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Full text of "Études de la langue française sur Racine [microforme]"

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IMPRIMERIE D'A^NT. BERAUD. 



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DE LA 



COMMENTAIRE 
ET LE ÇTVL 
P'OLJVET, J 
TAIRE, L'aC 
£T GEOFFR( 



COMME PE COUR 
, GERME l'àPPL 



Ancien Pi 




CHEZ BE 




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ÉTUDES 



DE LA LANGUE FRANÇAISE 

SÛR RACINE, 

■ . • ou 

. ■ ■ « ' ■ ' ■ ' . ■ \. 

COMMENTAIRE O^lt^RAL ET COMPAilATIF SUR LAi^DICTION 
ET LE ÇTVLE DE CE GRAND CLASSIQUE, d'aPRÈS L^ABBé 
p'oLI VET,- l'abbé DE8FONTAINES, LOUIS RACINE, VOL- 
TAIRE, l'aCADÉMJE, LUNEAU DE BOISJERMAIN/LAHARPli, 
ET GEOFFROY; 

POUR SERVIR 

COMME DE cou B.S PRATIQUE DE LANGUE Pn^NÇAISE, ETSUPriiSR A 
l'inSUFFISANCC des ORAMMAinES; SURTOUT EN CE Qtll C0«- 
, GERME l'application DkS,J>RniCIPES. 

Ancien Professeur de Belles -Letlrcs et de Pliilosophio 
duus les Collèges royaux." 





PARIS, 

CHEZ BELIN-LE-lîRIEUR, LIBRAIRE, 

QUAJ DES AUGUSTINS, N°.i)5. 



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rtt. Dcçc. xviir. 





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et dort le p 

langue , la 1 

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étrangers , i 

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jeurs; et, b 

^rés entier 

.(eîles dont 

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nouTcIles l 

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leurs mért 

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je? il n'y a 

de la sociét 

la France , 



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L n'est plus besoîrt de prouver que , de toutes 
les langues , celle dont l'étude nous importe le plus 
et doit le plus nous occuper , c'est notre propre 
langue , la langue nationale. Cette langue, depuis 
longtemps la langue presque universelle de l'Eu- 
fope , et- qu'il n'^était pas rare , autrefois , que des^ 
étrangers , à notre honte , sussent mieux par prin- 
cipes que nous-mêmes , a pris enfin dans nos éco- 
les le rang qu'elle aurait dû toufours y avoir: elte 
"y est devenue, d'un objet purement secondaire 
et presque nul, un des objets principaux et ma- 
jeurs; et, bien loin de l'y safcrifîer encore à-peii- 
^rés entièrement aux langues savantes et iminor» 
telles dont elle est née , on ne s'y atlache phis qu'à 
forcer en quelque sorte celles-ci à liii prêter de 
nouvelles beautés et de n^buvelles richesses. Les 
jeunes personnes elles-mêmes ne sont plus con- 
damnées à ne l'apprendre que tant bien que mal 
par l'usage , et, f^lus heureuses à cet égard que 
leurs mères, elles l'ont pour base essentielle et 
pour partie principale de leur éducation. Que dis- 
je? il n'y a pas jusqu'aux classes les moins élevéeî 
de la société , jusqu'aux lieux les. plus reculés de 
la France , où l'on ne se montre plus oumoiiiii 



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6 < PRÉFACÉ. 

jaloux de la savoir parler et écrire ,v et sî M«de 
Laharpe vivait encore, il verrai t^quc , si , comme 
il le dit dans la Préface de son Commentaire sur 
Jlacinef l'ignorance et la barbarie en étaient 
^venues, akns les derniers temps , à ce point que 
beaucoup a auteurs ne savaient pas même l'or- 
thographe^ il ne serait pus difficile, aujourd'hui 
de trouver des hommes et même des femmes du 
comuiun , à qui on ne pourrait faire ce reproche. 
Mais si partout aujourd'hui on étudie la langue 
avec soin , on ne rjétudie guère partout que dans 
les Grammaires : et les Grammaires , sans doute 
utiles et même indispen^aljles pour cette étude , 
soht-ellrs'cept^ndantsufiisanlcs''' Lé sont-elles pour 
iaire connaître a fond le génie de la langue? pour 
la faire ronnaîtro avoc la variété infinie de ses 
icnirs , (Iciics formes et de ms tons, avec tousses 
.secrets , av^ec toutes ses ressources ^ avec toutes ses 
finesses, et avec toutes ses singularités, avec toutes 
.T.. bizarreries '' Le sont-elles pouj mettre en état 
»le la niJiiier avec une cerlai/i'e habileté , ou de 
l'emjviovcr avec nn certain diseer^emefit? Le sont- 
elles poin former un éeiivaiii supportable, un 
éciivaiii niêine médiocre , ou pour former à-peu- 
plus irn homme de goiU ? La (irammaire la plus 
étciulue ^d la plus cDinpIéte ne peut guère offrir 
qu'un enseigneuKTit tliéori([ue ; elle ne peut don- 
ner sur presque tous le? pui-ils que des principes 
généraux et spéculatifs : et il y a souvent si loin 
do ces pi.inei[)CJ à rajjpUeatioa !.ou ces principes 



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sont ordin 

tioi^ ou d 

constantjei 

•qui les san 

rait aussi 

genre ^ m 

loin; que < 

appeler u 

serait qu^ 

jours un e 

gage ? Ne 

l'esprit y ij 

tel style , 

d rait -il pa 

ou tous U 

pour de 1 

la Iriviali 

fectation | 

ou ,toUt 2 

de l'affe/; 

. dé la triv 

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Grammai 

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PRÉFÂC|. * 7 

«ont ordinairement susceptibles de tant d'exccp- 
tioi^ ou de modifications diverles, suivant lès eir- 
constantsesl. . . Kt d'ailleurs, pensc-t^on que celui 

• qui les saurait le mieux , ces principes^ qui lés sau- 
rait aussi bien que les premiers maîtres en ce 
genre ^ mais dont la science n'irait guère plus 
loin; que celui , dis- je , qui serait ce qu'on peut > 
appeler un très rforù Grammairien ^ mais qui ne 
serait québOrammaîrien et rien (Je plus, fût toa- 
jours un excellent juge en fait de langue et de laii^ 

, gage? Ne voyant en tout que la lettre, et jamais 
l'esprit, ignorant ce qui convient à tel genre, à 
tel style , et ce quijîonvient à tel autre , ne pren- 
drait-il pas toutes jes hardiesses pour des écarts , 
ou tous les écarts pour des hardiesses ; la rudesse 
pour de la force , lal]i,égligence pour de la giAce , 
la trivialité pour du naturel , la recherche et l'af- 
fectation pour de l'élégance ou pour de là finesse ; 
ou , tout ati contraire , l'élégance et la finesse pour 
de l'affeptation et delà recherche, le naturel pour 
. dé la trivialité, la grâce pour de la négligence, la 
force pour de la rudesse? Ne confondrait-il pas 
continuellement la poésie avec la prose, l'héroïqfie 
avec le bourgeois, le familier aVcc le burlesque ? 
Et, enfin, ne serait- H pas prêt A s'extasier sur 
cl/aqoe sottise , comme h, se récrier comre dt?s 
beautés du premier ordre :'' ^ 
/ Comment donc suppléer à l'insuffisaflcc des 
Granîmaires ? Le mi>iHéiir moyen, assurément , 



et 



méinil^iiTque peut-étrfeï,:jc'est la lecture as 



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itîdue et réfléchie des Glafriqùet, non ^ Cls»^ 
siques bornés à leur texte pur et aiiuplo » maisAo- 
compagnes d observa lions ou remarques oiâi se 
trouve àurtoiit particulièrement relevé tout ce que ■. 
la diction%t le style peuvèiit avoir de plus ré- 
préhensible ; car quel es( l'auteur si parfait à qui 
oii ne puisse reprocher ni défauts ni fautes? Voila 
ce qm ou à senti dés les premiers temps * et ce qui- ' 
/d'abord inspira à Vaiigelas l'idée de ces fameuses 
^Remarques qui lui valurent d'être appelé par le Père 
Boubou rs, i' à rade de la France , et par boiléatt) le 
plus sage de nos écrivains; ce (\\i\ ensuite <ronna^ 
lieu ^ celles que Ménage, Patru, Tboma^olrn^ille, 
^et le Père Boubour8,entre autres, firent à leur tour, 
et non Skns gloire , à Pexemple ou i\ Tocqpsion de 
celles-là ^ Yoilà pourquoi, plus récemi^ent,rAbbé 
d'Olivet et Voliaire ont cru servir ulilemellt la 
langue et les lettres ; l'un , par. ces Remarques sur 
B.acine qui ont été comnrie Ic^remier gelrme de 
toute cette multitude de Commentaires que nous 
avons sur ce grand poêlé-; Tautre, par ce Commen- 
taire où , parmi les beautés sublimes du père dief • 
lljcatre ,il a pris soin de signaler ce qui n'est ni 
d'un bon goù t. Iti d'un bon exemple *. £n(in , 
voilà pourquoi Bret aussi a porté son exdïnen sur 
Molière; Chamfèrr, sur La Fontaine; Le Briin , 
sur Boileaû et sur Rousseau le lyrique ; Laharpe, 
sur Voltaire comme sur Racine; et l'Académie 4* 
elle-même, sur la pièce de ce dernier poète ^ ap- 
pelée par le premier , l e chef -d* œuvre de la scéne^ 



et même i 
Et à qui la 
exercices il 
due au pr 
l'immortel 
cieux et 
avant tout 
qui voulaii 
grands exe 
VorgueiiU 
risrne , a ( 

Sans U Ini 
Est toujotf 

Mais s' 
leurs Çomi 
les lire toi 
nouveaux; 
négliger a 
méritent u 
en doit, s'a t 
N'jren a-t 
d.es poèteï 
Tbéocrite^ 
feuilleter i 
qui , pour 
puter à Ri 
son avec 11 
èminemmc 
lence ? N'e 











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. PRÉFACF. ^ 

et même h ch^f-dœwre d4 T esprit humain^. 
£t à qui la premjiére idée \de ce» traVaus^ et de oei 
exercices iar nos Classiques est-eUo due 7 Elle est 
due au premier lé'gislatjrur de notre Parnasse , & ^^ 
rimmortet auteur de VArùpoétiquo^kce judi- 2 
cieux et sévère Boileau 4 qui recommandait 
ayant tout et par-dessus tout Tétudc de la lang^ ; 
qui voulait qu*pn la respectât jusque dans lea'plus 
grands excès ; et qui , ne faisant pas plus grâce k % 
ï orgueilleux soiécisme qu[Hii pornpeîuc barï/a- 
risine , a dit si formellement que , . / 

Sans U langue , en un mot , l'aulcuivle plu» divin 
E»t toujours ) qiioif|ti'iI f<is»e , tni niéclianl tfcrivnin 4. 

Mais s'il est bon de lire nos Classiques av^ec 
leurs Commentateurs 1 s'il est bon , sans doute , de 
les lire tous , et les plus anciens comme les plus 
nouveaux; et s il faut, , nutant qu'il sp^ pcu*^ en 
négliger aucun^ n'y. en a t-il pas cependant qui 
méritent une attention plus particulière , et à qui 
©n doit, s'attacher principalement et de préférence ? 
N'yen a-t-il pas qu'il faut, comme-Horace a dit 
d.e» poètes^recs, et Boileâu , de Virgile et de 
Tbéocrite% 4ivdir sans cesse entre les mains, et 
feuilleter nuit et j^>ur 'f Or ^rjuelest c,elui de tous 
qui , pour la diction /pour le slyle, peut le dis- , 
puter à Racine , ou même s(jutenir la comparai- / 
son avec lui ? Rticirie ai'csl-il pas, sous ce rapport, 
éminemment Classique, le Classique par excei^ 
lence ? N'est-il pas généralement regardé , pour la 



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10 PKT^FÂCE. ? 

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perfeciîon en ce genre, comme le. Virgile ftan- 
çatd Si' N'est-ce pat lui qne j^on cite le plut §oir- 
Tem, dont l'autorité a le plod diî poids, dont les 
exemple» impo8en%ie plw ? N'eêt il paijceloi ^ je 
ne dis pas seulement de toui nm poètes, mais 
nienif fie tous nos t'érivains, que lef étrangen et 
)*•« nationaux prenn^t le plus ordinairement pour 
^; niodéle et pour'gitfde dans Tart d'écrire V Et y éri 
a-t^il un sur qui l'on ait autaf^t médité , autant 
i, ( \ /^cri^,.sur (fui l'on ait fait autant de volumes, et 
y/-. qui se présente environné .d'un aussi nombreux 
, ^ <^^o' Y'ge Jo ôommetataieurs / Enfin, ce qui ne doit 
pnscinî ici d'une faible considération, c'est que Ra- 
cine n'a fait un si heureux et si admirable usage 
de la longue, qu'après en avoir fait auparavant 
j- ijne étude particulière etprofon(le. Forpië à Port- 

rioyâl, sons les auspices de Lancclot , il avait en- 
^^ore, avant de se mettre à écrire, médité Palra 
«t d^ALlaiicourt , Grammairiens distingués de sort 
temps; il s'était mikne , qui pjus est , exercé à exé- 
cuter sur les écrits de ces tieùx nouveaux maîtres, 
un genre de travaihlonl les siens propres devaient, 
avec bien plus de r.iison, devenir l'objet , lorsque 
Vifj/usticc et rcm'ie y calmées i^nfin sur son' norn^ 
comme le dit Boileâu, le laisseraient briller de tout 
l'éclat de sa gloire aux yeux de la ])oslérité ^. 

C'est donc ù Racine qu'il faut d'abord, et sur- 
tout s'attacher. Mais combien -de Commentaire 6 
Jifféfens sur ce grand écrivain ! D'abord quatre 
de généraux et déplus ou moins étendus, dont il 



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i*en faut bic 
nique -objet 
neAu de Bo 
de Geoffroy 
qui n*embri 
roulent que 
rAbbéd'OIi 
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Athalie\ R 
lesc^uelles , s 
bat presque 
mentaire. d< 
del^ pièce 
enfin, les ot 
sur AihaUe 
ces divers 
ft fort choi 
seul, au que 
Racine ne s 
fait que cel 
Celui de Lu 
àxelui de I 
tion ou le p 
ainsi, en efi 
éclipsé par 
fious le rapf 
ce dont ne 
voudront pi 
tel Commei 
autre ou qu 



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•*6n iiint bien que la diction et le style 8oien^ i u- 
nique~0bjet : celui^de Louis Racine, celui dé Lu- 
neau de Boisjermaiu , celui de. Laharpe, et celui 
de Geoffroy. Èt^puis, combien d'autre» df partiels, 
qui n'embrassent que la diction et le style , ou ne 
roulent que sur quelques pièces ! Remarqués de 
TAbbé d'Olivet sur toutes l^s piécf s inlcrmrdiaires 
entré la première , Alexandre , et la dernière , 
Athalie\ Remarques de rAbbèDesrontaines, par 
les(}uelles,sous le thre (]g Racine Den/rd ^ U cotii- 
bat presque toutes celles de l'Abbé d'Olivet"; Com- 
mentaire, de Voltaire sur 7V^m/c<? , à Toccasion 
del^ pièce de Corneille sur le même sujet; et, 
enfin/les observations ou scntimens de rAradcmje 
sur -^^//rt//e7. Faiidra-t-il donc sa procurer tous 
ces divers ouvrages, la plupart très-volumineux: 
ft fort cliers y Ou, si Ton veut se borner à un 
seul, auquel donner la préférence'^ Celui do Louis 
Racine ne schible-t-il pas devoir être moins par- 
fait que celui de Luneau qu'il a servi à former ? 
Celui de Luneau ne doil-il pas, ^ son tour, le céder 
àxelui de Jiaharpe,qui n'en f^st que la recMÏ/ica- 
tion ou le perfectioiuienicnt? Oui, il peut en être 
ainsi, en effet, jusque la; mais Laharpo a-t'il été 
éclipsé par Geoffroy, venu après lui.? L'a-lil èlè 
fious le rapport que nous avons ici en vu(;ÏC'esf 
ce dont ne conviendront pas facilement ceux qni 
voudront prendre la peine de comparer. Et qiîc 
tel Coinmenl aire , au reste , vaille mieux que tel 
autre ou que tous les autres , y en a-l-il un seul 



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i«^ \ PRIÎFACIÎ. ' 

qui renfermeytaut oe qa*il pcnt 7 «Toir dk pim 
imporunt df(n8 tout 1m aucrM /loii^ It rapport eH 
quettfon , et qui puiate dijipeiMer d9 1m eoiMitlier F 
Y en a-l-il uateol qui ne renfc^rme rîf n qu« de 
i utte , que d'inconteslable^ et dont les déoMÎont 
ou Jes obfervations méritent d être adopléei tant 
réserve? Celui même dé Labârpe, où Ton a si 
souvent occasion d'admirer le Grammairien ju- 
aicieux et profond , et un Tittérateur \qu^ wmble 
^ J oracle de Ja raison et du *goùt y n'offfe t-il pas / 
par intervalle, dés oublis, deii^ëprises palpables? 
It enfiivce qu'il jr a de bon dans chacun, et 
«l'ijfile à connaître, nest il pas disséminé , épar» 
diiis cinq ou six gros volumes, et perdu , noyé 
m quelque sorte au milieu de je ne sais combien 
(lanalyses , de dissertations , de criTiques , de re- 
marques, et d'autres articles qui n'ont ni le même 
ol)/rt ni le même but V 

IMe serait-il (Jonc pas à propos qu'il y eût sur 
Racine, sur cet écrivain supérieur, incomparable, 
le premier de nos Cl^siques , et notre plus grand, 
maître en fait delangue, comme en fait de poésie^ 
un ouvrage qui présentât recueillies , rapprochées, 
et réunies en un seul corps, toutes les observations 
ou reniarfj^ies les plus iirtportantes qu'on à pw faire 
jusqu'ici sur 6a diction et sur son style 'i Cet ou- 
vrage n'aurail-il pàs^mjo uUlilé encore plus mar- 
quée etpluiicompléte, si, à ces remarques on ob- 
servations eu aaiemjoinins, au besoin,, d'autres 
dcsiiuccs ià les jusufier , à les éclaircir , ,à les recli- 



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et'îlMi sera 

qili of qui < 

d'une rërité 

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et j dissipe 

- cet erreurs -, 

xiombreused 

mentaires n 

fourmille pi 

les signaler 

lencë ? Elle 

noms JEiEimei 

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crés^ àcett 

les reconna 

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trouvent c( 

auraient de 

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, ils pas , sur 

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froy ? car < 

lent, ni d'< 

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V PRÉFACK. ,3 

ti«r , ou 4 les ' comredÂre ? On pourrait , je le sait, . 
ét'iltn serait bien plus courte n'y faire entrer 
qilt09 qui est d'une justesse /d'une exactitude, 
d'une rërité évidente ; que x^ qui brille de cette 

V lumière rive qui frappe , pénétre aussitôt Tesprit, , 
et y dissipe toute incertitude et tout ùbute. Mais 
ces erreurs -, ces méprises , ces inadvertances assez 
nombreuses i^ dont le moins imparfait des Com- 
mentaires n'est pas exempt , et dont tel ou tel autre 
fourmille plus pu moins, faudra-t-il dédaigner dé 
les signaler , et les passer tout uniment sôus si- 
lence ? £lles iraient donc , à la faveur de, certains 
noms JEameux dans les lettres , s'offrir comme au- 
tant de principes incontestables ou d'oracle^ sa- 
crés^ à cette multitude d'hommes peu en état de • 
les reconnaître par eux-mêmes , et disposés à adop- 
ter de confiance et sans examen tout ce qu'ils 
voient avancé d'un Ioq d'assurance , et qu'ils ne 
trouvent contredit par personu^'? Les , nationaux 
auraient de la peine k s'empêcher «d^prendre le 
change : comment les étrangers new prendraient^ 

. ils pas , surtout sur fa foi d'un juge et d'un critique 
aussi renommé que Laharpe, ou même que Geof- 
froy ? car enfin Geoffroy ne manquait ni de ta- . 
lent, ni d'esprit , ni de goût , et , par le ton hardi 
et tranchant , autant que par les traits^piquans et ' 
les formes captieuses de son style , il a su en im- 

, poser à beaucoup de monde et se f*ure une répu- 
tation peu commune; Qui sait même, qui sait si 
quelqu'un de cej Grammairiens bu de ces Liltéra-: 



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14 PRÉïiAÇE. 

teurs comme on en voit tant , quelqi/un , dû-fe, 
de ces Grammairiens ou de ceé Littérateurs qui 
n'ont jamais su pèuser par eux-mêmes, et trouvent 
si commode que d autres se soient donné la peine 
de penser pour eux, n'irait pas quelque jour retirer 
ces tristes rebuts de l'espèce de tombeau où Toti 
les aurait laissés ensevelis , et {«s donner sérieuse^ 
ment au public comme une heureuse découverte 
et une bonne fortune ? 

Cet ouvrage si utile, si nécessaire, dont je vien^ 
de tracer la première idée , j'ai osé l'entreprendre, 
et c'est celui que j'offre ici au Public. Il est loin , 
sans doute , d'avoir reçu de ma main toute la per- 
fection qu'eût pu lui donner un de ces maîtres en 
littérature connus par la délicatesse de leur goût 
et l'élégance de leur plume. Mais , à moins que je 
n'aie trav»'(illé toui-à-fait en dépit du bon, sens, il 
ne peut pas être sang quelque mérite, et même 
sans un mérite assez marqué. £n effet , n'a-t-il pas 
dans tous ces extraits des divers Commentaires 
dont il se compose en grande partie, un fonds 
essentiellement bon , et dont la répuiation était 
déjà faite d'avance î" Combien l'ensemble de ces 
extraits ne sera t-il pas précieux par lui-même , 
puisqu'il offrira en un seul voluriie la substance, 
resj)rii de plus de six ou sept ouvragées , et de plus 
de vingtNolumes différons , et qu'il mettra sous 
les yeux une multitude de rapprochemehs aussi 
curieux qu'instructifs, fruit de mille recherches 
et, de mille combinaisons qiie si peu de gens au- 



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PRÉFACE. 

raient le Ipîsir « la facilité , ou la voloaté de faire 
par eux«inéine$ ! Il y à tant de jeune» étudians f tant 
d'hommes de tout état, «t même tant d'hdmnies de 
^lelireii^ qui •€ bornent À réditioii la plus commune 
de Racine > et qui pourtant seraient bien aises d'à* 
y oir, s'il n*en coûtait pas tant, quelque Commenta ire 
qui pût contribuer k leur rendre le plus fructueuse 
possible la lecture de ce poçte , surtout lorsqu'ils 
veulent l'étudier comme un modèle dans l'art d'é- 
crire « et voir quel parti il a su tirer d'une langue 
si difficile à manier, et si souvent rebelle aux efr 
forts du génie. Tant d'autres qui ont déjà quelqu'un 
de ces nombreux Commei^aireS) peuvent regret- 
ter de n'avoir que celui-là seul , et de ne pouvoir 
le comparer avec ceux qui leur manquent. Hé 
bien, ils pourront tousse procurer, et à peu de 
frais , ce que tous les Oomnient^ires publiés jus- 
qu'à ce jour peuvent offrir de plua intéressant et 
de plus utile , sous le point de vue le^jf.us impor- 
tant , celui de la diction et du style; et ils le trou- 
veront dans ce Commentaire général eu çom^ 
pûratify formé de tous les autres avec tout le 
discernement et tout le soin dont je puis être 
capable. Ce que j'y ai mis de mon propre fonds 
pourra sans, doute ne pas leur paraître toujouis 
excellent; mais, en produisant sur chaque question 
Joutes les raisons pour et contre , j'aurai fourni les 
• moyens , non-seUlemenc de juger qui a tort de 
moi ou de ceux que j'ose quelquefois me per- 
mettre de, contredire , maii uiétne de reconnaître 



DE TA PRKFACK. 



t 



16 PREfACE. / 

et de releyer k Finstanc mm méprisée ou meà 

erreurs. 

Par toutes ce» considèrationt , et d'après le 
but que je me suis proposé d'offrir C0 Commén» 
taire comme une sorte de supplément aux Gram- 
maires, et comme une espèce de Cours pratique ^ 
bien que sans doute raisonné et philosophique » de 
notre langue, je n'ai pas cru dbVoir y joindre W 
texte entier dupoéte,c'est-èi-dire,toutson théâtre. 
Qui est-ce qui n'a pas un Racine? et quels sont 
ceux qui ♦ en ayant déjà un , peuTent tant se sou- 
cier d'en acquérir un nouveau? D'ailleurs, le texte, 
joint au Commentaire , eût pris une partie de l'at- 
tention que celui-ci demande, l'eût rendu un objet 
purement secondaire, eût fait perdre de vue nom- 
bre de remarques , et , en séparant , en isolant les 
unes des autres , celles qui vont ensemble, eût 
souvent empêché de les voir à-la-fois , ^'eti saisir 
les rapport* d'en apprécier avec justesse la valeur, 
le mérite. Ef enfin ce n'est pas précisément un 
Commentaire sur Racine que j'ai voulu faire, 
mais j'ai voulu faire d'un Commentaire sur Ra-. 
ciue un ouvrage distinct et séparé , non moins 
particulièrement destiné à servir pour l'étude de 
la lânf'ue , qu'un Dictionnaire , Une Grammaire, 
un Recueil de synonymes, un IVaité des figures 
de langage , et autres ouvrages semblables. Aussi 
ai-jcxïcloplépour titre yrremier et principal celui 
à'Êiudcs de la langue française sur liacine *^. 

Pourquoi Eludes de la larif^ue ? Parce que ce 



■^ 



n^estpason 

tel ou tel SI 

je ne préten 

cher à m'ini 

tre^^es Jno] 

résultat de 

Études. Po 

Étude ^ au i 

à la-rigueu 

avec soi, ce 

et d'en^ml 

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hasard , a s 

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cri fiât l'avî 

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trer dans ( 

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lesquelles 

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les pas de 

puisse le si 

depuis le \ 




/ 



n^est pat on enseignement su^yi et xnéthoaique sur 
tel ou tel sujet donné ; et pai^ giie , d'ailleurs , 
je ne prétends point décidçr en nu^tre » mais cher- 
cher à m'instruîre moi-même , ou fbumir à d'au- 
tressjes jnoyens de s'instruire « en leur offirant le 
résultat de mes £tudes ^ oif^-si Ton veut, nies 
Études. Pourquoi Etudes^ au pluriel ^et non pas 
Étude y au singulier ^ Etude^nu singulier , eût pu, 
à la rigueur, convenir peut-être; mais il eniporte 
avec soi, ce me semble , une idée d'ordre, de suite 
et d'ensemble-, et ce sont ici des observations ou 
remarques détachées , qui le plus souvent n'ont 
aucun rapport immédiat entre elles , et dont le 
texte qui y a donné lieu, et par conséquent le. 
hasard , a seul marqué la place. Je ne dis pas qu'il 
ne fût possible dé les co-ordonner et lier ensemble 
de manière à en former un tout systématique^ un 
corps de doctrine , un traité, "" cours régulier. 
Mais quelle peine nV donnerait pas un tel travail î 
Quelles ifen seraienftpas les difficultés î Et l'avan- 
tage qui en résult3j:^t mériterait'il qu'on lui sa- 
crifiât l'avantage du plan forluit ? Car il a aussi 
son avantage , ce plan , et le voici*: c'est de mon- 
trer dans quelles pièces Racine a été le plus ouïe 
moins châtié, le plus ou le moins parfait; dans 
lesquelles il offre le plus à admirer, ou le plus k 
r€|Mendre; c'est de marquer la carrière et tous 
les pas de ce grand écrivain , de manière qu'on 
puisse le suivre dans sa marche et dans ses progrès^ 
depuis le pref^î'er période jusqu'au dernier; et en* 



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1: 



in / PRKFACK 

fin de faire voir à quelles circonstrfncea il a dû 
Quelques morne ns d'oubli, de relâche, et dans 
quelles autres il s'est éleyé comme au-dessus de 
lui-même. Et un autre avantage qui, biep que 
moins important, sans doute , l'est assez cependant 
ppur mériter d'être pris en consîdéraiion , c'est 
ce^i même que l'Abbé^rard exalte tant pour 
sek Synortymes: « qu'A chaque page c^est chose 
» différente, et indépendante de celle qui précède 
» et qui suit, quoique d« là même espèce; que 
» jamais livre, par conséquent^ n^ put êlre en 
» même temps plus ur)1forme et plus diversifié ; 
«qu'il n'exige point d'être lu de suiteetparprdre, 
w mais qu'il n'y a (jp'à Touvrir au, hasard , pour 
» tomber sur quelque chose d'entier^ capable de 
» satisfaire la curiosité , »'il ne contenté Tespi-it ; 
» qu'aussi bon pour remplir un qiiartrd'heure que 
j) pour occuper une journée, on peut le prendre 
» et le laisser à tout moment. » ' 

Quoiqu'iten soit , ces Études etce Commeiilaire^ 
Sur Racine% car c'est lout-à-la-foisriin et rautre , 
ont particulièrement pour objet la dietion et le 
style ; et par diction, il fautle dire enfin, j'entends 
ici l'emploi et la disposition des mois conformé- 
ment au génie de la langue et aux lois de l'usage; 
par style , j'entends l'art de faire servir les mots et 
toutes les ressources de la langue à exprimer la 
pensée et le sentiment de la ^laniére la plus vraie 
et la plus Heureuse. Ce n'est donc pas un travail 
purement grammatical , comnv leà Remarques de 



d'01ivet;ii 

ticaiet.litté 

moins cons 

dé fa il I s de 

ses beautés 

sont bien- 

pour être s 

le plus ^u 

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PKÉFACE. : f(3i:f: 

id'OHvet ; mais un travail tout à-la-fois gramma-. 
ticai et littéraire , où les lois d^ goût ne sont pas 
moins consultées que celles de la Syntaxe. Les 
défauts de Racine y tiennent {)l us de place que 
ses beautés , et la raison ^en est siifiple : les beautés 
sont bien moins faites pour être an^lysées-que , 
pour être senties, et, pour Q|re senties, elles n'ont, 
le, plus souvent qu'à paraître. Et qui , kl'aiileur-s , 
a jamais entrepris d'analyser toutes les beaulcs " 
de Racine? Il faudrait un Commentaire sur Iqs 
trois quarts des vers , et ce Commentaire demari- 
deraît vingt et vingt volumes , à moins qu*on né 
voulût , çp: qui vaudrait encore mieux , le réduire 
à ces quatre ou cinq mots' de Voltaire^^bas de 
chaque page: beau^ paûiëtique ^ harmonieux y 
achiïirabley etc. 9. Cependaut il y a de ces beau-, 
tés si extraordinaires qu'on ne saurait les passer 
sous silence, et toutes les fois que les Commen- 
tateurs erioni observé ou indiqué de telles , je me 
suis empressé de les offrir à l'admira tioti du léd- ' 
teur. Il pourra sulfire de celles-là pour lui faFre. 
trouver daus le poêle toutes celles qui auraient pu- 
mériter la mènje mention et les mêmes éloges, 

'Les coMStructions irréguléire^, louches, em- 
barrassées; les toiirs di^ phr|ise peu naturels ; les 
termes irtapropres ou hors d'usai^e ; les elljp^$^ 
fofêéès ou trop hardies; les métaphores et féSpeBrv 
^ônnificatLons peu justes ou peu cohérentes; enfin 
les 'incolrections, les négligences qui peuvent 
blesser un goût délicat; tels sont en géuéralle^ 



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ciefâuts que je mesuis .Qcciip;«(f^de relever; maw 
6D me renfermant dans* fe^ inenie cercle que les 
divers . Commenlateurar^ c'est-à-dire , en ne re- 
gardant ^mais qu'à ce qui a été isignalé par jes lins 
ou par les autres, et en m'ioterdisa<ht rigoureuse^ 
ment de rien examiner de ce qui a échappé à leur 
critique ou à leurs éloges. Je n'ai pu , malgré Des- 
iontaines et Geoffroy , son écho fidèle, que repro- 
duire et adopter ou défendre la plupart des Re-. 
marquée d^ d'Olivet. On verra qu'il y en a très- 
peu de Geoffroy que j'aie pu me dispenser de con- 
tredire, et l'on n'a qu'à vérifier dans son Gom- 
mentaire si j'en ai laissé de c^lé d'une certaine 
importance. Loiiis Baciiie , à qui les divers Com- 
mentateuts qui l'ont suivi ont plus ou moins em- 
prutité,. ena encore un assez grand nombre de 
peu connues; -mais , comriie elles ne consistent,, 
poijr la plupart, qu'en quelques mots , et qdclles 
ne sont ni motivées ni raisonnées, quoique d'ail- 
leurs assez justes , je n'ai du en retirer que Irés- 
peu de l'oubli où elles paraissent maintenant con- 
damnées pour toujours. Laliarpe, correcteur de 
Luneau, est celui de tous que j'ai le ^us mis à 
contribution , et, je me fais un plaisir comme un 
devoir de le reconnaître, c'est à lui qu'appartient 
tout ce que mon recueil peut avoir d'un intérêt 
ou d'un mérite peu commun. Il ne faudra pas aller 
bien loin pour juger combien il est sm)érieur à 
tous Ses rivaux , oU plutôt commeil est leur maître 
à tous , aussi bien qu'à moi ,^son irés - peu digne 



<>î.- 



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disciple. Poi 

ainsi qu'à G 

envers L«n( 

fourni à tou 

particulière] 

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de la critiqi: 

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et pure ; Le 

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et surtout I 

qui n'oubli 

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du bon goi 

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Commenta 

parler les 

fais parler 

Sont-ils op 

les mets ai 

j'intervienî 

de cause à 

■ les cornbai 

rite me sefi 

m'a paru p 

pu emplo 

à la préfé 






PRÉFACE. . ai 

disciple. Pourquoi faut-il qu'on ait à lui reprocher, 
ainsi qu'à Geoffroy , les iti jurés les plus grossières 
envers Luneau, qui , avec Louis Racine, leur a 
fourni à tous deux le fond de leur ouvrage » et 
particulièrement toutes les notes d'érudition 7 Que 
n'ont-ils pris, l'un et l'autre , pour modèle du ton 
de la critique , au lieu de Desfontaines, ce Luneau 
lui-mêi^èen qui tout annonce une aine honnête 
et pure ; Louis Racine, à qui il n'échappe pas un 
seul mot offensant contrôles censeurs de son père ; 
et surtout cet aimable et doux. Abbé d'Olivet / 
qui n'oublie jamais envers ses ennemis eux-mê- 
mes cette décence ,/cêtte urbanité, cette politesse 
d'un Académicien, ^uî^ Français formé à l'école 
du bon goût et/de ce que nous appelons la bonne 
compagnie *°? ' 

Du reste, ce n'est point indirectement ni en 
Historien que je rapporte les opinions des divers 
Commentateurs; mais je. fais presque toujours - 
parler les Commentateurs eux-mêmes , et je les 
fais parler d'après le propre texte de leurs écrits. 
Sont-ils opposés entre epx sur quelque point, je 
les mets aux prises les lins avec les autres , et puis 
j'interviens souvent moi-même pour donner gain 
de cause à celui-ci ou à celui-là, ou même pOur 
les combattre tous, suivant que la raison et la vé- 
rité me semblent l'exiger. Cette forme de l'ouvrage 
m'a paru plus piquantg que toute autre que j'aurais 
pu employer, et j'ai dû d'autant moins balancer 
à la préférer qu'elle donne nécessairement lieu à 






n 



/ 



\ 12 PRKFAGE. 

une sorte d'intérêt dramatique. On ne peUt qu^êlre 
curieux, à chaque nouvelle expressibn du grand 
poêle mise en avant , de savoir ce que dit tel^ou 
tel Coinmcnt^leûr, ctcomiaent il ledit; on nV^ 
l'est pns moins de stj voir si.ir qujtlles raisons se fonde 
tel autre GommentaleUr d'un avis tout différent • 
et souvent , après avoir pens-; t;our-à-tonr comme ' 
tous ceux qui^nt parlé, on s'arrête , (fort étonne , • 
à l'opinion Je celui qui parle; souyent on revient: 
'de l'un à l'autre., et même du dernier au premier . 
pour condamner ou approuver iirévocableme'nt • 
ce qAi'on avait WrâMïpprouVé du condamne sur ' 
parole; quelquefois entre des avis contraires et: 
entre des raisons ou des autorités à-peu-prês éga- 
j^ 1^'s,. on JDeut suspendre son jugement et vouloir 
• examiner encore ; quelquefois aussi peut jaillir de 
la discussion un irait Subit de lumière qui fasse 
prendre un parti tout nouveau et absolument im- 
prévu ; enfin , on ne rçste jf)as simple lecteur , sim- 
pie spectateur , mais on^entVe dans la lice , on 
prend part aux deb.als, et, suivant l'occasion , oh 
allaquc, on défend , on soutient-, on est pour, on 
r c-^tconiie, on devierit partie, juge, ou arbitre; Par . 
ce moyen , rattention est à tout moment excitée \ 
^îcsMilrtoujours occupé, toujours exercé, et l'ou- 
yrage.se trouve non^seulement ne pas avoir cette. . 

iuclièiTSse et cette ai^dité^inaturelk aux matières ^^ 
de ce genre , mais même offrir uu attrait, un agrê- 
nient,, àom on ne feitt guère cru susceptible. 
^ Peut être ihemç cet attrait et cet agrément sont- 







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ils tels qu'o 
comme non 
trxiire , ou t< 
mont utile. 

Mais/ c'est 
pris , c'est ce 
mander ; et 
qu on en po 
que l'utilité 
tée.Happrei 
chercher les 
apprécier le 
reconnaître 
ces qu'elle.pÉ 
et enfin ne j 
et le goût e 
prouver cor 
d'écrire, pui 
fait de rios é 
censure , et 
leures pièces 
même , étai( 
combien c'e; 
homrhes de 1 
et profonde i 
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ses sur des q 
souvent dans 
commun seu 
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PRKFAGE. a3 

ils tels qu'on peut le regarder avec fondement 
comme non moins fait pour plaire que pour ins- 
truire, ou tout au piôins , comme non pas simple- 
mont utile, . 

Mais/c'est comme utile surtout que je Tai entre- 
pris , c'est comme utile surtout qu'il doit se recom- 
mander ; et je ne croîs pas, quelque jugement 
qu'on en portq , ou quelque idée qu'on s'en fasse, 
que l'utilité en puisse être un seul moment contes- 
tée. II apprendra à raisonner sur la langue, à eu re- 
chercher les principes, à en discuter l'usage, à en 
apprécier les valeurs , à en saisir les finesses; à 
reconnaître les bornes qu'elle prescrit , les licen- 
ces qu'elle.permet , ou lés hardiesses^qu elle avoue ; 
et enfin ne servira pas peu à former Je jugement 
et le goût en fait de style. Il servira de plus à 
prouver combien c'est un art difficile que l'art 
d'écrire, puisque Racine lui-même , le plus par- 
fait de nos écrivains , donne si souvent prise à la 
censure, et qu'il a laissé , jusque dans ses meil- 
leures pièces , nombre de fautes qui, de son temps 
même , étaient sans excuse ; il servira à montrer 
combien c'est une chose rare , même parmi les 
hommes de lettres , qu'une connaissance raison née 
et profonde de la langue*, puisque tant de littéra- 
teurs distingués, lion seulement se trouvent divi- 
sés sur des questions assez simples, mais donnent 
souvent detns^^des erreur%dont il semble que le sens 
commun seul et des lumières communes auraient 
dû les garantir. Et si en ipême temps il faisait sen- 



\ 



î4 PREFACE. 

tir la nécwsitë de^instrijire à ceux. qui croieht tout 
savoir, sans avoir jamais rien appris ; s'il rendait 
pliis circonspect , plus modestes , ceux qui veu- 
lent toiijQurs trancher en maîtres /lorsqu'ils ne . 
sout guère encqte que des écoliers : ne serait-ce 
rien pour les lettres en général , et, en parliculier^ 
pour la langue où elles ont produit , chex nous , 
tant de chefs-d'àeuvre en tout genre '^ Qui , n'en 
serait-elle pas plus et mieux étudiée, plus ef mieux 
connue , plus et mieux révérée , cette langue si 
belle, si noble et si polie , l'une des plus Traies, 
des plus netl.es , des plus précises , des plus vpu- 
res et des plus chastes qui aient jamais été ^n 
usage parmi les hommes? cette langue si illustrée 
par les Pascal , les Corneille , les Molière , les La 
Fontaine, le? Boileau,, les' Racine, les Bossuet, 
les F^nélon , les Massi|lon , les Montesquieu , les 
Buffon , les Rousseau , les Voltaire , les Dehlle , 
et par tant d'autres écrivains plus ou moins supé- 
rieurs , ])lus ou moins célèbres ? cette langue qui 
a porté si loin la gloire du nom français; qui Fa 
portée plus loin encore que n'a brillé l'éclat de nos 
armes ; et qui nous assure depuis long-temps dans- 
toute rpurope, une domination non moins flat- 
teuse j et bien plus douce , bien plus solide , sans 
doute, que celle qui s'y fondait sur vingt ans de 
Yifcloires et dé triomphes inconcevables' . ' 



i 



NOTE 



' La pliipai 

présentent pi 

3. que les questi* 

temps décidé 

siùcle de Loi 

sa Grammaire 

les a prescjue 

on ne peut cl-i; 

hué à fixer la 

-et régulière ; 

• et perleciioni 

nissant un n\ 

neux et fécor 

général , ce ( 

gelas en par 

qu'on a corn. 

pureté qui foi 

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en cohimeju 

et ne laisser 

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connoitre, i 

pouvait guèi 

Commentair 

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NOTES DE LA PRÉFACE. 



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' La j)liipart de toutes ces (liffértMiies Remarcpjes ne 
présentent plus aifjourd'hui le mt^ini? iutérèt , parce 
0. que les questions.fjui en font robjet , ont éic depuis long- 
temps décidées par- Tusagév^l parce que tout le beau 
siècle de Louis XJTV-at, commue lé dit/ Màrmout-cl dans 
sa Grammaire , pssé sur'les écrivains/ alors fameux , et 
les a presque lou^ ensevelis dans les bibliothèques. Mais , 
on ne peut d-isconvenir qu'elles n'aient infiui ment '.contri- 
bué à fixer la langue , et à lui donner une marche ferme 
et régulière j ni qu'elles n'aient singulièrement avancp 
et perfectionné la théorie de laGrammairç , en lui four- 
nissant un nombre prodîgieux de principes sûrs , lumi- 
neux et féconds. Pourquoi ne dirait-on pas de toutes en 
général , ce que Thomas Corneille dit de celles de Vau- 
gelas en particulier, cpje c'est -depuis qu'elles ont paiji 
qu'on a commencé à écrire avec cette paUicsse et cette 
■ pureté qui font admirer la beauté de notre langue? 

" Voltaire répète à tout inoment , qu'il u"a vouhi , 
en cohimejuant Corneille, que former le goût du public, 
et ne laisser aucun (Joute aux ,étrangftrs sur la langue; 
et il faudrait être de bien mauvaise foi- pour ne pas re- 
connoitre, avec le Dktionnaire Historique, quil ne 
pouvait guère mieux remplir ce double but ; que son 
Commentaire , malgré qu€U|ues inadvertances ou (pjci- 
. ques méprises , n'en est pas moins , en général , un 
chef-d'dbuvre de raison et de goût , et un vrai modèle en 
ce genre, pour la clarté , la précisiori ', lé naturel , la' 
noble simplicité et les grâces du style. 

\ On a prétendu, dit Laharpe , que Voltaii^ avait 
„ manqué de respect à Corneille. On ne peut le IpAcr 



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26' NaXES 

ji davantage ni miétix : car on n'a loue que ce qui devait 
» l'être. — Mais il relève cent défauts poui* une beauté ? 
» — -Il fallait h'u'n le* relever , puisque tant de gen« sont 
» tentés de 1rs jprendire pour des beautés. Ces défauts 
» exisunt-ils , 011 iiVjt^isiéni-ils pas? - 

« Le styleest daiis Corbeille , dit ailleurs ce célèbre 
>. Critique , aifssi inéf^al que tout le reste. Il' a donné , le 
;»» premier, rie la noblesse à notre versification : le pre- 
* hiier , il a élevé notre btn;^uc à la digiiii^ delalia- 
» gédie ; dans ses beanv morceaux ^ il semble impriifier 
» au l;jngai,'c la .force de ses idées. Jl a des Vers d'nne 
» beauté au-ilcssus de laquelle il ny a rien.... Mais 
» à regard de la pureté ^de l'éjégance , de l'harmonie, 
j» du tour poétique , de toutes les convenances du style, 
» il faut voir (jans Hexcellent Commentaire de Vdtaire, 
» tput ce qui a manqué à Corneille, et tout ce qu'il lais- 
» Siiit à faire à Racine «,. • 

^N'admirons pas dans^ol taire, et , au contraire ,. dé- 
plorons le triste abus qu'il n'a quç trop souvent fait d'un 
des plus beaux talens qui aient brillé sijr la terre; mais 
ne lui imputons pas non plus h crime jusqu'à ses vrais 
titres de gloire, et ne portons pas la prévention et la haine 
jnsfprà méconnaître en lui , contre tputc évidence , \in 
dés meilleurs juçes. et un des plus grands mlîtres'que 
nous aybns eus en matière de littérature et de goût. ^ * 

Cet examen d'^//m//e pur TAcadémie est analogue 
à celui quielle avait fait anciennement du Cid , et c'est 
Laharpe qui nous l'a fait connaître , en Le joignant à son 
Comnientaire. Jl est étonnant rrue Marmontel nVn fasse 
aucune mention dans sa Grammaire, où , en indiquant 
à ses enians , comme très-utiles à lire , les Remarques de . 
d'Olivet sur Racine, ainsVque les notes de Voltaire sur 
Corneille, il eniappelle de rAcadciuie sur Molière , sur 



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Xa Fontaine, s 
J^aifl toutes ce 
l'existence snr 
été , à ce qu'i 
donc devenue 
nous font-ils 
dont nous de 
veut , a ses éc 

^ Eoileau ( 
lltalie , avoir 
faudrait pour ( 
exempts de fa 
fussent exacte 
taire borné à < 
fît concevoir h 
ques grammat 

,i:"Abbé d'C 
rai , exécuter < 
"les prosateurs 
I.o, qu'en frar 
prose ne sontp 
toutes choses • 
dans nos l>ons 
en prose les p 
manqué de o« 
la trouver tout 
que , pour qui 
styles , comme 
peut-être , il } 
et quelques fc 
maiquée entre 
que ce qui est 
cire pas une 




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DE LA PRÉFACfî . if- 

la Fontaine, surBoH^au , sur Qiiinaull , et sur Xabruyère. > 
J^ais toutes ces remart|wcs ou notes dont il nous rë>èle 
l'existence stir ces divers écrivains , et dont certaines ont 
Clé , à ce qu'il paraît, en son pouvoir, que sont-elles 
donc devenues ? Pourquoi ceux qui les ontrrecuçillies , 
nous font-ils regretter de ne jouir encore que de celles 
dont nous devons la pubricatiou h Laliarpe , ou , «i Ton 
veut, a ses éditeurs ? • 'P 

4* Eoileau désirait que la France* put, aussi bien que 
Utalie , avoir ses auteurs classiques., et il pensait cpi'il" 
faudrait pour cela un certain nombre de livres déclarés - 
exempts de fautes dé style, ou dont les fautes de style 
fussent exaèteraent relevées dans une sorte de commen- 
taire borné a ce seul objet. C'est ce vœu de Boijeaiù ([iii 
fit concevoir a l'Abbé dOlivet le projet de ses Remar- 
ques grammaticales sur Racine. 

,11'Abbé d'Olivet pensait qu'il valait mieux , en géné- 
ral , exécuter cette sorte dé travail sur les poètes que sur 
les prosateurs ; et deux de ses principales raisons , c'est : 
l.Oj qu'en français, les différences entre les vers et la 
prose ne sontpas grammaticales pour la plupart ;i.°, que, 
toutes cboscs d'ailleurs égales, il y a moins à reprendre 
dans nos lK)ns ouvrages en vers , que dans hos ouvrages 
en prose les plus estimés. L'Abbé Desfontaines n'a pas 
manqué de combattre cette Opinion , étonne peut que 
la trouver tout au moins liasardée. D abord, il me semble 
que, pour quiconque ne confond pas les genres et les 
styles , comme on ne le fait que trop souvent aujourd liui 
peut-être, il y a pour les tojjrs , pour les constructions , 
et quelques fois poîir les tePmes , une différence assez 
mai'quée entre le langage de la poésie et celui de la prose; 
que ce qui est une faute eu prose , pourrait souvent n'eu 
cire pas une en vers, ou méirie y être uu agré^nent , 



/ 



y 



lO 



s »• 



^ "SOTKS . - , ' ■ 

nue Lcaui^o. Fiisijjtc , corn mriit se por^aflrr cpi'il y an- 
rail pttis à rf|)r('M(}reMl;ifH fc .pltisCxacl (les prosateurs, 
que ddus le j^tns exart des |)oèt<js? Oui , pcrjl^Jtfe , eu 
passnin au\ portes toutes les lihèrl/s,, ou , si lorj veu.t 
t^ les If -s lieetiees d'ns.ige rpie comporte leur genre d"é- 
erjre Mais en ser.'ijf-ij de même , si l'ouyoulait les iu'>er 
rJaprès les niV'iiies principes, et avec là môme sé\ érrlé 
tiiic les pros ilciiiN ? Ali resjr , pour le W-rifier , il uy 
•urait qiùi «x-ifrMmT aver le |>lus granil scrupule , i.int 
Mr iri(»nr.Mi\ de n(.s.-meill(>^irs poètes, et tant de inor- 
((':vi\-i\r nos meilleurs 'pro#v.;Hciirs à-|»eu-près d(« | ;, 
iiiMiir «'iriHliU'" et dans les^ :;fnn's le plus analogues. 
' iU'iriiK-. (|ui avail renj de la nature , loieille la 
pfis srnsdiic , et le \m:\ le j)||is driir,.) (U-s eouveuaU((s , 

' ^" ' '^'ii" '"''^'^ ■ ^^*' ^("*"'' i U)'|>orl a ur<' «'[.lit hi seiem e 

«liK ni()l j»i4[»i<' cl dc^ clïrlsd/- Pliarmouie'. science s.ius 

'•"i"i"*' ' '"^'uuie iurmc fjui a le pins (}.e ^'(-nic," no ix-cl 

])^p être nu ^Maufl ê-i risain ; parée rju?» le naturel le pins 

lieilreiix ne prfKliiii rien de parfait , et rpie Part seul liri 

«!onne ce (jiii lui maiK|iie. Racine étudia , cet ai t avec, 

i>espréau\ , et iVm sait ([ne persr)nne ,i\aui lui ne l.i^ 

poric aussi loin. Sojj e\])ressif>n est toujours si.^lieiirense 

>ei si natnrelle,ï|u"ilne parMt pas rpTon ait pu en trouver 

ii,ne antre , et iliafpie juot est placé fie manière rriron 

n'ima£,Nnc |)as fpiil ail été possildede le phu or autrement. 

l.c tissu de sa diction esi tel , qu'on uy pyi'it rien aJfjUv- 

tei- , rien retrancher ; c'est ini tr)nt ffiii senihie éternel . 

S< s inexaclHljdes mènressoitt souvent dc^ sacrifices faits 

*]):»r le bon sens . et rieri my serait plus diffuile fpie do 

refaire un v^ms de Racine. Aid jfa enrichi not^îîwigup 

dnn [)lus f:;rand nond)re de iournjires. IVuKnVst hardi 

avec j.lus de honlieur et de prudence,, ni iiȎtaj)lioriqno 

avec plus de'i;face ci de justcxsse ^'miL ii'a m.Hiié a\rc 



plnscFémjiire i 

d<' Mérité un in 

cnt<ndu la pc 

les ressource.s < 

des idées. Kn/i 

de Virgile. ( L 

^ Nos meil 

. suivant JVIarun 

Fontaine , (^uii 

ses Ixdles pièci 

fugilivi'S ; Mu 

( écrites avec s( 

nés , connue ! 

cal , Bossuet , 1 

LarochefqUcai 

gné, Voltaire 

l(;nrl>ert , J. J 

bon Rolliri , < 

(f V^oj là , dit' 

» [grammaire 

Ne peut-oi 

seau , "et , f)OU 

<îu>i de Saint-! 

e// drccc .* 

Ouoi(jir*il ^ 
trci ici^eu co« 
a aucun (pii ai 
l)'aillenrs , s. 
plus à repr< 
«l.ius les me 
comnie lui e 
sur 'les .])oèt( 
p!,;isir , parce 



1 



\ 1< 



JJK LA PUKFACK i^^ 

i)lii.s cFpm|tirc un idiome soumiiI rcljcllc , ni .ncc })liisfl(' 
«Uxterilr n\\ iiislnini(Mit toiiioiirs (lilÏHilc"; nul n'a Hiicux 
(«iiU-ndii la période; poéli(jne ^ la , variété des Lt-surcs , 
K'.s rcssonrccs du rliylliine, rcurliainciiK'Ul cl la- filialioti 
des idc'cs. Kri/iii , sa pcrft'clioii }>(Mit éiio <)j)po,s(V'.à celle 
de Virgile. ( Jinliarpe , Cuuri de LilU'ralurc , h>nic f^.) 

^ Nos meilleurs écrivains , nos Glassiques sont , 
. suivant JVIarnu>ntel : en vers, Racine, Despréaux, La 
Fontaine, Quinault dans ses hellos scciu's; Voltaire dans 
ses belles j>ièces , dans sa i^leniiade , et/<ta>i^ ses pf>ési( s 
fuf^ilives ; Molière dans celles de ses comédies quil a 
f écrites a.\ec soin , et (pi(J(]Ui',s-uns de iios«|>oèles«jnoder- 
nes , connue Saint-J>auil>ert et JJelille : en .prose, Pas- 
cal , Bossuet , Fénélon , Flécliier , Bourdaloue ,]VIassillon, 
LarocliefqUcault, Pélisson, Labriiyère, iVlu(iarnc' de Sévi- 
giié, Voltaire encore, Montesquieu', Vauvenar^'ues ,d'A- 
lenrlx'rt , J. J. Rousseau , liuffon , Tliojnas, Duclos , et ce 
bon Rolliti , dont le sJvIeest si sai,'e , si naturel , si pur: 
<.' V'^ojhi, dil-il à ses eufans , ■ V(.)lre dernière école de 
» {^'ramniaire ». 

Ne peut-on ,j)as y j(»imlie , ponr les vers , J. H. ]\oiis- 
seau , "et , [lour la j.rose , Maririoutel lui-même , Jier/iar- 

diN de Saiiit-Pierre , et rautenr du k'oviv'c d' Atiacluii\<i'i 

, t ^ • 

e// drccc * . "*" 

(^)uoi(|ir*il eu soit, les prosateurs ne j»o!ivaieni eu - 
trei iei^en coueutsi'( uec a\ ee Ie.s.j»oèles . p.uce (jti il n'v ( n 
a ancun (pii ail eK'. (jue |<' sac lie . coiuHiem<'' pour le st\ I •. 
7)"ailleurs , s.iUS preiMidre , (•omme d ( )li'vel-r-qu il -, i- 
j)lu.s à reprendic; diius les laeilleuis j)rosatx'»l4^rs (j .' 
d.ius les meilleurs joèles . je peirs'- ;iss"z NoJonuei , 
<'(jmme lui et comme Ljliarp( , (jne les Co;rii!i<'ni.aii . :; 
suries .j)oètes sont cetix fjuiise' loiit liie avec !i; j.lii.', e'f 
p!,;isir, parce .que les veri ont. en :;énéial , plus d"c»Lir. t 




A, 



y ■ 






C 



' NOTES 

cLJtî la proscv, et (pi'ils sont pour l'esprit, comme des 
icux dcrèpos où il aimeà sarn^tcr. , 

D'autres décideront quçl.est le poète qui ,.apr^s Ra- 
cine , mérite Idpïus par lui-m<^me d*(^rc lu pour^ Iji 
langue. Ce que pçrsouiie sVèmeiit ne contestera , cVsi 
que lioileau, La Fontaine, et .1, B. Rous»«*au le mérileat, 
chacun, plus.ou^noins. Mais nous n'avons )uscprici wjr 
-eux aucun.Coniimutaire qui puis wêtre d'un grand w^couri. 

ïl n'en est pas de mc^me du Commentaire de I>aUar|)é 
«ur Voltaire: quoiqu'il ne soit ^uère qu'une ejwjuiJj^e , 
il offre un assez faraud nombre d'excellenu-» o1>s<tv a- 
tions jK)ur mériter d'àtre considté. 

Celui que nf*»us avioris'Tâe 13nl sur Molière, pouvait, 
/sans être mauvais , en laisser dé^iref un meilleur: îious 
allons le devoir à un^cadémicieu reconnu pour un de 
nos Crili((nes les plus judicieux et les plus éclairés. 

Quant à cc'liii de Voltaire ^Tur Corneille , iUuKii, ])Our 
rendre la lecture de ccderiHcr poète presque aussi indis- 
pensable que celle de Racine. ^ 

7 Les Remarquer de d'Olivet ont néccsairement pré- 
cédé le Racine vengé Ac Desfontaincs, qui parut en I73g. 

Les Remarques de Louis ^Racine sont, tie i yiii ; le Com- 
mentaire dcLuucau,' de 1768; celui (le Laliarj)e , ae.\ 
1807 ; et celui de Geoffroy, de 1808. Miiis celui de 
Labarpe, qui na été publié qu'assez ioug-ieinps après la 
mort de l'auteur, avait ét(i composé en i rgS- et en l'jc)^ 
'» Il parait qu<r 1^ Corn )uei\laire de Voltaire sur Z^V'/c'- 
/j/ce avait ])recédé celui de Luueau. . 

Quant à TexaMicn iYAlJiali^* par rAeadéinie , \m !<• 
trouve annoncé dans une étlitifxa de<î Remarques de dO- 
livel , sous !a dave de 17^)7 ', ui;:!S il n'a paru ()o;ir la 
première fois qu'avec le Coinmeuiaire de lialiarj)e. 

" J avais voulu d'abord embrasser diH^s mon plan, 



toirs nçs plus g 

j'avais déjà cora 

t'avais même à- 

tous , sur Corr 

langue , n'en n 

même , et par 

tjoh toute parti 

plan était beau 

il ne irrfiter et ; 

|. Alors , j'ai dû 

faire passer le 

le premier en r 

si je dois tente 

Ces sortes < 

mortalité , je b 

cbe le ryxieu, m 

I bli. Mais quel 

C'est uniquem< 

santquelqucssi 

et en Littéfali: 

ambition dé(:u( 

uià jeunesse"}] 

meut , dans d 

pr'emfiers goûtJ 

rj: de réiwpiencc 

I *de n'avoir poi 

f doute ,ie ne ni 
*i -^ ' ■ 

3 ])as assez de ] 

I ^ ^^, propc 

I inen taire de B 
- Il répondit ce 
» bas de tout( 



1 



y 



» admirable , 



T)K I/A PREFACE. 3i 

toirs nçs plus grands poètes dans \cb divers genres , et 
j'avais déjà commencé mon iravail surquelriues-uns ; je 
Vavaià même à-peu-près terminé sur le plus anden de 
tous, sur Corneille, qui , sans ôtte classiqale j)Our l.x 
langue , n'en mérite pas moins à cet ég^ud , et par lui- 
même , et par le Commentaire de Voltuire', une attcu- 
tjori toute parti^lièi'e. Mais j'ai iroui^é ensuite que ce 
plan était beaucoup trop vaste, et je me suis décidé 
à ne irrfiler et à ne produire qu'un .^eûl poète à-ia-Cois. 
Alors , j'ai du donner la préférence à Racine., et le 
faire passer le premier , puisqu'il est incontestablement 
le premier en mérite ,> sinon" eu date. Je verrai plus tard 
si je dois^ tenter la même épreuve pour ly autres. 

Ces sortes de travaux ne me conduiront pas à l'im- 
mortalïté ,-je le sais , et les grands jioms auxquels j'atta- 
che le mien, ne le sauveront ni de l'obscurité, ni de Vcni^ 
bli. Mais quel est mon but ? quCUe est mon ambition ? 
C'est uniquement de pouvoir être un peu utile en fournis- 
santquelques secours pour de bonnes études en Grammaire 
et en Liltéfalnrc. Si ce bîit n'est point manqué , ni cette 
ambition dé(-u(^, je suis assez coulent. 'Passionné dans 
ma jeunesse "pour la gloire littéraire, j'eusse probable- 
ment, dans des circonstances plu«s favorables à hks 
nr'emfiers goûts, aspiré aux ])almes delà poésie ou à celles 
de rébxjuence. Mais je suis aujourd'hui plus (jue console 
I 'de n'avoir point jiaru dans la .carrière, dès que, sans 
I doute , ie nemV lusse T)oint<listinijué de la foule. Nya-t-iP 
i })as assez de ]>oète.s ou doratoiirs médiocres, sans moi ? 
i ',' 9 On proposa un* jour à Voltaire de faire uii Coni- 
I mentairede Racine, comme il.fuisnit celui de Corneille'. 
I II répondit ces propres mots: « il n'y a qu'àmeiire .lu 
: .] » bas de toutes les pages , beau, pafl.ic/ifjue, harmonieux, 
j ■ » admirable , etc. Il ic présenta uJ^e occasion de tairo 

», ^ ' 

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.32 NOTKS DK LA PREFACK. 

voir coin}>ien rc .senti mou L était sincrrc. Il a commenté 
\i\ Bérénice (îr Rax iiir , iiiiprijiiéoxtaiis iinint^riH" voliune 
que celle (!<• Corneille ,| cf te Coiiinieiiiateiir , en rele- 
va;H ffuelanrs eiidroils.tm le style se re.ss<'nt rie la lai- 
l)less«' <IiJ sujet, ne ec.SvS<' d'ailleurs de faire remarquer <■ 
<l;iMs ses n(Xcs , l'iiH infini qiu» K; poète a employé , et 
Irs'ressonrGes inroiueviibhs (lui! a iiouvées d.uis son ta- 
lent, pour r('ni{)iij eincj j^tcles avrr si ])eiK<le élusse , et 
varier par les n^i.iuces délirâtes de tous le.s sentimens du' 
cœur, (;rue- .silUtilion d(/nt le Innd (;st toujours le luême. 
(Iiali.ir|ie , Coiif.y rlc Litlératurc ^ luriic if'./uii^'e 43j.) 

'" Vau;;e!;i.s .'hait ];lus aueie'>lu"Kj^eiit doîiiié <it 
r\en>'|)le , .et Joéiité ( et .eh-ç;/'. On ne JKiil , rouime lu 
dit 'J lioiii.i.s CJorn/ ille . cjnètic IVappédi' cet air d liou- 
nèleté qu'où tA;ou\ e réj)an(.lu parioiit dau.s .s< s l\en)ar(jues 
Kt^ )US(|U 1)11 iTa-t-d pas porté la déli( iMesse ! Jl'I^e riorume 
j.-^mais auejiu des auteui>>j44^l repreiid . ^i^''f||^'>u mori ; 
<-t, fjuelque*A>is , en laiss.uit la f-nMe,- ri (liaii.c le-i jii(^ts 
pour em]>èelier<|u<>n Me reconnaisse r.iuteiir 

Ti'.\radémie ne sest paseonduile d'ijur manit reTuoius 
lo\iàl)le dans son exa.meu (lu CH^Las [M>|ilesse a\ rc la- 
qi)ellé elle re-'icnd les deTiuls . ivsi r„,»lr a (elle-du siv- 
le. V^ollaire, (jiu eji iVut la reui.ir<jue.«u pund rfnx'asien de 
.s élever contre < cs rrilj<|ue.s jaloux ei^^»>sier-> «jiu; le lu*-- 

rite d.riuriii pend si ruri/-ux , qi^''^ '''•" «:<»nnaJss<'U,t plus ni 

* ■ ' , . . ) . ■ . 

raison ni bienséance. c( C'est , dit-il . uur iMi^crpii attaque 

I les peiiis .'luieurs , et sui tout (eux qui iToitt point eu 

/ d'/dùcMliou >■. 

. ■* - ' 

.,• Il> DE LÀ rr-tlrACE HT !•r^ tf-)!l5. 



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DE LA 1 



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otis Ractni 

à l'abbc d'CMi 

Théhaïde , e 

rpi'il falla'it ft 

jeune hommf. 

coup iTèssni 

prétendre ([u'i 

Mais ceux (jm 

peu difficiles , 

na'itro^t , avec 

f>rand talent 

les verx y et il 

hien. écrits p 

cation. Mais 

défauts de ^ 

purge la, scît 

exeniplp et t 

siihàites , les 

roManesqiie, 

Hival diu^< le 




ÉTUDES 

■■■-'.- * ■ . . ■ ■ '■ 

DE LA LANGUE FRANÇAISE, 
SUR RACINE. 



i- 



»vr #»*^ ^>*^^>*^' 



LA THÉBAlDEj 



i 

>7 



OU 



, LtS FRÈRES ENNEMIS. 



l-/oris Racine et l'abbé Doslontalncs ne pardonnent point 
il l'abbé cl'Olivet le mépris qu'il semble avoii* fait de la 
Théhaïde f en alléguant, pour seciispenser de l'examiner, 
fm'il r.illa'it fermer les yeux sur le coup d'essai d'un 
jeune homme. Us sont loin de trouver que le style de co 
coup dressai soit si. mauvais; le second va niéniir ius<iu';i 
prélendre qu'il n'est point inférieur ii celîti des autres pièces. 
Mais ceux (jue les chefs-d'œuvre de l'auteur ont rendus uu 
peu difficiles , né seront pas toul-à-fail decet avis. IlVtc^-on- 
n.dtro^t, avec Laliai'])e, dans la Tltébaida , le f^erme d'urt 
f^rand talent poétique , de la disposition a bien tourner 
les vers , et ils y remanpieront quelques morceaux assez 
bien écrits pour annoncer déjà un bon goût de versifi- 
cation. Mais ils n'y retrouveront que trop •>ouvcn( tous les 
défauts de goût et de style dont Corneille n'avait pas 
purge la, sct ne , ou que lui-mémr' avait autorises de sort 
exemple et de son nnm\ la froide necherche des idées 
subifHes , les locutions fSmilihes et le ton de f^alanferio 
romanesque, Lrdiu , la <li<tioii incmr , la dicliun propre- 
i/ienl dilc-f le^jr parwiiua en .t^'c-iiér.d uuin vi< icuse que l^ 

.1 




V 



wmiimmimmtm^''mmim 



mmmmmmis'ii'^mimfmmmmnfmimÊmmimm'i^ 



T 



f 




Q 



a ETUDES 

Btylç ; et ils sentiront qi|« ce ne serait pas» certes, une petite 
tâclie «pie il'enireprei^ire d'en, faire connaître toutes les 
fautes^ „ . 

. • ■^ , ' "■ 

1 , Mes yeux, depuis six mois , étaient OQVerts »n% larmes^ 

.£t le sommeil les ferme en de teUes alarmé» f ' ' .-^ 

N Puisse platèt la mort les fermer pour jafnais!. » 

• 

LxTNEAU DE BoisJEiiMÀiN. Louis ïUclne» df^sapprouv^ 
meif yeux ouverts aux larmes : nous croyons cettb' expres- 
sion poétique ; mais notis>pensons^^u^i qu'il aurait pu relever 
lé concetio qu'on trouve dans ces vers , et qui, déplace par- 
tout , Test bien davantage dans la bnuv.Iie d'une mère 
aùlif^ce. - 

LAHànrE. L'idée des yeux ferméi^ par la mort naît û na- 
turellement deceïle des yeux fermés par le sommeil ; elle 
est, d'ailleurs, si conforme à la^situation, que je ne puis y 
voir aucun conceUo , c'est-à-dice^ rien qui ressemble à un 
jeu de mots , ni à un rapprochement forcé. 

Lès yeux ouvt^ts aux larmes sont une fort belle expres- 
sion , et Louis. Racine est si loin de la désapprouver, qu'il la 
met au nombre de celles qui ont fait dire si justement de 
l'auteur, même par ses contemporains , qu'il s'était fait un 
style à lui, une languejjoétique qui lui appartenait. Voici 
les expressions de LouiitHacine v « On ne dit pas ordinaire- 
» ment ortcnV les yeux aux larmes; cependant, cette 
)) expression est ici fort heureuse , et. fait entendre que, 
x> depuis six mois, JTocaste, au lieu de dormir, ne fait que 
)> pleurer n, ' , . 

yj'est aux lecteurs à si demander ce qu'ils doivent penser, 
ou de la bonne foi, ou de rinlelli"fence d'un commentateur 
qui commence par faire dire à un écrivain très-connu tout 
le contraire de ce qu'il a dit. ^ 

(J^3^ La remarquedc Louis Racine est telle, en effet, que la 
rapporte Laharpe^ et l'on ne conçoit pas que Luneau ait pu 
l'enlemire comme il a fait. Mais, sans prétehdre condamner 
Tcxprossion dont il s'agit, me sera-t-il {Permis d'avouer que, 



DE L 

si elle me paratt i 
trouve pas ëgaiei 
n'ouvr» lis yen 
clarté « à U lumii 
sert à la viskAij 
sembl0 qu'on ne 
pour ^f^n^r mm 
'idu dedans,,, mais i 
vrir étant le, cci|j 
yev» ^u*au:^ehos 
sition, les ferrti 
larmes , eonime 
iwpe I à àïi/ierm 

■* " - Non , Pamoi 
lie ferme po 

Mois je yeux q 
qu'elle rende .^^u 
vague ? J>ftff^^/< 
jnois , sfgniticHL- 
^ue pleurer i au 
seulcmexvt , /f» p 
\ absolue du somni 
il fifudrait,. je cr 
Tnenf, nuU eu ^ 
effet} ne peut-o 
ne faire >.depuis 
un peu par ii^ter 
pleuvoir t-iïe ven 
contin upllamen < 
seulement , pnssi^ 
plus souventm à 
semaines^ ne U 

Quant qiiL Con 
est, certes , bien 
difficile encore d< 




yr 



■ k' 




\l 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 3 

si elle me paratt netive et poi^t^^uc à oeiruias égards , je ne la 
trouve pas ëgalement jusie et précise» H me semble qu'o/s 
n'ouvre lit y9ux, ou que les yenx né s'ot^nnt qu'à la 
clarté « à U lumière, aux riiyons> et , en général ,- qu'à ce qui 
sèrl à la visio>n , ou peut lètre l'objet de la viiioa : il me 
sembl0 qu'on ne les puvre point pour canner irnidif mais 
pour ^f^nerwntrêa , qu'on ne les ouvre point à de^cbeeef 
'idu dedansj^ mais à des obosesdu debéib : il me semble qu'oie, 
vrir étant le çqiiiraii^ d^ fermer ^^ on ne peut ouvrir le* 
yevx qu'a u:s^ choses nâèmes auxquelles on pourrait^ par oppo- 
sition , les ferrtier. Or » il>ràit-*on , fermer les yeux aux 
larmes, eonime Molière, Éar exemple, dans le Misant" 
itppe , à dit^rwsd/- les yeux à. des défauts : 

■* " - Non, Pamour que jc^ens pour cette jeune veuve, ' ' 

"Referme point mes yeux 'aux défauts f\}x' an lui treuve ? 

. Mais je yeux qu^ rexpression soit juste:, est-eUe si précis 
qu'elle rende. ^ou(e là pensée. dèi'auteur sans y laisser aucun 
yA«\ifi't Jd es, y j^fi^. étaient tiuverts^afix larmeis depuis six 
mois , sTgniâM-il hïfiu_,Je^e/aisa.i^, depuis six mois i 
^ue pleurer 3 auUeu de dormir?\l\ me semble qu'il siguifie 
seulcmen.t, j^ pleurais depuis six mois , san^ excLusiaii 
\ absolue du sommeil* l^our que celle.ç|Xolusion y.fùt qompi>se« 
il fifudrait,. je crois, qu'il y.eut,.j!ra/»J cessé,, eontin-uelle", 
ment, nuit et jour ^ ou quelque chosç d'approcliant. Eu 
effet , pe peut-on pas plçvrfir dep^^f, six mois , ou m^mô 
ne faire >.depuis ^ix mois , queplçfJriÇF, et cep^oc^^^t dormilT 
un peu par intervaUe ? Il ne faifdçp^is ^ix fernaines,^ue 
pleuvoir, ^e veut pas dire que^^dopuissix semaines, il pleut 
continufillament et sans .lAmqi,njçlre interruption , mais 
seulement , pnssque taujouN.» .■ ou à tout moment , o\x la 
plus souvent. A plus i'oi^te raison > il pleut depuis six 
semaines, ne le dirait-«il pas.. 

Quant ^vL Concetto ou confetti ■, repris par Lunean , il 
est, certes , bien difiicile de ne pas le reconnaître^ et plus 
difficile eocore de le jusliQcr. Et notei bien que le eoncetti 



^/ 



% 



4 ÉLUDES 

est cnèore double ; qu'il a lieu, d'abord, entre le premier verf 
et le second , les yeux ouverts aux larmes , et le^ yêujt 
^ fermiès par la sommeil \ et puis^ entre le second vers et 1« 
trpisième , les yeux fermés par le sommeil, et les yeux 
fermés par la mort» C'est cette duplicité, cetteniéiteration 
surtout qui > il mon avis, le rend vicieux, choquant» 
parce que rien n'est plus conjroire à la véritë , et" que iC# 

?i' est point ainsi ^uû parle la nature K - "^ 

< , ♦ , .■ 

; a Que l'on coure ayertir et hliter la -princciasA. '" ._ 

■ A' . , ' f , ■ ■ ■ " • 

I GtoFFi^oY. On dît se hâter ^ mais hâter quelqu'un n'eal 

/^ pas (l'un usage élégant, quoiqnerAcadëniip l'autorise : hâter 

s'applique mieux aux choses. Jexrois qu'il faudrait permettre 

I - ' aux poètes de l'appliquer aux personnes. Dans les premières 

cjifious, on lisait: 

'i -^ ' ' ' ' . ■ ' 

Que l'on aille au plus ylle avertir la prîneesse, 

•♦ 'quel<|u'un, était en usage 'au temps de Bacine. On se hâte y 
» et on presse quelqu'un. » Il ne pense *donc^as qu'on 
puisse A J^cr les ])ersonnes comme les choses^ et si l'Académie 
l'autorise, ce n'est sans doute que dans des phrases du style le 
t)lus familier , eommejcelle qu'elle donné pour exemple dans "" 
son Dictionnaire : //lî/c^ im ;>fi/i ctfj^(ff/xj-/à ; ou comme 
celle-ci du Dictionnaire de Trévoux' : «Sï /'o/i »« A/i^tf /ef 

ouvriers ^ ils font bien peu de besogne. '^ ■ ■ ' 

Suivant Roubaud, on pourrait Aaferquelqu'iïn, comme le 
presser : «On hâte et on presse les personnes , dit-il, en les 
)> excitant K hâter ou h presser leur trax*^ail, n 1\ montre 
très-bien , au reste > la différence de signification qtt'il y a 
entre ces deux verbes. «Jï^^r, marque une diligence plus 
)) ou moins grande et soutenue i presser y une impulsion-, 

>> forte et de la vivacité sans relâche Le moyen le pins 

» sûr de faire à' propos et bien, est de se hâter lentement : A. 
» se presser p il y a le risque de ne faire ni bien , ni bien- 
» loi.... L'homme actif el diligent hâte. L'iiumme ardent et 
» impétueux y7rej je • »^ 



DE L 

Eo^y lime I 
nejierait pas touj 
rait biéki être aui 
le comprimer , 
assex incertain, 
presse : On l'a ^ 
pondre, etc. 0\ 
complémen^il f 
mi nent,< comme 
cheval i vous n'( 
presser, \o n'ira 

3 Mais ees c 
La race de 

LoDis Racini 
expression. 

L. H. Je crois 
serait plat , et qi 
est, et commcj, f 
Tnuns semblent 
monstres rei^duj 
ti"ès-4)ien^ En'efjFi 
le nombre , et vi 
opinion com/nw 
hommes , sans di 
dire celle des ho 
communs , des 
forfaits et des m 
» de l'histoire , 1 
■)j eux, il y en < 
membres de ceti 
mots. L'iînfait e 
l'autre , que dài 
même parmi les 

(f^ Cette ob 
rait^crvifàrcfaii 



^ 



•^■f 



DE LA LANGtE FRANÇAISE. 5 

£o^, U me semble, ^ moi, ^e presser quelqu'un , ce 
nejierait pas toujours le hât^r, qm faire hâter ;c[iM ce pour- 
rait biéki être aussi soovent le poursuivre g le serrer de près, 
le comprimer , etc. En général , le sens de ce verbe serait 
assex incertain , si Ton «n'avait pas soiii de dire pourquoi l'on 
presse : On l'a pressé de partir , de y expliquer, de ré- 
pondre, etc. Ou quand le sens n'est pas déterminé par un 
complémeaU.il faut que les circonstances du discours le déter- 
minent ,<comnie dans ces exemples : Si vous nt^ pressez votr» 
cheval i vous n'ai^iverez pas de jour : vous avei beau mt 
presser, \o n'irai pas plus vite, 

3 Mais ces r?onstr«s , hélas! ne t^éponvantent guères, 
La race de Laïus les a reodus vulgaires. 

LoDis Racink. yuîgaires , pour communs , mauvais» 
expression. . 

L. H. Je crois qu^^^c'est tout le contraire; que communs 
serait plat , et que îùulgaires est élégant, par la place où il 
est, et commet épi thètë de monstres. Des monstres corn?- 
muns semblent répugner à la pensée et k l'oreille y maïs des ' 
monstres rei^dus vulgaires^ devenus vulgaires, s'entendent 
trà5-4)icn^ En'effet, commun exprime plus particulièrement 
le nombre, et 'y/i/^arVe la qualité. Ainsi, l'on dit, c'est une 
opinion comjnùne , pour dire celle du plus giràn^ nombre des 
hommes , sans distinction ; c'est une opinion vulgaire, ytour 
dire celle des hortimes peu instruij^s. De même , des Jorfaits 
communs, des monstres communs ^ présentent l'idée dès 
forfaits et des monstres en grand nombre. « A-ielle époquo 
» de l'histoire , les monstres étaient communs ; mais parmi 
)i eux, il y en eut qui n'étaient pas vulgaires a : Les deux 
membres de cette phrase^^ marquent la différence des deux 
mots. L'un fait entendre que les monstres parurent en foule j 
l'autre, que dans la foule il y en eut d'une espèce rare, 
même parmi les monstres* 

J^ Cette observation, plus encore que judicieuse, pour- 
rait iscrvif à refaire Tarticle assez-supcrilçiei et assez, incomplet 



VÎW: 



vi- 



n 



6 ÉTITDÎES \ 

* de XMÀ Girard sur la synonymie de9 IdaM mrdinairê, Cùn^ 
m»/» et vulgaire. Cependant oii petit y («prendre quelque 

lëgéreinexaclilude. Sans doiil^y tfoiMmîiix expnmelenombwu 
et il rexprimcrait pitriiculi^emeot dans le vert de Eacine, s'il 
y était employé. Mais il p«at très-bien se dire aussi relative- 
ment à la qualité, par opposition à distingué, h noile : Il a- 
l'air commun^ un langage commun.,*des manières com' 
munfs'j oûpoùr nifMiocrt^ et peu estimable d'ans^^^genre : un« 
invention Commune , une pensée commune, *nH discours 
tréf-com,mun. C'est mAme là, je croîs , ce que sigoiiierhit, au 
moins par soi-même, c'tfj/ une opinion commùnoy et nul- 
lement, 'c'^j^ / opinion du plus grand nombre. Il faudrait 
pour ce dernier sens, qu'il y eût : C*est l'opinion com^ 
Tnune, et non pas , c'est une opii^on commune. 

De m^me, vulgaire se dTTT'sans dou»è, dans lé sens de ». 
has , àe' trivial, ou par oppusition à^ distingué, h noble, 
conùne dans ces exemples : Jf^oilà des sencimens , des 
p ensées bien vulgaires ; peut-'On voir un e âme, un esprit 
plus vulgaire ? Mais il se dit aussi par rapport au nombre, 
et en très-bonne part, pour qïîi est coiiimun;, ou reçu com- 
munément : C'est une opinion vulg'aire , sî^miie bien 
moins, ^^cut-êlre , c'est lopiriion des hommes peu ins' 
trui ts t-^trame le prétend le commentateur , que, c'est l'o" 
pinion au plus grand nombre des hommes. Pour faire 
entendre que c'est l'opinion des hommes peu instruits ^ 
l'opinion du commun du peuple, ou de cetix qui, de quelque 
état qu'ils soient , n'ont pas plus Uè^lumières que le peuple , 
il faudrait dire, ce me sertîble, c'est l'opiniSn du vulgaire : 
de sorte qn opinion vulgaire et opinion du vulgaire peu- 
vent être dej| choses toul-Jn-Fait diffcienles. - * 

Cela n'empêche pas que a>///^/î»>ej ne soit très-bien à sa 
place dans le vers de Racine, et ne convienne infinimeçt 
mieux que communs, La race de Laïus a rendi^aes 
monstres vulgaires, c'est- à-di ré, les a tellen^ent dllflti- 

• plies et renJus Communs , t'a tellement accoutumé à en voir ^ 
qu'Us ne peuvent plus i© rien offrir dû monslrueux ; cl 



DE JLi 

c*ett pourquoi i 

C^rvoni que vulg 

appelle une^très-l 

la lettre quelque 

"l'ordre de la/natui 

^ jsi4if inft.et de comn 

4 Oui^BTadai 

L. B. Direàet 

Dis les mail 

. Mais on ne peut 
que les effets, 

L. If., Non-seul 
vers ; mais il s*j 
fureur ne se dirai 
rait rien (fe ré pré 

(j;^ Ne sérail 
jamais que pour 
prennent assez s< 
passion , pour les 
peut pas conccvo 
en conçoit une ds 

5 Allons leur 

L. B. Ce qu'ili 
plus cher, • 

L. H. Il fallait 
pour ce qu'ils o 
dire en aucune n 
muu. Ce qui est 
ce qui est le plu: 
propre. 

(f3^ Quoi de 

'qu'une mère, et 

une mère , une é 

de plus cà&rTCe 



DE XiA LANGUE FRANÇAISE. f 

c*ett pourquoi aussi ils ne saurnient i'éponvantor. Ob- 

C^rvoiM que vulgaire jf, joint à mçnstres , forme ce qu'on 

appelle une^très-beUe alUan<^(]e mois ,. tr^onstre sigoifieTnt à 

la leltre quelque chose 4*<^xtraor(lîùaire et qui -est cuntro 

""l'ordire de la/oature , ei vulgaire étant un synonyme i[*ordi- 

« n ai rû..et^c commun. à 

4 Oui ^ IkTadame , (Su m'a dit b furenr de mes frères. 
L. B. Dire se met quelquefois en vers pour raconter:- 
Dis les malheurs du peuple et les fautes des priuces. 

. Maison ne peut pas raconter la fureur y ou .n'eu raconta 
que les effets, • ' 

L. If., Non-seulement dire, -ponr raconter, s'emploie en 
vers; mais il s*y emploie irèsT^legammenl. Raco4te( la 
fureur ne se dirait pas bien ; mais raconter les fureurs n'au- 
rait rien (fe réprëheosible. 

^l^^ Ne serait-ce pas parce que la fureur ne; se prend 
jamais que pour la passion même , et que les fureurs sô 
prennent assez souvent pour les effets , pour les actes de la 
passion j pour les excès par lesquels elle se signale ? qu*ôn ne 
peut pas concevoir \ine succession dans la fureur |„et qu'ott 
en conçoit une dans7(5jywrtf«/'j P.... ■ ■> 

5 Allons leur faire voir ce qu'ils ont de plus tendre, 

L. B. Ce qu'ils ont de plus tendre , pour ce qu ils oiit dm 
plus cher, ■ .' . 

L. H. Il fallait ajouter que, ce qu*ils ont de plus tendre 
pour ce ifu'ils ont de plus cher, n'a pu en iiucuii temps se 
dire en aucune manière. Ces deux idées n'ont rien de com- 
mun. Ce qui est le plus tendre peut trop souvent n'être pas 
ce qui est le plus c//dr. L'expression est ici a b^oluiàieul im- 
propre. - - " _ 

J;;^ Quoi de plus tendre, ordinairement, pour un ^d%^ 

' qu'une mère, et- pour un mari , qu'une ëpous'e ? Cependant , 

une mère , une épouse , sont-elles ^louit>urs , hélas ! ce qu'oiii 

de plus charrie cimq chériue/ii b pluj& lui Els; vuz otari ?».*^ 



-^J. 



^ ÉTIJDES V 

6 Oa t*îiÈ oieroBt bien âuu l«ur noire faKnr, 

Répamlre nôue »wtg pour «Uaqtter le leur. ^ , 

L. B. Une noire fureur, répandre un sang pour ênaUa^' 
entier un antre l'atout ceci n'est que du fktra» : le godi de 
Kaçine , <]ui forma celui des Français , n'était point eûcol'e 



lojine. 



jierfctl 

' L. H. Une noire fureur n'a rien de TépTéhemihle.'Aua-' 
aner un sanges>l un terme, impropre : mais il n'y a rien dans 
ces vers qui ressemble au/a/raj. C'est un défaut que Racine 
nia jamais connu, et le commentateur s'est servi d'un mot 
qu'il n'ententlait pas. .' ' ^ „ 

jj-^ EU bien! ces vers-lh ne sont pas, ^i Pon veut, du 
fatras , c'est-à-dire , un amas coafus de paroles vaines et 
inutiles; mais ne senlenl-ils pas un peu le galimatias? So^i- 
ils exempts d'affectation, et prdsentent-ils un sens bien clair, 
bien nal)urel , bien précis? C'est Jocasle qui parle à Antigène r 
sa fille : elle veut lui dire, à ce qu*il paraît : « Voyons si 
x> ces deux frères parricides oseront bien nous égorger^ (égorger 
» leur mère et leur sœur) , pour Végorgcr ensuite entre eux! 
» S'ils oseront bien se baigner dans notre sang , avant de se 
» bai<^ner dans le sang l'un de l'autre. » Mais e/t-ce bien là 
ce qu'elle a dit, en supposant même qyC attaquer ne fût pas 

.un terme impropre ? Ce\ tes , qu'il y ait fuiras , ou galima- 
tias , comme on voudra , l'un ne -vaut pas mieux que 

■■s . ' ' ■ ' ■* 

l'aulre. ' . . 

^^ Quelles traces de sang yois-je sur vos habits? 

L. II. D'après L. B. Louis Bacine condamne le mot de 
traces en cet endroit ; il prétend qu'il ne convient qu'aux 
impressions *ïharquées sur la terre , mais il se trompe. Trace: 
dérivé du yci'hoip'ahere , et convient par conséquent à toute 
sorte d'impression successive, en quelque lieu qu'on la re- 
marque. 

([Q4 Le Dictionnaire de l A^démie ne laisse aucun doute 
sur la justesse de cette observation , qui seirouve encore con* 
^mée^ par un passage de Roubaud sur l'élymologie du mot 



DE L> 

trace* « Ce mot, 
» des latins forna 
» trace f toujouf 
» quelque irait ^ 
» décrit, indiqu 

8 II espérait 

L. B. De voir 
saïqué et manque 

L. H. Sans d( 
gance. Ce qu'i 
cendre par tui 
par lui de voir 
vrai que le de,5o 
mais il est réguli 
cinquante prem 
conimentateur 
n'a point Xçpris 
J'espérais 

apostrophe d'An 

Non,' vous 
Sacres mur 

Cela prouve seu 
de l'avoir reprisi 
quant au fqnd; 
position de ne 
pèrer. Voici ce 
« se construit 
» ticulièremenl 
» qui le suit 
>j on espérer 

9 Ditps , dit 
Qu'auprès 

Li B. Aupn 



DELALAÎfGUEFKANÇATSE. ^ 

trace, « Ce moi,*dii le savant grammairien, tient au tractM 
» des latins formé de traho, tirer, tirer ert long. Ainsi , U 
» trace ^ toujours plus du moins prolongée, nous reêrace 
» quelque traU de la chose ; c'est le trait même q^ui dessine, 
» décrit , indique la chose. » 

8 II espérait par lui de Toir Thèbcs en cendre. 

L. B. De voir, le de est de trop ; de plus ce vers est pro- 
gaïqué et manqué d'élégance. 

L. H. Sans doute , nn vers prosaïque manque d'cj.è* 
gance. Ce qu'il fallait dire, c'est que voir Thèhes ett 
cendre par lui est une mauvaise phrase ; q«^»7 espérait 
par lui de voir est une inversion forcée; mais il n'est pas 
vrai que le ^^ôsoiudcirop. L'usage a permis de le supprimer, 
mais il est régulier. Tous les écrivains du dernier srièc !e et «les 
cinquante premières années dé celui^-ci l'ont employa. Le 
commentateur lui-même fut averti de son erreur ; ' av il 
n'a pointXçpris dans Bérénice celle même constractioa ; 
J'espérais de verser mon sang après mes larmos. 

JQ^II ne l'ji pas reprise non plus ilgns celle touclianlo 
apostrophe d'Andromàque aux murs dé Troie ; 
Non ,' vous n'espérei<plus de n<ÎUs revoir eucor , 
Sacres murs , que n'a pu conserver œT)n Hector, ' 
Cela prouve seulement qu:il: pouvait croire que c'clait assez * 
de l'avoir reprise une fois. Au reSle, il n'en a pas moins lort 
quant au fqnd ; mais il est cependant vrai de dire que la pré-^ 
position de ne va pas toujours égaWmenl bien .nprès es- 
pèrer. Voici ce que- dit l'Académie à ce sujet : «Ce verbe 
« se construit quelquefois avec la préposition de, par- , 
» ticulièrement quand il est à l'infinitif, et que le verbç 
» qui le suit immédiatement est aussi h linlinilif: /'«r/^- 
» on espérer de vous revoir encore aujourd'hui? >^ 
9 Pitrs, dites plulAt, cœur ingrat et farouclio, • 
Qu'auprès du diadème il n'est rien qui vous louche. 

\,y B. Auprès du diadème est une expression vicieuse. 



# 



1Û 



ETUDES 



- N 



■^ 



\\ 



Bacine aifftil pi^ très-aiscmeiit rendre cette idée pmr un* 
expreMion plus correcte. \ . ■ 

L. H. auprès ne peut «igniEer que proche , à câtâ. 
Abner , «uprè» du roi Aptene» volrc pUc«. 

mais Bacine aurait pu mettre : v 

Que préJ <ia diadème il n'est rien qai tom loOebe. 

cotume il a rai» dans Alhalie ; ' 

Prè» de leurs pawioiU fie» ne me fat sacré. 

/■ ■ -■ " 

et dans Esther : 

Pour vous régler sur enx , que sont-ils près de vous ? 

Prés 4e, pour en comparaison de y est uiie manière de 
parler qui a dû naturellement s'introduire , parce que l'idëe 
de comparaison dans la pensée eatrainc celle du.rapproche- 
ment dans les objets. On a dit ensuite par corruption , au* 
près de,ai\i lieu de ;:;rèj, etil y avait abus, parce que, 
pourëviier l'amphibologie, il convient de réserver cette ex- 
pression auprès de pour la proximité locale. Mais Vau- 
gelas , qui condamne absolument près de pour en com- 
paraison de, et d'Olivet , qui doute qu'dn puisse l'employer, 
nie paraissent pousser beaiicoup trop loin le rigorisme et le 
scrupule. En comparaison de est lâche et traînant , même 
' dans la prose noble , et ne saurait entrer en vers. Pourquoi 
' ' donc se prlverail-on d'une manière de s'exprimer beaucoup 
plus vive et plus rapide, qui ne blesse en,rien l'analogie, 
'et qui ne fait que passer du physique au moral, comme 
tant d'autres phrases qui ont cette double acccpliou ? L'au- 
Wilé de IVaciii^ et celle de tant d'aulres classiques, ne 
snfûl-elle pas pour balancer l'opinion d'un grammairien 
• du dernier siècle , et les doutes de 4'Olivet , critique 
jouvenl vétilleux , quoique grammairien fort exact ? 

Il est à remarquer que l'Académie française, quelque- 
fois plus atlehlive à déposer de l'usage familier qu'à pro- 
rioncer sur le style soulenu , admet , dans l'édition de 1762 > 
* auprès de , pour en comparaison de, el ne fait aulltt 



' DE Li 

mention de pràf 
cette tpprobatioi 
rëdit»on que Voi 
lit lous les autre 
du brigandage r^ 
([Q^ Lcf raiso: 
peuvent être bon 
ces raisons, et Tn 
pas d'ailleurs en < 
voque qu^auprèi 
s'entendre au pro 
qui convenait ra 
^ prés de , c'est an 
la poésie et par l 
qui , suivant le D 
deâ latins. 'Cest 
toujours , comd» 

Le bois h 
Est, au f 

et dans ceuxr>ci d 

Il marcbc 

uâu prix d. 

Lafontaine en 
exemple, dansb 
en parlant de ce 

Les plancl 
La 1 

N'é 

Voyez au reste 
•ur les vers de cei 

10 Et u^ayani 
De tous le 

L. B. L'invers 
au mot de ffran 




DE LA LAlîGUE FRANÇAISE. ii 

mention d© prè4 de, dans le même leni. ]p eai à ctwti qme 
cette approbation et «elte omission ëuient répardea dan^i 
rédition que Von préparait en 1789 : mais le di(f{ionnairé 
^ tous les autTM travaux de l'Acadëmie ont é\é. la proie 
du brigandage rëf olulionnaire. Barbarus has segetei. 

(jr^fc Les raisons du commentateur en faveur de près de, 
peuvent être bonnes ; mais Tusage est plus fort que toutes 
ces raisons, et Tusagc paraît absolument contraire. Je ne roit 
pas d'ailleurs en quoi près du diadéma,eM été moins équi-^ 
voque qu' auprès du diadème, ni comment il eût pu moins 
s'entendre au propre et d'une proximité purement locale. Ce 
qui convenait mieux ici sans doute qu'auprès de et que 
près de, c'est an prix de, consacré dès long-temps et par 
la poésie et par la prose, à signifiera» comparaison de , et 
qui , suivant le Dictionnaire de Trévoux,. correspond au prm 
des latins. Cest ce mot -là que Boileau emploie presque 
toujours , comme dans ces vers de sa Satire VI : 

Le boi» le plu» funeste et le moins fréquenté 
Est, au/»rixriePari», unrieudes&reté. . 

et dans ceuxr-ci de son Épitre IV : ^ , 

li marche ver» Tholus , et lea ftoli en conrronx j 
uia ^nir Je »a;iureur, sont tranquille» et doux. 

Lafontaine en fait aussi assez souveift usage , comme , par 
exemple, dans la fable du Cha£ et du vieux Rat, oùil dit, 
en parlant de ce dern^ier : 

Les pUnches qu'on suspend si^ tm léger appui, 
La mort aux ralA., les souricières , 
N'étaient que jeux au /7«*/x fie lui. - 

Voyez au reste, dans jFj^/t^r et dans ^^ ///a /«V, les remarque* 
sur les vers de ces deux pièces cités par M. de La Harpe. 

10 Et n'ayant plus au trône un iâclieax concnrreat , 
De tous les criminels -vous serei Ic^us grand. 

L. B. L'inversion que le poète a m,isé dans ce vers ^ donne 
au mot àe grand un Kû5 assez équivoque. Le plus grand 



^ 



^ f 



,.L-' 



.V- 



; 



^2 '«^ETUDES 

dès crimîneU vtul dire U criminel te plus décidé; et de 
tout les criminels le plus grande signifie celui qui l'est 
avec plus <Ie grandeur. Ce dernier sens n'est sùrenoent pas 
celui ïjué Racine a prétendu donner ici. 

L. n. Celle rcmartiue mérite d'êlre conscrréc : elle est non 
seulenunt juste , mais assez fine; ce qui n'est pas commua 
dans ce commeulaire ( dans-cclui de Luneau ). 

■ ^ ..j 'y' 

1 1 H«'" bien! mariamc , hé bi<;n ! il faut vous satisfaire : 
Il faut soriir'clu trône et couronner mon frère. » 

L. B. Mauvaise expression ; on ne dit point* qu'on antra 
au trône., on ne dit p;is mieux, qu'il tii faut sortir. 

L. H. Celte remarque esl fausse; on dit sortir du trône ^ ^ 
comme on dit , sortir de là place , quoiqu'on n'y entre 
pas. . , 

J^~^ Si on ne d t pas entrer dans la place , dans uns 
place j ce n'est, je pense, que lorsque, par le mot place, 
l'on entend -le lieu> l'espace affecté à une personne, ou' à 
peu-près la' même chose que par les mois, charge , poste y 
emploi. Mai» ne le dit-on pas, lorsqu'on entjend parcem^mo 
mot une ville de guerre, une forteresse / Et, dans le jwe- 
roier sens, serait-il bien absurde de dire entrer en place , 
comme on dit entrer en charge , en exercice \, en fonc- 
//o«J? Quoiqu'il eii soit à cet égard , on ne dit guères^ je. 
crois, dans ce même sens, et c'est celui dont il s'agit icTT""^ 
sortir de la place ou d'une place ^ mais oien plutôt sor-> 
tir de place , ce qui sigi^ilie cesser d'être en place \ ou 
sortir de sa place , ce rpii signifie, au propre, quitter sa 
place , et au ligure , ne pas ol>.scY'ver les bienséances de 
5on état. ' % " 

Au reste, on ne peut pas conclure de la place au trône ^ 
parce que l'idpe de place est celle d'un lieu qui a plus ou 
moins de. capacité , tandis que l'idée tic trône t et surtout do 
trôrte royal, esl celle d'uii siège pliis ou moins élevé et domi- 
nant : On est dans une place, ou à une place, et on est sur 
\n trône, on se met , ou s'assied , on se" tient à une place ^ 



DEL 

dans une place 
. lé trône , on se 
ce. me semble , q^ 
que sortir du tri 
ou à^étre roi , ce 
roii oMComtfiei 
primer combien 
renversés du trôi 

Snr ce «angl 
Siur ce trôri' 
Une femme 
De l'éclat d 

Mais sortir d 
qu'autant qu'on 
dans Boilcau. 1 
scène première ; 

Trône-, à i 
Par pn cou 

et fe second di 
traduits dans st>n 

4ï*enfer s'é 
Plu ton son 

Ajoutons que 
deux vers ci-des 
vent im média ter 
se trouve, sortir 
comme très-bea 

' Tombe sur 
1 2. Aumoins c 

L.B. Il faut ^ 
est prosaïque et i 
liabile cpnsisle 
pour- l'oreille, 
paix X9VÀ le v« 



DE LA LANGUE FBANÇAISÉ. i5 

dans une place , et on monte tur lé trône t on s'aiiièd sur \ 
lé trône , on $e nnaintienl sur Ij trône* Cela lait asiCE voir, J. 
ce- me semble, que descendre du trône vaudrait bien raietix 
que sortir du trône» IV aigoilie préclsëraent cesser de régner 
ou d'être roi , comme monter sur le trône , signifie devenir 
roii oMComifiencer à régner. Aussi, Voltaire, voulant ex- 
primer combien souvent les^rois, en Angleterre , ont été 
rcntersës du trône , dil-il , dans la Henriqde , chant !•'•: 

Sur ce sanglant thëâtre où cent héros périrent , 
Sur ce trône glisssinl dont cent rois descendirent ^ 
Une femme à se«^icd$ enchaînant les Destins, 
De réclat de son règne étonnait les'^umains. 

Mais sortir du trône ne peut être condamné dans Racine 
qu'autant qu'on voudra le condamner aussi dans Corneille et 
dans Boilcau. Le premier dit dans Modogune ^ slçIq V, 
icène première ; 

Trône-, à l'abandonner je ne puis eonsentlir , 
Par pn coup de tonnecrn il vaut mieux en sortir. 

et le second dit dans un àei passages d'Homère qu'il a 
traduits dans stin 2]railé du Sublime f 

-fc'enfer s'émeut au bruit de Neptune ep furie ; 

Pluton jprt di,* jon /ro'nc : il pâlit, il s'écrie. ' 

\. * ^ 

Ajoutons que Voltaire , qui a remarque expressément les 

deux vers ci-dessus de Corneille , avec les «leùx qui les sui- 
vent immédiatement, non seulement ne blûme i>as celui où 
se ivoxxve. sortir du trône, mais' le regarde^ au contraire, 
cemme très- beau et trcs^fort-, ainsi.que celui : . 

Tombe sur moi \t ciel , pourvu que je me venge ! 

12 Aumoins consolez-moi de quelque heure de paix. " 

L. B. Il faut quelques heures. ^w pluriel. Déplus, re vers 
est prosaïque et manque d'harmonie. L'art d'un, versificateur 
liabile consiste dans la manière de placer favorahlofiient 
pour l'oreille , les syllabes muettes. Quelque heurg de 
paix V9S3Â le v«rs traînant. . 



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i4 ixiiDÉs 

ÏTeL A)<fûiéi, ce c[ui ëtait pliii càientld qtw toûlU M«l«) 
que la prëposîtioa de esiici k contre-scii». Ce- ii'esl pu* U' 
cas où e!1e peut être le synonyme de par» On console «f on« 
cliose;7/jr une iaiùtrà» et fe/ heureydeyûix étant ici la con- 
sbiation dans la pènsëe de ïocasle, et non pas la/ chose dont 
"on console , it fallait absolument, coruoUt^moi par ^uet^ 
\nes heures de paix. 

i3 ÉtM vertu anfBi pour .lés rendre aMNirài. 

L. H. Citant 4L. B. Les rendre assurés rC^i pas franco ; 
le mot rendre s6 met ordinairement avec un adfectif, et 
non avec un paiticipe. Par exemple, on dit tr4s«-bicn : mon 
discours vous rend triste : mais on ne peut pas dire , mon 
discours vous rend affligé*^ 

dO^ Il y a une sorte de participe qui peut se combiner 
avec le verbe r«»i/re, comme avec le v«rbe devenir :^ est 
le participe actif , transformé en adjectif verfial, comme a^ 
mant^ charinane, parlant, ecc. Mais 1^ participé passif, 
lors même qu'il peut s'employer comme un simple adjectif , 
lie se prête jamais à celte combinaison ; et la raison en est 
toute simple. U^/r^/r^, danscecaS-là, %\^ïiiùe faire tlevenir^ 
-el devenir siçnifie commencer à être ce qu'on n'était pas. 
Or , le participe passif marque par lui-même qu'on est déjà 
ce qu'il exprime : on ne peut donc pas plus l'employer avec 
rKiJ$.dre qa'ayecl tf^venir. Ainsi , Racine n'a pas été plus 
fondé à dire ici^rendre assurés, que Corneille à dire devenir 
rédiijc, dans ce vers du C*<^, censuré par Voluirc : 
A quel point ma vertu devient-éXe réduite? 

Cepcndaht je ne serais pas éloigné dé croire que, dans le 
style familier, rendre, avec un participe pa.\sif, peut n'être 
pas toujours absolument blâmable, et avoir même quelquefois 
de la grâce, comme, par exemple, quand Lafontatne dit 
dans sa fable de Pfiébus et de Borée i' 

. Il pleot : le sofcil liiit , et réoliarpe d*Irif 
* '^ , Jiciui ceux qvi partent avcrtij 

Qu*co CCS mois le naotcau iear est fort n^essair». 



..A 

DE LA 

Bolleau dit> en 
JaOrin ,à!^»^^V^ 

Anx eris qn* 
n rend ton* 

et Lebmn fait cet 
tristes : tour qni < 
Voltaire s'est p 
Mariamne ) àe*i 
rendant plus CT 
j'oserais penser qt 
pas.exempt.de re[ 
qu'é/s me rendan 
harpe , était le te 
rendre plus à crû 
et soit aussi expn 
par cette seule di 
petit être à craii 
pour cela réellen 
•entennent» Il me 
ticipe craint, yo 
ment uni à son sa 
d'inhérence qui c 
conséquent , repu 
rendre, l'action 
plus immédia tip( 
U pa^icipc lui-n 

14 Et par ce m 

L. B. Le son d< 
■ifflement désagi 
dromaque, il fai 

Pour qui son 

Alors c'est une 

L. H. La rem> 

c«tle expression, 



( 



\ 

DE LA LANGUE FRANÇAISE. i5 

Bolleau dit, en parlajit du fameux Hibou à» Mont-I^ri , 

Lutrin ,à\aJkilTl '. ' 

Aux cris qu'à «on abord Ter» le ciel il ettvot^y 
n rviui toof se* ?ouiiM a/<m/e/ de M joie. 

et Lebniii fait cette ncite: « Rendre auristés , yourrêndf 
irw/*»/ ; tour qni earichit la langue poëlique. » 

Voltaire »*est' permis dans un style plu» sërieux ( daw^ 
Mariamne ) de taire dire à Hërode que sa tyrannie , «^ /• 
rendant pla* craint, l'avait fait plus misérable , et ,^ 
l'oserais penser que , si /«» ms rendant plus craint ^ n'est 
pas.exempt. de reprflchev il vaut pourtant beaucoup mieux 
qu'é/s me rendant plus à craindre , qui , selon M. De La- 
harpe , était le terme propre. Qu'il s'en faut, en effet, qu« 
rendre plus à craindre dise autant que rendre plus craint^ 
et soit aussi expressif, aussi énergique 1 On peut en juger 
par cette seule différence entre les deux expressions , qu'où 
peut être à craindre , et niètne fort à craindre, sans ftra 
pour ceU réellenoent craint, ou l'être actuellement, pré- 
sentement. Il me iemble en outre que plus , ajouté au par- .^ 
ticipe craint, pour le mo<Hfier , le suppose déjà anlërieurc- 
ment uni à son sujet , et lui fait prendre cet aif d'habitude cl 
d'inhérence qui caractérise .l'adjectif i que ce participe , par 
conséquent , répugne beaucoap moins à se combiner ^vet 
nndre, l'action de rendre paraissant d'ailleurs se porter 
plus immédiat^nt sur la modilication du participe que sur 
le pa/ticipc lui-même. 

14 El par ce seul conseil Thébefc se peut sauver, 

L. B. Le son de Tj, trop multiplié dans.ce vers , forme un 
sifflement désagréable à l'oreille. Aii contraire y dans Ail- 
dromaque, il fait beauté : 

Pour qui sont ces scrpens qui sifQent sur voS tète»? 

Alors c'est une harmonie imilative. V 

L. H. La remarque est juste-, mais remarquer aussi qu« 
Q«tl6 expression , fait beauté , dont on s'est moqué , il y 



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16 . \ÉXUDES 

a (l^|à toiig-tein{M » <}uo^qu*elle «oit fort k U mode , tat dti 
mauvais néologisme de ce siècle* On ne dit pas plus» cela 
fait beauté, que cela fait défauts Cela e4t une beauté , 
cela est un défaut, est correct et clair, et par cela même 
•pparemîncnt .trop commun pour ceux qui rafQnent d'aotant 
^tus 9ur la langue , qu'ils la connaissent moins* On a Xajï^ 
abusé 4^asjm9^faire, que c'est une raisop de plusponr 
- y prendre gàrcle. Ne dit-on ^)as encore , faire une ma- 
ladie ? Et cette mauvaise locution populaire n'a-t^le 
pas passe 4 conmic il est arrive si souvent « jusque dans la 
conversation des hommes bien: élevés? Ij^'ai^je pas vu le temps 
où il était du èpn ton de dire \je n'ai fait ifue deux habiu 
t*et hiver? C'est ainsi que s'exprimait celai qui les avait fait 
fdii-e. Le tailleur qui les diVAii faits, aurait-il dit autrement ? 
Comme le monde qui parlait ainsi est à:pea4près disparu de 
la^Jj:^nce , j'ignore si ce bel usage s'est cofiàervé. 

(J^l^ J'avoue aiuMTiion ignorance à cet ë^rd, quoique le 
muudc dont il s'agit ait reparu en France et y soit redevenu 
Il pcu-pres ce qu'il était auparavant. Il me semble toutefois 
mie faire un habit, pour \e faire fai?e , est moins cho-» 
quant (^xxe faire une maladie , pour l'essuyer; parce que 
celui f[\ï\ fait faire un habit, \e fait en quelque sorte par 
les mains d'un autre ,. comme celui (\\x\fait bâtir une maison 
est ceniké la bâtir lui-même. Je crois même que si 00 disait, 
je nie suis fuie un habit y l'expression ne serait pas très- 
répréheiisible , et qu'à moins d'êlre déjà reconnu pour tail- 
leur, on ne donnerait pas lieu de se faire prendre pour tel. 
^nmolns je passerais plutôt, 7*6 me suis fait un habit, 
qikî je me suis donné uri habit, comme le disent bien 
des gens qui se piquent de bien parler. / 

Qu.ut à l'expression, celajfait beauté ^ elle a pu, dans 
nn temps, être iié<»logique , comme tant d'autres; mais, ou 
jr- me IroTnjwi fort , ou elle est à présent plus qu'autorisée par 
l'nsnge, tel arhilre supr^'me des langues, /^ai/'tf ^ prend ici 
dans le sens i\c former, de constituer ^ d'être, et c'est une 
jj^niUialioû de ce vtrbé as$ez o^inaire. Cela fait beauté. 



DE LA 

ne ime pàratt pas, 
image , qiii se dit 
a comme consacr< 

^De figures sa 
' C^e tout y fi 

i5 Parwiordr 
Un frère de 

L. H. Ce n'est [ 
porte nëcessairemt 
traire l'^a à l'an 
sen t nëcessaireme 
l'auteur était enc< 
aux «touQuures dif 

Voo» les vstt 
^ Détruire ».ye 

Ce qui valait bea 
du moins claire ( 
ôté r^ de contrai 
^Z}k Vontraii 
derniers vers , si 
absolument cond; 
traire , ne pouri 
d'ablatif absolu , 
contraire à l'a> 
singulier dans ce 

Ainsi dans i 
|Nôu« saur on 

16 Et loue ocf 
C'est ee qi 

L* H. Tous i 
lefatt..»..i^est] 
mentaleur (Lum 
de fautes en fa^ 
pourrait induire 



y 



\ DE LA LaVgUE française. 17 

ne me pàratt pas, je Ta voue, pUis ridicule que cela fait 
imàga,({m se dit ti<à»-bièn , ce me aemble, et que Dolleaa 
a comme consacre dans ces vt^rs de son jirf poétique : 

«D« figures sans Âombn égayés TOtfe.oayrage; 
' C^e tout f foase aux jr eux une riante t'/nâ^e. / 

l5 Par un ordre , souvent l'un à Taulre contraire , * "^ # 

Un frère détruirait ce qu* aurait fait un frère. 

L. H. Ce D^e^t pas une phrase française. Contraire se rap«r 
porte nëcessairement à ordre, et qu'est^^ qu'un ordre con~ 
traire l't^a à l'autre ^ quand ces mois I'mh à Z'dui/rs suppo- 
sent nëcessairement 'deux objets corrélatifs ? H est clair que 
Tautear était encore lo^n alors de savoir plier sa yersiiicatioa 
aux «toucpures diniciles. Il avait mis d*abocd : >> 

Tous les iqsrries toujours, l'un k i>utre contraire., 
^ Détruire aveuglément ce qu'aurait fait un frère/ 

Ce qui valait beancôup mieux pour la construction , qui est 
du moins claire et correcte, si ce n*est qae ia rime avait 
ôté r^ de contraire , qui doit être au pluriel. • 

f;;^]^ Contraire eût été mieux au pluriel dans ces "deux 
derniers vers , si la rime eût permis qu'il y fût. Maii était-il 
absolument condamnable au singulier? L'un à l'autre con^ 
traire , ne pourrait* il pas être considéré comme une sorte 
d'ablatif absolu, et s'entendre ainsi qu'il suit: L'un étani 
contraire à l'autre ? Molière a employé le même tour àvk^ 
singulier dans ces vers des Femmes savante* é ' 

Ainsi dans nos desseins, l'une k l'autre contrairç^ 
f Nous saurons toutes deux imiter notre mère. 

16 Et ton* ces beau! exploits 'qui \n fopt admirer. 
C'est ee qui me le fait justement abhorrer. 

L* H. Tous ces beaux exploits.»..:. Cest ce tfui ma 
le fait..», .tf'esl pas français , c'est un solécisme ; et le com- 
mentateur (Luneau) aurait dû remarquer au moins ces sorteS 
de fautes en faveur des étrangers , uue le nom dé Bikcine 
pourrait induire en erreur , même dans un coup d essai aussi 

2 



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^ ÉTUDES ^ 

dëfectueiif «pie celui-ci. C'ëûit le senl travail mile qu^l y 
fût k Uim wf cetie pièce, *et Ton vpit trop qu'il tt'éuit ^ê 
en eut de le faire. 
^r> Il est certain que la phrase serait plus correcte, s'il 

y -«Tait : y ' .. 

Et tous ces beiux exploits qui le foot admirer, 
Sopt ce qui me le fait ja^êçdSBnt abhorrer, 

, Qtt bi^n encore : - 

Et ce qui me le fait jottemèat abhorrer. 
Ce apiïHous c^f «çuploiu qui U foDt admirer. 

Mais parce que Lunejiu n'a pas relevé ce«e faute, y avait- 
à deqiioi le traiter si dun^ment? M. de La harpe croit-il donc 
avoir suppléé au défaut de Luneâu , et avoir repris dans le 
style , soit de cette pièce , soit des autres , tout ce qu'il y avait 
à reprvudre? Et puis, si Lonean fait si mal , pourquoi le 
cHçr, ou même le ctqiier ai souvent sans rien changer k 
ioniBSle2 N'eat-cepaa feire voir évidemment ou qu'il n'a pas 
si mal fait, ou qu'on n^avait so4-mônie rien de mieux il 
loirè? V 

17 Et l'amour du pay» noua cache une autre flamme ; 
Je U, sais : mais , Oéoa , j'e» abhorre Le cours. 

... . . c 

L.H. Le eourj d'une flamme est une expression vicieuse, 
formée de deux ima«j66 lucohércnles. Vue flamme n'a point 

de cours» . ^ » 

C3?\ Flamme est ici pour amour \ c'est une méta-^ 
phore, une image destinée à rendre sensible une idée abs- 
traite et morale, Tidée de cette passion de l'ame : le mot 
cours, employé pour peindre le progrès oji la durée de celle 
même passion, est une autre métaphore, une ^xiire image. 
Or CCS deux image f ne peuvent pas en effet aller ensemble , 
parce que le sens figuré doit être analogue au sens propre, 
et qu'on ne dit pas au ^vo^reX^cours d'une flamme^ Qomm^ 
le cours d'un ruisseau , d'une rivière , et, en général , tle tout 
«jc qui coule , de tout ce qui est liquide. Ce n'wt pas la seule 



V 



DE LA 

fois qu'il est arrivé 
ttiot couw , et de d 

pas* 

iB Seconde mes 
,£t , comme il 

L. H. ciunt L. 
vers, donne forcé 
trompe. Il trouve 
faut enfin ^ Nous c 
tour n'est.quo cp;ni 

(f;> M. Geofîrc 
que Louis Racine 
façons de parler, « 
» négligences" dam 
)) dignité ausière 
)) de l'usage onlin 
» roeuied à l'auto 
)) caractère qu'on 1 
)j qu'une noble m\ 
w négligenre. » 

Ce qui [Hj>urrail 
ncille , en qui il ei 
ce me semble , ni 
s'est établit ntsixi 
où il a trouvé la 
plàs sévère envers 
serait en \m fail 
nobie sim,pliciiè 
sa noble simplic 
même un des prin 
paux mérites de s 
, plus réfléchir à ce 

19 Mille objets 
L. II. d'nprès ] 




BK LA LAÏfOUÊ FRANÇAISE* 19 

foii qu'il est atrivé àîRacioe d'employer noal-à-propos U 
tnoi cours , et de donner un cours à des choses qui n'en ont 
■pas. 

iB Seconde mes soupirs /donne force k m<S plèars, 
,Et, comme il faut enfin , fsis parler mes douleurs. 

L. H. citant L. B. Louis Racine approuve qu'on cli*e en 
vers, donne force à nies pleurs. Nous pensons qu'il #0 
trompe. Il trouve aussi de la vivacité dans le comme il 
fauienfin^ Nous croyons qu'il se tronope encore/ pt que ce 
tour n'est.quo cpA»"""" ®l prosaïque. 

(JQ^ M. Geoffroy, q|ii ne cite ni Luueau jni Laliarpe, dit 
que Louis Racine fait de vainll efforts pour justifier ces deux 
favons de parler, et a^ale : « On excuserait peut-êue ces 
» nëgligencesdansCoAneilie, dont la niâlo hai^dies^p et la 
» dignité ausière semblent quelquefois s'élever au-dessus 
» de l'usage onlinaire (jlo la langue. Ce qui convient à l'un 
» mcMÎed à raut»e j/cela dépend <la ton qu'on a pris, du 
ji caractère qu'on s'est établi; et ce qai n'est dan* Corneill» 
w qu'une noble simplicité , serait dans Racine faiblesse et 

w négligence . » 

Ce qui [Hiurrait faire excuser ces négligences dans Cor- 
neille , en qui il en faut bien excuser d'autres , ce ne serait , 
ce me semble , ni le t<ftiquila pris , ni le caractère qu'il 
s'est êlablirma\i le temps où il a vécu , et l'éiat d'enfanco 
où il a trouvé la langue. On est en droit d'être beaucoup 
plàs sévère envers Racine i mais jamais , sans do u le , ce qui 
serait en lui faiblesse ou /nj^i^tf/sca , ne peut être w/io 
nohle simplicité dans Corneille. Racine n'a-l-il pas aussi 
sa noble simplicité ? Celle noble simplicité n'esl-elle pas 
même un des principaux caractères» comme un des princi- 
paux mérites de son style? M. Gwoffr >y aurait dû un peu 
plus réfléchir k ce qu'il écrivai é y 

19 Mille objets de douleur déchiraient mes eniraille». 

», * 

L. n. d'après 1. B. Des objets de douleur peuvent M^ 



o 



A 



9 



20 EtUDES 

WiiV»r le oœwr et affli^r V»*»» » «""« U« ne dèchinnt poinl 

/tfj entrailUs* - * . 

5^ Il est ëtonnanl que M. de Laharpe te »o»t laïué in- 
auire ici en erreur par Luneau. S'il «e fût donné la peine de 
consulter le Diclionnaire de l'Académie , il eût vu clairement 
que des objets de douleur peuvent déchirer les êntrailUs 
aussi bien que le cœur. « On dit figurément , porte ce Dic- 
» ùonj^airc, qxi' une chose déchire le cœur Jés entrailles, 
» ponr dire qu%-lle donne beaucoup de compassion et qu'elle 
î, touche sensiblement: Ceue mère voyant souffrir som 
» fils , se sentait déchirer les entrailles. » 

ao Tout noire saog doit-il scBlir tptre colère? 
El dans le principe , suivant Luneau/ 

Toui notre MDg doii-il subir j5«Hre colère ? 

L. H. L'un ne vaut pas mieui que l'autre. On ne suhii 
point U colère, pi un sang wi y^l sentir la colère ^ 

quelqu'un* 

(je>iM*»>. dit rAcad«iraie, signifie être assujetti ace 

qui est ordonné , prescrit , im|)osé : Subir la loi du vain- 

tineur\ subir le Joug , subir la peine à laifuelle on a été 

condamné. Or, la colère ne pouvant être m ordonnée , ni 

prescrite , ni imposée » on jie peut donc pas la subir \ mai* 

on peut sans doute la tentir, c'ost-h-dire léprouver, et 

rAcadciuie en fournil «les exemples : Il sentira ma colère , 

il Inifera sentir sa colère. Reste à savoir si un sang peut 

la sentir. Et pourquoi un sang, dans le sens de race , de 

famille^ un sang pris pour les personnes d'un même sang , 

enfin un ja»/f personnifit- , ne la sentirait-i\ i>as? Or tel est 

bien évidenuueflt le sens mëuphorique du mol sang dans 

le vers de Racine ; cl ce qui le prouve encore , .ce sont ces 

trois autres vers qui le prccèjenl et auxquels il îï^it suite : 

Odieux ! que vous a fait ce sang infortune? 
Et pourquoi tout entier l'avez^vou» condamné? 

î^'êles-vous pas content de la mort d«( mon père? 



"^ DE LJi 

ai tu qnoit 
Le d«l doi 

L.H. On dit 
faute, sans ^in 
ifuel^ue offensi 
sable, parce qu 

juger par cet est 
offenses , et p( 
•ÏVousseau, dans 

Le Diep di 

Le poovoii 

N'appi 

Mais il 7 a touj 
poélo a voulu di 
une, offense, f 
semble : Hè fui 
de fsoiM. Cette 
avait : 

H^ quoit I 
st Je voit k 

L. H. Louis 1 
lipso qu'il suppc 
Il si^ trompe do 
do conclure un 
est irès-différeg 
quand il a été < 
s'agit d'un trait 
vaudrait pas m 
que quand elle 
exec^tier la pa 
d'autres choses 
lement vicieu3< 
l'excuser. 



"^ DE LÎALAlîGUB FRANÇAISE, ^ 

SI Hé «{QÔi t n parmi nons on a fait qit«lque ofTensa, 
Le M doii-fl nr yic§u en prendre ^"Tengeane<|? 

L.H. On dit bien, dans un sens ahsota, /aire tfuelfu» 
faute t «an» ^ire envert qui r niais on ne dit peint /aifw 
ifuel^uB offentûy san» dire à qui. Le rë^me c«t idindispen- 
•able, parce que ro/y<WMtf suppose l'<>^<»«-ï^- 

i^^Offeruè peut s'employer d'une manière absolue , à en 
juger par cet exemple de VAcadëmie : Il faut oublier lês 
offenses , et par cet exemple encore plu» décisif de J. B. 
•lÂousseau , dans son ode , Paraissez , roi des rois , etc. 

Le Dtep de Punivers «al le Dien des rengeanees i 
Le pouvoir et le droit de punir les offenses , - 
N'appartient qu'à M Dieu jaloui. 

Mats il y a touimirs un défaut dans le vers de Racine. La 
po^to a Toulu dire : N quoi l si quelqu'un 4%,noiu a fait 
une, offense, et Ton pourrait aussi bien entendre, ce me 
•embU : Ifé quoi ? s'il a été fait une offense à quelqu 'um 
de fsoiM. €«tte équiroque n'euitcrait |K>int , je crois , s'il j 
avait : 

H^ quoit «i parmi nous il t'est Call quelque offcnee« 

sa Je voit bien que la paii ne peut s'ex^uter. 

L. H. Louis Racine vetal justifier cette eipresâion par l'cl- 
lipso qu'il suppose , Le traité de paix ne peia s'exécuter. 
Il s(^ trompe doublement , d'abord dons le fait; car il s'agit 
do conclure un traité de paix, et non de l'exécuter ; ce qui 
est irès-différeat , puisqu'on ne peut exécuter un Imité que 
quand il a été conclu. De pliu, en supposant mémo qu'il 
s'agit d'un traité de paix à exécuter , exctster la paix, né 
vandrait pas mieux, attendu que l'ellipse n'cU admissible 
que quand elle présente un sens unique et nécessaire. Or 
exeojtéer la paix, a*il éuit français , pourrait signifier bien 
d'autres choses qu'exécuter un traité. Cette phrase est tota- 
lement vicieuse , cl Liouis Racine a eu tort de vouloir 
l'excuser. 

•■••■• ■ * 

- X 



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f ; 



r\ 



Ç^EjeiôtUer la pai'm est visibleiDdot p^ar <y>n^/#i/v 
la paix t et 9 s'il éuixi français « il De £iu4K«i^ pas , sans 
doute,, / cherclier plpst d'ellipse qu'il n'eu fai^t <îhèrciier 
dans exécuter un dessein ,. exècmer uns enireprise» Di- 
sons tout uutnient que c'est un lermg^ impropre.» ei qui net 
signifie point y bu ne signiiie que mal , ce qu'od a voulu lui 
faire signifier, ^ * 

fi3 Dois-je prendre pour jag« une troupe insolmte / 
D*ua fi6r usurpateur ministre violeote? 

L, B. Ministre esi toujpursdu masculin, comme poète i 
auteur y peintre^ 

L.ll. C'est l'usage général , il est vrai. Cependant je se- 
rais de Tavis de Louis Racine , (|ui croit que ministre > en 
poësic, pc^t avoir un féminin , coojme en latin , ministra^ 
m njant est aussi par loi-ménie du masculin pour les deux 
Bex05, et cependant on dit, une Jeune enfant y une belle 
enfant t une aimable enfant. Je nu me ferais aucun scru- 
pule d'écrire do môme , en parlant d'une fcrarme , cette ai— 
jnable auieur. On dit populairenicnl"^</s//^jitf, qui ne 
vaut pks^^niioux t\\kantriGe* Ces mots répugnent au féminin , 
et alufs il vaut mieun les re{M)rler sur lu pronom, car la dési- 
gnation du genre est nécessaire i et puisqu'on dit bien u/i« 
fêtnme, auteur^ pourquoi le pronom féminin n'^rait-il pas 
aussi bien que le motméme àefemme'i 11 £aut venir» au- 
tant fpi'on ht peut , avec Ta i de de l'analogie, au secours de 
Tû'-.igi* quand il est insuflisani, ' J. 

(Ç^ Si <^s raisons en faveur àe miniitre vid^ente onf 
ét<^ connoes de M. Gattel , grammairien distingué , à qui 
nous devons un fort bon Dictionnaire de la langue française, 
elles ne l'ont |»as empêché de condanmer cette expression de 
]\acinc comme nn solécisme. C« qui pourrait la juvtiltcr ici , 
c'est que, m>inistre&e trouvant employé au figxiré ,et surtout 
par iEipi>osition , comme une sorte d'adjectif de troupe , vio^ 
lente paraît se rapporter autant à troupe -i^'^ ministre ; 
U\ ce qui aide encore l\ l'illuâiou , c'est la consonnançe dt 



/ 



DEXi 

ce mol avec' insoi 

tlfne, et comme 

autre qualit^^û 1 

semblable , ce sei 

faire mimistre i 

violente ne choq 

est . il serait abs 

tioq toute difféi 

qu'il y eût : Vi 

d'un fier usurpt\ 

si , en employant 

ou la violente n 

M.' de,Lahar{ 

parlant d'une fei 

dit bien une bel 

dit une belle e 

d'utie fort jeune ; 

femme d'un car 

fant^ une bien 

dit-il? Dans le 

autorise cette so 

rise-t*il de mèm 

le mot peintre , 

rsit trouver poui 

^pour les antres, 

et l'idée d'^/i/ai 

Or, la désîgnatit 

permet; pour abi 

an féminin un 

ehéei toutes les 

Mnabilité qu'on 

l'idée de peinti 

tiellementavec 

sève kVauteur^ 

y a-t-il h dire : 

les plus disiin^ 



/ 



te mol areéiMUnié, auqoM il ie lie totit.Ua.fôi«€oitiiii6 
flme et cotaimé concourant avec ministre K exprimer «ne 
autre'qua^it^da même sujet. MaU how de là et de tout c« 
semblable , ce serait', je crois, une vërfiaWe faute que de 
faire miMistr^ f/miqih. Observe* mêmç que , il «^/«J^^re 
violents ne choque point ou que très-peu, à la place ou il 
est . il serait absolument insupportable dan» une côïtttruC- 
tio4 toute différente. Pourrait-on souffrir, par exemple, 
qu'il y eût : Uns froi^* insoUnts , violents ministre 
d'un fier usurpt^teurt Et ce serait bien pis , ce me semble . 
si , en employant l'article , on disait : La minière violente, 
ou la violente ministre, ' 

M.' de,Lahaipe ne se ferait aucun scrupule de dire , en 
parlant d'une femme, c<f//« aimable au/cwr, parce qu'on 
Anhienune Belle enfant, une aimable enfant, Oui\ on 
dit une belle enfant, une aimable enfant, en parlant 
d'uïie fort jeune fille, et Von dit aussi , en parlant d'une jeune 
femme d'un caractère doux et facile, a'est'une bonne en- 
fant, une bien bonne enfant. Mats dans quel slyle cela se 
dit-il 7 Dans le style le plui familier. Et puis , %i Vusâgé^ 
autorise celle sorte de féminia pour le mol lyn/a/»/ , Taulo- 
rise-t-il de même pour le mol auteur ? rauiorise-l-il pour 
'le mot peintre » poor le mol poêtel Au surplus » on pour- 
rait trouver pour te mol enfant une raison qui n existe p^s 
-pmir les antnps. Un enfant est n^ssairemenl g-rçou ou lille, 
et ViiléeA*enfant ne |»eul jamais aller sans une idée d© »exl" 
Or, la désignation du seie étant soi/venlindis|»ensablo . on »• 
permet; pour abréger cl pour êlre plus énergique .^ de t«?urner 
AU féminin un mot auquel se Irouvcnt naturtlleménl alt«- 
ehéea lOMles les îdéet de jeunesse, de grArc » de bouté, d'a- 
InabMité qu'on peut avoir en vue; nVs l'idée A'aiétêur, 
l'idée de peintre ou dé ^^o^^Mtj^tràîne-l-clle aussi essen- 
tiellement avec elle une idée de sexe? El que fait au fond U 
swie kVanteurl uu peintre , an poète ? Quel incoiivénicr.l 
y a-l-il h dire : AÉadame de Sépignét eJt un de, nos atueuri 
les plut diitingwètdane h^tnre épisMolaire ^ Madame^ 



.a 



* 



a4 EtilBES . . 

das Houliûfés est un des meilleurs poêàês da son lexef 
£h ! ne dirait-OD jmis bien^ qui plus ««f^: Jeanne d'Arc 
mérite d'être comptée partni nos grands liontmes T 

M. cle Wailly dil daus-fta Grammaire, et M. Gattel dans 
9on Dictionnaire , qu'auteur, -dans le sens, d'écrivain , eat 
des deux genres. C'est une erreur. Auteur est tduJQurp 
masculin; mais on peut l'employer pour les deux sexes, pbur- 
les deux genres } et n'y a-t>îl pas des noms d'animaux qui , 
quoiqui^rammaticalenient masculins ou féminins, ^ s'appli- 
quent , tant h un sexe qu'à raiitre? Ne dit-on pas un ai^le , 
lin lièvre, une panthère y eic, , soit qu'on , parle de ^la fe- 
melle ou qu'on parle du mâle ? 

Peut-être m'opposera-*t~on <* vers de B'oileau, satire X: 
Vais-je épouser ici quelque <j^;7ren/iVe aa/eur? 
Je répondrai €\vC apprantive , ou plutôt apprentie , comme 
on îe dit aujourd'hui, est aussi bien substantif qu'adjectif , 
et que c'est, comme substantif qu'il est employé ici , ou que 
rien n'empêche de l'y considérer comme leK Je répondrai 
que cela ne prouve pas que Boileàu se fût permis de dire, par 
exemple, une charmante auteur y ou uHe auteur char" 
mante, , 

Enfin , s'il était rrai que cette aimable auteur ne fût pat 
une expression répréhensiblc , e^t nue , sans doute, on sup-' 
poserait avant le nMtt auteur^ ^ellip^e du mol femme , ei 
qu'on entendrait, celte femme , aimable auteur, ou cette 
aimable yemme f auteur, 

%4 E«i-cfl au peupla , Hadama ikj^€ eboiair un nialirc? 
Siu'ii qu'il hait un roi , doit -on ecaaar da l'élre? 

^ G. F. Ce vers est embarrassé et incorrect dans la cons» 
Iniction. Doit-on cesser est dans uo ncns général , et 
•igniûo , tous les rois doivent-ils cesser "de l'être 7 Sitàê 
^u'il hait un roi , est dans un sens particulier : ainsi Poly- 
n'ico semble demaiidèr si tous les rois doivêfU descemdrm 
du trône , sitôt ^ue le peuple en hait un. Qûattion ab- 
iurde. Racine a voulu dire : . 

Va roi, dès qu'on le hait, doit41 oeM«r d« t'éua? 



DE Lj 

Ce n*<ât pas u 
cine ; c'est «ne i 
pensée. .^ 

If^ ' Cette ol 
même philosopbi 
au commentaten 
d'en faire de sctt 

a5 Sa 11 aine ov 
Qui font m 

G. F. Ce der 
^dépens de li^anj 
ne peut pas dire 
descendre du tr 
(Q^ Louis Ra 
faudrait , pu en 
que de supposer 
pas dit cela4^ et : 
trône immédiate 
verbe dèscendr 
phrase revient à 
trçne^ ou y/u i 
. faut , comnfo s'il 
les rois au trôn 
pronom indéiini 
par celte précisi 
n'est du moins n 

•6 Da da titra 

L. R, Cette fi 
grande différenc 
de fùelfuécho 
reciement oppoa 

L. H« La fau 
remarquant le c 
n'y .a nulle diffé< 
forant ; nuûa o 



---'^ w 



DE LA LANGUE PEANÇAISE. aS 

Ce n'est "pas un-ver» que j*ose auhstiluer h celui <le Ra- 
cine ; c'est une naanière dont je me Mrs pour exprimer m 

pensëe. .^ 

JTJ^' Celte observation est non-seulement juste , mais 
même philosophique. On doit en savoir d'auUnt plus de gré 
au commentateur , qu'il lui arrive beaucoup triop rareoteut 
d'en faire de semblables. ' . 

a5 Sa 11 aine ou son amoiir sont-ce les premiers droits 
Qui font monter au trôn« ou descendre les rois ? - 

G. T. Ce dernier vers a de la précision, mais cesl aux 
^dépens de lidangue. On dit bien monter au trône .; mais ou 
ne peut pas dire , descendre au trône : il faut absolument , 
descendre du trône. 

CQ^ Louis Riicine s'était borné à dire en d^ux mots , qu'il 
faudrait, ou en dexcsndre ; et c'était beaucoup plus juste- 
que de supposer qu'il y a descendre an trône. Le poète n'a 
pas dit cela4^ et il n'a pas voulu le dire , puisqu'il a rois au 
trône immédiatement après mo/ï^tfr, et qu'il a employé le 
verbe descendre d'ime manière absolue et sans régime. Lil\ 
phrase revient à celle-ci : Qui font monter fes rois au 
trçne^ ou y/i/ /^j /o/i/ </tfic*/i<^n9 ; et ce n est pas , il Vea 
faut , comrilÈ s'il y avait : (fui /ont monter ou descendra 
Us rois au trône. Toute la faule se réduit h l'omiMion du 
pronom indéiini tf/s ; et si elle n'est i>as loul-à-fjit rachclcio 
par colle précision du vers que l'on vante avec raison, elle 
n'est du moins ni choquante ni bien sensible. - 

•6 De d« titre odieax met droiu Mt sont garant. 

L. B, Celte façon de parler est irèfdéfoclueose". rt il y a 
grande différence enlfo garamiir mn4 chose ei être garant 
de ^uel^u^ehoée. En un mol, ce vert présente un sens di- 
rectement opposé à celui lie l'auteur. 

L. H« La faute eet évidente ^ mais le commenta unir, ea 
remarquant le contre-sens , en fait un tout «usai grossier. Il 
n'y .a nulle différence entre ^«ra/sliV uns chose ti en étra 
gwani i uuàê ce qui est lrè»-différc«t , c'est iXétre garant 



J" 



t& 



---'^ w 



J.. 



96 ETUDES 

éi'unb chosB ou àe garantir dé tfuêl^uè eîtose. Être ga^ 
tant, d'une chose, Cesx V assurer i en garantir, c'est en 
mettre à l'abri, Jè^ous suis garant de sa. haine, veut 
dire, /d vous assuré de sa haine. Je vous garantis de sa 
haine , veut dire , fe vous me u à l'abri de sa haine. En 
Yërité , on ne revient point 4e cette profonde ignorance d«s 
ëléniens de la langue. 

(PC^ Tout n'annonce-t-jl pas ëvidemment que c*est^/i-. 
rantJr d'une chose , et nfon pas garantir une chose , que 
Luneau a voulu mettre ? Sans cela aurait-il repris l'exprès- 
aion de Racine comme une sorte de contre-seus ? M. de 
Lahârpe le traite bien durement pour une faute qui n^e*t 
sans doute que celle de l'Imprimeur. 

Au reste, observons que si Racine eût dit', garantir 
contre ce titre , au lieu de garantir de ce titre , l'exprès^ 
aion n'offrirait point de contre-sens, et n'aurait peut-être 
rien de réprëhensible. Il me semble avoir vu quelque part 
dans Molière : 

Contre les coup» du «orl rien ne rons eat garant. 

Kt non - seulement je n'oserais le condamner, mais j*osè 
même le regarder comme presque aussi exact que s'il y avait^ 
Tienne vous garantit des coups du sort, 

>7 A peine, en s« mémoire ai-je eneor (|«elqiie rang. 

L. H. On a un rang d^ns U ccfur de quelqu'un, et on a 
place (lai)s sa mémoire. ' > 

(!;:> C'est en effet le ctrur, et non !a mémoire, qui, «'in- 
t<fn!>sant aux objeu et les affectionnant plus ou aïoios, fait 
entre tux une dnimaion , met l'un avant l'autre , ou l'un, 
•u-deMu»ae l'aulrv. et, oa conM^ueoc*, l^ur assigne un rang j 
inais ce uVit pas du cmur, m\ d'un raiêg dans le c<tfi«r, «pi'il 
Vagissait Kl : il s'y aguMii de la mémoires tienne pUem dans 
la mémoire , ou, poqr mieux dire , il s'y^ginait d'exprimer, 
aprine se souvient-il encore de moi. C«<ie id<(cest pr<l- 
tuettiem celle du jK)étc. AnUgono, qu'U fiit parler, avail 



DE I 

dëj^ dit qtPeHC c 
elle l'avait dit e 

Que poan 
Qu'îin ion 

Le mot ran^ 
iji Alexandre , 

Lorsque tes 71 
Me demandait 

a8 Ne oroy.et 

L. B. Des plt 

L, H. Pourqi 

, rigporance. Asî 

trompeurs , hyp 

cères, véritabi 

commune et plu 

|p3?^ Oui, les 

lence l'est dans 

connu : 

Fuyez ces f 
N'a pour to 

Mais peuvent-il 
que cela ne peui 
point , veut dire 
fidie. 

Ainsi les deux 
plus encore que 
de u'ayoir pas aj 

a 9 II veut q« 

. L. R. Il faut 
et vous ne le vi 
* G. F. La lan| 
^ ai « Louis. Haci 
inaii;tca««a mu 



DE LA LANGUÈlï^RANÇAISE. ar 

dé\k dit qtt ^e W e était à-p<ia-près)MUUiie du cœur de sço frcrc j 
elle l'avait dit en ces termes ; 

Que poamis-je espérer d*ane amitiii pMsée, 
~ Qu*ûa long éloigoement n*a que trop effacée? 

Le mot ranff se trouve einplojë k propos daos ces Ven 

à' Alexandre , acte IV : 

, , • .<- ■» . • 

Lorsque tes yeux aux miens , déoouvrMit leur langueur. 
Me demandaient quel rang tii tenais dans mon c<rur. 

a8 Ne oroy.et pas mes plears perfides \ ce point. 

L. B. Des pleurs ne |>euveDt être perfides. 

L, H. Pourquoi donc? VoiU bien le ton tranchant de 
j rigporance . Assurément des pleurs peuvent être perfides , 
trompeurs , hypocrites , elc, , comme ils peuvent être sin- 
cères ^ 'véritables , elc. Il n'y a point do métonymie plus 
commune et plus autorisée. ' X- 

(P3?^ Oui, les pleurs peuvent être perfidh , comme le si- 
lence l'est dans ces deux vers d'un poète aujour*i'hui peu 
connu : 

Fuyex ces faux amis dont la bouche timide»^ 
N'a pour tous les absens qu*un silence perfide. 

Mais peuvent-ils être perfides à ce point "^ Il nie kemble 
que cela ne peut convenir qu'aux personnes. Perfide à ce 
point , veut dire , je crois , qui pousse à ce point la per^ 
fidie* 

Ainsi les deux commentateurs auraient tort , et le dernier 
plus encore que le preraier, à qui l'on ne peut roproclier (|ue 
lie n'avoir pas atsex motivé ou développé sa critique. 

B9 II veut q«e je vovi voit , et yoos ne voal«e pas. 

j^ L. 1). Il faut abiol amont, ^uoiqu'en dise Louis Racine, 
et vous ne U vouUê pas, *. - 

* G, F. La langue exige absolument , et vous né le vouIsm 
^aj« Louis fUcineteat nootr^ boa iilâ el mauvais gramr* 
luaiiica , «a MUt«u«Al le coDt4'air«« 



K 



/ 



%' 



V 



r 



ï8 ÉTUDES 

Ii.'H« n ëtait à propos de dire poni^oi ; /car il ny apoÎBf 
d'étranger qui ^'entende dircfà tout momeat dans la cojtifew^ 
sation , il né veuipas, pour Une le veutpat. Louis Racine 
avoue qu'il y a faute , en disant que la vivacité de la pensée 
rend celte faute excusable. On doit dire à Louis Racine et aus 
étrangers : C'est précisément la poésie et le style-soutenu qui 
interdisent cette ellipse , coname étant du langage familier. 
« Tous les jours je dis à cet enfant d'étudier, et il ne veut 
>? pas.-» Toutes les phrases de ce genre sont permises dans la 
conversation ; et c'est parce qu'elles y reviemieiiit à tout mo- 
meut ; que le style noble les exclut. 

5o MaiWoQS devez, Madame, espérer jasqa'ao bout. 

L. B. J/AT^u'iiu 3oM^, expression familière. 
L. H. Cela dépend de la manière dont elle est placée. 
Elle est familière dans ce vers ; l'est-elle dans celui-ci? 

Ainsi doDC jasqu^aa bout tu vçux m'empoisonner , 

Malheureuse!.... 

PHÈDae. 

C'est au goût seul à distingoer cet légères nuances , et le 
goût défend en même tenjps d'analyser de petites choses qui 
ne doivent, être que senties. 

(J;^ Voltaire a, long-temps après Racine, eraployé/iix- 
^it'an 6ou£ dans ce vcïi à' j^lzire: 

Tu veux donc jusqu'au bout consommer ta fureur. 

El cette expression n'y manquerait pas de noblesse , si elle 
n'y formait pas , fc^té de con4Qmn«r, un pléonasme 'peul* 
étre inutile. , 

3i4^Mr frronl-iis tcaffrir tant de erafla ir^pat^ 
San* jamais aM tombeau préeipiler mes pas. 

G. r. Trépas n'est pas usité as pluriel ; mais peut-être 
n'y surait-il pas d'inconvénient k4uî laisser en poésie les deux 
nombres, |M>ur la commodité de la vorsiûcatton. Cependant 
lUcinc , dans ses bonnes pièces , t'tUnl absleiM do cette li- 



DE L 

çence, par;iît Ta 
son exemple. Il i 
négligence du po 
tique. 

(j;^^ Pourquoi 
venu de ce princ 
obligé de le défei 
n'aura employé 1 
je n'en conclurai 
. car enfin il n'est 
par le défaut d'o 
ou même pas dt 
as mort , que r< 
sens de doulew 
' La goutte tui fi 
nads , chanl J 

De CCS nottT 
Assiègent Id 
Aux h6tcs e 

r 3a Tu ne*l'ig 

L. B. L*expi 
général , le mot 
si cf n'est de cet 
pour les perso m 

L. H. Jour s 
qu'il n*y eut en ( 
le mariage de 
qui nous asj(ur« 
daqs des vers i 
sonnes 7 tnfâm 
honoré, desclia 
rait pas dani la 
uiie infâme pe 
Jàm* « etc. , «te 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. ^ i^ 

çence , par;iit Tâveir condamaëe^ et lo plus sûr est ajmiler 
son exemple. Il faut toujours prendre garde d'encourager la 
négligence du poète « sous prétexte d'enrichir la langue poé-^ 
tique. 

(C3^ Pourquoi M. Geoffroy ne s'est-il pas toujours sou- 
venu de ce principe 7 Et pourquoi me suis- je vu si souvent 
oblige de le défendre contre lui? Cependanl| de ce qne Racine 
n'aura employé le mot uhèpa^ au pluriel que cette seule fois , 
je n'en conclurai pas qu'il en a condamné l'osage^ ce nombre ; 
car enfin il n'est pas impossible qu'il ne se soU abstenu que 
par le défaut d'occasion* An reste >jii trépas ne se dit guère , 
ou même pas du tout ,, au'pluriel , ûl n'en est pas de même 
de mort , que l'on trouve quelquefois^ k ce nombre, dan» le 
sens de douleur, et dont l'Académie fournit cet exemple : 
' Lagouitelui fait iouffrir mille morts, Voluire, Hen^ 
nadê , chant X: 

* 

De CCS nooreaax tjriiiii les aTÎdes cohortes 
Assiègent les maisons , en enfoncent les porj^s ; 
Aux hôtes effrayés présentent mille morts ... . 

: 3a Tu ne'i'igoores pas. Depuis le jour -inflkme.. .. 

L. B. L*expr€ssion de jour infâme est incorrecte. En 
général , le mot à' infâme ne peut entrer dans des vers nobles, 
si ce n'est de celte manière : lnfâm,e ravisseur. Infâme es^ 
pour les personnes, et non pour les choses. 

' L» H. J ont infâme e5t une expression imp/opre, parce 
qu'il n'y eut en effet que du malheur , et nulle infamie dans 
le mariage de Jocaste. Mais que dire d'un écrivain francaif 
qui nous as4(ure magistralement ç^ infante ne peut enlrer 
daqs des vers nobles, si ce. n'est on l'appliquant aux per- 
sonnes 7 Infâme se dit do tout ce qui est déshonorant et dés- 
honoré, des choses comme des personnes. Quoi ! l'oornë^lVj- 
rait pas dani la poésie la plus noble, un infâme e^Urpfut , 
Wifi infâme perfidie, uû infâme arliUi^e, un sup^iu» !«•• 
yii/rtt , etc. , etc. 7... 



Iv. 



V 



^ 



ÉTUDES 

Wol Vinfâine avarice esl Usuprêtat loi. 
V ■ .JiLtiai. 

\ - -... - • ■ - i 

i la porte d'Aman est d^jà pr^p»»"* 
V\un infâme trépas l'instrument exëcrable. 

KSTBSa. 



On en cilerail cent exeinp.les , et il est incroyable qu an 
homme qui commente Racine puisse lesignorer. On n'est 
point oblige ile savoir ce qu'on n'a pas ^l^ris; mais^m^ne 
Test pas non i»lus d'enseignef ce qu'on ne sait pas, et c'est un 
amour-propre inexcusable de se donner pour maître d'une 
•cieiice dans laqtitlle on ne serait pas même un bon écolier. 



¥-7 



Z3 Jnsqucs au bord du crime ils conduisent nos pas ; 
Ils nous le font commetlre , et ne l'excusent pas. 

s L. B. Pensée irès-belle et en même-temps très-juste. Ca 
▼ers a été depuis jmilé par M. de Voltaire, dans OEdipei 

Impitoyables Dieux , mes crimes sont les vôtres , 
Et >ou& m'en punissezl 

Ce moîiologue , comme le remarque Louis Racine, esl 
digne de 1 auteur de Phèdre. 

L. H. Us ntiis le font commettre , et ne-l'excusenù 
pas, n'est point /me très-belle pensée; c'est un sentiment 
naturel et juste... Impitoyables dieux l elc, , peut être une 
iniiiation , si Ion peut appeler ainsi une idëe qui se présente 
d'elle-même à tout moment dans le sujet d'0£fl^»>e ; mais 
Ifes vers (le Voltaire sont ici bien supérieurs à ceux de l'auteur 
do la Thébaîde. L'i.n peut pardonner à l'amour filial ce 
que dit Louis Racine de ce monologue , qu'// est digne de 
l'antenrde Phèdre; mais le commentateur, qiii approuve 
ce jugement, n'a pas la niéme excuse. S'il se Connaissait un 
peu mieux en vers, il snurait que ce monologue n'est guère 
qu'une déclamalio.i en vers médiocres et souvent mauvais. 
On ne dit poml sièr lo bord du crime. Afin d'en faire 
après est inlolrrable , cl blesic ogaleincul le goût, l'oreille 
cl la langue , dan» iCi ver* : 



a 



DE LA 

PreniieBi-ils 
Afin d^enfi 

Après est one p 
n'est dans qilélqae 
à ifui le crime ex 
obsciire ; le vers t 

34 Un sang dig 
Un héros 



L,B. Cest peu 

est mis pour les 

que pour les cho: 

L. H[. Cette rci 

critiqué est très- vi 

s'agit point ici de 

ou aux personne! 

les personnes oe t 

' cettc.faule , trop j 

mise. Il a consen 

termes correspond 

' dèconlè , sont un 

point de particip( 

qu'une chose est 

écoulée ; mais 

participe découl 

• fusé au verbe d 

logique des lang 

ici. Il snfAt que 

' ÎO Si l'usag 

couler, ce n'est 

raison , on la t 

verbe , qui esl c 

bien l'usage n'tf 

pour ne pas dire 

cïiulfir n'a point 

mentir, «le. ,«l' 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 3i ' 

PreniieBi-iU dose pjauir à faire des eonpables , 
Afin d'en faire après d'i\\tutTtftai»étahU»? 

Apfàs est one prëposUion , et non pas un adverbe , si *c« 
n'est dans qiifelques phrases du style familier. Des criminels 
à qtti le crime est dousa y ne vaut pajs mieux. La pensée est 
olMcùre ; le vers est dur et plat , etc. 

34 ITn 8«n g digne dtM rois dont il est d^cool^. 
Un héros pour l'Eiat Vést lui-même ioùmolë. 

L.B. CTest peut-être pour la première fois que découler 
est mis pour les personnes ; il ne faut jamais l'employer 
que pour les choses , soit an propre, soit au figur#, 

L. H[. Cette remarque e«t mauvaise de tout point. Le vers 
critiqué est très- vicieux jamais la critique porte à faux. Il ne 
s'a«'it point ici de l'appUcalibn du mol découler aux choses 
ou aux personnes , et il est ridicule de nous apprendre que 
les personnes ne découlent point. Racine n*a point commis 
celte faute, trop grossière n^ême pour avoir jamais été com- 
mise. Il a conservé le rapport exact de la ligure dans les deux 
termes correspondans, Ja/x^ et découler. Mais ces mots , ej£ 
découlé , sont un solécisme , parce que le verbe découler n'a 
point de participe. On dit , soit au propre^ soit au figuré , 
qu'une chose est écoulée: L'eau est écoulée , l'heure est 
écoulée ; mais on ne peut dire est décoûlée , parce que le 
participe découlé , découlée, n'existe pas. Si Tu^ge l'a re- 
• fusé au verbe découler, on en trouvera la raison dans la 
lo'^ique des langues, qu'il serait trop long de développer 
ici. Il suffit que Tusage ail fait loi, 

ÎO^ S^ l'usage a refusé un participe passé au verbe dé^ 
couler, ce n'est sûrement pas says quelque raison , et cetlo 
raison , on la trouvera probablement dans la nature du 
verbe, qui est ce qu'on appelle un verbe neutre. Mais com-^ 
bien l'usage n'est -d, pas bizarre à cet égard, et difficile, 
pour ne pas dire impossible, à concilier avec lù'i-niéme ! Dé- 
couler n'a point de parltcipe p.issé ; dorr^ir, vivre ^ nuire , 
rnsntir, «le. ,>iL'«uont pas non plus, 4,1 mourir, aller, venir 



» <i 



3î^ ÉTUDES 

étàeourir, etc* \ qui sont aussi .jseatres* en ont. Poiifqaoi 
cf^ia ? De plus habileSvque moi le diront peut-élre. 

* . * ^- 

Z^ A cet instant faul« le dernier de Bios princes , 

l^*liooDeur de notre sang, Pespoir de nos prôlrinceCy 

Mcnéçée, en nn mot, digne frèr« d*Hémon, 

Et trop indigne aussi d*étre fils de Crëon. 

L. B. Indigne est pris ici en bonne part; mais il ne peut 
être employé qu'en mauvaise part. 

" L. H. Q\x^indigne ne Soit employé ordinairement qu'en 
mauvaise part , rien n*est plus vrai ; mais qu'il ne puisse pas 
être employé autrement, j'oserais en douter, et je n'en vols 
pas la raison. Etre digne et ménier ^ qui sont la même 
, chose , se prennent également en bonne et mauvais* pari : ' 
Etre digne de louange , digne de blâme ; mériter la 
mort 'y mériter lé prix , la gloire ou la honte , etc. Pour- 
quoi donc indigne n'aurait-il pas le même privilège ? Le 
vers de Racine est parfaitement clair, parce que l'on connaît 
assez Cr'éon et son fils pour ne pas se méprendre au sens da 
mol indigne , et c'est la seule condition que je croirais né- 
cessaire pour employer ce mot en mauvaise part. Nous le 
trouverons encoi'e daus Racine avec la même acception. 

^ry^ C'est, sans doute, en bonne part , et non en mau^ 
' vaise parti que le commentateur a voulu dire ,.en parlant 
de la condition qu'il croirait nécessaire pour Pempldi du mot 
indigne; car c'est en bonne part qu'il est employé ici contre 
l'usage ordinaire. Et trop indigne aussi d'être fils de 
Créon , c'est-à-dire , comme l'interprète Louis Racine , et 
oui ne méritait pas le malheur d'avoir Créoh pour père. 
Il n'est pas besoin d'une condition toute particulière pour 
employer en mauvaise part un mot qui ne s'emploie ordi-, 
nairement qu'en ce sens. Mais en vain M. de Laharpe pré-^ 
tend-il justifier ici Racine contre Luneau ; en vain M. Geuf- 
froy prétend-il non-seulement le justifier, mais voir là une 
beauté , un heureux latinisme. L'usage est absolument 
contre Racine en faveur de Luneau , et c^est ce que prouve 
iusci le Dictionnaire de l'Ac^déruie , «u ne donnant pas un 



DE L 

lettl exemple é 
donne plusieurs 
D'ailleurs, in^i 
en bonne part ^ 
l'adverbe trop , 
un vrai contre 
signifie ) à la l 
trop de n 'avoi 
puisqu'on ne s; 
d'un scélérat. I 
répréhensible c 

Si Tons c 
Des rertu 

56 Les Dieu 

• 

L. H. Il n'est 
les Dieaxsont 
jttnd nullement 
français : Les . 
cée et au-dei 
viens aux Die 
Ce qui l'a indu 
quand^il s'agit 
dcj dans les dei 
paie , soit pour 
l'ai payé des 
valeur de se4 
pour dire , Un 
de' ses service, 
vices. Il a été 
payé avec mot 
particule da , 
dui etc.: être 
payé du zèle 
pour les mots 
en nature , et a 



». 



F 




/ ' 



DE LALAÎiGtTEr*ftA-|rÇAISE* 51 

lettl exemple ^indigne en bonne part > tandis qa*il ea 
donne plusieurs de digne en mauvaise part comme en bonne* 
D'ailleurs, indigne pût-il , dans certains e^s, se prendre 
en bonne part ^ il ne devrait pas du moins e^||L niodifié par 
l'adverbe trop , qui alors exprime une sorte deblAme et fait 
un vrai contre-seas. Trop indigne d'être fiU de Criom 
signifie , à la ieXXre ^ méritant trop , ou ne méritant ams 
trop de n'avoir pas Créon pour père ; ce qui est absurde» 
puisqu'on ne saurait trop mériter de n'avoir pas dû naître 
d'un scëlërat. h* em\>\oid* indigne en bonne part est moini 
répréhensible dans ces vers dv Britannicûs : 

Si Toas daigniez , seigneur, rappeler U mémoire 
Des rertu* d'Ootavie indignes de ce prix. 

56 Les Dieux sont trop paires du sang de Ménécée. 

L. H. Il n*est pas inutile d'avertir ici pourquoi cette phrase^' 
les Dieaxsont trop payés da sang, etc., est vicieuse, et ne 
jttnd nulle meut la pensée de l'auteur. Elle signifie en boa 
Français : Les Diemx ont reçu le prix du *ang de Mené-* 
cée et au-delà ; et I^JiMiteur veut dire : Ce fne nous de^ 
vions aux Dieux a été trop payé par le sang de MéHécée^ 
Ce qui l'a induit en erreur, c'est qu'en eflTet le verbe payer^ 
quand^il s'agit des choses , peut être suivi de la préposition 
doy dans les deux seîis , soit pour exprimer la chose que l'on 
paie , soit pour exprimer la chose avec laquelle on paie* J6 
l'ai payé de ses bienfaits , pour dire , Je lui ai payé Ia 
valeur de ses bienfaits. Il m* a payé, d'ingratitude t» 
pour dire , Il m'a payé avec l* ingratitude» Il a été payé 
de' ses services , pour dire , // d reçu le prix de ses ser^ 
vices. Il a été payé de mon argent, pour dire , // a été^ 
payé avec mon argent. Mais quand ce verbe est suivi de la 
particule du , -alors il signifie toujours , recevoir la valeur 
du, etc.: être payé du temps djtu'oti (f employé ; être 
payé du télé ^n'on a montré. Il n'y a d'exception cpie 
pour les mots qui expriment des valeurs en numéraire ou 
ea nature, et alors du est le synonyme de tutt comme, dans 



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V . .1 



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M ETUDES 

ces phrases i J'ai éié payé du trésor public ; je le paierai 
dûprùduit de mes terres ^ de cette vente, de mes bois, etc. j 
ce 401 signifie , sut le trésor public , sur le produit^ elc. 

57 Mais, hélâst combien cher ut* vend-il celle joie I ^ 

' Et dans les premières éditions ; 

m Mais combien chèrement m« vend-il Cette joie I 

L. H* Celte phrase est incorrecte ; il faut dire t Combiei% 
il me vend cher cette joi^è ! CJuir ne. peut pas se séparer de 
rendre, parce que vendre cher e%i ce qu'on apuelle une 
plwase faite. Ainsi le mot combien tombe "»uV le mot 
vendre , et signifie seulement ifu'il me vend chet^. 

jr> C/i<?rest ici adverbe, pour cAèftfmW, et il est sans 
dûuie susccptlïile des mêmes motlificalions que ce dernier. 
Or, le commentateur dira-l-il que combien tombe sur le 
▼erbe, et non sur chèrement, dans les vers des premières 
éditions? Si cher, joini k vendre, ne peut pas être modifié 
par combien, il ne peut donc pas l'éire, non plus, par 
lien , ptàT plus , par trop , etc. ,'et ces deux mois vendre et 
cher ne peuvent jamais être séparés l'un de l'autre. Çepen-_ 
dant on voit tout le contraire dans ces exemples du Diction- 
naire même de l'Aca^Jéraie : prendre cher, bien cher, trop 
cher, vendre bien cher sa vie ; on le lui fera pay,er plus 
cher ifu'âu r^archë. Et, an effet ,'c/*<îr ne signiûe-t^il 
pas ici a haut prix 1 M..i» si l'on peut dire, vendre à trop 
haut prix, à plus haut prix, suivant que le prix est trop 
Laut ou plus haut j pourquoi no dirait- on pas aussi, 
vendre trop cher , on plus chéri 

38 J'auraii même regret qu'il me quittât l'empire. " ^ 

L. H. et G. F. , d'après L. B. Me quittât V empire n'est 
pas exact. Le verbe quitter ne comporte pas deux régimes. 
Racine aurait pu mettre : ^ ^ v 

J'aurais même regret qu'il, me cédât l'empire. y 

Ç;;^ San* duule qu'il U metUait aujourd'hui i mai* il 



DEL 

paraît que Vusag 
quittai. On peu! 
<|e Molière: 

Et je fen 
Ou je vaii 

Il y a plus. L 
de 1798, doqnc 
sens de céder, d 
ses prétentions 
Jets de cetu si 
il n 'en quitter 
que, si, en sly 
peut employer 
en poésie et dai 

39 Hé bien ! 
Toutes le 

Xi. R. Le mo 

disons : La pei 
son armée en ^ 
marquer sur ce 1 
il se dit noblem 
rement qu'avec 

Toutefois 

^ous disons no 
pour exposer s 
héros a cent fi 
ployé par Cicé 
mot personne 
gile , et , s'il e 
s'entend de l'a 
un comédien* ) 
en vers : 

D'un no( 







/ 



\ 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 35 

parait que l'usage de son temps l'autorisait k mettre ^u'iV ms 
4juiuàé. On peut en ju^|jy>ar ces deux eienaptea du Tariufâ 
de Molière: 

Et je ferai bien mieux de "lui quitter la' place...* 
Ou je yait sur-le-champ vou« quitter la partie, . 

Il y a plus. Le Dicliorinaire même de l'Acadénùe, talion' 
de 1798, donne un régime indirect h (juilter, pris dans le 
sens de céder, de délaisser : Quitter tous ses droits , toute* 
ses prétentions à ^uel^u'un ; il lui a quitté tous les ef- 
fets de cette succession j auitter sa place à tfueltjuun ; 
il n'en ^luitteraitpas sa part a un autre. Mais |c croirais 
que, si, en style d'affaires et dàni le style ordinaire, oa 
peut employer qtUtter dans ce sens, céder convient seul 
en poésie et dans le style soutenu. 

39 Hé bien ! Madame , b»'; bien ! 4u*il vienne, et qu'on lui donne 
Toutes les sûretés qu'il faut pour sa personne. 

L. R. Le mot personne est ici à sa place , puisque nous 
disons : La personne sacrée -des rois y le roi commande 
son armée en personne..,. Il y aurait bien des. choses à re- 
marquer sur ce mot. Quand il.rëpond au nullus des Latins , 
il se dit noblement en vers i mais alors il ne se met rëguUè- 
rement qu'avec la négative : 

Toutefois en ces lieux je ne connais personne. 

MlTHBIDATE. 

Nous disons noblement en prose ; exposer sa personne , 
pour exposer sa vie', mais on ne dirait point en vers : Ce 
héros a cent fois exposé sa personne. Persona est em- 
ployé par Cicéron dans le même sens que nous donnons au 
mot personne; mais persona ne se trouve pas dans Vii- 
gile , et , s'il est dans Horace , il a rapport au théâtre , ( et 
s'entend de l'acteur d'une pièce, ou du rôle que joue 
un comédien. ) l'ersonnaffe, dans ce même sens , est nublo 
en vers : 

D'un nouveau personnage iavinlei-vous l'idée? 





• ■ : . ■ ■ ^ ' f 

JJ6 ÉTUDES 

Mfli« on ne dit point en vers» de grand* perionnages ; 
quoiqu'on dise noblementen prose> Is* grands personnages 
de l'antiiftiité. On ne <Ut point eu vers , en style noble , sa 
personne si chère t son aimable personne» 

jTj^ (^es remarques , qui pourraient être mieux liëes 
enU'e elles , puisqu'elles pbrtent sur le même mot ou sur son 
synonyme, ne laissent pourtant pas d'être justes et instruc- 
tives : elles peuvent contribuer à faire sentir que le langage 
de la prose même la plus noble, n'est pas. encore celui de 
la haute poésie, et que les termes qui conviennent à l'une ne 
conviennent pas toujours à l'autre. Boileau a bien employé 
le mol personne sans négative, dans son fameux Passaga 
dh Rhin , dont le style est assez élevé , et même àsset 
épique : ' 

Ils marchent droit aa fleuve où Louis en personne. 
Déjà prêt à passer, instruit , dispose , ordoune. 

Mais il n'en est pas moins vrai , ce me semble, que soit ce . 
mot , soit son synonyme personnage , ne sont guère faits 
que pour la poésie didactique , ou que pour la poésie fami'- 
liére: - ■ ' 



Pari 



de sa personne t et laissons sa noblesse. 

MoLiÈas. 



Dom Pourceau raisonnait en subtil personnage. 

• ' ' * LlFONTAlNE. 

* * ' / 

Ou que, s'ils ne sont pas précisément exclus de la haute 
poésie , ce n'est pas sans précaution ni sans art qu'où peut 
les y faire entrer noblement. ^ 

Il est bon d'observer que ces deux m'ots , dans aucun cas , 
ne peuvent se prendre indifféremment l'un pour l'autre. 
Personne se dit, en général,.pour désigner un homme ou une 
femnio , et peut s'appliquer à un individu quelconque des 
djMix sexes, avec retle reslriclion, toutefois, qu'il ne doit s en- 
tendre que d'une femme , lorsqu'il se trouve accompagne 
du ïc^iiWaXQ. jeune , belle qw jolie ,. comme dans ces phrases. 



DE L 

€*esC une jeum 
jolie personne 
personne , et S' 
hommes, jaœai 
bonne ou en t 
hommes se disti 
il est ordinairei 
jnine l'un ou l'i 
grands, des /! 
c'est un fort s 
nage qu'on pu 
ne se dit guère 
sonnage \ il st 
^ue personnag 

40 DIc voici 

L. H. Tantà 
hientof» I\ nie 
ment, en parla 
J^ous viendrei 
en lieu dans la 
ce dernier sei\|^ 
(Jj^ Gomm< 
reprochant àjO 
• de quel droif^ i 
ce crime , Ores 

I • • • • « 

Vous-mêi 

41 Je veux I 

G. F. S'ousi 
trôné, est une 
en l'examinaut 
Le véritable dé 
ne pas rendre < 

(Oilûyi 



în 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 37 

e*eie une jeune personnes c'e$t^ la plus belle , la plus 
jolie personne dtè monde. Personnage, dans le »en» Je 
personne y et sans rapport au lliéâlre , ne se dit que des 
hommes , jamais des femmes , et , suivant qu'il est pris en 
bonne ou en ntauvaise part, donne h. entendre que cc$ 
hommes se distinguent en bien ou en mal des autres; mais 
il est ordinairement accompagne d'une épithêlo qui dëlcr- 
inine l'un ou l'autre de ces deux sens : C'est un des plus 
grands , dés plus illustres personnages de ce siècle ; 
c'est un fort sot personnage , le plus ridicule person-.^ 
nage qu'on puisse voir. Je croirais que , sans épiihcte ,^ il 
ne se dit guère qu'en mauvaise part : Je connais le per- 
sonnage ; il se croit un personnage ; on dirait de qnel-^ 
^ue personnage» 

40 Me voici donc tantôt au comble de mes vœux. 

L. H. Tantôt se disait encore , dans le style soutenu , pour 
bientôt, l\ ne s'emploie plus , dans ce sens , que familière- 
ment , en parlant d'une chose qui se passera dans le jouf : 
Vous viendrez tantôt. Il se dit aussi pour énoncer ce qui a 
en lieu dans la journée : Voiu m'avez (iit tantôt y et en 
ce dernier sen^i, il entre quelquefois dans la poésie noble. 

(f;^ GommW lorsque, dans Andromaque , lIeru»ion<< 
reprochant à^^restele meurtre de Pyrthus, cl lui ilemandaiU 
- de quel droit»^ h quel titre, et par quel ordre, il a comim* 
ce crime , Oi^sle Ini r(^)ond ; . 

