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Full text of "Principes de la grammaire françoise, pratique et raisonnée [microforme]"



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cdui cttn qm ont étnc^tnnt moi for Ut matie* 
tm que it cnice , & ie me contente ào rendre 



^ on mec fourent ceux qup l'an Interroge 

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qu'on eft obliiçé de fccouèr le joug ii cette 
ferVitude. A l'entendre , ceMiWées de latinitd 




tic point d'inflexion dint It terminfifon , on. 
a nommé Cas ce qui fert à rendre dans ces 







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nintiron des noms , que de tendre bien in« 
teliipbles les termes d^adaptif » de fuppofuif 
^ de Aibrequenr. \ 




fe y porter. M:^ célèbre Grtmmatrien a donné 
à la DQ de Ton Ouvrage des Préferfatift contre 



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les CMnoU c'cft U mfimc choie. Il y a pt^ 
mi eux plus 4c duatrc-vingt mille caradte- 

. ^...^^ «i..'ll ijitir «M faut un aiifti crrana 



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T>r TA p. »«/,««.,■. ^... 



beaucoup ()lus conforme aux fQrif,qu'e..._ 
expriment dans leur liaifon avec le< Voyclejt 




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PrilSIÇJFES 



LA 




FRANÇOISE, 






lHATIQy E ET R AISONNÉE, y 

Par KAbbé jïjyrojtr/Arz. • 



Mi 



Non clJiéM hà di/iiplina^ptt illas eumiiu 
Sfi drcà jUas htremihu. ^ 




Ch^ D y C H E S KE , LibriiTô , éne J4îili 
ilacques , tu-deflbus de la Fontaine Saincl 
■ Benoît, au Temple du Goû:.. L 



M. Dec. L III. 



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Traité 

On doit remarquer, pour les conftquen 
/■^Q r^np nrm<t en tirtMjon^an^a^jk^jç]ue^ 




le Ton des Voyeles le forS^âr la "mple 
ouverture de la bouche^ au lieu que les 

/^rv««C%nn/«c n^ formpnr nrnnrpmenf ciue dci 



-bt LA PRONONCfAYlOîTi* \f 

dans lia ^ n'cft modifiée que par L & que le 
fon du b tombe fur un e muet qui cd prefqiie 



ra 



linperceptJble , àcaûfedeTa rapidité avec 
laquelle il cft prononce. Qu'on prononce 
Dlulieurs fois de fuite la fvlfabc Lia . on con- 



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C'tf/! de, voi^ 'Ouvrages que 
fat tiré iei Hemajfques qui 
compôfini celki que j'ai l' hon- 
neur de mm pr(fenter, aprèp 

— , M ^ ' _ . ' . 



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t Trait* 

.T^établir par là réflexion cette exaditude, & 




DE LA Prononciation* 



Tortographe* J/en conviendrois fans peine,* 
fi potir réfoi'mer un abus invétéré , la rai- 



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TABLE 






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v^ E P/l T R E 

(jwe flufieurs e^ vos illufircs 
Confrères mmi f ^/in^ Vri 
confis, é^ mifint 
mes doutés^ Je n*ofe me^at-- 
e^ufSjTde votfelâj^ 



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on, mais votre indul" 
gence fiub, pourra relever le 
prix de mon travail f éf*^ 

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m autonfer a me dire avec 

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wt très profond refpeB 



MESSIEURS, 



Votre très humble 
fc très obeiflant Servi- 
teur l'Abbé ANTONiNf. 



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J*Ecm Qne Grammaire Françoife , 5c je fens 
tout le péril de mon entreprife : ce n*eil 
par mon travaille par mes foins .que fofe 
rêr de (upplécT à hnfuffifance de mes ta- 
lens. Aux diincultés attachées i la nature de 
Ppurrage , on a voulu ajouter un nouveau nio- 
tif de découragement. Plufieurs Ecrivain?, 
m'a -t- on dit, ont donné des Grammaires 
Françoifes : ou ils ont reudi dans leur projet, 
& dès lors la vôtre devient fupeifluc ; ou ils y 
ont échoué, & vous n'êtes point en état /de 




truire l'émulation , 6 néc^flàire jion féulemem 
pour le tJrogrès des Lettces , maîs pour la/pc* 
teélion de toutes Jes aôidns hujfnaines , mcoe 
les jiiis indifférentes. Il me feroit d*aille«s 
aifé de répondre que j'ai pu profiter d^sre- 
chercheB des autres, y ajouter les mieijiges, 
9l découvrir les débuts des Auteurs qui tf*onc 

Î recédé , pour les éviter. Le Jugement néme j 
u Public a DÛ m'apprend re le bon & la mau- 
vais, pour ifaire de l'un ôc de l'autre mfage 
convenable. Je laifle donc à part le raeiue de 




8 Trait*. 




DE LÀ PRONONCtÀTlONT. 

Sovs. Caractères^ Exampl 



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v&aê etoM. ç^ oat écnt^tTant moi for It aatid-, 

' rs que )« c^ice , & je me contente é» rendre 

compte de la mechode^^|ite fai âtiTic» pour 

remplir de mon mietni le plan de ooii Oié^ 

De tout ep ôtie {-ai &it ilnr^ Grammaire, 
le'Tiaioé deii Ffononciadott eft cdtti qoef^ 
navaillé aVeç le plus de foin & qui m'a coucé 
ie plti»de pebe. Ferfuadé denon peu de'con^ 

^ noiOlfliçs , j^ commeniPé pai^ dout^ de oout. 
N ' eft tc pt» t u dou t e ^' V i J M ig^^^fa^ chemin 
de la vérité ? Je dirai m^ë |ue les Régies Fé? 
]4u$ raifônnées que les meilleurs Livres pe«N. 
vèiic fournir fur ce fujet , n'ont jamais fàitvpouA 
moi une cerqtude: i'ai cru devoir 7 ajolicerlés 
avis de ceux qui parlent le pkis purement : de 
Gens^de Lecaes fans accent ; de Dames ae la 
Courte de P^is le flucux élevées. 

& emifultam panioulierement ces demie- 
res , je n'ai &it„que fuivre le confdl de Cicè- 
iCÊk^ qufc croyoit la prononciation des Dame» 

> tobjoUrs te plus iûre . conmie n*etànt poinr cor^ 

empue par l'ufâge de$ autres langues » de pas 
.commerce ftéquent des Etranjgers* J'ai me* 
Im! lemaroué fouvent que fi dans le François 
l^'> quelque cliofe dVpîî^ ^ de guttural , 
H pourrait éé{^l«iM', c'eil dans les Dames 
^^il fa fait ffioîÂs lèntir. 

l'éçird de^ la manière de les conliteery 
'f«%)r»aqué ce que Vaugelas confeiUe en pa- 
seir ^ ; c*eft-à-aire , qu^au lieu de cherctier 
à s'i^lAntire ùar des quefHon3,^on doit feconc 
. lentë^d^obierver comme les motsfc pronon-» 
^ cenf liBs l'occafioxi , & dans la converfatjoi» 
Cdmmuo^. Ce jiYecepptf eft d'autant plus fage » 
qtt'eii ànnandant comment fe prononce ua 



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■0C ^ on met fouvent ceux qup l'an interroge 
akd y au hazard de s'éloig^ier de leur fluniero > 
ofiintire^e prononcer , pour en adopter une 
étrangère* 

C'eilpar ces inbyens que j'ai voulu m'aflu* 
rer de la vraie Prononciation Françôife» fané 
prévention , fans préjugé , de avec beaucoup 
de précaution. Cependant quelles Qu'ayrent, été 
mon attention de mes recherches luir cet sni« 
de» Je tt*ofe nue flatter d'avoir encerealeàc 
rempu nion deflein* Je fens autant que perfon« 
ne f la difficulté de reprefenter aux yeux de 
X l'efptic t^e .qui n'eA que du reflbrt de To* 
reille, ', . \' , " ■ ^ , - 

J'ai fiiivi à peu près la même route peut 
les autres Traités ^ excepté que je me fut» 
fournis avec plus de docilité aux raifons de 
à l'autorité dds bons Auteurs. Mais auffi n'ai* 
je confulté que les Ouvrages les plus aecre* : 
dites; de depuis un demi uéde les François 
en ont d^excellens fur leur Langue. J'aufoi» 
pu facilement en drefler ici unelille honora- 
ble, fi je n'avois craint de me trouver quel- 
quefois obligé de mêler la critique aux éloj^es.. 

Je dirai cependant un mot d'une Grammal*- 
rc qui a paru depuis peu, de qui • quoique 



tant d'&lat la critique de toutes les Gtimmai* 
res fiéfféa yprefeiuef & à venir , que la'miénr 
neielçauroit manquer de s'y trouver tacite- 
menti compnfe. C*e& ma cauie que je défiênds. 
U croit d'abord ^e c'efi une lâcheté de 
fuivre la méthode des Latins dans une Gram- 
maire de Langue moderne , de il prétend 

49 




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DÉ LA PjlONÔNCSfATlON. I| 



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lever. 
mener; 




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if r^R F F J C E; 

qu'on eft o6%é de fecouèt le joug it cette 
fcH^itude. A ^e!ltcnd^e , c^/iWm ?é /arinire . 
me d'un ufk|[e puéril i collégial , n^onî 

T ^™«?îf *^^ *fl^^ ^^^ ^^' mons chimeriam. 
. de^Lflfi/iï>i, dont /« Gr^mkairiw Frailoix 
doivent rougir Ai honte. Poiir moi , je penfe 
que ce fondemebt n'eft point auflî chimérique 
qu 11 le dit , ac q««;^ toutes lei Ungues font 
y«cntiellement com^pféet des mêmes pinics : 
il diflërence , félon moi , eft feulement dans 
tt toime , ac je regarde la Grammaire générale 

*^*iî??? ^^ ^' A'^"^ > comme pouvant 
m c^ fervir également pour toutes les Lan- 
§"**•, *^**^]curs , notre Auteur eût-il raifon. 
cai^ le tpnd , je trouve que le remède eft pire 
qiiç le ttid; & je fuis pcrfuadé que perfonne 
•e lui enviera l'honneur de l'innovation de fes 
reinies So|>hifKquc$ , ni de toutes fes divifions 
. €C les diitinâions Métaphvfiques. 

Lots de la renaiiTance des Lettres , les fça- 
mw navaiUercnt à faciliter l'étude des Au- 
leurs Grecs& Latins. Il étoit naturel que les 
premières Grammaires qui ont paru, fufTent 
lelaavw aux Langues qu'elles avoient pour 
objet. Dans le Grec & le Latin les différents 
itpports des noms*^ s'expriment par des infle- 
Jions dans la terminaiion » à qui on a donné 
le non de eu. Ce mot dans le Latin %nifie 
■5? c^P^ce de chute dans la terminaifon. On 
â didingué les cas par àes dénominations parti- 
. €fii!icres de nominatif, de génitif &c. 

Lorfque dans b fuke on a voulu étudier les 
Langues vivantes d'une manière méthodique 
00 a fuivi le fyifeme de Grammaire déjà établi 
pow les Langues fçavantes : & quoique dans 
le François , l'ItalicB , rEfpagnol &c. il n'y 




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ait point d'inflexion dans la termrntifon, 01^ 
a nommé Cas (ce qui fert i rendre ^dans ces 
Langues' le rapport exprimé par les cas du 
Grec ôc du Latine Par exemple le génitif 
(e traduit en François pat l'Article du^ iela 
au fingulier , & par l'Article des , au pluriel , 
OÙ par l'Article indéfini dt. Oii a dit que lors- 
qu'un nom eft précédé de l'un de cçs Arti^ 
tjcles, & qu'il exprime le rapport du génitif 
Grec ou Latin » il eft au génitif. 

Dans une Grammaire raifonnée> on a dphné 
le nom de rapport de détermination à celui 
qui eft exprimç par le génitif; pàrcequc tou- 
tes les fois qu'pn nom lubftantif eft au génitif» 
il détecmitie à unedgnifi^atioo particulière , 
l'idée générale d'un autre nom fabftantif. Cet- 
te manière de s'exprimer eft fans /doute plus 
philofbphique ; mais outre qu'il feroit incom- 
mode de répéter le mot de rapport de déret- 
minatioo., à cauTe de ^ longueur , toutes les 
fois qu!on a à parler d^Tce rapport; rien n'em- 
pêche de lui fubftituer le inot de génitif^ 
après avoir expliqué ce qu'on„ entend , par ce 
terme , qui eft court > & déjà reçu , ôc entendu 
par cous ceux qui ont étudié quelque Langue ; 
ce qui eft un avantage qu'on ne doit pas àié- 
prifer : l'oni nc^fçauroit en effet être trop cir- 
confpeâ ^ dans la liberté que Ton fe donne 
de faire des mocs nouveaux. Le public n'aime 
pas le Néologifm^, ôt il ne le tolère c^uc , 
dans les ôcrafions 611 il eft d'une néfceflSté in- 
difpenfable , ou dumoîns d'une ,trèi if;rande 
utilité. Mais il ne paroit pas qu'il foit plus 
difficire de donner ridée du génitif, du aatif 
&c. çn François par le moyen de l'Article » 
quoiqu-'it n'y ai; poinc d'ixiiicxioQ dans Ii tqi- 



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©ï LA PRONOKélATtpK. rjf 



^tommnsBf 




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i\ P R ^ f A Ç Ë. 

miniilTon des noms y que de* rendre bien in- 
telligibles les termes d^adaptif i de fuppontif 
& de fubfcquenr. \ \- 

A l!égtrd de la gloire de la Nation Fran- 
çoife je ne crois pas qu'elle foie intéreflëe à ne 
' pas /jpermcctré que dans une Grammaue Fran^ 
pife.on emploie des mots qui portent une 
ivftit Latine. Premièrement elle a cela de 
mmun avec toutes les autres Langues de 
l^urope. Dç plus elle ne rougit pas d'em« 
wyti un très |rand nombre dé mots qu*ellc 
a pris du Grec oc du Latin , prefque fans au* 
cun changement. Enfin puUque 1* Auteur oue 
j'ai en yue a bien voulu conferver pour les 
▼erbes y les termes d'indicatif , fubjonâif» in« 
finitif y gérondif, participe , prétérit ; aofifle 
èc futur qui font entièrement Grecs ou La^ 
tint f je ne vois pas d'inconvénient i éten- 
dre cette même gnce juTqu'auv cas , en &^ 
Tenr des noms* Je reviens à ma Grammaire. 

0» trouvera peut-être étrange que dans 
flDon Traité de l'Orthographe j*aye établi des 
Régies, qu'on ne verra pas toujours cxz&C'^ 
ment obTervées. dans mon Livre. ^C'eâr un 
défiiut que j*ai été le premier i v apperce- 
voir» 9c fur lequel je prie le Public de me 
faire pace. U vient d'une grande précipita*- 
tio^ àui» l^critutCy àc d'une habitude trop 
commune aux Gens de Lettres , principale- 
i&ent à tont Auteur^ de lire dans le cours 
de la coneâion de fon Ouvrage ^ non pas 
•comme il y a , mais comme il devront y avoir. 
Il n'appartient qu'à des gens peu veriés dans 
cette méchanique ^ d'être furpris de rcncon- 
ucr des fautes d'impreilîon daiis un Livre » 
quelque atteatioa 5c quelques foins qu'on puif* 




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P R ^ T A C 1. tîf 

fe y porter. Un célèbre Grammairien a donné 
à la nn de fon Ouvrage des Préfervatift contre 
let autres Graçunaires. Four mou je n'en 
doi^neral que contre là mienne. Que mon 
LeAeur ne me tienne Jiul compte. dç cet Aâe 
oe inodeftie , mais qu'il y voye du moins que 
jefuis en tout temps prêt à corriger mes Autes» 
déf qifon me les fera connoître \ ou que je 
pourrai m'en appercevoir de moi-même. 

Qu'il me foit permis de répéter ici en (i-> 
niilant, une excufe, que je crois avoir déjà 
employée ailleurs» nais qui fembletrop jufte» 
pour ne pas fouhaitter qu'on y ftflè quelque 
«ctention* Oa peut blâmer (àni doute la ion* 
gueur de mon Ouvrage t qui n'dl déjà pu 
lui même que d'un genre trop ennuyeux. 
Mais comme il arrive allez fouvent qu'on s'a- 
donne à plufieijirs Sciiences » dont on mit rare- 
ment ufa|e dans la vie , pourquoi fe rebuter 
de la Loâure d'un feul livre 9 où l'on trouve 
à s'in/lruire d'un Arc, qui doit fervijr concis 
auellemcnt.f ' 

Peu deprécemès, «e dini-t-on : hi/àge 
enfei^era le refte. Riien de plus fenfé , fi 
les Grammaires ne dévoient fouvenc fervirà 
des gêna lia oui mille drconlhnces ne per* 
nettent pas a*acquerir tin ufage firéquent de 
la Langue qu'ils veulent apprendre. D'ailleurs^, 
il efl toujours utile de aire des remarques 
fur inifage même i & ce font^es remarquct 
^ué j'ai prétendu recueillie dans mon Ou« 
trrage » eii apprenant moi-même nne Langue 
qui ne m'eft point naturelle » fc que j'auno 
pu deffiis (oùcea les autres. 



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If * THAlTi 




ILÂUAILU, 

ini/ial. 



DK LA PrOKôKCIATIOÎT. I^ 



l'« voycle des François i que ceux-ci en 
ont ik prononcer le t des Italiens ; & les 



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Tuait* 



DE LA 



^ONCÎAriOhf. 



Ir 



L eil lîfé de comprendre, com- 
ment les hommes ayunt trouvé 
naturellement le^dMërens font 
«__^ dont ils fe fervent pourparlers 
& qui font les figncs de U penfée , ont 
cb€fché â inventer des fipfure^ qui fuflênt 
les lîp^nes de ces fons ; c^pft-là ce qu'oa 
appeUc £frrr« ou Gir^fW, . 

Ces figures , félon leur première inftitu- 
tion, nefignifient immédiatement que les 
fons. Cependant nous portons fouvent nos 
penfées , des carafteres à la chofe même 
lignifiée par les fons, », 

' Les anciens Egyptiens avoient des ca- 
raéteres bien ditfércns i on les a^peUoit 
Ipéroflypheu C'étoient des figures qui 
lignihoient immédiatement leuh fenti- 
incns, leurs idées, leurs jugement, Che2 

A 

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M 



MN fc 




on ne doit pas l'en croire abfolamcnt fur* 
fi parole. Ils emploient, à la vérité, une 



-.r-«-^ J ^J:ii_ 



itffe^UBiâittlifiiAfiiâft 



tant rhiatus & le bâillement en font de- 
venus fenfiblcs , depuis que de fameux 



^. 



N 



a Traita ^ 

ks Chînoîs c^eft la même chofe. II y â pâ^ 
nii eux jplus de duatre-vingt mille caràéïer- 
rt$ t parcç qu'il leur en faut un auffi grand 
iiombre qu ils oftr^d'idécs. 

Û Alphabet François cfl compofié, com- 
me celui'lles. Latins, de 2; Léjçcrcs ou 
Carafteres; 




— (_. 



. »" 



A B C D E P G H 
K L M N O P Q R 
U V X Y Z. 



I 



J 
T 



Les Italiens ont trois Lettres dp moins , 
le K, l'X&l% Ils foppléent/4u K par 
le c ôtt cfc; àîîX par Vss à YJ par l'i. - 

Ce {&^z cfeftivcment trois CaraftçreS 
affez fupcrflus,dont les François pourroicnt 
fe paffer de même fans aucun inconvénient. 
Le c ou le q répond au, fon du t; )'* & '7 
font des abbréviations , ou des lettres dou- 
bles , dont la première eft pour es ou gs . 
l'autre pour deux u On conçoit par- là, 
comroetiit les anciené Rojfmins pouvoient 
Jacilementfe paffer des lettres k,k^ x^y^ t^ 
donti'ufa'ge leur fut long-tems inconnu. 

L'Auteur de 1^ Grammaire Raifonnée , 
celui du Bureau Typographique, avec 
quelqu'autrc Écrivain, ont donmé k plu- 
sieurs Confçnnes une nouvelle dénominar 
tion, qui du premier coup d'oeil paroic 



T>Ey LA P»ON0KCFATrOKw 

, beaucoup |)lus conforme aux fQns,qu'e*iw, 
expriment dans leur liaifon avec les Voy eles; 
•f/ TV**^ r.*f^ au Ueu de ejfe , emme, emi. 
il eft lenfible qu'en voulant épçïerfable , 

. par exemple , on ne peut pas dire efabk ; 
& il femble que l'on diroittaçilement fiait, 
far un f muet, tel qu'il fe trouve très^ou- 
vcnt ailleui^. Les Grecs qui avoient fenti 
cette difficulté", commênçoient toujours la 
dénomination des conformes par les con- 
fôçnés mêmes. 

Il eft à propos de remarquer , oûe par le 
mot de Lettre^ , on entend ou le fon , ou le 
càraôere qui fert i exprimer le foiw C'eft 
ordinairement dans le premier fens qu'il ek 
employé dànsleTraité deliPrononciatiôn, 
& dans le fécond fens, dans le Traité de 
I Ortographe. 

Les Lettres fe divifent premièrement 
enVoyeles ou en Confonnes. 
Les Voveles, font aeiou. ^ 

Toute^s autres font Confonnes, h.cMc. 
Quelques Grammairiens modernes apet . 
lent Caraéteres fimples, plufieurs Lettre» 
compofées ; & |l n'y a point de doute qu'on 
fit dût les apellèr de la forte , puifque dans » 
plufieurs Langues ils ne ^'expriment quç 
par une figure unique. Ces c^iraftefes, ' 
outre les nazales an. en. in. on. m, font 
9u. OH. eh. ph. m ou il^ £n.y ou ï, 

Ai; 




V 




ÎA 



raiion que le ion en elt plus étouiic- & plus 



1 



»*^ 



fourd , & qu'il vient un peu du 

I.. Ahh^ T)anfr^nii pfl fi\r r-^] 




nez. 

1^ rlii 



rt\frr\m 



Si l'on fait attention , que ces fons de 
VoYcIcs nazalcs font abfolumcnt inconnus 



,n: 



'« ... 



-4 



;| : T R A t T K 

On doit i^emarquer, pour les corvftquen J 
ces^quc nous en tirerons dani la luite , que 
le Ibri des Voyeles fe forme par la limple 
ouverture de la bouche^ au lieu- que les 
Confonnes ne forment proprenrient que des 
'modifications de fotis. Ceft la différente 
articulation^es fans fimples, foi-mée parles , 
divers mouvemens de la bouché ou de. la 
langue. ^ 

D|^à il fuit, i^. qu'une Confiynnc ne • 
fçauroit être* prononcée fans le fecoifrs 
d'une Yoyeie;; 2^. que comme ce mouve- 
ment de boucfie & de tangue qui modifie 
laVoyele, n'eft que momentané & paAki» 
ger , fesfon^dc la Gorifonne ne fçauroit fe 

Prolonger. / . 

Il n'en left pas ainfi du fon de la Voyele, 
ui formé Amplement par une émiflion d'^ir 
es poufrons, peut durer autant que la ref- 
pîratïon le permet. ^ 

Ainff on peut continuer long-tem^ le fon 
des Voyeles d. e. ficcAfeis fi l'os vouloit 
prolonger de même le fon de la fyllabe ba^ 
on n'entendroit olus après le premier inftant, 
uc le fon de la Voyçle a ; & dans ah. le fon 
niroit auffi-tôt après la prononciation du t, 
La.Voyele peut, ce femble, être modifiée 

[)ardcux ou trois Confonnes, comme dans 
es fyllablcs bla.ftruAc Mais fi l'on y fait 
quelqu attention , on verra ^que h Yôyele a 




\ : 



î 



2 



t>t tk pRONONCîAf lOîT/ \f 

dans lia. n*eft modifiée que par L-& que le 
fon du b tombe fur un e muet qui cft prefqiie 
imperceptible, à caufe.de la rapidité avec 
laquelle il eft prononce. Qu'on prononce 
plufieurs fois dejuitc la/yllabe Wa^ on con-^ 
viendra que' ccft plutôt ùéla qu'on pronon- 
ce y<quei?tz/ 

Au réfte les Lettres , foit Voyeles , foif 
Confonnes,pe font en général, comme nous 
l'avons dit , que des fignes pour repréfenter 
aux yeux les difïérens fons qui compofent 
la Prononciation. Ilfembleroit par-là , que 
cha<^e fôn unique & diflrérentdevroit être 
repréfenté par un caradlere différent des- 
aurresôé uniq.ue.r Mais comme la nécefllté 
feule a por^té les hommes à inventer fan$ 
délai des termes pour fe fiaire entendre, & 
des figures pour tracer aux yeux ôcs termes 
mêmes, on ne fçauroit dans aucune Langue 
rencontrer ce rapport *parfait entre la pro- 
nondation & J'ortographe , quoiqu'elles 
foient mutuellement l'inMige l'ui^e ûe4'au- 
trè. Je cr^irois même que cette exaélitude 
n'eft bonne que pour la fpéculation, & 

3u'elle pourroit tout au plus s'obferver 
ans une Langue, que les hom.mes auroient * 
formée à loihr , & feloh des règles qu'ils 
auroient établies a vfant que de la parler. 
On dira peut-être que dans les Langues 



mcme 



.\ 



> 



ormces, il feroit poifible da 

Aiij 



P 



/ 



\ 



N 




S> , 



i » ■ 



^ 



6o ^ Trait*' 




, , « •" 



m 



DT. TA Prononciation. ii 
nvflç ne peut jamais ^" "^oj^^j^j^^j^ 



Voyeles ne fe prononcent plus nazalcs : 
damne > anncc j homim > bonne ; prortoncez , 



autre. 

Mais il y a des mots intimement unis, 
*nfr#> UfriiipU il nVfl: n-i^i nofiiblc de faire 



s^ 



-,r 



^établir par là réflexion cettç exaélltude, &: 
Icette cbnformit^ entre la prononciation & 
r^rtographe. J/en conviendrois fans peine,* 
fi pour réfoi^mer un abus invétéré , la rai- 
fon, & la réflexion pou voient remporter fur 
l'habitude/ ^ ' p 

ïl faut convenir pourtant , qu'il y a dei 
Langue? plus bu moins difficiles, parte 
qu'elles approchent plus oif moins de cette 
régularité de rapport mutuel , que Torto- 
graphe doit avoir avec la prononciation. 
Le François a deux grandes difficultés à 
cet é^rd : ce fofit I^ des fons femblables , 
rendus aux yeux par des caraftcres diflTé- 
rcns ; 2^ des fons différens, exprimés par 
des cârafteres fcmblables. Les deux Tables 
que nous allons donner , feront mieux fcn- 
rir ce due nous Venons de dire ; fie elles fe- 
ront très-utiles pour remédier à i'dn & à 
l'autre inconvénient. ^ 

On verra par la première, que de la 
combinaifon des 25* lettres ou caraderes, 
déHvent pour le moins 34. ou 35; fons 
fiqiplcs. 

La deuxième ne fera qu'une inverfion de 
l'autre. En rapportant les différens ufages 
qu'on fait de ces lettres bu caraftcres , je 
montrerai de combien de manières ces 
mCmes fons peuvent s'exprimer. Les répé- 
titions ne font pas toujours en pure perte. 




PE XA pRONOKCrATION* 





< 

V 



T A B L JE 

Dej SoriT ^ Cr des différens CaraJ^erei 
qui Us expriment. / 



Sons. Caractères. £xëhpi.£s« 



{ 



d Y amer. ■ ^ 

^ \ Àige,oupI&tôt^ge« 

ei7i,emfi (.empire jtfitm^ 



E muet e^tnt 



% fermé 






m\xtt\ ih aimmr. 

{hontes les bont<^#' 
j'inu a vous irq;. 



H ouverte 



çLh^eJl 

« 

ci 

f 

eoie 

y 



•c 



"pris, inxirit^ejl. 

moHbn. 

reine. ^ 

ildiroft. 

il voit, gloire* 

ils dirigepfoit. 
L paiement. 



{dire.^ 
yvoire. 

A iiij 



^ 



t 



.^ 




22 



Traité 



lorfqu'elles font finales , la confonne qui les 
fuit fert i leur donner un fon plus plein. 



DE LA Prononciation. aj 

très obfervations qui regardent les Voyeles 
nasales. 



■"--^-^'■■^ " 




\ 



\ ■» 



tt ^ 



8 Ti A I tA^ ^ 

Sons. Cakàctejres. Exemples; 




XV 



ou 



AU 



w 



IK 



; 






/ 



hommev 

{dure; 
j ai eif. 

{heureux» 
feur. 

{matotf. 
aquatique* 

r d^nfer. 

entendre. 

condamner» 

emmener. 

XjOOII jf paon. 

vengeance, jcan. 

il menr. 
^glani. 
flvDÎen. 

certain, 
faim. 
delTêinl 
Reims. *^ • 
divin» 
;. lynx. 



f mgrat. 



^>- 



SoNS. 



;^ ey 



tTN 

1? 




DI tA PRONONCtATlON. 

Caractères* Exemples!, 



) 



on 
ton 
om 
omb 
ubi 
tm 
< eun 
^ um 

Çb 
à 



f 



{ph 

{ 



X 



ri 

t 

ce 

CU9 

g 
X 

cil 
9 



'mon. , 

pigeon. 

nom. 

plomt. 

te dcum. 
r brun. 

S Mewn , ville. 
^ homble. 

{iattre. 
àtiaye.' 

i/ônner. 



ryairc. 



pAilofo/itàe.v 
Wrder^ 



{ 



t vengeanccé> 

i^rielle. 

capable. 

acteilt. 

cMeillir. 

fang. 

Alejrandrc. 

efciromancer^ 
cirty. 

jaafî. 



<> 



DE LA PW)NONCïATlON. 3f 

j il f'ffija r rninrnTTnplU 



èc achaér un paki pour la chambre , au 
lieu de dire » alier au palais ^ Oc&erer un 



quide, Clef^ FroteSeur, &c. 

Quand au milieu d'un mot» après uhc 



■W 



J ' '\ 






.1 




I r 



r_îi-i 



.12 



fO 

Sons. 

f " ■ 



r 

Y 



Trait* 



CaKACTBRéS. ExpMPLEJ. 



l 

? 
h 



{ 



JT 

C 
t 
X 

ce 

fi 



i 

tk 



CH 

L moui 



{ 

d 



X 
€k 

iU 

il 

^N mortûllé gn 
Y mouillé y 
Kafpirce . à 



lever. 

mener; 

négoce. 

{penkr, 
joafr. 
rire, 
ybiiflrir. 
a/urer. 
recevoir, 
preficux* 
Alejris. 
il commencer* 
/cie , ycène. 
le^on. 
•^Tfavoir, 

J froirf. . 
l thefé^ 
véntém 

J cau/èr* 
t cjril. 

chariot*' 
rfiUe. 
(^ périt 

vig/ic* 

fa^nce» 

Jbuc; 




ï)« LA PiONôSCÏATrON. Il 



*-A B LE 

De/ àfférerts tf^^ au an fait des CaruSens 

■ • ■ '^ . ' ' - ■ ' .\ ' 
Cai^açtj^rês. UsAOKr Exemples* 



, ) 



a 
a 
ai 

M: 

au 
tau 
an 
mm 

€ 

i 

en 

m 

m 

Cl 

iU 

eu 
eo 
ea 



me 
I 



A 


ptfrcr. 


AA V 


%c. 


K oi^vert 


snâfron# 


Eferihé 
o 


J'all«. 
iuiitcur. . 


é 


b^uité. 


AH 


imcien* 


AH 


cond4mncr# 


£ ouYcrr 


apris. :; 


i muet 


' pone. 


EN 


€iitief* 


AN 


emmener* 


EN 


bien. ' 


E ouyeit 


peînè* 
jepi. 


£U 


V 


faieu; 


o "•;-• 


n commence4b 


A 


O 


beauté. . 


OU 


favMieraié 


1 


lire. 


■ 


Avj / 



^ 



( 



C'eft I'a:^ qm^ânHëTTânçSBWWVSBWÏ 
^r, comme dans eAril; o^au x/. comme 




§!:. 



Al^-y^^-wtAro ûvtr^mp. 



DE LA PRONONClAfTpV. ^ 

Chaque lyilaDe le prononce dans plus ou 
moins de tems ; en lorte que par propor- 

tînn . les lono-nes ominrnr r^^nv rAm* n- 



*f s f 



?' 



't' : 


TiiArïi 


* 


CaJEIÀCTEMS; 


. Usage» 


Ex£2ff?tsk^ 


aï 


E ouvert 


m^ifon. 


aï 


E fermé 


. failli. 


et 


jr'ouv^jprt 


peine. 
Me. 


m 


t mouillée' 


H 


L mouillée , 


P^ï^; 


igm 


\EK 


xérmgntu 


* . ». 


O 


voler. 


oi 


OE 


toile. 


• 


X ouvert 


je parlots» 


mi ;' ; " 


r 

OU 


fpoMdre. 


\^\\ , 


V 


battu. 


«ir 


ou 


joute. . 


qit 


^ OUK 


jMeftion,: 


H^ 


Qou i)U KOU ajiiatiquCi. 


tut > 


K 


cueillir. 


g^ 


€UB 


guerre». 


g^ 


6UI 


jfuide. 


r 


teouAr 


alguaziU 


' <^ 


bom 


r 


B9> --0 


obfcufâi^^ 


*t 


BT 


eirenir.. 


' - - 




canal. 


■c 


* . 


cette. 


*■ ■ _ ■ - 


« 


ièconcL 


• 


rf 


%on. 


«î 


% 


acquérir;: 


ic ■ • 


» 


yîdence. 




»E tA PRONONélATijOH; rj 

GAAACTERfis. Usage/ Exemples; 



\ 



eh 
d 

f 
g 
g 

r 

th 

ph 
rh 

i 

lit 



K ^^^' 

r 

GU 
^ \ 

GN 'mouillé 

M 
CK 

K 

T 
J 

I. 



I. mottillëe ^ (m. 



cfeunbrer* 

pafcAal; 

dedans. 

J&talité^' 

galant. ^ 

agent. 

Çagncr. 

teros. 

cheval. 

j^lofophlct 

rhéteur. 

théorie.' 

jalouv. 

i^rieUe. 

fctcr. 



m 
n 

/^ 

f 

f 

fi 

r 

/ 

/ 
a 



N 

y 

K 

jt 

X 
M 

c 

z 



Inourir;. 

failli.- 

narer.' 
♦ /pénr. 
J ^yfiotie. 

einfuieme; 

fudlion/. 

ayuarig^e. 

yalut.. 

raj/bné 

aofer. 



/' 




long, par exemple , dans pzfle^ pjlure; 
i)arce Qu'il eftfuivi d'une Tqu on peut re- 



N 



UJl LA mUHUHUAIlUM. U^ 
Cependant on doit remarquer que li 
niême fvllabe «A Qui dans un mot e(l 



» 



X:. 



• » 



14 ; Traité 

Caractères. Usaos. 




t 

V 

x 

X 

x' 

I 

x 

X 

J 
y 



s 

V 

z 

Xi ^ 
xz 

Gf ' 

xniuet 
I 



ExEHFLCSr 

îninal. - 

yertu. 

épouar# 

cocil, 

<giamen# 

deux. 

^vrcflc. 

paj^menc# 



I mouillé ^ voyelle. 



Non (êukment je trouAre dansja^Langutf 
Fnnfoife le nombre de 33 ou 34 fonsy 

2 lie plufiturt Grammairiens nous y ont 
it rem«n|uer 9 maia il roc femble qu'on 
poùrroit y en ccmpctr beaucoup davisui-« 
tage. Les lettres font , ï mon avis , comme 
les couleurs ; elles reçoivent toujours quel* 
qu^ nouvelle nuance par leur proximité , 
encore plut par leur liai(bn les unes avec 
les iHitres. Il fuiRt d^y prêter Jt moindre 
«dmdoii , (ans nous arrêter à anatcmifer 
davantage PArphabet. 

Chaque Langue a quelque ion qui lui 
eft propre & pahiculier ; & c'cft i ces font 
particulierf & difficiles, qu'il £iut s'ap-> 
pliquer le plus > lorfqu'on veut apprendre 
1 prononcer une Langue étrangère* Les 



PE LA PROKÔNÇlATtOlT. ïjT , 

Italiens ont autant de peine à. prononcer 
I'm voyelé des François, que ceux-ci en 
ont; à prononcer le c des Italiens; & les 
uns ni les autres ne fçauroient prononcer 
le tk des Anglois , ou le yc, des allemands* 
Nous ne pîirîons point des Langues Orien-* 
tal^ , pour lefquelies il femble qu'on ait 
befoin d'un gouer fait exprès. Lcsfugitiff 
d'Ep^iraïm furent mis \ mort par les Ifraé- 
' tes , pour ne pouvoir pas prononcer le 
mot fckbotUu 

Outre les Voyelcf connues dans toutcJ* 
les autres Laneues , les François en ont 
cinq autres quon appeDe Niazales : an, 
BN, IN, ON, UN. Nou3 parferons ici de 
ces fons en général , pour ne pas (trc oblî« 
gé$ de répéter fouvent les mêmes chofes , 
quand nous viendrons à traiter de chaqiit 
►Voyele en/panifculief.^ 

Les Italiens ne connoiiléflt, point dani 
leur Langue ces Voyeles nazales , quoi- 
qu'en diie le Père Buffier; mais elles fe 
rencontrent dans phifieurs Langnëf d» 
Nord , principalement dans l'Eiclavone &: 
la Polonoife. C'eft de-li quil a fdn à 
l'Abbé Dangeau, de les apeller Veyeles^ 
Efdavones. 

Pour ce oue dît ce fçavant Abbé , que 
ce^ peuples V)nt un caraâere particulier, 
pour exprimer les jfoos des Voyeles navales. 



% 







V 



50 V T R a I T ]f 

A l'égard de l'it , diphtongue des* La- 




t>t LA l'RONONCtATIOl^r 

Prononciation de TE. 



w 



v_ 



. on tit doit pas Ten croire abfolament fur- 
là parole* lis emploient, à la vérité, une 
efpece de cédille , qu'ils placent au-defTou? 

•' de. Ta; mais cène cédille ne forme pas un 
caraâere rmp;qlier , elle fert uniqi^ment k 
marquer la lupprdlîon de Vn ; c'éft ainft 
que nous mettons un tiret fur les Voyeles f 
pour fi^nifier la même Hippreffion de Vnf 
.eu à^lrù 

Les cinq Voyeles que nous venons deJ 
marquer, fornrtent, à ce qu'on prétend , urf 
ion limple ; & prefque le même que fi la 
confonne jt ne s'y tnouvoit point, Auflî nô 
fcrt-elle, difcnt les Granimairieris , qu'à 
feirc prononcerra, Fcy&c.d'un tort plu^ 
lourd & plus obtus ; cnforte que dans la 
prononciation d'à & d'an, la difpofitioni 
des lèvres, da la bouche & de la laiîgue 
, tft abfolumcnt la même , à cette différence 

£rèi, que an fc prononçant du nez, on' 
lit Mflcr par le nez une partie d€ l'air que 
pouflcnt les poumons, au lieu de le faire 
paffcr tout entier par la bouche. 

U cft fi vrai, ajoûte-t-on , quel'xjn rci 
coonojt CCS cina fons, pour des fons fim^ 
pics & de véritables Voyelcsl qu'en Vert 
on ne fçauroit les fouffrir dev^t une autre 
iVoyelc qui con^mcnce k mor 

Ah! j'attendrai îong^temi, la nuit /ft loin encore V 
*w<>aTçm 4c iig» xnaux h raii^p» cC le ^tt ^. 




- t)E LA Prononciation. x7 

tant l'hiatus & le bâillement en font de- 
venus fenfibles , depuis que de fameux . 
Autpurs * nous en ont fait, faire, la remar- 
que. On eft oblieé par-là , ou de faire une 
^ pofe entre les deux mots , ce qui feroit 
fouvent contire les règles delà Décbnw- 
tion , ou d'ajouter une /i muette , pour pro- 
,nohceravec doudeur le mot fuivant. Dans 
ce dernier cas , on dit la raifon v\tft le pire ; 
ce qui prouve que Xii qu'on prononce, 
n'efl: pas celle qui termine le mot rài/on, 
puifque fi cela etoit vrai , il faudroit dire f 
laraifo Wejl le pire ^ de même qu'on «dit un 
plàifi t' infinie de bon s'amû. 

Ce que l'Abbé Régnier Defmarets nous 
«pprenà à. ce fujet, mérite d'être rapporté 
ici; il fert à confirmer 'ce que nous venons 
de dire. La preuve indubitable , dit-iU que 
ces Tons font des fons finales ëquivalens à 
de pures Voyeles , eft que dans la Mufiquc 
on ne peut faire aucune modulation , aùr 
cun tremblement , afUcunc tenue , jucuri^ 
^ port de voix , qurfur une pure Voyele. Or 
\ on peut faire des mpdulations & des temiës 
ftir tous les fon/ qu'on vient de marquer, 
de même que fur quelque Voyele que ce 
fott. Il ç(l vrai que ces moaulations ne 
font pas fi agréables que les autres , par la 

î Régnier ,. Dangcau , d'OlîvcU 




lor(q 



Traït* 

ue nous finirtbns de prononcer la der- 




DE tA PrONONCÎATîON. J} 

tmitc fa forcç crie a y 6c qui, lorfqu'il eft 



v^. 



.t^ 



i9 Traité 

raifon que le fon en eft plus étouffé £c fla$ 
fourd , & cm'il vient un j5eu du nez. 

L'Abbé Dang4?au.efl fur cela du même 
fdîtim€jît que Regniler Defmarets ,. & s'é- 
tend beaucoup fur ce fujet. Cependant il 
paroît qu'après y avoir bien ptenfé , ce 
f^avant Abbé s'eU corrigé , puirqu'il con- 
vient enfuitc , que quand ceslettrcs mza- 
IcSsprécédent imméaiatement un mot qui 
commence par une Voyele , fi 1/mot finit 
faut par cette nazalé eft intimement uni 
au mot fuivant » la nazate ne cofiferye plus 
rien de fii prononciation ; enforte que pour 
dire mon amiyop prononce mo-namL Ceh 
cft vrai siuffi fl)ms la Mufique ; car fi on fè 
donne la peine de chaater çe$ d^eux Vers 
du SomoieUlde Refiaad » 




^-v^ 



lei^mt aimables ^tvtt & le plus doux zé^hy tûi 
ParittraeBt Taif ^u W / ïcipire : 

on verra quon prononce quo-n\ refpire, 
appuyant uniquement fur le fpn de ïo ^ 6c 
point dM tout fur le ion nazal de Tu. 
Je croirojs volontiers» que les Latins re- 

Sardoient de même let (VUabes am^ tm^ 
ic. comme des fons fimples^ puifquc dans 
leurs Vers ils en iaifoient toûfcHi^^inè éli* 
<fion f comme de toute autre vl|kle fim^ 
pie. 



^ 



V» • 



toE LA pRÔKONClATtON. 19 

" Sî l'on fait attention , que ces fons de 
Voyeles nazales fonp abfolument inconnus 
à la plupart des Étrangers, & que c'eft 
par-la même que leui; accent fe fait le plus 
remarquer, on ne me tlâmera pas d'avoir 
on peu infifté pour leur faire fentir , & leur 
prouver que cette prononciation cft parti- 
culière à la Langue françoife. 

Après avoir pofé pour principe , que 
toute Voyele fuivic d'une m ou d'une n dans 
la même fyllabc fc prononce comme nazalé^ 
îe dois f^ire quelques remaraues i pour 
avenir des occafions , oi l'on ooit pronoop 
cér autrement. 

J'ai dit toute Voyele ; car il importe peu 
pour k fon nazal qu'elle foit fimple» com- 
me dans han^ ou conipofôe , comme dans 

hain. ^ 

Comme on ne connoît-point da»s les 
autres Langues les fons des Voyeles nazales 
'qu'on a en François, nous ne devons pas 
les prononcer dans les mots purement étran- 
gers , iimen , jtrufakm , fcvmen , &c. pro- 
noncez ces mots comme ils font écrits» 

De4à on peut avertir en général , qu'en 
lifant le Latin , il faut prononcer <m« cil fit, 
&c, autrement qu'on ne les prononce dans 
les mots François. . 

Dans les mots François , fi mov^ nSont 
précédées d'un a ou d'un ù^ & fuiviet 



■^■ 



^ 




34 'Trait* 

& ce ne font non plus que les quatre liquî- 




DJÎ LA pRofioKCïATïO)^. Qf 

fyrHabes &\x futui^ & dii tems incertain des 



■N 



y^»» 



* I -i>n 



Mo \ Traita* 

' immddîatcïhent d^unp autre m ou rij ces 
Voyeles ne fe prononcent plus nazalcs : 
damné ^ année ^ homme j bonne ; prorionccz , 
dané j. anie» home ^ boné. 

Oh peut dire des autres Voyelerce qu'oa 
^ vient ae dire de Va & de Xo : femme > ïnno^ 
eem^ innover^ ^c. fc prononcent, famé, 
inocent^ inover^ fa ns le fon nazaL 

Il faut en excepter en dans le verbe en* 
nuyer & fes compofés, & em au commen* 
jerement des mots de plus de deuxfyllabesy 
où ils retiennent le fon na:ijal: ennuyer ^ en- 
md^ emmener; prononcez^ an-nuL am-mener, 
avec la première fyllabe nazale. 

LV fuivi d'm i la troifiéme perfonne du 
plurier des Verbes , n'eft pas une Voyele 
fiazâle, maisnTuctte: Ils aiment .,' ils êjina 
pTÔnohceZyi-s'aimeji'difey » * 

Quand une Voyele nazale termine lin 
mot , & que le mot qui fuit commence ^ar 
une Voyele, il eft affez. ordinaire de rrc 
point fiiire fentir Pm ou Vn finale fur la 
Voyele tjui comteefice le mot. On ne dit 
point palfio-n' extrême ^ deffà-n^effroyable ^ 
m^xi on fait une petite paufe entre les deux 
nu)ts, & l'on prononce, paffion-txerême ^ 
dejfén-tjgroyable ^ comme on dit pitié-extri' 
me j çnme-effroyabk. Dans ceS 'mots , on & . 
tin font des fons fimples, qui ont toutes 
ks propriétés des vwies vpyeles'; or unc^ 




TK TA PnONOKClATÎOÎ^. 21 

îioyelç lie peut jamais en' modifier une 

autre. . ^ ^ - 

Mais il y a des nwts intimement unis ," 
entre lefquels il n'eft pas poflîble de faire 
une paufe , quelque légère qu'elle Toit, 
tant ils font liés par la nature ou par l'ufa- 
gê. Dans ce cas , iljaut prononcer le pre- 
mier motXans Voyele nazale, & faire fentir 
i'n fur laVoyele du mot qui fuît : bon enfant j, 
mon am, bien entendu ; prononcez , bo-nerk* 
font ^ mo-nami ^bie-n entendu. - 

J'entends par ces mots intimement unis, 
l'adjeélif devant fon . fubftantif , le pronom 
pofleflîf devant fon nom , l'adverbe devant 
fon verbe, 1^ prépçfipon devant fon ré^r 
giipe. * 

Pour la Particule dn> pronom général , 
je remarque qu'elle eft intiméihent unie 
avec «'fon verbe, quand elle précède. Se 
aucunenaeot unie , quand ejlefuit. Onap^ 
pelle ^ prononcez , o-n appelle» Mais fi je d'w 
fois, Quedira-t-on à Remit t a-i-en eu? on 
ne feroit nullement lié lii avec la prépofif 
lion i^ ni avec le participe eu; &c il ne fou- 
droit feirç feotir ïn.ni fur l'une, ni fur 

l'autre. 

Obferve^ que quelques Confonnes c^u} 
fuivent la' nazale en finale , ne lui font pomt 
changer de prononciation. Ex exempt^ 
yent^ &C| 



/ 






I 




F 



TTTTtT 



Aux pénultièmes des noms fùbftantîff 



■ ■■ W^ i 



* im .l j l^ . . 



, . bE LA wflkaum'i'iuN. _ p 

fcfononce-point du tout : j'éiucUcraL llc'tu- 



lier A 



ils lieront. VOUS /uerirt\. des vcroes. 



-V 



^ 



■0 
I 



7.% ^ Traité 

A regard des autres nazales an^ in^ m^ un^ 
lorfqu'ellcs foht finales , la confonrie qui les 
fuit fert à leur donner un fon plus plein. 
Kx.banc^ quand » rang > amante quint, jonc^ 
pond, long, pont , &c. % 

Le mot grand 9 fe prononce gr^n , même 
au féminin, quoiqu'on Técrive avec urt^c 
à la fin. 

Les Normands joignent volontiers toute 
forte de mot terminé en Voyele nazale avec 
le mot fui vant, en a jouxtant in muette ; & ils 
prononcent :ia nuit tjl loin ri* encore, au lieii 
de dire , loin-encore^GcA ce qui a fait re- 
marquer à l'Abbé Dangeau , qu'un Poëtç 
de cette nation doit être plus fujet qu'uh 
autre â ces fortes de baillemens dont nous 
avons parlé» caiifés parla rencontre d'une 
Voyele nazale qui termine un mot , & d'un 
autre mot coniiiiençant par une Voyele, 
parce qu'il s'en aperçoit moins. En eflèt , 
cet Abbé a compté , dit-il, 26 de ces hiatus 
dans le Cinna de Corneille, 11 ièulement 
dans le Mithridate de Racine , & 8 dans 
lé Mifantrépe de Molière. Pour moi, j'en 
ai trouvé 18 dans la fcule Epîtrç aux Mufes 
deKouifeau , quoique ce Poète ne lit pas 
Normand, entr'autres celui-ci , 

Cerum^Qtfon^ gibier de bailècour* 

Le Public me fera grâce' du reftcu 




< 



DE tk PRONONëlATlON. 2J 

Nous renvoyons à la lettre N , les au- 
tres obfervations qui regardent les Voyeles 
nazales. • 

• Qu'on remarque en attendant, que le 
<^£ai ^^^ 9 fc confond avec un , an avec en , 
en avec m. Pour le premier , il eft sûr qu'U 
y a quelque difFérence entre brun Se Aleun, 
quoique prefque imperceptible. 

Le Père Buffier y ajoute oun, qu'il dit 
fe confondre avec on; mais je n^ai point 
encore remarqué cette fyllabe dans la Lan- ' 
' gue frahçpife. 

Il eft vrai que plufieurs prononcent oun^ 
pour (0 diùjitpourtty boun î pour pont & 
hon; fiiais je necroispas queceJg^mmai- 
rieiHieuilIe parler' de cette prononciation 
videufe, qui n'efl en ufàge que parmi le 
peuple de quelques Provinces. 
- L Abbé Dangeau à qui nous devons tant 
de belles recherches fur la Grammaire , a 
fiiit unetr^judicieafedivifion desConfon« 
lies, enfoibles & en foites, en liauides&: 
inou illëes. Le D , par exem^e , en la con- 
feme foiblc du T , VV cft vtile de IT i 
le B , celle dû P. L^s Alkmauds qur pro« 
noncent plus fortement que les François', 
difent, Tomaine , fowr Donuùne ; Tiable^ 
pour Diable ; Pon fin , pour Bon vin* 

Ils ne donnent même d'autre nom ati 
hU au p^ que de i foible ic^e^h fon; & ils 



-o 




\ 




Pour les mots pîqueure . feureté , 8c plù^ 
ficurs autres de même nature, c'eft affez 



Uii LU riiuu i iTnurrrniT ?n 

dans je dors , je ments , je fers , je romps ; 
& qu^on doit dire , donné-je, mentt'fe, occ. 



■ V 



-•X- 






fl4 Tu AiTé 

dife|it , furtout les Saxons ^ aller awbhldh, , 
ôc achetât un" palai pour là chambre ^ au 
lieu de dire, aller au palais^ acheter un * 

balêi* ": ■> *";.'-." 

Ènfuîvantccs prîndpe's, onjcutar- 

ra|)j[ef ainfi les Confonnes (rançoiles : 




feixhlei. 



Fortes. 



^ 



•il 


^ ' , 1 






9 


Q,^, OU c devant 




) 


"i^ 


a^ oy u. 

s^ouc de vante >î.- 


■* 




1 


CH 


r^- 


• 


• ■ ■ 


_ liifuides. 

M, N, L, »; r 


■ i 




GK 


AfoiaUées. 

,ÎLL, ou ILfïf&uT^ 


' ;' 





t „ • ■ 

- l/n n'eft d'àucan- ufarj^ dans la moitié 
des mots, q& ellefe trouve J3ans l'autre, elle 
s'afpire, flc (ait alpra uiie partie de l'office 
de Confonne* ^ , 

Remarquons que dans la Langue fran* 
^o\k , deux confonnes JFortes , Cibles ou 
jnouUlées , ne^odifient jamai^nfemble la 
même Voyele. Jl eft nécçflsure qu'après la 

"' première 



DE XA P^NONCîATlON. SjT 

première Cbnfonne , il s'en trouve une li- 
quide; Clef^ VroteSeuTy &c. 

Quand au milieu d'un mot , après uîhe 
Voycle fe trouvent deux Confonnes foibles 
ou tortes devant une autre Voyele , la pre- 
mière de ces Confonnes influe fur la pre- 
mière Voyele, & la deuxième de ces Con- 
fonnes fur la deuxième Voyele ; c'eft ce 
qui fe voit dans les deux dernières fylla- 
< bes de ce mot pr(htec'-teur'^ & non pas 
pro-teSeur. 

Mais fi la Voyele eft.fuivîe de deux 
Confondes , doat la première eft forte ou 
foiblè , & la deuxième liquide , la première 
Voyele n'eft point du tout modifiée , & la 
deuxième eft" modifiée par les deœ Con- 
fonnes : Exemple, écrire^ aprendre ^ ne 
prononcez pas à-rir^ > ap-rendre. 

Je m'étonne que les François gardent 
cxaftement cette règle, en prononçant leur 
Langue , & qu'ils ne l'obfervent point dans 
le Latin. Ils difent Ag-nus^ ag^^jtofco j^ 2i\i 
hc\xteA'gnus\,a'gnoJcOi • . 

Nous avons dit qu'il étoit de règle dans^ 
la Langue Françoife , que deux Confonnes 
ne modifient jamais la même Voyele, fî 
l'une n'eft mouillée. C'eft pourquoi dans 
les mots , oïl le fon du g & celui de ly* mo- 
difient enfemble la même Voyele, on a une 
feule lettre ppur exprimer ces deui fgas. 



.-v 



\, 



» ë 



^ 



B 





in .__ . , 

fouffre uhc élifion tant dans la profïôfKîîa*^ 
tion que dans l'écriture, lorfque le mot 



On en excepte le mot jufquèf qui , quoi-^ -4 
tiue de deux lyllabes , s'écrit avec l'élifion 



^g TRAlTé 

C'eft Yx. qui dans le François équivaut an 
gç. comme dans exil ; c)u au x/. comme 
dans Alexandre ^ extrême. 

J'ai cru néceffaire de doniier ces rcmar- 
xiues préliminaires fur les Lettres en géné- 
nJ, avant q-- d'entrer dans Tanalile de . 
chacune en particulier , comme je vais Iç 

£iire« • 

Prononciation des VeyeUs. 

La Prononciation fe règle ordinaîremetit 
par l'Accerit , fAfpiration & la Quantité. 

L'Accent qui dans les Langues mortes 
fervoit à abaifler ou à élever la voix, le 
diftingùoit en aigu , en grave & en^circon- 
flexe , qui fe marquoient ainfi . On a 

reçu enFrançois les mêmes marques; mais 
on n'en a pas admis abfolument les mê-. 
mes ufages- Elles ne s'y employefit ordmai- 
V rement que pour diftinçuer quelques mot? 
■ reflfemblans , pour régler la quanmé dc$ , 

yoyelcs,&c. | 

Les Syllabes peti vent fe prononcer ave^ 
douceur ou avec igadelfe , fans auç leut ^ 
quantité change , ou que leur élévation , 

toit différente. 

Nous ferons remarquer celles , qui pe\j- 
vent être fufccptibles de cette rudefle qu'on 
appeUe Afpiraùon i & dont Xh afpiréc cft la 
marque; 




DE LA PKONONClAtïOK. ^ 

Chaque fyllabe fe prononce dans plus ou 
moins de tems ; en lorte que par proporr 
tion, les longues occupent deux tems, & 
les brèves un feuK C'eft ç«.Wbh appelle 
Quantité. Nous ferons trois Chapitres fé- 
parésde ces trois acciSens de la Pronon« 
dation , fans néejligér en attendant , ce qui 
s'en préfentera oans l'examen que nous al- 
lons, faire de chaque Lettre, luivant leur/ 
ordre alphabétique. ^ 

■ ^ • ■ • ■ ■ ■ 

Quoique les GHfnmairiens tie donnehr 
qu'un feulfori à cette Lettre , ilmefcmble 
pourtaruLqu'elle fe prononce tantôt d'un 
ion clair & retentiflànt , taiitôt d'un fou 
obfcur & fourd , fuivant qu'elle eft longue 
ou brève ; car. le fon eft, fufceptible de 
quelque différence , comme nous Tavons 
dit, fuivant la variation delà Quantité. 

Lorfque l'A eft lonjg , il fe prononce 
d'un fon moins retemiflant , ou plus fourd, 
que lorfqu'il eft bref j il prépzra^ ils prér^ 
parzjfent. 

VA initial oij^médlal n'eft long, que lors 
qu'il eft marqué d'un accent circonflexe, 
comme dans tiche ^ ou lorfqu'il eft fuivi 
d'une / qui peut fe retrancher , fans rien 
changer à la prononciation du mot. Il eft: 

- Bij 



> 



<R 



li 




'^mmÊm 



li—i 



Trait* 



>*'• 



* Tout ce que nous venons de dire de l'éÎK 




r^ . -i—i.j j 



19 



• . f 



UB LA PrONOKCTATIOK. W 
Mais dans les Vers , & dans la prononcia- 

é i- o ^-- J^u c«;«.A 0»r\t\r \et fur 



>!»» 



ta Trait* 

4ong, par exemple, dans pzfle ^ p^Jture ; 
|)arcc qu'il eftfuivi d'une/qu on peut re- 
trancher , fans altérer le mot. 

Ûufage mime le plus commun , cft de la 
retranjcher dans récriture , & dV {ubftitucr 
un accent circonflexe ; pâte ^ pitwe. 

Dans toutes les autres rencontres Va eft 
èrcf : Exemple , taUe. 

^Jl dft encore bref hmMk^ vaftt^icc. 
fasce <iuc fi Ton en ôtoit r/r il reftèroit 
jatt :, VAt€ f qui ne font pas des mots Franr 

îois. 
La règle que nous venons de donner, de 

mettre un accent circonflexe fiir la Voyele 

à la fuite de laquellc^on retranche ¥f^ dont 

on fc fervoiç autrefois pour rendre la fyl* 

labe longue , s'étend à toutes les Voyeles : 

Ex. /aie, mémta île * cbtcyer ^ &c. 

On ne fe fert plus aujourd'hui de doubles 
« ni de doubles o dans Eortographe : on em- 
ploie à la place un a &tm.o ïimple avec un 
accent circonflexe. Ainfe on écrit âge pour 
aage^ rôUe pour rooUe ^ occ. 

%'a final , foit pur , fo|t fuivi d'une con- 
fonnc , eft toujours bref r lljimn , il aima * 
unekàtf un ccmhitfilyz. 

Mais 1-4 final eft long, s'il eft fuivi d'une fi 
foit immédiatement, foit après une autre 
confonne ; ce qui arrive dans tous les plu-* 
ricrs des noms : le /racas ^ ks ibits^ 




BI LA PKONOKCrAriON. Stj> 

Cependant on doit remarquer que la 
jmême fyllabe af^ qui dans un mot eft 
brève au fingulier , eft lohgue au plurier 
dans ce, même nom. Un p^s , ks p^simon 
fcas , mes bns. V. dans l'article de la <^an- 

L'exclamation ha / eft longue ; mais 
die fuit la règle ordinaiire ydes exclama^ 
fions. ^ V 

. AN eft un fon fimple , c*«ft-à-dire f un 
a paifé paf le nez dans la prononti^ation » 
comme nous l'avons dit: iànpan i cAorla-r 
ian,^n/è^^2aneAe. . 

Les Confonnes qu'on ajoute i la fin des 
mots après la fyllabe an^nt changent rient 
à ce fon nazal; Lts tim/jans, charlanntp 
éfurant; prononcez comme fi l'on écrivoit 
Amplement 9 lex rimpan 9 ks chéorlann^ au^ 
ton. ^ 

AM a le même fon que an c chambre^, 
jamie^ champs ; prononcez , chantre ^janbe^ 
chanps. Kous en avons parlé à l'article des 
Lettres nazales. 

AI, fe prononce e;^ Au ^ o; JE, e: 
mgreur:, au/el^ prononcez, égreur^ oteL 
Ce font aufli des fonsfimples; & ils n'ont 
de rapport avec Va^ qu'à caufe de l'orto- 
graphe, ne retenant rien d'ailleurs de (a 

Srônonciation. Nous parlerons de chacun 
s ces fons • en traitant de l'c & de l'o. 

B 11} 



^: 



j 




44- ^- Tk AiTi 

L'e cft encore fermé, fi au milieu d'un 




tn/\^ il aA C 



J» 



©B LA PkONOKCIATIOK. 4^ 

Je crois que l'u&ge le plus reçu aujour- 



■) 




v. 



A^ 



/ 



50 V Trait| 

A l'égard de l'iE, diphtongue desL»*» 
tins, il a été entièrement banni de la Lan- 
gue Françoife. On écrit , & on prononce 
aujoiifd'hui Cçfir, E7ic?e/&c. 

Quand ai fait deux fyllabes , on met deux 
.points fur Yi^ pour marquer ^u'il fe pro- 
nonce féparément de Va: hfiir a hàijJabU;^ 

' prononcez, fei-rr^ ha-ijfable. Cette règle 
s'étend à toutes les autres Voyeles : Aérim, 
Efaua SaiiL Roi des Ifraélites, & Sauh 
dont le premier fe prononce Sa-ul ^ & le 
fccond Soi. Cette règle ne contredit nulle- 
ment celle ^ue je donnerai dans la fuite par 
rapponi Ye muet final. 

AO fc prononce comme un a fimple 
Hatîs les mots ram & Laon ville : pronôn* 
cez. Pan y Lan. "^ * . \ 

Au contraire dans Taon 9 Août & Saône ^. 
Y a cft entièrement muet , & fe prononce 
comme un : prononcez , Ton ^ Oàt , Sont.. 
Ce dernier s'écrit même affez communé- 

/^ jncnt fans a; Sône. ^ 

Les Italiens doivent prononcer Va final 
des François , comme leur a accentué. 
Qu'ils prononcent dono, il aima > // chan- 
fera , comme fi l^on écrivoit , il aimk , il ^ 
ehanterï* Cette obfcrvation regarde toutes 
les Voyelçs , excepté Te muet,» 




\ 



r 



^ 



ÉÊ LA pRONONCt ATlOKr J ft 

^ Prononciation de fE. 

On doit diÇinguer au moins quatre fof- 
tes d'E dans la Langue Françoife ; e jpuet,' 
fermé, ouvert , très-ouvert, Des perionne» 
dont l'oreille eft plus délicate, en recoii-r 
noiflent même jufqu'à fept ou huit cfpeccs^ 
On en touchera quelque chofe dans le cours 
de ce Traité. 

L'c muet s'appelle auflî c fiéminin > com*^ 
une tout autre e qui n'cft paii muet, s'appelle 
mafcuiin. Mais je crois qa'on peut réfcrvcr 
cette déîftmination pour un Traité de Poé- 
fie.Le premier c y forme une rime féminine, 
qui donne au Vers une fyllabe fùrabondaûr 
te ; les autres forment une rime mafchline.ji» 
qui n'augmente pdîrit la mefurc du Vers. 

Quelques Grammaiîtienrprétendent que* 
les Latins , dans la feule prononciation du 
mot reddentès ^ faifoiefv^ntir trois fons dit 
férens dans Ve. Les Grecs avoicm auffi I'b 
& Vf. Les Italiens en ont au moins deux 
très-diftingués^xomme dans mêle * du miel^ 
& mcfc^ des pommes. Il n'eft donc pas fur- 
prenant que les François tirent aumdifKr 
lîens fonsc de cette lettre. 



\ 



i 



e iïiuct. 

Ve muet n'eft autre chofe eit François 
q[^i'un fon fourd, tel qu'il fe fait entcndrç 

Biiij 



^ 



4« ^ Trait* 

ouvert Vt fermé de tous les infinitifs . auoL 




DJS LA PKONOMaATlCW« 47 



u 



51 ' TrAît* 

Jorfque nous finiiTons de prononcer la der- 
nière Confonne de ces mots , hôire^ royale, 
yîe, &c ; c'eft-à-dire , que cet e ne fe pro- 
jionce;jias f ou qu'il fe prononce d'une ma- 
joiere imperceptible , & feulement autant 
qu'il faut pour donner un fon à la Confonne 
qui préceac. 

*Cette <onforrai^i de fons occafionne une 
grande difficulté aux Étrangers , pour fça- 
voir fi dans les mots ce fon fourd eft celui 
de la Confonne» qui retient toujours tin 
peu de Te muet ; ou s'il y a eflèélivement 
un e muet qui ne fe prononce pas: difficulté 

Îiui influe également fur l'Ortographe & 
ur la Pronqnciation : royal & rcyak ^ dureté 
iiciuni^ Xt prononcent prefquc de même. 

Il eft même vraifemblable que le fon de 
Vt muet n'eft pas bien déterminé, même 
pour les oreilles des François» pi^fque 
plufieurs d'entr'eux fe trompent , en écri- 
vant puérile Se fubtile^ ^omt puéril ScfubtiL 
adjeâifs mafculins; Je dore a du verbe dorer, 
te je dors du verbe dormir^ ne fe prononcent 
guère différemment , quoique ce dernier ne 
M écrive point avec un r. 

Quelques Grammairiens prétendent» que 
la prononciation de Ve muet eftla même que 
celle de l'a ^ avec une ouverture de bouche 
moins grande de moitié. Ils dbnncnt pour 
preuve les plaintes d'un malade , qui dans 




T>E tk PRONONCfATION. JJ 

t<Jutc fa force crie a ^& qui , lorfqu'il eft 
beaucoup affoibli, ne prononce que e. 

On défend dans^ la Poéfie Françoife de 
terminer le premieV hémiftiche d^un vers 
par un e muet J & Ton veut même qu'on 
évite de le finir par \inc Confonne qui fe 
prononce , t?mt le fon en eft femblable à 
celui de Ve muet , ainfi que dans ce VersT: 

^ Tel fut de lupitef le ciecret homicide* 

Je conviens que dans toutes les Langues 
il y a un e muet. Il eft dans ces Langues 
ce qu'eft en Hébreu le point voycfc. Je 
doute pourtant que ceux qui neiont paa^ 
accoutumés au François» puiflent le pro- 
noncer bien exaâement» furtout au milieu 
de certains mots, quand il ne (l trouve pa» 
précédé ou fuivi d une lettre liquide. Cette 
difficulté fe rencontre » par exemple » dant 
les mots » acheter s cheveux * devenir^ . - 

On pourroit plutôt le prononcer dans 
dureté 9 flfe/Zfr^/êr(mr^&fcmblablef,psircô 
oue IV & le fi le p & L Vfic IV. s'y font 
ientir de même que dans donoirj dans pl^cer^ 
& dans fronr. quoique prononcés un peu 
différemment» ' ' 

Les Italiens font (buvent uiage d'un « 

trefque femblable ; mais ce n'eft auiS qu'en 
î joignant à une lettre liquide. Il dilcnt, 
par exemple, j£eroru icf^rofie^veierb & vedrl>j^ 

Bv 




fiifi 



Trait* 

I imn de reftriAions • Douf ne Du 




' BB LA PrONOKCIATïOK. " 4f 

Ce fon fimple ai , dont nous venons de 



^ 




"'«► 



34 • Tràît* 

& ce ne font non plus que les quatre liqui- 
des , qui peuvent qïiîtter leur e à la fin des 
mots : bel Cayaliercj uom gentikj dejîin fatale^ 
error comune. 

Lorfqu'ils prononcent des mots Latîns 
terminés par une Confonne , ils y font tou- 
jours fentir un c muet; car dos & Us j mots 
Latins , font prononcés prefque par les 
Italiens, comme dofe 8c Ufei mots Fran- 
çois, I 

J'ignore pourquoi de tous les Gram- 
mairiens François, il n\ en a eu aucuri 
oui ait remarqué deux fortes d'e muets; 
lun entièrement mueti^commedanl/em- 
itérai ; l'autre demi-m«*et , comme danst 
boire a je joué , verbe qui diffère encore 
pour la prononciation de jcuë , nom. On 
pourroit même y en ajouter un troifieme , 
tel qu'on le fent dans les monofyllabes , où 
il fe prononce prefque comme eu* On tâ- 
chera dans ces Obfervations d'en faire fen- 
.tir toute la différence. 

.L'c muet, foit médial ou final, n'efl 
marqué d aucun accent dans l'écriture 5 
mouvement ^ boire j vie. Cette privation d'ac- 
cent peut beaucoup fervir 4 nous le faire 
diftinguer àçs autres c 
> Nous allons encore y joindre quelques 
autres Obfervations jgénérales. 

L'e médial e(l muet aux pénultièmes 




ip^ LA ^Hoi^oNCtArioii. 5;; 
(yHabes du futui & du tems incertain aes 
verbes : comme] je ferai ^ j^ aimerai ^ ils ai^ 
meront ^ je feroiï , ) aimer ois ; prononcez , 
je frai^ faimrai ^ ils aimront , je frois-, 
jaimrois* .-^^^ 

On en ei^epte les Verbes*, où cet e^eft 
fuivi de deux Confonnes, dbr^t la pre- 
mière eft toujours une r; comme je verrai, 
nous verrons. ^ 

On peut faire une remarque qui me 
paroîtaflez générale;'' que fouvent l'e, de 
muet qu*U^ était, devient ouvert, fi 1» 
fyllabe fuivante efl corapofée d'une muet 
auffi^ Dans j'appelle , je levé ^ le premier e 
eft ouvert, & non p2^ fermé , comme 
quelques-uns le prononcent mal à propos : 
mais Azm appelions ilievonSitt eft muet^ 
parce que la fyllabe qui le fuit, eft une 
lyllabe forte : c'eft-àrOire , qu'on ne fçau- 
roit avoir un e muet dans diÉK^ fyllabes 
confécutives. Aulfi dans les p^mltiemes , 
relativement à la finale , à proportion que 
celle-ci eft fourde ou fonore, on affbiblit , 
ou on relevé le fon de l'e qui forme celle- li. 

Ue eft encore muet dans les occaiîons- 
(uivantet. Aux pénultièmes des noms fub- 
ftantifs terminés en té^ & formés des adjec* 
tifs qui finiflentpar un e muet : chafleté^ 
honnêteté j &€• des adjeiSifs çhajlc &/tonr 
nite. 

Bvj 



I 




I 



fo 



Traita 



/li ou €f , fuivi d'une m ou d'une n dans 




PE LA PROl^ONerATlOll. Jf 



lipur rnnfonn^ final 



^-7 






\ 




36 TjlAlT* 

Aux pénultièmes des noms fuVflfantîfs 
terminés en ment , & dérivés des Verbes : 
ajfranchiffcment , etablijfcrhent 9 jugement j 
des verbes, affranthir ^ établir ^ juger:^ 

Aux pénultièmes des adverbes en menf^ 
froîdQment ^ trlfli^ment. 

Il faut en excepter les adverbes, qui 
viennent des adjedlifs terminés par une 
malculin: effrontément^ aveuglément. 

LV eft muet dans la fyllabe ^ej^ quand 
elle eft la première d'un mot , & qu'elle 
cft fuivic d une voyele : dcfagrément ^jkfa^ 



gréabU^ dçfunir. 

Dans la fyllabe re ^ lorfqu'clle entré dans 
la compofition d'un mot , & fert |iinarcjuer 
réitération : recommencer ^ refaire , tedxre ^ 
de commencer ^ faire > dJre. 
V Je doute ou'un Étranger pùiflTe etitendn 
la naturÇrde l'e muet dans dcfagréahle. 
.On doit cependant excepter de cette 

, Tegle tous les mots, oh cette fyllabe re* 
quoique réduplicîitive , eft jointe à uii mot 

' qui commencé par un é fermé , ou par utiâ 
i^utre voyele : prononcez , récrit^ ^ rétablir^ 
léa^graver , réitérer f réunir. 
Il ne faut pas manqier d'obfcrver, que Vf 

. qui fc trouvé dans les futurs & tem.s in- 
certains des Verbes terminés à l^infinitif en 
Içt ou en uer^ cft plus muet que par-tout 
«iikurs j ou pour imiçux dire j qu'il ne s'y[ 






1 



' "l l » m |i j i m > m» i ;ii_f I i 1 1 1 m n i in [i n ii<wp>n»>>«.««)iii 




. . vt LA PrononctAtiok; 37 

frononce-point du tout : f étudierais ilctu-^ 
^ écra Uls lieront j vous tuerie^ y des ycrfaes^ 
éhidier, lier , rufr; ^prononce» , /erwin-ai ^ 
Uétudira , ils liront^ voustitriq , &c. 

li'e cil muo/ians les tems de^ verbes 
en ger^ où Urg fe rencontre ^devant, les 
voyeles a ou a. Le g fuivi dXn e niuet & 
d'une dç/Xés voyeles, fe^ononce alors 
comme^* confoime : AWi mangeons ^ nous 
cnameames j pr6non<ez , nous manjons^ 
nws arranjameu / 

Ccft la mêm£r chofe dans Ic^ mots; 
figeon u ^ou^e^y geôlier. George y & autres 
femblables ^prononcez, pijon yjoUer\,jorge ; 
l'e muet ne fervant dans ces mots , qu'à 
donnetysm g la prononciation de Vj coa- 

fonnç/ 

^n fuit la même règle dans les Verbes 
. cer/'c'eft-à-dire , que l'e eft muet dans 
tous les tems , oS le c fe rencontre devant 
les voyeles a ou 0/ Nous commênceons jr 
nous prononccons \, il prononcca. &c. Plu- 
fieurs même retranchent l'e de ces mots; 
& je crois que cette manière eft Ja meil- 
leure, pourvu qu'on mette une cédille fous 
le f .• Nous commtnçx>ns ^ ■nous prononçons ^ 

U prononça. 

L'e demênne eft muet dans Jean.Caen.ic 
dans /ij/coir; mais dans l'écriture, on ne doit 
pas retrancher l'e de ces mots, non plus q^uç 
du mot â jturù ^ 






*<# 




\ ■ 



e9 



T R A I T É 




«^«a W A V«t >«%.».<i%%vA» â 09»m^^f 



\ 



B^ ,Tr AT ri 

Pour les mots pîqueure. feureté^ 8c plii^ 
: fleurs autres de même nature , c'eft àflez 
rufao;e de les écrire fans > ; pîquure . fureté. 

L e muet peut êw précède d'une ou de 
deux Confonnes , comme dans aimable ^ 
danfe y fiacre , &c. Il peut auffi faire ftui 
unft fyfiabe j comme dans vie , envie. 

Quand il forme feul la dernière fyllabé,. 
olri ne le fait point fentir dans la pronon- 
. dation; v/ 

il ne fert alors qu'à rendre longue la 
yoyele (jui le précède immédiatement: 
journée, envie ; prononcez , jfowme^ envi. 
L'c muet final fe fait cependaht toujours 
fentir un peu dans la bonne prôrioncia-^ 
tion. ' 

LVeft muet, quand il forme la dernière 
fyllabe du prefent fingulier des verbes en 
er: faime . tu airtiey^ il aime ; je défie , tu 
défies ^ il défie. 

Mais oblervez que dans les occafions, oi 
le Pronom perfonnel , je , fe met après la 
première perfonne du Verbe, Te ceffe d'être 
muet.. Il prend alors l'accent.aigu , & fe 
prononce comme un é fermé : Parlé-^je 
tien ? Danfé'je bien ? Fufé-je obligé de le 
dire? ^ / 

Ménage prétend, qu'en cette occafîon 
on doit ajouter cet e. fcrn^é dans les Verbes 
même terminés par une çonfonnc; comme 




pi XA PRONONClATrOK. 59 

dahs je dors, je ments. je fers, je romps ; 
& qu'on doit dire , donné-je. menté-je. &c* 
Mais je crois qu'il vaudroit mieux prendre 
un autre tour. , t 

On peut fe fouvenir à propos du change- 
inent des e dans les mots de même originç^ 
que fouvent Xe. de muet devient ouvert ou 
fermé , & de fermé muet : Exemple , femeu 
je fhne; poff^der^ jepofstd^ mener, je.mé- 

nerai* \ • 

L'e eft encore rauet^ans la féconde per- 
fonne fmgulicire du pi^efent des verbes en 
er. quoiqu'acoDmpagné d'unç/, & à la troi- 
fieme perfonne du plurier d.e tous les ver- 
bes , q[uoiqu'il y foit fuivi àint : tu ornes., 
ils dlfoient , quihfajfeni , &c. 
; Il eft mued , quand il eft final des adjec- 
tifs féminins, /orie. amourei^^^ rheufc^ 

&c» > 

Quand il êft final des infinitifs, irrc- 

écrire. faire . &c- ^ ^ 

Ve eft encore muet dans les monolyUabes 
le. de. je. me. u.fe. que. ne. ce. 

Mais il eft à propos d^avertir , que dans 
les monofyllabcs ,, cet e approche un pea 
de la prononciation de la diphtongue eu J 
k. de ; prononcez prefque leu . deiu 

Dans la prononciation foutenuè , on cxr 
prime à peu près tous les e muets. 

L'e muet qui termine un monolyliable. 



V 




|o Trait* 

fôuflrc ufte élifion tant dans la pronôfMsî^i 
tîon que dans Tecriture, lorfcjue lé mot 
fuivant commence par une voycle. Ecri- 
vez & prononcez .Tamour. téonr^m ; 
oc no5. pas icomowr^ U étannepiem. Voyez 
dans iM'rait^ de rOrtograjpJie rcxceptioii 
àe on^e Se ùh^ieme. . v 

; Pour le Pronom cet . devant ufee yoyele; 
& fon féminin ccrre, devant toutes fortes 
de noms/il ft prononce ordinairement, 
fié,, excepté en poéfie ; Cet homme, cette 
femme; prononcez,/ homme . fie femme. 
Alais en lifant dé$ Vers , il faut prononcer ' 
cet & cette; autrement on y trouvéroit une 
fyllabe deTii0îûs» 

Remarquez que lorfque fe mbnofyllabe 
ce^ fouifi-e élifion, il s'écrit avec une cé- 
dille , s'il eft fuivi des voyeles a , o/w , & 
fans cédille avant les autres vayelcs : CeS ' 
à yous^ça été à vous. 

Au refte il faut obferver, que lorfque ta 
^ot eft adjcaif , il prend un r final, fi le 
fubftantif qui le fuit commence par une 
voyele. Ort dit cet amour ^ cet homme; Sc 
non pas a amour . ce homme. 

I-.orfaue Te muet finit des motscompd- 
fés de plufiéurs fyllabes , il ne fouffre d léli- 
fioaque dans la prononciation : Ecrivez; 
entre un RoL rendre unfirvïce; & ^prononcez- 
auruh Roi ^ rendrunferpice^ 




{- 



■■/ 



ï)ï LA PkononctAtion. 41 
On en excepte le mot jupiue, qui , quoi-^ «4 
que de deux fyllabes, s'écrit avec l'élifion 
iviit une voyckijufquà Paris.jufquà vous. 
' . m Poéfie même on écrit & on prononce 
quelquefois /a/fj^ avec un /.• 

Jufyiei 2 quand , trompeufe iciolç» 

On doit dife la même cbolc de prefque ; 
hrfque . pmfque . quoique ^ parce que . quelque , 

Mais à proprement parier , ce font tou- ' 
jours des mots compofés de la. Particule 
que. fur laquelle tombe la règle que nous 
avons donnée des monofyllabes. 

Entre fuit aufli la même règle , lorfqu'il 

eft fuivi de autre a ou du Pronom citr ou 

elles: entr eux, entr elles, enir autres. Par tout 

ailleurs Tç ne foufire point d'élifion dans. 

rOrtographe de ce mot. • 

* L' Ad jeaif féminin, grande. foufireauffi 

élifion devant certains. fubftantifs, quoi- 
qu'ils commencent pa/urie Gonfonne. On 
prononce & on écrit; grani'mere. grande 

chambre. grand' peur. - ^ ^r 

Mais à l'exception de granimfre.qu on 

peut confidérer comme un feul mot, grande 
reprend'fon c muet final devant ces mêmes 
fubftantifs , lorfqu'il eft précédé d'une par- 
ticule ; M/ie grande chambrée urie tris-grande 
peur. 



y^ 



X 




..u 




V Â 



■!)«• ^V^«4%%V^^^ A rw*wi-.%.i 



¥«* 



yr Tr A iTé ^ 

Tout ce que nous yenons de dire deVéU^ 
V fion, fe trouvera répété dans Tarticle de 
\ FOrtçgrapfae. 

L'e muet, foit médî^lyroît^^final , ne fouf- 
frè jamais après lui dans laWme fyllabe 
aucune Çonfonne ; car alors il faudroit qu'il 
lût modifié par cette Confonne , ce qui ne 
fc peut , puilquc Te muet eft de fa nature un 
fon fourd , parconféqùent incapable d^éle-? 
vation & d'accroiflement. 

Cèft par cette raifon, que r/qu*on ijoûte 
au plurier des noms termines par un e muet 
au Tingulier, ne fe fait fentir que fur le mot 
fùivant, s'il commence par. yne.voyele : 
éàmables enfans^ trifles amours, &c, pronon- 
cez , aimable-ienfàm , trifte-s'amours*' 

Mais on doit obferver en même tems J 
que r/ne fe fait point fentir du tout , fi le 

mot fui vant commence par uaé Con(bnne r 
aimables frères , trijies récits ^ prononcez > 
êùmable fiere y trifle réciu 
s II faut dire la même chofe des troifiemes* 

f)erfonnes du plurier des Verbes. Pour les 
iormcr , on ajoute après Te muet une n Se 
un f , qui dans le difcoiirs ordinaire ne fe 
prononcent point, à caufe de Te muet au- 
quel ils font joints. Ainfi prononcez, i/j 
aiment un Rm y ils aiment le Aoi, comme fi 
l'on écrivoit, i-j aime un Roi, i-s aime U 
RoL 




;?<": 



/ 



DB LA Prononciation. 4} 

• Mais dans les Vers, & dans la prononcia- 
tion fouwnuc , on doit foire fentir le t lur 
la voyele initiale du mot fuivant : pronon- 
cez , ils aime-t'Un Roi. 
Cette regk ne s'étend point lut les mo- 

nofyllabes dont la voyele eft un e muçt; 
Vf qu'on ajoute à leur plurier , rend cet e 
très-ouvert : Prononcez , Us, dès ; les livres, 
les amours : prononcez, li livres s U-s amours. 

On voit par ces exemples , que dans ^ 
les mots de même cfpccc , Ve change fou- 
vent de nature dans la prononciation. 



%- 



é fermée 



Tout é fermé eft marqué ; ou du moins 
doit l'être , d'un accent aiçu. Mais corn* 
me cen'eft pas toujçurs dans les Livres 
qu'on apprend les termes d'une Langue 
Vivante , & que d'ailleurs les Ecrivains né* 
gligent fouvent de marquer les accens r 
nous allons y fuppléer par quelques Obfef- 
vations générales. . 

On peut remarquer d'abord, que le mou- 
vement des lèvres & de la langue eft le mê- 
me dans refermé 6c dans Yi ouvert. Ouvrir 
plus ou moins la bouche en feit toute la 

différence. "^ 

» Tout e qui compofe feul une fyllabe au 
commencement d'un mot, eft toujoun fer- 
mé : étante épier, écolier* 



N 



t^> 




44- ^^ Tr Airi 

XV eft ertcore fermé, fi au milieu d'un 
mot il eft fuivi d'une voyèle, qui commen- 
ce ou qui forme feule une autre fyllabe ; 
géant , béant . déicide. 

Les Monofyllabes , mes.fes. &c. dans la 
Converfation , fe prononcent plutôt ferméf 
qjieuyerti, lorfqu'ils font fui vis d'une 
Gonfonne: exemple, mes plumes, fesv^tésj 
prononcez , mé plumes, fi vanités. Mais 
devant une voyele ou une h muette , ils fe 
prononcent toujours ouverts : mes amis. le$ 
hommes j prononcez , mèi amis, lès hommes. 

Tout adverbe formé d'un Participe ter- • 
inîné par un é fermé , conferve cet é fermé 
ide fon participe ; Exemple ypaffionni. paf- 
Jwmémtnt; nomme . n^nmémentj ajfuré^ 
iiffitrément. 

Quant i IV fermé final , il fe rencontre 
dans beaucoup de non>s féminins en r^ou 
en tié. dont plufieurs viennent du Latin en 
^ -' bonté , charité , captivité. 

Ces noms cbnfervent auffi IV fermé au 
plurier, foit qu'on les écrive avec une/fie 
I accent , ou avec un ç fans accent. Les borh 
Us ou bomex , les charités ou cfcir/rtf . 

Lt% fécondes perfonnes pluricres des 
Verbes ont de même pour terminaifon cet 
i fermé avec un f , & fans aiccent , ou avec 
une/& un accent: Vousvouki ou vouUi; 
vous aimei ou aimés. 




DE LA PrONONCIÀTIOK. 4f 

le crois que l'uSge le plus reçu aujour- 
d'hui eft d'écrire ces fécondes perfonnes 
avec un \ (ans accent : Vous vouùf^; 6c au # 
contraire les pluriers des noms avec une/ 
6c nn zcc^nt : vos bontés* 

De tous les verbes > il n'y a que êtes^ 
faita & dites avec leurs compofés , qui fe 
prononcent avec un e muet , & qui par- 
conféquent doivent s'écrire fans { & fans 
accent. 

Par ce que nous venons de dire , on peut 
fe former une règle ; c'cft que le ^ fait tou- 
jours prononcer accentué l'e qui le précè- 
de : vous voulez , vos boruex ^ ne? , &c. & cet 
€ eft toujours terme. 

Tous les Participes des Verbes eu er fis. 
terminent en e^ & cet < eft toujours fermé :^ 
Exemple , aimé, adoré .. véruré. 

Ut eft aufli toujours fermé dans les infi- 
nitifs terminés en er , quoique Jamais il ne 
foit marqué de l'accent : aimer Dieu, aimer 
un homme ; prononcez , aimé Dieu , aimé un \ 
homme. Vr toujours muette , ôcl'e fermé. 

Dans la prononciation foutenuë , on rend 
ouvert l'e des infinitifs , & on fait fentir l'r, 
quand le mot fuivant commence par une 
voyele : aimer afin aifi ; prononcez , aimèf^ 

' rÀfonaife. 

J'ai même entendu d'habiles gens , qui 
idahs la prononciation foutenuë i rendoienc 



} 




_> 



4^ Trait* 

ouvert Te fermé de tous les infinitifs , quoi- 
que le mot fuivant ne commençât point 
par une voyele. C'cft pouffer Tafeélation 
un peu trop loin. 

Dans la conjcnélion fr . Te fe prononce 
toujours fermé , & le r final ne le fait pas 
même fentir fur la voyele qui peut com- 
mencer le mot fuivant. C'eft cette raifon , 
qui empêche en Vers d'employer jamaif 
cette Conjon^on devant un mot commeur 
çant par une voyele* 

Je trouve pour règle , quoigue fujettc â 
quelques exceptions, que le eft fermé dans 
lei noms tcrmmés en er Sctned. dont IV 
& le if ne fc prononcent pas : boulanger^ 
danger , pied , bUd; prononcez , boulangé. 
dat^.piiAlI. . _ 

On en excepte \t% noms aUier^ cancer; 
les monofyllabes cher ic fier ; tous les nomi 
ëans qui er eft précède d'une de ces con- 
fonnes/l m. v. comme fer , enfer y mer^ amer^ 
hiver ^ &c. & ics noms propres Latins ou 
étrangers , Jupiter , Luther . &c. Ils fc 
prononcent Vé ouvcn , & avec le fon 
«ierr. 

Nous avons rc^marqué ci-deflus qu'il faut 
prononcer aimé- je ^ danfé-je, & non pas ^ 
ûime-je ^ danfe-je. 




S>M LA PAONOMCUTl<m« 

è^ouvcrt. ^ 



47 



Vè ouvert , eft celui qui fe fait entendre 
îdans ces mots , net , fec , i«c. 

L'articulation des lèvres & de la langue 
eft la même dans 1'^ ouvert & dans 1'^ ferm^ . 
mais on ouvre plus ou moins la boudiepour . 
les prononcer. 

Tous les e qui fe trouvent dans les fyllâ^ 
bet pénultièmes des mots finiflânt par un e 
muet , font ouverts : exemple j mère ^ bière , 
'geele t épece , 6cc* 

JJs des pluriers des nom^ , comme meres^ 
& Ynt des troifiemes plurielles des Verbes » 
comme aiment , n'ôte pas i l'e la nature d'e 
muet, comme on l'a déjà obfervé. 

On a remarqué que l'e fuivi des confon-^ 
ties c^C L r^f*t^ fe prononce ouvert, toutes 
les fois que le fon de l'e eft appuyé de la 
confonne , & qu'elle fe prononce : exem- 

£le , avec ^ reliefs fil ^ fer ^ procès ^ commet s 
X s nef^ chef /fiel ^ gourmet * &c. 
Nous pouvons a)oûter , que cete fc con- 
ferve ouvert, même dans les dérivés , pour- 
vu qu'il ne foit point détaché de fa confon- 
de : refpeSf nouvel^ cherj verd; re/peS-ueuXs 
nouveUlement ^ cher-té ^ver-dure. 

Les autres obfervations qui peuvent (er- 
yir à faire diftinguer cène fone d'e ^ font 





~\ 



;|8 . Trait é 

lujettes 1 trop de reftriélions » pour ne pas 
mériter d'être rapportées ici comme des 

régies. 

è très-ouvert. 

Vè très-^srt, & qui élevé le (on de la 
fyllabe, la rend longue* Cet e fe trouve fou- 
vent dans les noms en ei tirés du Latin ; 
comme popis^ excès AepromJfus^exceJIus. 

Vt eft auffi très-ouvert dans les Mabes 
dont on a retranché Y s , & fur Te d^^uelles 
on a mis faccent circonflexe ; txtrimia mi-^ 
m. Ainfi l'accent circonflexe , & le grave, 
îfont également la marque des i très-ouverts. 

Vt eft encore très-ouvert , quand dans 
un root il eft fuivi d'une l ou d'une r: berner^ 
hiytrmr ^ ttmir 9 AnfttXmt* 

Dans ih & fris ^ prépofitions ; dans tris 
adverbe ; dans les pronoms relatifs : Dis 
quil le vu ; pris de cent ; tris-htm , ditts-Us. 

Les fons fimples pour la prononciation 
feulement, qui ont du rapport avec les 
quatre fortes d'e dont nous venons de par- 
ler , font d'abord » ayt ^ aytru ^ais^ aits , tts 
OMtfit oisic oitnt ^ qui fe prononcent tous 
comme un e très-ouvert : Exemple, r^iye* 
ils ayifiU jamais^ traits^ couplets^ il eft, faimt- 
ms^ ils am:roient; prononcez comme fi l'on 
écrivoit , rèc^ ils it/jamisé trits, coiipUs^ il is^ 
jâinuris ^ ils aimtris. 




. __.-.• y- 



/ BE LA Prononciation.^ 4^ 

Ce fon (impie ai, dont nous venons de 
parier , fc prononce comme un e dans tous 
ksmots ou il fc trouve; mais il a les qua- 
tre fons différons , félon. la diffcrence de ft 
lituation. 

Au commencement & au milieu des mots, 
il fe prononce toujours comme un i ouvert, 
mais plus ou moins. Les Confonnes dont il 
eft fuivi , en font la rcgle : Mdltre . mîtrr^ 
mifcn; prononcez , mètrt. nitre . mèfon. 

Il a quelquefois le fon d'un e muet , com- 
me dans je /aj/o/j, fàifant j prononce*, je 
ftfois ^ fijant. 

A la fin des mots , il a le fon de IV fermé r 
/ai , jt ^Vai, fejlinui ; prononcez, fé.jt dires 
jtfiimi. 

Mais ai fuivi d'une j finale, fe prononce 
en i ouvert : Jamais. 

Il fe prononce de m(?me, Iprfqu'il eft fuivî 
d'un t muet final ; fuuyCj^pUye ; pronon- 
cez , futie . plie . &ç. ^ 

Ai a encore le mùmc fon dans les mots 
vrai. délai, effai /prononcez , vri . délè . ejfh 

Lorfc|u ai eft luivi de deux //, ou d'une/ 
finale , il |5crd fa prononciation dV. On pro- 
nonce alors la première lettre avec le fon 
pur de Va. & l'i Ou y fc joint aux deux II 
ou à ïl fimplc , pour les faire prononcer 
mouiliécs; ^\llean, ^ail, mail 3 prononcez, , 
ê'dUurs ^ l/a-il ^ ma-iL 

C 



^ 







jo Trait* 

Ai ou ci i fuivi d'une m ou d'ufie n dans 
la même fyllabc, fe prononce en e nazal, 
tel que* dans vin : pain , faim ^ dejjein ^ plein ; 
prononcez, f en ^ /en ^ dejjen^plen. "\— 

On éerivoit autrefois avec un /e f lufieurs 
njots tirés du Grec , comme M^pmn ^ 
jEnétj &c. aujourd'hui on écrit Éfiypte^ 
Enit; & ces mots fc prononcent comme ila 
ibnt écrits. Permis aux partifàns du Grec 8c 
du Latin de le plaindre , de ce qu'à préfent 
on néglige un peu trop l'ortograche , qui 

Çourroit Taire connoître l'origine aes mots, 
e me déclarcrois volontiers pour eux i mais 
je me déclarerois contre l'ufage. 

El ne fe prononce que comme l'c fimple 
& ouvert : /»cim ^ yeine ; prononcez , pènt j 

El (yxm d'une m ou d'une n dans la même 
fyllabe , fc prononce , aiplLqu'on vient de 
le dire , comme ain ^ ou pliftot comme m : 
fràn s wm ; prononcez , frm * ttm. 

EX fuivi de deux \L ou d'une I finale , fe 
prononce avec. le Ton de l'e fimple & de \\ 
mouillée : i^ermeil , jfô/eil , ififrveilleia ; pro- 
noncez , pinm^U j JoU-it^ merpt-ilUux. 

Em Âc en , fe prononicent comme an ; 
tvrniimr ^ emporter ^ entendre i prononcez > 
ànmentr ^ anporter ^ antendre. 

End, ent &£NS, fe prononcent tout 
comme en , c'eil-à-direj l'e en a $ (ans que 




DE LA PROltoNClATlOK. Jt 

fcurconfonne finale apporte au^un chan- 
gement dans la prononciation , mais feule- 
ment dans la (Jiprttité: // entend, ilfem» 
ksfensj prononcez, il entan, il fan. la 
fani. 

En , précédé d'un i ou d'unir , a le mfr 
me fon , ou peu s'en faut, que inj c'ed It 
fon nazal de l'f .• prononcez la dernière fj4t 
hbcide payen & de rien , comme celle de 
àrin. Ce fon fc conferve le même au plu- 
^^^ • ifipayemj, Us biens . Us riens. 
. Mais fi ien eft fuivi d'une autre confon^ 
fie que l'i, il prend le fon d'an .- client. pa^' 
Itef/ ; prononcez , cUan . patian. 
. La troifiemc perfonne finguliere du prc* 
icrtt des verbes en enir. eft exceptée de 
cette règle : Rtien^j il vient; prononcez à 

feu près, comme fi Ton écrivoit, il iùents 
yiimt. "'' 

JFrf fuivi d'une autre n. perd le fon nazali 
& prend celui de l'i ouvert : ennem . ga-* 
renfle. que }e prenne; prononcez , èntnû . ga>^ 
rhe . que je prène. 

Ennuyer, ic fes dérivés enrntvantt ennuyeux^ 
ittmâ. font une exception à cette règle; 
|)rononccz , anwyer ^ tf nui , âcc. 

Comme dans les autres Langues on ne 
connoît point les font fimples du nez , an, 
kn. Sec* dans les mots pris des Lances . 
étrangères, nous devons donner le fou 
\ C ij 





lîâturcl de l'f à cette voycle , quoique luivie 
d'une m ou d'une n : Emmanuel^ /4^amcm-^ J 
non > Enn/wi /&c. Prqnpriccz les e coiT>me 
s'ih étoioht devant une .autre Conlorine 
qu'une m ou une ri. Cette obrcrvation pour-, 
roit s'étendre' plits loin ; peut-être même 
fur toutes les lettres , comme je l'ai dit. 

Eu* bu (Eu , ont tous deux k nricme fon 
fimplc ; & ce foji approche, bcaucottp de , 
celui de l'c jgnuet, qui ce]^cnd:..n eft plus 
foible & plus fourd que çel.uid'êu: bturre^ 

feu , vœu yfœur.' • ' ^ • ^ . 

Comment faire connoitre; par écrit la 
différente prononciation de .c^s mots^ jeûne 
d'EgUfe & jmnehommé }ftrpu€ur^ 
Je me contente de rembarquer cette difi'é- 

' rehce^ tits-fenfiblç pour des oreilles Capa- 
bles de l'appcrcevoir. ^ , . 
Vs ou Ix qu'on ajoute au plurier de$ 

' noms qui finiflent par ce 'fon fimplc, eu 
ou ceu. rendent la finale longue :feu y feux; 

y(zu. vaux. ^ 

' On emplovoit autrefois les deux lettres 

eu dans bien àes mots , qu*on écrit aujour- 
d'hui avec un u fimpie ; tels que les prété- 
rits, lesparticipes&: les mots /ormes des 
Verbes : Exemple ,7/ Tf-eur \^.vm . piqueurej 
fowr.Hf^ut.pu, piqûre. ^ 
Pour heureux, quoiquic dérive de l'ancien 
' mot heur^ plufieurs en retranchent le pre- 




•■■ > • 



K, 



Pï LA Pl^ÔNONCîATrOK. f^ 

ijîîer e: d'autres en plus grand nombre con- 
servent c^te; & je crois que c'ell la meil^ 
leure prononciation. 

V Europe ^ EuJIache ^&c d'autres mots fem- 
hlables, s'écrivent tpujours avec Ve ; mais 
il y éft muet dans le difcours familier : pro- 
;iionce>, j Urope^ UJlache. ^ 

C'ell une véritable innovation d'écrire m 
& H ut aY^our eu 6c ll'eut j participe &: paflfé 
défini du verbe Avoir. Auflî y à-t-il peu de 
perfonries qui écrivent ces mors fans l'e^ 
quoique muet dans la prononciation. 

Oi , eh tant qu'il eft une diphtongue im- 
propre , fe prononce en t très-ouvert : Je 
cûnno\s^ yîngioij; prpnoncéz, je connès^ 
Angles. 

Les moiSy endrok^^ifroii^ étroit , droit; 
adroit ^{e prononcent en <? ouvert dans le 
difqij^rs familier ; endtx^ a frh Dans le dif- 
cours foutenu , ils prennent le fqn del'o-i; 
tndro'è ^ fro-i^ dro-è\, ôcc. 

Droit ; lorfqu'il eft fubftantif & fignifie 
Jus], fe prononce toujours en oi^ aufli bien 
que y^/Vj/iyi/r-//, qui fignifie y^men. 

Les V^erbes , croire , connoUre ^ paroUte, 
le prononcent , crère ^ cànnkre^ paritre j dans 
tous leurs rems , aulTi bien que crêître > fur- 
tout dans fon participe : on ne dit Cro-ef- 
fant ^ qu'cp parlant œi Croiifant de la 
•Lune. ; •' '^ 




€i 



'r 



Traita 




T>E LA PrOKOKCIATION. 69 

Jj^nn^r rvrinr r<» » !•» cyi-rirrah^ . ni if» l^< rf\r\^ 



^r 




J4 Traité 

Quelquci-uns cepyidant ne fui vent point 
cette règle dans la Poefie & dans le difcours 
foutenu , pour ces deux verbes croire èccrd-» 
"xrevils prononcent ^lors çro-ère ^ cro-ètre. 

N(ry€r^ s'écrit auflî neytr; mais de*quelque 
manière qu'on l'écrive , il faut toujours pro- 
noncer Wfyer. fi ce n'efl qu'on fût obligé de 
rimer avec ena/tjyer^ ou avec d'autres mots 
•^ui fe prononcent comme ce dernier. 

Euphorbe vous a feînt que je fn*qMls m^/^^ , 
, 0e crainte qu'après moi vous n'euuîez envoya» 

Prononciation de n. 

La voyele I a la même prononciarion en 
François , aue dans la plupart des autres 
Langues vulgaires ; inais elle mérite qu'on 
feffe à fon fujet les obfervations fui- 
.vantes. ' -^ 

Vi fi^ivi (f une n ou d'une m dans la mime 
fyllabe , prend le fon de l'e ou deT^i ^ & fe 

Jirononce comme en à la fin du mot paym c 
adin , dejlinj divin ; prononcez , badain ^ 
dejlain ^ àvain , ou baden ^ deften ^ diven \ 
ians changer l'e en a. 

Quand îm ou in commencent le mot, & 
outils en forment la première fyllabe , le 
ionden nefe change pas en celui de l'e, • 

inipcffibUAtréu^ impuiffam/imérieur^ ingrat, 
indolence. 




DE LA Prononciation. f^ 

Il faut en excepter les mots d'une fyllabe^ 
&.même ceux de deux, fi la dernière eft 
compofée d'un e muet : înde^ rimire^ vin; 
«prononcez, Ende^ tembre^ yen. 

Vij dans Inde & timbre , fe prononce com- 
me un c> parce que ces mots font cenfés 
d'une feule fyllabe, à caufe de Te muet qui 
forme la féconde ; mais dans Indien 9 ihdigàp 
timbrer a j'i fe prononce dans toute fa force» 

Prononcez de même Vi àc vïnma^ àa 
verbe venir , tirifi que de fes compofés; 
Kim convînmes, devînmes ), f revînmes s re- 
yinmes. 

Vin dans inghbo^ infoUo\itt/mi[t^ &c. fe 
prononce encore de même» parce que les 
deux mots font cenfés n'en faire qu^uft 
compofé. 

La règle que nous venons de donner fur 
fin ou im au commencement des mots, n'eft 
pas univerfellement fuivie. La prononcia^ 
tion de tout le peuple de Paris » & mêitie 
celle de beaucoup d'honnêtes gens , y ell 
cxpreffément contraire; mais c eft l'exaâi- 
tude qui fait Tufage, & non pas Tabus. 

L'i devant deux m ou deux n ^ foit au 
commencement ou au milieu des mots , fe 
prononce toujours comme un î^ & non 
,^azal ; avec cette différence , que la pre- 
mière n efl; mu'ettc^ & que la féconde fe 
joint a la voyele fuivantc > au lieu que les 

OA, ; ClJÎJ 




76 TRAlTé 



A- 1 




DE tM PkONONCIATION^ 71 




^k Trait* 

oeux m fc prononcent : Exempl^mmoderé^ 
iminolery immodejlej mnombrableÇ innocent ; 
prononcez, 'ur\modcréy immo/er, immot/e/?c, 
inowhrable y mocent. 

Obfervcz qu'il y a me me certains mots, 
ou les deux n fe prononcent : Tels ibnt m- 
noi^er , innovation. 

In &c ain , ou inte & aime , n'ont pas abfo^ 
lument le mcmc fon. Cependant les Pari- 
fiensles font rimer enfemble. On les appelle 
pour cette raifon rimes Parificnnes. Ménage 
difoit qu'il nç les blâmoit pas , mais qu il 
^ n'eût pas voulu les employer. 

Im e(l aufli nazal ; il faut y faire fentîr 
Vi , & ne pàs^changer l'e^en a : Prononcez , 
tien y rien f comme ils font écrits, & non 
jComme le peuple de Paris , ben, ren^ 

Prononciation de {O, 

L'O , par fes deux prononciations brève 
ïc longue, rfipr'éfjntc Vco & l'o des Grecs. 
L*Omega fe prononçoic cqmme deux o; & 
Vo long des François occupé le tems de 
deux voycles brèves : AJre, cite, pojer, longs ; 
pojle y obélifque , foLy brefs. 

Aucun Grammairien ne marque, que dans 
la Langue Franço'ife il y ait un o ouvert , 
& un fermé , tels qu'on lesfenc dans plu- 
fiqurs autres Langucs/urtout dans Vltalion. 




DE LA PRONONCf ATrOV. j7 

Torra qui fignifie m/ic ToMr, a To fermé; & 
wrre ,. verbe , qui figniRe prendre y z l'o ou- 
veh. Jô crois reconnoître aflçz les mêmes 
fons dans h François ; mais je^laifle à des, 
Auteurs plus expérimentés le foin de nous 
les faire remarquer. 

L*o joint k une m ou à une n, a ordinai- 
rement un (on fourd. Nous en avons parlé 
en traitant des voyeles nazales : ton, bon ^ 
&c. . 

L'o fui vi d'uf. e , foriîîe feul une fyllabç , 
comme dans potme , poëjie y &c. 

* Dans les mots où Vo eft fuivi d'un e 8c 
d'un M, les trois voyeles enfemble fe pro- 
noncent comme eu y dans/èw & dansjei^.* 
baufy tpuf; prononcez , beufy euf. 

L ne le prononce pas bien fenfiblement, 
lorfqu'il efl devant ei : otil ,^/Zkiej* ne pro- 
noncez pas e'dy ni âly eilladei comme eit 
dansyo/e/7. 

Dans la I renonciation foutenuë , il vaut 
mieux faire fentir Vo Un peu davantage. 

On écrit encore ïo dans Oedipe, a:conomie; 
mais on ne l'y prononce point: on dit, 
Edipe ^ économ''e j S>^c* 

Ôi^ fe prononce tantôt comme un^^ 
comme dwn'^ je parlois; tantôt comme oè^ 
comme d^ns je boisj ainfi qje je l'ai obfervé 
ailleurs. 

Au &: eau ont le même fon que Yo^ ainlî 

Cv 




nt 



Traité v 




-i^' 



TfÉ LÀ PkONONCIATIOK. 7| 




y 



^ < Trait* - 

qu'il a été dit : Beaume^ paume ^ beaucoup } 
prononcez , borne ^ pâme ^ bocoup. 

Je ne connois que deux mots François ; 
dans lefquels eau forme deux fyllabes , & 
où Tf fe prononce féparé à'auj qui a le (on 
de Vo. ées mots (om fleàu^ flagellum^ 8c 
preau; prononcez, fie^Oj pre-o. 

Au , eft communément long : hautçur , 
paume. Eau final eft toujours bref* chapeau, 
veau; prononcez , chapo^ va. Mais cait final 
eft long, s'il eft fuivi d'uii/ou d'un *••• 
veaux, chapeaux ; Sc'xl eft même toujours 
long au commencement & au milieu d'un 
mot t beaume, beaucoup. 

1 

r Prononciation de TU. 

C'eft de toutes les Lettres , celle dont la , 
prononciation embarrafle le plus les Étran- ^ 

Sers. Ce n'eft ni Vu des Italiens, ni celui 
ci Anglois oirdes Allemands.^ Je ne puis 
en dire autre chofe, finon que pour le cort- 
Aoitre , il faut l'entendre prononcer, 

"Il m'eft venu dans l'efprit , aue les La-« 
tins pou voient bien avoir ce Ion comme 
les François. Les anciens Grammairiens 
aous apprennent en effet, qu'à Rome on 
prônonçoit différemment Vu dans optimus & 
dans bonus. Je fuppofe que cène difFérence 
confiftoit dans le différent fon de Y ou Se 
de Vu. 




DE LA f RONONClATI^fV. S9 

Les Italiens en général ont gardé le pre^ 
roier fon ; & les François avec quelques 
peuples d'Italie , comm<5 les Lombards t 
ont adopté l'autre. 

Pliifieurs raifons m'engagent k embrafïèr 
cette fuppofitiôiv Mais jJcjur ne pas faire icî 
une DiflertationAcadcmiqué , je me con- 
tenterai d'obferver , que len Françpis pro- 
noncent tantôt OH & tan^t tf, dans les mots 
qu'ils ont pris du Latim^ Ils oifent, bouche^ 
bmUir , boulU, de bucca . bullin , buUa ; & 
pudeur, puberté, àtpudor, pubtrtas. 

Il femble eficorc y avoir dans le Latin , 
ainfi que dans l'Italien , une efpece d a li- 
fluide , qui fe fait fcntir dans quatuor , (met- 
jitus , quintus , quum , Sec. Je ne fcai ii la 
même chofe ne fe rencontre pas dans ces 
mots François , gmfe , guenon , aiguUkj, ai- 
guillon, aquatique, écmiewr. 

l^ voyele u fe diftingue en brève & en 

' fonguc, & fuit en cela les règles communes. 

Ainfi dans jWie ,. Vu fera long , & bref dans 

butte. 

De la voyele u, (t forme le fon nazaf 

^fn , tel qu'il eft dans la dernière fyllabe de 

commun * quelquun , qu'on prononce prcf- 

que comme fi Ton. écrivoit commcun . qud- 

quewn. ^ 

Les féminins des adjeftifs tewminés en 
un , gardent la même prononciation. Tels 

Cvj 




_ A 




r.'à. 



y* 





^ 



'■S 






». 



<>o Tr AIT*^ 

font les roots que nous venons de raporter : 

prononcez , mm ^ commeune > quclquetine. 

Les mots- Latins qu'on a tranlporrcs en 
entier dans la Langue Françoill* , & dans 
lefquels fe trouve nm ou un^ changent dans 
la prononciation ces deux iVltabw^s en on* 
AinG on doit prononcer un Te Deon , un 
fàEloton , unfaâon , quoiqu'on doive tou- 
jours <*crire un Te Deum^ unfdcloium^ un 
faSlum. 

