHer signifie é/re&a»ard.(Delboulle) 

6. — Pour le distinguer du moineau friquet ou des 
petits oiseaux auxquels on donne souvent le nom général 
de moineaux (•), le Passer domesticus est appelé : 

liOiHRAn FBANC, m. (c.-k-A. le vrai moineau) flrançais. 
FBAKC KOOHKT, m. environs de Cambrai, Boniface. 
MOINEAU DE POT, *n. Calv. Les. — Normandie, Chesnon. 

<■) Le vulgaire applique quelqueftiiB les noms de passereau, nolnMoi, 
a tous les petite oieeaoï. 



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PAfiSEB DÛMBSTICUB. BKISSON. 157 

Ce dernier aom Tient de ce que les paysans appliquent 
contre les murs de leur maison, des pots en terre cuite, 
dans lesquels les moineaux domestiques viennent nicber. 
Quand les petits sont sur Je point de s'envoler, on les 
prend et oa les man^. — Dans la Corrèze, au lieu de pots 
on se sert de citrouilles percées. (Béronie.) 

7. — Autres noms du moineau : 

PASSÉBOUN d'estéoûlé, m. Gard, Crespon. 
PASséBOU DÉ TÉoùLt, m. Hérault, Marcel de Serre». 
TOODRissii, m. Toulon, Pellicot. 

MOINB&D LEMMB, Isère, Charvet. 

SOTEBDIA, Namur, Orandgaguage. 

QDiÂVB ('), Centre, Jaubert. 

ACBABAT, Toulouse, Lacroiï. 

CHPATZ (>), Ban de la Roche, Oberliu. 

OBOBBCH, tn. mallou. Sélya Longchamps. 

GROS BEC, m. Ouenjeaey, Métivier. 

PABQAL, m. Pyrânâes-Orientales, Companyo. 



8. — liOCUtion : 

« B4velUé comme une praase. i 

9. — Proverbe : 



Bas-Berry, Jaubert. 



ÛD n'prind nin tes via mohona avou dé atraiiu 
On ne prend pas lea vieux moineaux avec de la paille. 
Wallon, RsDfSBBBG. 

Cf. la prOT. sic. Païuni Tecchla nnn trail ID itcila, Reinsberg. 

10. — Proverbes : 

— Mieux vaut un moineau dans la main qu'un aigle dans lea ain. 

— Moineau en main vaut mieux que pigeon qui vole. 

~ Un moineau dans la main vaut mieux qu'une grue qui vole. 

— Le moineau dana la main vaut mieux que l'oie qui vole. 

— Vftou mAi tAnë un paaaârou, qu'éapera un capou. (Languedoc.) 



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158 PA.SSBR D0HB5TI0DS. BOISSON. 

^ Vaut may tenir un passeron qn'eaperar nno grue, (FroTence.) 
— Vob mai un pasBeroimeagabbiacheaeiiper l'aria. 

(Nice. TOSBUJ.) 

cr. le proT. ital. I mtgUt ptaHani la huo cke torde m Ruca. 
(Daei, Dia. iui.) 

En Bohème on dit : 

Plutôt un moiaeau dans la main qu'un lièvre dans le buiMon. 

(AlTnanach de Carisbad.) 
Les Lithuaniens disent : 
BesBer ist der Speriing in der Band ala der Hirach im Walde. 

(SCHLBICHBn.) 

11- ^- Le moineau est sans doute BtOet an mal caduc, car ce 
mal est appelé c lou raan de las pagaeraH. > Oascogne, SaJerne. 

12. ^ Locution ; « Mettre quelque mo^eâu en aa cage » c.-iri. : 
attraper quoiqu'on. 

{Bloasaife A» tant. M, ff.) 

13. ^ On dit d'une chose considérable que d'autres Tenleut 
avilir : app«Iet-«ot(j cela des moineauxt 

(Lbrovx, Diet. eom.) 

14. — Tirer sa poudre aux moineau^:, e.-à-d. ; faire de la 
dépense pour venir à bout d'une chose qui n'en vaut pas la peine 
ou qu'on ne peut mener k bonne fin. On le dit Burtout en matière 
de galanterie, 

(Lbroox, Dict. eom.) 

1&- ^« Voilattntbellgmaison,s'il V availdes potsàmoinemM.> 
Se dit pour se moquer d'une maisaii de campagne. 

(Lehoux, XHct, eom.} 

10. ^ Sur Texpresaion avoir des moineauie dans la tiU (Stre 
on peu fou), voy. Lespt, p. 29. 

17. ^ Location -.Ce qui fait chant fr les monniaux.e.^^.V&rgto.t. 

(Centre, JAntSHT.) 

18. -^ Chasser aux blancs moj/neawc = perdre son temps A 
)3e impossible. 

(Prov. du XVI' siécls, Lbrodx DB Limct.) 



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PASSBS D0HESTICC3. BRI3S0N. 159 

19- ~~ Ce n'est pas viande pour tes moineaux, c.-à-d, que 
cela n'est pas pour lui, que cela est trop cher. 

(Leroux, Diet. eom.) 

20. — E triste lou passeronn che a besouu de li pluma d'un 
autre per touIâ. 

(Nice, TosELu.) 

D embe lou silenai, la genti^a embe 

(Nice. TosBLU.) 
II. 

1. — Le moineau est très-ardent en amour :« Plusieurs 
disent que sa chair mangée provoque la luwure. » 

Akrau. 
En français on dit : chaud comme un moineau. 

Cf. la prov, iC. E plb IninrioBo cht le passera. (Fescetli). 

2. •— «Autrefois (dans un village prèsdeSaint-Honoré-lea-BainB), 
le premier char de foiu rétclté devait être amena au seigneur et 
eurmonté d'un moineau soigneusement enchaîné. > 

(COLLIN et CSARLEUF.) 

3. — On dit facétieusement du logis d'un pauvre : 

C'est l'hôtel des trois moineaui 
Jamais rien de cuit ni de ctiaud. 

(Franche-Comté. Pkrkoh.) 

4. — LE MOINEAU. 

CORTE DU PATS DB BTTCHE. 

Un beau matin, un moineau perché sur le haut d'une 
cheminée en entendit sortir un gémissement. Il entra 
dans le tuyau de la cheminée, et descendit par là dans 
une petite chambre noire, où une jeune flUe d'une ving- 
taine d'années était assise sur un lit de paille et pleurait si 
amèrement que c'était pitié. — Pourquoi pleures-tu donc 
aiosi f dit le moineau de aa petite voix sifflante. 



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PA.S8BK OOMESTICCS. 



— Comment ne pleurerais-je pasî répondit la jeune flUe. 
Mon père et ma mère sont morts, et j'ai maintenant une 
méchante belle-mère qui ne veut pas que je me marie, et 
qui m'enferme dans cette chambre noire, afin qu'aucun 
garçon ne me puisse voir. 

— Tu me fais pitié, dit le moineau-, pourquoi ne te 
marierais-tu paaî Moi, j'ai bien ma petite femelle; tu 
peux donc avoir aussi ton petit homme. Mais pourquoi ta 
belle-mère ne veut>-elle pas que tu te maries? 

— C'est qu'elle a envie de se marier elle-même ; et elle 
m'enferme afln que les soupirants, ne me voyant pas, s'a- 
dressent à elle. 

— Il faut que je te vienne en aide, répondit le moineau; 
et il s'envola de nouveau par la cheminée. 

Le lendemain le moineau becquetait du grain devant 
une grange; voilà qu'il entendit un jeune valet de ferme 
qui étrillait un cheval dans l'écurie à côté, et qui, tout en 
l'étrillant, racontait au cheval ses ennuis : 

— Blanc, lui disait-il, tu es plus heureux que moi ; es-tu 
fatigué, on te laisse te reposer ; as-tu faim, on te donne de 
l'avoine autant que tupeux en manger ; as-tu sommeil, je te 
fais unebonnelitièresur laquelle tu te couches. Moi, quand 
je suis fatigué, il me faut attendre la nuit pour dormir; 
quand j'ai faim, je dois me contenter d'un petit morceau de 
pain de seigle avec du lait caillé. Encore cela me serait 
indifférent si seulement je pouvais me marier; mais 
personne ne veut de moi, parce que je suis trop pauvre. 

Lorsqu'il eut âni d'étriller son cheval, le valet regarda 
hors de l'écurie et aperçut le moineau; il prit une poignée 
d'avoine et la jeta dans la cour en disant : 

— Il faut bien que les moineaux vivent. 

— Voilà mon homme trouvé, se dit le moineau. Et quand 
le valet eut quitté l'écurie, le moineau y vola, se percha 
3ur le râtelier et dit au cheval : — Celui-là me parait un 



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PASSER UOMESTICUS. BBISSON. 131 

1>0Q garçon ; il faut que cous lui venions en aide, n a envie 
de se marier ; J'ai son affaire. Fais seulement ce que je te 
dirai. — Je le veux bien, répondit le cheval. 

Après cela le moineau vola au grenier où le valet 
cherchait du foin, et lui siffla : — Haas, va te laver et 
mettre tes plus beaux habits ; puis tu monteras Blanc et 
je te mènerai te marier. 

Hans descendit l'échelle, se lava et se peigna, mit ses 
habits des dimanches et son large chapeau noir, et 
enfourcha Blanc. — Maintenant, suivez-moi, dit le moi- 
neau ; et il vola en avant. 

Blanc le suivit au trot, et Hans était monté sur Blanc. 

Et quand ils arrivèrent devant la maison de la belle- 
mère, celle-ci était à sa fenêtre et les aperçut. Le moineau 
vola dans la chambre et siffla : — Sortez, mère, voici un 
jeune et beau flancé qui vient Justement poiu* vous épouser. 

La vieille courut vite dehors, mais pas assez vite pour 
que le moineau n'eût le temps de dire à Hans : — La vieille 
n'est pas ta fiancée ; descends de ton cheval et mets-la 
dessus. 

Ainsi ât Hans ; et la vieille, une fois à cheval, avait la 
joie au cœur, pensant que c'était pour arriver plus tôt à 
l'église. Mais quand elle fut bien assise sur le cheval, le 
moineau siffla : — Maintenant, Blanc, va. au diable avec 
elle ; va la noyer. 

Alors Blanc se mit à galoper ventre à terre, pendant que 
la vieille criait comme un ours. Mais Blanc n'en courut que 
plus vite jusqu'à la rivière, dans laquelle il la Jeta. 

Pendant ce temps, Hans, guidé par le moineau, força les 
portes, délivra la jeune fille et se maria avec elle. De 
l'argent, ils en trouvèrent assez chez la vieille, et mon 
Hans put dormir quand il voulait et manger ce qui lui 
plaisait. Et maintenant mon conte est fini ; la petite souris 
Tient souffler ma chandelle. 

(Ultsse HmeLAis. Revue moderne, déc. 18ff7.) 
11 



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162 passer domesticus. bri3s0n. 

l'apoloque des UOINEACX. 

Va paysan avait plusieurs Sis et flUes, sans compter les 
gendres. Ses enfants lui flrent observer qu'à son âge il 
ferait sagement de cesser de travailler et de vivre cbez 
l'un d'eux après avoir partagé son bien entre tous. 

Mes enfants, leur dit le bonhomme, je vous demande on 
mois pour réfléchir à la proposition que vous venez de me 
faire. 

Ce délai expiré, le vieillard les réunit autour du foyer 
et leur tint ce langage : 

— Mes chers enfants, depuis que je vous ai vus, j'ai 
fait une expérience. J'ai surpris dans le verger une nichée 
de moineaux. J'ai mis les petits dans une cage et accroché 
la cage à ma fenêtre. Le père et la mère étaient désolés, 
ils voletaient autour de la prison de leurs chers captifs qui 
criaient la faim. Plusieurs fois par jour, le père et la mère 
venaient régulièrement leur donner la becquée à travers 
les barreaux de la cage. 

Au bout de quelque temps, les ailes ayant poussé à la 
nichée, je tendis un trébuchet où se prirent le père et la 
mère et je les enfermai à leur tour dans la cage après 
avoir rendu la liberté à leurs petits. Après ce qui s'était 
passé sous mes yeux, je jugeai inutCe de remplir les 
mangeoires de la cage de graines et d'eau fraîche. J'avais 
compté sans l'ingratitude de la volée de passereaux. Les 
deux moineaux prisonniers eurent beau crier famine, 
jamais leurs petits ne vinrent leur donner & manger. 
(ViLLBiusuKT, Mémoires if un Journaliste, 1867.) 



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PASSER M0NTAND8. BRIBSOH. 163 

PASSER MONTâNUS. Busson. 
LE FRIQUET. 

1. — Cette espèce de moineau est appelée : 

rBiguBT, HoiNEiD FBiQUKT, tn. frsnç&is. 

FRienET, m. Paris, Saleme. 

PASSiâBB FOLLE, f. Salntonge, Saleme. 

Ces noms indiquent que cet oiseau est vif et pétulant. 
On dit proverbialement : gai comme un passeteau (= frî- 
quet); Orléans, Salerne. 

2. — Plus farouche que le moineau domestique, le ftl- 
quet ûréquente les champs, la lisière des bois, les endroits 
plantés de saules ou de noyers (il niche souvent dans les 
trous de ces arbres). On le nomme : 

HOiKEAC DB BOIS, tn. n-ançais. 

HOGNET d'bos, envlroiiH de Cambrai, Bonifiace. 

SOiNEAU DKS CHAMPS, m. français. 

MOINGAD SADVAOE, m. français, Salerne. 

TOODBissié FÉ {'), m. Toylon, Pellicot. 

FÉ, m. Toulon, Pellicot. — Marseille, Degreaux. 

FEBAONOBA, f. meutonÛB, Andreirs. 

MOiMEAD DB SAULB, m. français. 

PAISSE DB aADLB, f. Al^OQ, Millet. 

SAULZT, m. Nantes, Salerne. 

PASSERAI DELLO sdzo, Savoie, Boill;. 

bâouhn, Gard. Crespou. 

SAUOBRi, Bresse chAlonuaise, Ouillemin. — Jura, Ogérien. 

sAODZENAr, m. Toulouse, Lacroix. 

PAftSBBODB 80UZ1N, FASSÉBODN BAOUiiH, Carpentra*, de Merle. 

MOINEAU DE NOYEB, m. ft'auçais, Saleme. 

Cf. Paura ds stlM, Piëm, Bod. — TeUmniuh, holl. 

3. — Il niche dans les trous d'arbres, de murs; dans les 
carrières, d'où ses noms de : 

j 

{1} H = laru, Muraga. 



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L84 PASSER PETRONU. DEOLANb. 

FASsfeoDn Dâ TKioo, m. Qard, Creapon. 

CREDKIT 0)] ">• BeiTy, Jaubert. 

KOtxiuu DB UOB, KoiNEAn DE MURAILLE, m. hruifaû, 3&lerne. 

PASSBHOU DE HCRAiLLo, m. FroTcuce. Darluc. 

ptTBAT, pÉTBAc, PoiTBAT, PBTBAB, M. OrlËauais, iSaleme. 

4. — Autres noms du friquet : 

KiKiE(*), breton de Belle-Ile, Ch. de Latoucbe. 

RIKOUIKOUIN, picard. Marcotte. 

PUFIA, Jura, Ogêrien. — Donba, Brocard. 

MomBAtf BA80DIR, m. I«àre, Cbarret. 

PIBRHOT OBOSBLUER, m. picard. Marcotte. 

TCHODKT, Ouyenne, Salerue. 

PETIT PIERROT (■), m. wallou. Lafontaine. 

PRAsaETUU, m. Centre, Jaubert 

PA38ETEAU, (H. OrlâauB, Saleme. 

PAISSE GHUANCHE, PAISSE GRiANCHB, f. Haot-Maine, MouteBson. 

HOinEAD RODGK, m. Jura, Ogérien. 

aoissOR d'abbanib, m. Bareux, Pluquet. 

MOissOit d'arbanÉtb, m. Normandie, Chesnoo. 

CABBATOD, m. Tarn, Oarr. 

CHABOTTI, valloD, Lafontaine. 

MOIREAU CABORNE, m. Cbareute, Trémeau de Rochebmne. 



PASSER PBTRONIA. DsoLAHD. 

1. — Ce moineau est proche parent du friquet; on le 
trouve surtout dans les pays montagneux. Voici ses noms : 

PASio, f. Toulon, Pellicot. — Bouchée -du -Rhfine, Villeneuve. 
PAiSB, /. Carpeutras, de Merle, 
PASSERAWA, f. Nice, RisHo. 
aiODZJN, Hârault, Marcel de Serrei. 
PAISSE DE NOTER, f. Aqjou, Millet. 

(■) Qui niche dans l«e creux. 

(!) Ce nom et lee deui sulTants, de mSme qna lea moti piémontati 
ClriA,Clrlo,(Bonelli), sémillant être des onomatopées. 
(*) Il est plus petit que te moineau ordinaire. 



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PYRRHULA VULGARIS. TEUMINCK. IfSS 

MoiwRAn DK NOTER, m. Charente, Trémean de Rochebnme. 

HOiHEÀD BE NOUÉ, m. Vienne, Uauduyt. 

M0MT40NABD, m. Savoie, Bailly. 

UOUHTAGNAR, m. Gard, Crespon. 

HOUHTÂCTTOL, m. Tarn, Oary. 

PASSBRAZ DBT HODNTAGNÊ, Savoie, Bailly. 

PAVAR, m. Gard, Creapon. — Carpeutras, de Herie. 

FBA3SE MALINB. f. Vienne, Mauduyt. 

ifoMKAn souLGiE, m. français. 

IIOINBA0 A LA souuiB, m. franfaifi, Cotgrave. 

Voyez les noms du IHquet. 

PYRRHUIA VULGARIS. TBMMINCK. 

LEBOUVRBUIL. 

I. 

1 . — A cause de sa grosse tète et de ses forme ramassées 
ou a appelé cet oiseau : 

BORur, m, Sologne, Saleme. — Morbihan, Taslé. 

BOrviN. m. Morvan, Chambure. 

BOUVB, BOnvET, m. Languedoc, Sauvages. — cévenol et langne- 

dociea, Azsla. — proveufal, Honaorat. 
BOUVAHD. m. Ai^ou. Viacelot. 
BODVHBCX ('), m. Anjou, Vincelot. — Basse -Normandie, Salerne. 

— Besuce, comm. par M. de Tarragon. 
bOvbsu, m. Morvan, Chamhure. 
BonvBBUR, m. français dialect. Salerne. 
BOttviBR, m. français, Salerne. 
BOUVREUIL C), m. français, 

(1) Bsnnrd et bonvriiii, slgnl&ent à la fois petit taureau et bouvreuil. 
Aiùou, Vincelot. . 

(*| Ces deux formes bonvler et boUTrenU, aambleraient plutôt avoir la 
signlScatioride gardeur de bœut^, que celle da petit bosur, (Voy. art. de 
H. Paris, k ce sujet, dans Um. ii U Su. Jt Linguisl. \. 1, p. Î83) Mais cet 
oiseau ne fréquente en aucuns Giçon les troupeaui. Buffon donne bnllen- 
MMer comme dtant un nom allemand dii bouvreuil. C'est une erreur; 



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163 PTRRHOLA VOLOARIS. TEHUINCK. 

BOiTTUiL, BouvRiiL, m. Normandie, 
cr. Biiia«A, tagi. 

Deux mots anglais ont été formés de la même manière : 
Buithead = chabot, poisson à grosse tête, et bulldog, 
espèce de chien. 

2. — Salerne dit : Son corps est court et ramassé, d'où 
vient que quelques-uns l'appellent : 



3. — Le plumage du mâle est rouge en partie, d'où les' 
noms suivants *: 

PINSON (■) BODOB, m. Vienne, Hftudnyt. 
BODvia, m. picard. Marcotte. 

Le nom d'une fleur rouge, la pivoine, a été donné au 
bouvreuil : 

PivoBANA, FtvoiNA, /. Nice, Risso. — provençal, Honnorat. 
pivoino, f. Gard, Crespon. — cévenol et Languedoc. ÂzalB. 
PIVOINE, f. franïsis, CotgraTe. 
PIVOINE, m. Paria, Salerne. — Neufchàtel, Bonh. — Suisse 

romande, Schlnz. 
PIVOINE, {m. on f. !) Charente-Inf. Leason. — Deui-SèTrea, 

Ouillemeau. — Isôre. Cliarvet. — Oenôye, Necker. 
pivocÂKE, Savoie, Bsilly. 
PIVAKB, Centre. Jaubert. — Berry, Salerne. 
PiAne, f. pays meaBin, recueilli pera. — Saint-Amé, Thiriat. 
PiOCifK, Luxembourg wallon, Lafontaine. 



= bouTard, une espèce de groa chien qui mord les bceab, 
les veaui, pour les feire marctier. (Voy. JXti. dis jrirB Griam.) Ce mot n'a 
pas d'autre eeus. Le mot bouTard signifiant également chien et bouvreuil, 
et Buffon ayant trouvé dans les did. ail. ball«nlieUur = bonvard, a cru a 
tort qu'il s'agisaait du bouvreuil. 
(i> U y a une certaine anato^e entre le pinson et le bouvreuil. 



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FTBRHULA TULGARIS. TEMMIKCK. 167 

nom, nONHB, Calvados, Lemett — wallon montoiB, Sigart. — 
picard. Marcotte, Corblet. — rouchi, Hécart. — 
Flandres, Vermease. — Meuse, Gordier. — enri- 
rons de Cambrai, Boniface. 

PITA, A provençal moderne, Honuorat. 

PTVO, f. Bouchea-du-Rhône, VilleneuTo. 

PtVB, f. Centre, Jaubert. — Charente -Inf. LeBBon. — Denz- 
Sèvrea, Ouillemeau. 

pivonsTA, f. provençal. Honnorat. 

pivouECSE, f. Savoie, Bailly. 

Pivom, proTençal moderne, Honuorat. 

Cf. flgUTiAa, Piém., Boa. 

4. — Le bouvreuil a le dessus de la tête d'un beau noir, 
ce qui fait qu'il semble avoir une calotte de cette couleur. 
Aussi l'a-t-on comparé à un prêtre, à un moine : 

p>frFBB, m. ftançala, Saleme. 

ROSaiONOi.MONBT (<). m. français dialect., Saleme. 

MOIGNB PARFAIT <>), m. Ouemesey, Métivier. 

cr. HoiacUno, Floreoce, Savi. — DompfaV, ail. — VnUleclllo, eap. 

5. — Le plumage gris cendré de son dos semble lui 
former une chape, d'où ses noms de : 



m. picard, Saleme; Corblet. 
CHAPARD, m. picard. Blaze. 

6. — Le cri d'appel du bouvreuil est un sifflement plain- 
tif, d'où ses noms de : 

giFTLXim, m. frangaÎB, Saleme. 

SIBLUR, m. Gard, Creapon. 

SIBLAIRB, m. câvenol et languedocien, Azals. 

aiBLVZ, Savoie, Bailly. 



(1) On l'appelle rossignol, parce qu'il sllfla bien en cage. 
(*) Holfns parfait = moine vrai, par opposition au moi 
manque la calotte, 
i*) En anglais, cope= chape. 



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itiS PiRRHULA VULOARI8. TBMHINCK. 

HUFLÂ ('), m. wallon, Orandgagnage. 
BDPLAU. m. wallon, Sâlys Longchampa. 
FLdTBUR, m. frantais, Salerne. 
pLBnHBUX, m. Centre, Jaubert. 

7. — Au printemps cet oiseau aime à manger les jeunes 
bourgeons. 

ÉBOURGEONNBnR, m. SaTDÎe, Bailty. 
iBODRGEONNBUX, m. trànçûiB. 
KyuaowsimtB, m. Baase-Normandie, Salerae. 
aouTONKiEB, m. Savoie, Bailly. — Anjou, Millet. 
USSB BOOTONS, Ai^ou, Millet. 

8. — Autres noms du bouvreuil : 

Pinson BRonHi, m. ToolouËe, Lacroix. 

FiKsoN BOTAL, m. frauçaïi, Salerne. 

PINSON iiAiLLi, m, Sologne, S^eme. 

QurasouN DE LA TBSTO HBGHO, m. Bonchea-dn-RhAiie, Tillen. 

GROS QtJiNsoini DE LA TESTo NEOBO, m. pvoY. modeme, Oariae. 

OBOSSE TÈTE NOiaB, f. picard, Salenie . 

PIKAIB, -wallon, Sëlys LongchampH. 

PIMIr, Malmédy, Ville rs. 

piH&AtiT luBi ('), m. Tara, Gary. 

PAPARODi A GROS BBC, ToolouBe, Lai^rojx. 

ÉcossONBOX, m. françaÎB, Salerae. 

PÉGATOTAN, m. Fribourg, Schinz. 

ciniRE, n^nçala, Salerne. 

PiLO (*), Lniemboiirg wallon, Lafontaine . 

BOUTS FEU, Neufcbatel. Bonbote. 

GROULAHO. m, rrançaia, Beloa; Salerne. 

PBBROOUBT DE FRANCE (*), m. français, Salerne. 

GAHCT ('), m. Montbâliard, Sabler. — DoubB, Brocard. 

GAIMU, m. Montbéliard, Contejean. 

TIAIMC. m. Uontbéliard, Sabler. 

(I) Du TAFbe wallon hnfler = aiffier. 
(1) Cf. mntuUi Barlio, Piae, savi. 
(•) et. Pil«, Lux. ail., Lat. — mut BrabanC Nemii. 
(•) Ainsi appelé k cause de >oo gros bec. 

I>) Ce nom a été donne au bouTreuil i cause de son bec court et 
comme aplati. 



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LOXiA CURVIROSTRA. L. IW 

sàtA, BÉLET, m. provoDçal mod., Hoimorat. •• Toiiloii> PelUcot. 
BLUET, Bouc hes-dn-Rli Ane, Villeneuve. 

9. — On appelle bouvretle, ptonne, un instrument pour 
seriner les bouvreuils. ( Vosges, Oérardin.) 

II. 

Dans le Centre on chante ce qui suit pour endormir les 
enfants : 

Vae pive 

Cortive 

Ane ses piviot* 

CortiviotB 

Livardiota 

S'en va pivant 

CortiTiant 

Livardiaut. 

(Centre, Jimit) 



LOXU CURVIROSTRA. L. 

LE BEC CROISÉ. 



1. — Le bec de cet oiseau a les mandibules déviées et 
croisées en sens inversei d'où ses noms : 

BEC CROISA, m. fnufais. 

EÈ GHOUSA. M. âard, CreBpon. 

BBC CBODUT, m. ToulouHe, Lacroix. — Languedoc, Azals. 

BBI CRuijÀ. m. Savoie, Bailly. 

BEC EN CBOIX, m. Savoie, Bailly. 

BBC DE cisÉDS, m. Languedoc, Azals. 

b£ TonAH, m. Toulon, Pellicot. 



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170 LOXIA KNUCLEATOR. L. 

2. — Il se nourrit principalement des semences qui sont 
renfermées dans les pommes de pin, qu'il déchire avec 
son bec : 

PGSSO piNO, ffi. Provence. Darlnc. 

pEsso PiGNO. BoQcheB-du-Rhflne, Villenenve. 

PESso PiGNOS, Languedoc, AzaU. 

FITA PIN, Nice, RisBO. 

PICA P1NTA9, Pyrénéea-Opientales, Companyo. 

TRENCA PiNïAS, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

CACHA PIONOUH, Hérault, Marcel de Serres. 

3. — On l'appelle encore : 

PERROQUET, m. Jura, Ogérien. 
PEBROQDET DE FRANCE, m. Vienne, Mauduyt. 
Cf. TjUuiNipkplgal, Suiaae sJl., Schinz, 

4. — Autres noms : 

piNSAS Bouac, Landes, Métmer. 
LOBDUKA, mentonsis, Andrews. 

II. 

Sur les superstitions de la Basse-Autriche relatives au 
bec croisé, voir Blaas, dans Germania, 1875, p. 352. 

Dans le Harz on explique pourquoi cet oiseau a le bec 
croisé : 

€ Hat man eiuen KHenitter (Krcuzscimabel) im hauae, bo schlagt 
das gewitter darin uicht ein ; der Krienitier hat toolten die nagel 
eotn Kreuze der herm Jésus berausziehen, dabei ist sein schnabel 
krumtn geworden. » 

{Zeitsch. f. d. d. llyth. I, 202.) 

Dans certaines contrées de l'Allemagne, le Bec croisé 
est appelé Christvogel. (Voy. Nemnich.) 

LOXIA ENUCLEATOR. L. 
LE DUR BEC. 

Cet oiseau est de passage accidentel en France. Il doit 
son nom à la dureté de son bec. En Normandie on l'appelle: 
PBRnoQDBT DS HAIE, ChesDon, Pluquet, Traveiw. 



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C0CC0THRAUSTB8 TULOARIS. VIEILLOT. 



COCCOTHRAUSTES VULGARIS. VmiLLOT. 



1. — Par son plumage cet oiseau ressemble au pinson, 
mais il est plus gros ; on l'appelle : 

GHOS PINSON, m. Vienne, HauduTt. ^ Saiotooge, Salerne. ^ 

Beauce, Perche, conua. de M. de Tarragon. 
FIKSON BOTAL (>)> m. Aiijou, Millet. — Le Mans, Béton. 
PINSODN BOTAL. m. Oard, Creapon. 
ïiHT BOIAL, m. Morbihan, Taelé. 
PINSAN BOURG, m. Laudes, Métivier. 

2. — II a un bec énorme et d'une grande dureté : 

0R03 BBC. m. françaÎB. 
GHon bA, m. Savoie, Bailly. 
PINSOK A 6tm BBC, m. Vienne, Haudajt. 
PINSABD GB03 BBC, m, ToalouBe, Lacroix. 
PHOAN GROS BBC, m. Gironde, Docteur. 
pcBON A GBOS BiECQDE, enriroQs de Cambrai, Boniftue. 
BEC DB FBBRU, m, Pyréuéea- Orientales, Companyo. 
cr. emibeik, angl. — Ilarlb»e, Piém., Bon. 

3. — Le Gros bec rechercbe pour sa nourriture les cerises, 
les olives, les noix, les noisettes, les noyaux de toute 
espèce et les bourgeons des arbres : 

BKQUB CEHisG. Boc CBLÊSB, m. Uontbéliard, Contejean. 

PESSO ouvo, m. Toulon, Pellicot. 

pisso o ouLivo, m. Bouches -du -Rhône, Villeneuve. 

CA&SE NOIX, m. Ctiampagne, Saleme. 

CASSE OLAGNE, m. laëre, Charvet. 

CASSE NOYAUX, m. fraugals, Saleme. 

(t) On l'appelle ptaion raral, parce qu'il semble Atre le roi dm pineona. 
(Cf. n d'allpUitf = roi des pinaons, nom donné au gros bec en Sardaigne, 
Azunl, !• vol. p. IBÎ.I Oette épithète de Rojal est donnée & un grand 
nombre d'aalmaui pour indiquer quils sont d'une eepAce plus grosse ou 
plus belle que leurs congénères. — En 1S48, s'il faut en croire de Uerle, 
n avait A Carpentrat, changé le nom du groa bec qilmMi ronyMa en 



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L72 FR1N81LLA CHL0RI8. TEMMINGK. 

iBOUROEONNEin, m. Beanoe. Perche, comm. de M. de Tarragon. 
ÉDOURQSONNBCB. m. Deux-SàTTes, Ouillemeau, 

ÉDOUTORMEUX, m. Aqjou, Millet. 
Cr. SptHMOMlOll, ital., DUM. 

4. — Autres noms du Gros bec : 

enossB T&TE, picard, Saleme. 
DGKAi ïiiiTCHBROT (>), MontbëUard, Cont^ean. 
DGBAi MAiTCBBLOT, m. Montbéliard, Sabler. 
AiULOUASSE OASB, Sologne. Salerue. 
TBEJASSB, Deuz-SèTrea, Ouillemeaa. 

PINSON DE ItBK (>}, m. Aojou, Millet. 

piNSon d'bspaonb, m. Saintonge, S^erue. 
piNSon MAiLLâ, m. Sologne, Sslerae. 
MNSON HABUS, »». Centre, Jaubert. 
EBRANTHiuz, BBBATHinz, Savoie. Bailly. 
PESSA vos, Nice, Riaso. 
USM HOGNON, Champagne, Salerne. 



FRINGEJA CHLORIS. Temminck. 

LA VERDIÉEE. 

1. — Cet oiseau doit à la couleur vert jaune de son plu- 
mage les noms suivants : 

VKBDOUN, m. Bouches- du -lUidne, Villeneuve. — Nice, RisBO. 

— Var, Départ, du Var, in-fol. 
VERDUN, m. Qr&vd, CreapoD. — Carpentraa, de Merle. 
BEHDOir», m. QeTB. Cënac-Montaut. — Auch, Abadie. 
VERDON, m, Gironde, Docteur. 
VHED0NK4T, f. Fribourg, Schicz. 
VBEDON, m. Saintonge, Favre, 
BBRDOa, m. Tarn, Oary. — Tonlonse, Lacroix. 
VEHDAN, w. mentonaiB, André wa. 

<i) lUltché =3 marteau. 

(*) Pluon da nar, e.-k-d. qui est étranger au pays. Tout oiseau qu'on 
ne voit que rarement, ou dont on ne connaît pas las migrationi, est 
cen3# venir de la mer ou d'un pays éloigné. 



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FRINOILLA CHLORIS. TBHIfINCK. 173 

TERDIH, m. Sologne, Salerne. 

VBEDIN, m. Sologne, Sslerne. 

VERDERiN, m. proTençal. Castor. 

TARDERiN, m. Centre. Jaubert. 

VKiURiH, m. Sologne, Sslerne. 

VBBDST, m. provençal, Castor. — SuisBe romande, Bridel. 

VERDAT, m. Sologne, Salerne. 

BBRDBT. m. Béam, l<espy. 

TERDEI.BT, m. auverguat, Delarbre. 

VBRDSLAT, m, Provence, Salerne. 

TBBDSLO, Auvergne, Chalaniat. 

TXRSELEn, m. GuerneBey, Métivler. 

VBBDOCLÉ, m. Toulon, Pellicot. 

VEBDADLQ, Caatelnaadary, Rev. des langues rom. ISTT, p. 201. 

BBBDAOULO, f. Oers, Cénac-Moataut. — Languedoc, Sauvagei. 

VEHDiOLB, f. Charente -Inférieure, LesBon. 

TBRDJU.E, OuemeHey, Métivier. — Languedoc, Salerne. 

TBHDIBR. m. français. 

VBRDiàKB, f. français. 

YBUHDcatÉRB, environs de Cambrai, fioniface. 

VBBDBiBB, m. Normandie, Le Hâricher. 

vutDBiB, f. Basse-Normandie, Salerne. 

VBBDBiBA, f. Suisse romande, Bridel. 

VBHDETRB, Savoie, Salerne. 

VBBDBYROLA, f. Hérault, Marcel de Serres. 

VBBDBBBULB, /. français, Duez, 167S. 

BUDAROL, m. Pyrénées- Orientales, Compaujo. 

VBBDOTE, Poitou, Salerne. 

TEBDAuaB, Perigord, Salerne. 

BABD^tT, Quyenncj Salerne. 

Cf. V«rduu, ital. — Terdnn, Uaite, Scbembri. — Verdun, oAnes, Descrii. 
— TerOUo, Pise, Saii. — Tarderol, gallic, Naceyro. — OrBnllac, ail. — 
•nuHl, Brabant du Nord, scbisgel. 

Btnarqia. Le vulgaira confond fréquemment laverdière<Trlngill4cUorit) 
Avec le bruant proprement dit (KBibsriu dtrlieUa). 

2. — Autres noms de la Verdière : 

BBBBAlfT, m. français, Catgrave. 

PA83B VBRTB, f. Noirmoutîer, Piet. 

VBBT MOirTAH. Nord de la France. TouBoenel. 



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174 FRINOILLA C0BLEB8. L. 

WWTAIN. m. Barenx, Pluquet. — Normandie, Cbesnou. 

VERT LiNOT. m. picard. Marcotte. 

TERTB UNETTE, f. pîcard, Marcotte. 

TABRE UNETTB, f. Luxembourg vallon, Lafootaine. 

VBRT LtâNBOD, m. wallon, Selys Longchampa. 

TERREUX, ru. Centre, Jaubert. 

YARDERiN TERREUX, m. Centre, Jaubert. 

RBUAST, m. Aqiou, Millet. — Genève, Necker. — Finistère, 

SouT. — Noirmoutier, Piet. 
RRUKT. m. Savoie, Bailly. 
rbuïaut. m. Isère, Charvet. — Savoie, Bailly. 
VBRi BERUANT, GuerneBey, Métivier. 

LUHRAU BSDANT, m. Al)J0U, Millet. 

LINOT BRIAKT, m. Normandie, Chesnon. 
UHOT BRILLANT, m. CatvadoB, Lesauvage. 
LURETTE BRiLLAinE('), f. Centre, Jaubert. 
TARIK BRUTANT, m. Lorraine, Touasenel. 
BBDY, f. gascon, AzalB. 

Cf. pour cea demie» uoms l'art. Emberliacilrliulla. 

3. — Dans le Béaro, on dit ironiquement fîi coum 
berdet, fin comme un verdier, cet oiseau se laissant faci- 
lement prendre aux pièges. (Voy. Lespy, p. 28.) 



FRINGILIA COELBBS. L. 
LE PINSON. 



1. — Son cri de rappel, qu'il fait entendre ft'équemment, 
lui a fait donner les noms suivants : 

QUINQUIN, Normandie, Chesuon. 

OUIBNQDIBN, Bayeux, Plnquet. 

OUl-OUl, Savoie, Bailly. 

Fom-poui, Chfttillon-sur>8eine, comm. de M. F. Dagnin. 

(1) Uotfc motllMtt«4Bl faltlnbmlt- i-averdière a de» afflnltiiavM 
la linotte ; dans le Bomen«t«hlre, elle eat appelée frtai llaiet C. Smith. 



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t'RINOILLA COELKBS. L. 175 

TOiN, TOUiN, m. Centre. Jaubert. 

TODtGHB, Berry, comm. par M, L. BeauTillard. 

TUIN, Morenil, Corblet. 

PDCT, breton armoricaïu, Taalé, Legonidec. 

TINT, breton ai'inoricaio, Legonjdec. 

Hurr, Orléans, Saleme. 

zODEC. Géra, Cénac-Uontaut. 

Le verbe ancien français tr^ynter= cbanter comme un 
pinson, suppose un radical truynl. (Glossaire de tanc. 
Th. />*.) 

cr. Spink, Plnk, angl. dial. Eduard kOUer. — Plik-twlnk, Somersetahira, 
Hôtes and gnsrltB, 3 nov. 1877. — Pis^ia, gallic, Plûol.— Fintr, bougroii. 
— Twlnt, Augarmannie (Suède), Nemuich. 

Comme on le voit, il y a dissemblance dans la manière 
de rendre le cri du pinson. Cette anarchie caractérise la 
véritable onomatopée, l'oreille et la voix: de l'homme étant 
incapables de rendre exactement et par suite, d'une façon 
uniforme, les sons articulés par les animaux. 

2. — Les noms qui suivent sont dûs à des syllabes 
créées par onomatopée comme ci-dessus, auxquelles sont 
venus se joindre différents suffixes. Les radicaux sont : 
pimiM (') liinnji, tinnk, fHnrih, grinnh, pint, pouic, couic, 
etc. 

piNGUis, m. Vienne, Lalanne, 
pmcHOR, m. normand. — picard. — rouchi. 
pinsON, m. français. 

PIN901J, m. Périgord, Rev. Ses langues rom. ISTl, p. 23$. 
PINSONNET. m. Vienne, Mauduyt. 
PIHSBRON, m. Ban de la Roche, Oberlin. 
pracHTON, m. Calvados, Lemetteil. 

QinNSON. KIN90N, tn. Suisse romande, Bridel. — Savoie, Bailly. 
— Isère, Charvet. — Haute-Loire, Pomier. — Uont- 
béliard, Contejean. — Champagne, Tarbé. — Langres, 
Maison. — Morvan, Chambure. 

fi) Cette syllabe plnnk est celle qnt rend le mieui. Je crois, le eri de 
l'oiseau. Bretim dit i ■ iod cri d'appel est Bok, ou plBk. • — •■ Un kto, ou 
pin pin, tel est le cri habituel du pinson. ■ Blaae. 



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FBINÛILLA C0ELBB8. L. 

jK, w. BoaeheH-dn-Rhftne, Villeneuve. — Toulon, Pel- 
licot. — Carpentras, de Merle. — Qac4> Revue des 
lattffues romanes, 1877, p. 17. 

QUnfiOD m. Languedoc, SauTogea. — Montpellier, Rtwe des 
langues romanes, IST7, p. 16. 

OUINZOH, m. Jura, Monnier. 

DCUHBOH, m. Dauphiné, Bouteille. 

ODiNMiN, m. français, Cotgrave. 

GHIH90II1T, m. Nice, nieso. 

TiiRsoif, m. Montbâliard. Sahler. 

TiEiTSON, m. Fribourg, Orangler. 

PIDZOU, m. VîTaraia. Reiiue des l. rom. Juillet 1ST7, p. SI. 

PIKDZOU, m. Forez, id. p. 2i, 

PiNSâ, m. Vienne, Mauduyt. 

OCiKséf m. Tonlon, Pellicot. 

PINSÀK, wi. Gironde. Docteur. — Gers, Cénac-Montaut, Abadie- 
— Landes, de Métivier. 

nN3BUB, m. Deux-SËrres, Quilleoieaii. — Cbarent^-Inférienre, 
LeBson. 

pmuB, rmsAKD, m. Hérault, Marcel de SerreB. — Tarn, Gary. 
— Toulouse, Lacroix. — Caatelnaudary, lUoue 
des langues romanes. 1S77, p. 204.— Montpellier, 
id. p. 15. 

PiifCHAB, PINCHARD, m. Picard, Marcotte. — CalvadoB, Lemet- 
teil. — Normandie, Delboulle. 

praSÂHT, m. Aveyron, Renue des langues romanes, 18T7, p. 18. 

PDtCHAiBS, rn. picard. Marcotte. 

piNSi, m. Pyrénées- Orientales, Companyo. 

OUissAB, *n. Gard, Crespou. — Carpentras, de Merle. 

FHAKonET, m. mentonaii, Andrews. 

FRINSON, m, français, Cotgrave. 

6BIKS0H. m. français, Cotgrave. 

PINTBK, m. breton de Lorient, recueilli personnellement. 

?INTBR, m. breton armoricain, Legonidec. 

oonssox, m. Les Fourgs, Tissot. 

POISSOK, )». Saint -Amé, Thiriat. 

PÉsoif, m. wallon, Sélys Longcbamps. 

ciCHOS, m. envli'onB de Cambrai, Bonifàce. 

PICBOT, m. Orléanais, Saleme. 

B, gallic, Naneynj. - 



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FRIHâlLLA COELEBS. L. 177 

— Spaasn, Malt«, Schembri. — rrtnf al, Parme, Cremon». Dlei. -~ rnui(Ml, 
■oQlférrat, Bon. — rnuifnel, rrangal, piërnootals, Diex. — Fruiiflllt, 
Naples, Co»ta. - rreofUllg, oiaes, Descr. — IringitUn, Sard., Car*. — 
frlBgaallo, ital. 

3. — Autres noms du piusos : 

BIDON, Anjou, Millet. 

DOLIN. Ai^ou. Hillet. 

HOiQm, MOioiTE BiTAHD {']> ">. QuemeHey, Hâtivier. 

MOissBROK, m. Normandie, TraverB. 

■Ils pinCBOx, m, picard, Marcotte. 

auiGNOT, m. Orléanais, Salerne. ~ Beauce, Perche, comm. par 

M. L. de Tarragon. — PithiTien, comm. par M. Be«a- 

villard. 
GLADXBT, m. nonaand, Salerne. 
suiLLADHBT, auiLLAn)iiR&, m. Morvan, Chambure. 
SAINT 8TPH0HIBN, normand, Le Héricher. 
HICHE PBiBtm, Orléanais, Salerne. 
TGHio DE poo, m. Moutbéliard, Sabler. 
TCHIOT DE PÔ (*), m. Montbéliard, Contejan. 
phioufubb (^), m. Alpes Cottienues, Cbabrand et Rocti, 
GOLVBN, breton de Belle -Ile-en-Mer, Ch. de la Touche. 

4. — Le cri de rappel du pinson qu'il répète continuel- 
lement n'a rien d'agréable, aussi est-ce du nom de cet 
oiseau que viennent les verbes : 

piNCBBB (*) — crier d'une voix aigre. Lorraine, rec. pen. 
0I31NCBBR K m£me signification, Lyon. Molard. 
QUinsENAi = mËme aigniâcation, Montbâliard, Contejetm. 

T a-t-il un rapport entre le mot grinson = pinson 
(dans Cotgrave) et le verbe français grincer f 



(1] C.-à-d. vfttni moineau. -~ Le pinson a beaucoup d*aflInitéB a 
moineau. 

|t| LlttéFalement, dit M. Contejeao, Crotte de porc, la ne me rem 
compte de cetu étrange appellation. 

(■) SeloD UM. Chabraod et Rochas, ca mot serait une onomotapéi 

(t) En Lorraine on dit nos loii ptncbirde. pour iini> voii fflapl: 



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178 FKINOILLà coblebb. l. 

6. — Les locutions : gai comme un pinson, gaWard 
comme un pinson, viennent de ce que cet oiseau, au 
printemps chante avec beaucoup djentrain et se donne 
beaucoup de mouvement. 

On trouve dans Jourdalo, le Roman d^un jeune homme 
pauvre, (parodie d'une pièce d'Octave Feuillet, Paris 1859,) 
l'expression ; gai comme un pinson qui a la queue rognée, 
expression qui serait normande selon cet auteur. 

Les verbes fringuer, fringoter, signifiant être pétulant, 
sémitlant, viennent peut-être de ft'irik, fring, radicaux 
du mot frinson (français, Cotgrave) et fringueUo (ital.). 

En ital. fHngueUare = gazouiller comme le pinson. 
(Duez, 1678.) 

6. — Dans les pays wallons, ceux qui élèvent des pin- 
sons pour les luttes de chant, s'appellent des pinchonneuœ. 
On appelle pinson poseur, le pinson qui chante dans ces 
luttes. On dit qu'un pinson pose vingt, quarante coups de 
gosier, ou pose vingt, quarante fois, quand dans un 
concours il fait entendre son chant vingt, quarante fois. 

En Lorraine, ce refrain qui est toujours le même est 
appelé nisson. (Bull, de la Soc. prot. des Anim. 1863.) 

De ces pinsons élevés pour les luttes de chant et aveuglés 
dans ce but, les uns sont pris avec des pièges à l'état sau- 
vage (ayant déjà un ou deux ans), les autres sont pris au 
nid et élevés à la bûchette. Ces derniers sont appelés : 
pincTions patiaux, pinchons pateiots (Vermesse.). 

Pour les détails des concours de chant de pinsons, 
voyez Bottin, Sur les assauts de chant de pinsons et sur 
les oiseleurs dans le département du Nord, dans les 
Mém. de la Soc. des antiquaires de France, 1. 1, p. 466. 



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FEINGILLA C0ELSB8. L. 179 

7. — On appelle pinsonnée, une certaine chasse aux 
pinsoDS qui se fait le soir avec une lanterne allumée. (Voy. 
H. Sclafer, Le Paysan riche). 

8. — Proverbe : 

Premier avril faut qne pioRoa 
Boive BUT bnisaon. 

(Charente -Inférieure, Statistique de la France.) 

9. — Proverbe italien : 

Quando canta il frioguello ù buono, à cattivo, tlente a quello. 
{Pkscbtti.) 

n. 

1. — Tout le monde connaît le cliant du pinson au prin- 
temps ; le peuple a interprété ce chant de différentes 
façons. En Orléanais, le pinson est censé dire : Je suis 
le fils d'un riche prieur. Salerne. (D'où on lui a donné le 
nom de riche prieur). — En Normandie on lui fait dire: 
gui est-ce gui veut venir à Saint-Symphorien. Salerne. 
(D'où son nom normand de Saint-Symphorien. Voyez plus 
haut.) — Dans laSaintonge, le pinson demande: inpUeîn, 
pUein, pUein, p'tîf plat de roâtie (•). Jônain. — En Lor- 
raine, il Ait: fi! fi! tes taboureuœ, y vivrons lien sans eux. 
Toussenel. — A Paris, oui, oui, oui, oui, oui, je suis un 
hon citoyen. — Dans le Livradois, selon Grivel, p. 87, le 
pinson chante : 

Rou piou piou 
Rou piou piou 
Per le bon Dtou ! 
M'a Ui passa l'eivar 
Me fara passa l'eitiou, 

2. — Les pinsons portent malheur. CAngoumois, — 
Voyez M™ Des Mesnard, Le Maine auœ Ormeaux, in-â», 
Rouen, 1859, p. 25.) 

(1) KMtt* = trempette de palu dana Ir TÏa. 



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180 FKINalLLA COELEB&. L. 

LES NOCES DD PINSON ET DE LA VEIU)IÈBE('). 

Chanson des Hautes -Pyrénées. 

La berdaousB et lou pinsa 
BoUea ha nonces douma 

Douudaiiie 

Bolleo ha nouces douma 

Doum doum. 

Quiu haram aouces douma 
Si nou ïa déqaë minya 

Doundaiiie 

Si uou la déqué minya 

Doum doum. 

Lou barbooQ aort d'éou hourat 
Dab uS tietère de paa sou cap 

Doundaiue 
Dab uS tiatëre de paa sou cap 
Doum doum. 

Are de tout uoUBaouta qu'abem 
Soun que bi que dou n'abem 

Doundaine 

Souu que bi que cou u'abem 

Doum doum. 

Lou mouaquil sort d'éou cubât 
Dab uË barrique de bi sou cap 

Doundaine 
Dab ue barrique de bi bou cap 
Doum doum. 

Are de tout nouaaouts qu'abem 
Soun que car nou u'abem 

Doundaine 

Soun que car nou n'abem 

Doum doum. 

(1) Cf. Puïmalgre, Cfcwû ia jaji mmin, p. 309, 311. — DamftM Arbkud, 

Onni. Je In Prema, II, 189. — A. Corabes, Ci.»*, f^l. i- tV «"»«(.. p,M. — 
La Jtffw de Utpui nmtmi a publié en 1877. une série de cbaniODi d* 



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PRINQILLA C0BLËB8. L. 



La moQsque sort d'éou boucbè 
É que porte aonn quartiè. 

Douodaine 

È que porte Boun quartiè 

Doum donm. 

Are de tout aousaouts qn'abem 
Soun qné linye nou u'abem 

Douudaiue 

Soun que linye nou n'abem 

Doum doum. 

L'arague sort d'éou hiâlat. 
Dab uô tabaitle de lii sou cap 

Doundaine 

Dab uS tabaille de lii loti cap 

Doum doum. 

Are de tout nousaouta qu'abem 
Soun que danse nou n'abem 

Douadaine 

Soun que danae non n'abem 

Doom doum. 

L'arrat que aort d'éou hourat 
Dab lou tembourii aou coustat 

Doundaine 
Dab lou tembourii aou coustat 
Doum doum. 

Minaout qu'ère aou cor d'éou houe« 
È tout aquéro que bet 

Doundaine 

È tout aquéro que bet 

Doum doum. 

Eu dausan lou falibos 
Minaout quéou saouta deaaua 

Doundaine 
Minaout quéou saouta deaau» 
Doum doura. 



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FRINOILLA COELEBS. L. 



L'amt qu'ei met à crida 

Ah I monn Diou 1 decbem qo'em bas tna 

Doundaitie 
Ah I moun Diou I dechem qu'em bas tna 

DoiuQ do uni. 

Aynde amies et parena 
Tiratmé de la houcb deoB 

Doundaine 

Tiratmë de la aouea dens 

Doam doam. 

Nou la amies ni parena 
Qui ttiréran de me* dena 

Doundaine 
Qui t'tirântn de mes detu 
Donudoum. 

Tbaductkuï : La verdiôre et le pinson veulent faire noces demain, 
doundaine, veulent taii-e nocea demain, doum dottm. ^ Comment 
ferona nous noces demain, nous n'avons rien k manger. — Le han- 
neton sort de son trou avec un panier de pain sur la t4te. — 
Ifaintenant nous avons de tout, excepté du vin. — Le moucheron 
sort de aa cuve avec noe barrique de vin sur la tête. ^ Maintenant 
nous avons de tout, excepté de la viande. — La mouche sort de 
chei le boucher avec un quartier (de viande). — Maintenant noua 
avons de tout, excepté du linge. — L'araignée sort de sa toile avec 
une nappe de Un sur la tête. — Maintenant noua avons de tout, 
excepté de la danse. — Le rat sort de son trou avec un tambourin 
au cAté. — Minet était au coin du feu, il voit tout cela, — en dan- 
sant le falibuB il se met à aauter dessus. — Le rat se met à crier, 
mon Dieut laisse-moi, tu vas me tuer; ^ à l'aide, amis, parents, 
tires-moi de ses dents. — 11 n'y a ni amis ni parents pour te tirer 
de mes dents. 
{Poésies populaires de la France, MSS. f. franc." nouv. acquisit. 

3S4I, f 315.) 

LE IfARIAOE DU PINSON. 

[Variante de la chansonprécédsnte.) 

La cardîno e lou pinsan 
S'en bolen maHda doumen 



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FBIMOILLA COBL£BS. L. 

Qn'an bolen hé no bèro heeto 
Mes de pan n'an briquo de reito. 
Lan liro, liro, Un lira 

Lan liro, liro, liro la. 

La honmiguo s'en ba aou marcat 
Sou cot lous porto nn Bac de blat 

— Aro nous aouR de tout b'aonen 
Sounque de bin, briquo n'aouen. 
Lan Uro .... 

Lou bourricot s'en ba aon monlin 
E s'en toumo un pipot de bin. 

— Aro nons nous de tout b'aonen 
Sounqne linge que nou n'aouen. 
Lan liro .... 

La tartagno iort dou plancha 
Dap la Berbietoe aou darrô 
Et louB souH petits tartagttoni 
Que B'en porton aengles touulloUB 
Lan liro .... 

— Aro noua aous de tout aouen, 
Sounque beyrea, que nou n'aouen; 
La gramoulllo sort doa barat 
Dap loua beyrea tout» eacurata, 
Lan liro .... 

— Aro nous aous de tout aouen 
Souuqu'un cousine, nou n'aouen. 
La landarro sort dou paillé. 

— Ad n'aoueta lou cousine \ 
Lan Uro .... 

Lout gat ëro procbe don houec 
Ou n'esgarraoupio lou coulet, 
L'arrat se boutée & crida ; 

— Que me bolen echarrea I 
Lan liro .... 

— Assistat-me doun, brabos gens I 
Lou gat qu'en ten d'abe lai dens : 
AmousBecB que croucMcb mous os. 



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184 FKINOILLA COBLEBS. L. 

M*espemqiio en qnonate on cinq moa. 
Lanliro.... 

Truiiiction : La cardino (chardonneret) et le pinson veulent le 
marier demain; ils veuleni faire une belle fête maie îla n'ont pas 
de pain de reste; — X,an lire, lire, lan lira, lan lire, lire li. — 
La fourmi va au marché; sur le cou elle porte un sac de blé. — 
Maintenant de tout nous avons, sauf du vin, nous n'en avoiis du 
tout. — L'Anon va au moulin, et rapporte un pipot de viu. Main- 
tenant de tout nous avons, sauf du linge, nous n'en avons point. — 
L'araignée sort du plancher, avec les serviettes derrière, et ses 
petites araignées, qui portent chacune un torchon. — Maintenant 
de tout nous avons, sauf des verres nous n'eu avons point. La gre- 
nouille sort du fossé, avec les verres tout rincés. — Maintenant de 
tout nous avoua, sauf un cuisinier, nous n'en avons point. Le loir 
sort de la meule de paille. — Ici vous avez le cuisinier 1 Le chat 
était près dn feu, il lui égratigne le cou. Le rat se met à crier : — 
On veut me casser les reins. — Assistez-moi donc, bonnes gens I 
Le chat me tient avec les denta, a morsures il brise mes os. Il me 
déchire en quatre ou cinq bouchées. 

(C^NAC-MoKTinr. Littérature populaire de la Oascogne.) 

LE TINSON ET L'âLOVETO. 

(Variante,' midi de la France.) 

Le tinson et l'aloveto 
Queu se vouliont marida 
Queu se vouliont marida 
Ma'n'avion ren por mangea. 

Fringounetto Mariouneto. / „ , . 
... .,..,. i Refram. 

Mon oiseau qui n'est si beau S 

Queu se voulion marida 
Ha n'avion ren por mangea 
An délai veinguait le lau 
Imbei un mautou a ion eau. 
Pringonneto..... 

Par de char noun aveins prou 
Ma de vi nonn aveins pas. 



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rRINOUXA MO^TlFRl^GILLA. L. 

De là Teingnait le rena 
Imbel un barele k son bras. 

Par de tï noan aTeloB prou 

Ma de ménetrei noun Aveina pas, 



Ua con me para dau minau, 
VoQ farei sauta Jusqu'au trau. 

Le mino sor dos ceindre! ' 
Qu'iniporto le meneitreii 

Para de lei, para de lei 
Notre meueitrei ain veit. 
Pringouneto Mario uneto 
Mou oiseau qui n'est si beau. 
(Esfaisur ta musique, Paris 1780, t. II, p. Ul.) 

FRINGILLA MONTIFRINGILLA. L. 

LE PINSON D'ARDENNES. 

1. — Dans un grand nombre de provinces, cet oiseaa 
n'apparaît qu'ezceptionnâllement ; si cela arrive, on croit 
savoir qu'il vient de tel ou tel pays. On le nomme ; 

PINSOK d'àrdbnkes, pimson des ârdenhes, français. 

ARDBNNET, m. Sologne, Salei-ne, 

PINSON D'AnvBRONE, Centre, Jaubert. — Vienne, Mauduyt. 

PINSON DES UNAHIBS, CÀNABI, Calvados, Lemetteil. 

CBIN30UN COBSO, Nice. Riaso. 

OniHSAR d'espaoko, Oard, Creapon. 

PAISSB DE HXR, BIDON DB HSR, Anjou, Millet. 
PICHOT DB MBH, Orléanais, Saleme. 
piNSin DBL KORT, ToulouBe, Lacroix. 

2. — Le pinson d'Ardennes, habite les contrées mon- 
tagneuses : 

PINSOI) DB MONTAGNE, français, 
PINSON KONTAiH. françaia. Saleme. 



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186 FRINaiLLA NIVALIS. BKISSON. 

PIGHOT MOKDAiN, Orléaiiaia, Salenie. 
QUINSAH ROUQDii. Qard. Craspou. 
ouiNsooN GAVonA, Tooloii, Pellicot. 
OUIHSOUN GÂVODKT, proveafal, Hoonorat. 
OUiNBAB GAVOis, o&vois, Carpcntras, de Merle. 
Cf. IloltUO, TesBin, Schiai. 

3. — Autres noms du pinsou d'Àrâennes : 

rnisox d'hiver (>), Deux-Sàvres, OuiUem&ao. 

pntsl I18C, catalan des Pyrénées -Orientalei, Companyo. 

MAC, Tara, Gary. 

KOUAC. Toulouae, Lacroix. 

tnaOLET. OenèTe, Necker. 

TIOKET, m. Jura, Bridel. — Bourg. Marcli. 

tiokAtb, f. Bourg. March. 

CAIKEÛ, KAIKEC ('). wallon, OrandgBguage, Sél;s Loagctkamp». 

CHOIE, CHOud (*), Savoie, Bailiy. 

PiCHON DE BOi ('). euvirouB de Cambrai, Boniface. 



FRINGILLA NTVALIS. BEI8S0N. 

LE PINSON DES NEIGES. 

1. — Cet oiseau habite les hautes montagnes des Alpes, 
dans le voisinage des neiges et des glaces ; on l'appelle : 

ALPIN, Gi-euoble, Tousaenel. — Dauphinâ, Bouteille. — Moat- 

Cânis, Bailiy. 
ARPAN, Mont-Cénia, Bailiy. 
ROCHSRAN, Saint -Jean-de-Manriemie, Bailiy. 

GHINSOUN DE UODNTAONA. Nice. RiSBO. 

PIK30H DBS HBiGEs, m. fraaçais. 
HiVBHBAD, m. Dauphiué, Buffon. 
NIVEROLLE, f. frautaîB. 

(I) Pendant les grands froids de l'hiver, cet oiseau descend dans tes 
plaines. 

(!) Cf. Onikar, Oicler, Bavière, Jfickel. 

(S) cr. Kwarrlnk, hollandais. 

(*) Ainsi appela parce qu'il approche plus rarement des habitations qae 
le pinson ordinaire, «t Tréquente de prétérence les grands bois. 



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FRIKOILLA 0ABDUELI8. L. 187 

2. '— A. Dunkerqae, cet oiseaa fréqa«nt« les dunes ; on 
le nomme : 

Horauu DBS DUXBS, m. Dankerque, Sâl^a Longcbftmpa. 

3. — Le plumage du pinson des neiges est en grande 
partie blanc, d'où son nom de : 

BUHC, BUflC DB HOIITAOHB, Hout-CânlB. Bailly. 



FRINOILIA CAIU>UELIS. L. 
LE CHARDONNERET. 

1. — Cet oiseau flréqaente diflférentea espèces de cTiar- 
dons, dont il mange les semences. C'est ce qui lui a fait 
donner les noms suivants ; 



ClRDOmiBRA, 

ubdkkAirot, 

CHSRDOHl. m 

CHARDOKNARI, 
CS&RDOKKEBI, 
TGHAIDISNBBI, 
CABDONHBRBr, 



f. Nice, RiMO. 



m. Bsfotme, Lagravère. 

WEiUon, Orandgagnage. 

m. laère, Charvet. 

m. Montbëliarâ, Sahler. 

m. Mootbéliard, Sahler, Coutejeau. 

m. Flandres, Vermeise. 
CBAADONKBBET, ffl. frauçaU- 

CHARDOCNERBT, m. LuxembouTg, vallon, LaronUine. 
TCHADiNBHBT, m. Lea FourgB, Tiuiot. 
CBARDRiEH, m. Traoçais dialectal, Salerne. 
CHADRiER, CHADH1B, tn, Foitou, Lalaïuie. — Vienne, Handuyt. 
CHATRiA, m. Poitou, Favre. 
ÉGHARDOXNIBDX, m. Savoie, BaiUjr. 
TSADiNBUHEDx, m. Jura, Monnier. 
CADOBKnXt »t. picard. Marcotte, de Poilly, Corblet. 
CABDOKITEREULLE, f. aucien français, Sclieler, Msb. de Lille. 
CHAUDRONNIER ('), m. pajH messin, recueilli personnellement.— 
Vosges, Thiriat. 

. pays messin, recueilli personnellement. 



(1) C* mot est défiguré par suite de fauue étymologla populaire. 



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» FRINQILLA CA.RDUELI6. L. 

CABDB {'), A-ançais, Cotgrave. 

UHDi, m. Toulouse, Lacroix. — Quercy, Ctadel dans son roman 

intitule : Pour Margot, 
CiBDiNi, f. Pyrénéei-OrientaleB. Companyo. 
CARDINO, f. Languedoc, AzaÏB. — Landes, de Métivier. 
CHBHDiH. m. nallou, Orandgaguage, Sélya Longchamps. 
ÉGSÂRSiN, m. Centre, Janbert. 
CHIBRDIN. m. Liège, Forir, ' 
TiBRDEN, m. wallon, CambreBier. 
CHATRIK, m. Poitou, Lalanne. 
CHAiLDRi, m. Poitou, Lalanne. 
âCHARDHic, m. Clief Boutonne, Beauchet Filleau. 
ÉCHARDRIT, m. Saintonge, Jdnain. , 

CARDINAT, m. Castres, Azala. 
CARDINAL, m. Deux-Lèvres, Ouillemeaa.— Charente-Infârieure, 

LeSBOQ. 

sARDiNAL. tn. rouchi, Hécari. — Wallon montois, Sigart. 
CARDINAUN, m. Savoie, Bailly. 

CABDiNO, f. Béziers, Bévue des Langues romanes, 18T7, p. 239. 
>, f. Gers, Génac -Montant. 
\ ceaudihoret, m. Pays de Vaud, Callet. 
TSAHDiNOi-ET, m. Fribourg, Grangiev. 
TSKHDINOLET, m. Suisse romande, Bridel. 
CARDALiMA, ;'. prov. inod. Honnorat. — Carpentras, de Merle. 
>, f. provençal moderne. Castor. — Bouc hes-du-Rh Une. 

Villeneuve. — Carpentras, de Merle. 

, Carpentras, de Merle. 
GARDBUNA, /. Nice. Toselli, — Menton, Andrews. 
CHBRDÉLIN, m. wallon, Orandgaguage. 
CARDAiHiNA, f. ancien provençal, Raynouard. — Languedoc, 

Azals. 
GARDABINO, /, Toulon, PelUcot. 
CARDBNiLLO, f. est du Var, Pellicot. 
CARDENio, f. Var, Pépartement du Var, grand in-folio. 
CARDiL, tn. Périgord, Revue des Langues romanes, 1877, p. 836. 
CKARDII.LOH, m. Isére, Charvet. 
CHARDBRADLAT, m. Savoie, Bailly. 

l'I Ce nom et la plupart de ceux qui suivent ont aussi le sens de cbar- 
dol. On a donc transporté le nom de la plante b l'oiseau qui la fréquente. 
On appell't bien couotb (aom d'oiseau) la tieur du coucou, celle qui flenrit 
an mAme tamp* que le roi - ... 



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FRIN0ILLA CARDUEUS. L. 189 

URDOITNKT, nt. Gironde. Doptenr. 
C&BDONNETTB, f. rouchî, Hëcait, Grandgagnage. 
CHARDONNET, m. français, Cotgrave. — Centre, Jaubert. 
ÉCARDONETTE, f. normand, Travers. DelbouUe. — Enviroiu de 

Cambrai, Boniface. 
âuREtorTŒTTB, f. Brav. Decorde. 

ÉCH&BDocNBT, ÉCHABDONET, BCHERII05ET, m. Centre, Jaubert. 
tiCHABDOUNETTB, f. Centre, Jaubert. 
CAiRDRONnET, m. normand. Travers. 
cardroubtte, f. normand, Cheanon. — BeHÏn, Joret. 
CHAïADRONNET, m. Haut-liaine, Monteeson. 
CHARDEROHET, m. A'ançalg, Nucério. 
CHARSRONNBT, m. Reims, Saubioet. 
CHASDAOKETTE, ;'. normand. Le Héricher. 
ÉCARDRONETTE, f. noFmand, Le Htiricher. 
GABDONEL, m. Languedoc, Azals. 
CEARDONNBAD, m. français, Cotgrave. 
CAHDOUMIUHO, f. Languedoc, Azala. 
CORDODNILLO, f. Rouergue, Duval. 
CARDOUNiLiA, /. Hârault, Marcel de Serres. 

Cf. Carduera, Sard. du Sad, Cara. — Cardu giacnRini, Cupani, Benoit. — 
. Canllln, Cwlln, piémont., Bon. — Sardil, Malte, Schembri, — Gardelit, Ital. 
dialect., Mussafta. — Cardainlia, G^nes, Descr, — Cardclla. Ital. — Cirdillo, 
Naplea, Costa. — Cardellina, Sard. du Nord, Cara. — Cardelllno, Cu-ltiim, 
Cardemsto, Toscane, Savi. — Cali^ernglo, Calderina, Caldsrello. ital. — Car- 
dJddn, Sic, Ben. — DineUliik, DiEUlteisiK. ail, — Dlstler, Dlstell, Suisse ail., 
Schinz. — Dladtle, Mulhouse, DollAis, p. il. — DraohtelTeilktlcbaii. Lui. 
ail-, Lalontaioe. 

2, — Autres noms du chardonneret : 

OLICBËT, pays mesain, Jaclot. 
PABAOUR, FABOR <'), breton armoricain. 

D'après un passage des Gtiersioux de M. Luzel (I, 253) 
on appelle en Bretagne ar pàbor euz ann hoU baotred, 
m. A. m. le chardonneret des Jeunes gens, le plus beau 
jeune paysan du village. 

(1) C.-a-d. : pqit d'tr, ainsi appelé k cause de sa tête rouge ëcarlate 
assimilée h une tiare papale et de la couleur Jaune d'or d'une partie de 
son plumage. 



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190 FKINGILLA 0AKDUELI8. L. 

En Angleterre il doit à ses jolies couleurs le nom de 
proud tailor (comtés de Derby, Nottingham, Leiceater, 
Thompson ; Somersetahire, Notes ajid Quer. 3 nov. 1877). 

3. — ■ La dociliW du chardonneret est connue, on lui apprend, 
aaiu beaucoup de peine, k exécuter divere mouvements avec préci- 
aion, à faire le mort, à mettre le feu à un pétard, à tirer de petite 
Beaux qui contiennent aon boire et aon manger. > 

(Bdffon, Histoire naturelle.) 

C'est ce dernier talent qui lui a valu le nom hollandais 
de pitter, putter, c-à-d. : le puiseur. 

4. — On donne le nom de chardonneret royal k une variété de 
cet oiseau; les oiseleurs nomment quatrain (catalum, gascon, de 
Uétivier) une variété qui a quatre plumes blanches à la queue; 
sisiain, une variété qui en a aix; vert pré, une variété qui a du 
vert à l'aile; charbonnier, une variété qui a la barbe noire. 

(Orléans, Salerne.) 
Le jeune chardonneret est appelé vardan (Savoie, Bailly). ou 
griset (franc^^* Saleme). 

5. — Locution : 

On appelle testa de cardounilho, une personne étourdie. Langue- 
doc, Azals. — En français, on dit dans le même sens, télé de linott*. 



< CoBsaire de cordounilbo 

Et pescaire o lo linho 

N'ojèt Jomai bouno cousiao. > 

C.-à-d. : Chasseur de chardonneret et pécheur à la ligne n'eurent 
Jamais bonne cuisine. 

(Rouergue, Dutàl.) 