, Q pieux! Quoi! ne m*avez-vous pas 

Vous-même , ici , tantôt , ordonné son trépas ? 

41 Je veux m'ouvrir le irône ,.ou jamai* n'y paraître. 

G. F. S'ouvrir le trône, pour s'ouvrir le chemin an 
iront y est une ellipse qui paraît d'abord un peu dure ; niuit 
en l'examinant de près, ou la trouve ^^uergique et poottquc. 
Le vëritable défaut de celle expression , dans ce vers , est de 
ne pas rendre clairement l'idée de Polynice* 

(P^ Il û'y a pqiiàt dam ce vers l'cHipsc q'ic Itî conimcu- 



-, / 



3S ÉTUDES 

tateur prëiend y découvrir} et cette ellîpse^ s'il fallait Vf 
reconnaître , ne serait point tolërable, coname , assurdment , 
beaucoup trop forte, lie poète « voula dire, en effet, ce 
qu'il dit, m'oNVÇjf le trôr^ , et non pas, m* ouvrit'' le che^ 
min an trône \ et ce qui le prouve évidemment , ce sont les 
deux vers prëcëdens , où le personnage qui parle demande si 
le trône lui serait fermé sans Tamour: 

Le trône , san.^ 1 amour , me serait donc fermé ? - 
Je ne régnerais pas si l'on ne m'eût aimû ?* , 

Heste h savoir si l'on peut dire ouvrir et fermer le trône. 
Il semblerait d*abord. que non , et le commentateur l'a bien' 
cru ainsi , sans quoi il n'aurait pas imaginé son ellipse. En • 
effet , on ne suppose point de portes à un (rone comme à un 
cabinet, à un sanctuaire , k un tabernacle., etc., et l'on n'a 
janiaistlit, je crois, les portes d^un trône ; mais un trône 
peut être environné d'uuesortè de barrière ; il peut l'être d'une 
balustrade ou, si l'on veut, d'un balustre. Or, n'est-ce pas 
assez pour autoriser l'expression ouvrir et' fenner un trône ? ' 

4^ Mon nœur, jalonx du sort de ces grands malheureux ^ 
- Veut s'élever, Madame , et tomber avec eux. 

G. F. Grands malheureux. Cette façon de parler ne se 

prend jamais qu'en mauvaise part ;, elle exprime le plus 

grand inépris. Vnlère, dans le.7oM^Mr de Regnnrd, parlant 

. d'un marquis qui lui parait le plus îaclie et le plus ridicule 

de tous les hommes , dit à son valet Hector : 

■ ■ . ' ■ 3^ 

\()ilh, donc ce Mnrquis , cet homme dangereux? 

Oui, Monsieur, le voilà. — C'est un grand /Ma//teureuj:. 

(EC?^ Toint de doute que malhetireux ne puisse quelque- 
fois se prendre en mauvaise part : il peut, en eifel , signifier 
un méchant, un fourbe , un scélérat , un homme sans mœurs, 
sans foi , sans pudeur, sans élévation d'âme , un homme qui , 
s'il n est pas rcelleihcnt dans une situation fâcheuse , dans le 
malheur^ ne nioriternit que trop d'y être; et c'est là h-pcu- 
'près ce qu'il sijj'niiic dans ces phrases vulgaires : Le maiheti' 



DE L^ 

reux éfu'il est ! . 
heureux. Il doi 
dans l'exemple d 
Mais a-t-il néces 
Kacine ? Cela ne 
mot dépend en g 
discours; et,(l'ap 
peut être ici que 
être, dis-je , que 
le poète , et non 
coupables , com 
trouve pas, je T 
bien assortie à m. 
par exemple, cel 
aies y d^ns ces v< 

Prenaenl-il 
Afin d'en i 

43 Et moi , je 

L. H. Cette S( 
scène du sujet. Il 
fectueusc dans W 
nombre de faute 
qu'au ridicule. 1 
devoir en remarc 
ment n'a-t-il riei 
particul ièréknen t 
sur le style d'une 

^ Commence: 
* Et montre] 

Ce mystère est 
grossière est pire < 
ressemble le mbii 

Tous ces ei 
^u'il parle 



t 



f V*# J/Vi«# ■#*#VVA 



r r w — •^ 



-^^^^.^ 



DE LA LANGUE PRANçXiSE. 5^ 

rêttx é/u'il est ! L& voilà , le malhegrèux ! C'est un mal- 
heureux. Il doit le sigiiiUer encore, et avec plus (le force, 
dans Texemplc do Regnard : C'est un grand malheureux. 
Mais a-t~il nëcessai renient ce même sens dan^les vers de 
Kacinc? Cela ne niè parait pas très-certain. Lo' sens de ce 
mot dépetid en grande p^^rtite , je crois, des circonstances du 
discours ; et, d'après tôulc>lcs circonstances du discours, il ne 
peut être ici que favorable. Grands malheureux ne [ïeut y 
être, dis-jft, que pour grands infortunés tCùnxmeV^ voulu 
le poète, et non pas paxiv grands scé/érats , ^our grands 
coupables y cownie le voudrait le critique. Cependant [e no" 
trouve pas, je l'avoue, que réplthète Ae grands soit .très- 
bien assortie à malheureux. J'en aimerais mieu^iî une autre ; 
par eieniple, celle iï illustres , déjà enaployée avec miséra- 
bles , duns ces vers de la ménae pièce : 



y 



PrenBenl-il» donc plaisir à faire de» ^capables ^ 
Afin d'en faire après ^'illustres miséiabiet ? 



.# 



43 Et moi, je vais ^ crneh , vous apprendre à mourir. 

L. H. Cette S( ène e$t la plus passable de la pièce : c'est !• 
scène du sujet. Il y a des beautés ; mais , outre qu'elle est dé- 
fectueuse dans Tordonnance, elle est défigurée par un grand 
nombre d« fautes de diction inexcusables, et qni vont jus-- 
qu'au ridicule. Puisque le commentateur ( Luneau-) a cru 
devoir en remarquer do beaucoup moins choquantes , com- 
ment n'a-t-il rien dit devers , tels que Ceux que je vais cifer, 
particulièrékTvent pour faire voir qu'un commentaire complet 
sur le style d'une pièce si mid écrite eût été déplacé. 

^Commencez, Polyniee , embrasses votre frère, 
*■ El monlrez.... — Hé! Madame, à quoi bon ce mysièr&2 

^e mystère est intolérable. Une impropriété de termes si 
grossière est pire que tous les solécismes. U n'y a rien lii qui 
ressemble le moins du monde à un mystère* 

Tous ces embrassemcns ne sont guère à propos : 
^u'il parle, qu'il «'explique^ çl nous liissc en rcpo.v^ 



vfi lui ( ucs i|u ua ic uui j aoiiHi offWCff «f i cui r 



I 






4o ÉTUDES 

Gciifw à pmpos.»*^ nQus laissé en repos* Quelle pUtW 
tudel / 

L*iDJttsti6e ne plah f poorru que je t*en chasse. ' 

Cela signifie, danf la consthiclion française, pourvu frte 
je le c liasse de l'injitbtice , le mot en se rapporta nt uëces- 
aai renient au dernier substantif. On sent bien que da ns le sens 
il s'agit du trône ; mais la faute n'est pas moins réelle. Et 
qu'est-ce que Vinjustice me. plaît ? Qoellii mauvaise affec- 
tation de perversité , encore plus seai»ible et plus révoltante 
dans cet étrange vers où Polynice dit , en parlant du peuple : 

£t qu'il me soit permis de m'en faire haïr. 

Le commentateur observe que la permission n*est ni 
noble ni belle. Je le crois ; mais ambitionner cette per- 
mission y estyunc ridicule extravagance , digne d'un mauvais 
rhétcu^du seizième siècle, il convient de faire sentir réaof— 
mile de ces fautes, où le jeune auteur fut entraîné par le con- 
tagieux exemple des défauts de Corneille , qui étaient encore 
h la-nioiie \ et qu'on a lûché d'y remettre encore de nos jours, 
impies rv^/tfxa/ï/Z/ïî, Racine n'y retombera jamais. 

-Je vais té le porter au bout de ce fer même. 

"Porter un sceptre au bout d'un fer y et au bçut du fer 
même ! Quel'e ligure burlesque ! et quelle cheville ! Je n'irai 
pas plus loin : ea voiUi sans doute assez pour faire voir que 
Tauleur n'avait pas même Ctit ore assez étudié sa langue pour 
savoir l(iiijouiS vendre sa pciisee , témoin ce vers: 

L'un tii l'n :irè ne veut s^embpasscr le premier. 

Il vpui il if , aucun dfss deux ne veut le premier em-^ 
brasser son /rt'rf» ^ et il dit en effets ne veut s'embrasser 
liii-'Tnême. 11 y a bien d'autres cor»re-sèus du même genre, 

44 lié bien ! ma chère Olympe, as-lu vu ce forfait? 
J'y suis courue ruvaio , t'ea était déjà fait. 

L. E, On ne cowr/poiut h un forfait; etd'ailleurs^ quand 

o\\\ii iXiïdïiiW i[x\xàïix,i\. , J'y ai couru» 



DE I 

L.H. As-^u 
tendre en ce seni 
forfait; mais < 
courue e9\ iin b^ 

jpQ^ Tai COI 
rail entrer dans 

J*ai conn 

4^ Ils ont oh 
• , Un lieu p 

L. B. Ce réci 
rcur tlubel-espr 
des plus beaux 
même à celui 
semble être en e 
mot , plus tragii 

L.H. Cet él 
beaucoujjt^ieu] 
.vrage ; mais il e 
an-dessus du n 
Hèmon qui , é 
geux , meurt pc 
d'être rapide, 
et la répétitiou 
exprimer une se 
une âme ravie 
loi érables. Eu i 
ramène , l'un c 
l'un des chefs-d 
quelque laugu< 
queuce d*ua ho 
et sur l'art du il 

46 Pour cdui 
Il arme e 

L. U«, d'apr( 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 4t 

L.H. A t-tu^vu ce forfait? — Ty ai couru,.., pent s'en- 
tendre en ce senà;, j'ai cou^u voir. On n« court pas. à un 
forfait; mais on dirait bien, courir au crime. J'y suit 
courtteen iin barbarisme, 

ft;;^ J'ai couru ne laisserait point d'équivoque, ôl pour- 
rail entrer dans le vers sans hiatus : 

J*ai couru, mais env»in , c'en éuit dëjk fait. 

45 Ils ont choisi d*abord pour leur champ de baUilla 

. , UiJ lieu près des deux camps , Ml pied dé la" muraille , etc. 

L. B. Ce récit , si Ton en exceple quelques vers où la (a^ 
rcur dubLl-esprit se fait un peu sentir, est, sans contredit , ufi 
des plus beaux qui soient au théâtre : nous le préférerions 
même à celui de PA'^Jre , quoique moins bien écrit. Il 
semble ê re en effet plus rapide , plus plein d'acùon ; en un 
mot , plus tragique. 

L. H. Cet éloge est ridiculement exagéré. Le récit est 
beaucou{J*T&ieux écril-que ne l'est en général le reste de l'ou- 
.vrage ; mais il est encore très-défectueux , et ne s'élève guère 
an-dessus du médiocre. Rien n'est ro^' yue n> « 

^dmo/» qui , étant la victime d'un d i*ès-co^ - 

geux, meurt pour sa belle princesse ._^iylc ,^bien loin 
d'être rapide, pèche surtout par la longueur dos tournures 
et la répétition «les idées : on trouve jusqu'à six vers pour 
exprimer une seule pensée. Du roi le fer trop rigoureux , et 
une âme ravie qui abandonne la vie , sont des fautes in^ 
loléi ables. Eu un mot , picférer ce morceau au récit de Tljé- 
ramène , l'un des clieCs-d'œuvre de notre verîfilica tien, et 
l'un des chefs-d'œuvre de la narration et de la poésie, en 
quelque langue que ce soit, est le jugemunt sans consé- 
queuce d'un homau; qui se mfle de prononcer sur la poésie 
€t sur l'art du théâtre , sans connaissance et sans titie, 

46 Pour cduronoer ma télé et lua flam-me en un jour. 
Il arme eu ma faveur et la haino et l'amour. . 

L. H., d'après L.B. Eipresiion défectueuse, parce qu'on 



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4s ÉTUDES 

ne eotmnnê point une téie, comme on eonronn» ttn» 
flamme : Pin;i est au propre , et l'autre au figure. 

^;^Çouronner\ii\e téiè , c\%i y mettre une couronnf 
dessus , et couronner une/iamms( une flamme amoureuse^ 
•Vntend , un amour), c'est en fombler lé vœu parla posM»' 
aion de ce ^ui en fait l'objet. Dans le premier cas , c'est U 
sens propre ; et dans le second , c'est le *en« figure , fonde sur 
ce que celai qui est au comble de ses vœux , semble aussi 
heureux, aussi satisfait que s'il eût obtenu une courooiie. 
Or, quelque analogie que l'on supi>ose entre ces deux sens, il 
-jy a cependant enlre eux une trop grande différence pour 
cjuNin aime à les voir ainsi présentes tous les deux àla-fois. 
Çttleassocii.tion n'est ni moins bizarre, ni moins choquante 
que celle d'une cèle avec une flamme. Veul-on que courom^ 
n«fr n'ait ici qu'une seule signification, celte signification 
fera nt?(essairement celle que dëlermine lêmot qui le suit !• 
plus immëdialcnient, et , par conséquent , sa signification 
propre, naturelle et primitive, celle de meure unf cou-- 
Tonne dessus y puisque le mot qui le suit le plus immc lia- 
noent, t'est le mot tête. Alors, comme le iao\ flamme se 
trouve joint au mot tête par la conjonction tf/' , il faut nîcon- 
naîlre que i;objet eu est présenté c«>mme quelque chose, non- 
seulement d'aussi physique qu'une tête , mais d'aussi capable 
d'être couronné, et n)Ui onné de la même manière. Or, quoi 
de plus absurde? Ainsi, de quelque manière qu'on veu. Ile 
entendre la clm.se, la raison et le goût ne pourront que. trou- 
ver également à redire. 

4? E> vous-même , cruelle , éteignea vos beaux yeux. 

L. II. Louis Racine trouve cette expression hasardée. 
C'est pousser hûn la crainte de compromettre son jugement 
ou le respect filial. 

t^f^ous éteignez vos beaux yeux , est souveraine- 
ment ridicule ; mais'que penser de ces deux vers de la même 
pièce ? 

O Diciii! p<ii.' -je savoir de qucllft étrange sorte 
Ses jours intortuaés ont éleial leur llambeauV 



DE Li 

Xout le monde c 
àêijour* qui étêi 
forment uns étra 
Combien d'aul 
presque suffi de c 
celles que Lunea 
va suivre < 



•./- 



1*. Permettes q 
De TéUt d( 

f( Nous ne diroi 
» vice de Tun et i 
û il faut observe 
» cho*&. , et non ] 
que ViMi d'un te 

%*. J'ett voyais 

« Dedans et d 
» verbes : par ex( 
» sis té , ^uoUfu 
», ^ue vos troupe 

3«», Eclairci» prc 

ce Cela n'est pa 
» calmer une i'; 

4°. Hé bien I en 
Vient-ii d'e 

<( I^un ou l'ai 
î) Tautre ne peu 
peut, il est vrai , 
pas avec l'un ou 

5". Puisqu'il s'o 
Ce jour la « 

« L'exactitude 
» fut construite d 



DE LA LANGUE FRANÇAT'sE. 43 

Jout le inonde conviendra sans doute, avec Geoffroy , que 
Ae^jonr» qui éteignent Uur flambe au dun^euani: 4 iortCt 
forment uns étrange sorte de styl 

Combien d'autres expressions /de la même pièce il eût 
presque suffi de citer pour en faire sentir le vice ! Telles sont 
celles que Luneau ou Laharpé ont censurées , ainsi qu'il 
va suivre : . 



•./< 



!•. Pernettes qa« mon cœnr, en voyant vos beaux yeux , 
De TéUt de son sort interroge les Dieux. 

« Nous ne dirons rien de cette galanterie et de ce style. Le 
» vice de l'un et de l'autre est jugé depuis long-temps. Mais 
û il faut observer que l'on dit , Interroger sur quelque 
» chose, et non pas defuel4fue chose, » Et puis, ^'est-ce 
fmnVétat d'un sort 'i 

•*. J'en voyais et dehors et dedans nos murailles. 

« Dedans et dehors ne se mettent que seuls, comme ad- 
» verbes: par exemple, voj murailles ont toujours sub^ 
» sisté , ^uo'ufuil*y 4!ût bien des ennemis dedans, et 
»^ ^ue vos troupes eussent été mises dehdrsr, » 

■ ' ■ ...» I -V 

3». Eclairci» prompicment jna Inste inquiétude. 

ce Cela n'est pas français. OaÀit,éclaircir un doute , ci 
» calmer une inquiétude, » 

4». Hé bien! en est-ce fait? L*un pu liftntri perfide 
Vient-ii d'exécuter 'son noble parricide?' 

« L'un ou Vautre perfide n'est pas françr^ ; l'un on 
->:> f autre ne peut se joindre qu*à un substantif. » Perfide 
peut , il est vrai , s'employer substantivement j mais ce n'est 
pas avec l'un ou Vautre,. , 

5». Puisqu'il s'offre à vous voir, croyez qu'il veut la paix.- 
Ce jour la doit»conclure ou la rompre à jambis. 

« L'e-sactitude grammaticale demanderait que la phnas«f 
» fui construite de l'une de ce» Jeux manières ; Ce jour la 






41 ETUDES 

)j doit concTtirê ou rompre à jamais; ce jour doit la eon^ 
» dure ou la rompra à jamais» » 

6". Ont insensiî.lement tout le corps ëbrtnlé. 

« Tout le corps ébranlé , pour ébranlé tout le corps, 

» invqrsion dure et f .icëo. Ces sortes <l'inversions qui , de- 

o> puis Racine et Boildàu , n ont plus reparu dans le styla 

)/ soutenu, sont encore admises dans la poésie i>adine ; mais 

>; il y faut beaucoup de discernemenl et de discrétion. » . 

7".. Le trône fit toujours mes ardeurs les plus chères. 

« Vn trône tj ni fait Ui ardeurs les plus chères , pouf 
» dire (fu'oa préfère à tout. Celle manière d^ s'exprimer, 
)> qui i>ouvait être tolérée du temps de Racine , ne serait 
•>i point aujourd'hui supportable. )) 

fio. J'accepte ton dessein, et l'accepte avec joie. 

« Il aurait fallu , j'accepte le combat ouïe défi'y car on 
» n'accepte point un dessein , on l'approuve, w 

9°. Mes frères et vos fils! Dieux! quetveut ce discoprs? 

ce Que Veut ce discours , pour fjue veut dire y ou que si- 
>) gnifiéy n'est pas une phrase française, quoiqu'on la trouve 
» encore quelqiiefois dans les poètes contemporains w :par 
exemple dans Molière, £^co/ô c^ei Afam.- 

Où veut donc aboutir u/i pareil entretient 
48 Perdez-moi, Dieux, cruels! ou vous serez déçus. 

G. F. yous serez déçus signllie vous serez trompés. Lo 
sens exigeait, vous aurez été déçus, c'est-à-dire, vous 
vous serez trompes. 

(J:^ Si vous serez dàcus signifie vous serez trompés y 
pounpioi vous aurez ctè ^o'çwj'slijnifiera-l-il vous vous se-i 
rez trompes , et non pas vous aurez été trompes ? Si vous 
serez déçus ^ une sigi/ilicalioii passive, pourquoi -rowj au- 
rez ete dtçns ne \'aura-l-il pas également? et pourquoi 
auia-l-il la si-uilicùUoii Je te quou appelle verbe recipro- 



DE L^ 

que., et mieux et 
vous aurez été a 
serez déçus esl t 
\dire autant de to 
vaincu , j'aurai 
gnifieront/d me s 
me serai trompe 
<lire qu'être déçi 
trompé dans ses v 
là ce que Racine 
vous aurez été d 
trompés , convei 
semble correspon( 
n'aimerais ici auc 
le vers en me scrv 



Perd 



ez-moi 



Ce qui signifiera 
abusés y trompée 
Le présent , voui 
au prétérit, voui 
être le futur , vou 
vous trompez , cj 
('ensuit pas qu'il i 
On peut obser 
Tant que ce verbe 
iloileau, par^Raci 
signiiicati^on toute 
iondre avec ses sy 
» dit Roubaud > i 
» ou le faux : déi 
» duisa&s ou sjat 
)> odieux de ses ^f 
» trompe , en vo 
» bon ce qui est i 
» goi\ts et coajai\ 



DE LA LÀNOUE FRANÇAISE. 45 

çne.t cl mieux encore, verbe réfléchi 1 E$l-ce parce que 
vous aurez été déçus est un futur passé , tandis que 'vout 
serez ^^pjij est un futur simple ? Mais alors il faudra ea 
dire autant de tous les autres verbes , qI j'aurai été con- 
vaincu , J'aurai été abusé , j'aurai et') trompé , etc. , si- 
gnificront/d me serai convaincu , je me serai abusé , j» 
me serai trompé , etc. Peut-être M. Geoffroy a-t-il voulu 
dire qu'i^/re déçu peut signifier souvent s'être ,ahuséL 
trompé dans ses vœux , dans ses espérance» ; que c'est mèmo^. 
là ce que Kacine a prétendu faire entendre , et qu'alors 
vous aurez é^tf/j^^cwj , qui semble .dire , vous vous serei 
trompés , convenait mieux que vous 'serez dèçns , qui 
semble correspondre à vous vous (romperez. Pour moi , je 
n'aimerais ici aucun des deux futurs ; mais si j'avais à refaire 
le vers en me servant du même verbe , je dirais : 

Perdez-moi , Dieux cruels l ou vous êtes déçus. 

Ce qui signifierait , ce me semble , ou vous vous êtes 
abusés f trompés , dans vos oracles contre la race de Laiius. 
Le présent , vous êtes déçus , équivaut, si je ne me trompe, 
au prétérit, vous vous êtes trompés. Et qui sait? Peut- 
être le futur , vous seMz- déçus , signilie-t-il plutôt , vous 
vous trompez , que , vous vous tromperez ; mais il ne 
^'ensuit pas qu'il soit préférable au présent. 

On peut observer, au sujet de décevoir ^ qu'il est éton- 
nant que ce verbe , heureusement employé par Bossuet , par 
13oileau, par^ Racine , soit maintenant si peu en usage. Sa 
«ignificati^on toute particulière aurait dû empêcher de Te con-? 
fondre avec ses synonymes tromper et abuser, « Tromper, 
» dit Roubaud > c'est induire malicieusement dans l'erreur 
» ou le faux : déceyxnr, c'est y engager par des moyens sé- 
>J duisans ou sjg^cienx j abuser, c'est y plonger par un abus 
» odieux de ses forces él de la faiblesse d'au Irai. On vous 
» trompe , en vous donnant pour vrai ce (jui est faux , poui 
» bon ce qui est mauvais : on vous déçoit y en flattant vos 
» goi\ls et cOQjaivant à V09 idées : on vous abuse , en cap^ 




i : 



■u 



46 ETUDES 

» tivant rotre esprit ei vous livrant h la s^ductiop.... La 
» passion coniraence par nom tromper tks ce des s^phiimes et 
u des illusiuns. En se prêtant, se pliant, s'accomniod.int à 
» notre humeur, elle nous déçoit. Bientôt elle nous a fait 
)> à son joug, elle nous abuse 3 nous entraîne, nous eni~ 
-i) porte > nous maîtrise, » 

Décevoir est doue dans son vrai sens dans ce vers où Her- 
xnione, dans Andromaque y dit à Oreste , en parlant d« 
Pyrrhus : . ' \ 

Malgré mes vœux, seigneur, bonteusement défus. 
Malgré la juste horreur que son crime me donne. 
Tant qu'il vivra , craignez que je ne lui pardonne, 

II y est aussi dans ces vers de Boileau , satire IX : 

Mais combien d'écrivains , d'abord si bien reçus , 
Sont de ce fol espoir honteusement. défus'I 

Et dans ceux du di?ilogue de Voltaire entre Pégase et lo 
yieillard: 

D'un espoir orgueilleux honteusement dcçu. 
Tu sais, mon cher ami, coma^e je fus reçu. 

Mais il est comme à tontre-sens dans ce vers de Gornipille ,' 
cité par le Dictionnaire de Trévonxl: - ■) 

Vous verrer voire crainte heureusement déçue^ 
Et dans celui de Molière , Femmes Savantes i 
Peut-être verrcz-vous votre crainte dé^ue. 

tJne crai^JTfi n'ayant rien de flatteur, de séduisant, d'a- 
gréable i il est certain qu'elle ne peut pas décevoir ni être 
décevante t comme un vœu liii comme une espérance : elle 
ne peut pas non plus être déçue , parce qu'on ne peut pas 
. être déçu dans une crainte j et que la crainte déçue d,'uiie 
personne ne serait, au fond, que celle personne <^6f<i6 dans 
sa crainte* 



DE L 



«Mr< 



^>#^»#^^»#»^^#»^^ 



Li ^ versiflcatio 

harmonieuse, <! 
poète qui devait 
vers. Cependant 
que dans la TJiè 
tion j ils n'offréi 
de termes impro] 
fautes ^de toute < 
trouver ici de n 
essentielles. €'es 
mencé son exar 
par intervalle, 
mais surtout av 
Bacine, c'est-à- 

,1 Loin de 1 

^ Ils l'attaq 

L. B. Racine 
Loin de s 

Car la gloire , f 
d'aspect. 

L. H. Cette r 
tout de gloire ne 
d'objets' accessoi 
pecfy et c'est 
voulu refaire un 
déjà lin bon ver 
(Js^ Racine 
pièces, des ver 
c# ii'eat pas , eu 



r 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 



ALEXANDRE. 



\_j k versification ^Alexandre , en gênerai noble , exacte i 
harmonieuse, ëlc^aote , annonçait déjà ' dans Rucine I0 
poète qui devait un jour nous^enchanter par le chariràe des 
vers. Cependant la diction et le style , quoique plus purs 
que dans la Thébatde , sont encore assez loin de la perfec- 
tion i ils n'offrent même que trop de constructions vicieuses^ 
de termes impropres, de ligures inexactes, enfin que trop dtt 
fautes ^de toute espèce , et plus assurément qu'il ne va s'ea 
trouver ici de relevées , car ou ne s'est attaché quaux plus 
essentielles. C'est par cette pièce que l'abbé d'Plivet a comv 
znencé son examen de Racine. On va le voir maintenant, 
par intervalle, aux prises avec les autres conimentàteurs, 
mais surtout avec celui qui s'est prétendu le vendeur ^ 
Racine, c'est-à-dire', avec l'abbë Desfonlaines. 

1 Loin de s^époûyanter k. Paspeet de sa gloire , 
^ lis l'attaqueront même aii sein de ià victoire. 

L. B. Racine aurait pn mettre , selon nous: 

Loin de s 'épouvanter au seul bruit de sa gloire. 

Car la gloire , prise squs l'acception de célébrUé , n^a poinC 
d'aspect. 

L. H. Cette remarque est fausse. L'idée de gloire , et sur- 
tout àe gloire militaire « présente h l'imagination une foule 
d'objets' accessoires qui justifient parfaitement le mot d'aj— 
peci-f et c'est fort mal-à-propos que le commentateur a 
voulu refaire un vers de Racine , qui , dans cette pièce, était 
déjà un bon versificateur. " 

(J!^^ Racine lui-même a , jusque dans ses nieilleures 

pièces, des vers qui pourraient luériler d'élre refaits ; mais 

c« ii'eat pas , «a ef^et , le v«r9 ea qucsùon , «i le àruù d 'une 



tosct le DictiouDaire de rAcadéruie , «a n« doimant pas ua 



[ 



«a nalure , et a 



7 



1 M' 



\ 



^ 



O 



■ V. - - 
4$ ÉTUDES 

glotrÉf'tkû lien de Vajpect d'une gloihf , me paraît un« 
vraie «ottiie* Les louanges pejvejit retentir, /a l'rv du hruit $ 
et, en un luot; vWnt frappent l'oreille , on les entend. Lea 
exploits « "^ans faire précisément du bruit p«r eux-niémes.|, 
«ont cept-'ntbnt accompagné) rie beaucoup de bruit , ou IH-'Ub* 
*! vent donner lieu à beaucoup àe bruit ^ et c'est pourquoi 
Soileau a pu , dans son Lutrin^ faire dire à la Mollesse, en 
parlant dû grand roi qui régnait alors : 

Tou^i les joars il m^éveille au Lruit de ses exploits. 

"Mais \ai gloire , la ^/ozVtf surtout (elle qu'on l'entend ici , ft 
de V éclat, de la splendeur , des rayons ; elle frappe les 
yeux , on la voit, on peut en êlrc ébloui. C'est ainsi que 
notre poète a dit dans son plus beau chef-d'œuvre, dans 
Athalie .* 

Venet dans mon palais, vous y verres ma gloire..,. 

Dans, uq nuage d'or le Seigneur enfermé 

Fit luire aux' yeux mortels un rayon de sa gloire» 

Enfin la gloiie est tellement censée de nature à être vue, 
que l'on dit, brillant de gloire j couvert de gloire , ^nvi-*- 
ron né de gloire. 

Au milieu de ces feux, Henri, brillant de gloire f 
Apparaît à leurs yeux sur un char de victoire. 

Heniiii.de, chant y. 

>Le peuple était heureux, le roi couvert de gloire. 

Idem , chant VII. 

Ce n'était plus ce prince , environné de gloire , 
Aux combats , dès l'enfance , instruit par la Victoire. 

r . Jdeni , chant !«'. 

• Ppur votre amitié ieule, Alexandre s'empresse. 

L. B. S* empresser pour une amitié , pour dire qu'o/x la 
recherche avec empresstrtient. Celle expression n'est pas 
française, - 

L. II. Il n'est pas vrai que celle phrase ne soit pas fran- 
çaise, puisqu'on dit très-bien : s'empresser pour ^uehfuc- 



DE h A 

ehaséf i'émprMS 
pMsséf pour la a 
' Savoir si cette phri 
qui veut dire , / 'é 
uiissible eo poési 
cootflMi la précisiu 
t'tfualogie , je ne < 
en ver». 

(J^3j^ S'emprei 

demie , agir ave< 

quelque chose ; 

donner beaucouj: 

faire. D'après ccl 

^ intérêts d'un an 

quelqu'un , peu 

intérêts d'un ai 

iritércts , pour li 

presser pour la 

presser pour lui 

avoir sa liberté. 

Ji re ., s 'empresse 

Je s^ empresser j. 

signiiierail bien j 

favoriser son am 

sorle régner ou 

ce n'est pas là du 

sèment p'onr» l't 

(•ait, je crois , rec 

qu'un \ car, qii't 

demie , le mou^ 

une chose avec ai 

3' Quoi([u'il 1 
On ne voit 

L.H. X'ubbé 

répond qu'elle e: 



T 



«a nalure, et alors du est le syaoojrue de iutt cominc. dans 

• 5 




DE LA LAIf GUE FRANÇAISE. 49 

ck&Sét é'émpr€4iêr pour U4 iniéréiê d'un ami , t'êm- 
pr€M*èf pour la délivrance , etc. |l ma ft'agit donc que d« 
M voir si retle phrase cllipi^quu, -s 'empresser pour l'amùié, 
qui veut dire, i'émpntisêr pour obtenir l'amitié, e»i ad- 
uiiuible eo poësie. Elle teraii lMs.irdce en prose ; mais 
cootflMi la préciAïuQ oe nuit ici en rien, ni a la clarté, ni à 
t'iiualogie , je ne crois pas que celle ellipse sv/ilcuudamuablo 
en vers. 

(f^ S'empresser^ c'est , d'après le Dictionnaire dé I'aA- 
(léinic , agir avec une ardeur inquiète podr faire réussir 
quelque chose ; c'est s'ogiler, s'inquiëter, so lourmenter, <se 
tlonner beaucoup de mouvement pour le succès d'une af- 
lairc. D'après cela*, on voit pourquoi s'empresser pour les 
intérêts d'un ami, s'empresser pour la délivrancm de 
quelqu'un , peut très-bien se dire : s'empresser pour les 
intérêts d'unam,i^ c'csX., s' empresser pour soutenir ses 
intérêts , pour les assurer, pour les garantir; et s'erri- 
presser pour la délivrance de queîiju'un , c'est s'em- 
presser pour \\x\ procurer sa délivrance , pour lui faire 
avoir sa liberté. Mais il semblerait aussi qu'on ne peut pnt 
A\KQ., s' empresser pojw V amitié de quèliju'un, dans losen^ 
Je s'empresser pour obtenir soti amitié, parce (jue reUi 
signiiicTait bien plutôt^ à ce qu'il paraît , s'empresser pour 
favoriser son amitié^ pour la servir, poiwUa faire en quelque 
sorle régner ou triompher. Cependant , chose éfoiinaute ! 
ce n'est pas là du (oui ce que signilîerail avoir de l'empres- 
scm.ent poun l'amitié de_^ tftieltjn'un ; mais «ela signifie- 
fait, je troii , rechercher avec ardaur l'amij^ de^t^iiel^ 
(fu'un ; car, qii*est-ce que rempresswneni^? C'est , dii l'Aca- 
deuiie , le mouvement que se do^h^^ çeltài qui recheiche 
une chose avec ardeur. 



X. 







/> 



3' Quoi([u'il bfùle de voir tout runivers soumis , 
On ne voit poiut d'esclave au rang de se^ amis. 

L. H. Ti'abbé d'Olivet blâme cette phraSe. Louis Hacinc 
répond qu'elle est àw bel usage. On disait enore alors le 




«0 



f. 



(f^ Sau3 doute ^u'a iv inetUsat au^ourauuij mai» u 



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■^ . -.,, 



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I 



5o . ^ ÉTUDES 

**/ usage, pour dire /'w/o^tf <^m *<»<»" monde. Le heau 
mondé àXAnX. devenu une exprewion provinciale , dont ou ne 
se servait plus qVen ridicule, on a re1ftnc<i aussi au bel 
usage , et d'autant mieux que ce bel usage n'était pas tou- 
iours *»»n. Un grammairien , un académicien <les belle»- 
lettres , devait répondre au grammairien de l'Académie 

I rançaUe , que iniler de ^oir est une ellipse très-naturelle 
cl tres-aulorisée, même dans le langage ordinaire, pour dira 
Inilardu d0sir de voir. 

(J^ Il est d'autan^, plus élonnant^que l'abbé d'Olivet ne 
Vait pas su, <jue le Dictionnaire de l 'Académre eh fournit 
des exemples : J^brnlede -ucms revoir, je bn'^ d' aller là. 
Voltaire , dans la Henriade , dit de Sixle-Qu1ïi;t; 
*II semble fuir le rang qu'd hr&lail d'obtenir. 

II y dit de llenvi IV, en parlant des dangers auxquels il 
b'expose : - 

C'est par la quià son trône il>ru/e de courir. 

.; Dans Ip style famiÛer on se sert de griller dans le même 
sens /et c'est ce qu a fait Lafontaine dans sa fable des 
^iemmes Cl du Secrei .^ 

L'autre ^r»7/<î déji» de conter la nouvelle. 

Auresle, d'Olivet a v«it sans doute reconnu sa méprise, 
.puusque Ife verS censuré ne se trouve point dan^ la dernière 
édition de ses remarques. 

4 Pour venir jusqu'à moi ses soupirs empresses 
Se font jour à Irat^ers de deuï camps opposés. 

L'AnBF, d'Olivet. Vaogelas a fait une remarque sur au 
travers et à travers, dan^ laquelle il distingue clairemenl 
leurs dillérens léyiuies, qui sont £^d pour le premier, elle 
pour le second. Au l.cu donc d'à craf^s, il fallait au tra- 
^rs, dans le >^rs^doi.t il s'i^g.t. Poii^-(iaoi demandent-. U 
4ux'-re^in.os dUicr'^iF? TaiTé <iu'.i y a de la dilïérence 
cnire a \ particule s.mplp, et au, particule coBfpndue aveu 

rjrt.i.lc. "^ '• " t, 

< ■ • . ■ „ ■ 



DE l: 

jr^ L^ raison 
travers avec le , 
veut , avec un i 
gime indirect , p 
travers , les mot 
si lion qui , quoi( 
position véritable 
position simple ; 
position, revient 
un vrai nom sul 
observer qu'a da 
dans ou de par 
travers , ou ii ;: 
dans le milieu 

D'après la gn 
même f.tule que 1 
dans ces vers de ; 

Mais un aul 
Souvent à st 
Donne de l' 

/Mais l'édition de 
' visage. Lebrun . 
)) travers le vis> 
» du visage , qi 
donc quau travt 
de ? Mais si , coi 
vers le , et non p 
préférer au travt 
comme plus for 
propre et plus < o 
si je ne me lrom| 
sage , sans le tr^ 
sage exprimerait 
assuréaient ubsui 




DE LA LANGUE FRANÇAISE. . 5i 
(JTji^ La^raisoD pour laquelle il me semble qu'il faut dire à 
travers avec le , exprimé ou sous-eotentlu , ou , si Ton 
veut, avec un régime direct, et an travers avec un |ré- 
gime indirect, par conséquent avec de^ c'est que dans à 
travers , les mots à et tra\(ers forment ensemble une prépo- 
sition qui , quoique composée , n'en est pas moins une pré- 
position véritable, et n'en a pas moins la vertu d'une pié- 
positio-n simple ; et que dans au travers ^ qui* par la décom- 
position, revient a , à le travers, il y a une préposition avec 
un vrai nom substantif, précédé de son article. Et il faut 
observer qu'a dans au suivi de travers , est l'équivalent do 
dans ou Ai; par; ensorte qu'aw travers revient à dans le 
travers , ou à par le travers ; ce qui signiiie à-peu-près 
dans le milieu ou par le milieu. 

D'après la grammaire de Wally, Boileau aurait fait la 
même f.tulc que Racine , et aurait mis a traveri du visage , 
dans ces vers de son Epilre IX : . 



Mais un auteur novice a réjiandre l'encens , 
Souvent à son héros, dans un bizarre ouvrage y 
Donne de renccuSoir à travers du visage. 



/ 



/Mais l'édition de Boileâu par Lebrun porte au travers du 
visage. Lebrun a fait sur (es mois celle courle noie : aylu 
» travers le visage ne serait pas aussi hxiin (^\\ au travers 
» du visage , quiest plus fort et plus positif. ?) Il i<,'norait 
donc (\\xau travers le sq dit bien moins encore quVi travers 
de ? Mais si , comme je le pré^^ume , il a voulu dire à tra- 
vers le , et non pas ait travers /c? , il a raison , jt; crois , do 
préférer au travers du visage , à à travers le visage , sinon 
comme plus fort et plus positif ^ du moias comme ])lii'5 
propre et plus < onveuable. Au travers du visage signifie , 
»i )e ne me trompe, au milieu ou par le milieu du vi- 
sage , sans le traverser m pas'-cr ouWe , ai à-lravers^le vi- 
sage e\^v\\r\i:T Mi de plus peul-ctre celle dei^nière idée, ici 
assurément absurde et ridicule. 



■\ 



\ 



63 



/ 



ÉTUDES 

5 lV^a^l^•Ul a..j(.urd'hui «uivra ma drtlinëe : , 
J« liens av.c mon wrt «a fortune enchaînée. 

L H /^ ii*'n^ ^^''^ '"^'* •'^'''' •''^- ^^"" *'^'^"® manque 
J'cxlctau.le et de clarlé. Il falbil ^/rrAamd^ à moyorr, et 
ici enchaines ne veut «l.re qn'««ia : au l.eu c|ucja jdirnse 
A, R.cu.e siguiiie que Tax.le tient la fortune de l Etat 
^.chuinéeavecsonsorti^^c^^^i^'^^^V^^''^^^- 

(tOC'est-à.iire, t.ent la fortune da l'Etat et son tort 
enchah.és ensemble. Celle observatum est Irès^ juste , et 
l'on Pourra.l y en ajouter une autre qui , peut-être , ne le .«-- 
rait pas .ao.ns : c'est qu'il ne conveuall pas d employer ains.. 
preslme à côté l'un de l'autre , et dans l'express.on d'une 
n.ênie pensée, les deux mots desùnée et sort, qui ne peu^ 
vent signilicr ici que la même chose; et que cela convenait 
daulanl môms, que le mot fortune se présente là comme 
une autre sorte de synonyme. Et puis, qJl n aimera a pas 
nùenx nv.^ fortune enchaînée à une aulve fortune , qu une 
fortune enchaînée ^^^ .orr ? Racine pouvait, ce me 
semble, faire le second vers de manière <pi'.l y eut , à-peu- 
prés , je tiens sa fortune enchaînée à la mienne. 
L'Eut voit sa fortune a la mienne enchaînée. 
'6 Sans lui dcji nos mur. seraient réduits en cendre. 
L 13 Louis Racine demande si l'expression , réduits en 
cendre, convicn: à des murs. Ou. , sans doute, puisque 
tous les anciens peuples faisaient entrer du bo.s dans la cons- 
truclion de leurs murs. D'a.lleurs, en poésie, par ce mot 
murs , on entend la ville entière , les maisons, les tours , 
Jes portes, etc. 

I 11 La seconde raison eslla s(i»|e bonne ; car, d'ailleurs , 
le bois n'y fait rien : mais le doute de Louis Racine est un 
' s^n-ullcr scrupule dans un homme qui connaissait U langue 
cti.j:iirsHical.on. ^'aimerais autant qu'à' propos de cette ex- 
p^^sion s. commune , il est entré dans nos murs , on de- 
Inandàl s'il est possible à:entrer dans des murs. LuuiS 



DE L 

Racine est dans s 
son .goût estasse: 

j Mais Alexa 

L. H. Ne von^ 
propre. Apporté 
les expressions pi 

(f;3> On né d 
chaînés d'une, vi 
à fermer le» rues 
portes , on tend 
gnifie alors tirer 
baladins tendent 
c'est ainsi qu'on 
un bac. 

8 J'ai vu de 
Par des cr 

L. H. , d'oprè 
cl, d'ailleurs, /"< 

CF. Cnear 
présente pas d'al 
])cndant hésiter t 
déjà dans toute s 
écrites, a çepend 

Approche/, 
Qu'il faut 

Un secret né 
pendant., comni 
^ quebpi'Hn Sfcs s< 
rion de tout cela 
reprendre une e: 
La seule those 
c est j'ai vu écl 

(jf3^ C'est auj 



I 



-^ 



DELA LANGUE FRANÇAISE. 55 

Racine esi dans sa critique ce qu'il est dans sa composition: 
son ^oùt est asseai sain , s.ui esprit étroit et timide. 

7 Mais Alexandre enGn ne vous tend point de chaînes. 
L. H. Ne voits tend point de chaînes. Expression im- 
propre, /apporter des chaînes .pksenter des/ers , étaient 
le» expressions propres à rendre l'idée de l'auteur. 

(f^ On né dit tendre des chaînes qu'en parlant de» 
ehainès d'une, ville , c'est-à-dire, de ces chaînes destinées 
à fermer les rues -et k former des barrières. On ferma les 
portes, on tendit U% chaînes dans les rues. Tendre y si- 
gnifie alors tirer et bander avec effort. C'est ainsi que les 
baladins /<î«t/tf«/ des cordes pour danser et poiff voltiger ; 
c'est ainsi qu'on en tend à travers une rivière pour conduis» 
un bac. 

8 J'ai vu de rang en rang Cflle ardeur répandoe. 
Par de» cri» généreux éclater à ma vue. 

L. H. , d'après L. B. Des crij ne frappent point la vue ; 
cl, d'ailleurs , fai^u.... , à ma vue, ne saurait se dire. 

G F. Une ardeur qui éclate à la vue par des cris , ne 
présente pas d'abord une métaphore bien juste. 11 faut ce- 
jundant hésiter à la cx)ndamiier, quand on voit que Racine , 
déjà dans toute sa force, et dans une de ses pièces les mieux 
écrites, a cependant employé la môme faç;on de parler : 
Approche/, , me» enfans. Enfin l'heure est venue 
Qu'il faut que mon secrat éclate i» votre vue. 

MiTHRiDATE , acle £11. 

Un secret n éclate pas plus à la vue que des crhK, Ge- 
pendant., comme on dit îorlh\Gïï découvrir, dévoiler h 
. quehpi'HU ses senti mens ; :ses idÔes ; ses. projets , qu -iquo 
rion de tout cela ne puise être vu , il faut être circonspect à 
ropremlre une expression consacrée par l'autorité de Ratine. 
La seule < hose qui soit condamnable dans ces deux vers , 
L est j'ai vu éclater à ma vue. 

(^r^ C'est aussi la seule chose que blâment Louis Racine 



54 .. ÉTUDES 

et l'abbé d'Oliv<^. Ils ne voieat là qu'une petite négligence 
de style ; mais Ih faute reprise par Luneau et par Laharpe , 
n'en est pas moins réelle, et M. Gcctffroy, en voulant la jus-* 
tifier, nu presque l'ait que la rendre plus sensible. D'abord , 
suppose que dans les vers de^Af i//ir/Vai(tf ce fût exactcnicnC 
la riK^rae expression que dans ceux d'^/tfjBaa</r0 f je ne vois.; 
pas tnip ce que cela prouverait, si Mithridatê , quoiqu'on 
général très-bien écrit sans doute , n'est pourtant pas sans 
quelques défauts. ISIais qu'il s'en faut que ce soit exactement 
la même expression ! Ici le secret éclate- à la vue, comme 
là V ardeur 'y mais il n'y éclate point, comme Varde,ur, pay 
des cris. Or, v(>ilà précisément le vice de la métaphore; il 
" est dans la discordance des mots cris et vue ; il est dans cet 
éclat fait à la vue par des cris ; comme si \sl vue et les cris 
avaient quelque chose de commun ensemble ! 

' 9 Scigneor, si Darius avAit su se connatlre.... 

L. H. Louis Bracine qbserve que son père écrivait et im- 
primait ainsi connaître el paraître i^at les éditions de i()87 
e.t de 170a en font foi. Voltaire n'était donc pas le premier 
auteur de cette innovation dans rôrthograpWc , qui^ a tant 
blessé le (lédantisme grammatical , et- qui est si conforme h 
la raison. Ou Voltaire a ignoré cette autorité ^dont il pouvait 
se jircvaloiri ou il a préféré l'iionneur et le danger de passer 
pour novateur. 

(^^[3^ Sri Voltaire passe pour novateur à ce sujet, ce ne 
peut être (jue pour avoir reproduit une innovation inutile- 
ment tentée avant lui, etavoir réussi à lui donner, par l'au- 
' torité de son ndiîT,' quelque faveur. Dès avant 1687, c^ 
1G73, un nonnné 13érain, avocat au parlement de Paris , 
avait publié un ouvrage où il soutient qu*ij faut substituer 
Va i\ Vo dans l'orthographe des mots où c'est le sou simple è , 
au lieu tîu double son oa qu'on doit faire entendre. . V<»}C2 
les Remarques sur ce vei» des Plaideurs , n". i3 : 

Conïmcni! c'est un exploit que ma fiiie lisait? 



Sv 



DÉ Li 

!• La val«M < 

Ce fondwm 

L. B. C« dern 
qui se trouve plu 

Et U foudn 

Xa méuphore < 
çaient déjà un p 
mot de foudre 
tinctament; mai 
lorsqu'il est au 
propre. 

L. H. Cette r< 

-pas meilleure. L 

mais d'an genre 

dont on avait de 

sonne ne litpliis 

donc point là ce 

jrelève cette asser 

jours, «le placer 1 

des ligures , niênr 

fausses et outré 

non pas encore 

bien écrire en vt 

d'un bout à l'au 

La doctrine d 

pas pliis sûre qu 

d'hui le motyb 

jours masculin 

Française , qui 

pose ordinaironr 

n'établit nul leni 

où ce mot est 

■r M 

Tout ce qu'il y 
teur» c'est que, 
style de gr.inu 



I 



■ f-n\^^Vf çrt niHéi i<élj\a tu II ftO, 



f 

N 



DE LA LAKGUE française. 

!• La Tsktir d* Alexandre. k peiaè était connue ; 
Ce ionàwm Auit e»oore caleriBé dans la nue. 



55 



L. B. C« dernier vers est admirable , ainsi que cet nutrs 
qui setrouve plu» bas : 

Et la foudre y en tombant, lui 6t ouvrir les jreux. 

La métaphore est toujours soutenue. Ces vers annon- 
çaient déjà un poète supëi*ieur...» Nous ajouterons que le 
mot de foudre était autrefois masculin et féminin , indis- 
tinctement; mais aujourd'hui ce mot est toujours masculin 
lorsqu'il est au ûgurë, et toujours féminin lorsqu'il est au 
propre . 

L. tL Cette remarque, copiée de Louis Racine , n'en est 
-pas meilleure. Les vers qu'il loue sont bc.iux, il est vrai , 
mais d'an genre de beauté à la j^rtée de tout le monde, et 
dont on avait des exemples , même dqns des poêles que per- 
sonne ne litpliis, dans Brébeuf,'dans Lemoine^ etc. Ce n'est 
donc point là ce qui peut annoncer un poète supérieur» Jo 
rtîleve cette assertion , parce que c'est une des sottises de nos 
jours, de placer exclusivement la beauté poétique dans l'usage 
des ligures , même quand elles sont faciles et communes , ou 
fausses et outrées;... Ce qui annonçait déjà dans Racine > 
non pas encore un grand poète , mais un homme fait pour 
bien écrire en vers , c'était la scène entre Ephestion et Porus_, 
d'un bout à l'autre bien pensée et bien t^crite. . . . x 

La doctrine du commentateur, en fait dé grammaire, n'est 
pas plus sûre qu'en fait de goût. Jl nous apprend qu'tf ///Vwr- 
d'hui le moljoudre est toujours féminin au propre, et tou- 
jours masculin au ligure. Je puis assurer que l'Académio 
Française , qui peut-être en sait autant que lui, el qui dé- 
pose ordinairement de l'usage d'après tous les bons écrivains, 
n'établit nullement cette distinction dans son Dictiort^aire, 
où ce mot est marqué indifféreinment des deux genres. 
Tout ce qu'il y a do vrai dans la remarque de ce commenta- 
teur, c'est que, dans ce qu'on appelle l'es phrases faices , eu 
stylo de gr.inmiairc > telles que cdlcs-ci ^ un foudre dd 



011 iL' axiaiij il laudiaii^y y a< couru» 



r 



• j u jpn 



• 56 ETUDES 

guerre , un foudre d'éloi/nence, ce mot est toujours mas- 
culin; mais, d'ailleurs, rien n'empoche qu'a«/oM/'</7i«* 
interne , ii rcxcmple de tous les classiqnes du siècle passe et 
du nôtre , on ne fasse le inoX foudre des deux genres , soit au 
propre, soit au figure. 

(fO ^n peut toujours le faire des deux genres , soit au 
l>ropre , soit au ficaire ; mais peut-être n'esl-cc pas indiffé- 
remment qu'on le fait de tel ou tel genre. Par exemple , 
n'envisage-t-on ce météore terrible que ^çus un point de 
vue physique, on dira plutôt, ce me semhle , la fondre que" 
le foudre : La foudre est tombée sur un arbre , sur une 
iour; la foudre brûle et détruit 'les corps exposés à son 
acaon. Mais veut-on mêler à l'idée physique une idée mo- 
rale , telle qu'une. idée de punition , de venjjennce , re sera 
même au propre, /tf/ow^re , et »on La foudre : Le foudre 
'vengeur; êtrs frappé du foudre. Si j'avais à représenter le 
courroux de Dieu on d'un Souverain sons une image ef- 
frayante , je préférerais la foudre au foudre , et je dtrikis 
avec l'Académie : Les prières ferventes apaisent Dieu, 
et lui arrachent la foudre des mains ; le prince est en 
co 1ère , et la foudre est près de to m ber. 

Foudre ne déplaira pas , au féminin , dans les foudres 
de V excommunication ou du Vatican , dans cv% foudres 
de rélof/ueuct,\)i\r lesquelles on désigne la force, la vélié- 
kwifmv cl les effets des ^ftîlours d'un grand orateur , ni dans 
ces autres /owr/rtfj méiap^ioriques , sous Timage desquelles 
on lepresente les mousquets, les canons, et d'autres ;irnu$ 
ou niadiines guerrières; mais il le faudra nécessairement 
jnastiilin , si l'on veut en faire le nom d'un orateur ou d'un 
lierns, p;irc<î|qu'.ilors il y a , outre la métaphore ^ une mèto- 
Tiymiti df. l'instrument pour la came qui le met en jeu , 
Cl qu'on appelle /o/z/Ae celui qui lance comme des foudres , 
,de la même minière qu'dn appelle trompette^ enseigne , 
relui qui sonne de la trompette, ou qui porte une cri- 
st.M^ne. 



DE LA 

11 II l« connut 
De tout ce g 

L. B. Une âme 
pouvoir. Tout cela 

L. H 

D« tout o( 

est trè»-bien écrit, 
poésie , que de met 
n'y ait disconvenan 
ici. Est-ce que ce i 
au monde n*est pi 
bien clair , c'est et 
parler français com 

(p^ Sans doute 
mettre Vâme pour 
synecdoque , fail 
poésie/, lorsqu'elli 
bien ici le cas de mi 
effectivement rien 
neau trouve un pei 
pas non plus Irès-f 
que le poète , en d 
abandonnée de i 
Darius vit sa ^rc 
esi-ce bien là c^ q 
Ne signilie-l-elle p 
l'abandonner , s 
dire, tout ce créili 
qui lui soumettait 
Le ;30Mfo/r (l'une ( 
moral i un pouvoi 
sique, en exclut n» 
tique y un pouvoi 
Lousjsle dans la fa( 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 

11 II le connut bi«nl«>l; et «on Jkme <*lonnéc. 
De ioul'oe grand pouvoir ne vil abandonnée. 



S7 



L. B. Une âme ifui se voit abandonnée d'un grand 
pouvoir. Tout cela n'est pai absolumf.nù bit'.n clair. 

L. H Son 4mo étonn«'e , 

De tout oe grand pouvoir se vit aba:idonnéc , 

est trèt-bien ëcrit. Il n'y a point de (i<;ure plus pornii.se en 
poésie , cjaede mettre Vàme pour la personne , à moins cpiM 
n'y ait di^convenance dans les idées, et il n'y en a pas ronihro 
ici. Est-ce que ce n'est pas Vâme qui sent l'abiuid'Hi ? Rien 
au monde n'est plus clair -y mais que cela soit absolument 
bien clair , c'est ce que je ne vouctVais pas dire, à luoitis de 
parler français comme^le commentateur. 

(Jî3^ Sans doute , rien n'est plus permis souvent que de, 
mei\.T*i y âme pour la personne, et celle figure , qu'on appelle 
synecdoque , fait un très-bel effet en^prose cohiine cq 
poésie/, lorsqu'elle est employée à propos; mais élait-ce 
bien ici le cas de mettre Vâme pour la personne ? et n'y a-t-il 
effectivement rien de plus clair an monde (\\xe va (\\xc Lu- 
neau trouve un peu obstur? Pour moi , j'.ivoueqiHï je lie suiv 
pas non plus lrè.s-frappé de celle grande clarlé. Je s.iis bien 
que le poêle , en disant que Vâme étonnée de Darius ie viC 
abandorunée de tout ce grand pouvoir ^a. voulu dire que 
Darius vit sa erande et vaste puissance détruite. Mais 
esl-(e bien là c^ que signifie l'expression dont il s'est servi ? 
No signifie-l-elle pas plutôt : Son àtne^vit tout son pouvoir 
l'abandonner i son âme perdit tout ce pouvoir y c'est-à- 
dire, tout ce créilil, toute celle inlluence, tout cet ascendant 
qui lui soumettail en quelque sorte loules les iiutros âujes ? 
Le ;5owfo/r (l'une âme esl un pouvoir purement spirituel k^X. 
moral y un /?o/i*'o*Vqni , loin de s'appuyer sur la force phy- 
sique , en exilut même l'jdée, el non |>as un pouvoir poli-' 
tique y un pouvoir de roi, de monarque, un pouvoir i[ni 
toiisjsle dans la fiicullé de disposer des forces d'uu lilal. 



A 



ocs JOUIS iiiloriunes ont cteiol leur UaoïbeauV 



T 



» lui consiruiie ( 



58 ÉTUDES 

13 Tonjoars son amitié traîne nn loog esclavage. 

L.;H. Il n'y a pas un homme de l'art , un homme de bon 
goût, qui ne remarquât bien plus ce vers, très-indifférent , 
comme de raison , pour Luneau, que les vers brill ans sur la 
fondre y dont il est si frappé. Ces vers, comme je l'ai dit , 
appartiennent à quiconque commence à savoir tourner un 
vers. Celui-ci est d'un homme qui a déjà le sentin\ent de la 
vraie poésie de style, c'est-à-dire, qui sait s'approprier,^ par 
dos formes heureuses et nbuvelles , ce qui Semble être à tout 
le monde. Tout le monde a dit, ou peut dire .Son amitié 
n'ejt^uUm esclavage , un esclavage déguisé, il n'y a 
qu'un poète qui sache dire : 

Toujours son amitié traîne un long esclavage. 

Ce vers est parfait ; le second hémistiche est beau de trois 
manières , par l'image que forme le mot traîne , par la pré- 
cision qui naît de l'ellipse hardie traîne , pour entraîne 
avec elle , comme il faudrait le dire en prose ; enfin , par 
l'harmonie imitative deS sons prolongés, traîne un long es- 
clavage. Voilà comme on fait de bons ver§, et voilà ce que 
peuvent y voir ceux qui en ont bien étudié l'art. Qu'on juge , 
par ce seul exemple , ce que serait un conimentaire où l'on 
analyserait ainsi les vers de Racine, à commencer paryf/»- 
dromaque. Mais quiconque le pourrait s'en gardera bidh. Il 
ne faut pas épuiser par l'analyse Ce qui est de goùl et d^* sen- 
timent; il suffit de choisir ce qui peut servir au. lecteur d'in- 
dication pour le reste,... 

i3 Hc bien! je ravoûrai , que ma juste colère 

Aime (a guerre autant que la paix vous est chère. 

L. B. Il fallait : /Te} ^itf/x.' oui j'avo lirai , et supprimer 
le , qui ne va point avec le que suivant ; ou il fallait sup- 
primer le «^we, et tourner ainsi la phrase: 

Hé bien ! je l'avourai , ma trop juste colère , etc. 

L. U. Le commentateur pouvait encore s'épargner la 
peine du rel'.iire un vers, pour corriger uuo faute qui n'eidslc 



M 



DE LA. 1 

pas. C*esl ujae conj 
a'afûrmalion , que 
que , etc. Oui , ji 
gniUo : Je soutien^ 
Ces formes de dicli<: 
ont passé dans not 
nonibre, non-seule 
dans la conversati 
» des choses si cor 

•i4 Je l/attirais i 
Que je porta 

L. H., d'après 1 
désigner les ancien 
pour indiquer les 
ment de l'un et de 
ment. Acte II , st 
Serait-ce san 
Et acte ly, scèr 
Ne vois-jc p 

(JQ^ Mais il é 
Fiâcine , que le po 
sans , comme plu 
sans, effort , il s'< 
du vers; que s'il ( 
c est que ce vers 
Esther^ ^iècebea 
Sfule fois le mot i 

" 1 5 Et vos coeui 

L. B. Expressi 
s' offenseraient : 

L. II. Ici le co 
blessée; car un ca 
quoiqu'on discL( 



I 



» lui consiruiie ut* luiiu uu \,v» ucua uiuMii^ii^j • ^v ;«»».»• 



^ 



P*4 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 69 

„,< C'est tuie conslnicùon géûéralemenl reçue par forme 
a'afilni.aùon, que celle-ci : Oui, Je vous le sonUens. 
.ne, etc. Oui. je vous Vayoue, que, etc.; ce qui si- 
^nUio : Je soutiens cela , <fué , etc. J'avoue cela , que, etc. 
Ces formes de diction, très-famiUères aux Grecs et aux Latins, 
ont passe dans notre langue , et il y en a des exemples sans 
nombre, non-seulement en vers , mais en prose , ma.s même 
dans la conversation. « Le croiriex-vous, quon put ignorer . 
» des choses si communes ?» 

i4 Je l>ltirai8 ici par des vœux si puÎMans , 
Que je portais envie au boaheur des Persaa». 

L H., d'aprèsL. B. En prose on dit les Verses, pour 
désic^ncr les anciens peuples de la Perse , et les ?ersans , 
pour indiquer les nouveaux : mais en vers on se sert égale- 
nient de l'un et de l'autre , et Racine les emploie inditieiem- 
menl. Acte II , scène II de cette môme pièce : 

Serait-ce sans effort les Perse» subjugués? 
^i acte ly y scène 11: 

. Ne Tois-jc pas le Scylhe et le Perse abatAw ? . 

(ÎC> Mais il était peut-être bon d'observer, avec Louis 
Racine , que le poète a presque toujours préféré le mot Per- 
sans , comme plus harmonieux i que dans le vers , serait-ce 
sans effort, il s'en sert, sans y être oblige, par la mesure 
du vers; que s'il dit Perse dans le vers, ne vois-je pas , 
c'est que ce vers l'exigeait ainsi; et qu'au surplus, dans 
Esther, ^ièce beaucoup mieux écrite, on ne trouve pasuiio 
seule fois le mot Perses» 
" i5 Et vos cœur» ro«giraienl des faiblesses du mien. 

L. B. Expression impropre. Il fallait souffriraient ou 
s'offenseraient : un cœur ne rougit point. , 

L. H. Ici le commentateur a raison , et la convenance est 
blessée ; car un cœur ne peut rougir ni nu Ugur-é ni au propre, 
quoiqu'on dise Louis Racine , qui quelquefois étend trop loia 



V 



/ ■ 



UUl 



a-l-il la :,i-iiiliLUliu:i de tc tju ou a|)j)cllc vurbe rccipro-' H 



'/ guivis VI twujttr 



*Xv. 



60 ' ETUDES 

les libertés po^îliques, et quelquefois les resserre trop, faute 
de savoir assçz bien rendre raisoa de l'un et de l'autre. 

(C^ Peut-être que si le CûJwr était pour la personne , M. de 
Lah^jrpc ne trouverait pas mauvais qu'on le fît rougir. On 
verra ci-fiprès qu'il approuve qu'on le fasse mourir dans 
tes vers : 

Pourvu que ce grand cœur périMe noblement , 
Ce qui suivra sa moït le louche faiblement. 

16 El ne le forçons point par ce cruel mépris 

D'achever un dessein qu'il peut n'avoir pas pris. 

L. B. M. l'abbé d'OÏivet a remaniué que , dans le dernier 
vers,. il y a un^ faute de grammaire. Il veut qu on dise: 
/? exécuter un dessein y et non pas achever; mais nous pen- 
sons , avec Louis Racine et l'abbé Dcsfontainos , (\yx achever 
'est plus énergique et aussi. français. 

Le dessein en est pris , je le veux achever , 

■;}■.■. • ' . , • 

dit rauleup d^ans Andromaifue j et dans Mithridate ^ 
V ■ • Dcwlsenjblablt'S projets veulent être achevés. 

L. H. Je suis ici entièrement de l'avis de Louis Racine et 
de DesFonlaines. Il faut savoir gré à la poésie et aux maîtres 
۔n cette langue , de ces ellipses vives et rapides , mais parfai- 
tciuent claires , qui s'élèvent au-dessus de' la timidité métho- 
dique du langiige vulgaire. Qui est-ce qui ne comprend pas 
d'abord i^xx achever un dessein signifie achever l'exècu- 
tCon d'un dessein? Cette ellipse si naturelle doit être cou- 
sacrée , ne IVit-ce que par ces vers si souvent cités ; 

El pour êlrc approuvés. 

De: semblables projets veulent être achever. 

C'est Icprivdége des" bons vers, d'accréditej les exprcs- 
sinns qu'on y a si heureusement encadrées. 

^^^ Mais achever des projets n'est pas achever de 
drsseins. ((Un projet ^ dit l'abbé Girard dans ses Syno- 
)> nynies, est un plax) ou un arrangem«ut du inoyous pout 



DE Là 

» l'exécution d'un 
» exécuterai» Un 
ses remarques sur 
arrêté; et un dess 
dirai- je, comme 1 
à la rigueur, ache 
ou moins étendu, 
turc et le nombre 
mettre plus ou rao 
l'aire. Aussi Volta 
niênie pièce , qu'oi 
achève un projet 
i\yi achever unp 
ment y et noii pas 
rété , h ce même p 

Mais comment « 
ou précéder une o 
nient une lui-mêrr 
d'une manière su( 
instant y un desseï 
ne le conçoit'^... 
l'Académie , t'est 
sein ne peut pas 
on ne |)eut pas di 
d'un dessein ; u\ 
temps qu'il comm( 
point du tout , et , 
n'est pas précisén 
dans les avantages 
dans les cdnséquci: 

Racine n'était c 
seins que Corneil 
ma^ue n'aurait p 
Consommer, éxhc 
remplir oix accon 
que Voltaire, dan 



i^ 



vro" 



n gum» uiLUUMlvaui tt vos lUees : ou vuus at/utc , on ca\i^ 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 6i 

» l'éxecution d'an dessein; et un dessein est çp qu'on veut 
» exèçiuery>* Un prof et , comme le dit Voltaire dans une de 
ses remarques sur VHéracUus de Corneille , est médité et 
arrêté] et un dessein a quelque chose de plus vac^ue : c'est 
dirai- je , comme la première idée du projet. On peut donc , , 
à la riguenr, achever \xn projet , parce- qu'il peut être plus 
ou moins étendu, plus ou moins compliqué, suivant la na- 
ture et le nombre des moyens qu'il embrasse , et qu'on peut 
mettre plus ou moins de temps à le combiner, à lo mùni , ii le 
Taire. Aussi Vollau-e dii-il dans une autre remarque sur U 
même pièce, qu'on* n'ac//èfe point un désordre Qotnm^oa ^ 
achève un projet, une affaire, un ouvrage. Et notez bien 
i^xx achever un projet peut signifier Y arrêter définitive^ 
menti et non pas V exécuter -, car d'un projet achevé^ ar-~ 
rêtéy à ce même projet exécuté , il y a- souvent bien loin. 

Mais comment achever un dessein^ qui peut bien suivre 
ou précéder une combinaison , mais qui n'en est pas précisé- 
ment une lui-même , et qu'on ne forme point par parties ni 
d'une manière successive, mais toul-à-la-i'ois et au même 
instant j un dessein que l'on fait bien moins encore qu'on 
ne le conçoit'^..... Achever, d'après le Dictionnaire do 
l'Académie , c'est finir une chose commencée ; et un des^ 
sein ne peut pas êlre une chose simplement ca^^/itf/icdtf ; 
on ne j>eut pas distinguer entre le commencement et la fin 
d'un dessein ; un dessein fiuit nécessairement en même 
temps quM commence ; il est toujours tout entier, ou il n'est 
point du tout, et, si on peut le dire médité , réjiéchi, ce 
n'est pas précisément en lui-môreie, mais dans, son objet; 
dans les avantages, dans l^s inconyénieus t\/s l'exécution, et 
dans les conséquences ^ui peuvent s'ensuivre." \ ■ 

Racine n'était donc pas plus fondé à acJievc)^ des dt^s— 
Jtfinj que Corneille a eu conclure ^ et l auteur jd'w^/ii^Ao- 
mat^ue n'aurait pas moins dû que l'auteur de Climat diie 
Consommer, éxhcuter, effectuer, cl mmux eilfcor^ peut-être, 
remplir ou accomplir des desseins. Ce sont la les termes^ 
que Voltaire, dans son commentaire sur Corneille, indique 



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62 ETUDES 

comme les plus propres , el les deux derniers sonf ceux qu'il 

emploie lui-môme dans ces vers de la Henriade : 

Mais il fallait d'un maître accomplir les desseins. 

" Chant !•?. 

■ ■ \ ' "* . • ■ 

Et courent 'dans Paris accomplir leurs desseins. 

Chant IV. 

Toi , de ce Dieu jaloux remplis les grands desseins. 

Chant V. 

17 Sais-j« pas que Taxilc est une âme incertaine ? 

Que l'amour le retient quand la crainte l'entraîne ? 
Sais-je pas que, sans moi, sa timide valeur 
Succomberait bientôt aux ruses de sa sœur ? 

UAb. WOL.,i. Sais -je pas, au lieu i\e,nfl sais - je, 
pasl Vaugelas dit que ces deux manières de parler sont 
boiuies; mais l'Académie , danf s^^s observations sur Vau- 
gelas, tiaiie de négligence , et àiême de faute , la suppres- 
sion de Tuuedes négatives. Tour la pi ose, cela est incontes- 
table ; pour les vers , c'est une licence dont aujourd'hui les 
oreilles délicates sont blessées , et que Racine,' dans toutes 
ses tragédies , ne s'est permise que trois ou quatre fois. 

L. B. Pour l'exactitude, il faudrait, nesais-jepas ; mais 
le poète supprime souvent la négation ne : ce qui donne en 
elTet plus de. vivacité au discours. Vaugelas autorise celU 

licence. 

1;. II. Voltaire et tous les écrivains dramatiques l'onl 
adoptée. Molière en avait fait usage dans le comique. Tous 
ont senti qu elle était favorable au dialogue. 

ff^S Je ne puis, comme M. de Wailly, qu'être de l'avis 
<1o labbé d'Olivot. Je rapporterai, comme ce dernier, li*^ 
paroles do Thomas Corneille , qui élait lui-même poêle , d 
se connaissait en vers aussi bien qu'un autre, a P'oter ici la 
» négative, dit-il, ce peut être une commodité pour h^ 
>, poêles ; mais ils doivent donner un toui^aisé à leurs vers, 

^ans que ce soil aux dépens de la bonne construction. » 



» 



DE LA 

'■ Je conçois assex < 
dans certains cas,'] 
qu'il concourt à fo 
qu'un accessoire de 
comme point, gn 
jets ,* que pour le 
d abondance, d'ém 
a-dire, i) n'y en a 
trace d'un pied. Il 
la valeur ou la gro 
cère piqûre. Je n' 
n'en ai pour la grc 
A'Mut goiU(e d'eaii 
pour nu laisser que 
litue essentiellemei 
vec elle , et qui pa 

18 Pourvu que 
Ce qui suivi 

L. B. Le cœur ( 

n'aimons, point un 
d'un cœur. Cette l 

L.H. Ce grana 
dcûomination , cor 
te ^and génie , e 
purls propres au ce 
c( Ce grand génie 
T! poitrine, » suerai 
n'a point de fiu 
avait étudié la thé< 
des remarques si f 

(îd^ Si la rem a 
la critique du aocol 
tout quant à l'exer 
Racine. Esl-cequ'^ 
acliuirable un gén 



»▼ u Mi ^<i»| «M vliACi f *« v«<« «U i^uviiiuii , «V ic Vf un u uno 



>■' 



DE LA LANGUE FKANÇAISE. 65 

Je conçois asscx que Ton puisse , et que Ton doive même, 
dans certains cas^retraiicher ;7<s^ de la négation composée 
qu'il concourt à former avec ne o\i non -: c'est qu'il n'est, 
qu'un accessoire de la négation , et qu'on ne l'ajoute lu ne , 
comme poini, grain , goutté et autres noms de petits ob- 
jets ,* que pour le renforcer, et donner à l'expression plus - 
d abondance, d'énergie et d'image. Il ny en a pas ^ c^est- 
h-dire, i) n'y en a la valeur ou la longueur d'un pas i I^l 
trace d'un pied. Il n* y en a point , clesl-à-dire , il n'y en a* 
la valeur ou la grosseur d'un point y la trace de la plus- lé- 
gère piqûre. Je n'en ai grain ni ^a««(f , c'est-à-dire, je 
n'en ai pour la grosseur ou la valeur d'«« grain de blé ou 
d'une ^OM^^^ d'eau» Mais peut-on de même retrancher ne ^ 
pour ne laisser que pas ? Peut-'bn sacrilier le mot qui cons- 
titue essentiellement la négation, au mot qui ne signifie qu'a-« 
I vec elle 5 et qui par lui seul n'est rien ? 

18 Pourvu que ce grand cœur périsse noblement, 
Ce qui suivra sa mort le. touche faiblement. 

L. B. Le cœur est ici pour la personne de Porus. Nouf 
n'aimons point un cœur ^ui périt , et encpi^ moins /a mort 
d'un cœur. Cette licence nous paraît trop hardie. 

L.H. Ce grand cœur est ici évidemment une espèce do 
(îcûomination , comme on dirait ce héros , comhie on dirait 
I i:c grand génie i et dès-lors il ne faut pa^ chercher les rap- 
ports propres au cœur ^ considéré en lui-même. Si l'on disait: 
c( Ce grand génie mourjat en telle année d'une fluxion de . 
T) poitrine,)) serait-on bien venu à observer que \c génie 
n'a point de Jiuxion de poitrinel Si le commentateur 
avait étudié la théorie des ligures de diction , il ne ferait pas 
des remarques si friv&les. 

(îdÀ^ Si la remarque du premier commentateur est frivole, \ 
la critique du socolid né l'est pas moins , ce me semble, sur- 
tout quant à l'exemple par lequel il prétend jusliiîer celui do 
Racine. Est-ce qu'en effet on serait mal venu à ne pas trouver 
admirable un génie mort d' une fluxion de poitrine? iair 



ù 



caistia i)uîs<^u'oii dit très-biuû : s* empresser pour ^uelijuo 



leponu queue e 



04/ ÉTUDES 

-»ouc que, sans èire puriste, je me ferais scrupule d'em- 
ployer cette expression, et que , si je la lisais quelque part, 
ie la regarderais au moius comme une iiiatlverUnce , m'ima- 
ginent qne cequ*oû aurait voulu mettre, ce serait, ce grand 
homme , et nun , ce grand gwe. Je s^s bien qu'en disant 
ce grand génie y on prend le génie pour la personne, et que 
c'est comme si l'on disait : cet Jwmme à grand génie ou 
d'Un grand génie i mais c'est relativement aux choses qui 
demandent ou supposent du génie, et non relativement aux 
maladies, à la mort ou à la santé , que cette sorte de persou- 
nilicalion peut être employée bien à propos. 

jg El l'amour dans leurs cœurs, inlerrompu/trouBlé, 
Sous le faix d«rs lauriers est bientôt accablé. 

L H. In amour accahlé/sous le faix des lauriers eH 
une image fausse q^e présente rien à l'imagination. 

(fr^ L'amour personnifié , qu'on représenterait accablé 
sous des launers , ne serait point , 'ce nife semble , une image 
fausse : mais n'y a-t-il pas de' l'absurdité à représenter ainsi 
un amour interrompu , troublé di^ns des cœurs ? Comment 
des lauriers peuvent-ils peser sur un tel amour y qui n'est 
qu'un amour abstrait et moral, que la passion même de 
l'amour? Le grand délaut de ce;^ vers, suivant moi, c'est 
que l'un est en opposition avec l'autre , c'est que le second 
élablit une peisounitication repoussée d'avance par le pre- 
mier. 

zo Non, JVtadamc, vaincu du pouvoir de vos charmes. 
Il suspoud aujourd'hui la terreur de »€$ armes. 

L. H., citant L. B. Il faudrait, suivant la règle, vaincu 
par le pouvoir-, mais cette manière de parler est tolérée dans 

les \ers. 

G.r., d'après L. Racine, qu'd ne cite pourtant pas. Mal- 
herbe a dit , L. IIL Ode à Louis Xlli : 

Je suis vaiucu du temps , 

et la beauté de l'image a consacré l'expression qui , en prose. 



DE 

serait une faut 
du pouvoir dt 
idée petite et 
point la licence 
différens de I.i 
poétique. Cor 
libertés qni n 
l'éclat aux vers 

(JT^ Boilea 
à peu près aus 
nait de le dire, 
pétait souveni 
Malherbe : Je 
pourtant pas 
commun ; je 
qui Ta créée , 
manière de cil 
ne devait pas , 
il a fait , et pc 
TneSi-fsi abso 
. Au reste, il 
<juefois permis 
qui plus est , ( 
ma ti cale. Par ( 
le monde , m 
ne dira pas les 
Juifs ont été ^ 
Ce qu'il n'est 
participes pas; 
avec de , sans 
que la langue 

21 IV'oii do 
D'une Cl 

L. A.d'Ol.] 
La Gr4^c< 



leponu queue est an Cf€^ usage, un uisaxi cnore aiors ta 

4 




DE LA LANGUE FRANÇAISE. 65 

serait une faute contre la langue. Mais Alexandre ^ vaincu 
du pouvoir des charmes de Cléoiile , ne présente qu^une 
idée pelite et coramune, et qui par conséquent n'excuse 
point la licence. Toutefois il est bon d'observer que Ces, tours 
différens de la prose, forment ce qu'on appelle lai lan<'ue 
poétique. Corneille et Racine sont pleins de ces' heureuses 
libertés qui n'appartiennent qu'au poète, et donnent do 
l'éclat aux vers. 

ÎC^ Boileau , Lafontalne, et Molière lui-même , en sont 
à peu près aussi pleins que Corneille et Racine, et il conve- 
nait de le dire. Boileau , s'il faut en croire Louis Racine, ré- 
pétait souvent dans sa vieillesse le fameux hémistiche de 
Malherbe : Je suis vaincu du temps. Mais il ne s'ensuit 
pourtant pas que cette expression ait passé dans le lan^ai^o 
commun ; je croirais qu'elle est restée la propriété de celui 
qui Ta créée , et qu'il n'est -permis de Temployçr que par 
manière de citation ou de proverbe. C'est pourquoi Racine 
ne devait pas, ce me semble, l'imiter sérieusement, comme 
il a fait , et pourquoi son vaincu du pouvoir de vos char* 
mdJ^jpst absolument mauvais et inexcusable. - 
. Au reste, il est bon d'observer que de pciur par, est quel- 
quefois permis en prose conmie en vers , et qu il y est môme , 
qui plus est , quelquefois de riijueur pour l'exactitude "ram- 
malicale. Par exemple, on ne dira j>as aimé , chéri par tout 
le monde , mais bien aimé , chéri de tout le monde* On 
ne dira pas les Juifs ont été punis pur Dieu , mais bien les 
Juifs ont été punis de Dieu. 

Ce qu'il n'est pas moins à propos d'observer, c'est que certains 
participes passifs ne peuvent , même en vers , se conslruirt; 
avec de , sans qu'il en résulte un chani^emeut de sens, ou 
que la langue eu soit plus ou moins blessée. 

21 !N'on douiez point , Seif;neur , mon àine inrjuicléc 
D'une crain le si juste est sans -cestâe agitée. 

L. A. d'Ol. Le poète dit encore dans Andromaque : 

La Grt^ce en lua faveur est trop ioquic ici- . 

5 



* <i 



\ 



^mmmmmimmmmiim 







^'' 



f,6 ^ ÉTUDES 

Il fallait à»tk& le premier exemple : mon 4me inifniètê i 
cl dant le tecônd , la Grèce Bit trop inqUiite y' wx mieux 
s'intfuiètê trop. Or ue confondons poini être inéfniett 
être inquiété et s'int^uiéur. Ce sont trois jM;ns ditïéreus. 
t'trs iriffuiety ne signilie qu'une certaine situation de l'âme , 
sairs qu'un ait égard n la cause d'où cette situation peut' venir. 
l\trB inquiété , renferme tout à-la-£oi5 et l'idée de ceUe 
ftitualion, et rid«e. d'une cause étrangère , d'où elle vient. 
Vav s inquiéter y noH-aeulenient nous entendons quelle est 
ia situation d'une Aiiie ^ mais aussi nous enlcudons que c'est 
ccUe â-rae qui agit sur elle-même. 

iïO^ L'abljé des Fbntainesel Louis Racine se déclarent 
c»>niie r.ihbéd'Olivei , pour l'expression inquiétée', il» vont 
jus<|ti'a la trouver poétique et belle. « Qui ne^ent pas , dit le 
)) preiii er , qu'il s'agit ici d'une Au^e inquiétée /?fl.rjtfj /»Aa- 
); près réjlexions ?>\ « Ne dit-on pas dans la conversation , 
•>j dit le second : Vous vous inquiétez /w/» ? Pourquoi 
■)) donc ne «lira-t-on jkis ? Voire ^me est trop inquiétée ? 
)> On sous-entend naturellement , <^<5 jèj- r^/7tfj:Jo«j'. » 

Luiieau «ie I3«ns|crniain est à peu près du ni^'me avis que 
l'abbé Desfontaiucs, et que Louis Racine: il ne trouve 
point que rexpressiou coudamnt'e par d'Olivel soitrépré— 
hensible.. Voici ce que Laliarpe ajoute à cet avis pour le 
motiver : (c Sans doute , il y a générafémenl quelque difié- 
t) rence entre inquiet i:^ inquiété» Car on dirait un carac- 
)) tère inquiet^ et non ])as inqiiiété, M^is de ce que ces deux 
» moli» peuvent s'employer différemment , s'ensiiil-il qu'ils 
); ne puissent, en bien des occifsious, é Ire synonymes ? Ltque 
li l'on soit inquiet de l'objet de sou HiWXiixiiV ,o\x inquiété 
■/i par l'amour, n'est-ce pas la même chose? Cette rigueur 
» vétilleuse^ qui peut être "utile dans les questions grammali* 
j) «aies., est treft-déplacée dans les luulièrcs de goulet dans 
» l'exan^en du style. » 

M. Geoffroy, ne s'atlaquartt qi^à Kabbé d'Olivet seul, et ne 
fuii.ini ment.i;on d'aucun dès critiques qui l'ont précéd'é , du : 
» Il cjl Via» (lu inquiété sjguiii<> iraçuHàj tourmenta, 



DE 

» poursuivi Y' 
n inq ni efii^n 
y> vation est a 
V poètes. )) 

Non , l'obs< 
même très - ir 
tracassé^tour 
et c^u inquiet i 
même: car les 
trop différente 
n'est pas plus 
gré l'une pour 
des mots , la i 
quiet sigmfien 
lier ce commei 
, tire des consé( 
quiet y comm< 
'comme l'actioi 
sorte d'état d 

fi 

quelle (pi'en S( 

participe passi 

élrang«!tre, et f 

Aussi ne {>eut 

faut-il nécesss 

inquiété. Vai 

dent-ils quVn 

- inqjiiétéy on a 

ou ne sous-er 

in.tis oti dema 

vient pas mén 

j)t'usées <|ui i' 

votre ànie est 

TOUS vous int 

âme est trop i 

'ijdo , et la H'i 

dans vçus Vi 



*, 



I i llC. li 



•Amim: 



DE I A LANCUE FRANÇAISE. Cj 

» poursuivi par quelqu'un ,.ou par quelque objet extérieur: 
» inû ni âf signifie qu'on hintfuiètê »oi-mêine. MuisTubser- 
)) vation est minutieuse ; il ne faut pas i^'êner à ce point les 
» poètes. )) 

Non , l'observation nVst pas \\\ tout minulicii.">e , elle est 
même très - iniporlunle , s'il est vrai (\W inquiété signifie 
tracassé.tourmentey poursuivi par quelque objci «xif-rieur, 
et i\\xinifHieti au contraire , sigoi^fiequ'<»n »'z/*^ttïe/e soi" 
même: car les deua^significa lions sont jssuréra«nt beaucoup 
trop différentes p9ur qu'on puisse les confondre, et le poèto 
n'est pas plus eu droit que le prosateur, de prendre à son 
gré l'une pour l'autre, parce que la langue est, quant au sens 
des mots , la inême pour tous les deux. Or inquiété Gi in- 
quiet signifient en effet respectivement ce que leur fait sig^ni- 
lier ce commentateur si peu d'iiccord avec lui-même, et qui 
, tire des conséquences toutes contraires à ses princii>Ç8. i«- 
quiet, comme simple adjectif, annonce l'inquiétude, noa 
'comme l'action d'une teÛo cause sur l'àme , mais comme une 
sorte d'état de Tûine , sinoilr habituel , du moin» actuel , 

fi 

quelle (ju'en soit la cause ; inquiété , au contraire, comme 
participe passif, annonce nécessairement l'action d'une cause 
élrang(!tre, et fait entendre que l'inquiétude vient de dehors. 
Aussi ne |>eul-il jamais se dire seul, comme inquiet ^ et 
faut- il nécessairement ajouter par qui ou pourquoi l'on est 
inquiété. Vainement Desfontaines et Louis Racine préten- 
dent-ils qu'en certains cas , et ici parliculiérement, «près 
inqjàété y on sousf entend naturellement ^rtr ses réjiexions : 
ou ne sous-entend rien , s'i] n'y a «léjà rieu eu d exprimé ; 
mais oti demande ytnar ^//« ou par quoi inquiété , et il ne 
vient pas même dans l'idée que ce soient les réjiexions ou les 
pensées (pii inquiètent. Ou Louis RAciijc a-t-il trouvé que 
votre ànie est trop inquiétée, vueille dire la même clioî.e.quo 
TOUS vous inquiétez trop ? Il est trop visible que dans votfa 
âme est trop inquiétée, TAnuMSt passive à l'égani de l'inquié- 
• ijdo , cl la n-f^ojt de qucbpJC clio^e qui n'est pas elle, et quo 
dans VQUS VQUS inquiéter crop , c'est 1 àûic qui ai^il »|uf 



~h 



;.,aodàl .M e^l r"'l>l<'' 'iV'*^^^'' ^^'"^ '^'^^ "*"''• '^''"' 



f ^^ C'usl aui 



V 



N 






6S ETUDES 

cUe-niéniiC , et .^o (tonnv l'inquiëtudo qu^ellc éprouve. M. do 
Lahar|>c luh-itit^rno purle-t»»! d'une manière plus juste, en 
voulant ([uinr/uiâi de L'objet dû son amour j et irnfuiéti 
par l'amour y «c soit ta rn^me chose ?... Et quand ce serait 
lu inêfiie chose , que &'ensuivrait-il ici ?..<, 

aa Vomies ytinL plantés jusque sur vos tranchées, 
Et (lu sang et de morts vos campagnes joiichées. 

L. B. M, r«hl)('' (l'Olivift i\é%:<yt\ivo\i^e. i\e% campagnes 
joncliées de jang ^ et il a raison. Racine, selon sn manière 
onlininre , a ]K*nsé que l'expression de campagnes jonchées 
de sang y qui ne peul^se dire, pouvait passer avec celle <le 
4:ampagnes jonchées de morts, dont on sejjjrl quelquefois. 

,v h. H. Il r.e suiiisail pn^de donner raison à llibbé d'Olivet 
sur l'expression do campagnes jonchées de sang, qui en 
elle-même est ellfclivement impropre , ni d'ajouter que 
llacine, suivant sa Manière ordinaire ^ a cru qu'en joi- 
gnant ensemble le sang et les morts y l'un pouvait faire 
passer l'autre. Cette manière ordinaire de Racine est en 
effet un artifice de slyle , connu de tous les grands écrivains, 
et fort heureusement employti par celui de tous nos poètes, à 
qui nous devons le plu* de tournjire:» favorables à la précision , 
à lii rapidité, à l'énergie; Non-seulement on dit quelquefois 

' deti campagnes jonchées de morts ,. mais c'est une pnrase 
généralement reloue, môme dans -le style hiitorique. C'est 
auisi un princij)o reçu en fait de diction, qu'en plaçant le 
plus près du verbe le régiine qui lui convient le mieux, on 
peut f.iire'passer à «a suite un autre régime à la faveur de 
l'analogie ,, non pas tant avec le verbe qu'avec le régime le 
plus prochain. C'est donc le rapport «lu sang ai\QC les morts,, 
4Jt le rapport des morts avec les campagnes jonchées ; c'est 
la réuDion'<le ces deux rap]>orls et l'ordre dés deux régimes 
qui fait qito la plir.ise n'a rien de répréhensible , et qui légi- 
time cciti; licence de slylé doift nous verrous daps llacine des 
i;xemples bien plus frjppans. v 

* ^l^jS^ Est-on c urieux de savoir ce que M» Gooffrtiy,, veunnt 
aprè^ Lt harpe, a dit sur le même sujei!? On verra que du muius 



DE L 

il n'ûLDas clé lou, 
» être jonchées 
}) elles {K'uvent 
» convenable ,y 
» cliille dit dan! 

Si de saDG 

» personne ne 
» affamé de Sù 
c'est jusli^er ui 
et, par conséqu 
donné et dévelo 
pas craindre de 

a3 Vous sav( 
Si vous vc 

L. H. Cette 1 

rcj(le demandai 

ou de tout terii 

tout perdre , et 

comme tant d'j 

monde entend. 

venir Avec mi 

Choisisjrez , e 

(jfy<^Est-il 

consliu( lion*? 

parler se la pe 

quoi y aurait-il 

plutôt qu'entre 

même conjflfl| 

Racine a ent^ 

l'un de ces Iroi; 

. pense , ayec" un 

de choisir ex( 

' liiie délibératio 

nuUeinent\se c( 

> 

bcriition , du d 



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t^r» C'usl auftii U &eulo c1m)Sc que bUnicut Loui* J\at»n«» 



DE LA LANGtlK FRANÇAISE. ^ 

f 
il n'axas eié loug. u Ih^i campagnes, <lil-il , ne pfuvrnt pas 

)> être jonchées de sang , comme? rohscrvoJ'Oliv ft ; iiihi» 

w elles jK'Uveul ê\re joho/tées de morts. Go lerino , t|iu est 

» convenable jCouvrc-! 1*1 mpropritjlé tle l'autre. LorMju'A- 

)i chiWc dit (\anS Jphigéniâ : 

■ Si de MOg et de morU le citl est «f famé , 

» personne ne s'avise de rcmarcjûtr qu'on ne peut pas étra 
» affamé de sa ng,^^ Gela peut ôtre vrai : mais vrai ou non , 
c'est justicier un exemple par un aulre exemple scinblahli- , 
et, par conséquent, le juslifâer par lui-même. Laharpe avait 
donné et développé lej» ^eulc» bonnes raisons, et il ne fallait 
pas craindre de les reproduire. 

a3 Vous savei son dessein : clioisisso» aujourd'hui 
Si vous voulcs lout perdre ou tout tenir de lui. 

L. H. Gello phrase n'est pas graminaliealement oxâcle. La 
règle demandait que Ton dii: choisissez de tout perdre 
ou de tout tenir, clc. ; ou bien , dèàidet si vous, voulez 
tout perdre , etc. ; mais l'usajj'o a autorise cette con.slrucli(in 
comme tant d'autres , h la faveur de l'ellipse que tout lo 
monde entend. Choisis et si vous voulez rester ici ou 
venir Ayec moi» On soUxH-enlend renonciation du clnùx : 
ChoisiÀez , et dites si vous voulez f etc. 

(ÇT^ Est-il bien certain que l'usage ail autorisé relie 
consliudion*? Je doute qu'un homme accoutumé à bien 
parler se la periult dans la Ci)nversalion la plus libre- Pour- 
quoi y aurait-il uueellipseà suppléer entre choisissez olsi, 
plutôt qu'entre exan(Ci/uiz , voyez , «««i decil*'Z, et cette 
même conjd^lionv ll^e semble plus naturel de croire que 
Racine a entcWu prendre le preiiiier veibe dans le sens do 
l'un de ces trois «lerniersOr l'esl ce q.iM n'cùl pas f.iit , jo 
. pense , avec- un peu de rellexion. Il se lui apernyquc ral*liou 
de choisie excluant l'incertitude , le <loùie, et supposant 
une délibération , un exaiuen préaliible , rv verbe ne pouvait 
nuUeinent\se con(ilier avec la conionttfon mônie de la dcli- 
bcriition , du doute* . 



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Commcui ! c'c»l un cxpluii que ma fillc iùoil .' 



»tylg do gr.imj 



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70 



ETUDES 



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s4 Q«e vient cJicrclicr ici le Roi qui vooi envoie? • 
Q.ùcl esl ce grand sicourt que son bras nous octroie ?' 

L. D. Octroyer nVst guère en usage , comme le remorque 
le Dictionnaire de l'Acàdcmie , qu'en slyle de chancel- 
Jerie vl dr finance; mais il ne dioque point ici. ^ 

L. JI. Jejie puis assurer s'il clioijue »>u non ; mais ce qui 
tslsùr, c'est que ce mot, enticNîincnl vieilli, n'a point 
rej)aru depuis long-temps dans le style soutenu. Il n'est pas 
ilaticur pour l'oreille , et s'est tnq) naturalise dans la^( lu- 
cane pour nôtre pas discrédite on poésie. Louis Racine pré- 
tend (ju il a ici une grâce fjne n'aurait pas un autre mot, 

r ^alKS doute, il n\'sl p.»s aisé de rendre raison de la grâce ; 
mais j'avou(? que je'ne la sens pas, et je sens, au contraire, que 
ce mot en aurait beaucoup dans le plaidoyer de Vi/itimé/^ t;o 
qui nie l'ait douter qu'il en ail ici. 

ï»^ M. Gqoffroy , qui , non sans le savoir sans doute, 
mais sans en averlii'son lecteur, se fait IVçho de Louis lia- 
oine , dit aussi q\ï octroyer, pour accorder , esl du slviede 
cllres-patenles plutôt que du style poétique ; mais que par 
la manière dont il ùsl plaié iei , loin de choquer, il a la 
grâce d'un terme nouveau acqi^is ^i la langue poétique. Mais 

, j'avoue, comme M. de la Harpe, qup je fté sens pas beau* owp 
celle ^râc<9 ; et supposé qu'oc/z-o/er ne choqub pas absolu- 
ment par lui-nième , et à,l|i place où il esl, il choque Ion- 
jours assez ^ ce nie semble , par ^ sujet' auijliel tm attribue, 
i'aciion qu'il exprime. Un iras porte du secours , et il ne 
Voctroic ]»as: c'est la personne même, ou sa bonté, sa fa- 
veur, son amitié, etc., qui l'oc/ro/Vi • Il est' vrai que^r/i j 
est ici auiij^urç' : mais Ara/, au fi^'uré , sighilie/or^<? Kpttis- 
jance , ou mf'me secours , et je ne vois pas que dans aucun 
de ces sens il puisse bien-aller avec oç/ro;d/*: d'abord , il se- 
rait par" Irop alisurilo (luc \ti secourt, octroyât , et qu'd 
octrpj'ât ifnsecoiirs. (^uant A la forte el à 1^ puissant e .elles 
fç»nl, elles opèrenl, agissent, exécutent , pluiôl qu'elles 
Xi octroient , u'accordeiit , ne concèdent ou n'uuioi wenl. 



DE L 

•5 Quelle étri 
- Embrase ta 

L. B. Doileau 
portrait d'Alexar 
» poètt béroïqui 
)) poêle satirique 

S'en «lU i 
Conçut COI 

L. H. Sans d< 
exceptait ce ver 

Embrase 1 

Il est irès-défe 
luit est une trÔJ 
bien qu'une vc 
lui ; comme ùr 
Luire ne se dii 
qui ])eut s'y rep|] 
qu'elle luit, es 
une es|)èce de j< 

(P~^ Le ver 
garde de vouloi 
pas cru mal-]»- 
synonyme de Ifi 
Séi montrer , el 
embrase tout ■ 
, d'autres tern>e! 
tout enjfin pc 

il 

^fède luire y uc 
l^qulcur ; il en 
Jie luire , sérail 
4)ropos , ou que 
ou qu'elle briW 
Uiclionuaire di 



mmmmmmmmm 



siylg do gr'imiuairc , telles c|uc ttllcs-ci •; un jouiiie Uê 



DÉ LA LANGUE FRANÇAISE. 

•5 Quelle étrange rtleur qui , ne cherchant qu*h nuire , 
■ Embràae tout tilài qu'elle commence k luire ? 



7* 



L. B. Boileau, «lit Loiji« Racine, vantailt beaucoup re. 
pôi'trait d'Alexandre : t< Il est , disail-il , de la main d'uu 
» poètt héroïque ; et celui que j'ai fait est de la main d'un 
)) poète satirique. ». 

S'en alla follement , et croyaqt être un Dieu , 
Coutut comme un bandit qui n*a ni feu ni lii»M. 

L. H. Sans douie , en louant ce morceau , Dcsprdaux eu 
exceptait ce vers ; 

£/;i&r<lf« tout aitôt qu*iiUe eommencc à /lu'iw. 

Il est irès-défectueux par deux raisons : une valeur (\\ix 
luit est une irès-mauvaise expression. Quoiqu'on dise irès- 
bien qu'une vaUur a brillé, on ne saurait dire qu'elle a 
lui ; cemme un stylo brillant n* est pas un slyle luisant» 
Luire ne se dit guère que d'un, (iciat physique , ou de ro 
qui |)eut s'y rapporter. De plus/une valeur qui embrase dus 
qu'elle luift est une petit* idée , un rapprochement frivole,, 
une e8|)èce de jeu de m«ts peu digne du style traj^^iquc. 

JT^ Le vers est dëfeclueux , point de doute, et je n'ai, 
garde de vouloir le jiislilier. Mais le commenlaleur n'a-t-il 
pas cru mal-i»-prn(f)Os que Racine avait pris ici luire pour 
synonyme de briller ? Il l'a pris dans le sens de paraître, d(j 
se montrer , et il a voulu dire que /a valeur d' Alexandre 
embrase tout y met tout en feu eii se montrant ^ on en 
d'autres vcviwes y* i\\\ Alexandre ^ en se rfiontrant , meù 
tout en. feu par sa valeur,^ Le verbe commencer qui pru- 
Mède /wifd, ne laisse point de doiHe sur.celld inleiiliOn do 
lenteur ; il en laisse d'aiïlanl moins que ^ri7/dr, à la pKlçu 
do iwjVe , serait ici ahsur.le , et ferait entendre bien mal-îi- 
4)ropos , ou que la valeur d'Alexandre ne brillait pas toujours, 
ou qu'elle briWailalolf pour la première fojs. D'ailleurs, le 
Dictionnaire de Xrévmix dit exprc8:jcment que luiro peut sa 




■14^. 



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* • 






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S" I^IIU. 



«.uuajsii; iiuiia iii laii 



H 







73 ETUDES 

prendre pomparaùre, et ces deux vers de Bôileau, qu'il cile, 
CQ fournissent en eiïel un exemple: 

Sitôt ^ju'un mot plaiflitQi vient luire k mon esprit , 
Je n'ai point de repos qu'il ne soit en écrit. 
Du reste , la distinction que fait le commentateur entre 
luire el Iril/er , est p.irfaiiement juste. Il y a entre ces deux 
veiKs la même différence qu'entre les deux noms qui y 
;toire.spon<ienti c'est-à-dire, qu'entre luaur e\ éclat. La 
lueur, d'après Roubaud, est une /wmzVrtf faible et légère, 
un commencement de clarté , un rayon ; et tout son secours 
»c borne \\ faire apercevoir et découvrir les objets : \ éclat , 
au conln.ire, est une très -forte el très-brillante lumière , 
une c/ar/d aussi abondante que vive ; il fait voir facilement 
et parfaitement les objets, mais quelquefois en alTeclant 
trop fortement la vue. La /«tfwr perce à travers les ténèbres, 
el les ombres disparaissent devant V éclat. 

"6 ' / . . . Se» sacrilèges mains , 

Dessous un même joug rangent tous les humains. 

L'j^b. d'Ol. Autrefois des$out , dessus y dedans , étaient 
prépositions aussi bien qu'adv^rbés. Vaiigelas les souffre en- 
core dans les ver^ , comme prépositions. Mais aujourd'bui la 
poésie se pique d'étie à cet égaid aussi exacte que la prose. 

Ila(an, comme nous apprenons de Ménage, disait que 
Miillicrhese blAmait <Va\o\v é(:v\i dessus mt^s volontés , au 
Icu de sur mes volontés. Aimi la difréiencc qu'aujdurd'liui 
nous mettons tous ici , a élé stnlie depuis b)ng- loinj).> ; et 
llarine n'a manqué à rt»bserver que dans ce seul endroii. 

f3f^ L'abbé DcsfonUinos, buu\ duuie pour conli'edii'e 
Tabbé d'Olivet , ne condanmeiail pas en ve^'s le mot dessus 
employé comme préposition. Sa raison est que la poésie 
exige des libertés , et qu'elle ne doit pas suivre aussi exac- 
Icmeijt que la prose , leS cbangehieas que le eaprice fait dans . 
le-langage, ^ais cjuand la poésie à j"^ comme tlfeile-mome , 
rcIH^ncé à certaines liberléè , et. aaoplé.èei'laiiîs elmngemenk , 
on peut (M;oire que ces libellés lui étaiciit inutiles-, ef ce» 
. thajtgeinens/nécessaires* .• ^ 



DE LA 

»7 C'est ce qui 

Au tr^n.e de 

' Et du plus f 

Attaquer , <^ 

L'Ab. d'OU On 
gérondifs , arrac 
substantii^; et celi 
netteté du discoui 
se rapporte à la g 
^ es états : au liei 
même, qui ébran 
Il est bien vrai qu 
méprendre , si l'oi 
point être h la mer 
lilien y et faisons < 
tende , mais qu'oi 
pas nous entendr 

([J3]$^ Desfontai 
parti de Bacine, e 
quelque chose h rt 
la conslnïclion lu 
Mais Lujneau el Li 
toutefois panicif. 
rondifs, 

\v gérondif frai 
riaisseiit pas, coi) 
]ii'('position en , e: 
fiiisant ;. il alla 
pi'epositiontloive 
HirracliQnt , ni. d 
n exprime ni la n 
trône de Çyrus\ 
d'attaifueri^t c 

28 Je vais los'c; 
. Après, dans 

Lv D. Apiés p 



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4. 



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«.UUSJSli; VIUIJ3 Itl lalCUIlU UV ltl->^"Jjv^i 



yra — K-^-w— ■— ■ 



"■<, 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 78 

%n C'etl ce qui Parrachnnt du «ein de BCR êlaU , 
Au trAne de Cyrus lui fail porter se» pa» ; 
Et du plus ferme empire ébranlaot les colonnes, 
Attaquer , q^pquérir , et rendre les couronnes. 

L'Ab. d'OU On est tl'obord tenté de croire <jue ces deux 
gérondifs , arrachant ^ ébranilani ^ se rapportent an même 
subslanlii^i et cela , effectivement , devrait être ainsi pour U 
netteté du discours. Cependant il est certain que le premier 
se rapporté à la gloire , qui /ïrr/ïc//d Alexandre du sein de 
^es états : au lieu que le secoml est dit d'Alexandre lui- 
même, qui ébranle Us colonnes du plus ferme empire, 
11 est bien vrai que la Iqrce du sens empêche qu'on s'y puisse 
méprendre, si l'on veut y donner attention; mais, pour ne 
pointêlreh la merci de nos lecteurs , suivons l'avis de Quin- 
lilien, et faisons en sorte, non-seulement qu'on nous en- 
tende , mais qu'on ne puisse pas môme ^ le voulùl-on, ne 
pas nous entendre. . ^ 

([J3]$^ Desfoiitaines prend encore ici, contre d'Olivet , le 
parti de Bacine, et ne conçoit pas comment l'ori peut trouver 
«juelque chose h reprendre dans ces quatre beaux vers ^ dont 
la couslraciion lui semblerait régulière, môme en prose. 
Mais Luineau et Laliarpe tiennent pour d'Olivet , en appelant 
\ow\.QÏiV\s participes y te cju'il appelle si mal-h-propos^tf- 
rondifs. - . . ' 

Le gérondif français, que tous les grammairiens nerecon- 
riaisseijt pas, coiisisle dans le participe actif précédé de la 
]ii'('position tf« , exprimée ou sous-entçnduc : en allant , en 
Jiiisant ;\H allait Gourant. Or je ne crois p.»s -*]uo cetlq 
prt'jiositiondoive se suppléer dans les vers de Racitno^ wvanl 
arrachant i ni. devant ébranlant \ pârccî que k premier 
n exprime ni la manière \\\\Q\\\\^'^y:\v^^ porter les pas au 
trône de Çyrus\ et Ié second ,. ni \i\ mTinière ni le moyen 

d'attaquer, {ji^ confi^érJr on de rendre les couronnes* - 

>„ ; ^ ■ ■. ■ ; " ' . ■• L ■.',•■. ' "■ 

28 Je vais los'cxrilcrpar un dcrmcr iifori/' 

Après, dans votre camp j'iitUnilrai voire «ôrl. - '^ „ 

Xv D. Aptes pour ensuite est li-W^) du style de l.i (on\ (t- 



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*-••*'• Ix' c«>fninenlnlciir pouvait encore s'ép.irgner la 
pciueUc rtlairt'im vers, [touv corriger uuo faulc tjul u'exiiH) 



iMCssee ; car un ca 
ciuoi(]u'cn disGL( 



l:s> *■ 



y *\ 



I *. 



74 ÉTUDES 

sation ; alors on ne distinguait point assez le langage fami'" 
lier d'avec un langage plus relève. 

L. H. Cette assertion est beaucoup trop absolue et trop 
gënëralc : elle n'est ainsi applicable qu'aux auteurs qui ont 
précédé Corneille. Ce grand homnke lui le premier qui connut 
la noblesse du style u-ugique, et qui en donna des modèles. 
Assurément Jl y a loin du style de Cinna au langage fami- 
lier. Cependant il en laissa subsister encore des traces assez 
fréquentes dt1ns ses meilleutes pièces, parce qu'il avait moins 
de goût que de génie , et parce qu'il n'est pas donné au même 
homme de créer et de perl'ectionner,. C'est à Racine qu'il 
était réservé d'aiteindre ii la perfection du style tragique, et 
les locutions familières sont déjà rares dans son Alexandre , 
et ne reparaissent-plus chez lui depuis Androma^fue» 

(J^^ Ou si ellfes y reparaissent, c'est bien rarement , et 
alors elles sont le plus souvent ennoblies par la circonstance» 

39 Et si l'on vous croyait, le soin qui vous travaille j 
/^ Vous Jcl€cr ait chercher jusqu'au chftmpilu balaille. 

G. F. Travaille , dans-c6^se»s , n*fcst plus une expression 
en usage. Il faudrait peut-être la permettre à la. poésie, et 
peut-être la, conserver h la prose, puisque Racine s't'u est 
oerVi plusieurs fois dans cette tragédie. 

Ne laissez point languir l'Ardeur qui vous iravaillc. . * 

* .. (AclelV, so. 4) 

Mais ^'ai SU prévenir ic soin qui tciravaiUn. 
. . • _ ■ / - X.Acle V-, se. 3. ) 

La nécess.ite" de ri nier à èatàilla peut avoir influé sur 
reiiipioi que Racine a fait-dc* cette expression. 

(]fi£]^ Ce n'est pus |jrQuver en faveur de Texpression, que 
de d*re-<ju'elle peut avoir été employée pour le besoin de la 
ji-ime* Il uu fallait donc pas clierd^er^ù la faire valoir par lu 
Iréquciit eniptoi quoRailioe en fait dariscetlt; pièce , et il no 
fallait p;,is londer iiur ce fiéquent^niploi le régie t de r}e'la 
Voir plus -eu usaije , au^ moias^ éw puésie. Loms/Ilacino" 



DE Li 

du môias a dit sar 
» soin ^ui vou* 
» <fui vous travi 

Luneau et Liai 
pour une expressi 
qui VOUS iravai 
leur silence pour 
reste, ne serable- 
siôns en ne les <(f 
Aley:andre ? 

Cependant tout 
que du style soute 
naire niémedel'/ 
cMuserde la pei 
lier , comme dan 
travaillé \ j'ai < 
nuit. Eoilcau dit 
la bigotte altière 

^; Quelque lc| 

Une froide 
Vu escadre 

3o Ce n'est pi 
' M'en ait au 

L. n. E^sani 
seincnt hârdje : 1 
l'expression ( ce cj 
telle phrase de d 
le moins très -h 
(ju'uii n'est pas pi 
Car ensanglanta 
et sanglant est 
nvéme ne peut âl 
Vos latinismes qu( 
et le plus sguv«a 



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hlcssée j car ua cœur ne peut rougir m au uginH- .u .... ,,. .-,"•» 
«luoiciu'cn dise Louis Racine , fiui ciut^lqucluis étend trop loia 



.A LANGU 



DE LA Langue FRANÇAISE. 75 

du môîjis a dit sans contradiction et sans incon^ëqucncc : n La 
» soin ^ui vous travaille &e dit en vers. Mais l'ardeur 
» if ui vous travaille à quelque chose qui choque. » . 

Lnneau et Laharpe donnent le soin tjui vous travaille , 
pour une expression surannée. Ils ne disent rien de l'ardeur 
qui vous travaille. Mais on ne prendra pas , sans doule« 
leur silence pour une approbation. Racine lui-même , au 
reste, ne serabie-t-il pas avoir condamne ces sortes d'expres- 
sions en ne les «ouK^oyant^lus dans les pièces qui ont suivi 
Alexandre ? 

Cependanttout ceci*ne doit, je crois, s'entendre à la rigueur 
que duslyle soutenu et c'ievé : car il paraît, d'après le Diction- 
naire ntémedel' Académie , (^na travailler\toMV tourmenter , 
cMuserde la pei^e, peut se dire toujours dans le stylo f*mi-^ 
lier , comme dans ces sortes de phrases : Cette fièvre l'a fort 
travaillé ^ ;'ai eu un songe if ni m'a travaillé toute la 
nuit* Coileau dit dans sa satyre ^X , en parlant du directeur do 
la higotle altière :' 

^ Quelque léger dégoût vient-il le travailler^ 

Une froide vapeur le fait-elle bâiller , 
Vu escadron coiffé d'abord couri à son àidel 

, ' ' ^ " *■■■ . v 

3a Ce n'est pas que son bras, dispulant la victoire , 
' ^'t'o ait aux ennemis cnsangiaoté U gloire. 

L. II. Ensanglanter la gloire est une expression lièurou- 
seinonl hârdje : mais Radne, le. poète le plus liar li d ins 
l'expression ( ce qu'on ne sait pas communément j, Ttsldans 
telle phrase de deux manières , et la seconde me paraît [)Our 
le moins très -hasardée. Ensanglanter la gloire à quel- 
«ju'un n'est pas plus correct que Uirendre sanglante à, .. . . 
Car ensanglanter ei rendre saJglaht sont la mchiie (-hose , 
et sanglant est un adjeclil" d'uik sens absolu , qui par Idi- 
nvéme ùe peut ôtrc suivi d'aucune préposition. C'e.st un <lo 
Vos latinismes que Racine aiinait à essayer dans notre langue, 
et le plus iouv«al il y a roussi. Ou dirait élé^'aumieut eu 




. \ 



■pwpwp 




drsseins. «Un projet ^ dit l'abbii Girafd dans ses J//iO- 
)> njmt's, Cil uu j)lau ou un arrangeiu«ul de iiioycns puut 



— - • ' »^ • • • — uu ••W^V" 

4ue Vollairc, dan 



i^ 




76 ETUDES 

latin, cmentam hostihus victoriam e/fêcii: mais tradui- 
rai l-on bien \ dl rendit à l'ennemi la victoire sanglante ? 
J avoue que je ne le risquerais pas. 

(fv3^ Ensanglanter une gloire ne nie paraîtrait pas plus 
\ixxxA\K\y\^ensan^laHter un règne ^ qui se dit assez (onimu- 
ncnunt. i^îâi» ce qui est hardi et nouveau , c'est ensan- 
glanter du3è]ennejnis la gloire de la victoire» Or , si celte 
jhaniié^se n'e;it pas !i^ureu&.e^ on y reconnaîtra du moins une 
précisii^i cVune ëner]gie dont nianquo absolument le tour , 
rendrfi la victoire sanglante aux ennemis. Peut-être cette 
précision et cette énergie couvrent-elles ce qu'il pourrait y 
«voir d'incorrett. D'ailleurs serait-il impossible que la pré- 
position à fut pour la préposion pour? Ensanglanter aux 
ennemis y cesl-n-Airc pour les enneinis. 

3i Mais enfin ^ntre moi sa vaillance iniiéc 
Avec trop de cliaieiir s'clait préci|>iléc. 

L. B, jLe mot de vaillance a vieilli: on aurait dii le 
cjonserver. Plus une langue est ubondaule eu termes , plus 
file ei>l riclie. 

L» II. Plus une langue est abondante en termes, 
plus elle est riche , est une de ces vérités que personne no 
s'avisera de nier , non plus que celle-ci: Plus un homme xi 
d'argent y- plus il est riche. Mais si le commentateur porte 
ici la simplicité un peu loin, en revanche il pousse lu har- 
diesse du paradoxe à un excès qui n'a j^nère <i'excn>|)lc. 
Dans quel temps a pu vieillir le mot vaillance'^. C'est 
j)eut-élre un des mois qu'on trouve le plus souvent en vers 
dans tous les, sujets héroïques. Jl est assez extraordinaire île 
réunir en deux lignes ce que les grammairiens appellent le 
Myle niaiis, et une fausselc si gratuite et si évidente qu'on 
peut l'appeler une rêverie. . . 

(Ji3^ Si Luneau eût dit que le mol de vaillance a vieilli 
dans le stylo commun,' on n'eût pu lui donner up tel dé- 
in(!uti , ni une telle morliiicalion. Ce mot , d'après le Dic- 
tionnaire même de l'Académie, n'est plus guC^i'e d'usage que 
dans la poésie cl dans le slyle soutenu. Girard et Beauziv.'C 



DELA 

semblent même le 

qu'ils n'en font ai 

cèle des nnïlivaU 

serve , d'après la '. 

server valeureux 

craint pasd'appliq 

» lant aurait dû ( 

)) mol qui ne s'en 

» poésie. )) Voici 

vaillance lui ])ar 

)) lance , dit-il , 

» règne dan? le c 

)) lement vaiilan 

n avec éclat dans 

)) valeur&fix dan 

)) grandeuld du co 

)) ploits. Ijxvaii 

» vaillance est i 

» voir. Le héros 

)) diges de valeui 

Ne serai Ir-ce pai 

Laharpe a voulu 

5a Non , non , 

Caresser un 

L. H. Régner ^ 

dire qu'elle ne d( 

par pitié «igniiie 

que cçlte expressi( 

une alliance de n 

s'agissait d'un gra 

consentirait h ré^ 

aurait besoin de s 

33 J'cxpdro qu 

. El f^tl^ ^" 
5>a Uvcra 1 

L. D. On ne s 

dans ton trépas 






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/ , 



■■«■■■■llia 



4ue Vollairc, daud son coniiueotaire sur Corneille, iali^iie 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. j^ 

semblent même le supposer toul-à-fait hors (l*usoge , puis- 
qu'ils n'en font aocune mention clans leurs synonyme» , à 
coté des mots -va /dMr, courage Qi bravoure, Houbaud ob' 
serve , d'après la Bruyère , (\\xg valeur aurait dû nous con- 
server valeureux \ belle épilhète que le grand Bossuet ne 
craint pas d'appliquer au grand Condé , et il iijoule: « f^ail- 
» lanf aurait dû de même nous conserver vaillance ^ beau 
)» mol qui ne s'emploie guère, comme valeur^ que dans là 
» poésie. )) Voici , au reste, eu quoi les mots valeur et 
vaillance lui jiaraissent différer l'un de l'autre. <• La çail- 
)) lance ^ dit-il, est la vertu ou la force courageuse qui 
» règne dan^ lecœui?, et qui constitue l'homme essentiel-^ 
)) lement vaillant : la valeur est cette vertu qui se déploie 
)) avec éclat dans l'occasion de s'exercer, et qui rend l'homme 
)) valeur&ftx àani le» combats.... La vaillance annonce la 
)) grandeu^du courage , et la valeur , la graiTdeur d«s ex- 
» ploits. \jy vaillance ovAowiïv y et la va/tfwr exécute. La 
» vaillance est h la valeur ce que la puissance est au pou- 
» voir. Le héros a une haute vaillance , et fait des pro- 
)) diges de valeur. » . ' 

Ne serailr-ce pas ânerie , plutôt que rêverie y qu© M. do 
Laharpe a voulu dire à la lin de sa remarque ? 

5a Non , non , je ne suis point vendre mon amitié , 

Caresser un lyran , cl régner par pilié. 
L. H. Régner par pitié est ici à eonlre-suns. Axianc veut 
dire qu'elle ne devra point son trône à la pitié , et régner 
par pitié %i§n'\tie consentir par pitié h régner. Remarquez 
que cçtte expression , bien placée dans son vrai sens, serait 
une alliance de mots vraiment sublime !>i , par exemple , il 
s'agissait d'un grand homme qui , n'ayant aucune ambition , 
consentirait h régner pour faire le bonheur d'un peuple qui 
aurait besoin de ses vertus. 

33 J'cxpdrc qu'Alexandrti, amoureux du sa gloire y 
Elfi^4(^ que Ion orime Ait souillé sa victoire ,. 
5>a lavera biukilôl par ton propre trépas. i 

L. B. On ne se lave pIRhi d'un crime par un trèpai : 
dans ton trépan cùl été plus juste. . ' 



1 .« 



/ . 






^' 



>, poètes -, ruais ils tloiveiil donner un louitaistJ u leui* v^.., 
» ^ani» que te soU aux dépens de la bonne conslruclion. » 






78 ÉTUDES 

L. H. La remnrque serait juste »*il y avait lavera tort 
crime par ton trépas , parce <)a*jlors il y aurait ufle mêla* 
phore , cl quelle serait faus.^e , puisque le trépas ne peut 
laver. Mai» le critique, qui ne sait pas U difi^érence d'une 
métaphore à un trope, ue s'est pas aperçVi que se laver est 
pris ici iigurëmcnt pour se justiTier , et qu'il n'y a point 
(le trope plus familier dans le lan^^age, que ceïui-l.\. Ne 
dit- on pas tous les jours , il se lavera dé cette accusation. 
par sa conduite , par ses écrits, etc. ? Et celte phrase 
tst très- correcte, comme ie; vers de Racine, quoiqu'en effet 
la conduite el Ij^s écrits ne lavent \iâi ptus que le trépas. 

G. F. La pensée est belle, mais, le slylc manque de 
ne! télé el.de correction. S*en lavera bientôt: de quoi se 
lavera-l-il? Suivant les règles de la construction, c'est de sa 
victoire, substantif qui précède immédiatement le verbe 
se laver par le trépas : Xyxmoïï dei mois laver et trépas 
forme une figure incidiérentc* ' 

(iP3^ Il y a bien un certain déTanf dans la construction; 
mais il n'en résulte point d'obscurité pour le sens: car on 
peut^avoir h se laver d'un crime , el j.miais d'une vicloire ni 
d'une gloire. Y a-l-il incohérence enlro se laver el par le 
trépas ? Non , si en effet, comme le veut Lahurpe, se laver 
est pris ici dans le sens àe se justifier, de se purger. Or 
t'est bien sûrement dans te sens-lh qu'il est pris: et ce, qui 
le prouve , c'est l'emploi de par au lieu de dans ; ce qui le 
, j»rouve , c'est que se laver d'un crime , pour s'en justifier, 
est une expression toute consacrée par l'usage commun et 
ordinaire. £t voilà pourquoi, sans doute, Laharpe.no i;;e-' 
garde plus cette expression comme une métaphore, quoi- 
qu'elle, en ait été nécessairement une dans le principe. 
Mais on ne sait pas tn»p pourquoi Lahaq)e distiugue enlre 
une métaphore el un trope, 'lout trOpe n'est pas une méta- 
phores mais toute métaphore asi un trope^ Passe encore 
su' eût dibtiiigue plusieurs espèces de méttt pliures. 



DE LA 

34 D^abord ce j 
M*a semblé 

L. H, Ses fait 
sans une épilhète 
ces épithèles han 
reuses dans Racin< 
était digne de l'i 
])rôner la fréque 
nouveauté ^ comn 
génie : c'est le cac 
de Saint- Amand 
]>ou1és qui ont ct^ 
jours, tant de digi 
les premiers aux b 

* 4.-1 

deiiscs , à en rest 
aussi di^ne d'élof 
et digne de ώpri 

(jÇ^^ Scudéri 
Entre tous» c 

que c'était parler I 
jeunesse i\ lafer\ 
rt'prouve tjue le i 
lanijage de a dé\ 
Ainsi il aum il adi 
flamme ; ef. prob 
jaune éclat qu 'o 
est pour cet éelat 

M, de la Har|)e 
que , et elle l'est 
dure que c'est ui 
métaphores hardie 
La métonymie 
nom à un autre n 

Quant au mot 
t^ous h«i'uïqu«f , 



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— ■■-■■••'• "-«Ji — ^^ «1^14 ».»* UXI.VI, v/n j\^iuii. ijiiii vuiiu il iju pas irouvt^ 

aUiûirable un ^'«/ïjtf mon d' une fliéxion de fioitriu^? i n,- 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. 

34 D* abord ce jeune éclat qn*on remarque tn ses traits, 
M*a semblé démentir le nombre de ses faits. 



79 



L. H. Ses faits ne peut guère entrer dans la poëiie noble, 
sans une ëpilUèto qui le relève. Le jeune éclat est une de 
CCS ëpithètes hardinient métonymiques /.toujours si heu- 
reuses dans Racine et Desprëaux , et dans les bons poètes. Il 
était digne de l'ignorance orgueilleuse de notre siècle , de 
])rôner la fréquence et l'abus de celte iigurc comme une 
nouveauté ^ comme um^ découverte , comme le cachet du . 
génie : c'est le cachet JSmon.«ard , de Dubartas , de Brèbeuf, . 
de Saint- Amand > de Lemoii\e , de tous les rhéteurs aui- 
]>oulés qui ont été de mauvais poètes , et qui ont eu , de nos 
jours, tant de dignes successeurs. Racine et Boilcau apprirent 
les premiers aux bons poètes h être sobres de ces figures hasar- . 
deliscs , "à en restreindre et régler l'emploi , aussi difficile et 
aussi (li^ne d'éloges quant} il est juste et modéré , que facile 
et digne d6 mépris quand il est prodigué au hasard. 

(J,^ Scudéri avait dit de ce vers du CiU: 

Entre tous» ces amans dont la jeune ferveur» 

que c'était parler fran^^ais en allemand , que de doqner dq la 
jeunesse \\ la ferveur \ mais Voltaire , avec l'Académie, ne 
rt'prouve que le mot de ferveur , admis seulement dans lo 
laiiij'nge de a dévotion /Cl il approuve l'épithète de jeune» 
Ainsi il auriiil admis sans doute, la jeune ardeur , ïà jeune 
flamme ; et probablement il n'aurait point condamné ici C3 
Jaune éclat ifu'on remarque en ses traits. Ce grand éol^t ■ 
est pour cet éclat, pour cet air brillant, de jeunesse. 

M. du la Har|)e dit l'épithète /0/i/»tf har<Iimeut métonymi- 
que ^ et elle l'est on effet. Mais il om faudrait pas en con- 
clure que c'est une véritable métonym(p', c'est une iU^ ces 
métaphores hardies, que quelques-uns appellent hypallages* 
La métonymie proprement dite est la substitution d'uu 
nom à tin autre nom , et ne peut avoir lieu dans les adjectifs. 

Quant au motyiiiVj' , pour exploits militaires, pour ac- 
ùoui héi'oïque» , le Pictiuunaiie de 'liévoux en 14 te des 



c> 



.) 



/ 



Je SUIS vaiucu uu ifuip» , 

et la bcaulé de l'imoge a consacré l'expression qui , en prose. 



La Grèc( 



i> 



ao ÉTUDES 

exemples où il n*est qccoiiipagué cl*aucune ëpilhète^ entre 
autres, celui-ci de Sarrasin.: 

Tu chantes hautement Xt^ faits do nos guerriers.^ 

Et Boiléau lui-mèhie Vemploie de la sort« dans ces vers de sa 
troisième ëpîlre au Roi : 

Et moi, sur ce sujet, loin d*exeroer ma plume, 
J'amas&c de les f<iils le pénible^ volume. 

De mémo que dans ceux-ci de son épilre à son jardinier : 

Mai» non , lu te souviens qu'au village on l'a dit 
Que Ion maître est nommé podr coucher par é<?rit 
hes f<tits c^'un Rul p1i|s, grand en sagesse y en vaillance, 
,Que Charlemagne aii^ de# quatre pairs do France. 

J.>D. Rousseau, dans son Ode sur la mort du prince de 
Cuuli: " ^^ -^ 

'S . . ■ tÊÊ' ^ ■ • 

Pour qui compte \e» faits j VePVns du jeune Achille 
LV'calcnl )x ï^eslor. 

- ■ "a 

Mais rAcndémie , ropendant, ne cilo ce mot qu'avec une 
épithcte : Les hauts faits ^ lei^ beaux faits d'armes 'y et 
il semble, en effet, (|u'il ne doit jam^ais aller seul. Le tempsy 
dit ailleurs le même poète lyrique , 

- A pvine du sein des ténèbres , 
Faii t'crore les faits célèbres , 
Qu'il les replonge dftns la nuit. 

35 Et quand vous le voudrei , vos hontes k leur tonr^ 

D(\ns les cœurs les plus durs iuspircrout l'amour. <r' 

Louis Racine. On ne dit pas ordinairement , inspicfr 
dans y et la critique de M. d'Olivet e^t juste. Cependant il 
«fiait si uisé de tourner autrement le vers , mente aux caurs 
'les plus durs y que l'outcur a sans doute approuvé dans, 

L. B. Selon la Grammaire, il faudrait en prose ,i aux 
cœurs les plus durs ; mais cette licence peut être tolérc<? en 
vers.... 

L. H. Je ne pence pas qu'on puisse di^re inspirer dans t 



DE L 

malgr<^ l'aualogi( 
construction jsoit 
que , malgré l'exc 
jamais employée 
changée , cela ne 
micres pièces biei 
pourquoi. 

J^^ Inspirer 
dans y et il y a re 
point ; mais Rac 
Dictionnaire de T 
)j sombre obscui 
» dans l'âme.» 
faut qu'un orateui 
' slbu , la haine, la 
naitro ces passibr 
S ^M remarquable eucc 
^" ciiiiquièaie Chant 
fanatisme: 

t 

Du Capitol 
Et dans les 
De martyrs 

56 ' Nowsvnous 
Allait entre 
Lorsqu'un ( 
Nous a l'ait 

L. H. , citant 1 
finit une ^uerell 
bglle expression : 
qu'il combat coul 

(f 3^ Louis Ra 
rable dans la i 
heureuse y è lé gai 
bord toute la ha 
ont tous raison. 



ft 



-1. u \^i. L.I' [joeie au encore auns Audromacjue 
La Grèce eatou faveur est trop inqaicice. 



\ 




DE LA LAI^GUE FRANÇAISE. * 81 

malgrt^ l'analogie latine, inspirare in. Il faut que cette 
construction .soit cootraite au génie de notre liingue « puis-* 
que , malgré rexenqile de Racine, aucun bonécuvain ne l'a 
jamais employée ni en prose ni en vers. ()u'il ne l'ait point 
changée , cela ne prouve rien : il a laissé dans se» deux pre- 
mières pièces bien d'autres fautes plus graves , et l'on sait 
pourquoi. 

(Ç^ Inspirer à est sans doute plus usi^é qvCins^pirer 
dans , et il y a mille occasions où ce dernier ne rouviendrait 
point; mais Racine n'est pas le seul qui l'ait employé. Lo 
Dictionnaire de Trévoux en cite cet exemple de Bossiict : « La 
)j sombre obscurité des églises inspire une; sainte liorreuï 
» dans l'âme.» D'après ce même Dictionnaire , on dit qu'il 
faut qu'un orateur inspire dans l'àme des juges la compas- 
sion , la haine , la vengeanpe, pour dire , qu'il faut qu'il fasse 
naître ces passions dans leur esprit. Un exemple bien plus 
remarquable encore , c'est celui que Voltaire nous fournit au 
ciAiquiènie Chant de la Henriade, où il dit en parUutt du 
fanatisme: ' , 

Du Capitole en cendre il passa dans iV'gUfo^ 

Et dans les coçurs chrcùctis inspirant se» fureurs. 

De martyr* qu'ils étaient les Ut persécuteurs. - 

56 ' Nowsvnous cherchions l'un l'autre. Une fierté si belle 
Allait entre nous deux finir uoiru querelle , 
Lorsqu'un gros de soldats se jetant entre nous, 
Nous a l'ait duus la foule ensevelir nus coups. 

» ■ ■ 

L. H. , citant L. B. Nous n'aimons point une fierté qui 
finit une querelle \ mais ensevelir nos coups est une très- 
belle expression : c'est celle qui convient u Alexandre lors- 
qu'il combat conlre des.hommes ordinaires. 

X^3^ Louis Racine troilv^l celte même expression adml- 
riMu dans la bouche d'Alexandre -, et (ieolfroy la dit 
heureuse , élégante , et si juste qu'on n 'en icnt pas d'a^ 
bord toute la hardiesse. Nous ne pouvons cpre dire qu'ils 
ont tous raison. 

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ÉTDDES ' 

" 87 Bi ■ê'pourrai-jt au motoif, duu é« tt grftocU aallieitri, 
M'tntreUDir nbi Mttbafflequ* met doolcîwi?^ 

1.. B. On fit ^BHtrêdpht point aveo^us àêè éb^uléurt: 
ou iu^s cntreiie^i)|u'«v«c des personnes. '^ve^Y''^^^ luaiu- 
teoant bahni cleS vers, et do la prose, he^ue rendait le vers 
vduret tralnaèt. - * v " 

L,-^, On 9'cHeretJeaf:enppé^vBàvec tout ce qae la poësie 
^ a (e; druit du uer»onnilif», d'animer, etc. Tjo vers est Rial 
tourne» nia^s la figure n'est pas rëprëheusibly. x , 



N.~ 



5â. Et pourquoi le cachais-jc , avec tant d« détours, . 



Un aiBorel si fulal au ri^poa de tés jours? 

L. H. Tô cachais'je est d'unc^durelë remarquable. dan» 
ùfT poTtoqui a-vait Toreillc'^ sensible. U» secret si fatal 
est un coutr^.-sens. L'auteur yejit et doit dire, n/s secret 
Âoat dépendait le repos de tes jours. Il dit à-|)eu-Tprès lu 
cûutraire. . " 

C[jf^ Xe secret dont il s'agit est celui de l'amour d^Axlanc 
pdur lV>ri»-j^'cst cet amour même tenu secret. L'auteur a 
voulu .faire dire à celle. princesse : « Pourquoi le c^thais-je 
^ avec tant dé soin uii secret (yjii cac/id élaLl si fatal au re}>os 
^j de teis jo^rs ? Pourquoi te faAsais- je de m un amour un mys- 
».tère, \xxï secr-etii fatal h ton repos?/» Je ne crois pas que- 
par le tour dont il s'est servi il ait dit le contraire pm,iis 
l'ellipse qu*il faut suppléer est un peu ièrle ,; jieulrôire , et 
ne seprésenle pas assez vite h Tespiil. Le tour indiqué par 
' le eounuentateur ne laisserliit ps la même incertitude dans 
■le sens }' mais d'exprimerait^uu sens 'ui| peu différent, ce me 
semble , et ce sens , qui n'aurait pas répugné sans doule , 

îi'étaiJtpj», à mou avis , préférable. ^ 

t ■ -^ . ' 

3^ Il est temps que mot) & lise, au tombeau descendue. 

Te jure une amitié «i long-temps attendue. 

L. H. Ici Ta ligure qui permeï de prendre la partie pour 

' le tout, est employée abusivement, parce que Xa corhbeau^ 

. qui coftvient àu".C{)rps, n^ peut convenir à (Vîwiç, et ccilo 

rcutiiQn de clcux mots vl de déuç idées qui iVxclùent néces- 



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ilèèét luaiu- 
adait le vers 

lâé la poësie 
irers éfti mal 

>uri , . 

quabledank 
rei ti fatal 
, If/» secret 

-|)€U-:piè$ lo 

>ur J^Axlanc 
> L'uuleur a 
le c^thais-je 
aUl au repus 
jur un mys- 
\tms pas que 
raire j^ nviis 
Bul-ôii-e , ft 
indique par 
rtitude dans 
îpenl, ce inc 
sans dpule , 

;endue , 

partie pour 
ij tombeau 4 
rtÇj.el tello 
lùent néces- 



DE LA LAM GtTB FàANÇ AISE \pS 

•aireiMiit » «H iàoquanlei G Mt c* ^iili afa ptf lenti Louia 
Biicine , (|ui Cffuii1r« o^tlc image pitédSfuti êi Mi&* Qsaod 
tlle Mrait jvlile , j« ne voif pas ce qu'elle aurait dm lilaii ; 4!ar 
ii'i ^UMit jtsi ibri ooQMQvn* ,: 

J;;^ Lduia-lbdna a' dit •xptMsëment que V'^^ê/^ue 
Vàmê mé dë*è§f^d0 poii^t au iomàêàu , c'était une im^age 
poàfi^Hê et hêUë i que l'expressifiii mon Amê au ton^hean 
desèendHtt .'.aiasî a'il u'a^rieu (rouvd^de'choquftht dans cçttê 
exprt>«sion , se u'esl pas faute de l'ij^voli- bien tonnue- Mi dé 
ùharpe ne iiousse-l-il pos ici un peu loin la iévétiiè^ lui 
qui, aillçuV», dans celle mémo pièce, à^pr.ouve un caur 
ifni périt et^ûi meurt ?. Une âmç ne descend point au 
tombeau, ù ç^r descendra au tombeau on epteud être, 
enseveli, en/ferré^ mais ne (leut-on pas^nleiidre descendre 
chez les morts, ,et n'esl-ce pas ce ijuM fa\it entendre en 
parlant d'dnei&/)«ér? D'ailleurs, Axianê, qui parle ici , no 
dit pas %\m}^\emiQni^\^ilestteir$psifue son'^âme descende 
au tombeau, mais ([u'H est temps ffue , descèndne au 
tombeau, ette jure à Ponts prtth amitié si long-temps 
attendue ; re qui revient h , qnV/ est temps ^uë son âma 
[descende au tombeau pour y rejoindre Torns , et lui 
jurer t:élle même amitié. Ôr .celte construction f'ioigne visi- 
blement tou^e idëe de-iuôirt , do destruction ou d'ensevelisse- 
ment de Td/n^. « 

t *. ~ ' . ' ' * i 

-.*'-• * ■ ■ ■ * ■ - 

4o II croit pcut-^trc, il croit ^qiie ma haine éloqfféè -; 

. A sa fausse doulWr servira de IropUëc. > 

■,.-.,#-- "^ .■-.;■.■ • 

.. L. H. Amat d'expressions ecd idées incohérentes, .d*où ré- 
-siihece qu'il y a «^o plus. rare tH^z Racine, même Àans ses 
essais- c*eâlrà-direV un vrai galima lia*. 

ÎO^ Qu'est*©^ quf OU ap|)el le gaUmatias > Un discours 
embrouille et" confus,, qui seinble dire quelque chose , et ne 
dit rien. C<^,mot est formë> dit-on , des mois latins Galli 
Mal/lias , que prononça en A'embnjuillant, ^au 'lieu de. 
Jaillis Mmthim , l'avocat d'une cause où ijl s'agissait d'au 
<^09 «pparlenant à un nomnxisi^Mathikf» 



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4taê ,^B diffère^r va^egf^ d'obicurttë4« moint , et |Mir un 
^hlfant qui •igniûe oà MinbU iigntii«r quel«pD chose. Il 
cdntiilo À exprimer Kftc dei termes trop fignrës et trop recher- 
ches ce qui devrait être dit plus timplement. > 

41 Oai , jV efceroh* Perfi. Miis , qpm «îii'en poisse dire , 
Je ne le «herebais fM «fia de le délrnire. 

L. B. On dit bi»à détrjèire un paltis , une fille ; mais 
^it-on ëgttlement détruire un homme ? 
. L, 11» C^it parce qu'on no le dit pas communément, et 
^tt'on peut le dire sans blesser aucune analogie , qu'il y a 
ilu mérite à se servir de cette oppression ; tinais elle est bien 
plus heureusement employée dans de^rs admirable : 
Montrer apx netioDS Mithrijaie détroit. ' 

C'est bien^ qu^on peut voir Teffet d'un mot mis en sa 

place. Ces deux mois unis, Hithridaie détruit, font du 

seul nom de Mithridate une grande puissance. C'est du su- 

• blime d'expressio^ avec dos moyens simples; c'est le secret 

des grands écrivains, v • 

/Tf-^ Détruire^ est l'opposé de consiruira, et n*a dû se 
dire d'abord au propre que des choses construite , telles 
qu'un bâtiment, un édifice, ou un ouvrage flueleonque de 
maçonnerie ou de charpenlerie j' mais on l'a dit ensuite par 
extension de choses, non pas prëcisëmont construites , mais 
composées et faisant corps* par l'union de leurs parties, 
comme, par exemple , un Jardin , un bois , une vigne ; et , 
qui plus est, an IVdit, sinon d'nU homme en particulier, 
du moins des hommes en général , ou d'une certaine collec- 
tion d'hommes, comme d'une nation, ^'un peuple, d'uuu 
iamille. «Dieu envoya le déluge, dit Le Dictionnaire dû 
» Trévoux , pour détruire les Àow/rjwdtles animaux. ?> 

Dans les deux exemples de Racuie, il s'agit autant, )<-' 
crois, d'une deslruclion morale que d'une destruction physi- 
que i aulant > dis-je , de la^esiruclion de Porus et de Mithn- 
daic, comme rois > comme so4^vci:*ius , que comm® 1*,^"^^** ^ 



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tes , mais 
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^igne; et, 
arliciilier, 
tie colleo- 
le, d'une 
tnnaire dû 
Kiaux. ?> 
Butiintyjc:. 
ion pliysi- 
de Mithri- 



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bis Là hAnovmmiàn^kîÈt. » 

lumit do 1m abifiMenMnt, de imut^Mmi, que delêfùi^inott^ 
Of,o'«aedaiMM«Nis*U, soiu figvM «t IMliphofflqao, quo 
déimire «t aiiseï usité' t on le dit «n m irâi« -ttOM^seulcinent 
des -didni morale»» iMtes q^o^los^honneurs , lii iMtatton » 
la forfuno 4 la 'liiistMiét ; maii Hièfiio des fiersonnes a»uidë- 
réel ^r ra^H'à^OM diosoi. Suivant U Dictiounaire Je 'M- 
▼oui , ttne^MWV i>omois«llo m^ééttaim ^«««d elle est té^ 
duite à U mpadîcit^» Saivant U Dtctioonaire do rA^adëniié ^' 
a^ dètraiênn bomftiedaDs Teepit di qHe1qtt*iia, qaaiid on 
le déerédi4o ootièNfnéit anprèà 4» l«i% Voltaice » ^lù. 
-^ni/ii/T"-'; ■ ■ " ■ ' , ^ ■>■' --■: * 

thstrùdéeun des tjrsns» toos qvi ii*tTes pour roik 
<^ie Iss Dieux 'de Nuai* , tos tértas «t tos droite*; . ' 

I>AùB\Affenriad0,Chuityni 

Gnetelii^, It dtstruc^ur et le Tepgenr des rois» , 

Lafontaioe , Fable du Lion ', du Loup et du Renard s 

Boileau:y'iZwf/ï»ii»; GbalItWtf--'''^ -.-•«' 'I ►•.'■-;.■■;..,: 

Ârnàbld; cet liérétique , àrdeiot k nou% détruire.,»^ ^^ 



■oj< 



is X^si vu de ee Koerrier U. V»lear répsndne,, . 
Tenir U renomdaie entre aoi^s suspendue ;. 
£t TOjjTSnt de son brss Voler partout Teffroi, 
L'Indç sembla m'ouvrir va obsmp cligne de moi. 

L'ab^ 4*01./ r^qui ici encoDe a contre lui Louis Racine 
et l'abbé PesPontaines. PremièremeiU on pouirait denun^er 
si \ effroi, dla son bras signifie Vêffwi tjue cause son hras^ 
ou l'effroi qu'éprouve son bra# ? £»t*il actif ou ,^isif ?.... 
Autre chose à remarquer, et plu4 iroportaiite eùcore. Voyant-^ 
se rapporte ^ non pas h Vlntie , qui est le nominatif suivant ^ 
mais à la. personne qui parle..,. Cependant de la manie ro 
dont il est placé , on dirait que c'est l'Inde qui voyait , etc. 

L. B. JJ effroi d'un bras ppur V effroi causé par um 
btasi expression baflardée et ijicourrecte. 



r ' 








li. H* I* II* coi>4«mli«iiî4 lika f4M \*fpoi de ioA brm» ,: 
que /^ mrreur de ê«s^miim4i'l q«ii eât liMMféiMDiit ilne phra«e* 
i«^, bt t;iii te {uttifie^ ptr riiMi(fé d<»U méBwi4lipw, /it. 

^ êèriteur eauséê pmtf #•# ••^#m»# #i#j(J^oi eausé par 4ort 
brasi moit pMHkiiir^iuvjc ne livuve tmi le fnèrpe rapport' 
enire faire wtUr la /#i9w<r «t y^^iW voi tr Pe/froi. >C*9êi 
ici qu'il ftaidistûigiiM U liuMicé des Ayndaymef» La âerrt^ur 
prÂieiif«r lldce d'uoi|«fp^«de,cop(agibn qui mi propage riHr 
pidenMBt : dtflà J*«xpftiuioii lAô Mnrvur/uiMfcl^Mtf* Utffroi 
exprime pArtIcvlièfWboiit iù. MisiAseiiient cmmé pAr la |kuir. 
C«l distiQclioo* tont csieniielles à objion'er dans TiMiige deA" 
mots qu'on appelle synonymes. C'est de là que dë|)«ndent 

. en partie la pureté du fttylc iù la iusteli^ de rexprcssion^ 
Çc* deux von: 

Et voyant de son bras ycXkt partout 'réiTroi , 
L*Inde aenibla iii*outnr utt champ digne 4e moi. 

])êuvent tournir lAié autre observation. Ployant est ici îin ' 
de ces àljlatifi àbftolus ( im^Î^o/a/i^) qni Èàût'si fav^orablus. 
a la poésie , ctdoat personne o^ C'est mieui aenri>quo Hâcinc. 
Ils exigent quelques pr^^^autjupni , pour «e prodojire dans la 
phrase ni cmbarrus ni obscurités Entre autrt^s choses , il faut 
prendre gfrde que l 'abla ti f o|fsoh] ne puisM pAs- m rà^poHcr 
il deux^subfitantifs, Id t;ox^fi/peut également s'ièintendre de 
VInde et ii' Alexandre. 11 y k ddnc anipliibol^gle , et c'est 
une faute. 

• Remarquée que Tablàtlf ftlilolu est nritmrel aux lanpnf^ 
qui marquent les cas paf U terminaison , parce qu*aldrs il nu 
))eut guère produire d'é<{iiWdque. Il n'èà Mt pat ^méme des 
langues «lodern 08 qtii marquent leurs cas |>ar des articles: 
i( i' f'âblaiîf absoli» est souvent près ^le réquivo^we/ ÏV htI . 
beiiuroup en vers pour là rapidité et la prëcîsioîi; il p^ui 
nuire à la clarté, et celle-ci est ayant tout. 

(50^ M. de Laharpe trouve, donc juAle l'observaliori de 

<, tVOlivçl sùi* voyanl. Comment n'a-l-*il pas trnuvé la mAïue 

ji\istcssc dans^l'obscrvation sur Veffroi- de son hrits". Com- 



ment r#j 

bien l'c/ 

armës li 

la terrai 

qrmesyi 

causée / 

une expr 

^iourrait 

('«entiell 

,\\efJroi^ 

, que par.] 

• il ne peu 

l'i un no 
" terreur, 
\ effroi i 
corps qi|< 
])eut aus! 
Uaçine , 
c'est le h 
tout le C< 
Mais il 
prclénd 
,yolçr la 
* ruin tle ji 
: il^né seri 
terreur d 
pourquoi 
aussi bic 
plus, je I 
oïl ne oht 
f;ire, po 
beffroi. 
» Trévoi 

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o;ft hrmii'. 
D« phra«e« 
lipfe, t/dh 

» ni|9pôit' 
of. /C'est 
a terreur 
»page K*-? 

r la |Wuir. 

d|>en(lent 
ision • 



st ici' un 
ivorabW. 
Racine. 
} dans la 
I , Il laut 
•à^pfthcr 
endre de 
, çl c'est 

lanpnr^ 
dra il no 
lême des 
articles: 
»/ Il iserl 

ii l^iii 

a lion de 

la mAme 

? Com- 



Ï)E LA LANGUE FRANÇAISE. 9^ 

meut Vêt/roi dsson bras pout-irl lai.piritttre signifiei' aimsi 
bien y^ffrai eatt^é par *on bra*^ qu^ la 'hrrfiur d& sut. 
arrn&4 tï^/^ùBifi l^ tàrrêur o/Ht^téê par sêt ant^st D^abord « 
la terreur de /## armet pour la terreur qduêf^ par te* 
qrmû4 , ait f coarnie laurr^ur de son nom ,pour,;£0 ijtrrenr 
causée par son\nom , une expréMion leUéinent oopaacrëe g ' 
une esprassion dVn usage ai fréquent et li gënèral-, qu*oa 
^vt>urrait la dire presque vulgaire « si eHe.n'aippari&iiaii pas - 
essentiellement nu «t^^lé noble ; et V effroi àe soê bras pouif 
r\Veff roi causé par son bras, fa jjiiiiaiji été dit, je crois , - 
, que pacliacine seul ^ et qu'uiies^-ulefoi» par Racine^ ensupfe, 
• il ne peut y avoir aucune équiyoqifo dqu» la terrfinr de ses 
armes , ài^is la terreur de san «OJW-i parce que des armer ^ 
ht un nom peuvdftl bien-insprrer, ou , si l'on vçiit , causci' la ' 
" terreur, mais non la ressentir. Peut-on en dire autant do 
\ effroi de son bras ? \J effroi saisies fan$ au»*i bjeir lo 
corps qiiej'Arnet le Lrasvqui j^Jut i« porter, le faire^ voler, 
l)eut aussi réprouver lui-mètttç j«*qû'h un certain, ^oint; et 
Uarine , en à\iskfilV^rûi de son bras ,, dit ,. en effet , que 
c'est le bras lûi-mèfâb qui réprouve, tout ett voulant liiro 
luut le Contraire. ' . ' „ 

Mais à propos de /airs 'Voler t 'effroi , M. de Lali.irpe 
prétend que cela 'ne peut pas; se dire aussi bien- que y)*/Vtf 
,yolçr la terreur. Oui , s'il s'ajjlit de \ effroi de son bras , 
* ruin dé jdus absurde , sanidoute , que de Xofairif voler t^t 
! il^ né serait pas , je j>ensc, moins aÉsurde deyixirie volorvK 
terreur de sph. brar; .fiiai».s*il s'a^t de ^effroi en gfcncraK 
pourquoi ne le ferait-on pas' voler aussi bien que la terreur , 
aussi bien que le trépas^qae la mor/? Il ne'i'épugné pas 
plus, je crois, de \o faire fbler que de le porter; ot , certes, 
oïl ne dit pas nllcui^ ^"^iM^"'^'"^ V^f P^"* souvent pput- 
Cire, porter le trèpas^^mtort /la terreur , que porter 
V effroi, «Ce prince' ca^S^^ant , dilleDitlionnaire.de . 
>J Trévoux, qu'il porte jPlI^j^a/tfrrffwr et r^^rofy» 



l^t Mayenne sveq; 
Htfjporter k sou t| 




ils lenfe» du Rui, 
ia^G ! et V effroi. ■ 
tVniLtfi , Chunl VICT. 









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Diml 1*«seihpl» dit DÎetioiMilire 4e Tréfdna « on >roiC 
Xfifffoi aprè» la ÎM^nlifr f c*mc qu'en effet la Wi^tti* ett moint 
que V effroi» <:e démier èit le plut hent dej^i^^ lé /reiir. Il 
Ai joute ^ ioiiêfrêjsAo senti meut dèfAorreor , «t ni|ypote dans 
aa câù1(e quelcfue chçÊtrJ^harfiB(e, L'effet dé fa /«/^rirett de 
fairt tr«inbUr î<:jt\%k\àmV effroi est de j^lace^ yànfaUrû 

pimir, defairç mourir / ' , \ 

4- ■••'•■ ■_■.,•■'•. '■^■ ..•<■■" «. 

4S Qitoiquc partout y èé •érable, «oekKl^ li^ui le. nombre / ^ 

Je n'ki pu^ me résoudre à me» cacher ^n% i*ombre. 

• "■ ■ ^ ••' ■ '" > ■ ^ ' ■ ■ ^ ■ "-A -''^ '" '" ' 
'L.^. C^ «em^/tf nVst paàmémo tolera))le dans la con-* 

versa^on .familière. - ^ »V 

L. H. Ce semble Wi disait autt>efois pour , à Çê fu'il pa-» 
n»//^ et était plus précis. Il est tomb<t en dësuëtude; on ne 
sait trop |)ourquoi , puisqu'on dit eiicorc ce me semble : 
c'est une bizarrerie de iSisage j mais ce ferAbîe est ici xépré- 
hensible absolument, parce qu'il W saurait se contlruire 
avec la phrase qui veut dire : Quoique parioiù -accablé par 
^U nombre ^à ce çu*il paraissait; Je n'ai pu , etc. 

' (f3J^ Ce A'est, en effet, je crois, que pr rappprt^k la 
circonstance que ce iemfile né convient pas ; car« quoique 
moins usité que es me semble ^^^ n'est pas totit-hrfait hors 
d'usage dans la conversation et dans le stylé familier, conuno 
' le prétendent les deux colnniéntateucs i du moins puis-je as- 
surer que l'Académie , en le citaiat comme Uaç sortç d'équi- 
valent de cerne semblé i ne le donne point pour une' ex- 
pression surannée. 

■ • , -kr .- ' ■ 

44 Qu^ai-je fait^, j>6ur venir accabler en. ces lieux ' 

' Ufr héroa aur q^i seul j'ai pu lourQer'lés yesiK ? * 

L'ab. d*Ol.y. . Qu'ai- je fait ^ dit Axiane , pour ffue 
^(^us veniez ^ vans, Alexandre» accablery eic^j^l ne 
a'ugit<|0;i de sorvoir si pour ^ue ferait' an 1^1 'eH'etj il s'ii£!^it 
«eulemeiit de Faire sentir L'équivoque qui ejt dans la pliroio 
dé Racine, où l'vnf est^-tenté Âe croire ^uo ces mols^fSfpMtr 
. tv«//> refcjardcn^la jpcrsohae cjfi^ dit; qu'ai-je/aiif li^^'i 



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Je sens n 

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il n'y avj 

direct, 1 
môme , < 
niui^ 5 èû 
une mail 
qui ne p 
liommej. ( 
( gime ind 
que; Va u 

9!gra^4ni 

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smble : 
i i:dpré- 
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blé par 
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quoique 
'ait hors 
, conuno 
s-je as- 
d'érjni- 
iinc' ex- 



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yur ffue 

il s'âgfit 
i phnjio 

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DE LA L^W ÔUE f itàWÇÀ I SlÊ. 8é 

Tient , cette ë«|iiifv<>qtié / 4^ be c|ia'i( y a yaT elii^ie un |i«tt 

uopfWcè*^^ .;■ ^ ' "-^ ; ' ' '* ,.,-"'"".' ^ 

(O On pense l>ienàn« 1>e«fontalnei à'tofui^^^l^^ 

trouvent point là d'^iiiviMfaÇi mais Laharpe >|r. en trouve 

une comnie <l*OUvet , et il reprodùU ainsi ce qu'a dit le 

grammairien de î* Académie Française : « Pour vepir se 

» rap^te-). par la construction , à Axiaipe', et par le soi^V^ 

^r J^\exf^uArei La Çrainmaire demandait ^^ poi^r ^ue voiii 

» verfieM om inn^iei x ."^«^wi ot prosaï(j|ue ; ei par itonsëqufnt 

)) il fatlait une autre tournure.» Boileau a fait la môme Fanlo 

que.Kacine dans le second decies deuy Vers' tleéa Satire IX t 

t(^ tombeau contre vpos ne peutril les Idéfcnarc ? '^' " . 
£t qu*ontf«it\«nt de morts poar remuer leur ocndré? 

*- ■ ■ ' ' ■ • '■ . ■ V.,) '• - 

>■ 45 Jl-t- il de votre Orèoe inondé les, frontières ? 

L JH. On a bl&më fort mâl^à-propos , dans Athulie , 

Le peu|>le saint , <Sn foule , inondait les. puriiquei , ^ 

Le JfeupU en foaU inondait est une figure juste et 
claire , confie on le pirouvera en ^bn Xvssil, A-^t'il inondé- 
vos frorrcières^esi suas escvae , parce que ri^n ne diitemiine 
le sens métaphorique. Si Fauteur cAt mis , . ^^ 

A-t-il-de ses soldats inonda .vos ir^^ntlèroS T V << ^ 

n y avait rien a dire. ;* . 

JÔ^ En effet, inonder yiXiX sVmptoyer sanf régime in- 
tliréct, lorsque lo sujet da verbe peut f/«b>*rfçr par lui-r 
ir)6me , ou physiquement, comnie un torreih, un fleuve , uuô 
ni«i^ } èii métaphoriquement > commetan peuple, une armée^ 
une m altitude d'hommes ou d'animaux imaisavec up s^iet' 
qui ne peut pas' inoiidet par lui-mèmeK, eamme un seul, 
hommei. ou ^Wqaeshonpmes».iI fu^mkessaiiiementuiire-* 
( giine indirect , un nom de clioscs qui »«o/»//ff«^ C'est ainsi^ 
que Vau^elas dit que Xercès avait inondé, le pays d''i« *i 
t^raryi nombre d'7tonimès 0t </'rt«imaM:c ,"qû*iU«n av/»ient 
i.tri les fontaines. C'est ainsi pareillement que IJpileau , dtili 
^"H i^utrin , Chant iV, fait dire àii flîneux Amaidd y ^ 
Jl yti nous 'inonder des torrcnj^ de ia plume» ^ 



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. L. H. On 4il bw «»n /tfiMr^«ir/ff|^ A . 

De ttftt «IHII féAéfén la t0«M MM^ondait. 

'^.'"•^ ■ «■:';■ ..fV..-/ i/l.'.r,"' f>aluM>v 

Péut-on diii unième un tang magnarii me 1 TcnàHûté g 
))arce que ce tiâot offre une idée buaucouj) pliia;morA!é. Je 
l'adineltraif avee le moXMrrgi pnt iJgiirëfnent pour rtfc* , 
famille: sorii a>n stpg tî magnanime j mai» non pâi 
avec /Aia;^ #U prppre. 
(P;> Magnanime {éfui a Vâmâ grande) nfS petft s* 

dire ^1^ d'une personne.: 

El combien de /i^ro# glorieux*, mA^^awn^' * 
' Ont yiéci» trop d'un jour. 

Ou que d'une partie de la|>crionrte priic par synecdoque 
pour le tout: ^ p \ 

^ jtarUxit ati cœurs magnanîiiîeis.' \ 

" ' ■ ' • n,id. \ 

Ou que des qualités ou actions dé la pfcrsohûc , qui font ou 
Rupposent la ro^^aniroilë : . ^. / • 

- • niait fOU* saves auki^que voa faiu magnanimes 

Ont besoin des lauriers ôaéilJis dans leurs vnlldfas. ^ 

'•■'.' JLid, 
■' ' ■ •'"■ '■ ' ■•.' ^- - . ^' 

Et si ort i^ntl le dife d-un ^ang, ce n'ert, sans doute , que 
d'un sang personfliaë , que ^'i//t sang ërigé .en personne, 
com'riie i>eut-éli*è dans ces vers do Dldon , pariant ii Encc, 
prcmleïr livre de V Enéide , ti-aduction de ÇeliUe : ^ 

' O noble snng dos Dieux ! que je p!aîn« voi ^cver»^, 
"^ -Dil-e!lc. Quel deSlin tous jetlc en ces déacrU ? • ' - 

6r,lc//»rt^</o/ï^o/* est sorti on issu, le sang dont an csl 
formé, le sang de l'eltemple du commenùteur , csi.-il un 
sang pcrsonoilié ? K'cM-cc pas le sang comaic.uriucipo <lf 



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il ne doit) 
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<|uclle^d/Si 
(t-rtains ë| 
reuXt dan 
du mot est 
en iBhx, 8*i 
])uissânce, 

" 47 C'ei 
Qui 

à a ni 
N'OI 

h. 11. S 

])on frauça 
(jui peut él 
les mauvai 
liouvera p 

le trou If le 
verà^Ui p 
vous fern 
tyran. \Ji^ 
celle- db r^ 
]>t»uvéftt, 
cette |^< 
*^t)àt? On 
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]i^ BAliMil^ 0k cpfDm« loufce de U tW7 T^P"-^ P^f^.iM^i^ 
tel |i-|)«u«ppè0^u« <)mib col Tpn de BoUfiivI^n > 

Et «i itur #a/i^ tont par, aioti quVlcur i««lktoii4l.'l * ' 
^Eft^patêir jtûqa'k tous de Luprèée en Lucrèce. 11 

D'aprèf cela , ^t d'a|>rèa le princ^Jnémé^ii e«>iniped(at«iiry 
il ne doit {ios êCre plut y0r<nii dédire $i^rti d*on sang si mm^ 
fTnanimSt qifp n'êf^si^t^you* ver$é ^u>îun ;iàf$g si ma^ 
ffaaftim04 Dam^ cei deui^cai , majptauimj^ p» convient 
(,'uàiie^teuzy ce me «emblé , qi|e gmnd, l^ raison pour la- 
(jueliefê/t^ftfx pourrit CQiivenir,c'eft que jpj»^r»«x e«t , k 
(t^rtains éjj^tiTtlt , tynonymp de noble et à'iUitjere. Gèné^ 
r^HX i àaù^ le principe j, a signifié. </« ^ôn/»f roiJtf. La ra<ine , 
du mot C8tf>en effet, gêrps ou ^j» , race , et la termina^aon 'f 
<h »ff jT, s'il fatit etoleroitié Roiii>ati<! , -annoniSe la forcer, la /^ 

])uissânce, U graftd^ii^v' ' - . ^ , - ' 

' * .■■..■..■).* ■ , '._-..■ .'.■■.■ ''^' .. ''',■'■/ 

47 C'est ^e ttQuble f«l«l q«ti ▼ow« f troie t«« jrcux , , ^.^ , " 
Qui ne regarda, ew ^oi qu'nfi , ^^jfri^ ,o^ M^ , 
àans lui vous aVoùrié» que ie sang .et l«a larmes . 
N'ont t>** toà]o<irs «ooillâ la gioiva dé fiiëi arÉÎes/ 

L. H. «y^nj^//* se rapporlé W trouble , et lui ne peut , en 
])on frauçaiar, s'eièployer que pour les personnel ou po^ir ce 
(jui peut être personnifia. C'est une faute très-coramune dani 
les mauvais écrivains, trcs-rartf dans lés^hi»ns : on ne la re- 
trouvera plus dans Raclnf . " 

([^ Sans lui. çsl om^)loyé ici suivant là règle , puisque 
le trouble auquel fl se Vapporté a été ^rionnifié clans les-- 
vers (Jui précèdent r il * été personnifié,. puiéque c'est Itoi «jîni 
vous fermé lés yètix \^t^tii né f^gahia eh if^i ^^'^n¥i ■* 
eyrm.VmiUhi ^fariner lés y<iuT h cjùel*qtt'^n , et4lt*llejfll " 
celle db regarder ^^ttclquW <^omri»e tel Mi'^f^VWrrte tel , M- 
1>T»u véftt , je crms } appartenir f|d*à 'titt<rf p^rt^onne. 'Mai*' 
cette j^ersonntficàtion'èat-clllè avouée Ji*r^ là ràisb» ét^aMe' 
v^Tïùt? Gn personnifie très- bien, sans drtùtd i, 'lé« p»**»****' 

i^me en ne les cor/sidérant «iti>n nousj ma4é e^ esMl d*^ 



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mènie dèf effets^ pâMioM , dé VigItâlUi* î â« dëwr^<*ê> 
du tnubh qu'eUet cansent dans rame oa d«tt# ks ionf T 1^ 
commçnuteur a dit4iiel<|iie part qineiuui, f^ç'^Uit ici !• 
caft^tediréemroM* ^p- ■'■> '% :'■■:•"" .■^■^' _'■ "■* 

48 Oui, Tâxile, mon c«ar, doiitcWK en apparettevi . 

lai, qtri «lotite. On éii iàoètiatf^r^hkû9 choie ,. ©1 iwo cho«e 

noble. VoHat^l'eti C8l icnri dans Mahomet; hhri* il a re- 
lève le familier d«!f la phnièe faite; en la pàrticulamaiit» '; ' '' 

Les morteli «ont ^»«x teen* est point la miiMnoç^ 
C*eèt U Mille Vertu qui fait feur différenoe. 

. ZeuTy au lieu die /a , n'est rien nipin«-<l^'indi£tërenU JUs 
(Connaisseurs en style ne s*y tromperont pas. , , 

^[[[^ Z>o»^0i»a; se diljkit antrefots des persoonéfi pour //Z' 
eèHainikc% qu'il parait , et c^est dans^ sens que Boilèau 
''dit de luiTjpéine , àêÊa son Épttre |iu savant Arnll.uld : 

Ainsi \jovk}o\^% ^douteux , ehuBcelant. «l volage.,^ 
A peine du limon où le vice m'engage» ^ 
3r*^rr«lb«Br iitt pied timide et sors «n mU^laiit , 
^'* Que rattMpe'Wy/repioftè et s'nàobburli^ » ^instant s 

c*ést dans ce sens que Lofontaiue dit du lièvre d'une de 
ses Fables; 

Il éu!j,^iiit«ux l inquiet i" *. 

) * tJnsooIfle.iuie ombre, un rien, tout lui dq^nn ait la fièvre: 

Il se dit encore^^/Suiv^nt l'Acadënaie, des perlâmes dont 
on n«,peujip4# trç^ &*ftssurer, sur -qui Voii' ne peut pas tro^) 
. cpmjièii^ « Dj^is cette chambre il y a trois juges qui sont pour 
» moi , trois cçi^e ^ et les quatre autres dquteux. » Ma is 
borsde là, il ne se dit que des dioses dont il y a lien do 
doutcrs Vi^^BcèB doutâux t une adùtedouteme , une pro- 
bité, unelSpolation </oil/tf«.f«. Incertain, ^u contraire » 
te dit des'choses et des personnes. Une chose est incertaine 



quand elle ; 
qu{iod on i 
aussi inûÊH 
c*est quand 
pour décid< 

veaMsnt It < 
cas, iti€0r 
dédit irr 
qiiej sans d 
nymes. Ce 
pas dans le 
danS'le ver 

L. B* Ra^ 
. Avei 

Nous créy 
neutre. 

L. H. L 
maire sont 
que RacijQC 

» 

qui est tou 
no ut çroyi 
qu'il serait 
appéremoK 
verbe neut 
a lier t ven 
on déppui 
dépouille 
employé /> 
ne cessent > 
riens, il e 
verbêa nei 
des ^erbei 
aciton sur 
personnel , 






^ DELÀ LANGUE Fil^AKÇ AI #te. ^5 

^•M elle p'eft pai^nurée, ti.on:fi»t inûêriain d*une choM^ 
;qiiftod on n'en, ett p«f êuwét njiffik^ftmmn donle. Oam^ 
auMÎ m09Ha$m \ l'égaie d'une <^o%ë ou d'une jwrkonne » et 
c'esl 4]uand on n'a paâlet lumières; ou les motifii nëcessâhep 
pour d^deft ou pour se dëlerminer, pour se rësoudfe relatif 
ve«ljMit à eeUe personi^ ou à cette chose. Dans ce'demier 
cas» incertain signifie à- peu-près la niAme cliete <)uY/i- 
dèciê , irrésol». Je dii à-peu-près la même chose, parce 
qttCj sans donie , cei niots-là ne sont pas parfait^em^t syno- 
nymes. C'est dans le sens d'incertain à l'égatd de , et noa 
pas dans le sens d'incertain de , q.u'eflt pris le mol douteux 
UaoS'le vers de Baoine. ' 

49 H^ trient dépouille enfio cette doQoehr contrainte. ., 

L. B. Racine fait ton jours dépouiller actif. Dans Athalie: 

.Avet-toos dépouillé celte haine si tïtc? " "^ 

Nous créyèns qu'il seikit plus exact ^'en faire nnverhe 
'Deuirè. ;• .■'"'/•, 

L. H. Lé commentateur , pour qui les termes de gram- 
maire sont apparemment det termes de chimie , s'ëtonne 
que RacijQcyiïj^tf toujours un verbe actif de dépouiller * 
qui est toujours un verbe actif. Il croiâ ( car, quoiqu'il dise 
nous croyons , je suis persuadé qu'il est le seul à le croire ) 
qu'il serait plus exact d'en /aire un verbe neutre. Il sait 
apparemment comment on: rend neutre ce qui est actif. Un 
vei;l)e neutre est celui qui n'a point de régime, comme courir, 
aller, venir, etc. Dépouiller en a nécessairement un ; car 
on dépouille quelqu'un ou quelque chose , ou bien l'on se 
dépouille de quelque diosé, et alors c'est un xerhe actif 
employé récipro^uernent , comme tant d'autres verbeh qui 
ne cessent "^pas pour cela d'être aetifs» Quelques grammai- 
riens, il est vrai , appellent , mais trc^-^ improprement , 
verbe» neutres passifs , ceux qui s'appellent proprement 
dei Serbes récipj^l^er y c'osl-à-Klire , qui expriment une 
action sur soi-même , el no -se conjuguont qu'avoc le pronom 
peisonuelf comme se souvenir, se repenti r^ oic. ; mais 



^ 



^ 



r 



V 



J^ 



■m- .' 



j!m...,. 






.otla ménwii'èriw a«cbm«iwid i«i«^^ qui J«rwip: 

yMgvmmf^ioat c9 <|Mi'on veu|. Si le OdnitaieiiUItttr a vddtn 

d^Lniuemeot qnVctivciiiont , e'wt eiicdre une wiW \ têit 
>i^ ne»t plus d'usigo <f06 de dire, ^àûillèr MUè p»- 
Jeur, ionté humanité, tout mkf^eijk f t BOM-Mulettent 
cela%8t àuui^knût que se dépoitilUr de, etc. , ro^it^inéfiie 
pin» élégant et pïui précii. Voilà nue belle toile dehéruéi 

^en gràtnîtos } car pourquoi voulMr fntre )e grammairien 
scrupuleux à propos de rien , lorsqu'on ii*est point grammai- 
rien î '..."• ' .• ' 

(rjk Et , à propos de rien , quel débordement de bile I 
San» <loule que dépouiller peut » employer aotivemant en 
parla^it <lea sealimcns , de» passion», ou de» opinion» dont 
on »c défait , comnie dans lé» exemple» çilë» par le critique ^ 
dipàyniller toute pudeur, toute humanité , tout arti- 

'flcèé etc. , et daaf celiii-ci de lk>ileau , 4n Foéiifuè: 

Qu'aux «ccen» dont Orphée emplit Ici monts de Thrioe, 
Le» tigres amotiis dépouillaient leur audace. 