Ou eft un fon^fimple, qui n'a de com- 
mun avec r« & Vo^ que les caradleres pac» 
lefquelson l'exprime. Ceft I'm dL^sIraliehs, 
& de plufieurs autres peuples d j TEurope» 
Au relie , il èft fufceptible pour la quantité 
des dillercntcs prononciations des autres 
voycles. Il e(l,bref dans toute^ & long dans 
§rout,e. 

Prononciation de lY* . 

LTT eft une feule figure, qui tient la 

5 lace de deux voyeles , c'c(l-à-dir<^, de 
eux f , que Ton doit, concevoir comme 
bien diftinds dans certains mots , quoi- 
u'exprimés par un feul carafterc. Ainfi il 
ut prononcer /?^jj^ Ç^ijc'"-» comme fi Ton 
écrivoitpoi-ij- cjjai-ier^ c'cft-à dire, pe-u^ 
iferer. , 

On ne doit f)oint lui fubdituer un i tré- 
ma, c'ell-à-dirc , un ï avec deux points 
dcilus. 




i 



^ 



1 



,*»-• 



DE LA PrJ^OKCIATION. 6l 

Cette manière dWrire changefoit la pro- 

. tioriciation de ces deux mots en pais^effa-ier, 

comme on dit Aïeul. . ^ 

* On ell partagé fur la prononciatioa , 

A^.ayons & d'ayant. Les uns difent , à-ions^ 

a-iant ; les autres prbnoncei^ti, e-'ions ^ e-* 

'iant. Je pancheroilvobnticrs pour les der* 

niers. 

En effet Y y n'étant autre chofe que deux 
u a ayons ^ ayante do'wtni avoir la même 
' conionnançe , que ai-ions^ ai-iant. D ail- 
leurs la prononciation de rayons Repayant 
en re ions Scpe-iant, femble fixer celle de 

(^ons & ayant. . 

Quand cçtte Lettre ^y fe trouve au mi- 
lieu d'unmot , fans être accompagnée d'au-, 
cune autre Voyele, ou à la fin a^ian mot, 
elle n'a que le fon de fi fimple : Jyllabè , 
fyntaxe. ejjay. Roy, ne fe prononcent point 
autrement, que fi Ion écrivoit, //We. 

fintaxe^ eJJ'ai . Roi. ^ 

Les pariifans de^l'ancienne orto^rarhe 
croyent utile, de garder toujours \y dans 
CCS mot^& leurs femblables. Dans les pre^ 
micrs , pour mariquer féty mologie , &: dans 

* fés autres, pour fermer l'infinitil & l'adjcélif 
par raugmcntation d'une f.uie lyilab.*, ef- 
fayer. d'cjjay r Royal . de Roy ; ce qui ne 
pourroit pas fc faire , fi Ton écnvoit cjjai^ 




^ 



^ 



«_ •_ 



A 



Cependant malgré ces raifons qui pa* 
roiflènt aflèz plaufîbles , le plus grand nom* 
bre dés Écnvains n'emploie aujourd'hui 
l\ Que dans les mots , où il tient la place 
de deux il. ' . 

Une remarque cffentielle, quoiqu'elle ne 
foit pas une conféqpence de notre règle, 
cft que Vy ntf doit jamais s'employer devant 
un € féminin , où il n'a d'autre ion que l'i 
fimple. Écrivez, employer ^ jcytux ^ mort'* 
n&yeur\, parce qu'on prononce cm/?W-«er^ 
joi-ieuXa nwnnm-ieur ; 6c f emploie ^ jem^ 
plmeraia ioie^ monnoie ^ parce qu'on pro- 
nonce , j emplcè j femploèrai ^ joie ^ mohnèe* 

L'ufage confcrve encore IV au commen- 
cement de quelques mots. 11 n'y en a pas 
deraifon, que jefçache : cependant écrî- 
irez comme les ViUtTeSyyvre^yvreJJe^yvrognejr 
yeux a yvoire. 

Il eft cependant mieux d'écrire ivre ^ 
iyoire ; mais yeux conferve toujours Vy. 

Des Diphtongues* 

Si l'affemblage de plufieurs de ces voycles 
dont nous venons déparier, ne forme qu'une 
feule fyllabe, en conlervant le fon des diffé- 
rentes voyelcs , on l'apelle Diphtongue , 
ou diphtongue propre, comme dans coeffe^ 
Dieu. Mais Ji ce concours de voyelcs forme 




DE LA PeONÔNCIATIOÎT. '^J 

plus d'une fyllabe , comme dans hdit^ pré- 
V deux j ou qu il déiî|;ne ûo fon fimple & uni- 
que, comme dans ai ^ oa ^ on lui donne le 
nom de diphtongue impropre, oudiphtpn^ 
gue aux yeux/T ne Tétant pas i l'oreille. 
Cette remarque eft effcntielle à la pronon- 
ciation. 

Ce qui rehd difficile cette pratique , cft 
10. que fouvent les mêmes voyeles qui for- 
ment une diphtongue dans un mot , n'efi 
forment t)oint dans d'autres. Oi, par cxem- 
-s pie , n'eu pas diphtongue dans jejfaj/Sw;, & 
lien eft une dans voir. 

2^. C'cft que les mêmes voyeles qui for- 
ment la diphton|rue dans Je djfcours fami- 
Iftr , parce qu'elles fe prononcent comme 
une (eule fyllabe), ne la forment pas dans 
ia poéfie & dans le difcours foutenu , oii 
elles fe prononcent en deux fyllabcs , Utrrt^ 
yiolmt ^ précieux ^ icc. 

Dans ce fécond cas , il faut, en lifant de 
h Profe , couler doucement fur toutes Ici 
voyeles qui forment la Diphtong;ue , & ap- 
puyer au contraire fur la pénultième , en 
ifant des Vers : 

CéUhrons à jamais (êi bînnfiiifs prfcvW. 



V 



^i 



è 



ri 



Les Grammairiens ne conviennent pas , 
cnfemble du nombre précis des diphton- 




S\ 



v)' 



.. i'^. 



^^u^t. 



, ; 



f 



^-« 




lA 


Jiacre 


n 


fiel 


|EU 


Dieu 


lO 


/ aElion 


OB 


>^ poJU 


OI 


gbire 


ous 


jouet 


OUI 


OUI 


Vï 


bruit 



I 

-h 



*^4 ''^ Tr Aîté 

gucs. On verra dans la fuite pourquoi nous 

n'en admettons quç neuf, qui font celles-ci, 

ViarL 

pitié. 

Monfieur* 

vioL 

' Rot. ^ 

amadouer^ 

réjoui. 

puifque. 

•V •■ '■ ■ . ' 

Nous avons rcmarqu<5 qu'il y a des mots, 
oh les Diphtongues ceflent de Terre , & 
forment deux fyllabes dans la prononcia- 
tion ;ion &c ff^par exemple, font de ce nom- 
bre: prononcez , puttji er^ hardi-ejje^ pri-ons^ 
pôrti'ons ^ verbe ; car les portions ^ nom , ne 
forme qu'une fyllabe. 

On peut faire à ce fujet une obfervatîon 
générale ; c'ell que touicJfles fois que deux 
voyeles font précédées d'une I où d'une r 
à la fcite d'une autre confonne , elLs ccf- 
"^fent d'être diphtongues , ^ {: prononcent 
féparément; comme dàn^^fuppU-ant . ri^i-eres. 

La Poéfie admet au fujei des D.phton- 
gues beaucoup d'autres exceptions , qu'on 
peut voir dans les Traités de la Vcriifica- 
ition franjoife. 




DE LA Prononciation. 6s 

\ Nous avons parlé ailleurs d'o/ ^ non com- 
me diphtongue , mais comme formant le 
fon fimple de ai . ou à'è , comme dans pa- 
rtttre > connoître ^ &c. 

Mais dans Roi . gloire . Chinoh . on ctl- - 
tend diftinclement deux fons fuccciTifs ; 
celui de l'o d'abord , & enfuite celai de ïè 

ouvert. . j . 

Les noms de pays ou de nation doivent 
fc prononcer en oh: Gaulois^ Suédois^ 
Danm . le Valois . le Fer'rarois ^ le BaroU ; 

i)rononcez , Gaulois . Suédois^ Danois ^ Va^ 
ois^ Ferrarpis j &CC. 

L'exception de quelques-uns de ces 
noms , que l'ufagc a voulu qu'on prononce 
en èsf ians o^ comme An^^lois^ François s 
&c.ne doit pas faire changer l'orrographe 
ordinaire pour j4nglais^ Français ^ ôcc. 
Deux ou trois Auteurs modjrnes ont cc- 

f)endant voulu introduire cet ufage dans 
curs^écrits. , 

Il ne faut pas imhcr le peuple de Pans , 

2ui prononce fcoa^//7oai> pour lois^ pois. 
)n doit f/ivre la règle générale de pro- 
noncer tous les monofyllabes en oèji^J] Y 
en a un petit nombre d'exceptés , qui fc 
prononcent fimplcmcnt en c^ mais aucun 
en oa^ 




^^r^ 



r 




66 



Des Conformes^ 




i 

Acres avoir parlé des Vbyeîcs conCdé* 
rëes leparément, ou joiilrcs enfeir.ble, coiiv 
nie Diphtongues , il nous Tcfte à examiner 
ce oui reçarde les Confonnes. 
\ On doit fe rapelJer que j'ai divifé cet 
dernières en foiblcs , en fortes, en liquides 
& en mouillées y nous en réitérerons ici 
Tarrangcment. 



Faibles. 

B 
U 
D 
G 
Z 
J 

LiquiAts, 

M 

L 



FoHtu' 

F 

T 

CM 

Mputllées» 

. GN 
IL m ILL 



Mais en examinant la prononciation de 
chaauc Confonne en particulier, on luivrt 
fordre alphatétiaue ordinaire. Ceux qui 
fofît accoutumés a cet ordre , trouveront 
plus facilement la lettre qu'ils chcrchcronu 



i: 






; 



DE L>i PrONOKCIATION. ^7 

Il cft néceiïâire dans la prônoncîatioh 
foutenuë , de faire fentir la Çonfônne finale 
fur la voyçle qui commence le mot fuivanti 
Ainfi prononcez : 

La gloite iv»<^es apas qui f^avent éblouir» 
delà iaçon qui fuit, 

Jta gloi-r'a dc-z'apas qui f^javc-tVblouîr. 

^ Mais dans la converfation , il faut éviter 
une certaine exadlltude , qui pourroit allcf 
lnfqu'i r.affcflarion. On peut dire : ils von 
àRffwe^ dafptElact incroyables^ des plaifîr 
infinit ; au lieu de ils vont à Rome^ dafptSa* 
des incroyables ^ des platfirs infinis. 

Pour les mots intimement uhis , je croîs 
qu^en les rronorçant , il vaut mieux faire 
(entir les nnales, quand on le peut fahsaf- 
feÂation. On en trouvera pluficurs exem* 
pies dBns les termes mêmes de cette reçle. 

Le p^ le (f > le r & IV ^ font fou vent rois à 
li fin dés mots après d*autrcs Confonnes, 
feulement pour marquer le nontbre, ou pour 
iiftinguer le mot , mais jamais pour déter- 
miner la prononciation. 

Ceft pourqi^oidans un mott)ui aurt tprès 
k voyele de fa fyllabe finale une ou plu- 
fieurs Confonnes , on ne prononce que U 
première : Exemple , prononcez , lesarts^ le 
tenu ^ le corps ^ comme s'il y avoit feulement 
Ifj ar^ Utenh U cor. 



^ » 








69 ''>v^:.: ,Tr A ixé ' ..-^. 

La dcrni^^rc corrionnc fe fait feulement 
fcntir fur la vovcL* qui commence le mot 
njiv^nt : le terris cil beau ^ les arts en France ; 
pfi>iioncc;z: , k tem-se]i teaua les ans en 
France* 



D 



Les Con^onnc'5 peuvent être iniriales;, 
in(!yiales o;i finales^ ^9 ^ **" commence- 
ment d*un mot fç pronoilce toujours connue 
baAeaùi^bo^bu. 

Au milieu d'un mot , Ik à côté d'une 
cônfonne forte, Icidoit auiTi djvenirforr^ 
&(e changer par confcquent en p, cjui c(l 
la çpnfunne forte qui lui icpond. On pro- 
nonce cbfcurcir., r»//rui^ comme s'ils ctoient 
écrits opjcurcir, optus, Quintilien a remar- 
que, que la m une chofe icfaifojt en Latin,- 
où l'on dit , fcrlLo : J'crlnfi j^Jcr'iptutr. , 
-<^. A la fin des mtns^k^ b ne fe prononce 
que dans Rmdoiib^ & daj)s tous les noms 
propres : Joah > Jacàb^ AloXb , Oreb > mais 
toujours comme un p ; ou 11 Ton veut s*cf^ 
ibrccr à prononcer le i> il faut nécnaire- 
nient v ajourer un c muet, &:ikvc Jacobé j, 




Aloal^j Orebe. 
J'ai dit 



que le b fe prononce ;\ la fia diî 
tous les nfoms propres : la raifon en ell , que 
tous CCS npms Ibnc ctrangerb j v^ Ton pcuc"^ 



r»E LA Prokokciatiô^. (?9 
donner pour re;;le générale , qiie les con- 
fonncs finales des noms propres étrangers 
fe prononcent preique toujours : Achab ^ 
Ifyc j Da/iâ^ Koterdam^ Alep\» Darius ^ 

Dan^ la prononciation ordinaire , le b fi- 
nal fefait l'entir fur Ja voyel^/du mpt fui- 
vant : Jacob ejl mort ; prortoncez !, J^cd b ejl 



mort. 



<!\, 



Suivant la remarque que nous avons faite 
des Lettres fortes ë^ des^ Lettres fojbles, le 
b eft un p prononce foibiêmcnr ; & le p n'eil 
autre choie , que le t prononcé fortement. 
) Les Allemands , comme nous l'avons dit 
ailleurs , ne dillingùent ces deux conlbnncs 
que par les noms de forte &: de foible ; 6c ils 
prononcent fouvent pon pour io/z ^ pulais 
^wr balai f. 

Le b a encore beaucoup de raport avec 
IV confonne. Le Gafcon ait boir pour poîr, 
ben^fer pour venffer ; & (quelque peuple 
dltalic dit même boto\, hoce^ pour voto &C 
yoce. . • 

La même chofc fe rencontre parmi les 
Grecs , puilque Ton nx'ft pa? encore d*acr 
cord, fi la féconde lettre de teur alphabet 
' doit fe prononcer bu*:, ou vita^ h.r«^. 

A l'égard des Latins , le bon mot raporrc 
au fujet de l'Kmpereur Bonofe , grand bu* 
veur , lait allez voir, que parmi tuX Téqui- 



•«> ... 








inaoience* 



o 



joini a la voycie luivante, au iieu que tes 

- ' Y"» .... 



76 ^ TjRAlTé 

voquc ^toît commuhè entre les deux lettres: 
Non ut vivat mut^s ejl, fii ut bihat. 

Au:rcfte la figure b eft prife des Latins ; 
ceux-ci Tavoidnt tirée des Grecs , & lei 
Grecs dbs Phéhiciens. Je parle du B mah 
Jufcule , qui e|l abfolument femblable au 
grand Btta^ ^\r»3 c'eft la vraie pronon- 
ciation. 

Pour Iç petit h^ étant renverfé de quatre 
différentes manières , il forme , comme on 
voit, quatre I^ettres différentes j 

*> f ■•■:■■,-:.■ 




[ 



-Cette Lettre fe prononce différemment , 
félon les voycics devant lefquelles elle fe 
trouve. Il paroît qu'elle fuplée au <^; elle 

Fourrôitdc mjême fupléer à la'.Lettre y ^ fl 
on vouloît fuprîmcr telle-ci. . 
Lee devint Mt\a^\xx\o & un u^ a le fon 
du iL* qui paroît ^tre celui qui lui eft pro- 
pre; Camu/t c«^wge>cimfr; prononcez^ 
Kamuy^ kôurage^ k^tvier,' 
^ Mîiis devant l'i & IV. il pfend le fon de 
ly forte: Civil j celer j exctUerj prononcez > 
jivd* fiUrj exfîlkr. 



î 



DE tAT PkONONCIATIOÎT^ 71 

Le c devant les C on|pnncs-a toujours le. 

fon du k ^ comme devant à^ 0, w: pronon- 
■ c^ i 1w€uferj kj^in ' 

v< Oh excepte de cette règle Ctiu^. nom 
- propre, qui fe prononce, comme Vîl étoit ' 

écrit par un g ; .GWfc- 

Dansyârrer/dansykon4,&; dans tous leurs 
dérivés, le c prendauffi le fon d'un g.fegtets 
fegond. Ségre^in.figqridkr, &c. Il faut cel 
pendant les écrire toujours, par un c..*^ 

Le fccond c du, mot Cîcoj/ie fe prononce • 
encore comme un g; plufieurs même ne 
1 -écrivent point autrement ,Gg<ignf. ^ 
r^Gn a remarqué , Que lec devant la lettre 

«C^u de vanr une dip^ngue ,.jî'a pas le fon 
fi dijr, que devant l'a & 1 p : Curieux. émôL 
cuinUfè. \ ' ^ • # * 

^^ Xjuand le c eft cédille de cetwfeiçdn/,^ " 
M psutûut lefon dejyfoitc,c*eftià-irc,; - 
de celic q^^i commence leé mot» , côiûrne 
CAnsfenfhr. Ainfi en^(Uçaj gàrfcn.Scc. dot 
jcnt fe prononcer m-Ma, garfon. Le eue < 
fc cédille que devant flyo. M. . 

Pour le c iîhal , U fe prononce fortement 
àlafih dcDrefquè tous lés mohofyllabei; . ^ 
^^hm^choc,cr(Kjfr(K,^ 

-f* -.■«■■ ; . '/•■•'•. 

-Il^y a auflî (Quelques mots de plufieurs 
^ ftrllabes , à la fin delquels le c fe prononce 
fortement, ç^HimeMic. £iwc.;Lamw. 



Y 



* • 



• « 



V-. : 



■j^- 




J 



fci,w4A*i*»w4WAWU A^vlli^UW;)^lUllUUL Udllil AtaUWll* 






»WPPP **,■-■• mm 



rm — A^^ ^» 




«72 A Traité v 

. Le c d'tfm > ne fe prononce que devant 

un mot qui commence par une voyele , ou 

étant à la fin d'ujne phrafe : Il lui parle avec 

' amour. S'il va à Rome . jlrai aw/n'cft pas 

François ; il faut ajourer le pronom lui. 

Dans afpea , clrconjpea . fuJpeB . le c fe 

-^prononce làns k t : afpcc . cirçonfpec. &c, 

& dans contra£l . on ne. prononce m le c ni 







V 



t. 



Pour nfpea. le Pcrè Buffier dit que lei 
liC fe prononce pas dans ce fnot. Il me icm- • 
blc pourtant qu'on peut fy prononcer ; & | 
on I y prononce communément, • i 

Il eU fur que dans cùrreS . dircB ^ exaS^ 
foB > le ^ & le t fe prononcent. 

Dans almamc , arfènic . broc ^ cotignac ^ 
clerc ., efiowac \nuirc, forc^ porc-épk ; tabac 1 
le c final ne fe prononce pas , non plus que 
dans les mots, oii le c eft précédé d'une 
vovele nazalc , lanc^ ibncjjonc. &c. fi ce 
n'ell dans une prononciation foutcnue, U 
cft vrai cependant qu'on fcnt quelque dif- 
férence dans la prononciation de ianc, donCj> 
d'avec celle de ban , don . & les autres, 

Obfervezquc dans donc. L- c doit fe pro- 
noncer , lorfquc cette particule commence' 
une période, ou un numbre de période i 
môme devant une Confonne. Ainfi tfTonon- 
cc/., donc je fuis lioiwre. Partout aflLurs.il 
i;llmuct, ii ce nVU devant une vovele: 
■^ ' ,- » ' . prononcez 1^ 



Tfé tA Pkokonciatiom. jj 

Jirotjoncez, vous tes donc arrivé ^ tnXdàÇmt 
cntfrlec;& vom hc$ don mort ^ Xzni ^to^^ 
:^^bnccr le c. ^ ; ^ . ,^ '- 

Pour blanc tk, franc . le c. rnSnte devant 

Jçll^ne voyele, ne s y prononce que dans quel^ 

vjiies phr^s: Dw blanc au noir . franc & 

^é'^u^ franc Archer^ franc, étourdi ; ftb^ 

^mcc2 ^ du Slan-ltku noir. frah-ICjù' quitte^ 



quitte, 

^%i^c final; 

|i|èleiui vante, telle qu'elle (bit, doit 
Kpiilours ft prononcer comme m kj -exem- 
^idutàhcîxc^t. un franc aninralf 
|#(i^ncezr<{u taha-KjfxuWmt.unfranA^àni' 
'01^ Ce' qui doit convaincre. « plus en 
^•"^ V qu'en François , la nature <j|ù c cft de 
la place du 4- / 

C 



i 




/ 



m Le$ jLatîns ont exprimé Iç j(bn fimple 

^G^^ deux caradcres ch; 

Icfloiis les avons reçus des Latins. Ainfi 

ik doit fe prononcer comme un k dan$ les 

^loms propres Grecs ou Latjns, & dans tout 

fci autres mots qui nous viena,ent du Grec t 

prononcez , Bacchus . Chafon^e ^ compe fi 

Cfi mots ^toient écrits JBodl^ , Kvfon^e^ 

te iinfi des autres. 

L'augmentatif Grec m^u cft devenu fi 

D 



/ 




v^ 



s 



■^ 



^mm^mimmm'mmtmm^m^ 



XX X 

confiftoit d^8 le différent fon de Y ou de 
de r«. 



un ^ gardent la même prononciation, lels 

Cvj 




./ 



^i 



;('' 
^^s 



T Traît* 

commun dansla Langue Françoîfe.au^î»^^ 
ne le prononce prcfqueplus arki^ félon Ja 
règle , mais archu Archiépifeopal en éft ex» 
cepté; il fe ^prononce encore comme s il 
itoit écrit ark. par un k. quoiqu en penfeun 
Grammairien modcme, qui dit le contraire. 
MMArAtyiqm^ Atdàptitrt^ Amidiaerts, 
prononccîE ces mots comme ils font écrits. 

Ch^ dans les mots entièrement François, 
(c prononce comme un/ gras : acKèury co^ | 
ifioni prononcez fortement, ajeter , cmon. t 

Au commencement des mots , ce fon &| 
prononcé encore avec un peu plus de force, 
qu'au milieu : CWa&r^ çhercfer. chakm 

Quoique l* précédée du e ne faffc dans 
certains mot? aucun office de prpnoncia|îott 
devant les cpnfonnes , ou devant les vpyc» 
Icstf^^^M^onne doit pas la retrancher 
dks mots , Chaur d'EçUfc, Chrime . Szcrp^ 
ihent , pour ne pas taire une équivoqut 
avec utur dTiomme , iccrtmi de lait, Dafli 
ces mots , tinfi que d^ns Chrijl * le cft r 
prend le fon du fe * 

Le fon du ck eft mouille , de quclqui 
voyele que ces deux lettres foient luivicsl 
Orner ^eharmtr^échauffhr^ icm ^ 

Chrticdiin fe prononcent de même. Jt 
fais cette remarque, parce oue le/c d» 
lulîcns , qui forme le m^c fon que le 4 




'^li 



iw. 






, , Ï>K .1*^ l^OKONCUtrOK. ^f 

les François, ne fe prononce de la forte, 
làu'autant qu'il eft foivtd'un i ou d'un e/ 
Scentare^fiiamo.fiioltà. fourfca.fco^feu] 
as ne prononcent pas c&i, cho.chu^ mais 
4e la même manière qu'on prononce en 
François feasfco^fiu, dans les mots.Sçt. 
^mnmke ^ excommuniée mâfcuUn ; Scam^^ 
linifcia e txc9mmumcare e m^cuUno. 



;a 



M'- 



D 



'M' '''.■' 






'ia 



•M. 




' f #^ commencement ou au milieu des 
pbts , cette Lettre garde toujours (à prô- 
^ ^^Jionciation ordinaire : ànets badiner. ' 
; Elleconferve fa prononciation dans les 
mots , lors même q^u elle eft devant une 
Nconfonne : adniettre, adverbe . adjeBif. Audi 
fola|e retranche-t-il prefque toujours au- 
jourd'hui le i dahs l'ortographe , lorfats'il 
•e fe prononce pas. On écrit Ayocof ^ avis^ 
|c non pas Adyocat^ adp'u, comme on faifoit 

i' autrefois. 

Régnier Defmarets prétend , qu'il n'y aie 
*ju adyerbe. adperiiaLadyerbiaUment. adverfi. 
^wâperfoin. aherfiti. dans lefqdels lerf fepîo. 
nonce devant un v.confonne; mais jf eft 
certain qu'adyerfatif. ammàdverfion & kiai^ 
vmajue Aont auffi de ce nombre , ainfi que 
plufieurs autres , comme nous venofts de le 
. icmarquer. . 






» 




•fcvix-i Ull t tl V#" 



ma , c'eft-à-dirc, un ï avec deux points 



dciTus, 



Rou 



Te AI TÉ ■":, 

Le a final ne fe prononce jpoint à la fig 
d'une phrafe: U ejl deja grande vous 'êtes U 
fécond s prononcez , il ejl déjà gratis vous ite$ 
Ufecon. ' 

/ J'en e^epte les mots /que la Langue 
^Françoife % tirés des Langues étrangères { 
Je d 8*y prononce toujours , & touîouiji. 
cômn^e un d ^ quoiqu en difent quelqùos 
Grammairiens: Uavid^ JodA^ prononcet 
ces mots i comme ils font écrits. 

Le d final nefe fait jamais fentir devant 
les mots qui commencent par une j(on«s 
^nne : grand Palais ^ fécond volume ; pra« 
noncelB > gran Palais^ mon volume* '3 

De tous les mots François , lès princi- 
paux dont le il fin^ fe prononce deVjirii| 
un mot commençant par une voyele , foo^ 
ces cinq feulement» grandj fécond^ profond, 
féconde f iMnji / Grand Oratfur , fécond m 
iàks s profond m tout > fécond ami^ quat^ 
btf'imsjfTononcez^^grant Orateur^ féanà^ 
m idées ^ profont m tout ^ fecont anû ^ qu^ 

Remarquez que dans ces occaftonsy t'eft- 
è-dire j lorfque le d final fe fait fentir » il (^ 
prononce toujours comme un r .- grand hcnh 
Jme ; prononcez ; gran-ihomme: 
', Outre les mots que nous venons de rap- 
porter, il y a certaines façons de parler 9 
pi^lc d inHuë par .ufagc'fur.la^ voyeie qui 




^■\S 



m 



"ir 



1^ 



I, f. ** '* P«OH<WClATfOW. ff 

jB (un, en fe chanevant toujours en r • 
qomfflc k verd (fkfic M froid ^U chaudl 
de fond en comble s prononcez ,. le vrr-t'ù' le 
fie .U frôl-i'er U chaud, defon-t'ai combU. 
.; Dans les noms féminins , l'e final fe re- 
«nche dans la prononciation (ievant une 
•J^de i mais le d qui précède cet e , con- 
'^e fa prononciation, & ne ft change 
point en t: gran£ame . grarufétude. > 

. hed précédé d'une n. 8c qui termine 
quelque troifiemeDcrfonnede WndicatJr, 
'ft fe fait pas femir fur la voyeie q ni le fuit s 
iprefflôncer, il prmd un liard.il défend un 
fcwwit^ comme fi on écrivoit^ U preamu 
luri. il déftn un bomnei 
^LS^ «'Pfi qu'on prononce dans la con- 
•erûti^n ; mais.onxîoit; le faire fentir dans 
■ * prononciation fbutchiit , & dire , ûpreif 
HmUard.ildéfen't'unhmtne: 
^Queii lerfde ces troifiemes/perfonnes 
reft pemt prép^dé d'une n, il 'ne doitfe 

tipnoncer m dansja converfition, ni dans 
! ftile foutenu , ni même en Ven : Il mord 
«1 nwfnir ; prononcez ,ilnwr en traître. 
." Dans toutes les troifiemes perfonnes ters 
wnées en d^ dont je viens de parler, foit 
me le d foit procédé d'pne n. ou non ,<ce 
A linal fe prononce toujours .même dans 1» 
•on verfation, lorfque ces troifiemes per- 
tenncs loot fuiyies des Pronoms ii iU, «&> 

. Diij 



; ' ■•■>■■ 



t 



Dieu. Mais li ce concours de voyelcs forme 



i^es urammamens ne convIénnêRf pas , 
lenfemble du nombre précis des diphton*' 




\\ 



tt ' > 




Traîtî 

di/exi ou de là Particule m: prend-iL mori^ 
«Jfc> ripmd-on i prononcez, pren-iil^ 
Tnor-ielltj répcn-tm. 

Plufieurs i^tranchent aujourd'hui dant 
l'écriture le d de bled\, de rnuid, de pied^ 
Ge ou'il y a de certain , eft qu'il ne doit 
{•mais sV faire fentir, & qu'on prononce 
iUl , lorlqu'on dit mettre piet-à terres il f^Ut 
irCi metttepii à terre. 
• J'ai remarqué qu'on pouvoît donner 

ÎOMf règle certaine , que les confonnct 
nalesqui fe changent devant les voyelei ,. 
fiiivantes^ fe chatigent lés fortes eh foi» " 
blés 9 ou les foibles en fortes. Aind on dira 
un gran-t homme ^ des difir-xincàrmus ^ neu^ 
i^Aommef ^ pour un grand hmjfi^j^jiesdeli^ 
inconnus^ neuf hommes* , ÈMJè 

Ce Quiprouye, que le > "^ 
foible du r^ eft que les 'J^i 
Suiflès qui prononcfn|^ipi 
smis, cban^nt ppf |({p % 
teus l'avons çUj aû[ " ^ 
^ Ut difçi^ lliiri 



À!~^ ' :-'^- 



A. 



1. ■ ♦ 












Cette Lettre n'tjjd'i 
fin des mots. Dan^ lèf 
«once» dans d'autres" 
l|udqucfois elle fe p 




?a:,,* 






DX t A PaoïlroNCrATioIr^; 79 

imànaAf^ inâicat^\ &ç. elle fe prononce 

toujours f même devant une confonne, 

ou a la fin d'une phrafc. Mm fief ^ le fi f de 

fiirpere^ un fief admirable. Le fon dçl/fe 

^t ^\xffi fentir au plurier de ces mênp^s 

horos; prononcez, vifsj Jwfs. 

l ^. Il n'en eft pas de nxême ^e ces mo^ j 

\ htuf^ auf^ cen^ nerf^ neuf ^ contmtt de 

y vieux, dans lelquek iftit (e prononce qu'à 

la fin d'une phrafe , ou déviant une voyele: 

Exemple , vpilÀ le cerf*^ voïlà le ba^f. Mais 

'dans ces éxpreiEons du bœuf tendre > un netf 

ée bœuf; prononcez.» du beu tendre ^^^m ner 

^r Dans toptes les phrafes confacréàs i la 
' ' éhafle > cerf fe prononce cerj, fans/.' Exem« 
^ fie, courre le^cerf^ un cerf de dix corps ^ 
^ l^j^f^nces par tout cer. 
,J^p-^iÛérfp0Lmt (ê prononce cer-volant » coiiw 
^;i|rie on prononce ché-d'œuvre ^ & non pas 

Ipans toute lutre phrafe , l^de ioffe 
nonce toujours. Un beau cerfs un eetf 
d prodigïeufement* 
-JIàt% nom$ dont ^us venons de par- 
^vœuf^ éti^s neïfs nerf 6c cerfs àcricnt 
lours muette au plurier, foit aevant une 
.^^ônne, foit à la fin d'une phrafè ; & (i 
C ces mots fe tencontreat devant d'autres 

■ TX • • • • * 

V luj 






> * • 



ftv 



y. 



il -' 



e»ti 



I^uva uv.au wuu' va au ii «1.3 v avclm ivi la ^ vjii w>ij 

peut voir dans les Traités de la Veriillca-: 
tion franjoife, '.' 




fb Tuait* 

qui commcnceîit J)ar une voyéle,onny 
prononce que T/; prononcez, les b(tu-sex^ 
celleîîs^ des a:U's'adjnîrableSj.z\xYie\x àcbiCufa 
aufs s neufs ^ nerfs ^ cerfs. 

Pour içs mots de BailUf &c de c/ef , la 
confonne finale, ne s'y prononce point 
commurîcment ; on peut même les ecriro 
fans/^ baillis clé. 

. L/ dans neu/, nom de nombre , ne fc 
prononce qu'à la fin dune phrafe : neuf 
pÙloles^fen dois neuf; ne prononce:); V/l que 
dans le dernier exemple, 

Nçtre règle fur le changement des con- 
fonncs finales-devant des voyeles, s'étend 
à r/. Çet;c Lettre ie change ^cn fa foible 
devant un mot, qui commence par une 
voyele : neuf hommes^ muf(fdemi; pro- 
noncez, neu-v hommes ^ neu-v^ù' d^. 

Surquoi Ton pourroit faire deux obfcrvfit 
rions ; 1*. que m Langue Françoife a plu- 
ficurs moxs terminés en f, dîms IcfqueU 
cette Lettre tient la place de l'v ^ qui fe 
trouve dans les Langues étrangères d*oik 
ces mots font tirés, Ainfi on a fait neuf^ 
nefs çUfs du Latin noPiUj navis, clàvifj 
thivf^ de ritalicn oxttm . &c. 

a • Que lesnomis adjciïifs terminés pat 
unè/^ changent en effet cette / en v, pour 
former leur féminin. Aînfi lucratif fait lii* 
GFMm i muf^ nsuyc ^ dcc» 





m LA PRPNÛNCIATIOK* ^ fl 



6 



^ Cette ConlJ^ne a l^s mêmes irrégula*^ 

lltés dans fa prononciation , que le c dans 

Il fienne. Le fon naturel de cette Lettre 

t ' yafoît ^tre celui qui fe fait entendre dans 

f'ig^^g^S car diifant e & i, le g prend 
fondu/.- gtL^ je^ jis go^ gu. 
^''' '^ Pour donner au g devant e & i le (on atfi' 
W^ lai eft propre y on y joint unii> cequinit 






il: 



r*'*--; 



rité gui: Exemple f guérir^ guide ^guidon, < 
c* leg&Tii deviennent uneroêrat con-^ 
imne i dont le fon eft femblable à celui du 
f (impie devant un ^ & un o. Ce fon eft ce* 
pendant différent dans fiuérir & dans guhu:,^ 
comme dane le gU des Italiens , qu'ut «p* 
l^nt mimdù^fikiacàêtêi iuêf^ *Mon$i^ 
> Il y a auifi quelques mots eiceptét, dinf 
li prononciation deiquels il fiMit fiûrc Su^- 

4i Ces moti fon Giùfe ^ nom de ville ou dr 
luniHe, aigutlk^ûiguUlate^aiguiUûm^édgmfir^ 
Je leurs dcrivis ; prononcez Gu-î/ê^ igu-iUc 
Jpl|fu-fUoip«&c. 

. Mais comme il y a des mots , 4>ik le fon 
du g tombe feulement fur Vu » 6c où Fi ou 
Es mrme une fyllabe diftinruée , il eft à 
propos de marquer de deu# points cette 
jVDycle I qui fait (eule une fyllabe après le 

Dv 



M \^* v«ft w csr 



< . 



fofît accoutumés a cet ordre , trouverc^nt 
plus facilement la lettre qu'ils chercheront. 



^ -i 



tmw ^ îe corpj^ comme s'il y a voit feulement 
Us atà Utcnh U cor. 




''<'i. 



fa ^ TRAiTi 

m 9 de peur que les Étrangers fie s'y trom* 
pont. Ainfi dfans les mots imbigue^ ambi* 

Suites ôguë^ comiguë ^ Gufe &cGuide^k$ -^ 
icux points font connoître , que gut & giiî-'^^ 
tie fc prononcent pas de même , que lâ 
première fyllabc de gueres ^ guinan ^ giàfé, 

guide j &€♦ 

Le g peut avoir le ftti ^'un ; devant u& 
« j ou un o\ fi Y oh met immé4iatement 
«près lui un e muet : mangeante ^oUer, le 
prononcent, comme s'ils étoient ëcrit§i 
mamam. jdkr. Le ton du g ne tombe pw 
fer IV^ mais fur la voyele dont cet e eft 

ieft liiivi. • , _ S 

Mais il y a aufli des mots , dans lerqueli 
tt mis après un g devant ùii d ou un a^^ 
jffttt une fyllabe diftinguée de celle que 
ferme Yâ ou Vo. le fon du g tombant uni* 
•quement fur Te 4 comme dans gtmem, 
gtpgré^ . geânr. Il feroit à propos de m«^ 
tre dans ces mots un accent fur V4* ani 
eue Ton ne pût s'y tromper. ^ , 

* ■ Quelquefob encore le g prend devant 
m « le fon du e. Ainfi geaimnt. pronoih 
ccz comme fi l'on écrivoit cfigreite, aulÇ 
Wcn que yoiobortd, quoiqu'iiljjicrivc tou- 
jours y^gûbmâ. \ 

Dans let mots doigt j legs ^ vingt j poing, 
^mg, fruit, le g ne fc prononce point ; mais 
dndoit taujours récrire / pour diftinguet 



^i 



.1^1 




t>S LA FkOKOKCtATIOK; 8^ 

;ette Lettre ces- nu>t$ de plufieûrs aiH 
:|jpes y qui leur reirembfent dans la pronon* 
Ifbtion , mais qui ont une fignificauon fore 
,j(lijfRrente» 

'^ Le g devant une n perd le fon qui lui eft 
IjÉpropre 1 & devient avec cette confbnne à 
liquelle il s'incorpore^ un fon prticulier» 
fint nous parlerons en traitant des fyllabes 
itouillées. 

Le g final prend le fôn d'un kj mais aufli 

#lrrive dans peu de mots qu'il fe prononce; 

t-ètre n'y a-t-il aue iotfg & vovrg. Pro* 

: t^lOncez toujours jow^ ^ iourk^^ foit devant 

voyelés , foit devant les confennes» 

dans yÂu&oiirg ^quoique compofé de 

« le g ^ muet ; on prononce fau^ 

I Dans les motsyStitg^ noi^ & tmg^ devant 
fb^àdjeâif 6u un fuoftantif qui commeo- 
ifeiit pa| une voyele p ou bien devant 1% 
Ibnjonraon & ^ on prononce fowent le g^ 
Comme un i:^ .* fang ardent » futi & tau J, 
\aag amour, long & grof^ rang honorable i 

{rononcez ^fan^ardmt , fan-Wùr eau , lom- 
*anwur^ loftVCrgras^ rartk* honorable t-ék 
WhWen rang'f ficc. ^ ' 

• H 

Nous parlerons de cette Lettve» en ttaitaDt 
de r Afpiration* 

Dvî 



b ■ 





y y 




84 



'9 



TRAlTi 



Cotte Conf^nnc a le ro^me fon devanr 
toutesL les voyclcs, qùcle g devant IV fie 
Vï: jaftr.^ jetter^jeu *jonc^ jour^ JJ^S^'^* 

On ne doit pas 6 jblierr que cette Lettre 
n^t rien de cômoliun avec la voyelc i* 
Tajpûte qiSc fur cet / confonnc il y a qua- 
tre obfcrvaiions à faire ; qu'elle ne fe aou- 
We jamails; qu'elle ne fc trouvé jamais dç* 

; yant ùniyoyele; jamais devant uiveautr^ 
confônne; jamais à la fin d'un mot.v 
La deuxième obfcrvation n*e(l pà$ mbînr 

. rfaie que les trois autres , quoiqu'on difé" 
fimte * puifque T; conforme ne fc trouve - 

/ocdanTce mot devartt un î voyele> que par 
rtlifiondcl'ede je. 

jCette Confonne^air commencement d^uw 

. ^mot, garde toujours le fon qui lui eft pro* 

pre ; larcin * Vbtné^brique > &c^ Mais lorf* 

qu'elle eft aifim^tteu, (à proponciatioavaric^^' 

On ne la fait pas fentîr dîins ces n^otSr 
fiitli/fii y quel<juun, mais dans la conVerià-^ 
tion feulement. L'I de poieiy & décline fe 
prononce jamais.\ ' ^' / 

Deux II précédées^d'un i ^ forment um 
Ton » que nous appelions / mouillée, ^Hfe^,. 
telle j maillée rouille^ &c. Ce fon ne fe 
' trouve jamais qu'au milieu d'Un mot*. 






m 



DE XA raoNOKmrioK. ^ tf^ 

Il y a un den^i Cm d'/ mouilfée , qui fe- 
fiiit fenti»* à la fin de certains mots , & qut 
fc marque par Un î r& une f<ule /•' Excm-» 

Île, péril ^ Ayrd ^ babii Nous parlerons ail- 
rurs du fon d'ili ou ii mouillé. 
m fe trouvant au commencement d'unr 
mot, doit fe prononcei' fans être mouillé r 
te les deux II doivent s'y feirc«. fcntir r 
jtiépthne ^ iltuftre , illujion. >V 

Les doubles Qquife trouvent au mîlîcur ' 
tfun mor,. fi elles ne font pas mpuilléb^ 
doivent erre prononcées comme Vil f/y en 
«voit qu'une feule : Exemple y prononcer fV 
J^lâbt a vile » miie^ trànquik. Qu clg ucs^unr 
même écrivent iesn^ts par une I fimple. 
On doit exccptèr^de cette règle les nomir 

Ex)pres Grecs fijc Lz^tins , dans lefquçls on / 
it toujours feririr tes tleux U/ ApoUms 
LoWm.AckUk. ; 

L'/ finale ifi§ pijoTroiice dans tous lés motsy» 
oh elle fe trouvej On en exceptcI^an'LcAè/xi/^ 
nmnbriL perfil ^Jujîl^ géritil pou r joli ^ -outil, 
fourcil ■* famîl j, ciijf ;. prononcez , ban ^ cheni ^ 
wmbri.» perfiifuft^ gemL outi^ foufcLfou, eu* 
On retranche ipême âflèz ïl de ce deriiier 
mot.. /' J. ■■'— ^. ..'■■ 

Pour le pronom iT^ il fe prononce îl fi ce 
n'Cft qu'il fe trouve devant un mot com^^ 
mcnçant par une voycle : ïl Jât* daim^: 
grononccz, >itr ^ W^imc.. . 



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«w . iii i i'"!" 'I ■' 



: Trait 

. Au plurîcrili^ on fiiit Tchtîr feulement ^ 
l'j devant une voyele : Ils mtnt \ ilsaimeût} 
prononcez'» i-iijtnt ^ i-iaimm. 

Il y a quelques mots 9 oà non-feutement 
n fihde ne fe prononce point, niais encore 
Vi qui la précède. Tels ÇôntvtrrovAL genouiU , 
quiie prononcent &^ s'écrivent affcz ordi« 
Bairement, yrrrou ^ genou; 

Dans Quelques motst VI finale fe change 
en u dans la prononciation : coLfol*m6l^fil: '■ 

On dit cependant un coi * en parlant 
d'une petite cravate, ainfi que U col de la 
veifie» fe cô( de la matrice I un fol appel» 
unb mçU ^ 

; A regard du Col dePmuis > oui e(l un 
pa<&à[e dans les Pyrénées , & au Gol de 
un£ en Savoye, ils viennent du Latin^ 
€ollis > colline , & non pas de coUum ^ cou« 

Pour haufftcoliL haufficmi ^ je crois qu'on 
dit l'un, te non l'autre ; mais licgii né fe pro- 
nonce jamais ficoi. * ^ 

En termes 4e Fauconnerie, le mot t^ 
fe prônoAce von, Ainfi on dit qu'un Oi* 
feau a. fait un bpiU vou y & «non pas lor ^ 
htau vol. 

On doit dire la mlbe chofe du mot tal > 
dans lequel Vi finale fe change en u dans 
ces manières de parler ta vau Peau ^ à vau 
de route ^ parmonts ù^ par yaux. 



'.K:.1 



m^. 



OT XA PâOîlOKërAllON, % 

pour ce qui eft de W, qui fe prononce 
<9t s'écrit toujours de la forte d<vant/:une 
voyeie, avant une cbnlbn ifiê il, changé tou- 
jours fon / finale en au.^ prononcez & écri-^ 
irez, M errant, heaiigarpon. ' . " 
» Le P. Bu (fier dit , que dans la cotlverfir- 

Vrion on ne doit^,©as prononcer l'I de ^rf 
devant une conlonne. Cette obfervation 
flfiérite quelque réflexion; car je ne crois 
pas que l'ulage général foit de prononcer 
quéDUu^ qiSnmftrey ppurjue/ um^ f^ 

^moirêrt* 
rnv^i^-^ ■'■■ '■-''■-'' M - : • ■ ■•-' ■•■ 

■ C>tteJDcttre devant une vôyele a tou* 
^urs fa prononciation naturelle ; c'eft celle 
^ui fe (ait entendre dans les mots mante ^ 
mener j, mamîe^Mamus , &c. 

v> Mais lorfqu'ellc n'cft pas au commence- 
ment d'un mot ou d'une fyiklje , elle a le 
fon d'une n nazale : mméré* emporter; pnv 

énoncez , mznbrt^ znporter. U y a beaucoup^ 
d'exceptions i cette règle» ^ " . 

T. I**. L'm garde (à prononcîârion naturelle 
iSanS amn)fiie7 indtmnifer :» calomnie; Ains 

/ plufieurs mots pris des Langues étrange- 

^les, & dans les ndms propres, Ammon^^ 
jigamemnm ^ Emmanuel. : 

'} 2^* L'm dans Armiicr, cùndamneff tic fcrt 
qu'à rendre Yà long; prononcez, ifanfr^ 
conifwen Plufieurs écrivent ces mots avec 
dei^x n. 



m wi f w iyw M 'i — f n 



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il 



prononce» >_ 




U 






5^. Dttà/mrme & 4?ns yôîemncï , F/n mr 
ftrtqu'i changer IVcn un à fimple ; prcv* 
nonceii, /îwn«^yoIdnel; plufieurs même écrir 
vcnt ce dernior mot par une double n. / 

L*m redoublée ne fe Élit lentir que cooh . 
nie une feule confonne ; commtfde ^ commua/ 
muni prononcez ^ comodt j comumotu. . 

ySi ce n'çft qu'elle I0it précédée dWt^-^ 
prononcez rjiî^c^'^^^fc^ en foifiinc^ 
lehtir les deux m- 

M à la fin des mots, aie fond'ùnc m-'l 
nalsale, lorfou'elle eft précédée d'un >i-i#| 
dTun Of "OU (Tun a, comme dans Adamw^^ 
jÙrâham* ranm ^ faituniw ; | 

iMais rm finale rajrde ft prononciatîo!i^| 
naturelle après IV al'i / ÊphràimJ^iphirm»'^ 
kenL afpiratioiij^Sem, nom propre ; pronon* 
ces ces mots comme ils (ont écrits, ; 

Nous avons remarqué aUlèurs , que IV 
fdh^Vant m ou ft qui ne font pas finales , fe 

Eonot\çe ^mm» un a : Emptnwr^ mpof^ 
'^filmnd; ftGaoïiQtZfAripa'aâr^anporteKjj, 



■1 



■m 



■\ ''ÎM 



^tte Lettre conferve toujours la pro»^^ 
liiwiciation qui lui eft propre 8c particu- 
lière 9 au commencement d'un mot oaSy 
d'une fyllabe ;: Exenmle y Naùm , noilmha^ 



Riii>-:'''1' 



©B tA Pbonokçiatiok^ ^ 9fr 

1^ crois que inimitié & inaSioàîom de ce- 
, ibinbre; car quoique, félon quelques^ Gràm- 
^fi^riens, ces deux mots foient cqmpolSés 
Mi^. & à' amitié . in ècaBion. il eft toujours 
|r certain I que dans li prononciation Içibn de 
|ji tombe uniquement fur layoyeie fuivan- 
|e^& nullenl«nt (urfiqui la précède. 
?f è^î^nConlerve auflî ft prononciation*, lorC» 
feWeUc eft ftiivie d'une autre n ; Ibit que 
Ton Iti'en prononce qu'une , comme dans^ 
imwemt^Jânner ^ perfonne i foit que la dou- 
^le ?t fe ta (Te ft*ntir^ comme d^hsinné^ in^ 
jH^iftr. "--"'•"■'■ .-- . ■ :\^ ■■ 

; Remarquons que r* joint aveçj'n4a troisr 
ibrtes de ions : celui qui lui eft propre , tel 
que dans la première fyllabe d ennemi j* le 
nazal , 'comme dans la première à'pîlever.'^ 
le mixte, tel que dans la dernière de ynqyeTi* 
' (^ant au premier fon de Tn^ il ne fe * 
trôufve que dans ennemi 3* dains les tems da 
fumonâif des Verbes en cmr^, 6c du Vérbo 
mtndrt: que je vienne y. qu il prenne; &dans 
quelques mots tirés des Langues étrangè- 
res, comme hymen]» àwat ^ examen. Darp 
ce dernier mot même > Vn eft prononcée 
•: par plufielirs pcrfpnncs comme dansnwyén. 
vTout.cs les n afiiiinilieu d'un mot, fiî^dc-or 
innt^Vhe GOnforurV, donnent àl*e qu)leg ; 
précède un ion na7:|l femblable à telul 
i*an\, tel qu'on le prononce dans ks oeuiçi 



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ItaUcns, qtJi tormc ic lupuc ivu ^juc iv "^ || remarquer 



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fcy Tb AIT* 

Îrtmlcttstflhbcsà'emtndtiej &c*eft-lâle 
îcond (on âc Tn. • | 

Le trbîfieine fon de Tn ^ qui fe fait en- 
tendre dans la aernierc fyllabe de moyen y 
ne fc trouve qu'à la fin àes mots. 

Le premier des (bns de in avec Te, 
c*cft-à-dirc > celui de en dans hymen ^amais 
&c. n'eft point nazal; c'cft pourquoi Tu ] 
finale influe alors toute entière fur le mot 
fuivant, k)r£]u il commence par une voyclc^ 
prononcez , r/kjTne-n'f/? wn DfCM. ï 

Dans les autres cas ^ Fn ne fe prononce^ 
que dans les circon (lancés dont nous avons || 
parié 9 en traitant des voyelcs nazàles. 

Un finale précédée a un f * lui donne le 
(on de la dernière fy llabe de moyen : Exem- 
ple, vin * chemin. 

Il fuit de ce que nous venons de dire y 
quel'n à la'^fin à^ faquin, malin f fin ^ &c, 
ne fe fait point fentir fur la voyele du mot 
quifuivroit, non plus que Vn finale de raym. 

Il faut en excepter, comme je 1 ai dit 
en parlant des voycles nazales , les termes 
iicfi, rien s on, bon, en y & tous les mots, 
intimement unis. J'entends toujours par 
mots intimement unis y le pronom ou le 
nom adjedif imniédiatcniint fuivi de fon 
fubftantif, &c. mon ami % divin ifpritf en 
'dùmant, on afpiref &c. prononcez, mo-nUmi, 
éivi-nefprit , a-n aimant , ^o-nafpirc. 



t)E tA PrONOKCIATIOK. pt 

On doit cependant ôbferver, que fi orieH 
après fon verbe, & en après un impératif , 
Vn finale de ces deux mots ne fe prononce 
point , même devant une voyele : i^<w-oif 
un fiul homme j prenejnn un. 

Dans non , Vri finale ne fe prononce ja* 
Siais, même devant une voyele. 

Les lettres qu'on ajoute après Tu, foit 
jbour marquer les nombres des noms , foit 

Sur déterminer les tems 8c les perfonnet 
I verbes , ne changent rien à la prohon- 
^ion : Soutien , lajoutlem , je foutiem , il 
pfinment. Dans ces quatre mots ^ ïn k pnH 
i;l ïiônce dé la même manière. 



m 



m. 






m^ 






Au commencement des mots, le p ft pro- 
nonce ordinairement , excepté dansp)€aiimc 
I te pafimrie, qui fe prononcent ywwne, ii-/ 
famé. Ùan#le mot pfeaume, on fait ^fentir 
le p dans lâ prononciation Iputenuë, & 
toujours dans fes cbmpofés^ ^/obiUMfie» 
jfalmodier. .■^. 

Cette lettre fe rencontré atr milieu de 
plufieurs mots , dansîefquels on ne la pro- 
nonce point ; Ikemple , çentfius, prompt ^ 
frpt , exempt ^ corps p temps, &c; prononce» 
tous Ces mots i comme fi le p n*y était 

pas.,;"ryiv^^:"'A'"^ -:/'^'^'' '-■ ' ■' ' •. 



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pâle d Influe pat :u%c;lui- H yoyelc qui |^ wt-'^swiJi iuiyies aes rronoms a^tu^my 




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^ il j| ii |ii un >»ii|^f«»yii| I [i m iiili i»rii!iii| i > i 



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«5^ Traité 

Tplufieurs perfonnes retranchent m&me 
le>de Tccriture dans tous ces mots , ex» 
ccpté dans comptt &C corps, où Ton confép- 
vt le Vf pour les diftinguer de Comte $ 
titre cf honneur, (8c de^çrj, terme df 
ch^lïc.. . v 

: Remarquons que plufieurs des mots; 
ëâns lefquels nous avons dit que le / ne 
fc prononçoit point , prennent ce p danf 
leurs compofés , non^feulemént dans l'e- 
criture^, maiscncqre dans la prononciation : 
temps^ttmporeL temporlfersfipt^fiptmgtmn» 
feptuaçefîme^feptantej cor^s^ corponl; txtmpU 
ixemption ; baptême . baptlfmal ; mais dam 
haptifer^ le p ne Iç prononce point. Cette g 
lailbn des;dérivés'mérit'croit peut-êtré> 
qu'on gardât le p dans leurs primitifs , à\» 
mpins dans récriture ; à Tegard de U pro- 
nonciation , nous ne pouvons mieux tkirr 
que de tious conforojer à l'ufage. 

Le p ie fait auffi toujours lentir dant;^ 
la prononciation des deux mots, r^^iemprio; 

6c rédempteur* 

Le p final ne, fe prononcée point, ex*» 
cepté QSknk'cap^ cçp, Qap ^ ville. - 
On ne le prononce dans rrop^ coi/p> 
) leaucoupa que devant un%voyelé : frop in- ': 
Jmfihh^ coup âfr^ux. beauûçup^ aimabUf 
prononcez , m p'infenfibUj cou-p affreux ^^ 



m 



'.■■I ■ - •, " 

i UK tA PROKONèlATlOK. «pj 

i^egnier Defmarets dit que dans cÀ^mp., 

op j loup '^ le p final ne fe prononce pref- 

%Mt jamais dans la converiation. Ou ce 

I /Aue dit cet Auteur étoit faux même de 

^n tems, ou Tufage a bien chance de- 

Duis ; car jamais , oc non pas prejque ja-^ 

miifl^^* ^^ ^ ^. dit ^ Jiro-p*amar^ lou^f affamée 

' lÂorn-pUtendu. 



PH 



F-fî' 



m 



m 






^ 



£{l une double lettre introduite dans la 
e Françoife j pour y tenir lieu de 
èonfonne fimple f des Grecs. Elle t 
.rtout le même (on que 1'/» & poutroit 
^exprimer de même oanis l'écriture , fi 
f étymçlogie n'étoit pas cachée par 
Rangement. L'ufagc a cependant i^ 
duit unç /à la place du ph dan^ plufieurt 
jjmots , quoique tirés diîiGreç , comme dans 
Jîwtfl/gMe ^ fimôm^édif, L'étymolôglc de- 
llPjanderoit qu'on les écrivît par ph ; mars^ 
]fiilàge a prévalu dans ces mots. Plufieurs 
j%ême ne fe fervent plus du ph dans au- 
«|in mot; & on pourroit les fuivrf fs^tis 
-^rupuk; 




i.wV.. :'■ *•!• 



Q 



P^''i(^^ ç^j^f^çfç^if^ un ufaire aflèz bifarre 
dans la Langue Françoife. Sa prononcia- 
tion naturelle cff celle du k,: QuarrJ, jm4- 
wirei prpnonçez, k£Lrré, kfrante* 



f • 



I" ', 



, y 



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4 - ■ 



I > 



^quelquefois elle fe p|éii^é<^; 



* *<,^hf 






W* 'fl 



;/ 




ces mots le rencontrent aevam aauire» 



,» 




A 



/. 



V. 



Dans les raots tirés du Latin & du Grec, 
le q a le fon du kôua , kue r;kyi -' Equatewr , 
équefire , Quirinus, équianglé , quinauagefim 
aqmtiqae, quadragemfe y quairag^^^ 
quadrature ; prononcez iommc s ils étoicnt 
Jcrits , Èkomteur , él^jlr^ Kuirinus , <fM- 
iWffle , kuinhuagefirtu , &«• J ^ _^ ^- 

Tlemarquons., que l'AWlé Régnier Dcf. 
marets n^avoit trouvé que le ftui mot 
tftfuflrwuf, qui méritât, cetu^ oblervanonj 
lufage prefent le contredit jiofitivement. 

Obfcrvxz que dans le François , le j ne 
peut avoir aucun fon devant une voyele ^ 
•'il n eft fùivi d'un u. Cet u eft muet , 8c '■ 
fie fort qu'à donner à ce figne q le fon dulç^ 
' Ceft pour cette «ûfon , que quelques fça- 
vans Grammairiens d'Italie n appellent ce 
dernier caradlere qu^une demi-lettre^ 
. Le q final ne fe rencontre que dans cei 

deux mots » coq « ànq* 

Xorfquc le î final eft, fûîvi d'unmotqûï 
commence par une conft^nne , . & que la 
" ptononciation joint avec l^b ï« i "« "^■ 
prononce point : coq Xindt ^nqfenwusi^i 
toronghcçï , co tindt i cïn fentmes. , 

Mais fi 4e mot fuivant commence par 
une voyclc, le j final fe prononce alors 
comAc un kj cinq anus , coq en pâtés pwh^ 

oonce^K j MrKjm^i co-kjn pâte. 



jp« tÀ Pkonokciation. pf 



R 



Cette Lettre ne fouflrc aucune difficulté 
fluânt au commencement des mots & dés 
fyllabes , où elle garde fa prononciation 
propre; ravi, mtrack. 
. Vr fe retranche dans la prononciation 
.du difcours familier des mots votre, notre, 
|Wre. lorfqu'ils font fuivis d'un mot qui 
^mence par une confonne. Ainfi on dit 
^^fils^ vote maifons quàte compagnons. 
Mais lorfque ces irots fe trouvent £vant 
|ine voyele, on doit faire fentir Yr: yotrami 
§»trame, quatfarmia. 
: ,Xa raifon de cette différence vienî), dé 
4t que fi alorj on retranchoit Vr de 1| pro- 
nonciation, dh fc trouveroit trop dé- 

|.,|rtarnée p^r Pi^iith de deux lettres, Vr 8c 
fe qui^,ia fuit. 

, Lorfque votre 8c notre terminent; un fens 
ini une phrafc , non-feuiemcnt on fait fen- 
tir Vr , mais même Vo , qu'on prononce 
bref dans tout autre cai , ' devient long 
dans celui-ci. Ainfi prononcez, prenez k 

, ^^tre, après Urètre. 

Vr fe pronohce auflî dans quatre, lorfque 
ce mot termine \^e fens Ou la phrafe : pro- 

^ noncez, j\n ai Quatre ^ itux fir deux font 

4 quatre. , ^ "^ 






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'*'j. v4kî!54-. 



€ratiye } nti^^ rmyc ^ &c* 



'^^r 




^voyclej (}ul fait fibule une fyllabe aprèi lie 



c. 




TBATTi , 

LViic fc prononce point, & communë- 
mcnt même ne s'écrit plus dans v(\grcnixi 
on dit & on écrit mécred}. 

Vr qui termine llnfinitif des verbes en 
4fr & en ir » ne fc prononce ordinairen^ent^ 
même devant une voyele , que dans lei 
Vers& le difcours foutenu. Dites dans là 
converfation , aimé Dliu , aimé une fmmé%. 
4^erti un ami; au lieu de, aimer Die^^ 
aimer une f arma , avenir un amu 1 1 

Dans les Infinitifs des Verbes terminé! 
en oh-j IV au contraire (c fait foujours (eii^ | 
rir, même dans la converfation , & devant ^ 
une confonnc ; ptononcéx , (hfotr un éàiîl 

fouvotr faire* 7^ 

Toutes lies r qui en terminant un mot| 
fuivcnf une autre voyele que Te & l'j 
doivent toujours fc prononcer : Exemple 
Cobnar , dur 9 pudeur , cor , &c. ) 

il fout excepter de cette règle , fufy 

' & Monfieur, dont IV ne fc prononce dairt^ 

lès deux premiers , que devant une voycle| 

^jamais dans le dernier. Ditei/u la nur^f^ 

Ici* Cm, fu-r'un livre, Uu-rami, Monfklli^ 

Antoine. ,, ',,,., 

Parmi les r qui font jirécédées d un e, 
. qui terminent les noms ,' les unes fe pr< , 
noncent, & les autres ne fc prononccDi 
point. Ccft ce qu'U n'ctt |^s aifé 

fixer. ^ . ".' 

Ccpendani 



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DE XA PkoNONCiATIOK. «4 

J-ependant on peut donner pour rteïA 
ou excepté ces^mots, amer, cancer, hr} 
to'fTjesmonofyUabes, comme mer/cherj 
«c & les noms propres Latins de cette 
.terminaiion , tous les autres noms terminé! 
ma nefiwt pas fentir cptte lettre dans 
k difcours femiiier. Prononcez, danger 
mater-, comme dangé . jnéûé. Us qS^Dn 
Wute au pluriel de tous ces mots , ne 
cliwjge nen i leur prononciatioii ; elle fen 
ftniement â en rendre la dernière fyllabe 
ipngue. ^ , ^ 

ij^^* & Ueer fe prononcent des deux 
MÇons j mafs dans la prononciation foute- 
■ue , 1 r finale de ces deux ^ots doit tou- 
joun fe faire fentir. 
||.*^&tter. dit-on. Ce prononce comme auur 
i|j « tom Je xîrois «pendant qu'au fijuré 
m «» «foit toiyottts dw emier. &>i4au 
,ife «nple. > 1 

*!êi-I>ans tes noms terminés en «r, en a«r. 
•%meur, & en ovr. IV finale fc prononce 
«M^ours : dites ^Hair . Lavaur /bonheur 

i^ Parifiens ne prononcent gu««s IV 
h fin des noms terminés en dr compofés 

Jtplufieun fyllkbes. H difent. nwJdW. 

™' 'J^j ' prononcez , mouduir, dortoir^ 

SS>i bt ^'^^^ *'*" *^ ^*'"' '** "^^ ' 







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0ingy fruit, le g ne le prononce point ; mai» 
^n doit toiiours récrire^ pour diftingucr 



r» 



/ 




^ 




XNOus parierons oeceue jueufe;, en ccuuiu. 
de rAfjpitatioiu 




Tkait* 




Cette Lettre ne g^^l^'^i^^ 
p^o^nonciationp^^^^^^^^^^^ 
«s, : elle fé change en Z ««« "* circoniwir 

^i.frs.ss«z;dun.ot..icfoi^. 

^iSidlptopre: Exemple. iimr>/o«ner*v 
aJilefcuelsr.Wleneleprononc^ . 

Ï^ÏÏIlevant c« ou fi eft toujours muew. 
«a fiTon vent , c'eft te e qui ne fe prononc» 

ent^d^xlbn? fimplc*. eUe prend lefwi 
£ t • E»«n»ple , ofir . tranlaam ; p w^ 
nonce», (Xftr^ mniaOïon. . 

L'i qui fc trouve au milieu d un mot 

!•« elle o't que V &« de li forte , « 

îa P^écedeVKfcrtrir, p*, fe prW 
<en^, comme ?il» ^toient tous. r«««r. , 



..:J 



DE ^.f FUCNOHOATICK. JJ 

♦ Comme depuis lon^-tems on a retraticli^ 
dç l'ortograpne Ti^ qui placée au milieu des 
mots, ne fe prônonçoit pas, ces mots s'é- 
crivent aujourd'hui comme on les pronon- 
ce , & n'ont plus rien d'embarralTant pour 
les Étrangers. On doit donc prononcer tou- 
m 1^ s^ qui dans Tortographe moderne fe 
nouvent au milieu àés mots ; prononcez 
fil dans Gï/wi/ïe > tipôftt^ rfcffinu^ &c« ^ 
çt»^i fe prononce auflî dans Chrift , mais 
ton ps s il eft précédé du nom Atjtfu 
hfus'Chrift. On pourroit même dans 
dernier cas éèr|re C/bir. à 

, ' ' Nous avons d'exccUens Auteurs , qui 
i^::ék écrit fous' le rcgne.de Louis XIV. & 
) ^ l'ancienne orto^raphe, Ceft 



USp 

ce 






r 



/ 



u 




l|^ 'pourquoi on doit (e fàniiliariier aufli avec 

I tHe, & fe refl(buvenir, que nos pcres 

jlylpettoient communément une /après les 

^f lijrelçs pour les rendre longues ; qu'ainfi 

wi^^quî (c trouve au milieu des mots ^ ne 

T fct (buvent qu*à rendre longue la iyllabe 

" tlaquelie elle eflf* jointe , lorfou'ellç eft 

devant une^autre confonne : Ëxcrnplet 

fÊJjkt tafleri tejles prononcez , />4re* mtr. 

Remarquons encore , qu'au rmlieii de la 
plupart des mots fimplcs , Vs ne fe pro- 
nonce point ; mais qu'elle fe prononce dahs 
leurs cbmpoféii r iimonjhtr^ démen/lration ; 

Eii 



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V. 



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V ' t 






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V 



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.,:J r^i rendre. r^iTf^ ; c[i>ik.jifp^<>fy jj^iir.' 
"^>/t*i:i'if/?i'"^ Si ces mnt-s (ont ctrits amiî ,.nfe 
.^ nrôSt)itçz- ^ l'i^dahs le, fmplc'; mais 

V i^^4)Ht>i'P^ jamais d€ la prononcer &dî^ Yé- 
Nxi^îTSul^m^^ qui en font dérives ou 

i?jiinàle ne (ç prononce qdç dans Ici 

/ tnoxs entièrement tirés 'diil.a tin , <!omtT\e 

:rC ^ns]|iy> ^5:, /iloi^x agm<i^ iolus^ ^r«i/ret(4r^ 

■^ -^/?/mÛit)?nm^ ■^- dans. to4& lèt 

; nonjs proprcs^ étrangers, ieU que Màrius* 

v-^ Il cft vrai feulement qivedariVjeJii, Vs ■^'^ 
. ^finale s'adoucit quelquefois dans la cén* .' 
' \^ • 'vcrfatiqn'î ■ •• ;. '"■'■-:'■■ ■■''■•^'. ■'■,' -v'-" 
> . Elle ne-fie^rononcc pas'HiCmç, lôrfque 

,.' c© nom eft joint 1 jç4^ de Chrijl. Mâi| ;' 
dan$* tout autre bas , .çelinot fuit la règle r ' 
géhtraïe de fc prononcer avec J'j itérant ï 
un nonv tiré du Latin/ 
• Dani tous les autres mots de la Langue/ 
/ FrançjoilV, Vs finale ne fe prQndnce.poî|ir; :| 
. "^^ elle IV tait feuienvent Icntir fur l^ vôycle 1 
itriV^ntc comme uW ^ , qui eft fa lettre \^ 
: foible : prononceïj, j^ouj, ave^ des dejiim r. 
^^exLraya^ans,J comm^^s'il y avoit , vow- { Wej 
dçs d(J}àn-ltxttava^am. . 
Oblcrvons ici, que dàni la prononciation 




,î/'«i 



, nE LA pRONOiCn'ATfO^ t<if v 

ordinaire , q| peut (c dii pehier ^ bi ^i^ - 
lehtiif furla^vpyelc (jui iuivroitcct^f fî-^ 
" nale, Ainfi l-on p<eut dlivdans laconvcrii- . 
tion , rf^i dtffeih'extramgani, des dhpii-e^xxd: 
kns..^ ■■■ ■" . : ^ * - -, ^ ;^:.;. 

:^Il faut enexcepter, i^^tpus Icrraonov' 
tyllahcs » dont 1*5 finale R' fait toujours fen^ 
: :^ ur Jlif la voyelc Ifuivantc , iorfqu ils orit 
"^ une liaiîbn çfenticile ^veck mgt dont ils 

\if(uA laglm^ prononcer. le'{hémir\e^^ 

S : yi^amsyil y§ pû^fà vas à la gloire. ' 

^^^^^^^ fe dernier "exemple, 

goe dans le premier /w, IV, finale (eûit 

ientir ïur la vo^jçle iaivante , de qû*clie né i 

fe prpno^nce, point dans le fécond , p^rçe 

^uc le preitncr eftliié; eflentielle^nt av^c 

jçe oui le luit f ce qu'on ne j^ulp^^^^^^ 

^Wlccond.:'.' '■:': ■;■■',- ;"^' ■■:■■•., >''-;V ■■,■•; ;l 

. On doit encore en exeet>teri |ft traïat 
jtes adjeiaifg qui prennent une f au pluriel, 
& dont l'i finale^.fe fait fcntirV lorfqu'ilj 
fimt mis' devant un fubftantif quF coriimetir- 
ce par une voyele ; prononce;^. ^ de grande- 
t aumônes y les nombreufe-f armées. & non pas, 
de grande aàmdnes. Jès nonéreufi atmées. 



r«.. -. 



\ 



■Au contraire, fi le tubfhntif précède 
l'adjeûif , Tj "finale de celui-là ne fç pro- 



nonce r 
Armée 




i' 



s le difcours ordinaire : ks 
"j des homme ihr^^nieux. 
E lij ^ 



/:. 



•N'.. 



C' 



y 



■/■ 



11^ 

hpt^ne. 
houx» 



huche. 
huer. 






T R A f T i 

huç^uenoi.^ éupé.i 

huiner. , hwre^ 

km ^ ^'"■^'^ 




hupt. 



hute. 



'é. 



/^ 



DE LA PaoNoStGïATîOK^ "7 

■ Pcut-ftre feroit-11 entore mieux & plus sûr, 
dédire, il p'woit dans f onzième JieçU. 



pour huu y huitième Ôc-Juàtaine ; car quoique 
dans ces mots 1 fc ne iTafpire point , r^rticle 



Miii •ltf>< nr^/*/^ 



^rf>At^ t\0^ (/\iiM«>i 



• OtVtMIM J'^tl/T ._ 



V 



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1/ 



10* 



1 ,1 ■_ I 

/FrÀ t TÉ 




? L-A^ 



RôNOKCiATiroK; 



Ainfi jyro|pn€<;z j mixtim '. qutjlfon^ hfijiit^ ^ 



^* 



%•; 



mt mi 



1 ne fou#e 



- YT' 



n Cette Lettre 

^ucime'difficultc; elb, garde la pronon- ' 

dation narôrelL\:fr(îwi/çr^ tlen^ &e* . *' 

I.orll-u'elle eft.^ëdialevelle foufir^ 

jrré. ilarirés dpnt. nou^ allons carier. 

Dans tQÙs Ils fnots qui viet^iienj: du Xâ- 
tin, & oii le^^f Latin a le fon da^d*v/k rî , 
f>anç.ô:s prcnçl celui & ci : prétkiiXj: pa^ •^.; 

Jiencè J protïontc^ , .précieux:, pacimcf. ^ . 

Delà il, luit > qiije le ti (c.|>raiiohcé en cL 
l\ dans tous ks mots qui tirant leur finale 
tie^ drir-^nale tia au hmn: Prophétie ^^ 
Aftftocràtit ; pmnoncez , Pfophéde , ArlflfH 
Gracie, ';.. \) ^ -'r.^ '■■'' .;-.\<^'' 

^ 2**. Dans; tous les noryis propre^ terraînéi 

"cn tien : Gratien ^ ^ Diocïétien j pfononcesE , 
Cratien ^ Diocléciem ' . 

^^. Dans les mots .termîniés câ^t, M 
en id : Exemple , patiemmartiah partial} 

' fTononccr. j* paciént,, .mdrcial ^ pardalv 
.4^. Enfin , d?.nsceux^i}i font terminés 
en tion / Nation ^ fa£l\on /prononcez , Nd^ 
don s faccion ^ ôo dans leurs compofés : 
Exemple, àBlonmr ^ ambitionner ; dites, 
jicâônner [» ambicionnep, 

^ Il fàuî • excepter de tous <:cs cas , .1 ^. les 
mpts , ou le r cft précédé.à'un x ou d'une i. 




-• 



S^iaflien : comnie m, môts:lp^ 
c*eft-iirdïrç j|;jive(:Mé / Wub, " f ' ^ 

•a^/^Cèlix ^lui lîninènt en ïie^^^^^ en 7/cQ 
& ceux qui finiffe^V en fiérftns yenir d^ 
Latin ïià :méikr ^ amtiéf partie, ^^. 

: 3*'. Ceux dont la finale rw ne prend 

point kfojp de T^^nazal : Chrétien .Jnaiu? 

^^{ ,^tïm* Pians ces mots & les' fgrécé^ 

-i denS|Jci(i prononce avec le fon dur, ^]- 

Jtemarquez que les •règles que m 

^ no^sjde donrter fur le changetii^^t73u je 

* en c^ ne font^u pour Ic^ 96ms » panse que 

\; da^ns les -Verbes, je r/^rde TouJoufsj4 pro^ 

. nonciâtion naturelle; \Pof^i(fns\, ^^be , fe 

^pipnoricis' différemment de )^^^ joom, 

pans le? rion^s^ compofés , le t médiallnc 

fc lait point fpnw; v|i'^-(VttreMr^ «van^ 

tQUK ; prononcez , àvan'courtur^ avaihom^é 

En général le/final ne fe/|>rononce poîift 

idans les mots^qujl termine. On n'en exr 

ccpre quq^ cçux-çî : Fat .corr^^ t^^ i 



■y 



êfeS ^ rapt l paSl ^ mat ^ jejl y ÈjtTyem >- 

Ouejl ., yingt-deux y vingt-frôis / ôçc. hUii 

\^^non pas dans quatre-vingis-deux yï Ç2iu(c'îc 

Y) qui doit rôbfcurcix, en marquant k 

pluriel. • ,- ' ,/ V ' 

'. Lçt fe prpndnce fans &irefentîr la lettre 

jP dans ye/7fj pourvu qu^téfmme unçphra- 

.Jfe, Qu qu'il foiy4eyarir un mot qui coua* 




i^-: 




^ . 



r'„,-^' 









'v/.." 



^ 



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■< 



k^ 






^ 



>/8 Tr AlT]S 

La Quantité Ffançoifc eft une partie de 
la Grainai4ire$ à laquelle les ÉtP»figen & 
les François même ne fcauroient s^K- 




Mcau 
i^En 



■ -r i „ v, i 1» I '* 



quer avec trop de loin. ïj\ citet, qubique 
peu fenlible a'^x oreilles du vulgaire , c cft 

elle oui dtrîHi^ fî^ 1» PrémnnrîarJnn X^ r»*iî 



MfM^ ^ confcjfe,' rwnefoient-ils mal en-'^ 
fcmb^? Je convix!îxs qu'on a lïioins étudii 
r^r^nàmel^^^GrajiTmjjW]^ 
guesTpgaires^^ 
vantes, ueilà rinfenfibiti 



iHc rf> 



Ili^.l:^. InV la { li.9n>U/ 



ou Ton 4(i 



■ 



V 



' .5^*#'- 



^^ 



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J 



:■/ 



/ •< 






;nicncc par une yoyele ; \i en a fipt^ il ejl . 

J¥pt heures* ::;.'% \ « > ■ 

Il k prononce aufTi dans ftuifVdans 1(S 
. iliêm : fen ai'm huit, il yamilcinu 

Cette Lettre fe fajt fentif fur h v 

1 J^ dans 4c. fon qui lui cft propre: 

'^Jlohoncez, fep-tliommes/hau't' édifice, -f^ 

'*. Quand lé root qui iuit le t final, conv- 

tnenc^ par une conibnhe , le r ne te fait pï^j 

fentir ; ôc fi c'eft un e qui précède ce t fi-; 

•nalyU fe prononce ouvert flTn tonner bien 

béàu\» fept femmes ; prononcez coronnie s'il 

y avoit feulement, un honhi bien beau j â 

femmes* ' ^ . 

On ne doit pas dans la converfafiôn faire 
fentir te t final fyr la voyelç fiii vante , lorf-^ 
|ùe ce f. eft précédé d'unç r, d'un c, où 
J'une ; .-prononce?, r an por ajfufé^ un r^pet 
intérieur . un gou affî'eux . pour un port àjfuré^ 
un refpèS intérieur j uh goiu affreu^y 

Les troifiemes perfe)nnes plurielcs des 
Vcrbei, qui, comme on fçait, font toujours 
terminées par ni. ne ddivent pas marquer 
dans la çpnverfationleur'r final fur la voyclc 
fuivan't&.Kinfi pour éviter l'artcclation ', on 
doit prononcer tette phrafc, ils cliantent ùr 
hoiuent incejjamment , de' cette façon , ili 
cliante &* boive incejfamment. . ' ^ 

^ Dans la conjondion Cr, k t final ne-fe 
fait jamais fentir fur la yoycle fuivante : 




'■' « 



ï 



•-\ 



r>É LA Prononciation. lo^ 
il efl laid b' enwtd; ;. prononcek , é en^ 
vieux* " -, 

. ^ Celï pour ce^te raifon ,.^'en jPoéfie, 
cette cônjonélion ne doit [amais fe trou- 
ver devant un/içot qui comtqehce par une. 

,^-'voyele. '. ■"/':..; .■ ,• 

Comme il eft de fegle, que tous lés noms' 
prennent une s à leur pluriel , les noms 
terminés par un r^ reçoivent cette j après 
leur r final ; ce qui n'e change rien à leur 
prononciation : un bonnet^ deux bonnets ^ 

_ un r^t ^ plujieurs rapts. ' 

Les noms terminés en m , changent-an 
pluriel leur t^n s: nmupieni^charmaru^ 
monumms^ charmans* , -] 

r Ce changement de lettres ,* quoique fort 
commun , n'efl: pas encore reçu générale- 

' ment. Plufieurs Ecrivains laiflent encore . 
le t avant \s. Mais fûrtout il ne doit jamais 
s obferver dans les mots terminés par un t* 

' pur, & dans les monofyllabes, ûce n'eft 
(bns rowj, plûrieLde fOMi .' ainfi écrivez , 
àms y chats , débats , chants j gants j lents^ 

Cette Çonfonne fi difTérente de Vu voye-^ 
le, comme nous l'avons obfervé, lorfqu'elle 
fe frbuve au commencement & au milieu " 
' des mots , cohferve toujours fà prononcia- 
tion naturelle : vakurfViuÀaver, caverne 

' • E V ■ 



V_ 



xt<^ Trait* 

J*ajoûte , que c'eft un défaut de pronon- 
ciation aflfçz ordinaire^ dans quelques Pro- 
vinces , & même parmi le peuple de Paris , \ 
^)WW»fWp4wp kjnllulj i uj liÉ 



longues celles qui (ont naturellement brèves, 
Qiaque Vovclccli lufceptible de deux 



DE LA PRONONClATrON: l^f 

les j fois, grès y &c, ont leur fj^ljabe longue. 
On en excepte cependant les Verbes, dans 
lefqûels l'j finale marque la fyllabe brève, 
nj i fi l ) I 



L'Accent circonflexe qui , con^ime nous * 
venons de le dire , marque le retranche-' 



/^ 




/- 



" V 



Elle a cela de c.omnviTi av^C T^' conronne; 
Wcllc ne fu* tro JVC jamaisà la fin d'uil mot. 




. SI 



«.v'^i . 






Ge caraflcre a cinq fons différcns : . 
î^ celui de. CI ^2^. celui du fe^; 3^- cl^IuI 
du ïT^.; ijc*'. celai . de deux j; yS celui ; 

^ ?• ^^ . - \ /■ 

': Vx. a le fon de ^ës-^u cpmTnenCemejrt 

d'un^mot, & au milieu devant une c6n- 

fonhe : Exemple y.Kénophonj exquis^ fxtraitj 

& même devant une voyele , dans les mots 

tirés du Grec : Exemple , Axiome. 

Ux a le fon du g^ devant' une vôvele-, 

dans les mots qi^ii ne font pas dérivés du. 

Grec: exercice ^ exemple ^"ixborter; & rrtê- 

mç dans exarque^ quoique ce mot vienne 

du Grec. . \ * , . . ; 

Il faut exceptëf*'di: cette règle les mots 

Àernaxime\,jîXer\.Jlexion 9, fluxion '^ & leurs 

dérivés , dan,s*fefq^uels IV le prononce auffi 

fortemeTît^j'què s'^1 étok f\ïivi d'une côn- 

■ fonne. ;"'■' ■ \- ■ • ' . « ; ■ ..- , ' -^ 

Cette même Lettre dev^int un ,c fe ppo- 

tion/'e comme un \fe^ ou , 'fi oh l'aimç 

mi-eux, comme un c devam: un autre c,: 

/'E>iîmple , exciter y exceller ; pï:on<ancez, 

tcciter ^ ecccllcr. . - 

Elle a le ion d unç doSblc /au milieu des 



U-. 



. HE tApJBlOKONCIÂrîpN. . IO7 

noîlds de nombre , & des nonis de certain js 
villes : fixante , ^ Bruxelles ; pfonync^z , 
féjjar^te , BrujJiiUi. . * ;^ 

*Êlieprcndcd^ri lèfc^ d'un 7danvt^7>Hs: 
Jes nombres co|[|()ofcs ,& dans les adje«ifs" 
> numéraux r.ifcrieme . fixîaney dix-hiàc y Sx- 
neuf; prononcez, (iiytnu^^ane.d^i^hmy 
Hx-neuf. - ' 

Vx final ne fc fait pas ifentrr dans Ii 
plûgartdcs mots qu'il termine; îf n'y tknt 
ôrdïnairement la place, que d'iKie /limpteV' 
hemux^ gueux, c'eft-à-dirp, qii<^il qe fè " 
prononce pas devant .une confonnç , & - 
qu'il influe fur la voyele fuivanre , de mô- 
me Qu'une/, en fe changeant en 7 / /w<- 
nfux^ époux; prononcez i/»wrett:fe)7^(.r, 
'L'> final garde la prononciation natqrrfl^ 
4e a dans ces deuxmots François, priftx ' 
kperplex\ & dans tous les noms étrangers, 
SîixyÇriXu &c. 

h'x de ftx 6c de dix Je prononce comme 
mtf'à la fin d'une phrafe :fen ai dix. mus ^ 
tn^avci fix. ' 

Devînt fon fubflantif, -fi celui-ci com- 
mence par une voyele, IV.Je pronondé ' 
, comme un f .• dix écus.fix hommes; di-'itcus, 
Ji'j'homma, . ^ 

Dans dix-huit Se dix-neuf, \\x ^ comme ic 
ai dit , le prononce de mêjne : prononcez , 
ài~inuUj di'inzut. . . 

E.vJ ' 



rN 



t2% Traité ^ 

tne^. le mime qulùer, toujours le mme. Dans 

ces exemples, le. mot mtme a trois quanti* 

■tn riifff rf nrq ; '' ^^l brd dans le premier . 

^oins bref oii.douteux dans le leconû,. de 

tout à fait long dans le troifieme.^ 



/^ 



m tA PkONONCiATIOK.# Ï2J 

UspAS' Jufqù'à ce qu'on ait trouvé uffe meil- 
Uure raifon , difgns que deux objets occu- 

m 



pnr plus de place oVun feul dans nnrrr> 
idée, ils exigent plus de lenteur dans l'cx- 



*- 
I 




preffion de cette image qui les*rcprcfcnte, 






-— ■ - ■■ wj ' e '*^>pww»fwwi 



.^ 



r 



• ♦ 



•>:■ 






-*; 



io8 Tra ni 

Dan]? dix'fept j Vx fe prononce comme 
\}ne fioné: prononcez y dpfept. 

Partout ailleurs, Ta: demx Ôc de j'pr ne 
ie prononce point : dix nn^s ^ dix milk ; 
prononcez, ai marcs ^ dt^itliUe. 

Des Co^sonhès mouillées, 

/ Les Consonnes mouillées font dci 
caraélcres , qui défigncnt un fon moins fort 
& moins plein , que celui des autres, con- 
fonnés. 

' Comme les Langues mortes dont nous 
avons formé les vivantes , njavôient point 
cesfons ^ ni par conféquént de caraderes 
pour les exprimer, nous- avons pris pour 
les écrire quelques'-unes de nos lettres, 
que nous avons jointes enfemble , ou dif- 
tinguées par quelque marque particulière. 
Nous pouvons en compter trois dans la 
Langue Françoife , qui fè marquent ainfi, 
ILLE, GN , ï ou Y : Exemple ,Jille^ agneauj 
àieu,L payer. Nous les apellerons / mi^/W^ 
gmouiUéj i mouUlé, ; , 

L itt O U I L L É E. 

L'l MOUILLÉE n'eft jamais initiale : 
ainii prononcez , illégîtirpe ^ illujion fans l 
inoui/Zec.On Ta en Italien au commencement 
de tous les mots, qui font compofés dçglii 
gUelo dijjr; f^utne dicde çmo. 




V 



DE LA PRO^ONCÏATia^. ^ ^ lOJT 

Lorlqu'çile! le ti^kve au . mlfieir d'|m 
mot, elle eft toujours défignée par un i 
fuivi de deux Wi comme dans ailleurs} mtil- 
leur], pïlléi "T i , 

L'i de cette confonne ne (ê pronoricc - 
point du tijut, lorfqu^il eft à la fuite d'une 
autre- voyele , cQmnnlc dans ailkurs ♦ 
mUet. 

: Vi eft muet dans les l^oms après la con- 
fonne ill .• ainfr bailliage fe prononce, com- 
me s'il étoit écrit baillage. 

Pour les Verbes, Ti qui' fuit la confpnne 
s'y fait fentir diftinâement. Nous brouillmsm 
nous cueillons ., ne fe prononcent pas de mê- 
me que nous brouitUons^ fiouf cueillions :\c% 
!)remiers font du prefent , &les autres de 
'imparfait de l'Indicatif. .. ^ . 

Ul mouîUée finale fe -prononce de môme 
o'ue la médiale. Elle eft marquée par uni 
iui vi d'une feule l r Exemple , vermeil ^ ail , 
■«/7.. . / -^ ■ .■ " -x , • 

Lçs mots terminés en i7 n ont pas le 
-mouillée , excepté ceux-ci : Avril ji, brejîl > 
péril ^abil :, mît grain : mais dans ml , nom 
de nombre , 1'/ n^ point mouiH^p.' 

On peut donner pour règle générale , - 
que dans tous les mots termines eft ^i/^ 
en eïl. en euH . & en ueil l Vl finale eft tou- 
jours mouillée; comme dans érnail^foUd, 
cercueil j^ deuiU ',. .. 



'l . 



% 




124 ■ Tn A I T É 

]\\\ qui le prononce, fc trouve avoir moins 
bcloindjrepo^. Au contraire le Subjonc- 
tif ell communément prcxédc d\m Verbe 




le prononcer , le repos , quelqu inlenllble 
qu on le fuprofe , eft natur llemcnt plus né- 



DE LA PnONONClATlOK. ISf 

,^ médiatement prccc^lé d'une vovclc , om 
leur pénultième longue : aimée , confie^ ir^e^ 



muet, d'allonger toujours la'vovele qui k- 
précède. Change?, l'e muer en c fermé, & 



.vAJi- 




viro; Tr A T T* 

^ Quelques-uns croient, que le fon <3c 17 
mouillée finale eft diricrent de celui qu'on 
entend au milieu des ,rao's. Je doute que 
des Étrangers puiflentlcrttir cette d.Ue- 
rcncc. • ' 

G N 

^ Le fécond fon mouille? eft celui qui ie 
fait entendre dans le mot ApneaUy ^c qui 
en modifie la finale tau. Il s exprime dans 
l'écriture par l'union de ces deux carade- 
res gfï. Il cil sur que fa prononciation n'a 
arucun raport, ni avec celle du g, ni avec 
celle de 1 n , puifque ce fon mouillé eft tout 
différent de celui qui fè fait fentir dans 
YAgnus des Latins , où le g & ïn ip4)difient 
cnfemble la voyele u. 
^Ce fon mouilla eft particulier à la Langue 
rranÇoife , ii la Langue Italienne , & à 

aueloues autres des L^n^es vivantes , & 
oit le prononcer toujours de même. IV- 
tioncez avec ce {on a^nmu, frgner^ fignificr^. 
& noiVMS aneauj Jiner ^ finijïer ^ quoique 
quelquè^perfonnes , 6c même . quelques 
Grammairiens modernes prononcent de 
f cette dernière façon. L'ufage/le plus com- 
'mun jcft de fuivre la prononciation con- 
traire. *" 

Pour le I atin , les François le pronon- 
cent diflerermnent des Italicnj. Les pre- 



^ 




- ^h_ ■ 



^nE LA PnOKOKCTATroN. rri 
inîers^ difent a^-nus j ag-nojUre^ & non pai 



â-gnm j a-gnajcere. 



':P 



V •• 



I PU Y 



On doit reconnoître encore une autre 
forte de fon mouillé. On le marque ordis» 
nairemcnt dans récriture par un jy, ou par 
un (avec deux points, qu'on apelle i tréma» 
Tel eft l;e fon qu'on entend A^ius jcyeux, 
ou dans em;7/()yef'. . . 

Pour r^ danv payer, rayon ^ ayant y il fert 
à donner au premier a lé fon de JV > & à la 
feconde fyllabe le fon mouillé dont nous 
venons de parler. Prononcez, pe-icr, ré-ion^ 
é-iant. 

Le P. Buffier eft le premier , qui;nous ait 
aveni que ce fon eft une véritable voyele, 

PE I^'ASPIBA Tl ON , OU Dt l'H 

ASPIRÉE. 

. . .'>■.""■■ 

L' Afpîratlon efl[ un terrhe 3e 'Grammaire, 
& fignifie une prononciation force, qui fe 
fait en afpirant. 

Que r Afpiration fôit une' vraie Lettre^ 
il n'y a pas4ieu d'en douter. En effet puif- 
que , comme nous rivons obfcrvé , il n'y 
a que deux fortes de Tons, les i.mflcs, 
tels que ceux dos voyiles , fie les comp ofés. 



u 



<> 



^ 




\126 Traité 

tune règle âïfez générale , que je rapporté 

d'autarit plus volontiers , qu'clle'eft dircc- 

^ /•#'% Il I T r • 




: . voient dans le mCme cas. C'eft que toute 
voyêle fuivic d'une confonne redoublée , 



f- pE LA Prononciation. itj 
lions, que j'ai pu recueillir fur cette ma- 
tière. Cfeux qui voudront en fçavoirdavan- 
p, auront recours au Traité de la Pro- 



toge 
fodi( 



fodicjlorlque nous en aurons un dp fçavant 
Académicien qui nous en a donné un eflài f 

Mil A V \\(-^no c'iic r»oiiv'r»nf 1 avnir. K/ « lit: \r^*» 



>~ 



.p- 



t!f^ ' 



) . 






lia , Trait* 

comme ceux qui forment les jConfonnet 
jointes à une voyelc , il s'enfuit que l'Af- 
piration n'étartt pas un fon fimple , elle 
cft une modification de ces mêmps fonS| 
ic par conféquent une confonne. . 

.Les Grecs ont marqué TAfpiratîon par 
lin cfprit rude, comme ils défi^noient la 
prononciation unie pariun efprit doux. 
Xcs Latins Se les François au contraire fe 
font contentés de marquer TAfpiration» 
laiflknt it entendre que dans tous les mots^ 
oi die lie fe trouve point marquée, on 
doit fuivrc la prononciation unie, 

L'Afpintion fe marque toujours par cette 
lethie A« Mais Tinconvénient de ce caràf 
dans la Langue Françoife , eftqtrtHe mçt 
fouvent devant des voyeles^iàns les rendre 
afpirées. Ainfi dzns héros /Vh eft afpirée, 
ic dans héroïque elle ne l'eft pas. . , 

. L'Afpiration fe trouve toujours au coitir 
liiencement d'un mot ou dune fyllabc, 
^is jamais au milieu. Ainfi dans P/ii- 
Gfophie Se dans apréhender ^ on n'afpire 
point Vh. 

^ Dans les mots compofés , Vh s'afpîre au 
milieu du mot , pourvu qu'elle commence 
une fyjlabe : Exemple , hâU^déhdlé. 

Ub afpirée tient lieu d'une confonne ; 
puifqu'elle modifie la voyele. Ainfi on doit 
prononcer Se écrire la voyclc de l'article 




/ 



■ Â' 



'ï 



'* 



■■i '■' 



V 



DE 1 A Prononciation*^ itj 
qui la précède : Prononcez ScéaWtzle hé- 
ros, lahonte. * 

Mais fi Vh n'eft pas afpirée , comme la 
voyelc qui la fuit, fe fait feule entendre , 
Pélifion ioit fe faire de mêmç que s'il n'y 
avoit point d'fc. Prononcez & écrivez ffcu- 
mur , l'honneur ^ au lieu de la humeur ^ le 
iùmneur . q\x\m écrirbit de bf^e, fi IVi 
étoit afpirée; Ainfi Vh devient inutile dans 
les mots de la dernière efpcce. Cependant 
^i faut toujours la confervér dans Técriiure , 
àaulè de Tufage^c de Té ty néologie. ^ 

Remarquons. i°. Que quoique TA foît 
afpirée dans héros > elle cciie cependant de 
rétre dans fes dérivés. Prononcez & écrivez 
ïhérdihejhéroiaue aSion. {héroifnttdtsfahlif. 

2^ Que Hollande & Hongrie font des 
lioms de pays , oà Vh eft afpirée, excepté 
dans ces phrafes , aue le grand ufage a con- 
facrécs ; promaçe à Hollande^ Eau de la Reh» 
m d'Hongrie. Il faut cependant convenir au 
fujet dece dernier, que T Académie' veut 
qu'on dife , Eau de la ticlne de Hongrie.^ 

3*^. Qde dans les mots François tirés du 
Latin , Vh ne s'afpire point : Homo . ïhommt; 
honor , Vhonneur ; honejlas . (honnêteté. 

Gn doit feuler*nt excepter de cette ré- 
gie , héros , hennir . haleter & hauteur : il eft 
même néceifairc d'afpirer ce dernier , pour 
ne pas le confondre avec Auteur. 



^ 




DE l'OrTOCR APHE. I2p 

Quant Ji la Prononciation , e[le dépend 

dcTufagé'; 8c Tufagc eft allez déterminé 

r le nombre & le m(:ritc de ceux" qu^il 

rOrtographe, fur laquelle il s'cft formé 
trois partis prcfque égaux. Les uns fuivent 



y 



♦ 



. » 



114 " "' \, TirÂfT* 

Pour îc mox hé fuer ,j:6mmc rAcadémre 
fe contente d'infinucrqu'ori doit le pronon- 
cer avec afoiration , je crois qu'il cft encore 
permis de ia.ivre Tufagc oppofé, 

L'A mife aprts le c fait avec hii un fon 
fin)p!e , ^gui eft une véritable confonne , & 
qui tien^ du <:^foible :,ChevaL chercfjer. Nous 
en avons parlé dans la lettre c/ 

'L'A mifc après Icp change le fon de cet* 
te lettre en celui de/, ^& perd fon afpira- 
X\or\ *y Philofôphle , Philippe, Plufiçurs Au- 
teurs n'écrivent mcme ces mots qù'aV.ec une 
/, comme je Tài dit ailleurs. 

On>peut donner comme une rcglc géné- 
rale vque dans les hnot^ qui nous viennent 
des Languej| barbares , c'çft-à-dird, du Ccl- 
tiqiie , du Tcufonique , & du Gotique , TA 
cft toujours ?.rpirée. Mais parce que Figno- 
rancé de ces Langues peut rendre cette ré- 
gie inutile pôuij, un très-grand nombre de 
peffonnes^ nous allons donner une Table 
•ée$ mots les plus communs, dans Icfqucli 
Vh eft afpirée. 







ha! 


Hainaut. 


haie. 


hahkr. 


haine. 


halener. 


hdch^. 


ha tri, '' 


haleter. 


hagard* 


haire. 


halle. 


haie. 


halai^e. 


hallcbarJ'C. 


haillon. 


halbran. 


huUiu. 



DE LA 

halte. 

harfiac. 

hatrieau. ;; ' 

hanjpe. 

hànap. 

hanche. 

hangard. 

hanneton. 

hanter. 

hapcloûrde. 

haper. 

haqtunce* 

hiquct. 

harangué. 

haras. 

harajjfcr. 

harceler. 

hardcs* . 

hardi» 

hareng. ^ 

hargneux. 

haricot. 

haridelle. 

■harnoiSf 

haro. 

harpe. 

harpie. 

harpon. 

hart. 

hafard* 



PnoKONClATipK. I If 



hâfe. yv 

hte. ., ; 
haubert* 
hâve, 
havir. 
havre, 
"havrefac. 
haut. . 

hé. ; 

heaume, 
hem. , . , 
hennir, : 
hérduitJ 
hère, - 
hergne. 
hérijjen 
.hérijjon., 

hemiep 

héron. 

hérqs. 

herfe. 
: hêtre. ' 

heurter. 
' hibou. ' 

hideux* 



« • 



hierareKe. 

,ho. ' 
kchereau* 

hou. ■ 



''wm^ 



hoche. 
\^ hnchepot; 

' hocher. 
'. ' hochet *^^ 
hola: 
Hollande»^ 
homard, 
hongre. 
Hongrie*. . 
honnir, 
honte. 
' hoquet* 
hoqifeton* 
borion."^ ^ ' 
^hormis* . 
hors. 

hotte* , , 
/ houblons ^ ^ 

houe* "f..-^ 
. howXli*. . 
houlette. ',. 

houlle., 
houppelande.^ 

hourvurié 

houfeaux* 

houfpillcr, 

houjjaye. 

hoûjjard. ; 

hniflk. 

ho £a* 



& 



m\ 



\ 



y 



130 



Traita 

ment à la manière dont on les prononce; 
Le projet en e(l beau ; mais il paroît qu'il 
IjJgJJjjj^ofllbl^ç^exé^^ 



SDOUJDI 



pour cela , i . mvcnter ac nouveau^ ca- 
raftercs ; 2^, changer toutes les idées de 
r^f^mmnir^ rino noiis avons î 7''\ rcnverfcr 



y ^ DB l'OrTOGIAPHF. f^i 

3u'ils ont dans les autres Langues, Ainfi 
eft néccflâirc de détermipcr enparticuirer 



V cft ôuvehe ou fermée , & fi tinc lylbbc 
doit fe prononcer longpc ou brève. 

A \é* ^t\r%Çt A Âi^n^ é*w% \t\*-wmsêiw\t* 1 ^ft^m*.$*.^ 



T 



/ 



* 



y- 



-■i^- - ^. ■:- 


' ' j" ■ ■ ' ■ -. »■ 1 ■ . ■»■ ' 


:^ -11$;-^ V 


T B A f TB 


^ hpulfifte. 


huv^umoi.^ }ltùpé., 


houx. 


hmner. hure. 


hpyiu. 


hune. :'^\- hurler^ 


huche. 


hupe. hute. 


^ ^^ huer. 


.1 • .' ■ ■■■■■, 4 ,,^ ; 



'■#■• 



s 




..'\-'' 



V-- 



/< 



; Remarquez que dans H€/iri&H#hr^^^ 
doit s'afpircr dans la pi-ononçiation foutç- ? 
Tiiie ; mais ce Ccroit une affed^itioh de Tafi. ' 
pirêr dans lé difcours familier. : ^ 

Ofîff & owfiemf , quoi qu'ils ne s^ëcrivétrt ' 
point avec une, A%.& qu'ils ne s'afpirent^ 
point dans'l^ pronanciation, cependant lort 
qu'ih (ont précédés cle Tarticle ou d'une 
prépofition ^ on prononce ^ on écrit la 
prépofition & l'article fans- élifion , de mê^ ^ 
roc que fijjjla prçmicrç fyllabe de ces^çptf 
létoit afpîréc. Dites & écrivez , le an^du 

nioij^ la oniiane anriSc , il ri y a que onie 

jours. : • . \ . ' 

C'e(Wi l'ufagelc plus reçu : cependant ^ 
plufieurs Auteurs écrivent aufli tons^^^ 
Von{ieme. C'cll ainfi que Corneille a dit 
dansGinna: 



. Peu:.-ctre que ronzîcmc / entrepriCiA cft prct« 



«n 



\. 



Il eft sûr que dt\^nr ficcle & au datif, on : 
doit fuivre ri^tre règle , & dire , il v'rvo'u nu 
êni'ieme fi^cle , & non pas â Ujr^kmc fude, ,. 



DE LA jPnpKd&Gî A TîOK.. II7 

; Pciit-^tre fcroit-il entonrmieux & plus sûr, 

; Mai^^ la rcgle eiH)eau5)oup plus générale 
pour fmu y huitième ôcJùâtaine ; ca^ quoique 
dans ces mots rA.ne^**iaftirc point, r^rtiçle 
qui les précède ne fouffirç jamiaîs d'élifion. 

„ Prpnonicez & éçAy trie huit; le hàdenié, la 
htàtaine. : ?--":vV'^ '\ '-■'''' '\'"'' 

On doit dî?e la même chbfe du motoMÎ , 
brfqu'il eft précédé de Farticle, & pris fufc- 

,/^ntivemcntk Dites , Uomfy letton , & non 

-^ tm&^m. - ' ^ - ^ 

Vh finale n'cftafpîrée que d^ni ces tïoii 
krterjçâipns , ah! eh! ph! ^ 

DeUQuaniué. 

a Qùiarntrté en flilè de Grammaire, eft. 
h mçfute^ du tems , qui s'cnûploie ï la 
prononciation d'uhéfyllabé.' Delà il ré- 
liilte, que puifque k dur^e des fVlIabes fe 
mefurc^'ily en a de longues & de brèves,^ 
Mais on doit obfervçr, qu'elles ne font 
longues ou brèves, que rclartivement les 
unes aux autres, enforte que l'aiyllabe 
longue n'eft telle , que par comparaifon 
avec la brève , 6c qje ceUe-çi ^(i bjrcvc,. 
que par fa relation avec la longue. Il y a 
auflî les brèves & les plusbrj^ves, les lon- 
gues & les plus longues , comme on verra 
oanc la. fuite. ^ 



^ 



) 



y- 




132 ___ 



Tr A ï T K 




É 



DE L'ORToan Arjîç. 13Î 

ni de formatiorys^^jui fonr aiver- 



^î^ârncûlc^wîJ^miJfT, ouaiu , ôcc» 
L'Accery: circonflexe '^ ne doit rcgii- ,, 



:^rconnexe ne aoit regu- 

Vu'rorn^nr ft» martre nue far lc< vovclfis lon- 



j>lc générale , cc^t accent ne iç: met jamais ^ 
I \ lur.la conjonflion Gr ; 2 ': fur les finales 



X. 



■^ 



La Q 11 antîté Ffançôifc, jefl û-ne partie de 
la Grammaire Va iaqucile les Étttmg;ers & 
les François mémii ne (çaurQieàt laplti-. 
quer avec trop de foin. En effet, qubiqu^ 
peu feniible aux ororilés di> vulgaire, c'eft 
elle qui décide de là Prorionciat4qn v& cjùl. 
Ja règle; enfortô que pour pranoncer exa- 
ftencient^, elle eft a-bfoiumént néceATaire; 
J'avouc^qVcHé WÉd pas atiffi eflenriçUe* 
dans la Langue Franjjoife r qu^elle reçoit 
oarmi Içs Grecs & les Romains , chez qui , 
a. mon avis, clic formoit en grartde partie 
le carâdcre de la Podrie.Xependànt j'ofe/ 
avancer, que dans aucune autre Langue 
M.Quannte n'e(i peut-être aufli fenfible,^ 
que darvsla Françoife. Dans un mot Fran- 
çois de piuTièurs fyllabes , par exemple , 
je ne. fens pas , à la vérité, un Daétyb fi 
^ormé , que dans le Grec ,, le' Latin , ou 
même ^Italien ^^omme amahilîs. crlminé, 
&c. mais je fens infiniment phis la longue 
dans pi/e & la brève dans patte y mott . 
François, que dans la première iyila\)e des 
mots Latins tri]h ôc man'is. /^ 

Peut-ttrc doitH^n attribuer i une prédi- 
lection finguliere pour le L^tin , ce qu'a 
oit un dcspbus habibs Écrivains^de jriotre 
fieclç, dans Ton Traité de rÉtudè ,.qu-il' 
n y a point de Quantité en François. Si ce 
principe croit vrai , pourquoi j?w7c ôcfataUj 




-rr^ 



■.ii.'-<X- 

''■r.i/\ 




^ 



1ÇE iATnmmctli^^ ït^^ 

çett^l^ticllÉ ta #ramm^ dans les/Lan- 

gues ifikaires; qiie:d4ns ^ Langues fça- 

vantes^ B^à I;inlei^bj||é^ ^4 c^ 

4àM «çelles^lliiir la Quaifî 

règles qu'on y a (ur 0ette itiat^. y ^ 

Aihfi je me contente dé décrier fimple- , 
i^ept ici quelques réflej^ions géril^ralcs fur 
la natui^ çie certaines Quantités ; réflexions ! 
qae je crois poiîrtant tirées de la modula- 
tion même. Peut-être me trompai- je, >oa 
dansla réflexion , ou fur la cgufe, ou enfin 
furies conféqi:ences que je veux en tirer 
pour Tufage. Qu'on" regarde donc ce que 
je vais dire à ce fujet , commue des doutes , 
&nullc.!ncht comme des décifioris. 

Remarquons d abord , qu'en g/^éral les 
iyllabes FnKiçoifes fe prononcent toutes 
Qànsie même efpàcc , ou ia même mefurc 
de t^ms, hors le^ pénultièmes 8^ les finales, 
Jcauela Quantité ne devient fenfible quç 
lur la fin dt s mots* v 

Or peut encore pofqr pour principe, que 
dans cette Langue, iLy a beaucoup çlus de 
(yllabes brèves, *que de longues. J'attri- 
mierois volontiers cette inégalité au gr^jid 
nombre des^N^ui entrent dans la compofi- 
tiorv des myts r rdnçois, 8c qui font toujours 
brefs , lorfq.u'p (orment fculs une ()'llabe. 

■ ■■■'■y 



^ 









^ 



\ 



ijf4 Traita 

participe , ziit ic mâr ^ adjeélifs , crâ . pâr^ 




, pour empêcher qu un ne les conton-. 
deavecyir^prépofition, rfu, génitif de Tar- 
ticle ; miot Dour muraille, cru. fubdantif anî 



Dî l'Ortographb. ijy 

uroît en Latin dans y^fcigj ^ par/(;xemple> 

7!Spê!!!R!ÏHHHn?ITO^ïH!^ffTpWT^ 

la confervec, i^. par raifort d'an«tlogic : 
nn écrit . apoellare^ afferre : 2^. oouf éviter 




■• 1. 




T 



110 - Traité 

J*ajoÛtc , que c'eft un défaut de pfotioft* 

ciation aflçz ordinaire^ d?ins quelques Prch 

vJnces , & même parmi le peuple deParis , 

de traîner fur les wllabes , oc de prononcer 

' longucsceUesquifofitnatùrellemenî>breves. 

&aque Voycleeft lufcepuble de deux 
(bris , i'un bref ^ retentiflant , l)autre loqg 

;^ibur4. 

Çeft «ne âfférentè^q^^ 
varie leur^Juantité. Ainfi lei Wyéles Ion 
jgucs d<5ivem toujours fe prcmoncer avec 
cefônobfcur &fourd, & les brèves avec 

"^fe-ibn clair <5c retenti ffant : Pronèïicez pâtt^ 
fottt; nette y bites mitte^ vite; hotte ^ ôter ; 
tutt€fjiùte., 

^ . LVquitermine une fyllabe dans laqucUc 
•ette, ne Te prononce point , foit au milieu, 

/OU ii la fin des mots, donne à la vôyele à 
laquelle elle eft jointe , le fon oblcnr Se 
fourd , & par çonféqucnt la rend longue. 
A rifjgard de Ti médiale , il eft vrai qu àu- 
jouronui on écrit beaucoup mieuv^plui 
communément , ^4/e iUc , tnitmj que pafiej 

ijle, mefnH» 

L^Accent circonflexe marque dans ces 
iTK)ts le retranchement de Vs , &c avertit que 
.la fyllabe fur laquelle i] eft mis , doit fe pro- 
noncer longue* 

Pour ce qui eft de Vi finale* , elle produit 
l'cflèt que nous venons de dire. A in 11 pas» 




\ 



DE LA PRONONCTATION. llf 

* Ifi.yo^j..gwj,&c, ont leur fyllabe longue. 
On en excepte cependant les'Verbes , dans 
lefqûels l'j finale m'arque la fyllabe brève, 
comme je Us a je hia. ■' " -/ 

L'Accent circonflexe qui , comme nous * 
venons de le dire, marque le retranche-^' 
ment 4e fj , dénote auftî quelquefois celûî 
d'une voyele, la mt5me que celle fur laquel- 
le l'Accent eft pofé , comme dans aage^ béer 
1er; refile, qu'on écrit aujourd'hui igé, 
biUr^yàle, Les voycles ainfr retranchto, ' 
ou plutôt l^ccenr mis pour marquer ce re- 
tranchement , avertit que la voyele qui ret 
te, doit (b prononcer longue.. . 

Toute fyllabe qui dans un mot eft ordi- 
nairement brève , devient, à mon avis ,* 
tout à fait longue , ou du moins quelque 
peu moins brève, fi ce mot termine la phra- 
Icou la période. Il eft hors de doute que r( 
eft bref dans notre &c votre , pronoms con- 
jonétifs; cependant il cf^ Igng dans ces 
mes mots, loriqu'ijs fnjifent la phrafîT: Jt 
fuu votre jerviteur ^ notre commun a/tni ^ &cj 
Jtfuis le votre j cejl le nkre ^ &CyOn fcntira 
la même chofc oans quelqlrermitres mots y 
dans Icfquels la fyllabe naturellement lon- 
gue, devient moisis longue , & même quel- 
Quefois brève , félon la d^ffcrente pohtion 
ae ces mêmes mots : Ce font d'honnêtes pem^ 
ftfont des gens honnêtes ; je fuis le incme hom^ 

F 



4 



k- 



# 



V. 



