st la construcr<
tion logique (â)i trri témoignage plu^ sérieux que ïg^^aien est -celui
de Builet^qui dit^j^reésémenttp. 24 de ses mémoires celtiques)
qucvla marche 4e la j|hi:afie est tQujott^^^ ,
'v^four la seconde hypQthtès« y. l'irt, ^^ir. V. ^: * :
yéettelangue çeltiqiie/étàit-elie u^iforroirf oulet èon ; les auteurs
semblent varfer. César dît, dans se^ commentaires fel^
>(galli) institutU, lègiàuSy lingu4 viàw êe différunt. Stiiboil dit : ^
éâéem nmwQueQuâqueimguàtUuntur (mnéi^àed plefi^tièfàulU' ,
ikm variatÂ, Peut-être api^s^t,€ésarai9t^iljoàlu dire la môme
cilidise que Strabôn,c'e^t-à^froqu"il^ levait d^s dialectes, quoique
ce fût la même Iii|,ngue ^u iotid. On cômprenaU.^rfaiteipent l^sj
voisins. Â certaine distance il y avait plus ou meinsde'diâicttlté :
,,0éux des (ieux extrémité^' ne m (Comprenaient |)lus. il pitrait y «
a^iOiçeîi. trois princip|iox dialectçs^ répondant 'aux trois, ■^^^dei^
» {l ï V-..'-'% '■■■:/:<,'"■*■ '!, ;-<>-' \ ■"'■' '- -;■■,.■„ "■" » / " .'■-'■ ^'..
- Um.. I.III m.y„ ■ > „ . . '■•-.^'■■.■j'-c- -.:.».:,■,. . fv .". .. r. ».■■,■ •■v,...«
" (i) It Ht) Mîi qaeit«!Ï4leta''(m diûlt «tteeii» «à Mt«idTiét.dté pu K, !r«]ll (méetnlsm* de
. l^l^goèfimo9idiw/p^l(Q;cérU'QédHpÉ*oàiU'ap^^ f '
](ki«pd Ci^séiit dli-U. t'empua â(wOmlês,Q7aiïiUt|>ej|ideRôaaios gidi^te
eràtk^, iMa de Otàlmi qni comprlaMat le lUin.Le vainqtirar m flt,pr«Miiiat; le dnldê QiO'
rix, lilA. <^tte aï(«irfi|ji(«M étodw à Àtih«o«»'ipt A B^
|iii^<, il loi ^troMunâa Màtr'antrei ctfoiM ta qvolle Mlq, difféMlt da «tl^qtM. Qlvtit Mxè- ]
pondit W'I* cèHl«iia>«itge«lt, frimt to«|^ U âarté^ 1» prédifon, les détiaen^ fiklblM i^t la ;
p^fWr^Ultete. tandl* (ftae te ftote' latin ,Toii]|Mi 11nT«rrioiy^ 4Mauin«i» iiMllA^ifllieéfJt'
';«|iwir«^««TèN,«Éi|pai^ ^ ■ . ^\ ''■:■^./::';^^-ii»^y^%^•^,.:^
'• :*'mioUt,lk» dUdogwM tradidtaMQiot 4-mot A la ffii de Ift'gtMsnurir* de t4g«wwk,,.^>"^^^^^^^^^^^
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iONTOIS
r.
divisions de la GauW: rAquitai/iê au sud, la CeUique au centrcja
Belgique au nord. Le dialecte du raidi, (celui des Vascons, Basques)
s^nhle subsister xlans la langue E^cuaraqui règne des deux
côiVs des Pyréi\ées occideotales ; d'autres disent que (telte langue
Escuara est celle des tbô«fis; le celtique proprement dit parait
s'être réfugié dans la- BasSe-Bretagne (Breyzad), le pays àd
, GallesO). Reste la langue delaGaule Belgique. H esta crofre que
- lé celtique septentrional était déj^ plus germanisé cvue celui du
• reste de la Gaule. Jedisqueije reste j_ car le bas-brctoîrcontieut
aussi beaucoup d'allemand, à moins que ce no «oit rallcmand qui
contienne du celtique, s^ par l'effet d'invasions antérieures h
l'histoire, soitMr suite d'uqe origine commune. >
Les belgûiavaierA dû subir plus d'invasions germaniques que-
les autres iliaujois, à clîatge de réciprocité.
Tache (fie moribus germantirum chap. xxviij) après avoir pari»'-
. duJaiW^bstaclQ qu'opposait le Rhin à ce que la nation là plus
^^^e ocjbupM un pays sans frontière : occuparet^permutatet que
sedes promimias adliuc et nuUâ regnorum potentiâ divisas, ûil que
^ . ■ ^ ;
-(1) Céfar nooa apprend oâe les Bel^e^conqoirent la partie méridionale de r Angleterre ;
ei btUo ilîato ihi rtwiatuefvnt et agrot «olerVcojwru»*. Le» belges sans doute y auront porti^
l^nr langue, dit PelletiBr {dict. %lt. Introd-Vv^) ". on pourrait njontcr qu'elle fntjicccptéo
- d'aata&tplofl facilement qa'«lie devait différer pèâWia langue da pays; ce qui prouve cette
alTmité c'est lé dialepra celtiqae connu aotts le nom de gaélique divisé eii deux rameaux :
l'Erse que parlentlés noysans d'Irlande et qui est lalangjuc des poënies d'Ossian et le Cal<^
donien qnl ^sti'tdlonfe des montagnards écossais. Je dois dire qu'une autre opinion peut
être soatenne. On peat prétendre^ue le Kymriqne armoricain est venu d'Angleterre : un peu
après l'invasion des Franks dans les Gaules, les Anglo-SUxons conquirent la Qrande-Bre
' tagneà laquellells donnant le nom d'Angleterre(i^9lan<f).Les vaincus opprimés passèrent
dans la Oaalearmorique, s'établirent auprès de Vannes etappelèrent la province: Bretagne.
Tout cela peut très-bien au reste se concilier : le celtiqne belge transpo/té d^ns IfluOrando
Bretagne a très bien pa périgriner en Armorique et y retrouver un ceitfque semlireble ou au
moins fort analogue.
Ce qui est certain c'est que les Gallois qui ne sont pâa conApris par les Ariglai^ le sont très
bien par les Bas-Bretons. - ' ^
8elon3ollet, cetfdusfi&BHé-a^tftendrait aqx basqaes. Il rapporte d'après de la Martinière
~ (dietiômi||;re géographique, att. celte) une anecdote qui semble le prouver : k Un jour ayant
chez mol, dit-il, on gentQ ))omme bas-breton, nn voyagetfr du pays de Galles etun Biscayen,
chacfon d'eux erojalt sa langve inintelligible à tout antre qu'à ses compatriotes. Us en firent
l'essai et forent surprb de pouvoir s'entendre et se parler les ou gax autre* . «
Je laisse à DelaMai/tinière la respomabilltéderaneedote.
«»-
\
^
ii
ORIGINE et' caractère
ce fi^rept ë'abord les^G^uIois qui envahirent la Germanie, puis les"
Germains,<iui elivahirenl la Gaiile. Il cite pour ex.: les Helvètes ei
les Doîens,. nations gauloises qui s'établirent entre le Rhin, le
Mein el la forêt hercinienne. Puis il dit que les.Tréviriens et les
Nerviens portaient jusqu'à Tafifectation l'orgueil de sortir jde»s
£3rmainsi, comme si par cette gloire idà sang ils voulaient répudier
ute Tessemblance avec la mollesse des Gaulois (i). Treviri et
Ni^vii drca affectàtionem germanicœ originis ultro ambUiosi sunt,
tanqùam per hmc gtoriam sàngtdnw a simiUtudineet inertiâ gaiio-
rum éepurarentur. .
Un demi-siècle avant notre ère, Gésarjiorta jusqu'au nord 'dés
Gaules les armes romaines, La politique des maîtres du monde
imposait leur langue aux vaincus. La Gaule méridionale dont la
civilisation était avancée, qui avait des villes nombreuses àccm}ta'
la langiite des vainqueur^. La Gaule septentrionale encore bar^l^c
Rit moins docile et cependant. on parla latin dans les villes qui
j&'établirent pour être le siège de l'administration romaine ; mais.
ce n'est pas chose facile que de changer la langue des paysanÉ.
L^ambition dans les^ villes peut déterminer à, renier le langage
'maternel; mai§ on connaît l'opiniâtreté campagnarde: Nous pou-
vons voir qu'à Dunkerkeet à Strasbourg on parle le français ; mais
sortez des pdrtf s, vous w'enteQdcez que du flamand d'un côté, de
rallemand de rautre;\
Il est à ctoire qu'à l'arrivée des Franks on ne connaissait guère
de latin dans les villages. Les vieux Eelt-Kymr-Bolg ou Bèlg (2)
(hélas l tel était le nom que nos ancêtres se donnaient eux-mêmes)
se seraient beauco^j mieux accommodés dçs Franks que des
Romains,au moins sous le'rapport de la langue ; il y avait bien plus
d'analogie* , ,
^>T*>*f*!fT^r.
«'
/
(*â
(1) Cette Mlffliieff«Biaiii0 dM Nerrlent «tcles TrévliM n'emporte. pM U eoiiséqaenM qoe
cet deozj^plAâet pariaient r«ll. an tempe de Céear. Selon Diefanbach, lee enrahisfears
^taiont teof peu nombreos pour mbetltoer lenr la^goe fa eelt. et Ui ne firent'qae loi don*
nier one teinte geman. IXaiUeon on pèriatt celt. rar qadqnea pointe de la jrtTe droite en
fihin, 81 le pajre de Trèrés a été tout à lUt gmoK^té, ^ n'oet que. quelques elfelM jjkl»
tard,-eooimeonvaierolr. . , .' i
m Krit, UdaiM on flunUle. ](}inr, le^». Béfs» reapèfl*. ^^ . x */«>;*
•.v'^'> ■■-''s ■
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yf.*'
DU WALLON-MONTOIS
1.)
\ CCS considérations nous ajouterons les suivantes extraites |
d'ua ouvrage' de haut mérite, récemment paru (die romanischen
Sprâche). L'auteur, Auguste Fuçhs, soutient l'opinion que la
langue latine n'a pas pénétré jusqu'aux limites de la domination
romaine et (Jue son inîîucnce allait s'afFaiblissant d'une manière
décroissante vers les frontières: « A la fin du 3" siècle, dit-il, l'em-
pereur Maximian introduisit dans le nord de la Gaule une peu-
plade germanique à titre de Lète. Le pays wallon en fut en.vironnq
formant des îles de langue {Sprach Insel) et on y parlait à la fois
les langues celtique, allemande et romaine, comme on voit au^
jourd'hui en Hongrie, daàs certains petits domaines, le magyare,
le slave et l'allemand se' rencontrer et se croiser. C'est dans cet
état que deux siècles plus tard l'invasion franke aurait trouvé la
Wallonie. » ^ce sujet il fait une citation (Léo 4,41 f.) : « Au temps de
César, RQfls tirouvons encore partout la frontière belge au bas-
Rhin; mais, sous Julien, c'est. la Meuse et pas encore partout qui'
sépare des All6ma>nds. Les frontières dépeuplées par la guerre
furent livrées à des germains et pour la cultùre-et pour la défense
de la contrée. Dans un demi-cercle partant du pays des Trévires,
s'élevant vers le Brabant septentrional, la Zélande et la Flaridn;
pour redescendre vers la fçontière nord-ouest de la France
actuelle, un peuple germain, partie en masse compacte, partie
isolément (mais en foule) fut interné, dans la dernière moitié du
4" siècle, avec divers degrés de dépendance et de droit de possos-
siorrdu sol. Partie auprès d'eux, partie au milieu d'eux se trou-
vai!^ des Csltes jouissant comme 7/Pti des mêmes prérogatives.
Le pays waUon a conservé à peu près les mêmes limites. » Après
quelques autres considérations, Fucbs termine ainsi : « Partout
où, dans l'intérieur des ci-devant frontières de l'empire romain,
on parle une langue germanique^ un Belgiilue, en Alsace, en
Suisse, cela n'est pas arrivé parce que l'allemand a jaincu le
latin. Il a succédé immédiatement aU cel^que et au contraire les
envahisseurs ont abandonné leur langue partout où ils ont trouvé
un pays bien cultivé ; ils ne l'ont conservée que dans les pays
dévastés et dépeuplés dont, le latin s'était déjà retiré avant de
devenir langue populaire. Nous devons aclmettre en général
•♦t.
%
16
ORIGINE ET GARAGTËllE
-î
que les frontières n'ont cliàngé que d'une manière très-.
insignifiante.» / ■ *> '" v - • *.
Ainsi s'explique comment la Gaule ïieptentripfialé et orientale
fut tout à fait gérmanisée>t pourquoi le \irallon toptient beaucoup
plus de celtique et d'allemand que les patçis françaH de notre
voisinage. Bientôt nous verrons d'autres causés nuancer, plus
lortement notre teinte germaijique» - ^ "^
Nous devops recliercher le motif des depx dialeclps fra^nçais
d'oc et d'oil dont la limite est la corde de l'arc fôrtné par la Loire,
de sa source à son embouchure, puis la raison des divers patois
daœdernier.. ■'."' ■v^^'v;; ^.b^^^y ':-' . "'>' ;/:-^'^.i ■"■ ■. .. •
La- Gaule méridionale était devenue tout à fait romaine. Les
Qurgondes s'étaient bien établis à l'est, les Goihs au sud, mais ils
lie le firent pas d'une manière violente comme les Franks. Ce
n'était pas tout à fait une conquête^ Ces peuples avaient émigré
par nécessité avec femmes et enfants ; c'était par des négociations
réitérées plutôt que par la force dés armes qu'ils avaient obtenu
leurs nouvelles demeures. Ils étaient chrétiens, quoique de secte
arienne. C'étaient des gens, de métier/la plupart charpentiers ou
llienuisiefs; ils étaient déjà k denfi romanisés avant leur arrivée ;
H serait inexact de dire que leur premier établissement fut exempt
de violences; mais elles se calmèrent bientôt (i); en peu de
temps la langue tudesque disparut, le latin triompha de la
langue des envahisseurs et, immédiatement de-ce latin com'iâença
à se former la langue d'oc. If'^sf bien entendu que par latin il
ifè faut pas comprendre celui de Virgile et de Cicéron, mais une.
é6{$èee de patois nommé lingua rmtic(f,, vulgarisa provmcialis,
mUalis, militai^, ce que Sidonks Appollinaris appelmt c<;/<ici
ie^tnonis squammœ; cSiT les patois ne se l^rmènt que sur les
'langues parlées, surtout sur les patois et non sur les langiies des
li vreai?^;-; ,.:l§^0i§^>^ifi^i:ii<{)^g$j ff^iii^^'fi^^^0ï ■W'^f^-'M''%^ .
^ssl/ihv^^lpji^es Mriks eut uii tout autre caractère, elle fiit
Les envahisseurs
■f
: ^^pa/quée/par les massacres et les pillages.
• d'Augustin
V-.,.
J»J
' I
7
r
.. I.
DUWALLON-MONTOIS ' 1"
cntrèr^-animéspfir la féroce religion d'Odin'et yécûmn dans
les désordres de IVisiveté militaire. La politique de (Jovis lui
fit adopter la religion elirétieni^ et il en retira pln| d'un
bénéfice "*
Les sicambres en courbant la tête pour recevoir le baptômc
,ne se dé>ouill^ient nullement de leurs^ mœurs féroces; mais
les prêtres seul^ étant eh possession d'écrire, -les moines écn-
vaient, en latin corrompu, de mauvaises, chroniques, où ils je-^
tèrent um voile oôkieux sm^^è^ Uorribles crimes des Kufnngs et
des Heri-zogs du temps, parce qu'ils étaient devenu^ cliréliens
orthodoxes. • V ^
Après avoir fnohdé le nord de la Gaule, lés^Franks pénelrereni
dans l'est et le midi où les Wisigoths et les Burgondes s'éta4ent^
fondus avec les indigènes, les Gaulois romanisés; ils s'en ren-
dirent maîtres et y eoipmirenl d'horribles exactions; mais ils n'y
eurent jamais d'assiette; au temps des rois franks ils ne s'y éta-
blirent point en masse. " .
. Ici je copie l'ouvrage déjà cité d'Augustin Thierry, p. 98.
«' Au temps des rois franks, de la race de Clovis et de Cliarle-,
magne, lorsque ces rois envoyaient des ^'ouverneurs de leur,
• nation dans les prÔvinces,sur<out dans les provinces méridionales,
il n'était 0as rare de voi'r ce^ chefs étrangers aider, contre leur
propre gouvemeitaenl, la rébellion des indigènes. La présoijce
d'un intérêt national toujours hostile envers l'autorité qu'ils
avaient juré de servir, excitait leur ambition et quelquefois exçrr
' çait sur eui^ un entraînement irrésistible. Us entraient dans le
* parti des serfs romains contre la race noble "des Franks Edil (ran-
kmo Liudi comme elle se qualifiait dans sa langue; et devenant
chefs de co parti ils lui pcêtaient l'autorité de leur nom et de leur
expérience militaire. Ces révoltes, qui offraient le double carac-
tère d'une insurrection nationale et d'une trahison de vassaux, se
lerminèrent, après bien des ffuctuations, par le compjefaffran-
■> .chissement de la Gaule. méridionale; de !à naq\iirent une foule
d'États indépendants. »
. '. La langue d*oc était toute formée et c'est cette Ijyi'guc que
choisit Louis le Germanique pour prononcer le fameux serment
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.dHCnfe ET CAIÀCTËRE
Mifnpi^^MÊii) \ car la laiifàe4^H Àaâl:trop.infbme ponrétre ^^
f»)aoée diiitf la boiidie d'un souverain. L'aotre partie prononcée ^
par Charîes \è Ciiainre,e9t enàHemand de rèpoqiie: ait twch daUsek .
et non en t» dialecte voisin do flamand, comme ie dit ta préfiice/ .
(bi OHBpîément da dictionnaire de l'Académie,. eirreaP i|Bi n'emy
pteke pas que celte préCu% soit an éhe^-d'œmrre.
'Peoclaiit qoe la langae d'oc (le patois- actuel do Hidilâoriasait,,
la lafigoe d'oil était resiée à Tétat de^tois bart»are et ia raison
es est qiw les chefs ne ta parlaient pas < la lanfiie de l'aristocratie
et de la cour était l'allemaiid. M. Angostin Tbierry s'indigne avec
raison dÉ^ manière dont les aoteors traitent Fbistoire de France .
q«*iis éM^lirent comme à plaisir : ils font commencer cette his-
iotf<e I Tinvasion^s Barbares Franks et à la cfaâte de l'empire
RNsaiB dans les gRics. Il se^le k les entendre que )es Suim^
de la I** ^ As ià t* raee éMent des roîs comme Lanis XIY et
Lerâ XV. Ils nous disait entre autres choses cnrieases que iObar--
lemagse, ootre le fronçai^ tU Umçue maUrneUe, savait le latin, le
^mand, Tallemand. Il n'y avi^pas de français alors et la langue
maternelle de Chariemagne était l'allemand. L'allemand a été la
langoe des ebâteanx et de^ia eonr {>endant cinq siècles et demi,
c^est à dire jos^^ la 6n de la seconde race en 9S7. Jusque là il y
à M nn royanme fjrank Vrankn^ qui se divisa en Ogternfk ei en
Hmttemfk^ royaumes dtOheot e: de non Orient, Austrasie et Neu»-
^tr^ Qç» noms jsenb aBuoncent biés la langue que parlaient les
#tftiltiDdamtqQe les th>Qbadours faisaient retentir de lears dooi
dianls les casiels de la Provence, leâ po^es d'ootre-Rkin venaient
ftaeeiner es idiome ttidesqne les maîtres et ia Gaolevseptentrio-
mtc; Obus le reeueil de Wédiema^, se troove, parmi d'antres, le
■U'i^ y
IttUtn Pbw
Cmi^lt l*B|a#e des acnacata tin»..
1
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.•^^w.'c't
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WJ ,WALL0NràbST6lS
l'i
cbant triomphal en rhonnea.r de^^is iij, fiU çli? Louis le Rô^^u*'.
ji Toctasion d'iif>e victoire rerof^aSSfee sur les Iwrmands {^).
Si les .chefs dédaignaient là ènfïne du peuple, les -îipldatii*, m
contact immédiat atec lui, durent |>ien la parler. Il se forma du
latin celtique déjà barbare (â) un latin ceitico-tudes«|ue d un'-
horrible barbarie ; le% d^inences latines déjà altérées tlispa-
furent ; elles furent remplacées par des, tons sourds, les con-
sonnes rauques domintrenl. Langue de sauvages en rapport j•a^-
iiait avec lestneBors brutales de l'époque! Le complément du
dictionnaire de l'Académie, représente les Gallo-Homams refusant
uobleroentde devenir Teutons et la langue des vaincus domptant
les vainqueurs; ils auraient mieux fait d'adopter tout à fait l ali'-
^<
1) liwàuièafeta.btM:
nei—tt httif LmJmif , .
fF*a tr xkma lokmf*.
*■ ' ■ ■ ' ' .- ■
Je conami* on roi
Il •'■ppcUc le aeiignemT Lo«i*
Il «eit Tolontier» Dien ^
Parce qoe pien l'en recompeiui».
^ On p«at ae\ (Une Iom id«e d* 1» barbarie da lat. de* vienx Gaoloù, Ion imnike ^a '1
n'empnnte ri«fr% l'Mruurtr, il Ton tieat poor léfitiawa les nri^oen qa'ftMurneot Jes «^cy-
molnfittt à «a» Cimle d'sârerbet, pro^ooM, prépt»ttfOM d< renatM françai^^i ■
A lut. àrf fmtUm,
astant, «littW tantmm.
oxsL, htx iHmd,
nkMtadii*, im tOtmi, ^
dcduM. d*
avec, mb hoé
les [io^ea .
adoae alon). *4 t«wr,
dont, tfe mmde,
àtaaramiM, 4e if&i horA mofu.
ad Utmt,
Bainteaaat. àp
ki, «ert Aie.
•te^ cte., tte. '
V.
. *'
i ■ ' ' - ^ ,^ ■ . v"-
«0 ORIGINE ET CARACTÈRE
mand que d'acoepter on mélange adultère. Cet allemand était dur
,et guttural, j'en conviens; mais enftn c'était déjà une langue qui
a laissé des monuments. Le patois d'oil ne s'écrivait même pas«
que noQs sacislons. et ce qn'on appeilele monument d'une langue-
devenue pnisqne française, le serment de Strasbonrg n'est pas dû
tout en dialected'oil/mais en dialecte d'oc. > - .
Ce n*e8^qa*à celte date de 987, que la France commence sous
Hugues £^pet. Ce n'est qu'alors que commence le Jirançais ; on le
parle à la <k)ur, dans les assemblées ; dès- lors le patois grossier
devient une langue qui se polit ; on écrit dans cett» langue : on a
des historiens, on a des poètes; mais la lan^e française eut une
loogne enrance,elle n'atteignit Page viril qu'après plttsic;urs siècles.
Son u;»ge dans les actes publics ne fut généralisé que par
François 1" 0). . ••
Quelle langue i»rUiient cependant les Wallons? Ils avaient, à
^ peu de cbose près» le même langage que les Parisiens. Le patois
d'oil s'était formé simultanément et se parlait depuis la Meuse
jusqu'à la Loire avec des différences assez analogues sans doute à
celles qu^nou^ avons signalées pour la vieille Gaule, à celles que
nous pouvons encore rcniarqiier de nos jours iians les patois».
Nous avions une teinte nn peu plus Celto-Germanfqne qu'eux;
mais ils ne nous dominaient pas. jusqu'au xi* sjècle, les influences
étaient réciproques (I). v
- Ces différences ne tenaient pas aux degrés de germanisation
^.lenlement, elles tenaient aussi à la qualité de la )j;ermanisat}on.
Ijes Franks, quoique tons de race tùdesque, appartenaient à
diverses peuplades dont la langue n*était pas tout à fait uniforme ;
c'est le franc Salien, celui des premiers envahisseurs, un dialecte'
b"» allemand assez semblable au flamand qui a laissé le plus de>
traces partoiiL..
m
^ A&Ml qoaad aa des m<^ d* acte pctirf* Mfc Ai T. Ir. M j
fin qall en pnrrtemM, L'ai et rao^est "■*'■*'"' " -"^
— ému. riècUi m^tèi hi i*toIiIp«
' Mvlnin les pdteit <i«i <ml
et qm !• fr. • aeiiate
IckMtsis» Ce MBt m
(♦
Il
(
DU WALLOlN-MONTOIS
il
-vJ
Les Franks, dit Thierry, établis entre IcRhin et la Mense cl qui
s'intitulaient Ripewares, liommes de la rive, mût t:om posé, selon
tonte apparence, d'un mot latin et d,'un mol germanique, ne se
confondaient pas avec les Franks Saliens situés entre la Meuse et
la Loire ., Ils étaient séparés par quelques différences de
lois, de mœurs et de langage; car le baut-allemand, si l'on peut
employer celte iociition moderne, devait dominer dans le dia-
lecte des Fi-anks orientaux et le bas-allemand dans celui dos
Neustriens (p. 115 et 116) (4).
De là une des causes de la différence entre le liégeois ei li'
raontois. Le liégeois n'a guère plus de mots allemands que le
montois, mais ce jie sont pas toujours les mêmes; il me semble
en emprunter plus au haut-allemand, cl le montois au bas-alie-
mzndli) y. Vzn.Hégeok.x
Quant à la tçinte germanique générale, elle devient de pluii ni
plus foncée en marchanl du midi au nord.
Indépendamment des causes ci-dessu£^ indiquées, il faut dire
que la langue d'oil en cessant d'être paiofs, en devenant lan^'^ie
française, eM devenue envahissante et s'est étendue ù nou.s ; mais
il est k remarqiier que nous n'appartenions pas à la monarchie
française, quoiqu'ayant appartenu^à la monarchie franque; nos
comtes de Hainaùt ont quelquefois élé comtes de Flandre et même
comtes de Hollande et de Frise ; de là, des garnisons étrangères.^
Un moment nous avons élé un ped francisés par les ducs de
Bourgogne, mais bientôt est venue la domination espagnole, puis
k
•«^1
;l} On peut, d'aprèi diT,en indicM, préramer que let rnia frmnk* de U première r»ec per-
laient le baa-ftlleouuid et eeox de U leconde, le haat-sllemand.
n ; ^notamment U grande rérohition, qoi, n eommeneement da rtw §iMt, trmn»portji
•jAk domiiuttidn dea SalUke« aaz Bipévaret etU roysoté des Alerowlnuf* aux Karolini^*.
' ;.2) Le bu-allemaad dominant partoat,eonnne je l'ai dit. il (aot enteodre.par cette pfaraae. ,
q<U doodne vta pen ^oa à Mooa s«r la maaw, m pev mofais * lAéf.
Je erota povfoir Caire prétériUoo dea invaaiona normandea. Les Normands <>nt commis •'
la ritetté â'^pooraotablcs déraatatiMia dana stoàn ptj; mais lia n'ont tUt qîie )>asaer cliez.
ton. Là même oà ils se sont assis, en V omasdla, krûlangoe s'est pTonpt«ni«nt cfbcée et
aaaei peu de temps sptés (va siM«<«t deiU) quand GniUaame enrahit l'Angleterre, rc n'nt
pas le aarmand qoH j importa, Bai%(^est l&langoe d'oil qoi se mêlant à l'anglo-saxon forma
ia langat«tt£iaise.
1
n
'OmGINjTlrNCARACTÈRE
n
encore une domination aliemande : celle de rAutriehé. Il sort de
là que nous suivions le développement do français, mais de loin
et que nous lui prenions ses locutions quand elles cessaient d'être
en Qsage, comme aujourd'hui nous portons les modes de Paris
souvent qiianiîon ne les y porte plus. " y
Enfin comme dernière causé, cause tonte géographique, nous
sommes les plus rapprochés de la FIandre*et les Liégeois les |ilus
rapprochés de l'Allemagne.
La principauté de Liège tonjotirs isolée, a reçu de la France une
influence encore plus éloignée que nous. Ses mots sont encore
plus vieux, il en est sans doute qui Oguraient dans (e patois d'oil
avant qQ*iI ne fût é<;rit, à l'époque franque; d autres doivent
rémonter à la période celtique^ *
Lc« couches germaniques superposées à diverses époques, se
confondent souvent ; mais il est quelquefois possible de les distin-
guer et de dire leur âge en étudiant les transformations qui se sont
opérées dai^s les langues du Nord. 11 est on phénomène très-
curieux, c'e^ qnele même mot a parfpis été déposé à plusieurs
reprises dans-des temps différents. C'est au moins ce que je crois
pouvoir inférer de l'hisioire du mot chuiner (voir cet art.). Il est
'un autr^ phénomène linguistique non moins remarquable : c'^st
•que nom av^ns assez souvent des mots synonymes dont ies.ons
n'ont/q'^lognes qu'en flamand, les autres qu'en allemand :
i1l»t allemand ou celtique ; Berdelard, Matot et Bétard^sonl
^armi les éimilies les plus intéressantes, de mots montols qui
fmbleot bien légitimement d'origine teutonique, il en est une
(rès-nombrense qui mérite l'attention, c'est celle des verbes en
"<■ /
v^<À^
Ski-eper,
SpiUr,
^kanfer,
Strigueri
Stiqiigr,
♦ .
■Mi
y
DU WALLON-MONTOIS
iô
•Quelques uns de ces mots appartiennent au haut-allemand, le
dialecte qui a formé l'allemand classique, quelques autres au bas-
allemand qui a formé lé flamand op hollandais et les patois
n^pandus tout le long de la Baltique ; la plupart dè^^esMnots
appartiennent aux deuï dialectes à' la fois. ^
Cette famille de mois s'éteint à peu près aux limites du Hainaut,
on en retrouve à peine «Vou deux individus dans le dict. de Cor-
blèt (v. art. 8km) On en retrouve un peu plus dans le liégeois,
transformés ordinairement comme il est dit : art. liégeàU.
Mais quel étjonnément, si Ton ouvpé le dictionnaire de Ducangc,
de trouver rni grand nombre de (^s mots sous forme latine avec
une significatioïk-quelquefois'Tà'mème, souvent plus ou moins
'éloignée des significations montoisc et germanique! représentez-
vous, ami lecteur, toute mon extase, quand j'ai vu des mots
comme : ^
Esclafare
Stricare
Sticare, etc.
» .
Comment expliquer l'énigme Ml est permis de penser que ces
mots existaient déjà dans l'antique langage des Nervien.s. Quand ils
ont parlé latin, ils ne l'ont fait qu'en latinisant lairs mots locaux en
les revêtant d'ur\habit latin : ceUici sermonis tçtùtmmœ, pour ré|)é-
. ter l'heureuse expression de Sidoine Apollinaire, et à rarriyé« des
Franks ils se seront empressés dé les dépouiller des désinences
-- latines pour eux très-gênantes et qui d'aiileufs n'ont dû être
employées que dans les vUics , ç.hez nous fort .rares à cette
époque. Ou bien ce sont les Franks qui en commençant k parler
la langue du pays conquis ont latinisé dc^ mots tudesques. Cette
dernière opinion est moins soutenable puisque l'iiifluence germa-
nique a surtout porté sur .la formé latine qu'elle a détruite en
conservant le squelette de la plupart.des mots latins.O).
(1) C« dictionnaire de Dncingc eat an oxtrngt Immtnae : il * boit Tolomet éHomiM ; et
,»
^-^.
t4
ORU^INE ET CAR4GTÊRE
Outre les éléments latin, todesqtte'éi celtique r^tri ont formé le
vienx lançais et le wallon, la domtnatioa espagnole a déposé un
tAitifiioaçolt; cuttioat tootM 1m languea, tons le« patoili da monde ronudni|iree dei
-déafocneM laiàata.
C'wt Is t«nd*aM de toas 1m eoima4rtato d'inpoMr leur laagat mu taineof ; eu ce n'ut
qa'nfiHU tli>inii||ut de langM qo* I» eonqaMe Mt bira tmvriê «t «MbaiM*;
Cwt ee que firent pnaqaé -kxu Im «nrahUMara ; c'est ce qM firent Im Qaiilois dans In
proTlaeM de U CMiea qaHs ttmàtmL Saint KrAme non* ripiportè que, de eoii tempg,«on
periidt eneortM^ CMi^ la laoffve d* nm riâêÉbcm \u Ttéfinê t /te gtûk dit Doeange. moitri
**t«m, t âf i^ fi i MM ê Onteim protHmriii mmtm. nom UM m^ nt àe p§ « f i km Umpum rtHmmêntnt
pummmi'iii(f^JkUM9uâmiiè^Umr$mâtÊM4Tr0tki,9eritU8. X[iêrm^u$,nefftoJtnumi
grmeoqn» ammk trttm iequtiatttr. (Jh | i . i mwfa w «t Mr. i^ te «p. «I gtUê.)
<fMt ee qae tenta arec an demi nceès en Angleterre Ctanianinfl le Conqoétant,
Çtet ce qa'aralt commencé la France impériale * Hamboorg, à iU&eterdam, à Tarin, i
a» qif arait testé «temment Onffliâme T" d«ii> n^^
'est Btxrtoatce que fit Rome snr une -vaste éih^Bti>ÈK6 réunit paAUtement sor
certains pointa : dans qoeiqoM partiM de l'Espagne, la langue natkmale, en asses pen de
.teitipa,Mait tont-à-AUt oobllée.
Il n'en fat pas de même partout. On ponrait forcer à parler latin dans 1m rapporta poli
ttqnes ; mais on ne poorait forcer à parler bien. Déjà Qaintilien noos rapporte qu'il était
enteé dans la langue une fonle de mots carthaginois, ibères, gaulois (Ubr.j, ekap. 9').
Kdr^ aumt atU latima ami pertffnna, fwtgr ima forro ta pmmhu» frojtè 4iatrim ftniihu.
nÎMoié jTiueiê et SabtiUi H PrtmntimU quoque : «umh ut tormm mcsumm utt-.Um Veetktm Lu-
eimitu tesertoter ^aoirfiBrfaw PfOie éUjff^umiii te Xtete ptiavùtUvle» Ueeat oantte iUMea
esrhi jpw rew al» la J sai. Phrimq f^dita tw Ja sr a jrf ni BJMa ae Fetoritmm. Qaemai alUro
Otetroiêmi»,'aUiroS»rtMm* uUturtt Mfp«» tuiUtmm,qmoqM»eireo «mmn Tmid nU'vimii-
camttt 9wr4«tf»o» frêtMiiU aeeifii wAgm» «aJU^yùA, f<riip,n€m dtuiUtt •udki.
ta HteaM. etOceron ^rent admettre q«c^9:aM*«>> de éMê ntota, la plupart furent avec
«ne jmte Indignation reponsate eomme barlMirM et s« sortirent paa du Béa de leur nais-
SMiM» <i)"*l iPK>jrcn que i'oa •ccQiiABt * Jtona dM m^
. ' -' i^ fé mèf, tw. (irait). • '' . ■
IFatere, regtirder (ITsWer).
''.-,„" .' 0»l|N(», èonp. ._ .-.,;...
Hnm, bfbche (ireçii^.
jïotre langage erito-^jrmrique fbumit un.ao^le eontingent au tUetlonnairt de Ducange.ee
•mit meciieMewieweque d*!rtiierM <|N^ toi lyrient. Mais ee ne serait pHuntrarail
fiKile ;. combien de mota toiâna au pasakge du celtique au listiii, puis retordus d'une aotie
manière pour entrer dans le p^ois d'oU. ainsi devenu» méco nn ais s ablM et peedns. Cepen
dant il est probable que quelquM mots latintsét dans les tUIm ou aux environs dM villes,
ont été conservte dans toute leur pureté native au milieu descampa^niM écartées sans subir
de latinisation. Ceux la durent être retrouTés sains et saufs avec Joie et recevoir une hoepi>
taillé en^wessée daaa le patois f otl A la ebfite de l'empire romain. Iftn de mots de notre
*
^
DU WALLON-MONTOIS
petit iiombre de mots dans notre pays. On peut citer et encore
en hésitant argousiUe qui peut provenir d'algvasil, lequel est d'o-
f'rigioe arabe. On peuf ajouter avec un peu plus d'assurance Plu-
-mim^ Escaveche.
/^^^ais il ne faut pas croire que certains^mols espagnols qui res-
.seinbïent aux nôtres en soient les pères; ils n'en sont que les fKîres;
ils ont seulement une origin^jEômainne : tels sont ; Serrer (pour
fermer) senar qui est celliquPou latin, saquer ^ [sacar) qui est tii-
desque (V. ces mots).
.Indépendamment du latin qui a servi à former le langage d'oil,
il nous en est entré quelque peu k une époque plus tardive. Il en
est de lui' comme du flamand et de Tallema^d reçus par nous, il
a différents âges. Il est à noter que jusqu'à l'époque de
l'empire français «sûtes les études humanitaires se faisaient
en latin. Dans ma jeunesse,^ les coUégeé entre les mains du
clergé imposaient le latin dès» cfi qu'on appelait, la grammaire,
c'est-à-dire après deux ans (petite et grande figure). Mémo en
récréation on nejpouvait parler que latin : au collège dit de St-
Ghislain ce régime dura jusqu'en 1810 ou 1811. ^ -
On avait inventé un procédé assez curieux ; c'est ce qu'on nom-
' mait le sigfium : le 1" surpris en flagrar\t délit de causerie fran^
çaise ou patoise le recevait, mais avait le droit de le transmettre
. à quiconque se rendrait coupable de la même faute. Comme. le
dcrniei? délenteur à la fin de la journée était passible d'un peimitn ,
le porteur du signum avait ^te de s'en débarrasser et épiait ses
. cÂprades.avec l6 plus grand sOin.'
Op comprend quel latin devait être le latin défi grammairiens.
t«5 professeurs eux-mêmes, pour consoler leurs élèves, disaient
en riahtce vers : . \
Sumt^ philosopfws, jwssumtA fôrgere verbos.
p«ioù tntéricors à notre ère ont dû écbapp«r à U JUinifation. Ces prlrllégiéfl n'ont dû être
qi7e c«ox à roMge escltuif dn-ctmpai^ards et des ^ns de It pins bMse classe, par ex. -. den
BH^ èommeeAlMitH, ekMam, ont pa rester >pars de tonte latinité cheic les Nerriens, tan4J4
que ftea lé maintenait de mime ches les Ebtirons et »anailh cbex Isa Armoricains (t. ckl-
■' %
26
ORIGINE ET CARÂétÈRE
On ne pouvait manqner d*abuter de cette tolérancié du solécisme
et du barbarisme. Ob se livrait aux plus grands excès. On ne rou-
gissait pas de dire des phrases comme «elle ci : iUe sticat suum
digiium in suonatOy.8kafotandi gratta on même pro ibi skafotare.
On renouvelait ainsi les procédés des anciens Nerviens^venanl à
Bavai, capitale de la forêt charbonnière, peur payer l'impôt aux
fonclionnàireii. romains où des paysannes ncrviennes, venant au
marché, vendre leurs denrées aux matrones romaines.
En sortant des études, on sentait peu le besoin du français : on
plaidait à la vérité en français à la cour souveraine du Hainâut,
maisJa plaidoirie orale n^était pa$fiisitée, on plaidait par mé-
moires. >'C
Une double conséquence résultait de cet état de choses :
triomphe du patois et introductionMlaB» le patois de bribes de
Jatîn: Quelques personnes pouvaient écrire le français, bien peu
étaient capables dè\e parler, par défaut d'exercice.