4 Pescaire de cana, e cassaire a la cardelina 
Se si merenda, non si diua. » 

(Nice, ToSBLu.) 
€ A pescaire a la ligno 
A cassaire di cardonilio 
Paisan. doues pas ta fllio. > 

(Languedoc, Triessing-) 



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FBINOILLA SFINUB. L. 191 

Ces proverbes signifient que les métiers d'oiseleur et de 
pécheur à la ligne sont des métiers de gueux. 

FRINGILLA SPINUS. L. 

LE TARIN. 

1. — Cet oiseau s'habitue facilement à la captivité et 
se montre très-gai en cage, où il sert à faire chanter les 
autres prisonniers ; par suite on l'appelle : 

BOTO EN TREK, m. Coirèze, Béronie. 
BOUTT Ê TRiM, m. Liège, Forip. 

2. — Son chant ressemble au bruit d'un métier à bas; 

d'où son nom : 

HÉTiBB A BAS, m. Normandie, Cheanon. 
Cf. StrampfwBlMr, Alsace, HermiuiQ. 

3. — Le tarin, en hiver, se nourrit de» boui^eons de 
l'aulne. On l'appelle : 

POU (') DE VBRGNE, m. Vienne. Mandayt. 
cni (') D'Auni, m. Saint-Amâ, Thiriat. 

cr. IrIniMiilc, Bll. 

4. — Autres noms du tarin : 

tAbin. TËBiN, m. Lorraine, Oérardin. — Champagne, Tarbé. ^ 
pic. Marcotte. — Norm.,,Cbe8n. — Neufetit., Bonhote. 

TABIH. m. fi-ancaie. 

TARI. m. Tonlouse, Lacroix. 

TinuH. m. Hérault, Marcel de Serres. — Gard. Ci-espon, — 
Carpentras, de Merle. 

TDLIIT, m. Languedoc, Sauvages. 

LDCRi, >n. Hérault, Marcel de Serres. — Prov.. Honnorat. — 
Toulon, Pellicot. — Var, Dép. du Var, gr. io-fol. 

LIBOCHB, m. Nice, Riaso. 



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llfê l'RIMGILLA CITKinBLLA. L. 

LLUCÀABT, m. P;n^^*-OrieDtaleB, Companyo. 

LDGABO, m. meutomiis, Andrews. 

sIebt, tn. Liège, Forir, — -wallon, Sélys LongcliaropB. 

STEKiui, m. wallon, Orandgagnage, 
Cf. pour les deruien noms : Lncm, sic, Ben. — Loeuliio, LocluriBO, 
Ital. — tnjar, TJDitiea, gênoia. Frioul, Muas. — L«|&rl, Bergame, Uuia. 
— KDtfMrt, Brescia, Crémone, Uusa. — Lecnra, Nap., Costa. — tetrt, 
Malte, Schembri. — Ucals, O^nes, D«scr. — Ltgoria, milan., Banfl. — 
Ut«rl, Cremona, Huss. — UforlB, CAine, Uusa. — Itltlff, telitl, ail. — 
liaill, naili, SuUse ail., Schini. — Slikln, augl. 



FRINaiLLA CITRINELLA. U 
LE VENTURON. 

1. — Le plumage de cet oiaeau qui a des affinités avec 
le serin de Provence et le tarin, est vert et jaune; le 
TOnturon est appelle : 

SEHIN TKBT, M. Savole, Bailly. 
aNi VBBT, m. Savoie, Bailly. 
TERDON. m. Savoie, Bailly. 
SEBiN, m. Nice, Risao. 
Le mot serin semble dérivé de dtrinug. 
Cf. CHrlnclieii, CUroneaUak, airBnli, Suisse ail., Schlni. — CUrindli, 
Cupani, Ben. — tltrlnla, MemmîDgen (Souabe). JSokel. 

2. — Autres noms de cet oiseau : 
VKHTUBODS. m. Toulon, Pellicot. 
TBKTnRON. m. français. ^ 
CAHABIA DB MODNTAGNiA ('), Snisse romande. Sctiiiu. 
SBBIH D'ITALIE, m. Suisse romande. ScMnx. 
HAUTE LUNETTE, f. Saint-Amê. Thinac. 

luciUi, m. Toulouse, Lacroix. 

viiorLOUNAlKÉ (>), m. Gard, Orespon. 

TDBis viouLOUNAïRÉ ('), Carpentras, de Merle. 

BiAocLODNAYRB, m. Toulouse, Lacroix. 
(1) Cf. CanarlD d'nuontacna 
(*) Creapon eijiiiqueaiiis: 
ressemble k ia chauteralle 
{Il C.-b-d. : joueur de violon. 



Piém., Bon. 






ce nom : . La tari 


u fait entendre u 


n cri qui 


l'un violon monté a 


u diapason, qu'o 


Q pince.. 



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FAINQILLA SBBINCS. L. 198 

FRINaiLIA SERINDS. L. 
LE SEEUN HBRIOIONAL. 

1. — Du latin citrinns = qui a la couleur du citroD, 
vient le nom suivant : 

«EiN ('), M. Nice, Riflso, —Toulon, Pellicot. — fysnçaia. 

Cf. les noma du TtBtiirM, oiseau qui a beaucoup d'afflnttéa arec U 
Mrin, et qui, comme lui eat d'un jaune Terdltre. 

lUgBlrqu. M. LUtré commet une erreur en rattachant la forme Mita 
à la forme laraiâ. Il t'appuie anr ce texte du xrv* iibale : Stma, atù 
rirUii ctiaù, âfa (dw Du Caoge. — Cet oîMau qui Mt vert «t qui 
mange les abetUea n'est pas le serin mais bien le Itanpt WfUMT, connu 
dans le midi de laPrance sous les nomade fema on Mmt. [Voy. p. n.| 

2. — Autres noms du serin : 
SENICLI. m. Bourgogne, Mignard. 
SBNic, m. Doubs, Brocard. 

SBim.> siNiL, CBNiL, m. Bdranlt, Marcel de Sema. — TouIouh, 

Lacroix. — Landes, Métivier. — Tarn, Oarj. 
SBNi, CKNi, m. Isère, Chairet. 

snij, cmiP), m. Sav., Bailly. — Bouches-du-EbOne, VUlmeuTe. 
siGNi, GiGin, m. Bouches ~ du -RhOue, Villeneuve. 
BEKiN ciNi ('), m. Bouches- du -Rlt&ne, VilleneuTe. 
SKSIH lAUNB, Ml. Savoie, Baiiljr. 
BKRIN DE PROTBncE, m. ft-augais. Toussenel. 
SERIN HÉRiDiONAi., m. flrauçais. 
SBIUH VEUT, m. tnaç&U, 
SERIN DES M0HTA9NE3, m. Savoie, Bailly. 
cuuRi ûB ]H»rFASHB<'), tn. Pyrénées- Orientales, Companyo. 
oiSKAD DE TEiuns('), m. Isère, Chairet. 
CANARI MOKD. m. Pyrénées -Orientales, Companyo. 
SARAzm (<}, m. Oord, Crespon. 
(■) Cf. Sljln, Ssrlo, noms de cet oiseau en gaUicien, PiBol. 
(1) Cf. Oïl, esp., Nac. -~ Suit, Piém., Bon. 

{>} Ce nom et les quatre suivants lui sont donnas pour le distinguer 
■oit du veotarOB, soit du Maglll* isrinns cantrlsuls (oiseau de Canaris) 
auxquels on donne aussi 1« nom de séria. 
W et eauarln d« montl, Sard. du Sud, Oara. 
0>) Vsrai est l'arbre appelé aulne. 

(*] 11 est possible que dans certaines provinces le serin fasse sa nour- 
rtttira principale des graines d« sarrasin et que par suite on lui ait 
dODnd ce nom. 

13 



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FBINQILLA CANNABINA. L. 



êBD^Era, m. CfirpeDtrajs, de Uerle. 
sâsjizihé, m. Oard, Creapon. 



8. — En français on dit d'un niais, d'un imbécile : 
c'est un serin. On trouve dans P. de Kock, Taquinet le 
bossu, la phrase suivante ; « il donnera dans le panneau, 
il se laisse attraper comme un seriJi qui change de queue. » 

Les mots serinard (P. de Kock, La grande ville) et 
seringuirws, ont ce même secs d'imbécile dans le bas 
langage. 



PRINGILLA CANNABINA.. L. 

LA. LINOTTE. 

1. — Cet oiseau fait sa nourriture principale de graines 
de lin, d'où ses noms : 

LINOI, m. français. 
LiNBT, m. Namur, Oraudgagnage. 
LINBAD, LUNBAD, m. Vienne, Mauduyt. 
LtTNOT, m. Ciia l'ente -Inférieure, Leason, — Corrêze, Béronie. 
LiGNOT, *n, Savoie, Bailly. 
LINOTTO, f. Toulouse, Lacroix. 
LINOTTB, f. français, 

ALINOTTB, /. Ptthmers, comm. par M. BeauTillard. 
LUNOTTK, f. Centre, Jaubert, 

LINBTTB, f. wallon, Lafontaine, — picard. Marcotte. 
LUKZTTE, f. Montbéliard, Sabler. — Centre, Jaubert. — Bresse 
châl., Ouillemin. — Vosges, Tliiriat. .— paya messin. 
UQNOTÂ, /. Nice, Eisso. — Carpentraa, de Merle. 
UGNOTO, ;'. Gard, Crespon. — Carpeutras, de Merle. 
LiONETTa. /. Uai-ne, Tarbé. 
LuaifOT, LDQNOTTB, LBuoNOTTE, ChfltiUon- SUT- Seine, comm. 

de M. Daguin. 
idiTOTTE, /. paya vandois, Callet. 
LnrsK, breton armoricain, Taslé. 
LINBGEZ, f. breton armoricain. Troude. 
UGNOTou. m. Carpentras, de Merle. 



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FRINGILLÂ. CANHABINA. t. 195 

umiaofl, m. wallon, Or&ndgognage. 

, LiGNHOfl. m. Liège, Hock (t. II. p. SS). — wallon, 
SeljB LoDgchamps. 
. Les mot* comma liuot, ilootta, Itnatto, «te, terrent b ilM- 
gner la lin. Il semble qu'on ait donné le nom de U plant* k l'oiieav 
■Implemeat parce qu'il en mange la semence. 

2.* — Autres noms de la linotte : 

KNiouvra. Boochea-du-Rhône. Pellicot; Villeneuve. 

BUHdoo. Bouches- du -Rb Ane, Pellicot. 

GBis FRiON, m. rouchi, Hécart. — env. de Cambrai, Boniface. 

QRis FiON, SBI8 riLion, m. Haubeuge, Hâcart. 

BHis USNBOU. m. wallon. Selys Longcbampa. 

OHiCHE LCNBTTE, f. Luxembourg -wallon, Lafontaine. 

SICAM LINBS, breton de Belle -Oe- en-Mer, Ch. de La Touche. 

Hilloc'h, m. Vaonea, Troude. 

KiRAiLLO, m. Auch, Abadie. 

PA2SAHELL TBRUBLL, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

TIHBTTA, f. Suisse romande, Bridel. 

PBnia UNKTTB, f. picard. Marcotte. 

CHOQiTB, Bajonne, Lagravère. 

FANR ('), mentonais, AndrewB. 

3. — On dit d'une personne étourdie, qu'elle a une tète 
de linotte ('); dans le Languedoc, on dit dans le même sens 
testo de cardouniUo (Azals). En fr. on dit d'un imbécile, 
c'est un serin; en ail. ou se sert pour exprimer la même 
idée, du mot gimpel = bouvreuil. 

4. — Siffler- la linotte = boire plus que de raiion. 

&• '^ < Siffler la linotte, luatmire une intrigante, un chevalier 
d'induBtrie, pourlea faire réuasir dane les projets qu'on a formés.» 
(Lbboux, Diet. comique.) 

(1) Cf. laictt, milan., Banfl. — ruutto, Qtoes, Durazzo. — Iinello, ital. 

(I) Leroux, IDiii. am.) dit que cette locntlon est due b ce que cet oitean 
a la ttte très-petite. 



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.96 UNARIA RUFBSCSNS. VI2ILL0T. 

LINARIA MONTANA. Buisson. 
LA UNOTTE DES MONTAGNES. 
1. — Cette espèce de linotte porte les noms de : 

UNOTTE DB8 HONTAONBS, f. françaû. 

LINOTTE DBS TtGKBS, f. Lorraine, TousHenel. 
UnOTTB KOUGE. f. français, Touseenel. 
PASSAHELt PABDO, PyrénéeB 'Orientales, Compauyo. 
CARDINALIN BÀTABii ('). m. Savoie, Bailly. 



LINARIA. RUPESCENS. Vieillot. 

LESIZEaiN. 

1. — Noms du sùerin : 

TARm, *n< Nice, Riaso. 

LUC. QenëTe, Necker. 

LVCRâ, m. Toalouae, Lacroix. — Gard, Creapon. 

stZBiioi, m. fï'aiifaia. 

SÉRÉZIN, m. Hérault, Marcel de Serres. 

ciB^HET (■), m. Calvados, Leeauv. — fiançais, Tonsaenel. 

TEHEBLiN, m. wallon, Selys Longchamps. 

ORTOLAN, m. Cnllf (Suisse), Bride!. 

OArFABOD, m. catalan des Pyrénées- Orientales, Companyo. 

PETITE UNOTTE DES VIQKES, f- SaTole, Bailly. 

UNOTTE DE HONGRIE, f. Douba, Brocard. 

UGNOTO aivouATO, f. Var, Pellicot. 

KNJOUViN OATODA, Boucties-dn-RhOue, Pellicot. 

Cf. i«a noou du tarin, oiuan qui a beaucoup d'afflnltés avec le siicrln. 

fi) Cf. (irdiiuKtt =: UurlB rarticani, milanais, Baufl. 
(I) Peut^tre cet oiseau manga-t-ll les «emeuces de la plante appelés 
MbuMI Bn ce eas, 11 devrait ion nom fc cette plante. 



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EMBERIZA UIUARIA. h. 197 

EMBERIZA MIUAHIA. L. 
LE PROYER. . 

1. — On trouve fli-équemment cet oiseau dans les préa, 
d'où ses noms : 

PB&DiBB, m. CarpeatrsB, de Merle, Chats* aux filtt», p. 81. 

PBAVEB, m. Ardeunes, Tarbé. 

PHOTBB (>), m. lançais. 

PBBTKB, m. lançais, CotgniTe. 

PRDTEB, m. français, Salenie. 

PBBiBB, m. PariB, Salerne. 

FBiBR. m. français. Belon. 

ALOUETTE DB PRÉ. f. Chftteaudun. coi 

TEBSIÉRB DB PBi (>}, f. Jura, Ogârii 

Pays messin, recueilli personnellement. 

2. — Le Chant du proyer est une succession de notes 
stridentes qu'on a essayé de rendre en appelant cet oiseau: 

VBRnni, Normandie, Chesaon, Travers. — Bayeoi, Plaquet. 

CEic p) PBBORi, Bouclies-du-RhAne, Villeneuve. 

CHIC PÂBDBI, Var, Dëp. du Var, iu-fol. 

CHi PBBDBi, Toulon, Pellicot. 

TCHI PEHDHI, Hontélimart, Nemnich. 

FËTéuni, Aitjou, Millet. 

PËGBI, Vienne, Maudnyt. 

PATABI. Auvergne, Chalanlat. 

PATATBi, Centre, Jaubert. 

POTRIE, f. Centre, Jaubert. 

BBHABi, Perigord, Saleme. 

pETÀBiscLà, Toulouse, Lacroix. 

siLEBl, Morbilian, Taslé. 

cohfAbb ('} ûvtLLBBi. Deux-SèvreSj Quillemeau. 

(1) Dans l'AieD» (Brayer, 2' vol. 101.), un vacher l'appell* Frortr, c.-k-d. 
uhil qui *B dans lei prés. 

(>) Le Proiar adw afflotu» avec l'iloutu et laVerditrt.— Cf.U 
angl. C. Smith, 

f) Le nom de CUo s'applique en général htoiu les labtTliw, 

(i) Ce nom de Conptre lui est donné par tamiliarité. 



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108 EKBEBIU. MILIARIA. L. 

SBiUL, AadBj bftros TroaTé, Dater, «te., !• vol. p. 69. 

OOQUXDKis, CAQITKDKII, GOOODBiLLi, Sologne, Saleme. 

cmcnni, cmcnin (i), Languedoc, Sauvages. 

TABTUI, Anjou, Millet. 

TKiraij Brie, Nemo. — Saintonge, Saleme. — Savoie, fiaill;. 

TtRi-TBU, Languedoc, Sauvages. 

TKBU, français, Saleme. 

t'heiTi Saintonge, JAnain. 
3. — Autres noms du frayer {*) : 

PRAILLK, laère, Charvet. 

ratLi, Lyon, Nemnlch. 

TiUDO, Languedoc, Sanvaget. — Oard, Creapon. — Carpen- 
traa, de Herle. 

TUDO, Ijuignedoc, SauTagoa. — Frovence, Darinc. 

Tiau(i). Aube, Ray. 

TULOT, Centra, Janbert. — Berry, Salerae. 

nttLOT, nu-OT, Berry, Salerne. 

smonULi (•), f. Pyrénées -Orientale*, Companyo. 

CBlHCHOintLÀ, Oard, Crespon. — Hérault, Marcel de Serres. 

XÀLTKÉ, Tarn, Oary. 

TOini d'alois. Noirmoutier, Piet. 

OOtiTUOnx, Saintonge, Saleroe. 

PITA BLÀ, Nice, Risso. 

SMS BSG, Denx-SéTrea, Onillemeau. 

(UTOUK, Nantes, 3)deme. — Finistère, Souvestre, 1B36, — 
A^Jou, Millet. — Noirmoutier, Piet. 

(ttTOLAH DB KÀUis, m. Savoie, Bailly. 

ALoutriB DBtraC), Marne, Oérardin. 

UiTTA UTHAURA, f. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

OBOe PAÉ, Calvados, Lemetteil. 

piDOO, m. Anch, Abadie. 

PKTRiTZ, PBTBtTE, PBTUT (*>, flTftnç&is diftlect., Saleme. 

(1) C£ CUalrri a ImUm, Sardaigne du Nord, Salvador! Ctclmnl, Sleils, 

Benoit. 

(t) Parmi 1m nomi qai luttent, 11 sn est peut^tre quelqaes-iuit qui 
(Ont doi b foaomatopéa t 
(•) Cf. nmioin, itallan. 
(*) Cf. Darflllla, eip. Nemnich. 

(*) toia c-b-d. rtBBisét par opposiUon li l'alouetu qui Mt tvalta. 
(*) Cf. MMae. H<n«elle, Ital. Neomlch. 



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BHBEBIZA CITaiNELLA. L. IW 

ËMBERIZA CITRINfiILLA,. L. 
LE BRUANT JAUNE. 

1. — Le plumage de cet oiseau est jaunâtre ; le vulgaire 
l'appelle tantôt le jaune, tantôt le vert, parce qu'il confond 
volontiers ces deux couleurs ; on le nomme donc : 

lAOKÀig, m. Finistère, Sonveetre. 

JEAUNET, m. SaintoDge, JAnain. 

tÀUNEBRAO, m. Anjou, Millet. 

JADNI33I. f. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

DiAnoiROTTB, f. Montbéliard, Contejeui. 

DiÂOiTNBROTE, f. Montbélianl, Sahler. 

VBRDun <i), m. Genève, Necker. — Aiyou. UiUet. — Luxem- 
bourg wallon, Lafontaine. 

VEBDiàBB, f. Châtillon-Bur-Seine, comm. par M. Dagum. — 
Bourg., March. — picard, Marc. — Lux. wall-, Laf. 
— Sav., Bailly. — Douba, Brocard. 

VBWWiE, f. Char., Trémeau de Rocb. — Deux-Sèvrea, Quillem. 

TERUAis, m. Centre, Jaubert. 

VEBM0H, Hérault, Marcel de Serrea. — Provence, Honnorat. 

VBKDANNB, Ssïoie, Bailly. 

VASDANNB, Savoie, Bailly. 

VERDÀGNo. Carpentraa, de Merle. 

TERDELo, Auvergne, Chalauiat. 

BEHDAonsE, /. Landes, de Métivier. 

BBRDAOULO, f. Tarn, Oary. — Toulouse, Lacroix. 

BBRDOULAT, Qera, Cénac-Montaut. 

BAHDOBLL, catalan des Pyrénéca-Orieiitales, Companyo. 

VODIOURE, f. Montbéliard, Sabler. 

2. — Certaines couleurs roussàtres de son plumage 
l'ont fait appeler : 

BOUlStàROD, Carpentras, de Merle. 

ROnssiTA, Carpentraa, de Merle. — Oignac, Marcel de Serres. 

ROSSETTA, Savoie, Bailly. 

aosSB PÉDÉLE (1), Saint- Amé, Thiriat. 

(1) Ce nom «t les suivants servent souvent aussi II désigner la vtriOèr* 
(FriaBilla ohloris.) 
(>) 1» ne ta.it pas ce que signifie Fittl*. 



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200 H MPtR"-* CITRINELLA. L. 

3. — VSmberixa cUrtii^a porte quelquefois les noms 
saivants : 

CBic(>). ProTenca. Darlnc. — Bonches-dn-Rli., Villeneavo. 

aiGA[*). Nice, BJaao. 

BRDAST {»), m. tronç&ia. 

BUAHT. m. Normandie, Le Béricher. 

BRILLAITT. m. Lyon, Molard, 

Ces noms serrent d'one façon générale à désigner les 
différentes espèces du genre JËn^erize ; les mots bruant 
et suivants servent on outre à désigner la verdière (Frin- 
gilla chloris). 

4. — On nomme encore cet oiseau : 

BMCART lAUn, m. franf ala. 

CBiC JiOVKi, m. Bouches- du -R)i6ne, Villeneuve. 

UNOT lADDB, m. Haut-Maine. MoQteBSon. 

LDKOTTB JAUNE, f. Chef-Boutonne, Beauchet-Filleau. 

LCifBTTB lAuNB, f. Chef- Boutonne, Beauctet-Filleau. 

VBRDA JAUNE, Vienne, Mauduyt. 

VEHixiis lAUNE, Vienne. Uauduyt. 

TBKDtBK PAILLâ (*}, m. A^jou, Millet. 

JADNBT VEBDl, Vienne, Mauduyt. 

OBOt TARIN, m. VoBgea, Oérardis. 

Ces noms lui sont donnés pour le distinguer des autres 
bruants, des verdières, des linottes et des tarins, oiseaux 
avec lesquels il a de l'affinité. 



(t) eue lembie être une ouomatopâe reproduisant le cri de rappel da 
quelque* espècet de Bnunli. — cf. S«p, Brab. du Nord, Schleg. 

(t) Cf. lifole Piombino. KoBgtlin, — ZItoI, PUe, Savi. 

(*) Ce nom signifle celui qui brnlt, 11 vient du crS de rappel de l'oiseau, 
qui est un* sorte de frûlement. En Picardie le hanneton s'appelle Smu^ 
c-à-d. celai qui fiilt du bruit (en volant). 

(MCf.Sta pU(l*t( (^nes, Durazzo. — PijArott*, SpaJlVda, milanais, Banfl 
(sans douta parce que cet oiseau est couleur de paille). 



.... Cooc^ le 



BMBEBIZA OIRLUS. L. 

6. — Autres noms du bruant jaune : 

icRiTAin (■), m. Morbilian, Tulé. 
BUTiH <*), m. paya mewin, recaeilli pen. ■ 
jÀDERBNNE, /. walloo, Seljs Lougchamps. 
jIebbeknb, r. rouchi, Orandgagnage. 
lAtTNB BàDBLK. f. Le Tholf, Thiriat. 



EUBERIZA GIRLUS. L. 
LE BRUANT ZIZl. 

1. — Cet oiseau est appelé d'après son cri de rappel : 

XIGO, T&m, Gary. 

CHIC CHIC Pjrrânéec-Orientalei. Companjo. 

cmc, provensal moderne. 

BBiBBt, Normandie. Salerne. 

2. — En Sardaigne et en Sicile on l'appelle d'après son 
cbant zizi. Les naturalistes ont introduit ce nom dans la 
langue fi'ançaise : 

BBnANT ZIZI, m. français. 
et 11, Sauari, Cetti. 

3. — Le bruant zizi porte encore les noms de : 

snuton, Nice, Risao. 

CHIC BARiASSii, m. Toulouse, Lacroix. 

VBROiBH A LA soNHETTB, m. Paria, Salerne. 

TBHDiBB TEBHiBH. VERDiBB TiRBEux, m. OrléanaiB, Salerne. 

TROTTE CHEiDN, m. Sologne, Salerne. 

CEI DE RODSsâTA, Carpentras, de Merie. 

CHOHBT. CHAUHET, C1U01UBET (>), m. fr. dialect., Salerne 

{<) cr. Sebrlinr, Brabant da Nord, Schleeel. 

<*) anlu Tient du verbe lorrain rU«n qui aigaifle groBoer, ftlre dn 
bruit. 
{*) Ainsi appelée parce qu'il ae plait daoa lea cbsurnsB. Salerna. 



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BMBBRIZ& BORTULANA. L. 



LE BRUANT FOU. 

1. — Noms de cet oiseau : 

caiG FARNOO, m. Bouches- du- RhOne, Villenenve. 
CHIC CENDROU ('}, m. ProTence, Honnorat. 
iitu GEHDRADA. A Nice, Risso. 
eue Gfiu, m. Gard, Crespon. 
BBHDAODLO 6RIS0, {. Toulouse, Lacroix. 
GKASssTi m. Bouc hes-du-Rh Ane, VilleneuTe. 
BBUAKT roD, m. français. 



EIMBERIZA HORTULANA. L. 



1. — Ce bruant fréquentant de préférence les jardins et 
les vignes est appelé : 

ORTOLAN, (hortulanua) m. tïançais. 
onBTOULAN, m. proveoçal moderne. 
OrUTOLAN, m. Savoie, Bailly. 
OHTOCLiM, m. Bouches-du-Rhône, VilleneuTe. 
OUHTOUBAH. m. TouloQ. PelLicot. 

HORTOLAifA, f. Catalan dei PjréDées-Orientalea, Companyo. 
vistfBiaouit, m. Languedoc. Touasenel. 
vieNBROH, m. Jura, Ogârien. 
cr. Ortalu, Autriche, Kramer. 

2. — Autres noms de l'ortolan: 

BBSOtJBI. BBNOUBIT, m. Cévenol, Azali. 

BBnARi, Languedoc, Saleme. 

BBKARRic, Toulouse, Lacroix. 

BBNEBIT, Bayoïme, Lagravère. 

NiPAKiBi, Rouergue. Chaise illuitrée. no». 1872. 



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EHBERIZA HOBTUIAN&. L. 203 

BDUTU. Deux-SèTres, Ooillemeau. — Char., Trémean deRoch. 
— Centra, Ponroy, Compte rendu dt» travaua dâ la 

Société de l'Indre, I, 69. 
DBVI6RAIIIB, VIONA.IRB, Languedoc, Azale. 
DUEiDUEiBEfiC, provençal moderne. Castor. 
SÂKSAKTI, AlalB, La Fare Alaia. 
FOBSotu. Savoie, Bailly. 
FAâCHii, Savoie, BaiUy. 

Pour l'explication dâ plusieurs de ces noms, voyez ci- 



3. — 4 Les oiseteara de Carpentrae appellent tnaj/en, l'ortolan 
pri» au mois de mai. qui doit servir d'appât, et tarrayé (aerrurier), 
l'ortolan mauvais chanteur, > 

(Db Ubble.) 

4. — Proverbe agricole : 

May hourtonlan 

Proun paiUo et pronn gran. 

(C.-Jt-d. : S'il pauedeB ortolans en mai, c'est un signe de bonn« 
récolte en paille et en grains.) 

(Bonchea-du-Rhftne, Villbkbitvb.) 
Hai ortoulan 
Tonplen de pi^Ja e pob de gran. 

(Nioe, TOHLU.) 
cr. 1« prov. italien : 



u. 

1, — < Dans le Rouergne on interprète son cbant du printempa 
par nipanibi — ni pain ni vin. Si on entend fréquemment ce chant 
c'est un signe de mauvaise l'écolte. > 

(Chasse illustrée, nov. 1972.) 

2. ^ Dans l'Agathois on croit que l'oiaeau dit : Mno, bino-tu I 
— A Béziers il dit : devigno-ta I d'ob son nom de devignaire. 

(AXAI»J 



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304 SlfBERIZA SCHOEMICLUS. L. 

3. ^ Eo Savoie, le chant de roriottui se traduit par ; pauvre, 
pouvre, pauvre foMori ou faucha, fauche, fauche ri, d'où ses noma 
de fouori et faiichU. 

(Bau.lt.} 

4. — Quand on voit un ortolan, on lui ' adresse ces 
paroles mystérieuses : 

4 Viro. Tiro-Iou 
S'atrapoB toun paire 
Escano lou 
Se l'atrapea pa« 
LaiBso lou t > 

(C.-ir4. : Arr£te-le. — Si tu trouTCi ton pire, étouffe-le. Si tu 
ne le trouvei pu laiBse-le. ) 

(ArieB, B«v. det l. rom.. octobre 1873.) 



EMBERIZA SCHOENICLUS. L. 
LE BRUANT DE EOSEAUX. 

1. Ce bruant qui ressemble assez à un moineau, fré- 
quente les lieux marécageux où il y a des roseaux, on 
le nomme : 

BK(J<U(T d'rau. moinbau d'uu, GhAteauduD, comm. par M. de 

Tarragon. 
BRCAHT Di Rosunx, m. français. 
PAUSE DB PRÉS, f. AnjoQ, UîUet. 
MOiHRAU DES JORCS, m. JuTO, Ogârlen. 
?BHi>nH D'ogiiKs. m. Anjou, Millet. 
CHIC DBI VALUS, m. Gard, Crespon. 
CHIC OBIS PALuns, m. Provence, Honnorat * 

- KMdipamw, augl. — KlaHMMt, 

2. — Autres noms du bruant de roseaux : 
CHIC BAKTASSiri. m. Toulonsc, Lacroix. 

CHIC DBis SAonos, m. Bouches -du -RhOne, Villeneuve. 
CHAHBONNIBB, m. Ai^ou, Millet. 



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ALAUDA ARTBNSIS. L. 

CHUTOUAis, Hérault, Marcel de Serres. — Oard, Creipon. 

CHIP, Oironde. Docteur. 

ALci, ALn, (') Berry, Saleme. 

PIOKEUX (■), Prèfort et inr la Hauve de kfeniig, Salerue. 

CASSB xiLLBT, m. Savoie, Bailly. 

piBLTOK, F ALTON, Savoie, Bailly. 

CBAT, Aqjou, Millet. 



EMBEREA. NIVAUS. L. 

LE BRUANT DES NBIOES. 

l, — Noms de cet oiseau : 

BOMOLAN, m. Danptainé, Bouteille. 
uoiJTSAU BLAHc (■) m. Dauphiué, Bouteille. 
BBUANT DBS iraiesB, (*) m. françaiB. 
iiGA DE HOonTAGHA, f. Nice, Riiso. 
SARRAlÉ, m. Bonclkea- du -Rhône. Villeneuve. 



AIAUDA ARVENSrS. L. 

L'ALOUETTE 

I. 

1. — Pline, Suétone, Marcellus Bmpiricus et Grégoire 
de Tours citent expressément comme étant d'origine cel- 
tique ou gauloise le mot alauda. C'est à ce mot que se 
rattachent : 

ALAin>B, f. Deux-SArreB, Quillemean. 
UUDB. f. Gironde, Docteur. 

(>) Onomatopie selon Saleme. 

(■) A oauMde son cri plgn, plfn, lelon Salerne. 

(() cr. Mcon Uuea, mUanaia, Banlt. 

(t) Snaw-rowl, tle* Slwtland, Bdmondttooe. — Saaw InUtif, angU — 



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aOO ALAUDA ABTBNS13. L. 

ALOI, ALOUB, f. ancien françûa. 

ALOc, m. wallon roontoii, Sigart. 

aloIb, /. wallon, Séljrs Longchamps. 

ALAUlBi f. wallon, Oraudgaguage. 

ALOVA, /-. Pyrénées-Orientalea, Companyo. 

Làuvo, f. limousin, Foucaud. 

ALAnzA, ALAoniA, f. Ancien provenfol, Rajmouard. — Velay. 

Haate-Aavergne, Deribier. 
AHBAonzA, canton de Murât, Laboaderie. 
ARAUSA, Velay, Romania 1879, p. 1Î3. 
ALAU30. f. Languedoc, Aatruc. 
0LAU30, /. Aveyron. 

ALADoBTA, ALAUZETA, f. aDcieu provençal, Rajnouard. 
LAUDBTA, f. ancien provençal. (Bartsch, Qioisaire). 
ALAUSBTA, /. Montpellier, TUn. des î. rom. Juillet 1877, p. SS. 
LAUBBTA, LAOuzÉTA, f. Hérault, MaTcel de Serrea. — Qard, Ret. 

det l. rom. juillet 1877, p. 17. 
ALADSETO, ALAOUSBTO, /. languedocien, Astruc, Azaifl. 
tAnsBTO, LAOUZÉTO, f. ToolouK, Lacroii, —Tarn, Qary. — Qer«, 
Cénac-Montaut. — Qard, Creapou. — Landea, de 
Métivier. — Avoyron, Bev. des l, rom. juillet 1877 p. 18. 
LLAU3ETA, f. Pyrânées-OrlentaleB, Companyo. 
LOnSETTA, f. Auvergne, Chalaniat. 
ALODBTTA, f, Carpentras, de Merle. 
ALOUBTTB, /. français. 

ALOUATTE, f. Ban de la Roche. — paye messin. 
AOULBTrE. f. Vézelise (Voigee), rec. père. 
ALonvETTE, f. Berry. 
ALOÊTE, f. rouchi, Hécart. 
ALUETTA, ALUTETTA, f. Suiase romande, Brldel. 
ALODOTTE, ALonvoTTE, f. Moutbéliard, Sahler. 
AdluAttb. f. Bourgogne. 
OLOCBETO, OLOonsETO, f. Corrtze. Béronie. — Baa-LimouBin, 

Chabaneau. 
AULiBDTA, f. Canton de Voiteur (Jura), Moimier. 
ALUETTAZ, LATETTAz, Savoie, Bailly. 
aluAtb, uiTB, f. Canton d'EiouroIles, Texier. 
AnLCEUTOTB, f. Les Pourga. Tisaot. 
ALOUETTon, Carp entras, de Merle. 
CL uni, romagnol. — Lodiiaa, Paierme, Bmoit — Udaa, Piémont, 
Bonelll. — Lodola, lUodoU, it. -UBli,Frloul,HuB»BBa.~LM,L«at», liai. 



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ALAUDA ARTEN3IS. L. 

dUlecUl, Uiigaa&B. — JUntt, Molta, Schembrt. — 
allemand, Lafontaine. — JJondrt, (pour AlDil|D)ni«|n 

2. — Autres noms de l'alouette : 

LÀIRB, ;'. Suisse romande, Souvestre (dans Seines et récits des 

Alpes, Paris. 1860.) 
AL&nRB, f. Hesbaie, Orandga^Dage. 
ALBOKAE. Savoie. Bailly. 
Cf. ttrtlùti, Llrlbha. anc. haut ail. — Littn», anglo^aion. — LavcrMk, 
ancien anglais, écossais. —Loarock, Lancashira, Jamieson. — Llri^ augl.— 
Uerk, plattdeutscli, Schwerin. — hmrig, HQnsterland. BoUmann. — 
Lavera, galliciea, Nacayro, 

3. — L'alouette est encore appelée : 

HAUViBiTE, /. Paria. ^ Pitliiviera, comm. deH. L. Beanvillard. 

MAITTUT, m. Centre, Jaubert. 

CAUAMORO, f. Toulon, Pellicot. 

ootJBiEU, Nice, EIbbo . 

BODHODO ('], f. Auvergne, Chalaniat. 

HOUÈDHB. {*) Quernesey, Métivier, 

alc'hodédkb. alc'hodédkb, breton armoricain. 

BUIDH, Morbiban, Taelé, 

FBDERBLL, breton armoricain, Troude. 

AlLLAHDA, basque. 

KODioGH, breton armoricain, Littré. 

CRAN, lies normandes. Le Héricher. 

4. — A la chaBse aux alouettes au miroir, on dit que ces oiseaax 
dallent ou font le Saint Esprit, lorsqu'Us se tiennent à ta même 
place en l'air en ae tenant sur leurs ailes, en équilibre. — Dans le 
Languedoc, on se sert de l'expression : faire l'aleto (selon AzaIs). 

5. — On dit alouetter ■> appeler les alouettes avec un appeau. 
(Normandie, Duueril.) — Dans le Languedoc, le chasseur aux 
alouettes est appelé alawsetaire. (AzAls.) 

6. — Donner la bourde de l'alouette, c'est détournOT 
l'attention d'une personne à qui on veut cacher quelque 

(') C.-à-d. grise comme la bore {Cbalaniat). 
(■] Ne s'emploi«Kn6requ«dans la locution: 
fln matola (MéllTier). 



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808 ALAODA ARVBN8IS. L. 

cbose. Cette expression Tient de ce que l'alouette voyant 
qu'on l'observe s'éloigne de son nid pour faire croire qu'il 
se trouve dans une autre direction. 

7. ^ « Autant l'alouette chante avant la Chandeleur, autant elle 
M tait apr^B. > 

(Yonne, Statist. de la France.) 

< L'alouette chantera autant de Joun aprâa la fête de la Chande- 
leur qu'elle a chanté auparavant. > 

(Belgique, Reihsb.-Dur., Trad. et Lég., t. I, p. 91.) 

< Autant l'alouette chante avant la Saint Mathiaa, autant elle h 
tait aprâti. » 

(Vosges, Stititt. de la France.) 



8. — Proverbe : 




« Qui ae lève con 


ime l'alouette, chantera comme elle. 1 




(Limogen, J.-J. JnoB, p. Ï18.) 


Locution : 




Matinenx comme 


une alouette. 



(Pithiviers, cotnm, de M. L. Beaotilurd.) 

9. — 4 On appelle communément des terres sablonneuses, 
terres à alouettes. > 

(Fbbadd ) 

10. — Proverbe : 

< Faute de Aroment, les alouettes font leur nid dans le uigte. > 
(SonvESTRi, Let derniers Paysans.) 

11. — On dit d'une personne qui mange à peine qu'elle 
mange comme une mauviette ou comme une alouette. 



Qras comme nne mauviette. 

(Pithiviers, comm. de M. L. Buqtillabd.) 



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ALAUDA AKTBMSIS. h. 200 

II. 

1. — L' alouette ch&nts tire Ure, tire lire on adieu Dieu, 
adieu Dieu. (Salerne, p. 2.) DUericault (dans Un paysan 
de l'ancien régime) dit que l'alouette eu remoatant vers 
le ciel lance dans les airs de sa voix a^ûe son tire lire 
en lire. 

En italien, selon Duez, le tirelirede l'alouetteest appelé 
turturuUo, et tirlirer se dit turluntitare. 

En ail. on dit tirelieren (= tirelirer). « Oott giebet io gen&u imt 
doB koaxen acht — Als&uf daa direlim, daaibmdieLei'chemactkt.» 
Angélus SileHius ; t. es dirdirlir, dirdirlir, dirdirlirliret die 
Lerche. > Birken. 

(W. Wackbbnaobl, Voces Varia animanf l'um, p. 55.) 
Le chant de Talonette est rendu en allemand par tireli, tireli. 

(Idem, p. as.) 
< Ecce suam tirile, tirile, suum tirile tractât, » dit Linné, Sysl.. 
nat. éd. XIII, a° VX>, ea parlant de ralouett«. 

(Cité par BuFFON.) 

2. — Au printemps, l'alouette chante en montant et en 
descendant alternativement ; on prétend qu'elle commence 
sa chanson en priant Dieu de la laisser monter et en lui 
promettant de ne plus jurer, mais à peine est-elle arrivée 
au haut des airs, que dans son orgueil elle recommence 
& blasphémer. 

Voici ce qu'elle dit en montant : € Boln Dieu, hache mo haut. Je 
ne Jeurra pu (i). > En hant elle dît : f.... Dien t f„.. Dieu t — Là 
deasuB Dieu la force A redeBcendre. 

(Pays messin, recueilli peraoïmeilement.) 

L'alouette dit en s'élevant dans les airs : Juraraî pu, Diou et en 
redeacendant : contre I coutre ! 
(Périgord, Db OoDRâUBa, dans Poés. pop. de la Fr. Ms. 3341, fol. 147.) 

(1) C.-*-d. ; ■ Bon Di«u tire-mol bien haut, Je na jurerai plus. ■ 
14 



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210 ALAVDA ARVEN8I8. L. 

On dit que l'tdouette bénit et prie Dieu eu montant et qu'elle 
maudit et Jure en descendant. 

(Salbrnb, p. 3.) 

L'alouette s'élève dans les airs et demande k Saint Pierre d'entrer 
dana le paradis : 

Pierre, lalaee moi entrer, 
Jamais plus ne faut'rai. 
Jamais plus ne faut'rai. 

mais il parait que l'entrée du Paradis lui a été refusée parce que, 

quand elle descend, elle cbaate de dépit : 

J'faut'rai I j'faut'rai I j'faut'rai. 
(Laiskel DB la Salle, Croyances du Centre de ta France, I, SUS.) 
Aux lies Shetland, l'alouette a. une meilleure réputation, on 

l'appelle our Lady's hen (scion Edhondïton), 

4. — L'alouette qui s'élève à chaque instant vera le ciel est 
quelquefois chargée dea piières des paysans ; 

< Petite alouette, monte en haut 
Priant Dieu, dans ton bachot 

Pour les pauvres 

Et pour les riches. * 

(Berry, comm. de H. L. Beadvillard.) 

« Alouette du printemps 
Prie l'bon Dieu qu'il fasse beau temps 
Pour faire pousser du bon froment 
Pour faire du bon pain blanc 
Pour tous cea petits enfants. 
(Chàtillon-Bur-Loing, comm. de M. L. Beauyillahd.) 

< Petite alouette qui monte en haut 
Prie le bon Dieu qu'il fasse bien chaud 
C'est pour ces petits enfants 
Qui n'ont ni pain ni pâte 
Ni alumelle ni couteau 
Pour mincer leur petit morceau (i). 
(Le Charme (Loiret), comm. de M. L, Beauvilla&D.) 

(i)Of.Miiu<H, col. sas. 



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AUUDA ABTBNS18. L. 211 

Petite «lanett« de Saint TMbault. 

Uoute vite, moate en haut. 

Prie te bon Dieu pour qu'il faue chaud ; 

Pour les ricbea, pour lea gneuxj 

Pour les petits malheureux. 

(Le Charme (Loiret), comm. par M. Bkauvuxud.) 

8. ^ « If you wiBh to luiow what the lark iâya, you muât lie 
down ou jour back in the âeld and liateo. and 7on will then hear 
him say : 

Vp in the lift go we 

Te-hee, te-hee, te-hee, te-hee 1 

There ia not a Bboemaker on the earth 

Can make a shoe to me, to me I 

Why flo t why ao 1 why bo I 

Becauie my heel is as long aa my toe I > 

(Caiiatm, Popvlar rhj/mes of Seotlattd.) 

Ce qui caractérise surtout Talouette au point de Tue 
anatomique c'est d'avoir le pouce (autrement dit l'éperoQ 
ou l'ei^ot) très-long, aussi long que le doigt du milieu. Il 
serait donc difficile de faire des chaussures à son usage. 
Cette idée paraîtra originale aux personnes qui connais- 
sent les alouettes. 

4. ^ On appelle pain li'alouette, le pain qu'on emporte doua 
les champs ou en voyage et qu^ou rapporte à la maiaon sans y avoir 
touché. Les enfants le trouvent alors délicieux; de plus on dit 
qu'il porte bonheur. 

(Seine-et-Oise, recueilli personnellement.) 

« On promet du pain d'alouette aux enfants pour les faire tenir 
tranquilles. > 

(Rouchi, UÉCABT.) 

< Dans le Jura, on appelle pain de» oUeamn, le pain qui reste 
d'un repas fait aux champs et que l'on rapporte à la maison. » 

(TODBIM.) 

5. — Proverbes : 

— Si le ciel tombait il y aurait blendes alouettes de prises. » 



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212 ALA.DDA ARTEKSIS. L. 

— If the sky ftdls, ve sliaU catch larlu. (anglais.) 

— Wenn der himmel einfilh, BÎad aile eperlinge todt. 

(Fhibchnib, Prtussiache Sprichwôrter.) 

6. — Proverbes : 

" On dit d'un pareueus qni Toadrait avoir les choses sans peine : 
il attend que lea alouettei lui tombent toutes rAtiee dans le bec. ■• 
(Fbhaud.) 
• Les alouette! rAties ne tombent pas dans la cheminée. > 
{Prov. ftibowrgeois, Eotnania, 18T7, p. 93.) 

< Les alouettes rAties ne se trouTent pas sur les haies. > 

(Prov. français, Poktbtih.) 

< Es fliegen einem keine gebratene Dauben ins maul. » 

(Prof. allemand, POBTBVIS.) 

7. — Proverbe : 

« 01 comp de l'olaoueo 
Fixés pas to caouso. > 
(IVaduct; Au champ de l'alooette — ne flze pas ta cause.) 
{Annuaire de l'Aveyron, 1642, p. 265.) 

8. — Dicton gé(^apliique : 

Pays deChartresob les alouettes meurent de faim en pleine moisson. 

9. — CE QUK DIT L'ALOUETTE. 

Bande. 

Qnand j'étais chez mon père 

Enfant petit. 

On m'envoie dans ta plaine 

Chercher des nids. 

Ahl 



On m'eUToie dans la plaine 
Chercher des nids; 

J'en trouvai un de caille 
Deux de perdrix. 

Ahl.... 



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ALAUDA ABSEN8IS. L. 

J'en trouvai un de caille 

Dem de perdrix 
Et l'autre d'alouette 

Le pins joli. 
Ah I.... 

Et l'autre d'alouette 

Le plus joli; 
L'alouette s'envole 

Toi^onra qui dit ; 
Ahl.... 

L'&louette s'envole 
Toujours qui dit : 
Ceue donc d'âtre fille 

Prends un mari. 
Ah t mon amant qui m'aime 



dea Poésies popul. de la France, 3W1, fol. 4H, 
comm. par H. Beauchet-Filleau.) 

NOCES DE L'ALOOETTE ET DU PINSOK ('). 

(Chanson) 

C'est l'Alouette et le Pinson 
Qui voulaient a'j marier. 
Quand ce fut pour le dîner, 
N'y avait rien de préparé. 

{Refrain). 
Mon Alouette, 

Ha belle jolivette, 

Orand Dieu, que t'es donc beau! 

Tout par ici passe nn Mulet, 
Tout chargé de petits pâtés. 
Pour du p&té, nous eu avons; 
C'est du rôti que nous n'avOM pas. 
Mon Alouette, etc. 



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AIAUDA OALANDRA. L. 



Tont par ici paaH une Perdrix, 
Dedans bou bec on r4ti. 
Ponr dn rAti, doih en avons; 
C'eit du booUU que nous n'arona pas. 
Mon Alouette, etc. 

Tout par ici puse une Souria, 
Deaaur aon doB un bouilli. 
Pour du bouilli, nous eu avons; 
C'eat du vin que nous n'avons pas. 
Hon Alouette, etc. 

Tont par ici paaae une Ladrie, (Uétar^e) 

Dessous aon aile nn baril. 

Pouf du vin, nous en avons; 

C'est du pain que nous n'avons pas. 

Mon Alouette, etc. 

Tout par ici passe un Chien, 

Dedans sa gueule an pain. 

Pour du pain, noua en avons; 

C'eat dla r^ouissance que nous n'avons pas 

Mon Alouette, etc. 

Tout par ici passe un Rat, 
Un tambour dessous son bras. 
Les chats le prenant par les clieveux : 
" Et allons-doDc tambourineur* 
Mon Alouette, etc. 
Recueilli au Charme (Loiret), par M. L. Beauvillard. 



AIAUDA OALANDRA. L. 
LA CALANDRE. 

1. — Noms de cet oiseau : 

c&LANDiu, f. Pyrénées -Orientales, Companyo. — Carpentras. 
de Merle. — Nice, Risso. 



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ALAVDA BRACHTDACTYLA. LEISLER. 215 

ULAifDBO, /. Languedoc, Sauvages. — Gard, Crespon. — Tou- 
louse, Lacroix. — Boue hes-du- Rhône, Villeneuve. 
GAUNDRAS, Gard, Crespon. 
CAL&iïDRis. ancien proreDçalj Bartsch, Glossaire. 
CALANDRri, m. Tarn, Gary. 
c&LAKDB, ACALAMDE, f. Centre, Jaabert. 

cr. CaUndrt, Qèaes, Durazzo ; PiiSmonl, Bonelli; Malte, Schembrl ; Sicile, 
Benoit. 

2. — Autre nom ; 

couussADA, f. Provence, Hoiiuorat. 

3. — C'est la plus grosse des espèces d'alouettes de 
l'Europe occidentale aussi l'appelle-t-on en Piémont roi 
des alouettes -. 

RE DLB LODNB, Piâmont, Bonelli. 

4. — Pour dire qu'il fait très-beau temps on se sert à Arles 
de l'expression : il fait un temps de calandre. 

(Chasse illustrée, I. 331.) 



ALAUDA BRACHYDACTYLA. LE18LER. 
1. — Noms de cet oiseau : 

CALANDRBT*. f. Pyrén-Or., Companyo. — Provence, Boonorat. 
CAUNDRBTO, CALAHDRETTO, /. Gard, Crespou. — Languedoc, 

Azals. — Toulouse, Lacroix. 
GALANDRIHA, /. Qignac (Hérault), Marcel de Sen-es. 
cALANDHiNO, /. Languedoc, Azals. 
CALIANDROUN.m. Tonlon.PelIicot— Var.LoM/i'ancpj-OMEanpaM, 

1878, p. 30. 
COBBHTILBA, t. Languedoc, Azaïs. 
OODRRENTILHA, A provençal, Honuorat. 
coDRÉNTtLiA, f. Hérault, Marcel de Serres. 
OODRENTIHO, /. provençal, Lou franc proui-ençaoti, 1S7S, p. 30. 
COURENTIA, f. Oard. Crespon. 
ciouRRA, Nice, RiSBo. 
LAODZBTTO, Toulouse, Lacroix. 



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ALAUDA CRIBTATA. L. 



cuiou, Carpentru, de Uerle. 
OtÈo, Languedoc, Azals. 



ALA.UDA CRISTATA. L. 

L'ALOUETTE HUPPÉE. 

1. — La tète de cette alouette est surmontée d'une 
huppe, d'où ses noms : 

ALOUETTE HCPP^B, f. tnaçûi. 

ALOOKTTB HOVPPÉE, f. ancien français, Comenlns, 1569. 

ALODRTB dupAk, f. Chef -Boutonne, Beaucbet-Fillean . — Denx- 
Sâvrea, Gnillemeau. — Charente, Trémeau de 
Rochebrune. — Sologne, Saleme. 

ULUDE HUPPAUE, f. Olronde. Docteur. 

ALOUETTE A CKfiTB, /. enviroDB de Cambrai, Bonîface. 

ALOUETTE crAtÉe, f. Berry, Salerae. 

ALOUETTE coBnUE, f. Beauce, Salerae. 

CDODLLADA ('), /. Pyrénées -Orientale i, Companjo. 

CAUOUILRADA, /. Montpellier, Rev. des l. rom. oct. 1874, p. 600. 

CAOÛQDILIADA, f. Hérault, Marcel de Serres. 

COUQUILHADA, f. provençal, Honuorat. 

coGoniLLADO, f. Bouc bes-du-Rh Ane, Villeneuve. 

COUQOiADO. f- Toulon, Pellicot. — Provence, Gaator. 

CAOÛQUIADO, f. Gard, Crespon. 

COUFiLHAoa f- provençal. Emue des l. rom. ISTJ, p. 205. 

COUQUIADOU, m. CarpentraB, de Merle. 

COQUEUNE. f. Ai^ou, Millet. — Savoie, Bailly. 

TUFAEIK0(*), f. Tarn, Gary. 

LAOUZBTTO TUPf EHLiNo, f. ToulouBe, Lacroix. 

CAPELUDO ('), f. Gard, Crespon, 

00pada(*), f. ancien provençal, Raynonard. 

couPADA, f. Nice, Riaso. 

{<) Ce mot et les saivanta sont forroés du bas-latia cncnlla = espèce d« 
capuchon. La hoppe de l'oiseau a été assimilée b un capnehen. 

(•) De tuf» = huppe (Gary). 

{() Ce mot Tient de CapaUa = petite cape. 

(*) Copa sembla être synonyme de happa, colITe (Cf. Cspa = touffe, en 
««pagnol}.On peut donc rapprocher les deux formes, d'ailleurs fëograpbi- 
qnemeat voisines: Csnptda (Nice) et Owada (Plument), 



ov Google 



ALAUDA CRISTATA. L. 217 

Cf. Opwlâ, Piémont, Bouelit. — Onptdâ, Tarin, Bonelli. — Ud»* iB tlfo, 
Oâaes, I>escr. — SchBplcrotas, HtnlMiiltrch», ail. — Hipplwdw, Cbur, Baisw 
ail. Scbiaz. — HosTanlerclit, saïao, B[elz. — Topplenrlc, Mansterland. — 
CBMDf^latai Massiue, Benoit. — Cnncnocinta., Pslarme, S;racu«e, Benoit. — 
CagaltM, espagDOl. — Cnklalta, Malta, Schembri. — LodoU cippellnta, 
ital. — Ltdnla em>p*llaocIa, Cappsllaccia, Pise. Savi. — Allgdola oipptllaeiifa, 
Florenca, sianne. Savl. — Capallugola, ital. Duei. — Ctplna, dans les 
Langues (PiémoiU), Bonelli. — Cappiddina, catane, Benoit. — Kanptehs- 
iMKhen, Lux. ail. Lafontaine. — CoTarelli, ital. Duez, 

2. — Autres noms de l'alouette cochevis : 

cOKLivt, ooouvi, wallon, Selys Longcbampa, Cambreaier, 

Orandgagnage. — Liège, Forir. 
COKLOUWI, Namur, Orandgagnage. 
cocHEYis (prononcez cochevi), m. français. 
KABBLBG, breton du Morbihan. Taslé. 
covior, Cayeux, Corblet. 
BBDOtnDO, f. Var, Jiép. du Var, grand in-fol. 
COUTOULIOD, Landes, de Métivier, p. 750. 
ALOUETTE BAUBE, /. Poitou, LaUniie. 
BAITDE. f. Poitou, Lalanne. 

ALOUETTE BONDHÉB, /. AojOU, Millet. 
AI/>CBTTE BOUBRELLE, /. Al^OU, MÎUet. 

VEBDANJE. Savoie, Bailly. 

VERDAUGE, Périgord, Salerne. 

ALOUETTE CBAKPOIL, Noirmonticr, Piet. 

ALOUETTE DES CHEMINS, f. français. Salerne. 

ALOUETTE DE PRUSSE ('), /. pays measin, recueilli pers. 

CALANDRE {^), f. ChSteaudun, comm. de M. de Tarragon. 

3. — L'alouette cocheyis se trouve A'équemment aux 
abords des fortifications, des places-fortes. A Luxembourg, 
on l'appelle : 

GLACIS LBERCHEN, Luxembourg, Lafontaine. 

(I) Ainsi appelle parce que dans le pays messin oU cette alouette 
est peu commune, on sait qu'elle ae trouve en grand nombre en 
Allemagne. 

l*) CaUadra sert k désigner l'alouette cocberis an milanais (Banfl) et en 
gallicien (Naceyro). 



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ALAUDA ARBOREA. L. 

ALA.UDA ARBOREA. L. 
L'ALOUETTE LULU ou CUJELIER. 



1. — Cette alouette est beaucoup plus petite que 
l'alouette ordinaire ; elle se perche sur les arbres ce que 
ne font pas les autres alaudidae ; elle se fait remarquer, 
surtout le soir et même pendant les nuits claires par son 
chaut clair et Mté que plusieurs de ses noms sont censés 
rendre. On l'appelle : 

LLAOSBriKA, f. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

LAUVETTA, f. Nice, Riaao. 

LAUVBTO, LÔVBTO, f. limonsiii, FoDcaud. 

LloczÉTO, f. Languedoc, Sauvages. 

PETITE ALOOBTTS, f. Vienne, Mauduyt. 

ALouBTTB DB BOIS, /. français, 

LULU. ALOUETTE LCLc. f. français. 

TDiiLu(i), TDRLUT, Sologne, Saleme. — Seine-Inférieure, Lemet^ 

teil. — Suisse romande, Bridel. 
TUHLULUT, Savoie, Bail!;. 
tdulutoirs, Sologne, Salerne. 
TRELcs, coTRELoa, français dialectal, Salerne. 
ÉTERLOT, Centre, Jaubert. 

BIHLUTB. BERLUTE, BEBLUCHB, AuJOU, MÎUet. 

beulut. Savoie. Eailly. 

THÉ PLU, Aube. Ray. 

TRtou, Hérault. Marcel de Serres. 

COCOTU. Seine-Inférieure. Lemetteil. 

PiBNu, Sologne, Saleme. 

ALOUETTE FERLUBC, Poitou, Lalanne. 

r.UBHi. Rûuergue, Chasse illustrée, 18T8. 

ALODBTTB FLIÎTBU9E, /. Sologne, Saleme. 

FLÙTSUR, FLÛTEUX, LUTHBux. Sologne, Saleme. 

MUSETTE, Sologne, Saleme. 

cocHELiviKR. Sologne. Saleme. 

COCHBLiRiEtr, Sologne. Saleme. 

fi) Cf. Tnrlo, Torlnrn, milanais, Banfl, 



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ALAUDA ARBORSA. h. 219 

CtiJBLiEB, m. Orléana, Saleme. 
ALOUETTE CALANDRE, BSCARLAHDE, Nantee, Soieme. 
GOBEun. (') m. payB messin. 
pivonETonw, pivbto, Toulon, PeUicot. 
pÉTouRLrao, Gard, Crespon. — Montpellier, Azals. 
ALOUATTE D''OEHiFiBa, f. Saînt-Amâ, Thiriat. 
ROULETTE, f. Jorat, Razoumowski. 
ALOUETTE HALETTB, AALETTB, HATILLE, Poitou, Lalanne. 
CUARIOLE, Landes, de Métivier. 
AUAGOUN, (^) «1. Carpentras, de Merle. 
nRonoT, Bourgogne, Buffon. 
COUBLAT, f. Fribourg, Schinz. 
couToOLiou, Toulouse, Lacroix. 
COUTRIOUX. Saintonge, Saleme. 
couTÉLOt, Oard, Crespou. 
COUTELOUH, proveofal, Honaorat. 
couTBBLiou, Gironde, Docteur. 
CÛOTOTJLINO, f. Languedoc, Azala. 
BBDOUVIDA, /. ProTeuce, Honnorat. 
BEDOUViDO, f. Bouches -du -Rhône. Villeneuve. 
Remarqaa. — tin confond rréquemment l'JUaada trborea avec l'utlini 
artwniu et l'anthos prat«iiiii. 

2. — Proverbe : 

A ia mi-février 

Fait son nid le cujelier. 

(Orléanais, Salehnb.) 

Saleme ajoute : cet oiseau est la girouette vivante des 
Solognots et en effet il chante volontiers ayant le bec 
tourné du côté du vent. 

II. 

Le Cujelier chante : cubri, cubri, c.-à-d. couvre, couvre (ton grain). 
Rouergue, Chasse illustrée, nov. 1872. 

(i| c.-&-<l. Intiii, tt cause da son chant nocturne, 

|t) Du verbe unaca = se tapir. Cf. Toccalerra, Sard. du Sud. 

(de aecuccare = tccovacciarsil Sard. du Nord, (Salvadori). 

alouette est ainsi appelée parce qu'elle a l'habitude de se tapir. 



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230 ANTHUS RICHARDI. VIEILLOT. 

AMTHOS CAMPESTRIS. Bechstein. 

1. — Le chant <ie cet oiseau a quelque chose de triste, 
ce qui l'a fait appeler : 

FLBnRxnsE, BRÉADB, (') f. pays mesain, recueilli pera. 

CRIOC. m. Bouc hea-d a -Rhône, Villeneuve. -* proï. Du-luc. — 

cnâOD, m. Toulon, Pellicot. — Dép. de Vaucluae, Blaze. — 

PrOT. Honnorat. 
CRiÉou, m. provençal. Castor. 
PIOOLIH DE HouNTÀSifA, Nîce, Riaso. 

2. — Antres noms de cet Anthus : 

ULÀNDRINO. (*) /. Béziers. Azala. 

coaBBNTiLLO, p) f. Toulon, Pellicot. 

FiSTO, f. Maraeille, Pellicot. 

BÉaniNBTTE, f. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

GROSBB BJÊfiUiNR, f. wallon, Sélys Longchamps. 

PRiODU, f. Carpentraa, A. de Merle. 

PRiodLO, /. âard. Crespon. 

GHARIODLBT, Toulouae, Lacrols, 

LA06zET, Tarn, Gary. 

aci DEis PALUNS, provençal, Honnorat. 

ZIP, Anjou, Millet. 

RocssEUNE, (*) /. nrançais. 



ANTHUS RICHARDI. ViBILLOT. 
1. — Noms de cet oiseau ; 

PI9T0 GAVODATO, Toulon, PelIlcoC. 

PiouLiit 0H09, Provence, Honnorat. 

(1) Db braire = pleurer. 

(!) Cf. CaludKi, Bientiua, Savi, 

(>) Cf. Garrlnnui], Palerme, Benoit. 

^\ A cause de certsineB teintes ronesâtres de aon pluma 



. ^ ! 

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AHTHU8 ARBORBUS. BECH8TEIN. 221 

ANTHUS ARBOREUS. Bkchstbin. 
LE PIPI DES ARBRES. 
1. — Noms d6 cet oiseau : 

ALOUETTE BDissoNNiâRE, (') f. français, Salerne. 
PIPI DBS BUISSONS, PIPI DBS ARBBRs, m. fTtuiçais. 

ALOUETTIHB, f. Vosges, Oérardin. 

BiouiNB, f. wallon. Sélys Longe ha mps, Grandgagnage. 

BÉouiHETTB, /. Luiembourg wallon, Lafontaine. 

viNBTTE. f. Bourgogne, Buffon: .— Savoie, B&illy. — ledre, 

Charret. 
VBIHBTTB. /. SaTtHe. Bailly. 
TftNETTAZ, Savoie, Bailly. 
BBC FiGUK, (>) Dauphiné, BouteiUe. — Jura, Ogârieu. — Savoie, 

Bailly. — Auvergne, Chalaniat. 
BEC FI, O-enève, Necker. — Savoie, Bailly. 
GRASSET, (') m. Carpentras, de Merle. — Aube, Raj. 
GRASSE, m. Oard, Crespon. 
coDTELoaH^ provençal, Caator. 
BEDOUViDO, provençal, Castor. 
CHANiT. Hérault. Marcel de Serres. 
FiTOU, m. Tarn, Gary. 
FITTO, Toulouse, Lacroix. 
ALOUATTE d'onmàie, f. Saint-Amé, Thiriat. 
ccI-CDÏ, (*) Pyrénées- Orientale s, Companyo. 
aci, Provence, Honnorat. 
Fin, Jura, Ogérien. — Doubs. Brocai'd. 
BIOOCRI, Jura, Ogérien. 
TiouE. EiQUS, AEIEI, Sologne. Saleme. 
BinciaNOTTR, f. Vosges, Oérardin. 



(') Ainsi appelés par opposition an plpl d«S frti Qu' ne se perche pas 
»nr le» arbres. 
(>) C'est la fameui bec Bgue dss scurmets. — Oa l'appelle quelquefois 



e il prend beaucoup de graisse ce qui le rend tellement 
paresseui pour voler, qu'on peut passer a câté de lui sans qu'il prenne 
son essor, (Degland et Gerbe.) 

(*) Ce nom et quelques-uns des suivanu sont dQs \>. l'onomatopéa. 



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3 ANTHUS PEATBNSIS. BBCBSTEIN. 

HAniB siKCiQNOTTB, (>) /. pftys mesiîii, recueilli pera. 

PIPI DBS AJiBBBB, (') m. n*ançai3. 

ALOUETTB PiPBRESSi, f. Seine- Inférieure, Lemetteil. 

PiotiUN, Nice, Riaao. 

PIGHOTA PioÛLA, Gignac (Hérault), Uarcel de Serres. 

SIUUBTTB, f. Anjou, Millet. 



ANTHUS PRATENSra. BECHSTElN. 
LE PIPI DES PRÉS. 

1. — Cet oiseau recherche les lieux bas et humides, 
les prairies naturelles et artificielles, d'où ses noms ; 

PIPI DBS PRÉS, m. français. 
ÂLOURTTB DES PRÉS, f. français. 
BBCFi DB PRÉ, m. Qenèye, Necker. 
FABLousB DES PRÉS, f. français. 

Cf. Haadow pipit, angl. — WlssenpKper, ail. — Wlttealtroke, Suvt-flf, 
WauerlBTClie, Suisse ail. Schiuz. — WlseacbnlpuR, Lux. aLl. Lafontaloe. — 
Lodola dl prit», ital. Olina. 

2. — Autres noms de XAnihus pratensis : 

cia C')i Qai^. Crespon. 

TiTi{»), Aa)ou, Millet. — Noirmoutier, Piet. 

Fiw, SaToie, Bailly, 

Pipi <*). français. 

PIPETTE, picard. Marcotte. 

TtUT, Landes, de Métivier. 

QDloniC, Finistère, Souveatre. 

OUic, Seine -Inférieure, Lemetteil. 

(I) Hante = grande, par opposition a la petite sinclgnota. — Cf. BèOU 
griva = la plus grosse de nos grlies. 

(S) Cf ilondra pipl, esp, NBce;ro. — Sruplepsrt. bolland. Schlegel. 

C) ce nom et quelques-uns des suivants sont dQs a l'oiiomatopée. 
comparez ce mot clcI avec it«l, non générique des Inllins dans le pays 
de Qënes, selon Duraiio. 

(t) Cf. TlStlenwBrik, hollandais, Sciilegel. — Tletliik, Shetland, Bdmondstone. 

(") Cf. Meadow ptpit, angl. — WUssnpUper, PippsrUng, ail. aiebel. — 
PlsplWBWsrlk, Oronlngua, Scblegel. 



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àNTHDS AQUATIGUS. BSCHSTEIN. 2S3 

FITO, f. Tarn, Gary. 
PITTOC, Toulouse. Lacroix. 
PITO, f. Toulon, Pellicot. 
coTDRLiu, PyrénéeB-Orieutales, Companyo. 
BBDOCViDA, f. provençal, Honnonit. 
), f. provençal, Azaïs. 
>, f. provençal, Azala. 
BEDODRIDO, f. provençal, Azals. 
), f. provençal, Azals. 

;, PETITE SINCIGNOTTB. f. payB niesBÎn, rec, pers. 
CHIDHE, Baguères-de-Bigorre, rec. pera. 
(JUIVE ('), Isère, Charvet. 
FABLOUSE. f. français. Belon. 
FALLOPE. f. français dialectal, Belon. 
PETITE FALOPE, /. Savoie, Bailly. 
PiODLiH, Nice, Risso. 
BBC PI, Doubs, Brocard. 

GRAS3ET, GRASSET, Bëziers, Azaïs. — Hérault, Uarcel de Serrei. 
ALOUETTE COURTE, Genève, Buffon. 
ALOUKTTiNB, Vosges, Gérard in. 
BâjuiNETTE, wallon, Selja Longchampa. — Luxembourg wallon, 

Lafontaine. 
DéTEROT, picard. Marcotte. 
TOURDRET ('). Béziers. Azals. 
SAHTIER (3), m. Noirmoutier, Piet. 
VBHnBBiE, Lot, Statist. du dép. du Lot, 1" vol. p. Yli. 



ANTHUS AQUATICUS. BeCHTEIN. 
LE PIPI SPIPOLETTE (') ou SPIONCELLE. 
1. — Noms de cet oiseau : 



{1) Cr. Bi««r, Suiase ail. Schinz. 

{t) cr. lordiiu, Siemie,BientiDB ( =AuthD9 arborem) Savi. 
(>} Ainsi appelé parce qu'Use perche sur les aarus = ansértues, (espèce 
de plante) — Telle est du moins l'aiplicatlon de Piet. 
(*l Le* mots Splpolatn et Splonoella sont des mots empruntés par les 



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MOTACILLA (OBNRB). L. 



fâlopb, obosse falopb, f. SKVoie, Bailly. 

XÀBOL, Tarn, Oary. 

PÀTTB NOIRE, f. Aube, Ray. 

ALODATTB d'hivbb (>), /. 8aiat-Amô, Thiriat. 

BBRLOOBTTE, Noirmoutîer, Piet. 

MTOurouN GAVonBT, Provence, Bonnorat. 

EtHirqM. — Lea naturalisles ont louveut confondu les difféiwites 
wpèces d'Anthni, h plas forte raison les peraonnea qui ne m sont jamais 
oeonpées d'ornltlialogle. 



MOTACILLA (Genre). L. 
LA BERGERONNETTE. 

1. — Les espèces du genre AfotaciUa, h. ne sont pas 
ordinairemeot distinguées l'une de l'autre par le vulgaire. 

Ce qui caractérise ces oiseaux, c'est qu'ils remuent 
constamment la queue, d'où les noms suivants : 

HOCBEQIIECB, (m. OU f.) tr&açnia. 

HOCHBCAVB, vallOQ. SélyB Longchamps, 

HOCBEGoni, HOCBBQODE. Charente-lnféricure, Lesaon. — Norm., 

Le Hérieher. — Deus-Sévres, Ouillemeau. 
UtCBEGOCB, Saint -Pierre -Port (Gucrnesey), MtitiTler, 
HOCHBcn, HocHGcni., françalB. — Saint-Amâ, Thiriat. — wallon 

montois, Sigart. ^ 

AUCHECUL, picard. Marcotte. 
HAUSSBODEUE, français, Salenie. 
AOUSSOCOUA, proTençal, Castor. 
HBOsgEQUBUB, environs de Cambrai, Boniface. 