1^6 Tr A ITÉ 

'Quelques perfonnes font fgntîrle redou- 




BT? 



Sff 



Tf! 



mcnFcIc la conlonnc aans irntc , S; aans 
les mots femblables; mais cette prononcia- 
tion eft vicieufe. 



iàiAU 



vt l'Ortographe. ijt 
^nd^^^^^^^^^^ngers 



ic les enlans de prononcer entenare j comme 
fi Ton écrivoit imindre. Mais ne fuffit-il pas 

Â\ritt»r rniir£* énuivonue . de la fcuLs 



•«rxiir 






^ 



/A 
A 



\ 



;fa« Tkaité ^^ \^ 

rnt^kmirnèquhidj toujours le mtmt. Dans 
ces exemples , le. mot même ^ trois quanti* 
tés différentes : iï eft br^f dans le premier , 
inoins^btef oùdouteux dans lé fécond^ & 
tout à fait long dans le t^^^^^ . ^. 

Il é^Va.ifé de-€omprendre la riiifpn d'un^ 
pareille variation de Quantité fur la même 
fyllabc. Ceftque notre . votre . honnhe . mi- 
f7?e/&x. mots conjoints, fc hâtent, pour 
m'exprifner ainfi , aw^piilieu de la période , 
d'atteindre Ic-mot auquel ils ion^ lies, qu^ls 
défignent, ou qu'ils qj^Vlifient; au lieu qu'é- 
tant placés à ia âsl'j^e phrale , ils ne cher^ 




chent que du repos; 

Je prétends par ma féconde réflexion , 
qu'une fyllabe finale brève dans^un motfin-i 
guller, devient longue , 6u du moins quel- 
que peu moins brève au pluriel de ce même 
nom. Ainfi dans accldem , moment p. air^ 
mail , détail . U Grec, le JSre/fla dernière fyl- 
labe ed brève ,. au lieu qu'elle eft longue 
dans accidens . momens. les airs , les Grecs, 

ICJI Brefs . &C, n , f^^f 

Peut-être dira-t-pn ,' qu'il cil donne à li 
d'obfcurcir \t Ton , & par-là de rendre lon^ 
guch voycle à laquelle elle eft jointe. J'en 
conviens ; mais que dirons nous des noms 
cn^. qui font brefs au rmgulier,&^ongs 
ail pluriel /quoi que Vs fc trouve dans tous 
les deux nombres ? Le bras . les bras s le pas* 



''. 



/^ 



K 



kspAS» Jufqu àjce qu^on ait trouvé ùde nieil- 
kure raifon J cjifqns que deux objets occu- 
pant plus de maçç qii'ùn feu! Gans notre 
idée, ils exigem plus de lenteur dans l'cx- 
jpreflîon de cette image qui les-^eprefcnte^j 
c'eft*à-d;ire ; da[n1s la protionciation. • 

En parcourant le^ Verbes , j-àî_cru entre- 
voir , que les rriémes fylkbes pénultièmes ^ 
3ui à rindicatif font ou longues ou brèves , 
eviennent moins brèves, bu plus longues 
auSubjpnélif: JWme, voule\-vous que jai^ 
myiichante.voule^-rousquil chante.^ ' 

Oh peut en apporter deux raifons , qûî 

^fans être abfolument fondées , ne manquent 

peut-être pas de vraifemblance : du moins 

|)euvent-clles nous conduire à celle , qui eft 
c véritable fondement* de cette différence. 
• l^. Il y a dans le Subjonftif du defir, de 
h crainte , de l'adiniration , &c. çn un mot 
quelque fcntimcnt joint à l'aftion , qui rend 
cette aftion moins (impie qu'à l'Indicatif, , 
mode qui , fuivant la force du mot , fcrc 
feulement à indiquer. Or tout fçntimcnt^^ 
joint i Taélion , ou , fi l'on veut , toute ac- 
tion impliquée, t^îgc naturellement plus 
de lenteur dans rç.xpreflîon. 

f^4 Une autre raifon de cette différence 
oui me paroît un peu plus plaufible, eft qu'à 
I Indicatif, ordinairement le Verbe n'a rien 
de conjoint qui le précède ^ ciîforte que ce- ' 

Fij 



^ « 





138 



L&L 



Tr a ï Té 




M^W 



dans récriture, au lieu d'une n^ toutes le» 
fois qu'elles font fuivies au milieu d'un mot 



DE lOrTO GRAPHE. 1^9 
U lUUllL Uil llUllUilUUlllJI Mil ifl ^iffi< 



rente 



Le c fuivi du t , fc mettoît autrefois à la 



4/:- 



124 I Ti kir E 

lui q.wi 1^ prononce , le trouve aVoîr moins 
/ hel'oinde repo^. Au contraire le Subjonc- 
tif eilcommunémtnt prcctdc d'un .Verbe 
& de laconjondion, & par conféauentpoiîr 
le prcînoncer , le repos , quelqu infeniible 
qu on le fuppofe , eftnatur llement plus né- 
^ ceflaire : J^ travaille > tu veux que je îravaille ; 
je batadle ^ que je bataille. 

Je trouve qi u la fyllabe finale , lorfqu'el- 
le fe tc|;mine par -une confonne liquide , eft 
ordin^Vcnient brève : ba^L morale royal^^ 
tHt^j cruel j ïtçm^ Bethléem^ carcans enCan'j 
rut an ^ hymen ^ Jupiter^ L ucifer^ 6c c. 

J'en tire la railon de la nature mêm'e de 
la liquide , qui n'eft aînfi nommée , que par- 
cç qu'elle cQule plus promtcment que les 
autres confonncs; aufli les Latins > quifai» 
Ibient ordrnairement longues toutes les 
voycles fuivies de deux conibnnes, ne hit 
ibient pas de faire communes celles qui pré- 
cédoicnt une liauide& une autre confonne* 
Je fçais que les voyeles nazales font Ion» 
gués au-milieu du mot,^uoi qu'elles foient 
Iprmtes par une liquide m ou n ; mais cela 
vient de ce qu'elles font obfcurcies par ce 
fon obtus , dont nous avons parle d'abord, 
ôc qui dénote toujours une voyele longue. 

Il y a dans le François une règle lure 8c 
générale : c'eft que tous les mots qui finit- 
lent par un e muet, furtout lorfqu'il eil ina* 




u 



r 



DE LA PnONOKClATîON. 12f 

îTiédîatement préçé-dé d'une voyele , om 
leur pénultième longue : aimée , confie^ hme^ 
nu^j&ic. C'eft-qu'il eftde la nature de l'e 
muet , d'allonger toujours la voyele qui le 
précède. Changez l'e muer en V fermé , & 
de longue qu'éxoit la pénultième , elle de- / 
vient brève: Il loucj il confia; louéj, confiée 
■&c. * 

Ce changement m'occafionne une nou- 
velle réflexion : c'eft que tel eft le gérvie de 
la Langue Françoifè ^ qu'elle no fouflîc; 
point de fuite dans le même mot deux fylla- . 
tes de même mefure ; elle veut qu'une lon- 
gue fdivc une bjeve , qu'iHi»4rcve^furvcf 
une longue , ou du moins qu'on ne trouve 
de fuite qu'une brève & une. moins. brève, 
une longue & une moins longue. Que fi le 
contraire fe rencontre, on brufaue, pour 
ainfi dire , ou Ton traîne les voyeles , & on 
les rçnd longues ojlrbreves par pofition. Qui 
ne fent » par exemple , que dans indigne ^ \i 
eft moins long que dans indigné ; ^que dans 
diante ^ Va eft moins long que dans chanté j, 
&c. Les trois fyllabes qui compofènt le mot 
de Conjîantin ^ font toutes longues ; malt 
toutes, trois fe prononcent d'une diflérentc 
longueur. Il n'y a rien là d'étudié ; tout ce- • 
la vient de la nature môme de la prononcia- 
tion. 
J'ajoute à ce petit nombre de réflexions 

•F jjj 






^' 




/• 



Î40 Traité 

quclquefoisdeva^^ 

ÏHHoFWnWHmBîc!n5^^n^^e?luTun 




âpre! 

emuet, qui fait le môme effet après le^. 
Que la cédille fous le c : exemole .mantreônî. 



DB l'OrTOGRAPHÏ. 141 

îoient fort utiles aux Etrangers & aux fem- 

f]iii ionifirrnr fi un r^" ^ ^ tir^ da 



Grec ou non. Mais cet ufage n'ayant pas 
été reçu unanim:ment , je crois qu'il eft 

• - j.. r. r !- Ji VL J ^ ^ 



;,2i / Traité 

liiiç regk àffez générale , "que je râi>porté 
d'autarit plus Aolontiers , qu'clle:eft direcr 
tcmcnt oppolëè à celle , que les Latins fui- 
voient dans le^même cas. Ceft ^ue toute 
Voyéle luivie d'une confonne redoublée^ 
cft ordinairement brève en François :y4iW^ 
Malle^Cappey&cc. 

Il fcmble que quelquefois on aflTcfle de 
fe fervir des deux conlonnés, quoique con- 
traircs à Tétymologie, pour marquer la pro- 
nôncjation brève , comme dans perfonne ^ 
ionne^ fcrruney Site, 

Dé cette règle générak ,.je viens à quel- 
ques^utres plus particulières , qui ne font 
pas moins utiles pour rexaditudo de la pro- 
nonciation. 

Les prétérit^ de l'Indicatif en âmes ^ en 
Imés & en eûmes \ ont la pénultième longue, 
comme nous travaillâmes , nous fîmes ^ nous 

lames, . j 

Cette pénultième eft encore Icfn^uc dani 
les prétérits imparfaits (Jii Subjondif termi- 
nés en affe'. en ijfe . & en wffc . comme /en- 
feignajje ^jejtjjr* ds voulujfent. 

La dcrrficrc fyllabc ell longue dans Ici 
mots terminés par un x & par un f . lorfquc 
ces lettres ne le prononcent point : cxem- 
^Icyfaux /prix ^ fiej ^icc. 

Tel eft le petit nombre de Règles les 
plus s4rcs, Ôclcs moinsfujettes aux excep- 




'. '» 



;? 



DE LA. Prononciation. 12J 

lions , que j'ai pu recueillir fur xette ma- 
liere. Ceux qui voudront eh fçavoir davan- 
tage , auront recours au Traité de la Pro- 
jfodie^lorfque nous en aurons un dp fçavaat 
Académicien qui nous en a donné un efîài y 
ou à Tufage, s'ils peuvent ravoir, & s'ils fça^ 
vent aufTi le dîftinguer. A l'égard de mes ré- 
flexions , je ne les ai données, que comipe! 
bazardées ;& je jconfcns qu'on les regarde 
comme telles. . ' 




^ 








< 



141 Trait* 

ter & réfurreSion , pour marquer la difTércti 

jDans ptufieurs verbes » la féconde per- 
fonne fingulicrc de l'Impératif fe termine 




^ Df l'OrTOGR AFHK. I45 

louS les mots tirés du Grec , où il tient la 



n, \^. 



V 



mÊÊÊÈmm 



plM^iliM^^Él 



Îuent pas d'écrire martyr j Jyndic * Jyllabe. 
ig plupart des autres Ecrivams fc aifpen» 



\- 





TRAITÉ 

DE 

L'ORTO GRAPHE. 

'Ortograpbe & la Prononciatioft 
ont enferable une liaifon fi inti^ 
me , que quelques-uns ont crû 
pouvoir mettre enquellion, s'il 
étoit à propos de CQmmenccrpar 
l'une ou par l'autre , en voulant enfcigncr 
une Langue. Je laiflc à (Tautres à réfoudre 
ce problème. -^ 

JL'Ortôgraphc eft l'image de la Pronon- 
ciation y c eft-à-dircy la manière de mettre 
!)ar écrit, 6c de repréfcnrcr aux yeux le 
angage prononcé. Cela fuflit , poi.r faire 
fentir le rapport qu'il y a entre ces deux 
partics^iTIa Grammaire , & qu'en parlant 
de Tune, j'ai du naturellement y joindre 
unTraité ae l'autre. C'ell ce rapport m<!me 
' qui me fera répéter ici pluficurs chofc$i 
que j'ai déjà dites. 






-DU l'OrTOCR APHE. 12$ 

Quant Ji la Prononciation , elje dépend 
de rufagé'; & l'ufagc efl: aflêz déterminé 
par le nojmbre &le mérite de ceux^ qu'il 
but fuivre. Il n'en eft pas de même de 
rOrtographe, fur laquelle il s'cft formé 
trois partis prefque égaux. Les uns fuivent 
l'ancienne , les autres la moderne ; & quel- 
ques-uns en ont adopté une troifieme , qui 
tient le milieu entre les deux. L'ancierine 
eft trop chargée de lettres." inutiles; I.a mo- 
derne décharnée défigure trop la plupart 
des mots. C'çjl ce qui m'oblige à prendre 
ici parti poiy ta inuyenne', comme étant 
exempre de l'un $c,dej'aurre de ces exçi*. 
Le plus grand défuit de l'ancienne Orto- 
graphe^ eft que par les inutilités qu'elles 
admet , elle cefle d'être ce cju'çllc doit êtr^ 
eflêntiellementj je veux dire, l'image dfc 
la Prononciation. D'utT autre c6té, la nou- 
velle fait trop perdre de vue les étymolb- 
8ies , & par fes retranchcmens trop hardis, 
cvient une fourcc féconde d'équivoques. 
On ne rifque point; en prenant uamilieu 
; oui rapproclTe l'écriture de la prononcia- 
tion! & qui conferve aux m^s en par* 
. tiVleur origine, 6c en entier leut dLC;- 

Tcnce. ^ . 

Il cft vrai que j'approuveroîs fort le <lef- 
fcin de Amplifier tellement l'Ortographe , 
que les rxiots écriif^épondiflont. parfaite-. 

F V 



v.*. 







••■ 



wfm^mfm 



F<M- 



t44 



)irce que 



TjtAIT* 

âtns cet mots & leurs 




^^ fend, mtlipl 
tUonre. ^ 



celui de Vy moiiillé , «| 



•I 



«V 'm "> ■ ■ " ■■ f 




l|; DH L'OAtOtflAPHI. S4f 

Kéttirqueg ^ttg lorfqiicl'jr cft feuliM fait uii 

ou pronom conjonâif, ou adverbe de lieu» 
011 rend imperfonner le Verbe émcir : nWj 



^*& 



V 



^ 



► » 



130 TRAlTi^ 

tuent à la manière dont on les prononce.; 
Le projet en eft bcali ; mais il paroît qu'il -; 
n'eftpas pofliblQ clc l'exécu|tçr. Il faudrolt 
cour cela , i"*. inventer de nouveau^ ca- 
rafterès; 2^. changer toutes les idées de, 
Grammairiî que nous avons; 3*^. rcnyerfer 
enfin tous *^ te fondemens de la Poéfie/ 
puifque les rimes ne fubfiileroïent plùsleg 
inêmes. '\ \. ■ 

Du refte en adoptant mêftie l'Ortôgra- 
})Ke modxîrne ,. je ne ferois jamais d'avis 
lou'on écrivît ek àontj au lieu d'elle donne* 

&Cé 

/Ceux qui écrivent de cette "^^^^^i 
ne font pas réflexion , qu'en gépérarles 
^oyele» ^fuiries ^\xx\t confonne double 
font brevief*;, & que c'eft pour cette rai- 
fon que l'on a doublé lesconfonncs dans 
soutonnc. bonne^&cc. même aux dépens 
de l'étymologic , au lieu qu'on les laiflè 
fimples dahs^nei BtUom^ pour rendre Vo 
long. 

Après ce préambule que j'ai crû néccP 
faire 9 j'entrerai en matière par la pratique 

des Accens. 

.. ' • 

'^ Des Acctns. 

. Les Accens imprimA 3 comme nous 
l'avons déjà dit, ne gardent point dans 
h Langue Françoifc la nature génér^i^le 




>. 
f 



I)? l'Ortopraphi. r^i 

3u'ils ont dans lés autres Langues. Ainfi '*' 
eft nécèflCaire de déterminer enpartîculrer 
leur ufegç 5 qui eft de marquer (1 Ia|Voyclc 
\ eft ouverte ou fermée , '&. ft une fyllabc ' 
doit fe prononcer Jongpé ou brève. 

A le confidérer en lui-même , l'accenf ne . 

regarde pasrOrtographe.C'ed proprement 

^h manière deprononcer, en élevant ou en 

; abaiflant Ir voix; iîarf(^ /?r<7nttncwniJï^ quâ 

fyUaH attollhw; . vel dcprimhur, C'eft une 

certaine paufe, qu' - fait dans un mot,» 

Ear cette élévation Ou cet abaiftemcnt de 
i voix. "^ 
- On volt par-là, combien fe font trompée 
les Grammairiens , »qui onf confondu Ica . 
vrais accens' avec les marques dès accens j^ 
quoiqu'on appelle les^uns & les autres du 
même nom. Ce n'eft pas l'accent écrit qui 
fait prononcer une IVllabe ou un mot,, de 
tcllôoutcjlefaçon; il fcrt feulement inonj ^ 
avertir, que la fyllabex)j le ipot fe pro- 
nonce delà forte. C'eft dans ce dernier fcn« 
de marque d'accent, que j'cmplpic ce moc 
dans le prcfcnt Traité ; & c'eft en ce fe(}S 
qu'on doit l'entendre. 

L'Accent aigu / fe met toujours fur les é 

fermés , quelque place qu'ils occupent dans 

les mots. Il eit la marque caraftériftique de 

cet i: Exemple , été :. étudié, C'eft là le fcul 

• ufiigc de cet accent» 

. . Fvj 



r 



V 





H« 



Tr a ixé 

ao Qu'au datif pluriel , il s'écrit tou- 
K)uf»Va U" ^ J iiiiMiHiinnT II î mf mri 
. pronom» , ^ «l prend ordinairement une , i 




w 



DE L'OrTOORAPHH. T^J 

Oeu . Ueu* ; chou ^ choux. On n'en excepte 



qnifiiirlirnol i i i t i ^ i iln 



^ • • 



_<._. / 



j°. Tous les mots tcrmm<;s par une s ou 
par un* au fingujicr, qui ne changentpoinc 



\ 



^^■■ 



A 



., f 



>s 



t 



. . \. 



Obfcrvez aii relie , q je maigre cette r?- 
glc géncrale , cet .accent ne le met jamais y 
i^ lunla conjondion 6*; 2'; fur les finales 
en er:. dont Te fe prononce fermé ; y, fur - 
les articles ksAty^iiL far le$ adjeélifs pro- 
tiqii'inaujc , fei^rei^Jei^ dont i'c fc prononce 
fermé dans le difcours familier ; 4.^ fur Pe 
fuivi d'un j final, comme dans yous aitm^.. ^ 
. Le grave^fe trouve principalement fur;. 
ïè très-ouvert, £iiivi d'une j finale qui ne fc 




- V 



i 



/ 



^ 



, retranche pas : Ex. décès , procès :, aprh^ dès, l 
fjrépofitioh ou conjonftlon de te'ms , Us y' 

7qui fignific/^roc/;!^. Sur quoi il fautj3bfervcr, 
"^Nqif'y ne fe met point fur ces deux derniers 
mots /ci> rfcj j lorfqu'fls font articles i non 
plus que fur'mei^, ta ^ fes. ■' ' 

Tel eft le principal ufage de eèt accent» 
Il fe met encore fur quelques mots, fans 
clian^rt* en rien: leur prononciation , & feu* 
iement pour les dillinguer de quelques ^u- 

' très mots différens pour )e fens, maisabfo-. 
lumcnt femblables dans l'écriture & dans 
la prohonciatiorw: comme là^ adverbe de 
îicu ou démpnftratif , mot très-ditlérent de 
Tarticle féminin la ; à^ prépofition & arti- 

- cie , & a rroifième perfonne du prefcnt de 
rind.catif du verbe avoir; où, adverbe de ^ 

. lieu , ^ow^conjon fl ion. ' v 

On le iîiet auïïVfur Va final de tous les 

.motu, qai\ne font fuj[îccptiblcs, ni de nom- 



BE L^O R T 6 en A rjT D 15I ; 

bres» jnidc formatiorvs-, & qui font ad^'er-. 
tes ou partie ulcs^^/wià, e/2t%^>oaiJi,&c» j 
L'Accer^ cjrcorfflexe "^ ne doit régiï- \^ 
fièrement fé mettre que fur les voj^eleiî lon- 
gues, après lefquellès ôfi a retranché Tj, . 
,qui les luivoit anciennement : Exemple,^ 
1 M^Ure. Apôtre, autrefois , Maijlre, Apojîre. 
Je dis que cet acci^nt^fe met alors fur 
Içs voyel'cs longues , & non pas indifférèca- 
inenr fur tÔTates les voyeles après lefquellès . 
on a retranché Y s. Àinfi on ne mettra point /. 
> Faccent circonflexe fur étude, cIù-étkn.rYe 
de ces deux mots, &.de ceux qui leur rcf- 
fembknt , eft bref & fermé , & par confé- 
quent incapable de recevoir un accent' cir-. 
cônflcxc, qui marqueroit une pfononciatioii 
-contraire. . ; " "^ ' 

' -Comme on a Retranché de beaucoup de 
' mots plufieursvoyeles inutiles, parce qu^d- 
* les rie s'y prononcent pas, quelques Auteurs 
' ont mis l'accent circonflexe lur-la yoyele . 
reftée feule après ce .retranthement. Usé 
écrivent, par exemple, vu pour veii. rôle 

Î)our roolc ,j âge pour aage , parce qu'autrc- 
bis on écrivoit ces mots de la féconde fa- 
çon. Cet accent me paroît inutile, puif- \ 
qu'il ne chafige ni n'ajoute rien à la pro- 
nonciation de ces mots. 

On pourroit cependant l'admettre fur 
quelques mots équivoques , tels que du , 



/ 




^ 



^ 148 Traitv 

il. OnJiiliii^iiiij ^llf^[\ 




mmmm 



dmà 



provipfus : ^ 

-■■... 

11 «A«** */Mial#»t mnfmc vincTt imnronriDfus au n#f^ 



DE l'OrTOCÎB AFHF* 149 

' tif^ aSivc; Juif, Juive; BaiWf^ BaJUive ; 



yëi^, veuve J 

Autrefois on confervoit I/au féminin , 
& on écrivoit iui/i/c^ haillitve, veufve : mais 



"V 



^ 



\ 



J^ 



J 



K ., ■ 



1/4 Tb AiT:*^ 

participe , zwr Se màr ^ adjeâifs , crd, par; 

. ticîpcppur empêcher qu'on ne les confoh-.- 
de %vccfur^ prépoiîtion, du y génitif deTar- 
ticle, thwp^ pour muràilU^ cru, fubftantif qui 
fïgnificfi)/2Î^&crw^ contraire db cuit. Pcut- 
^xre auuile fensfeul fufEroit pour les dif- 
tinguer., . / - 

Remarquez au Tu jet de ce retranche- 
ment, que iftàlgré la réforme, 1^ voyelé 
inutile oc qui ne fe prononce point ,s'eft 
encore cônfervée dans le participe paiTé-cw, 

, avec fes dérivés. '^Ihfi écrivez toujours , 
il a eu ^ nous eûmes ., ils eurent j_ ôcc 

On voit par ce qu'on vient dé dire , qu'il 
n'y a que l'accent circonflexe^ qui fe place 
fur toutes fortes de voyeles. L aigu ne fe 
met jamais que fur Te ; & le grave ne|)eut 
affefiter que les voyeles, i^ e^ u. 

■'.■ ■ ■ ■■ ' ' ^ ^ ' . , ' ,.^ ' ■■-■ -• "■ 

Des doubles Cartonnes. ^ . 

p ^ _ ) ;. . .-■ . ; . 

Il j a plufieurs mots d^ns la Langue 
Françoife, qui s'écrivent ordinairement 
avec une double confonne; & comme je 
Fai déjà infinué , on auroit tort de relran- 
c "t une de ces confonnes. y4/7/?c//fr^ Abbil 
affronta vi/fc ^ &c, ne doivent point s'écrire, 
apeler^ Abé, afiront , vile. Il eft vrai que 
cette confonne redoublée ne fe fait' pai 
fentir avec ^ jutant de force, qu'elle eP 




I 



; ^ 



'' 



f 




rr l'Ortographe. 157 

ufO î t en Latin dans Abbas > par. qxemple^ 
Cependant il me femble qu'il eft mieux de^ 
la confervec, i^. par faifon dWàîogie : 
on écrit, appeUàre^o^rre; 2<».jpour éviter . 
l'éqiiivoque ; on pourroit confondre ville, 
cite, avec i/iff^ de peu de valeur; 3V 
parce que , comme nous l'avons , déjà . 
dit, ces 'confonnes redoublées fervent à 
fljarquer, que la voyele f[ui les précède eft 
brevér 

Il faut remarquer que les confonnci 
Françoifes, quoique doubles dans Torto- 
graphç , ne fe marquent point avec un fon % 
redoublé dans la prononciation ; pSr exem- 
ple, on prononce ^tW/ comme s'il étoit ^ 
écrit Amplement 74W^ & non pas avec la 
prononciation forte des deux b^ qui fe faiî 
entendre dans le mot Latin Abbas. 

Le D eft la feule confonne, qui redou-^ 
tlée dans l'écriture , fe faffe fentir double 
dans la prononciation. Ainfi on prononce > 
addition^ avec le fon du d redoubjé ; ce qui ^ 
diftingue ce mot de jcelai-ci , adition dhé*' 
redite. , . . ^ 

Il eft vrai qu'il femble que le C redouble 
dans l'ortographe , fc fafle auflî fentir dou- 
ble dans la prononciation ; mais qu'on faflfe 
attention , que le premier c ne fe prpnoncç 
que- comme un k: accès /accidents &c. pro^ 
Boncez , (ikcès j akcident. 




\ 



lyo 



Trait* 



ttàlift^^^^^ittfit^ttiBiûifi^ 



vant Te muet, pour former le féminin ;^* 
(heux . facheufe ; hargneux ^ h^rgncufe ; ja- 



_ ï^../i 



- > 




PE L'OlPf'OGRAPHE. Ijl 



Des Verbes. 



'^ ...Ma*!* A #«A '#^l»l 



l»/»/VÏ 



tA** \e>< yJ ^rr\e>^ 1 ' 



.-. ^ 




\ 



A, 



1^6 Tr A IT.É 

'Quelques perfonnes font fçntir le rédou-^ 
^blement delà conforme dansrrmc, Scdans 
les mots femblables; mais cette prononcia- 
tion cft vicieufê.. ■.' 

On peut établir cinq règles aflez gêné- 
rale^^ur Icredoùblement aes confbnntîs ; 
les VOICI i 

La Voyele a , commençant un mot , fait 
ordinairement redoubler dans l'ortographc, 
la confonn^ui h fuit : Exemple, a^mer^ 
Ahbé^ aggrandk^ appellera arrêter^ &c. Il faut 
en excepter l'm & Vv^ qui ne fe tedou- 
blent point. Le d fuit la même règle, excepr? 
té dans addition. 

L'e initial redouble aprcs lui Vf&dVf; 
Exemple , efficacei, eJJteH^ &c. - 

L*i,initial redouble après lui l'i, Tm & Vr, 
ei^Cepté dans ces trois mots , imagej imitefS 
ironie , & dans leurs compofés. l__ 

Uo initial redouble après lui le c^ Vf Se 
le/>^ hors dans ces mots, Océan\, opiner j, 
opiat\ opètèrj opter ^ opéra ^ &c dans leurs 
con^pofes. . 

On doit'faire attention à tes cinq règles: 
elles font étendues, & très-^importantes. 

On a tpnté d'introduire dans Tortographe 
Tufage d'écrire par un a tous les e^ qui fui- 
vis d une mou aune n^ prennent le fon de 
Ta nazah Ainfi on a écrit /orre/nan^ au lieu. 
dQ fortement s ^nt^ndre, pour entendre. Par^ 



^¥ 




? 



■ 



■;; 



■f 



pï l'Ortographe, i3t 
a on a prétendu empêcher les Étrangers 
& les enfans de prononcer entendre ^ comme 
fiTon écrivoit intindre. Mais ne fuffit-il pas 
pour éviter toute équivoque, de lafeuie 
remarque qu'on peut leur faire faire , que 
tous les 'e luivis d'une m ou d'une n dans 
la même-fyllabe, fe changent en /ï-dans la 
prononciation , fi ce n'eft qu'ils finiffent 
un mot de plufieurs fyllabes , fans être fui- 
vis d'aucune autre voyele, comme Ephrent, 
moyen:, Uen ^ &c. ou qu'ils foient fui vis 
d'une double, n au milieu d'un qaot f Auflî 
cette ortographc a^t-elle peu de feda- 

teurs. 

L'e qui précède une double m , a tou- 
jours le fon d'un a. Cette féconde obferva- 
tion empêchera encore de prononcer ces 
mots , éloquemment ^ femme ^ autrement que 
fi on les écrivoit /ame^ éloquament ; ScCup^ 
plée par conféquent au changement inuti- 
le, qu'on avoit voulu faire dans l'ortogra- 
phe de' ces mêmes mots , pour empêcher 
qu'on ne fe trompât dans leur prononcia* 

tion. 

. On ne^doît pas oublier dans l'écriture 
de marquer par différens caraélercs 1'; con- 
fonne & Vi voyele. Cette obfervàtion que 
,je ne fais qu'en paflTant , parce Qu'elle cil 
triviale, regarde également, comme l'oa 
fçait, Vv confonne, Se Tu voyele. 



.1 



O M 






■ri 




r yf ' 



rX^ l'ORTO GRAPHE. Ij-J 

n^Ar. : & fes compofés . traduire. &c> 



î 



le , rel 



rai^ fétudierois ; Uer^ il liera j iilieroit. Par 
ce moyen, on diflingue ces deux tems de 



J^uirej, 
Nuire* 



on compo 



iure^ 



^^ ^^m»9%%^^9^ «v^%tt>r%i 



^ ^% r\ ^ ^« • « «* 



i ^rtnr* S^^^ m^m. m» J.. 



138 Traité 

• 'Les vôyeles nàzales prennent une rn 
dans récriture, aq lieu "d'une n^, toutes le» 
fois qu'elles font fui vies au milieu d'un moî 
d'un fr^ d'une m;, d'un/?^ ou àçph : exem- 
ple , emballer .chambre^ amphithéâtre j impa^ 
tient ^ triomphe i humble y emmener ^ &c. 

A l'égard des confonnes , la différente 
ortographe qu'on obferve à Tocçafion du c 
& du g ^ marque la différence de leur pro- 
nonciation ; & celle<i fuitia diverfité de 
leurs pofi tiens/ 

On fçait par ce que nous avons dit ail- 
leurs , que le c devant a, o&c m , fe pro- 
nonce ordinairement comftie unj^, & de- 
vant les autres voveles comme une s forte. 
Cependant il eft des mots , où devant a . ù 
& w , cette confonne fe prononce en s for- 
^, comnae devant les deux autres voyeles. 
J^lors, pour marquer cett^ différence., on 
met fous le c une cédille de cette façon , 
S^- garçon, formons, forçat y déçu y &c. 

Remarquez due cette cédille ne fe met 
jamais fous le c devant Te & l'î, parce qu'a- 
lors le c a naturellement le fon de Vs forte. 

On doit diftinguer avec foin ce , ces , pro- 
nom démonflratif qui s'écrit par une. de 
/e.pronom conjonftif , &cfes . pronom pof- 
feffif pluriel de/o/t o\x fa ^ qui s'étrivcnt 
toujours par uae s. La prononciation qui 
eft la même , pourroit induire en erreur 3 



l 




"»~>W<f 



I... 

I • 

r ' 
■ , 



f- 



I 









DE lOrtograph^. }S9 
en l'évite par l'ortographe, qui eft diffé- 
rente. ■ ^ , f • * 1^ 
Le c fuivi du t , fe mettoit autrefois a la 

firt de plufieurs mots tirés du Latin; & Ton. 
écYivoit àfunB . fainSl , contrat, &ç.^- 
jourd'hui on le retranche de. ces mots > & 
detousceux, oJi il ne fe fait point fcntir, foit 
au milieu , foit à la fin. On le laifle dans ac- - 
tim. aBif. 6c àms contraBer^ parce qu" 
s'y prononce. 

On retranche communément le c de cet 
ie\x\ mots y acquérir . grecque, ôcfon^écrit 
aquérir. greque. Mais on doit le conferver 
dans le verbe /ccUer. don; le fubltantif eft 

A regard àtfçavoir yfcience .fçavant , occ* 
comme les uns font venir ceimots icfapere, 
les autres de /cire, on peut égaretpent les 
écrire avec un c . ou fans c. ■ 

Vf finale ne fe fait point fentîr dans la 
prononciation du mot clef; cependant je 
crois qu'on doit la conferver dans lono- 
graphe , pour former plus aifém>snt le plu* 
rielpar la feule addition d'une s . ce qui ne 
fe pourroit , fi Ton écrivoit Amplement , 
de. On doit la conferver auffi dans le mot 
baillif. afin de former plus aifément fon fé- 
minin baillive. 

Le g . de même que le c. prend un Ion 
plus douît devant l'c & l'i. Il le prend auffi 



é" 



( 



^ 



"^v 



.y 



>« 



«74 



wmtm 



Trait* 



graphe ; & Ton a écrit à leur exemple, affi- 
dûment . nument . &c. Mais cette manière ;.f 




DB l'OrTO GRAPHE. I fj: 

ièdlif. Ainfi écrivez, quelques raifhm 



que vous apportiez ; quelques vertus éclatante 
que vous pojjédiei ; quelques fortes preuves qw 



»u^%Êr ét^tB*f 



140 Tr ai té 

quelquefois devaht les trois autres yoyelesj 
& alors on met Immcdiatcment après Jui un 
emuet; qui fait le même effet après le ^^ 
qiie la cédille fous le c : exemple ymangcons^ 
cbligeafit 9 vcngcapce ^bourgeois. 

Quand au commencement d'un mot la 
lettre h n'eft pas afpirée; , on doit retranther 
la voyele de Tarticle , & des pronoms me,, 
ïf^ye^ &c , & mettre une apoftrophe entre 
cet article & Vh initiale du mot qui le fuit* 
Voyez ce qui a été dit ailleurs de Télifion. 

L'ft-après IV & le ^^ ne change & n'a- 
joute rien, à la prononciation. Auflî plu- 
fleurs la retranchent-ils de l'ortographe, 
& écrivent trône y téàtre^ rétorrque . Sec, au 
lieu de thrôné^ théâtre ^ rhétorique. Il faut 
cependant la conferver dans les mots d'un 
ufagc très - fréquent , comme càtholiqu? ^ 
&c. 

Le c joint à Vh , formant en François un 
Ton particulier , dans tous les motjs qui font 
originairement de cette Langfie, il a paru 
à bien des gens fort irrégulier , que dans 
d'autres niots ces deux caraâere^ ayent le 
fon du^^ comme dans anachorète^ ChaUee. 
C'eft pourqtjioi ils ont retranché l'A de ces 
detix derniers mots , & y ont laiffé feule-, 
ment le c^ ou ils ont même fubftitué un i^ à. 
la place de l'un & de l'autre, &ont écrit 
Anakonte > KaUéç, Ces changcmcns fc- 




i' 



'4 

î:' 



I 



DE l'OrTOGRAPHK. I41 

roient fort utiles aux Etrangers & aux fem- , 
mes , qui ignorent fi un mot eft tiré du 
Grec ou non. Mais cet ufage n^ayaht pas 
été reçu unanim:ment , jç croi5 qu'il eft 
mieux de fe fervir de rftd?ms tous ces mots, \ 
pour garder l'analogie de la Langue fràn- 
çoifc avec la Latine & la Grecque, 

Plufieurs mots demandent une l double ,' 
00mm e chandelle ^ chaticeUerie j quoi que cet- , 
te lettre fuit fimple dans leurs dérivés § 
diandelkr , chancelier. 
' Le p devant un t final, ne fe prononce 
jamais Ç pendant on doit toujours l'écrire: 
exemple , exempt , fept^ &c, l'étymologie le 
demande fouvcnt. D'ailleurs ce p fe pro- 
nonce dans les compofés d-:* quelques-uns 
de ces mots : exemption ^feptuagefiwe. 

Nous avons dit ailleurs , qu'on a retran- 
ché Vs de tous, les mots ,^ii elle ne fe pro- 
nonce point; tels que Maitre /apôtre ^ &c. 
Onl'a cependant confervée dans la troifie- 
ipe pcrfonne finguliere^ dii préfent de l'In- 
dicatif du verbe être, itlji , quoiqu'on ne * 
la prononce pas. "^ . *^ 

Par -tout ou l'j.fonDe hautement entre 

deux voyeles , elle doit être doublée, com- ' 

me dzns prejjintïr ^ repentir j, &c. d^e^ur due 

. fi elle étoit feule , on ne la prononçât ioi- 

blement , & comme un j , tel qu'on le pro- 

. toncc dans prefentcr. Ainfi écrivez rejjufci^ ' 

Ni . 





...V... 



fy5 Trait* 

Exemple, emballer, emmener, emporter} 
& non pas , enballer , enmener , enporter. 



DE l'OrTO GRAPHE. 1^7 

/^r>îf r^p mêmg faire attention à la 
diflérence de l'ortographe dans ces mut» 
moi , pronom , ego ; mvis , nom , menfis : 

m f I èl^. . A:# i/fr#r • nncrt . anchoTO. Z 






< 



>? 



i4t Tràit#' 

ttr & refurreSlion , pour marquer la diffërefti' 

te pronanciation de ces deux mots* 

Dans plufieurs verbes , la féconde per- 
fonne finguliere de rimpératiP fe termine 
par un e muet : aime ton prochain ^ change de 
ro/i* Mais fi cette mêmeperfonne eft ayant 
un pronom relatif » elle prend une s : aimes^ 
tnmille ^ ajoutes-y deux Ugnesp 

Le t entre deux voyeles , a le même fon 
<juc le c ou r/fortc. C eft pourquoi depuis 
quelques années on a changé en une ihfi- 
fiité de mots le c en r ^ fans aucune Aonne 
raifont & fans égard à Tanalogie. On a écrit ' 
vitkuXa audatieuxa négotiant^ quoiqu'on eût 
dûèonférver le c dans ces mots & dans 
leurs femblables , venans de vice^ audace/ 
négoce ^6cc. Mais l'ufage fréquent qu'on a 
fait de ce changement, Ta rendu tellement 
commun , qu'il ne paroît plus fi irrégulier, 
parce qu'en efièt il ne, change rien à la 
prononciation. 

Remarquez au fujet du r ^ que lorfque le 
pronom perforinel IL el^^ fe trouve après 
vn verbe interrogatif , qui finit par une 
voyde, pour éviter le bâillement , ce pro- 
nom prend un t devant lui : Ecrivez , ira-, 
t'-ilj parle-t-eUef 

'On doit dire la même chofe de la fmi^ 
cu\e on .'Aime-t'O^^viendra-t" on? . 

L'y f émet pour le fon d'un i fimple dariJ 




t)ï l'Ortosrafhh. i4f 



î- 



louS tes mots tirés du Grec , oà il tient la 
place d'un ». Ainfi lesSçavans ne man- 

Îucnt pàd d'écrire martyr ^ Jyndic ^ Jyllabe. 
,a plupart des autres Écrivains fe difpen- 
jfeiit de fuivre exailcmjnt cette règle; & 
jccrois qu'en effjt oti peut fans errer écri- 
re Amplement martk /fiUabe ^ &c. 
\ Dans tou^ les mots , où le fon de deux i 
fe fait entendre cpnfécutivement, con)me 
éansptf^i^ payer ^&c. on doit feiervir de 
l'y , qui eft un caraélere dabbréviation. 
Ainfij payer ^ s'écrit avec un y.* au con- 
traire pàien s'écrit avec un i fipiple , ainfi 
que joie ^ proie ^foie , &c. parce que dans ces 
mots on n'entend point le fon de deux r. IL 
faudroit pour cela que la voyelc qui pré- 
cède l'î , & celle qin^ le fuit , fuifent modi- 
fiées par cet i , ce qui n'eft pas. Car dans 
uiaii Va n'eft pojint modifié par l'î; & dans 
les autres mots l*e muet n'eft point Sdn 
plus modifié , puifqu'il ne fe fait point fen- 
tir dans ces mots : mais par la raifon con- 
' traire, on doit écrire jojyeitr. ._^ 

Il y a des mots , félon qilelques-uns , 
dans lefquéls on entend le fon de trois ï -^ 
& où parconféquent ils veulent qu'on met- 
te un i fimple à la fuite de 1'^. Ainfi ils 
écrivent , nous payions a vous payiez ; que nous 
payions.^ que vous payie^^ écc. Mais il me 
, paroît que l'addition de cet i eft inutile. 



\ 



%, 



i;8 



Tuait* 



■^De Id Panlluation* 




: 7j 



DE l'O^KTO GRAPHE. If 9^ 

j|g^^ja^mj^rQnTQnftiQn^Exem pie ^ Lt 

^u^meTÎ^ 



«• • ^ 



"r* 



JxTprifens deM vi\f\n de Dieu. 



Ai» \'\ i/iropiilp - tu. de" 



•T» 



„^^if^^^j^f,^0mmiimmmmmmmiirim .m« . /( \'tim "'i 



-I j ' ■ . ^' ","1 1 ■ . "I. ., ! "" > " I 



rj^ ........... j j... 



V*» 




>- 



144 > ; T»:AtTi 
«arce que Ains ces mots & leurs B 
tles , ce n^^ft pai^ le fcn ^e ^rois i qu an éth 
màfJMM plutôt ccltti de 1> mouiUé ;^ 

ongc. V-'-: - . ' / ^ •" . ^*-î:;|j 
D^llcaii I aani quel mot François , fk^ 




fe^i' 



Sis, au€ 
mes le 





,..^^v-/': 



mots Pt 



'* 



ncnt les mots: eiu5H^iWjy*«>'^«< 
&€• On a même gard^ enc«B^.^w« w 
tcms \y pour ttn^ ifimpk, *i* m «es 
hofyUabes , comme r&/ ^ i^ M^ » ^ > 
Aujourd'hui on écrit tquV ces mots ai 
tin i fimple ; & Ton forme aufli pkis «I 
Writ un pluriel , en ajoutant fculcm^ 



DE L'OATÛdEAVHB. I4; 

..ucz ottpïoriqud'jr eft feul,ilfeit un 

iDOCi & ne s'écrit jamais autrement. Il eft 
00 pronom conjoocUf , ou adverbe de lieu , 
ou rend imperfonnel lé Verbe â^m :- nV 
" ^fasy/ypaissUyalieudipaifer. / 
f ne fc orononce pas à h fin des motsi 
ndaiit il ne doft jamais s'omettre ( 
igraphc. Ainfi ëaivetiiÉf ^j^^, 
^treioU on mar(|u0it i^|«i «ette le 
"^ U$ pturieb des noms tefi^és pi 
i aujoutd^oi j^ |éé; dii^ttc 
nément par 1^ J W//" 
miàù^ &t. poâf toQÛn 
ierla1tdede«»iiik.||Lcli 

par l'addition d^lncCf^ 
fécondes tiieri^nnei |li«i^!c 

confervent le % pour conbi 




\j, * - \ 



"'^Bluficuts perfonncs confervcnt pourtant î 



Mple, yoiaoîmef « i^Djia ^, i 
4lllt on pourroit Te lerv|r MI 



te aigu 9 i la plaée du f ; 
4i&^ vausUfUs^ Ace ,. 



ivtfe&r. 




1 '. 



•Vf A 



jRiuiicvn»i/v..x...«w -- - " . _ .. 55^,,^^ ÉMit voir la décUn|iipn 

ry dans lestiiphtongues, pour former ^ -M mm %yre Tortograph^i je 
4roUérementîes.compofiîs^içommetl^u^^ - • - • 



ae vous VL9 llJUia j VM j ^w— .— 

il ne tient pas la placfe de deux i. 



i* 



Remarque» 



j 



.« 





jfic trois feules remarquai, 
k (JuVIes uniYerfeUei&|ent#. I. ^ 
1^ Que detant le prénom ^iifZoQjiitUi^ 
iartW^ fc Ue avcMî lui i fcf i«/^ i^ ' 

G 



4 



i 



1^0 

>oint fufi 



Traité 



f )oint fufpenju, mais abfolument fini^ett 



Ij^r T)mÉV pAiwitt Tl* /lu P/ùnf Cur 



i 




DE l'Ortoôraphb, i(îr 

^î 1p fens du premier .^sbj^^f^^^jîl 



!i'. 



ment Sni , que cepenaant 11 lainc encore 



attendre quelque chofe après lui , on le 
rrnlrmrnf du fcco.id Dar le 



J:AiM#vi«»m 



■ ï 



« 



114*'» 



/^ 



t. • 







{,■ 



' V Qu'au datif pluriel , il s'écrit" tott^ 
ioursavicunx.exceptf devant les mêmes 
pronoms , ^ofi il prend. ordinairement une s .- 

-if^^ë^:&:«;fc joignent de mime 
aùi adverbes . ou manières adyerbialcs : 

. Des Nom» ^ 
Je renvoie aux Déclinaifons des noms 
«e dui regarde leur ortographe ; & je me 
SntÏÏïte^'étabUr ici à ce fujet quelque 
générales. Si elles m'obligent i quel- 
Sfes ripétitions, on fe fouviendra de ce que 
^ïdit^alUeurs , qu elles ne font pas tou- 

^.^"ir«îgîuTo"«rementlespk^^^ 
^•Z nnms In aioutàitt une 5 à leur fmgu- 




Ûer , s'il n'en a point :^^l^ 
les noms terminés en é aCte 
que l'en ai dit ailleurs. 



voycz 



e J'en ai Qit *">«:»"• t . .v 

On excepte de cette règle , 1 . L^ P»* 
oart des nois terminés en al & en ml , qui 
fu ;& changent leur finale en au. .^^ 

*'î:-Vo;r;«tï:t.iné,cn..,j;. 

ou qui au pluriel prennent un x au l.cu 
ïunu ,.• cou. taux ; /*r<ie«« . Htaux , 



E 





, D E l'O r t omSii a f h e. rj 7 

fiek^ Bewir; chou a choux. On n'çn excepte 
que' wu ^ qui fuit la règle générale. 

j°. Tous les mots terminés par une s ou 
ZT unx au fingùjier, qui ne ehangentpoinc 
leur finale au pluriel: exttnpk, unejmlx j, 
deifaulx ; unfiha djtsfihi 

Les noms de plufieurs (yilabes terminée 
jjnTwou en tnt ^ peuvent quitter leur t ai4 
pluriel, & ne conferver que Vs: charmante 
diarmans ; prudent^ prudens» ■ '- 

.;^.iiareçk cft même. générale pour/oii/lSc 
fient], qui n'cft prefque plus d'ulagc au fin» 
gulier. Ces ^eux mots font au pluriel tous 
éc gens. Les autres monofyllabes de cette 
^(jrt»inaifon gardent le t au pluriel : chants >, 
fiants j dents ^ &c. " ^ 

GeL mlScaiud^ font au pluriel eieux^ 
ymfa aieux. Mais on dit da dés de lit^ ôc 
iànsVAs<kix}6&\xrc , des ails âe Imif. ' 

Tous les autres noms fuivent la règle 
générale , & ne changent au pluriel que 
JÉr iVddition de ¥s: livre j, Ihfns; taiU\ 
pila 9 &c. . 

Le feul mot loi prend un x au pluriel^ 
iLhkliHx. 

: v U y a en François plufieurs noms qui 
n'ont point de pluriel , conune bercail . malL 
ic quelques autres , qui ont été tirés du Lan 
tin fans être francifés? par exemple,o/;ertf ^ 
ic récepijfé. Mais impromptu AcfiiQum où ont 



\ 



-^7 



-*•• 



^ 



162 



Traits 



dans COrtographe Françoife. 



r% • 



/• rr 



DI L*ORtOGRAPHÏ. I(Çj 

lues- uns écrivent gyougr , joiiir. 



lais cet 



point être fuivie, puifquc lés deux points 
i^r la vovclc fervent feulement à marquer, 



^ 



•». . '•■ 



*► X- 



r: 



148 .. Tr AiTV 

u*i. On dit i& on écrit ,. dafaHums j des im- 

prcmgfus : ' ^ 

Il met tous les matins vingt impromptus au net. 

Les noms de nombreTont indéclinables, 
hors vingts ic cent. On doit écrire & pro- 
noncer qu&trt-vimtt ans^ deux cens hommes. 
Cependant quand ces nombres fe metteht 
en datte, ils s'emploient pour vingtième 
& centième , & deviennent indéclinables. 
0anscettc mêmcoccafioh , n^iUe s'écritmil; 
ainfi Ton doit éc^re milfept <fem vingt. 

Des Nonu adjeàifl. 

Les féminins des noms idjcâifsfe diftîn- 
gucnt du mafculin , en y iioutant un e muec 
iharmant > charmante i ami^ aimée. 

Lorfque cet e muet ft trouve au maict»' 
lin ,* le féminin lui eft dbmblàble : abfnabh 
pour les deux genres. Cette dernière rcglç 
eft générale. . i ^ _ 

£es noms terminés en c^ changent au fr 
minih^cette finale en éhe : franc ^ fronda i 
blanc Alanchi;feç^feM. 

Quatre feulement de ces mots la chani^ 
gcnt enmie .• Turc . Tiùrque ; public ^ publique; 
Urec ^ Greque ; caduc , caduque. 

Quand le mafculin eft terminé par une/, 
cette finale fc change iu féminin en v* 
ià foiblc , qui fe met devant Te muet : aie* 




m 



V 



\ 



tif^ aSive; Juif ^ Juive; BailUfjBaillive; 
Vîufr* veuve. * 

Autrefois on confervoit f/au féminin , 
&.on écrivoîtjwi/ve^» baillifve ^veufve ; mai« 
depuis long-tems ce n'cft plus l'ulàge. . 
J V Jj>ng prend au féminin un u devant Y§ 
m\itt 9 longue. 

Les noms termiriés en f ; n > j j ou r , re«, 
doublent ces lettres au féminin devant Te [ 
muet ifujet ,fujette ; Jot ^fotte ; bon ^ bonne ; 
ûirétien^ chrétienne i pareil ^pareille; fol ^ qui 
fe prononce^ÔM ^ folle ;bet * ou beau ^ belles 
'Pas^grajfe; épais jépcdffi^ &c. 

Il faut entrepter de cette règle , i^. îes 
noms dont le t final au mafculin eft précé- 
dé d'une autre cpnfonne. Ceux-là ne re* 
doublent point leur t au féminin : Exemple, 
fmt a fiante ; charmant j âu^rmante. 

Il en eft de même de ceux qui (brît ter- 
minés en it :frit^frke; bénite bénite; 6c noa 
f9S fritte , benitte. 

a?. Les noms terminés en m & tnun, 
qui ne redoublent p2S non plus leur n au 
nfminin : divin ^ divine; brun bruni. Mais 
vnalin &c bénin a (ont maîigru^ bénigne. 

j^* Quelques noms doni la confonne fî- 

ta\t eft une i ^ & qui ne la redoublent point 

ail féminin. Ces noms font ras^ qui fait rafe; 

frais ^ qui h\% fraîche ; & tiers a qui fait tierce. 

Ceux qui ont ua x pour finale :au maf- 

G uj < 



\*A 



V 



'^ 



.-^^ V 



•^-z 



é> 



i(J4 Trait* 

font joints i quelques autres mots , on nîct 



/•■' 



T 



/de l'Ortographk; iSf 

'4 V/AcnrA Ae olutk . mtiùs • & de plutàt » 



culin , changent cette confo^ne en s de- 
vant Te muet , pour former le féminin : fa*- 
ihtux . facheufe ; hargneux ^ h^rgncufe ; ja- • 
loux j jalaufi. ^ ^ .„ . ! 

Exceptez de cette; règle Yaio* Se roitr^^^^l 

qui au féminin prennent rj forte, en la re^T^ 

^doublant ,^ii^^ rou//ej & deux , qui chan» | 

. gc r.T en c devant Ve muet , douce. . 

Les noms terminés,en eun prennent trois 
/différentes terminaifons au féminin : aHeur, 
aSricej vengeur^ vengèrtjfe ; flatteur ^ Jlat* 
ieufi* Quelques autres lorment réfiTjliére* 
ment leur féminin par Taddition de fenaueti* 
coitïtne meilleur ^meilleure j majeur ^ majeure^ 
mineur , mineure ; fupérieur ^fupérieure. Pluï^ 
ficurs même nVut point de féminin^ com^» 
me aiifèur ^ poinqueiir : un homme auteur ^ w» 
femme auteur. / / 

-^^ D(s Participes. 7 

A l'égard des Participes , on doit obfc^ 
ver, quen général tous les participes paf- 
fifs font adjeftifs, & qu'ainfi ils forment leur 
pluriel & leur fénîinm comme les noms: 
homme émé\» femme oîmee; hommes aimés j, 
femmes aimées. 

Pour ce qui eft des Participes aâifs, je 
renvoie 'Ô ce que j'en dirai ailleurs , pour 
fçavoir ceux qui font ou adjeéUfs ; ou indé*» 
clinablc5. 




A 



^ 



1 

I:; 




bE l'O irf o g r a p h e. lyi 

D« VtrhiS. 

Je viens à ce qui regarde les Vcrbc;s , - 
& voici quelques remarques générales qur 
les concernent. Dans les troificmes perfon- 
nes fingulieres des verbes qui interrogent , 
comme prend-ii f àéfenà-Mf \zà final a le fon ^ 
du t. Sur ce principe , plufieurs perfonncs 
le changent en / dans l'ortQgraphej & écri- 
vent , premAl ? défentAl > D^autrcs ajoutcm 
k t après le à ^ & font encore plusmal. On 
Amî fe rappcller , que le à étant la lettre 
ioible du t / il prend fa prononciation farte, 
|K)ur influer fur la voyele fuivante j comme 
dans cette phrafe: Ùeft^ grand, homme. 
Ainfi écrivez toujours , Réponde f Se ja- 
mais^ rdpmt'il? ourépond't-il? ; 

On a retranché le à de tous les mots , au 
milieu defquels il ne fe prononçoit point. 
Ainfi Ton peut écrire la première & Ja fé- 
conde perlonnCè^finguliere du préfent des 
Verbes terminés à 1 ^finitif en dre^ comnr\c 
prendre ^ ou avec un^^ ^pu fans d / prenéc , 
je prends ^ ou je prens ; couiire ^ je couds *o\i je 
cous. Ces deux manières font aujourdhui 
indifiércntes : la première eft laplusrégu- 
Ucre , & même la plus ufitée. 

Dans les futurs & tcms incertains dc^ 
verbes terminés àJ'infinitif .en er purf-en 

G mj 



« " 




165 1 B A I T e 

Tant quelques fubftantifs, quoi qu'ils cojw 




'^fifttifuej quoique a qui lont compolés de 
^itf., aans fn#« devant les pronoms perfon- 



' r 



^ 



/ 



ip' Tràit^ 

doit confç^er Te muet : étudier. ^ f étudie^ 
i^rai^ fétudierois ; Uer:, il liera ^ illieroit. Par 
ce moyen, 6n diflingue ces deux tems de 
ce dernier vèrbr, des deux même's tems du 
rerbe lire ^ qui ^s'écrivent fifnplcment, je 
lirai 9 je Urms. , 

A l'égard de la manière, dont on doit 
écrire les perfonnes de chaque tems fim- 
pie dans les- verbes , les obfervatipns qu'on 
peut fiine à ce fujtt n'étant qu'une ^urc 
répétitiop , je renvoie» ceux qui voudront 
s'en inftruire, aux quatre Conjugaifons des 
verbes , oi!i ils^rouveront ces obfervatioris 
raffemblées, 

^ Je remarquerai feulement a\i fujet de 
l'Infinitif , qu'on doit obferver de ne pas 
confondre dans l'ortographe les verbes en 
îr-& en p(r y avec ceux qui fe terminent en 
ire & en orre;, & parce qu'il çft aifé de s'y 
tfomper , voici le peu que je connoii^ de li 
féconde efpece. 

Verbes en îrc«. 

Dire ^ & fes coinpofés , Dédire , &c. 
Confire. ' 

Ure > & fes compofés ^ relirt > &c. 
Kire > & fon compofé ,foârire. 
Ecrire^ 8c fes cooippfés , décrire, ôcc. 
, firire.. V 

Cuire. . 







■ï 



t 



i: 



i 






i >- 



V 




_. .. _ ... V. ■-..--, .^ 

• ■ V - 

Ds^ l'OrTO GRAPHE. JTj'J 

Diire j & fes compofés , traduire^ &c» 
l^uire ^ & fpn compofé , rdmu 
Nuire* ^ 

Bruire* 

Détruire* - . * 

IvJlruire. ^ . . ^ 

Conjlruire., 
Circoncire* 

Suffire. '^ 

Vefbes en oîre; ^ 



Boire a &fon compofé , reboire.. , 
Croire ^&c fes compofés ,. accroire ^ &c, _ 

Des Adverbes* 

. Après avoir parlé des "\|fcrbes , je fînîraî 
par quelques remarques fur les Adverbes , 
te Prépôfitions & les Panicules» 

C'eft un principe , que tous les adverbe» 
en nient fe forment de Tadjeélif féminin , 
en y ajoutant la terrainaifon ment: ExeîrH 
pic , forte ^ fortement ; qlUdue ^ ajjîduemmt* 
On voit par-là,^ que les2ïiots dont on for- 
me l'adverbe fans en rien retrancher ^ font 
terminés par une muet«. Cet e a toujours 
été confervé religieufement par les Anciens 
au milieu de l'adverbe y même dans cçux ^ 
où il ne (e prononce point. Il fert du moins 
i rendre bnçue la syllabe à laquelle il eft 

i'ûL Cepenaant depuis quelque tems pLar 

G T 



V 




IB8 1 

tic efifans ujs occupé' à un éiua tnnuyeui b 

pémile ; & écrivez , elle eft fans ceffe occufét 




ai L^QiTorTB âpff, 



' fcnt tirés de quelqu'autre : Exemple,^ Jet 
.9 vertu de plufieurs perfonnes ne confiftc 






t* 



!,<. Trait* . 

fleurs Ecrîvaîns l'ont retranché de Torta- 
graphe ; & Ton a écrit à leur exemple , ajji- 
dûment, nument . &cc. Mais cette manière 
d'écrire 'peut induire en erreur ,& faire ; 
prononcer brèves les voyeles qui précé- 
doient cet_£ muet retranché. Quelques-unj 
ont voulu remédier à cet inconvénient ;ea . 
retranchant Ye muet , & en mettant fur la 
' voyele précédente un accent circonflexe^ 
pour marquer qu'elle eft longue- Mais il 
me femble , que l'accent circonflexe eft ré- 
fervé pour luppléer à une s retranchée. 
Ainfi la règle & Pufage général deman- 
deiTit, à ce que je crois /qu on écrive tou- 
murs, ajfîduement . mement a 3cc. ,qw\(^t 
Je ne fe prononce dans aucun de ces mots.^ 
' Remarquez que cette obfervation doit 
auflî s'appliqueri certains fubftantifs, qui 
fe forment delà troifietne perfonne fingu- 
liere du préfcnt de l'Indicatif de leurs ver- 
bes, comme iléternue. étermmtnt; il & 

ythie j dévouement, . 

Il y a trois mots , qui font employés 
tjuelquefois comme adverbes , & quelqu^ 
fois comme adjcélifs. Dans ce dernier cas» 
ils fe déclinent. Ces mots font '^ii;I^Me, tm 
& mime. Voici les règles qu'on doit fuivrt 
à ce fujet. X 

Si quelque eft fuivî d'un fubftanj^f , ^ 
d'un adjeftif joint à fon fubftantif , il «fc- 







\< 









'^ 



r .■ 




DB i/QrTO GRAPHE. IJ-f 

vient adjèétif. Aihfi écrivez, quelques raifom 
ûiu vous apportiez j quelques vertus éclatantes 
que vous pojjédie^ ; quelques fortes preuves que 
V0usaye\. 

: Au contraire , il eft adverbe y s'il (îgnifie 
cm'iftJni ou s'il eft^joint à un adjeftif fuivl 
immédiatement de^^we .• Exemple , ils jont 
quelque quarante; quelque bonnes^que [oient 
m fatfons. - 

Tout eft adverbe &. indéclinable ,^loffr 
qu'il eft joint à un a4jeétif mafculin fuivi 
immédiatement de que > ou à un adjeélif fé- 
minin qui foit au pluriel , & qui commen- 
ce par Une voyele : Exemple , tout verttieux 
ûu% étoiemj^out amies que vo\is les fuppo^ 

.Jyf ais il eft adjeftif dans tout autre cas , 
&par conféquent fi l!adjeftif téminin eft 
aulingulier , ou fi étant au pluriel » il com- 
mence pat une confonde : toute aimabkqu'efi 
lavertu / toutes belles quon les dit* 

Mime eft adjeélif , lorfqu'il fignifie iden- 
tité , parité : eux-mêmes , les mêmes pefformts^ 
&c. Au contraire , il eft adverbe , quand il 
eft joint ï un verbe , ou quand il eft em- 
pfoyé pour ïwj(^ ^ déplus, en ouvre: Exenv* 
fie, nous croyons mime ; Us peuples mime Ui 
plus barbares. 

. La prépofitioti en. qui fert à former tant 
de mots , change l'n en m devant le fr ^ Ym 

G v) 



■* 




Exemple, un roi dcit aimer fesfujets; lesprincei 
font mortels comme les autres hommes . &cc. 



ï*»*». 



^^^ 



■"/ 



fyg Trait* 

6c le p^ fanis rîen changer à la proironciatibtr: 
Exemple, emballer^ emmener, emporter} 
tç non pas, enbaHer^ enmener. enporter. 

Enfin on doit faire attention à la diffé- 
rente maniçfe d'écrire certains mots , félon 
leur différelJtc fignîfication : tels fcnt; 
mais yWts j dont > donc; quand . quant ; fwr^ 
fur; cru:, crà; du. dâ; ou. ou; &c. 

AÎiij s'écrit ainfi , lorfqu il eft conjonc^ 
tion tdverfative ; au lieu que s% eft pro- 
nom poffeffif ^ on écrit mes : mes amis ; 
nuiîs que faire? , ■ _ 

Dont s écrit par un t final, lorfqu^l eft 
pronom relatif, & jpar un c. lorfqu il eft 
conionAion concluUve : thomme dont m 
parle; vouï deve^ donc le mr. 

Quant, prépofition qui gouverne le da? 
tif , s'écrit par un t ; & quand, conjçiic- 
tion de tems , par un d: Exemple, quant 
i moi; quand ire\-rH>us? 

Sur. fans accent , eft une prépofition; 
mais yar. avec l'accent circonflexe , figni- 
fîe ajfuré. & eft adjeftif : fit ce principe} 

f enfuis fur. ' 

Lorfque ou eft prépofition disjonCtivei 
il n'admet point d'accent; au lieu'que où 
reçoit un accent grave , lorfqu'il eft adver- 
be de lieu , ou qu il tient la place des pror 
noms relatifs ou abfolus : Exemple, le vice 
ou la vertu ; le lieu oà vous allei ; ïAutm, 
d'où je tire ceci* 




.._.„..■. / 



_X-1: ■• 



I 



DE l'OrTÔ GRAPHE. 1^1 

On doit de même faire, attention à la 
différence de l'ortograpbe dans ces mots 
moi. pronom, ego; mvisy nom , menfis: 
MAfides ; fois, vices : ancre, anchora; 
encre . atramentum : poids, pondus ; poix. 
lfix;ic pois, légume. 

Outre les mots qui ont une même pro^ 
nonciation , mais qui s'écrivent d'une ma- 
nière différente , lelon leur différente fH 
piification , il y en a d'autres dont 1 or- 
^graphe n'eft pas uniforme entre les pri- 
mitifs & leurs dérivés. On peut fe con- 
tenter d'en remarquer ici qiielques-uns de 
ceux , dont la rencontre eft la plus frÇt 
quentç^ comme. 



• • - 

fouris. 

échaffaud^ 

dédain, 

gain. 

prpvin . 

faim. 

repréhenfîon. 



fouriciere. 

éçhafauder* 

dédaigner • 

gagner. 

provigner. 

famnek 

reprendre. 



Vs qui fc trouve devant ch. eft tou-^ 
jours muette; auffi la retranchc-t-on gé- 
néralement aujourd'hui dans l'écriture: 
befcher. écrivez, bicher; ptf&ie. écnvca>Sr 
pich . &c. 








àjul 



rÈfpagnolet tire la plus grande partie de 
fes mots de la Langue Latine. Les Komains 




Ad^A^^ftAAAUb 



«ff- 



pcuks. qu'il rappoi^c à quelqu'une des trois 
autres parties qu'il admet , ou ï quelqu'au- 



J 



/ 



>. 



.♦ -v 



(^- 



»;8 



Tm A tri 

De Id PanHUadon» 




Il y a ^ntre.nos idées une certaine lî^iCbn î 
elle fe marque en parlant par les paufes ; & 
xespayfesle défignent en écrivant parla 
Ponéluatîon, " * . 

Perfonne n'ignore -, que le point marque 
un repos parfait ; les deux points , un repo» 
imparfait; le point & la virgule , un repo» 
moindre ; & que la virgule dénoté une 
fimple didinclion. 

Pour diftinguer donc les différentes par^ 
tics du difcours, on fe fert de la virgule^ 
du ppint fur la virgule , de deux points & 
du pointi 

Si la Ponftuatîon eft néceflaire pour Isr 
tlarté dans la profe , elle Teft encore '^da- 
vantage dans les vers , qui par leur inver^ 
fion leroient prefquc inintelligibles fanf 
fon fecours. Ainfi Ton doit prêter toute 
l'attention poffible, pour n'y pas manquer» 

Dt la Virgule. 

y ■ ' 

On emploie la Viiyulc ( , ) pour diftin-» 

Sier daps une phrale plufieurs nomsfub- 
antifs ou adjeélifs, plufieurs verbes o* 
adverbes placés de fuite , qui ne fe mo- 
difient pas l'un l'autre , ôc^qui ne font pas 




* DE L-O^R T O G R A FH E, Jf^ ^ 

'imîi pa^" w"^ conjonftion : Exemple, fc«, 
naijfance. les biens' j^Xefprkj^ Ubeauté^fonc 
Jiéspréfcns de M main de Dieu. ^ 

^ Le fécond ufage de la virgule , eft de 
diftinguer les divers membres d'une pério- 
de , cnacun defquels j^nferme un liomina- , 

tif du verbe & un verbe. Sur quoi Ton 
r^doit obferver , que fi ces différons mem- 
bres font fort courts , il n'eft pas néceffairé 
alors de les diftinguer par une virgule : 
. Exemple, Il eft trop fage. pour prendre un 
fi mauvais parti. Hi vous altei à^la campagne^ 
m manque^ pas dé ni en avertir. 

Enfin il y a certaines phrafes qui en 
"^renferment une autre , qu'on peut appelleç^ 
-partitive , parce qu'elle partage le fens de 
Uphrafe principale. Telles font ces exprcf- 
•fions, dk'On. a fembk. à mon avii.felorr 
' 'quelques auteurs jg &c. Dans ce cas , ce» 
phrafes partitiveV doivent toujour^ être 
icnfermées entre deux virgules , qui tien- 
'^ lient lieu de parenthèfc : Exemple, Us 
hites. felonîfriftote , fmt raHonnabUs. On , 
vous ti^vdhkr^ dit-on^ à t Opéra. 

Du Point. 

L'ufagc du Point ( . ) c^ moins générât 
que celui de la Virgule. It ft met feule- 
ment à la fin des phwfes , dont le fens n eft 




«^f 



avoir une connoiffante parfaite des règles, 
aue nous établirons dans la fuite. 




aux Noms coinmïïns 8c în Jctcrmîn^s uneî]^ 
piification particulière & définie , fic-cjiie 

0^m(\ nrinrîrialpmrnr nnnr cet afap'C . du un 



^ 



. i(Jo ' Tr Aixé 
point fufpendu , mais abfolument finî^ ett 
forte qu'il ne laifle plus rien à attendri 

X)« Dfo* Points^ Crdu Point fur 
• la Virgule^ 

îl faut obferver , que dans le ftile concU 
& coupé , furtout dans la narration , il fe 
^ouve fou vent de fuite plufieurs phrafes^ 
courtes, dont chacune prife en particulier 
Semble faire un fens parfait, 

'Kîe fens néanmoins, quoique complet, 
tft fubordonné à un fens principal, qui, 
ne fe découvre qu'à la fuite de toutes ces 
phrafes. Ccft pourquoi ces phrafes parti- 
culières , ou périodes , doivent feulement 
Être diftinguees cntr'elles par deux points 
.placés à la nn de chacune; & l'on ne doit 
mettre lé point qu'après la phrafe princi'* 
pale. 

Nous venons de parler des deux points (:) 
& outre ce que nous venons d'en dire , U 
n'eft pas aifé de différencier leur ufage de 
celui du point fur la virgule ( ; ) En géné- 
ral 9 on le fert de ces' deux figures , pour 
difUnp;uer deux membres d'une phrafe y 
dont Te premier a véritablement un fens 
fini , m^s dont le fécond fuppofe cepen- 
dant cçIui-U, & fert à l'étendre fie à Té? 
claircin 







—19;- 



:M 



■m 







DE L'ORTOÔRAPHB.ltfr 

Si le fens du premier membre eft telle- 
tnent fini , que cependant il laiflfe encore 
attendre quelque chofe après lui , on le 
diftinguera feulement du fecoad par le 
point fur la yirguje 5 mais fi au contraire 
Je premier membre peut fubfifteV feul in- 
dépendamment du fécond, on doit fe fervif 
de deux points. 

Du Foint hterrogatf ùr Admïrattf. 

On fe fert du Point Interrogatif (?) & du 
Point Admiratif (!) à |a fin de toutes les 
phrafes , qui contiennent une interrogation 
ou une admiration. 

Le point d'admiration fe placé aufli après 
Texclamation : Hélas ! que vwki'vous que 
jidà?Ah ! que mayex'vous iit f 

Obfervez encore, que ïorfqu'unc phrafe 
eft compofée de deux membres , qui tous 
deux interrogent également , 8c qui font 
fiés enfemble par une paniculc disjonôive, 
on ne met pas de point interrogatif après 
le premier membre , mais feulement à la fîit 
de la phrafe : Exemple , Parteivous, ou (k- 
mmti-VQUif 



Chaque Nombre, foit fmgulicr, foîtpfu^ 
ricl , a fix Cas ou. variations. Ces Cas , 




nr l'ABTicrr i^ 

DiKU ffecourej'HOus. JuPiTEl^, quetoncouT'^ 
HMO* eft ttrribU ! 



ï^a 



Traits 



De quelques autres figures ^ dont on fe fin 
. ' ' da^s tOrtographe Françoife. 

Des deux Points fur Voyele* ^ •• 

Il y a dans la Langue Françoife quelques 
voyeles , fur lefquelles on met deux points 
en certaines circonftances; Ces voyeles.foot 

eAi&cXu. 
Qn peut fur cela donner pour règle gé- 
nérale , qu'on doit mettre deux points iur 
CCS voyeles, toutes les fois qu'elle^ forment 
une (yllabe fëparée & diftinguée de )| 
vôyele précédente ou fuivante : Exemple^ 
Sa'ùl^ Moife^ hàir^ païen ^moïen^ ambigy^ 
VlntroU de la JMkffi^ &c. Au contràife 
écrivez , Slewr^ titre , fatigue^ fans points, f | 

Quant à Ve ntntt final , j y trouve les deut 
points abfôlumcnt inutiles^ par cette raifeo 
que jaÀiais il ne peut fe prononcer autre» 
ment : ainfi écrivez , rue . vue , avenue ^ 
& non pas ruH^ vâë^ at/cnué* 

Il faut en excepter la fyllabe gue ^ quif 
comme je l'ai dit, fans les deux points i 
pourrrtt avoir dans certains mots une au* 
tre prononciation , que celle qui lui eft 
naturelle dans ces mots : écrivez, ambiguë* 
ciguë* 6cc. afin au'on né prononce pas la 
dernière fyllabe Je ces n^ots , comme la fi- 
nale dçjïguc. , \ 







U' 



DE l'OkTOGRAPHH. 16$ " 

(Quelques - uns écrivent aj/ouer y jolar :, 
prolk 9 &c. Mais cette onographe ne doit 
point être fuivie, puifque les deux points 
liir la Voyele fervent feulement à marquer, 
qu'elle ne forme point unc.niiême fyllabe 
'av«c ia voyele précédente ^ & à la diftin- 

Sier S cette voyele ; ,au lieu <ju'ici on voij- 
oîdes employer pour la diftwigucr de cel- 
te àui la fuit. 

; i Quelques autres prétendent , que lorf- 
qu'on met un accent aigu fût lié fermé qui 
préctàt une voyele, Jl eft inutile de met- 
;, tre deux points fur cette voyele , pour la 
(Bôinguer de l*f^: ainfi ils écrivent DcW^ 
. Giogf^fipKe.réuJJir^obéiJance , «ce. On peut 
JjRrivfe cette dernière méthode* 



t'; 



.V»-' 



« 

Du Tiret , ou Traiid' union. 



// 



. Xe Tiret , ou Trait d'union {-)mU en- 
tre deux mots , fert à rtarqucr qu'on doit 
ks prononcer comme s'ils n'en faîfoicnt 
j]u'un. ilfemet ' «^ 

\ jo. Entre le verbe & le pronom , ou en- 
tre le verbe 6c la particule on^ toutes les 
fois que le pronom ou la particule fuivent 
le verbe : Exemple , voit-on f viennent^ils f 
iis'je ; donm\Aes ; parlex'vous ? &c. 
;2°. Quand les monofyllabcs à * là j gà 



/ 




t" ' -T* 



jiO 

Génitif '; mais il s^cmploie différemment; 
Le Génitif ne peut Cire régi que par un 




^^^^nïcn^rSîndîrëmcnt des Articles 
avant eux. 

No« Artichî ne f<»rnîf»nr-ik nnînr \\ n\i^- 



v^ 




\ 



V 



i(J4 Trait* 

font joints à quelques autres mots, ofi n^t 
auffi un tiret entre deux : Celui-ci ^ eellt-làg 
penez-^àj &c. 



nm 



-»$ r 



. Ce^ propom démonflratif , après les 




troifiemos perfo)mes du verbe itre^ deman- 
de auffi à y être lie^ar un tiret / 
EJI'U vous ? SoïiKt ms anus f 

4^. Quand le -pronom perfonncl îL eBe,' 
eft après un verbe qui %it par une voycle, 
nous avons dit ailleurs qu on ajoute un t^ 

" entre le verbe & le pronom. Ce / doit' 
être entre deux tirets t Aimert-il ? Park* 
t-tlU f Cependant plufieurs ne llûvent point ^ 

\ cette règle : ils fe contentent d^ premier 
tiret , fie fubftituent au fécond uneXgpoftro» 
phc-entre le r 8c le pronom ; Exemptai /vie» 
ru r parU^ telle? " : \ 

On écrit auffi à la féconde perfonnc de 
rimpératif y aimes-en mille. donne\-r ^otre 
attem'wn , en ajoutant à cette féconde pcr- 
fonne, lorfqu'elle eft finguliere, une s qu*ck 
le n'auroit pas , C elle n'étoitfuivie d'up 
pronom relatif. 

Pour peut-être . je l'écrirois volontiers 
avec un tiret , lorfqu'il eft adverbe , fie fi- 

\gr\\fic forfiian . pour le diftinguer de peut-' 
erre^ verbe , potejiejfe: Je vous le dirai peut' 
étrt; la chofe peut itre comme vous la racon* 



i: 



} 




E l'Ortographe, iof 

A riîgard dé plutôt , potius , 8c de plutôt , 
ittàsj je n'y mets d'autre d'^fférence , que 
cellfde la quantité , faifant le dernier long, 
&ié premier bref, fans faire ufagc du tiret 

(ns I un ni dans l'autre. 

L'ufage. varie à l'égard de mtme y lort 
Wil eft joint au pronom: on écrit indif- 
féremment vous irei vous mime . 6c il ma 
Jàbà-mimè. Mais rr^i devant un adjedif, 
doit toujours être fuivi du tiret : écrivez 
ffis'VertueuXi tris-habile. v 

Quelques-uns fe fervent auffi du tiret 
dans les mots compofés : ils écrivent courte- 
feinte ^ potte-manteau j ict. Mais je crois 
flu'il eft inutile dans ces endroits , fie qu*pn 
i^ écrire courtepointe . portemanteau ^ Sec» 

t*Apoftrophe ( * ) marque la fuppref- 
fton d'une voyele finale , ficfe place au haut 
de la lettre qui précède la voyele fuppri- 
mée : Je Vaime . lame , t honneur ^ ôcc. pouf 
jt le aime ^ la ame , U honneur. 

'Les voyeles finales ne fe fuppriment , 
que devant un mot commençant par une 
voyele , ou par une h non afpirée. Il faut 
cependant en excepter l'adjeélif granic , 
qui, comme je Tai dit , perd fon e final de- 






>-# 





■% K __.^. mm. 




<^- 



^66 Tr AiTé ; 

vant quelques fubftantifs , quoi qu'ils conw 
iTienccnt par .une confon-ne : grand chère ^ 
^rand'r^ur - grand\hûmnbri a &c. Cette ré- 
glé n'eft générale que pour leniot degr^. 
?nere. qui s'écrit toujours ainfi. A regard 
des autres , granit reprend fon e final; Tort, 
qu'il eft précédé d'une particule : mt graih 
de falU\, une grande peur. . ^ 

Ce retranchement de l'e dans le nm 
grande, o\x les François l'ont cris des I«h 
liens, ou ceux-ci l'ont imité desFranç(H^ 
Car nous difon^ également gr^ avec un 
nom mafculin , comme ayec un nom fémi- 
nin y» me me pour les deux nombres; icàt 
tous les noms adjeélifs employas pour ki 
deux genres, c'eft le feul dont , outre l| 
voyele finale , on retranche encore la coih 
fonne qui la f«:éc€ide : gràu tibro . granpê- 

Les voyelçs finales qui le lupprimenti 

font Ta > le&iï. 

Va final fe fupprimc dans la artick ft 
pronom : Exemple, r^me^ rinnacence. 

L'e final fe fupprimc dans tous les moikOf> 
fyllabes. On ne dit pas & on n'écrit pobit, 
jejùme . vous me entenàti^je apfrtmfer , cèf 
lui ; mvihfame . vous m\ntendt(i , s apprtvA^ 
fer fie t'ejîime f cefl lui. 

On (upprime aufli Ve final dans jufquei 







■W- 

s- 



i"*», 

i 



- 1 



DE l'O R T O g R a P h E. 1 1 

jijjce ûuej quoique^ qui font compofés de 
«tf , dans emf^ devant les pronoms perfon- 
nels eux & elles ^ & devant aufre , & dans . 
quelque^ lorfqu'il eft joint avec ««/ Exem- 
ple, ju/ju'î demain ^ parce qu'il le véut^ en-? 
treuXf entr autres , qudquiaia &c./ 

Remarquez que d abord ^ & aujourd'hui , 
ae s'écrivent ^irifi,j]ue parce qu^ils font 7 
compofés de l'^ticle ie^ qui perd fon e fi- 
nal: d! abords pàur de abord; aujourd'hui^ 
fouraujourdehui^ ' * 

Un nouveau Grammairien s'eft fort é- 
chauffé contre cette apoftrophe dans ^k- 
jm£hûa & dans fon énthoufiafme , il Ta 
livrée m proie au peuple des Imprimeries. A 
la bonne heure. Il eft permis à def Sçavans 
comme lui , de fe faire des relaies de ca- 
price ; mais le peuple ,^t% Imprimeries 
doit fuivre Tufage reçu , fondé d'ailleurs 
diraifon. 

Ui final fe fupprime dans la particulc^^ 
lorfqu'elle eft fuivie immédiatement d'il ou 
lis: s il vient ^ s ils parlent; pour^ il vient ^ 
fi ib parlent. . 

OWcrvcx, que dans la prononciadon il 
fc fait toujours une élifion de l'e muci fi- 
nal, lorfque le motfuivant commence par 
imc voyele , ou une h non afpirée ; mais 
cette élifipn ne doit point fe marquer dans 
rétriturc par une apoftrophe : prononcez | 



V 





f 



Vlî8 Trait i 

eU* tftfans etfs ouupé' â un iiu£ trmuyeu/ fr 
pdmble s &c tcriy^ 3 rffc ejl fans cejfe ouupit 
àyntétudttmii^eufeù'fhîtble. 

DelaCéÂ,. 

■• •■ -. -:.. ■ 'TA. ■ . ^ • 

Xa Cédille ( j) eft une cfpece de c rcn- 

^rfé. Elle fe met fousle c fuivr des voyclei 

n ^ , Il > pour doffifter a cette lettre le Ton de 

Vs, au Ueu de celui du t^ qu'elle auroitfeni 

cette marque : £keinpiê i ' 





Cafcade^ 
Cinftant-f 
Cw€s 



Façade^ 

Leçon* 

RefUn. 



il De là Panmkèfi. 



Xaîar^aièfe (>1fert à diftinguer, «cl 

réparer d'une phrafe une auure phrafe qui 

y eft inférée^ & qui en interrompt le fewu 

• Iiorfque la phrafe inférée eft fort courte^ 

]au|ieu de fe iervirdcla parenthèfe, on il 

referme feulement entre deux virgules i 

'qiiiej'appelle demi-toai^thèfe,^ T6ûte di- \ 

•greffion eft fi défiigreable dans le difcoursi l 

^gu*on en évite juiqu'jik figure.' -> |, 

!^ Les virgules qu-on met a la marge de | 

quelques phrafes t & que les Imprimeurs 

appellent Giiî/fcm^;,marqMent que les mots ^ 

ainfi défignés nefont pas de l'Auteur, mais 

font 



Dis l^Ortockaphf. 169 

r fcftt tirés de quelqu'autre : Exemple, ^Jta 
:9 vertu de plufieurs perfonnes ne confifte 
f,rm'à garder les apparences. «/ 

Tlufieùrs points à la fuitç de quelque 
mot • . . . . fervent à marquer une interrup- 
tion du difcours ; on les emploie gpdinai-i 
rcment pbûr laiffer beaucoup à penfer au 
Lcdeur : Toi aujjt^ mon^ . Ûen ejl trop . . .; 
On s'en fert auflî , pourlnarquer }es motif 
Supprimés dans une citation» 

Des Lettres Capitales^ 

Les Lettres capitales, ou majufcalès , fe 
ihettent toujours au commencement d'un 
difcours , d'une phrafe & d'un vers. 

Elles fe mettent auflî au commencement 
de tous les noms propres : comme Pierre^ 
taris j France ^ Champagne ^ le Rhin ^ &c. 

On écrit encore avec des Lettres capi- 
tales les noms de dignités & de qualités , 
lorfqu'on en fait l'application à quelque 
fujct particulier; ^ les noms de fciences , 
d'arts & de profeflîons, lorfqu'ils font le 
pincipal fujet du difcours : écrivez , M Roi 
SÈfpagne^ le Duc d! Orléans ^ le Prince de 
Cmi ^ ïAftronome j la Géoifiétrie ^ la Mu^ 

Que fi ces mêmes noms font pris dans 
un fcns général , & fans application parti- 
culière , on ne fe fert point de Capitales ; 

H 






X 



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^ . e. 




Tnw f ^A HT f rt."?* 



iSc 




«•• 



Exemple, m roi doit (umerfesfujets; ksprinm . 

font morteU comme les autres hommes ^ &c. 

En parlant de deu>LRois , on ne doit point 
dire le Roi de France & celui d'Efpagne; mais 
le Roi de France ùr le Roi d^EJ'pagne .• du- 
xnoins fi Ton fe fcrt tlu pronom celui . que 
k c foit capital. Il eft jufte qu'on tâche de 
réveiller notre attention, en parlant def 
perfonnes qui font fort audcflus des au-». 

Je voudrois qu en écrivant a queiqu un, 
IV de Vous & de Fotre fut toujours capital» 
- Cetufage eft du moins plus refpeélueux, 
s'il n'e{f pas d obligation. 

On doit aufll écrire toujours en capitale! 
avec un «point, les Lettres qui par abbré- 
viation forment feules un mot: Exemple, 
S.E. S.A. V.E. V.M. 

AUnea. 

On apclle écrire alinéa , lorfqu'on pffe à 
vne nouvelle ligne , quoique la précèdent! 
ne foit pas entièrement remplie. 

On doit le faire , dès que ce qu'on veut 
écrire n'a pzs une liaifon prochaine & immé- 
diate avec ce qu'on a déjà écrit ; à plus forte 
raifon, lorfqu il n'y a aucun rapport, quan* 
on chalijîfe de fujct , &c. L'ulage eft fipcu 
dtcidc fur ce fu jet , qu il n'eft pas poffiblf 
d'en donner des règles plus détaillées. 





TRAITÉ 



D E 

LA RTI C L E- 

, Des Mots. & de leur divifion. 

N fçait r que les Mots font des 
fignes inftitués par les hommes , 
pour manifefter leurs penfées , 
& fe les communiquer les uns 
aux ai^tres, fort par l'écriture , foit par la 
wrolc. C'eft la définition qu^en a donné 
ACgnier Defmarais , & qui a été adoptée 
par tous les Grammairiens. 

Sans nous arrêter à étaler une érudition 
fiycrflue , pour rechercher comment ces 
mts ont été inftitués parmi les hommes^ 
nous nous contenterons d'obferver, que la 
langue Francoife , ainfi que l'Italienne fie 



N 




i. 




QéC 



k t 'T 4r 







-~- *-- 



i^2 T-KAIT É 

- rElpagnolCf tire la plus grande partie de 
fes mots de la Langue Latine. Les Romains . 
étendirent leurs conquêtes & leur Langue , 
dans les Gaules &c dans l'Efpagne -, mais elle 
s'altéra plus ou moins par l'incurfion des 
Barbares , qui dans la déi»dence de YEtOr 

Ïirc d'Occident s'établirent dans cesbellçi 
rovinces , après en avoir chaffé les pre* 
miers maîtres» 

Dans, toutes les Langues , on cpnfiderc 
chaque mot comme feifant partie du dit- 
cours : on peut encore le conlidérer comme 
ayant un fens propre , ow figuré. Il a m fan 

- propre^ quand il exprime une chofe à la fr 
gnification de laquelle les hommes l'ont d'à* 
bord confacré ; comme, Jîewr^ pris pour 
une preduftion naturelle de la terre : utl 
ÇmMuré . lorfque dé fa fignification pro* 
pre , les hommes l'ont tranlporté à une au^- 
ire par allùfion ou par comparaifon : exen^f 
pie , ficur àt Rhétorique . ornement du dif- 

cours, . . r 

Les fentîmens des Grammairiens font 
partagés fur le nombre des Parties d'O 
BAisoN. Les uns en admettent huit , d'au- 
tres neuf, & quelqu'un dix. Le P. Bufficr 
n'en reconnoît que trois , fçavoir le Nom, 
le Fcrfcf ^ & les Modijicatifs. Sous ces de^ 
i-j'urs , il range YAdi/erbe . la Prépofitm. 
èct. Il exclut des Panier du difcours les P<w^ 




,<- 



« .< 



\ 



DE L^ARTrCir^ 17? 

pcaUîj qu'il rapporte à quelqu'une des trois 
autres parties qu'il admet , ou à quelqu'au- 
tremot auquel elles font jointes : exemple , 
ta hômme^i j cet homme-là ; ^ il placé le 
Pronom & le Participe dans la clafle des 
tJmSé Pour nous j fans blâmer la méthode 
de cet habile GraUnmairicn , nous confor- 
mant à l'ulàge reçu , & autorifé par tant 
de {çavans hommes , qui ont travailla fur la 
Langue , nous compterons avec eux neuf 
Parties d'Oraifon , Iç^^voir I'Akticle , le 
Nom, le Pronom, le V^rbe , le Parti- 
cipe, FAdverbe, la Préposition , la 
Conjonction & l'Interjection. 

De cçs huit Parties d^Oraifon^ les cinq 
premières font fu jettes à diverfes varia- 
tions^ les quatre autres ri'^nfouffi'ent pbim. 
Je parlerai fçparément de toutes ces par-, 
ties avec le plus de clarté & de précilloa 
j[u'il me fera pofllble» 



i 



D 



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k T 1 C t Xm 



Des Genres ^ des Nombres & da Casi 

Avant oue de parler du Nom, je croît 
Jcvoir parler de la nature de I'Article , 
& donner une idée claire des termes qui 
font communs à l'un ic à l'autre, puifque 
Cuis ces notions préliminaires , on ne peut 

. H lii 






,/ 



^ 




-Jh. 







^74 Trait* 

avoir une connoiffante parfaite des règles; 
que nous établirons dans la fuite. 

On donne le nom d'Article à certaines 
Particules déclinables , qui placées devant 
les Noms , en font connoître le Genre , le ^ 
Nombre^ & en indiauent les différens Cas, ' 
par le moyen de quelques autres Particules ^ 
qu'on y joint. Ainfi quand je dis , le pen^ | 
la mère .le. la a font des ArticUs. 

Plufieurs Grammairiens n*admettem i 
poffît ces Cas , ou Déclinaifons. I ? raHôn I 
qu ils en donnent ^ eft que les Noms fran- 
-çois n'ont point de chutes , ou , fi on l'O- 
rne mieux , de terminaifons variées , com- 
nie les Latins ; & qu'il n'ya^^ue4es-:;wî- 
%les . qui par leurjjfafiatîonsfer vent à dé- 
temûne^'tr^'q^lcs autres appellent (m 
./cela je réponds: que ces diftinftionsfoût 
aÎTez inuriles , & que ces Grammairiens font 
une dépenfe d'efprit en pure perte ; que par 
Cas > nous entendons les variations de Mr- 
iide a les différens états , les circonftancci 
différentes dans Icfquellcs Y Article ainfi va- 
rié fait paffer le Nom ; & que c'cft le paffii- 
ge du Nom par ces divers états & cescir- 
confiances différentes , que nous appelions 
Déclinaifons. . ^ 

A proprement parler , il n'y a de vérita- 
ble y4rr/ckV que celui qui eft appelle Défi- 
m s puifque c'eft par lui fcul , qu'on donne 




-^^►.. . 



DE l'Article. lyy 

aux Noms communs & indéterminés une fi- 
cmification particulière & définie , ôc^que 
c'eft principalement pour cet ufage , qu'on 
a inftitué lc§ ArticUs. Je dis principalemenc 
pour cet ufage, parce qti'il eft certain qu'ils 
font très - inutiles pour la diftinélion des 
Genres. Les Nombres font de même affez 
diftingués par leurs terminaifons , ou let- 
tres finales, L' Anglois n'a point d'Articles ; 
cependant il n'en eft pas moins clair , ni 
moins énergique* 

Le Genre fait connoître la différence , 
que la nature a mife entre le mâle & la fe- 
jneHerlTy en a deux , le Masculin & le 
Fb'minin : la Langue Françoife n'admet 
point de genre Neutre , comme la Gre- 
quc & la Latine. Le marque le genre Maf- 
aiUn j la indique \e Féminin : le Ciel ^ le 
Frince ^ lafagejje , la PrinceJJe. 

La Langue Françoife a deux Nombres, 
le Singulier & le Plurieu On fe fert 
du premier , quand on ne parle que d'une 
feule chofe ou d'une feule perfonne ; & il 
fc connoh ordinairement par les Articles 
k^ la^ félon qu'ils fe trouvent devant un 
Nom de genre mafculin ou de genre fémi- 
nin : Exemple , le Roi j la vertu. Le nom- 
bre Pluriel défigne plufieurs chofes ou plu- 
fieurs perfonnes;& il prend également l'Ar- 
ticle les déviant les Noms malculins & fémi- 
nins : les Rois ^ Us vertus. H iiij 



L 




DE l' Article. 



X 



\ 



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J 



i7<î ^^'^Traité 

Chaque Nombre, foit fingulicr, foît plu^ 
riel, a fix Cas ou. variations- Ces Cai , 
dans lefquels T Article n'eft varié que par 
les Particules deScâ, font appelles par les 
Grammairiens, Nominatif, Génitif, 
Datif, Accusatif, Vocatif, & Abla- 
!riF^Duelques-uns faifant réflexion fur 
l'affinité qu'ily a entre nommer , qui eft la 
fonélion du Nominatif. & appeller > 'qui cft 
la fondion du l^êcatifi outre que ce dcrnict 
régit le Verbe , fans en être jamais lui-mê- 
me le régime & le terme |^uelques-unj, 
dis-je , donnent le fécond rang au Vocatifs 
fans déranger Tordre des autres Cas. Nous 
adopterons volontiers ce fentiment , corn* 
me le plus raifonnable. 

On appelle le premier cas Nominatifs 
c'dl-à-dire , qui nomme la chofe ou la pcr- 
fonnc dont on parle : Exemple^ la rivierts 
le tems. Il régit toujours le Verbe i la troi- 
fiemeperfoniie: Exemple, rhûmmefaaeoh 
me la vertu ; Charkmagne vainquit les Lom^ 
lards. 

Le Fbc^r// cû ainfi nommé, parce qu'il 
appelle la chofe ou la perfonne à laquelle on 
s adrcffe. Il n'a point d'article ; mais il eft 
quelquefois précédé de fadverbe 6* Quel- 
quefois auffi il régit le Verbe ï la féconde 
perfonne ; mais il n'en eft jamais le régime: 

6 Djueux ! iJBiJiifis r&ojojNDs ! Gaai^o 




\ 

\ 

\ 



i 



DE l'Article. 177 

PiEU yfecourex'nous* JuPiTEIi, quetoncour^ 
jfêux eft terrible l 
. Lé Génitif ^A un Cas qui , dit-on , pro- 
duit & engendre. Je croirois plutôt r qu'il 
eft produit fie engendré ; fa fignification eff 
plus paffive qu'elle n'eft aélive. Il eft tou- 
J0U1J5 gouverné par un autre Nom qui le 
préceae , & fert à marquer le rapport d'une 
perfonne ou d'une chofe à une autre , eti 
quelaue manière que ce foit : Exemple , Lcb 
rranaèwr de la terre j la cruauté des Cannibales j, 
hdiajleté des femmes, les erreurs des Païens . les 
enfans de Clovis j &c. 

Le Datif tH ainfi appelle , parce qu'il 
marque qu on donne, ou <}u'on attribue une 
choie ï une autre chofe ou à quelqu'un.. Il 
peut être également régi par un Verbe , 
car un Participe , par un Adjeâif ou par un 
oubftantif : Exemple , Obéir à Dieu; donnev 
fin bien aux paupres i dévoué à fa patrie /• ap^ 
pUaué à la Géomttrie ; utile aux hommes ; beau 
à l œil ; la rcfigjiàtion à la volonté de Dieu ; la 
fdilité au Prince. 

UAccufatif. ainfi nommé,' parce qù^il 
iccufe le terme Se Tobjet de tous les Ver- 
bas aftifs , eft toujours régi par un Verbe : 
Exemple , condamner les mtchans ^ louer Ui 
bons . aimer la vertu > enfeigncr les Langues^ 

Le dernier Cas eft appciié Ablatif, di* 
aot Latin ablatus^ ki. Il rcifemble aflez aup 

Hv 




-^^ . ..é,X 








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„8 TRAlTé 

Génitif^ mais il s'emploie différemment; 
Le Génitif ne peut €tre régi que par un- 
Nom , & défigne toujours union , relation ; 
au lieu que \.4h\avj^^ ordinairement régi 
par un Verbe ou un Participe, & marque 
réparation , diviiion , privation : Exemple, 
Dépouiller qudqu un de fes biens ; s'ennuyer de 
V étude ;fcparé de lafocleté des hommes ; éloigné 
de la Cour. Il eft auffi Quelquefois régi par 
un Nom , fans changer la fignification pro- 
pre : àfon départ de Rome ; chagrin de la mort 

de fin ami , &c. 

Quelques Grammairiens diftinguent les 
fix €as aune autre maniere.Ils appellent le 
Nominatif Cas direS , parce qu il nomme 
direôcment les chofes ou les perfonnes , & 
qu'il eft Famé du difcours. Ils donnent aux 
autres Cas le nom àlndireSs , ou Obliques^ 
parce qu'ils ne fervent ordinairement que de 
régime à d'auttes mots. 

Des différentes fines d'Articles. 

Suivant la définition commune , les y4r- 
tlclcs 'ont des Particules, qui mifes devant 
les Noms , fervent à en marquer le Genre # 
le Nombre & les^^^fférens Cas. Mais c^ttc 
idée générale ne peut nous conduire à une 
c6nnoillànce parfaire des y4rrfc/«; elle prou- 
ve feulement , que Tufagc a voulu , que lc$ 




■••♦' 



«0. 



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DE L^ARTrCLE. 179 

Noms priffent ordinairement des Anicles 
avant eux. 

Nos Articles ne feroient-ils point la mô- 
me chofe , que nos Pronoms le^ Lz^ les,^ 
dont rioij^ous fervons pour lui ^ elle]» eux j, 
«Ifcj^ quand nous plaçons le régime avant le 
Verbe , comme dans ces phniles : je le loue, 
je la blâme ^ je les loue ^ ;e Us blâme ; pour je , 
bue lui i je blâme elle ^ je loue eux^ je blâme 
ellhri Ne feroient-ce point, dis-joi^, ces mô-- 
iÇ[ÇjS^Pronoms , qu'on auroit placés devant 
les Noms commi \'k:c , hat ^ hoc des Latins,, 
& qu'on auroit fait précéder par les Parti- 
cules ïe Scà^ pour aiftinguer le Genre , le 
Nombre & les Cas , comme fi on eût dit , 
lui Roi ^ de lui Roi [, &cc. elle Reine ^ d'elle Ke«- 
ne*6cc. Il eft conftant , qu'on difoit autre- 
fois , & qu'on dit encore aujourd'hui par- 
mi les payfans de quelques Provinces 9 de 
k^àk ^ comme nous difons de lorj àlxy au 
lieu de du &c au ^ qu'on a crus pluji doux ik 
plus agréables à 1 oreille. D'ailleurs de Se 
in'étoicnt point alors confidérés comme 
Articles , puifqu'on les joignoit à d'autres 
Particu'es, le^ les^ qu'on règardoit com- 
tnc les vrais Articles : de le Roi^ de les Reines." 
à le Roi^ A les Reines ; pour du Roi > des Rei*. 
nes^ au Roi ^ aux Reines. 

Quoiqu'il en foit f mes conjcôures ne? 
oie portcrgnt point à riert inaover d.^ns le 

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,i8o Traite' ^^ \ 

langage orcîjnairc des Grammaîres , mal- 
ere^lc grand exemple que vient d'en donner 
un de mes Devanciers ; & j'admettrai com'^ 
me eux trois fortes d'Articles ; i* . le Défi^ ^ 
ni. 2^. Ylndéfim. 3\ le Partitif. Tous les 
Grammairiens , fi l'en en excepte Regniet 
Defmarais, admettent ces trois fortes a Ar- 
ticles. Tous aufli ^'accordent à dire , que 
le De^nr s'emploie pour donner aux Noms, 
dont le fens eft vague, une fignifîcation 
particulière & définie ; que l' Article Jmfé- 
fni fe met devant les Noms , dont on vc^t 

Îue le fens refte vague & indéterminé ; dn- 
n que l'Article Partitif fe joint aux Non^s, 
€|ui défignent une partie d-im plus grand 

nombre. ;\ ' 

Quant à la néceffitd de V Article en gé^ 
néral , je n'entreprendrai point de prou» 
veç, qu'il eft néceffaire abfolument dans la 
Langue Françoife , tandis aue là Latine > 
fi ample & fi étendue par elle-même, s'en 
paflTe aifément, ainfi que la Langue 'An- 
gloife. Mais je répondrai aux reproches de 
ceux jt à qui ces Articles coûtent tant de 
travai] & tant de peine , que l'ufage eft le 
tyran des Langues; qu'il change, ôte & 
ajoute à fon gré tout ce qui lui plaît, & 
comme il lui plaît; qu'il a voulu que Ic9 
Langues modernes , quoique tirées do la 
J^atino , cuflcnt des Articles ^ de que fi Li 



DE l'ArtiOlf; • iSt 

Langue Latine a lieu de s'applaudir d'en 
êtreprivée> parce qu'elle en a plus de for- . 
ce .& de naa je|l^ ,. les Langues modernes ef| 
font amplement dédommagées par la clarté 
& là nettetéo , que les Articles répandent 
dans la didion, én-6tant toute ambiguïté 
dans le fens. C'eft ce que Regftier Defea* . 
rais a très-bien démontré contfç les pard- 
iins de la Langue Latine* . 

De. tout tems on ^*éft récrié , qu'il n'y 
tvoit rien de plus diflicilé dans la Langue:, 
Françoife , que ce qui regarde les Articles, 
lime fcmble ceperidaat, que tout ce qu'ot^ 
doitenfça voir peut fe réduire à ces deux 
règles prin<!ipaies. . 

1^. Quand on prend un Nom commutv 
:4aos uniè^is particulier & défini*, on doit 
employer l'Article Dç/îni» 

2^. Si l*on prend ce mênrie Nom com-^ 
mun dans une fignifiiratien vague & indé* 
terminée , il faut fe.feryir de VArticle Jttiï- 

Jim. • • , 

Nous parlerons dans la fuite des'Artî- 
des JPartitifs , &• de quelques exceptions 
ouela bifarrerie de l'ufage , ou même la rai- 
' Ion, ont introduites contre les deux prin- 
cipes généraux que nous venons d'établir^ 
Edairciflbns en attendant par quelque 
exemple ce que nous venons de dire. 
Qtwi, ellun Nom commun) vague 8c 




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I?2 T R A I TÉ 

indctermhié , & peut s'entendre de tout 
cjieval en général ; mais y,cn rendrai la fi» 

fmifîcation particulière &: définie , endi- 
ant : t^okî la bridé du Gheval que je vous 
aï vendu. De vajyiie & indéterminée qu'é- 
toi^ la fignification duNom commun, Cfc- 
yaZ^r Article défini l'a rendue particuliè- 
re , & limitée i un feul cheval , qui eft ce- 
lui que je vpus ai vtndu* Si je difois au 
contra "re : fai une hr]^ ds cheval à m- 
ire ^ le mot cheval fcroit alors employé dans 
un fcns vaj^uc & indéterminé j oc devroit 
Venrendro de tout cheval que ce pût être : 
auffi l'accompagne-t-on de l'Article ini^- 
Jim. Cette dificrence eil eilentielle ; on ne 
fçnuroit y faire trop d'attention. 

L'Article qu'on apelle Partitifs efl ijne 
forte d'Article Indéfini* Il v a cependant 
dhtr'eux de la d fFérence , i°. en ce que Icî 
Articles Panhifs ont le Nominatif & TAc- 
cufatjf , que Us Indéfinis n ont point ; 2^.#n 
ce qu'on ne fe f.Tt des Partitifs^ que devant 
les Noms de chofesqui peuvent fe partager, 
fans perdre leur nom. Un exem^'ple rendra 
cette différence plus fenfible. Donnez-moi 
jyu vin: voiU T Article Pûnff'r// à. TAccu- 
fdtif ; on conçoit que je ne demande qu'une 
partie d'r vin qu'on peut avoir. Dans (fette 
autre \\[X7iS<t >iT)f.s sçavans Cfitcru^Scc» 
l'Ariicle cil au Nominatif: & il cllaifé de 




f 



" DE i/Article. iîy 

foîr, que je parle de quelques Sçavans , 
& non de tous. 
Paflons aux Déclinaifons de ces différent 

Articles. 

DécUnaifons de tARTicLeDiri^i devant 
Us Noms qui commencent par une confonne ^ 
ou par une h afpirée. 



SiNG. Masc# 
Viom^le Roi* 



Gen. 
Dat. 
Ace. 
Abu 



du Roi. 
au Roi. 
le Roi. 
du Roi. 



SiN<5. F em;* 

Nom. la Peine» 

Gen. ife/aRcine. 

Pat.' â là Fcine, 

Ace. la Kcine. 

Abl. delaKamc. 



.Plur. m ASC. Cr FfeM. 



Nom. les Rois. Nom. 

Gen. des Rois. Gen. 

Dat. aux Rois. Dat. 

Ace. les Roi . Ace. 

Abl. des Rois. ^ Abl. 



les Reines. 
des R^iflcs. 
aux!?' ci nés. 
tes Reines* 
ifej. Reincs# 



Veyarit les Noms qui commencent par une, 
vcyek ^ ou par un h non ajpirée. ' . 

S IN G. \! ASC. CtFem. 

'Devant une'voyelc: .. . 

* ' * - . 

Nom. ç,^/EfprK.' . fAmc. 



i 








i?4 

G on. 

Dat; 

Ace. 
Abl. 



Tk AIT* 

de rÇforit* 

à rÈlprit. 

rEiprit. 

de rEfprit. 




PB l'Art I CL K» 



de TA mes 

à rArne. 

rAine». 

de TAme» 



1S5 



Gen. V 

Dat.. 

Ace, 

Abl. 



Devant une hnonafpiree. 

f Honneur/ fHéroïniç; 

defUontïCMU de f Héroïne, 

i /'Honneur- ^ rHéroïne,. 

THonneuf. l'H^oïnç. 

de f Honneur^ de f HRoïnc» 



Plur. Masc. Gr Fem. 
' Deyant une voyele ^ du une h non affinem 



Nom. 

Gen* 

Dat. 

Ace. 

Abl. 



Us Eiprîts. 

des^ Efprits. 

aux Eiprits. 

Us Eforits. 

dts EipritSr 



- tes Amet 

des Ames. 

aux Aines* 

Its Amcî* 

des Ames» 



Remarquez dans ces Déclina^^bns;.^^ que 
le Nominatif cft femblablc à rAccufatif , le 
Génitif à l'Ablatif : 2^ qu'au pluriel , lc5 
.Articles mafculins font les mêmes que k$ 
fémiBins. 



I 



DécUriaifons de l" Article In défi nu 



il fm égakment pour U MafcuUn (t fc 
Féminin^ pour k Singulier & k PlurieL 



Gea 
Pat. 



Il nanl Nominatifs niAccufatif. 

{De a avant une Cpnfonne. 
D' > avant une Voyele. 



A. 



.^- CDe^ avant une Confonne. 
Abl. "i^jJ'/av^nt une Voyele. 

Devant une Confonne* 

SiNG. Masc. 6* Fem. 

' ■ f 
NoiTir Paris. Rome; 

Gen. La ville rfe Paris. La ville rfe Rome. 
Dat. Aller à Paris. Aller 4 Rome*. 
Ace. Aimer Paris. Aimer. ' Rome. - 
Abl. Partir de Paris. Partir de Rome* 

Plur. Masc. Gr Fem. 

Nom. Nos livres , nos Femmes. 
P f La fcicnce dç nos livres , 

* (^ La Ipeauté de nos femmes.. 



k 




Trait* 




D U. K O/M. 



#ai 



•^■Bbs/'. 




l26 Tb AITÉ 

Dat. S'attacher à fes livrei , à Ces femmes. 
Ace. Ainier fes livres , fes femmes, 

Abl. S'ennuyer de fes livres , de fes femmes. 

Devant une t^cyele* 
SiNjG. Masc. (y Fem. 

^ . . . - ■■' • '. ■ 

Nom. * Etienne. Anne, 

Gen. Le livre J'Etîenne. Le miroir i'Anne. 
Dat. Parler à Etienne. Parler à Anne, 
Ace. Voir Etienne. Voir Anne. 
Abl. Se défier if 'Etienne. Se défier i' Anne 

F L U RI EL. 

Nom. Nos Aïeux. 

.Gen. La gloire à nos Aïeux» 

Dat. Reflembler à fes Aïeux. 

Ace. Imiter fes Aïeux* 

AbL Dégénérer (fc fes Aïeux. * 

DicUnaîfom de t Article Pjirtitîf, 
Singulier. 

Nom. Du, Delà, bel', De, D', 

Gen. De, D', 

Dat. àDu, àDeMDer,àDe, àDV 

Ace. Semblable au Nominatif. 
Abl. Semblable au Génitif. 




1^ 



©E l'Article, 
Pluriel. 



m 



Nom. Des, De, 

Gen. De , D'. 

Dat. à Des, àDe, àD'. 

Ace. Semblable au Nominatif 

Abl. Semblable au Génitif 

Remarquez d'abord, que tant au fingu- 
lier qu'au pluriel , le Nominatif & F Accu- 
(atif , le Génitif & l'Ablatif font fembla* 
Ues. 

A l'égard des' trois Cas , le Nominatif^ 
le Génitif & le Datif , 

Du , article du Nominatif & de l'Accu- 
fatif, fe met ^u fingulier devant tous les 
Subftamifs mafculins , qui commencent par 
une confonne ou une h afpirée : du pain , 
du vin a du hareng , du houblon ; de la , 
devant tous les Subftantifs féminins dans 
les mêmes eirconftances : de la viande , de 
la nourriture , de la haine , de la honte ; 
DE l', devant tous les Noms mafculins ou 
féminins, qui commencent par urte voycle», 
ou par une h non afpirée : de Tefprit , de 
férudition, de Thonneur, de f humilité; 
DE , devant les Adjeftifs mafculins ou fé- 
mins>^ui précèdent leurs Subftantifs , & 
qui commencent par une confonne, ou une 
h afpirée : de t)on pain , de mauvaife viande. 



i 




._ ^ 



X 







,L>.-.-_ _. : --- 



tîS Traité 

de hardis foldats , 'de hautes deftînées ; Se 
enfin d', devant ceux qui commencent par 
•inc voyele : d'excellent pain , d'excellente 

viaffde. 

