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Full text of "Flora Parisiensis, ou, Descriptions et figures des plantes qui croissent aux environs de Paris; avec les diffrens noms, classes, ordres et genres qui leur conviennent, rangs suivant la mthode sexuelle de M. Linn, leurs parties caractristiques, parts, proprits, vertus et doses d'usage en mdecine, suivant les demonstrations de botanique qui se font au Jardin du roy"

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The 
Arnold Arbore ti 
Purchase 
June 1971 



INTRODUCTION 

A LA FLORE 

DES ENVIRONS 
DE PARIS. 



INTRODUCTION 

A LA FLORE 

DES ENVIRONS 

DE PARIS, 

Suivant la méthode fexuelle de M. Linné ; 
& les démonftrations botaniques qui fe 
font au Jardin du Roi. 

Par BULLIARD, 




A P A R I S, 

Chez D I D o T jeune , Libraire , quai des Auguftins^ 



e= 



M. D C C. L X X V I. 

Avec Approbation j & Privilège du RqI, 



LIBRARY 



.B7?r 



X- i 



mjMMhi ai^ 



AVERTISSEMENT. 

X-j E but que l'Aureur s'eft propofé dans cet Ouvrage^ 
a été de réunir fous un même point de vue tous leSL 
avantages que l'on doit attendre de la Botanique , 6c 
de rendre cette fcience à la portée de tout le monde* 
Auflî voit-on qu'il a pris tous les moyens poflibles pour 
tâcher de mériter l'accueil favorable dont MM. les 
Etudiants en Médecine l'ont honoré , & rendre fes 
travaux utiles à leur avancement. 

Il commence par une Introduâiion à la Botanique,' 
qu'il a rendue facile SdintérefTante , &; n'a voulu avoic 
pour original que la Nature dans l'exécution des def* 
feins de fes Plantes. 

Le Ledeur pourra ranger fous quel ordre bon lui 
femblera les Plantes qu'il recevra par cahier & pac 
ordre alphabétique. 

Les defcriptions dé chaque Plante ont pour titre 
les claiïes &: ordre de M. Linné. Le genre , décrit en 
caraéleres différents , vient enfuite , &: chaque indi- 
vidu a fon nom françois, latin , & vulgaire françois. 

Les Plantes qui font les plus connues des gens de 
Campagne , ont les noms fous lefquels ces gens les 
connoident : ce qui, depuis très long-temps, eft 
deiiré , & n'a jamais été exécuté. 

Quant aux vertus médicinales, elles font décrites 
d'après les meilleurs Ouvrages en Médecine. L'Auteur 
n'a pas cru inutile de dire quelque chofe des prépara- 
,C A 

CD 



LIERA RV 
NEW YORK 



1 AVERTISSEMENT. 

tions végétales , & des dofes & mefures avec lefquelîes 
on pouvoit fagement les employer , perfiiadé que fon 
Ouvrage feroit d'un grand fecours , fur-tout dans les 
Campagnes , où l'on n'a que ces relTources , & où il 
ne fe trouve pas , ou que rarement , des gens en état 
de diftinguer les Plantes utiles dans les maladies des 
hommes & des animaux domeftiques , d'avec les nui- 
sibles. 

Il finira fon Ouvrage par une Table générale des 
noms François , latins , &: vulgaire-françois des Plantes 
dont il aura donné les figures. 

Les Herbes feront le fujet des premiers cahiers ; les 
Arbres & Arbufles viendront enfuite toujours fous le 
même ordre. 




INTRODUCTION 

A 

LA BOTANIQUE. 

SECONDE TABLE 

ÉLÉMENTAIRE 
DES NOMS, 

ET DE LEURS EXPLICATIONS. 

Le chiffre romain indique la Planche , & le chiffre arabe 
la Figure. 



Aigrette. C'eft un amas de poils ou foies , qui 
couronne une graine pu une écaille. On la nomme 
ftypes quand elle eft portée fur un pied , & feflile 
quand elle eft fans pied ou pédicule, aigrette 
ftypes. I. I. Aigrette fefîile. I. 2. 

Aigrette. Tout ce qui eft couronné de poils ou foies, 
fe nomme aigrette. 

Ailée. Une feuille , dont les lobes font oppofés , en 
forme d'ailes» a. e. b^ </. I. 3 . 

'Ailes. C'eft le nom que portent deux pétales latéiaiis 

Aij 



(4) 

de la fleur légumineufe. I. 4. 5. Et la figure^. h>. 

II. 27. 
Aisselles des feuilles. C'efl: la fedion de la feuille 

avec la tige , foit pétiolée ou feflile. a. h. c. I. 7. 
Alênes. Les feuilles qui font en forme d'alêne en 

portent le nom. 
^LTERN ATI VEMENT. Sc dit pour Ics flcuts , les feuîUes, 

les branches , &c. 
Alternes. Les feuilles font alternes quand elles font 

placées de diftance à autre. Il en eft de même des 

fleurs a. b. c. \. 6. Et la figure a. b, c. \. 7. 
Amande. C'eft une femence renfermée dans un 

noyau. L S. 
Annt?elle. Voye:^ Plante. 
Anomales. Fleurs polypétales irrégulîeres , compo- 

fées de plufieurs pièces , dilfemblables ordinaire- 
^ ment , & accompagnées d^un nedar. 
Anthère. CeA le fommet de l'étamine qui porte la 

poufliere prolifique. Lu. 
Apétale. Fleur fans pétales. 
Articulations. Ce font des nœuds qui fe trouvent 

de diftance à autre dans les tiges , les branches , ou 
les racines. L 1 2. 
Axillaires. Fleurs qui naiflent dans l'aiflelle des 
feuilles A. L j 3. Et la figure ^z. b. c. L 6., 

B 

Baie. La baie eft un fruit fucculent Se charnu , rea-* 
fermant fes femences éparfes ça 6c là dans îe 



( 5 ) 

parenchyme. Certains Auteurs ont confondu la 
pomme avec la baie. La pomme, l. 14. 

Balle. C'eft le calice des graminées. I. 15. 

Barbe. La partie fupérieure des valvules^iÉU la balle. 
ï. 18. 

Bassin. C'eft l'intérieur des calices évaf^Jc d'une 
feule pièce. 

Bisannuelle. C'eft le nom d'une plante qui ne dure 
que deux ans. 

Bourgeons. Ce font de ces boutons qui , en fe déve- 
loppant à la fortie de l'hiver , font paroître des par- 
ties deftinées à la réproduélion. Cehii qui tient aux 
tiges fe nomme bouton , & celui qui tient à la ra- 
cine fe nomme cayeux. 

Bouton. Il y en a qui ne renferment que des fleurs, 
d'autres des feuilles. Ils font compofés de plufieurs 
écailles affez dures , & enduites d'un fuc gluant 
pour empêcher le contact de l'air. 

Bourse. Enveloppe de quelque efpece de champi- 
gnons, une des fept efpeces de calice de M. Linné. 

Bulbe. C'eft une racine ronde , à la partie inférieure 
de laquelle fe trouve un corps charnu d'où partent 
les racines. L 16. 

Bulbeuse. On nomme une plante bulbeufe quand 
elle a une bulbe ou oignon pour racine. 

c. 

Calice. Eft un terme générique applicable aux fept 
efpeces de calice de M, Linné. La première efpece 



fe nomme périanthe j c'eft la plus commune t la fé- 
conde fe nomme enveloppe ; la rroifieme, fpatlie ; 
la quatrième , balle j la cinquième , chaton j la 
fîxieme , cocfFe ; la feptieme , bourfe. M. Linné 
regarde le calice comme le lit conjugal de la fleur. 

Campaniforme. Une fleur porte ce nom quand elle 
a la forme d'une cloche, a. I. 1 8. 

Cannelée. Une tige fe nomme cannelée quand elle 
eft à filets. I. 19. 

Capsule. C'eft une efpece de fruit renfermant des 
graines dans une ou plufieurs loges. On dit unilo- 
culaire, biloculaire, multiloculaire quand une cap- 
fuie a une , deux ou plufieurs loges. Capfule trilo- 
culaire. I. 20. 

Carene. C'eft un des pétales de la fleur légumineufe 
qui fe trouve deflous. Lu. Et la figure e, II. 17. 

Caryophyllée. Les fleurs caryophyllées , ou en 
œillgt , ont un nombre indéterminé de pétales, 
dont le caradere eft d'avoir l'onglet caché dans le 
calice monophylle , & la feuille difpofée en rond 
au bord du calice a. a. a. b. I. 22. 

Caulinaires. On nomme feuilles caulinaires celles 
quinaiflent autour de la tige. I. 25. 

Cayeux. Ce font les petits oignons par lefquels les 
plantes bulbeufes fe reproduifent. a. 1. i G. 

Cellule. Ce font les loges qui fe trouvent dans les 
capfules. 

Chaton. Nom donné à un afl'emblage de fleurs qui 
ne portent aucuns fruits, 6i qui font rangées fur un 



(7) 
èxe commun , comme on le voit dans les cou- 
driers , les noyers. I. 17. 

Chaume. C'eft la tige des graminées que l'on nomme 
vulgairement paille. 

Chevelus. En parlant des racines , quelquefois 
même de certaines feuilles, d. c. I. iz. 

Cloche. Fleur en cloche , ou campaniforme. 

Cloisons. Dans les capfules & les filiques, les répa- 
rations qui s'y trouvent fe nomment cloifons. a. b. 
1. 16, 

CoEFFE. C'eft le calice des moufles , une des fept 
efpeces de M. Linné. I. 24. 

Collet. C'eft l'intervalle qui fe trouve entre la tige 
& la racine. I. 19. 

CoMPLETTE. Une fleur eft complette quand elle a 
toutes fes parties , étamines , piftils , pétales , &:c. 

Composée. Une feuille eft compofée quand elle eft 
formée de plufleurs feuilles qu'on nomme follioles. 
11.14. 

Coque. Une des huit efpeces de péricarpe j elle 
s'ouvre en long. 

CoRDiFORME. On donne ce nom A ce qui a la forme 
d'un cœur. Feuille cordif orme:. I. 30. 

Cordon ombilical. C'eft par lui que s'opère l'ex- 
ploiion des femences hors des fruits. Dans les ca- 
pillaires il ouvre la capfule qui les renferme par fon 
élafticité. 
Cornet , ou épèhon. Le cornet eft une efpece de 
nedar qui fe trouve dans les linaires. 



Corolle. La corolle fait la beauté de la fleur ; elle 
eft compofée de petites feuilles que l'on nomme 
pétales. Çuand elle n'eft que d'une pièce , on la 
nomme corolle monopétale , & quand elle eil: com- 
pofée de plufieurs pièces , on la nomme polypétale. 
Corolle monopétale. I. 34. Corolle polypétale. 
I. 55. 

CoRYMBE. C'eft une difpofition des fleurs qui rient le 
milieu entre l'ombelle & la grappe. Les pédicules 
montent graduellcmenr comme à la grappe , cC 
arrivent tous à la même hauteur comme à l'om-- 
belle. L 3 2. 

Cosses. Panneaux du légume m. m. II. %C. 

Cotylédons. Sont les lobes de la femence ou graine 
qui accompagnent la jeune plante en fortant de 
terre fous la forme de deux feuilles différentes de 
celles que doir porter la plante. Ces feuilles fouD 
comme deux mamelles defliinées à allaiter le jeune 
fujer. Elles font fort fenfibles dans les légumi- 
neufes. Cotylédons. c,c.\. 31. 

Cruciforme ou crucifère. Tournefort a donné ce 
nom aux fleurs compofées de quatre pétales difpo- 
fées en croix , &: dont le fruit eft une filique. a. b. 

D 

Demi-fleuron. Le demi-fleuron eft une petite fleur 
en forme de languette. Sa partie inférieure eft un 
petit tube, a, b, II. i. Ce tube renferme cinq 

étamines 



sm^mn/m v^ • ' ^' P^ F T^J ^' j ' -^'^ ' - ' ifJiJmum^ i^ g.-<.»ag r^PnB*jg 



INTRODUCTION 

A LA BOTANIQUE. 

Première Table élêiueutaire des figures et de leurs noms. 

Pour rendre cette Tntroduction facile et intelligible, une 
Table des figures et de leurs noms ne suffirait pas; c'est 
pourquoi ces mêmes noms et leurs explications feront 
le sujet d'une seconde Table. 



JSomenchture. 



A 



I GRETTE 

Aigrettée, a 

Ailée 

Ailes 

et/', i 

Aisselles, a , b , c 

ti a, b, c 

Alternes, Fleurs 

&* pour les feuilles. . . 

Amande 

Annulées. Feuilles 

èf pour les fleurs 

Anomales 

Anthère 

Articulations 

Axillaire.s , à 

et a, b, c 



B 



B 



AIE. 
Balle... 
Barbe. . 
Bulbe. . 



C 



AVEUX. 

Calice 

Calice ,/.... 



e( 



\}- 



Fis. 



3 
4,5 



7 
6 

5' 

9 

lO 

3i 



.3 

6 



î4 
•5 

28 

i6 



i6 

17 
i8 
i3 

22 



PI. 



Nomenclature. 



Campanule.. , 
Cannelée . . . , 
Capsule . . . . , 

Carène 

Cariophyllée. 
Casque 



Caul inaire . . . . 
Cellules, a, b. 



Chaton. 



CoilTe 

Collet , 

Corel i forme 
Corolle, a . , 



et 



5 a , a , a , b 
a , b , c , d 
a,b 



Cotylédon , c , c 

Crucifère , 

Corymbe , 



D 

I .'EMI-FLEURON 

Digitée , 

Disque 



E 

l!.C AILLES. 

Ecailleux 



Fis- 


PL 


i8 




i9 

20 




21 




22 
23 


I 


^5 

20 




27 




24 
18 




3.3 
34 




3r 
33 

32 




I 


2 


2 


2 


3 


- 


5 


,, 


4 


2 



(O 



Komenclatare. 

Embryon, a 

Entonnoir 

Enveloppe commune, c. 
Enveloppes partielles , 

0,0,0 

Eperon, a 

eta 

Etamines y b, n, p 

Etendart 

et û 

F 

l^AISCEAU, h 

Feuille simple 

Feuille composée 

Feuilles radicales 

Feuille irrégulière 

Fleuron, t 

Fusiforme 

G 

VT AINE 

Godet 

Grappe 

Grelot 

Gueule. Voye^ Labiées. 

H 
JlIampe 

L 

XjABIées, ou fleurs en 

gueule 

et les fleurs de. . 

Lancéolée 

Légume 

Légumineuse 

Limbe , a 

Lobes des feuilles, a,b , 
c , d 

Loges, yoyex Cellules 

Lyriformé 

M 
IVl AINS 



Fig. 


PL 


6 


2 


8 


2 
2 


8 


2 


3? 


2 
2 


10 


2 


II 


2 


27 


2 


12 


2 


i3 


2 


M 


2 


'â 


2 
2 


»7 


2 


18 


2 


«9 


2 


20 




21 


2 


22 


2 




2 


23 


2 


24 


2 


10 


1 


25 


2 


26 


2 


34 


2 

1 


3 


1 


28 


2 


29 


2 



Nomenclature. 



Masque, ou Personnée, 
ou en Mutfie 



N, 



N 



ECTAR. Voye^ Epe- 
ron, a , 

et a 

Noyaux 



O 



o. 



REILLES, a, a 

et a, a , 

Œil. yoyei Umbilic , a 
Oignon. Voyei Bulbe. 

Ombelle , 

Onglet, b 



r ANICULE 

Panneaux, m, m 

Parasol. Voy. Onjbelle 

Perfoliée 

Périanthe 

et/. 

Pétales 



et 



ia,b 

<a,h,c. 
La, b.... 



Poussière séminale,/7z,/7J 
R 

rVENIFORME 

S 



O I L I C U L E 

Siliques 

Stipules, a, b 
Stypes, b. . . . 



1 UBE, 



Fig. 


PL 


3o 


2 


3i 


2 


9 


2 


32 


2 


4,5 


I 


21 


1 


H 


1 


8 


2 


37 


2 


33 


2 


26 


2 


34 


2 


3o 


2 


18 


I 


36,37 


2 


3o 


2 


33 


I 


34 


1 


10 


2 


38 


2 


4' 


2 


39 


2 


40 


2 


1 


1 


34 


I 



Fl.I. 




Fin. 




( 9 ) 
4tamînes unies en forme de gaine , qui enveloppe 
le piftil. r. f, IL 17. Quelquefois le demi fleuron 
eft incomplet > manquant d'étamines , ce qui le 
rend femelle. Tout cela n eft fenlible qu'à la louoe. 
Une fleur, compofée de demi-fleurons , fe nomme 
fémi-flofculeufe. Le demi-fieuron. II. 1 . 

DiGiTiEou PALMÉE. C'cft quand une feuille a la forme 
d'une main. Feuille palmée, a. h. c. d. cf. g. IL 2. 

DiPHYLLE. On nomme diphylle un calice compofé de 
deux pièces j triphylle , s'il eft de trois. 

Disque. C'eft le centre de la fleur radiée. IL 3. 

Drageons. Ce font des rejets de la racine , qui onc 
eux-mêmes des racines , & on les nomme bour- 
geons radicaux. 

E 

Ecailles. Ce font de petites feuilles coriaces quî 
forment quelque efpece d'enveloppes ou de calices j 
tels font les calices des jacées. IL 5. 

EcAiLLEUx , ce qui eft compofé d'écailles. 

EcHANCRÉE. Feuille échcnçrée, b. b. b. IL 28. 

Embryon. C'eft ce que M. Linné nomme germe. 
C'eft la partie inférieure du piftil qui fait les fonc- 
tions de matrice j il contient les ovaires clQ^ fe- 
mences ôc les organes propres à la nutrition, a, 

. W.è. 

Entonnoir. C'eft une fleur monopétale , dont le 
tube eft un tuyau, ôc le lymbe afFede différentes 
formes. IL 7. 

B 



( lo) 

Enveloppe. Ceft un calice improprement dit, quieft 
divifé en commun & en partiel. 

Enveloppe commune. Elle fe trouve à la bafe de 
tous les rayons de l'ombelle, e. II. 8. 

Enveloppe partielle. Elle fe trouve à l'attache des 
fleurs de chaque rayon, o. o. o. o. o. II. 8. 

Enveloppe ou péricarpe. C'eft la capfule , le légume , 
la filique , la baie , ôcc. Il y en a de huit efpeces. 

Eperon. C'eft une prolongation d'un pétale dans 
quelque efpece de fleurs , comme la linaire. a. 
II. 9. Quelques Auteurs l'ont nommé nedar , 
d'autres n'en ont fait qu'une efpece. 

Epi. Il eft compofé de fleurs ou fruits , placées alter- 
nativement fur un axe commun. I. 28. 

Examines. Ce font les agents mafculinsde la fécon- 
dation dans le fyftême fexuel de M. Linné. Leur 
forme eft ordinairement celle d'un filet furmonté 
d'une tête que l'on nomme anthère. Cette tête , 
fommet , ou anthère , fait les fonctions de refti- 
cules , où réfide la poufllere prolifique qui, venant 
a s'échapper , s'introduit dans le ftigmate pour être 
portée jufqu'aux ovaires qu'elle féconde. 3. n. p, 
m. m. II. 10. 

Etendard. C'eft le pétale fupérieur des fleurs pa- 
pilionacées , ou fleurs légumineufes. II. ii.&ca* 
II. 27. 

Exotique. On nomme plante exotique celle qui ne 
croît pas naturellement dans nos climats. 



F 

Faisceaux. C'eft un affemblage. On ne fe fert guère 
de ce terme qu'en parlant des étamines des fleurs 
légumineufes. h. II. 12. 

Femelles. La fleur femelle n'a que des piftils. 

Feuilles. Les feuilles font les organes qui pompent 
l'humidité de l'air & facilitent la tranfpiration né- 
ceflaire à la fanté de la plante. Elles font ou Amples 
ou compofées , régulières ou irrégulieres , pétiolées 
ou fefliles. On les nomme caulinaires , florales , 
radicales y &c.. 

Fibres. Ce font les dernières ramifications des ra- 
cines que l'on nomme racines fibreufes. d. c. L i z. 

Filet. C'eft: , dans l'étamine , ce qui foutient l'an- 
thère. /. Lu. 

Flèche. Feuille en fer de flèche. 

Fleur. M. Linné regarde la fleur ou la corolle , ce 
que l'on confond vulgairement, comme le palais 
où fe célèbrent les noces. 

Fleuron. C'eft une petite fleur monopétale , décou- 
pée en cinq parties , renfermant toujours cinq éta- 
mines unies & enfilées d*Un piftil. r. r. t.f. IL 7. 

Florale ou bractée. On nomme feuille florale celle 
qui eft près de la fleur , & qui ne poufle jamais fans 
elle, 

FtoscuLEUSE. Une fleur eft ainfinommée quand etlô 
n*eft compofée que de fleurons. 

B ij 



( li ) 

Folioles. Petites feuilles , ou divifion des feuilles 
compofées. o. o. o. m. n. II. 14. 

Fruits. On entend en général par fruit une pro- 
dudion qui fuccedeà la fleur, deftinée à propager 
la plante , & due à l'union des fexes , c'eft-à-dire , 
étamines & piftils. On confond afTez fouvent fous 
cette dénomination la baie ou la capfule qui le ren- 
ferme. 

FusiFORME. Tout ce qui a la forme d'un fufeau. u, 
II. i{^. 

G 

Gaîne ou spathe. C'eft une efpece de calice , dont îa 
bafe forme un tuyau qui entoure la tige. II. 19. ôc 
25. 

GÉMINÉ. Pour les feuilles & les fleurs deux à deux. 

Génération des plantes. C'eft le réfultat naturel 
de l'opération dont les étamines , les piftils , la 
pouflîere féminale & les ovaires font les agents. 

Germe, /^oye:^ Embryon. 

Glabre. Non que l'on donne aune feuille lifl^e , unie 
&: luifante. 

Glauque. Nom latin francifé pour exprimer une cou- 
leur qui tient un milieu entre le verd & le blanc. 

Godet. C'eft une fleur monopétale un peu évafée, 
quoique creufe. II. zo. 

Gousse. Le fruit des légumineufes , qu'on nomme 
légume. II. 2<j, Ce que le vulgaire nomme goufl;© 
d'ail, n'eft qu'un amas de cayeux de l'ail qui eft une 
plante bulbeufe. 



l .5 ) 

Grain ne doit point fe confondre avec graine. On 
nomme grain j des baies ramalTées en grappes. Ces 
efpeces de grains renferment la graine. 

Cjraine. C'eft proprement le fruit, ôc 11 on lui donne 
le nom de femence , ce n'eft qu'improprement. Ce 
nom ne doit fe donner qu'à la pouffiere prolifique. 

Graminées. C'eft un nom générique donné à toutes 
les plantes dont les tiges finiflent par un épi , dC 
dont les feuilles approchent de celles des chien- 
dents. 

Grappe. C'eft un aflemblage de fleurs ou de fruits, 
dont les péduncules font inégaux j ce qui ne forme 
rien de régulier. II. zi. 

Grelot. C'eft une fleur monopétale , dont l'entrée efi; 
beaucoup plus étroite que le fond. II. it. 

Gueule. Fleurs en gueule. Foye:^ Labiées. 

H 

Hampe. C'eft une efpece de péduncule qui tient lieii 
de tige , comme dans le colchique. II. 25. 

Hermaphrodites , nom donné aux fleurs qui ont 
des étamines & des piftils. 

I 

Imbriquée. Ce terme ne s'emploie qu'en parlant de 
certains calices, ou les écailles font rangées en 
forme de tuiles. II. 4. 

Ïncomplette. Une fleur , à laquelle il manque 
quelque partie , eft incomplette. 