MTants a des dialectes italiana. Pour Splpolatta, Cf. Plspola = anthus pra- 
t«nsi8, Plombino, Kcestllo. — Pour SploaMli», Cf. Spii = toUius, Oènea, 
Dese. BuffOD qui a introduit le mot Spipolettedaus la pliraséologle savante 
dit ravoir emprunté au dialecte florentin. Dans romithologle de D^land 
et Oerbe, la SplpolatU n'est pas l'antHiu ufBatlcna, mais l'alanda Splpelttta 
de Pallas, oiseau qui n'appartient pas b la ftiune européenne. — La 
■rnoii7inie savante des iattus sst presque aussi embrouillée que la 
synonymie populaire. 
(M CT.Prltrda teUansTs, Florence, Savi. 



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MOTACILLA (OBHBE). L. 



HOtSBonECB, Luxembourg wallon, Lafontaine. 
BÀSSBQuonKiTB. BAS9BC0UBTTE , KAsconiTTK, Charente- Inférieure, 

LeasoD. — ' Poitou, Lalanne. 
BissBQUOiTTK, Vienne, HauduTt. 
BisQuoDo. Corrèze, Bâronie. 
Biscomm. Poitou, Lalanne; Beauchet-Filleau. 
BATTEOUBUE, DATTBCUL, franfaU dialectal, Salerne. 
BATTIQUOIIA, Savoie, Bailly. 
BATACA. Hérault, Marcel de Serres. 
BATOCODO, {. Tara, Gary. 
BAOUO, Auvergne, Chalaniat. 
BAQDonB, Poitou, Saleme. 
BAiHUTBDS, BeiTj, comm. de M. L. Beanvillard. 
BATQUOUB, Centre, Jaubert 
BAQOirrT, Toulouse, Lacroix. 
BACODBTTE, BAcovÊTB, Normandie, Travers; Pluquet; Joret. — 

Poitou, Favre. 
BATConETTB, SaîntoDge, JOnain. 
BAGOI. Limovain. Sauger Prëneuf. 
vouETTBKCA. vocBTTEKuvA. f. SuisBe romande, Bridel. 
BKANLBQDBUE, français. — Aube, Ray. — Jura, Ogérieo. — 
Bresse ctiAl.. Guillemin. — Moatbéliard, Sabler. 
BHAKLEcauB, Morvan, de Cliambure. — Montbëliard, Sabler. 
BHARLAQDODA, BRANLA LA QUOCATTA, Savoie, Ballly. 
BHAiKUEODA, f. Suisse romande, Bridel. 
BHANLAQCOCiTO, Qard, CrcBpon. — Carpentras, de Merle. 
auiGNKgDBDB, français dialectal, Saierne. 
amCHBODOTE, Ais en Provence, Saierne. 
OIONO-QUOUÉ, BoucheS'du-RhOne, Villeneuve, 
GDtiuio QODA, provençal, Castor. — Toulon, Peliicot. 
BULBQnEDBj ancien français, Nucérin. 
BILLBCUL, montagnes du Jura, Monuier, Trixd. p. 669. 
uilKAQOOuA, uoitououoDA, Carpentras, de Herle. 
LATEconB ('), Plancher- lea-Minei, Poulet. 
CR(»SB QUE us, Bourgogne, Buffon. 
BKiHSCUAT, m. Fribourg, Schinz. 



BdnU, Stnaiiacodk, Cnllrauola, ital. Dasz. — wafUll, angl. 



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HOTACILL& (OEHRE). 



S. — Lea oiseaux du genre MotacWa f^réqueutent les 
bords des rivières, des étangs; on les voit souvent à côté 
des laveuses; elles-mêmes semblent faire leur petite 
lessive avec leur queue en guise de battoir ; d'où les noms : 

BATTE i-EgaivE, Poat-Audemer, Vaanier. — Haut-Maine, Mon- 

teBBOD. — Normandie. Dubois. 
BATS TA LBMIVB, Pont-Audemer, Vasnier. 
UVDKSSE, Ouemese;, Métirier. 

LAVAHDiiRE. f. français. — Jurft, Ogér. — Suisse rom. Schinz. 
ULVAHDIER. m. sucien franfais, Nucério. 
Cf. lATudan, esp. -~ Livudanrs, gaUlcIen, Ptfiol. — Wuker, an^ais, 
ChsrlttoD. 

3. — La lavandière suit les troupeaux de vaches et de 
moutons à cause du grand nombre de moucberons et 
d'insectes qu'elle peut récolter à leur suite. Par suite de 
cette habitude on l'a appelée : 

BBRGtes, f. Jura, Ogérien, — Centre, Janb. — Limonsin, Banger 
Preneuf. — Ai^ou, Millet. — Cliâteaadna, comm. de 
M. de Tairagon. — Paya messin, recueilli pers, 

BARGÉRB, f. Centre, Jaubert. 

BKBQiËRA. BERO^iBKTTA, f. Carpentras, deHerle. 

BBRQBRETTB, /. Haute-Matne. Tarbé. — Laugres, Hnlson. — 
Chfltillon- sur -Seine, comm. de H. F. Dagnin. 

BBBOBRBTTO, /. Toulouse, Lacroix. 

BÂHJKHBTTO, /. Bouches-du-RhAne, Villeneuve. 

BEBoâiRBTO, f. Gard, AveTron, Azaïa. 

BARûBOUHETTB, f. Ctiftt.-sur-Loiug, comm. de M. L. BoauTillard. 

BBRSEBOniTTB, f, français. 

PASTOURBLLO, /. ToQlouse. Lacrois. 

PASTRBSSO, f. proveufal, Castor. 

AOtJaLiRB. f. Landes, de Hâtivier. 

VACCERODHO, f. Provence. Darlue. 

TACHBTTB (')i f- Nantes, Oriéans, Saleme. 
Cf. HertsrUie, flun. Cavr;. — PutwcUit, esp. NacAf ro. — BtisrUt, 
Piémont, Bonelli. — BoTsrinna, milanais, Banfl. — BoTsrlna, S4itrlna, ital. 
Duez. — EBMal», SeUIitsUa, SctiarvSssIt, Bavière, jackel. 



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HOTACILLA (GENRE). L. 



4. — La bergeronnette est très-familière ; elle va 
jusqu'à se poser sur le dos des moutons pour y chercher 
de petits insectes. Le pâtre croit pouvoir l'attraper, mais 
elle sait s'esquiver très-adroitemect, d'où les noms de : 

GDiauOPiSTRÉC), m. Tarn, Gary. 
BHûAMB PASTII8 ('), français dialect., Duez, Cotgrave. 
' ENGANO PASinâ, provençal, Azals. 

Je ne sais si on peut rattacher à ces mots : 

GALLAPASTRé, Oard, CreapoQ. 

aALAPASTRB, PyTénées-Oneotales, Companyo. 

aiLAPASTBK, Hérault, Marcel de Serres. 

5. — On voit fréquemment la bergeronette chercher sa 
subsistance dans la terre fraîchement remuée. Elle s'y 
trouve donc en même temps que le laboureur et le semeur. 
On lui a donné, par suite, les noms suivants : 

BOUTBIBBTO (^), f. Toulon. Fellicot. 
SEHSUR, Picardie, Salenie. 
cr. ickMmum, AcktrtBimuilWD, al), 

6. — Autres noms de la bergeronette : 

BATTBHABS, /. fraufais, Duez. — Pays de Br»j, Decorde. 
BALAniNAM, mentonais, Audrews. 
BALUBINA, Nice, Risso. 

QUECB DBKELB, QUECB DE POELON(^), AjiJoU, Millet. 

CUA LLARoC), Pyrénées -Orientales, CoaJ)>aDyo. 

OHAKDoDBDE, GRANDQUAT, Isère, Charvet. 

gnoDA L0N6UO, f. Toulou, comm. par M. Aquarone. 

(1) U.-à-m. celle qui guigne le p&trs. 

{■) C.4h1. qui trompe le pAtre, du verbe «ngtuw 
eofaner Tient de eogalner, mettre dedans la galae 

(') De Xonjlt =' laboureur (Pellicot). 

(t) Par suite de la vivacité de aes mouvemeat on l'a assit 
dauseuie. cf. ballarliia, Lombardie, OUaa. 

Ci Ainsi appelée k cause de sa longue queue comparée h u 
poêle. 

I<1 A cause de sa lougue queue. 



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HOTACJLLA (aSNRfi). L. 



COQDnTE, Oironde, Docteur. 

ODOCATTA, QnoDAHNA, QConssHTTB, Savoie, Bailly. 

couÀCHO. Languedoc, Sauvages. 

CKAUSSB modteC). Bresse chUonnaiBe, Guillemin. 

CHAnsSB HOTTE, Jura, Ogérien. 

KOUSQUioc Toulon, contm. par M. Aquarone. 

VODSQtiiouN, Toulon, Peliicot. 

SlBLAlRÉ, Oard. CreapoQ. 

ouioitOLBT, BreBse chaioimaise, G-aiUemiii. 

UHPiCHO, f. Oera, Céoac Moutaut. 

ODSILL PB BOOSOC('). Bagnârea-de-Blgorre, recueilli pen. 

antONBTTB (*), Ai^Jon, Millet. 

PUTB, PBDiB, dép. de la Vienne, Lslume. 

PBBiHGi-BO, Guyenne, Salerne. 

PtiUQA, Nice, Riaao. 

FOETBimsic AH DOUB, Uorbihan, Taalé. 

u. 

1* — < Lea pfttres du Languedoc croient que s'ils tuaient une 
bergeronette, le plus beau mouton du troupeau mouirait. > 
(Lucas de Montight, Récits variés, Aix 1S71, p. 43.) 

2. — Dans le Tyrol on explique ainsi l'attachement des 
bergeronettes pour les troupeaux : 

< Die bachatelzen taalten sich gern in der nahe des weidendeD 
viebes aaf, veil ibre aeelen ïliilier vierfùssigen hausthieren, 
beaondera littbea angebOrten. > 

(Zeitseh. f. d. d. Mythclogie. II, m.) 

3. — Les enfants débitent à propos de la bergeronette 
la chansonnette suivante : 

Bargeounette, où est ton nidt 

— Madame il est ici. 
Bargeounette, quoi j a dedans! 

— Madame y a des petits. 

(t) C-M. MDU-ttOtU (Ooillemin). 

C) H.-à-m. (Ul te bouf. 

{■I T ft-t-U un* (aqt« d'iBapr«Hlon «i derrait-on lin 



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MOTACILLA ALBA. L. 221 

Bargeonnette, donne m'en on. 

— Madame prenez-en nu. 
Bargeounette. donne m'en deux. 

— Madame prenez-en deux. 

Bargeonnette, donne m'en trois. 

— Madame pi*enez-ea troiB. 
Bargeoimette, donne m'en qnatre. 

— Madame prenez de la mai-de. 
>D-8ur'Loiiig, comm. par M. Louis Bbautillaud.) 



MOTACILLA., FLAVA. L. 
LA BEROERONETTE DE PRINTEMPS. 

1. — Cette bergeronette est désignée aous les noms 
particuliers de : ' 

BBBOEBONETTE DB FRINTBHPS. f. françaiB. 

BEnGBBKTTB DES PHÉs, ^. Chflt.-Hur-Seine. comm. de M. Daguiu. 

TAOUE FIEBBE DE PBA, Saint-Amé, Thiriat. 

PERAçt GUUNA, Nice, RisBO. 

p&ASSB JAUNE, Deux-SëvreB. Quillemeau. 

BOSSE QUEUE lAUHB, Luxembourg wallon, Lafoutaine. 

JAUHISSB, f. Noirmoutier, Fiet. 

BEB6ÈBE JACHR, 'f. Centre, Jaubert. 

aciGNB ououA d'bstiou, Provence, Blaze. 

MOTACILLA SULPHUREA. BECHSTKN. 
LA BEROERONETTE JAUNE. 
1. — Noms donnés à cette bei^eronette : 

LATAKDiâBK jAnrfBi {. français. 
BERGERONETTE JAUNE, f. ffançaiB. 

PERAÇA ROUSSA, Nice, Riaso. 

MOTACILLA ALBA. L. 
LA BEROERONETTE GRISE. 
1. — Nomsde cet oiseau : 



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) OEIOLUS OALBULA. L. 

PBASK QBiSE, Charente -Inférieure, LeHon. 

BERGÏRE GHiSB. f. SaToiâ, Bailly. 

BBRGEHOMBTTi ORUB, f. français. 

BKBfiBBBTTB DBS CRAHPS, A Cbat.-B-Seitie, comm. de M. Dagulu. 

QDAiBDBLLO ÂODÉLUiRO, /. ToulouBe, Lacroix. 

KANNEBKEiiUKDOim, bret. de BeUe-Il»«D-Mer, Ch. de la Touche. 

PETITE MAnooT('), f. fTauçaîB dialectal, Salerne. 

dambttbC), Bngey, Blaze. 

JACOBINE. SaOne -et -Loire, Tousseael. 

BEUGiEUSB, Savoie. Ballly. 



ORIOLUS GALBULA (»). L. 

LE LORIOT. 

I. 

L — Du latiB aureolus(^') viennent : 

ACBiOL. ÂOUBiOL, m. provençal anc. et mod. — Tara, Oary. — 
Toul., Lacr. — Bëziers, Aen. desl.rmm.. oct. 1874, p. 603. 

OCHiOL, OOUHIOL, m. Qucrcy, Azals. — Rouergue, Duval. 

ADIOL, m. languedocien, Azaïs. 

ACBiONOL. m. Agen, Azals. 

ORiOL, m. français, Duez, 1678. — Pyréoées-Or., Companyo. — 
Oenëve, Necker. 

loriolC'), m. Suisse romande. Brldel. — Jorat, Razoumowski. 
— Aube, Tarbé. 

AODRiAou, m. Languedoc, Sauvages. 

AODHUOD, m. Gard, Creepou. 

AURIOOU, AURIOU, m. céveuol, Azals. — Bords du RliOne, Af^m. 
de la Soe. de lingttist. 1, 148. 

ADBUOU, m, Marseille, Métn. de la Soc. de linguût. I, 148. 

(■)C.-tH]irep«tUfr-plspAFCequ'elle est noire et blancba. 

(1) Bile doit ce nom «t les suivants a ses eonleun noire et blanche qui 
sont celles ds certaina ordres rellgieui. 

(S) Pour la seconde partie de cette dénomination scientifique. Cf. Isgat- 
bslo, Ital. Duez. — GarM, Oénes, Duraiio. — eUUs, milanais, Banfl. — 
Salpe, Tenin, Scbius. 

(*) Le plumage du lorlst est d'un beau Jaune d'or. 

(>| Dans Igrlol 1 est l'article soudé au substantif. 



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ORIOLUS GALBULA. L. 331 

oonBUOD, *n. Bouchea-du-RbAne, Villen. >- Toulon, Pellicot. 
ooiJBioon, oocsuBOU. m. provençal, Castor. 
ORUOU, *R. Ueuae, Cordier. 

loUHio, tn. Gers, Cénac Mootaut. — Landea, de Métivier. 
OfuûDZ, m. ancien français, Duez. 

(Xiiou, m. Poitou. Beauchet-Filleau. — provençal. Castor. 
OttiOi Bresse ch&Ionnaise, Quillemin. 
AniA, OBiAU. m. Moutbéliard, Contejean. — Jura, Ogérieu. 
OUHiou, m. Savoie, Bailly. — Genève, Necker. 
DHIOT, m. picard, Corblet. 

LA06RIOÛ, LADBion, m. prov-, Sauv. — Hérault, Marcel de Serrea. 
LAOUiuoT. m. Oers. Cénac-Montaut. 
LOBIOT, m. fïuDçaia. 

LuniOT, LUBiA, m. paya messin, rec. pera. — Fontainebleau, 

rec. pera. — Chàtillou-Bur-Loing, comm. par 

M. L. Beauvillard. 

LORiOD. m. provençal. Castor. — Deuï-Sôvrea, Ouilleme&u. — 

Vienne, Mauduyt. — Aq]ou. Millet. — Char.-lnf., Leason. 

LORioz, m. Savoie, Bailly. 

LOCRiou, m. Centre. Janbert. — Vienne. Maudujrt. — Cher, Bntet, 
Stat. du Cher. — Charente, Tréraeau de Rochebrune. 
— Nice, Risso. — Savoie, Bsiily. 
LOURio. m. Gers, Cénac-Montaut. 

LOuniOT. tn. ChAtillon -sur- Loire, comm. par M. L. BeanvlUsrd. 
u>aiEtix, m. CMtillon-aur- Seine, comm. par M. Dagnln. — 

Ai^iou, Millet, 
unou, m. Poitou, Lalanue. 
LODSIOD, m. Yenne, Comat. 
ALoniou, AU>nBiou, m. Centre, Janbert. 
ousuBOs, QLORiOT, m. Voages, Gérardin. 
LORioif ('), m. ancien français, Duez, 1878. 
COMPÈBB LORIOT (<}, m. français. ■— wallon, Sélya Longchampa. 

— rouchi, Hécart. — Deux-Sâvrea, Ouillemean. 
cOMPàBE LULUOT, m. Picardie, Marcotte. 
GOPËRB LORIOT, m. cnvirone de Cambrai, Boniface. 
HEL OODBCOD, m. Toulon, Pellicot. 
Cf. Ortot, OriiT, OaHlcien, Piilot, — Orjél, Val Soana, Migra. — Oriai,Pi6- 
mont, Nigra. — Oirlsn, les Langues (Piémont), Bonelti. — Awioli, Pallas- 
inolo (Sicile), Benoit. 

(1) Dott tradnit le français lorioa par l'italien doHoaa. 

(1) On l'appelle ainsi parce qu'il est censé chanter : Canpirf Loriot 



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Hast OBlOhVS 6ALBULA. h. 

2. — Autres qoids du loriot : 
BiL AncBOD, m. provençal. Honnorat. 

BKL oousaioiJ. m. Bouctiet-du-Rhâae, VilleaeuTe. 

KEBLK d'or(1), pajB meBBin, rec. pers. 

MOUAL ÀDGANT, Finistâre, SouTeatre. 

SLASAOun, GLAUOOB, bret.de BeUe-Ile-en-Her,Ch. de la Touche. 

— Morbihan. Taslé. 
i»tiKiBL. oBDUiBL, OBimÉLB, ORUMiàLB. vallon, Grandgagnage. 
PIOA-LAURIOUN. provençal. Honnorat. 
FiGO (.'AOUBiAon, Qard, Crespon. 

OBOPBNDOLA, HENJB FiQHBSP), Py renée B-Orien talée. Compauyo. 
HAUT FiEBROT, pays mesain, recueilli pers. 
COLAS mOT. environ de Cambrai, Bouiface. 
TBILÈIIOT, Normandie. ClieHnoD. 
TRILLBROT. Bayeuï, Pluquet. 
pHiLOSioi, normand, Lemetteil. 
BBBLDUAtJ. Pithiviers. comm. par M. L. Beanvillard. 

3. ^ €DuaïeLAiigaeàocfdl'/touridi»t»ign\Oe faire U bouffon, 
le niaU, le fin, dissimuler. > (SaOTAGbs.) , 

< Dans les pays wallons, orumiet, orimiel, ont, outre le sens de 
loriot, celui d'espiègle. » (Ghandcagnade.) 

Est-ce dans uo de ces sens que le mot est employé dans 
ce passage du Roman de Gérard de RoussUlon, P> 38, 
cité par Raynouard : 

c No mi prezaria un auriol 

Si a cort no m'anzian li savi e'Ib fo1(>). » 

4. — Dicton météorologique : 

Au laoribu 
Figo maduro. 
C.-à-d. lorsque le loriot arrive, la figue est mûre (Sautagbs). 

(1) Cf. Ooltmiértl, Luiem. ail. Lafontaine. — Soldunisl, aolddrouel, Ba- 
vière. Suisia ail. JBckel, Schim.— Cccsilo d'oro, ital. Duez. — e«ild nSTsl, 
holl. Schlegel. — ennlIUsiBlw. aaion, Bielz, 

\*} cr. Beeale. pl^montaii. Bonelli. 

W Traduction : Je ne me priserais pas nn loriot, si les sages et les 
fous ne m'entendaient k la cour. 



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CINULUS AQDATICUS. BECH8TE1N. 233 

5. — Antre dicton que le loriot est censé chanter 
lui-même : 

L'oouriol claou los foedos, jitto loui bnous. 
C.-&-d. le loriot enferme lea brebia et met au large les baufa. 
(RoQergue, Dutàl.) 

II. 

1, — Interprétation du chant du loriot : 

« Berluaiau, berluaiau, 

Qui mange la cerUe' 

Et laisse le grimiau (noyau). > 

{Pithiviero, comm. de M. L. Buwilurd.) 
* Je suli le compare Loriot 
Qui mange les cerises et laisse les noyaux. * 

(Maine-et-Loire, Vincilot.) 

< Quand ceriaea sont en saison 
Je dis eonfiteor Deo. > 

(Haine -et -Loire, Vincblot.) 

' « Soun madur les fignes t les devirerol. * 
C.-à-d. sont-elles mûres les flguest je les dévorerais. 
(Périgord.Ds Goursubs, dans Poés.pop. de la Fr. Ma. 3341, f Itl.) 

2. — En Provence les enfants adressent ces paroles au 
loriot qu'ils aperçoivent : 

< Margarido buon. fal mé coulrâ un uou. > 
C'est limitation de son chant. 

{Bultet. Ot la Soc. proUet. des animaux. VIU, 309.) 



CINCLUS AQUATICUS Bbchstkin. 

LE MERLE-D'ËAU. 

Cet oiseau est un habile plongeur ; il peut rester plus 
d'une minute sous l'eau. On le nomme : 



hERLB D'Bi.u. m. français. — Jura, Ogérieu. ■ 
MBELOS D'iau, Savoie, Bailly. 



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TUROUS (OBNRE.) L. 



KÉHui d'aioo. Tara, Gary. 

WÉLE d'iô, Luxembourg -wallon, LafonUine. 

MBRUO ÀiOAiâ, Nice, RUso. 

■1,^8 d'auvb, Ssint-Amâ, Thiriat. 

AIODASSIÈBE, /. Jura, Ogérien. 

UBRLB PLOHOfiOR, fraaçaÎB. 

CDVBTTE, RAT d'eau, rbligieurb, Savoie, Bailly. 



Cf. Illrlo de a(U. 
ail. Schioz. — 
Ftteott, aenes, Descr. 



TURDUS (Genre.) L. 
I. 

1. — On confond fréquemment entre elles les différentes 
espèces du genre titrdjis L. à l'exception des merles qui se 
distinguent par leur plumage noir. Les noms suivants 
servent à désigner les grives d'une façon générale ; 

ORIVE (') f. français. 

GRÉv, Normandie, Cheanon. / 

ORIBO, /. Tarn, Qary. 

OHiFFE, f. eav. de Cambrai, Boniface. -—Paya messin, rec. pers. 

OKiono, GRiGOUD, m, Qere, Cénao-Montaut. 

ORAlVE, Guemeaeyj Métiiier. 

TORT, m. ancien provençal, Raynouard.. 

TODBDR^, m. Hérault, Marcel de Serres. — Toulon, Pellicot. 

CBRO, Provence, Castor. 

TRÏDO, Provençal. — Limousin. 

TRIO, LimouBÎu, Itev. des t. ram. IV, 65. 

TRiDB, Berry, comm. par M. Beauvillard. 

2. — « Les grives ont une moucheture particuliâre à laquelle 
les oiseleurs ont donné le nom de gritolure. » 

TODSSBNBL. 

< Qriolâ K Orivelé. marbré. » 

Champagne, Qroslbt. 

1 gris, l'alouette ordinaire (tlanda 



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TUBDUS (âEN&E.) L. 23& 

€ GrivoW ™ Orivelô, tacbetô de gria et de blanc. > 

Pont-Audemer, Vashieh, 

3. — Proverbe : 

€ En despietz dé mars et dé février 
Bastia l'agaMo et poun la trié. > 

C.-à-d. malgré féTrier et mars, b&tit la pie et pond la grive. (La 
grive fait son nid de trôa-bonne heure.) 

(Sud-Oueat. Cohbes.) 

4. — Pronostic : 

« Quand on entend la grive cbanter, cbercbe la maUon pour 
t'abriter ou du boia pour te chauffer. > 

Dordogne, SttU. d« la France. 

€ Quand TOUS entendrez la grive obant«r, enfermez le boia propre 
ft voua chauffer ; quand voua entendrez le merle plus tard, jetez 
bas pourpoint pour le mettre à part, * 

Bretagne, Sauvé, Bev. celt. 

6, — En Provence on attire les grives avec un appeau appelé 
chilet.Chilef = ae servir du chilei. La chile = la chaase au cliilet. 
En Italie le chilet s'appelle ^irlo et chiler se dit îirlare. — Zirlo 
se dit auaai du cri de la grive. Eu Lombardie au lieu de xirlare on 
emploie le mot Aoraet (Banpi). 

6. ^ Dana ta Limagne on prend les grives avec des colleta appelés 
sirènes. 

(SneiBB, l'Enfant de la cabane, p. 93.) 

— En Provence on ae aert d'un piège appelé lecquo. 

7, — Pendant les vendanges les grives mangent beaucoup de 
raisin, d'où l'expreasion : il est soûl comme une grive dont on se 
servait autrefois à propos d'une personne qui avait trop mangé et 
trop bu et qui a'emploie aujourd'hui quand ou parle d'une peraonne 



8. — Locutions italiennes : i7 tordo é data nelta ragna. 
(Peacetti), — Non ne passa ogni giorno di questi tordi (Pescetti). — 
Fore che il tordo non dia dietro (c.-&-d. ne pas laisaer échapper 
l'occasion). — Pigliar dite tordi ad una pania (o.-à-d. faire d'une 
pierre deux coups.) (DnKi.) 



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23S TURDUS MUSICUS. L. 

II. 

1, ^ < L'on dit que la grive le prépare et chie à 6oy mesme sa 
ruine et perdition ; veu que de ce qu'elle ialit de son ordure ae 
germe et produit le guy dont se fait le glu. » 

Comenins, 1569, p. 37. 



2. — On trouve dans Bmaaél, Suite du Virgile travesti, 
p. 40, cette phrase : Vous seriez plits sot que grive. 

En italien tordo = niais, imbécile. 

3i ^ Locution : faire comme les criées, vivre de l'air. (Duez.) 

4. -^ On dit en italien la favota de! tordo, ce que Duez explique 
aiiui : € c'ait la fable de la grive qui dit à sa compagne : prends 
garde A ses mains et non pas à ses yeux, car encore qu'il pleure, 
il nou» tue ; c.-à-d. regarde aux effets et non pas à rapparence.> 

TURDUS MUSICUS. L. 
LA GRIVE COMMUNE. 

i. — Noms de cet oiseau : 
TORT. Pyrénées- Orientales, Companyo, 

TOTJRDOTJ, Nice, RlBSO. 

tduhdhé, m. Carpeutras,de Merle. — Hérault, Marcel de Serres. 

— Languedoc, Sauvage». — Toulon, Pellicot. — 

Oard, Creapon. 
TOCRGâ, Toulouse, Lacroix. 
ToUBDB, TOCHDBB, Isère. Chai^et. 
TtiARDA, Suisse romande, Bridel. 
SUABDA, Orbe (Suisse), Bridel. 
iXEDRDB (>). f. Centre, Jaubert. 
TODXA, Mauzé (Deux- Sèvres], Quillemeau. 



Jaubert dit Coord* = etp. de grive. Je suppose que « 



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TORDUS PILARIB. L. 237 

2. — Antres noms de la grive commune : 

GRrVB, f. ixVSifitM. 

GBITAZ. Savoie, BaiUy. 

oniVETTB, f. Cflte-d'Or, Qérardin. 

BBBSR (■) GRIVE, f. Saint -Amë, Thiriat. 

euvE DE VIGNES, /. DoQba, Brocard. — Jura. Ogérien. — Deaz- 

SèTi'es, Ouillemeau. — Vienne, Mauduyt. 
VKNDAKGETTE, f. Genève, Neclter. — Savoie, Bailly, 
TEHEiHDZETTA ('), f. Suisse romaude, Bridel. 
TEKDAOETTE. f. Jorat. RazoumowBkî. 
THIBTTAZ, Savoie, BaiUy. 
CEÀPIINE, wallon, Sélys LoDgchampe. 
UAUVIARD. Normandie, Lemettei]. 
TODBDKi CHiCAiRÉ, BoucheB-du-Ehône, Villeneuve. 

GRITE CHANTEUSE, Jurs. 

DRASK, breton de Belle -Ile -en-Mer, Ch. de La Tonclie. 
fiinÉVRiÉits, f, Savoie, MiUio, Voy. en Savoie, I, 81. 



TURDDS PILARIS. L. 
LA LITORNE. 

1. — Les noms suivants donnés à la litorne sont dûs à 
son cri : 

TiATiA, Morvan, Gbambure. — ChfltilloD- bu r- Seine, comm. par 
M. Daguin. — Jura, Ogérien, — pays de Vaud, Bridel. — 
Auvergne, Chalaniat. — Poitou, Favre. 

CH&, TSCHA, TSATSA. Suisse romande. Bridel. 

T5CHATSCHA, rCHATCHA, SuJBBe romande, Bridei. — Jorat, 
Razoumowaki. 

CHACHA, Morbihan. Taelé. -— Orléanais, Salerne. — picard. 
Marcotte. —Pays de Bray. Decorde. — Toulon, Pellicot. 

KiAKiA, QUiAQUiA, Poitou, Lalanne. — Vienne, Maud. —Centre, 
Janbert. — Morvan, Chambure. — Troyes, Orosley. 

GBiTE EAKiA, Aigou, Millet. 

FIA7IA, Suisse romande, Bridel. — Centre, Jaubert. 



(I) BuH = basse, petite. 

<■} De TeMlndil = Vendanger. 



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238 TURDDS FTLiSXB. L. 

auCKCBAmO), Luxembourg w&llon, Lafontaine. 

TCHAPTCBAP. CHAPCHAP, wallon montoiB, Sigart. 

PUPUMB, Savoie, B&Uly. 

CLAQUE, Normandie, Chrétien; Cheaaon. — Chflteaudun, comm. 

par M. de Tarragon. 
cLuaiTB, GLLAQDB, fiayeuz, Le Hâricber. ^ Beaalu, Joret. 
GLACAKD, Toulouse, Lacroix. 

2. — Autres noms de cet oiseau : 

CHUIBHI.IKB, Vosges, Qërardin. 

CHANBHLIN, CHEMBRLIK, CHArXERATn, f. VOBges. TtÙriat. 

TOunDOD MODHT&GHÉ, Nice, Risao. 

GBivo ni MOUNTAiiNO. Oard, Crespon. 

OBIBO DK MODNTAGNO. Toulouse, Lacroix. 

SBiBO QATODATO. sbIbo gavoetto, Bouches-du-RhAne, VilleneuTe. 

— Toulon, Pellicot, 
CBBO OAVOUATO, proTcnçal, Castor. 
OBiVB. d'bivbb, /. fïaaçaia, Toussetiel. 
i.nTROKB, picard, Corblet. 
LiTOBREj /. français. 
TOCRDBLLE (>), Normandie, Lemetteil. 
C0L0HBA3SE, picard, Saleme. 
oooftpB, Normandie, Lemetteil- 
GHINCBB, DoubB, Brocard. 
FAGNBBBSSE, wallon, Sélya Longchamps. 
FLËCHB, JACASSE, A^jou, Millet. 
SAPINBTTKAZ, Savoie. Bailly. 
QUOCHACHA, Oard, Crespon. 
COUCBOCBA, Languedoc, Sauvages. 
CBAKTRE83E, walIon, Sélys Longcliamps. 
BBnasfA, /. Suisse romande, Bridel. 
PIED NOIB, m. Suisse romande, Schinz. 

PATTE NOiBB, z". Suisse romande, U. Olivier, Unt votai, etc. p.i55. 
BOBZAVBLLEK, breton de BeUe-Ile-en-Mer, Ch. de la Touche. 

3. — Pronostic : 

€ Lô nage ft Ballons — Le chaumeratte n'a mi Ion. > 
C.-à-d. la neige aux Ballons, la litome n'est pas loin. 

(Vosges, communication de M. X. Thiriat.) 

{')Cr.Jick«riLura[nb.all.LafontaiQe.--5«luikk«r,Uûnst«rland,Bolsauuiii. 
et Cf. Tordsla, Pi»«, savl. 



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TUEDU8 viacivoRua. L. 23Ô 

TURDUS VISCIVORDS. L. 
LA DRAINE. 

1. — Cette grive fait fréquemment sa nourriture des 
graines du gui, d'où ses noms : 

fiRiVB DU avi. GHivB DB GUI, f. tnjCiai». 
ORITE DB TOCÉ, f. Vleoiie. Mauduyt. 
viLLOTTAzC). Savoie, Bailly. 
OiLU)NNièas('), f. Savoie, Salerne. 
GBTVK DB ponucaC). Normandie. CbeBuon. 

cr WBUldniuel, Histler, Bavière, JSckel. — Uisattluitsli, angl. C. Smith. 
— HolnutTMeli, Somaraetsliire, C. Smith. — HolmlïnLMli (*] Bamtliiiuk, 
Corwall, BorlBse. — Vltcad», Tessin, ScliiDi. — Vtiurd», milftuali, B&nfl. 

2. — Autres noms de cet oiseau : 

HADTB (>} aniVB, f. Luxembourg wallon, Lafontaioâ. — Lornine, 

Touaaenel. — Saint- Amë, Thiriat. 
QROSSB OBIVB, f. traaç&la, 
SBIVB SIFFLSUSE, f. Jura, Ogérien. 
GRIBO CAIITATBO, f. Toulouse, Lacroîx. 
GfiiVB DB BROU, /. Champagne, Salerne. 
GRiTE PROVENÇALE, f. Auvergue, SaleTue. 
CBBZBNIËHB, CHiAHDB, Savoie, BaîDj. 
VBDoDtTB, Jura, Ogérieo. 
VBBJH&TTA, Alpes, Bridet. 
RBDACB, Qenâve, Necker. 
EAiLOn, m. Vaud, Bridel. 
LnTBONE, picard, Marcotte. 
tbaIke. /. Suisse, Salerne. 
TBAiM-NOTB, f. Les Fourgs, Tiaaot. 
DBAINB<*), f. français. 
tbIda, f. Hérault, Marcel de Serres. 

(4 De vmion = gui (BalUy). 

()) De Aillan = gui en Savoie (Salerna). 

(■) Le pommier est aouveat couvert depil. 

(4) Holmlree = gui. 

(•) lanU = drosse. 

(•) Cf. Dm>, espagnol. 



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T0EDU8 VISCIVOEDS. L. 



iHiDOi /. Rouergue, DuthI. — Landea, de Hétivier. — Tarn, 

Oary. 
iRn, Périgord, Salerne. 
TRÉBj TBAIB, f. FiDistdre, Souveatre. — Centre, Jaubert. — 

Vienne, Mauduyt. — Aqjou, Millet. — Poitou, Favre. 
THAVE, Deui-SèTrea, QuiUemeau. 
THÀ, Anjou. MiUet. 
TfiAOE, Orléanais, Salerne. 

TB^KASSE, TRiiEASSE, Poitou, Parre, Beaueliet-Filleau. 
TRAIT, THET, Normandie, Le Héricher. 
TBÀTRÀ, Savoie, Baill;. 

trahb, TRBnE, TRUTB, /. TRAU, ttt. Sologne, Salerne. 
SBBA('), ^ Nice, RiBao. 

SBiRO, SBlBO, f. Toulon, Fellicot. — Bonches-du-Rh., Villen. 
gEHO, f. Var, Bé^. d.u Var, gr. in-fol. 
sÉZBRO, cÉsÉHO. cKZKBo('), f. Lsnguedoc, Sauvages. — Alaia, 

La Fare Âlais. — Oard, Creapon. 
CHAETRBSS. Liège, Forlr. — wallon, Sélys Longchampa. 
CHlCA, Hérault, Marcel de Serres. 
JOCASSE, JACODE, Anjou, Salerne. 
CALANDRE, Parie, Salerne. 
TOORAT, Poitou, Favre. 
CRBun, Jura, Ogérien. 

GBAI(3), Gaernesey, Métivier, Glossaire des Rime». 
GRiTO, Oard. Crespon. 
DRASHKL, Morbihan, Taalé. 

3. — Pronostics : 

c Trido bien hibemado 
PascoB Bo nisado. > 
:.-à-d. draine bien hivemée — ft P&que a sa nicttée. 

(Rouergue, Duval.) 
< Quan la seiro canto en fevrié 
L'a encaro un hiver damié. > 

(Saurxl, Statistique 4e Castit, p. 151.) 



{!) Cf. C«rai. Piémont, BonelU. 
{>} Cf. Cestna, liai. 

(•)«Tbi«bird pauee under tbe name of jar in manyparU orirtiand.> 
Thonipion, I, itl. 



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TURDUS TISCIVORDS, L. 241 



t S'oouaiBHeH lo trido conta 
Qu'ajos miBaont mâatre, lou te cal pas quitta. > 
C.-ft-d. si tn eoteDda la draine cluuiter, bien que tu aies un 
mauTaU maître, il ne faut pas le quitter. 

(Rouergue, DuviL.) 

II. 

1. — M. Avenel dans son roman Marianiine, p. 95, 
parle d'un oiseau appelé Touret qui chante sur la cime 
des vieux chênes. C'est évidemment la draine. Or cet 
oiseau, selon la croyance populaire, parle sept langues. 

2. — Voici une chanson dans laquelle il est question de 
la draine. Le sens en est un peu obscur : 

Le âU du roi a'en va chasser, 
Le QIb du roi s'en va chagaer 

Dans la forât d'Hongrie ; 
Ab t donnez-noaa la gaiUannée, 

Monaeignear, ja tous prie. 

Ayant clia.aHé et rechassâ {bis) 

n n'a pas fait grand'prie ; 
Ah 1 donnez-nous, etc. 

Il n'a trouvé qu'un nid d'oiseau (bit) 

Qui B'flppello la Trie; 
Ab I donnez-nous, etc. 

De cinq qu'il y a prend le plus beau (bit) 

Et le porte à sa mie; 
Ah I donnez-nous, etc. 

Qui l'a gardé pendant sept ans (bit) 

Dedans une eabie; 
Ah 1 donnez-nous, etc. 



Va, retourne, petit oiseau (bit) 

Va, retourne & ta mie; 
Ah '. donnez-nous, etc. 



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242 TURDUB VISCIVORUS. L. 

Poor revenir ne reviens p&B (bis) 
Dedans cette gable; 
Ah 1 donnée- noua, etc. 
Cette chanson m cbttnte pour demander la gulllannée à TÔnneina. 
(L'IUuttration, déc. 1853). 

Variante. 

Le filB du roi s'en va. 

Chasser à la foret d'Hongrie, 
Ah 1 donnei-nous la gnillanaa, {jiefratn. 

Monseigneur, je vous prie. t 
Il a chassé et rechassé 

Sans faire aucune prise 

Ahl 

n n'a trouvé qu'un nid d'oiseau, 

Qui s'appelle la tride. 
Il a choisi le plus gaillard. 

L'a porté à sa mie. 
Tenez, mie, cet oiseau, 

Uettez-le en gavie. 
De quoi le nourrirai-je. 

De prune et de cerise. 
Hais au bout de sept ans passés. 

L'oiseau n'a pu folié. 
Aouserot, s'abey sabut, 

Qu'agouBses sabut dise. 
J'ou t'aouri coupât lou cot, 

T'aouri agut la biou. 
Ahl donnez-nous laguillanau, 

UoQBeigneur, je vous prie. 
(Ouillanau chantée à Tonneins (Lot-et-Garonne) Poésies populay-es 
de la France, Us. 3338 fol. 616). 

Autre Variante. 
J'ai chassé trois nuits, trois jours, 
Dans la forSt d'Hongrie. 



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TURDD8 ILIACUS. L. 243 

Donnez-moi 1& guilloneoa 1 _ ^ . 

»... iBeffatn. 

Monseigoeur, Je voua pne. i 

Je n'ai trouvé qn'un oiaettu, 

Qai s'appelait la trido. 

J'ai choisi le plus gaillard, 

Poor porter à ma mie. 

De quoi je le nourrirai, 

De pain et de ceriae. 

(Chanaon de l'Ageaais, cbantée aux approciie» de Moël : Poéties 

populaires de la France, Me. 3338, f- 619.) 

Ces chansons semblent avoir quelque rapport avec une 
Chanson <in XV= siècle publiée par M. Q. Paris (Chansons 
au XV» siècle, p. 29) et qui commence ainsi : 

J'ay bien nourri «ept ans ung jol; gay 
En une gabiolle. 



TURDUS ILIACUS. L 



1. — Noms de cet oiseau : 

M^DLVis, f. ancien normand, Oaa té. Chansons normandet,f .65. 
lUDVis. f. Centre, Jaubert. — ancien françaia, Littré. 
M&UTI, MAUVis, tu. fran(aia. — Le Mana, Belon. 
lunYiETTB, f- Auvergne, Cbalaniat. — Aitjou, Millet. 
HA0VIGBON, Anjou, Millet. 

HAUViABT, Calvados, Lesauvage. — ancien français, Scheler, 
Lemicographie du XII' et du XIII* siécU. 



2. — A cause de la couleur roussâtre d'une partie de 
son plumage on nomme le mauvis : 

HOSSÊLB, Saint-Amé. Tliiriat. 

BOSBUB, HOZELLB. f. OpléaiiaiB, Salerne, — VoBgea, aérardin. 

HOUSSBTTB, /- Luxembourg wallon, Lafontaine. 

BOUOB aiLB, français, TouBseoel. 



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S44 TUBDUS ILUCUS. L. 

lUBOTi. Pjrétiéea-OrieDtales, Companyo. 
TonnDBri HonjHÉ, Oard, Creapon. 
QBtva RonoB. Necker. 

Cf. Tnrda rnun, Sicile, Benoit. — Holh dniul, ail. — BMwlnf , angl. 

3. — Autres DOms du mauvis : 

OBIVB DB VBNDASOB, f. Vosges, Oérardîn. 

VBIGNBR&TTE, f. Saint-Amé, ThirUt. 

VBKDANOBTTB, f. Suisse romande, Schinz. 

TODRDBÉ DÉ MOCHTAONA, Hérault, Marcel de Serres. 

GABÀCBOO, Hérault, Marcel de Serres. 

GATOUO. Provence, BmII. de la Soc. prot. des anim. VIII, p. 310. 

TODRDRÉ a A VOUA. m. Toulon, PeiUcot. 

QRIYETTB {'). f- VoHgea, Gérardin. 

GBIVB CRàKPKNoraE, f. français, Simon, Moj/etu de conserver U 

gibier; 1743, p. 91. 
«APiNSTTE. f. Lorraine, Touaaenel. — Douhs, Brocard. 
CHiPAiHB FRANÇAISE, f. wallou, Sélys Longcbamps, 
loURDRB siBLAlBÉ ('), m. Bouches-du-RhAne, Villeneuve. 
SiFFLBUB. m. Suisse romande, Salerne. 
aiBLAlRÉ, m. Toulon. Pellicot. 

giFLAiHâ,m. Proveaoe.Butl. de lasoc.prat. de anim. VUI,p.Zlù. 
CLAtiOiRT, Calvados, Lesauvage. 
CLAQUE, GLAQUETTE, Normandie, I<emetteiL 
TBI. Sologne, Salerne. 
GfilvE Bi&ALLE ('}, ancien fraufEda, Duez. 
CISEBBT, Isère. Charvet. 
CALERDROTB, Bourgogne, Buffon. V, 4£9. 
TOUBGB, ToulouM, I^ftcroiz. 
TOUBxi. Tarn, Qary. 
TODBDRÉ, Var, Dëp. du Var, in-fol. — Proveiice, Bull, d* la 

toc. prot. des om'm. VIII, 310. 
TOBT, Pyrénées-Orientales, Companyo. 
ZOCRBT, Le Mans, Belon. 
TOURAT, Chizé (Deux -Sèvres). Ouillemeau. 
TBASLE, Le Mans, Belon. 

(I) Cf. BrlTeU, Piémont, Boaelli. 

(>) cr. Sobitrel, vallée de Lanio, Bonelli. — Snblaralâ, Asti, BonsUl. — 
SbMobIo, Alexandrie, Bonelli. — Sriva mblDUllfia, Piémont. Boa«llL 
W Cf. Iwdo iuhUo, iUl. han. 



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TURDUS HBRUIA. L. 



TKASLS, TBiLE (i), francaii, Scheler. 

lULHinD. Morbihan, Taelé- 

ODILET, QD1U)N. Saïoie, BaiUy. 

BOUT EQ DELON, Bourgogne, BuffoD, V, 420. 

TOUBDOII GHINA, Nice. RisBO. 

aviso, Provence, Castor. 



TURDDS MERUIA. L. 

LE UERLE. 

I. 

1. — Les noms suivants se rattachent autatln merula : 

UBRU, Pyrénées -Orientales, Cumpanyo. 
KBBLO, m. Nice, Toselli. 

HBRLB, f. ancien français. — français populaire. 
IIERLB, m. il'ançaia. — provençal. 

HARLE. Charente -Infér., Lesson. — Deux-Sèvres, OulUemeau. 
' Saint., J6nain. — Chftt.-sur- Seine, comm . par U. Dagnin. 
MURLB, Montrët, Gaspard. 

lUERLE, Morvan, de Cbsmbure , — Picardie. Salenie. 
HLàRB, Saint-Amé, Thiriat. 
IIBSLB, normand, Ciiesnon. 
■ftLB, KàLE. Ouernesey, Mëtivier. — Haut-Maine, Montesaon,^ 

noi-mand, Travers. — Anjou, Millet. — Savoie, Bailly. 
MÊLE, pays messin, recueilli pers. 

Mi^LE, Ban de la Roche, Oberlin. — Lui. wallon, Lafoutaine. 
lUAiLE, Montbéliard, Sabler. — Bresse ch&lonnaise, QulUemin. 
MIAIB, Chatillon-sur-Seine, conun. de M. Daguiu. — Uontbé- 

liardj Contejean. — Jura, Ogérien. 
HIAlb, Plan cher -les -Mines, Poulet. 
HUiTLE, Anjou, Millet. 
MILE, Plancher- les -Mines, Poulet 
KXiiLOi:, m. Savoie, Bailly. 



KEBLAT, m. Guyenne, Saleme. 
1. Savoie, Bailly. 



- Cf. TbroBl*, anglo-saion. — Tbrottls, angl. - 



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i4/i TURDUS UBBULA. L. 

mBLOT. MÀimLOT. m. SuiMe ronumde, Bridel. 

MiKUiff, Nice, Riuo. 

■niLÉ, m. T&m, Otiry. — Toulon, PeUicot. 

MiRLHon, ATeyron, Annuaire de l'Aveyron, 1842. 

IULOD. m. Les FourgB, TtBsot. 

HBRLi NÉORri. m. Toulouse, Lacroix. — Gard. Ci-eapou. 

Cf. IltrBlA, Sard. du Nord, Salvador). — Herla, iUllao, gallicien, 
PiBol. ~ Hlrla, eip. — HUrnKi, Naples, Costa. — HarlDa, Piémont, Bonelll, 
— mim, gallicien, Naceyro — llUral, SchwlniiiUral, MUnmUrel, Stuk- 
■Uni, Lux. ail. LaroDi. — lirai, holliudals, Scblegel. — Htm, Sicile, 
Btaolt. — Maura, Sardaigae du Sud, Salvador!. — Imtrl, Autriche, 
Kramer. 

2. — On nomme la femelle du merle : 
MERLESSB. f. fraDçaiB. 

lUBLU», f- Centre, Jaabert. 

MERUSSB, f. Savoie, Baill;. 

MERbuCHB, /. Orléana, Salerne. 

■UBLUCHi, f. Ceatre, Jaubei-t. 

KBRUTO, f. provençal, Darluc. — Toulon, Pellîcot. 

mKUTTB, f. liraoueln, Sanger Frëneuf. 

MBBLETTB, f. Lorraine, Saleme. 

HiRii), f. Tam, Gary. 

3. — Le jeune merle est appelé ; 
IIBRLRAU. m. français. 

UBRLOT, m. Sologne, Saleme. 

VABUOD, tn. Centre, Jaubert. 

WSSLBT, m. Uorvan, de Chambure. 

UBRLAT. m. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

Dans la Suisse romande on appelle merlai via fourré 
peuplé de merles (Bridel). 

4. — Le merle est encore connu sous les noms de : 
HÂTI, wallon, Qrandgagnage. 

XAiTvi, Namnr, Orondgagnage, Cambrésier. 

HAvi, wallon, Sélys Longchampa. 

UOUTUR, m. Lille, Debuire du Bue. ^ Flandres, Vermease, — 

rouchi, Hôcart. — picard. Marcotte. — enviroDS de 

Cambrai, Boniface. 



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TURDUS H£aULA. L. 247 

MOTiAB, H&nvTAH, rouchi, Hécart. 

HOniLLALH, Morbihan, Taslé. 

houalc'h. Belle -Ile -en -Mer, Ch. de U Touche. 

EDRMBRLB. EBMBLE, picftrd, Corblet. 

ORKÈLE, ERUÊLB, NOfuiËLE, picard, Marcotte. 

6. — Le merle commence à chanter et à nicher à cer- 
taines époques à peu près lixes.d'où les dictons suivants : 

. 4 Quond lou printemps orribo 
Lou merle cent' ornai \a gribo. > 
C.-à-d. quand leprintempa arrive, lemerle chante ainaîqne la grive.» 
(Rouergue, Dutal.) 
« A la mi février 
Une marlasee doit couer (couver). > 

(Centre, JAnBEBT.) 
< Pftques baa. Pâques haut 
Toiyours y a des marlands. » 
C.-à-d. que le merie niche de trËs-bonne heure. 

(Centre, Jadbrbt.) 
« Que Pasque soit haut ou soit bas 
On voit toujours merle dans les bas (haies). > 

(Aqjou, SOLAHD.) 
«Merïe bica hibernât 
Per PascoB ûmerloutat; 
Bien hibernât ou nou 
Per sont Jouordi a aoun merloutou. > 
C.-ft-d. le merie bien hiverné, à Pâques a merioté; bien hiverné 
ou non à Saint Oeorgea (23 avril) a aos petit merle. 

(Rouergue, Do val.) 
« Les produits des premières nichées sont les plus estimées des 
amateur* qui p^^ént surtout les merles de mars. > 

(Normandie, Leuetteil.) 

3> ^ « Qwand on n'a n'in des chflpeines on mange des mftvts. 
(wallon, Reinsbbbg.)» — «Quand on n'a pas de grives on mange des 
merles (français). > 

7. ^ ( Entré un merlhou e un pouor se aap pas que bal qu'oprèa 
lo mor. > 

C.-à-d. pour un merle et un cochon on ne aait ce qu'Us valent 
qu'aprâs la mort. 

(Annuaire de l'Aveyron, 18*2.) 



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i^ TURDUS UERULA. L. 

8. — Ou recommande &ux Jeunes filles qui veolent se marier 

de paraître aimer beaucoup le travail : 

< Oq attrape les merles en pipant et les maris en Slant. > 
(D&HLIH. Contes d'un buoeur de hiére.) 

ô. — « On appelle chacha le cri du merle que Ton imite avec 
un chilet à merle. > 

(Toulon, Pellicoi.) 
10. ^ < Pour délimiter les bois, ou a longtemps employé des 
arbres taillés en piquet, à un mètre ou deux du sol, qui grossissent 
& leur extrémité supérieure et forment ainsi des souches appelées 
Pelliéres, Chante-merles {^) ou Pieds -Cormiers. ■ 

(A. Pages, p. 82.) 
11> -*■ c Cheire de merle en bisse et de bisse en r^ > 
C.-k-A. tomber de merle en rouge-gorge et de rouge-gorge 
en rien {fomber de Charybde en Scylla). 

(Saintonge, JOnAm.) 

12. ^ * Prendre des marlauàs, signifie se bien mouiller à 
la pluie. > 

(Centre, Jacbbrt.) 

13. — «A merle soûl cerises sont amôrea. » 

(RBrasBEnOf U, 157.) 

14. ^ « Quond lou merle eaouto lo prat. 

Lèbo lo coneto, courbo lou cap. > 
C.-&.-d. quand le merle traverse an pré, il lève la queue, courbe 
ta tête. —Ces paroles se disent attssi du coucou. 

(Rouergue, Du VAL.) 

15. ^ On dit proverbialement fin, rusé comme un merle ou 
bien c^est un fin merle (pour rusé. drAle. adroit compère, subtil, 
fourbe). Dana le Limousin, on dit d'une femme rusée : c'est une fine 
merlatte (Sauger Préneuf). — A Lille, motiviar b merle et sournois 
(Debuire du Bue) . 

16. — On dit à quelqu'un qui promet de faire une chose 
impossible : si vous faites cela Je vous donnerai un merle blanc. 



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TURDUB HBRULA. I.. 249 

17. ^ On dit ; tiffler romme un merU. 

18. — « Faire comme le merle, siffler pour avoir desBinelleaO)-> 

(ChàtilIoQ-Bur-Loiag. comm. de M. L. Beàuvillird,) 

19. ^ Leroux, Dictionnaire comique, cite encore la locution : 
franc comme un merle, 

20. ^ On dit au Sguré ; dénicheur de merlet, de fawvetitt, 
pour un chevsdier d'iodiutrie. 

21. ^ On dit ironiquement : < Sies blanc couma la coua 
d'unmerlo. > 

(Nice, TosiLU.) 

23. ^ En italien merlotto, merlone ont le aena de niais, aot ; 
merlottagine = sottise; merlingotlù b aot. nigaud, 

23. — < Xa merla ha passato ilPàl?), se dit (en Italie) selon 
Duez, d'une femme qui commence i. décliner de beauté. 

Selon de Oubernatis, II, 359, merlM dans le Piémont a un sens 
phallique (S). 

IL 

1. — « Selon les Solognots, si le merle ne rit pas longtemps, 
c'est parce qu'il a coutume de dormir le enl au sent, tout su 
contraire des autres oiseaux qui tournent toi^ours la tâte du cAté 
du vent pour dormir afin que leurs plumes ne soient pas dérangées 
et qu'ainsi ils aient moins froid pendant la nuit. Mais cette obser- 
vation nona est suspecte, > 

(Salbhme. p. 176) 

2. — < Voir un merle traverser le cliemin devant soi porte 
bonheur. > 

(Ch&tillon-sur-LoiDg, comm. par H. L. BbàuvillàrdO 

(1) Fruits de raabëpine. 

(*) On dltausii : n msrlo t pMs«to dl li dsl rlo. 

(*) Notremot BOlatan en français a aussi ca sen». 



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TURDUS HERULA. L. 



3. — LE UERLE ET LA PIE: 
CONTB DU DËPARTEHBHT DE L'AIX. 

Un jour, caché dans un buisson, le merle qui était 
alors un oiseau d'une éclatante blancheur, vit à sa grande 
surprise la pie déposer un à un dans le creux d'un arbre 
des diamants, des bijoux etdes monceaux d'or. Il se montra 
à elle et lui demanda comment il fallait faire pour se pro- 
curer des trésors semblables. La pie n'osa refuser ces 
renseignements à L'oiseau qui avait surpris ses secrets ; 
elle dit au merle : < Va trouver le prince des richesses dans 
les entrailles de la terre, offre lui tes services et il te per- 
mettra d'emporter toutes les richesses que tu pourras 
prendre avec ton bec. Tu auras à traverser plusieurs 
cavernes toutes plus riches les unes que les autres ; surtout . 
ne touche à rien avant d'avoir vu le prince des richesses. » 

Le merle se rendit à un certain endroit que lui avait 
indiqué la pie, et y trouva l'entrée d'un souterrain dans 
lequel il s'aventura. 

Il arriva à une caverne toute resplendissante d'arçent, 
mais se rappelant les conseils de la pie, il continua son 
chemin. La seconde caverne qu'il avait à traverser était 
toute resplendissante d'or. Cette fois l'épreuve fut trop 
forte pour lui et il enfonça son bec dans la poudre d'or qui 
tapissait le sol de la grotte. Immédiatement parut un hor- 
rible démon, vomissant feu et fumée qui se jota sur le' 
pauvre merle. Celui-ci s'enfuit épouvanté et réussit avec 
peine à se sauver. Mais la fumée noire et épaisse qu'avait 
soufflée sur lui l'odieux monstre lui fit perdre à jamais la 
blancheur de son plumage. Il devint tout noir à l'excep- 
tion de son bec qui garde encore la couleur de l'or qu'il 
avait voulu dérober. 

Aujourd'hui le merle quand il se trouve surpris, pousse 
des cris d'effroi lamentables, comme s'il craignait d'avoir 
affaire de nouveau au monstre infernal. 

(Ce coûte m'a été communiqué par M, Auguste Pbupion) 



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TORDUS T0RQUATU8. L. 251 

4. — Voir dans Webster, Basque Legends, p. 183, l'IUs- 
toire d'uD prince aveugle dont les trois âls sont à la re- 
cherche d'un merle blanc qui guérit la cécité. 

5. — A Chàtillon-sur-Loing (Loiret), on récite au merle 
les formulettes suivantes : 

Marguerite, Marguerite. 

Couve les bien cea pauvres petits : 

C»r il viendra un grand gouln 

Qui les mangera tout drus 

Tout drus, tout drus 

Variante. 

Laboureu, 

Attelle tes bcenfs 

Tons les huit, tous les huit, 

Marguerite 

Allons vite, allons vite. 

(CommunicatloD de M. L. BeAuvillard.) 

k. lasoudon la formulette du merle est celle ci : 

Laboureux t laboureux I 

En cherchant tes bceufs 

Tu trouverais bien mes œufs ! 

(Laisnel dk la Sallb, I, 2E3.) 



TURDUS TORQUATUS. L. 

LE MERLE A PLASTRON. 

1. — Ce qui caractérise ce merle c'est d'avoir sur le 
haut de la poitrine un large plastron blanc. Voici ses noms : 

BLING COLLST, (>), wallon, Sélys LoQgchamps. 
BtAH colA, bian cA, m. Salnt-Amé. Thiriat. 

r, ooLLARCf, coLuaBTTAZ, Savole, Bailly. 



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i TUEDU8 CTANEU8. L. 

MBRLO FISC CJ BLANC, Nice, RiBBO. 

piGo KARsisco ['), Bagaères-dc-Bigorre, recueilli pert. 

HBRLR A PLASTRON, tu. fraucais. 

MBBLÉ DE HODNTAONO, Qard, Crespon. — Touloneei Lacroix. 
CBASTRÉ, m. Toulon, Pellicot. 



TURDDS SAXATEJS. L. 
LE HERLE QE ROCHE. 

Noms de cet oiseau : 
VERLB DB BOCHE, français. 

MBBLâ BOOQUiÉ.'iiERLâ RO0QUA3S1B, Qard, Creopou. 
PASSE SOLITAIRE, Bourgogne, Buffon. 
PASSBROUN soDLiTABI, Bouches -du-RhAne, Villeneuve. 
uomBAU SOLITAIRE, Genève, Necker. 



ROSSOLO HOUDZO, Auvergne, ClialaDiat. 

GROSSA QUOUBTA BOUCHA, HËrault, Marcel de Serres. 

GROSSO OÏÏOnA HOnSSO, Gard, Crespon. 

CDou RoussÉ BARNA, Bouches-du-RhAne, Villeneuve. 

OCED ROUS BERNA, Nice, RiBSO. 

OISEAU DU CHÂTEAU (°). Larocbe (Lusemb. wallon) Lafontaine. 
SBiBR ROUGEj Proveuce, Bull, de la soe. prat. des anim. t. VIII, 
ROGE TAQOB PIERRE, Saînt-Amé, Thlriat. 

Cf. Mlrlo i» rooas, e^p. — Stïlndrosgtl, BirgdTDiul, Bavière, Jftckel. — 
SoUUriD, Sard., Cara. — Snlltarrin di rocDA, Castrogiovannî, Benoit. — 
8l«liirBthall. Suisse ail., Schini. — Codirossone, Pise, savi. — Codlrosso nu(- 
glore, CodiroMOlane, CodlroBBO tusUlle, Florence; Sienoe, Savi. — Coanumi, 
eSnea, iMscr. — SrosM roUelivèiiicbsD, Lux. ail., Lafontalae. 



TURDUS CYANEUS. 
Noms de cet oiseau : 
MBRLB BLBU, m. français. 



(!) PlM = pectua. 

{■) On l'appelle pie parce qa'il est noir et blanc e 
qu'il arrive fc cette ëpoqae dans nos contréei. 
(*) cet oiseau fréquente le* vieui édlQcei (Degland e 



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ACCEKTOR HODULAKIS. BECH3TBIN. 263 

MEBLé BLU, Gard, Creapon. 

PASSERA SOUTARIA, Nîce, RlBIO. 

BnumM : Od coQfoDd ordinairemeat le Tordu «ruwu «t«c U m- 
du luaUlii. 

ACCENTOR AiPINUS. BbchSTBIN. 

Noms de cet oiseau : 

càKiT, m. français. 

pAuvarr» dks alpes, f. Doaba, Brocard. 

CASSE, CÀSSAE, Mont-Cénis, Bailly. 

ALPIN, MONTAGKAnD, TKRBAtSB, CAHCAtSB, Savoie, Bailly. , 

ORTOLAH, Aigle, Schiiiz. 

Dans la Suisse allemande, cet oiseau a un grand nombre 
de noms; les voici d'après Schinz : fivMerche, Uumtridli, 
Oberland. — Blùttig, gadenvogel, Qlarus, — Bergtrostler, 
Wesen. — Flûhspatz, Lucerne. — Bergspatz, Appenzell. 
— Blûmtvogel, Ablensclien. — Biumthùrlig, Mumtuteli, 
^lûmtitûieli, Sieggriswald. 

Dans le Piémont, cet oiseau est appelé, selon Bonelli : 
Parouel. — Ciafteu, cixifto, à Turin ; foUera, dans la 
vallée de Lunzo. — En Toscane, il est appelé sardone 
selon Costa. 



ACCENTOR MODULARIS. 

LE UOUCHËT. 

1. — A cause des teintes brunâtres, roassàtres et gri- 
sâtres de son plumage cet oiseau est appelé : 

BRUNETTB, f. Normandie, Lemetteil; Cheanon; Pluqnet.— Haut- 
Maine, Uontesaon. 
BnNBTTE,^(pour&rune(fe)Normandie,Traveri;Joret;Clieanon. 
BBUHBTTB, /. Nonntuidie, Saleme. 
BorssBi.BTTE, f. Savoie, Bailly. 
BODSSBLOTTE, f. Aojou, Millet. — Nantes, Saleme. 



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254 ACOEKTOB HODULARIB. BECHSTBIN. 

Bouzic, Morbihan, Sonveatre ; T&alé. 
RODSAHDic, Morbihan, Sonvestre. 
ORisBTTB, f. Calvados, Lesauvage. 
BuniCHK (c.-à-d. couleur de burs), Berry, Jaubert. 
BUSETTB (I). Berry, Saleme. 

PiOSK BUSE (c.-&-d. moineau de couleur sombre), OtiÉxaait, 
Saleme. 

Les teintes foncées de soc plumage l'ont fait appeler 
aussi la noire, ce qui est exagéré : 

MOBBTTB, wallon, Orandgagnage; Sâlys Lougelkampa. 
MORGLLE, Saintonge, Jônain. 
BI33E iiOREi.1^, Saiutonge, Saleme. 

cr. BramuUe, Prunelle, Suisse, Schinz. -~ Brauulle, Bnuulle, Bav., Jficket. 

2. — Cet oiseau ressemble assez à un moineau ; il se 
platt dans les haies et dans les buissons ; on l'appelle : 

PASSE. Beauce. — Perche, comm. de M. L. deTarragoD. 

PlSSdGO, Gard, Crespoo. 

UOINEAU DE HAIE, Nantea, Saleme. 

PAISSE DE EAiE, Naat«B, Salerae. 

PASSE BOissoNNiÉsB, Anjou, SalerDe.—Beance.^ Perche, eomm. 

de M. de Tarragou. 
PAISSE BCisso.sniÉaB, Haut-Maine, Montesson. 
GBis MOIONBT, picard. Marcotte. 
SAOTB BBncHON, Bresso chAlonnaise, Qaillemin. 
TRAINE BUISSON, ft-ançais. 
TBATHO BouuÈTS. Touloiue. Lacroix. 

cr. Htdft ipuTow, angl, 

3. — Autre noms de Caccentor modularis : 

UODCHBT, m. français. 

PETIT HOUCHBT, m. français, Saleme. 

(1) Cf. le mot français bis {au féminia. Um) = gris bran. — Si le mot 

hua (= buteo vulgaris) ne vient pas de totao, il pourrait bien avoir la 
mime origine que bnsette et pus»-biue, car le plumage de cet oiseau de 
proie est |rii bnm. 



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SAXJCOLA OENANTHE. BECHSTEIN. 255 

MOUCBBHOLLE, uoucHERis (■), français dialectal, Saleme. 

FAUVETTE d'hivkb, f. français. 

ROSSIGNOL d'hiver P), m. Deus-Sêvres. Guillemeau. 

FRBII.LE, picard. Marcotte. — Rue {Picardie) Corblet. 

TREILLE, picard, Marcotte. 

BoupÉiE. wallon, SélyB Longchamps ; Graudgagnage. 

S&OUTA bAhàb, Hérault, Marcel de Serres. 

CHIC d'avaoussé, Bouchâa-du-Rbdne, Villeneuve. 

GRATTE PAILLE, Savoie, Bailly. 

IIRIT, Savoie, Bailly. 

PIED DE POT, Sologne. Salerne. 

PASSE SOURDE, Périgord, Saleme. 

VERDAS8E, Savoie, Bailly. 

OLOZARD, bret. de Bel le -lie -eu-Mer, Ch. de la Touche. 

4. — C'est surtout dans le nid du mouchet que le coucou 
va pondre subrepticement ses œufs ; aussi l'appelle-t-on 
mari cocu (selon Cotgrave). C. Smith dit que c'est sans 
doute à ce fait que cet oiseau doit être appelé dans le So-" 
mersetshire hlind dunnock. 



SAXICOLA. OENANTHE. Bbchstein. 

LE MOTTEUS. 

1. — La queue de cet oiseau est blanche en partie, 
d'où ses noms ; 



CUL BLA5C, français, 
cuou BLANC, provençal. — languedociei 
QDIÙ ELAN, BLANC QLOZ, Savoie, Bailly. 
BLANCOU, wallon, Sélys Longchamps. 



(1) Ces nomg ïleonent probablement de ce qu'on a comparé c«t oiseaa 
à une mouche, sans doute â cause de sa couleur grise, Voy. p. 30. 

(■) On l'appelle ainsi tt cause de son chant qu'il fait entendre bien 
avant que le vrat rossignol ne soit arrivé dans nos pays. Cf. WlaUruiBSF, 
Hollande, Schlegel. 



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256 8AXIC0LA ROBBTRA.. BECHBTBIN. 

2. — Cet oiseau est toujours en mouvement et fait 
mouvoir sa queue de telle façon qu'il semble s'en servir 
pour frapper les pierres, lesniottes de terre sur lesquelles 
il aime à se poser; on l'appelle : 

TAflUB PiriHKB, Saiot-Amë, Tbiriat. 

TOODK HOTTE, VoBgea, Gërardln. 

BÉQDB Morrs, VoBges, Oérardin. 

CASSE iiOTTi, Vosges, Gérardin. — Sologne. Salerne, 

TC&ODQB PiBB {'). Flanclter- Les -Mines, Poulet. 

BRAKI.EQUBUB, Semur (Côte-d'Or), Marchuit. 

MOITEttX. THAQUET MOTTEUX, français. 

HOrTBIUL, MOTTHBÀU, Ai^ou, Miilet. 

MOTTEZBLLE, KOTTERELLB, Beauce. Saleme, 

3. — Autres noms du motteux : 

FOUTRAOUB. Côte- d'Or, Marchant. 

BOSSOLO BLANDZO. Auvergne, Cbaliuiiat. 

BBCRIBETTO P), Auvergne, Chalaniat. 

TOURNE-HOTTE, Sologoe, Salerne. — Vosges, Oérardin. — Jura, 

Ogérien. 
BOVVIBB, Provence, Qarlnc. 
LABOURsnx, wallon, Sëlys Longe bamps. 
TRAINE CHARBUE, GABDE CHABBCE, Sologne, Saleroe. 
ABTiLLB, ABOuiLLE, Beftuce, Saleme. 
OBTOLAH, Normandie, -Chesnon. 
TROTTE- CE SHiN, Romorantio, Saleme. 



SAXICOLA RUBETRA. 

IB TAKIER. 

1. — Dans les noms suivants donnés au tarler, on a 
essayé de rendre le cri de rappel de cet oiseau , cri qu'il 
fait entendre nonstamment : 



(t) uot-b-mot : eluuieb».pl«iTS. 

C) C-fc-d. racberatla (Chalaniat). Cst oi««au se platt dans t» rooben. 
Cf. padrelra, galllc, Pifiol- 



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SAXICOLA HUBETRA. BECH3TEIN. SS1 

TRACTBic, Jura, Ogârlen. 

TBAG, Vlenae, Mauduyt. 

TBACTRBC, Deus-Sèvrea, Quillemeau. — Charente -Inf., Leuon, 

iRACAs, TOïïTBAC, franfais dialectal, Nemnicli. 

THATHA, CalvadoB. Le sauvage. 

TACTAc, Beauce; Perche, comm. de M. de Tarragon. 

TOQDB TOQUE. Vosges, Gérardin. 

viTHAG, TtTHEC, viTBOC, français dialectal, Salente. 

VICHB, Bresse chSiloiiDaUe, Ouillemlu. 

TsrcRE, Bourgogne, Sahler. 