Dès, article du Nominatif & de t'Ac- 
cufatif pluriels , fe place devant tous les 
Subftantifs : des efprits fuhlimes , dès fem- 
mes fçavantes : de , devant les Adjeftift 
qui commencent par une confonnc : de 
bon vins, Rebelles femmes; & p', devant 
ceux qii commencent par une voyele : 
d'cxcellcns efprits, d'habiles gens. 

De , article fino;ulier & pluriel-du Gé- 
nitif & de l'Ablatif, fe met indifféremment 
devant t^us les Noms commençans par 
une confonnc; & d', devant ceux, dont 
la lettre initiale cft une voyele : peu de 
vin , peu d'eau , peu de bons livres , peii 
d'habiles gens. 

Les articles du Datif fingulier & pluriel 
fuivent les mêmes règles, que ceux du 
Nominatif dans ces deux Nombres. 

Voici quelques exemples *de ces difiïr 
rentes déclinaifons# 




f 



\ 



DE l*Akticlh. i8^ 

les Suhjlantifs qui corranencem par 
une conforme. 

SiNG, MasC. ^, 

Nom* du pain. 

Gen. un peu de paim 

Dat. s'en tenir â du pain. 

Ace. inanger du pain. 

Abl. manquer de pain. 

Plur. Masc; 

Nom. des vins. 

Gen. peu devins. 

Dat. s'en tenir à des vins commuM. 

Ace. avoir des vins cxcellens. 

AbL fe pafler de vins exceUens#i 

SiNG. FeM. 

Nom. de k viande. 

Gen. . difette de viande. 

Dat. reffembler à delà viande. 

Ace. • rôtir de la viande. 

Abl. "^fe pafler de viande. 

Plur. Fem. ' 

Nom. " dej perles. 

Gen. collier de perlest^^ 

Dat. reflembler à des perles. 

Ace. ^ enfiler def perles. 

Abl, être enrichi de perles. 



k 





• _ • v^_ - 



I. 



'"V 



k^ 



K 



:^ 



\ 



Trait* 

iMant les Suhflantifs qui commencent par. 
/' une voyele. 

^ SiNG. MasC. 

Nom. ' ' ^ f j#"f- 

Gen. beaucoup d efprit. 

>Dat. joindre la fcience à dcTefpriu 
Jicç* *^oir de f efprit. 

j\j)l^ manquer 4'cfprit» 

Plur. Masc^ 

I^om. rfcj amis véritables; 

Gen. peu 4'amis véritables. 

Dat. avoir affaire à des amis véritables. 

Ace;.* ^trouver des amis véritables. 

Abl. on manque (f'amis véritublcst 

SiNG. FeM. 

Nom. ifeTencre. 

G en. un cornet J'encre. 

Dat. mêler de Teau à àe Tcncre. 

Ace. faire de Tcncre. 

Ahl. manquer J'encre. 

Plur. Fem. 

Nom. ifcjeaux. 

Gen. foufces J'eaux. 

Dat. penfer à des eaux troublcSt 

Ace. . prendre Jei eaux. ' 

Abl. être plein J'eaux. 




DE l' A R T I C L E. 



# 



) 




! 



ïpr 



Vivant Us AdjeSl'ffs qui commencent par une 

conforme» 

SiNG. Masc. Cr Fem. 

Nom. de bon vin , de bonne eau. 

Gen. bouteille de bon vin y de bonne eau. 
Dat. vafe fervanc à de bon vin, J Jebonne eau. 
Acci avoir Je bon vin , Je bonne eau. 

Abl. manquer Je bon vin , Je bonne eau* 

Le Pluriel femblable au Singulier. 

Vey^mt les AdjeSHfs commençons par une 

voyele. 



S I K G. M A s c. Gr F E M# 



Nom. 

Gen. 

Dat. 

Ace. 

AU. 



J'excellent pain , 
J'excellcnte viande, 
beaucoup J'exccllent pain , 

J'excellcnte viande, 
accoutumé à J'excellent pain , 

à J'exccllente viande, 
manger J'excellent pain , 

J'excellente viande# 
manquer J'excellent pain ,« 
J'excellcnte viande. 



Le Pluriel femblable au Singulier^ 





t 



V. 



31^2 




ry4rrickUN,UNE.' 

Aux/ trois Articles dont je viens de par- 
1er. \)râ*que tous les Grammainens en ajou-, 
tent Auatricme ; c'eft le nom numénl 
un ^ une. Ses cas font î j, 

/ yju Singulier- 



Konu 

Gen. 

Sat. 



d'un vHoifime. Aune VFcmmfc 
iunJ àuneJ 



Au PlmeL 



1 

\ 



Nonu 

Gèn. 

Dat. 



âks- 



g > Hommes. <fc VFcmrofi; 

àdtsi ààtsi 



Ils fc fondent, fur ce qu en certams Ol 
il ne fignifie fouvenc qu'une unité vague 
«cindéferminée, qui loin d'exclure la plu- 
ralité, la fuppofe, comme dans cette phrafc : 
Vne mauvaifc femme ejl un grand mal , m 
peut fe rendre pat celle-ci : toute mauva^t 
femme efl un grand mal ^ ^ ^ 

•^c nouvel Article n'cft point du goût 
de Régnier Defmarais . qui le regarde 
comme^ntrus dans la Langue Françoifc 
U prétend, qu'un mot dont 1 ^^ê^f^^ 



aéfigncr rufxité , ne fçauroît être fkg 
dans un fens indéfini* Il foutient» que les 
exemples qu on en apporte , ne déngnënt 
lien moins t qu'un fens indéfini & indé- 
terminé ; que dans cette phrafe : un crôiii 
* horribU mérite U mortf Ji, mis devant 
^djeâif indique un certain crime p àonti 
i pirlé i qu ca un mot j &f ; 




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1^ \. 




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n n Non: 



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A 



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D U N O M. 



m 





TRAITÉ 

D UNO M- 

N doit regarder comme Non 
tout mot , qui exprime & màr« 
que le Tu jet dont on parle , ou ifi 
l'on l'aime mieux» 1 objet d'une 
idée. Aîrifi lorfqueje dit , m*j/!)n , jarim» 
urgent ^ rmm^fôiffon /eém.vin, Orc. Tout 
ces moti font qet Kpmâ t parce qu'ils e»- 
priment & marquent le fu jet dont je parfe- 
ceft-idire , ce q\àC j'cntens, &: ce que je 
veux faire entendre par ces mots,^ 

On diftingué deux fortes de NorasVk 
nom Suhjlantifs, & le nom Adj<3if^ 
• On apicllfe nom SubJhntif^ccWi qui 
marque une fubflance , un être , & qoi 
défigne un objctd<Jtcrmin(5,conr»dcréeih 
lui même dif; ouillt* de route qualité. U 
nom Âdji^J nu contraire v(i celui qui ( 
n'cxprinv.' »;uc la qualirc , indépendam- 
ment de 1 objet auquel elle pcui-Ctreip* 






i 



,j y%uiée* Exemple , lorfquc je dis , maifon 

^", çc mpt ne déligne qu'un objet Jans quV 
llté, fie ne convient qu'à ce que nous ap-p 
liions mai/on; & quand je me fers du 

: m^ grand, je ne marque par ce mot aucu? 
JC fobftande , aucun objet particulier , 

Jp feulement une qualité , qui exprime 
TliraiWeur de quelque chofe que çt foit : 
miorte que pour donner un fens détermi- 
pi à ce mot , il faut que j'y joigne un Subf* 
dptif} çomipe quand je dis, uru fftand^ 
mifon ^ ifit grand hotnmt. ^ un grand jardin , 
• 0grandcœur, Çrc. On doit deplujj'rem^r-p 

ÎMiçrquelc nom fubftantifne pcu< fimais 
ttcqued'unfeulgc-nrc,c*eft^djreau'i;cft 
toujours ou raafculin ou féminin. L adjcç- 
Ôf^a contraire eft ordinairement fufcep- 
lible des deux genres. Hx. bon au MaC 
feit bonne au féminin. &c. Exceptez lei 
poms adjcflifs terminés par un t muet , 
çpmmc : illujlre , honnête , aimaiU > qui ne 
Sm fujets i aucune variation de t^core , 
c^on dit : un honnêce homme, une nonniit 
/onme. Un aimoLU homme , une aimabU 
fmmt. &c. Mais c'eft trop m'arrêtcr fur 
dcscbofes connues &c triviales. • 

On divilc les noms Subdantifs en nome 
Prcpns , & en noms Âppdlanfs* 

Les Noms propres ont cela de particu- 
lier i qu'ils ne nairi^ucnt fie «indiquent 







110 



Trait* 



I 




D^t; N o M< 



^it 



i» ei—i 



♦. 



JLatirre , euflcnt des 4fP^icsi ôc que li 14 



C/zem , eu un iNom commun )Vd^uw v^ 







\ . 



\ '. 



r^. 




ipS Trait*; 

qu'une pcrfonne ou une chofe unique. Er; 
Alexandre, Célar, Paru, Rouen, laSmUs 
la Champagne , y t. ' .'' 

Les Noms appellatifs (ont ceux qui fer-» 
YC^ot à défigtier pluficurs êtrcsiou plu- 
ficurs objets de la même cfpecc; coinm| 
homme, femme, avcat ^ matthani^jr' 
nief',ihrte.kâtm'8cc. 

On peut ajouter à cef défînitions , que 

le Nom S^Udtif pourroit; avec plus de 
raifdfc être regardé comme un nom gene% 
rai & commun» puifque ces nona, riviert, 
fkmim . qui font appellatifs , ne fervent pw 
plus à marquer une telle rivière .&: une, 
telle femme, que toutes les rivières & 
toutes les femmes en général* 

Les Noms appellatifs fouifrent encore 
une nouvelle divifion en Ahjlraxts & en 

CoUMBifs. \. , ■ .. ^ _, . 

On donne le nom de Subuantifstft/ïrâitt 

à ceux qi^on emploie pour marquer une 
chofe, qui n'ayant point d'cxillcnce réel- 
le, ne lubfifte que dans l'tntefidleinem: 
Ceft ce qu'on appelle Etrti di raifin; 
ou, fi l'on v<^ut, les Subtlantifs abftraits 
font ccox qui cxprimenr une qualité cou» 
fidéréc comme lubfiftante par clic même, 
& iiidépcndintc de robjct qui peut en 
être revêtu. Tels font kt; noms de tonti, 
elémcncc Jfiienct . vtru s indujlrie > &c. Parce 




ï 




© U N O M. tft 

Îi'ils hVfnportent point avec eux l'idée 
un être rtei , Se ne dénotent qu'unt 
qualité. Ils font toUs tirés des Noms ad'- 
jeélifs. - ■ r ' 
Surqùoi il eft apropos d'obfervef, que 
nique ces iioms^.n.expriment qu'une 
lit4i ils différent cei^pcndant cifeotielleo 
mentods Adjeâifis ,^ en c^ aue ceux-ci 
emportent ayec'eavl'idée contufe de quel- 
eue objet, & h'c(nt point de (èns clair fie 
diftinâ, s'ils né font joints i un fubftihtif* 
Ainfî qu$|id je dis , dément, vertueux, ces 
mbçs ne préientent qù^une idée vague & 
coof^fe, qui jie devient claire, que lorf« 
qu^jf à\%t un Prince tlément, -Un homme 
ptrtuel^. Au contraire les Subftantifs abf* 
traits offrent par eux-mêmes unç^ idée 
nette; fans qu il Toit nécelfaire de 1^ ac-« 
compagner d'un autre mot ; comme quand 
je dis , !a déminée ♦ la vertu , (fe» \ 

On;^ppelle Subftantifs colleS'fp tel 
Noms, qui , quoiqu'employés au nombre 
(ingulier, comprennent pluf^eurs chofes 




parce qu its por- 
tent i l'efprit l'idée d'un grand nombre 
dilemmes , de vaiffeaux, de maîtres & 
d'écoliers , compris fous chacun de cc|l 
tei^incs mis au fmgulier. 



rAriicle cil au Nominatif; Se il cilaifé de 



o 



Nom. 



rElprit. 



rAmc» 



W-;- 



r" 



V 



V', 



V|8 Tbait* : t 

dbOet've? encore , que les Norn$fûb&' 
tarltifs & Adjeftifs fpqt ou fvimutfi^ oti " 
iénvés jbncompofés. '. 

Gn appelle Primitifs ceux qui ne tjretil 
|)oint leur origine d'autres mots , foit^dc 
la même Langue, foit d une autre. Surq"* 
Ofi dwt remarquer, qu*un mot M^tl 
bien être émané originavrement adheatl^ 
tfc Langue , ^ n'en être p« moins pri* 
mitif, pourvu que le mot dont il vient,folt 
ptimitif dans fa Langue. h'mÇwmuypàky 
vin . font des Noms primitifs , ^uoi^u'ib 
tiennent des mots Latins virtus j pâfàé 

yinum. . 

Lc^ homs âétivis fortt tétix qui doiviWt 

lcu« établi Ae ment à quelque mot primhtfi 

Dôm ou yierbc; comme on le remarqot 

dans cprdJaUté qui vient de c^tj^rivemm 

àc vtttw, amoureux d'amour ; projitahlem 

projit ; admirahk d'admirer ; jlâdieux d'ém 

éier. Ces^eux derniers adj^èdifs portent k 

nom d*adjcaifs verbaux , t>*rcc qu'ils fc* 

dérivés de verbes. / ^ . 

. Les noms çompofés font ceux qui , foit 

dérivés ou primiiits , prennent devant cùl 

une prépofuion , un nom , un verbe , ttt 

adverbe , &c. Par exemple , ces noms, 

emportement, incroyable ^fuppùrtable \j3erMt 

nef\t\ convive, oxxt pour première lylltbfc 

des prépofuions : htenaije ^ véridique , p# 




t 



r 



D U No M.. ]95( 

i^iwrr^font çompofés; le premier, d'un 
adverbe 8c d'un adjcftif/le fécond, d'un 
nom adjeélif & d'un verbe tous dedx 
Latins, le troifiemç, d'un verbe & d'un 
pom fubilantif. Ce peu d'exemples fufRt 

Sur la contiojilance des Noms de cette 
>ec%. . '/. "■■■■■ * . ■ .. ■ ;- 
^ 11^ à aufli dans la Langue Françoifè; 
comme dans toutes les autres , des Noms 
augmentatifs & diminutifs. Ce font de purs 

Efitifs , qui par l'addition de queiquet 
très ou de Quelques fyllables, fervent 
à diminuer ou a auj^menter la force & le 
feus d'un mot. Il eft vrai que les Augmm^ 
Mai font rares en François, ou plutôt 
qui! font confondus avec les primitifs ) 
■ais les diminutifs fubfiftent encore d'utie 
ttaniere di(lin$9e, & (6nt en zlkz grand 
aonbre. La plupart font terminés en ari s 
m*ue^ affi^ êttreyettes ù'jon^ Ex. Babit' 
krd^ perdreau ^arbr'tff eau ^bonaoe^tritiimffi^ 
JÊÊnitrt, ntntâtrt ^ poulet ^ oorfeUt s Uvrmt^ 
Mate s môufftftm ^ peloeonj duânafi; &c. 
Qui font formés de hédnl^ f^rdrix^ arbre ^ 
fcfij trahét^ jaumj, nohr^ pouk^ corps ^ 
ihfre^ table ^ mmifquet^ pelote j chatne s &:c. 
L'ufage apprendra à connoître ces mots. 

On divife encore les Noms en abfhlits 
te en relatifs. On appelle abfolus ceuic 
qui préfcntent une kiée fimple; comme ^ 

llllj 



:..'-* 



(^ i-.a peautc ae noî> icuAiucii 



y ^ 



'^^ 






% 




Trait* 

tau s terre j feu^ &c. Oa nomme reUih^i 
ceux qui en nous offrant l'idée d'une choie, 
nous en font en même temps concevoir 
encore une autre à la quelle ils ontrcla-. 
tion; comme, pere^ fiere ^ écoUer ^ &cv 
Qui ^portent avec .eux l'idée d*un fiU^ 
é^umuXT fmrea ou d'une faur^ d'un wufk 
très &c. li y a un grand nombre d*Aijcc- 
tjfs relatiff • 

Il eft apro|)os de remarquer ici Qu'il t 
t des noms qui font tantôt fubltantitt 
tantôt adjeâiis tels que fotit facriUp^ 
foMqm % pélime s vràl &ç. Car ils feront \ 
fubfhntits dans ces phrafes : Icfacrïlé^e^ 
un pond crime ^ b. politique eft nécejjaire dm 
mnitat* 1a fublime d^un dijcours. Le vrA» 
caployé pour le mot vérité» Ces noms 
deviennent au contraire adjeâifs dans les 
phrafes fMÎ vantes : il porte une wainfacrikgt 
fur la auteU. Ceft un grand politique. Lefyk 
Jiêblunei Sec* v 

Eiifin.il y a aufH des Noms de nombrei 
\ qui fervent à marquer le rapport numéri^ 

[ue que nous concevons entre les chofes» 
es noms font adjeSifi oofubftanttfs» 
Les noms de nombre adjeâifs (oui 
êbJoluîOM ordinaux. 

dn appelle noms de ^omhrt abfolusoa 
ordinaux 9 ceux qui exprimant abiolument 
& fimplement les divers nombres , &c qui 




i 



DU JSr OJH. ?tO| 

ïépoftdcnt à cette aueflidin , conAien font" 
jïi f Tels font, un^ deux, trois j quatre ^dxxs 
fitt^ trente ^cent s mille I&cc, 

tes Nombres ablolus/, comme je l'ai re- 
'iparqué dans le Traité de i'Ortograpbe % 
n^jÇe déclinent poinf/^ vingt Se 

^1^. On dît quatre-vingts aris * mq cens 
'^^0. Lorfqu^ fniUe ^ft.pris pour ilgni-r 
fier une diflaace » ço|bme en Allemagne 
ou en Italie, on ajoute une Sa la fin de 
ce mot lorfqu'il eft au pluriel. Ex. il demet^* 
na 3* niilles de U vilie. .^ 
•v JLes noms de nompre ordinaux font ceux 
^quî défignent la place fie le rang numéri- 
*^que des chofes enir^elles, & qui répon- 
ioent à cette queft^on., le quantiépieejl-ilf 
'comme , prpnier^feconA^ troijiéme ', itixiéme , 
vinmime , ceruieme , rtmliéwe > &*«. 
„ Ces derniers fe forment desnoms de / 
^sombre abfblus, en ajoutant ieme i ceux 
JouifiniiTent par une confonne ; ou bien en 
.MKIt^eant en ieme l'e n^et final des ^ùtrcf. 
AinlT de trois on fait u'oifiéme ; de quatre,$ 
Wùrieme ; dt ciri^ •cinquième ; ù'c. 

On excepte l||||mw'nt de cette règle 
premier Se fécond ^ zitiCi que ruuyieme^ qui 
change aujourd'hui 1/ finale de neuf en 
V confonnc , car autrefois^ on écriyoif 
neufviéme , mais ce n'eft plus Tulagè* 
* vf Page i^Bf ' • ■ 



l 



i\ 




-iyui» af:nwuiuix au 



yjcntuj. 



k alpirée : de Ç)on pain , (k mauvaiie vianac. 



i^ 

k 



Sîft TKÀif 

Les Noms de 'îiombre fubftantîfs fottt 
ou colUSifs^ ou partitifs j on augmtntûtifi. 

Les Noms de nombre coHcfli/i font 
ceux qui expriment fous une même idéc,^ 
& comme ne faifant ou'un tout, la coî-i 
leAiori & Taffemblige^dc plufieurs nom< 
bres; tomme, m fixain^ une ààu0ià^ 
Ètnt VmgtâiiÛJ unt cmtainty C^c. ' ^^ 

On appelle noms At nottfûxt pmïï^t 
ceux qui marquent la partie, d'un tôà 
tiumériquc ; tomme, là moitié* le tlefris 
U auart* k dixiàné^ le vingtième* &c.- 

Enfift les tiortis de nombre MgmaitêJiSlt 
fervent à ittdiquer par un fcul mot , c6m« 
bienlde fois un même nôm1)re ou utt 
liîême quantité eft redoublée ; tomttfc 

3uand je dis, le ènihlt* k ttiple * le jui^. 
ruple* C^c. 

On conftdere ordinairement dans lei 
'iftm% le Genre, le Nombre }k U Càkh 
ne parlerai point ici des Cas : on i^ilt 




contultcr 



- ce que j'en ai dit dans le Tfd^ 
PAnicle, pagt^ 174; & yifv. Parb^ 
nême raifon , je tfn\^ pour (es DécUh' 
naifons des Nom^ wÊt Déclinaifons dei 
Articles que j'ai cannées. 

Du Genre, des Noms. . ' ' 

J^ai remarqua ailleurs que ler noini 



I 



>• > ^'> 



i 



©^ No Je. 



y^ 



»>3 



Fiifl^ôis n'ont que deux Genres f lu 
ntafcttlin & le féminin. Ils femblent avoit 
été établis , pour mettre de la difiérence 
cotre le mâle & la femelle, lis fe recon* 
ttoi^nt par les deux, Articles te 6c U a 
unie une au finguUer \ mais cene diftinc-i 
liQfi, ceffe au pluriel , parce qu'un & imc 
ft'cii ont point i & que T Article Ici y 
fot indifiéremment pour les deux genretA 
• Cet expofé dit quelque chpfe; nak 
cft^ fuffium pour taire diftinguer à un 
Etranger le genre de aos NomsMorfqu'il 
voudra parler^ compofer fie écrire en 
ihotre Langue , connoitra t'il par ta s'il 
fiu^t mettre devant un Nom Tarticle maf-^ 
colin ou l'article ftéminin f Non fans doute^ 
11 a donc befoin de règles , & de règles 
Ares V & par n^lheur nous en avons peu » 
kr tout peu de générales y la plupart 
étant fu jettes à des exceptons fans nom^ 
ht, Quoiqu'il en foît, il feut tâcher 4t 
tatt coi^Doitre cette ^If^hâion des ^tt^ 
m, qui embaraffe les orangers , >& iW 
nnt les François mémeii. C'eft ce q\ïk 
nou< en lyerons £ laide de c[uelques re» 
•arque? que nous allons fcire. 

Obfèrvcns aupafivant , qu'à Tcxcep-i 
lion d*un très petit nbmbre de Noms, 
dont je donnerai la lifte , les Noms fubf- 
tantifs qui n'ont qu'une fignification , ne 



» 




'^pw^'f 



^TOi. être enricm an pençs, 



\ 



'S- 



904 Trajt* 

fonf jamais que d'un Teul genre > mafcaliti 
ou féminin. > i 

Il n'en eft pas de même des Noms 
.^adjedifs. Comme ils font inftitués poui, 
«^i^pnmer les qualités différentes des iubf« 
untife^ oes Subftantifs .étant les uns du 
renrè mafculin , les autres du genté 
fiBShin , il eft néçeffaîre que pour fe joîm 
Ire à eux, les Adjcélifs foient également 
dkrcesdeux genres, profit 6c perte ^i^t 
uemplé, font deux Subftantifs , le pre^ 
tnier du' genre mafculin , le fécond da 
genr^ féminin. Pour que je puiffe joindre 
PAdieftifgrflnii à Tun & à l'autre, il eft 
évident qu'il faut que je puifiè dire , il 
\gir0ni profit > la grande ferit* 
: Il eft inutile que je répète ici ce que 
f ai dit dans le Traité de TOrtographe 
^ la diftinélion du genre mafculin Je 
ÎFéminin des Noms adjeâifs , & de la mjM> 
iiîéredont ce dernier fe forme du premier; 
"Qo peut confulter les rej^les que j ai donr 
i^ É ce fu jet à Tendroit cité page 14& 
J^ pafle à quelqiiea remarques furie genre 
/dé^ Noms* 

Tous les Noms d'homme , & dé tout 
ce qui a rapport i leuf fexc font mafculins* 
tx.Jupher, Alexandre , chien , Uon^fcmr 
, glicry owr$ , O^c. 

Paf une railon contraire, tous les Nomi 




{;•■ 



c 



} 



\ 



DU No M. 



«>£ 



de femmes , & de tout ce qui a rapport 
à leur fexe , font féminins. Ex. Diane 9 
Pénélope ^ chienne * lionne ^ cavalle > chatte , 

Érc. 

i^Tous' les Noms adjeftifs & tous 1er 
Infinitifs employés fubftanti.vement fortt 
màfculins. Ex. Le vrai, le faux 3 k beau, 
U bon* rhonnitei, VutiUAe Uyer* le coucher^ 
k Mner . lejbuper . frc. . ^ 

Ces règles font générales 1 & ne loul- 
fircnt point d'exception. 
. i^es Noms terminés en c font du genrç 
'mi(fi:ulin. JEx. Banc, accroc, froc^ chûc^ 

troc* Êrc. ^ / ^ - 

, Ceux qui fe termment en dlont mai- 

culins, %x.Bord. étendard, hafard* tkrd^ 
Exceptions, 



k * 



Hard. [ Qutiji de Gantiers. \ _ 

les Noms terminés en ti. ou en xH^ 
ibnt du genre féminin. Ex. Amtxi, fUié,. 
knté.majeJlé.Scc. _ 

ExClPT^OHf. 

' toenedïcité . . Ûi . .Pâté . . thé. 

Les Noms terminés en /font mafcuUw ' 
Ej^, Bref, canif j ejquif. Ûcc. 






,■■.'* 




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Abl. être piem a eaux. 



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£xÇ£PTlOKS. 

Clcf..^ Nrf... SoîC 

liCs Noms terminés en ^ font du -genre 
InafcuUn ; comme , rang > Jang • &€• 

X»es Noms terminés en î font mafc 
Ex* Ami:^ chariyari j roi ^ &ۥ 

Ex CBPT lô NS. 

Foi • . Fourmi . . Loi • • Merci. ; 

Les Noms terminés en / font mafcufins. 
^x. EmtuL metala nud^ tids nartérÛ', 
ferpLcol^foLScc, ^ ' 

Les Noms terminés en m & en n font 
"évl genrt mafculin. Ex. Chenûn^ icran^ 
Uvain^ moulin^ magajînj &c« 

EXCBPTIONS. 

•• • • ' , 

Faim • • Fin • . Main . • Nonain. 

Les Noms terminés en p font nufculint 
tbmmct Drap^ &c< 

Ceux qui (à terminent en^fontaufl 
4inafculins ; comme ^ coq. 

Les Noms terminés en r font du,genre 
finafculin. Ex. Boulmufer ], char, cœur, 
^iangtt\ malheur ^ thréfir, 6cc* 



k 



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',, Exceptions. 

Ghair- Xx)ur. Çùillier. -^ 
Mer. Sœur. Tour./ 

. Les Noms tçrminés en/fonfmafculîns; 
f£^ppas^ abcès a hras^dos y népof # 8cc^ 

Exceptions. 

, Brebis. Fois. Iris. 

Paffeyelours. Souris. Vis. 

' Les Noms terininés en t font du genre 
mafculin. Ex- Arrit, hijcml pttt. ^^^^^ 
fermenta &t. 

' -ExcxrtioNs* 

Dent. Dot. Forêt. Jumetit, 
JVIort. Nuit. Part, 
Les Noms terminés en u font féminins î 
comme l bru, glu a rr*« i vtrtu , &c. 
" Les Noms terminés en x font malcubnss 
comme , choix , Jlyx , &c. 

Exceptions 

Chaux. Croix. Faulx. Noix. 
^^Paix. Perdcix. Poix. Toux. 

Les Noms terminés cnal,atl,€u8can , 
font du gc^re mafculin. Ex Cfceytfl-Û^em 
taihcfficu, matou, Crc. 



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U prétend, qu'un moi uou. x --"^jr^ 



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nos Ti^^iT* 

Les Noms terminés en au font mafcu^ 
lins ) conime i ^atea« ^ i^^reÀu ^ caieau ^ &c ^ 

ExCB?TIO^S. 

Eau. Peau. 

Les Noms terminés en ûnfotitm^tç^ 
lins. Eit Bataillon '^ bâton s maçon * poUfon , ^ 
poifon^ violon» ; 

Exceptions. 

Boiflbn. Carguaifon. Chanfon, 
Cloifon. Comparàiftin, Conjugailbli. 
Déclinai(bn«t>émangeaifon. ^^ 

Exhalaifon.. Façon, Garnifon. , 

Leçon. Liaifon. Lunaifon. ^ 

'Maifon. Moiflbn. Oraifon. 

Prifon. ' Raifon. Rançon. 

Saifon. Foiibn. Trahifdn, 

,, Vcnaifon# . ^ 

Les Noms terminés en bu font du genri 
fén^nlh. Ex. AmUiim ^ érudition ^ maltdi^ 
tion^ pajfiori* 8cc. 

Ex CIPTIOMt. 




Akion. 
Camion, 

Crayon, 

pmbrion* 

Oallion. 



A 1er ion. 
CroupMHu 

Elpioiu 

Lion, 

Baftion^ 



Champion* 
Déairioni^ 
Gtibion, - 
MilUon. 



•■#»■ 



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»i7 No^; to> 

Morion.. . ff"- . 

Rayon. Scorpion. Septentrion. 

Tabellion, Taillion. 

Les Noms terminés en tur font fémî- 
ûns y comme , clameur ^ frwr ^ vâUur a &c. ^ 

Exceptions. 

Bonheur. Breteur. Cœur. 
. Chœur. Crieur. DéclaTOateur.^ 
Equateur. Extérieur. Honneur, 
Intérieur. Labeur. Malheur. 
^ Brpdeur, Sonneur. Tourneur. 

Et généralement tous les Noms en W 
•ui font dérivés des verbes. 

Les Noms terminés en amtictnénci 
font du genre féminin. Ex. Epipanvm* 
jtâmt ^ patience ^ fdenct» ^ * 

Exceptions. 
. Romance. SItencc. 

• Les Noms terminés ^n aire ,vtt pierre s 
Ibnt du genre mafculin -, comme t cimercrre^ 
fwt s père * tonnerre s fommaire s verre * 8cc. 

Exceptions. 

Aftîre, Aire.* ; f^^^ 
Bicre. Chaire, / Cherç. 

Chimère. Colek. CommcfC. 




ment de i objet auquel clic peut-ctrèap- ' . **^> qu'ils ne ajiptfij^uent & ujindiiiucnt 

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flïO T R A iTlS 

Dure-merc, Eclaire. Enchère. 

Aiguière. /Fougère. , Fourmiller. 
Galère. Genouillicre. Graî^mairc. 
Gjerre. ' Haure. " Mcre. 
^illierc. Paire- Pghthcrc. 

Perpendiculaire. . Primcvcrç. 

Sçorfonnairc. Serre. Sphère. 

Terre. Viperel 

JLes Noiii» terminas en Se^ îe> & rfe, 
(ont féminins. Ex, Jcit, fm^ pluit^ pk. 

Ex C HPT IONS. 

Bain-intrie. Foie Incenditi « 

Meffie. : Pirepiuie Pavie. 

Les Noros terminas en tert font da 
genre féminin *, comme, bien^ chaumitn^ 

ExCBFflOMl. 

Cimellcre. Derrière. - * 

^ Let Noms termioét en foe font maftn- 
lîn^* Ex. Cmtplkej mûléfice^ yke> fif^ 

ExCIPTiONt. *' 

à 

Avarice. ^ Ecrevice. Epicei.t 

Immondkes. Juftîce. Lice. 

Malice. Milice. 

' Poti^e-' Prémices. 



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#t; N ô M. ^ïf 

tes. Noms terminés en \rt font fémi- 
Bios \ coa.me , \rt : jatyrt ^ &c. 

/ E X C E I^TIO N S. 

Délire. EdUpire. Martyre. ^ 
Navift. Porphire. Rire. 
Satyre , Dieu des bois. 

Lit Noms terminé! en ckt font mafcii* 
Bot. Ex. Grimoire^ riftàoirt . 6cc. 

EtCBPXIOKi. 

Baigftrffc. Baflînoîre. 

Ecritoirc. Ecumoirc* 

Glîflbire* Gloire. 

Lardoirc. . Loire. 

Mangeoire* 

Nageoire. 

Ratiflbire.: 

Les Noms terminés en Int U unt font 
àâ genre féminin. Ex. Bruine . mfirm^ 
étHaii , prune ^ fortune s &c. ^ 

Les Noms terminés en urUfont fémi- 
fiint* Ex. Aventure^ cwrt^ hure^fSierruru ccc. 

Exception s. 

Jlpgure. Colurc. gerçure. Parjure. 
Lcii^ôms terminés en fcf font du geort 
fém'min j comme , aubt * barbe . &c 



Annoire. 

Ïloloire. 
•tre. 
riiftoirc. 
M&cboire. 
Mbire. 
Poire. 



Mémoire. 

Paifoire. 

Viâoira» 



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tlcmcnce jffumc ^ vtnu # wuu/»i «. ^ w w. 




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Trait* 

ExCEPTiOKf. 

Adverbe, v^ A ftrolabc. Cube. 



Globe. 
Proverbe» 



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Limbes. 
Tuorbe. 
Verbe, 



^ Les .Noms termines en ^k font mafçtt*» 
Uns* Ex. Cable ^ trakU^ mmbUs &c* 

Ex CEPTiOKSi 

Bible. Eiible. 1^ Fable. 

Hieble. Têble 






' Les Noms tfrmîqés.en ire font du gci^ 
rc mafculin. Ex.C9mmbrt^ timbre, ffc 

Exceptions. 

* ■ 

Algèbre. Cambre, Fibre. 
^Ombre. T'. jbres. Vçrtcbres^ 

Les, Noms terminés en crfont fTéminîng 
«X. Clace\» grjmace s prifacey &c. * 

ExCBPTrONS. 

Commerce. Divorce. Efpace. < 
Négoce. Pouce. 

Capuce. Sacerdoce. Scftcrce. 

' •- . ■ -f 

Les Noms terminés en ck^ font fémî* 
^ nihs ; comme , ajpproche^ autruche ^^ brèche , 
fiche ^ mouflache y (itç. 



Lobe. 
Tube. 



?^^* 




D u N o |i. aif 

Exceptions. 

Xeroftiche. *Coche.! Dimanche; 
Héaiftiche. Porche. Prêche. 

R|proche. , ^ 

Les iWhns terminés en cU fcnt mafcuë 
^ \ comme , Froncle ^ oncle s petomU^ 

ExcEPH^oi^ s. 

BoucK Débâclcl 
Efc^rbouclei Maj(|^e. Manicles. 

IjCS Noms terminés en çre font du 
mre mafculin. Ex. Fiacre ^ majfacre, 
fyddate^ (fc. 

E X CXPT I ONS. 

. Ancre. Encre. Nacre. Ocre. 

Les Noms terminés eit de font fémî-4 
HÎDS. Ex. Ambafjaie ^ mie s. iémeraude . 
étnie*niifmcor(U^b^Cm 

Exceptions. 

Code. . Coude. Bruïde. 

Epifode. Exode. Hlordc. % 

Fratncide. Homicide. Intermède. 
Monde. Monocorde. Particidc. 

•Prélude. ' Remède. ' 
SyUbdc. l ^ Subfidc. Vuid^. 

Les Nliins terminés en ire font fémmins ; 
CoiSuue , cendre jjalarnandrejffjl^pw^ 6'c, 



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des prépofitions : Werttf î/e . véridique.paSt ^ qwi préicntcnt une Kiee fimpk; comme 

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P14 Trait* 

ÉXCBPTIOKS. 

Ccdre,»> Cidre. ^^ Cylindre 
Détordre. Hypocortdres.Oidrc. 
Qiiadre» 



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les Nortis terminas en ^ fonoemit 
comme , ckmmit ^ fufit ^ poignée j (Vc. 

Caducée. Cbafle-jparée. ÇsMit, 
; Elyftc. Empyréc. ^ Hyménéc. 

Molblëc. Pygmée. Trophée. 

Les Noms terminés en ft & fU, Ifo» 
' féminins; -, comme, i\ta$t\ griffe, tri^t^ Ud 

. E X C|ÎP T IQN s. 

JOolfc. Hiéroglyphe. Parafe. 

Paragraphe, Tarufle. >Triglypfc(i. 

Triomphe. 

^ Les Noms terminés en JU hm fé^ir 

lûns; CWIf^éy Nefity&Lt. 

^ Ex CEPT lOïfS. 








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B'ïflé. 

So\îflè. 



Girofle. 
Trèfle. 



Moufle* 



Les Noms terminés tnfre &c en'pfcrf 
font maiculins } comme 1 êomfkre^ Jàuf* | 



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. . *. 



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D V N o M. aiy 

ExCEPTiiJNS. 

Balafre. * Gaufre. 

Jet Noms terminas en ge font du gcni» /* 
mtfculin. Ex. ^îffiwblagt^ déluge, équipage , 
mnfongês orage. Crc. * 

r jEx CE P T I ON S. 

Albcrge. *Alongip. Afperge. 
Ange. ^ Baugç. 
décharglf Eponge. 
Frangé. Gorge 
Horloi^ 
Lirarge. 
Lofange. 
Neige. 
■Rage. 
Targe. 
Vicrce. 
Vaioange. 

Les Noœs terminés en gle fq^m du genUfl 
«afculin. Ex. Efpiégle. ongle. figU^ 6'c. 

"^ E ï C E PT 1 O Kf^ 

Epingle.^ Règle. Sangle. Tringle. 

Les Nom5 terminés en gwc font du g^eftre 
féaunin. Ex/ F/q«fV morgue, nargue. O'c. 

^ Exe F PT î1^ N S. 

Apologue. Catalogue. - Cq#egue. 



Auberge, 

Charge. 

Tange.' 

Gqtfige. 

Marge. * 
Plage. 
Serge. 
Verge. - 



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#. 



Jauge. 

Loge. 

Louange. 

JPhalangc. 

Sauge. 

Tige. 

Vandange. 



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,111* * Tb AIT* 

^ D^calagùc. . Dialogue, Dogue* 

Epilogue- *^ PrQJogue. • / 

^ Les Noms terminés en fe font fémiii^i 
ffemmc, crapule- fc«^ û-j. * ' 



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JExcBP^iavs^ii^ 



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■4»' 



* 



«" ^ 



Alvéole. 
Capitole. 
Codicile. 
Crépufcule. 
^Domicile. 
Libelle. 
Merle. 
. Module. 
Opufci|le. 
Pôle. 
Râle. 
Saule. 
Serre-file. 

* Style. 
ÎViéhicule. 



Afyle. 



Branle. 



CheWefile. Chile. 
^oti^le. Contrôle. 
Daôyle. 
il|terva}lei 
Manipiile» 
Mod^* . 
Monopole» 
Pécule. 




Mâk. 
Milte. 
Môle. 
Orle. 



■1 



j.t 



Préambule. Protocole^ .^ 
Reptile. Rôle. 



Scandale. 
Symbole. 



Scrupule» 
Somnambule 
VaudeviilCi 
Ventricule, VeOibule. 

Zel 



i 'il 



I 




LerNemstermiK^eniUfrontrémiiiiàlï 
f omme , filk s mttvéXk * onilU * &c. 

ExcBP Ti ON s. V '^^ 

Ghevrtfeuille. Cure-orcîIle*Y 
Perce- oreÉe. Portefeuille. 

i;||Kpms terminés en me font du genit 



A.,. 



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» tir N b M. %if 

mm* (fc. ■-■■-. -t< ■■■■:-. 

'. , ^'m- ■ txC I.P T ï O N s. ' ' %. 

S^hme. 4f«- Amertume, ^^''l 

Anagramme. Apoftume. Arme* 
JBcrgame. fiermc;. Brume. 

GWourme. Cime. • Cormc< ' 

Coutume. Décimei^^ JW^ 
Dra^me. Ecume, ^J£^|uÉlc. 

Filme. Former" Game. 

^Ôomiiy; Gcfârme* # h^mt. 

Jttfic* 1 Maxime» Palme* 

fltaime. Plateforme. Plume. 

|wp«v Qujdragéfime. Quinquagéfime. 
Imrme. Rime. . $4p^uageiime^ 
Jmgéfime. Trame. ; "^ViéSme, ♦ 

JÎM Noms terminés en ne ou gnt (ont 
féminins. Ex. Borne :^ hP^gne * ckpgne , 
um 4 trogne s (yc. 

^ Exceptions. *V 

. *■'•<■' . .■ 

Aie. , Antimoine. Capricorne. 

Cerne. :^ Ctêne. Ciçne. 

^tee. Cothurne. Crâne. 

'1)omaine.X Energumene. Exatone. 
Piuneé Frêiie.. - »^^ 

loterrcgn^ Oi^anè. 
QâogQne; 



eujfe,. 
Mahes.^ 
IPatrim ffhe* 



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J*ai remarqua ailleurs que les noiiil 




iwitif $■ qui n'ont qu'une l ignincation , ne 

Ivj 



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• Signe 



rie.- "''' Pentagone.* ^ Pbligonc 
Pêiîc, . Phénonvene.' Pivoine 

Prôtlé. . Regne.\ ^ 
^ ;• Thrône, 

LçiNomstwrmifiës en pê font féminin»* | 
Ex^ Ecfttfrpf , guipe, triper. tuJippt . Crc 

Ejc CBPT 1 6 ns. ' 




i>v Nom. ai^ 

Tropiquç, Viatique. . 
ue. 




Jm NQfltts terminas en ^^r^vc^re ^ W^ 
m 6cwre. font du gehjrç féminin. Ex, 
4urm^, mare y heurta frc. 

E X CHPTiONf. 

Beute. Centaure. Ellébore. , 
Ge«re. Leurre. Météore.. 
ïlare. Pore. Tintamire. " 

. . ' -Le» NoBDs terminés ea/î précédé d'une 

• Type^ . • ,; * f-mff.oa en je, (ont féminins.; comme, 

. ^«NoB^s^erminé^enpfcfomïMi: i *^^ 

culijs ; commicentuplé.fmopU.tripUM | ' . E x c Ê n x i on s 

lIs Noms terminés en jpr« font du jçjK 

féminin -, conaroe , vijfrts. Grc. 

E»CEPtlO>lV 



Afchétype. Groupe. Jafpe. . 
•Microfcope. Pafticipe. Polype. 
Principe, i Prototype. Tr<^^ 



Bronie. Diocefe. In-douze 
' In-feize, Pégafe. Trapèze. 
Vue. 



Pampre. , " ' 

Les Noms terminés en '^wé font ftmî- 
mihs. Ex. Boutique . frafque . .mu/îj». 
politique . &;c., *' _ "_ ' ■. 

• Exceptions., 

Gantique.' .:Cafque: " Gatafiiiq* 

Cirque, t Colloque. ' Diftiq*- 

Pdmcftiqué; Emétique.- . Mafque, 

Obélifquç. Panégyrique. Portique., • 



■1 .' 




" les Noms terminés cnye précédé d'une 
rfIMbne, ou en Ji. font féminins. Ex, 

^XCÉTTlfONS. 

UMe. ^ Coloflfe. Haut-de-chauflei, 
Narciflc. vPamafle. 

, Les Noms terminés en le (ont du gewcc' 
pfeioin^V:^^^ tmt^jâtté^ mamiUs \. 






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leà une railbn contraire, tous les Noaa . T t.%. mej, canij jijiu>j . ^^' 




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Jt20 \ Tr AiTi 

. \ Exception S. 

Adlc; l ; Antidote. Buftc. 
Cafle-noifetter Cède. 
Compte. I I Comte. Conte. 
Contrade.l Çul-dc-jatte. Culte. ^ ^ 
Digefte. 1 Doute. Eccléfuftc. 

Entràûc. I j Fafte. Faîte.. 

Gefte. I Gîtp. Holocauftc 

Inceftc. I I Infcéle. Labyrinthe, 

j Manifefie. Afécompte. 
Mérite. l Mirthe. . Padc. 
Porte-croix. 1 Porte-moufqueton. 




15 V N o M. 2ai 

.Les Noms tcrminés\en vt font fémi- 
nins; comme, cavt ^ cuvt ^ fîvt ^ iiQ. 

4 

Ex C E P TI o N J. 

Fleuve. 



Conclave. 
Glaive. 



Efclave. 
Rêve. 



Lè5 Noms terminés en vrt font du 
fwe mafculin. Ex. Chanyre^hayn ^ 

Ex Cep Ti qns. 



r,c\\^ u\ D^ ^ I Chèvre. Couleuvre. Fièvre. Lcvrc* 

Porte-fcuillç. Porte-mouchcttes. Précepte f, . 

Prétexte. - iRefte. Sauelctc. | Les Noms terminés en xt (ont maip- 

Stigmates. |\^Térébinth^. Tète- à-tête, f culins; comme, yîxe^ &c.* 



Texte. 



Tumulte. Vicomte. 



j> ExCBPtl ON$. 

Les Noms |e^inés en />^ (b^^ Par^illawr^ Syntaxe. Taxe 

lins. Ex. vîrrlt . cenrre . /ïWrre , pMfW, I - ^"-«r. oynraxe. laxe. 



EpC ckf TIONS. 



^ 



Chartre. Contre- lettré. ^ Dartre. 
Êmplâtrê.EpItrc. \ Fenêtre. 

Guêtre. Haute &Dâirecontre.Huitrc. 
Lettre^ Marâtre. \ Martre. 

Miçfê-v Montre. 
Poutre. Vitrç. , [\outrc, cft M. &F. 



Afew it ^ffUtm genres fuivam leurs diverfes 
Jîgntfications. 

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^r. Elément. M.^^ire. nid. fe^minin. 

B(irbe. cheval de Barbarie , M. Barbe ^ 
N des joués & du menton , F.. " 

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Qtf/e. joint avec quelque, M. en tout 
autre cas, F. 

Coche a voiture, M. CocAe ^ cntailfe 
faite à quelque chofe, F. 

Couple j ttï du mafculin lorfqu*on parle 
de deux perlbnhes. Comme : un côuplebim 
unis en parlant d'un mari & d'une femme, 
Il eft du féminin lorfqu'on parle de dcut 
chofei ou de deux animaux Ex, Une couple 
D' œufs. Une couple de Bteuf s. 

Cour, la Cour du Roy , ou celle dW. 
maifon. F. Cours. Le cours d une aflaire 
ou d'une rivierc^^ M. 

Cravate, foldat , le régiment des cravi- 
tes, cavalerie. M. Cravate, ornement de 
col, F. . " 

Cornette, Officier d'armée, M. Commis 
coèffede toile, K 

^ Crème, Sacrement, ou matîcrc èi 
Sacrement , M. Crème ^ du lait , F. 



Echo, répétition d'un fon frappant coo< 
tre quelque corps qui le renvoie diftinc-l| 
tement, M. Echo, Nymphe, F. ' '^ 

Enfeigne, Officier d'armée , M. Enfé- 
gne, ce qui fcrtV indiquer quelque cho- 
ie i F» 




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A. 



, . D y No M. «5 

Efpace. M. Mais en terme d'imprimerie> 

geftauF. ; 

Èyansile, Iz loi fie la vie de Jcfus- 
Chrift, M. Evangile , qu'on lit ù la Mef- 

,Erre, F. Aller grand Erre. Eri^s d'un 
arf, fes traces, F. Ers. Légume fembla- 
^Uei la vefce. M. 

Exemple, ce que l'on propdfe à fuir 
ou i imiter , M. Exemple modèle fur 
lequel on apprend à former fon écri- 
ture, F. * 7^ 

G \ ■• ^ 

Carde, homme prépofé pour garder, 
VL. Garde, en tout autre fens, F. 
. Gr^e, lieu où Ton garde les regiilrct 
iPune Cour de juftice, M. Grefi, petite 
branche d'arbre entée fur une autre , F. 

H i 

HfMrc^efpacedc,temps!F. Heur, an- 
cien mot François, comme heur Se mal- 
kur. M. : 

• .., L 

XrVre^ volume manufcritou imprimé, 
M. Livre , poids , F. Livre , monnoie de 
compte, F. 



«.^ 



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UdXllWU 



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22^ 



Thaï ri 
M 



^ Manche . mnic d'urj înftrument ou 
d'un outil, M. Manche y partie d'un^ ha- 
bit ,F.'Mûwc/ie , canal qui fépare la Fran- 
ce de l'Angleterre , ou l'Angleterre de 
rirlandc , F. Manches . les aîles d'un 
bataillon ou d'un efcadron , F. 

Manœuvre ^ aide- à Maçon ou i Cou- 
vreur, M. Manœuvre^ les^)rincipalel 
pièces d'un vaifleau , auxquelles font at- 
tachés les cordages & les voiles , F. Mt^ 
nceuvre ^ io\xi ce qui fe fait pour le gou* 
vcrnement d'un vaiffeau., ¥. Manœuvre^ 
conduite bonne ou mauvaifc qu'on lient 
dans les affaires , F. 

Mémoire, écrit inibuflif, M. Mémoire é 
relation de faits fervant 4 THiftotre , M. 
A/eVno/re . puiflTance ou aélion de l'aine, 
Dar laquelle elle retient ou fc rappelle 
es choies, F. " 

Mode . Terme de Philofophic , de 
Mufique & de Grammaire, U. Moit. 
coutume, manière, ufage, P/ 

Mile. jett(5e de pierres en forme de 
digue , M. Mole. Terme de Médecine-, 
maflè de chaii^qui fe forme i la place du 
Fœtus ^ F. 

Moule, creux dans lequel on modèle 
une figure. M, Moule, poiffon à coquille, F. 



r, 



'•'■\ 



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ï> u No M. 



22S 



Ojjpce;, fchârgc, emploi, M. Office* * 
yice divin , M. Office . lieu où l'on (ait 



foyicc 

la fomnellerie , F, 



.# 



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/ f. 



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'f. 



\ 



Page . jeune jGentil-hommé fcrvant; 
le portant la livrée, M. Page^ le côté 
d'un feuillet , F. 

, Parallèle , ligne qili. coupe les climats à 
é^e diftance, M, Par«I/f le ^comparai* 
fon , M. ParalûU . ligne , F. 

Périodi j le plus haut degr^ d'une icho- 
fc , M. Période . ef^cc de tentiM , F. Pério- 
ife^ Terme de l'Art oratoire ,F. 

Pique . une des quatre coukun dii jeu 
de Cartes , M. Pique y mécontentement , 
F. Pique j forte d arme , F.' l 

Poêle . fourneau fervant i echauHèr , 
M. Poë/e /ù%nfile de cuifine, F. 

Poffe . lieu marqué i M. Pojie. emploi , 
M. P^e> courfe de chevaL F. 

Pourpre, maladie ou couleur ,)M. Pour- 
fft . forte de teinture , ou marque de 
dignité , F. . 

S 

Satyre'. Dieu des bois, M. Satyre. 
Ouvrage critique en proie ou en vers , F. 

k V 






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a2g Tb,axt« 

Sauvegarde . Cavtlier , M. SauytgarJt 
proteaion , afyle, F. Sauvegarde. Letttct 
de proteaion ou d'exeiaption , P. ^ 

■■•.■■'. T •. 

Temple j. lieu conficré au culte dîvfa^ 
M. TempU a partie de la tête depuis Td» 
rcillc jufqu'au front, P. 

Tour s circuit , circonférence , M.Cd|fV 
édifice élevé pour quelque ufagc, P. 

Trhmpht ^ fête publique au fiijet de 

Îuelquc heureux (uccè? , M. Trwmifc^ 
crmç du jeu de Cartes, F. 



K^ Vvaifflcau ferrant i mettre quelqil^ 
chofe , W. Fafe ^ boue , limon qui s'atttf 
fc au fond de Teau, F. 

f^wfc . ornement de tête des Femdie^ 
M* f^dle ^ de navire i F. 

NonU qm prmnent Us Jeux gema 
/ indifféremment. 

Aigle. Bronïc. Caque. 

Cloaque. Loutre, ^pithalame. 

Amour, M. au fingulier ; au pluriel , F*. 
lorf|u'il c\\ pris pour une paflîon déré- 
gla •. Il n'y a pçint de belle prifon. ni à 
Uuda amours. 



i*i" 



..'•' Uk^ 



K.># 



D U N O M. . ^17 

Qmiti . DuM . quelqucfoif F. plus 

Efitapke . F. rarement M. F«dw. Hy"; 
-.jlJciw.plus fouvent F. que M. 

Je fini», ces obfervat.oBS P»' «"« ^^e 
**raue effentielle , que )« <*«*'* 
SSrs en parUnt de, Article : c eft <!«« 
lur connoître le genre des Noms . il n y 
J^int de règle plus ftre , que l ufogc 

jcU lefture.* 

l DES NORTBRES 

Suivant ce que f» dit dans leTraW 
4e l'Article en pariant du N-mb^^d'» 
Noms, on connoîl.quun Nom e« au 
Zulier . lorfqnni n'exprime qu'une f«^^ 
S otf une feule pfrfonne, «f qu on 
J«t 4e faire précéder des An,de fc , 
t . «n , ou une ; comme , le bwre , to 

&re le Nom eft au ptur..l . quand 
HdéCgne plufieursperfonnes^ou ph^w* 
cfcofes . & n'eft f»u ne peut-être précédi 
«ùe de l'Article bï. Ainfi quand je éw , 
î, livr« . kl p/oiW > C^- Je f«*» <lf «*• 
. Noms font au phinel. . ■m„« 

O, peut cnc<^ .f '"f ^Va« fc«£ 
lu fingulicr fie pluriel , en touam ieui«» 



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Ol%% ' Â-:^. T K A I. T _ 

nient aàentlon à fa Jcttr^ finale , puîfquc 
tous les Nomi qqi n^n^ poir\t <Pj- d*« 

ou de { pour lettrt finale, Jont du Nom- 
bre lingoHei> ^ \ • • 

(Cette règle , quelque g^ni^rale qu'elle 
rpit , à fcs exceptions ,àinTi ;(jue^ to^tcs^ 
' î^^u^res ; x:àr il ,(e trouve des «NonM, 
ui ont cet lettres finales au fingulier ; 
tels nut le fils j. les fils » là pQixy Us voix^ 
le jte^Aes nej v le dif cours ^ les il/cours^ 
; Aureftc oh ne doit point oublier, que 
.le jn'cft «qu'une / aflbiblic , ou plutôt 
adoucie dani la prononciation ; & que 
Ta? eft une lettre compoféc de deux iu* 
très , c'eft -à-dire ^ de es ou gi > comift^é je 
Tai remarqué dins le Tfraité de la Pro- 
nonciation upagt ipd. &* jfutv. . 

Itt^ pluriel dci^Nbms fe forn>e r^gu- 
liëreroent du jfing.ijlîèr , \n ajoutant une 
t à la fin. Ex. £f pere^ Us per/s; le profit , 
les profits^v U gain:, Us gains ^ G'r. 
-. Les Noms qui ont déjà une /, un * 
ou un j au fingulier, Jes conferv.nt au 
pluriel. Ainfi 6n dit , UfiU. les fils ; k 
éfcoursj Us 4ifcours ; la voix, .Us voix; 
k choix , Us choix ; la ctàx ^Us- crobi^; 
U m\ ^ Us ne^ ^ 6t. 

Les Noms terminés en al au fingulier 
font Jii? au pluriel Ex. Le CardindL les 
Cardinaux; le cheval , Us chevaux ; lit 




I 



T*. ' 



kiitd * ^s hrmmix ; Vm^t^^^:m^ 
mmx/ù'f ^ ,., '.' ' ;' 

Il y a c^pemiafit quelquct Noms en. 
U ^ qui rentrent dam- là reg'k générale » 
c*eft'i-iîte, qui prennent ^nc s au plu^ , 
riâ; comme „Wy tabi; cal\, caU^ piil, ;. 
pds; régal, regaU , ^c. \ ' . - ' 
;Les Noms^^^^^ fuivent la règle géné- 
i nicv prennent j'i a^ pluriel. Ex. LW-j 
ulj^les autels ; le mortel ^ Us mortels > fc 
fA*its feh, (ta - ^ \ v 

On en excepte penttemiel, qui fait au 
flixritl penkfHtiaux. l/n/yer/èt ," fubftantif 
Atermc de Logique , fait alulfi au pluriel 
lOiivfT^ua'/ mais Vil. eftadje^^ il^f^n*. 
trc jdâw. U règle générale , Se fc^n dit ,* 
it$ hommes unive^feU* ' 

G»/ fait deipr au pluriel ; mais on die 
itt àib de Ut y & cieU terme de Peinture. _* 
^ Les Npifns e^n aii font AitJr au plurïeV • 
Ex. Bail * baux ; travail ytravàux » Crc. 
Pluficurs. cependant prennent feule- * 
^" aient une 1 au pluriel^ comme, attirail,^ 

attirails ; eamail . camaiU ; détail, détails ; 
j*. imuaii, évmtàib ; mail ^ maiU ; portail ,'"■ 

fortaiU ; fèrail \ Çèrmts ^ Grc. : . 
[ Le mot «ii fait fiiii '6c âu.v au pluriel; 
mis il ^aut mieux n'employer ni l'un ni 
Tautrc, bc dire des goujjes d'aiL 
Les Noms^n au ou eibu , eu , muo\x ieu. 






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V^x 



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244 



T i\ A t T é 



paraifon ne st\\>mux pal tou'jourà , ^ 
cft quelquefois io/ut entendu ^coininedani 




ccne { 



naoïqùes François >/CorneiUeL(ou le plus 
rUÎ^é. (f Hacmc U plus tendit: Çt{i- 



i^- 



V V No M. "'. 1^^ 

cfl pas de inCme d.s Adverbes, donc 
pluneurspeuv^^nt admoarc le Comparatif 



temps jjoiiyenf^ ^^^firefqiK tous !és Adver- 
bes de qualité & de inanicre comme klen. 



_-j /'. 



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ôc (jtt aiï fingulier , prennent un x an p1a« 
riel. Ex. Troupeau^ tr^oupeaux ; jeu f jtiùfj 
[ ymi s vaux; lieu , îieux ; éhou ^ choux , ^ù 
" V Quc|ques^hi tle Cjcs Noms iliivm/ 
i^çpcndaTit le fegje générale» & admcN 
tent une i au pluriel. ^t.BUu'^bUm; 

Les î^çms terminés çrr V fer;ni^. pt«ih 
; ncnt tous Tilau ffiuriel. Ex. Ètdutiy'htéu^ 
^ tés ; b^é f bornés ; ô'c^; ';',/-. 

De tous les N^s en <wi.il»n*y a quf 
lof qui prenne un x au pluriel, La W, ^ 
frx iôîAf. "';■■■'■ ■;■■■ ;-';^^".V< "«-" \' \"* . :.. ^ • 

Les 'Nom^ en (>ï pi^cnnent une 1 au i< 
pfe«cjj;:& leur dernière fyllabe fe pro- |. 
nonce oïîh>Ex. Crf , mdr fpl ' écrives^ aa '^ 
^ pluriel eful mois ,^ ,• & prononce? caii$t^^ 
mous , JJnw. Il eft çepctidant ïujôurd'hui ^ 
prefquc d'ufage décrire tmlfim & }ii fc '- 
ce n^eft que devant un mot qui commence » 

par une voyelequ^il faut abfolumentéc 
folyicoUfol, &c.^ ■[■'^'j ■■■^::-^r^^^ 

ïati Noms terminés en. m quittent (W»- ^j 
dinairement leur r au pluriel , & prcD- 
fient une J après Tfî^x; accent , aceens} 
enfant, enfant ;fmtimtnt y fentimths , (fc. 
. Je pcnfe cependant qu'il feroit plus 
apropos de confcrver fe t en faveur Afil 
Etrangers à qui on donne d'abord pour 
règle générale qu'il iaut m,ettre une si 



è^u N o M. ;, <3^l 
te^ d^ rtiots pour marquer le Aplifriél. 
JPkr exemple s^îls trottent InJJri^em ainft 
iiarit^ il pjèiîferc^^^ que «ce mc^doit s'é- 
crire byî^kyif^ fau fing. & aîn(î des autres. 
^ pbfi^ryez /;commc je^TSii remarqué, 
ëllcuw V que les ^onoryUa&cs de cette 
lenninaifon gardent l^e t au phtriei^ en 
y t^outarit une /. Ex. Chàm . chéétsf 
im\. dents a itc. :ï 

<* # ■ ' • . 1 - ■ ■ , '■■■■-.♦ 

; Qnf ri excepte icufctnent tout ic gent. 
Le fmj|ulier de ce dernier n'e^nlgs^ 
ifige que d^ns lé'%tenaïf ou bilH^ue. 
Ces dejï^^^^ fpût au pluriel touslitgem. 
QUflfa^cs un^ i^ranchent au^et de 
cenr1ofl^u/il eft pluriel;; màis:^rnerois 
mieux Yj laifler, & écrire deux cents, 
Ms cents f&c. Cette ortographè iervirbiç 
Oûmoins k l^ydiiliniftiç/iiu nom fùbftartï- 
tif cfw, -Devoir Seigneurial^: 

" * '■'* ' ,■ 

De quelques Nolps irréguUen. ' î 



"À: 




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Outre cie que nous venons de dîreJ; 
obfervez qu'il y a tertainW^Npms ïrré- 
{uliérs , c|u 6n ne peut rapporter à aucu- 
ne des terminaifoas du plMricl que lioiis 
K venons de jnarquer, c,eft-i' dire, dont 
les lettres finales au pjuricj ne répondent 
point à leur fingulitriuivanit les obfer» 
valions que nous avons faites* 



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^A. 



V .^ * 



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p u , P 1 *o N O M : ^7 
irfennè dont ïfe ti^^njic.nt jîf place , tant 
'ulier ^*àu plurieK . . 

première eft cclfe. qui parle, & 
Véxprime par y> ou Moi au fingQÏief-,.5!: . 




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152 I TuAiTi 

«^iew/i par* cxemp le ^ fait ^^^^^^ au 
pluriel j &! aii. fait ^fto*. 
.•Cependant on dit , en tennès d'Aï- 
cbitcélurei des mis de bœuf. 

Les quatre Npmi fui vans n'ont fieh 
d'ir][éguUer., (i ce n'eft que dans GemUs^.^ 
hommes ta Içttre 1 nie fe pronçnce cpinc 1 
au lieu qu'on la prononce au fingulitri 
mais mouillée., Al égard des trois autresi 
on fçait que les pronoms mon & fha font 
mex au pli^iel, Gemit-homme , Gentils^ 
hommes ; monjîeur 9 MeJJieurs ; Monfeir 
gneufa Mejfeigrteurs; Madame ^ Mtfdamis* . 

En Italien oh dit y Monjignore ^ Mmh 
Jignori ; Madama 1 Madame^ 

Il y a dés Noms qui n'ont point de 
pluriel 9 coitime il y eh a qui n'ont point 
de fingulier. Les Noms .qui n'ont, point 
de pluriel font , ^ 

1% Les Noms de métaux pris ci*gé. 
Bénal ; comme or ^ argent f cuivre ^ fer * 
plomb i hronit : car on ne dit pas les ors y 
Us argensy érc. Cependant on dît les jtrsy 
les plombs ^ Us bronzes j mais on ne fe fert 
de, ces pluriels que quand on confiderc 
CCS rtiêmcs métaux comme mis eri œuvre,. 

2°.' Les Noms de vertus ou de vices 
ti'ont point aulTî de pluriel ; comme la 
foi y la charité y là fureur i, la haine y Crc,' • 

Quand je dis qu'ils n'ont pôïnc de 
pJuriel y j'entens lorfqu'ils cxprimenUeur 




■^ 



i 






v. ;. 



liibîtade ; maîril n'en eft* pSs de" même 'j 
quand ils expriment leur aile ; car on.dit 
tort bien f j^bre dt charfthf craindre les 
iaina inpét'éréei, titrer ibns dé grandes 
fareurs'f ù'c, -^ ' 

A regard de fiit pudeur 1 te quelques^ 
autres Noms femblables, ils ne s'efti- 
ploient jamais au pluriel. 

5^. Les Infinitifs auxquels on donne 
la forcé des Subfiantifs , & qu'on em- 
ploie coipme tels , n'pnt point de pluriel. 
TEx. Le lever y le coucher y le boire y le rrun- 
ger, le dîner , le fouper , &c. On ne? laifle 
cq>endari% pas d^ c^re quelquefois , de 
grands dîners y des tirés innoceni , des foi^^ 
rires trompeurs^ Tzi vu ces expreflSons em- 
ployées par des pçrfonnes , qui fc pi- 
quent de parler correélement. 

J'ai déjà remarqué qu'il y a en Fran- 
çois très peu de. ces Infinitifs employés 
comme Subflantifs > mais ils le font tous 
len Italien , & ils ont ordinairement en 
Cette Langue un fingulier & un pluriel. 

4.®. Les Adjedifs qu'on emploie com- 
me Subftantifs, n'ont* point auffi de_plu- 
fiel. Ex. Le nécejfalre, lefuperjtuyle grand , 
U beau , le vrai , ù'c. \ 

On les emploie cependant quelque 
fois au pluriel ; mais alors on y joint un 
autre Adjeftif. C'eft ainfi qu'on dit, ki 



.^ 



^ 



248 ' *^RAlTé 

/Pronoms de la féconde Perfonne. \ 



DU Pronom. 2.^0 

• On doit encore comprendre dans cet 

article des Pronoms pcrlbnnels deux au- 



^ 



mmmmm 



Le premier eft On , qui eft un pro- 
nom général & indéclinable dj la.troi- 



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Nom-TubuToi. Nom. Vous. 



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I , 



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, >■ 



2^4 .Ti AIT* Y 

âjarensilànei, Us dfénhsmirs \éffîïmm 

' y®. Parmi les Noms cil ji/ ir Yen troii^ 

ve pluficuijs qtii n'ôtit point de pluriel; 

; jpomme> bétail , bercail y 20upemail , wj* 

traily cfc. , 

On dit ceDendantau pluriel leséejtiauxl 
& ce ngpi n a point de fingulier , a moint''' 
you'qn ne lui donne celui de le^^fl , qufon 
fUfoit autrefois pour bétaiÙ^ettc /éùn* 
.jçfture n^eft f^s^fans fondement,/ 
;. ^ tf*^. Il y a auffi plufieurs Adjçftifscii 
* tfl qui n*6nt point de pluriel , tels que 
tfnTîr^ , ammnaU boréal , coh;wg«Z , fcaal , 
filial if fiai, frugal, jovial; Utteralinavdt 
prfchàUtotalttrhiiiflyyéhal, icc. 

Quand Je dis que ces Adjeaifi liront 

point de plurid , ioniens de pluriel maf. 

culin, A réçardldà. féminin, on dit fort 

• hkh zùflurielf, Us cohjielktiorù àuJiraUsy 

T iîs aurores btnréaUs , des batélles navales^ 

dés chanfon/triviaUs , des amesyénaUs , fye. 

7*1 Abjlnthei couroux » eruens ,^ e/î/me, : 

Eueh^rîjtie , Extrêm^ahn ffairh, gloire^ 

laïti "pourpre , reriomméf , Vf/wjj , jfing , j^/, 

^ jftmmrf/& quelques autres,, n'ont point de 

,pl4yiel. Quelques-uns de cëf Nomiî cii 

,/ premicnt cependant un cif' certain s cas; 

y & peut-être ne Teroit ce pas pécher con- 

' tre leï règles, que de dire, fcj laiu dt 




A 






■V 



DU N M. 13 

kmej chivre : rufagc permet bien 
itt*ah dife, les Ims d^amand^. 

fl eflt encore permis de •mettre ^W^ 
i» pluriel f quand c*cft un terme de rein-- 
ture.On dit : Detroi^ gUfhra qu'd^^^ 
fti» il rien a fait qiitm^faffabU. " 

tfs Noms qui n'ont c^uelje |?luricl , tc 
iùlii^ont point de finjgttVcr,!^^^^ 
MUs \ jaffiquets . offres ^ agrits^ àmitm s 
armes j terme de Blâfon, armâiriay<^€aux 9 
^diamtwrs, crieriesf criàilliiries * dilues , épmk* 
^(ùlUsijiançàllaageriSyi^ ) 

noms, pâques , pUurs\, iénebreiivipres ^ Ocl 

Plufieurs de ces Noms ont leur fingà- 
Ber & leur pluriel en Italien. On dit en 
cette Langue , h forbice ^ k fofbki^ les 
tifeau^ ; la deltpa , U deli^ie , les déliées ; 
kgerue t le genti , les gens -, HcSfiumg ^ 
îwj?«mî, lesniœufç; ti^tf/^tf^ kpafquep^^ 
les pâques ; îlfwnra , ipHtnti y Its pleur» •, 
H yfpero , 4 yefpériy les ; yiêpres. On ne 
ait même que vefpero Se pafqua^ en par- 
lant des vêpres d'un jour & des piques 
tfune année. 

Djes Dégrés de QoMparaiSôn. 

Pour finir ce qui regarde les Noms, 
il me reftc à parler des Degrés de C014-' 

paraifon; ' ' \ 



M. 



Q 






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. . ) 



'v . , 



r 



) 



ayo Tra itî: 1 

auffi bien , & quelque fois plus réguliè- 
rement que on fait ^ on boit» . 




T>v F R ô N OvM. ^ 2fi; 
Vmfnnme doit toujours être proj»r fur' foi. 
Il fe déçliiiej & a tous fes Cas, 



* 



wwfrt^^^^i^im^e^wrtiffrefnrtïff 



rarement du Nomipatif , ertcore faut-il 
qu^il foit fuivi.du mot mênae;, comme 



fervirc de l*on que du mot on. Les voici : ^ 
toutes les fois que l'on >peut rendre le | 



'«•' 



''■'^SmÈ 



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'*; 



i- 



'K 



i: 



a^^ Traité 

,Ofi ippelle Dems de Comparai/hn cer» 
tailles manières d^eiprimer les qualités 
des chofes & des perionties avec plus ou 
i^noins d'étendue 9 & de marquet è quel 
degré ces perfonnes oii (.ces chofes poffc- 
dentces qualités» Ceft pçur cette raifon 
qu'on )es a nominé;^ de iohwaraifon ^ par- 
ce que pour désigner le plus\ou le iQoins 
d'une qualité dans un JUijet Xil faut né- 
ceiSûrcmçnt comparer ce ttjè qtulité avec 
une autre quali^e> ou ce fujet\y<;c une 
'_autre. ;. '■■> .... ■. . '•' ■'"., . "•- X. " „ ^ 

De cette défihitîoh rl^éfulté , q^e Ie$ 
Noms adj«Ôifs font fçuls fufceptiblé^ des 
Degrés de Çoroparaifon , oarce qu'ilVy 
i que les Adjedifs qui déugnent les qW 
lités des chofes & des perfonnes. UÀ 
maifon par exemple, peut-être /?Iuj oi 
niùms grande ;' mt\% çlle ne fçauroit-êtrc 
f lus ou moins ntMifon. 

Nos Grammairiens diftingucnt ordi- 
tiajrément trois Degrés de Comparâifon ; 
fcaVbir, le Pofïtif, le Comparatif ic k 
Superlatif ;m2\s j'avoue que cette divi- 
lion me paroit déféélueufe & mal fondée. 

Il eft vrai , quç U Pojitif eft le fonde- 
ment & la bafc des Degrés de Compa- 
râifon : on conçoit qu'wnf maifon, par 
exemple , ne peut-être plus ou moins :£ran'' 
de, plus ou moins belle, fi ellç n'eit pas 




î 



t&Bcment grande IJ^^eUe / mais il eft^ 
ttin d^ailleurs , coifimc tout le ipotideen 
conviait f quic 6 W"\f nfcxprime let 
qualité» 4^s*perfonnes ^ deii|chofes que 
iifis leur Idée fimple , fans en faire là 
comparâifon r te tans Aucun rapport à, 
loute auire perfonnè & i toute: autre 
chofe. Quand je "^is , par exemple , un 
Ion liyreà une gtande tabU, on conçoit 

Juc je parle dHinMivrc qui eft beau, 
'une table qui eft grande » indépendam- 
ment de toute autre livre & de tout au- 
tre table. Delà il s'enfuit j que ifc Pojîtif 
ne fcft point i comparer, & que par 
conféquent il ne doit point être admis 
^^u nombre des Degrés de Comparâifon. 
Àinfi je ne parlerai ici que à\x'Compar 
mif 6c dvL Superlatif 

Du Comparatif 

* On appelle Comparatif .. towt Adjeôif 

Îiui en marquant la qualité d'une per- 
onne ou d'une chpfe , exprimé en mê- 
me temps le degré de cette qualité, par 
h comparâifon qu'if en fait avec une autre 
qualité , ou par la part plus ou, moins 
grande qu'il en fait à deux fujets; comme 
quand je dis > aujfi brave que prudent , plus 
heureux quefage^ moins habile qui^ autrefCrc; 




* •■ » 



^ 



* '' 



' "r 



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11^2 Tb A IT Ô 

Tout les Pronoms perfonncis peuvent 
jh JJivifrr fn Akfolui^ C(]ninnflif\ fa-J», 



9 V P R O N O M. 25-3 

Il y en a d'autant de fortes , qu*il y 
n Af> Pg^'^Q""£g , ^ par coniéquent de 



^ differens. 

Les jlbfolus font ceux qui s'emploient 



k r\lr\lii rr\M9^ i 



4 ^% »« O dl^^0^ •^^.••««tf^ A ^»%^m*^. 



t 



trois lortes. Ce lont, 

Pour la première perfonne , 

^M on rincrnlifr. 







^3* ^ Traité 

Il &*enruit d'abord de ce principe, qœ 
le Comparatif fuppofé toujours deux ter- ^ 
mes ; fçavoir > la chofe ou la perfonoc 
que l'on compare , & la perfçnne ou la ^ 
chpfe à laquelle elle eft comparée, Cfp 
deux termes fe lient dans lé difcourspif 
la conjonâion ^ue; comme quand je ois: 




VotrcUj^rt ntft pasfi beau que le mien. 1$ 
fmjfe eft plus dipabU que' /w nckf^eu 
L Europe eft moins grande que VAfie, 



Il s'eniuit encore de la définitibn qoe 
fai donnée, qu'il y a trois fortet dis 
Comparatifs; Içavoir 

1®. Le Comparatif d'égaUtéy buî map» 

Îue un degré égal (ians la qualité, &qai 
exprime par ces mots autant, auffi^Ji^ 
snis devant l'Adjeélif; comme quand je 
dis : Cyrus nitoit pas fi riche , ou auffi nè$ 
que Crefiis. La vertu n eft pas autant i ou 
aufll recherchée que les richejjes. 

a^. Le Comparatif d'excès , qui dénote 
un degré fupérieur. Il s^^xprime par le 
mot />/wjyqu'on met devantM'Adjcfttf. 
Ex. Votre f père eft ylu$ fçapant que vous^ 
lafcience eft plus eftimable qi^ les richejfeu 

3^." Le Comparatif 'de défaut. Celui d 
marqne un de^ré iç^férieur & plus bas, 
& s exprime par le mot moins mis de- 
vant l'Adjeélif. Exemple : La prudence 
il eft pas moins nécejjaire à un Cénèral que 



^ 






■ M 



DU Nom. 13.9 

^'ayourc* Pompée ne fut. pas moins iii)i- 

Utitux que'CéJàr i il fut feulement moins 

Obfervez que dans le fecopdv membre 
Jie ce dernier exemple , le fécond terme 
4e b çoropataîfon h*e(l pas exprimé j, mais ^ 
(bof entendu , & que tnbins habile eft pouY 
mmu habiU qut Céfar. ' / 

Les Laôns exprimoient ordinairement 
U Gni^paratif d'excès par un^feul mot» 
q)i'i{s formoient de TAdjeâif pofitif , çn 
dungeant fa tenninaîfon en br. AinA de 
(fbâfitf , fçavant » camidus blanc , ils for- 
ooient^icr, plus fçaVant» candidiorf- 

fhts blanc. ■ ■ ^ -^ ' 

La Langue Frtnçoifc connoît peu cet 
Comparatia , qui s'expriment par un feul 
I90t:on n^y en compte que trois; fçi- 
^9 meiUewr 9 pire ou pis i & moindre, qui 
b même fignification que plus t^n » ' 
^ mauvais 9 plus petit f & qui viennent 
te Comparatifs Latins meli^r r pejor & 
mnor. Ainfi on dit : Votre plume eft meil- 
leure que là m'umie. Ct dernier vin e/î.pire 
fu le premier. La pauvreté eft un «oindre 
nutl que t infamie, 

A ces. trois on peut cependant ajou- 
ter encore les Adverbes comparatifs plus 
.& mûins, dont nous venons de parler, 
& qui comme les précédcns » viennent 




o 



r^ 



^5'4' Trait* 

bc , s'ils font de différentes perfonnes , 

^ Quelque cas nu'ils foient , foir ati D^ijf 



nuelque cas c^u^ils 
u a 1 AcculatH , U 



ou à l'AcculaiH , Te pronom de la pre- 
miere perfonne doit précéder celui ae la 



DU P K o N o AI. i;; 

Quand on dit que ce pronom conjonc- 
.\( ftmnléant eft différent des autres pro- 



noms conjonttits , ceTa "ff^pS^WWW 
d'explication pour ce qui regarde en & 
^ T n À'tff^rnùé^ anoaTcnte ne roule donc 



y 



^^î^.'ii^ 



\ 




240 Traité 

des Adverbes comparatifs Li^tîns plus fc 

minus. . _ • 

/ Rcmirquex, que Ifc Comparatif peut | 
défignct le différent degré d une qualité l 
dans un objet par rapport Ji un autff , ' 
de trois inanicrci différentes. Car on petit 
comparer,' « v ^ 

i^. ÏJcuit pcrronncs ou deux chofei 
par une même qualité ; comme ouand 
-)e dis : X'-^m<?r/yuf e/î auffi gmnJe j«e 
ks trois autres parties du monde^ Dans cette ^ 
phrafe je compare l'j4{nérique avec les tré 
autres parties du monde par une feule qua- 
lité , qui eft la grandeur. 

2^., Deux perfonnes xio-deujL^hofei 
pardeux diflfërentcs^qtïalités. Ex. lecitt- 
rage ri eft pas ïc\ov^ glorieux que la lâM 
tft déshonorante. On voit que dans cet • 
exemple je compare le courage & la lâAd 
■ par les différentes qualités de glo'irtfÊÉÈ 

deshonneur, * 

3 ^. Enfin on peut comparer deux qua- 
lités d'un même fujet , confidérées ftlon 
le différent degré de leur étendue- Ainfi 
lorfque je dis iViogene néioit pas plus/agc 
que riche. La beauté ejhfoupent plus funefit 
quutile ; ïl eft évident que je compare Itf 
JageJJe ik les richejjes de Diogene , Us dangers 
6c l'utilité de la beauté y du coté de leur plus 
ou moins d'étendue. ♦ 

Du 



DU N O M. \ «41 

.Du Superlatif, 

- .On nor^mc Superlatif , un Adjèftifquî 
fcrt i marquer au dernier' degré Texcèr ' 
pu Iç défaut d'uiie qualité, dans un fujçr. v 
,-Ondiftingue deux fortes de Superlatif, 
YAbfolu, &: ic Relatif. 

On appelle Superlatif ^^to, celui qui 
exprime aii dernier degré rcxcès d une ' 
qualité dans urt fujet, d'une manière 
abfolue , & fans comparer ce fyJQt à" au- - 
cun autre. , , 

Dans la Langue Latine oh rend le 
plus fouvefit le Superlatif par un fcul " 
met, qu'on forme du Poiitif , en chan- 
geant fa terminaifon cniffimus. Ainfi dû < 
refitif DoSus , fçavarit , on forme le Su- 
perlatif DoBiffimus y très fçavant. Les Ita- 

* liens & les Efpagnols on beaucoup de ces 
fcpcrlatifs, qui s?exprimcnt par un feul ' 
mot. 

Jl n'en eft pas de même dansla Langufc ' 
Françoife : elle n'a point de ces Adje<ilifs . 
fupcrlartifs ; enforte que pour exprimer ce 






degré de comparaifon , elle eft obligée 
de fc fervir de certains mots qui indi- 
quent le fjpréme de^ré , &- qui fc pla- 
cent devant i'Adjccîlif. Ces mots font 
ccnains Adverbes , tels que extrêmement^ 
foumuifwrent , parfaitement ,. h' c. Ainfi 



■^ 



A 



.f^' 



> '■T'i 







25"^ Tra iTft • 

me lieu d'une phrafe entière ; comme 
dans cet exemple ; je fçai le refpeS que 



t 



^ 



^ vie : je ne /n'en (carterat jamais , O fy 
ferai toujours fidèle. Qui ne voit que dans 




'^■^*w»=TTIX» 



^ nu P R o N o J«. 
j Singulier. 



Nom. 



Mon. Nom. 

Ap Mnn. rî(»n. 



a;7 



m 



\ 



Ma. 
de Ma. 



• ... 



'-•J 



-. •> 



.«..., 



/ 






241" '' '^T'.ft AIT*'.-/.', 

l'on dit , txtpimtinHm habile .f.atfaiumtnt 
Letiu, Jouvcrainemm , fteurwJf;. ' pour mar- 
quer le fuprlme dçgrc de ['habileté, de 

la beauté ^-iti^bontim' r-. . . 

Mais la ir^aniére la plus ordinaire d ex- 
r?,«ner en François IçSuperlauf^Bfolu, 
cft de mettre trh oa/orrdcvant l Adjeftit. 
Ex/Ctf domine là tft très /f avant , fort 
.fçavant^.Lt préftnt tjl fort fcfinn.rf, très 
/io/inJ/t. On voit que dans ces deux «em- 
cics l'Adjeaif exprimé le tupreme de- , 
^ré de la qualité, fans établir aucune 
tomparaifon entre plufteurs chofes ou 
pluftcurs pcrfonnes. , . ,.,• 

/ A l'éeard"du S'-.perlauf relatif, il dit- 
/ Krc du Superlatif ibfolu ,1". en ce qu A ■. 
/ fcrt I rtiarquer au dernier degré , no», 
feplèincnt l'excès , mai» encore le détait 
d'une qualité dans un fujet; 2 • «" «« . 
qu'il la défigne avec un rapport de corn- 
partifon ilîuelque autre fwjer. * • 

Ce Superlatif s'exprime tou-ours, pat 
plus ou nipim précédé des Articles k.^ 
Ui, ùc. qu'on met -devant 1 AdicdlA 
Ex. larron fut le plus/favanf des OrecJ V, 
des liomahu. Fousjivei confié- votre l«ret 
au moins Jecrtt de 'tous les homines. Uani 
CCS da.x phrafcs : il eft aile d'appfrce- 
, voir que le Superlatif établit un rapport 
de comparailon entre deux termes,. 




I 



i 



y 



I 



' , Rêmalrqucï aufll , que^idans ces dieux 
cumplcs le Nom qui exprime je fcxrpnd 
tcnpc du Superlatif re^tif , cft mif au" 
Génitïiy & i U fiiw du SiipcHatifi^^^^ 
rcgle^ quelque gén^î^ij qu'clleiait, M 
cependant des cxcepiibns. ; 4 [0 

I.?; Quelquefois le Nom qui exprime 
le fccond terme du Superlatif relatif; fc 
met à l'Accufatif précéda d^ quelque^ 
Prëpofuiph , comme fn/re , parmi. Ex: 
Entre Ui Emperturs Roinains Trajan tjl ufi 
des plus eftiinafUs^ . 

t . Obfefvcz , <juc dans cet exempte- 
te fccond terme précède I0 Soperiatif , 
aa lieu de le fuLvcè. C'cft'cequi arrive 
ifcr fouventjcomme dans cette phrafe : 
flf W«j Us nt^Uaux du Pouffin cttui Là efl ' 
le moins be/uL ^^ 

3^. Konr fçufcftîcht le ftcond rSme 
1k^l% comparaifon^ pt-écede fouvcnt le 
SupcrUtif ; mais encore il cft' quc^que^ 
to rendu par une exprçflîon générale , ^ 
«fcurc , & enveloppce ; comme dans cet 
«mpic : Dam une arfnét, celui qui parle 
hpUis haut n'efi pas toujours le plus irj- 
nj 06 Ton voit, que l<f fccond' terme 
de la comparaifon cil renfermé dans ces 
niots , dans une armée, qui peuvent fe 
Itnd^e par ceux. ci . dnjoUats d'une armée, 
\ ^?. Knfiji le fccojîd terme de la com- 
' ' ..'.; -. •■ • Lij •• 



■t 



«'tfV 



/ , 



^*» 



2;8 Traith 

Au finguiicr féminin , 
Mm. ^ Ace* Sa. 
Au pluric^)OLjn 



Te^eu: 




IX genres . , 
Nom, & Ace. Ses. / 

Rcmarnue/ . nue niianrl rr»< Prnnrtm* 



N 



nu P n o N o w.'' V Vj) 
Au finguiicr, 
fîom* & Ace, Votre. 

£\ \Jk TTTUTTVTf \ . 

Hom, ôc Ace, Vos, 

Celui de la troifiemc p^rfonne ffl pour 



,^ 



V 



t*. 




'V 



paraifon ne. s'expriimv paf .toifjourâ , & 
cft quelquefois llyaUntc;;iaa vct)inme dans 
^ccne pi:rafV:;De tvs les Anc'ms Pôtiur 
traoïiiuts FrançoUy CorneiUe mit kplus 
cUi^é . tf Hacmc k ^ pllti, ren J« | : Ç cit - ; 
. à-dirè le plus iUvé 'Cr ie plus^cndre àa 
Pûcm tragiques. . ,♦ t * 

J'ai die plus haut, que la Langue 
Trànçoïie n'avoir point d' Adjci^Ws (uper- 
:ian(s;ccV<^ft^^^*-^ par la on en- ^ 
tend gn Superlatif exprime par un- Icu .y 
^ ou Mais il, cft certain d'ailleurs , ^u il 
^a en François Quelques AdjCtW, qui 
aidés IVukment de r Article oht; toute . 
; la force des Superlatifs : coiont les i^d- 
iedife comparatifs dont fai parlé, incite, 
mVe mo/Wrf. Àinfi^a dit fons^ien ,îé ^^^ 
^ weillcur de mes fnis. le pjre de^ce ^«ifOtt.; 
\^it arriver. U nwinire dé mei/o/nj. Datis, 
' ces phrafcs , le meilleur y Upire, k moijf 

' dre , font Superlatilî. ' / ^ v "* 
ObTcrvcz que dans ces excrpples, ces ; 

. cfpl^ces #Aûi.«i^s (LperlatWs xxprlmeK 
^ ' J:iours le Suferlatif relatif. 1 ?r^ peu- 

vei/r ctre d'aucun ufage .pour le Super.; 

. • iatif abolu, prce€.u-ils emportent K)u- 

• i.ars avec eux un rapport de comparailoo. 

RcmaisnK/ encore, que quotqu'e les 

' Noms rjbn.inti(s lie folcnt \^s (ulccpti- 

• -blés des D^grcs de Co^parailon/il nei\- 




cft pas de 



jy y N o M. *«, 14^ 
mcme des Adverbes j donc 
plufieurs peu v^t. admettre le Comparatif 
k Iç S^^pcrlaur ,,G^ font T Adverbe de 
temps yjmyent^ &prefqiK tons lés Adver- . 
bes de qualité & de manière comme klen^ 
mal, fçii'amn\au ; iriju^rcn: , jO;,çu;cirint , 
agréailtment / Cr^. Alr.ii on dit l'Venei 
mus voir pi s" fiuvan ,-p\ù's f(\(i'cnt que ' 
vousnar^lfaiti itc^Jmvint:, [c^^lus J ou v cm 
que vous pourr:\. Il park t rc^.fçupammhit, 
flus fçammment que vous , 7i\x{^\ [çavarn- \, 
, mm (jù^ilfépéjfeyù'c, ' ' ' 

A 1 égard des Adverbes de comparai- . 
-^foh, je renvoie i ce que j'en diraiMans- 
l,\ le Traité de r Adverbe., 




Wv 



•"♦ • 






"J-x J 



M 



4 i 



w 



/ 



X 



\» 



''b. 



2^0 



/ 



T R A I O- !^: 




PU P R O N O M. 

luricl , 



261 



f . 



Ait uj mm\. "^ ; 

Quand Tobjet dont 0:1 parlc^ conccr-' 
ne le pluriel , le Pronom ponifllf réla- 



S IN ri, , 1' r u B. 




/>.-•, ■ 



"*\ 



* 



; nerfetifiè dont^^îmèntjr place ratant 



>lu fineulier qu'au plurirf. 
Xll.fstroisî 




i? A IT 






* 



E Pronom cft ainfi nomnéi 
parce ^u'on l'emploie, orfr 
nairement.-p'oifr o^fignerla 
periptine ou la choie dofit 
on parle. Il feft à éyuçrji 
répétition toujours ennuyeufé dîr 
de la pfrfonne ou de la chofe. -, ; - 
On diftingue f|»9t Svte^s dfe Proni^, , ] 
qui font^, 1^. Lcl f^rfimtls , 2^. Lcf ^ 
Çmjcn&fs, 3^. Ltt ftgi^^. 4^: lii | 
Démonjlratifs y j^. Les Ketofi , €^. Lei .f 
Ahfolus^ 7*. Les fcffrr^gwi/?, 8^. ta 
Indéfinis» Je parlerai dçf litis fie des au- 
tres dans Tordre que je viens de kur 
donner. 

. T)ts pronom^ rerfonneb^ 

' ' * ■ "i 
, On appelle Pronoms perfonnels ^ ceux- 

qui fervent à inarquér dircftemenç la 



,v '^^ 



•>♦ 



i 



La prcmièi'e^ ei| colis qui * parl^ ,, & ' 
•^prime par*|r o|i^ J^ - 

. par JVbia au piurîelf :V " "^ 

La fecpnde perfbnne cfty ceîlq i çjuî I 
f on parle. Elle fç rend . p^r Ti^ où/ fol 

N*û Jîrtguli^r » ^ f^^ ^"^ au pluîiei 
; ^ Gès Pronoms de la première &: de la. 

féconde perfbnne font des deux genres^^ \ 
^ mafculinh & fémifim. / , /^ ^ \ / 
V* La troifiéme perfonne eft celle ^e qui 

J*Qn''pirle..Elle s'exprime par J/, /i<r, a^ 

finguliir i Us Jk jeiix , aa pluriel , maf 
, ïuuri; & par*£Zfc au fingulier, & EUes 

lUi -plurieU féminin^ 

• 'twi ces Pronoms fe déclinent , en 
*priaDantr Article indéfini if au Génitif 
:éc\â au Datif , comme on le verra par 

les.OécJinaifons fuivantes. 

, "Pronoms de la première Perfonne*^ 

' Sf NG4 ^ ; \ Pluk. 

NonCjeoMMoî. Nom. Nous. 
deVLoi. Gen, ieNous. 
à Moi ou Me. Dat. ^Nôu^om Nous. 
MôiojtMe. Ace. Nous. 

• • • • • V oc* . * ' ■ 

ie RJoi. Abl.rfeNous. 

* • - L lin 

- ^ . - ■ ' ■■ ■ ^ '' ' 




I ' ■'/■ 




{'.>■*..■ ^-. 



'S- 



■.'«/ , 'i 




^ 



^ 




j • 



atf 2 Trait* 

Pflur Ifi ffcjmirin ^_._mmmmm 




Nom. &c Ace, la Vôtre; 



D U P H O N O M. 




^f. 



Au pluriel pour les deuT genres, 



o. yf 



\7A 



e!| 



atfj 



bref dans le premier excmplg , & Ion 



L 



m^ 



Jan^ le recontT 



Il reûe une difficulté fur le mot Leùr^ 
nui eft pronom conionétif en certaine 



T 




'•V> - 



248 ' . *^RAl*Té 

, Pronoms de la féconde Perjonne* \ 
SiNOi Plur* 

Nom.'tirb.MTôi. Nom. Vous, 
Gefl. - rfc'.Toi. Gen.^f Vous. 
Dat. --^irRiiowTe. Datva Vous ou Voui. 
^c. à Toio(rFe.-ALic'. Jifous. 

Abl. . <fc Toi. Ay. 4e Vous. 

Pronoms de la troifieme Perfonne 
pour le mafcuUn' y 

SiNG. ■ PlUR. 

.llwiLui. Nom. IlsowEux, 
'deLuiouEn.Gcn. d'EuxouEn. 
Dat. ^ Lui ou Lui.Dar, ^i Eux'ou Leur. 
Ace. tui ou Le. Ace. Eux ou Les.' 

Voc. : , Voc. ;, 

Abl.. ie Lui bu En. Abl. d'EuxouEm 

^ Pronoms de la troifimyP^fm 
pour k fémïnïn*' 

SlNG. PlUR. 

Nom. Elle' Nom. EHes. ^ 

Gcn. /Elle om En. Gen. rf'EUes ou En. 
Dat. a Elle ou Lui. Dat. i Elles ou Le^r. 
Ace. Elle ou La. Ace. Elles ou Les. 
Voc. : Voc. 

Abl, ^fElle^uEn. ' Abl. d'EllesouEn. 




^^. 




./.. 



iv. 



DU P R O N O M. 2.|9 

^ On doit ericore comprendre dans cet 
artfcle dés Pronoms pcribnnels deax au- 
tres pronoms. \ . 

Le premier eft On , qui eft un pro- 
nom général & indéclinable de la,troi- 
iîcme perfonrii? , & qui n'a point de 



Il n'a p,bint non plus de genre. (>pen-^ 
dant lès Àdjeftifîi qu'on lui donné font 
toujours du genre rtiafculin ; & cda arec 
jd'aii^nt plus de raifon , que ce mot eft 
toujours, pris pour celui d'Aomme indé^ter- 
mînément. Aîhfi quand je dis on Ut ^ 
$nècrityondanfe, c'eft comme fi je di- 
fois l'homme lit i Vhormhe: écrit, , thomrife 
ianfi. 

11 ne fera pas fcâVs de propios d'auir 
torifer cette fignification par deux raifons^ 
qui fervent i faire conhoître , que ce 
mot on n'eu en effet, à propfiement parler^ 
qu'une, abbréviation du mot homme. 

La première eft, qu'en Italien, en 
iVllemand & en Anglois , on fe fert deS' 
mots qui fignifient frommc dans le itiéme 
fcns, & dans les mêmes çirconftances » 
où nous employons le prononj général on. 

La féconde raifon eft ,"que ce pronona 

reçoit *fouVent rAriicie 7e ^ comme le 

, mot homme le reçoit , avec ur>e apoftro- 

. "phe. Ainfi on dit, Ion fait ^ l'on hêk^ 

Lv. 



^ 




*> . ,-. 



V- 



u 



V 



a54 



Tu A 1 T É 



a plufi^o<s cas , où ces derniers ne peu^ 



Tutàge feul peut ipprwndrc cette légeco 
àiftinftioo. 




x> V Pronom."" atf/ 



^^ 



Éfe 



Au fingulier raafculin , 
Ifm. ic jicc. Celui. 



A.. /:.^..i: CI 



V 



^ 



) 



f V 



auffi bien, & quelque fois plus réguliè- 
rement que on fait ^ on boit* ; 

Il y a des caâ oU il vaut mieux fe 
felrvJre de Ton que du mot on. Lés voici Y; 
toutes les fois que ton »peut rendre le 
difcours^^pTus . coulant ou plus fdnorfe, 
& lorfque rufage de on rendroitla pt^ 
upnciatïon trop rude $ ou donneroit lieu 
i/quelquc équivoque. Sur cela il eûim- 
poffvble de dcînner d'autre règle, que. 
ToreiUê & le goût. On peut leuleiAcnt 
dire eh gén^i'^» i°- qvi'ii vaut ordinai- 
riement ml^ïf^ fe fervir de on que de 
ton; aow qu'on ne .doit jamais commen-^ 
cer une phrafe.ou un difcôurs par foii; 
30. qu'on ne doit janvâil l'employer 1 

Îiuahd par 1^ rencofntrc d'un inot qui 
uit commençant par une l ^ il caufeioit 
une cacophonie dé&gréable ; commcNfi 
Ton diioit : Si Ton le Uiffoit Jain^^h 
perdroit tout. -Quand l'on Lmfaav^m 

a V'eau \» &c. • 

Le fécond pronom qui dpit encdit 
entrer dans, la claffe des Pionoms per- 
fonnèls , cft un pronom indétcrminéi 
inais réciproque, c'^ft-fà-^re , qui mar- 
que le rapport d'une pcrlbrihe ou dW 
chofe à elle même : c'eft le pronom SA 
'Ce pronom eft des deux genres. Ainfi 

, 1 on dit : V homme fagt prend garde à f^ 

■■>»■- 




f. 



D U P K Ô N OVM. ' 2y-I 

'Vne femme doit toujours éire^propre fur foi. 
Il fe décline j & a tous fes Cas , 
excepté le Vocatif. Cependant on fe fert 
rarement 3u Komipatif , ertcore fiaut-il 

Îfû foif fuivi\du mot mêmcv comme 
fis cet exemple : Chacun d<m fonger foi 
même â fen faluu VoiGr~4a-^4^1inaifon 
•de ce prpnom. 



« -* 



SiNGUL I€R. 



iiom. Soi. 
Gen. dé Sou 



Ace. 
Voc. 



r 



Soi ou Se. 



,Dat. ^SoiotfSe. Abl. de Sol 

Le pluriel de ce pronom réciproque 
éll le même que celui du pronom per^ 
^fennel de la troifieme perfonne , "Eux 
^ur le mafculin , & Elles pour le fémi- 
nin ; mais on ne s'en fert point fans y 
joindre le mot mêmes. Ex. Jls doutent ju* 
ger d^s autres par eux mêmes. Ces chofes 
font claires par elles mêmes. * 

Il y a cependant une exception i faire : 
c'eft que le tàotfoi eft quelque fois em- 
byé au pluriel, ftns être fuivi du mot 
imc i comme dans cette pftrafe : Ces 
diofeKde (xy'ifom mdiféremes.h cfi cepen- 
dant niieux de fuivre la rrgle que nous 
venons d,e donner, & de d'trc: (Jes chofes 
d'elles mêmes font, indrfflrèmes. 

L vj 




266 Trait* 

ri^c nuatre derniers pronoms, cel4'Ci» 



celui-là, ceci. cela, reçoivent louvcni ic 
mot mime après eux, & en ont plus de 
r ^ Ar A^/^nmrtri^ : mmmc dans ces Dnrt- • 






R O N O if* 



iSy 



eânousrendint la vie défirabU . c'eft co^mmc 
fi je dilois^ nos amis nous rendent la vïèdé^ 



,^ 







0, 






ap TRAlTé 

Tous les Pronoms perfonnels peuvent 
fe divifer en Abfolus^ ConjônSlifs (p* &. 
^différens. 

Les j^bfolus^ font ceux qui s'emploient 
abfolumçnt , fans être joints, i aucun 
iVerbe, comrne Moi^ Toi^ Soi /Lui, 
\ Eux /Ou. Elle & Elles à rAccufaiif.- 

On appelle Conjàn^ifs ^ ceux qui veu- 
lent être joints à quelque Verbe, coni|-. 
me Je. Tu^ Nous , yous a Mc Te^ Se^ 
II. Elle . Ils^ & Elles au Nboiinatif, 
Lui & Leur au Datif, Lej Imj Les i 
TAccufatif^ En. 

l es Indijfcrens s'emproient quelquefois 
abfolurftent , & quelquefois conjointement 
avec un Verbe. Tels font tous les- autres 
Pronoms perfonnels , qui ne font pas 
compris dans les deux diftributions'^té- 
jCédentes. ■ 

Des Pronoms ConjonEllfs. \ 

Les Pmwmi conjonffj/i s'emploient or- 
dinjiirement pour les cas des pronoms 

Ëerfonnéls, ainfi qu'on l'a vu dans les 
^éclinaifons que j'ai donnés de ces der- 
niers. Ils font nommés conjonétifs , par- 
isc^u'ils font toujours, joints immédia- 
tement à quelque Verbe , auquel U$ 
♦ fervent de régime. . 




B u F R o N o M. 2J3 

Il y en a d'autant de fortes , qu*il y 
i de Perforines , & par conféquent de 
trois fortes. Ce font. 

Pour la première perfonne , 
Ale^ au fingulier. 
Nous, au pluriel. - ' 

Pour la féconde perfonne, 
*Tej au fingulier. 
Vousj^\^ pluriel. 

Pour la troifieme perfonne , 
Im. le. la. au fingulier. 
lej.Lcwr. au pluriel. "* . ; 

$t. au fingulier & au pluriel. 

Tous les- Pronoms conjonélifs fbnt des 
deux genres. On n'en excepte que le qui 
cft toujours du mafculin , ëc la qui eft 
toujours ,du féminin. Ex. Q^uanà vous au- 
re\ là ce livre . prhe^ le mol Si vous lia- 
.vt\ plus hefom de ivd pluine . donne^ h â 

votre voifin.w 

Ces pronoms ne fe déclinent- point ; 
cependant ils ont des Cas. Me . par exem- 
ple , eft tantôt au Datif, Ôc tantôt à 
l'Accufatif , comme on peut le Voir dans, 
cette phrafe : KoKj mt faites du tortidr. 
vous tTïa\me'{ •' car c'eft comme fi l'on 
difoit , Fous faites du tort à moi , &- vous 

éme^ moi, - , ^^.i- ^ 

Lorfquc deux pronoms coniondtil s le 

trouvent joints enfemblc devant un Ver- 



/ 



-•^P**^ 



/ 




2^S 



Traité 



^^ 



ou i l!L'|J IJJI W?WffW^f"w 

ci chante . celui-là lit; celle-ci* m . celle-là 

pleure ; je choifis celui-ci , prenex çcUc-li, 




» i; P n o N O M. ft6() 

Il eft fingulier & pluriel , mafculin & (é- 



imnwmfiuii , m la i! uuiiiiiiii jva 

TArticle indéfini en cette forte. 



kv /^ • 



r\ 



r\ 



be ^ s'ils font de différentes perfonnes , 
i quelqu-e cas qu'ils foient , foit au Datif 
ou à 1 Accufatif , le ponom de la pre- ^ 
rhiere pèrfonne doit précéder celui ae la 
féconde , & c^lui làe la féconde doit 
pareillement précéder le pronom de la 
troifieme; comme dans ces exemples: 
f^owj me le refufe^. Je vous le dis. 

Mais fi CCS deux pronoms font de la 
même pèrfonne , alors le pronom qui cft 
à TAccufatif doit précéder celui qui cft 
au datîf Ex. Jf le lui tfionTte. 

i\ y a une autre efpcce de pronom 
conjonâif 9 que les Grammairiens appel- 
lent Suppléant. Il confifte dans les parti- 
cules le a èn^ 6c y^ qui dans le difcours 
tiennent lieu des cas ordinaires. 

Il cft hors de doute , que ce pronom cft 
véritablement perfonnel , puifque le pro- 
nom perfonnel-, fuivant fa^définition , cft 
ce qui tient la place du nom de la pèr- 
fonne ou de la chofe donron parle. Or pour 
que ce pronom conjonôif fapplcant tien- 
ne lieu, dans le difcours de la pèrfonne 
ou dt It cttofe dont on parle , il fuflit 
pour s en convaincre de jetter les yeux 
îur les phrafcs fuivantes. Fiw/j ités/çavam, 
Cr moi je ne le fuis pas. Dieu rna tomML 
it fes grâces : je l'en remercie tous- les jours ; 

j'y p^fi fi^ ^#- 




?, 



D U P R O N O M. 2J^ 

Quand on dit aue ce pronom conJQnc- 
trf fuppléant eft difféjent des autres pro- 
.noms conjonftifs , cela n'a pas belom 
d'explication pour ce qui regarde en & 
«. La ilifficulté apparente ne roulç donc 
que fur le . que l'on pourroit confondre 
wc rAcculatif fingulier mafculin du 
pronom i/. Mais il eft aifé de ne s y pas 
iïéprcndrc , puifque ie^ Accufatif du pro- 
nom a éft fimplement Accufatif, gu il 
cft toujours fingulier & mafculin ; au lieu 
me k conjonàif fuppléant eft tout i la 
fois Nominatif & Accufatif, fingulier & 
plurier, mafculin & féminin ; enfortc 
que des femmes doivent dire. iVaaj /u- 
ms autrefois #î belles . £f nous le Jom- 
ma encore . & non pas nous les fommes 
more. Ainfi il faut obferVer i ce fujet 
ùVK le pronom le eft déclinable s'il a 
npport à un nom Sublhutif, comme 
•dans cet exemple. Etes vous ma Sœur, je 
li fuis; Etes vous mes Sœurs, nous les 
•fmmes. Ce même' pronom cft contraire 
indéclinable s'il (e rapporte à un nom 
idjcaif , comme on l'a vu dans le prc-^ 
mier exemple. 

Ge pronom eft appelle Suppléant . non- 
feulement parce qu'il tient- la place des 
Noms ainfi que tous les autres pronoms, 
mais parce que quelquefois il tient me- 



/ 



r 



1 




< 



^O T K A I T É 

Acc. Lefquels, Ace. Lcfqucllcii 



Voc. 
AbL 



^Ijuc. ÔUKliïi. 

Voc, 
Defquels, Abl. Defquelles; 



D U P R o N o M. 271 

Vndn fp ftf le pryf]Qn) [• gla*'if '(4u( £ ^. miî 



Fntin rpiîf le pronom re ia*'ir ^utrê . mil 

cft mafculin 6c féminin , &c quiledécli^ 
ainfi avec l'Article défini. 







2^6 TrAiV* 

me lieu d'une phrafe Wtiere ; comme 
dans cet exemple : je fçm le nfpeQ que 
jt dois â pion Roi : je le fçk^irai toute ma 
^vie : je ne m'en Icartèrai jamais. &- /y 
ferai toujours fidèle. Qui ne voiX^ que dans 
cette phrale, ces trois mats k\en 8c y 
tiennent chacun la place de la\ phrafe 
prefquc entière.^- , \ 

Remarquez au relie, que ^fe dit nh 
remenc des perfonnes , & ptus comiku- 
nément des cbofes ; le M en fe difSt 
au contraire èc des chofts & des per3 
fonncs. r ' 

\ Dei Pronoms Pofejpfs. ' 

On appelle Pronomi poffejjifs . ceux qui 

marquent la poffeflion 6c |a proprieté<i^^ 

ne chofe déterminée appanenante i quel- 

au'un ; comme , mon habita votre argents 

Ja maifon. Crc- * 

Il en a de deux fortes : les uns font 
'ûhfolus^ &c les* autres relatifs. % 

Les Pronoms poffeffifynbfolus précèdent 
toujours le Nom auquel ils fcnt joints. 

On les divife en pronoms de la pre* 
mierr, de la féconde & de la troifiemc 
perfonne. 

Les Pronoms ppiTefTifs abfolus de la 
première perionne fe déclinent ainfi : 






.^ p u P R o N O jï. an 


» 


j Singulier, v 


• 


Majculin. \- Féminin. 


■ > *- ■ ■ 

t 


Nom. Mon. Nom. Ma. . 
Gen. de Mon. Gen. de Ma. 
Dat- à Mon. Dat. àMz. 
Kct* Mon. Ace. Ma. 
Voc. 6 Mon. Voc. ^ 6Mi. 

Abl. de Mon. Abl. \deMt> 

' - - ■ "■•' 


• 


. ■ . > 

; Pluriel. 


*' 


Pour les deux genres. 


\ 


Non. Mes. Ace. Mes. 

Çen. deMtt Voc ' ^ 6 Met. 

\Dat. à Mes. Abl.* -i/cMes. 


• • / 

■ ' . . à 



Ceux de^h f.-etmde perfonne font, 
û fingulioT mafculin, 
Noni\6c /Icc Ton ; 6c ainfi des àiitref 
Cas , en y joiçnatit'^lcs Arnçlcs qai i^cr- 
vdit à les dé(igncr. 

Au fingulicr féminin, 

Nom, & A^. Ta ; . 
Au pluriel pour les deux genres ,. 

Nom. & Acc.^cs. ' '^ 

CcuJc de lairoifieme perfonne font,* 

Au finguticr mafculin , 
Nom. 6c Ace, Son.V ^. 



À^ 



. \ 



\ . 




a'ji T K A I T * 

ajouté aux idées précédentes , leur cot^ 



gcncTdi (X u«ni lOUie leur 

^ étendu&^Par exemple , qujnd ic dit , Les 
hommes qui font créés pour connoUre tf nour 




PU Pronom. 



^73 



feulement qu'on énonce , qu?ils ne font 



On peut en dire autant de tout les" 
autres pronoms relatifs , Que . auoî . dont . 



\ 



<. 






2;8 ./ • Tka.ité ; 

Au (îngulicr féminin / 
Nom. & /4c<rl' Sa. , , • . 

Au pluriel V pour ks deux, genres, , 
Mm. & y4cc. iSes. . I 

•Remarquez, que quand ces Pronoms 

f)oflèffifs abfolus fe . trouvent au 'fingu; 
ier féminin devant' un Sub'flantif qui 
coiarnence par une^voycllc j ou par une 
A non afpirée, on ne doit point fc fer- 
vir aloh du féminin ma,^ ta y fa j mais 
du mafcutin mon ^ ton ^ fon. On ne dira 
pas, par exemple y ma ame^ faépée:, mais 
mon ame ^ fin e/?ef. 

Quand ces Pronoms poiTcnÏTs abfolos 
.iîgnifîent un objet qui concerne le nom- 
brépluricT, on les décline de la forte : 

Pronom' pojfejjif abfolu pluriel de la premiert 
perjphne pour les deux gtnres. 




O-v 



K- 



^ 1) U P R O N O M.'' Vj). 

'Au/ingulicr ,. ■ - ^' . 

^om. &' Acu VQtrè". . 

Au .pluriel , s 
Nom, &c Ace. Vos. * 
> Celui'dç la troifieme perfonne çfl pour. 
le mafculiri ôc pour le féminin , 

Au fingulier , • ■* , ' _ 

Nom&c Au, Leur; '' 

*%x pluriel, ' ' . .. 

Nom. tk Ace. Leurs. ' /' 

Lt%?ronomi pojjtjjifs rtlaxifs font ceux; 
qui n'ctant pas joints à leur fubftàptiff 
le fupppfent énpncé auparavant , & y 
ont relation. . ^ ' 

Vojci com'rtient fe décline le Pronom 
poflcflîf relatif de là première perfonne, 
^juând l'objet d'ont on paxle cft aiu fin- 
gulier. , ' • 

P^ur le mêfculin. 



Sis g. 



Pl U R. 



Nom. 


Notre. 


Nom. 


. Nos. 


Gen. 


de Notre. 


Gen. 


ieNos. 


Dat. 


â Notre. 


Dat. 


iJNos. 