Et c'est flinii encore que. dans Te langage de VÉcritiiro , oh 
dit dépouiller le vieil homme (le vieil homme moral ) , 
pour quitter le» inclination» de la nature corrompue , ses 
vieilles habitudes criminelles. Mai» n'y a-t-il p«» bien de» cas 
où »e dépouiller de peut ôlre aussi élégant et aussi précis? 
L'esl-il moins, p^r exemple, daXi» ce vers de la prophétie 
de Joad dans ^//ia/*e ? 

De ton amour pour loi ion Dieu s'est dépouillé? 

Combien de cas d'aj)leurs où il est »eul convenable , et où 
même dépouiller serait presque riaic^le I Par exemple , 
pourrait-on aussi bien dire : « Pour juger un homme, il 
» {aux. dépouiller la. paâsio^., la haine, W faut dépouiller 
j) toute pr/ventianv^ que « pour juger un homme, il faul Jf 
M dépouiller de passion, de haine, \\ faut se dépouiller 
» de toute préventioni» Je ne le pense pa». On ni'oppo- 
»era qu'tuconlraire , « il faudrait avoir dépouillé toute hu- 



» jiHami$ép 
>> nùxm^i 
» dépéuiil 
pas moioa 
d «ne meni 
cipe fti rigoi 
d'autant pU 
que d'ÂpÀ» 
doute, que 
titude de \\ 
pouiller, I 
« hoar», en I 

Roubatid 
pour ien t 
par l'Acad^ 
<lans le» Di 
dans le sei 
l'éire. Il fa 
toment sur 
- pouiller cd 
première d< 
difficultés, 
sensiblemei 
commun es 
chose» qui 
peut; coih 
lorsqu'il s'a 
adliérens 01 
» croyes pj 
» rpildcsa 
)> Mathan j 
» tié , Jo%a] 
» Poar qu' 
» morgue, 
Que n'y a 
oc/t/yr,de 



on 



DE LA LAU GUE FH ANÇAÎSE. ,^ 

M iHami$é , fimslr n'éïrè pat touché da «art d^ fsfi m^Ui^ti- 
>> reusw, i^aut mifiuK incontesubUineiit ^ue « «iiJTaut f V^r0 
» dépùiUili de tout/Ê humanUé , pour « eie. iv Mais il n^etjt 
pas inoiiia vrai qna M. ileLaharpe n'aurait niaf; 4^ pftr)«^ 
/une manier» M trandbantt, ni prétendre ^taliUi; un prif»- 
ctpe si rigoureux. Il dorait , ici surtout ^ traiter LuoeâiL f yipp 
tl'autaat plusvde niéoa^eiyient , que co n'était probableiiient 
que d'âpÀs le pire Boiihonr<« , assez bon |[ramniairj|cn sans 
(loutOf que ce cpmroentateur avait osé imett ro en doute Texac- 
titiide do TexpressioD dépouiller une chose , pour sV/» dtf" 
pouiller, Roubaud est bicnrloin d'injurier ainsi le père Bou- 
hours^ en le combattant. 

Roubaùd, après avoir établi que dépouiller une chose , 
ipovLT i en dépouiller, est une expression reçue, autorisée 
par l'Acadéroiij adoptée par les bons écrivains, enregistiée 
<lana les Dictionnaires , s'attache k montrer que c'est surtout 
dans le sens figuré que celte expression est usitée et doit 
l'éire* II fait voir que l'aclionde 4e dépouiller porto direc- 
tement sur le sujet qui te dépouille , et raclion dp dé- 
pouiller cdntre l'obiet dont on veut dire dépçÉdllé ; que la 
première de ces manières de parler /ait abstraction de toutes 
difl&cultéSf de tonte opposition, et que- la seconde indique 
sensiblement des efforts, une résistance; qu'aussi l'usage 
commun est pour se dépouiller, lorsqu'il ne s'agit que do 
cUoaes qui nous couvrent, nous entourent, noiis envelop^ 
pcnt;, comme des vétemensj et qu'il est^pour dépouiller, 
lorsqu'il s'agit d'objets qui sont comme inhérens , fortement 
adliérens ou attachés au sujet , comme les passions, ce- Ne 
» croyez pas, dit-il, que pour s'^/re dépouillé de l'appa- 
» reil de. sa grandeur* on eja ait dépouillé l'orgueil. Quoique 
)> Mathan se dépouille de toutes les apparence.^ <Ic l'inimi-r 
» tié, Jo^beth ne croira .pas qu'il ait dépouillé l'artificy. 
» Pour qu'un sot , constitué en dignité, se dépouillât de^a 
» morgue, il faudrait qcijit «//y^oaiV/^ sa sottise. » 

Que n'y aurait-il pas à dire sur les dénominations àe verbes 
actif f , de Terbes neutres , de verbes réciproques , etc. ? 



mitf cela tOÊàvÂnit beaucoup tvjff Wi. PwMt»* •• !»*-• 
^I«ra4ril oueïque •«»• #oca.Wn a'en p«»l» Jte «m con- 
lente*.! . pour le nMWfll, dep^yeuir «iae> pourrait «te pa. 
rie trouver en touty lMe«a.j/>rfiutemeat dacoofd avec 
II. ae I^harpç j car, U^ui exceUeiit «rammairien qu'il était , 
je doute qu'il iitbîeii approlo^di ««• uiaiièfe. . 

60 Pcwtt-Toni f twlaer l«yrertil ^OM «ruié* , 
Vingt foi» rtnouteW», f v«i%t fob eoBKïiamée? 

L;H. L'inipropriéui des iermeâlfcl fi choquante, qu'on 
pourrait soupçonner une itauUs d'impression. Une irmtfe 
peut èlre consumée par la ialigue, les besoins, les maladies, 
les combats , Ole. : elle ne/ijeul jamais être consommée, et 
Kacine ne pouvait pas , nîéme alors , ccAfondre ces deux ex- 
pressions : c'est une m(?pr(se qui n'appartient qu'à l'ignorance 
populaire. Il est même étonnant que le comriieniaieur 
( Lnncau ) ne l'ait pas aberçue , tant elle est palpable. Ccn- 
sommer, qai par lui-nférne ne signifie qu'achever, aceom- 
plir, ne se prend pou/ user, détruire par l'usage , qu'en 
parlant des denrées, des provisions , des comestibles , etc. 

4r> Il n'y a rien à dire sur cette observation , sinon 
qu'elleesl fondée sur Ls décisions même de rAcadëmie. Mais 
déjà avant Racine^lusieurs écrivains, et entre autres Mo- 
lière , avaient coniBudu consumer iBl consommer , maigre 
leurs'signiûcalions/lrès.différenles. «Ce qui a donné lieu à 
» cette erreur, si c ne me trom|)c , dit Vaugelas cité par 
» lieauiée dans se^ synonymes , «est que l'an et l'autre em- 
>, porte avec soi lé sens et laf signification d'tfc/zdfffr; et ainsi 
» l'on a cru que cL n'était qu'une même chose. Il y a pour- 
„ tant une élrangi différence entre <ies deux sortes à' achever, 
» car coi»/«weT [achève en détruisant et anéantissant le 
>, sujet , et co/i^i)/rs/»ffr achève en le mettant dans sa^dcr- 
» nière i>erfectioii et son accomplissement entier. » 

5i Vo« soldau, dont la vue e»cite la pitié, 

D'eux- rnôoM* , en cent lieux, ont laU»c la moitié. 

j,. R Ont laissé la moitié d'eux-^mémes. 



Har«H« et bi 

moitié de $ 
chose est dfle 
par rhyperb* 
dont plusièur 
<î« sang, qu 
curp». 

L. B. Lai 

mais l'idée ei 

L. H. Ceii 
dnns Tendroi 
méprendre si 
qui ne peut s 
serait ridicule 



Vidai 



qui a 



reprendre dai 

autrv qne.celi 
(les objets si 
comme d*ai 
mêmes, eti 
dans ce sens-1 
lait Virgile, 
c'bsi-â-dire , 
mca : c*est d 
[uTe tué par I 

La ma 

C'est aussi à 
ft'niineparrai 
riade . Chan 

De TEui 
Les -berf 
Et leurs 
Emport< 



j^«.* •.•••##• 




-■•v/ 



DE LA LAKCéÊ FliANÇAISR ^ 

Har«li« et héh 9Éf99Uïon. On ne die ordinairéiiMiii /# 
moitié de toi-mimë, qad dam U sens %iirë. jù» raéroe 
chose est «Ifte ici dans le «ens naturel , et co seu devient fiipf r^ 
par rhyperbole , qui ne paraît pas trop forte^ CM^ldàts / 
i\oal plusièiirs ont pc^dn leurs membres , oni tiè^MJ^ tant 
<1(f sang, qu'ils semblent avoir laissa la mollit de Wivs 
c»>r|>», 

L. B. Laissé la moUié. Celte expre|sion est loocbe, 
mais TiW^ en est belle. 

L. H. Celle phrase, que Ton trouve loitche , est si claire 
dans rendroit où elle est placito , qu*il n'est pas possible île so 
mëprendre sur ce mot, lais^ la moUii d'eux-mêmes ^ 
qui, ne peut s'entende' qu'an propre « puisque le sens figure 
serait ridicule. Je ne vois point de beauté à remarquer dan« 
Vidée, qui a été souvent employée^ mais je ne vois rien à 
reprendre dans Texpressioii. 

4C^ ^^ fnoitié d'eux-mêmes , dans un sens figuré 
autre qne.celui que pçut constituer l'hyperbole /signifierait 
des o6/'eâs si ck.ers à leurs cœurs ^ «fu'ils les regardaient 
comme d'autres eux-mêmes , comme la moitié d'eux-* 
mêmes , et serait ce qu'on ap|)elle une métaphore. C*esii 
(Uns ce sens-ln qu'Horace recommande au vaisseau qui por- 
tail .Virgile, de lui conserver cette moitié de son âme \ 
c'esl-â-dire., de lui-même : et serves animm dimidium 
mea : c*cst dans ce sens que Chimène dit , en parlant de son 
[uTc tué par son amant: 

La moitié de vim vie s mis Tautrc au tombeau. 

C'est aussi à-pcu-près dans ce sens ijae moitié so dit de la 
fttiiine par rapport au mari , comme dans ces vers de la Hen* 

riade/ChaniVlll: 

* ■„ ... 

De TEure et de l'Ion le» ooden «'alarmèrent; 
Les -bergers, pleins d'effroi, dans les bois se cachèrent j 
Et leurs tristes jtjuuXmU^ compagnes de leurs pas, 
EmporUat bijf^^iifknà gJtaussans dans leurs bras. 






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^ I ÉTUDES < 

Ou comme dans ceux-ci do Eacioe , Iphigénié, Acte IV s 

t«itMt k Ménélâ» Mcheler d'ua ta prix 
* 8* coup»We moiai dont il e«t trop éprii. 

Or, il esl bî^n ceitaia que ce sens , comlne le dit Labarpe y 
/ ferait ici ridicule j et il n*est pas moins' dertain que ce n'est 
pas celui que prësenienl les vers en question , pris même 
isoWment. On ne peul pas, ce me semble , y entendre les 
roots maiViV d'eux-ntî^inêSi autrement que dans cette 
phrase ku Dictionnaire de Trévpux : «Strati, parlant de la 
' » bravoure de qJelques soldats coupes par les cbalnès^donl 
»«le.canoii ëuii clyirgé , ajoutiî^qu'ils combattaient encore 
» de la nioitré du corps, et vengeaienl la moitié d'euxr- 
^ ^ mêmes qu'Us venaient de perdre. » Et enfin /suppose que 
le sens ne fût pas aussi clair quM Tesl, il sprait am*i^ , 
équivoque si Ton veut , mais non pas /oiicAe. Le sens est 
Houùhe \ lorsque , par la disposi^n de la phrase , les mots 
semblent, au premier aspect, avoir un certain rapport , 
quoique véritablement ils en aient un àvtro ; comme , par 
c-^mple, dans cette phrase , où le sujet ^ la seconde propo- 
sition semble d'abord gouverné par lé verbe de la première : 
a ie condamne jfl;;are/je,^//e*/rfu/i5J que sa nonchalance 
» lui fait faire en Beaucoup d'occasions., m'ont toujours paru 
» inexcusables*.» Ce^t ainsi (qu'une personne louche paraît 
^ regar<ler d'un coté, pendant qu'elle regarde de l'autre. Or, 
. peut-on direJiue ce soil là le défaut des deux vers censurés 

par Luneaii^? . * 

^* Sa 11^ faut biA qu'il succombe ,, çl qu'enfin son courage 
^ ïoliibe sur tant de morts qui ferment son passage. 

L^ B. Louis Racine prétend qu'il y a ici une faute d'im- 
pression, çt qu'il faudrait substituer les deux vers j«»Va/ïJ 

* à ceux-ci: 

Il faut biçn qu'il' succombe, et malgré son coulage , 
Tombe sur tant de morts «jui ferment son passage. 

Nous croyons avec lui que ces vers , corrigés de cette, ma- 
nière ». seraient beaucoup plus exacts. . i' 



au liei 
danfs s 



W liei 
dans l 



««•i'K. 




...A 






^ 



TUDES 



i A 



w 



\ 



ctelY: 



Laharp* / 
e ce n'est 
ris mente 
tendre les 
ans cette 
lant de la 
ilQës^ dont 
nt encore 
é d'euTr- 
pposë que 
ambigu , 
te sens est 
, les mots 
rapport , 
ame, par 
Je propo- 
première : 
Dchalance 
ioiirs paru 
hâ paraît 
lube. Or, 
I censurés 



curage 
lage. 

ute d'im- 
s snivans 

rage , 
«ge. 

c«iie,naà- 



DE LA LANGUE i-HANÇAISE. gj 

L. B. SuhtHatr Ut Aux ven ,«>«•, i Mu».,i 

'"»^^'n.«atna^,luiMntuivaHtimliivtr«-tui*ant 
et I* coùimenuteu^ ,ui «e «i. p., . comme on l". vu^ û 
différence de t^.U et voiet. n'est p., obligé de «roi, d. 
vanug. ce qt».,eut dire «w:-» « c.«!-of. 0-^. ... 
changement pwpo.^ p.r I„„i, R.d^„; il pn.nreT.lJ' 
même »nt.>l combien le ver. ëuit vicieux, ppisqua .ou» 
çonne une faut. d'impre«i6„.Jo« cçurâg,io2b, ,ur /„ 
mort, n e.t p.. un ver. //.«uç/; mai. „„, de. plu, mau - 
va.«, phr.«. qu'on p„i« f.ire ; car elle réunir l'impro 
pnété d exprewion et la fauMeté d'idée. 

Sî S« »ld.U , k M. pi«J,, é,™dM, M ŒOUrtD. , ■ 

L. m«ui.M i l'a,ri d. I,„„ corp. expiran.. 

ab„„ve quon a du également, être à fabri du soleil 
<:e.t.à-d<re. a comert de te. rayon,, et à fabri d'ù 
«r*r* cc,t-i-dire. couvert par un arbre contre le, 
rayons du solei^. L'a.age . .ulori«S cette double «cœption 
qu. e.t,u,ette à I'é,uivp,n^. .urtout lo,«p.é ce, mot., i 
/ air, .^.ont au «guré. Le moyen d'ôter toute équivoque.' 
ce..ded.re,«„. /-a*, de , pour,o,„ la proZion de', 
eta l abr, de, fonr a couvert de : c'e.t une al.enlion que 
doivent avoir ceux qui font cas de la clarté. 

1^ Ainsi ^fontaine .«r^it dû dire. d«n, .a belle fable 
"uCAéne et du Roseau: . «""> 

, '^•^o"i''omi>.iuK.sousrabridufiuillu,è', 

DoHt j« couvre le Voisinage, V ' ' 

«u lieu de à rabridu/euiUageM^ aurait dû dire 
danfs sa Satire V;. «umre, 

- En vin tout fier d'un «ng que vous d^.honore». 
Vou. dorme. sqUs Vabri d. ce. nom» révérés * 

^lieu de., àrabri^de ce. noms réçérès^ et' Voltaire 
dans la ^tf«„We, Chant VI : . ^«iwire 

^^V^^^^i^^^y fous' Vabnd^uritréne imaginaire 
Mieux repouj^t Bourbon , mieux tromper Iç vulgair. , 



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nV! I.A T,AfraTTR VIIANr^TCS* 



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■Il lien 4L, è r«àbri d'un iréne iimtffinMrê» Mak Voltairt 

A>1mi la pttiiteni ahri éé ioii^ràt éfapoUqùe ^ 

Au fond dn TaiiMn r^giiaU \% ppUtiqad^. ^ 

Au raMA^l il ifliîl ôbsçfver, airèe l'AcadëBaie » que </« a la 
force et la signifibation de contre , dant tous les cas^ù à 
l'aèri i/k lest pour à couvert de , et qu'il a la significa- 
tion de par le mofen de » dans tous les cas où à Vabride est 
pour sotisrka proiection de , cl se dit aç çfc qui sert ù 
mèitre à cùuvert. 



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•A- 



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élance, I 
la versi 
pfés, ai 
vantes. 
5on taie 
goût ; q 
lui eiU 
tendre h 
de faute 
observe 
retot^dic 
réprëhei 
plusieur! 
pas alor 
(l'une fo 
absoluui 
' ci ne lui- 
Molière 
intitulée 



\ 



Voluirt 
tanis 

• -, V 



de a la 
cas^ùà 
ignifica- 
ridecèt 
i sert ù 



DE LA LANOITUPIIANÇAISE. m 



t ,' t %.' •fcfl* f ^ 



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^ 



ANDROMAQUE. l^ 



4- 



E Style aÂndroma^Hê n'est^as an ties m9f odrcs niëritos 
^ de cette pi;^. Il lui valut , suivant Louis RncinO , uoe partve ' 
des applauclissemens (Qu'elle reçut h sa naissance. « On s*aper-. 
» çoit, dit-il, ^qoQ le poète, en inveotiiknr,iipA des mots , 
ornais des alliances de mots, mais des ,tours de phrase, 
•i) iaisait, pour ainsi dire , une langue nouvelle. » Lahàrpe 
trouve aussi celle pièce beaucoup plus i4cKe que lès pi^ëcé- 
dentos en beautés d'expressipn de toute espèce / soit élé- 
gance, soit construction j soit figures, soit harmonie ;*mai9 
ia versification cependant né lui parait pas, àbeouCoup 
pfès f aussi scrupàleusemeâl soignée que diin& les pièces sui-^ 
vantes. Il observe qiie> si Racine avait déjà toute la force de 
son talent, il n'avait pas encorer toute la maturité de son 
goût ; qu'eniin.c'est le premieî" ouvrage oii- son ami Boileau 
lui eiU appris à rimer difficilement. \\n%\ il faut s'aj- 
tcndrc h4rouver encore ici bien des défauts , et même Ahiez 
de fautes de plus d'une espèce* Subligny prëletidaity en avoir 
observé jusque trois cents ; mais la pièce ayant été , depuis , 
relQ^diée par Racine , plusieurs tours ou expressions , alors 
répréhensibles , peuvent no plus l'être aujourd'hui, Comme 
plusieurs autres peuvent Tétre aujoard'luii , qui ne l'étaient 
pas alors : et puis, Subligny ne {)eut-il pas s'être repris plus 
(l'une fois , qupiqu<; sa critique en général ne passe pas pour 
absolument mauvaise, et.qu'elle n'ait pas été inutile h^^ Ra* 
'cine lui-même, qui s'obstina long* temps à T attribuer à 
Molière ? Cette critique était une c^m<idie en Iruis actes , 
intitulée : Xtf/o//<r Ç)tttfr«//<f. . 



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DE LA LANGUE FRANÇAISE; 



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10» 



ÉTUDrS 



J^ ptti , |Niif(^ i« retrouve tut tïmi fi fidJIe ; 
; Ma foruntf ytâ prendre ma» iMiiB noarellei 
Et déjà foneonfroux MioUe s'être ^domi, 
Depuis, qu'elle a pris soin do nous rejoindre ici. 

l<rH. Ces vert ont été censura jMir Tabbjé Desfontai bes , 
qui prëleod qa*Oresto ne peat pas dire , ea parlant de^ja 
fortune: # 

Et fl^jk son eourtoux semble s*étre adouci. 

Il 8*écrie )a)ènae , comme dans ta joie d'une grande dëcou- 
'verle I f^oilà donc une vraie faute de pensée échappée à 
Racine ! Il se fonde sur ce que ces mots , son courroux , 
"penoaniùent layoriune en. général »* quoi qu'il s'agisse de la 
Joriune d'Oreste eh particulier. Racii^e le fils lui répond 
très-biea : « On a pu poétiquerinent personnifier la fortune 
» d'Oreste , c'est-à-dire , son destin, 4on sort, son génie , sui- 
» vant le langage des Anciens. » l 

G. F. La fortune d'Oreste n'est autre chose que le, génie 
qui l'accompagnait et'présidait ii ses actions, suivant le sys- 
tenaé des Anciens. Ce génie peut elfe personnifié , et Néron 
dit fort bien, pour exprimer l'ascendant que sa nièce a sur 
lui : » 

Mon génie étonné tremblée deyant le sien. ^. 

. ' BâtTAKNICtrS. 

([3^ Leffénie et U fortune d'une personne , hième dans 
le langage des Anciens, me paraissent trop différens l'un de 
l'autre , pour qiie Racine ait voulu ou pu prendre la fortune 
d'Oreste pour son génie; mais , supposé qu'il l'ait réellehientf 
voulu et pu tout ensemble , il n'en a pas moins donné prise à 
là critique. D'abord, un assea grand dé£aut, selon mt>i ,v 
c'est que la fortune personnifiée au troisième et au quatrième 
Vers , par le courroux et le soin qu'on lui prêtej soit P»»»^^ 
dans le second , pour une chose (pour les affaires d'Orèsiey r*^ 
car ce sont les choses , et non les personnes -, ^ui peuvciÇ Jv^ 
changer do face, çu prendre une face nouvel^. La pe«1^^,'| 
sonniûcatïon n'est ni entière pi soutenue , cl «J le impU.iuo-^^, 



même ce 
particuli 
du oouh 
semble , 
inconstai 
•baissa l 
triomph 
heureuse 
]iarticuli 
ne peut 
taines m< 
vent doD 

a L 

L.H. 

éxpressio 
plus , et 
tomber c 
se servir 
mansjde 
pour doi 
HermioE 
mots, c 
par les i 
ment uu 
dant rep 
est vrain 
. mouriV, 
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Drèsltr.;;h' 
peuvcift>v.:?)-s 
La peil^^' , 



DE LA LANGUE PRANÇÀISEj io5 

même contradiction.' En second U#ti , comment la fortune 
particulière d*Ore»te, commefit spn ^«/e^ent-il «voir en 
du courroux contre lui? Gel& ne pourrait se dire , ce me 
semble , qne de la fortune en gënëral , que de cette déesse 
inconsunte et capneiease qni diève aujourd'iiui ceox qu'elle 
abaissa hier, jou qui change en funéraille la pompe des 
triomphes, La forlu^if» d'un particulier, beureuse ou mal- 
heureuse, ne peut, si on la personnifie , qtt'étreramic de ce 
|iarticulier, parce qv*elle ne fait qu*un avec lui, et qu'elle 
ne peut être que l'amie d'elle-mèm^. Ainsi l'abbé Deslbn- 
taines me paratt <|roir raison contre iVacine^ lui qui si sou- 
vent donnerait raison h Racine contre la raison même l 

a L*a%nouT me fait ici chercher une inhaaj^aine. 

. ■ ■ / • . ' - . ' ' ■ 

> L. H. .Lé^^bmmentateùr Luneau a relevé avec raison cette 
éxpressibii comme ./a;ï^ottr^«j<. Il y a ici quelque chose de 
pluiVet^iii demande quelque développement. C'était re- 
tomber encore dans le ridicule du style romanesque, que de 
se servir de ces termes si communs dans tous les grands cô- 
mansjde ce temps-là ( je viens chercher une inhumair^o ) , 
pour donner la première idée de la passion d'Oreste [)Our 
Hermione , et de son anibassade auprès de Pyrrhus. Ces 
TC\o\A i cruelle y inhumaine , tant répétés h propos de rien 
: par les a'mourcux de comédie , ont dû prendre nécessaire- 
ment une teinte- de comique : ils jjenvenl et doivent cepen- 
dant reprendre leur vrai sens dans les situations où l'amour 
est vraiment tragique. Ainsi , quand Iphigénie aime.'micux 
. mouriV, pour obéir à son .père, que d'accepter les secours 
d'Achille, Achille soh amant , et qui allait être son époux^ 
pouvait l»/i dire très-convenablem%nt : 

j^-',^;' ■ Hé bien ! n'ea parlons plus ] obéisses, cruelle, el^. 

:^. V ; ' . ; , *!^>^, ■ ' - ' 

P :^V»De inêir^»;qlitî)[l^|^ioiie 4emande à Oreste , pour preuve 

I y^<îï^^n a^i^^^ il peut fort bien l'appeler 

[:> A CKi/é^f^ %hSrHain,î f^a^quanà il n'y a d'autre oruatué , 

^iXMive inhumanité qué^telle qu'on reproche, en style de. 




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lo4 ÉTU0E«^ 

gjikiit«rie » a«z itmmeê qu*oo fia troinre fiai aises hMmaineSp 
il Taut bien prendre ganle k tta placer oaidétiofuiiiatioi|fcii|if 
une tragôilie, q<à U farai^r d'^e êôéne fonement passion-» 
,n<^, et l|»rsque la |>«uion du personnage est, aux yeux du 
spectateur^ une Tërilable infortune » digiie <(e coflapassion* 

5 Honteux d*aTotr poussé tant de tobqx saperflas* 

L«H. Eipression impropre. .On poussé des ioupir* v^t pn^ ' 
forme des vcnux , et l'un i ne peut, mim al>os, se prendre' 
pouiT l'autre. Corneille a dit , pomsér des désira ; mais un 
juiit que Corneille» souveni inodolé dé si||>'Unie , n'est rien 
inoins que classique )v>ur la dijpUJbtn, C'est à Molière quil 
convenait de dire . en ridiéule : 

Héroïnes du temps , Mesdames les saTSDles, / 

Pous'setcseg de tendresse et de beaux senlimens\ 

CF. Le mieux serait do ûe pouëser ni vasûx ni son' 
pirs,,.. Pousser des vœux serait aujourd'hui, du style bur- 
lesque; pousser^ des soupirs^est une expression devenue^ 
presque ridicule par l'abus que Icis^ poètes en «ni fait. V 

([^3^ Quelque abus qu'on ait fait , dans lesjnadrigaux cl 
dans les idjlles « de Vesptcision pousser des soupir^ , cell<!; 
expression ne saurait être ridicule hors du langage roni.i,- 
iiesque : elle ne l'est point dans mïHeexemples/scinblabirs t 

(pcehii de Voltaire, Henriade yCiianiïX: , 

' ' . • - • ' 

Lfi moissonneur ardeot qui court ayantS^uroie 
ÇiHipcr les blonds épis, que i'éié fuit éclov^ , 
. * S'arr«Jle , «^inquiète , et pousse des soupif 

. • . " - ' - ■ , 

et h celui de Delille , traduction de VEnéïdfi , Livre II : 

, II ne me répond rien t puis, d'un ton plein dVffroi,, 

Poussant un long soupir : c F^uis, dil-il , saiivc-ipi. :» 

Quant aux.t>d?Mx , on no peut pas \ci pousser immédiatcnu ni 
(Lufiime des jom;»w , c'esl-a-dire , les joindre immédJole- 
mcut ivpoussen; mais . peut-être peut-on leur fi^ire aiToiu- 
pagner des cris , des soupirs, des sanglols ou des ^«^/fi/^Jc- 



A 



on dit po 

PûÙSSi 

Molière ; 
U signia 
pousseut 
«aiBOor, C 
de belles 

L.H, < 

\cciïî dép 
pas aux p 
veur de la 
ception ai 
Fréquecis < 
irouvèjT ai 
appli<pé < 
le&i«trout 

Vo 
-^ . Pti 



DJ 



Ilesvii 
que coî)ic 
pour raisd 
tile de rap 
alUquéVc 



^ii 



> 1* 



cell<! 



DE LÀ LAK«tJt|milNÇA.iS9. i«6 
^rn^nâ ^ l^oil poMi0. Suivant U DiotlsaMùw 4» XiénHBii;^ 
on dit poui$êrêeê oriiMdts vœux «a citU^ ' - 

Pousser tes Btétéx seHHméns ft 4të dit fn fldiénle par 
Molièra ; mâts éeU tt*6ni|}édie pat (pi'jlnd solttr9s*fi'ançais. 
Il fignille faire h passionné m»prh des f&^mês.Va 
pous^eur de beaux sentimens tH ceXux i{n\ filela parfaU 
«anioaf , ou encore celui qui m pique de dire <|e belles choaety 
/le belLes moralités. .s 

•4 - Prit à sQiirrtf p&npat le d^ploriblc Oreste. 

L.H, Quoique l'^cadëmie ait eu raison de dire qÇb J*«df 
jcctif </^;7/ora;^/es*appliqUe proprement aux choses» et non 
pas aux personoeii, les libertés poétiques peuvent, à ^>fa- 
veur de la métonymie bien placée et bien entendue , faire ex- 
ception an principe sans le détruire. Louis Racine en cite*ç)e 
Fr«M]uens exemples dans les écrits de son p^re , et aurïiit pu en 
trouvéjT ailleurs. Dans tous ceux qu'il Rapporte, dégloràble^ 
npplic^é au^ personnes j ni dioque. pas plus' qu'ici. Nous 
le& i«lroaverons par la fuitew 

([i~>4 Les voici : , , 

Vous voyci devant rous un prince déplorable. 
\ ■ ^ PaÈDaE. 

Pfièdre épargnait plutôt un père <tf<^p/ora^/ff. \> 
; " ' . \_^ f- Jbid. 

•De/7/oratfcSton, qu'a«-tu fait de^ ta gloire? 

'^. ". '■, " ■■' .. ESTBEa. • - . - 

, '\Q<^p/ora£/tf, héritier de .le^ rois Uipmpbans. 

. . Athalib. 

H est inutile de citer ici, M. Geoffroy, qui ne fait guère 
que coî)icr Louis Racine, et Louis Racine , qui dc donne 
pour raison que rautoritë de son père. Mais iln'est pas inu- 
tile de rappeler que l'abbé d'Olivet-, le seul qui paraisse avoir 
attaqué l^'expression, n'ose pas cependant la condamner fur- 



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ÉTUDES 



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moUeitiént, en éoniid^mi^ qne.rauléur Ta r^p^^ ^tiif* dcf 
ouvrages diff^refos , et quf^at ëtë faits à dix oa douie ans 
Tup de l'autre, a<^ànd il •*«git d'un auteur tel ^e Racine , 
» dit-il , il est à propos d'obseryer quelles sont léi manières 
» de parler qiii ont pu ne lui pas déplaire, quoique l'usage 
>/ ne les eût pas aatorisëes. » " ^ « \ 

Depuis l'abN d'Olivet , f'Acadëmie; t'est formelléincnt 
prononcée à IVgard de cette expression*, et.toicî»ce qu*4p lit 
daiis la dernière édition de son Dictionnaire : «En poésie > 
>x et rnénie en général dans le style soutenu , ^déplorabU se 
>i dit aussi des personnes '.famille déplorable pd'éplor^bU 
w victime d« la ifra^kti^ie^ »* , ^ 

'? ''■ ■ ■ .. . ' . * 

Père f époux nkBlh^vtnnt, famille ttéphratle f 
Des fureurs do ces temps exemple lameauble , 
Puisse de ce eombat le scNireiiir affreos ^ 
Exoiter is pitié de do% derniers neTeut , ^ ' ^ 

Arracher de leurs yeux des Urmes^slntaires y 
Éi qu*ils n*iinitent point les ehmes de leurs pères V ' • > 

"■'*-. *' ' ' -^ g ^ 

^ HasAUDi, Chant »Vim 

5 Tu. sais de quel oonrroux ifkon dœur alor| épris, * 

Voulut, en roubliant ,.pnnir |otts ser mépris. « 

1#. H. On se servait au trefdis du mot i</;r|f pour toutes les « 
affections vivçs : Tusage semble l'avoir» .restreint > danvfc 
siècle-, à être le synonyme d'amoitrerix. OihMla'it épris d^a- 
mour pour une femme , et aujourd'hui 6n est épris >^dô 
cette femme. Je crois pourtant quV/»r/j peut toujours cire * 
bien employé pour toute affection qui. cause unip, espèce de 
transport agréable. Ne'difait-on pas bien, épris d'a4mira~ 
tion, épris d'enthousiasme iClc. 7 ; • *'• 

. Le vers suivant est remarquable, par le changcmwît que 
l'auteur y fil, d'après la critique de Subligny. Il avait iÎîis " 
d'abord, venger tous -ses mépris, et le critique observa 
que c'était uti véritable contre-^ens. Il avait raison cel|e fois," 
quoique ce ne fût pas sa coutume , et Racine profila de l'avis. 
Ce qui avait pu l'induire en erreur, c'est que yengef} dan^ 



Dl 

quélqii|es.oc 
l'on dii , ve 
la mort, e 
fotfaits , à 
se prend aij 
d'un délit, < 
cette idée. < 
ce h*est pas 
une faute } 
qu*il punit 
qu'on Ibi a 
la vanité. , 
G. F. Éi 
bien ({xx^épi 
en prose... « 
qu'on rema 

Cr&c 

Car on nV^ 

justifier, da 
prétendre q 
'bien qxiép 
l'usage ne 
quej'on ne 
^ni mènie ce 
laflgac.' /ij 
saisi et dt 
l'amour, et 
men| que .' 
l'amour, ei 
4)3 flatteur, 
comme à c< 
pénibles oi 
la douleur, 



«:?. 



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oësie , 
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H 

[ît que 
lit mis^ 
bserva 

B fois , 

l'avis. 
', Uan 



'V 



D^ LA LANGUE FBANÇAISE4 lOf 

cpié1qii|et ocdastons , a la même valeur <iae M yfenget t ainsi 
l'on dU, vert^r lesinjureJL, venger les f^rfaitt, ^èkj^er 
la mon, etci,^ pour iire'r vengeance det infuret\ deê, 
fotfaiu , de ia mon, etc. . Mais il faut remarquer qu*il ne 
se prend ainsi que de» choses qui emporte^it avec elles Tidë^ . 
d'un délit 4 et que ies mépris d'upe femme n*offr€«t poinl 
cette idée. Observei encore que si punir est bieif^lacë ici, 
ce n'est pas que la fierté d'une femme ou son indifférence soit 
une faute V mais on permet à Tapionr çffensé <le se çefsuadcr 
qu'il punit par l'indifférence qu'il affçcte', l'indifférence 
qu'on lai a montrée; ce qui est quelquefois vrai, grâces à ^ 
la vanité. ,. » * 

' G. F. Épris de cdùrroux peut se dire e| poésie* aussi 
bien Qu'épris d*amour, quoique l'usage ne le |)ermette pas 
en prose.... C'est alors une espèce dé figure semblable iycelle 
qu'on remarque dans ce vers : . ' ' « ^ 

Gr&ee au ciel ! moo malheur passe mon espéranc^. 

• ''•.■■ ' ' ■■*'.. 

Car on n^espêre que des choses a^gréablesf 

53^ On passerait encore àiM. Geoffroy d'avoir voulu 

justifier dans ce cas particulier, épris de courroux ^ niais 

prétendre quV/>r»j de courroux peut se dire en poésie &ussi 

'bien qxx épris cT/ïmoMr, et ajouter, qui plus est, éfuoique 

l'usage ne le permette pas en prose , c'est presque prouver 

que J'on ne sait pas trop ce que c'est que poésie ou que prose, 

^ni mènie ce que c'est que ta langue ou que l'usage en fait de 

laflgac- Épris , .àii se retrouvé la double sighificalio^n de 

saisi et de charmé^^ s'est toujours dit particulierement.de 

l'amour, et il n'a jamais pu se dire plus ou moins propre- 

men| que des^ passions qui ont une sorte d'analo^e avec 

l'amour, e^ entraînent toujours par. quelque chose de doux , 

4p flatleurj de cbarfî^ant. Ainsi c'est* en général l'employer 

comme à conlre-senS que de le dire des passions ou affections 

pénibles ou odieuses, telles que la haine, l'envie , la jalousie, 

la douleur, le dépit , Ucourro ux , U f areur> ta |^o ^ çtc.^ 



y 



■^ 



Je croi» » iquoiqn'en dijw M. de Laharpe, -qu'on a pu autre- 
foi» éire épris d'une prrtoHne ^ comme pn peut l'être au- 
jourd'hui. « Ce jeune homme est furieuseiifient épris do <^tie 
» fille , » dit le Dictionnaire de Trdyoux , qui p*esl.pas toul- 
à-fait d'aujourd'hui. Et, ce qui est bien plus décisif eùcore, 
lUciiie lui-même n*a-t-it pas dit dans lphi)gènie : 

Laissex k Ménëlas racheter d'un tel prix^ 
Sa OQupable nVoitié dont il est trop épris. 

Molière., Femmes Savantes : . 

. . , . -î .'Clilandrc abuse vos esprits, . 
El c'est d'un auire objet que son cœur est epris. 

El Boiîean , dans sa dixième Satire : 

Peut-être avant flcux ans ardente à te déplaire , 
'Éprise d'un cadet, ivre d'un mousquetaire, 
Nous la verrons hanter les plu* honteux hrelans. 

*,Je ne crois pas, non plus, qu'épris ait élc restreint 
ilans ce siècle ( dans le dix-huitièrne) à être le syno- 
nyme d' amoureux. Voltaire , qui n'est pas très-anciiiu , 
a dit dans là Henriade , Chant V, que- le peuple , 

Épris du merveilleux , amant des nouveautés , . 
S'âhandonnait en foule k ces impiétés. 

riDelillc, moins ancien que M. de LaharpcUil-niêmc , a 
dit dans sa traduction de VÊ/iéide , Livre XI : 

Et CCS riches atours dont son ticil en épris , 
Du triomphe k se» yeux ouf rclKiussc le prix. 



r 



6 Détestant ses rigueurj,, rabaissant ses attraits , 
Je déGais ses yeux de me troubler jamais. 



L. R. bn rabaisse l ' orgueil, iWsMi Subligny , mnis 
ort ne rabaisse pas des attraits. Celte critique n'enga-ea 
pas l'auteur à changer ce mot. 

G. F; L'observation de SubVigny est d'un hoiiim'e qui ne 
connaît pas les privilèges de la poésie. L'expression de Ra- 
cine est ausii heureuse qu'elle est neuve. 



DI 

plui en plut 
nient d'actio 
leur. D'àpré 
dire que d« < 
le talebt , le 
hauteur dëiî 
somption : 
(lirait-on qi; 
Mais, d'un 
diniinner la 
qu'on en a.^ 
à attraits ? 
à-j>eu-près a 
bien de voi 
y a , ;e crois 
do quelqu'ui 
traits* 

7 Mais a 
|yie fai 

G. F. D'C 

sort? Ne dil 
d'ufi enneri 
mis à la pi 
qu'une vétil 
dire , tjne je 
crois l'évite 
comprendre 
Si c'est de Va 
juger un |ioe 
la critiqiT.e. 

«lans lo.ut ce 
dit centre d 
do Desfonla 



mm s 



DE LA LAINGUE FRANÇAISE. 109 
jfQ^ Rabaisser^ i!e%ï abaisser eneovt , davantage, de 
plu* en plui } c> st , par cons<iqaent , avec effort ou redouble^ * 
nient d'action, pousser en bas ou dessous /diminuer la hau- 
leur. D'après cela,, il paraîtrait que rabaisser ne peut se 
(lire que d« ce qui est élevé on censé élevé , comme la vertu 
le tâilebt , le mléritc , ou que de ces vices qui prétendent à une 
liauleur démesurée , comme Torgueil , Tarrôgance , la pré- 
somption : or dirait-on àe& attraits hauts, élevés 1 ou 
(lirait-on que des ^//ra/// élèvent ceux qui los ppsscdçnl ? 
Mais, d'un autre cèié, rabaisser signifie , par extension 
(liniinner la valeur, le prix, la dignité d'une cliose, l'opinion 
qu'on en a.^e peut-il donc pas, dans ce^ens , s'appliquer • 
à attraits J LeDictionnaire de Trévoux rapporte une phrase 
à-jjeu-près analogue au vers de Racine : Le monde rabaisse 
bien de vos attraits* Je dis à-peu-près analogue , car il 
V a , /e crois, quelque différence entre rabaisser les attraits 
d« quelqu'un ou de quelque chose, et rabaisser de ses at- 
traits* , - 
" , ■ - » 

7 Mais admire avcom^i^Sl^tnrt dont la poursuite 

- |VIe fait courir alors 1^1 piégc que j*évite. ' 

G. F. D'OIivet demande si l'on peut dire la poursuite du 
sort? Ne dit-on pas tous les jours éàhapper à la poursuite 
d'un ennefni t tout aussi bien que Cou dit, V ennemi y est 
ynis à la poursuite d'es fuyards 1 Cette observation n'est 
<]u'une vétille. Qwe / VciV^ est un tour vif etanimé , polir 
«lire , que je veux éviter, ou bien dans le moment: que je 
croîs l'éviter: Subligny, mauvais plaisant, affecte de ne pas 
comprendre comment on évite un piège quand ofi y court. 
Si c'est dé'/aut ^Vinlelligence de sa part, il est ilidif^ne de 
luger un |ioèté. Si c'est mauvaise foi , il est indigne d'exercer 
la critiqiT.e. ». 

ÎO^ M. Geoffroy ne paraît parler que d'après lui-même 
uans to.ut ce qu'il dit ici contre Subligny j mais dans, ce qu'il 
<l«t co,niro d'Olivet, il n'est que l'écho dé Louis Racine et 
"0 Desfontaines. Leur raison" li tous, c'est que poursuite ■ 



'*f 



\ ^ 



110 ÉTUDES 

peut ••entendro aeHvemerU H pasH^ement , etêtr^-àitu , 
unt de celai qoi pouriuil que de celui qui est ponnuiri. Eh 
bien 1 qu'il soit susceptible de cei deux aen» , je le veto : est- 
ce bien dans le sert* actif qja*i\ faut le prendre ici, et la 
poursuite du sort est elle pour le sort ^ui, me poursuivant, 
en sorte que la phrase de Fauteur revienne à celle-ci : Mais 
admire avec moi lé Son qui ^ me poursuivant f me fait ^ 
counr alors au piège çue^j'éviteTSl\edis: Que sont ces 
biens ^ ces Itonneurs dont la poursuite^ nous met hors 
de nous-mêmes ? tout le monde n'entendra-t-il pas que 
CCS biens , ces honneurs sont l'objet de la poursuite , et 
ne la font pas eux-mêmes? que ce sont eux tçix sont pour- 
suivis par nous, loin que ce soient eux qui nonspoursui- 
ventX Or ne doit-il pas en être de mêjne dans la phrase de 
Racine? La poursuite du sort ne floit-elle pas , d'après la 
forme de renonciation, y être prise aussi dans le sens pas- 
jï/? y être prise pour le sort poursuivi par moi^ ou/que je 
poursuis ? Ce n'est pas là ce que l'auteur avait en vue, je le 
^ sais ; mais il s'agit de ce qu'il a dit , et non de ce qu'il aurait 
voulu dire. On conviendra tout au moins que son expression 
est équivoque et obscure. C'est à-peu-près tout ce que l'abl) ■ 
d'Olivet avait observé. Cette observation n'était pas , je crôii , 
si vétilleuse» ^ 

8 Je sentis que ma haine allait finir son cours. 

L. H. Ici le mot de cours me semble impropre. La pré- 
tendue //i»i/»« d'Oreste , qui n'était, comme il l'avoue lui- 
même, qu'un dépit passager et un amour déguisé, exclut 
ridée de cours , qui ne convient qu'à un long ressentiment. 
Ainsi l'on dirait bien d'un homme vindicatif, se» liâmes sont 
de long cours. Ce mot d'ailleurs revient trop souvent lians 
cet acte : . > 

De mes inimitiés le oours est achevé.... 

Hé quoi I votre courroux n'a-l-ii pas ea son cours. 

C'est une petite négligeace. 



DE 

JO Le « 
dans ce Ter» 

Il avait dit : 
)) leun une 
» parce qu'il 
» un état.hfl 

9^ Mon E 

L.B. Oiii 
Zaïre, 
L.H. n e 

l'oreille le lu 
Pauline, ei 
non plus qn< 
était familièi 
les auteurs la 
à tt»usles suj 
à en décider. 

lo Iirâii 
N'a pi 
Et chs 
Pour ( 

L. H. , cil 
M. l'abbé d*( 
^ue ce lui d 
la gramma 
mais le sens 
équivoque. 

fe:> Tel 
Desfontainei 
catesse sup 
clair tant qu 
phrase est m 
du moijQ^ ce 



; 'J' 



DE LA tAKGUE J-aAKÇ^«E. ... 

{[^ Le même ooimnentateur ftfaii liHië le mot eow^ 
dans ce Te» de U mèine fçène : 

Tdvjoars de ma Iwranr interrompre le eoert* 

Il a^tit dit : c( Le cours de jna fureur, qui ne serait pas aiU 

» leun nne expréiêion assez juste , Vest ici parfaitement , 

» parce qu'il s*ag^it 4*ud homme chez qui Xa fureur est comme 

» un ëtat.habitireL>ji 

> • . ■ "' . 

9~ Mon Btermione encor le tient-elle «uervi ? 

L. B. Oh ne dirait point aujourd'hui mon Mermione , ma 
Zaire» 

L* H. n est Trai que Voltaire n'a point dit ma Zaïre : 
l'oreille le lui défendait. Corneille a dit ma Chimène, ma 
Pauline, etc. , et l'on û'en est point blessé , ce me semble , 
non plus que de mon Hermtone. Cette manière de parler 
était familière aux Anciens.^ elle revient à tout moment dans 
les auteurs latins, soit en prose , soit en vers; elle n'irait pas 
à tt»usles sujets et à tous les noms : c'est au goût et à l'oreille 
il en décider. 

lo II râime ; mais enfin cette venve infaumame 
N'a payé jnsquUoi son amour qae de haine: 
Et chaque jour encore on lui toit tout tenter, 
Pour fléchir M captive , ou pour Pépouvanter.' 

L. H. , citant L. B. Ici le iens et la grammaire , dit 
M. l'abbé d'Olirel , ne s'accordent point; car le sens veut 
tfue ce lai du troisième vers soit rapporté à Pyrrhus, e€ 
la grammaire , ifu*il le soit à cette veuve inhumaine -, 
mais le sens est trop clair pour qu'il y ait ici la moindre 
équivoque. 

iO^ Tel est aussi l'avis de Louis Racine,^' qui, d'après 
Desfontaines, appelle l'observation de d'Olivel, une déli- 
catesse superflue et incommode. Mais que le sens soit 
clair tant qu'on voudra , il n'en est pas moins vrai que la 
phrase est mal construite , et qu'elle est , sinon èquivoifue , 
«lu moiAs ce qi^'on appelle louche -, car on croit, jusqu'à la 



\ 



-1", 



fiir dv^^i^me vert , ifi» cê vent^li w ^i«i>pMfl» k ç€ête 
V09I90 inhumaine , et ce Éi'ért qM »wi;l# imIîm an qm- 
triènie, quelW wilqii'UAwipportoàPyrriitti. DVyw- 
nit point lieu à méprise, si r«ttteur eût mis, ois U voit' 
iout tenter i mab pouvait il te mettre t II paraîtrait que 
nob. O bisarrei ie de l'usage l II faudrait jdire . an voit cet 
homme tout tenter pour, etc. , et en «e seiWnl du pronom , 
il faut, 01» //i/voiV. 

11 Hector tomba soos Ini , TfOÎe expira loàt t^w. ♦ 

L. H. Subligny observa savamment que c'est Thomme qui 
expire , et lavillp qui tombe', et comme Subligny aurait eu 
tome rauon en prose, Kacine avait tonte raison en vers. 
. ({Q^ La poésie, pîus hardie que la. prose, peut faire ex- 
pirer une ville , en la personnifiant, en la prenant pour ses 
citoyens ; ei qui sait si la prose elle-même ne le pourrait p;ts 

' dans le slyle Q\i elle s'élève quelquefois jusqu'à la hauteur 
de la poésie? ïl n*esl pas rare du moins que les orateurs 
personnifient les villes. Quant à tomber pour succomber , 
expirer, périr, il s'emploie fréquemment en prose comme 
en vers; mais il faut dans cocas que ce sens^là soit telle- 
ment détermine par d'autres mots ou par les circonstanci s 
générales du discours , que tomber n© puisse pas s'eùtendi c 
d'une simple ehûtc, d'une chAte dont on se relève. H n'y i 
point d'incertitude à cet égard dans le versée Racine ; mus 
je crois que sans la contrainte de la mesure le poète eût dil «k- 
préférence, Hector éêcpira^sous lui y 2'réie tomba sous 

* vous» 

1 % Hector tombe sous lui , Troie expire »oo» too» , 
Et vous aves montré par une heureuse audace , 
Que le fiU aeul d'Achille a pU remplir sa place. . ' ■ > 

G. F. Subligny demande sérieusement si c'est la place de 
Troie, ou œllc de son père , que le fils seul d'Achille ( Pyr- 
rhus) a pu remplir. Cette question n'est qu'une plaie facétie ; 
' car personne ne peut douter que ce ne soit celle de son père. 
Subligny se fondis sur u»c prétendue règle de grammaire, 



y "% 



■ . * 

qui««tt«'4*î^ 
jours au iMmi 

règle est Canal 

non pas au m 

nom , à it|dî: 

;ilors c'^t^o 

faut rapporte 

question , le 

fils : le sens u 

plus voisin d 

ment à ce qu 

nom le plus 

rapporte et q 

jp> Ildo 

même Sublig 

les lois de la 

règle de M. 

exacte que ce 

possessif son 

vorbe, n« pe 

cément à un 

sujet de ce i 

qu'il se rapp( 

précédemrnei 

cet exemple : 

)) montra qi 

quelqu'un qi 

César,, et noi 

la place d 

place même 

donc fondé i 

que le fils se 

ne pouvait é 

demander ec 

bien sa prop 

eut tourné k 



■ 



' L 



■* 'S» 



qui «il^^iie MÎ pi*oiM>Okf jo», êa , Sât9§ se raffporteiit ton* 
jours au B«iiiii|ètif ^tii {Miécè^le immédiaMOMiU. Maift cette 
règle eat faiiii^èf :|{ippniiièabU ; le ponom doit ie rapporter, 
non |Mi» au DomiÂi^f, mait au nom le plut irtnain du pro* 
nom» à ik|O^Bi <}tte le sens, ne s'y oppose évidenfiDent » et 
;ilors c*^t |io nom qui précède imm^iatement celui-4à qu'il 
faut rapporter le prondoi* Par exemple» dans les vers en 
question , le nominatif^qui précède immëdtalement , est /tf 
fils : le sens népermet pas qu'il s*y rapporte. Le nominatif le 
plus voisin decelai*lh est Troie y et le sens s'oppose égale- 
ment à ce que sa place s'y rapporte. Mais Achille est le 
nom le plus voisin dil pronom^ et c'est à celui-là qu'il se 
rapporte et qi]pl|lÉp^ rapporter. 

Jj:^^ Il doit^ i^pptrter/ personne n'en doute, et pas 
même Subligny ; mais s'y rapporte- t-il , en effet, d'après 
les lois de la grammaire? Je ne le crois. nullement, et la 
règle de M. Geoffroy ne me parait pas plus sûre ni plus 
exacte que celle de Subligny. Le pronom ^ ou plutôt l'article 
possessif son, sa^ ses , eXc,, employé ^our le régime d'ua 
vorbe , n» peiit , ce me semble , se rapporter que bien for-^ 
cément à u^ nom. qui .n'est que le complément indirect du 
sujet de ce verbe. C'est au nom même qui exprime ce sujet 
qu'il se rapporte oaturellement , à moins qu'un autre sujet 
précédemrnent exprimé ne l'appelle visiblement à soi. Dans 
cet exemple ; « Jules->César mourut , et le petit-ûls de Julie ' 
)> montra qu'il pouvait seul remplir sa place , » y aura-t-il 
quelqu'un qui n'entende sa place de la place dé Jules- 
César,, et non de la place de Julie? et avant de l'entendre de 
la place de Julie , ne 1 entendrait-on pas plutôt de la 
place même du petit-iils de cette Romaine? SuA^ligny était 
donc fondé à demander d'abord si c'était la nldce de Troie 
que le fils seul d'Achille avait pu emplir ; mais comme ce 
ne pouvait étre^ce|)endant la place de Troie, il aurait du 
demander ensuite, non pas si c'était la place de son père, mais 
bien sa propre place ? 11 n'y aurait eu rien k dire , si Racine 
«ut tourné ses vers de maoièr%^'il y eût à^pen^près : Bt le 

. 8 



CTh 






% '■ "' ' 



.» 



\ 






4) 



,t4 : ' ÉTUDES TA a, 

fils d* Achille a montré par Monhtur^u^ê audace ^fuê . 
40ml û pouvait remplir la place de *oa père* 

iS Om , le» GfMS mt la fils ptft^vteat le pêr«. * 

^ L'ABii dK>litit. Rien de ti dair qœ pereécuter quel* 
qu'an ; mai» penëcnter quelqu'un sur un autre g ne lerait- 
ce point-tl^de cet inod^|ui, comme on perle qnetqnefou en 
riant , «loWen't être tjira ëtonnët «If M trowrer ensemble 7 

L.' Vii L'expreuion n*est eùnment pas exacte; mâia la 
pUraae eai-elle hurhaset comme le dit Tabbé d*pUvet?CeU 
e»t un pealbrt. S*ît'eal¥iiu que généralement on nWpa» 
\ÀtmA deoe ven, cW%ue le rapport originel atec l'expno- 
aion n*eet point faux. rerséouter,{ perse fui ) lignifie. 4ty~ 
mologrquement » poursuiyh , courir sur: ainai le vert pré- 
sente à la pent^ l« Grect, q« courent sur U. pire em cot^ 
Tant sur le fils : de là l'on dirait trk-bien , /NMirri^rr sur 
le fils Us crimss du pire , et pf r une ellipte tonte natq- 
relie , poursuivre U pire sur le fils^ Or, ici persécuter 
n'est mis qne comme, synonyme de poursuivre i mais le sy- 
nonyme qui se préseole d*abordii»rimagination , n'est pas 
exact dans l'usage ; ctLt persécuter transporte au hioral l'ac- 
tion phjrsique de poursuivre. Voilà où est U fautes U n'y en 
avait pas si le poète eut dit: .^.. 

Ooi t jusque for le -fils ils poorsuivent la père. 

Ily a dçnc.impropriétë, mais non i^Ay barbarie de style. 
Racine le £ls dit .qu'il ^\i aisé ^de liiettre dans le fils , mai$ 
rqœ le vers serait moins beau. Il fallait dire que le vers se- 
rait "pXxa inélégant \ car il n'y a là rien 4<b beau dans aucun 
cas^ * 

Jsj^ Loiiis Racine parait avoir parlé d'après D^fontainès, 
qui dit que dans serait plus conforme au langage .ordinaire, 
mais qu'il ne sailli sur n'a pas ici plus de force et de gràcet 
M^is où Desfontaines ,.X^uis Racine et Laharpe ont-ils donc 
trouvé que d'Olivet traiie persicuter sur du phrase bar- 
baret Ce n'est pas du moins dans l'édition dent J^ai cité ci- ^ 
dësios le texte. - ^ 



( 



14 




'■ 1 



\. 



Vè 



iac0 r f* 



utéT quel- 
116 aerait> 
quefoii en 
Mobie ? 
; niÀit la 
iiv«t?CeU 
B B'ttfttpa,» 

9 v*rtprë- 
nr #» coa»- 
ffÊiwre sur 
inte natq- 
ferséctuer 
\^\s le sy- 
, 'n*est pas 
loral Tac- 
w II n'y en 



de style. 
fils t mai$ ^ 
levers st- 
ans aucun 

fontaines, 
ordinaire, 
de grâcei 
il-ils donc 
"ose bar- 
ai cité ci- . 



BE LA LÀffGUE FEANÇAISE. i%5 

■ ■ " '. . ■ " ^' '■ '.- ■..■■■ 

■ 14 n i p&v tr6p de laag aelieU Ifpr ètllfe. ^ 

L. R. Dt çuel sBng^ disait Subligny ? Si o^êsi du Hing 
(Us Grecs p il faut attiré. Ce n'est pas l4a> mod* de payer 
celui dgnUoa aehèie de sa propre monnaie •'\jieeti\Àmï9 
veut dire t^oxi ne peot acK«fcer la^ôUfe des Grecs aTecle 
sang des Grecs. C$ n 'est pas sans doute, du sang d'HeC'» 
y H lor i et il m > a peu d'ap^drenee , mon plus , f • 'Hecioç 
ait àobéU Zf oùUrt de ses ennemis par la pertadm sang 
des siens. Toui ce' raiaonneinent n'enfifea pas Taut^nr à 
changsr ce wen, doat le âens se préseala sans auciuM ^ai> 
▼o<|iie« , 

L. H. Ce n'est pas la seéle fais qn» , pour toute réponse- à 
«les obeertatipns ,très-plausibles on même iras -fon^lëes, Loi^is 
Racine nons dit qne son pire ^I^Ljmi aucun égard. Cost aller 
trop loin* Hacinn ëtait un excellent esprit i nseis il ne doit 
/être' infaillible pour personne, même 'pour son fils, et il a 
- comifusdes fautes géoénlement avouées* Il ne faut donc pas 
ûvoir l'air de dire (|u un vers n'était point défectueux parc* 
cja'il ne l'a point corrigé* Q«M(n< à aaoi« j*avoue que celui 
dont il s'agit me parait du petit nombre de ceux ^'il fallait 
c&anger. lue niotacheté , de quelque manière qu^on veuille 
l'eatendre , ne me présente aucune idée juste :. c'est ici un 
ternie impropre et une espèce.de contre-.^ëns |^«ù l'aiiteur a 
été amené par la recherche de l'expression. Qlliéfaût c»t si 
rareches lui ! Il lui est comme étranger/ et je ne pense pas 
qu'on ;le retrouve dans'les pièces qui suivirent Andromà^à^ 
don plus que quelques autres fautes de cette même pièce ^ la 
première où itail cté grand écrivain. Çjfest une raisoti de plus 
pour leconnaitre ces fautes « èt'il n'y en a jamais pour i^ê 
consacrer. 

((3^ M. Geoffroy n'avait donc pas lu cet article , assuré^ 
ment ti^|adicieux et très-sen^ de Laharpe , quand , enché- 
nssant encore sur Louis RaRâne, il a dit, après aToir, k âoU ' 
exemple* JBsit parler Subligny : « Tout'oe raisonnement n'est 
» que le galimatias d'nn bel f^prit très • ignorant dans la 



/ 



tt« 



ÉTUDES. 



„ ..„-^ , At , qui dwdM» à »e tromper «t i tr6mper lai 

» â^tlU, avec uW mâwbo hi iwlgMi A «V • point «Mi 
» lectoar qai n«iiie«ao «itëmwit U peni^ do Racine , ei qui 
» ne .oil fi»pp<S de r^ianco da (bur dont Faulour io lert 
» pour dire qaHactor a fait périr un ti g*«id timbre de 
„ Git)c» . que aon 61. di«t être l objet de leui colète. » - 



i5 






Sm y«M »'oppoê«roat •nué tom pèra «l 

UfL S'opposer exige impWBwemenl «ù régime. Ce 
B*«a pa. ici le ca. de rellipte. VMfm nW bonne que iquaod 
r«prii et ï'omlledtt •pectatoarton dn toetenrlÉ font odmme 
de concert arec Técrif ain . et n'ont rie» à Ini demander. 
Ma» lorwnon eoiend, #e# ;^»s s'^paeromt, Pnn et 
l'«ntf« diioM tont de enite ,^fmmi? On le domine k-peu- 
prè* j^ii n.peo-pi^ne tnfBt pet dani lelÇpee t ce qu'on 
no dit pai doit toniendre au moin» auui dairement que ce 
qu'on dirait . sans quoi voua paraÏMe. , non pat avoir iou^r 
entendu ce qui étml inuliU , maU n'avoir pn «j^nmer ce qtii 
éuit péceuaire. Ajoule. que le g^e de notre langue ne 
rapporte le verbe «ns le régime /que dan. lot ca. où il de- 
vient abw)lument inutile au ten., comme dant ce» beaux 
yerf de Corneille s , 

Et ce fer qae mon 4>r«t ne pe«t pin» sontenir , 
Je le liÉl^eU au' tien pottt venger et pw»ir. 



P««iV, dafts l'usage , pei^s^employer seul et dans nne 

acception gënërale , il est tris?a de punir ; et venant après 

venger, il le fait passer avec lui , d'autant plus que la scène 

entièi» a roulé sur ce qu'il isMVvenger el punir. Si le verbç 

'^^Ttr/ï^tf r éuit senl, si le poète eut dii, par exenople, 

Le gUive entre les mains est remiff pour venger, - 

l'ellipse serait inadmissible, parce que venger n'est jamais^ 
seul, et qn'onnedit;janiais7>a;e«£fe on il venge» «rnsHire 
qui ou quoi. Il en est de même dé s*opposer. Jamais on ne 
dit , il s'oppose y saps dire à qui ou à quoi. Qr , il est d» 
principe que toute hardiess^ae diction, toute licence doU 



étreeon 
henrler. 
rattdei 



tinismet 
ont CM 
hommei 
épigmn 
ymtUi 
n9*"po\ 
K*eét-|l 
boniw 
hftiftui 
^ qu'il 



poir pf 

je dpu^ 
L'abb 

puisse & 
chose pi 
que cfX.\ 
ment p« 
me fiai 
dire tei 
pas exa< 
les vers 



mpOTiM 

• M lert 
ibr« dt 



c« qo OQ 
Il qoece 
tir touftr 

BT ce qtii 
Dgae ne 
îù il Ue- 
» beaux 



lans nns 
ant après 
; la scène 
i le verbç 



>st jamais 
sanïHlre 
lais oxi uç 
, il est tl« 
ence doit 



DE LA LANGUE W^AVÇAXSt. iif 

être eonfbr»* «n f^aie de U langue ^ e.i pe doit )>maift le 
heurter. A&Qti oe Yênàoni a«can critique il*a parle » me pii;- 
ralt de oeiÉx quHl fallait abaolumeot changer*,;. 

{Q^ lf;0«offfoj CMiviefit que la grammaire 'vévt q^ 
t^oppoâètmH f^nîl ^ ou l^gime i maia il regardet l'emploi 
queRadàfi «»»^liitoici «aoa f^gime » comme un de cea U* 
tiniaanet deot^ee fnuid poite^ 9i Corneille, et Boileem*, 
ont eeriolii notre TertificatioD, Il ajoute qœ été grandi 
hommef «vaieiit fait dVireilentea études, et de là cette 
ëpigrammf dent il a bien dA •'applaudir tant doute : Qu'il 
y m Je Nommée raUbmf pour f^'oA trompe rarmmêrU ûhe» 
noê'^poétêt tmmtUmei dê9 leuinUmmê eidet holUniswéâ, 
I4'eèi*|l paf euaai bien fait de juttiiier; lui-même , par de 
bonovi vaiaoasy oo qu'il a prétendu nous donner pour un 
hfuteux latiuifaM 7 Poui^ot n'a-t^il pat réfuté Laharpe 
dàt qu'il ne Voulait; pai être dé «en avia ? 

l6 . V^.' '. . kie oher«hi«s-TO«s , MMUme ? 
ITte a^>#ir M'i^lÉirnunt me Mr«U-9 permit? 

L*ABai d'Ouvxt. Pyrrbui veut dires Jtfr leraii-Hpêrmu 
dé croire ^uêvaus me olierchiet ? Ainu , c'est sur le prér- 
sent que tomb^ ce mot espoir, dont cepeodajjt le sens 
propre ue teg^t^ que ^es <Jioses qui sont à venir*. i. 

Looxs Eacii^e. Quoique , suiràut M. Tabbé d'OUvet , «s- 
f7QiV |Q^e se doive emplo^ar qu'ep parlant des choies à venir^ 
je dpuVe aue l'auteur eût changé une expression ai natureUe.r 

L'àbbé ï)£SFOliTAiifEs. Je réponds que*» quoique espoir ne 
puisse se prendre indllTéremnient en poésie pour Vidée d'une 
chose pilote « il peut toujours se prendre en ce sens, lors- 
que oçtle chose e$t un bien, souhaité , qu*on n'est absolifr- 
ment pas sûr de posséder. V espère, en ce &tM j Signifie fe 
me fiatér: ainsi, dans le vers dont il s'agit y espoir \itvX 
dire serttimen,tfiaueut. J'avoue qu^cn prose cela ne serait 
pas exact. Mais est-ce au poids "de la prose qu'il faut peser 
les vers?. . 

dC^ Desfunlaines , revenant ]à>d4{ssus dans on autre ar^ 





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tide i' «(le à rappoi éê ton ii|niiiMi , esîle philurdê A^lKjii , 
Ifiitoift ancienn* : fxJkûunê^ rmr9é<itAÏ€ismtÈàré, rtmïn% 
» auur«r M toccMaioii $é Hi dont wm 9êpéraii éif «»• 

;;!» futlUm^t^t 4fr0iêé* V Ifaig luppoioiil' IVs^mitioQ d« 
RoUia irr^prâMnfibU , le oae p'ert plu l#i»ée n ».|ci « $Wt 
un véritable ptéi ie i ( e»péfeil éin mcméikf^^mi'gnm ) • 
et ili'egit d'oae chose dii ne pOHVtit lire «ottAile « Térifiée 
9a*«a bout d'an oerMûa teftipik JOftM Jbotne « ao cOalniire., 
c*efti an poM^ ( wàê oAef^Miwa/ ) , ei U Vegît d^uat* 
choie ^ pooveii te tevieir deet riMUml néiiMLper Ja r^ 
ponte d'Andfome^ee. Roiaee, apria lai naittenre de Vee- 

vieiK-f à^en oonnaitteot fSat eacot^'le teil» ^ eAt-«Ue pa de- 
nMsder à oeiu qei t*ealoiiimleat i ^igta-jè mêfférêt <fM m'est 
né ao ftU? P«i»->ié éipéfr que Je pi9NéUê ûxt tàê daOt 
mon teio? Eh bien I Vea^-ee pea î œ definae leinp^ > h 
rimparfaic , que Pyrrlraa fait h Andronàaq«0 la quetlion : 
Puh'jê €spét0rt^vom me ekgrehfM , MaJainé ? Mait 
n*y aéréii-il en effot rien à djro ,711 e'4ui^ le préténi au lieu 
de rimparfait , et ms cherekctvom , eu lieu dé me cher- 
ehiet'vowe? Detfontainei tài-même condamnerait le prë- 
aent en prote : Jl ne peut donc l'appronvir eh VeÉs , poisqtio 
le seot des mottett,nëcett#iren(ient le même pour les Tén rt 
ponr .la piirote » et que ee4[t4 bleiteriait la to|^que en \>tose , 
doit pareillement là blesser ^n vers* Atrirnite ^ Desfontaincs 
n'a pas entendu sans doute rigourenteniént d^nir Véàpoir , 
en disant que c'est l'idëé d*an bienabsei^t qtt'oii séubàite. Il 
y a de Vidée dans tVi/rofr* câroh né pé'âft ps ^Ixia espérer 
ce qu*on ne connaît pas-, qu*on i^e peut le dêHrefi mait ee 
qui^onstitae Vespoir^ce n*est point VMéé^, c*titiJltj.Jésiry 
a vec.plus ^n moins de penchant à croire jijae çé 4^^ ^^\ '^^ 
tisfait.^ Ainsi , \ espoir ou V espérance a été assec bien dëHni 
par rAcadëmie , Vaùente d%n èie^.fu*o/i. désire et 
çu'on croit ^ni arrivera» - ^ * 

; 17 Je ne Tai poiot. encore embrassé dVioioardlim. ^ 

L. H. Voilà de ces Vers qui te gravent d>iix<mèmes dans 



la 

forar lea 
<M ee^gei 

• 

• 

Bi 

An rat 

quoique ^ 
•oient pi 
style etc: 
pasaioiui^ 
lui-U, m 
d'Androm 
^uÀre que 
celte dicti 
ràissait ûi 
<le l'élégai 
n'avoir ri< 
doucénryi 
soutenue,' 
pour form 
^le nombre 
qui Tëmei 
^asse apuv 
hommes m 
HiS rolet p 



18 



Héli 
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I^H. < 



r»»»^v..^ , . 



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» ▼érifii&e 
«li«ir«>, 
fit «l*iiBt' 
ir Ja r^ 

^ r«»- 

» pu de- 

Uê dans 

mpf > il 
iioition : 
M? Mais 
l; au lieu 
%ê cher- 
le prë- 
poisqtio 
I vers et 
n j'rosc , 
-ontainc5 
* espoir , 

liàite. Il 
espérer 
mais ce 
ûdésir^ 
sera "sa- 
an défini 
fjire et 



IWB LA LAROCBrlt ANC AISE. «^ 
la «doMÎrti lU tout omz qui les imt lus et entendos. La 
cœur \m a f*iU, et te çkw. lea retjenu II y «n « «ne foaU 
de « JMTO dam le r61e d'Andromaque : 

" ' f . . . ' ' ■ ■ ' '•■' , .■ '. ■'- '• -■ 

Va SAlilai «allicQrcu '^ oie sait pM eiKor '"^^^ 
Qaa i^tritia «t soa ttakn , et q«*U «tt flU d*Béebr. 



Bi 



nés dans 



B^ «?«e »oi •*apprafdra qa'ïî plawr. 

• •- . * 4 , , , . , , ,^ ; 

I il iMwmi ^Q«. Il n'a pov sa déftiiM '. 
QiM Ut plcan de sa ai|r«, tt q«« soo ianoéenca. 
• . • • • • • •••...•... 

Bl qaélqaalbis aussi parla.lal da sa aèrt, eta. 

An reti4» il m laut ^ oroirt qu« des Yen de ce gam^, 
quoique déiâdt da praequa iosu les orbemens poétiques» 
soient ptaM eisda À faire qu* d'antres. U perfeckion de œ 
>i3rle «iC peuMtr» plus dlfficUe eooore que celle du style 
pasaieim^. Celui-ci a toutes les ressouraea interdites à ce- 
lui-U, et l'on • beaucoup plus rarement approche du rôle 
d'Andronaque que de celui d'Hesmione. Je ne connâii 
guère que Voltaire qui , ^a^t, HéropyA Zaïre ^ ait soutenu 
celte diction dont tou^ le charmo sei^it détruit si Tartyp»* 
ràissait un moment. Songes qu'il ne faut rien alors au-delà 
<le Tëlégance , mais que cette dlégance même doit paraître 
n'avoir rien coûld ; qu'il faut que le vers ait sa cadenœet sa 
douceur/sans que la phrase semble plus travaillëeque li prose 
soutenue, et qtj^ les moU, en s'arrangeant comme d'eux-mêmes 
pour forcer un vers bien fait, ne laissent dans l'oreille que 
"le nombre qui les fait retenir, dans l'àme que le sentiment 
qui rëmeut.i sans que l'esprit remarque jamaif rien qui le 
fasse spuv<mir du poète. G^eat le comble de l'art, et des 
nommes médiocres ont réussi , jusqu'à un certain point, dans 
HiS rôles passionnés. 

>■'■'•," . ' , ■ > 

18 HclasI ou ne craiet point qu'il venga no jour son^père; 
Ou craint qu'il n'eaaujii les larmes de sa mère» 

li* H. Qif'f'/ n'êssufâi est ccrfainemeut un solécisme. 






/ 



^^ 



- Cependant olMenrec qn'aprlt la wûth&omj^rainâ, qui «zprime 
riooMtitudej l*in^par&àl da fuMoD**^^ ^*^ ^^■'^^up >n<^in» 

^ 4v> Q^ n*éistiyéi êo'ii un mû fol^âfine, je no l<* roîi' 
pat irès-^UireoÉtnt, |e TâTime. Ne dirail-on pti 'irW>i6n r 
Oo doute qu'il èstwyàt ; on. ne doute point qu'il n^eismyâil 
Et ne dàniit^n y#t trèt-bien également : On ne peuM pas , 
on ne croît pat quV/ eêtuyàit "p^rce qu*oi« »e p€nê€ pat , 
on ne ûroii pat t eiprinient l'incertitude. Pourquoi donc 
De dirait-on pat autii : On ne craint point qu'il essuyai \ ou 
bien I au contraire , on craint quVIn Viin^d/? Il y • àum 
tout cet cavlà , avec l'ioipa riait -du tubfonciif , un»£onditioa 
d'eipriroée ou de toua-«n tendue, ^le ettid tout-entendue , 
et Vett t 5'ii vi¥aU, tmsi on U JaissaUvifr^^Eice qui 
ne paraîtra pat une cîrcontUnfe du iout4ndi|férent0« c'est 
que la personne qui parle àeinble croire » ti je ioe me trompe, 
que la condition ne sera put remplie. Ce qui peut étonner , 
c'est que Racine ait mit le présent du tubjonctif dant le pre- 
mier yerti et l'imparfait (|ant le teoond ijqu*il ait dit d'a- 
bord , on ne craint point fuUhvengéi , et puia, om craint 
^u* il n'essuyât* Pourquoi « lé cat , étant toinouni le même, 
n*a-t-il pat employé toujourt le même tempa, ou le prêtent, 
ou l'imparfait T S'il a eu pour cela quelque antre raison que 
la contrainte de la mesure, je suis loin de la deviner. Remar- 
quons, en passant, qu'il 8*est conformé à là règle, en ne 
mettant poinl ne après le ^ue de ne pas oraindre^eX. en H^ 
mettant âpres le éfue de craindre. 

19 Captive , toujours triste , important à moi-iAéme , 
Poutes-vons souhaiter qu'Andromaqne tous aiine ? 

• L. B. Captive , qui se rapporte à Andromaque , parait 
être le nominatif de dôus^ quise rapporte à Pyrrhus. Ceitf 
construction n'est pas fort exacte aux yeux des grammai- 
riens ; mais elle a de la grâce aux yeox des poètes. 

L. H. Cette construction n'est point en elle-même 
inexacte, à moint que l'ablatif absolu et l'ellipse ne soient 



V DE LA LÀKQVE FKAUÇÀISE. lai 
iQtérditt à notre Ungue ^ «i beureotemàiit «Ue comporte Vuu 
«t Tantre. Ce qa'il imporuii d'observer, o^ait que oout de- 
vons principalement k Racine l'usage de ee|l^ espèce d*a- 
bUti|a|»iolu« aooompaf Aë de l'ellipse, et si %Tt>rable ii la 
rapidité firt^a l<sçilttë des oonf tructions. Captif , Jùu/oitrt 
iHê$9 , etk^Uttppose moi itani èaptiçe, ejc i et comme 

tout Ipmondel^e supplëè, et quc! cette construction est fmii- 
çaise» la ^phrase en devient plus vite, plus anim^, sanâ 
cesser a*Alre claire et correcte. Bacine le AU la trouve irré- 
ffutiàrêy l'avoue qu'elle ne me le parait pas » c'est aux graoï- 
mairiena k d^er. Ce qui est sur, c'est que les exemples de 
cespbrasessontfréquens, non<seuloro4int dans les tragédies 
deBa^, ooilimèUdirsonfiU, mais dans les vende tous 
nos bons poètes , et ndéme dans la prose soutenue. Ces tours 
heureux ^nt aujoiard'bui naturalisés dansnotxv langue, qui 

en avait iMsoin. 

■ ' - ' . ' , ■'•■*■ 

^*^* Im COBStroction n*est pas conCorme k la syntaxe. 
Ces i|T%iiUffi)ds,d« Racine rossemblentf ux contours irt^go. 
liers d« Oarréfe I eUéa sont couvertes par la grAce*: ce^nt 
des inoorrectioM qm valent mieux que la correction la pins . 
sévère, et il n'est, donné qn'au génie de iairede poieilles 
fautes» 

(C^ Comment une 'OOnstraçtion avouée par le génie de la 
langue serait-elle contraire à la synUxe et irrégûl^re? Elle 
ne pem l'être qu'en apparence , et B|. de Laharpe a su la 
/ ramener aux règles générales du langage. Il valait mieux 
répéter ce ^n'il avait dit , ou se taire, que d'avancer 4'auisi 
éirajages principes. Quoi 4 les irrégularités et les incorrec- 
tions , parce qu'elles seront couvertes par la aràce , vati- 
dronl mieux que la eorreofion la plus sévér» , et marque^ 
ront le génie?.... Boileau fut donc un sot'd^ dire d^ns son ' 
Art poètiijue : ] 

En TtiD TOUS me ilaitéx d'un son mélodiekx , 
Si 1« terme est impropre oa le lotir vicieili. 



/ 



las 



ÉTUDES 



A 



♦>., 



^ "Ifrèlé d« piv« dy Iras qa».j« «fta «U«flM«« ^ 



^ 



11. Ra(;ii«e. Murattori , eii appronrant le ieiitilllet)|t de 
I^yrrhus, tNàt» ^ii*il rezpUqoe avecf Irop d^etpriU.* Il a 
rai«on dé faira celte éritkpieec dé dira, «{n'il n'j a mueun 
rapport ênirê des fert véritahU* • tm fêm-féêtt êi lêM'fêrs 
et les /eux imaginaires dêf^màUf, CTatt la demiira ûnte 
du cette oaluré qu*dii pèarra raprodior aà même poète. 

li. H, Tout le monde a bUmif cet TefiF-U , eC la commen- 
tateur ( Luneau) n'a eu à répéter que ée <pi*on avait dit mille 
fois. |1 Ml trop flûr qu*il n'y a ancun rapport entra les maux 
r^ueramour fait aooffrir h Pjrrrhut , et oènv qn*il afainde-- 
raji^ Troie , non ptui qu'entre 1« fen« de L*aflMmr , et l'em- 
brâsoment d*une Tilli», Cett un froid abat d*etprit « et le 
dernier tribut de ce genre que rantenr aitpay^ à la mode. 
• f!^ Racine a tant doute manqnd ici |i la raiton et au 
goût , et ce n'ett pas moi <|ui charcbmi k le ioitifier ; mais 
pourrait-il être inutile 4'eiaminer quelle ett cette figure doîit 
il a fiiit un si mauvais «tage? Vojoos. Màu» txfenx soot 
pris Tan et l'antre dans cet Tert4à , et an propre et méupho<- 
riqoement. Maux , au propre , pour Im maux faits par Pyr- 
riùis derani Troie » et inëtapboriquement , pour les maux 
soufferts par Pjrrbus lui-même. F^ux, métaphoriquement, 
pour les feus dont Pyrrhus est brùlë , et au propre , pour les 
feux qu'il alluma dant Troie pour l'incendie de cette ville. 
Or, la figuré par laquelle un même mot , dans la même 
phrase , est prit tout-à-la- fois et fiu propre et au figure, est 
ce q«*on appelle une sylUpsf* C'est donc une sylUpse queja 
figure en quetlieii , et cette syllepse est une syllepse meta- 
phorifMS , paûaque le tens figuré est une métaphore. 

ai Eh! le .pn^s-je , Madame ? Ah ! que vous me génex t 

L. IL Le commentateur ( Luncau ] nousdit que Voltaire a 
souvent repris dans Corneille de semblables expressions. 
il aurait dû savoir, que Voltaire ne reproche jamais à Cor- 



neijUeJtsJ 
et qui loni 
d'acoeptini 
\gnifi«it en< 
tourmenii 
appiê4p»09 
géhêsitmi 
auioord'ht 
pat'lftfaui 
sigttillepk 
<le«eaéo#« 

V> M 

deU 



'. . >. 
quey^gll-l 

el que c'éts 

veut ,, dire 1 

que^c'eçt lîl 

Yoluire 

Acte !•». 

■' ■ 'Et « 
CeK 

mais qu'il 1 



!«V 



Ehl 

t - ■ 

Au reste, i 
dernier senj 
ti£gé/ie, e 
autrefois j i 
mot, cequ 

' Sur! 
•Lui 1 















'5- 








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Htav 


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et qui lont depuU lonabëes mi ài^uéladm ^ oii ^ui ont changé' 
d'acception. ^moVifl/Nfrètt de celte clérn^ il si- 

gnifiait encore, comiaç ^jani ion origine et «on ^^mologic, 
tounneniêr, dn iliot.^«« (githennal , ejT de là Tço disait 
nppUfU0r àlm géfd, fomtuppHfurrèlu r^^kàmrUt 
géàês éùàéntiywitjùuiê dite lo>'/irf^#}enftil,l'bReM encora 
auio«ird*hiit co n da m né à 'dêmm aiu. dégagé , oicv Ce nWc 
pat In faute ém Bamém , ai dam la limgiie usuelle » g4à^êr nf 
•f|«iAephu.q«'i««e4MPiM^. to«tn|^le» lai)giiMé|rf||?o&( 
. de«éa,éoMM4evfiiâtiaaei ». ...... ^ '..* > v -:^ ..,<; 

CC^ M- C^ttruf «Ana dii» à «ootour» Ma>4oje| de cf vén 
deUniéaepi4et.t -•. V,^ , . \.,:'-. , _, .., _ *; 

" 'l ll<4 vim^ jt le vi^ bieii , tè6^ p^ôntpr k'^^sk génèr, - . 

<lofif;f,]géf$r^ -^ teokf^ de Kacioe . tij^^ûfia'kt /# tiusmeniert 
ei que c*ëtaa ei^ l0nn« opM^^ / ■>*f ^ i^Uajounl'hui /a giaer 
\eyL^ jSxi9 têul^mi^i syfÊCornmçJf^c, /• cgnirûi/êdre, ai 
que^c'4af I une fiMon de parler trèa.f«Biiiiir«^ ^ 

yoluire ne pe^uul DM louH^ff II 4e même. Il obsenre 
que jf()^/', n*eat pliis otl^, dant le •en^,^^ tourmëf^ër^ ^f /^'^ 
<w^-ri ^tt*U a d^iiu; cei rery de CdrneUleV ilo^ô^iAa/, 
Acte l*.».' . ,■ '. ' '"'" ' • * ■ ' " ■•■ 



1 • • * ' 



'. ; 



Et «'«rf'^eit faire va: Roi*, qe^fta de eonroaiifr 
Celte ^ 4a{pa ial fers «Ue aiya^i à giamr,:. 



mals'qû*iireiit tbojotnrs dan» cttïm'^érHharrMSér et à-i/f^ 
fnfùèr, cjuni a dans lé inèrs de Kâdne : ' ' ' ■ : ' ' -'; 

• ■^'^■' '-\- ■ ' \;-. :!:''-;, ; • •,„;". ... . ■' ' ,■ ^- • ■■ 

... Ehl le puiH* # tfadCme ? Ah t qae. Tooa me géneti, « 

Au reste, si ^^»«r a ^eeM^-d'ètre -en nsàgftijméine àmmce 
dernier sens » il jurait qu'il n'en eat p^ii d« même du substah- 
tif gé/ie , et que «e .substantif peut eucore signifier , côiùme 
autrefoia , tortutè , jQurmént , cotUrainte vioUnie ^ e|i un 

noiot , ce qu'il signifie dans ces vers de Boileaji , Satire XI : 

"-.■•■ ■ • . . ■ 

Sur le dovet d*aià lit , théAtre de •«• gênes , ' 

Loi foùt totir des rocs, loi foal fendre des ebéncss 



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.'' U prévient bot ilMfolnt , it «d^liêlt tao* jf IS»e/ ^ 

\ ^^-r-''' " . .^n'-dâiè' , il lélèè ttofe ékibé;'''""'^, ^-' ^ ■ ■ •--; 

&à^ lCM« ^# «ow om trop loin pd«a«^ leur, v^l^aee ^\ „ ^ . 

to |NhM» (le l'auiimri Nwii le tmXMà^ém Ù phriMe 4«éia»» 
M d«lt tfii'ttt an|iprMiiit le B^g*iifiryil dbi dit , poiM'^'ai^ 
» Huirdams^ lindijfinmeêm'ù BtiBoi«ie t«i« eUireâeeot 
que M. d'Olii^éC'tt'e ^Int ¥u k'peaeé»4t B«oèe | o^.^ïeit 
comme ai Pjirhut diaait i J'«i i«[^ #ro^ iMtpMmM» ^ut * 

«^[u^^ ;*r^>^ JiMu^pl4^ pu « reiraocher eu tedood ren ?: 
^ iU A. Ai^çui«1f liU oè iroic rieiOL qi^à ii^ir6Mr'4«èi'cti 

licêu ) ii*]F voil '<iu'nue ituté éà (jfreîÀi^ftMs ; et prétend ^*it 
faut fUfQ ^ iarr(ihtr "i ^"^ udlJ pàk , ^àh%ter dàmt. Tous 
deiù )(wn¥ent 14'^^^'^^^^ la véHU .eit <|tië léf de^pt Vers 
sont linéMsiauv^^ à-té-fciU / éc par Viamràpéïixé 

des tîïrme» et ]>ar lacobitruction, 4^*|(Me une eopèbe'de 
contre-sens» On ne peut, en aôcune manière , donnW de la 
violêitoéêxix vmu9\ •l<4ft lionîuB ne saui^ièoi^iMirtfr leur 
violence, C^a eat isenjiilyte pour <{uicèa<îiie «al eà ^tat de so 
> .Jrf.ttdi>e compta 4^.14 yA'^V^ 4^ .W5*ft ^ fP*** de la phrase 
exigeait qu*on retruichAt la nëgafite clu 8eQoo4 ^étf^^, ne r' 
s'arréur 4fuê dans : il fallait absolument's'a/r^/àr dans ou 
à l'indifférencè^,Cea}àtl\fji vers sont indignes de Racine , il 
fdttCeen convumn*Il y en a si peu deeeig^nie 1 

^(3^ M. Geoffroy eondamtae , aveeSubtigby, tout le pror 
nlier Vers. îl a senti 5 poiÉVime ce critique, que ^s vœux n'o/>^ 

' point d'action, et néjfreufênt poms^'UurviolencB ; il a 
senU , sans le dire éxpressënôent , qu*iU' ne peuvent en g^- 

. lierai être personoi&ë&, et que du moiuM ils ne deviûent pas 
Tèfre ici ; mais , <^mme Racine Le filr et comme Pesfon- 



famés» u ei 
d'Olivet. n 
mairienViX 
d'uhcriii^ 
pourtant q 
contrè-seni 

Mis/ ^MSflJ 

poul^oirmé 
différence, 
damé Vitu 
bligBy,qa*j 
poortant p 
senablê qu* 
nea'eiprim 
que » Sttivai 
que les voii 
férmncc, <{ 
seuié—, Q 
pour nç pi 
ihonde n*ei 
tout le ieni 
desbagalel 
Ce qui don 
qui y donn 

^ a5 Vott 

L. H. P 
croyez qu* 
vous? Ou 
premières < 
tion que su 
mule interi 
justifier le 
vous^ 

IuRâoii 

sur iafulti 



••iw 



i 




LA LAKGCB l^tANÇAISE. ia$ 

tamet» U «et i pour le fécond Yen » oi»p|t«;5«ibligDj el cpulr^ 
d'CHivot. n rtfpoild à €• que dit celai«ci ^^////tf 4aKi gram^ 
imairienyiX répond à oe;qae dit celui-là t'^uéi^iffé indigna 
d'ttàoniifU9;è% toUà toutes iet rai^t. Il,,'ine aeuihl^ 
pourtant que Subligay fait àsMs bleu sentir Tespèce d« 
contre-sens de U nëgatire. Bacine a reulu dire , n*est-«B pps: 
M0S ifmux omi pomstirUur vioUttce frop loin ,pQUf, 
pou¥oirmaifUêmamê on^éionnaU s'àrréiwr dans l'im-K 
diffénmo^* « Mais en disant : Poitr ne plu* t'urréter tfuê 
damé l'imdijffètëkoê , ne donoe-t^il pas à entendre , dit Hu- 
bligny* qn'iU s'y arrètaie^l déjà auparavant? CequinVuit 
pourtant pas» pnisqu'ib dtaient si violent m nQvLi, il 
•emble qu'en sîfet « si on ayait ce dernier sens en vite , 
ne a'eipriniefait pas eutrenlent que ne l'a fait Bacine i eu:e 
que , suivant moi «oa tour-U donoe encore à entendre rc'etl 
que les toiuz ne s'arrêteront plus *§»UméMi)^nf l'indifi- 
firûnoût qu'ils ne s'arrêteront plus dans Vtndifférênoa 
teulê***. Que je dise :7# eonnaii trop le prix du temps « 
pour ne plue l'employer quk des baga^les , tout le 
ihonde n'entendra^i-il ?•« quo je iCémplovdii auparaTant 
tout le temps qu'à de* bagatelle*, et que ce n'e^l plit* à 
des bagatelles *eulêmeni qne je veux désorniais l'employer 7 
Ce qui donne lieu à ce sens pour le passe , c'est plu* ', et co 
qui y donne iieu pour l'avenir, c'est i»e^£i#. 

aS Voos'eroyes qa*an amant tieifne tons insulter? 

L. H« Pour faire disparaître une faute évidente , voue 
croyes qu'un amant itienne^*» , il suffit de lire , croyeZ" 
vou* ? Ou c'est une faute d'impression rëpétëe d.'après les 
premières ëditions, ou Racine a cru que le ton d^inlerroga- 
tion qne suppose nécessairement ce vers 5 suppléait à la for-^ 
mule interrogative , et dans ce cas il se serait trompé. Pour 
justifier le subjonctif i>ie;>iz0 ^ il faut absolument tfrbyef' 
you**i - 

11"" - ' 

L. Ràoimc. Nous sommes étonnés de lire dans Vaugelas 
uit in*uUer t Ce mot e*t nouv^u, n^ai* excellent.. IV 



'■■'■ V 



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•ioate que Goefïeteau , tenté de t^n Mhrir^ 119 l'o» jcnuâr 
faire , tan^ il étaiâ religieux à ne poini B««r d'aneon 
terme qai ne fùré» usage. Pourquoi œ mot a-t-il été û tard 
en u^age parmi nous , pttisqu*U art latin ? Il vient dV<»#i7«w^ 
et signifie^ au propre, x<»Mièr /or ou eoiMf».... 

G. F. Aii|oani'hui il est trèa-usité, et convient à touâ les 
genres de style , quand, il s'applique-è U pers^Mune l' mais s*il 
se rap|>orte k là ehose , il piend le régime du daûf » et alors 
il n'appartient qu'au stylé noble* 

f^ Il est étonnant que les deux derniers commentateurr 

^ n*aient vli là %\M*in*uUêr, et qu'ils aient passé sous silence oe 

subjonctif vienne., npràt vous croy€% f«w. Pour moi » )e n*ai 

ancunfdoute que Racine n*ait cru bien dira , et^qu'il n'ait été 

à cet égard d'MUiuii bonne foi que Bossoel , dans cette phrase 

citée par M. ^ VVailly : « On dirait q^ le livre des deslins 

» ait élé ouvert k ce prophète ; ^ que Boilean , dans ces ver» 

de sa Satire VI : 

' I . ' ' ^ 

On dirait qa« l« ciel qui m foud loul en eau , . 

f^içuiile Doot.. ioooUer d*ttn délu|« noa'vMa^ 

ou que Mo\i^ro« dans ce\ix-ci de son Étourdi ^^ Acte V, 
.Scènc.II: - '^v ^: . 

Ol^ dirait ., «t poar moti j*«B rab pertaad^ , 
Qiie e« démoB brouilloiijt dont il eut possédé , 
Se plaise k me brrrer, ^t me l'aille eontluire 
Partout oik sa présence est capable de noire. 

D'après la doctrine de M. de Wailly, Racine se trouverait éeul 
avoir toM, et le subjonctif, loin de répugner après on di- 
raif, comme aprè;» on croirait , et, sans doute, conmie 
après vous croyttz , méine pris interr<>^aliveinent<serail un 
nouveau correctif à la hardiesse de la pensée. Mais 
M. de Wailly ne se trotnpc-t-il pas dans U diljférence qu'il 
établit ici entre croire et dine ? et s'il faut condamner Ra- 
cine , ne faul-il pas condamner égulemetiit Bossuet, Boileau 
et Molière ? Le subjonctif n'est bien légitime , ce me semble , 
qu'après un verbe qui iparque l'étounement j le désir^ ou l« 

1$ . ■ • ' * ' 

■■'" '* . ^/' 



'.DE 
doute : yom. 
Vous fvouU 
moins affirmi 
cfoira^ On p 
subjonc^; n 
parce qa'nlon 
ei si positive. 

* a4 Va vO] 
L^ lUciài. 
d'hui. 

Lh, Dêl 
nftnené seulem 
j>roduire auct 
chaque fois q 
moins, on se 
]>enser de ohei 
doru il me im 

z'- ~J»5 Ma fam 
Nos vaii 
Les exp 
^s feua 
Mon OQB 
Avant q 

L. Racihb. 
nos .vaisseau. 
méhte I que g 
rait pas cette b 
passion né ton: 

JU H, Ce no 
' «ont Ile Vérji^l 
ici la passidlcT, 
oomplai^anoe , 
Qimé,ettoatr 
pensée. Pour» 
phrase que Uti 
s'en prend à loi 



/"• 



V DE LA^ANGUR^RANÇAISE. ,37 
doute î Vous pour étoftnei tfu'on ne 'i*ous dUe rien ? 
Vom mouUz^u'on vo^s oléûse? Or, dire ii*ett pas 
rnoin* affimutif et ne marque pas moins Taisuraiice que 
cfoire^ On peut touiefoit les conciUer l'un et rautr« avec le 
subjonctif; mail c'est en les accompagnant de la nëgalion, 
parce qn'alort iU n'expriment plus d'une manière si ahsolue 
ei si posttiTe. 

' *4 M« Tejrsit.n de l'ail qu'il. m«;ToH aujoard'bui? 

1^ lUciRi. On. dirait en prose ^dont il mmvoU auiomr^ 
d'hui. ' ■ 

h.n, De l'mil ^Urme voiiettxm vér'iuhUÏMtUnéiàr, 
n^en^^eulement parla contrainte du vers, cl. no pouvant 
i)rodaife aucune beauté . il est sani excuse : «lutix'menl , 
chaque fois que le vers exigerait une syllabe de plus ou de 
moins, on se permettrait de blesser la lynuie i^ur se dis- 
]>enser de chercher une antre tournure.... Il fallait, de i'mit 
(iom Urne voit , ou du même mil 4fu 'il me voit, 

/- ~J»5 Ma famia* Tengée , «t les Greos dans la jofe , 

Nos vaisseaux tout ehar|és des dépoaUlea de Troie , 
Lca exploiu de son père efTaoès par les siens , 
àes fcax , qutî je croyais plos ardens que les mi<;ns , 
Mon oanr... Toi-même enfin de sa gloire éblouie 
ATsnt qu'a ne trahit , vous m'atea tout trahie. 
L. Racihb. Tous ces toominitifs , ma famille flet Grec*, 
no3.vai4seaux, les exploits, ses feux; mon cœur^ toi^ 
méine ^ que goui«sroent-ili ? Une construction exacte n'aii^ 
rait pas cette beauté : ce style est celui de la passion , et la # 
passion né tonsulte pas la syntaxe. -' 

L. H, Ce ne sont point tous ces nominatifs accumules qui 
* «ont Ile Véçj^ble langage de la passion. Ge qiii caractérise 
ICI la passidta, c'est d'abord de se rappelei-, avec tant de 
complawanœ, tous jies titres que Pyrrbus avait pqur être 
oimé,eitontramoUr qu'il paraissait avoir : voilà pour la 
pensée. Pour ce qui eside la tHction , c'est ce désordre de la 
phrase ^ueU talent seul hasarde et justifie. La pajsi^n, ^t 
•en prend à tout, confond ici, dAMl/Tpertoune de Cléone , 



7 



■^ 



r- 







.itS 1^ "^^ ÉTUDES r- : 

qui ei^U, tout ce qui a été ocoué ^»-dest«f « lafamiîU, 
les Grées , ' les vnUséOux , les mtphiis ,^Us foux de I^r- 
rhét , et surtout ^ cmur d'Henniojie*, enfijqi Gléoiie , éblouU' 
sU la gloire de Pyrrhus : et dans fon transport Herroione , 

'ne «'embarrassant pas si sasobrase passe de la troisième per- 
sonne à la seconde^ apostrophe à-la>-fbis,et CUone; et tout ce 
qu'elle vient de nommer.... Vous tn'avêz tou* trahis. 
ipiest là vëriiAJ^lementll 'éloquence de la passion « et c'eit 
ainsi qu il est beau d' oublier la syntaxe. Avant Racine, il 
u*y avait nul exen^plede cett^ manière hardie de se rendre 
raaltre de la langue sans la cléoaiurer } car tout est sufiàsam- 
ment exact par la suspension que suppose Tëgarement de la 
passion après ce mot^ mon omur,,,,, où il est si naturel' 
qu'elle s^arrète.^ Jl^lle ne (air^onc que confondre dans sa 
derniell^pllrase , à la second^n^rspnne » toi|t ce qu'elle a dc- 
uilU d'alM>rd à la.lroisième , et le trouble où elle est per- 
met cette tonfusipn , qui n*a rien de choquant ponr Toreill*^. 
Cfiti ce qu'il n'était pas inutile de^reroarquer, de peur que 
l'ignorance ne.concrùî de ces exemples que , pour peindre la 
passion et le truûBTe , il suffit de ne plus parler français , 
comme elle a cru qu'il suffisait d*entasser des points et de 
ne pas finir les phrases quand elle ne savait plus que dire. 

(|P^3^ GeCte ^constrùèCion , mal^grè l'espèce de dèso^ro ^i 
y règne» ne me; parait pas du tout , k moi , je l'avoue , con- 
traire à la syntaxe, tst-ce qu'on ne peut pas accumuler bien 
|(Égitimoi>ient devant un ,verbe , plusieurs nominatifs ou su- 
jétt> et en accumuler plusieurs de différentes personnes? La 
règle à suivre alors , c'est que le verbe s'accorde avec le sujet 

Wle la personne la pliis noble , avec celui de la première, s'il 
y en a un, ou avec celui de la seconde» si , comme ici , il 
n'y en a que de la seconde et de la troisième. Or, celte règle 
a ëtë très-exactement suivie , et on le verra clairement eu 
dépouillant les divers sujets ou norainalifs des complémeus 
qui les accompagnent : MafanùlUf^ les Grecs ^ nos vc^- 



seauxj se$^ exploits , ses feux, mon fiç$ur, %\. toirmémei 
enfin , vous ni* avez tous trahie^ mvaat ^ ' 



^ 



tiui» 



DE 

a6 Ooi , e' 
Lear • 

L. H. Lec 

voir fait dire 
yeux^eiii p 
pée dans la 
1er ait pus qu 
fri/id , ècha^ 
style du cum 
]>(>ndre ici , si 
juger losexpi 
(juo le poiivoi 
cule par plus 
leur courrou 
lunrs armes 
dans lés idëoi 
des exprossio 
nuble I n'ont 
mauvaises l'i 
g&ter. L'idée 
elle-même, ( 
lé style fign 
part des tra 
armes de m 
leur donner 
gammeiit loi 

ÎO AT 
en laveur di 
«le Trévoux j 
poésid» puui 
nous cngdgci 
ce même i)i( 
sert Cupidoi 
dea armes ^ 
car, suivant 
soune/a/>ctf 



I 



8 




DE LA LANGUE FRAlfÇAISâ 129 

t6 Oui , o*i6«t voat dont ramonr, naittttt «veo leurs, eliarmet^ 
Lear apprit le prentier le pouTOir de Icnn armes. i^ 

L. H* Le commenUteur (Luneau ) reproche à^jEUcinç d'a^ 
voir fait dire à flermione , le pouvoir des armes de met 
yeux^^i'iX pense que cette %v^reas\oïi précieuse est échap- 
pée dan* la chaleur de la composition. On ne se dou-> 
1er ait pus que le précieux ,%i^v est ce qu'il y a déplus 
fri/id , échappe dans la chaleur ; mais tel estj*esprit et le 
style du commentateur de Racine* On est oblige de lui ré- 
]>(>ndre ici , sur sa critique , qu'elle porte à faux ; que , pour 
juger les expressibbs , il faut d'abord les voir h leur place » 
que \e pouvoir des armes de meayeux serait en effet ridi- 
cule par plus d'une raison , mais qu'après qu'on # parlé de 
leur courroux, on n'est point blesse d'entendre parler de 
lunrs armes t parce que l'un^aniène l'autre, et cette fuite 
dans lés idées est un des secrets de la diction. C'eflt ainsi que 
dos expresaions , mises dans la phrase à une distance conve- ' 
nuble, n'ont plosricn de rëpréhensible , quoiqu'elles fussent 
mauvaises l'une près de l'autre, et les rapprocher, c'est les 
g&ter. L'idée et l'expression à armes n'a rien ici de faux en 
elle-même, eu s'âjppliqnan't auxy^^ux, puisqu'il est reçu dam 
lé style figaré , qu'o» est blessé par les yeux , qu'il en 
part des traits. , etc. Aiuvi y quoi(|[u'pn eût tort de dire , les 
armes de mes yeux , on peut, après uvoir nomm/é les yeux, 
leur donner des armes , surtout dans deux vers au<isi élé- 
gamment tournés que ceux dont il s'agit. 

(i^Q'^ A l'appui de ce que vient de dire M. de Laha^pe , et 
en laveur du vers de Racine, on peut citer le Dictionnaire 
de Trcvonx , qui 4it <iu*armes se prend aussi , surtout en 
poésid, pour tout ce qui est capable de °nous charmer, do 
nous engager, de nous entraîner, de nous assujettir. Suivant 
ce même Uiclionuaire, de beaux yeux iônt Ici» armes îlont se 
&ert Cupidon. Or comment de beaux yeux peuveut-ih être 
des fermes? C'est sans doute par les traita qu'ils lancent) 
car, suivant FAcadémie, ou dit qi)e les yeux d'une belle ()er- 
•oune lancent mille traits. Ces traits que les yeux lancent, 



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ÉTUDES 



M 



•oat dUbe comme Ittarmtêê dt y€um^ et on peut I«t âp« 
^\et\^ arm€t desyêmx, 

^^ H n'a devut le» jmix qa« •» ehira Trojasq». 

L. H. Sa cMrê Troyenne paraît ■« commenUtear ( à La- 
nean) «of 4/« oes sxpns^noiufadè* doniRacins a fait 
trop 4ou9€ui usagé, Jo pente que les expreMÎoni £Bdea «ont 
très-rare» 4aiu Racine, eu mettant k part ses deux premiers 
essais » qui ne doivent pas ètie jogés comme ses autres ou- 
▼rages. Quant au vers critique , si Tauteur eût dit,^« chère 
jtnJromofue , 'le vers serait , non pas £ade , mais plat. Il 
alni en relever l'expression , en içettant sa chère TVoyennCj 
qui ^t une dénomination dé mépris , et ce mépris eit très- 
convenable dans la bouche d*Oreste. 

.' {vj^ Cetteidénomination n'est pas moin/ convenable 
dins la bouche d'Hermione^ lorsque dans stes emportemens 
• contre Pyrrhus , elle lui dit : 

- Ton «iœnr impatient de revoir ta Trojennè, 
\, Ne souffre qu'à regret qa*ane antre Pentretienae. 

ce Qu'il y a de haine et de dénigrement dansi ce, mot , ta 
> Tr^er^ne, dit Laharbe dans son Cour* de Litèratufe'. a 

»8 n n'attend qn'nn prétexte à Pébigner de lui. 

L. H. On dit aujourd'hui plus généralement , un prétexte 
poMtr.,,m y avoué que s'il fallait choisir entre l^ancienue ma- 
nière de parler, un prétexte <s , eî la nouvelle , un prétexte 
pour, je préférerais la première, surtout en vers. Ces sortes 
de constructions elliptiques ( un prétexte ^ui sert à) ani- 
nient toujours la diction ; et quaijid elles ne blessent en rien 
le é^'^ ^® ^^ langue et la grammaire générale , elles valent 
mieuàr qne des constructioi^ rigoureusement exacte». Plus 
;l'expresÎEion peut sous'Cntcndre de choses sans les dérober et 
sans lès <4)scurcir^ plus elle se rapproche; de la vitesse de la 
penséfB : de-là le mérite de la concision ; car naturellement la 
pensée se presse de se produire, q^mme Toreille de Tentendre. 

d:^^ Lpnif RAcise , pour prouver que prétexte à pouvait , 



' 1 

trn-iMeii i 
àxDMBrié 

Po 

Gela prou 
le pouvai 
avait tànl 
soit avec 
l'avaitpai 
il avait di 

Si 
Po 

Maïs ce q 
dirai, ai 
de Coniej 
Ini-là, c^ 
parait inc 
prévalu a 
ce nouvel 
là dispos 
pour; le i 
substitiiei 
s'agit, co 
pcfunptoi 

G. F. 

que plus ] 
dromaqu< 
truit, sei 
parce quN 
forme l'a 
amour h 
ploie dan 
Ne 




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lit âp* 



r ( à La- 
9 a fuie 
detiont 
>reiniers 
fret ou- 
ïs chère 
plat. Il 
yyennej 
est très- 

▼enable 
rtemens 






Tûtexte 
iue ma" 
réùexte 
s sortes 
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en rien 
valent 
s. Plus 
■ober et 
e de la 
[Dent la 
tendre, 
poayait 



DB LA LAKGtTË FllAlïÇAISIL èl| 

trèt-bien m dire en rer* ^ aVati cité œtaatre rtn'^^tiéù péif 
dans Briiattnicmê ^ 

Pow trovrver m prétexte ^ vont plundfv dt; lirf. 

Gela prouve Maternent ^e Racine croyait pouvoir le dire. Il 
le pouvait en e^t, d'apris Tnsage de son ùmps. M^l^re 
avait tant de fois , avant lui , employé à , au lieu de p^Kti 
soit avec prétexie, soit aVec tout autre niot ! Corneille ne 
l'avait pas fai| moins sojkrçnt que Molière ; et , par esemplet 
il avait dit ,-dans Rodogune ^ Acte V, Scène IV e 

SI vons n*STn on charme à toos jiuti6er.... 
Pour me faire an passage à y<yu percer le oorar. 

Maïs ce qui se pouvait alors , se pourrai t*il encore aujour» < 
dirai , au moins en vers t Voltaire dit du premier exemple 
de Corneille^ qu'il vCesi pas français , et condapiner c»- 
loi-là, c*est condamner tous les ai^tres. La condamnation 
parait incontestablement fondée sur un nouvel usage qui a 
prévalu sur Tanden » et je crois même êntresvoir la raison de 
ce nouvel usage. La préposition à marque particulièrement 
la disposition 9 l'aptitude, la tendance; et la pr^aition 
pour, le motif, le but , la cause finale. On ne peut donc pas 
; substituer indifféremment la première à celle-ci , lorsqu'il 
s'agit^ comme ici, de direj^ non-pas le /^oxttj»^»/, mais le 
pourquoi ai Mjie diose. * ' 

S9 . . .^. . . -. Mçi^ l'aimer? une ingrate 

Qoi me hait d*aatant pins qae mon amour la flatte. 

G. Fi Ce dernier, ven est équivoque. Pyrrhus veut dire 
que plus il a de douceur, de bonté et de tendresse pour An- 
dromaque , plus elle le hait ; et le vers, tel qu'il est cons- 
truit, semble dire qu'Andromaquc hait davantage Pyrrhus, 
parce qu'elle est flattée de son amour. C'est le ts^ifiaue qui 
forme l'ambiguïté: Mon amour la flatte peut signifier mon 
amour lui plait. Cest dans ce même sens qne KaCine l'em- 
ploie dans la première.scène du troisième acte : 

Non y non, je la connais : non désespoir Je, flatte. . 



ê 



-.s. 



h 



r. 






'• ^|iS3^^'<^n<^ trouve pat ^ae cette oiMenratioa eût iXik Jë}è 
fiûte avoni M> Geoffroy •! ninn il parait -qu^tont |*liOuiievr 
lui en ai>parlieot. Mais elle aérait epct^ j^ai juttftV ce me 
aeinblê , s'il^eùt dit que , non-ieuleineQt le premier vei* est 
équivoque^ mais qu'il expHmeTnéme une idiée à->pèii-prèf 
contraire à celle de Vautenr; ffàs ftauer v^y sijjpiifio absolu- 
ment, et ne peut y signifier^, que ce qu*il signifie daiis le se» 
„cond, c*est-]lTdire, plaire é être Sgréàblé^ charmer, ,eU:^ 
Pour signifier avoir de ta 'bonié , d§ la douoewi de ta 
tendresse t 6u autrement, louer, caresser, courtiser,^tc, ^ 
il faudrait nécessairement qu'il e^t pour sujet nn nom de 
personne ou «lé chose personnifiée.. Or, Tamour n*est sûre- 
ment pas plus personnifie dans le premier vers , que déses' 
poir' dins le second. L^action seule de flauer ne suffit pas 
pour personnifier, puisque flauer se dit dans un autre tons 
des choses inanimées ou abstraites* Ce serait différent , si on 
attribuait celte action à quelque partie physique de la per- 
sonne « conune , par exemple , a la main t à la^ boudie : alors 
celte partie serait censée prise pour lapersoiine'|elle-mè^é, 
et dam,ma mam le flatie j daai ma bouche le flati&yMn 
reconnaîtrait à Tinstant je le flatte de marnain', je le flatte 
de ma bouche ije leflaue Hvec mamain^ avee ma bouche, 

3o Je prétends qu*à mon tô«r Pinhamaioe me eraigne ^ 
Et que ses yeux eruefs , k pleurer coodimnés , 
Mé rendent tous les noms que je leur af, donnés . 

L. H.^ Il est sûr que des yeus, à proprement parler, ne 
peuvent ^a^i rendre, des noms : la métonyùiie est hardie et 
même hasarde^; mais eôfiu des yeux parlent figurérnent: 
c'est même Ime figure très*commune , comme celle qui* pre^d 
la partie pour lé tout, et je n'oserais condamner ces deux 
figures dans deux vers dont le stius est si clair, et qui disent si 
bien ce qu'ils veulent dire. 

'XO* M* *^® Laharpe dit du mpins po;urquoi il n'osei^ail 
coudaïuuer ces deux versi mais que penser de Louis RaCioc, 
quand il dit que àesyeux ne rendent pas des noms, ùiais 
que cependant on ne peut critiquer cette expression ? et d« 



] 

M. Oeofl 
cet^eesp] 
mtero'av 
condamn 
surj^sqti 
Celui-ci 
vait donc 
Était-il 1 
parler tiiii 
qu'on apj 
s'adresse 
les affect 

U^g^:{ 

fjjeuveiitj 

figures tv 
do4fue. I 
le tout; ] 
synecdoi 
n'etr fon< 
entre les 
rapport d 
pose que 
aucune d 
ensenibie 
quei'fxta 
ou daoi 1 

L.H. 

ie/osof 4 
idées de| 
cette pro 

hasankd 
le style. 



\u iéik 

rçiyest 
îo-préf 

s le 



Jè la 

4 

um de 
; sûre- 
déset- 
fit ptas 

re tons 
, si on 
a per- 
: alors 
aèmé, 
!» von , 

<uche. 



er, ne 
'die et 
fneDt : 
pre^d 
deux 
ent si 

sei^ail 

icioe^, 

ùiais 

et d« 



• • , !i* '^'y ■ 

. ' ■ . '' ■* ^ 7 ' - ' 

IVE LA /LJyNOUE FJIANÇ A ISE. i$S 

Bf. 0«ofrro7,<i^MttM( borne ïdt#É» en contraire, que 
ce(^e esprMstoo ^wtpàinne hardiêàse k^ufmàtê ? Le pf»* 
mier o^eureivH pM dû ënoncer les riisons poiir 4ctqttellet il 
condàmoe et «ppronve tont^otoroble , et le tecttiid,» oéUet 
surj«9<|ttl41ertl Ibnde cette eondamnation pni« èt-eimpWf 
Celui-d ne pourait ignorer le jagemeot de Laharpe rti4e-* 
vait doap Iç^uombaitre , dès qa'il ne Toalait pas y souscriire» 
Était-il si difficile de dire que les jeux peùTent, à la vérilë, 
parler une sorte de langage ) vnl^dgdge qui ie i^pporte à ce 
qu'on appelle langage d'action « «t « par ce lans^agç qui no 
s'adresse quaux yeux, manifester, faire voir les sentimens , 
les affections de l'ânie ; mais qa*iU ne peuvent pas parler le 
UJ[igaged«^ parole» M iaife^oten4i'e.^|ix oreilles;, qu'ils ne 

' lèvent .pi^f jrtiofi^ w des niots, donner q\i rendre des i^oms ? 

f ^ i^aliiirpe confond encore iici^ ceinine^l le fait aillciurs , 4eux 
figuref tr&s>disiim:tes entre 9lU^»)a;fife^at^jv»f>ptU eyneo* 
doque. Les fêun pour U,|^/vo/s»0 ^«uitlfieo la partie pou^ 
le tout; mais ta partie pour 1^ .taut ^t œ qu'pn ap|)elle une 
synecdoque , et non paa unç uUtonymie, La miionymio 
n'esr fond^ qaè fur un sîinpte rapport de correspondante 
entre les deux objets, et Ul sjrnecdofus ^ toiuiee W un 
rapport de connectfton, La première , par conséquent , sup* 
pose que les deux objets existent Tun hors de ra%tre, et sans 
aucune dëpenditl^ mutuelle ; la seconde , qu'ils' lîe £omient 
enseidbie quW «i^ilme^ tout physique où métaphysique* et 
que rextstence o,« l'idée de l'on est renfermée daus l'exisieuco 
ou daoïr l'idée tie raatre. /^ 

3i QiM^iBW yci|X sarirptt|« 1^ 

^ L. H* <^ ne dirait paiKéi^ ptàit être û^soiu sûr fuel-^ 
^^n*iliit fm^âith' régne aôsàtiifmerit, on a un potevoir^B' 
Mu sur quelqu'un- Ce mot à*a6solu se joint toujours aux 
idées de pQioance et de souveraineté , et c'est ^ Va faveur de 
celle jir(>xiiAité bien sentie, queBâcine a li^ îplu^ souvent 
hasardé des locutions nouvéUe^^tqui'out ^uridiije languis et 
1« »lyle, parD9 qu'elles >0 déruAUrl^nt jamais Fdiiâile ni 



/"i 



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v5- 



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;> I 
I. 



sur le vers : 



^'imagination. Éir» aàsoim wr- 4fit\gj^*tm ait plus quV/rw 
puissant', étn a èsol» i»i ploM ptià» t^à rég^fur aèsoim-' 
ment, et «lit la mètum choie. Il convient èùne que la po^ie 
sVoipare de oes sortes de phrases , grâces k ranalogie qui les 
autorise, ei dont Aaci^e a si bien connu 1#S ; principes et les 
avantages; ^ 

(f3^ Voir ce qui est dit ci-après , «•. 39 

Sot lui ^ «ur toat $011 ^aple , il tous reiid|s<nive'raiaè. 

3» N*âTonS^D<^ d'entretien que oef& de Wè pleurs? . ' - 

■ . ^ - ■"■ *■. ■ 

L'ABBÉ-SfisroifTArifEs. « Il y a4à, dit VÀbhè d'Olivet , 

» quelque chose d!Qbscur; car la première! idée que nous 
» offre V entretien ds ses pleurs, c'est renltratien que ses 
» pleurs ont avec nous. » Maii^^ qui cette ^^miire idée 
peut-elle jamais s'offrîr ? ^e voh-on pas que à*est une ellipse 
poëiique ? Celui de ses^leUrs , vent 4ire cla|rement , l]*»- 
tretien^jûi regarde ses pleurs, 

L. H. Ellipse très-ëlëgante , pour rCavons-'k'Ous de sujet 
d'entretien , qui ^rait long et languissant ? Cette ellipke et 
tonlç^s celles du mémo genre, après l'exemple et rautorilë 
tleKacine, appartiennent au jôurd*hui à tous <^ux qui/ sau- 
ront les employer. ~ - ' 
■' ^' ■ - ■ * 
^^ Celte ellipse pojin^ait être fort belle ef fort ëlèt^ante j 
mai^ c'estMommage qu'on ne puisse Tadmettl^., Ce m" «V 
oppose , c'est ce 'celui du secon$l hëmistiche.* A quoi |(e raj)- 
porte-t-il ? A entretien ^ fit iV en offre même la significa- 
tion; en sorte que|C^é8t comme s'il y avait : N' avons-nous 
d'entretien ^ue l'entretien de *^P^u^s ? ilaintenanl , 
voules-vous p&r n'avons- nous^^H^tretien, entendre î 
n'avons-nous de^sujet d'entretien, il fancjpa que par ^ue 
celui de ses pleurs, vpus entenc&}i, ^ueHp sûfetele 'ses ' 
pleurs. Or, qui ne sent combien celte interprétation rtfpugne 
tout-à-la^fois , el à la logique et à la grammaire ? Il fau> 
drait, pour l'ellipse en question^ que Bacine e^ mis »imple- 



metttVl^r 
â ixà plua 

Lear 

y<âuàKii] 
tien, -, 

33 Pa 
Le 

L.B. ( 

règne ; ;m 
cœur où c 
L. H. ] 
(^is'adt 
vont ou i 
ne pourra 

Dans ce se 
trent les a 
' cœur Tobj 
est le se 
veuille a\ 
que regar 

34 Sm 

VàMàl 

Sans esp\ 
vous cent 
une ellips< 
il me suff 
vaincu qu' 
- ^L. H. -i 
de la grani 
poir de pi 
quoique pi 
damnée* 
la phrase. 



M 



\ 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. iS5t 

mettt : If iWjM^ifoii/ d'éfurêiiê» é^as êës j^lêunl MoUira 
A éU plus ^àct que loi dans ce ver» des Femme* SavaHêôê s 

Lemn m^Élget étaient leur pliu doux eteCretien t 

^ic^^uà^ire , l'objet ou le sujet de leur plus doux entrée 
sieUm t , • i 

33 Par nne main craçlle , bélaa f }*ai vn percer ^^ 

Le cœur où mea regarda prétendaient a*adresaer. 

L. B. Ce» vers sont très-beaux par le sentiment qui y 
règne ; mais irs pëchent par re^cpressibn. Que signifié un 
cœur où des regards prétendent à' adresser f 

L. H. Le commentateur blâme l'expression des regards 
qui s'adressent du cûsnr; mais s*il est vrai que les regards 
vto'nt au Cœur, comme tout le monde en con^Rt , pourquoi 
ne pourraient- ils pas s*y adresser ? 

Jvj^ Les regards vont au cceUr; mais dans quel seps ? 
Dans ce sens, je crois , qu'ils lisent dans le cœuf , qu'ils pénè- 
trent les secrets du coeur, et non dans ce sens qu'ils font du 
cœur l'objet de leur tendresse'; Non , on ne dit pas , ce cœur 
est le seul que je veuille regarder , -^omt le eeul ^ue je 
veuille aimer, H me semble que soupirs vaudrait mieux ici 
que regards, 

34 Sans espoir de pardon m*a?es-yoa« condamnée ? 

L'ABHâ D'pLrvËT. Voilà ce qui s'appelle une phrase louche. 
S arts espoir de pardon regarde Andromaque ; «t m'avez- 
vous condam.née regarde Pyrrlius.... On me dira qu'il y a ici 
une ellipse ; n^ais, tju'ily ait telle figure que l'on voudra , 
il me suffit que la phrase soit louche, pour ^ilre bien con- 
vaincu qu'elle mérite d'être blâmée.^ ' *' 
^L. H. -Accordons à l'abbé d'Olivet que ,. dans la rigueur . 
de la grammaire et dans l'exacjlitude de la prose»- sans es^ 
poir de pardon ào\tH> rapporter k Pyrrhus qui condamne ^ 
quoique parle sens ilsjs rapportera Aiidrpma<](ùe q»i est çoPi" 
damnée, Mi^ii' avouons aussi que ^ quand le seu^ est, si clair, 
la phrase, ppnr être elliptique, n'eu devient pas pliis louche^ 



> 



é». 



■<; » 



V 



^ V ^ «t qii^idi >r6llipBèy qui ft^traiiclw àtm mou (Mot mê ImUêer 
d'cupoir de pardo^ ) « «tt noD-Mnlconeiil' un droii du, po^le « 
mail un devoir. Racine pourait être aisëmant exact en met*- 
tant , me voisrje\ condamnée ? Il t^en est l>ien garJ^. Ce 
A'est pas lui <]ui pouvait ignorer que me vois-^fa était ici 
mortellêinent froid, et" m WtfC-vom absolument néces- 
saire. ' t ' .'.•.' 

dpd^ Dcsfonlaines , Lbuis Racine et Geoffroy 8*ëlèvent 
tous ici, comme Laharpe , centre l'abbé d Olivet ; mais pour 
des raisons, ne jenr.en demandez pas, ou ce n*est que leur 
raison bahnale «^uV/ nèfatupas transformer le poète en 
prptateiir. Selon ces Messieurs , tout est permis à un poète , 
et surtout à an poète tel que Racine. SHl viole les régies » 
ce n'est que pour embellir le style, et ses incorrectiona ne 
sont que des hardiesses dû génie.. Passons qu^on puisse ex- 
cuser le vers en question , et excusons-le par les raisouk de 
Laharpe pmais repoussons les fausses maximes de toul ces 
prétendus vengeurs <Io bon goût,, et ne cessons de leur op- 
poser l'autorité de Roileau, qui fut avant eux et •era iaprès .: 
eux encore je législateur du Parnasse. OpjNMont-leui/ aussi 
rautoiité de Voltaire , qui en savait, pour le moins , ii«Uni . 
qu'eux en fait de poésie, éi qui jépèle eli cent «ii^b<|[HU de 
son Commentaire sur Corneille, ifïHl fmmi , pour iJê kons 
var^ Vexaoiitude de la prose, avee la hemmêi dès ifnages, 
l'harmonie des syllabes , la hardi§4êé dm D^w , et 
l'énergie de l'expression* 

,35 Pardonnes à réclst 4*ine iHatlre fbrtMM 

Ce reste de fierté qiu oraint d*étre inportant. 

L. H. Tout le monde a senti la beai^ léuchaiilile de ces 
deux ▼eia' : il n'y a que les grammâirieaa qui- soicÉt oblig<'« 
deftemarquer que^ dans le second vers, le Mla|Uf yus ne 
saurait se rapporter régulièrement h fierté ^ el si Kipi>orie 
nécessairement i^ ûeresie.,,, y«s ; ce qui defraiit amener 
radjffctifnascttlin iiM/rofXuis. £h prose 4^a eèt puwru c^ reste 
d'une fierté^ et alors le féminin importune était de régU*. 




1 
MaURaë 
qui sent q 
justifié pai 
autorisées 

Jài! 



Et 

*- C'est la 
dàngereu 
de constm 
le pronon 
grammalM 
mjére phi 

IVwiple 
adverbe di 
n'est k ré| 
j«^f*ét 
àemtÊiét^ 
defiénè\ 
point un 4 
et c'est , a 
ttclei mai 
l'égard du 
Ne forme 
même idé< 
pour le se 
Il en est 
de Racini 
moitié , tï 
citées par 
morts ou € 
dejleurs i 



et 



PE LA LÀKCtTE r^ANÇAISE. ^|f 

MJÛtBaëaeaêi>m|Métw Toreilleqiiiéo»^ pemif , •! 

qui sent que cTesl la^rDtf ^i est importmiiê, JV «M «util 

justifié par ranalogra de plusieun oonstn^oa» ^aftttk«»t 

autorisiées dans iiQtro langue. - " 

^' ' .'* ''■■ - ' ' >/ ,. 

Jàmaif UQt de beaa^ fat-«n« eoMomée? t 

Baoiri ^ Jl^lAer. , 

£t qoé Uoit de vtrta M aoit pat dMffreMc. § 

■ ' TMTAna. 



I-" • V 



G*est la beatué qui eti epuronméw , c*eftt b vtff/« gui est 
dànffêftu» ; et ce npp»bri d*idéet l'easporte sur 1« rap|x>rt 
de cbnslmctipii, umi de hêmuié/mê'il, phrase dans laquelle 
le pronom il etC apprit par Tadverbe /0«^, et aérait plui 
grammaiical; La logique des langues a (ait prévaloir la pre- 
mière phrase. 

O^ Si» eoMM le fe«t Tabbë d*Olim, il faut, dant 
l'eaeaiple à*EêdUr, pommmmés, au féminin» parce qu*un 
adverbe de ^Mmtilë joint à iin substantif par la particule de , 
n'est k Tëg^ de ôe substantif « que oonune un simple ad- 
jeclif . et que #«»i ds beauté revient à une H grande 
bemmtét «e fautai pas, par la même raison , après ce reste 
de fierté , importune^ au lieu d'impor^^^ ? .Ce reste n*cst 
point un adverbe de quantité f ou de toute autre espèce , 
et c'ert , au contraire , un vrai nom substantif avec son ar- 
ticle i nuis n'esC-it pas, comme tant^ une^sortc d'udjeçtif à 
iVgard du subitantif auquel il est uni par la préposition V^ ? 
Ne forme-t-il pas ; comme tant y avec ce substantif , une 
même idée totale et indifisible? N'est-K» pas absolnmeot, 
pour le sens , comme s*il y avait , cette fierté restante ? 

Il en est, sans doute , du substantif ce reste , dituslë vers 
de Racine, çoipme des substantifs .collectifs - partitifs, 
moitié , troupe t quantité, la plupart , dans ces phrases 
ciiées par M.deWailIy : // laissa la moitié de ses $ens 
morts ou estropiés : Une troupe de nymphes couronnées 
de Jleurs nageaient en foule derrière le char : Quantité 



'4 



! 



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i 
'i 






^ 



438 , j i ÉTUDES - 

tle cottéimnê 4omt trompât daru lemn sipérances ; La 
piupmt déê rotmanê ne pememi que gàur le goâi, Or« 
pourquoi Tacoord ett-il rëgU ^-^on par cet •ubttanUFs obU 
lectifs'partitifs , mail par les substantift gent^ nymphes ^ 
couriifans et romans , qui les suiveAt T Parce que les pre- 
miers sulÀtantifii ne forment, avec les seconds, qu'une seule 
et même expression ; que les premiers ne signifieraient > sans 
les seconds, rien de complet, tandis que les seconds pour- 
raient , seuls , signifier quelque chose , et mémo beaucoup ; 
que ce sont ces derniers qu'on a principalement en vuei, et 
j^ne c'est même pour eux que la phrase est fiaite. Ei^n , 
pourquoi l'accord a-t-il lieu avec litnv* et givec hom^ » 
plutôt qu'avec sorie et espèce , dani^ ces deux phrases du 
Dictionnaire de l' Académie : Toute sorte de livres ne sont 
pas bons : Quelle éspè,ce d'homme nous ave»" vous 
amené ? N'est-ce pas parce que , dans ces phrases , livret et 
homme sont l'un el l'autre le principal objet de la pensée ? 
Pourquoi donc, dans le vers de Racine , l'accord n'aurail-il 
pas plutôt lieu avec ^/-/^ qu'avec ce r^/M ? C'est ici, en 
effet, la logique des langues qui décide , et les irrëgulari- 
tes apparentes s'expliquent par cotte^ figure de construction 
ordinairement appelée syllepse , mais beajucoup mieux dé- 
signée par le nom de jjrnM^irir. 

Voir dans Esther l'article sur le vers : 

Jamais tant de beauté fut-elle couronnée? 

36 I>oi*-j« oobller Hector privé de fonérafllès , 

Et traîné, uns honneur, ««loor de nos mnraill^. 

G. F. Sans honneur, est une figiire latine , qui affaiblit 
à dessein l'expression, pour faire entendre beaucoup plus 
qu'elle ne <lit : sans honneur signifie ici ignominieuse- 
ment. C'est ainsi queU latin inglorius , sans gloire , si- 
gnifie souvent là honte. " - 

({3^ Il eût été honnête, il eût été juste de faire honncnr 
de celte observation à Louis Racine, qui l'a fournie. Au 
r«ste, la figure dont parle le commentateuri et qu'on appelle 



D 

Iftoteo^d 
langue lati 
nôtre* Qoa 

JPocft 

n'en ÎGsit ell 
pour désir 
méne,dAiu 



croit-on.qu 
Et Lafontai 

Ce a 
i 

dit-il moini 
l'esprit, V' 
exemples ne 

37 Ce fij 

L. H. Ce 

se forme pai 
^vantlesub 
préposition i 
phrase : de , 
jours un peu 
parce que la 
et pourtant ( 
de ces consti 
Voltaire en a 
lëgère imper 
que ceux-ci: 

' A' péii 

O Ton 
l^emarques <] 



DE LA LANGUÎT PIRANÇAISE. , 1S9 
litote ou dimimmion , n'est pat tellwMBt fMirticiiliÀra à U 
langue laciae , qu'elle ne toit encore «Mèi ^miii^ à U 
n6tre* Qiuuid Ipbigénie dit k ion père t 



FcnMtre aate* d*lioaéeBn rayirôonaimt mt yk , 
Jfoutnt pa^ êoiikàiter qu'elle me f M ravie \ 

n'en i&it elle pas entendre beaucoup plut que ai elle di^t^ 
-pour détirer pk'elUntwf fût point ravie 7 Quand Ghi- 
, méne^ dans le C^j dit à Rodrigue: ^ 

• • »• • • f YtL, jàne te hais point, • - 

croit-on. que tout ce qu'elle fait, c'est de ne Is point haîrJ 
Et Lafontaine, en disant : • ' s^ 

Ce a*ëtait pat an sot, non, non, et erojcs-m*en ^ 
Qae le cliien de Jean de Nivelle , 

«lit-il moins que s'il disait en propres termes , 1/ a^isyV de 
l'etprit. Voilii «utant d'exemples de cette %ure , et ces 
exemples ne paraissent pas ifnitës du latin» 

37 Ce fils qne de sa flamme il me laiita pottr'gage. 

L. H. Cest un principe de diction que «quand Pinyersion 
se forme par la préposition de daignant le g^nitif^ et placée 
^vant le subsuntif qui la régit , il ne faut pas qu'une autre 
préposition se prouve , comn;ie ici , dans le même membre de 
phrase : de sa flamme Urne laissa pour,.*. Cela nuit tou- 
jours un peu à la clarté et à rharmônie, ici mShs qu'ailleurs , 
parce que laisser pour gage est une espèoe^e phrase faite , 
et pourtant c'est le seul exemple qu'on trouve dans Racine , 
de ces constructions qui font une sorte dWeriion double. 
Voltaire en a beaucoup pliu abusé, et ce qui n'est ici qu'une 
légère impcrfectipn, est une faute véritable dans des vers telv 
que ceux-ci : 

A peine de U ëoor j'entrai dans la earHire. 

O Toos, qui 4« ritonneor entres dans la earriére f 
l^emarques qu'il semblei'ftît, par la construction naiurclle^ 



**, 



. j. 



i4o /" ÉTUDES ^ 

que ron patM «iaU ûourk U carnére ; ctri4u|tO0 dis'oiî n« 
dirait pas autrement ; .et roiU rioconrëoient «f une sèc<nkle 
préposition après celle qui finit ViiiTernon '. il en résulté une 
^^espèce d'amphibologie. Dans notre langoe» qui n'a point de 
cas proprement diU, on doit £iire une attention parlicuUère 
à Tinversion. 

{i^ Voltairea> dantla Amriadâ ^nn vers entacUéde 
ce v^icc de construction , mais qui du moins n*qffre pas plus 
d*ëquivoque que celui de Racine : c'est le second de ces deux 
vers du^HiantXi 

he» mutins, qu'épargnait eette main Tengeresse, 
Prenaient d'un Roi olément la rerta pour faiblesse, 

Kàcine a dit encore dans u^/^i!^ .' 

Si je n*ai de leur foi eet enfant pour 6tage. 

■- 38 Dis-li}i ,c|ue de mop/fils PaouMV «st asset fort. 

L. H. Voilà un exemple àe ces équivoques fréquentes 
dont notre préposition </^ est di'autant plus susccptil>le , que 
nous la faisons servir k tout , faute de mieux. Ce n'est pas 
qu'ici Ton puisse se méprendre sur le sens de ces mots^ 1 a- 
mour de mon fih, Touds les circonstances sont telles, 
que* tout le monde comprend qu'Andromaqne veut dire , 
l^mour ipse j*ai pour mon fit* ; mais la phrase en elle- 
même pourrait vouloir dire aussi » Vamour que mon fils a 
pour moi. De même, dans ces vers de Britannicus y oii 
Agrippine reproche à Burrhus de isonmV' dans Tàmc de 
Néron le mépris de sa mère et l'oubli de sa femme , il ('^^ 
clair que c'est le mèpri* qu'il a poitr ta mère* Mais dans 
Home sauvée , quand César dit en parlant de Pompée : 

Je lui dispute tout , jusqu'il l'amour de Rome , 

est-ce Vamour de Rome pour Pompée , ou Vamour cfue 
Pompée a pourJlome? La phrase est française dans lt"< 
deux sens, et les deux sens sont également plausibles.li'ubjct 
de cette remarque est donc d'avertir da_ danger de ces é^ui- 



DE 

vôqnes» auz< 
tioD. Dans o< 
pris de ; da 
haine, le m( 
d'aniphibolo( 
si tous ces se 
peut exprime 
^onc bien pri 
détermine t'i 
l'autre, sinoi 
et substituer 
cela soit indii 
qui ne doit 
g.ance , la prë 
capitales. Le 
la bonne pros 
sa phrase , co 
curité, toute 
et cet avis ne 
qui eu sont c 

3g Sur lui 

L.H. Oni 
verain de, Q 
sentie , qui S( 
de règne : Il 
régner sur, 
parent la poé 
lesso des rap| 
Toreille de s'é 
tifice de style 
Il va SI 

tO Voha 
fautes de lan 
Cinna :. 

U nous 



..-V 



■ % ' / 

DE LA LANGUE FRANÇAISE. ,4r 
vôques , auxquelles il n'est pus trés-conmmn de faire alten- 
lion. Dana ces phrases, Vamoar ds , îahaimê éie, U mé- 
pris de ; dans toutes «elles du même genre, fti l'amonr, la 
haine, le mépris , tomlient liiir les choses , il n'y a point 
d'amphibologie à craindre j mais çUe se, présente d^eUe-môîne 
si tous cessenlimens regardent des personnes; car alors. «i!» 
peut exprimer également un rapport actif ou passif. Il fam 
#onc bien prendre gard^.si, dans ce cas, la phrase entière 
détermine l'un des deux rapports de manière à exclure 
l'autre, sinon il faut avoir recours à une autre construétion, 
et substituer pour^lx i/d. Mais il s'en faut bien qu'en poésie 
cela soit indiffértîit , je ne dis pas seulement pour la mesure, 
qui ne doit jamiis ^servir d'excuse à rien; mais pour l'élé- 
gance, la précisidn , le /nombre, qui sont des considérations 
capitales. Le ^ojtret le da ne sont pas même indifférons dans 
la bonne prose. La véritable ressource est donc de travailler 
sa phrase , comice Racine , de manière à préveûir tonte obç>- 
curité, toute arobiguilé , et l'on conçoit que cette>remarque 
et cet avis ne s'adressent qu'à ceux qui veulent écrire bieQ ,«t 
qui en son( capables. 

39 Sur lui, sur tout son peuple, il ydas rend sonversine. 

L. H. On ne dirait pas en prose jowt^tfra//» tur, maU sou^ 
verain de. Ou peut le dire en vers par l'analogie secrètement 
sentie , qui se trouve entre l'idée de souveraineté et l'idée 
de règne rll votis rend souveraine sur, pour j7 vous /ait 
régner sur. Mais> -pour hasarder ces constructions qui sé- 
parent la poésie de la prose , il faut être bien si^r de la j os- 
lesso des rapports, qui , saisissant l'imagination, empécH» 
l'oreille de s'éionner. Nous verrons précisément le même ar- 
tifice de style dans ce vers du mème^aulcur : 
Il va sur tant, d'étâu couronner Bérénice. 

K> Voltaire, qui veut qu'on remarque les plus légères 
fautes de langage, k condamné ce vers de CorneUle dahs 
i^mna:. 

11 nous rend souverains sur leurs grsndeors snprémes. 



•^.■ 



. - * 



Kp 



• J 



,4a 'ETUDES 

et il l'a condamne , non--seultnieat à cmiM de êottvêràini 
^ûr des grandeur* , mais à oiiise même de souverains sfur. 
Il prëtend qu'on ne doit dire que souverain de* Haif les 
raisons de M. de Laharpe en faveur du vers de Eacine sbut si 
)>pnnes , (|ue Voltaire lui-mèm« n*eùt probablement pu que 
h*y rendre. Boileau n'a-t-il pas dit dans sa quatrièmis Sa- 
tire « en parlant de la Raison : * 

' En yain certains réveûrs^noas rhabillent en reine , 
Veulent ijir tous nos sens la rendre seutvraihe ? 

Molière , dans les Femmes Savantes : f... 

Atlçz, o*est ae moquer : votre femme, entre noas. 
Est par vos lâchetés souveraine sur vous, 

40 Mais j*ai cru qu*à mon tour tu me connaissais mal. 

L. B. Il faut, on mais à mon tour j'ai cru, ou mais 
j'ai cru ^u*à ton tour» Nous croyons même que cette der- 
nière façon est la plus naturelle; mais Racine a voulu vrai- 
semblablement éviter cette cacophonie , j'ai cru ifu'à ton 
tour tu etc. 

L. H. Ces sortes de transpositions sont des licences dont il 
faut être très-sobre : on ne les pardonne qu'à l'extrême difll- 
cultë de nos vers français ; car d'ailleurs il n'en résulte au- 
cune beauté. C'est ainsi que Voltaire fait dire à Catilina : 

, Je ferai ce qu^enBn Sylla craignit de faire , 

^our je forai enfin ce ftie Sylla ^ etc.; et cela est beau- 
coup plus hasardé que le vers d'Andromaque. , 

f;^!]^ C'est aussi hasardé, sans doute; mais eiMmoi ï'esl- 
ce beaucoup plttsf II fallait au moins le dire^ : ^> 

41 Fais-lui valoir l'hymen oi^ je me suis rangée. 

L» B. Oàje me suis rangée est le mot propre, et |a|e dit 
jik plus ni moins que ce qu'il doit dire. *^ 

L. H. , citant L. Racine* dette expression , qui ailloars 
pourrait déplaire , a ici de la beauté , parce qu'elle, fait 



DE 

sentir qu'And 
elle. ' 

fbention qo'el 
comme Molié 
tout oà il le 
cine n'est pas 1 
lière, dansl'j 

Car en( 

A cet ai 

4» U vient 
Quebie 

L.H. Tern 

range à son 4 
si ce n'est daoi 
très aux piec 
et ce n'est pas 

jQk Lecc 

son tour, en ( 
range à son 
ranger sous U 
sous son obéi 
loix , à son 
Vavis y à \'op 
de son avis , 
Ensuite , peut 
devoir, que , 
quelqu'un à s 
doit , et il sera 
quelque chose 
dernière expre 
ranger, elle c 
Elle ajoute qu 
dire le réduit 
''oi'^mémo pu 



n 



■T^"^>*v-Mi |««.iBvuAJv uv \4ivuaey 



*-P 



V. 



*v,'. 



DE LA LANGUE FRANÇAISE. i43 

lentlr qa'Aadrouuique n*a consenti à' cet hynien cpie matgr^ 

elle. ' ' : ^' f ■' 

2^ M. Geoffroy reproduit cette remarque sans Mtçune 
|bention qu'elle eut ët^ faite arant lui. C'est que , sans doute» 
comme Molière»" il croit pouvoir prendre^on bien par^ 
tout ok il le trouve* Il eût pu toutefoils, observer que Ra- 
cine n'est pas le premier qui ait dit *e,rangerà Vhyjt^fin, Mo- 
lièreT^dansrAowr*/», Acte I", Scène IX: , 

Car enfin ,. si Ton veut qn'a /'Aynitffi {7 J0 r^n^tf , 
A cet amoar naissant il faut donner le change. /" 

4^ U rient. Madame , il Tiçnt, et vous pouvez juger 
* Que bientôt k yos pieds il allait se ranger. 

L. H. Terme impropre. On se range aux ordres , on sîi 
range à son def^oir^ etc. : on ne se range pas aux piede , 
si ce n'est dans le cas oj^l'on viendrait ^^ ranger avec d*au-' 
très aux pieds de celui ou de celle qu'il faudrait défendre,, 
et ce n'est pas ici le cas. „ ^. . 

([![3p^ Le conlïmentateur lui-même ne se mëprend-il pas à 
son tour, en disant qu'on se range raux ordres, qu'on #0 
range à son </tfcoir? D'abord, ne doit-on pas plutôt se 
ranger sous les orâres de quelqu'un, comme sous ses loix , 
sous son obéissance , que se ranger k ses ordres ,.k ses 
loix , k son obéissance ? On se range /par exemple, k 
Vavis y à Vopiniort de quelqu'un , ef c'est déclarer qu'on est 
de son avis, qu'on partage- ou qu'o^ adopte son opinion* 
Ensuite , peut-on dire aussi bien Se ranger soi-même à son 
devoir, que ranger quelqu'un à son devoir? Jianger 
quelqu'un à son devoir', c'est le contraindre h faire ce qu'il 
doit , et il semble qu*on ne se contraint pas sôi-mème à faire 
quelque chose. Du moins l'Académie ne dit rien de cette 
dernière expression , tandis qu'à l'article devoir et à Tartido 
ranger, elle cite expressément la première comme en usage. 
Elle ajoute qu'on dit absolument ranger quelqu'un , pour 
dire le réduire, et elle n'iusinue même pas que se ranger 
soi^'tnéme puisse se dir^dans le naôme sens..*. Peut-être 



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ÉTDiJlèt 



f44 / .^ '■ -^ 

Eaeiiie a-t-il cru qu*on |M»ttvait 4ire ## ranggr aux pifids 4e 
éftêûlqu'uk , pour j« rangerJous sés loix , parce qu*on dit , 
auivanl l'Acadérme , ^« ranger auprès de ftielfu*m\ pour 
V aller trouver afin dérèeeçoir êes ordres» Mais je net ibis 
sur tout cela qa*exposer dos doutes y sans prétendre rien 4é- 
ciderw " "^ 

43 Méttonii, encore an coup, toauU.Grède^ flamme. 

L» H. , ciUnt L. B. Encore un coup ne s*emploié~gnère 
que d'une manière iabsolue et par forme de parenthèse, ppur 
signifier 7*0 vous le répète J je voits le dis encore^ Ici teltc 
expression signifie une seconde fois\ et ne forme point de 
S^n£à part dans la phrâ^se ; en sorte que le sens grammatical 
est f meure la Grèce enflamfne encore un coup ; ce qui ne 
se dit point. 

({;[|^ ce Encore un Coup , dit TAcadémie, s'emploie prin- 
» ci paiement lorsqu'on répète avec vivacité ce qu'on a déjà 
)> dit : Encore un coup , fe vous dis que , etc. » Ai.nSi, il 
est bien à sa place dans cqs vers qui commencent le secoinl 
ài^ie des Plaideurs : ' ^ ,, - 

Monsieur, encore un coup , je ne pais pas tont faire } 
Puisque je fais Phuisaier, faite* le eommissaire, 

'S 

et dans ecux par lesquels Ariste , dans les Femmes Sa- 
vantes , termine la tirade où il fait sentir à Crisale tout U 
ridicule de sa lâch» complaisance pour sa femme : ; 

Allci , encore un coup , c*«t une moquerie , 
£t, votre lâcheté mérite qu*oa «n rie. 

4^ De Troie en ce pays réveillons le* misères. 

L. H. Ce vers est très-vicûux par plus d'une raison. Oh\ 
dit bien réveiller la douleur, pour \a renouveler; mais non 
Y^i réfeillef^es misères, et l'on sent aisément pourquoi. Il 
y a plus , l'impropri 'te de l'expression rend la phrase louche ; 
car on ne sait si réveiller les miseras de Troie ne signifie 
pas réveiller le souvenir d^s misère^ : enfin j»i.r «ru j n'est 
pis ici le m^t propre ; c'ëiail les malheurs , les désas- 



1MB 

solmneni indij 
cette méaté^acc 
- f^^' SaoÎM 
'convenaieoi m 
disgrâces fpè 
asses quand il i 
•ment d*4HL £m| 
réveiller des t 
leurs , réfeillû 
une çu0mlle p 
supposer des m 
sont pat de ces 1 
Mais la pbrcsa, 
signifie as6escU 
l'^pire , tous U 
ne peut d'aillet 

cède; 

■ »■■■-' 

Metfbnsy 

' Prenons , 

Voas^ U 

et d'après ce qu 

Et qa*on 

45 Qaoil de 
J'irais au 

L. H. Quoi , 
lenee. Cette ej 
nième Hermion 
ne couronheraï 
faste d'ezpressio 

ÏC^ Couron 
on j mettre le a 
certitude j car il 
honorer, réoom 



^ 







mm^Wmnl milieu ans* LB imuj que wayeux tancent, 

9 



X 




<ii> 



]>£ LA LANG#SiTilANÇAI5E. m 

Boluraeol indif OQ» «k ViiiUeur , el roii«ovo$lfla9i|ears dont 
celte iiiéMié.«oèfie4 j-u...; .i.- ..^■;:^^:;^^..;^|J• •/. .*; ^j^^^a^., »!' ^i., 

f;^ ISaoé doiitft<|oe nuiiAtfiMV, et MiftAut d^M^MMirv 
«conveoftiepft mima ^e MiM»r<|(u > ■« pluMei > ^t^nffan* 
disgtàcÎBê i pèinmê i af/iictiami ^ii^ovtumtê , ae dtl jfoiut 
asses quand il |*a^it de la ruine d àœ Wile e| da reavene*» 
nicotdkm Empire. [Sans doute atusi <]U*on ne peut pas dire 
réveÙler des misères • comme on éài réveiller des dou-^ 
îmrs » réveiller Vdtnour, rtMnbilion. , la haine ^ ^'yeiller 
une fuemlle ^usiinceiulie\,^e*i parce qu'on me peut pas 
supposer des mitifes assoiPpieê on éteimes y ou qu'elles ne 
sont pas de ces Sortes de ohoaes qu'on peut ranimer^ exciter,. 
Mais la phrase» du leste» n*e$t ni louùhe ni équivoque : elle 
signifie ai6es clairement par elle-même, jv/soiii^e/o/»/ ici,em 
Kpire « tou* les désastres dons Troie fut victime. EUIe 
DU peut d'ailleurs signifier que cela» et d'après ce qui" pré« 
cède; / ^.,^_ ,;,.,■.; ■ 

Matfbnsy «iqomkiui Goap , toole U Grèe« en (Umm*. . 
' Prenons , «n MfiMlsnt mon bra# «t. totr« nom, / 
Voos^ U pUisé d*H^lAn« , et moi , d* AgamemnoQ t , 

et d'apris ce qui suit t 

t 

Et qa*on parie de tous ainsi que de nos pires. 

45 Quoi 1 d« mes ennemis coorcmnant l^insolenoe » 
J'irais attendre ailleurs une lente vengeance ? 

L. H. Quoi ! de . mes ennemis couronnant l'inso'- 
lenee. Cette expression me paraît vague et enflée* Quand' 
niémo Hermione irait deouinder vengeance h ta Grèce , elle 
ne couronherait pas l'insolence de^^ses ennemis. Ce 
faste d'expression sentait encore un peu le jeune homme . 

{^ Couronner rinsolenoe , est-ce la faire triompher 
ou j mettra le comble? VoiU , sans doute , la vague et Tin" 
certitude ; ear il b'est pas à croire que l'auteur ait voulu dir« 
honorer, récompensée» 

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ïé,B. I/lmpropriët^ de teftnei est chorale. siOli m m 
^m^ point psrd0s vhsmimtx^jn pard-MÊUruehêniinj. 
Ces f«Mes4à IMi 4« £ùble^ •> n*oot 

pÛBtil^escase. 0» voit 911e l'ealein^ o'e pM^vmiia se donner 
U petne de fiiire un «ntte fén « et ^ue m versification n*ét«it 
pasèaoof«loi|ti*à-£sùlcsMB>traT)iiliée. Nous «e veinons plus 
rien de pareil après ^iM^9«M«fifo. 

^lK3* ^ *• twf^psr dw va/ir» éiipmt Aèt'mofens. 
Ckgmin p0ai èiw quel<|»jefois lé synonyiiie det^ie; mais 
t%st lorsque twïtf se prtmd pooîr ia focfte |kir dû Vph'tk d'un 
lieaàiinaott«,etnonpaslonqii*ilseprélid dans 16 sensde 
mafe/t , c'cst-è-<lire , "pour ce qui pcnt nAtts ÉÉirè àrriv^ à 
hi fin quô nous nous proposons, f^ois et ' JfiOf ei» , du reste , 
diffisrent ainsi entre eus. La itoie est le plan qu'on suit , la 
eondiiite qu'on tient ; et le moxen est l'instliiàttent Ou le res- 
sort employé pour le succès. « Voilà pourquoi , comme le dit 
» Koubaad, l'on tuUU* voies^ et l'on amplohias moyens. 
» La 7}oie , comme il le dit encore ,- est bonne « juste , sage ; 
» elle va lu but. Le iisof*/» est puissant^ eflîcaoe, sûr; il 
» lend à la /î/».... Qui entre dans la vo^ ,,(at loin encore du 
» biU. Qui veut la /ï/s, veut les mayeni,,,» Sylla veut ra- 

. » mener Rome & U W^rté . \si voie quîl prend^^.c^eit la 
» tyran oie; les proscriptions sont les Uso^eiM qu'il em- 

' » ploie. » 

4? Vii(K>otdé sa nuoe'inie juste 6<mq«éic* , 

'.•.■■ < -' ■ ' 

. L. H« Pbràse très^mauYaise de tout point. Une r«i»e n'est 
pas mte eontfuétef et commeai/oitt»/» d'axe n^ine une 
eonqméu ? L'auteur^ eetle fois« n*a pas sa rendre «a pensée , 
et c'était pourtant lUcine; mais souvenons^nous qœ c'duit 
ausn le premier ouvrage ioùl son ami Despt^ns Ini ait appns 
k faire des vers diOiçileppfnU #est àuu. Bfffannicus qu'il 
en fat au point où Ton ne* pouvait plus liivmii apprendre* 



ime 

justifier 
tes libe 
4an|;a^ 
rémen$ 
langue, 
tibles^ i 
sammei 
pour'ei 
mieui; 
reaeoip 

sàre qv 
esempU 
voia>t 
teapsd 
fire^Mn 
nelaiss 
ra/ues 



V'fna 







'■'■ç 



u^. 



■y 



I^A*. 



^ine n'est 
yi'fftf une 
a pensée, 
œ c'<5tait 
ait appris 
î<T»r qu'il 
endrtf* 



|(« 



BE LA LAi<^^1ë Française. S^; 

^ n ecoit, pcvtrétre , i^ eroit que ma litttM 'étoalIe«^ , 
A^n iii«M* 4loidear Mrvin dU tto^Wc. 'r :'' >t 

Si Pôa.ne TOiit yat J vmr pnécùémant du gaiim^i^dàMt on 
ne pp«fir&ifai moiiu i^eaipédber di*]r voir du phébus^ ^^^} v. % 

4B )fe TOUS tnffii-il pat q«e j« l*«i wuàMmaé ? ': 

L. H. En proie il £iuJrait que Je l'aie condamné , dit 
le commentateur ( Loneau ). 41 (e faut même en Ter». La 
contrante de la menire n*«icttie point la violation d'une règle 
^ënér^e et indispensable « un. yërl table solëdsoie ; et ee so^ 
a-t-il ici une avtiv excuse 7 Loin de nous Tid^ de 

ktifier lei fautes qui ne lont qiie des fai^tes , fous le prétexte 
libertés do U poéftie : e» ce eas , ce seraient les fautes de 
io|;age qui distingyeéaMMit le poète du prosateur. Non assu- 
rément : c^eft l'usage plus libre et' pluis bardi de la même 
langue , mais toujours suboi^pnné aux principes imprescrip- 
tibles « et de manièee que tonte espèce de licence soit aoffi- 
samment motirée • et quW no manque à bo^ des régies que 
pour -en remplir une autre plus essentielleé jQoi le savait 
mieux que Racine ? et qui en a mieux que lui donné 
Tesempli»? 

(3% La «Incision des deux commentateurs est^elle aussi 
s6re que' tranchante? L'Académie elle-même donne cet^ 
exemple parfaitement analogue à celui de Racine : Qu*il 
vous 'tufjfUe 4fue je l'ai voulu, H parait au moins que, du 
teapsde Racine , on ponVait employer l'indieatif àpirès eufr 
ySrsirSiinoat lorsqu'on voulait affirme^ bfeii popiiivemant , et 
ne laisser nocun doute. Molièm ^lit àkés les Pemmee Sa- 
vatuesi \ ■ ^ '^ - 

// /tt(/S/ qne l^^on e»/ contente da déûrar, -^ 
' Çoat s'est «droitenent «visé votre )»moar. 



Jb 4f^yWfn» la %ttr« oA te respect l'eagag^B ; 
On. veia bien se résoadw à «eoffcir 



'fe 



^i avrah^îl paS^idans ces' caf4a, une etlijMMT âs^ àiséè'ii 



\, 



..A. 



■ 



't i 







(uppléer ? Né vous suffàrUp^s fU smfoir fms ^^<,J(,ê%fJU 
dé vous dire que»»*», etc. ^ 

49 Qu*Hermi0ne tu le pets d*«i ijffm affamé.' ' 

L.H. Elnmlre «a tonne impropm ; et y ot qnril 7 « de pît , 
c est que l'impropriété <Jevieiit un mi oontrn •Aii Opprimé 
se prend toujours en mauvaise part , et Tiiitérèt se porte top- 
jours SUT V opprimé ; de sorte que ces mots Wf Va» opprimé , 
forment uue contradiction dans les termes; et certes , Tin- 
leution d'Hermione est <jue l*ou punisse un lyran « et npn pas 
qu'on Vopprifne» V^yes combien de fautes dans une seule 
ex^rinsion faussent juges* par-là combien la propriété des 
termes tient à h^justesse des idées t.... 

Un peu plut bas y Oreste dit : Il faut que je l'opprimé ; 
ce qui est encore un contre-^ens éâsa sa bouche , comme dans 
celle d'Hermione , et ce qui peut Caire piésuàier que Raâne a 
cm qu'en français le moi opprinîé pouvait être l'équiralent 
^oppré4Sus qui «en latin , signifie souvent ocçisus {tué) ; 
mais Racine plus mùr a dû savoir que la différence du génie 
fies langues empêchait que ces deux mots fussent sfnonjines 
chez nous comme chea. les La tins; ••• >^% 

Il n'y a aucune scène de Radue oà rjonfencontre, à beau- 
coup près, tant de fautes et de fauter de ce genre. On n'en 
trouverait pas autant dans tontes ses tragédies ^oivantes, réu' 
nies ensemble ; et obligé de Icf; relever , f en suis presque 
aussi honteux que les jeunes Romains , qui rencontrèrent un 
soir Caton ivre dans la rue. ,. . 

(|jQ4 Lé mot opprimer Mvtii été, je crois, déjà avant 
-Ravine » emi^yé dans le sens où il est ici. Si ce sens , qui ;lui 
«st si omUnaire en latin ,. ne lui a pas été maintenu en finan- 
çais , est-<% bien ^*en effet il était repoussé par le génie de 
la langue? Cest ce que je ne vois pas , je l'avoue « et je vois 
bien moins encore que Racine e&t pu le savoir de son temps , 
lui surtout ijm^ ou à dettein , comme on le veut, .an sans y 
penser» Q^mme je le . croiraia, et par suite seulement de son 
eommerw habituel avec las Anduni » ne fgiifi^t «ani cesss 



^■- '' ' • ■*: '-".' 

qn'f|tt««daii 
vellet imita 

Iteftétoi 
le mèÉif^ v« 
tou^^t^ 
Cest Ifermi 
qarTeutry 
elle-même 1 
en un mot 
qn^éllé een 
semble*t-ell 
Ce n'est pas 
doit entend 
traction* 



I y 



5o :Pif.i 

Loin 

L.H. Le 

de les dém 
rappeler, et 
dans ce text 
tent, loi» 
tueux. A qi 
de te révoq 
sent bien q 
prorruase ; 
Racine de i 
plus. Cest 
rendre toaj< 
partiflot «œ 
qui cvéait V 
d,ndrowuu^ 
l'autre* ' 

mais, suivi 
à qtiioa6t 



■ 



• 






qn'îalfml<ûi« ^<»W0« <tyla<to oouircaiMi WBpiliftùgUlè itou*' 

Il «ilëtoniMMit qqe M. de Ùmrpe ii*aît iii^itttfaïqiii' dant 
le mèÉi^iwit un UtiDUme d*oùi résalie pou^ tHé^-'èh cent 
tduMi^^kît^urveqiM.^ oit inertie une forté d«Y coilltlS«ièeBi, 
Cest Ifenutocie qat excite Oreste au meurtre de VjrAiéif^Jlà 
qarTeut 1*7 dëtenuiiier par cette consîdëratioh « qu'elle tÈéi} 
elle-même le prU de la mort doun^ au t3rran;''(|n*ene sera» 
ea nu mot» le prix d'Oreste sou rengeur : or ,' en disant 
qn*. elle êeta le prix du tfra^ opprimé ou immolé, ne 
seœble*t-elUpiis dire qu'elle appartiendra à ce méiùe tyran? 
Ce n'est pas ce qu'on entendrait en latin ; mais c'est ce qu'on 
doit entendre en fraoçais^^ en be regardant qu'à ta c<ms-« 
traction*/ • ,. • ; ^•;.» f 



'î^Tj-; 



5o, Vtf nés. swbtwdenrs mi^i coamt ;votis f«t pnMnis t 
Loin de les réroqaèr, je V<mU|is-j foosenre; 



• t* 



L. H. I^ mot propre ëtaît« loit^ délêsdésa^îêtrs toim 
de les dém^uUr* fiévoquerd^ amèatsadffirs ûguilie les 
rappeler, et non pas rétracter ce qu'ils imt ^^ifoia, $p s^s , 
dans ce texte , l'ëdiiion que j'ai sous les yeux ; d'antres porr. 
tent, loi» de le révoquer i ce qui n'eit guère inoinf défec- 
tueux. A quoi se rapporte le ? Jlf oa ecturjiu promis ; loin 
de te révoquer f etc. Qu'est-ce q^ révoquer son ùmàrt On 
sentlnen qde l'auteur a voulu dire , loin de révoquer' dette 
promesse ; mais il ne le dit pas. JX arrivait donc encore à 
Racine de ne pas exprimer sa pensde ! Gela ne lui anlveni 
plus. Cest parce que rien n'est si difficile en^'vefs quei de 
rendre toujours sa pensée oomptettément^^ue ce mérite ap- 
partiMt nnx boni-éeriTâins t il A manqué souvent à Corneille* 
<{tti créait le ibéâire et la laÀgue : il a touioairs été , depnis 
d. ttdromaque « celui de. Racine « qui perfectionnait l'un et 
rautr«* ,'•■, •'■■,•■■■.,; ■ \,- ;^ 

S^ Méfoqmerni^iÙB , il est vrai , k la lettre , rappeler i 
mais , suivaat TAcadiémie » il se dit aussi proprement àm ceoji 
à qui os ftte les fosc^iu , le pouvoir et remploi qu'oifi letur 



**• 



m-- 



,..,.....,-,. 



^j 



V 



■ ».■■ 



être «inployë fourdésatotssr. Ce n'^t done 'pM U 00^ i|fM 

AVAiit lont el^MiiiVl09^y/#|'Oi»Ahr>»«<>l»/^/^* quêTon 
ne peut jfiijUfipr <u» «ttc^iw n^^^ne* Cet / »e rapporte ^p•r 
la^osCnu^pn , aitf amà^ssa^^mrSt et 00 ne toit pM^^afl** 
Içofv à <|uol il ae mpiipilereit^ Or ^0M4tfW^n.& 4ei amhéUr- 
sadeami Sùiueni-^n k qiielfui*iiii7... Cela me lemit croire 
que le piDiite aVait mia «fiTeçtivement , léift dê^U réya^u^r \ 
c'ef t^à^-dire , loin de r^oqoar cela ( cette promeMe ). Ce 
ii*eit pai iiDitrlMeii dit aaiia doaté» maîa c'est eacom moias 
mal ^ppe 4f iaire 40uscrir^> à dêê iiM^asê4t4smr4tt9^*on 
USt nëceiMireiiieat ejjklaiiMnt loi'/» dé U* réf^mêr» 

5i Pleori^nte aprèi «on ehar tom Tonlct ^*aa wtm Toie I , 

L. H. Ce n'eit pat pàite qâ^l i^agît #ine téÊùtsm , tpie 
KaciiM a fait ici plêùrdniè , adjectif Ou participe dëdi- 
nable iU l'avait lait ind^iïMbla dana <•• fiert e 



If*rtt-ee pM k rof jcox m tpcelyiek ùèc* doeft 
Qn* U ▼•«v« d*H«€tor fteunaU \ wàê ^cBoeoi? 



•-'•.> 



Il a voalu marquer «00 nuance de diction. Pana lea varaqne 
proiioîice Andromaque , U4 plêurêionX une action inoniea- 
tanée ; dana cem où Hermiono ae repréMnté plewante 
après U^hard'jàmdn»na^u0 ^ Us pif un offrent « aaivant 
Tintenlion du poète» une aitm^n prolonge « et qui fait 
apectade* L'on dirait de mèfne dana le l^ii|page ordinaire : 
Cette ieaine eat fenue à moêpienrant, eiiani,eu:,}^ m^iis 
ai Ton parlait d*uae doulmir habitnello; on dirait : Cette 
fcinae eat loujoura pleurants. En génëràl « le pàrttcipç seul 
marque Taciions déelinablo ou adjectif «il inarqite Hia- 

bitude..' .' ■'"'■^ ' ■ 

f^ On peut voir dana thèdre Tarticle aur lO vers : 

El U arftu Ibnuuit d» saqg 4a lfipou«i'««; >v '\ 

. ' . . ■ ^ _■ > . ' '"'' '■•■,'• 

Ifaia je ferai remarquer ici cette construeiiou ai belle et si 

poétique ; ^Uuranu après sûn éhar irùus wnilez ijn'oti 






, ,: . ;■•■ ■ SI 

ofdraVu'^ 
pUummta 
àini\e$% 
flonçt^r 
imnÀlUiitei 
•cl je<ciî^o^ 
susêîapljÉIfl 
rencea^qm 
aucoiifcliii 

. pak» qiÉ, 



arâil» «né 

raiUt, Dii 
leolôMi^ 
•.Or^lé>J 
le pUursû 
jnkNur;a'« 
tout le fer 
acceaaoii^ 

. ne marqiiii^ 
nmitàiÉl^i 
àdjèi^liÉi 
nne'doiilèi 
larlnea ne>i 

^Etp^y 

quelWfO&li 
et tondbani 
aontpluaei 
elle-mêkié 
danti'ii^f 

4'iin fèai < 



K^ T-l-^lB»*!*»»,, . „ 






if.-/ 



•C 1-T- 



r~ :* 



^'■■":;f^ LA LAH^tràAlIÇAISB. 'léik 

■ •• ...i2o*?^i' ÉiT'iii^I^-L:^ 'î±tofiAj« 




• ., • » "ft,'. 




•» «nàtttï»;^Ë^ tel ^^i^. 

^ Or^ l^^lÀi^ièiÙ'.^ .... ,.^, 

le /r/«iir4M^d«'liL. poptlractioii analjiique? ne Viiàt'tï i>^s 

• tout k tèrêi tie ^ft^^il j^'ittiéiàri' Wtoilto^- j^l^^ fdé^ 
iiCcctuMèÈ éfà' é'yitr^iy«nt*ibin««liifidëe pHràpliié'?' -L6 

àdjèiiliifi iÉ^aej^dbô^ ^hiCàëlJc, 

iine'diHilëiïJ jpi'^>i^ 

et tondbntte Smè^ n*offr«*t.^il^tiià afftbord /liii'yè^iff 'Cii 
•ont pliîtencèré qnë t^pleuit d'BèHiiioÂé ;^ c^cst Illériiiion* 
elU-mêkwitoiile'éiipleiirt, él dratllfli^ivil lèploè IÀ|ûf»r«; 
daiu i'n^tttdd la plèf ^ pito^bte » m 'iépédiàdif & U «oiie 
4'iiB clla^ éb Uriomplie # et da char àè ^omptiÉ dé lâ riVilè. 