Quant au* grec il n!y faut guère penser. A grand* peine peut-on
trouver deux ou trois étymologies douteuses. Ce que nous avons
de grec, nous ept venu médiatement à travers le latin.
On sait que les langues grecque, latine, allemande, slave, ma-
gyare, celtique appartiennent k la famille des langues indo-euro-
péennes. Les savants vont recherchei^ dans le sanscrit la racine
d'une foule de mots qui se rencontrent à larfois dans plusieurs de
ces langues. Nous n'aVons certainement rien emprunté directe-
ment au sanscrit; mais Je sanscrit nous a envoyé bien des mots
par des voies souvent multiples. Il n*esi pas oi^inairement pos-
sible de reconnaître laquelle, quand il y en à plusieurs, si c'est la
vpie latine, celtique, grecque ou allemande. Prenons le mot :
iekier» •^-
Le latin Uimëeve, quoique de roèmc»souche, est bien éloigné.
Li^^f!, employé par Piautè s'ènlk^pproche un peu, surtout au
parfait : Hnxi ; mais nous ne pouvons penser au latin, quand nous
avons le gnc^uum et Pallemand lecken. Quant -au français lécher,
m^me Jescher et leschier, il doit être beaucoup pliis jeune que
Ipkier. Nous pouvons, si nous voulons, croire que lelàer nous
vient des établissements fondés sur nos côtes pour commeiTer,
■>;
■\^ ■-
K
)^
DU W ALLOiN-MONTOIS
^'
avec VAnglelerre et où l'on parlait grec; sinon nous admottroaij
que nous le devenu à l'allemand lecken et c'est là l'opinion la plûs..^ ^
plausible. A présent lecken ne, vient pas de At«'fw;it«w vient eiicon'
moins de teckeii; mais tous deux sont frères, commcrje l'ai dit à
l'occasion de l'espagnol; ils ont poiir mère commune soit la
langue "sacrée des Indous soit quelqu'aûlre langue antique de
l'orient. v
Enfin il est quelques mots qui sont comme un produit du sol
qui les a créés à diverses époques. J'ai en vain cherché' une èty-
mologie satisfaisante de biéihdes vocables. Alors même que j'en
donne d'analogues de langues é'trangères, je suis loin d'aftirni«,r
que les nôtres en proviennent. Je ne. fais que loflice de raijpur-
teur Adèle. A chacun de juger.
Si lé royaume franc avait subsisté plus lonjgtenips, le patois d'oil
se serait uniformisé {^ peu- près) par les rapports^ nécessairesenlri'
les diver&es parties d'une môme nation et nous avions chance de
faire dominer notre nuance du nord, puiique nous nous rappro-
chit>ns du langage des dominateurs; mais une grande révolution^
s'opère; une nouvelle dynastie s'élève. Le^.patois devient lallgue
politique." Cette langue politique s'établit sur la nuance du patois
régnant dans l'Ile de France, surtout dans la capitale. Paris a dès
lors une influence. prépondérante. Quoiquft^séparés de la Franco,
quoiqu'appartenant au Lother-Hyk, Lotharingie ou Lorraine, nous
ne pouvons comprendre des écrits allemands et nous sommes tri-
butaires dq la France : nous ne lisons guère, cependant nous
lisons un peu les chroniques de Ville-Hardouin, du sire de Join-
ville sur les croisades, puis d'autres livres divers ; mais nous
sommes toujours en arrière à cause de la difllculté des relations.
€e qui domine dans notre patois c'est le vieux français. Il est
bien plus facile à un raontois ({u'à un français de lire les vieux
Irvres, Nous avons conservé une foule de mots qu'un fran(;ais non
savant ne comprendra pas, des mots tels que :
Estriver ■
Reciner <* ' ,
Estouper
CourtU ('
i^4
\S
I ^
•^
O"
A'I
54
OKlfSm ET tA<(A.CTËRE
îi pli^t^forl^ raison ceux qUi ont reçD <|liielqu'a1tération« par ëi, :
^ einiieityé, mal envie, numeinvie, mais il ne conapreiiclrait proba-
.^Dléqent^pil pieux l]p y, fi^. |ccôtté» envy.
Le iBiï^bre-dçs,'Bïptsj|ué nous prononçons tels^qu'on les écri-
vait il y a huit siècles n'est pas à dire et il est facile* de deviffer
qn'iin grandnombre se prononçaient à la période d'oil, lorsqu'ori
n*écrlvait pas encore, .absolument cOmme nous prononçons
aujourd'hui : il va sans dire que nous prononçons : Uailqit, i
disoit (ailwa, dij^a). U y -a des exceptions, par ex. : anglais,
français qti(fnousi>ronon^ns froncé?, ei»?^!^.'
Eli généi^i nous suivons rorihographo : nous disons peiras^^*,
contdnt.Mm nous garderions bien de dire : ydeinze ou ykeinte.
It<s$ivrai que nous disons wein^er; mais meinger est un mot un
{^ bâtard. liOiinotlèfpitime est mwr- et puis le v.fr.a diimengiec.
Quand up mot vient du latin. ou de rallentand, nous sommes
presque toujours' pins près de la racine que le français : nous
disons scrirey eàértre.sjkne, espine, lat. scribere, spina; nous disons
aireinger, beinde 6a beinder, iW.'ringen. binden. Il est vrai que
> ces verbes font rangy band à l'imparfait. \\i reste arranger pour-
rait bien appartenir au celt? iiyn^A. {Y. Ringlée)et le v. fr. disait
■areger. ■■■■■"■' •.!:-^:^^^/--'^^''.' ■^''■■*^^- ' ■ ■. ■ ^_
Mèmeremarque pour(a quantité des voyelles et des diphtongues:
Pïotts disons : Paul, tatfn Paûlus Les français disent Paîll.
' Hons disons par contre : fiosine^ latin -Ao«a. Les fran^is disent
Beaucoîip de nos mots, quoique français, n^nt éaè la significa-
tion française : pour le montois le bouffon est un -gourmand.
Le mot bravo signifie propre, endimanché, en toilette* . v ' <
»
nflktlitiMiyaft signifie actif, laborieux.
mtlin
î
cacher
franc
sage
habile, adroit, pénétrant, spiri-
? ^ tuel, industrieux. "
» chercher. .*-
9, hardi, téméraire, audacieux.
^^ savant, tranquille, instruit, stu-
dieux.
'¥
1
, «^
y DU wallon-bCôntois
habile » vitfl^roinptement.
"fade » paresseux, nonchalant;
* ruses * • » embarras, tracasseries.
• «■
29
^"tjuelques. verbes n'ont éprouvé cette déviation que dans cer-
tains temps :
* * * ej setjui'ai, saurais. Je serai, serais.
* ej perdrai, perdrois. Je prendrai, prendrais. ,
drenm, t'efTOis. Je viendrai, viendrais.
.■■..' .'■■.»-"
i^Il y a mieu^r •; dans certains villages du Borinagè, quelques
iTK^s ont une signification opposée : elle à Cubri.dn temps, c'est
Nre exposé aux intempéries des saisons, t^ltte fortuné, c'est étn^
infirme, estropié, impotent. ' - •; .
Des verbes neutres sont. actifs et réciproquement.
Des masculiiis sont féminins, des féminins^^sonl inar^,u lins, sur
tout lorsq^^sont tels eh latin ou en allemand.
\
, DuMloplioiiy
Enne «au,
Ein boîàique,
^'^^el gineilBi
Ein prison, .
Del came,
Ducanelle^
Eindeint,
Enne ràtte.
aii:
' ■
ein laden.
ein kerker,
r
der caneel,
ein zahn,
eiii^ ratte..
lat.
colophonium n.,
salix f.
genista f. ^
carcer m.
cannal/isj.
cinnambmum n.
deus m.
(
-4"
Nous agréons les pluriels étrangers aurfraftçais : nous dis.ons
Lés argein, l'argent, die gelder.
Lés rougeurs, la rougeole, die \ ^^J*^' j morbilti. ^
Lés poquetteSt ) |jj yariole, , die pockèn, variolœ.
/^
,/•■
^
•é
■^•
50
ORIGINE ET CARACTÈRE
Sans âoute^iyiè avons ^quelquefois altéré le français ; mais le
plus sottventc'est le français, qui s'est altéré lui-môuie. Nous
avons étéibiénpluâ (k)nstahtsque les .français et' ce n'est pas un
, reproche que nous leur adressons : une langue est toujoui*s en
mouvetaent dte*îl^rès ou de décadence. Selon Texpression de
Varron : çonsuetndo loquendi e^ in- nwtu: Uaque êolei ieri ex
détériore melior, ex meliore detmpi'. L* mobilité. est l'essence du
langage^ Un patois, quoique vivant aussi, a des mouvements plus
lents. l)anis les lieux trësrreçulés> rimmobilité est à peu près com>
plète. il est des localités presqu'isolées, presque sans routés dont
le langage est comme montifié : telle est la BasserBretagne. Les
grands centresintellectuels sont les lienx où la langue s'use le
plus vite. Les voies rapides et faciles de communication trans-
portent \i langue nouvelle par lesr hommes, par les livres, par les
jQjirnaux. Les chemins de fer sont les ennei^is mortels des patois.
De tous les patois wallons qui se parlent en Belgique* le wallon
du Hâinaut, particulièrement le wallon .des villes est celui qui,
s'éloigne te moins du français. Assez facile k comprendre par un
français à Mons et à Tournay, il devient déjà plus diÉcile k
charleroy, très-difficile à Namur, inintelligible à Liège et à
Verviers. Aussi palier-Scott, dans son Quintin Dnrmrt, fait par-
ier flamand aux liégeois. Quelques feuilletonistes rran,çais ont
récemment commis |^ môme erreur et fait beaucoup rire en Bel-
gique. Le montois iui-roème qui arrive à /Liège ne comprend pas
plus que $i l'on parlait sanècrit. Lorsqu'il s'^t attaché à étudier
la loi de transformation des Jgtlres, autrement d%la prononciation,
il s'aperçoit que c'est bien son patois qui se parle à Liège (i).
Et chose étonnante ! en devenant de^plas en plus difficire à com-
prendre, il dépose sa dureté quand il se rapproche^ela Moselle et
du Rhin, il prend wne douceur dont on^ lui repix)ch|^ieo raison
de manquer vers la Haine et l'Escaut. ^^P^
Le montois, dans une kmlm de mots, enchérit surTallemand
même; en effet, comme lesHamands, il change eu sk, VscH aile-
(D P(M|r m «roU I» pnmf*. totm rwi. Il^tok.
t
■^
DU WALLÔN-MONTOIS
31
mand qui sq chuinte avec la môme douceur que le ch frairçais :
skétter, skarder. Il change en eu VU allemand qui, quand il est
surmonté du tréma ou umlaut, at le son de Tu français : comme
dwns skeute.reuàe.
Dans les mots français dont il se saisit, il change i*s et le ç en
ch comme dans chavatôy il change le ch en c dur ou k comme dans
capiau. J et g doux en g dur comme dans guenisse^ gartiet'; g dut
•'Tïnw comme dans w^, warde^ wauffeices deux derniers mots usi-
tés seulement dans les villages) et il choisit des désinences extrê-
mement dures comme gnt^, /ci^^
Si je dois confesser la dureté du wallon montois, que dire du
wallon boràin? Celui-ci Temportesur tout. Ce doit bien être celte
prononciation rauque et gutturale des anciens Gaulois qui faisait
frémir l'empereur Julien, lorsqu'il habitait Lutèce. Il la comparaît
au croassement des grenouilles. Du reste ce défaut est racheté par
bien des qualités.
I^a dureté du wallon montois et du wallon borain comparés aux
autres dialectes wallons, provient peut-être de ce que les per-
sonnes cultivées ne le parlent guère; tandis qu'à Liège le wallon
est parlé par toutes les classes. Là, le gouvenieur de la province,
le président de la cour d'appel , s'ils sont nés dans la province ,
parlent le liégeois entr'eux et n'abordent le français que dans l'ex-
ercice de leurs foi]Ctions, ou lorsque la politesse leur en fait un
devoir en présence d'étrangers.
Le montois n'aime pas la difficulté de prononciation qui résulte
de l'accumulatioh de consonnes différentes, il préfère en redoubler
une : il dit: ' .
Modesse pour modeste.
^ Masse » m^asque. • • '
Arigx^se » auguste.
Piàitte ») prêtre. , .
( Minisse » ministre. , • f
Théàtte » théâtre.
>t^
La lettre R lui est particulièrement antipathique. On prétend
qu'Un montois ne peut prononcer le mot carotte (v. l'art, xahotte).
■\
t*
i
52
originXe^î caractère
Il l'évite autant ^^*l\ îé peut. Outre tè procédé généràl^i-dessus
indiqué dn redoublement 4e Vmème consonne, il en a encore
uù autre particulier iK)ur échapper à ce soft grinçant et odieux.
Il consiste h ren^rser les lettre» 4^ là syllabe et à posiposer l'R.
0,
%Merv^ pour
crevePi^;
Kersan y.»^:t
icresson.
m'^^ ■
Berwen&,^w;
brouette.
/BerteUe : #
bretelle.
:J>»i^ttr» ; ».,
:^résure.
.
: nt
Ou biei) encor6^ interpose une lettre comme dans ouvériei; fi).
" Le montois a tous les défauts des laujgges qui ne sont parlés
ni'4ans les cours^ ni dans les tribunaûj^i dans tes assemblées
législaitives.,,;;;^.,;:.sg^^.;^i^,,;ï.,;^.;-',^^
^ Faites du waîfe# la Tangué ^Olîtlquediu^^^^^ répudiez le ftran-
çais, bientôt le wallon deviendra une tangué polie qui aura sa"
' littérature. Ce serait même le seul moyen d'en avoir une, à moins
encore dVdopter le flamand. L'une dej& choses est aussi impos-
sible que l'autre, nou^ devrons donc nous résigner à être privés
de littérature nationale. Notre langage restera patois. Le flamand,
. qui a été autrefois uj^e langue cultivée,'qui est déjà déchue, pro-
bablement se dégrader^ de plus en plus, malgré Jcs honorables
.efforts de quelques littérateurs thiois. -x »vt> .^ -
I, Que mes compatriotes flamands mêle pardonnent I ce que- Je
4li'B ici est général. Toiitcc qui n'est que dans la bouche du peuple
se flétrit et s'abaisse. La romai^ce gracieuse du salon se souille si
elle descend dans LM*ué. I^es jDUmanda ^i les wallons subissent
; unsortcomraun. •"-'^^'^^^'^■''•'■•?^^- -^^^^^^
'V Le wallon dOnc, k l'usage de la populace, en exprfme les idées
habKuellement peu élevées, peu nobles, peu polies. Il abonde en
mots bas, il abonde en ipots obscènes (i). Rabelais aurait puisé
, Bi l^ l f i Liyt . ->'-V".^f.''J:,-- i'\, ,,M..•;^^'f\v^/^mv••:!l1;i*»:•..v' •• :¥a/" ''>^ • '"^ ■-'-*(*p''i|*-'' ■••
i ' &(■ *• ' \-'" ■ ' ;'■'■' '•■■■* ■*■•-• . » ,
t f^ tt$ nwaâadt obI'mmI p«1b« à pronoocw dM.àiOta eonma misistre, UiMtrt. UsdiMiU ;
■Inal qa'lUAeriTaoi iam km UagtM miaàihr, ik0ai»r (b dorolto* tqrlUbe fort br*Te). ,,*
(f} A Mtte oecMion, Je doU AUre «a« i«m«rqiie. Dans an oarrace qal rttniM «n Uniipitl :,
poptthlrr, OR doit bien m p«na«t6« oçrUlnM chou» <|uo U boaa« MCiMé T#proare. SI Je
'•V'r^^M'i
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DU WALLON-MONTOIS
ooi
deins lés caches ïïe quoi ajouter à la }ongu& Kiriell^ du chapitre
intitulé : l'adoîescence de Gargantua. "
Le patois de Mous est aussi éminerament*propre à rendre toutes
les idées Qui se rapportent aux querelles, rixes, combats. Et
cependant bien que les wallons en général Qt les montois en
particulier jouissent d'une grande réputation de courage sur le
champ de bataille, nou$ n'avons pas remarqué que le peuple y
fut plus querelleur ou plus batailleur que ce^ui des autres pays;
mais, quot qu'il en soit, toujours est-iLqu'ind^pendamment "èls
mots français, qui oli^t aussi la plupart un fréquent usage k Mons,
un montois peut disposer de la synonymie suivante :
coup de pied, soufflet ou calôtle.
[co d' pié], Giffe. .
Pilure. • Tappe.
Roulée. Moul.[ /.
Tampon. - Chajfe.' "'
Tampon^s* ai. MamUmfe.
Morninfe.
Gniole.
Volée.
coup ou co.
Dandine.
Andoche.
Danse.
Maxigrogne.
Dégelée.
Poque.
Doguette.
Estaf.
Dosse.
Gob.
Dossée.
Dossade.
<^
J
(
I
l
>.
n'écriTtU que poor les philologoM, Je JettenU b«|^at roile ; miii il y a des oreillet qse Je
dois respecter. H fisat dire et ne pu tooi dire. îjl difBeolté est de trscer^ft limite. L'omission
tles mots toat cms n'est nollement regrettable ; mais pour certaines locations, c'est vrai
ment dommage ; car c'est dans le langage obscène que s'exerce Incessamment et q«e réassit
le mieux notre basée classe. Il y a des expressions d'une brutale énergie, qui feraient trouTer
fades les langue» cultivées qu'étiolent, que etiàtrent les eofltenanccs. Notre société un peu
éloTée a'n pas^k^ de ce langage ▼(▼aot, imagé ; car nos pi^ysana on nos puuTTes ne pro
dulsent pas deraat les wtoiunue, les trésors de leur rerre. Ce n'est qu'entre eux qu'ils le»
étalent. Il (knt lee surprendre sans qalls s'en doutent. Un )our dans une maison de ferme ou
je s^umais, J'arais pris un lirre et j'étais allé à la grange m'étendre sur un tas de Mn dibs
un endroit reculé. Viennent m 9arUt tl nuu «ms^mmm à vak pour prendre ti i^earés dm
kwttst 0* ration des bestiaux). J'arais bien remarqué qu'Os étaient inteUlfents tous deux.
mais leur langage ne in*tTait offert jusque là rien de saillant. La conversation s'engage.
Qudle surpriMl Januii|je nlavais rien soupçonné de semblable. Du feu, de l'esprit, une bru-
talité skuarage, cependant mélangée souvent de bien dae dél icates ee e . Ou a'a pas été à l'uni
versii. .-sans entendre des cboses fortement épicées. On en revient un peu blaaé sur cet article .
Kh bien! AdiverMsrepriaesJ'éprouvai de véritables Ihnais^cQents. Pironeut pwupAle auprès
d'eux. J'écrivis immédla t a men t'en erjrptograpble cet entretien eurlc^ maiaimpoaaiMe d'en
domier Ici la moindre parcelle. Remarques que c'était un pur jeu d'esprit, une espèce d'assaut
d'obscénité «tque les deux interlocuteurs «e paraissaient «voir aucun goutl'n pour l'autre.
->
>'
âl
(NUGIN^ ET CÀftACtËilE
Giro0éeàchomfeuyes.
* Sûudure.^
Smtce.
Sééjoàame^ " , \ ■
fi£mlée.
Droffitei
BanchoÊéê,
'trufiu. ' ■ ■ ■ . '^
ErpOÊUuU, rèptutade, re^tatu.
* ■ . ; " ^ ■■ , ■ . '/ '.'...
reo oebik mis doàte et d^/d^ciîlëars.
Le catalogue des ioinfes esfau»» très-étendu. Je ne le présen-
terai pas îd an teçtcur; mai» je ferai une remzrqae qui paraîtra
BBgBlière,<^eit<|a'ifeftuDc fonte de qualifications insultante»
qm ne s*adre«Mit qu'aui femmes. Je citerai les mot* de çodau,
seilrttu, bakm, imkai, baàin, qui, quoique subsuntifs masculins,
ne s'appliquent pas aux hommes, tandis que les appellations inju-
rieuses qui s'adressent à te;ax-ci peuvent prendre un féminin.
Cette observation n*est paô en faveur de la galanterie naontoise ;
nais ottfefa atte&lioii que lé peuple qui fait les patois n'est poli
Ditfîepart.
Apr^ avoir humblement coolessé les défauts de notre patois,
Dotis poQvoDS bien en dire te* qualités. j
Pour qui sait bien le manier» il a une énergie et une précision
qm 1>b; chercherait parfois en vain dans les langues lesJ plu»
riches et le» ï>àii» cultivées. Aussi voit-on assez firéquemmeiit des
personnes irèJ-insiruites qui, aumilieu d'une conversation ûan-
çeise, s'anrétau tout^à-coiBp ci prmment le patois qni a mitix à
l« MUmttî irtwtd et CoyWtei
fy iÉttMiTér|Bi^<)fBe(tcceqw>edoBiu>iciJ Es r rtfléebiuaai m
pcRttealalofftw.
C
Di: WALLON-MONTOIS
lf»ur offrir ^ur donner à leur pensée l'expression convfr>abU' n-i
rite un vieux professeur, extrèroemenl bon latiniste, «jui. lyisant
remarquer en latin, les énergiques beautésde Tacite on d Horar» ,
ri« trocTait sotivent rien de mieux que de latiniser quelq«jes mots
on phrases montoises py.ur monter è la hauteur de son siij^'t
Disons pour finir un mot de l'accent mohtois. Il va sans dit»-
que cet accenf déplaît ii tous les autres wallons, surtout aux |.iii^
voisins qui ne se doutent pas qu'ils en ont un analo;,'ue. Ils ne >-'
doutent pas que l'acceot wailon en gZ-néral n'est pas trop /Moi^iri»'
de l'accent allemand ou au moins de celui des provinces rlunan. -
Vus à assez courte dislance, tous les wallons sont confoiiiii^.
l)éjà à Paris on nous confond avec les tlaniafids dont <>'a noi.-
donne le nom, quoique notre accent soit bien plus rèsseinbkiiit i
l'accent allemand. FI est vrai que nous avons plus de mots tlanrwii-
que de mots allemands.
l'n jour qnç je revenais d'Aîlemapne, loreille pieine df la m--
lopée allemande et que je me trouvais entre Vervier.> et Lit'gé. j . n-
lendais des paysans parler très-haut entre eux de trop loin poni
que je pusse saisir les mots. En entendant ainsi les sons, i anrar>
jrnré que j'étais encore en terre germanique.
Il V a une assez notable différence entre l'accent du v*Tvit'toi>
ou du liégeois et celui du montois,et cependant j'ai retcouvé jusqu.
dans le Palatinat des accentuations montoises. J'ai éti- servi un
petit temps à Greutznach par une fille qui disait souvent ptjnr
repousser un reproche : .
Ich tinuste es nicht
êfan tiatte es rncht <iesaijt.
J'aurais cru entenore une servante montoise disant :
7'nd savoi gnié
^ On MTfltw gniép,it.
On aurait pu noter presque de même les mots des deux lan-
gages.
X
3fi
ORIGINE ET CARACTÈRE
L'accent traînant et chantant de Mon» a sans donte dans cer^
laines bouches quelque chQMe de fade et de répagnant, mais il
faut bieh dire que dans certaines autres qui savent fie ^moduler, il
donne de la gr^GC ^u discours ef enlève à certains oïots leur
dureté. ^ * '
( ■
ORAMMAIRE.
Je donné bien quelques parties du di.<îcours, maisjo n"^! pas la
ppélention de faire une grammaire compièle ; par ce que ce serait
la granamaire d'un patois, qu'on ne s'imagine pas que ce serait
œuvre facile. Voici une petite anecdote qui le prouve :
. Un- jeun^flamand, fort instruit, devenu aujourd'hui sénateur.
avait le désir d'apprendre le montois. Ses camarades s'en amu-
saient. Un jour il arrive'dans un café et on l'interpelle eu entrant :
Eh. bé, ùian.pa iu avée v'nu, hon? Pau Crue dé CCoiqu», répond
Jean. Ëclats de rire universels. Mais, malheureux, lui dit un de
ses amis, fais donc attention que rue est du genre féminin, ou dit
sans doute : pau p'tit marché ou markié, mais c'est que markié
est masculin. C'est une barbarie, digne d'un flamand, de dire
pau Ci-ue/xX faut dire pa Crue. Alors, réplique le flamand, pour-
quoi vous-même avez^vous dit hier que vous étiez passé pau
graruCrue. Le petit cénacle de professeurs de montois resta inter-
dit. Faat-il résoudre la question en disant que grand'rue quoique
:,«
GRAMMAIRE
féminin et simpie abréviation, de grande nie» donne Timpression
d'un masculin? Mais U y a des difficultés bien autrement sérieu-
ses. Pont les aborder il faudrait passer la revue médiale de tous
les cas possibles, alors on pourrait s'élever jusqu'aux règles et
défalquer ce qui n'est qe^exception. Ce serait un travail énorme:
> ■ . . ______——
Quelques parties du discours sont variables selon le cas, le
genre, le nombre, le temps, le mode. Nous doikoons ci*dessous
quelques déclinaisons et conjugaisons. ' -
ARTICLE.
8ia«
NoBiinatif »
GcsHif »
Dilif »
Accusatif »
Ablatif »
IL, L-
A»;
EL, l'
FAD, PA h
AL
n.,'L*
^At
et pire^ H «irri le
ém » iel » da
mm w al. 9 an
d • et » le
père,
»
, la mère
de b »
à h*
là
»
n
ftm 9 Tpml^ parle » par la n
PLURIEL DÈS DEUX GENRES.
No«in. \ LÉS ou LES.
"" Genii.
Dal.
Accos.
AM. TA lis.
AUCS.
PRONOMS PERSONNELS. ,
Les pronoms personnels varient b^ncoup dans ^es villages au-
tour de Mons, comme la plupart des mots fort«niployés; on y dil:
DiÉ, ED, b'i, MU, DJ' BfO, efi^v; <fi^ vie, edvié, (Tiu vU^ âjn.vié: Je
viens ; iCiai, dftà. Quelques-uns pour les besoins de l'euphonie
s'empruntent aux voisins. Certaines cacophonies sont par lii esqpi-
v^es : on serait regardé de travers si, voulant imiter nos paysans,
on disait : dfai dfà v'nu* Je suis déjà vean. Quelquefois sans
doute le choix est arintràir^, mais souvent il est impérieusement
_s__
\ ■
GRAMMAIRK
yj
commandé i^ar rorejHe qui veut un mélange de voyelles longues
ou brèves, sourdes ou accentuée».
ej vie, mi. Je Tiens, moi*. '
, yn'agniépeu dmi, pew dé mi. Il n';i
pas peur d« moi.
K «I, EMME, MÉ, f, (' «"«i "»». «'«*' t'a mi. Cesl à moi. Bar
* ' mé lé, bayél mé lé, bay emme U.
' Dannez-Ie moi, donne-le moi.
l%é-mé. Tiens-moi. V m lié. Il nu* li«ni.
Ifonin. 1^, i\ ti. Ml,
Gen. »', DÉ, Ml,
Dat.
Aocus. wâ, m\
AU. PA Ml, PàR Ml.
Nomin. ette, té, t', ti,
Gen. peti.d'ti,
Dat.
V Tl, T ,
Accus. TÉ, t',
Abl. PA» TI, PA ti.
tieUe, e$Ue que t vie? ti ? Vrcns-Hi? toi '
f nai gnié danger S ii. Je n\ii pas be-
soin de toi.
yttlVa bayé; y t' l'a bayé, il le la
donné. Est-ce à ti?'
tailUté, taigfzté, laitC. Tais-loi.
Maw. rim. ' ■>■
» Nomin. il, t, u. elle^^
Geo. i»Eti. d'elle.
Dal. Li, k Li, L' A ELLE, l'. TU pratK. Je lui prnHis.
Ç ( àlitcoHriiaulà.
Accas. EL. L' ELLE,!:'. /f f pram. Jclfejc bpreod^.
AW. PAt Ll, PA Ll. PAR EILE, PA ELLE.
Nomin. no, m-, wlt, s', noz. So dalloni, nnui autle. Nous par-
tons. D'allon n. Partons-nous?
■ fioz allon. Nous allons.
Gen. té 9WM, »* mnis.
Dat. A «HHJS, NO, !IOZ.
Aectt». HO, noê.
AW. PA îiôOT.
I no'lt a dit. Il nous l'a dit. Y nnza
diL^*i'
Y noz a buqué. tl nous« a Bj^pé.
%
»0
GRAMMAIRK
Nomiu. vo, vot, vaw, yot.
Ccn. iȃ vous.
Dat. K vous, vo, voz.
Accus, vo, vôz.
Abl. PAR vous, p^ vou.
. Ko (fallé, voz wé, Voos partez, vous
*vi^. Dans riotenrogation on dit :
Avée? partée? Ayez-\ous1 partez-
vous? C'est une altération du pa-
tois campagnard qui dit avdve.
«
Nomin. lu, eusse, yeusse, y, yz, Y sain vont, eusse, il ou yz ont.
. • îL, ELLE. Ils s'en vont eux, ils oni.
Gen. d'eu, d'eusse.
Dal. A EU, j. YEU, A. EUSSE, A
yeusse, leuz*.
Accus. LÈS, ÇUi .
Abl. PAEU, YElf. « '
PRONOMS possessifs:
«agulier. Pluriel.
Nom. EMM, II', mon, ma ; ess, s, sion, Sa; ett, t', ton, la; ut, uÊs.
Cm.- d'emm, d'ëii'; • D'EsSito'Es'; d'ette, dé t'; d'mé, d'mes.
^^*- A "'; ' ASS, A s'; ATT, a' r. AMÉ, A MES.
Accus. EMM, M'; ESS, s'; ETT, T'; MÉ, MES.
^ Abl. PAMM, pam'; PA88, pas';, patt, pat'; pâmé, pâmés.
, Nota. Lorsque k subsuutif suivant a une voyelle initiale, «nm,
ess.ette, se changent en : emm' n', ess n', ett n' : emm n'amiUe, mou ami.
Par pléonasme on dit emme mon père; on dil aussi : ett ma sœur, ess
^mon onke.- «
Nom. NO, notre; vo, votre; leu, leur. Dans quelques villages
Gen. D'Ha, d' vo, d' leu, "^ on dit : noM, vom
^*^- ^ '"^o» ^^^^^.A vo, A LEU, u. au sii^ier.
Accus. NO, ^ V0^\' LÉU, ^ ,
Abl. PA NO, PA V0,^\. PA LEU.
Même remarque que ci-dessus; o^ doit dire : No n'amiae, leu
n amuse. \
^-
,ti.
v>.
''V (iUAMMAIRK , il
VKKHKS ALMLIAIlltS.
AVOI. AVOIR. - . ,
Indio«Uf.
j'ai,* SO l\\OS. '•
t'a, vo z'avé. *^ ,
il a, il ou y z'on.
f
Imparfait.
j'avoi, no z' avion. Dans; ([iiel(|ues villages (Ml dit ; .Vo z'avine.
t'avoi, vo /.'aviI'. Vnzavitr.
iLAVOi, M. ou V ZAViON. Ilou yz avinÂvi \K
Le parlait inauqucdans !•' patois.
PréWrit.
j*Ai El;(pron. comme dans feu, jeu), ti \sk, vi , yei . Dans quehi. local, oyu.
Prétérit antérieur manque. *
T^loj que, parfait. , ,
j'aV.OI EL, ELWE, YU, YEL.
Futur.
Vaiui, no «'aro-i. •
t' ara, vo z'aIi^:.
JL ARA, IL ou V Z ArON. . ' •
I ■ ■ ' • ■
Futur i>a«aé.
j'arai eu. . V ■
■ Conditionnel (2 .
j'aroi," no z'ariom.
t'aroi, ~ Voz'arié.
IL AROI, IL OU Y z'aRION.
Conditionnel paué.,
j'aROI Et', EUE, YU.YEU.
Soz arine.
Voz arite.
//, yz arinlc.
(1) Rien n'est plus rarlable que l'imparfait': celou lei localités il se transforme en fméii,
foMm.fmoam.fau, é^j'cM,éi»u,(iie.
(t) La laoiri peut s« dire avec le conditionnel comme en ail.; seulement la r«don<latK-e
n'est, qu'une faculté pour le montois, tondis qu'elle est obligée pour f ail. On peut dire :
Sij'apoieitifarvi.
4i
GEAMIiAllUC
■•*.
Brtnloactif préMrt .
Ql!< j'aUB, j'aime j(|), «M M l'iVOII.
QU IL IIJI.
n * ^.
1)0*11. <W QUI l'4TB 00 aUU OS'AiUé.
QUE J'0»«,|'U.J'EUMB,Q01I«0 »««»«. BOMIOtl.
QUE t'oME, qui VO t^UMliS. BDMIBt,
qu'il IDME, U, «me, Ql/lL on «UI ï'u«gE. EU89E, BIJ8W, EUStà, VMION. %
.IMÉttif.
AfOI. * *
AVOIVAfOlM u/tVI, tu. -
Af AM. Dans quelques localités won»
u, Binï^
Pm inteaNffvttoa. \
Ai-JE, Ai-iou, Ai-JW, ^'ai-je, »*ai-joi}, b'ai-jéti ; «ifi <r«i-j> ou rf^ai ;oi»
ATT,
ATI,
avonne,
ATÉE,
pu t'y,
rAtr;
u'atti ;
»\ivoiiiib;
Vav*i;
•'on tt";
min tTaU.
tUn dnUÛ
ûin dCmfimne.
ain dav^.
ain #|Mi f y.
ETTE.
lad. préMDk. ".
U, VSUE, W) won, liOe E8T0M, ASTOH, '
t' *, t' it. y B»^', vo f' a«t*, vos wtt, io Vit, {t «I, r «i(«iii*oimiw),
IL* É, BT, BS-T*, -OfiW'
\ Dans quekfui^ viHagçs on dit :
j'BTOi, RO i'etiom, /««m, /«ton, ft»tim, fnitu, feUnu ou
T* BTOi, voB'Bn*, - fttiâiiê, hé «'tloiM ou eito»*, »• t>tol«,
IL BTOi, IL ou f i'etmw. If iVte»w«f , jf i*«loirf«l», y toirfWe.
.,,... Dans quelques autres on di|ir :
. '}' No sVltiM ou «Kiiw ou «li»e,'W «'«lil« ou
' Mtflt OB «Itti,! il 0|i y «'«Me ou ffiotiile.
■ I ■ ■
(1) iUa dm tamp* 4« N)))«&eUr tmit éffftl«««nt AMoltetlft. On peut dlr« bAtmawmMBi
"^'
ftftooa d« moto ftf Mtv«a.
yî-
^■J
GRAMNAmE
\:>
no s'rine, sarine, saurine.
Le parfait manque. ^ \
j\i8TÉ, ESTÉ, . dans quelques villages : /ai »(u, j>nn<? n a*(M
Al EU STé,
EJ, j' s RAI, SARAI, SAURAI,
j'abai STÉ,
\ EJ J' s'roi, SAROI, SAUROI,
X'aUOI STÉ, ^'
QLÉ J' 601, QUE NOS SEYON, SEYIE7., SOITTE, SOITTI^., SOIVTK, ^(MVTÉ,
Qf É J' FUSSE, . ■
QU' TU FUSSE, QIÉ t' "FUSSE.
qu'y fusse.
ette, esse,
ETAN, ESTAN, STAN,
ÉTÉ, STÉ, ESTÉ.
P»r interrogation. _ ^
8UE-J0U, , •
ETTE, ■
ETI, ESTI, STI,
ESTaWNE, STONNE,
ETÉE, E8TÉE, 8TÉE.
SONT-Y. " . ',
Pas plus à celle conjugaison qu'à la précédenle, je ne donne loulr" U
forme interrogàlive. L'imparfaili le futur el le conditionnel se comporlent
i de même.
, \^ CONJUGAISON.
IndlcKUr (1). .
j*, EJ DAKSE. NO DAK80N, La 5"" personne du pluriel se
TE, ETTE danSé, vo DANSÉ, forme bien singulièrement
Y, ELLE DAMij^, Y DAN STE OU DAN8TÉ. dans la partie orientale de la
province : elle se .fait on (nu.
. * lin étranger entend-dire avec
^ ' ^ consternation : ' el jour del
ducaue , y 1i^<<**u tu C
'''^'' place, ç
(l) L« wbw «iniB Mnt posrent irr^gnUm t c^ukUr, rmkUr font/»» comit.ftm eoukU
.V
iÉ
u
GRAMMAIRE
Impirfiitt.
j\ Ej 0AN80I, . MODANSiON, L'ioiparraiiestlc plusvariabledetousles
TE«*«TrE DANSoi, TO DANsiÉ. tcmps: Il fait selon les localités da*"
Y, ELLE DAMSoif Y DANsioN. ««ti, datuo, <(ajMOtf.Au pliuiel»
noidansine.
Le parfait inanH|uc «fana toaté^ les conjugaisons comme en allemand;
M;ii8 en allemand il se remplace par Timparfait, tandis qu'en wallon, il
est suppléé par le prétérit.^ Il y a pourtant quelques exceptions, surtout
dans les villages voisins de Mons : on peut dire par ex. : ej preindiSt
je pris ; «f vtqui», vécos ; ejeanitraindis^ je semi.
PMUrit. " , _
J*AI DANSÉ.
PrMértt antérltor.
J^AI Éff, TU DAMStf,
PlM*qM>]MHUt.
j\toi dansé.
" ,>»
J, EJ DANSERAI.
CoadltkmiMl.
j; Ei DANSBROI,
TE, EtT, TU DANSIROI,
T DA^SE&I,
Bat^oncUfiivéMat
QUE I* DANSE.
Imgut.
QUE J* DANSISSE,
QUE TU ou QU'bTTB DANSISSE,
^O^T DANSItSi^
NOS DANSEKION,
VO DANSBMk,
T DANSBIiON.
NOS DANSeniNE,
VOS DANSëaiTB,
T DANsëRiNTE.
QUE NOS DANS^SSION»
QUE VÔ DARSISSIÉ, •
QC*T DANSISTE 4)U DANSISTi.
NOS DANSISSi;.
VOS DANSISSE.
Notez qiie/^uei<|ite ces l^x temps du sulûonctir existent, ils n*ont
^pendant pas remploi quMIs remplissent en français. Ce n'est pas le
temps précédent qui les détermine, c'est l'arbitraire chez le plus grand
nombre, c'est l'oreille pour les mieux organisés.- On peut soutenir que
le s«b||ooctif n'a qu'un seul temps et qoe le seoood temps n'ost qu'un
em|»ruut fiilt à une commune voisine pour pouyc^r varier le discQ|irs.
t *
/
GRAMMAIRE
».>
Les subj. qui diffèrent de l'indic. n'ont guère de flexions dans \r^ per-
sonnes et les nombres : quéfaimiste, gué nos ahnitse, quéfboUse. que
no 6oî*«<?. Cependant le son du t se fait sentir à la 5« personne du pi. -:
qu'il aitniite, qui boille ou boisle.
QL'É j'ai ou QUE j'aYE DANSÉ, , .
QUE j'eus ou QLÉ j'eUSSE DANSÉ,
InflnlUf.
DANSEE .
Dans quelques localités on dit : dansé, dansi, damic.
Participe. ^
DÀNSAN,
DANSÉ, féminin, dansée et danséte.
Les verbes ré^^uliers ont une forme interrogalivo rommo les aiiviliainN.
mais l'euphonie ne permet pas toujours do remployer. On la remplace
alors |>ar est-ce que?, est-ce que c'est que ?
