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Full text of "L'Ortografe française sans équivoques & dans ses principes naturels; ou L'Art d'écrire notre langue selon les loix de la raison et de l'usage [microforme]"

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FRANÇAISE 



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$ANS EQ^UIVOQ^UES 
& dans fes Principes naturels: 



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• NÔTRE LANGUE ) 

* • n ' 

^Sclon Icsloixde la Ilaîfon &:dcriïragcj 
^^d'nnc manicrc aifcCjv^ur lés Dames» ' 

' cotnodc pour Ici Etrangers, infime* ' 
tivjc pour IcsPi-ovinciaux, & nécciïaire 
pour exprimer* &: difl'no;uer toutes les 




: ^^ de S iulptiuc ', à rim.ige faimc Tciçfc. 

M. ,0CC. X V î. 

> , 1/^vrr yipprQPaéion & PrivlUge du Rou 



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AVERT1SSEMANT. 

J^ n Ai jamais eu dejjein de 
mettre ni Prm<^t^^ 





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femant a la têtç dice petit Ecriti 
fat iouj ours crû ^é ces difcours. 
préliminaires ne convenaient qua. 
de zros volumes ou a dés ouvrâtes' , 
d'une ejj^èce diferantède celui-ci: 
Il m* a paru qiiune L ettrè écrite k 
un ami y pour /^/^/r^ //^rtrw^wf 
ce quon panfe , porto it avec elle 
fa Préjace //on y^vis au^L^^ 
& fan Epttre Dédicatoire : Je 
pourro is même ajouter que celle-ci: 
porte encorefaTahle ; fuifqueUe 
traite fa matière par ordre Jlfa^ 
Utiqtiç., U ailleurs je croyais qèe i 
■•■■•■ ■.:-'^ ''■,.'/- ^•■- '■;■':' ■ ■ -v: a-ij' ■ ■■■^■:^ 



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I : 



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AVERTISSEMANT. 

cétoù faire fdgemmt que d'epar^ 
gncr du papier au Libraire , de 
ienmi au LeâeUf^CP a.moij^ 
- peine d'ajfamhier dés mon & dés 
jrafes a préambule \ prêcisémmt 
pour ^ojfir le volume sans augman-^ 
ter touvrage.Çepàndant^ malgré 
\ mongpHt bon ou mauvais ^ je me 
. trouve dan) la necfflité^^ avertir le 
LeL^é^rquily a trois diferames 
oçcafions oul'on rtafAsfuiyiydans: 
tlmprèjjion de cete Lettre, lés rè- 
gkf^Uejj done y quoique jypro'. 

>^ ntette dtoi^ruer éx^aemaint tout 
ce quejfprandrois la liberté /y 
prQpofer de nouvau. Mais on ne 
tapû faire iparceque l'Imprime- 
rie n'a pas cil ie caraêîères propres 
à figurer ce que ma plume avait 
marqué ft facilement , fans rien 



chan\ 

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lettre, 
re la. 
pour 
ajfuri 
mani 
vaux 
qurh 
cejfiti 
tïon i 
quil 
nem 
foi en 
dont 
pana 
pour 
bourj 

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rhui 



ou 



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'AVERTISSEMANT. 

changer à la forme ordinaire des ' . 
lettres ; 0" quon napàs voulu f ah 
re la. dépanjè d'ert fondre^ exprès 
pour ce petit ouvrage , fans être 
ajfuré du goût du Public & de U 
manière dont il recevra ces.; n ou- ^ 
vaux préceptes , que la conformité 
au ris ont avec la rai [on ^ la né^^ ^- 
ceffite dont ils font pour la pérfeç^ 
tion de la Langue , & ta facilité 
qi^^ily a a lés mettra, en pratique^ 
n'empêchent pourtant pas qu ils ne ^ 
foient dés nouvautés hafardées . 
dont la fortune Ù^ le fucch dé-^ 
pandent a un goût trop incertain 
pour ne pas ménager du moins 
bourfe fi tonrifque un peu defoi 
rêpiitacion^ 

Ces trois diférantes occafons ^ 
ou ion n a point réduit mes idées 



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AVERTISSEMANT. 

. eh pratique y regardant lapronon^ 

ciacion de /'H affine ;, comme 

dans le mot de honte , oh elle 

fait un autre effet que dans c/tui 

Aonçur : celle de t\J qui né* 

tant pas puremant fervile après 

les lettres G'tP" Q (y fait en- 

tandre lui-même'^ ainji que dans 

cqueflte , ou il a- un autre ufa^e 

que dans équerre : Et l'une dés ^ 

prononc lacions de tX entre deux 

n^oïèUsi telle que dans exil , où il 

font autremànt que dans Mexi* 

que. Tdi difiingué you du moins. 

jai prétandu'' difiinguer çete H 

ajh irée , par un point m is dans le 

ç antre y ce-hU prononcé y par ^ri^ 

point placé fur la tête (S^ çc-t^^ 

radouci par une cédille mijt^^y 

defous. ToHtes^és petites dijlmo- 



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AV ERTI s SEMANT. 

lions fe mrquent fins feineCS^ 
sans emharrAS avec U plume: elles 
fe marmeroient ^e • même dans 
tîmprejfton , s'ilj avait dés cd^ 
raâcres à ce-t-dfage , commril y 
en a pour h Ç a cédille , 0\. pour 
lés- voieles acçantiiées» Mais en 
attandmt que lés S av ans aient 
conu l'avantage de çete manière 
/écrire le Français:^ lés Etran- 
gcrs en aient fariti htilité : élue 
lés Dames en aient goûté la como- 
ditê : Et qu'enfin le Public fe fait 
^ déclaré en fav eur dés expédians 
dont je me fe'rs, pour débaraffer 
notre Ortografe des équivoques 
dont -cfL^bpnde , pour Itfi doner 
fMFrfOfiam^l^elle do it avoir ^ 

fumer aux yeux Un tanz^X^ <tujfi 

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avertissemant; ^ 

fur que celui que la voix prie 
dux oreilles. En mandant ^ ci/s^ 
7>, ce tamsUày^e prieleLçUeur 
de fupféery'dMs ces trois o ce a/tons, '. 
au défaut ^CMa^eres y <^ de^ 
fupfofer qu" iîs^ font figures de la 
f^çon dont il^devroient tçiré Z^- 
lan mes principes : Et afin qnon 
€Ht moins de p eine k repiarqucr 
çés'endroitSj^je lisaitdus^s dais 
tErïUiavec lés fautes qui ont 
êchapé ^:é;çaânudè dt llmpri^ 
meut. Y ■' r K^ •' ^ 

PHifquilafalu mettre ici ce-t-- 
Avenijfeètant y il ne m'en coute^ 
ra guère plus de lui doner un f>f- 
tit air de Préface y <T de prier 
ceux qui verront cete Lettre^ de 
vouloir hien rien juger^u après 
l'avoir lue depuis le commancc-» 



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/AVERTIS SEMANT. 

mdnuj'pl^'^ ^4 fi^ dkl^s tordre 
quelle eji écrite : farcie quelle efl 

' cornposémd'une manière a exiger 
cete éxaèlitude y fi ton veut en 
conàitreauvrai le mérite ou lés 
dcfaim. êÎHon.defapprouve.que . 
l'on condamne ^qu on méprïje we- . 
me touvragc; pourvH que ce foit 

'■' après tavo'ir Ih ^out entier , fen 
firai y je t avoue ^ plus fat is fait: 
que fi on lé louoit<.fmlemant fur, 
tétiquettCydufac. Tous, lés fagés^ 
Critiques en u feront;, ainfts parce 
que rien n'efl moins judicieux que 
déjuger de cequon ne conaitpasi 
(^^ue jamais Livre n^ fut conté 
avant que d'être là. Mais corn- - 
bien d'efprits prévenus , attaches 
tfp collés pour ainf dire a lejurs 
fréjugcs ^ ne veulent pas mmejè 



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AVERTISSEMANT. 

doner la ttint ch voir ce qu'ils 
croient n être pas conforme à leurs 
Jantimam^ qui pour f ordinaire ne 
leurparaifientjcertains que parce 
quils nofent en douter, t^ cepan- ' 
d^nt ne laijfent pas que df con- 
damner Jms aucun fcrupule ce ' 
qu'ils ne .^^nemph examiner! 
. Combien de^^ens aujfi tellement 
pleins de leurs propres idées au 'ils 
nefauroiem doner place à celles 
Jés^utres; (:<r d'une imagina- 
cion ft 'Vive qu'ils croient avoir 
tout vu a un coup d'ceuil, Ç^/fUÏ 
gent du mérite d'un Livre ;jur un 
tahlau qu'ils s'en fint à leurfan^ 
taifte pïûtot que fur un portrait 
tiré ^ après l^orijrinal,quils n'ont 
pas la paciahcé de- copier ! Céfl 
auxperfones de ce caraâère a qui 



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-AVERTIS s EMAÎ^T. 

je dcmandf la grâce d'arrêter en 
faveur de ce petit oHvr âge U for- 
ce de l'habitude ou le feu de /'l- 
maginacion.Je leur en ferai a Mu- 
tant fins obligé que je fais autant 
que perfynne du Monde combien 
il eft difficile d\écouî,cr quand on 
efl pivenu, O". d\attandre îorf 
au on efl ïmpaciant. Ju refle la 
grâce que je demande nefl pas , 
grande, puifquetoirurage efl pe- 
tit : /il ennuie , ce ne fera que 
peu detams. Je lés prie donc de 
Je doner là pleine de tout lire; ou, 
sds ne 'veulent pas fe la doner , 
de s épargner auffi celle déjuger 
de ce qutls n auront point lu. 



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AP^ RO BAT 10 N. 

'Ai lu par ordre de Monfcigncâr le CJian- 
^ cellier un Manufcrit qui a pour ïîrrc : X*Or- 
ro^rafe Fr.infaiferfàns équivoques ^ (^ dans 
fés Principes naturels. L'Auteur oppofc â Tan- 
cierincté & à Tnfage ordinaire de liôtrc Orro- 
^aphe , des raifons /î pUufibles pour établir la 
nouveauté de fa méthode, que f*ai crd que le 
Public en verroit l'impicflîon avccplaifir. Faic 
i Paris ce premier May 1 71/. 

MOR.EAU DE MAUTÔUR. 



PRiriLEGE DV ROT. 

> 

LOUIS, par la grâce de Dieu Roy de 
France & de Navarre : A nos amcz & 
féaux Çonfeiilcrs . les Gens tenans nos Cours 
çle Parlement .Maîtres des Requêtes ordinai* 
m de nôtre Hôtel , grand Cônfcil » Prévôt de 
Paris. Baillifs, Sénéchaux, leurs Lieuténans 
Civils. & autres nos Jo/liciers qu'il appartieu- 
ira ; S A L u t. Notre bien amé P i b bl r b 
G II» F A RT , père . Libraire à Paris, nôtre 
Graveur ordinaire . & de nôtre Académie de 
Peinture 3c de Sculpture, Nous ^ant fiiir fup- 
plicr de lui accorder nos Lettreîy de Permiflfîon 
pour l'impre/Hon d'nn Livre intitulé : L'Oru- 
grafe Trajifaife fans équivotjtJes , é» d^ns fés 
Principes naturels y Nousavorts prrmis & per- 
mettons par CCS Présentes .^iiâit G i f f a rt , 
pcrc , de faire imprimer ledit Livre en telle 
fprmc , mirgc , caraacic, ^ autant de fois que 



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c Chan- 

é rr Or- 

té* dans 

rc Orro- 
étabîir la 
»3 que le 
ifir. Faic 



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Roy ^ 
amcz & 
)$ Cours 

ordinai*, 
rcvôtdc 
'u^nans 
►particu- 

fi 11 R B 

5. nôtre 
émic de 
fàir fup- 
rminfîoa 

^ns fts 
& pcr- 

A RT , 

Il telle 
fois ouc 



ton lui fcmblera ;'& c^c le vlenJre , fiire vens 
<ilre & dcbircr par t nit nor|e' Royaume pcn- 
d.?iK le temps de. fîx années confécutives , à 
comp'er du jour de la datte derdite*: Pré Ten- 
tes. Faifons défcnfes à tcms.ïmpr incurs /l i- 
biaircs , & autres perforjnos , de quelqu'* qua- 
lité & condiri' A vqu'çllcc ibienr , d'en iniio- 
duirc d*iinpre/Tîon étrangère dans aucun lieu 
de iiôtre obéiïTince /i la/ charge que ces Pré- 
fentes feront enrègiftrées/tout au long fur le 
Kcî»iftrc de la Ce mpiuniuté des Imprimeurs 
& Libraires de Paris p&'/cc pans tr^is mois dfe 
la date d'icc'lcs ; quc^imprcfîion dudit Li» 
vre fera faite dans hoirfcvr oyaumc , & noi> 
aii leurs , en bop-papie^r,}» en beaux carrelé- . 

, res., couforméiTicnr/^ux/Reglernpti^ de la Li- 
brairie ; & qu'avant que de rexpofer en ven- 
te rH en ferX mis deux Exemplaires- dans nô- 
tre Bibliothèque publique ; un dans celle de 
riôrre Château du Louvre ; & un dans celle 
de «nôtre trc^-chef & féal Chevalier , Chan- 
ccllicr de France , le Sieur V o y s i n , Com- 
mandeur^ de nos Ordres : le tout à peine de 
nullité des Préfenres ; du contenu defque'^es 
vous mandons & enjoignons ^e faire j^U'r 
TExpbfant , ou (es ayans-çaufe , pleinem'-nt 
& paifiblemênt , fans fouffrir qu'il leur {c>'. fait 
aucun trouble, ou cmpêchemens. Vru'onS'. 
qu'a la copie defdites Preferffes , qui '^ rn iirj- 
primée au commencement , ou. à la fio ilùdir^ 
Livre ^ foi foit ajoutée comme ^à l'Ci'LVrial. 
Commandons an premier nôtre H^p.fTi": , cmj 
S-*rgenr de faire , pour l'exécution .^* ;?lks , 
tous AcHes rcqui* & ncccfTaires, Ci -s d man» 
der autre permîfLon , ^: nonobO.T • • ameur 

, de Haro, Charte Ncrmande/ôc Lcurcs a c« 



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contraires : Car tel cft nôtre pîa'fir. Donns' 
à Paris le vingt - fixiémc jour du mois de No- 
. . vembrc , l'an de grâce mil fept cens quinze , 
^ de. nôtre Règne le premier. Par le Roy 
tà^fou Confeil. 

FOUQJJET. 

• Hegfftré fur le ^egifi^e N*. 3. de U Com^ 

wunauté des Libraires éi* Imprimeurs de ?m» 

ris t page 1005. N°. 13 1^. conformément mux 

jfLeilemens ^ C^ notamment à l Arreft du Con^ 

fesl di$£ï$. Aouft I/03. A Tarir ce ftxiéme 

5ign^', t) E L A U L N E , Syndic. 



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DONNS' 

j ic No- 

UÎHZC, 

c Roy 



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IJJET. 

la Corn" 
f de Pm'- 
lent Mux 
du Con* 
Jixiémc 



Syndic^ 



Fmuus a cerri^tr, 

PArc t4. lîgnc 4. lifcz des avec un acçint aigtf » 
fie àe-mcme par tout. 4;* 

Pâgt I''. ligne 7.. liCçz éteint avec la Jifrongue ei, 
Jhid. ligne 15. UTez EtoUért avec un acçant aigu. 
Page II. Ijenc ij. lifcz /Vi avec un aci^aut , &: pat 

tout Hc-mcme. * 

Page ;t. ligne iç. fuplécz ufjc ccdïHe fur le j xjui cfl 
entre dcuxparantèfcf: & pareillemànt fur le j[ des 
mots qui fôHi en caraûcrcs italiques à la prcrhièrc 
■ ligne de la pig^ ftiivame. ^ , 

F.ige 4j. ligiic u. lifct ces avec un acçant. 
Pige u ligne 14.. lifcï /;«r4ff.f avfc un f. 
Pigr ^^^ligneiî-Iifcz refireinde avec.lt dift©n^uc «}. 
Pnge.f^. ligne n lifcz ^ ;»i»r au lieu d'en. 
Page \8. ligne 1^ ajoutez 01» apr^seir». 
Page f 9. ligne ^ :» joutez ^owr après cîr. 
Page «o. entre la leptiémc fie U huitième ligrte-aiou, 
tcz^c t-artjcle plimis : ( La cinquième fie dernier© 
f.TCcption eft porir lés K fuivis d'un Z final : ce Z 
lésrand tous aigus , fans qu'il foit neceifairc do 
lés marquer d'un acçant ; ^Ue\ , doTie\ , ajjg:^.. 
P,?ge 78. ligne ^. lifcz hureux avec un acçant circon- 
flexe. 
Pige "6. Vigne 1. lifez peutetre en un feul mot. 
Page 9i, ligne 16 • lifcz fouvint avec un acçant grave. 
Ibid. ligne i7. Ufez-pr^w/frr/ avec l'acçant grave fur 

le fécond e. 
Vi^;c ?i. ligue 1^. lifcz réfli^entes fàn< A 
• Page 59. ligne li.fuplccz un point fur «qui eft rntre 
deux p.iranrèfc;. » 

Page ta9. ligne »5 Hfcz ^okct uns léï deux points 

qui font fur Vu. 
P.ijge m. ligne î:j. ajoutrt f^rn^îêsoM. ^ 

//;«;/ Irgn*; /o. lii^ex l'uU avec unacçant cifcorfTcxct 
Page nV ligne m. lifcz.f»^'c avccun acçant grayf 

au lieu de l'aigu. 
IMgc I tx. ligne t. l fez dés au lieu de r/*\. 
Pa^c 17 T. ligne tf. lifcz Çiinifiiati^n avec un f. 
Pjge 176. ligne u. lifcz démanti fini r. 
J»v;e 177. ligne j8. lifcz crf»^r^/r au lieu A'oTro9rofei 
Pa^^c i8i.\li^nc7.1ifci/i"/^«J avec deux points lue Vi, 



">c». 



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t Age 190' ligne ïo. rhîttcz fà {n tataift^rcs romaiMii 

Ss ^tf^ en italiques. 
P.igei9i' ligne 4, mettczjà en carad^èrcs italiques, 
Pjgc io6. ligne Ij, lifez ^Kc au lieu «Je ijwe. 
I^u/. ligne x8 liez fojw If au lieu de forMoiV, 
p. >.io.ligneH liiez ^o/i fins/. 
P.îge 130. ligne n liiez ff^gfs avec l'acçant grave. 
Page îj^ ligne i. le mot .qui n'cft pas bien marqué 

ha lyre. v ^ '^ 

Page tî9. ligne 1^ lifez >t;fli^ 

Page no. ligne to. lifct ^rthlt, 

Jbid ligne 11. liftt ohép^i'vec l'acç.irit-aîgu fur *; 

Supicez un peint aumilicu de la lettre H dint 
tous ces mots, hafard^i ht^pfeux t harMef' , hardi, 
ho.ieufemà't, haïr , hah , honte, hd/arde , hafa:^ 
fier f eroi , h*ii'fptl-lcs , ha'irois , ha\driirnt > haine: 
kkrrtoii , qui fe trouvent aux pages 10. u. x€, 17. jo. 
|i. ?9.44.^^<^? 7;. 78. 7y.H1.84. ^i.'ioo_. 10^. 108. 

tlO. î)7. M»- «Î4. 'h l^^ & M«. . 

Supicez un4>'5int au dcflus des h qui (ont imm^n 

diaiemànt aptes l^s lettres 6 6ç ^ dans ces mots , 

éitnbitttué, digtiiftr^ siguillc , ^^r/îr«r , ^intUien , 

^uir"'"^'"' donateur, auddrare'nairt t De Gujfe 4 

U 



ïrou«ieji*»e , equateur y ^uddragenatre , De Gujfe • 
14 Gttide* équidngle , qnaciratitre , tqnefire , qui fc 
trouvent aux pjg^ SI-». 7<^ loQ. 14* i«i.'& KS7. 

Supléez àufii une ccdïlle audcflousde rJTdâns cet 
mots , txdmtU ,ixafnincr ytxdmter ytxamt , ifxiler, 
examen , éxertice , exil , inixotable , qui fé trou- 
vent aux pages 10. 17 »>• 81. 8j. 8tf, 8^. ij|. il^. 

1*9. 164. 178. i7^- »8»-*^/*î- y , . 6 

Le Lcfteur aura la bonté de CQrriger de Iu4inem« 

lès auues fa««s > «'i^^ «*» «• 



''1 







'? 



L'ORTO- 



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uci. 



ave. 

larqué 



ir *; 

dint 
harji , 
ha fa;» 
haine: 
7. JO. 
\' io8. 

• ^ )* 
immin ' 

mots y 

r«i/f » , 

t?»../r . ' ♦ 

qui fc 

«7. 
ins ces 

trpu« , 
I., II*. 

mémo 







LORTpGRAFE 

FRANÇAISE 

SANS EQ^IVQQTJES ♦r 
^ &: dans fés principes nacurelsi, - 



A M D:^^ 




ro^ 



onsieur; 



Je me flàtc de quelque plàiiîr » 
& même de quelque utilité dans 
rhoneur de vous entretenir, & 
de vous expofer mes panfces fur. 
rOrtografe françaife : Mais je nç 
me propofé rien de pénible ni de 
gênant. C'eft pourquoi je voui 

A. 






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M. DCC. XV I. 



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prie de trouver bon quelàns vous 
cnnuypr par une aniplp Préface , 
j'etttrc fur Te çhamj) en matière , 

%tt que je vous dife que tout lé 
n^oiid^ convient aflcz que rOrtOr 

^f afe fift ift manière de rppréfatiter 
Bdèlçmànt à jia vue par lés carac- 
tères qui fof)t en iifage Iç fon dé>^ 
paroles que la voix ^ait pntandrç 
î;rpreinef M?is tout le mor)de , ce. 
me fambje ^ ne çonviqpt: pis éga- 
lemànt de ce qui doit régler la/ 
manière de le fairef Lés uns yeurr 
jent que lefeul ufâge en décide : ils 
ntimment ufage ce qui eft obfçriré 

par le plus grand i?pnibrë^ ^ PiH 
^eux qui n'ofaut fe 4Qner iuéurig 

liberté ralipjtjablç i fe font un fcru- ' 

pul0 dç fui Vre fout ce qui a l^air 

llj^ ûpUyautéf l^és autrçs prétan- 

(dcntjrprtiger ryfâge p^rl^^^ l^ai- 

ipQ ^iis poiTini^pt\R^airon tout ce ' 

^up la netteté ôc la facilité leuii 

infpirent d'ooferver dans Portor ji 



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çga- 



Lcuriff 
fcriu * 
L rair 

Çtaiîr 

)ut ce 



; fkns éqmvoaues. 3" 

tkjuc la plus générale & la ^lus 
imivêrfeHGmànt fuiviepar leèom- 
miin dés Ecrivains. Ces deux par-p 
tis ont donc la xiaiiTance à un troî- 
ficmç, qui craignant de contre- 
dire la Raifon, &: n'efant contra* 
rier rUfage, tantôi: fe done à ce- 
luirci , & quclcjjiëfpis fc prêté à 
celle-U. 

. Les Défanfeurs de l/Ufage ne 
font p*\s fr fort les Antagonîfles 
de la RâiTonqifils ne preta;ndent 
auffi la mettre de leur côté^ Ils di- 
fent qtiè. puîfque lés Môt$ & la, 
Prononciaçion dépaiîdehi du fcul 
Ufage , la manicre de lés écrijre!^» \ 
qui ne pâfait qu'àcceffbire >. doit 
cntièrehiànt en dépandfe/ Quô 
c*éft en cfFet obéir à la JR^aifon qu^e 
defuiyfe rUfageen ces ioftes de 
matières. Qu'après tout il . n effc 
^ pas il contraire au lx)d fans qu'on 
V voudroit le fafrc croire. Que s'il 
y a dés Lettres inutiles pour la 
P^pnoneiacipn , dlps ne le font 






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4 ' L^Orïogràfe Fmnfxjje 
pas pour la dillinAïoa-des Mots , 

, & pcnir la fiance de rEtimolagie : ' 
jPk^i çprk |>ar unyî, diicm-ils, 

; iT)omre que c'cil une Prepoficiofi 3 
jSc [chs t^crit par un 3 fait vcwr que 
d'Hï un Nom luWtantif 5 ce qu'on 
ne%iroît conàitre par la Pronon- 
ciation* qui eftia-mêmc dans l'un 
& dans ràjLicrp mot, h^fj^iiton-- 
g«es/i/ fi^ 0/quwqUe prononcé^^ 
3c--méra;c dans /^/f/jrre & 
ont du lîloins r^vanragç de ran- 
drf chacun de çés mots (àniblablc 
à celui de 1^ Langue Latine dont 

, il tire foç Etinjlrjfogje : Car il fe 
crojijve un^ dans né^jçi^çp^té^ 
p6nd i k Diftong^e/i/de i»^ir/?rr 5 
& \\riQ, àkns ft^$noffere , qui ré- 
jïOnd'Jî la Dîfton^ueP/dc çon- 
nft^re. La lettre -llTqui a jpaflTë dt^ 
t;atSh dàiîs îe F4"Çais^ & qui 
éaràk^rre iputile çià«s ç^s deux 
Mots , fert encore à les raprôcher 

• de leur origine. Ccte6 a le même 
i^fage dans d'autro< Mots , ou ii 



faml 
Enc 
tains 
lliffir 
mem 
ih a] 

mm\ 
crire 
^(e 
lière. 
d'ipi 
cule. 
autre 

lii:-C: 

critp 

toute 

nonc 

par c 

S fin; 

infini 

avec 

de to 

Lé 

fenr ; 

nechr 



\ 



a jij 



fans équivoques. . f 

famblc Qu'elle ne foit bonne à rien- 
Eîi contcrvant Y kiPH dans cer- 
tains Mots ounotijlb / &i i^re. F 
fiîffiroient , notre Langue rand le 
même homagc ;i la Grèquc- Enfin 
ils ajputenc <^ue TUlage eil telle- 
mijrit le Maître de la. manière d'é- 
crire qu'en ne peut Vabandoner», 
k fe faire ime Ortografe particu- 
lière, (ans/Vattifer dés r^roches 
d'ignorance on de bizarre ridf- 
cufe. C^t'ccrire aittremàntque lés 
autres , c'eft vouloir n'être poim 
Iti.'-'Qae cfi lerok même gatei/ F E- 
critpre & la Langue q'^e d'oter 
toutes les Lettres inudles à la Pro 
npnciacion dés Mots > il faudrott 
par cete raifoii bannir toutes lés 
S fitialesi lés K de la ptit-part dé> 
intiniliirvconfondre lés fii^guliérs 
avec les pluriels-, Se faire unc4thos 
de tour. f^ 

Léi Partifans de la Raifon di- 
ienr à leur tour , que rEcriturc 
n'écàm faite que poitr copier U 
• A iij 






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ê/^CjJUtfi, I Un^^^^l^ l/til*tJ LTmtJtf 



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ê UOrtografe Frarifaife 
Part>Ic , il y a une efpccc de *?Su 
diculc à écrire aiitrcmànt qu ort 
ne parle- QtijB tous lés diferans 
Caradères dont on fe fert n'ont 
été où ne doivent avoir été in- 
vantés que pour marquer ié^ 
dif étantes ProHonci^cions dés 
Mots, & rraréfanter ftns équivoK 
que psirt la diV^er fité de leurs eom- 
Diniliforis celle dés fons de là Voix: 
(^*ainfî c'eft allçr. contre leur 
inltiuicion & leur véritable afagc 
<jueàelés confondre, en fe fer- 
mant dés mèmesCaradères pour 
dér Protjonciaciolis diférantcsi 
Tùrtoui: y ^îant d'autres Caractè- 
res étaU;s pour marquer cete difé- 
rancevS*il y ardifent^ils , une au* 
cre manière d*écrirc que celle qiii 
/eft conforme 1 ia iPronoJlciicion ^ 
quelque commune ^ générale 
qu'elle foit , elle ne peut être bon- 
ne : Ne la pàsHiivre, c'eft tout 
au plus pécher cdntre un mauvais 
Uugf , pour prandrc lè-parti de 



avoi 
les^ 



prir 
tain 



.a 1111 



,'%• 



la Raifon,qui elltoujoiirs préfé- 
rable à celui J?la Multitude. On . 
avouera qvi on n'écrit p.^s comme 
les A utres > Mais oh écrit cotnrnc 
on doit écrire } &lés Autres écri- 
vent maL N'elWl pas tout-à-faïc 
déraifonablc de marcjucr le Ion 
de r^ par unjE,qui eftȎtabli pour 
exprimer un fon tout diférant ? de 
prononcer lin C & d'écrire unT? 
d'ajouter jufqu'à trois & quatrfl) 
lettres inutiles à la fin dés Mots? 
D'en inférer dans le milieu qu'il 
faille qudquefois exprimer dans la 
Prononciacion, Si d autrefois fup* 
primer, fans aucune rèçle cep. 
laine ? D.onerà un Caraftere tan- 
tôt lé fon qui* lui eft propre , tan- 
tôt celui d'un autre j & cela feule-, 
niàijt pourfuivre le,caprice d'une_ 
mauvaifé coutume , dont on s'eft 
randu l'cfclave ? Cetc bizarre Or- 
tôgrafe , difent-ils encore , empê- 
che que lés Etrangers qui ontquel- 
que comniancemant de notre 

^ ^. . • A juj 



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Langue nç puifl^it en aqiierîr 
une parfaite conaîflance par lix feu- 
le leélurc de nos Livres i parce 
qu'ils ne fauroient lés lire fans fa- 
¥oir le Français jprefqu'aufn bien 
que ceux à qui il eîl naturel. Car 
enfin ce n^eft que par un long 
ufage qu oApeut aprandre qu'une 
lettre prononcée oans de certains 
Mots ne Teft point en d'autres^ 
Qu'une même voyèle change fou» 
Tant de fon. Que la lettre S ne fe 
£ait point fantir dins une infinité 
de Mots» t^ que feroient ceux^ : 
ci ^fi% f^ji^^s , fé^fie , ch^fieau » ' 
mtfme %m^p t ifie , cofie , geufi t 
jfiij/î de pique j & qu'elle elt pro- 
noncée dans çant autres jCpmhie 
font Efi vaut d'Oriant^ é^ftrt , 

qHf , iijii /ff^ de fufil , &c. Que 
le B elt inutile dans, ^avertir , 
Adjoutcr 9 adjourficr , Advoçat * 
mais qu'il fait (es fon£lions dans 

admettre & Adminr* Que le T 



(km é(inivo(^ues. 

t'ar. ferme- dans hafitoft , m^t»- 

tie:-} , ' pftfc, joHtien ,'fartie 5 &: 



.iii'ii mollir kkhcmànt comme un 
C dans /|c//«» . cauùon , gratte» , 
^uotien T^itier , /r//»/i/^f . Qije 
les deux LLfonc mouillées dans 
fille , &L non dans vflle- Que U 
voïclt,£devàntlésconlones^W& . 
Nie contante quelquefois du. Ion 
qui lui eft naturelkmànt échii -, 
mais que fou vint devant iés me- 
nus lettres , ellefe fait prononcer 
comme ur^.Qa'HenpUi fieursoc- 

câfionséd utile pour marquer une 
afpiracion forte } mais qiie le plus 
fouvant elle ne feri qu'à faire-nom- 
bre , kjflànt aiiri autres lettres toa- 
tfe la. peàiae'Sc tout le (oin de fi^u-- 
rer la prononciacion déiMots.Ën- 
fin pour CQt^icre côutes.cés étran- . 
«Tes Wzàrrericsi un Etranger *n'A 

d'autre" fecours que fa Mémoil^e. 
S'il trouve dans un livre «m mqc 
nouvau , qu'il nVit point <*|core 
©ui prononcer > il héfite i ilchcr- 



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N. 






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.4^ VOrtogr^fe F r an f m je 
che 3 il /lie lait* à quoi s cîi tenir: 
Lés Règles n'étant point certaines, 
rien ne le)détermine. Suppofant , 
par éxample qu'il trouve celui 
à'^rrefiér çotipsla première fois j 
H arrête àuflî tôt lùi-mcme, pour 
examiner s'il doit prononcer VS y 
ou s'il doit la regaraer comme inu- 
tile^Sés Maîtres en lui enfegnant 
à lire ne lui ont dit, & ne lui ont 
pu dire autre cho(e,ijnon que cetc , 
Lettre fe trouvant au miiieju dés 
Mots, avoii quelquefois coiîime 
lés autres le droit, de ie faire en- ^ 
tandre i'm^is qu e très fou vànt ella 
n'avoit que celui de fe faire voir^: 
Il n'en élb niplus inftruit^ ni plus 
déterminée exprimer ou à fuppri. 
mer lefon dé cëte lettre : Toute 
fa reflburce eft de deviner aif h a- 
fard. £t en cas qu'il voulAt faire 
rhàbile homme ,employerlés con- 
Jedures , & juger de la vraie pro- 
nonciacion de ce mot par quei- 
qu'autre aprocham du lans £c. de 



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10 

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^ N. 



l'étimologic de celui-ci i '1 po""^" 
roit bien deviner tout de travers. 
Car fuppolant qu'il ait oui pro- 
noncer k mot de reJUr y jl^raifo- 
ncra de cete manière : arrefier elt 
un compofédew/frî il parait par 
la fuite du Difcours tp'ils ont de 
la liaifon dans le fans , & l'on re- 
marque de l'Aiialogie dans leurs 
fienificaciohs : Ainlil'5 étant pro- 
noncée dans repr, qui eft ieiim. 
ile j elle doit aufli infailliblemanc 
l'être dàiïslc compofé arrepr. Ne 
voilà-t-il pas rancontrer fort jultc, 
& avec bien du bau Se bon rai- 
fonemant fe précipiter dans l'er- 
reur î U n Français fe moqueroïc 
alors d'un Etranger, cependant 
tout le ridicule leroit du cote du 

moqueur. « ^ » 

Delà vientencoré, ajontcntlef 

Partifans de la Raifon, la peine 
que lés Enfansont pour aprandrc 
à lire le français > qu'on leur fait 
«rdinairemànt commancer par le 

A vj 



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AV1H4C , mar^'c , caractcic , & auiam de lois ^uc 



f 



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Il UOrtogrMfe J^ranç^ije /. 
Latin comme le plus ailér C|iioi- 
qu'ils dçvroient avoir plus de fa- 
cilité à lire leur Langue naturelle , 
qu'ils favem & qu'ils parlent à 
iout momant^qtie celle qui leur eil 
étrangère & qu'ik n'entandent 
.point* Que non feulcmànt les En- 
h.ti^ , mais encore lés perfones rai- 
fonabks font extrèmémant fati- 
guées decete bizarre manière d'é- 
crirje. Qu'il y » peu de Français 

Îui facThent bien lire leur propre 
.angue Que de très habiles gens 
foufrent tous les jours le reproche 
Honteux de nefàvoir pas lire. Que 
lés ProYÎnciaux qui viènent à 
Paris avec dés prononciacions, qui 
pour être communes dàns^Jeur 
province n'en font pas moins con- 
traires au borrlîfage, ont unepci- 
i^einiîiiie à fe corriger i n étant 
point aidés par une Ortografe net- 
te & jufte, qui marque le pfo}7!ff 
fon & la vraie prononciacioia des^ 
Mots. Qiiequelques Pariricn:> me-:' 



: lois que 



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mes près de \x Cour «çantrç du " 
bail langage parlent quelquefois en - 

Provinciaux. Que le fèxe leplusv 
poli , qui entàjid le mieux à placer 
un mot dans un difcours , eft ce- . 
lui qui laitle moins placeruf^ let- 
tre dans un Ecrit. ;; 

Û-ailleurs , dilent-ils encof c% 
la poftéritéla plus reculée fera- . 
t-elle jamais ïndiférantc |>ouV le 
Franijais? Nefera-r-on pas tèu- 
jonrs curieux de lire -les baux ou- 
vrages de ce fièclei me me dans 
cës.tams ëloignés,m^is inévitables, 
où la Langue F rançaife încomw 
au Peuple ne ïera que celle dés 
Savans i où la difputedés Anciens 
Se dé! Modernes ne fera plus que 
celle dés Anciens, que. dés Mo- 
dernes alors décideront fàiisdon- 
te rtiieux que nous j ou l'on'croira 
honorei- le liècle d'Augulle en le 
comparant avec le notre i & ou 
lés Céfars & lés Alexandre^ n^c- 
tant plus que du fccond ordre. 



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^4 VOrtogr/ifc Fr/inç^ije 
lés Bourbons iWom la dernière 
reflbiircc de rOratçur. Nos Prin- 
ces & nos S a vans Ibnt immor- 
tels : L'hiftoire des uns i lés Ecrits 
Acs autres intèrefleront tous lés 
t^ms & tous lés peuples. Pourquoi 
donc ne leur épargnerons-nous 
pas €nt partie des peines qu'ils fc 
doncroient pour lire nos Livras > 
N clt-ce pas une reconaiflànce 
duc à leur curiofîté que de leur 
faciliter lés moyens de la fatisFaire.^ 
^ t ne leroit - ce pas travailler 
à notre propre répatacion que de 
leur abréger Iç travail , &iés ran- 
drç par là plus curieux de favoir 
ce qui nous regarde ? 