CHICK CRACK, Lnsemboarg wallon, X^arontaine. 

HUIK TBAC, Morbihan, Taslé. 

oniSTBAC, Normandie. Lemetteil. 

BtBTRAQUE, Finistère, Souvestre, 1836. 

BiSTRATA. Savoie, Ballly. 

BisTHAiHA, Q-ard, Crespon. 

VISTBATHA, Savoie, Bailly, 

vrccHAHCEA, provençal, Turrel, 

BIKCEKK, Pyrénées- Orientales, Compaoyo. 

HACHA, wichA, wallon. Sélys Longchamps. 

QUlA, Oignac (Hér.ault), Marcel de Serres, 
et Cliat. BDgI. — SUn»-chMk«r|i) <='Saiicolao9naDthe),lrlandedDNor(l, 
Thompson. — CbUk (= Sai. œnanthe), Orkney, Low.— Cliacktrt,Baimhire, 
Cregor. — Chaico, gallic, Piûol. — Bnclk, BocAkcsk, Malte, Scbembri. — 
Stac, Harlem, SchlegeL — Titop, Oroniugue, Schlegel. — Jod«Ck,IlppJipKh«i> 
Luxembourg ail., Lafantaine. 

2. — On a formé avec les ODomatopées trac trac, tac 
tac, les dérivés suivants : • 

TBAQtiRT, m. français. 

TAQUET, m. Beauce ; Perche, comm. de M. de Tarragon. 

Les formes suivantes supposent des onomatopées cric 
cric, tap tap, ouich ouich, fiok flok : 

CBiQUST, Basse -Normandie, Salerue. 
CBiCBBT, Nantes, Salerne. 
TAPEBIAC('), Uorvau, Chambure. 

(>) Aiuil appelé parce qu'il crie continueltemant chMk^heck et qu'U va 
snr les pierres (Thompson). 
O Cf. Tapler. Harlem, schlegel, — Tapait, WUaUppir, Holl., Schlegel. 
17 



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258 SAXICOLA BOBBTSA. 8ECHSTEIM. 

ouiQUET, m. Montbéli&i'd, Cont^ean. 
ouiTHiBT, m. UoDtbéliard, Sabler. 
FLOODBT, Sologne, Saleme. 

A cause de son cri tac tac, oa a assimilé le tarier à tm 
maréchal ou à un marteau : 

MARÉCHAL, m. français. 

■ARÉCHAU, m. Vienne. Maudujt. 

UARTBun' (petit marteau), Langres. Nemnich. 

cf. rallDV imlcb, angl., Boltoo. — Fallow imlUr, angl., Charleton. — 
Ciinr cloeh (= Stone bammer), comté de Kerry (Irlande), Tbompaon. 

ataarqnft. Tous le» noms ci-deaaus donnés au Sâxlctlft rnbetra sont éga- 
lemeot applicables au Su. roblcnla et quelquerois même au Saz. «nanti». 

3. — Autres noms du Saasicolarubetra : 

TAiueB(i), m. français. 

XEBHASSON, Savoie, Bailly. 

GRASSET, GRASSE, Vienne, Mauduyt. — Tonlon, Pellicot. 

ORTOLAN, Calvados, Lesauvage. 

PIBD KO[H. Dauphiné. Bouteille. — Jura^ Ogérien. 

BLAVET, Bouches -du -Rhône, Villeneuve, 

PIQUE RAVE, Qenève. Necker. 

SBUKL, SEUELTRO, Lorraine, Saleme. 

ABOULARD, THTON, français dialectal, Belon. 

RASTOUILLET, Toulouse, Lacroix. 

rouTSHTBGA HARSEHCA, Nice. Eiaso. 

CLiBTTE. Noiiinoutier, Piet. 

0I3EAC DUCHAUDf). Morvan, Chambui-e. 

IL 

« On remarque dans le nid du traquet une certaine pierre de 
diverses cooletm qui rend invisible celui qui la porte. >. 

(Corse, Sorbier, p. 183.) 

(1) ce nom et le suivant viennent de ce que cet oiseau est plus louvent 
k terre que sur lea arbrea. 
(■) Farce qu'il s* montre dans le* belles soirées d'été (Cbuabur^. 



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8TLVU. BUBBOCLA. LATHAM. 2w 

SAZICOLA. RUBICX)LA. Bechstbin. - 

LE TRAQUET FATRK 

1. — Noms de cet oiseau : 

viTBAC soucHKT, OrléftDB, S&lernc. 
THAOCKT piTRE, m. français. 
URBcmtBB, Savoie, Baiily. 

CHABBONKIBH, AdJoq. Millet. 

TâTB NfflBS, Jura, Ogérien. 

PIED NOIR, DoubB, Brocard.^— IsAre, Charvet. ^ Jura, 0|réri«a. 

WÉ N^BÉ, Hérault, Marcel de Serres. 

FOUTBNTcsA, Nice, RiB80. 

TOGO AIES, RASToniLLEi, Toulouse, Lacroix. 

VINE, Jura, Ogérien. 

ozi Dâ PLLiODOB (oiseau de pluie}(i], Vaud, Bridel. 

EDgëuéral ou donna k cet oiseau ItsmAmBsuomaqu'aa tarier. 



SYLVIA RUBECULA. LathaH. 
LE ROUOE OORQE. 



1. — Cet oiseau a lea joues, la gorge, le devant du cou 
et la poitrine d'un roux vir, d'oïl ses noms : 

BOUGE OOBOB (m. OU f.), français. 

QOBaBBOCOB. f- Bourgogne; Orléanais; Anjou; Poitou; Norm. 

OOBQB RODX. Beauce ; Perche, comm. de M. de Tarragon. 

BOCHE QAssE, BOGBB GOSSBt')< f- payB messin, recueilli pers. 

OAVB nouoB. ;*. normand, Delboulle. 

boc'h ruz (m.-à-m. joue rouge), breton armoricain, Troude. 

BOCHRBis, Morbihan, Tasié. 

MBUiK. m. Vonaes, Troude. 

BOOB FACE, wallon, Séljs Longchamps. 

CI Parce que ton cri prduge, dit-on, la plui*. 



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«10 SYLVU. RUBBCULA. LA.TI1AM. 

KOCDGï GTTRUix, Plancher-les-Minea. Poulet. 

BODTZA RUDZA (c.-à-d. bouchc rougc), JuTa, Mouiier. 

cou HOUGË, Trancais diaiectal. Saleme. 

VBNTIIE BOUGE, Jura, Ogérien. 

ROUGI PooqueC), m. Normandie, Travers. 

HOOOB BOURSE {'}. fraudais dialectal, Duei, Sateme. 

DOUBSE BOUGE, Aube, Hay. 

BORSR BUGB, Montrât, Gaspard. 

RDOE BOGE, Si-esae ckâlonnaise. Ouillemin. 

BARBOBOUs, m. Castres, Couzinié. — Tarn, Oarjr. 

BARBOHOD890, f. Gard, Crespon. 

FIT flOTiB('), Pyrénées-Orientales, Companyo. 

PITRE ROOGE. Isère, Charvet, Bouteille. 

PETBO ROEO, Savoie, Bailly. 

ROUPIT, Gironde, Docteur. 

ROUPIE, f. français dialectal, Belon, Saleme. 

BBUPiB, Bretagne, Chasse tllustrée, 30 décembre 1872. 

Cf. SargutlrojD, esp,, Naceyro. — Hedbreast, aagl. — BothbrflitdieB, 
BothkïIiIctiNi, g.11. — RotUriSpD, Bav., JSckel ; Autriche, Kramer. — Bar- 
biTDBE. milanais, Base. — Su-liamibia, Ssrd., Cara, — Balhliart, ail. — 
Pettn nula. Sic, Ben. — Fctti roBso, Plcti rosso. Ltal. — fittta rossa, Naples, 
capri, Costa. — PattiroBI, Malte, Schembri. — Pel-rons, Piémont, Bon, — 
FlUrroJo, esp. — PeUoqa» (= poitrine de feut), galiic, Naceyro. 

2. — Le rouge goi^e doit encore à la couleur de son 
plumage les noms suivants : 

BUSSE, f, Poiton,Lalanne. ^ Vienne, Hauday t. — Chef-Boutonne, 
Beauchet-Filleau. — Anjou, Millet. — Deux-Sèvres, 
Ouillemcau. — Saintonge; Poitou; Sologne; Saleme. 

BUCBE, f. Sologne; Poitou, Salerne. 

BEUCHB, f. Sologne, Salerne. — Morvan, Chambure. — Chûtil- 
lon-Bur-Loing, comm. de M. L. Beauvillard. 

ROtncHE, /. Berry, comm. de M. h. Beauvillard. 

RQIODEH, breton de Belle-! le-en-Mer, Ch. de la Touche, p. 151. 

<i) Ponqne sigaiBe sans doute pgcbe, «itomac d'eJican. 

(■I Je pense que boor» doit sigaiQer esiomu des oluaiu. Peut^tr* 
ettKie l'allemand bnuti 

(t; Ce mot et caui qui suivent sont formés de rou, nnf» et de dérivés 
du laciD ptctni. ptctorii.— Le mot féminin ronpie me semble avoir iU 
tormé sur *napl(m.}, mot dont on ne comprenait plus l'origine. 



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STLVIA RUBECULA. LATHAM. 261 

noiTBAL, RouBÂou, Languedoc, Saovaget. 

RUBBLiitE, RDBiTis, HauC-Maine, MonteMon. 

BCBiANB, HUBiBTTE, Aojou, Salenie. 

RUBIENNB, Maine, Salerne. 

lAUNAR, Auvergne, Bouteille. 

PBTiT coo d'indb (I), environs de Paria, Salerne. 

3. — Autres noms du rouge goi^e : 

BtrrACUB, Bretagne, Chasse illustrée, 30 déc. 1ST2. 

ROTROUiLLE, RouTRouiLLB, Grand viltiers, Delboulle. 

RIPE, Bretagne, Salei'ne. 

HING0E ('), Chef- Boutonne, Beauohet-Filleau. — Deux-SèvreB. 

Lalanne. 
RiQDEOX. CRidDBiTS. Normandie, Le Hâricher. 
ROSSIGNOL, Beauce ; Perche, Salerne. 
ROSSIGNOL d'hiver, Bretagne, Salerne. 
BOY PATAN, Savoie, Salerne. 
TACHETTE, Anjou, Millet. 

BISSB, Chef- Boutonne, Beauchet-Filleau. — La Rochelle, M.... 
1780. — Saintonge, Jdnaio. — Charente -lufârieure, Leanon. 
BOSOTE, Bourgogne, Buffon. 
BÉRÉE, Normandie, Salerne. 
BRÉE, f. Pont^Audemer, Vaauier. 
BËSBE, Normandie, Lemetteil. 
BOUÉ, Languedoc, Sauvages. 
BÉNIT, Poitou, Lalanne. 
BABLON. Centre, Jaubert. 
PRUSSE, Charente, Trémean de Rochebrune. 
AGOUPV, Mézières prâs Cléry (Orléanais), Salerne. 
MOUREAQ, Quyenne, Salerne. 
BBDOC, Ome, L. Dubois, 
BEZODB, /. Haut-Maine, Montesson. 
BKZUBI, BiftOUFi.E, m. Haut-Maine, Montesson. 
KISÈRE, BONHOHUE HisÉHE, Orléanais, Salerne. 
LA PAUVRETÉ, Orléanais,' Salerne. 
PAKCHOTTB, f. Périgoi-d, Salerne. 
OORGEAT, Centre, Jaubert. 

W L« rouge gorge est assimilé à un coq d'Inde i cause de la couleur 
rouge du haut de son corps. 
I>) Dans le Poitou rln(Btl signlfle petit. 



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ZOSi STLTIA BUBBCtILA. LATHAH. 

OASiLLi, AaJou, UiUet. — Maine-et-Loire. Vincelot. — Satunnr, 
Saleme. 

□ÂOBiLLi, Saumur, Salerne. 

âADHii.LK, SauiDur, Salerne. — Le Mana, Selon. 

GOUTZ, Béam. Lespy. 

ARPIF, LandeB, de MëttTîer. 

PAPABOUS. Hérault, Marcel de Serres. — Oard, Creapon. 

PAPABOOTGH ('), Toulouse, Lacroix. 

PAPAROOOKBU, bsBque, Fabre. 

BIOAU, mOÀOD. BIGAO, m. Bouches -du -RhAne. Villeneuve. — 
Nice. RiBSo. — Provence, Castor, Darluc. — Toulon, 
Pellicot. — Oard, Crespou. — Var, Difp, du Var, in-foL 

li6de rozo, (m à m. Claude rouge) Savoie. Bailly. 

■ABioN LA BBUCBB. SandilloD (près d'Orléans), Salerne. 

KABIBBAIT, /. Pois (Picardie), Delboulle. 

HABIB GODKâB, Normandie, Lemetteil. 

UAHION, ifAQKON, FOuchi, Hécart. 

iiAONON BOUOETTB. enviroDB de Cambra), Bouiface. 

HAGHOH FOiBGUsa, picard, Corblet, Marcotte. 

MAQKOH POUBODLE, picard. Marcotte. 

FBILBOSB, FRU-LBUBR, picard. Marcotte, Corblet. 

FOiRBtJBB, f. picard, Delboulle, Corblet. 

rRATBnsB, picard, Salerne. 

CHISDOBRA, basque, ISHuaine, c. 5M. 

4. — Dicton : 

A la Saint-Luce 

Lea jours allongent d'un pas de maae. 

{Chef- Boutonne, BBAUCBBT-FiLLun) 

5. — Pronostic : 

f Si la gorge rouge chante an pied d'une haie, c'est signe de pluie, 
ai elle chante perchée sur le sommet d'un arbre c'est signe de beau 
temps. > Salbrkb. 

6. — On dit : frileux, pelotonné, transi comme on rouge 
gorçe. (Voy. Lespy, Proverbes du Béam, p. 28,) 

|i) Pour ce nom et 1« prteëdent, cf. PapamiMs, PtptmUs, gallic, Piâol. 



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8TLT1A RUBECULA. LATHAH. 



n. 



1. '— < Le ronge gorge eat nn oiseau de mauvais préiage, on 
l'appelle hexuet, m. ft m. bis-xtet, le mauvais œil. > 

<Haut-Maine, Montbssoh.) 

2. — En Allemagne on assure que si on tne cet oiseau, les 
vacbes donneront du lait rouge (V07. Bothenbach, p. 37; ZeiUch. 
f. a. a. Muth.. IV, 47). 

3. — «En Bretagne on dit que c'est un pécbé de le tuer. On 

assure que le bon Dieu l'appelle dans son paradis pour lui sucer le 
sang, lorsqu'il s'en trouve incommodé. » Souvbsxrr, 1838. 

4. — Dans un almanaeh. Le Postillon lorrain, 1844, se 
trouve une histoire de deux orphelins abandonnés dans les bois, 
qui y meurent de faim. Le rouge gorge recouvre pieusement de 
feuilles leurs cadavres- Comparez la jolie * Ballad o( tfte Babes in 
the wood, > dans Halliwell, p. 252. 

5. ^ < Le petit oiseau appelé Jean Rouge Oorge a briaé l'épine 
qui blessait le front du Christ sur le Calvaire. Il habitera la Cor- 
nouaille Jusqu'au jour du jugement et enrichira tous les ans une 
jeune âlls. > 

(Bretagne, Madame Barbé, p- 361.) 

< Lorsque le Sauveur fut cloué sur sa croii, deux oiseaux vinrent 
se percher sur l'instrumeot du supplice. Le premier était une pie 
qui. k cette époque, était le plus beau des oiseaux. Elle avait une 
aigrette sur la tête et sa queue était aussi splendide que celle du 
paon. Elle était, helas! aussi méchante que superbe, et la malheu- 
reuse insulta Le Clirist expirant. Le second était un petit oiseau su 
plumage gris, qui s'approcha timidement du crucillé en jetant 
quelques cris plaintifs; de ses ailes il essuya les larmes qui cou- 
laient des yeux du Rédempteur, et, de son bec, il arracha les épines 
qui lui entraient dans la tSte. Tout à coup, une goutte de sang 
tomba du front de Notre -Seigneur, sur la gorge du petit oiseau et 
colora pour toujours son humble plumage. «Sois béni, lui dit le 
Christ, toi qui prends part à mes douleurs. Partout où tu iras, le 
bonheur et la joie t'accompagneront. Tes œufs auront la couleur de 
l'azur du ciel et tu seras désormais l'oiseau du bon Dieu, le porteur 
des messages heureux. Toi, dit-il à la pie, tu seras un oiseau mau- 
dit{'}. Tu n'auras plus ni cette aigrette ut ces brillantes couleurs 

(<> Cf. atrackMjan, II, los. 



iiizedDïGoOglt 



264 STLVIA RUBECDLA. LATHAU. 

dont ta t'énoFgneillis et (lont ta n'ea pus digne. Ton plnmage lera 
celai du deoil et du malheur. Va-t'en, mécliant oiseau; tu auras 
beau faire, l'eau du ciel tombera toujours dans ton nid. > 

(Bretagne. Chasse illustrée, 30 déc. Iâ72.) 
cr nne légende analogue dans Mus t*d Qjuria, VI, 3U. 

6. — On raconte en Normandie que lorsque le roitelet 
rapporta le feu du ciel, ses plumes étaient toutes brûlées. 
Les oiseaux se réunirent et chacun d'eux sacrifla une de 
ses plumes pour lui faire un nouveau plumage. Le rouge 
gorge ae montra trop empressé de s'approcher du roitelet 
qui était en flammes, et son plumage prit feu aussi. Il en 
conserve encore la trace sur la poitrine. 

7. — < Le jour de la Chandeleur on tue un rouge gorge mâle, on 
Tembroche avec une baguette de coudrier et on le pose sur lea 
chenets devant le foyer. Aussitôt placée, cette broche improvisée 
se met it tourner seule. > 

(Le Charme, Loiret, comm. par M. L. BEAtrviLLiHD.) 

8. — WKLSH LEQEND OF THE SEDBREAST. 

(Carmarthenshire.) 

< Far away ia a land of woe. darkness, spirits of evil and fire. 
Day by day does the little bird beai- in his bill a drop of waterf) 
to quench the flame. So near to the bnming stream does he dy, 
that his dear little feathers are scorched; and hence he ia named 
Bron~rKuddyn. (™ breast bumt or breast scorehed). To serve little 
childreu the robin approach the infernal Pit... The robin retums 
from the land of Jire and therefore he feels the cold of winter far 
more than his brother birds. » 

(Notes atid Qweries, VTI, p. 3!8.) 

9. ^ € The vreasel and wild cat, it ia aaid, vrill neither moleat 
nor eat it (Redbreast) when killed. > 

(Notes and Qutries, II, 164.) 

(1) Voyeï dans MHhiIk, c. 554, la légende basque du rouge gorge qni 
apporte dans son bec une goutte d'eau pour l'œil de la Vierge Marie, 
dans leqnai est entrée une poussière. 



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STLTIA PHOENICUBUS. LATHAM. 2^ 

SYLVIA. PHOENICURUS. Latham. 

LE R08SIQN0L DE MURAILLE. 

I. 

1. — Cet oiseau doit à la couleur rouge des plumes de 
sa queue les noms suivants : 

HOCGBQPEOB, Verdun, Saleme. 

QUEUE BOUGE. Vienne, Mauduyt. 

COA ROTJ, Pj renée s -Oriental es, Companyo. 

QDD RODSso, Qsrd, Crespon, 

co-ROÛJBO, Languedoc, Sauvages. 

OUEDE HOUSSE, laÈre, Charvet. — Savoie, Bailly. 

HOUSSE QUEDE, Luxembourg wallon, Lafontaine. 

CAVAHOUï, CAVABOSSE, Savoie. Bailly. 

CODAROU, m. Jura, Bridel. 

QUOUBTA RoûcaA, Hérault, Marcel de Serres. 

CUL ROUGE. Loudun. Rouen, Saleroe. — Maine-et-Loire, Vincel. 

CUI. HODGET, Anjou, Millet. 

CUROUSSET. CUL R0U3SET, Froveoce, Saleme ; Maraeille, Nemnictt. 

cr. Cndi miu, Cadadl faen.Messina. Benoit.— Coade fogn, Sardaigne du 
Sad, Salvador). — Cost roni, Turin, BoneUi. — CouniDiMI, Alpe», Bon. 
— CnlroiM, Sienne, SavL — OodlroEB, Malle, Schembri. — Rtdsttrt.angl. — 
Hi-etaU, Somersetshire. C. Smitïi. 

la SjlTli pbnnlcnmi avec la Sflfia athri, 

2. — n doit à la couleur de son plumage qui est d'un 
noir sombre, à l'exceptloa de la queue qui est rouge, les 
noms suivants : 

PBâTROT, PBÂnio, Bayenx, Pluquet. — Normandie. Travers . — 

BasBe- Normandie, Salerne. 
pâTRO, Normandie, Chesnon. 
PETIT FBâTHE. A^jou, Saleme. 
CLERC, Anjou, Salerne. 

FOURNBiROUN, BoucheB-da-RhOne, Villeneuve. 
HE^R DilL, wallon, Orondgagnage. 



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M6 8T1VIA TITHYS. SCOPOLI. 

3. — Autres Doms de cet oiseau : 

ROSSIGNOL DK iniBAILLB{'). m. tr&nç&it. 

BOssiGNo DB HUB, picard. Marcotte . 

BOSSiGNOL DE ROC, ROSSIGNOL DB ROCBBB. m. SnîEBe, Salenie. 

BDSsioHOL BAiLLGT, français dialectal, Salerne. 

ESTIK BAruR. Morbihan, Taelé. 

SOSSrGNOL TBEVBLANT, AoJoU, MÎUet. 

ROSSIGNOL BÂTARD, français dialectal, Saleme. 
FALLB RODOE, BaBse-Normaudie, Saleroe. 
CALAHDBE. Anjou. Salerne, Millet. 
ESGALANDRE, Adjou, Salerne. 
BBCAB LANDE. Al^OD, Millet. 

BSCARLANTE. l\ï«-et-Vi\aine, Choise illtcstr Se. 7 déc, 1872. 

MABÉCHAL, Chef-Bont., Beanchet-Filleau. — Poitou, Lalanae. 

MARiCHAU, Niort. Ouillemeau. 

BOITVIER, Ai^ou, Millet. 

HOCHBQUBUB. Maine-et-Loire, Vincelot. 

GRASSKT, Vienne, Mauduyt. 

ouoBAi DE LA HOBT, Luxembourg wallon, Lafontaiue. 

ODHAi Di HOIR, soLiTAiBB, wallon, SélyB Longchampa. 

II. 

Le peuple traduit son cri de rappel par ces mots ; huis elos (Su..). 



SYLVIA. TITHYS. ScopOLi. 

LE ROUGE QUEUE. 
I. 

1. — A cause de sa queue rouge on nomme cet oiseau : 

BOOOE QUEDB. m. OU f. français. 
QiiBUB ROCOB, Vienne, Mauduyt. — Jura, Ogârien. 
QDEDE BOussE, environs de Paria, Toussenel. 
HOtjssB QUEUE, Luxembourg wallon, Lafontaine. 



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SYLTIA SUECICA. LATHAU. 287 

BOUGB cnL, MIC. n«Dç.,ComeiiiUH, 1569.— paya meM., ràe. pen. 

ctJA BOTJ, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

couA BDusso, provençal, Castor. 

QDOIJËTA BOUCHA. Hérault, Marcel de Serres. 

QDO Boosso. Oard, Creapon. 

CHOU noDSSET, m. Provence, Darluc. 

COL BCUSSBT. m. Oironde, Sclafer. 

coco HOoa, m. Tarn, Gary. 

UVABOUX, Savoie. Bailly. 

(jUBC B008 PiGNATrt, NLce, Riaso. 

2. — Une partie du plumagedumâleestd'unbeauuoir; 
il semble avoir été enfumé ou avoir touché au charbon ; 
c'est pourquoi le rouge queue est appelé : 

BAMOHElie. CHABBONNIBB. SBVOÏe, BaîUy. 

BAHOÙNDR. Qard, Crespon. 

FOURNiEH. Haute-Loire, dialaniat. 

FOUB NET ROUX, Langue doc, Cbalaniat. 

FODBHÙLB, Saint- Nectaire (Auvergne), Chalaniat. 

3. — Autres noms du rouge queue : 
BOUSStGKOL NÈGRE. Toulouse, Lacroix, 

MAt'nkt budotu, <ni. à m. Martinet rougejLea Fourgs, Tiasot. 
CUATRAZON, m. Suisse romande, Schinz. 

4. ^ «EnHtyiedetravaiHenrdeterre«manj9ritti«tiroiw»rt» 
c'est casser une croQte et boire un coup. Le cul ronsset est un 
oiaeati qui se mange fort vite par la raison qu'il est fort petit ; 
ainsi € nutnger vn cul rousset » c'est interrompre le travail pour 
nn peu de temps, le temps qn'il faudrait pour manger un oiselet. > 

Gironde, H. Sglatbb, le Paysan ric\e. 



SYLVU SUECICA. Latham. 
LA OOROB BLEUE, 

1. — Cet oiseau a la gorge, le devant du cou et le haut ' 
le la poitrine d'un bleu d'azur, d'où ses noms : 
PBTTO BLU. Savoie, BfUUy. 
&UBO BLOO, f- Languedoc, Azais. 



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3 STLVIA LUSCINIA. LATHAH. 

iiBOT BLKtT, Vendée, Cavoleau. 

GOROB BLBUB. f- français. 

BLAVETA, f. Pyrénées -Orientales, Companyo. 



3. — Autres noms de cet oiseau : 

PApa-BLU, Laugnedoc, Azala. 

MiscAROLO, FAPATCH BLO, TouIouBe, Lacroiz. 

QRISA BLU. Nice. Rieao. 

CHAUioox, Toulouse, Lacroix. 

CDOU ROussET BUD, Bouches-du-RhAne, ViUeneuve- 

CUBTTS DES MABAI3. Vendée, Cafoleaii. 

BisoDERLO, Langa^doc. Azaia. 



SYLTIA LUSCINIA. Latham. 
LE ROSSIGNOL. . 
. I. 



1. — Les noms suivants se rattachent à des diminutifs 
du latin lusciniiis -. 

RASKiGNOiTL, wallon, Sélys Longchamps. 
BÀSKIGNOU, HASKIGNO, wallon, Grandgagnage ■ 

ancien français, Scheler. 

Mafne, Tarbô 

anc. franc., Scheler, Lexic. des XII* et XIII' iiieîe. 

picard, Cortilet, Marcotte. 

de Cambrai, Boniface. 
français, .Sclieler. 
L03I0N0L, ancien français, Diez. 

RDSiNOLE, anc. franc., Scheler, ieaiic. dei XII' et XlJI'tiécte. 
ROSSIGHOLO, mentonais, Andrewa. 
ROSSIGNOL, provençal. — français. 

ROSSIGNOL FRANC ('), ft-aDçais. 



LDRCIGNOL, 
LORSIGNOL, 
LOURSINOL, 
OURSIGNOT, 
OUHSIGNOIT, 
LOOSIGNOL, 



C.4-d. la vrai Roulgnol ; on l'appelle 
ain* autres oiseaux qui portent aussi c- 



nsi pour le distinguer de 
nom de roHlcnol. 



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STLVIA LUSCINIA. LATHAM. 269 

HODSStGMOL, Centre, Jaubert. — "Béziers, Rev. des l. rom. 1874 

p. flCfâ. — Toulouse,- Lacroix. 
norsstGNOtiL, Oeux-Sèvrea, QuiUemeau. — Charente-Inf. Lesson. 
R0S3IGN0LET, ancien français. 
ROUSSiGHOULET, Charente-Inférieure. Lesaon. 
nouËssiGNOL. pays messin. 
ROUCHINOL, Oers, Cénac- Montant. 
RorssiNOL, Bagûères-do-Bigorre, rec. pers. 
ROUSSIGNOOU, B0U99IGN0U. languedocien, provençal, 
HOSSiGNOT, picard. Marcotte. — Morran, Chamhure. 
ROCssiGNOT, Pittiiviers, cotnm. par M. L. BeanvUlarct. 
BOUSStGNEUX, Cetttre, Jaubert. 
HASSiGNOL, Savoie, Bailiy. 

', REissiGNOULET. Montbéliard, Contejean, Sabler, 
,.B, Savoie, Bailiy. 
HANSsiGNOLBT, Jura, Madame de Oaspariu, Vesper. — Pays A» 

Vnud^ J. Olivier I, 500. — Suisse rom., Bridel. 
BRROSINOLBTA, bas que, Fabre. 
Cf. Bclsefior, gallic, Piiiol. — RnlseSor. esp. — Botignoolo, Biul(iiaolo, 
ital. — RoBslgnoen, milanais, Banft. — rsifoolii, Florence; Sieane, Saii.— 
irslgnenl. Bonsilcnenl, Piémont, Bonell). — Bascignni, OSnea, Deicr. — 
BosliDoln, Sardaigne, Salvador!. 

2. — Autres noms du rossignol : 
ESTiK, Morbihan, Tasié. 

EOSTic NOZ, (m. à m. rossignol de nuit) breton, Suiipl^ment ou» 
dictionn. bretons. Landernau. 1872, in-4''. 

E03TICK, bret. de Belte-lle-en-Mer, Ch. de la Touche. 

cosTic. Finistère, Souveatre 183C. 

iDAN, bret. de Belle -ile -en -Mer, Ch, de la Touche. 

GBiuAUDBLO. mentonaia, Andrews. 

EOSTIC CDZ, (m. à m. rossignol qui se cache) hretoa.SuppUmtnt 
aitic dict. bretons. Landernau 1S72. in-4', 

3. _ < On dit d'une personne qui a la voix douce et les cadencei 
agréables, qu'elle chante comme un rossignol, qu'elle a une voix, 
un gosier de rossignol, qu'elle a des rossignols dans la gorge. 

(Fbraod) 
ROSSiGNOLEB — Chanter comme ua rossignol. 

4. — Proverbe : 

( Quand le rossignol a vu ses petits il ne chante plus, > 



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270 SILVIA LUSCINIA. ULTUAH. 

Ce proverbe l'emploie pour aignifier que qnukd ou a des eofanti 
au perd m gfttté. (QunÂHi), ISO.) 



1, — Proverbe : 

<Lero(iBigiiolctuateeiiTainpourleflâchir,le vaatoar ledévoM.» 
(Proeerbiana.) 

2, — < Le rouigool entendu pour la première fois dans l'umëe 
vt ijenn fait coiffer lea femmes de câté. > 

(UlCHUD, Bull, de la soc. hist, de Saint-Jean ^Angely, 1866.) 

3, — On trouve dans un roman quercinois la phrase 
fiuÎTante : 

< Si nouB- n'avions ici que ton gibier pour toute pitance, non» 
ferions, comme it ae dît : Vétron du rossignol. > 

(QOEBcr, OODDALL, te Martyr des Chaumellea. p. 115.) 

4, ^ « Le rossignol et l'orvet n'avaient qu'un isil chacun. Invita 
k la noce da roitelet, le rosiignol n'oiait se montrer ainsi. Il rénasît 
à surprendre l'orvet et lui vola son ceil. — c Quand tu dormiras, je 
te le reprendrai, dit l'orvet. » — « Mais, je, ne dormirai plus, 
râpondit l'oiseau, • et depuis ce temps, de peur de s'endormir le 
roMignol cbante Jour et nuit (■)• > 

(CUtillon-sur-Loing. comm. par M. L, Beauvillard). 

< Au printemps, doux et gracieux. 
Le rossignol à pleine voix 
Donne louange au dieu des dieux. 
Tant qu'il faict retentir les boys. 
Peur du serpent il chante fort. 
Toute nuict et met sa poictrïne 
Contre quelquf poignante espine 
Qui le réveille quand it dort. ■ 

(Ahuu. ÏSn.) 

5, ^ < Un Jour le rossignol, pendant un trop long sommeil eut 
les pattes prises dans les vrilles d'un cep de vigne. Depuis ce temps 
il ne dort plus, du moment où la vigne pousse. < Teille vite (*), crie- 

(t) cr. Laisnel de U Salle, II, U5. 

(1) C.4-d. talile vite, que Je puisse dormir. 



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8TLTU. LUSCINIA. LATHAM. 271 

t-il. en mars, an Tigaei'on, teille vite, teille tite, quipeuille dormi.» 
Plus taj^ il lui chante d'une voix plus douce : vigneron, lai veignt 
pousse, potage, pousse..,, dans tou bouehet,dans loubouchet / etc.9 
(PEimoN, Proverbes de la Franche-Comté.) 

< Le rossignol chante la nuit parce qu'autrefois il s'endormit bot 
une branche d'arbre où il y avait une guidalbe (Clematis yitalba). 
Les vrillés de cette plante grimpËrenC pendant la nuit et lui entor- 
tillèrent tellemeut les pattes qu'il ne put B'envoler ; aussi pour éviter 
d''ëtre ain«i retenu pendant la nuit, il chante : di»-mirai pu, pu, pu, 
pu.... me toursounaïo la ui. » ('). 

(Périgord, Poésies populaires de la France, Mes. 3341, P 147. 
comm. de M. de QouRGiics.) 

« Les habitants de nos campagnes disent que le rossignol chante 
la nuit pour se tenir éveillé dans la crainte que pendant son lommeU 
les vrilles du Sceau de la Vierge (Tamnus commuais) ne viennent A 
l'entortiller. » 

(Toulouse, PotnURtos, p. 313.) 

g, «La vigne s'éveille aux chants printaniers du rossignol et 

les fait taii'e lorsqu'elle se met k filer des lacets verts pour sal^ 
au passage l'oiseau craintif qui s'abaisse au dessous d'elle en allant 
d'un grand chêne à l'autre. > 

(J. Olivier, Canton de Vaud, I. 3!7.) 

7. — Le peuple interprète ainsi le chant du rossi^ol : 

< Dur, dur, dur, mol, mol, mol, 
Chuco, chnco, al roussigool. • 

(Provence, Rev. des l. rom. 1873.) 

R&conpia, racoupia, raconpia. 
Je te battrai tant 

Tant, tant, 
Qne Je te ferai mouri, 

Mouri, mouri!» 

(Pithiviers. comm. de M. L. BsÂVTiLLiBD.) 

« En revenant de Sens. 
Sens, Sens, Setu, 

(1) c..&.d. Je ne dormirai plus.... m'tDlortUlwalt la vlgna. 



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Zl2 STLVIA LUSCINIA. LATHAM. 

J'ai rencontré nne bonne vieille, 
Vieille, vieille. Tieille, 

Je l'ai tant roulée dessus, desaouB, 
Que Je l'ai fait mouri 

Je l'ai prise. Je l'ai Jetéa 
Dam an fossé > 
Cache petit 
Bistouri I 
(Cb&tlllon-aur-Loing, comm. de M. L. Bbautilusd.) 

La jolie chansonnette suivante n'est sans doute pas 
d'origine populaire : 

< Voici ce que chante le rossignol & sa femelle pendant la con- 

Dora. don, dort, dors; — dors, dors, ma douce amie 

Si belle et si chérie I 
Dors eu aimant. 
Dors en couvant, 
Ma belle amie 1 
Nos jolis enfants, 
Nos jolis, jolis, Jolis, jolis, 
Si jolis, si jolis, si Jolis 
Petits enfants.* 

(DCPOHT DB NbHOUBS.) 

8- — CsiKSONS. — « Les pa7sans effrénés ont inventé, d'après 
léchant du rossignol ^anc et du rossignol de rivière (le tire arrache), 
des chansons obcânes qu'il n'est pas permis de répéter (Sals&he). 

9. — CHANSON DU PÉRIQOBD. 

La bas, la bas. al ^oli bo; 
Y o n'o clairo foontaino ; 
Oayre digun non la sabio 
Nouma belle berdjiéro; 
Amay doo la sabio pa bien 
SouD galan la \y meno. 



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SYLVIA LUSCIWIA. LATHAM. 27d 

Figoereu poa al ma del boy 
Lon galau më pè terro 

— Oalan, parqué descendez -boiu t 

— Mo nio, per coupa un biurtou 
Per bouB uuo goélette. 

Aqai i n'y o bé tan donna 
Per morto l'a layasada. 
Lou Roisignol qu'ey din lou boy 
Que toudjours y credabo ; 
Gentil galau ne la tuez pai 
Te siro demaudabo. 

— Ma, Rousiignol, eu zou diro 
A soun pâro, a ea mèro I 

— Oentil galan, you zoo direy 
A sonn pèro, a aa mèro. 

— Mais rouBsignol, se ti tenioy 
A Parla dans ma chambre, 

Aqni you te fayor dansa 
De ley lyolio courantes. 

Traduction. — Là bas, là bas, au joli bois, il y a une claire fon- 
taine. Guërea aucun ne la sait qu'une belle bergère; encore, elle ne 
la sait pas bien, si son galant ne l'y mène. . 

lia ne furent pas au milieu du bois, le galant mit pied à terre. — 
« Oalant, poui-quoi descendez -voua t — « Ma mie, pour couper un 
b&ton, pour voua en faire une gaulette. * 

Là, il lui en a tant donné, pour morte il Ta laissée. Le Roaaignol 
qui est dans le boia y eat toi^joura, lui cria : < gentil galant ne la 
tuez pas, elle te sera réclamée. * — < Mais, Rossignol qui le dira à 
son père, à sa mère I » — Oentil galant, je le dirai à aoa père à sa 
mère. — Mais, Roaaignol, "ai je te tenais, à Paria dana ma chambre, 
là je te ferai(a) danser de bien joliea courantes. 
(Poét.pop. de la Fr. 3340, ^ 230.Comm. en 1867 par M. Db Oodrgubs.) 

10 — CHANSON DB LA FIN DU XVI' SIÈCLE. 

Par un matin la belle s'est levée 
A pria son seau, du lin. du le, du long de l'eau 
A pria aon seau, à l'eau s'en est allée. 



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274 ' STLVIA LUSCmU.. LATHAM. 

A pris loa Beau & l'ean s'en est allée 
A son chemin, du lin, du le, du loDg de t'eau 
A HOn chemin boq amy la rencoatrée. 

A son chemin son amy la rencontrée 

Ou allea vous, du lin, du le, du long de l'eau 

On ailes tous de moy la mieux aymée. 

Ou ailes TOUS de moy la mieux aymée 

M'en vais a l'eau, du lin, du le, du long de l'eau 

M'en vais a l'ean, la fontaine est troublée. 

M'en vais a l'eau, la fontaine est troublée (') 
Le rossignol, du lin. du le, du long de l'eau 
Le rossignol luy a sa queue baignée. 

Le rossignol luy a sa queue baignée 
Maudit soit-il. du lin, du le, <lu long de l'eau 
Maudit Boit-il et toute sa lignée. 

Maudit 8oit-il et toute sa lignée 
Sy ne fut luy, du lin, du le, du long de l'eau 
Sy ne fut luy je seroy mariée. 

Sy ne fut luy je seroy mariée 
A mon amy. du lin, du, le, du long de l'eau 
A mon amy qui m'a tant désirée. 

A mon amy qui m'a tant désirée 
Et maintenant, du lin, du le, du long de l'eau 
Et maintenant, suis âlle abandonnée. 
(Mss. n* !03, Litsre des vers du lût, fol. VÎII (à la Bibliothèque 
Uéjanes, à Aix), comm. a.\x Bec. des poésies populaires de laFrance, 
3340, fol. S59.) 

(1) La rossignol a troublé l'eau, c.-à-d. a causé par ses rapports la mé- 
sintelligence entra les deui amants. On Ut dans Leroui, D'il, amlfia : 
TnuhliiT l'aia, manière de parler métaphorique, pour causer de la divi- 
sion, brouiller les cartes, eiciter de la mésintelligence. 



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SÏLVIA LU3CINU. LATHAM. 



11. — LB ROSSIGNOL MBSSAQEB. 

Chanson des environs de Lorient (Morbihan), 
(très lentement) 




de blancs ri . deaux. 



RosBÎgDol, beau roisignol 
Messager dea amoureux 
Va me porter cette lett(r)e 
A ma mie qui est là seulette 
Sur son lit de blanca rideaux. 

Le rossignol prend sa volée. 
Au cliElteau d'Amour s'en va 
A la porte de la belle 
Chanter une chanson nouvelle 
Que la belle se réveilla. 

Quel est donc ce mai charmant f 
Qui sur moi lave dea ch&naons t 
Aht c'est votre amant la belle 
Ah I c'est votre amant fidèle 
Qui sur vous lave des chansona. 



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S7e SYLVIA LUSCINIA. LATUAU. 

Si c'est mon amaat fidèle 
Je voudrais bien lui parler. 
Il est là bai daoa ces plaines 
Dans ces Jolis champs d'avèaes 
A cbaeser le sanglier. 

Ce n'est pas le sanglier qu'il chasse 
La belle, ce sont vos amoura. 
Vos amours, tos avantages 
Votre joli p'tit cœur en gage 
A savoir à qui l'aura. 

Je me nomme Blanche Rose(') 
Fleur d'Epine, Blanche Rose, 
Fleur d'Epine c'eet mon vrai nom. 

Le nom de Blanche Rose me coûte 
Il me coûte bien des tourments: 
Il me coûte, il me redouble 
La valeur de cent écua. 
VoUA mon honneur perdu. 

Cent écuB, c'est pas grand chose 
Voilà mon honneur perdu 
Mon honneur, mon avantage 
Mon joli p'tit cœur en gage, 
A l'ingrat qui l'aura. 

(Recueilli personnellement.) 

Le Recueil des Poés. pop. de la Fr. (Mss. 3343, P 65) 
nous fournit une variante de cette chanson, qui n'est 
guères moins obscure : 

Dimanche à la promenade 
Belle Rose y viendrez vous! 
Oh I non, non, que Dieu m'en garde 
Tradera la la la la la la la la 
D'aller seule avec vous. 

(1) Voy. dans Damasa Arbaud, II, 13fl, le Eaiiimum mnuiùr ; l'amant dit 
au rossignol : • Per iou vouas tu fairs un messagi a ma mia la Blaocollour. • 



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9TLVIA LCSCINIA. LATHAM. 

Ne faites point tant la flëre, 
L'autre jour on voua a vue 
A l'ombre aous un chËne 

Tradera la la la la la la la la 
Un berger auprès de vous. 

La nourrice qui m'a nourrie 
Ne sait'paa encore mon nom. 
Je m'appelle (leur de flUe 

Tradera la la la la la ta la la 
Marie Jeanne, c'est mon nom. 
Marie Jeanne. Marie Jeanne 
Tu me l'as bien cher vendu 
Tu me l'as vendu double en double 

Tradera la la la la la la la la 
La Taleur de cent écua. 

Cent écuB ce n'est pas trop cher 
Ayant mon tiouneur perdu 
Mou honneur et ma rose blanchf 

Tradera la la la la la la la la 
Que jamais je n'aurai plus. 

' 12. — LE ROSSIGNOL MESSAGER. 

Chanson de fioûi^es. 

Rossignol de la marine (!) 
Bon voyageur des amoureux 
Ahl T8-t-en dire à ta maîtresse 
Le retour de sou bien aimé. 

Rossignol prend sa volée 
Au jardin d'amour va se poser 
En chantant des chansons nouvelles 
A tant chanter l'a réveillée. 

Réveillez voua, belle endormie. 
Réveillez voua, car il est jour 
Mettez la tête A la fenêtre 
Voua entendrez parler d'amour. 

Eile met son cœur à la fenêtre 

Elle met sa main deasurla porte 
Entrez, entrez, mon bien aimé 



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STLVIA LUSCIOTA. LATHAM. 

Oh ] va, montagne que tu-z'es hante I 
Un jonr viendra, tu baisBeraa. 
Tu m'empéchea de Toir ma mie 
Les amours y sont alentour. 

Que les étoiles sont brillantes I 
Que la lune raie clairement I 
Ahl les beaux yeux de ma maîtresse! 
lia le soDt bien cent fois antant. 
yPoés.pop. de la Fr.. 3340, fol. 14'), rec. en 1856 par M. Botbr.) 

13. — SONDE. 

(Meuse et Vosges.) 



La violette se double, double 

La violette se doublera. Refrain. 

Si je la donne & la fauvette 
Je ania sûr qu'elle l'oubliera, 



Le rossignol prend son vol 
Au château d'amour s'envole. 

Il trouva la porte fermée 
Par la fenStre il entra. 

Il trouva trois dames assises 
Toutes les trois les salua. 

Bonjour l'une et bonjour l'autre 
Boi^our la belle que voilà. 

Votre amant m'envoie vous dire 
Que vous ne l'oubliiez pas. 

J'en ai oublia bien d'antres 
J'oublierai bien celui-là. 

(Us. 3341, fol. 271, comm. par 



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8TLVIA LUSCINIA. LATHAM. 27! 

RONDE. 

(Charente-Inférieure.) 

J'ai un p'tit message à faire 
Je n'sais qui le fera; 
Si je l'doime à Talouette 
Tout le monde le*Baura. ■ 
La violette double, double 
La violette doublera Refrain. 

Si je l'doune à l'alouette 
Tout le moade le saura, 
Si Je rdoune au rosaiguol 
Mon message se fera. 

Aossignol prend sa volée 
Au château d'amour s'en va. 
Boiyour l'une, boojour l'autre, 
Bonjour, mamselle que voilà. 
Votre amant m'envoie vous dire 
Que voua ne l'oubliiez pa«. 
J'en ai bien oublié d'autres 
J'oublierai bien celui-là. 
Puisque les hommes sont trompeurs 
Pourquoi ne le serions noua pas? 
(Poésies populaires de la France, Ms. 3341, fol. 867.) 

— Fragment de chanson : 

RoBsignolet sauvage 
Fatseus de commission 
Va-t-en vite au village 
Quoique sans permission 
Dire & ma tendre belle 
Véritable fleur nouvelle 
Que je ne pourrai la voir 
Que samedi z'au soir. 
(Habco Saint-Hilaire, La tieuve de la Grande Armée.) 

— Autre fragment : 

RossigQolet qui chante 

Parle au cœur qui se tourmente. > 

(Jambt Massiudlt, Thibault.) 



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280 8YLVIA ATRICAPILLA. SCOPOU. 

16. — Proverbe : 

c Lou roUMignob puorta li buoni nov&, li marridi Ion barba~ 
gion&n (1). > 

(Nice, TOSEULI.) 

17. — Proverbe italien : 

« E meglio sentir cantar il ii>s8igauolo che roder il topo (*). > 
(Pescetti.) 

18. — Proverbe russe i 

< Ou ne DouiTit pas les rossignols avec des contes. » 

{Eléments de la languie russe, Saint-Pétersbourg, 1791.) 

IS. — Sur la prophétie d'un rossignol qui annonce à deux ëpous 
qu'ils seront les aerviteurs de leur 111s, voyez : Le rotnan des sept 
sages, édité par M. Q. Paris, p. 161 et A. de Gubematis. Mytho- 
logie loologique, II. £59. 



SYLVIA ATRICAPILLA. Scopoli. 
LA FAUVETTE A TÈTE NOIRE. 

1. — Cette fauvette doit à la couleur de sa tête les noms 
suivante : 

FADveTTE A TËTB hoiab, f. français. 

FATETTE A TiÉTE NOIBE, f. wallon, Lafontaine. 

BDSETTB A TÉTB NOIRB, f. Eeri7. Salerne. 

TBSTO NBGRO, Bouches-du-RhAue, Villeneuve. — Oard, Crespon. 

TBSTA NESHA, Hérault, Marcel de Serres. 

TÉTA NEÏHA, Savoie, Bailly. 

SOUSCARLA TBSTA KEQRA, Nice. Risio. 

GAPO NBOHO, Savoie. Bailly. 

CAP NBOHO, /. Tarn, Oary. 

CAP NBORE, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

CA itÉGBB, Oard, CrespoQ. 

cl. caplnara, Pise, Savi. — Tuia Bslfra. a^nes, Duraiio. — Gonct i» wra, 
Sardaigns du Sud, Salvador!. — Cap nsgber. milanais, BanB. — Sebwir* 
fnticb. Lux. ail., Lafontaine. — Schwari kopt, ail. , 

{■I Le hibou. 

(*) C-à-d. : 11 vaut mieuT entendre Is rosBignol chanter, que la sonriB 



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SYLVIA CURRDCA. LATHAM. 

2. — Autres noms de cette fauvette : 

BOUSCARiDO, Gard, Creapon. 

TRÉPiLLB FRANCHB, français dialectal, Saleme. 

OARNACHB, f. Périgordj Saleme. 

viciONE, vÉctanB, Plancher- les -Mioei, Poulet. 

SYLVIA HORTENSIS. LATHAM. 
LA FAUVETTE GRISE. 

1. — Noms de cet oiseau : 



FAOVKTTE GRISE. FAUVE 

FAUVE, Deui- Sèvres, Guillemeau. 

FAYETTE GRiÈGHE, Luxcmbourg wallon, Lafontaiue. 

FAUVETTE ROYALE, Genève. Necker. 

BOusOAHLi VER*. Nice, RiBso, 

BODsCAHLOj Bouches-du-RhAne, Villeneuve. 

BiSQCEKLO, BOUSCARIDO, Gard, CreepoD. 

BODCHARDE, Isère, Charvet. 

PIQUARAVAZ, Savoie, Bailly. 

RUSSBTA, picLA, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

BICHOT. provençal, Azals. 

FODIN, Belle-Ile- en- Mer, Ch. de la Touche. 



SYLVU CURRUCA. Latham. 
LA BABILLARDE. 
Noms de cet oiseau : 

BABILLARDE. f. français. 

CHARBATHE (c.-à-d. la babillards), Pyrénées-Or., Companyo. 

GORaBLBTTE, Charente, Trémeati de Rochebrune. 

PASSBRIHO, Bouches -du -Rhûne, Villeneuve. 

BOuscARLA BOUNDAssiERA, Nice, Risso. 

BOusouBBLO, Gard, Crespon. 



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SCS STLVIA HYPOLAIS. BECH8TEIN. 

SYLVIA ORPHEA. TemmimCK. 
Noms de cet oiseau : 
c&RAVA&SG, Savoie. Bailly. 
BOssiNYOL uisciKET, Pyrénées-Orientales, Companyo. 

BOCSCUIU FA33BRIEEU, Nice. RÎBSO. 

SYLVIA CINEREA. Latham. 
Noms de cet oiseau : 

BBSSB HANKATESgE, Saint-Amé, Thiri&t. 

TRIPIÈRE, TRIP\SSE, ÉTRIPASSE, BARBECHATTR, Al\]OU, Mîllel. 

GORCETTE, f. Anjou. Millet. — Savoie, Bailly. 

BOCHAHDE, f. Savoie, Bailly. 

BOUSOUBRLO, BODSCARiuo, Osrd, Crospoc. 

BRAMADOU, ("c.-à-d. appeUur), Auvergne, Chalaniat. 

PICA CIRERE8, Pyréuées-Ocieutalea, Companyo. 

MOUSOUET. Gard, Creapon. 

BDSonETA, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

SYLVIA PROVmCIALIS. Temminck. 
Noms de cet oiseau : 
aoDHDASSiERA, Nice, Risso. 
pitchodC), Bouches-du-RhAne, Villeneuve. ^ Héranlt, Marcel 



SYLVIA HYPOLAIS. BÉCHSTEIN. 

Noms de cet oiseau : 

CONTREFAISANT ('), Luxembourg waQoa, Lafontaiue. ^ wallon, 

SéljB Longchampa. 
MOQOBD, wallon, Sélys Longchampa. 
joiELâ('), wallon, Qrandgagnage. 
lENNE RoLAis, wallon, Sélys Longchampa. 

(1) C.-à-d. imUI; ainsi nommé à cause de sa petitesM. 
(!) On l'appelle contrafalsMit et mo4n«nr parce qu'il imite le chant des 
autrM oïEeaui. Cf. Spottvofel, ail. ~ SpStUr, SpStterl. Bavière, JSckel. 
|>) 0.-&-d. celui qui bit la Joli, l'aimable (Qraadgagaage), 



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SYLVIA AQUATICA. LATHAM. 



TCI TBi, Gard, Crespon. 

B0II9CABLETTA. Nice, Risso. 

oouLOnHBAOïJDO, Boucbea-dn-RhAne, VilleneQve. 

TACOTB, Jura, Ogérien, 

FADVBTTB DBS COLZAS, /. pays meMm. recueilli pera. 

SYLVIA PALUSTRIS. Bechstein. 
tebdehollb. f. français. 

BOCSSIGNODLODN, m. Nice. Risso. 

KBNJE KOSQCiTS, Pyrénéei- Orientales, Companyo. 

tBATRA, CSACRA. Toulouse, Lacroix. 

SYLVIA CKPTI. Deoland. 

KOCSSISHOULOUN, Nice, RiSBO. 

GBHCO KODHETS. Toulouse, Lacrolz. 

SYLVIA LOCUSTELLA. Latham. 

LONQDB HALsrHB, f. BauprâBo (Aitjou). 
RiHODLECn. m. Normandie, Lemetteil. 

Ce nom de rémouleur, dit Lemetteil, semble très- 
expressif. On croirait en effet quand on l'écoute, entendre 
le cri de l'acier sur la meule. 

SYLVIA PHRAGMms. Bechstein. 

GAiLunm, Toulon, Pellicot. 
FAUVETTE DU KOSBACx, f. ft-ançais. 



SYLVU AQUATICA. Latham. 
CA1I.L0DN, Toulon, Pellicot, 
CAKOBODS, Nice, Risso. 
TOODOLAi. Bouchea-du-RhAne, Villeneuve. 



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t 8T1VTA TURDOIDES MEYER, 

SYLVIA ARUNDINACEA. Latham. 

L'EFFARVATE. 

CAILLOON, Toulon. Pellicot. 

PETIT uiucoiN. TRANTR&H, Jtti-a, Ogârien. 

TRITRI, Pyrénées- Orientales, Companyo. 

coNViOH, Anjou, Millet. 

BOuscARLD DR CANI^, Bouches-du-RliAue, Villeneuve. 

BFFARVATB, f, TrancaiB. 



SYLVIA TURDOIDES. Meyer. 

LA ROUSSEROLLE. 

1. — A cause de son chant qui ressemble assez au 
croassement des grenouilles, on l'appelle .- 

TiRB ARRACHE('). Poitou, Orléanais, Berry, etc. 
TiRHLiBAHRAC, LoiTaine. Tousseuel. 
RiCACA, Aube, Ray. 

EiNKARA, Doubs, Brocard. — CAte-d'Or, Marchant. 
ciHE-CAHA, CARAcni. GRAND CARACOiN. Jura, Ogérien. 
CRACBA, Orléanais, Salerae. — Gard, Crespon. 
GROS CRACRA, Toulouse, l^croix. 
CRic-GRAC, CHACCRAC, CARiCABA, Orléanais, Saleme. 
cocBAQuiN. cARAKiK. couRAQUET. Orléanais, Saleme. 
CASOQUi, Bourges, Jaubert. 

RACASSB, Maine-et-Loire, Vincelot. — Savoie, Bailly. 
GARASSE, Savoie, Bailly. 
cr. Sanklet, BoLlande, schlegel. 

2. — Autres noms de cet oiseau : 

CARRETÉR (c.-à-d. charretier) C). Pyrénées-Or. Companyo. 
ROSSIGNOL DE RIVIÈRE ('), Normandie, Chesnon. 
ROSSIGNOL DE MARAIS. Savoie, Bailly. 
ROUSSfflNÔou d'aïgdo, Gard, Crespon. * 

l'i) Il MUible prononcer ces paroles. 

(») Parce iiu'il répète toujours las mots dw-rio, Cha-rlo (Corapaoyol. 
I>) Cf. Sonpt DMhtlcaU, Memmlng^n {Souabel. J&ckel. — R« d'I roui- 
(Mot, PiéDionl, Bonelli. 



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SYLVIA FITIS. BËCHSTEIN. 28 

soossioHooû AiGAGLiÉ, Nice. RisHO. 

PAISSE DES MARAIS, Maine -et -Loire, Vîucelot. 

MERLE DE ROSEAUX, Suisae romande, Schinz. 

ROussERDLLE ('), f. français. 

HOUssBïROLO, f. Toulon, Pellicot. 

RonssBTTE, /. Bas-Maine, Salerne. 

ROoÀCHEBOLLE {'), f. Centre, Jaubert. 

ROUCBETiE. ROUCHELETTE. RoucHEUB. OrLâanais. Salerne. 

ROUCHÉ, AnjoUj Millet. 

ROOCBE, diai^ate-Inférîeure. Lesson. — Niort, Ouillemeau. 

ÉTROPPÊ, BTREPFE, RAILLE, Orléanaïa, Saleme. 

RELLE DE NUIT, Bas-Maine, Salerne. 

CALA.%DRE, Périgord, Salerne. 



SYLVIA Fins. Bechstbin 

LE POUILLOT (î) 

I. 

1. — D'après le cri que fait entendre fréquemment cet 

oiseau, on l'appelle : 

Tur, Savoie, Bailly. 

TDir TfiT, Gard, CrespoH. 

TOIT, TOir, TUïTB, Doubs, Brocard. — Normandie, Lemetteil. — 

Saint-Amé, Tbiriat. — Saintonge. JAnain. 
TOCITB, Meuse, Cordier.' 
THiEvi, Savoie, Bailly. 
Kurr, Bretagne, rec. pera. 
pciT, Lorraine, Gérardin. 
PIFI, Bouches-du Rhône, Villeneuve. — Provence, Castor, — 

Toulon, Pellicot, 
CHlu-CHiu, RE (') CHiucaic, provençal, Rev. de l. rom. lÉTÎS, 
a-liv. p, 299. 

(1) Ainsi appelé & cause des couleurs roussàtres de son plumage. 

{*) Ainsi appelé parce qu'il rréqueote les FODCbei (= roseaux) appelées 
rouubfts dans le centre, <:r. C«3n«Jals, Val de Chiaina, Bonaparte. — Cait- 
narecclooe, bientiuo, Bonaparte. — aietlljsler, hollandais, 

(«) n y a plusieurs variétés de ponUiO», mais le vulgaire ne les dis- 
tingue pas en.re elles. 

(*| Bé s: roi. Cf. EgUtUL 



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Î86 STLVU BTTI8. BBCH8TEIK^ 

2. — Autres noms de cet oiseau : 

CHÀimB. Normandie, ChesQoa. 

CH&NTBUR, françaïa, Saleme. 

VIOLON, paya messin, rec. per». 

COMPTBiiB D'ECUS, environs de Paris, ToQsaeneL 

GOMPTEDB d'argent, Doubs, Brocard. 

MROBNT, Toulouse, Lacroix. 

POUX (') Deui-Sôïres, Quillemeau. 

MOFIONON, picard, Corblet. 

PODILLOT, m. français. — Normandie, SalanM. 

PODLIOT, M. Normandie, Salerne. 

aOBDT C), m. Lorraine, Q-érardin. 

BCB (™ bceuf), Meuse, Cordier. 

viCHOu, Toulon, Pellicot. 

TODTB-viVB, Sologne, Saterae. 

FRÉTiu-BT, tn. Cûte-d'Or, Marchant. — Maine-e^Loi^e, Vlncelot. 

FOOILLET, Sologne, Saleme. 

FRBLOT, m. PHBLOTTE, f. Sologne, Saleme. 

TRÀODQUO BDiasoN, Gard, Crespon. 

o'KonAisBi.LB (») Guerneaey. Métivier, Glossaire des rimet. 

VBTTi-vEio, TOLi-TOLo, Orléana, Salerne. 

FENEHOTBT (') Cûte-d'Or, Marchant. 

CHOPH, Lorraine, Salerne. 

CHOFTi, forêt d'Orléans, Salerne. — Lorraine, Belon. 

HOUSQDÉT {") Hérault, Marcel de Serres. 

VBRDiâns (^), f. Normandie. 

FABARBLLO, Toulouse, Lacroix. 

RIBT, Toulouse, Lacroix. 

CHAUFoDR, BOUCHE-FOUR, Sologne, 

FOUBKAUXi, Jura, Ogérien. 



(i)De puUiu <B petit. — L« mot ponillol a la même origine. 

(*) Ainsi appelé, par antiphrase, a cause de sa petitesse. 

(if Le pouillût est ainsi appelé parce qu'il e^t toujours en mouvemant. 
Cf. Ladjr bird, Irlande, Thompson. 

(4) cr.Ear bird, friande, Thompson. 

<■) Le pouillot est comparé a ctuse de sa petitesse et de sa TiTKcitA à 
ans petite manclM. 

(ij Ainsi appelé à cause de ton plumage Jaune Terdâtre. 



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SYLVIA (oENOB). 



n. 

!• ^ < Aux enviroas de Lorient (Uorbihan), tes enfanta qui 
vont ea maraude se sauvent loraqu'lle entendent le pouillot chanter 
huit, huit, ce qui algnlfle : aUet vous-en, sauvez -vaut. » 
(RecuelUi penonnellement.) 



SYLVIA (Genre). 

I. 

Le Tulgaire sait distinguer certaines espèces du genre 
Sylvia, telles que le rossignol, la rov,sseroUe, le rouge-' 
gorge, le rouge-queue, la gorge-bleue, mais il confond 
généralement les autres sous les noms suivants : 

FAUVETTE, f. français, 

FÀVATTB, /. Ban de la Roche, Oberlin. 

FBDVETTE, /. picard, Marcotte. 
FAivoTTE. FAIVROTTB, f. Montbéliard, Sahler. 
FABETTE, /. wallon, Sélys Longchamps. 
FAUTERETTB, /. Nonnandie, Le Héricher. ■ 
MOOSCAïHOLO, f. Tarn, Qary. 

I, f. Toulouse, Lacroix. 
L, f. Dauphiné, Champollion Figeac. 
BOCSCAHU), f. Languedoc, Sauv. — Vai-, D<p, du Var, gr. in-f». 
BOUSCAHiDO. f. Languedoc, Sauvages. 
oorhette, f. Centre, Jaubert. — Nantes, Saleme, 

BECFIGUR, français. 

BECOFIGO, provençal, languedocien. 

thépille, f. Orléans, Saleme, — Gh&tillon-aur-Loing, comm. 

par M. L. Beauviltard. 
SAUTE BurssoNS, Jura, Ogérien. 
BSIREPEHO, Toulouse, Lacroix, 
ETEBPE, [. Sologne, Saleme. 
HODBEOD, Landes, Métivier. 
vxDiK, breton du Morbihan, Taslâ. 



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288 tROGLODYTES EUROPABUS. VIEILLOT. 

IL 

4 L» fauvette dit : Mes petitttont gentil», oui, oui. > 

{Journal dea jeune» periontus, 1850. p. 314.) 

Oq bien : 

< Ça & bien reverdi 
Depaia que j'ai paaié par ici. > 
(CUtillon-iDr-Loing, comm. de M. L. Biauvillabd.) 

TROGLODYTES EUROPAEUS. VœiLLOl. 

LE TROGLODYTE {'). 

1. — Noms de cet oiseau : 

ROI DES OISEAUX (*), m. ancien français, Maiton rv*tiçu«, 158S; 

Cotgrave, 1668. 
PEUT BOI, m. françaifi, Saleme. 
KEfiiHAC), f. Nice, Rlsao. 

HOi DE nioiDtrnB ('). m. Bourgogne, Saleme. — Cûte-d'Or, Oér. 
ROI DB GUILLE, m. Moatbéliard, Sabler. 
PETIT BOI p&TAN, m. Savoie. Saleme. 
SE Y KEsnT, m. Pyrénées- Orientalei, Companyo. 
HEr PETIT, HEiPETi, m. languedocien. Sauvages. 
BÉPÉOUET, m. normand, Lemetteil. 
KBPATET, m. Isère, Charvet. 

BziPETABET, m. Forez, Qv&s, Evangile des quenouilles, p. 6. 
BAPPETOLBT, m. Suisse romaDde, Blavignac, p. 345. 
hapatin, *n. Savoie, Bailly. 
HAPOUTÀ, m. Morvan. Chambnre. 
arrepit, Guyenne, Saleme. 

(1) Ce nom de tnclodrts b< 
telet, Mt d'urigine savante 
naturalistes. 

(1) Le troglodyte doit la nom de roi, petit roi, etc.. k U légende qui an 
foie iilai^ammect ie rai des oiseaui. i^r. Be dl depe, He dl naccUa, ital. — 
Seglllo, Piombino, KcEstlin. — Uagli, Suisse ail., Schiui. — Ital^ia, 
Bav., Jickel. — KAnickSTl, Autriche, Kramei. 

()) Cf. BetiBSlla, Naplea, Costa. 

(4) Cf. WtBUrkoDliif, boll.. Scblegel. — ScbOMUolc, allmand. 



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TROGLODYTES EUR0PABU3. VIEILLOT. 289 

XOTOT, m. BOtDOT, M. Uontbéliard, Sabler. 

ROTAT, m. Aobe, Ray. 

rMutod. m. Tarn, Oary.— langaedocien, Sauvages. 

siATOu, M. Tarn, Gary. 

ROlBTAt, m. wallon, Selys Longcbamps. 

HOITSLBt(>), m. français. 

PBTIT BoiTELST. HoiTELET OBIS, Jura, Ogérien. 

BBITOLA, /. BÉITOLAH, m. Suisee romande, Bridel. 

BATBLKT, m. Savoie, Bailly. 

HETALBT, m. Siiiase romande, Bridel. 

KITALBT, m. Fribourg, Scbiia. 

RITBLBT, m. normand, Travers. 

BODTBLBT, m. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

RDTBLET. m. picard, Marcotte. 

RATBLÀ, m. Morvau. Chambnre. 

HATiLLON, m. Jara, Ogérien. — Savoie, Bailly. 

BOUTILLOU, m. Pitbiviers, comm. par M. L. Beauyillard. 

ROUTELOT, m. Cbatilloa-Bur- Seine, comm. par M. P. Dsguin. 

HOTLioT, m. environs de Cambrai, Boniface. 

REBEHET, Périgord, Saleme. 

HEBET, m. normand, Cbrétien. 

RÉBBTTE, /. Calvados, Lesauvage. 

aiBET, m. OuerneBey, Métivier. 

R^sËTiN, B^BETTiN, m. Pont-Audemer, Vasnier. 

BÉBLOT(^), RGBLOT. BÉBLd, m. normand, Oheanon. — Bayeux, 

Pluquet. — Calvados, Lesauvage. 
ttiBLÉ, m. Gnemesey, Hétivier, Glossaire des rimes. 
REBLS1, m. normand, Boeniiet, La Normandie merc, p. 220. 
BBBELETTG, f. Masclie, Annuaire de la Manche, 1838, p. 883. 
ROABLB, Sologne, Salerne. 
BBT DE bble('), Auvergne, Gbalaniat. 
RiBOUDiH, normand, LemetteîL 
BOi BOUTI, SaintOQge. Saleme. 
ROI BERTRAND, m. Anjou, Cotgrave. 

BOlSBBTADDf'), m. Anjou, Saleme, MiUet. — Vienne, Mauduyt. 
— Cbar.-Inf., Lesson, — Cbar., Trém. de Rochebrune. 

(I) Selon Diez, poar roM-clM, dimlnatif d'un diminutif. 
<t) Cj-brd. roi bellot. 

{)) c.-ï-d. roi du grand p«re I (Cbalanlal.) 

(*) Selon Ménage, on dit proverbialement qu'un liomme ou une femm* 
sont rétolua comme Berthaud, pour signlQer qu'ils «ont hardis et entre- 
' 19 



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290 TROQLODTTES ETIBOPAEUS. VIEILLOT. 

ROI BBRTOT, m. ChU.-sur-Loïng, comm. par H. L. BeauTillard. 

ROI BBBTAOT, m. Poitou, Lalanne. — Deux-Sàvres, QniUemeBQ- 

BABBBTAnD. M, poitevin, Fanre. 

HABBRTOT, Berry, comm. de M. L. BeauTillard. 

RABERTAOD, tn. Viemte, MaudayC. 

ROBBIITADD. m. Saintonge, Jânain. 

PETIT ROBBBT, PBTII MAItRE ROBERT, m. ^onçaÎB diftl-, VÏRcelot. 

REBETRin, REBBTBB. Normandie, Saleme. 

BBBTKAn. Loire-Inférieare, Mëlusine, c. £&. 

BOIB^T, ROBERT, Sologne, Saleme. 

BOiBRi, Ch&t.-Biu^Loiiig, comm. de H. BeamilUrd. 

ROI BËSBLET, aucieu français. 

BBr-coDCBBT, m. Aucb, Abadie. 

RiconcaBT, m. Landes, de MétiTier. 

ABHECODCHBT, m. gasCOD, AzalS. 

RBPBPin. normand. lie Héricher. 

BICATIN, Koi-m., A. BoHqust, Normandie merveilletue, p. fSO. 

RiQCtBii, Normandie, Travera. 

RiQDBUX. mocETT, m. ValogneB, Le Héricber. 

RIQDIQDI, Avranchea, Le Héricher. 

RESSECTA, Saint-Amé, Thirïat. 

PETIT RAT('), Vosges, Oérardin. 

RATEBBAU, Orléans, Salenie. 

RATÀTÉT, Hérault, Marcel de Sen-ea. 

BERRET, m. Morbihan, Taslé. 

BIROU, m. Orne, L. Dubois. 

BRRiCHON, BEBRiCHON, m. Anjou, Olraud. — Haut-Maine, Uon- 

tesson. — Beance, comm. de M. ds Tarragon. 
BDRicHoit. m. Anjou, Millet. 
BRUBiCHON, m. Anjou, Vincelot. 
BBBBICHOT, BERICHOT, tn. Arjou, Vincelot. 
BERCHOT, m. Aitjou, Cotgravë. 
BBHRtCHAT, m. Anjou, Centre, de la Blonchère. 
BEBUCHBT, BBRRDCHET, m. Avranches, Le Hâricher. 
BdBUCBOH, m, Nantes, Salenie. 