<^,
•4.1
2« CONJUGAISON.
Indicatif.
i\ V PUNI,
ETTE PINI,
T, ELLE PINI,
Imparûdt.
j', EJ PUNISSOI,
ETTE PL'NISSOI, ,
\\ ELLE PUMSSOi;
i'^AI PUNI.
,j\l EU PUNI.
i\ EJ PUHIRÀI.
j'aBAI PUNI.-
j\rai eu puni.
j', EJ PUNIItOI. ",
j'akoi puni,
j'aroi eu puni. -
NO PtNlSSON.
VO PUNISSE.
Y PUNISSE, PUNISTÉ.
NQ PUNISSION.
VO PUNISSIEZ." <
Y PUNISSION. '
N
f *
46
(^ftABIMÀffiE
^
Impérttif.
PUNI. .^ . •
Sal^onetif. ^
QUE J' PUNISSE. V .
QUE j'aYE PUBU.
L'imparfait manque.
Plu-<)M-P«rfidt.
QUE j'eusse PUNI..
- Infinitif. ,
WJNI. ' J
' Paradp* pi4MQt. .
PUNÏS8AN. ' V
P«rtic{p4 pttfMat. !
PUNI, fémijaiin punise et punite.
5« CONJUGAISON. '
Indte#tir.
j'erçoi, no k'cèvon où nqz ercevon.
,— ^ it a'çoi, vo r'oSvbz ou vo« brcévi£.
II. ERÇOI où Y r'çOI, y r'çOITTE r'çOITTÉ OU IZ, II, ERÇOIVTF., Y x'kRÇOIVTÉ.
Impvûdi.
- JKRCEVOi,
^ TÉ a'cÉYOi,,
IL KRCEVQI OU Y R'CEybly
ïa r'çu OU i\i wBfiv.
l\yOl R^U » ERÇU.
Al EU » »
J^AVOi EU . » »
j'ercévrai.
j'ercéyroi.
i'iàu r'çu.
- /arâitu »
J*AROi a.
i*AR0IYU ^ "
ERÇOI.
9]'ll. RRÇOIVE, KRÇ0IS8C
QUE j'bRÇOI^^SC '
90 R'CÉVION OU NOZ ERCÉVION.
YO RECEVIEZ du Vnz ERCKVIJîs^
Y R'CÉVION ou IL, » ERCÉVtOM.
NOS RSCEVRION. NOZ ERCEVRINR.
, • ■ ■ X
1 ♦
s. ':
i»"'
GimiMAlRE
M
\
' QU* j'EBCÉVISSE.
ERCÉVOI, . tt'cÉVOl.
ERCÉVAN, n'CÉV.VN.
Ençu, iv'çu, ,
i« CONJUG
Indicatif.
i\ EJ REIN» NOS REINDON.
ETTE REIN, VO REINDÉ.
Y, ELLE REIN, V REINTTE, REINTFÉ.
ImparMt.
j;, EJ REINDOI, NO RI^NDION.
E.TTIÎ REINDOI, NO REINDIEZ.
Y REINDOI, Y REINDION.
j'Ai RKINDl'.
j'avoi »
j'ai l) »
j'avoi eu »
EJ, j' REINDRAI..
j' REINDROI.
j'arai REINOU.
j'.AAl \U »)
j'aroi » "
j'aroiyu » • ■ "
REIN (l),
ERÇtTE, n\l!TE, ERÇUSE, u'çi'St.
:l-: .1 '
H ••
■^
V
RAINDON.
(1) Dans toutw le» conja«»J«oM l'Impératif est remarquable par ses çentrtctlOM aTCc
les pronoms : Lé, mi, « mi : hay*mmé. ^fU. bagemm* U ou ftajf.l/.. mi M. (lonnea-mol. donner '
l^ ddnnei Is-mol. Ba^imU, donnons le. Au singulier U contr^Jtton n'4 pas Uea danaia
première eon|ttgia»on; U fcnt dlT* : *af* mi ti. donne-le-Aol. _^ ,
Dans lea tr<ria autres elle a Heu au singoUer comme sa plttrlél : fimOU, trçi^, frmmf,
jw-sM»*». rinis-le, reçdele, prends-le. prends mol. ^ ' - ,
Il y a quelques axeepOons : faites, dites n'acceptent imu la contraction ; Il faut iH««-:
/Mm mi, iU0-U. MaU al on rend le rerbe régnller. la règle reprend ses drolU <ks0mm« m
(
» •>
^
48
GRAMIIAIRE
>
_ »
QL'É / PEINDE et QUE i' REINS8E, QUé NOS REINOION, REINSS^N.
REINDr.
âQIIDAN.
. ftEIKDIJ, RBINI>USE, REINDIITB.
Il n'est pas possible d'cnumérer tous lés verbes irrû|julicrs. £u voici
qiiielqu^ exemples : )
AiXER : Quéf vease, quéf vauttCt quef allisie.
Boire : EJ buvrai, quef boitse^ quéfbuwUte^ buvUse.
Savoi^ savoir : Que f teusse, quéf savisMe/tachiue, saisse, ej sami.
y'tti tJ'vérai,qu^yfnei$e^qu'yv'niu€.
lïwi, DtyoïX Y doiUe^ y doittë.
ÀÀiERiEjUèvt^ejyève. ^
SouTÉNi : £j soutfraù
P^jtT contre il est des verbes irrégulières en français qui dcvieuueul
' réguliers pour les ftioutois : . . '
Poovoi : PoMWi. '
"^Plainoe : No plaindon.
Voir, vir : No voiron^ no viron.
PrâImde ^ 2Vb jpraifidon et perdon.
Beaucoup de verbes émigrentd*uue conjugaison à une autre :
.ùioi{oseT). ^ . . \\
|}a«eoy9r,ereoyer (recueillir.)
^Croùper. | .
Tousii, tout. ^ '
S«« (sécher). ' ■ '" '
-^Vuti, • • • * . •
; Plotiwbr, plander. Oo <|U égaicmcnl : PlainéU et plaiid«.
B«ifiif« (bander). " , , >
^ PoiMT. On dH aussi : Pum^. .
<* . *"
Beaucoup aussi changent leur auxiliaire :
a^
\
r
GUÂliHtfAmb:
lî>
\
SUBSTANTIFS.
Les subslanlife en généraKiie recounaissonl pas de nombre, CAsi
l'arlicle ou le pronom qui le ilélérmine. On dil : lés homme ryc leuz
ainfanont'sté.... H non lés hommes ty^....
Les subsianlifs^eu ai qui en fr. font le pluriel 'en aux, fonl ai c
inonlois dès le singulier : el kêvau, ain gian, marichau, il a
spanst ou à ipanse. W a mal au venlre~ On dit, mais assez rarc^eni.,
aitt animau. On se sert plus volontiers du mot : bietle.
Caporal, gétiéral, confessioimal, arsenal, tribunal (ont aux deux
iiombres icapordie ou corpordlv, générale, confessiondle, arsemile, trt-
bundle. " '
Les substantifs en ail prennent aowleux nombres le son daye:6<ii/f;
aye, travaye. Ce dernier mot est peu usité. On dit plus volontiers t>u-
vrQçe, ouvrache, ourrracft*-. Soupirail lait soupiruelle aiixdeul nombrj>.
Dans quelques villages les subsi. mase, fr. enrur fout le féminin en
^csse : docteur, dociresse. Mayeur, mairesse.
Dans d'aulres vers la frontière de Franee ih refont en oire : ava-
loire, bayoire, crachoire, criioire. Alors le mase. \Nallon est loujoui-s
en eu : avaleu, 6a{/eM (baiseur). cracÂeu (^cracheur), crjVu (ericur).
visiN fait visenne. "
COUSIN 'coùsenne. ** ^^
., Mtuî, iit\AU, MOiYAU (mucl), muelle, rnuyelle^iouyellr.
BORGNE, borgn^lte et borgnesie.
LEii, huvesse.
Rioiî (réjoui, rieur), riourte.
piCHOU (pisseur), puhourte.
ADJECTIFS.
Les adjectifs ne paraissent pas au premier abord plus privilégiés qm>
les subsbuti^, sous le rapport du nombre : on dil : Y son égale l'un
avé Vautrt. Ils seul égaux. Elle sont laite el sale e[ n6n laitth et sales.
Mais quand Tadjeclif nrécède lomunliatemcm un substantif commen-
çant par uue voyelle, H peut prendre la marque du pluriel yfi> michan
tinfaiU, DÉS mcHANS EisrAST, il faut dire : dés mickan el fatûs einfan,
parce que <m/an.ne suit piis im^Hliatemeni «iVAait. .
V
r
"V
J
# ,
♦* . I
5»
eHAMMAlRC
Il eft Me nmaixfiisit i fiire, c'est fw «i le nooto» a le pqwwr d'ac-
ceatwr m {rfarîd çetirâM ^ sdoB^fM eafmee, ce povroir hu esl ravi
m maf/êia ; il peat êm : ^(^ UtittiAetU oa tô iollft N^fie, il ne poor-
nôAfm êat : cium' Udti hktie. L'accentaatioo eoori^it tfHajonrs.mievx
am jpisrid ; ee œ serait pa» une £aate de dire : dés monvaist gein, mais
9 eM ^[^ cerreet de dire ééâ wtonvaûé ffnrn. H £xm Umioars dire : eiiii«
Ottdit par exeeptioïKJf a 6<m3 el «on» rm itï ft9M«« niK^pfai rarement
éimjw «f em), iteM i) £iirt resurqoer 9ii« fcms el etwne si^ife; pa^ bon
el etoid, JBaise0BTefuibti»TOBt cèasd, d'âne teœpératorc afçréabk. Oo
<a de «rf«ie : ^ t iaai et yrw, rw tous e< fn$, s
Qsaod TadiotlU se temioe pur ad f an soulier, oo sopprinM; ce $
ci; ae os te reprend fo^aa ptariei : em yr» einfant.^ déi qtos "
tJtifJÊnff. ' "^ "~
Qvwt ae gewe, U diflëre éOOTent des aoatogoes firaaçais :
(adécti fprle. «ear (certain) est rçgaïîer.
., fa^n<r el fnérise,
9mm, PomriU.
acTll»« amni, loro, meyewrte, awynur, »teiM««.
casrnai, * «em^iue.
MiU!i« •rnaUmê et wmUmu,
CBMaei,
VR43IC,
' *f!ttrit (prêl)y
«..
- . tXSftKy '
'«^nâa^Biy
det'S genres.
•■ ,-îd. :
4»tt
GRAIUIA1K£
M
VI
IX
nt
m
)n
os
Poor tous les villafies entre Mous et Qnié\rAia, nu'tnt' n'inari^iio ((ii.iui
aax a<ijeeti(H qve ffsant aoi s^alk^antiGî :
IL EST cÀ(}i;ETCii (bavard , elle ett eaqueUtire.
/ » MOtLTiEL' iqui travaille au treuil;, mouUtioirf. ^
,',.^N
Tous cejji en abU ont cooservtr la vii'ille i(>rm*t fraiH uïm' m au/«i
UMiCAt'Lf.,
fL%AI7Al-|.E«
logeable. '^
kabitablf.
Cesl iràé r»igJe île ^yutaie wailone «jue l'adj+^ciit iloii j»rt»t-<i, t -j n
tubiotantiT. Mais elle n'a toute sa ri^utrur aU. que dans iio^ vill;i;:t> i-i
même elle Dé s'applique pas aux parti<;ipes; on dit : Hn preinrhfu ikmi'.
dei morve dtssekie. Il y a aosri qaeU|i]es adj**ctilV« ptiviif'.'i.s ; •>(! >!ii :
ei Ické rispeujc, ein einfant cachiceux. A Mon^ on «^>l «iMun- iiini!i'>
sévère; on se permet de dire : el eat noir, dr$ qrousryet vertes,
ne Aérait pas toiérr an, village. Mais ceb diiit être .nuiderni-, t« hm^
nom A*» rues /dés blancs UouckùM, d borgne Ayasse, tU-.
» r I III
ORTHr)GR:\PHK.
Ce serait ici le cas de déterminer les bases de rorllio;,'raplM .
J'en aurais bien-le droit, car venu !e premier, je puis po-S'-r 1* s
jaloDs de ia route.
Avia... peragro loca non prias ante
Trita solo.... (LiCRÉCE). .
Mais c'est une tâche que je n'ose entreprendre.
Je 4ois dire poorctuoi.
Les bases de l'orthographe d'une langue sont l'usage, l'étymo-
logie, la prononciation.
L'osàge pour potre patois est nul. Toos nos anciens docomeri ts
-sont eu vieux fr., non en paioi.s. Notre ancien camarade d'^tiid^-
/
51
\
GRAMMAIRE
Deimette a fait en paiois qneiques chansons cbarmantes, quelques
dialogues 'gracieux. Les Fauvts du/curé de Wasmuêl sont
pleines de grftce, de finesse. Quelques autres Mon tois ont public'^
de petites pièces remplies de mérite. (Je regrette de no pas con-
nalti^ Teurs noms). Mais ces essais ne sont pas assez ncnnbreux.
D'ailleurs les auteurs ne sont pas d'accord entr'enx, pas toujours
avec eux-même« et ce /'est pas un reproche que je leur adresse;
car il retomberait sur moi : quand un moi est écrit deux fois, je
ne puis pas toujours la seconde fois me souvenir comment je
I ai orthographié là première. Ainsi cette base de l'usage est
nulle dans l'espèce.
L'étymologie serait une base solide si (a source, était incon-
, lesiable. On pourra voir dans cet ouvrage combien il est difficile
^ de s'assurer de l'origine des mots. J'ai déjà dit que les migra-
/ tlODS, que les simples communications des peuples avaient tout
confondu. Toutes lés langues indo-miropéennes sont parentes.
II est des mots (j'en cite plusieurs) qui appartiennent à toutes
les langues.' Quelle est rorigine? Ce qu'est l'origine de bien des
choses^ elle se perd dans la nuit des tenitps. Mal» admettons que
la 'langue mère soit bien reconnue, on n'en sera pas plus avancé :
les divers dialectes écrivent différemment : le Breton écrit qest
cataire ruche, le Gallois écrit ccst, puis dan? le même dialecte
les auteurs dififérent : Rostrenen, à la vérité écrit qest; mais
Pelletier écrit kest. Vous pouvez dope écrire catoire, katoiré,
qatoire. Ainsi j'ai le dfoil de conclure que l'étymologie ne peut
souvent servir de base.
I^ prononciation prise pour ba$e a bien des défauts dont on
peut l'accuser, et d'apord l'exécution ne serait pas commode,
il faudrait inventer cinq où six lettres nouvelles^ plusieurs
accents et esprits à ïa manière dés Grecs ; puis, nous ne devons
pas oublier que^Ia principale i^toffe de nôtre patois, c'est le fran-
çais. Il faudrait donc 'écrire tous nos mots français ou presciue
français comme on les entend, par ex: : écsire om pour hommes.
Si nous voulions imiter les ail. qui écrivent comme ils pro^
nonds^t ouik peu près, nous ^ions iâintelligibles, noos révol-
teriofis. nos babitndes françaises. ' ,
GRAMIIAIBK
.Kl
Que faire doQc si les bases exclusives manquent? Le plus
sage est sans doute de s'appuyer quelquefois sur Tune, quelqi>c-
fois sur l'autre. Mais c'est une cliOsc d'appréciation. C'est dp
l'arbitraire, c'est ie règne du bon plaisir qui durera jusqu'^ ce
qu'um^uvoir académique raontois ait f'dicté ses discrets.
Pourrait-on promulguer ces deux lois?
Respect pour l'^tymologie lorsque la prononciation est .d<^sin-
téressée; orthographe française, quand l'étymologie et la pro-
nonciation ne la proscrivent pas. L'arbitraire règner^ait provi-
soiretoent en cas de conflit.
f
LinÉIl\TURE.
J'aurais voulu terminer par quelques pièces en patois ancien;
mais, je viens: de le dire, toiis nos anciens documents sont en
v. fr. de la langue d'oil. Je n'ai rien trouvé en patois qui eut
quelque ancienneté; les pièces citées de Delraolle, etc., sont
récentes : on peut se lès procurer facilement. Ce que j'ai irouvr
de plus ancien ne remonte qu'au temps de l'empire : c'est la
parabole de l'enfant prodigue.
L'jd^ heureuse vint alors à Paris de colliger des spé(rimens
de tous les patois français : un thème uniforme : la traduction
française sur le texte Syriaque de la parabole de l'enfant pro-
digue (ûi eiivoyée à tous les préfets avec "ordre de translater
cette traduction en patois local.
On franchit même les limites de, la France de l'époque efon
alla puiser jusque dans ta haute et basse Engadine du canton
ftiis&e dçs Gfilsons. Les patois suisses ne sont pas trop étranges
poui nous (même le vieux rhétique de la vallée de Tlnn). Ils le
sont bien moins. que les patois basques et bas-bretons. Ceux-ci
pour un Montois sont du vrai Syriaque comme le texte lui-
même, f
Cette collection est des plus intéressantes en ce qu'elle nous
' ■ . ' ■■■'•. _■ ■ ■■ ' ^ ^
V
u
OBAHMAIRE
montre comment tous ces patois se louchent, ^ fondent Tun
dans l'autre par teintés successives, sous )a réserve ci-dessus'
du bas^bretb/i et da béarnais, qui tranchent et crient sur leurs
voisins. Quelque précieuse qu'elle soit, on ne m'aurait pas par-
donné de la copier et deJa transporter ici. La sea^e pièce qui
ait rapport direct au présent ouvrage est celle que le préfet de
Goninck envoya- en 1807 pour le département de Jemmapes.
Hélas! on peut voir au premier coup-d'œi^ que ce n'est pas du
roontois. C'est pourtant bien du Hennnyer, il n'y a pas à s'y
tromper, ùe quel village? Probablement celui du traducteur.
Mais où? Elle contient trois mots que je ne connaissais pas.
liekett .
■^ ' ■ .,- AûUié ■ . . ^ - ■ '
V i ' Kawardc ' \ -
Je les ai déposés pieusement et de confiance dans ce diction-
naire.A .■■. - '■'■:'''' ' ■,€:.' .'■''■.
Mais je tilA pas voutû introduire ici la pièce elle-même que
Ton trouvera dans plusieurs ouvrages de philologie, entr'autres
dans celui de Richard. Schnakenburg, qui donne une par4iedc
4a c^lection, omet, l'œuvre Hennuyêre.
t II y a bien quelques chan.sons anciennes. Dire leur Age est
chose impossible ; mais les unes sont trop épicées^jonr trouver
place ici (il en est de fort spirituelles), I0s autres transmises par
tniâitiOQ ont perdu quelques pieds de vers à jchaque .généra^
tion de nourrices et ne nous soni arrivées qu'eH tronçons. J'en
ai enfoui quelques lambeaux dans le glossaire, le pense qu'elles
offrent' quelqu'intérêi pour vz wvrage comme le mien, mais
ellesn'ont pas assez de mé«ite ou sont trop mutiléeâ,pour être
mises e9î»U«C #«» ttû ch^^
;•' ç.
I
î' -'•
GLOSSAIRE.
o
y^
KHy) prend quelquefois à peu près le son de Te, surtout dans les
mots en ar : Erguer temair; regarde le renard. L'a se transforme
franebemenl en e au passage de beaucoup de mots du vieux français
dans le patois : carue fSaiit Kerue, Carreton fait Kerton. etc., a se pro-
nonce dans pays, payer, haïe, assayer, tandis qu'en français on pro-
nonce peys, etc»; là quantité de Ta montois diffère fort souvent de cell(>
de Vk français* et reste ordinairement Adèle à l'origine : nous disons
BoiiU^ quand les français disent Bâsifc.
Albaahcr. v. a. abaisser. * .
AlMitte. V. a. t. de charb. faire tomber, détacher la houille du toit de
la mine<
ÀbaUie. s. f. en indiquant ee root, Ir complément du dict. de Tacad.
renvoie à Fart, retombée du diction,;. là, retombée est définie.... portion
de Toàte qui porte sur le mur ou sur un pied droit. Notre — est un petit
Ufit portant sur des piliers et adossé à un mur ; à Liège on dit abaltou,
appentis, to«^toi(. . «^
A-»
56-
ABA~ÂBI\
>Ah«MMi. profit que les Mpiers 4e coiiniYeiice dans une vente pu-
blique font en revendant eibuitela marchandÎM entr*eux. Diec cite le
provenctl: afottxa, tromperie ; fraiisar, tromper.
Jkht. 8. m. instrument ào moyen duquel on katupèU le fil. v. heupeler.
(a60 est une corruption du mot artire), V. Adp. '
AUflle..adv. en béte : kervé à'fneUe, i^<>qaplétement Ivre.
Ahiaî9%mer. v. a., arranger, accoutrer : cftmme té via abittoqué.
AUo. s. m. morceau de bois, de pierre qui sert à abloquer. v. ail.
bloc (eippus). Vieux français, abioc, ablot, abk>gs. Gaêl. bloc. Bret, bloc'h.
AM^^aer. v. a. ûxer^ afl^rmir (uw pferre, ^ne poutre). Vieux fran-
çais, abioquier, ablochier. '- * ^ ,
Aboii. adv. tout de bon^ vraimenr; ne s'emploie guère que dans la ferme
intern^tiye. d ban? rtl-ee à bon? c'est-il- vrai, cela est-il sérieux?*
A b«B 4r*ll. s. m. profits paili<{ulîer8 d*une place, d'une charge ; il
diflère de tour de bâton en ce que ce dernier profit n'est pointlégitime;
d'ailleurs, tour de bâton est français, quoique peu usité.
4 . A bonne henre. adv. de bonne heure, tdt.
^^ Aboner. v. a. abomer; le mot aborner est fr. -maii^ vieilli; on dix
aujourd'hui, selon l'acad.: placer des bornes à un diamp. v. fr. boime,
bas-lat.bonna. *^*
Abonler. v. n. venir, aooonrir; c'jbsI un lerdie d'ar|^ ; a^km U. Vrm?
cisque Michel ^ œ mot dérive du ywber. gascon abaiUa (tuivolart)
V. 6oul»r, Uribouter» i ,^ .... ;. ' .,.; •;■ ^v ^%-'.j-, ^^*'Y '■■• ■ -v
AMvrter ou s^ d h iin i ^gcr . se ièrmer en abcès ; seJU du gonflement
particulier qui se forme dans un plilegmon, lorsque la suppuration su^*
cède à rinflammatioQ ; à Liège, <^$é, abcèdcr. Le mot montois provient
sans doute de la forme de bourse que présente labounémain ; le liégeois
serait une corruption ; mais on pe<u soutenir qu'abcèdejr à Smjt^aiiQÊi
d'où serait venu abonner, v. pourciau, '.\'y;.-:-.'i-:,:''.j-: ■ ' 'Jf^.^iyifr:ï .
Abre. t. n.'jurbre. ^ ■,yA^.:}:'^»'^r^'r:.;:x-::iA,:jh'k^
Alirl. ». m. ei^posilion; On a donné à ce mot préciscmeot le contraife
dfit sa valeur française : ainsi on dit qu'im est à l'abri du temps pour ex^
primer qu'on est exposé- à ses intempéries, qu'on est sur la rtte;j|i||
figuré cela signifie avoir de quoi vivre. If. Grangagnage explique ^ .
mot en ^'remontant au vieux français aubère^ àbère, v. ail. âber, âpir
repondant à l'expression latine : in aprico, in apert(^ lleop^ j^
- -rtc
.0
ABfi-ACH
^
même avis; ce sont donc les français qiiîoni renverse fa »tgiiittr;iiion du
mot abri. Je dois dire que dans l'appendice de Monel, abri eai déflni :
douce le^ipératuré de Fair.
Abr^kl. v.a. mettre en perce; littéralement emlptroeher (arrondisM*-
ment de Charieroy); . \
Abmnoqae. v. kabrunok. -.
Afcavr«l. s^ m. abreuvoir.
Ae«l«r. V. a. acheter ; bas latin aeeaptare.
Aeeldeimé, èe. adj. atteint, afiecté, malade de. . . aceideinti' d' ffitoH-
nwc, déi goullêi, dit hémoruite*.
Acrrochag«. s. m. t-. de charJ)^liea où Ton accroche les cufat.
Àeell« iitdle. conj. afin de T locution tin^ du vieui^ français.
Ae«llie«i^^afléâr. adv. ù cette henre, h présent. Fra(M,*ois i**^ daiiH
la lettre par Itq^ene il annonce à sa mèfc ia victoire de Marignan em-
ploie le inot açeteurk.
Aebe. s. f. espèce de corniche sur hiquellc, au village, on pose en
étalage, les ustensiles de cuisine et de table dont on ne sr sert pafi
usuellement. *
A<;liclle. s. f. assemblage de courtes plancheii. en forme de iN'titc
bibliothèque et da^s lequel se posent des ustensiles de ménage. On irtxive
dans le dict. cambrjen ou gallois de Davies : Àis, qui est traduit par
as&ula, assiculus, asserculus, puis astcl micr, assula. Le v. (t. aisselle,
petite planche et le, wallon oehHle ont certaiueiuept été coiiiemporainh ;
ce n'est qu'une différence de prononciation. Mais que dire de l'aniiquii*^
relative du celt. aiset du lat.assicula? étaient-ils.aussi conteni|>orains,
ou bien Tiiil est-il né de l'autre? le radical ais est demeuré fr., mais
peu usité.
Chaque fpis que l'ancien curé de Quarcgnon Godart entendait pronon-
cer le mot — , il no manquait jamais de" conter l'anecdote «livante :
Ua jour une femme vient toift éplorée lui dire : que s'n homme iTaUo
mori, le curé s'empresse, et en entrant dans la maison ne voit pas le
malade; i( s'étonne : eh bié^ monteu, il ut dalU pourminer ein avée
.(f«u« les camps avant que d'mori. Et moi, dit le curé, qui suis verfu en
hâte au houtdu viitage,et lui apportais Ie8ii((nenr. — Meint! répond la
femme, » n'a rié tmau (aii. Leyel là dCtui <'aciib(xe : ptand Vkomme
ervêirût fly barai.
r
58
iMCi<rilHI
i ;■
Àd. S. m. acier. iHiat. «ctariunite.
►»(t*^ii4'' //^.î^^i''.'^;-, ;';•,' ';^ (',/.-•■. i'tp.^^ :,■
.*■ '.
~ A«IiUmI| (r iMiiM ir*) . le letnps «kMent boMit
•Jè^MMiJwr. f^i^ÇUre laytoilelle de la tête : raser, arranger la ^
queue, lea ÙK^es, pcMÉver. Je n*aipa» entendu ce mol depuU peuC-èlrc
quarante ans, el il vaBpessalrèiBe^l âe perdre.puisque la mode a détruit
^ce qu'il représeoiifjJF
A«MNliilr«. T. a. amener, pui^u'on disait amener, ou^a i
voir dire r neonduire ; cette espèce de çpuiiMoaisoii m^ retrouyeni fr^,
quomment. voyei /looi, /iMre, el&^.ii;<:;«>^/f,ir?;?'>'"'^-''';> ■ , •■:v, . .iv;:;.,>: ^ ^ ^
Aeéré. a(Q. avare, ladre, vilain, e^ v« Ar« «corer signifie arracher ie
cttHJp Gall. aiigor, angliawr avarus (D*tvies).« ; ,. , * ^ , .v , . ., . ,;
. Itopafter (s*), y. réf. se blottir, selgarantir, se tapir, v. fr. acoveter,
couvrir,.garantlr, abriter ; de acoi, sbri. ^ x^j. «,, ^^» ■ »
" |^c«alttaiMi«e. s. f. habitude, coutume, àf -^ comme d'habitude.
"/iieral. V. a. mouiller (v. cru). \ ;„^'' .
^n raconte que Tinfantê. Isabelle aWnt frappé la honK d'un droit
élevé, les borennes se iQendirent e» dl|ttiatiou auprès d'elle; arrivées à
l'audience, elles s'écrièreut<qtte : e'it 9i% kùm gran èftmt,qu'eU« ée toute
* à «Mrtattre ; pujs elles lui débitèrent un.e Wangue en vers commençant
. ^'" ft^'^w^;- W au$iiimpotnp€. Dame Zahia^ ' / .
';<•' ''\k\èL 4:'pa^c'àrimlà, -^^^-^ .; . • •-■^ - • - •
>. .-^.^^t ^'é vomt é* pieher conU el vtint (f bkh$
4- n. <(t ,
™f«# AQciui f» k' «•rfefcÉ^^-'-m'C- ï- .. '-
^^^^ #^ vfmiiént, interroger bratalerKait. '
./ ^lHvnHI. a4i. fort sale, <p d^l OM^ longiemp» ou qui a grand besoin
>.|l. Gringannage «qiilyie son liégeois Ëcuri, encrassé^ pàr:iihdtt ^
;: • comme du cuir (citr).à faite de saleléltîî)i'èi^a'^rti|i'î'«,i«^^^ ^ .■
^^^i^iJMi alors,, ainsi. V. firadj^is adonc, tiré du jatin ad fime«Mi^ ri^ ^v^^^v
,^,jj|piépw, «év. convenablement^ d'une manière appropriée à la cir>. •
|«<nhaaiiee. d« latiokiMl rtM, selon la chose (connu en Frauce]^, »«4^ i^Jt'q^*-;. ?
r. V. â. toucher, atteindre (un but). /«(Ih^ '^
i'tm,/ tmi wieni. Eu li é| | || (| |.j | HMir|k|tp ii r s^' >aercior, adrecicii^ ^ '
' •■ !
ADV— AGA
5»
>•#
' A4MM»r. y. a. deviner. Esp. adviuar.
« iiilvfaMite. 8. r. éoigme. t. f. adevinal (à devifiet). voici une— iiion-
taise : bonis t^uk tu f keyert, boule boule par terre ; y n'a nu i homme
ein EingUttrre pou l'§r fairt. le mol est : oeuf.
Afiilr«. a ou pou, va pour, passe pour, soit pour.
A ùdt, (ait .à lait, au fur et à mesure, c'est du v. fr. proveiiunt du
lat. «d factum.
4i^iti(8*). V. p. s'habituer, v. fr. afaiter.
. A|Uaa, Afitô. adi. ne signifie pas effîlé, pointu; mais taillant, qui a
reçu le 01. Ut fr. afliler veut dire donner le lU.
Af l«t. 8. m. cordoA attacha à la bride d'un cheval et dont les divers
mouvements iul indiquent de quelle manière il doit marcher. Kn fr.
mener an filet, est se servir du fllct, espèce de bride, bridon.
At^e. adj. adroit; ne se dit guère qne d'une petite fdie.
Allque oa AfBiiae (afTiquet) : porle-aiguilleS à tricoter. PI. parures,
petite lyustcin^nts de femme : A la Bénoiteaf^qut de Ste-Wandru étnieiit
attachés certains fiefs dont les comtes de llainaut devaient faire le relii'l'
en leur qualité d'abbé séculier du chapitre de cette sainte.
Allslol«r. V. a. arranger. V. fr. . '
Afr)eaii«. s. f. œillet d'inde, tagète. fl. africaen, même signif.
b-lat. a foris, du dehors.
Aflrérlatloa. s. f. acte par lequel ou mettait filles et gardons, aînés «>(
cadets sur la même ligne pour la succession, avant régalité devant lu loi.
Afronté* adj. eflroHté. V. langage fr.
AfMpler. V. a. sulK^oer. en fr. vieilli,' affronter signifie tromper
. Aller. V. hafUT.
Afttter (s'). V. a. s'arranger, s^àccommoJer : qui t'afute comme t pou
dra. fr. vieilli,^ affûter, disposer (un canon).
AgiuÉiMe. s. f. ei\|a
. AgiMMe ou Aga«he est un mot fr., mais aujourd'hui k peu près
inusité en France et refnplacé par le mot pie. Le savant étymologistc
Ménage prétend qu'on disait autrefois '-— pour agathe en changeant Tli
tsk ch, comme Macieu pour Mathieu, Macé pour Matthias ; or on a nonun«<
les pies, agaces, ainsi que les geaisi roai^^ots: les étourueaox, richards; les
Anes, rolirUns; les moineaux, pieVrots.
s. m^-habitant d'une commune voisine, v. fr. venant du
■^
7-
UO
AGË-iU2U
Mais le savant nV j^s de mémoire : il oublie qu'il a déjà Tart. Agace
H qo'il lui a dooné pour ôr^|ine riuasité acax, acacia foraié de
aceo.- - ,' ': ' ^^.m . • ^
. Diez InToque le Yha. agalastra, ba&-ali'. aglaster, piei
Agé«.. s. m. plur. élres» dispositiop inlérieure d'une maisoOi ▼. fr.
qu'on a tiré du bas-latin aggestus ; mais aggestus signiûc amas, mon-
ceau, «entassement. Ducan|[e le fait venir d'agéa : via in nari dicta; ou
, peut invoquer le prov. aizi, demeure, le gotfi. azets, commode, je çelt-
gall. axev, est très proche, le cdto-irl. asaid, demeurer, adbbadt^babita-
lion, sert de transition au sanscrit ad'ivisa, habitation.
il^(|dha. adv. (littéralement en |(ens) convenablement : atUtule-téogein^
par opposition à : é bieU^ Comportez vous à table en personne qui a
rusme du mqode*
' AgUfwer (s'). s^agenoniHer. b.-lat. geolcolare. fl. knielen. bas^brct.,
glin,'genon. ";
AglMill. va. rendre ^loti, t. ce mot. v
ili;*Mlle,«|^ye. s. T. vieui oMuble, mauvaise gueullle,- H personne
d*une jsanté ruinée : no gmemié Ht'tùUt rempli ai titU s' «fo6y«ff. Ce
mot n'est autre chose que le te. la gobllle, boule de terre cuîté, que nous
nommons kénik ou co«irtîa«.' v. ît. agobille, outil. / ^
AgMi, hagMi. 8. m. fleaikt. coin de fer, outil poiir brièw U pierre,
le roc, instrument de fer des bouilliiurs. Ago : niendosé, pro ligo. .
Attgoa : AwfM f«ci6tt< fnmù utthaniur^ Belgut^ kaekcn, noi gaili
h^he «]9péNam«i«, aichou et achou «curnctfiitf voeotil Arverni (Ou<
cuinge). ^
ii fti t. t. a. ((T totUst) accabler d'ii^res. il est fr. mais pop.
. ^ipraiM. s. fv agraire.
il9ff«p«#. fb •» agrafer,, accrodier , saloir, v. (t. agraper^ ail.
greipen, saisir, vba krapfo crampon, Kymr. onp, crochat
Agrèmtimm, a. f. convenance, acceptation, agrément, v. Ilr.
Agripmr. :fi^#. voler/ attraper, enlever. Fr. .grippar, agripper, ail.
ai^pceitbn, néttre la main sur quelque chose. Greipen, dans cette der-
nière laogae, signifle prendre, attaquer. Ilu flam. grypen, em^-
. AÉ » é yÉi. f^i »i lÉiÉaèl^trtacatioa. t. fr<m. ^
As«tol«y«r, Agwitllller. v. a. arranger; habiller, décorer, açcoM-
AHE.-AIW
01
irer. Ce verbe de méàie que rachemer, goder, ne s'emploie quMroui-
quementou avec un adv. tel que droi^émeint : comme i'é ra aghuleyé.
Eu fiye tè ett toudi droldémeint aguistéyée. — nVsl aulre choso que le
fr. ajuster, avec une tenninaisou diminutive comme qui dirait ajusliller,
le j remplacé par le g dur. L'un et ruutrc^sont Cormes du lat. adjuxla
(v.fr. Jouxte, ju^tC,coDlrc, auprès ;) ils n'ont dû signiticrdans l'origine que
poser auprès; \\i ont un peu dévie dans leur signif. pour arriver à celle
iradapter, arranger; alors ils ont pri« des dérivés : le fr. ajustement, le
raontois aguistyage. Le fr. en avait déjtt-prts sur sa valeur propre : ajus-
Utge, ajusteur, le v. fr. avait passé par s^ouster, attacher,
Ahewré. adj. accoutumé à manger, travailler, etc. ^^ heures li\es.
AlBsimiB. conj. ainsi (Borinage) (i).
Aire, Aide die feù. àtre, v. fr. aistre, lai. area, b: lat. astricus, v.
ail. astrich, plancher carrelé.
Aii^ <ln ««Ir (t* 0- vers le soir. gall. or, lat. ora, bord.
AIretle. s. f. àrroche, plante. *
Aislle. adj. aisé, facile; combinaison d'aisé et de facile.
iUwen. 8. m. évier (petit puisard) égout. A Liège et déjà vers Char-
Jeroy, aitvi. Urau d' — tr^i par lequel s'écoulent les eaux, lorsqu'on lave
les maisons. Ce mot n'est conservé dans toute sa pureté que dans les
viUages écÉHés ; ailleurs on dif (ra« (fat yeu, Ira^n dein yeu. J'ai même
entendu dire, ô monstruosité ! Irou d'un lieu : c'est que nos paysans
disent ai et etn'pour un, yeu pour lieu; voilà comment un mol wallon .
passe souvent pour du' français moderne altéré; or s'il y a altération,
c'est une altération du très vieux français : l'anbien français disait aigul\
ève, aive, iauve, eau. Éveiix, marécageux. Yawier, évier, lai. aqua.
goth. ahva. Ou décompose eu celt. aucien le mot Genève, vilio de Suisse
à l'angle du lac Lçman, Gen-f-ev pointe, sprtie de l'eau, .\vignoh (.\venio)
ville sur les eaux. gall. ^y^ et gwysg, celto-irl. abh et uisge, sânscrii
ap el vjs'a. Avant que le patois d'oil ne fut écrit, les paysans gallo- '
(1)'J« a* dli 1^ tonton oà an mot l'omplolt: c'wt d'kbiml poar ane bonne rolion, c-'ni
qtyi||oelqaefoI|i J« n« Mit pM moi-même où an mot m dit,bieDP qae .Je tache poaitivement «on
exltUace; tnnitt Im mots éo^Igrent par reiffet de« chanifemeate de domlçilir. de* reUtloiu
Je |unUl«,e\^qaand J« m«ta «n paryiibèee Boriuf*. Jo m Tt«i pM dire que le mot n'erft
coma qoe là. Je TMU dire ••olcmeni 4M c'est U q«» je' l'ai enteoda.
8
fi^.
ylit
\
6i
'•'•
,..1,
4:rj
romains (nos ancêtres en étalent) ne disaient-tls pas (Ium comme lès
liégeois le gisent encore? iœt aiwe ésl U prononciation waltone de aigne.
Cette ispposition était écrite depuis trente ans locî^ae j*ai trouvé :
eipuektr It eawt, puiser les eaux, dans rantique traduction delà bible,
ebap. xYJv, verset I i*; le E^ot (r, eau aurait donc passé par des transfor-
mations successives avant d'arriver à son état actuel, et il y a au moins
autaut de raison (pour la forme) de rattacher son origine aii celtique et
au gothique qu'au latin; aussi y i^t-il boft' nombre de philologues qui
soutiennent quil Q*y a pas 4e langue môre en Corope, qu1l;n*y a que des
langues sœurs toutes nées du sanscrit. Il vaudrait mieux dire, pensons-
nous, qiie la langue sacrée de Tindoustan est Taieule ou la brsaîeule;
que les langues gothique, latine et celtique, sont soeurs ou c6nsines, que
dans le cas présent, le wallon et le v. Or. sont firéres, et que la mère est
inconnue, mais que tes probabilités sont en liiveur de la lan^e htinë.