Indigènes. On nomme plantes indigènes celles quî 



( 14) 

eroiflent naturellement dans nos climats. 
Irrégulieres fe dit en parlant des feuilles dont les 
parties ne laifïent rien entrevoir de Tymmétrique 
ni de régulier. II. i6. On nomme aufli irrégulieres 
les fleurs d'une feule pièce , connues fous les noms 
de fleurs en gueule , ou labiées , fleurs en mafque 
ou en muflfle , ou perfonnées j ôc les fleurs de plu« 
iîeurs pièces connues fous les noms de papiliona- 
cées , ou légumineufes 3c anomales. 

L 

Labiées ou fleurs en gueule. Les fleurs labiées ou 
fleurs en gueule font monopétales, irrégulieres, ter- 
minées inférieurement par un tuyau , Se fupérieu- 
rement par une gueule à deux lèvres, ou à une 
feule. Ces fleurs ont quatre étamines , deux grandes 
& deux petites ; de pour fruit , quatre graines nues 
au fond d'un calice monophylle. 

Lame. C'eft le nom que l'on a donné à la partie fupé- 
rieure du pétale, a. II. 37. 

Lancéolées , en parlant des feuilles qui ont la forme 
de lance. II. 25. 

LÉGUME. Le légume ou la goufle efl le fruit des fleurs 
légumineufes ou papilionacées , compofé de deux 
panneaux , à la future fupérieure defquels les 
graines fe trouvent attachées. II. x6. 

Légumineuses ou papilionacées. La fleur légumi- 
neufe eft compofée de quatre pétales, a. b, b. e. II. 27. 
La figure a eft l'étendard, b b font les ailes, , 



(>5 ) 
Se e eO:h carène ou nacelle. Ceft dans le pétale 
inférieur ou carène, que fe trouve le faifceau d. Il 
en prend même la courbure , 6c le piftil devieni: 
tinegouffeou légume. IL 16. 

Ligneuse. Les tiges ôc les racines qui ont laconfif- 
tance du bois , fe nomment ligneufes. 

LiLiACEE. C'eft en parlant des fleurs que Tourneforc 
nomme fleurs en lis. Le caractère de c(is fleurs eft 
d'être ou monopétales & découpées en cinq parties, 
ou polypétales , ayant trois ou fix pétales. Mais 
l'eflentiel eft: d'avoir un fruit divifé en trois loees ; 
ce qui fe nomme triloculaire. 

Limbe. C'eft: la partie fupérieure des fleurs d'une feule 
pièce : le tube eft: la partie inférieure. Limbe, a, 
L 34. & c, II. 7. 

Linéaires. On donne ce nom aux feuilles qui ref- 
femblnet à celles du lin. 

Lobes. On dit vulgairement que la graine eft: germéa 
quand , en fe développant , elle lailfe entrevoir un 
ou plufieurs lobes que Ton nomme cotylédons ; 
ils font unis d'un côté , convexes de l'autre. Ils 
fe difl:inguent facilement dans les légumineufes. 
c.c.\. 31. Les lobes des feuilles font des exten- 
lions de ces feuilles, a b. c. d. e. II. 2. & b. b. b. II. 18. 

JjOges. Elles fe trouvent à l'intérieur de l'enveloppe 
qui contient le fruit ; cette enveloppe fe nomme 
capfule , uniloculaire , biloculaire , multilocu- 
laire, quand la capfule eft à une, deuXjOuplufieursr 
loges. Capfule biloculaire* a, b, I. 2(j, 



(16} 

Lyriforme. Une feuille qui a la forme d'une lyre. 
II. z8. 

M 

Mains ou vrilles font des produdions filamenteufeâ 
par lefquelles certaines plantes s'attachent à d'autres 
corps j elles affectent différentes formes , elles fonc 
ou fimples ou divifées en plufieurs rameaux. II. 29. 

Mâles. On nomme fleurs mâles celles qui n'ont que 
des étamines. 

Masque , ou personnees , ou en mufle. Les fleurs 
en mafque , ainfi nommées , parceque la plupart 
reflemblent aux mufles de certains animaux , fe 
diftinguent des fleurs labiées par le fruit principa- 
lement qui efl: une capfule diftindte du calice dans 
les perfonnées , Se quatre femences nues au fon4 
d'un calice monophylle dans les labiées. 

Monopétale. On nomme une corolle monopétale 
quand elle n'efl; compofée que d'un pétale. 1. 34, 

Monophylle , calice d'une feule pièce. 

Mufle. F'oye:^ Mafque. 

Mulet. Nom donné à une plante qiii tient de deux 
efpeces différentes. 

N 

N APiFORME. Ce nom convient à tout ce qui a la forme 

d'un navet, u. II. 18. 
Nectar. C'eft: un corps creux , dit M. Linné , qui 

accompagne quelque efpe-ce de fleur, comme l'ellé- 
bore j 



( 17) 
bore 'j il contient pour l'ordinaire une liqueur mîé- 
lée , que les abeilles s'amufenr à butiner. C'eft ou un 
cornet , ou une fofTette , ou un tuyau. Ce ternie 
n'eft plus d'ufage , parcequ'il eft trop équivoque , 
chaque Auteur lui ayant donné la fignification qu'il 
a voulu. 

Nervures. Ce font de petits traits que l'on apper- 
çoit dans les feuilles. Us doivent être re<7ardés 
comme des tendons ou extrémités des gros mufcles, 
qui repréfentent les nervures principales. 

Nœuds. F'oye:^ Articulations. 

Neutre. Quelquefois les fleurs , quoique difpofées 
naturellement à porter des étamines & des piftils, 
deviennent neutres , foit qu'elles doivent cette 
monftruofité à la culture , ou à quelque autre 
accident. On nomme aufli neutres des fleurons où 
l'on n'apperçoit ni étamines , ni piftils. 

Noyaux. Ceft un fruit olTeux qui renferme une 
amande, a. II. 5 1. 

Nymphes. M. Linné regarde les pétales comme les 
nymphes des plantes. 

o 

Oeil, f^oye:^ Umbilic. a. I. 14. 

Oignon, f^oyc:^ Bulbe. I. 16. 

Ombelle ou parasol. Ceft un aflemblage de rayons 
qui partent du même centre , & qui divergent 
comme ceux d*un parafol. L'ombelle partielle eft 
un rayon de l'ombelle générale. La fleur eft rofa- 

G 



( 'S ) 
cée. Elle ne diffère des fleurs en rofe proprement 
dites , que parceque le calice devient un fruit com- 
pofé de deux femences attachées enfemble pendant 
qu'elles font vertes , &c qui fe féparent en mûrif- 
fant. 

Ombellïferes. C'eft le nom que l'on donne aux 
plantes en ombelles. II. 8. 

Onglet. C'eft la partie inférieure du pétale. l>. 
IL 37. 

Opposées. Les fleurs & les feuilles font oppofées 
quand elles font placées en vis à-vis à la même 
hauteur, & parallèlement fur la tige ou la branche. 
Foliolles oppofées. o o l m n.W, \à^» 

Ovaire. La partie du piftil , deftinée à recevoir la 
fécondité , fe nomme ovaire. 

Ovoïdes, Tout ce qui eft en forme d'oeuf. 

P 

Palais des nocis. M. Linné fait de la corolle le 

palais des noces aQS fleurs. 
Palmée. Voyc:^ Digitée. Feuille dïgitée ou palmée, 

IL 2. 
pANicuLE. C'eft une efpece d'épi branchu , compofé 

d'autres petits épis attachés le long d'un pédicule 

commun. IL 35. 
Panneaux. Cofles. Ce font les valves qui fe trouvent 

au légume & à la filique. 
Papilionacées. yoye:^ Fleurs légumineufes. 
Parasites. Ce nom fe donne aux plantes qui 



( 19 ) 
croiiïent fur différents arbres , &c qui fe nourrifTent • 
à leurs dépens. 

Parasol. Foye:^ Ombelle. 

Parenchyme. Subilance puipeufe qui forme le corps- 
de la feuille 8c du pétale , &; qui efl recouverte d'une 
peau légère , nommée épidémie. Les fruits char- 
nus , tels que les pommes , les fruits à noyaux , &c 
les baies , font aullî compofés d'un parenchyme. 

Pavillon ou étendard. Cetl le pétale fupérieur 
des légumineufes. P'oye^ la figure II. ii. & t?. 
II. 17. 

PÉDICULES OU péduncules. Ce font les queues des 
fleurs 8c des fruits, P^oyei les figures b. 1. 1 3./. 18. 
8: a. II. 20. 

Pépin efc la ciraine des pommes. La pomme n'en eft 
que l'enveloppe. 

Perfoliée ou perfeuillée , plante dont, la tige enve- 
loppe les ieuilles. II. 54. 

Périanthe.. C'efl: le premier des fept efpeces de ca- 
lices de M. Linné. Il eft ou monophylle , ou di- 
phylle , ou polyphylle , 8cc. Foye^ les figures 
17. I. cc 50. IL 

Péricarpe. Foye-^ Enveloppe/. I. i-S. 

Pétales. Ce font les feuilles qui compofent la corolle.. 
Elles font colorées , 8c font la beauté de la fleur. 
Voye'i les figures 2,6. jy. 11. II. &: 4. 5. 

Pétiole. C'eft la queue de la feuille, k,. IL 13. 8c 
aAL 25. l. 30, 

Cij 



( io ) 

PÉtiolÉe. Une feuille eft pétiolce quand elle a un 
pétiole ou queue. 

PiNNÉE , fynonyme de feuille ailée. 

Pistil. C'eft l'orçane féminin de la fiu6lifîcation. Il 
eft compofé du germe ou embiyon a. W. 6. du 
ftyle c. IL 6. ôc du (Hgmate b. IL 6. Le ftigmate 
reçoit la pcuffiere m. m. IL lo. Cette pouflîere , 
étant rranfmife à l'intérieur du germe , féconde l'o- 
vaire. Il ne faut pas confondre le germe ou em- 
bryon avec l'ovaire , car l'ovaire n'eft que le rudi- 
ment des fruits dont le germe eH: l'enveloppe ou 
l'utérus. La fécondation ne fe fait point s'il n'y a 
concours des parties mâles & femelles , 3z Tadte de 
la fru£tilîcation n'eft plus que l'eftet de la généra- 
tion. M. Linné regarde la corolle comme le palais 
ou fe ccLbrent les noces j le calice comme le lie 
conjugal j les pétales comme les nymphes j les 
filets des étamines comme les vaiffeaux fperma- 
tiques ; les anthères comme les tefticules j la pouf- 
iiere comme la liqueur féminale j le ftigmate 
comme la vulve ; le ftyle comme le vagin \ le 
germe comme la matrice j ôc le péricarpe comme 
l'oraire fécondé. 
Pivot. La racine eft en pivot quand elle defcend pet- 

pendicalairement. 
Placenta. C'eft le centre de la cavité du calice. Il eft 
aftez fouvent convexe. C'eft fur lui que repofent 
les fleurs 6c les fruits dans pluficurs efpeces de 



( ^I ) 

plantes. Placenta convexe, a. II. 3. 

Plantes. Nom donné à toutes piodudions végétales. 

Plantes annuelles. Lorfqa'une plante croit 6c 

meiu'i dans un an , elle eft annuelle. On la nomme 

bifannuelle 5 trifannuellé fi elle dure t ou 3 ans. 

Plantes vivaces. Ces plantes vivent un nombre 

d'années indéterminé. 
Plantule. Dans le développement de la femence , 
les cotylédons accompagnent la plantule qui fe 
trouve dans le milieu. h.\. ^i. 
Poils ou soies. Ce font des fiiets plus ou moins fo- 
lides qui fe trouvent fur quelques parties des 
plantes, i. i. 11. 13. 
PoLYPÉTALE. Une cotoUe , compofée de plufieurs 
pièces , fe nomme polypétale. Quand les pétales 
font placés fymmétriquement , la corolle eft poly- 
pétale régulière. I. 23. Quand ils font placés irré- 
gulièrement , ils forment la corolle polypétale irré- 
guliere. U. 31. 
Pomme. C'eft un fruit à pépin , compofé d'une pulpe 
charnue , dans le milieu de laquelle on trouve or- 
dinairement des loges membraneufes qui renfer- 
ment des femences. Ce que l'on nomme vulgaire- 
ment pomme de terre, n'eft point une pomme, 
mais une bulbe d'une efpece de folanum. 
Port. On entend par le port d'une plante , tout ce 

qui en conftirue l'enfemble. 
Poussière séminale. C'eft proprement la m.atiere 
prolifique des végétaux. 



Pulpe. Subftance charnue de certains fruits > feuilles 
ôc racines, 

R 

Racine. C'efl: la partie de la plante qui lui fournit les 
fucs nourriciers. 

Radicales. On nomme feuilles radicales celles qui 
fortent immédiatement de la racine./?. />. IL 15.- 

Radicules. Ce font les racines d'une plante quieft 
encore à la mammelle , c'eft- à-dire , accompagnée 
des cotylédons. <z. I. 31. 

Radiées. On nomme fleur radiée celle qui eft com- 
pofée de fleurons & de demi-fleurons. Les fleurons 
occupent le difque , &z les demi-fleurons la circon- 
férence , comme les marguerites , les dents de 
lion. 

Rayon. Le rayon eft formé par les demi-fleurons en 
manière de couronne. 

R.EMPANTES. On donne ce nom aux tiges 8c aux ra- 
cines qui ne s'élèvent point , &c qui fe traînent fur 
les corps qui les environnent. 

RÉCEPTACLE. Le réceptacle eft l'extrémité du pédun- 
cule , fur laquelle repofe immédiatement la fleur 
ou le fruit. On le nomme placenta lorfqu'il reçoit 
les vaifleaux ombilicaux qui fervent à rranfmettre 
la nourriture aux femences. Tournefort le diftingue' 
en propre & en commun. Le réceptacle propre ne 
porte que les parties d'une feule fructification , c'eft» 
à-dire , une fleur Ample. Le réceptacle commiiii 



( M ) 

porte des fleurs compofées de l'agrégation de pla- 
ceurs petites fleurs. 

Régulières. Les feuilles Se les fleurs font réi^ulieres 
quand elles montrent quelque chofe de fymmé- 
trique dans leur conftitution. 

Reniforme. Tout ce qui a la forme d'un rein peut 
porter ce nom. II. 38. 

Rosacées. La fleur en rofe , dit Tournefort, eft com- 
pofée de pluùeurs pétales difpofés en rond comme 
dans la rofe. Le caradlere de cette clafle dépend de 
la difpoiition des pétales , & non de leur nombre. 
Dans la plupart, les pétales font au nombre de 
cinq j dans plusieurs , de quatre , & dans quelques- 
unes de deux : on ne doit point confondre les 
crucifères avec les rofacées ; car les crucifères 
ont toujours quatre grandes étamines & deux pe- 
tites, & les rofacées , quoique compofées de quatre 
pétales en croix , n'ont point les étamines comme 
les crucifères. 

Rosette, La fleur en rofette ell une fleur monopétale. 

S 

Semences. P^oye:^ Graines. 

SÉMi-FLoscuLEusEs. C'eft le nom que Ton donne aux 
fleurs compofées de demi-fleurons. Un des demi' 
fl&urons qui compofent les fémi-fiofculeufes j II. i. 

Sessile. On nomme fefliies les fleurs & les feuilles 
qui font fans pétioles , & vulgairement fans 
queues, a. b. c. I. 7. On nomme auflfi feifile l'ai- 



( M) 

grette qui n'efl: point portée fur un pédicule. I. 2. 

SiLicuLE. C'eft un péricarpe alTez ordinairement fous- 
orbiculaire , garni d'un ftyle à peu près de même 
longueur. II. 41. 

SiLiQUE. C'eft le fruit des crucifères. Il eft compofé de 
deux valves ou cofTes , entre lefquelles fe trouve 
un cloifon que l'on nomme placenta. II. 39. 

Simple. Une fleur eft fimple quand elle n'a pas plus 
de parties qu'il lui en faut. Quelquefois une fleur 
qui naturellement doit avoir dix étamines , n'en 
aura pas , & fes étamines feront devenues pé- 
tales, cette monftruofité eft due à la culture. Dans 
ce cas-ci , les fleurs fe nomment doubles ou monf- 
trueufes. 

Soies. F^oye^ Poils. 

Solitaires. On donne ce nom à une fleur ou un 
fruit qui naît feul à l'extrémité d'une branche ou 
d'une tige. 

Sommet. Ce mot convient à l'extrémité fupérieure 
de chaque partie , mais particulièrement à la partie 
fupérieure de l'étamine que l'on nomme anthère. 
Lu. 

Spathe. C'eft une membrane adhérente à la tige , 
ouverte de bas en haut , & d'un feul côté pour 
l'ordinaire : elle eft une des fept efpeces de calice 
de M. Linné. Cette efpece eft commune dans les 
liliacées. II. 35. 

Spirale. Les mains ou vrilles fe tournent fouvent en 
fpirales. IL 2^« 

Stigmate. 



( M ) 
^TïGMATE , partie fupéiieure du piftil , foutenue pai^ 

leftyie. h. II. 6. 
Style , filer qui foutient le Itigmare. c. îl. 6. 
Stypes , nom que l'on donne aux aigrectes porréef 

fui' des pieds, l. i. 
SfYPULE , nom donné à de petites produchons qui 

naiirent à l'infertion des pétioles ou des pédicules, 

a. b, 11. 40. 

T 

Terminales. On nomme feuilles & fleurs terminale^ 
celles qui naifTeni aux extrémités. 

Ternée , feuille compofée de trois folioles attachées 
fur le même pétiole. 

Testiculaire. On donne ce nom à tout ce qui a la 
forme d'un tefticule. 

Tige. C'eft le corps principal de la plante j mais il y a, 
des plantes fans tiges. 

Tissu cellulaire, ^oyc^ Parenchyme. 

Triphylle, calice compofé de trois parties. 

Tronc. C'eft la tige des arbres. 

TuiLEE. Foyt^ Imbriquée. II. 4. 

Tube. Ceft la partie inférieure des corolles mono- 
pétales, b, 1. 34. 

u 

Umbilic ou nombril. C'eft une cavité qui fe trouve 
à certains fruits , à l'extrémité oppofée au pédicule^ 



comme dans prefque tous les fruits a pepinSJ 
Voyc-^ la figure a. I. 18. 

Unii.oculair!î , capfule à une loge. 

Universelle. L'ombelle eft univerfelle ou générale', 
particulière ou partielle. 

Valves , panneaux , ou cosses , font les parties 
latérales de la illique & du légume, m. m. II. i6. 

(Velue. Les fruits, les fleurs, feuilles, tiges, &c. 
couverts de duvet ou de poils , font nommées ve- 
lues ou poileufes. 

Verticillées. On. donne ce nom aux fleurs & aux 
feuilles rangées par étage , & difpofées annulaire- 
ment. Feuilles vertlclllées» L 9. j leurs verucilhes, 
L 10. 

VivACE. Une plante, vivace perd fa tige pendant 
riiyver , mais fubHfte plulieurs années par fa ra- 
cine. 

Vrilles, ^'oye^ Mains. L 2^. 






CLASSES SYSTÉMATIQUES 

DE M. LINNÉ, 

RéfuUantes des nombre , proportion & Jltuat'ion. 
des étam'tnes, 

i_;ES plantes portent ou des fleuis vifibles, ou deè 
fleurs prefque invifibles. 

Les vifibles font ou hermaphrodites , c'eft-à dire^l 
compofées d'étamines & de piftils en même temps ; 
ou d'un feul fexe , c'eft-à-dire , ou mâle , n'ayanc 
que des étamiiies j ou femelles , n'ayant que des piftils 
fans étamines. 

Les étamines font les principes des clafiTes de M. 
Linné : ou elles font détachées les unes des autres , 
ou elles font unies , foit entre elles par quelqu'une 
de leurs parties , foit avec le piftil : ou les étamines , 
ne tardent entre elles aucune proportion relativement; 
à la longueur j ou il y en a conftamment un nombra 
de plus courtes que le refte. 

Plantes hermaphrodites. 



CxAsSES formées 

du nombre 

des écamiiics. 



rNoMs DES Classes. Ce qui cor.ftitue les Clajfcs^ 
I. Une ctamine. 
i. Deux étamines. 
5. Trois étamines. 

4, Quatre étamines^. 

5. Cinq étamines» 



Monandrie. 

Bjlilîer. 

Diandric. 
Jafmin. 
j Triandiie. 
1 Graminées, 

Tctrandric. 

Rubiacées. 
Pentandiic. 

Giobtlliferes. 



Di| 



Heyandrie. 6. Six étamines, 

Liliacccs. 

Eptandrie. 7. Sept étamines. 

Mai on d'Inde. 
Odandrie. 8. Huit étamines. 

l'erlicaive. 
Ennéandiie. 9. Neuf étamines. 

C.ipucine. 

10. Dix étamines. 



*CtAS5ES formées 

du n>mWre 

6£ de l'infertioii 

des étamines. 

Classes formées 

du nombre 

& 

jje Is proportion 

des étamines. 



Décandrie 

Claiioiihyllées. 
Dodéc^ndric. 
^ rtigrenioine. 

Tcofandrie. 
Kofe. 

Polyandrie. 
Pavots. 



1 1. Onze étamines. 



Classes formées 

de la réunion de 

queU]nes , artic 

des étamines 



Didynamie. 

Labiées. 



c rucifetes. 

•Monadclphie. 

Mauves. 

Diadelphie. 

Léo;uniini.-ufes. 

IPoIyadelphie. 

Mille pLftuis. 



Classes formées 

de la fiiuarion 

des 'ramincs 

réparées des 

piltils. 



li. Une vingtaine d'étamines 
attachées au calice. 

1 3. Depuis vingt jufqu'à cent 
étamines qui ne tiennnent 
point au calice. 

14. Quatre étamines , deux 
petites & deux grandes. 

^ Tétradynamie. ij. Six étamines, deux petites 
& quatre grandes. 

16. Plufieurs étamines réunies 
par leurs filets en un feul 
corps. 

17. Plufieurs étamines réunies 
par leurs filets en deux corps. 

1 8. Plufieurs étamines réunies 
par leurs filets en plufieurs 
corps. 

19. Plufieurs étamines réunies 
LesMatguerites. en forme de cylindre par les 

anthères , rarement par les 
filets. 
Î.O. Plufieurs étamines réunies 
S: attachées au piflil fans 
adhérer au réceptacle. 

1 1 . Les fleurs mâles Se femelles 
réparées fur un même indi- 
vidu, 
il. Fleurs mâles & femelles fé- 
I v^nduvre, pnrces fur différents indi- 

■^ vidus. 

. Fleurs mâles & femelles 
fur un ou piufieurs individus 
qui portent auiîî des fleurs 
hermaphrodites. 



iSyngenéfic. 



Gynandrie. 
Les Otchis. 



fMoncscic. 

Malle d'eau. 

Diœcie. 

Chanvre. 

Polygamie, 
l'ariétairc. 



lÊtAssEs formées Ç 

de l'occultation, \ Cryptogamie. 14. Fleurs renfermées dans le 
peu d'apparence) M«"'î"'P«"geres. fruit , ou prefque invifibles. 
des étamines. (^ 

M. Linné donne encore une vingt -cinquième 
clafle fous le nom d'appendix , où il range les palmiers 
Se autres plantes dont il n'a pas encore déterminé les 
caraderes elTentiels. 




(5o) 



LES ORDRES DE M. LINNE. 

J-.Es ordres font établis fur les piftils comme les 
claiTes le font fur les étamines. 

Le nombre des piftils fe prend à la bafe du ftyle ^ 
& lcM:fqu'il n'y a point de ftyle , on compte les ftig-- 
mates. 

Ordres des trei-^e premières Clajjes^ 

Noms des Ordres. Ce qui confiitue les Ordres^ 

Monogynie. Un piftil. 