DODRICRON, m. Aransais dialectal, Diationnaira de Trévotitt. 
BÉniLLON, Aojon; Ceoti-e, de la Blancbâre. 

prenants, — Comme le troglodyte est d'une ylvacité eitraordinalre «t 
comme son air de résolution est hors de proportion avec w, taille, on 
l'aura sans douta appelé par plaisanterie rai Barthand. 
(!) On l'appelle ainsi parce qu'il a les allures d'une souris (rat=|onrii>- 



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TE00L0DTTB8 B0B0PAED8. VIEILLOT. 291 

BÉBtiKT, Pas-de-Calais, recueilli personnelleiiieiit. 

POULBTTa AU BOK DiBO, f. Baysux, Plnqnet. 

Pinn FODLiTTB in bon Dnn, f. pays de Bray, Decorde. 

FOnLBTiB DR DIBO, FOCLBTTK DU BOK DiBU, /. franeais di&l. 

OISEAU BÉNIT, m. fï^açais. I>ict. de Trévowe. 

OISEAU Di DIBU, m. Normandie. Chrétieu. 

vmut DB DIBU, françEiU dialectal, Belon. 

VAco PBTOUA. f. Toulon, PcUicot. 

VAQUB PBTOUB, Provence, Darluc. 

BACHKTA, f. Hérault, Marcel de Serres. 

BACHAHMO, BBCHBRIHO, CéTCnol, AzalS. 

TACHARINO, languedocien. SauTOges. 

BBKEBiT, Cévenol, AzalB. 

1UBICHO0RB, Bagnèrea de Bigorre, rec. pera. 

CHOumHO, Toulonse, Lacroix. 

BARHABiLLA, m. canton d'Eacnrolles, Texier. 

baunabbu, Auvergne, Chalaniat. 

BiBUTDi, Champagne, Touasenel. 

pibdcabt, ronchi, Hécart 

CABOT, picard. Marcotte. 

CULOT, Jura, Ogérien. 

viciOBE, mentonais, Andrews. 

UOUBKAN, LAOUBNANiK, tn. breton armoricain, Tronde. 

FBTOHÉ, Bouchea-du-Rlidne, Villeneuve. 

PriTOUA, /. Var, Département du Var, gr. in-f de IM pages. — 

Toulon, Fellicot. — Provence, Caafor. 
PBTOvso, Languedoc, Azala. — Provence, Castor. 
TaoussBQUBUB, Beauce ; Perche, comm. par M. Tarragon. 
TBODSPKT, Savoie, Bailly. 
PBT DB son (') (c.-à-d. pet de bœuf), Dauphiné, Bouteille. — 

Savoie, Bailly. — laère, Charvet. 
PKY DB BOCI (c.-à-d. poil de bœuf), Savoie, Bailly, 
PA DE SRI, m. (c.-à-d. pet de sovris), pB,y& messin, rec. pers. 
CA8B0ULET (c.-à-d. esearçot), Pyrénées-Orientales, Companyo. 
GAQADiODLETA, GAGADAnLBTA, f. (c.-à-fl. etcargof), Montpellier, 
AzaïB. — Hérault, Marcel de Serres. 

(<) On vBBt dire par A qu'il est gros comme ua pet de bcenf. Les noms 
snivauts signifient que le troglodyte n'est pas plus gros qu'on poil ds 
bœof, qu'un pet de souris, qu'un escargot, qu'une chitalgue, qu'un* 
ttverolle (Okbarélo), qu'une noisette. 



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TROGLODYTES KDaOPAZOS. VMILLOT. 



), f, Oard, Creapon. 
FABAHÉLO, /. Tarn, Oary. 

notfol, f. (o.-à-d. noiim»), HéraDlt, Uaroel de Serres. 
MOQitLto. f- langoedocieD, Sauvages. 
ViKODlBT, Hér&ult, Marcel de Serrea. 
BARTAtsiJ, m. Qnercy, ffatn joMne, 20 octobre 1876. 
rouBBE'BUiBsoH (<). m. français. 
TBADOCO-BARTU, laugoedocien, Âzals. 
10IZB-BOS9 (c.-à-d. ronge buùsons), Jorat, RaioumowBki. 
BOUES 'BniuoK, Suisse romande, Scbinz. 

OOMPTK-FABCfKBS , ft^UIÇais. 

muoT, m. Lorraine, Tousaenel. 

UVSRI C}> Meuse, Cordier. 

Uebs-eN'HAt' pays messin, rec. pers. 

HODSHATE, ifOQSSBHATB. anc. ^nçals, Comentui, UW. 

HAFFEU>T (*), Planclier-les-Miues, Poulet. 

OUiONQDioN, PoitoQ, Saleme. 

CRAc-iAK (*), St-Lfl, Le Héricher. 

CRETCRET ('), Savoie, Bailly. 

CBtCRi, français dialectal, la Blancliâre. 

TRiTBi, Lorraine, Toussenel. 



S. — On compare souvent une personne cbétive et qui 
mange peu, au roitelet ; cf. les mots italiens scricctolo, 
forasiepe. 

En allemand, on dit : 

Et frent sicti (Ist TergDÛgt) wie ein Schneekfinig. 

(Frischbier, PrensB. Sprichvr.) 



(1) Cf. forsiUps, ttal. — fora maoohis, Sienne, Savi. 

(>) C.^-d. BOoris qui se fourre partout (Cordier). 

(>) Da raSn = turbulent. 

(*) Ainsi appelé parce que son cri Imita le craquement les sUlgneideJaB 
(= alonc) au BOleil. 

(!) Ce nom et les deux suivaots sont faits b l'imitation du cri du 
troglodyte, qui ressemble au bruit d'une crécerelle. 



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TI10QL0DYTE8 EUEOPABUS. VmLLOT. 393 

3.— Dicton: 

« Vif comme mt rontillou, > 

(PitUTierB, comm. de M. BBinviLUSS.) 

4. — En Bretagne, on termine quelquefois les contes 
ainsi : 

< Ha Be marièrent et élevèrent autant d'enfante que le laoutitnanA 
a de petits dans aa couvée('). > 

(Voj'ez Bévue bretonne, 1845, p. 87.) 

5. — Proverbe italien : 

c Faccia di leone, e cuor di Bcricciolo. > 

6. — Pronostic : 

< Quand le roi de guille (roitelet) chante, c'est signe de grand flroid. > 

(Pkheon.) 

II. 

1. ^ Une légende très-rëpaDdue{')ettrèa-ancienne('),rapporte 
que les oiseaux voulurent un jour se choisir un roi. La couronne 
devait être décernée à celui qui s'élèverait le plus haut dami les 
airs. L'aigle croyait gagner le prîï et. fatigué, s'apprStait à redes- 
cendre, quand le roitelet qui s'était caché sous l'une de ses ailes, 
s'élança de sa retraite et s'éleva bien au-dessus de lui. Il fut pro- 
clamé le roi ou plutôt le petit roi des oiseaux. 

fin Bretagne on dit : L'aigle fuit devant le roiteleti*). 

(Saiîvb.) 

2. — Le roitelet s'est dévoué pour procurer le feu aux 



< Autrefois les hommes n'avaient pour se chauffer que la chaleur 
de leur baleine.... le roitelet alla jusqu'au soleil et en déroba un 

(') La couvée du trc^lody te est desept ^huitcauË. 

{!) Tof. Zniitb. f. i. i. Mjib. 1, s. — Dans Strackerjaa, It, 106, l'aigle est 
Nmplacé paruoe clitogae. 

(•) Aristate dit : Tpd^iXoï Urif Tcoïijji.to;. — Et Pline i ■ Dissident aquila 
et trocbllus, si credlmus, quoniam rei appelUtur avlum. • Hùi. mu. x, 
71. Cas deux passages prouvent l'antiqaité de la légende. 

(*> Voy. Mbiâm, c. IM. 



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894 TBOOLODTTES EUROPAEUS. VIKILLOT. 

nyoïL... ion plomage ayant été brûlé, les oiseaux m cotMèreot 
pour Ini donner chacun une plume, senl le hibou refusa,... depuis 
ce temps le hibou honni ne se montre que la nuit (>}. > 

(Normandie, Journal des jeunes filles, 1S50. p. 3S.) 

< Le roitelet a été chercher te feu de l'enfer, en passant par le 
trou de la serrure, il a roussi ses plumes. > 

(Lorieut, recueilli peraonnellement.) 

< Le roitelet aj'aut dérobé le feu du ciel descendait l'apporter 
sur la t«rre; mais tua ailes brfllèrent et il fut force de confier «on 
prâcieui fardeau au rouge-gorge; ce dernier Tayant poeé sur sa 
poitrice eut à sou tour le cou brûlé. L'alouette vint alors, recueillit 
le feu sacré et put atteindre la terre. Elle abandonna son trésor 
aux hommes. > 

(Le Charme (Loiret), comm. par U. L. Beauvillud.) 

Voir dans Luzel, rV' rapport, p. 202,Iecont6dedeuxroi- 
telets qui vont à la recherche de l'eau de mort et de Peau 
de vie et dont les plumes sont toutes brûlées par les feux 
que lançaient les dragons gardiens de ces trésors. 

Aimtrqne. 11 est probable que la légende du roitelet allant cliercber 
le feu pour les hommes, a été primitivement attribuée au Bsgnins criititai. 
XUe a dË être inventée pour Bïpliquer la présence sut la tâte de cet 
oiseau, d'une petite aigrette couleur de feu. Par suite de la coufusion 
qu'on a toujours faite entre les deui espèces de roitelet, ta légende aura 
passé de l'un i. l'autre. D'ailleurs les plumes du troglodyte peureut ti la 
rigueur, b cause de leur couleur, passer pour avoir été rouseies. 

3. — < Celui qui tuerait un roitelet attirerait enr aa maison 
le feu du ciel. > 

(Normandie, Florent Richoumb, dans l'Artiste. 3' série, p. 300.) 

«n ne faut pas dénicher les nids de berteaux (troglodytes); ça 
fait venir du mal aux çieda dea bâtes. > 

(Loire -Inférieure, Mélutin^, c. 555.) 

< Aux environs de Mamers, on prétend que celui qui déniche on 

(1) Une légende semblable se trouve dans l'^imuin A ;• MamOt, lest, 
p. as, «t dans uu article de Florent Blcbomme, publié dans le Journal 
l'Artiai, 3' série, II, 300; Florent Rtchomme ajoute que le cbardonoerat 
•t le bouvreuil donnèrent au roitelet roussi cliacun une de leurs plume*. 
ce qui [Bit penser qu'il était originairement question du Bafilis oriststai. 



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TBOOL0DTTB8 EUROPABOB. VIEILLOT. 3% 

tne iM berrichoiu, est expoië en punition de ce mâteit à voir «et 
doigts se raccorairC). > 

(Comm. par M. de Ceaiibncbt.) 
4> ^ < MaDx herring-fiahera dare not go to sea withoat oue 
of thèse birds taken dead with them, for fear of atorms. > 

(SwAisaoN, Weather Folklort.) 

5. ^ < Le roitelet aaslatait à la naissance de l'enfant Jeans et 
faisait son nid sur la crèche de Bethléemt'). > 

(Chronigueur du Périjford, .1853, p. 83.) 

< Le peuple ne veut pas qn'on tue cet oiseau... On prétend que 
chaque nichée se réunit dans le nid, la veille des Eois, avec les 
pore et mare; aussi se garde-t-ou bien de détruire ce petit nid 
ordinairement placé en bas des couvertures de paille. » 

(Pays de Bray, Découse.) 

« La chaumière qui donne asile à un nid de troglodyte voit nn 
Mracle le Jour des Rois; le troglodyte revient dans son nid avec 
tonte sa nichée de l'année pour prendre part À cette fête domestique. > 
(Normandie, Florent Ricaoume, l'Artiste, UI, 300.) 

6. — Le roitelet est quelquefois regardé comme un sym- 
bole de présomption ou d'orgueil : 

< Le roitelet sautille sur les bi'anchcs mortes qu'il essaie de 
briser tout en poussant nn cri de désappointement et de colère 
qu'on traduit ainsi ; bisqua, qu'où es fort I c.-à-d. bigre I que c'est 
solide I > 

(Forez, Qius, Evangile des Quenmtilles, p. 6.) 

€ Les Bretons prétendent qu'il dît : dir, dir^ pa tut dor, c.-ér^. 
acier, acier, puisqu'elle ne rompt pas. Voici le sens de cette 
phrase : la branche sur laquelle je suis est donc en acier puisqu'elle 
ne rompt pas. > 

(Bretagne, Troude.) 

7. — « n existe dans la ville basse de Carcassonne un usage 
que la Révolution avait interrompu et qui a été repria depuis le 
retour du roi. Chaque année, le premier dimanche de décembre, 

(1) Ceux qui tuent les grillons sont menacés du taime accident (De 
ChareuMy). 
C) Cf. Uisnel de la SaUe, II, £50. 



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396 TOOOLODTTBS BUROPAEOS. VIEILLOT. 

lei Jeunes gens de la me Saint-Jeui se rendent après midi hors de 
la ville. LA, ctiacun d'eux armé d'une gaule bat les buissons et fait 
la chasse du roitelet. Le premier d'entre eni qui, d'un coup de 
gaule, abat un de ces oiseaux, est réputé le yaioqueur et proclamé 
roi. Si le premier dimanche, aucun n'a obtenu cet avantage, ils se 
rassemblent de nouveau les dimanches suivants, jusqu'à ce qu'il 
y ait un vainqueur proclamé. Alors ils rentrent dans la ville mar- 
chant deux & deux, armés de leurs gaules et précédant le roi, qai 
porte, suspendu à une perche, l'objet et la preuve de son triomphe. 
Le dernier jour de décembre, à ^ heures du soir, le roi, précédé de 
tambours et de Qfres, accompagné de tous les jeunes geas qui ont 
concouru à la chasse et qui sont armés de fusils, parcourt lei 
rues de la ville. Sa marche est éclairée par des torches, il s'arrête 
devant la porte de chaque maison, indistinctement, et un de ceux 
qui l'accompagnent, inscrit à la craie sur chaque porte ces mots : 
Vive le roi I et le millésime de l'année qui commence cette môme 
nuit. Le Jour de l'Epiphanie, le roi fait à neuf heures du matin une 
marche en grande pompe. 11 porte sur la tête une couronne, En 
sceptre & la main et un manteau bleu sur les épaules. Il est entonré 
des officiers qu'il a choisis et escorté d'une garde. On porte devant 
lui une perche, au bout de laquelle est suspendu l'oiseau. Il se rend 
ensuite à l'église de Saint- Vincent où il entend la grand'messe, dans 
le chœur, entouré de ses officiers et de ses gardes. On lui accrrde 
les honneurs de l'église. Après la messe, le roi, avec le même cor* 
tége, va rendre visite & l'évêque, aux magistrats, au maire, aux 
principaux habitants du pays et ces visites se terminent par pré- 
senter un bassin dans lequel chacun dépose la somme pour laquelle 
il veut contribuer aux frais du festin royal. Ce festin termine la 
journée et est suivi de danses. » 
(Baron Tbodvé, Description du dép. de l'Aude, lS19.vol.II.p. 383.) 

•• A Entr&igues, la veille de Noël, la portion mftle et ingambe dea 
habitants se mettait à la poursuite d'une pétoute (troglodyte). 
Lorsqu'on était parvenu à en prendre un vivant, on allait en faire 
hommage au curé qui, après la messe de minuit, montait en chaire, 
tenant l'oiseau enrubanné de couleur rose et le lâchait dans 

l'église A Oadagne, celui qui apportait la pelouse au curé était 

exempté de la dlme des olives pendant une année A Mirabeau 

(arrond. d'Apt), où cette coutume existe encore. !e curé bénit l'oise- 
leur favorisé. Si, par hasard, la prise de l'oiseau n'a pu être effec- 
tuée par des hommes et si eUe l'est par des femmes, celles-ci ont 



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TKOGLODTTBB BUEOPABUS. VIEILLOT. 297 

le droit de bafoaer et dHnanJtcr le aexe maladroit qui «e mqvb 
à tontes jambes ou bien reste au logis pour ne pas avoir la 
visage barbouillé de boue ou de suie. — A Ektraigues. au sortir de 
la messe de minuit chacun complimentait lott rii dé la vaquete 
(vaguete = autre nom de trogrodyte) ; mais il fallait bien se garder 
d'employer l'autre mot pétouze, au risque d'être raillé. > 

(BARiAVBL,i>ictOTM cîu dép. du Vaucluje. Carpentras, 1853.) 

< On St Stepheo's day tbe 36th deoember, it ia the custom for 
boys to start into the flelda early in tbe moi-ning to hunt the wren 
and having caught one (alive, for it is not a baM task. for boya to 
do that) they dress It up in a holly buah. with evergreens, artifl- 
cial and otber Sowers and if near a fillage or small town tbey 
proceed there and make collections, Binging the foUowing stauza; 

« The wren, the wren. the king of ail birds 

Saint Stephen'a Day was eaught in the fui'ze ; 

Although she la little, her family'a great 

So ve pray you, good neighboura, to give us a treat. > 

Thecollectionsareinvariably laid out in the purchaseof sometbing 
for a Juvénile party in the eveniug. If uot near a town or village, 
tke fannhouses are visited, and the applicants alwaya obtain bread, 
butter, egga and the like. I hâve seen this practiaed in ail parts 
of Ireland. * 

{Ireland, S. Redmond, dans Notes and Queries, 2* série, VIII, £54.) 

Voir encore sur le même usage Notes and Queries. 
Z' série, VIH, 309, 353 et Laisnel de la Salle, II, 250. 

8. — < Le seigneur de la Terre D... venait autrefois chaque 
année se mettre à genoux, nu tête, sans épâe ni éperons, sur le 
seuil de la principale porte du château de Champd'iouï (Nivernais) ; 
il ne quittait cette humble poaition qu'après avoir donné la liberté 
à un roitelet apporté dans cette intention. > 

(Jaubbrt, Souvenirs du bon vieuai temps dans le Nivernais, 
1837, p. 12.) 

* An cb&teau de la Uardelle {près de ChâtUlon- sur -Indre), avant 
ta Révolution, était attachée une servitude qui consistait dans l'obli- 
gation où étaient les habitants d'un village voisin d'amener h leur 
seigneur, & certain jour, un roi bertiud lié avec un câble neuf sur 
une charrette attelée de quatre bœufa noirs. > 

(Comte JA0BBBT.) 



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286 TROaLODTTBB EtnCOPAEUfi. VIEILLOT. 

Voyez la description d'asages semblables dans Laîsnel 
de la SaUe, n, 62, 249. 

9. ^ < 8ai]itCalaîa,eDtraTaillant&8aTignc, étouffe de chaleur et 
atupend aoÀ froc h un chSae ; un roitelet vint y pondre un œut. Le 
saint eu fat si ravi, qu'il paBaa la nuit A prier et & remercier Dieu. 
Dana la légaude de Baint Malo, nous trouvoua un Tait semblable; 

■ealement, U permit à l'oiseau de nicher dana son manteau jusqu'A 
ce que la couvée fQt écloae. Saint Kevin, moine breton, priant les 
mains étendues, un roitelet vint y pondre. Saint Dol, voyant des 
oiseaux sauvages importuner ses ft^rea par leurs cris, réunit tous 
ces oiseaux dans la cour du couvent, leur imposa silence et les 
congédia en leur interdisant de revenir. Il les remplaça par des 
roitelets, qui charmèrent sans bruit la sainte maison. > 

(A. DB PONTHwr, Ua Fête* légendaires. 1860.) 

10. — l'hiver et le roitelet 
Conte i)reton. 
Pendant l'hiver, le Roitelet qui est, dit-on, le plus fin 
de tous les oiseaux, sait toujours s'y prendre de manière à 
n'avoir pas trop froid. L'Hiver le voyant tout joyeux et 
content, pendant que tous les autres oiseaux étaient 
tristes et malheureux, lui dit un jour qu'O avait gelé 
bien dur : 

— Où étais-tu donc la nuit passée ? 

— Sous le toit de la maison où les servantes du manoir 
faisaient la buée, répondi1>-ll. 

— Fortbien, cette nuit, je saurai bien arriver jusqu'à toi. 
Et, en effet, il gela si fort cette nuit-là que l'eau gela 

sur le feu, dans la buanderie. Mais le Roitelet, prévenu, 
n'était plus là et l'Hiver, le lendemain matin, le voyant 
gai et pimpant, à son ordinaire, txi étonné et lui demanda 
encore : 

— Où étais-tu donc, la nuit passée î 

— Dans l'étahle aux vaches, sous la queue d'une vache. 

— Bon ! tu auras de mes nouvelles cette nuit. 

Et il ât si froid, et il gela si dur cette nuit-là, que la 



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TBOQLODTTKS EUROPAEtTS. TIBILLOT. 899 

queue d^ vaclies se colla à leur derrière. Cependant, 
le lendemain matin, le Roitelet sautillait et chantait 
encore comme ea plein mois de mai. 

Comment, tu n'es donc pas mortî lui demanda l'HiveT 
tout étonné de le revoir. 

— Mort î et pourquoi donc, 3'il Youa plaît ï répondit-il 
gaimeut. 

— Où donc étais-tu la nuit passée î 

— Entre le nouveau marié et sa femme. 

— Voyez donc où ! Qui aurait songé à le trouver làî 
Mais, n'importe, cette nuit je viendrai à bout de toi. 

— C'est ce que nous verrons bien 1 

Et il se mit à chanter. Cette nuit là, il gela si fort, si 
fort, que le lendemain matin on trouva le mari et la 
femme collés l'un contre l'autre et morts de ft'oid I Mais le 
Roitelet s'était retiré dans un trou de muraille, près du 
four d'un boulanger, et là il ne sentit pas le troid. 

(LczEL, Archives de Missions se. et litt., 
3= série, tome 1", 1873, p. 24.) 

11.— HET KONINCtUE — LE PETIT ROITELET 

Chanson flamande. 

£ea kind, en een kleen kind 

Ed by had een boogje ; 

Bu dat boogje was gespande, 

En Bchoot het BchoouBte konincl^e. 

Die daer was in de geele marande. 

Myn béer, myn heer van Bmasel en Caeteeleu 

Uv kiud moet gaen haugen zyn 

Aen den boogste boom 

Die staet lu de geele maraude. 

Laet mya kleen kind oog leeven 

Ik beb een towe met rooaen en fin goud; 

Wilt-gy die hebbent ik sal u het geeven. 



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300 TK0OL0DTTB8 EDB0PAEU8. YIBILLOT. 

Uwe towe met roown en fin goad 

Wil ik niet hebben ; u kind moet hangea zjn 

Aea den hoogete boom. 

Het eerste tntpje dat het kind op de leere kiom 

Het keet dekwelB om 

Om zyn Uefste moeder te ziea ; 

En Tau naer za.g hy zyn moeder komme. 

T tweede trapje dat het kiod op de leere klom 

Het keek dekwels om 

Of hjr ijPQ vader niet en zag; 

Ea Tan luier zag hy hem komme. 

Het driede trapje dat het kind op de leere klom 
Het keek dek-welB om 
En zag Maria komme. 

Het kind kwam Maris groeten 

Het woordje was Bchae nit zyn mond, 

Dat hoof^je lag voor zy» voeten. 

IVtnfuetioN .■ — Un enfant, un petit enfant, — avait un petit arc; 

— et ce petit arc était tendu, — et il tua le plus joli petit roitelet 

— qui fût dans la prairie. 

Monsieur, monsieur de Bruxelles, monsieur aux châteaux — 
Votre enfant doit être pendu — A l'arbre le plus hant — Qui «e 
trouve dans la prairie. 

lAiBsez mon enfant vivre encor, —j'ai une corde faite de roses et 
d'or. — Voulez-vous l'avoir t Je vous la donnerai. 

Votre corde de roses et d'or, je ne veux l'avoir ; — Votre enfant 
doit £tre pendu — & l'arbre le plue haut. 

Au premier échelon de l'échelle que monte l'enfant — il se re- 
tourna souvent pour regarder si sa mère bien-aimée ne venait pas 

— et bientAt ilaperçut sa mère. 

An deuxième échelon de l'échelle que monta l'enfant, — Il se 
retourna aouvent pour voir bI son père ne venait pas et bientôt il 
aperçut son père. 

Au troisième échelon de l'écheUe que monta l'enfant — il se 
retourna souvent et vit venir la vierge Marie. 

L'enfant vint au-devant de Marie; & peine la première parole fut- 



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RBCinLUS CRISTATDS. CHARLETON. 80! 

«Ile BOFtie de aa bouche — qjie la petite tdte tomba aux piedp à' 
Hu-ie. 

<ChaDBoii recueillie par M. de Baecker, dans les arrondiB- 
Hemeats de Duakerque et d'Bazebrouck. (Mas. 83SS, 
Fonda français, nouvelles acquiaitions, A 79.) 



RBGULUS CRISTATUS. CHABLKTOtl. 
LE ROITELET HUPPÉ 



1. — Cet oiseau doit à la belle aigrette couleur d'or et 
de feu, qu'il porte sur la tête et qui est assimilée & une 
couronne de roi les noms suirants : 

FUJfinïTTB, f- wallon, Qrandgagnage. 

PETIT DOBÉ, m. français dialectal, Qérardin. 

SOUCI ('). m. Lorraine, Toussenel. — Jorat, Razonmowakl. 

goaLGiB. soDaB, /. ancien françaii. Belon. 

gouciCLE, Ouemesey, Métivier. 

SOtBrJCLB, Le Mans, Belon. 

FLEiTH DS aorci. français dialectal, Saleme. 

SOITELBT, BOITBLBT COUBONNÉ, BOITELBT HUPPÉ, français. 

SOI BRBTAnD CRËTti, Deux-SèTTes, Guillemeau. 

PBIHCB, m. Cbampagne, recueilli perHOnnellement. 

PETIT EHPBRBtiR, m. Doubs, Brocard. 

zUPBnBtiii, Jura, Ogérien. 

BET PETIT, BET PA0D8 P), Lduiguedoc, SauvageB. 

Barriias, Uarne, Tarbé. 

BBGUiA, RBEiA, Ban de la Roche, Oberlin. 

Ki D'otmi (roi d'oiseaux), 8aiut-Amd, Thiriat 

Cf. namuiel*, narrurino, ital. — BasiXtijf, BastXCoxof, Tiipowof, 
grec. — iTt rd, port. — Aealiao, Bed«|liaocalll, Napleg, Costa. — RtglAa 
Fiémont. Bonelli. — RlMtiii (• la eoronu, mitauais, Baufl. — lauiUluMhta, 
fnwkSpfebMi, Bavière, Jftckel. 

<t) Ainai appelé parce que sa hnppe est eouleuF d* loncl (flenrï. 
(■) nunu » pullns, petit t 



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PARD8 (aSHBl). L. 



2. — • Autres noms du roitelet couronné : 
voDL(i). m. Le Mao», Beloa. 
pov. pon DK BUS, m. Vienne, Handurt. 
POVrraiOH, m. Boologne-aur-Uer, LabiUe, p. 807. 
MKir, aaxjt, m> Vienne, Uauda;rt- ^ Sainton^e, JAnain. 
(■IL DE BdiiT (*), «M. Charente, Trâmean de Rocliebraae. 
MoiSBTTE {■), f. Vosges, Oérardin. 
ouuu-HonCBB , Jura, Ogérien. 
TiCHou, Bouches- du -Rhdae, Villeneuve. 
KOUSQCXT, Hérault, Marcel de Serres. 
8UGKT, PETIT SUCET, Orléanais, Salem e. 
CHOURSTO, Bagnërea de Bigorre, recueilli personneUemeni. 
CBÀLiBOH, Jura, Ogérien. 
BttSODHDBT, Oriéans, Saleme. 
HATAT AS, Gard, Crespon. 
HATATÂT, Hérault, Marcel de Serres. 
cnrsE CÀBÈ, Toulon, Pellicot. 
KASOTA, Lunéville, Oberlin. 

tboc'han (•), breton de Belle -Qe-en-Mer, Ch. de la Touche. 
PETBO DiAN (c.-à-d. Poire Jean), SaToie, Baill]'. 
UCHOU, Gers, Cénac- Montant. 
aviasi W, Toulon, Pellicot. 
zizi, CHICHI, Savoie, Bailly. 
Hamarqna. Le roitelet troglodyte et le roitelet couronné sont souvent 
pris l'un pour l'autre par le vulgaire, 

PARUS (Genre) L. 

LAMËSANQB 

I. 

Les différentes espèces du genre Partis, L. sont souvent 
confondues sous les mâmes noms généraux. 

(I) Sans doute dans le aene de poulet. Cf. Ponletts du bon Dten = Troglo- 
dytes europceus. — eaUetta (= Regulus criatatus), Piémont, Bonelli. — 
■sMhlhiMihsn, «sUbUnleln, Bavière, Jftckel. 

m Pent4tre ainsi appelé par antiplirase ; e.-à-d. qui n'est pas plus peUt 
qu'un <eU de bœuf. Cf. Oeoec^s-to, milanais, Banfl. 

(S) O.-a-d. qui D'est pas plus gros qu'une noisette. 

{») et TpSxOoï, grec 

(S) Ce nom et les deux suivante sont formés par imitation de son cri. 



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PARUS (genre). L. 



Des noms germaniques de la mésange auxquels on a 
ajouté différents suffixes viennent : 

lUZBTTB, f. Les Fourgs, Tiasot. 

UBZBTTE, HESETTE. HâssTTB, /. uormaud, Cbesuon, Le Eârî- 

cher, Plnquet. 
UBSOTE, KËsoTTE, {. Montbôliard, Dartois, Sahler. 
USULLO, f, AnclL, Abadie. 
lusoâs, f. Saiut-Âoié, Thiriat. 
lUSATCHE, Luxembourg wallon, Lafontaine. 
UÉziauB, Hant-Uaiae, MontesBon. 
■usiNGUEi HAzinGHE, MÂUiHGirE, i- wallon montoia, Sigart. — 

Cambrai, Boiiifacc. 
HésmauE, f. normand, Delboullo. 
UÉSIHQLB, f. picard, Saleme. — normand, Delboulle. 
itàSiNOUE, HAZiNQDB, rouchi, Hëcart. 
HâSANiSUB, paya de Bray , Decorde. 
HBSANGLB. nonnaud. Travers. — pays de Bray, Decorde. 
MAZENOB, Namur, Orandgagnage. 
HBSANGE, f, français. 

MASiNOB. MAziTtOB, f. Lux. walL, Lafont. — Malmédy, Villers. 
«KSiKGE, Neafcb&tel, Bonliote, 
MÂRENGE, f. ancien français, Cotgrave. 
UÉRiNGBi Anvergne. Delarbre. 
BESENJO, f. pro,Tenfal, Azals. 

BBSBNGEo, Bouclies-dU'RhAne, Villeneuve. ' 

MAJBONDJE, Ban de la Roche, Oberlic. 
UaIbnsa, kaIbntze, f. Suisse romande, Bridel. 
XATENCOE, Savoie, Salerne. 
■fETKHGO, ToaloDse, Lacroix. 
HisEBANGB, MBDRÀNGE, normand. Le Béricber. 
iurodiJngo, ;'. Tarn, Qary. 
luSRiNGB, wallon, Sélys Longchampa. 

On trouve la forme germanique sans suffixe dans : 

MAizB, /. Bas Valais, Bridel. 

Cf. Usa, anglo-aaioQ. — HlMt, ancien flamand. — Htlss, ail. — Hue, 
uansterland, Bolsmann. — Mil, Luxemb. all„ Lafont. — lISMk, bas 
allemand, Scbvérlu.— lUalBfm, boa latin du X* altele, Jbr. ia. I, nm., 

ootobre ISTl, p. US. 



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PAKUS (gBHKE). L. 



2. — Du latin parus auquel on a ï^outé des st^xas 
viennent : 

, PARHIKCLE, PERHiNCLE, PERiHCLO, Landes, de MétiTier. 
PBRi.iHQnB, O-ironde, Docteur, • 

Cf. P*n» (= Parus atort, Ital., Duei. — Pmo, eap. — Paroulnv, PirlMln, 
itel., Nemn. — PametoeuU, milau., Banfl. — ParUuna, GSnee, Durazzo. 
— Pgmutt (= Parus cseruleus), Calabre, Coita- — PitmU» (= Parus major) 
Naples, Costa. — Famlla (^Parua cseruleua), ATella(aDc. r07.de Naples), 
Coau. — PaniuDla, Lombardie, oilna. — Perlontt, Sianne, savl. 
Autres nomsgénéraux des espèces du genre Parus '■ 
ARDRHBLLi, ARDBzsLLE, AHDEBOLLE, f. Sologne, 3^eme. 
ARDRELLE. /. Le Charme (Loiret), comm. par M. BeauvUlard. 

USDA, L4ADBLLA, LARDtHB, LARDEIRA, LARDÉBE, /. Savoie, Bftilly. 

LARDBKNB, LARDÉNB, laère, Cliarvet. — Savoie, Bailly. 
LÂRDiB, URDIÉRO, /. provençal, Castor. 
URDiÉRA, /. Nice, Rieso. 
LARDBRiB, f. Centre, Jaubert. 

LADRiB, f. Le Charme (Loiret), comm. par M. BeauvUlard. 
LABDAitCHE, /. Bresse chàlonnaise, Ouillemin. 
CBKDRtLLB, f. Poitou, Beauchet-Filleau, Lalanne. — Charente, 
Trémeau de Rochebrune. — Berry. Saleroe. 

CEin>RBILLB,CENDILL&,CBNDBBU.B,CBHDBRLLIHB, Poitou, Lalanne. 

SANDILLK, Centre, Jaubert. 

soDDiLLB, /. tourangeau, Brachet, Voc. tourangeau. 
^ SANZILLB, Poitou, Favre, Lalanne. 
8IHZIL10, f. Corrèze, Béronie. 
SBHSBRiGÀuo, languedocien. Sauvages. 
BAHHAiA, SARBAirÉ, Toulon, PelUcot. — provençal. Castor. 
PiUFAiiiiiH, FiNFARBO, provençal. Castor. 
CBINCHBRHA, PypénâeH- Orientales, Companyo., 
CBINCHARRO, Toulon, Peliicot. 
CHiNGHEPARRR, BayoDue, Lagravëre. 
BOSKÉKB, f. Entremont (Suisse), Brïdel. 
BARTBSffl. mentonaia, Andrews. 
SPERLUSSOBA, mentonais, Andrews. 

SAOSIN, m. Montpellier, Itev. des l. rom. juillet 1877, p. 15. 
DAiMEROTTE, f. Uorvan, Chambure. 
AHilAÎB, ah&taIb, aiuhtaib(>)< T- Quernesej, Métivier. 
(<} C-h-d. celle qui est affublée comme une nonne, d'aile aodt*. — On 
appelait autrefois aalte une guimpe de religleuM. 



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PAKua (qbnbb). l. 305 

CUACHD, f. Qers, Cénoc-Montaut. 
PIQUB HOUCHBT, Fronchs-Comté, Dartoia. 

3é — Pour prendre les rnéBonges. on ae aert d'un piège appelé 
méiaftgtm (en francaii); maienuira, f. Suisae romande, Bhidbl. 

4. ^ < S'dépiter comme etme maxinque aignifle «e ifiTpitter, 
être acariâtre. — Maainque — i femme acariâtre. > rouchi, Encart. 

5. ^ < On dit proverbialement : tirer une chose comme dei 
misangles de dedans un creux, c.-à-d. avec peine. La inâaange 
fait son nid dans le creax dea arbrea et l'on a beaucoup de peine k 
dénicher aea petits. On applique le proverbe aux personnes qui 
semblent tirer à regret l'argent de leur poche. > 

(Font-Audemer, Vasrier.) 

6. ^ On dit en breton, d'une peraonne étourdie ; tur penn- 
glaouik eo, c'est une mâBange. (Sauté). 

7. — En hollandais pimpelmeea aigoiSe en même tempi 
métange bleue et enfant délicat, douillet. 

n. 

!• *~* < Les enfante poursuiTent les méaangea parce qu'il! 
croient qu'elles ont vendu le bon Dieu. > 

(Paya rouchi, lUcAiiT.) 

« E^ Sologne, la grosse mésange fait entendre ces paroles : Que 
de petits I k qnoi la petite mésange répond : tout drus. On awnre 
encore que la grosse mésange dit : qutquieu on bien fils de Dieu! 
fils de Dieu! ou comme il te fait, fais-lui. » 

(SALnun.) 
< La petite mésange dit en février : 

S'i a'i tient, si s'i tient 

Vends ton foin 
T'en éré l'ènaye que vient. 
c.-&-d. si le temps reste au beau, tu auras du foin cette année. > 
(Paya messin, rec. pers.) 
n y a une mésange qui chante au printemps : petit téteual petit 
téteuxl C) 

(Environs de Paris, rec. pera.) 

{■) On appelle tètau, l'enfknt qui tette son pouce. 



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30» PARUS MAJOR. L. 

« Dtiu le UUâOAia, il 7 ■ une petite mésange qui dit ; Cht IV eh* 
fa la rObba I i poneritt; éhi Pi ehe god ià robha t i ricch. t rieeh. » 
(Bahvi.) 



PARUS MAJOR. L. 

LA MÉSANQE CHARBONNIÈRE 

I. 

1. — A cause d'une partie de son plumagd qui est noir, 
cette mésange est appelée : 

CHABBOmniBX, IIÉSANHB CHARBORNIÂBB, f. fïailfaiB. 

CHABBONNiKB, m. Sologne, Saleme. 
CABBONBR, m. Pyrânées-OrieutaleB, Companyo. 
ce Gu^oam, eip„ Nttceyra, — XoUaulu, SckwirtadM, eUL 

2. — Autres noms du Parus major: 

irâuneB a rârs noirb ('). orosse HisANCB, f. fransai». 

HiaufSB A JABOT lAONE, Deaz-Sèyres, Oaillemeau. 

OROSH LABDISB. /. SaToie, Bailly. 

piNQQNNÏE, piNgoimiâRE I?), f. fraDsaig dialectal, Bailly. 

OHoatO GHOICBARBO, f. Toulon, Pellicot. 

SERRURIER I?), m. CAte-d'Or, comm. de M. Dagnin. 

tABRAlE, URHATid, m. laognedocien ; — provençal. — SaTOÎe, 

Bailly. 
BAHRATON, m. Savoie , Bailly. 
aARALrtao, f. langQedocien, Chalaniat. 
PATRON DES HABiCHAUX {*). Berry ; Sologne. Salerue. 
CROQUE -AB&iLLB (^). BourboDoaia, Saleme.— Vienne, Manduyt 

(t) cr. Trata ■ara, Piém.,BoDelU. — Conoademon.Sard. du Nord, Salvad. 

(■) Alnil appelés parce que son cri de rappel ressemble b celui du 
pinwn. — cr. Sut iplBk, nom de la mésange ensuédoU dialectal. ^Kieti.) 

(*) Le cri de cet oiseau imite le bruit d'une scie qu'on lime. Ct. Atm- 
latem, 3ard. du Sud, Salvador!. 

{*) Elle répète souvent le cri tttltl, comme al elle (ïappait sur une 
enclume. (Salemel. 

(*| Cette mâsange fkit la suerre aux abeilles. Cf. Bl|me«i, Gelderlaud, 
8ohl«sel. 



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PABUS JLTBK. L. ; 

iBomtaBOHHErsE, Vienne, Maudu^t. 

BxuirauB. SKiMPLB, BiNOUEZiHOCB, pic&rd, Uarcotte. 

BxniPLB, Rue (Picardie), Corblet. 

rasuBNiSÀQini, Picard, Corblet. 

oci-TATd, picard, Marcotte. 

VBiDiRic, Beauce; Perche, comm. par M. deTarragon. 

QUENiLLsC), Plancher-les-Mlnea, Poulet. 

LARDIBRA UOtJNEOHBTTA ('), Nice, RlBSQ. 

DAMETTB, Jura, Ogérien. 

Fie HOuGHET, Doubs, Brocard. 

PIB HorcHBT (3), Jura, Ogérien. 

PENGLAOC, breton de Belle-He-en-Uer, Ch. de U Toacbe. 



PARUS ATER. L. 

LÀ PETITE CHARBONNIÈRE 

1. — Cette mésange ressemble beaucoup à la mésange 
charbonnière, mais elle est plus petite ; on la nomme : 

PBTITB HÉ3ANQB, llâSAnSE A TliTE NOIRB, PETITE GBARBORRriRf . 

français. 
PETITE CBKDRILLE, f. Vienne. Uauduyt- 
MiHE ahStaib, Ouernesey, Métivier. 
HOHBTTE ('} f. français. TousBenel. 
XéuKOB IIOURETTE, /. français, Duez. 
HOUAINBTTA, f. vallée de Joux, Brïdel. 
CBINGHODBU, m. provençal, Pellicot. 
LABDIHE DES MONTAQNES, LADDIHE DBS SAPINS. Savole, BKilly. 

PBNOLAUiK, bret. de Belle-Ile -en- Mer. Oh. de la Touche. ' 

(i) k cause de son cri quint, qatM ! (Poulet.) 

{)) Cette ntësange est comparée à un moine h cause de sa tête noire. 
Elle semble sToir une calotte noire ou un capucbon. Cf. Momcttell», 
Cupanl, Benoit. 

(SJ Elle etc aussi comparée ti une pie ea gallicien où elle est appelée 
pifa f«lla selon Naceyro. 

(*) Cf. Nnn, anglais, a Tlttato oaplto tn morem menlaUimi (Charleton). — En 
Sicile, «on nom est mnnteedda, Beuoit. 



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PABUS CRISTATUS. L. 



PARUS CAERULEDS. L. 
LA HËSANQE BLEUB. 
1.— Noms de cet oiseau : 

■ÉSANOE BLEDE (■), CBNDRILLE'BLEDB, frOIlÇUB. 

WBumGnE BLBUSB, picard, Marcotte. 

TESTE BLURo C), BoncbeB-du-RhADe, VilleneuTe. 

BLDl (*), Qard, Crespon. 

BLBDBOTTB, f. Montbéliard, Sahler. 

BIEÛMTTB, f. Hontbâliard, Cont^e&n. 

CHAPELET PEB. tn. Neufcbfltel, Bonhote. 

DIEU. Luxembourg v&Uod, Lafontaine. 

riLS 08 DI80 (*). Beauce, comm. de M. de Tarragon. 

BXLioiBDSB AHNONGiADE ('), VoBgee, Oérordio. 

MOnAiHA, f. Valais, Bridel. 

DAME, ^ Jura, Ogérieu. 

VEDKiiKE, HOoni^RE, HBioiiéRET, Savole, BaiUy. 

KOtml, wallon, Grandgaguage. 

PEHDUIK. bretoB de BeUe-Ue>ea-Mer, Cb. de la Touche. 



PARUS CRISTATUS. L. 
LA MËSANGË HUPPÉE 

1. — Noms de cet oiseau : 

LABDiBB A CAPUCHON, CAPUCETTE, SaTolc, Baill;. 
KiUHOB BUPPBR, f. français. 

Cf. SchapfniBlia, Haiib«iiiii»lB«, HnppImelH, iscbnppliaalB*, Hnppl, Suisseall., 
Scbim. — KanpicluDti, Luiemb. ail., Lafontaine. — BartMzlB lUMtt, 
O&jea, Descr. 

(1) Cf. Pan) un], eep., Naceyro. 

(*) Cf. TelUblen, Piémoat, Bonelli. 

(■) Cf. BlasBll, Suisse ail., Schlnz. 

(*) Alnit appelée parce qu'elle semble chanter ce nom. 

(•) Cf. HoUBfhetU, TMtin, Schini. 



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PARD8 OAODATDS. L. 309 

PAUDS PALUSTRIS. L. 

LANONNETTB 

1. — Noms de cet oiseau : 

TBiTA NBtHO. Auvergne, Chalaniat. 

LASDINB A TàTB KOinK, I^BDàflE A TÏTR NOIBB, SaTole, Ballly. 
MASATGHB A MOiBK TiàiB, Luxembourg «bIIou, LEifontaiue. 
lUSRlNQB A KBritB TliCH, wallon, Sélys Longchamps. 
SERBOriHO naGHO, Boucbes-du-RhQue, VtUeueuTe. 
COLLE NOUBTTE (m. ft m. calotte noire), ChfLtillOD-sur- Seine, 
comm. par M. Daguin. 

MONKBTTB, HtisAKOB KONnBTTI, f. fr&açaàa. 

HELZBNOO ('). Toulouse, Lacroix. 
f. Black cap, aiigt., 'Willaghby. — XolliaiiM,?faViulia,BaTlèr«,JSelMl. 



PARUS CAUDATUS. L. 
LA MÉSANGE A LONGUE QXJEUB. 

1.— Cette mésange a une très longue queue, d'où ses 
noms : 

LOHGUE ODEOE, f. Morbihan, Taalé. 

GHAKD OUSUB, Cb&tilloQ-Bur-Scine, comm. par M. Daguin. 
MâSANOE A LONGUE QnBUE, f. ^aofsia. 
UÂHCHB DE POELE ('). français dialectal, Salerue. 
QUEUB DB poBLB, Anjou, Millet. — Centre, Jaubert. 
onsnE DE POELON, Vosges, Oérardin. — Ai^ou. Millet. — Deux- 
Sèvres, Quillemeau. — Char.-Inf., Lesson. 
CUL DE PBLETTB, Luxembourg wallon, Lafontaine. 
OCEDB DE CASSE, onoiTE DE TiAissB, MoDtbéliard. Sabler. 

2. — Autres noms du parus caitdattts : 

BASCOVBTTB, Deux-Sèvres, Guillemeau. 
conALiBRE, Bagnères de Bigorre, rec. pera. 
SBBBOFINB, Bouches -du -Rhône, Villeneuve. 
euECLB DB rouH, fraufais dialectal, Saleme. 



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) PARUS PENDDLINUS. L. 

rom. Vienne, Handayt. 

MBUItltu (')i /■ PBkjB meMin, recueilli peraonnellement. 

HiOKiJHETTB, mbunibbAta, mouiubb, uouBiàHE, Savoie, Bullj. 

bhodetteux, aonn&nd. Pluquet, Gheanon. 

PEBGHB A ODBVB, Orléauaùi, Salenie. 

QOBOB i)B PBRCHB, Beaucâ; Perche, comm. par M, de Tamgon. 

KRD u QUEUB, francaifl dialectal, Salenie. 

roDBREAn, Sologne, Salerne. 

DEMOISELLE. VerduQoîi, Saleme. 

enuiD PBBB. Jura, Ogérieu. 

LARDBinODKBT, Nice, RiBSO. 



PARUS BIARMICUS. L. 
1. —Noms de cet oiseau : 



KÉSÂNOE A HOCSTACHB, iriSAKOE BARBUE, ^. français. 

TRiN-TRiN, Toulouse, Lacrolx.— Oard, Crespon. 
TRiK-TRlB, AuJou, Vincelot. 



PARUS PENDULINUS. L. 
1. — Noms de cet oiseau : 

PBHDULIKK (*), A français, 

PIORÉ <c.-à-d. pu reMeuo;), Toulouse, Lacroix. — Oard, Crespon. 
PIQRA, FiEQRO, dans la Crau (Bouches 'dn-RhAne), Villenenve. 
LARDBiRonH, Nice, Risso. 

cAHARi sooDVAGi, Bouches-du-RhOue, Villeneuve. 
MITXAVRB, Pyrénées -Orientales, Companyo. 
DUASSAiBi (>). m. BouclLes-du-R!iAûe, VilleneuTe. — Hdraolt, 
Marcel de Serres. ~ Oard, Crespon. 

{!) Bile semble Stre couverte de farine comme uq meunier. 

(*) cr FandBlln, OSnw, Descr. — PendoUno, Piomblno, Kœatlin. 

(SI C.-à-d. faiseur da bas.' On compare son nid a un bas (débas), (Marcel 
de Sarresl. — Soq nid, le plu» curiaui de tous ceui que construisent les 
oiseaux d'Europe, rappelle la forme d une besace ou d'une cornemuse et 
a son entrée pratiquée vers le haut et sur le câté. a l'extrémité d'une 
«atllle creusée comme on couloir (Iiegland etaerbe), 



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unSCICAPA (qbhrb). brissoh. 



AMPELIS QARRULUS ('). L. 
LG JASBUR DE BOHâUB. 

1. ^ Noms ds cet oiseau : 

DAimiNC), m. Nice, Risao. 
JASKDH, m. Snitue romande, Schinz. 

2. — < L'apparitioa dea JaBeura passait autrefois pour présager 
de grands malheurs, Aminé, peate, etc. n est à remarquer qu'ils 
n'apparaissent guère que tous lea sept ans et en général d'une 
façon non sulTie. On a remarqué en Suisse que leur paaaage avait 
■ouvent précédé quelque catastrophe. > (ScBiNf.) 

De là, les noms allemands : 

nERBBTOQEL, TODTBtivoâBL, PESTiLEHrroOBL, Suisse ail-, Schlnc. 
„ BaTiâre, JSckel. 



MUSCICAPA (Genre). Brissok. 

LE QOBË MOUCHE. 

1. — On ne distin^e pas ordinairement, les unes des 
autres, les différentes espèces du genre Muscicapa. — Cet 
oiseau est à la fois insectivore et baccivore, il aime égale- 
ment les mouches (^) et les âgues ; on l'appelle : 

PIQUB MOUCHE. Jura, Ogérien. 
TiQCB MODCEE, Aube, Ray. 
GOBK uoocHB, m. français. 

conREUR DE BiBETs {bibet s moucheron), m. Norm., Saleme. 
BECA FIGUES, PELA FIGUES, Pyi-énée- Orientales, Companyo. 
BECOFiGO. BÉQuo FiGO, O-ard, Crespon. — Toulon, Pellicot. 
TAsiO Fiouos. Toulouse, Lacroix, 
Cf. Pava noicu, esp. — Appsppa mucU, Sicile, Benoit — P^pa BOMto, 

(■) A oènea,<iet oiseau est appelé Suralo, Duraiio. 
t*) Cf. Dorln, Piémont, Booelli. 

(>) Le gobe mouche est sans cessa occupé k guetter d'un point culminant 
les insectes ailé* qu'il prend au vol; d'ob son nom de ChAtwtiLBle. 



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312 UUSaCAPA NIGRA. BEI8B0N. 

Capri, CoeU. — naowckiwar. IIli(aBlIi|«r, aU. - ■BnmnOTW, 

•MMiiifne, ScUagsl. -~ BlCMlIfn, Sardaigne, Salvadorl. 

2. — Autres noms généraux du genre musdcapa : 
muaireC), paya de Bray, Decorde. 
&&AiaiiB, AHÂioifâB, fïanQaiB dialectal, Salerae. 
Bonscisu, ;'. Nice, BIbso. 
Bouscutu), A Toulon, Pelllcot. 
PATTB NOiRB, f. Auveigoe, Chalamat. 



MUSCrCAPA ALBICOLUS. Tkmminck 

OOBB 1IO0CHE DB LORRAINE, français, Touseenel. 
OORE HOUCHB k COLLiBR, français. 



BÏDSCTCAPA GRISOLA. L. 

OOBB HoncsB ORia, m, français. 
PETIT GRIS. Lorraine. Toussenel. 
FAUTETTE DBS TaBiLi.BS, f. pays messiQ. 
PETIT HOINKAO DBS BOIS, Vosges, Qérardin. 
DTIQDB, wallon, SéljB Longchamps. 



MUSCICAPA NIGRA. Baïasox 

OOBE HOUCHR NOIR, m. français. 
PETIT FrasoirO, m. paye messin, recueilli pers. 
PETIT PINSON d'abdennbs, m. Vosges, Oérardin. 
BOUSCAELA cBiNgouifiBRA('), Nice, Rlsso. 
' DRAP DK mobtC), Saint-Seine (Côte d'Or). Marciiant. 

(1) I^ goba mouche est ainsi appelé parce qu'il se sert de toiles d'arai- 
gnée» pour (k)re son nid pecorde). — t An obaerïant friend statea thaï 
a nest placed againat thc unglazed window of outhouae at Geechmounl 
was 30 composed of cobwebs inside and outside that no other materltd 
was visible. From its choice ol this tïagUe building substance, the spotted 
BrOAlchcr Iscalled esbwcbblrd In soma parts of England.i Thompson,!, Wi. 

(1) Le gobe mouche notr mSle ressembla assaz ft un pinson. Cf. ?lut- 
Ttak, Oelderland, SchlageL 

(■) CUbmiis k pinson. 

<•; Ainsi appelé & causa de son plumage blanc et noir {Marohant). 



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HIRUNDO (oBNUE). L. 



BATAiraC), GiroDda, Docteur. 
ABBÉ, m. PUT (*), m. Savoie, Bailly. 



HIRUNDO (aônre).L. 

L'HIRONDELLE. 
I. 

1. — Les diverses espèces du genre hirundo, L. sont 
généralement confondues sous les mêmes noms. — Du lat. 
hirundo, hiriindinem, auxquels on a ajouté le plus sou- 
vent des suffixes diminutifs, Tiennent : 

iRunDA, moHDA (= hirundo), f. ancien provençal, Raynonard ; 

Bartscb, Glossaire. 
mROunDO, f. gascon, Tanpiac. 

HmoHDB, f. Vienne, Mauduyt. — Charente-Infôrieure, LesHon. 
ABONDA, f. Suisse romande, Bridel. 
B&RONDB. f. wallon montois, Sigart. 
ABONDE, f. anc. fi'. — Berry, Jaubert. — Champagne, Tarbé. — 

Quemesey, Métivier. — wallon, Grandgagnage. 
ALANDB. /. Saint-Amé. Thiriat. 

moHDELi.A,(='AirMn(ieHa)/'' anc. proT.,Eay.—Tarentai8e, Pont. 
ARONDBLLA, /. Suisse romande, Bridel. 

EiROUNDELO, f. limouBin, Cbabaneau, Reo. des l, rom, II, 806. 
BiB&NDBLLAZ, f. Savoie, Bailly. 
HiROUNDBLo, HiRonNDBLLo, f. Gard, Creapon. 
HiBOHDELLB, /. français. 
BRONDBLLE, f. Poitou, Lalanne. 
AHONDBLLE, f. anc. français. — Poitou, Lalanne. — Pitbivien, 

comm. par M. Beauvillard. 
HABONDBLLE, f. pîcard, Corblet. 
ABONDALB, f. Haut-Maine. Montesson. 
HÉBONDALB. f. dans un texte du XIII' siècle, Lalanne. 
BiOHDELLB, A Gruyère frib.C.~L. Brehm, Journal^, omtfh. 1860. 
ABONDiËLE, f. rouchi, Hôcart. 
ARANDBiLA, RHAHDAiLA, HANSAinA, Sulsse romande, Bridel. 



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I HIRUHDD («BNEE). L. 

RTONDKTNA, Qrufère, CoroD', JBonuiitM, 1875, p. ii9. 

uinuDiTA (= 'hirundetla), auc. proTençal, Bajuoiurd. 

ABBRDOULl {*m'hirundula). f. Nice, Riaao. 

AURENDOLA, f. Pyrénées-Orientales, Companyo. 

AnHCKOLE, /. (pour aarundU), Bâam, Azals. 

AOURBNLO, f. Landes, de Métivier. 

nONDOKA, f. mentonaiB, Andi^WB. 

BANDOLA, i. ane. prov. Glossaire de Bartsch; Raïnouard. 

KANDOLO, f. anc. proT. Raynouard. 

aoCKDODLÉTO {=:' hirunduletta), provençal. Castor. — Toulon, 

Pellicot. 
AKDorHKTO (p. landovreto (') =; randourtlo), f. Toulon, Pellicot. 
AOCHusGLBTO, f. Gers, Cénac-Montaut. 
AGRUNLETD, gascon, Azals. 
AOURANLETO, f. Oera, Cenac-Montaut. 
AIBBNDELOTG, f. Les Fourgs, Tissot. 
BOri.^0, (contraction de roundleto = hirwnduUtta), Bagnëres 

de Bigorre, recueiUi personnellement. 
IRDNDBG (= fiirund [C)nem) f. anc, prov, Baynonard. 
ALONDBK, f. anc. franc. — Champagne, Tarbé.— Mease, Cordier. 
ADLBHDBA, j. Pyrénâes-Orientales, Companyo. 
OLONDRE, OLLONDBe, Montbéliard, Sabler, Contejean. 
HOLANDBB, Plancher-les-Mînes, Poulet. 
ALLANDBE, (. Ban de la Roche, Oberlin, 
OUHBBOTTE, f. Montbéliard, Contejean. 
OLLOUBRATTB, f. Montbéliard, Sabler. 
AILOHBBATA, f. Jura bernois, Bridel. 

ALOHDRGLLE, ERONDRELLE (=: ' hirtmdretla), f. pays messin, re- 
cueilli personnellement. 
ARONDRELLB, f. Berry, Jaubert. 
AKDBIOUBETO, f. (:=' hirundruletta) provençal, Azals. 
BNDRIOOLETO, f. provençal moderne, Diez. 
DimouLETTA, DiNDAODLETA (pour 'rmcfouleffa I?) Carpeutras, de 

Merle. — provençal, Honnorat, 
DinDODLBTO, D1NDO0LETTO, f. prov. Castor. — Boncbes-du- 

Rhftne, Villeneuve. — Var, Dép. duVar, ia-t-. 
iiARANDBLLBT(pourra)'an(ï«neI=ar'anilreIl£tf)Tarentaise,Pont. 



(') L de landoorab) est tombée parce qu'on l'a prise pour l'article. 
{)) H s'est changé en d par suite d'assimilation avec le d suivant. 
Cf. OdBBdra ( = hirundinem) dans le dialecte tadin. . 



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HIEUKDO (SSmu). L. 816 



oiBONDi, DOraONDi (>), oanton de Murftt, Haute- AuTergne, 

Labouderie. 
GiBOUNDKLA, aiROUNiiBLO, /. provental, Bev. des tançuei rom, 

oct. 1873. p. 579. 
CHIBOUNDELA, f. Hérault, Marcel de Setrea. 
- AROHTT. AROHCH, Liège, Forir. 
AKOHGE, f. wallon, Qrandgagnage. 
ABODCHCELLB, f. eaTiroca de Cambrai, Boniface. 

et Sonsdanla, XlondoBla, Piâmont, Boneiti. — Rimdoia, Piémont, Nigra. 

— Inrescta. Omiftti. catalan moderne, Dtez. — RomUne, RttDlinella, ItaL. — 
Bnndimca, Bnndnrea, roumain, — Àndarifla, Àndorinha, portugais, galUclsn. 

— RnnJaiiInli», aèaet, Deacr. — Bondona, Val Soaoa, Mgra. — Bandant, 
milan. BauB. — Rlnnlna, Sicile, Banoit. — lirondUl, Sardaigne tud.Cara. 

— aolondrlna, esp. 

Bemarqne. — Dans certains mot» dérivés de (Ulrnnlo, la voyelle 1 
deveoue è pula a est tombée parce qu'on a cm qu'elle faisait partie de 
rarticle fa. ; R de himodg s'élant cliaQgé en 1 a disparu par la même 
raiBOD (El. andrloareto, prov.). 

2. — Autres noms de l'hironâelle : 

POHLB DB DiBD C), f- Charente, de Nore, p. 162. — Charente- 
Inférieure, Gautier. — Normandie, SouTestre, les Der- 
niers paysans, 

QViaHBL, owiONELBKH, f. breton de Vannes, Troude. 

THonMCHAT, Framerics, Sigart. 

■OEBLO(>), /*. {fémin. d'ôseu, oiseau), limousin*, Foucaud. 

3. — Quand les hirondelles rasent la terre, c'est un 
indice de pluie prochaine, d'où le dicton : 

< Quin elles lies) arondellea volent à tierre 
Adiu l'poussiôre. > 

(Nord, Stat. dt la France.) 

<i) Il est diffieile d'expliquer ces (brmes. 

{>) Ainsi appelée parce qu'elle Joue un râle dans les légendes plenses. 

Cf. Itarleuchwalfet (= hir. urbica), Helarich; plllonl d« Santa Lnila, 
Sard. du mi, Salvadori. — Les Arabes selon A. de Labrosae {GiuffUitcium 
Unpui Pmtmm, 1681, p. sss) appellent l'hirondelle l'olieaa de Jitos. 

(*J Cf. iTlBB, galUaien, Pi&ol. 



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HIRCNDO (aBNRE). h. 



4. — ' 4 Qnand Ittironndo s'en ba 
Pren l'araire, bay laboura. 
Quand loa gorb s'en ba 
Pren la flaoucleto, ba; soacla; 
Quand la cigalo cantam 
Pren tas cambos, ba; aega. » 

(ProT. gascon, Tabpiac.) 

5> — < L'hirondelle aux champs 
Amène Joie et printemps. > 

(Proverbe angevin, ViKCBi«r.) 

L'hirondelle est la messagère du printempa et quelqafr- 
foia, dans des chansons, de l'amour. Un poète du XVI* 
siècle, Janequin, a fait ces vers sur l'hirondelle : 

PleuBt à Diea que feueae arondelle I 

le grand plaisir que j'anroys 

A Toler aussi fort comme elle 1 

Bien loing d'ici tost je seroys. 

Vers mon ami Je m'en iroys, 

Feust-il au pluB haut d'une tour. 

Et en le baisant lai diroys : 

< Voici l'aronde de retour! > 

6. — < A l'Annonciation 
Lea Urondelles Tiennent annoncer la belle saison ; 

A la Nativité 
Elles nous quittent avec l'été. » 

(Chasse illustrée, 27 sept. 1873.) 

< Um Maria geburt 
Fliegen die achwalben furt ; 
Um Maria VerkUndigung 
Kommen die achwalben iriederum. > 

(Basse-Autriche, BLJkAs, Qermania, 1875.) 

En Angleterre, le 15 avril est appelé swaUow day. 
7. — Proverbes : - 

— Uno hirondelle nb fait'pas le printemps. 

— Une seule hyrûudelle ne fait pas l'esté. 

[Granii Parangon dss nouveUes nout>elleS') 



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HIEDNDO (SENES). L. 



Cf. Una roDdiue (o un flor) non tk prima vara, ifi. — One iwallow 
makM no summsr {not a sprlog) nor one woodcock a iriiit«r, "nfkii. — 
Uua odaDdra ne faT l'Ute, Itdim, lUmiiirg. — Biu kraay (cortMau) maakt 
de wintsr aiet, hellamUii, 

8. — « L'hirondelle est très babillarde, d'où cet adage 
des sociétés secrètes : 

< Ne reçoit pas d'hirondelles dane ta maison, c-à-d, ne chercbe 
pu tea amie ou tes conâdenta parmi ceux qui ne aareot pas mettre 
vn frein k leur langue. > 

(PisCH, Initiât, à la philos, de la fr.'tnaç.) 

0. — « Tan caga un bob, couma aen arendoula — o, csga mai 
ui bon che sen arendoula. > 

(Proverbe niçolB, Toselli.) 

10. — « En italien on dit ; far la via délie rondini, faire le 
chemin det MrondelleB, c.-A-d. passer par la fenâtre. > 

{DUEI.) 

11. — En hollandais, on appelle een nadkte twaluw, un homme 
qut n'a pas le sou, un pauvre ver de terre, un pauvre cancre. 

(lOiun.) 

II. 

1. ^ < L'hirondelle n'a pae & craindre la cécité; die connaît 
nue pierre sur le bord de la mer qui la guérit. Four avoir cette 
pierre qui est un trésor, voici comment il faut procéder. .On crève 
les yeux à un petit de l'hirondeUe ; celle-ci va à. la recherche de la 
pierre. Une fois de retour, quand elle a pratiqué l'opération, elle 
s'occupe de cacher son talisman en un endroit où il ne puisse 
jamais être découvert. Mais si l'on a eu soin d'étendre bous son nid 
on morceau d'étoffe écarlate, l'hirondeUe jettera sa pierre dessus, 
car abusée par la couleur elle croira la laisser tomber dans les 
flammes. > 

(Akélib BoboubTi Normandie meroeilleuse.) 

< Si on crève les yeux à un petit de l'hirondelle, la mère va cher- 
cher une petite pierre sur le bord de la mer, avec laquelle elle lui 
rend la vue. Celui qui prend cette pierre dans le nid possède nn 
trésor merveilleux. > 

(Contes normands, Pldooet.) 

< On crève les yeux aux petits dans le nid pour trouver au fond 



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818 mRUKDO {OTStfKX). l- 

de ce nid les pierreB que la mère apporte pour lea guérir, pierrei 
•OQverainea contre l'ophthalmie. > 

(Kormaudle, Lihbttbil, Soc. des amif des Se. nat. 1667, p. 145.) 

< La pierre des jeux, qui est un remâde pour la guériBon de la 
ttietenpatolR del'Ardàcheia bourra) maladie des yeux, est apportée 
de la mer par les tUrondelIee. > 

(Vaschaldk, Pierres mystérieuses.) 

Les anciens cherchaient des pierres dans le nid de 
l'hirondelle : 

< Une petite pierreprisedaDsnnnidd'hiroudellegiiéritleBépilepti- 
ques. Voïes Plin.XXX, 10; Quint. Seren. 36, p. 161 ; Pliu. Taler.H, 58. > 

(Dict. DB SiBUO, à l'art. antuUtum.) 
€ Im Bchwalbeunest liegt ein steîn verborgen, wer den heben kann 
der wird glftcldicb. > 

(LEOFKBCHTiKO.jtu» dtm Lechrotn.) 

« Man aagt daaz die schwalben, wenn aie sieben jahre in einem 
nest gebriitet haben, darin eia Btcincheu zurueklaBsen, daa grosse 
heilkraft besitzt. Namentllcb soll der schwalbenstein augeutibel 
zu beilOQ îm atande bcId. > 

(Tyrol, Zeitsch. f. d. d. Mylh. II, 422.) 

De ces superstitions on peut rapprocher celle-ci qui 
concerne un autre oiseau que l'hirondelle : 

< Im. neste der gratiicli (dea hahere) beflnden flich blenditeiae, 
mittelBt dereu Bich der besitzer uoBÎclLtbar machen kami. DieBe 
steine Hind auch die ursache irarum mau dan nest dea hahers ao 
Beltea ûndet. > 

(Tyrol. Zeitsch, f. d. d. Mytk. I. 836.) 

Beurard, dans son dictionnaire allemand-français des 
mines (Paris, 1819), donne la déânition de ce qu'on entend 
en minéralogie par le moi pierre d'hirondelle : 

< ScHWALBENSTsm , =: pierre d'hirondelle; sortes de petites 
pierres siliceuses, de forme sphérique ou arrondie, qui ont aussi 
porté les noms de pierres de sasseuage, pierres ophtalmiques, de 
fausses chélidoDieones, et enSn de chélonites, et que l'on a pré- 
tendu SB troBTer dans le ventre des jeunes birondelles, mais qui ne 



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HmmiDO (QBintB). l. 810 

■ont antre clioBe que àea gniwt de quartz pyromaque ou de quartz 
agate roulés pBrUaeaux.cequileDr a fait prendre la forme OTOlde.) 

< La pierre d'iûrondelle est appelée en gallicieu alidona=pMra 
que se haUa en el vientre de la golondrina. > (PmoL.) 

Robbio (dans son DiziQnaHo délie gemme, Napoli, 1824) 
consacre à la pierre de rbirondelle l'article suivant : 

< CELiDONU, o piETRA DBLLB roudoïi. Pîetra descritta da diTend, e 

Togliono, che si cavi daJ Teotriglio délie Rondini. 

LeTiQO Leonio scrisse, cbe uel tempo del priuciplo dell' Aatnnno 
a Luna creacente si cava dal ventre délia Rondine una pietra, la 
qaale é di maraviglioea virtCi, ed im rimedio presentaneo contra il 
mal caduco; perché ha forza di dissecoare quell'umore tenace, e 
tIscoso. ch'è fomento e semé di qaesto malle : e lo prova perché i 
Medici fanno la polvere di queeti uccelli bruciati per riaolvere 1 to- 
mori délia gola. e la schinanzia : e l'itaniio per rimedio sperimen- 
tatissimo a sicuro. 

L'Âutors del Tesoro délie Qioje fuol, che si cavi nel meae di 
Agoato, quando il Sole ë in Lione. Soggiunae, che ae ne troviua di 
tre spezie, nera.gialla, e che tira al rosso : che aono come uua lente< 
di forma, e di colore perd lustre e belle da vedere. 

Se mai nelle Rondini si ô trovata qualche pietra nel ventriglio, è 
délie divorate : ae nella testa, à oaso ; ma dice il Carleton, che 
Anselmo Boezio afferma aver ricercato tal pietra nelle Rondini, e 
non averla ritrovata. > 

On troQve aussi dans les nids d'hirondelles des herbes 
magiques : 

< Herba c&bkbiiia — yerba fabulosa, de la cnal ae cuenta que la 
traen las golondrinas, no se sabe de donde^ para hacer empollar 
los huevoB en sus nidos, cuando se le recogen por àlgun mal inten- 
cionado y loa cuece en agua a un de conseguir que traigan la tal 
yerba para hacer prodigios con ella * {}). , 

(Qallice, PinOL.) 
« Uan kann, wenn man uugeaehen schwalbeier aiedet nnd vrieder 

(I) Le esDS de cette phrase est qae l'hirondelle va chercher on ne sait 
où, une herbe magique pour rendre féconds de nouveau sei ceuf^ quand 
elle a reconnu qu'un malintentionné les a fait cuire dans l'eau, dans la 
batde se procurer cette herbe arec laquelle il pourra Aire des prodlget. 



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mauNDo (qbnre). l. 



in dms nMt legt, m einer wurzea kommen, die die alte scbvalben 
boit um die Ëier wieder liud zu bringen, mit welcber mao, wenn 
mân lie in beutel trogt, allweg zu geld kommen wird. > 

(LBOPBKGHTine, Aus dem Ltdirain.) 

2. — ( L'art de gnérirU cécité n'est pu la seule vertu qu'on ait 
Kttribaée A l'tiiroudelle. On a dit qu'on pouvait s'attirer l'amitié de 
tout le monde en portant iur soi le coeur d'une liirondelle et qu'on 
pouvait se Taire aimer d'une femme eu lui faisant présent d'un 
anneau d'or qu'on aurait laissé pendant neuf Jours dans le nid d'un 
de cea oiseaux. > 

{DONEAUD DU Plak ('}. Album du Cheuaewr, Paris, 1683.) 