La même racine a causé une seconde erreur toute pareille, v^ saiipé.
voir, en outre, les mots eau et éviWy pour leur historique, dans le Oie-
tùmnairedeh'langu* françmst, par E. UTTRÉ. ' * * **"
411 (A^i dTi^). mot-i-mof : foire àe ses actes. Conûuettre iine Incon-
gruité, une inconvenance, une fiiute, un délit, Cihre une espièglerie,'Une
incjirtade, des flrasques, d^ extravagances, des étoul^e* les i tltaaeo
fait étèét —-le cUat « encoro enlevé un morceau de viande, il a encore
foitsesordiuré^.^,,'*' ■ ' /'^^ ■■^^,,'^ ' •"-' ' ■" .""' '"/'
..IMpay. yH. aeeulén|,^yk)s&, alptpllqiiér (arrond. de Cbarleroy),
ftt.lop^, former, pousser avec violence.
Akttti v; a. poser, repoi»er, couclier, étendre (Frameries). s'akoiti.
.resterCol, V. ooyflfé, V. flr. quatir et acoitir.
I. a. m. veau de dix-huit nioîs à à ans. '*' ' ^ ' .
I,*'«0. vàÙde, bien conservé : b» aUmi pou «V iffê» ''
a. M. menteur, trompeur, foittéant,'^museùr. ital. badare,
regarder: b,brttt. albader (le) badaud, bada, badoui, badauder. racine,
bid, badauderie. v. fir, bade, badlse, baliverne, bêtise, d'où (r. badin qui
a signifié inbécilie.
tîfc»5É.**»
,i*»ï»'?,^,'l'5'#»>^?,,"B^ ix-
>tv''l
ât
If. w. alever^ lat. alere*
i¥«r. V. a. élever^ ikNir '
AI«M. s. f. vêtement dé femnie pour négligé. A FI<<ura& «là <?eaaot
eat mité, on civil qu'U sj^ifle 4 r«Mt ; ne vieul-U pas plut^ du fr. al^.
/^"
\
ALI-AMt
()3
toile pliée en quatre pour soulever les roabdes? mais voilà que M. Sohe-
ler ÇF^}, quelle fr. alèie pourrait bien provenir d'à l'aise. ^
Aller|M, adj. alerte, v»f. Ne se dit guères^iue des Itanvetons.
,. ,- Allngcir (s*), se dit du linge qui s'est un peu usé et qui alors parait-
^ plus fin. Ce mot es( aussi firançais : il signifie se fournir de liuge ; aliu^^er ,
vrat dire donner du iiugé.
MMw «vek ou «vé. accompagner. Fig. courtiser.
Si m' 11' homme ttiroi aoec Dedeffe, né pas, f f i ainrache $«$■ i, eyé
f kii dain lé tro. Remarquex le pléonasme germanique : Si. avec lo con-
ditionnel (f trot. . '
Alai«U«t «roMdle.ormorre, oraiolle. s. f. armoire, lat. arma-
rium. gatl. almari, abacus. v.4V. almaie, almarie.
AlMge. s. f. action de chanceler, mouvement rapide d'un iv^oguo
; po^r rétablir son équilibre. | Pièce servant à allonge une table, etc.
Al««« 8. ipi". aloueMe. L'origine du celtique aucieu n'est eoute^tée \uxr
pei^onne: avisguleriiaqMœ gqtticiahudiidicitur, S<xtu4 empiricus c. 5!t,
•PiltM x» S7. Les auteurs latins doil^t au mot uue terminaison ouu-
Torme à leur langue; mais les Gaulois disaient sans doute alaud on aiau
peut-être alauw dont alouette u'esl qu'un diminutif. Le v. frr disait atoo,
uloue. Le cymr. dit alaw-adar, liltérjlem.eut oiseau d'Uarmonie. Breu ^
alc'hOueder. \
IkpiigB. exd. gare, prenez*^ garde (à vos mains).
..^ /i|vM)r^«lii. V. einberquin.
Am4^ m. adj. chAtré (Borinage) v. ht^mdn.
A«iiele«. adj. affectueux, caressant.
^ , jàlMlMer: y. «.dépenser comptétenient uue somme dlIrg^HU, {) cou-
sommer du bois, du charbon | vaporiser : d^iui tin 9vé« c'Iot Ùk n W aminé
n piiç^ df cAon ./hraa. No wukfnn* a aminé '^êout no caibon: lat.
immiuuere.
Aai«llll«a, «■mbIiImi. s. f. munition, y. tt. amonithm.
AsMarelle. s. f. thlaspi, plante. Eu^fr. on donne ce mim à une
Ijramin^e et à uue solanée.
AaMWMMiye, «■•«««•de. s. f. noix muscade.
jJUa|iMlM|.^ s, m. Jeupe mouton, v. mntni«im.
iLaiBBelIc. s. t personne qui s'amuse d'une vétille, qu'un rien
«jk^toume de son iravai). Eu fr. il st((nilie bagatelle, etc.
,' 0-
\
-/
64
•'V
')<
AN0-ANG
8. pi. qotDd on enûuM gourmand et importun demande
à ^ mère que! ragoût elle prépare, elle répond : t*i$t dit «>^« 1m
^rtmâ mtrtt wimektnt, HiU qu'est-ce proprement que des — ? dans
Hgnorance de la nleur du mol,' est liasardë de produire des vocable
dé lai^pies étrangères ^ud rapport possible avec le b. lat. andasium,
cheoetTavec Fall. andacht, dévotion? iii^eresp., port, endedia, com-
plaSnte, chant ftioérairef
Améflkitu K L coup» blessure légère : ^aycr.^alIftqMr eime — .
t. MdoeW.
AadMlMr, •dltaliy. v. §. toocbtf, atteindre, l^urter, eogner.
tf --, se cogner. ■*'*/'^; . ■'?•/'••■, ';'"' .•■'_• * : * »
*^ De nème qu'erducA^r vient du fi. berdoeo, — vient de aendora'^ atta-
quer, idMkrder. On doit prononcer andoun, mais 1^ fi. et surtout les
^fiints oni coutume >d'appUqtter leur diminutif je ou tje, ce qui fait
andouqje, apdouuije, lequel mal saisi par les oreilles »^Uones a pu fa-
cilement dégénérer en andocht{v. «rducàer). On pourrait encore prendre '
aenbotsen, heurter contre ; cependant je ne dois pas omettre que le v. fir.
ivait andosse, endosse, épaule ; Je te donnerai, sur Tendosse.
r, Landoriçm. " ' • -^'V^
. s. m. goufflré (Jemmapes, St-Ghi&lain).
; s. m> échoppe. | guenille. | vieux meuble. | vieille feiraiUe. v.
Dr. Undier, andier, Ibyar de cuisine, chenet, b. lat. andena, instrument de '
fer du foyer, b. bret. lander. Jura, andin, choiet. v . .
AmNImuc. s. m, qui étale ses marchandises sur.une ècft(^i»pe.
Aaeaa.s. m. p. débris de lin après le leUiage qui servent ài place de
poils pefur le plâtrage.
Aas«nvS. m. pi. onglée. Il ne se dit guère que dans «ette phrase :
«Mi U» «lift» àlé$ dot^, avoir les doigts engourdis par le firoid. On
pourrait 1^ ^venir cç mot du latin angor, t. fr. ançer, incom-
WWRr*y , ,;;•■■•- ■► ';. '.if, ■ .T ■
Jlbi^. ad. et subst. tricheur, joueur qiu querdle volontiers. | trom-
peur. En Or. un angon est une demi- pique pour pécher les erustacées.
Nous avons. un joui entendu donner à ce mot une origine çrecque que
nous osons à peine rappeler : on disfait que par une mêta|bofe sem-
blable à celle qui donne à Cnmlfin h valeur de firipen, «yM» coude,
qui nW pas droit, avait donné irttii!>iii« à iUfen.
w
•'r'-
4^
m
•u.
/
ANG— AiNT
65
,11. de Reiffenberg rorthographie £119011, el le ùÀt dérirer de l'italien
• Inganqare et de Pcspàgnol Enganar : il appgiche ceruinemeot de \Tk
Térilé; mais nous n'atoilsr rien, emprunté aux italiens, el nousjirciis
quelque chose, plus près de nous : le v. fr. nous aire en^aner, ângannir,
cogeigner (La Fontaine) plus anciennement, en^igner, iroropçr ; d'où
^peutnêtre M'Tr. guignoA. 11 nous offire encore T^'v gaoe, traître, pàr-"^
jure et le s. ganelon, traitre-^Le complément du dict Ce Tacad. lait Tenir
gane de ganelon, personna^ odieux desr romans de cheTalerie ; c'est
peut-être le contraire : gaqe mi'a bien la tournure d'un radical cclt.; la
circonstance qu'on retitMite le mol en' Italie et en JEspague sans le voir
dans lo lat^ ni Fall. me Tayatt déjà £iit croire tel a priori. 4^ai trouvé eu
.' effet' dans Pelletier qu'on disait ganas en comwaiUet ganés en Léon pour
trtihre, fourbe, fripon ; cependant Davies n'a rien d'analogue. Ducauj^o
explique aind le b/ lat. gapelo : Sic dictas' a Walinole seu Guanilotie
'* archiepiscopo senooênsi qui, beneficiorum a Carolo Calvo acceptôruiu
immemor, ad partes -iranstit Ludorici Germanici.
AagMMr. r. n. tricher ; d'où le s. mngfontrie.
Aaia. s. m. anneau, bague : dMer à iania^ aller dk'i l'orfèvre
acheter des bagues de mariage. | se disposer à sâ«raar|er. v. fr.
aoiax. .
' Ikakt. 8. m. pièce de bois qui se passe en dessous d'un sommier dont
le botti est pourri 61 qui s'attache au ditt^^ommier par un bouïon de fer
-qui le traverseu
AA«lr«. s. f. aunaie, lieu planté d*aunes. La tejrmipaisoiK pro\^tHii.
selon quelques uns, devU teinture noire qu'on retirait] de l'écorce des
•ooes. ■ " ' _ ^
Ami^wm. s. f. AuEDier (arrond. de Cbariéroy). mûri tu f — mourir
s«r la paille, t.^ f. anseone, t. fir. eusaL er,' engraisser, sain, gnisse.
(t. ««yAûi) bret. sam. lat. sagina. -
iMff>*. s. m. perche armée d'un crochet dont se senent les bate-
Uart. En fr. t. de marine, Anspeci, leTÎer. celt. brj^. spec^vier^ Ad est
Fart. le. Iriandais, spakigs. Ail. spake.
iMlUto (fâfiw €). t^c|w de rousseur, épbelide. De lentille.
jAltlIette, aalyelle. s. f. targette, petit crochet de kt pour fermer
une porte, uue armoire. Ducange définit a^iclita : cardo qui iu RMribus
circumstauiibus Tcrtitar, t. hilhoi pour r — de bois.
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. t!^ foadw. iipcn d^ Tian. Cast coauDe fi foB diwii
'^^■ft'^MM: ^. 'fr. lÉianoii» jgBeaa d'«» fta, «Me nniuau > °
«^ — ^AalHÉI». («f 'É<i^ c*fil jB a^Mleiie, «m penoone ifà-niai|^.
' ^AnlMWT.Ki «'être pas fenne, branler. I^iooraer aat4Nir. | ^iter:
'^^miikT pêtki tkatibtr à mnir oo à fenn^Ja porte. L'aH. aatianeo
tipiMgprétfdre, fiiyr, rec h a ch ar, . ii^
>^ Atolfliu ê, m. WÊOÏMOÊmw ♦ Aoât (moiMod, tetnps d« moiMon) est
" fr.i isaif se perd ea fHmet, laodis ipili (çagne à l'étranger et a pénétré
' J«si|iie dans i«« palds allefliaÉl^i < > ~j
' Afft* •'• ■• pecebe pour le tir i Tare (Borinage, comme les deux soÏt
* iPMia). t. fr. appMt, aMàl, appio {ad pattun^t/Unorce. A Liège, hapd,
tol0l d'un pigeonnier^ ( ...
K^ f. ». pas, enjambée.
''^>''' JkpMMTi'ir* H. mareber, (aire des pas, mesurer par le notaibre des
** pat. #. afpasseo, aeiiirer. Passer, compas, AQ. abpasseif, oompasser.
te. ipatbri, pass«»^>.»---;"'-î'. vv :><,.. .if, , ..ir ^-s.^i»' -^.•
Jkfi^Uir Umtet sorta de nomi. mjmkx.
. T., a. aïooneer (la marcbandise). Borinage,
ê.m.y» hàplopm. . .1 i.
(mette), panser une blMSore .
.T. a. arranger, accommoder. $*emploie sartout par déri-
Uoù'éBtueaibkua §»^kk^ffMquét dont on se sert dans le aaéme setas
'^àltim*9/tj.haffe,
4f|i|Éi (demander). Idiotisme alL. demander qQel(}a*an «^quelque
"^l^feose; le^végÛM eit sotnrcnt fous-entenda : 4Mtié V vçiêpMiLth bé!
';ij^tm^ mffè», ts ne le foiè pas, eh biea I dievche le. . , / i
pMl t90yi,k-^i^^mfmtm 'tgÊàik quoi Ueni que,
llraignéc. f.-m</^". =:;:•■■•■■ ^. . :---...-,,^^.:,
'i^-'^MÈÊÈÊÊÊÊÊÊÈMJL^'yjlll^ d'araignée, t. tt, araingoie. ' '. /<,':■)■ f^H'
■ *«';f#|*
Il f. estragon» v. JrdyoM.
'M.
'■•.-'■'hi:'
ARA-ARE
67
.'<• r
ïeq
Al MÉK («te). reUcr enroge ou eo racA^, être afTélé,étr«<ipUK)urU'.
Mrmymr.n. ». mnjer.
Arsjél. f. ni. ce qui s«rt i enraj^r..
AHkaIctIe. t« f. s. nartioett hiroiideik' <|«i a les i doigts en avaut.
Le martinet à sang «loate reçu ci; ooni de la rapidité dt: s^m voi qui l';i
fait cmnpare» à an trvil d'arbalette. ^
Artkellc. T, AareAeU«.
Arder, ëarëcr. v. n. menacer de mordre ; hP. di(dc8 chiens. Ardrr,
arder en v, fr. signifie brûter. r% émrdkr.
Munmmr. ▼. n. vamier, «éparerje grain de» petites paiilet) qui > m)iii
mêlées. En fr. arener est an terme d'arcbitr
AjrestalloB. s. f. station de chemin de 1er (dans quelques vi liages) .
VrCorblet dans son excellent lirre sur le patois artésieu se plaint,
du délaut d'oreille de ses compatriotes comparés aux hommes du midi.
L'oreille dans le Hainaat est peat>étre encore moins délicate que dans
rArtots ; cependant ce n'est sonvent'pas pour avoir mal entendu, inaiti
parc&qn'il croit devoir, reformer ce qu'il a entendu, que le bas peuple fait
sabir aux mots les transformations les plus singuliâl'es.
JLorsque l'armée française entra eo Belgique en 1851, le$>oldat<> en
marche chantaient le refrain de Casiniir Delavigoe : courons à la Vie-
loir». Le nom de baptême Victoire étant très-connu, nos pay:>aus n'ont
pas douté qn*il y avait là invitation à M"* ViibtQire de courir, et ils chan-
taient en accompagnaQt les Français : courons, allons. Victoire.
Pom' revenir kfarrestMion, disons qae nos paysans ont cru qu'on an
trompait en disant station. Il s'agit d'un lieu où l'on arrête, c'est done
arestation qu'il faut dire; Us ne sont pas tenus de savoir qu'il existe un
mot laitin : stare, et ce que signifie ce mot.
La remarque de M. Corblet n'en.èst pas moins applicable aux Montois,
et je pourrais la confirmer par des exe ^pies curieu:;: ; mais il ne faudrait
pas rappliquera notre Borinage. Cette contrée popul«u«;a est remarquable
par sa délicatesse musicale, ce qui n*empéche pas que soir langage ne soit
le plus rode du Hainault
|{ti< entendu bioiides fois les ouvriers montois rentrer chez eux en
chantant en chœur le soir des jours de fête, le n'ai pas souvenir d'en
68
ARG— ARN
avoir JamaU entendu chanter aotrement qa*à ranisson ; hearem quand
iU n'adoptaient paa chacun on ton particalier. Il en eat tout autrement
au Borinage : aana a?oir reçu d*éduca.tion mudicale, les horain» procèdenjl
liamioaiquoment. Ceux de Framcriet aont surtout remarquabli;* (et
r^èat ce qu'il y a de pJuK boraln)^. Je me tuis plu» d'une (oh arrête dans
les cabareta écartes del Bouvtriêetûa eu du gvau pour entendre Je scon-
cerU dea ouTriers chartionniera qui organiacnt leurs chanta en raiaon
de levrs Toix, attributiht b baaae k Tun, la hante-contre à ràalr«. '
Aprèf cela on peut Caire, al Ton teat, nne dlMinction entre les gôna
musicaux et les «ons articulés; il est sous ce dernier rapport très cnrieux
d'entendre les boraina chanter un air d*opérafr. '\,,
Arg«l. s. m. articulation des doigts avec le métacarpe. | doigts dispo^'
ses pour lancer Vcourliau. roétaph. ongles. — <fe«t«i«A«,' vilain, mauvais
argot. D'avoi et tu tii argoit, être puni ; f'kéi tu §és magots, retomber dans
les mêmes habitudes, les mêmes foutes. Le mot patois provient du /r.
ergot; car argot, quoique fr. aussi, a de« significations trop éloignées*de ,
ccMes qui sont ci-desaus.indiquées.
Argoter. t. a. soutirer, escamoter, j^oler avec adresse. En fr. l'ar-
. got estle langage des voleurs : on di| le royaume ai^otique, les finesses
argotiques, etc. tes étym. sont fai^ embarrassés par le mot argot. Ne
peut-on pas pens«r an lat. argdtus, subtil, adroit?
Arfg9maUîe. s. m. homme de police, gamin ; peot-étre de Tespagn.
àlguazil, peut-être du fr. argottsin.
Afteqpc. V. AarloftM. * '
Armm, Andsltwre, Aniieluiré. v. harna», hamiskurt.
ArBake (fai dét). se dit au propre d'un cheval qoi s'emporte, au
flg. d'un homme qui se livre à de» écarts (Borin.).Ce mot peut se lier à
argnaga par le namurois Emauje.iy. am%a) Cependant je hasarde le
v^fr.amauder,tourmenter/etIet. d'argot érnacbe tromperie. Pourrait^oii
. invoquer l'esp. et Fit. arnèse, équipage? le fr. al>ien équipée. M. Grandga*
gnage soupçonne une parenté entre rtnit^fa,fmûuj€ et le IK^. ren^, cou-
rir, tracasser. all< rennen, courir, f; ,: , _ ,«,' .
Aralaga, Krgmma, RMrfàii. t. ni pétulant, espiègle. A
Namur «moiijfb (v. wmaivi). Diez cite une série de mots* espagnols aux-
quels il assigne une origine ibère : Arriaga, amaya, anaya, arteaga. Ce
sont des noms de ÇEunille. Le seul deveou nom commun, qui se trouve
w
M
AHN-ARS
H!»
dans les dict. etpaf(n. est sartH. rapport de higniï. arec notre — . On p4<ui
croire qu'à l'époque de là donii nation eHpaguoie, il y a en un individu
nommé — remarquable par «a [KHolance, et (|ui eKt devenu terme (l«<
comparaison (v.maghU). Ou trouve dan»i le liaH(|ii<: arraya, poisHon. Iji
lorvant nn peu, on interpréterait — : vif uoninie un (loii.son ï! l.a forme
rtniag^i pourrait induire à pt^iiHer à rciu-gàl ; mais ( ent la première opi-
nion qui est la plus M>utenabie.
" AmIloUe. toile d'arai);néc.
Ara«, Araen. s. m. orage, temp« oraj^enx. On m assure que rv mol
d'origine celto-bret. e&t employé dans qiielqiu>s eonnninifK du llainaui.
Je ne Tai jamais entendu en Belgique, mais je l'ai entendu dans le llai-
, naut français. Brel. àrneu, temps d'orage, (fall. nriiw noxa, damnuni.
Arék. 8. f. chose qui arréie, a(x:roche : Lés belle fiyci lé» vieyé Uuiùv,
trouve-lé loudis déi arok.
Arokler, aroker. y. n. et a, arrêter, accro<l«er. v. fr. alioquer,
ahoquicr, accrocher. Le v.fr.aroquer, arochl>E, signilie meilrc en pieees.
Diez rattache ces derniers mots à r(K;he, roc. JniM]ue là pas trop de dilli-
' cultes; mais quand le docte germain essaye ensuite de tirer roc du lat.
rupes, je ne puis m'emptkher de m'insur^er contre son autorité, quel(|ue
respectable qu'elle ^it; roc a bien la physionomie cell.: on trouve en
effet dans le bret. roc'h, dans l'écossais roc. Quant à aho({Ucr ii s<! rap-
porte au lat. hoçcus, picard, hoc, crochet do tanneur.
Aronuiin. s. m. sillon qui sort de limite i[ deux champs. A Liégt.',
rainure d'una bure pour arrêter les eaux et les conduire au carihou.
roye, raie. prov. arrega, aussi raie, basque, arroila, rigole.
Arolte. s. f- mauvais cheval, mauvaise vache, mauvais ànc. En lié-
geois, haroUe, haridelle, v. alk hreinno.
Arpeyant, «rpillant, harpiyant. adj. v. /larpe^a»^
ArpoK s. m-, poix. En ail. harz. en lioll. et en 11. bars, résiné. Arpoi
serait un mélange d'un motir.el d'un mot germàn.; il siguiflcj^l mot-à-
mot poix-resiae..En lioll. harpuis est la courée, mélange de suif, de
soufre et de résine pour calfater. En liégeois, harmfi et havnrpih. On peut
soutenir que l'arpoix n'est autre chose que la -poix aujnrioyen de l'art,
avec addition d'un R.
Arsaullle, AriNHiy^. Séin. vagabond, vaurien, va-uu-pled, gamin ;
tuUé àAO$ les patois bourguignon, normand, coaitois, picard. Selon Cor-
?•
ART-ASft
Mm (iiloMtire Picard) e'«tt mie apoeope en v.. h. garsouillA. Il ta
trompe.: 0. acTH.rol (prononeei ara) hol, trou...aMiii o^ett un p^o cru
à dira.
4rUiy«r. t. a. admirer, ref^rder, corilenipter. Ce ?. m s'emploie
^i^H'à Timpératir : orlaye tin pau ! quéeeii irimtl tailler a été employ*: an
▼. tr. pOMf cirtimér, amptcr.
Arllckan^ MiMvage. 8, m. Joubarbf;, itmpmvitmm lêctorum {{,.).
Arl*ll«. s. f. orteil, t. hr. arteil olortolle. bas-lat. ortcllaa et orlil^
lifa.Lat.ariiciilus. — de princhiu, ière de maraîa, ainsi nommée parce <
qn*éMe a quelque reaaemblan«e avec i«a nlea ortciU des carmeu déchaus-
séa qol allaient prêcher de village en village. .
IkMkttfî. adj. ébayl. v. fr. abayf.
AiiMi. eid. pour çhaiaer nn cbat. '
AaeoBaé. adJ. garanti, caché, à l'abri (Jemmapes). v. (V. esconsé,
abacouaé, icaché. lat. absconde^c.
AMMMtor, «««Niler. v. a. écouter, atcouter Uiaveine Uvêr, écouler
pour ep (aire proAl, avoir Touie assez délicate pour entendre les moindres
bruits (même celui que pourrait faire l'avoine en germant). Vir lé$ aveine
(^«îr, signifie tout autre chose: c'est attendre les événements. Dret.
scofiarn, oreille. lat. auacullare. gr. kmAm. Pétrarque se sert du
verbe ascoltare (soniM^ 317). Ascoater et acouter appartiennent
au V. fr. 4 ,
iUik«l. V. n< arriver, écheoir. v. ktHîXntomher. v. fr.eskeir.
AaltlnMot, HiklttM«. en bloc et^en tâche, sans compter, v. fr.
enscmbi'od. pd slgnillait auprès, iavec. D^t latin ad : puis sont justez par
anoujC et par MA eusembl' od e|s tels XX mille Français (chanson de
Roland). ,fj '' ' ;... ■ -, \"''f* i-r,./r'' . ■- ; - ■• ^ , -
AiijpcrgelU». a/ f. goapilloni aspertolf , aspei^èa.
AspeH. s. ni. eta(j(j. expert, v r
A«|»lr«ll. a, m. spirale (de montre). . ** . /
\A«|M>ayer. v. a. appuyer. bas>lat. apj^iere. podium, appui.
AtMifer. v. a. essayer. On ne prononcé pas comme en fr. esseyer;
Vk se fait sentir. Bas-breton, a;ciaéa. dialecte dé Vannes açsai. Italien,
asaagiare. Basque Enseiatcea. v. iayi.
':yf AMHudNi. ». m. assassin, faiain — , oommettro un assassinat.
V AfiMtol. i.n* u dtchaip. pièce d6 boto placée en dessous d'un
ASS-hATA
71
■oromier, afln qa« ptr son poids 11 n'éoiMe pM la BiAçooneHe. fr. ab^v
lieg, I. do olMip. . .
AiMM. adv. notttno parlons do ce mol quo poor moMionnor sa k>ii-
Uixe emprunté*^ à l'ail.; ou dit : binnUM «M«f (Fain MU ^iU*. Il ont assiv
ooiHcpl dVji élre iltûbarrasaé. Du mau, H dés rme —, h peiiu!, diflicile-
ihent. ["niaiHempi — , il lui tapd<>;
AmA. s. m. e»sicu. latin, axis. AU. açhae. Q. as. || acior; daiM la der-
nière Mi^iAcutioo V. aeif ' ,
AMiiller. dépenser (n'est usité que dan» qm^kiues viliagoM. v. I';iri. lii-
léraiuro) oasillé est un v. mot fr. qui signifie mvagé. Ou trouve dans
Porceval : TaKenl ol la terre eMillé[L qui fut tondue cl panùlUM*.
Anslre. (h'), ej m'astit; éj m'rwWnit, ej. m'ai iUêi, ej 'm'asiirai, qm'
j'm'ussiâ'e,fuéfm'€Miê$e.
Aftiakier. v. a. attacher, appliquer, bret. stag, slaga, proveuaiii de
tach, gaël. lac, clou (v. tachette) d'où Fit. tacco, l'esp. la<;li(), \e. |M)n.
tacha, le v. fr. tassel (y. Uûsiau). basque, eslequatcea, allaelicr. I'<»)|t
rendre attaquer, le bret. se sert de tagaaulieif de staga; N(mb.au>bi, uou^
nous gardons de rendre attaquer par -'.
Asiarge. s. f. retard.
AsUiPgcr. V. n. et a. retarder, s'attarder. Liégeois, (M(ar(^(. v. H.
atarger. Du lat. tardare.
A»l«ker, Aslokler. v. a. flz:er, arrêter, dresser, ^^layer. || (Igiir.
éU>aiïQT:0tiebieHelàe$t astokie^cei animal a mangé un Im,) gros mor-
ceau, il ne peut l'avaler, || s' — , w. lenii-, se mettre debout, wêtokic. Ail.
stock, bAlon. V. fr. estoquier, boucher.
Ai»trouer et fflroner. v. n. ol a. recouper les brauclics (jketrons)
d'un arbre, d'une haie. fl. strouk, tronc, lat. truncus.
Astrui; (d V). on étançon. se dit de la position dune iiirre Av fer
fixée d^une part dans losol, de l'aulrc au milieu d'une colouiic pour la
soutenir, de celle d'une poutre étayanl une maison qui ineuace do
is'écrouler. V. «(riiiU^.
AUM|iie4e mouliii (fort. comme mne). Gall. alteg fulcrum, fiilci-
mentum.
Aliiqulepr. v. a. appliquer, porter. -^ mne ca2of(«, donneiMiu Kuulllit.
Al4iqaol..s. m. rondelle de cuir mouillé dont les enûtuts se j»urveui
poiir soulever les payés.
V
%\
71
ATA— AUt
(0. M mMlre à UM«. ^
Al«b^B«r. attacher comme uo thieh Test i ton nattro; ne ae dit
goéuM que âana 1m parife* <1<rHoriiiagA où un chi«n s'appelle ktké.
i^UbU. MmwÊimtm,Onomkiopé€. Ia^ liomains )>ar uneeapèce de Jeu
de mot disaleni : tibi Jupiter adik, coimne uoua difOua.: Dieu voua aaiiale.
Alclrf, V. i.jlleodrif. yr.ier.
All«ir«^, «atlévés. ▼. A«flftdl.
AtoMbcr. V. ■. échcoir, aarlTer, eoinelder : ça «*ro< hé atombé^ ce
aérait une néceult<^'bièn aingtiUèn\ une eoincidencc bien remarquable.
Ess€ raimdageaîoiHbe au iainl-Anéré) son fermage ëclteoit à la 8t- André.
Aloal. s. m. soufflet, coup. Ce root est Avnçats, niais peu usllé
pour signifler ntidifraE (au jeu de cartes).
4 lovfl lea Jé«r«. chaque jour : fitêl t* eataqw d'à lom Uê ionri,
o*est M>n babil ordinaire, par opposition k : habit de fiète.
Âtiimm. f, hùhiau, ' .. ■■■ ^■■- ■ ' ■ ^ ;. .^
Airieaye. s. p. attirail, bagage, lat. triée, bagages. <
Afi, jkym. adv. où: ayu d'allée, où allez-vous? les|^oliers s'amusenl
à écrire ainsi Tappel d'un enraut égaré dans un bois : E,<P, A, U, S, T^
cb^ père, où éteç- vous? ' «
Quand À!/u est suivi d6^i(-«i», Il se contracte en Ayuss: Ayutt-^vo
dalUi, kon ? où donc allez-voils? i
Aakeir. s. p. argent, fortune, écus : e' (' enns coumère qu'a
dés — ,ce n*élail p«s, coibme on pourrait le croifo, une monnaie flrappée
à l'effigie ;des archiducs Albert et Isabelle; çar/fe mot existait dans le v.
ft>. avant leur règne. Il existe encore dans l'ài^ot fr., il se traduit ^ans le
fourbesqfue (argot liai.) par albume (i). > t m> f i > -*?.**« .^
Aabnii, aubln.. s. ih. aubier, | fig. fraude, dé< mauvais aloi. En te.
c'est t'alture qui tieùt le milieu entre l'amble et le galop, ^'«^^
Avle. ce sulUxe fort fréquent dans le langage borain : %râiMle,
(ou(«, etc., est une vieille fofme fr. changée plus tard en avle, able,
pour se rapprocher du lat.; c'est un rqsle do ià prononciation ceU. : ayrl
eM extct^nemeiit fréquent en ffiiUoi* Jkyi es( oonuaiui 4» baase^
w.^
.hh^'
1(1$ UiBitwllM>î(o« «rbitkî«iMÎ ii«ti ni^^^ dont^e rey«Ul«nt * tl "iM
«Im flto dM bvKmi poMAuMnan d'an flçf, BomM jinMrf d»nt 1» anAjen-Ag*. Voilà, «lui
4ooU, l'drtglno de TmiuMMloa p»ioiM | il • 4m mlt fit , an patUnt d'un hoaun* qui *^|i
. fioripat.' ; , .. ■ " .
)!,,■■■:■;■ , . . . . , * '•; . ■ .■.î.<;4;-'V,..,,!V,-.
■ ■■■■■.•• ■ • ■•.■■■ , :,■ :i^-£-:^"'<---
■!'A
AUM-^VE
73
les mou taol, itaol, diaol, sont, selon UcUetier, la brctonlsaiinn dv ui-
bula» ttâbulum, dlabolus.
A«aMlc«^> f< g<MiiHM! (Charlnri)y). Lit^p, amaic. V. fr. amaillo, aii-
maMio- Lat. animal» Barbazaucite lolat. aumcua, qui serait pliiorappio-
cbc; inaiM Jo ne ronnais pas cet aumcus.
Aaa« (de M^ns). mcsuro dé deux pieds et demi Hainaul. y pied.
L'aune se divise c|i4iemiQ, quart, huitième, taille ou (icixièuU',dewi-Uiill*'.
ou trente-douxièmo< elle égale (\^. 75iS4.
AaMlle. s. f. aune qui n'est pas rncorv arbre.
An |ir«îiai. adr. sei^leroenl. Les Liégeois disent n prtum m ;i j>i um
On ne Ijemploie que par rapport au temps.t tandis quo foquc m' «iii ilu
noihbre etc. y (ait au prt%m brun. Yn*9êi qu'au preum temps de r'ciner.
au prisme est un mot du v. langage- français, prima soun-ciiicihIii liora.
Avaler, v; n. et a. t. de chàrb. creujKcr un puits dCxirac-lion. iji v.
r. avaller, signifie abattre, a^jsser, enfoncer, lut. vullia.
Avlcrg n ée. t. db cliarb. buffe qtnii l'on creuse.
AvaloM. s. m. gorgée de boisson.
Avalon-toMI. s. ni.'goinf^.
Ataa. prép. sur. avau lét camps, sur la <;an)|)agnc. dvrivc du v,
français. On dit encore à présent, .^vau l'eau, an gré, selon le cours U«-...
AvaaiHBl. avaa-IÀ.adv. ici, là, aux 'environs.
Avee, avé,' aviea, avoa, av||. adv. ausiii. I d'à avec, il en a ausni. v.
fr. avoec, aveuqne.lat./ab hoc. iPuândr avec est prép.', il a la KJgniticatiun
f^., et prend un régime. AlOrs on prononce souvent ave : vie avè mi.
Sol<Mi le génie des langues du Nord, ce mol vient en conipo.<iiiiun avec
les verbes et sans régime : aller avec, fVéquentèr, re<;ht>ixrlM>r i>ii
mariage ; v'nt avec, accompagner. Em capiau est toutneu; pau mouvai
tempi-tjé n" peu ^nié sorti avec mon cbapean'esl neuf, je ne pui^ le [mv-
ler par Je maityais temps, avec ou aee s'emploie |K>ur outre .ave ça
qu'elle eit laide ft vieille.
AvjNfel. V. n. venir, y venir, avié co, viens-y encore.
AvelBf). s. f; avoine. Je ne' donne ici ce mot qu'à cause nie su pro-
nonciation. Nos campagnards prononcent avaine ou à )m>u près ; mais irs
Montois donnent à la diphtongijo un son dillicile à reprtisenter : c'chi à
peu-près comme at>oNaiii« ou avuainè. Il eu est de même pour d'autro»
moto comme Antoine.
K -'1
V
14
ên^»^ù
<>
I. i4). résolu, ||«iUém« •émilUiBt. U v. fr. «vorlMM «ignifle M
roDlniye lourd, groMler, M tienl de UU. haveriin^, leloole complé-
mx^yiu dicl de rAcii.; Je ê» eoiiMiU pM cet havoHiog^ i^ '
^^^v«rlaM«* •. t «vtHieienMmi^ f.i|h< •'' .:%•,; .
- AvHa. «4). courert de récohAs. Latin, vetlIlM.
^ 4tii— . •. f. p. nVoltoa tar pied.
A vIm^. t. f. nedoM, représentation dc-b Wt»t du Chritt. FiUU
d** v<«r0f, DU d'irilgn^ qui voloiii daim li« duimpa on automne. A
f |)oyrc«Mioti t/ avoU iH'amêindi's belle t avitrfM, Il est clair que c'est :
Tavierge tiikatitiiée à : lai^er^ ; nais on ne oolle à vierge une portion de
' Tart. que quand il a'agit d'une auiue : ainsi on dii par eiobni. : sainioj
AvlMé^.»a4J>irir, remaint, A'étillani.
\ ■'vT^^-pHil* /lyt 9il< «^ f»* êw-êtj^ w^;
Héfaibédubonhiur: '
. EUei*t ktaà^ e&mme ennt morcolfe.
AvIaeTi Ce mot en fbnçais signi0e imbiber i)e vin. I^igarément,
rhomme avhié^t celui qui boit beaucoup. La jambe avincHv est celle de
Thowmeim. Le patois donne à ce mot une valeur plus étendue : il l'em-
ploie pour étrenner, conunencerv pénétrer,, iqibiber, mettre on traita.
p. On dit «viMer m' ]^pt> ~- ^ne /i^e (obscène).
■'iiH1*»,M,
'v'^f; A
lAnrkwr. v. a. Ce verbe qui a en Ir.moderiie diverse aigniûcations, a
: entr'autres cdle de : voir de loin. En palois il a conservé k valeur do
Nlanclen langage gaulois; c'est-à-direjqu'il signifie: voir de loin ott-de
>)§iéi| Indistinctement,, ou plntdt rogaider, etmtempler. brel. ^rvesl,
âMié! « t. invention, idée, moyen snbtU, proôédé ii^^i^ainiMt.
(A*t.f^$é, (l'aviser. Avisse en fr. s^^ntfie fer» cmivfe, eK};»4i'ltis*' .<j . ^i
> ,'. â# l | l y x. qui a de VwiiM:t^' ;y:#v^-|^^i^î^l^^^'Hi^''^:4^.:-
\J^ «Mr; ttv«|. V. a. aimer mi^QX». moins, autant, /arot mmm «à
(en qu^quea villages olli|||iij|||»i *<i<<>t l^urais mieux aimé «eltti-ci
i 'que celui-là. On peut croire que la ccuftistc^ a eu lieu à eause'du peude
^^i^diOérence qui se trouve dans la prononciation entre fai et j'aime; <||»'
If pendant II faut savoir que les ail. disent lîeber baben, lïMd. litt. vmr
■ w
r 'S
AVR— BAB
7.\
(Borlnagp) ; c«ltoi4à' Mén dëcid^^iiMiit oKi ua gfriMniiiiie : Hfb lialNMi,
Iruduii liitéralciiifDi. Comme «n pli., \c» (k>iu molM m* M'pdrçiit : on i)<>
du pas : fai hier u n'uinfant M, mitAnb/ai «' n'ûinftini Id kin'. v. kirr.
Au r(^ ks V. Ar. 1 usé 4e ce géniuRMiiKir: qm» Mi vuIhùi (hvuI nioli clii<'r.
(llibUau du boucher d'Abbcvillo, par Kuslacl»<> d'AiiiitHiii). .
s. m. ibllo avoiae. Lo v. tf. «privait uvron et havron. Li
f^orthogniplM) lui aasigne une oiii^iua laline : av(>iia ; la iHH*ondtf une
orluiiie ucriiiau.: ail. haber, hufcr. fl. havcr.
Avni4»IN». h. f. espèce d« illel |M)ur la ytévhv, abloret. I.oh l.ii^giMtis
dIacDl kavroul. Kn 0. bnvenel, osl un |>etil 1U(>1 eu ruriiu' de nao ii<l;i|)i('
, à deux perches croi»ëes. tr. tir. baver, prendre, MiUir. goiUiqne, hubaii.
Axlmle. interj. pour exciter les chiens à se battre.
Ay«. liitcrj. de douleur- y- i-.ba^.
Ayle, AyM, irflM. s. m. narcisse des prt^, i^arciêtus pieudo-nai'
ftltiM. Ce nom d'ay^ lui vient de celui d ayant qu'uu lui donne qaoliiut'-
Toisen fr.
Ayer. adv. hier. Espagnol, ayer.
Ày«B, allloa. 8. m. V. Adj/oN.