Digynie. Deux piftils, 

Os.DRrs tiix-s jTiiiiynic. Trois piftils. 

4ei piftils. \Tctragynie. Quacie piftils. 

iPencagynie. Cinq piftils. 

/ Hcxagynie. Six pift^ils. 

f Polygynie. Nombre indéterminé de pif^- 
tils. 

Ordres de la quatorzième Ciaffe, 

CCymnorpermie. Quatre graines nues au fonJ 
Ordres rires A Ju calice. 

dus craines. ) Angyofpcrmie. Graines renkrmees dans ua 
(, péricarpe. 



Ordres de la quirr^icme Clajje. 

Ordres tfrés 

de la tïgiue 

du péricaipe 



^dna^-m? X ^" f^licdeufcs. Le fruit cft une filicule. 
du*^ péricaipe. (. Les filiqueufcs. Le fruit eft une lîiiquc. 



Les ordres des i^% 17% 18% 20% 21% 22' & 
23' claftes paroiftent ne rien avoir de commun avec 
ceux-ci , c'eft pourquoi on n'en parle qu'après. 



(3' ) 



OH.T5R î S 

tirés du li:u , 

du fc.\e , 
de l'arionge- 

menr 
des Heurons , 

& 
de la n union 
des écamincs. 



Ordres de la dix-neuvieme Clajfe, 

rSyngeocfie. Polygamie é- Fleur dont le dirquci 
gale. & la couronne 

font occupés par 
des fleurons her- 
maphrodites. 
Polygamie Tu- Pleur dont le difqtïe 
perflue. eft occupé par 

des flcurbns her- 
niaphrodires , & 
la couronne par 
des fleurons fe- 
melles. 
Polygamie Pleurs hcrmaphro- 

faulle. dites dans le dif^ 

que , & neutres à 
la circonférence. 
Polygamie né- Les fleurons du dif^ 
cellaire. que mâles & ceux 

de la couronne 
femelles. 
Monogamie. Fleurs qui , fans être compofées de 
fleurons , ont leurs étamines réu- 
nies en cylindre par leurs an-. 
L theres. 



Les ordres de la 1 6'^ clafle , la i y*^ , la 1 8'= , la ao* a 
la zi% zi^ & 15^ font établis fur les caraderes claf- 
fîqiies des claflTes qui les précèdent. 

Exemple. Une fleur qui auroir pour cara6tere 
clalHque dix étamines unies en un feul corps, fa 
r/ci',e feroit la monadelphie , & fon ordre j décan- 
drie. 

Enfin la 24^ clafle fe divife en autant d'ordres qu'il 
y a de familles qui la compofent. 



LES GENRES DE M. LINNÉ. 

i E Chevalier Linné établit fes genres fur la con- 
coniîdération des parties de la fruclification. Il tire 
fes caractères génériques de leur nombre , figure 
fîtuation & proportion. 
Il confidere , 

Le calice. 

La corolle , & fur-tout le xic<flat,; 

Les étamines. 

Les piftils. 

Le péricarpe. 

Les femences. 

Le réceptacle. 

£t leurs différentes crpcces. 



F I N. 



APPROBATIOH 



ttuuumjaaaaatatteunn .^i' joj -sw. jusm 



APPROBATION. 



Jai lu, par ordre de Monfcigneur le Garde de Sceaux , ui> 
manufcrit qui a pour titre la Flore des envir'ms de Paris , gravée 
& enluminée d'après nature , par M. Bulliard Cet ouvrage , 
qui offre un moyen très facile de connoître parfaitement , fans 
Maître , & en peu de temps , les plantes des environs de Paris , 
ne peut manquer d'être agréable aux perfonnes qui , par état ,, 
font obligées de connoître les plantes , à celles qui fe font or- 
dinairement un amufement de cette connoifiancs , Se fur-touc 
à celles qui habitent des campagnes où il ne fc trouve pas de 
gens en état de diftinguer ni les p.antcs utiles aux maladies 
<ies hommes & des animaux domeftiquss , ou a d'autres be- 
soins , ni les plantes nuilibles. Il ne contient rien qui doive en 
empêcher i'imprelfion , la gravure & enluminure. A Paris ce ^ 
Çeptembre I775. LEBEGUE DE PRESLE. 



P R I F I L E 6 E DU ROI. 

Jl_, O U I s , par la grâce de Dieu , Roi de France & de Na-» 
varre : A nos amés & féaux Confcillers les Gens tenant nos Cours- 
de Parlement , Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hotcl ^ 
Grand Coufeil , Prévôt de Pans , Paillifs , Sénéchaux , leurs. 
Lieutenants Civils, &: autres nos Jufticiers qu'il appartiendra^ 
Salut : Notre amé le fleur I^uli-Iard Nous a fait cxpofcr- 
qu'il dcfîreroic faire graver & imprimer & donner au Public le 
Linn&us , ou Ld Flore des environs de Paris , gravée & enluminée 
d'après nature , s'il Nous plaifoit lui accorder nos Lettres de 
privilège pour ce néccllaires. Aces c a u s e s , voulant favo-^ 
iabJ:mcnt traiter l'Expofant , Nous lui avons permis & permet-^ 
rons par ces Piéfentcs , de taire graver & imprimer ledir Ouvrage 
ci-deffus énoncé en telle forme & autant de fois que bon lui 
feaihlera , & de ie vendre , faire vendre & débiter par-tout notre 
Royaume pendant le temps & l'cTpacede fix années confécutives -^^ 
à compter du iour de la date del'dites Préfentes . Faifons défenfes, 
\ tous Delfmateurs , Graveurs S: Imprimeurs en taiiie douce , &:. 
autres perfonnes , de quelque qualité & conàition qu'elles forent , 
4egrav;çr, faire graver ni imprimer, débiter pu faire débicçsi 



Icfclirs Ouvrages, d'en intiocîuire dans le Royaume de gravure 
& impr-ffion étrangère , ni d'en faire aucuns extraits , fous 
<iuelc|ue prétexte cjue ce puiife être , fans la pcrrailfion exprefle & 
par écrit dudir Expofant ou de ceux qui auront droit de lui , à 
peine de confifcation tant des delfeins , planches & cftampes , 
r;ue des uftenciles qui auroient fervi a la contrefadion , que nous 
entendons être faifis en quelques lieux qu'ils foient , à peine de 
trois mille liv. d'amende contre chacun des contrevenants, dont 
un tiers à Nous , un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris , Se l'autre tiers 
audit Expolant , ou à celui qui aura droit de lui , & de tous dé- 
pens, dommages & intérêts , à la charge que ces préfentes fe- 
ront enregiftrées tout au long fur le regiitre de la Communauté 
des Imprimeurs & Libraires de Paris dans trois mois de la date 
d'icelles j que rimprelTlon ou gravure defdits ouvrages fera 
faite dans notre Royaume & non ailleurs ; qu'avant de les 
mettre en vente , les deifeins ou eftampes qui auront fervi à la 
gravure des planches , feront remis dans le même état où l'ap- 
probation y aura été donnée , es mains de notre très cher & féal 
Chevalier Garde des Sceaux de France le Sr. Hue deMiromÉnil, 
qu'il en lera enfuite remis deux exemplaires dans notre biblio- 
thèque publique , un dans celle de notre Château du Louvre, 
un flans celle de notre très cher S: féal Chevalier , Chancelier 
de Fraiîcc , le ficur de Maupeou , & un dans celle dudit fîeur 
Hue de iVIiromÉnil , à peine de nullité des préfentes ; du con- 
tenu defquclles vous mandons &: enjoignons de faire jouir ledit 
F.xpofant Si fes ayant caufc pleinement & paifiblement , fans 
foulrrir qu'il leur foir fait aucun trouble ou empêchement; vou- 
lons qu'en mettant en quelque endroit dudit ouvrage les mots 
avec Privilège du Roi , ces préfentes foient tenues pour duement 
fîgniiiécs Commandons au premier notre Huiflîer ou Sergent 
fur ce requis , de faire pour l'exécution d'icelles tous acflcs requis 
& nécclfaues , fans demander autre perraiffion , & nonoblUnt 
clameur Ac haro , charte? normandes & Lettres à ce contraires j 
Car tel eft notre pîaiiîr. Donne à Paris le vingt-feptieme jour 
de Septembre, l'an de n;race mil fept cent foixante-quinze , & 
de notre règne le deuxième. PAR LE ROI EN SON CONSEIL. 

Lrbegue. 

Regijîré fur le Reg'jl'e XX de la Charnb'e Roy île & Syndi- 
cale du Libraires & Imp-imeurs de Puris N". 411 , Fol. 2'j , 
conJoT miment au Règlement de 172.3 y qui fait défen fes , Artiàlc 
IV , à toutes perfonnes de quelque qualité 6* condition quelles 
Jo'ent , autres que les Libraires 6' Imprimeurs , de vendre , débiter^ 
fuire afficher aucwis livres pour les vendre en leur nom jjoit qu'ils 



's'en difent les Auteurs ou autrement ; ^ à la charge de fournir à U 
fufdite Chambre Syndicale huit Exemplaires prefirits par I'At", 
ticle io8 du même Règlement. A Paris , ce x8 Septembre 1775. 
D E B U R E , fils aîné , Adjoint. 



71 



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\ I i 



u'VAvec les diirer eus noms, classes, oroi^e s 
/jk! et^eiires mu leiu" canAaeiuient, ranges 
A! suivant la luetliode sexuelle de ]M.LINNI, 
I ieiu's pai'Éies cai-actenstimies uorCs; 
I propiTietcs^verfns e( doses tliisag^'e eu 
Medecuie, siuvanC les deinonstrafions 
del^ota^nmie crm seiontaii Jai^mdiiRO^ 

PAR M^' BULLTAÏU) . ^ 



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ce . J.XXJtX^ 




^ ^N lA PARIS ■ '■^■'-m' 

cliez"p Ir DIDOT le Jcime, 
ure, (jiiai àesAugT.istrr 



AVï:C APPROBATIOiSr, KT PlilVILE&K T>\T RÔX. 



C/^^ , MONANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Hippuris. . 

Herbe vivace. 

Oatin. Hippuris vu/garis , Lin. 

Noms< vulgaires. La Prele des FONTAINES, 

( LA PreLE femelle. 

Détail des parties caraciirijliques. 

Les fleurs fe trouvent à la bafe des feuilles : elles 
font fi petites & fitôt flétries , qu'elles échappent aux 
yeux de robfervateur. On ne diftingue qu'avec bien 
de la peine une étamine bifurquée & recourbée fur 
elle-mcme, tenant, on ne fait comment , à un corps 
blanchâtre, écailleux par le bas, & qu'on eft tenté de 
prendre pour un germe qui affefte la forme d'une 
gourde. 

A. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur na- 
turelle. 

B. C. Parties de la tige , de différentes groffeurs. 
D. Fleur deflinée à la loupe. 

H. Fleur de grandeur naturelle, partant des aiflelles 
des feuilles, 6c fymétriquement arrangées autour de 
la tige. 

Port. Cette plante s'élève de fept à huit pouces. 
On la trouve dans les fontaines , les ruiffeaux : elle 
fleurit au commencement du mois d'août. 

Cette plante eft un peu aftringente. 

Les chèvres la mangent, mais les vaches ^ moutons, 
chevaux, cochons, n'en veulent point. 



./ 



b: 



'/. 



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:Sifjnirià VuL^arié 



Clajfc , DiANDRiE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Jasminum. 

Arbrisseau. 

■Hj Oatin. Jafmimim officinale y Lin. 
^"^""'[fi-ançois. Le JASMIN. 

Détail des parties caractérijliques, 

1 . Une fleur monopétale , découpée en cinq par- 
ties. 

2. XJn bouton de fleur. 

3. Une fleur ouverte , afin de laiiTer voir les deux 
étamines qu'elle renferme. 

Port, Cet arbrifleau farmenteux s'élève très- 
haut quand il trouve quelque foutien. Il fleurit l'été. 
11 efl: originaire des Indes , mais commun prefque par 
toute l'Europe , & fur-tout dans les jardins de ce 
pays-ci. 

Propriétés. Les fleurs ont une odeur très-agréa- 
ble ; les feuilles ont un goût herbacé. 

Usages. Ses fleurs fervent à préparer divers par- 
fums , & fur-tout de la pommade pour les che- 
veux, qui efl: préférable aux autres, parce que fon 
odeur plaît plus généralement que les autres odeurs. 




tTojtfTTVm/ 



i/t:- 



CLffc, Dl ANDRIE. Ordre, MONOGYME. 
Genre de Lin. Ligvstrum. 

Arbrisseau. 

('latin. Ligujlrum vulgarc , Lin. 

■VT ) François. Le TROENE. 

iS'oms( ^ , . - „ ^ . 

vulgaires. Le Fresillon , la Puine 

BLANCHE. 

Détail des parties caracicrijliques. 



X 



T. Une fleur monopétale ouverte, afin de bif- 
fer voir les deux étamines qu'elle renferme. 

2. Le calice fert de bafe à un germe arrondi , 
furmonté d'un ftll. 

Port. Cet arbrifTeau s'élève d'ordinaire de huit 
à douze pieds , efi: commun dans les bois ; il fleurit 
au mois de Juin. Herb. II. 

Propriétés. Les fleurs ont une odeur aflez 
agréable: les feuilles ont un goût acre & défagréa- 
ble; elles pafTent pour vulnéraires, déterfîves. 

Usages. On emploie rarement le troène inté- 
rieurement ; mais on en fait des gargarifmes , des 
lotions aftringentes. Il s'emploie dans les jardins en 
palillades , que l'on peut tenir beaucoup plus minces 
que celles des autres arbres ufités , & qui confervent 
long-temps leurs feuilles vertes. 




2'rœj'ne^ 



Clajfe y DiANDRiE. Ordre i Monogynie. 
Genre de Lin. Syringa. 



Grand Arbrisseau. 
Noms 



latin. Syringa vulgaris , Lin. 
François Le LILÀS oa LILAC. 
— vulgaire. La Queue de Renard des 
Jardiniers. 



Détail des parties caracîérijiiques» 

I. Une fleur de grandeur naturelle, ouverte lon- 
gitudinalement, afin de lailTervoir les deux écamines 
qui y font attachées, 

X. Le calice defliné à la loupe. 

5. Le fruit. 

Port. Cec arbrilTeau s'élève à la hauteur de douze 
ou quinze pieds ; il ell originaire de la Perfe , mais 
il fe multiplie très facilement dans ce pays ci : on 
le cultive dans les parcsj bofquets , jardins , pour jouir 
de fa fleur , qui eft: auffi agréable à la vue qu'à l'odo- 
rat. Il fleurit au mois d'Avril. 

Nous avons une variété à fieur blanche ; & parmi les 
individus à ^eur rouge ^ de la nuance quon nomme lilas, 
on recherche ceux dont lajieur a la couleur plus foncée» 

Propriétés. On a dit fes femences afl:ringentes. 




^-l/oy- 



riK 



Clajfe, DiANDRIE. Ordn, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Circma» 

Herbe vivace. 

rlatin. Cïrccza Lutetiana , Lin. 
*T jfranqois. la CIRCÉE. 
JNoms^ — vulg, l'Herbe magique, l'Herbe de 
S. Etienne, l'Herbe aux Sorciers. 



X 



Détail des parties caraclérijliques, 

A. Une fleur deflinée à la loupe : chaque fleur a deux 
pétales en forme de cœur , deux étamines & un piftil 
qui ont pour bafe un calice de deux feuilles, placées 
alternativement avec les pétales. 

B, Une fleur vue de face. 

I . Une fleur de grandeur naturelle. 

1. Un fruit de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges ont un pied de longueur : on la 
trouve dans les bois , les taillis ; elle fleurit fur la fin 
de l'été. Herb. V. 

Propriétés &: Usages. On l'a quelquefois appli- 
quée en cataplafme fur les hémorroïdes. 
Les moutons la mangent. 



Clafc, DiANDRIE. Ordre ^ MONOGYNIE. 

Genre de Lin. Circma* 

Herbe vivace. 

vr (latin. Circœa alpina ^ Lin. 
^^^'''(françois. La PETITE CIRCÊE. 

Détail des parties caraclérijîiques. 

Port. Les caraftères de la fruftification font les 
mêmes que celles de la Circœa Lutetiana ; elle n'en 
diffère que par fa petitelTe , par fes calices qui font 
colorés , &: par fa tige qui eft fîmple & fans divi- 
fions : on la trouve dans les rochers de Fontaine- 
bleau ; elle fleurit en été. 



Rtitc Ucrccc 




C/aJfe j Dyandrie. Ordre j Monogynie. 
Genre de Lin. Veronica, 

Plante vivace. 

/" latin. Vcronica offîcina/is , Lin. 
T,j \ fiançois. La VÉRONIQUE MALE. 

I — vulgaire. Le IhedEurope, la Veroni- 

C QUE DE CHÊNE , LA VÉRONIQUE DES BOIS, 

Détail des parties caracîérifiiques. 

1. Une fleur monopétale, de grandeur naturelle, vue de 
face : elle eft découpée en quatre parties, dont une eft plus 
petite. 

z. Une autre fleur vue décote pour laifler diftinguer fontubc. 

3 . Une corolle ouverte à laquelle font attachées deux éramines. 

4. Le germe furmonté d'un ftyle. 

y. Un calice de quatre feuilles, accompagné toujours d'une 
petite feuille florale. 

6. Le fruit eft cordiforme biloculaire , s'ouvrant de quatre 
côtés. 

7. La capfule ouverte tranfverfalement. 

8. Fome des graines. 

Port. Ses tiges font rempantes : elle fe trouve dans les bois , 
les taillis , elle fleurit au commencement de l'été & au com- 
mencement de l'automne. Herb. II, & III, V. 

Propriétés. Toute la plante a un peu le goûtamere, fon 
odeur n*eft pas défagréable , elle eft vulnéraire, déterfive , 
ftomachique, diurétique. 

Usage. Les feuilles s'employent en infufion comme le thé „ 
& à-peu«près dans les mêmes cas , ce qui l'a fait nommer thé 
d'Europe : la dofe eft d'une pincée , fur un demi- feptier d'eau 
commune : on les fait infufer quelquefois dans du bouillon ': 
on en fait aufll un fyrop que l'on recommande , comme vul- 
néraire , dans les cas d'efforts ou blellures ioteines. 




It'/o'/tét//^^ ^Va/e 



ClaJJe, DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Veronica. 

Herbe vivace. 

(latin. Veronica fçrpyllifo lia ^ Lin. 
NomsJfranqois. La VÉRONIQUE A FEUILLES 
( DE SERPOLET. 

Détail des parties caraclérîjliques» 

A. Fleur de grandeur naturelle ; elle efl: compofée 
d'une corolle iTionopétale à quatre divifions, de deux 
étamines , d'un plftil qui devient une capTule de la 
forme d'un cœur applatl, & d'un calice à quatre di- 
vifions. 

B. Fruit de grandeur naturelle. 

Dans cette efpèce de véronique la corolle, quoique 
deflec-hée , accompagne long-temps le fruit , &: ne 
périt fouvent même qu'avec lui. 

Port. Cette plante eft deflinée de grandeur natu- 
relle ; fes feuilles font oppofées vers le bas de la tige, 
& alternes vers le haut. On la trouve dans les champs, 
les prés , fur les bords des chemins : elle fleurit en été, 
Herb. VI. 

Usages. Cette efpèce peut s'employer aux ufages 
de la médecine, comme la veronica oficinalis^ 
Les moutons mangent cette plante. 



^ 

^ 



dô J&rpolôù 




^■v 



Clajfe j Dyandrie. Ordre ^ Monogynie. 
Genre de Lin. Veronica. 

Herbe annuelli. 

ç latin. Veron'icaBeccabunga ^ Lin, 

.. ) François. Le BECCABUNGA. 
Noms < 1 • T D c 

\ vulgaires. La Keine des tontaines , la 

V Véronique d'eau. 

Détail des parties caraclérijliques, 

1. Une fleur monopétale de grandeur naturelle. 

2. Une fleur delîinée à la loupe j elle a deux éta- 
mines attachées à rorifice incerne de fon tube. 

3. Un calice deflîné à la loupe j il ferc de bafe à un 
germe applati , furmonté d'un ftyle qui égale en lon- 
gueur les étamines. 

4. Le fruit eft une capfule applatie, à deux loges Se 
en forme de cœur. 

Port. Ses tiges ont un pied & demi de long , & 
font couchées fur la fuperficie de l'eau : on la trouve 
dans les fontaines , les courants & réfervoirs d'eau 
vive; elle fleurit tout l'été. Herb. IlL IV. V. 

Propriétés. Les feuilles & tiges ont un goûc 
herbacé , légèrement piquant \ elles font vulnéraires, 
déterfives, anti-fcoibutiques. 

Usages. On en fait des infufions Se décoctions j on 
en prefcrit le fuc exprimé & l'extrait. 




iBeceah lah^oy 



Clajfe, DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Veronica, 

Herbe vivace. 

r la tin. Veronica AnagaUis. Lin. 
Noms V'^"^"^''- ^^ P£'^^T BECCABUNGA. 



( 



— vulg. La petite véronique aqua- 
tique. 

Détail des parties caraciérijîiques. 



1. 2. Fleurs de grandeur naturelle; elles font d'un 
feul pétale découpé en quatre parties , qui quelquetois, 
mais rarement, font éga es entre elles; chaque corolle 
a deux étamines & un piftil. 

3. Fruit de grandeur naturelle. 

Port. Cette plante eft deffinée de grandeur na- 
turelle ; Tes tiges font rarement penchées ; Tes feuilles 
font quelquefois rouges en partie. On la trouve dans 
les foffés , les prairies, fur les bords des rivières : elle 
fleurit fur la fin de l'été. Herb. IV. V. 

Propriétés. Elleparoît avoir les mêmes proprié- 
tés que le beccabunga, & on peut la fubfiituer au bec- 
cabunga ufité, quand celui-ci manque. 

Les vaches , chèvres & moutons la mangent; les 
chevaux ôc cochons la laiiïent. 



/o 




l'e/tit^ecùahun^a. 



Cciffe, DiANDRiE. Ordre y Monogynie. 
Çenre de Lin. Vbrouica^. 

Plante vivace 

•• latin. Veronica Teucrlum j Lin. 
Noms) ^'^"Ç^^^- La VERONIQUE DES PRÉS. 

j — vulgaires. La Vep.onk^uê fEME^LE , LA 
\ Véronique de Haies. 

J)étail des parties caraclériftiques^ 

1. Une fleur moi^opécale de grandeur naturelle, 

2. Une fleur defïince à la loupe : on voit les deuH 
ëtamines qui font adhérentes à l'orifice de fon tube. 

3. Le calice defliné à la loupe j il ferç de bafc à ui> 
germe applaii, furmonté d'un ftyie. 

4. Les fruits font des capfules à deux loges qui ren- 
ferment des fernences mondes & menues. 

Port. Ses tiges s'élèvent de huit ou dix pouces : ou 
la trouve dans les prés , les haies , les taillis j elle 
fleurit dans les mois de Juin & Juillet. Herb. II. IV. 
V. 

Propriétés. Elle a les qualités & les vertu$ des Vé- 
roniques , & peut fe fubftituer aux autres efpeces. Les 
Allemands emploient une efpece très peu différente de 
celle-ci à tous les ufages , où les François emploient la 
Véronique mâle. 



// 




J/eroniûue d&r U-^reé 



»lÈd r.[. 



Ci'affe ^ DiANDRiE. Ordre, Monogynie, 
Genre de Lin. Veronica. 

Herbe vivace. 

r latin. Veronica fpïcata j Lïn. 
Noms \ François. La VÉRONIQUE A ÉPIS. 
V — vulgaire. 

Détail des parties caraclérljliques. 