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, L. H» voiui do toutes 4M «litpMiMMHiBUM la MO» iitrt]]0 et 

|(^oie l*a plao^ .<i*ài nii 4^ pet eUni jd*^lMueBce jiiiMtonnée 
. qiii ne permettent pat une parole ipotile ï et cW eçtte élo- 
quence detj^efijlonf qui acinéé tôuteVle* Wurêf dedtctipn et 
^ pensée ^ «le manière qu^rà ué^j^ea|»t^^aaelqnM fori|i^ du 
laj^gage ordinaire , elles ,4W, noient iamiis là logique génë- 
raie des lan^;i^. 'E|i effel i vlf^V^ <^ personne qui ne supplée , 
inèmesansjr pooMr, Ifis n|ots ^ue ia. passion ^ su|^rMnés , et 
qu'on tfe se soucierait pas plus d*entendfe^ iM*f^^ oe se met 
. en pçine de les dire.^ Si voiis roules apprécier le% avantages 
des langues anciennes j, et 1m efforts de nos grands écrivains 
pour s*en rapprocher seutement^ songw ^é. ûÇT^^tout 
rapide et concis qu*ii est en français . eût ma r«D4pi «n latin 
bien plus brièvement ^n^ore,^^ en quàtsiejai^ts«,f^t, 'feulement 
.a voc VelUipae la plul^ qji^fûre i amùrfi infidfifiem , ^mW 
fidelemt • ■ ' r - • * , ' 

{Q^ Sfulvan^esfontaînei^ eotteellipiB aurait étéœpen- 
flaut coiidamuée parplus^^fK'CritiqueSstrpp sévères. Quanta 
1 ui > il la tr9u ve admiipftiffi.i '. ^t c'est ce q<^ font aussrXiouis 
Racine et Geo0roy » santi l^jujtefois fe mettre; pl;a«}qi|o liii en 
pejgae d'en faire res^rtir la beanfé. l/ab^,d*QUvet lui'- 
roème Tappf ouve » et il j|e la ci ^ que |K>ar lii jàsti^ i il h 
trouve même d'auti^nt plus digne de loofiigef qu*4 tVgiMait 
ici de s'exprimer vivement^ «t de renferr|ier beaucoup de 
sens eu -pen de paro(«|f ^ jpernHone , dans jkii^ ^tfansport » vo u- 
», dmii y dit-il, dire plus de choses qu*eUe^'ar^>^^ ^ ^7^~ 
» .labef*7> Ifaift il semble exiger pour do;. telles bardîesse^ 
rautoi^té à*im grand nom; e| il parait qu'il ne les passerait 

# pas facilement à un écrivain du ç omn^uni ^ m'^h ^^^ ^^^ ^'^ 
passant, ne me parait ni très^conséquent ni tràsrjuste. 

Ona voulu rapprocher de ce vers defti^inoceux où La- 
fonuine dit d*Alcimadure, dajos la Fable dont elle estl'objet 

' «vecDaphuis: 






*iîi 



^#»' 



1,. - /'j ■*, 



n 7 a en effc 
ples;màif j< 
diction» pni 

égaleoKBnté 

• ^'^ -j-»» - f, 

53f^fel|ll 

L.Rac i 

néfjLiffêzpi 
^uMtlé vie 

signifie s'en 
▼eorsv ete.: 
elliptiques^ 
rail hcurem 
(leU^hfésc 
CC^Mai 
fairièfeadN 

.Seipb 

L.M, No 

soins» que B 
surtout dani 
UBèvivacitd 
diqnes «eml 
t9mbbUt-ii 
muêt^ 4ran 
riens iévèrei 
cine ^^qui sç 
sammeal pa 
gblarité. Je 
construction 
fait rentrer 



<> 



" M l . ' .LU 






w 
ié 



r*. 



n 7 a en ^ q[aelqaé îùiilogM ^ 1^1^ 

plets mail j«»iiMf§fat;<qii*«l y tn «fidiiM) l>i«ii girtafla^ur U 

diction» poûqve t'allipM qui «it «Iam If^h m te tNliv^j|M 

Vn^ anantpjen lîtrtvr «rai ebfrp)b« ^ m f^nger 

négl4ffÊB pas «HêstHaàiey lÀÂUpoinr^ he' n^gli$e»pa>à cê 

Jlii H. Négiigti^WÊéamd»i0, daoi le langage onliiiatre, 
fignifi» t'éft oèctfjMr péa , .ii^r^i^fi^ ses .^larmet /«et ii« 
▼ettisy etc. : îjd'C'ett àégiigerjBé» menace , et celle loctilioa 
elUpti^iiei-lq^ideiit ce dernier ie«| 'e«i tovie latioe> IM pê^ 
ralt bcureasemeiit transportée en français , grâ^ k U cUrti 

CQ^ Mais qtt'ek'^4^W%//^>l^ mi^ommt CTWty 
fiaikiè feitd*atientioii s Ventes iii4pi'i«^'^<<*^' ^ '^ ' * - 



■ 1 » 



"^if llact à net soapin , tranquille k mJiss alarmes , 
" Setpblaiira s««dflmêiii qn'il eùt'par . 

L.M, Nous nerwiiai4aWonsplaiCasaor!Mis.4'aWali£^ ab-T 
scias, que Racine a comnie natnraiinit «UnarUotre langue j,,et 
surtowt dans notre poésie , et «pii d^neitnt à \%û» hi à i>f tr^ 
ttBè viTacité et une pr>éocion qttC[ nos construciions U»^9T 
diqni»! Mffiblâient le«r iefiiser« Jifiier^^» ' |r»iff n^4#r ••. f 
ttmblmit-U fu^ii ^0éi,Me. , i|«. liait 4e. 4ilf» M Âm^ 
muêti /«w^flé , etc. QaalU ^iîl^rMM» tD» Graromai- 
ri«Bs«érirDS IffôiiVenlVes oe»s|r«oUo|iSiiit4ga|î^res, etB^rr 
cine ,i.qui se omianAe de tmtt îustifiapr Yii|^Hii»f|it et insuCfr-r 
sammeat par las priviléfift de U poési« • p#ra|i iiTowar l>réi 
gblartlé. Je persiste k ne tien voit d'irrégiiUer dan» une 
construction qu'ene ellipse M|tttralley clairtt et analogique 
fait rentrer dans tiiules U^ règleai i moim qv^op n'af4»elle 



% 



tesie , la u<^re dont pane le cominenuiwur, «i qu uu u|»iji:iiv 



T 






■^ '3^' 



J.. 



*.?• 



1ÊfTÏJi>^teï^-':^4tC-^ 



îr^golîer tcmt <te ^i nWt fMèàhnft^ (mMtùéiqaitmtnt 
protaiqoe, et j« n'admMi p<n«t tm ffitu^féi f^vA l<«^mit lu 
t^gi^arïté inçoippil^ijft^^jf*^^ .^rN »*.« '^(l 

î ' . - * • • Il 

J*eDtendi parfiiitement qa*0llé éeani ioujouri plu4 fi" 
rouehé tvitigtfbU ^ f^àtn d'Beèiof\ iH«. Mttk il radjdctif 
(yàfoii^Atf ) pbaVaît 9 ffà^r le «eiU, se ii^flf^orW' W» nprr» 
d'Hêeiùr, c*«tt Ébnfcpie la |>1ini#e •iirailt.é^fwrtii^MV^^ 
elleietaitainphîbologiqiie, Noii»e« A¥«iii^tt ile« «i(M^|^« 
dam V Alexandre , et voilà furtoiU ji ifHoi'tîVfàlil ')iVI»<t(lrê 
gAfâe dans Teropldi de edi abUtift «bfaliis» IU Mfni ifréfu- 
licirs dès qu^ils jpettronl m rappoeter p«Mr le ieni A^ dpvlx 
objfita^ Veîtaire^ ^ < «'«st-paa, ^ ^ boiuicotip pr&a «^^ auasi 
cliâtté^«iiie Rdciiie »> «st - «sses aou^ea t ', jkimb^ dans oette 



'f-l '( < 



«i !; 



Muet à met soupirs, Cest ici que cette constniction 
hardie , créée par Taùteiir^ est lieunBUseiii0iit pUicëé. Nous 
l'avons blÂmée dans l'acilappéoëdQiit » muéià ta»i d's^nui : 
elle manquait \h^ de jus^es^.. On dirait bien en prose , il est 
resté muef à $outfsînçs. pl4iniey:'àéi^n^^\k pendant , 
et il exprime en roème-terops rbpposition et ^analogie* Rc- 
marques é^ae sréHfîàtUè'^à me* itia/mes tst liacotk {^lus 
IiardF'; e«r l'on iièpcfurrait > dans aucune phrase de prose , 
iïdnstruire ainsi \é iniM^i^àn^iNf^ «««ee Tartide-prépoeition 
à , ai œ n*est en énOnçUMi le tapp<^n immédiaf , tranquille à 
iitvtt», iHi àràity-à-t^àppmehe , â laHoli9ellê , cte^ Ici le 
rapport immédiat' est stip^irimé , ol eettc^ sttppresitoè rap- 
prok:hé et ^pf^ avec bien plus Ué ràpidi^ë'et d^éçergie la 
l^h^uilUté lêNOk c^xi^, et /«/ ii/tfrm^/ de IWtre. Ce n'est 
pas là une elllps<}Mi^rdinairc telle est vrainiftai de «rëatioo , 
et il en résiliée tin ters admirable , «ne construction de génie, 
qul'jusqu^ici n^«: pâS été encore iffliiée. Poiir;^n reproduire 
une semblable aVec sucées, il faudrait U liié^e iuslasie ds 
sentiment et de goût qui a légitimé celle-ci. 



de CléfMMl pi 

' w vol 

: .-f >' 

PC Cfl^ lie ] 
n Mufêt0 di 
sente même 
des soupirs ^ 
gage,on pei 
manière f ou 
dans quelque 

supposé qu*< 
pdurrait-01^^ 
veut qu'H^i 
(ja'on ne pei 
peut ,ii/re tra 
M^ éeo^fr 
très->>beureus< 
Racine en a t 
muet àrkei 
que o*^t par 
senti ment «qi 
langue jpoéti< 
parait jiiouia 
» nui est fa 
» métaphore 
pour lie di^ 
muet .i\mé4 

muef ^i touî 
entre la tràn 
l'vzpf^^on / 

55^tj«l 
HohiO 

L.H. Let 




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^M''-''- '■'/: ' 






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Ht LÀ LAIIWrPÉ^NÇAISE. tU 

de Cl^iMi parlant à. HiermioiM, Acte, IVi ||cèii« U^ v 

■ ■■ I •• •■ ' ■ ■ \ «■'•■'>■ ' ' 

- Et totre boa«lie eaeor, muette i tint cennql « V / 

- 1|(*fl pat -4*^4 •'çlt^ri'' iwiu^ te plaindra dé liiii^ 

fc Cdboèrcind pas, dit Laharpe, ce<{uel*auteuryeutcUr^s 
n MuptU0 darM vçs 0^/^uif» » Ajoutons .qpifi cola ne pr^, 
sente même pas nu aens raisonnable. On peat ^tre mnet à 
dês soupirs f parce que Us soupirs ëtânt une sorte de lan- 
gage» on peut 7 rëpp.nd[re par des soupirs ou <le toute autre 
manière, ou ne pas y r<^popdre du tout* Mais les ennuis , 
dans quelque sens <|n*on tes prenne, nexlisenft janiais rien par 
ea»<ro|rafa» et ne.lomieBt paa opposition ,av«c wilenre* Et 
suppoaé qu'on i^hi hÙ^^Huei aux ennuis de quelqu'un 9 
pdurrait-oj^^ l'être Â/rf propres ennuis^ comme Racine 
veut qu'H^mione |e sçit df nsaçn wfti 7 ,?;af pWf t j? pense, 
qa'on ne peut éir$ mue^ à ses propres soupirs , qu'on ne 
Y^vtx dire iran^uille à ses propres alarmes» 

M« Geoffroy ne peu^ ^g^tf^Br que conitp* i|ne.liar<]iesse 
trèï^beureuse le irëgime dti datif ivec muèt; il trouve que 
Racine en a tiré le plus sraiid parti oans c^ VvrS ai énergique, 
muet à/kes soupirs , etc., et ft, en prend occasion de dire 
que c*0st par cette foule d'innovations pleines de goût et de 
sentiment, <^oe ce grand poète a étendu, enrichi et iUé notre 
langue poétîq^ue. Mais tontefois mueti* à tant 4''^nnui lui 
parait iiioios riche de stjte que hardi de, construction, ce En-' 
» nui est fade» dit-rili^ et muette n'est relevé par aucune 
» roétBph0re; » Fallitit-il parler lli?-dessus après JLaharp'e 
pour nedi^ que <Î4| ?••••, Qu'est-ce qii^l ^ait la beauté de 
muei i ifsa^ soupirs ? C'est rdppoaitjoa qu'il y a entre 
muétf et soupirs I tout comme c'est l*op|K>sition qu'il y a 
cotre la tranquillité ^t les alarmes, qu4 faij^ la beauté lie 
^'^'^^^ft^ê^niraf^^uille à fnes alarn^es; 

> ■ * 

5S ^ j« le plaint eoeoret Et pour eotnble d*enniti , 
. Ifooicerar, non li^luièflvar a'iQtéreaee pour lui 1 



L> H. Le coromeulalenr (L. B«)se trompé en pronon^nt 







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IV v«^»M7 «oiiiaïuuu vm\ uuuv u avuiiai ulu uuujui>i uu tuu v*p 



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ÉTUIMfci* 



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*56 ♦ ^ . 

poëiM , da mot êémmi , poÉr 4iirfaiww » pêimM » «Icwll nt 
de fait qu'on t'en Mit «ncoPB i niii* il ett boo d'obttfter , 
i«. qu*on net'en Mit gaère àpropoi ^uo pooréîgaiBer louto 
espèce d'afflidion prolonf ^ et lubituelb ; 2: ^u'i( faut 
éviter d'en faite une eipreation pinuite, dbmme il «frivb 
trop courent dans nos trag^ies. Emmuis « iiaiis cet' Yen du 
r6le d'Andromaqne f 



.v\ 



Et peat-éure après tout, dans réut où je sniff 
Sa mort a? misera la fiii de anet emuiis , 

parait à ia place. Il s'agit en effet de œtte habitude de mal- 
heur et de tristésie qui prpduit l'tfii«ii^ de la vie* Maia quand 
Herniione dit : .; . .. ^ .i . i 

<• . . Zt pOor èomble d*ainai , / 

Mon eour, mon Ueha o<mur s^lérasi» ^nr lai / . 

ennui est plutôt un de ces synonymes Vagues , tolères en 
poésie , (jù'une expression propre ^ car |Iermione teut dire : 
Et pouroùmble dé honte et de faiblesse , mon eaurt* in- 
téressé encore pour le traître qu^e ma vengeance poursuit» 
Les bons écrivains doivent aujourd'hui » si long-temps aprèi» 
les modèles I |lre pltis sévères sur louage de ces synonymes. 
(^^ Si et pour comble d'ennui signifie » en effet , ce 
qiib' prétend M. de Laharpe, il £iut regarder comme une 
sorte de pléonasme l'épithète lâche jointe à c<eiir dans le' 
second vers; cardans la lâcheii il. y a sans cloute de la home 
et de la faiblesse. Pourquoi ennui n'aurait-il pas ici le 
môme sens > à-peu-près que lui donne pairtout ailleurs le 
même poète^ qui eh fait, ainsi que tous ses contemporains, un 
si fréquent -usage 7 Ré|}ugnerait-il d9nc absolument qu^Her- 
niione dit : St/e le plains encore , malgré tous ses" mé- 
pris et tous se* outragés! Et fait à malheureuse l j'ai 
le cœur assct lâche pour m' intéresser à lui et craindre 
de me venger ! Or, examinez bien * vous verrea que c'est 
là , au fond , ce qu'on lui fait dire ', et qu'il n'y a guère de 
différence que daju les tonncf • 



BK 

foiskiybWeai 

L,p» Quan 

penséé)a le o 

les gens de letl 

rait dire qu'i/ 

vingt ans , nu 

Qu'est-^ce qui 

penser àe Mot 

tO Mais I 

d« faire sentir 1 

parant avec soi 

près Roubaud 

» penser; lan 

» et distioctiy 

y par une coq 

>^ disoios le rir 

w faire d'un a 

» quant' le gen 

>i parler, de / 

» que marque 

^ » sata, nue u 

» l'effet ou le 

» contraire, a 

M l'opération, 

» penser a-l-il 

» c'est le trava 

» pensant et p« 

» l'uneàTautr 

» rêverie.,^ !> 

*^ pn>p^ei et do 

» d'une telle s 




mnnnm luuvciuiu m mn ^nadw* fiiprémM. 



' I wMww>*ft««MMM 






t. 



fi 



fois 



X)B LA LAlfOt7£ ^àANÇAISE. 

t^^ iié «e ditpliu en priâmii|^ )ti^ 



167 

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lélîçpiê* 



tiiTeVii* 



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'J!'- Vr 



■.'* PobTIUOTl 



•-■.«A- 



L.ÇL Quant au stiâbuntif mwuXin penser { au lieu dé 
pên$é0)a le conifnentateur ( Loneau ) répète hhœvL de tous 
les gens de lettres pour faire revivre ce, mot , ei Ton ne sau- 
rait dire qu'i/ n* est plus d'iuag» , car on s'en ser^ depuis 
vingt ans « même dana la prose noble » et on a raison* 
Qu'est<»ce qui craindrait de dire anjourd'l^i , le profond 
;7en/tfr de Montesquieu? 

j;^ Mais poarqobi M. de Laharpe n'a-i-il pas pris soin 
d« faire sentir un peu la signification dé ce /mot, en le comr 
parant avec son synonyme pensée 7 Je va» y suppléer, d'a- 
près Kpubaud : c< Le root pensée ne désigne que Taction de 
» penser; tandis que /y^^/^r en marque la manière propre 
» et distioctiye. Penser ^\ le verbe cpangié en substantif 
); par une conversion familière ^notre langue. Ainsi nous 
» disons le rire d'une personne, le parler ^ù! une autre ^ le 
» faire d'un artiste /etc. Or, ces substantifs verbaux mar- 
» quent le genre, l'espèce, la '^manière propre de rirs»de 
» parler^ de faire de la personne ; et c'est prëcisdment ce 
n que marque le p enter. Pensée a , comnae l'italien ^eis- 
^ » /a<a^ une terminaison passive : c'est là chose pensée 9 
» l'effet ou le produit de l'action de f^nser* Penser, au 
» contraire, a la formé active du verbe : il daigne l'action, 
a l'opération, l'efficacité, la cause productive. Aossi le 
» penser a^t-il une activité et une efficacité particulière; 
)j c'est le travail. et le tourment de Vesprit : il U tient et 
» pensant et pensif } il l'attache à ses pensées et le mène de 
» l'une à l'autre : il le met en /mi/iiiMtf/s/,et^le jette daiula 
» révene««M De là les pensers en général sont les pensées 
» prop^ et dominantes d'un telgeoie, d'oae tflle peasion» 
» d'une telle situation : ce toat àm p è meé ê9 ■ •tfdiaatet , 



V^ 



% 



V 



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1». 



pourrait déplaire, a ici de la J>eauiéy parce qu'elle, lait 



^oi^mém^ pi 



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■;: ' 'i :V-E;rv«>v' • - 






X ' 



^L 



V 



)» d'intérêt, l^j^tiner efl proproneieipf , l^ |r#Mf d» ^ TW , 
» bn/filWvettt^iiaofliar} la ;r«»«d# «l-lâ |dl|^^ ta 
» médiution de lieront: avee dei;i4ii#dÉ#,oii«it pttMtnt; 
» avec de9>^ir/ll«9'i»Weftt pe^f^tli^tni^ilr tdtti tô»iit dans 
» à'étetnelXm pWnsé0ê, et ses p€n9ûr$ aoot ium de aes plus 
» doûœi jottisaancei**.. Avec dca traita ai oaractdrisdl* ptnter 
n a néo(Msaif«ineotet maniÇeitemi^ot aoe énergie qite/rtfiM60 
» ne peut jamais «c^piérir. Frappé du grand aena et de 1*63- 
» cellence du met t^ Bruyère le troure beau , et vante ses 
» effets en poésieiTM^ 

G>mment doncyée mot avait«il pu tomber en discrédit , et 
comment se fait-il que La Bruyère ait eu à en regretter la 
perte 7 Racine n'était pas le seul qai en eût fait mage après 
Corneille ; roaii Boileau Tavait employé plus d^une fois, ei 
Lafontaioe asies ^quemment* Voioi des exemples du pre- 
mier : . 

Vaiaei^eiit ôfiîuqo^ Ae~wfpen$eri épiia, 

Dtau le trouble el le bruit, il éroit troarar la paix. 

ÉpUre XI» 

Votre ime , k ee peruer, de coUre mnrmoTe. 

Lutrin , Chap, III. 
En voici du second : 

Pour moi, de tds ptnê§rt aie «eraient mal team.... 

Xà yieittard et ses Enfans, 

Que j^al toojoàm haï les pensers du vulgaire I 

\ Déinocrite <t les uibdérUaïtu. 

L'Académie ne dit pas que- ce mot ait vieilli , mais seule -v 
ment qu'il n a^guère d'usage qu'en poésie. 

5j n pente voir en[^ pleure diMiper cet ortge. 

L. Bac. L'auteur a'^crti sans doate cette manière d'écrire 
aussi correcte que cclle^i, tê dis4ipêr i^oragw , dont il 
pouvait égalemunivv; servie* . 



pal«^||Ueitt;i 
une inadvefta 

"^ n p'eni 

et la correctîc 

et neuve qoii 

JK>Nouj 

verbe ricipro 

58 . . . 

L'ab. a'Ôl 

d(>^x préposit 

joord'bui Pus 

en prose. Avi 

avam ^ue vo 

et aux personj 

devant ma y 

suivi d'un yii. 

sent , double ' 

présent, car i 

quelquefois us 

liéal de son teii 

Jvm^ m. de 

ciae , on confé 

observé que V 

mentaire de C< 

"ditns ses ouvra 

Voltaire , ei 

Scène V Je teu 

t't Aménaïde ) 

iHÏone ici , en 

Biicine, du ta 




soi-même puisse s© ilir«.daas le même seos.... Peut-éire 



<■- 



lie-* 



D* X A' L AÎ|^8if|y|S.AKÇ A IS E. ^tôg 

ont* ^|pm|/irfe<:«^ #p>ee U Grâiiiii^i|M|y^^|ig« iifasolar 
mealr^ d(lk4/|M^>iIl £iiU que le verbie ioit i^^/tsyiia , 
paii0ri|tu»i«îT*rlN»^âteU£n*««raU pas de sens. Qm^êtuM doute 
uae înadrecUiDCe , car il était tm-facile de mettre : ; ^^> . 

'^^ n pifiuM Yok «a pl««it se diMi|»«r l'orage , 

ei la correction du rèrs Vôtai^Hen à la métaphore naturelle 
et neuve qui en fait la heenté. 

(i^ Nous avons ^é\h observé que M. de Laharpe, appelle 
\erbe réciproque oe quHlderrail appeler verbe réfléchi* 

58 . . . . . AH ! dtvant qu'il eipirt I 

L*ab. d*01* VaugeW permettait encore de mettre ces 
dejuix prépositions avant et devant. Tune poùrTautre. Au- 
jourd'hui Pusage est qu*on lésr distingue , soit en vers, soit 
en prose. ^(^a/»^est relatif au temps : Avant votre départ^ 
avdnjttfue tf&iu partiez» MtLW devant tat relatif aux 4i«ux 
et aux personnes : J'ai paru devant le Roi, voue passiez 
devant ma porte» Ajoutons que devant ne saurait être 
suivi d'un 4fueé Par conséquent. Il j a , selon l*usage pré- 
sent , double Yautè dans devant <iu' il. Je dis selon l'usage 
présent, car il' ne faift pas faire un crime à Racine d'avoir 
quelquefois usé d^sspressions qui n'étaient pas encore vieil» 
liés de son temps* 

(0% M. de Lahârpe , en rappelant que , du temps de Rar 

ciae, on confondait les deux prépositions avant et devant, 

observe que Voltaire, qui a rappelé Itt règle dans le Gom» 

mentaire de Corneille , Ta lui-même ridlée plus d'une fois 

^ims set ouvrages. 

Voltaire, en effet, emploie dkns Tanerède, Acte V, 
Scène V, le tour même qu'on vient de reprendre dans Racine, 
t't Aménaïde y dit, en parlant deTancrède^ comme Her- 
luione ici , en parlant de Pyrrlius : 

. , • , , . y p • Abl devsiit qu'il expire. 

Racine, du àioius» avait pour lui Tuatge de fon temps. 



t 



§rwmvy »»*»*'■ 



pns ici le ni6t propre ; c'éiail les malheurs , les désas- 



" f * WWVfVI 



:.; ■'^;!T'",f^f 'ï ?';' 



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■i*"..' 






^'-v^-^kî^' 






BttUlÎÉa no dtt^il xmdêft(aétU%m^^i§ié^^ kmriéU 'nia-- 
HéÊgB» dans deux vert d^si^ $ctiM fV^j^ jeBé^«|té p^int 
p«fi» qu'Ut sobt dVo tangaig» peu fiiii '«ilio«fd*hiil ^iiur l«$ 
oréillet chastes ? Itffeiitaiae» dancMi^BaUe intilttUe i J^jd^e 

X*&De d'tto jardinier te filaigiiali: Su OettJii ^ '; \'\ 
De ee mi*on le feisut leveK! datant Pattron» ' 

Molière , daiis r^<7oltf «i«/ M^rAry ' '' i 

Et devant qu'il youe^p&t Ater h néon ardevr , ;^ -- 
Hott bras de taille eoape loi peroctait le eoaur. 

Voirons Bérénice , Particlô sur le vers-: - 

Si deTant que mourir, la triste B^rénioe , • ete« 

59 Et d*aii cai^ où brillaient sa joie et son espoir, Jt' 
. S*enivrer, en fnarobant , du plaisir de la voir. . 

L« B. Dans la première édition , ce vers était ainsi t . 
Et d*an ail qui dt^jà dërorait son espoir. 

Subligni remarqua qu'un c»i7/itf dévorait point son êspoii', 
: et Racioe y substitua ce vers> qui laisse une belle image du , 
triomphe de Pyrrhus. 

L..H. Subligni avait raison^, comme il arrive quelquefois 
aux plus mauvais critiques , et Racine ent raison de se corri- 
gerj^ comme il" arrive,- presque toujours aux bons écrtvfiins. 
Mais Louis Racine ni*a-;t-il pas grand tort dans sa remarque 
sur ce vers, oinsi Gppçuf ,; a S' enivrer d'un ail où bril- 
» laient , etc. Ces idliances de mots sont remarquables. » 
Une telle alliance de mots serait détestable, et il n*y en a 
poiut de pareille dans Racine. Que serait-ce. que 1^ enivrer 
d'un œil ? Louli Racine a dénaturé la phrase , en la com~ 
truisao^ mal. Dansceyerâ, 

El d'uh coil oh brilUiçnt sa joie et son espoir, 

tJ^un cv/7 signifie , avec un ail , suiviuit l'usage si familier 
aux poé.ies , de mettre de pour avêo» G'çst do<M? avec un 



il ne i?p»lM pai 

([^lÀ fémai 

sans ddote parmi 

en marohant» t 

Ces air.ances de 1 

voir là que Louia 

entendre; Il ne i 

d'un <etl , que 1 

même, dans les 

plus qn*ons*eni 

en marchant» 1 

de voir^ef^ènl 

œil oit briliraiefi 

reuses alliance^ 

rcsques et peéti^ 

60 Phénix mi 
X Dans un d 

Vas. d'Ot. C 
i< i ) un nnminati 
' <|utîl il se rappc 
parce qu'il ne V 
fois, mais d'un 
sonne pour qui 
vous a dit du 

L'as. Dasroii 
vait èire joint ii 
néral , je crois qi 
ctire des loix si 

L.H. Phéni 
est absolument 
velle prouve dt 
clief>d'o^uvre , | 
nures propre! 1 



'wvrt f r VVVWMT^f»* 



vr, 



19 




■■'•V'^-'i'.W'''. 



:'r;:;^: 



plaiéi§èlltl^^ir ^ndtém^^uei ce qui «it4rè»-«xact i et 

([;^''ti'tietà9fffa» de Louis Kncîno a éié un pcnt tronquée, 
sans <tdtt(e par iii4%Me«IjivoiQit«iltteUem«^^ : «S^miçrer 
en marehami» etc., s'enivrer d'un œil où hrillaient,eXç* 
Ces atr.ance&de mois sont remarquables. » Or^^e ne saurais 
voir là que Louis Uaci no ait entendu ce que liaharpe lui fait 
entendre; Il ne me^ parait , je l'avoue , avoir pris tk enivrer 
d'un œil , que dans le sens où le preiid M. de Laharpe lui^ 
même , dans le sens de i* enivrer avec un ôeiL II ne veut pas 
plus qu'ois s'enivre d'un ێil , qu'il ne veut v^mC on s'enivre 
en marchant» Mais 5" enivrer en maro^ianê^ du plaisir 
de voiry9i%*enivrer de ce plaisir, avec un ail , ou d' m/s 
œil où brillaient et l'espoir ei la /os>, lui ont paru d'heu- 
reuses aZ//a»i?M ^r mots, des expressions vraiment pitto- 
resques çrt poétiques. s . 

■' • . ■ ' - ' 

60 Phéaix méoM^eo répond, qui Pa conduit exprès 

X ^ Dans un fort éloigné du Mmple cl du palais. 

L'ab. d'Ot. Quand le pronom relatif ^ms est (comroo 
i(i) un nominatif, il ne saurait être s<$paré du substantif au' 
' qubl il se r.ipporle. Je dis, quand c'est un nominatif ^ 
parce qu'il ne Test pa* toujours ; car il estiegimequolque- 
fois, mais d'une prëpositioft seulement, comme, /« /E»^r- 
sonne pour qui )0 m'intéresse, la personne de qui l'o% 
votts a dit du bl^n..... 

L'as. Desfont. M. d^Olivel soutient que ce qui de- 
vait èire joint immédiatement au nominatif /v/i^/iix. En gé<- 
néral , je crois qu'il a raison* Mais en vers il ne faut paspr^s^ 
ctire des loix si sévè'^res ..... 

L. H. Phénix en répond, qui , etc. Cette conslructioi^ 
est absolument latine , et nullement française. Cest une nou- 
velle preuve des efforts que faisait Racine , dès son premier 
clief-d'o^uvre , pour transporter dattj^ôtre langue des tour- 
nures proprei aux lances ancionoes.'Parmi tant d'heureux 



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.nam. aya€« ii .di |Mi i i ii*iii i »i î <iii n iitcJi»^ ma. 

d^pUioeoieiii ielitwit Iwf 4» ptubmfmdêaêjam UH^if^i 
,',>>|i» poy»«>iU pfooédwr UliU a di tii iit pTri»><fA>ii. 

dM»qu»Qte. ««i» tiiiiiif«1l tl- t •••taiâê. CaU w«, je 

gi«M<#»} , t* fo«»* • «•■i^*^ •• •«J»«««*i' f^'tfic et ré- 
gime, un* »orte at «lU pnjKip^» •*» 9^ «•» ai», 
abMia. Mai* » «*^«i»» »■ «dwumlif i«atfu, «mmm un 
hofnm€\umroi.mmpH^.m^%m\m^ 9^ y^ ^«^ 
taiitif, c«Sl«U«nTeri»iMi Péfi«t, ottiiilIWiWtAfiWî.iio 
«.tgMWs IM pwoorf |«to^ «i » at 4» J«l»W«ur •! de 
ce verbe avec ou Muii f^in» , fl »• r <i ltii> «j»*»» leo» 
puremenl secondaire et , en ^qœ •oHa pr^ptf«t«« , 
alors cette construction , loin d'elfe réprAiestiMt , •«mil . 
au contraire, tïès-françàl* »aivaal iiiCH,6t «ÉTbU Même 
wuvenibeancoup plu» a'agtéa^nt <|iieU «»'^•^- 
naîre. On pourra en ju^ par qiH4.n»«i «e-pl- IP»^ ém U- 
férem poètes. Hacine, dans AthaUc: 

n f»nt que i«r le trône «n Boi «eH ^"^^ » 

<>tn «e «ouTioDiie iw joar fi'»» «»« de «• «MAlrw , 

biea l'a fait rempnMr par 4» ▼•»« dr #«• pf*Utfc 

Boilçan, Xtf/r//» , Chant IV : 

Une ép»i«» «»^ • l^fK* ^**^ **' *>'*"»« 

Oui ; s'oim-sni k tnes yeax dfcn» son Meoltre écUl , 

là»» fait «oir un serpent eonduit-pa^ préUt, 

Voluire, HenriadetOxBiïïKl*^- ^ \ . 

Upe groiw est auprès, dont la simple slracUire 
Doit tous les ora^mens <ax mains de b'Watiure. 

UTonuaoe , Fable à^up et de l'Agneau : 

Va loop sorriiat à jefei, gui çbetck»»* srentiir», 
Et qoe U faim en ces lieux atlîrsit t 



■ 




etFiaa«asi 



DemW.fi 



ddûu« e» 

ja d«i Qc 
ooiampla^ 
plas«|fima 
doit^l èlf^ 
décider diei 
^ l« ri^^ 
«xempiêf I 

Maif 
M i|as |it« 








finAx q»*tHi Miil« té 



in. t'y 



>. 






•^"?,. 



♦ ■î 



Qai laMÉ 4e jon ivou., voaiiir foiK le jiijv. 
DelilW , fÉ^auction de VÉàéiêit, Ûvrt I^ t 









«M«^ port idTi^ roc sVea^^ 

\m etéos 4f aoîî.iàiBWit imnieMe. 



J^B. 



">'t". V5 



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;a , 4mu ion Qd« am^ vPriwes €lir««i«iu ; 



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pcttîMit, dont Je fftUl g^nie, * 
glotr« éldbt tvot tet rejrodt 



, »■ 



■ ; i * 



il Md» il M^rliat, dii-O/fdJHÎkliBeftas ^ UMf; 

U H. SarUt «mu Xm/ et /o/^ UH-mémé, êçi^méme , U 
rèfle ftffliMf «M 4e préf^r U) premier, qu^nd il efliyî^i^ 
déiw « ei le «eoood ,^ii«iMLil cm i^gîM indéfini. Il craint 
p0mr lui pour luUmé0U; çhaeum crmim pounoig pour 
êol-mémêiom oraitu pour toi- méine, etc; Cependant , il 
j a det QOpMionf où , mémo ^0 proie , de grands écrÎYaioi 
oat ep^plojé le ioi ', soi-méiné , dans le feot dâlnl , comme 
pltu alfirmatif et plus espreiaàf :^aplus lorte ralfon / cela 
doiUI ^ permia eo rar» ; ^e»t aiT ^o4l'et au^'ye^emeAt k 
décider àtn occaiiuiifl.*Il j en a |M;aiiooup où l'un et Tattlrey 
k U règle pria , toot iadiftlreaf pour Vt^^ttuiinyi^, par 
vxeaple» oii il importait peit^ ^fteître : 

il »e erabt. 4»»^J M m A^y ^ t4,*fyi 

«Vguidatt cette i^Ie 



M i|iai fiewt laiwi- croire ^m 




tS^ Oii.pu«tratt pUiM mmm ^p^^U ji'diiâi pea aion 
M*t oMia elle peraU l'élre kfUiutû, m veici 4-poii- 

fiéoammopiVMhké Wlim Vmfm ^ mmnot 4f^^êlm 
ji'eiftplaft 



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. if« « En parUm dî^ ptnraaéf » ok étUsoi ^ soi-même , 
» quand l'anl4QMff^.P'#^l|9^ im f«p» ▼•§«>.«« ûnUfitti : 
» Z?tf /f / lé fp'èril , çhk0et$m p^inw  éoi»' Qm mf Joiifmére 
» parUr Je ioU Hoff^jlo U , «t touiM tas fois ^ I'mI^ 
» cëJeot pi^nlé éb èens détérniM 0^ iliéividiiel , eomnie 
» dant !• vef* <!• EadiM » itfAttC dift /n;/» #//r , ^"méme , 
» elle-même. ;' ^ o..,;.. v ' .- . - • 'M- . ' ' '^ . 

3<>. » Jof, quand il sft^ppftirtè aux thoses 1 pm m 
» mettre , Doa-»eoi«iiiMil «Toe l'indéfini , mais «VciB U dë*- 
» ilni, et il convîttîi'àtoà*l«s genres :Xtf verifk.eeiai-^ 
M m^ble 4* *^ « /'^''^ ^^ réeompenee avêC toï\ ce re^ 
» fnide ëèi bon de toi , ^Hoitfu'il voue aU incom^ 
» téodé. ^ , - . -- r jr ,..'; m 

5«. » Peul^il se rappoHer à un pluriel? Tout 1« mon-V 
>j convient que non , s'il •'•gît des penonnes* Oa' ne dit 
» quVio: ou elles, Mfisâré(j[Mrd des dioses, lesavis sont 
» |)or«ftg^s. Vaugelas le condamne après ^adjectif, comme 
^ dans cet etefn|Âe : Cet dwtei eatU indifférenue de eoi , 
éilMis il approuve également ; Ces choeee, de eoi, sont 
» indiffetentee i et de eoi t eee eho^oe eoni indifférente s. 
» L'Afiidéro'ie , dan* ies Obserrations snrVaugelas, n'ap- 
» prouve qàe cette dernière (Arase. » * 

idatft , quoi qu'en ^ise TaUM d'Oli vet , toutes las disposi- 
tibni <leWîe règle ne sont pas éjg;alemènt admises. L'abbé 
KouBaud ne saurait coùvenir que , cee ehoseeêont,de eoii 
indifférentes , Taille moins que , de soif ces choses sont 
indifférentes : il pense qu'il en est de soi comme du sibi 
(les La lins, eli qu'il peut , cqnime /«> s^accordei' aussi bien 
avec le siogul er qu'avec le pluriel; qu'ici le singulier et le 
)>luriet n^iinportent pas plus l'un que Tautre, de soi ëtane 
ime'fa<ron parliculièreide patrler, et signifiant par lis nature 
des choies , cfommé cJiez ap/ stgnifi<à</aA/ sa' maison ; que 
r;'c4t no iug9i|iient astea biaeeiT «pe oplui qivt i en condam- 
na ut -la pbrasfD , ^## choses sont indifférentes ils soi, ou 
de soi indifférentes , epiiroiive «aie , de soi i ées choses 
sont indifférentes, parce que soi%e pi^nio alors d'àn« 



1 

inanl^ 
ne devait i 

diseilt qnet 
comiM W 
de l'na a« < 
bitraite t qi 
tion partia 
qu'on rond 
convient à 
s'agira d'ui 
de personne 
qu'ainsi en 
lui ttmtsofi 
propre à ce 
pruute de 
chose oomn 

lî ,obser« 
))oësie»e(/« 
chiîse de pin 
servaient pi 
êire «mploy 

Enfin il f 
regiarque li 
tendre soi^ 
verbe actif 
régime du vt 
réduplicAtio 
fnémê t veu 
et il s'est 4 
•a os le secoti 
eu un mot,! 
reillcment, 
personne, c 
tnime , iu> 



v.-». 

':;~/. 



i» ' ch 



>E LA LAW^miillAilÇAISB. iiS 

de |*tia «a dt raati» 4ec«t Htmm ii*ett ni indifUreot ni fr^ 
bitraire I q«*oa dira plul^C /o^ ^M, bn^liela propofi«^ 
tioo particulier» lerait Tfaîa, pf|i« déni nn lens générât , et 
qu'on voudra, marquer que ce ^ifie <lit de tello personne , 
convient k toutet lét penouoei dul/néme ordre ^ ou qu'il 
s'agira d'une propriété , dTuné quàfit^ commune k un genre 
de personnes ou de choses que Vou veut fat ro remarqnçr ; 
qu'ainsi en (tisant« par eieropte , qu'ils /téroé xjripfUffié dé 
lui tauison lustre , l'on nt àhinpue qoe le fait tfu ta' dbose 
propre à ce héros /k lui ; et que, si l'on dit qu'»/» Hétosig/if 
prtmte de soi iotu son lustro , on indique un âiit , une 
chose oemmuue à tons les h4ro^, au genre. 

II ^observe que le plus comm^néiçent on prëfè^ set en, 
))oësie, et lui en prose ; que /ox parait avoir en'efBet quelque 
chtfse de plus fort et de plus i^neipque, et que nos pères s'en 
servaient plus fréquemment que nous dans les cas où il peut 
être employé comme /»!. , * ' 

Enfin il fait , diaprés Bôuhours et d'après ])eausée , une 
regiarque très-dëilcate sor la manière d'employer <t d'en- 
tendre soi-même et lut^méme sans préposition après ou 
verbe actif : c'est x|ue xo»-m/7»e alors est complément ou 
régime du verbe ,' et que lui-même tieut au sujet éten est la 
réduplication : qu^ainsi » ils'csfsauvé, il s*tsi perdu soin ' 
fnémâ t veut dire, il a sauvé ou perdu èsl propre personne » 
et il s'esi sauvé, il s'est perdu lui-même , il s'fst sauvé 
•aos le secours d'autrui , ou il s'est^rdu par ut propre faute, 
eu un motyil est l'auteur de^son salut, de sa perte; qu^r 1^^ 
reillcment , il se loue soi-^mémoêigniOe , il loue sa proprq 
personne, et non pas celle d'un autre; et il se loue lut- 
'n4me ,hiim.nxém9 se loue, et les autres ne le louent |>cii^i- 



. * 



|ivni<|iws rHiurunic aprcw svn vnur wu^> vwmw yi 



I 



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'm. 



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',.'^'' 



» 







libM MUffM èii MMK ipi M latu et «p^ riM^i , 

que IUciii^/^« ton cM . 4é<|^ Crèi--nKt«iiieDt ptr /ni- 
méme,âAm MtÊhn»)^ 9m M JbpU ^n^l pat M m i^m 
-fulMuter:. ' .vV -■ ' - ■ ■' ' ■■ -^ '. ' . 

r*a<M9«r»if «a Dics'cuM f<OM« ttyMM ?«rtt» 
lk«4« d'no iron^ j>«am p«r foi TCvUj^bttlBi ^ 

QtiiiM p«ai M «aster liU-théméf. ' > - (^ 

mail cjâ'ii «unit parl^ plu» te^actenieiit dani Uf mt fUTans 
CCAihaUe , f^il y eàt ittUatii^ soi-mémft à hiirmSirutp qui 
cepeiuUnl , ptf là force «let choMf , ne peut être ëquivoqne : 

Dit» aow d«uM fft lois , a m lionne lui-méma : 
P»ar UBt de biens il eommaode qu'on raime, - 

<ç n fa«t bien, dil-il, que ce ioit Dieu lui-même qui se 
M donne i car nul autre . ne peut le donner ; maU la bonié 
» suprême est de donner tant de bieni| tout jusqu'à soi , 
» loi-méme enfin. >» * 

Si toutes cet obftervations de Eoabaud iont en eHet aussi 
juftles qu'elles le paraissent , M^' de Laharpe a irès-mal-à- 
propos censura lo^-in^wstf, dans le vers t^ 

Mai* il se eraint, dilril, soUtpéme pin» qne tons. 

et AUoDS f e*«st > n^i-méne h mk rendre jostioe. ^^ 

luU. Se fendre (uitiee^ c'est se rendre à soi-niémé^urt 

juste Uimgnage , toit en bien , sol^ en maU Se faire jns- 

tioe t c'eit esëcater sur soi ou sur les autres ce que la justice 

pr«scrit#Ce demie/ cas eat celui d'Heonione, Elle dt vait 



donc dire, me faire ^9^^^^ P*» *»* rendre Jmiice. 
leurs Racine a parfaiteoMnt observé oette 4if&renc6. 
Mitbridate dit à M oniflM 1 

enfin , j Wre les f^t , tf Je me remàtfàMee/ 
C'est lairc'k tos beintés «a jnsie s»e«itee, eie. 



All- 



as J'eié 
Se êo 

Uk Cet 

pour ï# peéi 
Tarran^eoie] 
tendre A la fi 
i'auteor eût 
dane iafau 
de l'arrangev 
dans une lai 
besoin, seml 
notre poë&iè 
cautions qui 

L.H. Sil 
pas que le na 
comme lèi^^ii 
changer âe/t 
changent d'éi 
visage, Açr 

nsafâ 

^1^^ J^ae 
pbyaiqilei; o 
on s'en sert d 
comme 4-pea 
h déeonvcM* 
»«»l«» , jiet afl 



)« 



'A^,j 












»f LAÏ;*i 




garnit jpiiitorubb. Ifoif 4«i(t k 






«Ueiif» 



nÊ\i^t!!SiU pl^i /^ mêfinà Ju^^ 



-^^- 



» 1 . 

et parlOQt rexpitipioii «t iuMi^, 



i^:t 



$5 Vék éàùiÉitfên U UmfU , àé mm Grtèê âiêj^trtèê 
8e Mmt jocqn'k l*««ul dtfl» U foule glteés. 

il. H. Cette eipr8M4Mi»^/ff#^» poot Ikiie par olU-ménie 
pour U pe^e noble» pMie à U Cuveur àt Vintreiiiion et de 
rarrao^eipent det mou, qoi U iomt » poor. Muai <lii«, au 
tendre A la fin dii ren « de mamère k la rendre nécessaire. Si 
i'autenr eût «us n dans le premier liélfestidi'e , u glinani 
dans iapulf , c'eût éU ao pmtoïsme îbarqo^* Cette spieoc;e 
de rarrao|;eineat des mot», essentielle partout , Test tortout 
rlans une langue où beaucoup de termes dôot la phrase 4. 
besoin, semblent repoussa par la délicatesse scrupuleuse de 
notre poé&ie , et ne peWMuf jr entrvr ifu'avec leniet les pré- 
cautions qui ae sont enseignées que par le goût. 



64 ^(vbM m^à reeoMitt, oHiif saae ebsnger de fcee 

L. H. Si le Sidcond hémistiche est réprébensible , ce n^t 
pas que le moX face ne puisse entrer dans le style noble , 
comme lé>^it fort mal-à«propos le commentaieoy j c'est quo 
changer âe/aees^^niend , dans notre langue , des choses qui 
changent d'état, et non pas des personnes qui changent de 
visage, Agrippine dit trés'bien dans Britannictts : 

n soffit, j'ai parlé i io«t a ebangé de faee.. 

}^^ Paûû , an propre § signiAe la superficie des ebosês 
physiqiiee/ o» qu'elles présentent an-deliorf à tiot yeiix , ei 
on s*en sert àmmM ce sens p«ur désfgner le visage de Vhmnt/ilô » 
comme à-pea près la seule partie du eorpa «pi 'il nMmtre*tfk*<l 
\ déeonvcft. Faaa > au figiivé , se dit aussi def f boMs rtif^-* 
raies , fies affaires i prises du e^lé par où on les tt^utAc des 



> 



V 



yeqx <!• l'etprit ( et oomine o'eit |Mr-Ui ^«'an r^iffle qaVUei 
•ont «n ellet^'inéRiM ,011 «nploia tt niéliieiiioi|HNir <U«giier 
leurVtualion, leur étal. C«l« «xplique aitips pourquoi Ut 
choses morales « les affiairea, penveot oA^aii^r de fâC9 t 
tia<!ii que les personnes n'en peuTMit pas cbaolger t c'est que 
1/1 face fifaysique reste toujours roncièrenient la ménie , quoi- 
qu'il arrive, et que la faée morale, qui tt*ett qo'iuie fiction , 
varie néoessairement avec Tëtat de la chpse. Maisisi lesper* 
sonnes ne peuvent pas changer de Jaoe^ elles peuvent 
changer de visage ; et pourquoi ? Parce que le visage ne 
se prend pas seulement dans le sens àefaee , pour désigner 
cette partie antërienro de la léte qui comprend le front, les 
yeux , le nex « les joues, la bouche et le menton , mais qu'il 
se prend aussi pour la couleur, pour l'air, pour l'expression 
dii visage, pour le visage en tant qu'il est le miroir de l'àme, 
t't qu'il p4?int nos niouvemens intëriours , nos se|titimons, nos 
passions , etc. Or, quoi de plui sujet à changer que le visage 
Mris dans ce dernier sens ? 

05 Poar tottf mei ennemis je d^oUra les siens* 

L'ai. Desfont. « 7'o///,.^dit l'abbë d'Olivet , est là 
» de trop , ce me semble , ou du moins il est mal placii. 
» Pour mes ennemis je déclare tous les siens , ser^t pi us 
ii naturel. » Je n'en sais rien * ce qoo je sais , c'est que i'ex- 
]>rcssion serait bien moins énergique. Pyrrhus semble dire 
ici ! Je déclare <jne ses ennemi» sont tous let miens, 
sans en excepter un seul. Cela est plus furt que s'il ei\l dd 
simplement : Td déclare fue tous ses ennemis sont las 
miens. Le prosateur me parait se mêler, iici de co qui ue le 
regacde pas. 

L. H. L'abbé d'Olivet a raison t quoiqu'on dise Loms 
Bacipe ( et parcoosëquent Desfontaiues ) , do blAoïer le luoi 
tous k la place où il est. C'est trup intervertir l'ordre <let 
idées. Je déclare tous ses ennemis pour U's miefis : voila 
le sens et U* uvii^lruclion. /a déclare ses ennemis po"^ 
êou^ les niions i/esl ^m français , et s'il i'<it4ii • dirait 



P 

autre cbosi 
fier«ii i^n'il 
maquct^^i^ 
(Qi Viï 
fait cejle^li 
combien ell 
que« pour 
gnifie, \9ti 
sans en eati 
ennemis se 
nfis i 4fue i 
leSfi4MS{k 
la constroct 
ironve joint 
elle se moni 
eu se taire* 

66 U de 

L. H. , ^i 
odieuse que 
la régie ordi 

G. F. l'a 
parricide ei 
gradation sei 

'Jf> Si , 
l'être dans 
Oreste Tassai 

Et a'in 

Mais il ne l'e 
au propre , 1 
extension, n 
mère , d'un f 
fils, d'une fil 
duifueurtreet 
Frsonne àaci 



I 



laîl rentrer dans tcutc* m r^i»i • mom» quoq u^yv^nm 



PE LA LÂlfGÙC É^IfÇAlÏE. *• 






iier«U <|u*U li> po&lM^^'^i^ ffnn0fi|j^*Jïi|(|^!|É 4VVii^^ 

({Ôi^ X*inlerpréUlion«^ petfoniaines. n'«# j^ toui-&* 
fait c(jt«^U l'Vkâit qui ne sent combi4»u elle est forcée, «t 
comliien elle répugne «a tektn ciéBnanè ? Qooi I vqulpir 
que« ffour iouê §iéê ëimtmiê ji^ déolart kp tiens ^ sj^ 
gnifie^ je dMa^ê^ué tU snf^^fnis sont /<mm^# rhiens » 
sans en eofCêpiêr un spui, pltt(6| qu^ Je déciUsre 4fue ses 
ennemi^^ont seuls Us miens 9 on qn^', )e n'ai d^nne^ 
rrfis f 4fue ses ennemis l Veuleûr <)ue ious «e rapporte à 
les fUns ( à ses enoemii ) , dont il ett tout-b-fiiit 8<$parë par 
la constrnctioa , pluCÂt qu*à mes ennemis , auqi^l ' il m 
ironve joint immédiatement I. • • . « LilÉiautraise foi peut- 
elle *• montrer pliia 4 découvert? M. Geoffroj dn moins a 
eu M laireé # 

66 Je df Tient parricide , MMMio ^ Mcrilige. 

L. U. , iîitant L, B. Uëpithète dV/#i>#W/f'*e»t moinf 
oJieufte que celle de parrioide'i ainii et vert pèche contre 
la régie ordinaire des gradations» 

G» F* l^arricide est impropre : Oresio v& dç^lont p<iint 
parricide^a tuant Pyrrbus. Quand le moi serait propre , la 
gradation serait t«»ujour» mal obseryéer 

(p^ Si parricide est impropre , il' ne d^it pas moins 
l'être dans la bouche d'Hermione,' quand» reprochant à 
Oreste l'assassinat de Pyrrlius , elle lui dit : 

^ : Tais-toi, perfide , 

Et n'inpute qtt^k toi ton làobe parrioîda. 

Mais il ne Test pas plut là que lii. Parricide , qui signifie « 
au propre, le meurtre et le meurtrier d*un père $ se dit pan^ 
extension, non-sèulement dn meurtre et du meurtrier d'une ^ 
mère , d*un frère , d'une lœur , d'uja oncle , d'une taule , d'un ; 
fils /d'iane fille , ou de tout autre proche parent g mais encore 
du meurtre et du meurtrier d'un souverain, et, en général,(Cù»o 
prsonnc éacTév* Il est vrai qu*Oreste n*é(nit pas le sujet do 



sentiment et (le goût qui a légitimé Gelle-ci. 







, ,1*- 



I7« - ■ :>^«,v^..'-' .Ét<l»«|l^fc'.Si'-t^-/-2'.' 
Px«fl|Qf I peu il.4^uiit ilé>«^ tili« 

4'#|p^l^*sM<ifÉ|j( t «I U fieneMiMi 4» Pjfvlmf devuil lié Mn 
auisitacrëe 91!^ celle de fpa propre »ottfemin« Ëofià |r#f^ 
n^c/^ «e dit ptr epHeniioa de tepT Atieiiiet bprnMe , «itfre • 
bleuet qui révolte ^«l^nieiit U nfMlive et lliiimAiiité* H 
m mènie teliemeiit prëvala duii ce» Afféivotet eereplimM 
abu*i¥9s^ que moirioidê iiTa j—MÛi été idwir déai ««m 
laoguf , et c^frtUrUiâe n'f «it que depeit d'uMgew • 

•97 Tont l« pfttple.«iMabU eoe* poartail à mûntotiê. 

X*» V'Mainfifrt», qui eatde la prf>#e c#»muiie, èat releva 
ici |)ar cette ukimurs quin*en eit pat, n9UM pourêuitàmain 
for$û» CpK*Bories de remarque! âoAt faiiei pour letirif de r^ 
ponse ^ëcrtvaijii^ ignora qs , qui t'imagiBaBC treuvor dans 
quelqaet endroits lenUilaldeft de^oa grÉJidadcrivaiMt Ffseuse 
déjà plaliludo et de la trivialité « comme ils pensent voir 
dans le style figure de Racine , dont ils ne connaissent pas la 
tliëorie , l'exemple et Vàpologie de leur style barbare et 
mOBstrueut. 

^^^^ Sans doute que la tournure, n&mponriuieà main 
forte t ne manquerait pas de soMesse. Mais Tespression est- 
elle bien claire et bien juste? It me semble qne nonn. J*on- 
tonds tria-bien ce que c*est ^jat fNmnuivr» à main armée : 
Q*ioêi poursuivre le* mrmêt à lu main. Mais qu'est-ce quo 
poursuivra à m^in forte , surtout quand c'est eoutwn 
peupie qui ponrsuéi ? Main forte ( force de la mH^n ) , 
signifie ccfmmunëment le secours, rassistânçc que Ton prête à 
quelqu'un pour exécuter quelque chose : tel est, par eiemple, 
le secours que la gendarmerie on La. garde notioaaW peuvent 
prêter h un officier d^ justice ou de polite |K>ur l'exécuiioa 
de quelque jugement ou de quelque mesure. Tout un peuple 
peut , daps certaines occasions, prêter main forte j^out un 
semblable objet. Mais quand c'est tout un peuple qifi pour- 
suit , comme dans le cai^ présent , qui est-ie qui poat l^i 
prêter main forte pour poursuivre , ou qBi'a/-t-il bo*<>i" 
qu'on lui prête mainforU P Opo^daiit je dirai pour U ju*- 



(ificatioB dé B 
signifier de »ol 
ii--dire avec €» 
vert de BoHe 
dans et même 

Bientôt 
Dtnsls 

Vent-^n vo 
employée pouj 
dans ces, versée 
lui parJupitei 
même dans se 

AÛoof, 
AaMinbl 

; fkut 
66 Griee ai 

L. II. C'est 
rôle d*Oresie , 
et c'est cette i 
Dieux-, qui J 
point le spei 
place du mol 
( Luneau ) : 1 
ne 'je prend 
pour celaqu' 
vérité est le 
eTfrayant et c 
dans l'aliénai 
ressource de 1 
dcstioée-. Sa} 

JO^ Il e« 
espèce d'iroi 




L. H. Le conimeutalear (L. B,)ie trpnfipèeo pronorf^nc 



T"'"^. 



signifier de son tompt, p^unnivn d'une maià/orif , cVitri 
à-<iii« «vec force et Tigueiir, -Ce q«i le prQuye i Cf iool cet. 
vert de Bo|leaii>, $«Ure VIII » où à ma/if /hf#0 est prb 
dani ce tnétiielèBit . ''"'">' i. 'V, 

Bientôt rMubition «iUMit^ Mm «Mpri*.^;. 

DftM le «40 4» repM viettt le prci|dre 4 nMii» ^rltf . 

'• '. ''■-.'■.- ■ ^ • ■ • ■ »■ ■ ' .. " 

Ven^-on voir no exemple 4e Vexpre«4ioii à mai» farea 
employée pour secourt d'^rmeretde mainsi on le trouvera 
daof cet ver» de Molière , où Ampliilrion , repoussé de chci 
luip«rJupiter« qniaprbsoii nom et »« fi^un» » »edit,klui- 
rnèine dan» ipD dépU ; 



AlioM y eeerôee aTant i|ttt d*«vÉe em H tort* y 
AsMmblef des amis qui rairtiit bboo eourroua , 

EreWt moi V4M4II 4 moin yôrla » 
, Aur Lb pcroer d« miUa eoupt. 

66 Gràoe aux Diaox , mon malhaar pMM »oa «p^raiioa , etc. 

L. II. Cest dans ces huit ▼en, \m plat heeiurpeiit'ètiiedii 
rôle d'Oreeie , 91e l'ironie est •oblime à force d'être émigré , 
et c^èit cette ironie Miléik établie par cet mota, grâce mu» 
Dieux, qui amàne et iuitilie le nM>t à*ëspér0moe» Ce n'esi 
point le tperafê doUmm de Virgilf ) en n*eat point à la 
place do mot patienté , coomm le dit U eommenlaCeur 
( Luneau ) : Racine devait aussi bien (|ve loi t^Wespértu^ 
n e'je firend jamais en mauvaise pari ; c*est précisément 
pour cela /qu'il a dit , mon etpéranoe , parce que la contre- 
vérité est le style de Tironie, et cislle-ci ressemble au rire 
eîfrayantot coovutsif qui saisit quelquefois Un malheureux 
dans l'aliénation de la douleur. L'ironie est ici la dernière 
ressource de la rage, qui feint d'applaudir aux Dieux et k la 
destinée., faute d'expression pour les maudire* 

{Q^ Il est impossible en effet de ne pas voir lu cette 
espèce d'ironie dont parle Laharpe. Ehe n'est pas moins 



■ > 



là , au tond , ûd qu on lui nu aire , et qu u 7 « e 
différence ^ue dam les tenocf. 



«»4W 



» d'un© i«lle I 



..(<i^.» 



V* 



>'/:- 



»:// 






ippllble dans le second de ceii hait fameax veif que dani I0 



!< ■'■ 



i.: 



el Ton Toil qu'alla se tontiant tri»rl>ien }U9qu*ao dernier , 
qui la termine d'ufie manière ai terrible t , 

Hé bien t j« meafi «ootani , et nea tari aM r»Bi|»U. 

« Ce mdr, /amêurt C0/U0nt , danita tStuatioB d'Oraste , 
» est le fublime de la rage , dit Laharpe dani ton Cêui^é éi« 
» Liuéraiurê ( tome II. page 53o) » et ceux qni ae rappellent 
» cl*avoir entendu prononcer ce vert h Tinimitable Lakaio , 
» avec des lèvres tremblantef» les dents serrées, et un sourire 
» infernal , peuvent avoir «ne idée de ce qn*est la tragédie , 
» quand l'Ame de l'acteur peut sentir cpmma celle du 
» poète. », „ < . 

£h bien I le dirait^on ? M. Geoffroy n'a pu voir dans le 
vers , Grâoô aux Dieux , que ce qu'y avaient vu d'Olivet , 
Desfontaines , Louis Racine et Luneau , qu*uné imitation du 
Sparara dolorêm, de Virgile, et le mot ai/raraAtfa liardi- 
nieut employé \>our aiienie* Il n'a pas senti qu'après ,^àce 
aux Dieux, eipérancééu'ïtjftkr rapport à malheur t^e mot 
]>i-opre ; qu'Oreste , dans Tezcèsde sa rage » défie les Dieux (iu 
pouvoir le rendre plus malheoreui, et les remercie en quel- 
que sorte do s'éire surpassés dans UÈiàlt cruauté t où slilia^ 
senti f ce n'est sans douté que d'après Luliar|)e , el il u'm p.i& 
voulu en faire Tavcu. 



■'mil 






farce , comme 
est un cbef-d'a 
«rétW en géiôéi 
naturel élégf ni 
raroclères'distii 
gaitéêt le style 
jiisqn^a nous, 
» oui fréquente 
» pbca par ce» 
» ralementun 
» vers qu'on cil 

I Tous Its f 

L.H.Réguli 
tieure ^ mais il 
iieure à Petit- 
chose /et qui, 
ment la diffère 
petite Anesse d 
Hacine le dis, 4 

iIC>Gei]ui 
iuiifièdiatemeiH 
tendait tcèa-luei 

Monsieur 

^moruiêui 
Cùrhau, «que 




» 4'uiie telle âiluAtion : ce loat 4« pè mê é0ë »lUdi>»tet ^ 



^ 






' ".T?"'!; * 



f f £ A L A#«trrriAirç a i s s. ^ 

■ ik ■ ■ " ■ * * 



■;^vt^ 



LES ^tXlBIEURS. 






"t'/.^'^i' 



' .* ','* 



v>KTti Com^ié, la «euU di^cine» est nnè comédie- 
farce, oommél'«{>peUeIafa«rpes àuiU cette çom^die-farce 
est un chef-d'œuvre dans son genre* Elle a surtout le inertie 
irèCr^ en giéioëral parfaitement écfhd, et d*offrir partont^ce 
oaiurel ëUgânt et; û'âlef cette gattë franche et ce selattljue , 
raroclères'dUtinctifs et nëcessairei de la lionne comédie* La 
gaitéét le stylé; voilà , suivait Lahairpe, ce qui a fait rivre 
jus^n^a nous, et fera toujours vivre lésJPiaidéurs, a Ceux 
» oui fréquentent le tfaëAtre» dit-il 4'- tevoatfpresqae toiis la 
)) fbce par cour. Il u'jr én a point ^knt on ait reteàu § éné- 
» ralementun plus grand non^fe 4e vers; ilik*jr (^fwiât d« 
» vtn qu'on cite plus soaveitt>ooninie prof^eribies. » 

1 Tous Im pins gros moiisi«art mt parUItot olupetu bas. 

L. H. Réguliir^ent on dirait iio/i# Us pluêgto* mtJ^ 
sieurs i mais il eat bien pins plaisant de faire dire tf^ê.mon» 
sieurs k Petit-J«aA» pou(r qui un hmms/Z^mi* est quelque 
chose /et qui ^ <|n sa quàjiité de portier» connaît parfaite- 
ment la différence d*nn homms à un monsUuf, Il ^ a U nné 
petite Anesse de dietidn comique qiii n'est pas échappée k 
Hacine le &lsj e|i q m nléritait d'^tra relevée. 

(IQ% Gei|ui la fait bien ressortir , cW^ vers qûî suit 
iiinhédiatemeftt y et qui montré en effet que Petit-Jean s*en- 
Uiodait très-bien en disant ^roiT mo/i/sVur/.* 

Hoosiaur da Pctit«|Ma , ah I gros aoauia U bras. . z" 

Ce monsieur J» Petite Jêém rappelle le monsieur du 
Cùrk^aut 4|ue Lafontaine n'a pas uif sans railoa dans la 



V-*->»'*Mt«^l 






I^Actue , du i 



^-« 



bouche de son renard. Qu'il j ait simplem^t m^mieur 
^P9iit-Jean «t WèonHear h Oorhemu » PeltV4e«li et le Cor- 
beau soronl à peine diitingui^ du vulgaire, '^y 

On peut obftarvcr , au sujet àemonjieuri pour messieurs , 
<]ue Molière Ta trait employé ayant ^cine dam rjTtfoltfVt-/ 
Femràes , où il fait dirè^ Georgetravûn icène avec Alain : 

Oai, maii pourquoi ohaoan n*enf«ii«U p«« d«niAine} 
Et que nou« en voyons qui paratMent'joyMU , 
Lorsque Ici f«minca aoatl^eo Us be««i& ^lOit^Mfox? 

a Tont les jonn le premier aux plaids , et le dernier. 

L. B» et L. H. , d*tiprÀs L. Rac. Jiux plaids» VieuK mot 
^ui se disait pour audience , et dont onae sert encore dam 
<]iielques provinces, * . 

dPC^ Si plaids a ccisfié ^k^t^ en us«|S9 > P0 ne ptnt guère 
Aire cjue depiiia Ufévolufv»^. I^} Piotioapaife de l'Acbdémic 
jie dit pas 4u tou^qi^iç pe soit un v^ruxTis^* -Suivant 1« Dic- 
tionnaire de Trévoux» il Je dit deS^ temps oii des Ueu:( 04, 
ros plaide: Oi^ pvtvfe \m pUtidsjX^ lendemain de la Saint- 
Martin : On tioni: les plaids en telle justice deui fois lu st- 
maine. u Ducange « dit ce même Dictionnaire , dérive 
» mot de place ta t qui se disait des parîemens , ou à 
» oatemblées publiques, où le Roi préaidait, et où 6c 
M traitaient lek affaires les plus inapottAo^s. Ces plaids 
» généraux se tenAÎent deux fois paf an« Les seigneurs (>at- 
w ticuliers en tenaient ausai, qu'ils appelaient assises. 
M IXautres le dérivent de l'Allemand plau , qui aigmiie un 
» champ , à oanae qu'on j tenait les plaids, m 

5 II s^y teraii coucha sans manger et sans boire. 

L.^,dans toutes Us éditions antérieures k celle de i * 
on trouve : 

Il y serait eo«oh4 tans aiangèr et ■•os boire. 

f /// Serais eouché n'esl pas français , pour signifier, li 
» / aurais passé la auh* Oa dit «a dtti Moa urè»-difi'érvir», 



e te 



es 



DE 

» coiîeh^riUs 
» neuCffa^ ecp 
» réciproque^- 
» être, » 

Cette note d< 
^rai; OMlit'joi 
primeur que le 
l^* H. Le co 
croire , que R 
marques sur les 
tant plus qœ/ 
une" autorité. 

lv> L'abbé 
yeux , n'approv 
serait CBnefèé, 
ooHohôrttee t 
« M.lUcinele 
» «ion , et ^u'o 
» il n*n ^Qc p 
« simplement #, 

* ioftg BUT qiHK 

« ce tgmo l'autet 

>» qu'étant (eune 

» (cvqm est pi 

» où ilmetian 

» s«isae venu d'il 

>♦ faite exprès ? 

» lion faite en 

» trouve que in 

» A-propos suivi 

Mai»»*i| ne fa 

mUiquii i U faiu 
«ntrer dansle ., 
Deafoouûaet n'a 
^^-deuufoHiifie 






Il qu u ujaié. 



Aacme, du àioinsi trait pour Jw f«Mig© 4« »on tomps. 



jif»> 



DE LA LANGUE FRANÇAISE; 17Ô 

)) eoùck^rMif efiumhêré ht premier estlaslitActif ^ tantôt 
» xieut«9«<«t |Mr«ad toujours l'Auxiliaire ii«d^La MCotid«tt 
» r^cipnK[aa • o« Muitfe,i ou piiuif, «t p^«od TausHaira 
» être, » . 

Cette note d^ M. Tabbé d'Oliva| portetur uo. principe |rÀ»-* 
vrai } mai* ^ous croyoni^ qu'ici U faute re^rde plut^ riru- 
priineur que le poète» 

L. H. Le conifiiehiatéur ëtait .d'autaiit plus autorise h lo 
croire , que Rad|ie l« fils le dit poiitiremèut dans ses Re- 
marques sur les ;9/tffW^Mr/.* et Autant valait le citer , .d*an- 
tani plus que , dans un foit de cette nature, Racine le fils est' 
une autorité. 

(^^ L'abbé dXMivet , ^ns l'édition que j'ai soui !ei 
yeuK a n'^Bppvovve (Mis plus , il iy serait eouehé , que , il y 
seruii û^ttefêé. Voici ce qu'il ajoute après avoir établi entre 
ooueher tiee cotseker la distinction rapportée ci-dessus : 
c( M. Racine lo fils prétend que c'est idi une faute d'Impres- 
» sion , et "qu'on doit lire : il s'y serait couché , etc. Mais 
» il n'a donc pas fait ré!Ii|non que , te coucher , signifie 
n simplement ee mettre au lit, on ê*étentlre tout de eom 
M long aiir quelque db|lpse: or ce n'est assurément point là 
» ce q«e lauteur a voulu dire. Pourquoi ne pas avouer , 
» qu'étant {eune aiors , son père pourrait s'être mépris.; ou 
» (ce qm est plus vniisembtaMe ) que dans une comédie , 
» où il meft tant d'autres barbdWsmes dMis la bouche de ce 
n suisse venu d'Amkms , la faste que nous relevons avait été 
» faite e^tprès T Quoiqu'il en soit, je jmrs assurer que l'édi- 
» tien faite en iti68, porto, il y eerait couché \ et je 
» trtiuve que la correction de M* Aacsne le fils a éié fort mal 
n fi-propos suivie dans l'édition faite en 1760. » 

Mais sM ne faut ni il s'y serait couché ^ m il y serait 
couché » que laudiwi^il donc ? L'âbbé d'Olivet Ta asses 
iadiqué ; il faudmit, il y aurait couché, s'il jiouvait 
vairer dans le vers avec l'iiiatus^ Observons que sur ce point 
Deafontainet n'a point «ontreJit d'Olivet « et que son siienoe 
lù-deisu» os( une approbation «rèf-eaprasse » d apj^s cet aveu » 



/ 



! . 



\ 



tl'nrt cvif jtignihe > avec um ail , suiTiinC rusHge «i ffmiher 
iwin. poè.iQs, lie meltro i/« pour avo* C'eU doiw; af^o un 



nurei propreà ' 



O 



176 '■•■ .'' :'• ■ÉTUDE»' ';4'4 *" '^f^ ^• 

•iTacbë par la f/Dvce de la vérité, qoe Lt^^partdei Hmmr' 
^m9t dé d'Olivt sut oeiig ûonêédietStXirj^ùimmaAift et 
MiHles , et qu'elles annomoeni d^^ns Itur mutei^méû pro- 
fonde connaitsanee d^ la langue* 

■ ' - -/,■..'.','" ■ ' 

4 n'a ftibi«ta Teille, r 

Etti Vien fait , qa*oD dil que ton timbre est ImtouiIU. ' 

L. H* On croit devoir expUquer pour lea ëtraogers , le 
•CDS et rorigÎDe de celte Ipcution familière^ êimbr» brouillé, 
timbre fêlé ,^,^\i)uv cerveau fêlé , cerveau brouillim Celio 
e$[ièoa de trope proverbial e«i pris du timbre d'une horloge , 
qifi oesso do frappor juste lorsqu'il est dërang^^ fêlé, otjc. , 
cqmme les idëcs se brouillent dans un cerveau blesse. 

J(^|[3^ Ce trope est une métaphore , et cette*mélaphp.re est 
défectueuse p^r Tincohërence des termes , dont Tun repousse 
l'autre* Un cerveau peut être brouille sans doute , et il l'esi , 
fluiigurë , parle désordre ou la confusion des idées. Ma^s un 
cerveau, prësonté suus l'image d*un timbre ^ ne peut paii 
plus être brouillé qu'un timbre lui-même. Or un timbre 
( cloche sans battant ), ne saurait être brouillé , puisqu'il 
ne renferme point d'élémens qui pjùssentse déranger an 
point de se' trouver péle-^méle. Mais un timbre peuA Ai.ru 
fêlé, cVst-h-dii-e , fendu de manière que les pièces en dc- 
lueureut encore jointes l'une avec l'autre. , A|i«#i dit'<K>n,au 
figuré, un timbre Je l4»:po\ir une tête fêlée «c'est-à-dire uu 
peu Jolie* C'est ainsi que dans les Femmes savantes lio 
Muliêre , Crisale dit» en parlant de Trissotin : 

On oherohe ce qu'il dit après qtiM a parlé , 
Et je lui orois pour moi le timbre uu peu féU. 

5 Oh I monsieur , je vous tien. ^ 

L* D. Il faudrait une/ au mot tien\ c'est une licrnco 
danlivSe servaient jadis les poètes: nous jie voyons pas la rai.voi 
iiour laquelle on n'oserait plus la pi-endre. On auppriiiie tMi- 
core très-bien l'/ dans^a croit , je vois , etc. Pourquoi^ (^«t 
lu ferai^oon [>as aussi bien dans les aiitrei verbes ? 



D E Ll 

L. Hr Oa vod 
se garder d* wiil 

qàisftitëcfii^fer 
GPS qui ne sont 1 
bons éciivaiat» 
fautes^ Le conm 
je vois , Je crét 
taire te lo^perrai 
parce qu'en effet 
plusestenlielle q 
supprimant dans 
air étr&Dlge et bai 
lettre produit en I 
Ton ne lâil pour 
il écrit vie» « pr 
songé que* dans 
que la seconde p 
même mot que la 
parce qu'an eiïe^ 
sonne. C'est par 
temps et l'usage < 
cher Vê dans lé 
parlé, plange, 
conservée dan» o 
et même baauooii 
dans tout lea v< 
quand H-écffivait 

Eetranche, 



et tous oea impéi 
éditions, formel 

Ilfantobeeryei 
arbitraii«(eUeeis 
l'analogia , «or l< 
ieconde personne 
différencié* à l'a 




lUU UC9 fcVUI 



nurel propre! aux langue* andcnnés. "Parmi tant d'heureux 



'.-■■ 



DE LA LANOUC FRANÇAISE. t^f 
h» Hr Oavoit triti»>btoii la raison ponlr laquelle il faut 
se gardera* multiplier oea licences i efest que tout homme 
qui sait écrire sera toujours très^-sohre de œt sortes de licen- 
ces qui ne sont rapheti^ par anoan mërite: les Uœnoes des 
bous écrivains sent des beautés j celles des autres sont des 
fautes^ Le commentateur nous dit qu'on supprime IV dans 
je vois, Je critU, Ce qui est vrai , e^BSt que Racine et Vol- 
taire se loT permettent tt-ès^rar^ifiei»/, surtout le premier, 
]iarce qu*en effet cela n*est pas irêt-èian^Vi est beaucoup 
plus essentielle qu*on ne se Timagi ni communément t en U 
supprimant dans les verbes, on donnerait à notre langue on 
air étrange et barbare ; on perdrait les sons doUx que colle 
lettre produit «in se joignant h une voyelle. Voltaire s*est avii^. 
Ton ne lait pourquoi , de la retrancher dans les impératifs'; 
il écrit v^ • pren, cour , 0rain , romp , etc. Il n*a pas 
songé que, dans la formation des temps, il est de principe 
que la seconde personne du singulier de l'impératif soit le 
même mot' que la seconde personne du présent de Tindicatif , 
parce qu'en eiîeV celui à qui l'on parlo est la seconde per- 
sonne. C'est par une<^espèce de oorruption que. le laps do 
temps et l'usage ont autorisée, qu'on s'est permis de retran- 
cher r# dans lés verbes où elle suit une voyelle, comme 
parié , pUngê i frappe f etc. ^ mais elle a toojour^ été 
conservée dans ceux oiï Tj jnit unçoii plusieurs^ consonnes, 
et même beauooUEtd'éc^i vains du dernier siècle la gardaient 
dans tous les v^^hés.. Voltaire s'en souvenait lui-mÂme^ 
quand H-écfivait dan^sa Aëmriadê : 

jpetrunchêêf 4 mon Pituf des jours de o« grtnd Roi, etc. 

et tous oea impératifs sans s , dont il a chargé ses dernières 
«Sclitions, forment la bigarrure la pins choquante. 

Il fantobèeryerquerprihographeeneHo-méme n'est peint 

arbitraire (elle est ordinairement fondée sur l'étymolngie, sur 

J'analogie i sur le besoin, où sur quelque autre raison. Là 

seconde personne , dans'nos conjugaisons, est etsenliellemenC 

différenciée à l'œil tt k l'oreille par une / , comme la troi- 



^ 



El i|iM U faim en ce» Uc«x »uirt» » 



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iTOUftft 



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M #, Cl «• if? fMt^iiÉ «Itt iUSirtoo^ett «Mtn- 

> /c*«i ^«M« #ti^l'— in>i yimpéritif mi mm feoaadc 

latt il mmimmÊ. àtmfnmffÊnÉÊtrVs.Ommpownii 

tmtom^t mâêê v«iUi kêm Miis4« f mmoMire. 

jilwiiT m tiwnw •& rww 4âiu im 1mm ^orivMat , celles 
mi 9o fnm ifÊB MetNr ia iMUgM mbs Mriohtr U diction , 
^•é ûrUsiMiU forfô» •« r#«Wlir , il •«r»it à fOtthaiter 
^■ 1 êt i » ff im lifWi fiiMiMt ^«oore plM iéfirii et plus 
ibetraifWNM^. Blet om wi i^ûble evaoui^ ; elle» deanent 
■Im ^ mmmi •m §ém'f , et'MMnrt nn ^ttlade i|ae pour la 
méà\3t itl< ; «t M awaic-^t pat trop heateuz , quaâd la diffi- 
màU-¥é^»emimi Ut boM poilet , qoB la aiBkalU à Taiocre 
•DM Mrrfét 4« ■Mtt^'aii 7 

IQkéilf. LMaaaetM.deLaliarpeMâMiitlnavecun 
paa dlatceatioa la itw wa r q M <lé «fOlîTetr eur le méoM mlet , 
ruB Wdki point ait ^M les poètee aotfefoif «apprianaient par 
IkeaceU linaW#atwpt«mièfef pewooMtikwirerbefietrâu- 
tfea'eèi poiat para eroïrm qm let Torbea^i «nt matatanant 
cetieBnaW, l'oatet|e4e toot tienripe. L'abMd'OUfetconuneoce 
jmr n^ftdmr , dTappèt U Graounaira da Bobeft Itteone , 
^a'autreroifl lai preanièret penowMt ém verbei ail JÎiigalic'r 
nëpfwmaéèmt poimià^ê à U fim. Il aiottte mmmt n que a'«- 
bord le» poéiet <eiiliantir*nt à y fMttrç ^ a , àfia d'ivUcr 
la fi^qaeiHa caoopbonle qu'ellee avraiest filite mm cala de- 
raotlM mou <|ui cofumeocèai par que royelle} qoe , comine 
iU n'avaient rien de fembtable à craindre 4iaï Terbet qui 
fiaifsent par une nnietj parce que. çeuz4à •*(élident , co sont 
les »euU qu ils ont laisses sans /.^ Ainsi ce u'^tait pas i^ai; 

' licênoe que les portes jadis supprimhiênt cette let^e , ma i v 
(kël4^t au contraire par^/^r/sce qu'iU la meUaiûni* Cette | 
Uoimûf^e* poèiea^ëtant dévenue» depuis long-tetups» et do 
avant Bacine , l'usage général» on ne peut plui aujourd'hui 

^t^ ^ipraie^tre U s opprewion que par licence ou que par abus. 
Ce ne ferait Le plus aouvent que par abns , pâme qu'on ne 
tolère-la liiÎMca qM pour quelques rerbas(pottr l«i¥arbes ior 



DE 

*■' ■ * 
diqMi4»rIii 

sent^rFiAd» 

noal*llfpéi| 



etVi 

vi<der daM ci 

« 8ie*a 

L. p^ ^t i 

Dans la conv 
plaider oon 
JQfc "Ha 
mais pourqa 
latiesT Vh 
près phrases.: 
lui faire refii 
je i^raiobXk 
qu'un t c'est 
en procès are* 
y a ireniû a 
difçorde^ SOI 

J'ai au 
La aoi 

Eàt /i 

7 f^M 

L. B. Dpi 
àujourd1ltii-< 

L. ti;|;^/ 

Aaient , quo 
ment a^eoiafo 
vait obàemr 
que daiM le 
comportéiuiil 




DE LA hAUBVE ItWiAMÇAlBZ. tff 

feot4rruMiittitf.( 

pr0MftMipoiirUiMpiMbfaaMM9fC«M rinlw m^Â U Xjjj 
et raM|^4fai MH» f'^m^ «i «iMif* d«i <fyif MiJi^^U 

L. Jl, i?t t. H. Pl4^r fii^it'wt , fC|rlo a« ciiîcanr. 
Daoila conrerMtfton , aaitib^^ gM>f| écrira^ t^ iJ f«ut dira 
plaider contre fUêifu'un, 

J^ flaidétfuélfu^tm iujyéfféikaû^ ^^Ton téut ^ 
mais pourquoi ne U diraft^dà ]|Mlf , MtirttfiBt.dttt*Jj tonrerw 
iatâM.7 VÀfiêdémwU ri i WMto w «Mf», il>iH>Wi4ii|ro. 
prei phrâMâ: //a /^ oii%if 4fi0M4*^ êm i0têmr,p^t^ 
lui faire ref^d^f compté j si vous ne me éaiit/aiiei pas , 
je s^raiobtig^dé vous plaider^ ku fm^\ftf^ljer^ûet* 
qu'un » c'etC* fin, lui int«iMfr ,. |ai £iirt tiîTprojc^f^ ihi élre 
en procès arec lai r Ce chicaneur pïuiéiê tous ses voisins : U 
y a trenu ans ifàe Cèe dtum fmttiics' et'piéiéeiêé.tk 
difçorUe , foui U» imu 4o^tù§mp^UêUin , ^m ^II. 

J*ai aoiM«l •atctfob ptaidé vomi un èh4ifitihÊ.' , \ 

L. B. Dolente voulait diiv antrefoU iriste r^Mjff/géo", 
atijouilllHii «e mot nf ai^aifiB plcii «iè^rtiM p«rM»pni iàn- 

gourelt!ié,iHMmiméo, ■ '•'- <'• : •' ■ y;- ■■ '.^..I^V ' -* ' 

fialeot I quoi^u'en dite Woominr^ia leur, «]i|t .èp|Mireinr- 
iDèni a'èo«ibiid«,ito^«^Mrflc »ni^0<M/. Xquivej^'^* pOi^^- 
vaic obiamr^iur oe wot, (f«il^^a'4>aÉ •'•mpioMlafl^urd'kifi 
4u« daiM ie Ifly4« j^adto > »r ^ue iafcom^ inilgM ner k 
«^ofnporCeiuiil piè ilani ua «•vflft aériauvv» ' 



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iMit «-i-il po Mp^t*<P <^U« ^«i y mi ooaibaltit* ? QomÊmnt 
m^uiï pu diffv f^ d*«|N4* LoMMi , que U ftigoUkftdmi'd* lAy- 
Isn^fmhi^ «ijoofdliui rannastapsr TsMiftà c«|Ur€W 
Umm» lamgiourêU90t d*b«ia«iir chÂgrin* «t pUintiv» ? Lt 
DictiooMif» dt l*Ac«4dmM^» cnmnM MU 69 L«hMPp« , <|v« 

un vUa§Ê dplênii WHf V9ij9 4^Umtê : •! il obMnr« de 
mérot ituHt M dit piaf wfimuitw»^i «n pl«i»«nt«rie. Tel 
a«t aiiMi r«nt d«» ••teun do Dictioiiiiaira et Tréfowt, qui 
oitsiit c«f àèna. ▼•» d« Moli^rt r 



j*Hvii» ^ lUffUs Ti«A# » i*fliil «»i 9 P&flM «ootenu , 

gt jf ipi> m»t>twt m» ^pnpèf doUnU» 
" "t" ■ 'i '''■ , ,- 

Boiletw «fait uMi mm« henfMX niag» de €• bboI dani ces 



të flluÉlràdUMU , Um^BUat M» fliallirar , 
Fait moont V»tfétkt , tt aaltr* I* doaUitf. 

• BIK val» dMftf M' jeraMM' M r«fffiHt ^"'' '"• v. ^ '. '-.• 
Mm «^aa» w A»^ I at «M Mm ta f ffMlf* 

L.B. C<imiiiaiitiiii«irioc^'*p€til-il se dioHpêr tn fumée} 
Gattam^upltarB fèraU')^iia#iipti<>rtabla« si EatâiÉ âîait mis 

Pour «{na la mot dtnipêf c^ftat ^ lopa.lft lukllPlitili , il 
aurait fallu lo £tlre prtkëder da /a^ s^lom PHranrâi» p« dira : 
^llqvùU^étjêuméésêS0^diê^p9jr€nr0gfiÊi$, mo/i:àmour\ 
en fumée ^> a^. ion bien ai» prmoiê* i : t ; ■ • » . p , ^.. 1 (.'..-' 

Lp H. V^aoflfiiIMnUtattr , qui a foilla ]it%n là la m^ta- 
pbora par Ui vè^ |ittéffiiUa du rapp^irt^jèajoblftl # t'es( 
loulemaiit troaipé. Il Aa tW pM «paiçu ^ 4ê4U*ip^^ 
ênjumie \ iên aiUr enfiimiê , att nn0 phmHf^if» »»n« 



/ Dl 
fortadèfi(^a 
'dait à rian* 
allée êà/d 
U fumée t < 
•Tac sa d^ 
/ipfi/r ailrai 
i|ua tôota '« 
corrigar Bac 
sentir qua n 
plein d'affac 
D*Olir^£ 
et avae pluf < 
sipeun regt 
croie ruo bai 
n est évidec 
on perd le 
ment atoaidi 
de la vie* L 
excellant par 
maira; c'ait 
diuipêr pùi 
exActituda. 
O.Faui 
tant comma 1 
partir d'un ei 
et Toii W9 de 
demanda par 
biengil'mn 
qalaitùoa qi 
▼oiru*É|#/;re/ 

parChusaikea 
chaqnajoarf< 
peut lui din» 
mour àÉlÀm 
fit amour f^^ 
sabla daruît 




.,' DEL.ALAllGUlBfr»AlfÇÀI8E« ÎH 

•aoit k rien. TouA^Wt joun on dit / vé/^lipÉr #»>)#•«> «» 
allés êàftàméê. T «•i-il ^«i d« rapport •ùHmili^projttt «t 
la/ifivf^#i <|a*enlni TtfTiMtfi^M la /améê f U ê*^M^fnin9' 
tTec M iéetfliee ordinaîr» , qntfiiâ il 4ic «|o« wuêfÀm^f^ 
fun%ê0 ÈâinXx M plui fiipportable c il m féoi riva mi^iiê 
i|ii0 tout* 'lâ coafiaiu!« •oMmiuan^ pôor vouloir mus caao 
corrigor RaeiiM , et il fiiut im goût teli|ao U iko |iQar oe pM 
lentir que mêé/eux ên/uméê ferait ici «in jeu «ie mots 
plein d'adoctatioo et du plus iiMiuirAisofiGit* ^ 

D*Oliv.0 £ûsait une antre critique de ces veré : il bUnaait , 
et avec plus d'appsrence de raison » la JgfptéfSê qui 4S dis- 
sipe en rsgfêU^ et Bacine le fils souscrit à oet^f censure. Je 
crois l'un beaucoup trèp sévère ^ et l'autre trop conipUisaat* 
n est évident qae. dissiper est pris ici pour perdr^. Or 
on perd lé temps êa ngrêls, et la /tnisAr/e est certaine^ 
ment coAsid<$rée ici sons le ra^iport du temps « dSine seiion 
de la vie. L'analogie est doac observ^B^ et cet devx veM ; 
exeellens par leur précision» â'oUreot qu'un dilsQt 4t griMB- 
maire ; c'est qu'il e6t fisll^ te pronom /# poorq^e 1# verb« 
dissiper put s'appliquer aux trois substantifi «vfc la méoM 
eiactitude. , 

C^. Faute de ce priûtDom , les iroissubeiao^is se p«fÎMn^ 
Unt comme régimes de dissiper ^ faction d« oe iterb» semble 
partir d'un sn jet qiii la produirait' oomnie «anse effieiente , 
et l'on sf deouinde quel peut donc k^ ce sujet) Pon se 
demande per qni Isebelle ^mX diêsipep> sa jeus^esse 9 som 
bien si l'amôurlie Lëandrtf ou, ce qui est la inlme eboif « 
qui est-ee qui loi dissipe io«c e^^ £ile peuli saneik^oie ^ 
^oïrMstper son èieh /et c^ett jgmt GHic^neauv siin, pèj^» 
parCbicaneau , ce plaideur éternel , qnUle le voit en effet - 
chaque jour fullemcnt dissiper ea proùés» liêiê qui est«ce qui 
peot lui dissiper ^ commeniqiie ce soit , sajl^itnesse et i*a* 
mour de XiéMidre 7 C'est avec oes deussubs|anlifs/eiuse#/4 
^^ amour , tfoé le pronom se était, absplument indispeiw 
sable defuit dissiper ^ «fin de piéseiiler U leuaessê ^ 



>• 



C'Ml («iro'k 10$ betsté* «■ J«»le iwï^ilM, «ià. 



I 



w«»,^âr 



<..■ i 



VéH—w^ touC M»>foii cbi^aÉÉ fl#UMl|M^ «t 

tMCif A/^1 AiMi il AOteit; aè toute néoMiU Tcmpùy^r* Il 
«•I VMi <|u« U ijflkbb é9 itak de trop pour U T«t»; maii 
<|i»'«|i*c» ^ iMpidiaU d« •db«aiii*r #'m a//#r i #« dis- 
siper , miéôàin , slis woiês'êm sUerf OmTcM pM If pre- 
mière takê fM iUciM f ftk la fuite qn'oa felire ici : il aYait 
dëjà dît dan» ^iu//v}9Mf lia r 1 ■ 

Il fcnM Mo/r «a pUart Mtsipér èet orafi^. 
9 II gafiult M «a jdtfr plaa q|^n'«m i«cre «a lia Maii. ' 

Scêridës sut tonfrom fjrmmiêiUiousMswaploUs. 

- L.JB* ToaC le meiiide aait 4|tta'oe dernier van et t parodie du 
Cid , et que Conseille troora fort maufali ^*uil jeuDc 
homme ridiculisât ainai aeé vert. Corneille irait raifion : la 
pfirodie eat le mérite alaë dei pedta eiprita. Badne fat aéduit 
aam dottte par Fasenipy d*Ariki9(illaiié, qtii na ménage 
pdnt les béatft androita dTiflf|Me, tori«|a'il peat la tra- 
▼eatir d'ono BiamÀre |4AîAiifte. 

L. H. Il ne a^agit j^int ici du mérité aisé de la paro- 
die, <|i»*aéaiirëiBiMit Raeiaenecliercbaitf». Il f'agit de lai^oir 
ai c'ait en étht ridiculiser un beau ir«r»f t(ut de l'employer 
on plaisanterie. Orc*est ce qui arrire tous les jour» dam b 
convei^tion , où ron fait mio appHeatiotf plaiaaiMe et de- 
toara^ d'un beau rers 011 d'une belte pai^e, aaua avoir 
aucune iàtention è^Xu ridiàidiêêr. Cette ekp^ de trave»- 
tisseroent est très-itmocente eU elle-même, et n*a rien de 
éommUil aree cet lai^ea* appelées parodiés, oè 1*ob se sert 
des idéeaét'dee ^tpfeaaionad'onaofrage poUf <ldnij§frer Vayx- 
xéfUt éntb AuuUt de mal-adresse qUrdo grosaiire^. Ces paro- 
dies ne sont autre chose qu'une satire buiiesqua. L'Itameur 
de Corneille étaiit donc trèi-mal fendre» aiosi^que la noie 
du commeUfateur. Quaiftl BiViteau s'amusait li parodier les 
belits scènet du Cid, pout 'd^ooiffipr Çhapabio « e^est do 
Cbapelaiv qu'il sa moquait, et naa pa« de Comallle* Aris- 
tophane, au contraive, attaquait dans tc% parodiés ^ no^' 
«eulement 1er vers d'Euripide^ àMiif la paftettiia,«iavec la 



DE 

plusind^amu 
déduit par un 
coonaisaait la 
coonalt paa« 

JO La-* 
Plaidéonir » f 

laia décoij^i 

beau Vers. Zn 

poini Us exf, 

Sêntimems ê 

vées, et sa #A 

bien pliUÔt eu 

ne pourraient] 

n'y a aucun ra 

les rides né vi 

ne viennent di 

et retourna le 

dre • on aara I 

Bunqaantdgi 

10 Q«*oa I 

L. B*etL. 
pris ici pourj 

f^ Et ce] 
parc(^eapi< 
l^oiff iaparèi 
pour lliommf 
figura est ici § 
ces eiamplai i 

vifêyvoufai 
Mais elle peu! 
comme d*o« 

tomme djina< 
iioni quo \%i 



.;jC<hu«'> 



T 



vai^* , ^ àttmrm , priais 4a «AU |i«r ^ oo l«* trgftr4e des *^ 



' DE LA LAVOirB iNaANÇAISE. itf 

pluf iiKUoiiite mâlif{lM'> if'JUaM«/^M| liât Éi pour ètrt 
Wduii par un paraH êXêmpU , ai pouf l»Milvv# ap rira, U 
coonaiiMUUratpMldftitt géflit , t U nniimiifHiUor a# U 

coooatt pM*' «^ 

Plaidâur^ , a éêà aotn parodie par BoUaau daiu loa Chap0'> 
lain déeoi/fé» Maia cenW pas una pnfova que ca «oit of 
^tftfM V0r#. Za/ rid^i mar^uetu les années ei ne grmeni 
poiniles expMi» , ooauM TolMar^a l'Acad^mia àtLW^séê 
Sêntimens êurU Cid^ BCaUUfa plna: las ridât son$ gra- 
vées, et M éemm/U fia» « ptt mém Ui «^ qui !•» f raveot 
bien plutôt aas^mêniat s allai marquent laa ani , mais vWtê 
ne poorraiaot pai marquer àê inénia Xmêxploitf, parce qa*il 
n'y a aucun rapport aptra dat exploits at dcf i ides , et que 
les rides né viennent pas plus àeê exploits , que les exploits 
ne viennent àuHdꣻ Ainai, ^«foalqtte atianièra qu'on toorne 
et ratottma la var^ da qpalqua mmai^ qu'on veuille Tenten- 
are» •nsamltaoé daoMiwmrq|i|aUptoi^«tU i^^^P^ora 
Miiwmant iWa^^***^*** ^^ <i«*é— ^- 

10 Qa^on ne hisM Monter maaaae lae M»-1>mi« 

L. B* at L. H. Aucune, dma astdii^ijla familier ; dfVM est 
pris ici pour ;iarfo/»;f#. •: ^" 

(Q^ Et cala» par spacdoqua de totalité , c'ail-à-dira/ 
par o<^ aapiea id syneodoq^a qui tons ista k prendra tê tous 
pour la partie ov^lapmriiê pourU tout* On prend i'àmë 
pour lltomm* niôma « dont alla ast U plus noble partie. Getia 
figura aat ici an albt du stylo la pins faàiiliar , cumoia dani 
cas eumplw s // «« yoi^dmê viyar^ i il he voit dme fu$ 
vi¥ê y vouf mf irouvêrwM^pdf fMM dif^f 4^*^ cette maison^ 
Mais alla peut, quelquefois Qpnvanur ai| ilyla la plus noble «^ 
comme dans cas vars du Cid, si coàoiis : . , 

, le fpis jaona » ilast vrsi^ tfktik a^« i/Mt hien ifées,. 

.La falsor a'atuod dm Ui nooibr* àen anoécM *". 

'^*"' "^ "' •'■ 7- ,;v ,.^t .•.'.:£• 

«omma dans ceux da I. B. Eoussoim | pda ,mr le# diipoM- 
lions quo |7i4)imiiia doit apporUf A U pri^fo f 4>i»^Jv. ; . 



..•4l4MM<'k-j:< 



/uiy Us mjoaé i/e»l pu* françui»^. a t'U A'<il4il . <^^^-^'' 



P<*rionoc éan 



'X 



•^. 



CommfBOM |»fr r4gl«r fOf OMMiif | 
Jlfoinf lit fa«t« d«M Tot prièrti^ 

coinnie duù cens et Y diaira » Jlf or/ 4lf -Céém^ i . * 



.;(r'.>,,'v.ij / ■ '!'>'j t : 



CroU-tn , f*U m'tfrt f •ineo , qiu e«tu 4m« Hautain» 
EAl UiM^ rMfirtr la liWté romaine? 



«. h 



et enfla 4x>mme dasi ceux mémat de IUci|ie« Alexandre t 

Saia-ja paf qnaTasila «at oaa dm# imeêrtainfi j 
Qoa ramonr lé reliant qoaad la eraiatal'antralaa? 

le croU toute^is devoir ohtmver que i .pour avoir de la 
nobleaae et de la dignité, elle abeioin d'être acooropagnëa 
d'unf) ëpithiÀte qui ia relèvir. 

Il Si aon olere tient eiipf 9 Iaia4ai foàtar non vin. 

L. B.. Tout ce que dit Ghicàneau oat la peinture la plus 
parfaite d'un plaideur , et Racine n'a paa cm pouvoir mieux 
le dj^igner que par le nom qu'il lui a donné. C'était alors 
Tuiage de jouer aorie mot^dana le nom det penonnagea qu'on 
mettait aiur la acène. On appelait on procureur momsiêur 
Brigan^au , une uiuriire madame la Rêêêomroê : cette 
manière ett maintenanl abandonnée aux paradai de la foire. 

L« H« Cela eat tranchaot , et u'en «at paa plua vrai. Cette 
espèce d'onomatopée est aana doute un dea pluf petita nM>yem 
comiquea, etdeaploa faoilea; nuilall n'a point été dédaigné 
])ar lei mattrea de Tart Molière , le premier de toua , en n 
fait un UjMigo fréquent , et n'a paa manqué d'appeler sou 
Avara Harpagon (d'un mot grec qui aignifiOT^reWre, 
piller ). Le ridicule dès noma n'eat paa aana effet dans bien 
dea ocoiaions ; la comédie lea A^umit , et l'art n'en néglige 
aucune. Voyei quel parti oe méoM Molière a tiré du nom de 
Tartuffe 9 qu'il regardait commue une bonne fortune» et 
Molière en aavait peul«'étre autant que le cumineotaleur. U 
est très-faux que et moyen ait vieilli , et soit abandonné 
aux parades de lafoire» On peut en abufer grosAièremeot j 



comme aie ton 
modemei ( H 
lucoèi) , voue* 
qu'il plaît au 
{[Q^ Lafon( 
lière, n'ignori 
minations pitU 
dani aea FabL 
tes images qu* 
sont atuchéea 
exemple ,_ que 
gneur do Lion 
Muuton^f M^t 
mage, Ronge 
gendre de Ben 
Rodilarduf oii 
léxaadre àm 
autre chat fai 
chai, biedfoi 
core nommé C 
Lafootaine n'a- 
pour juge entr 
gruge y 0OS di 

la Si ponru 

L.B. On pe 

plua d'oaage. 
Acte II 9 Scène 

Onaevoi 
SnrionU 

L.H. Ileat 
convenation £1 
est une pbraae 
puiête dire , \ 
savent ce que 
maire* Il i^ora 






-» — »-- o 



P^Tiunnc ÉAvrévp II est vrai <|U*Ores(e aélidt pus le tuiel il« 



'•; 



oioyes 



DB LA LAlfOUE FRANC AI8B. im 

comme de to«t If reite ) maii dam lei «9ai4ditt les plot 
moderne» ( eije ne perU» ijue de cellef qiii^ l'an joae 
fuooAi) t Yuui\erret beureafement employé ce nArae on 
qu'il plelt eu oommenUlenrdé renvoyer à U foiie. / 

{^ Lefonleiae, qui deeifon genre était uneutre Mi>« 
li^ro , n'ignorait pa« le ponvoir des quoliiicaiîont ou dénor 
minalioni piUoreequet, ei l'on Mtit quel parti il a lu en tirer 
dam aea Fables , oh ellei répandent tant de icharme par 
lei imagei qu'elles préaeniont , ou par les allufionf qoi y 
«ont attachéea* Qnei de ploa heureuiement trouvé, par 
exemple ,, que Capitaine Àenard « Sire Loup « Mon^ei» 
gneisrda Lion ? que Ùom p4>nroeau ^ Jeaf^ Lt^nn , hobim 
Mouton,, Margof la Pie Bon^bêC , le Chat Orippê-Fro^ 
mage, Hongê^Maiih^U^l^Bil Et ce Giiiê , couiijn et 
gendre de Bêitfamd , iinge du pape en son vivant? Et ce 
RodilardM ou Rodiiard , c'eafr^ii-cUre Boagia-iard, VA-- 
léxandre des chau, VJuila, iè fléau des rau ? Et cet 
autre chat disant la Ckummifê , ce ^aimi^homm^ df 
chat , husà fourré $ fret et graa, ç^JLNniittigrvbi^ $ en- 
core nommé Gripp0mimaud , le,^apÀ0«? Mei^qubil 
Lafontaine n'a-t-il pai euMi fun P§niii'Diadin qui « pria 
pour juge entre l» deux Piaidëurs , àuvrê i'huitrw et là 
grugê ^ t$ot deumnusêiêmn le regardant ^ 

la 8i poarunt j'ai JJMn dkeél» 

L. B. On petit remarquer que le ii avec powtûnp n'ett 
plua d'oaage* Raeine.a encore employé cette e|tpre*êien« 
Acte II, Scène XI I 



OniMvoit potet mea pAM« -«•lUbifadeatraiimirfiiia 
9ttr toau oaiu afiiliv UlaM qac Ja b voéa. ' 

L. H. H eat ênooro d'ntige , et a lÉiéime de la grâce dam la 
convenation fiimilière el^danf le atyle eQmk|rie. Sifômrmttt 
eit une phraie ffile', qot yeat dire cèp^mdmnt, féoi^'o^ 
puiiiê dire, fuêifu'ii,ên puisse être, Lea gM0 inetroite 
lavent ce que o*eat qu^une phrase faite eaf atylo de gram-* 
maire. Il parait que le commentateur ne i^Nl éeute (m$t 



7" 



«ju'on lai pré$ê mainJorU i OpoitMlanl je dirai pour U ju?- 



Mpèce d'iron 



^' 



B«6 • ÉttîDE# 

puiMiii'il nrjii«fyfi# ^»0 U m af^ê ftmumi »*^êH j^s 
d'usage i et en coauiëquMuw d« «9tte nramii^Mi» ai MVMuuMt 
énoBçéo , iu ëtrangor poarratt firoMt fut e» r«M 4a fUoioe 
( «t biiauçpup d'aotf«t ataiblablaii} ^ , 

Si ^urtaiit m resptof | fi «cnt oMJkMkidi , #td. ^ 

I»>ra«ift. 
na flOMt pliia d'iuagf . 

f;^ Voici en fon eaU«r !e pÉMÉgv d7/y/i(f^/i/a .* 

Si pourUnt o« refpeot, fi cette obétMance 
I^araft digne à to« yeux d'une aaire réoooipenf« ; 
Si d'une mère en pleare voue ^teignes Tes enauTi ^ 
Vcm» wofu dire iei, qn^en Vét$i o& je «uie, 
o Peni-éire asiet d'komieQn envifonoM^Mt me yie , 

Poar ne p'm ««uhaUer qu'elle ineMt fari», 
79i qu'en ne i*arrMkAnt, nn «itère dealin 
Si prâe de ma naiMMoe en eU mnrqnl la iin. 

Ot, quelle diffdranae eiHre le êi pourtam de cette belle p*!- 
riode, et U si pouHant des Plaideurs / Dani le prei^ier, H 
eH conjonclion coodiiiiooaeile , roar^up un doule av moins 



DEI 



♦ 



apparent , etaiaine une propotitiim ttil^rdoan^e ; et dans | 
le iecond , #/ est coa)oneiion «dfenatMb » mar<|ue pofitiire- f 
ment l'afiftnnatièal , et cmmhenea ana propofition principale 
et absolue. L unêft abaolumenC iiëoe«ai*»«i tant de U pro- « 
poeition , et ou oe pourrait TMet aiAf nndantif la propcMi- 
tion elle-même t l'autra n'influe que tria-peM aur le aao« > ti 
on pourrait Tôter, <|uela proposition n'en lerait presque pa» 
altdm$e« Cetui-ct ne lait guère que fortifier peuriant , et ua 
signifie qu'avec lui , ou que comme lui ( oeTui-U n*a nen de 
comnMn atw pottnamit et ne aignifie abaolunient rien do 
«e que ftouriani signifie. 

Voilà donc deus sottes bien diatinotes de si pourtant ; 
l'uJB dukistif et ookdiUona^i • celui à*iphi$êiéis ; ^^ 
l'antre ahsoltà et mffUmsi^if^ o4ûk d^s Plaideurs, Non- 
seulement le promie? oat toujours en usage sans doute % m"'' 
il parait même devoir y être tant que pourra durer U langue, 
* AU fonds de laquelle il Mmble tenir essenlielleniont, Quaui 



au 
iiir,'nifanai«i 

Tréroox* Le D 
qtiê ae presMJk p 
u Quoique voui 
M pasii>niaiai] 
la même petfrk 
qnel'qnefoia ton 
M recttlet, si fa 
quoi ne dit-*ii r 
pas que ce al ;K) 

^5 lîi^nel i 
Hét qoé 

L. Hf. Dnital 
lM)ur ênviton, 

L. ft. Otf Vf 
eoDter^ation« i 
avait raison. 

(P> filéad 
vieilli dans fa « 
luppdsér tou/oc 
éoitsmis aiiê ^ 
^itatih ek$vai 
Mivênâi Itym^ 
perdit fuêlfUâ 



14 Maasianf 
^e ne la 

L. Ué Quoiqi 
Serai peint, L 

4>#aaa? elle de 
ntande ji êUé 
à%n i fa iê sait 

mol qn^pouff j 
jectiCi. /! , 
Bourcootred 



Mpèce d'ironie dont parlo Lahiirpe, Ella ii'«tl pas iiioiiu 



DELALAHGUEriANÇAISÉ. ^ 

au mommI» on «^«n 1#MÎv» aUouia ai^»|lM| , cru^ia ioiiv»r 
nir» ai ^bii I» Diott«àii«ire' dt t'Acad^Me , ni 4iuia 09I1U 4i 
Trëroiu» Le Dieti<Ainaire' d« V Académie ilil qnt #i ##i^#« 
y/i# ae preiidi fonr Héémm&4t9ê «•orne dani ImMi phroM : 
« Qam^ne voua •» pmétê dire t #tf a,^-«a ^i«« j«.|ie «roia' 
M ^> i) nwiif il tHomÊ^^wfU id^UU, l\ dit » ot laut afoiiter 
la même aetlriclio» , que #^« dam U alyle ^Mnilier, ae «Ml 
qoelqoefoif toat.aeul daoa lu «>èaite leiM : « Voua avec beau 
M recitl«t,#s faudrap'Ukl que voua- en pasaies pair-U. » Pour-*- 
quoi ne dit^il rien d« sipùUftaïUen question ? Ne lerait^e 
pai que oeil /K>iin(l<i»/av«it déjà oeaté d*èlre en usage ?... 

ti lîi ftaèl l|é Ét«iMroai? Vont atti bon ▼<•#§«. 
Kéf q«i«k[d« soiininte «M. ' 

L. ïlf. Dana la oonvenatlon , on se lert ait jadis û^fuelfuê 
])pur ênvitoiè, 

L. II. On i**!» aért encore , et fort bien. Hâcine , dans sa 
eonter^atioiiji ëffectibànait cette maaière de jparter, et il 
avait râiioa. 

J^ lfÀùèèéia\ë , en éthâ, né dit pia qtié ce uHH ait 
vieilli dans (a t%th' A* environ ; elle s^rtdÂ^ , iTtf eontririra , le 
suppéaér toujours en ligueur, et à resetnpla /il y a^Uêi^ug 
ioitétmêê aii*^ elld joiât celui-ci : iif avait fUêi^nw ei/$^ 
ifuanfê ek0va93B/hB Bitftioniiaim d» Trëtmn fournit les 
soivanl t îly mtfuél^Uê tfoit ûênirpêit â'i^i ià» Ahx^/tdrê 
pêrdii ^uêi^ûê mii^ 0eni4 Hommes fusnd // défit Porui. 

14 Measianr, kn« vtM'poiat lira li/a.... 

4a o« la Sfral poiat. .,...*.»• 



têrmi poini, LorsquW d»wamUi à ueelmnine» étvê^voiu 
VêiiVëJ elle doit répondre : Je la suie. Mais ai on luLde-- 
mande^tf «//# êti fêtàmo t 4i oOê mi oom^miê» «U* doit 
dira i fo lêêêUi* CeM ujM rèfU oertMiM 1 \]vfM» Utmm 
met qv^ pour W subsuntifis» et r«f|ÂoU le pour les ^Ar 
jeclib.-: „,,,-.. t. . ...,^ , •,„ ',. ^ p,,,,, ,,./,,...., ,,. . : 
^fum cootredife «eM« rA||k • Xouit lUf^oe m» £on(W sur un 



I ' 



(■y.. ■■, »■«,(■■•;' i:; 







à'èif cbrëUeoM, «i^pond x^h^^^khitUè. ||||i|lWbii 
fttflilier bd* &uta|piur iiii««iMi4^;/*''^>Jft''f^^^^ 

L. H. liouit B«ciiw a eti toit 4« irmilelv mi^ 
^viileot», imiqutÉMiit para* qii'ilW fit t » j to »c o mmmw 4f m 
la bouche dei foromei^ ca ttrftil pff«nd|p^ i^^^^ pliii- 

•«Dtdrio de madame de S^?{|vi4 t yc Si je disaii /r if êids , je 
» croirait afoir de ta barbe»» Bllé ne aanil paaque/f /« 
/nif/ , en répondant à Initie qoealioli qui ne port« pat aor 
rindividoaUliif ligoifie leolenve&t « /# #ii/# fié çuê vous 
diiti , etdiapeose de rrfpëter ce qu'en a dit* Le oommeota^ 
leur a un bien plus gran4 ^i*^ < ignorant abiolomeni la ff^m- 
mttirè, ci entendant mal un article du Dictionnaire de 
TAcadëmie , il donne pour principe une f^iuénW^à laoMe i et 
pour eiemplo la foofe méine qu'il 'C9ndamne« aÈtai^f0U4 
» veuve (dit-il) 7 Elle doit répondre«ir /« fff^ »• ^^ 
doit répo Jdfo , fé U itti* , j« fuis ceU i fi , ' diÀa (pe oai . est 
un pronom neutre , qui^iigniiie Cëiai Câ ftte vous 4i^*» 
c'eit-à-dire vsuvê» Maia ai oà lui dii $ éit^VQUê la vtuvê 
Thomas ? elle doit répondre , Je JUi suis, f* lUia la tifuvû 
Thomas dont yeua paHea. Gat fieniple doit (^ipe com- 
prendre aifdment aur ^uei la règU ml lundie i é'eat qoM y 
aurait un défaut de aena , un d4£aot'de fappMft'iftlfi la de- 
mande ei ta rilponaeii ai cella à qni ^'on demande ai •(!# «•( 
vêtifa, rrfpoiîdait.y# I0 sais t car qui ligidAerait p$ la ? 
Je suis la^êufê , lavêups dpnt fena parlas* Or, oe n'est 
pat là cequ'onluidenaaiide ,' àBaitaeulemeÉtal'allanatv^ui'r 
indéfiniment. De niéme t Éus-vous rslmêf •— /# la suù' 
Éiss'voms la fêimêd'Éspagmi^^ /a la suit* Éips^-vou* 
accusée 1 — Je le suis* Éhê^pous l'accusés f -^ /• l^ 
suis, ^ • •' ■■-'• ^_ , 

Le principe n'Soak dono pat , eomma te dit. le oommenu- 
teur, «que Tartiola la ne ae mette que pour lea tubttantift, et 
» l'article h que pour lea adfeotifa 1» car mia'c eat an tubt- 
Untiff(éminin/ et pourtant oelU k qiii l'on demande thel le 
etl raine I doit répondra/4 h sais» ÀéPUsécMi iitt adjaclifi 



«I 



et calla à «Il V 
pondtey# Ihf^ 
tisf'%f Houi^ 
*- Nams ffs su 
douf 1* r 
caiidnë/ 
istlé^,iês,f 
terrogante«ilad^ 
nomt dédtnabfl 
dana riinar«omn 
en tout autre c 
pronam indëfini 
choteinddfinia. 

tOh M.Geo 
jotta «Bvara Va 
ploaeiaot quaC 
Zaïre à Lnâifnai 
pour lMt« f)pi|«; 
«lié raMnd tx '' 

• ■ :, • * 

JUng^f mbl. la 1 
M. diitiUiarpi 
eiact «ana la Fi 
lat Ja«a 

Ràâfa'lkMfpirai 

7Pm^.pùr$é0. 

a my ti^niM i^ 



N 



tie monsieur ^ie Pëiit^JêSm rapiMlle le monsieur du 
Corhaut 4|ii0 Lafontain» n'a pu ul* Mm fuiloo dam la 



.' '-" •■,■<>, ■-■%'f ■■■■ 






.rw?' 



dofif 1* rigt^gMiila, 4|||i9 apr^ oiinémplet at i^ «lÉplipi» 
c«tiditf I aaii datm pont «è«il la naanJa, Quand C9êtu9l^^ 
UfU^t iê0,êÊpNmy9»i com^mt arlida dans une phraae iii*^ 
terrofiole«iladoifaat le rép^tar daM la r^ponie comme pro* 
nomfldéeliiiabtji«« applûpiitans^mAmai objeu, parce qua 
dan* i*ii«arcomm0daii*l^i|^ire/aff4MpaiaJwiit IMUiridualiié : 
ea iout «utPi ca»« jKi «»t émplo^^é d«M la rrfpoua ooipima 
jproMmMé&ui't pQur ^aAi^ paroa qu'il poita alott lur lua 
choie indiMlitta, ■■-'^,^.^vvS, ..it^v^f'', ,, ;. 

ipjfk M. GeoUî^, ipi( iHt /est paa tdoiourf mQntrtf bien 
iutca dnffrt Vtf^haiKt/dBtirva poanant qué'ca poète a iié 
ploi eiaot que Gonif ille et que Racin^ dèai uAf .rëponie de 
ZaïraàJtiMiilwMi; Ct pikm midheaMiii deôkpMide à la filU, 

» I » 'il... ' '» 

J^ aitoly la me pennettrai d^obf errer, k mon tour, que 
M. m LÊmnfê n'^t p» dfae trouver Lufonuine autii fort 
eiac^^aa iatabb ,0^ U tort-, portile da^ If^ff par 

' 'u rallier y ^i^pi f iteaé i/* la «mU «H «0!9W 

lUfttot Mf olr à t^mtem fèt mU aviii bien » /# la /»// . 
d#Bi léiM on ||i Tbfm» èittendaiit crifv t Vêitêê voir oêito 

T9f^.port4ê. oomiHo imm> #»«/•## Attf*'^ vo.nlii rppoi^re 
«a^eUaitaUreiiieeiiW&fet./' ".- V ' 

il apt, ti^nÂié pa^ iV^^ 4ljifm^o»9^ P»'' >f ,Piotio»^ire 

■»â.^»T4». fMf ^4m^ », m à\% >v^ ^» f«,*;»pww* !^ ■» 
f4|cs4il;m ^ m ^irhf TO.i»»:^<î*<*f - »? jp«wi *4 it«f? ^i 



« Uy êsruii oûuché n'«a p«t françai* , po«r lignificr, u 
i,y uuriùi f^aitéU uuU. Oft ait «a dm WOl Urè»-d*nëruif^. 



^ciioouuaef n'a , 
U-deuuioHitaei 



9 



nv^hté k irtmji ^iHl'é» pitié yiiyifci ÉW ipi^^ è «a 'ÈÊlkên 
liètif qui pvéoitW. Il «'n p» iGijl iïliflili»»4|«pl'iàiQ^^ 
éaleiKl Ici ifêèiM^Hifmik «OMuiatlf ^aUi ^ M«lil'*in. 
ploy^ «dJMlurMiMt.Wii^fiteBé far wi toaf yyHMifOMi 

malmdm y «iiplo^iéi aii}?*"^**"**'^ t ^ «StipvWMlft >^'ane 

Léfiiêém^ M»irm>mm<U^wUn^dë,éê$:9i^fàk0>t êê^i^oui 
isttUBtadêfiamfm/niimfÊpéiêrt ^iMMttff mém^^mor' 
4«dS9«oiil employas U comme talutAiiUfi^f et «nt pcuifiob^et 
u«t/p9rMMUMr> «m individu. Qr^n^ii»^ diutt» ç«(4*riÛMii«t que 
la femmo inUrrogée doit répondn» , Je la ^uU » 4*«él^fdire , 
y»mf U |?eriOï»w Hli« ?PWi dilff lf«^ 4*/9fl^^d»n>.fi» iwremier 

• tS Cornai»»/» 4*IM'««^p?otot4|i^-i4iliU9||iaMl / :> 

L*ÂB. d'pL. Pour' 1^ xivm » It Faut prononcer tUoit, 
comme exploit , par où finit le ven prMdent. 



.4».r. 



TcocB i'toUtflt eu ^tt*oii^mi d« Vofre MJ^Ielt, ' 

Vaiigelai nooi a|M)r^d «jue lei |eiia deJMltiii )ff^n9i!V*><^^ ' 
encore de ton temps' k pUipê. iênok^ 9Ui,dipbtbonj|ué oi 
et'cetie éoytoaie, |ani douté « fêtait coptmnip )uiciu<iu 
temps de Kàcine, du rooina |p>èniî^ le» viefjts procpireur^s. 
^infl c'est avec dessein e^ «t«o> '^ifiW ipi^l fait parler du 
' telle sorte QKioaneaii r plei^eur de p#ellBWiiN|^ < 

JusqM'à l'arrivée 4e Catherine de M4|Ud» ti^ France , jji- 
mais cette diphti^onguis ne s'était pmnoiMê aulremefil (i"* 
comme aous taisons dans r/»^» déni hxfnQiè^'titiiêXu Iia- 
«liens, dont ta cour fut alors inomti^^ n'ayàntpaié^tondaus 
leur idiome y vcalurent y substituer lé son de ri dnvéii't ; t\. 
bientôt leur pro^eiiciâtlon , affecté^ par U ènurtifan jx^u 
plaire à la reine, Ait ado^ ]^i^i6 "bo^f^gvdl». On n'o» 
iVTui , selon kh auteur toAtemp6i<àfiÉ, dont ^^iW|t«miei 
dire Fratiçdl* et Françoiiei , éùi^fitiÀê' d^ëirâ éÊpjMë pé 



osa 



et AogUiit^M^" 
Un tel cliaafi 
manière uniTorn] 
choppeîiippii^pM 
de ûqaelle il iai 
irifité bî«n au loi 

{C> Cette pi 
pour let natienài 
forte railoiTt ce 
thographe dont i 
& To datis tcmté I 
faits, doit avoir 
L'abM d'Olivet , 
ri>nuir^>ur.cea 

Ma eol^tf 
ImnoloBi I 

rspppmireiioiiRj 

agrément d'un# 
l'oreillei ot, en 
bien pu iaiss^ ai 
ion j^ndr^moffi 

'- X M efoif 
A« ii«% il« 

àulibu delei ch 
vantes: 

n'en froir 
Au lieu de 

Maia2iort.de la ri 
meat^ seua prête 
ra^ùaietiliMper 
•tti||irf.de aei^ 

<^>ttvaieat i(a d 
^#PM>llicilt di 



a point «oAireJic d*OLivet « et qui» fton AiittnM 
U-deuuioHiuie approbatioAtrèf-espraMt^ clapjrèf cet aveu» 



/■./fi-^'V 



i,y." 



^' 



V, 



, D£ LA LÀIfCrt IKftiKÇAISE. ift 

et AufllAwi I V V ' ^ : ''«f'îi'%^'-tt;W^>v-/i V :^L^.-\' ■ 

Un l«l cbangt^lMii v»^ ft^ii p«i tmit d*ii|^ «rup «t dNin# 
inanièrt unUbimin. Anjawrd'bm encom c'est un« piiM^ A-iN 
cliopiMÎip^^ni cfM'iMilTO diphtbmigaè»^ iinr la pf9É9Mi*lioii 
ao laqualfi il lant€oiiaiii<«r Vaugalaa et Ménage , tf^mfijf^ 
iniUé'biMauloM. v'' s ■.'.-■,- •'-^**'/. .\ ^ ■ * . ',M:*#f 

|;^ Gett* pieirre d'ai^dpp^Ment qui eiiile ^ Mot doute ^: 
pour léf natienàttx eonfme pour Im ^Irtfngviri , était iine assea 
fprté raièotf» té tn« leMlite, d*adopl«r lé cbaiigémenttl'or- 
thognpbe dont H ^agfit , c'e|l-à-Hiif« , la lubttitiition de Va 
à To datti tcmt« syltab* qui» comme la de#^iéi^ dés impar-^ 
fuiti.doit avoir le aoik dé Vé ouveH, et non le ion d*oa. 
L'abbé d*Olivet /qui parla enîcore de ce cliangement dam «^ 
rcmifqt^ »ur .cet vtn de Mùh ridaiê : • 

lHa eol^cf rfffiniif et j« mu rçic^hms* 
ImmokMM é9 p«rt«ni troif Imtau hrïf tçit, 

rappPMiTf {IP«i ibipêétM»loiiqa'ii4iHt «n réaulltr le d^iibU 
agrément d'une finie qni Irafipe eo mAma lawipeet l'mit et 
loreillei ot, en conséquence, il pense que Racine vùttfèf* 
bien pu bliMff (^inai ct)s de«K von de la première éilttipn de^ 
ton jfniirçmaçue t '^ , >,■-,".•■."" ^ ..-'T,'^ 

X M*9m aroivta-^Mar 'Laasé da Wa troMpfari atUaiu , ' 
▲a U«^ d« l'«iilavar| JMfa«ef» «j« la fa^ipii , 

au Utou de les changer comme il ault dima tei éditiona aui* 
vantes: 

||*fn a roirf»-?o)^ ? hêêU Û9 m if^^paera ailraiiSy 
Au lieu do l'aalavai^, iujn^Ui pq^ jf «ail. 

KUUbori>(b la aime el|^n prose i il le ceMamne rigoufoui»> 
menu aei» piéteate qu'il ne faut pas toucher à l'urlho^raplie 
regUei et i^ le peimei ceiu petite épigramme contre lea jeuoea 
autenri.dë eeiy tempe qui ^ .à i'eiemple de Voltaire» 
é^vaient iUûkmmii^itfif, /'« •kmniajê, etc. t (cllii%at 
^k pAi^.dîlfioile de deviner U laia^n pour laquelle ilt ae 



r ■ 



». ! 



T 1 I : • • 1 • ^ 

corv irès'-bionVsàéni Je croit f je vois t ©le Pourquoi »i«» 
lu ferai v*oji [Mis auiai biea dans les ttiitref vorbos ? g 




■«.H 



i^;- 



1» 4l'Aleztii<lr« s« croytStiit parveniit k éMQi 4# Ûraëi. Um^ 

Sans doute qttU) ne favl iplii^er à Tbribogiipihej^Vpc la 
plua gfftnde r^î«l^(| , «I J9 ne anis pM • il t'en ^ai# «ItiNmx 
qui voudraient Ud^Ugurer, tout prêtent^ de 1a fendftjpon- 
forme & U pniQQn9i^^|9nr MidA ^ip|nd îl i^egU de faljre dis- 
^«rattre upe iussi |^rf^n^ incief1inule.q}itf celle ^i r^li^te do 
U rf pR^fè^yM^ie^diaon é tt du son «a par U r^ip^on 4'mo o 
et 4*^||U|i| èti^ra le cliangeaiQnt ae trouve commandé tODfl «i> 
ia^if pai^.U r^iaon et par^ néceaaUf » et il ne peut être quo 
pour le plus grand avantage de la i«n|(U9w Aussi Ltliarpo , 
qui n'aime pas léff innovations , dit-il dana une reroarqud sur 
les vers ci-deuua à^Arpdroma^uu^ qv^pouf^eUê-f^^fJ^n'Y 
a jamais vu aucun iftcanféni^mf ni aucune opp^ifion 
aux prinoiftej^ et quVI n 'ai pas turprii'f^^ i»n$ d'^éeri- 
voins aujourd'hui préfèrent unt orthcgrujphê ^ui se 
coinfarmê à la prononciation sans blesiêr ni l'éâj^mo- 
*iogic , ni ia/ormaiion des iemps p ni aueumê règle 
connue, * , 

M. de Wailly» s'appujant de Tautoritë de Duroiraais , sa 
d^'laie ouvertement oonire, et M* Oattel en fait autant dans 
le difoeura pr4Mp>in«ire de la dernière ddition de aon Die-, 
tioooaire. lU oppoMNit tpna deux que le aon i i^eat paa le iou 
primitif à*ai, qui ae pfpii|Qofn|| au|refoia e| ae pronon<v 
encore aujourd'hui dana quelques d(ipartemens méridionaux, 
de manière à fairu sonner distinclemeut l'a et IV; que , si 
Ton veut donc réformer ci dans les mota oà il ae pronoucu 
en d • il faut tirer cette réforme de procès , succès , irè. 
auprès » d^ » «te, , et> par^ conaéquenl , éurire d « au 1 
d*ai ï ^ue instituer aik ci» o'eat réformer un abua par uu 
plua grand « et pécher coi|ln} l'uoalogie. Ilaia on peut leur 
^pondre ^ue le double .caractère oi a été primitivement et 
exc^uai ventent affecté aui ^oia qui. oat le double aon ai , 
^ou«n^« • H^ eKemple , loi « ioi ^ foi , poids , carquoii » 



s , 
lUll 



i/ppÊdim^iaf^ H 
mot»i|^4>MHpeNli 

àiikptoj^^kn 

commn àmipafé 
la son âimple de i* 
j* aimerait fi fa 
venir de l0 aubatiti 
cette dipbtbongue 
un douv^t'^ com 
je oonnaiéf/o vot 
comme dans là pr< 
coude dimonno} 
. vaut mjenx aubsti 
sUnpleoariictèM è 
également aemrià 
selieraii paa leufc 
sonne tant,du,aii 
uq^iot, U ràifo 
assea généifi^rani 
qu'il est étonnant < 

^ I 

|6 XIsls je né i 
It ai^loi Je 

L'ai. »*Ol. \h 
que la injonction 

(iunner.livu Aun 
{>()siiiooa corrèiaii 
aitea pour ceux è 
pQurdWres, il 

Plus on lis liai 
phrase deus prpp<i 
"i^i leaquellea» 
rapport enaamble. 
ja n*ei q^*à dire . c 
veux faire entnndr 
À l'effet , et ranté< 



•ocoode périoiine , dans nos canjugaitons, est e«wniiel|emenc 
4iff<éreaciét à l'œil tt k l'oreille par une «, çonime la troi- 



12 




/ 



»' 



moli i||0è4Hil1|^ii <if Mi p^WdéMéetis0iQtèrttai ëunt 
déjà 9»plo74^|i r»9prél»iil«r I0 ton aimfrte'dMK^L'd 9i>vert » 
comniv diMM>«4al#r« <^a Af^ «/liai » r»/a^# , niiii;! ^ IÉ«k ^ An 
la soD «impie de Vd. firme tOOVm» àên$f' aimai iijf^0iiài , 
f"aimirmi% f'irah p viénd^i » %lit*,Wm peul qQ««M|.« 
ve^tf d«^ I0 iubslUuer è U diph^ooguavi dant %oni les cas nk 
cette dîpbUiongueViMl coaYertie. danë la prononeiat^on , ew 
un d oiivairtv «omrot âknàFrançais , Jlngiaii, Ppltinai^t 
jô coMMmiêffa votUaii^fê vomsiraià, etCk.» ou en un d ferme, 
comme dam la pr^ière syllabe de /bM/n/xtf , et dans la se- 
conde dèm0mnayêf%moféHa)taur,motmaya§f§\ ete.; qu'il 
.vaut mienx aubatiiuér à oi le 'double caractère mi», que la 
sunplecarilctèie d p parce que ce caractère ê ne pourrait pa« 
egalemant servir A repr ^ a a let le ton de IV ferm«i ; et qu'il ne 
s«lîerai| paa teu fonrs bien avec i on mi, è la troisième per- 
lonne tant,du,iinguUer qua du pluriel des verbes ( qu'en 
uiv^iot, U ràîfoijii, » l'analogie »' el; un usage aujourd'hui 
auea g4n4i!i^l r apul. tallemaui au foireuf de cette réforme , 
qu'il est étonnant qu'fUe trouTè dèa eontradicteurs*' • a 

16 Mais ja ne Mit pour(|]uoi , plui je toos «nTisaga, 
Kt BSt>lo8 ja ma rametl, Monii^nr/ tolra ^itagé. 

L'ai. d'Ol. Un peu de logique suffit poqr «^en^erçlr 
qua la jppqjo^ctiou 0i f^ trouve ici da Irop , et même pourrait 
(junner lieu -X ui^ <ipDire-fens , pui^u'uHa tfuvfstit d^ pro- 
|>otiiions corréli^i¥$4i en .proppaitipni^iv'^/aiiilirt^ ^'en dif 
aites, pour ceux à qui les ttrmef de VécoM K|i)l< lîa|D|iiUèrs. 
Pour d'autres , il leur fautunaien^pler 1 ,,. . , i 

P/m# om iii Raèin0^ pltéé om l'mdmirf* Ht a dans cette 
pbrate deus propositions simples^ ois UtÂaoimê, oml'ad" 
mif^^ lesquellca» prises séparément « u'oni point encore do 
rapport enMmble. Pour les unir, et n'en fiiire qu'une phrasé, 
je A*ai qn'à dire , on iii Raeiné 0i on i 'admiroi Mais si je 
veux faire entindre que l'une eft à l'autre ce qu'est la oauie 
À l'effet, et rantécédent au coniéqnenti alors, il né s'agit 

i5 



< ^ 



r^ 



iuièreU ïiémÊem q«e pour<|u«lqttet vtrtes([iottrl«i verbe* m* 



«<MnporU«âil 




'# 



^•' 



i 






•airt à ai lA*»^ ti|iri |U>iWifcÉi! Éip|<»»if lÉiii m 



^/Sp/# fiÊffhmimmt ^iêm ié^ m kê Ê ê mm pkrmU é$mm. Peur- 
'^iÀêkÊÊÊwéÊê 4fai Iftôa «t ctlW êm AMuifito itiMIw M In 

f "9iaim ^«m la i>i|iif ia «t J« mIbm^ i(M#tp« m les 



'!♦■ V •• .^^ 



rii ''«it- 



lilgéw 

Jm^ y j tofpM^Mt «B CM dk I» oMJmiailM^ »^ 

r»4«#rb# «MBfamtil » kittl JMMpi'M iiMl•é^■ll• «miIv |n^- 

|MMici#tt «ûpfîe^ plmiyii faBl léMÎpft^w' lofmér^'^a 

A«iv««A» ^ui flittini AMI* «htaiVAtimiimi^^tiMI jmn| }ê«r i' 

«• (fucIlM ttalôi j« dob «oMfier è» iééaok',\ ' ' 
Mut J« Toi« jqM CiiMr, difst M«ii dé t*m fj^n p 

Ici la t^aioDction porUit^ùn mfU 4«riii^ proposition , 
qui est çorrélatif^ê , maii tur lits deui pramièjpw , qui soui 

Qtbm à l^ phrss« tjiiê n^'^mttioûÉ ; H Aftlâit lani 
conjoBctîdn t ^tui^t vénlii'1itifhàjg0l'';_ MùtHê/e me remets 

•Chi*tii*oii'fiietMittiÉio ton jonction entra c«Édèuîx nombres 
it en fallait une troisiènito ; comme lii Tan a fait dit : Plu^ . 
f0 vous §m9$iéigÊ., er môém* fë mon» maiêmàii , phn j^' 
^pupçomiê 4fmêmaus 4têt mm /oitrèêJ ou p plm* je vous 
€m¥iemget mmine Je vame mçpmmsiJ, êf plmê fê ^ûjtp- 

l'ai allonftf eetlè se^afifue , pare» qM ai Oiofionnairei ni 
GrainMaiMS ,> oe qÎM jf trois « â'efil tonolié In -lUffiêulK^ 
que ie voulais dcUifiûr, 



\ 



» t i ^i 



mmjb»e»j|M 

àe Tm9^ < 
qoesfi^IlL 
efpil0ê0^,0 
Ih^m. Maif 1 
de confurmai 
dignité, pL 

iiem/ermui 
iuiis-'7 oeuiT- 

. Voir dans Ai 

Crojm 

ij Jfoa«i< 
Votti ( 

L.H. Eip 

p.ae potàrhï 
pabh de*»'f 

à ji ne suie 
cas de,,,* U 
l'our accorde 
(|ue diêa^oi 
l>our is/#r /<> 
cooitaoces in 
rinttiiMefilBi 
qualification 
oeautalàipi 
voiierv il enta 
, ^oiieAe, et| 
«ignifier à-pei 




wmmmmmmivn 



«omporCtMil |Nè 4%aê «m c tu y M ■ériaaw 



V 



''.*' 



; tt« U LA««»|lffMKÇAISE. ^1 

Ihon. llMjl IfPî^lioniMiifa ^'AcMUmiit «'(ta fofimi^ <pic 
de confunoM au principe il« d'Oliv«i : Plus on 9si Aëyé en 
dignité , pùêoii, éhit.:., } pUêê nloui lui en dirwt, 'moin* 
U$n/§r0ypi^pnMêmp»rh, piuêii s'^t^i, A^n^ 
ioatr-y ofsuM^iàë U Jiênriaéiff : 



Plus ih M àiââini, plus U JM Mf «ii irindn^,. 



'•••• ' 



' - * ■ 

Crofta-Bidi, pCufJ'y pcnw , et noine je puie aduter... 

*7 MoMienr, Jf ue Miie pti ppw voue déievoiier. . 
Vooe earra I» bo9t4 de Joe le biea Mjer. : 

L. H. Eipèca de gaUiGieine du etjle fimilior : /# no suit 
paêpot*rhir9iêl\9ci^oÈef j^nr 4\r6i /§ nê^sifié pas ca-i 
paèU de* . ., j /> »# /W> ^ai aafi^/t# U coà dê„.,\ 

t^ /# np mit pnt pour mvioaI eoufeot , j «o conmof, 
à jt né suit pmt oapablô </#....; > »« /u/i ^^^ ^^^t le 
cas dê,„t Ifaif «tMe bioa Ik !• Mm (£u'il dait «Ypir ici ? 
Pour accorder 00 *eiif av«c oaluL d^ désavouâr» il £iudcait 
sue diêoçouer fàt ^\^tdém0ntirt ooniredin ) qu'il fût 
pour »/#r /4i ii^r^j^ 4^^ c» ^ »# i^oii/ ^/a»/. Or, lontee leacir- 
coQ|taocai iodiqueul aeees qoaoa'nWpae Ikdu touCca qoé 
l'Intiiiid entend.... I^in da piier coadaiâiiatioa Mir ToditmM 
qualiâcalion que Chicaneau lui donne , il eepère que 0iica- 
neait ta lot paiera biea et beau. J[e croie l}ue, paa ^oitêdêta^ 
vouêT, il 9oX»nà^us0mpichêr dfd$r0, vouêf^rm^r la 
houok^ , et par ooniëquent , i|iiey# im suis pas pour d^it 
•igniûer à-peu*prif //# ht suii pnt afUB io^y anoê mal 



•-* 



tu !■! Il II II I vrwBB 

en fumée , /#» aiiêr #« 



-y^rr. 






^TT- 



Mbio d«yêai 




• teM , ceunif» • M* CStioiiitmi i âfmnn uBÏiim «pîurt I 
nwoê iii)«r«t i M craigneg pi qiM }• wcmâ énê$ë t tUt» m« 
» nmdlroal il« l'arytnt tant •! piaf » fatpèfv^^b'i^.^v'; jii< 

Voioi , par «mi^U , un van ik Moliira , Femmes 8m* 
fàmêêê , AcU II , Scèov VI • oà /r iM êâis pëê :pùurik \m 
«en* J«/# «# #âf/' />4i/ capable dé» CbrifaU voubot gavoir 
de PtilL.iiiiat«t »• femina » poorqvoi flW dUMè ta ferttiqM- 
mtttt lf#rtiD« àê la maiiiMi « fliiUaiinia liii répoocf t V 

I 9m\ê^$ p<Mir U «haM^Hhw «««m U|iiiipi«7 

Il 0â j'fS cooaaii pM M I |« ttaB lUf éUftOfU. 

X» B« La Dation pas ait inutilt. , 

il. H. Elle n*«fi piu teolemani imutiU, aÙaatt videvie. 
P4i# ne le met, en aucun cas , qa'apréf la o^gatita nep 
énoncée ou «upposée. » , 

([Q^ Ici celte négative ne peut étranténonoéa ni auppo- 
sé<^. Elle formerait «vëe /94i/ un mm tout-à-fait oppoté à ce- 
lui que l'auteur avait en vue. Il était aîcé de mettre t Si J'en 
connais un seul,fê V9ux être éirangié, 

19 On ne Toat pi« rin fuir* iet q«i tou dépUioe* 

L*.à«« d'Ol. Vdilk précisément la cet pour lequel ces 
deuK lavantes de lloliere roulaient que leur lervanta fût 
chauéet ' ■• ' . ■ ' •. 

Pe pas mif atce rUn to fais U réoidiTa | 
' E{ o'Mt, oomme on l'a dit« trop d*UD« në|atlf*.'' 

Aacine n'a uié de ce barbariaroo que pour foira rire; et 
ptut-étre aurait-il encore mieux fait de t'en paner» Un bar' 
iiHritme que Molière, l'incomparable Molière, n*eni|pl^e 
ici qu*ir propos ,«at pour mieux peindra oai ridicules savante^ » 
Racine l'emploie gratuitement* I^ourquoi chercbar dam un 
langage corrompu le germe da la bonnp plaifaniaria?.**. 

L. H. On pe peut pai croire que Racine ignorât ce' qu'on 
n'ignore pof an aiziènia. Son Jli prétend que Uandrà iui^ 






.«aiaa^fi 
U eonMMMUi 
cor unsMon 

peint/ «I^A 

D'VIMIMI 

cileqnndai 
fiêmjkkmi 
qoaponrlai 
duira«nnni 

et Laharpa. 
met qualqm 
concevoif'qi 
a Quiàf ▼< 
» ett iautd 
» un Talat 
bien faire a 
\mn% le r6li 
•erait la rc 
correctemen 

•0 • • 

L.H. Ré 

l'omiMion d 

"raittil bien 
coDvanatioj 
^li'oni dit 
poruni ce* 
oommutM 1 
abtenoêlî 
si choqué d( 
loindejorai 
•lût pourrai 



\ 



' ^/ii »j »ii m i n i, „ .. 






^jfi' 



.^.,. 



!/ ■•- _ ;-■ \ 



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'■#-vSi,. 



•>ârv f, 



'^i*' 
",''> 



iiliidifliiiii |iniii ■«■tiiiili iil'l<|iiiiiiitl ^ ï'^" 

U eomaMilitaf<LiMiM») »»■« elle |Mur«UiMlf«9ii^i^». 
Car im «HwnliMiM »*éf#iir<^U|é d»ifii9Mff.l^ 
poi.t>ifi4ii«^tè i«ll 4»lft lÉhiÉ il |»n« ù0 l i(|i | jH 
" D'un MlM iM^yil j*«i taa^tarUBet» ffitB A'iétiiMilM 
ciU fM?d# l'âftlitvoév «i^ U «iffifiv i Noms mê itpmUms 
HêmJkU^ m fut véiêê élé0imUê. Oa IM U fwarqof M 
«{M pow Im 4crM|wt , 4|iad râttloH^ié iÉ lUMtfM poiirmi ifl^ 

duirt «• •n««r# «I l'oa m f niMnip«iiit «pl^f «w o^ mi^- 
gttlilm i^gllfMct <1am «m pî(^c9 fi l»iMi éaïiê. ^ 

f^ If. Geoffrojr «M pMid plut inautgvni q«r 4*0lir«C 
et UIm^. Il répèia à-pMi-pràf m qi/a ail c« darnlir^ at D*y 
mat qiatlqM dUlëteiica ^ii9 dana iaa laroMa. Maia ooîniMot 
coocafoir q«a l'âbbd Datfonuiiiét âtt i!onU )otltfiar là lauU ? 
a Qui ■• Tait pai , dlu-il , qoa o^ait la ^rgpn du pauplaqni 
» ait iaûtd ki 7 Ça na paut lira una fnuta d*afoir liit parlar 
» un ▼•!#( y ^Qfnina (a paupla parla louvaol* » Voui daariaa 
bien faira attention t Mon«ianr r^bbd» q«ia Uandrf na {osa 
\mBt la r61a d'un valat » maia «d'an oommiMaifa. £t i}uané 09 
•erait la r6la d*un vàlat, fai|drail*-ina diipanMr da parlar 
correctemant ? ' • 

•0 • . .*' . 1« ae Mlf^'itt drvtaa ion fib. 

L. H. lUguliiramant il faudrait Cê qu'est d0¥emu » roati 
l'omUtion du pronam ait parmiia dam la itjrlu familier» 

#k fO^ Catta dëciiion n'att^lla pai un pau haiardda? S«- 
raii-4l bien parmii duni Ir ilyla familier, at vaâmo dana U 
coDvanatioftla plut ordiniira , da dira t ^^ê^-vùui êmêêmdu 
qu'ont di$ cêi hommes} /« $fùudraU bièm éS¥ofrfii0 
portêni 9€ê Uttrêt 1 Appr$mâ^iiOui éfuê fot%$ noi amis 
commufH 7 Dêvinê» fu 'a fait oe pêêii yaurtên fmvoir0 
ahêênoê 7 Si dani oai aiarop^U* on paut n*étra pan tout-à-iait 
•i dioqud dalAUfppPttiiiondii pronom « <{^ 'y> *uii toutaloif 
loinda jnTitifiari ce n'oft làna douta quo parce que ea qui la 
•uit pourrait , J^ la rigoaur, la détacher da ciiqMi pi*4ciJa^ ^ 



< 



lopnane, au oontniM, luaciiiaii daoi wn pmro0Hê, non- 
leulement Ut vert d*Euripide^ émW M ^mHoiMkê ^*hV9C U 



liom 4JIII Vhf. 












^ 



«#" ^: - :i;îlr^''^.4VT^'î'^? 







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fu)«t' nMc •^ni' wifim 
•ioa «t WfpdfttMty • 
itut^iM «».iM iiiéaw yi ii*i rtrf rtlipli f # l i H i »tft i : 

nouf tfuê^ mê0 êmh ûommuns /b«i?«..r DêfimêM fim cê 
pêiii vànHêU m faÙ èm voi9^ aèêê/feêiiJ^'Ma làûn, 
ftr^éùm^h , on peut «Mttfé àuè U oorf^ à\m phraM , 
çonBi««tt tofnmmwMm^Ênn. , WmêH OMfMpfl/AdMH an 

«Ao^ I on p«ul,dia«|«|«i Ullflt «iéffi^» mêéUo fi$0diéêris 
( J« A« mU t» 4|o» ▼otu •▼•• fliO » •■Ni IhM >|tt(i* f»^'' 
d^mUHI (QttVvM^fOiM 4U?) MâU «n ftisftit* aotni y/^tf 
se peut tigoifier fuêiU chùsêg et èlf« prononi alMolui 
qu>ut«nt qu'il comm«ii09 hm pliriM MMêfrogplir« i Q/^e 
frUês^oiut fuê diêês^vQiét^ fHë m'apprÊitêB^votiJl 
Paul le corpe de la phriM , ii eat a éqtiii&waiit eoo jonction 
ou atlvorbe, ii moina qu'il ne m rapporte à quelqae ndm ou 
prononi (|ui préciii»; et en €• iaa» U eH âHkle-oonjonctif , 
ou , conimo disent d'autres , pronom relatif. 

ai àUc» lai damaader ai )e aaia votre •fAdrt* 

L. B. Trait d'ingënttiU>:happd aani doitte à"|)ruV d'un 

homme en )[>Uce.^^ ^ 

L. tf . Ce n'eit point une ingéi^uiti \ c^dtait un* fhraio (k^ 

^ paieit » <ioni6ryë6 jusqu'à no^ joun* Cn Qiegi^tràt, abonda 
par un plaideur, Tëcoute quoique tempa', puii ae retouriu! 
Ters ion lecrëuiret Monsieur, iaii^fe Oêiiê affairê4à ' 

' Saii'j0 m bien plut plaisant «{ue, demandé» lui ii j» 
jaijttûi • ^t^ dit de notret empi. Au fond il totifati dire ; Cattà 
éffAifê eti ' elle du nombtê de pÊlléi dpnivout m'avez 
rsndu compté, #/ fH0 /# doii savoir l C'était ttyls de 








ioflfffi^yi. Ê9m^ 
Plauêê «• 4|i 
N9mhii4ifi^t 
rirl«#r tr^«9A 

un ^wfC^pSTÈh, 
]M>nrr#ti|ûa|t»l 




t/upro^ 
pici de liMieiwM 
derenue oommni 
loin lanf douta d 
inéai| Bai ce au 
of)igiaarr»i;ai f 
et le comique Ju 
l'est ptoa «ujourd 
uùe de Gei exprei 
lemoodo, et qii 
casion» Ôr, cea I 
I^^oprement dita, 
apikdie I en effe 
«P^, dit le B^ 
proi^êrf^ê, dés 
deno'^IMl JMrmii 

^^énuêyrofsvi 

• ^\\- ■' ■' - 



lU»» 



IWA «#V *» (V* JMVUJMVItU ft X.'UV .««H «V» «Ht^Jj^ 



^ypir 



(ioni <|i»0 llioiimul doit «ppofU^f A.U P<^i^>. 



...r^U'^à. i\ 



' ♦• 







iMifttffiiIpt, mnmfnê Mâtim iàkiaéu il l# mmmiérw de 

qiM !• «omiamtAtpiH'» |MUMi& laal 4» |llPifr#/étf#« Mm «hoMlt 
un vfrTfûOitt riM lU fiommiui hvm Ui pmmrèêêé Pm 
foun4i ini ifildkMir à ima inoiMiilce fart 4 Vinlmài ! 



. ''^AII«ii^.«Ù#ilNfr 




'i'Mlft'M ti>Jii 



•'■% 



Uji proTff % Ml , à Kigo«r»memiDni paHflr, , iim f»r 
eic#4« iMimi«»4!lfnAifin^f ^fir^^ |M^ 4#niotf | «i 
aoveni» oommnM et y»1f aîinR %*jijipf9^^ijmi il •'wil «tt 
loin MM doota d'étrà une A«i|t««m » hm mëiiine; Jtj^ ?^te 
méaa| pii m qu*elU a 4') ai «biii4 pu d« »i piquant , do n' 
ofiiiittaff il; •? «Ho mo pUlt, ce nW ^e par ta iinffiilâriué 
et U <iO)mi^iit da pl^iHMfne. iiaii flf| a pu étrtf*, 110)10 nf 
l'êit pliu aujourd*[tui;uiteeipNiiliion commune H vfilg^irét 
uâe de oei espreiiiôiit familière! et dVbitude quiiKmt li tout 
le monde, et qli*oii troure toujonri toutei drétei déjif l'oo-» 
caiion, Ori cet eopl^i 4*0xpreaMoiii « laiif être det provèrbei 
piropremeol ditiV tieoiieot poiirtant du oroverbé « él onléi 
api^dle I en effet, fopulairM et pMveAfialei «, i)^ y déû 
^oH, dit le I3^ictiooiiaimdeTAeadémif ,f<i/Vl|^^ 
pro^ër^iif^ dis fûê fitêffu'un Ui a r^pMi.tipounïi 
"^^^ymfKmii k Ëuoeau de dire ^^oe l'eiproMiPii t^u^ii^, 
^oi êuri^finik iiiê #4ii/|i/ athit-pattéeo provorbo, éiah 



<?« 



.4(«#! 



«ti irof-iam qu0 M moyen ait vieilli , ot loU abandonna 
aux paradêsji€ ta foire. On peut en «buier groMièremeiit , 



MVfiit ot qyif < 
roairt. Il Doral 



. , T 












m^j^^^'i^M 



^n'ilTaut n 
leciiti me 



• V'^fi^T*''f^ 




l^rmoi pM. l'aïf/ n'ffl fwinl im mi|M#0«M/^^ 
î'iiiiivfniM » «t «elle d^jMl»#«4^lM^ »cd»«^ 4i<itt4i« 
tftttrt^boae^ Ainii U^«iii^9 l'&liH|i#» U "imêMHi^, cgr. | 
loot dbioiou C9iiÊ^fit€^mU'krèii/pgffm mxfmmmd It flH^, 
rftbM par U sinfiiiliar, et Ton <Ul«Mi# lêpétipU^ t^MmVar- 
méo , atfi^ 9 ^ tnb-£Mui qii| «^«MAf QoUaoi^fÊ^dâmtM^ 
dâf§0 0ffk4é 0um iê ffhriêlroommn omj^urrÊÏt'lÊ cmro 
4^r^lAnot#da comoMAtaiavr* lanaia o» i|*# 4H lii l*on 
DO dirait Le peuple 0nê*,m, f l'armée ûiu^^Uà\ê\unkui\it 
qui^uiyei^t cet i»oU péufant éiff ^aiyiploytfi an pluriel par 
la force dn lenf» Ainai l'on dirait t La multitude mê.con- 
naiêsaiipliù été frein \ iU càuraiêfii atf pifhfgÊ , «te, 
patoecjti*dn entend la multitude dti hommêf» Toute l'ar^ 
inéê /« êoulêva oontro lui', iU ^^éeriaiÊtti, tto* l/f aoAt 
/#/ ipldaa qui compoiént l'armite. 

((Q^ Toffri.dani la fan de Eaciné» ait aroployl dbUec- 
tiveiuent pour daigner une |4iitfra!it4 d« clioiaà(ti| généw 
1 ii4 det jïboiea qua'dK Cbieamu ). J^xwi c'ait l^lan un mot 
ûolUàtift non pm nom, puia<;ju'il m troufe.^lèfai|t iiMii>rte 
de nffm <'ont il dépend pour te genre et poiir loiiombra , non 
paf adjectif noii^pliti \ puia^'il ne «éar^ paa uiif qnaliit^ , 
inaif article I puiK|u'il aart à dëtarminfr retendue de tijtic 
iprte de Boijp qu'il fhréc^e. P'apiii oela^/Ofi^no demanile i^i 

Î>ar lui-même I ni le linguliar nlle pluriel \ maia ce qui doit 
temander l'un ou Tauira # c*eit U nnpt auquel il ae rapportu. 
Vojoni dono quel nombra'ddinaiide tfa fif# Vùkt ditês» Si 
pn ne \^ oonaidèra que grammaticalem^pt ^ tt W peut du- 
maàler que le •inguttur, puiaqu'il eat a^ Wgullar. Mai«»i 
on le conêï4hv§Jogi^u0m0ni et par rapport ï cette' gtfn^rn- 

litë ou plaralitë qu'il exprima , peut^tre par rj/nthÀs« » ou 

'S ■ " . -r ' ' 



K. ■■< 



■ir-t. 



''■4ê\ 



-fé^^ 




fitkkiêi(mu$ 

que «ont iUt4 
Sima ouille 

/fdr^panii 

infinité i un 
tudêimo^ , ^ 
(lent >,^ que 
entesQu; fenl 
ne^9ii^ eveo 
fxpraaaioo» y 
moisiddvtU^ 

M ' '^ f^ 

L'âb. d'OIi^ 

ot 00 fu'{lt 

agréaèlêi 

qu'id c* n'el^t 

Vangolaa 
il no parle ; 
ctqiiiregarde 
vouloir^ il ne 

Oà aurait dit^ 

]»arrtiié{M'^V 

CQi Cette 
nMrité d*«tlre 



. r.., .j,,-.:,.. ,^.. 









(«1 



.#, 



«•^ 



■MaaHP 








/«tfir0 fMttiliâi , Vàêt^^9UioUpip9ii , UphpmH, une 

/»^iil|^i5l|àaiMlilM«l ioifiafruti plaritl aooMU (Jlp«a^ 
(lent > M ^m^m plufid » MauMa arfiire fouytnt, jtt toua. 
ftnlaH%; ipavtfiii aprèacmiU pMal , paro^ qu*iU font reni4f 
ne^iÉ «¥«0 U jilttfuil qui laa iait« l|u*uii« leula ai ménui 
wpfiiiioii. Xoifà lu régla g<(a4rala, qu'on trouvera piui ou 
moi0idév»ld|}pét4aBaioauiilofOipmroair«É« / |; 

L'àb. d'Olin n y t a« la àiUifnf» tunit. ^« ^„^ a» p(aU\ 
01 ^ f i#'(^ iir plain car la (pi^mi«r M|^ a« f «i t'ê4i 
0^^l«l\fniîi laiacoiui, oa f Mi #v t)5|fjB» Or. il <}it vifibU 
qu'id Ci nW pat la premier , c'e^ lo •ecood qu'il eùl I4iu. 

VaogolAf è faif ienlir parfaïupf^i cet|i 4t%inie. Mail 
il DO parle piâ d'une au^re. qui nWtpai nir>iûi imiKirunter 
«t qui regarde té régime ^e plaiN,%^ïià Oe verbe ligiAili' 
;i'OM/i//V il ne i'emplaio qu'iroperioBM^lUtmefit» ei ilrëgit là 

"' ^ • vj/ Vl *lUlavtÉ'ltl*wperhii perlif|iiM ' 
Mr,p^,$Miàfl^9iif^miM9 Di«tt M pUlid'Iift #dor4, 

.--ig^jL^j 'â. t'A, /. :» / ■ I, , .•.,1 .: , > ï-i. ■■ '. ;, îw.. •'. .■ r^ . . ■ V. 



!» 



tr 



J-.--)-. -■<'^- 






l»•rrtii•^.^'^.. 

CQI Cette 
mérité d'être 



kkM\ 






:^ 



rof^arqu» eft iniire^ianie par ille-mlme, og 
contenu; Miii'U iaiiti qui'in laii |*<à>titt 



NIP 






mÉ. 



mmuft 



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'^.,'. 







■■m 




il paraît même cWvoir f être uni «fia» pouiva durar U langue» 
ou fondi d« taqueUf Û wmbla itpir ••MnliaUemoiit, Quaui 













1-3 



^ 



jïWpl' 










a 






<|ui i«iÎ4 daiu llaoiiaoj ivmUf fitta a m faUdli ïiiifi^ fplèi 
MB verba« ai dai^ivi wi mot ifui oomvaooa faf «mi Tiof^ i 
Cajàdmam^ë-hik t^mftuh. JUaoM |ifiv<4i obiaicvaé 4fi^ 
ralaié Ifoova dam una Ctta^diti lliiai4Mi» \m piMnièi^ 
tfdiiioiit da U TMàatfiê al d« ••n ÂPMmti^m > U f «b «^▼«it 
oiD4| ou lis auirai 9M9wa!f\§êé ^d m ifiiuréiùmiê Mnktîn 
ddiiiooi MiivaMiai. li • doMi ibsll ^a^/a » fla^d «iiiii « Ma»- 
Mit roiaiiU. Favrquo» U hlpim Ml f Paiot ^Mi^Ua iMui^a 
dan» i'bémiAiiçba ww. .iylV»lit d« Irofi t «i^ t^if #n^U9« ^^9i$ 
MO* faira «aiiMl rdlUioo. Qu l'il ait toulan^nt ëUvr^ àçanic 
da.U.voyallaïuivàotiar alô», ia i /'idmifiida font anitfodra 
lé »«^ , aaoophtoiiiti- '<■ /« ■ ' t ^ ' ;■ 

f^ Gf faèmriNMOini fUrat l'^Udat mm caeoplionia dam 
aa Van df MMàMdAav ?«M| di| fimfif^iêêùm «Idf JP4- 

et dani <^ vert dfVolta|M| U0$ria4é , diaot VII t 

ToMMfPf frite {|»1l'tM| iMtMk^to kfl^ 

Mail i^iirl*4ti<ilèr,1t fiiul an qualuuaaorta forpar Voifano , 
qui •'j MAièaAi^UntquarorailUF, Q»^#.Hly f da t>irtiaulier, 
ç'ati ^ l*ëUtioa^da^c» pronoi» ne bta||fii|tt*a|>||| i« v(di*bé 
dont il ait la r^flmaf al jeanaii avant, aoraina dani cei 
aie^plaf i Nom i^aimùtu » moue Vivùntoms j bpm^ i*adr 
PMtoii^ , «aa# /^jfpra^ • at«« pi|'p|ai«l reniiif^uar ^core 
qua./4i«.qaia'4Udaau#iifucîl«m«nt4iié|^, devant la v«r^ 
qui la régie I lia t'âûl^^lii d.u tout pprèi oo varba : Moûtun - 

/0 «ip fêià^ ÊêfomW^ 0/i0k0t§êérJ^$f(à3iM 




'\\ 



■X--; 



V-%' 






avant aQVpIlP 



m'iméà 






locut|9ii i^rif^l 
dana \i, ilyla 
Nou9 n'^mêi 

qu'il na aait vi| 
rien altamli#4 

read-il ]l|ail m 
•olMltBtiffAigi 
n<^ii#^ t|Ua*tfa 
coînma dalia ca 

marchaiida dia4 
ne vouiêM-^oii 
teudêM C^an d 

phj(p0t§i\tam 
Idiimaii 
Soii4;i ^«mli 
. qn'iliii p doni 

If m*an 

Oirdf-M 



Ê?;fe 



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t ■ -, I 



■1 



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'liÈtàthêiin 




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IocuMqii #n|iil<AiltfU«fit |^||i^i »^/^ et ^ui a vieilli 

dAnt il, «tylo lotetÀnu, f t ytinpioîs Wcojrt &iiniUèremtiit. 
Nou4my mettrons rlèf^Jlàkéirf, , , . > » h 
(Qi Petit-lân Vmift l<f d4MilM dé i|tM#r| il dit éone 
qu'il ne féil yîN (qa*i1 Mt t^p l(rnp]r|k)j i^^ùn ne doit 
rien *iîÊmàm4h>M,îé0 m piafÉ» MèftleterfueWii cil#f» 
read-il bfen oiéia 4«rnîèfe. idiée,?; X« n^t^i employé «oaiiM 

comme dam ces exemple* t Jh^$tf0md99H h ftéir$iiiyjf0 
0r6p 4i^n4irê ; ilm'ff n dêm du n4ir$ i et, Qomn^ H^^ li^ 
marchenda diient i ?^A iiM»Ml««-^OM/ We<l d^t^/i^ pour 
110 voulèB-^om rien achêi$r 4$ oê ^i^û nom a^om, JSl'aih 
iendu K^m du ^^^re Jft, I«(î»|)lereit-U dppf, p>f • «jtfniQer : 
N'atHuidê^ fMê fu^JêVfttff rfojii|i /<f . f>^f f!(^ ^àiàd0 
^»9mJ'0i,d$ fié fuê J0 ppftJtétfê i ^i^f^j§yo^f^^^^^ 
pln^^t 40cH$f^ 4ff mqft *V#ii , de m^ 'ikfér4i^ f ' 

^^ ji^ eH»^^ lÉ p{|ict 4utf \$ IJûttcbe de 

Soiié^ ^eii4 lA feifim^ |é meneçi^ni d*uier 4ii ta pofinliiion 
qu'il lui p donnée d'#jè fiimêntm aum,'^ nft^^^mxiki $ 
4mrfhiifyM,km ir>^Scèi|eIUi- :!%: ■;'•',>.■ "*-^-^^*'"'^ 

If M*» dédit , tt y ^i/»p 4^ liffirf^ 

Oirde-u»! bim dt Mint «• triiMperi«v 



■c^^-. 



i^iDiOlMM^i 



«PHiiPiiiiiBn 




M ranioM iw ^«q pour Ict ad^MUff i m «ir min% mf, «o fubt- 
UatL£f(tfmimii/et pouruiiît œtU à qiti rcw <Un«iiilé i^•lio 
••i itiof I doit répondre /« /##«/#, McusU^t ub tdjfclif. 



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fem. 

coumlit dâpMir^gt} béilft è|ii|i^ lit fi^^^^^é 
chose contre h 4f;Mi)lqil*tt doit k fon iiiiiità^i «' ^ ' 
(1^ Il nY • que l^^i*i»#ii/v l^efl* I probtU|;|>ii réputt- 

SQïtf Q9iXÏhm,qi^%^^^ n'exiiteril^tppint 

ft*il y 9Ly$\%i Jlê êàUki9m i'honftêùr f|f#/f veui doUfi car 
VAo/»ii#f»r îii|nliU ausil l'e^ii » te ddmçiÉitr«tîeiar|itr U~ 
J||iie11e on fait copnattre Je Wé|l^lion> l'^time , le leipect , 
qu'on a pour, la dignilé de qfielu||'ttn,| ou pour son nilrlto^ 

t8 lofoaii itttg tiMo peerteir «(t do J»pon« 
Il jritndrfU à bon port if C«il d« ^a, 0b«popi. 

h, B. Ife pettt^en pas obierver qu'il f a un hintiii dani cet 
endroit , ooninae plni baa » ia/tây a quHl n*eit rien > etp, 

L. H. 11 y en a iin lani donle t maii êWB^ tmng'êê êau , 
, idnêy #. lont dei pbraiei ftdt黫 dn ityle familier, et j« 
c»oi« que Ta oom^e pej^t Ifi adinettre e|i îaveil^ de la fëri ié 
du dialogue. L'on làît d'alUeen qu'il e»! reçu que la ireni^- 
cation comique doit èlm beaneonp plui iihie qui touiè 
autre, 



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(Q^ Elle doil être beetiç^up. plùi libre i pai(ce qu'eUe 
doit fe rapprocher lîeauooupVlUf *du langage ordineirei mai* 
il ne l'eniuit paiJ||uyiecogiirporie les hifttufl Je oroiiinèm« 
qu'elle leâéïmut ettui rigoureuaeinent qi^i le poëtie noBle. 

Snirant le Pitlionniiira de VAcadéiiie > ddiUbii de 1798 , 
idnéya commeneè à vieillir. « Ceit; dit-il • une façon du 
)j parler dont on le lert 4*m tfi epttclufion d'un diioours 
» faniilîer, et qui à^peu-prilf tigniàe , y»o^ tfu *il eit toit : - 
V je no Mit paa bien o« qi4 alljpaMe ,, miîa iên$y qu'iU^*> 
» beiiirent ( #«^1 f a qu'il eet mori i> ' 




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de Mifjpfimn4qui 

eoi)i;|^Aiyeft«ii 

loiif l^j^ 14; 

grotoaqi^^et l*e 
de vérifë , ^e ml 
rarl,nilmee|i|J| 
iuda,f#iypuleni 
prit. f?iit eiiili^i 
dânfieèTerceiii^ 
tout dana le Bou 
veri qui ne toit u 
loit auiti juate qi 
Je tout les àbui < 
une soéne.* La pi 
an 4élugê, ViU 
citations accum|[ 
autorités et 4es 
d^agrandir lés p 
qui rdunit l'empl 
' touslos détails qi 
les circonstance! 
et ^rtout rincr< 
de sei|s i tout s'y 
duns le plupart d 
flaitUwri, «t q 

Maison de noi 
C'est lo protO|pol<| 
fidmuit^fr^partbi 

st quiV étt eoflséq 
lei^JeiU lei pli^ 









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ao r4f^ë , ^f Ml •Hf^f^N ».^* f'>«* wmi <j(u||. \n mittu^ùf 

VAr%\m^t!Mf^}è ffiiànt 4e4|QiA<lrit|)^iir «miiii^r U inultiU 
!»"*• fÎTlM^^ W Mo rfuif lo^llQ^|rf jiqji^pi ,j,iima 

loui dam le Bourgêoii^Ôâniiptorfi^f^,^ p*ji ^^ 
verf qui n« toit uq ^roit fl« ci^^tM i •! pito* lîn trai| q|ui m 
•oii auMi juite qu«||f^i>ffi(ji. Oii^uillil^iijç^^^^^^ 
de tout les abui de 1« rNm?isiue fie pf 1(|^ ^f^ j(>Mi|fe dam 
unefoène.vU prtfteniioh dDiexonlei» qu'on Cipit niroonter 
an Mug0, IM^lagfl^do l'érudition déplacée, Uipaniedea 
citatiotia^ aoouinultfea ^ori do propOf , lo^cW|tlliiiifi|io^doa 
autorité! et 4ei lolf «IMfl^tfee^a hM»"* ,' r*M«*»*>tt 
d'agrandir léi' petitêi choiii, pi de ^ijàùn^lbè i Ifroid (ci 
qui réinit l'etnphofO et la niaiaerie) V la recherche puérile do 
' toufbs dëtailf qu*on vent également fairo>?alcHr| et de toutea 
les circonitaiicef qu*é| fout dgalenient aggrfjTovi et •arlowi 
et^rtout rinoroyablo profufion de niota iniitilea et dilnu^ 
de feim touti*y trouve «et voua relrouverei tout Vlntimé 
dam la plupart dei plaidoyer! tforiti ou prononoë» depnji ^$9 
Piaidëiiff, et qui iaiiient fi pen do pUce <nx eiooptW; 
Of$ vi0ni, Ùptivnêiti vtâni-ûn ? <-^ ù^êiiê m^^ofi^i 
Maiiorniè noim proffm jugêl GeU ifulFfat impayaU^^ 
CVit le protopolç doioui §¥0081 j^ qui l'on )i onieigni qiril 
h\\%\\ iit;ej^partbde toutei lei cJrQOH*(«fitif • , tulvautTaxiânf 

et quiy en eofli^aèooe» ne mtniqtto par de èVpp^iinlir lu^ 
In 4duiiU Im pli^ indiflél^ini) ei ceUinàf mfu^ fbrmea / 












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plaire à U rèlde, Ait ado^ )^ii(r i<) liciiV^gidtii On n'o»a 
liVui , itton éi auteiirtontempôi'éftlv émi i^iW'tèmiei * 
dire Tfan(iàà 61 VnnqoU9i, éùi^^iféiàé' liVHrè éêpj^é pé 









œiitruplicA d« c^mmandu i om ini«rrai||loiii mm 4»i«l«* • 

^{ pai«;^êii« tilt «ii-'diMii 4é"'lâyi tt' lif idT'>«i' Kîifttito'tix 

âimgé¥iç»iyiééé» ^têiêm^ h mi^lt dt r«ft d*anf»ngttr. 
Il na vait (Mi niMf prmiMmhijlfimê^ tan» idpafar rti deux 

^n\; rarréta aur 1^ ii^'étt tÉè;ili moi prémdrê, at la rajettu 
a r^uiravanatti^'té éi^t A<ll«/if«,e4 it ■• reposa ^tot à fun 
atsat ar par«ii^^'^n lii) défend de s'éiênd^ ,11 ra ra^trandrc 
•5 «(^d tôutt là cAuia « déjà À lofififaémail plaidda s mais 
coii(akeot>ataBqqeÙtariiiaf T ^ ~ 

' JUt^aésr II laè'yiÉit rid^a lUih^^ 



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' lomaiiiin fvocatî^e sêpi Heures (comm,9 on lai apipalaii ) 
not/ttflo^ntfBDt^ d'an^ul i^ut pour uua feula idda } i\ énonce, 
il 9xpo40 f il k^pUfiig, oïLQ,' dofnpêndiê^s0mtnèi Où Vau- 
tour a-t-U^Mi cU^rclieifca. root daits^yllabas, (}ui fiant tou* 
nn demi'Veri y at gmï ê'ijioïùe 0n âèréffé ? Ceit upabon 
Fortune , at il y eitk una foula d*autrai ,ati aucune ne pai\ 
avoir ^14$ chyrchëo* MamifêsiêmâfH p^nt^ak-il être mieux 
bliicë qu'h Pf^^P^* (l'una loi f|tt*un né rapporte mépfte pas , ui 
aî| miliefi «lu plui inintall%ibla i^nipkigQùri? fy n*esi-i:e 
pus toujonn ûnndd Poraïaur ne s'en teiid plus lui-ni6>ii<'S 
j^nM.a mâfimr^Mi^isl raison ? Le poèta n'a pal oublié lu 
vi^lrar ^4^n|i lidver^s » /^co/t/a//a^l«Jvi#«/, invinci- 
'tîktHifii'f in4iiiàUà^hfn0ni , q^i pnt toujours fiiit parlie «le 
l'dloquença dei avocat» et du revanu dti procureurs , A i»<>t 
la minuta et h tant la ligna* En un mot, jamais inûtatiqn i\o 
fut plus parfaite ; et si Aacina n'a pas pins cprrigd les nUU' 
vais avoeais , qua Boiloau lai mauvais po^i , ofest c|u'ou u^^ 
v^'H^HP ni ifs ,ui^ nUei (tn^cfii) mais cfeit Ij^ocoup quu 
fl*<»|>pi»lil|U« i *'f>^ IWMlt9«r« at j^ftp^qfxfi^i k aftianar ceux 



jugaf|i^)^«S>i'|» n\^ 

regaidw OMlÉn 

go.ùt, CaH^onn 

tice au jbarraau 

. barraiîÉ\luiléçl 

ridiciilaa ^i Hi 

g<)nëffalBNiant d 

d'un* firalSiaiUl 

•céuai Mi^antaî | 

croit, plfwooàini 

les jugM , que 1 

pina. G'a|l|}|l gjH 

pou lai aiidiin«l 

4uel(|uafoii dei 

(iei ëfMii^ d^tài 

s'ils n*oat pas 10 

Mge a|J»iiinuf fi| 

«t dai piattfaai* 

logique larrëa at 

des parolff'g^tolj 

et corfactê/ana 

M. da Laharpâ I 

doàol^».fl^il,pi^ 

*^n4 laroflMir^ii^ 

MU» da»Go«liia 4 

8o Tëmoiii im 



^*PM,4àlBcil# iU(iBvii»er k Mitia pour Jiqqtllu iU j. 