Telles font > Monfieur , lés prin- 
cipales llaifons que chacun dés 
deux oartis allègue en* fa faveur. 
Pour les Troiliemes , il y a bien 
de laparance qu'ils n*en ont point 
eu d'autres qu'un pancharit natu- 
rcl,mais faible pourrandre juftice 
à la Kaifoh, & baucoupde timi- 



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P;»^^e 18 u li^^c 7. lifci /i*i/o ;tvec deux poinu lut i'* 



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(fins équivoque f. ' [ » *t 
dite pour combattre TUfi:^. H 
ëtoït en effet. bien dificilc de ran- 
vcrfèr l'un pour faire triompher 
l'autre,. Gommant attacjucr 1 U- 
face ! fon pouvoir eft tirannique , 
tout le monde l'avoue .lés plus m- 
déinndans le fantent. Quel dan- 
cér ࣠fe déclarer fon enemi ? 
Ouelque injuftc & ridicule qu'on 
leTuppofe , ne l'eft-il pàs 4avan- 
. tace de s'en féparer ? Et neft-ce 
pas une efpèce de folie que de vou- 
loir êu-c lage parmi lés fous ? A 
quoi ne s'expfe-t-on pas, lorl- 
qu'on s'en prand à ce qui le dit, 
& à ce qui fc fait? Il y a bien 
moins à -craindre contre la Rai- 
ïon : c'eft l'cncmi qu'on, a tou- 
jours attaqué le plus impunemanr, 
quoîqu'avec moins delucces-. 
Mais d'honçtès gens peuvent-ils 
l'abandonér î Ses attraits ne e 
font-ils pas fantir maigre toute la 
tirannie del'Ofage? Et nedoit-el- 
• le pàj* triompher dans les liances/^ 



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i6 VOrtogr/tfe FrAnç^.tje 
lorfqu'eUe brille ila tcce de TE- 



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Pour moi, Monfieut, je vças 
ravDne , je ne faurois comprandre 
cofnmànton'pcut avoir tort aïant 
la RAîfon de fon côté. Et ricn^ 
rr\ok\ fans ne fut plus raifonablc 
qu'une Ortografe fimple , aifée , 
confirme à la Prononciacion, dé- 
baraiïee d'équivoques > & qui par 
éts règles certaines & fixées abrè- 
ge le travail aux enfans, facilite 
aux Etrangers \\ conaifla-nce de 
notre Langue , corrige les Proviir- 
^ciaux àt leurs niàuvaifcs pronoir- 
ciacious , fait dîfp^raitrel'ignoran- 
cë àéi fahmies & de ceur à qui le 
Grtc & le Latin font inconu5 > 
débaraffc l'écriture de ce qu'elle 
a dlnûtïle & d'ipcomode ,^ dé- 
brouille làconfufion désCaradè- 
res , remet chacun d'eux dans fon 
lieu & dans fon u/age naturel, 
rribueen quelque fiçon à l'im- 
Rallié de pos ouvrages 6c de 




^kns équiiuoques. ' 1 7 
notre langue , épargne à la poité- 
rite le, dégoût qu'elle auroit à lire 
& aprandre une langue fi dificile 
& h embaraflee decaraderesmu- 
K tiles i qui ne font point ^déterminés 
I > par eux-mcmes a un fon pliitoc 
qu a un autre : Une Ortografc. 
enfin, qui fait que nous forames 
Françaisen écrivant , comme nous 
le femmes en parlant. N'eft-iï pas 
. jufte que ^uimue notre langue a 
fecoué le joug de la Latinité, nous 
en délivrions auflî notiie Ortogra- 
fe ? Si elle ri'efl: qu'accéflbire a la 
Prononciacion , ne doit-elle pas 
fnivre cous lés • chaiTgemans de 
celle-ci? Pourquoi ru fage fi tiï- 
/conftant de fa nature çn toutes 
chpfes fera-t-il fixé pour la feule 
Ortografe ? Ne famble-t-il pas 
qu a torce de vouloir la mainte- 
nir par rautorité de PUfage , au 
lieu de la foumettre à fés Loix , on 
ne fait que Ten éxamter , & con- 
- fcrvcr par là dans nos Ecrits tou* 



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I % VOrtàgrT^ff frAnfaiÇi 
te la barbarie Gauloil'c ? De grà* 
ce , Monfieur^ pour juger fainc- 
mànt de ce que j'ai. Thoneur de 
TOUS écrire , prolongez vos jours 
de quelques lîècles , placez-vous \ 
dànscés tams reculés $ oii le Fran- 
çaisétiot partout ailleurs ne vivra 
que dans 1^ Colègçs^où Déf- 
préaux , la Fon tairie , & Mo: ière , 

Sii dîverti flcptaii jourdui fi a^réà- 
_ emàntié^lus honêtes gens, ne 
fcrom>iicut-«:re que loccupacion 
ciin^yeufc dés Ecoliers , & le fu- 
Jet fatiguant des veilles de leurs 
Mzxtits} oii la Langue Fran^i/e 
ran fermée dans lés ouvrages, que 
la bauté fauvcra de la fureur de 
l'oubli & de la voracité dés tams , 
ne pourra plus être apriïc que par 
la ledure de iios jAuréuri. Alors 
point de Cour , pioipt d'Acadé-^ 
mie , point d* Oreille poar décider 
du bel ufage: Les Livres feuLs pré- 
fantcrontaux yeux toute la pure- 
té delà Langue. Si nouî* n'ccri- 



von 



la 



. r 



1 , pms équivoques. 1 9 . 

ronspàs aujoiirdui comme on par- 
le i alors on parlera comme hoirs 
aurons écrit : on cherchera dans 
l'arrangemant dés Lettres celui 
dés foris de la Voix > &c ce fera dans 
i'Ûrtografe qu'on étudiera k Pro- ' 
nonciacion dés Mots* Mais hélas, 
quelle horrible confuiîon ne me 
famblc-t-îl pas toir ! Ne vous fîgu- 
rêz-vous pas ce ^hos âfFreux , & 
ce boulevcrfcmant^neral dèlanr 
gage caufé par ces lettres inutires 
en mille eiiuroits & neceffkiresen 
mille autres, pa.r ce Protéifmecon- ' 
^tihuel déi Caractères , par ces am- 
biguïtés > & ces équivoqjLies perpé- 
tuelles dans le fon & dans la valeur 
dés Lettres > Car cete langue fi 
belle, fi noble, & fi polie d4ns la 
bouche n'elt plus iur ie pa^^iér 
qu'un barbare langage , qui cho- 
que léiyeMx , & que loreille ne 
pourroit foufrir fi la langue pro- - 
nonçoit tout ce que la plume a 
deffiné. En vérité', Moi^fieiy:,^ 



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:^ 



quand jç fais toutes ces réflexions, 
te ne puis m emjp^cher d^fifulter 
iUfagc,- & de ie>npmmer dans 
nié$ momaris d'indignacion le ca- 
pilce des demi-jfavàiis ^ qui tou^- 
iours jaloux ^e faire parade de 
leur fiance mal-à-propos , vctifcnt 
niême en éçrivaut Français orto- 
giafier dç^ Grec & du Latin. Ce- 
pendant malgré tous més,empor- 
temans je le rcfpecle, & je lui 
acorde toitç ce ou une boncte & 
judicieufe compUifànce petit ëxi^ 



ger de moi : Mab à vous dire Ll 

va-tau 
conajtrez par 







Y 



vérité , je n'en fuis pas touo 
Tclglave f vous lé conàitn 
^a manière dont je vous écri?, & 
par tout ce <jue je vais avoir TW 
néur de vous dîire- Nms yerret 
que inoJi dcflein n'ell pas de faire 
le grand Réformateur , hi'dq {iib- 
ftituer à une p<iuque générale un 
caprice particulier. Mon intaln- 
don ell feulemànt de donér à 
KOrtografe dé règlâ; claires & 



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1 



1..' 



' certaines , en confervant toiîlt ce 
qui peut être conferve'xle TUfa- 
gc, L'obfervacion de çéç règles 
ne preTantera rien de trop extraor-^ 
dinaire à la vue 5 )a pratk]ue n^en 
effraiera poiik les y#iix ; 6s: la nou* 
yaute n^aiip^chcra peut-être pas 
qii'clles ne paraiflènt fort natu^ 
..îclles : Jen ai çté moi-même (î 
►erfuade , que je n'ai point hçfité 
. lés obferver dans ce que je viens 
de vous écrire , ôc que je conti- 
nuerai s'il vous plait à les fuivrc 
dans Texplicaçion que je vas vous - 
en doner. ^ 

Au rèfte c'eft un faible retran« 
chemant pour ce mauvais ufagc 
#[ue celui deTëtimologicCarou-» 
cre que le Monde poli fè conduit 
plutôt par fa raifon que par Tau- 
toritédes Savans,&que lés Gram- 
mairiens n'ont pas plus de pou- 
voir fur lés langues vulgaires que 
les philorophcs fur lés pratiques 
populaires ] t çft qpc cetc fiance 



^ 



i^^. 



4 ' 

n*y farcira rien , lorfque notre or- 
cografe deviendra raifonable : 
Ceux qui favent Iç Grec & Iç 
Latin n'en feront pas moins bons 
étimolôgtftes: Ils feront du f PHI 
Grec uneiFauflî facilemànt qu'un 
PH,Conattrjt écrit ça r^/vieQ^ra. 
iégalémant du Latin co^nofcercy 
que s'il étort écrit par 0/ ' ic il n'en 
coûtera pas plus a un Grammai- 
rien de changer la voïèle (f en la 
diftongueyi/^qu'eh la diftongue 
01 : s'il lui en coûte quelque cno- 
fc , ce ne fera que du tams & de 
la peine > ce qui donc fo^vinç dp 
^rix 8c du mérite au fa voir. Après 
tout ,^fautr.il que parce que nos 
mots vi^nent aune autre langue 
nou5 ne lés ^crivipns pas cjâns^U 
ïïotre ^Quçfert au Franfais tqut 
ce fatrasdiP^vi'nitéfNdtreLarigue 
&.notrç Ecîîture en Ion t-êllcs plus 
belles , plus coulantes , ôc plus fa- 
ciles ? Si lés raifons d'étimologic 
iopi; d uoe fi j;raûde force , pour» 



©) 



^F 



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m 



<]uoi l^onc ce bizarre caprice lé? 
a-t-il négligées en mille endroits ? 
Que nç copferyoiùil Vj^ dans lés 
participes de? verbes , où il le trou- 
vée en Latin, cpmnie il la can- 
feryç d^ns lés autres mots ? QlJC 
n'a-rt-il-fait écnrt'dif^nt , ja.ij/in$ 
par* un ^ iijettt ? jaijint comme 
t^rinti^)^\i\i(:\\\\V y eu ègalcmànt 

.jouter dans/p%/(?/r un ^, c]Ui 
point dàii« le aiiot latin [^pcxc 1 
dont le mot franç^i's tire ion ori- 
gine ? Çt pourquoi h'art-il pas corw 
îervédàns é^^çiefp\^Ti cjuieft dàm 
0^ntiaufésl 

De ^lus, on pourroit bien fc 
tromper ^ en croyant <jue c'a toiv 
jou rsi e'té par dés raifojis d^étimolor 
gie qu'on ci introduitdAnsfe Fran- 
çais toutes; f es lettres inutiles ôç 
cqûivoqiies. Noq ,--AJonfieur , il 
lie f;^ut pas croire que nos pçres 
slp^lt Çfç 4>flç2 mauvais gput i^iiç 






\ 



u 



i 



tf« '• 



, „> 



,r- 



s 

i. 



1^4 ' VOrtogr^ft ^ràt^é^i^t] 
démettre a plaifîr toutes ces lettres 
oiCeufes & cmbaraffaniçs dans leur 
o'rtografe: Niqulls aient pou fle la 
^bizarrerie ju(<|u*à vouloir écri e 
leur propre langue tout diféram- 
mAfttqirils neJa parloient, prçci- 
'fémànt .pouf conle<|cr la mémoi- 
re dés cmprun^ ^'its faifoient 
4àns une autre langue jpour cnri^ 
diir la leur ; ni qu -ils aient palxfé 
comme quelques Grammairiens , 

3[ui font ntvis ' de trourer & 
è cpnfervcr dans k Français 
toutes lés lettres qui font dans 
le Latin , fans fe mettre en peine 
Je i'ittcomodité qu^elles y eau- 
fent , ni de la mauvaife grâce dont 
élle^ y figurent. Non, MénfietÉr» 
nos Pères tfoht aflunémànt jX)int 
panfé à «ous ces petits railbne-< 
mâns : ils Çt font fervis dés Let^ 
très pour le bcfoin > & fi Itur Or-^ 
tografe apttkrhe plus du Latin/ 
ir*cft que' leur manière de parler 
fi'cn étoir pas ftéloijhéé qu en eft 

\3^ 



J- 



pins iquivo^ues. ij 

la nôtre. Aixili vous devez être 
perfuadé comme moi que cèn*a 
point été Tétimologie , mais la pro- 
nonciacion de cts tams là qui 
a introduit toutes ces lettres , 
qui font devenues inutiles y 
loriqupn $*eft avifé de faire dés 
changemans dans la Prononcia^ 
cion : Car une grande partie de 
nos mots fe prononçoîent autre* 
fois comme ils s'écrivent aujour- 
dui : Dëforte que ce feroit !ou« 
jours écrire comme on écrivoit» 
qne^d'écrire comme on pronoa« 
cç. Cete prodigîeufe^diférance 
qu'on voit entre TEcriture & la 
PronoQciacion > vient donc en 
bonne partie de ce qup celle r- ci 
a change i & qu'elle a fait plus de 
chemin que rQrcografe î parce 
que la Langue va plus vîte qu^ 
la Main 4 qu'il eft plus aifé de 
parler que d'écrire ; & de ce que 
lés gens de Lettres aïant dabord 
apri^ i parler de leurs nourrices &; 



it» 



J»*^ 



é:> 



I 



^- 



! e 



de feit#s 'mères , <iui ne conau^ 
fbfcnt que i'uragç préfanç j «5 ont- 
iû lés écrits faits avinc eux de la 
manière dont ils parloient , foie 
par ignorance de l'anciènç- pro» 
nonciaciôn , foit pour s'âdcomo- 
dêr à VU ftge. Etant acéoutumés ^ 
doncr à ces anciens Eèfits h nou* 
velle pronbnçiaçion 5 cj^uand ils 
ont voulu écrire eux -mêmes, ils 
-onLcrû qu'il faloit le faire corn* 
me ils Iç voïoientdins ce qu'ils 
îifQiem, & fefontfervisderOr- 
. lografe dç Tanciène prononcia* 
çion pour çxprimer celle de leur 
tams î foit par inadvertance fur 



, i 



■ i 






■* : 



peu plus que de la hardiefle pour 
ofer entréprandre de remettre m 
chofes dans l'état nacu»el èù ellei 
doivent ctrct Ma's enfin il eit 
^ms que l'Ecriture imite la Paro- 
]ç4àn5 fa fçrfçftiQn i ^ijwçrQf' 



s 



^ pins équivoques. 17 

tografe , comme étant la très- 
hucrible fer vante de la Pronon- 
ciation , fe mette en état de liii 
randre fés fervices , en fe randanc 
capable de rcprefanter uns équi- 
voque fur le papier » toutes lés 
bautés que la Prononciation a 
ciies ; & celles quejc changemant 
de rUfagelui a procurées. Il faite 
feulemàntquecctteOrtografe ufc 
de modéracion dans le deflèin 
hardi dfifuivrc fa maitreffc > 8c 
quefon changemant pamiflè plu- 
tôt une nphle émulacion qu'une 
légère inconlïance. Je rais cf- 
fayer , Monfîeur, de lui doncr 
ceearadère, en vous expliquant 
mes idées par ordre. Puilqu'il s'a- 
git de i'Ortografe & de l'arrange- 
mant des lettres ; je ne fuivraî 
point d'autre Mécodc que celle 
de Tordre alfabétique/ 



Bîj 



%l IJOndgrafeFrmfAlfi 



rr^TTr 



— ■,".. . '<■■ ' 



^ 



S, 



TE dii^lnguç trois fortes d',^ n, 
1 lé bref oU l'ordinaire . qui fe 
ffiçt partout où lés deux autres nç 
font point në«eflaires , comme 
dans CCS npts , ff^rttre , muttr ^ 
fftno» '.\i Ipng ,' qui eft marqué 
«iVn aççsnt circonflexe de cete 
jnanièrc (â ) dont on fe fert dans 
lés filiabès oi| il écpit autrefois 
fuîvi d'une S ir^utile , qu'on a re- 
tranchée ^c nos jours } ainfi l'on 

icrit , pliqt*«A P^*^ ' '"^^'^ ' ^ ■ 
5dv«rbc ; qui éft diftingûé par un 
ticçant gr:>vp de pete façon (a) 

î-orfqu'^ f? t un mot lui feul , il 
^oft toujours êtrçrnarqué de 1*307 
çaht t^rave , à moins qu'il ne foit 
fa troVième pcrfonne du prefant 
(Ju verbe >»v«/r > car pour lors il 




pins eqùwoqués. îjl 

Cete lettre, quoique la premièr(t 

de l'Alfabec n'a pu fe conferver 
dans tous fés droits. La voïèje^- 
en a su contrefaire le fon , & fe 
maintenic^àns une ii^finité de 
mms^^ui en bonne juftice apar- 
tîénent à T^ y & où comme un 
juge équitable je le rétablis au- 
jourdui i c*eft dans tous ceux oïl 
£ fe trouvant Immédiatemànt de- 
vant Ai ScN fc pronoace corn- 
tnc un A , tels que font ceux-ck^ 
èof^flimtni , coûtent , agréminÈ $ 
firent % /Hcent , itms i exemple ^ 
temfli y 6c vtït îtïfinité d'autres s 
j*en bannis E pour jamais i j'é^ 
crirai par tin A , compliment , con^^ 
t4nt f MgK^m/^nf , parant , acc/int^ 
tams ^ example f f Ample : par 14 
lés Noms ieront diltingues déi 
troifièmes perfones du pluriel 
dés verbes^ qui finiflèatpar ENf 
inutiles , & qu*il fer^cpicn dif- 
ficile de réformer* Tout ce que 
je peus faire en* faveur de la Ion- 

Biij 



■ , z' 



■fiv 




i 

'i 



50 VOrtùgrafe FfAnçAlfe 
eue pdffeffion ou VE s'eft main- 
tenu jufqii à préfant i c'icft de lui 
fermettrc de faire lés honeurs de 
'A y lorfqu jt fe trouve devint M 
ou N à la tête des Mots , comme 
tlins empire , entier , ent/^nif^ 
ymant t enfant 1 & pour ôter 
Péquiroque dans la ledure , éta- 
blir cetc règle générale y que tou- 
tes lés fois quç- V3 commançanc 
le mot fe trouvera devant une 
^ ou une JV fui vie d'une confo- 
ne f il aura le même fon que lAi 
Ainfi l'on prononcera lés premiè- 
res fillàbes de ces mots enirefrém^ 
ire > empirfer • ennui , ôc ^ tous 
leurs famblables comme les pre- 
mières de ceux - ci , Mmbajfsde , 
snfiquité\ Annibal. Mais par- 
tout ailleurs où VA devra fe fai- 
re entandre , il aura foin de s'y 
faire voir , fins que V3 ofe ap- 
peler de cete Sancance , fous peig- 
ne de fe voir honteufemànt ban* 
ni du commancemant même dés 



■•f^. 



■A" 



4. 



■^ \ 



Mots, ou l*on lui fait la grâce de 
le Côn(crvcr 5 d ctrei profcrit 8i 
relègue dans fon unique & pro- 
pre diftria par un Arrêt t mi fe^ 
ra contradiftoiremànt randu paf 
tous ceux qui ignorent le GreC 
•&Jc Latin ^ par toutes le's Da- 
mes , & par tpus les bons Fon- 
çais. Je le laifle encore daps lés 
mots mi immcdiâtemànt après le 
Gil tient la placede VA , comme 
dans I é$rgent , g^ns , jugent igtH^ 
til j parx:equil y cft trop forcc- 
mànn fcMi tenu par le G > qui ne 
fauroit mollir devint ^ j 8c que 
je n'ai ^oint aflez de hardiefle 
pour en cbaflfer le G , & mettre à 
|Ëi place/ confbne^ au lieu de^r/^i 
écrire J^^ns i ou pouf introduire 
en faveur de ce G Tufage de la 
Cédille , qui a été reçue pour le 
C , afin d en adoucir la pronon- 
ciacion devant -^,0 ,1/, &qu on 
matqucroit aii deflTus de ccte ma- 
nière (e) ,* enforte qu*on écriroîc 

B inj ' 






C-x 



^ 



^^ 



J 



\ 



\< 



(^^. 



•^ 



c 



\i 12 Ortpgrafe Franc Aife 

fsns , gantU \ /^rgant y régaHK 
^€ut <êtrc que quelaue hurcux 
téméraire en viendra à boutrjuf- 
' -quacc tams4â ma règle foumra 
cete uûiqu^ exception* 

•Je voudrois aufli que Ic's Im- 
primeurs & ceux qui fe pîqueni 
d'di'tQgrafierTégulieremàflt, eiiC» 
ttntjlpkn d^ire pa|t> un ii mar* 
quéa*un acçant grave lés Ad- 
verbes qui fîniiTent en 4nt ». pour 
lés diftinguer dés Noms <jui fe ter- 
minent (k lamé nié mamèreiam« 
.fi que j'ea ufé moi «^mêoie àjpré* 
Qiùt dans ce oue j'ai Thoneur de 
T0U5 écrire* il me parait que ce- 
€ . ufage Êiciliteroit Tétude de la 
Langue » 6c contribueroh à i|| 
perfeâion. -" . --"^ o. ::>:> 



POur a'ctre point obligé , 
Mohfîeur , de ^ous faire un 
article féparé pour les Diftongues, 
je lés place dans leur ordre» après 



'JJ 



tkns i^uwoqHéû 35 

la yoïèlc qui en- faïc la principale 
partie/ Mais il eft bon gc vous dv- 
rc ce que j'èntans^ ici pr.r difton- 
gue* Je n'eiitrc |)oint dans ces 
fubtilités de jGrammaire, qui dif-,^ 
tinguent lés diftongues propres 
dés impropres i ni dans Texamen 
de leur vraîc nocion j fa voir \ fi 
lés dettx voïèles qui coiîipofenc 
la dîftongue , doivent fe faire en- 
tandre diftinéVemànt ^ ou fi elles 
doivent former un (on compofé 
dés deux, qui ne foît point celui 
d'aucune d'elles en particulier. Je 
vous dis feulemAnt ce qui eft né- 
ceflfaife à mon fuje^ favoir, que 
jenomn^e difconguWn Ortogra- 
fe deux voïèles qui étant auprès 
Tune de l'autre ne forment qu'un 
Teul fon j foît que ce fon foit ce- 
lui d une dés deux , comme JE , 
ou un autre fon tout diférant , 
comme -^1,0/ , EV , OV. 
Cela fuppofé , j'aurai l'honeur de 
vous dire ce qiie vous favez corn''- 

B V 



/ 



% 






■ .*• 






x^ 



V 



l 



54 LOrtogrd^feJPr^nçAsfe 
me mqij^ue l'-a ne s'unit point 
en Français comme en Latin avec 
£ , pour f^ire une diftongue j 
<ju on n'écrit plus ifi^^f , ^gif- 
te par j£ , mais avec un E (xm^ 
nXtEnte 9 Egifte y qu'ainfi dans 
es mots où ils (e trouvent lun au- 
près de l'autre > ils fe font entait- 
are fort diAinâemànt , comme 
dans Phsiton 5 vous en excepte^ 
rez , s'il vous plaît , Csen , V illc 
de Normandie, diï T^ne (è fait 
tobint entandrë 5 & fi vous ne vou- 
lez pas vous doner la peine de fai* 
re cetç. exception , vous^récrirer 
avec un A long , Can. 

^ AI 

S*ûnit & fait un Ton compo- 
lé avec / , comme dans ces 
mots, aimable^ vaincs flainty for- 
if Ait. Mais le fon de cexe diftoni. 
rue eft d*un plus grand ufage a 
roreillc , quelle n'eil elle-même 




"y 



l 



>oint 
avec 
;ue j 

lîm- 
dàas 
nau-* 
^rah- 
mme 
eptc- 
Ville 
i faic 
vou- 
îfai- 
:ircr 



npo*. 
> ces 
for- 
ton-. 

leme 



- (hti éqùivoejiWts. .55 

tlàns l'Ecriture > car dans une in^ 
finité d'endroits ou, l'on pronon- • 
ce M , on écrit 01 ) ainfi (Ijuc 
dans frknfois , Angloh , HeU*»- . 
«l*« i & dans le's prétérits impar- 
faits dés Verbes , je f*tfois , je dt- 
ri^is. C'eft fôns doute la mal-hû- 
reufe étoile de. V/i qui eftf caufc 
due ladiiftoncticO/ prand'aînfi 1^ 
2laced'AI ,^èi s'cxpofe elle-mê- 
me à perdre fon propre fon dans 
lés mots où elle doit le conferver : 
Car je ne doute^àî que quelques- 
uns fur le modèle 6' Anglais ne 
prononcent auffi J/»/»»»»" > com- 
me s'il étort écrit par Al yja/o- 
ttaist 11 faut avouer^; Monfieur , 
que ce- t'A éft d'une extrême 
bonté ou d'une grande faibleflè , 
de fe laiffer enlev-pr la plus gran- 
de partie 4c ce quiTUu apartient , 
& de foufrir par fa lâcheté que 
la confufioto s^jntroduife d.xns no- 
tre Langue. Pour moi , je veus, 
co.ntn€ on die > Im remettre le 

• Bvj . 



* 



H #-■■■ 



•^ 



5^ UOrtogràfeFrançaife 
cœur au vautre ^ & doner \x 
chaffe à l'O j car je ne (àurois (b'u- 
firir tom ce caho^ de prononcia^ 
cbii« J'çcrkai donc avec la di|r 
xot^gucAI\ Anglais s HolsfifÀ^isi 
& je ferai tout fré^n^éiis. 01 de- 
meurera pour lés Suédois y lés 
Chinois t & lésjafouois j piiifqu'il 
s'y &ît entandte. Aind ma maio 
faura diftinguer aux yeiix^jce eue 
nia(i4angue diAineue à 1* Oreille : 
ce qui ieroh abfommànt impofli- 
b!e y fi je ne diéf^ndois les depan- 
dances de 1'^ coiitre lés iayituons 
de Wf Mais jyi'ine famble entan- 
dfc ce- 1- Orne dire d ud ton me- 
naçant , que fi j ofois le pouffer 
plus loin , & Içu ravir dés places, 

aui font à lai du moins par droit 
e prefcijptioxi i il fe meltroit à 
Ja tête de tous lés Pijétéritis impar|. 
faits dés Verbes , a ttaqueroi t > ran- 
vcrfcroîti^-&détfuiroit toutes mes 
raiibns^ puniroit m^ téméraire au- 
dace ^ 2ccoJldâmneroit m^£criis 



le cous 

n'être 

Monfi 

ce grai 

partait 

fi bien 

tôt T 

vouioi 

en coi 

leurs j 

traitei 

que rj 

n'y ai 

tout; i 

tout i 

rA,i 

eft di 

jartic 

aifle 

adifi 

tous 

Verb 

feuîs 

çomr 

fi:ra i 



jans fquhOi^Hef. 57 

le cous ceux qui ïés imiteroient à 
n'ôlrc jârtuis lâs# Je rous a vouci 
Monfieufi que je fiiis eâfraye de 
ce grand nombre de Prétérits im- 
partaits , où la difcoogue 01 s'efl 
(v bien fortifiéç^que ce feroic plu- 
tôt Témérité que Courage de 
vouloir l'en déloger; J'entre donc 
en compoficion avec eUc: D'aiU 
leurs je nefais point profcffion de 
traiter tout à la rigueur : pourvû- 
que TEquivoque foit ôtée, & qu'il 
n'y ait point de confofion j cf'çft 
tou; ce que je demande. »A près 
tout il faut bien qu'il en coûte k 
VA, quelque choie de ce qui lui 
eft dû 9 pour raritrçr dans une 
jartie de ce qui lui a été ravi. Je 
aifle donc pour le bien de la paik 
z diftongue 0/ en pofTelfion de 
tous les Prétérits imparfaits dés 
Verbes : quand an faura qu'eux 
fèuls ont le droit de la faire foner 
comme la dlftongue AI , on n'y 
fera plus trompé. Mais je rciijcs 



rf^ 



.\ 



<^y 



^l 



^ U Orto^rufc FrmfMift 
ccHc-ci par tout ailleurs où elfe 
doit être prononcée t On écrira 

OTÎ prononéent rrètfr^ l'écriront 
oc - même y & ceux qui pronop- 
ctta. croire comme i'e^/Vr récriront 
parP/> 

'i 11 eft bon de remarcjuer ici 
iju'^ÎI a toujours le fon d'un E 
ou Tcrt, jmmsis , f^rfsit v mjfùtre • 
€rsie 9 f^ai f ^rai\ déUiicx* 
tepté loriqu'il fe trouve à là fin 
des Verbes v oii ilaproche plus dé 
V £> fermé-p f^i tje dirai ,yU/- 
Ui. Quand -^ eit fuivi de deux 
LL ou d'une L finale ^ il n'eft 
point dift^ngue 5 A fcul fe pro^ 
nonce ^ & î nç fert alors qu'à 
mouiller }a prononciacion dés L , 
conome il parait dans ces mots > 
émsil ; j(mrsit , bmllage ^ mé^ 
dsillc. Xorfqu7 eft marqué' de 
deux points ^ VA c]m le précède 
ne fait pas non plus de difcongue. 
avec lui > mais chacune de ces 



* . 



a 



^ fkns équiv0'i[ues. ^ 5f 
voïèles* fe prononcent fépafé- 
mànt , comme dans haïr» Uifue» 

mofafqtte. 

En vous expliquant, Monfieur, 

mes idées particulières , je me do- 
ue a^tflî la peine d'écrire , & à vou» 
l'ennui délire bien dés chofesconv 
munes,ec d'un ufaee général; mai* 
j'en ufc ainfi non-fculemànt pour 
.vous faire conait^ le choix que 
je fais dés pratiques ordinaires , & 
l'attache que j'ai pour lés anciens 
ufagesjmais encoreafinque ce cjue 

j'ai l'honenr de vous écrire ^ttiflè 
être une inftruaion fuffifante îiux 

Etrangers & aux perfones qui 
n'ont point étudié , au cas cjuc 
ma lettre pafTe de vos mains dans 

lés leurs. 

AO 

Bne fâche pas qu'O s'unifTe 

avec A par un feul fpn dç 

^jx que dans ces deux mots , 

X*oi» , f^o» , ou dans quelques 



^ 



J 



X 



r\ 



jço LOnografe Frsnçalfi 
autres en petit nombre que la m^^ 
^(ûre ne me fournit pas à p^efànt. 
Maïs Çijifqu'il nV fert a rien , & 
quc'cés làots ne feinent à f Oreil- 
le que comme un A fort long j il 
prandra la peine de difparaitre , 
iC d y làiflèr -^ tout (èul prolon- 
ge pan on àcçant circonflexe U/^, 
/^». Pour le moisd^Aôcfil, ilcorr- 
wvera (on */4 I parce que toirs 
ceux qui (a vent & qui s'appliquent 
à parler corrcékemànt l'y font en- 
tandre , quaioue d'une maniéré 
très rapide & tort légère. 



AU 



V 



yi Joint i rVnefi 
jnLdt dificulté : il terme une 
diftongue , cjui pîus modefte U 
moins ambicieufe aiic bien d'au- 
tres , fe contante du Ton qui lui 
eft échu , qui eft prefqne toiu: 
famblable à cém de la voiéle , 
&: tel qu'il parait dans cçs mots, 



/ 



ptts /qUhûqUei. ' 4* 
Isux y éf/iux i nivai* y tttt/H*é 
Cetc diftonjuç ne fe place aiffli 
G„c dans ils lieux oa.elle doit 

?ealcmànt. paraître & fe faire en- 

undrc. Lorfqu'V eft «î^'^îl"^ ^*= 
j»«v nr^ints . chacune de ces deux 



/ ■ 



I 



L Y a déjà long tâms que le 

_ B a été banni de plufieitr» 
iîî^ts, oU il d'étoit propre qu i 
fatieuer la vue, On n'écrit plus 
doit \ àebte avec un B. Bien dei 
ens ne le redoublent nulle part i 
Js écrivent M . ^h^J' par un 
feul B. C^oiquc je ne fuive pa« 
toujours ce- t-ufagc, je ne lexdc* 
faprouvç point. . 

-, le fouhaicecois cçpaodant qu on 
cûT foin de conf«lter une oreiUc 



4^ LOrtogrAfe Franç^iji 
délicate , pqur ne le poim ôte? 
de certains mots oîifon Redou- 
blemant fefait fan tir par une pro 
nonciacion plus forte/ 



T E C devant les voïèles, iS > 
i l ii J -t"-» fe^^rononce toujours 
doucemà^it, comme une 5 , cf. 
rife, CiehUùsW fe fait Cntan- 
are avec plus de force > & com- 
me un K devant AyOy'U ^ta- 
HO» , eoUre , turieux i i mbinu 
qu'il ne foit marqué au - delTou» 
delà Cédille» qui eft une petite 
virgule Qu'on a mife en ufage 
pour radoucir devant ces tcois 
voïèles comme devant lés deux 
autl-es: Ainfi Vç^n écrit fl»ç*, me- 
^H€ y f»>Hre , acfanf, maçt^» , 
lefon, reçu ,. aperfÂ. La pronon- 
ciacion du C cil toujours forte à 
taifin de la fiUabc, wvee, almA»a« 



(km é^uti/oques. 4t 

^chtc , M*roc , AUric : & quand 
ijeft redoublé , quoique le fe- 
èond C môUiOè , le premier le 
prononce fortemànt , ainfi que 
Sans »(ch y acfA»t , ficcidmt, 
Plufieurs perfônes ne le redou» 
blem point dans lés mots ou le 
fécond C auroit une forte pro- 
nonciacion , comme dans ftcco- 
ntoàcr, accorder , Accufer y acçA- 
hier. Mais outre que je m'atta- 
che entièrcmànt aux anciens ufa- 
ces, lorfqu'ils ne font pas abfo- 
fumant contraires au bon fans , 
à la netteté , & à la perfcftion de 
notre Langue y je crois que ce 
double C n'eft point inutile . & 
que ceux qui avec la conaiflance 
ont encore l'ufage de toute la de- 
licateflè de la Langue favcnt le 
faire fantir en parlant , & diftin- 
guent parfaitemànt bien lés mots 
où il eft redoublé , de ceux où il 
doit être fimple. L'Oreille & l'E- 
limologie font lés Règles pour en 



# 



-( 



^ 



>. 






/ 



f 



faire le jufte difcerneniant. C'td 
Monfiéur ', dans c6 delicateffes 
que je véfrois âVéc plailîr léi Sa- 
Vans èfi Gi-tôgrafe, fe diftinguet 
de's igùôi-ahs j & nôii dàrts ce^ bî- 
tarfes ôbfciirîtés qui dëfigurenC 
la plus belle lahgue du ttîdUde. 

^e rtgârdei-dis donc tomme lift 
on ufdge de mettre deUx C dAiïs 
ÂiiÀbleir^ àccômodet ^ Àccufef t 
Mctùurir: je fie cf oifois ■ pAs qiie 
c'eç fût un mauva-is de n'eu met- 
tre <ju'un dans stûfder , àe»uchen 
tftàîs ce fewle une faute d'écrire 
ÀcermoHit , stcAiémii par deuJC 
C- De pareilles faute* 4 la vérité 
ne font pas la marque d'une ejf- 
trème jufteflè , ni. d'une fort 
grande âttancion 5 mais elles loue 
moins préjudiciables à la pureté 
de là Langue & à la bautéde l'f- 
critufequela Règle jde mettre un 
T <Àx l'on prononce un C. V<v- 
ci encore , Monfieur , un de ces 
•coups hardis , mais juftes , qife 



"S 



ateffes 
éi Sa- 
neuet 
:es bî- 
iirenc 
otiàe. 
le lift 

is qiie 

1 rHet- 
ichtri 

fcrire 

rente 
e of- 
fert 
sfôae 
ureté 

2 l'Ê- 
reun 
V<v- 
e ces 

qife 



Vofe entreprandre- J'ai fait bien 
dés reftitucions à l'/f : jp vas ran, 
(Ire une pareille jiiftice au Ç i 8f 
cela J^ux d^pani du T, qui aur^ 
la bonté de dçloger dç's lieux oi| 
il fe préfante au nom du C, comr 

hitier t priptatie ; fif mjllc au, 
f res : c'elt au C à paraijre , ^uif» 
que c'çft lui qui p*rle. Qn écrira 
donc , f» l'on yeut-m'imucr Sf 
fuivre mes idées , cmcio» , créar 
eio» t pro»oftçUçioft , gracifpt , 
fttoeie», fnifier } primacif ,^ Sç 
tous les autres njots de |a ràcmç 
efpèce p*r un Ç. Le T le retirer 
ra filns confufion dans b^pon t 
quepon , i^aintie» , Çrcfien , 
(tttiéri fArne^ &dànsplufieur$ 
autres mots ou il joue fon vraj 
R^le , ô( où il n'cft point un perr 
fonage emprunté, La rcglç lou- 
vànt faufle & toujours ipccrtair 

pe , qui yjîut quç 77,lprf<^u'il çft 



V 






4^ L Ortogr/êfe Frj^fff/^ifé 
fuivî d'une voïèle iè prononce 
comme C/ > fera ôcéede la Gram- 
#iaire : mi fi elle y eft confervéei 
f car je vois bieaque la force de 
rUfage me contraint à faire dés 
accomodemans partout) ce ne fc* 
rk que dans Içs occafiods ou 77 
fui?i d'une vôïèle çft précédé 
d*un Ç ou d'un P > telles que 
dans ces mots ÂÛion , dijUnÛion^ 
terfe^ion^ e^A^mftiotP^ e^ceftiàn, 
Jfè confans que ceux qui lés écri- 
ront par un Ç aulieu d'un T paA 
fent pour dés téméraires j mais, 
aux condicions que ceux qui ôte- 
ront le T' de tous lés autres en-^ 
droits oii il ti^nt la place du C i 
piflefont pour fages , fanfés , po- 
fis , & vrais amateurs de la bauté 
de U langue Françaife» Je vous 
déclare \ Monfieur , que fi l'on 
némVwiflèce-t-article, &firota 
s*avifea^ vouloir me doner du 
ridicule i je^poufferai ma téméri- 
té jufqu au boi^> je ferai main^ 



ion 



? 



tùn. 
&cri- 
pa/^ 
mais 
ôce* 
en-^ 
C, 
po. 

luce 
ous 
l'on 
'oh 

Tl- 



■ . fansç^uivo^ues, 47 

baflè fur tog$ ces 7"i j'écrirai avec 
prcjTque. toutes lés famnies de 
^rîincC'^cçion ^ dijiipççion^ ter-^ 
fecçion t cx^mpçior^ ^' excepcior$ 
^^rm C I & je aie trouverai à la 
tête dp ce lîOmbrcux Efçadroa, 
a0ç2i bien foutenu , pour défiep 
tous lés Sa vans en %/S' Vous 
riez fans doute de me voir fî bien 
placç dans un combat de cetena-» 
turet Mais je vous dis trèsférieu- 
fcmànt que je le fuis mieux que 
vous ne panfez ; quand il s'agit 
de la Langue Françaife , l^s Da- 
mes ont leur voix , fur tout cel- 
les de la Cour : leur autorité en 
cete matière n'eft pas au-'dpEbus 
de celle dés Savans ; Se lés pré-» 
,tanduesfautesd'Qrtografe,quon 
reproche ians-ccflc aux fammes , 
pourroient bien être dés preuves 
que ce :qu on nomme Siance ne 
left point j & que TArp de nos 
Grammairiens n'a pas (encore af 
teint fa perfection ipuifqu'il n'eu 



*" 