Une fleur de grandeur naturelle vue de face; elle 
a deux étamines adhérentes à l'orifice interne de foa 
tube. 

z. Une fleur vue de côté. 

5. Lecalice de grandeurnaturelle; il fert de bafe 
a un germe applati lurmonté d'un ftyle. 

4. Une capfule foutenue par le calice qui perfifi:e » 
6c ne change pas de forme. 

5. Grandeur ordinaire des feuilles qui occupenC 
immédiatement le bas de l'épi. 

Port. Ses tiges s'élèvent de huit ou dix pouces : oa 
la trouve dans les prés , les broflailles; elle fleurit au 
mois de Juin. Herb. II, 

Propriétés. On croit (qs propriétés les mêmes 
que celles de la Véronique mâle, mais on s'en ferc 
rarement en médecine. 



a 



J2^ J. 3 A 





J^î^omaite a epv 




C/^j/ê , DiANDRIE. Orirtf, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Verosica. 

Herbe annuelle, 

riatin. Vcron'ica a^rejiîs , Lin. 

Noms ' ^'^^^' ^^ VÉRONIQUE DES CHAMPS. 
\ — vulgaire. La petite Véronique a 

{. LARGES FEUILLES, 

Détail des parties caraclérijliques, 

1. Une fleur deffinée à la loupe : elle eft mono-^ 
pétale, découpée en quatre parties inégales entre elles; 
elle a deux étamines & un piftil. 

2. Un fruit defllné à la loupe, 

3. Calice de grandeur naturelle. 

4. Un fruit dans fon calice de grandeur naturelle* 
Port. Cette plante eft deffinée de grandeur natu- 
relle. On la trouve dans les prés , les terrains culti- 
vés , les bois ; elle fleurit au printemps. Herb. V, 



/JJ 




Verû/?ifi/e de^^ GÂam/7t 



C/aJfe , DlAî^DRîE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Veronica. 

Herbe annuelle. 

riatin. Veronica triphyllos , Lin. 
Noms<^fran9ols. La VÉRONIQUE TRÈFLE. 
( vulgaire. 

Détail des parties caraclèrijîiques. 

A. Fleur deffinée à la loupe ; elle eft monopétale , 
découpée en quatre parties inégales entre elles ; elle a 
deux étamines, un piftil & un calice de quatre feuilles. 

Port. Cette plante eft deflinée de grandeur natu- 
relle : on la diftingue facilement des autres efpèces du 
môme genre , par la forme des feuilles qui font dé- 
coupées en trois ou en cinq lobes. On la trouve dans 
les champs, les terrains incultes : elle fleurit une partie 
de l'été. Herb. VL 

Les vaches, chèvres, moutons, mangent cette 
plante. 



t4 





rvillûd 



Clajjc^ DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Pinguicula. 

Herbe vivace. 

'latin. Pinguicula vulgaris , Lin. 
ifran^ols. La GRASSETTE. 
Noms l — vulg. laGraissette, l'Herbe grasse, 

l'Herbe huileuse, la Tue- Brebis, la. 

Sanicle a éperon. 

Détail des parties caraclcrijliques. 

I. Une fleur de grandeur naturelle, vue de face; 
elle eft monopétale, & renferme deux étamines & un 
piftil. 

1. Une fleur vue de côté: on voit le ne<flaire qui 
eft formé par le prolongement de la corolle. 

Port. Cette plante eft repréfentée de grandeur 
naturelle ; fes fleurs font rouges ou blanches, ou bleues, 
ou purpurines ; fes feuilles paroiflent comme enduites 
d'huile ; elle fleurit au printemps. Herb. VI. 

Propriétés. Ses feuilles font un peu acides &c 
laxatives ; elles paflent pour vulnéraires. 

Usages. Les feuilles fraîchement écrafées , & ap- 
pliquées fur les ger(^ures des mamelles , ont produit de 
très-bons effets ; fi on les fait infufer dans de l'eau tiède 
ou dans du bouillon de poulet , elles purgent douce- 
ment. Ses feuilles donnent un goût agréable au lait , 
qu'elles caillent en partie. 

Les beftiaux ne mangent point cette plante ; &: c'eft 
aux lieux humides où elle croît qu'il faut attribuer 
leurs maladies , & non à la graflette , comme on a fait. 



/T 




ClaJJc, DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Utricularia. 

Herbe vivace. 

J latin, Utricularia vulgaris , Lin. 
françois. l'UTRICULAIRE COMMUNE, 
vulgaire. 

Détail d&s parties caraBcrijliques. 

A. Extrémité fupérieure de la tige, de grandeur na- 
turelle. 

B. Extrémité inférieure de la tige. 

Ses fleurs font compofées d'un calice de deux pièces, 
d'une corolle labiée , remarquable par une efpèce de 
palais placé entre fes deux lèvres , de deux étamines 
& d'un piftil. 

C. Fruit de grandeur naturelle ; c'eft une capfule 
à une loge qui renferme plufieurs femences. 

Port. On trouve cette plante dans les étangs , 
dans les foffés aquatiques ; fes tiges s'élèvent de fept 
à huit pouces au deffus de l'eau. La partie inférieure 
qui refte flottante dans l'eau , eft garnie de beaucoup 
de feuilles & d'un très- grand nombre de petites vé- 
(icules, qui font comme autant de petites outres defti- 
nées à faire flotter cette partie de la plante, & en em- 
pêcher la fubmerfion totale. 



iG 




il/'iai/ai/T coinnwnL 



Clajfc, DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Vtricularia. 

Herbe vivace. 

C latin. Utrïcular'ia mïnor ^ Lin. 
Noms ^franqois. la PETITE UTRICULAIRE. 
( vulgaire. 

Détail des parties caracîérijliques. 

Ses fleurs font compofées d'un calice de deux 
feuilles, d'une corolle monopétale à deux divlfions 
arrondies , de deux étamines & d'un piftll. 

I. 2. Corolles, vues dans différens fens. 

3. Le fruit tenant au calice. 

Port. On trouve cette plante dans les étangs ^ 
dans les foifés ; fes fleurs s'élèvent de quatre à cinq 
pouces au deflus du niveau de l'eau; la partie de la tige 
qui refle dans l'eau , eft chargée d'une infinité de pe- 
tites véficules attachées plufleurs enfemble. Si alter- 
nativement 



'r 




Lkricularia. rrunor ■ 



C/affej Dyandrie. Ordre, Monogynie^ 
Genre de Lin. Vbrbena. 

Herbe vivace. 

r latin. Vcrbena officinalis j Lin. 
„ ) François. La VERVEINE. 
iNoms -< — vulgaires. L'Herbe aux Sorciers , 

(_ l'Herbe sacrée. 

Détail des parties camciériftiques. 

î. Une fleur monopétale, découpée en cinq parties. 

2. Une fleur ouverte , afin de lailîer voir les quatre 
étamines qui font attachées à l'intérieur de foa tube y 
de ces quatre étamines , deux font plus élevées & plus 
recourbées que les autres. 

3 . Le calice monophyle découpé en cinq parties. 

4. Le germe furmonté d'un ftil. 

5 Les graines font quelquefois au nombre de deux, 
mais plus ordinairement de quatre. 

Tous ces détails ont été defiinés à la loupe. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ : 
on la trouve dans les présj les lieux non fréquentés, 
fur le bord des chemins. Elle fleurit une bonne partie 
de l'été. Herb.I, III, l\r. 

Il y a une variété à fleur blanche. 

Propriétés. Toute la plante eft fort défagréable 
au goût j & notamment fa racine. La racine & les 
feuilles paffbnt pour fébrifuges & légèrement vulné- 
raires. 

Usages. On emploie le fuc des feuilles, la dé- 
coftion & Tinfufion 6.^^ racines ôc feuilles dans les 
fièvres intermittentes ; mais cette plante doit la plus 
grande partie de fa réputation à U fupçrftition qui la 
taifoit porter en amulette. 



JZ 2. 3 ^ ^ 



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4} 



T^rv ei7Le 



ClaJJcy DiANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Lycopus. 

Herbe vivace. 

'latin. Lycopus Europœus , Lin. 

ifrançois. Le MARRUBE AQUATIQUE. 
Noms \ — vulgaires. Le Marrube d'eau, le Ly- 
copus, LE Pied de Loup, l'Herbe 
DES Egyptiens. 

Détail des parties caraclérïfiiques, 

1. Une fleur defîlnée à la loupe, vue de face. 

2. Une fleur, vue de côté. 

3. Un calice defîiné à la loupe. 

Cette plante pourroit être rangée, au premier coup 
d'œil , dans la claffe des Labiées ou des Didynames ; 
mais fi on l'obferve avec attention , on ne trouvera 
que deux étamines au lieu d'en trouver quatre , & ce 
caraélère l'éloignera autant de la Didynamie,que tout 
le refte de fa conftitution paroiffoit l'en rapprocher. 

A. Difpontion des fleurs. 

B. Une feuille de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ; 
on la trouve dans les endroits marécageux : elle fleurit 
fur la fin de l'été. Herb. IV. 

Il y a une variété à feuilles découpées. 

Propriétés. Elle eft vulnéraire, déterfive; maïs 
on l'emploie rarement. 

On prétend que le fuc de cette plante peut noircir 
le vifage qu'on en frotte. 



") 







MarTvi& axjiLotiçwe 




Cla(fe ^ DiANDRiE. Ordre, Monogynii. 
Genre de Lin. RosMARjifus. 



{ 



Sous-Arbrisseau. 

latin. Rofmarïnm officinalis y Lin» 
T^oms-J François. Le ROMARIN, 
■viilîzaire» l'Enc2Nsier. 

Dctall des parties caraclérijliques. 

1. Une fleur de grandeur naturelle. 

1. Une fleur ouverte , afin de laifler voir l'infertioti 
des deux éramines qu'elle renferme. 

j. Le calice ell à trois divifions j il fert de bafe à 
quatre femences, du milieu defquelles s'élève un 
piftil recourbée 

Port. Cette plante eft naturelle à ce pays-ci ^ aux 
Provinces méridionales de la France, 6c depuis très 
long»temps elle eftnaturaliféeici : elle s'élève de trois 
ou quatre pieds \ fes grolTes branches font ligneufes, 
i'es feuilles oppofées : elle fleurit en été. 

Propriétés. Les feuilles ont une odeur aroma* 
tique, très forte, & elles font fort acres au goût. 

Usages. Les fleurs , les feuilles, donnent dans lâ 
diflillation une eau qu'on appelle eau de la Reine 
d'Hongrie : cette eau entre , ainii que l'hoile eflentielle 
qui fe retire également par la diftillation des feuilles &c 
fleurs , dans les préparations vulnéraires , foiritueufes , 
nerveufes , céphaliques , fortifiantes. Ceft une des 
plantes aromatiques dont nous nous fervons avec le 
plus de fuccès dans les bains aromatiques. 



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^û7/ia7'77ly , 



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-Wt-r. iK-i'-;J 



CiajlJe j DiANDRiE. Ordre, Monogynie, 
Genre de Lin. Salvia. 

Herbe vivace, 

( latin. Sah'i : officinalis , Lin. 
Noms l François. La GRANDE SAUGE. 
(^ — vulgaire. La Sauge. 

Détail des parties caraclérijliques. 

I. Une fleur de grandeur naturelle, vue de côcé. 
1. Une fleur vue de face. 

3. Les deux écamines ^ elles font unies par deux 
petits corps ronds, qu'on pourioit prendre pour des 
anthères. 

4. Le germe, furmonté d'un piftil. 

Port. Ses tiges florales s'éleven: de deux pieds.Cette 
plante, naturelle aux contrées méridionales de l'Eu- 
rope , fe cultive ici dans les jardins : elle fleurit en été. 
Il y a une variété à fleur blanche & plujieurs àjeuilles 
panachées j dont la fleur fe trouve de fes diverfes 
couleurs. 

Propriétés. Toute la plante, & notamment les 
feuilles , ont une odeur forte , aromatique , un goût 
amer, acre &: fort : elle eft échauffante, antiputride , 
fortifiante 6i vulnéraire. 

Usages. On emploie les feuilles cuites dans du 
vin en cataplafme , fur les contufions , foulures , en- 
torfes : fa décodion fert pour déterger les vieux ul- 
cères , &■ procurer la réunion des plaies récentes , &c. 
L'infufion de fauge efl: un doux fudoriflque j & fi on 
y mêle un acide, on en fait une boiflon très faine 
dans les maladies fievreufes , humorales , les afFe(^ions 
fcorbutiques , les maladies de peau. 



V 




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GEi:a3i£l:& ULai^e- 



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C/a^ , DiANDRIE. Or^r^, MONOGYNIE, 
<^enre de Lin. Salvia, 

Herbe vivace. 

(latin. Salvia fylvejlns , Lin. 
franc. La GRANDE SAUGE DES BOIS. 
^'"""] — vulgaires. La Sauge aux Loups, la 
(^ Sauge sauvage. 

Détail des parties caracièrijliques, 

A. Une partie de la tige de grandeur naturelle, 

B. Feuilles de la tige de grandeur naturelle. Les 
feuilles radicales font beaucoup plus larges , plus cré- 
pues , rarement d'une couleur égale ; la tige eft can- 
nelée & quadrangulaire ; (es feuilles fouvent tachées. 

H. Une fleur ouverte , afin de laiffer voir les deux 
étamines & le piftil qu'elle renferme. 

Port. Ses tiges s'élèvent dé deux pieds. On la 
trouve dans les bois : elle fleurit au mois de juillet. 
On la trouve à fleur rouge , à fleur blanche, à, feuilles 
découpées. Herb. VI. 

Propriétés. La feuille a un goût acre, amer &: 
défagréable ; elle a une odeur forte qui approche de 
celle du marrube : on l'a employée autrefois comme 
fébrifuge, 



?2 




ch^ande J'aille deJSBcu 



Clajfe j DiANDRiE. Ordre y MonoGYHiE. 
Genre de Lin. Salvza. 

Plante annuelle, 
r latin. Salvïa fclarea , Lin, 

Noms ^ ^^'^"Ç^i^- L'ÔRVALLE. 

^ — vulgaires. La TouTi Bonne, la Bonne 
(, Herbe, la Bonne Arbe. 

Détail de: parties caraclérifliques. 

1. Une fleur monopétale, de grandeur naturelle. 

1. La partie fupérieure de la fleur féparée pour faire 
voir l'attache de deux petites oreilles qu'on pren- 
droit pour deux étamiues, fi elles n'ctoient colorées , 
& de même nature que la corolle. 

3. La lèvre inférieure de la fleur , à laquelle font 
attachées les deux étamines , a a eft le lieu de leur 
attache. 

4. Telle eft la fituation des étamines , qui quel- 
quefois tiennent enfemble par leurs anthères, ou 
par une petite excroillance , if, 

5. Une étamine détachée. 

6. Un piftil fort long. 

7. Un calice ouvert pour lailTer voir les graines. 

8. Quatre graines. 

9. Une partie de la tige. 

I G. Forme d'une des feuilles du bas de la tige : elles 
font aufli larges que la main. 

Port. Ses tiges ont quelquefois plus de quatre 
pieds de hauteur : elle fe trouve dans les prés : elle 
fleurit tout l'été. Herb. I, II, IV. 

Jl y a deux variétés ^ une à fleur blanche^ & une à 
fleur rouge. 

Propriété. Elle a une odeur agréable : elle eft af- 
tringente, ftomachique, fudorifique , vulnéraire. 

UsAGB. Des Marchands de vin la mettent dans 
leurs cuvées ; elle donne au vin un goût de mulcat. 
Elle fett auffi a la décoration des jardins. 




t. "C- 



Clafc, DiANDRIE. Or^r^, Mon OGYNIE,. 
Genre de Lin. Salvia,. 

Herbe bisannuelle. 

Matin. Sa/via Sc/area, Lin. 
Urancjois. La GRANDE ORVALE , L'OR- 
Noms / VA LE. 

j — vulgaires. La Toute-bonne , LA Toute» 

' SAINE. 

Détail des parties caraclèrijliques. 

A. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur 
îiatureile. 

B. Feuilles de g^randeur naturelle ; celles qui oc- 
cupent le bas de la tige , font fort grandes , & plei- 
nes de finuofités., 

ï. Fleur de grandeur naturelle. 

2, Feuille florale de grandeur naturelle.' 

Les caraélcres de la fleur font les mêmes que ceux 
des fauges que j'ai décrites précédemment. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux ou trois pieds: 
on la cultive dans les jardins ; elle fleurit en juin & 
juillet. 

Propriétés. Toute la plante a une odeur agréa- 
ble, pénétrante; elle eft flomachique , réfolutive ^ 
déterfive. 

Usages, On en fait des décollions, des lotions^ 
•qu'on emploie avec fruit pour nettoyer les ulcères 3^ 
ies dartres» 




ii 



H 



Clajfe , TrIANDRIE. Ordre, MONOGYNIE, 
Genre de Lin. Valeriasa. 

Herbe vivace. 

la t. Vahriana rubra. Lin. 
|trançols. LA VA^ÉRIENNE ROUGE. 
Noms <(— vulgaires. La Valérienne des Jar- 
dins, LA Valériane ÉPERONiNÉE, la 
Valérienne. 

Détail des parties caraclérijiiques. 

I. Une fleur de grandeur naturelle. Quoique M. Linné, 
dans Ton Species Plantarum , ait placé à la tête des Valériennes 
cetre plante-ci , elle n'a cependant qu'une étamine , & de- 
vroit être dans la première clalTe , fi Ton ne cynfidéroit que 
|es parties caraiSlériftiques mâles. 

a. Un calice de grandeur naturelle. 

A. Bouquet compofé de fleurs à une étamine. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux pieds ou environ : on 
la croit originaire d'Italie ; mais elle eft depuis long-temps 
naturalifée dans les parcs & jardins de ce pays ci, principa-- 
lement dans les murs de terrafTes. Il y a une variété à fleur 
planche; elles fleurifTent pendant l'été & l'automne. 

Propriétés. La racine, qui eft la feule partie employée, 
9 une odeur aromatique défagréable , une faveur fort acre & 
gînère, fur-tout quand elle a crû dans des terrains pierreux 
& fecs ; c'eil feulement alors qu'elle peut être médicinale y 
&; employée contre les maladies nerveufes , les convulfions, 
^'épilepfie , &.c. {Foye^ la Valériane fau'^ge.) On la cultive 
pour fetvii: à l'ornement des grands jardins où fes toufïes 
çpaiffes$ç élevées font un bel effet pendant plufieuçs fero^i-^- 
SQI guç dure leur flof^ifon^ 



^ 





J^lerienne é/eo- Jardinierj^ 



Clajfe, TriaNDRIE. Ordre ^ MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Valeriana. 

Herbe annuelle, 

latin. Valeriana loaijla a. Olltorla , Lin. 

ifranqois. La MACHE. 

; — vulgaires. LaValerianelle,la Plan- 
chette , la Poule grasse , la Sa- 
lade de Chanoine ou royale , la 
Chuquette, la Clairiette. 



I^oms 



Détail des parties caraclérijliques. , 

1. Une fleur deflînée à la loupe : elle n'a qu*un 
pétale découpé en cinq parties ; elle a trois étamines 
& un piftil. 

2. Une fleur deflinée à la loupe , vue de côté : on 
voit le calice qui fert de bafe au germe & au tube de 
la. corolle ; à peine eft-il fenfible, même à la loupe. 

A. Un pied de mâche, defliné dans le temps oii 
elle eft coupée pour fervir en falade , &c. 

B. L'extrémité fupérieure d'une tige fleurie. 

Port. Les tiges qui viennent à fleurs , s'élèvent 
de huit à douze pouces , fur-tout ifolées & dans une 
bonne terre ; elles font foibles & toujours fourchues : 
leurs feuilles font oppofées , leurs fleurs difpofées en 
ombelles. Elle croît fans culture, dans les champs, 
les vergers , &c. Herb. VL 

Propriétés. Ses feuilles ont un goût herbacé , 
fade & douceâtre; elles font, r^^fraîchi{^antes , adou- 
ciflantes. 

Usages. On l'emploie beaucoup ici en falades» 
Celle qui eft cultivée dans les terres meubles 5c amen-* 
clées , eft plus délicate que celle des champs. 



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oy/Oaclt 



Cla(fe , Triandrie, Ordre j Monogynie. 
Genre de Lin. Iris. 

Plante vivace. 

latin. Iris Pfeudo-acorus , Lin. 

^, A François. L'IRIS OU FLAMBE DES PRÉS. 
Noms / 1 • T . A r- 

— vulgaires. Le faux Accrus , le Glais o^ 

Glayeul de Marais ou des Près. 
Djétail des parties caraciériftiques. 

La fleur eft à fix pétales j troiç grands & trois petits 5, 
elle a trois étamines & un piftil de trois pièces. 

I j 2 j 3. Les trois pièces du piftil j, fous chacune 
defquelles fe trouve une étamine. 

4. Le germe eft à trois loges j il eft delîinéici avant 
fa maturité. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux pieds ou environ : 
elle fe trouve dans les étangs ^ les endroits maréca- 
geux j elle fleurit au mois de Juillet. Herb. IV. V. VI 

Propriétés. La racine eft acre j aftringente , ir- 
ritante , fternutatoire , vomitive J purgative j mais 
elle ne doit ctre employée qu'avec prudence par des 
gens de l'art j & on auroit tort de lafubftituer, comme 
médicament , au wxdÀ accrus y car elle n'en a pas les 
vertus : la fleur donne une aflez bonne teinture jaune. 



'^7 




C/affe , Triandrie. Ordre j Monogynie. 
Genre de Lin. Iris. 

Plante v i v a c e. 

/•latin. Tris Germanie a. 
vj \ françois.LAFLAMBE,L'HIRlS d'Allemagne. 
JNoms < — vulgaires. Le Couteau j leGlayeuLjLE 

C Glais. 

Détail des parties caraclcrijliques. 

I. Une fleur de grandeur naturelle , compoféc de fix pétales, 
qui ont pour calice un fpathe , de trois étamines & d'un piftil. 

1. Les fpathes qui ont fervi d'enveloppe à la fleur avant 
fon dévelopement. 

3. Le piftil , dont les ftygmates , qui font au nombre de 
trois , font coloriés & fourchus ; chaque ftygmatc recouvre 
une ccamine. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'environ deux pieds: elle fleurie 
au mois de Mai. Cette plante naturelle à l'Allemagne , eft 
alTez commune ici où fes ufages la font cultiver. 

Propriétés. Les fleurs ont une odeur foible , qui n'eft pas 
défagréable; la racine efl: acre , amere & très irritante; & fon 
goiit fouleve l'eftomac : fon odeur eft affcz agréable. 

Usages. Le fuc de la racice à'iris tiré par expreflîon , la 
racine foit fraîche foit fcche , font des purgatifs violents recom- 
mandés contre l'hydropific : le fuc ne doit être employé que 
par des Médecins. La racine fechc eft du nombre des remèdes 
expedorants. On fait avec les fleurs , le verd d'/V/'j. On mec 
les racines dans la leflîvc du linge pour lui donner un b«nnç 
■odeur , ainfi que dans la poudre pour les cheveux. 



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■1 




Clafc, TriANDRIE. Ordre ^ MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Cyperus. 

Herbe vivace. 

Hatin. Cyptrus fufcus ^ Lin. 
NomsJfranqois. LE SOUCHET BRUN. 
( vulgaire. 

Détail des parties caraciérijliques. 

Ses épilets font applatis, &f paroififent rangés comme 
les tuiles d'une couverture , & fur deux rangs oppofés ; 
chaque fleur a trois étamines & un piftil bifurqué. 