. adj. qui est sans travailler, les bras croisés, fr, oisiC. laK otiosus.
Namur. am>, aise. d-x'at^V, à Taise? v. naw. goib. azet, comuiuile, v. fr.
axant recréatif, prov<^ axautar, réjouir, irl. azaids, s'asseoir. Dans cette
,açcumulation.4i»-inots, je no vois.rieu de trtis-sulisfuisant. Il ne faut pas
confondre le liégeois «K^'au avec notre — : esse adjau signifie au contraire
-éité eu train, en mouvement j corruptiou probable d'être en jeu, et non,
comme le veut Diex, dérivation de ad. aptus. ' ^
. AiMNill, Ijwaye. iuteij. pour anuoùy^r que Ton confisque. F» i
oxouytf tur léi courd'aux, saisir les marbres. ''
M. Gnndgagnage compare 06 miot un v. ir. ouïe, oulle, esp. olla
(pron. olia), goulfi^. ' ' .
B
)is eiï P :
se change quelquefois evf P : Ai«r}M, herbe, fforb*, gerbe .^
. s. f. amas d'eau trop petit pour mériter le nom de flaque.
^6
BAa— bAl
ou MliilMi jb«b(i%. niMiton Mfllant, m^iilon |M prrKoiuMl
aytiU perdu tondimu. Knall.kiun iMH'ktw» ii({iiiNe iimi«'Ihi^. KùmUo-
kWut nlKhiQt^ iuf!iiu>n d iMckiai, Jou«.
JMakkBfciis. s. r. |».graudet ièvr««, ^ pallet d'uof corfi.c|lte. fr. btllioo,
l^m dflf vielMt, ém •iiigtMi. v^
BaUla. «. m. UnlMkilki. m dk drs r<*nimct. Ar. iMliovio, rtp^ de
HJugei balMMiiner, on fr. «ignifle fairo le bouflon. (lymr., Irl. ImImd.
eillliUl, |N»U|M««.
ll«M«ll<^, bab«fii, tefall». t. f. bagatelle, ba^ftccArte. ten IJi^is
(louuciil i uuti bttMM^ carte le nom de fnfioM. Babluêlt i Toumay C|il b
luelasHC cuilc que uoui uonihionH labUtUi. t. tt. babôie, fr. babiole.
H éIh U .- i>' m. fettime bona»M. En tr. b«li«ia kignifle fant«>(nc<
ombre, en v. tt. ao.t, niais (babuitti I.) 0. babok, lounlaud, rutire.
Wtmm. a. m. aage, mangeoire. è«>(l« d 6otr# au bûe, bêle à manger
foinv Kiam. bal^uge, jaue. Àll.Wk,|ilat de rëqui|>age, ganM^\ En IV.
gruiide cove de pierre» "^i'aj.
'Êêmthmr. v.a. baisser, l)e: bfts,quilQi-mémceslceIt::gall. hHk^. Bas-
bn«i. Itai (en parlant de Teaa).
Ramni. s. ni. pièce de lard. En f.tt, lard salé. b. lai. baco. gall.
bacc^u lardant, ludcsq. bacbev porc. *
Bain». 8. f. gueule, goumiaudtbe, goinfrerie; dialecte dWix-ia-Cba-^
peile Baef, gueule.
Bafl^. T. n. bouffer, manger avidement. J*ai donné ce mot que Ton
peut pourtAot entendre en France avec bâfrer, brifer et bouffer. En v. nr.
baiiflrer, signifiait manger goulûment. Armer, brifii, manger avidement.
B«y«, lMili«. s. f. baiser. — a mkcuette, c'est-à-dire en pinçant
les joues. •
ll*y«-««, s. m. lMiy«lre, s. f. barrière.
Bayer, y. a. baiser. A I^idur, bauji. A Uége, bâbi.
|ll«y«ra. s. f. jonction, bàisure.
Ilalllc, hàym. s. f. barrière, c)Otur« de prairie, v. flr. baiUe, boU.
balie, garde-fou, balustrade.
Bi^««r. s. m, abat-jour.
Ilaàlar («*). se courber (en parlant du bois), irl. bAc, galI. bac'bu,
sanscrit, bak» courbuf^/.,:'î ■-.....-,■ M' ;•';«• ■•'■■.-•" ,;v>^
llabia, kaUw. s. m. solle,éUHirdie. A Fleuras* baloucho,i Liëge. ba-
BAL-BAN
77
low, haniMUM, b. Vel. iMlavMi, papillon. Comiuirt'z ikHit mol moi-
cuKttR. V. fr. baloyvir, vulliger.
Bdlayclltt, à«ll«ll«. •'. f. pf lit balai.
B«ll«Hlk'-«i^ilaa. Jott d'cufonu. On plare l'un ^rt^Hvilo j'aiiirt* I(>n
^(roiui|>eaux ou bonnets dcH joueurs. On rbor('l)(< à lognr duiu j'uuo dos
coIfturM une ball«Jel«'H) d'a«««i loin. Si rela r^uRHil, celui à i|iii appnr-
lient le cbapi^au.la rauiajiiM; preslcnteni «i la jette ronim l'un ou l'autre
de se* eaïuartideA qui aenruyeat. Celui qui est atteint doit venir olDir
HOU dot et chacun lui lance la balle ài auei courte distance. Si pet'XMino
ii'a étë touché, c'est le, nialaiiroit qui doit Kubir la punition.
DalIcr.^.n.tepriV'ipiter. Sedil»urtouldo««rloiM quiontrompu li'ur
frein el que l'ouvrier ne peut' arrêter aur le plan d^live qu'il pareouri . ««le .
gai;» en gnçc si^niiie lancer, d'otV le fr. balle ; cepoi^lanl il-esi |>ern)i<i tii*
douter que lo gns: soit pour quelque clnvie dans le mot 6aii#r. Le mot
balle y aurait plutôt ilonné lien «ni (k>rvant de ternu' de comp:ir.uson :
partir comme 4iue bulle. En v. fr. baUer signîAe danser les l»ra>i pi'n-'
danls, etc.
BallM. s. ni. cerf-volant. En fr. b.inon signifie aérostat.
>. hanneton (Kleurus). . '
). s. f. p. joue (on ajoute presque toiijours : gros5ie>.
Balasée. tuilustmde. Celt. bri;t. balusd.
Halahi. s. m. tremblemeut, (iéfuut'deA'nueté, surtout chez les rku\
ivrognes. Il ne se dit pas du trt>niblement (»ar la crainte, par le froid,
par la fièvre ; alors c'esl Irianagt, Iftaner.
BaJabier. v. n. hésiter, trembler. Avoi l' Mtin et Miiner né sont
)>as m tout la utéme chose; le second n'est que le ligure du premier.
Baltin doit avoir la même origine que l'itulieu baizare, bondir, balzillare,
sauter, saolillêr. Ou serait tenté- de rattacher balziner an fr.. balancer.
Celto-bretou, balançai ; mais tons ces roo^ se rapportent à la racine bal.
Balmlmlg*. s. mx hésitation. ^
>. s. f. oTgie, f^e, Ivresse, riboie. '^
•. V. n. riboter, se divertir, s'enivrer.
'. s. m. qui aime à bambochtr.
I. 8. m. sabre. £■ ft*. pop. personne à jaçibes tortues.
(tm). poisson ^i n'est pas ft^ais. v. jtiehom.
», 6. (. uumne (arr. deCharleroy). C'est un vieux mot fr., encore
to '
V
78
iàN-;iiAii
emplQjré en laa||tge comnktircial, pour 4é«ignef une grtude UMUie oarrée.
Gall. iMocyr, corbeim, bt»4M. bMtUlii, eitia, otrMt* '
». M. ViMikr, Ikbricaifl à»èfmMÊ»
y— . •. ■. iMywB, HMire, kMrèMid. 1. totr, ail. kiwr,
ptyMB, Ar. bïlmird.
JtofBtl. ». M. btteaii t«rv»ul^ la Mvi|pUK)a d« Mom. Indrp«iidain-
ment d« la pai1i« riêvn^ à l'habiuiion d«« baletltrt qui te ih^iiiiim
/H-VM^, il^diviaë ça T^xmpartimeuu qui m nommenl Hm, mar/dirr.
INrMilM m «MAI, fMraulf n «ii «m^ ovtrfwi, jit«d dt ëenièr*,^
». t. r. Il6u «Ml r<Mi fiiii ka kfuHi,
t. 'n. OMvrïer qui ira^Ue à coufecUoon^r
dea >a|ii||i.
(fUai^. t. du |a« d« |imHcm» qu) t'efloploio aii Agaré pour dé-
' : élre.eo lieuda a4reléi C'«at la localiou Dr. itNicifer baità. Ledict.
de TAcad. déHuitk JMMle barre : Jau de course ealre des «koliera ou dea
jeunes yesa qui se pajrugeui eu deux campn opposés, matqaéa ordiual-
reuietti par uo aiHoo ou une branche d'arbre. * ^'
Le mol atec aea dérivé^ pourrait bien, d'iq»rès . cela; provenir du
celiO'bvel. bar» braucbe. Il ^'wiaia jms, que j« aatàt", en t.; aaaia eu
ail. on trouTe barreo.
. BwrMlle. a. L peau qui pendeo dessous du bec dea gallioacé». Ce
mol eu fr. signifie guimpe, fprelio, batterie, etc. .
BwrUHMi. s. m. péricarpe des Ihùts i pépins | opbrettle des poié-
soul. En fir. espèce de poîssou,, s^ moustacbes. «
Maribfyii. > m., peintre en bâtiment, Kn Àr. baiitouilleur, mau-
vais peintre, etc«
t. f. fleur mâle du noisetier, £n t^ Ar. berbigeotte.
I«, b«rr«ll«.a. f. bonnet. C)elto-bret09, barret, aU. barrait,
b.4aU birretum, lai. Nmis. En Or. barrette signifie bonnet roi^je
de cardinal, petite balte, etc. ï ftU éé 9mtk*é Ime litf kiié mu
»Mf ai < a («I). cri 4i> aàaia^ diea baiellera en grève. 1^ t. 4a niti-
galion, barfualia eat une sorte de bacXpour passer les rivières.
I>fl.s. m. t. de cl>..sonuuo ^||i(i^||^,i!|i||ii4iJ9!^
myenienl d'âne ^rêauor. ,aj4j^^*!
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JÉMflslii. 8/ n. |»erce|»iètt( l« b lax« d«s btrri^res.
K s. lu. fl«ur (Im champs, ^ifAa^#ff#ftnn. \ Marron, frail. «
I. t. m. «ooilK'reiui^l est Mogulier que luaroler et baroUc r
•oifoi fraoçaitel quetARor sf k soit point, an moins dans le sens mon -
lois; car barots signifient le« pièces de bois qui srutienneut le pont d'un
DaTire.
ilar^Wfif. s. r.barquc. Celto-bret.. gall.. fl. b^rk. bas^ l, iial ,
esp. barca. ail. barke. . \
Mhirri 4« ««p. s. f. nuque.
Warrt A MUMllaa. t. /. pbnehe attachtn; à uii«* mumille ci quo l'on
arme de clous on do crampons pour suspeiMire di\Trs uMeiisîl<'5 et no-
tamment les c«iiii/ffe«. t. jte ntol.
BaKkM. s. m. «fcole buissonnière. A Licge, h^rutt.
0<trçilMN et BartlU sont bien de mémo soucIh\ sont invn fn'p'
et »<»ttr ; ikiisqud es! le pèrç commun? V. rffft«ri«^.
.Mim ét> •iîi^>£x$angue.
Batin« MMiV«g«. s. m. plante, em^horéia kriiosrvifia.
MmiÊÊm tiHM^B. s. m. ci f.'btrine't, lieu d aisance, v. fr. bas$«scha(u-
bre. Esp. baxb, b^.lat. bacia, ba&sia, gall. siambr, caméra. (*oiK-laTc
V. flr. cambrois.
Wiaèée. s. f. boriiou. partie du ciel qui semble toucher à la tem*.
H kauét nikierkiéf^ lliorizon est char^ de nuages. ■
JImmu ■•le (ni), loc. adv.. secrètement | saiu» bruit |{ sans éclat '
mode&iemeut.
IBamér. a.lMki^iuer, êtuver. Eu ft. ce mot si^ifie trenaper h laine
de colle.
*. V. a. fairci no cbartrart. Ik bassin. Y. ail. bectri, bechiu.
t. s. m. l/lâ d'Uolleatt. v. ce mot.
8. m. Sebastien. *
ï, 8. m. bllMi. Esp. baston, iluil. basiooe, bas-laî. baslonerius
et bastoaicum, d*oà, Ton p«ul conclure que h forme primitive est basto.
>, s. f. contrcTont.
(rtinét). dtsliëriler.
I. s. m. boaiAe beuiieui j[ sol. Ca fr: baloau, signifie personne
* éloùrdie, troublée. Et fmnÀsm et» — de Si Julien patron des fùm.
^
\
V
80
BàT~«AU
On représeote St JiiUw dans om b»rqte. Ci «Munaît Si Mkm m
SiJttyé, ta naifdn des (oas à HoM.
BmI|««, s. f. piorre c«l»iqit 4e S pMicet de oolé daot U0eUe on,
•ctlta 1m piècM d<^ fer qui tenrtnt à Mi«pcndrv W« porlw, feaélrM. I>
mot est ft*. pour désigne;, en U de nenuis., l'entailh» fiiite à une pMte«
fentHre, «An qu'elle jôifne nlenx. J[jti fr. c'est «otti le papier Imiui en
ttoe f©i«.
Wm^t^ iim Um. i. de ck. v«iscff«, doutptor, OMitmor tes ctus, en
dcUamuer «ne mine.
Qmm Msca renutqnable r ni tallt iii te* eo«p6«i$« «Wlit, I* ri^
èébmttf, qttoiqu'erapninu^ an (t., n'ont hi sifuilk^tiOtt fr. On donne
p0nr origine à battre^ nu «wi innsilé dans ta latinilé etassiqne : ^luere
0^ baitaere, enplojré pac Ftante dans ta aigniSc. ^ a^eirrimer* taire dé«
Arttes» •
<lettx qni ainent le$ origines cdl. tronTeront saiisAK:|ion'dans riri.
tMili|, rarm. bai, bAton» le gall. baeddu verberare. Le tat. et te cell. 4Mit
tti»e origine commune iia^ te sanscrit M. battre (Pielei, Pv 1 15).
P«lle«. s, f. p. compagnie, accointance, i^dei-YOus : «ot< m»
teillm, avoir des sociêtéa particulières. Ce mol provient sans doole du
T. Arauçais ba«t, ébat, on du t. tt. bade, (KTolités,T. étendant Alkmié^.
I. T. tê^fm.
»y«. battre monnatet.
s. m, ariMre abattu et ébrancbê. Allemand baum,arbrç, baueo,
b4tir, bitu-boli, bois de cbarpeote. En (r. sblivo mise en travers pour
aflbrmir kbordage d^in navire.
>>iwtaéHn. s. f. jenpe fitte (Cbarieroy). Lié(^, h^etik, h, an pen
vieilli, baebelétte. V. ftr. bace, bacelte, bacîieUe*. vaceUe, baiselette, .v.
Ar. bassier^ baissier, jeune g^urçon, fir. bsckelier, b. tat. baccatarins.
N. Gnuidpgnage croit qne ta i^ne est te bolL ^as qui signifie aAttre
et g^ircon. CbevaUet te rat>pôrte an celt. : gall. baçgea garvon, ëcoss.
be^j. petit.
s. f. ignorante,
s. m. instrument dont , se servent tes ptnrsonues qui lient an
ro«ett po(ir dévider leurs bobines, -^ est fh|açais quand il signifie àne.
tmdM 4t'Mrttir9« fdmU fwc (trr et n'ierilMre, CI lin dM partage avec
■\
X
BAt^BIU
8i
H jmir ti<mt H em.M kii le, prtYil<rg«> d« fournir le te&le cTuM dxuk» «if
prpTeroe* ; '
ftminén invkt à nain kmudH
^ ro fmi «tu p^ é t« imx. ^
rJ.
Pv V* kiffjkm ra 6«ii^(,'piM f«'j< ira rmâi.
BmmU; t. b. meUrv i prix. Omî hmudUT denundeni les oAtctcrs pq-
hlkiâ; prép<^«é$ aux vrttl^. Eu fir. e'esl mi lerme de cti4s»o. qui signilic
eidter les c%.ieiis à abô)^r. v. ûr. baud. il. baldo, iusoleat. joyeui, t. h. a.
iMdd, gotb. balUis« lordi, a curur ourert.
Maait^ Immum/s. f. on ikkino co imiu au\ direr>c$^ r«|WHTS do
menthe^ qui croissent san-î culture H ni^oie à de* g«>ure« qm y
r«ssombleot comme le bniiuiu — en (r. sjuhsi. m/dimt b sipiif. est
peu diO^rente : herbe odorirerante. espwe de nKoihe, etr. (ail. batKOi
melissa apàsthiiE^ (Darie^). Ce galkns est probablemeut emprunte. -
ihiyarii. «s. m. brancard ne serrant qu'à porter les morts. En îr.
OQ donne le nom de baillard au brancfard ée& teinturiers pour èf^iier
ks soiemLe baprd est une civière pour porter toutes sortes de (ardeaui.
Naniurpi$^6«yaH, liégeois 6«k , bas-lat. k^àoiula ^leclica) ; b;^ulu$ daax
AmmienHircellin seroble^siigitfier porteur de mort5. .Ul. babrr. civière,
tùère* 0. baer, brancard, bière.
Kf«r. x'. a. doniier.^>fc^iner. I^rçr. r. n. signifie en tt. regar-
der boycbe 1»«aiite /— après : d'esirerTt* t. fr. disait', comme nous au
fut. Je barrai. Cf$t\i b^n fu «lu kié n»in béroi fnié'à i mèr*.
. ' ■ 'V* - ^
\U fijft'à wutriir
» ' -
s. 1. tarte commune, grossièn» 2 p«»a de mouton tannée.
s. m. imbéeilKe^pnt bouché.
W^y y», Mé, Um. adY. bien || s. m. plai&ir. bien-être, satishction,
B«Mt» keywi. Su m. imbecille { bègue. Ce doit être b mènie chose
que ba^tid; mais badaud répond surtout au b^vt. bader. tandis que —
se rapporte plu$ particulièremeot à réci>s$. baoth, même signif. peut-
éuv, pourtant nes^;<« que le fr. béat nûlgré ta dUlereoçe, de siguif.
X
f
<à.
..<S!>
t
1 '
*f
8i
BKB-BEN
M é fcé ié. i. t Yiabde (enïapUn).
s. m. pireit, oiseau. Espagn, bequebos.
». s. f. habit d'otivner, habit, veste.
Bechar«n. s. m^ bec d'un pot pour qu'on verse-plas (acilement.
Bee«l. t. m. baiser. Ce mot provieifi sans dolile de bec. Selon Sué-
tone (vitell. i8) les Latins ont emprunte aux Gaulois leur mot beccus
qui a ipsuite forioé Titali^n becco. bas-bret. beg.
pkMkKt. s. m. mouton (enfantin) | vers des noisettes, des poires.
DieE cite ce nkH avec le fr, bidet et le berrichon Bide, vieux mouton.
Il leur 4pnne pour origine commune le gaéli bideacb, très-petit, bideip,
petite créature. Il compare le |;ymr. bidan» être ùiible, bidogan, petite
^arme.* ■
BëgWt. s.JD. bègue. A Liège bdbQ, bekUu. v. bot.
Be g— , appellation d*amitié usitée à Quaregnon ; elle ne s'adresse
qu'aux enfants. On dit aux très-petits enfants bebegne, aux personnes de
certain âge ehegne. La terminaison en egne est chère aux habitants de
Quaregnon. Ils prononcent ainsi tous les mots terminés en in on ain et
hii dpnnent i^peu près lé' son de eugne. La remarque peut s'appliquei*
à une grande partie du BorlBs^e. Selon d'autres personnes, begne doit
s'appliquer aux petits garçon|, che^ns aux petites Ailes, v. ehegne.
* Begucr. V. n., bégayer.
B«galm»(. s. m. grand be|
Bék.exd. de dégoût.
WHeUifÊÛe. s. f. Mfîë~ée-bâquet. v. fr. bilandre, tiré du (^. byland,
ail. l>eyland^ by, près^land, terre, qui cotoye ou ne Va pasii la mer.
Belt«M. s. f. osier blanc.
Belle, s. f. lunç.A Liège, fraO^.
BeUc-lMille (fa(j. caresser, flatter. Comp. l'ail, schônthùn, cajoler.
Belfl. t. f. Isabelle.
BeiQ^nlMe, iMcIf «Mlae, s. f. balsamine. /
iBealMi. s. In. tombereau (Fleurus); de &^n«.
Beaae. ouvrage de vannerie pour garnir un charriot f paniers portas
par les iau. Empli iéi — se restaurer, manger et boire beaucoup.
Oenne est un v. m. fr. qui signifie panier. Les Latins avaient emprunté'
leur mot benna au celtique. Selon Fcstus : linguâ gallicâ bcnna, genus
vehicuU appellatur.' GalK ben, voiture. £2 fr. on appelle benne la hotte
i. -l
BEIl-BEU
h:,
dei» vendangeur» ; on donne le même nom à un espace clos puur arrrici-
le poU»on; c'est aussi une mesure; banne est une grande inatine faite dt>
branchage.
Berbotle. s. f. brebis, vieille brebis. R.-la(. berbex, lal. vervex.
V. f. berbix.
Bçrehe, berce, s. f. berceau. On lit d;«ns la vie dl* Si Vjri^iif qui
doit avoir été écrile au 5' siècle : et in u^ilalorio quod miIj^ù barcioliun
vocanl pannis constriclum iinposuit. C'est évideninieiil la l.itinisalioii
d'un mot cclt. : berk ou bark, à cause de l'analogie du balaiicciiieui de
la barque sur l'eau, v. fr. bèrs, lat. vcrsarc.
Berdaelier. v. n. patauger, palrouiller, faire du gaeiiis, t'-ictiK lier
de l'eau ou un liquide quelconque.
Serdacherle. s. f. action de berdacher, résulua.
Ber4akier, bardiakler. v. -a. bAlonner. Naniurois, bardachi,
liégeois, bardahi. v. fr. bardachcr, gauler, l>a.s lai. bargus, ranieah,
kymrique, bar, branche d'arbre, bâr liampc de lailli&, bas breton, écossais,
irfaiidais, barr branche, v.art. malon pour ydii ex.de son ancien emploi.
Berdttf, berdif, berdonf. excl. l9rsquc quelqu'un ou qu*l(|ue
chose tombe.
Oerdeler. v. n. marmotter, gronder. FI. hedillen, eriti(|uer.
y. verteler.
Berdeleo, ease, Derdelar, arde. s. et adj.qui bcrdelU. FlaHi.
bedijal, qui critique tout. '
Uerdlk, berdak su V pool de Jùmape. manière de faire lain;
les enfants raisonneurs.
Bef douille, Bedooye. s. f. pi. bouc -.laver ave dh — excuser
maladroitcment. FI. dooijen,.all. bclhauen, dégeler. Kn Picardie on dit
badrouille. Dans les Vosges, bodere,,all. bod sol, v, fr. bniy, bar faiigt;
(Chevallet). -
•Berlafe. s, f. balafre, v. fr.
Ilerllk-Berlok. ady. de travers, brelic-breloquc.
Berlo^ne {balte la, èl): perdre la tête. Fr. berloipie, batterie de
tambour qui annonce le moment de nelioycr les casernes.
Berloqaer. v. n. brandiller, pendiller. No- kié a yèu n' gambe
cattéle, i keurt mélnant iu toit pâlies, el qualiême berloke. ïr. lo( her-,
que 'tlhevalet pbce dans Pi^lénient celt. : brel. lusqa, éc; luaisg, irl.
u
BER-BET
luaiggaim, gall. Iwygiw, branler, remuer. D'après M. Grandgagange le
barloké liégeois, Tient du Scandinave tokr pendulum quid, bar, bei',
bre, signifierait de travers, en biais.
' BérloBgeolr«, blrlongeolre. s. f. balançoire, escarpoletle. A
Liège, birlanee.
B«r1«nger. v. n. balancer. A Yalcnéiennes on dit balonger.
Berla, m. adj. louolie. Ital. berlusco pour bi-lusco. En Tr. berlue^
sorte d'ébiouissemenl qui Tait li;oir les objets autrement qu'ils ne sont. I
Bernallé. s. m. vidangeur,^ gadouart."
BertMO. s. m. cible^pour tft>er à la flécbe. v. fr. bers, bersail, bcr-
sauU; berser, bersaillcr, tirer des Oècbcs. It. bersaglio, b. lat. Iiersare.
Le radical est le Scandinave beria,^ frapper, atieindre. Pour arriver à l'idée
de chasser dans un parc, Diefenbàch rapporte le bas-Iât. bersa, clôture
dé haie et le bas-bret. ber:^, berc'h, défense, enclos (c'h«-kh»'le x 4es
Grecs, le cfaail.) d'où berceau (dé verdure), v. fr. bercil, fr. bercail, s'il
ne vient de berbii sur un type herbicalc.-'
Bcrdng, berviak. adj. enivré, égaré, la tête perdue, en balançant.
Ce mot, selon M, Grandgagne, provient de baij besia à demi-ivre
(dialecte de Bayeux).
Berwetle. s. f. brouette, v. fr. barouest diminutif de barol, lequel
vient du gothique baira, ail. baeren, porter. Dtez tire lemotde birroucttc,
mais la brouette n'a qu*une i^ue.
Berweler'. v. n. pirouetter, dégringoler.
Il«rxl (ifc eom). sec ^mme Brésil. Àll. brezcl, craquelin, sorte de
pâtisserie qui craque sous la dent.
BmmIim (/a^re «^«). cbier, aller à la selle.
Biitleni, bi»llilé«ai. s. m. théAtro d'enfants où primitivement on
ne représentait que la nativité du ClirisL El—Roubé a eu une grande
célébrité. C'était le théâtre aristocratique : on payait (fn sou (neutf cen-
times) d'entrée. On prétend qu'un de nos préfets a assisté, aYe(^* la
comtesse d'Yve, & u<ie des représentations. Si le fait est vrai, on peut
croire que la représentation a eu lieu pour jcux seuls. Boabé passait
pour l'auteur de ses pièces (ou plutôt de sa pièce) qui était en vers. Q»/bU
vers 1 c'est égal, cela était bien beau.
Yolcl un échantillon de sa poésie : le prédicateur capiicin s*élev|u:it
contre les vanités du siècle, s'écriait dans un élan d'éloquence :
BET-IUn
«:i
Y gr.ia pas jusqu'à Ùs marchandes d^aUumettcs
Qui porlté dés loupé à la Grecque
El on voit Us marchandes de chabots
Qui ont dés far balais jusqu'au meyeu ff leu dos. , ''
llm«0le. 8. m. p. argent. Ail. bczaliloii, payer.
Dette. 8. f. poin'te. v. fv.
Deabea. s. m. ombre, faïUùiiiç. Vr. hahoaii. Habau of^lo rroqiir-
milaiiie dci> Lan')^uedocic>iis. Ce moi existe danà les vieilles langues d
patois ëlraiigers; le celt. bw, kimrique, bwbacb, le bas Saxon cl
le patois d'Aix-Ia-Cliapelle.bumann, boemann. Cela provient, comme le
remarque ridiolikon, ouvrage Kur lu patois Rlienan, de ce que parlom
on se sert du son beu, bou, pour efTiayer les enfants dans l'obscuritt''.
Hentcr. regarder, en épiarft.
Beutin,. 8. m. glaçons, qui selon l'opinion (Tes bateliers, s\-lèv<>nl
du fond des rivières dans les Turtes gelées. Les an<é<'nK physiciens eon-
sidéraicnt une pureillç opinion comme erronée, mais quelques modernes
l'admettenl comme fondée (l'oisRac, météorologie). .'
Béxler», bénie, baie. s. m, pi. charbon de terre de la plus man-
vaisje qualité, mélangé de rognons pierreux. A Liège, bézi, partie infé-
rieure de la mine de houille. Linvouyer au bsi, au bsil ou à tncbsit,
envoyer se promener; en disant : va-t~ein au bsil, un mo;)tois ignore ce
qite signiiie bsil. 11 faut considérer que mebsil, mebsi égalant mecouye,
bsi doit égaler couye, oi* coâye en terme de charb. est aussi synonyme
do bexie, bsi ou ù peu près et d'ailleurs Concorde bien avec l'opinion de
. Dlez, rapportée à Part. bit. Bexiers ne doit être qu'une francisation.
IBésia. s. m. indécis, irrésolu, qui réfléchit beaucoup sans savoir se
décider. HoU* bezinnen, réfléchir, ail. sich besinnen, hésiter.
Bi^lner.v. Il' agir en bextn, lanterner.
Beyf r. v. n. ne pas serrer, ne pas coller. Tés solées beyté ou beylé
ou belleté. Vos souliers sont trop IargC9, ils ne collent pas au pied.
Fr. bayer, béiint, bllller.
Diaa. (fai). flatter. Vos verret co — d'iée mi. Vous vicndret encore
vous humilier devant moi. Lavoi biau ou belle-, avoir bon temps. // ia
— comme ein kié d madame, v. belle,
BIblette. s. f. bagatelle, v. fr. blbcitc, bluclte, étincelle.
IBIU«t/bllbot. 8. tu. petit morceau de bois ailadié par un clou et
" ^. t ■ - .. H "
V
80
) :
4
BlD-BIiN
nu moyen duquel on tient une armoire, une fenêtre fermées || petit objet
dont on ue peut ou ne veut pas dire le nom. Le sens de bilbot me semble
plus restreint et être seulement je synonyme de targette en bois :
biJle4-6o(bois). Biblol serait le m9t bibelot usité en France, quoiqu'ex-
cliis des dictionnaires.
. Uldéi. as, au jeu de dés. .M. Hecarl le <jk>nne comme celto-brcton :
hià.y.bedot.
ilidon. s. m. ustensile, chose. U imbécillc. En fr. vase. Lourd bidon.
Redondance. De môme origine que 6tc(<f, ^«do(, «te.
Bl^. s. m. plaisiri bien. Ce, mot est aussi un adv., alors il a pour
synonyme 6^ et dans certains villages bifi et bU. Qui preind prumier
preind bié.
Bief. s. m. partie étroite d'uQ canal, par opposition à largo. Kn fr.
bief est u^ conduit élevé et biaisé menant l'eau au moulin.
Bl«l|ê. s. f. bétc. dans les villages on dit aussi DibssE.
Bielle du bon Bien, moine dévot, imbécile.
Bielle da pwradlN. insecte, scarabée. Çoccinella septompunctata, la
plus commune def coccinelles.
Bielle d^erage. s. f. éphémère, V^^tit insecte qu'on ne voit que
dans les chaleurs précédant les orages.
Byeallére. s. f. W* At modes. En fr. bijoutier signlHo qui fuit,
vend ou aime leii bijoux.
BIllMler. v. n. et a. chanceler; cahoter, vaciller, ne pas être ferme,
éoinpic si on n'était tenu que par un 6)76o<. '
Btllè, Mye. s. f. morceaij de fer rond et plat que Toti pousse, avec
une quelle de billard, sur une tabjc sablée,
Blllêler, blil^r. v. n. jouer gros jeu. £11 fr. ce mot signiAo éilquc-
ter. Le mol biltùtw provient sans doute de bille. Les Hollandais disent ;
/^yii goet door de billeu lappen, pour : manger, consumer sa fortune
au jeu. Ce qui couHrme cette étymologic, c'est que les Liégeois' qui
disent freiW ont leur radical- 6fte (b(lle). M. Scheler tire i)ille du mha
bikM, osselet, dé. ^
Blilelenr^ Ullea. •• m. et adj. (|Mi «ime ù bilï^kr, A V Ihune cf m
bilUu y n" faul gnié d- hqUÊt. - ' '^^^ , \ ^ ;V'
Bllll^, Myell^. oseraie (Bpriuage). v. %0((<r, 6diMf . ,; ,, °'^'
' ,Blnal»lé, Blii-«l»elé. s. f. contentement, satisfaction, joie, tdse.
BIN-BIS
H7
BIbMii, M«I»1b||II«). s. m. petit enfant. (Quar<>gnon).
Blaelioa. s. ni. bouclier qui ëlaii; sa viande sur le marché. Aulrolmiv
les l>oacher8 du cette espèce étaient presque tous de Binchc.
Blo4e. 8. r. bande. Ail. btndon, lier, inip. band, imp. du suhj.
hande (prononcez bonde) band, ruban et lien, bund, allianee, d'où la
famille des mots fr. bande, bandit, bandage, banderolle, bandelette, eie.
DIndIer. V, a. bander.
BIboI. s. m. espèce, de charfue particulièrphu pays. Les beaux par-
leurs le traduisent par binette ou hinel. La binelle est iin instrument
de jardinage assez semblable A la houe et dont on se sert à la mnin. Le
binet est un instrument pour brûler les bouts de chandelle, un pro^r
Biner est fir. * il
Blqu^. s. f. mauvais cheval. Erl fr. ce mot exprime une chèvre
pendant qu'elle allaite. •
Biquet, s. m. traverse eI^fer ou en bois à laquelle sont ailaehés les
fils qui supportent le.s plateaux d'une balance, ou aulrenient fléau arme
de son aiguille. — en fr. est synonyme de trébuchet ou de ehcvreau.
v. fr. buquet, balance, trébuchet.
mijeole. s. f. espèce de friandise. Tranche de couijue (v. ce mot)
sucrée et ".échée au four. AU. biscotièn, biscuit, latin, biscoeia.
BIver. y. n. partir [] sauter || voler {| jaillir || (Hi-e en rut || aller al
duc(US9 de Meisine. En fr. ce mot signifie devenir bis, réteindre, «>tc.
En patois de Liège, bwr signiflc enlever une fille, commettre un rapt et
quelquefois courir comme le vent. Erine vake qui bhe, est une vache qui,
au moment de rut, franchit les fossés. Ci mot, selon M. (irandgagnai^ci!
est une'oDOihatopée : aussi le verbç ail. bisen ne vient pas du bise«
M'urm. Celui-ci, au contraire en provient, parce que c'est un io-secte (|ui
fend l'air avec "bruit. Mha bisen, vha pison, courir, queue levée,
comme les beâtiaux piqués^par le taon (Bise AVurm). Autre vha : pison
avec i long, bruire, en parlant du vent, d'où le f^. bise.
. Blaé. s. m. et adj. batelier qui ne fait pas partie de l'association.
BImII«. adj. qui u^a que le fémin. Bissextile. Ce sera Vannée biielte
quand létpouyeiron à croehetle. Ce sera aux calendes grecques. Bisotte
en fr. est une espèce de dentelle inférieure, v. fr. bissétre, bissestre.
On désigne aussi par année bisetle, une époque merveilleuse : écoutez
la chanson :
88
Bt8— BIT
\
Il û kmt ruép« f femieilê • #'
Ça • heyu deêêu r lùffê iir .
Dftêu r IMU d'min martcAaN
0kl
EJ toiëqu' e'éH Faitnét bintU»
Y hiédu knin al plact dé Vian
Ohî .
HingMinffutttêf oK! ringuingo^ 9l9.
V. a. fôter, offrir des vceux, un bouquet^ un cadeau.
Cela semblo équivaloir k bovLtquettr qui te dit i Liège,. Bouquet parait
venir du Scandinave Buskr faisceau. Bas- bret.boqct, bouquet, bo^eterùii
bouquetière, irl. bad, bouquet, laM^icule, sanscrit, bad, lier.
Bitte, s. m. inru&Ion de cafô, peu chargée.
Bitte. Pénis, mentub, meinbrum virile. Ui^us inodi verba relcarre
niç pudet, pigot que. Sed quod illustribus philologis licuit, wibi seiuel
licebit :-heec enim vox 0b indigenanv et antiquissimani originein
pnetennitti nequit. v
Converlô in lalinum sermonem quod in libro excelle^issimo cbiriir
simi Diefenbach gernianicè scribitur :
_Fr. Tît, f6rsiiau etiam fr. veille («-nerf de bœuO, i^o^t eompouit cum
Bre. Piden, Biden«Mponis,.Gy JPi^ nia^ point ; wba( tapers to a point ; .
pidyb-«a pintle. Il» voces sunt iforsan cum ir4»tiet pénis cognât»; sed
crcdimus vit formiun et capitalem formam gallico) vocis : Vis of MLT.
vitis, vis«>coehlc9, scala anuulata. VUus— 'flexura, probabiliter eAdeiiî
propinquilaie qu&ni vilta et plures ali» voces. cf. Drx vic8-«vis (proba-
bililer derivatio) ; biàs-«>scala cochlooi in modum strucla. Gael. bidhis
f.a-iscrew. "^
Ceux qui savent le latin aurQnt peine à comprendre enccii le langage
scientifiquement obscur de Dielenbuoli. Je detrais, pour être bien clair,
donner la clef de tous ses signes et abréviations. Mais celle obscurité
entre ici dans mes vues. £tt toute autre circonstance, je l'évite autant
que je \6 puis, non que je ne rende tout hommage à sa savante méthode ;
mais c*est un travail que je veux épai^ner à mes lecteurs.
Ce n'èsv pas tout^.» Yotoi ce que dit Pictet, p. 78% le ne traduis plus
que quelques mots : v
V
BIY-ULA
8»
%
LaraciuQsanscrîl^ b'id diviser,feudr«,(i>rnie,sai)i>vliaiig«ri>acoiisonuu
Anale, les dérivés b'eda, division, b'tHhina, Assure, b'idakiY, épée, etc.,
auxquels répondent Tirlaudais bid, bidcan, baie, séparation,, bideo^.
))oiguard, et le Gallois bid, haie, el bidaNv^, ëpée courte; eu prenant les
suffixes ti et ta, le d de la racine se cbaugo ou t ei il en résulte b'iltu,
li'iltl, fragment, morceau, nuir de lenv, <"eijiir, lissure. Les foi^ies
analogues de ce cbangemeut en irlandais, sont billi, blessure, bitli
(erse bithis) cunnus el par extension, femiua, luulier, etc.
En ayant égard à brz biiis, cité daus cet art., on trouvera, je pense,
Torigine et la valeur propre de begne ou 6m, surtout on le cunip. à celles
de chegne^ chin,
Biyelle. s. f. osier, v. fr- biinsii, viuio, osier, 11. wilg, saule, brel.
bezo, bouleau» lat. vimen.
Blàge. acy. pâle. AU. blass, pâle. ,
iBlAgoe. s. r. bavardage, loquacité, aroi n bonne — avoir la langue
déliée. — au loubak, s;ic à tabac. Le dici. de IWeadémlu admet le mot
blague pour sac à tabac, mais n'acvueille pas blaguer; cependant on
s'en sert |¥)pulaii'^ment en France.
Blagner. v. uv bavarder || se vanier. AU. blackerie, pedauterie.
Blagueur, s. m. et adj. qui 6iayu«.
BlumniMi. 8. IV pla<iuotte. FL blamuser. Kn >Vestpbalie, il y a une
monnaie d'un huiliènie de ihaler (iJvirpa4G*) qui a revu le nom de bla-
muser ou blaumuser, ulau, bleu (à cause de ralliage) et miiuxo, monnaie.
Bliirii. Ce nmt u'osl\usité qiie dans celte phrase: leyer ain blan,
laisser dans l'embarras, y. u/iin.
Blaao-lHMiii^l, bliiik*lM»wié. s. m. femme.