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lurîi IM^'PMW iM iiiili 4'f»ngyiH&|i iino Voa pm 

go.ùt, CMl4onimag« qii« IVmtur n'y MnOiPiNlfpliif «l« ju«t 
tic«aujbtrr«tii4cUM^^^ qu'il MmbU |« confoiidn» «v«clo 
. barroKÉ^u tièçlf où pp|mrant iW JPUMêurê^ Los a|>ua et («il 
ridiciilM ^tti DmI :1ViIi|oi 4é^ àttUi pi^, nVot ^a métha 
g<î,n4f«l«iMAt i%afû, ^ttiiaaawli>«8v.t«ni|M,^»'i3^ 
«iuiif firafiiiaUii ^ni laqr^MHiLilMiia^ Uaujai d« i|ii« ib 
•céiiaa a«f «MM r <a»||aa Imim^ , aajouvd'lial, na aoni fm,, f# 
croivplva ooàinmftapafiiii laa afooMti o« lea Dandiba >ariiii 
les jugM, qu« laa Diafoiros ot les Purgona parmi l«a nM^ 
cina. C'tat i}p giiN f<|v«|ni,^»r bien tQ^t c«mix hh» ««h^ent na 
peu lea ^MMmm^tk^^m^Mw^ liWl ou «uto^dent 
4uel(|U9foia Oaa dimiir» , aoif^rlia, aoliimprovÎMia, aur 
tiei mim ^lànë qèiit^w impdI'itnfeJ.MIU pdirraiont ai^ 
s'Ui tf*ont paa louvant à admirer ilant cet discoura , un plan 
Mgo e|J>iMiuffHii«d^, UM bauwme diwfiiftiaQn a«f inoyena 
«i dea pfMif«»i Ma#<wirMii(iii «Hri|,flS^ra «t pi^eilo, une 
logu|u0 mtén «t preaaante , Tëloquence 4e» «hoiea avec celle 
deipaiol^^li^tî^ noble , ^lëg«nte« pure 

et corractÉ/enflji II t#union de loui lu poof^ de .mérite I 
M. de Leharpê 4i aavait tfûîiii bien qVun aùll^. Pourquoi 
doàc^»i,i^il,^iNiM|i|.ta tonveoir I 4v4ifc-Til , ^larb^^hl , 
«iana Wo«MirvqiikV|iMi vieille nwonne ooolM quialquie luofMMf 
MU» 4«i<CMiia ou dtaa'Agueaaeftu Y 

So Témoin |^i^ proourfùrf , doniiofliii. Cllfon 
Aa<oliM la rbU. . . , : , , . . 

ilPV^ pJh "♦ !f4moh n'eit po^n ua adverbe , ii|i«ia un- 
•*»^ll^«M^.,^/#ff^4[ijf A/# ff «/*,.et7ionîpa»#f#le;>i> ^ 



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^pvmUffi^Uf !• <loiilil«,c«i«t.tàrs o^ a été priaiiitiv«in«iit «t 
«xc}.u^iv«iu«ni iffin^Mi «lU niQU qui oyi 1« double fon oi : 



)• tt'fi «m*à 4ira , < 
v«fttx iKîre eaMiidi 
À l'effet , ei Tante 



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la JQptioBBf ira4« ^Hftt^A» Pu doU tottfwi l«liilift«4vttrW 
at iMbli ctomm» dw «•• ytlt^jiéi |^ la nl^ Oio-. 

M^>ouvan| |ii ,ca,l #?^f||J»a«» ifWmufl # |^«'«<^"' 



J'ai hwê pl!0rÊ 4 téMn 
Jiaai>falléf,4f|ir<i<f«P 



li iUélf HH bUai MH «iDinilt PMPJrf. > ^ , 

. yiJi^iINduv. lt#«;»/Mfr, pria figiir4«MMil'V|ii||iiilU «li^j/r^r 
09$mmrd9wr, Vaus ne rfépirê* fu0 U§ phiritift «^f'/ "" 
mêpirêg ft49 h gmwrré, M«ii , n q«l ^f*^ «aa biiamno 
dana notra Un|M«, il ua^^dil guArr (|^*af ao U i^aiivf. 
'.Car o« lia dirait pat à baauoonp pffe | auatt coriraoiemeni, 

^ Paut-Auau4f Tiani-ilda oa^Ujf fi^/rlri>r#|lBi>|ôy^ *<>'^'' 



"■•4j 



tout-à4Ntf>«M 
l'aidlriHiMi 
flona, à iail^ 
espèce da . Hi# 
plutôt Tapp»(ar 

natura à lifi jibii! 
nt«fit <Nlltiv^;^| 

naîtra^' nan-Mi 

j'oaàiâ pHèénifl 

pas aiMR hMMI 
)>arler ( më nù^ 
Tune ait iVaqçai 
(lia, MlWMi^ 

bole «ait^^^ dutai 
ItiuiOa. Malaaij 
MO serait plût Vh 
mdtaphorai ail 
ny aM^tt'I^MifO 
furtdiiftiroati j 
)>ormitdad(rè| 
(<s9ur<W|itruQa ] 
loujourteSijedia 
<vl«v«iii dire itou 
pataioQTialeiited 
wuïamanl ne 9ip 
ihénim il at* pourri 
«-••ioitiioai aif/w. 

«»uaagar «'auka 
"»• tMHMjity aa <|i 

ua tiimdgTiigi^i,^ 



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)• ttfi «m*à iUfq, oii iiiJUaoinêHOfê l'admirai êf«is si /o 
vëftx i«ir©0ftttindrf qu©ruiioe(ilàl*«utPi cequ'eit U oaus« 
à l'offot, ei rantëcédoilt au confëqoeûi^ «lors, i! né l'a^lt 

i5 •■ . ■ • 




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■ hÊMUÊmmfÊÊM .&^^..^> r^-ÉI|îiiÉifci"f-JJ_:^JU • 
mail tmajMtfÉftiiiiÉ'iiiyii Z-I^S^ i!^:7,?; f*^^ 

wu«-4-IWp.«i«*l*eè*,v* ■';..,,it!,J.,.'ii,i..,i,,,; ■ . Jiïf, 

.on.. kt»«i^aymrtépMr tu,, »U p.r.i.iu Wl 

joiabpuMiiiMi, Iran iMoiiiw. 
«n. «» ft.«çd.., «T,„„. ,„i^,„, b,,!,^ Q,^J • 

.«ilaphow, « «,ito métaphore n'wt poUt en u««,, .|i! 
fort d.lMr.n.,1 J..I. p^^ p„ „ ,„,^ „«mple. „ ^ 
«"unWiM UM li„»*ol. , «I, u mV impéMiU. d'y p.aj 

'■>>o- qu., •# «jiprwir,«# J. >n«/i««». Ct ici aae livu» 



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aIoti réê p k m yn pâ It 
, tMlleffMHlt dbM W dMM ^IMI Ké^ #«M 
bitiMiUi. Q«m4 il «'«ilit <l*«iiiMt» é'Mi 
ift it mmfJÉm i Fiiiy 
l#i^giaMiMifW9i: gli» •^ jTi iip im^ fp^jywi^ I» 

Mal WMM ii f f p w fpi*il y ait^MM tout» «•M» pUoté 
f;^ M. C— l i fj Bf • liMt*iMitlà-4titiMW iw— niy» 
oenéiM é U w nW» , «mU <|«t » <!• aàa p if m a?— , «M 
|Msée e» fpkwLf prii* dt oalW im H m I iiÎ i mém H ■> a 4i 
lui q«w le commencemevlt oèf ><H«ilMt yw Tahèfé 4*Qtiy>t 
iwMt iqiM fwêfnmr, ma fif orë » m pwi i f •'•nplaftr ^'av«c 
«Mie séyal&oB , U uWrm m ftmw 4« OMtniiff*» §■'«»« dit 
bien, #•» *^^M* f^^pif^^ kaimt » «• imhmifisrtêpire 
êfê^m ^m*0§Ê , fÊtm ^M rmspimr ngeifie «lort mrtmo/uHir, 
Utmmignm: Gerieif oa ae leprocbera pe«4 M. Geoffîroj de 
, miagnnr d*ialeUigeiice ; mais esl-cu de biea lM»a»e Ipi ^*^1 
• pu Ukm «M MiMUeUe mûmm ? L*«lèd d'OUm » dees 
touié M leeurfe , ■» eo i idèw el ■• fe<f niMeléfir le 
verbe iwi^rwr fMeoii«M frit m ifvie» «1 il dk^Tebc^ 
qee mspimr m «'ea^deis ^'avec la a4faiife fo«R sigeilier 
désitm' mittmmtmt ; il dit éaiatle ^«a eaai l« a^fativ e^ (% 
▼érbee coaaaaa4aMataa aalw teàt t lal y i fc c allii à»Jtloiêner 
de* marf uû ê d'àmt tfé i a « eaaaaa 4]Maad oa dit âea/ rv^- 
/riir ïci lapiéU^ poar ditr êùmi d w mmw iei déê Wêdw^Ues 
de pièiék, Of ^*e»tF>ce (qae dëmmer étée tàâtUfÊisê ,«i oen* est 
liaa/fMar? et ^Vf-^ i*a ewe/ifaer, ei oe a'etC mkmmmcer, 
iémàoi^mer? DHllivet , il eM Wai , ae oîia ivipeiar, mds le 
native', <|ae daat aa leat metif^ et il ae.le cite point 
comme Geoffroy , daae aa «at m^mire i il ae doaae qu'un 
exemple «aalogae k , «on vismge res^pm Ia4atar, et il n'eu 
tlonoe poiat d'anelefae à, lm,hitime rêtjnm jsmt «aa v^. 
#4a^<ï. Mais avait-il beeoiu de le citer daae toailai teas ? ei 
ne lui «uffi^Ait-tl p«i d*avartiv qu'il ea avait <plBt d'au ? £t 



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jttfH» iÎpiN éif ii|iH I 1%|ttiN>>iêMii. tÉiiipi élià- 

l«f ilwÉhi ^t 'mm l*«iH ^«"M P*^^ 
a^Wki^ èf 4fiMf M MiMAmr, fÊméêê 

y #1 HH^pMV IV ÊBÊÊrr^ 



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Li aiéril^ ^v^êtfût ^1 ne nMQ^ jamaîf ^iiliBi1liicîbê,iét jest 
toajioiin Si émàmênt, te trouTéjportë ici à mmi p1>js hàft t point , 
el Mrflitfiii^à relever (ouf let autres inëriiés dé la pièce. 
NoB-eeulônen^ on a lieu de'i^periDeToii'^aeJgtujet a été 
médiU ntfeJCmiie, et que Tacite â fourni ndfffirê de iréits 
heureui^^po^-aeiilemeiitoii fefipiévep4rt6^tcette< concision , 
celie vigueur,, ceUe ^nerj^ie du ptus gr«W't>eintre qu'ait eu 
rhisidirei «nfàf on reipf V^c^ av^ «cïniîràiflon qtîe Hmïta- 
tien est pi?e^a0 ^^i^^^l^P'* *" " dessus du, m^dèîe , et on 
cet de plus ravi p«r cette pompe , celte' liàrinonie , . ce 
cbarme qui Ibnt de notre poète Téniule .de Virgile. Boilean 
et un petit noln|>re d^boaunes de goût avsiient, ^uiyanr La- 
harpe 9 9f0ffm dansoe f^uyç|i ouvragé dé^fta^sincf , tin progrès 
quaut à la diction, ir trouve Idi-niéme qîie tout /.porte 
reiitpre),util"de la mAtiiriilé^ ^tèdt y bat miAt, ffute tout 
T est bni, ifiuàu que , ^në jiHJrùMàmié , tout idhiirablo 
qu'elle est>- on rémar(|<ie'^coVê'<|néiquiÀ^trace!i dé fêiines 
quelques vers faibles, incorrects ou négligés; ^ÇVnsuit-it 
donc qu'il n'y a rien à reprendre dans Bficannietu ? Ntih , 
cela veut dire seulement que les imperTections , les défauts 
n'y sont rien en coofparaison des beautés ; qu'ils n*y sont 
que de ces petites /^<^/itf^ d ont H orace dit qu*il ne faut pas 
s'offenser , mais qu'il faut passer à la faiblesse buniaiue, 
qui ne peut rien produire d^absolumentparfaii. 

1 Madame, retooniie* dans votre «ppartjMDent. 

L, M, Ce vers-i quv est delà conyersatiop ordinaire , se- 
rait uuai^essouadn sm/ic traj^Mque, s'il n'ét.tii également relevcj 



toi 



te 



qn« «m Molfi 
etqiuuiddUN 



, il 
99 veanl 



l'<»B oonpreiid 



UnaMvmit] 
pwceveei: 



BOM 



'•a«s 

L. H. Aulaat i 
vers du /M«^ 

Eh Ile 

autant il est ici 
iune dans le rt 
personne» dont 
(l'acception vai 
déuillé dans b 
P'n« qui JelfUf 
au même genre 



r^^. 



K 



..y 



. • ; i»i |« iAvo vif||iir<i a tic - . ««# 






mêmit mxpièi9mtàB k ^f«il^ « M «• f i gnkiB t à AgrippiM | 
et qtitâmà kU pëpowl » 









Ton co mp tw Ml p^it yw i ta nèM et CImt «l iMt 4e tos 
a^pm nm mê mi à 'wm Iware oà «lie 4tvait y éiii«» 

Ua auiwirak poil» avait ooiMMaatf «m «a«faite tniftfdia 
par ea vans 




, il aa aanyiait 

m m éomttm ft 

ffm laàélail o4 
koB à lat détrompar. 



..-^ 



L. H. Anlant oa mot 0émê\bài um niawait eflet daM oa 
ven du r61« da Prrrlmt » 

Eh I le p«dt-j« , MaduM ? Ali 1 qot tom aie géBcs ? 

autant il aft ici place avoc dioix , ainsi que le moid*impor^ 
tune dani le wen tuÎTant. Dans Tordre des choseg et des 
personne» dont il s'agit ici « ces lennés-, qui ont une sorte 
(l'acception vague , font entendit d'avance tout ce qui sera 
détaillé dans la suite» Néron qne^d/s^ Brilannicus, Agrip- 
pine qui devient importune , et uno foule d'expressions 
du même genre que nous verrobs dans cette^ pièce , sont du 



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ff!^^ lloilt AVMMI •ÉNMPf' ' «ppNi'' ; IMiiiiM ^ 4Hil' >%$ 




li. H* %è comnMntiilMir (Lqbmii ) ^Mlii» agiUMMif 
çtti0 «iprMMOB é^ia^htpm* Il m MîtiM fiti4M»èiÉis rien 
W9tt pl«t#«TOld«atlUetiw f«*aii «eraM ^i ii y i ^jfc ifllÉli<«ie 
imfffopFé mu fu» farte t f t i"| i «y dâf àm mméiî à 'if Ém » dès 
qv'il «tt aupoltt de M «Élafiltf» «t dMM leBfae «feM Une 
etpke ail jttto i i fitl i, Wktêtà-emÊÊtamÊmmfÊt^'fti» he^ 
iMWb .Kioil A dit fjbm. dSroe Ibif , et te«l le «M«de ii dit 
depoii Uû » ^ /e«i»nffti# /# iwjynOv , peiw faefa féiîtia 
penset de pNadie le )oiir peur l'eir. II.B'y e là — iwedb- 
coBfeaeBcek 8i liée ■Uteeyi» li BAl«mlle«^Bt ai eoeuBiine 
ëuU «ne impvepridld » tt M &UMlf«it ploi ëorire. 

(Ô^ Qttoi t il neitfaidittit pipe donie, m h {•tir f •« ;> ' 
mspim Ma iuêê^ imprf^riMfbê ita «M pei «É|e sans 
do«ie , dèf ii|«e rAèedéftik eUè^iMftÉMi ooMieri TeUpteMioii 
didt aon OictioasAiiv ^ ^ fM des écriTàiai de fe4t l'ont 
vmploj^ depiuf Baçiae ) entre autres « VoltKiMydiM Mé^ 
ro/rtf. Acte 1 9 Soèae It 



Qm M*iBiporte 0e CM , •« /mit fiiê/9 ntpin ? 
et déni ;?«!>«» Acte V , Scène VU : 

IValArw ; ff — h t» lo i e» /omt fme/0 ttsirim, . 

Mais d*abord cette ezpreaaien n'eat paa une méiomymie , 
puisqu'il n*]r a pas emploi d'un nom pour tv^ autre nom », f " 
vertu d un rapport de êSJTÊtjfomàmmûê ^ mais eMi|)loi d'un 
verbe pour un «vtre verbe, du feribe rtêffk^r potr te verho 








ci 





'^PI|^^^^^^^^^^^^^^:^^^P^^ -^P^^l^^^^^l^^^' ^^* ^^^^Tw^jJj^^P^' ^^^ 







lKM«éilltpirabil«l«MM 



.*• 



K 



« il «*«tl |Mi vni q«0 €«lti»igto loil si niturrUe, 

I VjMC U |ilw iMurdM prUI-étfe^^t y ait en 

I» li'Mlit UMfu* l*'!»'»^ <^ àîXSfé^mm qu'à peiôe 

4te 9ffiie0m napirir h Jomrp éta» Ïpki§/én1^, 

'-'***"""*"^''^* ■'- '^t^'"-'- ' ■ ■ /^ 

U «iWiptUwur MwÂlii le dire. On II iroufe dens 



dit Ml—If yUt Éjictpiii't *l pirtieilUiimimt dans Molière 

foîM de diffeà veiei a^»o«r , 

«• lieBfcfer 4* msffifmr ie /cair g " ■ 

l'tieoer? 



lliÉiMtT Alif toeti ■■ cwrileMa ' 
iûsdeveir nM-'taMtffef intirai'mk 

il feadrait dire tmsiruUê de tén déçoir* 



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■ COBlInMIllOB 
choMB ^ ■ 

- ÊtmtMéàmiêéÊmè • 

prit ooMNBe ki pour Vmm 
^ «M i<l^fl« i^fl^y^WlIt pÉiM-tl pi^4!if« lUiktiK à'mméimdm» 

-IMftlaicMBmdit iott , t lèMw k ■ n iii m l'i— Itk, iru Mwii 

' . — * 

- A«ni énrlÉii tt y ii 4t •« iii } 
— ■■, -1-1 

Cn^voi MM&t-U ph» ftktpirdc ^ Oiie la^cUme^dmdê' 
wmr? Voltaire a àki tmm , ùutrmii tUuu «o»- dêfoir, dac^p^ 
«on TabkMiu jia go«?trBin«tt<^ lé Grtada- Bretagne , 
//«un' 4Mlf , Gkâat I. 

mmm fa^dhJt^UwMiaia p— fwè! , 

«t ikolièM , avaM laeipa, niii^pi avttrt Voltairt, ravait 

dit étaiêVÈcfÀ9 4iB^Fêmmm , Actain, ScàneU: 

Et e« ^pM k Mliat4aM ton dévoit insiniit, 
MoatM 4*oMéMém mi «bef >4ai 1« eoodvit. 

5 Toi^OM» la tTraaaie a ^^Iimvmmm prémieet. - ( 

r.>, L. JUc'lToat te momie enteMl 41 heureux commènce- 
* iiMiiw , et pràmieeê eut pim poéli<|M que commeneemenJ- » 
Aiikn i« trouve qw TabàiDetfoirtaiBet a raison de fëpoiidre 

il lach^^4araWMlra)limav»aK»t;r^/M/, qu'a' 
9oird*h^jm^iu^ês pfémiemÊm%»nB façon dé part^ir poëiiqae. 
«t élégante, qu*oA paal caiplojer mèoBé ira prose dans 1« 
^tleiohle. ^ ' 



/^ 



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•^ « 



vaa: b' 



fkuêWfkkéMiê 



V 



devntt ODservur 

^ aie mémeMnt. 

f3% it ne c] 

primucês s^iiic 

de la tyrannie 

MmUe* oir«9 ne 

droif , avec t)ei 

Dictionnaire de 

^osle sens de 

doute dans ctit a 

DëjkeonU 

et dans ce yert ^ 

■ La nort d 
N'était qa 

Et je conçoia qU 
cernent ', c*est^ 
peurent pr^dc 



/r, 



6 BffaiaaiN 
Du moau 

G. F. Bacirne 



^1 excuse qoe pa 
meui yHri vied 
façon de parler 
tique : c'eÉt um 
chiiogemeoté^ C 
«Mithridate: 

< Et qM 



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fkmêéÊ 4bt qmlm piM m i é n fmiis 

j JMm jAtif poétiqnt » «t. mi nèm^ 
Millii^IMMf^ W^if*^ ****** ^ 9ommmûêm€ta> 
^tiifÉp- c t piad «»< * M tott de ditr« , po«r i«îtiibr 
qaÎB prémi00ê el ««miiimamiimim étoMiit «yooiijineii : Il 
devrait dl»s6nr«r tenleaiMit 4|M jtrémioê^ «tt une fif«M qui 
^ a k ménftMaf. 

f;3^ jri M croif p«i , quoîqn'ea diiè If. 6«offtoy, fw 
pfimiûês spitici dani le mm (U pmmiërt fndu, Lw li*|Mii 
de U tyrannie ne peuvent être jeouiia heèraoi^ ee wm 
semble» 00^9 ne aéraient plntlei Iruito «k ia iffmamê. Maii ^ 
droia, arec jOeafototaiaes» âTec Leuit 'Eamae y.Jtt ««ac le 
Dictionnaire de Tr^ronz» ^ne /rnénif ce# ett là par 
^nt le aena de eommênetimên*; tamm» il y "art bia|i 
doute dant x»i autre fera de Racine » dbaa jt êhmJiê : 

IMjk eooUit 1« «»■§ , prtekw da a anw fa ^ 
et dana ce yera de U Memriadé g Ghaal H. 

La mon dé Colifny^ pfémieiM âm kotreaft, 
n'était q[a*aii simple eaaai de toaica leen f aiea i i . 

Et je conçoia que la tyrannie peut avoir d'iUavmur 
cément; c*eatrà-dire , qne d'heuTÊMX 
peurent précéder la tyrannie* 

6 Bffait si Véicn pour Tooa n'eat plM e« q«*il doit êtn, 
\ Du éioiaa aon obang emeat n« vivat pM ia«|«*à 1 



» 



/ G. F. Bocilie le fils tnmre l'expreaaion peu espêiai il ne 
^rexcuae que par Ja clarté , et parait choqué d*iHi 
meni^Én vtsnt j'u»^u*àfmêifn'tfn, Non-aeulei 
façon de parier n^a irien d'obao^r ; maia elle eat Mie «t peé^ 
tique : c'eat une vU^i** P^t|r !•» nôwUe eu le hmUéè ao« 
changement*^ G*eat aillai que Uacine lai mérn^ laâD'diru à 
• «Mithridate : 

< Et qa« la brait • Bosm ta fiaaBa jatfa'k aM»i. 

\ . ■ ■ ) 



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» fm ùVmi/Êmmm m mÊtm ^ m . , ^^^ 

MÊitàt9maàlmmÊipmàÊÊÊidVmÊÊÊHlm0mÊÊ 
ÎÉ Tatom • ai •»•«• «l cMm pr iUi ■•■■ # •» f 



Ot ti 



•««i-î 




n» peut pi fwiir à l'«>«iU«éiU 
Un ÀmʧtmmU ftU m'ëmpmê 
p«i à U toitf m cliiBgnéttf <pÉ^ liwii •!»•• «tfieti , gui • 
neii'ttt pM 4t«<4« f-quà b<nu , •• •« cbMgMMmi qm 
ii*wt pM pour aoott « ^«t iWP» ■• 9ommm pM robjvt ? 
7 S« prodigM Miiaé B« M tiiMrrt ffÎM t , 

L. lUo. G» mot smint^ui trèt-fatUi. H n'ttt [Joint 

dans le aent qu'il â lUii. ce fwt de ^ifilt: O tamctUtima 

eonfm» / mMi dâiii to leM «p» l«i *»«• »• ^«A* '•»<?»« ^^ 

I veul dire »iifi«W » W»tdr»I^V «tc^ «t c^ dâMice»eni 

qu'OTideadit: . 

niad «Aieitùi naeiam •é vcatrabiU bûmm. 

J34 Le •ens de ce *ert ert ai». dcUifOi par ce que Dur- 
rlius dira bienièl à Agrippipe : 

AiMi qM ptr <;;«■«, ea |«N fM WMW«* 
. ce On Juml. dit Lahirpe . ^np' fia «*•. ;r^rlr /a/«/ <i'^ ' 
« C^Mr , et jurer aimi p^ Umt .«Ir. aûl dié ua crn«. clt 
» lèie*majei(é. Cdt«il do»c lUie gt^de preuve de la dcL 




jm^iléim^ 



vU 



i 

Ttt — ^w^ 'iaM 

if Méiâ 4i^irfil 4 

MtsfëlliMbtV 
\qa*ettTer^Gatam 

Hiirwf wn iflrfii 
point de date t 

d'ap^fit iMo*^ 

oàiin'y apài 

. Teille. Ht aurait 

▼oulu que faire 

ratent taùTeiit^ 

U construction! 

rapporte une dé 

une phrase de 

llalbeilie avait! 

gnoitié à ioftie 

immunité'. «< 

M œg mou , 

» porter au di 

9 à ioutê la 

>> » te râpporten 

Voltaire non 
celni de Raoim 
SI. to«ckiaBt oi 




rui»^ fil. oi^ am4t^ y*^ ^ t^gn- -éé* 

t'A.. i«»i««T. Qimi ■«Ji 1- r^r** ••.*î 

poist d* b>M. le f-r*»» »••*«•• ■*•*•«*• ^^_^ 

. 1:^^.:l LC^^Jai voir .'.«u .n.u . ,«. a«i^ .•."« 

,»„», ,«. faire MMilir eombien de P»"»»"^;^^^^^^ 
,««{ «,««,t éw Tide-e.. «.nooteo I^T.' •■•*^': 
U comttucUon loeAe etU .eM *|«W04«e. «?«» P^"ff_ ' 
(.pporte Uûe ddeUÎon. »««<*e»itrA»-ia.le , de V.ugd.. "«• 
JTphrMe de Melherbe , anelogue à telle de »«•«. 
MallMil» a«itécrit : Si U prtne» donne U droil d»iotr- 
K*0hi» à toMrla GaiOt.et à toute tE*pag»e r"'9<" 
immw^M : « ,« oe voit, dUV.ugel« , r*,ù«rp,»e en 
» cm mou. et à tomti /'iSr^SI-w, ^ »»mbl«it *« "P^ 
» porter au dijoit de°*«««rjrw«l» , aoi.i bien qee <^x-c. . 
» i toute U Ganh : ce qui tometob eât faui . pni»*)» '>» 
. > » M râpporlaiit an mivaM , y «««ly»e immimM. » 
* Voltaire noiu offre un exempl* |iarfai»«nent leiobbiMe k 
celn de nadne V danrle «cond de cei deux »er. du dwcour» 
•i. IMchaM o4 Ltt*l«Baa , *»■ ZiHre , tAneiçne lo-te •« 



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IruiM p«r U GrtmiiMii* généf-Uf» c»«rt im téritobU gaUi- 
cisme , c'ett-à^Afe , un tour <ki phr«it>|ftii«li« à U Urigu* 
friUçaUe , el qu'it e*t bon de ctonitnpwr , iurtoUt en w» , 
U p.rticuU a«. qui «i f^«uliè«ia*M cette phri^i . n'ëuni 
p«i loujoàft^ftivoràble à Toreille. « 

(|K> he témpt m'€9i ptut fM i^eipliqiiè. comme 

tant d'aulrei tourt lemWebU. , per l'eHipM , figure pïui 

commune , même en fereo^ait . q»*"» »• F»»*- Q^ «* *^ ^ 

pett-mrè.»our>»»i#iiiii %«"/. «"««»• ^»* cet exemple cile 

parVAcàiëmieeW^mémeî L'j^iv^r^u'ilfiisipo^d.yoMf 

_di^, /,e«-/a«/ U^uélil fit si froid. Lé nmpsn'éti plus ^ue 

IV^»,eiC.,c'ett-à-aire. pliu n'est le temps pendanile^uel 

AV/»i^ etc. Il est viai qn^n suppWenl àmsi Tellipie , on fait 

«lispanfltre le yiie ; mais le f«e .ubsiilera encore . ai l'on 

suppose nvant,;»««^tf/»W<»fw«y' arrivaU: heumpsntst 

plus pendant lequel il arrivait que Néron , etc. Que , 

nu rc^te ; est dan» ce ca*-lK aussi rëgutier que où , noii- 

seuïemenl en vers., mais même en prose i et on le trouve 

einployë après a», après Jtfwo», après jour, aprè*/oir, eic, 

comme dans ces exemples de La FonUine; 

..Or, un« certaine ann^e, ^ -, 
'y - ' k' Çu*i\ 60 était k foison. ...» . . 
Un certain loup dan» la saison 
. Çiitf les tièdei aéphir» OUI rhcrbe, rajeunie 

Un your f tt« celui-ci , plein du jus^de la treille. . . 
_,,,^ De façon qu'un beau W/'V^'il *»•»»«■ P*'""' • • 
et comme dens ce^uiHîi dffVollwre;^ Zaïre, Acte lîl , Se. IV. 



i 



te/oMrfâi 
C« Iper saa 
ÎAfimrqm 

10 D«p«ite«< 
Yafftsaeli 

U H. le •• ■ 

le dit Louis mi 

l^miêmwmi. Se 

chemin, emier 

pens^ de Teutei 

crddit d*Agrippi 

ê'itfsmçéi À g 

mémuf^- Gela eai 

«e que jfé pourra 

me Tavait 4ltt. 

cette réeélation 

imitation d^unl 

dit en parlant i 

S'aeheini 

L*ezpression 

pat du style nnol 

pai\ et que 1 

oaturelle et gr 

U ëtait permis 

emprunter que 

soient bien pi 

roriginal* S'a 

ralt pas d*un a 

gnuêdspas,Z 

but où Ton m 

IWeidelapI 

Aâciiie dit bic 







li muHp 
C9fMtm§iU CiMréa— hf4b poyir O ll IlMIl, 

l« D«p«lte« eo«p li*«l, Itpbfvoir a»AfHppm«, 

ytnià^m^9 à f ramU pM , elia^M jo«r t^aclicaiiM. 

U H. i« »• ••••ic» »o«» *'mèhêmim€, pf^Mflle , comint 

hmiêmiu» SsoMsmimêr H$m^ ptojftremwki pmmdrê i*f 
ûhêwUn\ nd¥r9 is clUmimt I0 duuie encore ^ui que U 
peniëe de Teitteur f4i «lonble , et qu*it ait voulu dire que U 
cr^it d^Agrippine ê'm^htiUiUi am» y^ma iU Néfo»,^e%^ 
ê'tÊfmçéê à grands pmk mux yAx d'Agrippinê êlU- 
fMJiiit. GtU etr biea ittbtil pour le grand Aecine» eC toui 
«e^tt^jftpottrrait faire, oeMrait de Ven croire si lui-roèine 
nie Tavait^U. Mais comme ton fils ne noi|s parle pas de 
cette f^élation, faiarie mieux voir ici tout ti^plement une 
imitation d^unlMaa Yertde Goràeille, qui» daiM Nieomédâp 
dit en parlant de Eonie : 

Sa lageMe profonde * 
S*Mhemin« I grand» p«« f«r» l*cinpire du monde. 

Uezprussioneit heureuse en ce que %'aohewUnéf, qui n'est 
pat du style n^ble • 4»t relève par cette opposilionà grands 
pai\ et que le tout ensemble forme une image à la fois 
naturelle et grande , quand il s'agit de l>i»f/»iW du monde, 
U ëtait permis k Racine , qui créait tant dcxpre&sions , d'en 
emprunter quelquefois i bmîs j'avoue que., quoique celles-ci 
soient bien placées, elles penlentbiyiMcoup en rappelant 
IWiginal. S'achemine, seul kU Un du vers, ne me pa- 
rait pas d'un aussi l>6n effet qu'au comme nccment et avec à 
grande pas. Dans Corneille , le f er» in#rdie avec Rome : lo 
but où l'on marche n'est qu'a la un du vers: ce doit ^iro 
rèffei de la phrase , et ifci l'inverwon le d4lruii. Le vers do 
Racine dit bien ce qu'il doit diroi ctlui de Corneille rend 



. . V 



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-X- -: 



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f a.e«t «-~ï-«.l) a-»^ ri* k p*-»».. PM mémo 

ir> M. G*..rrro, . ,uîobH»m <I»« ce »H.o«mot/ »- 
:.*^--- , ici a. U Jfèo» * woiw. <f>» Le.-» Bf»* » 

S^«m.««. .«.»»« phUowpUiqae, «••Ita ea . .e p.r-»- 

rcî^ .l..é*,de Compile, i. a. ».iU.«..-r... »*- l| • 
-TcrM voir 4»»» ^«'W '■»*'»"''» >« "" "" '''"" , 

•.»»« au bout de U courte. M*w commeai # «* 
T":;«, ^'â,r.pr. chu» f C*U. o*-/. e..-«lW l.or. 

i.r '.- foZ ,«. --»*•- ""-*-»' *"•'*"""' T; 

t 9 t '.»■ ait . il eit vrai , counr à sa pêne ,ajar 

sa ruine , v«M'« P^'^* ~ ,^ „ ..^^Méionymie 

1 »*«»nont »i i« ne me trompe, p«ruue/f»^^o«7 

4/d lyfètpourU eMm90, pour i ^ -^^^ ^,„ble 

, .ue le mol chtU^ o€ tt pi4U pa» ^"' '^ j ^l dit 

Cependaai, faudra*t4l cODckittDer Voltaire quau 



DE LA 



Vu dM elMi 

Fatidrt-t-il mwU^ 
tien dea Gêorgift 

TdattlWft 

Oh pourrai txappl 
sa grandeur , et 
viens d*aU2guer c 
nëanmoint , il d' 
mièret expreisioni 
Convenons que ç' 

Quant à %aehi 
vieilli' Suivant 
actii» meure em 
peut acheminer t 
proprement se m 
4ue Boileaii Tenij 

\ , Il dit : k ce 
Sur Mt pM 

Il Mais qui n*( 
Dont César 

L. H. Aiwul 
tioii^ à la loi gétu 
précéda d'un prêt 
temps prétéfit* I 
s agit d'une actioi 
le nrêtéfit , et qi 
tlonc : César a % 
meni où je vom 
en arrivant ckex 
gis trot a voulu 
constances ont 
Observei seulemi 



/^ 




ap/l^'- 



PZ LA LAiraVI yEA^VÇAlftt. «il 



Fu dit «iMaiw •«•«•u to t o— t k 
Faiidrt-t-il MiiaMiMr Hfltilk • iiffwA il.4tt 



tion des Gèorgi^uêê , liv. I : 

T«l Mt l'arrêt dsioti t sim^ 



iiTr«d«e* 

4 samdécUn? 



On pourrait appliquer » cm me MinMe , à •*#r««c#r ««/y 
ja grandeur , •\.\ mmrçkër à som déolim i tout oc que J« 
viens d*all2guer contre t''«cA#i»»»»ar ver# #« tfAmM/etii, 
nëanmoint, il n'y * po»»* d*ab«urdilë ,danf léi deua pre- 
mièretexpreMioni , pourquoi jr en àiirait-tl dana la dernière? 
Convenons que c'est un art bien difficile qne T art d'écrire.' 

Quant à s*4MAajfM»«r » TAcadémie ne dit'poini qu'il mit 
vieiliL Suivant %\U, mohémimér atgnilie» cooune verbu 
actif» mMitre êm étal Js pçm¥oir réiuHr : émiv êmêmum ê 
peut adumintr la paix; etcomnie verke^ni^A/, il signiii* 
proprement se metire èm ohe^m. Ceat Umi dans ce «ent 
4ue Boileaii remploie dans son Lutrin. , QuAt V : 

\ 



11 



n dit : k e« éonseil eè U 

Sur Ms pM ftu bancsa U Irôepa s* 

Mais qui n'est que l'eCfet d»«ae ssg«eoadnite , 
Dont Cesse • voalu que vott» sojre» instruite. 



L. H. A iwulu ^ué voue âoyeM n'est point une déroga- 
lion, à U loi ^érale , qui veut qu après le f «a eonfonctif 
piëc^éd'un prétérit» le veAe régi par fuè soitaiiMi à «u 
temps prêtera». L'eiceplion ••tr^liéfe dans le eu où il 
s agit d'une action présente : al«rsia présent est adasia comme 
le prétét-it , et quelquefou naème esA |Méférable. U aens est 
ilonc : César a vouùt fue vms# êûtfW iàuirmiM mu mo- 
m»fu où je vous parie. Ou d mit de même , par esemple , 
en arrivant cUe» quelqu'un ou l'on serait envoyé : X# m*- 
gistrat a voulu fue je me présenté eàes voue : les cir- 
constances ont exigé fue/e voue/metc cctie com/Uente, 
Observes seulement qoe cette dwiinction n'a pas lieu après le 



DE LA LANGUE FEANÇAISE. 



«^ 



,24 ÉTUDES 

pa*«i itéfinirOn ne dirtU en «uctto gw : il fallut ^utjé fane , 
il voulut qUê Je vienne, clc. 

(T-f^ Voir Jan» Bérénice, Tarticle for ce vert : 
De vo. ordre* , Seigneur , j».i dit qu'on Parerlim. 



1» Entre Sinèque et vou», dUpule^vou. I. gloire 
A qui m'eifecera plutôt de sa roémOire? 



\ 



L II Cette coufctructioa est remarquable. La Grammaire 
demanderait dispuiez-voui à qui m ' ej'facera,... La gloire 
est de trop pour la rèj^le , ou biei. .1 faudrait la gloire de 
m'effaeer. Mais, comme la pluase est suspendue pâi 
rinlervalled^uQvors à l'autre, le poète a trouvé m<»yen de 
mettre «ne idée .k- ii*m h U faveut d'une espèce d'ell.p.^- 
q„ il laisse remplir à l'imaginatiou: Dis pute z-voui lagloire 
endUputant à y«i....el la clarté et la plénitude du sens 
font oublier l- irrégularité. Mai» on ne saurait trop redire 
que ces sortes de hardiesse» ne doivent être risquées que par 
le talent asse. sûr do lui-même pour juger ce qu'où peui 
hasarder cuire la Grammaire eu la laisaul oublier, c'est-,- 
d.re, sans blesser rureiUe et la raison, qui œ manque, .i 
i.nia.s de réclamer la règle des «jue l'irrégularité se fait sent '. 

i;a. t de Uaciite consiste à la dérober , et cet art u'apparticii 

qu au génie. 

£-> Sans doute que , pour couvrir Virrégularilé de cHi< 
cornîmction, il faut suppléer une elUpse ; mai» est-ce bnu 
telle que supposé l« commentateur: LispiUez- vous la 
g'oire. en disputant àquVL , . , Ku même temps quVlle 
lurme un singulier pléonasme et un sens non moins siiiiiu- 
licr, elle lait dispuralWe, t^ me semble, tout ce qn 'u.i 
Ui^nique et d'amer les»mot8 «^iVM/^r-vpiiJ /<» ^/o»V^- ^''• 
qu'il faut suppléer après la gloire., ne scVîiit-ie pas, srlor^ 
vous réservée . ou plutôt peut-être , défaire ? Uisput.'^-^ 
voiu la gloire de faim à qui in effacera plutôt de su ^ 
mémoire? Je m voU U rien d'absurd. ai de choquant. 






DE LA 

'%% r^mVtl'iem 
four éire , soi 

O. P. Fomréif^ 
pour que ifous se 
bien , 'VOUS si-fe 
Mais on ne pourrai 
pour être son tyra 

f;^ Non , sans 
confié mon fils pt 
i-ondamué , 

Qo'ai-je fait 
Un héros sur 

eiit pu condamner < 
monfils pour êtrt 
Mais n'y aurait-il c 
confié mon fils \ 
demander , pour 
confié le fils ? la \ 
lui-même? Pour c 
jiloyer bien régul 
(quiKoque au sujc 
sujet, lôniime dan 
Henriade , Chat 

Je TOUS eslii 
Voua adrcMc 

'lu régime , coo^ 

, cours : 

La France a 
Prè« Je rau]| 
Pour soutcDi 

Le vars : \ 

IFoM Pai-je 



- « (.■ 



liappe à la ceni 





DE LA LAUGUE FEAlIÇAISl:. t«i 
fomfèu», tom mm •9m, Uè mÊâitm et Vtui 7 



6. F. Pomr étfTf : la dart^ exigerait que Von Mt en prow , 
pour ^H€ ifous /«f^li, et «ofi pkê pour être. On dirait 
hicn , voMê si'f^ confié mom fiU pour être êêoUufe T 
Mais on ne pourrait pat Uire » vouê mi-fé confié mon fils 
pour être son tyran 1 

%^ Non , àaiif doute , on ne pçut p«» dire : \voui ai- je 
confié momfiU pour être ton tyrt^j^ ^ Et Wailly, qui a 
i-ondainné , 

Qu'ai-je f«il pour ? enir aeeabler en ees li^ui , 
Ua héro» »ur ^ài »«ol j'ai pu tourner Ici yeusî 

eut pu condamner avec nulant de raison , votu ai- je confié 
\-t.t moti fils pour être sous son nom les maîtres de l'État ? 
Mai» n'y aurait-il en effet rien à reprendre dans 'vous ai-jê 
confié mon fils pour être esclave ? No i>ourrail-on pat 
ckiiiander » pour Stre esclave, qui? La personne quia 
confié le fils ? la f«r»oniie à qui on l'a coniié? ou lo fila 
lui-niènie ? Pour que rinfinilif précède de pour pni«se s'em- 
jiloyer bien régulièrement, il faut qu'il se rapporte sans 
quivoque au sujet ou au régime du verbe principal : au 
me dans ces vers du discours de Ppilier dans U 



eu 



i<> 



sujet 

llenriade , Cliant VI : % 

Je Toiif estime asset pour oser cohlre vous , 

Voua adrcMer ma roix. pour^la Franre et pour voos; 

m régime , cofùme dans ces autres vers du même dis- 
cours : ' 

La France a de* Boorboos ; et Dieu tous a fait aaKre , 
Prèa de Taugusle rang qu'il» doàvtut occuper , 
Pour aouteair leur irunc , el non pour l'uaurpcr.- 

Levers: \ 

ToM Pai-je confie po«r en faire uo ingrat, 

' '^.liappe à la censure, parce que pour en faire un ingra 



< 




M LA tAMM fftA9Ç4tm m 



êttgfi* M*U f ▼•it-il ifeetoin àt b citir 4mm lo«i Wi •••! 
MO lui fturittAit-il pêi d*av«rtir qu'il «n avaiCflM «l'uu 

r - 



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J..' 



A- 



■«Jt, V 



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M tftilOlê 

|w«t ier«ppfll<ti«>t> fc i |ftrf » jte H^e 

nème il M rapporte li biHiwyiia t If f «p tomiii» ik l'auira : 
Em voms C9mfimm$ mmmfllê , fê^m'^i JMU êmiêmdm 9mfmiré 

' QiM vcMis M*<MiHk cottifHM |»oar Toik« (OréatgMw ■ ^ 



L. H. Créaiun ëlail le mol propre c|,péce$saire , Texpres- 

.'aibn de U choie c otaU il fallait^ qu'il lût auMÏ bien p(«i<.é 

qu'il Test ici , pour ^ne là |>oésie pûi îe dëroliter ài'biftioirc. 

4 ' {O^ L. Racine ne tait si Ymn trouverait un autre exemplu. 
de ce mot employa aussi aobjerncnt , et cependant , ce dii-il., 
M il esto^mployë ici irbniqu^nient par Agrippine. » Mais s'il 
y a ici ironie , ëe n'est [Mnut san».dout« une ironie facétieux; 
et plaisante > mais une ironie caustique et amère ; et quoi 
de plus propre à ennubUr les. mots les n^oins nobles par euji-* 

Bornes? ^ - ' ■- \ 

■ V > - ^ '**■• .• • • • J ■ 

M. Geoffroy , >en troarani le Xertné ei^ attire peu nooîc, 
iViais énergique et propre, à désigner un protégé qui doit tout 
jk>n.avancenient du crédit de son protecteur, observe qu'il n'a 
rien de commun avec le terme créature qu'on emploie dans 
le stylé trivial pour désignée une femme méprisable « comme 
quand Méi^echme dit dans Regnard : 



/ 



. Et noQ pa& pour dtner avec àt» créatures* 

Personne, assurément, n'a jamais confondu ces deux sens. si 
distincts el si différens de ce même hiot. a Dans les derniei s ■ 
» tempT de la -monarcbie, ajoule-t-il , le terme créature 
» Vêtait introduit dans !o stylé Je la conversation ; il était.du 
)) b »n ton de dire :C'&st une JnfHne créature ; c'esi lit 
» pius douce créature. Créature ne'tignifiait qu'un in ^ ! i v id u 
» quelconqvie* » Comment a-t-il pu ignorer que long-teinps 
nvaujf cette époq^ue, et même daos le grand siècle de la Lille-: 
rature, ce mot-là s'employait assea cottunuuément pour de- 
signer un individu, une per;>pnne ? ce Cet homme est la nieil- 
j» Iture créature du monde , m dit rAcadémle ; et Laf^u> 



taMî'4taÉi» 


CmmUT 

'Xas'aalff 

Innaw \ 


n dit AniM dM 


MtaftM 
Car 



tS Tons do 
'Dm* ks 

L. Rac. Un 
obscan. 

O L'espi 
Elle- a donnd 
» dV 

>» est ai frai 
».etc'«rt œ 
» de Racine aj 

lé'lepvis 
.. Bnir* aj 

L'AB.i>'OLi 

de cet dans < 
de 

ni dan* fai 
camkUm^ 
te tu dkife , 
»e dire.../ Ifi 
passif. 
<»lteiiiénM 



M iA LAMéf 



AIML 









» • 



naît 



fMW'l S MMMMIMI fff ■ CnM Ml 

4Mt ta FaM« dfe M «# él Ai CAl#jt 






itt Tow Ami j*ai p« kitMr Tfattlir l'fl 

'Dm» Us Iiumibw «liMwt dU fMl^M U|iM. 

L. Rac. Um aflilittioB ^ ireillit daaf dei boéitiMl^ 

obscan.' 

(^ L*expnMsi«a ait •■ «tfst bÎM 4ifM àm ran«r)fM* 
Elle^ A 46aoé lieu à Laharpe 4t dure : a Jkmê «Ut mmI« 
» d'«spreiMOBf raouiriiiuiblM par Imir momftÊMfâ , l'éUyMO* 
M ou li fnipp#Bl« 4|v*6ll« cftcbe, powr «inii diff, U fovw» 
» et c'est oe <|«i fait que d'ordiBAife e« ■# croit |^ If ft^W 

de ^ciae eoifi fort ^*i| Teet «éeUeiamt. », 



» 



ij8 Je pals Tiastrâira , m 

Eau« •■ teist «t M , dek 

L*AB. d'Olit. <k JM pe«t dmmef ki à imêmmin « fw f i 
«le cet dctg aent , |m <ii#»4pi<r» — it^/wmwfk Okr«tâpliri 
de lU^ÏBe n'est fraoçeUto » à ce fn*il «e sfiaUeii ^.é^ i'M|^ 
ni «Uns fatitfe c^s, l>ow povToir 4ira, /« /rutfj i'Uu$nftm 
comHÊm» il CAMdnit ^n'ea pèt aire , J^ jpmU Véif^iirmir^ 
te tu 0Aif# , /• ;ni^ l'imêirmim^fmê ; et «là wp^^t pe« 
*5 dire....' Mais il ne laat paa loii|o«n coadora de T^ctif 4« 
passif. QoQ^u'oB ne dne jjfm JMStriÊirw ftfé « je crots ifm 
celle mène coaatractÎMi » afiée le plurltope , m lili 




/. 



\: 



L. H. Ce ▼•«> qui e»t delà conversatiop ôrdînaî^^s'* 
il a»iii^oW§ata §^6 tragique, i*a n'ctaii égilcmeuirolevc, 



(iu méina gtn 



r 



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?• • 



"~>~ .S-r 



\ 



Scène III: 









^.'.'/■i ' .■■"\' 






*:4 



«n 




nerrj_ - 

*' '•'■ iBctmiic m ioM^Toit cneor U lumière. 

L'ai. PisvoHT.Al'afoile qu*eir prose instruire combien 
ne serait pat (égwf r ; qMiU'eii T«r» if. a'eatui* point, blessd. 
InsHmirB ^uê M isèt f it pe«t>iiw» TwilUi «iaii intiruire 
iH>jn^^/s ne choèuo point t celm Kmbk» éqaivalbir 4 ins- 
truire dt. D'ailleurs , paisqn^én prose » oomine en fiers , x>n 
àïtjê suis insMf^.àneit p^urqiioi, 4^ B»aili« eu i^ri, ne 

dïr^\ï^onJ>^9^t Um]f it*^U^i^ftm^^ 

(^~^ H* Oietoflrroy récoooàit que l'usagç de la prose n'admet 
poin! instruira jcomoi\Sfti niais ît veut que ceioit une ellipse 
permise en po^ie. Ensuite il ajoute : « Racine le iiU observe 

utume d'employer le rerbe instruire 
yecde'; et il en cim pmr preuve les 
sont ceoz de Bérénice éié^^thalie 
is bien fÂché de. lui dtuiner un de- 
que Racine le fils ne dit pas un seul * 
mot de tout eeU. B^ditUeulcment qoe/tf puis l'instruire a , 
dans U Teiad^.T^|e d'Agiripi^ii^it le roéaie s^q# ^ue f,e puis 
lui apprendi^i^ ft qiM c'^t ^rpçu.*près le m^me ae<?s clans 
le (Mirticipe , instmite\ )que , ries' vers de Bérénice et 
étA^MUie .* Bérénice \ist instruite que , pour a appris 
fmet «le. i la fille de JésaSelJnsmiiie fue , pour la fUle 
dé Jistthêl stpprentsnr^e y etc. Pour moi, je n'ai poinl 
iti 4'*»pittion à imetire, mais je rappellerai que VbluiirCf 
dnnt la Henrimde , Cfafanl IXj a employé instruite dans le 
m ê me - sens que Racine Jeest-^-a^dire, dans le sens d'a/?- 
fttmtlf f «t ft «lit ênst^iOm ifue : . 

"Jfy •*aârcMe à HToniài. C'^tai^ poor nous idtiruire 
Ç«« sonvaèt la raison Uiik' k nous Coudttirtt. 



n que son père avait 
^' » «Yec ^«#^ pitttèt q 
' » vei» tnivans.... « (' 
City* pnr d'Olitel). Je 
Nieati ; maia la vérité 



»1É t 

■■ - ,.'f» ', 
L.H. BMm 

dans une enfin 
lianceê de ttUc 
foura, comme d'i 
citée en leitrea il 
ans, fùtda aiècl 
ce an jet I que de 
t)n n'a pns'voiili 
semblent t'éloifi 
des idées qui lei i 
galinuilii^ Insï 
ment, juste* I^oni 
prince que^ pfMar 
tout à ignorer to 
doit foièH. t^té 
TAnet^ lÉùdÉpb 
dans tous leWil 
mérité âéft éciri^ 
Bo»M0t,déMa»i 
tlonsquiâ fklé 
ceux qut •: 
discordaufrOtt^ 
niênied»' 
de rttvilir. 
pUraiea sons- 
sous-entendu. 
fcï^Non, 
dire des jours dj 
de mois g ou, 
appelle par 
elle tient dn 
mots qui semblj 
^t particttl'ièi 
«divers exemple 



au mèma yenre que noui rwrdiiê dan* c©ii«vpîécc , lont du 



.é 



/ 







m^ 



1«'>j:»'tnâ ^ 



liamo09 dt mou dont à» a fiiic^at de bratt (l«a|%|^ 
fonn, oonume d'èU« dAB^viMitor^|}i<]M.tN^^ 
nxéit en leitret iùtlquet daoslinmi Iftaciii^ ^ ilj « dn quant* 
ans, fût du tiècleds ton pèrt. (^J^e ibltttifliona^^tëes à 
ce •njdl! que de aoltiaM on a préumdu jottiiîer |Nir ee ii|ot I i 
t)n n*a pas voulu TOir qua" la baautd de cet tH^Màéftt , t(àî 

des iddet qui l^ rapproclieni : anlrement ee ae lefait qa*ail' 
galiniatii|s. là^i^ Jàki tiJ^'éféhSem id fmAléi 
mtnt juste. I^oorquoi? Ceft<f u^iia ellitt Uraqu'on ttiélève uu 
prince que pajltf ^4pmr Ê0nâ «on nialiky.Mt lai «^prltad'sur». 
tout à ignorer toulce qu'il doit saToir,à négliger tout ce qu'il 

doit tâitié. t^ttai 4p«ûiè¥éHtkl}leiMi<t dèl|7^(»0M> d*tgkh^ 
ranee-, iûM^^km ê^kpAàlèif ihÀi, if falÀ «liili^ t^ kto 
daas toùsIvM l«j»poiû ékitifèktoê^ hmt ételkdtiié : ibWW 
mérité dès écriVUoa èi^iginali^É, de Tat^é, ^ Ittehiè; ^^ 
BoàMet , dé IklftiltM^eu , etè. Cm \k$oice do teiin éoncep- 
tions qui À fkHÛui^ ^tfU , et étâi ce ^lit ne êè dduiteni paK 
ceux qui s'iknagioeAt qu'il j|e s>gii qiie d*ioco9ipl9ff des mots 
discordant- o««ideiide lelui% ou à .€oAl«i»Htonfb H 'éH est de 
même devtMM^dow/ utm im n g t n m^fmnaê /de Vanneur 
de l'avilir, Ch»( htt ^omài Hlt<4N^'l «|ij^ë«l' <^ue ces 
pUraies sons-eiitiiiident ^ et ^ saisie la Térild de ce qui est 
sous-enlendu. -m. ^ 

{^^ Non , c^ n'oM pas de nos jours sealeniént^ c*<^-à^ 
diredes joursdf M. de Labarpe^cpe, datent les aîiiamcês 
de ^noit^, ou, si l*on Veut , cette e^^^ de %ur^iq^e Tpn 
appelle par un seal met pmraJçoiUjme ^ (Mirca qo'fa effirt 
elle tiei^ dû paradoie» ooitoi^jr^isfant des iiéïk^^ da« 
mots qui semblent s'exclure. Lg i^uds ^i vains de Boaie ^ 
^t particulièrement Virgile è^Koraco, nous en fonmisaené 
divers exemples s et il s'en faut que nos preiuiérs classique» 



O ' 



vertu don rapport itd6ih>iijy yi i # Hi i ^ » —» 

^erbe pour iiii Mlr» rtrbt, d» f«Hèt rwfirvr |»otr U Tcrlw 



o, 



On M dh 



4» 



; 



.. . ^., 



V 



Qoi M <?Mipal| fit 



fc faiw lydiilir d» Mjfl d> ê0fÊiê,..\ 

iM féMU/tuéêm é$m*mmir riern éjmim..*. 

V« fâun itià fÊÊ m m Xjy i ir à €Oéfuêe7.., 



,<.'' 



£imfmmà»f^^ 



■<■ 



^cn ^iM Voliairt a aÎMi kailé daat Miiwpû : 

, t« 



IX ^pM Métope «rili* 

Qoi BO ooBMtt pM toit d*Miini «ifOuplM de Voltaire , et 
turtoiii celui dont M* de Laherpe £ût %\ bien tentir le mé- 
rùe (iaxM son Couri de Littératures reieniple, tlit>je> 
«la'ofTre le dernier de œt ^natre Tert de TOrpé^li* de la 
Chims , où Gengiftken cxprÏMele vide <|ae «i fvende forluuA 
avait laine dans son à«e avant ^*il aimât Uanaé t 



Tsét d*Euto tabiafaës o■^is 
€« ccB«r, basé d« MNit , 
i^i pàt àm MM «nwds «Immot k. ad 
Et ^u »« conjeldl anr It Ir4«« dM 



Maie eM41 biea vrai que , d^m* mfè Jèêrtg on jUf/aij^ 



iami dm hrmiê dms ^Hi^mces dm, mêoiê , et ||tt' 
èrmU €omme d'ums dieùmmrêmf V^it-étfe^ a "ji/j ^iatV 
de bruit que ne^ Saurait tAreflwnt voulu If. Jiè^:IjSâ|llui|ie ^ 
d*uné iàUimmem dm wèmêi qui n'avait ripB de tS^m^^Y^^^ 
lui , et que le aëuiè» e^ pliait W di^uon de la talifé inspira 
\ Gilbert danison JÊpéhgim. Vûmkn^ ^ MéiamijÊ n était 
pas insensible , et il ae dev^ put aiiÉMr à te voir dans 
ualheureux poète , 



ce 



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I||I''1M 



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-MÊÊÊÛÊÊ 



■ ii^iÎÉàdflU^ 

énerfique' 

K>Ce^'^ 

ou* tiTouffuI^ 

appartanail ;^ Jk 
ya^u l'i§mérmm 
besoin qua de JUi< 






Qaâ 



•» » 



Ufi. 

qp*à e^ ^ fl^ 
elle Hî elli^taqq 



■.-^. 




imnruii-dsms f{ftm lorM^u'il i*4<^it 



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Ȕ. 




JP*-., .V.rt' A'.^^l 



(5> Ce i|>wt^y|i, ^t à . ftiM fil». 9«fri|MM Y«K 4inr 

4tuu l'ig m é rmm ^ê, Pimit voir que tel est le teMi 4 »eit 
Iwtotn ^«e 4eJUi9 IfaNU le iiMiMiM«»^^^^ 



Pà«r àmk fÊi$ Pmch if kk n m dk fiéwii e4lfn , 

ilà PMMket Iftk vieillie. 



If AeeM, à tteit inrurtm ai 

Be't<g>ej4e- IH i — «MafëÉ itlfttraé. 

Ltfi. IViifini^iiiii^ on m pe«t iyptiyief ce mtoi em mpi èf 
({fk*k t^ ^ •0m «M y^ ieiiiÉiliw; mmh celle i<l^ eei- 
elte Mt ^rirt'i|i|||iiMl mtmmf^, Om Pe«t ^m Ba i ii n N . fM 

dâM^^olîiai^» É»elteMfeNiiMI#l <k4k9»» per 
«leMMMi MMi k o mhm tr dm fèmr th. 



-^p^ 



/ 



I 



■î.- 



V 

V 



* 






.'■ 5, 



^iWiiiir¥;*f^'^^^ 




Mainniier 



dêfmniHê dèê ém^Mr^ m étfi^éumétwë pmfê , ta 

turi^. PIm cette e»pèee de iii^M eM rare HàAilbÂi^iie , lAMitu 
il é»t|Mrinîf ée U diiiiaMll«» €• t^ri «Mit éiine lâi«iig<é oa 

Bacâie tè fili, <|iii i^*ÉnXinit pltti «lé tbk dé iMH^ir tout 
îasiifier, que joa |i4tre «^ « ^l^s . ruremeat befoi» ,' iVuprime 
»ur ce. Vende façonna efi feue la criti^iie mhm jSpb douter. 
f( Uo étranger ^i ebertippMi dê^oùHlè dftui ^ Diction- 
» Mire , pbuirra*t*i1 f*idit)s\ï6fttçré|idire t6iit'ce'<|ti*à cet en- 
>j droit fait entendre ce rm^t?» Kào«tàÎM doute i et c'est 
)>our cela que ce vers est ▼icieiu'} câ^ U 'm a I^U pM ici de 
fiocaaes de langage qti'iin ë^oger' peut nil ^ iM»t»ij(^^ 
ft'agit du tenf propre d'un mot qu| doit être le iiièfué j^uF^ 
tout le monde. * - ^^-< 

{Ci> La dépouiiU est ee djontim a*flM dé pot^ iU é^m dont 
nn a étédépoHiiU , au nropre^ au figvré ; eViisn ▼éte'^ 
ment rëet et physîifaei' on on ?étemênt ficlif et jnétapho- 
rique qtt*oà avait et qu^ôa n*a "pluf , nlàmorlé par ^Ue 
cauiè» Cela JBûl aîtëi Mntir <^e dépàuiUà-yk ici ^^ son-wu- 
lemenk hn)propre , mais mèèï» en ten^ oèntiMt^ , ^lûtqu*on 
ne Tent pas dire quW mùUm a éié d^Aéuii o« i'f*^ 
d^milU hn-iùéùÈt de to^t lÎBiii^', Hii^ qu'A en est 
litféià , iêt¥è*a. Le v^ '^ j^ itttr «Vec 'j^^^kéjj^ » q«i ««t 
|AàK fiiibre que ;rA>ire , làidè^i espfiA^e lldUi pAiitpal«;. 

ToQt l*Einpin n'est plas Irpattaft d*Mi Mtltte, 

Ke lemble-t-il pasqne V0B/7 quand il lert à détemi^er le 





pas lieu à tkïtt 
jiropMÎiion; 0A J 

at ikeii, M* 

Uiisëiir. EnfN 
conduire i Méâ 
Mfiffse. En pm 
i*eeti|4oinjpièri 
médeHm' itj% 
médf€im êt^/f^ 
Uu^Mlktàpoë 




n« tnii.Pi* iw 
ini lt tin lntHH 
eimétiffbp^m 
hfwàm^mê d' 

IWUniéMtr 
ttfMUMlWven 

eii'é 0séêB â 
aondwv ^ Ut 



\ 



A- 



/ 




iiE LA hMntmtm^s^î^^ 

pMMawi>aCt^«<|ill«i.*M„l|U*;lUiiii', â' 

■^^.^^i,%-'^£tàiii ^'uàmMM. n u', 

pas tien k chiCaiM, ai ##m# M Iré^vait #!•»■ r«rtribtit tùta 
Iiro|»MUioii;eA«<^4ifl| y «It, (lllréèa^ib^ î' Vm étftitrm 

U|i»^k-. Ew |Wët»a»l|iiéit f HMwîi îtîk èèt$ êmm p^:»^ 
conduire j M ê f 9 m m$ W 4hit ém m é&méiiM jfmif hii^ 
même* "Em fmmm 4H||il| » m fmàmÊ^ ém fmmmm t , ne 

mééf€4mê9f/Ki mettra mtéé^ tiiiiPt^MJNMpaHqmdu- 
Uagléîil ta |»««ÉM év M prot*. ^ 

mêitm ^•mjg^^ 4 ijf Êmm. Ù9^;fi^ %f -^^ f** .•^■^. 

^|i ym t»é»' |Mt M oim 7 Par«9 ^W 

cim ê^ifflipmmm g if éffh ttm kU i ili |ia tâ i i|g^^}cr, ^ n 'a 
^etaimpÊê é'mèi ^. _ ^, , ^ 

ft la «éMt tm mm « m Mi«ilH»n pat foa^ à éemuuâAmf en 

IVfNMi « auMM 4li ia$i-mêémêfHfmr ^ eomdmif» » ou bien , 
•• é (tf«#«a A ÎVaro» ^m*> /« «ôMiunpt l^oiû darôbt 
•oHdma 4t là j ca aM icpiMc » Ikmt jm» qiie #iÉ/jb àé •'«âi- 



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l^ipiife pour I^MMI 

'^T^éi^[ffmvrm''é^iém%rê.^ *''■■.' 

.t l^ieriliftpcv^^ difTérwlrM .IMiltMi a» êmffUptÊr; il 
7 avait #iv/9lf a ^ ébmam jkm •• f|f >^ I» lfa i nf<rf > , 

GiMitlX: ■ - - • ' ^'•'■'"" ' 

|Mirc« qtt*ii M Hf^ifit !»••« coMfM #^e0iMI ^^l^ élM «i» 1« 
«{uaUl^d «kuMla^ttinititi, ^mmmkt/à m i o m % ï f poiir frire 
ce dont il i*agit, ifMit kÎM «roir 1m IaImm «t l«s aMfyaDs 
s^cMMiraf pow k iiifii. €cll« A u pi èi» syiicatiwi it 
d'ail&Miii «bO* ^at lÎHMiMiU ki. AmmI ImSIm; ■'avait » à et 
, qaM iw iA I » , yi*è 4if>, — di a» y >i H^ èt»r€« à: 

ia Toat tmiiilfliÉ mai ••■• •«»• ? i^ voa •i hg t ma i M i 

IL ff. Gmmm OB pairt trAa-kîea #r ûrmimdm •oirméme , 
c*eM la ffMca <lé wm ma autonaa à ê^ m e af dfa coi mots 
«qull fiiirilraitëmHM Mpiaae ; K&m4 ermimd/wB'^iujafij 
cêtf l*mm i'mairiBf $UiB àm êmèmttemiÊ^ qui im se 
pmêêéimi ftf'au* ètUireUam^êm* r «on* *» ^ maaière de 
Taciié et da HbétiM. ÉûUireUêètâètu eat par lai-méme i)cu 
fait powr las vaii j c'aat la place «A il ait qui en fait lé mé- 
rîle. Voltaim:ii,Àt*9Éif^ofer auMÎ de nuiîiière à le relever ; 

. 1-w^ .-< .• -■ ■ I f% I II «111 if I I r jK» . 



Lat MaifettMaÉeas sonl indignes 4e n'dt. 
DaM eea dea]| è^mplcs, c'est le t^ «{ai ennohlil r«x- 

aS Ali I qailtm d'Un eanMttr U ciMU dtUgeaea. 

L. lUc. Ce mot diUgthce , qui dans ce sens est laiin , est 
ici trè*-heureuse.men|,eHïplo)ë. . ^ 



DEL 
Geik i 

#«iia^ «m «« 

dowe i^it^ ici| 
la faveur de l*^ 
donner à noire | 

t4^ govffm i 
El a*aven 

L. Rao. >MoU 
pUyë dans itn < 

Lu H. Ce m< 
UNim^«le aon a 
en courtisan , i 

sêrmpourise^ 

et fue d'aiiU» 
fmi a p0rdu * 
vers , surtout p 
/Bapprocbea 
Torgueil inspir 

X^\ de 

et à ces iraiu 
courtisans , re< 
apparence de 1 
au-devant de v 
rencfi <!e reven 
. l'ingratitude^ 
jure amitié et 
adùchangeri 

•5 II suffit 
L.H« Jnjui 



\ 



I 



X 



DE LA LAHëlW?*^î«VA^- ^ 

jUip^W êméu U0 diU$9nm<' — •/'<»» '«I ^'«'. '•*^^' ^'•^ 
#«i»/«gWi •tftn/io». Lé ditigincé d'H'n €0m*mr «^ 
dove priMi ici pcmr l>tlMitioo à roprandrc^ , et jo effoi»J|p à 
la faveur a« l'étymolog^ , col>émpU peui èire )M<iH «t 
donner à nolro poéH« «tt t«fn»«^ P^*** • 

»4\ goaffn» <|««lq«« ^folilwi •••• Im fairt ^cUler » 
Et a*aTerUam poi«» U «©«r da tom quilUr. 

L. Ric. Notr« Te*e ^ftriir «•avait point ét^ enco^ 

ployé danf ttn wn» ii boa».' 

Lu H. Ck> mot d*###i«lr.«ftki bien înféoioateme nt dé- 
UNimévile ion acception ordtMitft. BnrAni m pâfle pai ici 
en conrtifan / maie an lioeame qni oonntli hfeo la cour. 

ÇJk Z*éêlmt f9ë «oë/^ivs dés fmidêmrê de Néron , 
Mrm pour Ucamr mm m^MfHssemênt de 9omsf»iUêr,paf€m 

fm0i0 eomtimmtfèâ0.jê0êê^lèiimêms sm ••tue dmprUc*, 
et fue d'aiiUmm wtUm^fsmrmÙ msm'mPêù «m penonmé 
^ap^rdu êOHcrédii. Voilà c^^^imltBUmàfmnt^vX 
Tcft , iurtoot par U force d'no tenl verbe. 

/Bappracbes de tt vor» celui ^ Vivrewe da la joie et^da 
Torgueil inspirera plnt twrd à Agrippidi x 
IMjk de «Ml f«f««r oa «dow k bf*H| 

et à ces iraiu aussi vrais ipi^éoergî^es , rtconnaisset les 
courtisais , lecooiiaisse» les hommes en géoëraU La moioarc 
appirence de bonheur et de puissance les fiiit voler en foule 
au-devant de vous , et tomber à vos pîedt : U moindre appa- 
leticfi .!e revers et de disgtAce les met en fuite. Vous crici à 
. riogf»tiiude^ à la ]»eradie ; maïs voua aves tort. On n'avait 
juré amitié et adélité qu'à voire fortune : elle a changé , on 
a dû changer avec elle. 

•5 II suffit. Comme voua je rcasena toa injurea. 
L.H, Injure eil ici dans le sens de tort fait oa reçu , 



/ 



r 



êk/mm, tftc« ; Ni B*«iil«iiÉlilpiiiili 4^^ / 1^^ 

f^fmr^fménéé wf'm pOé .féTèm Mm/km, fu*ùMt*h 
/êitf : t'Mt Vii^miSém Utinft, qte' «"«fiit d*aàtr« Mcl<>- 
tUM thM moL^ ifÊê etHU é^imfuiiitê , tfe i^iéfèt^lim^é 
éfùdu ( da «Ml /MT, /itiiir# ). ^M nuire UtigtM 1! tt^nifie 
âttaia pmrèht t^fènimmêêê ^ ^ij^toH Û Éê te fttnà {âttiab 
<]tt*activem«fit av«c' lé |MroiîiÉi « 

In it^mmê iwit 4k« Ip# imf mfwê fm tm.m 'mgj/Himt. 

Ç^ Cette distinction Ml avMi \mm i|«ie ftn«^. Mail c«MBi* 
laent^eirteir si c'eet mmt^emààê^péèêittmtmt qne le mot 
imfmrt* àtl^wè ftmdUml On le eilt fm Wt eàrcomtencM du 
ditcoan , et petéonlèèKNlieM pnr lir veAe «ink: lequel ce mot 
•etroiml «ombM «eteM* iHilÉl d««ftfMne ranime. Si Ton 
Ififoniit llnfUtiee %m k Mtenliîeiit fmr Veeléve^Mit d« 
JMrie , Ml ^r^rttW ibe jdnrs ^t ttà eeelef peroU» d*Agri|>- 

«ToMe iA)uitk« rc^ per ce |iril|i<^ î «ir-al lee li^»r»# ▼*- 
naient de tni , ou iNr|pottrNiil fMia |JlVi loi renwntir evec lui 
^'A ne fiovîteit les teMentir IttiHmèMi. Lo veriie 9èmffrir , 
danslesecoudeaa.ptflHtÉttlUpei eëiet laiee-eonMltre par 
lui seul <(a*il «'agit 4^^'ii/«/ en piM^pIf* 4ite« au per^nnag« 
qOi parle par celai à qui i) l'adreMe , cW^niire à Ëripbile , 
p^ I|>Iiigëmé. Mail UfC^B Vioteiile qui VMt d'iViot^ Ueu 
entre ceà deu!c rivalei » ne laiste aucun doUte à cet ëgard. 

a6 SutTOHi^oi ebev P»lUt , où je fak «nous attaadrt. 

'LiH. Gomme <^ mota cAeJ PmlUu équivalent à ts 
iHtiiêùn de PaUiU, là piftieule de lieu &é ne serait point 
ici réprdhtjUsiMe » r^èmé en prose ; au liée qu'il y a une vé- 
ritable faute dans ces vers > où rien ne rappelle Tidëe de 



lieu 



DE l 
, liili ces vers 

ieblf.«t cWi 
^*a lall#it din 

!;> Ce qui j 

la manière pUi 

le crois, ce qui 

de ce proverbe 

pi^ jeud'eefrtt 

^ le style le pluî 

vj Tmndù 
Saaier 14 
Q«« vos 

Il n*c« i 



.* 



'i> 




•Le véritable Amphiurioa 

E»l l*ÀnpkilrioB où Toa dlnt 



J^en ai donné 

(;;> le m 

raison \ mais 
Cette fuisofi 
qu'on a princ 
)K>rle principi 



/* 



.* 



DE LA 1-AN0U|M?*A1SÇ AISE. ê^ 

ir> C« qui fmiiéêim fr^ 9m mUHêti , ce n*«t pM Vimr 
p^sikiUté de dir^sm^i èiV* 4ft ^à'H fmUdiijiiré. mnI* 
U manière |i«i*«»t« à» U 4ir» par v^w «iule. CeU là «Mai , 
ie croia, w^i a fbiipaawir ott vtrt •« pnwwrU* Mai» hort 
ae ce prowb* , at iMir» àeê appUcatioiia qu'o» ym^î «a Caire 
pi^ jtKi «ratprit , U ravie aeml vraioMat fauie , même éêm% 
le «yle fei plu» comi<jfa. 

•7 Tmndu q«»o« ▼©«« ▼•trâ d*w|« Toix •nppUante 
Saaier i«i U pUinl« , «l non >m TéponT^nU ; 
Q«e ▼©• rc«««iiai«m •• p«»*oai ta «liicoars , 
U tt*ca f«ui pM Oowlar, voa» toa» pUiaérra u>ujo«r«, 

L. H. Il y avait d*ab«rtpd , tana^ue Vom vém* verra, etc. . 
ffK mmi fMMlait mieux que tamdis fue .-.•eliii-ci veul Uire 
p^it^it^iU^Utem^fmê, Vm^x» antii lùmf-tempt iue,ct 
cTîniSr^t U pcutée de rauicur. Peui-Mre Ta-i-il Cru 
avn ÉKHm potâiiHim. Lua^^i là reuda depuis aussi comwuu 
en ppëtèe qu*eu proac. \ 

G. F. Qi dil J»aMr /'i^«r-Mi4e, p«r€e que Tépouvan^ 

dira fiii-^ ^plaimei Nou, sàiia duuUi j iftiia o« peut irus- 
bÏMidireeA^poétie: i 

8«Meff lai U pUiaU , tt non pM l'épcàTiaU. 
J'en ai donné la raison eilleur». 

jr^ Je ne sais pas si M. Geoffroy a donn- ailleurs celU 
rai«>u i maU il ii>àl l>a» mal fait de la donner enc.re ici. 
Cette laison nW-elle pas que, Vépou^ante ëuat r,>b|et 
qu'on a principalement eu vue. VactiQ.. te semer se rap- 
iK>rle prîncipalemenl ii elle , et puis .que la plainte, co.«me 
a'^ fléke qii'en iiMa-Oitiw , !«»• fo«i«'**"* « »" *»*•»'«' 



I '"'■!. , 



«58 ÉTUDES 

ae l>o«riii.l*? Aa wsle, semer «n figuré, n* •• dit pts 
«mlemeat Uet chose, qui 10 muUipUeml combles graine s, 
mai. encore do. chose, qui pou.senl tu quelque wrle . et 
Woi«enl , «5 aëveloppent comme tout ce qui Tient «1 un 
Lme : semer la jalousie, la divUion, la discordé, etc. Il 
«, dit dan. le .en. tle répandre . de divulguer, de propager, 
d'étendre . etc., on parlant de bruit, de nouvelles , de 
«ia»«e. , de docirincs , de dégoût. , d'amertuBMî. , etc. Or, 
^Mie laplaime peut .e cOntUier avec quelqu'un de ces 
Terbe. . elle ne doit pa. répugner exirémeinent avec semer, 
wrtout en U compagnie d un mot auquel ce verbe .'adapte 
parfaiiem^it. Semer la plainte vaut bien , ce me semble , 
Vess»€r\le danger, qu'on trouve dans l'Ode de J.-B; Rous- 
m^v^: Paraisses, Roi des Rois : 

Ut ont wr votre peuple eijBroé leur furie j 
lU n'ont pensé qu'à l'affliger. 
lU ont semé dan» leur patrie # 
L'horreur, le trouble cl le danger* 

Qooi qu'il on wit à cet égard , le wns de la période où se 
trouve semer la plainte , est celui-ci : Tant ifue vous ne 
ferez 4fue vous plaindre , au Heu de vous faire redouter, 
tH>us ne gagnerez rien, et vous aurez toujours a vous 
plaindre. Mai. que l'on rapproche l'une de l'autre le. deux 
propoaition. , tant^u'on vous verrasemerici la plaintr, 
vous 'VOUS plaindrez toujours, ne sembleront-elles pas 
d'abord revenir \x , tant <fue vous- vous plaindrez, vous 
vous plaindrez toujours ? Or, pourrait dire un ëpdogaeiir 
ou un mauvais plaisant , n'esta pas d'une véiité un ptu 
trop inconle.table ? 

•8 Que vois-je autour de moi , que des ami» vendu» , 
Qui Sbnt de loua me» pas le» lémoio» assidus; 
Qui , olioiMi par N«ron pour ce commerce infime , \ 
" Trafiquent avec lui des secreU. de mon àme ? 

L. Kac. BoUeau a dU trajujua du discours, -L'Acadcnuc 



DE L 

FinnçaiMï a oub 
server quM w di 
{C> M. de I 
.miejc», ver. est 
trouve que le r 
ip$*ltestfamili 
)} neille s'est ser 

• Dont le 

» Mais marche 

» parce qu'il e.l 

» illu.treqneB 

Que la ùasse 

force! et qu'un 

yXus trivial!. • 

l'un et l'autre , l 

venons de les v 

l'autre, quoique 

moins illustre 

Par ce sen. ligo 

ordinaire , et d'< 

et frappante. A 

mots ont par e< 

vendre et aekt 

le plus noble , < 

Boileau , avi 

V amour du ga 

avait dit non 1 
que le noble 
humblement l 

Avec lui 
Par un I 

lié quoi I vent 
queiit-iU de n< 




DE LA LAIÇGUE FEANÇAISE. a^ 

FfunçaUc a oublia ^ ce mot , 4aiit K^n Diclionaaire * d ob> 
server quM m dit très-noblement au figuré. 

C;3^ M. de Laharpe m contente de dire, avec Lunean , 
■gfte et vera est très-b«pu pour Texprost^ii. M. Geoffroy, 
trouve que le mot irafiftsant^ési/ortt par cela même 
éf^ni est familier eê jto/. « C'eM ainsi , dii-il, que Cor- 
w neille s'est servi de marchander dans Nicomède : 

• Dont leur FUminius marebandait Annibal. 

» Mais marchander jtk\f>^ie'i»\\ , est encore plus heureux , 
» parce qu'il est trivial , et que le personnage est bien plus 
» illustre que Britanmcus.» 

Que la hassetse ft U /amiliarieé d'un root en fassent la 
force! et qu'un mol soit d'autant plus lieurèux qu'il est 
plusVnV»a//. . Tfajufuer et marchander sorit sans doute , 
l'un et l'autre , \xe%-}orts et {rtsh-heureux h la place où. nous 
venons de les' voir, et peut-être le sont-ils autant l'un que 
l'autre, quoique Briiannic^ts soit un personnage un peu 
moins iUuftre fu'Annihal. Mais pourquoi le sont-ils? 
Par ce sens iiguré où ils se trouvent employés contre l'usage 
ordinaire , cl d'où resuite une expression aussi vraie que vivo • 
cl frappante. Au reste , je ne vois pas, je l'avoué, ce que cet. 
mots ont par eux-niétties de plus bas et de plus trivial que 
vendre el acheter ^ qui sedisenl tous les. jours dans le style 
le plus noble , comme dans le style le plus commun. ^ 

Boileau , avant de dire dans sou Art poétiifue , que, 
V amour du gain infectant les esprits , 

Tra^ifua di^discours et vendit les paroles, 

avait dit non moins noblement, dans sa cinquième Satire , 
que le noble altier pressé par l'indigence, rechercha 
humblement V alliance dufuQiin , et 

Avec lu» trajitfuanl d'uu nom ai précieux , 
Par un làcbe contrat vendit tons «es aieu^. 

Hé quoi I vendis el marchander, même au propre , maii- 
ilueut-iU de noblesse dans t^ vers de Malwmet, où Zopire 



/ 






nito #▼•€ indignaliuii le» ofln» <pit>aMr Itti fak et l« ^rt 

de ton ni«iilr« : ^ 



• •■.•"••• 

Me vettHn ici s» fcoiH* «t iM«lvA««^r l« f*il # .^ 

Var ées lr4«off« lKMit«ttB , k fffHi 4« i^ Corfckli? 
tg S.clie M a» péril •• fc»»» !••» ««^ ««»^ 

L. H. Les yeux et im àéSmx fM$m ra^rvMMt beaucoup 
trop »t»uvenl dau» Anéromaqm^ : c'élaleol J« c« expres- 
ftious parasite» 4ue ne peniwt pa» le »iyle »outeo« et »i.igm?. 
Le» beaux yeax parlicui;èr«;ment m doiveat guère eiMrer 
4Ui>» «tue inigéaic : t'e»l an inot <{iie la galanterie a reBda si 
trivial, quelle l'a presque enlevé à Tamour. On peut le 
p»ser à rexli^me jeuncaïc de Britannica» , et ddwrmai» on 
le verra trc»-rareii»enl dan» U» pièce» de Racino. 

|C> M. Geoffroy, aprè» arwir fait à-p*m-^rès la roÔMie 
ohaervation »ur le» hemmxyeux, •ymit : aMemû duperii 
M Toar élégant el poétique ; espèce d ellipwî p«ur dire , renn 
» du trouble que le péril a tau>é. » Oui ; maU c'e»l dom- 
mage que ce remû du péril tm rapporta aux yeux. Ce ne 
90ut pa» le» yeux, mai» l'âme, nui» l'a^pril, ou, »i l'oti 
veut , le* esprits, qui éprouvent le trouble , l'inqniélude 
ce nô »onl doue pa» le» yeux ..maiâl'àme ou l'eiipril ^^^ 
doivent /c rewK?^''^» •» ï^*»»»"'*"'* 

5o Pont U dernière foi» qn'i» s'éloigne , qu'il parte. 
Je le veux , je P ordonne ; et qtie U fin du jour 
Ne le rcUbuve p«» dio» Bomè , ou dan* ma cour. 



it 



G. F. Pour s'élotffner, il faut d'abord parcir : ces «1 »iv 
mots ne sont i^as à* leur plate naturelle. Et pais , /a cour 
tlant renfermée dans Rome, il n'y a pas la ucm plus -le 
«rbadalion ; par c(^n»éqUent ce» mots, ou dans ma corn y 
loni inutiles. La Grammaire exigerait aussi ni dans //»^ 
cour; observations fort exacte», miis minutieuse» : ce wut 
de ce3 faute» qu'il faut pardouner.ù la négligence , à U f^'- 
bles»e hitmaiutt. 



Li 







V à IMH 

)> véâlIoMa al A 

$t ^af fré«i 

L* aoL - Eiqpvef 
e«t appalée •*# 
céue àmmAn éi 
sorte que l*^ ^fv 

fC> Satttd^ 
figura, o^«<wr)i 



tr^pe). Ifaft> 
IkatiM.UBdoi 

nvMia al «M 

pro pr et art di* 

ici ao adicciK t 

il la aeétapbore 

j'ea trouve une 

même aussi jua 

obstracliou , a* 

donc être par el 

Vliouinie trista 

en considéra nt 

fiction iMM quai 

croi» qu'oa dit i 

tristaiea 9bsem\ 

l'air du vitaga 

peut ravoir p 

de la riata. 




D-^ 



wî i^ LAiMM iSiliç«fis 




M^ ^ ■ - - ■■- "- ^^ 

c«#^^tiifciiiyi t iSt i»^ :f"* Wii*, p i t |j ^. <i^ ^' 

>vii» l»«i tÉitiÉ|MM • «â. fi» M M <f ii »« t. i|il jr ait 
» |^4mmmi«* L| #iSr «* |pw«imt «à MtW frÎM» * «t U 
u à MNil ■nmiat ^Ml»f 4» Mmmê. Galto cfil^M éuU 
» rMUmm ta imtMfn 

Sr ^^éi^yrtege k •« y«M ««lia iTMtfliw obtewt T 

t. H. EiqpititioB littr^iiaMt M<UNiijr«%M. lé trbttiM 
«^ appc)^ •hsettm, parct fi*«IU oêêCmreiiU froat, et 
cette «laniiiM exprenioo »rt fi le aiè iat «ae mëuiplun« ,^ 
»orte que U figure celii^ov^e , et powUat elle est cUîm. 

#3^ Seai 4oale il y e AêimtfiHêêé^ mhwemrt aae (kmbU 
figttffw, o^MWfW MMne èpilliète (fifora d*41ec«tioa ) , et 
oAtfMMV eiMMae ai^plMire ( fifare ^ aifaifiàilimi , oa 
ti^pe ). liwi ja ae MafaU y frair aae <loaMe figure da tigai- 
Ikatiaa , ua doable tfUfe ; je ae MMHait j eair aae niëto« 
nvaiie et aae aiétaplioffa iout ensemble. La ndtoaymie, 
propffVMwat dite, ae peat contMler qa'ea aa Hoai, et c'ait 
ici aa adjectli^r par coiffât , fâlnt «la aiétoojmie. Quant 
à la Métaphore, elle peariïii çeaaMiar qa'im aa adieetif, et. 
j en trouve uae ici , a o aae a leaient bien caractérisée , maif 
même auMt juate que banlie. La triaieiae , qui n*est qu'une 
obstractioa , a*a point de eouleur, d^appareace ; elle ae peut 
donc être par elle-Nième •kêemm , sombre , ou noir? t maii 
riiomme triste a l'ait •kst^w^ aembre , oa noir , et Toa pent» 
en considérant la irtalaBià^baMuctiveaienf , lai attribuer par 
ficiioa aae qaalilé qui WÊÊi^ praduite par elle. Du reste , ja 
crois qa'oa dit plutôt uae tristes^ somért WÊrt—if » qu'une 
tristesse oBsemrê. Oéèemrmm s'amploia guère ea paiiant da 
l*air da ▼isege, é$ ITiaaiiur. aa diii caradére } et Raoiae aa 
peut l'avoir pidCM à #Mnfira ai à aalr, qae poar le beaoia 
(ic U rime. 



'Û 



*y/t^ 




al 



•m^ 



»t. LA LAII«0»PaAllÇA»B. êB, 



m^mu}. i.w«» »,j*vni»* I ■ ■ "i". 






ralur» , ce loouU iemployail aue» co«nàtti«i»eûl paur 
•i«oer un iwlinau , une iier.onne ? a Cel Iio«oh? «l U n.c.l- 
^ leuit créalure da mooae. ,> dil TAcadëmie i «l Ut-"- 



m; dire.—* Mm 




V, - 









Q^ 



^ 



Ir iivpie «ftw «a 

D*«M b^i4 fmW VkiU ^•«••^^^ 
Qe. Ttj^toî J* •* -»• •* ?*^^^ 

Bi^«f «kirt d« •« y» »« «**"*^ 
XB Ondi5«rtro«r;faiâiiiaoot.ae./#i«firf^tt^ 

.0»! poiot le U»gi«e,de la rr..e pa-ioa... iUii I- ♦*« 

fuivâïi» sottl charman».... » ^ . ^ir j» îi:.. 

L.B. Quand le commcnUteuT ae permet de dite d'un des 
Wl«. beaux endroiU de BacÛK), o^ 4f//a;7^rerâ ^ans 
douie , nou. pouTon. dirt de ia remaïqUe , q. oit */. nr.. 
,01.* douu. Cei «7^1^»/ exii^rrfe/ qaa»d il n j a pas. 

ne •••«rnileiiMmlde wia;»i»«»*«> »»« i« auuntd inep- 
tiet. Tou» lef coniaÎMeurs ont vu dans ce» huit ▼ew , irûie , 
Uvantau ciel, etc. un tableau original et parfait. Ve, 
Write de la diction eat dans U difficulué. vaiiicue, puisqu'il 
8*acissait d'ennobUr la petitesse des détaiU par te cboix des 
TOots; U est ausà dans le choix de ces détails même ,. parce 
««il fallait caractériser un amour qui n'est autre ch<^ que 
du désir ; el dans celle peinture le désordre même de la 
silttgtion de Jume , enlevée au milieu de U nuit, est un 
charme de plus ajouté à cdui de sa beanlé, Uî fcul qui pm.5c 

enflammer Nerou ; enftn , l'effet de ces couleurs poétiques 
aait .u^Ut du contraste,de U frayeur, de la douœur et de* 
larmes di» Ji^nie , atec l'appareil de soç enlèfemenl e^ la 
figure de ses ravisseurs : cest ce qui a fourni au poète des 
vers qui 5oni au nombre des plus beaux de notre langue, 
surtout ces deMvers , 

Erfe UtiMàth» ftspeot d« ses ii«rs rs? bseurs, 
KdeTsient de wn yeux les titaicks dooeenn , 
dont le colorU pe se trouve que dans la palette d'un maître. 



a 



PB ] 
u»i,«p9ial« 



lea TrfilUn 



r%mt 



L.RAC. JIi 
deux vers se | 
l'union de cei 
sa heauii ai 

CF. Cet 

clair à Louis 
Grammairien 

maii^n et ea 

pourquoi ee i 

je pensé , #o 

fier et àaê$t 

sa nais40>ti 

dit-il 0n effe 

fiiots qu'il a « 

loux de son 

Cest y être f 

n'en vouloir 

jaloux d'm 

et Ton sait 4 

jaloux fmi i 

que ja keai 

pereonae» c 



dl- 



l- 



k'i 



tv>u- 



•edirt. 



il ne |a«t fêà lo«i««n CMWlara 4a Ifcia 4« 






MrlMifif iw 



■!t. 



PE LA LAKPVt'rHilfÇAIiB. a4i 

H 4fMM»iW 4i pl«l ti^ét aoBl W» 4iV"9«# •• 

p 1« wM\mm, m !'•• «éll full a^aMw fi| 
\m TiiilUi 




L. lUc. Soie ^msê^m cturféUmuÊ, «le. tm 0^ àtKOtê 
deux vert ae ^rétenlf n BatsfrflfftMSl <|tt*oa u'cumbîm pa* 
runion de cet mott * m^ cmur jmi m mm dé imfmrptfmi ^ftwiê 
sa heauié amjù yetuc» 

G. F. Cet amet de hanlîqMair^piirelt trit-iiénirel et trèt* 
clair à Louit Beaoe. H^ea îege-t<«il/]Miâ ea fiît [plnUt cpi'ea 
Grammairien et en crîti^pet 

i^^ BiaU If. Q^îhojy^m. en jinge tait dn«te ett Greni- 
maiiéen et en criltqiiej» ne devrpiit-il pat eafli<|tter «n peii 
pourquoi ce n*ett ni naturel ni cUir J-. L*aalie«r a roidn dire , 
j« pente , soit ^us son çBmr,plmim d'urne mmstère /Utrté , on 
fier 9t àtufère à l'excès ^m'^imiài pms , ou trmijgmii fué 
sa natS4mmtf b^auU fût êxpoté* à mot y eu». Hait le 
ilii-il jtn effet , et ce ten»-lâ rëtnlie^l-il de ronaeniMe det 
fiiou ii)u*il a einplojéi? On tait lN<fn qb ^pn^*ctt ^'étre ja- 
loux de ton honnenr, de aet dfoiit, de ta réputation , etc. 
Cest y être eatrémenent ntlMlié « cVMt j ^otàr an pnint do 
n en vooloir rien. tacriJier, rien perdre* Mais qn*eti-<e <pi*éire 
jaloux d'umë autiérw fionét F i n e— ■ , !• cMii » ne le tait^ 
«t ronaàit encore aMNUt pent-élfn «a ^ne c*ett <|n'nn cmur 
jaloux fmi enfiê tm à emmêé m ut jntmm Jn,^nA/Atr. Aecordona 
que sa k^amtê ne pniiie if— l enAe y de ^ ke mmté de la 
personne» et ■u Htnwt de Im à ê m & $ é dm cmmr^ fn tera 



\ 1 



ramtwê h MToffteL C*4M^ pour non* uiMndrt 



> 



^^m9 






•/ 













et particttl'iÀffviDenl Virgile èrVoraoo, kioat efl /oarnittMii 
divers eiemplet; et il t'en ftat que nof [ireniién cUMi4|tta» 



/ 






après 













SS lie 



ftièlm 4<ii fHi i n àifoiff» 



'"T.1-; 



■ .• ■ 1» . ' . vv .^fii\-.\. 



gaft, HaNJiae, Os 






"X 



L. H. H lerftïl H^ long - 4t wiic^pit leè beait^ «b 
aicU^ir^ let espratvUnr SMM^ >U^ ai 

^«r à ##« r^gapd* , h* •êtof^r *ur i0 ct^w de Çéêart. 
tant d'autres non nioina heureuaet, eticieili ^wrtieviUeff U 
stërililé ai noblement et ji poëtiquement exurimée , imo 
couche €pd n*e»t honorée itamoêui gtum : cw tk InnfiM 

de BneinOb.' •'■;.■•- '■ •■.*-.-- -- 

... ... , ^ 

{Qw On* «lit plot6t isg/ruUnpm\Mgmjf9* do êsifomché^ 
et fmiu eat pins pr^ia <{ue gago* ; car on peut denumie» 
yn^Zr gagêê^ ^esgagBs dé çu<ii$ «t ^*ob Q*'1 P*^ domamier 
quels fruiu : iiukiê^affas est beaucoup pli|B pitëtic|iie , et lea 
ciroonaunces du diaeoori «Mil îii imim 41^^ 
par loi-rinènie de vague« .v ..^.^^^ .. > ;î 

30 le m*eteit« eonlre eUe ^ «t tàdie htk biater«, ' 

G. f. Ven très-éAergicpie. Tdohe A la èréf^^r^ nn 
solëdamf qnW.peut nf*'*^ ^^^ boureux^ f^^* f^. 
kra9^ dirail^ ■n<>*>u>t «^ l« Ç«>^^ ?^. f^''^?^ P**^ ^**'^*^* '^ 
<iui mleak^parU £nui^. Ce v^^^^orgiiûiUê^ 



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,^ 



pat ÎBMiiMble , et il m à^mv^ ««lètr à M f W UMUm 
Malheureux poète , ;y 



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ttMr 

mpâêé mùmr,à. fÊâitmtî% m» il WdU poiac 
êoiécfiâmêmme h^ÊmêÎÊ pirûr »*■ ow mt H. J» 
aaiça«Mijidlt«r«aM»«M vwi 4» Ma CMkiV «• 



IEb iraia pw !•• Mits fB*tm iiciiVe , 
Oa /4«Aè^ «'MMMruliMr i' 
Xa TériU^U éleva ^ 
I<l« Mprait1«étan|iMT. 

Boileau TaTait dit avaal rat t 

^. kl pleiâc an dimon ' qni U tkat op|»rbM«r , 
,, Paroc« mpu éloaaâasiieAtf 4 le repousser, 

Zmlrm, Cbhat T. 

MoHèrè avant Boileau : . 

Tàohoik k modérer nôtihe rcHentimeat.- 

:&o/e des Femmes, Aeta II, SeèaaIL 

Et Voltaire ne le condaiiuie pM «Unt te iFcn <le MéêUgune , 
Acte IV.: "■'' • '■'.,■ 
Je idcfie «ved ref peet d tom faire «oasaltra 

37 1|<HA génie étonné irt^mble «JaraBl Uawa. 

L. Aac Ce mot génie dans le aen» qu'il eai iei ««ployé » 
n*est pas de notre langue. U «at lali»; «1 U poil» fait aUu-» 
«ion à ce que. rapporte PluUrque daat ta >ie d'^toinci; 
Il parlâijt toujours fàif Odate quand il y jouait aux 
des, sur quoi un deviii lui dit: tloigmeB'-^tomi tmmt fne 
vous pommM dé et ffmne homme : #a«F» iimUt redoute 
le tien, , 




Il 







j . 













• » 



qui M ofMvUBt pM «fi ttjlt imilMia, 4 moim ifk% m Mil 
rêlerë par ce qui l'eatowie* |ci c'mI naé •xpèettpim «iQ.eoaU- 
ciie; OB (jÊÂ têU àê m ««n nn 6m oeax ^^oa Tovdiîiit «p* 
priamc: Ml voilà tPoit|iM^*iGL <> 

pmiéraàlèltciM: carUcritiywfclm^ÉiiÉpit wilili pliii^i 

r« l*MM«r to n iu f i «HHwii fit k 
■lAapMlM 

L. BaeUi^ p#«r «MM 

pWiÉI MT Û MiM iN^glfMb aé MlJ^ pi» fM*^ Ml«i» «• 

teét-kiM à «I plM» éw «i fiMpi ^ Éi Wte 



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N« lemble-t-il patine /O0/ ; ffanà il itrt à 




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/ i k Ml wiiiiiir 



• I^ M. fUinNWr»» 4— — m I— gf « mU t^jiit ^iwct, 
ioit «KM kiiliMH , m% «fM Ui p t W B » i m > Oa fm^tdU 

«B aaMMMT i «• «Mllrvif^ lii |iml« i on ^man^ii, ftxpé- 
rîMce, «le. L* réfune indirect est lati|if, comifodicefe 
aiicmi, n eft datr que iUciiie 1*» dboîai d« ftéiénéce , 
puiaqùe Tantro m le gênait «d riisi. €0 n^etl pas la ieule fois 
qa*il fait luage âet UtMMiwai cofnma d'un mogrwd^plw pour 
différencier la poëtie et la prme « ^ f ai^oue qn^ têmr eon- 
tndirc ne me lilene nlnllenient , tant 4onle à caote du 
rapport étj^n^giipief cpnime dont ce beau vert de La- 



''*■'■; \< 



■ .;C«ioi de qvilft tAtt «a 8i«l éUil 

On t>iiblie qiiVn jgrançait on est véiêin dm eiêi, parce 
qà'on dirait en l^tin vMmum ctiio empmiT 

CO^ Coniredité A*ett pit U \ je croie ^ dÉnt le teni do 
^ntrarier en parafai , par parolet, de ^re le oeoiraire , 
nai^daatle jeun de vénfi^r^ df l'oppoaer ( es latin md^ûrta 



w 









!<>.!' • 



%.\' '■^:%feï< 



MaM ti t ^Mi 

éUipte éémmi 
dfeîtwiMpx f 
ifaira .nàlend 

» dil'W mai 

» 



JL IL Pai 
fois 



de 
«dmiMlMell 



*' 







t>[iifl«iêt^ rptitr*. 



feilèlfl» 



*''*,<". 



mmiktti iiiili ImtnHii V 
L. Ik li<il^wUfi T i yn rf ii Bii*«ttpM comi ai Wi^» «C 
c*«^ IMV «Il fi'^W m ëé§êm^ Uêiê .mmm Vhjmmm 
«I mm ÉÊmié Wàtkm$ wkm ii*«t nmîm lMiftr<li ifm àm 
à émm fr i'i§wm m .: 

$^ m UlèiH «MfifÉl pirmi Us^cMiiM» Mt , dit W "> 
» irirliiMlin 4f TiérMi » «1 mpwI ^*o|| m pmit déMuiir.» 
Mais ti • MMB» a •> • pMAt 4* aoifl^l^fM pt^t dira 1//- 
!• MMN# éê tlijMM , pMwqaei M dinrii-oa pit par 
éémmmtt «H IgfNIM f CtfiîiitPt YfmfM^ coairivf». 
amifypM prohiAUwwt qn> démmmr^ démommr ^wi?f%m% 
\wm ■■indu pM|l-4iM <|«0 le iMM»^ »*«it qo0 défaUt 
ftMkét mQmamk ftatétèt atul form* le Mrad <!• ramiiiê , 
» 4it W ihIim DiilU^uûf» d'a|irèt Sauit-ÉnçiMMMl . Im 
» aMMfw diMrîas p««f«iVl« ymM|pr#« oa du anoins lo ^ 

•oÎMdHwi prniM qw ▼om iiivB«9 < 
ymv trop l<mg-teiii|Mf«piivéSy 
Digae dël>aiftri kyri votw touj dfw. 
JU Hi PaMoni fMr Ut >#4Ni» y^ux qm rarimmimit pjq>nr1« 
•écoadt fo» s aMiU ces BaotoT^m^ Umg^t^mpt cap^yjét , 
B*afmp| avciia MW qlii MHl clair et pUuftible. Gela veuuil ^ 
difainyam coairaûui daai lavr cipr a t i l off , det yeux fonrét 
de mmAm ? Ceat um det sens diBoot eitptivéê : il'^est pas 
•dMii«iMe kl. Sont-œ des j^mx que BriUaniçuf a trop lon^- 
tew §9^ for loi? Mais api^ ce/qœ Juaie a ^«i^ 4^^ ^ 



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•t5« -• if- ■ :M^;t^n'-.--^ 

|M«r elle , «t dorrMt Int |imltMiui f*« tllioli«r Oi «un «t 

dâMicet oarrig». Râ(^ « pédN ki parla ^ei^^ s lîtkÉii«it 

mnarquable. <^ - ^ * 

à nia VU0 , pour oonJammés à Vohbûutiê^ «É wmêêMUê 
datu la retraite , et c'atl cé <|«« wj^iat i«tt dair Ulltat^ 
lai drcpniUacM/. il n'y Ji ^^^ ^^W^ ^ ^ ^ anANin 
pèrsouDig^ (NériHi) Tiani da dUiaà IvaitéMalt 

ioènat •' . ■'•«'; 

. Qaolt Wsdftàt, «t-M doae «•• Mfièt 

' , Ce* ir^aors dont 1« Ci«i TO«lac f«^ 



If ail re wtnê àeûapiivéê M pafaiiia.Bl pèt a fa rf par T aia^f? . 
)o mot n'et t jMt eelaî qai poarail la aiton oaflvcafar. 

43 Et ponvj^-fnttc , SrifMiv , «ovlMiur ^*iM« ilb^ 
'Qui vit pr— «I— — «tittat 4tati< '" 

Qiii <Um robiiaria paarrinMl • 
6*«M i^t «at T«ta MaCiftiak taai 
P— nfc i t iai Mt fc éê •ainaalifrafcai», 
!>•■• «a faaf fal l*«sfaM an fMB 4t loai la alMd*/ 
Doiii i« B*ai faét loéataanaiff la ilané ,' 
Et ooM WM aalvc aaaa taB|Nit M'aMictlé* 

L.H. La«ia BMÎaàalMraa «^*ioa 4it7« mmjéité, la 

» êp hmdHgr é'wmmmg* ^ ■*■ F** ^^ ^'«>'^» qv» 1<^ <"^' 
I» cimfÉit 0pi wéfmmà à èiMa muitprùpmdê» ast an^në si'na- 
» fraUaaiéat, «|«*il paraît n^catiaiia.» Calta obienration est 
laflâ^at anèaM iiie. La eaanaai ta ifor (LuBaan ) a*aki doutait 
appaiMMMM , CMi' tt a aiftf ^ yw iii è iii înoitië de la note 
ém Lattif BaciM , al aVu aypapria la sm^e condmc 
^Ul ]p|iiiit à la paiaiéni. On peut rire de ce 
pfNll cftaèlaiaialMN \ Mtit il art kan da fînidit à ckacun ve 
^ l«i appartiaM. 
CC^ M. Gfafffof ft*«il i^ pat la teiil ^i ait copou ce 



Pï 

pfili abiiUti 
JUAwpa, fi 
daLil^Mprl 
f«fâi#ardab 
égard? Qâpi 
Luaaau , <pM 
pacait , Inan 
taftnanàaMÉni 
toala U remi 
pliraiat: ilTi 
riaa ajoatar < 
MMi Uitaféal 
ratira t'applk 
doaaa qoal^ 
IL daUbâr 

U Toai • 

▼«ia, 



0«ai^ 

-To«t I 
, 8*«aip< 

L.H. Da 
diavmant, o 
inexactitude 
les critiques 
ceux qui nfi 
relatif plnrié 
soigneux d< 
ctiigrin de 
v^at. Cïela 
quoi^Hl 11*3 

pàf l'esprit 
))eiisëe reprë 
4^a»/ lacoi 
aimi ettteiid 



■ 4.. 



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PEJ^Aï-AJI^^ 



^-.7- t. lii*- 



".. ♦-:. Tk 



'•*(■■■••» 



AISE. : 

î IM» if* éi 



44 



Xii4? QioWil en foil/on p«al dit* à U a^ctof* de 
Uiiitâtt . qit tll «W iwd» ici ^tHKMdi^. , c»e.i ^ 

Mrail , Wtn innocemment el lâni te ▼oulpir. » » '»PP«*** 
tMteellMint, el4eUmâni*ieU[^ttHM»ctè, Uyas fidèle, 
uittleU*t»mei^eaiUuUlUtaié. 4«l€DnfUw*n deût 

pliriéit: an î-pporOé u» là m^nà^ ^}'"'V^^1 
^ eiosler qne ce. nioti : iuiféMtU^i ÈàêiM. HiU «* 

»6U imeiéiMèdnn. U p««ièly|*i»-.rti*^t'f l^fr*- 

ratli« ••.pplHI-er é^X^m^ à U W^dlê, eMt|ttfc c% ^ 
a^HMie ^^m'umU ^ »• •^^ ini-F^uon d« 
II. ae Ulutfpe. 

L. H. Dent ce conttiikie lii» jàVpwf*» •« « ^f^^^^ 
diavmaiit, on «^«1^ peine à •'•«él» *»< ^^*''y ^ 
inexectitude pmtMktniA. Mili P^"**". "•""■'■■"' 
les criUqnw tjiA ne font qnt gfwl-MWeni , tt fc«< •^^ 
ceux qui ne le lôiiff |nrt , «|no* *«» *» **!■•» •• t^^_ 
rcUtif ploribl Ui^^m tnmre d«it « mm\m de l*«^ 
zoigneuxdôUê entretenir, ne derait RM èéfiffvrle «loi 
cAi^/i* icsontMàtiflN^^liWr, md-W'i^^f^^^- 
v^at. Cela fiât un pfetàt enjMJtya a dai» l| conttmctto* . 
quoitfùHl n*y en ait aucun datu la ^MiMa* 

C3 11 t'arit id /«eil de U ponaéa aâi»^^ 
paf l^ijirit , mai^dto la It^èneée prodtdfa •m-de^on, de^la 

nnfei ' ' "^"^ 



Toet Off» 
T«lapr»| 



iwnsëe reprëaeni^ on-pc^wp^ W pwole. Ol» iimt mnhi 
iant la conétntciUnm ptnt qi^en llM nn dana la pMéo 
ainsi entendue, ht» tAûipm mêiÊÊê ^ #•*# F*^ "^ 



\ 




. reprocher, .itae ••I■I^|P^|M•■. V«lliiiià'-4ii|v JP . ••• "*<•• 
Par 4«4«h9nplw " 



ivif«^ , Acto IV , iom vnu 

TMt 




n M vail 4aM w« iéti fM m4 fii •*! 
L. B. L'oa M 4inût plat •uiowr4rkmi é^émêér^êwr dans 
##• /«r/, OUMM0 Mi U àMài cmiémÊàmt 4» M»pi «1^ 
lUciMf , puin^M'ilM tesaU ^*à lui d« 4^* omibw o« dira.i 
à prêt— t '. , ■ ' ' ■ . '*'•,--, - ' 

L*«if9 t a^ckU V*^ iimtérM^ dmms mas affaire 
^*0f^mi, éUmê tm sammêTOf, dmMê ■»# #»ir»^m#y »' . 
po«rair«qo*uft7«iiuNi«érèi pécu^wii»* el qu'o» iV/i.'^- 
f9M ifmê/fm'mm t^m à fmsifme chose, pourpre qu'on y 
^ MB iiiiéféi4*AifaolioB ; ei a Mi bon qw ruMje ait Uxe 

è> C«tt «alM %imtér€U9r pomr •» einêértssêr a que 
la <lif«éft»iice po«viil aVoir pii été We» &i^ da ieni|>s 1« 
lUcioe ; inaU elle TéUit , à ce qiit i« oroit, aatre %Hniêresjer 
^ el finiéfêêèof ds^4' Oa trouva aiie. fr^quammeut dan s 
Malièit), \'imiéms*er à mmê ehof , al par a«»i.ple dans 
G^reie de Nmpéfre , Acla I , Sciae UI : 

mdaaia, «• doM «poir q«*il tifai foai aaaoaeer 



t'Aa. 



Mai, aaao4 
laè t iaptiaéa 

platwaè» 4ii( 

» la boa iant 

» iM tif nifia { 

» diibiaaiP 

» t^lallat a 

dernière aa 

Collectif »p^ 

<le monnaie 

soit. Denfonl 

qoe panni \ 

«ingulier exp 

quelque çhd 

ëtendua » et 

fontaine , ir 

Unefi 

Boileau, E| 

Det c< 
Qa«oi 
Ck«f« 



■../ 






mii ée JkmM àrgÊmt pmmUitk 
I UÊ pMwtm de êm wm ^m^w . iiymmrés 
à mmm et U «mn% Unis l«rt^*oii dit, «• 




I Mii«fm«9 l'«K«nr • «I «te pur 4» NiéM»«t 4m «mm- 
plM««è, «IHÛmII^, — jwiiiiiiite f« U MfMii4«t 
» U boa trat offiiiMiiraià •• mi^|M. Il «llMfv» ^m ^«opU 

» n9 tif nilb JMM U «wlrv .jprît m m^/^a. îI • }©••• qu>a 
» aii bÎM ! Psiimi ûtti mf§9mi il v s de im/amtêé mommaiê. 
)) i>9 totltt «fCiUM Mal bi«n pifM qa« U favie. i» Oui , U 
dernière an moiae « yavÊi^WÊ m^mi mi \k t\mm aa mm 
collectif , p^ moaaaia il'argaat, ou màm» paor UniU eoria 
de moniiftieV d'or,' d*arg«iit oa .1* qa«t«|aa naéul que ce 
soit. PenfonUinee eût mieux jatliM Racine , ea «HëguaBl 
qoe parmi pouvait t'eroplojer euMÎ peul-élre avec na aom 
«ingulier expiimast quelque chose d*ua peu oonip >t^ , ou 
quelque çhdie d'uae ceruioe' diir^ ou d'oae certaine 
étendue , et en ci uni de» cxeniplei tels que cenx-d : La- 
fonuine , tribui envoyé parles animaux à Alexandre: 
Une fable arait eoars furmi VanlufuUé. 

Boileau, Spitre V : 

Det corp» rond» et eroehiu , errant fermi le vide:., 
Qaeorots-ia qà'Alexaodre , en ravageant ta terra , 
Ckerahe farmi fherrtur h tumulte et la guerre f 



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\. ÉTUPES 

'^'^,Wi«i,, parmi U iumulu cl panmiU guerre. 
Volteire , lienriaae , Ckiiit IX : 

Il »1U a«ns iTfi , Ik p4rmi h licenee , 
' Où du «oia.t ^wnqueur •♦emporte Pmwlcnoe , 
L'ànge beurt^x a«. Fr«iç.u fixa «J« vol di«>n , 
Au milieu de. drapeaux de» enfM»*a« Calvin. ^ 

IUJia.lEaci»e a ditici^om.- .. pUisir^ Molière^. ^t 
^;r.f ^a.. d. irismse. dans ce v«s de \EcoU des 

. . Qu, l'oo me dooM «ri. du jfièfic qu'on me 4itum. 

^7 Mi pripcc.se , Me.-.ou.^.igué me .ouhaile^^-" > ^^; 

L H. Lo comnienlalcur ( Luneau ) remars«- <?-• ^^ 

\^rincesie passe mainfena^l pour urne impression fade , 

"rtTola ea vra,;^a»s il f.ul ajouler c,«. celU, e.Kn^.« 

B'« nen 6. fade en «Ue^^ipe , quand elle e.l placé, à propos 

■ Enfin cVtt irop l«rJ« , m« Princ«^« ^ ' 

Co .,«ia Jé.ric cette déominMion. c'e.l d'-bonl qucll.. 

U clLd.A. l.. pa;od.e .-ta .eut en.p.ré«.cn .M-le ; c o. 
au rtiic une trcs-pclitc:p€rtc. 

i8 Qui von. rend k vou.-méme en un jour .i conlr.irc ? 
" Quoi ! mcmc vo. regard, ont .ppri. là .« Uire i 

L. II. Ce vers est Je la môme main que celui qu'on a vu 

ci'deiisus: " y^ 

J^entendrai de. regard, qictou» croire. mueU. 

C'est un nouvel emploi de la môme figure , également admi- 
" rable dans ^s deux vers. On trouvtb dans Ovide: 

y,, ciu >os plcui. : le. pleur. oul-U. appel. • itXTiàx. . 



DE L 
^(imtdare^slo 
«•H^lkH» q 
lairo , et lui « 
marquait avec w 
les 6Z|<lreMioB9 i 
langue. > 

JC> Lafigw 

relative , la p< 

porte au uijet i 
d'Ovide a réelU 
me parait qtt*il 
<jue runf n*ait ] 

>ne.sjjittrait regs 
autti juala que 
pertonaifier le 
l'Aine et de la 
qu'on leur fan 

' |u.te eaven O 
)>lettrt}'maiac' 

Dm v«rt 

L.H. Sire 

ru me pae mé 
^ Ire employéa I 
- en fraoçait oo 
jtlcux qui te p 
liant letdeual 
àigmesimiÊip^ 
indi§m(e^ au 
tjue daM UM i 
de 



^trè, il ne in 
raison de ceti 
(leu| langu«a 



f^,f!^^ ■ 



DE LA LANGUE FliA^ÇAlSE. t56 

^^m*dure^doC0niur , qui est ici lit léfiltmM rt traduit , est 
RvM^tiqué que l'hénùstidie'de Radue , •mi appriê à se 
taire , et lui en a peut-être fourni Viàée. O^ atit qu*il 
marquait avec un crayon daaa les classiques anciens • toutes 
les 6Z|A-esaieBS figurées dont il croyait pouvoir enrichir »otre 
langue. n^ 

JQ^ La figure dont il s'agit ici est une personnificatiom 
relative , la personnification de quelque chose qu*un rap< 
iiorte au sujet nléaae eu qui il se trouve. Je ne sais si celle 
d'Ovide a f^ellemeot donnie lieu à celle de Racine ; mais il 
me parait qu*il n*y * Pf* entre elles un i^pport si nécessaire 
<|ue Tunf n*ait pu que naUve de Taulr^ Quoiqu'il en soit , je 
>ne.9Jittrais regarder la latine comme aussi belle, ni comme 
aussi juste que la française. Rien de plus naturel que de 
personnifier les yeux,- les regard» , miroirs ou organes 4e 
l'Aine et de la pensée. Mais \e» pleurs , que sont-ils, pour 
qu'on leur fasse le même honneur?' Cependant il faut èjire 
' juste envers Otride ', ce n*^st pas lui qui a penonnifié les 
pleurs j-mais c*est M. de Laharpe qui les lui fait personoilier. 

49 



8i «ees daigun , Scigo«ar , rappeler la némoiro 
D^ f«rt«s d'Oaavi« , indigo** d« ce prix. . . . . ' 

L. H. Sire Mgms > être imdigde , ëquiraut à mériter 
ru me pas métiier , et il semMeMÎt que tous deux dussent 
^iré einployéa in JifféreoiaMnt en»biea on en mal : cependant, 
( n français comme en latin , le mot digme est le seul des 
jtltux qui se prenne en bonne ou en mauvaise part. On dit 
duos les dena langues , eiigme de iomamges, digme de biâme, 
digme dm SÊippUee , digme de Im €mmfommet etc. ; et le mot 
indigm» » au eontraira , ne ae prend dans les deux langues , 
ijné dans un mauvais sens. On ne dirait pas , ii est imdfgmë 
de ntmHt ùutigme d* smpplicû , imdigme de éldmte , pour 
dtrè, il ne mérite pas la mort ^ le supplit'e, le blAnn.'. f^ 
raison de cette inconséqueuee apparente » c est que» duns len 
deu| langues , imdigmê , sans aucun régime et pris^ihsplu-- 
veat| ainniinirsuA snasinjuriMiif um0 aciiom indigne, 



^ 



t.Aa 



■S , 



.■J^ 






/ . 



roreille. 

j^ %oir dan» Alexandre let remarquai W « »«» î 

xi^lrop iiui^iw? »ui»i d'étrefiU de Cré««. 
5o J« voU qu« Boo Mlwio* irriW YOê dMaÎM. 
U H. Je «i. qu »>r,-^ -* P^» ^^ <»*^ »• «-• f -«^/''^ 
U curieux . ^t q«. U-rio.ia-'-.^e. •fj^^- 
po^g.w loin^U .«vëriti, «•" «mu c«rt dt 1««*^ S" ^ 
•*af U h U !«■• detalUPH» prooanc€r««l. 
^3.11 1. — W# q^VrOi^-^ ^ ,•• pi*. J-»; 1^ 
•^«^^dMi •- ^«w oè !!•«•.• dit , m — i-ii a uu 
tant étkU «1 iftM •ocvpaiiMi . qM» 

p« jjLiiMirnrT dMt» U vMwrat éM^nvoir^ 
' /«ffilMild* ••••••• !• fartvr «ndonpit» 

B» b foat U joMi d« Uwr iriM* mlUtk. 

— «» dMU c«i«Mâ da UHaorUda, oà U po*!» • p«fn«"i '«^^^ 
cruîu. «.li^l^ où U rioh- «i.-«én.- M tro«v..e«i 
.^aiuparU &mii>. , dii qi- •• m'étmiemif^ ces jeux. \ 
^ /éiiitu et oee féêes t ^ 



) 



L.tt. lUiNM 



e»t pOTi MMMe. 
rettd ki la flii 
dtfaMiamf» 
t'aLW|WiBB ée 
poéaia? 

G. r. Ji#j^ 

i^niimem^, i 

-ftméir une p 
msi^emr ; p 
£/<l| mimée ^ 
tort qat Lui 

!;> Cart 
nicttt , qu'ail 
que ca jauiM 
comaû»aaaii 

timemt, ElU 
iaii, et l'ait 

aaiuanoa i 

rirai 

PUind 

t.eiir 



vT. 



^ 



OB LA tAil««WHIAirÇAIlt. «fr 



U iMpi 4tmm0m » M9#i Mmit iMUil «9«e /«finir 
pl«i ••AiiiPiii it «• iw». ^ - -A 

Im m. tUê9èmêiré0ê efiÊ$e§ fom êm m¥0ir dm rêuên^ 
mH wm ÊMfMmkm #I#mw » eoaMM U dit U 
( ti«MMM ) ; «ttU il Ml ▼mî <|tt*«i oc Wat ell« 
e»t pOTHMêUv. GepMMlMK tViadUgii dm BMt rÊSêêmiimsmi 
nmà ici k fImM à eUif», ^M. je M Mffûi mIImmbI VmU 
de U MÉMirk Bl%è dose «Msiim-t-iHi d'étuidrt «t de Tarieff 
t'ftLfiii» det MMH, itÉi îMiMi U foMw, ^et •'«! i« 

G. P. Mféêëmiir muki fiMir Jf r9êêêmêir,\m0ir ifn >«#• 
stmiimém» , #• tmsmirtr fff^^jif. pa d'^ i^dtrMeii n^ 
-frmiir une pêrtt , rttêëkHr 4le# imfimÊê, Mtê^m^ir um 
mmi^Hur : ponr^iuoi se dirait-oe fâ« de NièMe , rêssttuir 
dM m4m0ê , iwiet lon^«i*oe es est U vidime ? Cett à 
toiifM LutMeÊnijpomààmkmê œile Ctyos de jierkr comaM 



* 



{Q^ Cert Afviff iiM^ peHe , «I elle pei^ de J^r^Ua-. 
n.cttt , qm'elUe lait MMt'mr ea^ ffrèar <W. N^. ^le dit 
que ce jeuae priaoe, coaneitaaot 6ié')k let criniei qu'6n a 
(ofnaû»eeat«9 lai , en porte daiit ton cœur le jutle nuien^ 
tinëmi. E11« Teot eU(9-Q|éaii^.f4|MMr le toat <|a*elU lui a 
fait , et reider à rOQoaqaMp «caîtrAae MKfaal lappéUit sa 
Qajuaace » 



\ .' 



rirai , B*ea doutes poiet , U vootrer k Vmi^ i 
Plaindre , aux ycnm dei «pUblf g «oa eofance opprimée j 
Leur faire , à mda ttéaipU ^ espier oioa erreur. . . 



1 



/ 



r^\^ 






.4- 



^ 



»7 




\ 



«Vt^'t à t.AWOfTtt «A^AVnÀtJkl^ 



d^l 



Kc^vaient de »«f yea» Ut lM>« «loucaiw , 
Jont le colori* ne K trouve que Oani »« pal«l»e ^'«^ walire. 



jaloux fmii 




- » 






#* *.5.M/V'^* 







cet wïûattÊOtÊ^pim k ^'-^ 

L.H.JU«»JÉiCi«itiifl 
pat TÎeilUr , d qui aam umHm tmp «'^ 
bieo pUoée. 

" personne ou une choie ^■'dU éuil âevëe. Vollkirf 1^ coii- 
ditmné dune GorBeOle oomiiie bort d'auge Maii l'AcMUmi* 
ne dit ootiii i^ ioot qu'U «U tî^u M Bflukwidéiwre qtt*il 
l'a ioqvéBt remarqué et4«M la» conveiwtioiia «tdamles 
écrits au lenio». H ajoute qMlKii pfédkatep» ai craignant 
l^s de 4ire après leuri maUrcs. Boufdaloup, lUaiitton, 
GhenunAi» ; etc , ^ bîeu t'^t Aoro/rf jusqu^i preii4w un 
cèrps tumain. Enfin il cite ei| laveur du mot diTCr» exem- 
ples, non-seulement de CoroeUle et de Bacine> mais en- 
odn dt IfeMfct , 'dé Boilaan et à» I. B. Bous^aiv Hou* ii« 
iwppofii^éni ^ àsiu^ de Boileàii : 

tmiie njDÛ^^^^ . 

Vi^ttôt ie^ûm vaù^ j 

Kbtfi« ^« l^or luiM et <^ leiir mMTttis i^^ 

•■'•,-.'■'''•' '"'':'. i XpUre à "Bikciv*. 



■'i-' 






iiq^iwsfi 



' : ; Kk' 'i ' • 



4««M»X. 



, 191 Wàa PB «^P» ptatMiÉf^; au )ttÉCe fbpatienee, 
Vo^ f*««! wp»J*fr ^^<»« •^•^ 

L. H. Lunean hUme le mot impatUntf » <^ > «cion lui , 
ne *e dirait pUu à^im^hti '^'r^ssandiÀênf. Au- 
iourd^hui, comme eu toliV^"^ .t«iH?«4t imff^'^'' » .®" 
pareUle oc<^l6n , se.db^ii'irei-bica. t'oŒwi*» pawag*^'^*^ 
d*ua soupçon auMi pkrdoiuuiblc q^i^«eltti de BritawaiÇ*** , 






C 





ellfpescei 
htmoid'ii 
extensîoaj 
memiuéo 
tinéfêmif {I 
mpue avcM 
actueKeet 
Jndigmaii 
mot le plu 

54 Prîl 



Eipuifil 
» bie^t f 

détraiie^ 
eu quoi i 



ire. 



jaloux fmi emwi^ sm èfmmêémm, 

que sm kemmêi mm fmmm i f w m î mmét m tfm ér U ^pmttêé it k 



rr;:::" ^^. 



r 



DK LA LA 









«M«ÇAI*i^ 





Maitl'iBÎaie faite à MéI 
^ii.W 4i|iin 4» BBitâBBiow, m «leirci«n,'- 
«Uf pas cmuer à cette àflMUMi «m vvaie Étmttmuot Morale T 
Le mol d'impmiiemO0 jom poariit-il dpnc pai 6cre empftoj^ par 
extentioB po«r evpriaîèr 0e g ea tîea o Pt 7 Le met de nssemii^ 
memi mé ooanreiiait en avenue manu^ p parce ^ne le /«//«•« 
timêmi , pria daw «a Mot abaolv , ait le aeii«<enir d*tino 
imfOMé tiféo vmâiaa de Teoipeanoe , et qa*ici Viaive ëta«| 
actoelie et prëseate 9 u m*j e^ait pai encore lien à /o«f nii.TV 
Jndigmaiiàm , on cpurwmx eût été peot^ue, à la ngneor, l« 
mot le plnf propre» \. 4 - 



;>' 1 



54 Prêt k fura ter voos (éJatcr U Taagcàaee 9 

D*iui geste eonfident de YOtire intdUfeaM. ' 

G. V. Comfideni ett va. me esrpreuion plna hardie qoo 
jaMe.Raciiie entend par nn g«#/e^on^aua/nn fistacapable 
de déoder et de tntor>i' fa #i ///f W io a et ÀeoMêÊmnê. 

{Q^H. de Libafpé lignalo fldi n m e tta|de cet ^tn/rspffé^ 
au coin 4e Racine ^ otAni même oA ie If o n en le 
confident ; il le fait paUiiettlîèrwMnt 
autres de la même ectoe: 



Ai-je Mttà yep yy y ja i fcw efceii'tea|Oft7 .. . 

i>e 1WI firent alfiafé ja i r dfaiii h yàlni r t 

Je inNiveM aMt lapnili tra^ flelm et aia Im ie m , eia. 



Etpniiil «î^rtet «JM«*jiff|,\«MBÉMl«i » fondre 
» bWtpnnr aiMÎdiMtk iMglf de la podiio et celle dn 
» Vamew.» Wn^ha % < #» «Le d« M. Cnellnij pm» 
déimitn^pet»a témeigntgo? MwfMâ donc no dtt-i( paa 
«a quoi reipfiMian ^*il «Uofnt itt pon fÊmtlMVtmfident , 



r 



8«at ûom%Ê ^amimtrfoMTf 
la aëfatioa , cpfliaia dam om 



U Ua a*M 
n a'«tl pM 



Lafoataiae 

4a W«a..; 
io»j» w «àr fl*«v(»fr «a baat Moploi.. 



■TV.--:»- 



V 



A' 



V 









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'rtr 




•i^,^ 






H «M mi, la,4te;lfif^ittpamm iMttWjTi^»^^ 
lignifie celui ^^ celié i^^^iipi V^^wuBéum miÊmtttii^ iiO* 
vant rXincWàiie alk ♦ m é fi p i » « «» MMH^ ooui^ celai de'iaoA- 
fidenee , i^eoiploi* q«a^peCi>i| ligiii^fipBiil daoe le IniifijB^e 
de Tamoar » ea|»Mlanl desWblieia» dii Inn^i atcPoarai|oi 
donc ne poturfelt^D p«A avMÎ ^ue^Befoii', daqi le aAiie 
i^ngfS^ f le dire dé tout ce ^ui , coauai on >i9êitp un ëcrit , 
etc. , peat fcrvir à mtatàt^ltf ^ k. ||im jéiiMaMire on dériver 
ce ^ le paiée au: f>^ilc notre êatmf o ; tV ,:-f.:-' .^g.. ' 

55 HélMt pqalr Min bdnlièvr « Seigatar, et poa^ 

Il a*e«t qii« trop iuitmli' d« moa èttiw el da ftelt* 






? ,> 



O.^. Bacine le fiU a raison d'obterter f^ pour son 
malheur aurait le même teiiH « et aoeatt inoiai ^ég#ot. 
InêtmU dû, mon cœur^ etc, iiour ik^miU rfe l'étof de 
fnénemurt etc., ellipie tvèa-heureiiae et tihàs-puëtique* 

(^4 J'avoue que je n'ai pas le goùc asses fin pourvoir en 
quoi pài(r *6n malheur serait moins élëgfnt q^ae pour son 
honheur. Mais je croi9 voir asses clairement que le sens de 
Tun n'est^pas iout-à~fait lé sens de l-anire. On je me trompe 
fort , oa pour ton ^o/kÀ<tfr veut dira l^tpea-près/riSr bon- 
Ikeur , ovi'heurelaement pour luii ht pour eom méMeitr , 
par malheur » on malhouféuiemenipour lui* Or n'est-ce 
pas plutôt par malheUr que par boahêùr pour lai , que 
Àëroo est iattruU.du cvrir de firitannicns et de lunie ^ tt 
qu'il connaît leur amour réciproque? N'est-ce pas surtout 
plutôt par maiheur qine par bonheur pour oies deux infor- 
tunes amans ? Sans doute que par l'expression pour jon 
bonheur et pour le nôtre , Radno a entendu pour ^u'il 
pnie4ê être heureux et que noue puieeionè l'éire. Mais 
ce lens n'mt^il pas un peu forcé , dès qu*il s'agit 4*ane chose 
absolument funeste? Pnrlerait«oti aatiaieat a'il a'agisiait Je 
quelque chose de favorable 7 ai Ndroa * f^^ eaowpU , su 
lien de connaître cet amour daBritawMciM paW Janie , et 
de Jnnie pour Brilamiicas , n'ea if ait faa ailiM la aaispçoB ? 



I/Aa. a 

tjpkwf^fo\ 
d^aa iôbi 
qu*aaaeii# 
rendre m 

4«H»f ■• 

ne peat fia 
n'eMva p 
iafê^-émp 
pamié0i%\ 

poaiiMMi») 



•7 T« 




■ W WH 



t^^^m ««HMs^Avr vvHiiHB t/mim*w*tM ■ ■«•■ 



^rtfir^ «iifaii moinfi «t le po^t* ici eût ét^ plut biblelill 
mieuL paru Inùiçttif . Ce ii*Mt ffu for^êUi0$Ji iofkr 



m 









•*i 







lit» 





.r'.i 



*(!* 



i^^MMigHilaiÉiii iff 

qui aV p»uil <ri|##« iUMf«iléliReMÙmJ 
d^ee mlMlMti'f MflMM it fiM «t rampe m 

7««4^rf iWÊ^I» îfjiilri e ie wy n» , etc. ImmIi ees i i j iii 
4û-'î* ff wtetllMUlf éi twaifinilio» ^ leor ii4||in» , et fa^ 
ne pe»t lawaii rf— im<IIwi elee le ¥tffW <^ k wif^mêj m c8 

itfêm-^mpUié i afi caia «• aévarlia , JlaNiMS 
pamiéé It ate €roi#4a«c pae ^*a« fwiiia esmear < 
paaiiMNi , f^èmrAiêMÊm^iÊ à wmtê immékë. H 
nir— aat » t'mmmU à ^mms mméM awapar* 

Lt 1» Gma kwra wiaa Mi«aiÀ|M sa put 
dialogva trafifar, 

"liai earaMo tmèna Éi éiiliiia, Amêirà 
aaa p h ra ie faite ; aa ■» yaëly ce— frr IV 
/•y ae a yiaaetaaa cf ura cOMa baiiara. Ccn la c M W | a i èaii> 

▼an a atair ap .ailla piaea« 

f^i L. Eacifat Caoffrey téwla»! , 4'MpfkI>atfiartaiaa> 

Mae a*HMa f a aaMMSMiae eeMa iseaiiMNi % ^|iMp ai#aai'''tM0 
a'a fiea ^4«f, et «a ami faàal à la «H«ri« du a^t. Màif 
Di i i tiB lai Pii alidiita aiêaia pat à la jailiier \ il ▼« jaM|u*à 
• difi ^aa #'Mt aa aeeirfd/e pm fmfpmri omx hardies ai 
Aéawrawe ^mm^Méêtumê. ¥«ilà iaae oa €riitf|ill doui 
Oeafij^ vaaie taal la iMBfiy ai la iMa MOI ? 



• • ■ ■ ■'-•■-■•, .7; > . 

§7 #*««• teéa d« veee aeaMaer per ea eontralrt ekohc f 
"pm gdainata ii fai -MeaM li o aet a it d«M toU. ^ 



L*Aa. Attfaat. MoMiralM d'OHwaI, pt^r un contraire 
^hoim.à ^aelqva cImm da êmm m§ ê % il Uwinit par un 
^^im^pi^irmim* Ou h$i répoad ^*mi «art eeU n'eti point 
taufoifê , at qaa le paàla eu |^urUu^*aillM «Ife <I« «on 4v^it.. 



1 



;■ -. . 



dei , fur «pioi im dotuk lai dit: £141 
votu pommM dé cê /#im# Ammm.* 
U tien* 



§émit redoute 



V 



■.5. 



«!•' ÉTUDIS 

Il bUsie parjâ flièae mitott cet étm$, fwi de U Irag^itie 
. ^Esthèr-. ' 

V ParlOT , «U ▼«• lIwiriM le Meote «tt ceruia , 

^ r y, r^ ^ 

Si e«Mooit'dép«Ml d*miic adrtdlt maUu 

Inavoué qu'en prose il fiia<trait dire un9 mairt mortelle ; 

^ mais cil veri où a la liberté de dire une tnorisUe main. 

Cela jM blesse |K>^t l'oreille faite à ces transpositions poéli-r 

. qoes. En*^ prose, on ne dirait pas une immortelle vie : il 

faudrai: une vie immortel^» Cependant immortelle ^ie 

est plus clégant en vers. ) ^ 

j^[]]^ Tout cela parait assex raisonnable. L'abbé d Olivct 
observe que mortel , avant le substantif.i^tigoifie grand , ' 
excessif , comme dans ces exemples \ Despréaux, était le 
mortel ennemi du faàx: Il y a trms mortelles fieues 
d'ici^là. Mais après le substaotif^il peut avoir cette mArnc 
signification , oi| celle dé 4fui est capital et dore juscpi'à la 
luort , celle d'cxtrémenienC dangereux , ou de qui cause b 
nirort ; enfin après le substantif, on peut dire dams l'un ou 

^ dans l'autre de ces différentes significations , et luivant 
r Académie même: haine mortelle^ déplaisir morte/ , do» 
Ivur mortelle, froid mortel, maladie mortelle, coup 
mortel, poijjion mortel, etc. Pourquoi donc, avant le subs- 
tantif, no pourrait-il pas avoir au9fti U signification de q//( 
est sujet à la mort? Cette signification, ou toute autre, 
dé{)endinoins , JMTois', de^a.'place qu'il occupe relative- 

^ ment au s^ubstalvf, que de robjet même exprimé par le 
substantif , ou des circonstances du discours. /.B. Rous«>eau 
nous fournit un exemple analogue à celui déracine, tl«ius 
ces vers de son Epode sacrée ^ quatrième partie :• 

V 

Ce Dieu médisteur , jBls , imagis du père y 
Le Verbe , descendu de son trône éternel , 
Des flancs immaeulés d'une mortelle mère , 
Voudra naître mortel. -^ 

Quant à contraire devant le substantif; en voici un 
exemple de la ^0/srf0</e, Chant VI: 



Maif quoi 

Seine I: 

Alil 

Pem 

58 lyiet 
Dei 

L'Ab. B 
raru? Est- 
C'est uns < 
.cette équiv 
a. plus. Te 
désigner ii 
yowme 
se rappor 
terbe, oi 
phrase de 
en moun 

L'ÀB. 

une oons^ 
remarqi 
cieuseet 
detdeux 



La transj 
ausecoi 
la poésie 

L.H,| 

et par Ij 
cacher 





DELALAliCUSflAirÇAI^e. M 



Mai* quoi 1 U 
Scéoel: 

AlilDira 



poile Mflil-il pas dan* jii^ire. Acte I. 



envoyait , fmt «b eoiUraire ehoix . m .' 
•oa nom , po«r faics aûtaer ms loi& I 

f t - 

58 IJfea goio* ni apparence épargnant sea doulenra , 
De ton fila y en moarant y loi cachèrent lea pleurs. 

L'Ab. b*Ouv, a qui se cuporte ce gëroïKlif , tr/r mou-, 
rani? £st-ct au fils «le Gla^ius , ou à Claudius lui-^niènie ? 
C*est sans doule à l'un des deux. Et quand il n*y aurait quo . 
, cette ëquivoquie , ne serait-œ pas dëjii beaucoup ? Mais il y 
a. plus. Telfe est la nature^e notre gérondif, qu'il sert à 
désigner une circonstance liée «vec le verbe qui le régU : 
f^outwte répondez, en riant \ et par conftéquciit , il ne peut 
se rapporter qu!au^ substantif qui est le nominatif de ce 
teHbe , on qai lui tient lieu de nominatif. Aiuli , dans la 
phrase de Racine, si nous la mettons dans son ordre naturel » 
#« mouraïU. tti rapportera nécessairensent .à mes sûins, 

L'Ab. DisroMt. Cet en mourant est équivoque , et fait 
une construgLî^tpfl vicieuse ; j'en conviens de bonne foi. La 
remarque de M. d'Olivct sur cette faate de Racine est judi-^ 
cieuse «t instructive. Je ne pnis non pi us approuver 1 a sy n taxe 
des deux vers suivans de l^inème scène et du même r6Ie : 

Dn frait <i« tant de soins à peine jouiisvot , 
En aves-YCos six mois paru reoonnaiaasntp 

La transposition d*a peide qviï ae rapporte nécessairement 
au second vers , est un exemple des plus fortes hardiesses de 
la poésie. Ainsi Virgile dit, Cnéid., Livre IX: 

Blême adsum gui feci , inme convertite tela, 

L. H. J?is mourant , parle sens, ta rap^rte à Claude, 
et par la construction, à celle qui cacîie» Mes soins lui 
cachèremt encourant, C'eat une faute sans doute } maiê 



^ / 



^contrarier en puolM • par j^vom, dé mn M wuiiiin 
Buuft daai le leiii de y^Milef» à$ |*oppoier ( en latÎB m^rerut 1 1 




^^rTm 



A 






■y'-^n. 



1 1 1 n ii'r '■ mi IJM i fi jM^ii ^ÉtillilMi i Ibài^MiM 
M U rapkliU; j— . p e uf ip t i l leefe» fcj Éi p i i ii M ai i ' 1%^^ 
t^tode gninnalicide^ Oa IM^ Imm ^ et »'flpl kî , '<ie là 
{«it du poMe , mi ÉÉ«f lll^tMâ'k èûe «lileMe t i^ U 
Gramnuôre teenfiée eu stjle dans^aoe oocatioB <m là Gram* 
maÎM ait pa»4le choae ,M «^ ImMfUmU'imA» Ceit leafoars 
•eus oa paîàfc da wm» <pi*U £i«t antaiBaR let lâfetiieii« aia 
que les piinldget d»ta^■lM dfneBMmipat lei««^^ 
Unédiocrit^ et d^ l>y yi ia mpf » 

N. B* L'iavefiMMi poéiiqoa ett encore «ne «sciiia liéa- 
tiatiii«ne el trèa-valaÛe de oei lortei de oonitmetMUM îné» 
gutièieiM fii matant eit placé daqa le tawi^léaient, en 
^iorle que la penaée le rapporte oàil doit être i te^ n'àwMic 
pai lien en proae on Ton dirait lui ùmckèmmim iianwin/. 
li'arraiijienient dea niou iendt nn co ntr a a e n i trop viiiUe. 

(^ VoiU nne bien £i^ j«MiicÉlion d 
éTidente. En <pMM donc le ftyle esigerattHil ce taeriftee de U 
Gramnaaire? Aorait-il àBoina de nipidisd d iiieiai di paé^ 
cision » ti le poète eût dit : 



Dtt soniby à la nMrt» M aMli«r«il 

du rooinaa n'y amlt point d'dfnhrifii , et Teti Mit quH 
faut éviter toute é nnivo ^n a aveclepiniginnd aaln. Qn'iai- 
porte ^*nn écrivain Make laatAglaa a'H lei violet fa'im- 
poHe «pieu ait p« ftnw MMMiMI a*il ne Ta pnafMt? Mail 
pourquoi ne paa croire ^ Baeiae a fééd wk , çeaMM unt 
d*autraa fois aana dente » par inidaeflaMe ? Panr^nei ne p» 
présumer qu*il aurait romfé. aa lanle , f'il l'eél aeeennue ? 
Quoiqu*!! en aoit , œtia laule »^ fiala paa aMina toujourf 
la mévie , nt 'en Ipe lapHiil «MMiir à la peanr peur une 
lietm^ an ^eèta yi fmat In Mo in i betnin 4e caa aerUM </« 
pHvilégltê. lèfle ffàiéA m "itm eneaftien: le participe 
pi^cédé de U piifpniilian #n> b piniii|ii ew^é par 
fenne de gérondif» m rifffiKi péeaBMÎailianft nu tuiet «lu 
uarbe auquel il aalMliMnéonné, et uepentÉapainnr qu'tme 
rir eo Mte n cf du l neliMi dk^a iMlle^Xdblea vui^da %éi.ïu^ 






..*■«''', 






K>u 



m 



IL 



^mip^iê fur laî? Mais ap<«s ca^q«« /tiBîoni^nn|-av 



T 






. y ,j, : 








^^^^^ j|^^^^ki^,^^^^^^>jdri^^^^'j^^' ;l^Kyj|^^^; ' 







qu*i 

daMk 
que lift 
Ame 



i« lMlgi|b » «C 4W (UrolMr ks ûiiblMiift. 
*4^ M MMi ^ ië| W MW 4« aMiaft 1m «lais 
partMîfptfti ifk «èl Mb J9FMi# mffÊmU^ le vert nuiiquaii 



{^ Xm yef tidU #yww#Ji*«Hpti • fM oovvieiii » trk- 
poéii|W fiP U m wà^mÀ\ «Mit rot^neiiu an lood que leU 
aeiin IlÉifi cempuiëft die nafimiif/Il ae peut que Boileaa 
ne l'ail ywa 11 aiis «m Ter»» et que Baaiie ne l'y ait mit 
Stt'aai mùm Iota. Blai* eti-il Tni que Yoluire Vait employa, 
yitMWMt»air kéma^ùup 9mp êOMvemâ? J^ne Tai trouvé q«ft 
(roit «Ht^natue foia Uaî^ tèpt oà bnit de tei iMiUouret tra^ 
9^^i^' ¥> ^pi'ofia wmidiimf diuit \âMearifuU. Voici toni 



/ 



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, . .• (. 



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fji M. Q$ê9li9^w:miJÊ0tfÊêU ma y» 



âîrcôDinrTir 



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^CéimtfàimMi^ 




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ScéMV: 






«y ■**.^ ■'■ . < > • 



^ «£■- 



EuI«rMt «n tdo l*orgii«il d« m iiMaiafiM . 

HminlV, àElisabeth, HefuiéfJ^ , X^»ii Jl i 

. lit eoar 4«it#lmf««rtiiéat>iN«l«icttruU| ,. 

St n'4i^f<«ii< pMttont T»inere ^ ottaoMdoméeUpdx. 

Or, dani lequel de ces exemples , ayanieil'il tî déplace et 
prodoit-il un si noauvais effet ? Efsayem d'y subilîtuér queU 
^ne tour équivalent , et vonf verrei si la pMfcîaioD » rënergie , 
ïa ViTocité ou la rapidité do Texprestion n'y auront rien 
perdu? ' 

6a Que faites-voot? Jonie ^ enleriSf k U eoar , ' 
Devient , en uaa nnU^ Tolljti de totre «moar. 

L. H. En une nuittonme un redoublement de syllabes 
nasales, qu'il était facile d'éviter on, mettant dans une 
nuit» Mais une faute beaucoup plus considérable , et la seule 
4e cette scène si supérieurement écrite, c*e»lenU»è$à la 
court expression impropre , et même employée à contre- 
sens. Enlevée À la oaur signifie éloignés par force ds la 
cour, ciVauteur vent aire enlevée de chez elle et irans- 
poriée à la cour. Je ne donte pas que Racine ne se soit 
autorisé de cette phrase reçue, enlevée au» eienx\ mais 
vemarques que cette manière de parier n*ett admi«« <{^^ 
Xom^'enUver signifie empomrêm kmmi, laaceren haut, 



•talon MM9 
leêpkÊSëf 



:^v 



pasa 

enkfittèl 
redùl^Um 
nnè mmiit. 
sani doute 
n^i, pêm 
ramoiir de 
devint 1*o|é| 
, enunenm 
L*tni repos 
tempore )j 
$empàr$y 

6| Etf 

li H- 
est absoUii 
qu'on ne p 

Ç> V 
désir eaX i 
nous n*avoi 
. notre pouv 
le désir, qi 
vu deisel 
IJenpie^ ï 
mais elle s 
Udenein 
quieitsoi] 



^^ 



Ce 

L.H. 1 



jf^. 



I 






mmm$i' 



leêçiêttm^ 




:^v 



sâiii doute ^^:oiwt^mi^ pii ai» w*^«* damtunm 
nMis pêiOmmê mm^ nmêê , f^ »«"• ^«f Vi^j^ém 

détint l»ol^ , qoe W e»«rt eipfte* <^«M ««t. Or p'«t ^ «{M 
0if unenwU dit miete , •Mur^flMat , ^M V«it^ i*«* «»<«• 
L'im répond % ki quettÎMi «n «omWtii d« Urtipi ( f»-»«<» 
Mm;yof» ), «t l^tttre , à It qnesliMi en ^, to»P» (f«* 
iempàm)*' 

6| m qÉl. dU #• d«iM*» t««» tMpir» l^vit? 

l£ H, On aepetttag» Wwi^ ^If^ 
est alMoUimeiit iiiiprop»e, Ceit le aeptièiiie ve» de ceux 
qu'on ne pouvait pas Uiuer dani une j»ice bien ^rite. 

(O^ Venfie e»t nn </^/ir plut ou nwiiii» ardent, et le 
désir est un roouTement de U volonté vers une chose que 
nou8n*avonf pis. Or, riefti'esl plus i noire portée , plus en 
xwtre pouvoir qu'un ii^nein, puisqu'il ne éépend , comme 
le désir, que de la volonlé. H ne convient donc pas de faire 
MU dessein Tobjet du désir, et par conséqÔMil de Venfie. 
Venpiê, il est vrai , précWe le dessein et le fait concevoir , 
maU elle se porte sur la même cbo» ^^U dessein , non *ur 
\t dessein lui-môme , et c'est cette cho», nonle rftwWis, 
qui est son objet, 

f» Bfc ne »uffit-fl f»êt 8«i|iimr, k tos soaliuts, , 

((^« le b<»Wr poWi*» SJ>*.«« d« vos bien^^ 
^' C'asi V tous k ch^iti^, tons ét«s ««cor «sltr*. 
" Vertn««x jtMq(i*iei^0W., «to.,«lo. 

L. H. n serait inutile de fiiire observer la btanté de» 



WS»;» ». !» * » — 



ÈtwmwÊ 



DE 



y i 



© 



r f 







l 



1 mmnûfÊ^è^miém^ttm Im plotlMvrTOs a« 

réIoqiieBce drMMitN|a«» cilw4t «iM«r VtiMMlnMraMBt à 

wmuêê^fMt^mmim^ééMmmiU êmm^t mêiê il «t^lus 
monX , plut AomE, ^MUtmm^^AUÏt tifM^n fbt hou- 
BMir à nKNMi»|.«9Mt«tlM<^ mI^*'*^^* •* BoapMat ta 

imiaMMt !• pro4«ift . |«Kt t»» i'^i«Vie»«^ U «»<»•»• «»* 
biM pim JN^ <W U aédMMtio» ; « par eo t é fw t de U 
fioidc:ttr, que l*il9(i«eii€e te pMMOM, dopl U «iëdiocrité 
néMÉ pMit <|iN»lqii«(bit *ppfoclMr, d'^Uat plus qu« le 
germe en;Mt pitu comiitt»é«*«| 4»«i !• <»•»• 

Le ireti wppoiié par Sëtti^M , /# vmdfmiê »# #»#0J r 
poi ^<r# {velhmitêêCifliU9fmiy,.^»i io iris-adJoi- 
tement oacad^ , et p6«r que celle espèce de récil ne refroidit 
en riea la vëlémeDce el U rapidité oratoire, il falUUun art 
qui ne pûl|lrt senti que de ceux qiii silvepl écrire, l^ coloris 
de la diction est également bien eillettda dam lei imag^^^ 
fortes et dans les images doiicet. 

Et Uter daas le smg ^<>» **•• «MsnfUntis » 

est vn vers teriible. 

Le eiel dim to«s leim plcers ac m*eniend point nommer, 

est un vert charmant. L'oraienr (car BurrhosTest ici) a sa 
^rerle plus graml parti de Teffel de^ contrastes : ils se pre- 
aeuUtent natureUemeAt » mais le takat seul peut les traiicr 
ainsi. . 

(1^3^ Luncan de Boisjennaia o] 
pUmrt a dana ce dernier irers «a 
l'usage ordtMÙre. Il 7 cal en effet 
ratuê , et à peu-près po«r criadi 
• de Unnes, 



avec raison qu© 
pins ^nda que dans 
sens du latin plo^ 
accompagn^^^ 



es 

L.H. Pri 

peut régir l^ 
comme dans 

etpeutpréseï 

qui régiraieii 

'Ici un boa el 

s'il y arait : i 

sens détermi 

de ce verbe, 

conditionnel 

tif, dctermi 

1..^ d'être perti 

à'eipér$r» l 

il faudrait q 

iju'iU te ti 

étrangemen 

flatter, et s 

sabjonctif. ! 

. régir que « 

à,' être pers 

tendu, avi 

sigoifiere p 

^flatte , VOi 

prét9ndre\ 

voutflattt 

fiera, ejei{ 

exige ^ COI 

tendret-v 

Ces 
Qui 

G,F. C 



/ 




ÂISC 
t 



^ 



PB LA LANGUE 

es A?w-t«« ï«««èd« çi'at •• ui 

L. H. Préi0mdr0 f ff# , pour p0nser fiUyjffinmêrfmê, 
pent régir 1^ futur. Uprét€ii4sfn'UvitndrA ù^m^* MaU, 
comme dant c«ttff fbr«M9, avêz^vou* préfndë fUTiCr #f 
taimiêm$, prét^mdnt o*a pM déoidénieiil celte tignifioMlep ^ 
et peut prëteoter le aeui de vouloir, ^^aigert Tde se/laitm^ 
qui rëginûeut Timpur^ail <!• •ubjonctif , le futur m fait pei 
^ci un boa effeu Celte petite impertedioa u'aufutV pea lieit 
i'i\y*rtàtm¥0»'Vouêês/Êéri? ' ^ 

fO^ A909-vout prétond» ne peut préieofer ici <|iie U 
sens déterminé par ie lemp» du ^erbe <iui le autU Or, le tempt 
de ce verbe , nui est , (|uant à la foniie graminatioale, un 
coiadif ionnel . et quant à Tidée t^*ï\ esprinie , un futur rela« 
X\t, détermidl néceuairement le 'leni àd croire /ortomomi , 
' d'être persuadé^ ou , li Ton veut encore , de s* Jioitor, 
èH espérer. Pour que ce pût ^ire le sens de vouloir, à*oxig«r, 
il faudrait qu*il y eût Timparfait du subjonctif , c*esl-4-.iiref 
qu'ils se tussent toujours, Ee commenUteùr te trompe 
étrangement de croire qUe prétendre , dani le «ens d« se 
flatter^ et »an» «ioute aussi ^espérer, régirait rimparCait du 
subjonctif. Daiis le sens de se ftauerl^espérer^\\ M peut 
rë"ir que comme dans le sens de penser oe oroire^tsê » 
à: être persuadé tfue, PretendieJt'-vous , seéB-^fom pré' 
tendu , aviet-vous prétendu , devant fu*ii vous ohéit^ ne 
sii'aifiera pas plus , vous flattie^vous , voua étes-vouê 
^flatte , vous énet^vous ftaue , que préundeB-^vous , •« 
prètendrex-^ns , devant yii 'il vous obéisse^ne sigeifiefu 
vous/latteanvous, ou vous flattmrez^ous \ mais il tigot- 
fiera, ejoigiet-vous , avet-voM enigi ; oa meie3'Voue 
exige » c«)iiiine ^dans le second cas , prétendet^-vous , pré" 
tendret-vous , signifie exigez^vous , ou exigeres-voms. 

64 Quoi f même en oe momeot je puis voir sans alaroies 
Ces yetu qœ n*oni émuS ni houpm oi terreor. 
Qui m'ont saorifié l*Eaipirt «t ITmpcte^r 1 

G, F. On attribue ici aujç^youx beaucoup de cbQses qui 



\ 



•=^ 



rôle dans l- roin.ii» i» c« wmp*-là, «* «U"- » «*f** » 
Citait Zile p.«* ttotey*"*' ^^"^ '^!^.' 

t rame et .« cœ*r to»» !«.» d«»U. P«« «««» **-»»- 
,o,> /« yeux , c'e.l-4-dire . de le. faire p.«lt.» W» "»» 
Lloir ,«•»• sacrifient, et çi'iU ,-m>Ij«< «. ^/r. 
1° „„ Emporeur, c'est «n pea fort. 1^ lUcm. ok-rve , 
d-aprè. le K Bouhour.. que *a*rf>for ea ce «lu émt .lor, 
nouveau : il e5t devenu depaU bien commun , «tm. d«|. la 
conversation noble, et tomle. j«»r. l'on dit ou 1 on entend 
aire , sacrifier une personne iwu autre, pour «»o»«^«r 
i unc^ersinneafin de s 'attacher .» Je rester attache a 

une autre. 

65 Ah!BI«d.tteîM.«<ï«oiîqodJ««<H.T<?Ueçrainle ' 

Tient , para»! me. iciisporu , yotre joie en oonifinle i 

G. F. ia cf«.ii^qm,P«'-'»« ^^* tra^poru, lient la 
ioi^ en contrainte , .y pa» «» *««' ^''^'Tf 

.iÎ^lVn pourrait V%P-«a« plu» peui^ire <,u'«o defau 
1 vivacité et d'harmonL Je ne trouverais poinl étrange uno 
4oie contrainte , et 3e U pois goûter, je Uavo-e , nneyo^ 
tenue en contrainl. Àrait^e ^e tenir en contrainte ne 
^L se dire c,ue i une cbo«, animée? Il e.t étonnant que 
KLaliorpeaiâaU grâce à c vers, lui ,ui a prétend^ 
compter rigoureusemeut ceux qui n'«ur«ient pas du enlrei 
dans la pièce. 

66 Je crois qu'i mon exemple, i»pmi»«t k irekir. 
Il hait à cœur outeri , <m \tMt de haïr. 

G. F. Lnpuis4antà trahir. Façon de parler peu usitée , 




Port«Bo7il dr 



plus^'jNpPW 
» ▼pfni»4ith 
» pli|lM mon 
» colère d*ttii 
» impmsêdn 
raison 4 dive , 

9fai« en 

( Voyec dans J 

Je tous 
, Onfc reB 

6^ D*nQ B< 

Je TOOl 

G.F. i?loi 

fallait absolni 

die qui parle] 
sa vue f naais 
tenr avait-il I 
point dé îka\ 
mien que l^ 
rëpugnér) et 
puisque rMi 

Se» l]|r^ 
Sa fioi 
Jiuqa*! 



V. 






rt < 




impmigêmmi à «Mi» MhK î|nll imfkttUêofu à rëi>û(|fli#»l4l 
plus fn'IfliipiirfftftfJMf 4l^, ^PmI^ob dit tmwltt jours T*V«iM 

» pliiiAt aum imimiHamM « teiStr conira vo* ohâioîes. La 
» ooliro d*ttii «Uteiif» di^l «Ioom» oM «b aouiifon de «oa^ 
» impmtêàncû -à répondre. » Et piûs» ;r *^^ Moio* <!• 
raiion 4 dive « impuissantà» ^pm éivémt à? 

9fa» cmUh à Ukm», ipM MMuit 4 Ucâ fidft. ' 

( Voyec dans Btff^»/<}« rartide sur les ▼eri;. 



«#^. 



Je vont entends , Seigneor. Les mlmip dignitét 
Onfc rendu Bér^piee ingrate à fos boMt^) ' 



%' 



«> 



D*nQ Boir preHentimeut Melfré noi |v4Tenae# 

G. F. Eloigner est tnaès^nti^comtn I» Crrammtii»; il 
fallait absolument vdnt èlàigner. ' ° . 

^;^ Oui , il le fallait absoluineiit , pois^pie Juni^ (sTeft 
die c[ui parle} i|e ven^ pas dire fn'oa lélt^igut ^ritanniciA d«r 
sa vue f naais <|Uil s*en'^/9/^!;«9 lui-^mème. Peut-étn Tau- 
teor arait-ilmis éiqigni , au participe : alors il n'y aurait 
point dé fà^te* li'infinilif avec le p]ronqm oonVîéiidnHt 
roieu que le pàrtiçi^pe ; mais lé participe pè mè paritt pêm 
rëpu^ér^ et il tàut lÀièux que ïlnfioitif sans pronom*» 
puisque' l*i1(àlhitîf sans f»r6iibm ftit une sorte '<Âb conlii^sens. 

69 AV^ aiiTOVs Mvies yu fm cooibten de careriMs^ 

|1 , V* r41^ç^yt^ U io»< )4e. iies proale«i«s | - ; 

J^^ qu#U. wnih»m s yniMn. il. wk^^ de «*irvèt«f l 

Ses l;|i^ , dans no» a^u^ ♦. |^ powraienf «m qffJHer, 

Sa faoile bonté snir son frolit répandue , 

Jusqu'aux moindres secrets est d^abord descendue. 



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||-;. ./ïSl ,*'t,l- i*i».>i 



• Dan» W.Mta J»,» f^jH*f(|P'*«^ 
, Mai,! Wf^î^tlP^WPipilt^ilii^^ 

I>«| W«lfd*o& dépend (d4^tiik <^ 

notre langue let 4ix ^ j^i(ieiiii«ttifM^^o^ ittbù* j^r 
fiM^ ei»^flwi*iwiN frète.* «» le» ^t*p det niwpt liéin; ida 
ftyle «ubliine^Toi» y est également iinpoMnt, la pën»^^^ 
lei image», e|ti?liarmome^ ^ ^ 

(CQk 4<QttëU«»»aperb6sexpr0moiit, 4^t enooire Laharpe 
p dans soiH^urs de lituSratnra * Comme elle» peigM^^ ^'^<'' 
M rivrei^ orgueilieuae d'Agrippine t et comme elles sout 
' » faites pour donner une luuté id<ée de sa puissance ! 

Roa«, «More vae fois, va eonoaUr» Agrippla«t 
Déjà d« ■!• faveur tfo a^lbre le brait. 

n O/s 0doTê le émit de ma fafèur! Quefté heurense 
» hanliessedans te chois des mou 1.* Oui, ois adoré tout Uc 
» U/afe9&,9% mèane h bmii* Mass qui , nàtf^ Eacine 
M aurait «lë le dire?» 

f| PasftOM olict Oetafie , et doaa<ms4«i le realè 
D*m joar aauat kevrean ifM je t?«i era foneete. 

L.II. Enprote, ïXîmmir^i^ff^^ ^''^^^ - mmimmi'àU 
place d*««^#f apparlMail,à1^Versiiic4ion , ^ en • bt?*»'" 

fO^ I^ feca^jkatiea n*en a tiesoin que devant un adjeci 
qui eMpMMnc* 4**' **** ▼oyelle ou par un ^ pM^st , et« par 
«paaélMénl, que dans les oa» où IWpiot é^mtusi donnait 
UmVthimim. Hors de là mmêmmi pour 4i*«#tf serait tout-à« 
lait inexcasaMe : ce dafnMr seitl peiM se leiiidM ans edjec- 
làt», aux par^ctpes fNdinÉMea^t aua adiwia» { Ws aoaM et 
les TevlMs de mand e nt mnàmt : Et Hîi m mtémt d'êaft f«« 
éêvim* C% éêmmm m i wmmi m ammi ftm éê mêU. 



it 



\i^ 



f^ LaeoB] 
Mais se 
Le 1er I 

L*B. Raiâi 

à^peu-près 11 

Etlef 

On pnut <fbse 
I ^ mais qu'on n 

con^dërant 1 

pnùrrait-elle 

casion partie 

blesse point 

et terrible en 

le tuerait a V4 

JC>Tout 

c'est l*aUtano 

a-t-il jamais 

foris , et on 

c^t mettrez 

ou ma long 

subs^noe ou 

cacite propft 

'le conâlier i 

menlf, signt 

luia 4* cénii 

rait mente pi 

' fierais pas di 

fer^ comme < 

lui-même t 

Le4r 

le 1^ tes COI 

ln> 




■ A'#: ■jÊ^mi^- i ■ J ■■ :^-jir :.i'-^!M " • 



Aft 




\ 



IMS LA t AllélfiHftAlIÇAt^Ë. 

^ U •omf , dbt tupwbM, par Itl I plH |pt fg«n»ito| 
Mtis Mt l^f«s k |Miiu •• oat touaU |^]^!l^««« ^ 
L« fer M pro4«ii ppiM à» d pùiMaiu «li|||^>^ ^ 

L.B. Racièè t <UiàMi|^lojr4 ptiuhaui U mlflii^pimiée^el 
à^p6u-pràt tét mêiîei «tprettioat » lof^u*a a dit i ^ 
Et U f«r Mt soias^proMpi pow Irtaolier «ne ti«. 

On neut 4f]>9enrer içt qu^on dit bien lêfer pnsduii des effiui 
^ mais qu'on ne dit Inégalement le /er^mniniV^/ rffortr^ 
L«U. G^ér«len«Mil )« remarque est juste .^.cependapteii' 
con^dërant le poison comme une fdree active , la poésie no 
pnùrrait-eUe pas dire /«* efforts dupoitonl Dans Oetle cç-^ 
casioo particulièrement, j*avoue que lo mot d*effoHt ne me 
blesse point i il rend mieax que ce\^i ,d*effeu la prompte 
et terrible énergie du poison qui tne Brîtannicus , eomne oa 
le tuerait avec nn gtarvCh ^ . # 

{;3^ Tout ce qui me choque, moi , dans ôeUê ùccmsiomi 
c'est l*alliance â^ efforts s^rtxi produire^todtUré deë effort* 
â-t-il jamaM p« se dire de quoi que ce soit ? Oûfaitd^s #/• 
forts , et on no ieê prodmiipaè > ce hm semble* RnodtdfÊ » 
c^t mettre en avant, aa-H)ehofli« au jour, ei fnce« au Ma 
ou tu long ; c*ett engendrer, enfanter, tirer db soi , de ta 
lubsy noe ou «le son foad ; on en&n c*est causer par son efH- 
caciic propre ; et aucune decesacoeptions, je ctoii, aepaut 
'le coMJlier avec le mot ^ft^m^ qui . le pltt« ordiuaire- 
meprtf/aignifte emploi violeki des fort^s^ Mais du i>eile«\ 
luia 4m céndemner les efforts eu poisom , je ne condamat- 
rais Miènle pus toujours le^ effots dm fer .* je ne les eoudam* 
neraia pas dans les cas où Ton peut prêter de la foreur a« 
fer., comme dans ee vees 4tEstkot ù admiré de M; de Labarpu 
lui-même i ' * ' 

U 4r as aouiMttra ai W scae ai l*lfa. 

le ne Ws coadaaMaraU pas dans e« vem di k Memrisdê ; 

uiMt n : 

Q«tlq«M-«as, a «SI vrai , dMH u CmU dss «wvti» 

itoiia p ^ fta t Us efforts* 



\ 



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O 



,v 




i 



nttiL^LAViMMiMiiirAtÉm. jéa 



ne ë€ «»f ••* pi 







jourdThm , oomme «a tout i^«<ro iampit ^P^ff^*»^' ♦ ®" 
pireUle xicttilOn , te dirait irM-ftcB. JL'oHwii» P«»»*«^'*^ 
4*ua ioupçoa autti pardoiiBable q\M^ai 4(i ftriuwuçu* » 



>»Vi 



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7» 






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ja|(»» •©•OMBI ••JlPf -^^?* •■^* > tm '■ ■ ■ 

tfjwcWrii for M. Iii iwAsiB»» » ■>• pmlt ♦««• 

Cb, rts, C» ••«t pu que ew »en ne fon» HèMM^n». 

tux',ul*cn, ^apa^l» * voir j.lu» Uin, "'^^JT^. 
ZbL U U.y*ù*ji*i* 4»r Néron). C«|. .«-^.Ul* 
X>1«, dan. u» é»énen»n. « .ubU et .i4.rr*le , crt^e»"- 

L, qB4 *r. «lw> »JB«pe«.ur, «t le d«rmer effort de 

puLu plM. vigoureux. &u.^tre »««. P^ «î.^''' J! 
cetle «spice , feul-a .»oir vécu lou. U tyranme. S. le gfe.. 
Xei»d'» 1. révol^tio» fr.»ç.Ue a pu *t« OfaM •» V^- 
portioode.obieU,T.oUe«îr».«rp»»ié. ^ , 

(L-ï. U «évolution françaUe rfoff» mb. dort. ^ «r«l> 
iJ^^ boaible. à J-eUid».. M«. je -••" '»«• •««-• 1"" 
bU tapport il celU que lUsine . •« jug»»»*»» * M; *»|»- 

^ j,W .^oi. par ta.t de «ngei *»<«-».. w»« «•« 
kMWpi de» co«rti»B». Le ten.p. d« courtiwi. •-«»»'«■,- 
Lii^Tioe quand M. de Ljluurpe • termin* «r eajrn*«. t^ 
Slt que depui. et ,u«uè. réee«u»eot. que T*** .•'-'_*" 
itt«,.'oùiH>utriler quelquelbi. d«» cette e^Aoe 4 •>••'"« 

IwuJlûui'de'lo». te. devoi», et de loutei le. l-e».<.n~*S 

Eo .îleBdaW <»»• q«*<in» '•""»»• ~ V^l"* T*^" ""' 
d,r»..»liéï¥jii»«l«>rtear de la poatdriU Unt d. hontc^' 

»^»t diuti^ie. rtppwx-hoM *M ven ci-deua. de Ito»"«. 