A. Extrémité fupérieure de la tige, 

B. Extrémité inférieure. 

1. Epilet defiiné à la loupe. 

2. Fleur deflinée à la loupe, & vue féparément. 
Port. Ses tiges s'élèvent de fix à huit pouces ; fes 

feuilles ont rarement plus de cinq pouces de long, 
fur deux lignes dans leur plus grande largeur ; il y en 
a toujours trois qui accompagnent les épis. Cette 
plante eft commune dans les prés, les terrains maré- 
cageux. 

Les moutons la recherchent; les bœuts& les che- 
vaux ne paroiiTent pas s'en foucier. 



x^ 




Ci/pemis hij'ciur 



ClaJJc, Triandrie. Ordre y MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Scirpc/s. 

Herbe vivace. 

N l'htm. Scirpus palujlr'is , Lin. 
j françois. 
oms \ * I • T r 

— vulgaires. Le petit Souchet , LA 
Cannetille végétale. 



X 



Détail des parties caraclérijliques. 

I. Une fleur deflînée à la loupe ; elle a trois éta- 
mines & un plftil bifurqué, qui ont pour bafe un 
calice de plufieurs pièces. 

1. Une fleur privée de fon calice, 

a. Epi de grandeur naturelle. 

Port. Cette plante a un pied & demi de hau- 
teur , ou environ ; les pétioles font des tubes rem- 
plis d'une moelle fpongieufe , avec laquelle on fait 
différens petits ouvrages d'agrémens : on la trouve 
dans les , marais , à la queue des étangs : elle fleurit 
fur la fin de l'été. Herb. IV. VI. 

Usages. Les cochons la mangent fraîche, mais 
non sèche ; les vaches , chèvres , chevaux & mou- 
tons n'en veulent pas. 



— ,0^ 



2- j: 



S&irpiid' 



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Claffe , TriANDRIE. Ordre j MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Scirpus. 

Herbe vivace, 

riatin. Scirpus acicularis^ Lin, 
Noms < François. 

( — vulgaire. Le petit Scirpus. 

Détail des parties caracUriJîiquesi 

Port. Cette plante eft defïinée de grandeur na- 
turelle ; les parties de la fruélification font fi petites, 
qu'elles échappent aux yeux de l'obfervateur le plus 
claire-voyant : on diftingue bien que ce petit épi eft 
formé de plufieurs valves ou écailles rougeâtres , cou- 
chées les unes fur les autres ; mais on eft incertain fur 
le nombre, la forme &la difpofitiondes autres parties. 
On la trouve dans les fontaines, fur le bord de quel- 
ques ruifteaux peu éloignés de leurs fources ; il eft 
rare que les plus hautes feuilles atteignent la fuper- 
ficie de l'eau : elle fleurit au mois d'août, Herb, 
IV, 6c VL 



3/ 




Ce i/'v UJ ac ic a lariJ 



Clajfe, TriANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Scirpus, 

Herbe vivace. 

f latin. Scirpus mucronatus , Lin, 
Noms {françois. 

V vulgaire. 

Détail des parties caraciêrijliques. 

Les fleurs de cette plante font à peine fenfibles à îa 
loupe ; mais, vues au microfcope, on y diftingue trois 
ëtamines , au milieu defquelles fe trouve un petit 
germe triangulaire , qui fert de bafe à trois flygma- 
tes un peu recourbés , & plus longs que les ëta- 
mines. 

Port. Cette plante eft defïïnée de grandeur na- 
turelle. On la trouve fur les bords de la Seine près 
la machine de Marly : elle fleurit au mois de juillet* 



51 




Scirpuii JlncronahiJ 



-7.K 



Clajfe , TriandRIE. Or^r^:, MonOGYNIE. 

Genre de Lin. Eriophorum, 

Herbe vivace. 

r latin. Eriophorum vagînatum , Lin. 
Noms < François. 

( — vulg. LE Jonc a queue de Lièvre. 

Détail des parties caraclirijîiqucs. 

A. Partie fupérieure de la tige ; les fleurs forment 
toujours un épi blanchâtre , qui repréfente affez bien 
une houppe. 

B. On rencontre affez ordinairement à chaque tige 
quatre ou cinq nœuds , qui ont chacun une gaine 
longue de deux ou trois pouces. 

C. Partie inférieure de la tige. 

Port. On trouve affez fréquemment cette plante 
dans les environs ^Amiens ; elle s'élève de douze à 
quinze pouces : elle fleurit en été ; elle fe plaît dans 
les terrains incultes & expofés au nord. 

Il y a une variété de cette plante qui na qiiune gaine 
longue de trois ou quatre pouces ^ 6* dont les feuilles 
font tris- étroites 6* velues ; elle m* a été communiquée 
par M. Germanet. 

Voyez Verrata de cet ouvrage à la fin de la Table.' 




-Ef 'lûv/ïi V 'icn I i^i zcji/iaàai 



ClaJ[&, Triandrie. Ordre ^ DiGYNIE. 
Genre de Lin. Phalaris. 

Herbe vivace, 

riatin. Phalaris phkoïdcs , Lin, 
Noms < franc^ois. 

[——vulgaire. PHALARIS A MASSETTE, 

Détail des parties caractérijliqucs, 

1. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur na- 
turelle. 

2. Une feuille , fervant de gaîne à une partie 
de la tige. 

3. Extrémité fupérieure d'une tige qui n'a point 
porté d'épi. 

Port. Cette plante s'élève de deux pieds & demi 
ou environ : fes tiges font en partie rampantes , en 
partie droites. On la trouve dans les prairies humi- 
des , les bois taillis , fur le bord des rivières , dans 
les étangs : elle fleurit fur la fin de l'été. Herb. V. 

Les moutons & les chèvrçs la mangent^ 




IPhaUarxj \Thleozdcii 



ClaJJc , TriANDRIE. Ordre, DiGYNIE. 
Genre de Lin. Phalaris. 

Herbe vivace, 

! latin. Phalaris arundlnacea. Lin. 
françois. Le GRAND ALPIS. 
— vulgaires. Le Petit Roseau, l'Herbe 
AUX Flageolets. 

Détail des parties caraciirijlîques, 

1 . Une partie de l'épi de grandeur naturelle, 

2. Une partie de la tige de grandeur naturelle. 

3. Extrémité fupérieure d'une tige. On diftingue 
facilement à l'aifTelle de chaque feuille une membrane 
jaunâtre qui fe détache de la tige avec les feuilles , 
& qui paroît avoir été placée là par la nature, pour 
s'oppofer à ce qu'il entre une trop grande quantité 
d'eau entre la feuille &; le chaume. 

Port. Cette plante s'élève de fept à huit pieds : on 
la trouve dans les étangs, fur le bord des rivières ; elle 
fleurit en été. Herb. IV. & VI. 

Il y a une variété de cette plante , que f es feuilles pa- 
nachées font cultiver pour r ornement dans les jardins. 

Usages. Dans le Nord, on donne la fane aux bef- 
tîaux , qui tous la mangent suffi en vert. On en couvre 
les toits des maifons, ce qui dure plus que le chaume. 



3^ 





Clajje, TrIANDRIE. Ordre y DiGYNIE. 
Genre de Lin. Panicum. 

Herbe annuelle. 

f latin. Panicum verticillatum^ Lin. 
Noms /françois. 

l vulgaire. 

Détail des parties caraciér'ijlîques, 

A. Epi de grandeur naturelle. 

Chaque fleur eft compofée d'une balle ou calice à 
trois valves ou battans, dont deux font oppofées, & 
latroifième beaucoup plus petite & hors de rang. Les 
fleurs font accompagnées de filets armés de crochets 
qui naiffent des pédoncules propres , & qui s'accro- 
chent aux vêtemens quand on en approche, 

B. Feuilles de grandeur naturelle. 
H. Fleur deflinée à la loupe. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ. On 
la trouve dans les prés, les jardins, aux pieds des 
murs : elle fleurit vers la fin de l'été. Herb. II. VI. 



3>C 





J'anicimv J^riLCuloàinv 



Clajji , TriANDRIE. Ordn^ DlGYNlE. 
Genre de Lin. Paniçum, 

Herbe annuelle, 

riatln. Panicum viridc , Lin, 
Noms <françpis. 
( vulg. 

Détail des parties caraUcriJiîqueSt 

A. Epi de grandeur naturelle : il eft d'abord ferré. 
Se devient lâche à mefure qu'il s'épanouit. Les bar- 
bes acquièrent enfuite un peu deroideur, quand la 
femence mûrit ; mais elles ne s'accrochent point aux 
habits comme celles du panicum vcrticillatum L. 
quoique vues à la loupe , elles paroiiTent armées de 
petits crochets foyeux. 

B. Feuille fupérieure de grandeur naturelle. 

1. Fleur deffinée à la loupe : les filets ou les bar- 
bes partent des péduncules 6c non des écailles des 
fleurs. 

2. Semence de grandeur naturelle. 

Il y a une variété y dont les épis font rudes au, tou- 
cher,, 

Pgrt. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ : 
on la trouve dans les jardins , les prairies, les bois i, 
«lie fleurit en juin & juillet. Herb. II,. VI, 



n 




Clafe, TriaNDRIE. Ordrs^ DiGYNiE. 
Genre de Lin. Panjcum. 

Herbe annuelle. 

! latin. Pankum. Crus ^alli y Lin. 
fran(^ois. La JAMBE DE COQ. 
(^- — vulgaire. LE CHlENDhNT BRaNCHu; 

Détail des parties caracîcrijîiques. 

A. Extrémité fupérieure d^une tige de grandeur na- 
turelle. 

B. Une partie de la tige ou du chaume de grandeur 
naturelle. 

Sa fleur eft la même que celle des autres panicum 
que j'ai décrits précédemment ; le caradère principal 
eft d'avoir aux aiffelles de chaque épi une douzaine 
de poils plus ou moins longs , comme on peut le re- 
marquer dans la figure. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied & demi ou en- 
viron. On la trouve dans les près , dans les jardins : 
elle fleurit au mois de juillet. 

Il y a une variété dont Us balles font barbues» 



5^ 



l^ 




Cyi^o tac/ de/ Ooa 



ClaJJe , TriANDRIE. Ordre , DiGYNIE. 
Genre de Lin. Phleum. 

Herbe annuelle. 

flatin. Phleum arenarïum ^ Lin. 
Noms Jfrançois. LE FLEAU DES SABLES. 

( vulgaire. 

Détail des parties caraclérijliques, 

A. Epi de grandeur naturelle en fleurs. 

B. Epi de grandeur, deffiné après la chute des fleurs. 
L. Fleur deflinée féparément ; chaque fleur eft 

compofée d'une balle ou calice à deux valves oppo- 
fées ; chaque valve eft terminée par deux dents aiguës, 
la balle inférieure efl: auffi à deux valves moins longues 
que les valves extérieures ; elle a trois étamines Se un 
germe furmonté de deux ftigmates plumeux. 

Port. Ses tiges s'élèvent de fix à fept pouces ; 
elles font feuillées , articulées, & coudées à leurs arti- 
culations. On trouve cette plante dans les terrains fa- 
blonneux , près de Villers-Cotterels : elle fleurit en 
août Si feptembre. 



^^ 




I/ilaimy arenanii/n/ 



Clitjjc ^ Triandrie. Ordre ^ DlGYNIE. 
Genre de Lin. Agrostis. 

Plante annuelle. 

f latin. Agrojlls interrupta , Lin. 
Noms < François. 
I vulg. 

Détail des parties caracîérijliques, 

A. Epi de grandeur naturelle. 

Ses fleurs font petites, nombreufes, compofées 
d'une balle à quatre valves ou baftans qui tient lieu de 
calice ; deux valves fervent d'enveloppe à deux autres, 
dont une eft terminée par une barbe aflez longue : il 
y a trois étamines dont les anthères font bifurquées , 
& un germe furmonté de deux ftyles velus. 

I. 2. Fleurs privées de leurs balles calicinales. 

3. Valves calicinales deflinées féparément. 

Port. Ses tiges ont fix à fept pouces de hauteur; 
elles font foibles , & ordinairement un peu inclinées 
toutes du même côté ; leurs panicules font étroites , 
interrompues, longues de trois pouces ou environ. 
On trouve cette plante dans les bois, les prés , le long 
des murs : elle fleurit en juillet. 



^o 



X ^ 3 





^aroàtz^ inùRrricpta. 



ClaJJe , TriANDRIE. Ordre , DiGYMiE. 
Genre de Lin. Aira. 

Herbe^ vivace. 

riatln. Aira aquatlca^lÀn. 
Noms ^François. Le FOIN AQUATIQUE. 
( — vulg. LE Foin d'eau. 

Détail des parties caracîérijliques. 

Les fleurs du foin d'eau font compofées d'une baie 
ou calice à deux valves : cette baie renferme deux 
fleurs qui ont chacune trois étamines, & un germe fur- 
monté de trois ftyles plumeux. 

1 . Fleurs defllnées à la loupe. 

2. Graine deflînée à la loupe. 

3. 4, Parties de la tige. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied & demi , ou 
deux pieds ; (qs feuilles font larges de deux lignes , & 
ont une petite membrane tranfparente & blanchâtre 
à la bafe de leur gaine. Tous les rameaux font verti- 
cillés , mais inégaux en longueur. On trouve cett« 
plante dans les prairies aquatiques , dans les terrains 
marécageux. 

Les befliaux, fur-tout lesvaches, aiment cette plante. 




-^Il 



^du^ii amiaticci 



Clap, TrIANDRIE. Ordn^ DiGYNIE. 
Genre de Lin. Melica. 

Herbe vivace. 

,T (latin. Melica cœruka , Lin. 
Noms \c ■ 
Ctrançois. 

Détail des parties caracîérijliques. 

Ses fleurs font difpofées en pannicule, plus ou moins 
alongée , plus ou moins garnie ; les bafes qui tien- 
nent lieu de calice contiennent chacune deux fleurs , 
quelquefois trois, dont une paroît avortée. 

Port. Ses tiges s'élèvent de trois à quatre pieds; 
elles font peu garnies de feuilles , & n'ont qu'un feul 
nœud près de la racine ; fes fleurs font quelquefois 
bleues , quelquefois violettes : les fommets des éta- 
mines font violets. Cette plante eft commune dans 
les bois des environs de Paris ; elle fleurit au mois 
d'août. Herb. IV. V. 



4? 




MpIlC'Cl cceruleoy 



C7/tf^e, TriANDRIE. Ordre , DlGYmE. 
Genre de Lin. Poa, 

Herbe vivace^ 

f latin. Poa angujlîfolia , Lin, 
Noms/françois. Le PETIT POA. 

}^ — vulgaire. Le Ruban Joseph. 

Détail des parties caraclcrijliques, 

1 . Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur na- 
turelle. 

2. Une partie de la tige. 

3. Une des plus larges feuilles. 

A. Fleur deflinée à la loupe ; c'eft une baie à trois 
valves , qui a trois étamines & deux piftils. 

B. Le germe & fes deux ftyles defîinés à la loupe, 

C. Une graine deflinée à la loupe ; elle eft luifante, 
& approche beaucoup , pour la forme , d'une graine 
de lin. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux pieds , fouvent 
plus : quoique foibles , & chargées d'un épis qui pèfe 
quelquefois près d'une once , elles fe foutiennent par- 
faitement droites. On trouve cette plante dans les 
prairies , les lieux marécageux , les bois humides , les 
haies : elle fleurit au mois de juin. Herb. lïl. VL 

Tous les befliiaux' mangent cette plante. 

Ce gramenou chiendent mérite d'être préféré pour 
les gazons , parce que fes feuilles étant étroites font 
un gazon plus fin. 



^0 




TetLt IPoay 



C/^^2 , TriANDRIE. Ordre, DlGYNIE, 
Genre de Lin. Poyi. 

Herbe vivace. 

(latin. Poa pratenjis , Lin. 
Noms /françois. le GRAND POA; 
( — vulg. LE Fouet de Jésus; 

Détail des parties caraciérijliques, 

1. Fl^ur deflînée à la loupe ; elle efl: compofée de 
quatre écailles , dont une fert de bafe aux trois autres, 
de trois étamines , 6c d'un germe furmonté de deux 
ftyles recourbés. 

2. Une branche garnie de fleurs deffinées à la loupe, 
A. Epi de grandeur naturelle. 

E. Extrémité inférieure de la tige de grandeur na- 
turelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux ou trois pieds; 
fes feui-lles , qui font pour l'ordinaire fort étroites, ont 
quelquefois plus d'un pied de long. On la trouve dans 
les prairies, les bois; elle fe plaît dans les terrains 
gras : elle fleurit tout l'été. Herb. IV. 

Tous les befliiaux mangent ce gramen , excepté les 
chèvres. 



^i^ 




Clap ^ Triandrie. Ordre y DiGYNIE. 
Genre de Lin. Briza, 

Herbe annuelle. 

riatln. Bri:^a mînor ^ Lin. 
"Noms /françols. / ^A^*- ' 

^ — vulgaire. l'Amourette tremblante! 

Détail des parties caracicrljîiques. 

Les épilets ont tous une forme triangulaire ; ils 
font compofés «de cinq à fept fleurs , qui chacune 
ont trois étamines , & deux piftils , dont les ftygma- 
tes font recourbés, & reflemblent à deux petites 
plumes. 

Port. Sa tige s'élève d'un pied ou environ : on 
la trouve dans les prairies , les bois ; elle fleurit en 
été. Herb. II, IIÎ. 

Il y a une variété dont la tige s^élcve moins , & 
dont les ipilcts font plus petits & plus triangulaires ; 
ils font quelquefois de couleur violette , fur-tout quand 
cette fiante croît dans les terrains arides , où elle fc 
plaît. 




-•" 4^ 



^ri/lxv -Mzru?r 



ClaJJc , TriandriE. Ordre, DiGYNiE. 
Genre de Lin. Dactylis. 

Herbe v i v a c e, 

^ Clatin. Daclylis glomerata. , Lin. 
^^"^^Ifrançois. CHIENDENT A BOSSETTES. 

Détail des parties caraclérijîiqucs, 

A. Epi de grandeur naturelle. 

B. A l'aifTelle de chaque branche il Te trouve un 
petit corps rond qui a la forme d'une loupe , ce qui 
oblige la branche à fe pencher contre terre à mefure 
qu'elle grandit. Les pannicules l'ont rougeâtres ; cha- 
que fleur a pour calice une balle à deux valves , & 
pour corolle une balle à deux valves, dont l'extérieure 
eft plus large & plus renflée ; on y trouve aufli trois 
étamines & deux pifl:ils aigrettes. 

A. Une fleur de grandeur naturelle. 

Port. Cette plante a trois ou quatre pieds de hau- 
teur ; on la trouve dans les prés , les terrains incultes : 
îts feuilles font rudes au toucher. Elle efl: en fleur 
durant l'été. 

Les chevaux , moutons , chèvres mangent cette 
plante; les vaches ÔC boeufs lalaiflent. 



4C 



EL 



J^ ' 



2)cLctylij' 




Clajfe, T RI A-NDRlE. Ordre, DiGYNIE. 
Genre de Lin. Festuca. 

Herbe vivace. 

C latin. Fejluca fîultans. Lin. 
Noms ^François. FESTUC LUISANT ou Festu- 
/ QUE Flottante. 

Détail des parties caraciirijllques. 

Chaque fleur eft compofée d'une baie calîcinale 
à deux valves, & de deux autres valves florales, qui 
furpafl"ent en hauteur celles dont la baie calicinale 
efl: compofée. Elle a trois étamines & un germe tur- 
biné lurmonté de deux flyles courts , terminés cha- 
cun par un ftygmate fîmple ou légèrement plumeux. 

1. Une fleur deflinée à la loupe : on ne voit que 
fes valves florales. 

2. Le germe & fes deux flygmates. 

4. Forme des épilets lorfqu'ils ne font encore qu'en 
fleur. 

5. Un épilet lorfqu'il efl: en fruit. 

6. Partie de la tige. 

Port. Sa tige s'élève de deux pieds ou environ; 
elle n'a que trois à quatre articulations*, elles font 
afl"ez ordinairement entourées d'un duvet blanchâtre 
ou jaunâtre. On trouve cette plante fur le bord des 
rui(Teaux , dans prefque tous les lieux humides : fi 
on l'obferve lorfqu'elle eft en fleur & lorfqu'elle 
eft en fruit, on a peine à croire quec'eft'la même 
plante. 

Propriétés. Elle a un goût herbacé , un peu fu- 
cré. 



^; 





et^tovhorum 



yVi 




.i^Ssfe^ 



Clajfe, Triandrie. Ordre, DiGYNIE. 
Genre de Lin. Bromus. 

Herbe vivace. 

riatin. Bromus pïnnatiis , Lin. 
Noms^françois. La DROUE EN POINTE. 
t vulg. 

Détail des parties caracîérijllques. 

A. Epis de grandeur naturelle. 

B. Partie d'une feuille de grandeur naturelle. 

1 . Fleurs de grandeur naturelle ; elles font difpo- 
fées au nombre de trente ou environ fur chaque épillet. 

2. Ecaille deffinée à la loupe ; la barbe qu'elle porte 
a rarement plus de deux lignes de longueur. 

Chaque fleur eft compofée d'une balle à quatre val- 
ves ou battans, de trois étamines, &c d'un piftil bifur- 
qué & velu. 

Port. Ses tiges s'élèvent de trois pieds ou envi- 
ron : on la trouve dans les champs , les bois, les prai- 
ries; elle fleurit en juillet & août; Tes graines font 
mûres en feptembre. Herb. IL 

Les chevaux, les chèvres la mangent; les moutons 
ne l'aiment pas. 




^Tomu^ vwnajtuci 




M 



Clap , TriANDRIE. Ordre, DiGYNIE. 
Genre de Lin. Stipa. 

Herbe annuelle» 

f latin. Stipa pznnata , Lin, 
Noms <françois. 

^ vulgaire. 

Détail des parties caraclérijliques» 

A. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur 
naturelle. 

B. Feuille dont la longueur égale ordinairement 
les barbes de l'épi. 

Chaque fleur efl: terminée par une barbe longue 
de huit ou dix pouces , qui reflemble parfaitement 
à une plume d'oifeau de paradis ; les fleurs prennent 
naiffance dans la gaine de la feuille fupérieure qui 
leur fert de berceau, & qui les accompagne long- 
temps après leur développement. 

I. Extrémité inférieure d'une barbe, 

2." 3. Les différentes parties delà balle, détaillées 
6c defîinées de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied & demi ou 
environ. On la trouve dans les terrains fecs , dans 
les bois : elle fleurit en juin & juillet, Herb» V, 



A^ 





ClaJJe , TriandrIE. Ordre ^ DiGYNIE. 
Genre de Lin. Aven a. 

Herbe annuelle. 

(latin. Avena fativa , Lin. 
françois. L'AVOINE. 



( 



— vulgaires. L'Avoine noire, L'Avoine 

BLANCHE , La CiVADE. 
Détail des parties caractérijliques. 



I. Une fleur de grandeur naturelle : elle efl: com- 
pofée de trois étamines , de deux piftils , d'une balle 
à deux valves , & de deux autres valvules qu'on pour- 
roit regarder comme les pétales de la fleur, 

1. L'intérieur de la fleur. 

Les femences font aiguës aux deux extrémités , 
oblongues , pendantes deux à deux à chaque pédun- 
cule. 

Port. Sa tige s'élève d'un pied ou environ ; elle 
cft articulée , & les péduncules des fleurs font dif- 
pofés comme par rayons. On cultive l'avoine par- 
tout; elle fleurit au commencement de l'été. 

On dijiingue f avoine noire , l'avoine rouge & brune ^ 
& la blanche ; mais ce ne font que des variétés. 

Propriétés. L'avoine efl: rafraîchiffante , adou- 
cifîante &c réfolutive. 

Usages. On fait des tifanes , infufions ou dé- 
collions , des foupes , des crèmes , des bouillies avec 
l'avoine , foit entière , foit en gruau. On en fait du 
pain paifable , & d'afîez bonne pâtiiTerie. On en mêle 
quelquefois à l'orge pour faire de la bière. 