. Blanehlaiaeur. s. m.Vuvrier qui badigeonne. Eu IV. ouvrier (itri
blanchit la toile. \
Blan-bo. s. m. bois blanc, peuplier blanc.
Bl«||,'*<io. 8. m. flatteur. L^t. blaudus. Les LiégtH)is disent blan-eou
(cul); ce qui peut faire croire que blaudus n'est pour rieu dans l'alVairo.
Au reste blaudus avait donné plu\ieurs mots au v. fr.: blande, blanilileur.
flatteur, blaiulices et blandie, caresses pour tromper, blandir, caresser,
flatter. \
/ JMwa-dal. «làlgl-blaao. s. uî. piuiaris simple où l'Iunammaiiou
e$Vl^gere et superticielle. Ou réservè\le nom de éoigl-d'oiive (v. ce uioi)
'^^
90
BLA-ttOD
IKMir lès panfris où le travail fuflamnuitoire a lieu profondénieDl, au-
d«^u8 de la gaine dos tendons. .
HlèMié. s. ni. variété de firomeni dont le grain est' plus blanc que
celui dut (W»nieul ordinaire. AH. hiass, pâle. Peu<«ètre même origine que
blé' : B.-lat. bladum. 11. biading» pKiventUs agrorum, ags blad, sclavon
plod fhictn», ; \ ** '
Blé(|»rii romiiM din at'ii — ) locution commune qui répond à celle :
pris comme Henri IV sur le pont-neur.
Blé {içilade de), mftebe, boursette, doucette, blancbetic, vâleriâua
locnsti: L. FiXcJam. négative. A d'autres, non pas, néant, point dtt tout.
Bleflkr^ Beflliir, BleflWv. àdj. et s. qui 6/#/fe.
BhMfe. 8. r. p. bave, salive. J/i^ d 6/^/f« dé kié. Manger à discré-
tion, saflfs discrétion, avec excès, en goinOre. v. IV. beffe, bave,, ba'fl^rd,
qui bave : et encor estoit-ils tiex qne les belles qui lor ebaoit dlentier le
bouche H terçoit et Tordure ausl de lor vis. De samt Ysabiel. Esp. beTar,
remuer les lèvres, befo, lippu, dialecte de f huringe, bâp|)e, gueule.'
bouche, fl. ballen, blaffen, aboyer. CVst probablement là l'origine de h
double formo fr. et montoise, malgré une différence de stgfS^iflcation.
Bletfbr. V. n. baver.
BI«flWo. s. m. bavette. ^
B|oll, V. n. devenir blet. (Blet et bletiss».:^ sont fr., mais peu dsités).
En dialecte bavarois, blâtteln, eoçnmèncer à se pourrir en parlant des
viandes. Eu v. ail. bleisia, tache Mené d'une meurtrissure.
BImi. s. m. bond. Bon— i** bond, terme de jeu de balle. BLONaiiil.
V. erbhnker,
BlMBltl s. I. boucle. Celto>breton, bloueq. FVit f— dit gueule. Taisr
toi. Mets M flrein à ta langue. '^^/
Bl«lle.^s. f. sabot, espèce de toupie (Toumay). v. heibMte,
B«. s. m. bois. "■'• »x ,jç
B* #«r«idlMe. racine de réglisse. — <r p^Wy*. Énble. It. boseo,
b.»iat. buscus, fS, bosch. >
Bo«lie. s. f. tMMse. Fl.^|K>cbel. \ $. |
B«eli«. a4i. bossu. •, ^ r-i^-
WUéè, é«. a4j. gottOé, t\iméné, anléinàtié. Eu li^is il signi6e
courtaud, trapu, nabot, ragbl. Ce mot semble provenir d'une racine
celliq. both, rotondité.» '
A
BOÏ)-BON
/-••
/
fVl
i Bo4«r («'). V. r. devenir bodt. Ce verbe est ilèfeclueux el u'atiinot
gîlère que Vinfin. : Emmt mau s'ra 6<//d outtif^ emme diaù coumaincke
as boder. Mon uial (de denU) sera bicntùl passé, ma joue couuueuco à
se tuméfier. s *•
lloéll«. s. f. $0Mj)irail || très-pelite arinotre eu ^fftur |{ excavation
pratiquée dans une nmnulle i>Qur en marquer la mitoyenneté, v. fr.
boëstc^ bas-brct. boëst, b.-lal. buxtula boite, quia o buvo eouliiitur.
Celte él^mologiejie.uie semble pas fort satisfaisante au point de vue de
la signifleatiou. J'ainio mienne prendre le v. fr. baie, ouverture, lentHrc,
bottelte, trou, ouverturéi liégeois, buwtUe, ^jilousie, sarb;)oauo, bmci,
^ganle^'fVirtiveinent, l).-lat. Uiyeta, sentinelle', v. ail. biUo<j, aiioudii'.
iVne, IloiHie. s. f. pièce de cbar^tent^^' qui s'assied entre Kvs
jamlH's de force. ^
lr« (e*). s'euîvrer fréquemment. On employé 60ÙY d'untj*iu^u-
lièrc ihauière : es atur boit del graisse. C'est une curieuse altération de :
sou cœnr bat d'allégresse. Ou dit aussi : boit du Uùt. .
Boilma, s. m. s. mesure de TOurnay pour tes moules.
BolusKe. s. m. some de terre r€(^e.
BAneAs. f, bombe U gros coui-^iau-.v. ec mot. FI. lK>n). tat. bombus.
Bondi, s. m. rempli. FI. bindeu, bond, gebondon, lier, ail. bindeu.
band» gebuniieu.
BoM4U«. ètxcl. mon Bieu !
'\*
Bon Dié! ^mç voi asté candjé !
\1>JK vos r' coMNoi, v'iMx mainbruchtf ;
\ox atYz en tout m' n^amitit ;
tintin, quand vos vourez^
ju su§ pftlte à m marié.
(Cbauson de Quintin. v. f^uidnainr.)
iWN^*t. s. m. BWi^etle. s. f. botte de lin, d'allumettes. Liégeois,
toN^f, boll. bondei, atl. bûudel, )>aquet. % - .
Boaae. s. f. boruè. v. (V. ^■^. i
B4MKnl«r, lNNi|(al^.Ti|. m. s. mesure agruire'qui,à Mous, se divise
eu {rohfournêU ot^/ouman^r onjoumeu. Le jourual se subdivise en
'■"'*
.•^
\
4-
n
WW-BOT
qpat« quartiers ou quarterons et le quarteron eu 3G tei^es. v. vêtr^.
te bonnîer»- 1 heot.i66t5l,
••■»&. a(tr. ftoiM ff etmd.'bonx tt gros, signifie bien chaud, bien
P < ^« »t.«. m. écauratl. €e aoni vient satts doute de fto, sé^o^ir babi-
tuej de ranimai. 'Daus ie? viiiages on dit : bosquet, husquetiau. Dansées
plus éloignés on dit spirou, | morceau. En Ar. boquei signifie pelle,
outil de serrurier, écoppe. bans sa dci-uière signir. boqwt p^uH être une
corruption de bouchée. . »
Bvirali, Mreame. s. et «4}. habitant du Bolrinage. Ce niot pro<
vient selon les uns de ritt. bauer, qui signifié paysan, ^lon les autres
de bure ou bore, qui signifie puits d'extractW. JBoren en holt. signifié
percer un trou. Bohren en ail. a la même si|nification.
La tradition nous rapporte que les premiers Borains vinrent à Fra-
meries, du pays de Liège, pour rexploitatiou de la houille, plus ancten-
nemeut. connue dans ce pays. On explique par là la différence qui existe
Tort notablement entre le langage borain et les au^s dialectes wallons.
Je ne trouve pourtant pas de ressemblances bien firappautes cfntre le
fhrai^H20ii et le liégeois. Xe raeilleur ai^meut se trouverait (hftos la
prononciation de quelques leltces, par ex. ; j et g doux qni se changeur
«9 4i> <%> (<* encore les Liégeois changent j et g en tch). ta plupart des
mots borains inusités dai^s nos autres villages, suit inconnus à Liège.
Quant aux termes de mineurs, queliques uns sont les mêmes, beaucoup
sont difl;érettts« .
PtorlMige. s. n. pays comprenant tes; villages de Jemmapes, Fra-
menés, Pikturages, Quare^nou, Homu« «te. , el dans lesquels on s'occupe
principalement de Textradioii de la boaUle^
WmMkjmr, y. a. traf ailler du boS; Bas«lat. boscaieare* lignum
casdere (Ducaiige), fl. botidli. v . ^ , < ' .
I. s. f, p. Yleux niorceaux de boit,
s. m. pivert. FI, hosch, boi8« . ,, x,,
». as. m. et Lelier, uMltre, maîtresse aim éubus^
sèment et surtout d*uue auberge ou d\m cabaret. Ces deux mots «ont
fi.: baes et J^aMUiUuie.
tt*lt«llii*^|B. petite bM^llft. AU. boqi. Ch«kMiM, ÛI«R ^ k
diminuti/all. V, Ûr. botequia.
ÛOT-BOU
î>r.
L ne s'employe qu*avcc eourl. Ein rourl et bot, #mh# courte ci
hoUe, uabot, naboltt^. Je ne connais le mot Ar. qu'uni à pied. FI. iKtt,
éinovis&é.y. eilftçtU e% niambot.
Boaeaii. s. m. lieu de prostilution. Boucan, employé pour (a|vai^i\
est français; boucaner lest aussi, mais pour signitier faire sécher à la
fumée, aller à la chasse des bwurs sauvage^, etc.
B««««neaii^ii9. s. f. galette (V. couktbdi). FI. boekvteilkoek, liit.
gâteau de sarraisin. v. bouqueU*. ^
B«a4Min«r. V. n. faire du bruit, tapager. Suivant SJenage, le boucan
était originairement une sorte de danse, du nom d'un maitre à danser
qui vivait encore en i(U9.
B«««Imb. s. ni. buisson. Les philologues font venir buisson xW
buxus. liai* bosTo, esp. box, ail. blichs, buis. Notre léniH" s'acoomnro-
derait mieux de Tall. busch, buisson ; m&i> voilà que M. Scheler dit (\w
TalK parait être emprunté aux langues romanes. A défaut de l'alh on a
le fl. bosch, dont Tatitiquité n'est pas contestée, que je sache.
BUmdkMMM. 's. f. ombilic, nombril, tout le ventre. Fr. bedaine, v.
fr. boulaine, dérivé du gall. poteu, boyau, bogail, umbilicus, lât. boiu
lus', boyau. Ou lit dans Froissart : Ji^sques à la boudiné.
Ditin! (ter) vo boudtniu kA^;
Si elle mi kié gnié^ on vo V coupera
Dian, etd.
Dittn (ter) vo boitdenne (bis)
Dimt (ter) voiàoHd«nn4 kfra.
l
BMidttBiMi. S. m. compresse |H>ur so4ilenir rombilic des nouveaux
nés et qui est serré contre lui par le tlrtNj^iaM. v. ce mot.
BMMltii«lr. s. m. instruni^l pour faire les saucisses, etc.
0l#«bi. 8. n». «anouièrtf (Fh^ûrus). A Liège, boubal. M.''Grandg:i-
gnage com^uire ce mot à notre hnquMk (^J^oi), toutefois il trouve avisai
réguliif>r de le rapporter à èonAe (6«if«« fétu) ou même à ^uA«,,i«xrutc
wallone iùù^itée de ètiM. >
>. t. f, réprimande. Ce mot en fir. désigne une race de chien >.
I. 8. eiïidj> gournuiiid; — m Ar. sigaifle.pUtsant,«(Uuédicn.
I. s. f. govrniandise — en fr. pUisauterie.
^
»i
llOU-fiOU
à Mon», nab doQ( m fki'k beaucoup dai» pilu&ieurs vtUa^. Lor&qti'à
Ouarf^nou et dans quelques autres lieux» les eulauts eflh)vé$ d)^a)andeut .
ce qu'est ce fioupa, on ieleur d^iifi : mur hUu* qua 4«s êtiHts lituci^
fN« util 4u fier tt qm kit ttu fU^ttnnH. Uu antutat qui a d.e« deuU d'acier,
qui. se nourrit de fer et ce... du fil d arelol.
WHêmgi^t VMm;«tle. i. t sse, bourse. C'e&l du v. fr. dertfé dii ceU .
aucieo dont les Romains ataient iait bu^sa. .
> » Ht »« i . s. m. traverse ronde de cha»se> de ridelle. >- é[tskMU
ëchcloo. Ce «KM e«l français» mais àius une autre si^iâèattoii et.il un^
employé que par les manufacturiers ou par les aucieus àiHeurs. V. Hu^o
eependautJ>mpk)ie dans j^otre-Uame de pMVi, All< boti» javelot, bol),
pois, b^tolierré, bouille.
B» »inci n i , 9mmlÊ^. s. m. ^u sans em avec ceotbres d«iE bo»$« dans
laquelle ou lait botiiUir le lin^, la vaisselle.
Bm^aju. s. m. tenrain mouvant, saible^mouvaut. Es liégeois boulé
(t. de mineur) est k^bouillounen^nt causé par le reAHilemettt d'uae eau
d'areine, e« bas^breton on appelle boûilben<dro la fbadrière, la terre
molle et tremblante. Boùilbeu, plur.boùilbepiKxiisiulémeut sigui^
boue, bas-norm. bottçue. ^
IkHibuMer. y. a. pousser quelqu^wn avec mépris, insulte. Ce mot
sên^ile une combinaison de balancer et de bousculer.
■•iilëve. s. m: pen^Mlne épaisse, eulant très-fort Ce mot est une
corruption de boulf^dd^ue.
. BtNM«. s. m. bouleau, arbre : betula : fialUca b»ec arbsr (Pline). Cora.
bedbQ, b.-bret. béid, ^11. bedw, b.<lat. boula, v. Or. bovà*, boulel.
BméImt. t.^ el réi. tourner, se rouler, partir. I'a-l'»aii lrr ; y» te
promener. En H bouler se dit du pigeon enflbnt sa gcorge et du paiii
qui se gonfie. En t. d'argot il signîlie alleiN , ». ^
PmiM, s. m. briquette, faisi (v. ce mot), mouille et battu dSatis une
forme de 1er. . ,
s. il BncadellB. Es wt» petits wMue*
s. m. boule, peloton. V. fr. bourM^
p. V. *. pelotoner. "^ *' *
s. f. plante, sarratin. la fiiriae qnll fonniit | jeu de pe-
tites Mies, oseeleis de nKMilon pour jouer à ce je«, mnrceuu de ewvre
. ^
DOU-BOU
i»:.
tie kl forwe de e«s «i&e)ei&. Fkim. boek->veyl $arrauo, aU^ buciiTweueu-
^goiiênjl iiUéralenMtnt frouteut de héfre, à transe île h fonue <le b graiue
qui |^îss«iiil>le à U £iioe. 8 fi. bîkkel. jea d'o^>i»e)«is.
B<Hi^«ia«. s. itt. boule de terre cuile, de fer, pour jouer au jeu de
.doMfufih I —> 4* <ore*«rf. Cailloux siliceux qui )- ressembler et oui pris
une fonue à^ peu-prèâ roude eu roulàut aaus les fleuves ou daus k
tuer I bîscayen; ..
■(••rk^tle, Birrlb*lte. s. f. brebis. Eu fr. bourbotte ou barbotto
X est uu poissou d*eau douç«,
0Mir«eler. v. a> bossuér, déforuier,' Taire des bosses à ttu vase
métallique. II. Craod^gua^ tire ce mot du dialecte bavarois, du verbe
borteu. taire saillir, projeter eu -^ebors. Il douue la m^^me ori^iu^uiu
èoui^it liégeois qui est tiotr«« )H>Ni-cùiMt v. pourceau et abaurstr; ii^is
peul-étre — «st-il uu dimin. du v. fr. bouer, marteler. '
B^iurdoB. s., m. ou douue ee uom à diverses es^tèces^d opbris, dout
les fleurs ressembleut à des uK>uehél| uu le douue aus4>i à quelques
ort'his et à la jaeée, ceiuaurea jacea.^ ^ •
ii««ri«fidler. Y. a. tourmenter. Vexer ,^ faire .souflVir, martyriser.
B««riq|M. s. f. grosse balte. Eu fr. àiK\
H^url^iier. v. a. froisser, meurtrir. It a leif^ kti Us puns, i s^nl
(oui kêuriffmès, tSîUt-étre,coiume 6oNr«f/er,diuùu. du fr. de techu. bouer\
luarteler.
K«iirler. y. u. filer, couler : y hourle court. Il est trop faible, trop
court, trop miuc^, largeut lui mauque.
V B^Mirletle, k^aHblto. s. ni. boule, tète, tumeur arroudio, renfle -
ujent au bout d'un bàtou. Uu v. Ir. espèce de massue.
/ |N«rr«. V. goHrf, _ '
/ Mi f wNw tle. s. f. petite bourse. — eu franvais est la bourse à i^as-
/ leHiC plante. ' .
/ li«ii«ie» MasI. 6. m. çbute du rectum, sortie de Tintestin par le
l toudemeut. A Valencienoes oo dit bouiiite. Y. ikèouximHtt, tu gall.
potett,ea bftS'bretoo bouaeUeû, boyai|||FV. èouiiriiiMr.
BttiuJa. &> ut. lieu de prostitutiou 3 amas, rêuniou ^étordouiWe ^ >
saillie qui eu est le résultat, y ktmkht fmi Wn hou4im âi»im «' mui-um^ .
Sa cbemise est rauiassée sur un poiul. Eu fr. ou se sert aussi
du mol bottsiu ou bouiiu; mais il exprime uu amas' de (^la<-e spoii-
/"
\
9t
BÔU— BOV
fieîise. iOn doDDe enoofe ce mm à la erôèie tefeâr» ie h fkna de
Uîae;
DguM tt liens de ««illie, loum senMe p^roTenir du fi. bpeseM pu (fo
hiU. Im»» 8eiB,.iDMMeUe.'
Bëi^er, ▼. a. el a. aj^tr, laettre, Ûire j| ceotiuiier | fkter. Ea T.ir.
verbe ael, siguifiant loeltre; U «si eMore employé c«imioe neuire daas
quelques sîgaîficaiious apparteiia|a(l aux iaé(ie»( art$, elc, Esp. boiar.
T. aU, boieii.
Btei^ybeu s^ ni. lorsqu'il a la signîficaiioo firaïKaise: «in Men^ «in
f re» ~^74Ni èoirlifiM .' Ce moi est ^«iuiu peur si^ifier événement,
accidenl. id n* koutipu! dans^quelques villa^ on dit tm âty Mtnto—
ponrienir-^r •: ,
Meailiie. s. f. pierre ou briqiM dont la partie étroite se montra à
la fii\*ade. En fr. e'est le eiuitraire. ^otste en ellet la défiuit une pîer«re
placée en )oi^ dans un mur^ la Qirrg^r de ÛM^e ; c e«t notre jMmarrru^. \
r. ee net. ^f ' '
■•«l«ni «TMr. s. m. ei>RM(ie ji^our les Ar. c'est ttoe espèce de i:euau>
cttle double. Ces! de plus le sea«^n commun, senecio.
K S. f. Martine» beurrée, ail. butter, beurre, I, boterbam
tartine.
iN«lihi«. 9. m. t. de ebarb. pièce de bojls placée dans les galeries
pour empêcher Téboulement des tertvs. *
ll flti e. t. r. t. 3e cbarb. milieu du tirage» époque oè )a bouille
•lUrtite est de la cieilieurei)uaiilé.
, . PiMtrawy». nombril, ventre. ▼. fir. bouteril et boutretl. A Nanur
et à Liège wWkI nombril, b.-lalv botulus.
liMiir^Mi, k^avln*. ^iNi. gule^ie de communicatiott dans une
bouilUére. Est-ce boyau. leriM militJtire? est-ce un dimin. de k^wêf
Un bouveau en fir. est un jeune bceuf, ^v
r.T.n. tracer des èemmni» | Mdit aussi du travail de la taupe.
iy«i. tv M. boyau, cm —, reetua.\
t. f. bute, inerte, maliÉNtèt 1 1. de Jeu de laurpW. On,
l^it — quand le sabot s éibapite de la iijidk «tus tounMt «mi quand il
tourne sur le dos. A Uége on fi^i bert^'iMi #and on inanq;«e $uii fN«|»
à là cbane, au quUle». v. IwiMr. fr. bousàlei^^ fiiire aaal'. ^
!!•«•. cuve (FrM[^eri««). bas-lat k^um, ifyp**» caveau .'liu>'a» eeUa
e:sr-
pkM
\
^
BKA-BHV
*\:
<
•s»-
vUuirta ; fcttwme Rob«f rt Kwsekn eusl d'an^ulure tronvv une Ww ott-cav*^
oiiYerte. (ivicaug^.) . •
».. s, f, brissjêe. :'
„ r. t. à. dissiper, gàler : hraéUr f wtétiirr. ikiH, brJkl |»nv
àïii^ brader prodilur. Ainsi' br«4er r mfiifr serait kî trahir.
ttr«ii<4Hk>. s. f. dépense folle, acliou de IwiMÏfr.
. BrMl«é. s. m. qui ^r^d*. . —^
Brailler, lkra>er. *.«. perdre du leu»ps — e» fr.. par^er)beau-
et>up.
ttralllarîl, hrmymt4. adj. et s. tr>iiwrd. jH'Wouue K-mo l m fr,
bav-ard. *
BfStaTs. m. brAU. maiièrt» ftvale. UaboUis ai>aii bren. rur-^tu*
«m — wlui qui esl peu genérx;ux. Cesi fOW«N<f etn—^ iviif »' Unttrrnf.
Cela esl fort inutile ou cela luoulre la saleté. Ceha-br\t. brein. jH>urn.
f:jA\. br> m,' ordure, pourriture, ^aèl.. exmr. brditt, bre(. bre*»o >»m.
Stralii d'agjMiswp. s. ni. ^owiiio des cerisiers, pruniers, abrii^aiers.
Brala dr#rey«. »iu. céruuhn».
Br«la à* vU». s. lu. coup que se donnent les enfants de quoU|U4'>
viUaiies, en jwrlanl' im_d<SlgLiduu*^»u? cMensiou forcée et le Ukbant
vioUnimenl contre le t^tToTKttilaugereui fcit :jonvcnt jaillir k' san^
par les narines, '^
• Élr«Ui«. s. f. brehaigne, bour-. braim^ B.-bnM. braben. fe^mme
stérilel < ,.'.'■
Br*lr». V. u. pleurv r ; ' se plaindre iut-essaranHnit de s<ui |v'u de
succès au jeu , aux affiiires, etc. — kn v . fr. , pic. , uorui . prov {hw pkHi -
r«r. b.-lat; braiairv, iri.. breas cri, braj^im crier, brvt. bre*)^;*. ï:aH.
bradai crier, br*i ou bnet eu r, ftrr signii? cri ouplours.
.« ' ' '" ■ ■
Kl kié fkk* ti ti ftimmt (rail.
Brtilrle. *. f. »«• «r»»* e» «W — nous aurons eucv»re de> cris, dv<
Uœe«itâikMD&. ' «
'Bf«ly«r4«Mi plot^ 4rèyiir4. s. ut. qui (ruil.
Br«ly««, BÎ4y^wrt« ou ^^rwle. Vu Boriua^ BmitiviM.
pkMirettr, pkuretts««
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Mrtdf^m, hriyou (avoir el) 4tre en disposition de pleurer. L'ein
font a eo r—, il est encore niaitssàdfe, pleureur.
Bmlxçlle*, 8. t. pi. t. deM** de charbon. Houille mcnimV "' -1
^Branalii, branoiain, brafmain. adv. beaucoup. De bravcmeut.
Ë$rm»âl, hraa^lit, v. a. l. de cjiarb. caifeuircr, boucher les r<;nteH
du cuvelage. — est fr. dans d'autres signincations.
firiiiike. s. r. branche. Rret. brank, brenk, lat. bracchiûm.'
HrÊkqmi. s. m. pois à cosses larges, souvent tortues. ]Hangoon$-loul
lardiT.
^fir«i|aell«. s. m. gros clou servant aux baqutleurt. Le demi bra-
qùelin est plus petit. Braque en fr. signifie pincç d'ùcrcvissc, etc.
Brave, adj. propre, endimanché. || Corn ain brav\ s'il vous pluil, '
je vous prie. Fand^'icisme. On dit de même : corn enne belle fiyc, corn
ain biaufieu. Vous serez un aimable enfant si..... Le mol brave a Kigni-
flé en français paré, jusqu'au xvii' siècle. Il est d origine probii'ih'ntont
celtique et a passé dans diverses langues en prenant des signilicalions
diflcrentès. A.utre(oii* un bravo en Italie était un assassina gage, au-
jourd'hui c'est un arti8te*peintre ou musicien. V. Ampcrre : l'ormaliou
de la langue ri;auçaise, p. 204. Il est venu en .Vil. vers l'époque de lu
guerre de 30 ans, selon Dièz. B.-brel^ brav, breau, brao, beau, joli,
gentil. V :
Bray. village du Ilainaut. V. fr. boue, fange, limon. Éçoss.-irl.
brogh, même sign. bret. pri, gall. priz, argile.
~ Brayélte* s. f. pan de f h(fmise qui s'échappe par un trou de la
culotte. Les enfants poursuivent de leurs huées ceux dont la cheinisc
passe de cette manière; ils crient : al '—. En fr. c'est la fente
de haut-de-cilauste> Braie, braye, bragife, bragueite, ;Soiit parmi les
mots les plus incontestabjement tirés du v. celtique, d'où s'est
formé letotinbracca!çt(gMtlia)1^accata,, aussi fif>*itM (Diodef.). En bas-
breton bragej:, bracs, en mWou bryccan, esp. bragas, ital. brache, gaël.
bf iogis. ■ , ■ • " \ /y
[Brella. $.' t. ciboMletie^jClveUe, plante || bagatelle. || T, de jeu
carte basse ; le contraire de carte marquante. iV vénex gnié co at^é dés — .
FI. préel. «babiole, bagatelle.
Brella. s. f. assez long espace dé temps, de lieu. Inusité à Mons,
mais fort usiié au %>rinage : du Pasturage à Mon y gnia n' bonne breUe.
^p rum ^m^ MH ' tmi0m»*» ■
BIU— BHI
!»!»
Y gnia n" brello qu'on n' l'a oyu. Il y a asso/. loin «le PAluragcH à Moii^ ;
l[ y a assez lofij^Uiinp-s «lu'on ne l.» en. Ihiiii. Itncdie lar};(Mir,('l('ii(lnc,
espace. A Mon» ou se sert de hrcllc pour tii^(iissi(/n, dispnlV. l>an .
(!C sens, il vient de. btelter, lequel niot dérive, selon, eeVlains aulenrs,
d'une espèce, dV'pée de Bretagne, et d'aj)ièH M. S('lieler, du nonl. brela,
sabre.
IBriak, s. m. gAehis, fan^^e, niargonillis. V. l'r.' inai, hrak, hialiic,
irl.-écoss, bro;;!), boue, bas-brel. brais, fanl^c
ttriay, bribaye, s. iir. petit mouqml, épervier^ bnse. V. l'r. biii ^
hier, ép(;rvier bAtard.
Ilriber. v. ii. mendier, gueuser. Vm fr. briber sii^nifie in.in;:;er avi
dénient. V.w espagnol bribar irfitîhdier. Dans b; v. l'r. on s'est aussi sei \i
- dti mal briber pour qu<Her des bribes. Mais d'où vient ee mot : biibe?
est-ce du gall. bt'iw qui si^^nifie fraginenluin?
Bribeu, cnuvi. s. m. et l'ém. celui, celle qui brihc.
lirlbonzer. v. a. salir, ladier. V. bronzer, («ail., corn, britli, bas-
. brefon, briz, tacbct«'', maculé, bijçarré.
DrIciMiador. v. a. ganpiller, dépenser i'olleuKnit, laisser perdre, ne
pas soigner.
Ilrlchaudeu, briehaudear. adj. et subst. qui brichnnilc \\r\-
faud, en v. Tr. signifle glouton, grol^mangcur. lirirauder'venl dire dis-
siper. Bas-brel. brifu, manger avidement .
Brla. s. m. bran. Urin, en fr. signifie morceau, f(>tu. Kabelais se
KCft souvent, comme IfîH Moiitois, du mot bren, excl. pour reliiscr, brcl.
bren matière fécale, Tumicr. V. I!;ratrt.
Ilrlqncr, en. quelques villages iuuo( if'., v. n. aller de ira-
vers, être ralde, Tfi cheveux- tn-iquclé , vos cheveux sont mal arrange-^.
De bric et de broc est fr. pour Higuificr do travers et de pièce et de
morceau. AH. brechen, gebrocheii, er bricht, changer de direct ion,
briser.
Briqteel. s. m. grosso iranclie de pain.^AII. iTrechcn, er bricht,
briiier.
KrlMMi. s. m. brise-bouteille, qui brise, qui détruit, qui use beau-
coup. Comme le fr. briser, l'Ilalicn sbrizzarc, de l'ail, ou du ceU. ;
V. ail. brizc éclat, chicot, écitarde, esquille, ail. brechen rompre, néeil,
brijselen mettro en pièce, uniior. brisa, fgaW. briwsioni, irh yuog brisigii
-^
%
100
Bni--fifto
rompre, briser. Daprèi Pelletier, b.>bret. brela; dans Davio6,brjwo
U'rcre, Irl. brw broyer.
DrlNéander. v. a. briser sang sujet, détruire f^emcnt, agir en
briioc ou en briihaudeu, lig. user beâueoup. Das-lat. bri8chiar(s ffan-
ger<Sp|rrorare: perforabantureuim moneto; quarum cursus proliibebatur.
(Ducange.) ' , .
ttlrocàr. s. eladij. pleurnicheur ||.qui parle avec diOicultc. En v. fr.
bricar Signifle bègue. V. braquer.
Dr«eh«M. s. m. dépression au bord d'un pot, d*un poêlon, pour
facillRir l'écoulement du liquide qu'on oèjtiait versiir. Brochi,. ribrochi
on hamurois et liégeois signifient regorger, en partant d'un liquide et
6roc/ion la partie liquide qui a jailli. M. Grandgagno fait un rapprochc-
mcnl avec le v. ail. brësten, brosten et l'ail, mudernobrechen, rompre,
bersien, crever. Mais notre •— n'cst-il pas \\é au fr. broc, pot, dont il est
une partie. '
Broil, broitd. s. m. pain. Flam. brood, alhbrod, uorwégicn braud,
. tudesque br<)t.
Drodlav {reilef ein). rcstor'icourt, être embarrassé. D'4fnbroglio ou
de l'esp. brodio, ail. brodem, fr. brouée, nuage ou cntlu du gall. brudiaw,
raconter, lequel remonte au sanscrit brû, dire.
BrjiliM. s. lu. arbre rabougri, tortueux.
Br«kall. s. qi. boite Aux* allumettes. A Liège oh nomme les
allumettes brpkales. A Namiij; on les nomme brokalu et 6ro-
quiUeê, ■ • ■ . ' ^y ' .■■-■■'.•'■'■ ^
Br«»My«i, brMiUllM. f . f. pi. broussailles. || choses de menue
valeur. FI. brommcibexie, atl, brombeer mûre de ronoe.
llr«MelM (r eay<tu /2i^l). ftiit reculer.
Droneher. V. n. reculer. En fr. broncher signifle échapper, faillir.
Bro«t|N»ll, brooeliîSpoll*. A. r. crudion, espèce de bouteille
en poterie très-dure, Ce mot est fl. et peut se décomposer en bdonst,
«haleur, ardeur 4- pot, et il s'expliquerait en ce qu'à la vériiéT — tert à
contenir de la bière et d'autres liquides, mais par ce que souvent on la
remplit de soble brûlant et qu'où en use daus les lits eu guise de bassi-
noire. Ainsi pot dechaleurv^i^v.- ..^,^;,:,:.. , „•• ,'■■ ,'- - ,,.-■.■■;:»
Braque, s. f. broche H i( à n* — à $' eu. Il a une attitude raido,
orgueilleuse. V. Ar. broc, b.-lat. broca, brocca I^rociie, b.-bret. broch
imo-HKo
101
^
illénc de cordonnier. É^n - iV. broquc ftigniflo dent courbe, défentie du
Hunglier, lat. brocchus dent ai)i;uë. HeiUr ein ~>- être arrôlë oourl.
Rpoqne. morceau. Ail. brocko, brockcn m'tSrccau, miellc.
ttpo4|acii. s. m. pi. iirgenl. J/ a bramient des ~. V. Tr. broquo,
double liurd. Il peut provenir de mômtquc le v. Tr. du nml ail. brnu-
cbcn, servir, comme le mut liégeoiii aidan Itird vienl du fr. aider. Il y n
encore l'ail, brocken petit morccau^mictte.
. Dro<|neiniir. s. m. braqucniart. . .
Ilroquer, en ccrtaiuH villages DnoQ(iié.'£; brokeye,y brok. Ucu^Iim-,
mugir. Fig. chauler mal et fort, gëmir comme un animal. Bret. brcOgi,
gall. bragal crier, ail. blOckon beugler. H a aintaindu braquer. Y n iai
ffnié à qu6:slol. Il a entendu qucIquQ^cliosc, mai'8 il ne sait ce que cela
signifie ou d'où cela vient.
Droqueleur. s. m. ouvrier bra!>sour. .
Ilroquelle. b. (. pelile broche.
Drouehe.,8. f. broHse. Kn angl. brush, fi. borstel, ail. biir.sio, v. ail.
borste. Ça li fait — ; CcKt mvr lui un espoir dcçu.
Droueheiër. v. n. mai^cr beaucoup, se panser. Conuplion sans
doute de brouter, manger en bêle. Y. fr. brou^ter, manger. || Y. a. bros-
ser ; de brouehe.
Droiigii«r. v. a. écraser;, provient sans doute de broyer. Moins
usité querbrougner qui a une signification un peu difle rente. Y. ce mol.
Di*oullliiM«r. v. imp. bruiner. »
Drenskiiye. broussailier. Bas-Iat. bruscia, ail. brùschr brcuscb.
Ilroulolil. cri des bergers pour exciter leurs chiens. .
Drôaf«r. v. a. brouetter, voiturer.
Ilr&aleu. s. n»r^oiturier dtt T^rasscurs. En IV. un broueiteur est un
homme qui tratii(B les personnes en brouette. Un brotieiiior est celui qui
dans une brouette cojiiduit des (erres. Boire comm« «in — . Los Liégeois
qui n'ont pai — ont dû Tavoir; car ils dlseul brouwtë boire abondam-
inont, cornmtf etn — . ^
Brouy«r«. », f. bruyère. D.-lal. bruarium, bruera, gull. brwg,
bas-bfet. brdg.
Bronier. i. a. salir, màchurer. On ^>«(;afNa/« brauié qu" pa n'ain
noir pot. 11 u*y que c^x qui oui uo défaut qui le reprochent aut autres.
Brz, kymr. bris, bariolé, bryk, tache,
48
y^'
4
402
BRD~Bl)L
(
Lti voit — . Ço que Ton Domnie, m quejquei proviuces de France, le»
rois inAchurés^ o'ett roctave do la rôle de» Rois.
Brnasi. B. m. iMouelon. •
Brl^•r («7< tomber dans l'eau trèa-froide, || BrûUr i payaue. Lors-
que, dans iiot villages, ceriaioM maris oui surpris leur femme od conver-
sation criminelle, ils ne irouveui rien de mieux que de porter leur
paillasse dans la rue (quelquefois vis^ù-vis de la maisi^on du ft(^duct«^ur)
et d'y meure le feu en criant pour attirer les voisius et rendre leur in-
fortuné bien publique.
Brilla, t. m. linge à demi brûlé pour recevoir ré|L|ncellé du briquet.
Brune, s. f. lolr ; i la brune est uqe vieill<f expression fr. encorq
usitée en langage d'argot. # ^
iirunelle. i. f. scabieuse, plante. * ^ -
Brunlon. s. m., brugnioUe, s. f. pèche sans duvet.
Bil. v. BKXiiuts. A l'art, besi Diez rapporte que c'est une poire sau-
vage el' que le mot est signalé par l'Académie comme celliquoi mais
qu'il faut porter un regard sur le néerl. bexie, baie. Quoi qu'il eu soit de
l'ëtymologie peu(-on comparor une poirp sans valeur 4 une bouilliô sans
valeur?
(«(!«). être ivre, enivré. ^' >
^ V. buqvur. En fr. bûcher signifie faire des bûches ; .11 doit
ïlaos qufiquos localités avoir la signification montoise. Les mots bûche,
bûcher, bûcheron me semblent venir de hU. bûche, héirc, fau. il en ^st
de mémo peut-être du mot patois bueiur. On • pu transporter Tobjet
avec lequel on frappe A l'action de frapper. Du reste on trouve dans
Talli, pokcu, dans les patois allemands, bokeu, baschen, bauschen, bns-
ehen, frepper, heurter, y", fr. busquer, bousser, bussier, ital. bussare,
flaoï. beuken. .^
B«elMl, s. m. heurtoir. » f, ]" ^ .
K. i. m. b<fc|if. Ëap. buéy.
Il *. r. lessive. V. fr. buéi^ pli. bauohen, laver.
if. Iilre la lesative. ;::,,^ ■ ,:.,;■ -w^f'.-' --■- - ',?■,'"';,■/ :;:''' ■
1 1. f. louvent pi. réprimande, rebuflbde. V. fr. buflé, coup.
' liaM. prune (arrond. de Cbarleroy). A Liège M^^ à Namur Mloft, ^
V, JUr, belloche, bdloce, bolooe. Irl.-é^t bulos, prunell<ia
t
i*"
(
BUL-BllS
lor.
Ballcr. V. a. bluler.
B«ll«l. 1. m. bluUcr. Lai. -barbare blutellum, 11. buil, ali. beulcl.
Diez (ndiquo le t. tr, buretal, venant do bure, équivalent :\ élaminc
Bn^lU». 8. r. tuyau de chanvre dont on fait des allumettes, dos
chalumeaux, etc. (Thulln.) En fr. do technologio bnhiit, tuyuu (dt
plume, «te.).
B«q|M. s. r. bAclie || pêtU morceau de pailio, etr., dans l^aMJ, cor-
puscule. Liégois bouht, corpuscules, d'où babloite (v. habluU<^. Y. IV.
busqué, buquo : tout petit corps «étranger qui s'attache au drap, iinlicn
basco, V. IV. bûche, brin de paille ou do bois, ail, busch. Onmpnrez
butqutiti. ' ' \. ■* .
■laquer, k««q«er, baïqal^, Ikneluer. v. a, frapp^M' || i)altro !|
heurter II Taire du bruit || avoir de rimportarnce. "(.'a h^que hnut. Li
somme est importante. Y, fr. bussier, ilal. bussaro, ail. bosson, lioll.
boiscn, frapper à une porte || v. biquet.
lliiqaQl, bnqniia. ». m. feuille do papier disposée de'maniôrcù
ce qu'en se déployant, elle fasse du bruit (èu^iif), ^
Bar. s. m. beurre. YpromêtUon pu de bur que tV pain,'' Ils faisaient
de belles promesses. V n'y a feimme ti dure qui n'eune pitié dé <' bur. .
Les femmes môme prodigues deviennent économes quand i| s'agit do
beurre. ^ \ '
Bar^ (latl). lait de beurre, portion de tr^mequiii'est pas convertie
en beurre lorsqu'on le bat.
BarcfM. 8« r. lavandière ; do buée^ v. ip. f^. arriioe. bugadércx.