Ace. 


I^otre. 


A ce. 


Nd. 


Voc. 


(5 Notre. 


Voc. 


(jNos. 


Abl. 


de Notre. 


Abl. 


de Nos. 



S I N G. 



Celui de U féconde perfonne eft pourij, 
le mafculin & pour le féminin ;> 



Nom. 


U Mien. 


Nom*- 


Gen. 


du Mien. 


Gen. 


Dat. 


flu.Micn. 


Dat. 


Ace. 


le Mien. 


Ace. 


Voc. 


' 




Abl. 


du Mien. 


Abl. 



p L U r; 

les Miens. 

ifciJdicns. 

AUX Miens. 

les Miens. • 

des Mietis. 



V 



I 




^74 Trait* 

rapport , il faut conféquemment que ce 



T 



D tf Pronom. 27; \ 

Les Pronoms relatifs font d'un ufaec 



^ 



^RPifWBffl^uSTIWWmcOH^^^WÏff"cer 
«iage ta fi ditTérent & fi varié , qu'à pro- 
tendu. Par exemple, fi je dis : Faut-il \ prcmcntparher, ilnVagucrcs que Tufare 



tif. déjà énonqé , ou au moins fous-en^ 



. .i 



JS 



260 Trai^i^: 

, Pour le féminin. 

S isr^* , Pi: u r. 

Nom. /il Mienne. Nom. /ti Mrhnes,' 





Gen. dé Id f^hcnnc. G en, 
'Dat. //^Mienne. Dar. 
Ace. irt Mienne. Ace. 
Voc- 
AbJ. ^e /i^ Mienne. Abl. 



lîrs Alienncs;" 

ijf/v Aîij.nries, 

fo Miennes. 

des Miennes. 






V. 



Ceux de ta fçcortde perfonneTont poui 
le mafculin-. 

Au iingulier, 
;Nom. 6c Ace. Je Tkn ;, 
f Au pluriel. 
Nom. éc, Açc. Us Tiens; 

Pour le féminin , ^ ^ 

• ^ Au fingqlier , 
Npjp. 6c j4cc. Id' Tienne ; *> 

Au pluriel, ' . 

A^0A77. ëc v<fcc. /ej Tiennes. * • 

Ceux de là troificme pcrfonnç font 
pour le maiculiîi, 

Au finguTier, 
Nom^ 6c Ace. le Sien ; 

Ali pluriel. 
Nom'. 6c Ace. les Siens; 

Pour le ft^minin : 

Au^Jlngoiier , 
Nonu 6c Ace. h Sienne v t 



V 



.\ 



-y 



> 



4" 



t. 



i 



PU •Pronom. 261 

Au pluriel , - ^ . : • 
jVom. & y^cc. /^j Siennes. 

Quand Tobjct dont o:v parlé çonccr-' 
ne le pluriel , \e Pronom poflcffif réla- ^ 
tif, de la première perfonnc eft le Notrt 
pour le mafculin , 8c la Nâtfe pour le 
féminin. Voici comment ils fc déclinent. * 

^ '■■■■,'■ ^- ■- -1' ' ■ , / 

' s I N GU L 1ER. 

Mafculin. r Fmmin. 

Nbm. /e. Nôtre. Nom. la Nôtre* 

Gen. dit Notre. Gen^ de la Nôtre. 

Dat ' au Nôtre. Dat. ^ à /j Nôtre. 

Ace. U Nôtre. Ace. ^ la Nôtre. 

Voc. Voc? "^ \ ^ 

Abl. du Nôtre. Abl. V dt U Nôtre. 

P*L U A I EL. 

Pour les deux genrtsl 

^m. iej Nôtres. Acc. v fcj Nôtres^ 

Gen. (fw Nôtres. Voc. - 

Dat. aux Nôtres. Abl. irj Nôtres. 

Ceux de la fccondt perfonnc font au 
iingulier, 

\ Pour le mafculin , 
Nom. 6l Ace. U Vôtre; ' 




^?*^ 









K- 



I , 



■.■I 



V 



i 




^ 



i 



li. 



Trait* 



aux: mais on aira Dien : i^anu aequi 
yous ntavf^ procuré la connoijjance. Vhommt 
^ nui tn'i donné ma. lettre. La DerCainne cûntn 




difcours. Voici quelques réflexions à 
et fuict. 



i • 



~r 



262 Traita 

Pour le féminin , 
. fy^om. & Acc: la Vôtre v , ' 

Au pluriel pour les deuT genres, 
fiom* & yîcc./ej Vôtres. 

Ceux de la troificmc perfonnc font 
au ilhgulier , _,-y 

Pour le mafculin , -7 
Nom. ic Ma lé Leur ; j 

Pour le féminin, ' 

Nom. & Ace. la Leur: ' 

Au plurîd pour les deux jgenres^ 
Nom^^éc. Ace* les Leurs. 

On a vu par ce que je viens de dire^ 
qu'entre les Pronoms poflciTifs a^bfolui 
à les Pronoms pbtfcffife relatifs il yi 
cette différence, que ceux là préçediait 
toujours le Nom auquel Us fe rapportentv 
au lieu que ceux ci ne font jamais joints 
i leur Subdantif, mais àû contraire le 
NRjppofent. Il y a encore entre eux cette 
dlffircnce , que les Ahfolus fe déclinent 
^ t.ou]ours par 1 Article indéfini , & In 
Relams par l'Article défini. 

Remarquez , que dans les Pronomt 
pofllflîfs rdatifs nôtre & votre ^ Va eft long 
tant au lingtilier qu'au pluriel ; & qu'au- 
contraire il eft toujours bref dans les 
mcmes Pronoms poifeflif^abfolus. Ex^ 
Prête^ woi yoxr&Klipre.Tai WonJiyre : 
avez vous le vôtre? Prononcez fo de votre 




T ■ ' 



O 



•■ "/ 



i 



D U P R O N O M. 2tî} 

bref dans le premier exemple , & long 
dans le fécond. V' ^ 

Il reiie une difficulté fur le mot Leùr^ 
qui.cft pronom conjonétif en certains- 
cas, & pronom poflîeflîf dans d'autres. 
Voici la re^le qu on dpiç fuivre , pour 
diftinguer {bremént l'un de l'autre. 

fjewr cR. toujours pronom conj«nâSf, 
quand il ed fans Article^ joint â un Verbe». 
àc qu'on peut à fa phce fubftituer â tiat 
ou i elles» Au contraire il eft toujoort' 
pronom pofleifif , quand il efi: précédé der 
r^rtide , ou lorfqu'il eft joint à un Sub* 
(hmtif , ou quand il a rapport f un objet 
dont on a parlé auparavant , & qu'i( 
fuppofe. Ainfi dans ces phrafes , je leur 
i appris <fut leur père était arrivé. Quand 
ms leur rendes vijite ^ informe^ vœu ir 
korfanté. Je leut^ donnnerat mon ^bme ^ 
fr je tâcherai de gamerh leur : dans ce^ 
exemples, dis je, le prennier-Ieur eftpfop 
nom conjonôif, 8c le fécond pronom 
poireffif. Il eft aifé de s'en convaincre , 
en faifant fiir ce^ exemples rappUcinon 
de la règle précédente. ^ 

Obfervons encore que les Pronoms 
poflTeflîfs de là première & de la féconde 
per^nne ont toujours rapport aux per- 
ibnnes dont on parle ! & ceux de la troi* 
fieme aux perfonnes & aux ^ofes« Il y 




A 



<^ 



^ ffT^ 



à laquelle s'emploie prefque toujours quanl 
on parle de chofes ; mais JTi Ton parle des 



^Ufuil ou laquelle. Ainfi on doit dire : Ln 
1^ dans laquelle nous avons demeuré ^ 



/. 



N 



^ 



1264 "*^. TRAITÉ . • 

a plufièofs cas , où ces derniers ne peu* 
vent gueres s'appliquer aux chofes ; mail 
l'ufiige fcul peut apprendre cette légcee 
àiftinftioni ^ 

:•'-' ••'-■ ■■■■ ..'•-■: ■' - ^-•' ' 

Du PrtémsDéi^nftrAiifs., 

, iM^tûnmriémùnfirâtlfi font çcuXi 
<|ui fervent à îndicfuer 6\x démontrer la 
pcdonne ou fai cbofe dont on parle , (t 
doAC il a*igit daai le difcours. Ils font 
ipttf cômpoféi de u > & participent tous 
à fil (ignilkation en difiércntct manicrei», 
& Ivèc différens ulàget. Les voici » avec 
h manière de les décliner.<^ 

Mais je me coatemerai de marquer 
ici le Nominatif Se TAccufatif de cW 
euh de ces pronoms. Le Leâeur infinîit 
pourra fuppléer de Iui-méii|e les autres 
cat » en fe fq^arit des inflexions de l*Ai^ 
i^ indëfiai. V 

et; -, 

■■ ■• ^'^■-•' '■ . - ' "^ 

itt fingulier mafculin ^ 
..^X| j Ce ^ (Uyant uni cmfonne 
Nm. ^Acc. Cet , ieyanf une yoytlU. 

Au ungulier féminin , ; 
Norfù & y4a:. Cette* 

Au pluriel fé>\xr les deux genres', ^ 

Nom. &c.AcG* Ces. 

* -^ Celui. 






J) U P R O N o h7 s,6^ 

. . ^ Celui ^ 

Au fingulier raafculin , 
Nm. ic ^cc. Celui. 
* Au fingulier féminin, -c_ 

thnu &^ar.. Celle. 

-* Au pluriel mafculin , 
\^Jm, û Ace. Ceux. 

Au pluriel féminin , 
tfmu icAu. Celles. 

Les autres pronoms font précifément ' 
kl mêmes que le précédent , en y ajou- 
«IBt feulement ces mots , d iclà : ceUd-dt 
#tt-U, celUd, cdU'ïà. Ils fe déclinent 
û^k mCme manient que crfuî, en y ajou* 
IÇ toujours die là. 

lipy^ encore deuxiutrw pronoms d<-i: 
-^^watifs compofés de a & des deux 
es naots d Se là : ce fontes deux , 
^„^&ms ced & ceW. Us foiïTtous deux 
kliçutins & fingulieif^s , Jic ne peuvent être 
ISi^Ioyés ni au fçmînin, ni au plurieL 
.Ces deux pronoms fe déclinent com- 
jiJof dont ils font compofés , enyajou- 
m w^u jours d & là. lis ne fedilent ja- 
ttiis que des chofes : auflî peuvent-ik or- 
dinairement être rendus r ced p2T cette chofe- 
n- k cc/i par cette chofi-lâ. Quand je dis, 
|»r exemple, Ktirejcffci^ donnez-moi celas- 
I c ctt comme fi je difois , Faites utte choji-d^ 
^me^ moi cette ciiqfi'lâ. . 




-j . 




â^Hci ft^etï d'un ufage indifpenfable qae 
dans les occafions , ou il a pour antécédent 



^t« wi 



iMÊà • >*/\arttvt<» /1«t««//"j»fl «%kiM«/îk« • f^^ 



DU P K O N O M. 



28 r 



fSLTt 



^t de' tous les ÔlSiitifs & Abfatils des 
Hr^i oronoms relatifs . tant fineulieri 



^^Ruî^rafti illigc , 

Qfénitil 



°\. 




266 Traité 

Gcs quatre derniers pronoms, cd%ci, 
celui-là y ceci. cela, reçoivent (buvcnt je 
mot mime après eux , &-en ont plus de 
force & d'énergie î comrfic dans cesphrt- . 
fes : cêg celui-là même que yous avei dii- 
tra^i' EJlôt cela ce que vous demAudei î c eft 

Ce i cet. cette U ces . ^Tonotns démon- 
ftmifs, fc^anettent toujours devant dc| 
Noms fubftantifsèaauoi il fcmble quils 
ne foientplusde véritables pronoms, puif- 
qu'ils ne tiennent la place d'aucun Nom, 
&,rrrp«Qi(rént Être en effet que de pun 
Adjeaifsrîiui n'ont rien de çarticutier, 
nue d'e mettre fous les yeux 1 objet donV 
a eft queftion- ^ .^ . ' 

Ity a plufieurs otcafions , ou ce n etnif 
p^ joint à un Nom fubftantif , ne prend 
point les inflexions de l'Article indéfini: 
dant ces cas il eft (îe tout genre & de tout 
lombre; comme dans ces exemples , où 
il a rapport dans, le premier à ce qui le 
p\écéde , & dans le fécond ^à ce qui le 
Em. On doit r€jj)e5ler les Rois : car cefim 
les images de Dieu. Cejl manquer à fes à- 
voir\epntiels. que de perdre J on tems: 

Il^aut encore obferver , que quand ce 
eft relatif à ce qui fuit , il eft iouvcnt em- 
' ployé i\niquecrient par élégance, ô^pour' 
donner ùlus de grâce au Tdilcofjrs. Quand 



^ D U P R o N CTJfl 267 

Je è$V par exemple : Ce Jim nos amis 
mnousrendau la vïedéJirabU^ c'^ft cWmc 
fi je dilois -a nos amis nous renient la vMe- 
jiniie. ; v ^ 

CrVemploic encore fou vent pour icx 
mot cfaye; comme quand on dit. On ng 
imtfongir qu'à ce qui ejl nkejfaire ; c'cft 
crame ii Ion difôit , qu'aux thfts ne- 

Les pronoms iémonanxih celui-ci, eelm- 
U> avçc leurs fcminins 6c leurs pluriels . 
liifi (lue leur fimple ctlui , ne fc Joignent 
)an«iî à .un Subftantif. ,' * 

Le fimple ccl^/6c fon féminin «/fe, . 
ainfi que leurs pluriels , n'ont par euK- 
mêmes qu une fignification vague (Imcn 
fcnnes ou de çhoîes ; & cette ifgnificaTion 
doit être expliquée & déter^fnée par les 
»ots fuivans . ians lefquels ([e pronom ne 
ponrrct être admis dans le difcours , corn- 

cdu. ijutfiuffrepour lajuftice. Bitn-beureux 
ceax qui ont U cœur pur. Celui M ptrCévé^ 



f». 



mjufau'i lafinfirajauvé. 



t 
j, 



On doit dire le contraire des pronoms 
Jj-a. celuiU : ils ont une fignificttion 
d^rminée. & tout à fait indépendante 
J mots dont ils font précédés ou fuivis. 
yn s en fcrt ordinairement , pour défigner 
"0 objet .qu'on a fous les yeux , ou Sont 

Mij 






\«- 



i\ 



Génitif 1. ^ 

ii)iou duquel :C'eJi 3 vous que;e veuxuh 



u P 



\ ■ . 

K O N O M. 



18: 



Ji f{ admets point U principe d'où cette pr<h 
mâàm efl tirée : au lieu de duauel ou dont 



2^5 ' Traité 

on a dcja-parlé-^comme quand on ditrCfluU 
ci chante . celui- là Ut; celle-ci^ rit . ccllc-U 
fUure ; jecho'ifis celui-ci , preneX celle-là.' 

Remarquez au fuj<:t dtff pronoms dé* 
monftratifs compofés de ci ScàclÀ, que- 
quand on les emploie dans le difçours, le 
mot d & le pronom auquel il cft joint fcr^ 
vent à indiquer Tobjet le plus Yoifin, & 
lemotW marque Tobjet le pli^s éloigné. 
Par exemple, quand on du/: Platon ùt 
Jiom&t ont tous deux fait honri^r à leur fa- 
trie ^ cd\x\c\ par [on iliade > crfui-là parfm 
gérùt fujKTieur pour la Phihfophle ; ciUû-d 
dcjioie Homcrc , & celui-là Platon. 

Tous ces Pronoms démonftmtifs font 
de Ul^ificmc pcrfonnc. 

Da Pronoms Relatifs* 

On appelle Pronomi relatifs, ceux qui 
dans un difçours rapp^cnt l idée des pcr^ 
fonncs ou de$ j:hol'e$ qu'on a déjà nom* 
mées. Ils fervent à expliquer ou déter- 
miner l'étendue de l'objet dont il i agit, 
auquel ils ont rapport. Ce ft pour cette 
raiion qu'on les nômaïc relatifs.^ 

Voici tous les pitonoms , que l'on coni; 
prend pour TordinAire dans la clafle des 
relatifs , avec leuri décUnaifohs. 

Ô«i cft Iç prcmick , & le plus commun. 




r> V P n ON o M. ^^9 

Il eft fingulier & pluriel , mafculin & lé- 
tninintout à la fois ; & ils fe déclinent avec 
l'Article indéfini en cette forte. 

Kom. Qui* Ace. Qui , ou Que. 

èen. (/eQui,<)uDont. Voc. 

Dat. à Qui. . A bl. rff Qui,<?ut)ont. 

lequel, autre pronom relatif , fe dé- 
tDne avec l'Article défini de la manière 
fuivante. 

S IN G ux 1 E >. . 



MâfcuUn. 

Nom. Lequel. 
Gen. Duquel , 

ou Dont. 
Dat. Auquel. 
Ace Lequel I 
>s^ ou Qui. 

T^oc. 

Abl. Duquel, ,|^bl 
ou Dont. 



Fémihm„ 



Nom. Laquelle. 
Geri. de Laquelle, 

ou Dont. 
Dat. À Laquelle, 
/t^. . Laquelle^ 

ou Que. 
Voc. 

de Laquelle» 
ou Dont. 



y 



4 



> . Pluriel. 
MafcuUn. Féminin. 

Nom. Lefquels. Nom. Lefifuelles. 
Gen. Defquels Gen. Defquclies , 
owDont. ou Dont. 

Dat. Auxquels. \Dat.^ Auxquelles» 

' \ M. iij 






> 




relatïïf. Leur verita^iie iignificat 
en fait feule la différence. 

lis diflèrent d'abord . en te auë Îmm. 



f un objet vague & indéterminé, & tan- 
tôt ils y défienent confufén>ent la nature 



< 



r" 



^o Té a I t é 

Ace. Lefquels , Ace. Lefquellcs^ 
' ou Que. ou Que» 

oc^ Voe. 

'AbL Defquels, Àbl. DefquelIeSj[ 
oaDortc. ^uDoht. 

Lepronom relatif Qwoi cft neutre, & 
fc décline linfi avec T Article indéfini. 

Nom. Quoi. Aee.Quoi,ouQufli 

Gen. ir Quoi» otf Dont.Voc. 

Dat. à Quoi. Abl. dt Quoi. % 

Mitfit cft encore un prorom relatif, 6c 
f«,décUne avec l'Article défini de la nu* 
wcrefuivnte. 

Singulier. 




Jdafiulin. 

Nom. le Même. 

Gcn. du Même. 

Dat. «M Même. 

Ace. icMême. 

Voc. 

Abl. du Mêfffie. 



Féminin. 

Nom. la Même» 
dt la Même. 
àlalMvit. 
TaM^me. 



Gen. 
Dat. 
Ace. 

Voc. 
Abl. 



dt la Même. 



Pluriel. 

Pour Us dtux gtnrts* 

Nom. les Mêmes. Ace. les Mêmçi« 

Gen. da Mêmes. Voc. 

Dat. 'aux^ Mêmes». Abl. des MêmeSi 



i 



V 



\i 



I 



DU P R O NO M. 271 

Enfin refte le pronom relatif^wfre ^ qui 
•cft mafculin & féminin , & qui fe décline 
. ainfi avec r Article défini. -^ 



SiNG. 

Nom. Z' Autre.' " Nom. 

Gcn. Je r Autre. Gen. 

Dat. à /'Autre. Dat. 

Ace. f Autre. Ac^. 

Voc. Vo^. 

4bl., dtT Autu. Abl. 



Plur. 



Us Autres, 

des Autres. 

aux Autres. 

Us Autres. 

des Autres. 



■• 



y a encore Quelques Particules , oui 
tiennent fouventJieu de pronoms rchtits: 
jen parlerai à lalFin de cet article. 

Dans la définition des Pronoms rcla* 
II& j'ai dit, au% fervent i expliquer ou 
déterminer retendue de l'objet fignifié 
fu le nom auquel ils ont rapport : il cft. 
Béceflaire dé détailler ici cette définition 
te de donner dçs exempies de ces deux 
panies. 

.. Les Profionos tdatifs fervent à cxpli- 
fuer 1 objet auquel ils ont rapport , quand 
les mots qui les fuivent & qui en dépens 
dent , ne font que développer l'idée ren- 
fermée dans les noms bu pronoms aux* 
2uels ces pronoms relatifs fe rapportent, 
m y rien changer; enforte que ce qui, 
par le moyen de ces pronoms relatifs, eft 

M iiij . 



'JJ^ 



fi 



\ 



J 



'4 



n 



IW 



T 



l\ A 1 1 



que leurtmploi le plus commun eft d'es^ 
Drimer le doute . 1 incertitude & ïigm» 





Des Pronoms Imerrogatifs. 



.9 



•^ é» 



>. 

> 




37* Traité 

ajouté aux idées précédentes , leur cotK 
vienne en général & dans toute leur 
étendues Par exemple , qu^nd ie dis , Lts 
hommes (\u\font créés pour connoître d'pour^ 
aimer Dieu i dans cette phrafe Quii pro- 
nom relatif, fert \ ajouter au nom d'/tom- 
mes i Iju'ils font créés pour telle iîn. Or 
ces mots dépendent du pronom relatif Qw^ 
& ne fervent enefièt qu'i développer ce 

3UÎ eft cffentiellemcnt compris dans Tidéc 
'horrtma^ fçavoir> qu'ils lont créés pour 
connoître ôc pour aimer Dieu. C'eftainfi 
que le pronom relatif fert quelquefois ï 
exprimer l'idée renfermée dans le Nom 
auquelilvfe rippôrtc. 

Examinons a préfcnt ce fnême Pronom 
relatif, comme lervant i déterminer l'idée 
du Nom auquel il a rapport. Cela arrive, 
lorfque ce qu'on ajoute par ce pronomau 
nom auquel il e(l relatif, ne convient ^ 
. i ridée de ce nom' daoi toute fon éten- 
due.' Ainfi^^ quand je dis : Lis enfans qgi 
ne foulait pas leurs parent ^ fie fom pâs k 
bons enfans ; on voit dans cette phrafe, 
uc le pronom relatif Qui fert ^ reflrain- 
re la fignification du nom ai}quel il l 
rapport, qui eft les enfans s c'eft-i-dire, 
qu'il ne détermine que ceux des enfani 
qui ne fot^lagent pas leurs parens : car 
•n fent aifément, que c'eft de ceux-li 






3 



\ 



P U P R 6 NO M. ^75 

tculement qu'on énoncé , qi^ils ne font 
pas de bons enfans. t 

On peut en dire autant de tous Içs^ 
autres pronoms relatifs , Que i quoi ^ dont > 
bjuf/ ^ laquelle ^ (fc. Ils'font toi|s propres , 
ainfi qu.e le relatif y^//i expliquer 6u à 
déterminer Tidée comprife dans le ru>m 
auquel ils, ont rapport. Il eft facile d'en 
faire l'a pplicarion, ' 

Il y a plufieurs occafions, où lepro* 
rain relatif qui eft employé dans la Lan- 

5ue Françoife, fans s aflfujctir aux règles 
c la Grammaire. Cçft Je génie de la 
Langue qui l'a introduit dans ces oçca* 
fions ; Tu s'age l'y a confirmé, ExcmplcV 
A qui mieux mieux ;. A qui pisfefa'y un' 
hmme qui a de quoi. Ces expreiuons font 
contre les relies. 

J'ai dit que les Pronoms relatifs doivcflt 
fe npporter à un nom ou i un pronooi : 
ce pronoTi ou ce nom t'appelle antécd- 
dent; & comme j'ai ajouté, que hs re- 
latifs feryoient toujourf à ci(pliqucr ou à 
déterminer Tidéc renfermée dans le nom 
ou pronom auquel ils ont rapport , il s'en« 
fuit que leur antécédent doit toujours (ftre 
un Subftantjf , puifqu'il n'y a que les Sub- 
ftantifs , qui expriment les idées des per« 
fonnes ou des chofes. Ainfi dans le cas 
ou c'eft un pronom auquel le. Relatif a 

M v 



\ 







• . s. 



ghofe* ainfi qu'on le voit dans les deux 
exemples que je Viens de citer 




\ QfMdephuheduf 



J\ 



f 



r-. 



^74 Traité 

rapport, il faut conféquemment que ce 
pronom tienne la place d'un nom fubftafr* 
tifydéja énoncé , ou au ragins fous-en«i 
tendu. Par exemple , fi je dis : Faut-il 
que mon pert foïtji dur pour moi ^, /«i qvii ^ 
tendre pour tout autre ? Le qui dans cette 
phrafe eft relatif ii^lui ^ qui n'ell qu^j^n 
pronom > mais il eil évident qu^ ce pro« 
nom tient la place, de mon père* Dans cette 
autre phrafe : Celui qui veut faire fonjaba 
doit aimfr Dieu par dejjus toute chofe ^ (xfin 
prochain comme foi-mïme ; le pronom rcla- 
tif fui fe rapporte à celui ^ qui n'ed qu'9ii 

Srpnom » mais qui tient la place d'un Sul^ 
nntif non énoncé & fous-entendu, fç^voir 
% mot homme. 

Il y a mêmç^s cas , o\x Tantécédem 
4l\x pronom reratififl fous-entendu fm 
être repréfenté par un pronom , comme 
dans les exemples précédens. Alon 0, 
antécédent cd ordinairement un protiom 
démonfhûtif. Ainfi quand je dis : ,Qii 
nefçait poirit pardonner quelques défauts à h 
êimisy ne mérite pas d^ en avoir ; on voit»- 
cilement , que le pronom relatif qui com* 

, mençaht la phrafe n'a point d'antecécGnt; 
& que par conféquent cet antécédent cft 

' fous-entendu. Or dans cette occafion ce ne 
peut être que le pronom âemonfîratif «U, 
qui lui-mcmc tient la place du mot homm 




i 



! 



■ i 

i 



D XT P R O KO M. ^71 

: Les Pronoms relatifs font d'un ufagc 
irès-fréquent dans le difcours ; mais cet 
nfiige eu fi différent & fi varié , qu'à pro- 
prement parler , il n'y a gueres que l'ufagè 
tûéïùt qui puiffe apprendre , quelle eft la 
flice particulière que chacun de cei; pro- 
noms doit occuper. Voici depcridant quel- 
ques règles générales , qui pourront fer- 
ifir i faire connoître quel eft l'emploi de 
diicun d'eux. 

Qui a des deux genres & des deux hora- 
ires , fe dit également des perfbnnes 8c 
ici chofes , quand il eft au Nominatif» 
Ainfi on dit ; Ceft une perfonne qui m'c/2 
être; C\fl unliv^re qui me coûte tant. On 
iroit dans ces exemples , que le qui relatif 
légalement pour antécédent une perfonne 
le une chofe. 

Dans tout autre cas que le Nominatif » 
,<e m£nie pronom ne peut avoir d'autre 
antécédent qu'une perfonne , ou un pro-. 
Jora qui la repréfcnie. Notre Langue ne 
f(àuroit founrir que les Génitifs, Datifis. 
ic Ablatifs de ce même pronom fe difent 
^s chofes , paé même des animaux . à 
moins que les chofes ou les animaux Tie 
foicnt en quelque façon perfonifiés. On 
ne peut pas dire , par exemple : Le livre 
de qui j ai fait emplette. Lart à qui je m^of^ 
flj^iue Le principe contre qui jenïinicris en 



\ 



ibf c'eft-à-dire , qui font ces Auteurs f ïà 
appris cette nouvelle de deux femmts, Quellu 

J' .. •A»%i« II./*- — , A^ 



,omme ces pronoms lonr en trcs-grand 
nombre , & que leur ufagc & leur ligni- 




^ 



4 



s. 



27< T R ^ I T * 

faux\r inzW on dira bien : Vami de qui 
yous Tnap(^ procuré la çonnoijjance. Vhomm 
à qui /ai donné ma lettre. Laperfokne contrt 
qui Je plaide. . ^ ' 

Chacun des autres pronoms relatif t 
dçs difficultés prefque égales; & je le ré- 
pète , il n'y a gueres que Tufage , Torcillc ' 
& la. réflexion , qui puiflent fervïr de guin- 
dés en cette matière. Donnons cependant 
encore par rapport k ces autres pronomi 

Îiuelques règles générales, qu'on pùiffc 
uivre jufqu^i ce qu'on ait atteint cet ufage 
fi nécelTaire en npire Langue. ^ 

LequeL pronpm relatif, n*eft guercs 
d'ùfage au Nominatif f tant (îngulier que 
pluriel, tant mafcujrn que féminin. Cc 
Icroit mal parler ^ par exemple , que de 
dire : Leshorhmes lefqucis yinr adonnés m 
y'm. Le feu 1 pronom qui eft en droit d'oc- 
cuper cette place ; & on- doit dire : La 
hommes (\u\foht adonnés au vin^ 

i^Cepcndant il y a des occafions, où kqutl 
auroit bien plus d'énergie ; comme quand 
en répète le $ubftantif antécédent au- 
quel il fc rapporte. Aînfi on dit fort bien, 
^Jiprès avoir parié du bien d'une pcrfonnc: 
Lequel bien il a reçu de U libéral'hé de fin 
Prince. Mais il faut un grand ufage de la 
Langue , pour l'employer à propos. 
Le Gémtifi' & T Ablatif de ce même 




B tX P R Ô N O M. SrjJ 

r»nom font d'un très grand ufage dans 
difcours. Voici quelques réflexions à 
cciujet. , .^ ^ 

Quand le Génitif de ce pronom précè- 
de le Nom fubflantif auquel il a rapport, 
l'ufage ne fouflre gueres que l'on emploie 
duquel & de laquelle ; en ce cas on fe 
fert de dent, qui fignifieJa même çhofe. 
Ainfî il faut dire : Le cheval dont vous\ 
mayeifqlt préféra ; L^hmarhe dont on a.à' 
mi ùi vertu ^ & non pas , Le cheval du- 

3ucl vous rnave\ fait prifent ; V homme 
uquel on admire la vertu. 

Mais fi le Génitif du pronom relatif e(l 
précédé du Nom fubflantif dont il dé- 
pend, alors duquel om de laquelle font les 
feuls Qu'on puifle emj^loyer , quand on 
parle de chofes où d'animaux* On'^dira ^ 
par^exem^le: La Philofophie iamlefein 
de laquelle on pufe toutes les fciences. Dieu 
i la miférlcorde duquel an doit avoir recours 
ipris le péché. 

Lorfqu'on parle des pcrfonnes , il eft 
fouyent indiffèrent de fe fervir de de qui^ 
duquel & de laquelle : il faut alors con- 
fulter l'oreille , pour fçavoir lequel on 
doit préféren II en çft de même pour 
l'Ablrftif ,, dont le goût & roreïlle doi- 
vent f \er Tufogè. 
Le Datif du même pronom, auquel & 



# 



i2^a Traité 

pluriel. On dira fort bien , par exemple i 




t) U P R O îî\0 M. àJl 

éùk haiitée. Je crains biert que cette démar-^ 



■> 



"^ 



^i' 




178 T R A tT # 

à lof «el/es^emploie pr efque toujours mtxA 
on parle de chofes *, mais ft l'on parle de& 

Scrfonnes , on peut alors fe fervirrin* 
ifféreniment de à qui^ auquel ouqi42h 
/pulle^ Ainfi on dira : Oefl à l'ufage tu<> 
4}uel on doit aimr recours, V homme à oui 
mi auquel vous avei tant £ obligation* 

A l'égard de TAccufatif , on ne t'en 
fert qu'en conféquence d*un Verbe ou 
4'une Prépofition qui régiffcnt ce ai» 
*Surquoi on doit remarquer en pafiànt» 
que quand c'eft un Verbe qui régit le 
pronom relatif à l'Accufatif, il y a peu 
d'occafions où Ton puifle fe lervir de hiud 
ou laquelle : il eft plus à propos d'em- 
ployer alors le fécond Accufatif ^we, fok 
«qu'on parle d une perfone ou d'une chof^ 
Oft- ne doit pas dife , par exemple : Le 
matjbn laquelle ;aî achetée ; Le Dieu lequd 
vous adorej; mais, la matfon que ./« 
ûdutée , le Dieu que vous adort{. 
' Quand au contraire c'eft une PrépcK 
ition oui gouverne TAccufatif du pro- 
nom relatif, fi ce font des perfonncs dont 
on parle , on peut alors employer indif- 
féremiiïjent qui. lequellé ou /ajt^f/Ze. Akjfi 
on peut dire : Le juge devant qui, ou «r 
vant koiucl je plaide. 

Mais fi l'on parle de chofes , il faut 
prefq^uc toujours fe fervir de l'Accufatif 



? 



'. 



L^%: 






- 15 U P R p K O M. . ^7^' 

Muel OU laquelle* Ainft on doit dire : Lm 
^0i dans laquelle nota- avons demeuré ; 
terrein fur lequel nouj marchons ^ frc 
Remarquez i l'occafion de ce que je 
viens de aire du fécond Açcufatit que^ 
qoelorfqu'il fe trouve dans jine phrafe f 
& quîl ^e peut fe rendre par iejuei^ U^o 
quelle, o\quilUchofe, il eft alors conjonc- 
ôôn; comN(ne dans ces exemptes: je croii 
qut vous ny}peTfej pàs^On m' a dît quevoia 
émei beauco^le jeu a (f fan peu téiMe^ 
&c. / 

i Quoi j autre pfonom- relatif des *deux 
genres & des deux nooijbres, ne s^emploie 
.jamais au Nominatif coiime pronom rela- 
tif*, & on ne s'en fert dans les autres cas » 
que pour fignifier des cbofes inanimées^ . 
Son ufage le plus général eft au Datif; 
& il n'y a prefque rien k quoi il ne puiiTe 
avoir rappoi^t^ Cependant on doit remar- 
^ quer , que dins la plupart dès occafibps > 
où il feroit peutiêtre bien placé, il faut 
confulter roreillc>pour fçavoir fi les au- 
tres Datifs auquel y â laquelleL ne produi- 
roientpas un meilleur efièt dans le di(^ 
cours. Par exemple , quand je, dis : Le 
fçavoir eji l'unique but â quoi je tends , cette 
phrafe eft très régulière ; cependant^! 
ièroit plus dou^ de dire ^ auquel je 
En général on peut dire , que ce' 




> 



,^ 



• I 



y 



S9i T B A r T 4 

lîitif : maïs il eft fous-entendu , & Il hmt 




^ 



D tr P no^ M. 29J 
,. Remarquez » que cbicim s'einploîe fou- 



ê 



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. " . . . ■ >= 

iéo Tk A 1 T 4 

à ^uoi Prcîï d'un ufage indirpenfatie que 
dans les occafipns , ou il a pour antécédent 
Ci ou rien ; comme dafirtes phrafes : Cc/i 
1 quoi ^vùus depe^ pourvoir; Il rfy km^ï 
quoi ^e fn applique plus y olontijors a &c» 

Le Génitif êc l'Ablatif de ce mêffie 
pronom relatif ^u^ ne doivent fe direi 

2 ne quand il a ce pour antécédent. Ei, 
Ttll de quoi je me mets fort peu en pém, 
ij^uelqucfois on peut les employer, 
tôrfque ce pronom eft précédé de rioi; 
êc ow peut dire : Il n*y a riifi de quoi 
un ignoroM fçêcht douter ; cependant ueft 
mieux de Jériter. 

Ce même pronom rektif quoi eft d'an 

mnd ufagt a l'Accufatif » & ne peut y 

^itre régi q«e par des Prépofîtions qni 

Souvernent ce cas. Du refle il eft libre 
'y fubftituer rAcciifatif lequel ic laquelkj 
fi l'oreille s'en accommode mieux. Ainfi 
on peut dire également : Là plume anc 
quoi, ou àvec hqùe\\c féais ; Oefli là 
une propo/ition fur quoi , ou fur laquelle 
vous dtv:% rifléàdr^ (rc.^ 

Dont eft Génitif ou Ablatif de tboi 
les pronoms relatifs dont j'ai parlé. Une 
prend point d'Article , ne reçoit jamais 
aucun chajiffément , & peut fe rapporter 
it toutes fortes d'aniéc^dchs, de quelque 
genre 8c de quelque Dombrç qu'ils foicnt. 



D t; P R O NOM. 2»r 

B eft dVn grand ufage , fie s'emploie à la 
dicede tous les Génitifs .& Ablatifs des 
itttres prpnoms relatifs , tant fingulierf 
flue pluriels. Ainfi pour peu qu'on trouve 
de difficulté à fè fcrvir de ces aytres Gé-. 
Bïtifs & Ablatifs, il fera toujours bon 
ivkt de celui-ci : on peut mêm©^ rem- 
ployer dans les accafions, où ces \utrc$ 
pronoms ne feroient point un mauvais 
étt Ainfi 6h dit:/ort bien : Le livre dont 
féipût emplettes V ami dont vous m'avei 
mléfll ny a rien au monde dont je me 
mette moins en peine ^ £fc, \ ^ 

Que eft. encore un pronom relatif y & 
eiprime^ur TordjÉaire rAccufatif des 
deux genres & des deux nombres des au- 
tres pronoms relatifs. On s*en fert, com- 
me je lai dit , au lieu deTAccuIatif /ejuc/ 
icJtfjaeMe. quand il eft régi par un Verbe, 
& que Tufage ne permet pas de Tem-, 
ployer. On le mçt auflî è la place du pro? 
aôm relatif îMÎ-^ ré^à l' Accufatif par un 
Verbe. Éx. Le livre que K^ia li/ej. La 
fiknce qutvouf étudie^. La perfonnes ({\ic 
voui fréquente^ \, Cfc. • 

Dans certains cas , que exprime tantâ|^ 
un Génitif, tantôt un Datif; maiiî c'eft 
contre les règles que Tufagc a pu l'intro-i 
duire dans ces occafions. On dit, par 
exemple ; Cejl de Dieu que fattens ma gué-. 



^- 



I 



s; 



9ff6 Traita 

; km d'iatres , il n'entre point dans la ielailt 




. * O P m o K o M«4 û$rf 
Aucun da Auteurs Lgeins s\JI-U jamais 



- ■ / 



\, 



\. 




nll T R A\l T * 

rlTonj il eft là au Génitif i au lieu , 

i^QVt duquel r^Qefi 3 vous que je viwfmt^ 
ici il eft au 0atif , ik place de /L 
cudufutL 

^ Il me refte à parler de cértajiies ?u* 
ficules oui, comme je l'ai* dit , tienneot 
ipuvent lieu de pronoms relatifs ^ & qu^oo 
{>eut regarder comme de vrais pronom 
relatifs. *i^ 

Ces particules font où ^ d*où 6c pat A 
On ne peut s'en feryir qu'en^arlsuit de 
chofes , tant au fingulier qu'au ^ui^ | 
Elles ont fouvent plus de grâce dans le 
difcours» que ks prp^oms qu'elles re» 
préfcntenf. 

Qu eft pronom relatif toutes les fc»^ 
<[û^)n^ pt^t le rendre par auquel j à laqudhf 
M quoi a dans lequel f dam laquelle j» dansqm^ 
W laquelle &^n quoi; comme dans ces 
exemples : La ville oà vms demeuré^ ; c eft* 
â-dire >, dans laquelle vous demeure^^ Cejl o& 
jt manquejouvent ; pour dire en quoi je rmai- 
quifouvent. V affaire où il aUnueuxrev^l 
au lieu de danslçmelle il a le mieux ri^i* 
&c. II y auroit mille eiifeipples femblabki 
à citen 

P'où eft pronom relatif toutes les fois 
qu'on peut le rendre par d^uet , de Uf 
quelle 9 de quoi , dont Ex. Je me retroun 
ims U pays d'où mes ancêtres font fort^ i 



DU P R O N O M. 183 

^*eft-^dîre, duqud mes ancitres font fartis. 
Je fi admets point lé principe d'où cette pr(h 
pifition eft tirée ; au lieu de duquel ou dont 
0tî propofition eft tirée f fyc. 

Enfin par où eft pronom relatif toutes 
les &is qu'on peut fe feryir en il j)lace 
i^ par lequel o\x par laquelle. £x. Qui ne 
ifugiroit paf des baffijfes par où s'élèvent ta 
fUipart des gens du monde; c'eft-a;;dire , 
prUfquelks s élèvent la plâpart des gens du 
monde. 'Je m^en retournerai par le mime cht* 
pR par où je fuis venu ; au lieu de par le- 
ptl je fuis venu jù'c, 

Rerflftquez ,^ que tous ces jpronomire* 
latifs doivent s'accorder en genre & en 
nombre avec leur Antécédent » & qu'ils ' 
font toujours delà même perfonne que 
le nom Subftantif^ou lé pronom qui les 
précède. Ainfi quand je dis :Moî qui vous" 
âikedè tout mon cœur^ en cette phrafe qui 
eft de la première perfonne ; & il eft de 
h féconde dans celle-ci : Vous qui/oirei ce 
ifie vOuspouve\ pour me nuire. Il en eft do 
jj^ême des autres pronoms relatifs. 

. Des Pronoms Abfôtusi 

Les Pronoms Ahfolus s fi on les conC^^ 
dere fimplement du côté de Teipreflion « 
font pour la plupart les mêmes que ceux , 
dont nous venons de parler » & qu'en apt 



yiutiurj de certaines geni^ Vai oiii dire 



' :^- 



^ - 



^ 



a«4 T R A ï t É 

pelle relatifs. Leur véritable (ignificatidi 
en fait feule ia différence. 

Ils différent d'abord , en te que les re- 
latifs ne font relatifs qu'en con&quence 
4t leurs antécédens ; au lieu que les a^ 
foliîs n'en ont point : c'eft qe4i qu'ib 
f^nnent leur nom d'abfolus. 

Leur ufage eft de tenir lieu d'iifi ob- 
jet vague & indéterminé ; & quelque 
fois auâi de défigner confufément la ni* 
turc ou les qualités d'un objet déterminé. 

Avant que d'entrer dans l'éckircift- 
ment de ,ces deux ^iffércrif ufages dei 
prononds abiblus » ill eft à propos d'cÉ 
d^ner ici k lifte. Ce! font , 

y ^ des deux genres, 
(lie & juof « liiafculins»^ 
W^ maiculin. / 

(iieUe^ fémihin. 
tquel t mafculin^ 
LfffueUe^ féminin. 

» ■ - " . ' 

Il feroit fuperfla de donner icMesdé^ 
«iinaiibns de cet pronoms abfolus : ii fulEt 
d'avertir , qu'ils le déclinent avec les mê- 
mes articles j & de la m£me manière qm 
les relittft. 

il «'agit préfentement d'expliquer à 
quoi ces pronoms abfolus fervent dans 
aotre Langue. Tantôt ils y tiennent, lieu 




D V P R O N O M. aSJT 

(PuB objet vague & indéterminé , & tan- 
tôt ils y défignent confufément la nature 
Oiiles qualités d'un objet déterminé. 

Les pronoms abfolus fervent ii tenir 
liei^ d'un objet vagi^ie & indéterminé , 
comme dans ces exemples : Tignore qui 
0tf lequel vous tiimtx le mieux dé vos deux 
jtrn ; ou bien : Je fyés qui ou lequel 
miàmex le mieux de. vos deux frères. Il efl 
vin de comprendre , que la première d« 
CCI deux phrafes dénote une incertitude; 
& que quofqùe la féconde fiippofi^ une 
cfpece de certitude , il eft cependant vrai 
ott'eUc n'énonce qu'ttn objet vague & in- 
déterminé , puifque cet objet fur lequel 
onparoît avoir quelque certitude i n'eft 
point exprimé. 

Les pronoms abfolus fervent i déCgner 
cpnfuCément la nature ou les qualités d'un 
oi^èt déterminé , comme daijs cet exem- 
ple: Je ne ffoi (\\}e faire pour arrêter les 
mu injurieux êui courent contre moi y bii 
Ton voit , que le que pronom abfolu. dé* 
flote à la vérité que je comprens que j'ai 
qudque démarche à faire pour étouffer 
CCI mauvai^^ruits , mais fans que je fois 
ccpendant^éterminé fur la nature & les 
qualités de ces démarches.. 

Cette explication des deux différons 
p&gcs des profioms abfolus fait fentir , 



s. 



|00 T B A I T * 

/ uns des lutrea. Voir & Veaufyn^hSfim 




x>V FR o KOX. SOI 



^puûere indéterminé , il eft «lors f>ro« 



■«4 ' 



n 



, A 



V. 



• 



(è 



i. 




, — »■■*.— .—■>-^w 



a8tf , T R A I T * 
que leurt^mploi le plus commun eft d'ei< 
priiacr le doute » lincerlitude & Figno' 
nnce|ou que s'ils marquent qu^Iaue ccfii« 
Boiflânce & quelque certitude , elle n'i^ 
jamais exprimée. Car quand j'ai dit dans 
un des exemples quie je viens de çitOTt 
jeffoi lequel) ou qui vous aimex It nùtux k 
yos dmx frères ', la connoifTance & lacer* 
titude exidoient chez moi ; mais je nel'ii 
point exprimée : ainfi il refte toujours on 
doute dans refprit de celui qui m'entend. 

Remarquez » que le pronom abfolu mi 
ne fe dit que des perfonnes > comme let 
pronoms at3folus fut & quoi ne fê difent 
que des chofes, & peuvent toujours fe 
rendre ^quelle chofe. Ex.Jèfçai qui mt 
fréqutnte^'4 J'ignore qui vous a dit tés. h 
ne J^tti que ^ire^ Cr^. ^ 

Comme il y a peu de Gràmmairieniy 
qui falTenc une claflfe particulière de cet 
pronomiabfolus , te que prefque tous Ici 
confondent avec les interrogatifs > nooi 
allons parler de ces derniers* Ils ont umi 
très-grande affinité avec les pronoms ab- 
folus > en ce que la plupart des phrafesqk 
4*on emploie ceux-a , peuvent fe convf^ 
tir en interrogation i & (îgnifient prefqoi 
la même choie. 



V ;P R o M o M. ^87 

Des Pronoms huèrrpgatifs. 

tesPronomslinten'Ogati£i, fuivÉâRéur 
JâKHnination , libnt; ceux qui TerWnt à 
iMârroger» & ils commencent toujours 
h pkafe. Ces pronoms font qvi , quoi , 
mitfuUej lequel & laquelle. On s'en ferc 
àoitous les cas» excepté dt dont^ qui 
ie;(9t point  l'interrogation. 
, Les déclinaifons de ces pronoms font 
Jéâûllées plus haut dans les clafles, où 
osies à déjà pljic^s fous une autre ^uali- 
IjptdoDi & où ils font employés à un au« 
tieufiige. 

Oiine fe f<i-t point, comme je viens 
defc remarquer 4 du Génitif fmjgulier & 
pbriel» mjilculin & féminin, dont .- on 
oiploie à fa iilac«les Génitifs de qui. de 
kpdki duquàt a^quoir & autres. Ex* 
Oe^ui fçavej^vous cela f De laquelle de 
mfimmes padej-vous î Du quel de vos 
êmâvej'voi/u reçu céferviu i De quoi vous 
wkm^e^'Vêusf &c. 

Qm tu Nominatif peut s'ennployer fort 
IttQ dans rinterrogation , auffi bien qu'à 
FAçcutatif. Ainfi on dit : Qucfira-ce de 
•if Que détermine^' vous f (fo. 

Il ne fe dit que des chofes , & doit ^ 
iQMJOurs pouvoir être rendu par quelU ; 




■ ■Il ■«■■ p 1 1^ I 



fOS TïAlT* 

jûon. Aififi on dit fort bien : Toutef (fil^Ri 




Otr PHÔKOJI. )a| 
Icf mêmet vùa ; c*cft-à-dire , parmt^ 



"^sr 



s88 Trait* ^ 

thôfe^ aînfi qu'on le voit dans les deux 

exemples que je Viens de citer. 

Les Adjcftifs qu'on fait rapporter i ce 
pronom , doivent toujours être mafculins 
& au fingulicr , comme dans cette plirafe: 
Que nous apprendrexvous de nouveau f 

Souvent à la place du pronom qui on 
fc fert de qJej^ce que ; & aulieu de dire , 
Que fo^ti-yous de cela ? on dit : QuTcft^ce 
que vous.penji^ de cela f - 

Remarquez que dans cette façon de 
parler , le premier que eft toujours imcr- 
rogatif. A l'égard du fécond , il eft rcliv 
tit quand il eft fuivi d'un Verbe qui le ré. 
git , & qu'on peut le rendre par qutlle éo^; 
comme dans l'exemple précédent : Qu^ 
te quevouspenfex f c'eftà-dire , QuelleM 
penfei'vous ? Mais s'il n'eft fuivi q"« d un 
Nom, comme quand je dis , Qité-à 
que Dieu f il n'eft plus relatif , & n eft em- 
ployé que pour la liaifon du difçoursi - 

Ôuxàs pronom interrogaâf » s'enmlotè 
dans tous les tas ; mais au Nominatitilne 
sVmpIoic jamais avec un Verbe comie 
fon régime. 

, Les exemples de fon ufage dans les «► 
très cas que le Nominatif , font fréquent 
dans le difcours. On dit : De quoi ww 
trUa-vousî A quoi travailki-rvus f- Sif 

. • quoi 



DXT P 1 O K O U. Mtf 

ipoi rnnptif'Vous f On peut dift ta No« 
itmxxîf f^^ dit plm beau f 

Ons'en^tuffi comme d'une iater- 
logation vagMe , & détachée de toute aii- 
oe partie du difcours* Ainfi on dit : Quoi f 
nfLÏummt vous fou pewr f Quoi f pôusfenf 
mféU d'une fi grandi Ukhetéf 
5 îlemarquex, qu'à la place 4e à fm le 
4ripnL on emploie fort bien le proinom am^ 
comme dans cet pbmfes : Que pet^i^ 
ma,; pour A quoi pet^e^-vous f Que fert 
kihmnn iê gafpmt mu k mùnii f ?Upimu 
4 perdre fin atne ; aulieu de OcquoiySn à 
pomne de ga^urtom k nwndisèrc* 
'''JkM refte % pronom tfuoi ne peut (ê 
Éte que des ck>fea> Ac jaouùs diet ptr« 
Iliftes. \ 

^^tfel , jitdk\ pronom imetrogtdff^ 
Itint un pronom mconipletf doit uhêl^ 
pirt être accompagné d'un Nooa fubdu^ 
# auquel il fe rapporte. On^ptut i^ 
ifervir également en ptrhm des chofca oa 
les perioiiiiet. Ex. Quel Unt Ufe^^imu t 
A Quelle fiknee yom appUann-pmu t De 
ifiti hcmmt iwikx-pmu tHÊfùr t 

Quelauefott le Subftamif tuoucl tê 
fmiom fe rapporte eft feut-eÉtetiou ; wuii 
tiors il £iur qu'il ait été énoncé 
Tant », comme dans cet phrafea : 
fkfims Auteunfur tmt moikn^ ( 



IZ 



V- 



> 




X 



\f>4 



T 



AAIT 



2tf#î que ce fitt* ou qwÀ que ce fûts m 




^^ t C'eff-i-dirè. Je d/omi f ii# fil^ 



wwi 



\ 



a^ Tk AIT* ( 

ib? c'eft-à-dire , qui font ces Auteur's? Ta 
appris cette nouvelie de deux fewmts, Quellu. 
fint'dles f c*cft* à-dire , quelles font ces /cm- 

mes? /• 

Je finis par une/^Bftrvation cflenticilc 
ir les pronoms interrogatifs lequel^ !*• 
}^Ue .• c'cft que lorfqu'on Ici décline T)ar 
Icin Article^ qui eftle défini , ils deroan- 
dentxaprès eux un Sibftantif au Génitif;^ 
' comiSe on le voit par ces exemples que 
• j'ai rapportés. De ^ucUe de ccsfcmmei 
parkj'VoHs ? Duquel de vos amis aye\'Vm 
ttçu €e ferme i ~^_ 

Des ProfMns îndé^nU. ou mdétermin&. ' 
.Lcy^ronorns indé/kiis fervent à mar^ 
quer leur objet d'une fnanjcre vague <k^ 
indéterminée -, c'eft-à-dire^ dans unfem 
indéfini : c'eft ce qui leur a fait donner 
ce nom , & ce <iui eft caufe que ceux qiii 
fc déclineni: prennent T Article iudéfiii 
. V6ici les plus ofdinaites : 

On. Aulruîi .-y 

Quelque. Phifîeurs^ 

Q jclqu'uiv Tout. 

Cliaque , chacun , chacune. Même. ^ 

Quiconque. Qui que ce Co^ 

Aucun, nul, pai un. Quoi que ^fw^ 




I 



Pcrfonnc. 
Certain « certaine^ 
Autre. / 
Uun.raf trc. 



Rien. 
TcU 

Qjiclconqut 



D U P R ON O M. 2çf 

Comme ces pronoms font- en très-grand 
nombre, & que leur ufage & leur (i en i-* 
fication font très-différcns , il efl à pro-. 
pos de les traiter chacun reparémenr.* ' 

On eft un pronom indéfini , qui nç fe 
dit que des perfonnes. Mais comfhe j'en 
ar déjà parlé dans Tarticlc des pronoms 
perfonnels , on peut confulter ce que j'en, 
ai dit alors, pour connoître fon ufage fie 
fe$ oropriétés. 

.Oue/jwe fignifie & dénote au fitigulîer 
im objet pqs indétcrminément; & au plu- 
riel il marque un nombre indéterminé 
. de certains objets, comme quand je dis au 
fogUlier : Ily a encore qixdquQ, perfonne 
kns U monde qui me veut du bien; ou au 
Dluriel : Ily a encore quelques petfonnes dans 
k monde qui me veulent du bien. 

Ce pronom fignifie auffi quelquefois 
la qualité ou la quantité d'un objet, mais 
fune manière indéterminée ; comme 
quand je dis : Qùé^e vertu qu'on ait. 
Quelque /^ri*- qu il en coite. 

Sur quoi il faut obferver , que le mot 
mlqiie pris en ce fens ne reçoit point de 
pluriel, quand il eft mis devant .un Ad- 
jcaif; car on peut , 6c même on doit 
«re : Quclque/wr;7renà/jj quefoient les my- 
jures de notre religion. Au contraire s'il eft 
<kvant des Subltantifs , alors il reçoit un 

. Nij 



% 




^efperms. Foire mêdadie eft telle qi/m in 

nêut Li auÊtir, &c. £ 



P 



yilf font joints à des verbes dont ils ioni? 
u r^£yime. Eu. Je le blâme, ie la favùrifvj 



\ 



àfi T R A I T i 

pluriel. On dira fort bien, par exemple j 
Quelques crimes quil dt commis , Dm bà 
a $out pardonné. 

il y a tout lieu de croire , que fudjvi 
M pouvant rccevoit de pluriel devant un 
Adjeftif, il feroit bien plus naturel en œ 
cas de le regarder comme un adverbe» 
que comme un pronom. En cnet en cet 
occafions U répond parfaitement au juam 
iumcunque àts Latins» 

Il faut auflî remarquer , aue quelaue pHs 
.en ce fens , Toit devant un Adjcélit ou dc- 
^vant un Subftantlf , exige cjue la particule 
que précède le verbe qui fuit dans la même 
phrafe. Les deux exemples que je view 
ûc rapponer , fuffifent pour en con vainoti 
Obfervex encore , que fi auelqué fe tK»» 
ve immédiatement' fuivï d un verbe, oy* 
d'un pronom perfonncl au Nominatif i 
alors il devient fufceptible de t0us lajttt. 
te des deux genres. On doit dire : Qttd 
au il fou; Quelle ^uVUe /oit > Quels j» 
Joiem leurs moyens; Quelles q^fiientm 
facultés f &c. En toutes ces OGcafions il ftt 
divifc, comme on voitven deux mottr 
ioni le premier eft déclinable , & ieie- 
çond ne Tefl point. ^ \ 

Ce pronom au refte fe dit égalemcrt 
des pcrfonnes & des chofes. E)r. Quel* 
^es PhUopfha ont prétendu que U Lm 



■h 



> 



c u P R Ô f^O M. ^ ijl 

j|j^ habitée* Je crains bien que cette démar-^ 
itnevous attire (\\id(\\\t malheur. 

Quelqùun, pronom indéfini , pris ab- 
folument fie fans être fuivi d*un Subftan- 
dF, a la fignification de quelque perfonne i 
ften ce fens il n*a point de féminin. On 
dh bien : Quelqu'un m'ejl venu trouver 
Quelques-uns m* ont dit que vous étiex parti 
fé appris cela de àpelqu'unVmais on ne 
petit pas dire au fé^piri : Quelques-unes 
me font venues trouver ; foi appris cela de 
^oelqu une. \^, 

On ne doit pas infime en ce cas fe ftr- 
viri de quelques-utts à fAccufatif pluriel 
jÉajTculin , & autant qu'on le peut on doit 
léViter. Ainfî aulieù de dire : Tai envoyé 
éttelques-uns pour mUn inftruht ; on dira ; 
jtà envoyé quelques pcrfonnes , Cfe. 

Ce pronom fignifie quelquefois une 

S mie indéterminée d*un certain nombre^ 
n ce fens il rççoit également le féminin 
êc le pluriel , & il fe joint avec un Qéi|i» 
tf d'un Nom (ubftantif > ou avec ert qui 
/tient ordinairement la place du Génitif 
d'un Subftantif. Ex. Ave^-yous va quel- 
qu'un , ou quelques-uns de vos amu ? Con* 
u^moi quelques-unes de vos bonnes fortu^ 
nés, J'm de bonnes pêches : en vouki-vous 
quelques-unes f " 

Quelquefois on n'exprime point ce Gé- 

. Niij 



't\ 




> 



99^ Tr A I T * 

nitif ; maïs il eft fous-cnrencïu , & il feat 
alors auc le Nom dont le Génitif eft fouf. 
entendu /ait été énoncé dans ce qui pré- 
cède immédiatement, comme quapd je 
dis :Lis amitiés éFâpréfent ne font pas dura*, 
blés; quelques-unes cependant méritent ibn 
exceptées* 

Gè pronono peut s*entcndrc indiflTérem- 

ment des pcrfonnes 6c dçs chofei^ comme 

;^ on peut le, voir par les exemples que fii 

Remarquez, ,qu\)n ne doit jamais dîie 
vn quelfu^un , un hue chofe. Ce font des 
façoiîs de parler baflcs , . que les honnêtes 
gchs àbanaonnent au peuple. . '^ 

Chaque t chacun, y chacune ^ pronorfas ii- 

ifinîs, peuvent s'entendre des perfoi* 
1res & des chofes , & fe déclinent avic 
r Article indéfini. Ex. Chacun admire ce 
thef'd\œuvre. Il faut rendre ii chaciiti ceji 
hà appartient. 

Quand chacun , chacune j font fu i vis d'ùa 
Nom fubflaptif auquel ils ont rapport, 
il faut que ce Nom foit au Génitif! j:x. 
Chacune de ces propofitions eji vraie. Ck* 
cun dé vos innis penfe de Anime, ^ais cfca- 

Îue n'eft point aftreint a cette règle; & 
on dit : Chaque Philofophe a fon finît- 
' ment. Il efl du devoir de chaque ciiqym deft> 
vir fà patrie.^ 



r\ 



;■ 

-■■* 






D XJ t R0K 6 M. ^ ipX 

|l, Remarquez, q\ie chacun s'einploîe^ lou- 
ant abfolumcnt , & fans être luivi d'aiH 
0à SuîWlamîf auquel il fe rapporte : alors 
B fignifîe duiqut perfonne* Ainfi quand oii 
4ît : Chacun U Ums Chacun tadmhrt; 
^cft comme fi rc^n dilbit : Chaque pa^^ 
Ame le Urne 9 chaque perfcme f admire. ^ 
^ Ces pronoms n'ont poim de pluriel ; 
^ conféqî^ent ils ne jjcuyem lignifier 
qu^un objet sprîs en çaniculier. ^ ^ 
^n Obfervez éncotç , que Ton difbît au-» 
^trefbis un chacuri; fnais Tufage a banni ce 
4m i Se on ne fe fcrt plus que de duuun. 
y^Quiconque eft un pronom indéfini & in- 
ifomplet ; il fignifie qifelque perfpnne que œ 
fcit qui. Qn conçoit par cette explication , 
';^'il ne peut s appli,^uer qu'aux pcrfon- 
ms. Il n^ ^lî^^de jplufiel, & tfï^ 
fjeux genres : «gewifnt on peut dire ^Hl 
ïcft prefque toujours mafenlin. Il renfer* 
mt ou fuppofe toujours une relation avec 
&h antécédent , & fe décline avec VAp» 
^^cle indéfîniv» quiconque , de quiconque h , à 

rlconqut. fit. Quiconque dit U ccnirain 
trompe beaucoup. Je jm ennemi^ de qui-, 
çonquè penfe dt la forte. Je le fouiiendrai à 
quiconque dira autrement. 4. 

Je.nefçai quoi eft> liiivant quelques 
grammairiens , un pronom indéfini ; fe» 

• Nui] 



.^ 



^ 



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. \ 



\. 



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'■■'(■ 



%fi6 Thaï t* 

km d'tntres , 'û n'entre point dans la ^i^^ 
4e ces prbnomSé ^^ 

Remarquez» ^i je m /cm qtw;^m 
ffd Qm s fi m/fm<fyd . & te nefçm mf^ 
0ts lont des iaçcns de parler que l'ttfii|t 
m introduites , & dont la figtiiiication^ 
très^bien entendue » fans cependant M» 
Toir trop être expliquée. Ondit bi^i 
m fi Ptfçâà ^i wtji ntfçai quffi-Uym 
je mfçai quoi: ces trois façons of parlop 
flue nous nommons pronoin$ indefinisi 
le joignent ï différens Articles ; B;ais% 
mffM aud ne peut recevoir que l'AttJN 
ck indéfini. £x« Toi lu, iaiu je ntj£^ 
quel AMtUr. Vous vous ami/fei à je neip 
qudsjnuef^i^&c. ' Y^ 

Âmim^ mhrpàs m » font des pronoi||. 
natifs /qui fignifient prefque la mêsA 
cbofè. Ils font toujours accompagnés î|i 
la particule négative ne « ik^moins qtilb 
nie foient empbyéspour inteircoger : ci 
té cas ils ne la prennent pas toujours. Oli^ 
peut dire, par exemple : Aucun PilnM^ 
ortUl jéonais pmfé de utu façon f Ni| 
epaa ijtfouamr ula f 




Ce$ trois pronoms font tantôt Subâan* 
.tantôt Adjeaifs. 
X^ind ils! font Subftantifs , ils font o^ 
^inairement fuivis d'un Génitif} comme» 



* O Prokôm.4 d5^ 

Haeun dès Autturs Luins s*iJI*U januds 
émicééùnfif 

^ Qi^iques fois ils font AdjeéUfs ; corn* 
llf^uand je dis : pâ$ m hofmm^ juMm 
.lniiimi s md hmsm ^ 8c dans .tflites les oc-; 
i^hs oà ib ont rapport à un Subftan- 
df «ntécédeilt » ^:^me <^ns cette f^rafr: 
PiUmm amis aucun lu p&m cmifiiUai 

t^On fis fert oud^e toit de nul d'une 
laaniere génërak 4c aWoluc» fans tueufi 
l^tport à un Subftamif : atcm il fignifie ^ 
aultonme. £x. Nnl W^hmnux ki ha$i 
(^tft- à-dire » Nd knwm n'ift huanust id 

^^ On donné quelque (bis lin pluriel è nul, ' 
ÉMs/^oj un Se âmm n*en ont poiçt. Ils cmt 
lllis trois kiiir Wminin » mtÙii^ pas urn s 
llBRfie^. êcnreniient tous l'Article indéfini. 
f II me iemble que nul ic pas im mar>^ 
liant une ^cliifion (Jus forte qu^ai^àun. 
^Btrfonm eft encore un pronom indéfini 
iMiégatif : ptr conféquent ileft te plus 
luavent joint | ainfi que Içs prétédens » à 
hi particule négative ne; alors il fignifie 
Mhommi^nisUifomnii. Jamais par confé« 
fuent il ne fe dit des chofes. fn. Perfonne 
^fingi àfinfabttr Vàtêsm Uffâuni de 
perfonne mieux- que de moi. * 

^ pronom» comme oh le rckp fe 

. N v . 

'^ ■■■•..'• . • • 



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n.. 



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h 



apg T bIa î t 4 

tâéctiiic avec rArtiele indéfinî : il 
ble ctre mafculin & féminin ; cependant 
lorfqu'il eft pris dans la (ignification qu'oa 
.vient de lui donner » il faut toujours met^ 
tre l' Adjeàif qui lui répond au mafcu^ 
câlin» Ainfi on qoit dire : jenMvâpafork' 
ne mieux inftruit que lui de cette affiàtu 

Quelquefois Ice çtonom , verfonne ^ t& 
tnterrogatif|&i alors il ifignine^izeZ^u'im^ 
comme dans cet exemple : Perlonne j^eut» 
U aller contre Uj mom^emens de fa cmfciemef 
ce qui eft la même chofe que fi /je difois: 
Queîqi^un pemil aller contre les nwuvetmfU 
àtfacor^cknctli^ / y 

, Il en inutile de faire remarquer \à 
la difiëreace de ce pronom indéfini, |«^ 
yprnic^ avec le mot /»er/ôiiR€ /6ubftami£| 
qui fignifie un homme ^ unefetmme. Celtti^ 
ci eft féotiiiin » fe dit au pluriel comm<? 
au finguliçr^ &{e décline avec YAnkk 
défini. £x. Taïvù, la perfonne (iont vm 
m^aviej parlé, elle eft tris aim(d?le- Les per- 
fonncs Jenfées n'aprouverentpas cette déêfustt 

«te ♦ 

C^ÈM y tertaîne ^ eft un^ pronom ifl# 
défini 9 qui eft proprement un Adjeâif S 
» OD l'en lert aux deux nombres fingulier 
6c pluriel. l\ fe décline quelquefois avec 
ÏAnicle l/w^ une & d*auttçs ibis avcf 
/Artkte iadélini» Oa dit» up certaio 




! 



( 



D tr Pkonôm.- âpf 

yii^iurj ic<:ertzine$ gens ^r ai ûSi dire 
è certaines femmef ^ frc. v^ 

tt ^uire eu un pronom ind^fiiii des deux 
genres & des deux nombres ; iL prend 
KNis les Articles. Il eft tantôt Subftan- 
ltf& tantôt Adjeaif. Il eft Subftantif 
(bas d^tte phrafe : Un autre m Pêm traii' 
mk piuSi modérément ; 6c îi eftlttijeélif 
dans celle ci : je n'ai peint étudié d'autre 
jj/bteué que celui Ur 

v^ tQuand oi/rre eft Subftantif , alors il dc»t 
Itre regardé comme un véritable pronûni; 
l»ais lorfqu'il eft joint à un SuSftttnti£> 
^a qu'il eft pirécéaé du pronom conjonc- 
M en auquel il fê rapporte comme à ion 
Subftantif, on doit en ce cas le regarder 
famme un Adjeâif ordinaire , & non pàa 
lomjciie un pronona : car dans ces occa« 
lon^ il fort de la recèle, qui veut aue les 
|rofiontis tiennent Iteu du nooa. Atnfi il 
iflpu^remem Adjeâif dans cette phrafe : 
^uandj aurai là ce iiVre-â^ je vmu en iti 
miukrai un autre* 

t>l/un l'autre s'emploient » pour marque? 
aa n^port réciproque entre pbifieurs pér- 
imes ou pluueurs cbofes* Ils admettent 
fan & l'autre les deux genres & les deux 
aonAres ; mais le premier eft toujours aa 
Nominatif. Ex. Pourquoi vous faites youi 
b guerre l'un i Tautrc i Us-font ennemU les 







■HP 



/ 



|0a T B A 1 T * ^ 

uns dei tutre^. Voir & îtmfymfodùfim 
Fun «yic rantlrc , flcc. | ^ a 

Vun &' Hiiim ^ pronom indéfini » fe 
décline par PArride défini , chaque mcfi 
en particulief ; iâtmUt intajmt* à tm 
Cr à féoart ^jtfi. Il fcrt à défigner l'iuik» 
ée deux objets déjà nommés. Il eft des 
deux genres » 6c a Um (duriel » les imr 6r 

Uiàutm^ • • '^ . '• '"^'^ 

Quand l'objet n'a pas été énoncé a?iÉt 
le pronom » il Aint le faire fuivre ittÉé» 
diateaikent après. Ex. fd (un & tmà 
«il également bons. v^ 

Aumis pronom indéfini i (tgnifie IC 
fénénd la tuons. On ne peut gueres litil 
^figner de genre , puifqu'il ne reçoit «i^i 
can Adjeâif. If né fe dit due des peÉ^ 
fenncs » & n'eft en ufagt Qu'au Gémriil 
Datif & Ablatif du firtgulier; dJémmÊ; 
à autrui ^ iêiuni^ Ex. d miftn d'autnti 
m mus tmsdugmns» Ntfêktsfmnt à autrttt 
fi fm vms m V0uàrk\ fus qum yousfli.* 

rU^eurs eft encore un pronom ind^ 
fini , oui n'a que le pluriel des deux gca- 
xes » & oui fe décline avec l'Article kh 
défini. Il lignifie un nombre indétersd* 
né de cbofes ou de perfpnnes. H «A 
quelquefois pronom , le quelquefois ad» 
Jeait 

Joutes (^ fois qu'il eft pris d'uM 



©Tt Pu o ko m; |ci 

l||itîgtg indéterminé , il eft alors mo« 
ioBt; comine dans cette phrafe : Pli^uiis 

i Quand au contraire il eft uni à M 
||irf)ftantif> il retombe dans le cal des 
Adjeétifa ; comme , Plufieuf^v^iireiiri an^ 
$BÊS Ci faii. Lu Fratwe à fèodm plufieura 
juumts fçavunuu ^ > / - 
ifmu^ toute* tous, touàs* fe décline 
ficc l'Article indéfini , & fignèfic la plus 
gHHide partie de l'objet/ auquel ce mot 
jift joint i comane , Tout tumum* toun 
Utme* tous les bommt^^ toutes les viUee 

fcii peut fe rendre foiivent par chuqut^ 
Bomme » Tous Us jom* i tous momens; 
^eftrà-dire» chaque put* à chaque mor 

^f Lorlque t&ut au fiiigulier malculîn eft 
^am un Nom . & que ce Nom eft fuivi 
#iitt due* alors tout fi^ifie bien que* quoi-^ 
mu* ae même que quelque dont nous avoos 
^é ci deflus. En ce cas il eft > à pcopre^ 
SKnt parler un véritable adverb^t ainfi 
qu'il eft aiiié de le fentk dans cet cxern^ 

£: Jout inarèyahUs que font lus aSHom é 
iiXIV. . ^ 

> Il y a cependant une exception a cette 
règle : c'dl que le Nominatif pluriel fémi- 
nia touus peut en ce cas (uivre fon inflé« 



J 



^' 




•> 




1 



fOS "Tk AI T* 

«ion* Amfî on dit fore bien : TontadéHiÊf 
^i0$sjm;o}k l'on voit que toutes teat^ 
place (Qtt bien le mot tout dans le ftnt dooi 
noué pârbn^é , . j 

' Mais fi le mot qui fuh touHs communiai 

£r une voyelle, alors on ne doit poiai 
e tmues^ mati fuivre la re^le généralti 
& dire tout* Ainfi on dira : ^out adtm^ 
Ues qmfint lu conquêtes dUAkxaniniU 
( non pas unaa admirabUs* ^^j<^ 

Il faut encore renuirquer , que iwd^ 

. toute & toutes 2i\x Nominatif fignificnt ai 

certaines occafions entiérementétlt. Jeft^ 

tout abattu. Elle ejl toute malade^ £lUsfiê^ 

toutes fraicha. ■'^^M' 

Mais il y a encore ici la même excep 
tbn pour le> féminin pluriel toutes ^ qui 
pour ce mot dans la fignification de ^Mûil 
fUf / c'eft-i-dire y que fi le mot qui fuil 
commence par une voyelle » on. fe fen 
alors de tout, & non pas de toutes* Aia| 
on dit : Elles font tout étonnées. ..14 

^ l'égard du Nominatif pluriel maiof 
fini9iu\,on ne doit jamais s'en fervir ea 
ce cas, mais de 0ut* Ainfi H faut djtr^ 
tfoufjbmmes tout neufs m cette matière. B^ 
font encore tout étourdis de la voiture., ^ 

Mime* pronom indéfini , a deux (k 
gnifications. Tantôt il fignifie parité^ 
xclTc/chkmaçcj. CQmme <^uand je dis ; i\btfl 



B tjr ?ItÔ HO W. 5«| 

'10m Icf mêmes i4es ; c^eft-à-dire , paràl^ 
kt oufinAlabks vues. Quelquefois auffi il 
^pûfie identité ; comme dans cette phrir* 
fe i &eft le même Soleil qui édaire tEm 
mpe^Mfiriqyt. . 

'fi On fe lert fouvent de ce pronom , 

£)ur donner plus de force aux Noms 
bfiantifs ou aux autres pronoms, que 
Ion met immédiatement iavant. Alors il 
Micnt lieu ^'Adjeélif; comme dans ces 
txpreffions : Diftt mime > le Prince mime, 
§m même * eux mimes » le bonheur mime ^ tstc. 
Il arrivé auffi fouvent , que c^ mot n*a 
sq»port à aucun Nom exprimé bu foufen- 
Widu. Alors il fe trouve toujours précédé 
4'iin Verbe & fuivi de fuf ; & il cft dana 
ce cas adverbe ou conjonâion \ comme j^ 
jèrous iirdr même que, (fCw 
; Qui que ce foit , ou qui que ce fût, ( est 
run& 1 autre font en ufa^e) fe difent des 
pcrfonnes & non des cnofes, & feule*- 
Bent au fingulier mafculin. Tous deux (e 
déclinent avec TArticle indéfiai* 

Mis fiins négation , qid aue cefoîtCignifit 
mmnque , ou quelque perfonne que ce foie. 
tx. Je défie qui que ce foit de lefiùtenin 

Mais avec une négation exprimée par 
«e panicule négative , ce pronom fignifie 
perfonnt. Ex. Ne le dites à qui que ce foiç. 
<iui que ce foit rioferdt f avancer» 



I 



X 



s . 



|0f. , Teait* 

}uûi que et foit* o\x quoi que ce fut ^ ai 



^ dirent que des choies , & au ungiilUr 

it, & prennent l%fd- 
4le indéfini. 



jpafculin ieulement» & prennent 



Mis fans négation, ces deux pronom 
ii|;iiifieot qutlqui chofe que ou qiâ \ ic avec 
4lne négation ils fignifient rien. Ainfi 
qu^nd je dit : Quoique ce foit que te$ 
pouà\donne * recevez le i c'eft comiae fi j| 
difoit f quelque ehofe que l'on vous dmrnk 
Mais quand je dis : je n'enjçai quoi que 
ce foit t^ela fignifie^récifement , je irii 
fpai rien.\ . 

Kien , eft auffi regardé comme un pco» 
nom indéfinie lorfque ce mot n'eft pa| 
pris fubftantivtment pour fignifier le té^■ 
dnt ou la privnîon d être. 

Rien a pronom indéfini a deux figfûfif 
cations oppofées ,\:ar s^il eft accompagnf 
ide k négation ne ^ il veut dire nulle ckfii 
fi au cofitraire il eft ùkns négation , il peut 
fe tourner par le m6t quelque cho&^ 
ou aucune cbofe. Ex. Du premier Ctfb 
Kien ne peut le détourner défis occupâàom. 
Jl ne fange à rien. Iln^ejlrefponfable derien^ 
C'eft-i'dire , nulle ehofe ne peut le détourr 
ner &c. Ex. Du fécond cas. Je douum 
rien foit capable de le faire ehanger dejen* 
Éumm* Y a t-il rien 4c plus dejirable que k 



n xj P, it o 5f o M. jtr 
^ r Ceff-à-dirè. Je daiie que fttïqm 
éûfe fcit capable &e. \ 
i : Jieit peut encore fe tourner par iris peu ^ 
COfldme dans ces manières de parler : /{ 
gm cette Mmfim pow rkm- Il m'y éfimqm 
jibâai écrit. U ii'y^i rien /ci à ce village. 
Ccft comme fi Pon difoit : il a eu ente 
Mejfonpowr très pm iêrpaiu^ Uy a très peu 
étends que je lui ai éent. Hyatrkpmàe 
4min d'ià a ce village. 
«^fOn voit par tous ces exemples que c'eft 
me raifon qu'on a mis le ipot Mien aa 
aombre des pronoms » puifqu'jl tient la pla- 
cide plufieurs noms. Imut remarauer que 
4:f pronom ne iè dit que des cWes & 
fifil fe décline avec l'artick indéfini. Si 
CI mot eft Subftantif on le décline avec 
£vticle If ou rniâc pour lors il a un plu- 
iiû\ ainfi on dit : un rien famêffèi Ce Jmu 
iefrhns. Le Rien du C.âe Â. 
'Tels eft jrantAt un pronom indéfini» 
ft tantôt un adjeâif. Il eft pronom in^^ 
défini s'il tient h place d'un nom com- 
me dans ces phrafes. Tel fi erok m fketds 
qâ a tout lieu de craindre. Un tel m une 
ftttr nfejl venu voir. 

Mais ce mot eft adjeélif s'il marque 
la qualité de quelqu'un ou de quelque 
chofe. Ex. Je ne vous crois pas ul que je 



^• 



'.> 




5b» T K A I T « 

fefptrêis. Votre maladie ejl telle qJon % 
ftut la guérir, icc. ^è 

Quelamque. Ce mot n'eft pas d'un grand 
iifage. Il ugnifie nul j aucun ^ & fert ip^ 
lement pour les deux Geiirés. Il n'a point 
de pluriel. Il eft ordinairement précédé 
de la conjonâion he^ ic d'un Subdantil 
Ex* Ceft UR homme qvà n'a chofe queké^ 
qu$f Sec. ht feul cas , oii il s'emplo^ 
làns négation eft dans la formule fuivitt- 
te : Nonobjlant oppojition ou appellatm ftd^ 
ionque» '^«* 



OBSERVATIONS 



\' 



Sur quetqum- ptortâms dont m confonHA 

fiuyent t orthographe. .1 

■< "^ 

Dana te Traité des Articles nous avo|k' 
lait voir que £e^ la ^ les étoient du norohil 
de ces parties du Difcours , & eependiil 
oa a vft ces mêmes mots mis au fiag 
des pronoms Qin jonâifs. Je vais tùtt 
voir \ quelle marque on en reconnutdi 
la diflèrence. ^ 

Lis la» let, font des Articles lof^ 

Îue ces mots précèdent des nomt Spb- 
antifii donc ils defignent le Genre & le 
nombre. Comme : Lt livre» la malfc^* 
lei kommeh 
Mais ils font des pronoms conjondifc* 



/ ■■■• ■ ■ ■ j 

r>jj P R o w o m yyf-^ 

^te (ont joints à des verbes dont ils font 
le régime. Éx./e le blâme» je hfavorife.». 
je les aîme. C'eft comme fi l'on difoit je ] 
WmeM , je favorife elle , faime Eux m . 
Elles; 1 

* Remarquons en palTant que le mot ta 
eft quelquefois adverbe.; ce qui arrive 
toutes les fois qu'il eft joint à un verbe ' 
iéont il mirque les circonftanpes & qu'H 
fcrt à defigner le lieu & la fitaation ïi. 
Je vais là» je fuis là» je vieru delà»^ ' 
wmsçroyoislà. &c.pn voit que dans cette 
accaiion on doit mettre un accent grave 
iiirl'à. > 

fr Se f prQOom Conjonâif & ce pronom 
doBonUratif font afle2 fouvent confond 
ittf enfemble taht pour rorthographe que 
•tour la fijgmficatioiù Voici le œo^ea 
m If diftmguer. • 

-Se, eft pronom conjondlif lorfqu*il 
tft jointe un verbe , comme il je liue, 
9 fi blame^ lU fi cherchent. &^ 
V Ce , aîi contraire eft un pronom déw 
nonftratif » puifqu'il fert" A démontrer 
fèbjet dont il s'agit , ic qu'il a toujoun 
fl^)port à un nom Subftantif. Ex. Ce livre ^^ 
te tableau» ce portrait > « grand homme* 

Il s'en fuit donc delà que lorfque l'un 
4c ces deox pronoms çft avec un verbc> ik^ 



■> 




I l. 



t .» 



508 Tu A I T* 

doit «"écrire par une S. 8c que s*il eft 

devant un nom , il faut Técrirc avec un C. 

Les deux pronoms C« & St% font 
plus embaraflant» car ^Is (ont mis lOiSi 
deax avec des noms Subftantifs. Car on 
dit : Ces jardins^ Ses livres. v 

Le preii|icr . qui cft demonftratîf 1 fe 
connoit ficilcment par le fens de la pbrt« 
fe* qui feit voir que Ton montre iéil 
qu'os indique un objet. Ex. Ces jami 

Îuefapperçois tià mefamjjtnt fort htirnî 
Ztd Ailét» fom bien couvertes. On ftit 
aifemcnt qu il s'agit ici fimplement dl 
démontrer ce qui trappe nos (ens. f 
Il n'en cft pas d^ même du fecod 
qui eft écrit par utie S. Il eft proiiM 
poflcffif . c'cft-à-dirc qu^ilfcrt i fkirc t# 
noitre que telle chofe appartient à hSê 
peffonne. Ce qui fe comprend égalemli 
par le fens de la phrafe. Ex. Un bon péi 
àam fis enfâm. Néron étoit fi cruel frt 
porta fa fujHs i fi tmUer contre Ud. 0| 
Ton voit que le pronom 5ef marque qi!;; 
les Enfans appartiennent nu Père , & W; 
Jes Sujets (ont i Néron &c» "^ 

Ainfi il faut écrire Ces , pronom é^ 
monftratif par un C. Et Ses f^onàà 
pofibffif par une S^ 

Quoique les mots Cefl & S'ejl ■• 




V V P R O H O M* 9OJP 

s des pronoms , cependant i eau* 

ur confonnance avec Ca & Sa^ 

qu'oi) peu les placer ici , & éta* 

e règle pour faire conooître dans 

occafion on doit mettre une Se 

C. 

Si le verbe être eft pris Subftantivc*<> 
iB^ot^ c'eft-i dire qu it defigne (imple^^ 
peut la chofe ou la perlonne 9 il &at 
f^t un C. avant lui* Ex. &ejl lm\ 
pé eUe . Ceft ce livre. Çeftfe tromper. 
IllSi au contraire le verbe itrcj, t& auxi* 
litre , c'eft-i^dirè s^il eft joint i un 
jprticipé pafllf » il exige pour lors une S» 
^ Il s'efi bUffl n s eft perdu &c. 
% Ex. Des deux enfemble. Ce/l hd mé-* 
Jlliem s efl trouvé dans UJaré^ 
mon doit auffi preiidre garde de coiH^ 
liodre leur . pronom pofleiCf Se kwr è 
pooom conjondif. 

wLtur . eft un. pronom po0è(&f loriqull 
!§ joint à un nom Subftantift & qi^'il 
m marque la pèflêflioii. On doit y ) 
fhe une S » u le nom fubftantif qui le 
iMt eft au pluriel 9 car s'il étoit a 
l^er il ne faudroit point d'i. Parce que 
ne (ê rapporte pas aux Perfonnet 
qui la chofe appartient 9. mais à lacho** 
iê même.' Eiç. t>u fing. Leur pruimc% 
fcf fâuya* Je meprife leur or > leur 0T^att% 




T • 



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N 





S|TO T R A T T * D U P R O NO M. 

Cfi tn^am avoient un grand refpeS /wd^l 
Uur fert. Leur cft au finguUer, pareeH 

2UC , prudence ^ or ^ argent :, père ^ font a« 
ngulier,À que c'eit fctilemcnt à Tut 
àe CCS noms que leur^ fç rapporté 6| 
non pas aux pcrfonnes dont il s'agit 
dans la phrafe & qui précédent Iç root 
leur, Ex. Du pluriel J'ai yeca che^ dif^ 
Jmns peuples ^ ù^j ai étudié kurs motwts^. 
leurs ufages^ Xtv^coûtumeSa leurs bix. icç*i 
Mais fi leur cft joint à un verbe, 3 
cft pronom conjonâif, & pour lors îÏh 
ne Mut jamais y mettre une S. Ex. »fe^ 
leur dirai cela * Û leur parla en ma faveiMÊ^ 
Vous leur écrïrti pourmoy. &c. j?i| 

l Enfin il faut encore diftinguér oà|i 
pronom relatif i d'avec ou , con jonûipHii 

- Il cft pronom relatif i'il peut fe toufe:^ 
ner par auquel ou dans lequel, & pem 
lors II faut mettre un accent grave fut; 
rù Ex. ^yoye{ le danger où vous rnexpcfe^u 
Cefl-à^ dire auquel ifous m'expofe^. Ou âttk 
pous? cefi-À'dire déuis quel lieu alUxyomh 



.^^ 



ê- 



ècc. 

. Ou cft une conjondion s'il marque^ 
une altcrnation \ & il s'écrit fans accent. 
Ex. Jeliden parlerais au je luiVcriroi* Jjfit 
pu fêtes autre chofe.^ 



TRA ITÊ 

DU V E R B B 



i<-f: -'■ ' 




[■ 



L n'y a point de partie du dif- 
cours dont la définition ait 
tant endkbaraifë les Grammai- 
4riens que le Verbe. Les uns 
fliliit que kVerhetfl ceqmJîgnyU Apr\ 
tiirou itre. Les autres que c'étoit m 
mitint le prinàpal vfigtgt ift dtfigMer V^f- 
fmation » 6c l' Académie Fraoçdto l'a dé« 
imime péùrtié d'oraifan qui fi conjugue par 
mii ù* par tempsm 

-iiStns entrer daiis aucun ^amén de ces 
jiiërentesf .définitions » voici ceUe que 
ibi» croyons devoir adopter par prêté* 
m^. Lé Verbe efi un mot qm élfigne tétat 
tes dhtfts & dts Perfinness ùsaSions qu'elles 
ftflf9u ks impreffiomqueUesrefoiyem. Cette 
définition exprime xe qui ell eûèntiel au 

£q\u: ce md hxl tSt accidentel il & dé4 



i 



\-:- 




4 




. #• %r >m m 



S-rt 




^'«r 



* 



V 



\ 



1^« 



Trait* 







^'1 







>v 






finit : uhi par^ d'Oraifon qm rtçùHi 
fes infléximis 0U Variations . apa àp 
àt Meda * de Temps j it Ptrfùmm 

I)[onAns* . / . 

On compte ordiàaireisicfit Ciil^ 

i^ Verbes qui font 

Lç Siiftaotif 
L'Adjcaif, 
V^ ^tc Neutre, 

^ lie Réciproque # 
; iflmperfiàncL 

pdipiis tix^^y SpftkttTemploi eft d 

2ièr le i^ppûi^ 4^^^ 
Xv Je jiît JteiiBa^ Le tctb^/îtfi fort jwj» 

faiireMXv. iOn wit par ce que je ^i^^ 
dire Que le Subfllantif ne contient eaw 
miViw «ffinwttïoi fim^^ »ocutiei|^ 

nt idéèv c'eâ dé-14 qu'il iirend fo»wjl 
de Suljftanitif , pJrce que de môme q«ll 
nom SubftiBtifi i^r ne marque aucun ilp«* 

port à quelque èualitë. • , ^^^ 

' . Le vobe Subdlnntif &w eft tf unjnij 

^B®X î*^c^^ ^ pronom démonftratlli 

Ct au3t\roifiémesj)èrfonne9 du fingulier* 



■ ■i<\ 



p u Ve m n ». |ry 
igfaÉi Je platreri O font la plus hçmlics 
miuivt monde* 

H Jleft encore d*u(àge de mettre Ce après 
It ttrbe kHàtmltt phrafes qui iriterror 
glQÇ. S;k. J^/^cc lui ? £/?-cc ia coiatime f 

Obfervons i*^, que le verbe ftre de- 
iBeure i la rroinéme |>erronne du finguw 
kr 9 quoiaue fon nominatif foie k une au- 
!!€• Ex. <7^ii*pî> Vç/ïtôî. c'eftnous. \ 
;a^« Qu'il peut être employé quelque^ 
lois au finçùl^er, quoique fon nominatif 
(bit itf pluriel , fur-tout fi le rerbe fore cft 
I quelqu'un de^ temps compofés. Ex, 
Çmroit étiUsphufçavans du collège ^ frc. 
Ty^. Qu'il fc met devant l'inÉmitif im 
COinme' dans cette manière de parler: Gtjl 
mfage que de profiter d^ fautes iamruL 
If Xre verbe ttre&mdé quelquefois^^UsT j 
VJlBîis on ne s'en fcrt <](u'tuxpreterits. EXé 

h fus hier à là camfiagne. fâi été ce mam 
^âUpromm^. 1 

T: Il fe prend aufli pour le verbe demm^ 
m^ B%. Je fuis dans Paru , je ferai tantôt 
PMI lejardm. Toi été long- temps dans cette 

m.orc. T ^ ^ ^ :- 

, Enfin il eft v|crbe auxiliaire lorWil 

' fcrt à conjuguerl un autre verbe & à tor- 

ner le" paQiti comme nous le dirons plus 

Je remàrquemi ici que le verbe Auxfc 




a#% 



T • A TfT é 




41 




A 1 ■ 



.3. ix' 







> • / 



^14 l Traité ^ 

J^ire #e femble le ièul qui foit nécelk 
faire dans notre langue. Eneflèc au Iicq 
4^ 4ire > / «îiî» » vo\a UJtXf ibparkm^ n*au« 
toit-on pas pu <iire plus fimpleinent : J^ 
fuis $imam^ y<Hts itts Ufitnt y Us font fm^ 
itfltfx , &<;* On auroit épargné par ce 
moyen un grand nombre de verbes; mab 
brièveté de Texpreffion a porté 4es horon 
esi en imaginer plufieurs , dans kfqucli 
qui sVxprimeroit par un ^jeaif| 
,., ^ujo0rs comprts^Au refte la vartétéi 
^harinonie & la }u(lefle que ces vcrbii 
prpduifent dans la Lanrue Françoife , doi» 
veut noua empêcher oe nous piaindradé 
icur miikitude » U de leurs différettei 
ConftniAions. ' ' 

* L^ verbe hn nVft pais le feul qu'on doi^ 
Vf f egi^dcr comme fubftantif. Il ]^ >ai 
a plufieurt i qui en onc quelquefois' Il 
Cmpco 9 <moiqac dans d'autres occafions É 
fpient aàife oa Neutres. On çonnWt qa^è 
looc iubftti)ti& quand ils font fuivis d'un 
nom adj^iâif qui fe nipporte au nomiiMi 
fif du verbe , comme dans ces phnftn 
Cerre îulipt dxvUm belle. Cette couleur èh 
\^kiu fâujfe. Sm ifenfée mi femble Julie. Pbtr 
fieiilri codeurs mtUes erfmnbU séipf^ 



Du Verbe 4aif. 

||,ef veAes qui exfrimtnc l'afBrmarioa 
érec quelque attribut (è nomment verbci 
4|f^îfr ^ & c'eft dass cette cbflê qu'oi 
f^( l?nççr U% quatre autres ibrtes di 

X*^fl/7 marque ràftion du nom fur un 
tfline dillingué de lui. Ex. La MUfophk 
ikwme ^ yérué. Oo voie que dans ceti« 
^^{t raftio'n de i^yrîr paffe àtiaM^ 
'e, qui eft te nom Subftaotif d lu 
qui eft le terme dÂiiîvgtté de lajAît 

^1^ Verbe Subftantif «c le Verbe MBàl 
Il préreotent d'euiC-mêmès aucun bm 
^plet^ s'ils ne font fiiivis de leur vé^ 
a^^e; cVfll^à-iJirp, 6 le.veirhc Subftaaiif 
fécédc un AdieéUf^ ou un iSMimf 

fi fubft^iintif à IVçulàtif. Ex. hfim «p 
Mnois tve forment aucun Cens cpoipletf 
ilis ils en formeront un 11 vous leur dpn- 
itt à chacun un régime , coipme ; Jêfm 
W$'m9^jecormistarartu^Ù'0. 

Du Verbe Neutre. 

XiC verbe Neutre eft celui qui par loi 
Mme 9 & fans aucun régime » a uaç 
%nificaÛQ9 àéteroùiiée » qw"^ 1 J< M^ 



\ 



J 




\ - 




y^ 






H- 



Ett Trait* 

^ je dors^ jt langm^ Crc. Ceft le vcrbé 
3ui eft confacré pour exprimer Tétat 
'une chofe, & lliabttude plutôt quç 
rtâion. Cependant il fert aufli à mar* 

Îuer les adions ; mais ce font celles | 
ont k terme n'eft pas dIfRfrem de TA* 
gent» ou du nominatif du verbe; coai<^ 

Èkt t J€ marche^ fyc» 

Le fens peut fort bien rendre neutre 
tth verbe aâif. Quand je dis , par exem- 
ple , Je iifirt sjt crains * je ne donné point 
de régime à ces verbes; & Tidée qu*i!$ 

réfentent fe ei^çoit fans aucun nipp9f( 
UQ terme particulier* ' ^''^ - 

■ ' La plupart des verbes neutres fe c6o^ 
|uguent dans leurs temps compofés corn* 
ime les verbes aéHfs » avec les temps flol^ 
>les du verbe auxiliaire AV^ir. D^autitl 
t contuguent dins les même temps wf^ 
les temps (impies dti verbe auxiliaire bitS» 
L'ufage fera connoître les uns & les autr^ 
plus rarement qu'aucune rede. 

On doit remarquer cepenoant , que lei 
verbes neutres dont les participes paMj 
font adjeftifs déclinables , & peuvent êtW^ 
fotnts à des Subftatitib mafculins oa 
féminins, fe conjuguent avec Tauxiliaire 
Irrf. Ainit» comme des verbes arthnt, 
tombera on peut dire, un homme arrïri^ 
mifonnui tmbét* on dira aui& » yJA 



t 



ifriyi, elU eft tonéée. Au contraire les 
' f^^ neutres dont les participes paffifii 
(bot indéclinables , fé coojugeiit avec 
f auxiliaire ayoir. Par exemple » des ver* 
bcs régner, dormir , on ne peut pas dire^ 
fg^^homm régné, wk femme d^rmie ; par 
cotiféqiànt on doit we» foi régné, elk 
$ dormi. 

D'autres verbes neutres prennent Tau* 
xiliaire ém ou apw, félon les différentes 
drconftances de teoops & de lieu où ils 
^nt employés. Ainu on dit , il efl allée 
£ il a été; il eft demewré, & il a demeu* 
ft; ilefi monté, 6c il a monte ; il efl paf- 
fis icil a pajfé; ileftfirti, &c il aforii, 
^/Dans ces pfarafes; on voit» i^. que 
. 1^ verbes joints i difl^rens auxiliaires » 
l^riment diâérentes circonfhnces de 
llmps» ou plus proches t ou plus éloi* 
pées; 2^. que ceux des verbes» neutres 

S* pr(,*nnci9t tantôt Tun & untôt Tau* 
auxiliaire , font feulement ceux dont 
i^ panicipes paffifs font déclinables. 

ti ' Du Vtrbt réàprocjue. 

I^S Ferha réciproques fie font autre 
diofe , que des verbes dont le nomina*» 
tif 8c le régime font les mêmes /ou la 
laême 'perfonne ; comme» je me moque 
je me reperu , jt me hlejft^ ù'c. 

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S. 



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jl8 TiiAiT* 

/- Tottf l« verbef aélifs deviennent ri- 
cif>rôqttel , dès que dans une phfa(e lèiir 
lidminiitiC pe«f agir fur lui même. Qéi 
te qui nous fera diftinguer deut fortel 
de terbes rédprûcjuet ; fçavcir , kl ve^ 
bes réciproques neutres » & les fetlKH 
lâifs réciproques. 

Les premiers font de véritables ver!)a 
neutres , auxquels Tufage a joint faof 
beaucoup de raifon un régime red^ifth 
que ; comme , je m'en vah ^ je me ripaù^ 
je ffttnnuk , éc. Il eft clair que le régij 
me eft inutile dans tous ces verbes ^^ 
iuroient pu être purement neutres,^ '^ 

Les réciproques aftifs font de vérftjf» 
blés verbes aftife , dont fe nomînatf i|d|t 
fur lui même: ils s^exprlment par le pwj 
nom perfonnel mis au cas requis déVtt^ 
k veite. Et. Jt nihahilU. Je me mê 

La lignification de ces verbes n^i ilSi 
4« diiTérent de celle des verbes aâin} 
mais Us ont quelque difflrence. t)ûur h 
formation de leurs temps compotes. Les 
verbes réciproques prennent à leurs temps 
compoféa le verbe auxiliaire f^e; & les 
verlMt *éWfs fe fervent tou)purs de gau- 
fre auxiliaire , qui eft le ycThtlamr* On 
dît * raétJf , fâi aimé; & au Réciproque, 
je me fuis aimis & non pas , je m ai am> 



D d V i 1^ t B. }^ 

iS^éft pour cette raifon , que nous en 
^fons une clafle particulière. 

*" Du Verhe ImptrfonneL 

Les Verbes Iraperfonnels font ceux, 

ÎXk ne s'emploient qu'à la troifieme per- 
nne du fmgulier ; comme , il tonne, H 
fkut^ H fait bemi ^ il faut. &c. Le pro- 
ttom il doit toujours précéder ces yer- 
bes; & il leur tient lieu de nominatif. 
Jl tient même la place de toat un mem- 
bre de phrafe, dont ces verbes font 
quelquefois fuivis , & qui devroit les ré- 
gir. Quand je dis , par exemple : il eft 
$tàu iê mùurifvtfhrieur s mourir viltorkux 
qui dpvroit régir\f/ï beau, eft remplacé 
fir Ic^ronôm ily& c'eft la même chpfc 
l|tte fi ]e ^Hibisr; fc mourir Vîflorieax eft 
beau. On voit que pluficnrs verbes neu- 
ves peuvent devenir imperlônnels ; com* 
0ie , il arrh/e ^ il jatoît . il femhle ^ &•«• 
Ces verbes nous font venus des Latins ^ 
qui les expriment comme nous ; oportet, 
mai\, pluii^ &a 

Du Ferbi pajjtf. , ' 

A proprement parler il n'y a point 
en François de verbe paffif ; c'eft une 
pbrafj entière dans la quelle le verbe 
auxiliaire être eft joint Ji un participe 

O njj 



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Tf V 1 E B C. 



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^ 



31a Tk A 1 t4 

paffif. Ex. Jt fm aimé j tu ts puti^ïl^ 
nçus &c. 

On fe feft da terme dé G>n jugiiios 
pour exprimer les difTerenres variations 
d[u verbe , & ces variations fe diftinffQent 
par Modes , Temps I Perfonnes 6c Nooh 

Des Moda. ; 

„ - ^ t •'[<¥■ 

• i ■ . , >,. * 

m plus partvdesGnmmairiens recoOK 
noiflènc 4^ns le yerbe 4 Modes f q^ 
font, ' 

L'Indicatif, 3 

L'Impératif, 

Le Subjohâif , Conjonâif ou Optadfpl 
Et L'Infinitif. u 

Nous nous femmes cependant détS 
winit è. fi'en recpnnoître que deux M 
lél raîfons fui vantes. /f 

, Les Modes font diverfes manières d'ei* 
primer un verbe félon qu'il eft employé 
abfolunént ou conditionnellement yk 
J)ar confequent nous ne diftinruerons que 
deux Modes , fçavoir Vhmatif 8c k 
SiibmSif. 

VInJucatif fert k exprimer difeâeffienr 
te d'une maniei^ pofitive , indépendam- 
ment de tout autre mot , les temps divcis 
du verbe. Ex. faim tkijloire ; Je oââm 
ki fikncts. 0CC. 



% 



^ DU V B m,B I. tz\ 

\JU Jut/onfij/' qu'on, appelle au(fi <5»- 
îîpi/ ou Optat'tf ne s^mploye gueret 
jli'àprès la Conjonâion que^ gouvernée 
m un Verbe ou par certaines prépofi-- 
fions dont nous parlerons dans la fuites 
tt.SuppofomquU vienne. Le verbe JR 
rimne eil au Subjonâif parce qu'il n'eft 
pu placé abfolument dans cette Phrafe, 
mail à la fuite d'un qyt^ précédé d'un 
Varbc. Remarquez cependant qu'il y % 
*^4iucoup de phrafes oà le qiu nt régit 
jnt un SûbjonéUf. Ex. Je crois que voum 
!{. f^ous êtes perfuadé que jt prends vas 
iueriis. &c. 

^ l^our connoître cette dtâèrence il but 
^ire attention que les temps du Subjonc- 
,|ii n'affirmant jamais qu'mdireâemtnt ( 
.Ittlieu que les temps dfe l'indicatif affir* 
lient abfolument ou direâement , Ved* 
ladite qu'ils forment un fens complets 

V Impératif n*tR, autre cbofe qu'un pré* 
fknx de l'Indicatif dépouillé du pronoia 
k aflcz déterminé, puifqu'on ordonne 
abrs à la perfonnie même à qui l'on pi^ 
.le. Il fert i commander , à prier , è ex« 
honer , à encourager , à permettre &c« 
Ex. Lb^ écriwef^ niarehom ^ park%. Sec. 

Vir^mtifcxf rmt (ans affirmation Tac- 
don du vei^be , 8c en confcrve le régime 
^C'eft un vrai nom^ubftantif qui n^a ni 





r-'--^- 



genres ni nombres , & auquel on ne pe^ 
pts joindre â'Àdjeâif. Ex. Faire ufien. 



kumtfAflmns (kc. On ie 
décline quelaueMs avedrarûcle indéfini; 
tLE. Té Ml htm fiyre à lire. Lt tmft d^ 
Il^f «ce. 

Dit Temps^ 

Il ne peut jr «voir oue rrob temps; 
puHqu'me tkâ/tfcfiét , seflfaitt oufifirêj 
«flfi «es trôiftempt font: 

Leprâent, 'J'aime. / 

Le paflfié , J'ajinaie ;, 

& Tavenir ou fatur J'aimerai 

X^prrfîf» mtfque que la cliofe qu'on «• 
firme eft ou fe fait pendant le tempiqu'àl 
parle. Ex. Jt mardie^ jt Ur^ î écris ^ «c; 

Le pt^é défignc une cnofe arritét* 
comme foi tffmrl fai h * jm parlée IHU 
mjémai y je lustre p^rUà* 
. Lifaatr fett i indiquer qu'aune chofc fe 
firra dan» un temps avenir. Ex. Téamtttd* 
fttrâwaitUrài^fe me promènerai ^icc. / 
Le préfent eft le feul qui n'ait gn i 



manière de Y<5«primer ; mais H n'en A 
pat de même Jles deux autres temps, id 
ftffi^fvrtxtmfU, s'exprime de cinqfM: 
Bières qui font: ' , ! 



• * 



D » V Ç H B «/ ')2^ 

i^mparfaitt J'airaois^ 

_4 Piretcrit. J'aimai. 

jtie Prétérit indéfini. j'ai aimé. . ^ 

Le Prétérit antérieur. J'eus aimé. ^ 

tclePlufqueparrait.. J'avoisaimé. ,.« 

Expliquons l\i(age qu'on doit faire ih 
tes temps. * 

Vfinpâffàu marque une choie paiféb à 
li vérité, mais préfente i l'égard d'une 
iOtf« chofe qui eft aulfi palTée. Ex. yétait 
kureuxlprfquef étais fage. C'cft-i-dlrc, que 
brfuue fêtais /âge ^ ce qui eft uYfe chôft 
péflee , fétois heureux , ce qui eft comme 
préfent par rapport au premier temps. 

iieprermi marque une chofe paflée dans 
m temps dont il ne refte plus rien, & qdi 

Econféquènt dl entièrement terminé. 
. Je pariai tuer de vous à notre ami côtn^ 
NM. Jepaffiù le dernier été à la campagne. 
Jt vis chej V9US tannée pajée unmonumefh 
tris-antique s ôcc. 

"^Remarquez au'on ne doit fe fervir de 
CMMdps que Wfqu'il eft enriereAef^t 
fMflé, car ce feroit pêcher contre les rl^ 
Iles de la Grammaire que de dmfatùù 
9t matin ekex mon Avocat, parce que ce matin 
É'ed qu'une partiede la journée , qui n'eft 
pas encore écoulée. Cependant dans lè 
ftyle bifîorique il vaut mieux fe fervir de 

O vj 



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Traité 




DU V E K B I. 



43« 



i^uoidttC ICI mors c «i <x o r/» ■• m t ^ r L. ri. - i - Z^ 

^ ^ '' I 9tsjéuiya* Ji meprift Uur or y kur ar^€n$9 







3*4 ^ TmAît * . 

ce prêtent auë du pri!tcrit ind^finL Ex^H 
fera mieux de dire : AUxcmdn vammmlu 
Pitfts à U bataille d-ArbtlUs s que de dire 
Akxandre a vaincu Us Perfes^(rc. 

LePramt indéfim marqve ordinaire* 
ment une cbofè paflféé dans un temps qtiç 
^ Ton ne déftgne pas ou dont il refte encore 
Quelque partie i écouler, Ex. /^ été m, 
fêir nu pranmttr. Toi reçu^u matin mbem 
fr^hu^aitubtendaé^airacmeanné^tùt 

1a rnterii Amérkur eft ainfi nommé 
parce qu'il fert i défigner une cbofepaflRSe 
avant une autre , dans un temps nafle. Ef, 
Omni AUxandn eut vaincu Us Perfis ii m 
fit plus orgutilUux. Ce qui fieiiiJSe la mtne 
chofe que fi Ton difoit , AUxandrt pmih 
fût mtiaremau Us Peifis^ fy enfuiu il mfm 
plus cTgjmIkuXs 6à Ton voit que le verbe 
dtt premier Membre de cette pbrafemii* 
que une choie paflfée i l'égard de cdie 
qae te (econd exprim/e » & qui eft cU^ 
même'paflSe. ^^ 

Ce Plient ne sVmpIoye ordinairemem 
qu'^prib ks mots Qiouuf^ Infqits amb 
f ne ^ & autret préjpômions remblables. El. 
^ris fia \*éutmdié f allai mpmrnm. 
Lorrquil n'cft précédé 4'^ucune j>ré|XH 
fitbn il fert i exprimer une cho(c exé* 
alitée Ac entièrement terminée. Ex. Aiwi 
eûmes hitmk rtmpli nos iifirs. 



\ 



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; p tf VmBf. w 

Xe Plufqueparfait marque une chofe 
ptflée à regard d'une autre qui eft auffi 
nrâée, cbmme lorfqu'on dit : favoisfak 
Jà faute quand fy penfoL Tayois lu vom 
^ :%m avant que votre frère me vint vcir^ ficc 
\ Nouf dijfting^ons auffi deux fortes de 
Futurs» le premier, que nous appelle-^, 
mai fimpie, feiît, cofiifne nous ravorti 
y^ à fliarquc^ qu'une chofe arrivera. 
r Le fécond it qui l'on donne le nqpi de 
fiifiir paifé * marque une chofe k venir à 
fé^rdè^ temps oùrxm parle» mais paflée 

Jir rapport à la thofe aoot il s'agit. Ex. 
*aurai ht votre l^ Imfqm^vous 
i^ voir. Il eft évident ^Mt-f aurai lu > qoi 
eftunfuturpar rapport au temps préiènt 
liera %n temps pailé làrfaue voui viendre^l 

A ces trois tempsi\ c eft-à-dire , au pi^. 
fim^ au pif et & au\futurf oh petit, jt 
tSQi$ f en É|outer un quatrième <|il'on ap- 

E'ie Conditionnel ùù temps mcertam* 
;emps en forme deux autres qui font 
'^ ^ \UQmdkimmtlpaffi* 
^ LeCefiiftiemelfréf^ 
bdéterminée, & dépendante d*uMco«- 
dhion qui empêche qu'elle fié s'exécute 
aâuellement. tx.Jepamroisfimesdwaux 

étoient pria ^ 6cc. 1 i»,_i/^' 

Le Conditionnel patfé fert a ffwJîqtier 

qu'une chofe feroit arrivée dans le temps 




1 






i»-*M-wm,» 



^^ur ce ^^i lui tft acçidentd il (e d^4 



éj 






paflfé , fi les conditions euflent eu leur ti^ 
conameje wm âierpù écrit Jîftuffi tu kmês 
di U faire. }\awrmxowpûJi mn Memmn^fi 
wtms fnmffii^ envoyé les papiers (hntjMié 
b^oin. Teuffi fuipi vos confèitsj Ji vous eii^ 
^en voulu m ks donner ^ticc. 

Obfenrom enfin qu'on didingiie lii 
temiis des verbes en fimples Se en cotf« 

Un temps (Impie eft celui qu'on jBtpô*:* 
me par un feu 1 mot, comme fabneffé' 
mis yj Mimais faimtraif jaimirmsy àUkéy 
%àejaini€squefaimajifè / " ■ 1 

Un temps compofé eft celui qui eft fbnèé 
du Verbe Anxiliiire Avmr mitreêc àm 
pâi^I>e paffir: comme» Tâiatmt.fm, 
mmé» fftvm émi ^ f aurai aimé ^ fâiêtii . 
àknés^uejm aimé^ que fiujfeéfhé. ^ 



il^ «ris dans le (eus condîtiorinci , il maN 
lll aufii le futur, Ex. Si vous yertei id de- 
iS^f^t nous verrons. On peut ainfi tour- 
ief II phrafe ; lorfque vous viendrez iâ s6cc* 
Uhfwarfait perd fouvent fon rapport 
il Pré&nt , 0c fignifie une chofe entie- 
gwem paiëe ; comme dans «s exemples : 
"" Momàins étoient plus féroces (pie eoura- 



'j 



' t ttS 



i * 



ÉM. Mevius étoît un fort mauvais Poëté. 
Tl^ Prétérit ihdéj^ s'empteye fourvent, 
èMoot dans la converfation , pour c|Kpi^ 
mer un futur extrêmement prochain. A infi 
m dit : j'ai hieniSt fini. J'ai acKcvédofu 
«I inflmt; pour exprimer plus ▼Wemem 
. %{tm de CCS phraies : hfaBord hitnidu 
fta^veraï dans un infiant. 