^ 



.'** 



v^ 



48 JJ<}rtû^r^€ Frmfâ^ift ^ 
point parvenu àdoner dés règlei 
sûres pour fiivoir bien éeit^c le 
Français indépandanimàl^i^ de la 
cohaiiTance du Grec & du La-* 
'tin, ••-.•■•- ^■'"'^" •' .'v ;•- ' '--^ 
f) Après avoir txtkè^ une fi bôii« 
ne iuftiçe au C > il ne faui*oi.c fe 
plaindre de moi , fi je le banniiï à 
ion tour de quelques mots , où il 
«ft înucile à i O reille , embarat' 
fam à là vuô » quelquefois m£ me 
contraire aux rairons^d'JEtimolo* 
gie : c*eft de tous l4s mots qui 
çommanccnt par une «S* & un C 
prononcé mollemànt y comme 

pe. iV vouez , Monfîeur, que le 
C efl là hors de fa place s je lui 
trouve même un certain air Go- 
tique qui rtie choque 5 furtout 
dknsff/ivair SiJçAvsnt , où !*£• 
timoiogie n'auroit pas dû lui per- 
mettre de s*introduirc j puifqu'il 
ne fut jamais dans le mot làtinyi- 
i^err, donc lU'tircnt Içjjr origines 8c 

d'où 



/ 







fans équivoques. 451 

d'où la ^ïèle A qui le fuît im» 
médiâtemànt , auroit dix Texclu* 
re pour coii jours par la forte pro- 
nonciac ion quelle lui done, ôÇ 
qui ne convient point en cete oc- 
cafion. Mais le Caprice malgré 
toutes ce's raifons a mieux aimé 
raccompagner encore de la Cé- 
dille que de «e le point introduis 
re dans un endroit où il n*a qiie 
faire : Sc^t^us ces grans Etimolo^ 
;iftes Qxtçs & Latins , qui n ou- 
)licnt rien , quand il s'agit de gâ- 
ter nôtre Ortografe & la randrç 
étrangère , n'ontpàs daigné faire 
le moindre ufage de leur Siançp 
dans une occafion oîi elle pou^ 
voit.fcrvir à randre cete Or to* 
grafe naturelle & Françaîfé i tant - 
on a aimé l'embarras & l'inco- 
modité* Mais â hotre tour , nous' 
aurons la fermeté de rèTillcr \ To- ^ 
piniatreté du Caprice : ^ iî nos 
pères ont doué dans le goût bar- 
tare ;> ea ce qui rega^rde rOrto-^ 






y 



j-*- 



/ 



,/ 



*.> 



f ' 



l 



/ 



Q 



1 



grafc , coi^me dans liÇÙrsouvraf 
gc$ i nous en revipndrQn$ jau bon 
gbut. Ce qii% pnjc pris pour d^s 
prnpm^ns nous le reg^rd^ronç 
comme de vrai$ en^barra? : S^ilf 
|>ïm: chargé T Ecriture croyant 
i^çmbellir^ nous la rândrqns la 
plus iîmple & la plus facile qu^il 
pôus fera pofliblé , four lui redo- 
Jnér toiice fa bauté j nous écrirons 
avec une fS (ans Çf0(%ioir f f^v/^ntf 
JfÀnçe fffnr\ nôu^ en itferonç de- 
Ijhêhie jians pnfrst , f^mt , SC 
^'autres famblables ^ oi^i Torigine 
liatïjte l^àvoîtîqng tan^s mainte? 
^ , fc d*Qii le bon nfage Ta fait 
"pùflî difparaitre^ Ce nw plus que 
4é? gens cTe 1-autre fîècle qui écri^ 
yéptjkif^ff r fQffff^ avec un j^ 
j^i^ntleT^ •" ^ ^ 

Outre tes deux pronon^iacîons 
^11 Ip donr je yieps de parler , il 
^n a ijnc troifième diférante dés 
fïettx a"^^<^ ,/ Iprfquil cft fuivi 

'jTwp /? r Mk ^ùe dkm ces rootj 



fins équivoques. 51 

th^riti , chemmie , chien , cho-' 
fit , ^i?^/f. Cète prononciacioa 
n'efl pas fi propre à C// qu on né 
lui donc auflî quelquefois celle 
du K y comme dans chiromancie ^ 
.& ^ârfhiififcofM , par je ne fais 
quelle fatalité , qui iic permet pas 
qu'aucun, de nos Caraâcres ait 
une valeur fixe & débaraflec d*é- 
xjuiyoQues. Mais pour arrêter ce- 
te fatale confufiorj , je remès en 
iifagcle K ; J'écrirai conformée 
mànt à la pratique de quelques 
auteurs fortr^xats Jiiromancie & 
^rkiéftJco^ifi,ly hors qu'on ne ju-^ 
;e à propos de réfprmer dans ce 
lerniér pîQt la Prononciacion au- 
lieu de l'Qrtografe 5 ce qui ne fe- 
proit peut - être pas le plus mal 5 
puifqu'on dit archevêque , Ar^ 
chifrétre. Je çonais un homme 
Itrèi^ poli & d'un grand efprit oui 
ne prononce jamais /irçhiépijco^ 
porl qise comme il eft écrit , en 
inouillimi: la prononciacion du 



P: 



^% VOrtogr^fe PrkPffaife 
C comme dans AnhiduCf 



| »| i» .J i JUUJ. k 



Tf 



D 



DA ns lés^nlots oîi Ton redou- 
ble k P , je fui vrois la mê- 
in^ règle aue je viens de doner 
pour le Ç èc le B y de confulter 
Î^Oreilleou l-Ecimplogiei Je n'ér 
çriroi^ par deux ^0 que lés mots 
ou ils fè font véritablemànt fail- 
lir , comme addifiçnj^ addoné i 
^\\\^uxs)t m'ëpargnerois la peine 
de !e mctcre àeqjç fois , tcomme 
liàns (^dotifiri & d'autres famblà- 
blés. Pour €(éux où quoique feul 
Jl gpit abfoiumànt inutileieomme 
i^kmçh mois^djoutert Advenir^ 
^df(f^f' y \és premiers effais de 
jreforme ont eu a^Iez de pouvoir 
ppur l^i doner fon congé, A ind 
en écrivant (ans P ajouter ^ fi^vêr^ 
ftr\ ^vof^^ron ne fera quefui- 



plus 

gens. 

inuci 

caufe 

faut 

daill 

d'étii 

être 

trou^ 

avec 

Il fa 

quel 

une ' 

itie t 

pron 

pron 



II 

pv)in 
finie 






pHS équivoques / ^ 5$ 
plus grand nombre dé^ honêtes 
gens. Il eft comme le rfouvànc 
inutile à Ja fin du mot 5 mais il n> 
caufe point de confufion : Ainfi il 
faut s en tenir à TUfage , qui eft 
d ailleurs apuyé par dés raifons 
d'étimologlei qui ne doivent poinc 
être négligées V lorfqu'elles ne fe 
trouvent point en concurrance 
avec d'autres raifons plus fortes* 
Il faut feulemànt fa voir' que lorf- 
que le mot fuivant commance par 
une voïèle j ce D final fone com- 
me uft T , pour la liaifon de la 
prononcîacioh i gr/ind homme fe 
prononce comme s'il étoit çcric 
gran - /- homme* 



( 



^ 



w^mm 



IL y a trois fortes d*£ : TjB 
muet , qui ne fe fait prefque 
p v)int entandre , tel que celui qui 
finit le mot de fif^me : \B fermé % 



'H 



5'4 VOrtogrMfe Frsncaife 
dont la prononciacion elt pro- 
pre, ferme v& naturelle, comme 
dans iférifé : . & V£^ ouvert > 
qui fe prononce comtne la dif- 
tongue AI y tel que celui qui» fe 
trouve dans la première fillabe 
de bitCi tctCy &dàns la dernière: 
à' effet y complet^ intérêt. On dif- 
tingue ces trois jE par lés Acçans) 
on n'en jnet point lur S muet j ott 
marque d'un acçant aigu T-S fer^ 
mé {é) : & Tacçanç grave ferc à 
marquer ÎjÊ ©ùvert («),. quand il 
n'eft point long > car lorfqVii efl: 
l<îhg, c^eiï: le devoir de l'acçant cir- 
conflexe (i). SiTon étoitéxadà 
marquer ces aeçans i lés Etran- 
gers trouveroient dans nos livres 
un grand fccours pour s'inftruire 
de toute la pureté de notre Lan-' 
gue 5 ôc lés Provinciaux un movea 
afluré pour fe corriger de leurs 
mauvaifes pronpnciacions : \SE 
fermé ne feroit pas fi favorifc dés 
Normans , 6c lés Gafcons n'en 



fànséqtti'voçiueii^ \ Il 
fcroient pas fi fouvAnt des échan- 
ges réciproques .vec 1 1 muet. 
Wis le peu de raport que 1 Or, 

togtâfeâtonjourseâaveclaPro- 
nonciacion ,- a fait neal.ger ces 
nVinucies; Pour moi, Monfieur* 
qui hais lés équivoques ,& qui 
nefauroisfoufrirksTe^hcbresoil 

.l'on peut portef Se la Lumière j, 
ie fais un iifage plus fieqitaat des, 

Acçans* Mais pour pepoanttrop^ 
chieer l'Eériturc , & cepandant 
diftincuer ces trois diféxantes pro- 
«onciacions de r£ , enforte ç^u oa 
ne puifTe s'y tromper } J établis ^ 
trois Règles générales , qui fou- 
. friront quelques exceptions , qui, 
feront tout autant de Règles par- 
ticulières. ^ ; « A 
La première t^èglc générale eft 
que l'£ a unfon ouvert , toutes 

Tés fois qu'il ne finit point la fiUa- 
be , 8c qu'il eft fuivi d'une con- 
fone qui la termine 5 comme dans. 
U première fiUabc de »*^r^.^.«'^'-^. 



^Hib 



dans la damière de Lucifer , U 
dans celfe du milieu de nouvelle. 
Alors on peut fe dirpanfer d'y 
mettre raccanc 3 la règle Ttrffi- 
fant pour taire conaitre le Vrai 
fop de ce - t - £ : Mais il faut le 
marquer par tout ailleurs où VB 
èfl; ouvert /fi Ion veut éviter la 
Confufion i comme dans itft , tê^ 
te , règle , querêU , galère. Par 
Conféquànt ceiîx qui poyr épar- 
gner une lettre > écrivent par une 
leule X ou un feul T pluficurs 
mots où icés lettres font doublet 
après un JE ouvert , commthejle^ 
nouvelle , lettre^ mettre i ceux* 
li , dis - je , doivent faire la dé-» 
paniè d'un acçant , pour marquer , 
que r£ a dans ces mots une pro- 
nonciacion ouverte , écrire bêle « 
lètre t nouvèle yi quoi ceux qui 
lés écrivent ^par deux L & par^ 
deux Tnt font pas obligés 5 par- 
ce que la première L & lepremicr 
Tfiniflant la fillabe, r/ qui lés 



faits équi'veqtics. ,/57 
précède fe trouve d.ins la rè-lc 
que je viens de doner. Maisxpv- 
sne pdlir épargne , celle des Ac- 
lans me payait ici la meilleure. 
Pour notre- Règle , elle n'a pon>c 
d'exception dans le conîmance- v 
rtianc , ni dans le milieu «des 
Mots': elle cn-foufre fenlemànc 
quelques-unes dans lés dernières 
fillabes , qui font comme autant 
de petites règles particulières & 

privilégiées } mais hor/dc la , U 
Faudra toujours k'en tenHr a la rc 

glç eencrale. \, 

La première exception eft pour 

la conjonction fr j où Vp a tou; 
fours un fon fermé , quoique iui- 
vi d'un r, couine fe fait lamais 

fantir ,^às même lorfque le mot 
fuivànt coromance par une voic- 
le î enfortc qu'il V elt entièremànt 
inutile. Le T partout ailleurs, 
foit au milieu , foit a la hn du 
mot, randla prononciacion de 
r£^ouverte , comme dans ejjer , 
(nàa , inmét. Cv 



V 



■TV 



*.' 



& 



« 



5^8 L'Orto^rafe Fr^nçaife' 

La féconde cft pour lés troî- 
fièmes pprfones du pluriel dés 
Verbes 5 oii VE efl: toujours muet, 

3iioimi'il foit fuivi d'une iV & 
un / , qui font tous lés deux 
inutiles pour la prononcîacibn , 
ils animent , ils fouhainoient 9 ih 
vouiroient , ils allèrtnt. 

La troifîèmc eft dans lés infi- 
nitifs dés Verbes , & quelques 
autres noms qui fitiiifent en ER, 
^ en ED i comme aimer, donert 
freff'^f" , quartier , fartiçulicr , 
bled , fiéd s où la prononciacion 
de VE eft fermé , & VR n'eft utî- 
le que pour la continuité du fon, 
lorfque le mot fui^antcommancc 
par une yoïèle. Il n eft pas ne- 
ceflàire de faire la dépanfe d'un 
acçant pour marquer la jufte pro- 
nonciacion dés infinitifs dés Ver- 
bes , quand on eft inftruit de la 
règle paniculière qui lés regarde f 
parce qu'il cft aife de lés conai- 
tre,, & de lés diftinguer [ ar le 



fans équivoques. 59 

fans & par la faire du difcours : 
Mais pour les autrjps mots , on ne 
fauroit fe difpanfer d employer 
unacçanc , pour oter la cpnfu-^ 
fjon , & lés diftinguer de ceux qui 
fuirent ia règle générale. Ainfi 
Tacçantiiigu étant affecté à VE 
fermé i il faut k placer fur ces 
mots , quartier , fipguliér , cor^ 
àiér , fiéd , & leurs famblables, 
pour empêcher qu on lie lés pro- 
nonce e^bmroe/^r , enfer i hier^ 
ainfi' que le pratiquent, quelques 
Prédicateurs » & plufieurs Pro-' 

vinciaux, ^ 

La qu^ricme exception ou re- 
rle particulière eft pour lés ^ 
Aiivis d'une S à la- fin du mot , 
qui ne font pas toujours ouverts 5 
quelquefois Ils font fermés ,' & 
plus louvànt muets. Mais Ton ne 
fauroit trouver dç remède à ces 
équivoques que dans un ufage 
exad & fidèle dés Acçans i aïant 
le foin de mettre en ces rançon- 

Cvj 



i. 



60 LOrtografe î^r/^nç^ifé 
très celui qui convient i' iu pro-» 
noncîacion du mot ; écrire /r eu /, 
ftoces i Jucch\^ excès avec un aj:- 
çant grave 5 lés hautes , Us véri-^ 
iés ^yçc un acçant aigu > & fan^ 
acçanc hommes , femmes ^ msi" 
très t offices, &c. 

La féconde règle générale efl 
que V£ ferme doit toujours être 
marqué d un acçânt aîgu , qui en 
faffè coiiaitre le vrai fori , & qui* 
le diftingue dés iS qu verts & 
xniiets. Je n'excepte de cete règle 
^ue la conjonûion ^/, lés infinie 
tife dés Verbes , & les fécondes 
perfones quand on ïés écrit par 
.un JZ $ comme vous touveZ% 
vous dire^y où il n*eft pas ne- 
xreflTaire de charger TEcriture de 
ce-t-acçant i leur rède particu- 
lière fumfant pour y taire conaî- 
tre la jufte valeur de VB. Mais 
partout ailleurs l'acçant aigu au- 
ra la bon tel de ne point abahdo- 
lier r£ fermé : Sa compagnie lui 



pro-» 
lis , 



efl 
être 



icn 
qui 
& 
:gle 
ini^ 
idei 
par 

%' 

ne- 
de 

eu* 

laî- 
[ais 

ÎU- 

io- 
lui 



# 



jms iquinjoques. Ci 

cft ii'une plus grande conféquan- 
ec qu'on ne croit y Son^ iiblknce 
fait que îa plus - parc dés Etran- 
gers en lifanc nos \m^ , au lieu 
d'aprandre le FrançaWprènenc 

le Galcon > ils prononcent le di^ 
hors dés U Ville ifowr Us dehors 
de ù Ville, & font en mille oç- 
cafionv un jargon tout plaifanty 
quand il fc trouve dans une bou- 
che dont le feul défaut cft la pro- 
nonciaçioii > mais tolit-à- fait ri- 
dicule lorfque dés bouches com- 
mune* ne (avent ^às faire goûter 
une bizarre manière de pronon- 
cer par une belle façon de par- 
ler. 

La troifième Règle elt que 
tous lés B feront muer s , lorf- 
qu'ils ne feront marqués dauçurï 
acçant , & qu'ils ne feront fui vis 
d'aucune confonc apartcnante à 
la fillabe dont ils font ; ou que 
s'ils en font fuivis , ce ne fera 
que <i'une^S" finale, ou de NT 



j ' 






fi 

d^ VOrtogYAfe î'ranç/ti^e 
dans lés troificmes pcrioncs du 
pluriel des Verbes; 

Voua me permettrez , s'il vous 
plait ^ de remarquer ici que \Ëf 
muet ne fe prononce point à la 
fin du mot , lorfque le fuivanc 
conimancc par une voïèle. Çctc 
f rafei , par example , Je quitte une 
infidtU amie y (e prononce com- 
me fi elle étoit écrite de cete fa- 
çon ^ Je Muttt un infidel amie. 
Après lés/Mon ofillabes, & lés 
Particules fuifque * lorfque \ juf-* 
qu^ $ farce que ♦ l'Orto^rafelup- 
prime ce-t-£, & met a fa place 
qn Apoftrophe , conime dans lés 
éxamplcs fimsins^fai^puifquil , 
farce quon ^jufquok Qiiand ce- 
t-jE muet fç trouve entre le G & 
lés vôïèles A èc ^ fon fer vice 
ij'eft point alors de iè faire en- 
landre i mais d^adoucir la pro- 
noncîacion du G devant ces 
voïclcs, & la randre famblable 
à celle qu*il a devant lés deux au- 



n" 



du 



l> 



tresvoicles £/ j* ainfi que dans-' 
obligçant , vangtmce » ;g' <*«"'''' 

rougeole, ' i i ^ 

L'attancicw à ces règles & leiir 

obfcrvacion feîa difpar^itre le» 
équivoques, & fournira au? peu- 
ples qui- habitent au 'ëela de la 
Loire le moy^n d'aprandrè dans 
leur propre pays,, parle leul ie- 
coursde leurs yeux , la vraie pro- 
nonciacion d'une infinité de mot» 
qu'ils corrompenT.- 

Vous avez vû, Monfieur , dans 
l'article de la lettre ^^la rf o^nje 
confidérable que j'ai faite (le 1 ^ . 
en ne lui biffant tenir la plaçede 
ceic première lettre , dans les oc- 
•cafions oh il'fe trouve pour elle. 
^ qu'au commancemantduJTiot , Se 
après le G , ïorfqu'il y^eft imme- 

diatemànt avant une iW oii une 

7S? fuivie d'une confoçe. Je lai 
banni de tous lés autres endroits 

oix le fon de VA doit fe faire cn- 
tandrc. Maiscen'tftF^^»^^"^*^ 



/ 



N 



/ 



I ■ 



/ 



: -^ 



re afïèz : Il hiut le congédier de 
plitfieurs mots ou il s'eft placée 
cerne (amble , fort mal à propos^ 
par je ne fais quelle envie ae fe 
trouver partout i car je ne Tachd 
point de lettre plus entrepren^fn- 
ce que ce-t-iE. Il faut avoir bien 
du courage pour eiitreprandre de 
le refTerrerd.ins fés jultes bornes/ 
Il n'y a qu'un jeune te'méraire 
Comme moi ^ quiofeluicomman-» 
der de ne plus.paraitre avant "!/• 
due lôrfqu il s'agira de former 1a 
diftoneuc iSV , comme dans césf 
mots dtux , mieux , veUx > ou 
lorfqu'il devra s'y faire entandreV 
foit doucemànt /comme dans r^ 
participe du verbe /itvoir , foie 
plus fortemànt , comme dans réth 
nion. Ainfiordreà luid'abando- 
Her tous les participes dés verbes^ 
&: de laiffèr à T// circonflè-vc touc 
le foin de lés diitinguer ^ enforce' 
ue k' pratique déjà introduite 
'écrire Gm ^ lu , vu , conçu , 



3 



^ 



vj 



/tperçi y fera gencralemànt fuivie 
& àproci vée , <;omme la Teule qui 
foit du bon ufagc. 1 1 me prànd 
aufli uneiorte tanfacion de deii* 
vrer la d'iftanvvie AV àe fa pré* 
fance mutikT U Beau peut , ce 
me famble , fe montrer & fe fai^ 
re coûter (ans quO ce " t - £ s'eq. 
mêle : ôc le Nowvr/n* en le per-» 
dant , ne perdra rien qu'un aii? 
antique fie villageois qui le défi- 
gure , & lui ôte toiite la grâce 
deJa nonvauté dont il doit cti-e 
accompagné. Quoi , Monficur , 
la baitté toute fimple & naturelle 
fans j5-^e vous plairoit - elle pas 
i^aueoup pi us que cete hati té corn* 
T^4,& affbaée , où l'on met 
ttB^£ après le 5 ? Je me flatc que 
vous panfercz comme moi , oC 
que vous défaodrez à ce-t E inu- 
tile d'aborder la diftongue A V- 
Permis à lui pour toute miféricor-» 
de de fé fauvér à Veaft , fans oÇ-r 
entrer dans vaiSatix ni OAtatxi 



ï 



r 



..<6i3r 



-n- 



(6 LOrpografe Fr^nfd.ife 
encore ne lui acorde^jecete grâ- 
ce que parce que l^Orolle y rand 



N* 



j 



. i-. 



,___„_, , -.pitié' .*^ 
m excite guère ,' qiïand la jufticc 
ne me dé ccr mi ne point. Ce n'eft 
âuffi que pour lui randre jufticc 
que je le laiffe da:ns/(?/i//x \ & dans 
quelques autres mots fa mbl.ables , 
cil ceux qui parlent corredemànc 

favent le faire entandre/ 

■» ■►,•■■ 

Ne fait ^oînt de djftertgnel 
avec A m avec Y mais il 
en forme avec / , une qui aie 
même foh qu'un E ouvert ,oiï 

3ue la diJFcongue AI , coH:im0 
ans ces mots fleine , Kei/iKi 
y fih^ *^ v^inii Qiiclques perfone^ 
plus téme'raires que moi pourronc 
faire dés rëfl^^ions^^ilir Ion inuti- 
lité , & dire que la diftônguc^/ 




\ 



rand 
Jtilité 
LIS Pa- 
rié ne 
biftice 

n'eft 
.ifticc 

dans 
blés , 



àpi6 
ais il 

ialé 
bnc^ 



\ 



\ 



aïant 'le même fon fuffit pour 
l'Ortografe, & peut parfaitc- 
mAm bien tenir la place, di^'i : 
Mais je vous affure , Monfieur , 
que ie ne ferai jamais dlun pareil 
?antimant. Car outre que la ta- 
cilité de repréfanter le même Ion 
de plufieurs manières diferantcs 
ne nuit point à.U baute de la Lan^ 

;„e .-lorfqu'el»^ «'y "^îff P"'"r' 
a'cQuivoquer& que d'ailleurs el- 
le eft utic roàtqiie de rieheffe & 
d'abondance : Ceft qu'elle fçrt 
auffi à diltinguér aux yeux les 
diférantes fignificacion» de plu- 
fieurs mots, qui font ks mêmes 
dans la Prononciacion , & qoi le 
feroient auAi dans l'Ecriture fans 
cete diverfité d'Ortografe 5 com- 
me il parait par lés éxamï)les que 
ie viens de raporter. Ges mots 
pltine , Reine r Jetnt y veme , 
i'crits |>ar Bl fignifientautre ch.- 
fe qu'etaiit écrits par Al. IJeme 
Vpar £/ fignifie ramplie : Pi>»'»< 



« J' 



par Ai , ti\ un pays uni (anç 
montagne. Keint^wcc un / , eft 
une famme qui regnè , ou 1*£j. 

Î>oufe cl*un Roi : l\}ne avec un 
cul. JE ouvert eft urie longe de 
bride à cheval. Seine par BI efï 
le nom de la rivière qui arrofe 
Vzns: Saine par ^/ marque uno 
pcrfone en fanté , ou* une chofe 
qiii y eft utile. Keine écrit par 
El eft un iraifleau ou un canal 
dAns le cors humain , fervanc à 
la circulacioii du lang , qui après 
avoir été aporté par Itfs Artères 
dans toutes lés parties du cors # 
eft raporté dans le coeur par lés 
veines î Mais vaine écrit parvîl 
dénote de la vanité* Cete fécon*. 
dite rand auflî notre Ortografe 
favantedàns lés occafions qù (ans 
encourir le ridicule du pédantif * 
me , elle peut & doit lo piquer 
de Tccre; Toutes lés manières 
décrire qui ne randent point la 
lefture doureul'e , & dont la pro* 



noncia 

(ont la 

fe;.Ma 

prlèiei 

infini t< 

que la 

çft du 

je yoi 

hardit 

vous 

que p 

lettre 

reput 

epcpi 

que l( 
toujc 

avou 
vous 

la lii 
ïàéa 

f ai^ 
désj 
ï-e: 
faç< 



-mmmmimmm 



fans équivoques. ^9m 

nonc'ucion cft cenainc & fixée » 
(ont la vraie fi^nçç de l'Orcogra- 
fe ; Mais tous lés changeinans ca- 
priaicux qui font la (ource d'une 
infinité d'éqviiyoqups , n'en font 
que U honte & l'embarras. Tel 
elt du-oi"'*''^ "^°^ fantiniapt qup 
je vous expofe ici avec autant dp 
hardicfle que de naïveté : Car à 
vous parler franchcmàpt , quel- 
que pfage que vous fafliçz de m^ 
lettre , je ne crains rien pour ma 
rpputaçiop i ne m'en étant point 
epcore f?"<î ^ pe quelque œil , 
que le Fiibliç la rcgarc}e , je fprai 
toujours . très fatisfait de vous 
avoir dit ce que j'avoi$ envie de 
vous dire : Je permès à ceux qui 
la liront de fe moquer de mes 
idées, Çi tel eft leur plaifir i j'en 
fais quelquefois autant de. celles 
dés Autres. Chacun fuit Cbn goût .♦ 
J.e mien efl de vous écrire à ma 
façon.'ôt de cqntipuer comme 



I 



/ 



jù LOrfo^rafe fr/$nf4iff 



EU 

T^Faic avec 1/ une difcongue, 
G dont le Ton efl parcouic le* 
même $ comme dans peu , veus p 
ftfêx f jburfux, Je ne fâche pas 
iqu'il y ait aucune djficulcë à éciaifi' 
icii;; touçiiAnc cecedi longue ^de^ 
puis qu^on a ôcé àés participes de 
'^rraihs verbes Y£ au^on mettolt 
itvànt %/ , & qu'on lés écrit avec 
un (jbul ^ circonfjàxe , vA f là jfA » 
fifâ , 0firfi p au lieu de vfM $ 
jeu p feu f refCfé p èi€. 



7^ 



\ L l . l ■< ' . 1 »' ." 



l' î". ^ 



^'.i 




Eté lettre fe redouble quet 
^ quéfois au milieu du mot ^ 
commele Ç & le P^ feloaque 
rOteille ou TËtimologie le per 
mande^ Sa prononciacion n*e/l 
ppiû^pcjuivoqueiçllpeft toujoû» 



igue> 

lit le- 

e pas 
clair^ 

es de 
sctoic 
avec 

,/'«, 



quet 
mot y 
ique 



■ pitts équivoques, «fï 

lâ-même : Mais pour l'exprimer , 
on fp fert quelquefois de P^ dans 
lés mots qui vienent du Grec , 
comme fhilofofh'ef Ce r t- ufaM 
ctoit autrefois plus fréquant qu'il 
n'eft aujourdui : Bien des gens f» 
font déclarés^ contre />^ enfay 
vei»r à'f. Je ne defaprouve ni 
Tune niTautre de ces manière? 
d'écrire : Le pff ne caufe ni dou* 
te ni équivoque dès qu'on feit (^ 
valeur j il eft d'ailleurs une efpèf 
pc de monumant ppqicrvé parte- 
conaiflance à l'honeur de la Lan- 
gue G rèque , A cjui la n^tre comr 
me la Latine eft rc4eyable çl'uwe 
rande parti? de ^s richeflès, 
.'our moi , j'en ufc avec mode- 
racioia : je ne m'pn fer? que dans 
ié$ noms propres , comme /*Jb^^T 
tott f PhUhpe y PhcASt CéfhMy 
iti diiasPétlofoph , où je crois 
qu'il fiédii merveille , par le ref- 
pe£l qpc noijs devons avoir jpour 
]é$ Sage?4p^ Grpçci&ldÀBS 



\ 



' l 



71 VOrtogrnfe Fr/^nçxije 
emjh^jç , afin de confcrver dAns 
l'Orcografe même du mot quel- 
que chofe qui réponde A ce qu'il 
(îgnific. Ailleurs notre F me luf^ 
fit j conjime dans f^ntsifie , /!•- 
n^ti^Ue pOnogrAfe , prof an f : Car 
enfin outrie qu une F e(l plutôt 
faite & moins emba raflante , elle 
efl: au{E plus Françaifè / & par là 
plus de mon goût. Tout ce quel 
jc ppurrois eqcorç faire eh fa^ 
veur de PH , feroit de le confer^ 
ver dans les mots où il eft précé^' 
dé d'une A^ , comme momfhçi^p, 
fi$mfhe 9 fimphonie , ^ç, .. • 



E G comme le C fe proWofîir 
ce doucemànt devant F 6c 
devant / , >f^/> y généraux s ma\$ 
fa pro|rtônciacion ell forte devant 
|4, P & 1/ y garène ^ goûteux^ 
Ç^JlÀye, Qij, o'a point encore in* 

troduit 



j ' 



u 
ul 



'il 

ar 
tôt 
lie 



J)ins équivoques: . 73 
trodiût de petite virgule ou cé- 
dille , pour l'adoucir devant 
ces trois voïèles. Je n'aurai pas 
la témérité d'en être le pre- 
mier Auteur : je vous avoue- 
rai pourtant , Monfieurt que je 
ne trouy crois rien de fi joli ni de 
fi comode que de procurer au G 
le même avantage qu'a le C i en 
étandant un peu le lervice de ce-* 
te petite virgule. Seroic - il plus 
extraordinaire de la placer fiir la 
tête dii G' \ qu'il t'a été de la 
nietti:e au dcflqus du C ? elle y fi:- 
roit avec autat)td utilité 5 & il 
me parait qu'elle n'y auroit pis 
moins de grâce. Si jamais quel-, 
qu'uh halarde de la mettre en 
ufage j je vous déclare que 
je cours au {fi- tôt fur (es pas pour 
le féconder > & qu'aulieu d'écri- 
re par wn E genSy ar^enty Gentil^ 
Agent ,& leurs famblables 3 je lés 
écrirai par un^ avec ce (j radoucf. 
On n'a pourtant pas été dé- 

D 



V 



,ï^ •« 



K^> 



74 VOmgf^fiJ^MnfHif^^ 
pourvu de toutes forces d'éxp^^^ 
dians pour sidoucir la prononçât 
cion du G devant lés trai^ voïè- 
les^ ,0,1/ : on fc fcrt pour 
C^-t^-efFctd*un J5 muet , qu'on 
place entre le G U ces voïèles > 
cortïmc d^ns okli^esnti ck^n^ 
ÊtMni » tn^é^^t^nt , ^eçlicry Ceir 
frjS eft fi muet qu'il ne fe fait en-t 
wndi'e en aucune manière i ôç 
que tout fon fer vice fe borne 4 
radoucir le G , qui reçoit auffidô 
ri/ iiO fprvicc tout diférant : car 
par (on nioyea il fe prononce for^ 
icmànt df vàtit j; H devant / , 
»infi qttc dànf ces mots , gtéçrre , 
^lleguirrgt^irUon^ dègu$^^umf^€^ 

laÛe, Ldrfqueçe-t-V^^^is après 
e Ç n'a daucre ufage que de 
randre faprononciacion force , je 
U nomme %/ fer^l^ > S; je le fupt 
pofe tel pour rordiuaire, Mali 
parce qu'il fe fait quelquefois eAr 
j^andre ) comme dans ^i^^ijcr % 



i 



ptHS iqutvoquii. ^1 

Alors pour faire conaitre ccte ditém 
rancc , je marque 1*1^ d'un point 
eue je nomme auffi fer vile , par- 
ce qu'il Im a faire comprandrc 
que cc-t-V n'cft pas lui - même 
puremant fer vile. Il y a dés gens 
qui pour faire ccte diftinftion , 
mettent deux points fur la voïolc 
qui fuit. Mais lés deux pointi 
ftïant un autre ufage, qui eft de 
féparer le fon , Ce de former.deux 
fillabes j ce qui le trouve dans 
pluficurs mots être contraire à la 
prononciacion de ce- c-%/ mis 
après le Cj ; '^e feroit introduire 
l^ine autre en» ivoquc que de Ce 
fervir dés deux points dans cete 
occafion. Ainfi je préfère la pra- 
tique que j'ai fuivie, de mettre 
un point fur ce • t - X^ 3 d'autant 
plus que nous nous .trouverons 
ailleurs dans la neceflîtc de luidop* 
ner de Temploi. Si Ion veut ab- 
folumant çonferver lés deux 
points î ce ne peut être que dau$ 



,1 



•^5 VOrtogrâ^fe Franc ^ife 
\és mots oii la voïèle qui fuie for- 
me feulç une fiUabe diftinguée» 
tels que font ^iguè , contigue^% 
Ambiguc j parce que VB étant fé- 

{)arc par lés de^A points , laiffe à 
*^ tout le foin de la fillabe pré* 
cédante , 6c par conféquant le 
met dans U neceflîté de sV faire 
entandre I. fc trouvanc (eul de 
Voïèle : mais on écrira avec le 
point (êrvilet ^iguijar \ Aigu'flli 
& leurs fambiablcs i fi Ion veiu 
bien m'en croire là deffus, 

Quand le (7 fe trouve immér 
diaicmànt devant une iV , il fait 
\m effet tout fmguliér : c'ell de U 
inouilbr de tellç façon qu'on pror 
•ponce la fillabe comme s'il y 
avoit un / fort bref après JV , 
;iinfi qu*il parait dans ces mots;. 



V 



* 



i . , 



pns équivoquiSé 77 



_ f 




H 



,Qai n'eft qu'une arpiracioti» 
^ ^ ne fe placera plus dàns*ld 
milieu des fiHàbes qu'après le P , 
lorfqu'il s'agira de le faire pro- 
noncer comme une Z*^} 8c après 
le C pour le mouiller & lui do- 
ner une prononciacion afpiree. 
telle que dans ch/tritiy chemmce» 
chirurgie , chofe , chute. Dans les 
autres endroits où elle n'a que 
faire i Coa abfance n'y «aufera 
point de derangemanc. Chrétien , 
(hrotfique , Kmoriqite ^ rhume , 
thé/tire , Théologie , & leurs con- 
frères paraîtront aiTez honora- 
Wemànt fans fou cort>ge. On 
écrira beaucoup mieux , ce me 
famble , en écrivant plus fimplc- 
m^nt fans H , Crétien,croni^ue, 
Kétorique , rnme , auteur , téàl 
trc yj'éologie. An jour d'huic[\x 

D iij 



i * 



f « 



u 



> 



J% VOrfogrAfe FrAnç^fe 
ëtoit autrefois compolé de qu«>i 
Xïc, mots, deux noms & deux ar^ 
ticles , e'tane devenu un feul moc 
adverbe , ne perdra rien de fa 
Aiajerté en perdant cete H , au^ 
jouriuu Elle fe retrouVera^ aa 
commancçmanc de* la fillabc oii 
cllc^eil d'ufagc , comme dans 
hûmme ^ honitc , hureux , dehors % 
fêuhmit w h/êifti iavec cépandAnc 
une petice marcjuc de diliinélioa 
éXm ïés occafioDs eu elle cft for- 
temàoe afptrée. Cece marque fe- 
ra un poinc placé dans le çantrt 
de cete lectte. 

Le projet que j'ai formé d*ô(^r 
toates lés équivoques , en force 
ûue la levure de nos livres puif- 
le être utile à l'étude de la pro- 
nonciacion , me done la hardief- 
fe d'introduire ctte nouvaùté » 
6c d'être le premier Auteur de 
cete diférance. Car enfin il fauç 
diftlnguer une afoiracion douce, 
d'une a(piracion force i ou plucoc 



îuxar- 

ul moc 

de fa 

f y 4Hm 

'SX aa 
ibe-oii 
t dknû 
ehors % 
indAnc 
nélioa 
ftfor- 
[ue fè- 
;ancr« 

d*ô^r 
nfbrte 
puif- 
i pro* 
rdief- 
aùcé » 
ur de 
1 fauç 
once. 



tinei/afpiréede celle qui ne Teffe 
point : Puifqiie la voix tait eiitaix- 
dre cete ditérance de Ibn i rE-» 
criture doit la faire voir. La per-» 
fcaion de l^Ortografe cotafille • 
ce me famble , à copier Se diftin- 
gucr claircmànt aux yeux ,, toui 
ce que \i prononciacion £ait fan?^ 
tir a rOreille* Ce n eft pas une 
trop grande témérité que de ha- 
drder une nouvauté cjui fert i 
douer de la perfcdion à TU fagc • 
fans ie détruire j furtout quand 
on le fait avec le plus de {agelTo 
8c de modéracion ou il cil pofli^ 
ble , comme jcrne fljitede T-ivoir 
fait , en me lervanc d'un point , 
qui ne changeant rien à la fornio 
oi^inaire de la lettre , ne faa-^ 
roit dérouter le Lcdeur le plus 
enchainé par lés liens de riiabitu- 
de." *0n la^vu ailleurs , doit il 
furprandrc ici ? Je n'ai pas été le 
chercher fort loin i il s'cll trou- 
ré fans pein^au bout de ma plU* 

Diiij 



\% -. 



\ 



/ 




X, 



lo VOrtogr^fe Franç/^ife 
me. Mais c'eit peut êtrc^par cetc 
raifon là qu'on ne voudra pas le 
recevoir , & qu'on fc moquera 
de lui comme d\in nouvau Dé- 
barqué. Hé bien , Monfieur » 
s'il n'eft queftion que de lui trou- 
ver une anciène origine pour lui 
doner du crédit , fie dé It faire' 
venir de loin pour lui procurer 
riioneur d'une belle réception s 
je vous ramènerai de l'Oriant , 
& vous faiirez quil vient de la 
Langue Hébraïque: Qu'il aprif 
naiflance, il y a plulïcursfiècîès, 
dans l'Ecole dés Rabins : Qu'il 
cft employé dans fix de leursTec- 
es de la même manière , & pour 
c même ufagc que j'en fais en 
cete occafion : En un mot , que 
pion point que je nomme lervile 
cft le fameux D^guefch dés Hé- 
breux. Après cela , Meffieurs 
lés Experts en Etimologie peu- 
vent-ils douter qu'il ne foit bien 
^lacé au cccur de VU alpiréc ; ic 



c:7>^ • 



Tans équivoques. St 

k's Autres vuiidroiem-ils me fl\- 

rc un procès pour un point , qui 

eft d'ailleurs li néccOaire. Ap-js 

tout, il faut un commancemanc 

à toutes chofes : & uns m'inqu e- 

tcr de ce«quon panfera de ma 

bardicfle j je lève l'Etandart pour 

tous ceux qui voudront me lui- 

yre -.yécm honte , Héros ,h^- 

Uri'y hAtr , & toutes les /ijil- 

■pirces avec ce point au çamrc. 

Faites en. Monsieur, de mcme 

que moi & douze autres avec 

V9US, je répons du fuccès. 




: de 



J 



N'eft pas toujours voïèl^ i 
très fou vaut il eftconfone, 
comme dans lés p/émieres 
fillabes de ,cés,mots , jalottjte , 
julryjct*»ep,i4^cc. AlorsA 
ne) foulre aucune dihculte r^ii 
dans fa prononciacion , qui elt 

. Dv 



/' 



<r 



t% LOrfûgrafc Fr/^tffdife 
par tout la même i ni dans TE- 
criture , oîi î'Ojto^afc icdiftin-. 
gue toujours par tin Garadèrc 
qui lui cft propre & particulier : 
c-eft un I allongé par le bas (J) 
ainfi que vous le voyeE çiAns lés 
éxamplcs que je vieps de doner , 
fc dans objcf t fujet . projet. 



mm 



I 



T'Vaïèle cft bref ou longi Le 
^ long fe diftingue par un ac« 

Î;ant circonflexe V—^omme dAns 
le. Ce-^àcçant fait ici le m|mc 
cfïct que lortqu'il eft marqife fur 
Ahibit E :^il fuplée à 6' d'embà- 
]:aflknté mémoire : car on écri- 
toit autrefois ifit avec une S. 