3. — < Un Jour, te bon Dieu se trouvait dans un bois, assis sur 
le gazon et se reposant à l'ombrage d'une longue course qu'il venait 
de faire, poursuivi par des Juifs qui voulaient le tuer. Alors les pies 
qui étaient dans le bois vinrent en foule piquer touf à tour des 
épines dans les pieds niu et sur la tête découverte du bon Sauveur. 
La compatissante birondelle venait arractier ces épines des cbain 
du Seigneur. Le Souverain maître pronou(a alors la sentence sui- 
Tante ; Toi, pie, tu feras ton nid à la plus tiaute cime des arbres et 
tu sera* détestée de tous; et toi, aimable liirondelle, tu élèveras ta 
couvée k l'abri de tous dangers et tu seras aimée des habitants.» 

(Bull, de la Soc. htst. de St-Jean-d'Angily, 1865.) 
c C'est l'hirondelle qui a enlevé la couronne d'épines de dessus la 
tête de Notre-Seigneur; ce serait un sacrilège de détruire le nid ou 
les petits de cet oiseau. > 
(aAUtiBB. Statiatigve de la Charente-Inférieure. La RocbeUe, 1S39.) 

4. — C'est un pécbé de dénicher ou de tuer les hirondelles (se 
dit partout, excepté à Âi'lea où en fait de grands massacres). 

4 II ne faut pas détruire un nid d'hirondelles, parce qu'une des 
bStea de l'étable deviendrait boiteuse dans l'année. > 

(Franche- Comté, Mohrieh, Trad. po$. p. 156.) 

Cf. Rothenbach,p. 37. — Lsoprechling. p. SI, 1. —Znbdif.3. i. iK/a, SM. 

4 Les hirondelles en Belgique étaient autrefois des oiseaux sacrés 
ou oiseaux-dmea (zîelvogeU). Ils sont encore ai^ourd'hui des au- 
gures de bonheur. Leurs nids préservent les Itabitations de tout 
malheur; les dénicher est un méfait. > 

(Rkinsbosq DuBiHûtf bld, Trad. de la Belg.) 

(■t L'antaiir ne nous dit pas oti il a puisé ces renMigBemmts. 



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HIRUNDO (oENRE). L. 



< 11 y a vingt ans, J'ai vu dea marchands d'oiaeaux k Paria qui 
tenaient enfermées dans des cages des hirondelles vivantes. Ils en 
Tendaient en grand nombre à des peraonnea de toutes les classes 
qui, après les avoir achetées, leur rendaient la liberté. Ce» per- 
sonnes pensaient, par ce moyen, s'attirer la bénédiction du ciel et 
pouvoir réussir dans leurs entreprises. > 

(Cojnm. de M. db TabbàGON.) 

3. — A l'arriTée de l'hirondelle les enfants de Bourges 
se mettent à chanter : 

< Ah I l'aronde, v'ià, vit, 

Ah ! l'aronde, via, via doncl> 

(JA0BSRT.) 

4. — Formulettes de l'hirondelle : 

4 Hirondële, belle hirondâle, 
En hiver oii t'en vas-tu t » 

— En Athèue 
Chez Etienne 

Pourquoi m'rdemaodes-tu t > 

(Saintonge, Khiaoi.) 

* Oiroundelo. 

Pasao bello 

Digo m'ount'as ivemat f 

— En Atèno 
Co(') d'Antonëno 

Per que me l'as demandât. > 

(Arles, Sec. des l. rom. oct. 18TÏ, p. 579.) 

5. — On traduit ainsi le babillage de l'hirondelle : 

Qnô j'n'allô, quùj'u'allù, tôt a pien, 
Quô j'èrvénô, il n'y é pu rien, il n'y é pu rien, 
Chéle bien, chéle bien t 

IVo<iMC(iort .• Quand nous nous en allons, tout est plein ; quand 
y a plus rien I perde-bien, perde-bien(')l 
(Ban de la Roche^ Obbbun,) 



• «te* des destructeurs. 



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322 HIEDNDO DRBICA. L. 

< Wauu î wegziech, wsim i wegziech 

San kiaten und kaaten voU, 
Watm i wiederkimm, wana i wiederkimm 

la ailes verziert {verzebrt) ('). ' 

(Lbopbbcbtihq, âus dem Lechrain.) 

6. ^ « On dit qu'une vache est arondaUe ; cela veut dire qu'une 
hirondelle en passant sous le rentre du quadrupède pendant qu'il 
paissait aux champs, a converti son lait en sang. — Le remède est 
de verser de son lait échauffé, près de la croix formée par quatre 
chemins (<). > 

{Franche -Comté, HoNHiBii. Trad.pop. p. 156.) 

7- — « A la première hirondelle qui paraît au printemps les 
garçons k marier n'ont qu'à regarder sous leurs souliers, ils trou- 
veront un cheveu ; ce cheveu sera de la même couleur que cenx de 
1b femme qu'ils épouseront. > 

{Bull, de la Soe. hiat. dt S.-Jeart-d'Angeljf, 1866, p. 68.) 

< Un nid d'hirondelle placé dans un lit empêche de dormir. > 
(BABnon, 1. 155.) 

8. — ■ < Les hirondelles, difTérentes en cela des antres oiseaux, 
semblent, dans leur vol capricieux, rapide et continu, éviter un. 
invisible ennemi acharné à les poursuivre. Cet ennemi, c'est le 
drae (lutin). > 

(Languedoc, vo;. Babod, Les Payant innocents, p. 63.) 



HIRUNDO URHCA. L. 

L'HIRONDELLE DE FENÊTRE. 

\. — Noms de cet oiseau : 

AHOHDRiii, ffi. Vienne, Hauduyt. 
BARBUOL, languedocidu, AzaTs. 
BARBAJon, BARBAJEÛoo. m. Cévenol, Azals. 
BABBtCHAou, Hérault, Marcel de Serres. 
n. Meuse, Cordier. 



(t) Cf. Frlsehbier, Pmai. FeOnràmi, MI; ei 
(t) Cf. IfiMn'H, C. IBS. 

(*) Cf. ■srUdMiu, Sicile, Benoit. 



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HIBUNDO RIFABJA L. 3S3 

tUBTnm A BLANC CUL, m. Luxembourg ir«UoB, LafontAine, 
GHiROU, vallon, Grandgagnage. 
CDL BLiHC. Oironde, Docteur. — NeufchAtel, Bonhote . 
CCL Bunc DK FSNâTBB, franfaiB dialectal, Saleme. 
QDIBOO BLAnc, Carpentros, de Herle. 

QUBU BLANC, Nice, RiSBO. 

COL BLLAN, m. Suisse romande, Bridel. 
BXLioiEUBB, f. DenX'SâTres, Ouillemeau. 

2. — < Dans les réuniona de certaiaa fillages. ai une flUe lort 
un moment de la chambre et si on demande où elle est allée, sa 
mare, ea sœur ou une amie répond modeatemeut: : epei iein ke Fi 
»*allahie fére di x'aw de <w bilan (peut-etre bien qu'elle est allée 
fiure dea œufs de cnl blanc). > 

<8uisse romande, 8mdei,.) 



HIRUNDO RUSTICA. L. 

HIRONDELLE DE CHEUINÉE 

CHiBOUNDàLA, f. Hërault, Marcel de Serres. 
DntDOOULBTA DB CHAMimYA, f. provençal, Honnorat. 
GwsmnuK, breton de Belle -Ile -en-Mer, Ch. de la Touche. 

HIRUNDO RIPARIA. L. 

HIRONDELLE DE RIVAGE 

SBiari {■), ffl. Gard, Creapon. 
âBISBT, m. Savoie, Eailly. 
ûBUOH, m. Savoie, Bailly. — Genève, Bridel. 
HiBODNDELO GBISO, f. Languedoc, Azals. 

BiBBmoDU. HiBAiRDOu, BiBAiHôD, m. Bouches-du-RhOne, Ville- 
neuve. 7- Languedoc, Azals. 
HiBONDELLE d'eau, a Doux-Sèvres, Guillemeau. 
XARTBLBT {'), m. Nice, Riaso. 
lUTBLDT, m. Jura, Ogérien. 
CAHKBAU. ffl. Orlâana, Salerue. 

(■) or. B«iie«nto, Gène», Durazzo. 

I*) a. Huttat, HartUB, Piémont, Bonelli. - Suti martlB, «ngl. 



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I CTPSBLUS APUS. ILLIGBB. 

TtootJ, m. picard. Marcotte. 
KnTKRiAO. Nantes, Salerne. 
BUBUOCUT.BAHBAJUoU, m. Oard. CreBp. — 
BAKSUOU QBIS, m. Cévenol, Azala. 

', Bouches-du-RhOue, Villeneuve. 



CYPSELUS APUS. Illjger. 

LE MARTINET 
I. 

I. — Noms de cet oiseau : 

MiBTttnT, m. tnnç&is. — Pyrénées -Orientales, Companyo. 

Mautelot, m. Limousin, Sauger Préneuf. 

lUBTELBT, m. Provence, Castor. 

MARTIN NoiB, m. Charente-Inférieure, Leason. 

LABODz SAUT KAHTiN, breton du Morbihan, Taslé. 

MABTiBOLBT, m. Oenâve, Bridel. 

HABTIAU, MABoniAU, m. Centre, Jaubert, supplément. 

iiotiTARDiEB, m. une. français, Duez, Belon. 

CABRBLBT. Berry, Jaubert. 

JUIF, m. Calvados, Lesauvage. — Normandie, Chesnon. 

RABLE, m. Fribourg, Qrangier. 

BÂCLB, Neufch&tel, Aph. O. Locut. vie. p. 150. 

BRiFFOH, Champagne, Salerne. — Meuse, Cordïer. 

TÉROD (I). picard, Corblet. 

HiRONDBLLB KOIBE, f. français. 

amosso hiboundei.lo, /. Toulouse, Lacroix. 

ALONDE DE CLOTCHI, f. Luxemb. wallon, Lafontaiue. 

coupo VEN (>), Toulon, Pellioot. 

BBIAST, BRUUHT, m. Montbéliard, Contqean, Sabler. 

PiVB, pivK NOIB ('), Savoie, Bailly. 

cnEOD DB TOOiTLisso, Provence, Castor. 

iBODiRODKBL, AlaiB, La Fare Alsis. 

(') Cet oiseau ftit boq nid dans le» térelles, c-à-d. daai lea lieui i'- 
l'on tire de la terre pour fiilre du mortier. D'où son nom. (CorbleU 
(•) Ainsi appelé à cause de la rapidité de son vol. 
<*) Cf. Flfl, Piémont, Bonelli. 



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OAPKIHULGUS BUROPABUS. L. 325 

BUUUROU('), )n. Langued. Azale.— Nice, Riuo. 

BARBBi&ooN, m. BoucbeH-du-RhOoe, TUlenenve. 

BOttDSiBOOU, m. Tonlou, Pellicot. 

BATBIROOO. m. provençal, Castor. 

FAonciL, PAOussiL, m. Toulouse, PonmarMe. — Tarn, Oary. 

AISGEl, m. wallon, Sélya-Loagchampa. 

AUBALESTHiEB. AouBALESTHiÉ (*), m. UagnedocieQ, Azala. 

BALnsTHiÉ, m. Oard, Crespon. 

BALËSTBIB, m. Hérault. Marcel de Serres. 

BALLASTÉ, m. PjrânéeB- Orientales, Companjo. 

ABSALXTTB, f. wallon montois, Sigart. 

2. ^ < Le premier cultivateur de ctiauTre ne pouvant venir k 
bout de le préaerver dea ravagea des oiseaux, il était obligé de 
garder son champ infime pendant la messe. Il implora saint Martin; 
A partir de ce Jour, tous les oiseaux furent enfermés pendant lei 
offices, dans une grange, au moyen d'une simple berse. Seul, l'oisean 
consacré à saint Martin, le martinet eut la permission de sortir; 
mais il ne faisait aucun dommage. C'est depuis cette époque qn'iL 
chaque récolte on laisse à son intention, sur pied, le plus bel épi 
de cbénevis. > 

(Normandie, Flobbnt RiCBOUn, l'Artiste, 3* série, II, 300.) 

3. — En Angleterre le martinet doit être en rapport avec le 
diable car il est appelé dans le Somersetshire : detitl sereech, skir~ 
devil. Voy. Notes and Queriei, 3 nov. 1877 . 



CAPRIMULGUS EUROPAEUS. L. 

L'ENGOULEVENT 

I. 

I. — Cet oiseau, an faisant la chasse aux moucbes, 

(1) Cf. BiUwrMta, Sardalgne, Salvador!- — Bubutto, eênes, Desc. 

(t| Ainsi appelé i. cause de la forme da ses ailea déplo;«e(, qui rn- 
semblent & un arc d'arbaléte (Azals). 11 est sans doute appelé laullk 
pour la mime raison. 



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336 C&PRIMULOUS BIIKOPAEOS. L. 

ouvre tout en volant un large bec et semble engoui&r (*) 
le vent, d'où son nom : 

KHOOnLETKNT, Ml. ^«DÇalB. 

Cf. PtH tImUi, esp. Nacayro. 
A cause de son large gosier, on l'appelle : 
SRiMDOOROBA. provençal, Honnorat. 

2. — On croit que Tengoulevent tette les cbèTres, d'où 
ses noms : 

»TTB CBâvBB, français. 

TETA usKA, Pyrâuées-Orientalea, Compan^o. 

ILLAIIK TUvaA, f. Suisse romande, Bridet. 

Cf. Tatta cran, OAnea, Deacr. — Ckota etbrai, galliclsQ, PiAol. — Sneoia- 
eapn, iui. — OslUnmiIktr, ScliipsiiincU[sr,hoIl.,Sclilegel.— fisluoelker, ail. 
— S«at lukar, BDgl. — Ununeeht, Napleg, Costa. 

3. — Son large bec ressemble assez à la boucbe du 
crapaud, aussi l'a-t-on assimilé à cet animal : 

cBAPAUfi VOLAMT, m. ft-ancais. 

GKÀP&ou BOCL&HT, ffl. Toulonse, Lacroix. 

BO voLurr, m. Saint- Ataé, TMriat.— Uense, Cordier. 

CKAPAUD DB VISNB, nt. Chef-BoutODue, Beanchet^Flllean. 



4. — L'engoulevent se perche sur les grosses branches 
dans le sens de la longueur et s'y aplatit. H semble les 
cocher ou les chaucher; d'où ses noms : 

!, Saleme. — Vos- 



cr. CaleUn, mtlanaU, Banfl. 
5. — L'engoulevent, dans ses chasses nocturnes, fait 

(')Iacailcr[onadit ausii (Bffnnterl.est uamot bas et populaire qui = 
prendre tout d'un coup avec la gueula. Exemple : Ce chien (sfonla tout 
ce qu'on lui Jette. (Feraud.) 



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CAPRIUULOUS EUROPABDS. L. 327 

probablement sa proie des crapauds qu'U semble chaaclier 
quand il les saisit, car on le nomme : 

CHAS3B caàPADD. Bourgogne, Saleme. 
CHAOÛCHO OR&PÀOU, Oard, Crespon. 
SODACHB CBAPA0D, Saulieu {Bourgogne), UarcbftDt. 
rouLB CRAPAUD, Ancien ft'ancais, Littrâ. 



D'après le nom suivant, il mangerait aussi les souris : 
CHÀDCHA OARRis, provençal. Honnorat. 

6. — L'engoulevent, par son plumage, ressemble assez 
au coucou, d'où ses noms : 

CUCULOT, m. iBère, Chorvet. 
Goncou ROUGB, m. Orléans, Salerae. 

7. — n a beaucoup d'affinités avec l'hirondelle et, 
comme eUe, prend les moucbes au vol ; on l'appelle : 

HiBONDELLE DE KOtT, Vosges, Qérardm. 
ATTRAPPE MOuonas, picard. Marcotte. 



8. — « Les engoulevents font preuve de ruse. En 1 
les appelle engafia-pastor, c-à-d. trompe-berger par cette raison 
que ce sont surtout les bergers qui ont occasion de les voir. L'arrivée 
du troupeau vient de meyre eu mouvement un engoulevent; le 
berger l'aperçoit, se dirige vers l'endroit où il s'est réfugié ; il croit 
pouvoir le prendre sans peine; il s'en approche, il avance la main 
pour le saisir et, au même instant, l'oiseau s'envoie. Il a observé, 
en effet, tous les mouvements de son ennemi, et n'a fait que simuler 



(Bbbhu, la Vie des animaux.) 

Par suite, on a appelé l'engoulevent : 

ABDSo-PASTOD, m. Oers, Cénac-ltlontaut. 
BHGANTA-FABTOBS, Pyrénées-Orlentates, Company o. 



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328 C&PRIMULOUS EUKOPAEUS. L. 

Cf. UfftBU fDtddl (tromiM EOtal), Sicile, Beaolt. — WgKBMM putsr*. 
Naples, Costa. 

9. — Autres noms de l'engoulevent : 

C0UitPA.LAN<30, LandcB, de Métivier. 

OODBBBKSÛN, Oers, Cénac-Moutaut. 

BonpoLO, /. Tarn, Gary. 

ABOHiFOU ('). Centre, Jaubert. 

FLA.TUSSO, f. Toulouse. Lacroix. 

CLLOQUE, CLLODOUB, Poitou, Lalanne. 

FHESÂiE ('), f. Norm.. Cheanon. — Deuï-Sèvrea, QuiUemeau. 

FHBSSOIB, Normandie, Le Héricher. 

FBBGBOis. Poitou, Lalanne. 

AFFBBSAS, m. normand, Travers. 

TUiTARASSA, Nice, Risso. 

SRiVB DB Nnn, CORBEAU ns mpit (=), Vosgea, Oérardiu. 

HIGHOÙLÀ (*), f. Hérault, Marcel de Serres. — Prov. Honnorat. 

NICBOÙLO, f. Oard, Crespon. 

KnÉCHO, f. Toulon, comm. par M. Açiuarone. 

GLA.0UGEOLA, GUuCHOLÀ, provençal, Honaorat. — Eéranlt, Mar< 

cel de Seri-es. 
SUAT, SABA, m. Toulon, Pellicot. —Prov. Honnorat.— Boaches- 

du-Rhûne, Villeneuve. 
CABBiLHAu, Provence, Honnorat. 
BÀCLB, lae du Bourget, Bailly. 
FAOUCiLHOUN ('). provençal, Honuurui.. 

10. — Selon Saleme. les engoulevents rocowlent ou roucoulent 
comme les pigeons. 



I. ^ « En Saintonge, on croit que cet oiseau couve si 
uniquement des yeux comme l'autrucbe. * — Salbbkb. 

(1) Ce mot iigDida an n 

(I) Volant la nuit, il «s 
anglais, C. Smith. 

(>) Cf. HacbtrtU, Autriche, Kramer. — Blgbt crow, angl., 0. Smith. 

(t| Cf. N«tt«l«, Fise, Savi. — Bottaloiu, ital., Costa. — lilB deltas noCM 
toiseau de la nuit), Sard. du Sud, Salvador!. — Mnolulra, gaUlc, Naceyro. 

(>) et. rMMllI10= martinst. 



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COLtIMBA PALUHBUS. L. 329 

2. — C'est une croyance très -ancienne et trèa-répandue que 
l'engonleveat tette les châvres. Pline dit (X, 56, 1) ; « 11 entra dans 
les ôtables des pasteurs et va saisir les mamelles des chëvreB pour 
ancer leur lait. Son attouctiement dessèche la mamelle et la cbèvre 
denent svengle. > 

COLUMBA PALUMBUS. L. 

LERAUIER 
I. 

1. — Noms de cet oiseau : 

FALOHBA, /. Savoie, Bailly. 

pALOtTMBO. /. TouloUj Pellicot. — Toulouse, Lacroix. 

p&LOUBB, f. Vienne, Mauduyt, — Gironde, Docteur, — Cha- 
rente, Trémeau de Rochebrune. 

POULODHBO, /. Oard, Crespon. 

pjUiOûho, FiLODiia, f. Oers, Cénac-Montaut. — Bagnërea de 
Bigorre. cecueilii personnellement. 

F&LOHE. Périgord, Périgordinismes, par J. B. C. 

PALOnNE, Poitou, Lalanne. 

piT-cHOUi Auvergne, Cbalaniat. 

COU)N, m. Fribourg, Schinz. 

CODLOK, m. Montbéliard, Sahler. 

KUDON, cuDOtiN, braton du Morbihan, Taslé. — BelIe-He- en- 
Mer, Ch. de la Touche. 

COWBB, normand. Le Héricher. 

PtNEON SARVAGB, PIHZON sdVAGB, Savole, Bailly. 

SADvâOE piNGBON, Ssint-Âmé, Thiriat. 

SAVAGE PUViOK. SAVAQB COLON, wallon, Sélys Longchamps. 

COLON UANGEAD, Saint-Amé. Thirtat. 

COLON HONSi, wallon. Orangagnage. 

ptGBon UAHSOT, Luxembourg wallon, Lafontaine. 

HANSAU, Namur, Orandgagnage. 

FIGEOUN PAVAS, m. provençal, Darluc. 

PIOEOK FAVABT, Nice, Risso. 

PAVA, Auvergne, Chalaniat. 

PAVAS, m. Toulon, Pellicot. 

PAVAR. m. Var, Degreaux. — Toulon, Pellicot. 



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330 COLOMBA (ENAS. L. 

tAVUl, BoDcbea-du-RhAne , Tilleneuve. 

piasoM UHiBB, auiiER, m. français. 

nattas hàKé, KHti, m. Vienne. Mauduyt. 

KAMU, Deux-SëvreB, Ouillemeau. — Savoie, Bailly. 

HAHBHBAD (= jeune ramier), VoBgea, Oérardin.' 

BISBT, m. Picardie, Marcotte. 

OLÂiii {glax == vert, hleu) breton, Tronde, 

2« — € Oq appelle à Bagnérea de Bigorre, paloumànchos, les 
palomièrea ou endroits ob l'on prend lea ramiers dans les filets. > 
(Recueilli peraoonelleineiit.) 

II. 

1- ^ < Les Solognots disent que quand on a découTert un nid 
de ramier, on doit 6tre assuré qu'il y a dans le voiainage un nid 
d'émerillon parce que l'émerillon protège le ramier contre lea 
insultes des autres oiseaux de proie. » — Salbbnb, 

2. ^ < Les ramiers sont, de la part des musnlmana, un objet de 
vénération presque 'générale; on les épargne en reconnaissance du 
rameau qui fut apporté A Koé par la colombe après le déluge, ou 
en mâmoire de la colombe que Mahomet chérissait et qui était 
dressée par lui & venir, quand il voulait, prendi'e un grain de riz 
dans son oreille. > 

(dooML, Voyage d'Sorace Vemet en Orient.) 



COLUMBA ŒNAS. L. 

piQBON SAUTAGS, m. français. 

piOBon F0TARD, Deux-Sèvrea, Guillemeau. 

PIGBOK DB FDiK, FUYARD, Charente-Inférieure, Leaaon. 

BAUiALA. Savoie, Baitly. 

TODO (') Pyrénéea- Orientales, Companyo. 

Od confond ordinairement cet oiseau avec le rar 
le biset. 



(1) Cf. TUmu, Indona, TUns, 8ard., Cara, Azuni. 



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COLUMBA TURTOR. L. 331 

COLUMBA LIVIA. Brissok. 
1. — Noms de cet oiseau : 

PIQBOK MDVAGB, PIOBON BISET, BISBT, m. fl-ançals. 

Bizi, BtsÊ.-m. Toulon, Pellicot. — Gard, Creipon. 
bisAt, BISBT, m. Toulouse. Lacroix. — Pyr.-Or.. Companyo. 
BIGBT, m. Savoie, Baiily. 
Fi]ODN. m. Toulon, Pellicot. 

PIXOUK TODRBIÉ (^), Tarn, Gary. 

PEBBKGa, f. gascon, Taupiac. 

couLOUN, Savoie, Baill;, 

GOtrui, DUBÉ, Morbihan, Taslé. 

ZIXBLL ('), Pyrénées-OrientalcB, Companjrd. 

S. — € Quand la perengo paaiara 

Pren la poudo, bay pouda. 
Quand la perengo s'en ba 
Pren le aac, bay samena. > 

(Proverbe gascon, Taupiac.) 

COLUMBA TURTUR. L. 

LA TOURTERELLE. 

I. 

1. — Lea mots suivants se rattachent au latin turtur : 

TOKTB, f. Montrât, Oaspard. 

TOITRTB, f. picard. Marcotte. — Haut-Maine. MontesHOU. ^ 

Loiret, comm. par M. Beauvillard. — Charente -InTér. 

Leason. — Charente, Ti-émeau de Rochebrune. 

TBUBTE, TKUBTTE, f. AlgOU, Millet. 

TBOTB, TURTBB, f. Elaut-Maine, 'Monteason. 
TORTBB, f. ancien fran;aiB, ancien provençal. 
TOUBT&E, f, Savoie, Haut-Maine, Poitou, Saintonge. 
TBURTBE, f. normand, Chesnon. 
tObtre, f. languedocien. Sauvages. 



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33S COLDUBA TURTUR. h. 

TORTOLB. f. laère, Charret. 
TOURDOCU, Nice, Risao. 
TOUHDOURO. proTençal, CaBtor. 

TOKDOLA, f. aaoisD provengal, Rayuonard. 

TonRT^*BB, /. gascon, de Métivier. 

TonRTOOBEAu, m. Vienne, Mauduyt. 

TOUBTOuaKLA, Nice, Risso. 

TOURTOUaBLLB, f. pays messici. rec. pei^. — Vienne, Hauduyt. 

ToaioHELLK, f. Saint-Ame, Thiriat. 

TOORTDBELLBi TURTURBLLE, Sëlya LougcbampB, Lafontaine. 

lOURTRBLLA. f. Savoie, Bailly. 

TORDORKLA, f. meutonaïs, Andrews. 

TOURDonBKLLo, f. Toulon, Pellicot. 

TOUTonBâLo, f. Tarn, Gary. 

TEURTBLOTTB, f. TOTERBLLB, f. Morvan, Chambure. 

2. — Autres noms de la tourterelle : 

GOLOMBB, f. ft^nçais. 

KOBLii, bret. de Belle -He- en -Mer, Ch. de la Touche. 

PAVA, Auvergne, Ctkalaniat. 

IL 

!■■ — On dit à propos d'une personne qui se fait des sujets 
de tristesse an milieu des plaisirs ; < c'est «ne tourterelle qui ne 
boit jamais sans troubler l'eau. » — Cette locution se trouve dans 
ÏBt tragôdie Axel et Valbor, par Œhlenachlaegcr, dans un passage 
traduit par J.-J. Ampère, dans sa Notice sur ŒhlensclilBeger. 
Ampère ajoute qu'on retrouve cette idée dans une romarice popo- 
laîre espagnole ICancionero de Romances, Anvers, 15S0, p. 245): 

< Que ni poso en ramo verde 
NI en prado que tenga âor 
Que, si hallo al agua clara 
Turbia la beve yo. > 

(QuiTARD, iseo.) 

2. — * La tourterelle entendue pour la première fois de 
l'année et à Jeun, fait dormir. » 

(MiCHBAII.) 



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TETRAO LAGOPUS. L. 333 

3. — La tourterelle est le symbole de l'amour j en 
Corse on dit : 

Beati qnelli e quelle, 
Cbe dopu maritatj, 
3o aempre innamurati 
CoDune e tarturelle. 

(BIUTBI.) 

4> ^ < Qae fals-ta, petite tourterelle, parmi ces boiit 

— Je pleure et je gémis ma compagne fidèle. 

— N'oB-tupaBpeurqueleagraadsaiBeauiducieltemaugentl 

— Non, car je file de la soie 
Sur mea petite doigts 
Pour faire nu jupon 
A Jésus, mon mignon. > 
(Melle (Deux-Sèvrei), comm. de U. Ed. Lacuti.) 



TETRAO ALCHATA. L. 

amOÂ, PBRDIO DS GABSIGA, PBBDIU D'ANaLETBHBE, Pyrénéei- 

Orientales, Companyo. 
OBLinoTA FiccooNA, Nice, Risso. 

ORANDAÛU), Arles, Crespon. 

FRANQODUi, dans la Crau, Villeneure. 



TETRAO LAGOPUS. L. (')• 

PEHDKix BLAHCHR, f. fransais. 

PBRDio ELANÇA, f. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

PBBDis ELANÇA, f. Nice, RiBso. 

ALBINX (■), SaTOie, Bailly. — OendTe, Necker. 

ABBfiNB, AHBENNB, Savoie, Bailly. — Alpes, Bridel. ^ QeuëTe, 

Necker. 
ABBINE, ABBÉNA, Savoie, Bailly. 
BRBONNA, OBBAINA, OBBBtHA, Âlpes, Bridel. 
JALABBB, f. Saroie. Bailly. — Alpes Cotttennes, Chab. et Roch. 
OBANDOULo, BoDches-du-RliAne, Villeneuve. 

(0 Le Tatru lacopni, dont nous nous occupons, correspond au Ltsepu 
nntu de Leach. 
(■) et AlbtiB, Val Soana, Higra, p. ss. 



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4 TBTBAO BONASIA. L. 

TETRAO UROGALLUS. L. 

LE COQ DE BRUYÈaS. 

FAISAB, m. Jnra, Ogérien. — Provence, Darlnc. 

FOIOK, m. PUncheMeH-Mlnes, Po'olet. 

rUBiX BRDÀKT, m. SaTole, Baillf . 

GOQ OB BBDTiBB, tn. français. 

fiALL SAVATOB, m. Pyrénées- Orientale», Companyo. 

FAOM SAUVAGE, m. Pyrénées, de Hétivler. 

SROMB JALLURE, f. Savoie, Bailly. 



TETRÂO TETRIX. L. 

LE PETIT COQ DE BRUYAEE. 

FAISAK, m. Isère, Cbarvet. — Qenëve, Necker. 
PICHODM rAiBANi m. Provence, Darluc. 
wtatàs, JILUBRX. ORUKOT, Savoie, Bailly. 
CDi isBZUDB, Pyrônées-Orientales. Companjo. 
COQ Di BBOUn, wallon, Sélya Longcbamps. 



TETTRAO BONASIA. L. 

LA QELnïOTTE. 

POULB DIS BOTS, oÉLUTOTTB, f. fraufais. 

POLLUTTA, f. Jnra, Bridel. 

POULB utrvAGB, f. Savoie, BaîUy. 

CBLurATTK, POUTK DR BvOs, f. Ban de la Roche, Oberiin. 

CBiLiNOTTE, /. Luxembourg wallon, Lafontaine. 

OHâLiNOTTR, GBLOTTE, ZBLOTTA, f. Savoie, Bailly. 

OALINBTO, provençal. Castor. 

«BLOtOTA, /. Nice, RisBo. 

GBLIKKTTB, f. Deux-Sèvrea, Guillemeau. 

OBLBiaNATB DE fioo, Bonrgogne, de la Moonoye, 

PBBDRix DÉ MomnAfiNO, TonloQse, Lacroix. 

QRBBDL, Pyrénées -Orieutalea, Compaayo. 



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PEIIDIX CINEREA. CHARLETON. 335 

PERDDC CINEREA. Ghaslbton. 

LA. FBRDRIX QRI8E. 

I. 

1. — Au latin perdix, perâicem, se rattachent : 

PSBDITZ, f. uicien provençal. 

PEHDic, Toulouae, Lacroii. — Landes, de Hétivier. 

pBRDto, f. Q«rs, Cénac- Montant. 

PBBDIS TREBODU, Nice, Risso. 

PKHDi 6BIS0, Corrèze, Béronie. 

pRBuc, f. Tarn. Oary. 

PEHLic, m. Castrât, Couzinié. 

APEHLic, Sud-Oueet, Combes. 

PBBifft, mentonais, Audrevs. 

VERKiME, A Bas-Valais, Bridel. 

pifiBl. PâDRix, /. Saint-Ame, Tbiriat. — Hontbéliard, Sabler. — 
Plancher-les-Hines. Poulet. — Fajrs de Caux, Colleu 
Castaigne. — Chat.-sor-Seine, comm. par H. Dagniu. — 
Fribourg, Orangier. 

PâDBi, m. Suisse romande, Bridel. 

PASRiXj PAiini, Le Charme (Loiret), comm. par H. BeanTtllard. 
— Fuj-do-DAme, Oonod. 

piDRi, f. MorraD, Chambure. 

tiam, Vagney, Thiriat. 

PB9TRIS, Marae, Tarbâ. 

PBTDBT GBIZA, SaToie, Bailly, 

piBTBi, f. valloD, Séljs Longchamps; vallon mont., Sigart. 

PKBDBIQUB QBISS. f. Vienne. Mauduyt. 

PBBDBIX, PEBDBIX OBISB, /. françalB, 

PEHD&is, f. Toulon, Pellicot. — Oard, Crespon. 
PBBDBBi, PBBDBBix, VéEeUse (Vosges), rscueilU pers. 
PABDEBIB, f. Centre, Jaubert 

PBRDBOLE, /. Alençon, Travers. — Forez, Noelas, Légendes, p. U. 
PABDR13, provençal, Castor. 
pABDBis, PABTBiZj picard, Marcotte. 
PBBTBis, dans un Us. de Lille du Xlll* siècle, Scbeler. 
PBBTBix. environs de Cambrai, Boniface. 
PKBTBI, Flandres, Vermesse. — rouchi, Hécart. 
Cf. Ptrdli, esp., port. — Ftrdln, catalan. — Patakk, Hondnd of L<ngs- 



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336 PBRDIZ CINEKEA. CHARLBTOH. 

dale, Pe&cock. — falrlji, holl. 8cM«gal. — fanlM, Ital. — PnibEl, Per- 
Ugtt, FvrtlK, Sardaigne, SaUBdori. 

2. — lies jeunes perdrix de Vannée eont appelées : 
ruDiajLL, m. &iic. prov., Raynouord. — Gard, Creapon. 
PBBDIIUL8, m. aoc. proT., Raynonard. 

rsBDrDZU-, m. Corrèze, Bérome. 

PAHonUOir, m. Tonlon, Pellicot. — provençal. Castor. 

PERDIOAT, m. Oera, Céoac-Montaut. 

PUDtnrAir, m. Nîmes, dana uu document du XVI' siècle. lUv. 

des Soc. lavante», 1874, p. 4S9. 
rtùRiAV. m. Yonne, Cornât. 
plDBBAO, m. Morran, Chambure. 

PÀDHun, m. Le Cbarme (Loiret), comm. par M. Beanvillard. 
PIBDBKAO, m. francaia. 

PBBDRun. m. normand. ■ 

PBBDREA, PBBDHIGBA, PERDRUâBAU, M. Poitou, Lalanne. 
PAiU)BUA.u< m. La Chfttre, Jaubert. 
PARDESun, m. Pithiviera, comm. par H. Beauvillard. 
PBRTRioLLB, f. PlaudreB, Vermesse. 

3. — Les chasseurs appellent COQ le mâle, et cAan^eretie 
la femelle. — Selon Sauvages, on appelle gâJ)re dans le 
Languedoc le Tleuz mÂle de perdrix. — Les jeunes per- 
dreaux qui n'ont point enccve de matlles(*) se nomment 
pouiUards ou pouiUeuœ, et un véritable chasseur ne les 
tire pas, leur chair étant de mauvais goût. 

4. — A une certaine époque de l'année, variable selon 
les contrées, on ne rencontre plus guère de jeunes per- 
dreaux. Ils sont devenus aussi grands que père et mère : 

< Per la San Réméait (1" octobre) 
Lon perdigal es Taperlic. > 

(Sud-Oneit, CoHBBi.) 

< A la 3aint RemiC) 

Les perdreaux sont perdrix. > 

(Proverbe françaii.) 

(1) On appelle aalllei, Im moncbeturra que porte la penlp«aa sur la 
poitrine. 
(1) TlriMto : h U Saint Danla. 



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PERQIX ClNSaSA. CHARLETON. 337 

5. — Les perdrix s'accouplent de bonne heure ; on dit : 

Quand 1& Chandeleur est arrivée 
La perdrix griee est mariée., 

(Aqjou, Sol AND.) 

6. — L'œil de la perdrix est d'une couleur particulière, 
d'où l'expression : couleur d'œii de perdriœ. 

7. — « On mange bien de» perdrix Bans oranges. » 

(Proverbe normand.) 

C'était autrefois un luxe que d'assaisonner les perdrix 
avec des oranges; aujourd'hui on se sert de citron. 

8. — On dit d'une personne qui chemine à petits pas : 

Camina pedutu pedntu cumma una pemice. 

(Corse, Mattei.) 

9. — Par suite d'un mauvais' jeu de mots, on dit en 
Normandie : il v a du perdreau, pour signiHer qu'on 
perd, qu'il y a de la perte. 

10. — Autrefois, les gascona, qui n'avaient pas le moyen de 
manger dea perdrix avec leur salade, y aubatituaient un morceau 
de pain frotté d'ail (ou un ail) auquel ils donnaient facetieusement 
le nom de perdrix. — Par suite, le chapon (ou l'ail) qu'on met dans 
la aalade eat appelé perdria; de Gascogne. 

11- — On dit d'une personne trop riche, trop dédaigneuae : Us 
perdrix lui puent; et d'un pays de Cocagne, les perdrix y tombent 
toutes ràtits. 



!• ^ « Un malade ne saurait mourir s'il est coucha sur un lit 
garni de plumes d'ailes de perdrix > 

(Thibbb. I, £74.) 

2. — Sur le proverbe : Il faut plumer la perdria: {var. la poule) 
gwtnd on la tient, voy, Cénac-Montaut, Littér.pop. de la Gascogne, 
p. 461 et une chanson grecque moderne publiée par Fassow, dont ' 
on trouTera la traduction dans la Bévue de l'Est-, Metz, 1863, p. 15. 



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338 PBttSIX RUBSA. BUISSON. 

8> ^ Ppoverbe italien : Corne U ttarne di monte ilorelio, c.-A-d. 
(vivre) comme les perdrix du UoDt>Morel, vitre de rosée ou de vent. 
(DOKZ.) 
4. ^ Proverbe italien : Pigliar U stame eol bue, c.-à-d. 
prendre les perdrix avec un boeuf, faire une clioBe'lentement. 
(DcKi.) 

PBIU>IX GRAECA. Bbissoh. 

LA BARTAVELLE 

BARTAVBLLA. f. Nice, Rlsso. 

UBTAVELO, BARTAVKLLo, f. Qard. Crespon. — Alpes cottieune», 

Chabraud et RochaB. 
BARTBUA, BOCASsiàBB, HOCBASsiàRE, Savoie, Batll;. 
PBRDIOAL, (Hi^l, Crespon. 
sivAQDAKO, Bouebes4u-RbdDe, Villeneuve. 



PERDI£ RUBRA. Bribson. 
LA PERDRIX ROUaE 

1. — Noms de cet oiseau : 

P8RDIS ROUGU, Nîce, RiSBO. 

PBBDi ROUDEO, Corrèse, Bérooie. 

PETDRT ROEBT, PBTiTB rocassiArb, Savoie, Baill;. 

PEBDIOAL, Hérault, Marcel de Serres. 

PERDIIL, m. Tarn, Gary. 

PERDRIX SOBLB, FinÎBtôre, Souvestre, 1836. 

2. — On appelle bordon, bourdon le mâle de deux ans {Centre, 
Jaubert). -• On appelle aou$tins les petits perdreaux (rouges) qui. 
Dés en aoQt, ne sont bons à tirer qu'en octobre {Carpentras, de 
Herie) 

Les perdreaux, dans le midi de la France, commencent 
à voler vers la Saiat Jean, d'où le proverbe : 

A la saint Jean 
Perdreaux Tolanta. 



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COTURNIX COUIIUNIS. BONNATBARB. 
COTURNIX COMUUNIS. BOMMATBRBB. 



1. — Au bas latin quaguila qaî semble être tine ono- 
matopée se rattachent les mots soiTants : 

COOAiLLB, COAILLE, GWÂiLh f- picord. Marcotte. — waÙoii. La- 
fontaine. — BoulonualB, Henry, — EnviroDi da Cam- 
brai, Boniface. 

KOAIL, Morbihan. Taslé. 

CûlïE, f. Vagney, Thiriat. 

conaLE, f. paya meagin, recueilli peraonnellement. 

CULLI, GALBA, f. ancien provençal. 

CALLA. Hérault, Marcel de Serres. 

CALLo, f. Tara, Qary. — Toulouse, Lacroix. 

CANLo, /. Oers. Céoac -Montant. 

CALE, rouchi, Hécart. 

caU, caillai, f. SaToie, Baillj. 

CAILLE, f. français. 

CAlo, /. Toulon, Pellicot. — languedocien. Sauvages. 

CAIL, m. Vienne, Handuyt. 

CAILLXBA, CA6LIEHA, f. Nice, RiSSO. 

CATERA, /. mentonais, AudrewB. 



2. — La caille doit à l'interprétation de son chant les 
nraos suiTants ; 

0QI8QCILA, f- ancien provençal, Raynouard. 

CASCALHA, provençal, Riv. des 1. rom., 1S78, 2* Itv. p. S99. 

CAILLE CADET, CAIL CADBT, Cbar.-Iof., Lesson.— Poitoa,Lftlauie. 

CABCADET, Deux-Sèvres, Quillemeau. 

GABCAILLOU, Flandres, Vermesse. 

GOnrsiE-coiiATB. Saint- Amé, Thiriat. 

CAYBGATOT, m. wallon montois, Sigart. 

CATBCATATTE, Lunéville. Oberlin. 

CAHGOITATIE, Voigea, Jouve, Chàns. en pat, vosgien, p. 112. 



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340 COTDRHIX C0UUUNI8. BONHATERRB. 

BitermiouK. f. Ban de U Roche, Oberlin. 
pÉTiPÉTtra, m. Normandie, Trader*. 

cr. OuJi^uHatt, ifllabra que chante la caiUe, milanais, Banfl. 

3. — Les jeunes cailles de l'année sont appelées : 

CAILLBTKIII, m. françaû. 
CAIU.ETBKAD. /• Saintoiige, Jdn&in. 
ullatAou, m. Hérault, Marcel de Serres. 
CULLÀRD, m. normand, Delbonlle. 
GAILUT, m. Centre, Jaubert. 

4. — On appelle eaiUes vertes les cailles do printemps parce 
qu'& leur arrivée la campagne est couverte de verdure. — On 
appelle barbajole, barbo blanc (en languedocien), collier blanc (en 
fraugaÎHj, la Jeune caille mUe, d'un an, qui arrlTe danB nos contrées 
vers le moia d'aoQt- 

(Auls, Chastes.) 

On appelle chanterîe, la chasse du printemps qui se fait en appe- 
lant la caille. — On appelle trevadissos les cailles restées après le 
passage d'automne. 

(Pellioot.) 

On appelle coureaillet un instrument dont se serrent les braconr- 
niers pour attirer les cailles. U est formé d'une peau de taupe 
cousue comme une outre et à laquelle est adaptée une sorte de 
sifflet. Cette peau étant gonflée au moyen de la bouche, on imite 
parfaitement, par une pression particulière des doigts, le chant de 
la caille. 

(Communication de M. L. Beautiuabd.) 

Ce sifflet est appelé carcaillot en Normandie et dans le Paya de 
Bray (Dklbocllb, Dccohdb); carcai7îou(i). en rouchi (mcABT);ca»IU, 
à Hons. (SiGABT.) , 

— Quand la caille fait entendre son chant on dit qu'elle eàrcaitle. 

5. — « La caille est très-ardente en amour, d'où l'expression : 
ehaud comme caille. Une jeune fllle disait innocemment ; coyotu 
donc giM je touche cette caille, on dit que c'est si c?uiud. » 

(làSàJK.) 

(1) Ce mot a en mèm* tempa nn Mot phalltqae. (Héoart.) 



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COTORNIX COHMUNIS. BOKN\TBREE, 341 

Cependant la température dn corps de cet oiaean est râeltement 
assez âlevée ; ou dit d'un enfeùit bien dorlota dans aon lit : il est 
chaud comme vn -petit caillot. 

(Jaubeht.) 

6. — On dit : engraisser comme une caille, être gras 
comme une caille. 

7. — Ed hollandais on dit : Zoo doof als een quarteU 
sourd comme une caille. 

8. — Entre mai et aivri 

Tout ousé fà son nid 
Hormis caille et perdrix. 

(Ferbon, Proverbes.) 

d> — Année de paille — amiâe de cailles. 

(AzAls, Chasses.) 

10. — Proverbes : 

« 11 attend que les caillea lui tombent toutes rOtiea dans la bouche. > 

(Neufch&tel, Bonbotb.) 
« Aspera clie li caillera li toumboun roustidi en gonla. > 

(Nice, ToSBLLi.) 

11. ^« On appelle catVIe ooaif^.unefemmeôTeillâe, amoureuse.» 

(Lbrous. Diet. corn.) 

< On appelle caillette, nue femme frivole et babillarde ; eaille- 
tage ^ action, discours, propos, ouvrage de caillette. > 

(FlAAUO.) 

< Caïlet = a prostitute, from eailU, a qnail, probably on account 
of the well known lasciviousnesB of this bird... > 

(COLSRIDOB, Trans. phil. soc. ISS7.) 

12. ^ € On n'a pas la caille povr ha Aa crisr, > dicton de 
chasseur, pris au tlguré pour marquer que le ' bruit à l'égard de 
certaines personnes, n'est pas toujours un sûr moyen d'influence et 
d'autorité. > 

(Kasther. Parémiologie musicale, p. 171.) 

II. 

1. — On dit que la caille, dans son chant, prononce les - 
mots suivants : 



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342 COTORHIX COHMUNIS. BONNATERRB. 

eouicujKAT, ooirBcui.LiT, Giiun-Ln, ciACÀiLun, BU diffé- 

rcratet prorince», Salerne. 
GUCAiLLO, UBdULLou, CALCAiLLOB, Flandi^i, Vermeau. 
CÀNCAtLLi, Hsutea-Alpea, Pajan. 
TA-TATATKl SoiMe, U. Olivier, Una toûb, p. 302. 
ToviM vontN UDK cuLLBBOTTE, Morran, Chambuire. 

PATE TES DETTES 1 fran;ftiB. 

CABUiLLAT, QUTiTCArLLAT, HABCSAND DE TABÂG, Jura, comm. de 

M. Ed. Toubin. 
j'ai du blA. i'ai pas DR SA {.sac), Berry, Jaubert. 
TBES PEB uni TRES PEB ON ] ('), ProTence, Rev. dMl.rom.lSlS. 

Voyez aussi plus haut les noms de la caille, qui lui ont 
été donnés d'après son chant. 

2. — < La cftitle pressent le prix du grctln; plus elle cttante, 
plus il se vendra cher; le boiaaean vaudra auttuit de francs qu'il j 
a d'appels dans son chant. > 

{Haut-Uaine, Hontbssoit.) 

« Plus la caUle earcaille. 
Pins chire est la Hmaille. > 

(lie- et- Vilaine, Statistique de la Franet.) 

< Si la caille chante Jaiqa'& sept fois de suite, il j aura peu de 
fromeiit. > 

(U. Olivier, Une voix.) 

a Les habitants de la vallée de Monetier (Hautes-AIpea), ont 
observé qse le produit du seigle est en raison directe du nombre 
de fois que la caille répète son chant, de sorte que chaque setter 
de semence, confié à la terre, doit rendre quatre setiers de récolte, 
si elle le répète quatre fois, et six setiers si elle le fait entendre 
six fois, etc. > 

(O, Patan.) 

< So oftmal die wacbtel nach einander ruft, ao viele kronen gilt 
datm der Mùtt (sack) kom. > 

(Berne, Rothbnbach.) 

3. — « 1a caille entendue pour la première fois, fait couper. > 
(MiGHSAU, Butl. dt la Soc. hist. de SainUJean-d'Angily.) 

(1) et TrMpttFM, Su-daigaa, SalvadiH^. 



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0TI8 TAItPA. L. 34S 

4. ~~ « Paire la caille morte Bignifle épiwver un* t^neope, te 
trouver mal. » 

(Centre, Javbkbt.) 

5< ^ < Les marinf croient k tort que la caille, fatignée, ae 
pose Bur la mer et se laiase pousser par le voit atoc une aile l'élevée 
eu guiae de voile. > 

(Pblucot.) 

6> ^ 4 Poar qu'un ménage aoit heureux, il faut que le mari 
porte lur lui an coeur de caille mile et la femme on cwur de 
caille femelle. > 

(Antoine Mizauld, médecin du XVI* s. cité par Thibks.) 



OTIS TARDA. L. 



1. — Du latin avis tarâaC), Tiennent ! 

lOSTABDA, f. ancien provençal. 

ocsTiRDA, f. Hérault, Marcel de Sercea. 

OUSTAHDO, f. Gard, Creapon. 

osTABDO, f. Oers, Cénac-Montant. 

EITABDO. f. pi-ovençal. Castor. • 

BiSTARDB, ;*. Marne, Tarbé. — Deux-Sevree, QuiUemeaa. 

ADTARDA, f. Nicc, KtaBO. 

oonTABDO, /. Bouches -du -RbAiie, Villeneuve. 

OUTARDB, f. Avançais. 

nTARDB, /. picai'd, Marcotte. 

filTABD, m. Aube, Ray. — Poitou, Lalanne. 

BITARDE, /. Deux-Sèvres, G-uillemeau. — Charente -Inférieure, 

Leaaon. — Environs de Cambrai, Boniface. 
BITARDBAD, m. (k jeune oiitariîe) Poitou, Champagne, Saleme. 



2. — Autres noms de l'outarde : 

DINDR SAUVAGE, f. Jupa, Ogérien. — Savoie, Bailly. 

I') L'outarde eat ainsi appelée k cause de la lourdeur de iod vol. — 
Bn allemand, tnmt, aelurtrappa, aiguifleat k U foi» ontarde et lonrdiBd, 



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344 0TI8 TETRAX. L. 

mmOH uirTÂGi, m, Anjon, Millet. — CIiâte&iidnii,fiommamca- 

tlon de H. de Tarragon. 
DINDON I» MBnC), m. Anjou, Hitlet. 

pioc SALVATGE (pioc — dindon), Pyrënâes-Orient., Companyo. 
Cf. DnUUaa talrlc, Ualte, Scbsmbri. 

En allemand oo a comparé l'outarde à une oie, on 
l'appelle trappgans. 

3. — Dans les environs de Cambrai on dit : envoyer à bitardes, 
aller à bUardes, dans le sens d'envoyer cherchée l'introuvable, de 

battre iautiiement la campagne. 

<BONIFACB, p. 322.) 

On dit dans le même sens : aMer à la chasse des oies 
sauvages, rien n'étant plus âiffîcile que de réussir à la 
chasse de ces oiseaux. 

4. — Raynoujird rapporte ce passage à'Aimeri de Pe- 
guiktin : 

< Âisei corn fa: l'austards 
Can vet venir l'aîgla o l'auBtor 
A terra s fer per plus viatz morir.> 
C.-à-d. : De mâme que fait l'outarde quand elle voit venir l'aigle 
et l'antonr. elle ae frappe à t«rre pour mourir plus Tite, 

OTIS TETRAX. L. 

LACANEPBTIÉRE. 

1. — Noms de cet oiseau : 

AQTARDA PICCODKA, f. Nice. RÎBBO. 

PETITE ODTABDS, CANEPETIÉRB (*), /■ A^nçaia. 

(I] On appelle «iitan d« mtr dans l'intérieur des terres tout oiseau de 
pauage dont on ne connaît pas les migrations. 

(*) Salerne nous donne la raison de cette appellation : • Leur cri est 
broBt, pront, cri qui s'entend de fort loin. • Dans un autre endroit le 
va^me auteur nous dit : ■ La poule d'eau et la canepetiere petuat, ' 

" Cet oiseau, dit Pooroy, lait entendre au moment des amours une 
aorte de crépitement sort) du gosier, en harmonie avec son nom. • 

{Om/m-nmlm ia trtma it U Soi, Jn ftrrr, I. 71.) 



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OENICDEHUS CREFITANS. TSMUINCK. 346 

c&NOPETiKRO. f. Bonchea-dn-Rhilne, VilleneuTe. 
cAKB FBTénE, Deux-SëvreB, comm. par M. Ed. Lacave. 
PETONiàRB, pAtoire, canbpétoibr, a I* oi™i>i>die, Le Héricher. 
GAiniFRTilAWB, f. Berry, Cotnptts-rend'us de la Soc. du Berry, 
I, 71. — Beauce, Chasse illustrée, 18 oct. 1872. 

CAMEPÉTItOSSE, T- AqjOU, Millet. 

CAMBPriTRBLLE, ;*. Maine, Touraine, TouHBeael. 

CAHEPârnoLLE, f. Berry, Mëaage. 

caAepétdan.c&nepétbotb, Beauce, Chasse illustrée, 19 oct. 1872. 

PÉTEAS, PÉTR&39EAU, BetTy, Comptes-retidus des travaux dt 
la Société du Berry, I, 71. 

GctT PKTBY, PETBT PETEits, Landes, de Mâtivier. 

poDLE DE PBAiniB, f- Hallea.de Paris, recueilli pers. 

FEUE DE FAïuH, f. languedocien. Azals. 

FD1IELI.0 d'Jloc FjUSAN, /. Oard, Creapou. 
et. ATntanla pcqncaa, esp. — DUrdlalia, Oènei, Deacr. — Pitirra, PugUa, 
CoBta. — nttaira, Malte, Schambri ; OtIbUiui {Sardalgne), Aznni. — 
PUrasln, Bladdlna de «mpn, Fadda cunpliu. ïagiann, Sardalgne, Salvador!. 
•- flililni pntaJftU, laflmella. Toscane, Costa. 

2. ^ « On dit proTorbialement : faire de la canepetiére, pour 
ttre soupçonneux. * 

(Selon,) 

GLAJIEOLA. PRATINCOIA. Lbach. 
PERDRIX DE KER, f. Normandie, Chetnoo. 

PERDIS DE HAR, f. NtCe, RlBSO. 

lAOCKV BÀ MAR. ToulouBe, Lacroix. 
piono iw TBHBO, Gard, Creapon. 



OENICDEMUS CREPITANS. Temminck. 
Noms de cet oiseau : 

GDQBUc, Vienne, Mauduyt. 

coDRLi, couRUS(i), nonn., Chesnon. — Côte-d'Or. comm. \ 
M. Daguin. — Charente, Trémeau de Rocbebrune. 

(■) Le nom de eesrUi *e donne plua habltuellonent a 



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3 OHABADRIirS PLUYIA1I8. L. 

C0DRL18 DB TiRBs, Deux-Sèyres. OuUl., — Cite-d'or. Uarchatà. 

oauBu DEi G&BBioos, TouIoD, PelUcot. 

camuÉ, Aqjou, Millet. 

COUhUou, Tara, Oary. 

BOUBLT, COQHBT, coQBUBT, Savoie, Baill;. 

ESOiTiBOULr, Fréjus, Pellicot. 

PLAûT(>), CABiODLAYRË(<}, onsTABDODÉ UÀB, Toulouee. Lacroix. 

couniLLoux, pBDasiBN, Anjou, MiUet. 

HBiulBRIC, picard. Marcotte. 

QALDBic. TORU DE GARBiGA, Pyréuées- Orientales, Companyo. 

CBARLOT DÉ qarIga, Hérault, Marcel de Serrea. 

pouLo DE CHAOD, f. Toulon, Pellicot. 

pLtiTiEB DB MALTE, Noirmoutiçr, Piet. 

PLDVIGB DE TBBKB, normand, Cheanon. 

PLUViEB GBis, Deux-SÈvres, Ouillemeau. 

CÂFOim eARDiAK, Nice, RIbbo. 



CHARADRIUS PLUVIALIS. L. 

LE PLUVIER DORÉ. 

1. — Cet oiseau tire les noms suivants du latin pluvia, 
pluie, à cause que cet oiseau arrive en troupes dans la 
saison des pluies : 

PLOVIBB, PLDVIEB DCtt^, frauçaia. 
FLUYià DAUBAT, Nlce, Rîaso. 
PLOVIBB, PLOUVIEH, m. auc. français, Littrô. 
PLOirviBB, m. picard. Marcotte^ 
PUOUViBR, normand. Le Hëricher. 
PLUBIBOD, Gers, Cénac-Montaut. 
PLUVi, Savoie, Bailly. 
PLUBAT, Ouyenne, Salerne. 

piviEB, PiviÉ, Anjou, MUlet. — Charente, TrémeaD de Roche- 
brune. — Savoie, Bailly. 
PIVIÉ DORÉ, Vienne, Mauduyt. 
Cf. Kesanpt«lfer, ail. — Plniial d^trado, aap. — Plavlwa, Ualta, Schembri. 

(1) Appelé ainsi acauae de son cri ftùté. 

(») C.-à-d. conducteur de brouette. Il est ainsi appela parce que son 
. «ri reHMObie au bruit que tAil une brouette jnal graissée. 



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CHA&ADK1U8 HIATICULA.. L. 347 

— PhrUr*. iUl. — PaTia, mUanali, Banfl. — Iliurl, Naplm, Costa. — 
PlnlH, OronlDgue, SchLegel. 

2. — Autres doid3 du pluvier : 

DAtiRADA, f. Pyrénées -Orientales, Campanyo. 
HOQLLEic, bret. de BeUe~Ile>«D-Mer, Cli. de la Touche. 

3. — On croyait au moyen âge que le pluvier ne vivait 
que de vent. Voy. le dict. de Littré, au mot pluvier, et le 
Ménagier de Paris, H, 183. 

4. — En Ecoise on' dit que le plovier dord, an printemps, 
répète constamment au Htoureuf i ptewgh iseel. shace toeel, harrow 
weel, ce qui signifie : labourt bien, téme bien, herte bien. 

(Comm. de M. Waltbr Gbboob.) 



CHARADRroS MORINBLLUS. L. 

aniGITABD, PLUVIER OUIGNARD, A-ançaiS. 

Kvji, Vienne, Maudnyt. 
■OURDO, Oard, Crespon. 
PETITS DE TERRE, CalvadoB, LeaauTage. 
SIROT. Amiens, Salerue. 

caiLPiON, bret. de Belle -Ile -en -Mer, Cli. de la Touclie. 
>, Noirmontier, Piet. 



CHARADRIUS HUTICULA. L. 

BLAKc OOLLET. m. Uaiue-et-Loire, Vincelot. — Seine-Inférieure, 

Lemetteil. — Savoie, Bailly. 
SRAKD PLUVIER A COLLIER, PLUVIER ^ COLLIBR, n-ançais. 
MAiLLOTiN, Seine- Inférieure, Lemetteil. 
CODRIOLO, /. Oard, Ci'espon. 
GRODILLBT, m. Aitjou, Millet 

COURAKTIN, COUBANTIN A COLLIER BLANC, SUVOie, Bailly. 

CorRBNTiN, Nice. RÎBHO. 

CORIOLA('), RiviETHÔLA, pioAla d'aIoa. Hérault, Marcel de S. 

coDHBiOL, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

) On rappelle Mrlgla parce qu'il court sur les HvagM (Marcel de Serres). 



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VANKLLUS CRI8TATU3. METBa. 



TBIBACDET, MOCQBTTB, picard. Marcotte. 
LAHBiCHB, Vasgea, bords de la Moselle, Oârardin. 



CHARABRIUS MINOR. Metbr. 

A COLLIER, PLOVTBIl fiRAVILOTTB, GtUTBLOT NAIN, 

français. 
flBAVKUNB, f. Jura, Ogérien. 
BIDEAD, Qenëve. Necker. 
LAmi, Saint 'A ma, Thiriat. 

ORDALBB, bords de la Saâue et du Douba. Marchant. 
p^cHEHOLLE, f. Isère, Charvet. 
conRANTiN, m. Savoie, Bailly. 
COUrentin, m. Niée, Riaso. 

COURENTILLO, f. CHARLO DI DB FBBDBIS, ToUlOD, PelUCot. 

couRBTTB, f. Noinnoutier, Piet. 
>, f. Oard, Crespou. 



CHARADRIUS CANTIANUS. Latham. 

[, Vimeu (Picardie), Corblet. 
RIBAUDET, Saint -Valéry, Corblet. 
BiBODiT, Cayenx, Corblet. 



VANELLUS CRISTATUS. Mbteb. 

LE VANNEAU 

I. 

1- — « Le vanneau parait avoir tiré sou nom du bruit que font 
ses ailes en volant qui est aeeez semblable au bruit d'un van qa'oit 
agite pour purger le blé. > 

<BnFFON.) 

Cet oiseau est doBc appelé : 

TAKHBAD, m. fTaucaÎB. 

VANiAD, VAHHun, m. Vienne^ Mauduyt. — Centre, Jaubert.— 

Jura, Ogérien. 
TAXiAS, Vienne, Uaaduyt. 



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TANBLLU3 CBISTATU3. MBTBB. 349 

TAirai, Saintongej JOuain. 

VAGKOZ, TAGNAz, Savoie, Bailly. 

VAHÉotT, m, Gard, Crespon. — Carpeutraa, de Merle. 

BAsàoD. m. Tarn, Gary. 

TAimBT, m. Gueraeséy, Métivier. — normand, TraTera, 

VANËLA, f. Carpentras, de Herie, 

VAHÈLO, m/Oard, Crespon. 

BAHBLO, ;*. languedocien, Azale. 

TANKSLLB, /. Sologne, Saleme. 

VANNERBAU, ffi. français dialectal, Salerne. 

Cf. Tuull, Vinett, milanais, Banû. — Tnena, Ualta, Bcbembrl. 

2. — Le Taimeau doit à $oa cri les noms suivants : 

Tl-HniT, Anjou, Millet. 
Dix-aurr, Centre. Jaubert. 

Cf. TMWit, Hundred of Losgedale', Peacock. — IMiAmp, Orkuey, 
Bdmondstoiie. — Peewlt, ai^l., C. Smitb. — f awU, eoTiraug de Len«s, 
Uanteli. — Hwck, Lux. ail., Lafont. — BttIi, Suisse ail., Schiaz. — 
Ileblti. au. - Klwitt, bas ail. - ««Uta, SanbUi, Saaliitil, Bavière, Jfickel. 
— Uemlti, IDaaax, Saie, Bietz. — GtTi-giTla Sasiari, Cetti. 

3. — Autres noms du vanneau : 

PAPACHiN, PAPEGEiN, Ciief-Bout., Beanch.-Fill. — Poit., Lalanue. 
PAPBCHDZ, Savoie, Bailiy. 
PAPBCHiBD, A'ançais dialectal, Saleme. 
PBT DB CHIN, Vienne, Mauduyt. 
PBLLBCEIH, Poitou, Lalanue. 
patAoadlt. AiJou, Millet. 

PAON câLESTB ('), PETIT PAOH SAUYAOB, anc. fraufais, Salemp. 
Ptvrr, Fivi, Valognes, Le Héricber. 
■ PEBEBiNO, /. Géra, Cénac -Montant. 
OUDIEIT, Nice, Ris 80. 
JACOBIN ('), français dialectal, Salerne. 
AUTBROKK, 0[rvBRQHG, picard, Marcotte. 
• OVERSNB, Boulonnais, Saleme. 

ODDiNZB, Velay, Deribier de Cheisaac. 

(■) Cf. PATonetila. Paoncslli, ilai. — Faonnuta, Piémont, BoneUi, 

(1) Cf. IrUlMllla, wp., /«TMJ du eUanri, tV, t. 



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350 BTR^SILAâ COLLABIS. TBHUIHCK. 

Niiwftn ()). kukwItk, iàvAti, vallon, Onndgagiutge. 

KiRHiatL, breton armoricain. 

AOASM lUBiifB, PIB GRitCHi, Landes, de MétiTier. 

4. — La chair du vanneau est un peu trop vantée par 
les proverbes suivants : 

■ Qui n'a mangé grive ni vanneau 
N'ajamai* mangâ bon morceau. > 
* Se TUOB mangea de buoi mousieii 
Mangea becaaain, pluvie e Taneu. > 

(Nice, ToCBLU.) 

5. — Sur les superstitions et les légandes relatives au 
vanneau, voy. Noies and Queries, 3' série, X, 49, et 
Cbambers, Popul. Rhymes of Scotland, p. 160. 



VANELLUS SQUATAROLA. Schleqbl. 

rLUnniaBU,PLimBBnntM,F1.1jnBRAIlGENTd, VANNEAU SUIStK, A'. 

HOWiAu, picardi-Uurcotte. 



HAEMATOPUS OSTRALEGUS. L. 

HDITRIBR, HUITRIBR PIE. PIE DB MBR, fTançaÎB. 

Aouso ai KAn, f- Qard, Crespon. — Toulouse, Lacroix. 
QARU DB UAH, Pyréoées-Orientales, Companyo. 
fbubA, cLoouviBSiiBO, f. Toulon, comm. de H. Aquarone. 
PRAlsit, Toulon, Pellicot. 
KOBfiiK, Morbihan. 

Cf. Dttnnat*. ainea, Descr. — laiiH attrat, esp., Haceyro. — 0«nanl> 
KShn, OMtamnfar, boll. — DjlUreatcIur> Ma pli, aogl. 

STREPSUiAS COLLARIS. Temmihce. 

TonBNB nBRRB, oouLON CHAUD, françaii. 
BAKBNA Bocï, Pyrénéea-Orientales, Companyo. 

(1) Du liégeois nlinar (oamurois alaawtr) qui signifle mumer. Le van- 
neau est ainsi appelé h cauae de son cri. Cf. Koolola, WtoIr, Toacane. 
SavL — reUna, Eavenne, ainannf. 



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Ntrusmcs abqxjata. liteak. 

TOOUn Ttn, Noimioutier, CaTolean. 
QRiNDEAU, QBAra d'baq, nonnEud, CbesDou, Ptnqaet. 
PICHO rLuVlâ, PLDVUIKOTO, Oud, Crespon. 
COLOUBâ, picard, Corblet. 
PBSiaBtBOLUi Nice, BiMO. 
et TmtMu, aDgl. — BtTiulTt fMnt, wp.,Naoerro. - 

Tout lUOl, 0«UM, Dmot. 

NUMSNIUS ARQUATâ. Lath&m. 



Noms de cet oiseau ; 
COURU (>), couHLis, cocBus CENDBÉ, GEANS COURLIS, français, 
coouj, couBOUU, Toulon, Pellicot. 
COCBLOUBIT, Poitou, Favre. 
coRLBBti, picard, Marcotte. 
CORLn, m. B«sain, Joret. — picard, Marcotte. 
CODRLUI, couDLiiiT, Savote, Bailly. ' 
COnnuBU, CahadOB, Leeauvage. 
GORUBu, picard. Marcotte. — Suisse romande, Bridel. 
GDBLU, Bourgogne, SaJeme. 
QORLic, m. Suisse romande. Bridel. 
tCRLuC), Bourgogne, Salerue. — Charente- Infôrieare, Lesson. 

— Deux-SèTres. Guillemeaa. 
TURLDT, TURLUi, picard, Salerne, Corblet- 
UPFLKT(>), Oenève, Necker. 
ruÛT dA mar, Toulouse, La(»'oix. 
COLIN, Anjou. Millet. 

CHARLOT ('} Oard, Crespon. — Hérault, Marcel de Serres. 
OUEST, ouiRET, picard. Marcotte. 
BÉCASSE DE KBR, Aqjou, Millet. 
BBOU KARIHA, Nice, Riaso. 
COEBiCHET, coBBBiEAU, Bretagne, Salerne. 
GODSBEiAU, cornBBJEAO. Poitou. LaUime. — Vienne, Maudujt. 
— A^Jou, Millet. — Char.-Iuf., Leason. 

(t) Cf. Cimllii, Sardalgna, Cara. — Culln, Halte, Schenilirl. 
(t) ce Tarllno, ital. 

(*) Cf. K*t«nflnt«r, Oueldre, Bchlegel. -> riMUone, Naples, Costa. — 
nsdla'kOTl, Lacca, Costa. 
(•) Cf. Carlttls, ital., miei. — Clarlngttalo, Naples, Costa. 



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LUIOSA MELANUKA. LEISLBR. 



couHBUAV. coRBUÂD, HorbihaQ, Taalé. — Poiton, St 

Vieime, Uaudu^t. 
otHtBKJHAU, coRBiiHAU, coRBUiH&u, Saiittoiige, JAnaiB. 
GOBREiEAn. Noirmoatier, Piet. 

COBRIAU, Béaro, Souvestre, Scènes du borda de la me 
aMmiBtOi, normand. Le Hâricher. 



NUMENIUS PHAEOPUS. Latham. 

VXTu CODRBEJAU. Vienne, Maodiiyt. 
CHABLOTINO, provençal, Listo d'animaoua. 
BBuiDE, FiCHOT CHARLOT, Ungnedcf ien, AztHa. 
, pour FBTIT, Pyrénées -Orientales, Companyo. 
PBTiT SIFFLET, CBBNBT, Oenève, NechcT. 
BBCA3smA, Nice, Riaso. 
corniOlb, coBnAiLLB, Savoie, Baill;. 
BABOB, Noirmoutier, Piet. 

LivERGis, Calvados, Leaauvage. — Seine-Inf-, Ijemetteil. 
COHLIBU. m. Beasin, Joret. 
BETSORBL, TuUe, Bëronie. 
COTTBRBT, picard, Marcotte. 



UMOSA MEIANURA. Leisler. 

BABOB, BABGE A QDEDK IWIBG, f. lançais. 

BEBQB, Savoie, Bailly. — Anjou, Millet. — anci 

Ret. des Soc. sav., 1874, p. 500. 
BEROEOTTE, f. Noirmoutier, Piet. 
LAIIBBROB, CaWadciB, Lemetteil. 
UVERQIH, normand, Ciieanon. 
BULLo, BECA3S0 d'ihlakdo. Oard, Creapoa- 
TÉTOVÉTO, BECCABODO, Toulon, Pelllcot. 
FiLHiu, picard, Corblet. 
pusoi, BOUT-FBCHâ, plcard. Marcotte. 
FiLLUE, Savoie, Bailly. 
BOUFTBHi, Vimeu (Picardie), Corblet. 
BBLUBB, cévenol, Azais. 