«■«Mit 




1 



7t Et 
Al 

cet art si I 
fortcfl'fp 
nomiara 

crôU pa« 
pourtant 
<^«îial 
tttfii 4a I 
plut Crai 
y rgf a » l 

7$ H 



Le H» ; 

nieMtaiii 
lefttjUé 
l«at éé I 

étëiaCér 



ca , en 
uâgcrt' 



nVi 



il* 









r.rf s- «••*-, 



:>t' 



fié la 

iér in- 

(Mais 

(jù com- 

(fort de 
coup io 
iToir de 

le génie 
«npro- 

pie trop 
lune qui 
. a«La- 

*INl fau« 
tUot été 
ommei." 

ièv«* ^ 
tvooftvu 

iiooime» 
tous les 
twéënccu^ 
nt« mo- 
honU> tt 
Raciiic f 







*^^ ^^^•^Ti^!^ ^^^" ^^^^jr ' 



Xm 



, », 



celart si fré^ncst 4pM Eifije 4* 4«9NMf 4MI 

croit fi» fWi t*i#vwiiv« paitte iiMgp«ir ii0« i m é f A k » •! 
poiiriMrt il «> * ii« 4v iPif pMV XéNM 1 4M «^ 

tuin 44 €» ■MKw ■! ■mit CiiliM» 4«» pi i iè B ti i Mi Im 
pliM impp6i>ii'4a ^$témêmWiÊtim. m, mm 4« «ilWi fpé: 

7$ iM»^»ii»»», » li MH > à | Ji(f s r — 




L.H», iiMiMi GiMt 4i liMéfaUiffi •! 4mm tfHi 

nieiitjtii». Qvgl atff ^MfMMftMl I T<4 «il 4MU«i» 
leajk4iétlkM«n«li^ flVMI ><Mt«iiaooof4«r ^ U !•« 
leat <!• ptUMlM f iliM«r...< lUciM n'a 44 ^^A Im mImé ti 
coup 4t pé«pM9 fM «i; 4mm li «MNiÉM 4f Taeftii :t^ M • 

^të infériiigr mm Ià% , ii fcitwtrtciy roM Mi ta fim^*m 
■ '■ 4 



( t 



# 



lieu <le coniuilire c^ MBOvr 

d« Insie pour Dritiuuiiau » ii*«l Avtâl 



*■— 



a 



''' ---^lip^: 





'f'^mM, 



.'■kl'-- i': 







à- 



L.1I. ÈÎM M pfC kk9 fMMT TiMfrafrttfië do mot 
/#«« mMtU. Oli M éêfèêt M ffé^mpf » «tCf d« fiialque 
MMUmt; rnait oa ■* |M«t ## m^iP^ûm Vmm* CMtft hui- 
tiéiM «1 W 4» f i f iit irwi qa» la critiqM la pliiA aévèro 
yin» #tw •twrfcidi à n/fm iê oat cayrif»;' 

^3^ !!••• avoM déjà obttrré que eet idrlif d*«iwrti«'ni 
■• d»«»ipat |MM M piandrB dans un Ma* >ig6oreiit« Quauil 
néaw M* ém Labarpé n'aarait troovë qae bail rert iadigncs 
48 b piiet»VaataWrait«4| qu'il n'y an a rëalIcaMOt que 
MpibfaT ll*Mi atoaa-BOas pàa aot^ plus de huit comme 
pa ti k - pfèt iaaarrectf , oa co^aia o^ayaDt pat toute la corne- 
tioa aécaiMtie? Et n*y ea aurait-il par poaf la ntoiu» auiunt 
d'auiêi répréheofiblet à d'aatmt ëgàrd* ? Cependant il ^^u- 
drait bien ee garder, tant doute» dc^ondaraner tout ce «(ni 
pourrait ne pat être du plut baUt ttyle. La.véritëdu dialogue 
deaiande quelquefoit que la diction ne t'élive pat au-dessus 
de la oonv,ertation toutenne, ot c*ett pourquoi M. li^ Ln- 
harpe, dantton G>urt de littérature, Juttilie des vers tel» 
que ceni-ci : 

Àgrlppine, SeigBevr, te réuii bi«o propi(f.... 

; Ellflt*enectT«nl4e M«M pubU<|n«ijDea|r**,* > 

Mai* , MarciiM , dit-moi t qiM v«ujuUi^ H^4* AttST? . » • 

« Not critiquet du jour nt manmiorèient pat » di(-il ^ m 




ItGêi 



du 



A -.^.J 



co» 




qiM 



I M tm^ut^Tw-^ 



f^im Wft^êrmim^ Oa \m reperd ^p'm ▼•» c«U n'cuapiot 
ffmgê, «1 i|«éUpQ«t«ea wurliuM ainsi iifa JQionwit. 



ifiiitU 



■CTtl«»ni 

Quand 
tfdigiifs 

t que co 
m me à- 
corrcr- 

I au la lit 
il fau- 
l ce qui 
lialogue 
l>(Iessus 
tlo La- 
ers ici» 



l-il , *i 










n ii«p^^3Silib£«it4^^ 



nv 



M. GtoOPoj M 4H 







Tar |»a«é aaaè U wàêd,^^'^ ^ '^ ^ 



/, 



Jwém) • UNthrMÉnuiîra ma^kMhioUmmmlitfÊ i*mi Uiêsé^ 
par la Ùmmmtkmti Uémm^i^mimlk^ <|iit i^tl«i«^ au veut 





ippoM^qiif 
iàuiêrinréiinànL'iiHiik qu^il aurait idfu «lire. /si l'^ifaiip^ 



,:'(X 



■^''*^:*^^- 



♦ I,. 



IVi'"» »•' N'* 






75 ^Céiir, da tiH^#olt«ta di i«!lfla4Hiitepa IMjipf^ 

«^ Ijall0aa#antr«laamaiiiaqai'f^MMr«b|ipé. 

Il ^aaWiU Çbaeua ftaU aca! a H ayoa f i w iiqU». 

■ '■**■. 
L^Aac* FuirnmsJlânû^l QiummI «a ToiMlraU axamiail^ 

^ U nguaoîr cetia «ipraaaî^» an la troatafâit liAi jpUt* 

PeuUoallifa eirtaiulra an iiolBi èê tmHê que » b ai l iiÉw^i 

Néron 4lanl la pranva dtuk. foraurt «Aammi # 'M/mk 7 Cmà. 



VUHUia UMIIH Mlil'«aa'> 



Quant à coruraire devant le fubiltnlif, en voie» u" 
exemple de la i/tf/»ria</d , Chant VI : 



et par 
cachii 



y ' ...^f .'■•■■S •'■■ ■ - , *"^'^^iiitai*jaifci<.-'^-- i^ ^^ <'^h . .. "'■ ■' 







jimi IV4 jSMr^^i^ , qi^^ y 1 1 ^ 



à»tf 






'>«»«***'»wHlMw^ 






V»» < . 






\^^^\pmJkmtchÊ smHèé'f ésfaat 4* la '«tfflff^ 
▲ «if htmyvm éolau ij^eo^ avae liorra«iw 

n Ta ait Mieore dan« Sèmiiwàls, Acte I^, lÈAm t^i 

» , '. ! ' . , ■ «4'>t f t. / fw , 

■ .-. ■ . ' 

76 gt r— etahit , d U «ikjâlÉtt lii Éé U lil l l ^ 

*^ ■ 

11. lUç, On poalmiit dwBuaitwr wm t pn cf fue cW <|ue 
tU^uiàiméê d'mti,éfiêèsff0ir. Jwm U Mi» | i < i i tiBi par 
éetveri^ qât^on UÎMli H^ Ml • U «il à cMaAw que 
b nuit «i I» tolitiUp n^iugBwNal m« Mp||«ir« QnâiMl on 
M fait (uMMMifi é& «InifiiM»! 40 MHl It iÉié«ln>> «n ^nt 
Ma. 

d« itfiii i.nliiilriiiiiitilÉiiiil l...'liMa> «fpbie qoc 

W ninl Jm^éêmiÊf Ht Hît pii mi pM fuill* pMr ^n|»|>ort ù 
ééMèpmi^ I i« anppote ^*il y ait «nlft «tffrîTr «1 im^étude 
«M pnffiiiDp coiivfMuicp k W nnc dmmttnr i^wuHI 1>'«}<* *' 
|»ropM «pi^ fila&.^ ^UM0ii|M/r «tAPi k «liai jfwMe, et 



) 



J-. !' 



; 






.,|(É-ii^^ 



,:fcV". 



M 



' ' , ■■♦'"* 

TovvWi 

trogMtd 

fMMHt Vwffl 

fttylftfnVI 



» 



• • 

a 'MMWMMU 

» ikmM« 



I» MM nie 

M 

» 4'wi tr 
» n*Mt pi 
» dn p«H< 
M pUiidi 
>» écritaa 
» naiiHB' 
>< que d« 
-M rar0.»» 



Voivjr 



ei«t( 



uci un 



pair i« vouvtruviivu « m i.vtBo «jiw> 



l»iVWl>* I 



^achèrêmt ên*màurani, Cctt une fftule lans Jouta j mtii 



)"2?;?:7^ 




m ■•«• Isvnilr i^iniMin imiii mmu 
t V«ilà •■•• <l«iilt U plM fiiible «lot tmfàitf 

» 4b liii«»fiii jiip||Mléi»«ÉI llUAlm : et b*mI ^m mimm 
''" r»MMi^4ibw»l4i4»44uill EiiiMl dbarm 
f4fat pfi^iw tovisorf 4aot U diction ! Par^^ 
k CnjdWi ^ •'â«»ir ÎMMÙt eowni ni ottte jpwH* 
itWy oi«i« 4UfUMt« Mnlf Mi^fnMAl •# pciU-U i#ire «jof 
^ 4«V«** lUciiM • n*ait âp^4>çM de c^ ët;rl0 ei|7 
? f#l-<« un don de Ia neiure ? £»t-cf le Iruil 
» 4'wi lmv«a Mi»4n7 Certrerfet de l'up ^ de JLVm» Ik 
» nW pM 4umnant que personne nf mil airtv^ it«n poi^ 
» 4e peffiKtiou ; mnifl il Tett cpe le' public ait dej^nt*ap- 
u pUu4i avec transport à des pièces (|ui étaient à peino 
» écrites en français ««dans lesquelles il n'y , avait nj^con'* 
» naissance du cœur buoiiun , ni Jbon sent^ ni- poésie • ^'*^^ 
^_ que des situations séduisent ; c'est que le goàt «^ lrè>^ 
-i* rar». I»' 



■*■»"■ 



' I. Arféieosim noaMMt. La pempe de tm \\«mn p 
, J« la vois bi«n > Arsset , est aoiiTtUa i t«t ymx*. 
SonventMasbiott, sapcflM etsoUaurc,, 
Pas ••erQls da Tiuu ••! U dépotiutre. 

Vecvimut. On pourrait dite que là pompé de ee# iKeiUi 
el ot 9àkin9t êupêrh« paraissent dni expree^ont pm éonvi^*- 







'ëmsF7:M;m 




% 



li. S. ,Y a4^ ka mifi(^fmiic^ »Vrt-«»e 

pti pt«» mi|i«lMiiM qiM jlut*? Un mot dît «n m^muM , une 
liniple Apîtfièle, 119 niar^nmit ni t*é}»l9ai«r«mfmt ni !• |irëoo* 
tttMfiAl i' «I il «t claif mCÈàÊm Mof |toiitti(i éti« ^^/ou» 

: 4ê am^t^flê, v^'^miiÊ^mi 'mr^uid,;''^ wm pas 

ri«tt> d'AnMim:'^^^*^^ ;;^;'- " • ;:• ::r ;^;:^>;^-^^:: ; ; 4 ^ 

(Qii J&ii p0lmp9, il e»t yrai , B*tà |^ifW#IJB# ii»x 
y«M^' MlrÛdehoi, Mail Aotiotehiii «^«é p^||*H^ pas à 
Jkn^Éce c<MnnM pour la lui fairt admirer, «t ne dimilMm pai , 
k ion langan* , qi^^il en est Itti-méme éblooi t Laa ven toute- 
foif ioat , non-tenUment dea»» maia ndl>lei et ^ë^aot. Je 
119 uu# même #i le dernier iî*eit pa« «n peu trop hardi , en te 
^ f^t le mot d^ÊOêiuUifè jm empln jë pbèr lif cabinet , tvec 
l'artiele I0 , oommei! le lerait povr une personne» L41 poësic 
eft amie àw penonnlficationt, maii toutes lot personnifi<*a- 
tions lie lui conriennent pei ^Icment , et f aimerait mieur, 
inéme en vers , je Tatoue , uti cahimêidépoêitairt tUi se- 
rrées de Tiiuê , ipi*um csèinei, h dé/fosimirê de ces 
mémeê 99crêti, DêfUm n'aurait-il paé pu être tubttitué \ 
#// « dans le Tert en (lueitioB 2 

• ■ . .. ' I .-'rr--- • * ■ 

\ ' ' ' " ,-■"'■■'■ ' • ■ 

a Qeoi f à^ Âê TItw ^povè« «a e«pér«a«i , ''" 

fjê rMf» «nUMi^llt et ?o«s, m«i-JI laal dt disuncf ? 

Xf Ht» d*apris Volt, fi poutè èm ê^pir^neê, Ei|>rvssi<>n 
fieureuse et neuve, dont Racine enridùt la langue , et que > 
par contdquenl,^on critiqua d*abor«l« lUmanpiet «noue 
^u*^on/e tuppote étami épùmit>, tfett «ae ellipie lieurru^e 
en poésie. Ces finettes ^t le chare^ «!• U diction. 

celte tofte d*ablatil absolu serait nt 



«î> 



•pte 



"j.r'l.'.l.'di'JAi I' 



çmMfolei 



le premier 
leippdd'u 
etMUMn 

Péii li ^ 

MUitici tr< 

ment» ce 
pont fm'{ 
Cêmngm 
Il aurait f 
eût dtd 4 
je veua di 
que le n< 
taaceeali 

■. Ce 

I if 



Imauz par eu» mè m et. Mait t'ecoordenl-ilt Men avec la i»<>- 
^•itioa ^ui k» tnit ? C'^ti «§ dont je ne mm ptt ff\m^ 



€^( 



lUO 



I 



;f<»<M9r «t ^tt'ai|0 MNdd f»ii ^uuL ià M^ariâélé. Voici toii4 






.» * 




?#^;3^|tjf|jfe^^ 











MUia m trovv*-!^.*» !• a4iM itopfilrt «iHfi Itt/lhÊàt dbaoki 
flt 1a. caaclHiMia jhhi Tmé liffs? Da ab méb |à|jiÉiik^|» mà'^éiMiÀ 

«I a^c iaii urfu wt ^ «# 'mm§,M0 i^fi fMiw «ICf •# ^#* 
fiëchmi «pii^ disismûê f Gt •'fil f«t ikm [put > m iii p^ 
OMiU » «0 ||Mt Taèttiçur • tovIh Ulp^ fi|^, |iifa t Qhi 'li»* 
pon0 fm'èlh miii^tk #• #y^fMWwf^jf *^ »i i#< 4^ Tiêmê 7 

Il AurMil 4oac 4A Mnployttf «a «aiM imif iW |ilir#w. G»l«î-cà 
tût 4U McvlkNit pour U propotfticHi préciftëfumit ciiMtrMfv % 
\t veux 4ir« pour «at |if^>M|ioa «è il ««niit vimlii «ipviMnr 
que l« nouVfwé wm% é» ■W^nékàm awiMéi mm 
ttfiicé eutre «lïu M AaêMciMf I 



Cf« IMM «MiV êÊê tt 



f Mb 

L» W. UW pourrail NtM liant ua auiMM|M t kt je ■• la' 

|aa44plïMée« CeU ém roi «At^rifai M mi tm 

f^ El lo«a Ut i^wt lie eeMe iJMèi mm apMi i«èt«MiUÉ> 
• aMufrfiMMif* Maét ce^ \'m paM«4Me Mi#e« m4m , 

i4i 



V 



% t 



■ " ' • \ - ■ , 

IM laixmifliv a»^fttt«*«pytB« mm ^t m mi mi âm êmnr. Xmm 
mU ptraltlMB fhnMém§mmAêVé^^ùpm ^im «^«eltpà 4e 
(a irafédit. Mâit il y 41 Uat da 4o«09iir el «Mil aiMVMiite 
lUu cMl« rwMJrrtiû», qa'vik 4oU éteraMr U cvit^po U 

4 M«it , |M«f •• faire Tôir« J« «*■! fÊ9ûi qm*h p«<a«/ 

Qu'attira wm •m fm m fu^hêim gnmAmt. 

Yott. «1 L. H. La pc««» n'eAt pu •sprimer cette id^ avec 
la «Amm piétbba « ai m parer de la beauté de ces âgttres. 
Cmik là le fraad mérite de la poéne. Cotte Mène eit parfiiMe- 
dcrile et biea eoiidaile. 
(3^ On reooattakdant «es verstmé heareuse imitation de 
de VirgiW , qae DeliUe a ainsi rendus dans son élégante 
Iradiictioa des G^f^fîi^Me/ .* 

8tw dd«t« U 00 Toit.pai a« retour du soleil, 
!>• Imr patroQ superbe adortnt le réf cil , 
Bof le» UmbrU dor^i de tes teitf megniBques i 
' Dci flou d*aduUtenrs ÎDOsder êb» portiques. 

LafoqUine les a aussi imités dans sa touchante élé^^o sur U 
disgrâce du sur-iàtendaot Fouqoct ; 

Vous ii*avet pas ches tous m brilUBi équipage ». 
Cette foule de gen* qui $*e« Tont ehaque jour 
Saluer à grands floU te soleil de la oour. 

Voir dans Atlialiû les observations sUr les vers : 

Ihi taaaple orné partout de ftstoos 'magnifiques y 
'^ Le peuple saini en foule inomiait les portiques. 



5 Cet amant se redonne aux soins de son anout* 

G. F. Le Dictionnaire de l'Académie autorise rtilo'nn^r , 
niais- non m réJonmer : d'ailleors, cette expression n'^t 
ni éirgante ni poétique. Rien n'autorise doue la licence. 

CÔ^ Le Dictionnaire de TAcadémie ne dit rien de réh- 
donn0r\y9eU pronom personnel i asait le Dtctionaairt do 



Uvref^ a*ab 
deVdUfela 
» totttàell 
en usage t 
rester* 

$ Peut 
Chai 

L'Ài-n'C 

autres mai 
le permelti 
ratrie^. Le 
sacnnum 
corps dé i 
consacrée, 

Ù B.et 
/a nom dé 
Ton dise û 
changer c 
U vin ês 
corpi , et( 

G. F. C 

doit étro p 

antre «Ttlr 
«le PEuehi 
A^o^re .y* 
natol^ h u 

deHênt i 
peut-elle 
. sorte que 
Qu'est-'Ce 

tricél Oi 
prendre 



I 



*«• «• mofiMS uiut^^tv «v Mi«rv w*»*kji * v> *^ 



0E LA LAHCtni «iÀHÇAlSC. 

» tottt à«lk. » n fMurftlt MAtfttièfM « «Ml 

en uM^e» «t imil «^ étr* auflii M mdriuit-il ^ ln|| ^y 

rester. ■ • .. ^: ---^'ï*' - 

$ Peut-être atMit U mitt t*lie«r««M Boréale* ^ ;^^ 

Change le ^tt de re faic 4a boéi d'iaipéretrieeé ^ - 

L'Af. d'Omt. On m» 4it poinlfc^ifiiffr mm M0## i Mif#. 
autre ^ raait «n un^ «nlrt^tM II Cnudrail ilonc iot, fi U vinni 
le permelUit t ohamf$r U li^ tU nimê #4» «e/iM J'impé^, 
ni/nf«^. Le Dictionnaire (W l^Qa«Uaiie «lit bien : / ^ms If 
sacrêmeni dé VEuefiariitU ^ le pait$> Hi chéfn^ a,p 
corpt dé Notre iei^euu Mail B*«*t"C# (Xfint une phr«Ki 
consoçVéo, qui ni; Çaijt p* Ipi pour Uj|^|i^aj|0 commun ?••• , 

L. B* et L. H. L# vraie pliMM «4 pvoie tarait : Chémger 
la nom dé reine ém ûélui d'itnpifmênmm ho leul cei m 
Ion tliie étmn^r #Af , t'ett dan» «elle^plinMe yref i e rt iiato ^ 
changer dm blana mt «n/r ; el dana cette |>lireie mpHt^fÊm^ 
le vin êst changé au rang, lé paim ési changé am 
corpt, etc. t 

G. F. On ne dit jioint on proie changer au} nuût eeU 
doit Atro petmit en veirf. 

f;^ Je ne sais ii oit ne pourrait |>ai ^ire de ee >eniino 
antre <TÎtiqiie. Quand on dit que U pain , danf le aarremont 
<le rfiucharislie , 99t changé on ê/T changé en corps êa 
Notre Seigneur, on re«t*dife qne le pkin 4 passent d'nièt 
natoi^ h une autre , ee c&n^rtit mu Cdtfn de Noire Seigneur, 
détient lé eoT^ir^nfUtte de Notre Sel^nettr. Ifeîi ^réni<ié 
peut-elle faire du noM de teiné \e nam tVfnêfi^rmtHcé ^ ea 
. sorte que Tun cefsAnt 4* Apre te qn*il ^lait , 4««^ieno«-t'MUtret 
Qu'est.'Ce donc qu'oa veut dire quand un dit que Bëri^nice ▼• 
changer peut- être lé nom dé reine au nomd'impérmm 
tricé ? ottk eeut dire qu'elle ra quitter U nom 4^ véiHé p<Nir 
prendre colui à* impératrice* Chikngsr «si donc pris ki dtui li 



'■ V 



%' 



' . 4 



A 



1 

] 



VJ 



MiyHiM». Or i AiH pii éfMl êÉftéi ^ iwM Kw i » è>4it 
Mii «v«c as «n fiÉlMt ^ mmmmr tàmmm «m* ces 
pimm, «Atfiiipr éêê émê m m^^mm§Êf é^ UmU en 
mrgtmii bmmi |é m mU m m parlMl <!• •»««« aole» choie, on 
pirut I9 aiw arec «Kto F^fNHliiioii • *^r*i»<* •» •« «*••» »« 
Ters de lUcm« . ou t>l m ImÊ^^ pl«i4t , on la pfrfpo.ition . 
90mr : il ehé^mgi #« vUêUe ^mistOU jH^urdé Im neuve ; 
^ la HpMitiMi éinm .• il m ekmm§éte» isHeawx fmire 
éês inemkUê. Celte inriti<{iM m |H*tit--ètre piaf if^édcuic 
MM biwi foiriWé , el r«i y «PT^^^ iirfttWttble«e*t que si 
'eiKi»ii#»r •« , «famé le lèM dont il •'•f »t . •• ^* ptrlicalièrc- 
jMnt et propfMlMttt des aMiiMtN « •• ptttl le dire par «ten- 
^n def n<«m«, aisti q«e de Metf tfautfw choiet. Miii qu'il 
•H foit ce qiâ*«Mi ▼•«w»fa. et changer mu nom a toujours 
|MMr moi ju «e ii« ^ de iliH^* qeifail^e je ne itu- 
mU U pMter mémmm FidOe. GepMdaiit il parait qoe c'ëia. i 
wi loor «BtM commiM du lempa de Racine, et Lafoniaint 
^tm9mo(Smc9iemem^àtmePhUém0né4Bancis: 

Ce|»«id«i»lliiw»W«toit d«fl««t lempr», »i'm« «uM 
Changent l««r ffiU e«liMt ««or marfrrc/ le» ploâ dur». 

7 Mtitqui re»foy«ftoeia««ivotr«Co«»i*ne? 

t. B. Si ceut expi^ioB, »«/re ÇonUgèf^e, n'eit po . i 
Tici«ute,e(U ii'e»t paa au moi«â agr.^^aWe. Où ne (li..ui 
point aujOMra'Mii» •««' f*»' reHifore9'Voui dan4 votre 
France t ^cire Prusse , voire A nffieiçrre , etc. 

L« H. te comadeouieur i%wm qv» «»We eiprcision , 
poire CowMginc , eât dan* le goùt de» Ancien». Rien uc^t 
plui flouent die» eux , que cene manière de parler ; 

Votre lUpQ «noor peut •oriif dt m wndre, 

jlifbabiiAQQi. 

El dan» le» suieU ancien» , tout ce qui rappelle VanliquUc c!>t 
un navriie* 



D 

l VOM 

""• U^ 

Ont 

VàM, n< 
^crtî , ingi 
oùiitémoi 
)tardi« 

On lit di 
Iphigénie 
regard de < 
rait pa» ëu 

Uab. I> 
•oixanie-8( 
et que ccrlt 
langue, pi 
tràa-ëlëgai 
ifiie expr 
plaire à 
(lire dan» \ 
Do plu» , 
du langag 
cco»urës 14 
a rien are 
vouloir ap 
lies tour» < 

. ÏOO 

COU ire l'ab 
me parait 
du moins \ 
grai envei 
rail pas 1 
condamne 
RodcgfêH 
ftî 



T 



J 



DE Là LAIIOtmilUnÇAl^ Ml 

IQlk Volf àim dthmlU r artif^IlHrll «rert t ' >l ^ 

YoUi ^otr« Ibtlini. je toiu UiH« ilii » 

'• It tOM MteiMt/ |Mè<>«««. Cet i|iémes(lifail4f 

Ont rendu B^réaJM iiifr»te k TM bonU*. ,X .^ 

L*ÂB. i»*Qùr. Vavgelas , (Uli* une 4e ies KeniarqMg^ n 
^cril , ingrat à lé fortuné , et Palru fait IMessus une ttoli 
où il témoi^ ^vCingrûi à t pour inp'ai 0t$¥^rs , lui parait 
hardi. _ 

Oli lit dàfti ÉriianHteas , impuisiaui à tràkir, et dans 
Iphigéitiè ^ complaitàtit à vos détirr, Peot^lre ^*à 
regard de ces deiil expressions , le scnipalë de Patru n*à»- 
rait pas ëtëmuiiftt fondé.... 

L*AB. Dc^ioMT. Puisque Vaugclas a dit dam la eeut 
soixante-septième de ses Reni.^rques , ingrat, à là fortune . 
et que celte expression conim<Mle et natnrelte enrichit notre 
langue , pourquoi la proscrire ? împuiuant à est français et 
trÀs-ëlëgant , et rien n*cst si commun danf les bons lirrot quA 
tftte expression. On dit complaire à fuêiqm*mm, com^ 
plaire à ses volontés , à tes désiti , etc. Donc on peut 
dire dans une parfaite analogie, complaisant aux disirtm . 
Do plus , quelle méthode que de mettre les vers au niveau 
du langage familier, et de peser l'un par Taatre! Lrs vers 
censurés ici ont-ils jamais arrêté personne ? Preuves quM n*y 
a rien à reprendre. £st>ce nous reiidre un bon offirtt , que d« 
vouloir appauvrir notre langue, en proscrivant mal-à*pr»poa 
lies tours de pjirasè autorités et commodes V 

<[^ OU ! pour le coup , Vabbé Des fontaines aura raison 
contre l'abbé d'OUvet. Celii p**rrive paa ai »oav«pN Ingrat a 
me parait absolument nécessaire , sinon ponr ies pertounes 
du moins pour les choses , car on n a pas ^o«ir œlleê-ci , s»- 
grat envers , comme on Ta pour les premièrvs , et on lie di- 
rait Y^% ingtat de y co mme recannaistant de, Vokair» 
condamne ^/s^ina^<^ comme an iiarlMrisme dans ce vers 4e 
Hodogsmé^ Acte IV: 

Si vous B*llrs ittfrtt k ec rarnr q«ii %oui atine. 



V 



^ 



ÉTUDES 

Mmi ce no peut écra cfO« parce «(«m W Mrir ett kl pov U 

pers<tttfie , et qu'il MUit , par conséquent , tA^a< envers. Il 
A dit lui-même » «lant Mahomêi , Acte II » Scène III : 

Ingrat à mtt Uenfaits, à nos toix infid^e. 
et dMrla Mon àë^€ésar,KcKe !•% Scène II: 
Ingrat à Us hoiUés , ingrat à ton amour. 
tt On «»t ingrat envers les perionrie» , dit Roubaud , et 
f> img/^ aux choie». Ingraf envers, afoute-l-il , désigne le 
» vide deœlui qui mawque de gratitude, qui n*e*t patre- 
)» connaiMantvqui n*a pas le» &enliroeos dus u »f)n bienfailc .-. 
y» Immrmi à désigne riudilh'rence, l'iiisensbiUlé, la r«^i*- 
» Unce de rt»bjel aux *uins j aux efforts , au travail , ou Vinu- 
>» Ulilé, l'ineffiiacitë , le ]h;o d'effet du travail , dos effort», 
» de» Bàia»»ur robjel ingrat à. Une ferré ingrats à la cul-^ 
M ture i»e répt.nd pa» aui soins, ne paie pas les pcin«4 dii 
» bibourcuf Un esprit ingrat aux levons n'eu profile pas. 
» U« priMre ingrat aux servici» , au mërile, n'en e»t pas 

» touchr. )r— ^ 

Le Dirtioonairc de l'Aciidémie ne Jonue aucun «femplo 
de complaisant à \n\i\ii ou en trouve dans le Dictionnaire 
de Trt'voux, et en voici un que fournit la U^riude , 
Chaut Ilï , en parlant de Ri»nie; 

lallnible lux vsincus , complaisante aux vainqusun , 
Prèle k vou» cond»iDn«r, lnoile • vo»U •bAoudrc; 
C*Ml à voue d'allumer ou d^tilciiidrc &a foudre. 

Quant à impuissant à , pourquoi ne se diraitTil pailinssi . 
bien i^M^impMissancs à'^ «Ceux ((ui emploient la forte % la 
t> converwon de» autre» , dit le Uicli.mnalrc de Trévoux , 
V) avouent par œtte conduite que leur» raÏK^iis »ont impuij- 
» santés à persuader. » 

9 II ne fthl point meniir i ma juste iiilpaU«B«« 

>ou» «ofiUMil dVjii de quvliiuc néglifencc. 

^ L. B. et L. H. // ne faut point mentir : eïpre»»io^f«o»^" 

Uère. 



G. r. Aai 
tropoomiiia 
meniir» fuc 
Plein d« ses 
impuaënwnl 
homme » lor 
glige ^Iqu 

ïORac 
itnent à de»^ 
selon tftnU 
tenip», loi 
étaient prob 
conrateir qu' 
où d le» a m 
pa» au'desai 
jo ne roi» pi 
avMêr, que 
que Racine < 
vait étrelef 
la faibles»c. 
comme à dt 
possible on 
i'îigér Jans 
rt'pulationd 
luoe atteinU 

10 II n*a 
Lorsq 

G. F. Loi 

ger à la lar 
quent des t< 
mains ,;|^st c 
Hccine, cett 
laquelle le» 
uie^quins et 
<le ce» hardi 
U's cohnaisM 



DE LA (.AiioimrmAifÇAisc. iii 

G. F. RaçÎM te penatt toavoat éi m (tçamê àê .fttÊ0 
tro|i coammaei : Uuêfamipmimt mêmii9>^ à m€ m^m p^mÊf 
mâmiin fmoifmUl «à mH » f «olf • 'ii 0m pSkêê éêm » M. 
Plein dm lentiiiieiU de ttt fercet » il croit poi»iii^n|ai1ii 
impuoëoMiit à CM lamAliariUi. Cwt âuiM qttVMi Miâ 
homme > foi*(4(» VesHoM «t de l'admireiieB |Mtl>li^«t , MiarfM 
gli^ ^piel<|aefoit dani son matiiliéÉ* 

j^Q^ Ractntyloin de croire poiiToirdeteMdre tin)nin^ 
ment à detiaoiilieriltff j ne crojait même pes y deMeodre g, 
selon ^nte eppertnee. Cet exprcttiont pout^eienC , de «ion 
temps , loi paraître plui nobles qu'à ne«s , parce «piVUce 
culent prol^ablement moins oommunes ,. et il Sêfà , eaitet , 
convenir qu'elles ne sont pas to« jours sans noblesse k la place 
où il les a mises. Umêfamipas mwmiir, par èiemple , n*es| 
pas au-dessous du ton de ce qui ppéc^ et de ce qui sui4 , «t 
jo ne rois pas en quoi il vaut beauooep moins que , t / Ufèmê 
avmsiâr, que personne ne bUmerait mas doniç. Ccat parte 
que Racine était plein du sentiment de ses forces , qu*il éem 
vait être le plus ennemi de tout ce qui pouvait le pins ststit 
la faiblesse. Quelle absarditd de croire qu'il m soit pemniL* 
comme à dessein , de Caire moins bien qu'il ne lui eût did 
po&ciblo ou facile de faire 1 Sans doute qu'il eût pu se n^^- 
^'ligér Jans 4on mainnen saos avoir à craindre pour en 
réiiulationUe grand poète ; mais n'y eùt-il en effet porté au- 
moù atteinle en se négligeant dans son style? 

10 II n*avait plus pour moi cette ardeur usidue. 
Lorsqu'il passait les jours attaché sur ma vut. 

G. F. Lon^fu'il passait esi un latinisme, un tour étran- 
ger à la langue , mais favoniLle h la |M>ësie. Cet usagv frë* 
queat des tournures les plus énergiques de i'iiiiàme des Ilo-> 
inains,;|^st ce qui donne à la versiUcatiou de Boileau et de 
HCcine, cette vigueur, celte richesse , cette fvrmcHé auprès de 
laquelle les vers de nos meilleurs poètes modernes |>araisseat 
uierquios et prosaïques. Attaché sur ma vtsa est corore une 
<le ces hardiesses hcurooses, èi si naturelles , qu'il n'y 4 que 
Ivs cohoaisseurs qui l'en étonnent. 



*/ 



■^, 



4 



/■'"'^''.'V'^,-'^'' 



^ 







pM 4mh 1*1 



' Q«Mit à lorsqu'il passait, je ae-Toit pat da tout en 
^fÊmk ifeit un laiimhme , «t motni encore en qno^(;)De lerait 
«a iaiinismm heureuXé J*«vo«e même «pie le aent de ce^ 
étmx Yen me parait par Iut«-nii4ine M«e« obicnr» et qne fe ne 
puis parvenir k le Axer que par la connaissance des circons- 
tances énoncées aTanI ou oprès« ^les prendre k la lettre it 
isolément, ils signifieraient : « Dans le temps qu'il passait 
D les jours attnchë sur ma vue, il n'avait plus pour moi cetta 
» ardeur assidue quM avait eue aotrefnis. » Mais point du 
tont ; cela veut dire t c< Dans ces denkieTs jdurs, jours de son 
» deuil) il n'avait plu^ |K)ur moi Celte ardeur assidue i\u\\ 
n avait ci'dcvant lorsqu'il passait les jours attaché sur mt 
fi vue.» Or, reste à savoir si la construction , telle, quMio 
est, peut bien se préler à ce dernier sent, le seul raison- 
nable et le seul nécessaire. La ufipressiun de ^u'il avait t 
fait, à mon avil , une ellipse trop fortv, et qui no peut |)i)s 
se suppléer naturellement. Si enc<ire il y avait ^iie, avant 
lorsqu'il passait ^ ou y^errait au moins assez clairemeui co 
que cela veut dire. 

11 n ta sur tant d'États coùroliner É^rénioe , 

Pour joindre à plus de noms «eiui d'impératristf. 

L. H. Voilà de ces constructions qui ne sont permises (]u'^ 
yla poésie , p.iipce qi^'elle seule a le droit de les Créer. Ou ne 
\ dirait |>oiul en prose « couro/s/s^r quelqu'un syr tel ou tt^l 




; W 

niiv^lié'lfj 
effet '' "' 
parc» 

countnmtr^ 
croire ^é % 
par eiiëmpli 
rotn^'etl^ 
céder: /f'«^ 
rnniûafOu 

le tréma sti 
d' Etats t e 
tanciel^ mu 
entendu : t 
pour Itfeuj 
qti'aprit', oi 
loit qu'on k 
^^ su propre , 
Voir dans 

Serli 

is Dans 

L. Rac. 
turba ^cU 
l'Orient, sa 

un, t 

Voyet ce q 
« L'Orient 
)> étiet plu 
conséquent 
nation^ii t 
no voyant 
Propos la n 
elle «il 



j 

V 




commnmêr , «^ «fa atl41 tiè il|pj£l|plH^ 

croire ^iioa, et ^M f i'#iyifiiii ÉUî|ii^ & stt| 

par eiëiiipliévVilifiirift^ i4iW«#»i«é, ttti^éiit ^ue ^iHÎi^ 

roii»^«it AJMMé Vé*i# â^ ké^idmi d*É44is»^tt priU 

r^itftftf , ou f7 va t^nfoMmè^ Mê^éihf «W^À/aa «Mi'iÀ/M 

d' Etats t etfvnpe I U un (^à»|4éa||iijl;ptt^:m«iiit drcOns^ 
taocielu ^uiii'^ 1^ l4fMMI 4*ai|0mi*#c «primé ou sou»7 
eateada : en aorte qM*!! pourriiU ^M puiaijbi^ au oio^ic 
pour le.Mtt* lofi^» aVÀiit ^/ M'tfMr^iiii^f Jfdnim'aa 
qu'après , ott f|ii*enti« Uva^ eéarvaaêf^ Àlon co^^^m^r» 
»oit qu'on le praiiii#.aai %^pàri^uni qâ'oji raiiUld (• j^foiçir^ 
y^ au propre , B*a riea ^ettiéordiiMàe, 

Voir dana Aadroma^Oê \^mtiii:]a sur le nn ; m» 

i«r M» i«r laat aa prapU , U TOM Nod foartrtioa, 
la Oaaa rOricai dUam q««â a«fik( aïoa aaatfil ' . ! V 

L. Kac. tilmltedU^callequM iinia,^/^ ^/f#,xya«tAi 
tiirba fj^cis : elle lui flrnd (oui If inoiidediinaïundéaarl, et 
10 rient , aana BénSnice , parait va «fëàerl à 4liiioctina« 

L. H. L'Orient déi^n^\ ici uiie expre^oii 4^ finie; 
Voye« ce que peut la pp^^* Ç? P^*»»»» »l| Jawdjrf it dire < 
« L*Qrieiit notait |>rua pôuir moi qu*un AÎséft,^ tous n'e 
» éixtz pluf.}) Enve^, un aeut mot dit toi||^«^ia^ et pat 
latent le dit mieux , td âiiiîgéraiit tout cf qoa VimA^^ 



m « 



T, 



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>> ëtiet 
con 



nalion^d t j ajouter. Voil& <^ qiji'é^n'oot ixia aperçu ceux Opi» 
no Toyant que lel entratea de ta po^e» ont voulu ai mal-à* 
propos la ■ftèttfè'au*deaaoiis de'la p(<iàe« Pour aentir ^ombiea 
«He «tt «tiHbssus > Il £aat coônaltre ses moyena et lis rir 




«te» V. A ;t.Aiff ans. VA A NrATii t. 



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Z^ T«i.V» jou. hor«uf d. U yo,ténU Uot ^ hoou. tt 
Uut aiuUmi», rij.proc'ioM 4«f ver. ci-4e«u. «»• H*^»»"' 



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ÛM ét»i*aii; vï*«i»e dëcUnition WMp*ît««M« lrâM|porte d^uno 
hkH^r îniperliMnle. Bërënia^ ni<f9«|f lP«t c« qB*«IU doit à 
l'amitié d'Aoïiochui- elU jalféfVM» jpar U rétiU d# i^ len- 
SimÊê pour f*Cbi|^ur. fi Wmble <{uV «otra*^ IIenrie((« 
dAnfU^rw «Ue-niêtti^^trtoli» **l '«•«tuii de Viirdèi la 
noXïiBUêdeU^ufdeUm XIV , l'H'^"»^^ ** ^••»^"* 
fraoçaiBe , U douceur do U vemSMÛm U plu^ wUirelle , 
f» MtiÉiéàt U ph» iAWhi , %pii^ •• troavo dani co peu do 
^fw. Pbivt de CMiMiO^ gënériW quo U ioiilinieni r^' 
prouvoî fiMl»»* Ufep • Hou de trop peu. O^ jie pouvait 
i«|p|g^|A«iipgté«Me qMcpie chose <U |dutmiM 

"Ci^l GbiTést ^s •eutèniént des deux rert ci-desMit « f^^^* 
âe toute U r^4e de Bérénice qui en fait qii^toi%? , que doit 
/•UteiidfiB ftét cet «Hor-tgjt ^ y toa»a¥rM . Je »e P"»» 
m'éillêiÂér d'exprimer #tfr^ douiei «<ir U f^cood ^ 
àtm"^^ «il^ À quoi »• iwpfMWte , e/i #• /-N^iMir ? E»i-ce 
à J»^ «lèt^/f^, ou à «pwil #»/r<pf ? U bo».««>» ''««» *!"• 
et ioU<k ifNr» 4ii»W^. IWl f^ 



Uat ^] 
c<iup4e| 
eUiaCéf 




ii,.V, 



D0l| pii 

devait 4 
disoom 



wmmmmmmmumm 



nt« nio" 
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'^ r ' r*jrfTï m ' ^ — ^ "" ^ '''^^^ — ^ *^« 



M^ ioCérUit «M fait , il Eût tmr ici I 






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lit oo»- 
«iniitoar 

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IMtaobla 

>rte «Tune 
ilU doit à 
II» M ten- 

Henrietit 
'iiriléi: la 

là Ung>i« 
llUlttrelIe , 

ۥ peu do 
tiinent r^' 
l« pouvait 

I y que doit 

Je ne puii 

incood 4i«* 

If veut qu« 




WLiMll^lï|||AfÇAii«. «Il 

•eut M pi«Pi<|l>|liMf(>^ 

qu'on p9«t lîU «lué^M é^mji^ lNl»«>up io.npf ^ ^^ 

de rMinttié perticutlii» «{«'on août porte «"^c dout «otif 
toinmek robjet. Ileîi poayooi-iioa» plm Caire ênfa90ur\% 
noire propf» (i«iit»4 » oo fiivfuf de remilîé <i«e noutporidut 
àd*aiitràt, ({VL^^a noire propre fa¥êurt%^*fn/a¥0itrJi^ oQa*- 
tnAmet? L*oiiblî dont U l'agit etl éa fiiveur d'AniiocUui , «it 
Doi^ pu M AiTeur de Bërdoiee , ou de «oa auiiiU. Elle 
devait donc f'expriiner autrement; di||p , par eiefiipl«ii Et 
f'oublU à tavoix, on \>\»ù,êUê yeia^nt i'oi$kUe un 
discours ^Hil'ou^ag*» 

14 II ta iteiltortfbriqee j'y wd» «oani. 

VàM» tfOutf. Je doate fort cpi*U en toit da simple eonriri 
comme de fou compofd; m^^mHiF. O» dit iadiUrdrimi* 
roeat , faiétoeoum, fe suté aecûmm. Mai* /# ia^# «ia»r# 
me piiratc uae de cet diftractiont doat let meilleurf ^rtvaèae 
ne fOAt pet toofoma eaempto. P«rM»aa a'if aovw 4i|t oa va« 
de TAirt poétique f 

Qn» f oirt Ibm et vo« M«am , ftUdsêêm teei Vot evf ffH«, 

fut impriai<$ i «t pï«» d'una foi* , Mai aiie Teuteiir t'apaivàt 
qu'un adjectif maiculin «uirait deoa talMtaBtif* fémlkial. 

L'Aa. DsiroMT. l'avoue que, qaoiqu^oa diia ffomÊft^ 
cependant, )'/ êuié eomr^, m aa^tpaa ai eommil i i i aie É t 
que j> suit accoànt, B« féadral » Il Me étT*^' 
à loubaiter qu'aa aboUt paa à |Mii ^ far é 
trairet» oet nûaérablet biaaffarîaa da aaive t( 

aucua mérita » et dout il se wà 
w ioat iatroduitai mal ii pre p ai d aa e l'ia|a| 
écrivaiM n'y davtaiaal araif a««m éfiMi. 
(q> Mail ftiiMi l'afi»df iMi» lUaftMf 1» d4fi*ll 




Mai* , Matcùm , <li«-moi i ^u« v«i^vte ^pi« je 
u nos critiqiitf du jour n» manouortiffit paa t <iii-'^ > " 



'•« 



■<. 






£TOPtl 



2iv.fï, 



èmvet gmmmoiUsléf* JUik Tottairt #i LihApt» atal i;^ 
diot jy #if^ ^im • qa*im tnl mUcimm i «t fâé ai ptaè « 
èB «IliBC, ^«y «BTiÂr ml» Kuit|t «'ulÉwftirt fmfêmA^ 
liair* «ro/r déni l«i umpê t^mfoêéê dbtuWij^ii^ QMtl- 
iju* Utanpê i|tt'oB MippOM <9t «H^f iilit rtiii»l»t 
il a*étt pM plot pirwii à la yt rf ib'ytt' U fèiaB éa lai 
anlfamm. 

.16 ri m iiiiiii,fifiniii, j'ii iii irun ihéii 

La» tptTBDES d» C ti ip aa u t p a 4i La b aapg. La Çrai* 
iMiffavaal #r#f«li^ La paaaiiar ^ màm éliat an iMuptpaittf, l« 

Ob dirait t /# «aMTfv'aia ^ mm Uêê » /'«l «nn4ii fa 'o/i 
Vm^Hk. D'OUvBi, Veliaiaa al Lahar^a s'a^l |^mm d 



aroM 



it 



tu 
I. 



I BMUf «aa» Ni BMaar lal fna Eaciaa, ^ 
fail ^«lariU , al ^ ail im 4a aaa fiaailaii • 

caila XM|ia daaail élta aalafdab 

f3^ La lawar ^ iia mk \m/m , al j^^irla léfia gdad r a l a , < < 
TafpliaaiiaB 4a la làfla m caa pnéaaal» Mal» il faui «u 
' ^a'il y a eaiia ■aaapiiaa » f«a lafi y 'U t^af il d*unc 
^ ta fiil a« |pa«l la faiaa daa» !•«• lai tannp» , te 
farba pam taBNiifa a« prétaat* « JUlaa» dit Wailly 
» 4aB» M (^raaMBaiia » d JM w aBd ar à aa viaillard / pourquot 
)»»plaalaa*vaB» 7 11 voim rëpoi|dra » pour lot Dieux imnn 1- 
I» lab» ^ asIvadUi al fiia/#/i/o/lM du travail de ceux '|iii 
Il m'aat faéaM» ^^pmoÊmg, ^ui meftuivroat/rrq/i^tf/i/ (lu 

• «daWi» 

Valiaifa lait dira par Alaira à ZaaMre, Acte III , Scène IV : 

Km pta yl t» , ao» lyr •■• > toM wk tu f %# /« !*« /m« \ 
!• l*ai 4it k jU UVM, M 0i«l , ii OMman mime ; 
Bl dMM l*al4iN«t wdBMBt , Zaaore ^ où jf U voif » 
Je u la dit jta t p r pa«r U dcniiéra fpl», 

Mattca futf y# ikimait^ Qna dài^iannent tout cet beaux 
Tcrtt ètquadoilj|)enierZaiiK)re de raïuotird'AUire? 



coatearM 

haaiiMa^ 

daparlar 
maa^aai 

en proia, 
co qaoi i 
(fuê dêvl 
quel wffe 
deviendf 
iorafait 
on ji# SA 
ou enfin i 
( oiniroa , 1 
cherokë 
"0 peut c 
varier» a 
({u'on ap 
viciMiiad 
^« dësMm 
HilVy 
f I oy , ^ 



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énX9 , <•( 
tt faui >«i 

gît d'une 
Mnpt , tt- 

iWailly 

limniii- 

ceux<|iii 
fittnt ilu 

cène IV : 

ei bcaui 
re? 




'm^ 






ii lut' fcAXtgiiiât^mfc ,_, . «1^ 



a^^ C^^ ^ '^MÉjh' MM ^^ ^MM I^M^Bj^'; ' 
^^^* «p^^^ ^ ^^^^- ^p^ ^^^ ^^^ ^^^^^P^J •' 




lÉiîiMiiMnÉJlM te lÉii il -b 

plivtti* fii »*«! ■ ■ H iipw l Jwafjiw, jimméÊ^Ê f«# i^#<- 

d êft imàm * &acéw « MPfïpriaU U fvoMM êtMMâmi pour 
U iMilâfédtt v«if . Oa n'oM yê oonàtmmft dâot ud si g rmid 
poAti fW licMMtt, ^ ioat otpsadant d« vA-iublet fautoi 
coalM l'iiMia do U UagiM. Ce qui eic peuMtro phu ri'pr^- 
hti iH ty la tappffOMiaa d'ua moaoiylUbe, c'est cette façoa 
de pailar , a# f aa dêfiéndra U dês^m de ta Rêime , qui 
maaqai d'44gaaot , et même de juiietfè» 

f^ C0 faa ilif/aa^4iniyuBquer«i.t d'cft^geoce, même 
en proie, c'en ce qu'on «ont asiei i roaii il était bon dé dira 
CD qaoi il «Banque de juatesie. N'est-ce pas parce que oâ ' 
ifitô dâ¥i0mdru fignifie à peu-prài , ovl à t/uoi aboutira , 
quel effet aufa le detUn de la Reine ^ comme, ce 4fu^ 
deviendront tes prometêés p. ees eipérancet', ou ce qui 
torafaittOe ^ ni arrivera du destin de la Reine, comme, 
on ne sait pê que deviendra eùn bien aprée ta morti 
ou enfin oà paetera , ou s'en ira le dejtinde la Reine , 
(oiniroe , on nêté^it ce qu'est devenu cet homme que l'oa 
cherché partout cnvain i et qu'aucune da^'es ligoificatioui 
»« peut convenir ? Et piui le destin de l'homme est si su /et à 
vjirier , et même du tout au tout , que Ton peut appeler. , et 
<lu'oa appella en eff^t da nom de destin chacune do cc^ 
^icissiladat» Ainsi il £alUU dire : Rome attend' quel sera 
^« ^a#âla de la Reine , pour Rome attend de suçoir, etc. , 
tt d n*j a^ait eà rien à reprendre, le m'étonne queM. CeoR- 
fioj y qui aima CtAt lai latinismes , qx t^i eu trouve pai^ 



!'>«.... ., . 



■\ 



^ 



tout , ii*«0 ait |Mtt fiiMfq«4 mi iUim li mtfftWÊÊimèêêêi tc 
dam remploi dêfmi yotir !• fn/i^ éiAiUtif <lw llii i JUim 
mxpêotai ifuià* €• JmH m iê m ê 4MMMfûl ^ k pnieistoa «l <i« 
Tëner^ie à U phraiit nmU malh«iif«aMintat il a*Mt poiat 
avou^ pr l*usiift , et U ta pp rini o a JiLioao>ytUba 9ê B*cn 
eit |Nii moins «n barlNirifaM« que «'il t'afiiMil d#la tuppret- 
iion (l'un mot long d'nmê iùiêê » d'an de oet aMMi qu'Horace 
tip^We lêx^aipedaUét, Ce ferait laal juger de Timportancc 
àd motA , que dVn jagar » comipe (ait ici m. Geoffroy » par 
le nombre def tyllabef. 

.17 ........ JVBlendft de loiu o&t^f 

Publier v<M terUM , feifaevr , ui tfê beantit. 

Volt. On ne pmhllê point det àêaiaét', cela n'est pai 
exact. 

L« II. Oui » mA is OM jmhlU vos veriuê , et par le privilège 
de l'opposition f ex|iliqu^ ailleurs dans ce commentaire , 
privilège qui «p|MirtieHt k la poésie , et que Voltaire ne pou- 
vait pas ignorer , vertus fait passer hêautès» 

f^ yeriué fait passer ^#4iiM/^f point de doute. Mais 
ai on uç peut pêtéire pmèiiêrJs* èémuiés , d*oîi vient qu'on 
peut dire puhlitr dês vertus ? Dirait^-on publier des taj 
Uns? Dirait-on m^me puàUur rfês 'meurs? la ne sait, 
mais il me semble qèe pukUêr aa^aviant bien que lurs' 
qu*il a^agit d'actioas, dé faita. d'^véneoieas, de nouvelles ; et 
que lorsqu'il s'agit de qualltdi , toit aiorales, soit physiques , 
touêft êxaU^r, eéiébrtr, etc. , conviennent mieai. 

On trouvera dans Miikridate des observations spr Tcni^ 
ploi de ^#tfitf/a# au pluriel. 

18* On sait «pi'elle esl chariisnie , ttda si. belles msios 
Seanbleet vo«s deaiiedar Teaipire des kumains. 

Volt. l>ê si Mlêswuiims ne parait pas digne de la tra- 
gédie i mais il a*y a que oa vers de faible dans cette tirade. 

L. H. Le eommeataïeur qui anus a précédés (Lunean) , et 
qui défigure Vuluire comme Haciae, aoos d>t hardi n^^nt 
qno Voltaire a eu raison de trouver dam l'a /^«//«/ /^^'^'^ 
Mme 9xpr9êÊèùn imcorrêPiê, Oa voit que c'est de la pari ilti 



1 

eoaaaisiai 



kù€êM 

quiaaiaai 
que éU à 
moudêm i 

ce qui ■ 

trèa-griicj 
hiea dam 



harpe, ol 
ssê oh^n 
par V<»lti 
n'ait reU 
vers biei 
Antiochi 
mstikêui 



19 E 

ïî 

L'ia. 

(eut des 
j'y ai fai 
dire., je 
mine , 
resisr. . 
bouehê 
Un,tt 
il ces 
auxiliaii 
parlant 
luur dil- 




YoLTAiBB* O0 pourrait dm qu« impom^m 



• •tii« 
t point 
9ê fl'en 
ipprat" 
Hortce 
>rUincc 
»y , par 



'est pAf 

rivilègu 
mtaire , 

ne p>u-- 

te. Mnis 
It qu'on 

De sai.H , 
le lors- 
«lies ; et 
niques , 

• 

ir l'cni^ 



PE LA LAMCtTÉl^AHÇAUE* •§! 

«li auppoMlion tftei||p^l«« •! yoluii» 
coBMiiMit ir»p kiis U«0t proprt , po«f aglin là ât /'i»- 



iMiff parbat 4*aM âUi 
à 0## M/«^ «Mi<M» M liMMt Bmim W Caii 
qui M JMliitMHl pti l'AMwr à'tk^XfUii éim à — , 

qiM itfîi M/#i# méÊims sêmh h mi d é mmmd ë w i 'mmpim ém 
moMétê* C«tl« f ataniarM «W pM pkmnmÉÎmfim tra§i«pM g 
co qui ■*ffliip4cb« paa ipM ù lim n iMii dU •§• f«ft ■• toit. 
iri»-gruci««a« f wi péèla fnpfaii Mptit pii kt pUcar iràa« 
bien «iant un* i^ftlo à U r«i«« AoM d*Aiilfiche« 

{^^ G« coBiàMAUitowr ai «if riNHtttl rvptia par M. ^«I^^ 
barpD , obuarvi) arac raiaoa qiM» ThiiiiiialMka « •• ##dlr ^ '#/i!f 
êit oharmaniê t Mi auMi fa<l« q«ii rmpcvtaion ttmt^fém 
par Voliaiiv. 11 «ai «^louiiABi «|u'aaeiiB d« loua caa cfiliquoa 
n'ait tt\t\é , dana la quatriAaa« at^mi du pntaaiar acte , tui 
vera bi«n digiia de figurer à c6ld de oelui-4ii i cW celui oà 
Antiodiaa ae fdlirila d'avoir fa 0omi9r l'iUhoim éê êêi 
mmlkéiwê mmxymmM fmilêê lêêflUêêf 

■«•rMix daa» aes nalliMri, j|*ni aveir pu laèa eriaM » 
Conter tout» fhistoira mus yeux ifui Uê tmtfmUs* 

• ' ■ 

19 El déf l« prtBilar àoi ma Uagea «ailMr^aatée 

PsM Bia tiouaba viag I feii a éêmmté flaaéf . .' % 

/ ' 
L*ia. d*Ôl. Tai dêmêuré , et /# /•// ilam#i»\^^ p r di a n - 

tent dea lenad if ferons. J'«/ dêmêufé à JUmë ,. c'aU'ànU i a , 

j'y ai fait quelque a«^jour ; /• éiUê dêm9uré mmê i , c*ai(-à« 

dire., je auii real^ buache doae. Or daaa U vaii qva faa*- 

mine , demeurer ne aaaraii étra pria qaa daaa la^iaM da 

resier. Ainai , ma îmmgttê §p dwmêmri* g Ê mpéê ^fimmé ms 

èouc^hê, était laieule boniiè^aaaaiApa ilvpailar. 

Un, ttomeiit d'inattenUon auffit pour l|ira qii'a« 

k cea verbca neutres,, qui sa eoajufaaa t ava< 

auxiliaires ( mais toujours en dil laM dUldiaBS* 

parlant l das ttoblai aalèlda da la«ii aibag^ 

iuuf dit-il : 




«, 



Mxiiioa ^ui (m «Mi< 7 C«M m doal j* m Mii* pw p)*""''"' 



• -^ • P i<F ■■f .•■"i^ !• » •wypiiiWi^^ 



• 51 I II •« I H mt mm^ $ 
flMMI* 0UÊttl0 » ■ NIMl nrt ns ^fÊÊ M ' 

IBaficiiti. 

f fait 4» lÊm§m,rmJiÊ f»y ftwiiwk pip <Hf nm mu ave 



A^^^^ aM^^ ^^MiA^tt ^B M^a^^^^ 



liàf^lèaâM pour mi foèim , MfflHM fMa4 M fêfùnf §• 
^éflliM I w ^ Atriv* toulM Ifl f ait <|ii*il m (DipâikiAt avec 
It fvrkt V^* Mai* 44i <|«9 U bBfM'Mt um doui«, et 
4tf«ia lo«g<-«MBff «^^a«Mi iftiit ^m'«IU puUat l'élr*» qu'y 
•-t-il it «Imk à iiire <pi« 4t la praadfi tatU ^*alla aai , et 
fm éê iwpi rt a r ca qa^l ivtpacii lat ptna gr Aiida écrivains 
•a lèai feaia 7 Locîqn*^ noua paraiiiaiit <|ii«l<|iiafaia Vèiru 
■lia a a 4a n aa 4a ^ lil a iaai tAglaa^ cro^ona 1« plui soiivtot, ou 
^ oaa f^aa a'4Ùiaal paa bien ^iabli<^ db leur lanipi , «u 
^*allat poMvaiaàl aa paa leur être bien cooouei. £ùi-il eu 
iai ii iifitiU à lUcine de changer ton vert en un autre au»&i 
^aa, a'il a'eûl paa cru qu'a ^êmêitré gfs^éâéiaiiêuui exact , 
taaaai fiançaiaqae , wsi demeurée glaoéê ? El Boileau , qui 
peut ail ai biei inaUre m pmêêè <iani lea fera citëipar «l'Oiivvi , 
|M i'êâê'il paa mia plaint que 9$ l pané , a'H n>ùi pai re^ 
|ard4 oe darnier comntaa'iiMîUgilJma » et peut-être coniçio 
eeul M|iliiNe ? |1 a reucontnt |)l«ia juata daoi oc» vert (U« >^n 
^Itra MIT la paaaage du KUin : ' . % 




Mail a*il 

il faudri 
qui dit : 
ruite t à 
pané d 
Revei 
ilu Boite 
qui ne ai 
uoaie i 




>«v«o 



M LA lAM 

Sa 




'VI^^Bv 




*'* 



fiPk lii« M» «HM Um ém mmà» mtpmsêé^ 

- ■ ' • 



n ■*/ Ml ooBibrMë po«r b ▼#!&• ^4M##r (1mm oe«i-cia 

ChAlrtXl 

Ckaatlllt 

Ch«Bl Vi 

Et d« l*obM«riu4«é;jphièli««y«f««ifloif^ 
OntihiSêe ioui-k<«oMp dans U p«l«it 4m Rok..«. 
' Voti« eoMsaisêi'» U Ligue , cl vom vojfM m* «oupc j 
lU om4 pusiié jftkt^oi pour «lUi Jw^«*à foui. 

Mail •'il •'en «si ie^fU (Uns e» vert «lu CIm»! UI < 
Sa gloirt mimit pané eonmè m* ombrt l^fltt| 

il faudra pour U ^ndamner , Isoiidamnf r auMÎ l'Aradi^mî* 
qui dit ; // m p4usé eomm» um êclair» L'A(>a<Mmi« » au 
ruiie, ditt U m pana te Joug de /# muroLiliêi U êit 
passé de Vanirè eétàdë l'êUH^ ^^ 

RévoQonf auJi deui «fuM do Rucina, ut en rap|)ellent deux 
deBoileaU) avac li'f<|ii«»U ili oui lo plut grand rappi^ri , ul 
qui ne sont pat moioi /l«iDar<|uablot pour le otëriie «ie riîjr<« 
nionio iniiutive} / 



;%, ••*....;.• La MollfltK oppret«i« » 
Ptoi ta boueba « koft molt, t«ai ta tangua glaeéa.* « 



donner av«c l^ pronom ptrioniMl i iMia i« uicUQfiBurt 



VT 



% 



«^* 



»v 



. to Depnb etn^ ftnt «>ntltrf «baqM jour J« T« v«|i ^ 

Ki crok toajottff U voir |K>ur la fttmlkié fob. ^ 

* . ♦- 

L« B^. Lo|[r«nd Cond^ (ipt)11(|a«it cet vort à U pi^, 
VoiT^ G;t vert lont rouniu «ii* presque font le moo<lo s on 
9B a tik'M niitte applicaiionê; ils sont naturoU m\ plaint de 
aoniimenl } mait ce qui tet rvod encore meillours * cW qu*iU 
Unrminent «o mon-enu cliarniant* Ce n*ett pat «na bnanlë» 
aana douté, de VElêetré ou de VOtt.dipë d# 8«>phov1e ; 
ntait qu'on te mette à la pLire de rautaiir , qu'on ttaaié de 
faire parler Tiln«i comme Racine y ^tail obligd» el qu*on 
voie A*il eti possible île le faire mieux parler* La grand mé~ 
rtlt contitieji repré*ien(er les choies comme eUri toni daut \k 
Batort' t Ru|>liucl lUuMÎt autti bien ii peindre Ict grAcet que 
les forces. 

Li. H. Voilii ce que j'appelle louer comme un maître seul 
penl louer. Remarques cet mott : Qu'om *ê métis À laplacn 
de Hacinf, Suns doute c*est ce que faisait Voltaire eu le 
comnientanl; m<ûs cola e»t-il h la portt^e d*un critique %ul' 
gaire? C'est par celle raison qu^un grand artiste nVst jamMJi 
parfaitement senti et apprécia que par set pi^irt , ou cet» qui 
rapprochent de très-près , quand ils ne aont pat |aloux ; it 
c*«st autsi ce qui reud plut/ insupportable et plut impardi>n- 
nabU la prétention de Tignoranlf médioerit^» qni vieiii se 
plaeer auprès des clieft*d'abuvfe/qtt'«dU »'ii ai if droit ui 
let naoycns de iuger. 

^ai Tandis qa*aufoar. d« uiel « votre éoer ssiembldle ^ 
Relenlil des birafaîls doal %oim «'«««s coaibléa^ - 
Est-il jirsl* , 6«igncur , qiM SfnU •• •• i 
J« detncers sans voit ai saat fttoatiitnt t 



3 



. Voit., cite par L. II. et par G. F. Ce mot eai U iMil employa 
par Racine, qui ait t^léhort d'utage députa lui* Mcssêftsi" 
mené n'est plus cmptoyd que pour eaprimer in anuveiur des 
outrages, et non celui dea bienfaits. 

L'At. d'Oijv. , aprèt avoir cild co paaaafe d^^^olt/iirc. 
r^^numcui (« d cm«Ad« ai ua attil iMt dosl U lignilkaii' u 



adtdi 
|e demaii 
d*aimer V 

j'<MscM 
tragddiaa 

ailleiin c 
cetlt frai 
d*aan^' 
nM^tla i 
toute eip 
le plut 01 
employé 
let plut < 
qiii lui «1 

to' 

de ce tra 
VolUim 
irr^^fléch 

^ repëlëe < 
MaitU 

•^ confoni 



ange au 
aont e« 
Obte 
peut t'e 
iikiliêi 




DBLALAltCÙktiAkÇÀISE. Iê^ 
■ ^ ftMMintt I «t^pal^iMi ptrticélA #iMl*aÉi|ii • vtrM (... 
|0 (Wmaïui* iHl 7 a là d« q«oi aocuier la lanfiia fiaoçaiaa 
d'aUnar la cliaii|âmant ? Car enlla , à nmmtàm 4« jour oà 
)'6cn» oad (1767 ) joaqu'au tanpt o4 pamimii laa ipransièrM^ 
tragédiaida Raelaaf taovt afosft un liècta r4vol«* Tail*oa'^ 
aillaun oatia parait inalt^rabla, at ai f osais ptriar ilaii. 
cecta fraldbavr ila ilyta , toujoiiri la même au baat da liât 
d*aiui^7 Sm l'allrilma rartotit à ca qua Racina laWait exaaUK 
niakit la oonaail qua damait CdMr » da fair oonaM ua ^cuaâ 
touta eipi^Mtttiia qui na tarait pat marqaéa au ooin da Tasaga 
le plut oartain at la plut connu. Baôna , paut-étre , n'a pat 
eniploj^ un tarma qui na toit dant Amyot | nAait dat tarmm 
lot plut ooflftmani., il avait la taorot d*aa faira ua langap 
qiii lui appartient , at n*appartiant qu'à lui. 

f^Q^ Il na fancira pat aroir parooum «aa frauda panîa 
da ca Irarail tur Racina , pa«r vair co— bian l'attartian da 
Voltaira, oi-dattut rapportila , att toal au mioint hatard^ at 
irr^fUchic. On pataarait ancora à Vatahé d*Olivat da Taroir 

<- rapët^ da confiance: alla paul ta aaaciléar a^'ac tat riiargiiat» 
Mait Laharpe / mait Oeoffraj fMwraianl-ilt la Irauvar kktm 

«^ confarata à la irërild , aux qui Tunt démentie par tant d*at- 
laHiawi à peu*prAa contraiiat ? aux qui ont MgnaM dant 
Batrapaéla , tant da matai 1 roinia to«t«à4tit lM>ffi d*«- 
aafa aufourdliul I au canuM kafad'uMfa dant le tant au iia 
tant amplayét?... 

. Obienront toiitafoit lur r0iê€m$imêmi , qua , ti C9 mot na 
peut i'amplayar , eomuM ici , pour npmmmmisêmmet ou #•»- 
tHiUté t npait taulamant pour tignifiar la êtêVêmir dêê 
aa^naiPM, avae un eèrtaki ddflf da vanfaaaea» oaflMna dam 
cat rart da la Mêmrimdê , Qiaat HI > 



jBajabiM à la 

■1 plat par inl^l qaa par P^ s tt mti immt ^ 
n aMbiMaa aaniliaiMi aa frtad mmkrkmmmmip 

la varba mêêêmtir n'a paa ëprourd catia anéaM wu^ammwmmmt 
«t qu*il ta prend toujourt et en bonne et en HMuraiae part. «Je 
» lunaai conuBa {a dait« dit r Académie « Wt oUifitÀot 



• 



ï 



IM iTU0tl 

» (|Q« > ?•«• il*)» Et V^Uftiit» 4«M Méfêpêp Acit I» 

8g6a4} Il 



Lm Dirvi MME «M ioÉMil la tiflaért tl b |nAi t 
▲tell <p« Imt imi u o m I m«MMlM Mn hkmfmiî»* 






Volt., eiU par L. H . tl |Mir G. F. €2m inota de Msdmmêti 
«le Sfigmêmr ne aoal que «let ooMiftlinieiii frençaî». On n'etu^ 
ploya jamaia diea les Gr«M ai ckei lot Romaiaa la valeur de 
cetiemiet* G'eal mie rrmarqiae «|ii*ob peut faire aiir tunlm no« 
tri§44iei. Noua ne notu aerf eni iioinl 4et miMa MmmtUHr «t 
Mmd^mê dam lia comédiet lirëea de grec. L'uaefe a |MnniA 
^tto Duua ap|ielioiM lei Grec* et lei Rumaint S^igmêur , ei 
!«• GrecquDa et lea Itonieinea htmdmmêé\ eaaie ricieux en 
aoi , mêla «|iii ceaae de Télfe , p«iM|iie le leni|ia l*a aiiloria^. 



•5 . . . . Mii bi«B t S«igM«r , ««if quoi ! siiba »• rrpeiiRire , 
ToutdttlournM 1m yeui, et Mmblci veut oonfoodre? 

G. F. Vous com/ondrê » pour voua ir^uUUr ^ ii*eit pas 
firaiiçaii. 

f3^ Confondre ( Toudre afec eu eniemblo ) , c*eU inèU», 
l>ri>uiUvr pluiivui'i cIiom» enaomblo, ou ne pas en faireU 
di»lioGkiou : Toutêi let hum»urs*ont çonfonduet dans 
h tang: 

Lm loi» éuicnl mm force ; et lei tlroilf confondus* 

HiNRUOl. 

CVit convaincre en causaal tle la honCo , ou réduire à u u^ 
voir rieu à r<ip<)udie ; 

A eo berdi diaoours «ucun n*oMit répondre , 

Par daa irtiU trop puiiMus iU m ««ulaicut confondre, 

Ceil encore troubler , ahnttre , terrasser , jmellre eu de- 
sordre I jeior d«us la coufusiuo ) ' 







0i 
Ce 

TeHit'^M 

ilvoclep 

sM eal m 

dêmdmt 

iin0mé\ 

If «.près 

en iierUii 

depletiei 

conironi 

lumen! < 

seule pe 

proctië d 

i'ondéme! 

a'unéanti 

raison  

/ 
vous pOi 

employé 

M/Geol' 

iurs ter 

il savoir 

•4 i 

nnire d 
répond 
ptnsê , 

L'Ai 
plus en 
««t ton 
portos ( 

L. £ 



-^- 



Ot LA LAHGUiriAlIÇAItC. 



Bi« 




JU«tlA»t« 

Att» It iMNHMmi pnuBiwI • il tifsMe m méiêr , le p^i>df9. 
»M Ml MMiri 4*Mi réytiM iàdinMl i £## 0êm¥94 ê9 conf^m^: 
dêmidmm* U mêrt mm vmUit Ut dfmmr mm rmm§ kU^ 
iimgiêé\ ii #tf cmmfkmdit dmms im /tiU. Il conMrve à 
)^ii-|Nit U HiéiiM MfmiicâlioB, l'il Mi^mploy^ alMolumeat 
en |iarUi«t chi TiiclioB récipro<|ué <l« plutivun p«nonii«» oii 
«W plMi^iin cboiMi itênUû3omrméê4t's¥mmc9mi, *êr»m* 
eonêfiUt #• méUmitiê confondcmi, Miis 1*1! te dit abto* 
lument comme vvrbo réfléchit en ne parlant <|uo d'une 
leulo pertunne» ou en parUnl àp pluAteurt mus r<^ci- 
procit4<l*actioa| il lignifie, ce me lemblo, i%unulicr pra- 
iomlémenl / s'abiiuer pour ainsi dire dans lu confusion, 
s'untiantir en quelque' sorte; Firê dêê éires ^ ma faible 
raisom/te confond dêvamt toi, EnRn , quoi(^u*il en soit , 
vous Confondre néitîii pas en effet le mot propre que devait 
empl^oyer Racine. Mais il faudrait que les décisions de 
M/Geoffroy fassent un peu plus motivëes. On n'est pustou- 
^urs tenu de le croire sur parole > et on aimerait si souvent 
il savoir pourquoi I ' 

■4 Comins vous js me perd* d^sulsat plus que j^jr pense. 
L'au. u'Ol« Par lea exemples uccumulcis dans le Diction* 
nnire de T Académie, on verra f{}x*kii d'amani plus ne 
répond point à l'idëede Racine , qui voulait dirv, pius/'y 
fiênsê, phiiJénUptrdê, . . . r 

L'Ai. DuroNT. i/auiani plus , en ce sens U , ne se dit 

plus en prose; mais il ne le faut pas^ bannir du vers , dû il 

e*t commode. Cette exprestïoif est fort commune dans les 

poètes ronlem|*orains de Ratine. 

L. 11. L'ttbb4 d'Olivet a raison do trouver cette phrase 



\'~' 



j^ ÉTUDES 

; LL . plus «H. .y l^ra : </«' '• '»'«*'••".*• — -«^ 

trï» L'expr«f ion de R.cine Mt <»id«miii««« défacti-Me . 
cttùflct p./k r.i«.ndoon^P" M. de Uberp. , »... 

.«- »/«//••>•*»«'»"• VoWn.»me«n.«e. be.u rei.d._ UHen- 

ra..a»-t VU. quiu j«.iia.r.u H>««-»« . « .•.«•« 

ae5.occes«ur.aaproiuierd«..p4»re.< 

E, co qui no la iu.ar.«r«it p.. moin., ee «.l^oe. »«. d« 
liuileau , EliUro IXT • ' . 

3'.iini. un «prit .i«Jq»l.« "«>•''• ri"' »'•""•' ■ 
; Et H"' P'«'.' <>'«'•"■"' P'"' ''" '*'"' " " ''**°""'' 

t. mcine ;<,»•, «ond.màe lui-même le ver, de .on pi«. K' 

- Z 1«»'.. quÏ ,.:,i en. pri.UpU«. e.quil f.«ir.,td,r, 
»"ioura-Uui ? J. m. perd, . pins J'y p»n,.. I- ne .."H-, 
qu'on ne p«i.» dire. /- m. psrds plu, i y ^«...- Vol- 
taire Ta dii dan. VanU,, Acle U . St-ène Ul . 

Pourquoi m. Wr 7 /•"•>■»«"''•'•'"'> ^'**'' 
„,i,.ola ne prouve rien contre ^»»*a». plu.,.r^X^^^ 
con,.„o d«,..leien.p>e d,Doile.u et d.n, le prem.cr de N ■• 

Cu. etrn*™. pUuu.i.«7 C'e.t le tour même .u^h, • 

PO i'.bWd'oiivet: i«/,«;yp.«'. ;''«/'• -•y«<'- " 

!", i .ecomn» on voU. i. meUre;./-. devant cl....... i'^ 

Tx verLe, en oppo.i.ion . « . .«onc^ le p«*.er ce.u. a.. 
ce.dm.N verbçiqui wrl comme do motif à l«a«re. 
,!. n.«uron.-no... , mou o-ut , j. p«. «cor lui pUire. 
L. ». Celte m.nii(r« * .'.drt.Kr à w» c(»i.r. «/« /""^ ' 



■■>^ 



j«iiidtlMit 



COI 

(|ii*iljâil« 

cèàkttfiot 

tion , mai 
)>ien n'élr 
/a*l>>il ceni 
ceailn) ? 1 
iairt à cvu 



rw C I 



0C LA LAV#^y piAIfÇ AISE. M 

«iit^ttns (Imm Bacinté 
L, II* QiumhI Em'àUo 4it , dant C«i»/t<i f Pv/ 

foi IwtiH Ma p tM iw i , dcticM an piu af»U» iWt» ; / 

M •«UlMlé«4t rire* Qa#B(l Bër^ntce dit :' 

B«^^HOM-aoM» IMO eanr, 'j« puis enoor lui pUire , 

je mmmmémm^ •} U çUdamatton n enieu^ pas. Ce que dit W 
Liiiwm^atiw db ^at a^Hss d'apostrophe» , eiit vrai on gé- 
n^t^téi U r« du d*apr^- Voluire< Mais il aurait dd fijouior 
qn'il jâ dfaaaeeptioiisqui d<!ipeQdfat dot conveoa|Mes parti- 
i^lièrip» dont le goût seul peut décider. Voltaire n*a poiaC 
cèàlurï ot Tett de Métémicêi c*est qu'il est biea à sa plaoo , 
ei qu'il a la toA d« la yëritë . 

f^ le a'aatends point du tout critiquer le vers en ques- 
tion , mais p dis ^u'un vers épargné par Voltaire pourrait 
husn n'être pas leujoan nn bon vers. Voliaire, au reste ^ 
/a^if-il censuré dans Mérèmieê tout ee qui pouvait prêter à U 
eensliw ? Et M. de Lahnrpe lai*ménie a'a-l-il rien laissé >^ 
isire à cens qui lonr vanus après lui ? 

•f ' Qns dirent svm bmI , Ip Cmir , Roms , l*Einpiro.? 
Mais., c e ss a is vetrs and , ,q«sas P<d*-j* "vôvs dire? 

L. H. La négation /»«# ou ^Mi^«# était ici d'une nécessité 
indispensable pour mettre d'accord le scms <le la plirase et la 
(•riinMMdre. Qm^ voutjdiro ici ftiêlUf ohotês : il est relatif 
st réginM t «Quellos choses ne puis- je /»a^ • ne pourrats-|o 
» pmê vous dire ? Sans la négation » f ai# signiiie./roiinf nos •• 
» (>«n ne puis-io vo«ii dîfo co que je pense , i« que j ai en- 
» tendu ?» La négation omise n'est donc point ici une liceuee 
ni une ellipse t c'est une vériuble faute , psrco qu'elle change 
i« sena, el qn'apak ces mnU , f «• né *puiê^jt ^foms, dirm > 
la pkmse , snivant Us réglas du langage , parait suspendue, 
tt fait'iMindre ce qu'on va dire. 

Ç^ Vil n'i araa r^ ^* ^ f^' '^^^ pfm^m et 



j 



o 



V.. 



\ 













p.mrfi«WAr# okosês , ^l Uaocond r^^tif«lilft?^f|^^.^«r 
VOUS -airêj -^r. ;•— •♦ v.v ^• •» ^^'"' 

t. Raii. t»n dit or<îinairenietit^/»4iit^*^^ r <?«|U-dîre, 
•.•r/#f^. Q^ique »*rf;»a«<>/itfr •« ^éiii fiijuti ^m étouf. p*» 
a«i» le Dictionnaire de rACad^mie frlU>ÇÉii«â tt 1^ tfèi- 
ilégëtA dMi BriiAnniàms, ^ 

^ If •*épanohail en fiiU.. . . • 

^àwBA Phèdre, ^ . 

tjk Hiain ne s*èpanohéi |>a» t elle (^panehe* 

'Ma mtin d« celle «oupf lipanehs les pr^leal* 

C»\^nA»ni\**ipanther têt dit ici de U maim et du cmmr , f t 

cette eiprewion hardie présente l'iwiaje duo prince «joi ouvre 

te iit«ii»etion tf«i»r|M>ur ftonami. . t 

(^ U wa/» , il eu vrai , ne t^éffam^kg paa comme 

le «Mir, mai» elle **ouirrÊ comme le omur^ ei le iw^r lu 
fhit iwiMJr ici d'autant plu» facilement avec lui* «juV/i^/*- 
^r »e trouve employé , même |>our le cwwr, dan» Um-m 
à^iunif* Ain»i rexpre»»ion n*e»t peut-éirt» pas ce quNvnV^i 
ippeler kmrditi \ mai» elle a celle préciiion et cette él^^«P^« 
^*un admire il tout moment dan» Racine , et qui »onC un de» 
priacipaui mérite» de «00 »iyle* 

al Mou oour » Hhr« d*llll«urt , lana eramdre Ut murninre* , 
pMl br(d«r k MM eboU dan» d«a Uammaa obscures. 

t. H. Jeeroi» Cttle épitliète de mauvai» gt»ût : on di^'* 
Imm «a byiMB «é^CMT » «o« lUliaMe o^OMf , dés amours 






rare dans I 

00 

de Botl^tt, 

Au 

et que dai 
contre les 

I 

cî*èst-à-din 
Mais, avec 
de êomhrt 
au propre 
du feu , 1 
dessein d*i 
|)eat dire ï 
Cilardeau 



Poi 

•9 Ad 
To 
To 



^ Volt., 

. leurs • la 

dire'U*!! 

'du persoi 
justusoi I 
une coni 
Vorellle < 
ne sont n 
besoin di 
Bûrénioe 



»«r 



itèè- 



»E L À%AR Qîm F» AN ÇAIM. SoS 

oAitfMi «*&• «P># «voir ^uW U m^phore , ^nl/ir^ 
éérrt^^JJMntnft $ Vôhs^uriti n'a plat ilîî de mm : il y 
a inoohéiWMt miUv Ut icUtt el l«t molt. C«ll«&iite et t bien 
r«M ^Uat IVatfttr. * ^^ / 

£ni^ OkêCarf* est ici dant !• inèaie leo» que <lant«ces vers 
de BoU^a, Salire IX r ^ 

Bt ëéjk vdl^arogrm dtca fOf riniç ohseures , 
Aas S««auÙMt fntart préparer des lortutM , 

«t que dent ceux-ci de J* B. Rousseau * daos son O !• 

contre les hypocrites: *' ■ 

jMîisn* d« fourbes o&jctt/«# » ' 

lifft^jl •eal«meiit \ noiroir lea Tertni \ 

^^.à.4ire, quUl est dans le sens de eaché , à" inconnu , etc. 
liais, 9ir9c Jlamme^, on ne peut Tentendre que dans la sens 
de somhr^, àtiénébreux , etc, pa^^ce que Ufl^mma ^tant 
au propre la partie la plus lumineuse conime la plus subtile 
du feUfTëpithète o^JC^MfV semble nécessairement mise à 
dessein d*afCsiblir cette idëe àe clarté : d'autant plus qu'on 
])eat dire au propre nn/w ^oiis^re ; tëmuin ces deux vers de 
C ilardeau dans son i r a à^Hèloisc : . 
» La iorehe funéraire, obsear et noir flambeau» 
'^ PoMsait par iolArralle unfau mourant et sombn» 

a(» Adiatt. Naqnitlea point ma prinoesse, ma reine, 
To«t •• qni dt u^on cobqi' fut Puniqae d^iir, 
' Tovt oc, que j*aimcrai jusqu'au damier soupir. 

Volt., citd par L. H. C'est ici qu'on voit, plus qu'ait- 
. leurs, la ndtessii^ absolue de faire de beaux vers , c'est-h- 
(UiV; d*étre bloquent de cette éloquence propre au caràctèie 
"du personnage et k sa situation, de n'avoir que des idëes 
justiisoi naturelles, do ne se p>as periitetlre un mut vicieux, 
une constniclion obscure, une syllube rude j de c^nrmt r 
Vorellle et l'esprit par une dUgance continua. Les rèlos qui 
n«sont ni principaux, ni relèves, ni tragiques, oui sfir^out 
bosoia de cette dUganct et du charme d'une diction pure. — 
IWrdnioe , AUiUde» Aritie , étaimit perdues sans ce prodige 



.. "1 




«%* va* a'WA 



AWé* avntt 






■A. 



j_iHlrf|i|li»r flinihnnr' ff^;i — [ — 7" 



k JHèii mmiilé, on à «M^ ^^/^Itf ' U Ikmi M» ft«» q"* 




tss> 



\- 



9^ n 



1^ 



' ^ 



4a r«rt ; proaig» <l**iiUMit ftÉt |«iÉl . ^1 ttâmÊÊ ftitfl . 
qu'il ^«Upiif lAti«|><iaii, «C filiikMMl •1*11^. fil 
àvaii ««^ ë MfÉpMlir fit fm t ê ûà Ê^ . U ••â«il pi »•• 

£air« 



iftilifBM 4« 1^ lf»fM|ii». ttUf cm K iiwiltkHit •• ce 

qui U M.I • o« #«pp>i>iii l « wt mm éUfm ^ m coairibue 
fmftmkV4U%éMi^émmê^imiM0pHmù9êM,mmr*Ue, 

ftd9êiê0mt m fui d9 mmm mÊmr, rtc. , f»< *•» t^ ^ f •« 
4|mIU aUféianfi mim \m w piiMii a i •! ••• 



9o D!«acref , lois cU •« uir« •• m 

Trio«pii«f«i#«t p««t-4ttt, •lpWMi« 

Volt. Gom^w l'tMèiiaU tyiMwaiaU fÎM , f^\u\y\^^ 
i'auuitr qui lai commanik Wftot, mtêmàpsrêiUëa |K).iif 
^ miplir up béMiMkiMit «M nott iMUilM tc Uc^• , « < 
c& même m M 0mê. ^ 

L.H. Il «W iMfMtîM* 49 aéféfw ict à l'a>iorit<^ lo 
Voltaiw. Emêémêw^ immmêmi ■'«c riwi «MHMqttV/i «///'? 
êiidfkê. SftM a<Mit« U cMMMir «y • pâi •!•«« fëHc.ll. 
CMAaMMi ■'•-«-U !«• vu qaa m mtàêmimi trèt «MniiU' i 
pMir Aniiodiàf ibyf Ion» W rapfori*; ft ■• ptac éire •« i , 
Mmnn il IW li tfrMVMC 4Mf mm inlMiM, «o ivinplista^'' 
oiMiu 0t parMilà ? Ui^^fotam qU' Aaliochwi parfc en i)r(>''^^ ' 
U air«it •! dwrwii dir» » a II •> a pam^lra qua moi , Ma - 
9 daaMrqii>*>M im paml «MMiat, aa fàt pa« prein; et 






«l^ 






MIOAt 






«H MMi Ufititl^Miii 



9«i 4^ f|i*ll 



P% LA LAVGVKTAAlfÇAIiE. 



4«Uptr- 
lUi Cfi4eur 
•I iMiMul 
tioot «t ce 

HÊê êê fun 
•U* Mais 






, «// 



laiorît^ (1*1 

« reflet il) ■ 

Ht être K i I 

I en prost- , 
moi, W««- 



îa.: 



Ijl ^iHP*^ 



BtOf , PU15- 



#|»W 



à i» pdÉI I il il a'A fat isi 



|i«r WM (Uwvmymmm iêaê» O* 

twif* h Vêé^mmtfmqêim • ^0 m ^wvir a« |NKNMi«i «Mf «• 

•«MivMrt c«ll« !•■«• 4mm m v«fiilkiMi^a i i« m mm« m «1 m 
Iroavwsit àm tmmfXm éBm IUcîm •! Boil«i«. £11« a •»- 
COI» mmmà'mimàÊ «s poM. Il élaii aiaé 4t naura , yi^ #• 



f^ Voll»ti9 pa^i'ait «t Savait raéin* • ca ma tainble , 
maitiv ici «•«»• il • laia* fkmê 4otil* g«it U pronom hii , 
élis 9 ■• 4ml t t UB fAo jwft a» WfiiM (|« an patUni de* |ier- 
•oaiim. Ifaiâ U Wm# n'cai^lapaa faCàiammeiit p^rtonniii^tt 
«Uaa ca qui paMife » «^ fM» calta tyrannie qu'alla aierce , 
al par cat ampirê qu'on oaul prendra aur elle ? N'j a-l-il paf 
4'aillaiiri caCla peraonnifiuàtion ai connna de U rime ? 

. L« riaw Ml WM Mclaft ti B« doit qu'obéir. 
~ Lorsqu'à U bim «k«fcli«r d'abord on t'étcrtoc y 

L'«*prât à U trqavw kiâitÊktnt •'habitue ; 

Au jouf d« U rilioo mim pciiM dit fl^bit , 

Et , loÀA dii^ flptr, U MCI et l'anriobii i 

Mai* loraqu'oo la néglif t , alla détient rei)cUe , 

Et pour U rattraper la aana court après etJè. 

; ' ' * BoiL. , jâft poét. 

^ Si Voua ▼pjea devant Toua unr reine éperdtie ,* 

Qui , la aKwt dans la setn ,^ona densande dcùs moU. 

* - ' 

Volt. Deux mois aérait ailleurs une eipresiion triviale ; 
elle est ici trèr-loucbanta. Tout intëresae, lu aiiuation, U 
paaéion, ladiacouiada Udrtfoica ^ l'embarrM o|iiae dAolio- 
■cUoa. I . 

L..H. Il n'est pas besoin d'expliquer pouirquoi toute U 
beautd de ce vers consiste dans la contraste tjle dâùx mou 
avec ia mort dans U iêin, qui lé préoèda « et qui est si 
loin da le l'aire atleudre* 



•4*^ 



#• !• I« «M *4^6i H"' 1* UIIUMII lUli. 



lUtlct f«« /# ifktmmh* Que diiFisnnent tout cet htaui 
Tortt èlqut4ailh>«iiicr2<aiiioro do l>iiioiird'AUire7 






' f;^ X« jiMfr igU»# l# ^W« «tt ici «•• ■trpmiUl 
jj/kré* , bjptffboliqiM, q.ui m pirat M pfendrt à fa Wllvii Jt 
«Jûtr«a Vf }f^9Ùp «n «n^tlf formarail-elU un Ti«i o«Mrai|« 
avec OM deuéSmofi danand^ T Oa peut portar Id itêotn, 
o'efU4t-dtri leprUwipa de U monyéia/^ iê iêim , mm élaa 
précitëméot mourant) et Ton paaiéira mourai|l, al gU- 
mander éiêmx mots k quelqu'un. £« mondais U êêim^ 
qui att nçbla et po^tiqna:i Ûïi perdre à dêmm m0U\ovk% ea 
qu'il 't>eut avoir* par lui-méoBe de trivial « •! le premifr lié- 
miitiche communiqua au Mcond toute m digniuf» VoiUi , fa 
croit , tout U mytt^re. Mais fi H. de LabarpOr P*r ^ Oùti' 
ir«/i# dont il parle, n'a pat entendu un <70Jtir«#|a dUddeii 
•mon obtervation n'eil pat » an. fond ^ oppoiéo^à la tienne. 

St Et dtna quai tcaipt «mot 7 Daat It moaifBt ffAi 
Qtt« j'éuic à Mt j«os !•• pl««rt dt mon rival. 

G. F. J'étale , pour /a /ii/# valoir, exprettion nn peu 
haiardëe, que je n'ote condamner* 

([^ Voluire dit, au tujet de ca vert de Comaille dam 
Bodogumê : 

D* M* plrara taBt.vaacAi ja <Uaoavra U fard, 

que \%fard dêS phare att det plut impropret, mait qu'on a 
dit avec auccèt, lê/astêdêi pleurs, pour exprimer l'oaUji- 
tation dVne douleur dtudide , parce qu'en effet il y a de l'os- 
^ tenta tion , du yb/Hf f dant l'appareil d'une douleur qu'on 
étale. Il parait bien , d'aprèt oela , que Voltaire, non^aeu- 
lemeot neùt pat oondamnd dant Racine Texpreuion étaler 
des plêurs , mait ne l'eût même pat trouvde hasardée* 

93 Souffres qu« dt vot gU'urc jt répart roatraga. 

Volt. On peut appliquer à cet vert ce prdcepte de.Boi- 
leau : 

Qvi dit tant t*aviUr lat plut petitai olM>t«t. 

En effet , rien n'ett plut petit que. de faire pafaltre tor k* 
théâtre tragique une tuifante qui propota à ta maltrctte (io 



i-ilTI 
84 



Cêt^é 



»• ^•êHmdêUJiâimé , poor JloMtf aUûndd^ suçoir, oU'. , 
Il il 9*y «nftii oii ri«n à reprondre. Je m^^toQ^c quo M. GeoM- 
fioj y ^i i^ii^ i^m 1^ ImfiHiimûs , 9i t^i eu trouve p«jK 



If qu on a 
r rotUtii' 
R do l'os- 
ur qu on 
non-teu' 
i>n étaler 
fdéê. 



do .Boi- 



re for U* 
Itrcuo (io 




■ ■ -i 'ji 



0B LA LiNOUE MAHÇAUE/ Sot^ 

nf iitii K l » f Mi tt iot chavêni» Oti»à .•# Wjif» li duwM 
dela4iililNi|0»iiM. vufl^, 

L. ■• Q9k%wàm qoelté didioa I quel djMff d« %ureo 
dMMMiMMet f4p0rêr l'ouim§$ de vus fmml et qi^ U 
veff mk Mit f «I quâ eM amené per colui-U « eH lueeu d« 
wti Ail I .... •:,*a/ 

lillief lliiilf FUskt , îl vtm tos ownig 

IQilie iMMuier de e» devi Tert , li jutlemenc edmirëf , e» 
râppellf.«^#^lê#//«qiii itmle aoMi tar U réporation d'un 
otttrefet il qaif wwàmm fraie de beaaU « en joint «a do 
loui pafUailier« eelni d'une belle alliance de mou i 

Il répsrtr dot •■• VïatéfUÛàê oalràf t. ' 

L'oMÎfmgê bit par irfW# plêitiw k la H!^ P**>^ ** fdpaivr. 
MaU j, hélaê I Voutrûgê fait par lot aoa à la beauld le répara-' 
i-il?i 



84 II qoo Bi'iaporu , biUt I d« «tt vtiot onooitot. . . 

L. Rao, Celle locnikm , qui, Mbant If. dXMivet^ «anfio 
le Upiêur malgré lui, n*arrêle point l'abbd DetlonUinoa | 
jui ironie qu'elle peut avoir plaèe en ▼ert.*»« 

L'ka. Datpoifr. Ceiur location ett tàngnlièrot je l'avoue. 
Ilaelne aurait pu mettre » ffi# m'im/Êprêêmi^ lèélmêl fup 
cêêpsimé omémêmsJ Mait on dU lort bieut fne m'^nH^ 
por^ défaire 9êia f II a donc oru pouvoir placer un nnm 
de ik mémo manière qu'on place un in^itif aprèt fttUm^ 
por$ê. Tout oe qu'on peut dire pour remcuter^ o'eel que c'ett 
une licence qui no gàlo point la podtie 9 et qui ne doit point 
arrêter itm k<mm mmigrè M* 

te^ Si y 00 Aviêui m' importé, pouvait avoir la mémo 
• f^iioation que devant mê résiê^Hl t mê rêHêmê-H 1 
c'etlF4-dire , la tigniAcation àa fit'êsi^Cê ftii, lo vert do 
H4U:ino» Inin d^élro répfdbentiMn, te trouverait au contrairo 
<i«nt1a pè|le t car* qoellot phraaeé plut fran^aitot que collea- 
c» t Que m0 msêê'ê'itdé êouêês oês gramdéun^ ^ué m9 
ffiêmi'U de êQitê ûH tn^fÊmum T Mnia f «« 4tvaBt m'imr 



qui dMfurt Vuluiiv commt HaciM, noot d|l liarilinMin 
<|iitt Voltair» «eu raito» lU tromwwr dtm^élêii/Pêliei mains 
UM •xprvtMOB imc9rr0O40, On ?oil ^m «'mi de U part il m 



mvnnê 



m 



i- 




lié 

mémê im^ tm ^n ifi .giÉii II hiwièipii» liiiiat 

à cillM!« t nHml i ^» i »<ri i éàmêw^^mmêmmêr 
Or, cfWfill «Mlk iMNlr fi»^*«fl0# ##ii#«M«#«tl k|C()l4- 
mM«. UjMmhIM* mtl Mm éê «i^fèt tf/ impèmiémm» 

poméê U vie i Mitte M v»U «MoMiil qM 09 n'att PMjd^ 
tiNit U néoMi têm ifÊéi 'éàm U fvrt 49 iMi|é« l^iiiê cet 
ci»M|iUe ,Umm^MAidê9U pMr Élii^ r^tendut , 
le eomêiém <!• nni|ioiieB€f { et iUjm 1^ ft/H 4ê lUdoe , 
c*eh U Mai litéoM) de U chote doni 11 l'egll d« «MiNiuer 
l*iai|H»rtaaice. 

Volt* Ce vere et lont oe qui mAi me paraiiaeiit idniiraMes. 
n n'y a |iai daM «• iiaoaole|pe uâ seul mot bon de ta 
place. 

IfcH. Le MnifMvialeur (Lweau) qui fat Tean apr^» 
. Voluiio , a iveMétoa dUX^NMaeai. U a (ait ai peu do cai 
du leiie do RaçiiM iit da i«ANi|e 4« VoUaim » qa-il « redit 
le firta de ta pleine .Milofil4 » snaa daif aie mAme ea Averiir, 
elMUM pidtexier «acoM ▼•fiaaia, lui qa^ jfcafiUe al aoi- 
gaeaieaieai lea plut Ugjktm dilféreacoa dai dÎTenei dditiom. 
au lieu de celte iiafùa ai aoW# at fia n iaMk» ^M iàohe , 
Jmis l'mmm^rtmn.^ il a fiiit préieatà Eadae de oe fart . 

Alt làeha, fuit TaMour, ôurnoact k l*BMpit«. 

Avounnt que ce /léii l'awUmr aat Une oafteelion h\»n 
hfiaginëe^ et qu'il ne t'a^it id pour Titut, ^m éi/uir 
I amomt, le ne croit pae que faeaai» mmtiM àà M ai>«u« 
placde. 

. Quoique méprit qulnepiro d'alMfd aei eiaèi d'iaepiie , il 
iaipo«ibl< 



nation et dea letiret > qae lai alMifa-d' 
•soient touilUi aai yeui de 4 



iaaaaaUaeiq 



uet 
lé- 



parUoi il dM »oi>lei êBlèiéê éê 
iuurdî^t 



mê^éêlm 
t 

t 

tomliit, 

lUdoè, 

N}tier 



ton 

t 

■Ml 



iiir«l^l«i. 
ni de ta 

IB apr^s 

m decai 

a feCiit 

arariir, 

I ai •oi- 

Mitioni. 

iàohe , 



ion kian 
ée/uir 

iplM f il 
ir 4a la 
«aaiquet 
lé- 




♦ ■" -T 



'y,.' 7,'f ',!#■., 



KÇAtlt. 




' aifoiitol partout » il||ÎWil ^^M^f Ml 

pom; iMlf fijiMir mtl» n y yliptpi , Itnn» raii rtp iit <• lli^y 

Q,lf, Cfiti» t t pf taiioa flMiûli4iit« /W^ l'ëmmfê tlr« m 
fofipt 4a #a Ipiiiiia laliMai alU p<ai»i l^lf» ravUitafaïaat 
4'iui l ai p a t au f '|èà ainu r aU émAftUm l'mtm^wr f ua 4a 

f^ Ha 4lraii-OB ^ » d'apak 9ÊlttM Jamiifa i^aaa r q a a » 
qaa a pour pûimért l^àfUiêêimêmi^ Wt ta p a âiili ia i laaplaa 

# ^W^Hr sa ^99 ■ paMW'- i^lP MM^t/f' 4Ê9 9w w9Ê99lʧ9 ^mm^9 § 

m$i9ii le IJ^méê ^m^/mUêlimmmm lipnaiiiiiiipi 4aat Xa^ 
^aiM a aa mb4ib aaâaaa al ÊÊkÊmMmiÙÊ l*aiirt» 

On 1^ paM t ialaii l i paila^ la imhm aiMièria«aat 4a 
ca 4affaiiaa aaaMMBlaltaa'aapiaK! SNi 4avM 

BOMa 4mm Immm mtmmm hpàÊmlÊm9Mk Ibb 

4aaBa«vaiftlpi»ilf'Uêiippil|è\iMllflMiMllla vata 4a 
JUcéaa» dmff» mm 4a«iail ra^Maé Ifl daaa lat 44i« 
tioM^fla«liii«t|lifii«ia» yH wmmémt U iê aaffi|f»r, 
aiifaiaH«it,j#4làaaaiaafi^ii'aél paa aaa|<ia 

da m um iwiia at \. -. 



•^ 



•ai^ 



•aaa. i^BaïaMi,^ bhmm api aaa m aaaia aimi* 

■La ^^I^^^^^^ ^^^»^^*^^^^^^g^^m^^ ■'«Mi 

I Ip iMIPiflkèii « dfîvaM iaiMlilUiir 



1 



M|iliMt f 11 n reiicoairé (>I*ii jiuU d«oi àék Vh^W im\ 
ffUm MIT U pafMgf 4u RUia i » 




^ 






-'i « 



!«. H. Il V0M pN^m iffà, 

impoMil|l« , mfipêi àêm» méê 
pombra ilè mèiiM/llabit, •( Kip m^ mlH'^ 
ttrininéàt unéffèuU 4# iti'îléléiiliWi^l^ 
ttur •>! éii«c tfrif^ toi •« U|liAilMir Ii4i«i 




qui foi^iil ^^Ê^nêmmé ti9p lètliti , ip ééfé 
fi^iblt», éé-^f^ï antfii m WAm yHiiilpil»iifa t^ wm 
i^Hibt ÉiiiMftit , mail »mi |NMt iM|oiirt. Cf«9 jV «Mt mmim 
ii*a rlan , par «iMipU , qui chouat l'arfUW , 41 liai •• fan 



iél» MM èi % m<é'ipaiiMifrta^ 

la Oarsiat IMi^dwMi lf4a*ktMU 

CC> ''^«^ mmmlh mmim ai ««a ## #Mv >!«#• M MKt 
|ia« (la iMatrak liëaiiMioliai, parra yaltWWlfyylUAnMfa 
(fui lai larMiaa, la iii w i fiia i i^ Cwtiflldb WMIiiMr 
void Uat fan oè aa mèmmmmÊfMm m^ktfé é$ lé 
•uaiiéifa, aait — tlamltor, Milân fi liil » ■■iiièl 
|MM sa Ma«va4i «Cfili 

l« v^faftlt Malt alaai» al j| aéi^lUMb.NiaAi 
HA k M fawa liMili M NéaaliUa tbala.... 

■' ' _ MauAata. 

nu ôavN l« biHH «i'tfài^ itMidhmêê mutm, ... 

Fi»(ir<MiM » l'«a lft« , «t a*Ma froat lalwiaiila / 
FréMaïak k IMropt itm odkmM m»im* ' 

* ' - MAna^i. 

U ilaif «t l*Aloort« , é^m mêê iéntgUnia^âint 
iMpoMftifai liUatf ti^ faiii dUt kasa^aa.) ' 

MAaoMif « 



^i»«j 



V 



P^ùê M bouelr* , ï •#• mon I MAI M Un|u« ^\ui: 




tiMBi pif» ta f^o^nil , * 
9 ■■■■iiiwi ilMiMiMMit im ytw% ? 
él llPfa iÊ >iMitM IN confirmât 



• • • 






>t • • • 

f • • • 



m2 et HÉtMM^ ««it k 



f t 



»•• t 



C*til l«i f«l U foraiM dét «M piM JMMM au. . . • 



f Iftf jMMt «MOT« lÉoa Wm I MM l^lli« brat. . • . 
9b plpt fiMMl 4«i VrMif«irt«IIWt la trltutorl •*. 
\ *Sl k f«r ft k Im toUat dû loviaa parit. , • • ; • 
• fkai I k fki^lâMPa «t f«i ktrttfbia aMio * » 
WtaH , fMH iépMiiiii ê» féfiullU» fkM«..»« . 
' vnuppaai vaMpHiif iMN'|«:j>wa ivw MiiBiMMPiiVMpP(««« 
b» lif •énif kiifMk it ki iMakm fkt,,,. 
I fP'M^'MM as aaa-'lii|Hs.f viiMaa al liMwat MMViv*** 
«iPiiilB ^ ^^ ^*HW dit 4aiii pvofoMka «il*.. . . 

M«ii H ii •'•Muit p^iifUAl pti i|a*wM wè^fêêHê msim loil 
u« ' i H ilHi if kémiêiUkê, si qv'iiiMi W «Aéw «M» m*sU 
'i^ #1 il«f«« /'Mtf^ P^êlMi, 4m» l'Mt U^ tm 



TréMiiUmciit io il cimimU à um at^l M«i 4ofti U lig nilkaii* n 



.», 



v.>* 






^.■; :;!:'^' 




mê>mti0 «1 #^ fMw M km^ fmfÊtàmm fitii; ««mu 

vani yl ^» tt' — I » l«li ^raU MllMtV tt'kt peut 
fo^ , «vaat W MbtlaBtif , •?«&» ot ^pi U* Vo|9t «Imm ârtf- 
immmiûmê \m MmafqpMi mt U fiiii# , / 1 

|*i«| Mi» 4« f«M MMIMT |»«ff «I MalVtiM flllÉil.. . 

» QëMit k #^ ivA^Af , n'fti-n fMM mlini «iirM 4mIii «ff^il n« 
pourrait rétvn avant, dam oai v«vk layk Sémtmmi* de 
VoUaiftr 

Bottffrt au noiM ^m$ In pl«im 4« U mmij 
ÀrroMBi ont mia «i (aitit «1 si «Aéfw / 

Ditm une si chérw titê , an lira d'un* têêê si ekiH , ^uo 
davieodra c# l»tiu vtrs do BodliO 4^ Jfkédfê / ' 

/« pMiN la diMio d*wM iHa #< #iUf»/ 

57 SI , d^ftot ^«t aiMrirJlt trial* Kr rfatoa 

VoM vavl da aoo irépaa Itiiitr ^|o«ii|«a twiftori 
la M la alMidia , iu^mjf fo*aii laad dt Vowi oém». 



L. Rao. On diatil alort iMilfdfMMMat ttmm^ fm ou 
êHtémifuê, fBÊmmm on lo f«fti fm ww winiipnéi Vao* 
folat. Aaionrdliiii on dit Um^omn mwmmê fm » «l^idoii 

aiooiof ^0. nffmi 4 Mi^ «P i^ii^ Dm /'AMmi Ms- 

dmmê^0^mmê>fmé^mni^* :,\ :, 

façon do |iitlit nalii|nn« ^pi'U an CmM fMMllit paa froacrin» 
do notra po<^aio ^ d^/à kion fMMpnn» 

([C]> lU fMdiéo a or« aana dwiin f&mtif ai ptMv d« cf 
mol (Uni comai, pttiaq«*oHo Ta Iniiad lonakorMi fniat qu'on 
no l« trouYo plua montâonné dont W BictfoMMlM êk l'AtM- 
àémw. Non, éiêpmmt no pout ftw a *tip toya> 4fÉt comme 
pr^itloQ di^'H^ ou d'oidso» >• ^ |Nifr oiftilUr €h 

pr^gmp0 or# ,#1 il ii*«ii poiat ponnié 4t to ii< f <p » t «^^ 

#M^«j»l« prôpiyiijff^ji, do lowfi, Hf^ 4 OflipoM plilf i»»«- 



it 4oit» 4il iAci4é«it> WtftbUfiiAOPi 



Il protcrini 

de f »' 
1*4111 qu'on 

fm comme 
if «ilUr #M 




PB tA LAWOtfiiiyMiÇâISg. M 



^ fonMT M MM 4yiifoqiit 



"■< 



.*<V/v 



m rmiikÊmmm imm^, j*«i i»èu étA^m 






Ctn #i»«it# iêi fii*«U« «itvt dira • «1 Vou pourraii ar«jiii.fHiii 

Dm mHêiê'Û mk viii » ^Piiin U dit to<iU lUçbt , q«*U 
faut alauttr ili à sHmifm » «kfast m 4«Asitif » il m I'mH 
pal fnâiiia é|i*oii pittt ■ ■iu p rlMU ff fwi t «t iMMlvt tlmpUiMat 
avëiêèéê, tammmU dit M. Otôflipitsrt A|t«to«ê mûit ^110 
cotta lé pp pi ni oà «it a«^ard*luU fn ifaà dt fifiitar, #afN4f 
ruM|a oonunua } at il hvA aonvâaèr ^ te Wa liaat aMaa 1 
totttia«l f la varba à la pid|Mtitki« «##•#» la fnatii à- 
paufMéi imitlla, 
* Vair daM Af liftfMMi TaH^ iHf la Vim t 

Mail tfaai ^ furtlr» ]• aie firti jaitiM. 



P«*tfl 



?aL< Lai Taitioal liita faite, (a l* a ta«a \ iwaii aaaaiia mw 
foia catia mAm ii*aat pat oa ^alla danaift êtia.... ia«i-#ira 
aalia/acAaa pan t ati^la #ti<a plut vi«a» al paHar daaa tai 
9mm pl«t iê UraaMa al d*aHaadriiHnaiH \ 
•lia pliM él%a»la «t pilaf BMiuf4a ^!aa dMiiMla 

L. H. VaAlaiia « ^ ^yi^t I* MiaM» fa«vait éua diffi- 
cila MT la biatt » al j'avouo ^*il y a daM aalla wAaa qual^vat 
«adraito liMbMir^yiaAqua )a aa «wHa paa dat ca aoï ka ca 
van fs'il ltaii«« pâlit t ilftt'* 



vaiî ^ aM parait U pl«t haaraùra ai la idiM toacliaiita té- 
paaia à rdsuMwtitfa ^ Titiu via»l da Ikira d« MMovii^ 
(|tii i'appowia à MA raafiaf». Maia aifl<il vrai fii*aa giadral 
catia aéilÂa sa êéiêpmê ai ffê*êÛê éêffrmU éêMf Qiialf|UM 
faaiai pauvanlHlIai alitfawar li aa ftoiai taat da baMil4t ai- 
laadriiaaBlai q«i I dana laur ^n, loat au pramiarranf ? 



,1 



âf.N 



Ifya^t-il 

NMfMMt 



ÉTUDIf 



•Mb 



' êêm fÊÊ IumU Tiiiit pviiM V«lr Utértii ^ 

I# tMMiftiM ^or4t«»lf-fll0 an Uafig* pl«t ^^^tnuit ti 
èm Mi'^na plu» •ttcliiMilMrt 7 ChA<|iM omiI A*«il*il |^• lîa 
•tiiliilifàl ? Gliayi MmUiiolM s*m(«il pM ^ U ii|Âodk7 
l40i AiUutti 40 IrfréAivt , où il m*j • ^ dt b Uad f jt^t «t do 
U 4*»uUur« DO Mi»t-ilt pM compartblti II etui d« Didoa * li 
TioltM 91 ti lerriblti ? La petrliiciioii B*atl-«lltf pai U méoit , 
«luoiqna r<tniour| blmU diiii iohIm daiw « «f t dam toutaa Us 
dcoi un carA4;lAra différval 7m«. V. 

f;^^ Ou ptfMi ranMr<|u«r iiIm balUi tUipaa daM U Tcnm qui 
Mri (l« Ivxia à oui arlUla i /# jvm nmêtê dé toûiê mm v#/>-- 
gemmcêt pour/a jm# rtmêêt de êmui Usoim de mm vn-- 
gàamcê, L'oipruMioii iiiiif «idiiiM aurait encore aiaei liu 
Corie i uiait wiiibieo |iUi ■'•■ a«C-elU paia avec l'elUpte I 

11 parafe , d'itprii rAia<Uniie» qu'il faudrait m vous , et 
Boo |»aa lur vous , el qyo/iMiVa M«i«## aérait eôcore ani«ux 
qae , Je mm nmêês i par ouaiéquant , qua U vart devrait 
être aia»i t 

!• «*•• ftaiffM k ireaa de leaie'aia v«i|eaBt«« 
9g L'«M4t de la daaleai ieetfcb mm ttpriu. 

L'aI. DitroNT. If* 4V*^** ^*^i^ jSP**^/^'* loraqu'il s« 
preud pour notre Aiimi.ii'm point de pl«fial«, lUia il n'y a 
peut-éire |mm d'ei|»reMioa ai comafiuM ckaa Moa poêlai. Les 
étpriii animaux le preniMat fif ur^inaal po«r TâiDa**** 

Lt lUo. Mêprii^ur àmm a «a plvrial oliaa laa poiiei, et 
celui*à ea fournit plutteurt aieaiplaa daaa BrUmmmiêM : 

MU* 1 d« quelle liovreer Mt lleiy<t êê^ê 
A ee eoeftee i^uele eatea* M tarptiel 



Et 



M| VMM 



•f 



• ▼«M qui 

mm t^'*- 
mm vên^ 

■IMI ilu 

IlipMl 

V0IU , tt 

if mîvux 
rs dtvrnit 



mqu'il s« 
• il n'y A 

poAltft» et 



Dt LA LÀHOVI rmANÇAiSE. Iif 

IQi IJM «iirnfilf (l*»M |Mno»M loiii ■« propre )«• w/^Wif 
▼iumi ou aBittÉMi, cToM-à-airo, cw corps \4goM, iulHili. 
invUiMoi, i|»i poHoM U vil ol io •eotîmont dans les ëif»* 
renlM parOot do l*aaimal i *<• pêutgUûê ht esprUs \ U êêi 
é9ûmmmi. f^êêê^M de i'êmu p0Hr M fmiM mvênir iH 
êipHê9. EtqiMBd 00 mémo mot, ou parlai , tVmploie ta 
figori, c'oil à-pMi-prit daot la mémo ligniacation que ttns, 
•t daoa la tuo d'oiprimor r^tonntmont, la iurprit« , IVw- 
barrai , lo ddaoï^ro, olo. • oomnie dam lo vort dont il l'agtt 
ici parUottlièfomont, ot oommo daoi loi doui do Ériistê'- 
nimu, d\éê par Louii Eacino. Mail jamais il no peut, 
mémo on pèdiio , lO piondro pour Vàmê mémo : ou •'il «o 
prtnd poor r4iiM« emx pour Témo contldëréo on Uni quo 
pm^9i99 9ï êêmêièh ,M non pour Tàmo contidér^^ uni 
qu'aûihê M p9m*mnâ$. L'àmo, on lant ^'mciifê oi ;»•*•- 
iamiê , no pool • ot on proM» ot on von , i'appoloT t^WêspHt , 
au tiiifttlior. Ainsi 0i B*oit pas êtpfin, «u pUritl, mais 
éipriê , au tingulior, qu'il fallait dani U vert à» Miihrid^tt , 
parce qno^lOi dêêttimt no ponvont muardar et paria^or qoo 
VêtpHi Mul , qui lot conçoit ot loa forme. Maia •spriu , an 
pluriol , ao trouvo à sa jlaoo dan» cm vort do Boiloau , tur 
lu paaaago du Abin « àé\h oitët ponr un aulro objoi r 
Qaand poer nouvalU aUrai* ^ M* M|in«i |Uoéi , 
Ua Wiiii i^paad qM*lHl»i«a «^ C<>*^^ *^^ P*^* » 
' aioai quo dana coni-<H do $ou Luirim • Chant !•' : 

MaprtMi tm •ipriU , •• aouf ••••-voai bi«n 
Qa*m dinar r^ahaalfé aa valat JaiMit rlaa. 

Paui4tm n'y oat-il paa tottt.l-f«iit auui|bion daw oo von do 
U Jir#»ftf«ilo« Ckant m t 

Alan 00 ooUa ori^aU a maipU ••• WF^V'- 



V. 






1,1 ■, ÉIUDlt.- . 

Voit. . «JU ptr «. T. CinMphur» . foiM ...«•«.«.« 
„ mi/.». •-*• lW«uUriU a» •«»• •'«•-*vo« 

'•S''û':«t^-: V ». - *' «-<- ... -••;wr<u- 

« M.a«m«..«"4. •uiv.nt «n humeur, i<c/»«''*» /««"'• 
lu» qui kv»U dijA dil d»n» '<'•*•»''• •■ 

l, .W , a». ••« U«. W"'. M -•«'^ F"^' '^'*""" 
.uudaimicr «u ver. , imUqu. r«i»alo|«. y •»«• 



«in «Mn 



» potiii 
» (l'auti 



I 

Jtlui 
a¥éû 01 
figura «j 
uaobi« 
l'tiprin 

IIMMItl|l 



4^. 



B ûomêêU 
irê. Oa 
foiAi •« 

yioraiuê , 
rimiùf et 
i»u|«ttr. Il 

ai dit , eu 

UmenUt- 
iconU) que 
» pUuis , 
n'Ml <iuùc 
ri ;9/«wr.f . 



t nommer 



Il dire au- 
ptac^ uvtc 
obU qu'oui 

iMd'umg*^. 
no U |)<["* 



DE LÀ LAHGUE tâAlfÇ AISE. S19 
L. Iac. Ob li«>iiir oA /'sspiwê M «lAet » ^aii m» 

pfots* 

13^ C/« A«JiA«iif «à /# ;MMf« M viut pat MdMis ta vtrl 
qa*«« iMM. Oé p«it êiri tyBoaymt d*aiiyM«/aprAt «a v«rb« 
at ,^,,xiaMt ipU Ml fÊi*mspir$r, 0iiêindn , prmà Ul 
l>ré|»osUioB à d«M W Mtt» (!• v«rr , ou d« l'«^ det LattjBi | 
iiiaif pA , apt^ «■ ^'•i** 4« «'•po* » «•' S*»* ^•«»'''. PO \^^ 
èire (|ttt U lyBOliyiM à» dsms Ufêêi; et l'on sent com« 
bi«n «tt AoiiA«Nr 4l«»# Ufmêi/ê pêntê ett ridicale. Ptf/ii^i' 
prend bio» ap#4a toi la prëpoaltion à, comme aipirtrûi at* 
ttimdmi miK^ eet««e daai le lens d'tf</ ou de «err, ou bien 
(i«ni le teot de île » de êur, de ioMûkami , etc. 7 Penser d , 
•n fniBçaiit B*ett-oe pat à-peu-pk4i comme en latin, co^/- 

tarê dff. 
Voici touufbit dant Votuire, Mahonfêi, Acte V, Seine II , 

un exemple pf rCtiteoMnt temblabU à celui de Racine : 

Vos pr«mi«t MBlioMas doivent tova iVfMtr , 

▲ raipWl, dM |raad««n oà tom ■'©•iw p«aMr. 

i. " - , »- . 

4t X*it d'un soin il eriMl U fbrtaat m« jo«t. 

L'Ai. DairoeT. «Kien, dit l'abbë d'OUvat, nW ti fa- 
), milier à Racine e| à Deiprdaus , que remploi do la pré- 
» poiition We dans le lena d'uwieott de;»«r/ou mèmtj en 
» d'autrM ieni*» Il cite encore ici ee ve» d'ipMgémiê, 

. . . . , . D'où Tlt»! ^« d'ui^oja il oted 
L'ii^ntu A|Mi«eiBe« Bi'4eMU d« r^MUl r 

Je lui i^pondf que ctt emploi de la pidpotition éê pour 
«vatf ou pour ff'mr, m^ -ti-^iommèm eboa noa poéiei , et j 
ligure M bien , que {e ne laii pal comment on mi pe«i Vaim 
un objet de «e^or». Qui ne MÎrpai que oallS iM«i^ da 
» eiprifiMr eM toute ooBMCrée à lapodtieî 

ItQ^ Si U ramaïqae de Tabbé dX>UvM ut ppHe eiacte- 
luant que ce qu'en dui ton anUfonUle, (e ne vuàt pat ou 
eii U c$mium doiU îi it pltia* * «À cf qu'il ; « Mut h ré* 



1^ tTVti^^ 

poëiiq^ p»' ^ »«^»»< •* ^'^If? ^«**^ ****""• ^ la phtwe. 

pi^poMiion t'em|>loie , 'même 911 proiè , / àmu Tutt oa é^nt 
r«ttU« d« oti «leux »eiif d'tmprootj par Meoipl* i âiittë, 
HyrM àê toul le monde , «bAndonoë dé iet «mii , ioipir^ 
dé Jhmx , coutume d$ chagrin , loucW de U foudre , £rap|»«r 
lAi pied , montrer dm doigt, applaudir de U main , faire 
4 aîgae^ r«il » «*c« » •^* î "••»• comme il y a une inftnitd d*; 
cai où celle iofrle de •ubtiilelion «rail, même en ven , auMÎ 
contraire an gdnie de la langue » qu'à l'usage ordinaire , il eut 
bon de remarquer ceux où , en blessant ce dernier , elle peut 
être avouëe par le premier. Voilà pourquoi peul-élèi d*0- 
livet a ciië lei vers de Racine en question. .En toici queT- 
ques-uns de Boileau dans le nième genre t 

D'tta remords importun Tirai brider mm désirs. . • 
M aini pojilc «vtogU d'unc^eUe Biaai«. . . . 
Conduit J'tto vain eappir , it parai à U epnr. ... 
El <i'un ten qu'elle épure aui rayonadn bo^MM, 
IMtrouiper iee etpriu dca erreure de leur Uap».. . .^ 

On en trouve autti plus d'un dans la Htmrimdê , 
eieni|>te : 

f andii que loua le jouf de sei malires avidea , 

Valoia pteMail TEut dm fardeau 4ra aubaiUa 

Je vois d'un tèle faui noa préfret emporti't. . . . 

ce qui rspitelle les vers de Boileau > 

La plupart emportée <^'u»e fougue iaaeusée, 
Toujours loin du droit sens vont ekereher leur peusit* 
Voir dans>^/rXtfB/»4iffe , la remarque sur : 
. . • . . Vaincu du pouvoir dr vos ckai 



r 



irmrs. 



y' 



■^f^ 



4S Tues mes momena no soal qu*un èlemel p««s«|r , 
I>r la etainU à Teapoir « de rcspuir à la rage. 

t. H. Celle expression , de Têêpmir à U rmgê , iit -«l' i^* 
g§ Wt forte daw lu hondie 4*Amioclius ? 11 > a «Isiu. « ^ 



r<yie4»|| 
laisse M 



Et p< 

r.onlmei 

]>asaagei 

icmps q 

«lt>nc poi 

lit'inixiii 
-I- 

Lus v< 

< I lu rit 
M. de 
ilAiilim 
uu''mo d 
)><'rb(»U 



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• phtSM. 

oa dl«iu 
I i aimé , 
, ioipir^ 
,£rap|»«r 
ÎBa faire 

îrt« aussi 
tt , il tst 
•lie p«u't 

ici quttT- 






MW* 






râlé 4t ii jÉIppiil. fl pP l^P" * ■ tÊÊÊÊm mM.M.i 

uiti4Mi||pitii •Pt ■• 

quiiitiièii^4t 

goût • ^ l'uiM 4*fliiii , fl f«i m*mtmuin» 



' /r 




. Voluift â iMMii MMM «M étmmn éuà AdêUiàê^ ^' 

|>« éApk Mit t<Ny lali » •! ^ f >«»• à U rapi. 

IQ^ Ua |Mi«iBt éiPt mÎMUi paiit la aiiMiioa , «t iU ont un 
ton inuf<i«m pUM éMrfi^Ma \ mail tont-iU mieui poi|r la 
grAdatioa ai piMM* \m OMliMto ? Il •> a poiat d'oppotilic^a 
niiiixiiHb «ttUf U éépii at laa m*p0ea% qui J'aiU«uni no 
|i»ëseni«Nt pat «um i<Mi afaaa précÎM i il y au a moiiu .encore 
entra Im pimmtÊ et la i«|fi , fui peuvent telWineni aÙer en- 
s<:mble, ^*on 4it pUntr^ d» mf • comoM pUmrer do 
domlêmr, el ^m Voltaife lui-aiéne a dit Oaiu Aishomêi » 
ActelV. SoènelIIi 

l'ra vcTM «aeor 4«t yMft «U ibslMrtt.da rag*, 

Et pub enfin, arrive aui rei^acifi que devient-on?' 
Contmeat patM^t-on aux pleur* . et d'où y pasie-t^n ? Lo 
paiMfeïlei plêmrt à k n^^ n'a pat- Mn« doute lieu en mémo 
icmpt que le passage du dépii aux rûspêcis. FUurt ett-iL 
«lonc pour synonyme de mtpêoti ? ou laut^il entre les deux 
II* mixUtlie» , entre /««^eo^j; et pûurs ^ suppléer, pur la 
\Ki\%Mè ^ dfs rêsp0CU mux^Unn ? 

Los vers , tels qu'ils sont dans Racine» ne donnent \n% lieu 
M\\ niémes questions %- et Toppootion , par^'aito entre la 
crai%u el l'cipoir, est encore àssea frappante entre l'espoir 
« I tu riBgé : 

M. de Laliarpa trouve le mol rage trop fort dans la bouche 
»l Aiilioclius. Mai* iff mot no i'emploie-t-il |nis souvent , 
nu .no dans l'usage "orvlinaire , par eiagération et |>«r liy 
l»<rlK»le 7 Et unis , no |H?ul-on pas lui faire signifier un 
ioUn$d^pitM douleur d'un espoir déçu , et une sorte do 

ai 






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t. H. imltêHê^M, 4êm V^ÊÊfiMâm èê k 

li «iiéi fdéUtm «iinis ^^iO* m î^- 





iTSr ST-ei^u at > f.^^^ , à te IM». a.«. 
(t-> U IMctJoBO«ii««i rikoMUim» H» âU P~ «l" '»>.''- 

ton, .« 4«i«i» , «•.. !• *« d7»/««.. Of •»* qa on .?«•« 



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L..H. Il n'wt |wa bwoia d'cspliqucr i>4)ufi|uui Umf U 
b«auU il« c« vtrt couâiftie 4abs U conifMUi 4^ dêua mois 
•v«c ia mort dmns U sêin, ^«i 1« pré«iii«« tt ^ui «M ti 











AOMaiM ftmt 



I il ëit qu'an 

forMihe, «« 

fc| qu'on ,pe«»> 






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U «MloMtiMfM, !• yirtîwilt i^«Mt atliWMr « ou dàmê 
U fniùm, «• Ami ItiMMNiiiMliiM ib le |4iniM. 0«Bt U % 
pTMiitr I /# iM wrmimê pmi ^fn^it vérst tmp 4§ Imrmu : «t 
id otlM |MifUMU fit néf itiv«. D»Bi l« wcomI « /# cni/»# 
fu'ilwÊ j»tfft# Jirv^ J» iiViiMyr ; «t ici l« menu» panicuU 
( jt dUf IttiaAflW, ë 1^ •*• 4f*'«l qu'an m»ii ) «tt pruhibi- 
ttv«. Bâci»» S^màmà w&m éomm un btl «Ifiiipl» il« Tuoe 
fft d« l'aïUfi «1«M «MiiMn vert d'^A^^fMf »# ; 

■Mm I M M «ralat poiai 5«*U vnf • vn Joar mnb père , 

Ob #iiM ^*il u'iiMiyài l« lar«M 4t éa mér*. ,,y 

L*At* DftMFuHT » cili p«r L, lUo. Il y a tci una >ëgttioD 

qui inanqM laloa rasaai* Orammaife ; mai» ju nj» puia 

blAiii«t.uB ffÀ\m çtti it nml au-iUaaua de œa poiita aoina. 

i'aimt AU coBiraini ii foiv4t l«aipa m tompa daa tracaa «!• 



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Qol dit MM «Uvilir lM plM ptUUI «kOMt. 

%m •tUip rien »*«t plu» p«Ul qu« <U f*ii« ptfttlw for k 
théAira Ui|iqiu» unt Miifaiilê qui propoit à »• nwlutti» «i» 



# 



la lilwrti poiii«pif • llâIlMWWtiMtWiÉl ië il^iiliipll* •••■ 
M)ottnrii«i ^ p«i«ll *••• plitiiawi ^ »•• ptètw ti t^y il> 

Çjk Vkcàé6m\9, àê même ^ 4*0lifil» at iÉfif 4 

*ii/» d*»i Ulâ«i , m . à €• q«'il ptraN , i|iM »• 

tloitc fc pi^-pr*» f^on<i»|il«. *• »# «ipriiiU «« •••••••t»^» 

Jl^fl a* ^«# Ott>o^iili èl qn'tt •'•§»» «*•«• «^^ l»'*** ■• 
«lëiira pà». ié «• !»• ëuil ooo négoiiém , comm» U 4U ««Mi 
ftfUftMinfiAt «|tt« mal-iaroitoitiuiil fj^foniaine • , oa M po«r- 
lâil U •upp*'"'»*' MOI chûngw U •#«• •» tt« twi oanlriiro. 
iM doucmir el \q tliarnie Ju fort fonl qui cetW ioppwêion 
c»t h |K»in« •eniible. «l tonim^ le loiii na ioufFi» aucun» 
alUraiiaii , on ne peui pai rcgaraeir la fauUi comme Irèi- 
|.rave. VuiHi , ce me temble , oa qu'on pouvait tt ce qu'on 
iWvaînliro pour juiliûer Ilacine. Ce»! , cerlei , le bien jw- 
lifiur que de ie jouer auwi impudemmeia de loufleipriti- 
( ipei ilo la langue cl de la Grammaire ! Sain doute que di'i 
v«rt f»/«i/# pcuvenl èlro fort exaçli ioui le rapport grammu- 
tital i mail cola cmpéclio-t^il que dei ven ëUgant ne doivent 
\h\tp «uiti aiitaut que poiiible ?. Un po*li^i>eul te mettra 

Joaf0 , que loriqu'il e.i bien lûr que let fautea ou Mt néyli- 
goiicei leront racheliie» par dei be^ulëi frappanlei et inccm- 
iMiahloi. Uliarpo mérite bien plui qp Dwionuinea cl^^^u 
éire t ru lorique , dani aa remarque »ur le ># vovj iUn ♦!«• 
ri/tÙeurt , il dit que « Loin, qu'on doive Wgitimei *»» 
» iicencoi qui no font que bleiaer la langue aana onriclur la 
» diction, cl quo facUier la poéaie iant renibellir, il >traii 
» a : n.uliailer pcul-éln» que lot règU lua^enl encore plu» 
» »errdf« ei plui coniraignanlea , |»arce qu ellea «t le doubla 
j) av'uniago dô donner plua de refiortaugéoièi ejde n'ôiro 
, un obstacle que pour la médiocril<é. >» 

Voir dani- Androm^qu^ loi remarquai lur in vmî 

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I oontraire. 
•upprtiêioii 
ifFra aucunti 
:ofDine Irii- 
•tc« qu'on 
le bien jiu- 
>iii lei prin - 
mte ({ue tJi)S 
ri gramniu- 
t nedoiveiii 
ut »e mettra 
ê grumma" 

m Mft ué'^V- 
lei eiiutuM- 

fitoinet t!:vî» 

igilimtti (i'i 
I onric'tiir U 
lir, il>trail 
encore p) II» 
■Il le'iloublc 
je^Jenôin' 

iir in vcv»! 






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VtugeUt 4crtl loiifMit , ^uof^m'm diê, «t partit ànê)Ê0 
de Mt MmarqiiM , \é fféUm k fuùifu^om aW##. VAca«k 
mie , daoa •©■ obier¥aiioB lur celle renMirqiie, «WciOe q«*il 
ne faiil plo^ te ■•Wi' <*• fnoi^fé'pm éU, an ajoulanl qu'il 

6. F<,Le yif0/^rP'> «'^^ ^" Sonnai de Triatolia , • • {a 
croii , banni de noUre langue celle maniera de {larlaff. 

JQ^ U eit vrai 4>* <^« 9*uoifu'om Jiê êéU fVappëd*M 
ndicùU donl rf/a Iniinèftie n*a pu que le raManlir r 

Abl que of yi«<»«^tt'art rfie wi d*tt» |o4i •dailiaWa I 
P*Mt, à moBiflDlinxBt^ un cndroii iwp^]r«kiUi« 
•r* Dp qH0itjH*on 4i« *i***i •><>*> 0<»v' '*^ fMoweM. 

— ji luu d« Toif» •»!• , f «o/f*»*** ^ mk9*wm* 

— C« ifuoiifu*on die «n dil iManooep fhM qe*H et •«aifcU i^ 
J«ji«^«ir^Mk4. pour moi , ii qatlqu'ue eit r«iMlMt| ^ 
Mtis ]*entendi Ik-deMOiu an niiUioe d« peot*. 
^Û Mi ff ai qu'il dit plu* dt elioMt qu'il n'tM |fot / tie. 

C'en ainil que dani Uê JFêmmêê/ÉSPmmêês, ^cle fH, 
Scène II, •'oxltttienl lour-i-louf lur la fanievM imarvéille | 
Pbilîmlnle, IWliio , Arroàndei réunies avec Triiaolia a* 
comilë lilUraire. 

Mail 11 «//«pour àOê ,'atl , k ■•an poèat denlM • hàmmi 
Nie U podûe noble, peulpèlrai le wuffrirailro» §•••» dana U 
Hm« familière» Il nieienii(leménie q«*afattfatt4oui<mri 
do la grâce /commo dani çella épigfamnM ai coBttiif i 

Colas Mi. mort dt ibaUdit I 

Tu veui qus jf plaurs sou sprl î 

Que diibïe vflus-iuqut /'«ndi«? 

Colas tiTsii ,CoIm «Il mort ^ 



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\«iil IVlf . Ba ftri » T»WM • |*«- ^ gitcf.'Oti •:tV*"* 
«Wvont donner U tif»i«iilM»«fr«iiÇ#i»» V**»»**»»»"^****'"' ) 

air ilo»..il#. AgHppé . jÊfuêB ^ *^''^:?r ^a ù 
.r;r«*^i«#/, CornéUe m*rc dtf Cfucf w , «^ i* foui d» ru 




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Il V«li«M , 4mi It JfMt 4i OémF, àk iMiètlMdbiî»! 
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aiM iidMl» Il «MU ■ M WwI r fW !• ilfto 4p loué Mt ràUt 
u fil pM ; à I mm iif pài. mmî F»tlbii fur Mini 4ii t àk 
a A«MMI. éMM YtUiOw •• rti^ ^u'.f.c •èniiëiko» , H 



liHiiîpiMM MW «A milIlMr iTran^lMt , «i iroit oié <|ii«iro 

tJHMt iiipliiliii miaméÊmmm |if«r»'«»""- <*»•-**• 

» <|ii*il «M «mfM« iiiiii»» «1» >»• •P •• ^**. «•«p»»»/^»' 

). dNiwiif»i> il'iîw •• ¥* •«'^'Mi •Pt»^ •^^* ^** 
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Véà. p*Qni. |»»iHPi I— >' Pt ^rivtiPi nuiourd'Uiii îA, 
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aîNubpt, i^ «mUppp ## M ii9mèê0ii #• r#Pi/r#. m ppp 

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L*iB. »*OifT. I}M ilM fiiA fWl* ^ dilif«i|t OH non . 
•èl« )Mmv«è%^ Ni» fMl iMMil^ «I %Mic« luiMiil plut ou 
tmirnî ^pigwiilW 40 l*aMMT On ¥i4l mms c« «|tie l-«utuiu 
v^tatH aif« 1 mai* il »• U éit pM i /'Mit é*4ir9 U^H > ^^ 
jéduiêm* •Anme, <' 

o L'Ai. Dmvonv. li I'amw m «fit pai lo«i . t^^fkn^^ ^^ 
l|u'ii »• ail pM M vwil pM U jMiMf *lrç dU aiitffiiHiAt. Ou 
rvnifiiMl I «1 wU MfÉl I oi»r «W rMÎmit t'il àkm% tf^ài/^ii^ 
thmdê im diiiifêmcê,, màk h «AtMl» èmiij^* /o/«4r- ^ " 
l»ui-a 4avnit«|t ptMf Mit NUraèrt a» ft»*^' ^"<'^^'' 

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çUIf , «^Ui jilNfiili iMiIttfiWwMWHibfég^pir «tllp Imm 

lui •if«|f r^ ^V9mÏÉ aUp« Htt'i* WUil di^ en li ptuèi 

motf*' 
IQl CiN rk|l«iilioB de l'aulMr «(«iltfl dalré , il non pat 

U iMi t M fttil tré»-bita M «|U*il a ^nlu air« , maU il imi 
^'a iNM dii , tl «• fi'll • <ii^ «^ •»»^ oonlralw à la Lo|i«|o« 
tluàlaOrammalw. iir#lrJ, 4lant^f aa nalofa oppoallif. 
doU ii4ciawUrt««H mi»q««r mit o|^lion „ §t Itoi M nV« 
Mianiuf polni , ott tf«i mariiM ^'uat bit» .Ttlna H bit» 
aérlaolM , poiaq«*M alfal , oomma on M conviant , la 4ia- 
lanctaniw la cawp il !!•••«• i>^*P«»» »»W*^"* «Wptnara 

de la aiUgtnoi (TOiinUi onia loul aalia; al (|aa calla dili* 
g. iMM n*an lawiit paa mnini^ toujourt ca qu'alla aai , qiian4 
iitèma Oimln ou loul anlfa Tadonblarait canl al oanl foii de 
ddigeiica. El c»aal biali.car|aa, le cai de i»arlf r aVlUpaet T 
l«i ellipaaa ne peuvent être des beautëi que quand elleat'ao- 
tordonl avac la raiaon. Je ne doule point que cea dons vera-U 
ne fuiaenl du nombra de èeui 4^ celle pièce Quille pouvaient 
avoir l'approbation de Bolleau. On n*atl point mniU que 
l)c»runlainea ait voulu lea d^endru. Mail , M, d« Lnhtf^a 1... 
L».l-cedunc auiii pour ruuique plaiair de oonlredire d'OlîYol? , 

t Anmrat «al'cbnitai, al na«t la vouleui «w^lif, 
Kl MiuUail a« pnunallra «a* WurMiia viatoira. 

X'A"« WOuv. ,1o doute aMeit bien de paaaor ai bruique- 
lutînl du pniaenl w/ à rimparfait sêmhhU* Maia du ^loin» 
il Ml v^rlaVn que le çha«|[emeul de lempa au lecond varifio de- 
iiiaudiii^ le pronom qui rôpèie le «ominaiil ; Jmumi êU 

L'aa. D»»fo«T, Je mia du aanlinienl du critiqua i c*eal une 






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MMÀuniif. <m*<â U »*•« '^«^«^ âmrun tmlitfr»! dint l. 
fit ttlttt )iMii <|*<f '>*^''* 

^brv###«i*/#<#. éteint* ••^•^•••.r^^.îir^^ï*' 

9MM»n <U If rmM «id» ioi|»<|iitIM«^ ^.P^^fé^* àdtmw»». 
•I «ut otiiftdtttl M. OtoCtroy ooiid^iiiMj l^lrct dp^c «ju« 
UiMortiéd» H. Otoffroy doit plui Vtmponêr «(im «f/^ ^^'^ 
4^'0/iM# , tur c#W# -<• it«W/M ? U n> • pmoiint ponrum, 
•• «0 iimbU , <|vi » «n «liftier* dt Uim«« 4« i^rUi , w$ dé- 
ferai plMiAl à laol«riU d« dOU?«l qu'il OflU dt M. 0«9ffr«.y . 
i>i,M U oâipfdt»«imriPm. Vâbbë d'OUytipowlU'^^ir imo» 

tttUblvmviil witou, tl roii»aoawcoUp«»comiiMinlU1»MiiK 
• pa «tn» 4'iitt «vii coolmiri. Dnjii Ut Ungiiet ném* l«» |»»"» 
lilN^, d«ii»U Ulîo pur ttitro|iU;b p«iM|o trop W^ P'^ 
d «Il tiiMpt à un •utrf itnûl cboqiiM44*«»»4fU» pr©i«©wi'^»"' 
liibi •«•«mbU.oomm* ni, pour n« formar qu'a»* nlt^lnt 
phmM. l*«ttl^ii «»«»*•» 4« W#///## éê g m mmm i f i ên 1*^ 
juire» réiUwâlion» d« U wiiio« •! d» U l«|U|ii«? *» !>"'» • 
tominviit svmàiail o»l-il plu», juiU «pw #ri»i/# T S\\ i^i 
plu» JUH0 <lu« jcmkiê , ^l«if «ùl doai: ëid «um» p»u» j"»»'^ 
«|ui. #J#? C-r, P«J»»«i ^«««'•» ••^-»* <^*>»^'»^ ' Wwl-uM"* 
par ceU même «jurii fi» promet ut99 h9iirtM0 vioêohf* ' » ' 
ii«u(-oii croifc qu'il ioa encorti contttai, si lovttfoi» il "« '*«j 
1.1 promet plu» , comme lu furail pw»<|ue ewteaditi)*#w^/<i'' 
Co coutuatooivut et twlle w^ï^rençe dAroar»t »aMt *iv>ii 



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•Q !• mémo 
Ml «lani la 
tiiêmklait 



rUiiMirfAit , 

[^iv«t. Mai» 

M d9^c «ju« 

ne pparUiii, 
lirW , ■# de 
1. Otoffru>> 
, 4 voir i ni ou- 
MiiiLaliait 

léM«Ù»|>l>< 

rop |>ruM|tii 

u'ttMi minuit 
wèftMêt* !«' 

\$i plu» jtt»!^' 

pioêoir** '• l • 
•foi» il 11» ""^ 







Mais 

raiiifff«ffii«ifii 

1 M ^iii MiMÉli à iMt In j M É mi m..^ . 

à'mÈm^mÊJf 
y>^i >tirën <ai ihiwl ii, ^ ^ ^ 

r«|HifMaiB Ml wm iffMàlÉÉi à f«li|«». Il •*•■■«* t «» •• 
»»iiiM« . fm/Bft^ m fKH fiikM M dAM «fM é*Ml MJtl 

«<N fîTiir'TT, r iiniiiin, M fMtttl» Mi iMiiUda iaudUv* 
mvllM Ml iiiilii. àlmêi Vos diàt . >rv«f mu kmm^mf, ma 
i««toiMtfM 9 pMf diM • IM •MUmiirtlM d« M préiM il i« 
H«M U«f i<fligM>ét>Wr#Mi âiOMM, 9tè§4miê. pour 

a^M, M «1^ M à fM i^ M MfcHtfli «^lllMMl. Muil 1m 




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kî !• IR^ >ifMmr> FmMmv 9«t li f iii P i i a w i l fAt 4U |iiiu 
•MVMtUt. Imm aoiii« fM U ifèlfiirMfMMyMMrv* œ 

•n MiMi aMii CM mt 4| Il màm mm^ vtewMit <|u«l- 

«|IM(I |MI^ «IN^bl I 

' M«k»Milfr4MfM«|itaM/ltff«ilMM»M| 
Mi 4« «Mf Oito«M prMtfirt l*«Éf4f«tot. 

L. Iat. I/# H§fHi9Hê h êÊmiÊi*'.*têHfëê , tic. 9H »oi- 
l«iii«4i«lîn 

VélMl ^u*Mi 4«vMitt M Maipt» Ml k«tirtu lé«pt » 
it «Al ti^t-mal ait t a a dit éè. Uéï» ê'iX «àl f^ùt aÎMi im 



\^. 



Qu^itl <!•«••« M iMipt f«*««t 4mi» Mirt bitloirt , 

Il «Al pu iqMllfa f MiMil •« VMf mUvsmI. LHaiirimipiioa c«tiM^ 
mi«4lilWfim», HUfiwc«ii(a«chi«iira'^i*«W#^ q«i«»""^ 
14. l'abbé at>Uf«i, tn «il U pfiavt. SuppoMoa n«a U i>i»«^i^ 

•ùl Uît : 

■Il " 

O mont df §l(t«^ t «oaNrvt U MémttiM 
Du ja«r, qiiAaJ iter lo» tomai»! » •!«. » 

Mot ortilluf ior .ium bU^Mifaa . al au titu da Uu^ l»«r «^ » 
%ari.; 

O iMMii J" Hiani ! con#«rvt U la^wpir» 

Dr «• jour il jinmU awiuiif tl fenpwan^ , 
Qii'imt iiu^oo «uminol fnOftàiiliJy'ilo» 



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D0« pif«l| pilMI ff<«ii I lnildU Rmùim^. Il wmj 

Bi mmHUfll li«fl » I Imht pvÊÀ •mmf si doux , 
fli linyi oè , 9Êk. iêiàm m ^ ^ •m^^êimi^ toi» rwm. 




U n. V«i(P& fwi ta jplin yn 4a actapalt. Booi^oi \o 
Qimmmmmt» ^ B>iiriM jMiM ^Oftt«ii««^|iii« tV 

ri«9i, il «MaMiM-i-it «• fM dXNivvi M b(|««i Hitî 
(f O» M 4èHp<l^Mf ^«tN iMVfiM. » GttU «HMmiAi 4U ^ 
ot ^til IMM^jM. D'abofd Ui tiffici<|iM a M oMift lui 
roMifb H r««ièiiiM at M» Im |MèiM » à oommtMir par 



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ptiw f«1l MlifHMt «M fflipiil «illK»«iiitjil imTiqtt^ , ca 
(««pi <|iii l^iffViiii^iJi «Ml» la^f ••.Ole. Éi*|t;ll bwn 4iî- 

t aaii»mi||liMr«i« «M ftftil à b9«it » M Jaillit pat oioiM qut 4 
lUdM a^i p«i aiU «A , «!•# fit • p*^W^ («W*^ • <»^«»* 

qui élpîfBMii U po4W «ta li' pilSl r '.. j ' ■ 

f^ VatU la paatm Lvnaaa asiajji atiramaai ivaU^f I Hai» 
<i)taiiMi4fftanl «k« dpuçaun aà c^^tartUoa da cwllea «Igjh 
M. OwCTroy l'aocabla uni plli4 M. Ôaoffçàj^aa doone-WI 
INM pMtr IV«Mai^«^fa à'màhêÈmê mnfgo4$\^ Tf^ 
\ilo« propairfa paroi aommcalalaiMr? |îa» ftt«^itii pa» If«H«'* 



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^ ÉTUDBS 

diM^ ^.tt€ cf) commènuùâiii' me tm^mii prùêàhhment pas 
•^ii is laiin , pi|iwii»*ii m*i pw vu ttB de c« lalinÎMiies dont Ra- 

^ ciue eorichuiâit notre Ungue et notre Tenifieetion T feet--o]i 

' pousser pluVloinl'faBpùdence du pMentiime , le grossièreU^, ' 
rîndëoepfe. ? Et piii* enfin par quoi à%Jti noureâu ^^ si iner- 
teïlleui ^ termine-t-il tout œ l^g débordement d^nju res ? 
ril rap^rlV tout uniinerit l>JMrople d^^#Atf//« , par lequel 
d'Oliretet Louis Racine ont jnslifiél^nnple ^question / 
: et laisfe à d*autrcs « snivant sa ooutiûne , le soin de chercher, 
s'ils veulent , cette raison q^ Louis Racine ayoïle ingénue- 

' ment nepai roir. Il ne s*estpas pli^s i^is en peine d'examiner 
i*il faut voir là , àtec Laharpe , mie ellipse , ou si l'ellipse 
indiquée pat .LaWpe' est la véritable. £h bien I suppléons 
encore h »àn défaut* Il y a Id , en effet, une ellipse ; car,», 
saps cela , comment ce iorsqifû se lierait-il à cxf qui précède ? 
V Mais cette ellipse est-elle bien celle-ci, ce temps ^ui leur 
était si doux. » ou ifuiMtaitix doux à leur grand coeur « 
l^fi^uâ, etc.? Il me seitible que non , puisque cette même 
ellipse ne peut pas se supposer dans Texemple parfaitiemcnt 
semblable d'^/Aa/M, et que dant ce dernier crxemple, il 
serait absurde de dire , cê jottrr^ui était à jamaii au- 
guste et renommé ^ auand, etc. Quelle est donc l'ellipse 
que l'on peut le plus naturellement supposer dans ces deux 
exemples t C'est peut-être celle-ci : Le temps ^ui courait 
lorsque', étc^ ; oefomrqui luisait (^ttand ^ etc. ', ou celle- 

. ci i si l'ou veut : /t^ temps fui était ^ ce four pii était , 
maireii la plaçant immédiatement ayant quand ou lorsque, \ 
X3uoi qu'il eu toit, Voltairëji^dânsla.JÏ«»ria<;^,- Chantl»', 

.a imité, bu plutôt «topié le premier vers de l'exemple de 
jfftf/aiff^, et a dit oi , au lieu de y«tf/i<A 

, cl\xe%vti\»\i^ ii6mj^% si chers à son grand cœur f 
^Où , fort d« M vertu , sans secours , sani intrigue > ^ ' 
. titti seul sTeoCondé faisait iremUer la. Li|u(^. 

r Mais il a été lui-même plus hardi que Raciûe, en disant ^ 
Ç]li|uatVI£ dumèoiepocViieî , ^ 



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. . • ^«^M^ 4« Mil aM piM |M»liil è I^ÏhI*^ V 

Ici Ai Jiioi9« r«Ui|»» iitmlt^^ riùblf : d^ 4J#i*iwMiir» qu'on 
0DteD<)aUi>uqttifélaiitiauiit,y«a/i</.4 eic. vv^^^r ' .., 

Êtqtt*ib noonaattraiem U.,yofaK de l«ar tûir ? 

■• ' ^ ■ ", - ■• . ■ 

" L„8^ Crqit'tu ^uHl^ m^4ui¥iêS9m0 eti U oonitmçii&a 
. * i^galièM »et vaut mieux fott* |<»ii« les, rapporta dtU logique 
grammaticale. Il «Stait facile de rëpéter tu croit , (qui so 
trouve dani léii denx vers pré^dèns : , 

Qûoif in eroi», oùrOsmin, que ma gloire p«»<e ' 

/ '**'^. *"*®' '•"' ^***V'.* ^^ ^** <^*"* '««' p«iieée?.> 

et rauteur çoniervait le aens de rinierrogàlion « sans étra 
obligë'ae meure le subjoniciif apris yw» , èomme cela e^ft 
iiidiâ|>eVïsable'6ii mettant croM^//i i^ ' * 

(PC^Lfe' subjonctif était ici «n e/llt indispensable , pak'et 
que celai qu,i parle , Acoipat . dbute^eUeiuent si ses anciens 
sbId^ti1e>iifi*rttf>«/«„tford et ctm^iiraiehi sa voix, et 
qu'il interroge Gsmin pour s*éclai)ci^ à cet égard. ïifais ,i 
Àcomat était , au contraire , parfaitement ,persùaJ«î des 
' donnés dispositions de ses anciens^ldats i>ourlui, et qu'il 
voulût faire partager sa persu^on k Osmin M'indicati^ se- 
rait très-bien à sa place , éi érois-n^ signifierait, est-ce aum 
'tji ne crois pas? Ne crois.in pas? C'est ainji que parlant 
positivement et avec eonviction , je dirai avec Wailly^ 
croyez^vous^ ^u'nn honnête homme n'est pasjpjus eûL 
mahle ^uim fourU et un fripon? Pourquoi ta crois% 
. dans les deux autres vers cités par le commentateur , veut- 
il l'indicatif ? Parée qiVi^n'y appoint de doute sur la^rsua.- 
iion , au moins apparente , de eejui à qui l'oâ i^adrésse, ^1 

que la question n'a pi us pour objet que d'obtenir une nouvtlU 
assurance de sn part«, . ^ * 

S Qpoil Seigneur, le SttlUnreTerr» »on yiMge, 
Sans que de voe respeets il lui potie Phoiaiiuge ? 

, U B. Cette expression , reverra ton '^Uùge^ parait tiop 

amenée par la riine« -. \ 



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10 L'iiWcille lbr>hiy , yy^fflf^yç W, «l i ft f y f j » 



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tr»ln«, exempt de péril, «aè étorntUr ^ . ^ 
^IrtKgctt égkleàie»i ae>iT*é' elt à^^^f^^p^ „ ,|| 
èà l'kbftddQmie àtit mêina qui dupMBi U Bdnpnr. 




que 

mirabUs, ' é 

jf3^ Ceî vers ne melieiil;-i|# p«i çn effet «ou^ l«s jmt , ne 
fonl-it» ^?, VQir dans loulç •• ci^rji^daUQn , ^ pruM» , grand 
cnfanU 9.UI nV i>asplus> c?raiii^re qU^^^ nj'est ciçlinV fkqn'oa 
, ^$sc Vivw i»ar raë^rU, pârw c^nni i^, nj^4rU« î^, Tpl^^^ 
hioiirir q»»e ^« vivre ^ On Veft pat »/» JiJ^f»* ^f >w^ 
comme on peut l'èlrei/cM^i^^^ Tunfaivpiisser l>utre, 
cl tous les aeux sont ëgalement JMjjçs. Indigo fit m pi"» 
heur^seraent emï>loyë i^o da|B|^ ^ yçrs. ^B^tdnnùfM ; 

cl surlolit^è^ans celui de la TJkébaîde : 

Et trop indigne ât^sfti cl**tre fib A^ Çréon. 

. ( Voir. les orlicles relatifs à ces deux ven. ) 

• ' .'>_-,.■"•. ,'. ... 

■c II Et goûter, tout Mii)|Unt ,' le pWsir et U |f«ir« ^. 
Qae donne *ux |eancs eosars U piOTsîère Wcloire.: 

L. B. Oja ^o/i^ h Phmr ». 9^l 0|>. «/» 0Q4mffa^ ^^ 

\r' ^- ^ ' ^.■.' ; . ' ■• '•'' " '.■ • . 

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nitTda diotéi* «r «a purtkiifef àe toutét cfHw dont #B 
vient de ^^ivVémmétûtàtin. ViAlBittT^fLtA Séhiiramiê g 

Acte m, Sfièiieim 



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BBle «à Woim tM pan » «t. j« pnû !• ^<<<er* 



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Da6M ^i^ffÈ:t^|Jltt Scèfielf'*: 

Ift «otaneDèt k ^odle^ «ne i«»U èspérâHcéi ^^ 

Dàtàlà HkàriadéyQkaoiîtX: ,^. 

■ "■•■'",■' ■ ■ ■ ■ . ' ' " 

Vhonnf y Mmble godUr d»ni «ne paix profonde , 
. Tool ée «^tte U BaifM>e.^ aai prenÉi*»» joui» ^u ttiouJe , 
^-^ «f toidn WenfaUfbu acéordiit aux bnmafntf , 
)È^ ^»^iièli«;w/«i^io«CTpiihetferèlBr^ ' 
Le^ dobèenra, Ici plaiaiiè ^e pl^ènei ISboiidâiilMi V 
Les bien* du premier ftj^ ^ /koirt la seule i^iioeeBoe^ ' 

Mais goriier n'^^ pas totijours alors dans le sens de fouir :\\ 
est qtiel^defbis d«ii$ lé •ciisd*a»««r, à'app^ùf^^ da-dais 
lo sens dé %*accomM6âêr^éye faire WÊêkpI^féà; et 
^'esi dans ce dernier sens qu'ion dirait , eêt h4^mm9 esiirop 
ditfip^, il ne pohrraia#ùfii gbAtBf là rétrèfUë : c'est 
dans le premier qtf^in dWU d*uà pirlncè dptf* W jcl<i?ment , 
(ju*«« » > /« wsiMV pu lài faire goûter la ^èh^nUnce. Ton- 
Wîfois ^;i/<?r ta vengàance peut être aussi pour ai/Miir ; 
car angoiUe en ce sens les plaisirs , et la ve^||eance est non- 
sculeionent un plaisiir, mais méme^^ lrèsrgri|?A PW'^'» «' 
» le plaisir des Bieux, s'il faUi en croire les Cjpnrs féroces, 
qui , sanr dotitto , oM j^ûr pieâi lès fà*^cs. J ' 

Oàtiterla^irJ^tHi'àoàc W dire , èl se dire dini le sons 
de/<^ji<H;llals observons queU^^/ri'dtt ter» delladne 
n'est 1^ il même que célïè dw^ de Voltaife i tollê^ 



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loa«ïig« él de répirtatio^i m %;|i^^ mi «M^i^ûire 
toote intértenre •! toute pftioii«tenè ^ •*ilr%i^e4ti9 , c<iii^ 
■i»taDt dftjM SQ MffiUiiieBt de «oii|^Gtion q«i»^^if|||iW^ pur 
et légitime dem le principe , p<nirnîit > ^m une Ame faible , 



dei'én^rér en orgueil et «n rantt^ 

>Qai, par an toia jaJom , dtn» l*ombre rètaiiât» * . 
Si Toiaiot de M* y0iu , I«ar ilàicni tnço^ini. 

^ L. H., dainsfon Cours de Litlëi'atttre. Sêsoharmêê : celle, 
c^mession eht remarquable. Partout ailleur» qii^ datts cette 
pièce. Racine ne t'en serait paa lervi, et je nfon connais 
même aocun antre exemple , li ce, n'est dans la Fable, On dit 
bien 'd'an homme qu7/ esi charmant, mais op ne parle 
guère de /tf# charmer : c'est une expression que notra langue 
a téêentvéé pour lés femmes , ^tant les nuances du langage 
^ tienncntauzmceurs. Celles du serrailant(msaient|i^expre8sion ^ 
de Bacine. On sentira aisément', sans une j'en dise les rai- 
sons , qu'on peut parler des charma* d'un homme dans un 
pays où les femmes sont esclaves et renferm^. ' 

^l^^ Le commentateur ne songeait guère , en faisant 
celle note.^ h ces deux vers de H Jf^/sr^ Jtf sur d'Ailly Je-""^ 
iils: ' , ,ju . _ -_ ., ,,-■:•>,• 

H olii a pi K de n*étre «Boor fanwax que par ses eharmes, 

▲vide d« U gloire « il Tolatlavx alannés., 

PoUfonte dit à Mërope , dans la tragédie de ce nom , Acte I'^, 
^cènelll: 

Je mç eonnaÏK ; je sais que, blahc)ii sôus 1«8 armes, 
Ce ff'éVit triste cl sévère a 'p6tit' tous pru de charmes. 

l3 Ceux inéines dont Içt yeux les devaient éelain:','. 
5or lia ^e leur, devoir,'^ n^osvrenl j rntrer; v 

L. B; Heroarqùex qu'il y aurait oqnivo(|ue dans l'èixpre.^* 
siun dn pitmiei* vers, sll |KmTÉii.*f an aij^oir dans lie ■sens j et 







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MmMm^^it^ i^qpnin^ 9i*«UiptifH^BaiMK. É^Iai^ ut 

cfptMm pi^N» rf<ïl^i*«iV •» partant tof jpliipilit , v» iir- 
gài&Bq^'iMêinÊir^t <mi «a pirtint An (shoi^^'ll «foifi» 
épi9r,êui9r^dêl'adti a/amiVépiainrsmr êêkifUéréu * 
ilfiuu ècMnri9* m9néêê. Il y ^a donc dam X« ^'«Ri 4^ , 
BBcine uneliccpoe, «i niénie mm» foWj maU il y a «at «i 
henreufe préoUiôn ,%! Umt di clarté t ^ 

(Q^ Oui , il y a de la préoUion et de la c/ifrra , maîa 
point de Ucënoê, Èelainr ae dit trà*-bien des personnes 
roèmci, pour obsérvét , épiinQni oc que dit expresse^ 
ment le Dictionnalra de riuçad&ie , où Von trouve ces 
exemples '. yous alUz dans un 'monde où voiu térêS 
éclairé de prêt : Les grapdt doiveni bien prendre garde 
à tout oe^uUls disent ,,â tant ee^m'^Us/ont, parce fits 
tout le monde tes éclaire : Quand un homme est sus-' 
pect , oà lui donne é/neUfu' un SpourVéelairer f pour 
éclairer ses actions. Mais éclairer ne s*eriteni que dçf 
choses » dans cet axemple de la Heniriadè t^ Qimiy i ' 

Mayeune, dont liMycuX savent tovt é€lairer,y^ "■'' 
Voit le coup qit*oo prépare y. et ieinl de l'ignorfr. 

l4 ut ne me piqoe point do sempule insensé 

De bémr niiop trépas quand ib l'ont j^rononej^. 

* L. Rac. Ordonné ne serait pas M bien , et cenx qui onl 
critique ce vers , parce qu*on ne dit pas ordinaipemeilt prc 
noncerle trépas, mais V arrêt du trépas^ se sont trompes , 
suivant moi* Lejpoète pouvait mettre»<a^ bénir mon arrêt, 14 
me semble qu'il a mis plus de force en disant; de bénir mon 
trépds. 

JQ^ Si prononcer le trépas eU ^pvtr prononemm^f^ 
du trépas t cette elUpse«st si natifrelle et si stmpléSMfe ne 
conçoit pas qu'elle ait pu être censurée. Mais 
prend aaacB oldinairement pour décide^» ordi 
comme c*est même da|M ce sens-là qu'il semble; 
ici , rexprouîon prètalbien oaoins eaccire à la ce 



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IfiÏAentpliiiifiittlei iliÉlf iWip>fi^f4^^ 

-N^ V irait demander ({luifà ««I ■fiirt^iftlï^pi^ll^ 

xwnpu lie cpodaii^aaoïrflli^iit^ ifiiliillilAM^ «ttéovt 

glotte /anÉ6n4>iJefant^R^ 

^i| |i}4itRU au Vsfliqiiiffiii^ <iç îM^iabr i itwt 4fÊM t ^ 

, . / / . ^Lt» «aptifs., m ' mmbliiit ; •onâotu «n M*|>rëèiad« , v 
4îif^(|ikie«ii 28i«r< ârn^t <)ï^ an pro&iid ÉiliMi.' „ 

Mah Le firèmé^o^ à-rMi ei;i toflde dire iso/M mort» au 
li>u.dé^.«^4#« À/^^^^ 4<uoi^c^ vêrj d*^Zfirp , Acte V, 

lliir |ilt|'« grabdc MÉe?CQ«âe « éb «« fimeste lort , 

* '. ■ -■': ' /'■' .■ ' ■ . •" t. ♦ - 4- ' . * ■ 

^a5/.^X«i^peaple8 j jprë««not de èe iioni CivàrabU , 

Savent qtt^ lit ;ireria le reiidVeiUe ooQpable. .^ 

;0yT. Oh *ë dit ^îoidt' pf>e9eHu d'um ' itom favorable \ 
"Êd^ypTèj^^nu^nf^ifeurd'tmlioin» 

On est t |e. croie, :7>rT^««» c» ûiveur d*ùne per- 
e, ixttxini^yen fapenrd^un nom : préçenU on fa- 
fêurdjinnom'aéftàt, ce me semble, ridicule. Cen*estpas 
i|jinéi^^c;ihrént ^r^l^e/s ri </'mi» ispils qui est Tideut : car oii peut 
éive^ pfêfènn , c est*h«diré^ préoceupé, iompUin d'im pom 
ch^ri ^ dNimnie on l'est d*une opinioriî>d*aiié passion. Mais 
ce qiii est vicieux , h mon sons, c'est l'ëpithète favorable , 
jointe au nom; car que veut- dire ià Javorablo ? Veut-il 
dire, propice , uyantàt^finx , ou bien ^ui mérifo faveur f. 
Aucun de ces deux «ens ne peut lui convenir. Qui est en 
y^zf^eiir paraît donc le scBs que rauteur. a eu en^ruc. Mais 
ce sens est-il « aujoùrd'hm^itt moins^ avoué par Hi»age ? Jo 
croirais pouvoiraâurer <que mm: ce vers de Btj^ate^eA toute- 
fois , on en convîaiidra , moiiiê rëpjrël|||[iâbleli9ue celui d'^- 
ihalie:^ V ' 

De Di^Yid 4 tés fcux , i le nom est fnv^rablvé 



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YiéMim iiinÉiil^ ijàhAii 
cdiif«vMlioil« 4 tint i»6«èlii^ ni» TiUrieni poini él^ 




L'Ai. DiiroBV^é rë!9ûnp fiir «bette «■(p^ioii » é» ^fàtm 

♦ ma/» , pour dire qti yotn po»f»ir^ «l P^»» l«tii«^. q»» 

"V française: cependftiit^lNle jiè me dëplatt pw en Tçri , et j'y 

froiiT» delà lbBÇ|rs ceruinément elle ott filus poëtiqtie et; 

■\' plat^lëgent6(|a*«i^ iid# mainà , «ipreitîon <{i^ M.l'abM 

d'Olivet pfétend tenir dn ptoferbe ,>Tiii mIi ponr^oi. 

j;^^ Via peu plaà loin daarU même pikè» BajaMt dit à 
J^QWme , en parlent de •* Wei' ^ 

T6«*>0iit)»aMr*t<lr: 4tllè«it«iifi^ WiMstW. C 

Voltaire met àiilsi vndins, «il -jâiÉftei; aôît pour dire^ne 
Dieu seul est le qnaitre de ntA desUnlêf : 

L^Étemel dansai maths ûtaaX «éttl net dttiiiilM ; / 

sôit peur dite ^Ô c*è!ilt iui^ ti^lé à iàii gi^ )èi Vd^^ 
. des hommes : \, < 't^ / ' 

'%t les coonn des hamsiak soiU Àxtasesntàins dvvinei. ' 

MiU^^siU pluriel dans çea sortes de jca» est plus d'usage, iV 
ne pài«lt pas que l^singulier soit une £aiito , et on ne le co^ 
damnerait sûrement pas dans ce vers où J* i. Rousseau dit, 
t en parlant de Dieu , Qde IX dii Liy» I ; ^ . 

' , V l4»jofin dM Rois s^ia^jûiifammiu ... .'y 

Voltaire a Mnsm^ daA$XornéilIe l/èeceAd, do \cès deu): 
vers ^ PofyB^éià , et n'a ^n dît dii premier î 

fitDien, «jtii tient. %otreàme et Vot joiirfrfaiw*a mowi, 
et-*it à Tos twtt dé le fOidoit demain? 



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n dit \m--mè0Èit,àài9^JllOfph0lim Je l^ Càims, Mt» IV, * 

V Ikneau obserre que l*ordre (l*Aniiiral ne'posvâiit être que 
^dan» TiiBe «des maim de .Acnume « èn-voirt tnaim est le 
^ot i^ropre. Ifeif s'agit-il dé rôrdre d'Amnrat pm phyû^- 
«firemeiil.? Cet erdre , c'ett-li-dire r^cirit qui I9 contient, 
cftt-il actnetlement dOMs la mt^n de Roxane? Et quand il 
en seVakt ain#i , eit*ce qu*on ne pourrait paaTanaii bien dire 
0n.§H>émaimttra*9m votre maim'i ' 

• 17 ^« tie Toàt prctM p^t déTobloir «njoafd'hiii 

Ve prêter votre foix poar m'èxpUqtter k lui. . 

' . ' '♦,.'■ "^ ■ "' ■■ ' ''-- . . ' 

' L» II, En proie il lerait plus d*uMge do dire , poûrm'erx- 

pUquer à^Àc fiiSymaUen pbësk m*çj(fpli^uer à lui est plus' 

Iprécis et ii*a rien d'irrë^Uer. , 

G. -F. hVexplifOer a, lui est contraire' à Tus^ge , et n'en 

vaut que npneux : m*éxpli^uerà lui a bien^.une autre force 

tpe m' expliciter avec lui, 

J^ Pour changer quelque chose à ta rea^rqiie de La- 
harpe,il fallait bien dii:e/uno sottise : queni expliquer à 
lui fi^en vant^ue mieux , parce qu'il w/ contraire à l'u- 
sage i Allons , nous saurons désormais qu'il faut se mettre 
en opposition avec l'usage pour bien écrire et" pour h i<?n 
'parler. Ne voilh-l-il pasiiliWn défenseur de la langue et iia' 

Mais les deux commentateurs me paraissent avoir égale' 
ment tort , l'un et l'autre , en ce qu'ils supposent que V expli- 
quer à quelifu un et 5' expliçuer aveo ^uelçu'un si^mùçnt. 
absolument la même chose. ^^ expliquer à quelqu'un , c'est , 
si Jfe ne me trompe , se découvrira lui , lui'faire. connaître 
SCS sentiMens y sa pensée ; eih\expliquer avecquelqu^H"-} 
cest avoilr un éclaircissement avec lui ^ lui demander 
eu donner une explication sur ^lle ou telle chose^ \^ 
parait bien, d'après toutes les circonstances, que c'est t^; 



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PË LA tAlftt|£ FtLÀNÇAISE. Êj^ 

edèiàê , que RadM a «m «ïi vneVinaiiril «'«il m^it îui- 
méflM ^npwfkmXifomt» umB pouvait être auMi l^ien aitaiM 
h %'êXfkli^uêr, à t , ^% /t^Mlquer^ avêc, Vollair« troplote 
le pvenkier da céi t^nfrar^ pli|t da juâietse «lant ton JC«- 
/ani Prodigué ^Âti^y^Scène II V qvând Liie daàMn^ 
dantl pottToir aàtr^tâfiir un luomontlËùphémon , k t^m alla 
a dat.Mcrait iinporCaiit à confier , Bpodon., son porev dit i^ 

' A«»d«aMn(|e Ufeateneçif loiileriret \c ^ 

' A e« bon homme elle veat «Vxp/i^iitfr t«, .' « 

On peut fort bien fooffi'rir, , rii» rien tiii^oer y 
Qu'en eonfidençe elle îni parle Mille. 