Bai>g. 8. r. pompe qui fonclionuo a« moyen d'un levier et qtii épuise
les eaux d'une mine. *\
Barg«i&. s. ni. t. dVchaii>. réservoir des eaux d^une houiUère qui
M ramplU pendant le tr^it (v. ce mol) et que l'on épuise ^uand le dit
treiit est terininé. Il sert à ëparf^er une machine à feu dsns les houil-
lères où l'eau n'est pas très-abondante.
Bar|pil«r; v. o. agiter la vaie d'une rivière a^ec'une perche pour
(brcer le poisson à sortir de sa rcrtraile. V. (V. burguer, pousser, heurter.
Birit. s., f. buanderie, arm. bugaderie.
BarlM. s. m. petit pain ^e beurre.
B«>*iHi |Niii«l. s. m. porche, tambour.
>. s. r. tuyau, gouttière. Iloll. luis, conduit, tuyau. Ce niot en
"-«V
)
104
BUS---CAB
fr. a une significaiion ua peu différente et plat spéciale : c*eit Vi>mBtt
qui eondajt l*éau au moulin, etc. .
Bttièler, 0ai|P4, t. n. couler eomme par une Hh^ H • TeQwrmifi
fii'y kuieUê. Il a uoediarrhée très-liquide. Gp. kmui.
' llaMlle. 1. r. petite wti, par ex.: d'une théière, cafetière, bouilloire.
IImUm. s. m. tuyau (de pipe, de plume); bu^io en italien aignifle
uou.
.; BunNir, Miiilaer, Ibvràl^r, f^Mlé. v. n. bësiter, balancer, réOé*
eliir. (Bocinage) #/ 6iiim ou 6un|i« ; flain. beuielen, véiiller, baguenauder,
lanterner; ou écartera san^^ute, à cause de sa signiflcaiton.le gall. bii^
siaw, proOter; mais de H^robablement rangl.'businoss.affuirc.cp.ôetmef .
"^Biit^ver, hnaqmr% v. ». keurier, toucher. Eu Ar. bHsquër sigui-
ide tenter, metirejcrnbuac; , ^
s. f, cottrle^puille. Tlirer «1 -«. EstHse Téspagnol buscar.
chercher, se donner du soin pour trouver ou bien' un dimin. de^ufur?
v^^ DHOt.
S
o
./
w
C. Je ne donné pas tout les mots commençant par un C ou un K qui
ont oh en tr. Si Ton .a fait attention à la remarque p. Il, on peut les
deylner : e«ttaii, eonip, c«iiffr, e«ii9»r, cftpHU^ «fe.
Le 6 doux, c et « se chuintent souvent au contraire : ûhueKw, g«r«kon,
L6je;ie change souvent on g : fAstmi, ghn^é, tar4ina^»
'' d^ M» prononce it^A dans beaucoup deJocalités. ; *
dakM. s. m. panier. — en A*, panier à Ogues, eto.
CaM^td^le. s. f. trou pnuiqué dans la murallte, près d\in«
oheminée, pour y déposer les allumettes )| niche | trou dans une maison , ^
de paysau potir y placer un lit H alcûve | candéline, plante crucifère,
dont la graine j)r|oduii une huile iinproprenieut nommée de «ÊmwmiWM
(camomiUeji ei dont K» liges servent à foire des bahiis Uanéi i/tmmm
# oii*)**^^:-^.: ■"•■;• '• ^■' '?'''■■-■■ )M '■'-'■i-'-^ ^'^'■' '>.''' ' ' ' - ' > \ ."*
flilil.l>,iH. léurd dé grenouille. Ail. quappe, greiaâkiille à tète gl««
buleuse. EnA*. oabot, cKâb^eM des poissons à grosso tête :- eobus «
|NHir racine caput, comme têtard a >pottr racine tète. | somme! de la
lèie, vertex. ¥f, caboche, lai. caput. | • ..^ . / 4|u
>
^
CAB— CAC
lo:
'"V
Caib«i, elMiMl. s. m. sabot. Ces toois ont ruir, a|i premier abord, (U*
D'être qu^un des nombreux exemples de notre mani^;do iransfornur le.
s en ch, puis lech en c dur et paraissent mériter p^ l'honneur de figu-
rer diin's cet ouvrage : en effet, sugcro a produit sit)éef , chuch^r, sibîlaiv
gifler, eAu/ler, etc., mais ici la (ransniutaiion semble avoir eu liou ù
rebours et peut présenter Texplicatiou du fV. sabot, qui a causé tant
dVnnuis et de vaines reclierclu>s.auxV»tymoU>gisies. Noiro luoi cAeifeoffr
est un dérivé de — . Il a dA^si^nifler faire des sabots et n'est plus guère
employé que Og. jiour savetér. Le liégeois, chaboté, esl tout autre cho}#,
il veut dire ùArp un ^etit creux, piqiior légèrement ooinine font les vers
dans le bois : i|i;>«(r tnn0 dtint chabotaie, avoir une denl„r;iriéé, c'est à-
dire légèreineiÙ creuse. Ce ehahoté est. le diniinuiird'un autre mot lié-
geois, c^aW, creuser •- caver ■» lat. cavaiv. On dit également deiiu
ckavé^ d^nt creuse ; d'où, me sVmble-i-il, ou peut U:gitiinen)eut conclinv
que sabot est une altération coh\ mise par les fr. L'ui):iiogie indique mw
semblable origine pour savate, chavaU, rintern«éiliaitx) cavale seul
manque. L'ilal.ciabatlaest probablement tiré du Ihles Liégeois ont bien
le s. cA«^(, mai& il sigtùlle ja6ol. '
' '. , ■ '. ■
J'^iVé^bùmHém'eaboltrùwétoHtouUe,
-^{Hefrain d'une v,haiison.)L„ -
T\m liêu» wwuehM,€tm e«« d' ctibol (oh ifchavate), faire d'une /
pierre deux c«u|Mi. »,
CalbMille. s. f. Soupe de vache (Givry, llurmiguies).
(ÇKfcpa, a. m. graisse dont on enduit l'essieu des chsirriots, cambuis
(en nr. a4j. poinhié). <^ \ ^
€ ^i « M *> ».^. i;àUne pommée^, Cabu» est f^.
Cttcai^. •. m., ortfure, merde (enAintin). Lat. c^'are^ Q. kakeu,
fUl. el brx. cacb, ilerctts, Mus, grec, nmmxv, iiu«rda. Çmi est tt.
Cii«li«. t. f. Diiia r«H||iiie;iet wott bfts<4ai- caci»,(Ca»sa etc.,,sigui-
ftftienl enclos poiir garder tos nuimikux. Ils proviennent du gall. càé,
eae, du bas»breL kaé, M, doMire, ^iè; De là annor. cliavieal, corn.
cbaoy (le ch prtnioncéjt la' manière fV>aiip|se).
Jusqu'Ici le^ttot n'exprime que l'enceinte réserva i la chaise, mais la
choie se eenifkUque et mcA« s^jni^ aussi l'action de chasser (vciuiiio)
i *■•
v.,/
^
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A
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CAC-CAC
\
▼. MeAtr. >~ veut élrt enoore cuellé, rue des quartiers JiMiuYres, àlort en
uo remployé qu'au pi.: (m gHn 4é$ ~, la lie du peuple. Ail. gasse. rue,
perïle rue. Knfln — est un t. du jeu de balle» chaise, marque iodiquant
IjB lier où la baile s'est arrêtée. Kl. kaett, holi^kaati.
I^e mot sorti du'oelt.a péuélré.soit directement, soit à travers le bas-
lat. dans toutes les langues rompues : Rhetique oaccia. esp., port,
caça, etc. '.' i . ■ . \
Je n'ai pas à rechercher les concisions qu*il y a amènti^s.
Çm4 > 4 lé. s. m. chasse«chieit,
C*«k«r. Y. R, aller à la chassa, à Liéf^« càeri K chercher.^ Dans
cette dernière sigtiiflcatioii le mot se construit souvent avec, a|»rès, et il,
n'a pas tot^f^ de ré)i;ime. Caèkt hé n/ir^, cherche bien. Caek$r pour
diercher n'est autre chose que le mot fV. chasser avec TaUëration do
lettres dont, nous avons l'hahiiude ou plutôt c'est hi conservai ion de l'an-
ciennaJRyrroe fir.; ear le v. flr. disait : cadier qu quacher. La double
siguiltcatjon ^e chasser el de' chercher est naturelle :. l'idée de chasser
emporH^t celle dû recherche. Nous rendons le^Ar. : cacher par mucArr
elle tt< cJbàuer (pellere) par«iiie<icAcr, trc«dbtr, ttie«f Aer^ fimrtacktr;
leAr^eacher peut bien aussi se lieràchasser, ciy, daDsla chasssiràinu.
on se cache, Enfin chaiaer (feoarl) et chasser (péllere) se toubhent, car
le chasseur (venator) chasse (pellit) le gibier. . '
Le mot tf, chercher a, st Ion les unSi une origine latine qusericare, cir-
care, qu»;ritar«, hréqueutatif^ de qu;erere. Selon Diefenbach, il aurait uue
sour^H) celtique : en gali. carc, sollicitude, irlandaU caircheac, avide et
remonterait au sanscrit ctrèa, recherche, le dois indiquer une iutrè
forme : v. >. derkier, fil. tMrc, aimer, gaU. airch, désir, amour,
sanscrit sarg', chercher. M. Sehekr indique encore cyimr. kyreha, bref,
kerchat. Dieitire cacher (abdera), de «oiOUr^et chasser d« e^iptare .
(Ciptiare),;.. ■> -^k ] ■: ,:r^^Mr%^^- "■#>;<-,;; .•: •■ .;' •;•,.:/■:-;:>■•■;;; ' ■->^':0 •- v."'"'
Il me atiilf ^ueM Mets btiiil|||||^|^0(|i^t plai p#rlkji m i »ci ne » t
^à«neA(T (chaaaer) et lès mets eehiqiwi ehei|j|||»;:J .^ t: -
. Cimiiis auteurs indiquent bitn 4es ortglitf ^iBÎiiîii.-'l-'lilr 1^
ehtiaa àeo^irre, hetien, poursuivre, 4<»iner, la chas^, V;^i. ketiM^;
loismll. l^IssM, etc., nuîit eUeâ m a^il^leiH^tinemeiit j^ut basarddéi;
iuaii ratis de Dielx, joala H^ «fil l« fl«, 1^ M^iMi'||pri|^ l |i l )|t ^
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CAjC-CAF
107
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fur gai'der, surveiller l«s bestiaux : Cê4t Ç goipiau qui c(icÀ«^n(u t'.(iA<«,
nos pourti9MX ; c'e&t notre gurdeur de vuches ou des cocUous, Le luoi
se rapporte tt«u à t€ehê, «ctiou de cQçfker, mais ^ racAr, eiieoiute n-
servéo pour la citasse, Y. r«càe. CVst peul-èireà i^nie source cemiuuuo
qu'où devrait ratt;tcher le luot caektr datis se& trois «iguitica-
lious.
C!a«lM«. 8.. m. chasseur. I -^ «^ ftourciau, pon-lia-.-,
C««M«Mii. Ce mot ue se dit que dans cette phrase : i ri, i braU,
. i fuit citmmt Ul» — il rll, il pleure prest|u'eii im^uie temp». Ou o>t leuté
d'iuterpréter ca tt Chimai; mais les chats du Chîwai resseiiUileiu à u>u*^
les chats du nioude. Je trouve dans la Jobsiâde, |>«tit poèiue ail.: cru r
comme cliaii^u'mui (temps Suppose du rut) liiafrr in Mai. Ou se rappro-
cherait eiKH>re davautage de -^t si selou ki préfèreute ail., on s était servi,
du feui.; on aurait eu alors à'aise in Mm. Si l'un se dil, l'autre doit se
«lire ; mais ]e ne l'ai jamais lu.
€^«lUv«. s. f. p. chassie.
CimIiIvmi, eniie. ailj. chassieux, «
C«eMi|Sf'e. plaisanterie, v. rouyf et carahistouy*.
C^ae^rpra. s. qi. chat huaui.
l^^iUkiv*. 8. m.' cadavre» plus souvent corps. ^
CMél. Y. GlUOT. •
C^aAuMi.. s. m. jeu de coliu-niaillard. Arm. kafout^ trouver, doui.
seton Pelletier, la racine est Ur.
CM. 8. m. Itt|^u bleu. On a doùn^ ce nom à cette planté pun^>qu'au
temps du bloàis contiueutal ou avait votuil^la faia> secvir de stia^étlauè
aucafô. _ \ ^ ,;
», CiUM. «. III. CiM fort' lêiter. „
.CafolM*. t. a. envelopper en général, mais plus particuh^reliietit
danii un ffitHn^ toiiu^reo coniel. Quelq'ues pi>rsoiuies tio^oud^ïint
fttJMir. wtc Hfêf^kff . „ .;,' ^ „:;■ '.. ; J^ ■■ '' -'■..
' CMMl.'*% cornet', de papier. /^' .- . ■
^lUf «n ii, &af eu lU. «ont la liidie d'avoine. Keiivék)pp« des jpraiiW/
iiivQMM, lùi'jfmi^ hkeu être rorigiiH} (le r«/^i^f INmt bire vlw k^
dlttcnHé des éiyHM»lo|i«»'fi^terti q«e cif en ^.4kn»l., caph en
.'m.^.
X'.f^^
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CAF-CAL
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Çiëit là qu'ont puiaé las Mtihts pour trouver fétymo^le du la(.
càTii». «lu fir. cave. ; f *
Tigottte, pour ne irlfii (itmettre de ce qui interesse rélvmolegie du nioit*
que les Liégeois appelleut caAofIt, nou-$ieulenieeit le rouleau d argent,
mais encore le coruet des épiciers et l'oublie en (brmc de cornet. Or» ils
aiment À changer en h, T s, le e, le ch, T f.
C7«fMilll«g«, 99iH)mym§sp. s. m. ortiure retirée en e^fonyanl dans
le itet^ape serrure, etc. | bagatelle, cbose peu Importante. A Ué^ ca^
que M.^randgagne rattache à la racine kaf citée ei<dessu$. Je le crois
ttd»^ériTédee«i/bNi7ier, et e§fbuiUtr n*est que le fir'. fouil|Nr avec un pré>
flxe-e«. -.'_
CliÉiMpnk»; e«iMiy«. If(ir<^>- fbmme, fille qui e«/bi^.
C!(afa«lll«r, «a^Miyer. v. n. trayailler à des ca/buyafrt, s'occuper
de niaiseries. | fiiiire mal une chose, saveter. { introduire le doigt dan»
nin(^ ouverture naturelle pour eu extraire des mucosités durcies ou y
appaiser «Q prurit. Dans cetttsr dernière signrAcàtion souvent obseèoe,
quelques personnes pensent que le inot vient de farfouiller^ Je ne cr^is
pas que ctt/oiitNrr vienne de (krrouiller, mais l'un el VwàWt, ainsi que
fri/biril<«rt sont provenus de fouillera ae s«it lournisdes préâxes
M, /<ir, (H. Cûfpupké eu Hé^^eois slgnile ehiffonoer, user, ^9^*
,,. .li$lh>m%nf9i$^mH!mymÊ. s, m.mal^raii^ ;..'; ■ ^ ''v^'' "
/iCwÊimn^ i; r roaleatt d'aimt; 'de carotte. I -ciise dOi A»rme.
I fc aA at l f t qjit. eaiployé à làénfi et llans la ptdviuc<5 prussienne du Rhin»
^f^Mtlini èil|^ iti q^^ |i<Mi$oit ne pouvaient pronoueer le mot
ï|9«j|l|^»iU prooonceQtâ;|«l ■|ili>l''llèilÉi>.:iiilil|l.#)i Wfl9^-: '''■
':^0iÊilÊfÊI^'lit* :i|;«itroii)lfoé potiron (lFieartta)v 1. 1^. ëi^lMmrd», «wr|é«
i>|Bittgourde><> riil |» ^ C;onh«g|^ #mr^ fait. encurUla, hiolt
Wwocf#(iê,.|tllÉAtft.«iMàMbre« ■^^é^lm^mM^^^^f^^:' -^^
^;;; C i i MiN l i.l.;tp|^ 0«'i;lj|Éite/âiaaAi«:dti c^^
ÀÉ n^^x pei^t-ér# ié II eoroblnaiao^ de cabane aviae liaflHf. Du r^%'
Mi^nèè ''m fÊ(ÎA^Ê^^ cw|li|é en Ar., tt Ml lé^ Mt 4to> >M >M re «•
■ ■ '^ ^ i ^ |ab ^l ^ ^ ■ t \ iéiy »l' i t . v. n. y, Mmlm
^|M^lMJM|Qoisclio«ler. "^' ':'^•. ':/... 7:
; liMIM^ KMi PM» I ea«r«aiUel, in i ié i w Wi l imiunt kl
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C^ftiae. s. f. ekàliiê. Y. fir, eaeiues^icauie.
ÇnliiAée. s. f, 'iMYarilf». ' -
Cal«ud«r. y. Q. caqueter, bâvariler. Fiam. kuU babil, kaUeu, ba- ^^
Cdkr. V. a. p^rer, oroer. En gr. x«i«i, beau; tMi fr. terme de ma- ^
rine, etc., eav. fr. se uire.
C!iilfiàl«. s. m. paresseux (Borinage). Eu fr. le caifat e»t l'ouvrier .
qui caii^te 1 sou outil \ sou ouvrage. Eu li^^is, le eain»c e^t uu butor,
uu (aiuèaat, uu grossier, un saligaud.
Cièliii. s. I». t.. de ch. ouvrier des houillères, espM> de chef dVï>-
coMade, surveillant; eu fir. ioiikitent, niais, flatteur. Eu Liégeois, nio-
cbant,, malicieux, fripon.
Cnitligu , enllaflê, t. a. déclarer en contravention, Holl. ca-
lange, délation, dénonciation, accusation; cabuger en (^. sigiiilie
quereller, louer, flatter. Eu v. fr. cbalaugerj accuser, calangier, atta-
quer, reprendre, lat. oaHimuiari.
CàM. s. m. cbarM \ commissionnaire, croeheteur, goiyat. I.atiii
calo, goi^at, valet d'armée ; en t. d'argot, teigneux, M. FraiK)isque Mii-bel
tii^ ce mot de la calotte, empêtre agglutiuatif emplové comme remède
de la tergne cl avec lequel on arrache les cheveux.
CiUI«ttor. T, », donner d^ calottes. Calotte est Ar., prov, colata.
coitp donné; sur le col, bit. colaphus,. soufflet.
Çiil««. se dit d'HU chien peu attaché à son maître. Se dit lig. aussi
d'un homine dissipé.
CiMMMMiH». s. f. camomille. On trouve dans le gall. ^Amamil, cha-
nœmelumi authemis (CtoVies) ; mais il doit être emprunté.
. Çiiiiif. village du llainaut. Eu esp. ce mot signiAe. nerprun et
en ^néral arbuste épineux. Iç n« conclus pas que l'origine du mot est
eipagnole. Certains disent que, coiàiuuci^ dç Cambray^ elle est celt.
«fee la isignification de pont d\Hrt.
Cffcrw^ilWi |. i fille de moeurs ^les. T. d'irgol ctmbrouse, ^^
jMmMe, chambrière.
% m çhwBwe. FI. kemp, tal. 'emiuèlt, M. ctn^b, taoscrit
t« U ehctMVù;» wém d« chanvre. Ut.
■■ • A ' * '"■'
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I,
tro
€mmtfilmf, &. f. xvuiia^ | bonoe foriiiae R opéntkMi l^hilîw, EU
tt. ce luot :j>ig»iiie mauvais «tt iteiil Ottvn^» ivMUVvUe iitt|ir«ik&iau/Y. (r.
eauM^Kaier, tVtjHMi» gtMui, ^
y««iftltNr> V. ..bK iâiro dM «mèMiH, Eu fir. eauuelâier siguifie
iittiler K) CMMdolv , .
C^a i f H i^l i ». A. m, camar»d«?, auu»
t^fitoÉ, ». m. ehiurrati!» à Urot^ i!<Mie$v En ftr. c'est uo^ ebarreite
loii^t sans rî^le, f^w loi tOQueaux ; c'est aussi uue petite tête tie
charduu. Y. (K cIuiuihhi.
CasmmnIm uittv«ie< 6- r. bottTïie à pasteuf^ ;
Ç«aMHMMM« s. f. pr marques Ue petite vémole!^
; ^^iiMMVMé, ^ My« gravé de la' petite vêrute; ,
CiiaMNMM«r,lr«»% M6istrl.e« LMiigeoî)» ^miAchemwpf, rAolMtuW,
Uaut. kae«i(qu( se pnviMUiee kj^nv» luoisissure. N\Mnettui^ p;^ de dire
qtie dHMi \m Picard^ cmn^mstf est remplacé par caittoisi. Kaoui regardé
plus haut eooime railit^al. (tourrait iMeu a*dlre qu'au préfixe lm^ cqcuum»
\)aus.c«/aiii<{«-r, m^Mgntr, caAukr. y. ces lUitts, Y. fr. cJtuiois^é, cou-
vert de piai<^ meurtri, l»as-lat. camocatus, taché> souillé, ciseléi v. Ht.
lamoisier, p)V(>arer la peau dechauMÙs. Le fr. moi^r v.iait de mueere
et M. ^i^uil^a^uiige explique sou Uégeotsk par canus mueere, moisir
hÏM'^ €amom*€ et tmlmimé doîvem te «^rer de cowoiuMr, Ib se
rapportent au Ikis-lat. el tu 3r« fir>> Uudis que le verbe se rapporte au
fl.'ou au latitt, peut-être même aux deui;^ à la fois par uu^ (déouasme
analogue ^ ee qu'où trouve dans priiM» «fM^erd, m^i^^
tiWip», lu. U aouveot pi. boite peur les nijouissaueea publique» |
déftaii imbil | pel. I^h fïr. c'est une e^>e de droguet.
€^MM|MhMÉMk t^ M- habitant de Stambruge ou dee' environs,
i4krcourant In. lÉsn mi «"'^^■««"i**»»* Am k»a Jtt. lainiL dan chana»
son», ete« j^ ^\^:;j--i.^^: .\ ■ ^.^^P^-.^-- ■ - ' '"V. .^; ;■ ' ' ■ ..■ y .v-V
> ■ V ■ ■
^^ t expéditiou. éi hauflburêe, écart de condulW. Babère
cemptis, avoir la elef d<K$ ch^tmpa, Su $ti cnnipos, congé, qu'on |Mrouono9
•««Mnpo. . ' •- - iJj' ' • ** ^
»un«»eic« i^:^^;
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thésauriser. Bais-Ut. e«nieUu$, v. Ar. e^t, e«lu, cyair. eaut, (1. kaut,
al), ka^ti^ bord, fr. K««»««> coiu Ue i\i»i).
€*lMidigl»6> fili>»tH<!ir. Â.lkiv. ekimtelier | $.%. et m. chaatl^i^ur.
€ ?m id ie y^. s. f. cliaiHlelk. (lauileîUe est uu v, mot ir. — éé Um^
bouUK>u blâiH\ Yerbaseum .lbà|kiu;$. Les uK>ls Ir. eu eïHe gisant €^ e»
p«toî$. U en résulte que )« Moutois p^irbiut (r. i»e luuuque presque Jamais
de dire rAoïiiIrtUf .
CMMiMle. s. f. eoiuptoir de boutique (C.haHen>)). \ l.iê^O caiidt^-
tùtitt^ c^9m$iie^u^. Pour composer i^e mot ou |>eul preudrt^ le Hegtvis
eaude, cbalaud, Q, kalaut, aU. kuude et yjoiudre layette, ali. lade, hoU.
laade, fi, laede, becyie, laey. M .^ tiraud^a^^ua^^ portant sou aiieuiiiu) sur
la R>rme rouf f<#ll#, lui assidue sou ort^^îue dec«iif«^, pro)uremeut chau-
geoir. Ou peut tourner ses regards eticore d*utt atttn> eiké : le v. fr. cauche
,^si||tiiait le droit exclusif de vendre du viu. Le diminutif ttevrail, d'upKs
i^ela» s*-eerire r«iicik^e/e((f.
Çmi|^. mittiun de $' tmit^^n | lieu o<^ ou V nmfr. MHk i$ i-anj^.
Rani^tol.
CHifliir (4')r se ran^r, se placer sur le ci!ktê du cheiuiu, Olt>bret.
ceinit» ebanjjer. v.y
€>MUM. s. f. grand pot deottivre d«s laitii^res. AU. kanue. po^K^^iHii.
I. kiin. bret. canu, bas-lat. canna ; eu lat. classique canna -si^tumi
l«\-au.
s. f. mesure de capaeilè, moitié du pot. Y. ce w(4.
s. r trtkar. instrument ci>mi)Osé de trois bàums tHi |(raml
coUier po^r emp^ber les eocbons de traverser les ba^. Ki|$ur. entmw,
èmp^'bement. /•• ItfwK m' tttmk nvé mi. lU fimme me Miit partout,
m'die K^le liberté. IVut-étre «le là vient le mot lie^ieois fiif»ye. iémnie
paresseuse. Le nom tie linstmment hii e«t sans tioute venu de b )»artle
du ror^ qui le ptuiail, cnr MMlâ eu bas-lat, est, dit l>ui auite, par^
eotti, nosirts eanole et canule, (Istnla spiritàs aceipiendi et redttendi.
Canol est en^ployè en basse breta^iue pour tuyau, ctmduit.
Cuiilftr. v. n. et a. ebanter. i^all., ami. k^ln, lat. canere, cautarv.
CtmÊkm, t. m. eruûie de alu. j bas du dm («^y«téwe fmier). Lu
fr,Vbanteau «a mi morceau de itrund pain. V, #•«,
C wi lwa or» V, a, rendre eonrbe, tortueux, (a) v, fw* ae cmitourner ;
cbantonmer en Ar. »î|nilieêvider du bols, elo.
Q-
''^
/<
lit
€^1^— €àQ
iL M. héméêtê mrkklu\l\nKi I èlilL
^ f, partie ^u wiir «Twi *f%M* f«i 4éf«8s« )« toK. fin l^«
•cèleçlM» «lit Gvùù» 4ém «mi ftimeux nmhm <lt» WerOier : les kM«iiiM^
•MU iMMYsiU Y^Ueurs^ I ^ iT M4, Ins, fleur j M
>!«•■ ^ ' " /''[['■ ■■,■■■ : . ■'•'■ •.•■■,
C ^ fi f % au m» vMMriw« ummvJs si^. Eu Or. eapcMi « à |«it f«^ b
iik^ui« $%uîâoaiMMi. wikb U 4k«i|^ |^tt$ s^'kkeitteut m jotteur nis«,
uii liy|koert(d, iw làclii»-;C>^.^ '.;;.<;. ^^^.w^ • -■.■ U^: .,, . •
C^pummi, v« •« itiMir, naiù^MUer. palper, lller, paUuer» lèàtH
foaaeTt éare^^cf «le la Hnatai; i^i^fMir, eu lù^geoî^ &HpùllA jouir â««
maîiia Uhioceuutteat. Om peut îiHluire de Ià que b radae du luol ecM
P<'f<**.|f*<9i*i poù^> iMMiuMé paUiter vi««a de patte» el t^Miuiie iHMifirwa-
lÎMi «o tn>uW ua s«cimmI um>I U4%eaî« itif^^ d«a4 Iv raciae j^ le
•-■« Wil ttttûâ. ail. WÊÙMé" «-•»"*<>Ri>i^t u^lte. 1^ n|A^A ci^uNjÉk MK^iji |1m eitMfcif
avUe^aiM la fr, clùpotar. .^ v...;:^l^^v.■ ■. 7: *,' • j-"' -«^^ 4':V, . V?- ■... , . ■ ■
€ ? i^ w lt «an, lai. Ce noi, quoique uoa ^eriuauiqiie, êlail «oavuMK
Amm la koacite dea aakUte aUeaMiiéa, l^a AUeiuauda la «raieM aan
pruaté aafir. capat 0» ae le Iraave paa 4aa» lea dkiMoaalrea. LaaAttiH
aftaud» xt9A»mÊKhm^9MÊ^imtmé$iimM9^^ (llal.ca|aMa)«
aar aiaiaeli. 'v'%v' .
fW^LB^A • Bft mÊ^Âà. dTttuÉ^MMh Cm* i>tiMi* {|K^juuBa^ . ^ ^l^iàH» ^Ik
Iranvaw e«i le <t|paii% atbaata qai porte laa eAprest. .' ^
OafWMiu I. «viNdi de l>)|jteaikf« fia Ar. eepèce de fraiaa,
€■§■ aiili. a, «u càpacUi. U ^m* tmaCiÉMMM hmM awji Kialmiai
i boif^ aa aecoud tefta^ lÉp nctM" l>oaieiUe. ':^*-^:^:C^^.^f^feii^ i^^- ' '
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l^«ieo^ liik empare, .
el csMToeolà, ^*i^i b «^ansMi ^ eoÈuiU qui cn>)eui (mmt U eu^er
. Teticar^ i^iWUr le sa coquille : *
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Ciirar»!», mité wkoiU^
BtrHm httm^ kk cMjn et ifon.
I. s« m. knilellle kttstte'.cooteiiaul |Mfvt» d'uvt Uir^. Kii 6 .
IfQiSM ^leiUe 1 1^^ 4e lùnie *le Paris \ im^ile caralt'. IH»»W f«int/ùN.
CTiurlmM». t. «. et a. uipèilUer. di^cuier sur im inivaU 4e c)iikir(>v4i>
M^. An if. «fèdiler, nmMiiier. ^Bortiu^O ,
ChvèMi, %, pi. fhiftrtM»», liaMitlie. Le« l>ittv'^^ «e «It^iigueut >iuu U^
WMtt de chiirbu«ift«ie eeitti 4e M^
<î*Miti>». w. eàarîkHi. Km ta. lÂame 4aiit la l<He e( te:» I^MUk^ mu
beaucoup 4e pkiualMkf. . v
CiurlkMi. $, ui. I, 4e etiarlk, miuure eu HêlkT «Hablie le IttUi: 4t«ïk
|Aro*:i d'un ^iu jiMMirwrurillir ks eaux qui traussu^lvlM ei les emy*^
clM^r 4e MiMùtRt U iMMUIe e(,4e Ni lairi' |ier^
C^wINwk C. ■!. teiir eii elueèe» eMU^Miulr/ ■
qi<i<MMM9b ^wm» •iMrw#» a» HueuantMi.
M M W i i vaiy. a. w, earuavut l#. curtexal. <:
%s% earru«!i», Ku lr« luilr» vèargi^d» li):ure« 4e 4i4Ue«
«MT la 1^ 4e«-xletliie« 4e ri»i|uîjUlîiMi, CarrMae a è^è f. e« Ir.; v e»i,
jMl^^ft» lîttuls XIV qui la luaiîieuliuîàè. tet euurlùiite» se »«4»l eiii|Mfv<»M-'«
#l4 i » f *e f: W eliatt|$«4ueui 4e ^ure; ear <mi IM^ iMMvaîl MliuHire qu'il eul
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s; f. fureft.4eu.ve, chet:il uv*, elc, Kn fr. femmo métïiaiiit',
C'«r*llc. ». f. galenV autour du rh<v'ur d'une église. Ce mol *si oni-
|>lo\f par Voutai{^f*, p^r révolution, marcho circulaire dt^s astres ; mais
le pittâ liixf^em^r désigna il les choeurs, non d'église, mais de danse et de
«liant, itai.^rola, kymr. caroi. Dier^ire le mol^dé>cborulus, dim. do
jjfifiorus. ■" .. '^
C^«r|Mlalk*r, earpckill. s." m. charpeutier, La*", carç^eniarius,
charron, carpeuluni, cfearrioi.
t'iirriMia. s. 'm. boite pour serrer les aiguilles, le (il, etc., et- qui
^e-*! couverte d]une pelote. . ' '
Carrière. sV f. omi^ère. Ce ijioi a été probablement substiiCié a
oruièn*, à raisou de. la cause productrice (iltar) jj ch»^min de- charriot,
chemin de campagne. V. fr. quarrière, prev. carriera^cbemin. Il est
. probable que, dans le sensde chemin, le mot a la même origine que dans
'celui d'oniièré;^ cependant on pourrait à la rijçueur s'adresser au gall.
kan^g, au brï. Lirrek, v,.fr. ^ijuarrel, piërpe, et fdire réijoudri' *^rr\ère
a, voie empierrée, comme chaussée répond au fl. kassie, pavé. V.
r«urAi>.
'^C'«r*«kHle: s, f. directoire, indicateur Hes oflices* religieux:
C^artage. s. m. V. Aai'to^e.
CaHelle. ' s. r. quart de barrique de, savon.
*^C«H««. s. m. charretier. V»fr.
C««KlMfr. s. \\ prjson. En * d'argot on dit Carton, carluche et ca-
ruche. C'eM le v. fr. ebartre (earcer), d'où le fr. chartreuse el^'aJI.
'canhaase.
CaMMfKUi. s. m. espèce de casique. D'aroi $u s — . recevoir une
vyitt; de coups 1 éprouver une perteji'argent. — est tr.
t'4MMe. ». f. Ktui. Casse à luneUet, casse à pipe. Cesï à mette ein
casée. ,I>e cai^sse ou pluKH ^e ch;\sse. Flamand kas, armoire, caisse,
air. kasse, kapsel, itaj. cassai, lat. capsa, grec «Jaia, caisse, cassette.
' VmsmnmmSm' é* ti«lte, fatigué par appUc^tion^^Kc^rit trop sou-
leoue. - - ^^
XwnlMe. &. f. cabane. T. fr. "
0\
"
Caut^tfgmlMfi. s. f. 4. dé cliârp. chantigoole. petite pièce de bois en-
c^MrM dans ûoe jambe de f<Vroe ec sur laquelle reposent les ventrièrçs.
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lr«lî%. lu.tliaL^iVsl un luoi (|iji, toimut Aar .1 lti^r^.^^au(;•^^. app.i^
ji«'ui .1 loijs It's pjlojs jjLa iitiiit^ I» > l.iii^ii.-; Aii^. «.il, «IJ. kai/c- m
Iv^rr (h» feiiH'^' cl le in.n»' , ^jII. t.illi, ::i.m->r " • .i/. .tt.il».- < ImIuI .t
kid, p«il. o)t, MÎ.-dois Lui, gr.rgi.n k4\.i. Ii l.ii^. tâiius, -n-, /irrr,.
VI- ."fr. cas., , , ■ ■* .
€'aléf;ii»*i. 'i. III. lallu'cliiMiu;. f.<'> Ihmii\ |*.trl.iii ^ ilisnii : ciil<ii-
ijimse. . ^
C^loire. s. (. m» l<i' ' lonih'daus la<|Uillt' oii |>l.i< f l."-. |(.iiii^ .auii il.
I(> 1 uir^. V., Ir. clialiifii'. A .1. !«>;<■ cluliu. rhciiui, \>r<\ .(.^i. |i|i|i
qr'stou (l^)^ll•cIU■ll , kc.>i i iV'lIfiii'r. ( ol (l».ivtt'N . |1 est .t 'i l'iii.ii f|iii r i|ii.
Ilt)-s'iii(ils coll. ^o loriMciil s»iu\ciil Mil le |il. V. ijiKjut.
' Calouye * iroi, fat'. i-piuiiMi, «.tiiNcr du rli.itoiuillcmt ni. \. ^k.m.
I.i's Itraux pà Inir-- tii- v . ' ■"■ r/hr-nulli . l'\ kcl< 1. n du kilti Icn, ,i1I.
k(l/cii, V, Ir. caliH<T, ealtmill r.
t'atpucbe. ra<ipu<*h<r. ^. ni. i nu lut a nue c(>itl<' de i^nu. niui .i
inul t;h;».lKio |»uils. . \ , "
C^au. >. ni. («up. '<)ii trouve ce iintl tHii-. im^ \iiii\ du. ^meni-. I -
mot culpij-i se trouve dans la loi saliqiie : si (jui^ \nliiei il allciiiui tx i i
dere el oolpus ri lallierit. l'as-hret. >k(t. "^ ,
CàQchc, caaMcto.. s. f. cliauv > Hurin. . I.al.. i.iU. ail,, tl.iin kilk,
i.;all. caleli, <aix, creia. . - .
J^^'aurtièBir, «aorhaie. s. m. laideur de lia>\ ^Ir. '< aii< IkIu i .
.h,
Caurhe». 5. f". pi. chau.v<çs, bas. / prtind us — ■ finu si i 'luumus.
Il ne' sjiil rien ^^istiIlJ•U'^I^il conlniid ti)ul. V. li. çaudie, h.-ln. Ii.»>.i,
liosella, hetjfs»', houseauv, bMiil. rau<'<*>. fl, kou^, ail. liose. LhcI. Ij.;s.hi
<!!ievalU't tire le fr-. de l";dl. ho>e, < uloiie. r.eite ci\inoloi;ie e>i cttnit sii i-
par M., Seheler, pour des t^is(>n> pliuneii>lo^iinie> et la pn-lciciH c c-.i
donnée par lui au lat. (alceus. J^* ne veux pa> irt»[t iiitervcmi- ilai)> « rite
«liseu>>sionySur la possibilité ou rinijMjssibilile de traii-lorniaiinn de I h
aspirée eu c ou ch, (epeudanl ]a eonvparai>oii des (fiv.r^ iikUs » ii< .,
semble/nous fajre coonailre que rti des v.{ill."et v. <elle.>, nelait pj>iiiie
'simple aspfratiou et se rappnK-hail du eh de l'ail, aetuej. faisant a peu
près comme ili :' remarquez l'orlhof^raplie ancieuue des noms d«: eliels
ou premiers rois franks Hilderik; llR>dwck, dont on a fait (Jiildcric,
Oovis. Puis si l'on ijye peut t»e servir de hos*'. bot»;in, rien n'enip •<4f'-'
d'user du Û« Lou^, oà Ton trouve la transformation toute (ailé.
/
)
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MO
r.AU-CAY
C«aehi«eb«. s. m. chausséago, droit df barriôrc.
Caaeble. s. T. ch.tassée. !)(uus avons dans ic Hainaul un village
nommé Gœgnùi^Cauchie . V. fr. canchiée et cauchic, fl. kanlsijp, kaus-
tiije, kashtji*^, chaussée, kassei, pavé, rac. k^i, caillou. Dans la ptiusée
sans doute que tout (t'ia vient du rr.,M. Sclieler iuvoque un part. lat.
calccata, dérivai de çjilx.
C'auchèlier. chau.sselier. v. Tr.
C'aadle,chaade(aofnfzprrtnd«fnn«).venez vous chauiïor un instant.
C«ud«rllé, eaadérié. s. m. chaudronnier. V. Tr. cliuiulrelier.
Caadro». s. m. chaudron || à cause de i»a forme, c'est ainsi qu'on
appelle, dans beaucoup de villages, ce que l'on nomme à Mons fleur au bur,
en raison de sa couleur. V. ce mot.
Cr^aaier. s. m. v. tisonnier.
l^auflnée d" mon froumage. s. f. quantité de fromage mou préparée
en une fois. |l esptro de panier servant de mesure pour le fromage blanc.
Lai. cophinus, grec jrejjjyo», panier. Le mol colin, panier, est Usité en
Picardie ; cofln et cofinel sont du v. fr. ' '
Canfonr. s. m. chaufour, grand four à chaiix.