Lorfqu'/ fe trouve entre une 
autre voïèle & deux LL ^ ou une 
feu le jLfinale, comme dans veille^ 
éfsillc i quinonilU , émail , deutlf 
fencMÎl 3 Silom il eft in\^cile poui: 



» 



^n» *"» ■■»■■ ■ 






<"f 



lé 



Le 



plus équivoques. Kj 

lui-même > il ne fcrc qiiVi moinl- ' 
1er la prononciacion d'e ces L » 
comme fi elles étoicnc fuivies 
d'un I fore bref i enforteqù'iJ ne 
rand aucun fervice à la fiHabe 
qui les précède , où 1 on pe fait 
entandre que la feule voïèle ou 
diftongue qui fe trouve avAnc 
cc-t-/ j comme il parait par les 
éxamples qre je viens de doner : 
On n y fait louer qu'un E ou- 
vert dans veille , un A dans 
écaille & dans émail , la difton^ 
' gucOVd^nsquenouilleSKpnouily 
'-& la diftongue £V dkns deuiU 
Mais lorfqu7 fuivi de deux 
LLou d'une L finale fe trouve 
précédé d'une confone oul^'uu 
l)4crvile , ceft i direqqi eft à 
la fuite du G ou du ^ alors fon 
ferviçe eft doiitetix & inccrtaiu , 
' du-moins par raporc a la pronon- 
ciacion des L qui le fuivent. Cxt 
en fe faifant toujours entandre 
lui même i il mouille quelquefois 

D vj 



A 



\} 



r 



■ " 'i^ 



-r> 






r.- 



\ 






^ 



>^ 



84 UOrtografe FrançAife 
lés Z. comme d«his fille , coquille r 
cheville , Guillaume , vermiU 
Ion , />m/ , Gentil y & fouvànn 
il leur laifle leur pronpnciacion 
naturelle fans y rien altertr, ain- 
fî que dans ces mots\ Ville , miU 
It \ Anguille , tranquille , y///À- 
he\ tir mil , )î/. Ptuir diftiHguçr 
ces diférances bu plutôt ces bi* 
zarreries de l'Ortografc Français 
fe y je ne vois rien de pfus como- 
de , ni de plus convenable, que 
de marquer fur/ deux points au-* 
lieu d'uô dans lés occanons où il 
fe fait cntandre i & oîi en même 
tams il altère la pronon^acion 
àés JL qui le fuivent i ènfortc 
qu^on écrive de cete façon , ^^- 
quille 9 ffllc > sillon , féril 9 gefK 
fil. Je ne fais point d ificulté^Mon- 
fieur , d'en ufçr ainfi y parce 
qu*on ne fauroit fans cela évi- 
ter TEquivoque & là Confufion , 
qui font mille fois plu5 haïlTablés 
qu'une nouvaXué judiçieuiè. - 



/ 



point 
Je m( 
fus m 
parlei 

?.» 

Yoïèl 

mer i 
la pr 
marq 
la v^ 
d'un 

pron 
terne 
Bloi 



\ 



L 

il n'. 
prô] 



mot 
cvin 



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pins é^quivûques. 8 5 

Bien dés gens qui n'aimcnc 
point Y y ont remis i à fa place: 
Je me relerve à vous dire là def- 
fus ma panfée , lorlq^e je vous 
parlerai de VY. 

J après A, 3yO, n eft qu'une 
Yoïèle fubjonclive qui fert a for-j 
mer une diftongue avec celle qui 
la précède r hors qu'il ne foie 
marqué de deux points , ou qui 
la voïèle précéiance ne le loi 
d'un acçant : Car alors il fe fait 
prononcer fëparemànt & diftinc- 
temènt , haïr , C^iphe . Déijte ; 
Zloife, Moije , riitértr y obéir. 



ue 
bit 



LE K n'efl une lettre Fran- 
çaife que par emprunt jôç 
il n eit d'ufage que dans lés noms 
propres & Etrangers. Alors ces 
. mots qui font traniporté^ (ans au- 
cune altéracion dans k Fraflçais > 



« «• 



( 



% 



!-''> 



« 



X 



fr 



X 

^ 



/\ 



^ 



.y^ 



y 



8 6 LOrtog rafc Franc atfe 
doivent être ortogrntîcs avec le 
K > comme ils le font dans leur 
Langue : Une feule Gazette en 
fournira plus d'éxampics que tous 
lés Ouvrages de l'Académie. 
Françaife, Si j'ofois cepandànc 
le retirer du Néant , je lui trou--, 
verois dés places qu'il occuperoic 
aâèz bien : & ce mal - hurcux K 
généralemànt profcrit de tout le 
'monde , qui n'a excité la pitié 
de pcrfonne, trouveroic encore 
un azile diiîs quelaues mots 
iGrecs devenus França^i tels que 
Kiromafrtie > keur $ arkitfifeo^ 
fsl & quelques autres , où il re- 
médleroit â l'équivoque que peut 
faire dans la Prononciacion la 
uianii^re ordinaire donf on lés 
écritjpar Ç// 1 qiiî doit exprimer 
lin (on/tout direrant. , Voy^ , 
Moniî^ur , ce que le cœur vous 
en dit : Si peu quevous foyea^de 
TOon fàntimant t je vas déÉandre 
Iféspançièncs poifeflîaiis du JC> du- 



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fans équivoques tj 

moins une partie avec autant de 
xèlc & de témérité que j*ai oléin- 
troduire lés nouvaux droits de 
M , du C , & du point fervile :. 
& quoique je vous aie dit que le 
K n'eft dans le Français que par 
emprunt > je ferai aflez libéral 
pour en acorder toute la proprié- 
té à nôtre Langue, L'impuiflan- 
çe oii elle eft de le randre au 
* Grec dont elle Ta pris , & de fu- 

5)léer par fés propres biens au be- 
oin quelle en a , eft une raito» 
fuffifante pour que je lui donc 
cequoh lui a prêté. Perfonenc* 
me blâmera de cete libéralité , 
^4^uis qu'on a vu lés emprimts 
devenir dés titres d acjailicion , 
& lés Banqueroutes des moyens 
autorifés pour s enrichir. Il me 
famble , Monfieur , que je feroii 
* fort d'humcurdie vous faire une 
petite digrcITion fur le (Saint ufa- 
ge du bien d'autrui : Mais il: vaut 
iuiçux après avoir nîntfralifé K » 



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8 s VOrtùgrafc Fr^nç^ifi 
You:> parler de la lettre JL. 



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JE ne fâche pas que cetc lettre 
caufe aucune équivoque , ni 
qu'il y ait d'autre remarque à fai- 
te que celle que j'ai déjà faite en 
arlant de !'/> favoir que tovites 
es fois qu'elle cil double ou 
qu'elle finit le mot immédiate- 
mànt après un / précédé d'une 
autre Yoïèle 5 qu'alors , dis - je , 
elle a unc^proûpnciacion mouil- 
lée > telle que dins ces mots , 

vieil ^ de pareillemànt dans ceux 
oU'17 qui lés précède n*étant pas 
ki-même précédé d'aucune autre 
voïèle I le trouve marqué de 
deuxpointSi , félon la règle 
& l'ufage: que la nécçflîté m'a 
contraint d'introduire , comme 
àinséfnlU , filUr yéùlU » m^r- 



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fkns cquivoquiS* t^ 

'Hiier , hab^l. Partout ailleurs 
elle a fa prononciacion propre $c 
naturelle , roitqu'elleToit double 
oufimple , ainfi que dans ^/<?- 



tre. 



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M 



J' E ne trouve point ici de di- 
ficulté. Tout ce que cete 
lettre a de particulier , c'ell quVn 
Françiis , coBime en Grec & en 
Latin , elle aime fort k B U le 
P. C'cft par c«te raifon qu'elle 
fe. trouve dans plufieurs mots, 
comme ^^w; . exAmt ,fromf * 
nmte , parce qu'elle y étoit Sui- 
vie d'un P , qui avoit pafle du 
Latin dans le Français : on^cri- 
voit temfs , <x«i»f^ tjr^^F^ ' 






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f O L Ortogr^fç Frârtfé^ifi 



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7w Change fa prononcîacîoi^ 
JL Y naturelle quand elle €ft 
immédiatemànt précédée d'un Gv 
cnforte que fans faire fantir le 
G , on la fait fenef comme fi ^ 
le étoit fuivie d'un / forrbref, 
aînfi que dzns mifrn/$rd % digne $ 
thstAigne , heiogM , ismPMgmc* 
_^EJ}e fe red ouble fou va ne dans le 
tnot > auiîî bien qti'L , A4 y fic 
prefqupHoutes lésconfones : Maîr 
on peut, conunej'aidéjà euï'hon* 
neur de vous le dire , s'en tchir^ 

l'ufage le plus commun : 8c fi 
Ton wiu faire unedjftih^ioa ^ il 
faut cçnfiHiJer ou l'Oreille qii l'£^ 
tiraolc^i^îç;/- ; ,^ ';)■': ._:-^.^'.v -'"^^^^ 
^ J%oute,p Aî^ quelle eft 
îdiitile ytâfÈtt dés^roifîèmes pérf 
ibnes du pfuTiel^s Verbes oîi . 
elle le > rrouve avec un T îc 



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fkns éqitîvoqiteh fit 

tnànt pour la forme , cnforté 
que ri) ciui lés précède eft un & 
lîiuet , qui termine le fon & la 
prononciacion de la fiUabe. Ain- 
fil'onécrit Hsveulcnt, tls jouent t 
ils ttmcitnt » ils maotottnt , ilê 
irainif oient > mais on prononce 
ils 'oeule , ils joue , ils aif»oie, ilt 
m*ntoie , ils tr/tindroie^ S'il iuit 
une voïèle noiès ces pluriels, on 
W fait foncr que le r,'fàns qii*il 
foit fait lamoindrc manciop d'N. 
£llc eft dans ces occafions la let- 
tre la plus inutile de tout le Fran- 
çais ,ÔC ctllc cçpandànt que j*ô- 
ferois le moim bannir de ce» 
roots : . EUç s'y eft retranchée 
f comme dans une BaftïUe , a'ou 
quelque hardi qu'on foiti on ne 
îaUroiF la tirer. Ainfi , Mon- 
ficur , je l'y laiflè , parce que je 
ne peus pas l'en ôter : &iés plu- 
riel dés Verbes , quelque Fran- 
çais qu'ils foieqt dans la maniçtre 
4e lé^ prononcer ; îlf#iflçro«t 










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91 LOrto^rnfeFranfaife 
pas que d être SuifTcs dins la fa- 
ucon de lés écrire. Il me relie à 
voHsdirc rouchàncJV , qu elle ne 
peut foufrir le voifinage du^ ni 
duP j auiîi tôt qu'ils paraiflerit, 
clleccde fa place iM. 



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L y a deux , l'un eft long , 
& Tautre ell bref. Le long 
^it marqué d'un acçani( circon» 
flèxe ^ hôte , citt , Mumône. La 
brcfiç met partout où Je long 
neit point nécéf&ire , comme 
dans écoU i. moite $ fot. l\ ef^ 
quelquefois dans le même mot 
Joiîg & bref félon lés occafions , 
comme ^ins mtre , notre , où il 
eft long lorfquc ces pronoms fi- 
Clifent Tefans, & qu'ils ne font 
pas joints à un fubftanrif , comme 
quand on dit e'eji le notre , voit a 
levure : Mali il y eft bref qulnd 



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fkn$ équivocues. 5)3 

ils font jointe, «i un autre nom » 
comme notre amt »; notre Un^ue , 
votre bnnr CVil aflez l'ulage de 
jiiarqucr toujours TO dans ces ^ 
pronopis d'un accent circonflè^ 
xe , fojt qu'il foit bref ou loi^g t - 
parce qu'il ëtoit autrefois fuivi , V 
d'une inutile ; Mais je çroij^ 
qu'il vaut n^ieux fe feryir de Taç^ 
çant pour marquer la longueur 
delà voïèleque pouf cohlervc/- 

un pionumant à la mémoire d'^J* 

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OE : 

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QFait avec B une diftongup 
qqi a le fon d'un >5 fimple j 
j^ ijui étoit autrefois plus eu 
pjfage -qu'elle n'efl: à prefânt> Oii . 
la mettQit dans prel^pç touiç Içs 
rnots qui viçnent du Latin ou il 
Çt trouve un p , commq dans 
jû^ur.ha^tift ^'(rf^;^ i(^is aujour«* 
dui r<3n fc contante a écrire avec 






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f4 tlOfHgr0,fe Fr^nç^tfe 

relerré que pour le conimance 
mani dés mors, asuf % œil ^ œn 
n)H , & après tinC qui doit êti^' 
prononcé fortemAnt , ainfi que 
clans ^œur. Il el^ bon de remar« 
quer que ccte diftongue fc rc- 
préfame par un ieuFcaraiîlère 
compofé dés deux voïèles % B 
tmiei cnfamble de cece façon , 
\ûf\i & que lorfqu*elIe$ font fe- 
parées par deux cafaélères ». elles 
ne forment potnc de diftongue » 
quoiqu elles fuient Tune aujprès 
de l'autre, mais qu'elles fe ront 
entandre cfiacune fort diftinde-* 
iiùnt , cx>mme dans coeffe , foï^ 
$t , fê^fiê. 03 n'équivalant qu'A 
un J& f formé comme lui avec 
%^ une diftongue qui a le mémo 
fan ifiJS^ • m^f i ^ri^r. 



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A difcongu^ 0/ fe pronoii*: 
ce toujours naturellemàrir# 
comme dans ces mots , Roit Ifi^ 
00 i 9 voir , favoir> à 1 exceptioa 
dés prétérits imparfaits dés Ver* 
bes , cil elle prand je (ot\ dp 1» 
diftonguc \/i l $ enlorte qu'où 
prononce)^ difois , il fsijoit ^^ 
fsimrois , comme s'ils étoieni 
écrits y je dip^is , Hptf^it yf^i^ 
m^MSf Partout ^ailleurs dlç 
cft diiisle fon ce qM'ellc eft dàm 
J'Ortografe, Après lés règles que 
j'ai établies ^^^ lés bornes que 
]e lui ai preicrites en parlant dç 
a lettre v4 1 elle n'oferoit prandre 
la liberté de fe placer où elle n^a 
ni led^oi*, ni la force de fe faU 
te çntândre. C'eft alFez |>onr clic 

Îiu'on Iw^ ^^^ cédé tous les ijnpar* 
aitsdés Verbes,, j^c c^ue la dif* 
tongueyl/ ait renonce pour ton* 
^oprs à wus l^$ 4f oifs cjivel!? pou^ 



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9^ UOrtogrAft Fran^ife 
voit y avoir. Ainfi nous écrirons 
im fort bel & bon Fra^nçAi^Â^m 
ell^ 5 mai$ nous en ni ferons pour 
vn faint FrAnç^is comme pour 
^n lt[oquois. 

OU 

l^aît encore avec f une 
, diftoWuc qui ne foufre âu- 
çi|i^ difîcuiicé , aïant toyjoiiTS 
ijiiiie ^galè Ôc^ même prononcia-i 
doti } telle que dans ces mots i 
nom^voHSt goHt » d^oux , toujours. 




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Suivi d*une H fp prononce 
comme F > Philippe * Phi* 
lofifhe ; Ailleurs il g^^e fa pro- 
noQciacion naturelle , 6c il ne fe 
met quoù il ell utile. Ce feroic 
SU vain qu'on allégueroit Pan', 
çien yfage i fon parti eft pris •• 
Il s eft retiré de tous les motis» 

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y2i»5 équivoques. ^y 

eh comme un ornemant de^au- 
vais gput , il ne faifoit que char- 
er rÉcrfture au-lieu de Tembel- 
ir. Il n'eft plus que du vieux- 
temps : Le npu^u />»«;/ parait cic 
meiileure graceCiiivlui : Lés ^aw* 
fes s'écrivent mieux^Ôc plusprom* 
temànt fans Pj de - même que 
h/%tème , tij^ne , cors , nièce >Sfe 
çant autres. Le lèul nombre de 
/ir^t a le jprivilège de le confer* 
ver , & de le montrer aux yeux 
d«ins^oute [cin inutilité. Si Vous 
nie demandez pourquoi cete ex- 
ception en faveur du jfi// 5 je 
vous répondrai françhemant que 
je nen fais rien » & que c'ell 
une de ces cbofes que le gouc 
joint à ta forcé de Phabituyc 
mettant au defTus de tout raifo* 
nettupit. Peut - être eft - ce parce 
que le P eft fi cônu dans ce mop 
que lés plus ignorans ^^ lés Da* 
ïTiei lés plus négligeantes n'ou- 
blient jamais de i y mettre i & que 

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; fé : Çai- c'cft uq jtri|le pii^li cj^ 
. cdui qui n cit l^utenu 4c pçrlur : 

mauc^mam du monde pirr la ' 

, ' fité que perfbne ne prêcha njej 
peyt lien - CQjfiti?e yr^ jma^^ 
qu^ mille béuchels publient : gc % ' 
le nomfcre nci!>'cn' mèlc un peu , . 
. îar^iion ne lailt guère bi^n^ Peuf:-- v 
«èere auflî 5 ivjoniiçur , que Côte 
cxcemion eft un cflfet fju Gepie 

^ del'Prtografe Francaiiei q^ 
forte de ion Aiç-^ndanc me cour 
' traint ici dciuivrëo & qu'ilfauc .. 

-ijlj^ablolumàhî: que le Caprice ait fa 
place jjifqûe dàfls un Ecrit fait 
contreAii-ïnême , oùrardeurdç 
Je combattre me fait renoncer 4 
toute la vanité du fa voir , pour 
jjiquerîr la gloire detr.e raifonablc. 
. C^îoiqu'il en foit , le/<?^r demcw^ 

fçt;^ enPoflèffiondu F^ , 



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$\éjie va jamais 0i^ u« 
.™^ «t/ uîafûitc , pour fe faire 

t^jcâîiiire & îe faire prononcer 

^■^àclîitx. IvéiSrfC-t-^/ n'eltpas 
itôuiours-fi fort attaciié au fer vice 
luf^ cm'U nefe fifle qu^ta*. 
l>is.eûta;ndre lui -rncmc : t^ot 
jdmme un 'V fore bref , ^ 
■Le'-èVris éciucjirc , é^ium 
iantdt avec toiitc l'eraphalç de^ 
iiftongue OV ," comme dan^ 
'aquatique i équateur, q^aUrâ- 
ture. Pour dilting-uer par l'Or- 
t^perafc lés occâfious oiice-c- V 
fè fait enràndre *de celles où il, 
n'j;:(t quepûremànt fervile au ^ 
je le marcpe d'un point au del- 
ius de cece manière C'O , &. je 
mes pour règle qu'alors il le pro- 
conce deviînt E Se / comme ua 



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tob VOrtogr/tfc Fra^fç^ije 

^ fort br^£>^ & devant v^ corni* 

pie U diftongue OV » ê^cfieurt 

é^uat^Ur > qu^àrûigchjitYc. Ce 
point eft une de ces Nouva'utëiç 
que j ai lahardieiFe d'introdqiré, 
6\\ du-npins de propofer auPu-* 
blîc , afin qu'il le mçtte eil ijfage'^ 
jfi tel eit Ion plaifn;? Car jïîx n'ai 
îiiTulémànc aucune envie de. 
jcî le Légiflateuf : U- qui le pour- 
rpit être en cere matière ? La bi- 
îiafrcrie dont on .ortoçratîe , eft 
ime preuve q(i^ jamais aucun 
Sage , ou ne l'a pii ,, ou ne s'en 
.pft mêj^ Mais f au t- Il que l'éjpar- 
jnp d un^oint empècl>e de fixer 
rQrtograFe , & de doher à.é% rè- 
gles sijre§ à la Prononciacion ? 
C'cft fi {5eu de chofe en lui v me- 
nie , & fi utile dans Tufage , que 
je ne crois f as qu'on ipè faflfe un 
crime, de vouloir le^rnettre au 
rnondei Ce petit point ne défi 
gurp rien dans 1 Lcriturc i il a^; 



4érange 

M aï 11 > -y 
loinqu'bi 

me ,uii 
riioneur 

Wânt fur 

bien lui 
quelquef 

' celle de l 



.dérange point l'habitude de \x 
Main'» & il ne. vient pas de fi 
loin qu'on dai ve le regarder com- 
me . un Étranger. Puilqn'il a 
l'honeur d'être toujours inutilc- 
i Wânt fur la fête de l'/ i «n pcuc 
" bien lui permettre de fc trouver 
quelquefois pour' le befoin lut 
■ celle de l'V. ' 



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6t!C ce que j'ai à remaf- 
^ quer fur R V c'eft qu ellp 
cit"iniuile à la fin dés inrtimits 
àês Verbes oit elle eft précéde'e 
d'un £ , comme Mler , jouer , 
rifqtièr , payeKi excepte lorlque 
le mot -iuivam commence par 
une voïcie : Car alors elleft Fait 
éntàndre dans la prononciacion , 
& rand VE qui la précède plus 
ouvert que fermé : on dit co/r>- 
tPifL^dcr tiv ce empire ^ comme s il 

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}ùt VOrtogr/tfe Franc a^ip^ \ 
ëtoit écrit tomm/màe-r-avec etH" 
fire , & commander fms empor^ 
temant , comme s*il y a voit corn-. 
mandé fans emportemanp. Elfe : 
eft encore inutile à la fin: de tons 
^ les Noms oii elle fè trouve à la 
fuite d'un B fermé , comme dàii> 
fwguliér > millier , particulier : 
Mais il faut alors avoii- Toin de 
marquer fiir Y£ un acçant aigu , 
30ur en faire conaitre le vcrita- 
:>l/fon & rinutilité de TR. Par^' 
tout ailleurs , {bit à la fia V foie 
au cômmancemanc 8c au milieu 
dés Mots , elle fa,ic le fervice c^ui ^ 
lu> a été deftiné* "^ 



-^ 



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C'Eft ici , Monfieàr , qu o^ri 
a faitdenombreufescircon- 
cilions. Toutes ces i* inutiles qui 
.^s'étoientgliflTées du Latin^'clàns le 
Français , ont enfin difpaq^ Il 



t 



faudi 

' voit le 

oilcu 

togrs 

raflé( 

de f 

ayoii 

lés n: 

vinei 

voie 

ehib 

epei 

'C , h 

chaj 

Cor 

tiré 

dùn 

; tais 

vMa 

' que 

de 

mal 

. ' « 



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' faudrouétfcbicivfcrupuleiT^ 

' vouloir encore fc' fervir'^de cote S 
oilcufé, Se incomode , tiaiic rÇr- 
too-rafe s'eft hdreufemànt déba- 
raBée^ Qiii pou voit ayanc que - 
de favoir bien la Langue , & 
avoir mis dàhs fa mémoi remous 

^ les mots oit cet ^ '5 fé trouve, de- ^ 
Viner quand elle devoît ou iie de- ,^^ 
voit f as être j^rônoncee rQuel -r: 
embarras pour les ' Eufans qui *, 

' ëpc^loient de * dire dans chAjle ^ j: 
'C.h, d,, S , ck^s\i & puis dans 
ch^jUaîi' , c , h y il y s , .th^! ; ' 
Combien cete 5 n>-t-elle pas at- ^ , ^ 
tiré a ces tandres innoçart^s de 

; duretés , & peut-être de mau- v 
; tais traitemahs de la |)^rtAie leurs. 
VM ai très; V <iui" croient quel-, 
• qu^^^[u il^lV aiilîi facile d'a- 
prcb^fenecSiofeV qu'il eft aifé . - 
de fS^fequand on la lait : & qu^ . ^ 
'^nHÉfiâ^k cé^ printipô étourdi 



maftraîfSSftt leurs écoliers i' s'ils 
ïî^cvi i^^ft - pas tout' d'inr. coup 



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jvj^ JJOrto^rafeFrknçAife 
aiitàînt queux, tn vîfr|^é, Mon* 
.iîeur, quand il n.'yiàuroic i^ue. 
cété feulé raifon que cete 5 m'a 
fait ^ourmander "(dâ^iSLmon en- 
fance maKa-propos , je Ta haïrons 
4 Ivi fnort >^& je ne faurois la 
fi)ufrir. En effet , quelle figurée 
fait-elle dans vofife i nùjirc , mef^ 
me t Pafques .fmafiin <, àrrejleri 
Ne crQùvêzWgyù^pis unairpkis 
dégage à^ns 'Vptre^i nàtre\i mê^ 
me y P^^ues 9 mànu^TT^rréfer, 
ôrne's fimpl'ëinànfd'uilac^anccir* 
eonQcxe , dont lufageelt au- 
joardui le plus uni vedel , & par- 
conTequànt celui qui doit être 
AiivLpar toutes fortes de raifons 
& d autçrite's-. Je regarde dope 
comme une très . erande faute 
d'Ortografé) d'inférer dés SAnu-^ 
tilé àXns le milieu de's lirôtsya une 
feule exceptfèn près , que k for- 
ce dcJ'Ufagc me contraint de 
faire ; Ç cft de la troifièm^ per fo- 
ne du préfant^du Verb^ iiibilan- 



tif être 
avec u 

, vera 1; 

• pofleffi» 

: paraicr 

çeflTaire 

tans d 

îorfqu 

lettre ; 

elle a 

droit i 

. tilite. 

peti d 

rOrei 

queue 

bonn< 

confi 

gucr 

cond» 

foute 

del'j 

h pi 

iant^ 



I 



toHj' 



iirs 



\}<i être \ o\yan écrira 
avec une ^'inutile av/int le / , 
//*f/ Ce- 1- unique Wt confcr- 
vera là memoirt dés ancicnts • 
■poffeffions À'S. Ailleurs elle ne 
' paraicra qu'autant qu'elle lera.ne- , 
çeflaire à la prônonciacion 3 j'cn- 
tans dans le milieu dés mots , 
îorfqu'elle e.fl fuivie d'une autre 
lettre : Car Iorfqu'elle le finit / 
elle a toute la, permiflion &;ie 
droit de faire parade de fon inu- 
. tilité. Onne fliuroit ,, quelque 
*■ peti de fervice qu'elle y rande à 
foireillc , la retrancher \le la 
' queue où elle fe place de fore 
"bonne grâce , & fans la moindre 
confufion. Elle y fert à diilin- 
gucr aux yeux lés pluriels , lés fé- 
condes perfones àés verbes , A 
foutenir dans le finguliér le fon 
del*£ ouvert , comme àhis ne- 
lis , prbch . fua^fs 5 & à randre 
la prônonciacion douce & cou- 
la nte dans lés ccca'fions.où le 
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106 VOrtfigrAfe Franfaifc 
mot fuivant cdmmance par une 
Voïcijîè i tèqu elle fait en preBaiU 
lé ton du ^ , & uniflant lés deux 
mots comme s'ils n'en faifoient 
qu]^. L'Oreille dans ces occa- 
lions a. bcfoin de cece *S' : Ainfî 
rOrtoerafe doit la conférer par 
tout ou elle ell d'ufaore à la ûii 
du mot .' avec cetc règle ge'héra-: 
le qu'i* nnale eft toujours inutile 
àl'Orçilles excepté poqr U/liai- 
foii^de laPrononciacion.^ 

j il dit qu'on marquoit d'un 
acçànt circonilèxc lés voïèlcs qui 
avaient eu le voifinagC'd'5 inuti^^ 
le : Tel eil auffi Tufage. Mais je 
fcuhaiterois qu'on le. rertrÀî'|nîc 
aux feules voïèlés fimples, qu%)n 
n'y affujettît point lés difcongues, 
& -qu'on écrivît maitre , naître , 
conaitre , goûter ^ èi leurs iâm- 
blables {ans ce r^t - acçanc>: Non , 
feulemant p;uee que ceit une 
pejne épargiVce , & un cmbarrïs 
ôté dc'i'Iicricure qu'on doirtoa- 



jburs 

cilc , 
pcrmj 

,ce-r-: 
conft 
de la 
avoii 
tré f 
fôngi 
lenrs 
mêiT 
d'un 

' ho ne 

que 

y^^ e 
la p: 
elle 



qui < 
ledi 
r/ti( 
ufu) 
tiot 
I 

de: 



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, . 'fà^s équivoques.' îq7 
ïburs rândmnicitc, finlple-, & fa- 
cile , ant^nc que la nécefTue le " 
permet" ; mais encofe parce que 
ce-t-âcçanc n'étant mis que pour r 
conferter à la' voïèle la longueu.i: 
^de la Pronopciacion qu'elle doit 
avoir 3 il parait inutile de le metr " 
tré fur les diftqngues qui font 
fôhgues de. leur nature ,& d'ail- " 
leurs aflez compoféçs par elles" - 
mêmes , Tans les charger encore'' 
d'un acçant , imiquemànt,pour 
" honoWr la/mémoire de défunte 
5s^^i^^ il ^^ refle à yous.^îre 
'que toutes lés fois qu'elle fètrbu- 
ye entre deux voïeles , ou entre, 
la particule tr/^rp, & une yoïcle., 
* elle affaiblit fa prononciacion g 
qui devient alors famblaBle a ccU 
le du Z ^- ainfi que dans çés mots , 
r/tiforp j fp/jon / coujm , cerijc . 
ujurpAtcur , tMnfigerw tr^njac^: 

Dans certains mots compofés 
de la particule pré , tels que prc- 



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1 



jpS IJOrtografe FravçéHife . i 
fantir , fréfé/tnce , quoiqu'il ibic 
entre deux voïèles , elle fe /pro- 
nonce dans toute fa force. Mais 
je crois qu'il vaut niièux rjéfor- 
mer l'Ortografe de ces mots que 
de faire une exception en leur 
faveur i ce qui eiè toujours fore 
incomode pt)ur lés commancan$* 
Toute la réforrj^e confifle a re- 
doublera, fref antir y o\xk ma:* 
:tre entre le mb* & la particule 
frrun tiret ou trait d'union »/^r^ 




Roiroit-on que le 7* qui a la 

prononciation fi fermé , & 

T^fàiS qui Ton fie fauroit rien tenir 
fori;emànt, fûtc^able de lâcher 
honteufemarit le pied dans une in- " 
fini té d occafibns> &t qu'après avoir 
montré t^nt d'impoli tcflè &: de , 
grpllîcrçté dans lé^ Tutdyémany. 



pare 



X 



■.*> 



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. 7 



/ .' 



l^m équivoques: io> » " 
îlvièttepar un excès ciefaiHcfJ^ 
fe mollir comçie une 5 ou un C 
à ikvue d'une fiiîiple voïèk. ain- 
fi;nue dànS/j/^^w^^o» , ur/»rif»» 

. ^i^tiety. inmer\fnmfu, & 
mille autres. En véri^ '[^"""^'-^ 
fieur , ce petit air de moleffe ne^ 
•lui convient gaère. C'eft pour- 
quoi je lui or donc de le retirée 
3és lieitx où il ne fauroit jouer 
fonperfonage , & de permettre , 
^ueGr/»ci?» , attanciort , que 
fie» , inicUr, primacie , Scieurs 
pareils foie nt . reptdantés parole 
t , pûiToue c'eft là fon rôle. Ce 



r^demeurerafàns équivoque dans 
maintien , [outien , qu^rucr . 
partte , forue , & par tout oii il 
ticTure en T. Si.l'opiniatrete de - 
rUfage yeut àbfolumànf le taire 
quelquefois prononcer en C 3 ce 
ne fera , comme j'ai eu l'honeur 
de vous le dire en parlant du C , 
que lorfque fe trouvant immedii- 
?emànt procédé du C ou du i?", A 




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no LOrtografe rranfa.if: 
ieri devant uii,/ Itiivi d'une au^ 
tre VQiclc , alfrfî que dans ^^/(?/^ , 
àipnàion\^ exception , captieux , 
-^x^mptiom Alors permis à lui de 
contreEife Je Cernais jamais autre- 
mànn Car enfin il eittams doter 
la confufion , & de débrouiller 
le cahos de rOrtografe. il faut 
que tout fuîve le goût du fiècle / 
que le plus favanr de tous lés 
Princes va fixer à la droite rai- 
ion. . 

. On laifle au. T la liberté de fe 
placer à la' fin de plufieurs mots , 
mém^c avant ^' ou il a œutume 
de fe trouver. , Jàns y être utile 
à leur j)rononciacion , ou du 
mcûns fans s y Elire cntandre , 
comme /(?/^^/j: ^ f/^^^^i ^^ arrêt s. 
Tout ce qu on exige de lui , c'ed 
de ne fe point mettre au pluriel dés' 
nomsouilfe trouve au' fin^ulier 
après uncAZprécédée d un^coni- 
me àc parant, accent ^ dtjérant , 
j^va?u, obligeant i enforte qu on 



écrive 
ifeule^ 
i^ijjéra 
.Mais 

feul fc 

lés. ini 

be qui 

•luivic 

partie 

t-elie 

mefo 

le m( 

utiev 

afpir( 

m€. 

crire 

me i 

au p] 

que ( 

pour 

de kl 

qui 

ran.c 

ce te 

dcu: 






écrive leurs pluriels aycc une 
feule 5 après ]V,f^r^^^' /»cp;^5, 
'diféraus , f^v/ins , obUgea^ns. 
Mm il aura loin de le placer 
feul foutenu de deux tirets , dAns 
lés; interrogacions* , après le ver- 
be qui finiflant par une voïèle iera 
luivi dés articles // , elle , ^ delà 

partiGule*o;f,/i^-^///>^^'^>'^^y^^''^- . 
t^elle,fa.rlem-t'on.\\^\.\r^\Q mê- 
me foin après le pronom ce quand 
le mot fuivànt commancera par 
une voièleouuneHciuineil point 
^S^'xïéc yce t-a^ntmal ^ èe-t-hom^^ 
m. Ainfi c'eft une faute d'é- 
crire r// komme fa^rler/i^t //., com- 
me file / apartenoit au rerbe ôC. 
au pronom : car il nxft mis là 
que corÎTme un fccours étranger , 
. pour ramplir le vide , &: doncr 
de la <^race à la Prononciacion ', 
oui dcviendroit trop rude par a 
rancontré dés' voïç es. C'clt par 
ccte raiion qu-on le pLtcc cntx'û^ 
deux tirets , pour marquer qu'il 




% 



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J 



it-1 LOrtogr^jc Èraftçaije 
cilempnlnté, & que dans toiiré' 
autre occafion il ne fe trouveroit 
pas après ces mots. On écrit {ans 
lui ce tample , ce héros , iX farte- 
ra à loiftr , /■/ viendra ahù s dé- 
main ^ il ira a K.ome. 

Le 7" fe redouble dans bau- 
coup de motsvi:omme' plufieurs 
autres conrones ) mais la- rèo-le 
qui décide ailleurs décide cncoi-e 
iciiieveus dire TOreille & l'E- 
timologie. Quand l'Oreille dif- 
tingue , l'Ortografe doit mar- 
quer '. & n l'Oreille ne peut pas 
difcerner , rErim6l3^ie doit con- 
duire. Pour l'ordinaire elles font, 
aflez bien d'acord dans ce qui re- 
garde le redoublemant à.éb- let- 
tres. C'eft l'Oreille , mais l'O- 
reille habiJe & délicate de plu- 
/îçurs perfones qui m'a détermi- 
né à ortografîcf Je pronom fémi- 
. nin tête par on kiil T contré 
'• l'uface.Sc la pratique générale Ac 
tous^iésEcrivaiii";, encontre mou 

.ir- 



J^ 



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^. 



premier 

vous Ta 

ficur f 

je lecr 

mier h 

d'autar 

nière < 

vois pc 

pagnoï 

ne tes \ 

cateur; 

Mais < 

mille i 

vu qu 

forte 

parvei 

muets 

que j' 

par u 

qu*on 

quelq 

cours 

ouvei 

* notre 




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Jànscqtàvoques. M 5 
.premier fantimant. Car pour 
vous l'avouer franchemant, Mon- 
ficur , je le prosonçois comme 
je l'écrivois , c'eft-à-dire le^f Ç- 
mier 3 ouvert, cette : & J «oiS 
d'autant plus entêté de ccte ma- 
nière de le prononcer , que j a- 
vois pour, modèles ou pour cp-m- 
paenons un grand nombre dho- 
nêtes gens , & furtout lés Prédi- 
cateurs qui pèfent (lir la filkbe. 

Mais enfin après avoiréte repris 
mille fois, j'ai refléchi , 6c 1 al 
vu que rhpbitude étoit ma plus 
forte raifon : Dclbrçs qu'étant,, 
parvenu à prononcer lés deux i^ 
muets dans ce pronom , j'ai cru 
que je devois auffi l'ortografigr 
par un feul T, ccte. H eit vrai 
qu'on m'a dit , ou que j ai lu 

quelque part qu'il talloit du moins 

'3àntla poéfie,&dàn?les dii- 

cours préparés , prononcer 1 J^ 

ouvert cette. Mais parce que 

- notre Langiie a ce caradcrc parv 



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1 1 4 ^ VOrtografe Tranf^ife 
ticuliér & çqmodc de n'aimetti-i? 
aucune difefaricc entre la Profe 
& la Poéfie , ck d^êiîre dans la 
bouche àês Pre^dicatèuf s toute 
famblable à ce quelle elt dans 
le. difcours familier dés honetes 
gens i je crois qu'il faut opter ^ 
sen tenir à un de ces u (âges ^ & 
regarder l'aLure ou commtî une 
laute , ou il Ion veut com nie 
une pure iJçance de Poète & d'O- 
rateur, 



» V- 



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J. 



■•/ 



IL eft; de deux iottts d'K 
comme d'/ i Ji un voïèle , it 
l'autre confo ne , mais qui (ont 
diftingués £ar leurs propres ca-/ 
^radères. F confone elt pointu 
' . pat le .bas , Se V voïèle eil: aron^ 
di de la nianière dont ils font ici 
> marqués ( V v ) ( IJ u^); La va- 
leur d'F coiifjne parait dans céy 



\ 



V 
/ 



i fÀns équfvofues. ï 1 V 

motS'vttU , vol ^vmt.y rêveur. 
Bien dés gens en écrivai\t fe ier- 
vcnt du même caradcre pour 
exprimer cés-deujç T: Mais c'clt 
une vraie favTte d'()rtografe , que 
rie font jamais ceiix qui écrivent 

corredemànt. • ' \ 



u 




Voïèie eft :Brcf ou'long. 
Le long. eft marqué d'un 



âcçânt circonflexe , comme dans 

iX". . t _ U C^^^-^'^r CXna aucun 



pâtot : le bref parait (ans aucun 
ornemant.lt eft -prerque toujours 

inutile pour lui-même après le y 
fuivi d'un £ ou d'un I , &; après 
le ày iLne fort alçrs qu'à faire 
prononcer celui -ci comme un A 
quen^Hflte , quittance ■> 6cà ran- 
dre la prononciacion de celui -là 
aufll forte devant lés deuv voïè- 
les £ , / , qu'elle l'eft devant yî. 



■•:.,., /■ 



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I;. 



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!Oriogr/tfe Ffançaife 
^«^/H n'eft pourtant pas (î fort 
leTtrès humble ferviteur de cé% 
deux confones , qu'il rie travaille 
quelquefois à fe faire' eritandrc 
lui-même auprcs.d elles , comme 
dans aiguifer , quadragénaire, iC 
d'autres famblablçs mots. Mais 
pour montret aux yeux cete dife'- 
i-ance de prpnonciacion . je fup- 
pofe f pureraàht fefvile après 
ces deux confones : & quand' il 
ne l'eft^ pas j je le diflingue par 
un point mis aU defTus , dont j*ai 
parlé ailleurs ; avec cete obier- 
vacion,quece.t-C/ marqué d'un 
point fe prononcé après le §1 
comme un l/'fôrt bref^devànt les 
voïèles E , I , & comme la dif- 
toneue "J devant A, mais 
après.^le (7 comme un 1/ ordinai- 
re , ?^j»É/ff«r , équi'angle, ûua- 
iramre , (juij^e , aiguë. 