Clajjcy TrIANDRIE. Ordre, DiGYNIE, 
Genre de Lin. Lolwm. 

Herbe vivace. 

(latin. Lolium pcrenne y Lin. 
Noms \ fran(j. L'Y VROIE VIVACE, le RAIGR ASS. 
^ vulgaire. 

Détail dès parties caraciirijîlques, 

a. Extrémité fupérieure d'une fige de grandeur na- 
turelle. 

b. Une partie de la tige de grandeur naturelle. 
Les épilets font compofés de huit ou dix fleurs ; 

les valves calicinales font au nombre de deux , dont 
l'intérieure avorte fouvent ; la valve extérieure fert de 
bafe à l'épilet, & ef[ un peu moins longue que lui. 
Les fleurs font compofées de deux valves , de trois 
ctamines , & d'un germe furmonté de deux flyles plu- 
meux. 

1. 2. Epilets en fleurs. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ. 
Cette plante eft fujette à être ergottée , comme on le 
voit à la Fig. R. La Fig. T. repréfente un ergot def- 
finé féparément. 

Les Anglois font en raigraffdes prairies artificielles, 
beaucoup fupérieures en bonté à celles qu'on en fait 
en France, parce que l'atmofphère humide de l'An- 
gleterre efl: très-favorable à la beauté & au produit 
des prairies hautes. 

Cette plante croît auffi dans les terrains les plus 
arides. On la trouve fur le bord des chemins : elle 
fleurit en août & feptembre. Herb. I. VI, 




^azaradtl 



Claffe j Tryandrie. Ordre ^ Digynie. 
Genre de Lin. Secale. 



Herbe annuelle, 
latin. Secale céréale yhiH, 

LE SOLLE. 



r latin. Secale céréale y Lin 
Noms < François. L^ SEIGLE. 

i. — vulgaires. Le Soille , 



Détail des parties caraciériftiques, 

î. Un épi de grandeur naturelle. 

2. Une fleur compoice de deux pièces , qu'on 
pourroit prendre pour deux pétales, dont un feroit 
b.'.rbu, de trois étamines , & d un calice de deux 
pièces , qu'on nomme halles. 

5, Les deux pièces qui compofent la balle ou le 
calice. 

4. La fleur privée de fon calice feulement. 

5. Le germe avec fes deux nectars. 

6. Une graine. 

7. Un épi en fleur. 

8. Une arrc te ou barbe , defllnce à la loupe. 
Port. Les tiges de cette plante s'élèvent depuis 

deux jufqu'à (i\ ou fept pieds : elle fleurit en Juin. 

Propriétés. Le feigie eft: mucilngineux , adou- 
ciflant , un peu moins nourrilLant & plus déterfif que 
le froment. 

Il y a une variété dont le grain e(l plus peti:. 
Usages. On l'emploie à faire du pain, foit feul, 
foie mêlé en diverfe proportion avec d'autres grains. 
Ce dernier pain ed très agréable au goût , & très 
fain , (i lefroment y eft en bien plus grande quantité 
que le feigie , &c s'ils font Tun &c l'autre privés de 
leur fon. Quelques perfonnes préparent avec le feigie 
rôti une boiflon qui leur tient heu de café , & les 
cchaufFe beaucoup moins. 



SI 



8 




M si .Jv^ 



Noms 



C/a(fe y Triandrie. Ordre ^ Trygynie. 
Genre de Lin. Tritici/m. 

Herbe annuelle. 

latin. Triticum hybernum ^ Lin. 
François. Le FROMENT. 
— vulgaires. Le Bled, le Bled d'mivfr, 
LE Bled blanc & ras ou sans barbe. 

Dû ail des parties saraclérijliques. 

1. Les deux feuilles qui renferment le germe , fur- 
montées de deux ftils : on regarde ces deux der- 
nières pièces comme les pétales de la fleur. 

2. Les deux pièces du calice qu'on nomme baies. 
5. Chaque calice renferme , pour l'ordinaire , trois 

fleurs j &c chacune d'elles elt compofée de de,ux 
écailles , trois étamines , 6c d'un germe à deux ftyls. 

4. Le fruit qu'on nomme froment. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'environ de trois pieds. 
Le grain qui a été femé en automne , fleurit au mois 
de Juin fuivant. 

Il y a une vnriété à grains rougeâtres , & les deux 
froments fe trouvent ou lijfes ou velus. 

PROPRiÉxâs. Le froment efl: farineux, mucilagi- 
neux , doux , & plus nourriflant que les autres grains. 
Le fon , purgé de farine , ell déterfif. 

On {-ait avec la farine de froment diverfes efpeces 
de pain , avec ou fans levain , de pâtiiîerie j de 
bouillie, de pâtes appellées vermiccl , macaroni j fe- 
moule , &c : on en prépare de la colle &; de l'amidon 
ulitésdansbeaucop d'arts, de la poudre pour les che- 
veux, des cataplafmes émollients, adouciflants. 

On retire de ce grain, de labierre , de l'eau de- 
vie. La paille s'emploie à une multitude d'ufages , 
foit dans l'économie , foit dans les arts> 

Il y a une efpece dont le grain eft barbu , qui fe 
trouve auffi ou blanc , ou rougeâtre , ou lilfe , ou velu. 



1 








4 




H\ 



rxoment. 



Clajfe, TryANDRIE. Ordre ^ DiGYNIE. 
Genre de Lin. Tritjcum. 

Herbe vivace. 

Hatin. Tritlcum rcpcns , Lin. 
Noms<françois. Le CHIENDENT des eouti- 

( QUES, 

Détail des parties caracièrijîiques. 

Cette fleur a les carafteres du froment , quant à 
la fleur; mais {qs fruits font plus alongës , bruns, 
& ne reffemblent point , ni pour la forme ni pour le 
goût , au froment. 

a. Une tige de grandeur naturelle. 

B. Les racines qu'on emploie fréquemment dans 
les tifanes, après être bien lavées. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux pieds ou envi- 
ron : on la trouve par-tout : elle fleurit au mois de 
Juillet. Herb. IV. 

Propriétés. La racine de chiendent a une fa- 
veur douceâtre , n'a pas d'odeur : elle eft un peu 
apéritive & rafraîchiffante. 

Usages. On s'en fert très-fréquemment dans les 
tifanes : elle fe vend en petits paquets tels qu'on en 
voit un à la lettre B. 

Quand on n'a pas cette efpèce , on peut lui fubf- 
tltuer plufieurs autres qui feront indiquées , 6i même 
des gramcn d'un genre différent , comme le gramm 
daclylon* 



^ 




Clajfc, Triandrie. Ordre, Trigynie. 
Genre de Lin. Montia. 

Herbe annuelle. 

Clatin. Montia fontana. Lin. 
Noms yranqois. 

C vulgaire. 

Détail des parties caraclérifliques, 

1. Fleur deflinée à la loupe ; elle eft compofée d'un 
calice de deux feuilles, d'une corolle à cinq divifions, 
dont trois font plus petites & flamminifères , de trois 
étamines & de trois piftils. 

2. Fleur deflinée à la loupe , vue de côté. 

3. Fruit defliné à la loupe. 

4. Semences defïînées à la loupe. 

Port. Cette plante efl: deflinée de grandeur natu- 
relle ; fes feuilles font oppofées ; fes racines font che- 
velues & éparfes. On trouve cette plante dans les 
lieux aquatiques : elle fleurit à la fin de l'été. 



rr 



^^ 







.MorUia JipnùamL' 



Clajfc^ TÉTRANDRIE. Ordre y MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Globularia» 

Herbe vivace» 

riatin. Globularia vulgaris ^ Lin. 
*r )franqois. La GLOBULAIRE. 

"^^ \ — vulgaires. LaBoulette, laMargue* 

/ RITE BLEUE. 

Détail des parties caracîériJiiqueSi, 

A. Fleurs de grandeur naturelle. 

B. Feuille radicale de grandeur naturelle. Les 
feuilles radicales de la globulaire font remarquables 
par trois petites dents qu'on trouve à l'extrémité fu- 
périeure de leur nervure. 

Chaque fleur eft formée par l'afTemblage d'un 
nombre indéterminé de petites fleurs qui repofent 
dans un calice imbriqué ; outre le calice général , 
chaque petite fleur a fon calice particulier, qui eft 
d'une feule pièce à cinq divifions membraneufes. 

1. Calice deffiné après la chute de fon pétale. 

2, Fleur deifinée à la loupe ; elle eft d'une feule 
pièce à quatre divifions , dont la fupérieure eft très- 
étroite , les trois inférieures plus grandes ; elle a qua- 
tre étamines & un piftil. 

Il y a îim Variété à Jlcurs blanches. 

Port. Ses tiges s'élèvent de fept à huit pouces: 
les fleurs font terminales , les feuilles couchées (lir 
terre: on la trouve dans les prcs ^ les terrains fecs; 
elle fleurit en mai & juin. Herb. III , VI. 

Propriétés. Les fleurs n'ont pas d'odeur : la 
feuille a un goût herbacé un peu amer. Cette plante 
pafTe pour vulnéraire* 



i6 



1 X 




CrJohiclaire^ 



Clajfe, TÉTRANDRIE. Ordre ^ MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Dipsacus. 

Herbe bisannuelle. 

iatin. Dipfacus fullonum , Lin. 

François. Le CHARDON BONNETIER. 

I — vulgaires. Le faux Chardon a Fou- 

j^ J LON, o« A Drapier, oz^ A carder; LE 

Chardon de commerce sauvage, 

le foulonier des champs , la cuve 

DEVENUS, LA CaRDURE SAUVAGE, LA 

Verge a Berger, le Chardon lanier. 

Détail des parties caraciérijliques, 

A. Un chardon de grandeur naturelle. 

1. Une fleur de grandeur naturelle, avec la feuille florale 
qui accompagne chaque fleur : la pointe de cette bradée elT; 
recourbée dans le chardon bonnetier cultivé ; & elle efl molle , 
droite , dans cette efpèce ci. 

2. Une fleur ouverte , afin de laifl^er voir les quatre étami- 
nes qu'elle renferme. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'environ trois pieds: on la trouve 
dans les champs, fur le bord des chemins : les feuilles font tou- 
jours oppofées deux à deux , & forment 4e pents réfervoirs 
qui reçoivent l'eau des pluies , des rofées, & la confervent long- 
temps; les oifcaux viennent fouvent s'y défaltérer , & les 
chardonnerets font très friands des graines. Elle fleurit au 
mois de juillet. Herb. I. IV. V. VI. 

On cultive une variété de ce ckardon en Artois , Picardie ^ 
Normandie , &c. pour l'ufa^e de phif.eurs arts.' Les têtes ou hojjes 
du chardon à foulon cultivée/ont employées pour tirer une partie de 
la laine du fond des étoffes, & Us rendre plus molles , plus chaudes ^ 
en couvrir le tijfu. 

Propriétés. Les têtes ont paiTé quelquefois pour fudori- 
fîques. On a attribué d'autres vertus aufli peu fondées à l'eau 
des réfervoirs formés par les feuilles, SiàTeau tirée de toute la 
plante par la diftillation. Il faut des remèdes plus a^lifs contre 
la rage , les taches du vifage , ôcc. 




LJ/iaf^do7i ^ûii7ieti(3f^ 



JL 



Clafe, TÉTRANDRIE. Ordre ^ MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Dipsacus^ 

Herbe bisannuelle, 

Î latin. Dïfpacns pilcfus , Lin. 
françois, La VERGE A PASTEUR VELUE. 

*'^"-\ vulgaires, La VergE DE BergER, 

( l'Herbe au Pâtre. 

Détail des parties caracierijîiques, 

A. B. Fleurs dans différens états : elles font com- 
pofées de fleurons hermaphrodites qui ont quatre éta- 
mines & un piftil ; ces petites fleurs ont toutes leur 
calice particulier ^ outre un général dont les barbes 
font longues & pointues. 

H. Une fleur deflinée à la loupe ; elle efl: mono<- 
pétale , irrégulière , & a quatre étamines dont les an- 
thères font noirâtres , &c un piftil. 

U. Une partie de la tige de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux pieds ou envi- 
Ton : on la trouve dans les terrains humides, fur le 
bord des ruifTeaux , dans les foffés : elle fleurit pen- 
dant Tété. Herb. L IV. 



Clajfc^ TÉTRANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Scabiosa. 

Herbe vivace. 

['latin. Scabiofa fylvatica , Lin. 
^ )franqois. La SCABIEUSE DES BOIS. 
INoms. vulgaires. L'ESCABIEUSE, l'HerBEAUX 

(^ Sabotiers. 

Détail des parties caraciirijliques, 

A. Fleurs vues dans leur parfait développement, 

B. Fleurs vues avant leur développement. 

C. Feuille de grandeur naturelle. 

D. Les poils qui partent immédiatement delà tige, 
ont prefque tous à leur bafe un petit point rouge ou 
pourpré. 

Port. Ses tiges s'élèvent de trois pieds ou envi- 
ron ; elle efl commune dans les bois ; elle fleurit en 
été & en automne. 

Il y a deux variétés , une à fleur blanchâtre , 6* une 
autre à fleur rou^e. 

Propriétés, Elle paffe pour fudorifique , expec- 
torante , déterfive , &c. Elle eft d'un fréquent ufage 
pour purifier la mafle du fang. Dans les maladies de 
la peau, on en fait des infufions comme du thé, & 
des décodions. 



^ 




Soabieu^e^ deé IBai^ 



C/aJJe j TâTRANDRiE. Ordre y Monogynib. 
Genre de Lin. Scabiosa. 

Plante bisannuelle. 

latin. Scablofa arvtnfis , Lin, 
XT J François. La SCABIEUSE. 

—vulgaires. La Scabieuse des près, l Heur- 
çoN, par corruption , pour hérifTon. 

Détail des parties caraclénjîiques, 

I. Un des fleurons dont la fleur eft formée. 

1. Cliaque fleuron a Ion calice particulier qui fe divifè en ex- 
térieur & en intérieur , en médiat & en immédiat. 

j. L'extérieur ou immédiat eft blanc , membraneux , pH/Tc & 
couronné. 

4. L'intérieur ou médiat eft très petit, furmonté de cinq 
pointes en forme de barbe: il eft defllné à la loupe. 

j. Chaque fleuron eft une corolle monopécale , un peu irrc- 
guliere, à laquelle quatre étamines font attachées II fautobfer- 
ver que le Defllnateur a ouvert ce fleuron afin de faire voir l'at- 
tache des étamines. 

6. Le piftil tient au calice immédiat du fleuron qu'il travcrlê. 

7. A la chute des fleurons fuccede une tête hériifée , formée 
par autant de calices qu'il y avoit de fleurons. 

8. Tous ces calices propres ont un calice commua deplufieurs 
pièces. 

9. Les feuilles font de ftrudurc différente entre elles ; celles 
qui occupent le haut de la ti2;e font découpées très profonde- 
ment ; celles qui approchent la racme le font riès peu. 

Port. Elle s'élève à environ deux pieds : fes feuilles font op- 
pofées : ellcfleurit à la fin de l'été. Herb. 1 , II, IV, V. 

Il y a des variétés à fleur bLnche 6» h. fleur rouge : la rouge Je 
cultive dans quelques jardins. 

Propriités Les racines, tiges, feuilles ont un goût amer 
qui fouleve l'eftomac : elles font apéritives, fudorifiques, dcpu- 
ratives Les fleurs ont une odeur défagréable. 

Usage. La racine s'emploie en décodion contre les maladies 
delà peau , galles, dartres, petite vérofe, rougeole, ulcères. 



6o 




J\;a/f^ieife a^'tf ^Z*rt 



Clajje^ TiTRANDRiE. Ordrc j Monogynii. 
Genre de Lin. Asperula. 

Herbe annuelle. 

Ç latin. Afpcrula odorata j Vin, 
\ François. Le MUGUET DES BOIS. 
Noms <^ — vulgaires. Le petit Muguet , la RniNE 
i DES Bois , l'Hépatique bis Bois , l'Hé- 
{^ PATiQUE A Étoile. 

Dctall des parties çaracicrijîiques, 

1. Une fleur de grandeur naturelle; elleeftmono- 
pétale , découpée très profondément en quatre par- 
ties \ elle a quat e ctamines &c deux piftils. 

2. Une fleur defïînée à la loupe , vue de côté. 

3. Le calice defl3né à la loupe y il eft découpé en 
quatre parties \ il fert de bafe à un germe furmonté 
de deux fl;iles j & fur lequel repofe la corolle. 

4. Le germe devient un fruit à deux capfules , donc 
chacune renferme une femence. 

5. Forme des femences. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'environ un demi-pied: 
elle fe trouve dans les bois j elle fleurit aux mois de 
Juin & Juillet. Herb. VL 

Propriétés. La fleur a une légère odeur de mu- 
guet : toute la plante a pafle pour vulnéraire &:anti- 
épileptique \ mais elle eft peu adive. 

Usages. On fait avec les fleurs une conferve , & 
avec les feuilles & les tiges des infufions vulncraiies, 
apéritives. 



Cl 



j_ J2. 3 ^ d. 




J£zi4/iiet^ ^^^ J^oi.^ 




C/aJJe , Tetrandrie. Ordre j Monogynie. 
GcnrcdeLin. Sherarvia. 

Herbe annuelle. 

r latin. Sherardîa arvenfs j Lin. 
Noms l François. La GARANCE BLEUE. 
L — vulgaire. 

Détail des parties caraclérijiiques. 

1. Une fleur monopétale deflînée à la loupe : elle 
a quatre étamines attachées à fon orifice fupérieur. 

2. Le germedefliné à laloupe *, ileft furmontéd'un 
ftyle , dont la longeur égale prefque celle de la co- 
rolle. 

3. Les femences deflînées à la loupe. 

4. Toutes les fleurs font amallées en têtes qui ter- 
minent les tiges : leur bafe eft formée par une dizaine 
de feuilles àifpofées en anneau autour de la tige. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ : on 
ia trouve dans les haies , fur le bord des chemins , dans 
les champs \ elle fleurit au mois de Juin. Herb. VL 

Propriétés. Ses fleurs font fans odeur j fes feuilles 
ont un goûc herbacé un peu falé. 



(T? 



ûù 



a r 071 ce 




Clap^ TÉTRANDRIE. Oldrc , MONOGYNIE. 
Genre de Liru Asperula. 

Herbe vivace. 

(latin. Afperula tlnclor'ia , Lin. 
tVançois. La FAUSSE GARANCE, DES 
—^ Teinturiers. 

-vulgaire. Le Petit Grateron. 



\ T 
t — ^ 



Détail des parties caracicrijliques, 

1. Une fleur d'un feul pétale, deffinée à la loupe: 
on l'a repréfentëe ouverte , afin que l'on puifTe apper- 
cevoir les quatre étamines qui font attachées près 
de Ton orifice fupérieur. 

2. Une fleur deflinée à la loupe ; elle a pour 
bafe un calice à cinq divifions peu apparentes. 

A. Fleurs de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges font plus fouvent rampantes que 
droites : la plupart des extrémités des tiges ne por- 
tent que trois fleurs, quelques-unes en portent juf- 
qu'à fept. On la trouve dans les prairies, les champs, 
les bois montagneux ; elle fleurit au mois de juin, 
Herb. VL 

Propriétés. Elle eft un peu amère & falée ; {e% 
fleurs (ont fans odeur. La racine de la faufle garance 
eft , à ce qu'on prétend , employée pour la teinture 
rouge des laines. Elle pafle pour rendre rougi.s les 
os des animaux qui s'en nourriiïent un peu long- 
temps , ainfi que le lait des vaches qui en mangent, 
& le beurre qu'on en prépare , ainfi qu'il eft prouvé 
de la vraie garance. 

Usages. On l'a vantée pour difloudre la pierre ; 
mais elle n'a pas cette propriété , & ne doit fa ré- 
putation qu'à ce qu'elle fait uriner , & déiobftrue à 
peu près comme la vraie garance. 



63 




Ijarance Jed teuihiner^ 



=r 



Clûjje ^ Tétrandrie. Ordre j Monogywie. 
Genre de Lin. Galium. 

Plante vivace. 

latin. Galium Verum , Lin, 
., , fiancois Le CAILLE - LAIT JAUNE. 

— vulgaires. Le Gallium jaune , le petit 
Muguet. 

Détail des parties caracîérijîlques. 

I. Une corolle monopétale de grandeur naturelle , à 
laquelle font attachées quatre étamines. 

1. Un calice à quatre divifions , qui fert de bafe à 
un germe furmonté d'un ftyle bifurqué j il eft deffiné 
d la loupe. 

3. Le fruit de groflfeur naturelle; à chaque fleur 
fuccedent deux capfules , donc chacune renferme une 
femence. 

4. Forme des femences. 

Port. Cette plante s'élève d'un pied ou environ : 
on la trouve communément dans les prés j elle fleurie 
aux mois de Juin & Juillet. Herb. L U. llL IV. V. VL 

Propriétés. Les fleurs ont une odeur affez agréa- 
ble*, bouillies dans du lait, elles le coagulent bientôt j 
elles paflent pour anti-fpafmodiques, céphaliques, Sec. 
la plante entière eft rafraîchiflante. 

Usages. Ona recommandé cette plante & fes fleurs 
dans les vapeurs , lépilepfie , la rage ; mais elles 
font trop peu ai^ive pour être utiles dans des cas aufli 
gaves, 



64 



4 




Caule^^ lait^aiine 



Clajfe , TÉTRANDRiE. Ordre y Monogynie, 
Genre de Lin, Gallium. 

Herbs annuelle. 



Noms 



latin. Gallium Mollugo , Lin. 
François. LeCAILLE-LAîT BLANC. 
■ — vulgaires. La PtTiTE Garance^ le pe- 
tit Muguet. 



Détail des parties caraciérijliques. 

1. Une flenr monopctale deffinée à la loupe j elle a 
quatre étamines & un piftil. 

2. Chaque fleur eft reçue dans un calice prefqu'in- 
fenfible à la vuej le germe en occupe le milieu; il 
fert de bafe à la corolle. 

3. Forme des fruits j ce font deux baies feches 5: 
rondes , donc chacune renferme une femence. 

Port. Ses tiges font fouvenc rampantes, & ont 
quelquefois deux pieds de long : elle fe trouve dans 
les prairies , les fofles , les haies ; elle fleurit aux 
mois de Juin & Juillet. Herb. II. III. V. VI. 
Il y a une variété dont la fleur tire fur le jaune. 
Propriétés. Les fleurs ont une odeur aflez agréa- 
ble j mais plus foible que le vrai Caille-lait jaune. 

Usages. Ce n'eft qu'au défaut du Caillc-Iait jaune 
qu'on emploie le blanc contre les vapeurs, l'épilepfie , 
la gale , les dartres ; mais il y a lieu de croire qu'ils 
ue font que rafraîchiffants &: adoucitTants. 



6'r 



Caille^- 




Clajfe ^ Tétrandrîe. Ordre y Monogynie. 
Genre de Lin. Gallium, 

Herbe annuelle. 

«• latin. Gallium Aparïne , Dn. 
XT N franeois. tEGRATTERON. 

— vulgaires. Le Kieble , le GaATTE-tot/T , 

L'HtRBE CE Bonne Amitiés 

Détail des parties caractérijlïques. 



l 



I. Une fleur (ieflînée à la loupe : elle efl monopé- 
tale , partagée depuis le limbe prefque jufqu'au tube , 
en quatre parties égales 

1. Le calice deiîinc à U loupe^ fans le fccours de la- 
quelle on ne l'apperçoit qu'avec peine. 

3. Le piftil dellîné à la loupe dans l'ccat naturel ; 
il eft beaucoup moins grand que les éiamines qui 
font au nombre de quatre. 