Pour marquer du'il n'y a q»^»^'?^ 
ment qu une chofe eft paffée^ il eft toft: 

' 7\tt de fe fervir dm Prient du terbc 



OBSERVATIONS ^ ; 
SurdJ^ens ufages dis Temps dt VIndkaéf* ^ 

La Préfem a ouelduefiEris \% frgnificatiàr 
du futMTs k>rlqu on le joint h un adverbe * 
•u ^ quelque autre mot qui le détermiée 
è^ce fens. Ex. Nous partons demain* Je lé* 
viens dons un moment. C'eft comme (i fou ; 
difoit : Nous partirons demain ^ je r€vimifù 
màrt^ un moment* 

JLoifque U prient eft précédé du mef 




la Ujrt y a qu un inuani que f VI 

JI vifcs d'Aiidwr. ^ ^ _^ . 

i Plofieuet pcrfonne» fc fervctit to^^j[«^ 

rpremeiét dans le mftwc fens du Prcfent 

)C fors ie Ai^cr. Ces Éiçons de parler font 
tondamnées par le bel ufagé. • 

tJn Futur prochain , que les Grecs 
appellent PtmLô^fc^fv^ * s'exprime en 





y 




m— 






>: 



y:- 






iu pltiikk m C'^wi; malheur qui M 



Je remsirqucnji ici que le verbe 




Îa8 TRArT* 

/rancois par le moyen du verbe je vA 
joint i rinnnitîC Ainn pour marquer qu'pi 
reviendra bientôt, on dit, je vais rcyaur* 

Le Futur fimple s'exprime aufli par ki 
moyen du Prêtent du Verbe iemrfuivide 
rinfinitif. Ainfi au lieu de dire i il vieiiifê 
irmoi/i^ onpeutdire, il doit venir (lem«n. 
Ce Futur CQmpofé porte tlans fa Qgr^ 
cation quelque chofe d» moins aflfur^ & 
de moins ceiruin que le Futur (Impie: 
c'eft pourquoi on ne s'en fert point daiki 
ce fen$ i rimperatif. 

Le CûnJhionne^ prient ^ ou Tem-i^^ 
tiin ^ t le fcà% du Futur après le ^ue c% 
"jonâif précédé ^'un verbe au paffé* Ë^ 
£ ajTtmûs qu*il vkndriHt. ^' ^ 

nifons fiiainteifiant aux temps du Suilh. 
îottait ^ 

Les Verbes qui fui vent un que jcM* 
|Ooâi( ou .«un^ui rëktirv précédés pir 
d^autres verbes qui\maraiient le fouhai!» 
k crainte, le doute ou ravenir , doivim 
toujours être mis au Subjonâif. Ex. ir 
ij/frt . flic votre ^prii\fyii trMqmlle. Je 
âMeque vous réufliQie^ Je^crén$^9m 
ut réu(5(Cex pou Je chênhe un homme fi 
fonjçavant. \ ^^ 

On lé met auffi ^ujours aprèi fw 
précédé d'une interrogation, quand le 
verbe marque Tav^enir. Ex. Cr^ci-mt 



. jiV 



I) Û V M R B t. m 

mTû vieipe f Lui ave^vous dit qu'ail ^ntr 
rLlmparfait du Subjonftif fert ordiifai- 
feinent i marquer une choie prefénte ou 
Ifenir i l'égard d*un temps paffé ou çon- 
&Wnncl, exprimé par le verbe qui pré- 
^de la Conjonâion. '' ' 

(fce temps eft <i;clui qui eft le plus né- 
ré par ceux qui ignorent les reçles 
* Grammaire , & ^t^ commun à^^ 



tndre dire tous les jours Uféieit mie je 
iifêxUe à eeU . aulieo de dire : lljaMt 
M je traPâillaJfe à cela. Voici les règles 
«^ peut donner pour faire vdr Tu- 
%e qu'on doit faire de ce temps.^ 

Quand les verbes, qui précèdent une 
mijonaioR qui defigne le iubjonaiC > 
' bat à quelqu'un des temps paflét ou det 
tGotditionnels , «c au'on ne veut pu dé- 
kiier par le fecoM verbe un paflé plut 
Signe que celui du premier, il faut 
■enre ce fec«É vcibe à rimpwrfaîi Ai 
fcÛonaiC Ex. 

; M II fi^ll<Mt nécelfairemetit que je mt 
/i» mêli^flê Je Tes ifitiet. . 

„ n a faUtt qu'il panât II peine de &• 

n crime. \ 

„I1 fallut qu'on fe i4ipgt»t de Um 

H côté. . 

,ai avoît bien fallu qu'il fc trouvlt 
»i ï Taudience. 



, .\ • Oii .' -. 




-V- 

\ ■ 



• ,? 



f)o Traité ; ,^ 

i, Il faudroit qu'il vint nne j w> i| ii éfc » 

f^ Il suroît fallu néccflfaîreroefi^ ttae 

;, je pwrlaife contre lui. „ >^ 

Remarquez que l'imparfait du Sok 

jMâif n'a que '^oirterminaifons diflbnib 

tes qui font i;^. ifi^ 6c ujfe y Et fîk 

fémffi ; Qwkfaiigt . Quejt rm^e. 

it qileTjr rtpj^ sV 

Le Prêtent au fubjonétif ne l'eihiÀi))! 
^ue quand on vent parler d*unedw(k 
fd[ét & accoRiplie par rapport a» leaM 
du verbe qui pfecede la conjonAion. fi|, 
^nepmfepâsqtt'UjM tu un hmmjlt$ 
mediam fUi f/eran. Je n'irai point dujnÈ 
^ fiik ifféti^ emitnmim ttminé vas a^ 

I^ nufliueparfiùt db fubjonAif d^{ë 
«lie chofe aublttaeire paflëe de aeoiMi^ 
•lie, fli Km ne f*eii lert qu'aprW «I 
in p i tfe » M prétérit» un phifquepiiÉIr 
dt llndieatf » ou nn. tondicionneL I» 
Jk jÊ f lm âMi pài jii^fciiu ng^bf i|i 
mmn mi. 9cc. ^ . > 

t»ldipér8iif (trt > comme )e Tid. die; 
I tshoiter » A prier , ou Acomroandefifti 
Mtttft k détermine pour le Futur pith 
chain , maison Adverbe de tempt peec 
le déterminer pour le Futur étoigni 
Ainfi en^di(ànt« Trayoiib/* on comman- 
de de travailler dans l'infbnt mime qui 
va fuivrc ; pais lorfqu on dit , Trâ»àUlÊ{ 



[f-'- . . 



^ 



f\ 




■.î. 



Dû V H R B JB. 53t 

iMMiili ÈHtt âffahre. Faites fàumêne iam 

t^ yeus en trouverei Coccajion; on con* 
^qu'alors rimpefatif marque un tempa 
I n'clt paa fi proche. | 

©n ne donne point de ptcmicre per- 
iae finguliere A l'Impératif , pafctfque 
tnime perfonne ne peut fê cômman- 
^ réellement A elle même. Que fi ellt 
ëiàtf ou elle regarde une partje tf elle 
JMitte eomme nn autre foi^méme; $c 
Ifeia elle fe fert de la féconde perfonne 
"^ lui comminder» comme dans ce 

, l^leurest mes yeui , 5c fiMiden'vooa^ 

en eau : 

|i>|Ken elle fe eonfidere comtfie un tout 
jjliiipdré de plcÉfieur& pardet; èc dam 
tette occafion elle a'apoftm{Ae "elle mê- 
lie par la première perfonne du pluriel t 
iomme quand on dit: yengeom nm; il 

rVhfiiûtift^ , comme nooa ritont dit# 
:lÊtt Nom (ub(Hntir> qui marque Taétion 
Vin verbe ; comme , àhntt ^ étuêtr s jomts 
6^ Il fe décliné comme un Nom aprèt 
M verbe avec l'Article indéfini , ou plù- 
l6t avec les prépofitions ie & à. Ex. 
ji vous prie de rendre a yWîcei mon âoL 




t ' 



-..i 



wnber^ on peut aire, un nomme arrtpri 
um fourni tmèée 4 on dira aufE» je/iA 



jt me reptns ^ J€ me bleiïi^ ù'e. ^ 

• ' . .Oiîj 





^: 



«a. Tratt* 

Je pous exhorte i étudier la Laneue Fr. 

Ce auc les Grammairiens ap^ellcm 
ftrfait de l'infinitif, n'eft autre chofc qub Î 



le Préfent de l'Infinitif du verbe ^ 
joint au Participe paflîf d'un autre verbe; 
comme amr ainii^ avoir là. On s'en (^ 
pour exprimer une adiori paffée parrap^ 
port au temps du premier verbe.Ex.Cny«f. 
vous avoir beaucoup gagné parla f /« ^ 
" >oia avoir vu àxVitwrs. ^ :^. 

. A regard du Futur de rinfinitif,qu'€i 
dit être compofé de l'Infinitif in/a2r «e 
^ de celui du verbe dont il sWit,.il <ft 
évident que ce n'eft rien moins qVua 
Futur, puifqué da|is tous les exemples 
qu on peut en apporter , le verbe èam 
marque moini une chofei venir /qû^ni 
vraie obli|hition. 



Dr/ NoUBKU Gr àt$ Pusônku» 

^ En liant le fujet avec l'attrlBut , lèi 
verbes auroient pd être invariables daas 
chacun de leurfTemps , puifque IcsKons 
ou Pronoms dont ils font toujours pré* 
cédés, auroient marqué fuffifamcnt s'ib 
font au fingulier ou au pluriel , & s*ils 
doivent fc rapporter i la pfemiere pcr- 
fonne plutôt qu'à la féconde , ou à la 



j 

i 



ii* 



,< 






D r V B R B É. JJÎ . 

Iconde plutôt qu'i la troifieme. Par 
exemple , aulieu de rendre ji différem- 
ment IjB même verbe dans ces deux phra* 
ibi, Voui adorez Dieu; Les Nations 
ijorent I^ieu ^ on auroit p&.dlre plus 
Cmplement, & avec autant de clartés 
Ktfia adore Dieu ; Les Nations zdorc Dieu. 
Cependant l'ùfag^e a voulu, que dans la 
riûpirt des Langues le Nombre & la 
Ferfonne du Nominatif influaflent fur le 
verbe % & changeafleht fa terminaijfbn 
èns chaque Temps* C'eft ce qui rend 
les Temps des Verbes fufçeptiblés de 
Nombres 8c de Pèrfonnes. 

On diftineue , comme nous l'avôifs 
dk I tout ce (bnt on parle en trois claifes :. 
qr ou Ton parle de foi- même ; 014. l'on 

r rie de la pèrfonhe à qui l'on adrelTe 
parole; ou enfin l'on parle d'une per- 
ionne ou d'une chofe qui n*e(l , ni celle ; 
,^ui parle . ni celle i qui l'on parle* Cet 
trpis çlaifes comprenneiit les différentes . 
peifonncs , que nous diftinguons par pr»* 
Mère, fécondé A( troifieme, Ainfi ;af«. 
m eft à la première perfonne , parce que 
ftA moi qui parle , & qui parle de moi 
liême ; vous aime^ eft i la féconde per- 
Ionne , parce que je parle de la peribn*- 
lie i qui j'adrefle la parole ; M aime cfk ■ 
à la troiûeme.i parce que U chofe ou 







> . _ ../ 



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je mcfm Ji. & non pas , ;e mVii «W. »"»'!»»'«. &re çft join, .à un jarticipfc 




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334 Thaï r\ l ^ 

Vk pcrfonne dont on parle n'eft, mcçSi 
qui parlç , ni celle à qui la parolc3| 
adrefliée. 

On conhoiti iaquelle de ces trois Puii 
fonnesle verbe doit être rapporta ,& jpnf 
îe Pronom perfonncl ou le Nora ouipi;^ 
tëde toujours le verbe > ou par la diffiii 
réncfe des terndinaifons du vçrbc fcbn Iq 
difKrcntes Pcrlbnnes, , ^ , 

précâidif 
quelle piçfif 

itOK 



le verbe, 
(btine on 
reme 




f P»ti 






jtpoui'ieiMfe 
£//rpoiirl« 



P V ^^ 



I s L. 



, U V 



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!• P«|is, Veut \ij€X Voui 4fmts. J dcui |«b 
|*PpM.Ik /r/m. Elletjiifuiir.O^f,'»»*'; 

On voit par W t que^e fert \ ;narquer qMÇ 
le verbe qui le fuit eft ï la prcnniere Pif« 
(bnne du fînguller, & ainfi des autres. 

Les Pronoms perfonnels de b premieri 
9( de la féconde rerioonc. taocau ' 



D tf V B R 1 K. 

^ fj^tt pluriel , doivent toujours ac^» 
S^ptgner le verbe; &qii ne peut pat 
1^ lubftituer le Nom qu'ils rcpréfentent* 
jUaJS en parlant \ Dieu, par exemple, 
10 ttc peut pas dire, Dinv iusjuJU^ au 
iBItde Vous itisjujje. De même à.la4)rc* 
ajcrc Pcrfonne : Pierre ne pourroit pat 
Ise, Pierre /aii maUteureur ^ pour Jfi 
fis malheureux. Mais il n'en eft pas de 
ijitÉÎe de la troifiëme Perfoané, où les 
DniBoms ii ou dks ils ou eUej ne s'em<« 
ib^at point , lorfqu'on met le Nom de- 
i'Mrt le verbe. Oiî dit également Ali^ 
UMDBE éuHt heureux , & il était keuroix. 
Obiervez que le Pronom perCbnnel doit 
ttjours précéder immédiatement le vei^ 
bs, & qu'il n^eft pu permît de mettre 
knoindre mot entre les deux. On ne 
ftk pas dire , par exemplcT, Hlktaucôup 
ms vettuMX , pour je /iiii htausoup vi^- 



Cependant le Relatif çai peut être placé 
latrcle Pronom & le verbe : mais alors /t 
(échange en moi^itt. en iti^ i/cn lui, Ce 
ft an ofy ; il n'y a que rms , v<m « cUr Ic 
lia qui ne fe changent point. Si roiM|ut« 

rr exemple , mettre le Relatif «lâWlre 
pronom & le verbe de cette phrafe, jt 
fà libre , on changera je en mai , te om 
4a. Mnk oui fuis libn. De même auliçii 



\ 




*^ 



fe fdences. &c. 



C'eft un vrai nou^SubiUntif qui â^i ni 



oNSw 







]j36 Trait* 

de T« e5 iri/& , il tft triflt^ ilsj^m trifkitiùi 
dira t Toi qui es trifte^lui qui ^ iri/Ici ou^ 
quiyôiu nmei. V , '' i 

, Quand on interroge, le Pronom pcr* 
fotmel fe place* immédiatement àpr& fe 
verbe. Ex. Aune-i\x f fîninef-vous ; Vm 
inm'xltf (yci 

Mais fi le Pronom de la troifiéme ?€» 
fenne qui commence toujours jpir aae 
voyelle » fe trouve par cette tranipofitiQa 

Ïrès un verbe terminé par une voyeik; 
>rs pour éviter Tbiatus on met un c cnot 
les deux. Ainfi on dit : Jane-ùU AkÊ^/ 
X^ltef aulieu de Amtilf Aum cUef . 
. Remarquez eocorei ce fujet , quç krt 
^u*bn interroge » les Pronoms perloimdi 
€ mettent même après les verbes dM. 
le Nominatif Hl exprimé » quoiqu'îli^f 

t>aroi0'ent inutiles » puifque , comat if 
*a vu, les Pronoms ne a'cmployent fit 
pour tenir lieu des Noms. Ex. JL^Mpr 
tfirW raifinnabli f On voit dans cet esM» 
pie le pronom il placé après le verbt^ 

Îuojque précédé du Nom. Cette mapkft 
. e psrjer s'eft établie te çonfervéc afic 
faiMPf pour déterminer Tinterrogadom» 
qMtm ce pronom n^feroit pas exprisnéc 
Jl Y a piufieurs mots, qui obligent dl 
jnéme Je verbe qu'ils précédent d^avik 
•prèa lui le pronom i quoique la pbrsft 

n interrogt 



?. 



^y^terroge point : ceuz*^ci t par exemple , 
0»ffi/pt^ &c com« 

sue dans ces^phrafes : AuJJi réujjtt^l Pnu* 
^^ viendrai ' )c. Enyain fentreprendrieiz 
Ifous. A p€utefint-c\les parties. 
^.Lorfqiie la première perfbnne du Pré* 
|i|pit interroge , & qu'elle eft terminée par 
Ipill e muet , on ne manque jamais de ren« 
Et cet c fermé , £c de le marquer d'un ac« 
aigu , pour éviter deïiE e muets de 
dans le mime mot , ce qui ne doit ja« 
fe rencontrer dans la Langue Fi:an« 
. Ainfi au [lieu de dire, jvme-je^ on 
écrire 6c prononcer , Abné^jtf 
Mais obferveaf qo'oii ne àoix }amati 
uter cet s anx verbes dans lefquels il 
fi: trouve point , comme dtns tous lei 
nts terminés par uKe /• On ne dira 
point, conuMe font les Daines» 
Cêuré'jff Pirié^je /parce que cet c 
famé ne fe trouve ix>inc dans le verbe, 
pi eft vrai qu'en n'ajoutant point cet ^t 
% flsot eft bien plus dur; mais on doit 
^fervir en cette occafiog d'une courte pé« 
Mphrafe , & dire , par exemple t Efl^a qm 
jrmri f ÈJl'Ci qut je perds f Car quoiqu'il 
Hàx plus régulier de dire , Coêors-jef Perds" 
kf que Couré'je } Prrdé^je ? comme on ne 
ioit jamais employer le fécond , je ne croit 
pu non plus qu'^yi puifle fe fervir du pre- 

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Itylc hifloriquc il [vaut mieux le Icrvir de 

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99B IF^r ait* 

IBier i dont la dureté choque \t% oràttét^ 
les moins dé^cates* ^ .^ i$«^ 

L'IlBpératif DC doit point avoir de Pro» 
nom perfbnnel déVant ni apn^s lui à la pre#ii 
miere & à la leconde perfbnne > tantitf : 
fingulier qu'au pluriel « parce que ces pc^ > 
Ibii^ font afo défignéea (ans l'aide èà, 

r^n. Mais parce que la troifiémeat^ 
feroit pat afez fans ce . fecours , oaft> 
fert pour r«xprbner des troifiémes wsm 
fiHHiet du Pf^nt du Subjoriâif^ ^^r 
pronom perfbnnel (e th>uve; &on dk^f 

La kcoMe perfoone-du phu*ieLdfS iri^ 
l«l • à quelque Tempt qu'ils (<Atnt plaeé^ 
l'ciipkya dans prefiiue toucea les Li«|^. 
gués Ytvaima, & fufntout en Fifknçoitfif 
foor la féconde perfonne du ring;ulier : mt\ 
4ic plus comiminémenc Voui âbruj » -^^l 
Tuabnu. On ne fe fert de cette fccoMlt 
Mffoone du (inguUtr » auVn parl|na% 
IMett Ac aux Princes dtns la poiffie * à dd| 
pmùmmt extrémirmem familières» fcàl 
toutes fortes de perfonnes dans la colMN^^ 
6cl6 mépris. '^"^^ 

Le Nominatif du verbe peut être vm 
(fule ou plufieurs perlonnes » une feule oè 
plufieurs cbofes ; le verbe doit donc avâifi 
un fiagulier & un pluriel,pour pouvoir s*sc** 
cotder en Nombre avec fon Nomiaaiit 



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j © tJ V E »B H. jjjf 

|;Xes verbes font diftingués au pluriel & 
iirfiagulicr, npn-fcuicment par les pro* 
Imtts du fingulier ou du pluriel qui les pré- 
cédent» maisaufli par leurs terminaifons, 
S- ib ont différentes dans ces deux Nom; 

j%« Du Régime du Vtrht. 

k Les verbes font régis . & régîflcnt i leur 
(|Éin Ils font régis par un nominatif , pv 
|i autre verbe ou par une prépofition , fie 
^ régiflènt un nom ou un verbe. 
# te Nominatif du Verbe le r^lt, c'eft. 
Mire , qu'il demande que le Verbe foît 
^mêmé nonbre «c de même perfonne 
lui. Ex. Dim parte : les komma fécmi- 



U 



Si le Verbe a une fignificarion paflîve ; 

«Jw^r"^'P^' ^"' fcrt à former cette efpece 
;lfc Verbe paifif, doit encore être de 

ne genre que Iç Nominatif Ex. Le livre 

b; les fiuilUffoni toml/éei 
les noms CollciSUfs, quoiqu'ils foîehc 
llfinçulier , régilTent le verbe au pluriel 
•rfmi ils font luivis d'un génitif de ce 
JMre. Ex. Un grand nmnhre de foldats 
Pfm tués » ic non ms fui tué. Une partie 
^ienijaires lachmntlt pied. 
iCctxt règle n'cft pas obferv^e gen^n^^ 
«nent. Quelques bons Auteurs la négl- 



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'JÊÊMt. 




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54o . Trait* 

gint , flc écrivent I l/oe p#r«e des troupo 
I en/iiif ; mais on ne doit jamais fe difpe» 
fer de rnettrc au pluriel le TèAc dont k 
Cx)lleéUf l4 fWfiirr eft nominatif/ Ex. JU 
plilfari évitèrent defetroia^pr À ctttt âffm¥ 
blét^ ic JïonfU éyità. ,, 
' Dc-U iUVnfuit duc deux noms influiK, 
fur le Yêrbc en qualité de nominatif doi- 
vent le gouverner au pluriel. Ex. La vam 
' €fU via font contrains^ Cette règle l'ob» 
fcrve» quand même les deux Subftaodir 
feroiçnt fynonîn^es ; 8c on doit dire : i# 
iêurage C^bi fakuries foldats décidèrent 
'[ ' du gain de la hitailU , ic non pas déàdâ* 
Cependant fi ces deux nominatifs fcwt 
liés pair une autrç conjonéUon que Êri 
comme par celle-ci, ainfi que 9 auffiUm 
que s autant que j le vcrhic oui les fuit dot , 
Itrc au iîngulicf. Ex. Lc/ViiiceMnfiipe '^ 
le peuplé AtiiToictit la paix. '^ "^^^ 

Mais fi l un' des deux nominatifs cft la 
• pluriclv il foat auffi y «c«rc le vcAê, 
: Ex. Le Roi ainfi que lei feiipici défiroieil 

lapaix^ V .r j ^'"l 

.Quand les deux nommants du y^ 

' font de différentes perfonnes, le verbe doii^ 
être mis au pluriel^^en le faifant accor- 
der avec la pcrfontiela plus noble , c ell» 
i-dire ,^ avec le première plutôt q^'j^^jj 
U féconde , 6c avec celle-ci plutôt 



D V 1 » B B. 541 

Wavec la troilîéIIle.y£r^^ifrre Êr moi 
BMS avons été nous pronienerJ Fous (x lui 
lOiis avez étudié long-tanps là Groinn^aire. 
Lorfque dai|S uner^hrafe/ il (t trouve 
phifieurs nominatifs de diifërens nombres 
l^tarés par Tadje^f roiit ^ oii par la con- 
ho/Bdonmau ^ le verbe doit /fui Vre lenom- 
■re du dernier nominatif ; enfbrtç que (i 
de deux nominatif, icpreiaier left auplu- 
ifeltc le fécond au iinmlieri {fi/ verbe doit 
im être mis au finguTier. Ex^ousjis pM- 
fihiù^ tout fan repos (ut fatrifié. Nonjtule-, 
0t{e$fmesi mais aujfifon effrit s'ajfoiblii. 
vJ^INous venons de confid^rcr le verbe 
«me régi ; examinons-le à préient com* 
pi^iflânt. 

tîîlbus avons dit, tjué le régime oii cas 
"^ .verbe étoit toujours un nom ou ua 






j^lie verbe aftif demande le nom qui le 

|k'|^& (ur lequel il inflire prochainement 

ificculatif, c*eft.à-dirc, à un casiemi» 

||U»le au nominatif! Ex. Je hais le vice ùt 

Ifànehvém. . , 

içles Grammairiens diftinguent deux 

mes de régimes /l'un abfoluA'^uiTcindi* 

Ï^.Jl8 appellent régime ^bfolu ilicclui quî 

^ le terme prochain & dircft /de Taftion 

w verbe comme, la vertu ^ te vice , dans les 

Œëmplcs.précédens. Le régilmc ipdireft 

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juorique u preftm en précède au mof 




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2 Tlt A I Té % 

celui j i f égard duquel fe fait raâioii 
du verbe ; comme dans cet exemple : J(t 
préfère la vf^rtu au wcc; le vite cft. le régime:, 
indifeâ , parce que c'eft ce | quoi fan^mn 
eft préférée; t,. 

Le régime abfblu ne varie Jamais vl^ 
nom fe met toujours àraccufatif» quanl^ 
il ed le régime abfolu d'un verbe ^9iâif:J: 
en eft de même du pronom* ^ |^ 

Le régime indireâ varie » félon let yë^. 
bes avec leFqueJs il eft joint : car on di|| 
pilier la vertu i hfagejje , èc tirer IV à ' 
terrer Plufieurs verbes demandent la _ 
iiculedi; devant leur ré^me Indireâifî 
quî> ielon les Grammau-iens , dénote|| 

Sénitif ou rablatif /comme y Tirer de tki§ii 
^ûitrriur^fab'ejisplàmtesà^urioiurag^^ 
autres le régîflént avec la particule i, ^ 
félon eux, marque le datif. Èx. Pm^ 
feaukhmèr^ Parler François iiua 

On ne peut donner de règle çén 
pour apprendre (tirement quels ^t0bl^ 
gbuvement leur régime indireél àvei ' 
particule de ^ & quels autres ledemai 
tvcc la particule à. Le caprice de la 140* 

Sue a feul établi par un long ufagé cé<p^ai 
oit obfèrver eri pareil cas. %fi 

Remarquons cependant , qu'en ç^nénri 
les verbes aâifs demandent la particule A 
devant leur régime indireft. ^Ex. Dcnwr 

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ii thre à un ignorant. Montrer, la Gram^ 
tfmei une Dame. Mais ceux d'enW ces 
Vèrbeiqui marqiienc privation & augmen* 
liBon , gouvernent ordinairement L^r ré-« 
|îme avec la particule de. Ex. Tfferunha^ 
Hm de la rivière. Cotnbler un homme de ri- 

M^ -■ -,. v-/ ; ' ■■- ..-> ':, 

Deux verber aélifs peuvent avoîi* pour 
Jf|itnt cèmmnn ukl feut nom ;& dans 
0têt- octàlîon le régitec peut fè Éictti^ 
lucres les deux vertKîs, Ex. Ad&rt{ ^ f^ 
:flRt\ Dieu»' '*■■-•■■:'..:.. .:■■_ ;.i''":.jj •■ 

^iWs quand 4et deux verbes hê^^è^ïiMi^ 
Jpitpij^Je^ même régime, comme fi l'un 
l^âif «c l'autre neutre^ il feut ilort pla- 
ie régime après le premier verbe, & 
iiierau fécond le prohom relatif peut 
«nie. Ainfi bfi dira yJefervhlePnwxi 
lui plÙ4^/«c non p^tipfirvh&je ptiâ 
Prince j parce que dans è^tephràfecé 
"au Prince ne^ut pas être régi à ce 
par je fervis. 
^>n doit (e fervir de Ja même cotiftrti^ 
P^ toutes les foh qu'entre deux vcrt^^ 
l^fs qui ont lé ihême régime, tulieu de 
«toiijonaion & i on met Uh |utnr mot ^ 
^ conjonéHon jfortprjfpofitîbn , comme 
2«a^ que . atijfî bien que, ùrc. Ex. // charma 
>t ennemi autant quil Vépouvanta ; & non 
Y^% il charma autant qu'il épouvanta fin 
J^- ' . .X Piiij 




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Il à l'audience. 



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344 1 T ji AIT i' 

La plupart des verbes imperràihcli K 
récîproqucdrégiflcntles noms ^verUpaN 

Ur de fes ajfâires. Il faut de Vejpr^ 

féuffir. 

. Les ver|!>e8 r^giffent les autres verbei 

3 ai les fuivfent , oui Tlnfinitif , ou i Tlih 
icatif , ou^ au Subjonûif. 
Les verbes régiflent les autres, oui 
^Infinitif dur , ou à l'Infinitif précédé dp 
quelqu'une! de; ces particules ie^^i ou jwr« 
^ Les^verbes qui marquent quelque bsh 
tioîent de Iraoïé régiilent le verbe quilei 
fuit à rinfînitif pur. Ex. Je veux vivre. Jt 
defir mourir iQtc» 

Il y a eno^re quelques auti'es verbes » q^ 
gouvernent l'Infinitif par : tels (prit/rirife 
fouviHr:, & les verbes de mouVeœiBiitfi 
mener ^ alkr 9 cùi^ir. Ex. Je n^ puis exéoft 

itr ce que vous mWdonnfX* f^ous àveffiâ 
conftruire un beMi bâtiment. A-t*on maà 
les chevaux boire f Je vais fortir. Je an^tk 
fecourir , Oc* ^ 

5 Tous les autres verbes gouvernent ceux 

aui les fui vent à rinfiniti/ave^: quelau'umi 
es particules ^^ue nous^ avons marquée^. 
Les verbes qui expriment {es fentimctts 
ie Tame prennent aufli après, eux un oue 
avec Ic^ubjonélif des verbes qui les fui* 
vcAt^ quand ils UQ^rqucnt du defir ou du 



/>». 



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|bute. Ex. /cyJuAfli/e que vous viviez. /; 
ime qu'ils viennent nous voir. 

Quand ils ne marquent ni defir ni în-- 
certitudc, ils gouvernent l'Indicatif pré- 
cédé de que. Ex. Je crois que voas vien- 
drfx. Jepetfe que vous êtes â Paris. 
/ySi le nominatif du fécond verbe elUe 
§ikfie Que celui du premier , on doit met- 
m ce fécond verbe à l'Infinitif pur , & 
dire ,r par exemple , je fâuhaîtéyhre long^, 

- Il h'en eft pas de même des verbes qui 
marqiiont quelque incertitude ; \\ faut 
iprèseux fe (èrvir défi, & mettre le fécond 
verbe Jk l'Indicatif. Ex^ Je nefçai fi je par- 
^ bientk. J'ignore Û vous m'aimez, il- , 
klance s'il viendra. \' , # ' 

Leç verbes ^ui gouvernent celui qui les 
ibit à l'Indicattf avec que , le régiffent ^yt^ 
^ubjonftif, lorfqu'ils font accompagnés I 
;tfùne néeation. Ex. Je ne crori Mi qy^ 
vienne. Jenepenfepas qu'il foît difpofé â : 
vous accorder cette grâce: ^ ' 
:' Quand il fe trouve trdfc verbes, & 
mime plus , dans le même membre d'une 
période , fi le premier dexces verbes eft 
«cclSmpagné dune négation , non feu- 
lement le verbe dont il dl immédîate- 
intnt fuivî doîr'êrre mis te Siibjonftif , 
ïuivant la règle. précédente, mslis auflî 

. ' ♦ ■ ■ ■ . ■ , ,. • . . ■' • : 



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Va fuivrc ; mais lorfiju Vn dit > Tr^ifiiÛ^ 







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34< V T * i I Té 

XQUS, les autres. Ex. Je ne dis pas (\ut, je» 
* puiflfe croire qu*il ait fçu que vous, zyts^ 

, Rcn^arqucz (juc ÎInfinitif a la pro^ 
prieté d'empêcher le verbe qui le pré*, 
cedç, de fe rapporter à fon nominatif iv 
& de s'accorder avec lui en genre & en 
nombre* On dit bien : Mafaur eft allée 
à Morne. Des Dama font yenues xh^ 
vomi inai$ on ne peut pas dire : jMi 
fitunr e^ allée voir Rome* Des Dames fcai 
venu vous demander. U faut dire : Ma 
fawr eft allée )/oir Rome. Des Dames fpQ| 
venues vous demander. Cejl urufornficaàim 
aue j'ai appris à faire oc non pas » jfiii 

^aiapprifkT . ; ' / ;à 

Quant à ce dernier exemple» le Fi* 
Bufficr h'eft pas d'accord avec nous; il 
pcnfe que notre règle ne peut yetca-» 
dre que fur les phrafes dans le%elk|v 
rinfinitif eff pur> 8c croit qu'on pcM 
mre : Ce font dfs Tragidks que j'aii|^i 
prifes à déclamer. Mais Ion feotiment i qM 
V augeUs & f u(age cootredifent , ne fçau» 
roit cmpé^cher ; que la règle que aotti 
itvons 4onhée ne ibit générale. a 

Toutes les conjou^ions formées de^ 
gouvernent lé verbe qui les fuit au fubf 
jo&âif. ^Ea:. /i ne partirai point avatU 9^ 



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1 



ijinii veniez» Qjtfif lie vous mépdiiei: cet 
Ààear, il à!efl pas fi méprifable. > 

lOn doit en excepter les huit cottjonc^ 
nom fuivantes , qui le gouvernent i Tin* 
èçatif ; fçavoir » teUement que ^ SmoM 
fM>s après quej disque^ akfft-tôt que^ brfque^ 
mtfyué^ parceque. Ex.. Pmfque vous Je voii« 
lolvLor/f i/il fera pastu jipris n]u*iL fut 
.anivé» (^Cé ' '■'' ^ *•/'■-: ••■4 ■■' ■''^■\ ^ 

*îLc% verbes «lipenbnncls comme il 
^1 régiiTent naturellement l'Infinitif pur» 
e%lç Subjonâif avet que. Attifi on peut 
iKikTiIJaut venir 4 ou Ilfaut> que vouw 

^HH^es autres verbei|mperfiiMers»7if>eft<* 
Mire, ceqxqui ledevicnnenrietilemcBi: 

Ela conilbuâibif de li ^p)in& , Vté{^^ 
c le verbe Mmme s'ik étpi^st peiu 
ilàneïs. Ex. îl comrAence i faite wàté il 
nfattmaè d'entmée pàtief fam tai^ Let 
iMmes des verim hhperfQnnelt , Ham^ 
mme à ii'nléHfiiâie'^ fi>ni tes mCmet dbnt 
m ^tm^\^fi^%>XGei vetbes imeaê 
pn^nneb I tcdmmr dam oès parafes i 
U jour' cornmence \ paroUre. Je mf ennuie 
iévous emendre^ 

^e n'ai point paillé jufqi^ci du régime 
des Verbes paflus /*parce que i comme 
J6 l'ai dit , la Làtîgûe Francoifc necon-: 



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548 T m A I T < 

Bottfointcetfoms de verbes. AVégatc^ 
de ceux .qui en tienni^iit la place &jgéi 
ont la figntfication^ les uns demandent 
kur régime à Taccufatif avec la pré^ 
fition f4r ^ les autres lie gouvernent té 
génitif c'icft»à-dire, avtfc la particuk 4; 
' Suc cebi nous nous contenterons d^(|b« 
lervee en général r que les verbeà qui 
marquent précifémcnt une véritable. ae»: 
tiondu'corpé, pris daiiis une figntfica-: 
tion paffiVe » font les feub qui nepuiflo^Ë 
pas gouverner leur régime avec la par^^^ 
ticule ie> commie le peuvent tout hà 
Mtres verbes qu'on appelle paflifs.Aiafr 
oârat éjeakiàem :i J« y^ des â*- 

yaiadi Bâriss rolit <pn oit feulement ^b 
Jiài battu f9X ferniani y ic non paSf.w- 
tamni. > : .■•v.,.;. ^: w .■ ^n$ 

t. Xcs.iiomf qui «i>odîfiwt.& détcralm 
Beïit te vert>e paflif (tnt étreTon réri^^ 
prennent deivant tm k^ par^icu^! itj^k 
patoiflènc^iie If Té^î«ie indir^^ .d« I» 
^eibe. Ex. ic fus mcMiJê ibukimÉfi^ 



DU VBB.Br«. 



34« 








/ • 



c,, /• 



DES 

■ fÉRBES AUXILIAIRES 

'îK ■ ' . A-voiB.; : ':.:■': 

* -xNphrCAXIF PRESENT» 

•l'Pfétéîridéfinî. Futur. 



■kv.. 



tlnguliin 

•tir 

ru M . 

'■90 Elle à. 






J*ti eo» 
^Tu ,tf eu t 

Il «eu. 



J*attral, 
Tuaurit» 
Il aarâ* 



':#• 



PiWff/. 

Koiu aroiu » 
Voiii avez , 
(lb#tf Ella ont. 






Imparfait. 

Tuavotf» 

HtutarioDi» 

''^•■"'lFtoy«avidt,. 



Noui iv9m eu > Hout «iiro|w» 
Votti avex <iu » Vdui anfefcz , 
lUonçcu* Utautonf; 

PréteiicAntet* Ftiiiirpaffl2* 



Ttut ta •• 

Ta eus tu , 



faurftieu» 
TU aura* eo. 
Il aocatu* 



ift-.- 



fiMKttr* 






M 






Plécëric.. 

l\i eut » 
Ucuu 



•À, 



Hoastûmataot Koatiaroniiv» 
Voa^eûcctca, • Yousaoracea» 
Ûi cttrtm eu* lU attcopt eu* 

Mulqtiepaxf. Con<fitîond fîèC 



J*irob lu » 
To avoif eu, 
Uayoic lu. 



■• " ' ■ î • 









■ !»••■•' <Hi»- 



JTaarotfV 

Tu auroû » 
Il aui9ic.^ 



MBUteAfflM» 



t^ouf 4vîoti»ea ; Vont «ffkmcf^ 
Vont J^rlnt m / Vous ausUx» ' . 



.'»> 



■■'/r. 



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4 



.^ -V:'; 






*■ ■ • 




^- 



/, 



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-^^^ 






l*^''' 



^ 



T K A I T * 
ConcUtionnel paflë. 



J'iuroîs «M j'euflc eu , Nous aurions •« nous euflfîont eu * 
Tu aurois êum euflêt eu » Voui auritz ow rous euOîet eit, ' 
Il auroic §u il eut eu. Ils auroienc «m lU tuflènc tu. 

IMPERATIF PRESENTow FUTUIU 
ShgiêUer^ flurÈvr. , .; 

Aiç. Ayons» 

Qi.»;i •:• Ayc» , , . 

u II ait. - . QuMUayent. 

SUBjOi^CTïFf OfrTATIl, •« GONJONCTil.» 
Prefent on Futur* 

Que j'are , 
Q^ tu aiei| 
(Ju'ilaic: 

PViV/. 

Qmc tioui ayioosa ^ 
Que vous fyiea» 
Qu'iii zftm* < 

IfDparBût, 

Que iVufTe, 
Queiueuirei, 
Qu'il ent. 

Que nom f uïConi , 
Que vous eudicz, 
Qu'ils cttdtnt* 



' Vtètcxiu 

Qua j'aie eu i 
Que lu aies eu » 
Qu'il aie eu. 

Que nous ajrçns eu » 
Que vousâyiezeu, 
Qu'iii «ycAc cm 




D U 



V K R B U. 



3;* 



Plufquepaifale» 



Qiitj'eu/re et. 
Que tu eulTes eu , 
Qu'il euf eu. 



w. ■ 



*'•• 



L-i. 



Que noua eulfioni eo. 
Que voul culTicz eu, ;, 
Qu'il* euffènc eup 

INFINITIF PRESENT. 

rretent^m : Eu pour le m. Eue poui Ith 

Gtrondif. ^ 



>?■ 



lU 



AfToir eu.^ 



^ Participe aCîif. 
Ayant. 



INDI 

Sn^ulifr. 

Je Aûi. 
IViei, 

lleft. 

. flurlet» 
Housfommef, 
Vous êtes. 
Ils font. 

Impar&iç. 

fecob. 
Tu étois , 
ll&oie./ 

Nou^ plions » 
Vous êcie« f 
ils étOicac. 



E 1: R H. 

CATIF PR 

Prêtent îndé. 

rai été. 

''^ Tii as été. 
Il a été. 

Nous avons été, 
Vous avez été, 
lis om été. 



ESENT. 

- • 

Futur» 

Je ferai» 
TuCetat» 
Il Teta. 

Nous fer^fif ; 
Vous feres , 
lU feront. 



PrfteritAnt. Fu«tp«fl8, 



» 



reusécé. 

Tu eus été r 
Il eut été. 

Nouf eûnieiété, 
Vous eûtes été , 
Ils eurent été» 



JTauraiété» 
Tu auras été» 
: Il aura été. 

Kouiaurdnsété» 
Voua aurex été » 
Ils Aucom été. 



Prétérit* 

lefiu» 
l^fus. 



I' iV 



Plufqucpatf;, Can«^t.ff6C 



|*ivois été • 
Tu avok été, 
iJavoUété* 



Je Teroit» 
Tu ûttoiÊ » 
11 ferotu ^ 



■■; 



Noos Aimat, 
Vous fuiel» 
Ut^renu 



No«s (kik>m; 

Voui feriea» 
lis Aroient. 



Ayant* 






• Nous n'emplôyerons ces trois noms que cette fois cy^ 
nitis on «Toit obfeivct (|ue c)eft U mcmc (boic poux loutu U 
Con;uga4bns. 1 ' 



■ 



K()ue ikvionsété» 

Vous aviei été , 
lis avoient été. 

Conditionnel paiB* 

riuroîs êu jVuflTe été . Nous aurions •• nous euflîons été ,' 
Ttt aurois •« tu euflès été. Vous auriez •» vous eatim ttt , 
U auroit' en il eut été* Ils autoicnt •- «f «uflt"« *«*• 

IMPERATIF PRESENT on FUTUR. 
Singulier. FlwritL 

" ". ' Soyons, 

sois.. ^ Soyei, 

Qu'il foie Qu'ili ibicnt» 



s 



),> 



I ' 










fr. 



>Mr" 



■M 



nintcin^v 



i 



h 



_..i. . .; ,j— 



"* . 



\ 



3jra t & AI T 4 

SUBJONCTIF PRESENT eu FÛTUl. 
SfHZulitr. Prétérit- 



it^ulitr^ 

Qiie i< ibii» 
Que ni fob« 
Qu'a foie 

Qtte nous Ib^oiUi 
Que vous foyéz ; 
Qu*iU-(bîcoc. 

Ifnf>trfin^ 

Que \t fufTe., 
Oatcu fîiflèf t 
Qu*U iur« 

Que noui fitifioiii , 
Que.irout fiiffiet » 
Qu*il« lufTcnu 



Prétériu 

Que J'Aie été. 
Que tu aiei écé , 
Qu*iJaicété. 

Que Boui ayoni été • 
Que vous ayez été r 
Qu'ils ^yênt été. 

Plul^ueparfaru 

Que j'euflè été , . 
Quet\i.cu0cs été» 
Qu'a eue été. 



Que noui eumoni été» 
Que vouf eufliez été , ^ 
Qu*ili eadènt été. 

INFINtTIF PRESENT. 

Biâmt , 

Les Verbes auxiliaiiet Avoir & En$ 
fervent a former les temps compofés de 
loua les Verbes , co^me on le verra par 
les 4 Conjugaifons fuivântes. ' 

PREMIERE CONJUGAISON^- 

en Er 9 comme Aimer. i 

IUDICATIV PaaSEMT. ' . 



StngmUirm 

J'aime , 
Tu aiintt» 
11 aime. 



PlurifL 

Koui aiuBojif 9 
Voui ahncv^ 
Ils SiTmtm* 




tmparËûc. 

faimoM, 
vaiiBoi** 
a aimoic^ 

|loiig««linioAit 
IQIH aimteif 
Oi i^molenÇ* 

Pféteriu 

filmai » 

maimai, 

aiUna. 

ilOMafmlinetî 
tout «imites. . 
aiatmerciic 



r)v Vs K« «: èS3i 



>]oui avions aimé • 
vous aviez ainoé, • 
ils avoienc aimé* 

FtttttS. 

J*aimeral, ; 
tu aimeras» 
il aimera. 

Nous aimerons. 
Vous àimerea, 
ils aimètonc 



Fotiirpafl* 




<|*attrai aimé» 
tu auras »imé » 
"il aura aimé* : 



jPrétefitmiWfinL Noui aurons aîmé^ 

1 vous aurez aime» 

fil alnyéi ? Ils sSitoni aimé* - 
01 as aimé, ' 

« a aimé. Coiuiidoiiatl pfe&ttii 

I f 

jAmsa^ons^iamé, jt^^^oU. ' / 

r'^'îfJx • tttâi,hr.oii, 

ctfnaimé. iiaimeroit. 



•iM'vum^i^^mmk dé lÛAiato, lil ttèTlnbei. 



? IMterit Amerieur. 

J^s aimé i ' 
CB eus aimé, "^ 
\f t Û eue aiioé. 

Mbtts eûmes alM. 
vous eûtes ainiét 
ils eurenà. 



■ » ■ \ 

Piufcrtieparfiût* 



vJ*a^oii aimé» 
*V<t4yolt almét 
il aVbit aimé. 



Hous aimerions» 
vous atmecies. 
Ils aimcioieac. 

» 

" Coiuliitottael paflS» 

J^tmcy •« touffe aimé . 
tu aurois •« tu eufTes aim4« 
itaurol(»Milèufaiml. 

Kous aurions •« nous euffiont ai- 
mé . " 
vous aurlei •« vous ctiflici aimé» ^ 
ili aucolcnt e» ils cuiTcià aimé. 







^7" 



^H 



■lii— 



Pii 



• :\ 




\ . . 



% 



IMPERATIF PRESENT on FUTUR. 



Singuiitr» 
Aime , 
^Ultime, 

SUBJONCTIF 
Singutttr, 

Que i*âimé » 
^ue tu aimet » 
^u*il lime. 

Plm-iet. 

Que nom aimion», 
^ue vous aimiei » 
quHlf aimcMC. 



Pluriel. 

Aimoru» ^n^ " 
aimez , • • ; j 
qu'ils aimenc; 

RE SE NT. 

Prétérit, ! 

Que j*aà.aimi. 
^ue tu aies aimé , 
j|u*il aie aimé. 

Que nous ayioht à!«|éf 

que vous ayicz afmé» '^ 

•i^u'iU ayent aiinét ^ .^^ 



Imparfait, 

Que i*aimanê , 

quetu aimafTett 
quil aimât 



/ • t 



/ 



Que iKNM iimaflioiii» 
quevoui aimafliex . 
qp'iUiaiaianènr. 

INFINITIF 

Aimer, 

Tréurh* 

Avoir aimé* 

Participe aClif. 
Aimant. 



Pltt(quepar(!ut« t: 

Ofle reulTe àîmé» î 
quetueuflresaimé, 
f u'il eue ainaé. 

Que nous euf(ionf4iQé^ 
que vous eu(fiec aimé« 
qu'ils cunTent aimé. 

PRESENT, -^r 

: m 

Participe f^f, 

Aimé k poiir le roatei^J 

aimée , pour le ftqk 

Gérondif. :[ 

En aisnanr. 



V. 



SECONDE CONJUGAISON^ 

^ . in ir câmméFmiVf 
tnmicATïw Vke $ttf\ 
Simgulicr. Pluriel. ' Imparfàîr! 

JE finit , NoiM finiObns , Je finifTois , 

tu finis, ' - 

iliiolc. 



vous finineg, 
Ils fioirTem. 



tu fïnifToii 
U fiuUloic 



'•va 



)|^ finirions, 
i^finifiîez > 
Ul ^doienc 

^ Preteriu 



DU Ve EB B. 



iss. 



PlufquepifCuc. Ftttur paflé^ 



lilinif», 

'm fini> > . 
îl finit* 

llous finimcf • 
foas finîtes t 
Ul finirent. 

Prêt, indéfini. 

faifini, 
mas fini. 
Il a fini. 



Pavois fini t 
tu avoiâfini» 
U avoic fini. 



J*aurallmi, 
tu auras M. 
il auratfi. 



f 



Kous avions fini , Note âoroftj fini ^ 
TOUS aviea fini . vous aurcs fiiii. 



ils «voient fini. 

Futur. 

Je finirai» ' 
ttt finiras • 
Il fi^a* 



14ousfinlroiM> 



,f0us avez fini • 
ils ont fini. 

Prêter. Anter. 

f CM fini » 
itt cuk fini • 
Il eut fini* 



• Ul aufont finri* 

Condît. préC 

|eltmroif« 
tu finiroif» 
ilfiniroii. . 

• 

KOttt finirloM ; ' 
voasfiniriea» 
ils fimrdbou 



iU finiront* 

Çoiiiulottiitl pafflE. 

j*aarois «m i'euife fini. . 
tù aurois •« tu euflcs fiai t 
Il aurdit •• il eue fini »« 



V6at mirloni «n immm tofioni fini , 
Xovt eiimes fin! , vous auriex *• vous julfie» fini , 
vnus eûtes fini , Us autoicnt •« il« «lûeni ftnu 
ils eurent fini* ^ 

IMPERATIF. ./ 

«««"«- ' Si 

fin»» 1 finifles. 

qu'il finiHé. qu*Ui finlilciir; 



\ 



« < 



.W^^ 



M 



v. 



1 1 



A 



V 



y. 



■. . -V:: . 



•T*"»!! 



V , sentier. 

^ir*il fiaUtc* ' 



Prêtent, 




qiic Yûut tmùricXf 

Impiurfait. 



. t 



Que je hniile» * 
^«ecu tihtllcs» 



Ott<<.i'*ye fini., 
^ue eu ayes fini» ° 
ii|u*ii ait finu 

Que nom ayont fiûi-, ' 
que yous ayez iÎQi , ", 
qu*ilf *yem fiai. V' 
^ ■* ' . ■■ . ■■■'" ; ' ■' 

Piurqueparfall. ./ 

t • '■■»-■ 

Que j'cuiTe 1fîai^ 
^ ^ue iii. euJlcs *6jii/' 
qu'il eut fini. ' 



^ 



Que nom etii^oni finf, 
que voui euflie/. finia 
qu'ils eulll'enc fini. " 



v» 



Quç nous flniflîonf , 

^œ Vouafim^ît» ,' 

qu'ils fiaillcDiCt 

IN F 1 NI T II: g a ES EH î. 

•Fiiiir. • 

Tréttrii, / 



!-<, -^■ 



fatticke aCtif, 

ftniHani. 

Participe fâjpfi 
Avoir. fini. Jini, mai. (mit» téta» 

TROISIEME CONJUGAISON. 

' en oiTfCanwfu Recevoir. . 

* ' ' ' • i * "' ,' • • 

in D ICA T 1 P F R B 81 HT,, 



•/ 



tmgulitr, 

^ tu Tc<joii'». 
il rc(;ni(. 

Fluriti. 

Vousrecevonf • 
▼OUI reccVcr,' 
iU (c^oi/eni. .^ 



Imparfaîc. 

Je rccevoii , 

tu feccvoA » 

ik reccVoîc. 
. * ■ 

Noui receviônt, 
vou» tcccvirz^ 
ib ufCT.oicuc. 



Prêtent. 

le reçus*, • 
iM re(,os, 
il re»,ac..- ... 

Ko:iii reçûmes., 
vous rr.v,Utci » 



' < ■ 



'il 

V 







D U V t R B «^ 



î- 






/ f. 



;Noui arion» re<;u. . KoMi tyf^l** fe<î«» 
, voui Jiv tel reçu ^ vous att?ci re^u » 
il IVoienc reçu; iU âuroa* «^lâ. 



. Futur. 

Je rccerrii, , ' 

ttt recevrai ;\ 
il icccvra. 

Nous reccvr^ii* , 
vous receyt»»,. 
il%rctevro«« 



^< fjECcvroïi , > 

ta re^évroii-» 
itftcevroit. ^ 



Notu recevnon, 
♦Otti^'fcevrir», 

Fume paflè», ils reavrokm. 



;\; 



iH I 




ralrcçtt^. * 

^ùai ïe<|[ù» 

■Jafcsu.^ ■• 

}$ouj avotts reçu . 
vous avez reçu. i,- 
ib ont reçu. 

Treter. Antér. 

■ ■:.■>. ■■" '^' • 
fctiirèçu, ' 
tu'fUi.rcçu» 
iletitfç^u, -v 

\ Koui ciSmes reçu , 
SiOî^âtri reçu , 

iii euf encre çu^ . 

.. ' , ; J'autpis «à j'eurtè reçu, ' ' ^ ' 

'Plliftucparfilît. tu aurois «M tu eutTcs rçç^ - 

iiauroit in il eut «(JH. 

yayoïsreçui ' . • ■ ^ /•.,- . ^ 

tûavoiircçu. . Nous aurions «laottseufioni reçu, 

, U avloît reçu. . ^ *ous iunex m vc^Ui «»«« ff çu , ç^ 

- . ' • ii$auroicm«i«iIseurr«wi:*çu. . , ^^ 

1 ' IMPERATIF PRESEilT m FUTUR. 



y,: 



-■■/•-, 



'V^ 



-.-K 



r: 



■■;?:. 



"J*aMMÎreçu, 
>f Û auras reçu*^ 
il aura reçu. 



\ ' 



\ 



Conditionnel palU. 



■(■: 



\ 



7 



■É 



Singulier. 

Reçois, 
qu'd lîTçolvf . 



' PlmieL 

Reccvoiu» 
'J tecév.Xy 

qu'ils ttçoiVemL 

SUBJONCTIF. 



-"■ " < 




SinguliePt 

.^ Que je reçoive , 
f]fK tu reçoives , 
•^u'il rcigoivc ,' 



FlurieL 

Que nous rccevîoni, 
que vous recf viez , 
qu^ils ceçoivcAC^ 



^ 



s- 



.4. 



SJl 



T R A î T * 
Jl Ê S O U P R E. ^ 



Indicpréf. Imparfait. Imptrêtif^ 

Jcrtf.us, Jercfolvois. qu'ils 

tu relOUI , . Irêtêrit, ^" . 




i?i" œ//. 



./ 



V" 



DÛ V £ R B E. 



\ 



•4^!^#Éfaâ*rii 



37Î 



Wi 



fruifc. />r//I Je vaînçf , il vainc. Nous vain* 
qnoni. 



.r 



//' 






T"iivA I t Ê 



Imparfait! 



Que noiK i^çuïtibns , 
*j;ic ▼oîij rccufTiëi-. - 
t^u-iU'reçufltryt. . , - 

Pretcric# 



s . 



..Que noux ayoïii reçu, 

que vous ayez rçt|u i 
<ju*il$ îtyjent fc<jU* 

f ■ ■ ■ ' ' ' V - A, 

, PJufqûcparfaiL" 




jsifi^V'É fi^j5 e: 



u 



./ 



Que Vifcïlc fcçu^ 
ijur tufull(src(iu» 
qu'tlcut ICyU. 



V 



/ 



i; Que. n*>i« «.urtioRS reçtj , 
que vouVcuffîfx rfe^S^» . 

/a(u'ilîçutUntrç<iH* '?; :„ 

PRESK NT^^, 

. - Reçu , liaC^esuc* fem; ■ 

' : Gérondifs : • 

'\ rin re e<j;T7mè Rendre. / 

. " I N D I C A TIF. P V.E s E 

Singulier' 



Que Vayer«;«» ; ^. 
quetuaycjïçsu, '■ ; ; 

ùa'il ait rc<;«. 

IN FIKITIF 

__ Recevoir. /^ 

Prêter itf ':^. 

Av<)if reçu, '^ . 

ParticlftH^f'^ 

Recevant. . 



JE reiiij ; 
lu rends , ;; 
il rçni. 

PlurieL 

Noui renoons* 
vous rcnici , , 
ils rendent.» 

• Imparfait. 

Je rendoij / . ' 
lu rfndofis , , 
H renJo\i. 

Not s rcrtdioBS » '» 

vi'nis rcniiici, ' . 
i!i rendoicur. 



Pifetctit. 

■5 

Je «rendio , 

tu rendis , , 

il rendit.; 

t^f;çBdîmcî, 
ycu$ lyendite»» 
i!i uî^direDt. 






Peîerk indcfini, 

~** . . ■• '■ ' 

'* " • . ' " 

J'ai rendu,' 
'/nfas lenJu^ . 
•^ ir A icridu , « 







|i)oui4voi^^ rendu; 

^om *^«^ rendu 'î , ' . 
ili ont rèndui% \ .V . 

Prétérit antérieur. 






lûndîi^ 
eut i;c4du. ; • 

' " Wôureuîhc? reffdn, 

^. Voûf e«lic$ rendu , , 

, |||«i»Knt'rcndu. v 

rfah. 



Flurqucpi^r 

jVif oîs^Kn'tTu » ^ 
ni âvoû rc dii H" »"^ i// 






ûl âtoit rend 




Ndius* avions rendu » / 
vtÉ| aviez 'rcndu<, 
iii Avoicnc rendu. ^ 

Futur. 



^^ J*aiîrai*rendu, V -; 
A tu a-.iraï^'enduy- 
Yil aura ccjqHu. 

^^Koui attroBf r«n4u •' 
vous aurez rendu,;' 
- / ib auronc rcndQ|| . 

^ Conditionnel, ptflt 

: ; ^ Je ri^ndroî* , 
"^ > ùtrendrois, 

- il rendroir. 

Noi^ rendrions, 
' pfOMS rendriez, 
Mis rcnd(4îicnu 

- •' .1.- ^- k'<,"^- 

Cônditibnuél paf]?. 



\ 






}-•' 







J*aut'Ô^i» «M jVufle rendu , 
tuvaff^Q»^ »** mliuircs rendu» 
-..' li aurôic #» il eut rendu. 




i^^ rendrai..!.; 

i w rendras, ' ' 

Il tendra. ' NôusaUrîomiu roui eulîionc rend Up 

. ?^j auriez oté^ovit euflîez rendu, 

Nous re'îWronc , y, ^toknt m* ils cuflcni fcndc 

¥CKi$ rcrtdrc?., ■ % ^ . - ' 

ili rendront. . ' 

IMPERATIF PRESENT jii WT^^R. 

\\ Sw^^lier, .. * PlurieL - , 

'"■ • Rends, ' ■ ' RcnJonj, - 

•Il rr iiJ.cz , 

^ ,^ qu'il renie, '. cu'tîs rrrdent. • 

V SU B JONC*! IF PRESENT. 

' Singulier.' ' /' Plurrel. ] 

Que je 'ciru- , ,^ ^Qutnicis rendions, 

qu.» tu irndj:,^ / / que vouvt: rrn4icz , 

' ^u'il rciî i'c. . ' f qu'ih' rcadqiit. 



^ . V^ 



^ . 



•^ 



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1 



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I "J 



;t-r- , 



r- 



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574 

MM 



V > 



TraïtA 

o<>r une âflion^afla* 



^^S^^jmUiSLM 



gurVî Exemple : en. vendit j en aitant. 
Il eft tQujoHW termina en «ru., comlne 



V 







;■'■( 



cyfearticii>c entre deux termes 



«lA nu 



n.Mii„éi 1 



autre 



i 



>) 



• j 



yaccttritif , rep ptr le verbe , fc ripport<î 
toujours i riccufaèif , & i>cut fe refoudrt? 




H 



^^ 



560 T R Ar^X* 

v^ Imparfait. 

Que, K rendidc , . ; 
^ qui tu Vendiffc» , 
J^»il rciMlît. . - 

Que nous rtVidiflioni » . 
^ «que V oui rcndiflîei , .^ 
^ ^u'ik ^cndiflcnt. 



Que ndui ayohi reniki^ 
C|ue vous aye^ leittu» 
oufils ayem feodu. . 




•V 



^> 



» U^ 



jprctcrit* 

<{tie paie rendu., 
que tu aies rendd » 
qu*tl ait rendu» 



- Plufqucparfiit, 

Qu: i'eufle rendu, 

qac fu cuflM rendu, ^ 

qu'il eut rendu. /* 

Que riotiieufTioiis rendu,. 
<jue vous eufltex rendii'i 
qu*U» çuffcnt' rendu. 






Conjugaifcns, & il n^y aque le participe 
mffir qui puiffc changer. F ' 



INFINITIF PRESENT. 



y* Rendre. 
' Tréterlt. 

Avôîf^tcndu.^ _ 

Tarticife aClif* 
Rendant» 



•. 



Tarticiptfa(ltj 
Rendu, M. Rendu:, F. 
CérMif. 
En rendant. 



■^■t 



^oiR qui fcrt dans 
tQus ces temps , & qui crf toujours le 
même pour tous les verbes. 



wiMv yyjui luu» ica vçrocs.^ 

A regard des tenips fimples il y a beau- 
coup de différénceV excepté/dans ceux-ci 
dont les terminaifons font toujours les mê- 



ORSERl^tlONS. 



-\. 



jries, Exenriplcs* 

Imparfait. 3'kmois.^e/mîfféîs. jerm- 
iois t )c recevais. v j * ^ 

Futur, y aimerai ^]q finir (ii\, jereceurûi., 
Confit, préf. l'aimeroif y )C finirais], jé^ 
nndra'u j [t recevrah* 'i 



1 



On a vu par ceS quatre Conjugaifoa» 
les différences qui fe trouvent entre eUes, 
te les changemens de chaque temps. Ma» 
on a dft en même ternps remarquer qu^U 
V avoir plufieurs terminaifons femblables, 
& qui appartiennent également aux qua- 
tre Conjugaifcns. Je vais les placer ici 
de fuite pour faciliter là mémoire de ceux 
qui les apprennent par coeur. "• 

< Pour ce qui regarde les temps tom- 
pofés, ils font les nccmcs dans les quatre 
rr - Conjugaiionf- 



p.". 




CON j y GAiioBS 

Des P^erbes inéguliers. 

OU 01 QUE fous les verbes pjiflcnt 
fc Conjuguer fur les quatre dont on 
yicr.t.dc voir les exemples, & qu'il foit 
inutile d'en multiplier les conjugaifons 
comme quelques-uns l'ont fait, il y a ce- 
pcidant des verbes qui ne forment pas r4- 

Q 



J 



,576 TuA'rf * D U V«RBX. 

kf Performa. Ex; En fréquentant I« gens 

vertueux m pr^t du\ goût pour la vertu, tn 
'^ ^ - .1.;;» /ifi r0mDlii toute 



fftf tfm\ . nikf f?i>^i^g^-7" 



-r^' C^ i. 







" t 



.V 



• J 



r 



/'\ 




x> 



- y 



>• 



^**^ "!ï!.PSuX mais ie.lc.?cnt 

"' 'r^«W& S perfonncs qui ont - 
pour le? \fJJP*.,*Jj" Lr. Nous ne nôui : 

'attacherons même q«y «ux q 
• plus difficiles à conjuguer .&n""^*^^^^ 
Suirons aux quatre Con)uga»fons çrecc 

Première Conjugai/o/ii 
< Aller. '" 

.- r l«.f»/irr- "Allons, 

;>„...«iev«, : pjj^'^rtî. qu'ils aillent 

vousallej^ .'• J^.*..', -.i. Que j'alUlft. 

a» vont, tv quilwHc. »„„ -ft 

Temps compofés marquant qu on cft 
letwpa v.^ r j A'ins l endroit dQOt 

ou qu (^^toit encore dans ,i v^u 

çrf parle 




wiieYculcété, 

S'bN ALLIR.^ j • 

1^ îndicatff préfle m^eri yz\s\ tuYcnirig p 
»i &c. Le relie xomme le verbe' ^ifcr cni 
ijôutant le pronom'' conjondif mé^ tt\, fis 
nous ^l^ui ^ fe* - ^ 

- Envoyer^ > .. 



l^nturteVlniicatif, 1 J^eftvffraî. 

Onihionnel préfent, \ } cnvcçroii. 

ReCOUVRKR; * 

Ge verbe fait au participe paflîf J?few-« < 
iT^i &.non f)as recoMi/crr, qui vient du 
. ferbe recottwr. ^ : 

i SffcOiVDE CONJl^AISON,: 

■ • ■■■BEii--riC' ■ 1. ■■ .• 

I Ce verbe fait au participe béni 8c bénie 
èi toutes QCcafions, excepté iorfqu'ils'a- 



Temps compofés ,^"' "'P; dans iw **• "•'/• "^^ *■"'">'' "» f»""» » f""'-- 
«'kl olus ou qu'on n étoit plus oan" , . ^ No^faiHôns, v«iw.aillez,ili.feillent; 

".".P, -.. ;,i»„„;r ' ' «««r. Je faudra:. ' v 



î? 



droit dont il s'agit 



IL L I R. 



îls.ialilfnt«' 




s 



/'.' 



4 



" \\ 



rt'i 



•.^ 



* !■ 



..r^ 







37? 



Trait* 



a,^giiMH^^piadii fe^fr>iiYrnî 'rtj 




V 



DES PA RTiCïPE V 579 

Verbe , & il cft fufceptible de genres & de 



V 



bres. tk. un «WnWII Jl"li!. Mî jlJUJUl 



liCcnDres. _ . 

n^e ; <<fi *omme/ oimei sàeiftrjïm^s^amies. 
^5^c oarticioe a diC'rentes termihaifons. 



mots 



\Jm humeur changeante. Um fitur 

alarmante. Une propofition concluante. Scç. 



> "> 



r 



■:^--'' 



Ce 've>b^ n'eft guères en ufage qui 
l'infinitif, iju prétérit je/;ji/iM> & auk temps 
corppôfés7'eu5/<ii|ii . ; *voii/a.Iit . <kc. _ 
P<irficij»e tf«i/. Faillant. Pflma/>e jra(p/ 

Il en eft de même du verbe DÉf xtt- 
HR. Il eftplus far d'avoir recours aax 
Kmps du vçrbe t(wiff en <fc/aito<;e. 

: •vV - V-. Haïr- 

Cette règle eft U même pour tous les au- 

11 n'eft plus eh ufage qu'au preteriti 
TWi-T imparfait du Subjçna. . que 

' / QUERIR- 

'Cc ycrbe n>ft plus (Tufege qu'à l'infimA 



.f. '■• ' 



¥f 



Nï 



''«!., 



■■r 



S A IX 1.1 R- 






'\ 




. hifêc.prif Je déchois. Nous dcchoyôni , il dé- 
dfoientJ 

On JHiononcc & on écrij même quel- 
wfoif , nous déchéons , vous iédiéti , ' ils 

PwmV.'je déchus. " Furor, Je déçhcfrai. 
On fc fcrt du verbe EtRE poiir lcs>tcmps 
compofés de ce verbe. £x. Jt fuis ^échu. 
Ces deux verbes n'ont point de partfcipc 



^'. ■;f:>^ 



» ■ .. «• 



— s. 



\ -, ■ ■ .. .;■ " '. -, , « 

il pluriel. E^..CeB4êçtifaiUe. Iljailïoit.^ 

Ifailhra. ; \' <- . • 

Lorfqu'il ;fignifie iéUncer y iâtuirtn v 
ll^îr^ en paHatit d'eaux pu d'amre^ li- 
<jîLicurs vîl n^a de mêmc^qîl^^^ troidémcs * 
pCrfonnes, & fait au yréfcnt de rindi- 
càtif : lùjailltfeni' Jl failliffoit. îl faillira» 
Participe aftifl SaxÛant. l^tîcîpc paC 

lui: ' ' ■ ■' ' ■ ,,'.'' 

•^.. y^LTirL: ■■■"' 

: Jnciicpref Nous vêtons , Prétérit, 

h^èts. I &c. JCYCtîs. 

tu vcts , M Impératif. Futur. 

ilvct. ; Jevctois. Je vctîrai , &c' 

\rart:cipe a^if. Vctznt. Participe païïifiyWé 
fRohiEMB CONJUGAISON. ■ 

'- ".' ' ' C'Ho'iR, ^ '.• -.-;"- 

Ce verbe n-eft prefque iaînaU employé^ 
i k 1 iijifinitif; ' / 

DechoïR. 



. ^ 




. f 




^ 



Tratt* 



Acquérir * conquérir , enquérir^ requérir ^ 

font acquis s conquis j^ enquis^ requis. 

^/r^/i;- f^i^ /f/7f t • ftirieoir • fur fi s ; ifMu^ 




381 



BES Participes. 

/.>. -,-,;^-,»> «>. .^i^rtine loHqu il eft 

— — «i^— ***wNÉÉÉi^M^BiP!'^'' py'^" "-" ' ' || " 'P Mi- ji i ipi i i^-^. 



^^^^^^^^^< 



énoncé" d'une manière aDioiue (v»* «^ 
joint à aucun des verbes auxiliaires ; bx. 



i— p^ 



T B A T T 



Ç<5(5 ^ TlV ATT* ^^ 

prjéfent. DArftoir ne forme polfff d'împar- 
fait de rindicatif Tii de prélent du Sub- 





• Echoir. 

Indicatif pr^f. J'échois , tu ççhois-, iUchet. 

Les autres perforthes comme le verbç 
Déchoir. ro»is\ellcs ne font prcfque pas en 
ufaee. Ilmanque les mêmes temps à ce ver- 
be qu'il! précédent, excepte que dans les 
livres de Jurifprudence on trouve quelque- 
fois ffj ^(^fceV/u , &c. Ses temps compofésft 
forment par l'auxiliaire Etre, 

tmifift rréf. Echéant. HArthipt^af. Echu. 

M ou VOIR. 

' Indi^préf: Je meus, tu meus, il meut. Noiil 
mouvons, vous mouvez/, ils meuvent. 

Imoarfait, Je mcrtkvois- ^ 

r" ,. je mus » tu mus , il mut. Nom muroei,** 
Tutur^ Je mouverai. . 

Subj. préf. Que ie meuve , que nous mouvjoni, 
jmr4'j*«/Q«« je mufle. r \u. UnA. 

■ Partie, préf. Uouwzm. farfic. r^/. Mu. Mu^ 

S E O IR. 

/ Ce verbe a deux fignilîcations prfn* 

pales. -. ^ ., >, 

^ Il fignific ^rre aj/îi. & en ce fen$ il na 
que très-^au de temps, qui mêrac ne im 
prcf(iue pU^s d'ulagc. Les voi{;u 





yv 



. . î^u Ver b Fi^ ^ 5^7 

rn^iV. ;>r/r- Je ^»eds , tu .M s , il C^cà. Nous . 
fctonsvvous reyci , ils feyent ou \[sf\cnu . 

Imparfait, Je feyoit, nous fëyionsf vous reykx, 
îli ieyoient.' 
Fw/«>'r ^e ficraL 

' Conditionnel rréf. Je ficrois. ' • 

hnpérat. Sicdstcû^t qu'il Ce feyciiL 
SùifjonÛifpréfenté Que je (èyè. 

\ Dans cette fignification il faut au par- • 
Mcipeadif/eanf, participe paflilj^j. 

Lôrlqu'il fignifii^ être convenable ,' 
jomme cet luLbuÀefied^ l^a wôdf^iejied à 
Mwi Lemondi, ôcc/il^n'a point'd infinitif , 
ne s'emploie qu'aux troifiémcs per- 
fdnnes. 

'ndicpréf II fied, ils ficem, & jamais ils feyent. 
>w/>rfr/u//./ineyoit , iU ieyoient. ' 
Fm/m»-.' 11 TaTa, ils fiérofft.* ; 

Conditionnei priff II (iéroit, ils fiérotent.' 
j;«^;ow^//i>rfT. Qualifiée, qu'ils fîcent. ; 

Dan$ cetfc fignification il fait au Par* 
ti(C aftif 6ryam. On peut lui donner pour 
inînitif en cert^iines occafiôns être féant. 

A s s E Ô i R ou S' A s SEOIR. 

Mie, préf. Je m'afifieds. Nous nous afleyonsi 
imparfait, fe m'affeyois. Nous nous aflcyions. 
Vf/eri>r J" m'afTïs. ' ^ .. 

'titur. Je ni^afleirai «m je m'afîierai. 
mpcr. AfTieds-toi, qu*il s'afTeye. Aflcyoni- 
aqus , afleyex-voM« » qu'ils s 'affeycnt. 
Subjontiif préf. Que je m'afleye. 
Imparfait, Que^'ie^ii^afrilTe , que tut,ifliflCf. 
qu'ÎU'alsit, qu*iUi*afliflent. ., • 

Qinj 



'O. 







^' 




♦ 



/♦ 



V. 




.^ ' 



4 



82 



Trait* 



nin i cauledc ^mjj qui eft relatif & quit 
Dar confequcnt fcrt à mirqucr le rapport 



DIS Parti Cl? ES. 983 

précédé en cette forte : Lt$ ptïnts jue 
(tîtt Affaire m'a données. 






\' 



y 






, ■■ * 



i. :■ 




5^8 Tr AT T* 

Les temps compol^^s de ce verbe fe 
forment avec Vau^iliairc ^rre, Ex. Je me 
fms aàs. Je me Jus a[Jis.6cc. / : 

Su RSÏO I Ri 

. * ■ ,..■ ' . , ■ '.•••• 

initc. pr'éf. rreterii. Stéjonaifpréf.^ 

Je furfois. Jcfurfis. *^ Que je furfoie. 

; Nous furfojrorli: P»^ur.. j^j,arfah. . 

Jefurfoyoif. Imperattf. Que jC furfiffe. 

Surfoîs. 

. Ce verbe eft moins en ufage aux temps 

fimples qu'aux temps compoféà. Ex^/V 

furps\, favoisfurfis* 

Participe oeuf y Surfpyànt/ PflrnVfrf,/ïï/rSi^ 

V ALOI^Rv 

. Jif iiV. i»r4r. Je vaux , tu vaux , il vaut Nom 

valons. , . 

Futur, Je vaudrai. 
S«^;<m^i/i>rfjf: Que je vaille. • 

^ Prévaloir fait au Sabjonair^tteje 

privait. 

' Oa^TH/IiME CONJUGAISON. 

Braire. 

Ce verbe n'eft guJres d'ufage qu'à I!Ii- 
finitif & aux troifiémes perfonnes de Tln- 
tlicaiif, dii prëfcnt Se du futur. Exemple. 
Il brait » ils braient. Il braira , ils brairont. 



,:.ét' 



DV V 

Cto 



E R B X, 
RE. 



369 



clos , il clôt*' Les au* 

pas. 



. Jndic. préf, Je clos ^ tù 
ttes perfonnes ne fe difem 

Fiwrtr. Je clorai. 1 

Imper af. Clos , fans autres per/oones. 

Ce verbe n'a point d'autres temps Am- 
ples ; mais il cft d ufage dans tous l^ temps 
çoippôféï. J'ai clos , fdpols cbh i 

, ' ECL ÔBCB^ ^^ 

Ce verbe ne fc dit que dans les troifie^ 
mes perfonnes des temps fimprcs, , 

iMdic. préf, ir éclôî. /// étlSfent. / . 
fuMt. 11 cclora. Ils éclôront. . • 

Suhjon?,/féjf. Qu*iUclole. Qu'ils éçlofcnt; . 

Les temps compofés font formés avec 
/Fauxiliaire être • '& le panioipc Eclos. """ 
Ueflicbsfilfutéclos.&cc. 

Cou PRE. 



iHdic. préf. Fiiiiii;. 

}e couds 9 Je coudrai. 
H coud. Imptrâtif, 

Nous coufonr. Couds, 

Imparfait, qu*il cou(è. 

Je coufbis. Coufons. 

Vretetit, Subjônc, préf. 

Je couHs. Que je coufe. 

D I RE. 

Ce verbe fa'it à la féconde perfonne du 
pluriel , vous dites , & fes compofés rcn- 

Qv 



Imparfait, 

Que Je coufîft 

Participe aCïif. 

Couftnt. 

Participe paf 

Coufu. 



,.v 



. < • 



,'••*: 







^4 



a9i 
#1 



Traité 



« 




p ^^^'.z» Vié^Ci 



rWXT^iM 



Dis Participes. }?^f 

C?^Ç\ rnmmrti l'on Hifnir * iU nnr /%;/ r.»n^ \ 



• ... 



veut au contraire qu'on diic : Nous ,nm 
fommti rendu maUra : comme on do.t 



lire eut ^ & non pas ils ont fait eux peinJt)e* 
Obfervons au relie que ceci ne doit 

trm*%rà»rynré» j^ttm \r\rCrtttm 1/» «'Mi^Ka «vm fiai* 



J ♦ 



- ■»'■■. 



/ 



/ . - — ~- 

.''■■<- ^ ' . .■ " ' - ► ■ 

trcn^ dans la rf^le; drdinarre. Ex. Vo\x% 

contredire^ . rous méSfii . vous iéiiei. 

„ • . ^ *- . .. 

^ Fa itï. 

Je fais , iv^ » nous fai(bn$ , vous iaïUf • 

"^ / . Frire. 

Ikiic. nfj: Je fris, tu frii, ilfrît. 

Lcf autres pcrfonnei 4c ce tcntçi 
manquent., 

F(</«r. Je frirai. . -. . 
Conditionnei pref Jt mtOt9. 

} Ce font là les (culs temps Simples «rue 
rufage admette dam ce verbe. Mais il fc 
peut dire aux temps compofés , J aifm. 

Pour fqrpfôer à ce qui manque à ce 
verbe ônic fert du verbe faire avec Jmh- 

tlxif frire. 

Mou D R t. 

Jnàic. priff. > hnparféit. StibjonCïif. préf. 

Je mouds; VrHerh* htiparfâff, . 

tu mouds , Tç mouluf. - Que jf mouluft. 

il moud. Rirxir. rarnc$ptpréj. - 

Wous moulons , Jemouirai. .^otiUnt. 

ils moulent. Mouds, • Mow»«- 

Quelques-uns prétendent qu'on doit 

écrire , 'nous moudons . je moudois . &c. ipzt- 
ce que r:oui moiJoni er je mou Wi ne doivent , 

fe dire qti'èn parlant de mouUge fie m 
pas de Bûouliiu 




"* • 



97i 



«JËÏ 



M 




Û 



^ 







* N AiTKE.- v;\ 

Jnâicprtf. Je naif. Nom naiffonf . 
Prftêrh. )c naquit, 
Futur, Jt naîtrai. . .^ ^ 

J^par/. dii Sm/»;. Que ie naquife. 

Les temps compofés de ce verbe fcfof- 
mem avec U v«rDC ^rre. tt. Je fuit ni s 
fit0isné,S<c. 

S o u D R B. . ,' 

-Ge verbe n'eft d'ufage qu*à rinfinitif. 
Soiidre unediJJicuUé. SoudreunprobUtneé . - 

Ab« ou pRE. 

h4U.fr4f. - Tmporfaii. Ttrrif.aOif, 

Nouïabfolvon*^ frhperêtif, AbfoUf. 

Ibablôlvém. Abfolve, 

qu'il abJfolvf . < * ^ • 

■ , ., * " ■ 

D l $S o u DR H. 

Jndir.préf. NouidiflolvonJ. / ..Ç*wr. ^ 

' Jf aiiTouf , vous difToWcz, Je dilToudraj^ . 

tidiflfous» ilf diffolvcnt. Imptràttf. 

ildifToui. [Keftaut.] D»fl^us. 

foui' dJlfoudr/. , Je di|M^dois,oi* Que ^ difloW», 
Us diûbudcru. Je diff^voi^.^ i f;"^'f '/;//• 



». * 



t^i' 



*'*\ 




Trait* 

: ■■.:^..r. nn anrrc verbc compris & fous 



3S(Î 



i4< 




nffnrar 



Xcnténdu, & ce verbe orain.irci 
le verbe /aire ; toutes les fois qu il n yen 
^ _• . x«..ri.- ^..niirl le nariiciDC le rap^- 



i>r. s PAKTifiPPS. 387 ^ 

8: .non pas cuUivei. 



Ifff* 



îtW 



Irw^ou des pronoms conjOnilifV le\, la j les » 
c paVticipc Icrapponcra pour lors au nom. 



% 



tf . 






V 



«4» 



57â 



T li AIT* 

R Ê sou D RB. ^ 

' '' ■ '■■'■• 

Jndk.ptép Impa^faiu f _ Imptrêùf^ 

Je rc fol vois. 



îcrtf.us;" 



i rtttrit. 




^' * 



«<-"••;■' 



J 
/ 



v-<^ 



DÛ V £ R B E.) 

■ 1^ 



\ 



371 



Vai n ck e. 



Rcfout , 
qu^reloly 

Que je rclblvt: 

Imparfaii,t 
Que je retoluflè^ 



■ V 



tu reTous , 

il re fout. _ . - , 

Nouy-refolvonf, Je réélus. 

vousrerolvcz, '^"'"''•: 

fli refolvem. Je refoudrai. 

!Lc participe paflifrç/o/fi s'emploie quand 

le verbe Çi^nidc 'déterminer , décider. Mais 

quand Jlfigni&r-f^rfuire. c/whgcr en ^uel- 

cw'j|||e c/w/^, orv fe.feçt de re/(?wi^ qui ji'a 

pascfefëoithin. ^ 

Ta R D R B. 

Jndicpréf Je tors, tu tors , il tort. Nous tordoni.^ 
Ce'Verbe^a trois partifcipes difTérenti^m 
t^cmploient en diyerfes occafions. On diti 
il alu le cou tordu. D£ fil tors. Be la (m 
' îorje. Vne colotnne iorfe. Un bâton tort. Vnt 
jam^e ror/i. L'Ait âdémiè ne parle pas de^ 
* tort. Elle regarde feulement torfe comme 
un fécond Icminin de tors ^ mais ce verbe 
fe conjugue dans f^s temps compofés. 
avec le participe tordu. Ex > T ai tordu , 
j^avois tordu i ôcc, [Reftaut. ] > 

T IK A I RE. ^ 

Indii, prcf. Je tniis , tu trais, il trait. NoW 
Ifiaypns , vous travcii, ils tfaiem.. 

Imparfait, Je traycm. 

Futur. Je trairai. "^ 

Tûfticipt AÛiJ\ lra]^ant. Participe pajjif, TniU 



ri-m 



.1» 



Ii»dfc.préf. Je vainçf, il v^nc. Nous vain- 
quons. _ 

Ce temps n'eft gucrcs d'uiige au fia». 
;gulier. . ,'; -•.;..■.• /-.^ ,^- ' 

Futur, Je vaincrai. 
fûrtUipe aCîif. Vainquant: Pimc. pdjjif, yydoGiu 

^ V I VRE. 

'Wtc, préf. Jevis. Nous vivonç, .1^ 

mpMrf ait i ] fi vivais, \ 

Prétérit. Je vécus. Vf t/efrii/ n'eft plus en%fagfe4 
Jmp^rfait du Subjonc, Que je vçcufle, . 
Participé aCiif, Vivant. Participe pajjif. Vécu. 

^^ Y/^ plûficurs autres verbes quon 

i)eut frfettre parmi ceux qui font irfégu- 
iers; mais ju>mm(3i ils n*dnt que quelques 
différences peu (i?nfibles , npus n'avons pas 
cru devoir les placer tous ici , d'autant que 
fufage les fait naturelleiçent connoîtrc, 

^ ï)u Gérondif, ' 

Le Gérondif, dont le nom eft formé 
du Verbe latin Gerf re ^ qui (ignïfk, fajre^ 
âdminifirer , &:c. eft employé principale- 
ment dans la langue latine, ainfi que le 
remarque Régnier Definarais , à ftiarquer 
une chofe à Mire , fuivant la fignificatiôh 
de chaque verbe. Il n'en eft pas de même' 
du Gérondif François. Ce motxians cette 




»^. 



\ e 

■ f ' 



K^ 



:( 



4&,. 



/ • 



•0 



W 



■/ • 



-J 



3^^ Traita n rs P a fiTi c i r^vt. 

ticipe. Lx. ^ous li^fi't^ aiercna a iiwier Us 
lelles allions que'^vout tiyc^ ttitcndu /m/er fi 
i.,...snt iu\ Ton voit Gu'fnrirnJu cil indccli- 




/"■ 



.■>'^ 



) X 



■^. 



«I - 



, J 



V 



.■;;:' y\ 



2-^^ Tratt* 

langue fcrt ^ Marquer une ââion pafii-; 

«rev Exemple ijm.pata^t^-^^^l^^* 

Il cft tQuioHrs ttrmM «ft ***^-» c<H)B^inc 
on viânt de le wét , &: iccttc termihii^ 
le rend fanblaWe avec le; participe adif 
prefcm , ce ,qui fait, que ^uelqutf^^ il 
n'eft pai facile de les diftinguer. Nouf 
«lions pour ccwflTet donner quelque? rc- 

. gles lut celte macère. > . , _ 
^ i^. Nous venons de dire que le Gcron- 

éxifert à marqu&^une laBhn pafagm . cr; 
quoi il diffcre du-prticipe af if , qui _ 
y defigne au contraire up état fixe & tor-. 
^ que la caufe & Iç fondement de 1 aaion \^ 
exprimée paf le vedDe. A mfi dans cette. 
-Phrafe: Ene^ lui répondit levant les maim 
' ^u ciel &x. Levant, ed Gérondif parce ^ 
qu'il ne defigfie qu'une circonftance joM^ 
te^à l'aftion principale, qui eft marautt 
par le prei^iier y erbc repondit. Mais dans ^ 
cet autre exemple : Je me donne toute h 
peine comptant bien que vous nenferej pas 
'in^at. Comptant . qui eft alors comme la 
caufe 8c lé fondement qui me fait agir, 

cft participe. ^ 

2^. Il faut voir fi on peut les faire 
précéder par la particule en. qui fe met 
fort bien avec le Gérondif, mai§ qui ne- , 
peut jamais fe rencontrer devant un^paT'- 
ficipe. 







V_.„;. ». 



■?■(: 



^m». 

■1?» 






^ V ^. . termes , 

&m^ 1 un eft ihi lï^mii^tif ,,& rautre i 



^ 



l!açiSfiKi|^ regt piir^^fc^ lÉrtc » ft rapportij^ 
tou jo^rt 4 J'accu(»ètf , M fét^ fe refoudre 
par le pronom quSy^ li^ q^tàle Gcroiï* 
0ne fçàuMrfe i^pportei qu'ali noiiai- 
i^atif , & jie i<^^foud jamais que pjir la! 
tenjènétion L^f/^Mf. £x. Je Us ai rencon^ 
^s couTT^nt la pofte, Si l'on prend Courant 
tu Gérondif, iife rapporte au nominatif 
je tç veut dire myy en courante ou hrfqut 
jiioùrois fa /7(?7îe. j^ais -s'il s employé corn- 
^é'^rticijpe il fe rappwte à rs^ccufatif, & 

figni^e ; foi rencontré eUx qid couroient la 
pofté. \ ^^-^ 

Ce foht les règles géhérales qu'orrpeut 
-établir à ce fujet. Si la prépofition en fc 
mcttoirtçujpurs devant , il nV àuroit au- 
cune difficultéTia^is elfc eft (ouvent fous- 
cntenfju comme on le voit dans bien des 
occafions. / ^ f 

Il^aut 'rémarquer (jue.le'Gerondif n'eft 
fujet à aucune variation , e'eft a-dlre qu'il 
ne peut avoir de JFéminin ni de Mafculin ,, 
4e Singuliy ou de Pluriel , c'eft ce. qu'on 
appelle indéclinable. Il n'a point égale- 
ment de temps diftin<Sif,'car il fe dit de 
même au prefent comme au paflé.ou au 
futur. Ainfi^ous dirons avec Jlcgnier , 
Çue c^flr^e parue invariable du verbe , 



^f^Â 





y 



■-J. ■■- ■ 



^ . 



. ; 



fV:^ 



main, bientôt, tantôt, 




AdvcrbfS de qttohtitt, 
l^nf fois > deux fois. 




^ 




j ^Kfe Xu^ JS^ 



Dcmcfurcment , dcferpercment , défordonnc- 

. ment , *» i ^ 

Dftermin<^mf nt , effrontément , cnofmément , 



V 



^ 



^ 



V . 



[fer pe,fonne5. Ex. En fréquentant lu gm 
nniieux mprmàMt^ît pour la. vtnu, En 
âimantZ>i«k &• Je jswfcun, »« rmfUt^tmt 






T R ^ / 



DES 



PARTICIPES 

* . • I ■*■ ^ 

E participe cft un nôm^ad- 
jeélif verbal ^ qui fe notnme 
aînfi parce qu'il participe de 
la propriété du verbe dont 
!1 il conlerve le .régime. Ceft 




en cela principalement qu'il difièrc de . 
.tous les autres noms. 

Il y a deux fortes de participes *, les uh$ 
font aftifs, les autres pafTifsO 

Du Participe aBif* 

Le participe aftif eft toujours terminé en 
"flnf . & fe rapporte au fujet qui fait l'aftion 
du verbe: Comme Jupheir tonnant ^ &c. 

Ce participe eft indéclinable;, ainfi 
Ton dira : des femmes frappant la terri di 
leurs fronts . ôc non pas frappantes^ 



? 



■■"i'- 






■*•-, 







■■ a B fc A P 31 1 g Q n x i Q M . Ml 



G/fej îiû regj/fem fc Cérùtif au F Ablatif 

font • 



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V 



3^8 ' .' . Trait* 
. On trou V cependant fouyetit rtl 
mois : Une humeur changeante. Une flatr 
iharmànte. Une propofiùon concluante.- Sic. 
Mais-il f»Qt ^ontrderer qu'en ces occafion» « 
tbatmtaue. chàngetfnte &c concluante . ne " 
font que des adjeaifs & non pas des par- 
ticipes. La preuve c'eft que le participe 
peut-avoir le même fegime que fon^rbe, 
aulieu que l'àdjeâif , q^^oique dcnvé &m 
verbe . ne peutias ei>.,a.voir le régime. On- 
ne diroit' pas pVMmplc , vodà me pr^ 
vofition concluante ïa chofes abjurdei. qt»i 
■ qu'on dife une propàfitm qui conclut da. 
ehofejabfurdtiJ ?ZT ^onfequent les cxem- 
pies rapporté ne Contiennent pas des 
participes , traisïeulçroent des adieftift, 
piiifqu'ils ne peuvent avoir le regime_da 
.yerhe dont ils dérivent, & qu ils ne font 
alors pUces que pour exprimer la qu»- 
r Uté de 'a cKofe.dont il i'agiti 

.*■ ;4yflnr& étant lorfq'^''lsfon""*'"*'f"' 
, ou' qu'ils' neionfregis par aucun verbe, 
^ font des Gérondifs, mais s ils font regi, 

par quelques verbes, ils deviennent parti- 
. çipesvçowme dans cette Phr»fo : J<1» 

tr<fuyè ayant un livre à la main- 

. . ■ Du Participe pajjîf 



Le ptrticipe pafTif eft-celui qui fe rao- 
porte au terme qui reçoit raaion du 






^ D E S P A F T I C ï P E V 579 

Verbe , & il ejl fufceptible de genres & de 
ijpmbres. Ex. l/n homme aimé; une femme 
jimée ; des hàmm£S cûmé$ .desfemrnfs^ aimées. ; 
•■^c participe a di^Tentes termitiaifons, / 
ii pour lel trouver facilement lorfqu'xxn 
ll*ufage delà langue Frapçoife ; iHfy^a^ 
qu'à fe fervir du verbe fai ou je fuis- Ex. 
Craindre , \'zy craint. Fark%'. )2L.y pitié. 
Lire, j av lu. Mourir]. Je fuis mort. Offrir :, 

J'ay offert. &c. > ' 

M. Reftaut a ràffemblë fous un même 
point de vue toutes les diCfcntes termi^ 
ïiaîfons des participes paflifs. L'avantage 
"" qu'on peut retirer de. cette lifle nous en- 
gage à la tranfportcr ici toute entière. 

Les participes paflSfs font terminas en é 
dans les verbes de la i^. Gonjugaifon. 
liirncr, aime; donner, donné; cltimer, 
iÈmé; blâmer , blâmé. &c. 

En Err dans les verbes dont l'infinitif 
eft en /rir ou vrir. Offrir , offert; Ouvrir , 
mert. Excepté appauvrir , qui fait tf/^- 

En ini dans les verbes dont l'Infinitif 
eft en indn : contraindre , contraint ; peiiV' 
dre , peint . joindre , joint. ^ ^ 

En it dans les, verbes qui ont l Inhnint 
en ire : conduire, conàiltj dire, dit ; écrire, 
krit Excepté lire qui fait lu ; luire . nuirt 
& fujjirc . qui font lui , nui . fuffi» 



! 



^t 



M 



. -^ ;■'-. 




^ 



59* 



WTWTftr 



KJo 1 Ji t\tf 



; Remarquons encore qu'il y a de certaines 
«.^nfirions oue ks Gramunairicns nom. 




V, 



■A 



-^=" 



^ \ . ' 



r 



380 Traît * 

/Acqutrîr j Conquérir j enqudrir ^ requérir ^ 
font acqub * conquis > tnquis ^ requis. 
[: Affeoir. hiï affis : furtcpjr Jiir^j ; mou^ 
rir , fait nwrt ; abfoudre fait jt/w/r; diflbu- 
àre r difous ; Tcfouàre , refous ou re/bÎM. 

Clore & fcs compôfés ont ce même 
participe terminé en as; clore, clos; édo*. 
re , éclos ; enclore , enclos. . * 

Exclure, hitexcUis' , .. 

Faire, traire & leurs comporés l'ont en 
MÏt. Faire, /ait; traire, rmif,: défaire, 
dtfait. Extraire , cxfrair.- foufti^ure', foufi 

trait. " ^ 

Mettre, & fes compofési 1 ont .en mil: 
mettre , mis ; permettre , permis , promet- 
tre, promii. 

Naître, fait ni. y 

Prendre & fes atopofés l'ont en/m 
Prendre, fris; comprendre, compris i\ 
furprendre , /orprâ. / 

Les participes paffifs de tous les autres 
verbes V font généralement terminés en i 
ou en u : finir , fini : fervir , fervi ; fuir , 
Jui; rire, ri; valoir,. y^Ia; retenir, retenu; 
étendre, étendu; connoître, pnnu; dé- 
plaire , déplu; appercevoir , apperçu. ■ 

Ces participes font tantôt déclinables 
& tantôt indéclinables j & c'efl fur quoi 
nous allons tâcher d'établir des règles cer- 
taines. ^ 



r I 



BÉS PARTICIPES. ^^iSj» 

Ce participe le décline lotlqu il elt 
énoncé d'une manière abfolue fiyis ««e 
joint à aucun des verbes auxiliaires; tx. 
t^ fcomme fljm^ ; MB? /emme «^«mf'- Ac- 

Mais s'il çft piHScédé de quelq^és-un» 
ies verbes auxiliaires , il n'«n eft pas tou- _ 
tours ainfi. Parexempl'e s'il eft joint avec 
le v«be avoir , il eft prétérit »aif; comme 
,f« amie. Au contraire avec le verbe itrt 
\ forme le prétetit piflîf, comme ; ài été 

<im^.Ainfi: \.r n. £ 

i^ Il eft indéclinable quand il «it pré- , 

teritaaif, & qu'il préceàe le nom qa .1' 
fcrit. Ex. J'ai reçu vos lettres ; /«aimé i 
Uvtrtu. Ef non pas /ai reçue vos lettres j 

fâiaimée la vertu. ' . ' , . ' 
a°.Ii eft déclinable, lorfquc le régime 
précède le prëteriMftif, comme : /« ptim 
W j'ai-prife; Us. Mures que foi reçues. Et 
Ion' pas qut fai pris , <j«e ; ai reçu. Dan« 
ces phrafes le que défigne le Rc^me. 

La raifon de ces deux règles pourroit 
fe faire . comprendre facilement par ces 
phrafes de mauvaife latinité- J ai a:mé la 
vertu. W>eo ainatum vlrtuam. 0\i Ion 
voit qa'Amatum eft au neutre & le cas 
du vahc haheo i virmem eft celui dA- 
mofum. [Je parle aux jeunes gens qu. 
entendent la langue latine. J Les lettres 
oue j'ai reçues. Liitertc quas habeo acceptas. 






li' 



■/ 



y 





3P^^ Traité ^ 

Les illatiyes ou conclufives , 



péralité d'une idée ou d'une pro^ofition. 
Telles que font , fi non, fi ce neft que. 



■ / 

/- ■ 



> *t 



.£:.-. 



38a Traité 

Dans cc\as acceptas, eft ait pluriel fémk 
nin à czxxiç: àt quas qui çft relatif & qu^. 
par confequent fert à marquer le rapport 
qui doit fcorouver entre lïtttrat & aictp' 
iâs. De même que (\ Ton difoit : Je Tai 
reçue. Itlabto illam acceptam. Parce qu'alors 
vie pronom tenant la place du nom doit 
s'accorder en genre, en nombres & en cas, 
livec fon adjeftif. 

Ainfi l^on peut donc dire que dans cette 
plirafe* : fai aimé la vertu j le participe 
âfm^ doit fe regarder comme neutre^ c'eft- 
à-jdire comme ne fe rapportant i rien ; au* 
lieu que dans la phrafe fuivante : la nm 
qut fai SLimét, Le que fert à' marquer le 
-rapport qui fc trouve entre vertu 6c aïmie. 
Comme : Je rai aimée, Lq pronom la doit 
s'accîorder avec le participe, parce qui 

devient Ton adjoâif. 
il faut cependant^ excepter de cette 

Wgle le cas Ou/ 'e nominatif qui régit k 
prétérit eft mis après lui , car alors le 

Î)articipe devient indéclinable, quoiquîl 
bit précédé de fon régime. 

Ainfi Ton doit dire : les peines que mk 
donné cette afaire. Cette 0iire td le no- 
minatif de m'a donné , & c^hinrie dans 
cette phrafe il fe trouve après m'd donrd 
il rend fon participe indéclinable, quoi- 



■■■* 

DES Parti Cl? ES- 58 j 
liitoît été déclinable fi le nominatif eût 
précéda en cette forte : Les peines que 
tette affaire m'a àonviéts. 
j^.Le prêtent peut être placé entre à&.tx 
régimes , & alors fcjn participe eft indécli- 
nable. Ex. Les habitans nous ont rendu maU 
tnsdela ville , & ifon pas rendus. Nous & 
métrés (om deux tegimes entre lefiuels 
eft placé le préterii. De même en parlant 
d'une ville on dirai: Le commercé Va rendu 
ftoriffhnte^&c non ^^s ta rendue. \^ 

f^- Quand le pijéterit eft paflîf ou réci- 
proque > Ion partidipe eft déclinable , mô- 
me dans tous les 'cas précédents ; &: on 
doit dire : Nous, nous fommes empreflés. 
Nous avons été vifités par votre père. Les 
nlksfefcnt renàiiçsjlorijj'antes. 

Il faut excepter de cette règle le cas 
oà le participe du prétérit pafîif eft pré- 
cédé & fuivi d'un autre participe ; car 
alors ce n'cft plus le premier participa 
qui eft déclinable ;c'eft le fécond qui eft 
plutôt un adjeélif qu'un participe. Ex. Elle 
itft trouvé guérie. La défobcijjance s'efi 
txo\x\imânter au plus haut point de Tin- 
folcncc. Cette ville s eft rendu puijjante par 
fe commerce. Et non pas neft trouvée . s eft 

[rendue. • tr t 

Obfervons cependant que Vangehs 



,1 rena ion participe ,nacum«ut. , h^. . nous fommes 

-que Ion régime que le précède -, mais 11 I pctena qu u laut ux , j 






■■ ' /. 



/ 



*s 



« • 



> 




ferait vrai ^ que faudroit-U en conclure f Non 







plus vout kvti vous m rapporttr à rmw. 






V 





ren'dus méucs ; ma\ Rcgnier Defmarai» 
veut au contraire qu'on Aïk : Nous nous 
roijmts rendu maîtres : coinrne on doit 
lue, ElU s' ejl reconnu coupabk. & non 
X)Z% e\it s efi reconnue. 
^ Remarquons .encore quç ce que.noui 
avons dit ci-déffus du prétérit aftif dont 
le participe devient indéclinable ,4orfque 
k'nominatif qui régit eft m.^ après lu. , 
doit auffi s'entendre du frètent paffif. 
yVinfi l'on doit dire : U fcine que s eft donne 
2tre Avocat pour votre affeire , .& non pis - 

aue sell donnée» , . . 

^^ "Si au lieu d'un nom, les prétérits 



àkifs ou paffifs ont ufi verbe après e^ ■ 
ils font toujours inclinables. Ev tje 
M fait peindre. Ils fe font fait P"nf'P[ 
non pas. elUs'eJîfùte peindre. dsfejM 

iàks peindre. u, ,« 

Cette règle a lieu même dans es cas 
oîi il retrouve ufTautre mot entre le par- 
ticipe & le verbe qui fait. Ex. Ceftm 
efpecaWornficaf'on que fai appns i bm 
faire. & non pas que ) ai apprife. La rai 
fon de cette rcglc eft que dans ce cas les • 
pronoms qui précèdent le prêtent , M 
font pas le régime du prétérit , mais ûu 
verbe oui le luit ; ainfi il ne faut pas que . 
le participe 'du prétérit s'accorde avec 
eux. Quand je dis : Ils fe font fait pei^^.- 



DÉS Participes. 3?^ 
Ceft ÇQmrtie îi Ton difoit r ils ont fait pein" ^ 
ire eux ^ ôc non pas Us ont fait eux peindra* 

Obfervons au reftc que ceci ne djoit 
l'entendre que iorfque le verbe qui fuit 
le prétérit né-fait avec lui qu'un fens ijini- 
que, & ne préfente qu'une memç idée , 
comme il fe voit dans les exemples pré- 
cédens. Mais (fi au contraire le verbe 
dont le prétérit eïl fuivi ne peut fe con- 
ftruire avec le<crrn.e de la relation de celui- 
ci, & faire aveô lui un fens en quelque 
forte indivifible, alors le participe efï dé- 
clinable, comme dans cette phrafç :,/.a 
refolution que fai pfifc d'aller vous voir y on. 
▼oit qu'a//cr vous voir ne peut fe conftruire 
tvec refolution. Il en eft dp mcme de tou- 
tes les phrafes de cette nature , & ToHi 
doit dire ; des Soldats quon a forcés de. 
marcher. Des Criminels quon a condamnés 
à aller auaç galères ^ ôc non pas qti^on a forcée 
juorî a condamnés 

6^, Il n*c(l pas néceflaire d'avertir que 
les pt^éterits d^s verbes irapcrîbnncls ont 
leurs participes indéclinables , puifque ces 
participes ne fe rapportent i aucun ré- 
gime. 

7o. Le participe du verbe pouvoir eft 
toujours indéclinable. Rcgnier^D.fiùarais 
nous en donne pour raifon qu'après ce 
verbc'enoployé ainfi au panici^î ., il y a 



,pe. 



J 






.tv.. 





maifon ^ campagne. Comme il je prepa^^ 
mit A marcher contre les ennemis il (ut attu* 



■k 



V 



•■ •"i'''**-vs 




ag5 Trait* _ , 

toujours un autre verbe compris .&rous- 
\critendu, $c ce verbe ordinairemenr eft 
te' verbe/aire ; toutes les fois qu il i> y- en 
à point (f autre auquel le participe ferap, 
porte, Ainfi quand on dit ,Uj chcfeMW -, 
Vaiûâ c'éft comme (i l'on dlfûit lei cftof« 
flurfai ru /aire. OV comme dans ce cas 
feVarticipe étend fon Hg^cji un aùtte 
verbe, il devient alors indéclinable, fui- 
vant la règle que nous aVons donnée, 

go II s^en fuit de- là queXtous les par- 
ticipes qui fuppofent un veW fousg.- 
tendu après eux , font •"d'^'^»^,^?'"'^^^^ 
J'ai -tu de vous msUs Joins que) ^^du. l/m 
avei fautes UsfoVus que vous ^^^ vo"'"' 
êccî On conçoit fans pe.nê q^^. f^ « 
deux pbrafes on peut ajouter les Vcroes 
avoir Se faire après le participe. \ , 

Comme toutes ces reg4esTont natu\el. 
lement obfcures.par elles-mêmes „ ^ qu\Jl 
arrive quelquefois qu'on a peine à com\ 
prendre les explications étendues qu on 
eft obligé de donner, nous allons ici taire 
une courte récapitulation de tout ce que 
nous venons dédire fur cette matière. 
i*. Après le verbe avoir le participa 

ne fi' rapporte pas au nom ou au prû- 
llomquiï précède, c'ea ce qu'x^n appelle 

nominatif du v.rbe.Exempk-. f one rmea 

' biâmé votre conduite . & non pis blumee. Les 

hmmes (M cultivé les arts de bonne-heure . 




l 



\ 



i 



6: -non pas Xi^/rim. , * • 

Mais 11 iof-vcrbe avoir eft |:riéc(5d*é d'un 
Ij^.ou des pronoms conjônclifs le., la ^ les ^ 
X participe le^rapportera pour lors au nom^, 
ou^ifpronom qui cft dév?nt Icvcrbè avoirs, ■ 
& lu participe devient un adj'ec^îf v >qui 
s'accorde avec le nom ou Ic^ronom en 
genre & en ..nombre. Ex. Les fcienqes que 
Vai cuh'ivéis.' La lettre que' f ai écrite. 
jivei vous lu ma lettre ?. Ouï je Cai lue. En 
parlant de pluUeurs Danpcs, Je les ai.toutet 
yucs.cematin. ^ . w 

^ettc règle n'aura plus lîeq fi le no- 
minatif du verbe fc trouve après le Verbe, 
& alors il faudra mettre le participe au fin- 
gulier mafctilin /quand même le nom fe- 
roit à un autre genre ou Jbun autre nom- 
bre; c'eft-à-dirc , que le participe devient 
ind^clihabl^. Ex. Contente^'-vous de la lettre 
-}ue vous a écrit vôtre pire. Aulieu que Ci 
votre père ^toit devant le participe , la 
phrafc rcntreroît dans la réglé ordinaire. , 
Ainfi il faudfoit dire : Contentet-vous de la ^ 
lettre que votre père vous a écrite. 

Le participe devient encore indéclina- 
ble s'il cfl fuivi d'un adjcÂif. Ex. Alexçin- 
-ire fit crucifier pluCieurs milliers de 7yriens\, 
parce quilles avoitXTou\ 6 /:oupables,. ' 

Il laut auflTi fuiyre cette rcple.s'il fc, 
trouve un verbe à l'infinitif après le par- 

. Ri) . 



» 



\ \ 



I 



V 



^ 




^, 462 TbAITI^ Dr l/lNTFRTFCTrON. 

Les InKrjc(flions de joye ou de dcfir 



r.« 



^f/. .1. 



,/. i. 







\ 



-, f 



X 






i. ■ 



388 TbaTtA nrs Partit ipf^,. 
ticipe. Ex. Fowi J^rr^ chercher à imJttr Us , 
IdUs adioni que^voui avc^ tm'tridiilouei fi 
Ytfi/i/fn/.où Ion voit quWèfjJu clVindccli- , 
lublc à caulb de ^cr qui c(l à ritifini^if. 

écpcndiift ce participe devicm 'décli- 
nable fi le verbe qui cU après, lui pdut for- 
mer \m iens fcparé , & en cç cavlOerbe 
m qui e(l i rinfinicif fera pr<: cédé dc/U pré- | 
■ pofuion^ ou ie^ Ef^. la re/oiw/ion ^wf /ai.' 

imk d\alUr vous vojr. Do crimjnehquon 
/ tf condamnés i'fllie^ aux Calera. ' 





v_ 



4; 



\ 



•V 



ï 




' I 





T R A r TB 

' ^ D ES 

ADVERBES 

*Ad VERBE efl un mot indé- 
clinable qui efl toujours joint 
à un verbe dont il^arque les 
circonRancèS*-Cejnmç lïrejou^ 
Vîjit '^ parler beaucoup ^ &c. J ' 
^On peut les réduire â fept éfpeces prin- 
cipales qui font ' ^ 

, LesHdverbes de temps., ! 
. de lieu ou de fituatiop , 

d'ordre ou de rang , ^ 

de quantité ou de nombre , 

d'affirmation, de négation flc de doute,\ 

de comparaifon, 

de qualitié ou de manière. 

" ■ *" .1 ^ 

\. ■ Aduerbés de temps» 

' Kter ,.aYai»t^hier, au- dernièrement , tupari- 
irefois , anciennement, vant , depuis peu , de- 

R iij 



.-7*^ 



P 



/ 




404 

piquant 




Prec'is dis Rc::fUs j 
; fan^' parler è,'^ ces piccc"> Li 



difrércnce' des vers nç conlillc que dans 
le différent nombre de Syllabes qu'on cm- 



-/^ 



55)0 > Trait* 

main, bientôt , tantôt, 
4ans f eu, Ht^^rniais , 
5orçrnavant,à l'avenir, 
Xbuvent, d'abord , qucK 
ouefoif , rarement, lou- 
dain, jamais, tdûiours, 
incf {fa mment , tard , 
alors , depuis, &c. 



Adverbes de lieu» 

Oii,i(i,U,y,près, 
loin, de\.\nt , derrière , 
(îediins, dehors » dcflTus, 
dcuous , en la ut , en 
bas , ciuptcs, ailleurs , 
par-tout , &c. 

Adverses dlordrc ou de 
rang. 

Premièrement « fé- 
condèrent , enfin , à la 
lin, à iMic, alterna - 
tivementitour à tour, 
pèle ' nme ,^ devant, 
après , cnfcmblc , &ci 



Adverbes de q^tanM, 

l^ne fois, deux fois ^ 
trois fois, 8<:c- combien» 
\ eu , beaucoup , goc-- 
res , aflf z, tant , auuoti 
trop, plus , moins, i&c" 

Adverbes d'aiïir * ation , 
de'ne^.tion çj de doute • 

Oui, certes. , ccrtai-. 
nenu nt , ("aiis^oote , 
affurcmenr, vorontién, 
foit, d'accord, non, ne, 
nci.a'<,ncpoint^ni nul- 
lement , point du tout I 
peiit-cirv^ , &c. ^ 

Adverbes de cctn^arcir 
Jon, „, 

Comme , éiC mcraCf 
ainfi , pareilleméit » 
aulTi , plus , tlav^ntagc, 
pis , jnieuK , moins } 
prèCque , quafi , à peu 




Remarquez que prefcjfue tous lès noms 
adjeflifs forment un adverbe qui eft ter- 
miné en ment. Ex. Sage, fagcment -, moâtjltl 
içodtftcment ; jmidem , prudemment , &c. 

Ve qui précède la fyllabe ment eft or- 
dinairement muet dans tes adverbes , ex- 
cepté dans les fuivans où il eft acccnt^f 

Aiiément, aveu^^lément , commodément, 
. Onvoiunémcnt, confotmcnaeiu^dciibercinenti 




^ 



DES A-D VERBE S, 



pi. 