çeptfon 
4on.t 1. 
(devant 
au con 

à la fil 
fait çr 

commu 

Ximct 

tre d< 
quelq 
pten , 
i>le i 
AicXi 



• >.v 



»* . 



* 



(kns équivoques. 






\ 17 

— -T/ 



X 



—•j;. Devant un C dont ia pror 
^C nonciàcion e(t douce a le 
•^ lond'un.^, exccUmt y ex- 
ception. , excès. Devant 'trti C 
4ont h pi'ononciacian eit ft>i-te , 
devant routes lés autres cbnloncs, 
au conïmançemant dés • mots-', ôc 
^ là fin dés noms propres. > 1} Je 
fait cmaudre cd-nmc KS , c,x- 
cmmunter ,^exfrmer , e.xtra,it, 
Xmencz, , Xénopho» , /(/>.v- En- 
tre deux voïèles il ïe prononce 
quelquefois comme 0^^ u ^'•*-'*' 
ifcn ,éxtl , exercice . t'iéxor*. 
),le i & d'autrefois comme A o , 
Alexandre , Ixion , axe , axto- 
pie, maxime: Ce cjue rOrtôgrafc 
j-rancaife ne pm dilbngucr aux 
yeux , ni enlei^er aux fammcJ 
L à tous ceux qui ignorent le 
.jCrelf j i- moins t^a on nç mette 



■ N 



i\ 



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'^ 



|î* LÔrtogr^fe Fmnç/iife 
encore ici la Ccuïllc en ufagc , 
pour diltingucr luncdcccs deux 
prononciacions de TX entre deux 
yoïèles. U me parait plus C(^ve- 
nable & plus comode de rnarquer 
de la ce'dïlle VX qui ^ trouvant 
entre deux voïèles a le fon de 
' C^ y parce qu'alors il n'y auroit 
pour |a prononciciaon de ce-t--ï 
que deux règles , qui ne feroieot 
pAs même dihciles à retenir , puilV 
que la di£érarice dés^ caraâ:cres 
le's repréfanteroit fanfibleriianc 
aux yeux, Au r lieu queivinar-' 
quant de la cédille l'Z qui entre 
deux Toïcies cft prononcé com- 
me KS i il y auroit alors deux rè» 
ries Se une -exception pour lune 
vie ces règles ; Ce qui ieft>it plus 
cmbarraflant ; furtOutparcre qu'ij 
fe trouveront un fcul &: même ca.. 
raclcrc polir deux difcrant^|D^ 
nonciacions , & deux c^W^ 
dilHngucs pour une fe^dfl^ei 
prononciacions : • GàtXm^U^' 



aille i^ 

m lut d 
&-X av 
0pctàme 

qu'il a 

pas qu< 
& de 
conful 
tnfau 
apranc 
abrège 
tiplicr 
Gram 
laifler 
entre 
raâ:èr 

où il 
&de 

voïel 



.»*• 



■■"•V 






^Qur 



' * 



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tiilic le * proiïonccToic/ difcram- 
nilnt dans cxtraip/S: dkm exil : 
& -X avccune cédille auroit d.in^ 
d^tôme la même prqnonciacioii 
qu'il a (ans cédïlle dans exprimer ^ 
Toutes ces choies ne lailleroient. 
pas que de fatiguer blTK^oire ,. 
& de caufer d abord cmelquc 
confufion dans ridéed'itir jeune 
Enfant qu d'un JEtrangér qui 
aprandroit à lire/ Ainii pour, 
• abréger la neinc , & ne pas mul- 
tiplier inutilement lés règles de la 
Grammaire j je prcféreiois de 
laifler à X prononce comme KS 
entre deux voïcles le même c'a-. 
riiâ:èredont or>lë'marque ailleurs 
pu il a la mcmc prononeiacion , 
Se de diflinguer parla ccdïUc J^ 
prpnonGÇ comme GZ entre deux 
voïeley ,; enforte qu'on écrivît 
^^f^m^'^^ "^^^^ f é>:^m'^ic i\:' leurs 
. faBi»yables , avec cete cédille fous 
f^-''^^-ç0^t on la met lous te t 
'J^'H^ devant Ici voïc- 



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î lO UOrtografe îranf^ife , 
]es/îi 0, V- Cecè praric]iie qui 
n'eft ni dificile ni exçraordinâitc , 
ôtcroit toute écjuiyp<que, & ra,p^ 
droit notre Langue indépandan- 
te j çnfortc que^pour Ja fayoir 
écrire & prononcer , on n'auroic 
eue faire du Grec ni du Latin, 
'lë-^is très perfuadé , Monfieur^ ' 
qu'un grand nombre d*honêtcs ^ 
geris , & toutes lés Darnes feront 
de 5:e fantiinant , ^ôc le fuivront 
avec plaifii::;Dou je conclus que \ 
lés Savans feront à leur tour obli- 
gés cfen fair^ile-même, &:quc 
p^r confluant je peus hafarder 
ici l'emploi ile la cedïllê,fàns trop 
craindre le ridicule qui^^-^rdi^ 
nairemànt atuché A la nouvauté, 
(^aux invanteursdés modes Je re- 
viens à X. Dans lés noms numé-^ 
raux, il fe prononce comme un - 
^ âeusieme , fixieme , dixième] 
À la fin dés mots il ne fe fait fan- 
tir que comme S finale , poup-la 
continuité du fon avec le mot 

i i fuivant" 



fuivai 

voïèl< 

prop^ 

comn 

^Stix 

bre^ 

me d 

alors 

tir ce 

quel 

une( 

«que^ 
une 
fa mi 
miÛc 
tinuc 
mc*î) 

•plur: 

avec 
ne V 
d\in 
fc J 



.1 

fkns équivoques. in 

fuivant qui co'mmance par une 
voïèlc i. excepté dans lés^ noms 
propres , oùiMeprononce a la fin 
comme KS /ainlique àkns Ajax y ^ 
pStix , phénix. Itoriepe le nom. 
■ bre^/AT elt fans lubllamif , com- 
me dans cete ir^(t j[cn /li dix y 
alors X qui eft à la fin le fait fan- 
tir comme une 6^ ordinaire, quoi- 
que le mot fuivant comnYance gar 
une confone. Ce mot dans lés au^ 
tre? circonftances fuit lés règles, 
que- je viens de doner : D^yàhc 
une confone, X ne s'y fait-point 
fantir , comme dix pijioles , dix 
mitlci : Devant une voïcle , il con- 
tinue le fon lur letoii à'^^Z-, com- 
nic S finale , dix ans ^ àix hommes. 
^Qnelques Auteurs l'ont banni du 
■pluriel de pUifieurs mots i ils orto-^ 
o-rafient dcus^^ ■ ccm , mimaus 
avec une *S' au -lieu d'A". Mais je 
ne vois pas que cete rçforme foit. 
d\m grand avantage à i'Ortogra- 
fe. X à la fin dés mots n eft point 






V 



V 



V. 



Hi LOrto^r^fe FrAns^ifi^ 

écjLiivoque dèz quVn laie la va- 
leur,&: l çpcçeption dcz noms pror- . 
pr<îi. SonVuiage ell ancien &ç 
roue Fr^^ncais > c ell pourquoi je 
m'y tkiis jufquM ce q^c ia nou^ 
yellc réforme ctcviçne la pratw 
Que iiaiyçrielie. * 



^ 




:tc lettre eft une de celles 
_^^^ q^i i oiK le plus perdu dans 
lésiiernicres reformes qu'on a fair 
ifis dlns rOrtografc, Bien dtV 
jjeas lui ont interdit la comp^r 
gnie de couves les autres lettres 5 
fc ne lui permettent de paraitr^ 
que lorlquclle forme feule un 
mot 7 comme dans la: fraie iuir 
V54icp. Il y a bien de la durctc , ce 
me (amble \ à traiticr ainlî'cc-t.^. 
pour moi , Monficur , qui n'ai 
pàs,i|ne forte inclinacion pour lui, 
j#' OP laifle ^hi c|uc vk lui r;^ncifj^ 



/ 



p 



plus c 
réfai 
7 au 
oii il < 
me d^ 
il me 
re poi 
ou fa 
voïèl 
vc ou 
comn 
doyen 
s'ils < 
faits 
en ce 
ufagc 

equi> 
parai 

de de 

Autc 

vç fa 

plnsc 

un te 

fepar 

de , 



I 



«j> 



I 



fa0S 'iquiv^quei. 1 15 

plu5 dé jufticç. Je i:r(^5 qu'ille 
prëfaiiitc de meil^feurc grâce que 
r/ au coirimancelmant dés mou 
oii il eft fuivi d'uiic voïèle , corn- 
me àànijcux , York , &c.^ Mai^ 
il me parait' ablblumÀnc néceflal- 
re pour rOrcille, dans les mots 
ou faifanc une diftonguc avec la 
voïèle qui le précède, il confeiv 
YC outre cela le fbn d'un / fépare , 
.comme dans psys , ^Ahb^yc . 
doyen^ qu'on prononce comme 
s'ils ctoicnt écrits par deux /, 
faits,, /ibbaiie , ioiUn. On doit 
en cé^ ocçafions remettre l'i^ en 
ufage, avec cete obfervadon, qujil 
équivaut à deux Z ; Car il ne mç 
parait pas qu'un feul / marque 
de deux points , comme quelques 
Auteurs en ufcm , puiiTe âc doî- 
vç foire ce double effet i d'auunc 
plus qu'il éft inititué povir en faire 
un tout diférant 1 qui eik de fc 
réparer delà voïèje qui le précè- 
de , en forte que fans former de 

F ij 



0^ 



/ 



X 



diftoilgue » elle fe fafle cmandrc 
clairemànt fans lui , &: lui fans 
elle , comme dans Bmeux , 
JMaiO'nce , haïr ^ Idiciuc ^ héroi^ : 
yuâ y Aioj'aïque. L'ulàge de VY 
aàns lés ^ccafioas. que je viens 
de marquer , lervira pouT faire 
compran4re pi^r le icul fççours 
dés y eux la manière donc lés 
JVuteurs prononcent plufieuîs 
mots, dontlaprononciacion nell 
pas tout-à-fait décidée & hors de 
doute , comme de' K^ÏAume ,' 
%IQuU , Doyen , 'voyant , ôc P^^^- 
fleurs autres , que quelqi^es-uns 
prononeeqt comme sih étpient 
écrits par deux / , & d autres par 
\m feulf / 

Je confans que par tout ail- 
leurs on congédie ry^rQupn écri- 
ve iw//î/5'^^^ > fijlcme , htfoteque , 
ûnt^se ^ jïnode , piramfde , ht- 
focrite i &: tous lés autres wimr 
par un l > a lexception dés lys 
y^nçaiff;s > pii il içra rcfpedç ; 



■ ■ -/ 

Car ell( 

cun chi 

tografe 

' Ibufert ( 

eu ne al 

A in fi pi 

plus Fr: 

fillera 

attaque 




X 



' ., „ ranscmilvoqtits. \ tif 
Car "elles ne'doivent louffir au- 
cun charigemant dans IcurOr- 
tografe , comme elles n'ont poinc 
loufert & ne i'oiifriront jamais au- 
cune altéracicïfi dans j^ur 'cloire. 
A in fi par le/r protedion , Y lera 
plus Françalis que jamais ; 6C fub- 
iiitera éte/nellemànt maigre les 
attaques d^és cnemiî. 




'E ^ ne foufre -point d'e- 
^ - oCiîvoi^tté-jilij^s fa pronon- 
ciaci^hî.lleit devenu d\m ufa- 
ge plus frëquant , depuis qu'on 
s en fert pour lés fécondes, perfo- 
nes dés Verbes .après un E qui 
doit-avoir un Son aigu , comme 
vous dcve^ , vous tre[, vous 
fourie\. Quelques Auteurs le 
placent à la fin dés pluriels de'j 
noms après un £ fermé i ils€cri-i 
yent vertteZ \ m-vante^ , trou- 

- " ■.;. . . tiîj 



\ 




ê *<■ 



T 



■V 



■'/ 



-T 



é 



^ 



Ti^ L Ortc^rAÙ Fr/^nçAife 
ve:^ : Par la fls épargnent lin ac- 
çant aigu , dont il leur faudroic 
faire la dépanfe. Mais je vous 
avoue , Monficur , que cctc épar- 
gne n'eft nullemànt dç mon goût. 
Car outre que ceft le grand pro 
pré d'^S" finale de marquer lés plu- 
ritls dés noms ^ ôc que jamai^le 
^ n'a eii tfe calant par lui-même 5 
c'elt qu'on perd l'avantage qu'on 
a de diltinguer par rOrtografe 
lés participqs dés fécondes perfo- 
nes du même verbe : Ce qui cft 
flus utile à une Langue qu'on ne 

fanfe 3 furtout quand il s agit de 
aprandre par règles. Qu elque fa- 
cile qu'il foit de conaitre un parti* 
ci^t par le fans & par la fuite du ^ 
difcours i le fecoui^ dés yeux ne 
perd rien de fon fflrix , lorfqu il 
peut s'y trouver fans confufion. 
Ainfi t;ous domtz,^Y€C un Z , ils 
font donés ipsiv une S i préfantént 
d'abord ce qu'ils fignifient avec 
plus de netteté & de vivacité que __y 



s'ils étoie 

deux par 

font don>e 

après ayo 

De pli] 

dans ces 

nalc>gie < 

certain f 

en rand 

bt^Je- & 

r€g,lc$ de 

mierema 

ce Z pa 

roit-il à 

pronoms 

Seconde 

un nom . 

d.ra Tôte 

Zytrou% 

cftadjec 
au fémi 
di ôter«,. 
uces j 
tous ce 



y 



^ V 



C 



^^^^^^^^^^^^ 



. V *■' 



f 



fàni équivoques. iif 

s'ils étoient ortografiéx tous léf 
deux par un Z > vous done^ i ils 
font dom&i : Ici lerprit railone 
après avoir lii > là il voit en lifann 
De plus ce Z mis au - lieu à' S 
dins ces occa(k>ns ôte toute l'a- 
nalc>gie de rôrtografc , &: un 
certain fond d uniformirc , qui 
en rand la pratique également 
ht^lle' & facile y &c qui abroge lés 
relaies de la Grammaire. Garpre- 
mieremant on ne fàuroit mettre 
ce 2 par tout. Quelle figure fe- 
roit-il à la fin dés articles & dés 
pronoms mes ♦ tes j ces , lés , des ? 
Secondemànt, après avoir mis fur 
uii nom /aci^antau (îngiilier,il fau- 
dra Tôter au pluriel pour y mettre 
Zytrouvé , invante , trouvt^y in-^ 
vante z,»Tvo\(\zmcmjihi^(\ ce nom 
cil ad jcclifjilfaudra pour le mettre 
au féminin v replacer Tacçant , 
oi oter^ii pour remettre j -, troti^ 
vces , mvantées y établir pour 

tous cévS chaniTcirians dés règles 

^ r ^ 



é 



4»^ 



\ 



■Wf- 




ii8 VOrtografe Françaife 
nombrcurtfS , dés exceptions em- 
baraflantes ^, uïiiquemAnt pout; 
bannir Sl^ de faWace la plus' nam- 
relie 5 & introauire une nouvau- 
t€ puremlint arbitraire. Ne vaut < 
il pas naieux écriVe avec mie no- 
ble fimplicité', en confervant tou- 
jours racçant,ajbutantjxiît 5 pour 
le pluriel ,^& un E muet pour le 
féminin , trouvé .trouvés , tràu^ 
i^ée , trowuées? En vérité , Mon- 
fieur y ces Réformateiirs font en 
Grtografe ee que la plus part dés 
Politiques font dans l'Etat , jSc lés 
hérétiques dans la Réiigiop : Us 
introduifent dés réformes qui 
ranverfent ^lordrc & "laiflent lés 
abus. Pardonnez moi cete réfle- 
xion morale. ' ' 

Je reviens à rOrtografc>qui ne 
confifte pas feulemànt dans la co- 
nallFance & dans Icniploî dés let- 
tres dont je viens de vp^s entre- 
tenir. Caf il eft d'autres caraclc^ 
resqui fervent à TOrtografe Fran- 



^> 



çaif e, t< 

Points 

trait d' 

dïllè. 

vousp 

fa<J[e , 

Lettre 

le à ce 

de k 1 




gne 
che 
L'ai! 

de c 
cinc< 
torr 



.c< 



çaife, tcjs que font lés Acçaiîs, ics 
Poinrs.de divifiou , le Tircc ou 
trait dunion^'Apolb ofc,&k'Gé- 
dïllè. Vous me permettrez;, s'il 
vouspkit^ pour en marquer Tu- 
k^e , "de proloîTgjer un peu m^i, 
Lettre, afin de la randreplijs tui- 
le à ceifx qui Te doueront la peine 
de la: lire. - " 



■* ' 




ge 



DES ÀCÇAN 

ES'Adçans, dont rtira_ 
_ n'<sft qite, pour lés voièlcs , 
(ont au nombre de trois i le Gra- 
ve , rÀigu y & le CirconH.exe. Ils 
fe marquent par diférans càraclè- 
rcs : Lç grave , par une petite li- 
ene où trait de plume tiré de gati- 
che a droite de cete façon ( ^ j-^: 
^L'aigu , par un trait cppofé tiré 
de droite à gauche (') : Et le 
eirconflexe,par deux trcrits unis eu 
forme de chevron ( ' ). Leur 



. ,' 



/. 



« ■» 



\ 



<ïu 



r 



.y--. 



( 






s. 






i4 



V 






V - 



^-" 



piacc elt audcfFus de la voïèlc. 

L'acçam grave fert à dillih- 
guer lés adverbes & lés prépofi- 
cionsqui finiflcnt par un /i, com- 
me /i, audefà^ Audela. J ai pris 
la liberté d'étandre foir /'ervicc 
jiifqu'aux adverbes ôc aux prcpo- 
lîcions qui finiflent par A luivi 
d'une iVcîc d'une autre conforte? 
conime dans , fans y fÀndant y 
fromtetnant yfinccrcmmt. Ce qui 
procuré à i'Ecritiire Tavantage de 
pouvoir lés diftinguer dés veroes 
ai àés noms^qui finirent de la 
même manière > &. facilite 4'Etu» 

~ de de la Laneue. Ge^t-ac^ant fc 
met auiÇ iur la particule ou toutitis 
lés fois qu'elle elè tin adverbe qui 
dénote un lieii , comme dans ces 
occzÇ\oTïSyOH efi^ilioi Mc^vous? 

♦ d'hôte viint'-il f oh Je placent -on? 
Car lorlqu elle ell une çônjonc- 
rion alternative , comme dans ce- 
te traie ( // fauf être au d'un pai^ 
ù m de l*/^utre): Alors elle elt 



%. 



■\. 



i- 



\ 



V\ 



\. , 



'#,. 



p^>ts équivoques. ï}y 

' fans acçant. Quand h Ict|rc A ic 
trouve feule , elle en eft toujours 
accompagnée , excepté lorfqu*el- 
le eft la troifième perfone du pre-» 
fant du verbe jtvoit , // /* du 
bien » // donc a l' E^g^^je » ^* 
afretc krn/ingtr , H court k toute 
bride ^ vis a vis y à bo,^ marché '^ 
II fert encore à dilVinguer tous 
lés B ouverts qui ne lont point 
longs , & qui lire font point fui- 
vi^xlune confohe apartenahte à 
^la fillabé 5 du s'ils le lodt , qiie^ce 
ne foit que d'une 5.finale , com- 
me légère^ quereLe î fïncerei c^^ 
r/^Hxrt ^ fert r miré \ fidèle y pro- 
ies , /^ccis 5 fuccls 5 progrès y bec. 
Pour lés £ puy ens (qui font longs, 
ils font marqués de Tachant cir- 
conflexe i &: cetnt qui loht fui- 
vis d une autre conione que d'5 
finale en font difpanfés par' la 
règle expliquée à la lettre £.. 

Lacçant aigu eft d un grand 
ufage , quoiqu'il fc borne à la 



I 



"^s. 



V 



; 



\ 



t _ r 



\^. 



>• 



131 UOrtogr;ifc Franc /î if e 
lettre £, & quetcut ion cirploî 
foit de doncr a ccte voïcle ain 
Çbn fermé , coniniç dans vérité. 
Il accompagne ce-t--Ê par tout , 
excepte dans lé$ infinitifs dés 
verbes avant Y -, dans la conjonc- 
tion et ., & avant 2. jouer , 
jouez,, 

L'acçant circonflexe a place 
fur toutes lés voïèlcs , quand il y 
eit néceffàire pour prolonger leur 
prononciacion 5 ce qui elt tout 

Peftet qu'il produit fur >4, /»^5 'L' : 
Mais quand il fc trouvé.fur E i il 
en change le ton de voix , & i 1 lui 
donecdSld tin Couvert toutfam- 
blable à celui dés diftongues AI 
& Bl , comme il parait dans ces 
mots être , h été , champêtre . Il 
a droit fur tous lés Imparfaits de 
rOptatif, qutl allh\ qutlvit, 
^u il fût , quil eutj qu tl donnât. 
Jtinfin il eit luniverfci & Tunique' 
he/itiér à' S inutile : llfe met au- 
deflus dés vQÏcles que celle-ci 



/ 



/ 



i 

avok COI 
milieu y^ 
Ôc lequ 
l'ont faii 
Vou5 
ia bontc 
f trois a*c 
ma nt & 
en ctt 
ont la p 
le ne fa 
autre v 
près A'a 
(aire p 
poi nts 
ce moi 
qui el 
qu il n 
cil au] 
trois fi 
& par 
la letr 
aucui 
Il fau 
partie 



s 



\ 



•X' 



/ 



fans cqnlvoç[:!fs. iî< 

avoic coutume de luivrc JAns le 
milieu ^j^s mots } d'où rfcmbAnas 
2c ré^uivoqii^' qu'elle y cauloïc 
l'ont fait exil*- avec Milice. ' 

Vous aurez auiïî , Monficur , 
la bonté de remarcjucr que ces 
' trois icçans font loncr fimple- 
mànt & clairemànt la voïèle qui 
en clt marquée i enforte qu'ils 
ont la propriété d'empêcher qu'el- 
le ne' falFe une difco^ngne.avec une 
autre voïèle qui fe trouveroit au- 
près d'^elle , fans qu'il foitnécef- 
faire pour; cela de fcTervir dés 
points de divifioiî , comme dans 
te mot réunir , èû Tacçant aigii 
qui ell fur JS fait comprandrè 
qu'il ne s'unit point avec. 1/ qui 
cil auprès , & que le mot e(i de 
trois fiilabes. C'eltpar ceteraifoii 
■^ & par d'autres auifi marquées a 
k lettre S , que je ne mes jamais 
aucun acçant fur lés diftongucs. 
11 faut fculemànt eh excepter la 
particule ou quand elle clt advcx- 






/^ 



.\ 



\ 



^ 



\ . 



'È^ 






'(» 



J 



^ 



V 



/ 






r 

ï 3 4 L'OrtogrÀft Frànçai e 
bc de, licM ) ou qircllc rient U 

^ place idu pronom xé^aùi; Itqu^l , 
cxinime dans ces deux frafes , où 

. courf^ifcus f U livre oh f^i 14, 



> Il ?■ 



D E S POINTS 



DE DIVISION. 



*- 




ES Points de divifion fe 
marquent au defliis d'une 
voïèle., dçccte façon (..)• Leur 
, principal ctFct ciï de détacher ce- 
te voïcle ^ & d'cmpécher qu elle 
v^ ^nc s'unifie avec celle qnila précè- 
de pour compofer une clîfton- 
gùc j cnforte qu'ils la font èn- 
tandfè féparémarit & diltin^c- 
mant , coiwne dans ces mets 
hatr tUifue, SmHI, Adoife, Il y'a 
d^s Auteurs qui mettent céspoi nts 
dedivifioîi fur %J , lorfque taifant 
^une diftongue avec une voïèle qui 
le prec^ède , il fe trouve fuivi 
d'une autre voïèle > & cela pour 



k 



ce] 



* 



^ pins équivoques. n^ 

marquer cjii'il n'elt. point conro- 
ne /comme dans 0»/. . mouille y 
quenoitille, joker , /tvoi^er.MMS 
c'cii à mon avis une grande fau-. 
te : Car. outre que \"V confonc 
aï affez diftingué dV voïclc par 
le caraaère qui l6 repréfante } 
c'clï que les Points de divifion 
font étabLis*& employés pour fai- 
re un efltt tout contraire, à celui 
qu'ils prétandent : Leur devoir 
étant , comme je viens 5c le dire, 
de féparer la voïcje où ik font 
placés de celle qui la précède , Se 
delà faire entandre fort dilbnc- 
temànt & indépandaituiiànt dé fa. 
voifine. Par conféquànt ceux qui 
ii'en ferv.ent dans ces occafioos v 
mettent un Lcdcur dans la dif- 
poficion de faire foner ce-t-V en 
confone aveè la voïèl^qui luiti 
ou du-moin$ de lire d'une façon 
toute barbare o-ti-i en trois fons 
. ou fiilabe sdiftinguées , a-voù-er- 
en quatre , & qucfto - ït - m< en 



i-f 



'— ^ 






ç^ 



<^ 



N' 



1^6 LOr^c^r^fe Fraffçaifc 
cinq. Ainfi jcn ai garde de lui vrc 
' réxample de ces Meilleurs. Je co- 
nais arfcz qu un U eft voïèlc par 
fon propre caradcre , fans le cor- 
tège de ces points : Je n'ai que fai- 
re d eux pour prononcer oui com- 
me il faut y & leur abfcince dans 
Ovide Se cvnle ne feroit pas fuf- 
fîfante pour me faire conaitre 
qui/ eft confone , s'il n*ëroic 
marqué par un caraûcre difé- 
rant de celui dont il cft écrit dans 
oui. Quelque protection que^cés 
deux points aient trouvée auprès 
des Imprimeurs", pour fe camper 
ainfi témcrairjemànt fur ce-t-l^ 5 
je n'en aurai pas pour cela plps 
d*égard pour eux. Je lés enverrai 
figurer ailleurs avec plus de grâ- 
ce , parce qu'ils s'y trouveront 
avec moins d^embarras & P'^^^ 
d utilité : C eft dàn? lés occa fions 
où j'ai pris .la liberté de lés intro- 
duire » & de lés placer fur la 
voïèle / , lorfque fc trouvant 



avant c 

elle do 

cntand 

la pror 

me dàj 

hAhiif 

guer r 

dre m 

qui n' 

prono 

le fon 

l'Iqit 

mouil 

dre kl 

je dii 
yeux 
cions 
le y 8 

fieur 
cafio 
de r 
/^puiff 
jai . 
ceux 



- ( ... 

fans cquivoqué!. : nj , 
avant <kux LL bu une LÇ^n^c , 
elle doit non fculcmirit le hiirc 
cntandre i mais encore mouiller ; • 
la prononciacion de ces L , cobî-^ 

medàns/W/r. ?«""'' ,^';'' ' 
txW, ils rcrvcnt alors à diltm- 

^erl'I qui en fe f virant entant 
are mouille aufii lés ^/^ 1 1 
qui n'a que le don, de fe^f^/'-e 
prononcer , fans rien altérer dans 
le fon dés L qui le fuivent 5 Sç de 
!•/ qui n'a que la feule vertu de 
mouiller lés £, Uns fe faire eotan- 
dre lui-même. Avecleurs fecours 
• iediftinsuc &" j'explique au3C 
yeux lés diférantes prononCu- 
àorxs de Fille èc chevnU , quil- 
le , & tmftqttflle'^^i'fl^of^ S<.pl^- 
be- Si vous me reprocher , Mon- 

fieur , que j'en ufedàns cete oc- 
cafion comme dans bien d'autres 
de ma. feule autorité & pleine 
/rpuiflànce 5 je vous répondrai que 
j'ai cela de commun avec tous 
ceux qui fe hazardqfnt ^ intro- 



X 






^ 



r. 



ckiirc quelcjiHî pratique nouvelle i 
Mais que Je me d ift ingue de 
quclque^uns d eux par la nianic- 
i-cv^ont ic le fais* C clt la Rairon 
& natx le Caprice qui me doue 
de la hardicflè. Je ûe fus jamais 
ppuOë pr un efprit de fingulari- 
te î mais jççède au défir de do- 
uer a notre langue uoe perfec- 
tion qui lui manque- 



>^*. 



DU T I II ET ' 
Où TKait d*Unïok. 

LE Tiret eft une potitc li- 
gne marquée entfe deux 
niots qui n'en doivent faire qu un 
^ dans la manière de lire , comme 
jelui^ct.ulle^l^ llfertauffià 
^ diifcinguer leTqui n cft point de 
rOrtografe dés mots auprès de 
qui il fc trouve , & qui ncft 
ajouté que pour randré le Ton 
agréable ôc la prononçiacion 



^ (ani équivoques. \ .139 
couUntcVcommcdànsccsexam- 

tra-t-tlle ^ ce -t 'homme. On le 
met dans quelques mots compo- 
(es <lc deux antres . ou de la ^^r- 
ticule/T*', comme #T>«»^;"';- 
rtur ; portt-muntAU , frC:U*n(e ^ 
*rf'-/^»«w>»«^ llfcrtàlafindu- 
îjc licoe à marquer que le mot 
eft coupé , & que l'autre partie 
retrouve au commancemant de 
la liène fuivante. Vous aurez, s il 
vous plâit , la bonté de me per- 
mettrcde faire ici une remarque 
que P^u de gens ignorent: Ce 
2*eft aufll qu'à ce petit nombre 
que je dis qu'il nfe faut jamais 
couper un mot au milieu de la lil- 
labe , & qu'il faut toujours avoir 
foin que toutes lés lettres qui 
apartièriènt à la même fiUabe le 
trouvent dans la même ligne. 
Mais ceft à vous , Monficur , 
& à toutes lés perfoncs éclairées 
que je rans raifon de ce que je 



1.^, j^.,,-.ijgjj|j 



\ 



\ 



140 VOrtogr/tfc Franûaife . 
répare par un tiret le 7 dii pro* 
nom ce , cjaoique to,u1: le monde 
en ufc aiitremànt y ic de ce que 
yécriscct'hQ//fwe , ce-t-arnmsl 1 ^^ 
au-lieu de cet homme , cet /iKt- 
mal. Ma raifon eft , Monficur, 
parce que ce 7"n apartient en au*- 
cune manière à ce pronom. La 
preuve en parait premièremànt , 
en ce^u'il n*y rand pas la pro^ 
nonciacion de VS ouverte > qui 
reite rnuette contre la règle ordi- 
naire : Sécondemànt y en ce que - 
ce 7"n eil: jamais dans TOrrogra- 
fe de ce pronom , quand ie moc 
fuivant commançe par une con- 
fone, on écrit ce bonet , ce che^ 
T'/f/ {ans7^:Troifièmcmànr, en ce 
qu'il n'eft point confervé dans le 
pluriel de ce pronom , qu on 
écrit fimplemànt avec une S cc^y 
où cepandant il devroit rêtre fé- 
lon Tanalogie ordinaire de la 
Langue Se deTOrtografe^ com- 
me dàn.s rets , r/;ùcts ^.jonets , 5c 



jcous 1< 

dent a 

Quati 

fiblc 

douc( 

ciacjc 

;iprès 

mots 

voïivl 

marq 

pour 

quoi* 

étrai 

• fîrm( 

xnett 

poin 

vàni 

tiqii 

fc h 



^ous leurs lainblaWcs , q«i gar- 
dent air^irrtl le rdii rmçulicr : 
QiiatricmcqÉnccncc qu'ilcft vu 
Cible que ce n cil que pour la 
douceur Se l'union de la Trbnon- 
ciacjon qu on a introduit ceT 
^prcs le pronom c<r devant Tés 
mots qui commahcent par une 
voïtle 3 & que la nc^ligcnce ;i 
marquer le Tiret l'aftait pafler 
pour un mambrc du proiiom » 
quoiqu'il lui- foit encicremànc 
étranger. Ce qui cÛ encore con- 
firmé par hifage çeneralde le 
mettre devant léîi // qui^ne font 
point afpii-écs , 5c de loter de- 
vànt celles qui le font ^ ce( hcré^ 
tique'\ ce Héros , cet hahUle- 
mfi>nt , ce ha.\f^Yà , (,ct honenr , 



f^"' 




/ • 



/—^ 



A 



,^^ 



v_ 



4- 



V 



r 







DE /L'APOSTIiOFE. 

V 

L'Àpoftrofc cil itn petit traie 
courbe ;de la figure d niie 
virgule, qui marque la fuprcffîon 
d'u'ne voïèledàns rEcritiire, par- 
ce qu elle eft fupprimce dkns h 
Prononciacion» Sa^pkice cft im-- 
mëdiaternànt à^cs la lettre qui 
précède la voïèlc fupprimée , vers 
la partie fupérieure , comme dànç 
CCS éxamples , f'aimc l'unie. Il 
nVft d'ufage qiien trois occa- 
fions : La première pour tlippri- 
mer JE muet dans les motiofilla- 
bes , & dans lés particules juf- 
que y fnifjuc. lorfque , quoifne ^ 
parce que , s'aimer jùjqu k l ex^ 
ces i La féconde pour'iupprimcr 
/i dans larticle féminin U , /'/i- 
me r l'ctanduf , l'invancion, />- 
finio'n , l humanité : Et la troi- 
ûcme pour fupprimer 17 de la 



b 



conjon 
foi vie i 
Partou 
dés apc 
cion , 
dins r 
ce trait 
le J5;//J 
qu'on 



D 



( 



ranve 
au -de 



mârqt 

diilin^ 

fions 

(cioos 

reçu : 
\\\\ d( 



4 



^Éf^i^i^^^^mmf^hmmémiJi^ 



.^^ 



- j'hHS éatiivoques. i^j 

conjondion ji y lorjliuelle clfc 
(ui vie du pronom // , s'Uv^Ht, 
Partouc pilleurs, tqîïDioiril fc f.iifc 
dés apoltrofcs ûxns la Prononcia- 
cion , ils ne (c marquant point 
dans rOrtografe : On écrit fAns 
ce trait, & Ans fupprimer la voïè^ 
le £^Mne 4,xccll^nte imji^c > qiioi- 
qiron prononce par apoliipfc 
^ fiuçfc cillant im/^^c» 



> 



/ 



K 



"Xf^ 



DE LA CED1LL,E, 

- ' '■■■-! 

■'■I 

LA Cédille efl un pecic tr;irc 
courbe en forme d'un C 
rAnverfé de cefcc façon (d) , ibis 
au-dcflpus de la lettre pour en 
marquer unp dés valeurs, & pour 
diilingqcr dan? lés diycrfos pcca* 
fions lés diférantcs pronoccia- 
pions d'une i^pmc letpr^. Sa pla-t 
i^^ Sk, fon ufàçe. univirrfellemàm 
reçu , ell au deflbus du Ç , ^ur 

l\}ï don(?r qv^pd il elt néçcifeJf iJ 



■/^- 



i , 



-mt}' 



) 



/ ■ /' 



1 



//■' 



/; 



'il.. 



/ 
'■ i' ■ 



' . /, 



J. 



i 






£ft 



i, 



F- 

• Je i 



<«« 



m. 




Ï44. UOrtografe Franç^ife 
' devant lés Yoïck*^ AyO , ^ ,; la 
même valeur qu'il a devant E&c 
devant / , coi^nme dans ae's mots 
inenaçAnt y ma>^gn\ Icpn^ con^ 
fâ y reçu. Mais outre ce-t-ufage 
général , j en ai introduit un par- 
ticulier , comme vous 1 avez déjà 
u voir : J ai deftin^ cete Cédïl- 
à dillincruer une àés valeurs de 
la Lettre a. Peut être que je ne 
ferai point affèz hûreux pour être 
imité i èc que cete nouvauté,quel* 
que rai fonable qu'elle m'ait paru , 
fe nlontrera aux Autres dans un 
jour tout contraire , avec je ne 
fais quel âir étranger , -que le 
Peuple ne manquera pas de bâti- 
fer du noiil de Ridicule & d'Ex- 
travagant,. Aprèi ^tout , Mon- 
ficurc^, que peut-il m'en arriver ? 
Si le Public ne fe met point'de 
mon Parti 3 je me rangerai "du 
fien ; Je ferai tout ce qu'il vou- 
dra , ôc je panferai ce qu'il me 
'plaira. IL me fuliit pour le pré* 

fiac 



fane qi 
j'ai Vh 

DU 

Q 

doic p 

tout 

écrire 

libert( 

ufagc 

formt 

rites. 

voqu< 

rois di 

l'Etre 

point 

la def 

iicur 

créaci 

teur. 

Point 

pour J 



• ; 



4_ 
r 1 



i^ 



pim iquiveques. Î45 

fanç que vous appt-otiviez ce que 
j'ai l'honeur de vous4^crire. 



DU POINT SERVILE.^ 

CE point entièremànt incp- 
nu ati monde , ne vous le 
doic pas être , fi vous avez la 
tout ce que je viens de vous 
ëcrirelVÇc n'elt pis un excès de 
liberté, qui me Ta fait mettre en 
ufagc i c'icft le deflein que j'ai 
formé 4e diffiper toutes lés obfcu-. 
rites. & d oter toutes lés équi- 
voques de rOrtpgrafe , qui m'a 
mis dans- la néceffité de lui doner 
l'Etre. De grâce ne Tanéantiflcz 
point: C'eft fi peu de chofe que 
la deftrudion ne (auroit faire ho- 
neur à fés ênemis , quoique fa 
créacion en puifle faire à fon Au- 
teur. Ce n'eu qu*uh fîmple petit 
Point placé dans le cœur de VHy 
pour marquer qu'elle eft afpiréci 

G 



i^ 



r 



r 



/ 



? 




"X . 



.... ^ 



'S 



1^6 JJOrtcgr.zfeFrançdife 
& mis au dc<ius àc W après U's 
lettres G & â > lorlaue ce-t-i; 
n'-eft pas puremànt lervile à h 
proaouçiacion de ces deux con- 
fonès , mais qa'il doit encore Ce 
faire entandre lui - même , com^ 
me dàhs ces mots , Gttife , ai- 
guille » Le Guide nom d'uii 
Pçintrc » équtmgle , §^*dragé' 
fime y quadfatttre , Eeittafeur i ■ 
où il ferc utilemànt à marquer 
que W y a une autre valeur 
que dans ces mors ygmde , gué- 
riîon y quelque y équivaUnt^ 
quinttux , quditi^ &C. 