4. Grolîcur des feniences. 

5. Apres la chute des corolles paroifTem deux cap- 
fuies parfemées de poils durs êc crochus qui s'atta- 
chent à tout ce qu'ils rencontrent • toute la plante 
eft également couverte de poils de même efpece. 

Port. Les tiges de cette plante font grimpantes 8c 
s'accrociient à tout ce qui les environnent : elles ont 
quelquefois jufqu'à fix pieds de longueur, C.tte 
plante fe trouve dans les haies , les buiilons , le long, 
des murs : elle fleurit pend.inc tout lété. Herb. 17. 

Propriétés. On a dit cette plartre apéririve , diu- 
térique , emménagogue j mais elle n'eft point u^uéej 
il y a QQs payfans qui mangent 1 herbe : la graine 
fechée & lôtie a été quelquefois employée comme 
le café. 






ÙC 




Clùjje^ TÉTRANDRiE. Ordre ^ Monogynie. 
Genre de Lin. Plant ago. 

Herbe vivace. 



Non 



latin. Platago major ^ Lin. 
françois. LE GRAND PLANTIN. 

— vulgaires. Le Plantin ordinaire j le 
Plantin large ou a larges feuilles. 

Détail des parties caraaérijliques» 

1 . Une fleur de grandeur naturelle , compofée d'un 
calice de quatre pieds , d'une corolle monopérale à 
quatre divifions , de quatre étamines & d'un piftil. 
^ 2. Le calice propre à chaque fleur. 

5. A la bafe de l'épi eft un calice général compofé 
de cinq parties. 

4. La feuille eft à cinq nervures très fenfibles lorf- 
qu on en détache une du refte de la plante : elle eft 
fuivie d'autant de cordons très difficiles à rompre qu'il 
y a de nervures. 

Port. Cette plante, dont les tiges s'élèvent à la 
liauteur de huit ou dix pouces, fe trouve communé- 
ment dans les terreins fecs , fur les bords des che- 
mins , dans les prés : elle fleurit depuis le commence- 
ment du printenips jusque fur la fin de l'été. Herb. lil^ 

Propriétés. Les feuilles font ameres , aftringen- 
tes , légèrement vulnéraires, fubrifuges, ophtalmi- 
ques. 

Usages. On fait entrer le plantin dans un grand 
nombre de préparations vulnéraires : on en diftille 
une eau que l'on a vanté autrefois comme un ex- 
tellent ophtalmique : on fait la récolte des épis pour 
ies oifeaux de volière. 



^/ 




C/ûJfe _y Tétrandrie. Ordre ^ Monogynie. 
Genre de Lin. Plantaco. 

Herbe vivagb. 



Noms 



larin. Plantago média j Lin. 

François. Le PLANTAIN ROND , le 

PLANTAIN MOYEN. 
— vulfiaire. Le Plantain Blanc. 



& 



Détail des parties caraciérijliques. 

1. Un cpi de grandeur naturelle, formé parî'afrem- 
blage d'un nombre indéterminé de fleurs , foutenues 
chacune par un calice de quatre pièces. 

2. Un calice commun qui fe trouve à la bafe de 
epi. 

3. Une fleur monopétale , delfinée à la loupe j elle 
renferme quatre étamines. 

4. Une fleur divifée fuivant fa longueur, pour 
laifl'er voir l'attache des quatre étamines, & le lieu 
qu'occupe le piiHl : elle eft deflînée à la loupe. 

5. Un calice propre à chaque fleur j il eit compofé 
de quatre pièces membraneufes à leur bord j il efl: 
également deflîné à la loupe. 

Propriétés. Cette plante tient le milieu entre le 
grand plantain & le lancéolé j mais cependant il a plus 
des caractères du lancéolé que de l'autre: (es feuilles 
n'ont que cinq côtes. Elle croît dans les rerreins in- 
cultes , fur le bord des chemins : elle fleurit tout 
l'été. Herb.11,111, IV, V. 

Propriétés. Les feuilles font ameres au goût^ la 
fleur répand une odeur qui n'eft pas défagréable. Les 
feuilles & les fleurs (ont allringentes , vulnéraires. 

Usages. On fait boire le fuc eu la décoârion: on 
applique fur les blelî lires récentes le fuc, îk les feuilles 
fraîches ôc pilées. 



CH 




7ZI/L />i^l/e/l . 



Clajje^ TÉTRANDRiE. Ordre j Monogynie. 
Genre de Lin. Plant aco. 

Plante vivace. 



r latin. Plantagi 

< François LE P 

^ — vulgaire. Li 



latin. Plantago lanceolata y Lin. 
Noms < François LE PLANTAIN LONG. 

-E Plantain a cinqcotes. 



Détail des parties caraclérijlïques» 

1. Un épi formé par l'afTemblage d'un nombre 
indéterminé de fleurs hermaphrodites , compofces 
chacune d'une corolle monopétale , de quatre éta- 
mines, d'un piftil & d'un calice de quatre pièces. 

2. Une corolle defîînée à la loupe \ elle eft ou- 
verte longitudinalement. 

3. Un calice delîiné à la loupe : chaque fleur a le 
fien nonobftant l'épi qui en a un général à fa bafe. 

4. Une corolle vue de face : elle eft deflinée à la 
loupe. 

5 . Le caîi.ce général de grandeur naturelle j il fe 
trouve à la bafe de l'épi. 

6. Une feuille de grandeur naturelle. 

Prop. Cette plante s'élève à la hauteur d'un pied 
ou environ ; les tiges font cannelées au lieu d'être 
rondes comme dans les autres : elle fe trouve dans 
les prairies , les lieux incultes , fur le bord des che- 
mins : elle fleurit en été. Herb. Ill , IV. 

PROPRiÉTâs. Les feuilles font ameres & un peu 
aftringentes ; on les dit vulnéraires ôi ophtalmiques. 

Usages. On prétend que les feuilles du plantain 
long font préférables à celles des autres efpeces , 
foit appliquées fur les plaies récentes , foit pour ar- 
rêter les hémorragies , dévoiement : on a cru feau. 
diftillcc un excellent ophtalmique. 



6y 




-Z'/42/^/i2^/^. /ûn^ . 



ClaJJï, Tetrandrie. Ordre, MoNOGYNIE. 
■ Genre de Lin. Plantago. 

Herbe vivace. 

rlatin. Plantago Coronopus , Lin. 
j^ ) franq. LE PLANTAIN CORNE DE CERF. 
°'^'^j — vulg. La Corne de Cerf, l'Etoile 
(^ de terre. 

Détail des parties caraclcrijliques, 

A. Epi de grandeur natuiclle. 

B. Feuille de grandeur naturelle. 

X. Fleur deffinée à la loupe ; elle eft monopétale, 
découpée en quatre parties égales ; elle a quatre éta- 
mines & un piftil. 

Port. Ses épis ont depuis deux jufqu'à fix & fept 
pouces de long. Ses feuilles font aufli plus ou moins 
longues , félon les terrains où elle croît. On la trouve 
dans les terrains abandonnés, fur le bord des chemins : 
elle fleurit au mois de feptembre. Herb. L V. 

Il y a plujieurs variétés de feuilles dans cette efpece. 
Propriétés. Cette plante paflfe pour apéritive, 
rafraîchifTante , dépurative , vulnéraire. 

Elle fe mange en falade ; elle entre dans la farce. 




>Q 



A 



B 




Tla7itin^,cormd&cer/ 



C/^^ , TÉTRANDRIE. Ordre y MONOGYNIE, 
Genre de Lin. Plant ago. 

Herbe vivace» 

f latin. Plantago PfyUium , Lin. 
Noms ^François. l'HERBÈ AUX PUCES. 
( — vulgaire. l'Herbe a la Puce, 

Détail des parties caraclérijliques, 

A. B. Fleurs cle grandeur naturelle. 

C. Feuilles de grandeur naturelle. 

Les fleurs font d'une feule pièce régulière, divifée 
en quatre parties égales ; elles ont quatre étamines & 
un piftil. - 

1.2. 3. Fleurs deflînées à la loupe ; elles s'ouvrent 
à leur bafe en manière de boîte à favonnette , & les 
graines qui font toujours au nombre de deux, font 
féparées par un placenta mamelonné , comme on le 
voit dans les Fig. 4 & 5. 

Port. Ses tiges s'élèvent de huit à dix pouces. On 
la trouve dans les champs cultivés : elle fleurit en août 
& feptembre. Herb. IIL V. 

Propriétés On a dit que cette plante eft nuî- 
flble, fait mourir les chèvres , & on l'a crue mallai- 
fante à l'homme; mais d'autres lui ont attribué des 
vertus médicinales : ce qu'il y a de plus certain , c'efl: 
qu'elle ne mérite ni ces reproches , ni ces éloges. 

Usages. On l'emploie comme émolliente, adou- 
ciffante , & en lavement. 




JTerie, amxy J^uceà 



C/aJfe j Térandrie. Ordre j Monogynie. 
Genre de Lin. Cormus. 

Arbre. 

latin. Cornus mas _, Lin. 
fiançois. Le CORNOUILLER MALE , 
Noms </ LE CORNIER. 

' — vulgaire. Le Cornier , leConneuiller 

ou CONNELIER. 

Détail des parties caraclérijliques. 

1. AlTemblage de fleurs dans une enveloppe com- 
mune. 

2. Une des fleurs donc cet aflemblage eft formé j 
elle eft compofée de quatre pétales, de quatre étami- 
nes & d'unpiftil. 

5. Un des pétales de grandeur naturelle. 

4. Le même defliné à la louppe. 

5. Une fleur deflinée à la louppe , de laquelle on a 
détaché deux pétales. 

6. Le calice à quatre divifions renfermant le germe 
également defliné à la loupe. 

7. Enveloppe commune d'où partent tous les pé- 
dicules des fleurs. 

8. Le fruit qu'on nomme cornouille. 

9. Le noyeau qui eft à deux log>is , & qui renfer- 
me deux amandes oblongues. 

10. Une feuille de grandeur naturelle. 

Port. Cet arbre a Técorce rougeârre , le bois 
noueux &c dur: il fleurit au mois de Février bi. de 
Mars. Herb. IV. 

Propriétés. Le fruit mûr eft rafraîchiflfant Se un peu 
aftringent; on peut l'employer dans les dévoiements 
après avoir fuffifa' iment purgé. 

Usages. Cet abre a /7/^y?e:/r.y v<zr/V/j. Il y a des cor- 
nouilles rouges, jaunes , blanches. Ces fruits aigrelets 
fe mangent crus , fe confervent dans l'eau filée com-« 
me les olives : on en fait des gelées ^ des confitures. 




C-t^r/iûfa/Zer' 



Clajfz, TÉTRANDRIE. Ordre y MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Cornus. 

Arbrisseau. 

^latin. Cornus fan gui nea , Lin. 
Noms Jfranqois. Le CORNOUILLER SANGUIN. 
( vulgaires. Le Sanguen. 

Dkaïl des parties caractérijliqucs, 

A. Fleurs de grandeur naturelle ; elles font com- 
porées de quatre pétales , de quatre étamines & d'un 
piftil. Chaque fleur a un calice particulier qui dure 
peu , & qui eft de quatre pièces , beaucoup moins 
grandes que les pétales. 

B. Feuilles de grandeur naturelle. 

I. 2. Fleurs de grandeur naturelle dans différentes 
pofi tiens. 

Port. Cet arbriffeau s'élève un peu moins que le 
cornouiller ordinaire ; fes fruits font noirâtres dans 
leur maturité ; fes feuilles font prefque toutes tachées 
de rouge noir : on le trouve dans les bois , les haies; 
il fleurit au mois de juin. Herb. IV, V, VI. 

Il y a une variété à feuilles panachées de blanc. 

Propriétés. Ses fleurs ont «ne odeur agréable; 
fes fruits font amers & défagréables au goût. 

Usages. On tire de l'amande de fon fruit une 
huile pour brûler. Les tourneurs emploient le bois de 
cet arbre, qui eft dur & ployant. On en fait des bro- 
ches de boucher, des lardoires, des peignes de tiffe- 
rand. Les mêmes branches fervent, dans la vannerie, 
à faire des cages, &c. Dans quelques provinces, le 
firuit fe nomme puine noire, La pulpe du fruit donne 
une teinture rouge. 

Les chevaux , moutons , chèvres , mangent les 
feuilles i les cochons & vaches les laifTent, 



2- 



^3 




CorTWUiIlej^ SanaLor^. 



CUjfe, TÉTRANDRIE. Ordn , DiGYNiE. 
Genre de Lin. CuscvTA. 

Herbe annuelle. 

Ha tin. Cufcuta Europœa , Lin. 
yranc^ois. La CUSCUTE. 

Ncir.s < vulgaires. La Guttegutte, la Barbe 

j DE Moine, la Teigne, la Pvasque, 
\ la Goutte de Lin , l'Epithim. 

Dîtail dts parties caractcrijliquis. 

1. Une fleur dcfiinée au microfcope ; elle tfl mo- 
riopétale, a cinq divifions , cinq étamincs & deux 
piftils. 

2. Un calice de grandeur naturelle. 

ii. B. AfTcmblage de fleurs de grandeur naturelle. 

Fort. Cette plante devient parafîte auflitôt que 
fon chevelu peut s'accrocher à quelques plantes voi- 
flnes ; alors fa racine fe deffèche , Tes petites tiges s'at- 
tachent fortement à l'écorce des plantes ou des fruits, 
fur-tout fur les genêts , bruyères ; & au moyen de 
plufieurs mamelons qui font l'oflice de fuceoirs, elle 
fe nourrit aux dépens de la plante qui la porte. 
Elle fleurit au mois de Juillet. Herb. II & VI. 

On la nomme Ipïthym , lorsqu'elle croit fur le 
thym ; goutte de Un 6c agourc de lin , lorfqu'elle 
vit fur le lin. 

pROrRlÉTÉS. Elle a été recommandée comme 
apéritive & purifiante dans les obflruélions, maladies 
de peau, ihumatifmes ; mais elle a très-peu d'aâ;ion. 



>4 



(( 










dltfcictvy 



ClaJJe, TÉTRANDRIE. Ordn^ TÉTRAGYNIE» 
Genre de Lin. Potamoceton. 

Herbe vivace. 

natin. Potamoveîon natans , Lin. 
^^^^ ) françois. L'ÉPI D'EAU FLOTTANT. 

"" — vulgaire. L'Épi d'Eau a larges feuil- 
les. 



(■ 



Détail des parties caracîcrljîlques. 

A. Epi de fleurs de grandeur naturelle. 

L. Epi de.truits de grandeur naturelle. 

I. Fleur deffinée à la loupe ; elle efl compofée 
de quatre pétales, de quatre étamines, & de qua- 
tre ovaires très- petits & fans ftyle 2. 

Rarement les quatre ovaires font fécondés , & il 
n'y en a même le plus fouvcnt qu'un feul. A la bafe 
des feuilles & des péduncules , on trouve des fti-- 
pules blanchâtres fort grandes. 

H. Feuille de grandeur naturelle. 

Port, Sts tiges font longues , articulées ; fes 
feuilles font flottantes à la furface de l'eau. On la 
trouve dans les eaux tranquilles; elle fleurit au mois 
de juin. Herb. IL 

Les larges feuilles de cette plante fervent au poif- 
fon d'abri contre le foleil ^ dans les temps les plus 
diauds.de l'été. 



Clajfe, TÉTRANDRIE. Ordre, TÉTRAGYNIE. 
Genre de Lin. Potamogetoît, 

Herbe vivace. 

f latin. Potamogeton luccns , Lin. 
Noms}tran<^ois. L'ÉPI D'EAU LUISANT, 
^-vulg. 

Détail des parties caracîérljl'iques, 

A. Epi de grandeur naturelle; il eft compofé de 
fleurs qui ont quatre pétales, quatre étamines , & 
quatre ovaires fans ftyle. 

B. Stipules de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent à la fuperficie de l'eau : 
fes feuilles, femblent avoir été deiïechées , & trempées 
enfuite dans de l'huile, ce qui les rend luifantes &C 
comme verniffées. On trouve cette plante dans les 
étangs , les eaux Gagnantes ; elle fleurit au mois 
d'août. Herb. IV.V.VI. 



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To tn/no^&toihlLUi- 



Clajfcy TÉTRANDRIE. Ordre ^ TÉTRAGYNIE, 
Genre de Lin. Potamogeton, 

Herbe vivace. 

flatin. Potamogelon comprcffum^ Lin» 
Noms < François. Le POTAMOGETON. 
( — vulgaire. l'Herbe d'étang. 

Détail des parties caractcrijliqucs » 

m. Epi de fleurs de grandeur naturelle. 

a. Epi de fruit. 

A. Une fleur deflinée à la loupe ; elle eft compo- 
ft'e de quatre pétales , de quatre étamines & de quatre 
piflils. La corolle tient lieu de calice. 

Le fruit efl: compofé de quatre femences unies } 
oLrondes & pointues. 

Port. Cette plante s'élève peu ; elle s'étend fur 
la terre , & eft fort branchue ; la tige eft applatie. 
Cn la trouve dans les lieux humides, dans les prés , 
ks champs , les bois ; elle fleurit en été. Herb. V, 



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otajnoQôtori^ 




Clajfè , TÉTRANDRIE. Ordre, TÉTRAGYNIE. 
Genre de Lin. Tillma. 

Herbe annuelle. 

C latin. Tillcea aquatica. Lin. 
Noms.jfran(^ois.LA GRASSLTTE AQUATIQUE. 
C — vulgair. La Grassette des eaux. 

Détail des parties caraciérijliques, 

I. 2. Fleurs deiïinées à la loupe; elles font com- 
pofées d'un calice à quatre divifîons ; de quatre pé- 
tales , de quatre étamines & de quatre piftils : il y a 
des individus où toutes les parties de la fruftificatioii 
font au nombre de trois , au lieu d'être au nombre de 
quatre ; mais ils ne font pas 4>^olument communs. 

Port. Cette plante eft deflînée de grandeur natu- 
relle. Ses feuilles tiennent un peu de la nature des 
feuilles de joubarbe. 

On trouve cette plante dans les lieux aquatiques ; 
elle fleurit en automne. 



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Tillea aquaticcL 



ClaJJc , PentandrIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Heliotropium, 

Herbe Annuelle. 

rlatin. Heliotropium Europœum , Lin. 
j^ )franqois. L'HÉLIOTROPE. 
XNomSv vulgaires. l'HerBE AUX VERRUES, LA 

(^ Chenille. 

Détail des parties caracUriJliqiies. 

T. Une partie de la plante de grandeur naturelle. 

2. Une fleur deffinée à la loupe, &: ouverte afin 
de laifîer voir l'infertion de cinq étamines. 

3. Le fruit dans le calice. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un demi-pied ou en- 
viron ; elles font plus ordinairement couchées par 
terre : on la trouve dans les terrains incultes , fa- 
blonneux , les jardins ; elle fleurit fur la fin de l'été. 
Herb. I.II. IV.V.VI. 

Propriétés. Ses feuilles font très-amères , paf- 
fent pour réfolutives , dérerfives. 

Usages. On a recommandé l'ufage interne de 
cette plante en cataplafmes , pour réfoudre les tu- 
meurs , & déterger les ulcères. On prétend qu'en 
frottant fouvent les verrues avec la plante verte, 
elle les fait tomber plus promptement que le frot- 
tement fimple. 



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IH^eliûtrûpe^ 




X 



Clajfe ^ PhNTANDRiE. Ordre y Monogynie. 
Genre de Lia. Myosotis, 

Plants annuelle. 

^ latin- My ofotisfcorpioidfs , Lin* 
Noms^ François. 

(, — vulgaire. 

I. Une fleur de grandeur naturelle. 

1. Une Heur ouverte, deflînée à la loupe : on vdit 
les cinq étamines qui font attachées aux parois internes 
de fon tube, & cinq petites écailles blanches qui les 
recouvrent. 

3. Le calice ouvert, deffiné à la loupe j il fert de 
bafe à quatre gertnes furmontés d'un ftyle. 

Port. Cette plante eft repréfentée de grandeur na- 
rurelle j il eft rare qu'elle excède cinq pouces dans 
lescerreins fecb ou ordinaires; mais fi elle fe trouve 
dans les prés, elle a quelquefois jufqu'à un pied &c 
demi de haut : on la trouve dans les champs , les bois , 
les terréins incultes j elle fleurit tout l'été. Herb. 1. IL 

IV. VI. 



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.^3^0o'0 tlS 



ClaJJe^ Pentandrie. Or^/re, Monogynie. 
Genre de Lin. Myosotis. 

Plante annuelle, 
latin. Myofoùs fcorpioides palujlris y Lin, 



r latin. MyoJ^ 
Noms < François. 

C — vulgaire. 



Détail des parties caraclérijliques, 

î. Une fleur degrandeurnaturelle. 

1. Une fleur deflince à la loupe j elle eft monopé- 
tale, découpée en cinq parties , & a pour caradere 
cinq étamines recouvertes chacune d'une petite écaille 
blanche. 

3. Le calice deffiné à la loupe j il fert de bafe à 
quatre femences. 

Port. Ses tiges s'élevenc de huit ou dix pouces : 
on la trouve dans les bois, les terrains incultes, les 
macais \ elle fleurit en Juin , Juillet &c Août. Herb. L 
II. IV. VI. 

M. Linné regarde comme variétés le Myofotis de 
cet article, & celui qui elt reprélenté tom. 2. fig. 15 z j 
mais , par des oblervations répétées, ôc par la culture 
même, on voit que conftamment \q Myofotis [cor ' 
pioides palujiris a i^s feuilles beaucoup moins velues , 
très pointues , toujours droites , & toutes fes par- 
ties de deux tiers plus grandes que celles à\x Myofotis 
fcorpioidcs , fig. 151, qui croît dans les terreins fecs. 




5/ 




SMyoûoùu 



Clajfc , PenTANDRIE. Ordre, MONOGYNIE, 
Genre de Lin. Lithospermvm., 

Herbe v i v a c e. 

Î latin. Lithofpermum officinale. Lin. 
François. Le GREMIL. 
vulgaires. L'HerBE AUX PERLES, 
l'Herbe perlée. 

Détail des parties caracicrijliqucs, 

1. Une fleur de grandeur naturelle. 

2. Une fleur deflinée à la loupe ; elle efl compo- 
■fée d'un feul pétale qui porte cinq étamines , & d'un 
piftil divifé par fon bord fupérieur en cinq parties ou 
fegmens peu profonds. 

a. Le calice avec les graines de grandeur naturelle 
& au moment de leur maturité. 

A. La partie fupérieure de la tige. 

Port. S&s tiges s'élèvent d'un pied & demi ou 
environ : (qs graines ont le luifant , la couleur & la 
forme de petites perles : on la trouve fur le bord des 
bois , dans les terreins incultes : elle fleurit au prin- 
temps. Herb. II. IV. V. VI. 

Propriétés. On a recommandé les femences 
comme apéritives, diurétiques. 

Usages. On emploie quelquefois les femences 
concaflces en infufion dans du vin blanc ; mais c'eft 
un médicament peu adif, ôc fur lequel on doit peu 
compter. 





C^remil 



Claffe 3 Pentandrie. Ordre ^ Monogynib. 
Genre de Lin. Lithosp^kmum. 

Herbe vivace. 

^ larin. Lithofpermu mofficinale y\^\n. 
Nnmc J fr-i"Çois. L'HERBE AUX PERLES , LE 
''^°^^ 1 GREMIL. 

(^« — vulgaire. La Perlée. 

Détail des parties caraciérijî'iques, 

l. Une fleur ouverte, deffince à la loupe. 
1. Un calice qui fert de bafeà quatre graines. 