' 18 Avant qne' dans aolaôoBor cette amoar fftt formée ^ ' ,. 

l'aimaia , et je poiivais m.*aMurer d*étre aimée. .^ 

L. H. On dit généralement /orm^r Us sentimenè ds 
(^Uôiçù*un; mais l'amot^r et la haine .sont des passions., et 
je^e penise pas qu'on puisse dire que ni r^mour ni la haine 
( se forma dans un cœur > cVst une iropwipriëlë de terme» 

J^ FiU né0 ovcfiU allumée était le terme propre. Et 
puis , s'a.ssur9't-on d'être aimé , ou ifu^on est aimât ie 
ne sache pas qu'après s'assurer on puisse mellro i^d.et un 
infinitif. Il fallait dire, ce me semble , fe pouvais m» 
fiaiter d'être aimée Si je na crajgnàis qnè quelque nouveau 
Ceoffroy no m'accusAt de vouloir refaire des vers de Racifie , 
je dirais que, pour être correct , le poète aurait pu meltifeV; 

j^ Avant qae celte amour en lui f&.t «Humée, */ 

' ' J^aimais, et je pou,T«is me flatter d'être aimée. 

19 Ah ! daaS quels soii^ , llEadame i aUes-vous tous plo;iger ? 

L. fl. Impropriété de terme. Qn ne se- plonge peint dans 
des soins : l'une do ces deux expression» est tro|> forte , et 
l'autre trop faible pour.qti'on puisse les réunir sans discon-^ 
▼énonce. .9 ' , 

(JQ4 Le mol JoiA estici dam le sens d' ia^fi étude , de 



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Vo«ktÉ*M févifM iloi|iJM, i^^ ^^ <^ 

6r» comiÎMMk s^/t dans ce ietff4lr MNi6<rfl tfdp%tl>l« pour 
«^allier héuretisement avec sa jploAi|wr7 Kè dit-bn pis ^e 
J pi&ngeràuns la doaleor, dam t^affiictiôii , dam la iriitMse , 
«t même dans rennoi 1 La Fontaine dans la JPabU dêi Lièvre 
9t det QrênquilJes : ^ '. . 

Dam ntt prpfoha ennui p« Uivrt ,iM plomfpeuU^ - - 

^ Si on ne pent pas te plonger dans,d«i s<yif**$ entendus tcl<r 
:qa*ils le sont ici «on oe peut (Mi non plua , ce me lemble » se 
plonger daiis des diffirêftds, et il faut condamner le premier 
:^ 4e ces vert di^la Htfff na^tf :, Qhant II : 

Si, dansict^ijfjr^ir^ffn/jf où rEorop« M p/oft^» 
< La tcahison , le meurtre Mt le loeaa du mensonge ^ 

L* un et Tautrè parti , eniel' également y 
. à Ainsi qé« dans le^rime cet dans l*«fcttgl<|«aeat. 

. âô Vous u'entreprenei point une injosifsearrière. 

L. IL^ Assemblage de termes impropres. Oûvl entreprend 
point, uke carrière^ , et lifitf canièn n*etl ni ycu/s» ni in- 
juste, . ' . ^ - ' 

G*. F. On. nV»/r^mi»i/ point une carrière, mais on y 
entre : une carrière n*«t n\ juste ni injuste ; elle est lonenc 
eu cdurt^, hritlanteftu obscure , honteuse dt|i honorable' 

40^ A. cette ' paraphrase de la remarque prect^dente, 

• M. Geoffroy eût pu ajouter, ce me semble, que si on v^cn- 

^ iteprend point une carrière, on peut peut-être 7tf tenter, 

comme a fait Boileau dans sa |anneuse Épttreau Boisur le 

. passage du Kh in : 

i^Mais dès qu^on veut tenter cette va« le carrière , 
Pégase s^efCaroUche (t recule en arrière. 



1 ■.) 



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de ^iibiiàailéitt. Vékilse i^ tii*en0»|^t ë ^^f^U-eoé- 
damner. Soni donle ém^fubiU'n» peuvent ftÊJl^-Hm*» 

' ciref ; ' vuêd^ c^wl ibi ^on ^unifiée Àê liy W « à Vnfagtnib/i lf-- 
cjne 6t 4et boDf (ioèta» ^i l*onl iiiiiu , de réunir-^eos lÉMte 

, par ta n^ïme épiybéie, ^and'il se troure dam le dernier wti 
rappwt^exact , et daiil |>iitre nne analogie d'id^ galE- 
sAoté : cWt ici le cai. iLes p^il.i «ont riêit ^jnand \m larmtt 
%oni sincères : ainii Tune lait auppoaer raotfe, tt la #<«- 
cériieAck larmes fait lous-entendre la r^lit^ dei dangers. 
Noos retrouvons ce mèm(p ptocëdë' dans deux autres veit de 
la mèn^e pi^ , ^pe persQni^^ n*a jamais attaan^: 

Vais le flalua y surpsis dSine 'trofi kngns absuM , 
I£a oh«eh«i)a bieaUl U oaoae tt la Kcofsai^oa, 

Scéfte première. 

Certainement on ne dit pas la vèngemnoB d'uÈe ah^ 
senc»v niàii le priacipe de i'oppositiott ear iei de mise, 
4 parce oue le sens est clair ootqme le jour, après tottf ce qui 
précède. c< Osmin a été \mé : le Sultan , surpris d^ sa longue 
'h:,absBi^By en. cherchera la cause , el cherchera la ven- 
OKgBancB de sa mon, qui est cette causé.» Tel est Tordre 
des idëes ^ans i'espnt dm Rotateur ou du lecteur ^ ^ comme- 
syrien n'y est £auxrque. tout y est consëquent, lu précision 
et l'analpgie , deux okosM capi>ales 4 Toue pomr la poitsie» 
l'autre pqur la raison, me paraissent justifier tout dans ces 
deux vers^ oomme dans xisltti qui est lesujetde cette note. 

Ç3^ Quand méine elle tk>urrait ; tftf£(e iso/^ , n*étre pas 
partailement juste en tc»ti4 p oç qu^ j,e su^ poprUnt loin de 
prëten^, combien n'est-elle pas toujours protbniàe,.phiio- 
suphiS{ûel* Goimbiea M. de Lahavpe nëiTy éléve^t^il pas aU- 
dessus des autres commenlateuM ! Cogiibten;uos*y montre^ 
t-il'pas l'ëmule des Dumarsais, des ÔondiUac, et de tous 
i^ux qui ont le mieut connu la théorie dta idëès et <lu lan- 
gage! Dans tout le.cpjnipABMiM de M. iCrcotfjp^ y eaa^4l 



^. 



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'et trille 



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«ii« ae Celle foiwf Voici c© q«e H. Q«Q|firoy ^ti«|K«pf«n : 
a SincûTêjt ê'appli^oi bîeit «iix.jfaf^r#. Ol^a itt|fi|jP«Mir 
I» qu'il puiMe •*appli^r «uam |ui||^;^ili. » Çq^j^Ir^ ei 

M Mai* jtf aa^Miure eneora Mis boai4t jà» Wn iiir«<i . ^ 

■'"•■'. .A ■ . 'i' ,'. •' 

L.B. Noitt ne croyom pai q|^ttW4û» »W*tff«ri 

ûhoêë. ^ ; "■ >"'*^"'/-, "^ -& ' 

t. p. On dit : je in*0/#iira damé vo^ boniéi , al /• me 

fié à vos bontés» '•* ^ -^ 

/ G. F. I<Éotiaiiie latin. La Grammaire française revkX dans 
Ut honiêsi mai» aux. bontés c»l plu*, vif , et parconiéquenl 
mcitleur en vers. ^ l^i^ ' '^ 

jr^ Il faut convenir que Bl". Geoffroy en vent bien, h 
Dolre Grammaire et^ nos Graminairiens. »9»*'°" ^^ *"^ 
l'emble latin, le voÉ&^auMÏtôi en exJtaae. Ce tour eUtexcei- 
lent, divin ; il n*y a rien d'aussi befeiu. Ronsartl eut donc^ié 
son po4te favofi, Ronsard, 'donft la mus^ fin fédnçais 
parlait grec et iatin 1 Mais eniiy.sWxwrrr à-est-ii un vrai 
/a/mi/m^? «S W^wwcorrespottd-il kfidere^ eon/idete , 
comme se fier, s.e^éonfierl Ne correspoçd-il pas plulôl à 
tfo»/ÎAmflr»? Et co»/îm»tfr» prend il le, datif? Quoi qu'il en 
soit, on doit dire, suivant l'Acadëniie, f£ assurer dans <>u 
Réassurer en : Malheur à celui fui ne s'assure i/ue dans 
\ses richesses ! Il faut s'assurer en pieu. Racine a éié 
plus exact dans Atlialie, en faisant dire au grand-prétrc : 

Ils M M'assurent point en. leurs propret mérius / 
Mais en Um nom sur eux invoqué. Unt de fois . 
En tes sermens jures aïi plus saint de leurs Rois^ 
£n ce tenlple où tu lais ta demeure sacrée, 
Et qui doit du sol«il égaler la durée. 

Voltaire a diit Caisurersur^ dans WHenriâde ^ Chant X : 

Mais qui peut ^s^ussusser sur un peuple volage , 
Dont U faible amitié s*exhale en vûns disoojv^r| , 
Qui quelquefois i^'élèTe , et retombe toujours ? 

£t il i'e«)L faut q«e j«r paraisse là déplace I 



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' ^ PE LAXAltètrtYftANÇAISE. m 
tS BijaMI«<iM!«tct| ]• MM m ta f^ ikmèé t.- 

L. fi. etL* Ht (Ce pasMge rapide de la iitreur à U ifH* 
dret^Oi et dé la tondreMe à U fureur, est lubUaie^ ^ m 
manque jamaif 4> ^lin beaucoup d*effei au UiëAtra .4|iiaiid 
Tactrice, chargée du r61o de Roxane» est capable de le him 
faire teutir;/ 

Ce veri » si fn^ppaàt de passion et do vérité ^ est du nombro 
Je ceux ^ui >raleàt une belle scène , parce qu'ils la renCèrment 
toute entière* i , '* ^ j» 

tO^ Ge qn|)||0ii4^ surtout ce vers si doux iet si tendra 
c'est ç^vous t<mt-è'>ooup fubstitué au iu de la tirade do fu- 
reur qui précède. jlHoxane venait de dire : . > 

É>aiis ton perfide Mng- je poi* tout expier^ 
' Et u mon Miffira pour me joeiificr. 
N'en douu point, j'y coar»; et dès ée moment a|me..« 

«4 yittr, eoDges k tous , je tous eo ererli. 

Lu Rac.^ On a vo dans hs Plaideur^ jetons i^it pour 
]t vom tiens , et on trouve dans Gorille :; 

• ••••. Prend* un oaur pins hardi , - 
Et sens me répliquer, fait ce que je te di. 

Malherbe a écrit y> couvri » qu'il fait rimer avec Ivry, et 
Ménage prétend que c'est iiinsi qu'il faut écrire , et qu'on n'a- 
ajouté une / à ces premières personnes que par licence , eu 
(avenr des poètesi Aujourd'hui les poètes eux-mêmes n'ont 
plus la liberté de la r^^rancher, excepté à quelques verbes. Ils 
disent encore /e vo i , je oroi , .pour /« vo ù , Je croit, 

L. B. Cette licence des premiers poètes. d'ajouter une / à 
lit première personne , est devenue une sorte de règle pour 
tous ceux de notre temps* 

L. H. Elle est devenue une véritable règle dans la prose , 
qui ne doit jamais retrancher l'# de la première, personne ; et 
<ttéme en poésie le retranchement est une licence que la^é- 
^cssité seule peut excuser, et qui défigurerait le langage si 



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•»•*,» 



36a ÉTUDES 

elleëtait plus frciquenle qa'elle oe ^iest dans Racine, qm ne 
la prodigue pas. / 

(j;^ Citer ici M. Geoffroy, ce serait citer une seconde fois 
Louis Racine sous un autre nom. Mais je citerai Voltaire qui , 
dans ses Remarques sur Corneille ^ restreint à la première 
personne du présent la licence du retranchement en question, 
mais qui l'étend à un plus^ grand nombre de verbes que 
Louis Racine; cl par cxt«mple , h. je connais, je dis ^ je 
fais ; je vais, j'avertis, en observant toutefois qu'elle 
n'est point autorisée pour y f suis , je puis ou je peux. Je 
citerai aussi M. de VVailly, qui dit dans son Traité de la Ver- 
sification , que les poètes peuvent retrancher l'j tlans r 
crois, je vois , je di^ , je sai^ , je vis , j'avertis , cli 
( Voir dans les Plaideurs , l'article sur le vers : 

...... Oh! MoAsieuf) je vous tien. ) 

a5 Et sans compter sur moi , prenez vôtre parti. 

L. B. Vrer^cz votre parti : expi^cssion trop familière. 
L. Il.iJe crois qu'elle peut entrer dans le dialogue li i 
gique. Voltaire s'en est servi dans Adélaïde et ailleurs : 

!Ndn , /'ai pris rr\on parti : soit cHnie, soit justice, ctr. 

^j^^^^ Que prenez votrh parii nq soit pas absoluni(ii> 
déplacé dans le vers de Racine , je le veux, puisque le ton ù<' 
Itt tragédie peut n'être quelquefois que celui d'une m<\>^' 
conversation .r Mais est-jl ii coHi|>arer an j'ai pris ynon paru 
du vers de Voltaire ? Gé^^jCai pris mon parti , quelle lorrc , 
quelle énergie n'a-t-il- pi|V':,/''ii^s non! et combien n'esl-il 
pas encore relevé par le dtirniér hémistiche 1 tandis q«ie ton' 
le vers de Racine est tout juste au niveau de la prose la |)!u> 
commune. Peut-èlr«t pourrait-on observer 1^00 j'ai pris nio'i 
parti n'est pas loul-à-fail dans le m^rne sens que pn'ncz 
votre parti. J'ai pris mon parti , veut dire , j'ai pns mon 
extrême et dernière résolulion ; vl prenez votre pnrti , in' 
semble signilier i( i'à j>eu-près ^partez et sauvez-vous : > e'i 
ce 'ju'on voit par ce qui précède, songez à vous , f^sir; ci 



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DE L A L A N G0E Ï^^K a N ÇA I S E. 555 

parce qui luit, vbiu ëi^vot amtfyc^êrûkêâfaèl^uer^ 

) traiiê* v ■■ '< ■ ■i'> , ■ -" 

/ . /' , . '•♦, .■>'■ ■'■■ '. . . : -\ " ■■ ; . ■ - .i ■ ■".■ _ 

aÇ, La laprt n*est poim pour moi le e<M|ible dtft (UaycApeit 
J*osai, tout jean« tncor, U oherehcr sur yo» traorf); 
£t lHirdf|pié priéoD ô& j« lub renfermé , ^ 

A la tdir'd«:plut prés é*a tnêÀ« aoeouturaé. 
Amûrat'à net yeux l'a tirt^t foi» pr<s>nlée j 
Klk finit k cours d'une vie agitée. ' \" 

^^UbI «i je la quitte «vec quelgue regret.... \ 

Les £d<tep»s dà Cummenlaire de Laharpe. Nous no pou- 
vons nous empôchor de relever ici , une fois pour toutes , la 
négligence avec laquelle le pronom U ou la se trouve quel- 
(jt.efois empïoyë dans Racine. Une des règles les plus raison- 
nables de la Gi^àmmaire veut que le pronom se rapporte au 
nom qui le précède iramëJiatcnaentj ainsi, dans ces deux 



vers ; 



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. Et rindiçooprisoD pi\ jo suis renfermé , » 

A U voir de plus pr'èa m*a même accoutumé, 

< la, si l'on ne .consultait que la Grammaii^e, se rapporte- 
riak /aj/rison t et non à ia mort, qui n'est Hokimëe que 
deux vers plus haut. 

On ne déroge h cette règle que dans le cas où le^nom ex- 
prime une lAée principale, qui donrine dans tous les mem- 
l)rcs de la phrase , et qui captive assez l'attention pour 
qu elle ne se partage point entre cette Mt principale et le| 
i(i(^*s accetsoireti 

Ainsi , dans le discours de Bajazet , la mor^ prëçenfe celte 
"lôc principale» Elle revient dans tous les vers^uivans , soit 
<(>mmc régime , soit comme nominaUf, 

J'osai, toui'^ jeune eiicor, la chercher sur vos traces: 
Amurat k mes yeux' Ta ^ingt fois présentée j 
Elle finit le cours d*una vie agitée. 

^i ii)i tout-h-coup^ au vcrsqui suit : 
' Hélas ! si je /a quitte , etc. , 

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Aucun d<>,Cj» TO<^ ^ tj> ft| {^ IM>W aM<»%<»<i^^>*>«w^ 
vatioB > quoique r cnriii i w i » #V»it»^« w»— « » < ' tw Airtil liJ ; et 

trèfl-coipmiuMr» nous tM^^çroyon* pw d«r«ir pinel^^de la 

.ftlfe-ieiiti;*.^:/-*-'-: ^' -,..... ..:,;...:. .•,,v;^;•^n•■ 

coniflî(b |« pro» , à lowH^ tcip.lob.de^U ^(G^n/j|frf^ v po^is 
celfé» iqui bâ^ poul à&)eV^e j^yeiii|r ïi^^ , 

obiigiéQt'toiu les, ^inÙDS^ ge^ exçep^^iç^^. elrp^^ 
«Acoré plus 1^ poêles , pàrc^ que lalàngae de ceus-ci ëtaiit 
pleine d'inversions et d'ellipse», eUe eiige beaucoup plus 
de soifis pour qno*ia'^ttt<é , le. premier'mëlite de tous les 
stjles» y sôitpnrfaitenieiif maiiitènùe. 

f^ Psrdonoe* , A«om«t'{ je plains «ttfie Siij^^t ' " '^' ' 
I)ca.oaipn dont les'. Inwtét trop id*l réc<nà'pèia^^' 
'M'«Taient pritg>oar oj>jet de t^al^ tcors •i>^in<^ ' 

L. B. Afec sujet eit trop Uçlie ;' il ne jjçtralt t^ qvré pour 

• la rime;. ■.-../ '''■?,'.'' ■'- 

L. H. Le mol propre elait^^trec raisod. ICèniàrqùcz qu'on 

y.it bien ,. j'ai *ujtt de ttie plaindre de vous; mais y* m <? 

plains avec su/ete^t une phrase.au moins Hiël^ganic dans \e 

siyU hùhip » etne peut être supporté que ,^i)5 le stj^le fa- 

H^p^ Je mê plains avec jM/tf/ serait encore raoînsmal ,^ 
ce nW sewdïle , ^oe/V plains avec sujeù. Se plaindra , c'est 
icmoiguer dir <^agrin, di| m^^qtentçniiej^t^ ^\.pl.aifidre , 
désl témoigne^ de la pitië , de la' compassion. Dans le prer 
mier cas donc , avec sujet fitl entendre \t^ J 9^ ,qoelqué 
sorte de tort du d'injustice reçueyq^idoaneUftÇÙ-âHa plainte. 




DE LA hAJf[^îkmi^A;f^ÇAltm, sttf 

et êàwâ,Mtmié'm^^' ^^m^jim^^^ 

cc9uiNWiàt^îrihsM« Ut prëjKMilioD 'a3^ié^\ 

dans >#>iiMr>>l«*g# #1^ Ji^yif«Éil« lie fa^ 

de la pfaâÉil»'^%H^ec^jiliSitte-iMftii^;cm9(^b^^ <^ui plul^ 
est, 4>Ailloffki&aêrfit:c(ti^«]^'soHé? Ou est-ce parce que' 
avec Éi4€irm]màti&» peiil-'ètre fiMt taâiaattinéfit^ i>tiâ)te, 
et que flOttir hi l^<!it toàt-4^£BU lë^fitime et coiiV«iiftkfè, il 
i'aat encèiréi *^ée das'cMfâyi'toi déà motiÀ ; ce qiki'àb'ut ^ 
appelons tiei VitfJrdii/? D^fàM habiYès que mbi'troureronè ' 
ce ;ro«yyifdi v|ièàMtre; Ge'<^i itie pmltsft^; cW q^^^^ 
dans lotts'oes caa4à , avmc miiwit^X seai confonde an boa 
usage , cOttUiiè à U iogiqde. ^^ 



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«8 Hé ! Pa«rr.i.je «i,péçhe^^|^ljr< m* dili|e»^ ^ 
Que Bokane d'un coup n*assU^« jm vengeance ? 

LUb. d'OijIV. Pour la n^tielé <lc la coastraâion , il fal- 
lait , pourraUje empêcher tfue , malgré mor diligence ^ 
Boxane, etc» Oil pOM^dt-fè , arec ^uéè ma^Ûgûnce 
empêcher çue^eic, QainUliep lie veut, pas qu*on donne au 
Iccteur^.ou à l'auditeur, u peina de Tien éclairci^. Ccsfà 
xtlui qui parle/ ou qui ëcril , de iairre qu*on l'entende, et 
que œêateon ne puisse ne ppiijit renlendne; Voilà de ces 
levons dictées par le. bon Ijensy^el ()ui regardent autkni les 
poètes que ce«x qm écrivent ea p^nse. J'en reviens toujoui^ à 
la clarté ^ à une clarté sans le mOiindr^. nuage. V ^ • 

L'ab. DEsroaT. Hé I pourquoi' fallait-il , paurrat-je em- 
pêcher ^ùk , malgré ma dilij^enca ^*etc, ? Voilà de' ces 
iauiuesiÂâicàtieMes q&i sont insupTO 

tu Kîu;.* Çn Wsîe , de pâr^ln'invenMiiis , qoandf dïes ne 
<^aùseu'i aucune ôbsicurilé , sont élégantes. 

CO^ Je crois bien qu'il n'y a ici aucune ob^urité , et 

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3^ / :^^f: 

a'6Uv«i«||pfMi#ia • railla . ^ , .^ 

est aapi ifi^M* • <j2f!^ 4|»<9 KHA^MMI 4WMMil 

co|iftirw:tioii>iC«(i«r^ 

par cQA^foeiit ^\^% m^^^aSj^jàfêMi .mÊmâfttè^h fUe 
ffai sert à Im cett^propotilion ^^ ù pniici|MU ^^tJ^puis 

Oui^ 4>pi^ cei amii9ei«M^;^#ifA|^hM9Mr ,\X i^mii^Af^D , 
comme ïe dit d*01hr6t «etao» |^pf|%m fii|rJl4^o» s'op- 
pose point \tL diligence WatèlhÊLii'empéû^er; çi»:»^ fait 
point' an o^i/ac/e à iym/fifc;^g^Uy ma» » aa «pntrjûre , 
on U fait servir à empêcher, o%)^«i £ut uq jaoyen» et le 
plus fort ^D|K»^en possible d*empêé^teiiient ; an point que, 
sans rien changer au sens lott^^ni^tal , en pourrait dire 
aussi bien , toute madiligeiieçh^ peut emp'àeher que,, 
je ne put* empêcher avec toum m0 diligence^ 

«9 B^ bien ! e*esk maîMensiit <|B*tt fai^t qoc je Toosjaiase. 
Le oiel pimiv aui feiate , et eonfond f ou« adresse. 



tlaisi 






L. H. 9ife/> iK>itf laissé., tenisfiLi4praprr. B^rfacet veut 
dire, que \e me sépare ie vdus » qoe\|e renolrca àrous, 
que |e Toua abandonne , ele. ; et dans ke àtoos on .i|,e peut 
ilireioM^er qu'en y joignant une idée dii lien ou dej^ëtat'où 
un laisse quelqu'un : laisser dans une Ue , laisser à sùn 
désespoir : UmiVièieinwt , laisser la. " 

"" (^3]$^ Itfest vrai que laisser ne sVmploie' guère en ce sens 
qii'avec ^k^gnation du lieu on de l'état où Von laisse. Mail 
celte désignation , qui n*estpasde rijgueur pànr fuitter. Test* 

" elle en effet pour laisset? Boilean du moina ne Ta pas cru , 
car il emploie ces deu térbès de la même manière que Ra- 



T^ 



VU I.A LA 





A*- 







Voluinf I èt*»t««t!^'iiaii|B foueiiU «M ewmplo ^aafià iï^ii- 



,i ■ ^,'-; 



'•■•■' • ■■*■ ■ . ■ ■ ■ • «^ 

Et lioÛèreflyàit Ait «Tatit loiiia« dïuis wtijïmpkittjQk : . 

'J6 Bien 1M m*v ^ pat«r ioBtré bà èirafen «oïlpt^ 

L» BL4ÀÀS jk>ki G>un de Littérature* Parer eàt un ternie . 
imprppiî|b Ott ,'4^t parer dté hoitÊpê et #« garanHr des * 
coupu Pàrerù» peut l'apï^iiiaer aux ^p^nànnés tj^è comme 
verbe^^i^pro^uctsumiàe la particule dei^Se parer dés 
emà^^kes âUiVénniemi , se parer du #o/«i/; inais on ne 
YiXktréLii ^ês àvn se parer contre t' ennêth^im 

(Q^Pa/»r'ii*eit point ici dan» un teoi» réciproque ^ 
inaia dans un afei^ ^purement aptif , et eè n*é9l point ta per- 
sonne elle-même qui n*a pu se parer ^Wk tien qui n^a pu 
'parer U perf<H|ne. Àiuai le Oi tique t écarte de la question , 
et ne la rëtout pas. Geoffroy le troinre en ppposi&ionlbirmelle 
avec rAcadémie» Voir dans AikaiUVntkU su^ te rers : 
Dé ee eoep iaprétu songaous k uoet par^. 

5i J^ai leeulé tos pleut- aiiM»c qas ja . t*ai pa, n 

L. H. Blauvaisè figiirevQi&is^peiitni fceuUr ni aeamcer 



V 



-V' 



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•.î^';i:/ :>r A-^ 



^>. 








l^renilre pour fianhr, iloignêrlftdjff^f» c|li aui«q1 <|«e les 
rliib»«§ ii||iit;biri«nieiik mât%^éii'màhsiiit\ iébilîmS qui di- 
rait dn pra|èi!( , dei diiieiii»« dét ânafres , etc. i 
«^qvcot iletlla Mpliicsdfaioè vert dé^ BéréàiM^kfkï^ 

. Scène ^y; »:,,,. . ...\; ^,,,^ ,.r,v^^ - :'.". is-\...-..-^. 

Mats M-Iet choMs •<»"< Wifti^iiei pÀrellës^^MiMUii j„ 4M si les 
mots qui les exjprinnekit présentent un seins jj^hyjHi^fdf 'î albn re~ 
cM/#r,feja4re ,lvi-niéme ^ëoesùirçapieat daM s«n seni^primidf 
cl propre , dans son aéiik kiatiiral «t phytîqoe « q«i est celui 
<!e tirer ou pousser #>» krrièr^^ ïl y « pt«s î m^rder et 
éloigner ne pourraient pa^ ^ non plus , s'allier heureusement 
avec /^/«n>^ , parce que le' sens plijsiqoe àfi pleurs rè^wj^nQ 
«Il sens moral de cet rerbeâ; et fv{^iesl qu'on TOutÀI cepcn- 
dant en allier l'un otji l'autre avec ce mot, ce sens naoral 
changerai l aussi tôt en un seps physique a,ossi amurtle que < 
lui àe rècutèr ^9inf celle n^ième sorte d'alliance- netarder 
</tf/j7/««r/^ signifierait 1^ empêcher d'aller, de partir, d'à-, 
va ncer j et les éïoigàer^ signifieffiit \^ Aartér d'où ils 
«^la'ienV: enfin^^^/vif, q;i;t trgiii^e renvoyer à un antre 
tcînps y cpnvi«i4rait encore moins peut-être que reculer , 
rrtardër, é)çigftery^girce qu'il ne prëscnte qtil'ua sens abso- 
Itiment moral. ^ 

5s Jp sais qtfc votre eoinr mt faii quelqiMS pbisirS . 
D« BM prpiivar v foi dans ses àmrvitrs soapir*. ' 



se 
ce- 



L'ab, d Ouv. On ne doutera pastpie ce ne soit uniq«t"icnt 
la rime qui'iMYt^ne ici ce Tplnriéit^Lel^ue't plaisirs. M*'*^ 
noire langue'^tMt aasc» aboiédanfe peur foumir un auire 
tinir, et Bacinë assez in^àncin-|IOur le Itourer^ 



-/ 



' *■ •- 






-^rr^;T- ' 






é^ 



iiipii»iip^t>to»M«i. ...iiwfiiiiiiiiiii'ii»*!» 

X*4>* Di^opiTv C«tt losiiioar» i*lH»Mttio de la |Ht>se <^ 
jug«, ou plutôt Hiomme 4|iii ne «auraii Vim^nér^ ap|)a- 
reiiiinçiit,,,<|a'il puitt» y •▼!>»• {Au^ieurt ]p|M*i<^ <^Àff<^^n8 
dant la méiae chose* . Ceii;E.qiii «feroeiii le ui|ettt à» H ^poéaià » 
pottif:osit>jil# jpotonir noe pareille d'îtiqtie ? 

t*. J^c. ^ joe {Mvail <]|i*oa peut se lervir de ce pluriel en 
^ers , sans que U rime,/ engage » la |K)^ie alatiani 1m plKH» 
jiçU,./çpnjmpje.i^idU,;.;..-\-.:^. ,, ,y.^ .,; :^^ ' -r . 

{Q%^lai'poësieBe|ieiit aiiiief les l^iIftlÉi 'qù^ 
sorte ift oootrefMi»» 4lii^c^eil'^va«^|«» f<^ ^bril»t 

^melifueê plainrA II âoMiei^it & etite«$re-^ll ^^it I» 
pliuiettn plaisir», et il aesV^it>Mrtib douce, qiiè dNiti seul 
plaisir» «pie do plaisir 4e fprouéef s0 foi. • Cfcf'trtaisfP pttit 
èire;)!^ où moijM grand, pliiS'ov»ihditts Vif» e%c'€si à 
rintensiié» nom |p«« ati iiointife» qu^oa- tlpi^Miir ;|t ftut 
même lo dire , yar^ne^ià daâft un seiis'diiuiAùtif , ]iôar 
Mnpeutdm^ wn^uetf ne plaisir ntàl^l ^ enboflû^logrtjo©,. 
y raveinrt]t>*à lus peu dé plaisir, t*a , li l'oo vi^ut , qu'à un 
cenaia pttuisir. Ci^^t donc le siofulier qu^U allait absolu* 



33 'Ne vous iaforosés |>Ma4 «« qne ye deTÎanidrak 
Uai. VOuv. Il £AÛàrAii » na VOUS $f^rm0S pçini iU 

.r H, ^ .* '•■I 

au aacon terbelùé; 



audrait , 

'~^^'^^* pourquoi le £M»|gll^l ^ Parce 




j\v .''.■ Tir ■■■''' i • ■•* 



'B' 



* 
i 



jff^, Alv» i^«v •* <• Mmdmmm^mm 'Êim^w4tém\fii 

drai, ma plyrase ett ^rfecte / jMrce ^u'il y 41 pfasieàrs 

verbe» , da .iwm^ 4éii|iieU e^^É^^ 

rëgimo simpU M le ré^iwan purùenié. M0 ett ici poitr à 

Aié0a/i4itr'n*m qu'un r^gi«n«*M*i|ijpl9, qui «it><9i ' ' 

L, B. Racine A'igDorail sûrement pU i{ii>r ne dit point 
^informer ^wklifum ehose\ mai* il a voulii éviter la càcç- 
\à\on\vi à» de CB ^ne je deviendrai* }'■ \ ' 

L.H. Point du lout. Il ëuit si facile de mcllrê,i*e me 
demundeMpoini ce fue\ etc, , qn'il est à prësomcf queti 
coustructicfù dootiesert l'auteur, quoique vicieiMé, ëtai^ en- 
core envwgv de son temps, : il 7 en a peu d'exemples dans 
Haci ne; mais celui-là n'est pas le'seul. ' 

(ÏQ^ Le même Critique prononce hardiment, dam son 

Coui| de Liuëratàre , que ne vous informez point ce fite 

est un solécisme , et que colle comtrnction > quand même 

elle aurait été d'usage du temps de Raciiie^'^'eB est pas 

• moins incorrecte. Desfontaines et Louis Racine recomiais-^ 

sent la faute 5 mait iU Texcusent , Tun par les privilèges de 
_ia poésie , l'Autre par U vivacité do dialogue. M. Geoffroy, 
plus sévère ^Vux , et que M. do Laharpe lui-même, décide 
que le vers^ fidèle ou nçn àJa Grammaire, est égalé- 
7nentcoritraire 4 la poésiê^^p'ut nous , 'nous osona croire 
que le vers pourrait êu« avoué p.ir la Poésie^ s'il n'était pn* 
contraire à •U^Grammaire., Tranchons Iç mot : le vers es i , 
quant au ton et au slyle , tout ce qu'il iloit êli*e poiir la cii- 
conslance. C'est la réponse toute simple et toute nalmcîie 
d'Atalide h celte demande de Bajazet: 

Et que d^ricndret-Tow, «, dé» celte journée. 
Je célèbre à vos yeux ee fonesu IiyméDée?. . . 

34 Qui mWfre , ou son bjmen , ou la mon infaillible. 
i:*AB. d'Oxiv. Infaillible est ici Irès-inulile. Mai5 tic 



y 



*»• 



•'*1i. , 



-y -■■ 



DElALAll€!fr|â.:flll^NÇAI8E. [^ 

sairemenl i«Bf«nné.4«nt W tubttUotif , cela fait cinà é^il^lv 
iorapportable. L^^tprit Teat tou^>urs a^reiidre. , t*t p^r riM^ 
sëqiien| |»aMèr d*uiMi i^Me à aiiè «ùtre.'Ce mot, 2a mon ^ 
reofenii* fidë^ é'iitffgiUiéUé Ainsi celte ëpiftiÀte ne ro'ap- 
i^preoxnt rîeR , il fAut qu elle me révolte. • ' 

. L'ab. DuroHT. /^^«l/»^/0 u -est pobal une cheville : il 
' exprime avec force iAfÛtjoiietive..... Où le Critique prend-il 
que cette ëpithète fW'dit rirà de plus que la mon? Le con^ 
traire est manifeste. Il n*en serait pat ainsi, selon lui , si 
Racine eût nui une mort ii^faillibU, Hé l n'est-ce pas lo 
même sens? . . > ■ 

6. F.^ Jn/adllièie est , pour Vabbé d'Oli vet , une épji/* èiô 
in€uppo¥tahi» et^uiréfPt^iè* VlAcmt le'fila sepbint , .nvec 
raiiph , de la mauvaise .humeur de ifOtivet 4 c'est l'rn jas(o> 
rigueur au GramniÉirien qui vraiment est insupportâbio et 
rëvoltanlc. 

((3^ ^ ^*^^ y » suivant moi , de vraiment insnpppr^ 
table et révoliant^t^en ee ton aussi inepte que décisif et 
impudent d'un critique qui nei molivc jamais aucune de i!>es 
(l«cisibus^ et veut tou)oùcsqu*on le croie sur parole comtnc 
un orpcle* D*Olivet s*ea(l eÀliqué avec autant de justesse que 
^lartë , en disant qu'a?eci'epitl^èle infailUÎUc , il fallait 
uaamort , et non pas /a mort ^ ou qu'en mettant la m>ort, 
l^itbête infaiUiiio deveo^ft^inutile. D abord, ^s m* offre, 
ou son hymen, on la mort, ne dit-il pas tout, et même avec 
pfus d'ëiiergie que s*il y avait infaillible ? Ensuite, qu'est-re 
ivioffir la mq^t infaillible ? Supposé que cela iait un sens 
raisonnable , supposé cpie ce soit français , qu*est*ce que cela 
peut au fond sigaifiçr de plus ç^vC offrir la mort ^ £t puis 
enfin, cette ëpithète infaUlihle, ajoutée  la mort , né se 
rtpiK>rte-t-elleqirà la mort seule? No se rapt>orte«t-elle pas 



-1 



- • -^.- 



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7 






L*ëpiihéto /ii/«t7/aibesi, pAmie^j^W, h sa |>lMMr»'*tf^Ds 






^ >•*'?>• w'.j,, 



Elle «c à M pliioo.diW CM verA4e <I^Jt« a«iasiM«ii|(lC>4ic sur 
la justice dilviilé : ' , j, 

.^ C*iiid IH*w î féttif pl^rà përir. ^ 

' \ Je ^<»n^ *i dit i-Seiyacor, s» mott tsi infaillible; 
4e «imcoibIm. AaMii6t Totn Imtm inTiMstUe 
S*ett trofté |KMir m« •ecoiM'iî* 

S5 KeT0lu€gii(^|>6m|-^,'âÉM«icèe jéMrnée, 
D*an I&che dëtêepoir IBM ferla oonsternëe , 
Craigoe àM ••iaft4l'«i tt^ae !^ ^éfomtrm monter,.. 

., .Et|iM^iiaproiÉip^tr^0W(4*^rc)i«àte«éfit«t* 

L. Ri?. Cotte expression , èûkaêrnés d'un désespoir, 
ne me paratt pas es^cfe. *■ ... 

L. H. ( Coun de Littérature )«Oà est aeeahlé à^fm de- , 
s espoir i aèàiflnpàriè déstijMîr, ^ètl'ôt» t»^enèst|^s cons- 
terné. On lie peut êtTe cùnstemd que dw désespoir d^ au- 
trui : Je l'ai tm dans un désèspèi'rfid in'» àoà sterne, 

O. F. M. de Laharpe observé cfiiVn Éejpttul'pai être cons-' 
terne de son propre désispbh^.'tl èlt itértaîA qtie l'nsngo 
ii*adroet pça cette façon de parler, té n^serais asstirer rpi*eUe 
doive étf^ te^hïb db la po<lfsie. C'e^ une phrase latine où 
t>o;if^ai9f 1^ à te itiériie'sens i^*^^tfÀAi«V^<v^^'^* 

J^3?^ On dit consterné i/^V en parlant dès choses qui 
causent ta consternation : i7 ^era C9i»i/0ri^^ de cette mort, 
de cet épénçmenl i et consterné par, ^anà on veut expri- 
mer les sentiment intérieurs qul|>ro<)alsent la consternation: 
Il /ut consterné par une crâinje excessive. VolU-cc que 
parte te^^tuellcment le Ùîélionnaîi^ de VAcadémle. S» le^ 
deux commeatafeurs se lussent donné la i«ine de le eo:i- 



-i.;.:-,-._. 



i»spoUr»par r^^POrt Jm-^^i^w^^r* ou lieii (}|t^^^^ 
défè^ptoir qui » 9limtmy^aiimsifé\intériew\ prt»£iN;*4ft 
cpmétéunaHom ;, do, mètM qhé ïêl prodvàl€9îte orainu eé^ 
cesêhe 4e l'eiompl© dt lîAoid^ic.. - ^-i 

^ SS Kt ma hôaA« « e<^ net yeux ,'do BléMdngo eiro^mis , 
-IieaMtr* ^■àTlf téi*^ ^ j« TOvdrMt lai^ plaira , 
■ K f'«rftMiit par laimvjétocdn im «ll«t tcmt «0^ 

L. H. Xd 4Àêorifpé dé nia bouche efééftietyeuxtCe^X 
pas ane phmVe fl^nçAite , «t n« renil |irf« ridée de l>ntear. 
L'inter<mUe.d*aii rersirtiBéUfimteiiieiw sensible, mais non 
pas moins réelle. .'' 

O. !?£ Jeertfis, mi tofllHiîre , i^îe le désordre de la 
bonehé e/</<^/>*rtwp1Mllh'iinefeS]^sion to hardie, cl 

juste, poar si^fier qttéla^ou<ilie 0t 4e87<eàx démeniéht ce 
qu'on 9 intention de-leur faire dire* 

r{^3^ leBép|>ose «pie t*on puîlse dire le dé*ordre\ sinon 
delà houohe-t d« mbmsdesjrtfiiJPt oii doit liécenairemetit se 
peindre /le. désordre de ri^poe , et qw^ \u bouetie puisse ici , 
à l^a faveur des j^rtac , reeerotr \9 déSiurdre \ »u , si l'on veut 
encore, je suppose qtt*«a puisse dire, à U ri<^near, le df«f- 
sordre , Unt de la bowo/te que ée»yenx , :poar le désordre 
du langi0/fi^ dont la bouehe et les yeux «oui respectivc- 
meot IkHpgaœ , Veiq^roisiton , quelque »tfir«^4» H hardie qn\m 
la tironvè, ne seiii' pourtant pas /icr/f^parofr quelle neéera 
ni précise ni cli|ivé, Goromeail quand je k^ert^rai k plaire, 
et qo» par mes pai^ol^ » par mes regards , je tàchéi^ai de 
persuader que j'aime , le désordre de ma bouehe et de met 
yeux produira un; ef% tbut contraire eji mx* dcmenfaat ? 
EatH» 4ouc qne les viwis anans doi^renl toujours se bien 
posséderi être toujours liien calmas ^ quaàd ils parleiit «àiour 
et tendresse ?•«.. ^ •' . : « 



t?- 



->. 



'■ ■;■ 



V 



;;i' 



cùikito-maê. PfàrW moii , mm fm*\ . 't^hf^ d» là iii<m>ie 
«ftt détenniii^,;»ftt c'Mfc|»floBVn<|fj|ialia^, 1^ e«tt elle 

qalfMfrle. Alnii cette plicMe«i9«fièMp4Niir«t.^«i «f«t>0 
ficé ma gloiivmeiou9k» mtoimffm'ëUmms'ifoiuêodeke? 
y^Umi a*e8t point là ce qu'AtttUde entend. PoiS^êM-^vous 
croirfi, vèuh-elle dire , qoe/tf ^toirmmimtfsiowé de ma 
gloire, fue vous n*éiee jalousé de lavette ? Revenons- 
en toujours à ce grand principe de QuiplÂlien et de Vnnf|;ela^ , 
ou piot4t «païens commun :qa*il4âMàiicrifie»toiiit à la jus- 
tesse 0^ à la clarlié. «»> , - 

L'a«. Desfort. Quelle oKscnrit^ y a>t-il dans lè Ter» ccd- 
saré Je Eacine,confidM relatiToment àoequi peëcèi^et à ce 
qui fuit"? Peut-on se méprendre au leus de ce discours!* 
L'ellipse esir «œ figure autorisée, et qui fait quelquefois 

. une grande Jbeaulë» placée à propos. Par la critique de 
notre grammaii*ieii, la voilà proscrite à jamais-.. > 

{CZ^^ Louis llacine et Geoffroy répètent » d*après Desfon- 
taines, qu*il y aià iine«Uipsè; qu'apr^ moins fue vousyd 
fautsouSMéniendre.mos^i^yiftf vousneJ'éiesde la voire. 

' Oui , c^éuit bien là c^tainement Tidée de EiMàoe : mais est- 
ce bien celle que la construction fait naître par elle^méoioi 
Luneau et Laharpo ont tu tbut cooune d'Olivet : ce II est çcr- 

, »\tain » disënt-ils , queVauteur ù*a point rendu ici ce qu'il si^ 
^^' voulu dire. .Atalide roulait dire : Ponyèz-vous croire 
» lueJB sois moins jalouse de ma gloire, que vousn'éfes 
» jaloux de la v^ire ? Mais elle ne ie dit pas. » 

Et noiis aussi, nous admettons une ellipse après mcfins 
que i>e«^; Mais laquelle? C^le^, qui , d'nprès la construc- 
tion j se présente natur^lemént et comme d'elle-nième : Que 
vous né l'êtes; et non Vellipse forcée , imaginée par Dès- 
fontaines. Et si Atalide eût voulu dire en effet elliptique- 

. ment , quelle était aussi jalouse de sa propre gloire, que 
Bkjatet pouvait en être jaloux , scserail-elle exprimée autre- 



/^ 



^- 




0s hmijAnmùm^imçAiÈE. ^ 

e^oir^ Vt^liffii^,^mV9^fM^ les m«is ^ ^i^ 
jointo ImmëdUlcneiMà iMiiM , «a <^*iU en saieal 
le sei» est toajouis le Qiéiiie. 

paraff : m«, ,lv„>_„oond «en»e A, I^Z»»p.r.i»„ *,{, 
oa,ounét« «pHnHS,»a«Ui«mw, »u««»nda....Q„,«i 
le .-«ond terme de U roinp.rai.on «'"t l». e^rimë .U*» 

cArfr«.Ce.t.iD,r^1lfaU,Udi^ en cette occLwon. ' ' - 

L«.D.,ro«T. Ou.i.iI.Hg«e«r*,«„pro«,. M«i,«{iit 
.«de U rer,,ac«lion . et on . pu dire, 7« r^i^uef^ 
cki^. pour l»^l^ „14„, „U,u,s. On p<*ète ne .wkw 
««Mervir i ce. minutie. graBunaacje. , ^ ne font loi L, 
pourlesproMienn. . . •, ™ 

_ K> I-.UU ^.dne .Lah.,,» et 0«,ff^y (^Ufient .ns.i 

delartK^lecommeanerfUp» f.vorrf,Je à U pniçi J„ « à U 
poe„e. Labarpo « «>„,eoU, de dire que quelauefoi, „ 

r^' ?■""'.'• W?? 4? c<.mp.«.Kpo«ri»ia„M,pJ! 
' t,r. ^/„ p„„ ,^^,^^ quand ;dWlle„;. ja phraH^W 

p.. »»uJo.r renver^r ou confondre tous le, princpe,. objnnto 



l V 



't' 



' eâpèce de lNitt<H«gie , c'6*t4i^î% ^«tiikiWH* ï^WlItfitaV; 
ensuite jwrce «joi le mot'iBêméim^%<i*# lie WM \né de 
U dépouille morleire de Thdi^l^' , -Mâès «méméiii / d^^^ 
cendres , cômiwe dsns ces .▼ew à&PhèJré^ 

. . ; . Non loin de cet tomlieaax «oliqnei. 
Où des roi» ses sï^a» sopl l^s froides rdiqacs. 

Louis Racine trOujrè, àii contraire ,'qii'au sens l^u^é , 
reliques de la fortuné A* vm grand visir, ce vieux iaoi , qu ai- 
maient BaUac et Vaugelts, a delàdi^îtë en ters. Geoffroy 
voitdanVceniot i^ de heureuse imitation' du relî^ftiiàs J)a- 
naum de Virgile v «laii il estime que déhrh ne i>eut pas al 1er 
Oi^ec reliques , dont il est une sorte de syiiOtiyiûc , et qûè les 
reliques de mon débris j»igniae ^ p«tt'>près la naénie chose 
que Us débris de mon débris. De tout quoi Ton peut cor- 
clttW que ce n'eslpas là en effet utt dés ni*filleurs reri de 

« • ' •,■":!•■■■• ■ ' -*■• 

Bacinc. 

So Je méditais ma fuile aux terres «Étr ancres. 

G. F. Aux terres , peur-war^ les serres , est bon et con- 
forme à l'esprit de la Grammaii» » qui donne celle force n a 
datif. C'est ainsi que Lafonlaine a dit avec Unt de grâce tl ans 
la Fable des £><;mx JP/^o/ïJ ; , 

Amans , hemrcnx Mn«a«> ve«a^a^6tt« Tdyfc^cfr , 
Que. ce. soilï ;#MS( liyss priodbainès. 

-^ ' '' ' ■ ■ ■■ -, 

J3^ Aux terrés .étrangères n'est pas là pour vers la 

terres étrtingèrès, et V^f^ ne prësériterak pas le même sens : 
il ne marquerait qu'unesiàiple diiHièdoii de la fuite du t «te 
dei terres éirangèt^S ; et r<»n n'y verrait point un ^t^**^''* 
formel d'èùtrer da as ccs^lctres. Pour exprimer tout- à-la- lo.s 
et la directian et te deli^îû , oU, si l'on veùi, le but delà 
luitevdii ié^^éti'àffdaas) à'eri , dû^^Ta ilanfs ira sous appio- 
clM«|i>deWbi'dé^<y/*«JO(i d'if/i > F^Yôd s^èh/nir en 
Fgyple, en Pmàgm'ifXtLàUiè\%ùiïndé's,aubouiJn 



ai- 



])E LA LAK^E EâANÇAISE. 3^ 

fuir, hfofi/^iir^ «f vV«rr^^» 9^ '^^'^ j^kjiÊsml^ «» 

emploie f«afÉ.i(Si|Mfi||it|et mêmes prëp^>#iUons qu^Ti<pK//çr. 
Sachoai toujpurf gi^^ ^; M. Geoffro;^ de nous avoir |a|»ri(f 
Ici deux Vers charmaôsile LaronUioe. ii^ue ne nous procw^ ^ 
i-il pl'iu «QùVent de cb» Wnnes fortunes ^U. Voici un vers de 
•^Vollaire qui hVst pM sans qnelque rapport de construciioa 
avec r «X u Lafuntaine et afec celui de Racine z - 

A^içu dondif boa TOf •§ c «a ^syt des eliiin^re*. 

Le rîeillard et Pégase, 

4o Et m*aeqvhCèr vert «cas de mes respects profonds. 

L'ÂB. . d*Oliv. Je doute qu'aujourd'hui les poètes «ieAt 
encore (é privilège, d'emplojrer vers pour envers : ces deux 
lirëpdsittons ayant deiiseus tout~à-faitdiffëi«ns. Et quoique 
respects e\ devoirs soient presque synonymes, on ne dit 
{)as s'acfuitier de ses tespéds , comme on dit s'aeauiiter 
de ses devoirs , 

L'AB.pKsroNT. ï^t raoi je ne doute point que les poètes ne 
puissent dire o^^r^pour envers , à cause di>s~ exemples frë<« 
(fuens qu'on en trouve. Les, phrases de complimens varient. 
ei je sais qu'aujourd'hui on ne dit fiius s 'acquitter de ses rtS" 
pects. Cependant puisque Racine Ta dit , je soutiens qu'on 
peut le dire, non dans la prose., mais datas les vers, su/ 
lesquels les nouveaux UM^es nedoiveÉitpas «voir tant d em- 

<J<]^ Telle est nuss» rcipinioki de» Louis Racine et de^ 
Ui (àtmïîrojs\it les deux poiats'en liligOi Stairf comme ils ne 
<lonuent pas de bonnes raisons , ou qu'ilf «i'eii dooneni même > 
aucune, et qu^cejUes dç ra]^)>é.J>esf0*taines,9, trèsrainces 
<''aiUwiir«» .abntiipeu-fp^àfti ea-comBadictioa avec elles- 
mêmes , nous ne pouvons que nous dëclare.r pour l'abbè 
fi'Olivei. Vers s'est dit autrefois en poésie pour envers; 



%. 



ce 'ijii on voit par ce ciui preeedO, san^i!^ d VUiii , i. lu 



»p 



{■•\ .r ;■■ 







H^ ' 










▼ient à 
fii 

•Aùfalt ravoir iLfec'^ê'ae^utiêr. il est eiomiast igtië 

ait pu allier cte diDtiz moto, en disant dani Aigiréf ktte II 

Scène II: ^-v ;.'■-'■•• -V -^^^^ 

j La mort a TetpcftU, OW jowES qo« if la 4(M». 
^ Pour me douter -le teupt dé m*ac^uiUer vers toi. 

Qnant aux r*fM0/i/ , onlet nrik. hnWprAsémtè hTquel 
quun» on Im en^Jl^^Be des marques ^ des témoignages 
mais on ne 8*én ae^uitis pas , parce qa*its consuteni dans I 



}'■■ 



a 
st 



rs, 



véniéralion , dans la dëfërence qu'on a ^oiir celui qui en e 
Tobjet , et que s'actfuiUerAt cette vëoilration , de cette (h 
férence , ce serait en quelque sorte s'en dipouitlêr. Om'u 
^ui$i9 , 4IU contraire , de ses devoirs, pan.« que tes dsyoi 
tels qu'on lei entend ici , sont - des obligations imposées par la 
loi y Ja coutume, rhonnètetë , on la biens^nce , et que rem- 
plir ces obligations, v satisCairi^ , c'est se libërei^ comme 
d'une dette , et , par conséquent , s ^îftcqîuUe r. 

4& Je ne prai^ ||ieMit plaisir 11 erotirf jnp^ mitère. ''"■' 

L*AB. d'OuV. Aujourd'hui croître n'est que verbe neutre , 

•oit en prose, soit en vert. Mais il a été ^oog-^-teibps p<*rmis 

aux poètes de le faire^actif. Racine en Ccm^nit deux autres 

eiemples. Dana J^^gisisiv' : 

Ta TernJ i)itt Mi- D)eax n'oaî dfotii'eet oraele, 
- Qve po«r ^roftre k l%rCoie sa gltoiro et mou toarment. 

Et dans £//Aer .* 



'M, i 



Qoe ee taoovel boontor va crpUre son audace t 



I 



a3 




DE LA LANOUC râANÇÀISE. %$i 

f^ D^ontâincf , liouit Baoiiie'el Geoffroy f oattenneiit 
que croître peut étra actif en vers ; et Géè'fApoy, «Ittét avoir, 
comme Lou^s Racine » citë Richèlel en fâvear (i#viHM1b opi- 
nion, ajoute que ce qui vaul encore mieux qoê^l^toriti ilo 
Richelet> c*et(4)ell9 de Racine^ qui a employé |ilusietlf^fuii 
ce mémo verbe activement* PeuMtre que plasiears cxemplet 
d'un même auteur ne prouvont pas en gvnëral beaucoup plus 
qu'un seul , surtout quand ce seul n'est pas dans tin siiiiple 
essai. Mais ce que M* Geoffroy aurait pu et dû citer, au lieu 
de no faire que copier Lonis Racine , c'est la dernière éiii.' 
tlon du Dictionnaire de l'Académie , qui dit expressément 
(|ue croître , dans le sens d'atégmenter, est actif , ,ct qui 
dunne mémo en exemple le vers ^Esther, ainsi réduit : Cet 
honneur va croître ton audace* 

4* Après tons les transports d'une douleurk si tendre , 
je sais qu'il n'a point d& lai f«ir« rf marquer . 
La joie et les Iransporis qu'on vient de m'expiiquer. 

L. H. Le commentateur (Lnnean) demandeurs on ex» 
■pUifue la joie et les transports* Je pense qu'oui , cl c'est ce 
cju'a fait Acomat dan*» la scène précédente. ■ 

dP^ On n'explique , je crois, quu ce qui est obscur et a 
besoin d'éclaircissement , ou que ce qui n'est ptis bien en- 
tendu et qii>^n veut iaire mieux entendre. Or, la joie et les 
transports ne peuvent guère être dans ce cas-là , excepté 
peut-être quant h leur cause ei à leurs motifs. La cause et les 
inotipt de la joie et des transporu en question étaient aussi 
connus et aussi clairs que possible , et ce n'est pas Ih-destus 
non plus que porto le sens Ji*expliquer, Il porte exacl(>nièot 
sur la joie et les transports eux-mêmes, et c'est ce qui fait 
que ce n'est pas là le mol propre. Dire ,annonceryraconter, 
retracer, 9IC,, eussent raiei^!^^conrcnn. Racine a peut-être 
pris expliquer dans le sens de détailler, de développer, etc. 
Mais il ne parait pas du tout qu'il soit susceptible de ce sens 
CD français, comme l'est en latin son correspondant exptl" 
care. Je ne sais si étaler n'eût pas été ici à sa place. 

^- '^ . . M . 






' ,- !■ 



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I , K, 



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L|ii û«t pMft-l ft, MImI éviMr e«U« «pfripkcY • 

G. F. li*4tmiêfm9iÊMmM\yim po^tkfM tpvur #/ tfr « V- 

mU 9m9, 0UM IMM» l« WnfMt mâémmàt 1« ftoèivi 

. abrègent mimnt mou» <U tfttléfci gagiier qnékim chose ;i 

CM leuwH^MMU. La Umi§«i ffançiOie, i^iii^llMwiii lotte 

\iai» mê êmU-jê pmê^ ^ffroûhe , ftmr mUfffmè , n'est 

^l^ Approche esl ici ^oto pliu qo7/»i/4i|w»/; il oit aï», 
•olomeiit impropre. D*ibord, on ne ehcTché pM cp/elqu'un 
pour une approché', et puti , on peut éiièêr Vapproèhe li 
quoiqu'on qui cliercbo » a*aift cului qui gImtMm oo pt^al p ^ 
emor loi-mèmoM pr«»pm.«^^»fOoA#. Q«Unt à roi>r«viâU 
\n'cuUtfU€\ A eM « regretter poulrétro qaVllc né toii |. 
auui poén'^ue quis le coa^fuenUleur a Tair de le crui 
Curiieille l'a employée dans ce rert à'HéraçUiu : . 

El nVu/ é<e Léonee «n la damier* fMrre.... 

et ▼mci ce qu'en dit Voltaire: c< Ces expressions sont haanx s 
>» tu jourd'hoi^ tnéme du st^e lamilier . » H parait cepeo J.i 1 1 1 • 
d'après l'AaadéBiie , qoè d' était y^otat si ce n'étaù , » i >t 
paa banni du slyie familier, et qu'on peutTy dire qùelque- 
îfois, conam» dans cet exemple : Cetouvta^ serait fort ion-, 
M'éioit là négligence du style. H est loin de dép aire 
^énnvet vers de VAmpliitrj^n de Molière : 

Et n'était que te» mains sonl jin peu trop pesapt^^ t 
J'en serais fort satisfait. 

M. Geoffroy aùniit dû faire attention que crois je pas . 
sais-jjepas ? ne se disent plus, et ne doiventpli|i en clftt se 
dirê. Ôô peut en voir les raisons dans le Çumoieataire su^ 
Alexandre, ^ ' > 



on 



K. 



DE LA Li^KOini FRANÇAISE. l^v 

44 Je V4|«» «À «CM Aosàaè mvmfé^mk^dmim^ 

{tarait pM uiM eï pf jMi i up aôiMc. Elle le devi«ii ia^ 4« aièm* 
que «Um Ui «cène Vf j '- * 

AJU.m éuU ie«t pUia q«nâ j« Tai rcnaoatré. 



|K)ur I0>i 0€atré , Mtf /réii^M W ^mfmmmuitsmn^, L» 
l>oèl« « no Art <U pUi^r 1m pMtt (|oà ftaaoMAt aouvent ctux 
«Jui to^t «Ui aljrU Ctaùl»^. ; 

|^> ïl m MmM«^ ;[a^ i/'iMM citoie , po«r ^«/ r» 
a rimMgimoiiom toute occupée ; pioiàr d« fMfSfu'MM, 
IM.ur.yw M fiidoféimé^ po$êédé,^ui oh osé tomi oiukoul 
siojto , foi 04itomiêouisom owopi^ , Mc^ViM aoe opiw- 
ioo eo géoénl Mm baJiU par «Ue-iaèiiiè/ n^i n'a p^ 
Voia d'être enooUie ptr un èrt tout pirtkuliM;* Yioiùom 
"«»lpiiile^ieul <|iûaiCfuefi£iâreuMge:oiiIâl«DaveaNM 
fiv<|ueiiMn««il daA« BoUmh : 

Kcl«» UÙM (emt pUiiu do éo diyimté , 

dii-ildans »<in Zii/riV»^ÇhanlIIl/cn parUnl d^ U Dia- 

corde.: '* , , . , ' ^ - ■ % , 

El pUinç du Démoo qui U \mt Appr/Macr, 

dii-a , en perUnt de UChioaoe , <:iiant V. II £^k di>e à là 
. l'ieié, Cfaaal VI-: 

Chaevo, pièin de mon nom, ne reaprrait que moL 

.Voltaire en fournil aussi plusieni^ heureox èxen/ples danjî sa 
Henriade; Oianl V: • , ' 

" ■ ..■•'' " ' "^ - , 

El p/eiit du. monstre affreux dont U iugms Ù ^mÀt ^ 
D'pn air sanctifié a'a^pNte aa parricide. 

Chantyî: ;• '■ . ■ • ' 

Loin des murs de Pari* le bérpi «c retiiw^ 

Le cœur pleia 4u jf^i^ Moi ^ flein du J>ietê<{^ i'iwf ûf». 

Chani'I^: ' " ' ,^ ,^ ' - -' ;. ,° /'/ 

filom do VaimtahU oiyH ^Hiais oUfa^'iX Wor», 
En c6o4ainpant sits pUfirf ^ ii «n fcraa^i iaeofe. 



■< 

V 



;^ ■ 



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iETtJBIlf 



"■ W*)^ , 



SiAtrooif^^ MM utow é'«M feiau ^Dfo<e , 



37« 
45 



L. H. J'irai^ hiêm pimà oomiêmU,, fmêJêm'alUis ^n- 
tôt.,.» La ool^itrvctioo oatorelle «t iml«nr4Hrti« dbat cot trois 
veri. La |ihraae devait éu« arrangée aiiifi : m lirai àéfîlèmper 
» toa amo«r, InM plot ooAlpM et 4e voua et de aaoi > qu« je 
» n'allai^ Uot^ f etc. o L'eantierrai et le tice <le U phrase 
▼ HUkun^dc ce que le coiDperatiL||/«/ eac wip^té de toii cor- 
fé\ë\^( yM# ) ci» ^«**i f«tti luttjovn énifr, et poer TesecU* 
tede , «C popr U cUrtë. 

f3^ tl me «emble , dit U. Geoliroy aa taîet de cette re- 
mar«|ue, que « M. de Laharpe t «a iecrvt inerveilteiui pour 
» mettre de belle po^ie éa maamiie proie. » Il troairo poé- 
ti(|iie, ficelteote, la pliraie ceniarée^ aata , selon •« cou 
turoe, il garde tes raiaoaa poor lai* Ceit iâciMfiu } rar il en 
récite qnt je ne paii .que realer de l'aTif de M* de Laharpe 

"46 L*ofrr« ào ton hjmen l'eàl-il Uat effrajré? 

L. Hàc- Dam toutes les éditions ce vers est le même. Tout 
ccrivain peut faire une faute par distraction ; mais il eo est 
bientôt averti , quand elle se trouve dans une pièce souvent 
xvprësentée. Le poète , averti de çèlle^, eût bientàl mis , 
l'aurait-elle tffrayè? Puisqu'il a conservé Veûi-il tant 
effrayé , il a donc voulu îwiti offre , masculin. Il rétaii au- 
trefois, comme on le trouve dans te Dictionnaire de Coiie-x 
grave. Dans tous les autres Dictionnaires il est féminin. Ri- 
cheletseul observe qu'il se trouve niascnlin dans les fi^'ures 
^e U Bible de M. de Saci. 

, (JQ^ Voilà ce que M. Geoffroy Répète d*après Louis Ra- 
,cine, sans le nommer. Mais on jwut répondre à rua et a 
Tirulre que raalorit^ de Racine lui-même ne peut rien contre 
le» décisions de l'usage, et que l'usage à, depuis Racine, 
fixé «u féminin le genre ^ùffre , ^ui autrefois était masculin. 
Est-ce U le seul mot qui ait changé de genre sans que l'au- 
torité ou l'exemple de tel ou tel grand écrivain ait pu l'em- 



XI 



V 



DËLAl>A|rGU£#«LANÇAISB. ^--"^ 

fémioin , alKmiiMBQilMMi «il 4it «km «o» Lmith' Qmml V ^ 

) ifnrâ , frai «é «É ««ftl pMdOTraMM r«dlf#^» 

8« «rayait kr«lMiéll*lMiili»Mrr^; ^ , v a! »iy ^ 

«tCHMtVI: 



>i- •i.L..;^^- 



47 



Am 

C*4<iit Wtt 



fo«ft 



■^•' ^ ^ 



•ér 



•ctrau. 



Cm •êtfmU , c'm» éimiê fmii . taiil 4a «lyb «oatcnu^ 
TellM aoDt l« BuaiiCM da lâHfif», Bm i|*a été retraadlié ici 
()u« fMmr U flMMrv i €• 4|tti provt* U aé|li|epe9. 

fO^ Oa M dit 9*99ifmU , à oa q«^^tmbt« ÂMipiMr TAca* 
d^inie, qii*ra âjooiaiit «^ et ua dmp<» «ôainM o'msi fsiidê 
moi y c'êéi/aiidê moms , fom À\f , /ê sêêU pi^m, rtous 
iomméê ptrdmêy etoa dit, c'im êst fait ^ qu^oâ itm parle 
d'une aCIiifa «jai rient d*éti| çondua* d'être tenma^^ ou 
d'une penopne qlii riant de paourir. tta4Bomeim êom rnsf' 
ché., c'en 9Sê fait'i il a p^rd» som proci* , «Va esi 
fait \ il vient ^'éxpirtr^ c'en êtt^ait^ .0*aprèt cpla » 
c'e» est fait est beureuseinent employé danâ ces rçn do 
Henri IV à Montay, iftfitn'a^ , Chant IX 1 

VieMy l« e«B«r de loa ftinoe m. dic»« «moc d« toi; 
J« t*Ài TH, c>n est fait ^ et ta me rendt K im)!. 

Il ne Test pas moins heal^usement dans ces vers du faineux 
épisode d*Orphée et d'Euridice , Géorgifués , litre IV, tia- 
duc4on de Delille: ' 

C'en est fait , oa eonp^'oul â déirait son boohear. 
4A Mais k d*aatrai périb je. craim de le «{oaiÉMttfé. 

S . ' 
L«H. Expiessioni^bsôlnmeiltinipropce : oanopeatdire 

commettre à det péri it, . 

{;;> En latin «^ on ditbiéd, alifuem perieule commit • 
tere z mais il paratC qu'en' £rançais , commettre, dans ce 



■^ 



^.- 






\ 



^ 1 






gimé i^iupèimàr^ pÉr U>#4pMiU«B^^, mm, oe r4gMn« 
que le» Grww^^ ^lii^ç^ ^1^1^^ 

^uelftà'un , «n fraiiçaU r cW r«tpoiM « fMmé# i|iietciuc 
mortiûciion, quelque d^UUir, qoéqw f^, V^^^ 
^ré'mdicn : CammsurAeê mrmeê du priiu^ , i^\ Uei- 
poter m«l-à.propM ) É^m métt ié iaforinftê de rM#; c'est 
lexpoter »tt Iui«i4. ÇoftÙmêUm^, ta ^Ui»t «Im per 
iOBBCf , tignifi*, }• oroii, eniplojer, piëpoiar pcinr <iir. 
lemiM ! O* ii éûmmheei hpmfM à un $êï im/fiai, a 
i'ê±0hÊtpÊt'if'ÀH0 iêl/ê chargf. t\ puni tnc^ êl^ndïn 
cùêj/hri 'iUbU il It iifniie au«^«^ parUni dm duNet >: 7. 
oommeti Cêlm à mptrê gardê^ à vos êoimê\f€ 9om en 
commHêriêéotm, /, • 



. I. 



MM t 



;if 



Lui s 



L. H. ( C6iin d« Lilli<râ<iiift ), Le prvmiep T«rt fit ni 
par bicriiiquéf , è^miAè itakido U coi»TéfMlion ramiliè 

la liluatioti It raod adniîraMé. Ùet t^lref de Varn^ , d 

ics êiroonitaocei où rotii est , ne peuvéAt apporter qu^un an •' i 
(le mort contre/ lia j«»eU (^ «eal mot dotit ëpquVao.rer Am- 
lide ; et quaqd rczprimiofa n*a l'ien d'igàobto iéû ellV' , 
niètiie, «'est «n iwMie vpÉt4M|it^raBiac^«*'<le faire tri-m-^ 
bler avec lés ni0tk les pAtis' bnlinarres , ef^iti» partout .iil- 
]eurs« sèéiittit Uchoii^dunKMHie^aiplaa^siiiipteé Le niémë 
mérite be ^trouve daua ces ilioté déMonime àltttbndUie , aJ- 
jnirës par, Voltaire t 

.' . . Seifoearj^ ▼0iS'ehMi|«s d« vÎMff ! 

Ils sont aussi familiers , et le nuMiMot pu on les dit sont ter- 
riblef. C'est ainsi que la haine avmgjle ou de manvaise fui 
â*bttà<|ué BcKrrtot à ce qu'il j^ H de ploslotial^/ et ptr des 
.critiqiièi spécieuses, en impose à b muUiltfdé, jusW^ 
^ue f«8 coaÉâiiWttrs aienl parli» ^ 



a ce 



y 



pC LA LAIIO01 f^ÀlfÇAIS^. i^ 

n'a fèçà ÉMIn ê^i; itléiiM Miydle. et VéÉ HÉtf ëif ciM 
M^tiMM ^"llWpii êtf« iM«l ër«ti. Da Mtf«yil b 

tetM^'aft: ■'•■ V. ' • ;■;■ -'-'-i..^. ' - .._ "^^ 

cboM ^i ff^^ fi'^'^^' iiVp«<ikt <}u*tt«Jioiiime ett ^/rii 
/ir#Ortf., |>Mir dire \ik*\\ mi ^if« K**"»^ ^ *<'»' *^ *ï**' »® 
jMiM^, (^ <p*h te iMot Mtf Mt fârdM , comiM iiànt menace 
ftayaîll 4, cfÉûnafi* Il m AtutCf , jo croit , qiMtooB-«^J|le- 
mMil i»|4Îi •#«»*?■• poiÎTaîtpfibit M 4if« ici, MàU Mmie 
qu it M pcttt fiiAr* > dift dn^t a^r«i|cat : car méfat^êrti 
f i|Qi|«rait , Uml «fi ooatniift ào hiêmûnrii * <|ni e«t w\ 
inlof»^ d« ipnl ea^i ta, |MM«* Or, muttii^formé de êomi e& 
^uf ê0 p^ê wm nmtmtn^-UjX pa« noa «orlt da. contradic- 
tion? si on aal r^lanianl W«M ^^ 
comment en lerait-on mat ïnfonnd > al «Mit bforanfan tbiii? 
conimapt, dift-je, n*én ,f (*> ail^on point du tout Xntannà^ 
EnGn , tnpponé qua^ !»«/ averti pnitaa ta dira aussi raiioii- 
nablcment ^ua i/tfis averti, te ne sera îâmaU aiiisi, Moa 
doute , que de la maoiére la plus gëo^r^le , et famiiit; comm» 

ICI , dans tid. cas particulifr. 

. ■ . i- ■ , ■■ -/'ï 0. '- ■ ■ ' ' ' • ' 

il IN* •« aïoiiM olMcnres set regarda, fes disacors^ 
Tput ee ^r Goavainera leurs pelades aoaoafs, 

L>». DçafOMT. a On n»;.|>eet coàvaincre ^pie las per* 
o»aoonat, dit Talibéd'OUvatv «Mit pour Ufahitoaf, on Ut 
» prouver Gela est trÀs-bieB décjîÀ. Mais ai «ea p^rfide^ 
amot0t9ou%và pencauii^ i VA* >ont à U plaça de ;»«r^ 
pdes aman* ; eu un mot , ai c'est uife %ora^ poétique » ^ 
une fitg(une d'une graa<fe noblëase^ que deriant la remarque? 
L.'ll. Mdloiiymie ^^ante. En pro^» il faudrait dira» 
tout ce ftii convainc fa ees 'pejjUsÀ ama^i'^r ou p» 
l>«ut proprement eonyaincte que lot personnes » cl non pa% 



.^' 



•v; 



r 



M 



A 



ȉ:-j if^ 



I» oi^ pui ^ çp;^9 /oi*-d, écm uA»t-4-f4l d# Wir «f if. Il ne 

am4mrê^ U ne pcnn pM ^pa )iIm , f*il « v*ula ^}XU\ 1m 
pOTmaîlUf. ^u'il lût Wltiliili opU, ft iroMii'riltf raU(»Dt, 
•tt <Ul^t cl« c«U« lin criiiciiM^ i|ai , mIob M cvméflM , ii*eo 
aoBMatiaiiM. VÙMt^, il M r««t,09 «M MMiliir*, p«rMii~ 
nifier 1 je jMMioBt , tt âartotft Ut p«|MMra^ iUm 1« pw- 
looM «i*M» ^«î 1m ^proair* « ^ Xon^fM cille ptffMmfiea- 
liu» ptol |>rD<)«tf« uiMî iiM|««Mfs nf« «iMiéÉ rra|i^nto 
)*our r«if« oabber un iatUBi li pMtOBM t «1 c*Mt vliililement 
c« qai B*a pu Iîmi id. EotuÎM; ^uaml ob pénoaftifti uoo. 
putioB, il r«ai U ptrMB^iSer Bv^i^rflfflilliçr, MBt^ J^^^ H 
non pftt «a plitriBl \ car, par extgiple, j «uraitril rÎMi de plus 
fthtartl* Bl «Je ptuf hHicuU qa bob foute d*Amouft, toit danv 
uu «etil ainent , toit na^oie daaa deoi î llati IlBcioe n'a point 
du loul, je croit, entendu penonnifier 1m maiioarv t il n'.i 
niônrio pat enlendu dire Uun perfid99 mmourê^ ponr ces 
perfide* amans :\\ p*a laii qa*eniptojer ob leur plut vif et 
pïutpoëlicjue que le tour ordinaire^ poàreipriitior, /d»/ c9 
qui: les convainara dans leur* peffUê* amours, wx dé leurs 
perfides amours. Roxane en ce moi|ieol , il n*â vu dans 
BMJatct el dattt Aulide qoe cet antonr^T^èr^i/^^ qui font 
son détcspûir, etc*Ml lèes amours \\ùe mn aveugle et j.<- 
loupe pittioa fait rapporter <?oafrax/»0m, plutôt qu'à la 
pertonne même des deux aiiSant. Ces t ainti que dans Mir- 
thridate , il dira , épargnes r^ malhearrydàfk» Phèdre , 
détrompez som erreur, et pourquoi déiàntmais^iu mon 
fiUÈBStê dessein ? 

Molière nont offre, dsua» ie Dépit amottreÉâ^ Acte V,* 
Scène VII , un exemple à peù-^prèt semblable à celui de Tau- 
leur de ^is/a£tf A PoUdore T dit à Valére : - < ' 



\ 



..., ..J 



OELAX^ANOUEFllANÇAISE. ifjf 

'^^ Et pour em mbiér m mivitf^Ut éSê m m^ i Ml'mk ÊéjJ 'i' 

roii«M4i« 4*afii^ U •ifBUfea^ de ûùm9&i^r9 «bnilféifft 
actttil 4« la U«fat. !• ii'ktMifBni» poiaiN|«ie « da vèm^,éÊ ^ 
MolUcv* û^mmiMpw n'aie p^ •• (il» il« dwêet Ml«Mi» : 



L. B. «t L. H. t'ùf^iyêêcisfê me prêtant «hmnioler 
Ikjaiel) et/eWW/'44le lairecooroDnrr. Ce teri'reiifermr, 
ioummoa voit» fUméê i^Niê que de mou. En proM > il f^n- 
(Jrflt ebiotamfliBMia pluri^ , mt prêêêtmî» 

%0^\\ me mible qu'U 4e Ciut euiti en po^ûe , dAi que 
le* diver» idbelf «iMil M^aU dv verbe lont liét par la ooo^ 
jonction , et que <Pailleart il n'esute entra eu^ aucone tjiio- 
uymie. La rigleaitdiaëYideromeBtMa^iiUeà U rime. 

53 Kll« tt*a poial parlé. Tovjourt 4? aïKNii* , 
jltdaae , éXt m» BMqM «oott* rMU de Vit , 
• 4Qm par de lÔÉfi «oapirc et dèe gémietemem.. , 

L. H. On dirait bien ses so9tpirs et tes gémiaememê 
m^rifttènt encore un reete de vie ; mais quand I© nominatif 
estone personne, il faut direr elle ne montre, Cest que le 
mot marquer, danf les personnes , suppose toujours une in- 
tention» eltè marmite, de la haine y de l*amour , eic Ces 
petites, distinctions tiennent à la logique de la Grammaire , 
tt c'est dans un ëçrivîtintel qoeRadne qu*il faut les ob- 
sei-Yvr, «rtutaot plus qu*il y manque plus rarement. 

Le commentateur (Lnoeau ] blâme le vers qui suit : 

Qyil seinMe qà« son eenir ▼* soivre ii tous momenSf 

et demande oequ*ilveut dire,' Ce rM me parait trè^rbeau, 
et la critique très-injuste. Qui ne voit pas qu'au soulèvement 



~\ 



^ I' ■ 



I 



/ 



•^. *■- 



\%ik , /"^ lÉ'TlJBEf'.^ : ..V 

de la poitriat » ppr ti t <i4t Wf^tlé^^HII*^'^ :^ tfnt mé. 
nieot ton «wiriwi m dé t a rii e r J'éUtf ,l»^iii»^. <wt tHb-jjtiste » 
quoique le oofiiii|eiit«f;M|if ^1 vl^ U >i^|y«r# i 

-^ Qa*ik viaÉM»! préfwr«r «et y ydi taibrtiaM»* . 
Far qui d« «è» partit 1m joart'todl tMSai^ . 

L.JRAC. En|Mir1aiitdetchQtefliiiaibiBé«,oédoiC téNvri 
dans les c«« obt iqoet dé lefmêt', Us^mèlt. Ilatt ,\ ^ium e ces 
inqu n'ont •■aine gféoiieii irtrt , le* |Hié t e < dlyetft J!f fi'^ 
^ar y^(fi .' et d^aillenn , •aivant la reoiarqiirde VfgeU t,yr<i 
au nominatif et à l'iccusatif t'atifibii^ a«s penonnef et aux 
choses. indilMreviiaeiiU. On peatreir Voinenratioa de l'Ara- 
d^ioie MIT cette remarque de Vaugelat) ^le fait connajirc 
rinc«rtîlu«le du la r^gle. Je né dirai ^ê^^^iîà um Ufr§ a 
^ui fé. destiné un^ couverture éU HMimf «/« , et fe dirai , 
voiià un /ivrt à fui '/ê doit mw tciêmctf ma cénjola- 
iion.' Won ùuçuêl àêx^ii ridicuW : en ne longe pai h 1( 
o.ire. 

L, Us Par fu4f bien plus ëlëgnoc en ftn ^^ par Us- 

L. II. Lenfuêh ne peut jamais entrer dans la pociie 
noble , et je ne crois pM que i (Ùpuia GoriicBU « od enHrou- 
vAt un exemple <Uas«euçun nuleur de quflque nom. 
- (C^ Oui ; maisdânSvla prose U plna noble» par qui ne 
]M;ut se dire des choseii qu'autant qu*on les personnifie, toxnuyi .; 
dans cet exemple de là Gramtnaire de M. de Wuilly : 
V amoitr- propre n'est pat un ^Itrf^ à qui jiutus puis- 
sions nous confier* Pourquoi, suivant Loui^i Racine, i^ii-on , 
voilà un livre aUfuefJe destine une coupertare de mara^ 
quin ? G*est que le livre n*est donsidëré que malëriellement et 
que comme une chose sans activité et stfns vie. Et ponrqu^ 
dil*on, au contraire, voilà un livre à qui je dois ma 
/ciV/xctf ?Cest qu'alors le livre estconsidërë comme quelquie 
chose d'actif et d'animë» comme une sorte . de maître et de 
consolateur. 

.65 Ah I U-^tre, ta mourras.. . Q«oi ! ta D*es point partie ? 
Va. Mais nonS'mëme allons, précipitons nos pas. 

X4. Rac. Le sc.is^ lie ce vern n*est pas , alîons^y aussi-y 



A * 



* T- 




DE LA tAITMirBfirïWÇAISE. S7I 

pa^ëw M oMifi^Kemei «lU (Uifl «a cotHfsk^WAestaa que oe 
n'oajMAmM OQofidrato qsCil faut epvoya^ ip|f^ ^ti*il fiiitt 
qa'MUyaiU«eiU-«iième.^ll «t donc certain q^i»^«M||W 
yu'mj949eyhe » iaaû proaq^»» at qua par coiii^«aM il y 
mamiM «ae y^ Getta ||«l« • m c*aa fnf lioa , ne ro^^^jùit pa», 
à te qi|*iïfiiafalsbla»ta ra«Mrqu^4a Û. Vabl^ë d'OUvtil,«Â 
la longue iuttificatioa 4^ l'àbbë DetCoûaioas » qui s'^rîa : 
Èsi-ee fU0 Us pcèiéâ ê'ak^Utemt à de pareilUi haga^ 
telle* ? C'est éUtBnUr à Is Uhéfté publiçue du Pommasse, 
ifiéêds vouloir imtpotsr un parsit f9ii$ 0ux àeauj^- 

espHêê, 

%Z}^ L*abb^ 4'Olivet avait d'abord cm que même élàiK U 
ad^arbe , dans le cenf à* aussi ; jDt il né ft*élQnaail poMit alnra 
que le mol Mtian« /. Il pensait qoa Ilaeiaa, f'il «ikt voulu 
l'employer comme adftfctir, n'aurait |mis îià'sxXë/autegrîbs- 
siére do le «lettre au mmgvMer, liait dam iei demiéreé édi"- 
tions , il récitnnaU qoê la ^r^ mms dv nfrt e»t eeloi que lui 
donne Louis Ramaa , a( aà Ipea da oendanMiar mtJms au sin- 
gulier , quoiqu'sdjectif da noms, il cberche k le justifia^ 
en oonndérant que nous représente ici la pretnière personna 
du sin^lteif, ooiDOia voi» en repréieîito si soure«U l«. se«-> 
CDnda. V. Peut<«Êtra nie iromp^>fe , dil-«l ; mais il me sembla 
» qn^iM homqM qui vo«drf ii dans aaa crise s'exhorter iaci* 
» tement lin'inéané°, se âitMit-, Joyons ètrave , ioyonspa- 
»/>'««// l^adjectif demeurant au Magulier.»^ 

55 Lui? — Poiar inoi ^ pèar romê^mftmt, également peifide, 
^I noQS. trompsif toos dfttx. ..■ -* . ... 

( L. H; Je ne crais pan q«*«xn puisse dire , mènM eapoésie , 
perfide peur quelqu'un^ qudiqiie «ela sqit beaucoup plus 
court que pt^tfids env&rs^iu à l égiérd ds quelqu'un ; et) qui 
est la pbrissaexaçiaet reçue. Berfids ptfmr a qiielque cbose 
dé cl^oquant qui se sent |>lus qu*on ne l'esplique. 

{;^|][^ Pour ast ici danf la wbta d»p0r nippon à , relaU-^ 
venuinià, dans le même sens à |)en'près que dans ces vers 
de Brtnus\ Acte V, Scène lïT: 



if 



t» 



-'>v.*:<^ 



M 










586 



ETÙBIS 



'Mais il ro^ I ton» dirt «ÉHriélbiaf plos «ffirinx , 
Pour foa», fNwr Rome miér«r, «t |wi«r »oi plM««Milile. 

Ihéîs il exprime mi rapport béanooiip trop rtgtie et bemieeif p 
trpp.ëloigo^^ et Yoilà, i*iiBagïn^«- ce qui le fait parait^, 
•iiioii «Aofiuaii/> du moins pea oonTesable. A aérait piHit^ 
être moios déjplac^, et il se dit méflae tràs-bien avec trpitr^, 
et mvecp^rfmre, espèces de synonymes 6t9 perfide : 

Le tu de Ssiai^Loais « paifurt à ses êermmu , 
' Vkm-M de «os amels briser les feodeaem ? 

,lfais, mfêeperfiéêt ilfiiut l'avover, « i'égmrddeei envers 
aont beaucoup plus d*usage , si piême ils ne sont pas seuls 
d'usage ' ' * 

Toujours iaforlimée ^ et toojoars «rhalasÙe ^ 
^ Pêrjidm 0mmrf ZesMre, à Gwuiaa ialdilë. 
■' ^ AUUB. • 

56 Obe T««a-l« dire 7 f:s-Ui tol-MAeie ei erédmle ^ 

Qoe de siSirSoapçoaaer d*iui eoorronx ridieule? 

L. H. Ridicule n9 semble pas fait pour entrer dans le 
^alogue tragique. Ici c'est une beauté : le poêler ne pouvait 
|>as mieux faire sentir le profond mëpris d'Aooroat pour ces 
ridiouiee jalçusies d'amour qui viennent , malgré lui , i^c 
mêler à de si grands intérêts. Corneille s'est senri du mèmu 
mot plus heureusement encore, en parlant de t» foudre ri- 
dicule que les Païens mettaient dans les mains de leur Ju- 
piter. Le contraste an foudre ^t de ridicule est de génie. 

Jl^^y^ Voltaire parait avoir fourni le fonds de celte re- 
marque «en disant, d'abord sur ce vers de Polyeucte : 

Un songe en notre esprit passe pour ridieule, 
que le mot ridicule ne doit entrer dans les vers héroïques ^ 
que lorsqu'il s'agit de jeter de l'opprobre sur quelque chose 
que d'antres respectent; et puis, sur cet autre vers 4^ la 
même pièce: 

Allons fouler aux. pieds ee toaén ridicule. 

« Voilà un exemple d'un moibas', noblement employée» 



J 



DE LA LANGUE Pft ANC AISE. Sgi 
VoUaire et Lahârpe «ont sans doute itoni ImÉo grandes en- 
torit^ es Jiuératare* Mais , )ç l'aToue à ma honte , je n*ei 
jamais pn bien sentir en quoi le mot Hdiéàh eU par lai- 
niéme bas et indigne du style noble. Ces Messieuts n'eu- 
raient7ils pas un pen confondu , par h&sard, là cbo^avéc 
W moi ? Ce mot» qui » comme on vient de le voir, vu aaies 
bien dans les vers de Corneille et dans ceux de Racine , n% 
va pas mal non plus, ce me semble, dans oeux-ci deJV^U 
Uii|. Mahomêit Acte I«t, Scène IV: ^ 

T« v«rrM d« eha««aam MB groMÎer «onduetear, 
Cb^ M première ^po«M ÎMoleat inpoiteary 
Qtti, lOiis U Taîa appM d*ua jioii^tf r»J«CM/0, 
Dm |»lac irilfl des liWBMiiiM t«nte k foi erëdal« 

57 HélMt je oh«roli« niTaiii. Rien ne s*effr« à ma Tua. 
BlallMarÉtiM t ConoMat poia^ia ravoir perdjta ? 

L*aB. d'Oliv^ Trois vers a|>rès on voit <pi*il wt qaestioi/ 
d'une lettre qui avait ëlë perdue, jll est oalurél qœ, dans ua 
»emblableeiid»arras, Autide ne d^goe pas autrement qœ 
par un pronom œ qu'elle a peirJa. Commuât pui^^/g i'mvoir 
pendue ? Rien ne lut parait exister dans le monde que cetta 
Icttra. Je sais donc bien éloigne do blâmer le tour de Racine* 
Je voudrais i^^uleroent que , comme perdre la vue est une 
phrase très-usi^, il eût làchë d*en trouver une antra qui 
donnât moins de prise à l'équivoque : on même, sans rien 
chahger à ces deux vers , il n'ayait qu'à les transposer 
ainsi : \ "^ 

Malhéarense ! comment pnis-je l*àvoir perdue ?. 

Hélaa I je chercha ea vain. Rien ne «'offre à ma Tue. 

L. Rac. L'observation de M. Tabbé d'Olivet sur ces denx 
vers est très-judicieuse. |é ne crois pas cependant qu'il y ait la 
n>oii)dre équivoque , parce que personne ne s avisera de rap- 
porter I'ai^o/V /^fr^ue à vue* Atalide, en entrant, cherche 
au même endroit où elle s'est évanouie , et ne trouvant 
rien,; s'écrie, comment pùie^je l* avoir perdue^ Le spec- 
tateur sent bien qu'elle parle de cette lettre, quelle ne re-» 
trouve point» 



r^ 




rgypte, en P^làgHty^^fX^SSlô , aux 



ini*ci t **" 



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;-• 



» * 



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•ti- 



rs 



Hi , ÉTUITKS 

L. B. et L. tL.VohmtwMÙ^n àe è*0^^ mt ]oMh6 cft^tle- 
nètue ; mais uoat penteiu qu# pt dMlordre àMivieal mieux 
à la sitHûtion d'Auride. '■ ■ _ / > / 

58 J*«i acnti défaillir, ma foff^ et mei Apriu. 

.■ ■ ■ .■ . f. ■ " 

L. Rac. DéfaiUir est un |MM vimix : oo <lit Hmiher en 
4rf<^f7/aif Ctf. Miihrîdaie dit «n MourMil : 

-^ Mais je ieo» afTaiblir ma forée et mcf eapriuif 

L. 6. lie mot défaitlir parait avw vieilli : aoùs n'tn 
connaissoQf point qui l*ait reouplaoë ; affaihiir têm\\. plus 
faible, et do peindrait pai'Vi bien. On devrait rotaservcr 
des terikies aus^i pittoresques ; tet ftipprimer, c*est appauvi 
la lungiie. *" , 

L. H. Je fie •ncbe paa que défétiUir ait rieilli ; et loiif 
les fois qu'il sera auaaî bien pUoé quM Test iâei , aàremeiit il 
ne déplaire paa. 

f^^ f^éfoiUir, suivant rAco<lémie ^vieillit daoale sem 
en mamfuer, dons le sens de fous ces exemples : Cetie rac» 
m défailli en un iêl, lU crmignmi^mi f9â0 U jotir /se vint 
à leur défaillir mrani' fm'iU pasêêni arrieer, ToutiS 
choses oommsnçMiêni à leur défmillir, ^ais il nn pai.iii 
|««s du tout qu'il ai< victUi ou q«*il vieilliaae dans le snns de 
dépérir, do ^ afféiblir ^ ou dans le sens de ioinhmrMnfai' 
hlef*e, en défaiUàneê, CeijuM est Imms d'observer, ci >t 
que ce verbe n'est plus guère usité qu'au. pluriel du présent : 
nous défaillons; à VinrparfeU,/0 défaillMis ; au prctciit, 
je dé Jaîliis, j'ai défailli', et k l'infinitif , dé jaillir, 

$9 Sur qui sera d'abord sa vengeaace exeroée ? 

L. B. Noiis n'approuvons point oetl« iAversion, c^ui semble 
«n peu forte. 

L. H. Mon-^eulenpont fe T^ppronve, parce que Ikiileau, 
Ronaoean , Voltaire» l'ont empio^éie^ roaia je regrelle (ju'oi/ 
n'en faste pas um^e pins eoHvent. Cett one de ces coji»u-uc- 
lions qui, n'ayant rien d'irrégulier en elle»^nii^uie9jy di»ùu- 



ii 



» » 



)) 



DELALANGUÊrRANÇAISE^ Stlw 

guentfelTért deW^Mee, et Too Ji*^ «wrail Wop aïoir'de 
cette •oflB» ^\,^- '■':''"'■ '•■■■%;.•■ r^. ■'■■^^:. - . . > 

{Q% L*abl»é d*OlivM Ini-meme »• blàn^poMil 00 lo«f. 
Il («it rehitrqiu»!' le >erbe aaxilùiife, /erw» ■ûtévaatso» ^ 
Domliittif, et Wttomiiiatif mit avant le pAriicipa» «JD^fcé^» 
qui réfHmd an viedbe aunliairv^ H Rapproche de cet eaBSipUi 
oëlai <l'JS#Meys Acte II , Scène VIII : 

. . Qnand sera le voile «melié 
Qui fur teai l'Uni vert jette «ntf aak ai «ombre ? 

et ajoute : a Aujourd'hui nos poètes n*osent presque plat 
M employer ces transpositions, '^i cependant ne |j|uvent 
» Taire <]u*nn bon elfet. Pour |)eu quMs ^ntiauekit à ne 
)) vouloir qne des toufs prosaïques , à la fin nous n'aurons 
» plus de vers : c'est-ii-dîre , nous ne.co&senrerons entre la 
prose et les rers , aucune diffërenca qui soit parament 
grammaticale.)) Oui, c'est ainsi que parle cet bommii 
qu'on a voulu reprësen ter comme ennemi du langage poé- 
tique , et comme absolument sans goût en fait de po^ie. Il 
fût pu , h ces deui exemptes dii Racine, an joindre un pour 
lo moins aussi beau et ^aûsii frappant , que Voltaife nom 
fournit dans sa Henriade , Chant VII 1 

^ , . Lk , sont , aprit Icnr mort, nos &mes replongées ,' 
De leur prison . groasiére k jamnia dégagéea. 

60 Je ne voua ferai point de reprookes frirolea. 

L. Kac. La négative dtant le nom do génial , de n*Bst 
plus article , ma» iniërjectiom, : ainsi il faut de reproches ^ 
et ned pas dee reproches ; de aBéme qn'on dit ,• /ee^e «xnm 
donnerai poini de louanges i*tniles,tt itoti pas des, 

L'ai). w^Oi.iv. Une négation qui die le nom du général ! 
Un de qoi n'est plus article^ mais interjection / Je n'en- 
tends pas ce langage. Venons au fait. 

Koxaoe veut-^le dire à Bajacet, qu'elle ae lui fera nul 
reproche» de qnelqiie espèce qno ce foia»* étce? Koint do 
tout : aaoenCfaire, eUe-lui^a fait d*«a be«t à l'aviradecetté 
ftccne I mais qui ne «ont pas frivoles. 



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Que e« taiqiivcl hooMur ya czoffiv *oa «adaeci 



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siiioD y et dês , «ftide pmrHeulè , c*m i d k»,^4|m rM^wmie 
une pariicttle, elici y par çonatfqiial^ y âignifie dé^SM» oomme 
«i l'on disait» d^ ceU» fui, etc. RoKano a donc tràt^bien 
dit, en disant, coninie le portent .les anciennes ei boiines 
éditions de Racine : Je né vont :fëtai point dmM^ reproche^- 
fnvoUst parce qu'elle a voulu dire.^ftf Hêt reprookêi fui 
me seraient ftie frivôUé. ^ . / ^ , 

Au, reklt^ , mon dessein n*ëtant iiuUc|nienl de censurer 
M« lUcioe le fils, je ne réUve ici sa prétondaecorniction^que 
pour enrpèclier qn*Mle ne soit perpétua dans les étions sui- 
Tanles..M Quand il s'agit d'un auteur tel que Aactiie, «son 
Trai texte doit tiré scrupuleusement représenté , sans U 
ro<midre altération. 

%^^ M. de WailljT pense, comme -d!OliTei , qu'il faut , 
des reproche^ frivolet , et il se fonde sur Jm" mêmes raisons : 
que Roxanêfait des reprooket à Bafauet dans toute la 
scène oà est oe vers \ %{m* ainsi elle ne veut pas-dire^ 
fu'elle ne lui fera aucun reproche t mais fu'elle ne lui 
fera point de ces reproches fui ne sont fue /rivohts, Puin , 
il cite il ra|>pui^ qu'a dit encore le même poêle : Je n 'ai 
point des sentimens si bas» Pour moi, je crois que ral>l>«- 
d^Olivet et M. de Wailly se trompent sur le..premie|^^cr5. 
Roxane, il est-vraf, fait dans toute cette Mène plus d'un re- 
proche k Bajatot : mais quand elle annonce , en ^omnini- 
çant, qu'elle ne lui fera point de reproches frivoles, 
Teut-elLe dire , en effet ^ ^la^elle ne lui fera point dét c. s 
reproches fi^e sont ou ne seraient fue frivoles 7 Non ; 
il n'y a qu'à lire ce qui suit : 

Le^-momens sout trop olicrs pour les perdre en paroleK 

Mes soins tous sont connus En un mot, vous fivex, 

El je ne vous dirais qne/oe toiis s^vet. 

Xsigré tout mon amour, si je n*ai pu vous plaire , 

ïe n*eh-ww«nMre point , qttoiqu*à ne voua rien taire. 

Ce même amour/ peut«^c , «c œp mémeiTbicnCaîtr 

Auraient d^sbpplécr à mes faiUes atlrsill. . 



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l,Ul LIUJ \,l\t &V« H •■» J»»«».V» 

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Dt LA LAKOinpt YEANÇÀISE. 3i$ 



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Elle veut 4u0% ira aip «muM* i . ^«« /«x reprùékêê êmmi^tt 

et qtt'tfli# »• iM '"^/^ f^iiéii ^ttV//r ntf W èmjhm^ 
d'au9um€ espiet» J« cpoweii» que > ooipin* ccpefidant «lie 
lui en fait «arail*, «t mémede trèi*vil«, de très»»aaglans, 
ou oe pi^it regarder /teCte |>renii4re d^4eraiioii de ta part que 
comiae «ae prétéfiiiom on prètëmêhiotê , que eoimne , dis- 
je, norfiffnre^ un arti6ce |de ê^Ut dont elle tW «orrie pour 
(looa«r pias de force k ce qM'elte ce propotcic réelieaMtil de 
dire* Mf is 4Mlcie d^çUraiion a'eo ofi paa moios loaioort 
cinM^e vraée et fiAoire , le ceet luéme «le^* Af m esiftent 
dans la Asiate lo«let les epparencei ^ la nacëritd. fiolin, 
sappœé qae Aoiaae', par mpro^h^ê ftifoUêt «^Dleode 
poiot tOQiet lonea de leprochet , mais •eoleaiMk , eoiwie le 
veeleni cet Meaiieiife^ cet reproches qu'on u^\ ëpf^w/hU» 
vole* , c'eflt^-4în?, VftfM^ êi êOSMjbiHf^^éêfii, Ù féal oooord 
Je , et non pai dêj , parce que les reprochet j^/ro/e# , cooMM 
les ooB fiéfoUês pouvamétre ea noMfilN^ iniiiiî etdoplutieari 
lortet, ibrmeac aae etaate fceÉwcoe p trop yéaére t e» etqw 
d'ailUmrt oe aetàU e»Cdre ni q«eU «oat., ni quelâ teioal W 
Ttpfàctktt , /H^oUê ou nou/riP^Uê^ anuoncét par Roaaw 
Le Moond exemple cijié p# M. de Wailly eal 4out'*à'-l»ii 
différent t lea#r/iiffiPM/i/ j tout p»is dana un mm biea dëia^ 
miné» bien précis; il n^ a paa ua sooabri infini de #eiUP* 
mens bat ^ et l'ôo fait très-bkn qfoelt loal «etfx ideaC A 
s'agii. Mais ji les ^mUipÊAi^ , e| W/ej^'vif^^ Am twtout, 
puM,v4^iev(t Ro prëi!^.t«;f ^u*una idée li^Mi {gMf9^ et auaii 
lodëU^ie <|«ie ,c4W i^ peprocfiûê fm^U* • «i» A^lf^kf pas » /f 
a'ai pçftU,4u *0nMm€f$^ Hka*^ ^;U /EiMi<V'aiA dira « Jnai« 

vaittorel il.ii> §^\^ «iliai^ger 4>i(af9pV». Aleti^^piQMioiieAtre 
vous ot moi d^ taû.ç^ laU boimues q«i ne peuveiit a l'oir auU 



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loment roo» «itîlM^ ««Wï q«Â^ iwii» k«fc ft«l»< d'avoir 

▼oui répoBa»> /# UM frèfwémê p^ini éUé^kù^fj^t^ êi in^ 
digmes :^ i\ «il îlien clair qa« je n*Miten^ pàfl^ que de 
œi hoimm» qui foot-rol>i«i.<]« votre question % U Mt cUir 
qiielAai oaquaj* rottxdiro» «^ett que cat Ao«MPi##-»2à «on/ 
^«^ imdigfêêê ffomr f «« JeUsJréfuenie. Vous repr^Bses' ; ei 
vous Uiitfii a Vous «a fré^Motm qui pent-ètn^ ne valent pas 
» «liaax qu*o«it.i> .Je Viàus réponds : u Nommes-les moi ^ ces 
n boiniars qui nt valent pas mieux , et que je fréquente : je 
M vous «Aie» et je vous Tassure avec la plus intime persuasion ^ 
» que/e is^oi'/aMW frêqttemté„'4pi9 je ne fré^uttue point 
M- jl^JtwnÉirT. ti indignes* » ,AUrs il est clair aussi que je; 
H^mtends vous parler quedes hommes que j'ai Iréqneotés , 
ou que je fféquente , ei qiic je veux dire quer^msi tous ces 
hommes^ mns en dësigiier ttttdiD.en particolieri il n'en est 
naini*d'anesi indij^ftee f«# oêwe dont vous jemblez 
'pirmeétÊ4A défense* / 

"01 T'nloerais-je en ees liisux an sort infortnnë, 
^' ' 'Vil rebot d'un ingrat que j^surais coitronniS? 

\, 0^F- IVttin^r ws ton : façon de parler peu usitée. On 
Se iminët mne^e nu$lAe»reuse , traîner des jours in- 
i^/M4s^/« Pourquoi ne dit-on i^ irainer un sortt Parce 
Mb yieylwioiirs présentent l'image 4*une> suite de mo- 
«e MMMoèdent* et dont on peut concevoir la cha ine 
Jonfiie.Xe #or/ est un tepme métaphysique , 
^némlemenl rinfluence de la Divinité &ur 
llMmÉe dans lavic< , 
^^^ l^t^uz qu'on ne puisse /nsl/terque les choses qui 
pi^teniei^'idén on V'mm%^ d'une chaîne plus ou moins 
Imgme. Tnetf^er pont «a dire *nMi de ée qn'on ne peot P-*^ 
pnrter, et ew»fe, je tarais , de'ce qui est â aocaMnnt, " écra- 
ia»t,q«»»Wilepoftoni*ien^Éeiiisqtte nous ne le ifmimons, 
hwAmm^i^ii»omm\èÛÉèmfaomm»j^\eneByTèi nous, 
<*n ptmirainmmi pour aimi dire mau^-mémm, S il y avait 




•'} 



'•') 



PE LA LAHGUJI M1.VÇAISS« «1^ 

Mm» j>l^ à«AiMreat,% U éom enclialné,'" *« "^^^^-f*" 
Trop CMU», et mlgTéitti lenrtat tottjooM li'ftJiil^l^ 
TiùAm àmmlm •tttamu m/ortmm û$çeiiatiw, 

6% Poariaivcs , •*& b favt ^ «a •èwnmnt légitime. 

L. H. On pounuU uneVanfetnée, et iioti pat nv^cour^ 
roux: on sui44oacoiêrhfiuc, pmv* qa*oB •> laitM entraU 
ner^ pourtuii la vengnanos , parop qu'on Tmit lob-. 
tenir. 

G. T. PouriuUre m» courroux. Bxpremou forcée ; 
eUip^ un peu dure , pour pourtuivro uno véHgooMCê çui 
esi l'ûffeê d'un courroux* ' *« 

"JO C*ert vouloir trouver dés ellipses ou U n'y en a pas 
l'ombre ; c'est en dierther bien mal-à-propos pour déguiser 
l'emprunt d'une remarquedoot on ne 'Vi|||p«raltf« redevëble 
qu'à son propre jugement. H n'^ avait absoloipent iei^it^à 
répéter ce quVvait dit Ijaharpe. , ' #- 

•' ^J?^ i jr^ »oiM tè4 4H1 tard piuft MiuiUe , 

MadaaMi^è tant d'aturaits aVti^t paa inrtiioiM^. < • '^ 

L. H. Le commentait ( tuneau) ne croit pas^ qn^oa 

puisse dire invincible aux a$traiu. Je pense 91e celle ccmm- 

truction, qui nousa ë(ë donnée par les poêles., n'a iiienvie 

contraire au génie de notre langue , et rr-r- ri nf rMKUjio 

Invincible par ne vaut rien , mais nens disons infiuigmÂie 

au travail, dur à la fa^gue. in^ah^rdakU à io»i le 

monde, etc. Getlb préposition^ est d'âne grande latitude 

dans notre langoe; ^Ue représente également /F^r, jvour, 

dan* , suivant l'occasion et l'analogie^ Ne dirait-on pMtnéf- 

branlahU à la séâUoiion, au dangert fourqnoi^ un 

dirait-on pas invincible, aux aur^iief Ce serait se priver 

▼olootairemeiit d'ane constructioa favorable mo ^tvle aoa- 
tenu. 



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,;,j|Q^Vailàqat iM|Mut 4)M panltMi tfte-l«isMiÉAMe. IffiU 
vm «dj^UI-qoi a |iIm Je riiqii]piirl inraé im9imHhU i q«e tdut 
ce«s ^QB rkèidU voir «liiiit par baq iwmi w i itl— r, iékii^ 
fUxihU, Or, on dit » injUxUU à . et rAcsMwW é^n•^Êémb ^ 
en donnB pour eitattipU ; inflêxibU au» priàrts^ Voltaire , 

<lf«>l6U fiohit Ift/trrtSA^ â «éito faible t«iïi 
I« (« ^f r#i k tic opt iM«owlé foip, 

£td«nfU'/r«iirf«4/0j CbantU: >, 

^ihm R««U ^ U pitié toujonn ittm€ce**iki$„, , #i^ 

Ao furplus , R«ciii« n*est pai le aeul qui ait dit invindbU 
à : oo lé trouve auui dans Boileao ,. ^tire X : 

Mai* qui p«at. t*aMor«r q^*ffunnciùlê mue flaiiill , 
Cbet loi y dana aa«,Ti* onferu k,la licenM, . 
EBe oonterTera sa prenièra innoeenoa ? 



«4 



»•• f • 



El d« OM îq|prt eofia !• prtkîaot à p«rti«. 

L. H. On te servait encore alors figur^ment ^ dans la 
poésie et dans l'éloquence » de cèi termes de l>arreau , qui,, 
depuis ^ y jont resté». Corneille y est fort sa jet : Racine ne se 
l'est permis qu'une foik, et nos bons écrivains y ont renoncé. 

fr^ Lduis Racine dit que ce vers ne fkit point de peiju; T 
^ ^Mique /e/fraitàit/Js partie lié suit pa$ poétique. S'\\ne 
fiU^j^imt d* pêi»ê , ç^eit qun « sans doute , le prenant a 
pftni9 est ici aui4 poétiqua qu'il doive ou puisse Pèirr. 
Use ttij^Mision peut n'avoir par elle-méiné ni dignité ni oo- 
blessé , et en acquérir beaiicoup par la place qu'elle occupe , 
par la manière heureuser dpnt elle se trouve combinée avec 
d autres. Celle dont il s'agit n'était pas encore,, an temps de 
Badae , tombée dans rçépèce dediserédit oà il parait qu elle 
«st aoJoNirdliui peur le style koiiteoB. Voltaiirè ne Ta point 
rtprise dans ce Vers d'J9féir0«iViK# .* 

n B*a potoc pn$ U'eial ul U sort 4 purùë. 



-.V'. .,^. 



4 ». 



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Luirimf 



DK XÀ LAlKltW! 



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beitt prindn le ê|tl'ct U ehtiiire À^' 
-, ' ' .«'/,■■ ■ ^ 

Blaié qu'esta <{■« pfêt^^hr^ «jiiQlqu'iin â ;ytfrr/4f C'fpl t>ï^ 
iin|nil«r un iiuil qoi est «rrivf * c'ttt «W prendf|ii||||||||^ 
coroni^ un |>laideur« tilaqiif fon \itfgi qu'il «cçuse <le ^rt i t^ 
cAiioA* li me Miidil* quf i^fidré à pariié u» dii Alwohi-» 
ment et fm cj^niplënienl ipdireict , et «{u'ainiif d^ mamct^' 
df penuétne de frep deip» le vert de Ruoiiie. 

95 pi et tmt â» nattiMirt (|«tilqo« ptti^ te ionolie.* 

X'ab. DfsronT. « Je ii*ose, dit M; d*Olivet , condamner 
» cette pbra«e, et fosêraiê ërif^fr» moif$*H* approuver, » 
( Pourquoi ? Écoutes U miiotii^i c< H me semble , dit-tf , qua 
» pitié ne ie dit que d^ per^onoet.; au ficu que eompt^»^ 
9 tion' §6 dit autant des personnes que des choses. j4yes 
» pi$ii de moi \ ayû^pompoêtiùnde me^/ma»0:»»C\ei \ 
quelle dëlicatessel Mai# oh M. d*0t1m prend-il reite diitinc* 
tioh? Ce n*^pas assdlëroentdans l'usage de U langu0 
pariée\ encora moins dan< celui de la langue écriu* Je 
supprime trente ibille citations d*exemplcs dont jç pourrais 
ici accabler le lecteur et l'auteur* filais voici bien plus. « Et 
» quand même ^ ajonte-t-il> on dirait ,, ayez pitié dé immé 
yi de maïhûHrSi il nes'ensnit |nis qu'on put âHfkflajpipié 
»,de tant ié malh^t^rt ié touche, » Mais qui est-r!Cè qîil 
rÀisoAne ainsi ? Cest celui qui tout-M'honre invecisiniit 
cQntre les poètes modernes , trop scrupuleux obser?etenfs des 
uïages (le la proee.»*. v; • ' 

(3% Ceverseil» ee me semble, tipsduitnlot.pouriiiçt du 
latin , M. ^1 est tout latin, en français. Biais je doute que e| 
soit uif tfès->benreuz lutîmsme. En fralbçais « limt disen» 
bien , aeoirpitii de^^uelfu*mm, et même , quoique pré- .i^^;; | 
tende d'Olivet , ofoir piùéde quel^m éhon , eommf élm$ ''^' ^ 
cet eieinple de rAcadénie^ om u pris jHiié de' em p^ime t 
de sé^nàiirê. Mm boos «• disana pouttant yt^ jf* piiié 
d'une à9HH9 «. ai mèniM Upitié d'urne p0uofn§e » en par-. 3|| 












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"''jk'»™,^, 



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v5. 



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fc-dir» <{iM nous m tàiMoÉu pat /i^«^ <1« U piti^ U choM «m ù 
perwnoe qui en est lV^y#^ Or, ÈMiiië. en ^liiiiiH 4i fusfyue 
pjiiédMtmmtdë malheurs tê touché, çh|in^ Tifiblement 
ra^e/de la pitië en #r//<i/ de U pili^, «C inp^iW d#nf les 
malhitart mélnet ta pitië qui ne Mx être qiif dant la pèraonne^ 
seo3il>le «nx malhean. Tout les Conri ci^près ne font pus 
«anàibute é^ileroent bons; et Von pourrai* peindre ea 
trottrép 4e meillenn , tu^ eii prow; mais ils sont du 
moins plus conformes h l*asa;s:e ef au génie delà fkngue : Si 
tu as quel4fU0 pitié de tant dm malheurs, si tant de mal^ 
heurs t'inspirent queLfue pitié» excitent en ioifuelfue 
pitié i siiu es un peu toa^htT^ tant de malheurs ^ si 
tant de malheurs te tùuellAnt, eic, • " ^^ - 

69 ,Jdiu eiel! r^nnocence a troavé ton appui, 
B«jai«t ?it cBeof) vi«r, ooum k lui. 

^•^- ^phrase est inélégante. Trouve un appui dans 
toit troi^^^en vous un a^pui » ëUit la construction natu- 
relle» . - ^j^ : . ■ ■ .,,; 

(IC> Bn effet %t n*est pas de Vappui du ciel (^\\ s'agit , 
mais de Vappui même M V innocence. A trouvé l* appui 
du ciWaeroble signifier & la lettre , a trouvé ce qui appuie 



m 
e 



le eiel, et Ton avait à eiprimer, a trouvé d^s^e ciel^u 
l'appuie .. Le Seigneur est mon seul appui^^on uni^u 
^PP,^*i* ****-o» «n parlant de Dieu. 'On eût pu dire , en"sa- 
crkîant l'épi ihète de /W/r ; 

Ciel ! >i4|fbi Pionocence a trooré son «ppuiv ' 



J67 



Ses yeux n« Tont-iU péiat sëduite;? 



L. H. Séduire n'est' point ici le synonyme jle tromper, f i 
par conséquent le terme est impropre^ Séduire a loujum» «in 
sens plus ou moins moral , au^ieu que les objets. inAfiiiix;^ 
peuvent tromper comnie lof personnes. Ainsi lés appar«i*< «s 
les drc^sfances, la nuit, le bmii , 4ttc* , trompent* «»»•» "♦■ 
séduisent ^as. On est séduit par ses propres yeu» ou p ii 



Y^ 






, DELA LAK^iW^lpifÇ AISÉ. «^ 

G. 1^^ It 4f^l^lûirpt 16 IfohDfM* S^éàw^llfiff^^ 
propra* U mot poiûqB». Ôn^ait^wN/jrf/par /•# 
on •'•«•gioe faaiiiinenl avw#^ c» %a*o» d^iifÉi* 

' JO^ OiT'efl sëdnit /^^r /«/ /^/« coniiwe moy««>^IS|fe 
non pas /MM* /tfS /#•!« comme cAUse; c*f|l-li-^ire, qii0 léi 
yeux peuvent bien servir it la «éduclion ^ f^\$ <iue ce n*e»t 
pas jdVox qu'elle peut venir» que ce ne sont p» eux qui 
peuvent la produire : enEu» c'est par eux qu^on séduit , mai« 
ce ne sont pas eux qui séduisent. M. de Lahar|}e avait dit 
^tout ee qu'il fallait.dire : que séduire^ dans te sens de fro/is- 
per, àofaÎFVtomlfêr dans rerreurf suppose uûe intention 
ino>iile qui ne peut convenir qù*âux personnes. Séduire no 
peui se dire des choses , que dans le seins de plaire , dn lou- 
cher, de persuader, et alors , conrifone l'observe rAcadëmie, . 
il se prend ordinairement en bonne pari : Cela êéduii; stni 
ton déduit; s^nfaniêfû deUrê séduiéi undis que. œ n'est 
qu'en mauvaise part qu'il se prend dans le premier sen#. 

es Koxane ett-elte morte ? — Otoi , j'wRu TaMaMié 
Retirer sou poignard tout fumani de son sei^ 

L. Rac. Retirer son poignard tout fumant de 4.0m sein, 
pxiVLT retirer de son sein son poignard tout fumant. Inver- 
sion trop forte. , ^ 0" , 

t. H. Tout fumant iie son sein est un mauvais arrange- 
ment do mots, bien rare dans un poète qui sait si bien 1 «s 
arranger.. Cest encore une trace de cette négligence qui m» 
laisse en effet apercevoir fhns celte pièce. 

i^a^ ^ly ^ ^^^'^ P®** ^* vers où elle soit aussi marquise «ine 
dans celui-ci* On ne conçoit pus qu'il^it pu échapper û Ra- 
cine» Le vice n'en est pas une int^ersiot^t/iop forte , <^oinme 
le dit Louis Racine', ëTil n'y a mt'me pas là, a propreinent 
parler, d'/ai'^m'oa , puisque le poignard tout fumant est 
U régime direct de retirer^ et que de son sein n'eu e»i que le 



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391 lÉrtuES • ^ 

tëgime iadÎMCt ; iÎMik l«'r^;i^ tant pon 

la darië i|ue pour rfcarmoaié» étrt plaeë \m prentier, Don- 
•èulcment parce ^'il est ploi court ique la aireet , nuûa en- 
irore p^ict q^ ce ioai futiUMi t <pti le procède, ne pouvait 
que produire «éeaorte 4!^uin>qbe : car j/e #0» leén, peut- 
on ^«smafder, ie rtpporte-t-il à tant fumant, ou à rtiinr'i 
Est-ce /tf poignard' qu'on a tu retirer dé ton 0efy$ ? ou est-* 
ce /9 fuîi/gnard qu'on a vu tout fumant dé ion lein ? 

i9 H a marehé Ter* nouin , et d'une main s anglmte , ^ 

n non» i^^ddplojé i*Ardre dont Aniarat ^ 

Autorise ce monstre à ce double aiténtat. ^ 

L» B. et L. H. Déployé est Ic^ mot propre , à cause de 
la forme de» lettres d)a Grande-Seigneur. Ainsi on a eu tort 
de criiiauer œtte expression, flêmdrfues de Louis Racine. 

' (C^ On ne déploie au propre que ce qui ^tait plié. Si 
donc on peut déployer le4 lettres ^du Grand -^Seigoeur, ce 
ji*est sans doute que parce que ces lettres sont pliées , n'im- 
porte conmieii|. Mais toutes les lettres , tant des autres sou- 
verains que des particuliers, ne sont-Heiles pas en général 
pliées? Cependant^ ne sache pas qu'on dise «/d^/oji'er une 
leltrc , comme on dit la plier, la fermer, l'ouvrir. Et ici ce 
n'est même pas une letti e qu'on déploie ; mais ce qui est plus 
fort , c'est nn dt$ffc. Il est vrai que par ordre ^ on entend 
hicn moins Vordre lui-même que la feuille qui le contient 
écrit, et que c'est une métonymie du contenant pour le 
contenu y semblable à-celle par laquelle, on prend pour la 
leHre mènie la feuillv où la lettre est ^rilc. Mais cette mélo- 
rymic que rusa«3'C a consatrcc pour la Ictlfb qu^on plie , 
K^iiOR ferme f i^vioti ouvre y etc., n'est pas consacrée pour 
le mol ordre \ même avec ces vcrbct. Comment donc le «- 
rail-ellc plutôt avec le verbe déployer? Au reste, je fais 
toutes ces diflicultés, bien moins pour* al laquer l'cxprcssiou 
i\(' Racine ,^quc pour attaquer la m'anièiedont qn îi voulu I.i 
justifier. On pouvait dire, ce me semble , que déployer un 
ordre neVe dit pas ordinairement, et qu'il ne se dit iéi que par 



DE LAUtiÀlfQUE l'ÊAMÇAISE. S^ 

extension , "pttr^ omiocJu^se » el«.t|iM fM^ OT^»)fff>^# ; inak 
^que cette double figura eti peut-être id ««si» lieûreuie que 
nouvelle , pour espmier^ faire voir esi tonlm , ^îë faire 
voir iûui au loHg^ U faire vùir danj touiVmppareitf 
dans tou$0ê. ht former ^ui peupent le rendre augmte et 
imposant, 

70 BajcMt ëtaTt mort. Non» l'iyon* rencontre 

De motrtii et de moarani noblement entouré » - 

Que , TMigeaiit m défaite , et «^«t M«|e le nombre , ' 

Ce h^roi a fonoé «l'nccompafner aon ombre. 

■ / *• V 
L. ^. Sans doulo Tinv^rsion qui sëparc les morts et les 

mourans du ^Mie relatif, est une iDCorrcclion , mais qu'il 

/1\é faut pas absolument interdire eu vers , quand elle ji'a 

d'ailleurs aucun incomrenienti Ici le Véritable défaut , c'est 

la seconde interposition^, yrie 5 vengeant sa défaite ^ etc. 

Il en résulte une plirase.dure et mal construite. 

D. Rac. Le mot défaite me parait ici hasardé. Il se dit do 

la déroute d^tine armée. Les défaites de'Mithridate sont 

celles de son armée. ' - 

{^^ Le mot défaite cxprinrie une idée de dissolution , do 
dissipation, de dispersion , de déroute'. Il ne |M)ut donc> en 
effet , se dire au propre que <rune armée ou que d'un Corps de 
troupes. Mais on peut considérer le chef d'une armiée par 
rapport à ce grand corps dont il est la tôte et r&iiie tout en- 
semble, et, par une synecdoque de la partie pour le 
tout , loi attribue* quelquefois ce qui , au fond , ne'|)cut se 
dire et s'entendre que de toute Tarméc. Aussi lit-oii dans lo 
Dictionnaire de Trévoux : « Les seules défaites do Miiliri- 
)).date ont presque fait toute la gloire de plusieurs capitaines 
» romains.» Auisi Voltaire fait-il dire à- Henri IV, en par- 
lant de Col igny, jFTtf/zriiZ^/r, Chant II : 

Savant datfs les combats , savant dans les retraites, ^ 

Plus grand , plus glorieux , plus craint dans ses fléfuiles , ■ 
Que Dunois ni Gaston ne l'ont jamais &té \ 
' Dans le cours triompHant de Jeur prospérité; 



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L. Rac. Le sc.ir die ce ver^ û*eàl pas , allons-y aussi-, 



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^V- 



I^ méoM poète dh dé BfayèlMa^Clàlii VlII drm^^^ 

Vaiomi , mait plein d'etpoir, et maître de Periè , 
â« poUtiqne habile «a^ond de M retrait ,. 

7f J«>aif,BM|»dMtiaiiTereeti« téter éoupablv, 
Maia , redevaUle ans soioa de aee triiiea amie , 
DéCeodre juaqu^au boot leure joora qa'ilg m'ont commis. 

'L.H. Cejt la dernière iftrpropriët«$ de termes ^e Dous- 
Aiirons à remarquer. Oa dit tmnfitrieéjour*, et noQ pas 
comTe^tir^^etJ0unà^uet^u'un.,„ ' 

Noui avons observe dans celle tragédie cin^ante eu 
soixante vers plus ou moins niauvais» et il y en a bien autant 
de faibles. Ce n'est pas là le calcul ordinaire de la craque 
dans les piMs d<} Racine, surtout dans celles ^ui vont 
auivre. ^ 

^^^ n me parait étonnant que M.^ de Labarpe trouve do 
rimpropriëté dans comnjfêttrt ses jours à ^uel^n'un. 
« Cémmeure , dit l'Académie , signifie encore confier, J 'ai 
» commis cela à vos soins, n Le Dictionnaire de Trévoux 
en dit ajiiant, et cite, entre autres exemples, celui-ci : « Cet 
» bomme est babîle ; on peut lui commettre , lui confitr 
» les négociations les plus importantes. » Voltaire né blÂmo 
' que le niot ordre dans ce vers <ie Rodéjfkne : 

'Me commettait qu'a moi Tordre de ses aupplices. 
Il dit qu'il fallait le soin; el voici ce' quîl a mis lui-même , 
//en r/iS</«, Chant I*' I 

C'eal aux mains de Boarboâ qii,« leur sort est conumS' 
Chant X : 

. Devant lui fuont ces Pieux , ces brùlans Séraphins « 
^<iui de VVxïAtt .iï-cammcttes 4«stins» * 



«le Brtttu»\ Acte V, Scèn* IIT: 






0i liA t AlCGirrmAlIÇAISE. 

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Cl qpi diiiUigiw pirticaliitéiiieBl eelté |iike » ee lomltt 
deui r6iei de llithi<ii«l« %\M IfoniiiMr. SÔtrant M« de 1** 
haipe » il ikinl «tt itoiM ^é^|• |MBoefla d« Racioe «ii^të plèi 
noble et plut fier ^pé dans le pramier^ ni ,où il ie toit .plue 
rapproché de la Tignealr de Goi:ii^ll«| il n'en est point de 
plus aimable » ^e plui touchant i{ue Iç tèoond , ni qui réa- 
nis«e autant de doncenr, de grâce et de charme , à autant de 
modestie, de retenue, de dikeoce et de déUcatetse. Quant à U 
manière dont la pièce est écrite, écoutons le même Critique : 
il nous dira que la magnificence du ttylê , la pompe des 
imagei y est égale à t'élération des pensées \ qu'on n'a point 
encore vu la diction de l'âulieur s'éleveT si haut» ni prendre ce 
caractère; que le discdursdo Mithridat# à ses deux fils est 
Hans^notre langue nn des modèles les plus achevés du style 
sublime; que Racine, faisant parler un grand homme médi- 
tant de grands desseins, esta la hauteur de son sujet; qu'il est 
à la hauteur de Mithridate et de Rome , quand il s'agit de 
lun et de l'autre* D'après cela, faudra-t^iK compter pour 
Ixiaucoup les taches , les imperfections que nous aurons à re- 
marquer par interralle? Ne fandra-t-il pas plutôt les regarder 
comme des ombres dans un tableau ? 

I On nons faisait , Arhate , on fidèle' rapport. 
Home en effet triomphe, et Mithridille est mort. 
I«i Romains , rers l*Ënphrate , 'ont éttaqné mon pire , 
'Et Ut>mpé dans k nnit sa pmdenee erdinaite. 
- Après on long eombat , tont aon eamp diapené , - 
INma la fonla dil saorla» en fayaot, Ta iaûaé ; 
Jlf^jUi sn qu'an soldai^ dans lea maina de Ptfmpée , . 
Avee' son diadème a remb ion épée. 

L, RiciKE. On a observé que les hait premiers vers de cette 



; 



*t^)mm 



K voua unesempie d'un motlMs , aobleméat employer » 



I 



-:* i- ^' 



•ucun changeiÉMiéï^ ^^1^^ ftom. lit .no sont 

Tert » nipitf le» iiiTif#m'^^ i et il semble 

que œ ]%/ soif ^jofi U*nmé« y£6lq>i*4Wsé^pP<ieate toujonrs 
d'elle-même » qui fiiste apei«ev#ir <|a*on Ut des vers. Ces 
vers cèpendeiit 6& tous les mots sont tmngës daiii le même 
•Bdrvoù U (Iroie tg>t»«gtmtt> »oill li#nwiii>i>m,et spuitc-» 
BBS. Les'Tdici ims eifc|> # o se » se«s y.^lwafnr/iin; am^. « On 
jr nolu élisait >;Aal9bÉ|*k>/wi mppetrt ^îdàle^ Hume Irioi^phe 
» ea effet refcliitiLriilele est martklinllMasiiipf ont Attaqué 
» mon fiÊB yèf TEuplirate , et trompa dans U nuit sa pru- 
>» dençe. ordiilaire. Tout son camp «lispc^ iipuès «n long 

- )l eonibat * Ta laissé ei» fuyant da^ la foule des morU» et 
n j'ai su qu'pn soldat A rends son ^>ée a?«G açn diadème , 
» dans les npains de Pompée. » Ce aont^lei^ mjliBes mots , 
l'arrangement est p ren ne le même» et iquélquelbis il e^i le 
même, parce qu'il est impossible d*)r changer l'ordr^dts 
mots. YoiU cependimt de la prose, qui n'est pas même une 

' prose poë|Jîg9e*'^MUe différence pour le i^l^sir de l'oreUlc , 
quand tons ces mots sont rapgés dans une mesure soutenue 
par les rimesl . 1 , , 

(Q^ C'ost Lamoite » qui ,'pott^ prouver que la prose ^0$- 
f ait exprimer tout ce qu'exprime la poésie ». et l'exprimer 
aussi bien, t'atisa 4e «lettre e|| -prose» non pas seulement 
les huit vertrci-rdesèuaY mais toute la |w*emi^re scène de 
Mithrid^te» H prauyn seulement^ comme Tobservé La- 
harpe dans son Cours de Littëratufe, tome XIII, d'abord 
que les vers de Racine, déconstruits, devenaient encon*, 
comme ceux do tout excellent, poète , une prose pleine <le 
raison , d*ëlëgance et de {^liccision ; ensuite que la mesure et 
la hiue n'avaient gêné en rien le poète, puisqu'il avait (lit 
tout ce qu'il voulait et devait dire , auséi piétinement, aussi 
correctement , aussi clairement que s'i|tnût écrit en pro<ic : et 
enfin, comme il ne pouvait pss nier le charme attacht^ h la 
versification , et que ihème, loin de Ib niëf, il s-'y déclaiail 
très-seosible , il pronvtf cOntre lui-même que la poésie a an*) 



^wwfv^pwmr 



procbt l«s|>l«44lt'Mt9fo««r IMHI K^^ei 4§ pMJiçn et d|i9||,|« 

question m dU^éfi^l 4f Û pro«e qii^j^ |#,ii|9|wr^f vlfif^ li 
ils en diffèrent aiii4 y au moint U plupart, et tùrtoot lei 
quatre dernier» , |iit' l'arrtngihnèÉt éHài^môiâi qtii soÉYent 
forme une WritaÙe iiinfffSofi» et m j^ôàréttl^ pat mi^r en 
proie tel qu'il èlt eh t^ Par «xeitt)pfie^ |^«{Ât^é^a^ dira en 
,prose ,i eniauint dUpaialtre la mmie el la rî|ne : Après 
un lo/igsi sm^tj/^if^l^i^hat, iout'.êoit^^pamp. ditpêrsi , 
dan* lafouUdé* morte ei des ihourans , an fuyant , Va 
laiisé jwul e^JiM/ il«$fCriM#? Ne fai^^ : 

Toui som aainp'diêpené aprè§ un lon§ e# satiglam éoiwf» 
bat^Vai emfiijrant, laltté seul 9t tans difitntBfdttnsla 
f<mh dat morts 9td9ttnauramsî ^ . ra-.^-j ■ ^.- \u ur-ft 

.% Et j'ai éto qn'ttii soldat , dans ici mnat de Poflip(M^| 
Atcl son diéicÙme» a tttoSà^Hl^^',^ ^ . 



I.n 



I4. H» J*ai su fu'on soldai a r/tmis » f te* I^'eji^fiUtnJe 
f raïuhnaUeides ionA4m aûr ee qiie.^',a9tif>j^' ^yi^ p a M i fat ^piMid 
ou ra,<4r«it, deiii|uid«.U pliMqverfAl^i^l^prAfJff pi^i(4^li: 

néceMijiw^ pour la oonnaifianee dep v4f Ut du Un^t^l^i^ 
<^^ legiqne r*goiireQ4e qiû«n est le fondeo^ni. .çW.<|ao» 
cQticiprit <|uel'id>W;d'^Uvet aexaf«ùiiiéqiif^ 
Rs^ifl., Noua dirani «04ui«e Ini q^e U»)p«>4'iei^ V9a9nt|iiMi 
ôUig^d'IiHt ^^acrupu^fu^ dapt l^f^ian^beaeit» e( (^>fi 

i<"liqwl Urè9i^«ii5H^ipMAai««i:j^.fln>j;;;4t,44««g4 



, 



/ 



"^ 



«>■ 



tioDS quij n ayant nen d'irrégulier en elle&^nii^tties^ ai»uû- 



pis d#iiné kcMMÉidM^I/était àvaM^fwr^^^l^^ 

iirpri» elttuqa^ pat II» EbiBMiBë ^ <Mtf f^ «^4càil>di|4Miiii 

•nui< là dl£ill««ft âYJuilaâ Mt»;^^^!^^ 

être ^*aplè»li(ÂÉt «da ? Dinrii^B i j0 4i»m9 d^fi^ntméM , 

j'0i apprUiàmé^l'hêmn fm'U 0^uU4ië ^tèfëu hier i* on 

bien fm*Ua éiéJèmikièrmeomêêttêxtNioféiH^ 

mittùtres'iiJAaiéémkmÂiX bien^/tf M ai'fé^U 9à¥oU 

eommeIaehoê9ê*éiaiipaiféefmtâÈ^éÀitmsamyifft't^ 

doale pour indiquer une période de ttempa q«i dore eftcore : 

fêtuiaifaiiêafoiteùmmentceta^uarrifé, 

\ , s. Ainii M Roi <i|â f«el,a, diuraittqiiani^ 

LaM< font M que RooM mitdc ehefii.MnporUaPf ., , 
Et qu , dan* VOrient baUnçant la fortoB*, 
. Yengeait de tduc Ici Roia la querelle «oaBmwiM , 

Meurt , et laiaae aprii lai , pour Vcngêr'fbn trépaa , 
* Deoa fila iniortanés qui ne i*accordeili. {Mil. 

. L. H. Tout lecteur un peu curienx d*dtudier la période 
poétique, fera lena doute altention à ce mot msurt » qui , 
apria quatre ven impotaiia, tombe «i juste au comroeme- 
ment du cinquième , et lé coupe ett formasi une césure aui 
force Toreille de s*y arrêter. , 

f^ L'ensemble de, ces vers considéré i^romaticalement , 
n'est qu'une seule proposition consistant en un sujet simple , 
-{£« Hot , auquel se illlidiéut deùt propositions incidentes 
4|ui oottcoarebt^' le présenter dans tdut l^éélat de sa gloire , 
et eu un double attribut» dont le premier» 'renfermé dans 
meurt povLt ewmôurani, est incomplese, c'est-à-dire, ex- 
primé par un seul mot j tandis que le* èùcoïA , laissant , 
eottipris attocer^ dans /ai^#0', est seivî-de treis divers corn- 
|)lémensH<ieiit l'ian reçoit lui-^méme une- proposition inci- 
dente* Ainsi c'est bien moins une période proprement diie , 
>qu'une phrase péHodùfOé , ou si Tottr'^eut, qu^une phrase 
. tenant de la période. MaiisG^«tt toujoura, quelle que ^oit la. 



&ccae 9 mais qpx ne «ornt pas frirotes. 



dénoittiMikni la ptit>'{iMté^»^ï|Éwf ijjtt^^ It^ 

mii«lit« m^ 4« psfCiil dtUf Mil gtillë^'4liNlÉiÉ|oM 
de sti^e>flU«mf^p|M^ 

faire uB|^i^Jt(M!^#lvtâciaî«ri,'<^ a pftflpii^i^^^ 
près igiNdtédes ^«iiiMi 4p|i gfttMl sMe* Mail oÀ ëciivaiimv 
ct.su^<HitBoil«auj6iR«çtii0', n*eii «vaient-iUpas oflSuftlÉli 
plus bea«x liopaxa»^ piçmittrt mod^es ? Los vers ea qtics^ 
tion Beiantpas oe4pi*oAjia«i|i|ipélciÉ une deii^p^u, pâi»- 
que .ce o*eti qu.iuHi' simple p e M i i e qui. en iait VohjeU Mai» 
cette peiMëe, comme ilt la peignent bien! eomme ils la 
n)n<ienlttobIe à impQMnto>;/par la ridiesaïf et la pompe de 
r«xpretiion 1 Et ooibme par la gravilé^, le «oUpe et l!lia>« 
monie du style , ili; fendent bien le sf ntimm^ profond donè 
elle est empreiii^e! Comme ils ^nt bievJ^çMOi'ii^le ooatijMit» 
eutnç oel J^pi si grand , #i r;i4^utable , et cm deii^ fils , qm 
l'un d*euxroème»Xiid;Wf^»le personnage qui parle* trouva 
sipeudigjiesdelmW^^^^ .'.':.. V # 

4 Je m*en Tsis VétonlMr.'Cetté bèllr pdifaie «^«te. 

L. B. Nous croyons, arec Louis I^icîné.', qu'au lieu dé,' 
je m'en vais t' étonner i il aurait éié mieux de faire dire à 
Xlpharès^/e te vais élonntr* '.''.* 

L^H.' Jô m'envnii^%\xvri d*un veibe, est reçu dans le 
discours à la place de/e vaU » et sonirent vaut mieux. . 
. Allons y Madame « àUomfJe m'cn.-^ig tous unir. - 

MlTiaiDATS. 

Xt ce triomphe heureux qui /«n «fâ devenir 
L'éMmel eaUetiea des siècles h Tenir. 

- l'Bioisis. 

Je V0i9 vpus unir*:, fui va devenir^ , ne serait pal k 
I)èaucoup pr&s si bon. , JWoue que ce n'est {MM^ci la même 
( Uoie f . nuMS Volt|^ire s*est*servi de ce teiême hémistiche dans 
Zaïre , Scènie premiève: 

Je fli*eB Tsis t'éloaner t Son saperhe eonrage, ete.^ 



». i 



et il u a été nnilèiiatÉit mtié 4e rae^tf^ , jû te voie étonner. ^ 



l. 



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▲ttraieat d^so]»plé«r à moi f^lUet i^iUaili» 



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V. 



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^Vuségml^^^mor49èm^k(Ô0^ Maia at lV>n 

ireuty pp y r dé r^pitèi , oa^rvinri ^ti afy a^t làeiieitfiifd;»- 
éioficé* 0'«bofd, e?«ft évident- pour #^«» rtfitfMivptfr^' qui 
vent dire exaotMBtiâ x'«»i « //rr» mp^fi^'^vLm li«a oà l'ôa 
^it tengbOlei^^iiii^f w>aii«QNii'#« ;/«ioi^^ «troii» voyez 
^U«l MtJf Qtèft |e pronom ptvaoBMil «vcc eif , t«nis «urez 
sim^mMA rsioumet, qui af pourra pk» m dira sful, et I 
aigi^cra^YoïiteauiradioMque/'tfit tuio^mérn P«f«dnt à/e 
jff^tf» vtfii. .11 im;^ atgni^catiên tqute diffléi^ate de/^ ^^/V , 
Quoique oem sfgilifictttioto ne soil pM toujeun ni si aî^ ui 
0i nnportaaté à disHïf)[[«ier. IVaba>iKl« f 9' m'en vais peut , 
Êéiniime/e m^e» feioAmé , 9» ànfè »eiù et tâas comptënieni, 
et alorà il peut si)gniAir dîlfiéirenies cbo«e/; par exemple : ;o 
m'tft«iiM| 10/ , adieu, Ja tn'en vais, c'eat-à-dira , J s pars ; 
je suis bien maldde $ o' 9st ffsis sh moi , je m'emvais, 
'c'e9t^2i-dire > i> suis *ur le vtoint' de mourir* Quant h je 
vais, il demande nëcessaireiDeqt après soi uo nom pnScé'lû 
d*une preposilion , ou un infinitif sans préjposition , là moins 
qu'u'^ adverbes de lieu le suivant on le prëcëdant , lui tienne 
lieu de L'un cmdo T^utre. Mais considërons-le | toi^t ainsi qut; 
je m'en vai^ avec un infinitif Pour régime^ et avec Wna- 
nitif i'étonnen t\ ipie semble t|ue je vais t'itonner mQr<|ii« 
seulement un futi^r prochain, c'est'-à-dire^ quela chose se fera 
bientôt, tanilis qvLejjè m'en vais t' éioaner n^rquv un futur 
quisuilàriastant même, et montre la cfaosecommè se faisant 
dèlki il me semble j^oe jp m'afi vais exprime une idée «ie 
lieu ou de temps itjui no se trouve point ôajàtje vais , Vi*\év 
<l*ùn U^u ou d'un temps d*où Ton part » cem^ ', à partir de 
eetieuf d'ici, de ce pas, de ce mèmeti^, etc. Boilcau 
emploie souvent s 'en aller avec un infldillf 1 

Aiosi Ul salrcfois qa*on vit aveo Fsr«t, 
Charl>bîtnèè db «d f«M Jeé éWlé Wuift ci^ret, 



L 




u 



vous ot mo'i d^ tjitU.Qt^^ûlf ho^vim q«i ne peuveiit a l'oir nul- 



■- ■y--' 



, .p.-^— ■-. .-,-.—.. -T'î^- 



,-S'/* 



>'*/f-^'>«r'i'' î*''»'Aié Mérioét.- ^T'"'"'--' 

SUe Uii cMe^i mie iM&|M*?ri«toir«. 

L. U.Jf*fi^^jç^ p«ft V»imen ç^ouiMiiUieur (Luoeau) , , 
qui Dfëteiidi^qii*eii fait à^ èêauié, l'on ne se j€H qu9 du 
smfufUr en partant de* penàr^ne* , et du pàtriet en 
parini^é 4u^ àkoeee. ijUAigei ot\ àxiociie'cte sa îaçQii ,Voti 
p^r^Ltout t<M foart «les èeàutÈt iVvinp femiii^, el de U 
beauté d*un qavrage^ et ce. qu'il y a de plus essenti^ ici y 
Tousait qpft.UmMs diettéi ji'iitlkirs é^ét» Itt* pluriel est 
jinii de U podsie. . / - ^, , 

SC> Béêuitéê, iit p)|iMtf>i'il^t;dli iktttfÉfiiisèi)! 'parlant 
des pekvoiiiie» , et Luneeil litfirViUmt' en «convient. f/Acar 
demi* en fournit cet exemple i Cette femihe et mille beau^ 
tés, LMFonimwe, denê les Fiiies de MMe,* « ** 

S*ea Ta tro«i¥«# Fl^oéMtf ^ ëtèv« ja«qtt's«k eiMx 
Ses ^«iile#» qa*U setttlMI Uré d{gnc#de» Di«ax. 

Muliàrè , T4f$u//e > A(t« UÎ , Sc4ne IIl s . 

Il a sor totM faoe ipaneli^ dee leeutés 

]>9M,JUf JFSM» soëè SHfif tia^ ai les sens iraosporUs^ 

'tfrei à* Europe: 



• i ij / O./ J.. uii 

J.-B. Rousseau , dani^ ttntatttde/if;»/^ 

Partages 1«« feu et là gloire 
^ D'vn o<aur cD«rm4 de toe heautés. 

Voltaire » dai^ Mahomet , Afté I*f , Seine II t^ 

'temt Nspsete atee moi tes inallienreax det tliit , 
Teuelge» im kemittét ^^foue elsMUe iofeçeeiieev 



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^; /.j'^|;,:v /./ÉflWyWIt^.J./.^Ï^Q- 
llMt, itiiipi^M^te élirai m 4il4iiififl«#4r^«^^ 
«où <|M;W ■HfMlwf «I NfMMif |Âw<hmigiv^ èsceptë 
penl-élre ditts éoi et» à | Wii p» è i âwÉbliybtoi è Mîrt ^ ees 
v«H d« là WmHadé mé SaiAt-I^Mii ^^pièiiÉiiflt:|oa« It 
ibnu#d'wrlaÉlè«ie{ ^v. ;','"';• >-.v'x'*:r^' 
/^ ]>é b-mMaUi Ut titM étittôdlci 

Stnt doute qu'on dit ,1» êééttié d'um àufrmgé, ék eon- 
Mdérant «n ouTrtge dans ton eiûfcmble : 

^ To«t poèa* «« brillMl d« •§ fro|»r« ImmiUé, 

iflt on iie dtl pai moins | mt ù^0mtit d'um àwtrage^ en 
{Mirlant des beau» détails , btt dès beaux trails qu'on y 
trouve. Qa connaît ces vers dé Bbileau sur Juwéiuàf^n 

- ■- - * - ■ ■ ■ , 

^ Etineellent partout d« subUmes beautés , ' x. '. ■ '■ 

fftcettz de sa Satire X , où , prepam^.par une méioitymtê de 
la caujê, le nom de Virgile ppiifi se» ouvrages , iX fait si ri- 
dVcuîement juger ce pOète j^r Ukfjféçïe^aê deaft il trace le 
portrait: .^ ^ 

PèM ifou paMÎoa Cbap.^Utn ft Tirgilai 
ï^emarqii«;«a e« deraier |kfi#aoqp de paiMrre«4ii 



Mais pouriaot, coofctMat ^u*il « qm^me» Lemuièg , 
Ne troovc en Ciiapdain, qaoi^'ait dit U Mtira, 
Aotce défaot , aiaoïi fB*oa ne lie aaùrait lire. ... 

6 II icmt qme , tana prétendre voe plna baat< glaire , 

Elle lui céderait une Wdigoe vieioire. 

■ .. • ■ "♦ ' ■ 

Gr. F. On dit prétendre pour vouloir, ordonner, sou- 
tenir un fi opinion , et alors il se construit avec ^ne ; ou 
nsème avec Tinfinitif , quelquefois avec l'accasatif * je pré- 
tends cela , je le prétends , je prétends régner; mais 
prétendre, dans le sens d W^i/vr, demande le datif : pré- 
tendre an trône , prétêudreà .la: gloire. Ja>|ili sais cepen- 



E 




.■ Ax- 



-y 







a*»i »'B|M ftp» p» 







9ittenM$rr«d 






jpi*a-i.iVptf ^1 



innit 

ji c« à«st U vouloir, m U prppf^pfr» l'avoir en fpif m 
vou/ofV tHjMpirêr, ne font-iù jim «mii à peu-prèt ayno^' 
nyiiMft ? It j • ^oae ooalf^içiion on incpBsëqiMooe dam U 
remarque. Hait obterroni à ootn four qufi aaivaiit l'Aca-^ 
d^mia^ pritêmdro «si a<î|ilf 4âiîa la teni <la croire avoir 
droit sur ^mêl^uoehoéo^ à^w^u^ ekotê. Or, napti^^l 
pasM prendra, au aoinf par «i^mion , daaf ce acna^U, an 
parlant d*une gloire «poi^r laquaUe on^ croit oo Ton né te 
croit pas bit, murant qoa le rarM eat avec a%tfif tion , oir^ 

"t,^ Rle^d^k^<âne ne peat-ii 
pas se rapprocher jusqu'à î^ certain point de ceux-ci de 
Boileau et de Voltaire? Boiif»i| : 

K« fait point appckr oa «ifle à là baitaine. 

SATiaaVIIL 
Mai* ohacan prétend part k «et iUosUe emploi. 

Lit. Ch. I. 

Voltaire: 

Et pét|«s«i jamais l'alfr««M politiqoa 
-^m prétend «ur les e«Bors un pout^ir despotique I 

HrHa.,Ch. II. 
En vain aons prétendons le droit d*clire on maître. 
La France a dea Boari>ona , et Diea .vo«a afait naître^ 
Près de l*aagaau rang qv'ila doivent occupât , 
Pour soutenir leur trAoe , et non pour l'usu^cr. 

Jd. Ch. IV, 

7 Elle trahit non père , et rendit aux Roniaina 
La plaêe et lés trésora confiés en Ses maina. 

L*Ai. d'Oliv. Je ne sais si je me trompe , mais il me 
semble qoe cçnfiéi en iet main* n*csl pas autorisé paa 



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- <^, 



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proque ( c'<it->à«4tfe » réfUdii ) , dnt des leof et iki réginei 
trèt-di(TérMif . L'actif iigiiilkr c0iiifiiettr« qnelque clî^ au 
amn , & la HiMh^ de quet^Vo » et il r^git la prépotition à ; 
confier ut$ êipét à ton 4i^/. Le' réciproque signifie l'asturer 
prendre eoftSasce , et il detbatide là p^poiitioA on : io eorv- 
flor en teêforOéti^ €nè99 nmiê,,,, ^ 

L. B* Oli <f il i<9 eénflorèn ^u^t^u 'un > et e0n/fëréfutl^ué! 
chosê à ^u'eUfu'un» i(lîni( Racine aurait pu très*ais^ii)ent 
corriger cetti^ fttufe ia ni c ha n|^er son vers. 

L. H. Miiè Racine ii'ii point dit êê confier en ses mains : 
la réniàli^f porto h faut, tli'àgiX Je savoir si Ton dit hien , 
toile clfOse a été confiée en ines mains; et j*eit suis con- 
vaincu. Pourquoi noiledîi'ajt-ori péstlQiui nte^it que^o/i- 
/^rentraioè ici l'idée de dépàser? Il y a s^èment ellipse 
de pronom , m'a àté Confiée , et confiée dans mes mains. 
Oà est dOiic fa faute f La faute est (^e confondre le verbe 
réciproque ^0 confier avec t^actif eon^r, comme si c'était 
la mémo chose. Les Graromâtiriens en savent la diflîsTence. 

(t^ Voilà ce qae M. de Laliarpe répond à Luneau, et 
voici co que Desfontaines répond à l'abbé d'Olivel : « Oui , 
>j assurément, von» vons trom|>t*z, monsieur t*abbé, parce que 
» vous confondes 4es deux langages, celui de la poésie e( 
» celui de la prose. On ne parle point ainsi en prose, jVii 
}) conviens y mais en Vers, c'est an usage parfailenicut 
» éialtli , et on ne parle pM autrement : reaitle(cx les poèus, 
» vous en serec convaincu.. » C'est bien la peine de tant 
parler |u>ur ne rien dire, pour |ke rien apprendre , et ni us 
renvoyer aux poètes ! Un exemple au moins de quèli|iiu 
grand poêle ei\t pu nous faire' plaisir et nous é|>argner des 
reclierchcs. Eu voici un de J.-B. Boo&seau dans sa belle Oiiu 
au conile de Luc : - 

l'ahJis qu^entre des mains h sa gjoire «IIci^Utss, 
La France cnafiera de ses sainlas aroliivos 
Le dépôt solennel.... 

Cet exemple rentre parfaitement dans le sens de M. de La- 



• mn9 0mo9w 



ut p*n9 m tUNf p9r*omm9 y «u ^Miro 



DE LA LAKQI^E i:tANÇAISE. 4o} 

\i$É^, 4\ e^roM M i»naM|ti9« à hqn^p M mé Mmbto 
^0*00 pourrajf ajpntcr ^é confier k Jhtmfii^ pit$Miii«ntl 
ane i<t|^ pd^t-étre im peu 4i^lérf ute de ce}|0,^*il •"(^ptiail 
d'rxpftiàer ; on co/^^ 4»/!<jb main* «les cW>f^>jo?^ «'agit il« 
<]in^r«4le comlifirpy et doot U direclion , li ^n^m\9ik'r* 
mantlede la fermeti^, «ie U force, ou do l'habilei^^ ^eTj^ 
drefte. Or, on q*« poitù 2i diriger, ji copduire ///•« pW^e » 
i/^/ ir^fçn t •( ils ii*exi|[ent que de b tùretë, de la ftilcUtë. 
Mais la remarque de Luneaune;p'o/i£0/ioiWàj^tti:/coiiiiiui 
le prétend M. de Laharpe, et Luneau ne fait point diro î, 
Racine^ te epnfier en.$e* maint» Il dit, et d'une juanièm 
assez claire, que confier ne prend la prëposilion e/», que 
lorsqu'il s'emploie dons un sens rt^^flcclii , c'est-à^ire, avec 
le pronoip personnel , et qu'il prend la préposition à , lors^ 
qu'il s'emploie dans un sens purement actif. 
Racine dit encore dans Iphigènie : 

Tous les drohs 4c 4'Enipire en vos mains con/ici. . \ 

8 Toat reeoannt mon père j «t s<es liaiirevx miseanx 
MVurent plti« d'enneinis que Les TcnU et leé lanx. ' 

L. Aac. Quelques critiques disent que les vents et les eaux 
ne peuvent être ennemit des vaisseaux , qui sans les enux se- 
raient ifir i« sable, et sans les vents ne pourraient avancer. 
Le poète ne div*il pas tnis-poétiquement , que Mîthridalo 
n'ayant plui à craindre povr ses vaisseaux que les tempêtes , 
fut W niaitre de la mer, empire dont les hommes se flattent ? 
M. Lefirane «ppeHe la mer. 

Cet empire commun des touTcraiios dit monde. 

Elle n'est le véritable empire que des vents. 

fijfk II me semble que ces vers pouvaient donner lit'à a 
une petite critique , mais non pas à celle qu'on en a faite. On 
voit ii^sr€lairea>ent que C4^e le poète a voulu dire ,c'eston 
efl«t^ que prétend son eocnmentateur ; savoir, que les mis* 
seauXjdo AlilèriiUiie n'avaient plus h redouter quo les venu 
•tloêoovi^ (f«aU-Àr-diM, que les tempêtes, que i^^uisent 



*»■ 



jûduiseut |>né. Un eftl iddtin par «et |»r<»pnj8 y©a» ou y<^ 



V 



4o4 ET0DES ^ 

|c9 fureun f^imief été Ttau d^diâliMb daat lit aln, et dei 
éaui bouleverUn jmqae dant tenri abtoMt. Mata ta^dUànt 
que U* vaistémux n*êureni ptëê d'ênmtttiU 4m* Ut 
%>êniê fi /«/ êmm» , ne donoe-uil pat à «mmdre , ooutrt «on 
imention, qiî*iU eurent effectirenient /#/ ^ê/$tt etles eaux 
pour Btinemi* ; que, par oostëquent , ils eMuyirent des 
tempAtei ? et di«-lora ne compromeUirpat un pen Tépithèié 
iCheurmx , si belle dam le cens qu%t a eu en vue ? Ott« avec 
cette ^pilhèle ,-îie donne-t-il paf à entendre , et encore contre 
^n intention * que les vaisseau n'eurent plus que des enne- 
mis |)ea redoutables, et dont ils devaient trionapher sans 
peine , les venu et le* eaux? Ce n'est U qu'une vétille , si 
l'on veut ; mais que ji*est->il pas permis d'eiiger de Racine ? 



1 



9 Ou hietif quelque malKeur qa*il en pnisM aveni 
Ce n*est que par ma mort qu'on la peut obtenir. 

L. H. Avenir, par corruption pour advenir, oat banni 
depuis long-temps di| discours >oulenu. On dit familièqp- 
ment^, il advinl^maia d'avenir, on a conserve , toujours 
dans le discours familier, avenant, avenante t qui ne si- 
gnifie plus ({VL*àgrèable : un. air aveaant, des manières 
avenantes, une îemme avenante, 

J {p^ Oui ,, avenant, adjectif ,'pe signifie plus que, yu/ 
a bon air et bonne grâce. Mais avenant, participe aciif 
d'avenir, àe dit toujours en style d'affaires, et signifie, s'il 
avient çue, s'il arrive oue .* Avenant le décès de l'un 
des deux : Le cas avenant ^ne,.,. Quant à avenir, je ne 
saurais le trouver prcc'isémentj'amilier dans le vers de Ra- 
cine, quoi<|n'on le dise si familier par lui-même : il me 
parnîf ♦';treau t( r. de tout ce qui ravoisine, et ce ton est nsscT; 
uohle. Au reste, ^Vi9/ti> ajoute h l'idëe principale d'arriver, 
une idée accessoire qu^i n'est pas toujours à négliger : c'est 
celle d'arriver par accident, è$Dii il ne peut se dire que 
des choses deftivorables. Observons qu'il ne se conjugue que 
duns les troisièmes peisouues^ observons qu'il «e faut p^is l« 
tonlohdre *vec à venir, deux noots dis^ncts, l'un pr^po^'" 



^^ 



Dt l L4irO««if(llAlfÇAtS£. %a 

doii Venir, fui Joii arriver^ .a 

. ., ■ • . , • ■ ' .■ j ,- ■ 

10 <^ Wà «M If ^oWf ^ p«.Kt ta aob prett4rf)r V ^ 

^t (iM 4«itti to p«#iH ilUi» Jif •• <!• *• M^i *^ • ' 

j|/tMlM«.dM EDouiati o« U Uf dt ion lUh.l. ' | f^r; 

G^^. Ùkohir, V*^ etprime une d^tenninatiov , i« eom* 
truit mal «yeo f »#/ V <iui marque l^oute ; choisir \»t donc 
là emolojré improprement pour von*, examiner, juger. 

(rSi Gïlte reroarcpie pourrait ifrtre miens ënoncëo sauf 
doute ; maU on y Toit^do moins un pou de raisonnement., et, 
au fQnd|asaex de justesse. Qttel n'exprimé pas toujours lo 
doute ou Tincertitude , cl il est même souvent très-af(irmalif , 
comme dans œs exemples : Vous voyez quelles sont me} 
rations ', VQ9t* savez quelle nouvelle on m'a apprise \ 
vous voyeM quels sont mes desseins \ n'allez piu Mr^ 
quel parti j* ai pris j mais afors mémo il 5uppO!»e qu'il y ^ 
eu on pu j avpir doute ou incertitude , et il prtfsonto d'ail >- 
leurs encore» ce m^ semblo, quelque chose de vague et d'ii\- 
deiini. Il en résulte qu'il ne peut cadrer avec un verbe qui , 
tel que cltoisir^ prendre , suivre , posséder, e^ mille autres, 
ne comporte en lui-même aucune idëe de doute, d'inrcrti- 
tude , d'indécision ,'ancune itiéetl'examen , de délibération , 
et demaiide un objet d'action précis et déterminé. Voltaire 
est pins exact que Racine , quand il fait parler ainsi Henri iV 
4 ses prisonniers de gu^i*!^ » Jfienriade, Chant VIII : 

Eatr« IfjycoBe et noi' reooBUaissez un malire: 
Fbyvràqai de'noos deuf • miSrité de réire: 
EmUtm dt U Ligue , ou compagnoot d*UD Roî , 
. Allca gémir sous elle', on if iomphes sons moi. • 

^bpiéiss<». A ces mois y etc.... "-*-.--^ . 

Il laaiais hyBMB formé -tous le plus iioir •■spicf , . 
P« Pbjmeo que je ersiuf D'égal* le AttppUcc. 

Ia flAC. Quand cet mot est au figuré , comàie sous vos 
a»spfc0i.^.T^UM sous votr^ protection , a ii\a poinldeiin^ 



>:© 






oratê ût &c aw pas ûratnAirenieni,ci <|u n n^îseuii ici «!«»- i •• 



1 



T^:- 



■/♦.'y: ■■rr' 



/ 



cimraUcr Ut Dbm fMr'frM 0« !• «lÉiitelililiàK » ou 
par la liçoa df ■n^ÎJMr dat pottUtt Mcrtff , at léi ^tj^olo- 
gitlaf la foiil4<^riTar ^ û^iinê 4pêcnuuHê\ èipiàiêkdU» 
11 temlileraic donc qo*U m (MvraiipoiBt t'employar au âin- 
gnli'er, même au pf«prto« Mai» la ramarqàe ètoXiottis Racine 
en jaittfiée j^r rAcad^mie , qui , entra pltfiiéuf'j «SMopies 
où ce tùdi au propre le trouve au pluriel , en cité ûto cepen- 
dant où il est au singulier : c*eft éeluM t hêUtéuiB auipict. 
Pour dbus, nous ne pouvons guère , saut doute, employer 
ce root qu*au figura ^ ^ parlant 'd# noùtiÉ^émes , ou de 
choses ^i se rapportent k nous. Alors, il peut signffîar, outre 
ce qu%dit Louis EacuMij tfU^pHJta|f«« on des dteonstances 
«qui nous font espérer un lieurëiis sueçès , eu èn'appiiëkender 
un mauvais. Ua commencé la campagne êoits d'^ë^urêux 
atirpic et , c'esi'k'Sre, aiyamt souiêM lêê apparences da 
iuccês pour lui f aydni la fortuné favorahle. 

1% prince. ... n*abiisn p<M«4dt l*iut0^j« suis. 
Eq skûser, 6 ciel ).......... ^ , 



\ 



L.H. El avez-vous plaini un moment tnee éHnms7 
Jitenyuiitanivos ùeakxyèux , etc. Touficldti, il faut le 
dire, est de ta fadeur» et ne peut passer i^ue datotÉgVôgue 

ei r£légifi. Mais ce vors^fi ^èl^ant) ,. ^. i 

Quelle vive douleur altcildrit nos ftdietixl- '. ^ 

€t c|iie1que»*autres vers rappeUent nu moins lé poéka , si l «n 
110 voit pas encore le poète tragi<|ue. ' ' ^ 

(jjlQ^ ^/«aii4/r6*aacetttrilMiepasiiiM8Màlaikaa«t«decet' 
autre verç^du même poêle, dnns'i^Aigié»^'! . - 

|.«iiM ans pIfMirf d*ane 4f o«M aHen$Hf «i^iaKlire. 
Mais il n'a paslé'm^mc^séM dimi1«tlléto V«fM. Ave^ 0^^"^> 



1 



jc cour» iriompnani ue jeur pro.'tpt-riie 






*7^7'r?7"^- 






■ '^'••""^'•r rr»** 



il nfiMl^^^ ^ûioim^ 

rêmdnnmêihlê t ^'f-^f r,^ "^tff rfffri JriliryiftrT — lî m 
propM •! tÊfà |MfioniiiMiiott*( maia li 

anenàrÎT dfmê 4m nhêêiff » p».## i<»^«# Mtêmérir^ hd 
vaiiufnÊuré ■.•;■•/-. :....•/■.• 

iS MbU (raftn J0 eonoieiMcy «pri* tant d« travenci, 
liadaaa » k niMdbUr tm «leuMi difertes. 

L. B. ot L. H. Tf^Pêtpèf , terme iiiifi'protite. tt ii*est point 
le f^BonymlB d» déi^un $ et tf^riiC /a/>< i/^ détour» est ce 
que l'auteur veut dire. 

G. Fv IVer^n^e^'fMMiF i/^im» iiWfM (rancit , «t à*est 
mil Uicfoe pour k n«^« l¥m9éHKÊêi, dan* le ftyU noMie, ite 
peut ligAUliv ^f«« tf^iw/if^Mi > mtfffidê/n , maikéun» 
Denf te iMj4é Ifliuilter, op appefle ék9min '4^'ira^êna ctAui 
qui eoupie 'd*uli iieo à uû «utrepar «m rduie difforenfe du 
cbeiiit9 ^NMlinairo»' ' ^>' ^' \« 

fj> <2a'«at^ce>qii<in ifhémUm q«d ûoup^ fmTtfnêrotti»? 
Pdurtiuoi ne paé premke la dëûniiion de TAcad^fliie , ^«i 
dît^jiMtf/rtfm^i» Àe irmv€r$9 est une h^tUép'mffiouUèreifui 
eondHiiMHn Umt oà n&mAmê pss h grsgmd chemin ^ ou 
fni anphiS'C0UH€ fire iê gNtnd chemin? Si e'eai dmii tni 
sens figiiré «nalogiM à re aaiit pra|iM , et eomme sjrnifHtyne 
()c défôur^ dé eircmt t iflie Kaeine a Voula , reMime fl jm»- 
'•^» |HH;ttd«« le m&iirafenê, il t'est- aitiguUèremetat mé- 
pris, pmf<{tM, d'apvès la défiaition, la trm^ufsê eM ita 
chcOHft Ifui abrèfpe , tâtodif qneVd^loiirec le circuit «le font 
i{u'aihng»rk Ce aekis igurë, ^ h*^t f^à^nt Cunge de la 
Ungue^y ne «àfirtttt y être inf^oiltftt u aceréditë pair 'wi 
cxeuipie'où il fait eeolre-ieiis. Traversa ne ae ditau êgurë, 
que 'poÉiraignifier éb^suitélè.,0mpéelèèm0m,&ppoHfiom , 
^/fti^Hmtt retê^i éfc. , epnitiie dam cet éXêmfh 4I9 ^'^^^ 
Aousieim, Od>; VJ du Livrç Ji-i*/ 



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^ ,DaiM •¥• fortunes clrv«ri«<t , 
' J« Wfndrai toujouiaà lui î 



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^'«'rnv- 



le It^fllt ^fwooTÉBt daf feriiatl dlrenèf ^i < 
Tiop fier daiM Mt Mieoèt', naU ferme «n ««i ijiiHifriiff / 
D* vingt p«apl«t lif«^ bravant mqI tout l*«ffort « 
AclmiraM» M 1^ vU . «t plut grand dana ta .«Mr|. 

1^ Q^i aait.... ai aa'^oi... ••••...*••••••*• r 

II*aeoB«« point le eiel qui le lâiaaa Qatrjiger, 
Et 'dtà indignes H» qni n*oéent le venger? 

L'ab. d'Oliv. VnufeUf • wpli^né oeite règle noo con- 
tesUe » qu'en touiea phraies teinbUblef k cellea-€i : Il y a 
d'êxeelUns hommes , ei il y 0, dês hçinmêi éxoêllens , 
on motira des , arliole particule . qiiaiMl le aubaUntif précède 
iWjectîf , il y a des hommes exoellens i ei, au contraire , 
akradjeclif précède le anbstantif , on mettra de , prépoiition 
ainople , qui t'élide devant une voyelle , ily a d'exeelUm 
hommes. 

Préaeutement il cft clair que, dans Tendroit dont il a*âgU, 
il fallait de toute nécesaité, non paa des indignes fil* , 
niaia d'indignes fils <fui n'oseni, etc. Ausai la faute que 
noua reprenons ne vient^elle que de Timprimeur, ai l'on en 
croit M/Racino le fila , qui convient qu'elle a^est conservée 
dan* touiea led édition», fn^iia qui aovpçpnne (aur quel fon- 
dement? ) que aon père avait écrit , deux indignes fils ^ 

L, H. Des indignes fiU , aii lieu d'indignes fils , est 
une faute de langage ai gratuite, que Muia Racine a prû- 
aoroé , avec ri|i»on, qu'il y avait U «ne faute de l'imprimeur, 
et qVil fallait lire, et deux indignes fils* D'autres ou t 
oorritfé d'une autre manière , ot ont ciru qu'il fallait lire , d 
. ses Indignes fils* Noua nvona préféré cette dernière leçon. 

i5 Ma fie et mon amour tona deux eoarent baàard.. 

Li H. Courent hasnrd eat encore du prottiame familier. -» 






L. Rioivi. On « obêtné lyiie leflioic prmniâs veriUo ceit* 

■9 



'•■4,.' . 




d'artid*. La inêmeWl* dVxpreision àWpfll9|^î|»i»ol^lBMf 
«lanf çpi far* d» |ffU^ f f^ oe sont poorUnt ^ 4f* v*** 

deçQmé4i«t / : U.^ ,. ., ..v^' .. ,. /•, • j- 'Vv*;; 

Votrt hoaaevr «vm moi /î^ eouH point éU hasard, 

W^ a*« 0ttU« diffr&et k eifaiodre de m> p«rt. • 

'■■■•" ■ " V • , , ■ ' . • ■ ' 

l6 ' mil qvdqiM aviOM' «oepr qui ne p6l éblouir, . 
QpfMld noa père parait # fa a« f^ia qa*ob<ir. 

Im^L Qui mêpûi êiduint t ^§Ui me pAt ênirainêr, était 
l'idée 4i» rAuleur 2 il n'y a rien U qui puiaie éblouir» Cett 
un terme imptopre. 

([^ Éblouir peut bien lignifier, an figar^, tenter^ sé- 
duirê ; nuiia on ne remploie dana ce aena qu'en partqnt dee 
clioiei qni.aont oenaéea briller d'un certain édat , comme let 
richeuea , lea grandeurs , let prome^aea. Or, l'imagina tlop , 
qui prête àeê/lamtnes k 'l'amour, ne lui prête pourtant point 
iVéolai,et c'eat aana le faire briller aux yeux qu'elle lui fait 
brûler l«s cœurs. Éblouirpeul auui , pris figurément , sigai« 
Aer, surprendre l'esprit par quelque chose de vif, de brillaot, 
de spécieux. Mais alors il ne se dit que de ce qui s'adresse à 
l'esprit, et tend h perfuader, à convaincre, comme le dis- 
cours , les raisonneroens , le style « Véluqueoce , elc. Or, 
l'amour ne a'adresse point h l'esprit, roaia au cœur, et oajp" 
tiver, enchaîner, c'est pour loi persuader et convaincre : il 
y parvient, non pas en éblouissant , mais en aveuglant. 
Boileau n*a pas très-Ueureusement employé éblouir dum oe 
éernier sens figuré , en disant dans son Epilre IX : 

^ftssrjrani , d*Ma tel ^isçours faibleas^t éblouis , 
. 'Bientôt daiu oe tableau reconnallraicnt Louia. 

Des dUo^rt peuvent éblouir, mais ébiouissent-'iU les 

yeux? Ix) premier sens figuré esi-il plus heureusement ap- 

]>liqué k /ormes dana ces vers de Dclille, tr4<Juclioa dst 

Céorgiquea , Livre IX : . 

If sis plus il V éblouit par mille Jornus vaimes , 
Plus il faut rf|t«rrvr l'élriiatc de k« clii»iii«* ? 