Voilà , Monfieur , quelles 
font mes Idées touchant l'Orto- 
grafe Françaife. Je fouhaite que 
votre aprobacioti & le goût du 
Public joignent aaplaifir que j'ai 
eu de vous écrire l'hoiieur de 
l'avoir su faire. Je vas, avant que 
de finir , vous tracer un Alfaber, 
qui fera la Récapitulacion & T A - 
brcgé de tout ce que je v'eni de 
voui dire. . :. s. • 



• 



f ■ 1 , 

pin^lc^nlvocj^Htr: 147 



« 



Àlfabet 

■.■■'■ i 

FRANÇAIS 

r 11 a été remis par 
totijc où il fe faicén- 
tandre ,.cxcept€ dans 
deux occafions où la 
voïcie £ tient quel- 
duefois fa place : 
3 BrefoMj favoir , au comman- 

sànsaccanK^ cernant; du^ mot., ^ &c 

après le G , avant 
iW&N fui vies du- 
ne confoncj ionfanti 
parant , empire^ en- 
I //^r , régence y a- 



i^ 



GlW 



^ 



A^ 



;^ 



y 



14? ^ LOftogr^ft Française ^ • 
A Ç , On la débàçaflc 

aLo»JÇOUlde4a fimtèi de VS 
çircanjflexe^x iiiutile 5 Piques y^na- 

a ijiavt I i^j Adverbes dés au- 

très Mots; i 5 nude-J 
\IÀ p fimflemMnt , ^^ 
\gré^blcmknt. l 

1" Il cft ôté de tous 
l lés endroits ou il eft 
I inutile À la Pronou- 
{QizQXonîDette. 

f; II atroisdiferan^ 
tes prononciacions 
eh trois di ver fes oc- 
caHons. Lune com- 
me une S devant lés 
yoïèles E\ ï } C/- 
çeron.y cclejie , Cccf- 
le. L*autre. comme 
unXdGvàri.:lé.s voïg- 



'b 



t _ 



1 



« 



« 



« 



fans équivoques. 1 49 

les^,0,i; > à la 
fin du mot i & lor(- 
-qu'il cit fuiv:i d'un 
autre € 5 r/^^^i^/ 5 ^^- 
lèn , curieulc , ^^^J- 
//c , ave^c :, accès , 
Occidant. La troi- 
fième eft une pro- 
nonciacion mouille'e 
,|OU afpirée y qu'il a 
lorfquH eft inTmé- 
diatemànt fui vi d'u- 
ne H j ch/^t , ' cher , 
chicn^ chofe^y chute. 
On la rétabli 
dans tous lés lieux 
où le T tenoi t fa pla- 
ce , excepté lorfque 
ce T's'eft trouvé pré- 
cédé d'un C ou a un 
P 3 cré/^cion , eau- 
^/o» , trononctaefon y 

Iaâion , fcrfeiiion ^ 
exception. 

\ ^ G iij 



o 



V 



ft 



/ 



150 



lie. 



r 






U OrtogrMc Frlinçarife 

f II n'a place que 
'i devant les voïèles A^^ 

OV/-l^''^> pur y être 
^ prononce comme 

(une S {Tr/iç/i > deçà , 
glaçon , façon , aftr- 

On Ta^^nni de 
tous lés lieux où TO* > 
reillc iiele diflinguc 
pis , excepté de la 
fin dés Mots , où ne 

^faifant aucune équi- 
voque , rUfage 1 a 
laifle àztis ies ancic- 

j «es pofleffionsj^x'(?- 

icat^ ajouter y grand\ 

\afrani. 

mfpvmi #^iC ï^ ^lAin Ton net ?c 

r ' y /clair 3 H cru tir , -. c- 
^^;' Iritii amitié. . 

^ r 11 ibnecommc la 

C o«a;frf ^ diftonguc yi/i/f/>n^^ , 
OU^mO'C. \JMCcès ^ colère^ 7hii- 



d 



• A . 



f - 






p.ns équiyoquci. 
\^ntere , fidèle. 

e circonfle- 
xe. 



vert 
arrêt 



151 

Il elt long £c 011- 
hétc 



tête 



N 



r 1 1 cH: mis entre le 

' \G &c lés voïcles A 

' I & , uniqncmànc 

l^our adoucir la oro- 

* |nonciâcion du U de- 

Ivànt ces voïcles 3 w^- 

^r 1 I nAgemt,eng0^geant, 

CjimpeoM\Qcorgcs , f^g^on. 

ordinaire. \kn commanccmant 

du Mot & après Ic- 
G,il a le fon de M , 
lorfcju'il y eft fuivi 
d'une M ou d'une 
NquiTeftauffi d'u- 
ne confone î imbar- 
iras ^entrée .gentil, 



V nrz'tnt. 



f II eft prononcé 
I comme unvi> fermé 
I dans la conjonaion 

. Guij 






^ 



^ 






¥^s^ 






N 



f 



?^i LlOffografè Françaije 

El\ avant le ^, fie 
avant TiCdes infini- 
tifs j Courez^ , i^L 
gntz, , f ourler , ^(7r- 
/rr. Lorqull eft liii- 
vi d une confone qui 
termine la fiilabe , il 
eft ouvert , pourvu 
Quecete ^onione ne 
(oit pas une 5 finale 
niiSrTdu pluriel des 
verbes j JFer , ifpoir , 
PtrjM^n y réceftion: 
Par tout ailleurs il 
eft nuiet i a;// , che- 
mife j hommes jDa* 
, meSf Aiment^ rient^ 

Ç Elle eft préférable 
j à PHdàns lés Noms 
I qui ne font ni pro- 
pres ni étrangers ; 
fa^ntaifte .fanatique y 
Géogr^fic^Ortogr^je^ 






r 11 ell prononcé 
mollemànt devant 
lés deux voïcles E , 
/ , & fortement de- 
vant lés .trois autres 
A, flJ 3 mais on 
radoucit devant cel- 
les-ci par ri nterpofi- 
cion d'un E 'y & on 
lui donc de la force 
devant lés deux pre- 
mières par Tinterpo- 
ficion d'un Uygcne- 
reus , Agile ^g^laniy 
" négoce,gufia.ve^ch^n-^ 
^ant , mangeons , 
gageure , guénjon j 
gutdeé On le place 
immédiatemànt de- 
vant une JV pour en 
mouiller la pronon- 
ciacioni^î^w^^, igno- 
\r/^nte. t 



i 



«#> 



r- 



Uv 



. s .mt »t I 



.MMàTÉim 



/ 

■ Il 



■>tf , 



- t 




154 LOrtog^^fc FrançAtfe 

r On I*a confervce 
* I dans le commance- 
' mânt de la fillabe , 
mais 0*1 Ta ôcce du 
milieu i homme , ho^ 

hors yjouhait y Téo- * 
U;^ityùrétien , râmCy 
Ij ^ ironique. Elle mouil- 
le la j)rononciacioii 
du C quand elle 
le foi t , &doneau 
P ctUAcV Fi chan- 

Ifofp y ihcmin , cho^ 
^ futryPhacton.Phù- 
Xcss , Philojofhe. 
' " Elle eft de noiî^ 
vcUe invancion , du- 
in^ias le petit point 
qxi*elle a dans le can- 
cre & oui la diAin- 
0\xaf^ir€4A g^c de Y H ordinai- 
re j mais elle eft du- 
ne indifpanfable ne'- 
ce/firc j h^rdi ^ h/pi^ 



h ponâuée\ 



j 



con 



ÎVv( 



1 /o/ 



l/r 



héros. 



\ ■ 



V 



Ja^s équivoques. j'j^ 

/ Il fe prononce 
!r l comme le G radou- 
j conjone. ^ ^i ^ Jaloux , jol^ ,ju^ 

^maux y jencr. 



r n cft plus Fran- 
çais que ri^ , ttff y 
hoi , ivre y ivoire. 

.Quand il eft^rcce- 

^ dé d'une voïcie &: 
fuivi de deux LL 
ou d'une L finale, il 
ne fcrt alors qu a 
mouiller la pronon- 
ciacion de ces L , 
fans fe faire enian- 
drcyic/tilleyveille, 
quenouille , émail , 

\yermeil , fenouil. . 



iSlVoiHe. 



■v^ 



j I r L'5 oi feule s'y cfl: 

1 '^^^^0«S transformée en ac- 
cww/'^^ (çaiitcirconflcxci r/^. 



Gvj 



r- 



mÊmmm 



Si 



<»» ~ 



tj6 LOri^grafe Pranç/tife 

^[ Il fe fait entandre 
|eparéniànt , & ne 
èompofe point de 

J diftoiTgue avec la 
voïèlc quP le précè- 
de 5 Aaoïfe , h^air , 
Utque. Ucftmisen- 

^tre une conlbne & 
deux LL ou une Z- fi- 
nale pour s'y faire 
entandre & mouiller 
en même tàmsla pro- 
nonc.iacion de ces 
L s fille ^^ coquille y 
vermillon > féril. 



l ponéîué 
de deux 
points. 



k 



f II a été re'habilitc 
pour lés noms Etran- 
gers > & pour quel' 
ques mots tranfpor- 
• téç du Gïec dans le 
Français > Kerfonèfe » 
kiromAncie , keur ^ 

\^Arkiéptjcof/il. 



r LorCqucfculcàU 
I fin ou double i\u mi- 

liicu du mot, elle cfl; 

I précédée d un i aiar- 

'qiié de deux points 

ou à\m jF ordinaire 



l 



m 



«■' 



n 



/^ 



I 

3 qui ell 'tiii - mèni 
] précédé d'une autre 
I voïèle , alors clic 
I change fa pronon- 
Iciation naturelle eni 
une profionciacion 
mouillée j médatlle , 
IjïUo» , deuil , babil. 

f Le B & le P ai; 

J-mentàenêèreprécé> 
dés préféraUcmànt 
1 à VNi Amb^fiiiàntr, 
\ emprunt. 

Elle cft mouillce 

àia fuite du G ,^ 

l inutile après un 3 

jdàûs lés uroilicmcs 




r" 



tjS JJOrtografe PrÀn(aife - 

perlbncs du pluriel 
dés Verbes 5 igno- 
minie 5 compagnie , 
. agna^ti^^ ils jouenP , 
iTs courent , ils vou- 
loient. 

r II a été expulfc 
I dés endroits où il 

itenc^a place de VA^ 
excepté dés Impar- 
I faits dés verbes j 
. I FmnfAÎs , AngUiSy 
l con^i^'e\f'^lots , je 



I 






viendrois» 



C L*ac|ant y tient 
J^ f \ la place d'tme S qu'il 

O IpH^ OU. ^ ^^oj^ autrefois à fon 

circonflexe j côte 5 hôte , w<?rnf > 



p 



rvotrcy Apôtre, 



r 11 a été tnis hors 

j de tous lés mots oii 

Ifa préùace nVil 



4 



^^M Wy E^ 



¥■ ri. t 



^^^w 



.J 



q 



,>^-. 



fans cquwoques. \^9 

' point utile à rOrcii- 
le> excegr^du nom 
hrcfept Uàmsy cors, 
comte ^niece. La fuit- 
te d'une H lui donc 
Ja valeur d*une F i 

nim}>hc , 



I 



l Philippe , 
\jmphafe. 



Ç 11 cft toujours 

I fuivi d*un 1^ qui ne 
^ièrtqualefairepro- 

I lîoncer 3 qu/ilhé » 

l^HeJîjon. 

■ * 

If On ncla fait pas 
foner a la fin du mot 
. lorfqu elle eftpréce- 
jdéedun E fermé > 
} quartier, particHliày - 

^ jouer y jraper. 

Ç Elle n'cfl: que pour 
^ Tornemant dans la 
j troifièuicperfoncdii 



{y- 



^^ 



N 



\ 



^ 



V 



V » 



/^. 



■N 



■' c 



e 



I prtelànt du verb 
^^rej ^7 f//; Et elle ne' 
fert à la Hn dés mots 
que pour lier la pro- 
nonciacioni ce qu'el- 
le fait fur le ton du 
^.EHe ne parait ail- 
leurs qu*autantc^u el- 
le y eft ne'ceflairc. 
Entre deux voïèles 
dt môme qu'entre 
la particule 'tran & 
une voïèle , elle fe 
prononce comme un 

Ames. 

C' Etant prccedé d'un 
C ou cIto P , & fui- 
vidun/qui fctrou- 

<ve lui - même fuivi 
. d'une autre voïèle , 
. alors il fait la fonc- 
I tion dun C > ^erfcc- 



Vcon 



Uv 



] 



fans équivoques. \6i 

tion V cxan^ption : 
Mais il ne-la ûif ja- 
mais ailleurs > por- 
I iion y prim^cie. On 
le met quelquefois 
feul entre deux tirets 
pour randre la pro- 
nonciaciôrl coulante. 

} viendr/i't'elle y ct-U 

^ C eft une faute de 
fe (ervir du Caraclc- 
Vconfone. ^ re à'V voïèle-pour 

'l'exprimer y v/^nt » 



/ 





XlVôïèle. i 



" Après le ^, & 
entre le G èc les 
voïèlcs E t 1 1 il çlt 



fervil 



e > 



- puremant 

! quarante , qutnteux , 



Il 



.-^ 



^y 



Z' 



r 



n 



r* ■ 



iCi LOrtografç Franc ai fc 
^ 1^ L acçant tient ici 

I la place non feiile- 
XXlonçr Qui^rnantd\ine5, mais 

r jdun i:. inutile \fltU 
\tot y hâreux , conhi. 



U pondue 
d'un point. 



Il a place aprèi le 
^J5c le G pour leur 
fervir & fe fliire pro- 

^ nonccr lui - même 
comme un ^J fort 
bref > équejlre , éûiua^ 

^Jcur yaiguijer. 



f II xie fait point 

Uponntté Ue.<l'ftongucàvecla 

A ^ j \ voiele- qui le precc- 

Se deux < de , &fe prononce 

points. I toujours féparémànri 

, [Satil y eut y Piritons. 



fi»: 



X 



r II e/l inutile-àlafin 
ydés mots,& il n'y fî- 

• g^^*^ 4^^^ comme S 



fH" 



% 



fans équivoques. \^ 16} 
tinale, excepté d.ins 

lés. noms proprJi» y 

- oii il cil prononcé 

j ainfi qu'au com- 

I mancemant 6c au mi- 

'* I lieu , comme KS i 
mieux ^Ajax yp^ > 
exprimer' y axiome , 
excommunier. Mais 
devant un C pro^ 
nojicé niollemànt , il 
n'a qua le fon ciiii> 
K 5 excelUpt , ex ci- 
ter : 6c dans les 
noms Numéraux, il 
a celui d'un Zi d^ur 
xiemt, fixième y di^ 
xième. 

On Ta mis en ufi- 
'4 1 ge pour diftingucr 

j une prononciacion 
X4 cédille A plus doiicc que celle 

1 de YX ordinaire. Il 
I fone comme Gz i 



»' 



f, 







I éxMmen , exercice , 
\jxil y inexorable. 

^ Il cft d'un excel- 
lant ufage dans lés 
occafions oii non 
fèulemànt il compo- 
fe pne difcongue 
aiiec la voïéle qui le 
précède , mais oii il 
le fait encore encan- 
dre fort diftinéle- 
inànt comme un /j 
I P/iys y Abba^ye , 
y ^ Doyen , Troyen. 11 
a auifi très bonne 
grâce i la tête dés 
mots où il cft fuivi 
d'une autre voïèle > 
dans lés /^> Françai- 
(cs > & lorl^u'il riait 
lui (eul lé mot en- 
tier y yeux , tl y ^. 
Ailleurs un fimplc / 
le vaut bien > fifièûie^ 
hifocrite. ^ 



G^ 



fms équivoques. i<^5 

/ (* Il clt d'ufligc nprcs 

! un JS fermé dans lés- ; 

I Adverbes 6c dans lés 

I féconde? pcrfones 

Idés Verbes i f^^^l^^^ 
1 J(?f>f^ : mais il n eft * 
Z I nullemànt à fa plac^ 
.Idàns le pluriel dés 
I Noms i ce 'droit n'a- 
I partientqu a ri' î vi^ 
' rites 'i fit€s\ recher- 
chés. * 



i 



D I F T O N G U E S. 

Sjfai, Fr/^nç/iiSi 
/it^mone y h/iutcy 
J^eine y veine. 
Deux y jfune^ 
Oeil. ' 
Cceur , œuf . 
Koi 5 voile. 
a dans lés imparfaits 

dés verbes le fon 
A' AI j fallots. 
ou Tout /Amour. 



ai 
au 
ei 
eu 
oc 
ccu 
ci 



Elle 



-# 



rSCy LOrto^rafe Tratiçaife 
CAHACTE RE S 



ap 



oUrot 



s E R V I L E S. 



Cït-j 



acçaiit gra- 
ve. 

acçanc ai- 
gu. 

acça^nt cir- 
conflexe, 
clcuxpoints 



t' 



tiret. 



* A fFedé aux £ ou- 
verts êc aux A ad- 
verbes j ^meremknt. 

Mis fur lés E fer- 
me's -, vérité. 

Placé fur les voie- 
Ites longues i hotc. 

Pofés fur une voie- 
le" pour la divifer de 

la précédante V ou 
pour doner à T/ la 
vertu de fe faire en- 
tandre ôc de rnouil- 
1er lés L qui le fui- 
vent 5 Calife , fille. 
Employé pour 
unir deux mots ou 
u ore lettre Etrangè- 
re j celle-ci , é^tme-^ 
ra^'t-ellc ? 



pomt 
vile.' 



•cdïlle 



Vc 
ce- 1- 

<n'afc 
CoiTil 
tfcS , 
res (e 

xjuelc 



apoUrotCv 






U-,-1 



point 
vile. 



Mis pour icnir la 
place d^Line voïclc 
Supprimée, l'^mour^ - 
V homme. 
fer-" ^ Introduit pour 
marquer rafpiracion 
de y H y .& pour do- 
ner à YV h force 
de fe faire cnrandrc 
>rès les lettres G & 

:édïlle. Placée fous le C 

: & fous T-X pour en 

adoucir la pronon- 

ciacion 3 rançon ^ 

cxamption. 

Vous voyez ,. Monficur , par 
cc-t- Alfabetquc toute TOrto- 
xnafc Française dcpand de la 
Combinaifon de vingt - cinq let- 
tres , & de huit autres Caraclc- 
res f<.TvaTis à chaxiger ou ahcrcr 
quelques-unes de ces Lettres. Je 



y 



W- 



#■ 



j6i LOrtâgrafe Françaffe 
nies en ce raiîe comme dés let- 
tres diférante^r/ 6c rK confone, 
tels qu'ils, foiit en effet. Mais je 
vouaroisdeplus qu on leur doriâc 
dés Noms particuliers pour lés 
mieux dfftinguer» & pour empê- 
cher qu'on ne les confondcjcom- 
me on fait <juelqucfoisV avec VI 
& W voïclcs- hés Efpàgnols 
nomment 1^ confone/<?^^ i ce ne 
feroit pas un crime que de leur 
emprunter ce mot : & je nome- 
rois r^confonc comme lés Hé- 
breux , a/**f^ oufi ronncvouloit 
pas emprui^^tcr des termes étran- 
gers & inufités, je voudrois qu'on 
eut du moins Je foin d'y joindre 
lés épitctésdc vo'iéle Çc de con- 
fone\Dcf6rtc qtie.pour finir par 
cil tout le Monde commance^ 
mon A, B,C^ (croit 



a 

b 
c 



-n 



a 

bé 
ce 



c 



h 

1 

1 
k 

l 

m 

n 

o 

P 

q 

r 
s 

C 

u 

V 
X 

.y 



AN 



dé 



Î6,- 



c 






k 

1 

m 

n 

o 

P 

q 

r 
s 
c 

V 
X 

y 



cfFe 

achc 

1 voielc 

jconfone^î^jotc 

ka 

elle 

cmc 

êne 4 

pc 

c^ua . 

erre 

cflè 

té 

u voïèlc. 

vconfone^i^var, 

ixe 

îgrec 



H 



r 



L IST E 

DE MOTS. 

DONT 



LA PRONONGIACION 

eft lamcme , & donc la 
(fignification & l'orto- 
• grafe font diféranccs. 



%■ 






Hij 



AV. 



C 



avant 

fer ai 

quel! 

père ' 

ce qi 

fedic 

canal 

kr à 

pur i 

sans 

cft/î 

cipei 

C'ef 

join 

; In'a 

blic 

Fra 

de 

nier 

ccpt 



X 



j4FjERTISSEMJNT. 



j 



COmme je ne Ghcrche qux 
procurer à notre knguc lés 
avantages, qui peu venF faire paf-^ 
fer aux ïiècles avenir la bauté 
qu elle a aquifcd^ nos jours ^j'ep- 
père qu on ne deraprouvera pas 
ce que j'ajoute ici , pour la per- 
fcdion de TOrtografe^ C'elt le 
canal par ou cetc langue doit al- 
kr à nos Neveux ; fi ce canal elt 
pur & net , elle y parviendra 
sans aucune altëracion : mais s'il 
cft fale & corrompu j elle parti- 
cipera de cete mauvaife ouaiité. 
C'eft cete vue de la Poftérité, 
jointe à Tavantage préfanc >;qur 
•to'a déterminé à propofer au Pu- 
blic mes idées lur rOrtot;rafe 
Françaife. Je lai fait en forme 
de Lettre 3 parce que cette mar 
nièrc d'écrire m a paru plus fuf- 
ceptiblc qu'une autre de ces pc- 



y 



V 



Hiij 



r' 



AVEKTIS.SEMANT. 

tits ornemans badins , qui empê- 
chent le Leûeur de bâiller. J'au- 
rois pu le faire d'ane manière 
^Itts iériaife , & avec toute la 
gravité d une Dilîèrtacion : mais 
je vDuloi$ èitc lu. Je n'ai travail- 
lé dins cetc Lettre qu a fixer la 
valeur dés cara«ftèrc$ i & qii a 
randrc récriture le nrai portrait 
dek P;|rde: je n'ai attaqué & 
combata qiie les Equi vcfques : en 
un mot|elle n*a été fcait'ç que pour 
corriger lés défauts de TÔttogra. 
fc Fiaoçaifc. C'cjft par cete raïfoiî 
que j ajoute la Lifte fui vante j 
comme un iirplémanç à laLettrx?^ 
pour fcrvir a la fiance Bc à la 
pcrieâton. de rOrtografe. Ce- 
ce Lifte enfegnça favgir chov- 
fir , dins la dhncrfite dés ca- 
raftères d^une même valeur , ce- 
lui qui conviens au mot , ièlon 
Tufage pratiqué par léi pcrfones 
Gvaiites &: polies. 
J'ai mieux ximé faire une Lifle 



- 1 

j 



<* 



\ ^ 



AVEKTISSEMANT. ' 

que ^de doner des Règles gcnc- 
raies tirées dcl'étimologie : non- 
feulemànt parce que je dois en 
•ce te occafion avoir égard aux 
perfones jaon-letcre'es , qu'il ne 
ccfnvient point d'inftruire par 
une Mécode trop favance, & au- ^ 
defliis de leur ponéc j mais auflî 
parce que rien n'éft plus incertain 
que les raifons d'^timolo^ie. 
Après bien d^es préceptes, ilrau- ^ 
droit encore faire exception fur 
exception : je ne fais même fi 
Ton vicndroit à bout de dire tou- 
jours quoique choie de bien clair 
& de bien siir. Pari:^ample J (i 
j'établis pour Règle générale , 
qu'on doive écrire par ladifcon- 
AI tous les tnots Français qui 
viéncnt du Latin où il fe trouve 
xxnA^ comme p^ir^ch^ir ^ qui 
viéneftt de p/i>r , &: de c/iro 5 on 
ne manquera pas dénie deman- 
der, pourquoi donc on écrit par 
un £ ouvert pcre y frère ^ ftve , 

H iiij ^ 



•>•, 



^ 



\ 



>: 



\ ■ 



-^ 



AV EKTI s SEMANT. 

qui vièncnt dés mots hzx\nsfAter, 
frMtr y Jab^ , ou il (e trouve 
cealemÀrit un^. Ainfî me voilà 
obligé à chercher une autre rai- 
fon d'étimologie 3 & je n en vois 
point. Si je ra'avifedc faire dés 
exceptions , & de reflreindre la 
règle générale aux feuls mots 
qui ont dans leur origine Latine 
une Kimmédiatemànt après T^/îj 
je n'en ferai pas plus à-couvert 
du démantir: on produira contre 
ma règle cher & amer 3 qui s'c- 
crivent par un E ouvert , quoi- 
qu'ils viencnt de csrus & sma- 
rus.oii r-4 eli fui vi d'une R. 
A quoi aurai-ie recours ? m opi- 
niârrerai - je à chercher encore 
une raifon d'étimologie ? Dirai- 
jeque riy qui vient après TK. 
dàns^ lés mots Latins csrus &c 
Amarus ^ eft caufe que léf mots 
Français prcnent l'i^ ouvert au- 
licii de la diftongue Al ? Mais 
je ne doiucrois pas qu'un vrai 




J 



AV 

ranç 
niâtre^ 
fa viv; 
voyez 
timolc 
dans 
vient 

par u 

.dans 

çl^ir 

gue/ 

& vc 

de C 

de G 

A 

join( 

mais 

comi 

n€ l 

lumï 

tirer 

trac 

vent 

tagc 

coa 




VIVEKTI s SEMANT. 

rançais, ennuyc démon opi- 
niâtreté , ne me dîo alors avec 
fa vivacité naturelle : th , ne 
voyez-vous pas , Monficur VU- 
timologifte,qu'iln'y a pointrd'L/ 
dans le mot Latin m^rt y d*ou 
vient Je mot Français mer écrie 
par un E ouvert ; & que ce.t-l/ 
.dans clarus n^empèche pas que 
dmr ne foie écrit par la difton- 

"^ gue/i/ ? Qii 'enfin vos /î, vos R, 
& vos ^ ne font que dés leçons 
de Colègê, & non pas dés raifons 
de Grammaire Françaife* 

A ce t-éxample yj*en pourrois 

joindre grand nomSrc d autres : 

mais celui - ci fuffity pour faire 

^ compraildr€ que TOrtiogrofe d'u- 

. n€ langue ne dé.pand pas abfo^ 
himàntdclà langue d'où lés mots 
tirent leur origine. Lof (que lés 
traces de rétimologie s'y trou- 
vent sans équivoque, il eft avan- 
tageux de les y cônferver: mais 
x;ommc la plus-part dés raifons 

Hv 



V... 



\ 



J^' 



/ 



A 



• 



û 



} 



AVBKTISSEAdANT. 

<:iu on en tire (ont plutôt dés té- 
moignages qu'on n*ignore pas les 
langue^ étrangères*, que dés preu- 
ves qu on fâche parfaitemànt la 
^ ficne 5 je m'en tiens a ma Lifte » 
qui cfl faite par ordre alfabéti- 
qucifuivànt lés règles & les ufa-^ 
ges que j'ai proposés dans la 

On y a mis I en gros càradè- 

rc,à la tête de chaque article les 

diférans, mots, dont la pfononcia- 

cion eft la même , ou au moins fi 

peu diférante qiiellecft fouvànt 

confondue par ceux qui nefont 

pas attancion i toute fa délica- 

teflè. Enfuite il y a une courte 

explicacion des diférans fans , 

^ue chacwn dp ces mots a félon 

{a diférante jOrtografe > & au 

bout de rexplicacion , un éxam- . 

pie de l'emploi du mot , pour en 

faire encore tpieux conaitrc la 

qiialixé .& l'ufagc aux pcr/bncs 

qui igtïoréroicm entier emàntc^r-»^" 



% 



AVERTIE s EM^INT. 

tains termes dcGrammairccpc jc 

tels que Nom , P;«««'« ' 5 '/f 

;andc«« Lifte égalerrantuulc 

tcres ltali,qu£i 16 frafe^ qw »<-[- 

;"n:aexaVr^.-;fte^ 

"-^'LS^sToi^it?^/. 
tion en caractcro ML,«r n^<: 1 







%. 



H vj 



lîo LÔrtografe Frartf/tife 





XISTE 

DEM O TS. 

DONT 

LA PRONONCIACION 
cft la mcmc, & dont la 
/îgniiicacioh & l'orto- 
grafe font diférantcs. 

a. à, 

jfytteàùèmc perfone an pré- 
^A Cent du verbe Avtir , n'a 
point d'acçant, [ Plusilji adepii. 
ne , flus il y a de mérite. 

. yl y l'répoficioii , eft marqué 
d un acçant grave. [Cen'eflpis 
être Ithér^l que d'ôter à l'u» pour 
doner à l'mtre, ^ 



Ahh 
eft écr 

abbaiil 

naitèn 
£. [i 



Aco 
ou de 
{Onn 

tout li 

Ac 

fie ho 
un T. 
s'il n 



Al 



fans équivoques. itt 

abbaiflc. Abbelïc. ^ 

AhbaijJ'e , du vcrhc Mai jfer, 
eft écrit par la diftoiiguc AL 
[ Lorjque latamfcte s élevé , oh 
abbaillé lés voiles. 

Ahheffe , Supérieure d"un Mo- 
naltère'dejilles, eft écrit par un 
E. [ Les Keligie uf es ne font guè- 
re bien leurMvvir,fil*AbbcSc 
ne done l'exemple. 

acord, acort. 

Acord , conformité de volonté 
ou de fantimans > prand un D. 
[ On ne peut pas être ^'acord /it'<'< 
tout le mtfbde* 

Acort r vieux mot , qui fîgni- 
fie honête & complailant , prand 
un T. [ point ne veus de ga^Unt^ 
Stl nefl acort & difcret^ 

alêne, halène. 

/3/à/^ ) inftrumaxic de Corda- 



>^ 



^"^^ LOrtogmfe Franc aifc 
iiiér, iVa poinc d'//. [On In, dam 
U vie des Satnts.quU y a eu des 
Ai/mirs, k qui Von >i enfoncé des 
alênes entre Ix chair dr lés ongles. 
^ Halène , fouflc de la rcfpira- 
cion , commance par une H. [ La 
malpropreté dés dans eau je quel- 
quefois la mauvatfe odeur dç 
îf'JiaJàiie. 

/ ami. amit, 

^mi , qui nous aime & que 

nous aimons, n'a point de T. [ Le 

iomerce d'un ami tandre & fmcK 

re remporte fur tons les autres 

fUifirs de la vie. 

^mit , un des ornemans que le 

Prccre prand pour dire la Mcflc, 

Récrit avec un. F. [ Lufage de 

P>fr/j efl de mtttre en hiver l\^ 

mît fur la tête. 

an. en. 

yî^ , année, s'écrit avec un yf. 
XLepraverhe dityixuf d'une hetire. 



fjifn d'un jcur. C' 'vm r/'/.-r .u.. 
£f/, tantôt prépolicfon, te tan- 
tôt particule relative , s'écrit avrc 
nn E \0n fa4t en France qHun 
bon Prince Atme le peuple,, C" 
qutl ci\ v£ut ttrc aime. 

anirCi encre. 

Ancre de Navire , commancc 
^:^x Vi\'\ A\ll'VM} fnnus cou- 
rir an V'é des vans que de jet- 
ter /'ancre mai-k propos. 

Encre àccrire conimancc par 
un E\ Vn Letleur doit lire^avec 
de bons yeuxr&nn Auteur doit 

écrire avec de la bonne encte. 



antre, ciitre. 

/4w/rf , erpcce de caverne , s'é- 
crit avec un^. [ LesPaiens [ai- 
joient pouvant randre les. orpidcs 
A leurs divinités d'un antrç (^j- 
€^r & profond. ^ ^ 

Entre . c]uclqucfois prcj^^oli- 



t^4 LOrtogr^fe JFrançf^ifè 
. cioii , & quelquefois mot du ver-- 
hc entrer , s'ecritavecun jE. [ // 
f^efa^H nàs hen mettre fon doig 
entre / enclume à* le mnrtau. 
f Quand on entre trof ftvknt chej:, 
i^s Vrinces on endort plutôt. 

armoit. armet. 

Armoit , du verbe armer, cft 
ëcrit par la diftongue 01. [ Ah- 
jourdui toutes Us armes défanfu 
'ves font réduites À r^dreffe du 
comkatant , au luu qu autrefois 
f^n /armoit de taf^ue, de cunaj^ 
fe,&de toueliér. / 

Armet, anciène armure de tè-- 
te , eft écrit par un E. [ Jl faut 
hien fe reiïouvenir que l'Auteur 
^eDorn ^chotte fuffofe que (on 
héros a la cervelle fort dérangée y 
l^rs qu'il lut fait prandre dés trou^ 
faux de moHtont four une ar-* 
mée de Sarrafins , & le hajfm d'un 

h^rbtér pour Tarmct de Mam^ 
krin\ 







'4 



Av 
acçar 

$he 
mats 
la Vi 

pare 
cric 
.fàs^ 



ce ri 

AZ 
jcls 
F 
ran 
un 
déz 



E 



faits équivoques. 

avant, avaot. 



iS 



î 



Avant . Prépofiéion , f rand un 
acçant grave fclon mes règles. 
r je préfère U naij[a»ce aux rt- 
thefes , & les rtcheffes a l'efprtt : 
mais je f lace AVÀm toutes fhojes 

la vertu & la fanté. , 

Avant , tams confacrë à fe pré- 
parer pour la fête de Noël , s e- 
crit sans acçajw. [On ne fe marte 
.f as dans l'A\fnijà»s dtjpatHt. 

Autel. H6tcl. 

Autel , à'ofFrir le Sacrifice , cft 
écrit sans /:/, par la diftonguc 

AV[Il ne faut afrocher dés Aa- 
tcls au avec- un cœur fur & droit 
^. Hôtel , maifon d'un certai 
rang, eft écrit par une H . &■' P-t 
un 0. .[ De grans Hôtels jotrt 
devenus maifcns hourgeotjes, 

balais, balct. 

Balais , à balayer , ^'c'crit avec 




rttf L'Ortegr/tfe Frtmçaife 
la difcongue Ai. [ // tfi joli de 
voir le torcho» à" U balais dilpu. 
9er de nolUejfe. 

B^let, forte de danfe , s'écrk 
Ta vcc ira £. 6c un T'. [ // n'y m fit'k 
' i'Oférs qu'on dnt^e f^arféHUmknt 
^ficnanhûct. 

bas, bas. bât. bat. 

Béis , chaufTure , & h as , partie 
inférieure de quelque chofe , pe 
prènenr point d'acçanc (ur VA 
& fim/Tent par une S, [ La. j Am- 
ie ameilUure grâce avec u»hu 
bien tandu. [ B y a un milieu en^ 
trelehaut é*^le bas. 

hks , adverbe qui fîgnifie a 
n;otx bafc , a une S & un acçant 
grave iur \A\ [ Vn homme dij^ 
cret ne redit jar/:ms haut ce 
quon lut a dit bis. 

-fii/ I il niecDre fur une bctc de- 
charge , prand un 7^& un accanc 
circoiiilexe iiir VA. [ Plus' les 



> ■ 






£ 



> ■ 






(ans équivoques. i«7 
chevsui de h^t Jof^^c^^'S'' ' 

mieux ils vont. ^ 

BM,dyxyctbcbj*ttre,^unI 

fans acçant fur M. [ y--^;7 
fui bat/* ff^^' f'^^y"" '""^ • 

belle baile. 

B«//^.*ljcaif féminin ac^*« > 
s'écrit par tfû^avecdeuxL/^. li-;» 

fl/trï <i'«»e belle i'o««*e- _, 

B*</* .deGhapicrc ou de t.on- 

v!/ avec une feule t. Li>^'"/" 
AOtsdrjùpctquonf^'t^u'Ch*'^ 

vitre, on y comprend nomimmt U 
Lie* à-ceJlhUnqtimendonc 

lés cofies. 



N 



bête, bette. 



Bf/f. animal, eftc'crit avec un 
^ marqué d'un acç.uit circonUc- 

xc. [ L^ ^««««^ Philojophie re 
ionmt l'omt d'autres jt^hjiaKt^^ 



• 



tÈi VOrtografe FrAnçaife 
que Veffrit & l^ cors ; par confe^ 
quant , ou la bête ejl une fure 
machine , oufen injlif}^ tpent de 
la raifoti. 

Bette f forte d'herbe, n'a point 
'd*acçant , & s écrit avec deux T. 
[On met de la hfcne dans lés 
f otages 

Bcfïe, baiflc. 

Be^e, petite ville d^Auvergnc , 
s'écrit par un%£. Il y a auprès de 
fiefle un lac, dont les gens du 
fays dffent quil ne faut que trou- 
bler l'*eau avec, une pierre pour 
exciter un orage. 

Baijfe , mot du verbe ha/ffery 
s'écrit par la difconi^uc^/. [Sou^ 
vÀnt il faut qu on o^iiiVc la lance 
devant plus petit que foi. 

Bcze. baifç. l 

Bez.e .nom d'un famcuxj Hcré- 
ti<g[uci eft écrit par un £ ouvert. 



r 



Jn:, Bèze , & Luf'" M ""*' . 
trois dans i'enfi''- / n. 

Batfe , du verbe i^/ttjer , clt 
écrit pat Miftongue ^/ , avec 

une5:[I^ »hfAf*t r s toujours 
xomttr four amt } homme qttt. 
jtQus baile. 

bôètc. boite. 

Bohe , coffret , cft écrit par OE. 
\U teint que Us D*mes prenent 
dkm leur boètclés fait bnlUr; 

mais tl ne les rand fàs flus /nm- 

Boité, du verbe boiter, cfïécvh 
par la diftonguc QL [ On nejAW 
rott marcher iroit,quAHA on boite 

naturellewànt. 

bon. bond. 

Bon, adjeaif , n'a point de D: 
[Ce qui ejl bnu nejl f as toujours, 
bjn. : . 



t^o \L'Ortûgrafe frança/fe - 
Bo;f^ , d'une haie, s écrit avec 
• un D. [ L^ baiene vautrieniiu 
Jccond bond. 

bolïç. Baucc^ 

Bojte y tumeuri dans 1:^ chair , 
& élevacjon dknÈ un plan ,' elt 
écrix parunOavecdeux 5. [Le 
Chirurgien h$ deméwÀi que pUye 
ijr boflc. [ Z^n pUn p/irfrit n^ 
^icrfié ni boflfe. 

jBsHce^ Province de France , 
s ccrit par la diftongue A^ avec 
\m€ [ JUih pl/ii4i^s de U Bauce 
Jont la grcmérs de Fans. 

ça. çà. fa. 

C^a^ , pronom neutre abrcgëde 
cddi sVcrit ^ii'is acçant par un 
C marqué d une cédïll€.[ ^tiand 
iànM-oine se mêle d'un murtagè , 
fa. ne va. jamais bien, 
jJl^G./i, qu<;lquefois' a^iverbe de 
lieu • èc quelquefois particule. 



/ 

pour enc 
Cacédïl 

là. [ Çà 
^vous rtl 

avec 1111 
un MnA 

C 

Cacht 

un £. ' 
cachet 
favoir. 
Cich 
crit pa 
Cardin 
parfaii 

camf 



Cam 

p:[6 

d'être 



\ 



pns fciHivoç^ftes. 15) t 
pour encourager , Vëcrit par u;i. " 
C à cédille avecunacçantliirî/^- 
[Lés gens dejàttvrés courent (^Àçr • 
là- [ Çà V wo/» (i>er UBettr ,,ne 
vous rthtiez, pas. 

S* y pronom féminin, eft écrie 
avec une 5. [ ^' ne- fait fÀs- 
ttn amant fonr la tnaitrejje ? 

cachet, cachoit. 

C/^chet . c\ cacheter , s'écrie par 
un E. [ Ptus une choft ejl fous le 
cachet ^plu's o» cjl cuncux de l^ 

[avoir. . • 

Cichoit , chi verbe cacher , s e- 
crit par la diftongue OL [ Le 
Cardinal de R/rk//.^ cachoic 
farfaitemant bten fés dejj'etns. 

camp. Cân. Kam Quand. 

quant. 

Camp , d'armée il une M &mi 
P![On ejl Brigadier avant que 
d'être M me chai ^f camp. 



/. 