Dnne- 



Deméfurément , défefpercïnent , défordonoe" 
\ment , *» i ^ ^ . 

Determinément , effrontément , cnofm"émer^» 
Expreflcmeftt , figufémcnt , importunémelht , 
Impunément, incomtivddément , inconfideté- 

mcnt , . ■ \ ^ 

Indctcrminément, ifrerperément, înorinémcnt, 
Malaifcment ,, modcrémeTit , nommément , 
Obfcurcment , obftinément,' opiniairtment , 
Partionnément , poféiYient , précifément , 
Prématurcchent ,.privément , profondémment, 
Profufément , propprtionnémcnt , fcnCtmcnt t 
Séparément. <. , ^ 

Il y a putre^cela de cfittahies fcçolis èé" 
parler qu'on p^eiit-tiicttrc au rang des ffd- 
,verbes , & qu'on peut appeller pour cette 
raifoa adverbes cômpofôs , tels que font : 
pour leprcfent:» à raifenir . tour à t&wr /fans 

faute j^iij^ ' . 

Ce ne font, cohune on le voit , que 
des noms fubftantifs ouadjcftîfs précéda 
d'articles où de prépofitipns ; mais comnne 
ils expriment les différentes circonftances 
du verbe, tous les Grammairiens fe font ac- 
cordés à les regarder comme des adverbe^.. 



M 







Riiij 




'"■'" V 



/ 






V 



\ 






. /^ 



;*i-. 



Ceux de fept Syllabes.^ 




-V 



J. 1. V^nKr^tmr, Fr^rmCe. AO-> 



X » 



I 2 3 4 ; 

Et-fous-lai-com-men-cè 






^ 




TRAITE 

y'": l-> E L'A " ■ 

PREPOSITION. 

Enrtot indiîcTmablc cfl ainfi 
nonuné parce qu'il fc met or- 
dinairement avant les noms ou 
pronoms; qu'il r^'git.Son em- 
ploi efl de confiderci unc.chofe à l'égari' 
d'une ou de plufieurs autres. Telles que 
font 







.V' 



Da»s, 

in, 
A. 

ïiots , 
Sur, 
Sous, 
D:vant , 
Apres , 



Chez , 

Avant , 

pendant" 

D^piiis , 

Vers, 

Envers, 

A 

Avec, 



cgArd,, 



Sans, 
Outr , 
C ontrc 1 
Tour , 
Selon , 
Loin , 
Proche , ficc. 



.r Toutes ces prépofitions ne r^giffent 
pas le raênnie cas ,• c'eft pourquoi nous 
allons les rangerJfclôn leurs différents 
régimes. ^ ^ . 



f^ 



D B L A P R B FO SIT I ON*^ 593 

Cclks qui régiffm U Génitif ou t Ablatif 

font : 



Loin de. 

r^ochc de. 
(tutc de. 

âlUkiiî-de. ' 
i r»nf«iO de. 
ludellu* de* 
tu dehofi de. 
tu. milieu de* 
kloggr^e, ^ 






ptè. de. 
nort de. - 
à l'ég.trd de. 
â ta Ion de* 
tu dec^a de. 
AU dellçMt de. 
tu- dedans dkv 

vb-i-vi. de. 



auprès «le. 
autour de* 
4 couvert de» 
âlafêrcrvc de. 
#u de là de. 
AU devtnc de* 
tutrtvrnde. 
to piéience de,0CCt 



Ctllti qui régijfent le Datif font : 

^ Jufqu'ii» QU jufques-i, quant i, pair rapport i , &c» 

Celles quirégijfint t Acci^atif font : 



iprèi. 


d'après* 


jittcnHa. 


avant. 


tvcc. 


chci: 


contre. 


d.lBS, 


depuis* 


dcrticre» 


dès. ■ 


devant. 


durant.- 


en. 


•ntre. 


envers. 


environ. 


cxc;pié. s 


beri. 


malgié* 


noyennanr* 


nonobllant. 


outre. 


par: 


parmL 


pendant. 


pour. 


proche. 


fans. 


lelon. 


fous. 


fcivanr. 


fur. 


touchanr* 


a tcavccs. 


vers, &c. 


voili* 


voici. 


t« 





•... ■^^" l^ 



wÊt.' 



Il y\a quelques-unes de ces prépod-^ 
tions qui font quelquefois adverbes; mais 
voici comme on peut les dift'nguer. 
-* L'adverbe n'a aucun régime Bc fe trçuve 
jpiûx ordinairement à un verbe dont il 
marque ies.çirconftances ; auiieu que la 
prépufition cft toujours mile devant ua 
nom 011 un pronom (jui ell fon régime*. 

R V 



4> 



« 



/ 



.1 




-vi 



> \ 



■p 



Inn 



On appelle ver^s féminins ceux oui 



T?gl?^ 



r rrrm 



inés nar un c *uet ou par les i.i 



\" 



Gtl voit par ces exemples ique les vetf 
finàmm ont ^unc fylWbe de pluiJ ; <^ w* 



-"■^ V^i;- 



* ' . 



■..,* ■^■. 



^^4 TuAlTt DE LA PtÉPOSlTK)N. 

Remarquons encore qu'il y a de certaines 
prépofiiiions que ks GraTTunairicnB nom- 
inent in}eparabks. Gc font celles quife 
trouvent néceflàirement jointes à un vcibc. 
Elles fervent à faire tfun verbe fimplc un 
compofé ; comnfmç mmre . admettre i 
prendre . apprendre ; fOfoUre difparoittc , 
Juiyre, pourftiivrc, flcc. \ 




^ 






"> \ 



h^-<mmtit^^ 



Ous définirons la Conjon^iop » 
une partie indéclinable du dif*- 
cours , flui fert à lier un mem- 
bre de phrafe avec un ^utrç. 
Régnier Dcfmarais & M. Reftaut-cn 
ttconnoiflcnt'de quatorze efpeçes qui font 
Les copulâtives t>M d'affemblage , 
Les disjonétives ou de divifion , 
Les adverfatives ou d'oppofitron , 
Les conjonaions d'exception ou 

reftridtion y 

Les conditionnelles > \ 
Les furpenfivçs ou dubitatives , 
Les conceflives , 
. Les déclaratives , 
Les comparatives ou d^ égalité , 
' Les aDgmcmatives ou dimin utivçsi 
Les caufaîes ou caufatives , 

- ^^1 V 



tk 



/ 



»» 



X 



PilUjifiJ%l ii 



L"efpertnc#t1>x«mpl« , uîi)e nu fçM quel ptix 
LlKiweuf ékiniéf^lytnémirylpite cr mépris; 




iais u le mût nnit paT une autre 
voycUe que par un e muet il n'y a point 



. \^ 



• \ 



3P(Î T RAI TÉ 

Les illatiyes oa conclufivcs , 

Les çonjonftions de temps & d'ordre J 

Enfin les coajonétions de tranfition. 

Les conjonflions çopulatiyes font ainfi 

nommées parce qu'elles fervent à joindre 

deux termes ou deux propqfiTions , fôit 

pour affirmer , foit pour nier. £t aujfi^ tara 

que font pour Taffirmation ; ni & non pUuj 

regardent la négation. Ex, Lcf vertu & It 

vice font contraires. Les hijloriens tant anciens 

que modernes* Vous ne M avei rien dit ii 

cette affaire j je fie lui en dirai rien non plus. 

Ni moy m votre père nous nje confentirons i 

cela- &c. '1 

Les disjondllves font celles dont Tufagc 

cft de. diftir^uer le fens des chofes dont 

on parle. Telles que font, ou^ ou bieni 

foit que* Ex. Lui ou moi nous nous fommes 

trompés. Eçoute^-moi ou bien je me tairai* 

Les adverfativcs. font efliployéts pour 
lier enfemble deux prépofitions , mais en 
marquant Toppoûtion de l'une à l'autre. 
Les voici.: mais^ cependant^ néanmoinisr 
pourtant. iEx* Ce jeune homme a de grands 
talent fa mais il nen fait aucun ufage. 

Je vous avois prié de cela , cependant 
vous ny ave\ pas Jongé. &c. 

Les conjonftions de reftriftion ou 
d'exception font celles qui reftrcignent 
ftti quelque manière que ce foit la gé-* 




(^ 



DE LA Conjonction. 397 
péralité d'une idée ou d'une prQÇofition. 
Telles que font , / non .fi ce n ejl que ^ 
quoique , ericore que ... à. moins de , pour dans 
le fens de jfuoijMf. Ex. Faites pénitence fi 
i][on vous perirei tous. Vous ne me cfoire^ 
fosï moins que je ne vous lefajfe voir. Pour 
un homme de courage il Je laifje bien-tôt abbor 
tre dans tadverfité. 

Les conditionnelles, ainf- ouc le root 
l'exprime , marquent une condition d'où 
dépend l'eflet de ce qui eft énoncé dans 
l'un des membres de la phrafe. Ce. font : 
fi y quand, quand bien mime, pourvu que. 



fuppofé quej bien entendu que. i condition 
que. au cas ou en cas que. à moins que. Ex- 
Si vousvou^ comporte^ bien^ cette occafiws 




vous rèuffirti. Je vous aiderai^ mestonfeiU 
pibujivu que vousfçachiej en profiter. &c. - 

Les iufpenfives ou dubitatives mar- 
quent quelque doute d^ la phrafe ; ce 
iontifi^fçavoîrfi. quoi (^u'il enfok.Ex. 
Je doute ù vous fere^ jamais pruàcnTi Vous^ 
lui promette^ beaucoup, (çavoir jî vous Ità 

tiendni parole. . 

Lés conceffives font" employ^s-pouf 
marquer que l'on, demeure daccord de 
quelque chofe. Ce font : à la vettié y à le 
' bonm heure . quandiméme . non que . non pat 
que. r^uolque. encore que. Ex,X la vérité fl 
auroit du vous en parler. Quand mêiuc cela 



■{ 



:•} 



\ 



"^ 




-J— r- 



4,14 Précis des Règles 

reoendant l'affirmation oui peut (e 



f 




l^.ffr.,..« Fr^ncoiri. 41^ 



oi l'on fent une dureté Ae prononciation 
qui choque les oreilles , auUeu qu elle «It 



-^m^ 



< 



s ^ 



598 - T R AIT É 

feroit vrai j que fakàroit-ïl m conçlurt f Non 
que ou cç n'eft pas que je le craigne. Quoi- 
qu'il ait de grands défauts ^ il ft^ laijje pas 
d'apoir de grandes vertus» 

Jja déclaratives fervent ordinairement 
pour expliquer ou pour flaire micuic en- 
tendre quelque choie. Ce font : fçavdirf 
comme ^ par exemple^ ceft-à-dire. Ex. U 
y M trois ymiii TTieotogafei, fçavoir h fol, 
tefpirame . Cr U charité, tes chréùens%ivent , 
rtgardir U terre comme un lieu d^exil. &c. 

Les compar^'rves ou d'égalité fo^t mifes 
en ufage pouii faire'* connoître le rapport 

Îui fe trouve entre deux propofiiions, 
'elles que font : comme ^ de même/ainji 
que j MUji bien que , aujfi peu que . autant 
quej ni plusj m moins. Ex. La chofe ejl arrivée 
comme , de même que , ainfi que vous 
tavki prévue. Taime àutkm ce tableau que 
celui que nous vîmes hier. &c. 

Les Augmentatives te diminutîves fervent 
t)oàr ajouter i ce qu'on a avancé ou pour 
le dffçinucr. . ^ 

Les augmentatives font , d'ailleurs ^ outrt 
que , de plus ^ au furplus ^ encore. 

^ Les diminutîves font, au moins^ du- 

momî . pour le/no^m. Ex. Je fuis d'ailleurs 

porté à le crow^. Outre qutl y efl enti^dgé 

d*h$nneur. Je vous i^raj dcplus que j ai de 

' bannes raifons pour agir de lafon%. Au fu^ 




i 



u E l A C O N J O N C T I ON. Jpf ■ 

plus vodi devei vous en rapporter a nuH, 

i« coWifc» ou MuT^i"" f°"^.,*^""1^ 
marquent la raifon pour laquelle on agit. 
Ui voici. Car . parce que . comme , à caujz 
que . atendu que , vu. que , puifque , pow- 
Loi. £rà vient que. afin, pour, dt peur 
\^/dt craime.Ex.Je ne doute pUu A 
lotre itmtié. car ./m m'en avei foimttt 
èmné Jks preuua. U fera .j'««.f «^^ «f 
parce qu'il fOUS aif««.Fo«Ml qu dfon mjo- 
knt à caufe qu'il tft riche, ficc. . , ^ 

L« JU-tim DU «ncl«>« fervent pour 
tirer une conféqucw^ de la propoftuM 
qu'on vient d'avancer. Ce .font or. donc 
L confequem . ainfi, crflpourquo, .zU 
étant /cejl pour cela . enjorte ^^.^r'' 
ment qUe^Ex. -fout hmme ^fl-rum'.]^ ^ 
Pierre r/î un homme . donc P.erre eOun 
animal y otrt père ne peut que yousjonrur 
de bons avis, c'eft pourquoi vous ne deve^ 
pas balancer à les futvre. 
' Les coniondions de sms om d ordre 

font celles qui marquent q"^l^";^"/3; 
tance de temps ou d'arrangement .telles 
que font : Quand . comme . lorfyue. dam le 
iemps que. pendant que . cependant . tan^ 
. TuldepLque.disque af^otq^^ 

à piine . après . enfin, à l^fi''- 1^'^^"^ 
' irons yous voir quand, vous ftrci dans votrt 

. - 1 



r 







■— ^X* 



^4 If Précis des Règles 

Je ne foufTrirai plus vos faJcs 'xAïUericr. 



'•M 



J^. 



de la Verfijicamn trartçotj 
Jk, avec le .ouvert ou fermé ne 



for- 
auel- 



,;'■ ■ ' -■ "t^^i^d^ii^t 



400 Traité de la CoNJONCTroK. ' 

maifon ^ campagne, Comme // Je pnpcL* 
ro'it à marcher contre les ennemis il fut atta- 
qué de Id fièvre. Cependant les ennemis 
avan f oient toujours. &t. Les chofes Jont bien 
changées depuis que vous rCêtes plus dans 
ce pays cy. &c. - 

Les conjonftions de tranfition mar- 
tjuent le paffage d'une circonllance à une 
autre. Ce font : or, en effet j, aurefte ^ à 
propos i apris tout. Ex. En tfkl que pou- 
yi^yous lui répandre.' Or ïl itoit naturel 

4e penfer. &c. ^ >• 

RaiîemblonsmaîlPitenàrit toutes cei dii-^ 

fcrentes conjonftions* 




'"^ 



■t» 


. pourvu que v 
ée plut ,v ' 


de ti.^me que^ 
ainfi. 


'i 


.ou, 
foJr , 


du nioira,' 
d'aillcuis, 
encore , 


outre que , 
«iepliis , 
~€n effet, , • 


-.*'\' 


mail, 
•cpendam . '. 


pour, 
car. 


comme-, 
' afin que , 




ikéannioins, 


'quand , 


or , 




pourtant.^ 
û mm , 


parce que , 
fi. ' 


donc, 
an re(te. 


r 
" - 1 


i ce n'cft que , 


comme. 


iprofOK ^ 1 



;v K 




U 




TRAITE 

: 'DE: 

■ ,■ \ 

VINTERJECTIOI^. 

Ett^ partie du difcours cft 
indcclinable comme les trois 
précédentes. Elle a été ainfi 
nommée du mot latih interjicere^ 
'"-qui figVific jetter entre, parce qu'en effet 
les tcrmçs dont on fe fert pour Teicpri- 
mcr ne font volontiers que des fons jettes 
avec 'force , foi; au milieu , foit au com- 
mencement d'une phrafe. L'Interjcélion 
e(l employée à marquer les différens 
mouvemcns de l'ame. Ces roouvemens 
font la douleur, la joye. le defir . la crainte:, 
taverfion. l'admiration. Qu Ntonement <r 

lafurprife. 

Celles qui marquent la douleur ou 

.. l'affiaion font : ^h.aie. ouf. he. helas. 

êh mon Dieu. 




4t5 Pfàii des Regtei 

Ue, cft toujours de deux fyllabci; 



...„: J.. 




de la 



en 



tomhien. &c. Excepté a e«, qui vient 
An Xfprhe lier* 



(■■ 



> . 



K: 



■■'■■l'imir*: 



462 Traiti^ de 1/ Interjection. ., 
Les InKrjc(5liôns de joye ou de deÇr 
font.: Ah ah , ah, bon. 

<^elles de crainte , d'âyerfioa, & de dé- 
rjfion font^, y?, oh, ài^^ejl» • 

Celles qui font pouriadmlration , éton- 
nemcnt ou furprilc, font exprimées par 
ces mois : Oh^ bon^ bien'^ très-bien. Il y a 
auflî des Interjeétions par lefquelles nous 
exhortons &c nous encourageons ;-comiTi6 : 
fdj courage ^ allons , gay ^ alerte. 

On trouve encore quelques mots qu'on 
peut mettre au non^bre des Iriterjcftiôns , 
comme okr exemple, hoUj he, hem, donc 
©n fe fert pour appeller , chut , Jl ^ faix, 
filence y tout beau ^ lorfcj^n jvcut impofcr 
filence ou défendre quelque chofc. 




w 







1 -■ 

b 

I 



P R E C I S 

DES REGLES 

DELA 

VERSIFIGATION 

t ' , É ' 

TRy^NÇOlSE. 

E n'eft pas ici le lieu de faire 
l'éloge de la Poëûe. Perfonne 
d'ailleurs n'ignore que c'eft à 
jufte titre «{u'on lui a donné 
\e nom àz langage divin, non 

pas tant parce que les anciens Oracles fe 
rendoicnt en vers, que parce qu une gran- 
de partie des livres faints eft écrite dans ce 
langage. Si d'un cûté nous en relevons , 
re«ccllcncc , nous ne pouvons diffimuler 
de l'autre qu'-llc 'n'ait fcrvi à fat.sfaifc la 
haine &'la vengeance de quelques Poètes, 
par les Satyres & les épigrames les plu» 






•-^ 




4ï? 



Précis di^tgH 



Cecoh Totre nourriflt. Elle voui ramena. 




itf^B^^^^ffifÊÊm 



ài^ 



Ce tnlttmeni , Madamt , . lieu a« tou. Airpre.^ 
re» ... 



•► <. 




/ 



1 . 



404- \ Précis dû Ecoles j 
piquante^; .ran^'paricT )de ces pièce > Li- 
ccnticules\, porcritcs dcVjbciércy par la 
pud^CFF^\ rc'tcn)dC.Mai\ les choies les 
nK-illcvres dWienncnt fbuye^it dangereu- 
les par J'abus^u'on en (ait. \ 

La pQiiliç , Vette éloquence harmo- 
nieufc , cft'aufli\ncicnne que le monde : 
elle a ëtc cultivéc\vec loin de tous le$ 
peuples ,& dans toutes t^mps. 

Les premiers vcvrs n étoient fans doute 
•que certaines pbrafes donXles exprçflîons 
croient plus lubtimes que\ celles qu'on 
cmployoit dans le difcours^rdinaire; 
inais on reconnut dans la fuite (^ii'il étoit 
à propos dç joindre Tart a la nature^ ce qui 
produifit les premières règles de fa Verfi- 
iication. Elles ne furent paV les mêmes 
chez tous les peuples. Nous n en ferons 
ici aucune mention , & nous ne'parleronsx 
queMc celles qui regardent la verlification 

"irançoil^. 

Nous confidcrerons d'^abord la rtruflure 

du Vei:s, enfuite la rime ,.& enfin les 

termes propres a la Pocfie. 

'- ■ ' - • .. 

De la StriiHure dfs Vers. 

■s 

Un vcrs'françois cil un aiîemblage d'un 
certain nombre de Syllabes qui lormeht 
ordinairement un fcns jcomplct. Ainli la 



l 



dt ta VerÇificaùon Franc oife. 40 j* 
différence des vers ne coniifte que dans 
le différent nombre de Syllabes qu'.on em- 
ploie Ori en compte communément àz-^ 
cînqfort,es , fçavoir : ^ 

Les vcfs de dQuzç Syllabes qu'on ap-. 
pelle Alexandrins'; héroïques ou grands 
vers. Tels que ceux .ci : 

r-d^-ven-gi 



10 u îi 

jer-no^7pa-rensi| 



Joi-gnons-a-la-dou-ceu 

I 1 ? 4 5* ^ /^ M '°\^^'- 
U-eloi-re.qu'*on-cm-por-/e-à pu-nir-les-tvrans. 
^ / Cinna. Tragédie. 

Xcux de dix Syllabes qu on appelle ; 
auflî vers communs/ 



lU-toit Weau-bn.llanjît-lef-te &-vO'la-ge> 

Ai-ma-ble &-franc-cém.me on-cft-au-belva-ge. 

' Vert-vert. 



/ 



Ceux de huit jSyllablcs. 



i 



123 4 y /6 7 8 

'Quel-lc-ca-yer-necft-é-tran.gc-re , 

I . 2 5:4 ^ tPJ^ 
Lotf-qu'on--/y-troa-vc-le -bon -heur , 

I 2 /^ 45-678 
Lorf^qu'en -y -vit-fans fpcc-ta tcur , 

Dans-k-»:-lcn-co ! t tc-rai-re. ' 

Chanhufe de M. Grejet^ 



■ } 




de lu Verjîficaiion Fronçcifi. ^ti 

»J.ir maroner Lifl vetîtabk TCpOS l 



\ 



\ 




( 



<i- 



^-J^r* 



* ^ 



Ceux de lept Syllabes.-^ • 

1 '^^ 4 f i^ 7-\ 
Ils sVi.gris fent de leurs per tes 

12 3 4 f ^ 7 

Et de ja de tou tes parts 

I 2 ^ 4 y ^7 

Nos campa gnes font cou Ver tes 

I st. 3 4 S ^ 7» 
De leurs ef ca drons é pars. ^ 

. Ceux de fix Syllal?es. ( 

i.a 3 4 ,5" ' ^. 
• O-re-veil-plein-d'hor-reur - 

I 2 5 4 5" ^- , 
O-dan -ge-reu- fe çr-reur ! 

Il^n trouve quelque fois de dna & 
inême de trois Syllabes , mais cette der- 
nière cfpece eft plus rare , C^neft guère» 
employée que dans le ton burlefque - 

badin. . • ■ /, 

Voici uti exemple de vers àf anq 

Syllabes. 

^ * 5 4r- 

^ ^^iJe-l'ur-nc-ce-lel-te 

■ ■ 1 a 3 4 S,/ 

Le-fi-gne-fu-ttef-t€ 

1 3^ 3 J f 

Do-mi-ne-lur-nous- 



dt la Verjîfication Franfoife. 407 




I 2 3 4 X 
Et-fous-lui-com-men-ce 

1 ^3 4 Y 
• L'hu-mi-de in-fluren-ce 

I ^ î 4 S 

De l'our-fe en-cou-roux. 

M* Bernard Epûn fur ÏHyytT; 
Vcrj de trois Syllabe. .; 

Sa-ra-fin^ 

"^ ■ . Mon-voi-fîn, /v 
1 2 3^ 
Cher-a-mi 

12 3. - 

Qu'à -de -mi 

■ ' ^ .3' 
Jc-ne-yoi, 

1 *^ 2 3 

ï)ont-maffoy 

r 2 3- 
Pai-de-pit 

1 2 3- 

Un-pc-tit. &c. 



Fé 



/ 






Scarrorh 
Çe^ différents vers font Mafculins ou 



minins. 



> 



». 



^ 



^ 




^ 422 ' Précis dés Règles^ 



. A 



./r .à 



de la Verfificatïon^Françoife. 4^3 
« ^onfifîere dans ta rime celle qu on 










l-oS 



K 



y. 



On appelle ver^s féminins ceux qui 
font tcrijiin& par un e iîîuet ou^ Dàr les 
troifiémes .peribnhes du pluriel , ,du i^r^ 
fem, &c du prettrit y Ae YlnâkmU de 
rimperatif -, diLprefent & de l'Imparfait ; 
du prefent Se de V imparfait du Sub jon.aif* 
Les autres vers qui font tefminés par 

^, toute alitre^oyelle^ que Te muiet, par 
une çonfonne lans IV jnuet où par Ics^ 
troifiémes perfonnes des verbes dont la 
terminàifon eft ^n oient ou ^n ont > loflt 

*^ appelles Mafculins* 

\ .,. •' ' ■".■..- * > ' 

Exemple des Vers féminins. , 

Cépcnc^nt/ur Paris , gronde un fombre nua"-gc 
Oùfemkoient enfermés le tonnerre & rora-gc 




. c/ 



\ 



i 












delà VcrfificaûonFrmçoife. 409 
Gti voit par ces exemples. que les.ver.r 
tipimns ont-une fylKbe d«î çlu^ ; c'^ft^a- 
dîrequç dans 1^ vçrs de doulc r ksfémi^ 
i^scn ont treize ; dans ceux de dix, ils ca 
ont onze &ainû des autres» ^ ^ 

Exemple des vers MafcuUns.; 
Elle tourna fut lui fou vifage effraie, 
plein d'imoûrT^ae réfifret, «te fige « de pitié. 



* • 






♦ • 



*o^> 






';% 



• f 



Surles murs de Paris fls fondent ^ ils s'arrc-icnt 
Poufftcouriif d'Aumale au combat ils s'aprc-tcnté 



• . ' • 



• • 



• • 



« •,• • • • " » - - -»- 

Il tient dans une main cette olive facré-e 

Ce gage précieux d*une paix dé/Iré-e. " • 

, • • • • T • •■ • • •' • i • • • 

-0 •'•-• •'•■• * •> • •.• * * * 

Des (îécles avenir ces vjjjpbitef ima-gcs 
Raflcmblcht tous les lieux , devancent tous Ici 
l-ges. Sec. ; 



On 




Que mon fein rnaVeureult te Owye de tombeau» 
EtquePari«dumoiiisYoyéiiliçfiœc nouveau* 

Il faut remarquW^ ce fuj^ qu'on ne 
doit point; mettre quatre vtçni ^n^^calinj de 
fuite, ni quatre fëminw^pn^ljs/^^^ ordi- 
nairement de deux en deu>t4. j5c M w ^n- 
Mérent de comii^encer utiè pi^ce çat. 
deux vers mafcuUns ou par dèuiç /^Stifnihi. 
^^ebuefoisoneBtfc-mêle Icfrimct, c cft- 
Wirc , qu'on mettra uii wtùv^cdin après 
un féminin comme dans les iablcs &^les 
fiuùci pièces en ve^s libres. 

Exemple de ces deux régies. 
Qu^un juge incorruptible' eft un hpmme éton^ 

naiit • 
Du guerrier le mérite cftimiif doute émînent t 
Mais prcfquc tout confiftetu mépris de la vi-# 
Et de leryir Ton R<ii 1? gloricufe envi-c ^ . 



V 



r / 




4^4 



Preàs des Règles 



A :_ - J> .11^ r^^^^ A !^/» 




it la. Vtrfificaàon Fratiçoifi- 4.2^ ^ 
V.. ..rui avec les vanités . mais on fera bien 



•«MKt-MMMMUHMI 



416 PrkhdesRigUs , 

UefpWincé, l^xempU , un. j-e ne fç» quelpiix, 
iilidweuf éki méptis- wï^bm^ iflïjpiîe cr mépris ; 
«9Î^\ro^r*fe««*«ï^ ^« fbutlreou les iartHet 

r ■ I - . ■ . ■ - . . ' ■ ■ _ 

^ Si Tar |?K>ïoogf»oit la vire , , 

Ouc d'amaffer bien de l'or ; 

la moi» me readatit vifî-te , . , -^ 

' Je l'« «««"«*'''«"''-'* ' 
' En lui doniwnt mon thtéfor. 

• M«« fi la Parque févé-rc 
C- Ne lepêrnietpas'airifi, 

' for ne in'ifft plu» néceflài-wî 
; - " tiftiour;,*^ là bonne chc-re, 

Panageront mon foud. 
■ Oie iAnacrt*n traduite f«r M. 4e fontenelk. 

Il faut ohfcrver que loHqu'un mot^wt^ 
i^rônïmuct, & qu'a procède un autj 

Li. commence t,ac ««voyelle* ondott 
lire une éUf.dn . c'cfti- dire, que U 
dernière fyllabe n'en do.t Cure qu une 
avec la fuivante. Exemple. y ' 

TranquiUe'^attendoit qu'au giéf «le fe« ^ouhai», 
Ce fantôme effrayam leva I* tête altiere . 
pieu Aidiffi fon f té leurs deflein» orgveiltnx. 
li quitfrîvec regfet ce Vieillird vertueux. 






■l 



j 
-fi 



de la Verfijicalion Françoife. 411 

Mais (1 le mot finit paT une autre 

yoyclk que par un e muet H n*y a point 

î^elifiori , ^quoique le fécond commençât 

auiflî par une voyelle. Exemple, ' 

P/m en courant ne veut être adoré. . 

1 , ■ ' . . 

• » • » • ~ • »■ « • ;,. • ■• • ' • 

Mais ce coeur U il Ciut qu'il noot le donhe. 

■- ^« • • •-.••• • • « • , , , .# 
' N^au banquet qui ne vomira manger* 

■.. ~^ ■ • " ■ Piùrac* ' - 

Remarqijezvqu'ôn doit éviter ces for- 
tes de rencontr^ui font durci à roreillc 
k qui forment un. hiatus! 

Gardez qu*une voyelle à courir trop1iité« 
Ne foit d*ttne Voyelle en fon^einin lieunée. 

Boiium» 

Ce qu'on vient de dire des Voyelles doit 
«iffi s'entendre de Vh qui n'ettfbfht afpi- 
léc *, ainfi il faudroit éviter de mettre dans 
un vers, k vrai honneur , ôcc Si \h ell afpi* 
rée elle doit être regardée comme une 
véritable confonne, & alors elle ena toutes^ 
les propriétés ; ainfi ces ver:» fuivans font 
dans la règlent 

Chaeùn s*arnie au Xiazard du livre qu'il ren- 
contre. . 
Dieu qui voyez ma honte, où me Jols-je cachet 
Si/je la ^ajifTois , je ne la fuir ois pas. 

5 ij 



# 



x. 



* 




425 



Precw dts Rçglts 




d€ là Vtrfijication Françoifc 4^7 
fuopofe que ceux qui recoutcnt fon^M 



f 




I 

I ■ 

.1 
I 



( 



412 Précis des Règles 

Cependant raffirmation oui peut h 
repeter avec grâce .comme dans ces vers: 

oui , mi, fijon: àthour ne peut riei obtenir. 
oui y ctd, je veux parler, & ce deffein m'amène, 
Comme dans la Çonjoniftion &* le me 
fe prononce p^s il faut éviter de le mçme 
Rêvant un mot qui commence par unç 
voyelle, ainfl levers fuiyantn>(l pas bon, 

Qui fcrt Cj' aime Dieu poffede toutes chofes, 

• La négation mn peut fort bien felroet* 
tfe avant une voyelle , quoique la det- 
. niere lettre de ce ii[iot ne ft prononce pv 
plus que le f de la Conjondiion Êr. 

l>{on ; n9n, un Roi qui veut feulement qu*i>«|c 

craigne , 
îft moins Roi que celui qui fçait fe fiiire aimer. 

Q^pendant il cft beaucoup mieux de 
mettre, ce^tç négatioti avant unç çoih 
(pftlie, 

hùu , je ne puîi fouffrtr un bonheur qui m'ou- 
trage, 
l^oHy je ferai pat ce qu'on veut que je feflc. 

On pourrpit dire la même chofe des 
autres mots dont Vn ne fe prononce pas 
avant la voyelle. Comme dans ce vers : 

Ah ^'at^ndrîti longtemps ; la nuit eft htn encore. ï 



âe la Verfificuùon Frànçoifè. 41 î 
oi l'on fent une dureté de prononaation 
qui choque les oreilles , aulieu qu elle cit 
bien plus douce dans les fuivants.; 
L:un paîtrit dans unc^in rembonpoint des cha* 









noines , * 

L'autre broie.en riant le vermi//o» Aes moines^ . 

Il faut encore éviter de placer dans le 
corps du vers les mots qui ont une voyelle 
avant l'c muet final, tels que {ont, vie. 
unie^Pue. joie, facrée. &c. amoms qu ils 
neloient fuivisd'.un mot quucommence 
par une voyelle. Aihfi ces vers ne valent 
\ricn: \ - ^ 

.\Anfelme, mon mignon, crîf-t-elle a toute heuw* 
jjiînaye point pour moi fî grande indifférence. 

Mais; ceux ci font réguliers* - 
faî pris la vie en haine , & ma flanune en hor- 
reur. 
Une force inconnue a fufperidu leur ra^. 
Athènes par mon pere accrue & protégée » 
Reconnut avec joie un Rot fi gene^px. 

Si^dans le mêm^ mot Yi muet précède 
d'une voyelle cft^fuivi d'une i ou des lei- 
trcs m . ce m()t ne peut fe mettre qu'à là 
fin du vers, comme dans ceux ci. 

L'état que m'apprêtoient mes triftes éeiïinétt 
Auroit jfemé dVnnuis vos plus belles jour«/f/, 

s 11] 



^-.^ 




4^^S Précis des Fegki 

MVëc Ces doigts de RôCe allait ouvrir Us tH>tttà 




^m 



de la Vtrfificamn Françoife. ^2p 



) 



^^ 



\. 



-tr 



^4îi|. Précis des Règles 

vc ne fouffrirai plus vos faJes \xilîerhr. 

Tandis que dans les airs mille cloches fmMfj-. 
Au fcul nom de Henry les François fe rMtnt, 
Souvient dans leurs projets les Conquerans c- 
chowftf. 

Pour les e muets qui fé trouvent dans 
pluHeurs mors , & fùrtout dans les futurs 
& les conditionnels prefents des verbes de 
la première conjugairon» ils ne forment 
jamail de Syllabe» A infi tuerais loueront^ 
facrtfiera ^ enjouement fe prononce : tum 
ilourcnt\, facrfffra ^ enjoumenu &c. 

J'eipefe toutefois qu*un coeur fî magnanime 
Ne ÛLCTÎferz pas les pleurs des ma'heurevx. 

Comme on fe trouve quelque fois cm-* 
baraffé pour didinguer les voyelles qui 
forment des diphtongues de celles qui 
forment aucontraire pludeurs Syllabes i 
on va eh faire connoître ici la diâcrencet 

Ia eft de deux f^llabes foit dans les 
noms » tûk dans les verbes ; comme: 
Diamant diadimej oubli-Ui ituM-a» 

£xceptez, dié'bUsJU-cre, Uards fih 
ndUa-mé. Ex. ^ 

Depeur de perdre na iiârd fouffrir qu'on ton 

égorgé. ♦ ^ 

Sa hsmlimté juique-là t'abandonne* « 







■ V. 



fimy* 



% 



..,41010. 



'WÊÊth' 



it la VerJîficathnFrançorfe. ^iS 
Je , avec Te ,ouvert ou 4eriné ne for- 
tfj^rdinairemcnt qu'une fyllabe de quel- 
qacconfonne qu'il foit luivr. px.^Ciel, 
lolfi-éme . fifvre . amitiL. premier. &c. 
• Il faut en excepter 1 Infinitrf , la le- 
conde perfonne du pluriel du prefent de 
l'Indicatif, de l'Iropcratif , & le participe 
paflîf. Dans lefqueU le. forme deux jy Ha- 
ies. Ex. ttudier.vous ^xâJi-«î. étudie. Sic. 
Iai. Dans la première perlonne du pr«. 
t«it<le ces verbes forme auffi deux iylla- 

l%n prononce^e même vous ri e? , in^w- 

tt, hardi-*fft. mottri-el. ^' , } .. . 
Hier, eft «mot d'une feule fyllabe 

éçttntôt de deux." '^ 

akr. j'etoîf chez des gl&ii de vertu finguliere. • 

Hùihi er il m'aborde A me ferrant la maip. 

AvAKT^iM. n'eft <fx6 d'une feule. ► 

Le bruit court «iu'aTant-W«r on vou» aflTaffina. 

lo, forme ordinairement deux fylUbcs , 
comme dans vi-ûlon^ 4î-ort/e» 

ETLCCtpté fihk i ic piû-che. 
:(H; n'eft que tfune fyllabe tCommtf 
dans bmn* €ctf^* nw-Ie. : % 

Excepté dans Po-cfiç , ro cte» 

Oi , n'eft que d'une fyllabe , comme 

dans loi roi^tmplou 

S m j 




Prurit dêi RêffleS 



de la Verjificatiùn Frarççife* 4?' 
ni^ ^...vif lin xixï^rr^ f^T^'in & une douce 



"^sr 



& 



i ■ 







415 Ptécii deï RegUi * 

Ue, eft toujours de deux fyllabel^ 
Comme cUns dud . attrï buer .fuer. 

JJi , n'a qu'une fyllabe, comme lui, 
ie'duhrè^, ftùr. &CC. > 

Excepté dans ru-ine^ bru-int. \ 
Iaii eft de deux fyllabesdan^ m-aii, 
iais biais 9 & biaifer, font d'une\ou de 

deux* ■-."'•■ ' ^^ ■■ . \ , 

[au , eft de deux fyllabes comme dans 
mouler i bejîi-aux y imperi-aux.icc^ 

-lBU>eft àuffi de deux fyllabes, tom^ 
me tians fi-eux , odi-eux , furieux otc 
Excité dans tieuxj ëtùxj litu. in^^ 
yeux Ami' lieu , mieux a pieu ^ ipieu. 

OVfj eft de deux fyllabes, comme 
'dans jouet , lou-er^avou- er ftxceçié da * 

Oui ,\çft de deux fyllabes comme dans 
mHr, joUrir. éblouir. Excepté dans bouUs 
& ^altfc m âffirBia'tioii , qui ne font iiut 

à\neé ^ . V-, , . ' . • ,#r ' 

lAM 8c I$N , l'ôrfque celui ci a le ion 
'da pfemicnformc deux fyllabes. Comme 
dans , étudi^mt , forûfi-ant f riant , cU-tntt 
fan-enti expédirent, éxperi^tnce. Excqpté 

ViM-^dt» \ ■ ' \ y. 

Ien , iorfqu'il approche du fon de 1 i 
fermé, ne tofme ordinairement qu'une 



^ 



feule fyllabe , comme dans, bien. chien j 
rien /mien, Ueri ""- " "--' ^' ''''"' ^ 



, fien , je piens. je tiens, \\ & féricux. Ex. 



. de l^Verfification FMnçû{fe. 417 
tombien. &c Excepté liew, qui vient 
du verbe lier. [ \ 

Itri , eft de deux fyllabei quand il ter- 
mine un nom adjeétif d'état , dé pro^ 
fcfiion, pu de pays / comme ,, Gmmai- 
ri-enj Comédien. Mufici-en, hiflori-en , 
6ardi-en^ Magici-en. Excepté Chrétien. 

Ion, n'eft que d'une fyllable dans lei 
premières pcrfonncs du pluHel de l'Im- 
parfait de^ rilmcatif du Çonditionffgt 
prefent , du Prefent 6c de l'Imparfait du 
Subjonftif, quand il ne fe trouve pas 
avant la terminaifoh dé ces ptrfonnes une 
r précédé d'une autre conforme. Il eft de 
deux fyllabes dans ks premières perfon- 
ncs du Pluriel du Prefent de llndicatif, 
ou de rimperatif des verbes , qui ont 
rinfinitif en ier, & dans Quelque autre 
inot que ce puiffe être -, comme dans 
nous étudi-ons , nous confions » nous deU*- 
cas . nous mari-ons , reïigi-on , uni- on è 

créati on. &c, 

OiN , n'eft que d'une fyllabe , com- 
me , loin i foin , coin , apointement &c. 

On doit éviter avec foin que le fcnt 
ne refte pas tellement fufpendue à la fin 
d'un vers qu'il ne puiffe être terminé à 
ia fin du vers fuivant, ce qui n'eft point 
harmonieux far-tout dans le flyle noble 



> . 



%^% 



Précis des t(egles , 



A- I 



de la Viirfification Franc 01 fe* 4J} 
L'ufap^c & la Icélurc apprendront une 



:> 



^ 




418 Précis dés \Regles 

C'ctoh votre nourrifli. Elle vous ramena. 
Suivie exaâement Tordre que lui donna 
Votre fer e, àcc- ^ 

Mais cette règle n'a pas ordinairement 
lieu dans le ftyle famiher comme dans les 
Comédies , les Fables > les Contes , les 
Epîtres &c. ^ 

F A BJ^ 

t)ù Palasi d'un jeune Lapin 
Dame Belette un beau matin 
$*enipara ; c'eft une ruféc. 
Lt fhktt étant Ment » celui fut thoft aifée^ 
Elle porta chez lui fet penatei un jour 
Qu'il étoit allé fàîre à Taurore fn touÈ 
ynmklt Thim k la Rofée. &c. 

Il y a une certaine tranfpofition de mm 

a^i étant faite avec art & difcerne ment 1 
bnne au vers de la grâce & de Tharmo- 
nie.Laleélure des bons Poètes fera micui 
connoître ces tournures que toutes ^ps rc- 
qu'on pourroit donner à ce fujet 
impies de ces inverfions. j 

Ce difcourt InfenCé que fa rage prononce , 
Efi/uivid*un poignard qu enfin ctntrelle enfinse» 

H en7 à» Jet fi^jeti ennemi généreux , ^ 

«Aima mieux les ûuver que de régner iur eux* 



I 



ae U Verjîjtcatton FrmçdA' 4*9^ 
Cettaitement , Madamtr» lieu de Touiflirpre». 

jllai. enfin , c'eft ainfî fuefi^' Ahx^drc 

On doit encore cotjfîâerer dans les veri 
k céfure , c'eft4.dirè un efpece de repos 
lidoitfe faire %û milieu du vers ,& qui 
ïcoupant en deux parues forme ee qu on 

Lellc hmijUche. c'eft-à-dtfe, <Jen«.v««. 
&on8 ci que dit Bolleau à ce fujet, 

Avet pour la cadence un <neiUe fevere. 

(il touiour. dan.'vb. ter. le fens c6«pa«. l~ 

Safpendè lliémtftîche , en maniw »«!«»• 

it n'y a que dans les vers de 12& de i0 

MleVqu'onfoit.oblj^i^tec^^^^^^ 

éans les premiers, elle ferait » » « 

xiéme fyllabç. fxemple. 

Une femme à fe. pledi-enchaine le Jeftin 



«' ^ 





TDeibouttdéVuniTew-appell ^ 

oV l'on" vôU qu'il y ^"«^5fe«:t1nnk 
complet entre chaque h«™ft«*« ' ""^^^^ 
vers fuivant ne vaudroit rien parce qu u 

ne marque aucun repos. 

Ceflèx me. y««x de ver-fer d'butU.. krme.. 

La c<fore dans les vers de dix fyllaba 
eft à la ^e. Exemple. ^ 



\ 



^ . 




<v<^, ac grands on de petits vers oj des 



di la Vtrjificat'ion Franço'ifi, 45 y 
premiers vers y nmcnt taujours enfcmbic, 



\ 



.■4: 



-/ 



4.- 



'426 Prfcis des Regbs ^ 

CcitL mes yeux-de contfaindt* vos larme*; 
Il imitoit leut courônx babillard. 

On doit confidcrer plufieurs cWes pat 
rapporta rherniftiche.. 

i*'. Il eft viciea* fi la 6c. fyllabe dani 
ics vers Alexandrins > ou la 4«. dans ceux 
de dix, eft terminée par un e muet ou 
par les lettre^ nt. Mais fi Te muet préce* 
de un mot qui commence par une voyelle 
on fait.aJors une élifion, &c lacéiure fe 
trouve être dans la règle. Conime dans 
ces vers. 

Tout me kp^te d*cHef, & mon amc ^clipfte.Mi^» 
Que pour U rendre heurcu-fc aumgins aprii 

ma mort .»•••*> 
J'affligeai Tamour rac - me , indigne d« Tes lafr 




mes • • . • • • 



2^ Les articles , les pronoms perfon- 
^els, conionftifs, poffefnfe ,. relatifs , & 
démonftratifs ne peuvent jamais former 
la céfurc d'un vers : celui ^ celle ^ & ceux, 
y font quelquefois tolérés : mais conTme 
ils ont toujours quelque chofe'de langî\if- 
fant & de profaïque, il eft plus a prt)- 
pos d'éviter de les placer à la ccfure., 

30. Un fu|)ftantif iuivi de fon adjeaif 
ne peut former une céfurc, parce qu'il 



i 



„ de la Verjîjication Fronç^. 4^^ 
fit pfut marquer un véritable repos; 
Ainli ce vers né vaut rien : 

Mais i'aurois un r^re/iti»m^ ^M'étois c»"^<^'*'' 

S^i le' Subilantif étoît fuivi ou précédé 
de Wuficurs adjeftifs il pourroit être fer 
paie par la ccfure. Comme dans ce vers. 

Venger moi d'tinc inprmt & ftrjiie fartme. 

40^ Les adverbes monofyllabes plus s 
très, fort, bien, mal. mieux, trop &c. 
Sont infeparables des adjeâifs & des ver- 
bes aux quels ils font joints ,ainfi ils ne 
peuvent former la céfure ; par corifequeiit 
ces vers ne valent rien» 
Si le chef n'eft pas hkn-d'acprd avec la tète. 
Nous verrons qui tiendra-mieux parole des deux, 

;o. La céfurc ne peut être formée par 
le verbe ^rrc lorfqu'il eft fuivi d'un ad- 
jeftif ; non plus que par les verbes au- 
xiliaires fuivis des participes. Enfin nous/ 
obferverons que tous les mots qui ne mar-j/ 
quent pas un véritable repos ne peuven^ 
être employés pour former les céfures ; 
ainfi on ne pourra feparer la négation ^as 
ou point du verbe auquel elle a rapport ,\ 
de mcme on évitera de mettre au mi- 
lieu du vers les conjondlions compo- 



U4f 






? 




^4^2 . " Précis dés Rcgks^ 

fées > telles que font ; afin que, auffi-tit 
que j amrâ que 6cc. # 

- ' DelaRimi. 

. Quelque fujet qu*on traite ou plai(ànt ou (ubli. 

Que toujours le i^onlêns s'accorde avec la rîme^: 
La rime efl un e(clave> Sf ne doit qu*obéi^. 
Loffqù*â la bien ché rchèr d*abord on 5*e vertue , 
L'efprit à la trouver alfement s'habitue. ; 

' Au joug de la raifojn (ans peine elle nechit » 
Et loin de la gêner la fert & Tenriciiit . 

' Mais lorrau'oii laj(>églige > elle deyient rebelle . 
Et pour la ratrapper le (êns court après elle. 

\ Boi/^îii*. Art poétique. 

La rime çfl^ia confonnatjce de deux ter« 
minaifons de\yers qui frappent l*^ordlle 
. d'une manier^unifbrme, Âinfi ces vers 
riment bien enfemble. 

Tu peux« Sk tu le veox^ in*accu(êrd*impoâures 

Ce n'eft pas aux Tyrans à fentir la nature* 

• • • • • • •'• • • • ••_• «'•. 

Le témoin le plus vil , 5c les moindres clartés , 
Nous montrent quelquefois de grandts vérités* 

II y a deux fortes de rimes ; la rime Mâf- 
culinç, & h rinie Féminine, Nous en 
ayons parlé plus haut au fujet des vers 
m»fculins & féminins* 







-> .1 



41 



ie la FerJîJîcaûontFrançofe^ 42? 

On confidcre dans la rime celle qu'on 

appeUe fuffifam & «Hc q^'o" "o™"»* 

""Xa ntatjùffifante eftceUe qui a Je mê- 
me fon que la fylUbc avec laquelle elle 
doit rimer , comroe/oupir & dtjtr. ^ 

La rime ricfce elUu contraire celle qui . 
a une plus grande uniformité de Ions; 
commeT»I^j^r , 'iefir. httrroger, chMrgtr. 

Loiumst y mélangé., &c. . 

Il faut cependant remarquer queues 
fons eflfentiels ne fulfifem pas toujours 
tour établir la rime , car i . 
■ i<f. Les fyllabes muette^ ne peuvent 
rimer enfemble : ainfi Mnuge ne rimera 
point avec Ange . par la "»fo«Lq"5 f* 
forme une fylUbe miette i caufe^e l < 
final qui eft un e muet , & que dans les ri- 
mes féminines ce, n eft point ^U dernrere 
fyllàbe qu'on lait rimer, mais lavant der- 

niere , ce qu'on »PP«"«^j« P^""!";^";;: 
Mais o#aiKfe rimera avec amande à caufe 
de la conformité qui fe wpuvc entre les; 

deux fons andt' „ . , 

î«. Quand les fyllabes d'un m^me^mot 

qui forment la rime coihi»ençent par urte 
voyelle, comme dans jes^ mots nation, 
p!cUux,fcïme. Il eft néceffaire . pour 
une plus grande perfcftion , qu'elles foi^nt 
également précédée, d'une autre voyelle. 



.^ 



^- 



\ • 



C 




■pa 




■y 
/ 



4^2^ -Précis des KegUs 

& même d'une pareille confonne, Ainfi , 
lien qui rime avec ganien ^^cimcra bien 
mieux avec ir^iien. Nation, '4ui rime avec 
miion^^ rimera encore mieux avec /Jm- 
buion, &c. 

Pour règle général les/on^ cffentiels ne; 

Î meuvent fuffire à la rime qu'autant qu^ils 
ont affez pleins & aflez'marqués ; ainfi, 
mm^ ne rimera pas avec libertés ni cr^a 
avec aWw ^ quoique les deux premiers 
ibient ternfiinés égaUmqnt par une' fern>é, 
& que lei deux autres le foient par una^ 
parce-qu'on fent bien que les fons ne font 
pas affez marqués. 

\ On peut cependant prendre quelque 
licence k)rrqcfé"1enulixes^ d'un mot font 
rares ; comme par exemple foupir , peut 
rimer avec rf^r , parce qu'il y a très-peu 
dé mots terminés en pirj & ainudes autres. 
Remarquez qu'un fingulier ne peut ri^ 
mer avec un pluriel , & qu'un mot ter- 
miné par une i^ un^r^ouç^ ne doit ri- 
mer qu*avec un mot terminé par les mê- 
mes lettres. Dans ce dernier cas , on pourra 
former la fin^e d'un fingulier ayçc le plu- 
riel ; ainfi un pfcours rimera avec les jours» 
Le tepesf avec les maux , à caûfe des let- 
tres finales qui ont dé la reflcmblatice, 
car autrement ce feroit pêcher contre la 
fegle, 6c Ton nc.ppurrOit pas faire rimer 




■■", 



"V 



/ 



■ * 

de la Vtrfijîcatim FrOifoife- A}t-^ 
%,enté^cc \^vaméi. mais on fcra b.en 

^er «kjîef avec tu <«'?/'"/• .U^r ,m 
%\ ne iut pas non plus faire nmer un 
Biot avec lui-même , à moins qu .1 n ait 
une fignificatloB différente s P^/^^' 
m tiyre peut rimer avec uneh^rt. parce 
^ueSfontâeuxçhofes^érem^^ 
^ Un fimple avec fon compoft ne doi- 
vent pas fe trouver pour former la rune 

i moins qu« Uurs fignificauon» naycnt 

•TenK même d'une fyUabelonçue 

avec une brève . ainfi mâU ne «me point 

avec cabaU. ni thrânt avec «<«ro«ne, &c. 

Evitez encore de faire rimer la fin d un 

ters avec rbefifiche . ou bien l hemifth 
che avec la fin du vers fuivant. Il y » ce- 
pendant quelques occafidns 0^ ces rime, 
Snt beaucoup de gr^cc 5 mais ce n eft que 
lorfqa'on s'en fert p^r figure , commedaM 
ces vers. ■ 

Tantôt la t«re <mvroh fe. enttaUle. ptofontoi 
tantôt la mer romfO.rU ptifon de fel onde». 

Au feac ç'eft rorfeiUe, le goût . & la le« 
tur/des bons poètes qui doivent fervir de 
.guide dans ces fortes d occafions, 



«bx^. 



X 



H^f.* 




\ 



\. 



ép,6 PrecU des Règles 

Des Termes propres à laPo^fie» . ' 

»> Le flyle de la prqfe n'eft pas le même 
fi que celui de la poë(re. Si la profe mer le 
,, regiflanc avant le régime , la Poëfie (è 
y, fera un plaifir de faire je contraire. Si 
fi W&Ài eft plus ordinaire dans la «profe, ^ 
,V la potfic le dédaigne & adopte le paffif. 
fi F.ne entaflè! les Ëpitbetes dont la profé 
f , ne fe pare qu'avec rerenuè^Elle emploie 
f I le$ Singuliers pour ie^ pluriéh.Elle n'àp^ 
fi pelle point le plus tbuvent les bomroei 
» Çr (cors noms : C'éft UfiU de Pelées le 
ii titfgerdf SicÛe s le Cïgne de Dirci. L'an- 
I, n^e eft cher elle le çrand cercle qUi 
^ t\c1iev« ptr là revdutién des mois. 
,-, ÊHe fertt 1e^ idé^ , chirgè ks cou^ 
pt leurs, ne foufire rien de niédiocre ; xQût 
pn eft riche ehez elle. Le cbémin oh elld 
itMrche ^ cou vert d*une pouffierc d\tf 
ly ou jonché de fleurs. Elle prend une pair^ 
fi tie pour le tout» & le tout pour une partie. 
i> EUe revêt de corps tout ce qui tft fpiri* 
i> tuel ; donne la vie à tout ce qui n en t 
f , point, & comme fi elle rougiffoit d*6tre à 
,, la porttje des cfprits vulgaires, elle s*en- 
'„ velopoe d'allégories , ne dit les chofes 
;qu'a demi, jette rapidement des traits 
, a érudition, défigne en paflant les lieux, 
M les événements, les temps, parce qu'elle 



' 1 

i 






• - dt là Vtrjîjictuton Françoifc _ 4^7 
, fuppofe que ceux qui l'ecoutcnt font<n 
'état as kf comprendre. Énfia c'cft pouK 
wvttU ^î'i'eUe ofc empruftter de» tours 
éTttMZcts pour fe faire remarquer , & fe 
«drerau pair. Elle oeint les .détail, que 
» la profe négUgé ; eÙe fe pique même de 
w W rendre fyec fo:n , & dans tout ceta 
- elle rt'i qu'un but . qui eft de 4 élever 
. au deffas du wn naturel do genre dans 
, le quel eft l'ouvrage- de pocfie wU . 
»f«tV 8c un feul de ces moyens fiilfi* 
a. pour empêcher que les vcç nefoienc 

^ point profe •• * .... ».... 

'On voit par W détail que ce qu on 

appelle Poëfie , ne fiortfifte pa» <»»ns «n 

îS?mblage de ver, . 8c juM <•« «i*"^ 
avoir égards aux cxprcffiomvves «c for- 
tes -, auxpenfées nobles & fublimes ; à de 
certaines tournures qui lui font prop^. 
& qui étant de grande» beautés dm ta 
poélie , feroient&grand. défautt dans ta 

^TeVoëte, qui doit toujours s'élever i 
ne dit pas les chofe» naturellement tellef 
qu'elles font. Par exemple pour dire que 

U jour ejl frit à jmnitn. '\^"'V}<>yf?;;'Z 
^^m nmure poëtique 8c figurée. L aurdrt 

» M. Le Battetix Aini fpn co«w Je» B«U« 
Lettre» Tome fécond , cuiqmeiiic letue W 
Vinverlîo». Page m. 




,,y»> 



4 4- 1^ 



/ 



-r- 



4^28 PncU des J^tgki 

mpecfes doigts de Rofe alloit ouvrir les portes 
de V orient. Pour iiixtquil ejl nuit ^ il le fer* 
vira de cette expremon, déjà Phaéus était 
édléfe repoferdans lefein de fhetis. Ou bien 
La'nuit de fon yoile de crêpe Avoit couvert 
soute ta terre* Au lieu de dire qu'un monp- 
tre Croyable finit des eaux. If pourra en 
tiire une defcription'feinblable à celle 
qu'on lit 4ans la Tragédie de Phèdre, 




Cependant fur le dos de la j)lâiîie liquidé, 
$*eleYe â groi bouillonà une montagne humide* 
,X*onde approché, fe brife, à vomît à noi yeux 
Parmi des flots d'écume un monftre furieux. 
Son front large efl armé de cornes menaçantes, 
ïoutfoiî corps ef^ couvert d*ecaiUes jauniflantei. 
Indomptable taureau , dragon impétueux. 
Sa croupe fe recourbe en replis tortueux. 
Set longs mugiflemens font trembler le rivage, 
Le Gel avec horreur voit ce Monflre Sauvage i 
la terre s'en émeut , Tair en' cfl infcâé : 
Le flot qui l'apporta recule épouvanté. 

Il feroît facile de citer un très grand 
fiombres d'eiijemplcs pour faire connoître 
le véritable ftyle poëtiaue; mais nous 
renvoyons à la ledlurc des bons poètes 
dans lefquels on trouvera des modèles 
capables de fermer le goût. Quoique 
Telemaque foit écrit en profe , oti ne peut 



de la FerJification Françoife. ^^9 
^îfconvenir que ce ne Toit une cfpccc de 
poème puilque toutes les tournures en font 
poétiques, & la leôurc de cet ouvrage 
peut-être très utile i ceux qui veulent 
Vadonner i la pocfie. On y voit des def- 
criptions ôc des expreffiôns dignes de nos 
plus grand< poett s. Je vais en citer deux 
endroits :1e premier eft la defcription de 
ta Grotte de CalVpfo & le f^ond eft te 
Triom> hc d Amphitr. e. ^ 

» Cette gronc étoir taillée dans le Roc 
o en voûtes pleines de Kocaillet & de 
« Coquilles : elle étoit tapiffëe d'une jeune 
• vigne, qui étendôit fesbrancheii fouplei 
9 de tous côtés : kt doux zephirs con- 
- fervôient en ce lieu, malpé 1rs ardcuri 
M du ^oleil , une delicieule fraîcheur : des 
M fontaines coulant avec un doux mur- 
»» mure fur des près femës d*AmaramhfS 
« & de violettes . formoient en divers 
« lieux des bains auffi purs & aufli clairs 
• que le Criftal: Mille fleurs naiflàntes 
.. émaillôicnt le tapis verd dont la Grotte 

9 étoit environnée..-. Delà on decoii- 

» voit la mer, quelquefois claire & unie 
w comme une glace , quelquefois folle- 
.» ment irritée contre les rochers , où elle 
»fe brifoît en gemiflant & ékvant fcs-vt- 
•• gués comme des Montagnes. D'une au- 
j » tre côté on voyoit une rivière oix fe for- 



) 




•> 



•,'^- 




^jo Prech des Règles 

« moient des îles bordées de TilleuU fleW 
o ris, & de haut peupliers «jui portoieiit 
» leurs tête» furperbes jufquc dans les 

«nues. « &c. 

w Nous upperçu mçs des Dauphins cpii» 
•i vens d'un« écaille qui paroiffoit d'or & 
» d'Azar» lefqueU en fe joiiant foulevoiem 
w^lçs flots avec beaucoup d'écume. Apris 
m wx venoicnt des Tritons qui fonnoienc 
>» de la trompette avec leurs conques re- 

• courbîes. Ils environndient le Char 
m d'Amphitrite , tràiné par des chevaux 
> marins plus blancs que la neige ^ & qui 
n fendant Tonde falée , laiffoient loin dec- 
m ricrc eux un vafte fillon dans la met. 

• Leurs yeux étoicnt enflammés , & leurs 
•• bouches fumatJtes. Le Char de la Déeflc 
»• étoit une conque d'une raerveîlleufe fi- 

• gure; elle étoit d'une blancheur plus. 
m éclatante que l'y voire & les roues 
» étoicnt d'or. Ce Char fcmbloit voler 
m fur la furface des eaux. Une troupe de 
90 îlymphes couronnées d« fleurs nagcoient 
m en foule derrière le Char ; leur beaux 
m cheveux nageoient fur leurs épaules , & 

• flotoient au gré des' vents. La Décfle 
» tenoit d'une main un Sceptre d'or pour 
t» commander aux vagues , de l'autre elle 
M portoit fur les' genoux le petit Dieu 
•• Palcmon fon fils pendant à fa mamelle. 



' de la Verjîf cation Frar^qife. 4?t , 
I» Elle avoit un vnà^e ferein 6c une douçc 
f» majefté qu"i faifoit enfuir Us venis fedi- 
-.tieux ôc Tcu>tes les noirs tempères. Les ^ 
» Tritons conduifoient les chevaux r& te- 
». noient les rênes dorées. Une grande voi- 
*• le de pcfurpre floroit dans l'air audeflui 
n du Char : elle étoit à demi enflée par le 
,. foufl- d'une multitude de petits zephii% 

• qui s'efiôrçoient de la pou (Ter par leurs 
•• hal ines. On voyoit au milieu des Airs 

• Eole empreflé, inquiet, ardent, fou 
MVifage ridé& chagrin , fa voix mena- 
» çante , fes fourcils épais & pendants , 
» fes yeux pleins d'un feu fombre & auf- 
» tere tenoient en filence les fiers Aqui- 
M Ions , & rcpouflbient tous les nuages. ^* 

La poëfie a donc des termes qui lui 
font propres comme on vient de le voir 
par les exemples rapportés ci-deiTus ? 
VoiW une lille de quelques mots qu'elle 
employé à la place de ceux qui ont Ja 
même fi;T;nification.< 

Les humains ou les mortels , pour les 

hommes* 

Forfaits .... crtmes 

Cour lier. ... cheval 

G\à\wc . . • • ipée 

le Ponfcr ...M penfée 

Les ondes .... Us eaux* 







-.^, 



jfcjj y Précis du R^eghi 

L'onde fiàée 

L'onde anier 

La plaine liquide 

L«8 Chwnàs fallés 4e Neptune 

L'plfl>pe,\ • ,, t, 
J.«votttes<ieleftes,^(ec^e<- 

L)Ç> voûte» aaurées. 

Flanc . , 4. y«'n 
Antiquel • « • tinç'tn ^^ 
L'Eternel. . . • T>\tu. 
Hymen , hyménée .... Mariage, 
E4oir...l Efperancc. 

Jadis . . . . Aa^m . 

Soudain .... -4«#-'^ 
. Alorfque .... !-•(/?««, .. ^, 

. Cependant que .... ftniant que . tandu qutt 

N'aguere» . . . . « «> « P« longtemps I 

Canons .... Bouches d airam. 



* 

[ 

J EnfcrSi 



Tartarc, 
Tcnarc , 

Sombres bords , 
Ténébreux empire > 
Sombres demeures , 
^Séjour des ombres &< 

Mânes f Ames des Morts. 

• ^ L'ufagc 



J 



Ombres 



de la Vérification Franc oife^. 43 3 
L'ufage & la leélure apprendront une 
infinité d'expreflions femblables. On' t 
rapporté celles ci pour en dohnçr^fculement 
line idée & engager les jeunes gens i faire 
attention à celles qu'ils trouveront dans 
les Poètes. , 

Des différentes pièces de Potfie. 

L'arrangement des vers confifle dant 
la manière dont on les joint les uns aux 
autres pour en faire une fuite. 

Si les vers font fuivis , on doit après 
deux vers mafculins,en mettre deux fé- 
minins ; mais files vers font mêlés, la mê- 
me rime ne peut êfrc employée que deux 
fois de fuite , & ne peut revenir qu'aprèi 
huit ou dix verl. Ccft d^ns Ici ftancci 
furtout qu'il cft néceffaire d'obfervcr It» 
règles des mélanges.^ 

Une (lance ou JTrophc eft un certain 
nombre de vers, après Icfqucls le fcnt 
doit être fini & complet. 

En diftinguant les (lances par l^ npm- 
bre dt vers il y en a communément de 
fept fortes : fçavoir le Quatrain , le Si- 
xain, le Huitain, le Dixain, & les Stances 
de cinq , de fept , & de neuf vers , qui font 
moins du goût de la poèfie françoife que 
les 4. premières. Elles peuvent être compo* 



^ 



' f 

* 







V 



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{éesée grands ou de petits vers oj dei 
uns & des autres en même temps. 

Remarquez qu une (lance ne doit jamais 

'eniamber fur l'autre ; ^qu'une ripie^em- 

.piovce dans une ftance ne doit pas revenir 

• Sans la fuivante; enfin qu'on ne doit pas 

finir les fiances par des vers de même 

efpece. . . , . 

Le Quatrain doit avoir un fens complet, 
& les rimes peuvent y être fuiv.cs ou 
ïnêl(fcs de façon que le premier & le der- 
nier vers riment enfemble , ou le fécond 
avec le quatrième. Exemple. 
/ ' Fontenai , lieu delicicUx , 

Où je vis d'abord la lumière , , 
Bien-tôt au bout de ma carrière 
Chez toi je joindrai mes ayeux. 

[ Autre. 
La mort a des rigueurs à nulle twre pareilles ; 

On a beau la prier, 
L» cruelle qu'elle eft fe bouche les oteillei 

Et nous laide crier. 

Le Shctin fe fait ck deux manières i It 
première en ajoaunt deux rimes de même 
«(pece.au commtrnccment ou 2 |a fin du 
Quatrain i la féconde en le compolant de 
deux Tercets dont le preniicr ne doit 
J^L enjamber lur le fécond. Les deux 



de la Verfification Françoife. 45 y 
premiers vers y riment toujours enfemble, 
& le mélange des quatre autres eft arbi- 
traire. 

' ^^ DîxaÎMf'cft proprement qu'un Qua- 
train & un Sixain jomts ertfenible , & ce 

3ui en fait rharmonic ce font deux repos 
ont 1 un doit êtrci k fin du ^e. vers , & 
l'autre à la fin dji je. comme on le verra 
dans cette ftance. i 

Fortune d<wit la main couronne 
Les forfaits les plus inoiiif , 
Du faux éclat qui t'environne 
Serons-nous toujours ébloiijs ? 
Jufques â quand trompeuse idole, 
P*un culte honteux & frivole 
Honorerons-nous tes autels ? 
, Vcrra-t-on toujours des capricei 
Conûcrcs par les Sacrifices 
Et par Vhomtti9ge des mortels ? 

Les bornes que nous nous forames pref- 
crites ne nous permettent pas de donner 
des règles fur les grands Poëjpes / ainfi 
nous ne parlerons ni du Pocme Epique, 
i\\ de laTragedie, ni du Poème Lyrique 
connu fous le nom XOfera. Nous nous 
contenterons de donner quelques règles 
fur les autres petits iPocmes. 

Xij 



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««•^^^Pi'WwlB^^"'* 




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, *^■ 



^j(J Pran daRegUs 

Dtï Apologue. 

L" Apologue^û Fable eft le récit d'iine 
aflion allégorique C'eft une efpece de 
petite Comëdie dont les animaux iont les 
mincipaux afteurs. Tous les Etres an.més 
& inanimés peuvCn't y être aditiis. Mais il 
fout toujours obferver de faire parler ou 
aeir l'animal fuivant le carafterc que nous 
lui connoiflbns. En cflct il feroit fort ridi- 

culc de faire jouer au mouton le rôle de • 
fin , 4e rufé , ou de cruel j d^donner de 
la douceur au loup ,& de la ftupidité au 

renard. . « ,» 

Le but de la Fable eft d'|nnoncer en 

amufiint quelque vérité morale & utile 
pour la conduite des hommes. ' ^ ' 
■ M. de la Fontaine a fait voir quil e«it 
indiffèrent de placer la moralité àfla*n ou 
au commencement de la Fable. \ 

Le ftyle en doit être fimple & faxpMwr ; 
riant , gracieux , . naturel , & ">/• O" 
peut quelquefois allier la majeflé du dyle 
Tublimc avec la plus charmante naïveté, 
comme on le voit dans la Fable des deux 
cbqsdela Fontaine, que nous propoie-^ 
rons toujours pour modèle. «^ 

Deux Coq» vivoiem en paix; une Poule furvint 
* Et vx^ili la guerre. allumce. 



AelaVfffificaûon Françoifi. 4J7 
Amour tu perdis Troye ' & c'eft dé toi que vint 

Cette querelle envenimée 
Où du fâng des Dieux même on voit le Xante 

teint. 
Longtemps entre nos Coqs le combat ft main- 
tint ^ 
vie bruit s'en répandit par tout le yoifinage. 
Là gènt qui porte crcte au fpcdade accourut.. 
Plus d'une Heienc au beau plumage . 
^ Fut le prix du vainqucbr; le vaincu dirpaïut. 
Il alla fe cacher au fond de fa f etraicc, 
Pleura (â gloire & Tes an^oun ^ 
Ses amours , qu'un rival tout fier de (a <!éfiitc 

Poficdoit à fcs yeux .••..•••«.••'•• 

Les petits détails , les defcriptions don- 
nent beaucoup de grâce à la fable. En voi- 
ci quelques Exemples lires de la Fontaine. 
Dans la Fable du Chat qui contrefait le 
pendu. 

I Les Rati ] Mettent le «ex à raît , montrent un 
peu la tête « 
Puis rentrent dans leurs nids 1 rats , 
Puis refortant font quatre pas : i 

Puis enfin fe mettent en quête ; 
' Mais voig bien une autre fête , '^ 
Le pendu réfliilftite • • | 

Images. 

Un mort r'en illoit triftement •;«..» 






La Dame au nez pointu ••••••^ 



•/^ • ♦ • 
f \i\ 



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\ 



éf^S Çrecis des Règles . 

Les Mœurs. 

Un vieux Renard , mais des plus ffjis , 

Crand croquéur de Poulets, gEand preneur <le 
Lapins, 

Sentant (on Renard d*unelietie..,,. 

^ Le Corps. . 

Un Meron âu long bec, emmanche d'un Ion 
cou, * 

,Un jour furfes longs pieds fl(^ 

Et ailleurs. 

• .... De petits monOret fort hideux 
Rechignes, un air trifte , une voix de Megerej 

Les Lieux. 

Le Lapin â l'Aurore alloît faire fa Cour 
Parmi le Thim & la Ro(?e« 

\ Telles font à peu iprès les règles qu'on 
peut donner fiir TApologue & je finirVt 
cet article parce, que M. de la Motte en 
dit lui même. 

La Fable â mon avis eft on morcemr cfelite- 

Quand outre la moralité 
Que d'obligation elle mené k fa fiiite , ( 
Elle ïipferme encor mainte antre t^rité; 
Le tout bien entendu , fans blelTer l'unité. 
Aller au but par un (entier fertile , , 
Cueillir, chemin laifant, les fruits avecles fleurs. 




• > 
d&'UViirfiJicationFrançofe. 43^ 

; Ceft le fait d'une mufe habile , 
Et le chef-d'œuvre des conteurs ; 
DonneVen promettant. D^me plun-.c éU ga(uc 
- ' MoraÙfei jufqu'au reqit : 

H^ureu/c la Fable abondante 
Qui me dit qi/elque chofe avant qu'elle ait to(uC 

Loin c^ contes glaces où le rimeur n'étale 

Qu'une arijle" fécondité! 
L'ennui vient avec la morale; /. 

te I cdeur ne veUt plus d'un fruit trop acheté.,».. 

» '-■ " ,.•<■■ ' . - 

DeVÏd^lkù'JtV'Eciogue. 

L'Eclogue cil une imitation de la vie 
champêtre' reprefentée avec tous fes char- 
mes. L'objet ou la matière de ce Foçme 
eft le^ repos de la vie champêtre. Ce re-^ 
DOS renferme urie jufte abondance • un© 
libettë parfaite , une douce gaieté. Il ad- 
met des paffions modérées , qui peuvent 
produire des plaintes , des chanfons , des 
combats poétiques , des récits intércf- 
fants. * Ecoutons les règles que Boilcau 
nous donne fur cette matière. 






* iVT. le Bateuxv dans fon Cours de Belles 

Lettres. Tome i. Exercice fur Itclogue, 

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^O Précis des HegUs j 

Telle qu*unc bergère au pluibcîiu jour 4e fctc^ 
Ce rupcrbes rubis ne charge point fa tctc , ^ 
Et Tins iftcler à Tor Téçlat des Diamans, / 

Cueille en un champ-voifin fes plus beaux orne- 

mens, 
Telle, aimable en Ton air, mais huinble dans foi 

Doit éclater fans pompe une élégante Idylle : 
Son tour (impie & na:if n'a rien de faftueux , 
Et n'aimé point l'orgueil d'un vers préfomp- 

tueux. / 

Il faut 9UC fa do«ceur flatte, chatouîUf, éveille, 
Et jamais de grands mots n'épouvant^ l'orcillf . 
Mais (burent dans' ce ftyle un rimeuif aux abois 
Jette là de dépit la flutie Sç le haut- ^oii , 
Et follement pompeux, dans fa vervt indifcrettc» 
Au milieu d'une Eclogue entonne /a trompette 
De peur del'écouter. Pan fuit dari(s les rofeaux. 
Et les Nymphes d'cflfroi fe cacheryt fouslescaux. 
Au contraire , cet autre abjed enfon langage 
Fait parler Ctt bergers, comme on parle au vil- 

lage* 
Ses vers plats & grofïïers, dépouillés d'agrément. 
Toujours baifent la terre , & rampent triftement. 
On^diroit que Ronfard fur Ces pipeaux rûftiqucs 
Vient encore fredonner Tes Idylles Gothiques, 
Et cluinger fans refpea de l'oreille 5c du fôA .. 
Licydai en Pierrot\ & Philis en Thoinon, 




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•*i— ■'-— ■-T'* 



it la Verfîfication Françoife. 441 
Jntre ces deux excès la route cft difficile. . 
SHÎ^ , pourla trouver , Thcocrite «c Virgile. 
Que leurs tendres écrits , par les grâces diâés , 
Ne quittent point vos mains ; jour & nuit feuil- 
letés. 
Seuls dans leurs dodes vers ib pourront vouf 

apprendre . 
Par quel art ûms baiTcilè un Auteur peut dcfcen- 

Chai^ter Flore , les Champs ,PomottC , les Ver. 

Au combat de la flûte animer deux Çergers , 
Des plainrs de l'Amour vanter la douce amorce^ 
Changer Narciflê en fleur, couvrir D^aphné 

d'écorce. 
Et par quel art encor l'Eçlogue quelquefois 
Ecnd digne d'un Conf^l la campagne & les >oif.^ 

Il y a peu de dificrencc entre TEclo- 
gue & ridylle , fi ce n'eft que Tufage veut 
plus d'aftions & de mouvement dans le 
premier de ces deux Poèmes que dans le 
fécond oi l'on fe contente d'y trouver de» 
images , des récits ou des fentiments. Ra- 
can , Segrais , Madame Deshoulictes , M, 
de FonteneUe font les Auteurs que nous 
confeillons de lire avec attention pour ac- 
quérir le véritable goût de cette forte de 
Poëfie. ^ 



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-^'*mmki:!SSt^^' 






f4* 



j^récis des RegUf 

* 

De'VEUgk. 



L'Elegîc eft un petit Poèftne qui /n'a 
point d^adion, ni d'intrigue, ni de catajftro* 
phc Elle ne fçait ordinairement qt^e fc 
plaindre , mais elïc le fait avec un ûylô 
tendre, qui tient le milieu cn^re le fubli- 
mé & le naïf; dans lequel on dait|trou*^ 
ver plus de fentîmcnts que de penfées, & 
dont les expreflîons doivent, être légères, 
fans être trop délicates , & encore moins 
hardies. Voici les régies que Boileau en 
donne dans fon Art, PocViquc. . 

D'un ton un peu pluç haut ,* otaîs pouftaiit iânt 

audace, 
la plBÎnti?e Elégie en longs habits de deuil 
5çait les cheveux épars gémir (Jir un cercueil. 
Elle peint des amans la joie & la trifte^e ' 
Flatte, menace, irrite, appiife unç maitreflo. 
Mais pour bien exprimer ces caprices heureux, 
Ceft peu d'ctre pocte, il faut être amoureux. 
Je hais ces vains Auteurs dont la mufe forcée 
M'entretient de fcs feux toujours froide fit glar 

cée, .- 
Qui s'affligent par art, fit fous des fens raflTu 
S érigent, pour rimer, en amoureux tran^si^ 




il vient <lt^ulcrdc l*£clocu« U <Je l'ii) 



le. 



I 



/ 



iela f^f f cation Vrartçofe* 443' 

leurs tranfports les plus doux ne loiît que phra- 

fes vaines. 

Us ne fçayent jamais que fe charger de chaînes , 
Que bénir leur niirtyre , adorer leur prkfon , 
Et faire quereller les fens fit la raifon. 
Ce n'étoit pas jadis fui^ ce ton ridicule 
Qu'Amour didoit les vers que foupiroit Tibulle , 
Ou que du tendre Ovide aninunt les doux fon$> 
Il donnoit de fon art les Charmantes leçons. ' 
11 faut q;ue le occur feul p^rle dans TElegif . ( 

De VÈpitru J. 

De tous les genres de Poëûe celuicî eft 
le plus libre , foit pour le choix du ftyle , 
ibit pour la mefyre des vers , foit enfin 
pour les objets qu'on veut traiter. Defcrip- 
tions f^blimes , traits nobles & frappans„ 
ftyle naïf i tempéré ou fleuri , idées agré- 
ables , fcntimens tendres & touchants , 
Philofophie , tout en un root ell du reflbrt 
de TEpître. Boileau , Roufleau , & M« 
G reflet font des modèles que nous propo- 
fons i imiter. Voici un pvorceau de ce der- 



nier. 



'. »• 



■ «4i"- 



^'ïflL- 



Sortez duJein dts Violettes , 
Croiffci feuillages fortunés ;. 
Couronner tes Wl^sneiraitci : 

. 1 V) 



•l; 



/-V 




^ 



■,fx-£SiiÉ^f 





•> 



^^ Precii àts Regks 

Ces <îctours , ces routes fecrcttes 
Aux plus doux accords deftinéi. 
Ma Mufe par vous attendrie , 
D'une charmante rêverie ^ 
Subit déjà Tai.iiable loi. 
Les Bois » les Vallons , les Montagnes , 
Toute la fccne des Campagnes 
Prend une ame 9c s'orne pour moi. 
Aux yeux de Tignare vulgaire 
Tout. cft mort , tout eft folitairç , 

Un Bois n'eft qu'un fombre réduit > 

Un Ruifleau n'eft qu'une onde cTaires 

Les oifeaux ne font que du bruit. 

Aux yeux que Câlliope éclaire 

Tout brklc , tout penfe» tout vitr 

Ces ondes tendres de plaintives » 

Ce font dW Nymphes fugitives 

Qui chercnent à fe dégager 

De Jupiter\poùr un Berger. 

"Ces fougères font animées « 

Ces fleurs qui les parent toujours» 

Ce font des belles transformées» 

Ces Papillons\roiu des Amours, 

\ ' 
Dé la Satire* 

C'eft un mecFiant métier que celui de «edlre i 
A l'Auteur qui TembrafTc il cft toujours fatal. 
Le mal qu'on dit d'autrui, ne produit que du mal. 




de U Verjîfication Françoîfe. 44f 
Maint Poète aveuglé d*une telle manie , 
En courant à l'honneur , trouve l'ignominie. 
Et tel mot pour avoir rejoui le leâeur » ^ 
A coûté bien fouvent des larmes à l'Auteur. 

BoiUau Satire Vil- 

Le but dè^la Satire eS d'attaquer direc- 
tement les vices des hommes. La diflcr 
rence qu'il y a entre elle & la Comédie , 
qui fe propofe le même objet , c eft que 
celle-ci ne les attaque qu'obliquement fie 
de côté , ic n'emploie que des cariaéUret 
généraux, au lieu que la première attaque 
diredlement l'homme qu'elle veut fronder. 

L'ardeur de Ce mOtitrer , te non pas de médire» 
Arma la vérité du vers de la (âtjre. 

Lucile le premier ola la faire voir : ^ 
Aux vices des Roitiains prefenta le miroir i 
Vengea l'humble vertu de la richeflc akierc » 
Et rhonncte-homme à pied, du faquin en litière. 
.... V* • • • • • • • • • • 

Le Latin dans 1^ mots brave l'honnêteté : , 
Mais le leâeur P/ançois veut être refpeaé : 

Du moindre fens impur la liberté Poutrage » 
Si la pudeur des mots n'en adoucit l'image > 
Je veux dans la fatire un efprit de candeur. 

Et fuis un affronté qui prêche la pudeut. ^ 

BoiUau Art foèhfmi. 



'wÊ^-- 




• 



.tVit&'Kl 



<.iÊèm 




(;»■>.. . 




4^ Précis des Re^es 

La fopHie de U (atire cil âflez indifle-» 
rente par elle-même. Tantôt elle eft épi- 

3ue 9 tantôt dramatioue & le plus fouvenc 
idaéUque. Quelquefois elle porte le nom 
de difcQurs , quelquefois celui d'Epicre, 
C*è(l toujours une fatirc dès que refpric 
d*inve(Sivc Ta diftée. 

Les pKis grands faririques (rançols font 
Régnier jt Boileau ; & c eft à la ledlure de 
ces Poètes que nous renvoyons ceux qui 
veulent conhoitre ï fond ce genre de 
Poëfie* 

De voie. 

I/Odeavec plut d'éclat, & non moins d^énergic'^ 
Fitvant 'yd^VLwa ml Ton toI ambitieux » 
Entretient dam îtt vert commerce avec let 

Dieux. 
Aux AcMetet dans Ptfiî eHe ouvre la Barrière; 
Chante un vainqueur pouifretix au bout de la 

earriere , 
Mené Achile fanglant aux bords du Simoïi « . 
Ou fait fléchir l'efcaut foui le joug^ de Louis. 
Tantôt Gomme una Abeille ardente i Ton ou^ 

vrage 9 
Elle i*eit va de flears dépouiller le rivage : 
Elle peint let feftint « les danfes & les ris , 
Vante un baî(cr cueilli^ (ur Us levret d'Iris. 

'^ SaiJ«Au vknc de pailct de l'E^^^ie. 




"<^ 



.-I 



• 



.Sk»' i 



& U Ferjtjîcathn Frinçolfe- 4IT 

' - • • •■ 



Chez ile - beau defordrc ett un effet de 1 An. 
*^ Boiltau Art ftttqu». 

L'ode r comme on vient de k toir, eft 
un chanc fublime qui ne (o^^J^^^^_ 
bas, elle n'admet au contraire S'^e Jjs «- 
Seflîons hardies, vives, nobles ,élev^ 
Ses fleures extraordinaires «c des twrs 
finJfers. Les écarts , les digteffions & le 
deTrdre font trob chofes q";,^^"»^^^ " 
donner plus de vivacité i ce Pj"^^^ 
premier eft un. efaece do vu.de qmfc 

Uuve entre deu« i«i^.'«l"' """^.^r' 
Zrl eUes de »f°"! ^'^r^J'fefoS 

Poète. Obfervons en même «««P» H"^ 
îoTc «e doit avoir qu'une médiocre éten. 



- M. le Da.eux dan, l<>\^^fli;:^l!^'^ 
Tome », de f«}» «o"" ^« •"'"" ^ 



.n-jr'ï: 



d. 




■— I 



T7T 



^mkt'= 




V 



V. 



J^8 Pr€$isdes Règles 

uc, afin qu'elle puifle fc fôutenir jufqu'J 
la fin. V V 

Nous diftioguerons avec M. le Batêux 
quatre efpeces d'Odes , fçavoir : 

1 ?. L'Ode facrée qui s'adreflc à Dieu , 
& qu'on appelle Hymne ou Cantique. 

2^. L'Héroïque , qui cft confacrée. à 
la gloire des Héros; telles font celles de 
Pitidare ; quelques- unes d'Horace , de 
Malherbe & de Roufleau.'' 

5°. L'Ode morale ou Philofophique', 
dans laquelle le Poète, frappé des char- 
mes de la vertu 0}x de la laideur du vice, 
s'abandonne aux/fenûmeTis d'amour ou de 
baine ouc ces objets prodtiifcnt en lui. 

4.^. Enfin eiCi celle qui naît au milieu 
des plaifirs , pc qui par confequent eft 
l'expreflion d'un moment de joie. Telles 
font les Odfcs d'Anacreon , & quelques 
chanfons françoifes. 

Comme ]il ne s'agit ici que des Odes 
françoifes ji nous ne donnerons pour exemr 
pies que celles qui font en cette langue > 
& comme il feroit trop long de rappor- 
ter des Odes entières , nous nous conten- 
terons de rapporter ieulemcnt quelques 
flrcphes , en renvoyant les jeunes gens 
. aux Auteurs mêmes dont le plus célèbre 
cft , fans contredit , RouflTcau , & nous 
ofons dire qu'il cft le fcul maître ^u'on 




de U Verfificamn Françoife: 449 
doive confultcr , quoiqu'il le trouve de 
grandes beautés en ce genre dans quel- 
ques autres Poètes. 

ODE 

SUR LANAISSANCE 

DU DUC DE BRETAGNE. 

P A R M. R O W s s « À u. 

DEfccnaitlc la double colline 
Nymphe. dont le Fili amoureux 

Du fombré Epoux de Proferpine 

Sçut fléchir le cofur rigoureux. 

Vient (crvir Tardeur qui m'inrpire; 

Dccffe , préte-moi ta lyre 

Ou celle de ce Grec vanté 
Doni 4'impitoyable Alexandre 
Au milieu de Thcbei en cendre 
Rcfpeaa la poilerué. 

Quel Dieu propice nom ramené 
L'efpoir que nouf avioni pejdu f 
Un Fili de Thetii ou d*Alcmenc 
Par le a«l noui eft-il rendu f ^ 
N'en dotttoni point , le Ciel fcnfibU 
Veut reptrer le coup terrible ^ 
Qui oouff fil verfer uni «ç pie»» « 




■•5*i 



/JJ^W 



'mÊ^. 




r^-^^ 



45*0 Prrds àes Règles ^ 

, 4 chî 
illffh-e 
Ne fut digne de vos Faveurs. 



Hieez vous, 4cha(le Lucme ! 
^Jamais plus iiiffitre origine 




i 



Quel monftcA de Carnage îividc 

S'eft empare de l'Univers / 

Quelle impitoyable Eumctiide 

De Cvs feux infeéèe les airs ! 

Qutl Dieu fottffle en tons lienk la guettw 

Et fèiiible â dépeupler la terre 

Exciter nos fànglaiités mains ! < 

Megere des Enfers bannie 

Eft-elïc aujourd'hui^ le génie 

Qui preiide tu fort dei humainf. 



^Où fuif-je ! quitl nouveau miracla. 

* Tient encore met («tes enchanta f 
Quel vafle » ^uei pompeux fpeâacle 
Frappe mes yeux épouvantes > ^ 
Un nouveau monde vient d'eclore. 
L^Univeri fe refprme encore 
Dans les abimes.du cahot :' 
Et pour reparer /es ruines. 
Je vois dei demeures divines » 

Descendre un. peDpie Àc Héros. 

Les Eleniens cèdent leur guerre : 
Lei.Cieux ont repris leurazuf;^ 
Un feu (âcré purge la terre 
Oi tout CjD qu elle avoit d impufw 



l- 



•'\ 



itlaVtrjificamnFrançiift. \^r 

On n^ craint plw l'hetbe .mortelle , 
Et le Crocodile infidèle 

vDu Nil ne trouble plus le» eaux. 
'^LepUoM dépouillent le« r»ge, 

. Et dar-j > même plturage , 

, Bo«dil&nt avec les troupeaux,; 

Nous fimrons cet article en averti^t 
«le FOdc admet toutes fortes de ym, 
S. que toute le. ftrophes do.vent«^ 
égale? entre elles . & que U P em«:re 
file la mefure de toutes les autres. ^ 

De la Cantate. 

La Cantate eft un petit P^j^"); j^^j; 
oue partagé en trois récits , coup*» par 
ï p«it»îir. de «ourement , dmfés P^ 
ftrophes dont le» ver. font «ntô^ V^/ 
longs & tantôt p»us court.. Nou. ren- 
;^L au CelebVe Roufleau , qu . e" eff 

l'Auteur oarmi nous. La plus belle de 
fetSaS eft celle aeCirc^. Sa longueur 

ne nous^met pas de la placer ICI. 

L'Epigramme eft une-penfc<e interef- 
fante . prefentée heureufcment , & en 
^u de mots. Le genre f.mple ou mc- 
Sihcre lui convient mieux que le genre 
éevé, parce que foncaraaere eft lalibct^ 



-■<. 



A 




Jl 



El vx^ili la guerre. allumce. 






Un mprtT'en aiioit murracm •iiVT^ 
La Dame au nez pointu 



^ . » 



4/* Précis des Relies 

te & raîfancc. Son but clt de louer la ver- 
tu , de cenfurcr le vice , de traduire un 
ridicule , & de venger le public des im- 
pçrtiriGnces. d'un fat. On appelle jointe 
où (cl de r|;pigrammc les derniers mots 

3ui la terminent, parce qHe c'eft dans le 
ernier^v opi eh l a Jétifée doit fe trouver. 
^C eft encore i RoufTeau que nous ren- 
verrons le le^ur. Nous allons. cependant 
en citer ici quelques-unes qui ne font pas 
de lui« 

Autrcfoii un Romain • s'en vînt fort affligé 

acontcr 4 Cât^n que la nuit preccJentc 
Son foulicr ^ci Sourif avoitété rongé ; 
Chofc qui lui fembloit tout à fiut effiray^nie. 
Mon «mi, dit Caton» reprenez voi eljjpritf : 
Cet accident en foi nV rien d'épouvintabie : 
Iflaif /î votre foulitir eût rongé l«f foufii, ♦ 
Ç'iùioit été fani doute un prodige effroyable. 

Au mois de Mai (c biîgotnt dans la Scînc 
Certain badaudy tomba dans un creux. 
Quielqucs nageurs fc donnèrent la peine 
De Ven tirer i c'en étoît fait fans euK. 
Tout au(ri-t6t qu'il fut fur le rivage 




• Kâtion fi rupcrniricëfe ruvlle l'jmâgforir que te 
«oiadre é\fcn:mcmt iijmtîcu de guft«lc# chcuf. 



' it la Verfification Ffançoifi. 4S3 
îl rappclU fes crprits doucement » 
Tant qu'i la fin ayant repris courage , 
Beau Sire Dieu , cria-t-il hautement > 
De me baigner f\ deformaii l'envie 
Me revenoit » dafgn^z me/la xhangcr , | 
Oncque dans IVau n'entrerai de ma vie 
Qu'auparavant je ne r<i:ichc jiagcr.<:. . 

^ ''Autre. 

^ Blaife voyant iTagonie 

Lucar qui lui de voit cent francs « 
Lui dit : toute honte bahnie , 
Ça payci moi vite ^ il cil temps. 
Lailfcx- moi mcAirir à mon aile , - 
Repondit foiblcmcjnt Luc*»$. 
O parbleu v©us ne mourrai pas 
-^ Qiie je lie foii payé ^ dit Blaire- 

r 

V Huiflien , qu'on falfe fîlence. 
Dit en tenant l'audience 
Un Prcfident de Baugt'. 
Cett un bruit à tête fendre ; 

. Nous avons déjà jugé 
, Dix caufe» fans Icîs entendre. 

M. BdrrMittu 

Aatre. 

; Un fat partant pou^ un voyage, . ^' 

. Dit qu'il meiiroit dix mille francs 



■ tK 1 



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1. 



1 



4 «M va 



»* I" 



JLCUrcb* lOUlC 1. JbAUiviwv iw* * JVV.JV5MW. 



CueiJliil , chemin faifant , les fruits av«c les fleurs. 



T* • • « 
liij 







4.r A Précis des Régla 

• A xonnoîtrc un peu par ulàgc 
Le monde avec fes hatritani. 
Ce projet peut. VQUS être utile -> 

Reprit un rieur ingénu ; , 

Mais mettez-en encor dix mille 

Pour ne point en être connu*. 

RouJfcoM. 

Finiflbns par ce que Boilcau Derpreaux 
dit de rEpigrâmme dans fJ^ Art Pqë- 
tique; . ., 

LTpigrainme plusr libre , en Ton tour plu§ borr 

, né,* 
M'eft fou vent qu*uii bon mot de deux rimes 

• ;drné. "^ '^ 

Jadis de nos Auteurs les pointes ignorées 
Furent de ritalie en nos vers attirées. 
Le vulgaire ébloui de leur foux agrément 
A ce nouvel appas courut avideincnt* 
La faveur du Public exçiunt leur audace , 
Leur nombre impétueux inonda le^ParnafTc. 
Le maJrigal d'abord en fut enveloppé. 
Le fonnet prgueilletix lui-même tn f\itirzç^é, 
La Tragédie en fit (e9 plu> chères délices. 
L'Elégie en orna On douloureux caprices. 
Un Héros, liir la fcen'e eut foin de s'en parer» 
El (ans pointe un amant n olâ plus foupircr. 



— - • U viMÙ ic.jjaflrr du Soiuuu 



y 



r 



(U la Vtrfijicaiïon Fmnçoifc. AS S 

On vit tous Jes Bergers dans leurs plaintes nou- 
velles 
Fidèles à la pointe encorplus qu^^i leurs Belles. 
Chaque mot eut toujours deux vîfages divers. 
La profe la re<iut aufTi bien que les vers. 
L* Avocat au palais en heriflTa fonft> le : 
Et le Dodeur en Chaire en fema TEvangile. 
La raifon outragée enfin ouvrit les^'yeux , 
La chalîa pour jamais des difcours ferifux , 

Et dans tous ces écrits la déclarant infâme/ 

Par grâce lui laiiîa l'entrée en Tepigramme : 
Pourvu que fa finefle éclatant à propos, 

: Roulât fur la penfée , & non pas fur les mois. 
Ainfi de toutes parts les dcfordres-ccflerent. 

Toutefois â la Cour les Turlupins repèrent , 

Infipidcs plaîûnt$,Boufons infortunés , 

D un jeu de mots grofliert partifans furanné*. 

. Ce n'eA pas quelquefois qu'une Mufe un peu fine ' 
.Sur un mot en paffant ne joue » & ne badine , 
Et d'un fens détourné n*a!»ufe avec fuccèi : 
Mais fuyez fur ce point un ridicule excès, ^ ^ 

Et n'allez pas toujours ^une pointe frivole 
Aiguifer par la queue une Epîgramm^ folU. 

Du Madrigal» 

Suivons etKorc Boileau. 

Le Madrigal plus fimpie,& plus noble en fou tour 

, kclpirc la douceur, la lendrciTe&ramOur: . 



A 



%•• 




) . 



Licydai en Pièrrot\ & Philis en Thoinon. 



Poëfic» 



Xv 



..^.'.■''iif^'M 




■4l 




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^ 



y ^ 



45'(S Preois derReglei 

Ces deux vers nous donnent la definî- 
tion du Madrig^al , & nous fait voir la dif- 
férence qu'il y a entre celuirci & TEpi- 
gramnie. Ainli le Madrigal ne doit donc 
avoir qu'une pointe toujours douce , gfa^ 
cicufe, &qui n'a de piquant que ce qu'il 
lui ea faut pour n'être point fade, Sa 
naïveté eft plutôt dans le cour même que 
dans la penfée, qui a toujours une cer- 
taine fleur d'cfprit. Nou5 ^n allons ràp* 
porter quelques-uns. 

VouJ n'ccrÎTifi que pour écrire; 

, C'cft pour Yous un ambfement. 

Moi qui vous aime tendrement « 

Je:n*ccris que pour tous le dire, 

' Pradnn, 

Vous à qui les nçuf Scrurs au milieu du repos 
Ont appris à chantecje!: hauts faîts des Héros ; 
A notre'^onqucrant * venez tous rendre liom* 

r^ mage; 
Et n*apprehendez pat qve It poAericé 
Puifle vous accufêr de Vav6ir trop vanté. 
Quoi que vous puilTiez dire en publiant fa gloîret 
Vous le ferez moini grand que ne fera l'hiRoire* 

MademoifelU Scuderu 

Pour quoi me reprocher , 5ilvandre « 




>v 



• I. d( u i • XIV. 



• I 



de la Vofification Franco) fi, 4^7 

Que jex^rqus promctt tout poux ne vous rien 

tenir? 
Mêlas! t*eft moins â moi qu'à tous qujl $*en 

faut prendre. 
Pour remplir vos defîrs, j'attends un moment 
tendre, ( 
Que nç le flûtes vous vem> f 

Madame Dtshoulitt'tfm 

Du Sonnet* 

Nous Bc donncroni point d'autres r«- 

51m du Sonnet que celles que Boileau 
onnc dans fon An poétique, & rexem« 
pic. que nous en apporterons fera un Son- 
net qui exprime ia iiatûrc de w petit 
Pocœc. " /; , y 

Un^ourceDie^izarfc • 
Voulant pouiTef about /biii les nmeun Fian- 

Inventa du Sonnet les rigoureiifes loix » 
Voulut qu'en deux Quatrains de mcruito pareille. 
La rime avec à^ fons frappit huit foiâ roreillt, 
Et qu'enfuitc fix ven aniftement ranglb 
Fuïïent en deux Tercets par le fe ns partage. 
Sur tout de ce Poème il bannit la licence ; 
Lui-même en mefura le nombre & la cadence^ 
Défendit qu'un vers foible y pût jamais entrer. 



^>i»- 






Que 



! Afolioif 



.■ \ 




ii vient <lt^ulcr 4c rtcloguç «c àt l'ii) 



le 



* /, ■>. 



^S^^- 



€ourorJie^. tes W^snetfaitcs , 

• là, i* - 

. 1 V, 





^ 



Ni qu'un mot dcja mis o$|t s'y remontrer. 
Du rcfte il Tenrichit d*une beauté fuprcme. 
Un Sounet Oms défauts vaut fcul un long Pocmc 

Sonnet. '' 
Poris qui f^ait qu'aux véh quelquefois je me 

plais 1 
Me deainde un Soniiet, & je m'en defefperé.- 
Quatorze vers, Grand Dieu! le moyen de les 

faire ? 
En ToiU cependant dija quatre de fai^». ^ 

je ne pouYoU d'abord trôiiTer de rime , mail 
Bn faifant o« apprend à ^ «ter dalfiare. 
PoorfuiTonf . le. Q««trai« ne m étonneront 

guère» . , 

Si du premier Tercet je puif fajrt les fri». 
Je commence «« hasard . & fi je ne m'abuft , 
Je n'ai ou commencé fcn. l'atea ^ ma Mufe , 
P«ifqu'en fi pcH de temps je m'en tue fi net. 

Tenf«ne le fécond , «c ma joye eft extrême , 
C„ de. .en commandé, j'achève le .re.«éme^^^ 

Compte, .il font quatorze i * vcU le Sonnet. 

Celui de Deibwriux, connu de tout 
leS^ïde.eftund««pUcu«qucnou. 

ayoM. Il commence par ces mots . 
Gr.nd.Di.» te. j-gemems foh. toujouf. reippl» 

d'équité. 



• « 



de la yerJifi:atîonFratiçojfe. ^S9. 

I . . Du Rondeau* 

Le Rondeau né Çaulois a la naïveté. 
. : Boileau» 

Ce petit pbciT)^ eft compofé dé treize 
vers qui. font ordinairement dé dix fylla* 
bcs. Les rimes de ces treize vers doivent 
être femblables , huit mafculifies^ & cinq 
féminines, oubicn fept mafculines & fix 
féhiininçs. . 

Aprc^s l^ huitième vers &.à la fin du 
Ronacau , il y a lin refrain qui n*cft autrf 
(:hofe que la. répétition d'un ou de plu- 
ficurs des premiers mots du premier vers. 
Mais ce refrain doit être amené avec ei- 
prit, & faire un fcns avec qc qui le précède. 
Comme il ne doit y avoir que trois rimes 
féminines dans les huit premiers; vers , 
on peut mettre de fuite trois vers de rime 
mafculineiqui font le cinquième , le fiidé- 
m^ & le feptiéme : Ce qu'on ne fait pis 
ordinairement dans les cinq derniers vers^ 

Le Rondeau a deux repos ncccflfaires i 
un aprèsîe cinquième Vers &r Fautre après 
le premier refrain. Les deux Rondeaux 
fuivants appiiietont ces règles. 

Rondeau. ^ 

hia foi c*eft\fcùt de moi y car Ifubenu 
Ar.\ conjuré de lui faire un Rondeau : 
,C.eia me met en une peine cxtrcmc. 

Vij 



■:>-y 



A. 



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Le mal qu'on dit d'autrui> ne produit ^ue JumaU 



JBV|«(M«t ^J» » ^ *vr»2-»» 



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. ^v^:»^ "';■■' 



. - % 







460 Prtcis des Ilegles ^ 

Quoi treize ver? , huit eit eau , pnq en f mr / 
Je lui rerois aufli-tot un bateau. ; 
tn voila cinq pourtant en un monceau r ^ ^ 

'Faifoni en huit en invoquant Brodwu , 
Et puil mettons par quelque. {Iratagéme 

Ma Jfoi i c*efl faih 

Si je pouvQÎi encore de mon cerveau 

Tircreinq veri , l'ouvrage feroît beau : 

Mail cependant me voiià dans rooiieriiie f , , 

,ti fi je croii .que je fais le douzième 

En voilà treize ajuftéi au Niveau , 
• , / Ma foi t cfftfaii^ 

À ïa Pnitalm où l'cnmTrc Boiletu , 
to GrîAd CorneiUe ft le fatré toupeau 
De cei Auteuri que l'on ne trouve guère , . 
Un bon rimeuf doit boire i pleine aiguière, 
$\ii f eut donner un bon tout au Rondeau. 
Quoique j'en hoite ittflî peu qu'un moinctu , 
Chef Benferwiei a Élut te ûriifiire , 
Ten porter un. Hé \ c'eû porter Teau 

De tel refraîni un Une tout nouveau 
A bien dei geni n'a pti éo Thenr de plaire : 
Mail quant imoî, j'en trouve tout fort beau, ^ 
papirr, dorure, imageifcaraâere, 

Hormi* Ici veri qu'il faJloit laifTtr r^ire 

' AiaHntap^U 



\ 



r 

/ I 




dilarcrfiju'ationt'^rdnfoifi^^ 

Du Triolet, 
Le Triolet cft une cfpccc de Rondeau , 
dont la beauté cbnfidc dans le retour de 
ia même penfée pouf faire partie d'une 
i(utre penlée. Exemple. 

Le prentiçr jour du moii de Mai 

Fut le plui heiîteux de ma vie. 

Le Beau deflTein que je formai « ' - . 

Le premier jour du mol» de mai | 

Je vofif vî« & je voui aimai» 

Si ce deifein votu plût , Silvie ; ^ 

te premier jo\»r du moi de mai 

Fut le pliis heureux de ma vie. 

Bênchiii» 

Nous ne parleront point de TEpitha; 

lame dont oh fçaît que rôbjet cftde chan-t 

^r la concitia^on de l'Amour avec Thy- 

men ; ni de TÈpItaphc qui cft une efpccc 

d'|;iqgi« fi elle cft^fe*èofe , ofu ujit Epi- 

gramme , fi elle cft Air le ton badin. Il ne 

cefteroit plus qu'à traiter dc« diflcrentca 

paflions , mail cette matière ^'efl ptint du 

rèflbrt d'un abrégé tel que jcelui-ci. On 

peut confulter fur cela les ibeilleuri tra- 

giques ,.& cVft dans leurs pièces qu'on y 

verra des Exemples fur Icfquels on doit 

prendre modcllc. Mais toutes ces rcglca 

deviennent inutiles.à ceux qui ne font pas 

nésVvcc ce Génie Politique que la Nature 

Viij 




lE 



5^<Au vienc dcpaclei de l'Elv^ie. ' 



Tome *. de fon cours de.BeUe. Lettre-. 







'<&-*4- 



rr 



4^2 Prfcîi rf« i^ègfcj rfe la Verjif. Franc ^ 
feule peut donner , & que 1 Arc perfec- 
tionne. C'eft pourquoir nous finirons ce 
petit traité par ces vers dt; BoiieaA. 

C!cft en vain qu'au Parnafle un temerakfç Au* 
. teur, . 

Pciife de VAn des vers atteindre la h^utcvir. 

S'il ne'fent point dû Ciel riiifl«eiicc fccrète. 

Si fon-iAre en naifFant ne Ta fotiiné Pocte, 

• D^ns fon génie étroit il cft toujoùr* captif 

Poift lui Phebus eft fourd , fit PegaM cft rétif. 

O vous donc > qui brûlant d*une ardeur perîK 
Iculê , 

Courez du bel eTprit la carrière epineufe p 
N'allcx pat fur uri vert ïans fruit voul confu- 

««'»\ , , / ^ > 

t^i prendre pour geme unà ardeur de liinec* . 

Cnjgnex d'un va^ plaktr kt trompeui et tmoxw 

• ,' CCI, j - 
Et con&ltex laitif-teoipt votre etjpiit A: vbt fe^ 
eef« 




• • 



• • 



• • 



t^ue Ici vert ne foiem pat votre éiernfl emr 

ploi.* . • 

Cultivez vot «nit , (oyez Komme de rof. 

Ccd peu d'c/re agréable k charoMUU d^m OU 

livre 
Il fi|ut fçavoir encore & converfcr 5c vivre. 



N 



4^5 




AVERTISSEMENT. 

J : 

IL arrive fouvent que plufieurs per- 
fonnès confondent l'Orthographe d un 
mot avec celle d'un autre .parce que ces , 
mots fonnent de même > leurs oreilles. 
tels font par eMmïrtePin, Art.rc,i'«m, 
Nourriture ; Vm , Liqueurs , f mgr , 
Nombre &c. Pour rcmed.er à cet inctrh- 
veniew on a cru qu'il ferou très ut. e 

pour ces mêmes perlonnes de raffcmblcr 
ïbus un.feul point de vue tous les mots 
qui.ont la même confonnancc . & den 
^irc voir 1» difièrence . fo*t pour 1 Oaho- 
grap-he, foit pour U Signification. Quel- 
LeLs on s'eft «n peu écarté de la p~- 

rlonciation, comme pw «?'"Ç»%'^if' 

. bien fenti que ces mots ne pouvo.cr^t 

fe trouver eniUble . la JP""}»"^'"!"" *{ 
p«.micr étant longue . & celle du fécond 
brève v Cependant on a cru qu il <^o.t 
(léceflàire de les mettre dans ce pet» U.c- 
{.onnaire pour faire voir en quoi co-.r.lU 
U. différence de l'Orthographe .'e ces 
deux mots , ainfi que de plpficjrs autres. 

V »y 



••f^m^ 



^ / 



•j. 



». 



\ 



/ 



elt , làns contredit , KouHeau , & nous 
ofons dire qu'il .cft le fcul maître qu'on 



Veut rfparcr le coup itiriioïc ^ 
Qui ngur fil vçrfcr uni àç pic»n : 



à 




^._ , ,^, _.,... ... à 



é^j^ A T I R T I s s 1 M E N Té ' 

On a défa donné au Public de cti 
fortes de Diâionnaires *, mtis ils étoient 
H imparfaits & fi abrégés qu'on peut 
affurcr qu'ils n'etoient û'aucunc utilité. 
On fe £attc que celui-ci ne laiffera rien 
à défirer : du moins c'eft le bat qu'on 
l'cft propofé. 



DICTIONNAIRE 

■ I ■ 

2)f ; Mots qui ont la Prononciatiên Jembla^ 
ble $H frefyue femhUUe\ mais dont [a 
^ipiification & IVrtkografbe font diffi^ 



rentes. 



A cfoifi^me pcrfonne 
du vcibc itoir. 

A irticlc. 

Ah r incpjeâions ad- 

ha L miritivet. 

AbâifTc duv.abaifibr. 

AbcfTc fupcricur de 
coUvcnr. 

Abboit fétreiux) 

Abboi do chien. 

Accent marque qui fc 
met fur quel- 
ques Icccres. 



Accents 
Accès • . 
Accès 

Accord 



Ache 
Hache 



inflexions de 
h VOIX. 

. de Hevre oit 
de folie. 

avoir accit 
auprès de 
quelqu'un. • 

être (taccord^ 
i*emend foie 
été perforv-* 
nés, Toit des 
indrumens» 

plante. 

Ccq'ifrnée, ou 
arme. 




Aeollade tctme de che- 1 Haleine fouflc, refpi- 
valerie. 1 ration. 

1 Allez du ▼. aller. 
Allée avenue d'ar- 
bres. 
HdUée Tcchééc. 
Amande fruit. 
I Amende punition. 



Acoladc (delapreaux) 
Acr# mefure des 

terres en 

normand ie. 

piquant, ad- 

jeaif. 



Acre 



Agent 

Aide 
Aides 



r de change, j Ami , c celui où ccl- 



l.* mobile* I 
lécours. ■ 
fubHdes. 

[d'oifeau, 
d'armée c<i 
de maifon. 
Elle pronom. 
AiniO partie du 

corps. 
Haine (h) ptJlîon. 

fclcment, I 
Air I manière ou 

^chanfon. 
Aire nid d'aigle. 
Ere époque. 
Erres ,termci de 

chaflTe. 
Hsire chcmife de 

crin. 
H^re pauvre. 
Ais**«* pitîche. 
$fi . .• . vcfiû être. 
Mai/ .... verbe Aflif. 
Haye buifTon. 



lé Gui aime 
quelqu'un , 
01/ qui ell 
* ' ainrié. 

Amiâ fone de lin- 
ge d'eglifc. 

An année 

En prépofition. 

Ancre pièce de fer 

J)Our arrêter. 
es vailTèaux 

5c bateaux.^ 
Encre liqueur pro- 
pre à écrire. 
Anche embouchure 

du haut- 

bois. 
Hanche panic du 

corps. 
Annal qui ne dure 

<|u*un an. 
Annalct hiftoires' 

chronologi* 

quet* 



Âlcne outil de cpr-J Antte caverne. 

éWMU JEntro du V. entre.. 

Vy. 



p-X 



y 




De tout ce qu'elle avoit d'impiuv 



• élevé, ptrcc (luc fon caraftcrc cft la libct- 




•i.<-. 