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SCOUtPAX RUSTICOU, h. 

LIMOSA RUFA. BiussoN. 

BARQB, BABOB RODSSE, f. tT9,BÇB.is. 

BBCÙsiN BOUS, Nice, Riaso. 
BECABii^, Var, J.-B. Jaubert. 
BOUFiARic, picard. Marcotte. 
CRABLonno, PiCHOTO BPLLO, Qivà, Crespou. 
»LLKr, Noirmoutier, Piet. 

SCOLOPAX RUSITCOLA. L. 



I. — Cet oiseau est appelé à cause de son long bec : 

BBCABaA, BEccAssA, f. Ntce, RîBBo. — Pfréuéea-Or., Componyo. 

BICASSO, f. Toulouse, Lacroix. — provençal. 

BSGAMB, f. frautEiia. 

BdcACHB, f. picard, Corblet. — Bessiu, Joret. 

BiGABSE, f. Savoie, Bailly. — wallon. Sélys Loagchampt, Laf. 

— Vienne, Mauduyt. — Satntoiige, JOnain. 
BÉQOSSE, f. Les Fourgs, Tissot. 
BOâAissB, /. Montbéliard, Sabler. 
BOCAiftSB, f. Morran, Chombure. 

BÀQCBSSE. f. Ban de la Roche, Oberlin. — paya maBain. 
BOOUBSSB, BOAQUBSSB. Saint-Amé, Thiriat. 
BBCADA, f. Pyrénées-Orientalea, Companyo. 
BBGADO, A Oera, Cénac-Moncaut. 
BBCHADO, /*. limousin, Foucaud. 

I, aèaeB, Deacr. — Bwcacda, ital. 



2. — Autres noms de la bécasse : 

AciB, AssÉE, f. poitevin, Favre. — Deux-Sèvres, Gnillemeao.— 

Ardenues, Tarbé. — Cliarente-lnférieure, Leason. 
ACCÈS, /. Ardeanea. Tarbé. 
ASSAÉE, f. Poitou, Lalanne. 
Cf. Atmi, gallicien, Piûol. — ircèrt, Naples, Costa. — Awatsl*. eiisia, 
flbeffla, ital. — emiu ircien, ital., Nenmich. — AnU, Brescia, Nemn. 

vniDECOC, Boulonnais, Salerne. 

VIT DB GOQ, normand, Salerne. — picard, Hécart. 

23 



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354 SCOLOPAX RCSTIOOLA. L. 

TtDOO, Querneiey, Hâtlvier. 
Tico, viTsco, uoiiuaiid. Le Hériclier. 
vioo, m. Valognei, Duméril. 
wiTKGOO, dans un Ma. d'Erreux, de 1370. 
cr. WoAlcoek (1), auglali. 

8. — < Les chasseun distinguent plueieura variétëfl de bécas- 
Bea; en Savoie ila appellent : volet, ttisonnette, pttile béeaste, celle 
qui eat la pins petite ; meunière, petite meunière, celle qai est 
d'une moyenne groseenr; lombarde, grosse meunière, béeatae 
rousse, celle qui eat la plui grosse. » (Savoie. Baillt.) 

« Dana la Seine -Inférieure, on appelle sudette, la plua grosse et 
nordette la plua petite, parce que l'on croit que la premiËre vient 
du Bud et la aeconde du nord. > (LbmbtieilJ 

« On appelle mqrtinet en Normandie, martinéte en Picardie, la 
petite bécame qu'on croit venir du nord. > 

(P01.BT [S Favsàdx. le Chasseur à la héeatse.) 

4. ^ < Au printemps, la bécasse fait entendre au crépuscule une 
aorte de roncoulement ; on dit qu'elle croule {'). A cette époqne, lea 
chasseurs la guettent à l'afrùt. c'eat ce qu'on appelle aller à la 
passe, aller à. la rôde, aller au grou, aller à la croiUée ou d 2a 

{Chasse illustrée, II, 308.) 
4 Dans le centre, on appelle trilée, le cri d'appel de la bécasae. » 
(Jaubbbt.) 

5. •>' « La bécaaae signale aa présence par des miroirs, larges 
plaques blancb&tres, mouchetées d'un point noir ou roux an milieu. 
Ce sont aea âentea ; lorsqu'ellea sont fl^alches. le gibier n'est pas 
loin ordinairement. > 

<E. JODBDBinL, la Chasse A la bécasse, Dijon, 1870.) 

6. — Les bécasses arrivent à certaines époques à peu 
près fixes : 

« A la aaint François 

La bécasse est au bois. > 

« Quand arrive la saint Denis 

Lea bécaaseB sont au paya. > 

(Poitou, DB SOLAHD.) 

(1) Ponr ta mot coq, cf. ealllnus*, Piémont, Bonelli. — SaUtnMO, Anda- 
looaie, Nemnicfa. — Gabona de aardap», sardaigoe, Cettl. 
(1) BUe semble crier erroD, mtnu 



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SOOLOPAX ROSTICOLA. L. 355 . 

«AU foire saint Pol (10 oct.j bécasse sur table. » 

(Dicton breton, SàDVé.) 

?• — «Le passage de la remonte an printemps, a lien au com- 
mencement do mars et celui de la descente d'automne, vers la lune 
de novembre, que pour cette raison les chasseurs ont nommée ta 
tutu det bécasses. » 

(DoRBAUD DU Plan, Album du Chasseur.) 

8. — Les Espagnols appellent les bécasses, poules 
aveugles (galli7ias ciegas), parce qu'ils lui supposent une 
mauvaise vue. — On croit généralement qu'elles distin- 
guent mieux les objets au clair de la lune qu'an grand jour. 

Q- — € La bécasse est bridée (<)• se dit quand on a engagé 
quelqu'un en une méchante affaire ou qu'on l'a trompé. > 
(SHct.port. de proverbes.) 

On a appelé bécasse bridée, et par suite simplement 
bécasse, un imbécille, un niais(*). 

10. — On dit : sourd comme une bécasse, parce qu'il 
arrive souvent que cet oiseau ne s'envole que sous les 
pieds du chasseur, comme s'il ne l'avait pas entendu venir. 

11. — La chasse à la croule est peu productive, U faut 
y aller souvent pour réussir, aussi dit-on : 



On dit en italien : pigliar l'acciega, dans le sens de 
croquer le marmot. 

12. — Leschasseurs gourmets prîsentspécialementaïff 
de perdrix et cuisse de bécasse- 

13. — On appelait autrefois bécasse, une femme bavarde, 
criarde, jouant trop du bec (Qloss.de fane, théâtre fr.). 

(>) C.-à-iî. prise avec un lacet appelé brids. 

(1) Ui bécasse est en réalUé un oUeau trés-ruié. — On a dit de caitae 
«le bridés, puis aie, dans le même sens; déserte que cet inteiligent oiseau 
domestique est devenu l'emblfime de la sottise. 



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8B6 SCOLOPAX RUSTICOLA. L. 

14. — On emploie quelquefois la locution : Avoir lemt 
Umg comme une bécasse, par allusion à la longueur de 
son bec. fin voici un exemple : 

< Ifanlina sans tant de raiBOUB 
Par leB crii des sacrét oiaona 
ATcrti, Tient et toui les ctassae 
Le nez long comme une bécaase. > 

(Brcsskl, Suite du Virgile tranetli-) 

15. — On employaitautrefoisenparlantd'une personne 
la locution : elle ressemble les bécasses, ce que Duez inter- 
prète ainsi : rassomiglia le beccaccie, hà il visa magro e 
U cufo grosso. 

LA BÉCASSINE 

1. — ■ On confond souvent entre elles ces trois espèces du 
genre Scolopax, L. : Scolopaœ me0or, ScoU^ax gaUinago, 
Scolopax gallinula. On leur donne d'une manière générale 
les noms suivants ; 

BiciMura (')> /■ francuii. 

BtCÀRsiK, BICUSIKO, f. provençal , languedocien. 

BECMSIKO. f- Corrâse, Béronie. 

BiCHORBU, Llmoiuin. Poucaad. 

BBCACHAIHB, f. picard, Marcotte. — Besaio, Joret. 

1100% breton a 



2. — Les dialectes de l'Italie du nord se servent pour 
désigner les bécassines de noms d'origine germanique : 

GHiPi uirip, tGNEP (m Se. Major), Lamelline (Piémont), Bonelli- 
BGNBPPA (a Se. gallinago), milanais, Banfl. 
SGMBPPffi (iB Se. gallinula), milanais, Banfi. 
aexxtvfss (— Se. major), milanais, GanQ. 



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SOOLOPAX aALUNAQO. L. 

SGOLOPAX MAJOR. QuVLm. 
Noms de cet oiaeau : 
ORANDB B^CAssntB, BiiUSStlfB DOUBLE, f. fronçsia. 

SBGASSBROLLB, Savole,' BàOlj. 

BIGÀSSOLE, LOMBAHDB ('}. Isère, Ctiarret. 
BCCASSA MUISBHCB (>), Nice, Bitoo. 
BBCA3S0N DU NOBD, Setne-Inférienre, Leasou. 
BBCASsma souRDO, bechcblo, Toulon, Pellicot. 
90URDA00, languedocien, Az&Iit. 
UBC, Pyrdnée a -Orientales, Companjo. 
THONTRON, RaKAiif, Jur^ Ogârlen. 
MAZURBLLB, Flandres, Lemetteil. 
ROULETTE, Deux-Sâvres, Guitlemean. 
BBLL&TDB, m. Hérault, Marcel de 8en-es. 



SCOLOPAX GAUJNAOO (»). L. 
1. — Noms de cet oiseau : 
BBGADBLL, Pyrénéei-Orientalea, Company o. 
CHàvRB cii.ESTB (*), A-ançaiB dialectal, Vlncelot. 
CHBVROTTB, f. Suisse romande, Schinz. — Savoie, Baitlf. 
GEàVRB V0L4NTE, f. CHBVROTm, /. Vienne, Mauduyt — Poiton. 

Lalanne, 
caKTiiKLLB. f. Oeuève, Necker. — Joret, Razonmowaki. 
CHETBGLLA, T9CHEVBELLA, f. Suiase romande, Bridel. 
CHEVREUIL, m. Savoie, Bailly. 
CHàvsE HARTiHB, Forez. NoËlas. 
. cr. BlmmalUtg», H1biu1i(U. Bavièpe, Jlck«l. — Hibenitie, Habarbock, 
HaberliBUilalB,all., Nemalch. — Bock«rIa,BniehMekel(=Sc.fdl'i>>i>J>),BaTièrei 
Jftckel. — Bokjc (= Se. ialU'~u\ hollandais. • 

— S. La chèvre martiue aelou les paysans est la femelle du 
diable. (Forez, Noblàs.) 

|i| Cf. Lonmbard, Piémont, BonelU. 

I?) et. BmcusIb miiMBco, OSoes, Desci-. 

I*) Poar Mtte déaomiQation Bcieatifique, cf. "*""■*?. nom milanal» ils 
est oiseau, seloD Baufl. 

I*) Le cri de cette bécassine ressemble ti celui de la chèvre. Salerne 
dit : la karf* M la bteaislu dinrateat. 



DçilllZ6dDïG\">OglC 



15s CAUDBI» AKKNAHIA. LSACH. 

S(X)LOPAX GALLINUIA. L. 

1. — Noms de cet oiseau : 
Biussoit. CalTadoa. LesauTage. — Seine-lofâr., LÎmetteil. 
BEGCASSOCH. m. TonloD, comm. de U. Aquaroue. 
BÉaASSON. Deus-SèTre>, Oaillemean. — Char.-Inf., LeiBon- 
BBCQUEHOLLB, BBCQCBRiOLLB, BODGRiOLLB. Orléanais. Salene. 

BBCASSIIT HANOU, Nice, Risso. 

BECA3SIN, Laodes, de Uétivier. 

BEGA5SIN, Vienne, Mauduyt. . 

BiCAKSiEAD, marchands de gibier & FarÎB, Nemnich. 

BÉco, m. BECCO, m. BÉCOT, m. normand, Chetnon, Joret, Lemet- 

teil. — picard, Labille. 
NINOl, Hyëres, Pellicot. 
GODBT, Gard, CrespoD. 
DEUX pooR CN. m. français, Nemnich. 

PBTITB BâCASSINE, BÉCASSIKB DB ST-UARTIN, ù'ançais. 

lAOUET (■), Luxemb. wallon. Lafont. — Seine-Inf., Lemett«il. 

noLBT, m. Pontarlîer, Perron. Prov., p. 49. 

BOULBTTB, f. Noirmoutier, Piet. 

BODCHARDOT, Isère, Charret. 

BOBCKAT ('), (ca c.-à-d. aveugle). Savoie. Bailly. 

souBDO, BECASSiNO souRDo, provençal, 

SOURDS, BâcASSiNB BODBDE, français. 

BODHDAi. m. Saintonge. Jônaln. 

roucAULT, français dialectal, Saleme. 

HAHiPOir, Boulonnais, Saleme. 

■ATBAS, MATRAT. Qenèvc, Necker. — Savoie, Bailly. 

HATBASSON. Savoie. Bailly. 



CALIDRIS (') AEENARIA. Lbach. 
LE SANDERLINQ (*) 

BSPAGNODLBT, m. Oard, Crespon. 

<i) cr. Itck-snlp«, angl.Willughby. 

t') On appelle cette béca^ine avança et asorda parce qu'elle ne l'envola 
que quand la chasseur met pour ainsi dire le ^ied daasui. 

(") Pour oe nom scientifique, cf. Calidrt, Toscane, Costa. 

(*| ce nom employé par les naturatUtes français eat emprunté h 
rallem&Dd ou k l'anglais. 



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TEUfQA SDBARQUATA. TEHIONCK 358 

COUHKNTDt OBOS, Nice, RiiBO. 

fiaiHLBTTB. f. Seine -Inférienre, Lemetteil. — picard, Marcotte. 
OBHiTTB, f, Normandie. Cheanon. 
t>Bia-TiHT(XT, Cayenx, Corblet. 
DBU-BoassBLXTTE, St-Valerj, Corblet. 

TBNDAKOKTTB BLiJICHB, SuisHÔ rOIIUUlde, SctUnZ. 



TRINGA (Genre) L. 

Les espèces de ce genre sont' généralement confondues 
sous les noms suivants : 

BÉcusEAU, m. CHEVÀLIBB. m. françala. 

c&siDODLÀ, (UBiDODLO, f. vxtk&vaxA, m. languedocien. 



TRINGA CANUTUS. L. 

lUrBiCHE, BÉCUSEAD MAUBàC^, BâCASSBAD CAHOT, A«n;aiB. 

BECHO. f. provençal, Azals. 

CANUT, Normandie, Chesnon. 

VOYABD. Cayeuz, Corblet. — picard, Marcotte, 

OULUARD, ouiLLARD. picard, Corblet, Marcotte. 

QROS BSPAQHOLÉ, Gard, Creapon. 

OBOUB ALOUBTTK HouoE, Noirmoutlep, Piet. 
TOnRTBRBiJ,B DE MER, Arcachon, rec. perBOnnellemenf. 



TRINGA SUBARQUATA. Tbmminck. 
BSPAONOLri (>), m. Gard, Crespou. 

BÉCASSEAU COCORU, GDGOBU. français, 

FIÉ BODssi, CHARLO BBCÀ3SIK0, Toulon, Petlicot. 
CABIDOURLBTO, languedocien, AzalB. 
CODBii.LON, Savoie, Bai 11;. 
viBDRTAs. Pyrénées -Orientales, Companyo. 

(i) Ainsi appelé parce qu'on le rolt venir au printemps, dM cOtes 

d'Espagne. (Crespon.) 



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TOTANUS (OEHBS). BECH8TKIN. 



TRINOA TAAIABILIS. Mbtsr. 

PETITS D8 HBB. BBUHBTTE. x^NAGiBB, Calvadoi. Lemetteil. 
piAUTB NOIRE, OHigETTE, OenËTe, Necker. 

FBSCHBIROLLÂ BBRBTTA. NlCS, RlSaO. 

POULET, Noirmotttier, Piet. 
CHiLPiOH, iNGBD, MorbihKD, Taslé. 
BBiBBi, Savoie, Bail) y. 



TRINGA TEMMINCKn. Leisler. 



PÉTHOT. Vimett, Marcotte. 

CRIQUET, Seine- lof érieure, Lemetteil. 

BBC&SSOK, Savoie, Bailly. 



TRINGA PUGNAX. L. 

LE CHEVALIER COMBATTANT 

ca&BLo PLUViÉ, CUARLO GOUPÂBO, TouloD, Pellicot. 

PAON, m. (le maie (i), sotte, /". {la femelle), picard. Marcotte. 

PAON DE UEH. coo DB MARAIS, Normandie, ChesiioQ. 

COMBATTANT (^), CHBVALiBii cOHBATTANT, finançais. 

FBM, Morbihan, Taelé. 

FUiAGfi, PiAGE, Savoie, Bailly, 



TOTANUS (Genre). Bkchstein. 

On confond souvent les différentes espèces du genre 
Totanus, L. sous les noms suivants : 

CHEVALIER, m, fraosais, 

CHABUOTiNA, cHABLOTiKO, f. languedocien. 

fi) Ainsi appelé parce que les mâlaa, au moment daa amours, font les 
beaux et semblent faire la roue comme les paons. Dana le Luxembourg 
ail., leCoaibalUnt est appelé Wandinéchtr (= faiseur d'embarras», Lafontaine. 

(>) I Durant la saison des amours, le mftle est sans cesse disposé ti se 
battre avec le premier de son espèce, qui se présente et celul^;! ne 
refUse jamais le combat. > (Degland et Oerbe). 



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T0TANU8 OLABEOLA. TBMIUNCK. 

B^cusiNO, LAOUEETTO DÉ lURi ToQloaK. Lacroix. 
COKIHTIN, Savoie, Bailly. 
COUBILLEAU, CROniLLBT, A^Jou, UiUet. 
souRDO, cAHBÉ, QABiDOULO, Oard, Crespou. 



TOTANUS CHLOROPUS. Meyer. 

BDS VEBTS, m. français. 
hlvot. Picard. Corblet, 
TiouTioti, Genève, Necker. 
HûnssBLBTTB, f. SaiDt-Valery, Corblet. 
QBoasA PESCBSiBOLLA, f. Nice, RiSBO. 
PDtAOK, FEAGB. Savoie. Bailly. 
MOULLEK, Uorbihan, Taalâ. 

siBUBÂLO BLANco. CHARLOTINO GBI90, Gard, Crespon. 
CBABLo VANNBOU, GHAN CHAHLo, Toulon, comm. par M. Aquarone. 
BARGE ABOYEDSE, f. normand, Cliesiion. 

CHEVALIER ABOYEnR, m. français. 



TOTANUS FUSCUS. Bechstein. 
CHBVALiBB ARLEQUIN, m. français. 
OR AN nMARLO, Var, J. B. Jaubert. 
soiB BociLLARD, BouiLLABD NOEB, m. picard, Marcotte. 

BKCiSSIN OAVUOT, Nice, RiBBO. 



TOTANUS CALTORIS. Bechstein. 
cutJBENXiN, Nice, RtHso. 
coUHHtEB, bords de U Saône. Marchant. 
8IFFLAS50N, Genève, Necker. 
CHARLO DÉ PLAQË, lÉ ROIIOÉ, provençal. 

CBKVAUER A PIEDS ROUGES, CHEVALIER GAMBETTE, français. 

TiBANÇON, TiBAHïON, m. Noirmoutier, Piet. 
BOUiLLARD, picard, Marcotte. 



TOTANUS GLAREOLA. Tbmminck. 



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BS0DB'VIBOSTR& AVOCSTTA. L. 



COOBBHTnr, Nice, RImd. 
CHAHLO, Var, J. B. Janbert. 
sirni, picard, Uftrcotte. 
BUBBi, Savoie, Bailly. 

MÉ VBBT, FLUVIBiROTO ORISO, 



TOTANUS OCHROPUS. Tbmminck. 

CSKV&URB CDL BLAKC, CDL BLANC, français. 
BLANC-CUL. Lniembourg wallon, Lafontaine. 
piÉ VBHT, QOiOD BLAKC d'aIgo, Gard, Crespoo. 

CHARLO A CUOD BLAS, Toulon, Pellicot. 

CLiou-CLiou, {onomatopée), Toulon, Pellicot. 
CLArBiBBT, provençal, CaBtor. 
GRAVELiMK, GRAviâBB, Jura. Ogérlca. 
coaRBTTE, Seioe-Inférienre, Lemetteil. 



TOTAmiS HYPOLEUCOS. Temminok. 

GUienETTB, CHEVALIER GuiGNETrE, n-anfais. 

FÉCHEBOLLB, Isère, Cbarvet. 

cocRBNTiN, Nice, RiSHO. 

THIOT, picard, Marcotte. 

GOURRiOLO d'aIgo, piâ VERT, Oard, Crespon. 

GRAVIER, Champagne, Toussenel. 

SRAVELiNB, DoubB, Brocard. 

BicHOT, prov. AztOa. 



RECURVIROSTEA AVOCETTA. L. 

Cet oiseau est remarquable par sou long bec recourbé 
de bas ea haut. On le nomme : 

ALBSKA ('), provençal, Honnorat. 

BBC d'àlzena, Pyrénées- Orientales, Companyo. 

BBC d'alzeno, languedocien, Azals. 

BÉ^DB LésÉNO (léséno = aléng), Gard, Crespon. 

(1) Cf. ItitOM, Sicile, Benoit. 



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RAU<U8 AQUATICUS. L. 

BBC RBCOnHBAT, Nics, Eiuo. 
BRSTTB, PAOCHEcn ('), NoirmoDtier, Piet. 
ATOCETTE, BBC Bs SABHE, franç&ia. 
CUCTTE, CLtFB, picard. Marcotte. 



HMANTOPUS MELANOPTERUS. Temminck. 

Cet oiseau a les jambes démesurément longues; on le 
nomme : 

riCHÀBSE, BCHAS9B BLANCBB, f. ftELUÇaia. 

CAiiBASSA, Nice, Riaso. 

aHAKD CAMBÉ, Dard, Crespon. 

SAHBARDE, picard, Corblot. 

GAMBADE, picard, Marcotte. 

LAonso A L0HGO3 CAHB03, Toulouae, Lacroix. 

Cf. GuilMtlftBa, Maples, Costa. — PeiU lonsU, Catane, Syracuse, Benoit. 



RALLUS AQUATICUS. L. 

RÂLE NOIR, rIlb d'bau, POULETTE d'bad, franfais. 

KA3CLÉ, provençal, languedocien. 

RAQniATTE, Saint-Amé, Thiriat. 

RAILLE, RBtLLE, picard, Marcotte. 

OALLiNA SEGA, Pyrénées-Orientales, Companyo. 

YARiK DODB, lARiE zouB, Morbihan, Taelé. — 6elle-Ile-e. 

Ch. de 1b Touche. 
CAUBÀSSA, Nice, Risso. 
QABiBiLLARD, Seioe- Inférieure, Lemetteil. 
PANTALON, Oenève, Necker. — Canton de Vaud, Schiuz. 
BÉ Boueri, Toulon, Pellicot. 
GÉRARDINB, Saône -et -Loire, Touasene!. 

Cf. WUtr »ll, angl. — Bascon d« agea, Basoacn, galUcien, P 
Sallliwlla, ital. — eildliwdda faeqDa, Sicile, Banoit. — ■ fialloi, 
Schembri. — BoliThSiin»!, Bavière, JSckel. 

(!) Ainsi appelé Ji cause de la manière dont cet oiseau mange. ( 



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8M E&LLUS POKZANA. L. 

RALLDS CREX. L. 

, LE RALB. 

1. — « Le vulgaire croit que cet oiseatt gouteme et guide les 
cailles ; les chasseurs grecs assurent positivemeiit qu'un Sallus erex 
est tiU t£te de chaque bande de caiUeB(i). > 

(BbehiC. La vie des animaux.) 

Par suite de cette idée, oo a appelé cet oiseau : 

ROI DB CÂILLBS, BOi DBS CAILLKS, français. 

BBI DÉ c&Io, BEI d6 cjlo, proTençal, languedocien. 

-BBT DB aiTLLAS, Pyrénées -Orientales, Companyo. 

BBI cAaLUBi, Nice, Risso. 

MËBE DI8 caiLLB», français, Cotgrave. 

Cf. K« dsfnai, mllanaii, Banâ. — R» gnacUone, Rs II qaaflla. ital. — 
IsqiMcIo, afines, Descr. — R» da tmiNKrftST Sard., SalTadori. — Bar i* Us 
Hdsnlcas, esp. — Bâton ds pat-pallas, gallic, Naceyro. — TaehUlttaif. 
ail. — WÛMht«lUniuk, Luiemb. ail., Laroataine. 

3. — Autres noms du RaUus crex : 

RÀLB, nÀLEDS QRiTtT, m. français. 

BAIU.B. m. noriDBDiI, Delboulle. — picard. Marcotte. — Morran, 

Chambure. 
BBILLE, Saint-Valery, Coi'blet. 
bIlet, wallon, SéljH Longcbampa. 
BASCLi, Toulouse, Lacroix. 
RÀLB DB TBBRB (>), RÀLB RODGB, ftiiaçaiB dialectal. 
RAQUIATTE, Saint-Amë, Thiriat. 
ROCSâETTB, R0U3SELET, picard. Marcotte. 
aATLLA MAHBZi, Pyrénéea-Orieo taies, Companyo. 
SAVELLBIC, HÀL-TALAK, brct. du Morbihan, Taslé. 
3. — Courir comme un râle, signifie courir vite. 



RALLUS PORZANA. L. 



belA, RÊVE. ORiSET, picai-d, Corblet. 
tUSCLBT, Pyrénées -Orientales, Companyo. 



s le* caille». (Degland et Oerbe.) 



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GALLINULA CHLÛROPUS. LATBAH 366 



kJUb pipolï, Jura, Ogérien. 

RiLB uuiODKrTB, MABOUBTTE. français. 

aÂLiitiLÀ('), Hérault. Marcel de Serres. 

PonLBTTB, CfiâBB-CHiHB, Carpentras, de Merle. 

qeubdinaC), f. Nice, Rîsbo. 

GtiURDiNA, f. SuisBe romande, Bridel. 

oiHARDiHB, f. OeDëve. Necker. — Savoie, Bailly. 

ORIHGE, Savoie. Batll;. — laère. Charvet 

CAMBBOHBTTS, f. Canton de Vaad, Schioz. 

PIB vkut. Oard, Crespon. 

Pli BÉDonN, Toulon, Pellicot. 

■ARSEHco, FréJuB, Pellicot. 

FiUSSisK, Charente-lof.. LesBOn — Deux-Sèvree, OuiUemean. 

BBRHI JADDE, Deux-SèVrea, Quillemeau. 



RALLUS MINUTUS. Pallas. 
hIle iniussiN, français. 

POOLOUH aHIS. Nice, Risao. 

PBTiTB GBiHGB. Savoie, Bailly. 

voivoi. BOTBOT, cnftBO cfiiHS('), Oard, Crespon. 

BACLBT, BÂCLÉ. Isàre, Charvet. 



GALLINULA CHLOROPDS. Latham. 

PODLE d'kau, f. français. > 

POOLo d'aIgo, f. Toulon, Pellicot. — Gard, Crespon. 
POLLA d'aygdà, ^. Pyrénées -Orientales, Compauyo. 
DOUR TAH, Uorbihan, Taaté. 

FOULA NEGRA, Nice, RiSBO. 

SAUNELA, Hérault, Marcel de Serres. 
PATTE VERTE, Savoie, Bailly. 
QROBSO, Hyères, Pellicot. 
lABDiHiERO. Fréjus, Pellicot. 
CAB0GBT. Languedoc. Sauvages. 

(■) Cf. SilUnetta grlia, OSneB,. Daacr. 

(■) Cf. flUardlAa, Piémont, Booelli. 

(t) ■ Cet oiseau court avec rapidité dans les fourrés, échappe souvent 
aux poursuites du chasseur et fatigue tellement le clïiea qui le pour- 
eha««.quedanslemidiilparte teuom de ertvwtUra. ■ (D^l. «t 0«rlM.) 



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360 FUUCA ATBA. L. 

et. BiUllala, galUclen, Vàevjro. — PoUa t* tgu, eip. — WUMrkOa, 

ail.— Hohiiuu*!, Bavi4r«, jackel.— Iloor kau, LewM, Mut tell. — 
n dtkoqu, Sftrdalgue du Sud, Salïadorl. 



FUUCA ATRA. L. 
LA FOULQUE 

1. — Du mot latin ^ilica, qui servait à désigner ce 
même oiseau, viennent : 

FOLLiQA, POLOA, Pyréuées-Orientales, Companyo. 

TOLCA, anc. prov., Mém. de la Soc. de linçuitU, I. 153. 

rotiBCO, f. Tuulou, Pellicot. 

nuoDCo, f. Var, D^p. du Var, iu-fol. de 104 p. 

POULOUB, f. ffançaiH. 

pouBQUi, français du XIV* siècle, Lïttrë. 

FODLCHB, auc. [tiui£aiB, Duez. 

tatCK, Hérault, Marcel de Serres. 

TOùco('), f. Gard, Creapon. — Languedoc, Sauvages. 

rougCB, f. aac. ^^açaia. Comcnius, 1569. 

rooCGO, provençal mod., Mém. de la Soc. de linguist, I, 153. 

Cf. fola, Turin, BonellL— I«)iffi,VolCDla,itaL — Folega, milanais, Baufl. 
— rolltM, Naple», Costa. — l«Hla, Mesaice, Benoît.— rvUfa, Follgt, Sar- 
daigne, Caro, Salvador!. 

2. — Cet oiseau doit à la couleur noire de sou plumage 
d'être appelé : 

HORBLLK, f. françaiB. 

MORKTTB. f. Normandie, Le Hâricher. 

DiABLiDti ICLB, Ht. provençal, Dartuc, 

Cf. more, saiEM au. schini. — DlabU i» mat, esp., Naoeyro. 

3. — Autres noms de cet oiseau : 

fiRossB POOLB d'eau, a Vienne, Mauduyt. 

POULE d'bau, f. frangaÎB. 

coa d'aiwb, wallon, Sëlya LoDgchampt. 



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ORUS CIN&REA. BBCHSTBIN. 307 

fiALLiNASSA D'ArouA, PfréiiÉeB-Orientalea, CompanTO. 
DOUR UR (iar — poule ; dour = eau), breton, Tronde. 

lUCRaSA(>), Nice. Risao. 

ifACBnsa, Qard, Crespou. 

HACBEDSE, français. 

luCROBE, Savoie, Bailly. 

KACBOULE, f. Nonuandie, Chesuon. 

MACHELLE, Jura, Ogârieo. 

eUBDDBBLLB, Calrados, Lesauvage. 

lUDBLLB, jcdAle, C6te-d'0r, Marchant. — Auvergne, Clialaniat. 
Poitou, Lalanne. — Ai()on, Millet, — Seiue-lafârietire, 
Lemetteil. — Finistère, Souvestre. —Paris. 

jODBLUi, Aqjou, Millet. — Deux-Sèvres, Ouillemeau. 

loSELLB, Ai^ou. Millet. — Charente, Trémeau de Roebebnine. 
— Poitou, Faïre. 

jHAUsâLE, Satntongc, JAoain. 

OOECTB, kaqcbttbC), Seine-Inférieure, Lemetteil. 

BLARIB. BLAIRIE, BLÉB7, picard, Corblet, Msrcotte, — Seine-In- 
férieure, Lemetteil. 

BEBLAUDB, picard, Marcotte. 

DOuAHEit, LouACH, Morbihan, Taaté. 

lavac'hbnn, f. breton de Comouaille, Troude. 

- PnUorc, ital,, Daei. — JaUlnutt 



ORUS CINEREA. Bechstein. 

LA ORUE. 

I. 

1. — Au latin gms se rattachent : 

SBUA, f. anc. prov., Raynouard. — Nice. Riaso. 
ORUO, ancro, aobio, proveugal. Castor. 

(■) Ce mot et les sulvauU ont-Us une parenté avec ■••rfui, ntartott, 
noms de la foalqu« en Hollande selon Scblegel I 

{*) Cf. Coet, BaU e«Ot, angl. C. Smith. — BtlMol, angi., WUlughby. — 
KoM, boUaudais. 



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368 anvs cinerea. bbchstein. 

BBUAi. aiiACTA, /. StToie, Baill]'. 

ASBOi, Toulon, Pellicot. 

AQRUO, f. Oera, Céuac-Moucaut 

àflHAlo, Oard, Crespon, 

GRon, m. Malmôd;, Villera. 

GKnÀU. tn. (— petit de la grue) ancien tr»at»i». 

Cf. fiiDt, OSoes, D«8cr. — 6nil. Snu, 8ari]a.igna, salvidori. — Bn, 
flna, fin«, ital. — flnlla, eap. — -Bnn, port. — Grol, Sicile, Benoit. — 
Anl («Bas douta poor Ifiel), Barletta, dut». 

2. — La grue s'appelle eacore : 

flÀRAK, f. bret. armoricain, Taelé, Legonidec. 

Cf. ripovot, grec. ~ Xnnlch, ait. — KnneBf, Saie, Bielz. — GrUM, 
angl. — Irau, holl. — Knna, Brandeliourg, Belle. — Enuaknu, MQn«- 

torland, Bolamann. 

3. — Autres noms de la grue : 

GABiLAN, Pyrénées-OrientaleB, Company». 
PKOD SAUVASE, DiKHON SAnvAOB, Vienne, Maudu^rt. 
PATA, Provence, Salerne. 
LBRTztmA, basque, Favre, 

4. — Locutions : 

< On dit qu'un homme a le cou de grue, quand il l'a bien long, ou 
quand il fait etTort pour l'allonger. 

« Il fait le pied de grue, se dit d'un homme quand il est longtemps 
debout en quelque lien et particulièrement quand ou le fait attendre. 

< Maître Oonin est mort, le monde n'est plus grve, Be dit à ceux 
dont on s découvert la finoBse et qui Touloient tromper. 

< Être planté comme une grue, c'est étve debout aur ses pieds, 
■'ennuyer à une porte. > 

(Leroux. Dict. comique.) 

< £fr«;rua,sigaiâeêtrebète; faireia jambe de grve s: attendre.» 

<Voy. Qlois. de Vanc. Théâtre fr.) 



5. — Pronostic italien : 



< Co le grue paua 
vente o aqua. » 



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ORUS CINERBA. BECHSTEIN. 360 

6. — Raynouard rapporte ce proverbe provençal, em- 
prunté à G. Faidit : 

< Un pane &uzel en mon punh, que no b'u'sd 
Am mais qu'a cel una grua Tolan. > 

Traduction : Un petit oiseau qui ne s'ea aille point, j'aime mieux 
en mon poing qu'au ciel une grue Tolant. 



,!• ^ < Allonsl allons) a dit la grae. 

De tout lou jorne ae remue. > 
(Ane. proT. franc, cité par Obeblik, p. 40.) 

< Le duc des grues. 

Ne crie, ne mue (remue). » 

(Ane. prov. Le Bavx. de Lihct.) 

2. — Les laboureurs voyant un bataillon de gruea, les 
interpellent ainsi : 

Tire la charme. 

(Centre, Javbest.) , 

Voici une formulette plus complète que récitent lea 
enfants aux grues passant dans les airs : 

Orue, grue nouvelle 
Tourne ta' charrette 
La mienne, la tienne 
Et celle du prêtre. 
Jamais gi-ue n'a tant tourné 
Que aa mère l'a portée 
Sur sea braa. sur aes cAtës, 
Sur la levée de ces fosBés. 
Tourne, belle grue, 
Roide comme un dévidet. 
Orue, grue nonvelle. 
Tourne ta charrette 
Et moi la mienne. 
(Le Charme (Loiret), comm. par M. L. Bb&dvill&bd.) 
24 



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370 QRUB CINEREA. BECHSTEIN. 

^ 3. « Lea enfaata ont l'hsbitnde de crier kox graes passant 
dans lea aire : 

Tribouillez-TOUBI tribonillez-Toaa I 

En rang, en rang, les belles I 
et ils prétendent que le premier cri suffit pour porter la confusion 
dans les lignes de leur triangle et que le second, an contraire, les 
remet eu ordre lorsqu'elles ont rpmpD leora ronga, > 

(Centre, Jaubert.) 

4. ^ « La grue dit : Sauvont-nous, sauvotu-nmu t » 

{Journal des jeunes filles, 1850, p. 314.) 

5. — Le Pied de Obue (Jeu). — La société s'assied 
en rond. Un des joneurs se place au milieu, tenant à la 
main une corbeille ou un vase dans lequel il 7 a des 
graines quelconques ou d'autres objets divisés par petites 
parties. Ce Joueur, qu'on nommela^rue, doit toujours se 
tenir sur un pied; il lui est seulement permis de se tenir 
alternativement sur l'un et sur l'autre; s'il venait à poser 
les deux pieds, il paierait irrémissiblement un gage. Cela 
eonTenu, il présente sa corbeille à une personne, et lui dit : 

J'ai fïùm. J'ai Aiim; 

Vite, donnez-moi du grain. 

Cette personne s'approche, prend une pincée de grain, 
et lui demande s'il l'aime pair ou impaii'. S'il répond 
qu'il l'aime jTair, on compte les grains; et si le nombreen 
est impair, il continue à rester grue, et s'adresse à la 
personne qui vient à gauche après celle-ci, en l'interpel- 
lant de même. Ce manège continue jusqu'à ce que le 
hasard lui ait fait deviner juste. Dans ce cas, la personne , 
qui tient la pincée de grains devient grue à son tour, et 
donne un gage. 
(Haissok, Nouveau manuel des jeux et amusements, Paris, 1838.) 

6. — Sur les grues d'Ibycus, voy. Ristelhuber, Quatre 



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ASDEA CINBRE&. L. 



ImOades suivies de notes, Genève, 1876, pp. 29-35, et 
Henry Schliemann, The Stymphalian Urdsandtheoranes 
ofibykxts. 



ARDEA. CINEREA. L. 

LE HÉRON 

I. 

1. — Les noms suivants sont d'origine germanique : 

HÉOBOK, m. Beance. Perche, conun. par M. de Tarra^a. — 

Ai^oa, Millet. — Savoie, Baillj. 
AIOHO. aucien provençal. 
AOBO, Pyrénées-Orientales, Companyo, 
AiQHON, ÉGHON. rn. Haut-Maiae, Monteason. — Vienne, Hau- 

duyt. — Sologne. Salerne. 
AiQUXHON, AiHGCERON, Centre, Jaubert. 
ASUBUBION, Morraii, Chambure. 
AQRON. Bresse cMlonnaise, Ouillemin. 
AlOBiN, Montrèt, Gaspard. 
AiozoK, KûzoH, Sologne, Salerne. — Le Charme (Loiret), comm. 

par M. L. Beauyiltard. 
KâcBON, m. Poitou, Favre. 
NiOHONNEAu (:= petit du héron), Poitou, Favre. 
Bânoif, m. français. 

HARON, m. Luxembourg wallon, Lafontaine. — payt mesain. 
BIROK, m. A^jou, Millet. — Savoie, Bailly. 
BuaoDK, LUBOUN, Toulon, Fellicot. 

Cf. Htlfir, HSifn, aoc. haut ail. — H«lf«r, moyen haut ail. — HaiiK, 
Shetland, Edmonatone. — AgUroat, ital. — Alron, milanais, BbqS. — 
Amal, Messine, Benoit. — Heroa, Harn, aagl. 

S. — Autres noms du héron : 

HSBLIOON, breton de Belle -lie- en- Mer, Ch. de la Touche. 

BOHiDON, Savoie. Bailly. 

aiBODi, m. ancien provençal, Raynonard. 

Goo HÉRON, Ch&til Ion-sur- Seine, coram. par H. Dagain. 



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372 ABUSA PNERfiA L. 

lAU picHAi.Poito», Litlaime. 

ciW» d'aioca (m. k. m. eAapon d'eau), Pyr.-Or., Companjo. 

OALBSiOUH. SALEMEH, provençal, Darlnc, Houuorat. 

SAUCHoâif, Oard. Creepon. 

BKUIA (■} PESCAlBÉ, BBRiiÂT PKSCAIU. Qard, CrespoD. — Ton- 

louse, Fonmarède. 
BAkRAD PBiCAraB (>), PyrédâBB- Orientales, Companjo. 
pbiso BBSKABD, CoiTëze, Béronie. 
oiRAU PBCàiRK, Hante' Auvergne, Delarbre. 
snAiID FBSCHADI, Lîmagne, Chalaniat. 
eniBAOC riaciLJXà, Tarn, Q&ry. 
«iKAl pbscaihe. Cantal, Deribier. 
HAC'babu Âim âot (m. ft m. llargutrite du ritage), breton, 

Troade. 
POUACRB, Denx-SèvreR, Gnilleraeaa. 
OOVITKI ORii, Nice, Riaso. 
Kxnc'HiiE, breton armoricain, Taalé. 

3. — Ou donne aa héron Id nom de grue dans certains 
pays : 

CRAm, Someraetahlre, C. Smith. 
AKÙI, Lecce, Costa. 

4. — A cause de ses longues stations sur une seule 
jambe, on l'appelle : 

PERDi-EORNADAS (= qui poTd ses jouTséoB) Sard.daNordtCara. 
praoïOtOBin. Oenes, Descr. 

5. — Locutions : maigre, sec comme un héron = per- 
sonne très-maigre. — Une femme hêronntère ■= femme 
tèche, maigre, haute sur jambes. — On dit cuisse héron- 
nière = cuisse maigre. — On emploie, selon Marin, lyict. 
fhxnçais-^oUandais, l'expression de peau héronnière pour 
désigner une peau sèclie et maigre. 

(I) Ou donna louvent an héron, dsi nomi dliomme, ainsi an aoKlali ; 
tuit htm, Lewes, Uantall. — iuamj lauf* Kfft, JnuBr Ituw uck, Bnndred 
of Longidale, Peacock. 

1*1 Cette dénomination ^uiTant h lat plcbnr, selon Companyo. 



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ARDEA CINEREA. L. ^3 

6. — Les différentes espèces de hérons portent sur la 
tète une sorte de huppe appelée autrefois masse, masse 
de héron (en ital. mazza). Cette huppe a été, par la suite, 
if pelée aigrette (ào aigron =héroa) on garcette Q) (de 
^arza = héron dans différents dialectes.) 

n. 

^ 1. < Le peuple prétend que le héron a sept Téaiculea de flel. > 
(PrOTence, Daeliic.) 

2> ^ < Le héron a le b«c si fort 

Que ai d'autre oyaeau est battn. 
Il le transperse et met & mort 
Tant eat pécétrant et poinctu. 
est ai très luxurieux 
Et plein d'affection chamelle 
Que quand il couvre sa femelle 
Le sang lu; dietile des yeux. > 

(Akuu.) 

— 3. < Héron qui laisse petit poisson, mange k souper dea 
limaçons. > (Proverbe breton, SAurt.) 

4. — Proverbes en latin du moyen-âge : 

— Ardea culpat aqnaa quia neacit nare per lllaa. 

— Ardea culpavit undas, maie quando natavit. 



Cf. le proverbe allemand ■- Sm lit scUfeU msasrt safta dsr ReUtr.ia 
kuinf ar bIbU hAwIbbmi. i 

Hoefer, WiiivKa ifridH. 

5. — Proverbe allemand : 

Wo frOsche sind, da siud anch stOrche. 

6. — En Italien, selon Duez, airone signifie par méta- 
phore : léger, étourdi, éventé. 



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ABDEA UINUTA. L. 



ARDEA. PDRPUREA. L. 

GOVtTBK KODI, Nice, RiMO. 
■UPITIBR, proTeocal, Honnont. 
CBAntamÈ, bihha, O&rd, Creapon. 

Od eonfond ordlmUremant ca hâpoo ïtm le Iiéron cendré, 



ARDEA BGRETTA, Bechstein. 

iISRBTTA {■), /• Nice, RiSBO. 

I16BB10, HUBOUN BLANC, Toulon, Pellicot. 
OAUCHODK BLAHC Qiird, Crespon. 



ARDEA GARZETTA('). L. 
Noms de cet oiseau : 
AiaKBTA(*}, Provence, Hounorat. 

OAUGHOUIf BLANC, BIHHA BLAHCt Oard, CrCSpOll. 

BABDÉ, provençal, Azals. 

ARDEA RALLOmES. Scopou. 

sÈtim CBABIBB, CBABIRK, frangats. 

fiBENOOiLLâ, aRANODLHië, proTenfal, languedocien. 

ROOTAlni, proven;^, Listo it'ai 



ARDEA MINUTA. L. 

noUTATHâ, BOUTAlR*(»>, Gard, Creapon. — Hérault, Marcel de 
Sen-es, — Toulouse, Lacroix. 

|i) cr. Igrat, Halle, Schembri. 

(•) Celte dénomLDatioa iclantiflque a 6U empnuiUe aux dialectei de 
l'Italie. On appelle eel oiseau ea Sicile : aarrctta (Benoit). Cf. ftftnrftt, 
NaplM, cosia. — GumU, galliciec, Finol. Ces noms sont eui-mSoiu 
dAriTé* de tint, qui algaifle Uron d'une maaiire générale en italien, en 
eipagDOl et en galliclen. 

(•) cr. iTtttt, Ueulne, Benoit. 

l*) Mot-Ii-mot Mtmir, k oante de ion erl. (Cretpon.) 



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ARDEA NTCTICORAX. L. 

pilonC). filassibr(>), Anjou, Uillet. 

BSCLAPAIRB, ProTence, Honnorot. 

ooviTHOUN nons, Nice, RUio. 

PABCEAT (onomatopée), Deaz-SâTrei, OttiUemeftU. 

GHSNOUiLLÊ, provençal. 

BLonatoaC), m. françaii. 



ARDEA NYCTICORAX. L. 

1. — Noms de cet oiseau : 

AiGBBTTAj /. Nice, Rlsao. 

AOANTOUK, Var, J. B. Jaubert. 

BOUPEAD, Anjou, Viocelot. 

BiHOBBAn, RÈKcm BiHûREAU, flrangaïH. 

BBRHAD, Oard, Crespon. 

AOuzBL PESGATBâ, CRiDO Bitou, TouloQHe, Lacrolz. 

TORU DR garuig&C), Pyrénées -Oriental es, Companyo. 

KODAK (onomatopée), Gard, Crespon. 

HOA-ifOA (onomatopée), provental, Honnorat. 

2. — Cet oiseau a des habitudes nocturnes; c'est pen- 
dant la nuit qu'il fait entendre son cri ranque et reten- 
tissant. Dans les langues germaniques, on l'appelle : 

NACBTBAfiB, NACHTREiHEB, allemand. 
NACHTBAAF. bollandaîB, Sdhlegel. 
HIQHT BEROH. anglais. 
Cf. Nuxrocdpaï. grec. 

(■) Cf. Pellone, ital., Duez. 

(>) Au printemps, c«t olsaau bit qn brait qal imite celui dei Slauten. 
(Hillet.) 

(S) Ce mot s été introduit dans la langue frantaisa par le* naturallites. 
Je ne connais pas son origine. 

(*) ses cris sont comparés au bauglement du bœuf. 



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ARDGA STELLARI8. L. 
ARDEA STHUARIS. L. 



1. — AcausedesbeuglementssoQoresquefaitenteiidre 
cet oiseau au moment des amours, on l'appelle : 

DCBur d'eau, BBoeLEiTR, Lorraine, Toasaenel. — ADjoa.Viocelot. 

BCBCV, Anjou, Millet. 

BtEDF DE UAHAia, Jorat, RaKOumowHki. 

BOAc DE HABEis, Fribourg, Sctiioz. 

TAURBAH d'étang, tauhkau de RiviâBB, français dial., Saleme. 

COCHNAIHB('), Béziera, Azala, 

HUGiasEtR, Lorraine, TousseneL 

BBAKAH, Vienne, Maaduyt. 

BHuriÉ, m. Var, Dép. du Var. gr. in-fol. — provençal, Caator. 

MOA, m. (onomatopée) Martigues, Pellicot. — Arlea, Darluc. 



2. — Autres noms de cet oiseau : 

BUTOR, m, français. — Pyrénées- Orientales, Companyo. 

BITOR, m. cévenol, AzalB. 

BITOR DA0i]RA(*), m. Oard. Crespon. 

BiTAR, Cbarente-Inf., LesBon. — Deux-Sèvres, Quillemeau. 



BUARD, Anjou. Uillet. 

behÔbs, forêt d'Orléans, Saleme. 

BUOR, BUHOR, Poitou, Salerne. — Charente -Inférieure, LesHon. 

— Charente, Trémeau de Rochebrune. 
BIOB, BiHon, S&intonge, JAnain. 
BiHOUB, Berry, Sologne, Saleme. 
ooviTBB, Nice, RisBO. 
HOU, Orléanais, Saleme. 
BKRKADAS, m. AgathoiH, Azaïs. 
GALBRAND, Bretagne, Saleme. 

(') Cvamalre sigaiOa probablement en mime temps kanf (t) 
(*) cr. Bara flonuu, esp., Nac«;ro. 



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CICOniA ALBA. L. 377 

ÀKASAlH^, Var, J. B. Jaubert. 

pABBsssnx, LAS d'allgb, français dialectal, Salerne. 

CAPO d'ayqua (= chapon d'eau), Pyrénées- Orient., Companyo. 

CHAPON DB KKR, bords de la Méditerranée, Pellicot. 
CL Cftppos dl psdale, it&l. — Cakcni da ctims. Sard. du Sud, Salvador!. — 
CVODS salTatlCo, Naplas, Costa. — CipHoaccio. Florence. Sieane, SavL — 
Capomiai, Piémont, Bonelli. — Cnmoi dl margi, Sicile, Benoit. 

BOneoBS, PUNGons, bret. ann., Taslé. Legonidec, de la Tonche. 
HÉRON âTOiLB('). normand, Chesnon. 
OKOCHOTALi, m. anc. provençal, Raynouard. 

Cf. Ouoerotala, ital., esp. 

3. — En dehors de France le butor, porte entre antres, 
les noms de : 

HOROTDBiL, vleui haut-allemand, Beneche. 
^ HOKTUBBL, HOROTDMBBL, moyen haut- alleni and, Benecke, 
UBE DBDii, Angleterre du nord, Willugliby. 

BOHBDROMIIEL, BOHRTBOHIIEL, ROHRTHUMBI., FLUDER, Bav., JSck. 

RBiDOHF, ROBBDOicp, DOHPHOORK, hollandais, Sctilegel. 
THOHBasB, ital., Duez. 
TaouMBODN, Piémont, Bonelli. 
TAHABOS, milanais, Banfl. 

TABABUQIO, TBABUCIHB, Pise, Savi. 

TARABUSO, Pise, Savi. — Tessin, Schinz. 
HOiTSBAHK, Luxembourg ail., Lafontaine. 
CORVU AMBiDASTRH] OARQiA, Sardaigoe, Cetti. 
oiACon, dans les Langues (Piémont), Bonelli. 

4. — Le mot butor est synonyme de stupide, grossier, 
lourd, maladroit, brutal. — En breton armoricain, bongors 
a le même sens. 



CICONIA ALBA. L. 
LA CiaOGNE 
1. — Du latin ciconia viennent : 

ciooifTA, f. Pyrénées-Orientalea, Companyo. 
(i) et 'EpwSiif ôncfio;, grec, Arltlote. 



,i,z6doïGoo<îlc 



B CICONIA ALBA. L. 

CIC05U, A «ne- provençal. 
ciGOOifO, f. Oard, Creapon. 

oeoDaNO. f- Tonlon, Pellicot. — Toulouse, Lacroix. 
ciooiONO, f. Oera, Céoac-UoDcaut. 
ciGOQKB, /. flnmsaia. 

SUOGHA, FBOoGNA, f. ATenebea (Sniaae), Bridel. 
ciixiiiKQHB, f. Moctbélisrd, Sabler. 
asdNB, Luxembourg vallon, Lafontaine. 
CioiHB, /. ancien franfais. 
CDTKi, ancien français, Scheler, ISs. dt Lille. 
CHIOOQNB, /. picard, Marcotte. 
CHIGAKE, T- iNiuchi, Hécart. 

sioouif. ç'bcbdh, c'hdiboh, g'houibon. breton, Taalé; Tronde; 
Legoniâec. 



2. — On appelle aussi la cigogne : 

GANTA, f. Pyrénées- Orientales, Companyo. 
GENTA, f. Auvergne, Chalaniat. 
GANTo. f. Qard, Creepou. 
AOAKTO. /. Toulon, Pellicot. 

3- — < On dit que la cigogne craquette ou claçuetls. > 

(Salbune.) 
— 4. c Au temps passa on ne mangeait point de cigongne, 
mais maintenant c'est f iaude royalle. > (Akbau-) 

On a de nouveau cessé de manger de ce détestable 
gibier. 

5. — « On appelle des jambes de fuseaux, des jambes de cigo- 
gne. » (Marin, Ditt. holland.- franc.) 

On appelle cou de cigogne, un cou long et maigre. 

6. — Locutions italiennes : 

Dieentar cigogna, ^ devenir cigogne, c.-à-d. claquer lea dents 
de froid ; far cigogna, (se dit à Venise) = lier un homme à l'antenne 
pour découvrir en mer. (Dubs.) 



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CICONIA ALBA. h. 379 

7. — Proverbe allemand : 

c Er geht wie der Storch im Salât. » {Fhischbiih. Praïus. Sprieh.) 

8. — Proverbe bohème : 

€ Plna 11 y a de cigognes, moliu od roit de grenouilleB. > 
{Almartach 4e Carlsbad.) 

9. — Proverbe allemand : 

« Dea storcli klappem lehren. » 

II. 

1. ^ € La cigongne a telle pitié 

De son père et mère en TÎeillesse 
Qu'el' les nourrit par amitié 
Ail Did et Jamais ne les laisse. 
En l'ail' les' porte doucement 
Et nourrit sans être estrangée 
Ses petits délicatement 
De la viande qu'a mangée, > 

(Akuu.) 

2. — « Quant elle se sent grevée par trop manger, elle prmd 
de l'eau en son bec qu'elle met en son corps par le fondement pour 
amollir la matière qui est trop dure dedans son corps et par ce 
elle se purge ('). » <Aiibau.) 

3. ^ «On dit que les cigognes n'ont pas de langue. > 

(Marin, Diet. hollandais.) 

4. ^ < On appelle conte; de cigogne, ou contes à la cigogne, 
dea contes à dormir debout, des rapports mensongers. 

Cf. la locution sllsmande : Tertsll ml Bucbt von Surtb I employée lar 
afewsiimK nwsbrtr odsr ibieietiutkUr KnàUiifaB. 

(F'riSChbier, tnta. SfriAu.) 

. 6. — « On appelle repat de cigogne, celui où l'amphytriou s'ad- 
juge tons les bons morceaux. » 

(POBTBvra, JHet. p-anç.'oU.) 

(>) ■ L«s cigogaw ont 4td la* tnvcntrlcM d«s clyitêns, qnl «st uns 
louabU et utile invention. > Voiture, cité par le Dlct. Larouiie. 



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380 PL&TÂLBA LEUCOttODlA. L. 

6. — La cigogne joue un grand rôle dans les traditions 
populaires de l'Allemagne; c'est elle qui apporte les 

' enfants dans les familles tandis que chez nous, on les 
trouve sous les clioux('). 

Un grand nombre de formulettes sont récitées à propos 
de cet oiseau. Voici la traduction de l'une d'entre elles, 
d'origine alsacienne : 

« Cigogne, cigogae, raidis tesjambea — emporte-moi '& la maiion 
— ei tu ne peux pas me porter — traîne-moi sur la voiture — ai tu 
ne peux pas me traîner — laisse-mol k la maison. > 

(StObbr, EUàsaisches VolksbûchUin.) , ' 

7. — Proverbe de la suisse allemande : 

Es aagt ein storcli dem andem, langhaU. 
C.-à-d, la cigogne traite de long eoù une autre cigognç. 



PLATALEA LEUCORODIA. L. 



1. — Cet oiseau doit à la forme de son bec qui est platen 
dessus et en dessous, et arrondi à l'extrémité en forme de 
spatule les noms suivants : 

SPATULA, Nice, RisBO, — Pyrénées -Orientales, Companyo. 

BB d'espatulo, Oard, Creapon. 

PALLK, français, Degland et Gerbe. 

FALBTTB, Seine- Inférieure, Lemetteil. — picard. Marcotte. 

PALOTiBB, picard. Marcotte. 

BBC PLANâ, Pyrénées- Orientales, Companyo. 

Cf. Spilolt, oensB, Descr. — Espatnlt, eep. ~- FaJsKa, Ualts, Schembrl. — 
FiUtta, Meaai se, Benoit. — Fal»dd&, Catana, Syracuse. BanoiC. — FaletltH, 

(T) Sur la cigogne apportant les enfants, voy. Maonhardt, Ueberains- 
tlmmangen deutacber und antiker Volksflberliefsrung, dans Zâti^.!. i- 
•. Qsua folga, X. 



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PHŒNICOPTEBUS R0SBU8. PALLA8. 381 

Naples, CoiU.— SpUtlgus, ail. — 8p«0BUU, angl. — Lap«lur(i), Upalfui, 
holl. — UatelfDU. Saie, Bielz. 

2. — La spatule est encore appelée ; 

PBLUICAK. picard. Marcotte. 

IBIS PALCINELLUS. Vieillot. 

1. — Noms de cet oiseau : 
COURUS TBBT, IBIS TBAT, m. fraujais. 
beccahasinà. Nice, RIbbo. 

CHABLOT VBBi, LisiÂlHD, proTençal, Listo d'animaout. 

2. — L'ibia sacré (ibis-religîosa, Cuvier) appartient au 
même genre que l'ibis vert. Voy. sur cet oiseau : Savigny, 
Bist. nat. etmythol. deCIbis, Paris, 1805, in-S» et Cuvier, 
Mém. sur l'Ibis des otic. Égyptiens (dans Annales du 
Muséum d'h. nat. de Paris, IV, 116), 1804. 



PH(ENICOPTERUS ROSBUS. Pallas. 

1. — Noms de cet oiseau : 

FLAUAHT (>), m. français. 
FLAHBAHT, m. ancien françaiB. Belon. 
FLAMAH, m. Hérault, Marcel de Serres. 
CL nuunlDKO, Toscane, Costa. — TUmminn, Sic, Ben.; Malte, Seli«mb. 

2. — Autres noms du flamant : 

B^CABU, BÉCARUT ('), Cévennes, AzalH. — proïcnçal. Castor. 
ALic BOTJ (*), Pyrénées -Orientales, Companyo. 

(') • De klodaren roapan de Oyevaareo als die ïltegen aldua na : 
■ OyeTaïr, lepelaar, 
Scbelm, diaf en moordenaar. •• 

(Marin, Dict. Ml.-fr.) 
(*) C.-k-d. celui qui est couleur de flamme.— Ainsi appelé ft cauw de 
sa» belles couleurs rouges. 
(■) Ainsi appelé 6 cause de la grosseur de son bec. 
<*) BxpresaloD décaturée, probablement pour ala rotj. (Companyo.) 



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383 PILEUiUfUS ONOCROTALDS. L. 

3. — En dehors de la France, cet oiseau est appelé : 

UANOONE, Sardaigne, Cars. 

FBHtcoTTBBO, Toicane. Costa. 

PUUINBLLA, Naplea, Costa. 

OKKIÀ RUBIÀ (c. -à-dire fent ou personne rouge), Oristano, Cetti. 

4. — A Maraeille, on dit d'un individu long et maigre 
que c'est un long flamant. 



PELBCANUS ONOCROTALUS. L. 

LE PÉLICAN 

I. 

1. — Du \&tia pelicanus vient ; 
PÉUCÀH, m. franfais. 

-Fcliean. Halta, Sch«mbri. 



2. — Le pélican s'appelle encore : 

TRUBLB, français, Duez. 
UVAMB, ft-ançaiB dialectal, Belon. 
MjUic'HAniT AB lALc'H (>), breton, Tronde. 
QBÂND Gouziâ, Bouches -du-Rhône, Villeneuve. 

II. 

1- — « Le pélican t^ict contre terre 
Son nid, et quand des petits a 
Si le serpent se trouve ik 
De ses dents les étrangle et serre (<). 
Lors, quand 11 voit ses petits mors 
Il se navre et d'un cœur très franc 
It les arrose de son sang 
Dont U leur rend la vie au corps. > 

(Ahiau-) 



Q bac an forma da poolia. 



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CARBO CORUORANCS. HETER. 383 

2. 1— Les Arabes racontent la légende suivante : c A 
l'époque de la construction de la Kaaba, à la Mecque, 
comme il fallait aller chercher l'eau très-loin, on manqua 
bientôt de porteurs; les maçons se plaignirent d'être 
réduits à l'inaction ; alors Allah qui ne voulait pas que 
la construction sacrée fut retardée, envoya des milliers de 
pélicans qui remplirent leur gosier d'eau et l'apportèrent 
aux magons. » 



CARBO CORMORANUS. Meybr. 
LE CORMORAN 
1. — Cet oiseau de mer est appelé à cause de sa cou- 
leur noire : 

CO&PIIARI, m. ancien provençal, Rayaouard. 

GOfuiARin, Hérault, Marcel de Serres. — Bouches- du -RMoe, 

Villeneuve. — Oard, Creapon. 
CRO MAHIN, Jura, Ogérien. 
cauahih ('), picard. Marcotte. 
hOkvhah (= corbeau de mer), breton armoricain. 
CBOT PESCHBHOT, ffi. Bourgogne, ButTon. 



2. — Autres noms de cet oiseau ; 

COBiURAN, COHUABAHT. m. anc. A-aiiç., Selon, Littré. — Guer- 

neàey, Métivier. — Provence, Darluc, 
GOBMORAH, m. français. 

COEHOBAHNB, /. AnjOU, Millet. ' 

cnoRNOpRAH, m. Nice, Riaao. 
CBOVOBAL, m. poitevin, Pavre. 

cr. Connoraut, anglais. — Karmaran, allemand, hoUandsU. 

Les étymologîstes font venir cormoran de cor = 



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3S4 BULA. BASSANA.. BHI880N. 

iXfrbeau et de moran contraction du baaton môrvran = 
corbeau de mer, de sorte qu'il y aurait pléonasme dansla 
composition de ce mot. 

3. — Autres noms du cormoran : 

BOKD, KMVAOI, UOBTAOITT, brctOD, TrOUde. 

IIOLFAODT, Finiitère, Souveatre. 

PBTnGH£j Charente, Trémeau de Rocbebrune. 

AQBOifÂT, m. ADcien provençal, Rayaouard. 

SCOHPI, aard, CreBpOQ. 

PHIUMOPKE, rives de l'ooeat. Chatte illustrée, oct 187!. 

4. — ( Appeler quelqu'un grand cormoran eat une ii^nre. > 
< Le mot hoU. teholfert aigniâe h la foii cormoran et malolru, 
marou/pe. > (Marin, Diet. holl.-franç.) 



PELECANUS CRI8TATUS. FABKICIUS. 
Noms de cet oiseau : 
PETIT omiioUM, 5iaAin>, m. frangaii. 



SULA (*) BASSANA. Brissoh. 
LE POU 
:, IIAI16AT, Normandie, Cheeuon. — Picardie, Labille. 
MAHOOT, picard, Mai'COtte. 
POU, FOU DE B&ss^, roB BLANC, ^^inçiiia. 
BOUBIE ('), normand, Cheanon. 
SR08 auiUAnx, SARDmER, NoirmonUer, Piet. 
wnsconi. 'untix^, Finistâre, Souveatre. 
CAKAC, SERGENT GOULU, Belle-Ile -en -Mer, les Oiseau» de mtr 

dana lea Etreonei morbibaniiaisea, pour 1876. 
BOULARD ('), Noirmoutier, Cavoteau. 

[1) Pour ee nom «cientlSque, cf. Sotan, Orkn«y, Lov. 

(1) Ce mot currespocd à ranglais boobj, qui s^rt & désigner cet olsoan 
et qui, eu mAme temps a le sena de Iwntt. On l'appelle fou, parce qu'il 
M laisse ftcilemenC approchar et tuer par l'homme. 

(■) Ce mot slgnlQa «ans douta le criard. Le fou crie dune manière 
rauqne et désagréable. 



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PaoOSLLABIA PBLAQICA, L. 386 

FREGATA MARINA. Bahrbrb. 

Cet oiseau est appelé frégate en ft-acçais. L'oiseau a 
été comparé au naTire de guerre appelé frégate comme le 
prouve son nom anglais Mrd man of toar. Cette compa- 
raison s'explique par ce fait que l'oiseau et le navire sont 
très-bons voiliers. Ajoutez à cela une certaine ressem- 
blance de structure. 



PROGELLASIA PELAGICA. L. 

1. — A rapproche des tempâtes, cet oiseau soit les 
navires ; il est donc pour les marins un présage de mau- 
Tais temps et même, selon leurs croyances supertitieuses, 
il en est l'auteur; d'où ses noms : 

oiSBin DBS TBHPtTES, m. picard, H&rcotte. — Finût-, SonTWtre. 

CBiB-VBHT, CHlVKnr, ffl. flormukdie, Cbeuioii; Ploquet. 

ifOWiWTAiL, m. fraDïttia. 

OisK&D DU DUBLB, m. Finistère, Sonveatre. 

UTAViTB, m. picat'd. Marcotte. — normand, Cheanon. 

sATunaUB. m. Noinnoutier, CsToleau. 

cf. StoimiwiliiT?, hoU., Schlegal. 

2. — Dans son vol sur la mer, cet oiseau effleure les 
Ûots de ses pieds. D semble qu'il marche- sur les eaux 
comme Saint-Pierre, d'où son nom de : 

pAtrbu m. français. 

3. — Autres noms du pétrel : 

CiiLLBTTB, ÉciiLLBTTK, f. pîcEird, Marcotte. 

lURTiHBT, Nice, Risso. 

Tnit&T NtenÉ, TESTA HâoiiA, Hérault, Uarcel de Serres. 

PBTIT PUIHT. Finistère, Souveetre. 

OOb}, breton du FiniaUre, Sonvestre. 

HALUlOOffB, nom donna au pétrel par les morutwr«(>), LabiUe. 



I>) Ventlw = ptebaur de morne. On doit rapprocher ■ 

25 



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888 LAÏCS (obnrb). l. 

4. — 4 Le m«nrtre d'un pétrel rend {mpopiilaire k bord d'os 
iu*ire. — 8«loD 1« croyance de^ marinB, un p«trel est on matelot 
nanfrmgé chuigé en oLieaa. » 

(CAof j« iUutlrée, II, 127.) 

6. — € IiCS marina anglais donnent au pétrel, un singulier nom, 
MatKtr Carty't ehiektn. > (C. SiUTa.) 



PUPPmUS CINEREUS. L. 



luano, Nica, Biwo. 

viKR, TiUD, Normandie. CheaBon. 



STBRGORARIUS (Oenra). iAissON. 
1^68 espaces de ce genre sont connaes soiu les noms de: 

naQUlT. Bretagne, Souvestre. 
BUIILE KOIHI, Qenéve, Necker. 
UBBi, BraaooRAinB, fraocaîB Bavant. 
ciASra iikrdbO), français, Nemnich. 



LARDS (âenre). L. 

1. — Les différentes espaces du genre Lanta, L. sont 
généralement connues sous les noms suivants : 

fioiux. m. Fribourg, Oraugier. — Nenfchfttel. Alph. O. Lofu- 

tiona vicieuses, p. 150. 
OiTBTAT, onÉVAT, picord, Corblet, Marcotte. 
SÀVUIB, m. ancien provençal, Eaynoaard. 
OAViHÀ, /. ancien prov., Raïnouu|^. — Kice, Risao. 
KABINB, Hyères, Pellicot. 

flABiAH, Hérault, Uarcel de Serres. — Toulouse, Lacroix.^ 
Oard, Crespon. — Toulon, Pellicot. 

■tlliiHa. nom d'une «tpéce voiilne (FroGiUarla ilaeialUI, aux tlM OrkBtr. 
■eloD Bdmoiidttoa. 



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LARU8 (GBKRB)> L. 38^^^ 



[, Pyrénées-Orient&lea, Companro. 

GOBLIHD, français. 

GOILAir, français, Doez. 

OODALAN, SaToie, Baill;;. — Vendée, OufUemeau. 

evKUM, bret. de Belle-Il»-eib-Mer, Ch. d« la Toiich«. 

«OOi-BN, m. breton, Troude. 

QUAND, QranyiUe, Le Harchaat. 
Cf. Cao, Gu, Cu marlBB, Bardalgne, Cara, — Sania, Halte, S«h«mbrl. — 
fiaila, ital., Duez. — QalTon», Naples, Costa. — SaTlna, Naples, Coita; 
Bardaigne, salvadori. - flabUaiu, Solana, ital. — SxarlD, (pour lB)gaTrinl) 
milanais, Banfl. — eatlota, esp., Nacayro, — BdTOta, gallicien. — OUI, 
angl. — a«r, S«a for, Hundred or Longsdale, Peacock. 

2. — Aatresnomsgénérauxdesespècesdagenrei^irus: 

ÀOUCO Di KAS, HinOUHDBLLO Ht MAH, TOUlOUSg, LSCmiX. 

OOOSMAHD, normand. Le Hâricher. 

flODUUT, normand, Plnqnet. 

QOULKAS, CAONAHD, Qormaud, Le Héricher. 

HABOAs, IU2QAT, QuillebcBuf, Le Béricher. 

lUUTE, cAtea de l'Ouest, Normandie. 

GOVLAOD, Qard, Creepon. 

FAM>nBDK, FALOIKBE, Savoie, Baillf. 

BBZC, Genève, Necker. — Suisse romande, Bridel. 

BBiu. BKDEu, Suisse romande, Bridel. 

BUD, Suisse romande, Scttini. 

3* ^ « Aa la maladia dob gabian 

La testa malanta, loa bec sao. > 

(Nice, TosBLLi.) 
Ce proverbe s'emploie sans doute pour se moquer de 
quelqu'un qui se dît malade et cependant mange bien. 