\ 



/ 



"N 



b»' 



tyk VOrtùgrxfe Fr/inç^ife 

Cmy ville de Normandie , s'é- 
crit > ieloii mes règles, par un A 
• long marqué dx\i\ acçant circon- 
flexe & avec une N. [ lij ^ ^ni- 

Kam^ Empereur dés Tartares, 
«fl: écrit par un K- { Lés fellete^ 
ries font le ffincipsl revenu du 
grsnd Kam. 

§lujmi , adverbe de tams , com- 
i^anc^c par .^Sc finit par D. 
[ Hclàs^ quon eji foM quand 09i> 
nime! 

Qiidnt\ prépoficion , comman- 
çepar ^^ & nnit par T. [ On m 
s't^cco^Tje guère de ces gens ^ui 
font toujours fur leur quant, 4 
woi» - ■ '■ * 

Car. quart* 

Car , partictilç , s'écrit par un 
C. [ Cfjt toujours ewuAin que lés^ 
hommes Attaquent la vertu i car 
Dieu en ejl l'Appui. 

6^ >ir/, quatrième partie dun 

roift. 



*!^' > 




tout, c 
prànd 
trois Q^\ 
^. Vau\ 

\ 

^^^% 

grafie, 
ne voi 
pi ai fi r , 
carte j 
autre. 
carte» < 
rianter 

mieu.x 



Vi 



^>, n 



Cari 

crit av 

villes 

ceuvré 



. / ' 



tout, commance par un- ^^Sc 
prànd un T après V^. [L es 
trois (\i\3irts dés hommes font fous'% 
C^ l'outré quart manc^HÇ d' effrité . 

I ^artc. quarte. 

C/êru,i jouer , & carte, de Geo- 
grafic,{biit écrits par uriX;[/e 
ne vois rien' de fUfble dans le 
fûtpr de rffquerfon btenfur nnt 
carte foUr attraper c^lui d\uf^ 
autre. \ Quand on fait bien l^ 
carte» on\na pas de petne a s o-^ 
rianter, \ 

. j^^m, mefurfc • s'écrit par uft 

^^K\'^Jne chopine de vin vaut 
i mieus quune quarte de bière. ^^ 

Cartier, quartier. . 

C^r/ /Vr, faifeur de cartes, s'é- 
crit avec un C. [Il y' a bien, des 
villes oh le Libraire ejl plus dif^ 
ûr//i;r^ ^^<: /^ Cartier. . 
. 6h4rtiér, partie de quelque 



^ 



* 



r . 



j : 



«Bs» 



on 



iéj. 



ire 



\ * ■ 



i9^'LOrtogrAfe F^rancMfe 
choie , s*ëcric ;iv^ un 6^| ^lujiU 
ques gens font À t{f^ru Gredtns 
dans un quartier i^Ad^rquis 
dans V^fétre. \ 

-('■■■■ . : 

ce. {e. 

Ce , pronom démonftratif , sV'- 
crîtparun C. [ ^^uand on m tout 
ce qui ejl néttfjatre 
ce qui jeroii comode. 

Se y pronom pcrfoncl , s'écrit 
par une .V. [ L/t venté ne Çc con^ 
tredit jamais. 

ceint, fein. fain. (àint. fins:. 

X 

Ceint , du verbe ceindre , com- 
mancçpar un Cyic prand la dif- 
tonguc j£/. [Lés^Chartreuxfànt 
touJoHrs ceints d'un cilite, 

Sein y partie du cors , s écrit 
par une S & par la diftongue 
El. I Les jamnte$ fon4 plus fu- 
jettes AUX rnaux de (cm que les 
hommes. > 



/- 



pins équivoques. Tjf 

$;iin , pour lafantc , cfl ccric 

par une S avec la difconguc AL 

Sann y vcnucnx f s'écrit par 
une S Se par la difconguc Al 
avec un 7". [Ce nejl fks être 
faint devant Dteu que de le pa- 
raître devant lés hommes- 

Sing , quelt^i^f^is lînatarc j 
& quelquefois cache furdapau; 
eft écrit par uni: S avec un / , 
ôc il finit par un G. LésNormsns 
pajfent pour Ics^premiérs hemmes 
du monde pour contrefaire nn 
fing. \ Le proverbe dit quon n/t 
pas befofn de Jéj parans \ lorp^ 
quon a un Çing entre Vwil drl/i 
d/^nk 



celcn fcler. 

■ . p 

Celer , cacher , s'écrit avec un 
C. [ // ejl â/ingertux de tout dire 
k une personne qui ne f^it rien 
celer. 



X 



\ 



!/;< LOrtûgrafe frat/faffc 

iV/^r, mettre Li Telle liir im 
cheval , cil écrit avec une S \ Il 
f^ut fclcr /ivkni que de bnder» 

ccli cr. Sclicr. 

Ccliér , à mettre les provifions 
de bouche, ell dcrit par un C. 
[ Lis Moines ont join de fa.tr e 
leur cour à celui ijini /» //i cLc du 
céliér. 

délier , faifcur de Telles , efl: 
écrit par 11 nc\S'. [ ^/$hd H m^m^ 
que quelque chofe aux harnon , // 
faut avoir recours au SéWév. 

celle, cèle. fcUe. (cle. 

Celle y pronom féminin, s'écrit 
par Lin Ç & par deux LL. [ De 
deux f(^mm(S , la plus belle nejl 
f as toujours celle quon ameroit 

le plus. 

Cèle , du verbe celer , s'écrit 
par un C & par mu £ marqué 

d'un acçant grave av^c unelcuiç 



a 



* fattJ tquî'uociuts. 1«)7 

Ij, \ Vn homme qui cofite //» f ro- 
ture hijlotrc en farde me partie , 
C/ en cèle litutre. 

Selle , à cheval, s'écrit par une 
S & ^ar deux LL.[V» cheval 
court mieus avec une fellc aVAn' 

Sèle, àii vtrhe felcr,cà cent 
par une S & par un E marqué 
d'un acçant grave avec une feu- 
le L. 1 On ne bride fus tonta Ici 
fofs qu'on ièic- 

ccffion. rertlon. 

Ce (nom tranfbort , s'écrit avec 
un C. [ Onf^jfe un ordre , pour 
négocier une lettre de change i 
<jr l'on fait ceflîon d'un btllit. 

Sefficny féance , s'écrit avec 
une 6'. [ Le Concile de Trante 
u a joint dérogé à l'autorité dés 
Bibles Griques & Hébratques 
, di^ns fa 4«. leflion ; // ajeulemant 
rc"lé que de toutes lés, hàictans 

1 llj 



4& 



y 



Ï9S LOrto^rtift Françaife. 
Latines , la jeule Vtttgate p^f- 
Jeroit four autantiqift. 

chagrain. chagrin. 

Chagrain , pau , cft tcrit par la 
difconguc ^/. [ 11^ j, desfifoffs 
it chagrain flui belles ^ue 1$ 
chajÇrain même. 

^ Chsgri» , triftfcfli , cft(?critpar 
un 7. [Le chagrin tjl le dus grand 
foifon de U j^nté, 

chaîne, chcnc. 

Chsine , liens , cft écrit par la 
dihongue AL [ Vn Amant ne 
romt jamais fa chaîne i c'ejl U 
chaîne, qui fehife d'elle-même. 
_Ché»e , arbre, ell écrit par un 
£ marqué d'un acçant circon- 
flexe. { Le bois de chêne ejl le 
flus dur. 

chah-, cher, 

C«>ï;>, d'animal , .s'çcrit pir la 






de loftt le monit, 
afr,aimé,&(fcVr,quicoiwc 

bnncoup.font écrits par un i:. 
I Kicrf-ntfi plHS Mihlc qut //» 
f,c,,cd'unchcrami.[Ioutpp^rAit 

taci' /t tOi Avare. 

chère, chaire. 

Chère Jéiwnm de cher ,pr2m^ 

un acçant gra^c f»x r^; l -^"'^ 
tur' report i'^m'ur , (ojt f^r 
report kU dépMnU , une M*'frch 
fe eft toujours chère a Jott Arusttt. 
Chaire , kcnCe^rxct & a prê- 
cher , i'écrit parla diftongivc /IL 
{ il ny nvttt Mire f an que Ui 
Alaincs qui mrK4Jjertt d/tns Ia 

chaire- 
champ, chant. 

CPjamP , campagne , fin» ,P^' 



'-•j'MaMH".' ■^ ■Ji.m,'^- 



...^ 



ïoo LOrtùgrsfe FrAftçaife 
AtP. [ Si l'on veut que le champ 
reporte , il faut y femer. 

Chsnt t voix , finit par NT. 
fLjê Mufique convient À VOpé^ 
rs, & h Pliin^ch^nt À l'Eghje. 

chaud, chaut, chaux. 

Chmud , qui a de la chaleur , 
^c termine parmi Z). [ Dkns hh 
€limn$ tAmféré tl fte doi^ f^irê 
ni chaud nt froid. 

Chsut 9 vieux mot du verbe 
îhAloir , qui fignifioit joutier , 
fc termine par un 7". [ Slf^^in 
Ane 0îtfetle on hit, point lut en 
chaut. 

Chaux , pierre talcine'c , Te ter- 
mine par un X. [ PoMr bâtir jo^ 
lidemànt, il faut hahr a chaux 
<J- a fable. ^ , 

chaume, chôme. 

_ *» - ' ' 

Chaume^ paille , s*écv\t par la 

^lon^uç AV\Le Çournj^nn fouï 



f^ins cquiv'oques. iû« 

lès U,ubris dores /» quelquij^'^s 
le c^ur moins cloutant que UviU- 
^toti (oh s le çluuimc. 
"^ C^ianu , vieux mot dn verbe, 
,fc.,/>^r,clt écrit par un 0. [U/i 
m choxw l>hi (oui les SaitJts. 



Cl. 



fl. 



C/ > adverbe de lieu , s'écrit. 
:,sccvu^C.[On*^'cpi>JHSccqUon 

étoit cx-icvunt . & loft tiC jer* 
t^scV.'tprèsce ^uonejlaftjour-: 

'^Si , conionaion , s'écrit avec 
nticS.aoàslishonmeylerotent 

contans fi U M"» ''^ goux^it- 
noit tous. 

Ggne.figne. 

C/>«tf, oifau de rivière , cO: 

n'en ellpksfhsf^gc pour 0vo,r 

U tête bùnche conme un Cigne, 

; i^.gne ,fignal., eft écrit pn' 



\= 



>';y 



ao 1 VOrtograft Françaife 
xinc S/(Lés longs dijcours £ A^ 
\fninU ntn àt^cnt fÀs t(i>ntc[HC 1$ 
moindre {}^nc de Cloris. 

cire* Sire. 

Cire i k faire dés bougies , s'é- 
crit par un C. ( Vn déf.gros r/- 
menus dés Cures de P^rts ejl lé$ 
tiro, dés enterremMns. ^ 

Sire , titre qii'on donc au Roi , 
s'écrit avec une J. ( DÀnslés jom^ 
bns msnoirsyun Berger ejl sufànt 
quun Sire. 

clair. GIcrc. 

Clji>ir y facile 4 comprandr«, 
3'écrit avec la difconguc Âl. 
{ L Evangile tjt clair dans u 
yui efi nécejfsire au falut. 

Clertyiit^Pzhisy & Clere^ ton- 
furé , font écrits ^ar un JS avec 
un C à la fin. [ Èien dés Afai^ 
très font dés fas de Clerc. ( Ceji 
flus parléi moeurs c^ue farih;^b\t 



.€■■ 



p.ns équivoques. iOj 

^uuH Clerc doit Jt: dfjlinguer 
des Laïques. 

Cloud. clou. 

C/t-w^i, nom propre, finit p.ii* 
xmD.{llny ^ phs pl»y o>» de 

C/^r* , à clouer , eft I.ins U. 
(Vn clou chajj'e l'autre. 

côcur. Kcur. 

Caur , principe de la vie , cft 
t'cr.c par un G. (/"'*'" '"^'i; 
Jures fort i*tt /»/* cœur Juwr 

ntorteiies. ^ . 

â'.«r,d'EgV.re, eft écrit par 
ud;., félon niés règle* , aivlieu 

/J^w; utt^rand Kcur.. 



(■> 



Coi. quoi. 



CW. tranquille, s'écrit par un 



»04 LVrtvgrsfc Fr^nç^d'c 
d^Agir il faut je temr coi. 

Sluoi , wronom , conmiance par 

nn 6A [ ^un nejlflns defagréa^ 

^ lie que de ne j)%v(iir.k tjuoi s'erA 

coloît, coleu 

CoUit\ du verbe caler ,- eft 
tcrit par la diftongue 01. [ Mar- 
got eoujoif , Perrot coloh, &uuj 
iènoit lien. 

Colet , k mettre autour du cou, 
«'écrit par un E. [ Ce n'ejl ni h 
^ flumet niUfettt cokty eeJUi 
Finsnciér que V emporte. 

comtant, contant. 

ComtAnt , mû comte , a une 
M devant le T. \On0 meilleur 
tnanhé lorfquon Achette /argent 
comtant. 

Contant , qui cft fatisfait ^ a unç 

TV devant le T. [U homme qui 

^f'ej^ pas com^m d'un honéte ne- 

jefure ^ ne IcJ/r^J^m , j^dj 



éjue fo 



Cori 

VI ne A 
tic de 
cefatr 
ter ce 
Cont 
ffiura 
LsFo 



Corri 
cul , s 

les C 
Comt 

Coi 

une K 
Jeann 

conte 



Ço> 



r 

i^iii jortHtie (jtttl jajjc. 

cointer. conter. 

Comter . calculer , s'ccrit ^vcc 
une Aï: [V*vare p^jje U moi- 
tié de JW vie h je f>river«,(ué- 
cefaire , & l'autre moitié à corn-- 
ter ce qui lui ejl inutile. ^ 

Conter, narrer, a une N- 1 ^* 
f/tura jamais mieus conur que 
L^Fontâttie ? 

Comte, conte. ^ 

Comte , dignité , & cortiti , cal- 
cul .s'écrivent par une VW. [ L<'s 
Marquis font flus à U moAe que 
. /Vi Comtes.[ U Chambre des. 
Comtes ieVarts4 très artciene. 
' Conte , réci t fabuleux ,, pra iid 
nnc S. [L'hipire de U PapejTe 
Jeanne ne paife flus que four HiM 
conte. 

cor; cors. 

Çor, de chaffç , & car, durïlloil> 



, 1 



r^... 



J' 



* 06 UQrtografe Françaife 
^'cerivent ih-iaS-lLés thtens s'a- 
niment au Jon dû cor. .( // vaut 
thieux être chauvi, avec moins 
de grate , ^ n'avoir point de cor 
au ùtéd. 

Corsi foit c]u*il ïe prcne pour 
\c cors humain, ou pour la prin- 
cipale partie d'un tout , ou pour 
une Compajgnic , 4'<fcrit avec une 
S'. ( Lés libertins nont Join ni 
de leur aine , ni de leurcQfs. ( On 
tjimoins en jurfté jur lés han- 
ches qne fur le cors de l'arbre. 
( "Un hotte te homme doit toujours • 
frandfe lés intérêts d'un C019 
dont il éjl mambrc. \ 

côrnoit. cornet. 

Coruoit , prétérit imparfait du 
>«crbe corner , prand la diftongue 
01. ( On cornoic fiutrefois chex^ 
les juifs pour A^nnonccr U non-- 
"velle l^nc. 
Cprnàyi écrire, eH écrie paie 



un £. I 
corncc 



CûUi 

prclan 
par un 

CoHl 

finiflcj 
lés co 
(^- 
ftemt 
Jeconi 



Ce 

tic , ] 
fédf 

Ce 

maii 
frtP 
mer 



■■■ f.'tns ttjuivoqtics: 107 ■ 
cornet. ■ 

; coud. coup. 

CoHd > troinèmc pcrfonc aa 
prêtant du verbe cou Are . h n c 
par un D. { Cétoine mjour pUy 

finin-cfn par\m P. ( ^^ ^'^^-^ 
Uscoupr^e doit f^sic battre. 

^r:^/c-> coup W /^''^ '/'».?''' '"^ 
fetoni- ■ . "■' ' 

court. coui% cours. 

Cûwr/,qnicibrcfoutroppe. 
tic,prandunr.(jr^i/f/«^;; 

d'^uantÂnÙr ce qut ejl coi^rt. 
, Couf^ de Vrmcc .Sc^cour de 

maiCon, n'ont point de r. ( I-'J- 
prtt&lés m^nterti font le com^ 
Um àeU Cour./.,r^«ry /» 
^(HM-t*rt.{Us'^f*rtcmmià(f 



\ 



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X 



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jHfi- 



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ccdcs d'une, frcmim, & d'une je-. 
fonde cour. 

^^p^n /courant, prand une ^'. 
[Jl f^ut slUr félon le cour$ df4 

înQtide. * 

crin, craint. 

r^f**„' poj' . s'écrit par un tz 
i V« CsvAttér qui neji pas fer- ' 

^''P prs»^sux cnas. : . 
Lrs$nty mot du vtrhe ^crauL 

■f ' . [ ilusnd on Aime , 0» craiii» 
*' dépUire. 

croiî. croix- 

Crots , du verbe croire , a une 

S n Ia.grémière & à Ja fécondé 

pcrfoné,& il a un Ta la troifié- 

iiie. [ Je crois /o«/ f<' a«r VÉ^li- 

J' croit i&iE,l,fc ne .çroic4«« 

fi me Dteu a an. 

Croix , nom rub/Untif , Mt 



par ïiD 

rcufU 
l'Adori 



re en 



[ L/i 
enfftn 
me n 

dam. 

lin 7 

//» d>^ 

Ion r 

&fii 
fions 

dans 

" c^ d 



+ 



'^C. 



» *- Y i 1 es 'iutfs ont en hor- 
l'adorent.: 

dam. <îant. dans, v 

'daw /vieux mot quUflenco. 

reen ufage dans lés Ecoles 4|; 
Tëologiereft écrit par une ^r 

'*'S:»«^,Vmorare.aUncNîc 

//» dant. 1 r. 

D^«^ , prëpoficion-, prancl ic- 
lon niés rcgles un acçant grava, 

ImA^cnt dh^^ le corne o 

S««.Ay/i«c dans N./';^' . ^'* 



«» -b 



/ 



< 



* * - . 



^'xm U m^nUtç de Icsj^nsf^ife. 

clc/Tciri. dc/Tîn. 

* . " 

De/ehf .projet ou volonté , s'c- 

devant, devant. 

^/)^t/>i«/,prépolîcion,ppndi7n, 

^/^r/;*,;,^/, devant /);V«,V. 
■r'^«^/.^acTAnt/r'.Pr/«..,,.,//, 

Crgr^ceux devant /rV D/ïwJ/. 

/^<z/^»/,.nom fubaantif. & 
participe du verbe </fa^<j/x , nM 

;^/^''''«^//''^^7/.rV. devant. 
{Um^^unji-fe Y„e lés hommes, 



c5 



n ■ . ■ <■ 



Jt 



■■■■■■■■■■■■■■■m 



<ï 



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fÀ'ns iquivoc[i4es. i» i 

devant ntourir , $ Attachent fi fort 

à //» vie. 

dèz. daiz. 

Dèz. , particule, s'écrit par un 
E ouvert. [ Ne comtez, jamais fur \ 
l' avenir y faites Àci a préfant ce 
que volts pouve^ faire. ^ 

Dai{^ y poilc , s'écrit par la dit- 
tonguc AI. [ Lés avantages jont 
partagés- y 0» efi plus libre dans 
une chaumière' on efl plus hono- 
ré.fous le daiz. 

difcrand. difcrant. : 

D//fV;»»<^, Tubftantif , finit par 
un D. [V épéecjl faite pour fe dé- 

fandre contre l'iujulte,^ &IaJ'*j' 
tice pour régler un diférand. 

■Diférant , adjectif , finit par 
nrï'T.[''J»pteur efl biendûC' 
raitt X un ami. 

doigs. doit, 

Boizs , de la main , a un G, 



( 



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;.' .*k. 



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' - . : : -r, . . ' .. f .'. 






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* ri LOrtûgr^fe Trattfatfe 
On dit communtmhnt>c[He Us Ita^ 
hem otit l'ejprit dkfts U tête , é" 
fue Us autres nations l'ont huk 

YO//,.cIii verbe devoir , n'a 
point de G\ll faut paver quand 
•n doit. 

dôn.tlont. \ 

T^o» > préfànt, n'f point de T 
aprcs N. [ /,/» manière de doner 

"tfgmante quelquefois U prix dti 
don. ' 

.^»^, pronom relatif, finit par 

""V [ ^^'» defibon dont on ne 
f»*'p,,abufe». • ^ 

du. dû. ^ 

,Du , article , s écrit par un %J^ 
r\iyk.[Ileft totijonrs griinldt 

J^ir^ du bien *? ceus^ qai hous ^ 

p^^ du mal. . r 
^^ Jiparticipedu ytvhe devoir ^ 

eft c?crit par un 1/ marque d un 

«levant circoiiflçxc, [ C^^^'c?// i^^: 



fa)C 



1 

poji 

fa 
urt 

chA 



da. 
le 

lO] 

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:! 



[■PilPVHMP 



e 
s Ita- 



j n a 




: par 
►» ne 



d de 
nous 

oiry 
/ ne 



1 

fans cquivoqûes. iï) 

fAyC fas tjl (ûti jours dû. 

cço, ccot. 

f ■ - 

Eco , rëp^icion de voix > n'a 
pojnt de 7 [ SoHvànf un Antcnr 
ffejl que l'tco Xun feutre. 

Bcot , qu'on doit payer pour 
fa part de depanfc , s'écrit avec 
uiiT^i On eji plus libre lorfque 
chacun paye jon écot. 

> elle, aile. 



%»-,.. 



« «. 



Jflle, pronom , efl écrit par un 

^ ÔC par deux JLL. [ ZJ/e confia 

dfi^nte rand l'amour rnoin^ dificL 

le } mais e^c en gâte le mijlère. 

/iilX^^ voler, s'écrit par ladif. 

longue -^/ avec une feule L, 

[ Icar put s'élever dans lés airs > 

tnais ti lui fut tmpojfhle de s'y [ôUm 

tenir avec dés ^iiicspoJUches. 

' et. ;ch, V 



£t^ conjon<^ioo 



s'écrit avc^ 



^ 



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I 



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y: 



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III 1 1 



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■f-l Vj^ 



,1 ■ I.) 



214 LOrtografe FrAnçaifè 
u\\ 7". [ R/^;/ ncjl pArfkfi en ce 
monde i ^l y ^ psr tout dn bon et 

i£/?»cxcJ^nucionv pranJ une 
H. [ 7'(?i<^ /^ monde je pique de 
dcfifucrejjc'»ûnt s eh qut en /» f 

étant, ctang. étandt 

V jSV>*;?/, participe du verbe être > 
finit par un 7". [ Bien dés gens 
font fous étant jeunes qui ne de* 
viênent f^s fàiges éi:kui vieux. 

Et An g , àX^pextrc du poiilbri , 
finit par un G. [.Le brochet dé-, 
peuple un étang, 
* -£/*»»^,troiiîcme pcrfonedu prc- 
fant du verbe étendre , finit par 
iiùD. [Qn s éuxià Jur un Jujei 
aui plaît. 

étaim. éteint/ 

Z^(/»/V ,, métal , eft écrit 'par- 
la diftonguc Al avcd une M. 
[Le pîi^sïel èwmvhnt t^/ingici : 



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pMS équivociucs. ii'> 

Eteiiitr, lia verbe cta/uîre , s'c- 
cricn.ir ladifconguc i:;/ avec une 
N- {Vnfeit mal-étchu Je rallit' 
me Atjémhnt. 

fais. fait. faix. 

Fftis , première Se l'econde pef- 
loucaii préfânt du verbe //»/>f , 
s'écrit avec une 5.1 i* tttveus 

,ne tout le monde tipjfe dit btem 
*'jis - en toi^^ime quand tu le 
veui.'&tte h\s jMnMS de md 

À.Jerfone. . * « ■ ,»;^ 

'fait , participe §C trojfième 
pçrfone du prelànt du rocmc 
verbe, s'écrit avec un T. { Tout 
ce; qui fe dit ne Je (et fkamÀH 
auifi tout ce qut /<f^fa« ne je dit 

/>*>.' .•■■■■ ' ^- ' ■ • 

■ F^tx , fwdau;, finit par un 

X.[ Lofs quon eji trop (har^e,^ 
on fuecofffbijoiti ^t i^^^' 

, ■ ■ ■' ■ „ " . ■■'„■ " / ■■■ ' • . - - 
Fitite > fcminiïi ie fait i^xÀ- 



/• 






■■' ,1, 



*'.•■■.- 










■/•■;■. -1 


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ZJ^^£ i ! : _ 


l. 





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: c '■ 



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• ' - • % 



11^ VOrtogY^fe Prarfçaîfe 
dpc de faire , cil ccric par la 
diftongue^i/ fans acçam. [Cho- 
/f' faite , co7ijetl fris. 

Faite ^ Ibmmct i séçx'it par la 
difcongue^/ marquée d'un ac- 
çanc circonflexe. [ // ny^^ fins 
quà dejfAnire , quand on ejl iW'- 
rivé sH faîte de is grande ur. 
Jète , jour confacré atix ades 
. pu bJ les de Religioq , & fite^ 
p4ruc; depIaJnr^^^^CjTiYptu avec 
qn E marqué d un aciça^t cir* 
conrioxe. [ La fr lire doit être 
Jl*ûc€i4pa(iton dés jours de Fête. 
. J[ Uamour a toujours aimé la dé^ 
fiêmje j Urjque lés belles ne i/anr 
4^tcnt pash^fs Jayeurs/on ijut 
donoii dés fêtés. 




^. 



> ' fand. fan» ^ 

• ,."■.■'"'-• " " '• ■' ?• 

; J^and , troifiùmé pçrfipnc dit 
prdTiVnt du, verte />iWr< , prànd 
irn P.[ -P^^r parvetiim ^i^x fte* 
miere y placés \mhvïè lafrefc. 
fin y çle biche, cil iîlm p , at 

.■;' -, ■■-■ - " ■• '•'■ •« 

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pms fqtttvoques, tij 

il prnnd uh arç.iivt circonflexe 
fur T/ï. ( Le fan efi plus tmidrê 
fue Ubiche. 

faut, fâux îm, 

T^uf y verbe impcrConcI , ^^ 
r\\x par un T^ ( ^snd on a pehr 
des fetédles • il ut iàui pÀs alUf 

AU boh: 

fauxt contraire à là vérité 
eu à la jnltcirc , prand un X 
( Lés efprih lés plus jups yfsute 
dt rcfl^-'cim t dvncnt juciquefass 
dkns le faux. 

F su I i faucher, n*a ni 7" ni 
%JiLM mort sHst fhns dif- 
tindion tout ce M$ Je trouve 

jous h trsvth^^^ de jsim- 

.- . ■ ' ' . , . • -■ » ' '- 

faùflê. fo(ïc. 



/ 



/^^i/jff , flmlhîn 4a/'»^xï, efl: 
^cçit par Ja difiongue /^V- ^ C'Vjî 
pùvknt four les vrsis^jtmis qup» 
ouvitiÀhxxSc' porte, 

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Il 8 LOrto^r^fe Fr^fjÇAife 

Fofje , creux ea terre , eit e'crîc • 
par un 0. ( ii <?// ridniile He 
former dés projets qui demandepu: 
Une lonaue vie . Ion qHonejijur 
le bord^^de js (odjc. J- 

fis fie. fît^ fi. 

F/i I première & féconde per- 
fone de l*orille du vahc f/fire » 
a îlne*S^ < Vefprst eji joHmaliéri 
je fîh kter ce qne je ne JAuroi^ 
faire AtéjéHrduL . 

/*>/ , tiuilième peffone de To- ' 
riile du même verbe, a un 7". 
(Kitn M At flrn d'honetàr Aie 
Roi Off'^ll^^me de NêffaH c^m 
léi rtjQtiiffÀncts fnHî^f^^ qa^ on 
rit en FtPkuce yfut Imj^i^p f^o^è^ 
^elU de jM'mQrf* ' / ^ 

piirftii^ d>i mode optatif du raê- 
1^^ prarid outre le 7^ un , 

aiéç^nt circonflexe (ur 1*/, ( // 
'^^■■A dés ^em 'quhm:*iml(^t rum 



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Jroiçnr qu on fît toHt pour eux'. 
* //, terme de me'pris , na au^^. 
cunc confone après 17. { Arré^ 
t$x^ vcHS , MoHjicur % ti ^oa^^ , reil 
manfcres ne conv^enent foint. 

(> ■ , ' ■ ■ . ■ ' ■ ' . -« 

filok; filet. :.:^ 

IFiUtt yèiw vcrhe filer , s'écrit 
par la difconguc ÛL {Tel hont^ 
tne riche p/nfj'e pour Ssmf, qui fi- 
l(vt /^ corde d;ins le tsms c[uil 
gM^noif jon bfen* \ 

fnef» à coudre & à furprail- 
dre , s^ecrit par 4in £. [On paur^ 
toit dif^ dt' quelques politiques^ 
qu'ils pr}nent un c^ble pour li^r 
une^ombe , c^ un filèc pQiêr 4>- 
fMcher un éléphant. 

fin. fa^ feint. 

^ " .* ■ ■' . ... 

/i» , but , & /» , {lïbtile , s'^- 
criveric par u» / Tfvcc une N. 
( DitH efi le (ommttnect^itnt & 

i* fin (^1 /«M^iM^ \ ^ '"*" 

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ve toujou^rs ^itiS tiv\ que joi. ^^ 
//iiwylxioin de margcr^.-'e- 
cric par la difiongive -rf/ avec 
une M.[Vn homme Idbornux 
ne meurt j/^msis de taim. 

feint , du verbe feindre , s'ccrit 
par la diftongiic ii/ ' avec une 
N. [ Souvknt on rej^^rde ce c^Hor^ 
i^ïïii de ne fks voir. - 

fïau. flot. 

jUh , punicion , eft écrit par 
la difcongue Âp^ ( i/ f/^^t re. 
$evùir avec un ej frit égal lés 
biem cifée Diiu^nous ptt ,& lés_ 
flaux dont Ai mus chatte* 

flot r de la mcr>sV'crir parua 
ITveô un T. ( ^n courage m- 
tréfide mAtche 4vec vrécauuon 
0U intUéu dés terres ,& ne tram^ 
bit ph su milieu des flpts, 

/^r -'^Joà.- fbix. foi. ; 

\ ■ Ffis , pour corotçr , lùiit par 






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pfjs équivoques: lif 

imc 5. \, ^r/c toii» /; ejl phs cow 
tume\ 

Foix , nom d'un pays (^ji^ran- 
ce>riirt p]^ ^^n A. { I^Comfé 
Àe toixf// au coté des P/icjnes, 

Foi, croyance bl hct. .n<^> ^^*^ 
ni S ni X.\ Lapitté cMJllioitdn 
t/^ms des Apotus d^ns une vie 
innofi^Hte \ (jr d^^s une foi pure. 
( // efi 4ujji sur de çomtèr fur lés 
pronofiics â*un Alm^nsc que fur 
U foi de quelques courtijans^ 

fond. font, fonts. 

* 

fe)w^, capital d'inVrevenn ,s'e-» 
cric avec un £). {La tante ne peut 
fks être gfojfé\ ïorjquc le fond efi 

petit, 

Font f du Verbe faire , s'ëait 
avec un T.( Tout ce que léshom^ 
mes font ^'à quun tams, 

/«^/i, Baptiliiiaux , s*écrit avec 
un t\ & 2(v)^c uuqS\ ( Le^Par- 
rain & l4^ Marraine font obli-- 
vés de pr0eHny ttne éd^caci n 



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UOrtùgr^fc Frsnfsife 
CtÙiiniAUX cnjansqutis tilntnt* 
J^ur tés fouts de B^teme, 

Tut i orifte du verbfe /fre , n'a- 
ppint d'aGçanr. ( Là^ unf- dipnr 
^¥f ce fut À MÀianci ic^ Jah-' 
très À' Cologne y ^jne lan deTlm- 
fr^wnii fût invMnté. 

fût y. troifième imparfait d^ 
nriême verbe , prand un aeçant 
circonflexe. ( Si U m^ihe dont 
l écris . iP(^^ 4u ^m dA /# Gour „ 
je ne douterais pk$ quelle neiàt 
^ujjidu^otit dcifé^v^ns. 




Q^i , enja}4t?, s'écrit par la dif- 

VMH$:4is, ftrjoà^s éffligéts. 

</««', de rivière, «'écrit par im 
E marciué 'd'un ^cçaiir aigii. 



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2. 



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fans éqiti'voqutl. 
f>n*t fonder It gué. 



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gens. gent. Jean, 



Gens /pcrfones, prand une. S. 
( Bfftt àés ^ens parlent d' Hnt J^ 
ion , ^ panfent de l ahU^- 

Cent y vieux mot qui lignifie 
«ftc'Jon & cfpèce , finit par un r. 
{ Orguetllenx ^ Afrjms de U f*- 
hlt qH4 le pià y four s'être fsré 
dés plumées de fin, fut fumé 
far touteUgeni volatile. ^ y 

Jeaft , nom propre , cft écrie 
waf nti f \f>nlO'ne avce mi ^ 
mûct .devant VA. { V'n fettl dh 
KoU dt Fr»nce n frirtê le nom 
W« Jean. 

goutte. 

C»ntte , maladie , goutte.^ de 
liqueur, & r«««« .adverbe , i'é- 
cri vent par deux / / . ( Le^^ ex-- 
ih ftê'ân fait Aan$ U tcHmejfc 
jqnt trh f^Hv^nt U c/^uje qu an^ 
h irHomodé dt U' goutte dÀns U 

Kiiil 




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Àt4 UOrtografc Franfsife 
vieiUeffe. ( ^dques Adedceinf 
frétandcnt qu apfès J^ ^^p^s il 
faut boire un verre Xeau^ cjr 
d'autres une goi trc de vm fur. 
\ll efi facile de fe tiromfer <jiuat:d 
on ne%^oit pxuiiç* ■■ h 

Cvuterdii verbe goûter , s^écrk 
avec un icii\T.\Lés cuvrages que 
le publie gomt font bons» mais U. 
ne ^^me pas toujours tous eèu^ 
juile ^ont. X 




grâce. 

Grâce , agrém*«nt , pardon, ijt 
fecburj» 4rvîn , s^écrit par un Ç. 
( Labauté fiait quelque fais moins 
que la bonne grâce. ( Le Roi n'a- 
corde f oint de grâce four lés duels. 
( La grace>/t)/i» de nuire , aide k 
la liberté'. 

G/iijfe • féniinin de gras •s'é- 
crit par deux SS. ( iJs fammes 
de quelque âge tachent d\étrê graC* 
it^ h farce que l'cmbonfomt juflée 
la jeune jje. 



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' Èràmmaire. Grand-mère, 

Gramm/tire , art ; , s écrit par 
deux MM avcçla diftoftguc vi/. 

gue, il fnut joindre l'.ujageaitx 
.règles «/« /v» GrammaÏTC. ^ _; 

"hraéd-mère , aïeule , $*é:riit en 
deux mots unis par u*> trait sde 
ligqc. ( Oft remarie qiff Us 
^r^ud-feres é /<ri. grande hières 
Mm.ent ordinsirtmàHi ftlus l^"" 
fetit-fis que itur jh; -■' 



Grèce, 




Vi 



Crhe, pays, cil écrit avec un 
E marqué d'un acçant grave i & 
avec un C. ( Aome l'emporte '^r 
U guerre ,&f/tr l'étendue de^» 
Empire; mais elle cède h //» Grèce 
dans lés arts y & diw} les fiancfs^ 

Graijl'e . d'animal , & gra.'jje ,• 
du verbe. gKsijj'er , s'écrivent oar 
la diftongue ^I avec dt-iix SS:- 




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eraifïe. i Pour w àuvfi^ Upclh 
u mUmmt\ on graJUéiM 



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; guerre 

ckux RR. ( L/f /»i/x 4f/^ ^mlfuc^i 
fois moins A'OAnf/^^tj^fè j[ue [lÀ^ 
guerre. ■-;.■, ^> ,, .; ' ';' ^v■■;^' ■■■';'■ ^■\:',:^;'^ 
Cuire , ad verbcj efi écrit |>$r 
lin J5 ouveï;C'i & par une leulèi 
R* (Le »^/i^/: à' autrui ue uuchi 
guère. ■ ^ 

fiU/re , cilîcys^eft écrit aVeç.^. 
dïftongue ^J. ( JL* mortificàciôn 
K^rétienc conftjte moins à fç rr- • 
/uêtir d'unt haire quafeMépmiU 
ter de^r Amour propre.^ ' 1 ^ 

j^ere yîortt clejeu aux cartes, i 
cft écrit par un J5 ouvert. ( Cto^ 
^is dit Quelle en ufèraf dms le. '\ 
AdÀriàre comme /i>u hère» . ~^ 



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:^V^l5.&niiuérant.;s'écritpàjr ^ 
iï^,^«^,d'a,rmesVs'ecrit^patU 

i^à,. éclat de rire, Vécmparttnv 



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' iti jLJOrtùgrafc FfAnçâife. 

Oï[il y a aés gens qui m fa^- 

vcnt\fks rire fans pouffer dés hk 
^À& dés ho ho À plein gofiir, 

: Haup , élevé » s*écritpar la dif* 
^ tpngue ^V avec un T. { Plui, 

çn tûfnbedeh^xxty flus la chute ^ 

eji fact^eufe. 

' hôte, haute. 

\ll(it€ y À porter dés fordaux , 

cft écrit avec un. p. {Tel au jour- 

^ui je fait traîner en, carojfe , 

dont le fère à porté la hôte & 

. Ijés crothets. ^x. " ' 

fiaute y féminin de haut , eft 

écrit avec la diftongue vîft'. ( Le 

vrai mérite tjt: au-de^us de I4 

fJus haute fortutfe^ 




ôtc. 



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tiote , de la maifon vS'écrit¥veC 
une H. [ Pour faire bonne chère ]^ 
il faut tout au moins bo^ vin c^ 
kpnne 0ine d'ïioiCr- , 



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H ( Saint Paul ne ^euffns; ^ 
an on ajoute ni î^u ort^oc ^}^^ 
dans la Y^J^igton^ji a pichet. 

jais. jet. 

' . • ' ■. ■ . . ' ' 

"jais ..bijouterie, eft. écrit par 
la diftoDguc v^/- avec une ^. 
{Homme àt Cour , at* dehors 
blane comme mige , a,u-èei*»t 
noire fcmwejzis. 

/*/ , dxaà , &Vf' . àc cane, 
font' écrits "par un £> avec un 
T.. {L'y P^f*^ ^^^ jets <i'?^« 'ji** 
inonda jmt à Verfailles. ( Lf 4 
Mnes d'une médiocre graveur & 
à'unj^eul jet jont Us flfis belles^ 

k^ là las. 

La, article féminin , n'a point 
d'acçanc. (' La vie la plus h â- 
reftfe nejl fàs toujours h fltts- 
glorieuse. 

bàr adverbe de lieu , prànà 



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i3^ô VOriogYafc Tr^nùifr. 
un acçvim grave, {^im^ortt d'ê^ 
tre ici ou là , pourvH mon foU 
bien. 

L/^y , fatigué , s'écriç avec une 
5V( On fecouele joug^ qt^/fnd 07t 
tfi las àc le jforter. 

lac. laqs. - 

IL^f ^ amas d'eau » s'écrit ayec 
un C. ( Le Kone tmverje /^ Lac 
rf^ Gfrièvf. 