3. Un calice vu de face. 

4. Des graines de grandenr naturelle j qui ont le 
poli brillant & la couleur des perles. 

Port. Ses tiges s'élevenc d'un pied Bc demi ; on 
la trouve dans les bois j les champs , les terreins in- 
cultes : elle fleurit en été. Herb. IV & VL 

Propriétés. Toute la plante palle pour vulnéraire, 
fudorifique , &; les femences pour appéritives. 

Usages. Les femences réduites en farine, & dé- 
layées dans du vin blanc ou de l'eau, ont été admi- 
niftrces avec quelque fuccès dans Aqs rétentions 
d'urine, mais fcs fuccès appartenoient probablement 
au vin blanc. 



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ClaJJl, PentANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Anchusa. 

Herbe v i v a c e. 

»j riatin. Anchufa officinalis , Lin. 
^^"^^Ifran^ols. La BUGLOSE COMMUNE. 

Détail des parties caraciérijliques, 

1. Une fleur de grandeur naturelle ;, vue de face. 

2. Une fleur ouverte afin de lailTervoir les cinq éta- 
hiines attachées à l'orifice de fon tube. 

A. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur na- 
turelle. ' 

B. Une feuille de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied & demi ; elles 
font rameufes, velues , rudes au toucher ; les poils des 
feuilles & des tiges font fins, durs Sc très-piquans ; 
elle fleurit tout l'été. Herb. IV. 

Propriétés. Les feuilles mâchées laiflent à la 
bouche un petit goût nitreux ; les fleurs font fans 
odeur; toute la plante , excepté la racine, eft diuré- 
tique, béchique, expeftorante. 

Usages. On emploie les feuilles & les tiges en 
l)ouillons, apozèmes, décoctions; & le fuc dépuré 
fe donne pour faciliter l'expeftoration. On la cultive 
parce qu'elle efl: d'un fréquent ufage en médecine. 



Clajfc , PentANDRIE. Ordre, MONOGYNIE, 
Genre de Lin. Cynogiossum. 

Herbe annuelle. 

riatin. Cynoglojfum officinale , Lin. 
Noms^franqois. LA CYNOGLOSSE. 

( — vulg. LA Langue de Chien. 

Détail des parties caraciérijîiques, 

i.Une fleur monopétale , de grandeur naturelle, 

2. Une fleur ouverte , afin de laifler voir les cinq 
étamines qu'elle renferme. 

3. Le fruit : c'efl: un aflemblage régulier de quatre 
capfules à une feule loge , dont le ftyle efl: le centre. 

4. Une feuille de grandeur naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent de deux ou trois pieds : 
on la trouve dans les terrains Incultes , fur le bord des 
chemins ; elle fleurit pendant une grande partie de l'été 
ôc l'automne. Herb. IL 

Propriétés. La plante froiflee dans les doigts a 
une odeur fade & défagréable , un goût falé & her- 
bacé ; elle pafle pour vulnéraire , déterfive & un peu 
narcotique. 

Usages. Les racines de cynogloffe entrent dans 
quelques apozèmes ; & de l'extrait de toute la plante, 
on fait la bafe des pilules de cynoglofle ^ à quoi on 
ajoute de l'opium. 

Us chevaux, vaches, moutons nç h mangent pas; 



C/aJJe , Pentandrîe. Ordre, Monogvnie. 
Genre de Lin. Pulmokaria. 



H £ p. B E 



V I V A C E. 



latin. Pulmcnaria Officina/is j Lin, 
fiançois La PULMONAIRE. 
Noms<^ — vulgaires. L'Hl-rbk aux Poumons , 

l'Herbe aux Pulmoniques , l'Herbe 

DU Tac. 

DétaïL des parties caraciérljîiques. 

i.|Une fleur monopétale, de grandeur naturelle , 
vue de côté. 

2. Une corolle ouverte , afin de laifler voir fes 
cinqéiamines. 

5. Un calice monophylle découpé en cinq parties ^ 
il ferc de bafe à quatre germes furmontés d'un ftyle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou d'un pied & 
demi : elle fe trouve dans les boisj elle fleurit au 
mois de Juin. Herb. II. VI. 

PROPRiÉiis. Ses feuilles ont un goCit herbacé, un 
peu falé &; gluant-, elles font vulnéraires, béchiques, 
déterfives. 

Usages. On fait avec fes racines un fyropbéchique 5 
fes feuilles entrent dans les tifannes, infufions, dé- 
codions àc bouillons ^ contre les maladies de poi- 
trine : on en prefcric le fuc exprimé. 



é,-..;). i-A^ ^^''/^ 



S6 




J^uhnenaire 



Clajfe j Pentandrie. Ordre , Monogynie, 
CenredeLin. Symphitum. 

Herbe vivace. 

Ç latin. Symphitum officinale , Lin. 
\ François. La GRANDE CONSOUDE. 
Noms <^ — vulgaires. La grande Consire , l'O- 
} reille d'Ane , la Langue de Vache, 
C l'Herbe a la Coui'ure. 

Détail des parties caraciérïfilques. 

1. Une fleur monopétale de grandeur naturelle, 

2. Une fleur ouverte , afin de lailîer voir cinq éta- 
rnines & cinq écailles pointues qui occupent les inter" 
vaiiesque iaiflent lesétamincs. 

3. Le calice ouvert , au fond duquel fe trouvent 
quatre femences. 

^^. Etat du calice quand il fert d'enveloppe aux 
graines prêtes de leur état dematurité. 

Port. Cette plante s'élève d'environ deux pieds; 
les tiges & les feuilles font rudes au toucher j les ra- 
cines font longues , noires extérieurement , blanches 
en dedans & gluantes : elle croît dans les terreins 
^rasj humides , fur le bord des ruilTeaux j elle fleurie 
çn été. Herb. IV. 

Jly a des variétés à fleurs blanches , bleues, jaunes^ 

Propriétés. S^es feuilles ont un goût fade , gluant 
& nauféeux : Îqs racines font douces , mucilagineuics , 
^ pafleptpour un excellent vulnéraire. 

USAGES. La racine fe prefcrit en décoction : on 
fait auflî des cataplafmes émollients & réfolutifs avec 
les racines piiées crues ou cuites. 




(j7'am^e Cûnirâude 



Clajfc , PentandRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Boraco. 

Herbe annuelle. 

rlatin. Borago officinal/ s , Lin. 
j^^^^J François. La BOURRACHE. 

\ vulgaires. LaBorache, la Bourro- 

(^ CHE , LA LANGUE-DE-BcEUF. 
Détail des parties caraclcrijiiqucs, 

1. Une fleur monopétale de grandeur naturelle, 
vue de face. 

2. Une fleur vue de côté. 

3. Une fleur ouverte , afin de laifîer voir les cinq 
étamines & les neftars qui font attachés à fon ori- 
fice interne. 

4. Une partie de la corolle , avec une étamine 8c 
(es deux netftars. 

5. Le calice : il fert de bafe à quatre germes fur- 
montés d'un flil. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'environ deux pieds : 
on la trouve dans les jardins , où elle vient fans cul- 
ture ; elle fleurit l'été & l'automne. 

Propriétés. Les fleurs, feuilles & tiges ont une 
faveur fade , vifqueufe ; elles paflent pour atténuan- 
tes, diurétiques, expectorantes , fudorifiques , & utiles 
dans les rhumes, catarrhes, fluxions de poitrine. 

Usages. On emploie fouvent les feuilles dans les 
tifanes 5 bouillons, les apozèmes : on en prend le fuc 
tiré par çxpieiiion : on en fait un extrait» 




^ûuracke 



Clajfe, PentANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Asperugo. 

Herbe annuelle. 



Hatin. Afperugo procumhcns , Lin. 
j^ )franqois. La RAPETTE. 

^ — vulgaires. Le Porte - Feuille , ia 
Porte-Feuille , la Raperette. 



I 1 



Détail des parties caractérijliques, 

A. B. Une partie d'une tige de grandeur naturelle, 
S. Fleur de grandeur naturelle. 

1. Fleur ouverte , deiïinée à la loupe ; elle efl mo- 
nopétale , découpée en quatre ou cinq parties ; elle 
fert de bafe à cinq étamines ; {qs calices font com- 
pofés de deux feuilles, qui, de très-petites lorfqu'elles 
accompagnent la fleur , deviennent fort grandes & 
fervent de réceptacle à quatre femences. 

2. 3. Calices de grandeur naturelle, dans différens 
états. 

Port. Ses tiges font foibles, branchues , êc garnies 
de poils rudes au toucher ; on la trouve dans les haies, 
fur le bord des chemins ; elle fleurit au mois de juin. 
Herb. II. VI. 

Propriétés. Les feuilles ont un goût herbacé, falé. 

Usages. Elle pafl^e pour vulnéraire , déterfive. 
Les chevaux, chèvres, moutons, cochons la man- 
gent; les vaches ne la recherchent pas. 



s:^ 




2. 




IR.afe'tte^ 



ClaJJc , PeNTANDRIE. Ordre, MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Lycopsis. 

Herbe annuelle. 

Hatin. Lycopjis arvcnjis , Lin. 
j^^j^ J françois. La BUGLOSE CORNUE. 

\ vulgaires. La FAUSSE VlPERlNE , LA 

(. FAUSSE BUGLOSE. 

Détail des parties caraclérijîiques. 

1 . Fleur de grandeur naturelle hors de fon calice. 

2. Fleur deffinée à la loupe. 

3. Fleur deffinée à la loupe, & ouverte longitu- 
dinalement, afin de laifîer voir l'infertion des cinq 
étamines qu'elle renferme. 

M. Extrémité fupérieure d'une tige de grandeur 
naturelle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou environ ; 
fes fleurs qui font blanches , rouges, violettes , &c. 
fur le même pied , ont une fingularité remarquable 
dans la conformation de leur tube. On trouve cette 
plante fur le bord des chemins , dans les champs , les 
haies , les jardins ; elle fleurit pendant tout l'été. 
Herb. II, III. 

Les vaches , chevaux , moutons , chèvres, mangent 
cette plante j les cochons la laifTent. 



^ 9" 



J. -2- 




3italûàe cormce 



C/ûJfe j Pentandrie. Ordre j Mo nogy nie. 
Genre de Lin. P rimula. 

Plante vivace. 

latin. Prïmula offLCÏnalïs.i Lin. 
François Le PRIMEVERE. 
Noms <^ — vulgaire. La Primerolle , le Coucou , 

LE Flacon , l'Herbe de la Paralysie, 

l'Herbe de Saint-Paul. 

Détail des parties caraciérijîiques. 

1. Une fleur monopétale de grandeur naturelle, 
à laquelle font attachées cinq étamines. 

2. Une corolle ouverte : on y diflingue facilemenr 
l'attache des cinq étamines. 

3 Son calice ouvert ; il efl: monophille , & découpé 
en cinq parties : il rentcrme le germe fuimonté d'un 
ftyle. 

4. Une feuille de grandeur & de couleur natu- 
relle. 

A. Enveloppe commune des fleurs ; elle eft à plu- 
fieurs divifions. 

Port. Cette plante s'élève de trois ou quatre pou- 
ces : elle croît abondamment dan? les prés , les bois : 
elle fleurie au mois d'AvriLHerb. VI. 

Propriétés. Les fleurs ont une odeur douce & 
agréable j les feuilles & les tiges ont un goût herbacé; 
la racine efl: un peu amere , & a une odeur qui appro- 
che de celle de 1 anis. 

Usages. On a beaucoup vanté cette plante autre- 
fois j mais l'expérience n'a pas confirmé les vertus 
qu'on lui attribuoit alors, à peine Ia croit on légère- 
ment calmante & anodine j les fleurs fervent à orner 
les falades , &: pn en mange les feuilles en quelques 
pays, C'eft une variété de cette plante qui fournit la 
multitude de primevères de toutes couleurs , cultivées 
par les curieux fleuriftes. 







J'ra^i^rc'r^' . 



Clajfe , PentANDRIE. Ordre y MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Menyanthes. 

Herbe vivace. 

latin. Menyanthes Nymphoïdes^ Lin. 
ifrançois. Le MENYANTHE A FEUILLES 
Noms<( RONDES. 

I vulgair. Le PETIT NenUFAR, LE PETIT 

Nymphéa, le Menyante de Rivière^- 

Détail des parties caraclérijliques. 

A. B. Fleurs de grandeur naturelle ; elles font com- 
pofées d'une corolle monopétale , découpée en cinq 
parties, de cinq étamines, d'un piftil, & d'un calice 
à cinq divifions. 

C. Fleur deflinée avant fon épanouiffement, 

D. Feuille vue en deffus. 

E. Feuille vue en deflbus. 

Port. Cette plante croît dans les étangs , les ri- 
vières; fes feuilles nagent à la fuperficie de l'eau : elle 
fleurit au mois de juillet. Herb. VL 



c;2. 




_Me.nAJ ofLt^ie^ ThatOTU 



ClaJJc , Pentandrie. Ordre, MONOGYNIE» 
Genre de Lin. Menyanthes, 

Herbe vivace. 

flatin. Mcnyanthcs trïfoliata , Lin, 
Noms ^ François. Le MENIANTHE. 

( — vulgaire. Le Trèfle d'ea¥» 

Détail des parties caracicrifliqîies. 

ï. Difpofition des fleurs avant leur épanouiiîement. 

2. Une fleur de grandeur naturelle : elle eft mono- 
pétale , découpée en cinq parties régulières ;eile a cinq 
étamines & un piftil. 

3. Une feuille de grandeurnatureîle. 

Port. Ses tiges s'élèvent d'un pied ou diin pied 
& demi ; elles fe recourbent aflez ordinairement avant 
que d'être parvenues à cette hauteur. On la trouve 
dans les marais à la queue des étangs : elle fleurit au 
printemps. Herb. IV. VL 

Propriétés. Les feuilles & les tiges ont une odeur 
forte , une faveur amère , acre. Les feuilles employées 
en infufion, font apéritives , fébrifuges , utiles contre 
les obftruftions, & laxatîves : on les emploie avec fuc- 
cès dans les affedions fcorbutiques , écrouelleufes , 
dans les maladies de peau invétérées, la goutte, les 
rhumatifmes , l'hydropifîe. La poudre eft purgative , 
vomitive , fébrifuge , mais peu utile. 

La plupart des beftiaux n'en mangent point. 



5^ 




Jïicmanme 



\ 



Clajfc , PeNTANDRIE. Ordre , MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Lysimachia, 

Herbe vivace, 

(latin. Lyjimachia Nummularia. , Lin. 
francjois. La NUMMULAIRE. 
.,w.... . — vulgaires. L'Herbe aux Deniers ou 
(^ AUX ECUS, l'Herbe a cent maux. 

Détail des parties caractérijliques. 

1. Une fleur de grandeur naturelle : elle eft mo- 
nopétale, découpée profondément en fix parties j 
elle a cinq étamines 6c un piftil. 

2. Le calice. 

3. La fleur vue féparément. 

4. Les étamines & le pifl;il. 

Port. Ses tiges font rampantes , longues d'un 
pied ou environ : on la trouve dans les fofles , les 
bois humides , les prairies ; elle fleurit au mois de 
Juillet. Herb. III. IV. 

Propriétés. Les feuilles ont un goût aigrelet 
qui n'efl: pas défagréable , & font aftringentes ; elles 
paffent pour vulnéraires. 

Usages. Le fuc , l'infufion ou la décofllon des 
feuilles , font recommandés contre le fcorbut , les 
hémorragies. 



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JVu7m?uiaiire^ 



I 




Claffe , Pentandrie. Ordre , Monogynie. 
Genre de Lin. Anagallis. 

Plante annuelle. 

r latin Anagalis arvenfis , Lin. 
^, ) françois le MOURON ROUGE. 

M — vulgaire BeauMouxon, Mouron rouge, 
^ Mouron mâle, Moulon. 

Détail des parties caraclériftiques. 

1. Une corolle monopétale de grandeur naturelle. 

2. Cinq écamines attachées à la corolle. 

3. Une capfule uniloculaire , s'ouvrant en forme 
de boîte à favonnette. 

4. Les graines qu'elle renferme. 

5. Un calice de cinq feuilles. 

Port. Cette plante a deux à fix pouces de hau- 
teur : elle vient dans les terreins cultivés : elle fleurit 
tout l'été. Herb. I , IV, V. 

Il y a une variété à jîeurs bleues. 

Propriétés. Elle paiTe pour fudorifique vulné- 
raire , utile contre la folie , Tépilepfie j &: récem- 
ment on l'a beaucoup recommandé contre la rage; , 
mais ces vertus ne font pas confirmées généralement. 

Usage, On emploie les feuilles & tiges en décoc- 
tion à la dofe d'une ou deux poignées par pinte d'eau; 
ou on en prefcrit le fuc tiré par expreflion : on en 

fait auffi avec refprit de vin une teinture que l'on 
dit très aétive : on la mange en falade& cuite: elle 
efl: nuidble aux petits oifeaux. Le mouron rouge a fes 
feuilles pi6tées en delTous , &c fellîles ou fans queue ; 
& le mouron des oifeaux a (qs feuilles pétiolées, ou 
avec des queues. 



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J£jiirû/i KûU<jc 



Clajfe^ PentANDRIE. Ordre y MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Anacallis. 

Herbe annuelle. 

rlatin. AnagalUs arvcnjis cœrulea , Lin. 
j^^^.J François. Le MOURON BLEU. 

' — vulgaires. La Molêne Bleue , LS 
Mouron femelle. 



r 



Détail des parties caraciérijiiques. 

1. Une fleur monopétale de grandeur naturelle; 
elle a cinq étamines & un piftil. 

2. Le calice. 

3. Le calice qui fert de bafe au fruit. 

4. Le fruit dans fa maturité & ouvert comme une 
boîte à favonnette. 

Port. Sqs tiges s'élèvent de trois ou quatre pou- 
ces : on la trouve communément dans les jardins , 
les champs ; elle fleurit une grande partie de l'été. 
Herb. L IV. V. VL 

Propriétés. Les feuilles ont un goût un peu 
ftyptique ôc falé ; fes propriétés font les mêmes que 
celles du mouron rouge , dont il eft une variété* 




^G 




JfûurûTt^Tmlle^ 



Clajfe j Pentandrie. Ordre y Monogynie, 
Genre de Lin. Coijvolvulus. 

Plante vivace. 

latin Convolvulus arvenjïs , Lin. 
firançois le Petit LISERON. 
>,T ^ — vuloaire. Petit Lison ou Liseron : Pe- 

NomS < T T T D- 1 

titLiseret ouLiset, Ligneul. rJien des 
gens prononcent Leigneux. On l'appelle 
auflî Clochette. 

Détail des parties caraciériftiques. 

1. Une fleur de grandeur naturelle. 

2. La corolle ouverte pour y laifler entrevoir les 
attaches de cinq étamines. 

3. Les cinq étamines. 

4. Le piftil & fes deux ftîgmates. 

5. Une capfule luifante , tenant à un calice de 
cinq feuilles. 

6. Forme des graines. 

Port. Elle rampe ou s'élève en s'attachant aux 
corps qui l'environnent : fa racine eft longue, me- 
nue , rampante : elle fleurit tout l'été & l'automne , 

& même jufqu'au grand froid. Elle eft très commune. 
Herb. Il , V. 

Il y a une variété à fleurs blanches j dont le milieu 
ejî pourpre. 

Propriétés. Elle pafle pour un bon vulnéraire. 
On la dit auflî purgative. La fleur a une légère 
odeur d'amande. 

JUsAGE. On fe fert peu de cette plante à l'inté- 
rieur , mais à l'extérieur on applique fur les bleflures 
les feuilles & les tiges pilées. 




PetrtLt^eron 



rrmi 



Clajfc, PeNTANIJRie. Ordre ^ MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Convolvulus. 

Herbe vivace* 

'^latin. Convolvulus fcpium ^ Lin. 
jfrançois. LE GRAND LISERON. 

Noms \ vulgaires. LE LibON BLANC , LE GRANÎ5 

LeIGNEUX ou LiGNEUL , LA GRANDE 

Clochette blanche. 
Détail des parties caraclérijliques. 

A. Une fleur monopétale de grandeur naturelle, 

B. Une fleur avant Ton épanouiflfement. 

1. Une fleur ouverte, afin de laifTer voir les cinq éta- 
iriines qui lui font adhérentes, 

2. Le piftil. 

3. Le calice. 

4. Les feuilles florales. 

Port. Ses tiges s'élèvent très-haut à l'aide des corps 
voifins fur lefquels elles grimpent ; fes fleurs paroiflent 
l'été &: l'automne : on la trouve dans les champs , les 
haies, les buiflbns. Herb. II. 

Propriétés. La tige & les queues des feuilles font 
laiteufes , & le lait efl; acre. On a employé le fuc dt; 
ce liferon contre lajauniflejl'hydropifie; ce fuc épaifli 
efl la fcammonée d'Europe. Les racines purgent les 
hommes ; cependant les cochons la mangent. 

Les chèvres , moutons , chevaux mangent l'herbe ^ 
mais les vaches n'en mangent pas. 

Usages. On a employé intérieurement 8c exté- 
rieurement les feuilles bouillies comme médicament 
vulnéraire, 



^a- 




^andy JjjAPei'ojv 



■1 



C/ûJfe , Pentandrie, Ordre j Monogynîe. 
Genre de Liné Campanula. 

Plante rivAcÈ. 

r latin. Campûnula rotundifvlïa , Liri. 
Nomsi François. La PETITE CAMPANULLE, 
L — vulgaires. La Clochette j le Déz. 

'Détail des parties eardclériftiques. 

I. Une fleur monopétale de grandeur naturelle. 

a. La fleur ouverte : on voit les cincj ctaminès 
qu'elle renferme. 

3. Les cinq étamiries eiTit)ra(îeht étroitement le 
germe furmontc d'un ftyle trifurqué. 

Port. Cette plante s'élève d'un pied ou environ ^ 
fes tiges font très foibîesj & courbées par le poids de 
leurs fleurs : on la nomme rotundifolia > parceque (qs 
feuilles radicales font en forme de cœur : ellefe trouve 
dans les prés , les haies j elle fleurit tout l'été. Herb. L 
IL IlL V. VL 

On trouve cette Campanulle a fleur bleue ^ à fîcuf 
blanche & à fieur cendrée. 

Usages. Cette plante pourroit être cultivée comme 
fleur d'ornement j mais pour l'empêcher de tracer ÔC 
pour qu'elle fit touffe , il faudroit la tenir dans des pot» 
enfouis en terre : le fue de la fleur tiré par expref- 
fion , donne une encre bleue , qui devient verte en y 
ajoutant de l'alun. 



t)') 




Teùtt^^ CavriféUiuI/t' 



ClaJJe , PeNTANDRIE. Ordre , MONOGYNIE. 
Genre de Lin. Campanula, 

Herbe bisannuelle. 

f latin. Campanida Rapuncidus , Lin. 
Noms ^François. La RAIPONCE. 

( — vulgaire. La Campanule raiponce. 

Détail des parties caracîcrijliques, 

1. Une fleur de grandeur naturelle. 

2. Une fleur ouverte. 

3. Chaque fleur a cinq étamines unies par leurs 
bafes ; elles forment une gaine qu'un piftil trifurqué 
traverfe. 

4. Les cinq étamines feules. 

5. Une feuille de grandeur naturelle. 

6. La racine. 

Port. Ses tiges un peu velues s'élèvent à la hau- 
teur de deux pieds : on la trouve dans les prés , les 
vignes ; elle eft aufli cultivée par les maraichers; 
elle fleurit tout l'été. Herb. IL 

Propriétés. La racine a une faveur agréai ' 

Usages. Cette racine , &: même les feuilles fe 
mangent en falade , foit feules , foit avec les mâches. 



loc 




QK313.B795V.1 gen 

Bulliard, Pierre/Flora ParisJensis, ou, 




3 5185 00105 9300 



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