4. — En italien le mot gca>Mano se dit par injure à ua 
homme grossier, mal élevé. 

5. — < Le goilan est un oiseau de mer qui KO^Ht de la Jannisse 
celui qui le i-egarde et meurt en mdme temps. > (DOKb) 

6. ^ < Les sauniers de la Camargue n'oseraient pas tuer, à la 
nnit tombante, le gabian, l'oiseau du bon Dieu, qui traverse, disent- 
Ua, les nuage^ après le coucher du soleil, ponr remonter au cieL > 

(U» L. PiauHB. L» Qardian dé la Camargue.) 



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88S LABUS OAHDS. L. 

7. ^ « Pour gn<rfr 1» flèTi», II f«ot se frotter de la graiue d'un 
goèUad tué un rendredi. > 

(Bogëne Sus, Kemok U Corsaire.) 

â. ^ « C'e«t au Croiaic, anr le grand autel, large rocher, qoe 
Jadis lea llllea et les femmes du pajs. parées avec recherche, les 
cheveux épara, armées d'un beau bouquet de fleurs Douvellei, cou- 
raient, s'élangalent sur la roche, et là, les jrenx au ciel, les bras 
élevés, chantaient ces mots : 

« Qoëlands, goélands, 
Ramenei-nouB nos maris. et nos amants. > 

(Cambkt. Voyage dans le Finittére.i 



LARDS MARINUS. L. 

Â.VCk Dt UÀX, Nice. Riaao. 

auiVAT, ouivÀT, picard. Marcotte. 

KABTioo. MAHTiucT, Bouches- du- RhOnc, VilleneuTe. 

cous, Noirmoutier, Ptet. 

aouAHD A MÀnriAU MOiH, ROiH UÀNTUU, français. 



LARDS ARGENTATUS. Brcnkichius. 

Cet oiseau, appelé par les naturalistes le goéland à ftian- 
teau bleu, est d'tm bleu particulier qu'on appelle te ftieMdtf 
mouette. 



LARDS CANUS. L. 

ooBLuiD eus. soBLUfD cBHDsi, français. 
OODALBTTB, Niort, Ouillemean. 
flariTA, Hérault. Uarcel de Serres. 
eAvmro, Oard, Crespon. 

SABIÀH KOfllUEHA, NICe, RlSSO. 

ciUB-CBonTS. Noirmoutier, Piet. 

VAUTB, HiÀUTE, UMULB, uiOLia, KUDX, picard, Uarcotte. 

eaiURD, MÂUABD GBiSABD. pîcard, Corblet 

n<niK, Denx-Sôvres, Ouillemeau. 



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8TBBNA (OKHRS). L. 



LARDS TRTOACTYLUS. L. 

ciHÀYÂC, Finistère, Sonvestre. 
Goii.BTTB, Noipmoutier, Piet. 
eoniLBTTB, Deux-Sôvres, Ouillemean. 
BUUixr, OeDâie, Schim. 



LÂRUS RIDIBUNDDS. L. 

U&DTE (■), picard. Corblet.— QuerneBer, Hétlvier. 

HUD, MIAULB, MIAUUS, picard. Corblet. 

VOCSTTB, MOUETTE niBDSS, françaia. 

pixonH DB lun, PUOUN DÉ MÀB, Qard. Creapon. — TodIodw. 

Lacroix. ^ Tarn, Qary. 
HSBLOT. UBLOT, Onemesey, Hétivler. 
BBZOLBT, BBSCTCHBT, Snisse romande, BrideL 
BUOD, canton de Vaud, Schiikz. 
OCIHUIRB, /. Yverdon, Schinz. 
OinBTTO, Qard, Creapon. 
gabunAla, Hérault, Marcel de Serres. 
E, NoirmoBtier, Piet. 



STERNA (Genre) L. 

liBs différentes espèces de ce ^nre sont généralement 
confondues sous les uorns suivants : 

HmoKDBLLB DB KBR ('), /. françaia. 

GWBHHELiK foH. breton armoricain. 

BODHDouLBTTo, Bouches-du-RlAue, Villenenve. 

GiFÏTA, Hérault, Uarcel de Serres. 

OAFFBTTO. Oard, Creipon. 

GViPBTTE, Noirmontier, Cavoleaa. 

PLonvBÉ, pnrrBRET, paiVABBT, PWEHÉ, picard, Corblet. 

rtuÀ^ Oard, Creapon. — Hérault, Marcel de Serre». 

trtixt, âTBLË, ÉrftLET, normand, Cheanon, Plnquet. 

(>)Cr. MMnw, holl. — IIaaDoa(=f<in>i/»aii), gallicien, Plnol. 
i*; CI. Bolondrlna dt mu, «ap. — Koadlnt d« m«r, liai. — RbbJibIiiBi da 
■ItOânee, Descr. 



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CTOITU8 (SEimi!). L. 



lUSCÀKODH, Nice, RiMO. 

BBzoLKT, 0«Dève, Necker. 

PBTiTB MoaiTTB, ooiLntB, Nantes, Saleme. 

CRUlUART. Bftiftons. aoniKUld, Le Héricher. 

CRUBD, Sologne, Saleme. 

CRiQUBT, Cal<radoB, Leaauvage, 

ociSNABDB, pdCHBCHiKH, Anjou, Uillet. 

TABAGAN, Toulon, eomm. par M. Ai^uarone. 

AIOTTl, Jura, Ogérien, 

TBHPftTKiO, Noirmontier, Cavolean. 



CYGNUS (Genre). L. 
L 

1. — Au latin cycnus se rattachent : 

siSHA, Nice, RiBSo.' 

ciONii, Oard, Creapou. — ToolouM, Lacroix. 
CTGNB, m. flranfaiB. 
CTnoKB, picard. Marcotte. 
STOHABD, Aqjon, Millet. 
Cf, Qxim. Sardaigue du Sud, Cara. -~ Ofi», OEneB, Deacr. 

2. — Du bas latin cecinus, ddntts qui vient de cicer, 
pois, et se rapporte au tubercule sur le bec de l'oiseau, 
Tiennent : 

, ciSNG, CHiSNE, vleux ffançaiB, Littré. 
cTiTB, Vieux ft^nfaia. Sctaeler, Mb. de Lille. 
ciKHB, aNB. cInb, m. Oers, Cénac-Moncaut. — wallon, Lafon- 

taîne; Sâlys Longchanipe. 
CYH, sIn, breton, Legonldec ; Taalâ. 



3. •— Autres noms du cygne : 
HCCABD (■), QaemeBey, Hâtivier. 



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jUMBt (CBMBB). BABSteB. Sftl 

HO0 ionomatopie), Aajon, Millet. 
ALUIc'h(I), breton, Legouidec. 

, 4. — Voyez dans le dict. de Littré, aa mot cygne, 
dlTerses locations relatlyds & cet oiseau. 

6. ^ 4 Lm cygnes chanteront 

Qnand lea grenonilles *e tairont. > 

(Proverbe poiterio, Di SoLAHD.) 

0. — Poor les légendes relatives au cygne Je renvoie i 
l'excellent ouvrage de Paulns Cassel, Der Schwan in 
Sage wnd Lelen, Berlin, 1872, in-12, 58 pages de texte et 
LYI pages d'annotations. On pourra consulter aussi Le 
Loup et les Cygnes dans le monde de la légende, par 
P.-P. yjazemskij, dans les Mémoires philologiques de 
Cliovanskij, 1S76, 35 pages (en russe). M. de Puymaigre a 
donné dans VAustrasie.Uetz, 1831, un résumé de la légende 
médiévique du Chevalier au Cygne. 

7. — Le proverbe lapon suivant se rattache sans doute 
à quelque légende : 

4 Im oiat dea rabeni kuin es auch schwaueneier geben. > 
(Dtaimn). 



ANSER (Genre). BABEàRi. 
L'OIE SAUVAOB. 

1.— Noms donnés aux différentes espèces de ce genre : 

usa nu, Nice, Siiso. 

ou SUTÀTQK, PyréDées-Orientalea, Compauyo. 

AÇCO SADVAJO, languedocien, provençal . 

oiB gendbAe, oie sadvaqb, français. 

BDSON uavAGE, picard. Marcotte. 

ov sovATCBE, wallon, Lafontaine. 

OIB bdkBtte, BftxftQDE, normand, TraTera. 

(1) et Ilk — r/nn fmu, anglais, charleton. 



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302 &N8IS BIUnOLA. UUOH. 

UHTA. uiclea proTençal, Eay&on>rd. 

OAHTO, Languedoc, SaoTagea. 

OVE, Vienne, MaiidaTt. 

on, ont, loui, Saioie, Sailly . 

awAs, GWAi, Qinxmi, Morbihan, Taslé. 

2. — Je ne sais quelle valeur a la brochure suivante 
que je n'ai pas eu occasion de consulter : 

Det oies sauvaget et de leurs rapports avec les origines de 
guelguet villes de France, Étude historique et pMiologique. par le 
P. Julien B&cli. Uetz, 1864, br. in-S. 

3. ^ < Les Vognli (qui habitent la Sibérie) prétendent que le 
Créateur sapréme a sept ttls dont le cadet, spécialement chargé de 
les garder, plane au-dessus d'eux sous la figure d'une oie sauvage. > 

(H« I>K BÂORâBFF-SpâRANSKI, 1«J Toungoutet, p. 34.) 



AI^Sl ALBIFRONS. Bibchtein. 
0» Bmns,/. francftis. 
GUVBLLK, GCIHPB, Aqjou, Millet. 



ÀNSER BERNIGLA.. Leach. 

LA BERNACHE. 

1. — Noms de G«t oiseau : 

BBUfAGHB. f. BBRHACLI, f. Arauçais. 

BBÉHACHA. Hérault, Marcel de Serres. 
BHBHACUO, languedocien. 
PIHPAHDB, Anjou, Millet. 
oiB SAnvAGE. Deui- Sèvres, Ouillemeau. 
JONSBLLB, cAtes de l'Ouest, Onitlamean. 
OARRBU, DDANBim, breton, Troade. 
GABZÉLi, Morbihan, Taslé. ; 
UOBVAE, (m. à m. oie de mer), breton, Troude. 
OIE NOHMBTTB, f. français. 

caoT, CHOT NONNBTTS, pîcArd, Corblet , Maroottc. 
BoiftrQiie. — Ces noms serTcnt auasi k désigner la bemache c 
<Auw krsBtB, Pallas). 



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AHAS BOSOHAS. I» 808 

2. — On a cru longtemps que la tiernache naiasait 
d'une certaiue espèce de coquillage {lepas anatifera). 
M. Max Mûller a fait sur cette tradition ime dissertation 
à laquelle je renvoie le lecteur {Nouvelles leçons sur la 
science du langage, trad. franc. Paris, ISôS, pp. 289-310.) 

3. — Locution : 

< Ceit UD bemache, il n'est ni chair ni poiaaon. > (tUsT.), 



ANAS B0SCHA8. L. 

LE CANARD SAUVAGE. 

1. — Le m&le, à cause de la belle couleur verte de son 
cou, est appelé : 

COL VBBT. m. ftangats. 
couAL^ VKH, Hyôres, Pellicot 

CUOL VBRT, Nice, RiBBO. 

COLL VBBT, PyréDâe»OrieDtBleB, Companyo. 



2. — Le mâle est encore appelé : 

iULABT, iULURD, HALiBD, rouchi, BtcMt. — Aube, Uarne, 
Tarbâ. — français, Salerne. 

Cf. HalUrda, Naplss, Costa. — IUwa«Iinl« (t), IbwUrda, BDciana dial. do 
noril de rAnglet«rrs, Uorrls. — Mallard, anglais. — HmKUhU, (= la b- 
melte) Sicile, Benoit. 

3. — Autres noms de cet oiseau : 
CANABD SÂUVAeE, m. frantais. 

UNABD BAI-BATGHâ, ffl. ToulOUSe, LOCTOix. 

UKAR BOOUVAQi, tn. TouloQ, Pellicot. 

(i| On trouve dans an traiti de convenation angto-fruiçais, de ISOS, 
édité par H. P. Heyer dans la bnu crùiqmt, iffn>-71 ; 
<=: canard sanvase). 



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luaomii, Poitou, FkTra. 
BOUBBAi, m. Uontbâliard, S&hler. 
etnr canard, LaadeH, de Uétivier. 
kocaS aotnt. breton. 
BtaftQUi, nomuuKl, Le Hériober. 

4. — La femelle est appelée : 

dm. UNE RÀUVASB, f. français. 
UNAHDi, /. Hérault, Mai-cel de Serres. 
CANABDû, /. Oard. Creapon. 
CAHIRDB, /. Savoie. Bailly. 
GANABoâLO, f, Castrea, Axais. 
cocALri TBHDO, Hyôres, Pellicot. 
BODBRB, f. Hontbâliard. Sahler. 

5. — Le Jeune canard de l'aDnée est appelé : 
ALABBAH, Hérault^ Marcei de Serres. 

EALBRAN, ffl. frauçalB. 

CANARDRAU, ffl. (= grand halhran), (lançais, SaJerae. 

BODBOTTB. f. Moutbélîard, Strier. 

6. — < Canarder, c'est tirer ror quelqu'un d'un lien où l'on est 
à couvert. Canardiére âtait autrefois une guérite, ou autre pièce 
de fortification, d'ofi i'on pouvait tirer en sûi^té. — Aujourd'hui, 
lieu qu'où prépare dans un maraia, pour preudre des canai-da saa- 
TOgesdans des uasHes. > (PâRACD.) 

On appelle maintenant canardiére un très-long fusil 
destiné à la chasse des canards sauvages. 

7. — « Blke shoot ia geen endvogel, « proT. holl. qui eignifle 
que tous les coups ne portent pas ; qu'on n'eat paa si sûr de son fait 
qu'on ne manque parfois. 



LA CANE DB MONTFORT. 

l. —^ Ou assure que tous les ans au mois de mai, à Moutfort, 
près Rennes, une cane sort d'un étang voisin avec ses petits, eutre 
âkaa l'âgUse de Saint -Nicolas, fait le tour de l'autel, y laisse un 
caneton comme of^ande, puis regagne l'âtang. 



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AKA8t Tjutean*. l. 



Le Ttilg&ire raconte qii*iiAe Jcmne flDe vyuA été menacâe de 
perdre bb vir^nité par la violence, implora Saint-Nlcalao qui, pour 
la sauTer, la métamorphoBa eu caue eauTage. Depoia ce temps, 
tous les ans à la ntSme époque, elle rerient, einu cette forme, 
rendre dea actions de grflce à ce saint. 

(Voy. sur cette légende. Obbsve, Histoire àe Montfort, Mont- 
fort. 1858. — Voyez ausii dans J. Bcgeadd, II, 166, nœ 
chauHOn intitulée la FilU changée en cane.) 

2. ^ « Lea premiers canards tnés à l'automne sont examinas 
par les chasseui's ; ei le sternum ou brëchet est rouge, l'tiiTer sera 
rude, s'il n'est que partiellement rouge l'hiver ne sera que partiel- 
lement froid. > (Jaobebt.) 

c In Richmondshire lome persons aay tbat the breastbones of 
ducks and geese after beiug cooked are obaerved to be dark coloured 
before a severe winter, and much lighter coloured before a mild 
wiater. > (Notes and Queriet, 31 juillet 1875.) 



ANAS TADORNA. L. 
TADOBHB (')• CAnARD TADORNE, m. français. 

UNAHD MONT&aHEUX, CAKABD BBNAHD (<). CANABD LAPIR, français. 

Chasse illustrée, mare 1873. 
CANARD d'hiver, Nice, Rlaso. 

CANARD DE MES, AujOU, Millet. 

CANNE ROYALE, HODAO ROÉAL (= canard royal), Finistère, Taslé; 
Souvestre. 

ABDAHT, Boulonais, Corblet. 

BINGAUD, picard, Marcotte. 

BâLIANE, m, normand, Pluquet; Chesnou; Jôret. 

Bi ROJHri, Q-ard, Crespoa. 

<■) Ou trouve lardoDti (= canards sauvages) dans M" Louis Pilier, 
b Gariian Jt la CamargiH. T s-t-U Un rapport ontrs tardons et Udonis i 

(t) Ainsi appelé parce qu'il foU son nid dans on terrier. Cf. XTjvccXûmiï, 
grec. — Volpilca, Toscane, Costa. — Barrow dock, anglais. 



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806 AMAB «TBBFBEA. L. 

ANAS CLYPEATA. L. 

1. — Le bec de ce canard est taillé eu rorme de cailler 
ou de spatule, d'où ses noms : 

BBC IN G01LLBB, Haiue-et- Loire, Viacelot. 

CULHBIRAS, provençal, Honuorat. 

Bi D'BSPATtJLa, GoïBlRAs, Qard, Crespou, 

BBC DB gPATULA. Pyrénëes-OrientaJeB, Compasyo. 

CANB POCHE, borda de la SaOae, Marchant. — Jura, Ogdrien. 

POGHON. Jnra, Ogerien. 

Cf. PklettoM. ToacaoB, Costa. — Pileltnai, Malte, Scbembi'l. — Gie^U- 
nni, Sicile, Benoit. -' Ltpalbtk, Itpdemil. Htillaad. — LaiTelute, allein. — 
Sbofellar, ang. 

2. — Autres noms de ce canard : 

soDGHBT, CANABD gocGHBT, m. français. 

vocBA, GBAND HAROTON, Deux-Sèvres, Onillemeaa, 

BOUGE, RODGB DE luvriiBB, frasfaie. 

BODQBT, Ai^ou, Millet. — Savoie, Bailly. 

RonsBOT, Jura, Ogérieu. 

CAHABD SBRRAiBS, (')• Nïce, RUao. 



ANAS STREPERA. L. 

CHrPBAd, CANARD CHiPEAU, (tançals. 
. RIDENRB {*), Normandie, CiieBnon. 
CANARD anis, Nice, Rîhho. 
MÉJAK SRis, provençal, Honnoi'ft. 
GBISBT, Pyrénéea-OrientBles, Compauyo, 
BOUT GRIS, BODHNASso, Gard, Crespon. 
BODi CABUSSAIRE, languedocien, Azale. 
FINE OBSON <■}, Saint-Valery, Corblet. 

(1) Le bec de cet oiseau est garni d'une série d'espèces de denta qa'on 
assimile k une scie, (Serra.) 

(») Faul-U rapprocher de ce mot: reMint»,nomdecemême canard dans 
le MOnsterland, selon Bolsmann t 

(*) Litt. : Du muan, parce qu'il est très habile à plonger. (Corblet.) 



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ANA8 ACDTA. L. 

ANAS PEaSELOPE. L. 

TioHOH, normand, Plnqaet, —■ Cheaaon, Lesauvage. 

TiNeBON (')■ Jura, Ogérien. 

TAGNB, woiHQNB, wiGHET, WDiOT. picard, Uarcotte. 

vioox (*). PiouLLABD, siFFLiBD, Savoie, Bailly. 

BiBUlRÉ, BOUT, Gard, Creepon. 

UNARD SiFFLBDB ('), français. 

piouLAlDd, Héraultj Marcel de Serres. 

PIDLA, CHiiTLATRB, Pyrénées -Orien talée, Companyo. 

mon, Saintonge , JCnaia. 

PBTtT WON, bords de la Sadue, Marchant. 

MIOU, Jura, Ogérien. 

niaHOn, m. {le mâle), digbonne, /. {la femelle), Aigoii 

Bonissâ (la femella), Toulon, Pellicot. 

BOUSSRA0, Noinnoutier, Piet. 

TBSTO Bouaso, Toulon, Pellicot. 

bouqbot, bords de la Sadne, Marchant 



ANAS ACDTA. L. 

1. — Ce canard a pour caractère distinctif d'avoir une 
assez longue queue, très-pointue; d'où ses noms : 

GANABT convA LONOA, Nice, Risao. 

CANARD A QDBUB D'BtRONDBLLB, Isâw, Charvet. 

COA D'AnLBNDRA, cuA LURQ, Pyrénées-Orientales, Companyo. 
QuonÉTA DÉ CHiBOUNDA, QDofTA d'hibounda, Hérault, Marcel 

de Serres. 
QUAU DÉ ziROHDO, Q-ard, Crespon. 
CANARD A LONOUB QCsnB, FI1.BT (*), français. 
TOiUB A LOMGCB QDB0B, picard. Marcotte. 
POimABD, Ajqjou, Millet. 

(1) cr. Vl«Ni, anglais. 

Il) Cf. Vkewer, angl., WiltQghby. 

(■) Cf. PU) HUidtr, eap. Nac. - FUoUiuu, ital. - PftUBr. pfsUwoite, 
Bav. JSck. 

(*) Je pense que pUM = pstlt JaTalot, pttita Btahs. L'oiaeau est appeld 
ainsi à oaose de sa longue queue pointue. Cf. us noms allemands. 



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889 ANAB (lUIBQmDDLA. L. R ANAS CRBOCjU I> 



ruuK M un ('). Jon. Ogérta. 

cr. OOa Irais, 81e. Banoit. — (Mllngt, Ha^t*. CmU. — Gn iMft. 
CMdm, IMmt. — MriUdnu*, SoiuIm, Jicfc.; Shûm ail. Sctaini. — tltU- 
au, USntUrlud, BoUm.- IftoiMMte, Bav. JIck. — IckmlbtMdB, Snine 
ail. Selilni. — Mf, Bard. Cara. — MitaU, ang. C. Smitli. 

I 

2. — Antres noms da pilet : 

ÂLÀUatax <■), provençal, Bonnorat. 

pniARii, picard, Uareotte. 

RODUKÀD PStABD, Noirmontier, PM. 

TtODXHABD, tiiQumÂXD, Normandie, CItMDOD. 

iBODZHOT, Jora, Ogérien. 

PUOUUIai. Oard, Creapon. 

Gouanon, câxah oodsiiod. TooIod, Pellîcot. — Var, Degreanz. 

GUNAB OODSDOn, CODIH. VftT, J. B. Janbert. 



ÀNAS QUBRQUEDOLA. L. et ANAS CRECCA. L. 

1. — Ces deux espèces sont généralement confondues 
sous les noms suivants : 

(ABCâ, picard. Marcotte. 

■AHciu, provençal, Honnorat. 

lAREBLLA, Nice, RiBSO. 

UBoâLO, BABGSLLO, TouIon, Pellicot. — Qard, Creipou. 

URCBLLB, TnnçAiB. 

omciLLE, CKHCBBBLLK, tucien françaîs. 
SÂBCBiLLB, picard, Corblet. 
tOHCBLU, Savoie, Bailly. 
touKCBLLB, Montbéliard, Sahler. 
aiRCETTA. Pyrâuâes-Orientatea, Companyo. 

Cf. StrMUa, Halts, Sehembrt. — Stilot, Piémoat, Bonellt. — Qmnrtdla, 
Sard. da sud, Salvador!. — CercMa, mp. Nacer">. 

(1) Sa queue reaeemble quelque peu ft etlle du faltaa. 
P) Le pilet eat tjnsi appelé b cauM da la longutnr des plumes de ms 
aUei. 



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ANA8 KUnNA. PALUS. 



2. — Antres noms de cea deox oiaeaax ; 



cuiiTA (>), provençal, Honnorat. 
CUIBTO, GAifBTTO, Oard, Crespon. 
CANNBTTB, Beny, Jaubert. 

RACANBTIE, Aubc', tUy. 

ABCAHBTTi, OBUKBTTX, pftjre mesaiii. rec- pert. 

ARCAMETO, f. provenfal, Azals. 

HBBUKBTTB, f. Luiembourg wallon. Lafontaioe. 

SBKLET, Ai^ou. UUlet. 

RENKI.LO, Toalon, Pellicot. 

CBic CHIC (■), BAiNsm, Jura, Ogérieo. 

CBAC, CRIQCKT. 3ARCBI.LB CRIQUART, SaTOÛ, Bailly. 

GRdPB, eiiips, Savoie, Bailly. — picard, Corblet. 
KRAK RODAS, BeUe-Oe-eii-Her. Ch. de U Toncbe. 
qrec'b hodad, GiBon cahabu, Uorbihan, Tulé. 
TBOrLBnR, Picard, Marcotte. 
jAnzBLLB, SaintODge, Favre. 
MOBCTon, Noirmoatîer, Piet. 
CACHO PlocK, Oard, Crespon. 
CACHADioD. Hérault, Marcel de Serres. 
CARTIBB (^), Savoie, Bailly. — Cayeuz, Corblet. 

3. — Quand on reat distinguer entre elles les deux 
espèces de saircelles , on appelle Xavas quergnteâula : 

SABCiLLi a'ivi, OROssB SARCXLLB, flrauçatB. 
et l'anas crecca : 

SABCBLLB d'kivsr, pbtitb SARCBI.LB, français. 

SABGiu>DK, TotdOD, PelUcot, 

SARCBUOtm, CBARm-CHABA, Var, J. B. Jaubert. 



ANAS RUFINA. Pallas. 
Boui d'bspaono, ukard itot, BBC ROUGB (*), languedocien, Azala. 

(1) c'est-à.4- patit canard. La sarcelle e«t beaucoup plus petite qae 1m 
aub-«8 espteea d'Anal. 

(1) Cf. Erik, aueidre, Seblegel. — inia creca, Piémont, Bonelll. — Krflc- 
KUta, BavilM, Jlek«l. — XTUdanlMn, ail. — Irloltaiill, Autriche, Kramer. 

(■> Ce nom e«t «ans doute donné à U sarcelle parce qu'elle représente 
anvlKHi le quart d'ui canard onliMtire. Cf. haUtnte, Bav. JSckel. 

(*) Le bec de ce canard ett «otitrement rouge. 



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AHA8 raniNA. L. 



HOOT ('}, Bic VKUMBLL, Pyrénées-OrienUtles, Compai^o. 
lArru HOUX, kodoeon, Savoie, Bailly. 



AI4AS FULIOUIA. L. 

1. — Cet oiseau est appelé & cause de son plumage eu 
grande partie noir (*) : 

HioBOHN, Var, Degreftox. — Qard, Crespon. — Tonlon, Pellicot. 
BOni KÉGRd, Qard. Crespon. 
HORBTTB, JiFFRE NOiB, Savoie, BaUIy. 
HÀROTON, Denx-SëvreB, Guillemeau. 
HORiLLABD, Oenâve, Necker. 

MORILLON, G&NABD HOBILLON, ft-ançaia. 

HomuLHOUN, proTençftl, HoDuorat. 
DU^LOrin, Saiat -Valéry, Corblet. 

r, Suiue ail. Sctaini. — 



i. — Autres noms du morillon ; 

lACOBiN. PiLET viBRUX, PiLET HOPFÉ. picard, Marcotts. 
HomBTTE, DOUBLE CEBCELLB, CEBCELLE CÀPâE, SuiBse rotn. Schinz. 
CANARD pssouNié, Nice, Riaso. 

MOLLETON, Anjon, Millet. 

CAoûooIoo, Hérault, Marcel de Serres. 



ANAS PERINA. L. 

MILOUIN, CANARD WLOUIN, A-ançaU. 

BOUT ROUOE, languedocien, AzbIb. 
BOUT. Hérault, Marcel de Serres. 
BUixoT, Pyrénées-Orientale», Company o. 
BOUT TESTO B0U3SO (m U mâle), Qard, Creepon. 
Boulsso, f. {^ la femelle), Oard, Creapon. 

{1) Le« chauatm prétendent qu'il wt muet, qu'il ne ehante pas. 
(Companyo.) 
(>| Ce canard • le ventre blanc, maU quand il eit dans V«»\t, on ne t'W) 
aperçoit pu. 



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ANAS CLANOULA. h. 401 

BASsion, m. Toulon. Pellicot. — Var, Degreanx. 

Ulnahd buis, Isère, Charvet. 

BiziBHZ (b nutle), HOLLETon (la femelle), Ai^on, Millet. 

QUND RonsEOT, GRAHD MiOR, bords de la SsAue, Mardiant. 

ROUOEOT, ROUGBT, Cûte-d'Or. comm. par M. Daguin. 

HOOGET, Aube, Ray. — picard. Marcotte. 

BOOâKAu, MORBTOii, Savois, Bailly. 

oouTâ-Ronx, Var, J. B. Jaubert. 

PETIT TRKÉ, PiLST TANÉ, Cayeui, Corblet. 

pii.BT MAILLÉ, piLET TBiNÉ. FILET CExiNDai. picard, Uarcotte. 

DiGEON. Noirmoutier, Cavoleau. 

HORATON. Charente- Inférieure, Leason. 

TCRBAN, m. Morbihan, Taslé. 

CAHART, Nice, Riaso. 

HOUAOK 0TKZ, HOQADiK RU, Belle -lie -en -Mer, de la Touche. 



ANAS MAKIIA. L. 

iau>niNAH, CAKARD HILOniNAII, O-ançaiB. 
RiflBÉ, Bonv, Oard, Creapon. 
Doui NEGHB, BOuissKT, languedocien, Azala. 
KOEETTB, JAFFRE HOIR ET BLANC, Savoie, Bailly. 
PETIT CUHEB, PiLBT HACRBugE, picard, Corblet. 



ANAS CLANGULA. L. 

OARBOT, CAKABD GARROT, français. 

CAHABD d'ivbb, Nice, Riaso. 
piLET HEtmEiTE, PLET NONNBTTB, picard, Marcottc. 
Bom BLANC, QUATRE UBLHS (>)> languedocien, Azais. 
OUATRE TOLS, Hérault, Marcel de Serres. 
UNARD A LUNETTES, NoirmoQtier, Cavoleau. 
Pri-IAODNÉ, Var, J. B. Jaubert. 
GiVRBAD, AllJOU' Uillet. 
BAILES, Morbihan, Taalé. 

11) Cet oiseau a de chaque cAté de la tâte, en deaious de l'ceil an« 
tache blanche qui le détache aur la couleur noire de sa tite. Il sembla 
avoir quatre yeux ou en plui que ses yeux une paire de lunettes, 
et. gnatrlo«cU.ital. 

m 



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e AHAS OUCUUS. J.. 

taon mou. provençal, Honnorat. 
winsiOT, BBRDOT, Jara. Ogérien. 
HOUCT. FCirr MOULU», FumoKM (•■ la fenulle et Ut jeunet). 



ANAS GLACULIS. L. 
atnoT HLBT, PUBi D'iuTBiTx, BtsABv, pic«rd, Uarootte. 



ANAS NIGRA. L. et ANAS FUSCA. L. 

1. — Cea deux oiseaux sont confondus sous les noms 
suivants : 

MAcaami. ouurd hacbbvsb, françsîa. 
luCRnso, f. Toulon, Pellicot. 
MACBDIE, C 'AnsB HOIR. m. Savoie, BaîUy. 
cuiiK irtQHri, Nice, Ri»io. — Oard, Creapon. 
VÉDBASao, BROHUSO, Qard, Creipon. 
MOUHBTTB, normand, L« Héricher. 

GBiLND MOLLETOK, A^jOU, Millet. 

BISBITS, normand, Cheanon; Joret. 

lOSBLLB, Noirmoutier, C&voleau. 

RBI DBI unCBBS, provençal, Honnorat. 

KBIMB LAOCRi (corM moucliére), Quiberon, A. aaillard. 

GULLBRi, Pyrénées -Oriental ei, Company o. 

BAIUJU {Il mouilUts), m. breton de Vannea, Tronde. 

2. — < On dit d'un homme aans énergie : e'ett une maereute, 
il ett pétri de tang de macreuse. » (IUrt.) 

On dit d'un homme sur lequel on ne peut compter : il 
ressemble à une macreuse, il n'est ni chair ni poisson. 

3. ^ « Les bisettts ou maereutet naissent d'un coquillage ap- 
pelé analife ou bernicle que l'on trouve adhérent & la quille dei 
navires. L'animal qui «i aort devient macreuse ou bemache; susai 
est-ce un meta maigre. > (Chbsror.) 

Voy. à l'art. Anser ftemicto. — On peut consulter sur 
la génération fabuleuse des macreuses et des bemaches 



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HERQDS BSRRATOR. L. 40S 

une très-loDgne dissertation dans G-uettaM, Mémoires 
sur diff. part, des sciences et des arts, Paris, 1783, in-4''. 

MKRGUS MERGANSER. L. 
BiiVM, Saint-Valéry, Corblet. 
RARLB (>}, HARLB BiiTHS, m. trBaçaia savant. 
BBBL.B, Auvergne, Chalaniat. 
B^BB. Anjou, Millet. — picard, Marcotte. 
OBBLK, Auvergne, Delarbre. — Savoie, Baillf, 
HQRLABD, Cayeux, Corblet. 
' BUBLD, picard. Marcotte. 
iLicAN, Anjou, MiUet. 
eivBBj Calvados, Lesauvage. 
ajJWiNii, OÀNiiLL, Hârault, Marcel de Serres. 
C&BBiLO. Languedoc, Azals. 
PIF, BouloaaiB, picard, Labille. 
BEC BN sas, BBC DB sax, français. 
■EG DB SBBHA (*), Pyrénées -Orientales, Companyo. 
CANABD SEBfiû, Toulon, Pellicot. 

BBC DB BBTCB, GBANDB BBTCB, SaTOiC, Bailly. 

TlGNON ANGUJS, viBRp, normand, Chesnon- 
QBINDB BiOBNNB, picard, Mai-cotte. 
FOINTV. Noirmoutier, Piet. 

MERGUS SERRA.TOR. L. 
HABLX BVPPÉ, m. français. 

CA5&BD nPAT, Nice, RisHO. 

TiABS, normand, Pluquet; Cbesnon. 

fiiAvsB, normand, Pluquet. 

BUBLABD, HtiBLO, picai-d, Marcotte. 

BBCQDAIID, Jura, Ogérien. 

COHAS, Calvados, Lesauvage. 

sicBirriEH, Oenâve, Neclier. 

PBNN RD, breton de Belle-Ue-en-Mer, Oh. de la Touche. 

FiF, Boulonais, Picardie, Labille. 
m Cf. Hart^ Orkuey, Low. — IrioB, Piémont, Bonelll. — Uri* dnek, 
Harald dnek, shetland, Edmoniton. 
(■) cr. Bam = tUrgu (g«nr«), Ifalte, Scltsinbri. 



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4 PODIOIPS CKIBTATUS. LATBAU. 

MEROUS ALBELLUS. L. 

■AKLl PIBTTE, frau^^ii. 

nom. fraofaiB dialecUl, Touswnel. 

PKTITI HJkHLK. KOmWTTK, UUOIItlSK, Jufft, Ogérien. 
PILBT NBUKBrTB, QDSOT HURL&RD, picard, MftrcOtt«. 

CàxâU), BiuionBO, Oard, Crespon. 

PBTIT Bimi.ABD, B(RmBTTE, picard, Corblet. 

PKiiT VURD, Normandie, Cheanon. 

ennUKanOLLs, Aqjou, Millet. 

wiiiiiiOLLE (k le vieux mdle), hollbton (■: la fentetU et Ut 

jeunet), Ai^on, Uillet. 
cuniu), langnedoc, Azals. 
JAiLU, nnri utgx, Savoie. Bailly. 
BK Di SERRA miT, Pyrénées-Orientales, Companyo. 
UTRODGROH, Boncbei-da-RbÔDe, Villeoeuve. 
MOBGOu. bret. de Belle -lle-eu-Mer, Ch. de la Toucbe. 
NF. BonlonaU, Piuixlie, Labille. 



PODICKPS CRISTATUS. Latham. 

LBORÊBE. 

awàm, SRÊBE huppé, grAbb cowm, Orakd grAbb, tea-açaïa. 

SRÉBOt, m . Suiiae romande, Bridel. 

8R1IBI0Z, Savoie, B&illj. 

flUtPB, Lyon, Molard. 

DBMOiiBLLE (■), normand. Plnqaet; Cheanon. 

DiiCB, pays meBBiu, recueilli pera. 

ROUAinna as br hor (m. è. m. reine Aet rnvrt), bret de Qni- 

beron (Uorbiban), A. Oaillard, Lt» Ckattei tur Ut 

eôtet da Quibertm. 
gatbuhbttb{>), normand, Pluquet; Cbeanon. ^Calvad., Lentor. 
lODTAlRd, Var, J. B. Jaubert. 

FLONSBCHt, ftwiÇOlB. 

oraudo Miàocouo, CAnusaoïiN. Gard, Creapon. 
CUABRU, Pyrénéea-OrJentaleB, Ckimpanyo. 
CACHE TEAD, CHASSE TBAc, Picardie, Corblet. 

(<) Le grêb« est aiiui ippeK k caoB* de rildganee de •<• ftiraiM. 
(*) C.-*Hl. petite Catherine. 



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PODICBPS AUNOK. LATHAH. 



BiMDPiB, picard, Uarcotte. 

LÀKOUlB, Al^OU, llillflt. 

ARGUiLUER, Morbihan, TuM. 
aiUND Bi, lueh, Ogdrien. 



PODICEPS GRISEGENA. Qrat. 

I0D0KIS(<), français. 
Bi, BiLLSCUL, Jura, Ogérien. 
cunssAlBÂ, GABUSMinif. Qord, Creapon. 
SBisoN, Sniase romande, Scbiu. 



PODICEPS AURTTUS. Latham. 

OHBILLABD, OBÈBE ORBILLABD, ffaneais. 

DOUBLE RAKKT, pîcafd, Corblet. 
snivBE, Normand, ClieanoQ. 
PUMfoioNi frantais. 

PODICEE« MINOR. Latham. 

CUTAOïraUX, PETIT PLONâBUB, PBTIX PLOSOBOH. tHUiq^t. 

FLONDiON, Savoie, Bailly. 

PLOMioN. picard. Marcotte. 

PLonzoÙN DÉ bivieIbo, Qard, Cre«pon. 

PLONOKT, HAROTON, Vienne, Mauduyt, 

CHÉBiON, m. Suisse romande, Bridel. — Gendre, Necker. 

GRBBOLAN, m. Graudeoa (Saisie romande), Bridel. 

aiPOTOB. Charente, Trémeau de Rochebpune. 

BARDET, Bouc heB- du -Rhône, Villeneuve. 

GAUDD, CALAO, Poitou, LaUnne. — Deox-SiTTei, Ouillemean. 

HAEET. PETIT BAKET, Cayeui, Corblet. 

OAi DE Tioits, normand, ChesDon. 

TAIfiREUX, TAIONOUX, AqjOU, Millet. 

POUILLOT, Morbihan, Tasté. 
poDiLLonx, Noirmoutier. Piet. 
lUBDSSAn. CABDUET, Cévenol, Azala. 

1 grl* oUUlliqu* 



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) ' UEIA TEOILE. LATHAU. 

CABOSSOufl, languedocien. 

lUBOoâL, Héranlt, Marcel de Serrei. 

JODSSBT, rivée de la Seine, recneilll peraouneUement. 

MUOtroDO, Oard, Creapon. 



COLTMBUS GLACIALIS. L. 

OBiND pLOnoEDB, PLONABOfl IHBBIH ('}. français savant. 
pLOtmjHoUN, FLAOU, PiTBÉ, Oard, Crespou. 
BAKET DOUBLR, picard. Marcotte. 

LORGNE, GRAND LORGNE, Savoie, Bftill}', 

OLSVBGEB, AHauii.LBB (<), Piniitdre, Souvestre. 
poc'han, Morbihan, Taslé. 



COLYMBUS ARCTICDS. L. 

SUKRBE DB VIGNE, ttormand, CbesnoD. 
uiBQHB, Savoie, Bailly. 

N LDMMB, fi-snçsia savant 



COLYMBUS SEPTENTRIONALIS. L. 

GAT DBIGK, Quemete;, Métivier. 

U.T HÀBIM. PLONGEON CAT UABIH, fi'anfais savant. 

BÂEKT, picard. Marcotte. 

CABUSSAOIB. CABUSSOL, languedocien, Azals. 

CALABBIA, Pyrénées -Orient aies, Companyo. 

LORGNE (*), Qenève, Necker. 



URIA TROILE. Latham. 

1. — Noms de cet oiseau ; 

GUILLEMOT (•), m. français. 

<') Cf. lHb«r dlTST, Imbcr goosa, angl. 

(!) Ces noms es doanentbtouBlesploDgeon» (genres PodlMps et Cslmlmil. 
|>) Cf. Lwu, Umb, Dtvon, C. Smith, — Lesm, shetland, Bdmonditon. 
(«} Cf. eaiUlan, BnUlniat, aogl. 



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ALCA TORDA. L. *^ 

GDII.LAHE. picard. Marcotte. 

OUÉROT, picard, Corbiet. 

lUBHd, HARNKT, normand, Plnquat; Cheanoa. 

GAHAHDonB, Nice, RisBO. 
poc'hah. Finistère, Souvestre. 
TLkwLk. Hérault, Marcel de Serres." 

2, — « On dit : bete comme un guillemet. > Quand on tire s 
,ne bande de ce» oiseaux, ils ne «'euTolent pas. 

(Chatsâ illustrée, II, 96,) 



ALCA ARCnCA. L. 

FBRBOQOET DE KBBC), t». franç^B. 

PBBBOOUBT Mona, bret. du Finistère. Souvestre. 
FÀBOCODET DB MAE, Toulouse, Lacroix. 

HACAREUX, MACABEtJI HOIKE, HÛINE, francAiS. 

FBABE (c.-à-d. moine). Pyrénâea-Orientales, Companyo. 

BAnBELOTTB, f. Ouernesey, Mâtivier. 

COBDOHHIBR, ouÉBOT, picard. Marcotte. 

CALCDIX). Finistère, Souveatre. 

MAOUMABIDAT, Qard, Crespon. 

MABTINOT, provençal, Honnorat. 



ALCA TORDA. L. 

LE PINaoUIN. 

FiSGoniH, m. français, 

BÉDUiN, BÉDODls, TpulouBo, Laoroix. — Oard, Crespon. 

KAOUMABIdatC), Oard, Crespon. 

uAoa-MABiDA, Var, J. B. Jaabert. 

flAUDE, Picardie. Marcotte. — Finistère, Souvestre. 

HARTDIA, Nice, Riaso. 

(t) Ainsi nommé A cause de l'épaisseur ds son bec. Cf. IM pkiTM, angl. 

(») C^-d. mal marié; appelé ainsi à cause de «on aspect disgraciaui. 



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QUELQUES GÉNÉRALITÉS RELATIVES AUX OISEAUX. 



< A chaqne oieeau 
Son nid est beau. > 



< Ud bomme sans abri 
C'est un oiseau aani nid. » 

(Lkroitx. Dict. eom.) 

< Nid tliBU, oiaeau envolé. > (Cotghavs.) 

Cf. le proverbe italien : lido lUU, lanâ marta. (Duei.) 

< Chercher des ceufa dans lee nida de l'an pasaé, c.-à-d. faire une 
' chose quand il n'est plvf temps. * (Pi^)v, bret.. Sauvé.) 

c HaTer l'ali plu grandi cta'elnido, c,-à-d. être plus habile que 
eet prédécesseurs. * (Prov. ital., Dubï.) 

< Erat das nest und dann der vogel, c.-à-d. c/taque chose en son 
temps. > (ProT. ail.) 

c Jeder Togel bessei't aein neat. > (Prov. ail.) 

< Cattivo di nido, e.-à-d. méchant de nature. > (Loc. itaL, Ddu.) 

« Il n'y pas à dire ; grand'mêre, j'ai trouvé un nid. > 

(Perche, abbé Fhbt. Scènes percheronnes.) 

Cette manière de parler équivaut à : Il n'y a pas à dire : mon bel 
ami, location Arançaise qui s'emploie pour dire qu'il faut qu'une 
choae se fasse absolument. 

< Pour trouver beaucoup de nids, il fant Jeûner le vendredi saint. > 

(Superst. du Loiret, comm. par M. Bsautillard.) 

< La belle cage ne nourrit pas l'oiseau. > 

< Mieux vaut être oiselet en bocage que grand oiseau en cage. > 
« Vaut mieux être oiseau de bois que de cage. > 



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GÉNÉKALTTBS RBLATITBB AUX OISEAUX. 409 

< H meglio essere nccello di campagDS, che di gabbia, e.-à-d. 
il vaut miewe t'enfuir qut de se laisser mettre en prison. » 

(Prov. ital. DuBZ.) 

■ Lou paseeroun che es en gabbia 
Se non cajita pei* amour, c&nta per rabbia. > 

(Nice, TosBLU.) 

« Voila une grande cage pour nu petit oiseau, se dit quand un 
homme de peu de considération est logé dans uu logis magnifique. * 

c Quand la cage est faite l'oiseau s'envole. > 

< Baisser les ailes, signifie fitre las, miné, confondu. » (FtiiADD.) 

< Ce sont les jolies plumes qui font les Jolis oisâauz, > 

< La plume ne fait pas l'oiseau, mais aussi ne le dâgence pas. > 

(Laurent, t'Aoocatde VIsére.) 

< Pas de plume» sans oiseau déplumé, c.'à-d. pas de fumée sans 
feu. > (Ce. Toubin, Récits Jurassiens.) 

< CAvare a une le penne maestre, c.-dvl. arracher à aucun tet 
maîtresses plumes, lui oster les l>onnes plumes, ou le meilleur de 
son bien. » (ûuez.) 

< S'amuser comme un oiaeau qu'on déplume. > 

< Quasi ne toucha Jamais l'oiseautO- > (Ducatiaka, 11, 533.) 

< Trop tard crie l'oiseau quand il est pris. > (Cotqrate.) 

< Vieil oiseau ne se prend à rets. > (Cotsiiavb.) 

< Chacun oiselet gazouille comme il est embecqué. > 

€ Revenons a nos oiseaux, c.-&-d. revenons à et que nous 
disions tout à l'heure. > 
(Senc. de Gringalet et de Quillot Gorgeu, Rouen, in-lS, s. d. p. 22.) 

< Voler ias, de peur des brandies. Il ne faut pas s'embarrasser 
en affaires de grande importance; le repos d'une vie privée est 
préférable au tracas du grand monde. > (Prooerbiana.) 



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410 OÂNÂRAUTBB RBIATTTEa AUX OISBAUX. 

€ lUpporter l'oiseau au bec rouge, c'est rentrer htsc lei jouea 
rougie* par le rroid. > 

(Forez, Qrju, Evangile det quentntilles foret, p. fl.) 

4 La favola dell' nccellino. Proverblo, che vale ; Nelle domande 
ripeter lempre le medesime coae, e non Tenir mai a concluaione; 
ctiB aaclie si dlce : La canzona dell' nccellino. > (italien.) 

< UcceUino, in ischerzo s il membre virile de bambini (>). > (Ital.) 

< Lorsque les enfants se sont donné beaucoup de mal pour éle- 
ver un oiseau et que celui-ci vient & crever, ils s'en consolent en 
disant qu'il avait ; 

La pipi. 

Le mimi, 

La crevaison. > 

(Genève, BLAViaHAC.) 

< The various terms applied to différent apecies of winged game 
wlien in floclta, are as followH : 



A brood of grouse. 
A covey of partridges. 
A bevy ot quail. 
A nid of pheasanta. 
A flight of woodcoks. 
A wisp of snipe. 
A team of wild ducks. 
A spring of teal. 



A ekein of geeae (when fijing). 

A gaggleof geeae(whenatrest) 

A wiug of plover. 

A trlp of dotterel. 

A sege of hérons. 

A herd of swans. 

A dropping of shelldrake. 

A covert of coots. > 



(Angleterre. J. Edh. HABTino> The birds of Middleseai, 1866, p. 146.) 

LE LAIT d'oiseau DANS LES CONTES RUSSES. 

Le lait d'oiteau et l'eau vive ou Veau de rimmortalité sont deux 

merveilles introuvables que les héros des contes russes sont tenus 
de chercher par toute La terre pour satisfaire le vœu et le caprice 
de U belle csarewna qui met sa main i, ce prix. Cette etarewna 
est ordinairement une vierge royaU, espace d'amazone qui règne 
entourée d'une garde féminine, comme Brunhilde dans le Niehe- 
lungen-Lied. 

(M« BxaBâBFr-SpBRANSKi, les Pèlerins russes à Jérusalem.) 

(1) L« mot fïaaçai« elsum est employé dang le mSme sens. 



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âJËNÉRAUTéS RELATIVES ÂTJX OISEiLUX. 411 

Il est question du lait des oiseauso dans Aristophane 
(dans les Oiseaux et dans les Guêpes) avec le sens de 
chose très rare, félicité merveilleuse. (Voy. ÂTHstophane, 
trad. d'AETAUD, 1841, p. 175 et p. 283.) 



JEU DE L OISBLBXni. 

La personne qui remplit ce rôle se tient debout au 
milieu du cercle formé par tout le reste de la compa- 
gnie placée sur des sièges. Chacune des joueuses a 
pris un nom d'oiseau, dont elle doit faire le cri aussi- 
tôt qu'elle s'entend nommer par l'oiseleur, chargé de 
faire un récit où ces noms reviennent souvent. Tant 
qu'il ne prononce pas celui de la chouette, les mains de 
toutes doivent rester appuyées sur leurs genoux, sous 
peine, pour celle qui dérangerait les siennes, de donner un 
gage. Sitôt que l'oiseleur cite cet oiseau, il faut qu'il fasse 
son cri comme les autres ; alors toutes les mains doivent 
s'esquiver et se cacher, afin d'empêcher que celle qui 
conduit le jeu et qui est aux aguets n'en attrape une, car 
si elle en vient & bout, la personne qu'elle saisit donne 
un gage et devient oiseleur, tandis que l'autre prend sa 
place et son nom d'oiseau. 

Si l'oiseleur, au contraire, n'a attrapé aucune main, 
c'est lui qui donne un gage et qui continue son récit ; les 
oiseaux au premier nom prononcé doivent remettre leurs 
mains sur leurs genoux. 

Lorsque l'oiseleur nomme toute la volière, tous les 
oiseaux à la fois font entendre leurs cris ; ceux qui y 
manquent donnent un gage, et l'oiseleur lui-même en doit 
un lorsqu'il désigne un oiseau dont le nom n'a été pris 



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412 aBNÂBAUTBS KELATITE3 AUX OISBA.UX. 

EXEMPLE DD JBO 

Une douzaine de jeunes filles sont réunies à jouer. 
Tolci les noms et les cris des oiseaux qui composent cette 
volière : 

Le coq : cocorico. 

Le serin : petU fi, petit mignon. 

hâpie-.àia cave, à la cave. 

he pigeon : roticoii-ou, roucou^ou. 

Le dindon : pia, pia, pia, glou, glou, glou. 

Le moineau : piou, piou, piou. 

Le canard : can, can, can. 

Le corbeau : coua, coua, coua. 

La perdrix : quinguiriez, guinqitiriei. 

L'alouette : tirlUi, lirliti, tirlUi. 

Le perroquet ; as-tu déjeuné, Jacquott 

La caille : paye tes dettes, paye les dettes. 

La chouette ; chou-ou-ou-ou-ou. 

Cela convenu, la jeune flUe qui fait l'oiseleur tient un 
discours dans le genre de celui-ci : 

« Je suis sortie de grand matin pour me promener dans 
la campagne, et je me suis fort amusée à voir les jeux et 
à entendre le ramage d'un grand nombre d'oiseaux qui 
semblaient renaître à l'aspect du soleil levant. J'aurais 
bien voulu attraper un jeune coq (aussitôt celle qui a pris 
le nom du coq fait cocorico) ; mais au moment où j'allais 
le saisir, j'ai vu passer un dindon (id., pia, pia, glou, 
glou, glou). Ah ! me suis-je dit, un dindon (pia, pia, pia, 
glou, glou, glou) vaut bien un coq (cocorico). J'allais donc 
pour prendre le dindon {*) (pia, pia, pia, glou, gUm, glou), 

(t) Ces répétitions sont fort bonuei pour faire donner des gstges et 
attraper facilement les joueuses, si celle qui fait l'oiseleur est adroite, 
elle ne doit jamais regarder celle qui a le nom d'un oiseau dont elle 



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OÉNÉBALITÂS RELATIVES AUX. OISEAUX. 413 

lorsqu'une maudite pie (à la cave, à la cave) et un moi- 
neau {pîou, pioit, piou) ont Tolé dans le même instant; 
aussitôt toute to volière (cri général de tous les oiseaux, 
toujours sans remuer les mains) a pris à la fois son vol. 
L'alouette {tirlUi, tir/ili, tirlili) s'est sauvée à droite, la 
caille (paye tes dettes, paye tes dettes) a couru à gauche, 
et une chouette est venue (chûu-ou-cni-mi~ou). » 

A ce cri, chacun cache ses mains ; si l'oiseleur est 
adroit, il en attrape au moins une, et la jeune fille qui 
est prise donne un gage et devient oiseleur à son tour. Si, 
au contraire, celle qui conduit le jeu est maladroite, elle 
garde son lot ; mais dans l'un ou l'autre cas, on continue 
l'histoire ainsi : 

« Elle est donc venue faire entendre son cri funeste, et 
l'effroi des autres oiseaux s'en est augmenté. Cependant, 
il en est resté dans la volière (cri général) un plus hardi 
ou plus paresseux que les autres , (as-tu déjeuné Jacquot f) 
(ici, toutes les mains qui étaient restées cachées se repla- 
cent sur les genoux ; celle qui tarderait à y remettre les 
siennes, ou qui se serait trop pressée doit un gage). Il 
sautait de bâtons en hâtons, sans avoir l'air inquiet ; son 
aspect tranquille rassura probablement ses camarades, 
car je vis bientôt la pie (d la cave, à la cave), le corbeau 
{coua, coua), le canard (can, can), le serin (petit fi, petit 
mignon) reparaître à peu de distance et je comptais attra- 
per l'un ou l'autre quand la chouette (cftOM-oi^-OM-ow)... » 

Toutes les mains disparaissent encore. Ce jeu, qui peut 

se prolonger à l'inâni, est très-plaisant par le mélange des 

différents cris d'oiseaux que les joueuses cherchent à 

imiter quand l'oiseleur parle de la volière et aussi par le 

mouvement de toutes les mains qui veulent éviter la 

poursuite de l'oiseleur. 

(Journal dta jeunts filUs, 1846.) 

PIN. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



NOMS LATINS. 



Aqnlla, Brisson 

Aquila naevia, Brisaou.., 
Vultur. L 



Vultur monachuB. L 8 

Pandion haliaetus. Cuvier^._„- 8 

Haliaetus albicilia. Leach 9 

Oypaetus barbatus. Temminck 10 
Neophron percuopterua. Savi- 

gny 11 

Buteo vnlgaria. Bechstein 11 

Buteo apivoruB. BriaaoïL., 19 

Archibuteo lagopus. BreLm— 80 

MilTua regalis. Briaaon , .,„ 20 

Milvus Niger. Brisson 88 

Circus cerugiuoaua. Savigny 22 

Circua cyaneuB. Boie 84 

CircaetuB gallicus. Vieillot ... 24 

Faleo. L. ; 85 

Hierofalcocandicaos Bonaparte £5 

Palco communis. Omelîn 26 

Faloo subbuteo. h.... 87 

Aesalon lithofalco. Kaup.. 30 

TîimuticuluB alandariua. Qray. 31 

Accipiter nisus. Pallas..... 33 

Astur palumbariua. Bechatein 37 

Strigidae. Leach , 38 

Striz flammea. L. .., „.,. ._. 44 

Stris otus. L 50 

Strix bracbiotua. Qmelin — - 53 

Striibubo. L 53 

Stris acopa. L 53 



Pages. 

Strix noctua. Retzins .,. 64 

Striz pasaerina. L. ,.., 55 

Symium alQco. Breltm 56 

PicuB. L 67 

Picua Tiridis. L „...-__ 60 



PicDB m^or. L... 
Picue mediua. I 



61 



Picna niger. Brisson..^ .. i 

Yunx torqnilla. L _.,. i 

Coracias garrnla. L ( 

Merops apiaeter. L i 

Alcedo hiapida. L. „....„,_ ' 

Sitta europaea. L ....»....—... ' 

Certhia mnrarla. L. - > 



Cuculns canoms. L 

Upupa epopa. L. ..„_.„.„ 

CorvuB. L._ ..,.. _.™... 

Corvus corax, L. _. 



.. 1» 
,,127 



CorïDB frugilegna. L. 
Corrua monedula. L..., 
Pyrrhocorax alpinus. Vieillot. 128 

Coracia gracula. Oray _. 129 

Naoiftaga caryocatactea.Tem- 

minek 129 

Pica caadata. L ~ 131 

OarrulUB glandariua. Vieillot. 142 

LauiuB. L 14Ç 

Laaiue coHurio. L.-.. ~.._- 150 



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4ie 



L«nliu excnbitor. L..„._,.~— 150 

LailiuB mtDor. Omelin 151 

I.aiiius nifUi. L... ,.._„— 151 

Sturnni Tulgaris. L — .1^. 151 

Putor roseui. Temminck — . 153 
PasMT domesticua. BriaBon.-.. 154 
Passer montaoue. BrisaoïL.,.— 
Passer petronia. Deglaod.^,.... 164 
ï'yirhula'nilgaris.Teinmincli. 165 

Loxia cQrrtrostra L 169 

CoccothraDBtesTulgariB.Vieill. 171 
Fringilla chloris. Temminck. 172 

Fringilla coelebs. L 174 

Fringilla raontifringilla. L 185 

Fringilla niTalis. firissott 186 

Fringilla carduelis. L_^._._ — 197 

Fringilla apinns. L — .,.— 191 

Fringilla citriuella. L.j 19! 

Fringilla serinua. L 193 

Fringilla cannabina. L 194 

Linaria montana. Brisson. 196 

Linaria rufecens. Vieillot 196 

Emberizs miliaria. L. ._ 197 

Emberiza citrinella. L _._ 199 

Emberiza cirlns. L. 201 

Emberiza cia. L Ï02 

Emberiza bortuiana, L 202 

Emberiza schoeniclua. L........ 204 

Emberiza nivalis. L 805 

Alauda arrensis. L . ,..205 

Alauâa calandra. L..,. 214 

Alauda brachydactyla. Leisler. 215 

Alauda cristata. L 216 

Alauda arborea, L 218 

Authus campestris. Bechsteis S20 

Anthiu Richardi. VieiUot 2Î0 

Antbus arboreus. Becbstein..... 231 
Antbae pratensis. Beehstein.,.. 222 
AnthDs aqnaticuB. Bechstein_. 223 
MotaciUa. L. 824 



UotaciUa flava. L. 2» 

MotaciUa sulphurea. Bechstein 289 

MotacUla alba. L 229 

Oriolus galbnla, L 230 

Ciuclus aquaticns. Bechatein-... 233 

Turdus. L 234 

Turdus muaicus. L 23S 

Turdus pilaria, L, .._-. - 837 

Turdus visciTorns. L 239 

Turdus iUacus. L 849 

Turdus merula. L. 245 

Turdus torquatns. L tSl 

Turdus saiatilia. L., .,.,.._ 232 

Turdus c^^aueus. L 252 

Accentor alpinus. Bechstein 253 

Accentor modularis. Bechstein 253 
Saxicola oenantbe. Becb.stein.. 855 

Saiicola rubetra. Bechstein 256 

Saxicola rubicola. Bechstein. 8S9 
Sylvia rubecula. Latham. ...... 259 

Sylvia phoeuicurus. Latham... 865 
Sylvia tithya. Scopoli. ._-____ 266 

Sylvia suecica. Latham. 267 

Sylvia lusclaia. Latham 868 

Sylvia atricapilla. Scopoli 280 

Sylvia hortensia. Latham 881 

Sylvia eurruca. Latham Î81 

Sylvia orphea. Temminck 888 

Sylvia cinerea. Latham 282 

ia provincialÏH . Temminck 282 

Sylvia hypolais. Bechstein 882 

Sylvia paluatris. Bechatein .. 283 

:via Cetti. Degland 883 

Sylvia locastella. Latham £83 

Sylvia phi'agmitia. Bechstein.. 283 

Sylvia aquatica. Latham 883 

Sylvia arundinacea. Latham... 284 

Sylvia turdoides. Heyer 284 

Sylvia fltis. Bechstein 285 

Sylvia 887 



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417 



Pag«a. 
TroglodyteB enrop&eua. Vieil- 



lot... 



Reguluscristatos. Cliarletoa... 301 

Parus. L 308 

Parus major. L .„,. 306 

Parus ster. L „ 307 

Parus caeruleuB. L 308 

Parus cristatus. L 308 

Parus paluBtris. L, .... 

Paras caudatus. L „ 

Parus biarmicns. L 

Parus pendnliuus. L 

Ampelia garrulus. L - 

MuBcicapa. Brissou „., 

Muscicapa albicoUis. Tem- 

miack. 

Muscicapa grisola. L 

MOHCicapa uigra. Briason..._ 

Uirundo. L... 313 

Hirundo urbica. L 

Hirundo rustica. L 

HiruQdo riparia. L..- _-,. 

Cypselui apus. llliger 324 

Caprimulgus europaeuH. L... 

Columba palumbuB. L 

Colnmba œnas. L 

Columba livia. Brisson 

Columba turtur. L 

Tetrao alchata. L 

Tetrao lagopns. L.. 

Tetrao urogallus. L.. 

Tetrao tetrix. L. 

Tetrao bonasia. L 

Perdis ctoerea. Charieton..... 

Perdiz graeca. Briason.,.. .._ 

Perdix rubra. Brisson...— , 

Cotamlx communia. Bomia- 

terre „.... -.,. ..._„,„, 

Otli tarda. L 

Otia totrax. L. 



Page*, 
aiareola pratincola. Leacb... 345 
Oenicdemua crepitana. Tem- 

miuck _ - 345 

CharadriuspluvialU.L ... 346 

CbaradriuB morinellus. L....,„ 347 

Charadrius hiaticula. L 347 

Charadriua tninor. Meyer. 348 

Charadriua cantianus. Latham 31S 

Vanellua cristatus. Meyer. 318 

Vanellua sqaatarola. Scbleget 350 

HaematopuH ostralegus. L 350 

Strepsilas collaria. Temminck 350 
Numenius arquata, Latham... 351 
NameoiuB pbaeopus. Latham 352 

Limosa melaoura. Leieler 352 

Limosa rufa. Briason.. Jffi3 

Scolopax ruaticola. L ,. 3^ 

Scolopai major. Omelin 357 

Scolopax gallinago. L 357 

Scolopax gatlinnla. L 35â 

Calidria arenai-ia. Leach.... 358 

Tringa. L 350 

Tringa canutua, L 359 

Tringa subarquata. Temminck 359 

Tringa variabilis. Meyer 360 

Tringa Temminckii. Leisler,.., 360 

Tringa pugnax. L 360 

Totanus. Beehstein 360 

Totanua chloropus. Meyer. 361 

Totanus fuse us. Bec listel n 361 

Totanus calidris. Beehstein.... 361 
Totanus glareota. Temminck 361 
Totanua ochropus. Temminck 362 
Totanus hypoleucoa. Tem- 
minck .368 

Recnrvirostra avocetta. L ..- 362 

gilHAiitopua roelanopterua . 

Temminck.,,,. 363 

Rallaa aquatlcua. L... 
Ralluscrex, L... 



.. 364 



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418 



PtgM. 

Kâllm ponuiâ. L ..-.. 364 

lUlli» minQtiu. Pall&f — — 3BS 

OallinnU chloropua. Latham 385 

Pulica fltra. L 36d 

Gnw cinerea. Bechatein 367 

Ardea cinerea. L 3T1 

Anlea pnrpf i^^- L 3^^ 

Ardea egretU. Bechateio 374 

Ardea garzetta. L 

Ardea l'&UoideB. Scopoli 374 

Ardea minuta. L-.-...-- . 

Ardea nycticorax. L 

Ardea Btellaris. L 

Ciconia alba. L 

Platalea leucorodia. L.. _.. 

Ibis rateineUuB. VieiUot 

PhoonicopteruB roseuB. Fallaa 381 

PelecanuB onocrotaluB. h— 

Carbo cormoronua. tiejer 

Pelecana» criatatus. Pabriciua 

Sula baBaaua. Brisson 

Fregata marina. Barrëre 

Procellaria pelagica. L 

PufflnuB cinereuB. L 

Stercorarius. BriBaou 

Larus . L., ..._, 

LaniB marinua. L. 

Larus argentatue, Bruoni- 

Larua tridactylua. L,. „ 

Laru» ridibundus. L . 

Stema. L 



Cyguus. L « 31 

Anaer. Barrère _ S 

Anaer albifrona. Bechstein 3) 

Aoser bemicla. I/each 31 

Anaa boschas. L 3! 

Anaa tadoma. L 31 

Anaa clypeata. L , ^ 3! 

Anaa atrepera. L — 3! 

Anaa peoelope. L 31 

Anaa acuta. L , .^.. 3i 

Anaa querquedula. L. et Anaa 

crecea.L. S 

Anaa ruflna. Pallaa _. 3 

Anaa fuligula. L _„. 4 

Anaa Perina. L .. 4 

Anaa marila. L ..._ 4 

Anaa clangola. L 4 

Anaa glftcialis. L 4 

Anas nigra. L. et Anaa fusca. 

L 4 

MergDs merganaer. L 4 

Hergus serrator. L »- 4 

Mergus albellus. L 4 

Podicepa criatatus. Latham.4 
PodicepB griBegena. Oray — i 

Podicepa auritus. Latham i 

Podicepa tninar. Latbam . 4 

ColymbuB glacialia. L * 

Colymbus articuB. L 4 



Aie a arctica. L 

Alc& torda. L.........._ 



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NOMS FRANÇAIS. 



L'aigle ,..- 

L'&igle criard 

Le vautour 

Le balbuiitfd 

Le pygargne 

Le gjrpaète barbu. 

Le percDoptére 



Le roartin péchenr. - 70 

La sitelle __ 75 

Le grimperean 77 

L& grimpereau de muraillea... 80 



La buse pattue SO 

Le milan 

Le milan noir -—. 

Le boaard harpaje 

L'oiaeaa de saint Martin... ~. 24 

Le Jean le blanc 

Le faucon — 



Le faucon pèlerin ... 

Le hobereau — Ji. .— 

L'émârillon 

La creiserelle . — 

L'épervier — — 

L'autour — 

Cbouettea et hibonz.. _ 

L'eChToie ™ 

Le hibou ou moyen duc 

Le grand duc 



La chevèchette 

La hulotte..».—...^- 

Le pirert ,... 

Le pic epeiche 

Le petit epeiche — 

Le pic mar ~ 

Le pic noir 

Le torcol ._ _- 



Le grand corbeau 183 

lA corneille ..._.„ ™, 184 

La corneille mantelée..... ItS 

Le freux , IW 



Le choeard des Alpei 128 

Le crave 1Î9 

Le caeee noix. _.„. 1» 

La pie 131 

Le geai... ,........„_ 148 

I^ pie griéche _. 148 

pie grièche grise..». 150 

La pie griècbe rousse 151 

L'étonmeau ._._. 151 

Le martin roselin ... 153 

Le moineau..... — . — , 154 

Le ft-iquet 163 

Le bouvreuil- ,. 1S5 

Le bec croisé —.-,.,._____ 18» 

Le dur bec „. .....—. 170 

Le gros bec — ,. 171 

La verdière _. _ 178 

Le pinson .- 174 

Le pinson d'Ardennes 185 

Le pinson des neiges — _ 186 

Le chardonneret 187 



Le serin méridional...... .._.... 193 



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42U 



La linotte IM 

La linotte dei moatagnea 195 

Le aizerin — „, 196 

Le proyer 197 

Le bnutnt Jaune. 199 

Le bruant lizi- __ 201 

Le bruant fou 202 

L'ortolan „ 202 

Le bruant de roseaux....- 204 

Le bruant des neiges. 205 

L'alouette— - 205 

La eaLandre 214 

L'aloaette huppée 816 

L'alouette lulu on cnjelier....... 218 

Le pipi des arbres.. 281 

Le pipi des préi 222 

Le pipi spipolette ou spion- 

celle .,- ...,-... 223 

La bergeronette 224 

La bergeronette de printemps ÎS9 

La bergeronette jaune 229 

La bergeronette grise 229 

Le loriot. ,.. 230 

Le merle d'eau. ..- . 233 

La grive commune 236 

La litorne 237 

I.* draine — ~ 239 

Le mauvis 243, 

Le merle „ — _,._ 245 

Le merle à plastron _.._ 2jl 

Le merle de roche 252 

Le mouchet 253 

Le motteux. SK 

Le tarier. . 256 

Le traqnet pâtre. 259 

Le rouge gorge 259 

Le rossignol de muraille SG5 

Le rouge queue 266 

La gorge bleue _„. !6T 

Le ro88ignoL_-....,._„ 268. 



Pa««i. 

La bavette à tête noire 2S0 

La fauvette grise . 281 

La babillarde „.,._, 881 

L'effarvate. .„ . 284 

La rooBserolie 284 

Le pouillot. 289 

Le troglodyte 288 

Le roitelet huppé 301 

La mésange 302 

La mésange charbonnière 306 

La petite charbonnière 307 

La mésange bleue. — — 308 

La mésange huppée .^—.^. 306 

La nonnette .. 309 

La mésange A longue queue-.. 309 

Le jaseur de bohSme ».. 311 

Le gobe mouche 311 

L'hirondelle 313 

L'hirondelle de fenêtre -. 322 

L'hirondelle de cheminée 323 

L'hirondelle de rivage.... 323 

Le martinet KM 

L'eagoulevent 325 

Le ramier ^ 329 

La tourterolle 331 

Le coq de bruyâre 334 

Le petit coq de bruyère.... 334 

La gelinotte 334 

La perdiiz griae ._. ,. 3Xt 

La bartavelle..., ___. 338 

La perdrix ronge. -~.^. 338 

La cfùlle 339 

L'outarde 343 

La canepetière _— .. 344 

Le pluvier doré. 349 

Le 



Le courlis. 



La bécassine... 



-%1 



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1.6 chevUiâr combattant 

Le raie. —.- — — 



Le butor. ..... 

La cigogne. , .... 

La spatule - — 



Le canard aauvage 3 

a pingouin-,- _........... 4 

Quelquei génâralltés relatives 
.uxoiaeaus ....__ .,_ 4 



FIN DE LA TABLB. 



PAUL LUKiTRX IT C* IMPitliauBS A DUPPE, OUNDX-SUK, 133. 



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