K 



Tcriiucution , et que même, loin dé 16 mef. Il t-y aeciai-" 
trèi'seosible , il proQVff contre Ini-nAme qoe la poésie a ene 



u 






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;,nv.<^ 



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as 



4t0 ÉrnpES /^ 

L. B., d'après L, Rao. F'êm$B à ia nneonirê , eett» 
expression n*eatpai noble eb tert. 

L. H. Je ne mis pas pourquoi Loui» llacine ^t qnelque- 
fois si indulgent , et quelquefois ai difficile. P^ênir à sa 
rencontre peut se dire partout.. 

f3^ " Ceux qui font profession de bien écrire, dit Vau- 
» gHlas , n'approuvent point aller à la remeontre .* tin 
» moins il ne se dit qne d'égal à égal ; car, quand on veut 
» marquer ^de la déférence , l^on se wrié* aller au-devant.n 
Il est vrai qne c'est Pbœdime, nno confidente, qui parle 
ainsi à Moniîne. Mais cette confident^ , qui nîontre tant d 
respect et d'admiration pour MicKndale, ne drvait p 
ignorer tjiie Monime eHe-méme devait de U'déférence a cf 
grnnd Roi. Voltaire ne dit point dans ta Henri adc , 
Chant IX, qifo TAmoiir c0A£///ijt/ Gabrielle d'Ëstrée à la 
rencontre , mais au-devant dfiliimriîy: 

iJ'Atnour s*app1audr».<ait en U voylot «i belle : » 
' Que n'espérait-il point , aidé de tant d*appa«'1 
jtu'devant du Monarque il conduisit ses pas. 

18 £t toujours Xi phares reviepit vous. /rat^^r/^r. 

■ ' ... 

L* n. Traverten^oxn troubler, n'est pas juste. 

(3% Xi phares est Ih pouf l'image de Xi plia rùs , qne 
Mi>nimo se reproche d*ainier, surtout si ht contre- temps. 
Phcrdimelui dit : uVons avez donc toujours Xi^marès dAris 
» la pensée, et c'est toujours pour lui ce même amour f|iu 
» vous fit autrefois verser tant de larmes? » Ainsi le im* t 
traverser n'était pas en effet le mot propre : il né pouvait 
l'élre que dans le cas 01^ Xipbarès aurait réellement «i ' 
desseiii( et il ëlait , certes , bien loin do le faira) sum ile (U<« 
obalades ii Monime pour empêcher l'exécution de qnel<|u^ ^ 
projet , ou le succès de quelque entreprise. Traverser f>i 
très-bien à xa pince dans ces vers do l'Ode si fameuse du 
Rousseau h la Fortune : 







. DE LA LANOtTE FBAHÇAISE. ^ii 

Si U fortune le tray^r^û 
Sa ooMtanU Tertn t^^èxeroc 

DftM oM obtUolet pMMgeN^ 

• ■ . ■ •'.,••■ 

)| 8tii-tt M «ftlMMir JMqa*ioA ?• votre estintf , ^ 

L. H» Qttwid éitiinê ttnX dire iii»o«r, il ett du ifylê pÉ4« 

eieux. 

{^^ lé né Tois pl|> pourquoi esti/Hê ne serait point ici 
dans Hm seos propre et olxliotire f pourquoi ,il n'y «crait 
point pour le caf, l'état que Moniate fait de Xipharès? J^ 
est irai que, coiutné le dit G>rueilte , 

Ves'time bi»a joofeai ▼• plue loin qu'on ne penee, 

et que daoa MofliaM elle allait juaq«*à Tamoùr. Mail cela 
empédiMiil-il que» daas Bfoninie même , tout ëpriae qu'elle 
était de Xipharèé » ou ne pût la coiitidërer%<iparëmeot àû 
colle |Muaion avec laquejile elle aembUit ee oonfoodre? Ce 
(]ui prjLtnve que Phœdim^ entend réellement Ten distinguer^ 
LM»i <|u*elle ajoute aussitôt : 

Sait-il que voue l'aimes ?. . k 

Ses deux phrases reviennent , ce me semble » à cellôv-ci ; 
(( Sait-il iesquoù va voire êtlimn pour lui ? Sait-il quelle 
a va jusqu'à l'amour? » La remarque du commenta leur /;orre 
dono à/au3$ , et bien plus à £aux que celle de Luueau'^ 



n». 7, 



^, 



»o Malgré ions 1rs efforts que je pourrais me (kire. 

"^ . , 

6. F. On dit se fuif^ un f//ort , mais on ne peut pas 

J^CZp^ Si l'on |)eut dire ê€ faire un effort^ pourquoi ne 
(lirait>on pas se f air» des efforts ? Le pluriel répugue-t-il 
plus que le sin^tïlier ? Ou enliu quelle est la rabou ? quelle 
<--^l du moins Tituluritë ? L^uuluritë , c'est M. Geoffroy. 
N oliaira dit eu contraire siir ce vers de Coruoille , dans Po- 
h'tucfe: 

Quels efforte k noi-mlme il • fallu ne .fiaire I 



/ 



T r 



«fUMiit de U période. Mait V«h losiour»| qiMUe que ^oit h. 



V 



. 7- — r* V'.'-t^>' ;q g i '!>»^' ' -'''"-'- t— ^-.7jt-.''-'-.: '«t-". — -.— .■r*-..■--■• 



«B»' 



r' 



que Ton dit bieii » êê/airt tiêêéfffofU, aiai^ nos pti, /ain 
dêt rfforu à êoii axhXUut ëkriùiéUmy^Uâm^ à «ou 
tour, •^l-U bim réfl^ jp^ fl^içt^^^^^d^^ H • fii^ osm- 

damner QoriieUle, et tt Éi*a Â4I qM m condanner lui- 
roénie. CofàieilSe n*a |iaijlt éi^t fÊdmdê* wg^ruè^% il 
a dit préicii^pM^t ^e/khaf 4$*jjfo^Ujl4S tff^rtt^'H a 
fallu mê faiM, Afd, aiturément, ne m lapporte point à 
fallu t ppiitqu il v^nt après « mais |iySi/r^ «qu'il précède ; 
et il /y r*Ppor<^ fvmnt t^ns do^|f que s*il j arait : îlafallu 
mê faire de* effort II e^t Trai qu'il ]f a db plus tf moi^ 
jnémê\ mats oét À m^irmémet^ peut jpas plus rëpugner 
que me> qui est aussi régimo indirect , et qui équivaut^ moi^ 
commiD, dans se faire de* efforis , se équivaut^ toi» On ne 
pourrait le blâmer que comme pléonseme , si o^était un 
pléonasme défectueux ; mais c'en eat un au contraire de trèv- 
fort et de très-énergique f et qui ressemble assea à celui 
qu*on a si souvent oité pour exemple « dans ce Ters à^lphi- 
génie ! . 

Et que in*a fait, ii inoi| cette Troie où je eoùrs? 

Concluons : si , gomme le vent VoUarre , on peut dire ^ ^e 
faire des efforts , le vers de Corneille, et partant oelai «iw 
Racine , sont irrépréhensibles. Celui même de Racine l'est 
plus, puisqu'il a de moins cet à moi-même , censuré p^r 
VoliAÎre. Ce dernier poète dit dans Zaïre , Acte 1\ , 
Scène V: W 

\ Je me fais cet ejfart , je la laisse sortir , 

et dans Mérope , aussi Acte" IV, Scène V : 

Je U suLia pour toi , je me fais cet effort* 

' ai Tout Yaincu que je S«ia, et voiain du naufrage, 
J«) médite un dcaaein dif ne da non 40ura|[e. 

L. Raç. On ne dit pas ordinairehnent voisin en ce sens. 
Le poêle, qui pouvait dire etioulprèi du naufroge, a (iou\ i 
voisin plus poétique. 



•■- 1 -i 



et il u a ëtë nuilèiiMiait tviibé 4e me^tie , jû ù vais étonner, ■* 



r-' 



■ » 1 , ,. 

;•..■«■■'.(!■■ , 






prQpi^v^ ^ * ^ ^""^ * -qwmWHMr eipriiWiJÉ^iJip' |jfirnlmité |ni^ . 

perioaiif«t VAcAdÏMt iléêmtiM domio «ticttii aéliii^ 4«^ 
seos figuM <|tt*il présentrdaiù^et v«rt^ MaU AowbMid rtopi^i 
natl 00 1^ jfigjUfi^nMp^^ , et ildfoott 

exempleti Vnjouêur esi voisin ds sanUns \ Undiscomf» ^ 
esivmfsim dugaliwfaihias i ies vertus sont voisines dês 
vices*, Il bbaerra qàè , voisin pouvant reoetbir après soi tm 
rëgllftaé ;' âoufl leBabttiïttoiii'j dans ixd:ià»^li,ÎLproohai/t,'- 
qui nW ëcnupdit» i»diiit. ' 

as Jlf fa^ yiiaM|^,.^l9ap4«.a saisi 1V«U9« 

P^ùiM t^nii fiiV Ufssslt pçtt de pUoe so eonrsgs. 
Mm sojldats pçss<|tt« nus , da^s l'omWe intiaiidés} 
Lés iraajp/ dur uintM paru, Ittal pris et iiaiat ga^ 
L« désordrapaftovt redoublant les alaram-} 
If ottS^atesÉ SMiirv nooa tèorasat nos p^pi^ armes ; 
Lea «ris ^é les rasbeirs reavojaieat pins é/irtQs i 
EaBa «èMë Thonr^r d^ua eonbat Unélbrcai. ... 
Que poatait la valeur «bas ee tr palde ftioestc ? 

L* H. Avec quel art ces mou , fe suis vain'oH , suspendent * 
le vert 1 Ce eont là.^ seerets de''U versiUcalion ^ et c'est 
ainsi qu'on varie \M fomes de notre aleiandrin* 

Depnii le vers , msssotdùts presque nus , jusqu'au der- 
nier^ que poUfait la vatéûr, tous ces nominatifs qui ne sont 
ni procédés ni, suivis di'aucun verbe , formeut une espèce de 
phrase absolue dont on peut trouver Jés exemples dans nos 
- orateurs et. dan» noa poètes.^, lorsqu'il s'agit de peindre le dé- 
sordre des objets pÉr «jalrn du difooor». «L'iisagination lupplie 
alors CCS mots sous^enteudus » y^fvs-iH»«/ , représenttte-* 
vous, etc. , et la phrase devient plus vive par cotte «Ilipse. 
L'ellipse est en gënéral mn des moyens les plus féconds pour 
imiter, les divers niouvemens de Tâme , qui doivent être 
ceux du discours. , 

{Q^ Parmi tooi ces divtn nominatifs qui ne sont ni 

' V 



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1 . 



Aiiui Ul aalrefoif c|a*on tit avee Faret, 



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Cp^fonu^ oifféreiit Vd j •▼ai) S 

Oa verrou ^*^«U (Mt fto^a^n^94«. | ,i«à«inf '^ ^«M; 4iBs 
1« preoiier et (iaos le second. Je ^foarq^i^lme o$^.pfimuf^t$ 
«le ce genre oà U rëgulinrit^ grammtt^aJe ae trouve heureu- 
. lement concilia âVeo un déte^^Mr tt|^p4)itint. ^dèt lai- 
même m'en foùM^eic plu» dVtt • ttùiii |é ted |ibi>Élé'£ celui- 
ci, que fempruate 4e1roltijire , Èai/jf^^.^î» ït^ Sqllif !•' • 

f Ciel 1 ai rom mtim «• «é I m p l i • . !>■■< i Mi l » > l 
DéOife.^eenew Mrveet le tonlitMi pvefttté » . v 
lioê f^rm , 9oê «iii'«tM> BM fiUes n »e# |ti»eHi » . i 
Aux pi«d« de Ma aoiêli «spifim» 4mm Iw iMMBet# .' 
Et noUNideciiitrKoiy «eiifMrdtt flû» de»«e»« u * 
' HaiMoré uni pilié for let fiU «spirau 1 
Leeigafea, U dernier d«ï!étttf«M|(4teket, > 

Dana eea Moaiem «IffÉtn tauiaMaedoÉie andaee^ ' 
Aa milte^dee d^bria » dee t ^mpimnwm^'^t s^i 
I>ea vaiuqiuony dM ▼aincnf i, et d«# «pria aimff^^^ 
Te^ble, et d'une main reprenant fetleép^ei 
Dana le aaog inâdèle k tont obonieiit ,irei«pie , 
Ct de Tailtre , k noè )'éttl taiMài^tlIt at«d âarci 
De notée ÉMiWU toi le algM redottté , 
Ctiàmtlïmûtê^KÂtt Fnutfaû, spffûjUèUt*».* 
ftana dovie en-tie momeol le eou? rieii dr MC «Une » ■ 
La vaflu d4i.Trièa<»|lant qni nOof fMuve ai^eurdlmi • 
Aplaniaafiitjfa roule , et «arcliBit dfteel M. 

»9 Ca oeSur nourri de aang et de gonrt offamé. . • • . 

L. M, jéff'àtûè éé jguerf«!(ioé\\é éûtt%\t dans cet <î «•>- 
rain, ches qui le prt^jiigë cl Tenvie n ©m TOolu Tolr que à« 
l'dlôgance! '^ * 



If^t retpeetc sree moi tM «alliearcaji deftiiù, 







«■^r-- f*,-^ 



';:?S'.^> 



;^VV! 



ta 1A1I0 




famé 'd%émmm(9. Mms i^/^Sm»^ d0 ^émM p^ ^•rW» 
parce ^«'M^iMli^ il «^ ^<^4ni»^ 4^ jifl^ 
biea plut luurdt* «irlotti;p^^/ venant Arant ^/!a«||L;4pi|lft cet 
T6rtd«1loi4e«tf'«ftRoi, É^treiiriIIi v r||;^^,>.^'- 

Toa «ôvng* affamé de péHÉ «t ûa gloire, / ,^> . ^^ 
Coan dl^«K|iloil« ta «aploitt, «U féetoir* en yictoire. 

Mail la ven da Racine est néaamoins plus ëoer«,Mqiiu que !et 
ver» (le Boileau , parce qu^à la hardiesse , affamé d» Kucrre, 
il en joilit «ne autre asset grande , ee cœur nourri de tan g, 
J.-B. Rouflteair, dans son Od^tàla Paiit, fait dire à Ju- 
piter parlant à Mars : 

Mobstrs tumni de sang , ^<aur abreaté de fiel. 

•4 Stigad^, jaiqa*à ee joar e« qne j*ai pu couffrendre, 
Ce pnnoe a era pooTOir^ aprda totre tr^paa, 
Conptér dette proviaee aa.ranf de ses Euu... . 

G. F. Ce priitea a em pouvoir. Ellipse qui ^serait one 
faute dans la prose , ou il faudrait e*eii fUê ee princê ; 
mais cette faute grammaticale aat .^ vers Une, figure qai 
donne pTut de rapidité au discours. Toutefois il faut en user 
sobrement , et seulement ^ lorsque la ▼ivaoftë du dialogue 
lexige i elle n'est donc pas ici heureusement plaC^« 

if~^ Qui se serait attendu à cette conséquence ? Tout ce 
qui précède né tendait-il pas^ non-seulemeut à justifier l*vl- 
Upte en question , mais même à la dduner pour une beauté 
lie ll^lgage ? Le commentateur , en en restreignant Tusago 
au cas où la viwaeiti dm dialogue l'exig» , a-t-il soin du 
moins de prévenir que ce cas d'à point lieu ici 7 Qu*il n'ait 
point lieu , en effet , je le veux avec lui ; mais 11 n'en fallait 
pas moins le dire pour la liaison des idées et des pro(>osi(ions 
(iont se compose la remarque. Et puis, j a-t-il beaucoup 
(le justesse à qualifier de faute graimnatioale rclli|>se 
même qui pnpduit un bel effet dans lu discours ? W, GeoHVoy 
aurait dû savoir que toute ellip c avouée par la Logique «t le 

^7. 



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OoAt eft 111191 aToa^ par lu Orim itM»» «f if«f4UM^tiit 
•fl Éocime manière être lag a Nl ë ii c»fii in g «ne ImH» |Mir U 
GrtmikMiirieo YMÎmeal 4ffiw 3e ee nom. Ebéd » poor en 
faàr, Mlipie feprite è»m Ettciee Mniic trèt^permise et t^è*- 
<^!ft>i|àble , iDème en proie, «51 s'*fi«8tt de mtr^met on d'ei- 
citer de rëceniiefieiift , de le «iirpriie , de riadifûelûm • de la 
douleur, de le joie /e« IMU eotm MaCunent i n » ea uo root , 
La propoiitieii ott elle te treave était da^ la phrase conrao 
par fArme dUAterfeciioo. Non « la prose ioble tfl soutenue ne 
la reicleraît point » œ me semble » (elle que noua roEreut 
ces Tend* U i/«i»riài/# , Chant II : 



Biais ce qae ravenlr aora peine i aospren^va, 
C«. (j^c vons^méaia cne^ h pèiM to«u eroires^ 
C«« iDOfMtIrca f arÎMx , d« earnag • jAxitié , 
Sicilia par la t«ix des pr4lf es saafjuaaircii » 
ïavo^Qatrél le 8eice«vr ea 4|orf «ani Iran frères ; 
Et le braa loui seailM da saag dce ionoccns ^, 
PsaicBt offrir k Dira eêt eaéerable eneens. 



iS Dieux , qni-Toye» ièl hmw aaioitr et ma baise , 
Épargnes mes malbeacs, ei daignes empéelMr 
Que je ne troiite inoer ecnx cpM je Tsia'ekerelier. 

L* H. Êparjfnes ma douleur est une phrase conirnuD«'. 
épargnez mes malkeurt cU de la véritable élégaïue, do 
celle des grands -écrivaiosi mais combien elle a peu de jugées - 

' {O^ L'expression a paru bellç & Dclille , puisquM Ta <in- 
^loyëe dans sa triduction de V Enéide, Livre 1, discours «U: 
-Sinon à Priam : «^ 

' Grand Roi , preoes pilié de mon desiûi fnertls. 
Par les Dieyx immortels, par la foi que j*au<sle , 
Plaigttçi mon ipnoeence y e^ar^/itf s. ine# ma/Aear«/ 

Epargner ne se dit dans ce sens-là «jne des personnes, ^faiit 
le |ioète cependant n'a pas plus entendu , je crois, personni- 
fier ici les malheurs t ^u'it n'avait entends peirsoBnirier le» 
amours , par ce vers du râle de Euxane dans Ba^azet : 

' 'Hat ee f|at ^Taioera leiM-s perfides «meurs t 



DE LA tAlfCifS fiANÇAISE. Iif 

n a tt^ViUlù teâltnumt tubutitaer it^|0iir iNMili iet fioéti^u* 
au tour o^Hiaire'êt comrmiii : Epa!gi4ê Ê nmi 0m ^oyamê 
tnê* ttiaihwat», iryamt égard à mes malhéurm^^t « 

Ktf' âffprMMt^iM» Miivi d'an Booi u glorieux , * -r 
- |»«rUMta4il1Iniven3'allMli«r»i'let7«ux, '*"' '»; 

Cl qa*il IttW point Ai RoM ; «'fli tMt fligoea d« llcrt, 

A«-4MtM» d« Uvr fjkÀKm nm miiilr»g« él««4 ^ ' 
QiM Ro«M «C qmuraau «M oat à p«ioii f ohcv4. 

L'ab. t)*Ouv. Je suis arrête p# te gmad nom de Racine, 
qui ne me permet point d'«ppc4er («ci du i^alimâlhUs. On 
jura beau me dire , avec M. Raeine le fils, que hasarder 
ces alliances de mots ^- n' appanieni^H^à ûelmi qui a lu 
crèdii de les faire approuver. Je coovieadrai qa'eo c'ffel 9 
lorsqu'un Ten roiifle bien danl la bouche d'un iicieary' quel •• 
quefou Te parterre ne demande rien de plus. Mais i\ n'en est 
pasjnoîns vrai qu'an auteur ne doit jamaia oourir après un 
bel arrangement de mots , wên» «voir ^ard b la «lerl^ des 
idées, et Ma Justesse des mëtapfaefes. '^ «. 

Ainsi , qn*on ne i|^'accuse pae \ci 4n penser fdlgfftièremen 1 1 
je mets.>>t>dcsftOus ce qu'a dit un^i4irain assee connu ( le P. du 
Cerceau) dans Èti RëflexiottsuRir la Pofisie : « J'avoue , dit-il , 
» que je ii'enlends paa trop bien ce que signifie un fissufragê 
» élevé au-dessus de la ^0iré dés atttres Rois ^ et encoro 
}) moins e(#rj[tte Teut dire achever un hau/rage, Cesexpres- 
» sions figurées ont d'abord quelque chose qui éblouit, et 
» l'on fio se doniie pas la peine de les esaminer* parce qu'on 
j> les devine plutôt qu'on ne les enleud \ mais quand on y 
n regardé de près , on est toutstsrpris de no trouver qu'un 
* barbarisme brillant da^iis œ qu'où arait admire* m 

L*Aa. DesroaT. «Qu'est-ce qu'un naufrage élevé au- 
» dessus de leur g/cite 1 demande ici M. l'abbë d'Oliret. n 
^*^%UH natif rage ^ une d^foile , qui surpasse les siiccés lea 
}>luil^glorieux. Le censeur voudrait apparemment que le mot 
<le naufrage éliut un terme figura , tout le reste de la pliraae 
i^ùt HiéiaphoriquC* Mais lela n'est psnécesssiro: il y aurait 



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r» v*«îiii^'*v ii.u%iv ^•iii.iiiciuuui Ullll 10 MUS UU iU.^X^TSF 



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4i«..: .'■ ÉTU0BS ;' .^:j 

éoutexd d» Il p«érilili à ^iu^^M «k oeU« Ciçnii l«t inpM fign- 
r^. ^Vtfri, awdêUM tUiêur gloire » Ml un* «J^piMMoa 
•impie, fgiwétiiXê, propra» ft Mni liguro* Or, !•• Urmei 
•impies et propres toiiI bien avec les Ivrnieft figura La cri* 
tique e»t donc «tceMive. Qu'ê4i»€ê fH*aeliêpér un nsu- 
/ras0, demniuJe encon» noire censeur 7 le lut réponds que 
c*utfc achâ¥sr la défeile, U mine de quelq#«n. Quelle af- 
fî»cUiion lie vouloir paraître ne. pas entendre ce qa*oj| entend 
parfaitement \ Le naufra^ dans le sens proprji a un convr 
mencement et une fiu , cmmmo toute autre chose. H est 
aofiêvé , lorsqu'il n'y a plusd*espéraoce , ptùs de ressource., 
Cela s^appelle clierchel un naud dans un -ionc. 

L* H. Le dernier vers est si beau qu'il suffirait pour ex- 
. cuaer ce qu'il pourrait y aroir de h^Mrdë dans le naujrage 
èlêvé au- diBSêu* d' lins gloire ^ ^u*on a tiint critique; car 
plus les fautes sont rares, moins on les rârdonne. Quant à 
moi , je trouverais la justification de ce^vers précisément 
dans oe qu'on a dit pour le bl Amer. On a cherche où pouvait 
être V image d!un naufrsga éUvi aurdeuiu d'une gloire ; 
et pourquoi y chercher une ^0^4? Pourquoi ne serait-ce 
pas tout simplement une id^ ? £t en quoi est-elle mal 
rendue ? Ne dirait-on pas bien , même en vers , mon nau- 
frage m^léve au^deisiki de leur gloire 1 Qu*a fait le 
poète , que de Illettré le naufrage  la place de la perfonne ? 
C'est toujours la scuttf idée de supériorité qu'il • voulu ex- 
primer^ sans prétendre faire un tableau; et tout se réduit 
ici k une métonjrinie trisrperroise , dont il ne fallait piu 
laire tant de bruité , 

(f;^ If. Geoffroy fait là-desf us uo asseï long article , où , 
après avoir rapporté l'opinion du P. du (^rceau, il vomit 
contre Luneau'les injures les plus grossières, parce que ce 
pauvre Luoeau a eu le malheur de penser comme le P. du 
Cerceau et comme l'abbé ti'Olivet i ensuite il se met à justi- 
fier Bacine avec les raisons que lui a fournies Desfontnines ; 
qu'il ne nomme pa«, et tout ce qu'il y ajoute du sien , c'e»i 
qu'on ne peut , avec la plus graùde rigueur grammaticale , 



, ipau lea iQmpcfirSy que UdHlulliCfll 



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pt LA f ANOéi ii^A^ÇAIS^^^ 41^ 
nftMri hï ^*mne oppoMCtoqfbgHiMU^f^^rw •!»«»* 
y>4^ /qa« 1» mot gfoir0 , an surplai , f «M'pnt pottr-^AM 
et po«r poitFpré , ea fort* qa*il peui »*tppliqiw k4M Roif 
fiiibl««4|iii M fuol rien d« ghriêux. Sa rtm«rfp|%iii«fbit 
neaeMltt pasù piMs maavaÎM de fon comnMiitaif#|'i*âVy' 
fèc p4f loHi det bornes <t« la bieniëance à Vé%àtà èê eoldi 
qu'il voiiUil combattro, et ilil eAt daigné y faire i|«el^M 
Meaiioa de cfl ai dont il empruntait les armes. 

La remarque de M. de Laharpeest bien toute à loi , atsti- 
ir^nieol « fi l*on jT Toit det rai^ina tnulet nonveltet en faveur 
da^l'expreuiou de Racine. Mais fe ne sais |r ces raisons ne 
ionl pas plus spécieuses que solides^ si elles n*u^t pas plutôt 
pour effet d*ëblouir que de convaincre* Comment receroir 
pour ane \Utoitymi€ ce qui ne saurait en être une, d*aprÀs 
Wàéo que )e me suis faite de celte figure? El je ne, vois pas 
que ce aoïI (dus une synecdoque qu'une më(oiiyinie< EiiUn , 
mon esprit s#.refu.se absolument k voir là le naufragé pour 
iy natif ràgè ,\à voir MUhridaU lui'fhémé éUvé par ton 
naufrage authêttu de là gloire^ dm tout ht Roit atsis 
sur leur irân^ , au Wea du naufragé dé Mlthridàée élevé 
au'déttiêt dé Oftte gloire , co^me le dit le puète. Pouf 
que le naufragé pùl <iu dût se prendre pour le naufragé , il 
faudrait que ce qu'onv^n dit n* pùl s'entendre que d'une 
personne , et établit nécessairemi^nt une perti>nnification. 
Or, c'est prëcisémient tout le contraire : noufSeuWment rien 
(lecequW dit du naufrage ne doit s'enleiidro jiécessai- 
renient d'une personne, niais on n'en dit rien qui ne puisse 
ou même ne doive , il la ri|^ueur, s'entendre d'une chose : 
Elevé.au-dettut dé leur gloire , et ^ue Borne ei quarante 
ans oui à peine achevé. 

Je ne prétends pas pour cela que Racine ail voulu fair» 
ufi tableau , bien qu'd ait commencé par représenter lot 
Roit atsit sur leur tréne, Mais quoi que ce soit qu'd ait^^ 
voulu tiire, cx<im!n(»nH ce qu'il /i f >il. Il élève un naufragé 
au^déttut d'une gloire. Or, le moi gloire est \h au propre, 
oU dans un sens tout au ^iuê fxiéntif, et 1^ représeaio 






..-r- 
.,**■ 



toiil^^h Jre ^vcf a venir, <l»ux moU distincU, l'uii pr^poti- 



I 



A4 ?rc 



tunf, Mail qf Vàm/a»^, Untx m^Upliçri^vt f<f'iji><|(^ n'en 
offre péf fiioiii»,rim(i|{« d'uji |l^ufr4lge ph^ti^i^ei M, Qmii- 
meni J91M: Ml qoi e»t,q»n«^, «|i, iiiBi/(/^<9|^ pl^jr^i^4« , riiel , 
)M)ul>-il étr« ^Ctf twr ttQ« i^bltri^llpa ? Voil^ ce f|iit f«U que 
r«ipii«p#Ml9L n'en peuMfjre pi| ,tréihcoV^I« , çt qw'ello 
semble même (0Qir9Jtp|Nl,d^/y^^^«/• 

Uir .ëpilôgueMjr pourra,!! préipiifiiw qpe , d't pris U conttruc- 
lion ,1 tim*4^$4U4 de U^r gloirti^ lapporto à $m9ias9ent, 
«( mon h^Uv^'Maïi ce too^ iiiej) de partiltei mi^èrct f|ui 
doiveni nom occuper ! 

«7' Qu*elle ii« pooMe poist ewtU mime CandrtaM , 
Que •'«{•-]■ I k de* (kfémtê éoM mom «««r oairafé 
^f te rep«atir«U qu'aprèi s'être veapé. 

L. B, lUcine pdratt avéir 4^o'da deoi cet iroif Vert V'uléc 
qu*Ovide a expriniëe bien plot vivement Jant lis verf taivont 
de M^dëe à Jaton : «• 

Çuéfiret ira f ^ijuttr ifacti jfbirUfssè pigcti$. 

Je Mé fPûrtèrai)à tous hêê 9Xoèe fue U ûoUfB ma suggé- 
rera , diiê^je m'en rêpsmih après,. 

L. II. Il etc êikt que lo latin ett plut pr^it } nifit le fran- 
çais est beaucoup plot «»(/', gvàcet à ce beau mouvement de 
pbrate , ^ué sais je ? à- dêêfureun , etc. Et oeUe i|iee do ne 
#0 repentir 4fH'mpFèi e'étm v$Mgé, i^it trembler dans là 
bourbe dâ Mithridaïc, > 

a8 Yotis n'en ssurlei , Sei|nrnr, retrteer la mënoire « 
Ni oonler vos inalbenrs sans oontcr mon histoire; 
Et , lorjKjua oe malin j'en écoutais le ooors , 
Mon eesnr vou^ répondait tons tos «4mes diseeurs. 

L. f* Xçiut Vas mém0s etC un plëonaime i il fallait l^uh 
oul'ftûtre* 

L»H. Le pldoQMme , 1*1! 7 en a, nebleiio point , porc» 
qu'il ett de Mal) intBlt 



C 



l( 



DE Li. LAlf#!PÎ VpiANÇAISE. 40 

ll^f,, t*«#f «M MraiMadiMKi fi^ii If ptipolppl éiUnis 

déê ifiêOùUM «Il un p*« fingiiUfir, 4<>c»^^os pi^iM* dir» 
dani|«M34«IN^wiiWf ripoi^rfd^s injures , 4^ iwi^a^ 
nenomf. • . . . .;. _^'- .v-?^. .- 

(3^ L* mot màmêt lignifie que !#• dùeouU n*4taie9t 
pa» at^$f00\ diffémru » et le m<9t /««/, (|uHl n'en maoqHAU 
pat «o «eMl \ eoHji mém0t eiprime ane identité de luitiuv 
daosle dUiourf , et /ofi/» une iUeiiliU de noii4>re. Cm deux 
luuU n'étant ilencfaeparfaitenifot synonyiiieii 00 ne peut 
pàA dire que l'un i'atie pr^ii^oMnl pléonamie par rapport à 
l'autre , qui>ique le plus touveat on ne les ennploie pas tous 
les deui & là fois. Le' pléonasme , s'il 7 en a no » oit en effe| 
de #e/i^//7san/ » cominç l'tibserve M. de Laharpei, et l'on sent 
anses coiiibieh il fortifie Teipresiion , au lieu de l'affaiblir. 
Se ]>eul-il que M Geoffioy ait vu de'la rêûfèerche dans un 
vers que le copiir même st^mble avoir dicté ? Ptoarquot ne di-* 
raiuon pas lai disconn du amur, puisqu'on dit tous les j^uri 
que le cœur parle , et qu il a kon iamgage ? Pourquoi ne 
dirait-on pas répondre des discours, puisqu'on dit rè" 
pondre des mots , des paroles 7 II n'a pas répondu, un 
seul mot, il n'a répondu fue deux mots , est-il singulier^ 
Je no vois pas i^tte réjpondre des discours \p soit plus dans 
le sens du vers. Quiconque a un ctrur trouvera , re me 
semble, l'expression iiussi naturelle qu'Heureuse, la trouvem 
digne en ti»ut4[i poète tont~à-la- fois le plus ëlëgant et le 
plus sensible. « ^^ 

ag J« vous la dia. Seigneur, ppor ne plus ypu» la diy* , 
M» gloire ota rappelle et m'entraîne ï l*auut 

0& je vais TOUS jurer un siUaee élernel. 

■**■-.■ * '• 

Lm h. , dana son Gonrs de Littérature. j(^e de sentiment et 
d^intéi-ét 'ians celle expreaaion si neuve! iKoMS jurer mm si* 
lenee éternel'. Jurer un amour éternel , voilà ce qne loat 
le. monde peut dire^ niaie jumr tsm silence et imb êiiékcé 



Mais i\ n'a paiïem^nieieiit UâniietaéWf W». Awfe*^'^:"*» 



éternel i màH U laiw à lov •«Miiit, H n'f a qv* BaelM «|ai 
> V«i( dit. Et oombiM d'idiM dAietlM • •m x toéana^ diot 
cette expratttotil Deni le fett, iwa'eft pn lai 4|ii*etle le 
jurera ; il ne aéra paa à l'aatel^ ell* ne {iromNaeera foint oe 
serment : cWm k ton c(mr« c*a|it à aoa 4eroir, VetC à aon 
ëpoux qu'elle doit l'adresier* * 

'CÇ3^ Ce lerment no êer» (|ve le femeat même de fidëlit^ 
quelle prêtera k ion époux , en lui donnant ta main aux 
piH» «les autels'. Par oe serment , elle s'engagera tacitement , 
iniplicit«m(fnl , k uti silence ëtemel envers Xipharès sur son 
arnour pour lui* L'expression est belle, tr^-belle fans doute; 
mais elle se trouve si naturellement amenée par ce qui pré- 
r^(|e« et dont. elle se présente comme la conclusion! qu'elle 
n*A, ce me jtemble , ri^ qui' étonne. Elle ne me parait ni 
aussi neuve , ni d'un aussi grand effet que le iih^oô dicté 
fiece ver» d9 BfitahnieHi: 

Sa réponse est dictée , et m^me son silence, 

Zo Moi scnl je lear rëaisle. Ou lasses , ou soumis , 
Ma funeste anilië pèse k tous mes amis. 

L'ad, d'Qliv* Voilii encore une inversion vicieuse* parce 
que ces deux participes , lassés et soumU » aont conpés par 
un nominatif auquel ils n'appartiennent pas, et que d'ail- 
leurs la particule à , qui vient après , fait qu'ils ne peuvent 
pas être immédiatement qnis avec lei^r substantif. 

h' B* et L* H* Lassés <kH saumis , qui se rapportent au 
cas du verbe , sont placés avant le nominatif. Ces sortes d'in^ 
versions sont fréquentés dans Racine : la poésie les autorises 

(p^ Le nominatiJ'eK le cas du yèrbe ! On sait que ces 
dénominations sont empruntées de la Grammaire laline, et 
qu'en françiiisàous disons le sujet ti le régime du verbe , ré- 
gime direct, ou régime indirect , suivant qu'il n'y a poinide 
pré|M)sition , ou qu'il y en a une » sinon d'exprimée , du moins 
do sous-entendue. Mais passont k l'objet^de la remarque. Ces 
«() Mb d'iaveriiona sont aani doute fréquf atei en poésie » ai 



!• fifndtà'i toujouif à lui , 



DE LA LAHIITO CiÀIIÇAISX. [ H^ 

en «« ««ijM^» à caiiM ^*«lUi M rapp»^;^ jgMM U tP^, 
bien obMTT^ l'abM d'OU^f t , à «a répamiiMiimp «i^'tlU 
ne Mumit «n Um f\m Sorîmmat, êfymré», S uj^ppê é q[a*<Ni 
àoïré l«ptiMr-«B-iM>éMa, «lie ferait, oe me Mod»!*, «»• 
tr^^ndo faate «a prose, UudU qi^Ue pourrait y étiè 
quelqùéfoii admiie , si elle te rapportait à uu régime dP 
rect, Goonnie celle de cet fers ^e Delille , dans ta tradvé^ 
tion de VÈméidê » fiût prononcer par Didon contre Énëe : 

Sam ••9oan , mm asile , «rraat d« mers «n mars , 
Par las flots an aovrroem jaté dans noa déaarts , • 
Ja l'ai rcçQ l'iafrat t 4aa furawra de Toraga, aic.'i 

on comme celle de cet Tort de Miropê , où Erox dit à Poli* 
fonte I en parlant d'Ariacè , Acte IV, Seine !•'•: . ' <• 

fiinpla dans sas diseoBti , «sais farntia , ioTarialfla , 
|U monaa fl4abi( point aatta àma impénétrable. 

Ja l'ai rêçu , lUngrai, *amt ieeourt, tmms atiU , etc. ; la 
mon Hé fléûhii point 4iëU0 dmo impénéirablo , simplo 
dané *êt disooun , o\c* 

Obserroot qu'il no faut pas confondre ces tori9i d'inver-" 
siont avec ces aortes de odmplëmens appelés ablatif* ah-^ 
solus , et tels que le premier de ces deux re.ri de . Zairâ , 
Aeiel", Scène !*»*: ^ , 

^u sérail d*un Soudan dé* Vûi\fance enfermée ,, 
Chaqoa jour ma raison s'jr toit aceouluméa i 

ou que le premier hémiatiche de Ce vende Brutut, Acte I*', 

Scène !•»•: ;' 

Hais , plein du mima esprit , mon senUni/nit diffère. 

Moi étant enfermée dès Venfanoo au tirail d*un ' Soun 
dan t etc. ; moi éiani plein du même esprit^ etc. 
Voir dans Androma^uê l'article sur les vers i 

Captiva , tonjonra triata , importuna k moi-même , 
Vonfaa-foua soabai(er qu'Andrenaaqna vooa aim«? 



ft 



«( 



V 



Li H. Courwiti hasard oti^ucora da proiiuuno famiiicr. -, 



;. > 



^ ¥ 



. ■.,. f.-f.' lit . 



#01» l«ti|i, ffiniiDU un 4mfe* ^1 Uih^rpo, k qui prf«piin« , 
qOe j« Mclie, P*» roitrochi» do p« panlf Mv^iri «arKwpl bien 
dA rtp|N}lt)r à t» sujet ccf v«r« d'Horure ( Od« à U V^tfùmi ) , 
qut) |UciQepa/4^U Avilir (fus pri«#m iir«fpril quMd il a fait 
le li^n : 



• . • . XH/fugiâimi 

Ftrre ju^um pariier dolosi, 

et qui en frânçel* ligiiUieDl littt^raleinént : (v Lei •mil eu\- 
» niéineft , quand Ira vases sont ^ess^hës avec la lie , se dis- 
)) pcrsent» trompeurs à porter le |oug de concert, ou ( t-n 
»• taisant rapporter ^ViW/0r h âolôsi) tfgaténoent trompims 
}> il porter le j<ui|[> )> c*tisi-ii-dir« , que Us «mis eui*-méniL<i , 
quaud' il ne reste plus rieu au iita|lH.'ureux que les larmts , 
s^csquivent adroitement pour ne pa^ (N)rtfr avec lui Je juu^ 
de rinfortuuOf I|«ms ce serait peu de rappeler ces vers, si "n 
M) faisais Mniir toutfe que la pen^ qui enfait l'obiet , doit 
à Pexpreision Aguinit} dont le poète Ta revêtue. C'est un s>*in 
qee remplira bien miens que moi i*abb<( de Eadonvillurs. 
Yuici ce qu'il dit daps sa Manière d* apprendre les lan- 
gues : (t Les amis ii()p#rtagenij^^^ ioug i le mot du l't- 
» nigme est /«/ a/tft'otfrr Jtf l'amitié, et lu pensée rendue 
9> aiinplement esteell«-<ci : Ils irompént, parûê ^iUh ne 
» remplissent pas les devoirs de l'amitié. C'est une i-e- 
H marque vraijs » moia s#ns a^r^meul» Pi^nj^es aveejiorai e 
M les devoirs de l'amitiëen un/o»^*quo deux amis sont con- 
» fenusde porter ensemble. Voyes le faux ami qui se de- 
>» charge adroitement de se part du fardeau , et qui le laisse 
» tout entieir sur les lépaules de sou compagnon , lequel , i\^ 
M soii çM t lui rend loujouN le «éme office. Cond)ien 
M d'idées juatet , fiiMa, agfdablaai «Mte image rëveille dans 



• "» 



f 
Hait pliu il Vébiouit par milU foriik€s vaines , 

PliM U faut r^Mrrvr riUiiuic <Jc km chviit** ? 



( - 



.%,... <i* 



DE LA LAVG^lilPilANÇAISE. |î| 

M cDiiiiMMi#ii iMMir ISftmi trahi • d'îiiilifiliftn *******— la 



'V- iii/i^,;f ;*: 



s» 



• f V''?* ' 



*VÎf dPéltfnMlf rMtjMru Mmm Mit ttfpaiée. 
la Mit toa» Im «lÉniiiM p«r o& j* ë«i» paaarr ) 

■i-Wfk wi la m&H ^iMl4t m viMH Mf trawrfter, 
JlaM «MaUr pipa Mo l'oObt 4« »• ptrolsf 
Ja T««f iwmU t dtaii itQif noM » m« piadn à% Capltoia. 

L. H. , dans ion Gdurt de Litt^nitnre. Le poète Tejnt dire 
;7«ri/#/ Mififyifriif (|ii'dn ne puisae franchir, et malheureuse- 
ment notre langue ,ne loi permettait pai d'eipirimer oette 
idée en un ieul mot. Maria celui qu*ii a tubètilnë la rend-^il 
bien? On appelle proprenient dot remparts éternels ceux 
.qoi sont l'oorrage de la nature, et faits pour durer antaut 
qu'elle , comme les motataj^s et lea mert : ainsi les Alpes , 
par exemple , sont tifS remparu éi9m»0h autre la Franco et 
l'Italie. Mais ces remparts « tout éternélt qu'ils sont« on peut 
les franchir : on les a franchis mille fois ces 

Elomels boulevarda qui n*ont point garanii 

Dca Lombards lo beau tcrriloire , 
Cas monls i|u*ont tr«?ersis )>ar «n fol si H|rdi« 
Las'ChérIaSy lat Olboaa, Caliaal at Cenii , *^. 

Sur laa allas é% la Vietoira. 

VoLTÀiaa, ^ 

Donc un rempart éternel n'est pas la mémo chose qu'un 
rempart qu'on np peut franchir. Cette remar(|ue peut parailro 
s^véro } mais le rapport eiact de l'expression avec l'idffe est 
une cjualiië essenlielle au st^|e , et si ëminent danf Racine , 
^u'il nous a donne le droit de ne lui faire grAce de rien. 

G. F. M. de Laharpe s'épuise en lubtilités et en chicanei , 
pour irouver quelque chose & reprendre dans cette belle ax-« 
pression, par A'éterneU remparts. Il se denianda à lui- 
même i^ Qu'est-ce fuô des remparts éternels f et il se ré- 
pond : Go sont des remparts qu'on ne peut franchie Mais il 






trcs-bicD à »n plate dans ces ver» de l'Odo li fameuse tiu 
EouMcau k la Fortuoa : 



■ ifvntit 

è» trompe' ; êw pétHf^mru éietmwU tout to remparta iont It 
longiMor ott Joibiie**.. 'Racine ▼«fut leutemcnl faite 4ire k 
MitbritUie que U cheniio <|Uf Wpere Roiim* «le It contrée «pril 
hitbiir, n*e«t pat jiiit»ilmig «lu'ofi te rimagine \ qtie le vi>y«ge 
aura unr linei an lornie • même «Mea CfMift. Il à pu appeler 
port «piemfMl rumjHtftêt Peapaty f|u*il faut fraochir pour 
aill«rr du Poni en Jialje : ei|»ate que rimogioaiioii ardUnte de 
llitbiidaie obrège betiucoup* Une inmienaeétendee éù terre, 
dWuN^r, ejiitre un pfnpie et «es enneroia « N*e»t>elie pa« un 
g^itable mm/tan ? £iêmêl ne aignifie donc ici qa'ie»- 
mtniê', «t dans ccitfiia l'expreaaiùn eil belle el poéii(|ue. 

f^^ Qu« par iiernêU remparts * il faille euteodroici 
des remparti d'une ionsu^ur infifkiû , dcn rêmpmti im- 
m^MSê^p vl par rempart*, fêêpac9 (fu'il faut faamchir 
pùur aller du Pof^t en //a/i#«ou ti'lon veutt le chemin 
fui sépara Rome d«la contrée gup Jflithridate habite' 
ne voiU-jl-il pai une bien singulière luterpr^luiiou 7 Raclue 
peut-il avoir eu une telle id^e, et eii«Ctt bien celle c|ue U^ 
mots font naître , pris dans leur seni naturvi , ou dans le sens 
figure le plus ordinaire? Qu'est-ce t|u*un mmpart àa propre? 
C'est , d'après Ruubaud , dont la déiluîtion me parait ja plus 
iiisle ejt la plus précise» une construction élevée \h^ut i\c' 
fendre, protéger et rouvrir. Cl au ûguré? Tout co qui parait 
tenir lieu d'une semblable construction ou en a l'apparence. 
Il y a donc nécessairement dans le mot de rempart, et tant 
au iignré qu'au propre, eplre autres idées , celle de queique 
chose de plus ou moins élevé : ainsi ce mot ne paul jamais 
a'eniendre ni d'un espace, ni d'un chemin, et disons-le 
controM. deLaharpe, ni même il*une mar, que l'un «iinit 
bien mieux 4 par exemple , une barrière. Quant Ji éternels , 
voyons ce quM peut signifier joint h, remparts. D'ubord , ce 
n'est ni immenses , ni d'uwa longueur infinie \ car te n'est 
ni Véienduê «l'un rempart, ni ta longueur, mais son éléva- 
tion j, son épaisseur, ou son escar|)&ment, qui peuvent le 
vendA) plus ou moius propre à défendre. Et en effet , que 
•eraitF-ce qu'un rempart dont toute \é force cçûficteraii duus 



iycucte : 

Quelf iffort» k anoi-nlaïf il a ftUu ne UÎMn \ 



DELALAKOIJPFEANÇAIiSE. 407 

aa lopfvtiif «Mira i*obi«t 4iif«iitlu «t rji)lijist,a|t«i;|tiiiitî Né 
r^nt«ffiiiM>a p«« bi«A'lMil«MM0fit «a piitfM^iJi droit» <Hfi à 
gaovlw? Êêêmêl* ne p«ii( pM |»lut figiiiâ^ ici f«iu dm 
iiiâîB0<UU iiAluni,! ou «UMÎ ancicint qu>Ut» mitti #iid«iii 
quvU ttmp^i ctf c«f rampant MraitnUik |Mir4Viii:«a»Mifi«. 
méat imwpugnablct ou in/mmiehUtablês ^ commo lo (lit 
Liaharpo ? Et puif » <lo lila remparu pourra ienl-il» éita «ûti» 
dioM «luodei oAoatagoot ou des rochort? Or, MiihrtdaM 
n'aaratt-il pat dit fauttemont qu'il D*ttxbtaii ni WiiUpet «i 
roch«ra «ntre Aumo et U Pont ? Que tignilie donc ce moi 
étentuU t ou du nioint qu*ct(-ce que BAcine a i^oulu lui Cuire 
signifier avec rtmpéuit? C-ett, je croit, mmparu iMaû» 
oeuikU* t ou ififrànehiê^àbh* tt^tnme on voindra ; des 
rempàrtt faiu pour arrêter étêm^llâmtnn ou bien encore 
des r^mp'aru san^, nombrt et sams fitt , ^levët iei umt 
derrière /e# auirè4 , eitoufours plia difficiles J01 un* fuê 
les auiret à foretr, ik franchir, Mait étérhêU peut-il avoir 
celle tignilfêtttionf Pour moi, j'oserais pons^ qu'oui. La- 
liarpe prétend que non, dant lojl^Gomnietrtaire { mait il 
ajoijiie que la langue réfutant lé mot propre, le poêle t'ett 
sern du terme approximatif, 

9S Jaaiait on nt tsiacrt les Romains qae dans Rome ; 
Koyons^it daat son sang juslamaot répandu. 

L*Aa. DcsroNT. M. d'Olivet no trouve rien à reprendre 
d;(nt cot deux vers , nduis il profite de la hélU occasion , 
pour faire observer un gallicisme , au sujet des villes qui ont 
un nom f«{fninin. uVuilà Rome au féminin , dit- il, lito/o^s^- 
>* la : et cependant on ne dit point toute Rome* » L*obser~ 
Talion , qui est juste , est de M» Patru. Mait pourquoi n'«i joute* 
tri patce queditcet'auteur, que /oM/iloiite se dit, et non 
toutû Rome , parce que tout désigne le peuple de Rome , qui 
esi masculin -, c'est une espèce de syncope : tout Romtt, pour 
tout le peuple de Rome* 

(IQ% Dans tout Rome, pour tout h peuph de Rome, 
quelle autre figure peut*il y avoir que celle de cet e&emplet, o«i 



^ 



Le poéle^ qui pouvait dire et tout préê A\x naufroge, a Iioum 
vouin plus po^liquc. 



A ' 



4^ ÉTUDES 

ioute l'Muropê, eti p0ur tous les ptuptet àe l'Europe, iûute 
. la TranûM , pour tout If peuplo de la Fnmoe^ ot toute l'Arp- 
gféterrê , pour tout le peuple de rAogieterre *. Jomtê^l'Bu" 
rope t'est lignée contre la Fronce ; toute Im F tance t'est 
levée enarmeti toute l'Angleterre a paru jrembler de^ 
vantellel Or; quelle étt cette aorte défigure? Une m^/o- 
nymie du contenant pour le contenu^ C'est donc par une 
métonymie du contenant pour le contenu t et non pas par 
t)'ncop9 ni parellipse, qu'on dit tout Rome; car on parait 
d*accord qu'il faut dire tout, et non pas/o»/tf. Maïs |>oiir- 
quoi tout avec an nom fifminin de ville ^ comme avec un 
masculin? Pourquoi non pus toute, comme avec un nom 
féminin de contrée, d'état , de pi^vtnce ? Pourquoi ifoi^pas 
/OI///T Romo , comme toute rAngfeterre , toute la France , . 
toute l'Europe , et comme même toute la ville? Je iic 
puis, pour le moment', me tirer de U qu'es disant , conimv 

d'Olivet , que c*c^t un gallicisme, 

"p. ■^ 
54 Cet hounear vou« regarde , «t j^si fait cboia de vous , 

PbaruAce. Allei 1 soyei 00 bieobcureux époux. 

L. H. Encore bienheureux. Racine parait s'être affii- 
tionné quelquefois h certaines expressions , k .certaine;) 
phrases : celle-là n'avait alors rien de réprëliensible j elle a 
passé do mode , et u'est p^s à regretter. 

fp^ Bienheureux, comme ^djectifconhposé ^q bien it 
(|'/itfurtfMX-4*éunis en un seul mot, parait consacré presque 
exclusivement h la religion , pour signili(rr , ïfui est extré/nc" 
nient heureux , ou çui fouit de la béatiude éternelle. 
Mais bien heureux , immédiatement joint h un vcrhe , 
comme dans ces exemples de L'Académie , je te tienr ùien 
heureux d'en être échappé ; il est bien heureux d'avoir 
évité ce danger, l>eut, je crois, entrer dans toiiie» h s 
sorle!^de slyler Pourquoi ? Parce qu'alors bien se sépare 
néeesiaireinent ô'heureux^ et devient un adverbe etjuivM- 
lent de très oyyfort. Bienheureux, comme adjectif coiu|H)S(. 
lie me parait point répréUensiblc dans eus «vers de la Heu- 



(•/ 



\tf 



ceiiK da dUooun. 
K> Parmi tous eu dir^n nominatifs fui nâ sont ni 



/ 



DE LA LANI^tTËirffAIÏÇAISE. 49^ 

rf«/tf » ChÂMl I, cin» Ton «liniii m ia|ipff(»chiir iM J»«i 4a 
langa^ d« là rtiigioii ; ; -' • 

Il M «i*Ql lr«BiporlJ dans cet temjtn htenkturtum 
d& le Dieu des bumalot cAtiversail avec eut , 
OA la afnfjpé Terta « prodi^ant lea mtraolaa , 
Co«iBaia«dait k d«a Roia, •€ randail dca ##aeieau 

Peut-être auasi que le ion île Tironie ot de la satire doit 1« 
faire passer dans c^s vers si oonnui «le Boilean : 

. Bienheureux Scudéri dont la fertile pluma 
Peut au moins. aha(|ua laoU anfaniur un volume I , 

55 J*ë«o«t« «Tee lfMaa|>ort eaue gnMsda «mrepriaa. * 

G. F. Ecouter une entreprise ^ ipwxt écouter t'expose 
ou la proposition d'une entreprise : ligure lin rdie que la 
vursiticalioa admet et autorise. Rien n*appruche en ce ^enre 
de la beaiatd de cette rodtapbcH-e \le Vii^pU, qui dit que lo 
char n*éç0mt0 pius Us rênes : . 

. . . * .« ^ Neque audit eurrus kabemat, / 

Gaoao. , Liv. I. ^ 

(f3^ Ce qu*il y a de hardi et de it]iTiari|Uuble dans le vers 
(le Virgile, c^est bien moins, je crois , la figure qui fuit les 
rênes écoutées , que celle qui fait 1« char écoutant, La pre- 
mière est en effet une métaphore par laquelle le verbe 
écouter est pris dans le sens îi* obéir à : la seconde est une 
synecdoque bien rare , surtout en fiançai;!, une synecdoque, 
(lis-je, du tout pour la partie, par laquelle le char attelé 
est pris poor V attelage du dMr » povr les chevaux du char ; 
rar il n'y a sûrement que Vjf^hevauM qui puissent écouter 
lu* rênes, ou leur obéir. Del illi)» pour faire |)ttsser dau3 
notre langue et la synecdoque et la métaphore ^ a eu soiu 
(i'udouçir celle-ci., en joignant le mot voix bm moi j rein , 
^ui pourtant irait mieux après voix; jI a dit : 

La akar n'écoute plua ni le frein ni la vo<jr. 

Venons au veradt Ràeiue. Il ite ressefublo ù celui de y'u'" 



L. H. jSJfàinô de guerre! i^toim «nergie aan» «i cc..- 
r»in, thei qui le prtfj»g<J cl Tenvie nom touIu Yoir que tic 
relance! 



>•« •.■ 



V.. 



/ 



N 



j 



gUe que pur. UywImi écamtétr t «t jm»I«b liiit mèoM qvtce 
verbe D*y eii poinl priaaa figuré, ooiiinM4«aa VirgiU« «mis 
•u propre et 4eiif le lena d*ouSr mtêc mmmii^myhvk de 
fréêêr l'orêilU pour ofir* La fignre qu'il y «là »*eit donc 
paa une roéiaplioro, el II. GeofiFroy ne le prélend p«a non 
plua ) tuait c'est «tout uninoat une figure de comlrudion , 

* M ^ Dignef plulAl d*an oW d« mallMarevx banpia j 

' Que cl*uo-lloi qui Qigoèra, •▼•a quelque appareeaa « 
De l'aorora «tt eouohaot poruit son ctpéraaaa. . . . 

L. H. Il faut sous-en tendre , fuelfuâ àppmrenoe de 
raison « de sueeés» Ces tortea d'f llipaes , ohoiaies et roesu- 
rëei par le goût , donnant an style un air de liberté et du 
hardiea^o , qui eit une des gràcei de la poésie , et c'est aussj 
une de ce^es de Racine. 

(^^ Je doute qu'il y ait apnb apparence l'ellipse siip- 
poaëe par le commentateur. Cette ellipse me paraîtrait un 
peu forcée, et toutes les circonstances du discours me la font 
juger inutile. Voici les vers qui viennent immédia lemcui 
après oeuz**là t 

Fondait sur irente Etat* ton irAne flûriiunt , 
Dont le dihti» eet même on empire puieeent. 

Qu*est-ce donc que^Pharnaoe , personnage qiii parle, put 
avoir voulu. entendre ^r avec fueifue apparence ? H ^ 
voulu entendre , je crois, avec appareil f avec éclat, ou 
quelque cl^ose d*à peu-pr4f semblable* 

57 Coalinufls V ^iV"*<*'> TqM vaincu que voue étee, 
La guerre , lea p^riU aontlMs seùlee reimîies.' 

L. II. Le comn^entatpur ( Lunoau ) nous avertit que re- 
traitej est pour ressources : retraites est pour retraites. 
Quelle Rgbre audacieuse et juste de faire de la guerre U mV- 
relé de Mitliridate, et des périls s^ retraites! ^fulIlUlU■ ^ 
qui veut expliquer U ce qui |i'a pas besoin d'vxplicaiiun ! 

({^^ Retraites est ici bien évidemment pour asiU's, i'<> ^i ' 



\ 



u« JulIèàM à quatiUttr ûo Jauié grammattcma i ciii|>m 
même qni pnpduit un b«l effol dan* lu ditcour» ? M. GeoHVoy 
aurait dû savoir qu« touU ellipc av^uét; par la L(*gi({uii «i lo 




n'j »Hi4l iMw ont 0||ipiiiiittli»«Mrj«^ •mri», lipMpM»# ft 
lei périiê on Ip j«i«rv» ? I4 méUf^m pklie do^ii'IlUliÉf. 
lemont «oiitrÉl«tMl4 tt «oalti«4aii»l«M'T Oui ; fèiU bita 
co quipiiniinac d*4K>9d » à ji>iiiTMf g«r U,teha^;qi|fifa«|liiii 
elle j« prëétnUi ordinairMiieal. Mais fattet bien êtbntioo qné 
Mithridauî/'âlâiî 16 cflii ^tft-piltâiôuirèr at ti c^iMordlIttair* 
où il •• tir«iiv#:i ii'ÀpUMfiinirà{«(t«adfl«^[^ coqrage, 

n'a plua d*«tpoir qvo dans !• désespoir, et «iu*il fiA|Hi«tt 10 
Muv^ 4ii*«»|N{iiM«Qt U ^WÊ9rt9ii»tkkHirêmfLl9ê pfëriji, vous 
verrei, à Ppoposition entre les^idëes^ succéder cette lefsfn^ 
blancs afïf|»^,{K>ar. qa« jie. «Ifnede l'u^e puisp étra rai- 
sonnabUmi^l s^bstilu4 au signe de Tautife, eif:« q^i vous 
choquai^ 4Î^^ fH^'/^^^T '^l^ y^Uf semblera plus qu'une 
heureuiç^^ttid^oe. Çetie $xpticaUof^ ne sera p^ut-âtre pas 
iout^,(i;^^i^îi;;, ni «ip p^^i, l^ irpii^yer ,^tU r^^t^^ 

mm\tw hoé tkVLÏt>iié MidkrMate dtfirait ^ 1 ; < ^ 

. Kl d« voir* iraod oom diminuer 1« beuit. ^ .. \.,i . . 

, ' \ ..- \ . ■ ' ' . ■ ' ■ 

L. Bf. Quels ' vers f. A^i'/Ar^Wtf/e va/iiCM est â tout le 

iuundek^^A/^JaM iMlvti^^estnli ffeiid\pe4M.«Ili^ a liaas 

ce seul bomiina ^ppf»l^,4/iiAr^4ff'«« touiunemmre^ toute 

une piil^aaiioe»jÇ'oit ainsi ^ueœ Woo çroit^èttS j^ue 
lie rëUgaoce, est «ne grande idée. l\^u,i<vire'îplUfyrif^f^ 
ment , il faut penser supërieureotent. ^ n A •> 

{;[^^ Je suis loin de contester la iorct et Vhettreui effet de 

re mot. Mdts d*après la nuniAi^ éèWt lùdne Va ennpioyé 

dans d*aàtr^ occasions , je doute un peu qu'il l'ait cm ici 

d'une ausB^ grande imporunce <]u*U notis parait à Bdnâ- 

uiÂroes. Oit boorviendra qu'il n*jr a pas égalenoieiit à s*«kt«ier 

»we ce veàde Bérénice ^ Acte IV, Seine V : 

■ ■ ■■• ^ '. .' '.' .'-■•, ' ' ' ■•" ■ 

Vl«*est «oi Mul aassi fùl poa? «is m9 détrmU^r 



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I 09 qai Mataiiur* U^ê perDdéi AttMH ; 



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nm^mi.'^' :.■■:-;: ■ ^ ■ , '-•»'■• ■■"•• " . J 

Br i'flMit^iiiY, bi sur^U'Ckamp % ni #<^ i*héurê, m^s 
dami'ikmdlkèdi, y ltt*ê^ixd^uu futur, éi il n*f^aéfit' 

propM|M»Briyiio*]riiM à'atuêi^ dam c)i ver» <!• m F«(l 

du mal marié s. . . . ^ ; 

Wk I.MmUim, reprit fiMi iB».ri , l9ut'4-VhMur». ... 

^ .,.,'..*■■■ . ...... • 

^ 'X» 1Ï; ' yi té fâché , tfx|M«ftloii un pUra «iflèiinf . 

n t'«ô «>4te «ujourd'hai d*«£«Ddo'n»er U proie. 

CJ>, Y<i|iâ ItBliwM^Dieo^ o^ qu^ pprto l^ Ptc|i|qmD«ire de 
i*A^li<^ii» f uFâcàsr «c dit auMÎ ii rimp^nonnel* Il nte 
^i/Mféyfliifi/dohgi,yçM^!^re\io suU c^grio , je Hib 
^ affligf i 4 .eft fifmgiiii i il eUi«f4i|f^ de,..,^U méf fâche 
» bien dt vom ^iif^r; illniJ'à6h$raU fon dé perdre sa 
» oÂ^r^f.» Peut-on croire^ d'nprét c«U, que relie expression 
aie Uot viëfiNi^ Ptfdt-^re bien n*(Mt-^lo p)^ iruère que du 



»■ * 




I 



• 



DE LA LAVaOETtANÇAISE. 49I 

4à^\ê^ Ui 1 4*^ .l^iKIV 4'allMké'f« M«i^ 41101 té'itMyqur^ 
i/tfVliii»4llp>«l^.fiA|£l2MB#««MniràiUttMoa J ^ i ' 

t. tL tioiH pouf a^»^ laquelle mI ffÇ«i ^Qn-ictilc^lieQjft 
en |>oéiie, inâif daof .U procD soulcnu^, et nouf dia|wiii« 
fort benreuMMOin «ïéfiéi|>hràsèilah^uîssanlés, ai^^c/ff^i^^ry 
par lequel , etc. (^'«|)^^ ti'Qïimtsl a4mvr» 4^4»c uu« componc- 
tion <le rrai Graminairien , ii conibien d'uMget ce niol </o/i/ 
est propre ddot hôlfè langue* 

fi^ C'«tt bien là qu'il fallait voir Je li^ con%poncii(^n , 
et Taire %ine éj^gnmrbib t... ^uir dans' Birénicê l'arUcle lor 
.ce-?efi: 

^$iê d'pa aoiia titnial la U^tv^u m» jpna. 
4t «ak Maili«^'pa«llr)éttÉ«'fl^^tf^f««liN. 

InRac. Oq trouvera l>îem6t ,y# itémij^mo9 mét^m 
afênt ^ii9 dêytartr, l^'auleur a loitjourt iU ftalBt a àif%, 
attant^uû de ^ et il aime mieux dire, maU m^mnt fU0 
partir, ^1^ «1« dire , mait •vaut de psnir. Hp» ^ivaioà 
d'uiiiour41iui4i*ent éouvent «fV0/iirVr. 

L. B. et L. n* ÀMji^ni fU4 m p9 met |^Uif devaat ni» \air 
aiUf: 00 dii-^^Ujude »\x a¥ a iiif lié de, 

Vam, l^BAII^Hpt l'HhUi d'Olivrt prtftead que opi ^lo» 
(leroea^roaiMilIRnt grand ton d'îkrtri} ^K««# dê^ ^PUir 
» lieurai dit-il g de eeux qui écrivent aujourd'hui en prose , 
» ei qui ié flétMbt de biéà ë«Hl»^'i1^tÀit, liia Mniére 
» de» poètes» dire i0V0/f^ ^tf. Pourquoi tdudier i de» ma- 
» «Mm ideplwrler «qtii ntmt aussi M<.|ttaMM q<i» la .Nttiftte 7 
. » XiÉmeiMn-ils qa4l4|«ie>pudefie dîmé-^ftoAMT^M» tl^ ?o> ^gè), 
et le fiéiMUiifte. heJe lie «s»et 1» iritthvit la prépd|riife4 
a(^«iM» Hé plus « 'c'«dt flqjousd^bui l\ifÉg«it«f liiii i e » iiw iwfc > 
et ceia «aiiifit, L'andeaneié d'«Di»'(e!i^i«s«ii>n^»-lHitttefi|n[i«ift 
^ti uA 4)#e doM àM lêmgiM ^WanUt 7 f tir <qf|c« t^ifétA 



/ 



■.^ 




4|U 



•on n» peut, avec U plut graûdt njutiir gr»initt«U«« 



le, 



I 



/ 



il. a'OlWtt , loriqa^îldit qu'on m doit point 9ôUûh9rà du 
manièm J§ pmflêf aniiénn$9 f Kb i combioa y a-t-ofl 
touché dopuii VoofiUa 1 Oa a prétooda mmi» 4oule perfec- 
tionoer U langue* tii on conaollo ToreilU > ello ott égale- 
ment accontuinée à l'vn el k l'autre) mais U n'j a personne 
qui ne trouve plui de simplicité et de douceur dans avant 
ie/airê , f{^o dans a¥aaê ^ué de faire, 

(3^ y oir dans\0^«/ô« l'article sur le vert : 

' Si dtvtnt qtt« nourir U trisie B^réaiefl. 

4» J«sqtt*iei U fortua* «t la vietoird méntet 

Caebaieoi nas a^treux blanea sous Ueata diatUmea. 

L'ai. d*Ouv« Veut-on que mémëS soitadjectif^ régi pnr 
les deux substantifs précédons ? Pour cela il edt fallu les rap- 
peler par un pronom qui leur soit comm^in , et dire , la for- 
tuné et la victoire #//##^ifs^me#..Je.suis donc poriuatlé qua 
méméê est ici adverbe , comme s'il y avait , et mém9 la vic- 
toire. Racine a écrit m/ifse/, parce que la riaq le donnii ri- 
dait » et que l'orthographe de son temps ne s'y opposait p 
Autrement ce serait nu solécisoM, dont il n'était pjs 
pable. 

L. H. Mêmêt ne peat se rapporter qu'à victoire , et non 
uàtk/ortune. Vo pluriel est donc une véritable faute. h\di* 
rpielle magnifique image et quel nombrt Jl^stueuadan» le 
vers suivant ! Quelle rare élégâtoœ dM|^Hb , où MiHin- 
date, après avoir dit, mot ans tê êog^^^^m met hun- 
ne urt sont détruits ,ê\on\m\ ^^H^ 

1(i non froflt dépouillé d*Ma ai Bolilf avantage, 
Pu/iruipi i|ùi Ta flétri , laiaaa voir toMl Po«(raga« ,, . 

^^ J'observerai quant à mémês t adyerbe, écrit avec 
un 4 ( je dis un^ et non pas urne , car jetais , comme Pàii- 
Rnyal , toutes les consonnes roascufines ) , que ce n'était |>>)« 
une fauté Aa temps de Jlacine , %i que bien d autres écrivains 
de marque r4icrivaient au besoin avec cette lettre ; \yài 
exemple, Duileou , dans tics vers do son £pUre VIIl : 



lis. 



OU diini un ieii* loui au plut fxiê/tfi/, et tf nftéiêmi^ 



PE Cà LAHaUB VftAHÇAISE. 4SS 

D^ik U ■»•#•<• MMy r»f reuat Mt MfvlU » , ^ < "^ 

S*Map0fi|ld«t4l«Murtiniriu#aM4li«i4iKHii <; V 

et<Ua« c«ttJt-«iil«fOiiÉpltr«X: • 

Qne •{ iii/m«i an jour u le«t«ar f rteirai y 
Àiaorei par rnoo Ma, «ar toiu loacM Uf yen , 
Foar m*— «éwtmp n u r , mt ver* , avec utuié, 
De votriMUar «ûrt f«itff-loi la pcioiure. 

45 Q<uim1 je me (iiii jMti«e, U faut qu'on ae la faaae. 

L'ai. d'Olit. 2'oui nom tfni n'a point d'ariiclôi ne 
peut aifoir après soi un pronom rslatif^ui s§ rapporu à 
ce nom-là* YaùgeUi ëublit ce principe folirlementi et c'est 
là-detitts (|ue le P. Bouhourt coa<Umno les deux phrasea 
suivaniei : Vous afêM droii de chasss, #//« is ifouvâ èisn 
fondé : U Roi lui ajaii gràoè^ si il Va rtçuê allant au 
tupplicê» M«ii il excepie celle-ci de U règle générale : Si 
vous né mé faites pas fustiootfê mo la fsrai moi-mémsi 
Vskr-ïk il sauire le vert de Racine que i'atlaqne ici. four inoi^ 
|u conaent que celte pbraie, à (bcce de rwonir dajit U con- 
versation, ait acquit le droit de ne paraître patrirrégulière'v 
rnaia elle ne laine pa« de l'être , turtout dana le aijrle tou- 
lenu. Faire grécê , ÊWvtMi le P. Bouhourt I «•mime, ne 
siurtic éire fuiri d'an pronom. Falrs jmstics n'eai^l donc 
jMi de même aiMce t 

Va», OfarefilJK.CfcU est à la rigneiu coàtre le purisme , 
mais non paa « à nM>n atia » contre la pureté de la langue. Je 
ftais U règle de Vaugelaa.... Mais ( dàt (pi'ii^y- a dea excep- 
tions ) cette inèglfL eal iauaae dana sa trop graiidd généralité :' 
'r'est fairede notre langue une langue biiarre que dr lui prêt- 
(rire de pareilles règles. Pour moi» je ne puis condumxier < olU) 
j'Iirase : yous norvoiile» pas lui faire grâce -, an autrm 
plfts indulgent la lai fera, Cest perfectionner la langue 
que de l'affranehir d» tooies cet petites loix> que le caprice, 
observe et viole à ton gré* 

i§Cj(k Lunean de Doisiormain , Labarpe «l GeofCrpy» n'ûni 



TB»f-i 



iju'il ttt (le MttlioitBU 






!f 



y I 



trèf-aërid4« i « l«i lifér; «HT , tlÉ |Wi1lre« ')ïrld<]U»# c« 
i, » vert. 8^1«tcott<Umn4au|àliPMMii.4iil«QrMii»Mr«^jr«it 
» appelle au gënio Oe^U lao|iii|, ijui tiil^ f^lif «|«^ «n^of ptinns 
» uus règles >> Il cUf en^^rUrU J<M«f fAPVOAiY^^» p%r Bo*i- 
houri, et y joint U.pbnmi 4WV«4iMi.<ill ]lf«i««|,.i iifrVglise 

>» c'«ii par «on eiprit t^m Im AoU olir«|i«n» ne m /a inul.^as> 

>i dant les èrimef m^me-de tèse-majofttd. » 

Voliaim peiuaU là-daas* co^iM» Lonk (Rncitte eC eènmie 
DetlontaiiM» , (MM^qgrildi» dM» Nféropo't Aete H , Siine IH : 

l'ai mal oonnu lï«pieu«, j*»i mikl ooni|u l«« bomnef { 
J'en aUeitduii fusiice , ifs Li reft*êë»t iovu t 

dapt rOVia///i j;#^la a/^#,/4cl». V,fi^ 

. \omnê4«tmfj0sUif;ê,f,9i.^9fiHêM^Mii^i, ^ 

Scène V du m4nM)ikcit : 

^0w mkm rendicMjutthv , et jf rafti vo«« Ut rtmdn» 

et dans ^/a/rtf , Ac^lo V/ & éne VU < 

ifidl je piaia/«iifa f«4a#^ «1 Ai>H«v ë ZaMBVip 

Ifaia tontei cet auttoritdt et tmu cm •Éeikiptii •offUent- i I ^ 
|»our infirmer la règle, on pour en aunvHMir fa violation " 
Mon pai du motnt d'aprAa R.ëe Wafliy, i^l dil qne y/airc 
, rapftori9f /W# ptomomt àdt^ nvmt prh àaHsàmê sign ijl 
oaâiotê indéfinie , a*eit pasiêr dû général tiu paniculier, 
#/ psf ConêétfuêntpéoHgroon^irêla Logi^uê^ Avl reaie , ou 
vientderoir les raiion* pouret (Contre i qutf l*on dlécide. Je nu; 
bàl'nerai il observer qoe , dam de* eaf lentlifubtei h ci>Mi <lu 
dtra'CT vera de Voltaire * il ne lerait paùt-èti« pai ai absur«li; 
de mettrelto proiiom xuâéiXtatè, qui m rapporterait tout-h-ti- 
fuis au lubêtanrif et au terbt» pi^cédlahr, et non |>a« m'uIc- 
menl au fubilantif : SnuljépuU /tiirw gràù0 1 éi h fais *i 
Xatnore, eV§f-*-di»<| g^f^j^/àU ^Ha^, j>/miégftU^ 



k moncif fêvà dlft ^ Mait fumr «m sihmûê «t tim êiiikcé 



DELALA1l909f<!iAlrÇAI8K. |i^ 

coro àÊOMlpk^émiê , AcM) I , Scène I. .»%Mim*'.i - 



éhêÊlw^hé^mmit'^i^k iKM-toM déiii0^<^\ é 



•-*^^. 



«l'ivm^aft F,-Ji 



» .. ' 



Li "Et. Où To IrotlVe encore diiiU VoYtàtr^ i 

Pourquoi M«ipf#ii<wr4iv Mit' i|iii fé^jttmàmà^uégarê dm 
LaiHif , 01 qui ii'« Hea ibytéf*|«éibb> 

([^ Boiteau t'en eit lerVî Wâriài^ AadfM , dâni ééi rert 
de «on Anpoéti4fne: * * ^ \'' 

hwfmème , 9pf\Ê(màiu%}àt'}t •dii"ihitfi|r* féal*; ^ 
8« donna p«r m» mïm l'^oeta» qu'on lui 44/Ùê f ^ 

et r Académie no dit point «lu tout qu'il ait viotlli. liiMnUa 

wàHio « a!ap4f ^ 4^»Ni«^ *l"'fW«^ «W* 4«fM»^t.<!^ ^'^ "" 
mol nëooMairo j car anfia )i^,^f^'^%'Ê^j^,^^^ 
futêr^ mai» rofuaor quoiquo choie qiw U biiÉi^nca » Tbon- 
oéieië , l'équité tt I» jnftiob aoi^illonC'paé ifii'à/ki •«fufte :>0/ft 
/«/ a déf^ié U4 aiim9f$4; pn lui a éémié t^ft^n f,^ié00 $ 
mê m0 4émh0 p^ V9*f^ êfcauri* Uéi$hr m j^ro nd auf»i 

-pour mier^oK enct loot» il «'o»t y^èrt <t>i940, qff ii|bB# ^ 

•oriei cW |>bra«^« i Didier i^f^/fàiéi;,. démUf MH^p-^ini^f^^ 

pout-ilao dira a^ôo U pronoro fani^naal. comaM dao* g#* 
vfri çUéa par U PictioiM»^ib,Xriivoi|< : ^ 



'« Il II ■■■Il IW'^^f , 

C'Mi fMi^ «H»a la>f •f'^'^A^ 

A lipt tanna ^Qfi l#iif «ViMnji» ipa((c^ ? ^, 

<f5> le Ttov l«l««r 4è vdM jMqii^k totta mim^ni 

L. D. routrori dire /^4^4r /4 ^md^'^f^^l'^T^^.^ 
pourir/s perdra U souvenir? fioxkt no croyons paicolto ta*^ 
uièro de» parier ^trlniaiÉéiU cmtooup.. . , . ^ 






/ 



>* 



4l« fahiêr d0'Vùyê /u4fu'é vûtm mémoire / ce qal «M li 
^tinm , ><|lî* ^M 0il!i» |AMIé iaiêê^^ wtm ^Êinïi 1» HmU- 
l«ar poMÎbU* . ..^ , w^ < 

{C> Lii^/'iiMi loéivi tfg0lMMnt et île U penenne et 
f)e U mémoire t Jfê vê^m mom^ Mttêr, (t v^itx « fui plus 
0éi, laiêê0rjtéêfu*à Vùirê mémoire ; et il n'en •orâit pat de 
même de penirÊ, oq da rtidlnt il ae m dirait que dnns deux 
Mit «IwoiuiiiMt difflteiit i J0 «mwjv voms pêrdrw » c'ett-h- 
dire, /> vêUM vtifU min^r, vom déorédi^r^vom dé$niiM ; 
Je vêtiJf pffdrti voiM mémùiNt, VQff0 souvenir ^ c*ett-à- 

dïrt , fê Veux vou* ouhtiêr* 

« \' - • 
46 Vont ffétitin «a «ab , fl j'«iil«ttdt totr* Ifciu.' 

m 

h, H. yoirt fuiiê pour vos refus n*ott pM ici un bon 
tjneajme. 

C:£^ Mlihridhie eyane dit à Monlme qu*il allait l'unir k 
niariiace,MoaifiM avait répoitda : 

Plvtêi d« atiUt 9orit 49MtiM«?o«« <•• paajf I 

r/ett «ton qiie Mjtliridite , jai ne croit pet à la tinr^riie «l* 
celle proie»Ulion,et qui la regarde oommo une feinte, dit h li 
roine qu'elle a hê^u réêiêt§r,€[M*ii êttiêud sa/iUiê, Or, qur 
Àignifie ici ee mol fuiiêltM mime choie, ee me lemble, ((uc 
m/M êimuU ou mftijiûiêujù, et o'ett en effet la tifniAcatKiri 
que lui attl^iboe quelquefola t'uiage de la langue. M«i« «M 
en est ainti , ne jioufail-il pat convenir, au moini pour l<: 
Aont, autti bien querw/nM? CareaQnque veet dim Miilm- 
dile ? N'o»t-re pat il pau-prét cerH 1 f^ouê mêêê de dutour, 
vous voul'^g mê donmurh ohémgii\ o'osê umêfuiêt* \ ma 
jo n*om suis pas dupê^/ê vous ^nands, je vous com 
pronds, Henri |V, dent U ^sf^riad0 , veut te r«l'u»cr ^ 
rëcil de U iournée de Contrat ^ ti glorieute pour lui i et Ëli 
nbeih » qui ett jaloruaè d'entendre oe r^it , lui dit: 



n 



II 



(M 



ICoa , jt ■• refoii p^i^t rçf ||M>dftl«4 .r»ftl#* 




CapUva, toajourttruu,iaport«n« • noi-meai«y 



DBLALAN0U£F1I(ANÇÀISE. 43^ 

Lemot r|/Woonf«i«U U pirliiliwnp U «lit mfi%fuiiÊ o« 
tout «iiira MmbUbU «At é\à «Mplao^ t paio» (qf»*!! tCj •▼•il 
(le U part à» Hflpri ni ftinia ni ftrMâo9.| •! q<9ii Mippoter» 

c'eÂt ë|ii lai faire iojur«« 



^■%y.4\. 



47 en mot «'â fait frëmir di péril dt ma raina. ' ' '■ ^ 

-, < • 

. ■ t 

L. B. Afd r$imê, ma prinoêUê, eipreuiona fad«f et 

bourgeoiMf* 

L. H. Elle* le aont deVenuaa , maU aUet ne relaient paa 
alors : parce que dei valeta de oomëdie oui appvU leur maî- 
tresse ma iféinê , ma pHaoêMê, ëtait-il défendu à Racine 
<lo faire appeler prinoêUê ou iv//»^ celle qui IVtart? Distin- 
guons toujours les temps et les variations qu'ils amèneut 
dans le langage. 

2^3^ Lnneatt ne oondamnalt sans doata ces expressiona 
(|uo pour le temps où il vivait, et il n'entendait pas les con- 
damner ponr le tempe où vivait Raoîue. D'ailleurs , il ne 
pouvait lea regarder ebmroe/iS4^# et àomf^Êoisêé, que lor»* 
((u'elltts ëiaient employas par galanterie. Jkla primoé4*e lui 
i-ùt sûrement paru noble et uns fadeur dans la bouche de 
Faiime , quand implorant Dieu en faveur de Zaïre , Acte V* 
iSc(6ne If , elle lui dit:. .,^ ^ ' . 

. • . . JHtm topi'pniissai, «alau an u bouli I 

Fus daaaaadr* la § rft«« aa — êé^Qmf profana I 

Arraaha ma prineéaaa an barbera Oroamaoa. • 

4A La* Dieni i|ai n'inapiffianl, al qua j'ai anal auivia , 
M'unl. fail laira Uiiia loia pai da Mfaa avia. 

L. 11. Des PUimmsi êui¥is eat une eipresaion impropre* 
au lieu de mal éûùutéé> 

(Q^ Suivra ett ici ndceasàiremmit, ou pour s'^^n/i^/oM^- 
^'/'iè , ## laiittr conduire à, aèéir à , comme quand on 
«lii, êttip/^ ta pêmséê, suivre êtêimaginatiçn* t suivre 
'a pmêêion , soa ^mppfêêmwmê , 40a caprios , elo. y on 
pour ## oom/iirmêr <t, comme quand on (iit« suivre la 
mode, l'usage, /#« aouiumws si'ua pays^ suivre les 



\ ■ r 






nièf 



#fir#, An i9»if4^A^/ Ktmêmftk éj'féttiiftf^m i ^ii^h 
sn^i'fu'mmji^rwpài^ etc. Mit !VJ|iiiMH <{éI0 dtntlèfqùcl 
qtm ot Mit dliiCM dSnm mim, It «é^ièitf'gttèri «V6(r(iit>ui 
fî^ime qu'un nom de ohoM. OependfàHlt en qui f^WAHrlo 

faire pnuer ifi^ , ç'«ti cetlA onp^fjili^P* P* M *f M»OMri« ^*>^ 
iiMpireifn On peul auMÎ ïnion suivre de* imtpir^iofft, je 
ànoi», que 4e» tfii/i, dei eùntêih : oi, tnt'^fîiWt» en nd 
pms U* luiçrê , n'est-ce pai en quelque «orte suivre pii ne 
fr0s suivre ceux ifîdïéidoi^en^ 7 , 

Afcéi vMif «fqir vu toi4 R«r«i6. 4f «(|i OPu^g. 
'Je suivÎMe k l'^ulcl uo l)irai|nique épQv^\, 

■■''■' ' " " •. , . ' . 

lié H. Praprémont .Tadjeciif tyrannit/ue jne i'a|>pliqne 

qn/aiHi <iie«eiHin pouiveir iymmmifm^ » une coadiailB êyran- 

mi4fMû,t\c MM» cetlAnip^ondé ndiongrniie^ Intranti^cirte 

êùx iMWMkiinent l'afMadn rdipi^iuntUbUi.ea peëtin* VoUnire 

àuMi « dil dta» Mê me sau^éêH 

CariHna pour eàuf «ersil noin» tyramnUjue. 

(^ Toif j^uei 4ei w^tai^ymi0s où il n'jr en a |ieinL I U 
métonymie etl, comme le dil auei rél|]rmplQ|;i# dq moi , 
l'emuloi d'un nom pour un autre nom ^ elle ne peut aviur 
lieu que da|it Tei |)ice dés nomr| et cVti ici un adje<:t)r. M*^ 
il y a lii pourtant ufv« r«|^ure i (|^ell« oM-«llo ? On aUrii>ii(> a 
une personne ce qui ne p«ui convenir qu'il une diosts «i 
pourquoi le lui attribua- t-on ? PaiceqUif la cbote est «lauvii 
personne mértie , et y ost tolti)ni«nt (tominanie , qu'elle sfinM*) 
rocoii^r IMIÉB eatiéru et ae aendiendw ea qneU|ae •(»rio av^'* 
vile. La (igura on question est duno> «iw méimpAuee , nn^iH- 
lAiom-nn pQuUMdin.^i IWvuul» niaiap^ ploa rot^ndani 
qui «illf mkm 9a«»f ^àt^rn^e mm ^ mimUm' A^tint' ^ 
VifilAiiltt Ml fMni paa^ Im «n«l4 qvi «àttiA tf piU(p»(i ••>» r<'^* 
«ann^a. ij^di»^ ^raiMi /f imt» A«UiMm 44t 4iuis fa Stêiire M l* • 

B» «««eunall fins qw'tiaii^irtaiirs )ii((|«««a , 

f Qa« {jwwMmVMef Koni , eenée gianda fêlltiqii*». 



04 



I^ 



même : Qu'csi-oa fua dêM Mmpmrls éternel* f «l il m r4- 
l'ood I Go iont dei remparts qu'on ne peut fraochîY. Mati il 






DE t A LAlfàintiltÉAlf Ç AISE. 4|» 

celle (|tt« Corneille «mploie si •oufent ^ «fn/HMr i4i»4Mi4<iéi 
CtlsArdilàGornéliot 

, , '.V . l €S «flBur TriiiiQent rd«i«Ii| , 
Kl dif oe liu héroi' qit( voiu donna la main I 

vi âàM Puhhir^ê : 

Donner la main n*ett pai du style neble , 0I dent eette Vrt- 
gëdie celte ifiMgf^ e»l, rtl^H^ HrÀ»-po^(i(|ue p^r cp§ yerf : 

Et i|ue dans nnrmaitf dvTÔtrv sanf fotnanta , 
J>Ua«sc nieUC0 , h«las i la main é^o yojitt amj^i^ls. 

(^ Préur la main à quelqu'un ve9i.4U» l/aid«rMii 
q^uulque tff4i«»^ ou k fasii»U§f,\ /iloaiiiir 44 «!#//■ peut 
avoir civile oiéuifii si^uijicttiiua ;,cela d^fiend 40%ci«Qo<Miaiiaii^ 
du discours. HjUls (j^ue donner la, mai^ no Mil pus^du, Jljrlsi 
nQhl$ « o'esl, un p«u, fort , rAc^i^tiiniA^, iliiMni que da,i%Hsr' Im 
f^tUn sf (lit #n ilyli p<i^i<|tiA poiir ipa^uir^ X9 «^i^q^'en^ 
^{ieii\ peu^ Aliiq M*^i po^lique.^ q| jft on V4)i»< p<49lt du Kmil 
fil quoi il U) so«.Li(, peu i par oM^mpU.» dans ces vor»que D»\. 
Iiilo prèle 11 Ddaa, k. U sui&e di| caui q^ie nous avQiW <)Âtd« 
)*iiii heiii I sous le n*^* ^9 i 

le IniiApen» mee ester, «hni IsefiM*, mm mainp 
O âwef t t« eé<Hi feeî as wniiiiesi ieèiifnsi» 
Osa leifMtar ans. Diee» ipn lifif riMf f sriiMis n 
lia pari* 4*Af oUee , t^d'qraels, tl d'fefeiifl 

Mais il pe somMeraN ^tmmain^é\Qn, fn nfiei|i, •%• giménlf,' 
(*( (iMMnIe on sm»pl«ê p9doi«,av«rcii qu'on <q>p(<He un |>«oaom; 
]>oiièsiil, qùîaveornrticlo la. Il me s*Mil»l«fr»4i eusM,>jti im 
kl M Irop pqiirqisoi , quo dànna<^ \^ Ho die plus itê^m^iat 
iu.iii /a moin,ii9 dit nsieui de r<i|»ouso quu de l*dpoox , 



\ 



tion , son ^paiufui-, ou ioii «scarit^iiient, qui p«*uvcml le 
yend^ iilu» oq iiioiut pi^pre k tl^feudre. Et «n efCtf t , H"*' 
•orait-itt (ju'ua reiùpari donl louui Xàfonê cviiii«l«re>i ^^""' 



♦A 



'i'.^t; 



po«f Jëi^nêr> 40 fd^» tu àijf(«« 4i laipiillë oi 4Imwi# /a 
«••^«1 1 ^ i^M vne iMt^^iSh'âlt^HIfiiêV^^lr^ à\k une 
niéiÀttyiiiii p«r UqMN» «^ |îfiMtl« imiM do iïgli* poar tiilui 
dtl«eiioM6giiifitfe. ^ V- ^ ■' ■ .•■, a >'%-, 

li, B, A ^1 mot M i«p|M>nt ctlui 4>,4loiy# ^ Ctti à 
llooiino* Cotte phrase parait maju|«er de olarld* 

L. H. Phff plut que celle ((u'il a lul-iuénÉi épprou?^ tout < 
liirl>nire dami cet ûeui vert t/v v 

. • • . ^ . . 0« liaMi •• toeeiit . 

« ■ ' 

Ma fvAff ^i miiié p^ loua tata tmit* 



lan 



Cetl la mime oonttraoUon « reçue en pé^tie, et méoM d 
la piote toutevuè. 

G. F» Conttruction hardie» elliptique , où Von topprime 
quelqnet mott ioutilet à la cUrié» niait néoetuiret h Ia 
marche ordinaire de la phraie. Pour réduire cette coottruc- 
tion tut règlet communes , il faut auppUer ce qui manque. 
S»n§Ê$ de fU0ii0 ard»ur émm adorée psr moi dam 
ÉphiéOf Je vous si préférée , etc. i ou bien « songêi d$ 
fN«l/# 4i/ûliiw(o*est-it*dire, mtêo ^ntltê mrdêur) /« vonj 
mi mdoréê dmm$ Kpkiét, ti pféféféê auÉflUêê do cent 
Bois, C*ett cette beareute audace qui enrichit la lan{(uu 
poétique , embcHit la venificetion » et relève au-deaaui <!«; 
la proie, mémo la plat noble. Mait n'ouMUmi jaiiieii quo cr 
qni eal audace dani un homme de g^nje , n*eét i|tie i^mërii* 
dnnt un écrivain médiocre, et qtte cet Kai^d)éite« , quoni 
ellet n» tout pat Intpiréet par le telfnt» ne tont que <)(« 
phraiet barberèa et foibiquea » lellet qu'op en trouve don» 
not vemiAcnteura moderne!* qui abuteni do réulorilé ei d" 
rDmem|do de Raciooi pour béritaer leur tl^le du plut oha( uc 
golimtthiai« r ; i 



^^ Dant ioui Home, pour toui h pêmph d* Miunt, 
«lUttUf^aMlrt figurt p«uUil y avoir quo ccUo Ut cet eioiii]»U«| o« 



A-'^ 



m....\:::m 



V 



DE tA LAK6Q|P|i||||tÇAl«S. 

tin jrw^p. pliai ^▼"^•a^w^wwif ■ppwwri^w» i k^» ■- ^^y'^SÊÊP^^^f^^' 

grawi ii0ailMiaV tfj^'^^HWMb^U «UCpom àm prUioCpM » «f 
j'aitaqM Im ÎMOotol^ntaeM du bol^oipirU (|ui Nicriltè la tx»* 
giquat^w lAaiair 4« fiiiv ont dfiifraniMi». N*oai<U' pat ain- 
guUar qiio«e'i|ii^U«]till«daM B«cliiÉ».il la ooadaAiBa iliiia 
ceus ^ vaulint ia iîlylar f«r M ffand i^la t Op|taaoa««lal 
enoorp «Aa foii, oar |a flfoii mfoir déjh aa ooèaalmi-do la 
faim, apiMMoaa^lii oè quâ dit » dana^an dia à pau*|irèa'tem«» 
blabla, Vabbd Daédéataiiiak à l«abbë d*OUf at i l'abbéDoi- 
t'oatainaa doit élra nna lrèa-|railda aatdNld pour Iff.Gao^ 
irojt la Daa^iatalaaa dt oaa d0roiara tampai « Sarait^l-p^a- 
» sibla <|u*il Iftt lalardii au aomoiiia daa dèrif aina dHmilar iai 
modelât I Gaitacornihitoiloii mi-vàHê WiilvaiiÉa audaèadaui 
Radiia i ai parca ^u'aa aulaitr aÉl jeûna , al ^*il .fi'ë paé 
lia fdpttiallQiia il ua pourra pai amployar uq pafaiViôart 
u N'«aM9a paft dira : Paitij^tta c'aal lUcina i il faui la lui paN 
» danaar i maia ai «^aaltiuà' anira a eaiia luirdifaaa « )a «a la 

M luipardonMfiapatT'»^'- ' '. i' '" ■ • * ' » vvt*.t\^ovV 

Maû la .coaairuolÀao doàl il a*ayil ait-alla, au foadvii 
bardia» ai hardiaî Ella raal^bi^n moM»a » Il mon aaaa^ qaa 
rvUf daa daua ffir#^ qu iéusés a« 49¥mU $ aie. i^ pfirikipai 
adoréf p qui a'aaljMM aon plap un mkU/^f mktoh ^ aa rap* 
porta aaiuréltaiéaal au idfinaa dit ^ |»ropoaiiio« priaoîpalf ; 
V0U9 préjféréff al ca rd|iaaà aat un rd^ima diract* Cdai 
comaMa'il y avait t iQmgfê de ^uflU ^rd^prjâ véns mi. 
vQtM éMréê dmmê Epkiêêt ftréfér49 mià»JUtê4 éêcnidê 
JioiH ou bian, ê6m§Ê§ éê fiiêUê mf^êiW /ê véms i^ipt^^^ 
fétéê mmnfiUêê de mèmi Boié, «dan adorée dmiiê Ephèsê, 
Il faut paup la réfularild qua dw fUêth ardêitr to MppdHé 
•ulaÉt, al flUaie plika , à /# voué ai préférée ^ q«*k êihriw } 



» 



» 



» 



\ 



\ 



lent (le très owfort, Biûnhûurenx^ comme •d)etflifcoiki|M)sr, 
ue iiio pi^rah point r^|)rëlieiisil)]c dam cvs^yers dt la Hen- 



ri 



8a BiM vont mmt Mr |m dNiM nlftl n'att «ht, ' 
«*jHl»,«^ll>l PW !"»>• »*»WP *• OQindif r^lli^Miiii.ifoil être 

éê ifufifiéMf* »iV^^*.p^'Mirf ^u^lfii^mn df van^i «« f«i4i. 

qu# l« nu»» ilija4« (^qillé (<• voiv, om ru^iM(Wio^M«(i- 
cull4 fc aoiu la n^pfmrtoni |}lia|&U otQ9U,(W»tvèi|w» àaUiA;«r 

pn 4U: /«in* irç^H^l^ ^ Jén^0 4$ ç^Jt^n^n^f^ mkn l'tsi 
dit •i|Ç)9()0 par ir^|>pur^ A (*i»M f w •'«4»fi olO'#H <¥*«•*••> «ai' 9 

homme y et autreiQeol| /# in# «/tp«ii^ ,##; <!»*>##/ ce^ 
kfimm0^ ,.....,</...., . . . 

169 l^a é**» fvni qva lÉiOli èl»«é, pékëliMl a« ■on cHii , 

€. ^. 'On ^\i a^ôfiiêr fHfilfîi'um Je èrui^Hêé, et l'on ne 
flil p«i« condamner çuitifii' tin Jw eruanié ) m^iia irlUi ot 
Il .force sut tète do raii«lo^io tnlre accHJiir ol couJamner, 
^u*à peine «*aperçoit-ou ào <^tte fMiie oontrej'tit4«yo« 

V %Z^ ^e m'étonne que M* Geoffrpj n'Ait pas fait romar(|iinr 
Ih un laliniaine. Ku )af fu « un tienne > çoa4iHnnûr pour 
eausê de, à rmton de , le niiiue vè^inie 41^'à ^c^fn^c, un 
n^ime gue iu>ua iiMir<|uona en Xraii^ais ^lar U pi-^poMlion «/«'• 



et 



Lfhu n*écoi»t» plut ni le fnin ni l* voix. 
Venons ou ren dt Ràciu*. Il ite renefHble ù celui il* V ii' 



f »f* • 



ng LA LMtOUB ÎRANÇÀISE. Hi 

être f««r l'oMMMiiiv'-^iNiiMMiiiailë i ■ M i ||' |ii| | || y |Éii) « 
bien fkmàê iSotm, JM|%| f« «MflIffilN UtiJ^iilitil-Hy 

C*Mt trop mt pbvMer Û-deiMM,'^ ' '''* ' 

et aa^l k» !lWjJlj]r# « A(^l9 TV 

54 H< quoi I Toot avet pu , trop oru«lle k vont- aime , 

Kira ^ «rfrtHK Ika iINm M#ri 4lad4aMt 

, , ' ' ■ '. • • • ■ 

sait tout 4ir» ftoblemenU PàM. Èajaêêi , ^M't âitf ^$r^m'r 
|, nier* ' . ' . ■ ' -^v V ■ f', -cv 

ATaiiJktt n<io4 foui «hindoaBé im ^ovra, 

{C!> Ix^ww «t l^Milrt périphrat» •«(Dt Mtaadlaifl» aoUsivt 
«l<tg«»i«ti iiu4 il iÎMtl «oiiwtnir <q«i .I9 )m è m a« pimpait 
guire^ 4Imii aiioan des ifeux «m » "«niiilojfiir >U 'tormè •Inipli 
et oTiliBwre. êjÊ 'pëmtirêtx. i^éfrmn^rwat^égiXmninfkl «i*> 
vlut «l« alylo i^iMni , «t ii lomil-kMnpluitdiftioiW^ jt pMiii« 
tie \é% y fatf» ^timr «vèo dîpniui t ^^ 4m jr njiylÉinrpuf 
<|ut^•• bmiffifUi 'd^itvkMlU Gfm^ •■tai «wto iMèaoa «|«9 
iiokrt po|àl« a*alt «bataira , ■cîaiia \B$ik9f, éJim maU ^giêm ft 
poiëmcêf ei A'd a «lilMna foiaa 



il foliti prompUaral 



unaititrofoia/t 

A U i^otf d*A»an ni déjk pr^paHI . 
/ 0*aa jntkmm frépaa inntirMMBl ^4éNila. 

• I 

S5 !>•■« U ooufiuioa que noM ▼•bo«s d'Miaiidfty ,^ 

hm yaai ptttv««iviU pai aMaicai m *tfpr««4ra 7 

L*Aa« DairoNT. Phrmsw trom^méê 9$ improp^ , dit notrv 
Craiumairitn ( l'abbd d'Oliret). C'ait aioai qu1lA|ualiiltf'uo« 



'!• 






<. 



I - 



) 



ttié ue iuiuiriaai6 , 6i ueâ périls itf» retraite* l Alulliuur .i 
«|iii vtut expliquer U c« qui |i'a pu l]<Moin d'ex|>Uc«iiuii I 

(KQ^ R$trfàH$4 «t( ici Jiita ^vitiemmeat pour t^tiles» \^*^ ^i ^ 



»u 



l 







kii. 



*J^B 



'■<i^''' 



ipf)Bi^'r^#'iw*îH^i^^'#iii^ 




AmiméÊ 







I^f« ^ftMUmu%irmifBil4Ê.li9k m Yoii mt tont or qu >l 

MitM «lié etenati^cklôn 'ê^iàmmifW^li^ 
ITâillMn , U troulilt «t k <MiM»i«b||^fyàa^ iMe.i- 

IhiiiçÉU} «t, en Imm liraiiçAii, oli iMptoi pas pli»», c« nu 
aMibl« , •mmmért um9 cpmflÊiiém ^ U ^.^ Fmmoi «t- 

:^i •• mépMmmémâ dmfu mm\9ùëM^ T G» «M i>as iv 
U ûomfmsiêm WÊkm êmmédtêê , rê^^miêém^uomé qa« m • •]>- 
pom la Hfh^ dêêymàm . «iakà ib mm/kêim ém < los. . 
^«l TMOMDt a'AiraniooByM. llaMaldrpll IblMli Aw^r^/ii 
m'9mê^$Upmêpâ , fl ma paa > hêpmmàêpêwmê^ih fws 
9ë mépniidm 7 U lOia^i 4ia.j«« j«i paaétf « «t n^a pa» uu 
pr^ni. . . / '■ W».:.o:t -, ... ^ 

Admirons lUeiat quand il an Bacànai OMiif qnand il Iiu 
arriva d«i*oubliar , «i c'ati ti rara I na Ini liUiont pai f rAie , 
parca qu*il n'vn a pai baioin. Qm m PW^ <>*•• Wau wi t « 
bian ridioiila réipaaliiififAca grand dorivaia, qua «le vou- 
loir adorar |uM|n*à tai né|li|auc9ai qva da louur en lut 
«omma lUvin oa qn*on na M«ac«f«i^ pM ( oondatuner iL> 
tMiautra. 



ni 



■••uvv* «^u vyuvjouuia uu ti u j-« uwu «gi 

«u'r ce v«Àl tft Bérénice , Acte IV^ Sc4a« V : 



rvanvm 



•■ • ,1 



Ktt^tt!i»t moi Mttl aviMi qjài poafi^t »• déêruiM, 



ad 





.|:éilMl^^' 



<*^^'A)(^ 



Mnnlmrfif 

Q^y.yé é iPi M ir ## ^i|i#lf «'é» a>ii ai IM^tact du 
cAttf déUOMimMaira, ni Intii <il||aiit d« c^tl ié k poësi* • 
tt il m^ « <|ii lii kMttMl «li «atttiMi !•• faaitt |Miittmaii*« 

matkMUil Kl <l«^ttit ^mI 4f»noT Ouvrai It Di^Qniiaira ila 
Tr^aattVauijr Uf«|| ^m^qBl dil^ *yàomèûr 4mrmlfm*ué , 
poar ramMliv la ikiit* ànr liai* tïatrai la jpti^uoniiairf da 
TAvad^ania, voui y troutirea tat aiaibupla \ il 4*€U 0»c^fé 
êurltm iêi: oa qui vaut dira Mna douta, il f rajat^i la fauta 
lur un m1 pQur i^an dlKi^par luI-mAoïë. 

H Tii^ d« la dlMard* 9 fl liMdt Airit 

Qm If déiioa d« laaiié a foraiéa «t aoaiTif* 

L« Hap* /'^•ft» B*ail ]Mui «a m^H df la Wna laiîniA^» 
Lm Romains diaaiani gémiêt ai ntP F* détmm* Q^iMW 

yojrai fu'an bon |4nlt à«ffnpaa aaat l*«ntaiit 

mab il na davalt p^a H\9$ dira I CQnéVmi . 

Dia-oMi ^ lioa déai*^ a nia «à ifn ^volr.. . . 

d'anli»! plui ifua la» , dana aoua lajîfiia , na v» point firaa 
Cl mm. On n fv dan* MHê^mifim$ • Qm«4 i/^«i«^ a«^ 
v/en* , «la, llpUiorlia n*a pm finploy^ c« aoI è pfopoa an 
|>arUat d*un jardin : 

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•ic iâBt viëfiNil Ptfut-^r* bïtA n^CHMk pitt* guère 4 



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6irtliiiliÉi|i»Mf àuttUMi^ Aoiiiiii«/<|^«il|rec(|uc, 
jtliMl^lflili|llt |fM^ il v«itt dirt f //i/4^. IQ 10 dbâil d'un 
IMfivif «ilMi 1n^ mir «luirâif. On lit 
^4êMiÊàê liittpflfelitUMi , kahèiifatumgênium 
jfépM Jttfiwilél, <C«ft ce g^obirril^ du ptupls romain qud 
lioBiAM aiiiwU* 4l^«M«* 

JQ^|iC,f!l9t démon f'AiD^ai^ encore daof ù •00' d 
J^m^99Wi'^'*^^él^^ 9'ffriif «oit bon,«oit ni«p vaif , «fin 
<ll4 fi 1^1, |>«]r» t ^ UM perwant j , ip«i» ci ûWt guère cjue da 
eetfe ph raie , defeoue proverbe, U démon\de Soorat 
ÂXiBOk h d^mon de Borne-, pour U^^énU de Mp/ns-, 
.ferait pai aiijpnrd'hul , |e,croif« une esprefiion pliu lieu- 
rente^ tnèmê dtfDfla.-boucl|e d'un personnage grec/ que le 
fiémoH de ta France , le Je mon de Fariê\ etc. 

.^ ^ Pémon. u*Qnte pas ce même aens dans lu vers qne^or-^ 
neiUe prête k Cornëlie « et ce vera n^eat déplacé ou roauvil^T- 
que parce que l'expression ^en, démon est moins duIaQgag^ 
de la tragédie qoe de celui de la (Comédie ou4erâ^nversu- 

^ ^on. Cette expression ne répugne nnlleoient dani cette (Jer- 
nière lorte de langage , et elle peut même y avoir je ne sais 
qu'elle grâce , comme dans celte phrase de rAcad|éfi)ie : Cew 
vn éon dénàon fui tk'a inepiréeela* * 

V ^émon «Léplalt^il dans cet deux vers d'ui4 comédie àa 
Voltaire.; , /.■,,■; • - 

Ea vérité , ht» fitle*^ comns on dit ». ' 
Ont un </^nfon qui Iflur, forme Pctprit? . "-' 

On dit aussi en bonne part , mais familièrement , de c|ut'I- 

. qiiVin qni a beaucoup d^esprit, quV/ a de Veepriê comme 

un démon, et de queh]tt^ttn ingénieux à trouver des expé- 

diens* et ^habile à se tirer d'affitire » t^ne c'est un démon j 

unvrai dimoiif 

. ■••..■. ♦ ■ 






^ti uA 4lÉKt àùtu km Uym vîv«oift T f tr ifim f«t«til 



r^ 



..A'. ■« " 



tVJ. 



.^ ^'.. 



Jémoi^ éf0 ëmp^h 'm^m mi^'m^miifMà rms * 

MO» (ioBlTi 4fm d^mùm m (mu vt ca>pl<>yi dette c^ tlroph* 
d«, U ll^ ÇikiféiÊi ^ ê u ém i m^ Mfiit «J* Luc » ..^^%|i,. j^. Mri ', 

' SI #ii«éÉi«îr titmh$t mu^ qui u poMèi£ 

4U iwodraUlHMèMff 4ii ilail^it 4^^ 

Mail on fof;! 0rU^l lou joy r» » r«kféH«#fit à U poéûe , un ■•»» 
faypr#t>l#)| Il tm «f mlile ^«m ^|iHilqii«f<tii ob !• fait lenrir à 
Aéiïffum innMak dM mc^» pi» mum «piee «k 6k«ii« i|tti 
powéde UmfUriomapf* QiMli|u«/îikaiiiMi outênwt^démo» 
du g^^ p« cl« U. rouie d'uB'geiiM d« pQMM mulio et 'pi«* 
(juaut, fl c'fituimi qn^on dtri| /# démM 4>t la êàêité ^^mi^ 
àïÈ qu'on 09 dirAit {MIS , jo pr»ii«/# i^AKM 4^ latmgêéém i 
le di^mon, A l'épopée^ ,?j«?«,^ Vf ,^^<''* /l '>^« , 

(|ui l*ob«ê(Je. 

Quoi qu'il êb iâU k cet lififfliia^, W/^o« Mprjpiid'fln ^rèi- 
mâuvaisepart , pour mahvàlt f^inU, on , fi f*pn vtut ^pQ^^ 
^^/i/0 malfaitdnit i(/tfl/ny0/«i/>; et «feit ainndu'M jk»^1«, 
mais en |»4>é>ie Mu|eiuont, pu dit /# démon de* commis ,' 
U démonde la^ie,rê,^é.; * '^-'^ ^ ^ 

■ -, " i . ,.- ,'■ .,1 '*>' , ^'liiA'Lr .i . » 'i . 
Ze aeiHùn des combatt. r«fpvr«nt ■«• fvMurà* 

La plaeorda aaoourut i /^ détf^ffn^de ia^ gmrr^ ^ , -, 
« La llort plia et MB^uta éutaôl k êu cdlifo. 

: y^/ . ^:'^,';,^, ,;Cli.TI|t^^. . • ' 
Quel^uefoi/auiii oufail ifrfiç<;^/|fii)^t,^^ifP^%A,d^9Jgn«r 
ceruyca paifiona boot«ui«i ,9tt f^^^0^,,cç^|^l|^ p»m9\ 
^e 1^ Varice, du }4;u, etC't 

'^ U4^ q'«a akrait-aa doue ti Uaémon du/eii, 

Vawaat daut km aiprit aa ru le a w i ' -fa^ ,. i *'< 

^Mi ka Joura «xeûa par alla è iiUeit de^fie de «aelraft,- 

■■"■'■ ■ . *„■ 



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mfmm^fmmmmm 



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cj« ntiirquu ictrivaitiiit au iMwoin «?««; txiw iviuv i |'»* 



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, 1*% ■ v 



*ii»,' 



y, f 



■■ -;t^;/,^.%.li^^•^lWH^l,Jt- 4:1' i*^ 

M$ tê Métt.M dMNiftftr'4MMI|'flliÉ"iNNii ^/èÊ^- "^^'^ 

O ^'^ pMffili effoifé . #Élii; iimfk U àM torte 
itfiNiliiwaé» oy 4« iw iaMr«ffM) «i <tftâlt |M|lii!i4ti« une 
wiHW frw pr flbwolMr m MMip topr« MWt m <|iil iiif ••mble 
{iiitfititM fft li n iwio t VÊmmufi c^ ^» lé i|#m tfuai U 
B4c«Maf«iiMiBlptfMMlaifl4t,«9tBtM4 MIM iMilur«ll«ineni 
^n'elW oiiiii« «• déêêêp^irplêê d'mnf fwoiê 90ré êlh ou 

UvëÉuty i iài bn«jw»lM( h» ét»gé ^. 

00 Bl>éfflMf It jott^ ot U ipiif «•«rtriéf» 

Q^ JMbi «V mm hm l'iMâtkà la prééMA I 

l'atiackaltA vivactlié <i« «f l^ùr m pool llri critiquée. 
L. B. «t t, H. Ltf il/ M f* fapporui poijit è /a«o comme 

%0^l» yW •• nip|>orUr«if à /oftrcmnm^ * /« mo/V/, 
•t mêNffriéfW, qui pluf ttl , §Y rapporlerait également , si 
l'on n« voulail jogtf qi|« d'iiprif léa léflcaordlnpirai , pùis<|uc 
Utdaui n<^l /oêrot «»«#• aonl |oioU par U ô0nfonclioii et , 
•t qttè /#/0«r Mitibleilitnandtrf eomma Aa in«/« , un com- 
pitfmont aprèi toi. Mais ca qui liiiascuM^ la déiordru ào 
calle phraïf / c^att la déaordra du parionnapa qui parle , ei 
qai , dêm U cfirconitAiicÉ où 11 aa. trouva, n'ait pas cvuté 
pouvoir toa)o!on bi<ni lier lèi iddai* 

il Si ta m'ê^mfê, Flnadifia, U lilMc «a fUwm..,,. 

L* H. EicalloAt «iMoaatt» Voilà oatint^ilt d* aiyle , Mn» 
4<qMl otltti dai lâmat^Bi m m aonliaai qu'à l'aido du iliéAiru 



mmmmmKmmmm 



M. 



•'Ut«nr« et Yiolo à ton gré» 
iffC^ LiuiMB de Doiâiormaio , Lubar^e «l Gttottrpf^ n'ool 



■ ■ ■.'■>-y~i 



•». :■ 







tâlHMW^Mi JÉri^wiliii itmiiiÉiti' 

lb.lM4llfl»(MlH|llUl»; 

mourir. 8m piâroUi Mot pUinM d« m l^AMfii|{hi|i|| 

!"• *•• ^"^ •f^**^* ^'"^ ^ •• 1»^ ipptl»il fR lilfil 

MO/» ; cPmi ilM0 tiis qiM EcelM r«T«it apprU. 

|l lOflflC ^'iffMlMÉlt 4« 40WI Mis d« U CMm 

G» m!^ vi«l iNl liMMM fàài^ A «ataftl aant im pt* 
rtil méiMiiC , itpp«lU It 

iPiil0f# morkfu imMsaiêur Jlrgai* 
Et I'i/#i0/i9 w$mikêttr0Mê0 de mû flpif ï Qat<it bM«l^ I 
f^ Ct mofOM^ a aamirabltt • mîm v«rfï¥Mi lar 1m 
huit rairans qtM portant priocipaltiiiank Im »bMtf alioni ai- 

«itMUf » 

%{ tu «••imb, PMl»«f fl '«Hêit «• pbWfr» 
Qaand 4*Mi tllrt f««Mt« M «• viiH lioiMr«r t ,^ 

It lorMpM» mVrrMbMt du dons mIo dé U Oi4|f ^ 
. DtM M olimat UrlNirt <m trtto« U maltrfii*. 

lUco«ni« mftlatMiiat tlMt a«f praplM hrarins I 
ICt , fi moo nom •aeoc«,f*«f C tOMcp? i thf t ti»^ , 
. Dif»Uar M qv« itt ?oif \t% dt to«u ma ftolr», 
PbcMliait , •OBit-Uvr la «Mlli«arMt« bittoirt. 

•• IValiffd, ila l«ot#Ui tlt«hitef Mortallff 
vHm poboMi qiit l^-**^flr* •»• 1« pl«i i^éUf. 

L. Hé !)## poiêpn^fidfi^nï pV a poipt 4'dpilMta pUu 
iMiiva at plu* liardja i alla Mt •! bian plaip^* %vf9\U m la 
parait pai« tant rautàttrat If^njat «ml çanlrî^iié )k Ui rendît 
cbirt*' • ■■ 

(C^ En proM, on dimit 1m ^a/#f«# Iff plM 4^Mkr 

^^iLmêoù/t. lai plaiT^raiivrAf V«lé. MiUtjN»M»t «iadr 

mtnk aoiàbian /K^d/## dit plni« En prlunl da la foi eu 

poUooa I il litft r^réMftto comma attaattlt à bifn mi? ir «fiai 



% 



meni au fuhiUinlif : Svuljèpuis ft$ir^ gfàûêt éi têfitis <> 
Ji amure , f V»f4»«l«r9 , wf^/é^fyU #•/# « ff/miê g^/Us^, 



i 



I 



qirt lef «mitUiM, eoiiim#ftéêoiifcfcW«BjB«l(|triiiï6iifiâBr«, 
à l>i«u fMnplif ton «poir. Il ftiut i|«0 etu« épitlièip oii ifté 
l>i«a aii^àl 441 cif^ÎBiiMciiif I car on U Mirouvt ii lout 
moment dent Itiari wen. Il«ii aitoun , p«ut-éti« , n'ea ■ fait 
un pliM fréquent uf âge qiioJ.»ll.IloMfM|u. 

•5 L« Mof «t ■)• furnar m*fBipofft«nt trop atant» 

L. Rac. Cef mou , êang •$ fureur , étant }oibU« on en 
lenfl par #d/9^nion ardeur ài^pandre le aaog. ^ 

ÇC> Il fit bien certain que /e lang no peut iVnlenilre ici 
que de la 4Ql/du jang, que du lang À ripandre , qUe du 
carnage. Maia «t , «ulieu de ei ma fureur, \\ y avait e/ la 
fureur, il ne aigniAerait plut cela, mais le aaug même d.i 
per«)nii«ge qui parle , aon aang ennamroé» len aang bouil- 
lant de colère. Obiorvon» toulefoU quo IVIIiiiie est «un imh 
f<»rie , Cl qu'il n'y a que la violence de la passion qui puisse 
la faire excuser. 

64 (Juste ciel!) — XipUièi, toujours rwté fidiU, 
El qu'au fort du oombst une troupe trebolic, 
Par ordra de son frère , aVsit enveloppé ,, 
M«ii qui, d'entre leurs bras à l« fin écheppé, 
Forçsni les plus iputjus , et ref«|nant le reste f 
Heurcus et plein de joie en co rooinent funestV» • 
A travers mille^morts, ardent, viotorieu^ y. 
8'dtoât fsit jors son pire un chemin glorieui. 

L. H* Que ceux qui connaiasent les difûcullds do, nuire 
l<ingu« et de notre veraification , examinent combien Uy a (l« 
choses dans cea huit rcrs , combien il en falhnl pour (iu; 
^oni fi\i cinir et motive, et combien il éait dimcilo lUi no 
faire do tout cela qu'une leule phrase , sans xju'un hmi| 
ïirembro de CfUo longue phr.tse embarrassât ou raUnifl la 
narration , qui doit ôtre ici vive cl rapide, et qui en cifor ii<> 
cesse jamais df l'être, Voilh oo qui est ë^falemeol hors do l.i ■ 
port^ des écrivains médiocres et des rcgartU de la inulii- 
tude. ^■' ' '^ 

jh-^ Cei vcri foDi mjimcnlui que ne former qu'une 



■T — ■ 1 "1 1 I TT^ r T^ If*"' 



pour «a ;;tfr^r<i /< êù9i¥0iêirf Nottt no cro^oiw patculUi »»- 



DE LA LANBWl WftllfçVïSE, 4il 
i#H/f ^^»4/ ili ne forment qwe-U cîerq^re paHlf d*aM 
phr«M Ikte à uoê aotrepar la oonjônctifiii'eiy «t qui coia » 
mené* itt c|Uki'rième des ciaq.Ttn miraiilî , doM û dimitr 
ârraclM à Moniine r«sclaiiuiiîoii v/«#i» i|jr«// '^^ «>^ « 

J>1 fn , <{tti l*tnrait «^ > j*»| f « daioniM |iartt ^ 
Vaiu^tti U r«aTert4t Tm Romaini et/PbarnM«« 
Fujrftnl Ten leur» ?tifi«aax abanclo^net la plao« f 
Et \ê vais<|««or, Ten nooi t'avancent d« plof prif, 
A «m jMii épwdua a nontr^ Xi^harèi. 

Il eit aise de voir que Xipharit^ à la/tôie «les huit ver» con* 
«i(Mrëi par M. de Lahaqie comme /ee rorniaot ensemble 
qu'une seule phraae, D*est point ei^ptoy^ eommu •u/éi do 
<{u«lque verho qui vienne après , mais comme régime répété 
«i'un verbe précédent , du verbe o iéo»/rrf. 



65 



Oaoa Uar «ang odi«u« j»ai pu itemper m«â mania , 
Ei mes daraiera regarda ont vu fuir iea Rooiaina. 



L. Rac, Les wêgard* ne voiên$ j^inl. Le rf^anrf est l'ac- 
tion de la vue. Cette expres9ion * Malherbe, éblouir les 
regards, paraisMiit hardie h Ménage. La hardiesse du vers 
do Mithridate est bien plus grand^ , et elle en Tnit la beauté. 

L. H. Ce n'est pas sans quelifira répugnance qu'on est 
furcé de rappeler ici une crHique mille fois ré|>éiée : (rien ne 
se rë|)Àte tant que les sottises ). 0n a prétendu qu'on ne pour 
>aii pas dire, me* derniers regards ont vit^ parce quo 
«éiaient les yeux qui voyaiehi ^ et non pM les regards. 
Quoi plat et absurde purismii}'. En ce cas, l'On ne pournit 
<lonc pas i\'\V9 frappé d'un] coup i car assurément c'est la 
main qui frappa, et le co^p n'est qu'une i«Ié(L abstraite , 
comme le rt!^/ij« Mais qui peél donc i^iiore^ qu'il n'y t% 
point de iigure plus comniune dans le langage, quo do 
prendre l'KCiion de l'organe ]^ur l'organe noéme , coniino on 
prend la partie pour le tout, l'effet pour la cause, la caus<9 
p<»ur l'elTot , etc, ? On ne pourrait donc paVd^re que :^'fn * 
^'''*««i car aiaurément il' ne /o/t /><? pas , il fait tonner^^ 
Quelle^ pitié ! Tout ces divers tpopes' ont tours norus duti* la 



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mimmfmfmmm 



mmmmmmmmm* 



mmKmmmmmm 



i-'^'i'. 



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ibe^h , C|ti| Ml jâtorttiÉ d'ttfItiMirv ot r4cii . lui dit; 



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■itrteii5P« 




lau,, .._,,,___^ 

iftti •'élèft jiim'm Nipporti d«ii<UM4if«9 \mmm, ft de 
'* P F» * < t W i '» Uagag« I lu Grammaiiv phUoMiplilqaf» noui 
o^Miif r« «tlMéme |out 1« a||il4f» 4t «« «ipr«m«f Ogu- 
«^ fi hardiM dont a'dUNUHiat lei Pmdo«^ d« mnii U» âgei , 
•t BOiit appmul à «a coantitit U raii^^ à an p4ii4trar lo 
aanj, à oo appr^ar U vaUur. llaU Ttaoïia avi ivfar.(// 
qai !»«# vm. Laa /v^/i^ loni là pHi pour lai >^#ii«, point 
da douta I al a'air.cownia Ta foi^t bian obiarr^ M. da I^^ 
barpa , racUftu da l'organa Mma i car la Mgard e»i raoïion 
da raflfMer, al raction da «agardM' an l'açUoa das yeux , 
o^^aa da U ▼««. Or, «{ualla au dalla aoria da f^ora? Co 
tt'au pat irèiHlifaçila k ifouvar. Tmiia êciiaii «uppoià un* 
caiùfi, ♦!, oomid^ par wppori à ta cauaa, alla fti un 
«f fol. ^t logaixU loiit d^na l'aHai Oei yaui , puit^Uli ont 
(Jeiydux pourcan^ pbyiiqua. Or. qiia fait-oa ao piquant lo 
Viol regards pour la moi y$HJaf Oa pi«^ le non» da ref(ti 
our celui 4a U cawa. I^ %ur« doni il »'a^t ott donc uno 
f9nyw^0 da raffel pour (« M«ua. Lai laiioa amploiont 
tr*k-(wuvanl iioa m^lonymia analogue li calla-U. Ce.i le 
moyumiérê ( iumen ) pour lo mol M. Vw\i ne produit 
pat Wrfciiëinaiil U lomiirti maîa dèa qu^il U traosmot 
roinnitoi>fg«uo, dii qi^ mm lui noua un pourrioui la voir , il 
Mt p^rYb mima oenië la produira » U aa ait ralativemeni à 
nt^i un» tK>rtoda cause. [ 

«7 ^operdM point H Kaipa ^o tom UiiM liar fuiic 

A readro k mon iontiMu d^ ioIm 4oat je /vomi n^Uit. 
0, F. J0 voit4 quitté poutjavoyj tiém fÀuê , je vam 

• ■ ■ . 



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nmi"*" 






pour ## co»{/armêr «i» curuiiMi quaiid on Mii« #af/»'r# /« 



- %/ 1'-: 














w*;'^^..\,J' %^^,4i. 



'■.i'-rt^ 



faadr«i|fMMicoiiclnr«<|tt*i| ii*tit ^M pMi|9| «•rti/r9p|i 
•iiuî , r AM«Hp|li l^fAl 4Mllif n^ fM «Mmitâ lût k dîffpf /l 

loni^ ^*i1 9'tit |^i«m^ll|ffo<r»fl^irM, comiM dam cil 
eiempUfii VâM«l4mii'(jfi |i0ii# fii'###y« /oi»#o# fnf 
«H>aa iMtf ||W«f I /# #(W éflNi <*M ''•^'^ ♦' ^« ;>f //M?/- 
;ia/ 1 ou ({iM du ityUi liim^kr , ooiumm d«M cet autres cxem^ 
plet , aiun d« VAciid^iii^ t /# IWIM f «^« «M loi'' «hM tfom^ 

teffaUoA Ml Do»-Miiili;»iepl jutli • mtia fine» «\ j«B*«^ i^^i^i* « 

(la la cpntrtdlrt^ 

• • • ' » ■ ' ■■' 

«7 Qat l^a««fif>i^ » !•• H^tfaint iiiomphtu.... 

qâ'^n homnia ^ p<^Wf«il |IM \él|« Im^imiI ^ fi\vk*im^w^i aa 
•0 dUaii qua dot tk^m^ On |^l mpiillltv à cw crUiqotf 
d'<$iudior làur laagiia •Acoro Uiilf-ltmpi. ^ 

{lijl^ Gaa critiquai auraiwl put fiix U Dlctlonaaina d« 
l'Acadëfiiia. qui dit «ipraaséiQçpV qu'iSlMMil «i*fil d*»fii|a 
x|u*aa parlant dai faulaa al d#i !Prin^« #1 quî oit4) cti aiani- 

Uiurpùimi iéi orimês /m/i«iai#. Mail U faut convonir 
(juaj H impuni na pmii pat n dîi« da* panonuat comnia 
(lei cbofif » BQifi laigùa inaaqaa 4*ao ml alwalttroaiil lU't 
ceuaifQ pmir rtAdra «ap id^ auaâliipbnaiMo, «l qui r»« 
viont a«Ms touTant daua la diiaoun. L'oo di| Man un9 p$r* 
iùnnp ptmiê\ >l il 7 a plua 1 il pafftilrait qiia pumi n^ 
^'appliquait d'abord qii*a«x pprionnaa • ^ at qua ca n**i^ qua 
)>'>i'axiau»ioii quW Ta aatuita appii<(u4 àui^cboflfk FauiH 
<luotda9a na diraii4» pat éyàlamaai vm panoonia impunie? 
^'m paul-il plut nipufiiar qua Vautra ? t*oa ^i Maa amii , 
•> jt »« m© irooipa , Vimfwiti d*wi càiupablf , «omma rifw-^ . 



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«vupipi. 4Aa^#AM i/réê^tftt0. ll«aÉMm44i ^mim MiiiwAT^ 



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••• fetfMiiftll fil» ^iiMrpMMrt ittl4|ii«i , 
fM ^yfi^mifÊm Mai9 , «né» gMiU f^Mtiif i«^ 



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'4M; ' ■\\;^'^c:v;.ixto»»l^-î- '^>-^ 

>^»/i|^ d'an «riÉi«^ lliit iVilMtii^^ 
jMi pour ù doupablt étfÀmÊpùat WtAAnk'i l« «onjffM' 
jftmif N*#t^ pjH jTp^NM 9»i ■ Aiit i^p««/^ f Q^ 
rAoadëmi* tiamiiif eD6oi««t|iroiiottèi. 

M y«««t, •trtMmriiit atiiitiiri4ttf. 

h, lUa, Notti diioni rêO09Qir U 4krmi^r *pupir* Ceit« 
fzprM|ioii« /»<»#f#« Vâmêp mi coBfornie à JU maniera il»^ 
|>ir|«r et de penier dee AndeiM. AçiHp4f hmmc pm^mam . 
^itreniVidreiMi^t aui choiei ipaiiiiiMef qui l'enviroiuieat , 
pidoa ,i(5ui eit lenle quand elle le tuej et la laur^ qm 
arrive et laironve espîranle, veut recueillir lei rette«.de ion 
e^rit: -: '■.,'•• " ; 

i'"* Xxtrâmtu si fuis iupêr kaiiiui 0rral, 
Ont fegam, 

(K> Noui dirons bien , nom , recevoir Vàmê \ l ^ûiprit , 
comme dani cea exemple^ : Il é4t mort, Diêu ytuilU 
0fiir reçu ^on àmê\ Seigneur, fuefe meurf dame votre 
eein , recevet mon eepria maia ou voit qne c*ost dans ua 
tout autre iena que recevoir le-demier soupir, Et^urqnoi 
ne W diaons-noua pai dalia ce dvrnier aena » oomme^ lé cli- 
aaient lea Laiina ? Par une raison toute simple » c'est qu'*i//itf 
et esprit pouvaieiit ne signifier dans lênr langue^ que ce*^ 
souffle qui nous anime, que le aooffté de la respiration , 
do la vie , que des soupirs enfin \ et que dans notre langue , 
comme dans notre opinion religieuse , ils ne peuvent sîguïGer 
que la substance im^ai^rielle unie'au ooriis pour l'animer, . 
cl qui est en nous le principe de riutelli^ence et do la raison. 
rônnne de la vie. Il est vi «i que pour signifier mourir^ «oui 
disona ^-peu-préa éjjalement, au moins dans le style fami- 
lier, rendre ie dernisir soupir, rendre l'âme ^ rfndreV^n- 
;yri> .vroais il faut observer que ces expreitions ne sonmts ^ , 
& be^^ucoup prè« , aynonymea. Rendre le dernier soiti^iryX 
cVstcesfcr de respirer et de vivre î e| rendr^*$n»eX\i IV'- 
prit, c'est rejeter* roavojer horadUcMirps^ce^fè^ 
iiiimniiirielle dom il„eiaît comfn|ia iWis<^nv«^<t^*i *** <!«]* '^ 
quiiter quf pour vivre d> ne iw^Wavi^llei " ' / 






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)^^e , 4«iit M fioa¥MUt4,ii*«ttt unt de raprëienUlion* et no 
lit covltr uni d* Urmei. .On iail ce qu'en dit Boiloau k lU- 
i ia« I 4«M *on É^llrt à c»l iUutlre anii I 

i|mattlpMg4|lt, ta 'An1i4« immoMf,*^ 
NS cohU uni <|f plfurt h U Ori«t ùltioblit, 
QttfVdaM l'iMurtai »p«ouol« à MM j«vt éuU , 
In «\|«it MUtiMl non Tiittr U Çb«aip-M«él4. 

Mais cftU leut no prouverait potnt que la pièce eit un chef- 
(l'œuvre, et nnn-feulement eUo en ett nn, mais c'eat un de 
ceux où RÉcinfyett en quelque aorte 41evë au^oaaua de Ini-* 
même. « Voltai^ , dit M. de Laharpe. mit |)enao k cet ^ganl 
» comme ce grand maître v Voltaire n Mrit que» a*il fallait 
» donner le pri\ df )« trog^die, i^aeroit dtflictle de lercfu- 
», ier \lphigéniê èi> ÂuHée. Il y trouve toua lea genrea de 
ï), boaiil^t riDlérétdttau|et, U force dot iituationai ln^a<^ 
» ciëtë et la yërit4 dé» caractèrea , lo pnthëttque violent dant 
M Qyt^ninestre , lo bathé^ique doni daiia Ipnigënie « ^ea 
» combata de la naturo et du rang «opréme dafii Aganoom-* 
)> non , ot enfin le pla\i le plua irrëpwj^able t et la.conlox^ 
y ture dramatique la plui paîfaUo r l'i^icortiludn * U 

V orainio. VMpëranof ^ k iHl^i U Wf pi^ 4iê^ 
>» gradnéoaoïvarifà, #^ 
^> ^ lo pTcmî^r vera Wqn'k lail||iri^ ne dit 

, ^.x> ri«^.dJi|i«ilto,i «\ïit:.|^^ de.]aaâiM4iMM.:»n^ ■••■' perlîpç^^ 

:;■ yHioi|l:|i:- ;. ■"-■' V,-' ■; ', "" \/., . , 

^t,]p^Tout «• pria ^ Hplilgwni* d*IÇuripidir ^ 






•^i; 



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iiof «niMActimin moflaro«ig qui abvMnt.il^riuloriy n «le 
rft««iii|il« a« RAcioo, |»o«r MrÎMf r Uur êifh du plut ohtcur 



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ISP ^ ■' . it :iKriiiairiiif A4 

t«nt mit an «il» fM^ |IW 4iM.Wi|M •'«t f|tt*ua 

Qa«l Vf ro <|tt« cvliiji qui ii|miyii||| ailtnco a« i'mméi^ déi 
vêMis 0i 40 Septième $ Qatlle 4M|mic« danp tout ot qui 
prdcé<l« I Quil i«t^r|i Oaiif iM ▼«• ^«f p«fii««» a*« oiafclids { 

VU àam Niai oliMwr oà ^i OiMi 1*<nM «mM I 



On voiiddjà c«inbtea dab««i|lds ioji|fiiittiiU^<UMce 
d4btti de lUciiie. AcMUma^ i^ jioiii on anniinit à «es 
chvfi^d'oiivri», ji doia n^pdA që*n« CoonntoUiift nù l*oa 
voudrait tiMit Mmaii]utr dan» «m «imt aMwU auU an \ cVst 
une étude d'ariiâie , # t dent mémn tiiMa d'iirlbtai mrareiu 
^ pori^ da profiter. Mêla, «n gMvif , Tn^rit dta (Mteun 
n'a betoin , on ©o g«»ro , que d'^tii |v«r|t et do «'oHproir lui- 
▼ant foi forcoi , ot no doit on aucun qm Itro mmaid. 

» XoM««MniiU«ftiaMa«sq«i, «barféfidaviagtlliét^ 
M'tmndfot qoe Wi lanu pour pariii acma foo lai»? 

L«Kao. Qttollo iWafe prdio^o ce ioni mol akmf§é4 ! Il 
teniblo que loaRoU i^AaonHaal qu*U n*on (|int que vingt pour 
charger milto voiaatmisr i 

L. H. Cooi • f$ ornia , la mnli loia qn*dà à nitt U niot ious 
avoenn nombre ddiomin^ le no eonniU fipint do oonitruc- 
lion pina «Hiinalo ol fina baidimoiBl erd^, ot ootio nou- 
veauté dani I* laiif<»|ii •• dérobe aottt reitrèmè ?drité dn sen« 
liment qni a aùggéré reipreaaion* Qiiello plaoo iTaonent dauii 
ce verai oommo duna l'imagination i o«# milh véUisêansfï 
Qridtê où mol iùur» il y on • bien plua do miUê* 

^^ M. GooJnVoy, qai em|irttnto ^tto remarqué ^ ¥• ()o 
lalmrpe, tana 420 rien dira , obaorvo que celle do Lam\ê Raciua 
êH/iiiik^i uu$éi mai ê^fuéfêé^ ^iê*€iiê éâifitmê^y^ 
ponvoii mèmii dim qu'o^prtméi 4t U m^^^ 9^U # v»*^ 
umi biirtiiqn». Mm tilt «*«iipj^)tf iioiià ^ «•, »»> 



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'^ fftéê mmMjMéê de ##»# Mois, 90mi mdoréêdmmé Mphéêê* 
Il r«ttf |Mttr li ré|«Urit4 «|u# d9 fmêttê mfdêiêtw^ «i|»|iorié 



""?S|^/ '■; 




goA ni iii lH# »t'y » liliiii ' |É « ^^ 

L. H, Umf'f^igfMà # Hr^M «i ki IttinoQuip pW min» 
qu^ ^D« d«Af «• mmifd • iU noie 4api JEU^m^êè t 04mim 
étaiim^i (Ê^MH^Gm h mAiM Aittlë» •! pU^gnifo «n* 

in/omêêr, ^Mt«U4à U |Avm« d^luiAf^tiM^fmiaiv* Mail 
ce«ot pir«rrtfrii|U itttli, tac^ dé «•tMaoèoi li ricl^ en 
bea«i4 <to to«l# itp4oë, et oni V«itt mitiix que ulHtifM'ni 

tO M. «MlKwy, moins léyAiv ioi ^ M, de Lab«rpe, 
accord* «ai poèMk libmté^mf\^>fmmmHriMU !• aoiii 
û'ii^^mêrt À'imHfififWk Unît |M«r^ Uf ^ou auroienu 
iU daM la (toéiia un autia aras qut dans la ptoM? M. Gaof- 
froy, 4'«iU«iirt»,faU-il^ian antoHU «n fali d#po4M«, ou 
aiém§m fait dt lanftta 7 jtf f #nnV 4lail «i ptiiU moip«H»|ira, 
Swi cvlui «pii dtn^dt à tonnahm , «ak Hèl^ttii qiÉ*» Hf 
• agit da f !«• ^ IHotdfWMp t kt pdiiaiuMn«^ 

4 iU fMi ^«i now flatifU , aooa li)taa daai U pon. 
. Il Mai t'aiv^lffi «^ la «Mi^t inault 

U B. FaaMni piM^ plm htiirti^aéiaiH \m •titnrt» inu- 
tUaa ^*(Mi fait pouf a^|oi|«fr du riva|af U moxjfutiguêr 
eu usa aspraifioa u4«-poéll<|iM, Qi ¥•!• lappaUa ««lui !la 



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t4^^flrjl|«ri^iié^ 



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U un UliniMnv. Ku lajfu* un (i»oo« > «i>À4«Nn/>«'^ /'"«''^ 
C0iuê éU, à rtuiOM W#» lu niiiutt vêginMi «m'a é^ficujwr* un 
r^iiue gut iu»u« iiMir4uoxii ealnijiçAii|iârU|u>4po«iiiaii «/i* 






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♦ 



J 






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iii- 






fait l«Hnémtr#lii m m p rHiàfUiUroi v»iiNâto| »'étout 
» point mowm ^\m ¥«niiw 1* BMifcfiià|« frappa iimUlc- 
»iiMUlt« «nniWf lil^tifMr. r^% v ^ Vj 

6, F. On ^iraitimjoiird'hiil : Çuê ^ê9Îits-J0 ? 

lO Oui i muïê il y a bien 4m cai ôdi fuèi et ^««/A 
niant miaux I aa «m Mmbla , p^cÀ> iU n« paurraîiwl tiiéi 
Itra pariaitamant ramplao^ pouf la mlliid «ani « Pur axe 
pU , cas varf à'jiihaHt , aà Ton dit ilii janna Joaa t' 
Vous n« ttyft «ater «l« ^u*! pi^f U fit ni, 

oat ▼«« da La Fontaina. Fabla dat gfifmi^n du SêGiti 
Vous moqum.TOiu , dil-tllc Ah 1 tom •• mtm guèv« 

ca vart da la ^a»/Vai/a f Chant II : 

Votti m« d«io«nd«r«s 9ae//« iûU'M4dio4f.... 

Çu0iifMi, c'aftnà-^lra, yâ«//# ^o/)M iiU»/amt; fuellcje 
4iàh , ^iia//# é4uUMé4ic^4 , v*a|t-l»'d4ta, ^u^lhfimme , 
ou yi««//# 4^nêdcfomm9* Or, astqa bian lii i?a quff «ig"»- 
, iier«t«nt , y«ï il ai<, ywl ;# ^ni^ , y,ii 4^^i àtééiidi . lU 
ca fuUlêH, c0fU0jêsuM*, C0 ^H'étuU Médicis ? 

6 II mt rtpréMalu l*liona«iqr et U patrie» 

Tout o« pe«|»le , oei Rolt, k mei tirdree eoumii. 
Si l'Empire d'Atie k la Gréoe promit t 
l>e ()ttel front, immolant tout l'état k ma fille , 
Boi aaiii gloire, j'irais vieillir dana ma famille. 

L. Rie. Il ait ai naturel dt •oui««ntanilre , •/ U mê d^- 
mafuia^ avant ih fi^fl fioi^i , qu'on na l'aparçoii pas que 
celte cunttruoUon n*aPt pM tui via, . ; 

L.H. i/ ^0 répr449m^^ i*kQn^0§r H J^ p^rU*.,^^ Et 
iroit vaii apria ; Ù0 fuêfJrQnt,,*. j'ir^iu ^^* ^ei pliranJ 






L*Ai« DiiroMT. Phrmê9 irûmfuéê §0 imprôpt» , «lie notrv 
Gr«mmaiHta( rabb4(l'Oliret). G'eit aioii q«^l/i|ualiile"iin« 



DE LA tÀNQUE TIANÇAISE. ^%^ 

U iMMifttfiloA MUM U bl(MMr, MffviOi à ftnitr 1«, «•«#)% 
d'un* période, «looi d« la jrâMdiim l« «IjrtotiiHtQiii 4^111^ 
la vtriiiMttoii» màia M«oiitq«*à l'uMf* 4ii Mvili|f»l 

(p;> Voluirt Bout fournit dii^p|/«|>«^, Aot« Miy 

AIsîre m jnitilië auprèi de Eanioiw d'avoir don^ mi niaià à 

Guiouia I ■ ^ ■.';•'■■• i •• : ■ • ,r 

' . . --/ ■ i» „ 

la poorran Véni|«é>, povr alittblir non erimc , ^ 

Dt MM fàri «lift «oi U pçiiv^ritfgifini»'» 

L'aiffat ei>«é«« éiioM » OMM ia|rtta| lita «o«Um , 
1^ picar* i|«a j!ai,lroit apa doiUHia )l |<Mk tr4pM I 
Qat dat alifi^aaAs Taii^atttrt , m^vi* i»fMH»4« | 
U dottltar da ta parla à laur DJ«a m'a doao^a. 

7 Mm-oiAaia , ja ravo«« Mao qiMlqa« pudeur, 

Charaii d» non p<M|foir, al plein da n»« irandiyir/ 
Ça aooif da IVai df« |ioi«, ti d« ohtf ^t la Ov^oai 
Ch«to«Ul«ieBi da aaon eour ror|VflQ«i«M faim«aM, 

UB. Celle ««prftiioa chi^tQmUhrm Ï^Xtè^hmmm^ 
û»eni eniplo>ti« i u'eit It pêrtMiar^ de Virgile. Corneille 
avaii ddj^ employa pelle expreuion, Acie ni , Scène I de A| 
Mo/tf «^ Pompée , en diaeat de Utar^ ea^uei on pi^iefi- 
ua Iméi» de ce grand lioiiipf , qu>ne ip^ligne joie 

^ CAa/OMii/flii , malgré lui, «on li|ia «i^ êurpris^j 

vers qu'on peut rci^arder comme une etpèce de traduciion de 
celui-ci de Virgile , Sméidê , Li?. I ; 

£alaii« lacil«m^rla«/«4il g«Wi4 pacliM* 
un. Le mol ehd40mihr apjt^it pa« t^utieul lakeauU 
du vora de Raciuei W Ce mot par lui-unlme e betoin d'ôire 
releyd pour entrer dftUfUatyje noble. Ceit çkmi9miUf r^r- 
^•W^tiês /itiHêtêP qui forme une tuile d'expraauonî 
"«ufei, foriîUëe» et eroUlUei par lear etieiiibliige. 

Chmêof^Uifr tum àm€ mf§9 swprU^ e»t une expreition 
«^•»ttv«ii*f de tout p^êl. V ^ 



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i|tt« Icé «ffièiaii» mM ««mI foiMi qat lMr4i«ii Lt iMriio 
te imm ilé|Mi4 in II «MiikM»4o«i ilt ê/mê^ fiUoéii do 
l'ito t d» rir>iiifiiiin4tU jgimm*<f > r 

Viif it» «lit > %A'àVmii^êùiélê DismêM êêê9ê ifymipli§$ • h 
emmw dt ImW9 m ^«^ d'wmêp^M ê^ém mtlf il a'v a 
•ucuM ramwfcliw «iitra «m 4m9 iM» ¥i(|ite 1^b( "^ 
•MiUmiBi Mtvrtl ft Ufitin» \ Bâfliat i k m mw mÊ mà d W 

p«#M« Aiiv Ml en lilin un* oxpfMUoii ndbt» «lip^Éblé. 

(^ Le vain org Mil rappoM iboUm ptaV-4«<« b fâiblasH^ 
fpi« U tottîM I nais b iiipp«pâi*il dfilaiMHA, la laiblesso 
p« la fiippoa» pat da mima à é»a lottr, o^ , àà %m rvriant au 
mèma, U/^iUtêê iiW pat néoaMairamaal ût^tii^hu^e, 
al or^aii ^xfaihUuê ii*an aanl pat molot daui Milat UV\< 
Ir^ai oppoiéi énira auB.Or» a^l la féiilifa , iai é vf^i« , <lo 
cat deux axirèttat dam/«Waa#a mrgtMmtàé, i|tti Imid et it« 
ax)ireMion toui44alt piilorasqua,, al an |idl «a» iHto-heu- 
raote atlimi$p9 d9 mùti. Il ii?an frlUil paa davaaia|epoui 
relever chmiohilUr, ai hii doanar aalla nMum i^'jà u'm |>u# 
dam l'utafo ordinaira* ^ 






I réerttia «a Argot po«r kli^ •# toym*. 

. L*Ai. d'Ouv. ^rgo4 'émnl un nom da villa, il fallait <i 
^r^»<|uoÎ4ue,jc«uê vîUa dooi«B ton nom à uu r >)>">»«• 
Ondîr«it,y*aaW^^/dM<iw>a,al «on a^ Jtfurac. Aum- 
fott on molloli an daaani let aomi'de tilloi qwi ooamneiwwit 
|iar nna Toyèlla, an Afigmêm, a» 0#i^n«. Mais M « d«- 
pnii long-lawpi, na Va plut qa^avo» daa nom» da g«a»uli 
payé, an -^ngi^iarra , an ImWa, aia, 

t^, B. at U H. M. rabbd d*Olifai ctoii qae, f\oA U 
MfimmMW^ il faudrait j*^mvit li^iffi) ai »%4aMa>- 



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l>«rUol d*un jariltu: 

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-, » . • '.■«■■'.■:" - • ■ 

. 0« F* H fit 4vic|«a <|iM IfUeiiM •'tel ptfvè^bwitoiiiipii 
aop«rl«r» ## Jl^fttf iKHir M pa» Mouap Im |«ii |I« I*Jiu^ 
iiionit» •Muytnl |4M«a€r^Ktpi^4M|i« qao ot»ll«t <!• U GfMi« 
iiuiNS.Lpiii(i lUviiit^i D«4^>iiMiii>«i |iréi«ia4M»t iAiV4^|»MH 
pot ^uW ^i«M aifiilUi 4» <4#i|lpiMi. wtf igto# «• pMii pi^a 
))lut t^foilUr r^ffipIMi qiM iéUsm m |if||i liiMîAttr /« 
MiisfmU* ÙMfmwsMl vm m ^Tqtup^ pat uioina «a préteo- 
Jaol fbM fauiirait , |ii4«m an ptoit « pr«uUrt U inlMiio Uoauot 
(|uo BadiMi a pr*^ «n fan. Rian ne tarait plut ri^icula <|«a «la 
iUre an proftf ^' «Récrit 0m Arf^t* mm ArU*^ êm Jpégmom^ 
(^ £trifi),n>it plui ridicula (|ua louiai oai' ataaHiont 
trÉachanlM 4*Mn homina «|iii vaul loujourf iqu^âa la croia aur' 
parole , et ta ta metjaiiiaU ao paîna Ua donivar la plat patîia 
raiton. Poarquoi donc J 'mi écrii <fm Arnu , #» Ofiémmét 
«• Afigm^t^ , tarait-il , K ton avit^. ti riidicula en prota« dit 
quHl att loin de la trouver ridiqnla an vert? Etl-na qua la 
prose eti annaroiada l'harmonie , et que la plaitir de Vorailla 
no doit y oompiar pour nanT i?» AHgm^m, 0m Oriémm^f 
en Jirrmi , ne peuvent être ritliculet que parce qu'iU aa tont 
pUia aulorttét par rutage. 1 : 

9 Si at aiaifutiVoMt poiat l*i«|i«Utai A^uUtY 

G. F. H ne faut pat pran4r9 à la laitra at mot imtpmêitmi^ 
(}ui tiinilte diint n»tra langue un bomnia qui t'irrite d>n 
ritfu. LHnipttienca dant ce lent «tt une p<?tite pattion de go«* 
média qui n*ett ni héroïque, ni tragique. tmfHUiémiJcàHh 
veut «lonc dire U kQtêiiimmi, l'im^éiuêmM JMUê, Aafia« 
l*ii prit <Unt le tont 4fa Latint. Il at^ vrai que lat Ui|Um« 
^«XM 9t Hiai^ > j<M|t|IHt( lonjoun un aitra not, impmêiêmf 



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MMi04i«ao9aite 

^ ÔÉ^^ ^d'Apollon to mitti»trc ««rriliie, tr « ^ ; 

«jET^Cè n^éftt lia» 4oBn^^ i4^ jùi**} da mot tmpa-^ 

iiêéèt 1)119 «lidii^ qu*il signifi* dans notre langue rm homme 
^tU 9Hffii»d*mnfiém;.1i\m^ tignifier rek; niait ne signj- 
fi»-l4l;^«Gla aenl ? . împfuimt licut «lire fcJa Iwirê , qui 
man^u^depafiMiiè» «oit dans la spu^firàiice dW mal , soit 
dapS ra|ta«lé dé.i^ueV^ue bÎMir II |x»vvait ikiiic ic prêter \\ In 
sîgttii«Kioii qWon lut donnueici , à celle de , ^ui nt ênitrait 
tpuffifiréet comir^riMs , des oèshielèt, £n latin, il n 
. souvent un génitif pour complément ; mi\9 rè èomplcment 
i)€ loi esf pas tQQJears nécessaire , et il peut , dans bien des 
cis, «'eropi'>yer, dans celte lang«e conqîme dans la Ibètn' . 
d'uoa manière absolut* 

10 lé plains mille vertos-, noe smoar motaelle 7 
Sa ^U\4 pour moi , ms iendrcMe pour elle. 

L. .B. et li. H. Racine a pris ce mot piéié dans le mêi 
sens que les Latins. Novis n*en av^ns point d*autre qui puisse 
ejsprirocr ce sentiment de la n^urc. 

C^~^ |:4es r^atins vq^laiént que les* parcns fassent honorcti 
w^t les enfaiis à Ijf^al «les Dieux , et c'est ^ pourquoi ils appi- 
latent aussi dii nop àe piété Tampur filial* Cesl cet amour, 
dont Ënée a .été chet les Anciens un si g rànd mQdèle , qui 
lui valut, stutant qoeson cèle pour la religion, lé tkrc de 
piêttX' Mais ne disons- îlous pas, nous, dans {e sfy le sou- 
tenu V la pié^é filiale ? Ne disons~npus ptis méme^mple- 
ment la piété , quand toutes les circonstances du 4^'^^V''^ 
ludiqfient assea que cette piëtié se rapporle aux parens ? Kt il 
j a plus, noi^S appelons piété pour les morts f les sentimons 
kX'X» roarqtifes d^affection qu'on leur continue après leur 
liiort ; nous appelons piété envers Us tnalheureux , tel te 
'M^lë active, tendre, pleine de ménageiaacip, qui ne su 



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Il ^Pr«MU Mlle Iflùrt. ilnin •tt..a«Ttéi^tf#ÉÙiM; 

!.. miè/GMVé 'expretaion attèr àa-dev/ini ëtY lët îlÉîis'te 
sens trèé.iinti4>re tX jittttt , préHékê 'ùé èr^vi9: ^û^èfiig^ 
elle iMirqfne dtt'it»(KMt^'jiAyiht I^^ <hi P. Bttli^ 

iioùrs : On^diii'depaHitdifRùit nnJLU'ùli^aH^dtpmnê. 
dé X0ii7»«n9t. Aioët U €mi£<fttfDii> d»^ Mbnûne «Itv^il Wî 4|r9 
^:ali€ti^%if>d99mêtdeMhkH!ik>^ « ActVlI ^ Soràxe P«4|fl»r 

co»/ré ertuoetarpjieuMa qui iMrpaisittpa» roipecM^ 

(3^ Cést fci^ «ms 4à«itè potir pfév^nir, «t ninMr pour r 
empêcher rarïriMÉràa 4k Rbiiil», ipt^AgamemiioDenfOM Aitas 
aih^.Vfùi^ <i*ttle* Mail eoiir/r oti àJUr ûu-ds^àmê 09 pmrt 
pM , je oNM y M.^re <biit W ran» Àé pr^wfur, avqir oa àom 
' de. pewontiè .c u Éi jtt e »v<»o ua nom^Tito oliin«», et oomMe dhoa 
ces «vtmpl^ t ,^ii«r a»<^4/9f<àM 4^ 4»ia/ ; aUêt' m m d étmmt 
d'unf ùéfeôtioM'i^ii t*» tùt^^émaid'^dtwamtdécti fu'om 
ppiU-tomhjUittir de itd, ( V«»r po«r lé inrpkt»deilft >«n**'qa« 
le o*» 1 7? <k JH rfttfcwVa^e X ' 

ft,a Oa «ocoM en secret cette jeune Erif^hH* , 

L*AB« p'Oliv; Qif> lui'mémë amena eàpdvt y seraiè 
TarrangeineiU $le U prose; maîa que lûi'-Métf^ oaptiçm 
amena est uae inversion forcée dont je. crois n*avoir ▼■ 
d'exemple t)ue dans Jdarot; encore n'en. tois-|é^ pas sûû". 
Androma^ttûett uae tragédie deAacïnè, fOe lui'trtémé, 
nouvelle , fit jouer eâ 1 668. Une' in version si gothiqoîe* dans 
la prose, le serait-elle mpinS^dans les vers? 

L*AB. DcsfontJ La phrase deKâéînè révlîeitC'Jt celle-ci : 
Cette jeune'Mpkitë ^m tui-mêma H an m n m ûaf^i^ê de 
Leshqs. Là (r^nspoilirioit d^ mot &àptttfé.f/p\utè tfvant le 
v^that^meoj^, domie plas de'JEorce : voilà tout le mjstére. 
Quant h ce que le censeur dit qu'il n'a vu aâcun exemple 4e 



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iilMriarrènibii dans mv |MéiM . fe |^fi t*«jtttwlr i|itf^*i4ea 
B*ett li comnun , surlout dani 1^ Odct : il faut ^im b eain- 

Im E. et £»il. i Cette ioi^efiiott aW point «liiti girAco , 
comme Ta remanpië l*abbtf Detroi^taioet : eim «itjCupilièrc 
Il Alci^» ^ dit eneofe ^ au mAme açte^ acAae H : ^ , , 
y.^*;^: ., . LetTroyei» pl««mt «aili MimJUU^tt, 
* . Q9« TOWt ftfct, #«pt|vf9 «Avorétt k MyeA!^..,'' 

f^ Ce 4^mier eiefliple né mtenible pas du tout «u 
pro9Ûei^ : cttpHfê y prëcède feulement te participe ^*il nui- 
▼rait dant làtonttructioo^rdinairef et, ■! \*orUr$' ^l'ona- ^ 
/f##>i»^^twirre^ntenréiti entre let deux meti, du moins, 
comme *i\ê restent {oints immëdiatement l'un à l'autre , et 
i^u*iU sont en aoconLde genre,et dé nonllM|^ ou voit entre 
eux cet ordre ds /m^^s absolument nëteSiairedana toutes 
les langues « et iusijue dains les |dus grandes hardiesses du 
Htyie. Dans le premier ebrample, au contraire, il n^^ à ni 
ordre d'analyse , ni ordre d^liaisoa^, p«àisque dtfp^W se 
tronv;^ , non pas simplement ehitm lé Torbe » au régime du- 
quel il se rapporte , et b pronom /ii/-ku)^iiée» sujet apparent 
de ce verbe , mais entre ce pronom et un mitre toeii-entendu 
( il ) vëriuble sujeU Et notes bien que cet adjectif , si bisar-- 
rement i>lacë, ne fkut en ajucune manière, dans cette phrase . 
Aire considéré comme une sotte d'ablatif absolu* Ainsi Tin- 
version dont i^'agit est moras un ordre reHf'ersé ou inverse 
qu'un vrii Jirordrê, Elle seiilit^lë|[itimê et ne pourrait 
, qù!étie approuvée», SI tfà/vV/rtf Venait inimediaténient après 
^ue pour laquelle , dont il est radjèctlf ; et le vers n'en se- 
rait .pas moins élégant, quoique peut-être un peu moins 

doux dans les deux premières syllabes: 

'■ ■ ' ° . ■ ■ ' -v 

Que captive lui-même amena de Lesbos. - 

l3 El que peisseol^entAt la aiel'qui noat arHte« . 
Ouvrir .im ehamp plus noble k ee ooeor excité I 

Ïj.B. Et ^U€ pmits^,,** le ûieU*, ovvrir , ett» Inversion 
dure. ,...'. '.-■.. - '- ' ' ' 



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* DE LA LAK&trfe IhlilNÇAîSÉ. 4^^ 

UBL Goattmctioa t i èHpo ëamm ^ ^» >< n i ltt ië< » U>è-<«m» 
toir» • •! adoptét par ttmi t« pcinMcè «t 1m «ritt^rt. ' 

(Q« Cctt lânf doute ce fiM^a«vâitt /truittîtJ^à fait pé^ 
r«llrB à LiioM« celte coBttniçlkm dure; Maie îA Oi fM 



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n*étai« pas eiprimë, d» faudrail-il p«i n^cettaireoMMl |# 
•oui«eiilendre? La propMition qui' oomaienoe ^ÊXpmUté 
ifeb •uppoM-t-eUe pat avant soi une autre dont ello n'est que . 
le complément « «t ne la fait-^Ue pas suppléer dans resprit'7 
Voltaire a eofiployë 1« mèoM tour que Racine daqs cea-fera* 
du rôle d'Alairè, Acte I«S Scèpe Vt 

^«e puisM teiUanent |a polèra eélestc ' 

Ne pM rendr* ee jour k toM les deux fnaette 1 

14 Tandis que * po«r (Técliir rtnelevcooe des Diéus , 
^~">->.„.^^II faut du Sang pent-étre ,.. et du plus préoieux. 

O. V>^eléfnsnce eàt ici une eipression noble , poétique, 
et très-heureusement employée. On dit yinotèmênoê dé 
l'air^ VineUmencê de la saiso/^ Il scnibte que Vinai^ 
mettce s^applique surtout aux Dieux du Paganisme , injustes, 
rapricieux et cruels* On ne dirait pas bien Vim«fé0ièneê dû 
Diea , parce que Dieu ne peut aroir ai Ticcs ni poasioos.< 

{^^ Puisque M. Geoffrojr a tiré i^ute; cette remarque de 
Louis Eacine. il devait au nioin» le dire ;. il *def«it aussi 
* ajouterique Vincléménce deê Dieux rend très-bien Wncle- 
mentia Divûm des Latins ; qu'au reste ce n'est paa Racine 
qui a fait ce mot-là ; que Gomeilia s'en était aeryi dans une 
^de se% premières pièces ( C///4)s«{r<^ ). A-t-il dooo cru» au 
moyen de cette suppression et d'un petit cUi^ngemelit dabs le 
style, déguiser son larcin? ou. a-t-ii cru que ise n'étjiit pas 
Toler qu6 de ne roleir qa'À okoitié ?«»•• ' . 

Voluire a dit aussi fiichiF Vinclémençû dê^IXieuxi 
Otfi/i^tf, Acie II, Scène" V: 

Je vais,i^e yais moi-mime, açootant leac silenoe» 
t*ar me* vœux redoublés ttëehir leur ÙKéémençe? 
iS Et qui , de son destin qu^elIe ne coooail p^s , 

y rcnt , dit-eite , en Aulid^ interroger Calobas. , . • 
L. B. Interroger de est un tour Itflio* fnterrjotffir Hth <i^^ 
a prévalu , est un tour grec^ " ' "^ 



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468 ÉTtTDjSiJ - ; 

L. ^ Il «tt /miS tfaUniêm>gÊ¥ éft^^ de ) est 

plos Utin^e françnii* Je ne ro4r|i«»|>oiirquoi Raan* a -pré- 
férë i/«À /MA Cette dérnièro feçon de parler est la seule en 
umge. MaU je ne sais pourquoi le eommenlatéar la Unit 
^recqiff» Il se tronépo : en grec, on é\rait péri , et non pas 
épi, qui repond k notre pr^|M»ilion /«r. 

||(3^ Mais péri répond k^Je , touchant, au sujet ^^ et 
c'est .pn;cis^men ( ^tf que Racine a mis. D.thc interroger de 
peû> être auS.<ii une façon de parler grecque. Vji, de Laliarpe 
a prouyéjûut-'juste «Contre lui-même.. 

Au reste , il est aise de voir pourtjuoi le poète a proféré du 
h sur. C'est* parce qu'abu»^ sans rlonte par "le tour latin ou 
grec, il a pu 1^ croire aussi bon, et parce qu(0 d^ailleursil l'a 
trouvé plusddux. Shr eût., en effet ,* rendu le'ver» biep dur ^ 
Et qui.snr son destin.».. E.n^n, n'a-t-fl pas pu penser que 
j//rn*eùt pas si bien fait entendre que eu destin éiaii toui- 
a-tait inconnu r ■ 

ê i6 Déjà de leur abord' U.pouvelle cft setate. 

L. H.-' Clytemncstre el les. dcus princesses ne sont point 
■venues par mer. A bord n'est donc pas le root propre. On dit 
bien abord, pour approcha , à son abordpour à son ap- 
proche ;d'où vient la. phrase aborder ^uelfu'un pour ap- 
procher, MSiI^ quand il s'agit d'arriver dans on lieu, d'en- 
trer quelque pari , on ne peut'alprs se servir (iy abord et d'rï- 
horder Mùmme synonymes, à motus -qu'on n'arrivé par en u. 
Il s'agit, dam le -vers citë^ de Ventrée des deux prince5si>s 
dans le camp»»: il y a donc impropriété de terme. 

G. F. On a fait sur cette expression leur abord au lieu de 
leur esrrivèe , beaucoup de chlcfanes'grajmmaticnles : on veut 
qu'^AorJ ne pui«5c se dircTque des personnes qui *odt venues 
T^ar eau ; cependant^ on dit- bien aborder }fuelqn' un , pour 
dire s*en approcher : ^on dit à spn abords a à premier 
abord fMns qu'il 3oit questionvlK .de mer ni d'eau. Z// non- 
i'elie de leur abo^ si^aiGie donc (a nouvelle çn* elles ap- 
prochent. Dans cette expression condai)|ncc *pnr La!i.iTi>c . 



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bte LA LANGUE PliANÇAtSE 46^ 

H Louis Kacine, il n'y A pM mèni« iiM laaie Je Gr^iit- 
inaif«» Mulemeai c'est une ffifon HejMrler peu usit^j qai ti« 
conrien«irait pAS en prose , nilùi iqa'il ffut Imiitr tfux poètei 
comme un sjfaonymod'arr/vijjtf..* , *' . 

{Q^ Si M.Oeoffroy eût bien C^it tfUention » ilAunûlVu 
fjiiex-et|jjecltiM*^leLiiHârp«t, c'est c|U*4S^o>vf et aborder m^ 
disent bien pourr/t^jvraféAe d^ quel^n'uiteX \»o'ur app^roàhâr 
dâ^riei/ftt'un , mais (|u*ils ne peuyient se dire pour arri¥er 
Vl enirerdam quelque lien*, qu'A«;^/if qu'on arriva par 
tau. Il se serait , par consëquent, épargne toute la première 
partie de sa remarqué, qui ne j>orte que sur une fausse sup«. 
{M>»ition. Quant à la seconde partie, elle aurait (>bur elle, 
avec raiiiorité de Racinej celle de La FouUine , 'Pay^san dfi 
Uanttife: > ... ' «- . ^ 

C^est yk oe que j*ai tu dans. Itooie k mob ahùrd /.> ^. 

de Molière, dom. Garôié; dâ'Navarrâ, Acte IV, Scenol ;^ 

A de Pa£»or^ du comte éventé le s^ret ; ^ -^ " 

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de. I^oileau , Z/M/n/s ,,Cliant IH >/ 



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Aun jDTi% qu'k son amorti' vers le. ciel il envoie ,- 
Il rend tout Ses Toisint attristés de m joie. / 



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Mais l'usage est plus fort que toutes ces aatorltës, et il pa^ftlC ^ 
queTusa^eVautorise plus abord da^ns ce sens-lh; if p.ara1t 
même que le DiclioAnaire deVAcadëmielé condamne d'une - 
luanièi-e au moins indireciie. 

17 Vous TOuUe» voir 4'Aulide' où son père TappelU ,. 

» Et VAùlide vous voit arriver avec elle. ' ' 

- • 

L.B. L'ahbâDesfcB gainés observe, dans ses Hâtes sur 
V Enéide de Virgile , que tous no» auleurs français disent 
r.<^iï|»^tflji»mme si c'était une provyice et non ùnç vrUe , 
e mer. l^ous croyons aVec lui qu'on deyrail lîire 
rte on dit Ntemphis , einon Me mphide,;^ 
importe ? Où est le mal que le canton dé U 
port A'/$nlis , s^appetle VAulifë dans nos*: 



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table notti. « Upbrt , dil^il , |^app«l«it j#»JKri «t Umt^ 
w\ÉéiêVéuUé0i aiati il Iknt dira #« ^«lli^ » ^ 



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i8 El dj| tant de ftipdnirs dool i*éi»ii f»rë#«aae ^; 
Vile MoUve dcf Orées , 19 n'ai pn ofUiMrver 
Que U fierté d*an Mog qoe je ne puis tproover 



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taiwr^ annoncée* ; (oçoit de parler qui mapqiM de netteté 
f t d*élëgai]ce.- r \. w, •- 

{s^ Je ne Tois pas quV//f manqué d'éféganeé\ pais 
je Vois ^rès-bieo qa'elliè manque de neiieté , puisque , ma- -^| 
tëriellemtBnt la mêpae que dans ce vers de Bajazel, jus-} 
tenient censuré, sous le<u*. i5. 

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Le peuple ptévenu d'an nom si favorable, • ' 

elle présente uti sens tou^4i-fuit différent, et qui ne parait 
pas plas avoué par l'usage^ si même il ne Test pas raoius. Il 
me semble qu'il y ja une grande difîë^nce entre </#vr;^ar/- 
detsrt dont f' étais prévenue, e\ des grandeurs dont on 
m ' avait prévenue ; que d^s grandeurs fifont f * étais p re- 
venue signifierait, si on pouvait le dire, des grandeurs- 
dont j'avais Vante prépcctipée , épris^ , et que des grau- 
^eurs dans on m'avait prévenue signifierait d&s gra.'i- 
deutt dont on m'avait avertie par avat^ce^ 

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19" Mais Calchas est ici , Calehas si renoiniaé , 

Qui des secrets des Dieux fut toujours informé'. 

' ' Le ciel soutcnt lui parle. • ^ • '• • • • • 

1^. B. Si Calchas eét toujours i/$formé. des secrets di's 
DieuXyil est superflu d-aiouteàque le ciei lui parle sou- 
vent j^-ç'eit Aïtq la métnt chose d'une m.inière plus fail/l^* ' 



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jftfivAr ^<i# piêrnsy Maiâ aslui 4 q^MÎ /# ^IpàHié lAfàtlm. 

#oiif>M/i aÛApriidl^jMirticulMir. / *V ' > 

([3^ Il Mit par r^fëlation direct*, îiiiliMi<iM|Â} il liiirjilt 
les Dieux oiénWt , «C , j^r consjéquent , (l*une miDÛyre idre.t 
indubitable, denUDuèm , dit» je , à ne pouvoir être iodiiit 
ep erreur, il pourrait n^eo être pat de môme, t*il ne aavait 
que par voie indirecte, que par t>ttî-dire, que par divina* 
tipa, ou -quf par conjecture. , x- 

. ao Ce detiruoteur faUl des trister^IieabicM , ' ( 
Cet Achille, l'auteur de tes mtuK t\ des mient, 
i 1 Dont la ••nglaiité nain m'enleva l^risoimièrf ,' 
I^Qui i6*«rraoha d'un coup ma aaiatanoe el ton pire, 
^De qui , juaquea au noio , tout doit m*étjre oUicui , 
Est de tous les morleU le plut oher k aaet yeni. ' 

L. B.;^ Cotte ezpreatioo, tn'arrœha ma nairtano^, 
nest point correcte :,on ne peut pat dîrç en effet qu'o/t ot^ 
rache là naissance à fine personne, en iui étant les moyen» 
de connaître ceux de qui elle tieiit^le jour. ' " . 

L. H. Qtii m* arracha d*UH ebup ma nai**anoê $$ 
tonpêrjÊ , est un tr^beau rert. Ij ellipte//fi êeerèidc ma 
naissance ettêi claire aprèt tout ce qdi précède, qu'il ne 
rettai^à'remarquer dant ce vert que la force et la prëcitioip. 
Mait remarques aussi la beau lé progressive de cette