L/»^'! , pièges , s'écrit avec im 
^( ^^lie peine à reçotfvrèr f/t 
Liberté ^uand o>^ eji untfots pm 
dÀ»s lés Jaqs 4' une f/^mme ga^ 
Uênte! 

lai. laid. lài^. leg. 

JL^i y frère du chapau chez 
lé^i Moines , s'écrit fimplernant par 
h^d}ftongue AI, [Lés Mandions 
fjmi moins de cas d'un KeUgieux 
de' mérite que d'un frère V^\ qui 
f/iit vafoir la hef/içe. V 

X^/^ , (jtti^Vft pas bau ,praiid 



1 1 



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niVD: ( lï^ef trtàijçrArJi h'.u» 
homme à'étri.bmtoti laid ,jcç«^v« . 

^u'tl ait de r éjpm. ' • * -, 
. L*/r,laitage, prdhdunT-!^!^ 

faut aux hommes de /^ viande 
(oUde;ie\ût efi pour Us ,cnfans,-^ 

■ Lr^',difpolicion particulière 
d'un teftamant , s'écritpar un £ 
av^ec un G.' \ll vaut mieux do^ 
ticr aux pauvres pendant ja vie 

[que de filtre déskgi pieux i^frès,. 
(a mort. .; , >■. 

laifïê. leflc. ■ 

t^ipM verhc laip ri s'écrit . 
avec la, diftoogue M. ( Rk» »^ ' 
fi perd > ce c^tKun laiffe: i' autre le 




Lepe , Cl 

mêmes cmi 
d'être m(m(m 



., s'écrit avec un • 
ferfofpes^^ui //*-. 

iâutrt.fa>iC^cUcs* ■ 



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lant. Ilan. 




" î^nt, parefTeux, finit par unT^ 
f On f^ra, fuehu'efots Voccafion , 
^ouf étn ,trophnt à^U àétefmi^ 
lier. ^ - ; 

-L^>^, ville , n'a po^nt de T » 
& s'écrit par un -^ \xin^.i [ ^'£^ 
'viqut de L&n ejl Duc^^^if. 

lion. Lyon., 

l^ion ,animal féroce , efl écrie 
Car un /. iX^n lion w<?/"/ ejl maïns 
f^ crmindre au un kne vivant, , 
, Lyon, ville , efl: écrit par un Y^ 
(Le comerce cjl plus grand ^Lyon 
f^c dms Aucune mitrt jvMc du 
Royaume , aprh Paris. 



P 



Iireu lyre;; 

Lite^ verbe , s'écrit par un /»• 
(Ptu de gc?is favent/hrc. / 

i:)'^'^ , inihimunt'dc iinophonie, 



-*>«Ç 



7 



Viv 



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(km iauivoqm. *îî 

s'c'crlt avec un t \ M chf^ f^ 
itimcesétoientjafj'bies a la. if « 

A' Orphée. '■•:• .. > ■ •' ^- ^, 

livret, iivroit, 

i/o^rrr. petit livre., s'écrit J^ar 
un B-fOn [wrct-vAUt quelquejots 
Wieux <iuun gros M-vre- , _ 

iJcit, pfétérit .tnparfa't du 
ycrhe If^er , s écrk :^^c \^ ^^l 
tongue- 01.- (Nc>c../« l.vrQVX^ 
to»^» Jofpes (le piaijirs. 



I 



nia^ mat- 



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Mk\ pronom féminiiî-, ne 
prand aucune confone après 1 A. 

( Qui {cru ma Urtunt ? - , 
• "^i^ de navire ,pnna mi r 

& un acçant circonflexe. ( 0»»<r 
mat» . 

maint, mam; 

\M*i»t> vieux mot c]vxi fisni- 



) 



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) - 



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iS4 L'Ortogrftfe Fran^a^ije 
ficplufieurs , s*éLTit avec un T. 
( Amour promtt maints fUiftrs ■■ ^ 
frej an te maints ohjlàçles r & fuit 
Joufrtr mxin^fupplica. 

Aiai» ^ mambrc Au cors Iiii^ 
main 5 n'a point de.7^ tBien déi 
gens k Paris vivent àe la jubti'^ 
Iné de leurs mains. 

Marchand, 'njarchant» ; 

• Jylarchand^ qui vand , a un D. 
ÇN'eJl pks Marchand fui toujottrrs 

^ / J\dizrchant ,y participe du verbe 
marcher , a un, T. ( En marchant,. 
en fait jon chemin.- ' , 

mène. Maine. 

Jléene ^ du wQrhe mener y s'é" 
.cric par un E ouvert. ( (M con-r 
duit un homme raifonable , c^ I'opp ' 
mène un enfant. 

Aîaine , Province 5 s'écrit par 
ta.jdifLorigiie AL [Le cantr^ de 



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: • pw 'équivoque f. * 

WHormanàie ne -vaut jas , 

■ • .' '■ . ; '. -■■ ■ ;- . . . . ..- :■ . 

mërev Maire; 

' ' ' ' ... » ■ ■ 

's^cric par^n £ ouvert. (P^^J^ 
' ^ir/vde- ville vs'ccrivavçc ■• 

' 'mettre. Maitre,j 

» - 

^.^m /verbe yej écrit par 
.un i:; avec deux 7^^:;%^^^- 

pàs- (e mcurç à" PÀl^le. _ ; ^. • 

^/»i/r(r,. rwmfubftantiF, se 

trie par la difrongiie '^f V^vec 

devient plus h^file ^«f fe Maître,. 



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-^-:7t' 



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^6 JJOrtôgrfi^fe Fr/inçàlfe 

met* mets, mais, 

Alet, troirièmcpcrfôncdii pré' 
1^1 f iiu vcibe" mettra , s'ecric par , 
un* E a V ec un T. [^n rijque ce 
^ti'on met au jeu. 

Adets^ •vijni'îes ,;prnncl une *y 
apris le T. (%Jn aiiecs |f^/ flatte 
le çout nuit quelquefois à Ujanti. 

Aéats , cunjondum; i^ëcrirpar 

pn f -a Uifrpngu'e v^/ avec une «f; 

[Phtlis ep belle i mai$ ellelef^ii 
*trop.' " ', '^ - 

. mois. moi. 

.^9/> , de 1 année; prnnd une ; 
5. { Le^ xours jinoÀique de Ia lune 
reglohU durée du mois chez, lés 

: Moi , |)rono,m, n'.a point d'5. 
{Tout ce qui ejt -^ moi, ^/ i mes 
étmis, - . " 

mont. mon.. 

iS^^/^/V moncagne , prand uxi 



% 



^ 



^. 



• t 



* : pins équivoques. ^^7 
T-^ Le vieux l^line fut efjglouti 
dans lés pimcs du m ^m Vcjuve. . 

conione >^rès ITV \fe n^prouvc 
l^^i , m/us je foupe' tes Jcjauis de , 

mon z^;?^/. V . : \^ 

** '.■ ,-*.■',' 

mord. mors. mort. 

Mord , trqîCème pdrlorie du . 

prelancVxiu.ve/tDie mordre ^ f[\}\t 

par un A (il^^ ^^#f//^ ^^ /^f 

d:cfand^iwnc^^^^ inord/^^i 

' ^h'oycr.. ' ' ♦ - ■■• 

- Jldors r de rÎM-ide , finit par une 

S. Le C nv Aller efl en danger \ 

lorfqt/e le cheval prand le vnov^ 

r-* -j . ' :'• - * . . ■ 

Mort , 6n de la yie , finir par 
un T. L^ [^g^ a^tt/ind /^ /mort, à' 
jouit de la vie. ' i 

mots. maux. 

Mots , paroles , efl: écrit pirim -, 
zïcc iniT. Le cboî:c dés mot.c 



A . 



y 



\ 1 



ë' 



,,.i 



«/ 



/ 



/ 






4 



^!^ 



3^8 UOrtografe Françmfe ^ 

i^ontribue a.u' J/tns du difcourf^ 

Jldm^^p\iit\d de w/f/, eu écrit 

J)ar Ja difrongue VÎV avec un Jï. 

( Lés biens »antnen de fiqtcArtt , 

■quand on ne -lés fartage avet 

prjvne : njr Icj m^ux (ont /^vca^ 

ilans y quand on lés foujfre JeuL 

m{xr;mur. 

JXdÙY y €jui ëÛ en maturité , 
prand tin cicçn nt cire in.Hèxe/ ( \}'n 
locmme cj^iit n\e^ :f}is' xwixi à dua^ 
r/inte pi^ns ne lèvera janta^s.- 

'Mur y muraille , n'a point d ac- 
.Çaht.(0» dit de JUa^drid quil 
tjl entouré de feu ) parce que lés 
4iiurs de Ijt viUeJont de cailloux^ 



né. 



nez. 



iVf , participe ,de »/r//>'^ , .s'é- 

^^rit par un B marqué d'un ac- 

cant aigu. ( // ejt ra%e quun hom^ 

me né & nourri àkns l'oj0anee 

\ ifoitjarjjible k la mijcre dés autres* 



/ 



y- 



JVf^, partie du vilc^ge 5 aX^'i ^« 
(^i^/ 'a^ hon nez ^^nt àfAoi^ 



fiii , d'offnu , a un D: {Peu n , ; 
teU' Voija^u fa^it fon nid. ; ^ 

JV/, confonAion négative , n'a< . 
point de D.(L/r vraic^Philojofhie 
eÏÏuye lés larmes & modère la 
joye i mais elle ft empêche ni de 
rire ni de pleurer. 



m • 



■u,- 



niais, nioit. 



"* 



Jsliais , badau, J^'ecrit avec k 
aiitor gue Ain Nefifks toujours 
i^ir'^ui le p4ii/êU. 

'^Noit, du verbe ;^/Vr, s'écrit 
avec'ladiftongueOl. [L école dés 
Pirroniens n'a^uroU^& ne nioit 
rien i mais elle dùutoit de tout. 




% 



nom. ncjn; 

Nom , qu on donc aux chofen. 



>X > . v\>- 



5> ■ • 



■■^s," 



J 



a- 



:^ 



f r 



i 4C . V Ortografe • FrAn faifâ 
Jk aux i^erfores, finit par une ^, 
( Bun des (r/fans ne sicMht de 
leur pire que le non). 

Non , I égac'on , finit par une 
JV. {jamais Horr/tand ne répondit 
far crui ni par non. 

Ô. oh. OS. a«. 

\- ^ ■ '■■ ■ 

, exclamacion , s'écrit par la 
feule voiMc ( ^^ vos jugemans^ 
f> mon Dieu ,jontdifarans de ceux 
Àcs hcrhmes ! ^ ^ 
- ^h y particule pour appelcy 8c 
pour railler , prand ur\^^ aprts 
\0. (On heur^t oh LAqt^ais ^ à 
Ik porte. [Tout douiefiimt Adon^ 
ficur , oh oh comme ^ohs y /tlle^. 

Os t nomfubilant'f^ prand une 
S. ( Rarement i4n bon chien trou^ 
.^e un bon os^ 

/}u , article k prépoficion , eft 
écrit par la diftongue A\J. ( // 
iatil obiir ^u Prince. . 



J 



Ombrc- 






H. 

i'or 

f. 
tes 



vie 
sec 
onc 

&! 

"^hon 
& i 
les i 

hom 

£0U 



^^mt^F^^^^W 



■: /. 



' ombre, hombrc. 

Ombre , d'un cors ^ is'écrît Ûn$ 
H {A mefure que te foleil baijje. 
i'ombre croit. 

H ombre , forte de jeu aux car- 
tes , s'écrit avec junc H. ( Le nom 
dîrle ]etf d*homhre viènent dés 

* ont. on# ^ ^ 

• ■ -■ . ' 

^ 0^/ , troifième perfone dû plu^ 
rîelBu préfant du verbe avoir ^ 
s'écrit avec un T*. ( L^és hoimnei 
ont en fartage U force Au. cors , 
^lisfammes en ont U haute clxs 
'hommes onilafoliditéde Vejùrit, 
à' lésfammese^ ontie^brïUant : 
les homfnes ont le fantimant bon, 
lésfammes Vpnxdèlicat : enfin Us 
hommes ont une raifon qui lés 
conduite & lés fammcs ont un 
^out qui lés mène. 

On , particule , s'écrit C<ns T. 



» M, 



•-.,< 



N 



J^, 



r 



c» 



I y 



I 



>\ . 



• ' ' . •-' - ■ '■' 

ir4,i V Or fografe Franféi^ife;^ 
(jOneJl toujours bien ^u^nd oa 




N 



/♦ 



• autant; 



Ofant , participe du verbe Ss€f% 
commancc parunO maraué ci*un 
acçant circonflexe. (Cr » efifoini 
in retr/$nch4nt l^vMricti dés r/i- 
r40res'» m m s cefi en ôtam iV- 
fuivoque (^ l'incertitude de leur 
(valeur » au.enj^rfeUioner/k l'Or^ 

^fàntyzdycià>c de qUantjjté t 

comnuhce par lâidiftongue Al^. 

;i Autant de têtes , autant d'ofi^ 

. nions : & auta^nc i)'^*^^, aumit 

de bsutés. l 



,.) 



1 



ou. ou. 



Ou , particule alternative , n'i 

pVific d'accant. ( 0;* ne [auroit 

jefloir Jeux m/ittres y ou t an je 

done k Dieu , ou l'on^e^ livrée aïk 

monde. 



■^■■;^'-; 




^ Qfl 



d'un 
point 

leur 
ntWf 



d'ofim 

1 



aunit 



ptns équivoques. 24J 
; Oi, adverbe de liea , prand un 
acçant grave [ §Jhii jAit o\\ i 099^ 
/i^s Mprh la mort f \ 

p;iin. peint, piii. 

Pain , â manger , s'éèrit par U 
ifcongiie v4/. ( 1f^ ^^» Prince ^ 
nt l4^îpt pas manquer dei^zxïi ceux 
fui te fervent, -i/v 

Peifàt , du verbe feindre , s'é-r : 
cric par la diftongue Et?\^n 
(t^uteurf en peignant leV autres. Je 

^cintfouvant lui-même, 

P/», forte d'achre., s'écrit par \ 
un i. {De tous Us Arbres^ le pia 
nficnt le plus droit. 

pdPi pei^d 

\ P>r/r ^ égal t s^écrîc par la drf-v 
tongue^/. {Ù amour aime le mm- 
hrej^zA^. * ^ 

, perd , du rcthc perdre , s ecric 
>avec iîtiJS. ( N*ejl pas hureux (ji^i „ 
toujours perd. V 



r- 






4 



, >^ 



/ 






. \' 






1 .-»■ 



\, 



»44 VOrfogf^fe Trançédfc ' 

aire. père. 



^-, V 



P^ire , couple , eft écrit avei 
h difcongue Al. [Bien dés filles 
À P/^ris donént l^ m Ain pour Mnf 
fiùrc de gans. . .-^.. 

Pm , qui a dés cnfansi eft écrit 
avec un £ onrèrt. { Le marjn'e A 
fks toujours le ^^rc. 

^ - ■». _ - 

^pand. |)aft. pan. 

P^n^rfjCrôifièmeperfone du pré- 
fane du verbe fendre y finie par 
un DfWn ne pand fis touUs 
jortfs de^^oleurs. ; 
'^j Pân I oifàu , n*a point de D , 
mais il s'écrit avec un A marqué 
d'up accant circonflexe. ( Le Geai 
ferdit fés frofres flumesyfçur //- 
tre f^ré de ulUs du Pân^ 




pandànt. 

fdndknt , prépoficîon , prani 



/ 



./*■ 



,4- "'f 



pLns équivoqu/s. 245 ; 

feîon mes règles un acçant. gra- 
ve. ( La fortune yf^joùvknt d'uif~^ 
ra^r^pAndànt quon la cherche de 
Vautre. 

Pandant , fubftantif , n'a point 
d'acçanr. lLV//>^r ^^5 pandans> 
d\oreilleeJl fort ancien. 

part. par. >^ ^ 

Part, foit qu'il fignific porcipn, 

où qu'il foit b troifi.ème perfone 
^- da prcfant du verbé^/^ârf />, prâi\d ^^ 

un T après ÏK.(Ckjicun^^etét, 
: avoir part au gatau, ( 0;^ e/Tr^?»- 

jours flus f'anjible a ce g'ii/" pa^t 
' fun ami qua ce qui vient Xmie 
* jberfone indîf crante. 

P>fr, prépolicion, n'a point de 

confone après TR. ( 0;^ ^/i'^^/ /? 
^ |r^/^/ de tout par ^^^^^^ " ; V« 






pas. pas. 

P/i> i negacîon , prand (elon " 
mes règles un acçant grcive. l( 0/i 



Jlï^ 



/ 



'^^ 



X- 



%^6 VOrtùgr^fe frMnç^tJe 
ejl r homme q^i n a>imc pas , (?^ (^uï 
\ nr'i^ pas M^imé , au qui nAimcr/ê 
p^s ? ^ 

PéU , fubAantif ^ n a point d'ac- 

?:^nt. (Ceji moins Ufagejfe q^tt 
è haf^rdqui conduit noy^2isihn$ 
. la route 'de la fortune. 

pécher, pcchcr. 

P^^W, commettre une faute , 
s'écrit avec un acçant erave, 
{Multiplier lés Loix, ceJtmuU 
tiplter lés oecàfions de pcchér. 

Pécher y du poiflbn , s'écri t avec 
un acçam cirçonHèxe. ( Bien dés 
£ens n'aiment quà pêcher en eau 
^trouble.^. , / v 

pcrcc^Peré. 

Perce, du verbe percer , s' êcrk. 
j^^unC.iUeJir^re auclefeulMM 
mérite perce U foule Jés/CourtfA-^ 

offS. ■■■ ■ _,.■.-,■ ■^i'':- 

. Perfe , pay s d^tis l'A fie , s'c'cri t , 



4' 



.SfO^^ 



'- ..V 



M 



C 



>«* 



S-f.' 



'% 



r^^- 



'^ 



'' 'v 



•■ «'.»., 






■^M. 



..V 



"'^m. 



pans équivoques. < ^47 

par une 5'. ( X^'-^ /''«^ ^^^^^A ^^^/^^ 
de cbton viencnt de Ferfe- 

pinte, peintèt 

Tinte ixntÇwrc, s'écrit par un J. 
\Vne pinte J^ S.Denis en vakt 
deux de Paris. ^ ^ 

Pe/»/^ , féminin de peint , s e- 
crit par la diftongue EL (LAg/ê- 
lerie de yerfaiJies n été peinte 
far Le Brun. 

. plaint, plein. 

plaint y du yethcpUindrefS^é-' 
crit avec la diftongue AL ( // »# 
yii/#/^ pas toujours juger de la dou^ 
leur par la manière dont on ft 
plaint. ' . 

P/W^ rampli , s'écrit avec la 
diftongi^ £/. {Le flatfir d'un 



iij^^T^ conjtjle pas à fe 
^aéipUèle Mli^ 5 f^ais il faut 
Valoir \)\tm ; pour hre en état de 
riredebon,c(Kur. 

. L in] 



A 






y 



/T 



\ 



■A • 



^ 



\ 



»48 VOrtogrAfe FrAft^Aif. 

. plaine, pleine. 

PUine , campagne, eft écr ft pa^ 
la diftongue /f/. ( i,'^/> ^.y? //«; 

*'^*-^ 4^w, /# plaide fl«tf fur I4 



montatfnè. 



^ • PUtae , féminin de /./«» , eft • 
écrit par la diftongue ^/. ( U 
Ums n'ejlfla^ ok U belle ne de- 
mandott rten^ & où VamHnt âo- 
»*«/ ^ pleines »/»/■»>. ^ "' ■ '; 

pfgnt. plan. 

iX/» termrfec m'eftiis propre 

fotfr un ^hûtyH/vetff de /'L 
mtdtt^. • )«f 

;fj'**' tle/ïïn , n'a point de T. 
( LhacunfefAit un plan de vie ^ 

*'f f^^n de Keligion, & un vhn 
deprmne. : - 

" plus. plû. 

^Plus'j adjrerbe de cômparaifon, 



7prc 






^' 



«#■■ 



■*. - 



> l 






pttts équivoques. 245 

finit par une .5. (i-f fI"s vertueux 



Pi 



n*a point d'5 , & prand un acçanc 
circonflexe. (// v*ut mieux avoir 
plâ ittns U cotpverfacion que d'y] 
Avoir brUé. . 




pois. poix. 

.P'oiimJiVeCcT i 6c foid , auto- , 
tîté , s'écfïvènt avec un" D^ { Il /- 
^fertit de L'intérêt Au comerce qu'il 
nj eût qu'un ^o\à & qu'une me - 
(urt.{l^nombr< dés opinons l'em- 

f*rte fur le poid dés-**ifoni-y '^ 
Poii^ légume , s'écrit avec une 

\ jS". ( Ilfri** randre une fève à qui 
nous dont un pois. 

" Poix, à jgodcronerï s'écrit avec 
unX . ( Ity ^ * Çlermont deux 
curiofités naturelle s, une eau qui 
change en pierre , & une fontaint 
^f poix. ' 

• ■ 

Lt 



i I 



V 



. 1 



■J'... 



.y 






\ 



h . ■ 

' ' . . -^ 

2JO LOrtogfAfe FrAfxçj^ife 

pQing. point. 

P(^/>^, main fermée ,prand ua 
G. (Z^^V Gentils-hommes, fe bat-- 
tenf à couf d'éfée^ & les croche^ 
teurs À cotéf ii< poing. 

Fohff négacion , prand un "F. 
{On a toutî^Hand on ne manque 
^oint d' Argent. 




pond; pont, 

Pond y troifièmc perfonne du 
préfant du verbe fondre , s'écrit 
avec un Z). {Le^co^na que faire 
Urfaue Isùoule pond. 

Pontt de rivicrè , s'écrit avec 
un T. { Il cjl plus sur depajfcrfur 
le pont jue de trsverfer l'eau. 




pouce. 

P^ii^f^,gros doig y s'écrit avec 
un C (Pour obtenir, il faut de^ 
tr.ander de la langue é* à^ pouce. 

Pouffe ^ du YQrbc fou jfer , cft 

■ers, 



♦ •• 



/ 



1^ 






pins c^ftiveciues. ^ 151 
. c'erit par dçux SS. ( JL* néceffité 

pous. poux. 






Poiu f batemant d'artère ^nît 
par une S. [ Lfc fièvre Je conait 

0iu pous. 

Poux , vermine % finit par un X. 
{Avec lis gueux on ne g^gne que 
des^onx. 

près. prêt. 

Pxèsy adverbe , s'écrît avec une 
5, & avec un acçant grave. ( Il 
v/iut mieux être loi» que X être 
prè$ àe cert/%ines gens. 

Prêt , préparé , s'écrit avec un 
T,&avec un acçant circonflexe. 
( Vn honête homme efi toujours 
prêt a rendre fervice. * ^ 

pris." prix» 

Pris , participe du verbe fr/i;f- 
^ Lvj 



/j 



•-\ 



/ 



^ 



f ' 






151 LOrtegrsfe FrAnç^ife 
</rf .finie par une S. {Le plus fin efi 
élue Ique fois pus? comme uH Autre, 
Priiti valeur, finit par un X. 
( L argent règle le prix de, toutes 

Reine, rêne, raine. 

Keine, Dame qui règne, s'écrîc 
par la diftongue El. ( On » fe- 
m/tre[ui que le gouvememdrttdéf 
Reines e» Angleterre « iU oiài- 
»*iremknt flus hâreux aue telttl 
désKfiis. , ' ; 

Kine, longe de Sride,s'e'crit pa« 
un E marqué d'un acçanc cir- 
conflexe. .( Pwr ireffer un ebe- 
->sl i iienforterU tête , il faut 

\^i tenir Us rênes courtes. 
KMntt eQ>èce de grenouille, 
s'écrit par la diftûngue AI. ( 0» 
dit que cefi un figne de fluit 
qûsnd Us raines sroaftnt. 



•V- 



/ 



■V 



»■ 



rein. Rin. 



»'î3f 



Rein , partie du/cors ^ efl: écrit 
avec la diftoneuevî/. {Pourpor^ 
ter de grosfsrdakx , il f^uidvoir 
lés téms forts. 

Ri» y fleuve i eft écrit par un 
/. ( Z<f f^ff/tgir>d»_K\n eji une 
dés plus gl9é-ie$tfes\*Gfio»s du rc" 

ipint. ronà, 

R^ofHt yj^oxÇihtnc perfbne dut 
prefant du verbe r^wr^ , s'écrit 
avec un Ai & un T. ( jUnnicp 
fui ntfi (ondée ^ut fur l'intérêt 
/e romt facilem^ni. } 

RW , de figure fphçriâue, s'é^ 
crit avec une N & up D. (Le 
cors rond eJi le flus frofre 09$ 
mouvement. ' ' \^^ 

faigncr* ceignez. 

S ligner , tirer du fang , l'ccrit , 




■V 



^m 



V 



t 



■f'* 



r- 



par une6 avec la diftongue /î/. 
( Lés Anciens Adedecms ne //»- 
voient que purger (jr faigner. 

Ceigne^ mot du verbe ceindre r 
s'^jcrit par un C avec la difton- 
gue^, jfc/. (P^i#r vous tenir ferme 
M cheval ceignez ^ vous lés reins. 

faine, fcine. sènc. cène. 

Saine t féminin de Jain , s'e- 
crît avec la difcongue AI. ( ^Unt 
fsmme fuhUque f eut ^ elle être 
faine? "" * 

Seine , rivière , s'écrit avec la 
éxiion^fx Sl.[DeA» de />» Seine 

4>iMf , de téatrct s'écrit, avec 
un £ ouvert. ( Le meilleur de la 
(^ncne fe faffe pis toujours en 
fuhlit. 

Cène, i^pas facré & miftérieux, 
cft écrit par un G avec un E ou. 
vert. ( Les Catoliques difent la 

^^{f^y& lés P rote ft ans font U 
Ccnç 

■ ' - )■■ 



ù 



J 



t.. "' 



y 



JànS^ équivoques. ijj 

fans, sàns/fant^ çans. çanh 

Ssns t fantimant , commanço 
& finit^parune 5, & il na point 
dacçant. ( L'efprii conduit le 
cœur^ le tofur faip /igir lés laâs , 
& lés fans goûtent le pUifir. 

•S^»i, prépofîcion, commance 
& finit de même par une*S\ mais 
elle prand > félon mes règles , un 
âcçant grave. {On ne .p^it rien^ 
sans argent. 

Sant , troifième perfohc du 
prcfant du verbe fahtir , com- 
mance par une S & finit par un 
T. { Oh f eut toujours exprimer ce 
quon panje i mais il ejt quelque-» 
fois impojjible d'exprimer ce quon 

Çans • redevance qu'on paye , 
comhfance'par un C marqué du- 
ne cédille & finît par une S. (Lés 
dime s font proprement dues a l'E^ 
gltje , & lés c2iVi^ AUX Seigneurs. 



/ 



I 



H 



■ * J * 



'•»» V 



v 



s; 




C^dnt^ nombre, cfommancepir 
un C à cédïUe & finit par un T. 
{X^M bonne rsifonvsut mictéx 
fiée çant mâuva^ifes. 

(avons, favon. 

Savons , prcmî^^ perfonc/^ 
pluriel dii prcfant du verbe />•- 
voir^mzvïa une 5 à la fin. ( Plus 
nous étudions , plus nous conaif^ 
fons que nous ne lavons rien. 

5!/rv^» , à. favoner , n'a point 
^'S. {Apres /r fa von l* empois. 

fois. (bit. ibi. 

■ ■ - . / "■ -^ .^■ 

Sois ^ (ccondéjperfonc de Tlrn- 
îratif fie du pr^ntdufubjojdaif 
Il verbe étre\ finit par une 5. 
\Si tu veus être hâreux\ ne, (gïi 
ni smoureux ni smbicieux, . 

Soit , trôifième perfone du prc^ 
ùpt du fubjonftif du vcrhc être , 
le -S^/V , prépoficion alternative , 
Iniffent par un T. ( Ce nefi pki 





w • 



l 



■c 



l 



^ 




fdile, dr ^onJtàP't > il faut encore 
tiu^d (o\i lihérM & difcretS{Le 
PhiUfojfhe ejt toujours /gai* foit 
dÂHs lUdverJité, (o\t dans la froj- 




w • 



Sûiy pronom perfpnel , né finit 
par aucune confone. ( Onftfnit 
loi-mème, fon both-henr ou ConmMU 
bcur. 



V 



fohc. fon. 



» > 



Sont r troifîcmç pcrfc/Qe du plu- 
riel dii prefanc du Ytxht être , a 
un T. {TouHs thofes convitnetf^ 
fu/i^nd e/iesTont aîeur fUce^ 
. -5^(?» , retantiflèmant , So;^ , de 
fztinc y Si S on y pronom, n'ont 
jpoint deT!. [Le fon leplus^ a^gre'n- 
ble k V oreille efi la voix de ce 
^u on aime. ( On ne gagne pi^s a 
changer fa farine pour du fon. 
( Peifone fui ne trouve fon m^i^ 
tre. . ^ 



'A 



*\ - / 



y 



■r 



• 



>■ , 



;, 



'4- 



î . 



,/ 



: iûr. fur. 

^/ 5ijr • affiiré^rand un acçanè 
Cit-conflèxe; ( Tci^/ Mr/f/> sur i» 
jirl dj^ fé^s V tjprit de douter. 

Sur y prépofîciôn , s'écrit (znà 
acçant. ( Lés teffrets du paffé & 
tés inquiétudes (ur l'avenir em^ 
fichent de jouir du ftéfÀriti 

tas, ta. 



%xH-' 



V 



t 1- 



^ "ss f atitas > ^*écrîc avec une S^ 
{ JL# Fs^le$ëépé$r0it une ivériti 
eniwetHjousunt^ dem^njonges. 

fonc aprçs VA. {fie loue ni Ip^ 
honte de ton cheval ni Is bf^utt de 
tz^mme. ^ 

tams. tans. tand. tant* 

T^rnsy durée , s'écrit .avec une 
iW & une S:{IJsbf^nce & le 
tams font lés gr^ns remèdes k 
V Amour, 



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V 



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cçxni 
sûr if 



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c fatil 
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îcon- 



cune 



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/i;f/ éfùivcquçf. 155 

T^»i > première & fecofadè per- 
fone du prefant du verbe tandre , 
Vécric avec une N & une S. {Ta 
^rriverss iu moins à U médio-* 
mti , fi tu tans k U perfeBion. 
, 7"^W, troifièmejperibnc du pre- 
nant du même verbe, prand ua 
Dk la place de VS. ( Çhniàtêe cors 
tand i^un fsntre fsrticuîfer t & 

Tif»^ , adverbe j eft écrit avec 
unéN & un Tl ( Ji j sur^ dis 
guençes taht ff^^ilj mUtm déi'hom^ 

■T.. tçrrci tàîrft 

Terre , nom fubftantif » s'écrit 
par un^,&pardeuxRR. ( Pr()> 
fiions dt^ peu de i/^ms que nous 
/levons k demeurer fur l^ terre. 
i Taire , verbe , s'écrit parla dif- 
tongue AI avec une feule R. ( U 
vaut quelquefois mieux fe taire 
que dtparjlir. 



y. 



J 






•••^v 



,„JE, ^«î.». • 



/ 






'/ 



%6o LOrt0^rjife FrsHf/iife 

' tcfc.. taifç. 

' 7>|fîr rpropofidon , èft ccrît par 
/un i5 onv^rt. ( L homme â'efprii 

» avance poi»t de tèfc quil ne 

fait en itskt ie fou tenir. 
' 71«/yf , mot du verbe t^re , s*o* 

erk parladiftonguc^/. (Z^/*- 

gef[e veut qu on ne fafle jamais 
fur ce qu^on ignore , (^ au on fe 

uife qtéelfuefoi^fur ce qu on fait. 

t&ç. tète. 

; 71Are,(îAftiiittf^ wiiidunac-- 

eièt drconfî^xe, ( JUs fiéis m 
font guire s fermes quand la tête 
msnûuê» 

Tête p du Terbe te ter j prand un 
acçajnt >grave félon mes règles. 
( On dikqut quand un enfant tète 
long-tams il en amoins d'ejprit. 

tim. teinté 

• Tim, herbe, 'décrit avec un I 



/' 



\; 



itc 



/' 



(c une Ad. { Vod,<ur dti tim ejl 

Feint An ^erhe te indre.ii Ttinf^ 
du vifage , s'écriyÊnc avec la dif- 
tongue Elxuntl^y & un T. {Le 
hau violet doit fremtercmànt étrt 
teint t» cramotft. { JLés Bergères 
ont un teint de lys & de rofes i & 
Us Darnes fe fànt un mm dc\é^ 
rufe à* de vermillon. 



toit. toi. 



•^ 



t» 



Tolti couverture , Jîdît par ua 
X. ( On ne' commence pÀs un bitU 
mani fsr h toit. 

Toi , pronom , ne fjlnit par au- 
cune confooç. (Folie y ejt- ce toi y 
ou eff-ceU raifony ^ui fait le bon^ 
hem" de V homme l /^ 

tond, ton. 

-> ■ . - 

Tond I tfoifième perfonedii prc» 
fantdu verbe tondre ^ prand ua 
p. ( I^e berger tond U brebis i 



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■ ,i 



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I- 

i ■ , 

i ■ <*, "• 

î • ■ 

s 



m4is il ne J^Cforche fas. - 
' Ton t ae voix , & Ton , pronom# 
s'écrivent 0ns p. ( // vaut mieux 
le tranàre fur un ton fins h as que ' 
fur un ton ifop haut. [Aimeiqti 
Ami i mj^is gf^tàe ton Je cret. r 



Vait. très. 



> 



TrA/>> fiibftantif, $*écrît par la 
diftongue AI avec Un T. [ %/n 
Sermon corrige moins qu\un xriit 
derÀi/lerie. 

71r!f2f» -particule pour marquer 
le fuparlatif , s*ccric par un J5 
marqué diin acçant grave avec 
vue ù. ( L'ejprit eft: trcs-fonn/ant 
ia^dupe du cigur, \ 



f' 



tH tu. 



. " • - - - . 
Tu y participe du yerbe taire , a 
un acçant circonflexe. ( On fe re^ 
pint flus fouvant devoir farlc 
mue de s'etrê lù. 
" Tuy pronoim perfonel, n'a point;"^ 



>* 






noni# 

s que 
fcon 



ar la 
traie 
qner 

TiE 

/ant 



re y a 
arlc 
oint ^ 




ptns équivoques, r 1^5 
d*acçânt. ( Panjè k te que tu dis: 
frsns gsrde à ce que tu fais^: re^ 
^ur ee quetxx vois. 

vain* vin. vint. . 

Fi»m,quî a dé la vanité, cfl 
écrit par la ^ dif tonguc A\. ( V/t 
* homme vain ne fiait pas long-' 
tams.. 

Vin , à boire , cft écrit par un 
I. ( ht chagrin fe noyé dans le 

vin* ^ 

K/W, nombre, & v/W, troi- 
fièméJperfone de Torifte du verbe 
venir ^ {ont écrits par un I avec 
un T. \ Dix hommes de courage 
font plus que vint lâches. {Jamais 
négligent ne vint k Bout de-rfcs 
dejjesns. 



t-^^n' 



vamc. vcmc. 



Vaine i ad jcdif féminin de 
r/î/V/, s'écrit i^ar la diftongue^/. 
4 Lérpiusjages ne fontp^f ésamt^ 



c^ 



•w. 



N' 



« 



de f dire quelque f fis de vaines ^Z- 
marches. 

Veine j fubftantîf , s'écrit par 
la diftongiie £/. [Lés Mrteres fer- 
vent à forfer if fsnç du caurjuf^ 
fuaux extrémités du tors , & lés 
veines h le reporter dés extrémités 
jufyue dans le cceur. 

valet, valoit. ; 

Fjtlet, domeftique, secrît oar 
un Ei [Le bon maître f dit le bm 
Valer. 

Vsloit , imparfait du ycthcva-' 
loir t $*écr\t par la diftongoc 0/. 
( On méprife dans un tâtms et qui 
rûoit bduçoup dans un autre. 

vand. vant. van. - 

^Kand , croifième prtrfone du 
prçfant du verbe sandre , finief^ 
par un D. (Kiennefe doniy tout 
yir vand. ^ 

Vant t foufflê, finît par un 7*. 






*«;' 






■s^« 



fj^s équivoques. 165 

( La pluu c^ le w^in font le m/^u- 
? îàass tm»s. / 

" Van^ à vaner diJi blé , n'a ni D 
ni Tr{Jefus-Chrit dans V Evan- 
gile efi comf Arc a un Fermier, qui 
a le van k la main /pour j épurer 
la faille du grain. 

vaut. vau. 

Vaut , troifième perfone du 
préfant du verbe a/4/o/r, finit par 
un T. ( Plus on vaut , moins on je 
fjiit valoir, 

F/>^, animal, n'a point de T. 
[Avec U tams le vau devient bei^f. 

verd. vers, ver. 

> Verd^ fcpuleur > prand un U. 
< Le verd fted lien k la je^^^^Jf^ '\ 
êefi la couleur dés fiantes naif-. 

jointes. 

y^^ de poéfie , prand une S. 
X On dit quil faut être bête foftf 
ne f avoir f as faire deux wrs,.d* 
qu il faut être fou four en fane 
quatre. 

M 



N. 



i66 JJOrtogrsfe Frâ^nç^ife 

l^er, de terre f na point cftf 
confone après l'Ri du m r>ins au 
fingyliér. (^;» fcrn ver fiftéc uf§ 

y eus. veut. vcu. 

• '■ ■ • ..,■.,- 

P^eus , première & féconde perJ 
fone du préfantdu verhcvouîoirt 
finit par une S. ( Trdife léi Au^ 
très comme tu veus être traité. 

Veuty troifième perfone du pré- 
fant du même verbe , finit par un 
T. {On fait ce qu'en y eut f quand 
on new'em que ce quon feut{ », 
Vetê j proméfle & prière, lS*a 
aucune confone au fînguliér, & 
|)jpand un X au pluriel* ( LEgUJe 
iiŒanfe du veu. {Le Ciel riicou^ 
te nos vœux qu autant qu' ils jmi 
jufies. 

ville ^ vile. 

Ville, fubftantif/eft écrit par 
ieux jLL. { JJ Ecriture Sainte 
fait mêncion d'une ville bâtie des: 




fkns équivoques. î^C? 

le tums d Adam par Ca'in [on fils 
^tne. 

Vile , méprifable , eft écrit par 
une feule Jl. ^Ce qui farcit vile 
^ux yeux dés hommes ^ ejl quelr 
quefois grand Âevknt Dieu. 

voix. vois. voit. 

y^oixy nom fab/lantif, finît par 
uhX..( L/tjuJlice ne fe trouve 
vas toujours dans la pluralité dés 
voix. >^ 

Vois j pi^emierc & féconde per- 
fonéilu prëfant du verbe voir i 
finit par une S. ( Ne crois le mal 
que lorfque tu le vois 3 &^Ju le 
vois , pardone-le. 

y oit ftroKiimt perfone du pré- 
fant du même verbe , finit par un 
T. { §^i voit de loin voit fine^ 
mant : qHfvoh de près voit sure^^ 
niant. : 






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, Nous vous prions de bien vo 

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de ne pas pouvoir garantir fa qualit 
lorsque le document original- prése 



défectueux. 






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de bien vouloir nous excuser 
r fa qualité de nos reproductions 



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