^(îtf .plCTIO 



Appas 
Appâc 

Apprêts 

Après 
Arc 

Harrhes 
Hart 

Ardcns 

Ardent 
Arête 
Arrête 
Arme ^t* 



'Armé 

Armée 

Armes •• 
Arrivé 

Arrivée 

Au 

Auk 
Aulx ^ 
Eau, 



m 

Haut 



prepofitioDu 

attraits. 

pour appâ- 
ter. 

prépara- 
tiorts. . 

brépofition. 

les beaux 
ans. 

licndcfapot. 
feux mala- 
die. 

brûlant, 
de poidon. 
du V. arretpr, 
pour attaquer 
ou fc défen- 
dre. 

participe du 
ver. armer, 
giand corps 
de troupes. 
• armoiries, 
part, du ver. 
;^rriver. 
fubl^ancif. 
article lingu- 

lier. 

article plur. 
pluriel d*ail. 
clément 
froid 9c hu- 
mide, 
int^rjeâion. 

éiiv^ 




Ayant 
Aivenc 
Aube , 
Aube 

Avenu 

Avenue 

Autan 
Auunt 

• • 

Autel. 
Hôul 
OtelU 
Auteux 



Hauteur 
A itour 
Autour . 



Aiil 

jBaillaP 
I Baailler 

Bal 



partie folilc 
. de l*aniir.jil. 
"préporinon,, 
de NuqI. . 
du jour, 
vctcmcns de 

prêtre, 
piirt. du ver* 

avenir. * 
chemin plan« 

t&d*arbre9.. 
fud ci}. 
adverbe de ; 

(quantité. • 
ppur les Ta-, 
criiices. 
gritnde iwi- 
, ion. 
terme 4e bla* 

fpn. 
inventeur 

<^*un ouvrit 

cicvarion. 

prépolition* 
. oilcau de 
pioic. 

B 

de iî\aifoii^ 
du v. baillei. 
verb<î livrer^ 
ouvrir Ubour 

cKc. 
aÇcmblée oCfc 

t OQ danCe. 



DiCT lONKAI^Ï* 

Bats 

BaHe 



Ballo^^^^ros paquet 
de març|jan- 
difcs. 

Balay outil propre 
à balayer. 

Bairct forte de 

danfe. 
Ban cri public ou 

bannilTc- 

mcnt. 
Banc Hcge. 
Barre barreaux. ' 
Barre ... du ver. bar- 

. rer. 
Barbe poil du men 

ton 6c des 



BalTc 
Baffes 



Baux 
Beau 
Bots 
çBay 
. I Bcy 



Barbes 



joues, 
maladies des 



chevaux. 
Birbcau flcm des 
champs. 
Barbeau poiflur. 
Barbu', c qui a de la 
barbe, 
poiiïbn de 
mcî. 

lieu où l*- 
plaide 
irrc de 
Barrciu ! ter ou de 

tb^>i^» 
Bas adjc^ir. 

„ rchauffure 

E" LfublUntif. 

Biis Cane. 



ferbne 

■ ?. 

Barreau 




4^7 

du V. battre. 
r féminin 
I de^ajad- 
j jcaif. 
1 inllru- 
I ment de 
^^ mufique. 
ïochcrs ou 
bancs jdc lâ- 
blc. 

plur. de bail, 
agréable, 
pieds botii ' 
cheval bay. 
oftcier turc» 

^ ' rheibc. 

BaailiqueLcç.pçnt. 

Bazilique nom de plu- 
fieurr» gran^ 
des cglifes. 
nom des ami- 
badadcurs 
de venile à 

nople. 

du V. bêler. 

airtfaBle* 

participe du 
Ver. bénir. 

autre pMiici- 
pe pour les 
choies con^ 
facréesau 
culte divio. 



Vvî 



Balle 



Belle 
Belle 
Béni 

1 Bénit 



/■, 



( 



fi 



•*'^vt' 



ià. 




".'9- 



V i* 



% .. ' 



,- I 



ration n lupcrltiTieufe ruvUe rjmâginrit que Je 
moÎBiirc é»'en:oicat ilgmhcii de gcuxKlci chci<î, " 



Dit qu'il mctiroit dix mine irancs 




te 



4^8 Djctionkà tRi. 



n • 



Beurrée forte de poi- 
re» » 

Beurrée' cranchç de 
piin^ou* . 
vcrc de 
beurre, 

Biene^ liqueur, n 
lerrc pour les 

morts. >y 

JManquec force de poi- 

*Blaaquette efpece de 
petite bie: 
rc. 

forétsi» 



Bois 
Bois 



Boice 

-, (4. 

Boite 



t forêt 
iuv.toirc. 
y" du Y. boi- 
I ter. 

^ terme pro- 
J.prepour 
^le vin. 
caffette. 



Boéce 

Bon V 
Bonds iàjâcs. 
Bordé pirt. du ver. 

border. 
Bordée en mer rap- 
fée ou dé- 
, charge de 
> canons, 
plaficurs 



Bote 



Botte 
Bouché 



*chofes liécr 
enfemble. 

vchauffurc. / 
part, du V. 
l>ouchcr. 



Bouchée morceau dé 
viandc'oU 
de pain. 
Bouchqx^elui (;ui tue 
. <^ le bctail. ,. 
Boue ftAge* , croi» 

te. 
Bous du v.boui!« 

Hr. 
Bouc extrémité 

d -une^çhofe. 
Braîtc du ver. brai« 

■ te. ' 
^raye efpece de 

couche dJeu* 
' 'font. 
Brigand voleur. 
Briguant part, du vet» 
<^--^ — ^) briguer. 
Brifé part, du vet* 

brifer. 
Brifées terme fie 

cha/Te! 
BrQcard raillerie pî« 

quante. 
Brocart étoffe bro- 
chée. 
Broche udencile de 

. cuifme. 
Broches, défcnfcsdu 

fangliCT. 
Rroche% poirtbn. 
Brochoit du ver. bro« 

cher. 
'irouée brume» " 



} 





DrCTlOKWi^fK*»» 

Camp 



^f 



fitouet bouillon 

* clair; 
Brouillon r étouidi. 

BrouiUon i^.^jç^ % 

Brouillons du verbe 
^ j brouiller. 
Brut qui n*cl\ pas 

I travaillé. 
Brute I dépourvue 
de raifon. 
Buiii bois. 
Buic efpécc de 

cruche. 
Bute hauteur. 
Bute du v. buter. 



•i 



Cachet 



C 

adverbe. 



l 



pronom. 

petit fceau . 

Îour^ fermer JCat 
•s lettres. 

Cachoit du ver. ca- 
cher. 

Cahot choc que fait 
iMie voiture. 

Chaos confiifion. 

C^ durillon qui 

vient aux 
pieds. 



lieu où fe 

poilc une 

w-mcc. 
adv. l&tfque^ 

adv. p&ur ce 

qiiiejl de. 

ioùverain en 

Afie. 

oifeaii. 

efpece 4e ro* 
f«au. 

efpéc.c de < 

trio. 

inllrumetl» 
de guette. . 
Caoèos efpécesde-^ 

hautes chauf- 
fes ancien- 
nes, 
promontoi- 

manteau, 
conjondioff* 




Cap 
Capei 



Quartf 

(^uarre 
Quart 

Ce 

Se 




Cale 
C>le 




Céans 
S (tint 



quatrième 

partie, 
pronom d(- 

njonftrarif. 

pronom coos» 

ICI. 

-décent. 



« '* 



N 




^ 



» 



/ 



'\ 



mff 



^^mm 






M' I 



— • Il vicftt 4c.î;afUT du Somicu 



, Kcrpirc la douceur , la icndrciic & i amour. 




'û 



) * 



; : 47^ 



DrCT I ON N A ïR E. 




Ccihc ,e cnrQUrré, ou 
lie cl*ane . 

ceinture'. 



Cincj 

S^inc 

Sdiii 

Siin 

Seing 

Ceinte 

Sainte 

Cclc 

Celle 

Scel 

Sselle 

SdU 

Sel 

Cène 

^ene 



Ccos 

Cent 
Ccnfe 



Sins 
&£ns 
Sent 
Cctf 



nombre, 
par faintcté 
par fantc. 

f>oitrine, 
tgnarure. 

entourée. 

par ralncetë* 

du V. celer. 

pronom dé- 
mo n (Ira t if. 

pour fceau. 

du v.fcellèr. 

de chcvil. 

k filer. . 

dernier fou- 

perdcN.S* 

lieu où fe 

joue la'co- 

médie. 

oui cil en 

Donne fanté. 
, droit Mr 

gncurial. 

nombre 

petite ferme 

feparéc dii 

village. 

préprîît on. 
iDon fcns. 
/ du V. fcntir. 

animal. ^ . 

cilavc. ^ 



Ces 

Gops 
Ses 

Saie 

Cet V 

Cette 

Sevt.^ 

Cnaine 

C!iérv# 

Chair 

Chaire 

• 

Chcre 
Chero 

Champ 

Chant 

Charme 
C larme 
Ciiaflîc 

Chaffi 



pronom dé* 
rrijnitrakif. ; 
de vigne, 
pronijm po(^ 

fciîlf. 

ancien vête- 
/ mont, 
pronom dé.- 

mcînll. maC 
pronom dé- 

monll, fem« 
nombre. 
liens, 
arbre, 
fubllance 

molle ^fa^- 
, guinc. 
de prctllca- 

tcur ou pro- 

ftlTcur. 

[chcri. 
côutçux» , 

taire bonne 
chere> 

pl^ico de ter- 
re. 

elcvttion de 
la voix. 

attraits. 

aibrc. 

humeur qui ' 
fort des 
ycu.x. 

die lit , de fe» 



J) I C X I O K M A 1 R X* 



SifC 



nçtre ou 
d'imprime- 
rie. 
j Cl^iud le contraire 
' ! du froid. 

i Chaux (brtedepier- 

i Chaume couverture" 
/; ^ des jfca^lons 

I ''■ de village. 

i C homme duv. chom- 
• mer. 

' Chcffûné^Llieu oùyon 
^itlcfeu. 
Cheminé partic^du v. 
ïpvcher». 
. Ghcnaic Ueu pîai\;é 

d«^chêacf» 
Chçnef urtfncilede 
cheminée. 
Choc hciTTt, fo- 
couflTe. . 

CSoqVKî ^ "' ^^' 
qucr. 

Chtcfmc hu,ile facîéc. 

Cicme partie gwU<J 
• àia, lait. 

particul« 
pour impo- 
icx tilcncc. 

fauxpa».- 
oifoau. 
marque, 
matière moUc 
Refondante. 



Qiut 



■f Chuta 
Çgoû 

Ciic' 



nom quçf i'ûH 
donne au 
Koi. 
vil'c. 

participe du . 
vCT. citer ^jr^ 
cvidcm. 
E'cckfialVi- . 
qpc. . 

de procureur 
ou notaire.^ 
condition. 

fermée» ^ 

piïtiçlaplus 

. îVBblc de 
llinimal. 
d*Egiire. 

Cocher celui qui me- 
né un caioi- 
iù. 

Oitttil* / 

feuit. 
pour cou* 
noiera 
gluante. 
C9^H|îWïdA»^ion de 
• ' comman- 
der. 

iCommcft*»^^^^^^^**^ 

I feitc par 

h >• IcPapcl 

l un iccu- . 



Ciré 

Cité 

Clair 
Clerc 

Clerc 

CUufe 

CloCe 

Cc»uï 



Chœur' 
Cocbet 




) 



. V. 



-. 1 



«^.^ 







i 



• hà\j il XIV, 




~W 



-/ 



f7a -^ D ï ex 10 K. lï 1 î R fc 



Complait du ver. c6m^ 

^ plaire. 
Complet cniier. 
Comptant parlant d'ar- 
gent. 
Content fatisfair. 
Comte Seigneur ti- 

• ' tfé. 
Conte ftble. 
Compte fupputafion. 
Coq oifeau do- 
meftique. 
Coque d'auf. 

rdurillon 

Cor Y-^^^ v*^"^ 

^ , • taux pieds. 

Corps ce qui <<îil 
I compofé de 
matière Ôc 
de forme. 

Cors inilrument 
dechaiTe. 

Cofle j- partie du 
corps, 
partie que 
l^ôn doit 
payer ou re- 
cevoir, 
jupon. . 
partie du 
corps, 
aâion de 
fraper. 
ce qu'une- 
chofc cQûie. 



Couché- 
Couchée 




Quotte 

*'". ' . 

Côtte 
Cou 

Coup 

Goufl* 



Coudre 
Coudre 
Coupon 

Coupons 

Cour 

Courre 

Court 
Court 
Cours 
Coi 

gtrof 
ris 
Cric 
Crie 
Crin 






Craint 

Croit 
Croît . 

Croix 
Cru 



ptrtîc ôii 

V. epucher*- 

lieu où on 

loge la nuit 

en voya- 

géant. 

travailler. 

Arbre. 
petite piecïj 

d'éroffe. . 
du ycr.cou^ 
' per. 
û'une mai* 

fon. 

lapofle* ' 
du V. courir, 
tdjc<aif. 
lAouvemenc* 
tranquille. 
particule» 

clameurs. . 
d'un* roue# 
du y. crier, 
poii long de 

ruée, 
part, du vcrj 

craindre. " 
du V. croire* 
du v.xroî- , 

tre, 

fuppliée. ^ 
part, du reri 
croire de 
ciolirc. 



ir^. 



• 



Crud 



Cuir' 

Cuire 

Ci 

Si 

Scie 



Dictionnaire. 47J 

qui n'eïl I Devint 
•point cuit, 
peau, 
verbe. 
adverbc.ïci. 
conjonûion. 
indrument à 
fcicr. 




Don 



D 



Dam dommage ou 
damnation. 
Dans* prépofition. 
Dent petit os des I Don 
^mâchoires. \ Dom 
Date marque de 

temps. [Dont 

Dafte fruit du pal- | Donc 

Dort 

U^cent feant. IDorre 



mier. 

feant. 

Dcfcend du ver. def- 

cendre. 
Der<^nre' appui. 
Defcnfes, dents du fan- 

glier» 
Denfe épais , com- 
paéle. 
nfç . mouvemcnta 

réglés. 
^es article. 
Dès prépofition. 
Devin 'qui prédit 
Vavcnir» 



^' 



tx 



Dote 

Dur 

Dure 



du ver. deve- 
nir. 

repas du mi- 
dlT 
lieu où l'on 

dîne en 

voyageant* 
nombre, 
du V. dire- 
furnommé.^ 
du v.(devoîr* 
partie de U 

main. 

r dignité eP 
< pag-nole. 

Iprérent. 

pour do/ni- 

de qui* 

adverbe. 

du V. dormitr 

du v. dorrér. 

bren qu'une 
femme ap- 
porte en ma-» 
riagé. 
du y. do^fr 

' ferme. 
du v« durer» 



I 



Eàii 



.«A 



1 élément hur* 
mide de 
&9id« 



1 




',** 



>r f 



\ 



a'équhé. 



• ■ 



t- •, • 



• • 



• • 



• • • 



.''■.•»?** 



.Cela me xiict en une peine ç:b.iricmc. 



/ 



./■ 



y : 



, / . 



.t 



\artk:lc iingu- 

litr. • 

, article plu- 

pluriel d*ail. 
élevé. 1 



47* 

Aw 

Aux 

^^ 

naut 

Ho interjci^ion. 

Px part, dure fit 

- Iblieie de Ra- 

nimai. 

parc, (lu ver. 
'échapper. 

Echappée aélion im- 
t)rudente. 
répétition de 
Ion. 

payer fon 
écot. 

éclat de lu- ^ 
miere fubit 
de de peu de 
durée* 

Cdu verbe 
éclairer. 
Eclaire herbe. 
Egard politene. 
Egare du v. égarer. 
Euins. efforts. 
Elans animal. 
Elle 
Aile 

En prépoficion 

- . ê dèliei 
An innée. 

Ertcre liqueur 
écrite. 



ICTÎÔNNAI RH. 



Ancre 

Ente 

Hante 




Echo 
E:oc 
£uUir 



Entre 

Entre 

Antre 



Eclair 



pronomL 
d'oifeau. 



x ■ 



pour 



de vaifTcau. . 
d'uaaibrc. 
du 'V. hanrct ■' 
fréquenter» 
^duv. en- 
trer., 
prcpofi- 
tiôn."^ 
caverne* 
Entretien converfa- 

tion. 
Entretient du V. entre- 
tenir.. , 
Envi , - façon de par- 
ler. A l'euvi. 
Envie délir. 
Environ prépofitîor»à 

peu près. 
Ëavirons lieux d*alcn-_ 

' tour. 
Equipé dr. V. équi- 
per./ 
Equipée cncreprife 
« indifcrète». 
époque, 
terme de 
cha iTe. 
nid d*aig]e. 

{élément. ; 
façon, 
chanfon.* 
^emife de 
crin. 
plUv/e. 



Erres 



Airi 
Air 

Haife 

♦ 

Htri 



i*< 



D 1 C T 1 O N K A ï » E. 



47? 

vold«unoi- jFafce ter^<=*Wv 



> ■ 



Eflbre 

EA 
AU 

Vf 

Etaiif» 
• Étaia 
Etcirtt 



fubftanxif 
termir. 
adjeAif . 
rufé. 



proye. . 1^»^"* 
ifu v^ efïbrcr. 1 p^ 
du ver. êire.l , 

planche. \^yn 
fcuiflbnôu 1 ,^ ^ 

barrière. KC!"^, Tduv. feindre* 
lailîc cardée. I Fend L . 
métal. |Fai6n oifeau. 

duv.ètcin-lFàtfiinç parp.duveiv 

dre. ^ ^^^^• 



i 



! 



Eunc 

. « ' 

Etend 
Euyc 

Etoi< 




Etre 
Ettet 

tUtP4 



: \.-i . .1- 

■ f 1 '., .; 



faire., 
\c comble 

d^unbâti-. , 

mçnt. 
jour de dévd* 

tionoudd 

îoïc. 

cfuv. faire* 

fifrdeau. 
tôipns. ^ 
,duv. faire» 

* l^perfonnfl «ncienmot, 

rverbe. Faon petit dMiïc 



fcanff -jefbrvôir 1 Faille 
i d'eau pour 

lespdtflbns 
p*rt* du ver.iFèce 

dU)Ç* 

du V. éten- ., 
dre. ] Faites 

t«me*i'«HP«« 
îber ilFtitt 
pourettycî irrtî* 



LcfTence. 
d^une tttn 

iibre. " 

■■ fr.,X/" 

tiftife 

>^:'^ijfe.> 



iFeili 
Fifd 



iFtfte 
iFâftci 



• .*• 



biche. 

du V. fendit- 
déguifemeat. 

tour fur Iv» 
miellé eft^n 

fanal. - 
of^entitiaiit 

rtciiVe» P^-î 






s 



t. -f 



V 



> 



1^ • 



ir 



A 






■ / 



* 7 



• / t 









m 



Ifc 



Hormi* ICI veri qui* liuiu" laïui» '«"««^ 



-\: 



..^. 



nésVvcc ccGcni^Poctiquc que la Nature 




47^ p I^ C T I O H K A I K 8; 




à faucher, 
duv. f^àlloir.. 
cofitrait^ à la 
Vérité, 
féminin 8^ 

creux dai!» 
Il terre, 
inetal. , 
verbe, agjr. 
terme d*É- 



dife. 
ou V. 



Faulx 

Faut 

Faux 

Fauflê 

Poile 

#et , 

Faire 
Ferie 

Feri dii v. fcrtr. 
Feïmant part, du ver. 

• " fermer. 
Fennent terme dog- 

natique. 
Ferrémeat outil de fer. 
ti interjeâipn/ 

Fiè du ver«£er. 

Fils enfant, u 

Fil , piètit brjn 

k , ,' longue dé- 

J^r :. lié. •■ ' *^ 

Fîte fuite,rangée. 
Flanc erpecedc 

tarte. 
Flanc côté , p«rtie 

du corps. 
Fluec délicau 
..Fluolc imparfait du 

Y. fluer. 

Fond 

- » 

Fonds 




Fonds lo fol d'une 1 

terre. 
Fonds de baptêraeiî 
Font (ils) duvcr^^ 

faire. i 
F^or jurifdiélion» 

Fors ffçcepté f 

vieux terme. 
Fort Trobufle. 
Fort LWtimeot» 
Force fvigueur. 

J troupes. 
Forces jcfpécedtj 

l^cileau. 
Forcfl bois. 
Forell petit ini)t\>«. 

ment de fer.' 
Fqm, -adroit oftj 

l'on cuit. 

Fpuite du V. fûuriei. 

Fournil lieu où éil lo 

>, four. .> j 

FoiiJWÛ pjrr. du vWf 

'.-■ V v- fourni!^ -t 
Fraiflf dépenfeV 
Frais^ pttit froid,. 
Frj^y l'iiaion (te ' 
-: .1 ' frayer du 1^ 
. poifibn. 

Fret . tiHiaee^d'uH 
vai/Tciu. 

Fumée tapeur épai& 
fe. 

Fumé participe dt| 
verbe fu- . 



Turf 



DlCTl,OKNAI»».V 477. 

Gode 

Gelles 



famées terme de 
^ cbaflTe. 



rm 



bois fur le- 
quel efl 
monté le, 
canon, 
parfait du v. 
être. 



•j- 






Cil 
Çué 



I Goutte 

Goutc 
Goûte 

cornent, ^ 1^^*^ 
l'endroit dv|Grafrc 
lie rivière où 
l'on paBe à 
pied. 
Guet bbfervation. 
Gale maladie*! 
Cale fruit d?unè 
efpece de 
* ' chine. 

Gardon petit potffon 
Gardons du v. gaidçr. 
Geai oifeau. ^ 
Jfiis pu Jajcf-picrre 

noire. 
,Jet ââiondcjct-|^ 

ter. 
Gcnell forte d'si- 
buflc. 

cheval d'cf- 
pagne, ^ 
nation, 
p^îrfonncs 



Guerre 

Gucrcs 



Genêt 

Gent 

Gens 



€CJ itns li^'\^f^ 





Hcre 



àélion du V 
corps. "^ , 

belles ac- . 
tiens de 
quelqiies 
grands hom** 
mes. 

petite par- 
celle à'cau. 

mal^di^. 
du V. goûter, 

faveur, 
féminin de 
gras adjcc» 
tif. 

uilençile dé 
cuifine. 
de couleuc 
grife. ' . 
querelle. 

adverbe.petu 

• ■ '^ 

H 

interjedios* 
r article. 
< du verbe 

Lavoir. 

[coign^e , 
d'armes* ; 
piantc. 
çhemife do 
crin* . 
pauvre, 
mdd'aiglt. 



. ^'''^ 



^ 



' • . 







r 4 



y .:«< 



^ • 






■V 



*• •aui' »\ 



wK-r 



FIN, 



3- 



d^ù* mpis , airitt que de planeurs auu... 



N 




7 



. r 



*78. 

Ere 

Erres 



Haleine 
Ame 

H51e 

Hjille 

Hanche 
'Arche 

riante 

Ente 
Harde 

Hardcs 
Hart 

Arrhes 
Art 

Haut 
Ho 
Au 
Aux 

Aulx 
Eau 

Os 



Hauteur 




> C X 1 O K N A I K E. 




D l C T I O N N AI i %• i79 



clcmcnt. 

époque. 

tcïmç de 

chalTo. 

fouHe , refpi- 
racion, 

oucil^c cor^ 
donnicr. 

du v.hâler. 

place publi- 
que, mar- 
ché. 

pariie du 
corps. 

embouchure 
de hautbois* 

du V. hanter. 

d'un arbre. 

troupe de bê- 
tes fiuvcs. 

habit?. 

lien , fagot. 

Mgesr 

les beaux 

arcs. 

iicvé. f 
interjeâi 

aîcicle (i 
arjr. plu^i 
phirierdUil. 
élément hu- 
mide. 
£artie dure 
ifolidc de 
l'animal, 
élévation. 



celui qui .; 

cojtiiîofo ui 

ouvrage, 
buiflbn ou : 
• barrières 
rianche. 
du ver. êtrcir 






n. 




Auteur 



Haye 

Ais 

Ell 

Hérault d'armes. 

Héros homme il- 
luilr'e. 

Hêtre arbre. 

Etre / pv. exijkr,^ 

H/irtf" Lencnce. 

Heur bonne fortu- 
ne. . 

Heu^e efpace de 
tcms. . 

Heurt choc. , 

Hpchet jouet d*cn-; . 
fant. 

Hochoit du V. hocher. 

Hofs excepté. 

Ores maintenant», 

Or conjonciion. ; 

Or métal. 

Prd fale, vieux' 
mot. 

Hôte ' chez qui on 
lop:e. 

Hotte * çfpéce de 
panier "d'or 
iier que l'on 
porte fur le 
coi. 

Ore du- vefbe*i 
6tcr. 



Hôtel 
Adtel 

Otelle 

Houe 



Houx 
Ou 



Oà 

Huis 
Huit 

Hui 



Hune 



Unt 



rriairoîl. 
d'Eglilc. 
terme de bla 

fon. ; 

in dru ment 
de laboura- 
ge. 

arbre. 

conjonclion 
disjonôive 
'fie alternati- 
ve. 
adv.de lieu;. 

pprte. 

nombre. . 

terme de pra- 

. ticjtîe rt/i- 
jourd'hui. 

cfpéce de ca- 
ge au haut 
dumafld*un 
vaifTeau. 
nombre.. 



Jais, ou jaiet certaine . 
pierre 
noire. 
Jet acSlîondc jet- 

ter. 
Geai oifeau. 
Je pronom per- 

folinel. 
Jeu . tmufemçnr. 
Jeune qui ri'ell pas 

vieux. 

abllinence. 

f partie du 



Jeûne, 
Joue 



11 pronom* 

111e ' terre entou- 
rée d'eau. 
Inventaire dénombre- 
ment par 
écrit ces 
biens de 



Inventer v.tiouvcr 



quclqu'.un I 
. tiouvcr. • 



I vifage. 
^ du verbe 
youer. 
cnofe avec 
quoi pn 
joue. 
. du v. jouer. 

Siaiiir. 
u f. jurer.' 
de opmmu- 
nautés. 



fouvêraîn en 

Afie. 
lieu ou fe 
porte une 

aimée. 



•h 



» 



> 



; \ 



A 










qucs lettres. I L 



aime. 






»wwr 



> 



Yy. 



> 






I 



O DiCTIÔNK AïRH. 



Çuand 'idv. lorfqtie. 
\luajît adv. pourra 



la article. 

lA pirticiile dé- 

inon(lraci?e. 
lac ^mMS d'çtu. 

lacque couleur ti- 
.' uacfurltt 

' W>MtptC. 

Lacer (errer avec 
UQ lacet. 
LafTer fatiguer. 
Lacqt. certains cor- 

' ' dûns. 

tas (acigtté. 

Laid difbrme* 

Laie femelle du 
fanglier. 

Laie liaueur bUn< 
cûe. . 

Lay païque. 

T^ ( vieux poème 
' ^françois. 

Legs ce qui a été* 
légué. 

Les article. 

Lee adverbe dé 
lieu, ancien 
• mot. 

laifche efpéce d'her- 
be. 



Lanterne uflencile oà 
^ l'on renfcr* 
me une 
chandelle. 

Lanternes ^daifes. 

LçA pierre dont 
on charge le 
fond d'un 
vaifTcau. 
qui eft fort 
propremeoc 
?etu. 

pan. du ver. 
lever. 

ââion de le« 
ver. 

lieu préparé , 
pour les 
courfesde ^ 
bague, 
unie. 

chienne de 
chafTe. 
fleur.^ 
du V. lier, 
fond d'une 
^liqueur, 
dû vf lire* 
lieu où Vx>a 
couche, 
efpsce. 
mefure de 
. chemin, 
bouc. 



Lefle 

Levé 

Levée 

Lice 



LiïTe 
Lyce 

Lie 
Lie 

Lia 

Lit 

tieu 
ieue 



nei 

[i 



Limon. 
Limon 



citrons* 



Lechô éà V. lécher. { Limuna du v. limer. 

Lire 



D I C T ï K Sf i ï » ï- 48* 

firi» verbe: i Main part.dubrif. 

Loi - conftitution, . maintenir. 

JLoùoit du v. louer. I Mais 
V Loue du V. louer.. I Mai 
animal, I Mes 
pronom. ■ 
Su V. luire. .IWctf 

matière dont] 
leschymiflesIMal, 

deMufique,r'/:;^W 

forte d*e3Ui-m*5*-t^*^'r v' 
cice. iMafle feue mafculm. 

iMan^ ombres des 
,M ' i, I «norts fuî"- 

•iiAwM i '^ Tsnts les a»" 

^lavire.l Manne efpcce d« 
Mâttllt pâmer fo- 



Conjonâion* 

mois. ■ 

pronom pol-. 

feflîf. 
de table «c 

verbe, 
indifpofî* ♦ 

tion. 



Mail 
Mat 



m 



MaU 



Law*w* 

< corfelet 



C. de fer« 

/ ïnonoie. 

\ tache dans 

j l'œil. 

\tiflli dHin - 

J filet oud*- I Mate 

Vunbas. 



' ' . voile ou de 

manteau. 
Mentht )ierbew 

#fed«.mcntdo 

<liqMeur. 

Cpo^df. 



c 









•/ 



( 



1 



"m 



iQtçrjecuon^ 1 oai 
élcVé f 



1 on danfci 



^5âts 



..-ft»'-rf 



r»^.. 



U 41jV» 



Vvi 







^9 Dl CT IX5KNAIRÏ 



Moii 

Moït 

Maux 

• •• 

Mots 

Mêlé . 

Mêlée 
Melon 



Meurs 
Mœurs 
Mire 
Mirent 

Mirrhc 



Myre 

Moi 
Mois 

Mol 

Mole 



Marc fofle pleine 

d*ca'u. 
Mirchind homme de 

trafic. 
MaichantpSirt. duvcr. 

' marcher. 
Martyr celui qui loU' 

fre pour la 

fol. 
Martyre tourment. 
Maure qui cft de 

mauritanie. 

du ver. mor- 
dre. 

freind d*un. 

cheval. 

trépas. 

plurier de 

mil. 

plurier de 

mot, 

ptni. du V. I Mont 
mêler. > Monté 

coml>tt» . / 

^^. èjuit. 

Méloiis du V. mêler; 

Mené fiTti* <ta^ ▼• 

mener. 

conduite. 

qui â des 

enftnt. 

Magiilrtt. I Mouce 

^ par maturité^ 

Meure ftuit. 
Mue ouvrage de 




Dl<ÎT10Af«ifJlJM 48| 



Menée 
Mer 
Mère ' 

Maire 
Mûr V 



iriaçonnenei > 
du V. mourir, 
inclinacions. 
du V, mirer, 
du V. mettre, 
ibrtes^ gom^ 

me odoran-» 

te. 

prêtre gau« 

lois. ^ 

pronom, 

partie de 

Pannée. 

qui cède fk« * 

cilemerit, 

jettéc de 

pierre à TeoC 

crée d*un 

port. 

pronom pot 

feffif. 

montaene. 

p^rt.auver^ 
moAter. 
Montée d^n efcalieti 
Mx)u ' pour mol. 

Krimace, 

beaucoup 
ancien moU 

vin doui^dc' 
nouvelle- 
ment fait. 



^ 



Mon 



Moue 
Moult 

Mouft 



petit garoon 
fervtnt dans 

un vaincâtt. 



^^^1 



■-ivl 



efpéce d'- 
herbe fort 

Moufle ^^P^'^eôc 
fort me- 
nu^. 
_ écume. 
Mouron r herbe. ' 
-. <efrécede 

Mouron \ieiard. ^ 

Mourons du v. mourir. 
Muet . ^ui ne peut ' 

parler. 

du v. muer. 

t pantoufle* 
animal. 



Muoit 

Mule 
Mules 



Nom i nommer. 

Noné^ heure cgino*- 
niale aprcs 
fextè. 

Noncs cinq ou fep- 
tieme jour 
du mois 
chez tes Ro- 
mains. 

Nonne religieufc. 

Nouct linge où l*ofi*^ 
met de là 
poudre. 

Nousit au v. nouer» 
fruit. 






Nait 
Net 
Ne 

Neuf 
Neuf 
^ Nœud 
Né 

Nez 

Ni 

Nid, 
Nie 
Non 



^. •!.*...*.. Noix 

angclurcs. iNôuiifTon enfant qui 

Il eilennour- 

N ' . . rice. 

Nouriflbns imp. plur. 
duv. nou^ 
rir. 
qui ^ ri*ef{ 
point vêtu* 
nuage; . 
nue. 

psrt. du ver* 
nuèr. 



Nud 

Nue 
Nuée 



■ 



du y. naîttp. 
propre, 
particule lié^ 
garive. 

C nombre, 
nouveau, 
cfilacement. 

participe, du JNué 
ver. naître. 

parHc du vi 
fage. 

co^jotiélio^ 
népat>vc. 

d'oifeau. 

du V. nier. 

i^dverbc né- 
gatif.- 






Oina 
Oing 



parti. d'om« 
dre. 

graiffe via» 
oing. 

Xij 




>A 



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Or 

- f ■ 

Dr es 
\ lier s 

Vi 



i-^rCTlOKK Aï^*-' 




Aidst 

Haut 
Ho: ^ 

me 

'Jioite 






sOtcIIe 

■Alitti 

^ • 

Ji^iH \ 

'Ou ' 
Où 



H. 



uc 




m(;raVp :c- 

"ricux. • 

/aie. i/Vox / 
:. myt, - 
: excepte; 

part, dure & 
' iblide àç. " 
ranimai. 
artVdc 
fingulicr. ' 
article '. 
pluricK- • 
* pluhcl d*ail. 
cjcmc nt; 

imcrjci^ion. 
du Vv. ôrer. 

■celui, que 
J\)n k\gé. 

panier d'o- 
fiet que l'ofî 
pèiicTuf:le 

do?/' ^"' -,:" 

terme àxt 

blazohV 
^pour- Ic" fâ- 

crihce. 
.erandc mai- 

.ft)rt.;* :; 

conjonélion. 
advt^ibc de 

■ J.niljLinl'cnr/ 



Oublie 

:ôu&]i: 

Oui ' 
Oui/ 

Oiîic 

Ouics 



Pain 

Peint ' 

Pin 

Pair 

Pair. 

Paire 

Perds 

Pcrc 



de labourage. 
arbnircàa,, ; 

rQrrc.de pà;^ 
ti!Îor:c-. 

man<|ue de. 

■ fouvCTiir, . ^ 
>aifirmatibn. 

parr. du ycr. ^ 

ouir. 
.'entende- 
ment. . 

dcpdiflbns, .^ 




. V 



"^ 



-4. 

■ 'i 



*'. 



zrr^ 



I 



oifcau. ^. 
«^du ver, pen: 



i-aric 






aliment OH 
dinairc. 

du V. pcin^ 
dre.' > 

arbre. * 

TF'- '■-' ^ 

L.-dignitc. . 

couple. • 

(je) du ver, ' 
perdre. 

celui qui a 
/ dçsentans/ 
Paiii ' repps. 
Pailî du V. naître, f 
Palais' "parx, de la; 

bouche. 

ra ais^ S , 

. ■ ^ t royale. ? 

Pa]et pierre p latte 

■ •■ \ ■ „^'jouer. '-'^ 
ràiî de mur, 



^v- 



fônfcr^ 

• Pçnrcé- 

Fcrfrcn: 
PaT:^ 

P<<rc'- 
Tari' 
Part 
Parant - 

Parent 

Pire: ^• 



Pac 
fate 



K:, 



Pend 

drc. 
Pan îc,.-' ventre. . - 
^^<^'i^:. d'à v^penfer: 
ranfci -/oigiier unç' ' 

icncchir. . 

-piodue- 
\ riqn.dp'' 
\ l'cfpriJ . 

flçur. 

^u V. pi^rer^ 
:Portiuii. 
dii V. partir, 
I^rt. du vèr. 
parer. 

qi^icftde mê- 
me faroHle. 
grande éten- 
due de ter- 

Parqxies di"Vi,nit<s Ta- 

. ' .;^bu!eèires. | Poftr' 

Paitîuct cipecc de 

piaiicher.. 
Parquoit imparf. du v. 

parquer, 

unjon de 

plu/^clirs 

per^rohneô 

coiitrc'id 'au- 
tres. 

portion d*uiî | 



■^A 



*8i^ 



Pa 



m 






'^aft if. _,/■':"■ 

heu o^l*on 
mena paitrc 
*Jes:trou- 
peaux. 
te/mç d'é- 
c;he!;f. 

pied des ani* 
.nïaux. , „ 
lïîclange de 
/^iritie flcd- 
âutrcs in- 
* \ grédiens. 
Peau ^ env'cUoppc, 
Peaux jpiçu. 
fleuve.^ 
forte de vafe. 
fufpcnfion. 
dU»v. pofe^" 
faire uqc^ 7 ' 
paùfe. . 
Ï^Iaeipr, ^ . 
reché tranfcref-^ ' 
• lion. , . 
tran^ref- 

P(?chèr 



Pb 
P^t 

Paufe^- 

PoCe 

Paiifer 



Pa 



rtic 



S fer la loi. 
/arbre fVui- 



¥ 



reicner prendre du 

ppifTbn. 
Pcinc douleur. • 



11) 



l 



'' JL 

-*«*■■■»*;, 






i- 



^v 



. ■/„■ 



I ...-., 



>•■ • - . 



.^l .r 



X 



'~T. 



■•i 



^ 



w 



foo , TA 

C>. Pronom i^^. Qt- 
fcrvanoiis à ce fujcc 
266 Cr fui y. Com- 



me nz s" icrn , quand 



il fourre clifjoh. 



le ,aiirin-' 
gue du pronom fr 
307 G' >/V. 



B L R 

C/../;i/j. iXc quels ca* 

uderesfe fcjvent 2. 

^ Pour quelle 'raifon 

en ont un fi grand 




Ci. 2(Sy. Hemarquc fur 
ciÔc \i 2/>È»'i 



DES MAT 

vetj'Oii de divifion. 

19S' ^ f^^^' Ad- . 
vcrfativcs ou d\)p- C 

£ofition ibidO'fuiy. c 
-es çon|un<âipns 



r^^À'.:!^ .'^* 



1 



1ER ES. fot 

;trîc7nç conjugaifoà 

on^ucrir. j8o. 
onj on n fi. Ce nue c'e.l 
I ^ /wi^*. (5(5. Leur 



rettriaion jpf, 597, 
Les déclaratives 

Î9S * )9^* ^^.' ^^"'^' 



voyelles 4.^7. Yor- 
tes 6c foibles 24,^5. 
Liquides de mouil<« 



... 'V 




DtiÇTioNWÀixir V 

k' infp^rT. 



<K^ 



(■*' 



,.!■: *r- 



//' 



'Pcfne 
Peinte 

Pinte 

^cle . 
Pelle ' 



J&eu 

Peut 



ire 



■■•gÏMi 



F»fd 



Pique 

Pie 

Pics 

Pis ' 

Pis 

Pieu 

Pieux 
Placée 

Placct 



> 



terme de fau- 
connerie. 
de ferrure. 
paTt.f. du V. 

. -p^pdre^, 
•mefllre. 

du V. pclôr.- 
, inlfruinenc^ 
.de f^r du de 

bois. > 

' &x vêr. p©u- 
: vorr^* 
final pou/^- 
dairer les ^ 
vaiîTcaux. 
aveetiuoi l'- 
on fe farde, 
inilrument 

.e'f>r*poar 
Suvrirlatef- 

forte d'arm^. 
forte dV)ircau. 
œuvres, pics. 

{compaTà- 
tif pjus 
{mal. ": 
de vache, 
morceau de 
bbis.- 
devot. '* 
fone'de fic- 

icquctc. 7 




■^ f 



Dicf ionkaibe; 48 



Piâcoi'c' ihnte^rt 4»^^^ 
\, placer. :. . 
Plaid plaidoyer, 
Plaît . du V. plaire; 
Playe bleilurc ° 
Plam ' uni. 
Plaint . part. Qu, ver. 
;- ; /plaindre. " 

Tlein» CQntcnan't 

: ,pnCllenccv'. 
Plaine campagne,^ 
Pleine^' féminin' de 

Plainte gerïïi{îèmenC^ ^ \ | 
Plyntlic terme d'ar* * " 
V chiteélure/' 

dcfîeih: > , .'-{ 
flirfàcç unie. . \ 
'de vignes ou 
d*arbrif- 
feaux, 



^ Poile^ 




t- 



Plan 



f 



re membrane 



^. 



■f ■ .\^. 



Pleurs 
Pli ■ 



*PIie ■ 
P utile; 

Poil ■ 

k 



' 'qui éntourre 
'le dedans de 
Ja poitrine» 

lampes,; . 

rend<^ublc»- 
. ment d*ctof- | 

(je) du V. plier, * 
uilcncilcde- ^:' 

.■■ cuidne. 
ce qui croit" 

' fur Tanim;^ .; 



•\, 



.1 



en filets dë- 
..lics* .! i. ■• • 

coùvertui^ 
1 , : ,1, qu*oVi met 
/ * ; Ju^uà mort. 
Pdidis V pefanreur.' 
: efpeeè de le^ 
: gume.^' '; .'' 
jnaticre col- 
lante. - 

termo^d*une 
chofc. Ne- 
gation.Tér- 
minaifbn de 
»hrafe, 
ain fermée/ 
uv.poûyre. 
batiïncr(t fiir 
/une rivieye. 
'cochon. I I 
Porcs ^ trous de 14 
pôàil, 
^o\vnèfi vaif-^ Put 
fcalixfcmct- 

Pa''<fti6n de ^ 
"porter." . ^ 
lé f>lui gi-Qs 
dbigt de la 
main ou du 
pied. 

imper, fing. 
du V. pouf- 
fer. : 




Porc'. 

Porc 

• ■■ • ' , 

Port 

Port;: 
'Pouce 



«Prêt 

*^ 

Pris 

Pi-ic'-^' 
Prjx 

Puis: 

Puits 

Puis 

'' 
Pus 



Pgus < // forfeMe vcr- 

^ ^^min^. ■' . • 

tes -, , pr^pbiitiçn. 

action de pré- ^ 

Xcr./ ■ ■ 

en état 4e 

^aire' quelque * 

çhofi^. V 

part, duycr. ' 

.; preifidrer" 

du V. prier;. 

vfl^ur (djuçie 

chofe. 

àdv. _ 

rdf c* 
trsu prô- 
foii^. 
) du ver. 
Iç pouvoir^ 

matière/ cor- 

\K)mpuc d*ii- 

- ^'e pléi©. 

du vcrKe 

puerW& " 

, part. d8 vet. 

' pouvoir. 
' ■' ■■/ ' 

Q 




^ V 



0^- 



N. 



). • 






Pôu/fe 



Ppuîx 



mouvement 
des art CI c^ 



adv« pt)ur cf 
qui éftde. V 
heu où le..: 



uant 
Camp 



campe uiie 

armée". - 



• .;' 



'V/, 



■ ^1 



/ 



XMij 




^v_ 



/- . 



( >^ 



• S- 



V 




io% , T A B L-E 

Déchoir, j^f, • '. Duirëi^mmc-M Trâdul» 

L^ÙTirr coij^me/^Ti^ re. ijj. 

■ re ifi.: •■'••'. ' • '■..•Si 

Dii^re' comifie».DïtC, > . .' "^Sv 



£ 



■") 



fOî 



très o^ivert 48., Ses * jit. G':/'i/i>'. Verbe 
difércntcs prônqn^ aùxiiiAire }i»«-jEjp«- 
;^ curions quand ii^crt fti^^'^}<^^'- 



:// 



V 



1^ 



.\ . 



Vtfjïrr. 'j8o. 



'..^ fortes on en dillin- . * 
gue 51 &• /i^ii'. Se f ^ 

•-( i^ ^~w •% ^% v% y« ^ j4 I n ..a V .«^ MM — 



.nonce |8. 



Ext faire, ^8o, 

■ F ^ 



■ ' ,. . 



^^^ 



■J 



r" 



-f 



488 

Quarré 

'Ôuafrés 
Quart 

Car 
Ouoi 

Quote 



Kaie 
Haie 
Rais 

Rez 
Rets 

Ramé 

Ramée 



Rang 
Rend 

Rapt 

Ras 

Rac 



fcuvcraTn en. 
Afic. 

du v.fequar- 
,rer. «;.' "7-- 

de (oulief. 
quatneme">> 
pa^tie^' 
cànjonilion. 
pronom, 
■tranquille* ' 
partie que 
chacun doit 
payeur ou re^ 

TCVOÎT. 

jupe. 




ligne droite, 
pèiflon. 
partie d'uhe 
roué, 

dechauflec.e 

filets. 

part, du ver. 

ramer, 
afîemblâpe 

de branche 

d*arbres. 
dignité/*^ 

(ii;duvêrbc 
rendre, 
enlèvement, 
poil ras. 

petit ajiimal. 




NNAIAE, 

RSjCcnt tiouvelle- 
me^t fait. 

HcfTent du y^. refTeh** 
tirJ 

Recourredu v; recou* 

ho^^ rir» 

nÇco«xs_avoir rc- 

Regâl fcflin. 
Régal droit ^u 

fby. :^-' 

R^g* part, .du ver. 

» vc %ir. ^ 
Regijç adminiflra- 
tion de :. 
V ^\ biens. 

Reine Souyerainer 
René poiffon. 
Rennes couroies de 
la bridé d^ 
cheval. . 
Rertiore poiffon. \\ 
Repors reproche de 
] , ,1a confciçn* 
.'■- ' " ,lee.. ' . 
Retenu part, du v. 

retenir. J 

Rerehue modération» ! 
Revu part, du y, ' 

je voir. * 
Revue infpeclion 

exacte. 
Ris .a<ftion de rire 

Rit ccrcmonieide 

religion , 
Riz forte de grain. 



■X 



A ..- 



■ . '■ • •. . ■ . * 

i/ÇfTlONWArilE- 

adjeém^ .. 
.du ver. rom- 
pre.. - 
fuoilàntir. '^ 
participe 



/ 



T^ 



.4 



Rond 

Rompt 

Rotî 

Rôti , ^ ^. 

Rptic c tranche de 

Roue 



1- 
* 



] ■ 




Roux 

Rue 

JRuc 

Rut 



Sa - 

Ça 
Sac 

Sac 

Saie 

Ses' 

Ces 

Ceps 
oain 

Saint 

Scia 



pain ftf 1. 
(orte de ma- 
chine ronde 
ôc plate, 
de couleur 
rouiïc, ' 
herbe, 
chemin. . 
ou ver. ruer, 
en parlant 
cerfs ► *► 



Seing 
Ceint 

Cinq" 
Saine 



*% 



E 



Scène 
Cent ♦ 
Sainte 

Ceinte 
SaiC ■ 



Sale 



Signature. / 

fctTc d*unfi' ■ 

cciritùrc. 
nombre, 
feminiii de 
lain. i ' 
théâtre, 
foupèr. :v 
féraiJihf<i<5 

fàintà 

entoi^réW 
part, du vcr^ 

'ûifir^, ; - 

terme, de pa- 
làis. .-. 

malpropre. .. 

pièce d*ap- 

partement 



pronom. \. 
adverbe, 
fone de* - 
poche, 
pillage. 
J^ncien vête- 
ment. - 

pronom pof- 
fciTif. 

pronom <lé- 
monfkatif. 

de vigne, 

en bonne; 
iânté. 

ami de Dieu. 

pbitrinç, 



^ ♦ 



Salîan 1 pieced'ap- 
y partement. 

'jalons imper, jblur. 
.* ^du v.fller. 
_ f faiut^tibn. 

Salur ^ cônfcxva- 

Ition. , 
Sandàl bqi^ <j[es In- 

> dés. 
Sai^dale' efpece de 

cn'iuflure. 

Sang ' liqueur qui 

r itoule dans 

les. veines. 
Sans - prep^ çxclu- 

Jfive. 
Sens faculté par 

laquelle on 

Xv 




"S 



*^1 






V 



iH 




\q. 



TABLE 

Haïr j6i» 

Hemijiiihe 419, 

Henri (r Henriette \ 



Ami 



:1c 



Cà 



mcnM£»J>rQ- 



t f/< 




H 



'nonce quclque-tois. piatus, IJans les vers 
i4y66f%uCri'fuiy* 411. ^ 

; Paroît retranché , Hier. 1Z9. D*une où 



^ 



DE 'S M ATI ER ES. roj 
Uu. 4x6^ l'infinitif iWi. Re- 

Idylle 4jp. , marques fur rinfini- 

Jeneffaiquoi.DivtTS tifg4^. 

fcnriip riT^ à rr fiiirr Mmirr if>i ^^^ 



mm 

O'Ju 



*9y o'juiv, 

ïeu. 415. 



InterjeBion, Ce que 

c'eft 401 , 4o>. 
Interr»^atifs, (pro*- 



;> 



v 



. , J , , 



4- 



■é 



:x 






00 P IHS 1 1 G N Sf A I 

Seau 



• ' * fcçbit;^l*im- 

- , . prefîiôn dc« 
objets. 
. X^èrit :. nombre. 
Cens .-drçit.r. * 
'S'ciîc^- ■* ' dk v.,,fcntir.: 
^^arf!^ . état de celui 
;,, qui eil fain. 
Sctitezr imper, du V. 
{ fen.tir. 

. - Saouï pleiripmeïîc^ • 
> ' . repu. - 
obii pièce de 

mon noyé. 
Sous prépolition. 
Saule , âtb.re. 
Soi noie dcmufi- 

i5t que. " 

Sol certaine "é- 

. ^ > tendue àc . 

champs. 
Sole ' poiflbn de'' 

. r nier. # ^ 

Saiire de c^iilgar 

. jaufie. X . 

Sors ( je) «4u V, fortir. 
-: Sort r^jl ) du V. fortij. 

Sort ,^* hazard. 

Savoii pâte qui fcrt 
. ' •^ à blanèhk. 

Ç^avons Cnèus)duv. 
^.* . favoir. 

^aut' aélit)ndofau- 
^ ter. 

. Saulx arbres. -. 

^eau ■ poui fccllcxr 



Sat - 
Scel 
Scellj2 * 
Sel 

S^lic 

Gell^ ■ 

* 

Scie 
Si 

Six . ' " 

4 ■ 



Scions 

^epir _ 
voir. 

Sept 
Cet 
Cette » 
S(^ein 







v:' 



à pbifeV d^ 
-l^e^ii}. 
jmbccillc., 
pour fccau. ""■ 
dû V. icellcr. 
caudciamei 
coagulée, 
.de cheval.. 
-du»»y. celer,' 

pronom diy- 
mpnllrâm. 

i'nilruiifiièrit à 

fcicry' 

cOHjonilion 
' conditîon- 

nelle. . 
nombre, 
adv. icii ^ 
menu brin- de 

bois que 

pouffe . un 

arbre, 
imper, plur, 
. du V. fcièr. 
être alîîs.' 
dernière par- 
tie du' jour, 
nombre, 
pronom. > ' 
vdérfionilr. ' 
clair 6c faris. 
nuage, 
oifcap. 

qui^n'cilpaa 
* libre. 
Immai» ^ • , 




,it ' 



lïti-' « 



V 



.~ C -<4Bp».. 



■ /• . 



Dr c T I O N K A^R fi 4pi 



SiîTiS'en t , affi r mat : o n • 
Séxremcnt comptcf- 



^ 






Serre 
Serres 

Sert 
Signe 



dlj verbe fcfr 



Cignè 



''j 



vu, 
indic^. 
oifcaii, •^• 
Signet plufieurs«:pe- 
rits rpba ns 
mron'ir.er ,; 

faahsiuh li- 

« • ■ - 

, vrc. i - 

Signoit pmparftit du 
ver: rigner. 
Sire /titre que rôr 
donné au 
Roi. ". 

matière fon- 
dante. ■" 
inilrumenr 
de fcr.fài- 
faiît pafetië 
d'un;c char- 
rue. ^ 
fprte dç 
chauffure. 
.pronom per- 
, fonncl. ; 
"altération. • 
Souhait ■ çi-élir. 

$ç}'C- . matière pro^ 



^i |:re à filer:. ,; 
-..,.._ S mmc; fommcil. « '^ 

//fron. " - -S .niipo \Md-argcnr> 
qu vc rbe fer- " S Miri^ ^ du y c^. i'onw 
. rer.,., „ /' ... mer. «•■ „,., /• 

^riffç.i de . S^mmçs , ( nous^ pnf- . 
1^ Aigle. ' ,„ - fent^p^ûriel 

" , du V. être. , 

S jmmet partie la plus - 

çlevcç. 
Sommoit imparfct du- - 

, V. fomm:r.* 
iSoph - pronom." 
'Son f^-o '- ] artie trol^"* '^ 
ficredu ' • 
bled.! 

Son ce qui frapc 

|*ouiq. 

Sont fils,>J pluriel 

' . du^v. trre. 
Sonnez ouvrage- de 

Sonnoit, impara iç ^j 
^ ,^ .V. fonncr. 
Sorti .part, du ver. - 

fortîr. ^ 
Sjrtié . a'iftiondefgr- 
■ : ''tîr..,:;,. ;.'■ 
S jufflet • cou p fur <J^ ^ 

. . ' joii0. • 
Soufflet in%umene / 
c propre À 
YouHeri • ,; 
-Soufflpi^ imp, du vçi\ '. 
(oufler. 



;■ X'vj- 



• I • 



M 



' •* 



î- 



Q 



').> ' 



V 



yotf TABLE 

J^ciparque fur , ce ^ , canjoi|âîroupofle6 
mot »58. fif itf ilL lop^^/î/ir. 

T.i Éiiinltdrtfinii?! I iiili]iriiiiiiiii I 
(rfuiv, . le diftidguer -iîiÉf. 

Lequel O laauelle. Lirt^&lfes corapofé» 

- Pronom rcMtif lôç. relireikc. i (i . ijQm 



y 



y 



DE S M A T 1ER I: S, fojr 
flom relatif 2^0. inafculin^i4S, 149., 

Pronom indéhni. . loj O/iiiv. 

Mf/. Comment fcjpro- Appellatifs ipd. 
nonce 44. Pofleflîf r Al^lkaits ôc Collec- 
157. ■■ " ' :. tifs ïhii ^rfuiv^^iv- 






:„. ,<„ 






. t 



.<-- 



r' 



\ 



4p2 D ICTI ONN 

'Tac 




Statue 

Statut 
Suer 



Suaire 



Subit 
Subit 



Siii 



is 



Suye. 



Sur * 
Sur 
Sûç 
Sureau 

Suros 



figure de rc- 

règlement, 
rendre par la 
peau des 

fourtes , 
'eau. " 
• linleul dans 
lequel on 
cnfevelit un 
mort'. 

du V. fubir. ' 
- prompt , ino- 
piné, 

ijf) du ver. 
,. errr &, du V. 
/fuivre: 
matière noir^c 
' &épaiiïcquc 
Jafumce]^ro- 
duit. 

proportion. . 
acide , aigre. 
certain, 
arbre moel- . 
leux. 
. maladie des 
chevaux. 



I R H, 

'■^maladie c 

rapiçure 




Tacl , 

Taché 
Tâche 



b refers; 
toucheiv 
foudlurç. 
bcfognj qi 
clldiihibutc 

(Tilaturc. 



Taille 




Tain 



Ta 
Taî 



pronom pof- 
feffif. 



Teint 

Thyn\ 

Tint 

Taire 

Ferre 
fan ' 
Tant 

Fend 



' j coupe, 
•j quichanrc 
. \\a taille. 
; fipuille d'é-f 
tain ,ib rt / 
mince quç 
1*0 ri met der- 
rière Jçsgla? . 
, . ces. ' '.;^ 
coloris du 
vifagc. 
du V* tein- 
drez 
plante, 
parfait du v. 
tenir. - 
garder IcJ^- 
lence. 
élément, 
à taner. 
.adv. de quan- 
tité'. 

"•du Y. tcndfc; 



* 



Tcmp? 



Ta 



Tope 

Taure 



Tors 
Tort " 



Taux 

oc 



P I C T 1 O N N* A I R *• 495 

ce qui mefure 
la durée des 
choTes. 
bcur du-pere 
ou do la n)c- 
rc. ■^' " 
avillon. " 



ïetit rou- 
leau de 

> ■ cnarpie. • 

p,ar«. du ver. 
tapir; 

piéce\d*étofre 
pour\cpuvrtr 
une table, v 

. adveA de 

• tempsl^ 
. déchet/ di- 
minutron^ 

animal fans 
yeux. 

du v; toper. 

jeune vache 
qui n*à point 
porté. 

V (le travers. 
ce qui èfl 
contre la 
raiforfl 

prix des den- 
rées, 

' .adv. promp- 

tcmen-t. 
(je) du Y» taire. 



Tait 

'- I 
Taye . 

Tayc 
Tes 

T«non 

■' -/ 
/ ■ 



dV ver. tai- 
re. .■ // \/ 
linge qui fèrc 
à cnvejoper . 
un oreiller 
tache fut 
rœil. 

pron^om poC» 
fcftif. 

morceau de 
fer dans le- 
quel on paf- 
fc une cnc- 
V ville. . 

Tènpn3 imper, plur. 
du v. fenir. 
Tenu part, du vci.^^ 
*y tcn'iu .■-' ^y' . 

Tenue en parlant - 
de quelques 
affemblées. 
Tenue terme de mu- 

fiqve. 
Terne obfcur. .; 

Ternes terme de trîc- 

tra'c. 
Tien pronom rolr 
I ' TefHf. ♦ 

Tient du V. tenir. 
Tirant part., du ver» 

tirer. 
Tyran prince cruel. 
Toi pronom per« 

' fonnd. 



^ 



Ode. 446 , 449*ù'fuiv. Ou, ^ , <lo , t(6. Ou 8c 

^ jj 1 PU' ULiiju.uuyiiiaBé- 



■ %', 



mur. 379. 

Vl, Ses dlfrr<»nf^finrn 



îion de ou pronom 
relatif 110,400. Oià 



ï% 



D ES MAT IBR ES. fo9 

^^M^' J»i« ^^ com- Jflulquc partait du 
bien de manière» ^bjonétif ))o. 

. B*expriine 3^3 . Paf- Po^e. Termes qui lui 



-»>' 



\ ■■ 




'm ,«• "^ 



i94 ©l^C T I K N À ï H B. 



* *■ JL . 

Toit . • 

' Tortu 
Tortqe 

Tou6 

Tout 

Toux 

Ton 

Tond 
Taon 




couvefture 
dè^HiaifonC ' 

de travers. 

animarxjui va 

Jentcmenr.. ^ 

éi'pcàe de ba- 
Vtcau.-V .\'' 
./pronom i^- 
/ déHni. \ 

maladie. 
/ T pronom. 

< de Mufi- 

du V. tondre, 
forte de ffrof- 
fe mouche, 
gros poilTon 
de mer. 
mouvement 
en rond, 
circuit, 
trait de Tuh- 
tilité. ^ 
forte de bâ- 
timent élc-p- 
iié , rdnd , 
ou qua^. 
de,cq,uvcnt. 
rpillû. 
< du v. tra- 
Icer.. 
du V. traire. 

iarme. - 
^ du vifage 



Très . adv. qui mar- 
que le fupcr- 
latrf. 

Travail labeur. . 
Travaille.rjc, W.) dj 

• verbe tra- 
' ' "• ^ ' vaillcr. . 

Trebuchet machine 

pour attra- 

/ pet les oi- 

feadx. 

Trebuchoit imparfait 

• du V. tré- 
bucher. V 

Troc échange. , 
Troc^uc du v. troc- 

adv. de quan- 
tité. 

figûre'de rhé- 
torique. 

allure des bê- 
tes de voitu- 
re. 

pronom per- 
fonnel. 

imper, du v. 
tuer. 

prétérit dur. 
'taire. 




. \ 



r 



'Trop 
Trope 
Trot 

Tu 
Tue 

Tut / 



i 



\i^% 



V 

ncmt^ic, 



■^ I 



D I C T 1 O N N A I » «• 4Pf 



}mé 



V -r 



Cîge au haut 
di; mail d*un 
vai/Tciu. 



Vain 

Vi|» 
Vingt 

Vint 



Vaine 
Veine 

^i^air 

Va 

Veid 

Verre 

V«rt 

Vcrar 



Valet 
Valoic 



r orgueil* 

"jleux. 

V inutile, 
liqueur.' 
nombre, 
prétfer. du V. 
. venir. 

{orgiiei}- 
lèufe. 
^ucerfliie. 
canal qui 
contient le . 
fang. ^ 
terme de bla-. 
zon. 

petit înfeôe 
rampant. 
, de couleur 
verte. 

propre à boi*» 
re: 

homme ycrt. 
/everfifca- 
I cion. 
< prépofi- 
I tion ,àc 
Alieu. 
domCiV.aue. 
imp rl.au V. 
valoir. 



Valeur 
Van 

Vent 

Vciic 
Vafe 



Vaze 



Veau 

Vaut 

Vos 

Verfet 



Verfoit 
Veux 



.Vœux 

Vice 

Vis 



"^ 



{prix d'une 
chofc. 
bravoure. : 
inilrumenc • 
d*ofici;fart 

Sour vaner. 
u ver. ven- 
dre. 

air agité, 
vaiflcau pro- 
pre à coritc- 
teiiir quel- 
que liqueur, 
bourbe qui 
çft au fond 
de la mer. 
le petit de la 
vache, 
du V. valoir, 
pronom pof* 

fcipf. . 

fe^on de 
deux ou troil 
lignes, 
imparfait du 
. ver. vcrfcr. 
(jç)çr^roiçm 

peri.duyer. 

vouloir. 
prômeffes. 
défaut, 
pièce ronde 

de fer ou dc 

bois, ^' " 



i 



\ 



^ 



/l- 



l«5 



TABLE 



dttim 3»4. l'retcnt »7, 1 17 & /ttif. Ké- 
•nterieur ibid. Pré- , flexions à ce fujec 
terit du fubjonâi£ 1 19 G* fuiv. 




•— t- 



Tl 



b E s MATIERES. $tt 



-mmmfmmm 



Re quérir jSo. 



RRéfèudre j/i , )So. 
• Quand fepronon- Rien 190, ^04. 







^ 



\ .' 



/> 



■\ 






Vie 

Vit 






Vil 

Ville 
Vipl 
Viole 

Voile 



Voile 

Vois 

Voix 

Voye 
.Vol 



D I et 10 

.upion de l*a- 
me avec le 
corps. 

(je) prcfen; 
du verbe i 
vivre Ôcpar- 
-fàic du ver. 
voir, 
abjea/ 
cité. "^ 

violence, v; 
inllrument 
de Biufiqiic. 
pi^ce de roi- 
là pour ca- 
cher le vifa- 
f e majc. 

d'un vaif- 
^cau. /rm. 

(je) du ver. 
voir. 

Ton qui fort 
de la bou- 
che. 

chemin. 

{d'oifcau. 
larcin. 



sim 



Vol( 



Vole 



Voîfc 



ÂîKi. 




du V. Y0« 



cr. 



» 



Voloi 

Voue 
Vous 




erme de 
}yîlu{ieijrd 
jeux de' 
cartes. . 
part, du ver. 
voler. 
vol.d*un 
oifcau. . 
rang, qua- 
lité, 
volière où 

rit des pi- 
geons, 
ouvrage 
de menui- 
ferie. 
imparf. du v. 

voler. 
du v. vouer. 
pronom pcr-^^ 
fonncl. 
part, du ver. 
voir. 



ftculté de 
oir. 



'^' 







497| 

xxxxxxxxxx 



X XXXXXXX-X X-^ XXXXXX X 

TABLE 

DES MATIERES. 



A. 

 Explication de 
^jL* cette voyelle x/, 
t^fuiv. Ses différen- 
tes prononciations 
ibid. Art. 185 , G* 
fuik\ prépofition. 

Abhtif. 177. Sa diffé- 
rence d'avçc le e;c- 
nitif. ibid G* fuiv. 

Abfolus. ( noms ) 100.- 
Superlatifs abfolus 
241. Pronoms abfo- 
lus. 1^5, lyi, 156 > 

Abfoudre. '571. ^80. 

Ahftraits. ( noms )' 1 f /^. 

Acctufs.En combic.î le 
dr/ilont i6, A qui>i_ 

- fervent dans les 
Langues mortes 8c 
de quel ufage ils font 



dans le François x5, 
iji. aigu^où fc pla-; 
"" ce ibid. Remarque à 
ce fujet i^u giâvç/ 
mots qui le prennent 
ibid. Circonflexe 
quel t^ Ton ufigQ 

- 155. (rjuiv. 

Accroire, comme croi- 
re i;}. ^ 

Aceufatif. 177, 

Acquérir. 58b. 

A.iif. ( verbe/ fa dé- 
rtninun'jiy. 

Aùjeâiif. ( nom j fes 
difiinc'îlions 'd*avec 
le fublantif 194. 
verbes ad j-'clifs jif. 

Adverbes. Remarques à 
leur fujct lyj , \%<), 
ù* fuiy. Quels mots 
employés comme ad- 
verbes if4. Com« 



nonce 44. Comment Stahce 414. 

f« di/linguc d'avec iiubjon6lif. Sa défini- 




J 



« 



•nwc M Af>fPHBSA t., 
idre. 180. ntabic prononcia* 



*•■ 



surprendra, j 
Surjeoir. jdS, )8o. 

T. 



|>ronoiicia< 
tien |8 & fuiv. Se 
diUingue en brève 



S 



^K 



V* 




• I 



- y 



.-. bien de fortes 11 y 
en a jSp, Adverbes 
de, tcms. ibid. De 
. *^ Ucu ou de fituation 
389 > 5po. DVrdrc 
ou de rang, ihïd. De 
quantité ou de nom- 
bre :5/J. D\iffirma-.'^ 
, rion ,<lenéea«ion^ 
fJc doute, ihid. De 
compara ifon. i/;i(/. 
; De cjualiré.^ou de 

manière. i3i(/. ; , 
• £, Quelle e{\ fr' prr- 
nonciî^ion ap. S'il.' 
cl} b.mni *de notre 
langue jo. 
''JEg^ptùns, De quels 
caraâcres Te fer- 
voicnt autrefois i. 
rour<|uoi il îîur en 
tàut en Cl gr^rid nom- 
bre 2. 
J^fin , . . qui 400. 
Ai* Coïnment fe pro- 
nonce 29, 4P, yo. 
En quel cas reprend 
le fon de 1*A 49. 

Ainfi. 400. 

Alinéa. 170. 

^//rr. jtfi. S*cn aller 

Alphabet, De combien 

de lettres compolé 

' en Frtnçois ôc en 



B LE 

Latin 1. Pc com« 
bi^ diminué en ita* 
lien* ihid. 
Ain, Sun explication. 

*p. , . : 
An, Sa définition 3 , 

Amunnementé }8p. 
Antécédent, Ce qui 
s'apeitc ârinfi 172; G* 

/* ' - - - 

u/r. . ; ■ 

Ao, Ses différentes 

prononciations, jà» 
Apologue, 4^5. 

ADopophe, t6f Crfuiv* 
Appauvrir^ 379, 
Appellatifs, (noms) 
195. Leur divifion. 
ibid Crfuiv, 
Apropos, 400. ' o -, 
Article. Remarques à 
ce fujct 14J. Sa d'é- 
finition 17^ , 174, 
Article dchni 174 , 
ido. Ses déclinai- 
fons 185. DifTcren- 
tes fortes d'Articles 
178 G* /uiV. Indéfini 
180 182. Ses dtcli-» 
naifons iSj. Pnrri- 
ti-f 182. Ses déclinai- 
Tons i85 , 187. 
Noms 4ui prennent 
ces différens articles, 
180 (Ir fuiv^ ^ • 

Affiration. Ce que 




•- I 



DES MA 

,çV(l 15^^, III. Com- 
' ment fç. marque Ôc 

'où Te trouve iii. 
Affeoîr %67 , }8o. 
^«.Comment fe pro-;' 

nonce- 29 , 57 , G» 

/ail/. 
>^ii. Art. i%%i^ Jn'iv. 
Avant, jpi. . . ^ ' 
^ Avant-hier .^^^9 d'une-. 

fyllabe 4if. 
Aucun, 290 , 29^.' 

Augmentatifs ( noms ) 

199-, 202. » 

^voir. Verbe auxiiiai* 

rc. Î4P- • \. 
Auparavant, 585. ' 

. ^u rr/?f. 4c o. . 

y^u//i. 400. ' 

Autre. Pronem relatif 

270. Pronom indé- 

hni 290 , ipd; 
Autre fais. }8p. - 
Autrui. .290,300. 
Aux. Artitlp dchni 

iSyù' juiv. 
AuxiLi.nres (verbes) 

}I2, 549 6'>i^. 

XjEnir 16$. ; 
liten-t'^^. 590. 
Blvàer. \y^. a 
■BoireJ Et. ion coUf^poié 
rcbuiLC. X3t. 



firairf;'-î68«^f 
Bruire. 'I}*^ 

c. 






iî?5^ 



.'^h'^^ 



c 



• Diférçntes pro- 
nonciations de ce:- 
tc confonric 24 , ^0. 
Devant quelles let- . 

' très fe cédille y 
comment fe pr9r\c n- 
ce pour lors 71', 

<ij8. 

Cantate. 451. • " 

Car. .4P0. 

Cafaâîeres. Cc^ ^u^ort 
âppôlle aûi<^ f. - 
Noraraéîrflyerggly- 

phicf chez les A- 
' laotiens 9c les Chi- 
nois ibid , 6* /mïJ*. 
Leur nombre dans 
l'Alphabet Fran- 
çois , Latin , Ita- 
lien, x. Pourquoi les 

. /Eprpticns ôc les 
Chinois, en ont .'un 
nombre (i confidérju». 
ble ^iLid. '.Left^ucts 
font appelles (im- 
pies par q'iclqucs 
gramouiricns. 3, . 

Cis. 175. Leur ck[ li- 
cation I7<5 (r lui^ 
Direc^ls &c in l:fc:ts 
173. Cas des nuins. 

*^7' ^~^/ ■ • ' 



'• 





Î4i &fuiv. Verbes 4. Nazales combien 
imperlonnels corn- il y en a if &fyh0 
ment re^ifTent les dx, 



tm^nr 



^.il^A_ 



w 



V 



* . 






s 




po . T A 

*■ C>. Pronom 2^. Qfc- 

fer va M on s à ce fujcç 
: 2<î^ 6- /i^iv. Com- 
mcn: &*ccrir , quand 
il fouuc cliiioh. 4a. 
Comment fcdiilm-" 
gue du pronom fi 
307 O /wiV. 

^ Celui , celle , ceux , 
celle-. i5y. 
Celui-ci. Et celui-là 

^^7- • • 

Cependant, 400."^ 
teiuin , certaine 1^, 

w#"^- »<îf 5on, orto- 

C*f/?. En quelle occa- 
fioh s'ccric par un 

C. }op. 

Cf/i/rf.JDans les vers 
4 »^ o* /iiïv. Cet i 
cette. Leur pronon»- 
^ ciation 40. ou fc 
placent toujours 

tO. ^ , <î*<. En placé 

. d'une* çi>nronne 24 , 

. <?<î , 74. Di fièrent es 

, pron(/nciâtions de 

CCS éc'\:% lettr^7} 

' O' Juiv,^ 14c, 

Chacun. Chacune 2^0, 

2P4. 

Chaque. 1^0 y 2^4. 



B L E ^ 

CÂ.A'c/j. Dv^quck ca* 

UdcrcsfcYcjvcnt 2. 

% Pour qu'elle 'raiTon 

en ont un fi grand 

Nombre 2. 

* Choir. 16 J* ■ 

Ci» z6^. Hcma-rquc fur 

^ ci;ôc là' 1^8.'- 
Circoncire J^'^ 5 . 

CclUâlifs. ( noms) ip<^ 

'lCi>7, 202.» 

Comme, 400^ ■ 
' Comparaison* ^ ( degrés 
- "^e).2}j'; /. ;; . 
^X^mparatif. 257. Com- 
bien de fortes il y 
en i 2 j 8. Compara- 
tifs dcr adverbes 

Çorhpofès (noms) 198, 
Çompre,ndre^iiBo. 
Cendi f iô/ï/rf /. Tems d 
yîrrbc }2T.»-Préren 

&. p^ïïc ibid &* fui 
Conduire, J7p, 
Confire, v^x. ' 
Conjcne!ifs:{ prartoiri) 

• 14^ , 2/ 2 . Conjonc- 
tif lupplcanr ce qfuc 
c'ed 2f4. . / 

Conjonâlion.- Sa'dtîj^ni- 
tioh 39J. Combien* 
de fortes >1 y caa . 
iria. Copulatweou 
.d'afTcmblajre / 39^. 

• €r* fuiy, D^jonàii- 




t 
1 » 



: 1 

■r- 



/ 



i. 



: 1 



DES MA 

veSjvou de dividon. 
Ipy. Xr fuiv. Ad- 
verfativés ou d\)p- 
pofition ïhïd^fuiv. 
Les çonjonârons 
- d'exception ou de 
rellriétion jp|, 597, 
Les déclaratives 

Î9f » Î9^' Lescom- 

Î>aratives ou d*éga- 
ité, i^irf; Les aug- 
mentacivos ou dimi« 
nutives ibïd. Les 
faufatc ou ciufacives 
>91 > 599* Les illa- 
tives ou çonclufiN^et 
jp5, j^. Les con- 
ppélions de temps 
^ d'ordre ihïà. Les 
conjonctions de . 
tranfitibns 5ptf,400. 
Conjïigaifon, De vcr- 
\ bcs 5x0. Première 

conjugaifon if%. 
^^ccondc conjugai- 
fop jf4. Tioilwmç 
cohjuçaiforr 35^. / 
"Quatrième coniugai* 
foq^ }f8. Qblcrva» 
liôn«>fur le» conju-; 
paifons^tfo.6' fttiv. 
Conjugaifons des 
verbes irrcguli'ers 
j5i. Première con- 
jugaifon î6i. Se* 
conde conjugaifon 
•56^ Tfoifiéme con- 
jugaifoa i(S§. Qua- 



TIERES. fot 

.trîtîn^ conjugaifon 

Conquérir. }60. 

Conjo nnes.Ccc,{}cc*û'^_ 
l 6* fuiv. 66. Leur 
liaifon avec les 
voyelles 4. Cj. Yoi- 
tes&.foibies24,^d. 
Liquifics & moml*^ 
lées 24, i(At. Leut 
pronoxiciation 67* 
Doubles 1 34, (r 
fuiv. Règles à co 
fujet. i}^. ) 

Conjtruire ly^. 

Contraindre. )79t 

Contre i$i» ' 

Coudre j^p. 

Cuir ici. 

D. 



D 



Quelle ilfinî- - 
tion en fait l*Abbé 
Dangeau aj, tftf. 

Exemple qui la juf- 
tifie 24 , 78. Com- 
ment fè prononce 
au milieu & à la fin 
du mot 75, 7<^. Dans 
pquels mots fe retran* 
. chc aujourd'hui 75 ^. 

D* ailleurs, 400.' 

■Dj/ïj. 5Pi. 

£)jnj peu, 5p ô 

D(Tri/. 177.. 

JD^. Article i8j. &• 



^i. 



1' * 



j^- 



w 



■>^' 



■ \ 



V , 



N 







vtef ctlU^ s«rrt Cblreaii Ou leunt , un daiif relié 4«>Hxit 
'Cher « Nal Chevalier Chancelier 4c France le Si^ur de U 
, A un iljni celle de noire trei cher & f^*l Chevalier 
jrde 4« scttui tfe Fiance k Sicur de Machault rommai.dcui 
MfioeOr4t«t ^ k lopt â ^m 4c nullitc ae« Pi<rcniei : Du con. 
fciMi del^utllei fSuî wn wfiiM éi cnioi|noni de faite ioui«^ ledit 

— . .-_ Il frmi!>ic m empecrutucm. 

.iMUms^t là cof>ie 4eeptéientei 91U lera iinpitm4« lAii au 
■•*t ^^ ontmcnrcmMN Ihi à la fin duétt Liyie Ion tenue pout 
^mfMm écniMe. Ix qu'aux coiNct c«ILuionné«« fàt l'un de nèi 
mnif k, muM i •nfeilleii S^itairvt , foi k»tc aiouU coawie I 



I 



/ 




' * 



^^^Wi 



^ 



Dû Tire, cçq^m^' ^driT 
DùHre' comme. Dire. 



TC. IJ|. ., 




V 




If2\ 

^Llenhùn... jpo. 

'. Mcmc que 40ot ; 

micf^aafj.\ (.pfo- ' 

»ms) S4^., 2^4. , 

*^ Dérivés, (nQms)«ipt. 
Drrmeremenr, 58p. 
Df J. Article léj^. &» 

fun^ 188. 
JJéîTuire, Ifj. 
Devant. i$i* . 
Diminutifs. ( noms) 
ïpp, 

propres ce^quc cVfl 
îj. Combien il y en 
^a de foites ;tf4. 
Quand elles-^effent 
de VèiTçibid, Leur 
prononciatior^ 54, 

rîrf ifiV îirp; 579. 

Dijfcudre ^71 y l^o. 
I>ixàin jf^^, ^ 
Donc. 400. 
Donner. ^79. 
Ponf H^;, 280. . 
Pu. Article dcfim-i8j. 
Partitif i8tf. - 

DU moins 400. 




V 



i 



•De combien de 

.*^ 'ibrtes on en dtllin- 

' :^gue^ii & fuii'. Se 

' prononce^ di flerçm- 

, mcrit & quelquefoiç 

; fc mange tout ^ fait 
j:2.,, 1 57. Eh quel 
cas défendxfdans la 
Poéfîe Frànçoifc 
;îi , 413, En quèt 
cas néce(îâi;e 408, 
yten quel* cas il fç 
çKange en ,e fermé , 
•& en ê, Quvert ^8» 

. S9>47, Î5?. Dan 

: quelles monofylla- 
/bcs il efl toujours 
muet 39. Comment 

<, il fe. prononce dan^ 
ce;icas,l^iii, En queU 
le occalion il fouflre 

• ^lifio.n 40. S'il fou- 
fre aprjès lui quelque 
confonne 42. e fer* 
me comment fc con- 
noît4} Çr/uiï''.Dans 

. ' quels mots' fe ren- 
contre, 44 & /iiiV. 
é ouvert , fon e'xpli- 
caifon 47 G^ fuiv. 
En quel caâ le. de- 
vient 47. Dans quels 
ODOCS il fc prononce 







' \ 



foî 



;; très ouvert 48,, Ses ;^ ;02^G':^i>'. V<irbo 
■yi iitétemjcs •pj6mi^\^ àiixiliî^ire ji»J^^ • 
1'^ çidtions iquand i^cil^ Jjta^.*'^5j.- 
t^^ivrdàiFi^c /î ^. ■■v.J"':SwX}., 5'p. ■;;•- ,:'■■'•■ - 

:^ nonce f 8*- -> ; ^.^ « Ï^j-Extraire. (8a. ' 
Eclùtit •}<^9'5h|^* 

£cri|^. Ses com.pof<$8 ' 

décfire'Scc.if 1 2 1 ,79. 

Ses changemcns de » 

prononciition fui* 

Vant les lettres qui Fables. ^ R e'glés X ob 

le fui vent 0. fcrvcr dans le» fe 

Elégie 442 ù* fuiv. blcs 418, 435* 

^Elifion 410^ ' Faillir, iS-i» 

E'? 3 > fo> yi» Prépo» Faire. 370, 580. 




qu'ellelcir 
avéclf V. 2^î>(3^, 
180. Ses di flfereçit^a 
prononciations* 
79' 80, 



(ition ^2.« 
cote 400.' 




^.. 



1 ^ 



Féminin. 201. ËclaîfW 
cifTement.a ce fujet 
204 , .20J. Excm-i 

- pies & exception» 
2oy. G* fuiv. Vçn 
féminins 408. 

Finir, j 55/" 

François. Les dificul- 
.tcs du François pat 
rapport à l'Ôrtogra- 
p,he & à la Pronon- 
ciation tf.'Eclaircif- 
fccriefit à ccfuict. 7. 

Cr» JuîV. . 

Jes^ pour«juoi ap- Frire». i^2.-,^7o.. 
pelfécs linfi par Futur, j 22. On en dif* 
^ rÀbW Dangcau i J. - tinguc de deux for 



En 

Envojfer, 5.^5 
Epigramme. 4^1.* &» 

fuiif. • 
^pl:re. 44). ^^. 

Efcliiionncs, ( voycl 
J< 

K/Jimfr.^79, 
"•Fr. '400. \ 
Fite. Verte fubUantif 



tes^i^.Cequec'Qi'l 
oué le futur compo- 
fc de l'infinitif 3 j». 






A'^ 



■^ 



^' 



v 



^ ■ 



K. 




• 



4> 



■|04 




Xq. 



«Gomment fépro- 
'nonce quelque- tbis. 

;:ParoK retranché » 



dans quelques mots. 
Si» Sa prono 



. tion i la fin d'i^n 
mot 8j; V 

Cenres. 175, 17/. Des 

nomsvtoi. ù^fuîv. 
.Comment fe dillin-' 
guent 203. Noms 
,oui prennent les . 
ceux genres 12^. 

cmpVoy^idO'fuiv. 

- Conrunerit terminé . 

j,j74. Ses différences 

'jî'avec lesparticipes 

aôifs-^'jyy. 

G/z. 5, 24, 108. Gom- 
ment doit fc pro- 
non/fei. no. 

Guillmels. i(î8, ÔC 

H, 



T A fî LE 

Haïr $64 

■-\.,' Hemifii<-he 4:9, 

Henri Xr Htntktîe 

piâîiis, Dans les vers 

' 411. -^ ; 

Hier. }8p. P*une où 

deux fylLables 4iy. 
es\ Ce que 
f( 




^ Hierogln 



H 



_ Sa définition 24, 
A quoi fert dans les 
mots fiii' Mots où 
elle marque l'afpi ra- 
tion 112, iiîf Ta- 
ble de ces mots 114 
(rfuiv. 



nt rorc 
en uftge c^hez les 
A ncieife -égyptiens 
ibid, ces câraélercs 
Chinois en appro- 
. chent hçaucoup. i. 

Hollande, i i j. 

Hongrie, iij. 

Hors, 592. 

Huit y huitaine yhuitié* 

":■- V ' '^■^ ■■ 

jf • Gonfonne com- 
ment fc prononce 
guelquefois 24 , 66» 
ObfervatiGiriur cet- 
te lettre 84 1 voyel- 
le, fes différentçs 
prononciations 54. 

i', 24. Comment s^à-* 
pelle cette lettre 
III. Comment fe 
prononce ibid, 

la. De deux fyjlabes 

lai, 416, 

lan, 4i(î. . 



J» 



\ 



• ? 



■-r 

i 



t 



! 



DES M 

Îau,'4i6^ 
I^jyUe 4Jp. ^ ; • 
Je né ff ai quoi. Divers 
fentiinens à ce fujct 

îen. fôy 416 f 4^f» 
leu. 416. 
Il, J,24. 

1//^. Mots de cette 
tcrminairoii ra8. 

Im. Comment fc pro- 
nonce f 4. 

Imparfait, j»j. 



AT I Ë R E S. coj 

IHnfinitir ibid, ne- 

marques fui Tififini* 
^ df î4<J. , 
Injtruire. ïff, 
InterjeBion, Ce que , 

c'eft 401 , 402. 
Inutf.Bgatifs , (pro*- 

noms ) 245. Leur 
^ définition 287. 
lo. Souvent de deùi 

.fyllabes 41 j, .|- 
Joindr'e» i^p, 
lori.^ijm 

r. D( 



IntpeiftiL fao. D*où Iré, Des verbes Cft ire' 
il fc forme j2i._A i^a. 

Ivoire, Ou yvoirc. 



ouoi ferc 130. 6» ^ 
/ativ.Ses temps & fes 
perfonHcs im G» 
/î/iV# Ne doit point 
avoir 3e pronom 
avant pu après la 
première ou fécon- 
de perfonne jj8. 

Imperjonels» (verbes) 
Itp, Regifmes qu'ils 
demandent après 
eux. 147'. 

In, t , 54. 

Indéfinis, (pronoms) 
Indicatif, A quoi ferc 
Indiférens, ( prpiioms ) 

af2. 

Infinitif. 32a. &» fuiv, 
^i. Parfait de l'in- 



lyrff. Ouyvre 144* 

XV • Pour quelle au- 
tre Jettre fe prend 
quelquefois 14 , 66. 

L 

.^* Gonfonne liqui- 
de 24 , 66, Sa pro- 
nonciation au milieu 
ou i la fin d'un mpc 
84^ 8;. Double 8y. 
Mouillée ibid. 108. 
G* fuiv, 
3^1. rartait de nn- I'^- Article défini -8^. 
fenitif 3J1. Futur de Là 16$^ Adverbe 307. 
> -^ ■ Y 



* J: 



J 



r ■ 



A. 



ky. 



* 



J 



■v 



IT' 



ï: 



'-, 



K 



fo6 ; TA B L E , 

J\enparque , fur , ce ^ , cçmjoiiôîf ou «oflet 

mot %6S. , fif i<l jl , }«9^ ^Juir^ 

Lf, Articlç^ défi^XÏJî * ' RcglcJ à fuivre pour 

Lequfl Çf laquelU. Lirt^ôc fes eorapoft» 
^ronom Tcfecif 1^9. relire*! $cciij», 579» 
léflexion à ce fujet : Low 59 1. 

Pro- Luire y oi: fes compotes 



• l'/ô.ù'fmv. Pr 
nom abiolu 284. 
Pronom interroga* 

Lés, Article défini 

i8j > ù'fuiy. 
Lettres. Figures k<p€^ 

propres? i^^>i> 



*^i^M-: 



l'eluir<i&c. If) > 
Vûn , • I/tûtre 190 , 
300. 



iW. 



M. 



Quel nom oa 



donne 
Tonne 



propres 

Combien il eir t»ut 

pour cofflpofer 1*A1- 

{jha'bet a. Lerquel- 
es font prérqii'inu- 
tilet & furent long- 
temps inconnues aux 
Romains ibid. Quel- Madrigal, 455. 
qu*unes nouvelle» MaiM i^6y^4oo 
ment dénommées 



à cette con-«» 
Ï45 66. Sc$ 

différdntes pronoû: 
Clarion^ S7 ,88^ 



par quelques Au- 
teurs ibid (rfuïv. 
Se divifent en con- 
• Tonnes & en voyel- 
les j. Comment - 
nommées, par quel- 
ques Grammairiens 
modernes 3 . &• fuir, 
Caj^icales 1^9. & 

filïV. * 

Leur, Pronom c6n- 
" JQnélifitf3, 310. En 
quelles occaflons 



'MaÇculin, Genre loi ^ 
Comment fe c'oa» 
noît 104 ÉK fuîv. 
Exemples & excep- 
tions de plufieurs 
noms mafculins ou 
féminins fuivant leur 
terminaifon io6 & 
fuiv. 

Même» Déclinable ou 
indéclinable i^j. A 
la fuite de quels pro* 
noms fc met ordi- 
saiiement %66* Pto« 



* « 



V"' 



K 



ï't 



:•': 

^ 



.4 



•> 






y 




ÛE S MA 

t!om relatif 270. 
Pronom indéhni. . 

mes. Gomment fc pro^ 
nonce 44. PofTéinf 

.-. •2jr7.-....- • -, V.' 

Mêdtre, 38b. 

Modes, 320. 

Mots, Ce que c'efl & 
comment on peut les 
confidercr 171. G* 
fuiv. 

Moudre. 370. 

Mourir, ^80. 

Mbuvoir. i66. 

-ZV .^En quel cas fe 
prononce ou né fe 
prononce pas à la 
fin ou au milieu d'un 
root 17 ù* fuiv, 23 , 
89. Quel nom on lui 
donne 24 , 6f. 

Naître, 371. 380. 

tfeanmoins, 400. 

Neutre. ( verbe) ce que 
c'ert jiy. ù» fuiv. 

Nom, Règle générale 
au fujet des noms 
146. 6* /wiy. Défini- 
tion dii nom 194 G» 
fuiv. Subdantif Se 
Adjeélif ibid. Noms 
féminins , comment 

fe diilingucac des 



T I E R € S, -fo7 
mafculins 148 , 149, ^ 

Noms propres r95'. 

r Aljilraits .5c Collée-, 
mibidO-fUiv^fiï-- 

; mitifs *, dérivés oii 
conîp0Î^i98,.Aug- 

^ mcnçat-i fs & diminu- 
tifs 199, Abfoius & 

* felatifs 199 y 260. 
De nombre^2oo. 
Leur genr^203. 
Noms de difTércns 

§enres fuivant leurs 
iverfes fîgnifica-. 
, tions 221 &* fuiv,, 

Irreguliers ^31. 
Nombres, 173 , 17/. 
Différence de ces 
noms .2 30. Leur di- 
vifion, ibid ù*fi$P, 
127. Nombres de$ 
verbes 332. 
Nominatif, 1^6, Du 
verbe 328, 339. G» 
"iiiv. 



f 

Nui 



uire, m y 379. > 
Nul, 29© , 290! Subf- 
tantif ou adjcôif 
ibid Erfuiv, 







O. 



ObfervationSifur 
cette "voyelle ^6 , 
Bief ou Long ibid. 
Yij 






i^ 



^.t 



-^ 




^. 



508 TA 

Oû^f . 44<^ , 44p. G'/wzV. 

Offrir, 37p. 

Vi, Ses difcrcntes pro- 
nonciations 13 , r/. 
N*ell que d'une iyl- 
la"bc dans les vers 

.4»;. 

"Oi/z. 417. 

Cire. Dc9 verbes en 

oire 153/ 
O/i. j ,, 24p. Pronom 

indéfini ipo, xpi. 
On^ff 0* oniiéme. 11^. 
^r. 400. 
Oraijon. Combien de 

parties d*oraifon 

Ordinaux, ( noms de 
nombre ) 201. 

Orthographe. Pour 
quelle raifon a fi peu 
oe rapport avec la 
prononciation !•. En 
cfl cependant l'ima- 
ge uS.Orthqgraphe 
des A rtic.i4y. Des 

• noms 1^6. Des noms 

. adjeâifs 14^. Des 
participes ij-q. Or- 
thographe peu uni- 
forme entre les pri- 
mitifs ôc les dérives 
de certains mots 117, 
Orthographe de " 
1* poliftuatîcm i;8. 



BLE 

Ou, y, 60, ti;^. Ou de 

QÙ i/(î. Ou conjonc- 
tion & ou pronom 
relatir3io,4op.Oi 
d*oùôç, par où pro* 

noms relâti-ts 282 , 

283. 
Que. 416. 
Oui, Il j. 417. 
Cuir, 3(^4. 

0«frf. jp2. Outre que 

-400. 
Ouvrir. 37p. 



p 



p. 



<•-, 



Quelle eil la qua- 
lité de cette conlon- 
nc 2if , 65. Sa pro- 
nonciation pi. En 
quel cas fe retran- 
che! ^2. 

Parce que, 400. 

Parenthéfe, i58. 

PûftzcifM.Cequec'e/! 
377- G- /wV. Com- 
ment ibnt terminés 
379« Participe aôif 
377- Participe paf- 
fjt' 378. Déclinables 
ou indéclinables 
I ro , 3 80. G* fuiy, 
Obfervations fur les 
participes pafTîfs. 
lyoi 

Partitifs, ( noms de 
nombre) 202. 









DES MA 

Pas2pas un. ipo, xptf. 
^hPàm. 32*. De com- 
Eien de manière» . 
.s'exprime j^j. Paf- 
fé conditionnel j » j . 
Paffifs, ( verbes ) -^ip. 
Peindrez ly^, / 
Peitdant. jpj. 

Performe, z^o 9 1P7, 
I O* /mV. * Pcrfonncs 
/ des noms ôc des prA 
' noms 247. Ce que" 
c*efl & combien il y 
erl z\ibïd. Comment 
' lés noms de la pre** 
miere , féconde de 
croifiéme perf&nine 
ff déclinent 217. & 
, fuiy, Perfonnes des 
verbes 331, &fuiv. 
Combien il y en à 
^33, ♦ # 

PerJonnels.lpïCmi)ms) 
245. Combien il y 
en a 24p. &fuir. 
Ph, 3 , P3. De quelle 
le itre tient lieu & 
comment fe pronon- 
ce P3, 
Pluriel: Des noms 
227 , &fuiv. Com- 
ment fë forme ibid. 

Noms qui n*cnt ont 

,: point 231 , &fuiv. 

Pluriel des verbes. 

FUJicurs. ipo, 300." 



T I E R ES. S09 

Plufqueparfaitp 32J. 
Plufque par&ic du 
§ibjonétif 330» 

Pp^e.^-ermesqui lui 
font propres 42^ ,^ 
45 il > 43 1. Différen- 
tes pièces de Poéfie 

^433d'/wy. 

Poi/tt. 15p. Deux 
poinb & point fur 
la virgule ido. & 
fuiv. intetrogatif 6c 
admifatif i^r. Deux 
points fur là voyelle 
1^2. Plufî;urs points 
à quoi fervent ! i5p. 

Pohâuation. rf9 & 
uiy. 

Pofitif, 230* 

Poffcjfifs. I pronoms) 
246 y %$4* Combien 
il y en a %k6. Com«* 
ment fe déclinent 
ihii ^fuivp ' 

Pour, ifihf 400. 

Pourtant, 409» 

Pourvd ^tte. 400. 

Prendre. ^9o. ' 

Préfofitiqné Pourquoi 
ainn nommée )p2. 
Son emploi ibid. Ré- 
git différons cas 3P3. 

Préfent, Ce ^ue c'ell 
322. Conditionnel 

Prétérit, ^tu Rcmar# 
ûucs . à ce fyjiet ibid 
Y li; 



/ 



V 



\'' •. 




B 






;'Jr■«o^^: :. ^T A 

, fr/aiV. prétérit in- 
défini 3 141, Prétérit 
antérieur i^i^. Pré- 
térit du rubjonâi£ 

„ 330. 

Primitifs* ( noms) ip8. 

Pr9che. 3pi. 

Ptonoms, 246. En com^ 

^ bien de fortes on les 
diflingue i&ii de 
A49. Obfervation à 
leur fujet 2^4. Défî- 
nitioD dàS pronoms 
reiatife'27i Cr fu^y. 
A.quoi fervent les 
pronoms abfolus 

%2S &* fniy' Quels 

font les interrogatift 
287. Pronoms per- 
fonnels qiiî précè- 
dent le verbe 3 h* 
A quoi fervent ibid. 
Où ie placent quand 
on interroge tx6^ 

Prononciation. ( Traité 
delà) I jufqu*ài27. 

Propres. ( noms } i^|* 

Q. 

oc • P^ <îwellè autre 
confonne tient lieu 
Quelquefois 14 , 66. 
Comment fe pro- 
nonce 9 5, 94. I 
Qutnd. 400. • 
Ç«»wJ ^u quant i5<J. 



Qu^rrrcf. Ce que c*eft 
x/jiif&Tttiy. Rér» 
^ flexions à ce fujet 

uatràin. 4)4* ^ 
i/f. Pronom relatif" 
2^1. Quel cas il ex- 
prime ibid G* /ui>. 
Que relatif flc que 
intèrrogatif 288. : 

Quel 6- auelle. Pro- 
noms aofolus 284. 
Pronoms interroga- 
tils 287 p 289. 
uelconque. 290, 204f. 
uelque. Déclinable 
pu indéclinable 1^4. 
ir fuiv. Pronom in- 
défini 290, 291. & 
fuiv. 

Çuel(^u*un 290 » 2^3» 

^ueriT. i6^* 
ui. Pronom^ relatif 
xiS^. Pronom abfolu, 
ri84. Pronom inècr- 
rogatif 287. 

guiconque 290 , 29^. 
ui que ce foi t 290, 

Quoi. Pronom relatif 
270 , 279. Pronom 
abfolu 184. Pronom 
intèrrogatif 287 , 
288. 

Quoi que ce foir. 290, 
304. 




:'Hn '•• 






' '^ 



" \) ES M AT 1 ERES, u^ 
I - Rendre 358. 

R; j , Reauerir 380. 

El Réjhudre 372 ,380. 

• Quand Te pronon- Rica 290, 504. 
ce à la fin d'un mot ^Rime. 4%% . & fuïv. 
17, 9^> &• fuiv- Mafculinc & fcmi- 

Comment fc nomme , nine 422. d* Jt^iV. 
66. Quand fe Suffifante_42f. Ri- 



»4» 

retranche au milieu 

d'un mot 95 ,;95. 
"Keboire cornue boire» 

Jiecevoîr. 3y|8. 
Réciproque. ^ verbe) 

^ji7G'to. 
Recouvrer ip^. 

Régime du v^rbe. 3 59. 

Abfolu & ip4irça 

341. G* /miV.' Abfolu 

ne varie point J42. 

Indireft varie iui- 

rant le^ verbes avec 

Îui il eil joint ibid. 
)i{rerens régimes 
tombant (ur un mê- 
me nom )45. Corr- 
ment un verbe régit 



che i^i(f, C:; qui fu F. 

(fit ou ne futtit pas 

pour la rime4ij.Li-' 
^ cehce tôlérable ^ x ^. ^ 

& /uiv. Rime d'un 

fimple avec fon com- 

pofé 42 J. 
Rire, Et- fes compofés 

foûrire ôcc. iji. 

• . S. .. 

3 • DliTérentes pro- 
nonciations de ce-te 
confonne. 14 , 66 , 
91 & fui^* S. Re- 

^ tranchée çç^ 141 , 
157. Ajoutée en 
quelles occalions. 
164. 



un autre 344. G'/uiv. 

Régime des verbes Saillir 3^4. 

p«(Tifs î47dr/iif>'; Sans ^91: 

Relatifs. ( noms) 200. S'affecir 5^7. ' ' 

Supcrlarifs relatifs Satire 444. 

241. Pronoms rela- Se. Ses (^i'Vmélionîi 

tifs 246 , .256 , 169.. ci'a\ ec le pronom 

îr fuiv. Leur défini- ce jo; cr j^.;/. 

tion 27.1. ^/'^!^ ?5î^- 

Reiirtf com/n'e /ire i jz. ^f^vr ^^<^' 

Y inj ' 



\ •; 







fil TA 

Ses. Comment fè pro- 
nonce 44* Comment 
fe- diilinguc d'avec 
Ces 508. 

S'<r/?. Pourquoi com- 
mence par urie S, 

^ 30p. . 

01. 400. 

Si» Ce n'eft que 400. 

Singulier. Pour les 
noms itj. Com- 
MCht fe diifingue du 
pluriel 228; T^oms 
qui n'ont point de 
.Singulier ijy. Sin- 
gulier des veibes 

01 non, 400. . 

Si^ainé 454. 

Soi, 2j*i. 

Soif. 400. 

So/u.Exprimés par dif^ 
férens cara<fteres 6, 
Tables ou l'ont r^- 
fout les difficultés i 

^ ee'iujet7jurau'ài4. 
Sons paiticulicrs à 
chaquêSanguc ly. 
InconTenieWic de ne 
fçavoir pas bien les 
exprimer î^irf. Sons 
iimples Se compofcs 
III. &fuiv, 
Soudtie 371. 

Sourire comme rire* 
oous. jpi. 



Soujfraire jîd*. 
Stah^ 414. 

liubjonâiif.S^ défini- 
tion 321. Règles 
pour les temps du 

.. fubjoriôif à quoi fcrt 
J29. Quelles foiic 
• les terminaifoni" 
3)0. En quelle oc- 
cafipn le prétérit du 
fubjonâif s'employe 
ibid, Plufqueparfait 
dufubjonôifcequ'il 
défignff ibid. Quand 
il faut mettre lever. 

• aurubjonôif345.<S* 

Subjlantîfs, ( nq|ns ) 
19s* fr Jtiiv, Divi-» 
fion du fubflantif 
ibid. Sub^lantifs abf- 
traits lotf. CoUe^fs 
ip7. hfôms qui font 
fubfiantifs & adjec<« 
tifs 200. 2oy. & 
fuiv. Subftanrifs 
(verbes) ^ii. dt 
fuiy-, ' 
Suffire.! SI y 17 f. ' 
Superlatif, Des noms 
24i.Onendilèingue 
de deux fortes ibid'» 
Des adverbes 245. 
Suppléant. ( pronom 
conjonélif) en quoi 
coniiilc 25*4, 25* i*. 
5i/r3p2.Sur6cfriri;5. 







) : - •— — 

DES MA 

Surprendrç. 380. 
Surfeoir. 3^8» 380. 



V 



y 



T 



T. 



•Ce qu'il efl par 
rapport au D. 15 , 
66, Sti différentes, 
prononciations lorf^ 
qu'il e(l médial lox, 
141. Quand il &uc 
le proMonifcer aji non 
àlafind*ûnixfRio3. 
Ajouté en quelles, 
"occafîons 16^4, 335. 

Tant ... <^ue. 400. 

Tantôt. 390. 

Tel, xçoy 3of. 

Temps. Des. verbes 311 
Simples de compefés" 
316 0* fuiy» }6Xf 
3tfj. 

Tiret. Ou t/ait d'union 
i^î &fi/ip. 

Tordre. 37^. 

Tour. Déclinable ou 
indéclinable lyf. 

^ api. Pronom indéP- 
nhi 25K>» 3oi.Obfcr- 
vacion fur ce mot 
302. 

Traii, D*unioft ou ti- 
ret i5^. 

Traire 372, 380. 



1 1ER ES.\ fît 
ritable prononcia- 
tion $% & fuir. Se 
diilingùe en brève 
.^ en longue |^« 

Ue» 416. 

C/i. 416. 

V. 



u. 



U. 



Voyelle difficulté 
de déterminer fa ? 6* 



r. 



• Conhnpe ce 
qu*il efl proprement 
avec VF %} , 66. 
Çonfervè toujours 
(k prononciation , 
loy. 

Vaincre.' 37 j. 

Valoir. \6%. * . 

f^CT'^f y. Remarques gé- 
nérales fur'lcs ver- 
bes iKi.lA défini- 
tion ju verbe '311 
l^)ci/v. Combien do 
^ forties il y en a 3i*« 
Verbe àâif py. 
SubiUntif^ iiii. 
Neutre 31^ &fuivi 
ReciproQue 317. 
Temps des verbes 
312. Nombre dès 
verbes 332. Per fon- 
ncs des verbes ibid, 
fj» yïw» 'Accord du 
vçroe avec fon no- 

. minatif ^38 &Jmv^ 
«44. Régime du ver- 
be 339. c>'y5»w. No- 
minatif du verbe 
ibid. Cas du verbe 



v«*' 



t. 



. ? 




Jff TABLE DÈS MATIERES. 



c> 



}4i &fiiiv.Vtîhcs 

impcrJunncIs com- 
ment ., regiffenc les 
noms 8i leç verbes 
Uyà^S^iv, Conju- 
cailon des ycrbes 
310. d* ptii}^ Auxi- 
liaires ^49 & fuiv. 
Irregfulicrs jtf'i. 

Vers. Ce que c'eft 
404. Sa llruiSlure - 
ibtd &ftav. Ses dif- 
férentes ferres 405". 
Mafculins ôc fémi- 
nins 407 & Jutv. 
Mûts'^-L^évitçrthns 

. les v6t^4 1 1 &!mv. 
Termes qui leur font 
' confacré^s ^iC (y 

yfrJiJî(fation:Fnncoi' 
re40 5 &fmv Tcr- 
"ines qui lui font pro^ 
près 4*^ & fmv. 

Vêtir. 16$. * 

Virgule, idS. 

Vivre, 



4- 'Nazales C(,>mbieiT 
il y enâ i; cj-^^r. 

Comment aupellées 
parTAbbéDangeau 
i^.' Remarques- .fur 
leur prcnoncianon 

i6^à' fuiv. i^iy 

fniv» . [ 

.^A^Dlfferens fons 
de %caiaâere 106 
&fuiv. Seç prgnon- 
ciations à la fîîrB'ua 
107 V 108. 

Y. 

3 , 24 , 6p, Ses 

difl'érentes* pronon- 
ciations 61. Remar- 
que fur" cette lettre 
tfi, 141 &Juiy,Suï* 
vie d'un i ,141 & 
fuiv. Pronom con<»» 
ionôif 145, Advet** 
Dc ibid. 

Yeux. 144. 

Y voire ou Ivoire. 144, 



mot 



F 



à quoi on le connoit ^^ 

ibid. 
' Vojelles. Cc<]ué c*cfl 
ôc combien tl y en a 
) & fuiv. Abfolu- 
mcnc néccfîàircs 
dans la prononcit'- 
Ûon cies confortnes 

Fin de la TMc du Matières. 



y^ z. , 

^^ • Comment fe 
prononce <Jans quel- 
que cas 24. A quck 
mots fe met fui va ne 
Torthographe uy: 



!\,- 









V 



I 



'••L 

i 



'^^^. 



A P P R B A T I à N. 



T»Ai lu par Ordre àt Monfcigneur le Ch»n>clicr', un mV- 
I nufcrit inciîul^ Principes de la Gcj^tnmauc I lan^oifc'bracique 
fie raifonpée , qui'm'a paru.ïligne à'hic iniprimt. A vu\t 

4 Avril 17} I. P. GiRMAlN. . 



fuxt cq. 



\ 



PRIVILEGE IfU ROT. 



. - J 

tO U.I I , par la grâce (]c>>Dieu Roi d« France Je de Nararrt : 
.A nos amés & Féaux Coiiftilleri, les genttenans nos Court 
ëe VarlemeiK , Maîrres des Requêtes ordW.iatref d« n^crc Hérel ;" 
r.rand Confeil , PrcV&r àt Fafia. BailUfs , S^ié^haui / leur|. 
\Lieutenanr Civils , & antres nos Jufticiers qu'il appartiendra, 
^ALUT. N«crc bien amé Nicolas Bonavihtvki Ducùis»ri 
-ibraire à Ftrls , Hom a fait txndiÇkx qu'il^ défircroit faire im- 
mmçr<« & doruier au Publîc un Livrt qui a pour titre : Primcifes 
U la Cfémméirt Pramfotjt ,i'ii Nou» pi.iiiuit lui' accorder -rw»» 
J^cttrtÉde Priyil^c pour ce n/ccfTaire*. A cas cA «sis, voulant 
ttvorablcnkrit traiur Itxporaiu , Nous lui avons permis & 
permettons par pet Préfentes de taire imprimer fie reiinpriiner 
Kdit Livre autant dc fois que bon lui fcml^Icta , & de le vendre ^ 
"tatre v>endrc tt débiiCr par tout notre Royaume perWbnt l« 
cemtdc A» années cont^cutivcs , à compter du jour de la datte 
•et Praentea. Paifons fU^fenfei à rous, imiHrmeurs , libraires dt 
aucrce perfonncs dequeleue qualité de condition qu'elles Cment » 
•'«"Introduire dimprcflïon étrangère dans aucun lieu dc nprr« 
Obéinance : Comme aufii d'impnmc< ou faiie imprimer , ven- 
dre , faire ven'dre , débiter ni cuntrcfairc> ledit livre, ni d'en 
faire aucun extrait foui «uelque préteiie que ce leiit_d'iùg- 
iMcnc^tiun , correction, changement eu autres» fan$Ta^per- 
«liflion eaprcffc & par ♦cru Judit Expofant ou de ceut qui 
auront droit dc lui . à peine de rontifcation dis Exemplaires con- 
crefaiis, de trois inille livres d'amande contre chacun d^s cou- 
ctevenans don( un lien i nous , un ritrs k i'HAtel-Dieu de Paris. 
« l'auttf tiers audic ixpofxnt ou i celui qui aura d^oic de lui 
« de tous dépens . dommages & ituéréts i K la charge que cca 
Préfcntes fcior t cnregiffrécs tout au long fur les Regiitres d« 
la Commuruuté des Libraires fit Imprimeurs de Paris dans rroia 
mois de la datte d'icellés . que l'imprelfion dufiit Oarrage fera 
faite dans notre Royaume fit rion àillcuri cp bot: pjpiei ficibeaux 
caractère^ conformément a la feuille imptiméc . attachée pou^ 
modèle fous le turitrc (cel des Préierltes , que l'impétrtfU fé con. 
forrttera en tout aux Régicincns de 1^ I ibiaiiic , fie nocament à 
celui du lé Avril 1715 . qu'avi/jt «lé ï'txpoUf en tente le Maiiuf. 
crit ou Imprimé qui aura fervi de copie a l'imprcfton dudii' 
Livre , fera remis jJàas le m^nfe eut où IrApptobacton y aura 
été donnée et mains de noire trés-cker Si féal Chevalier rhan« 
celicr de France le Sieur de la Mo(gn«n . qu'il en fera cnfuitc re- 
•lii deui caciPpUiru i»m noue Bibbothequc publique un 



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\at»'Cbet 9c Mai Chevalier ChAncebci: 4e France it Sieur ife U 

— ^-JiWtnoa , 4( undant «Ile Je nocrc, tr^i e1»er A; Uil Ciicvalltc 

Çifëe 4cs NcetuB éc Frana ic Sicur deMachauU Commanilètti 

ûênMOtin» i kjopc â feim ik nullit* tlci Pr^rentes^ Du coiv 

niw aei^utllc* roui nui îdi m & cnioignom de faite iouit 4<dii 

neuf tJcpoUnc & (et jvInMures pleinement^ paifibletoHiir 

. UmCa^itfii} «tt'il leu.f Ok fait aucun trouble ni cmpechctucnr.' 

JIFotUnu^uc la cof>ie ^eaptéientci qui lera imptim^ t(k»i au' 

l«ng a« cofnmcnrtmenc pu à la fin duéit Lirtc loic tenue pout 

^OOiMM épiMe. Il ou'ittx coficfl colUMonné^ par t'Un de n«t 

mnét Ml l^iui ( «nfeillei • S^itairts , foi loit ajouta comme i 

KKl|tral i Cmrnmunéêm au premier notre HoifiM m feifenc 

Air ce niqaii 4t fahe pour l'n^oilion " ^ 

ftmiij II 1*'^^' ' • 

imMéii clj 

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d*keltti cbîM jkéttt 
it Mrmifion II ne» 
laMi'li lairret'àca 
a* âVllCiillee le vinf. 
4t fficv^ mil lepc .cent 



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mcuc 4u Roi^pote la Muiique. 












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