Canfonraer, ekanfoiirner. (<'). v. prou, se décomposer sans pu-
tréfaction, par la fermentation sèche, par érémacausie. V. fr. chaufourer.
Cavkié. 8. m. rêve effrayant.
Caakmar. s. m. cauchemar. Coquemar pour bouilloire est IV.
Canpoi. s. m. mange-tout, pois de la Madeleine, espèce à cosse
grosse, épaisse, blancliAtre.
Caorer. t. n. et a. donner an complément de désiccation, faire
faner lenlemeat en monts sur la prairie — ne se dit que du foin. Ce root
a élë eiuployéVpeat^tre pour donner eu corps. (Jemmapes.) Bullet dit
que du celt. gwair on goair foin on a fait gor, cawr, cor ; en Francfae-
(]oinlé icTegain s'appelle recortf.^ '
Casveal. t. n. Tenir avec ardeur, empressement. Lat. convénlre.
C)avan«r, emwmyîé. ». m. morceau de pain «Tec im morceau de
viande. "v , "
C^yto, ati boir. CATAIRE, CATA<;ifE. s. m. ravin. $n fr., terme mili-
taire, déSlé. • '
CayMi. 8. m, cailloo, FI. kai, lat. catculos, kymr. callestr. V-'fait%
bnmekt.
CAY— CEI.
Il
V
•A
,Câye, eâllle. folie, souisc, c^allaiion.cntlioiisiasmc pnrli<ulior aii\
MoDtois : cl — morUe, vie, prfin à n'ein Monlois guat^d il eintiitul'l'
doudou.
C'aj'e. s. m. caillot,
Cayêeayol. s. m. caille cl pliis soiivt'iil < li do li caille; par oncmia-
topce. C'est aussi le coiircaillcr. "^
Cazée. fi. f. animalcule «qualique qui sert d'aiipàl pour la p«''( ho.
le Cîïset. C'est la iarve d'iine cVipèce de phry^aue. Ou duiinc euqtuu'x'ii
France, aux ça**'?*, les iipnis de charn'cs, porte-laix, j;alias.
Celtique. Les langages celtiques ^encore vivautt;, sont (Itsi^iu's n
chssés de nianièrc^s diverses par les auteurs. J'ai emprunté les (lu^j
lions ilelles que je les ai trouvées dans dijrérents ouvrages et il prïTirm.!]
en résulter une confusion. Pour l'éviter, je donne la classilicali^
Piclct avec quelques ;innolalions : '.
^'^^
GROL'PKS DES LANGUES CEI-TIQIES.
* Branche gaélique (i). Brandie bretonne (s)
h^i iiiw ■■1,1,11 •-
^friand. (4). Manx (3). Krsç (4). Cymrique (a), Comique (7). Armor.^^K).
(i) Appelé aussi gadhélique, parlé en Irlande et en Ilanle-Écosse
(Highiand); la basse- Ecosse (Lowland) parle l'anglo-éeossais. (4) Ou ti-
riongach. (3) Dialecte de l'ile de Han. (4) Écossais, albanacli. D'autres
appliquent le nom d'Erse à l'irlandais (ne pas confondre l'irlandais ou
erse, langue d'Osskilî ïivec l'islandais^ langue gernianique\ (5) Bryihon.
D'autres donnent à celle branche le nom gétiérl(pie de cyinricpie. («) (Gal-
lois, canibrien. (7) Dialecte de la Coruouaille (il n'était plus parlé^que par
les vieillards à la llo du der^r siècle et n'existe plus aujouri^hui qut>
dans quelques ouvrages). («) breton, bas-breton, celto-breion, breizad.
bretoun, brezonek (brz).
La plupart des auteurs penseirt que la race celtique, de m^|ne que le>
racçs germanique el slave (celles-ci plus tardives), est sortie de l'indeei
s'est éteodue en diverses fois vers ('Occident, pour couvrir toute l'Europe,
ibuf la lirèce el la partie nt^ridiouale de fltalie. On fait remonter à
2000 ans. avant noire ère, rétablissement dans là Grande-Bretagne d'une
- , • - ■■ • m
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'/
4
i\H
CKI-CIIA
horde <('Uii|ii(', (m.'II»; des (iadliéles. Leur dialecte sérail le plus anct<'i) ;
<V'st (M'Idi qui se rapproche le plus du sanscrit. Dix siècles plus lard ils
aiiraitnl «'lé refoulés vers le nord et louesl (Ecosse el Irlande) par les
KvMuis. l.e lan},'a^e de ceux-ci serait arrivé eu Angleterre uu peu aliéré
par le séjour plus prolongé sur le conlinenl. lj«'s Belges n'auraiciU
envahi le midi de lAnglelerre que deux siècJes^ivanl les conquéles de
(iésar, i,en apportant un dialecte encore un p(.'U diOércnL.La din(*fcnce
cuire le gadhcjiijue et le cyuiri^ne s«15it assc'/ gn^e. Un Tesiiine |)lii*i
grande que celle qui existe entre le haut alUmiand el le Scandinave;
. Dielénhach la cornp;vtT à celle qui se trouve entre le lellifjUiî elle slave,
l'iclel à celle qu'on remarque entre le gréc' et le laliu ; mais la dillerence
entre le cynni(iue et le langag<; des Belges devait être assez faible; c'est
ce diale<,'le cymriquc (jui Tessend)le le plus à notre patois.
I>lndrin. s. m. tablier (Fleurus). Ce mol usilé seulement dans l'est
de la province est extrêmement dillicite à prononcer, V. l'art, sur la
lettre .\, Il provient probablement de ceindre cingerc. Il y a cependant
le V. Ir. cendrier, linceul, linge.
C<'ln»<^incinl. adv. t7 csl — boti. il est censé bon. ^
Ccmeinlièrc. s. 1'. cimetière. '
Cea, ciEU, ciENV at {el ou /'), proii. celui. El culle, cienne, cieh.e,
celle. Lés CEtx, i.É» CELLES,, ceux, celles. '
Chabolcr. V. aNsaveler. ■ '' '
Chaeon (cin). chacun. Traducliou littérale de l'ail. : einleder, el du
lai. unus quisque. ''
Chafcrllque. s. f.petitet>al)ilIarde,inconsidéréc,imnudenle. |j Jeune
fdlt? de mœurs suspectes. La tournure de ce mot invile à chercher une
origine germanique, mais on le trouve dans le v. fr. el il existe encor'e
dans Ï'àt0l. Une sall'ili cl une s^ifferlique, dit Oudin, dans ses curiositéz
franvofscs/ c'esi-ù>dirc une friande et une desbauciiéc. Gall. sawr et
saire, ^nnor. saj^ur, sapor. V. ^ayi. le laL el le néo-celt. ne dériveiil
pas néces«air4^$||[it l'un de l'autre. Us n'onl prob^,blenienl tous deux
qu'uue Of^inc «commune dans qufelqu'anliquç fangagc.
'.Clmnè. ,8. r. &oulïïet. AU. )»cblappe, ital. r.hiaûb; en b. -saxon kaiï,
b.-Ocossfclnifl, i^Achoire.
ClwVfeter. V, a. &avetcr. -^
Cbalé, c«. 6. et adj. boUeur. A Licgc halé. M. Crandgague le fait
N .
I.
y
( ll\-CH\*
11!»^
vonir (tii nilia rft liMIoii, piticiii sciKtl, so fnnJro, V; fr. (Iialcr, jiaiilci ,
iiicllrt' bas.
Chalolle. s. f, «'cliarole. J'ai fioiivcnl oiileiulii l(v mol dans (ctlc
phrase : Caude, amoureuse comme enne chaloUe ,
Cham. s. m, banc, escabeau (('.harleroy). A IJé^e bani, v. f. (Ii.un,
osoaînc, lat. seamiiiim, v. Ii. a. scauiaî, sohaiiiilo^ ail. inod. Sthfmvl,-
escabeau. • , •
Cham. s. ni. A Liéj^e (omnie à CbaHeroy: Jaiuéde rotuOlKuis (e(te
(Sif^nif. on doit lui chercher. iin^' au'.re bii{j;ine : ariii. kanim, kamiiKd,
i^all. kamed, sanscrit kaniar, être courb('', en v. Ir.' cambrer simiili.iil
" voùl<?r, lat. c;|^mera| voAfe.
''" , Chambot. s. m. nom boraiu du maqucl. Chiuu [- bol. (.om|)are/. l.i
racine bot (v. bodc) avec la m\ Mak (v. marjuel).
Cliambourlolte, ^ij^PiMirlette. s., primilivemenl T., aujourd'hui
m. et f. Autrefois on nommait chabouHrltc lefT jx'iiirs'lilies velues eu
paysannes (0. boer, j)rononc(*.4iour) <|ui faisaieiil Whiincçon (linuKoin.
Cet accessoire est atijoui'd'hui supprrnK', ;\in>i qu»; \:i purcU Ile, i};\iïWmà:
— »<'lrouve plus qu'à la cérémonie commc'moralive-de Wasiucs. V. himc-
çon. A prissent on nomme? clifimbourlelles les ('traiif^ers inyilé-s à la
kermesse de Mons.
C'hambre, chanipe. campe, s. m. l'ne maison de vilhi^i' se
" coriiposc de deux pièces principales. l.a,première s'api elle cl maison :
elle sert de cuisine, de chambre à mander; la seKtndr se imumuic
et cAamôrf,. c'est l'appnrtement réservé aux jours de féie, < 'esi Lu (['ne le
. lit du chef de famille est placé. Celto-bret.candir, ^all. sianibr, lai.( auiei ;i .
ChaoD. s. m. hibou. A Liège c/kimt, à .Nanmr rhauire, cIioucmS, cor-
viis monedula. Kn divers patois ail. kauk^', (1. kauw. A Liei^e cliawe-
sori, t'hauye-.souriSi v. ail. çhouch, lijbou, fr. chouetlè, v. Ir. Iioiieiie.
Cliauye-soujiiÇ"T>»i serait pas souris-chauve, mais souris-< huu(,».s ou
plutAl souris-hibou.' Chat-huanl n'est pas non idus chut, m;4s(ha\Ne-
hmui, \. (jueùe d' soriùe. Ba$-brel. kaoen, kaoan, hihou,. v. I. chouaiM,
huel, iai^^^uçdoc. chauaua, b.-^at. cauanna, cauamms. , -
C'hapBiwstlé. s. m. gardc-Vhampèire. . -
Çhap'Chaip. espèce de grlA^e, ainsi nommée ;>< ause^de son cri.
Ch#<|ii«. chacun. // arou ifin yard rhaqiie ou chaque ain yni'd ou
^ haquénun atn yard. Chacun a^râ un liant? .^
■Si'
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wjf
■J
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<20
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CHA-CHE
^
Cliar. 8: ni. viande, chair; On le trouve daQs,Lesaige. Avot Ati char
pourrtïf d^jcott «^«.&f(U, élre paresseux. .# '
ChaMc. 3. r V. cocAe.
Chassereau, cha«M>eriaa, çaehriaa. si m. re^^istred^^ pro-
priétés. Ital.scarso/v. fr. eséhars, nëerl. schars, écoiiome, avare. Diez
(tiïre, comme source de ces trois mots, le m. lat. Q[xcarpsus et iscarpsus,
|tari. d'excarperc pour cxcerpere, qu'il t^duit en ail. par l'équivalent de
concentrer, rassembler. Je crois devoV produire le liégeois- karsel,
gousset, et le fr. escarcelle; j'ai tout lieu de supposçr <quë notre mot
en était aulrerois le mascuitn, sous la forme de tcarséridU. qui s'est
conservé à Moos comme nom de famille. ' -
Chaud, Icau. adj. amoureux, ardent, en rut.
C%aade. ^. f. action de se chauffer; prainde enne chaude, se chauf-
fer ua moment .4)'avot enne chaude^ courir des dangers. En fr. chaude
signifie feu violent de forge.. , / ,'
^ Chaudean, kaodiau. s. m? lait de^ poule. En fr. bouillon,, brouét
cl»titid donné le malin aux nouveaux é|)oux; holl. kandeèl. M. Scbclcr
crfifit ce mol ne d'un type lat. caldellum. ■ «
Ciiegae; ehln. appellation d'amitié usitée à Quafcgnon; Ce
n'est, je pense, qu'une maùière de prononcer quin. Y. ce mot et
begne.
Chéiiaii««. s. f> semblant. On ne dit pas, comme les Fr., faire —
Taire semblant; mais on ajoute Tart. et on dit faire eî — V. fr. quanse,
fl. kwanswyz, en faisant semblant (wyze, guise, manière|. Les Liégeois
ont le mot ekuance et le mot sonan, . ^ ^ " .
Chéncr, elMUser. v. n. sembler, paraître. Au village on dit :
y m' chêne a vtr, mot à mot il me semble à voir. A Mons on dit
y sampe à vif- Les bg^ux parleiirs disent : il semble à voir,
parait. Liég. Von^, ail. scheincn,- paraître. Les étymologistes donnent
une origine lat. à sembler et à ses 'composés : similis, ^ etc. V. ein-
chennt. • *
C|i«MUi. s. di. panier (Chtfrlefoy). A Liège cAetyt et ekinia. Dau-
phiné chanistella, lat. canister, catnistnim.
Clmii|f «e. a<i|j. bon» distingué, transcendant. Cçst un terme d'ar-
got. On 4t en fr.,téte chenue pour blanchie par l'âge. ,■ '.
' ChvtÊimt, Serenne, baratte* Aog). cberot t. ierenne.
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acrcfoliutoi^cercfoliuni, fl. korvej,
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fr. s<!or^^,
soroo,
Cherfaé. ^ m. cerfeinL lat
ail. Kerbel. ' , yX
Chibre. s. ;ii. menlulii. Atl. sehieber» pbWsour.
' Ch|c«s^. s. f. action de manger. " ^^
Chlcaye. s. f. chose à manger. ^.•
Chige. s. f. feillée (Charl(ToV^^^ié|;eî *û, v
.veillée, v. fr. sisç, action de s'asseoir. V. sisilte. »
'Cbimchiin. (fui des) faire des facci/s, ;IÔs simagrées.
Chimer, chaîner, v. n. partir, s'enfuir. Kn picard s'échamer
Échainer.dans le môme patois, a la signification d'j'ssaimvr.v. «amn- cl
kémin. Ne s'cm|iloye guère qu'à Tinfiu. et à l'imp*
CliiiÉichiii. s. m.*per&onnages dii lumeçon montA sur des 'chevaux
^ de carton ou^plutèl les portant et llgurant les compagnons de (^iles de
Ghin attaquant le dragon. ^^^ <^ v
Chiniaoj clioiaii. s. m. grenier au-dessus d'une érablc,d'une-écurit>
pour remiser le foin, Ordinairerflenl il n'y a pl»s de planchcl', il n'y a
qu€ des^ perches, /)' aller coulcyi an chniau^ aller couVlier dans' le (T>in\
au-dessus de l'établc-Èlre trMé comme un mendiant, comme- un vaga-
bond qui réclame riiospilalilé dans un village.
" A Cba^leroy^ à Liège .«ino. V. fr. sinal, siuault, dessus d'une él,Tl»le.
Cegnail, chambre haute, cellier, office. C.elto-bret. sanail, phir^.sanailliou,
grenier à foin, fenil.Ce mot, dit Pelletier, prcrvieut de san qui a eu Ta si-
^nlûcation de foin. De là est venu sainfoin qui n'est pjs sanum laMiuni,
maisqui, à cause de son excellence, est représenté par des mois de de,uv
laHgues. Pelletier ajoute qu'à la vérité Davies ne d(^nne pas ce mol dans
hon dieu gallois, mais qu'il donne sac», plaustrura,, cliarriot destiné a
Iransporler la paille, le foin. , i
Qn poyrraitnjouter»sainegrain,nom vulj^^irc du/^nugn;ç.
Chinque. h. de nombre cinq. s. m^déchirurc en forme du chiflre
romain cinq. ^««n^ "
Chiphe.s. f. iracassière dans ses achats, -rieiWf — . C'c*<l ce que les
harengère^dç Paris nonnment vieille marue.
^ Chlp«l«Mr. adj. et s. chipolicr, vétiileur.
CMqaè. 8. f. ivress^. Cbiqier^ manger.
Chl||iie(. 8. m. morceau, surtout de pain. Esp. chico, ha%q. chiqtiia/'
|>etit,^t^ cicpii^»ygrQc. xixxof, peu de chose, au propre pellteule qui 5
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[»are les pépins de grenade. Do là le fr. 4çchiqlicter, chicot, cliiquo,
tliiqiier (du tabac), chiquet à chiqiiet. .
Chiqaëtare. s. f. écorchure, blessure légère. Ff. déchiqueter, ail.
scliindtMi, écorcher. fl. schichte, flèche, dard. "
Chirlolag^e. s. m. pelil ouvrage, petit racommodage. A Valepciennes
«hirloier signifie flatter, amadouer. . — -"^ _
Clhiviron, cheviron. Mesure de bois de charpente. 908 clievillcs
^(le y pouces surfin pouce d'équarissage.
Chivol, chivean. s. m. oigiîon replanté,, qui no l'est pas pour la
semence. Angl^ shivpr, morceau, éclat, fl.. schiflen, séparer, liég. hive
" fl"a gousse d'ail,^v.fr; chive, oignon. , - ^ •..
^^lajB;. s. m. et f. coup, bayer du [oudel) sf/t/a(/,'batlre. Ail. Sclilag,
roup.schlagen, ballre, frapper. , ' « ,
■'^Cklang. excl. en frappant, en lançant qq. chose. Ail. sich schlingcii,
s'éiancér, qui Cait schlang à riraparlait.
Chlicr. s. m. cave (Dour). Fv. cellier. " Les Picards' appellent
(hiés ou ch(tié,s, une cave sans maçonnerje. v. fr. chelier, lai./
colla.'
ChHI^ chiak. excl/ en frappant. Ail. schlagen, frapper.
Chlinker n cah^tiv. flapquer un soutïlel (Borin). Ail. schlenkprn,
lapcér. ^^ ^
Chlip. interj. pour se moqjjer. Eh! s" merfi Via bayé à s' eu — ! — !
f— ! L'ail, le joiiu comnTe'une note dinfaniie. ex : sclilippsack,
lille 'publique. Chlip se repète en traînant les doigts indicateurs
l'un sur l'autre et*provient.pc4it-êlre de schlippcn, traîner leè pieds ou
de sehlappen, traîner. ' > . *" /■
"' Chlouk. excl. ^^u van t et mangeant. Ail. schluck, gorge, schlucken,
avaler: /' ' . f 'v ' . " . • .
Chlop. \J9l0p. ' ' ^ .a '. '
Chlonp. excl. en faisant entrer quelqiie chose, an glissant. Ail. ^
schlupfen, se/glisser.
XlilaUc/Mihutte. s. f. espèce de clous sans tôle.
Choap. s. m. genièvre. AU. schnapps, coiff) d'eau-dè-vic.
Chnik. s. m. genièvre. ^ #
Çhnlkenr, ehalkeu. ». et adj. buveur de chnik. Cheniqucr est
<*^iu\ii "dans les porls de mer de France.
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. -.Chnonf. s. ni. lahaé en poiuh'c. Ail. scliuupf, labtic à pris^viv.
Clinoufer, v. n. prispr. AU. scltnupfoii.
dkonq, chon. Ciu([: - A!* • <^
.Cbouaner, chuînfe.r. sc.jiri'sseï-, s(; (lî^chcr, y avoir ui'i^ciicc.
De l'àll. ji;escli\vih(l, vile. J"ai vu uaîln; ce mot : lors de reiilis'c «le-.
' alliés ('11.1814 on eiitcrulaii à chaque iiislanl 1(^ mot j;f\scli\viiKl soiiir"
(le la houclie (l(?.s sofJals impalieiilsj Ou rc};ai\ia eu mt»I counui' un
im^)éraur (/rr/(U««e. L<>: j; ail. c'tant 'd'une inliculat ion am(M le l'Huir un
l ^(isier nionloi;?, on dillMbord dcchuinp, plus lard ou suppriuia la pr,-
hiière syllabe, resta cntiuic doul,0(^fit cliuincr. Les paysans des ylllai^rs
, voisins de Mons en iïritnl chouancr, chwqner enipl(»)i; le plu> souvent,
.comme iiifpersonneldans le;sens des mois lalins nrt;el, inslai. .le doi-, (fîi'v,.,
pouclanl cpie (les vieillards monl assuré que chouann- couuuc inipn-
sounel élail déjà nsiki dans lesviUages au/SièeU' passt';. Scraîi-il hicu
possible que les Monlois auraient formé de nouveau un luot que uns
paysans' auraient conservé d'ui>è invasion antérieure de qn>ator/.e'siè( les,
l([ue sait-on) peul-êlreniénu/un mol autocliioiK'? " '
!t
7
«t*
' Clioise. sA"in. vesse f^rl puante. \ \Jv<^i' (juasc roi, ba^-hiel.
. e'Iioues, ,odeur, cliuesn, siiidir, llairer, ail. sclieissen, chicr, loiri r,
venler, / . ; - ' ,' .
Choler. V. cVochcv. f ' >-.'"'. '
Çholelte. v, sotile. $', ■
Choqnc.\s. f. souclje d'arbre. AlL_seliock\ las, v. fr. (;liou(pie,
- souche.
Choulnakl r. m. cçjrdonnier., savetier. Alj; sehubiiiaker,
.. Choniie. aV)pellati(?n d'amilié usitée parmi -les bateliers du canal de
Mons à Condé.W. f/*<^^'i^. •
Ciirigtianc.V'. f. /:hrvsanthème, fleur. ,
Chncher. v.w. syîieer. FI. suigen, ail, saugtHi, laT. su<;cre. -- l'iinr
feuije, enne fuèyeA^ilft i\ mol sucer uuc leuille, aliendie. Erveni'rliurlier
V t^lle dé a' mmiiffuj. Mot à mot r(^venir prendre le sein de- sa mère,
^iicnlrer sous le loitY'^lcrnel, reveiïir visiter ses^pareuïs.
. . Chnehetle. i. f. su(;oir, sucelje. • "
Chnfler, chifler. v. li silfler |; souiller : cj chufélle. V. fr. clùilrr,
, il schuifeleii, lai. sibilare. ^ .
. €iyii|lol, ehiOol. s. m. sjfllel ;| gor^e. E^p. chillo. f . ,
a
/
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^ -.'
12i
CHU-CLI
f
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Chafloter« v. n^ joHçr du fifre, du flageolet.
^ ChuHotea. s. m. qui chuflote.
Chuiner. v. chouanet.
Clw^aer. v, a. chti'quer,' cogner, heuFter. De là on est venu à dire :
<tUraper ain pau d' chuky'einffiovciau d' chuk (sucre); pour': se' cogner
la lête. Comme le fr. choquer, détail. Schock, II: scliok. Cependant ie
terme ne «"appliquant qu!aux coups à la lé\0l je dds mpnlionnér ^c
V. fr, suque, sommet de la tète. Langued. aisuca, assommer. '
Cimaite. s. f. tablette de cheminée (Jejrtmapes, Jéricho). Fr. cimaise,'^
moulure. /
•ClÉlon. s. f.lhcisiori. */
Citte. s^ m. cidre. / ' ,
Clabot. s.'m. grelot au coi^^ âes Wsliaux.
Clair-lait. s. m. petit lait fait à chaud pour les malades ; il est
moins acide que le sur. V. ce mot. . '
Clamme. s>.JWfamponj lien de fer pour altaclier. Ail. Klammcr,
crampon^ a^raffe. C/a»nme° est usité à Liège. ^
Çlappé.» s, f. douve. A,'!. Klappe; racine, klaflen, fendre.
Clavette, s: f. petit morceau de fer placé de chaque côté du man-
che d'un, instrument, par exemple d'un marteau pour eii[i|!(jêcher la fêle
de s'échapper. Du latin clavis. Ce mot se trouve dans Boistc pour
eîEprimer la valeur du mot goupille ci on le retrouve pas à sa place aï-
phabétique. , .
Claya, eaya. s. m. espèce de treail employé dans les fosse» dé
c^rotf pour modérer le mouvement de la descente. On a récemment ap-
pliqué le moi aux plans incliné^ des cbeittins de fer. Est-ec le fr. claydas,
barrières, porle&'lreillissées ou claycr, grosse claie?
Clelner. v. n.* pencher, gauchir. V. fr. clinchcr, clingcr, pencher,
clinsser, clidef, chanceler, lat. inclioàre,'erse'clfôb",.Yacillèr,'chanceter,
irl. clibhcad, chanceUêteent^ rainscrit kliv, être iâipuissant, gall. corn,
cledd, b.-bret. cleiz, gall. cli, ail. link,° gauche.
Cleir. s. m. sacristain. Eh fr^Jè clerc |èst celui qui est entre dans
l'état ecclésia^iqne en' recevant laScioâUfTc, le commis d'un notaire,
avoué. . • ' ' • . " ■'
Cliehé, -eiblchcite, cUqvelle, s. f. cllnde, clenche, targette,
boulon, crosse de 'porte. Les deux deVni^rs s'appliquent paniculière-
^^v-
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ment à-ia détènle des armes à feu, gûchcite, que Corneille dans le Men-
teur, "nomme déclin. Gall. clicclQd, veclis.Nos Bretons, dit Pellciier, -
nommenUe loquet, clikel; et l(>*ucl vient prabahlemenl du bret. loe'li,
levier, ail,, die Klincke, le loquet. D'après Rostréiien, has-brct. cl'qet,
licquet, clinche de porte, v. fr. clitike] basque, crisqueta, loquet, •>
Clinquan. ne se dit que dans c*fett<^ phrase : loul — neu oxi nué..
CEipet. s. m. vt)ix aiguë. Sn einfant là à'ein — qui v& percffc. Cet .
enfant a une voix qui vous déchire les oreilles. V. klaper.
€llpot. s. m:/ gaule (Glin). -.^ ., '^ '
• Clljj^lef. y. a. battre^ ' ^ -•'■.''"':
Clique, s. f. claqué. ■" ' ' 1 . .
•^Cliquer, v.'n. donner des ç/rçue^. \ •
Cllqnlaçe, lieu où on verseJe charbon.
Cliquié. V. a. verser, déc1ihrger-(Borina<^e)t Ce mot' doiuivoir du
'rapport avec cîikeltc ; descliquier connue — î^ignifie di'charj:;ei. Seu-
lement^lê premier s'applique aux armes à-f(!U, le second à des vchicules.
CliqnQtér. v.,.^l-^re des cliquetis. Les guerzMscliquoUé dain les
vj7/e« !| battre. Al\^klrngen, sonner. - ■ '
f/Hver. V. n, ^adémic donne cliver : t. ^le lapid., fendre un dia- ,
ment selon les joints naturels. Chez nous, — s'applique aux cliisie&
feuilletés dont les couclies offrent peu d'adln.'reiïce el qu'on détache faci-
lement. FI. klieven (pron. klïven), i^l. klaffen- fendre.
Clô, clan. s. mr clou |! t. de taiiï. de pierre», limct blanc ou veine
blanche 'des ma'rbres ou pierres bleues, ainsi nommée à cause de sa
dureté. En bret. claw. * . "
Cloer, V. n. clouer || fermer. Clo V huche, ferme-la porte. Dans la
première signification ce verbe vient de clô, dans la seconde de clore.
Lâl. claudere. '
Cloque, s. f. cloche || ampoule, vésicule, par exemple : en suite de
brûlure || terme de charb. partie de latoche en forme de cône tronqué
qui se déiaclie du toit des galeries. C'est une cause d'accidents très-fré-
quents et très-graVes. Ces cloques proviennent souvent de ce qu'il se
trouve dans nos ^houillères de grands arbres restés debout, fougères
arborescentes, é(iidsetacés, etc. Ces troncs qui sont dé la houille dans
laT veine perde.Q|,«è^e caractère en perçant le toit cl, en prennent la miné-
ralisation»^ tantôt %c, tantôt kwairièrc, sauf récorce quijeste houille,
•■ ' ^ ' . -tu
y
*'-Il'
,^M-
i fc.^
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CLO-COL
On conçoit qu'il doit y avoir une faible cohésion entre le toit et l'arbre
perforateur. Gel arbre se brise au nionienl dûfardiau cl alors tombe.
Gall. klocke, b.-bret.,clok, lUklok, ail. Clocfce. j
Cl«>quelle. s. f. clochette. ' -^ ■ ,f
Cl*q[ueltc de gran^rèné. s. f. cloche, ampoule remplie de sàrbsii^'
nbiràlre. Elle est quelquefois l'indice d<^ la ganA-ène, mais le pluifon-
vcnt n'est qu'une irritation causée par Teàu. dc^iouillères.
"Clolsoi. s. m. t. de maçon. Petit morceau de pierre ou de brique
pour boucher un trou, bouche-tfou.
' Closare. s. m. prairie close de haies ou de murs |; Enclos. N'est pas
inconnuL-en quelques provinces de France.
Clonche. s. 1. p. spupe au làil battu avec des pomme^». Au. Kloss,
boulette de viande. Bouki^le, comparée aux grumeaux du lait battu.
Ço. Les beaux parleurs disent cor. conj. enc'ore. !| Subsl. coq. Lés.
pouye (glenne) enn doillé gnié cçinlcr pu haut qiC les co. La fenune ne
doit ]>^s l'emporter sur son ni^çîî
Cocardeao. s. m. vlolier double, espèce de giroflée, malhiola fe-
nestralis. < " *
Coeher, eochi. v.a. blesser. (Borin.) Ail. quclsclien.holl. kwetsen,
lat. qualere, quassum, meurtrir, écraser. Eu Picardie, écoadiisr. A
Namur quacki, à Liège quahi, couper, v. fr. csquachier.
Cochure. s. f. blessure ; à Liège couaheur, blessure légère.
Cochonié. s. m. M'' de viande de cochon || personne sale, dégoûtante.
Cooo«he {momau). blessure Jinsignifiante (enfantin).
Co d''aoatt. s. m. grande sauterelle. Littéralement coq d'août,
Oodar. s. m. œuf (cnlhintin); onomatopée.
Cœur. s. m. estomac. AT cœur tire.
Cœur honnête, euphémisme qui signifie pauvre. y^
Cognet, c<Aignié. s. m. coin || tranche de pain en forme de coin.
Bas-bret. guen, coiiâ de fer, lat. cuneus.
Cognolle, coagnolle. s. f. gâteau de forme allongée que les enfants
reçoivent à Noélet croyent tenir du petit Jésus. Lat. cuneolus ; cello-
bret/cuign, gâteau. . ■ .
€)ol,(att). àTabri. au — du veint (Bor.). Fr. coit, lat. quietus. ,
ColÀ. 8. m. pie, corbeau. " ^
C^lA-geran. s. m. geai.
pJJj¥MiJ«,*i'-.'V
V
«j^i^wy-n» '
COL— (:o\f
i-i'
Çolan. s. m. coq II imbéçillc. C
Colao-poaye. s. m. idiot,: Va-z-ein, colau pouye, mener tés pouym
picher. ■'■" ■ ^ , '
Colée. s. m, collier |[collel. V fr. celer, lâi. collum.
. Colidor. s. m. corridor.
Cœlo. s. m. réprimande || serinôn. On peut supposer que ee mot vient
(le cevqu'un sermon céléljre commençait par Cœlo^
ColK»pihon. s. m. colophane. En fr. c'est une espèce de liéron.
V. fr. coloplione, lai. colophonium.
Combatte [es), v. r. se débattre. A'Liége s" kiballc {ki=-(iey.
i^ombiau. Si m. grosse corde pour maintenir le foin soi- les cl^ariols.
On peut"s'étonner de la termin. muqui est diniin.; car c'est la plus
grosse corde connue de nos paysans. On a sans doule voulu exprimei,.
par là ce qui fissure le comble (cumulus), Xe fr. d'art, combleau, est une
coVdc pour la manœuvre des canons; à nwins qu'on n'en fasse le dimiu", .
du fl. kabel (cable) que beaucoup de fl. prononcent kobel.
Comble, combe, s. m. chevron, soliveau de deux pouces et domi
environ d'équarissage || t. de oharb., inclinaisbn des coufihes de houille.
Au flénu il y a deux inclinaisons que l'oii nomme combe du nord et
combe du midi. Ces deux inclinaisons opposées forment .vt-rilablemcnt
unevallt'e. En v. f. combe signifie vallée, plaine entre .deux montagnes,
en bas-bret,<f;ombant, vallon. Davies, dans son dict! gallois, le «lécompose
en cwmm vaîlis et panl vallicula. (iaël. camb et rom, cambr. k\vin,l)rz
kond). Ce sont les beaux parleurs qui disent comô/f. Les Fiorains disent
comb.
Combler, v. n. mettre les com.ftf* sur un toit.
Comme, y pleut, y'ramatit -. — . espèce d'exclan). terminale pour
exprimer l'étonnement de ce qu'il pleut, de oc que le temps devient
humide, etc. v. ramnli. -,
Commerce, s. f. Je ne, donne ce mot qu'a cause de son genre.
Compa|çnon. s. m. lichnis des jardins. , -
Comparalttet v. a. comparer.
Comparehonier. s. m. t. de prat. coparlageant,
Comperdnre. s. f. inteUigence.ff m/ rfurrfe — ilarintelligencelenle.
Compreinte. v. a^ comprendre, conjug. comme prinle: comperdée f
coriiprenez-vous? -, *
V..X
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^t
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CON--COQ
Concours, s. m', ressource, recours : n'awot^uc V concours, pou
i'ain sauver, que d\..., n'avoir d'autre moyen de salut que....
Condœcivre, eondaèfe. s. m. confiture, ce qui n'est pas croûte
dans une tarte, un pâté. Lat. ova condita, c^ditum ovorum. Certaines
personnes traduisent par coudit. Cela n'est pas toujours exact, parce que
condit est une confiture au miel ou au sucre et qn'cî' condeufe peut être
au fromage, au riz, etc.
ConfanoBus. m. gonfanon ougonfalon; v. ail. kurîdfano, étendard;
V. fr, gondfanon et confanon.
Confonde («')• se morfondre. * ,
Conséquence, s: f. importance.
Conséquent.' a4j. important. . '
Coniitrainde,eoiis(ra%n,«on8trande. v. a. serrer ]| vexer. De
coustringere; les Liégeois n'ont pas consirainde (que je sache); mais ils
onlditlrainde, déserrer. Quoique de même origine que le fr. contraindre
il n'en a pas la signif., il veut dire prcsser,.serrer (physiquement) : t7 est
conslran deins ses solées. Ses souliers lui serrent le pied.
Consalle, consulte, s. f. consuUaliuu.
C^nte, contre. xtdv. auprès : léyer Vporle —,meUe el por^e —, enlre-
bailler, entr'ouvrir la porte, ne pa^la fermer complètement. Germanisme,
traduction de an Ichnen. . _ .
Conte de. prép. contre, pr^s de. conte dé li, ^yrès .de lui.
. Contois. s. m. ruse, bail el — user de finesse || concerter ; en t. d'ar-
got, battre comtois, dissimuler, faire le niais.
Contralé^. s. el ad. contrariant : faul~i elle ein — faut-il être d'hu-
meur coutrarianle. Y. fr. haricr, importuner, ail. hàrnen, chagriner, fl.
harrewaren. chicaner, lat. contrarius.
Contrefaire, eonterfaire. v. a. peindre, faire le portrait; ail.
conlerfeien. Cet ail. est évidemment emprunté. A qui? probablement à
nous; au moins je n'ai pas connaissance que coutrefatre. ait jamais éu\
employé en ce sens par lés Français.
Contrefaisant, s. m. oiseau chanteur qui imite le& antres, espèce
de fauvette.
Contremeloti. v. n. mentir en accusant de mensonge.
C^tienage. s. m. beurre et fromage. El — d^enne kierté dT Vaule
monde. •
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COQ-COU
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Côqaier. v. a. coclief, exercer le coït; en Bourjçôgne, cauquer, || cro-
quer, briser, v.fr. cfaucquier, lat, calcare.
Coqnlet. s. m, pelit vase pour manger les œufs.
Coquille, s. f. pelhrondetin. v. ce mot.
CorbUier, icorbusier, corblsué. s. m. cordonnier. Mol aujour-
d'hui à ^peu près perdu. A Namur coipejl, à Liège coipchi. v. fr. cor-
douanier, corvesier, corvoisier. bas-lat. corvesarius. Ducangc parait
avoir fait fausse route, eh disant : qui corio veteri utunlur. Il
fallait prendre le b. lal. cordebisus, peau de Corjoue, niaroiuin ; d'où
cordebisier el par syncope corbisier. Cordonnier a la même origine cl
ne vient pas de cordon mais de cordouan, cuir de Cordoue.
Corde, s. f. mesure |>our le bois de chaulfago. Il y en avait plusieurs
pour le Hainaut : la corde ordinaire ëlait de six pieds sur h bûches de
5 pieds et demi ^==2 stères 05278 || t. de jeu de balle, s. f. p. lignes qiH
déterminent le jeu. '
Cordelletii. s. f. p. peinde à ses cordcU.es, être toujours i»endanl ;i
ses côtés, en fr. petit cordeau, flam. gordel, ceinture.
€^ordian. s. f. cordon. Gall., arraor., kordyn, kord,funis^^gre<', xo^p^,
lat. chorda.
, Cordié. s. m. t. de j.u de balle. Joueur |)lacé près de la corde du
milieu. ' i
Corée, s. f. mou, nom vulgaire du poumon de certains animaux.
Corelte. s. f. fruit du coreltier.
Coreite muehle. nom donné dans le Horinage au jeu de climusétte.
Muchie et musette doive»»! être la même chose. En fr, la corette ou co-
rète est la spirée du Japon, corchorus Japonicus.
Corelllcr. s, m. sorbier des oiseleurs, sorbus aucuparia. A Namur
cort est le coudrier, du lat. corylus el on nomme sauvage côrc ou corrde
le sorbier. Noire — serait donc un din»in. de coudrier, v. fr. caurelte,
gall. côll, grec ^opuioç^ coudrier.
Cornue, s. f, larle grossière de forme demi-circulaire.
Côron. s. m.1)oul, morceau, fin. Ça ri' a ni queue ni coron, cel^ n'a
ni commencement ni fln. Cela n'a pas le sens comnmn. Coron est numu-
rois et liégeois. On le trouve dans Froissart. Gall. cwr ora, limbus,
coryn, summitas. »
Corporal, coporal.s.m.caporal.All. Corporal. Cet ail. est emprunté.
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150 COR— COI'
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'CêirrmÊfm^y.t'. pàt •ntff>hrase^orifier', «Mliorer, cofriger : — de
r teÉ aWÂi vC», à* ^ralufevln. Couper du TiCfaiguiser Peau d'eau-de-vie.
>. •. n. forpucation dei bateliers; corAipUon de corps.
I. f , ni. cotae, s. p. pois goulus: AU. Schote, cosse, ^dMèn-
erbae, pots m cosse, bas-bret. çoss, gousse, pise coss, pois £n cosse,
plur. coasoo, bas-lat. cossat. «
ÇsMWWMTMM. 8. f. reTcodcuse de légume^. Ce mot Tienl-il du
prëcédettt? On dit i Liège cotèreue, qui vient de eotiege, jardin, à lë-
guDic.Angl. cottage; en Picardie on appelle coconoier ou cocc^oier le
coqueliiftr qui revend des' poulets, dès œufs. v. fr. kok, poulet bret. coc.
CMler«M«. s. f. galerie principale d'une' houjilère pratiquée hori-~
lootalMnent, en suivant la. côte ; prob^emcnt par op|>osition i vau ..
lifviUf mtà va de imni (val) eioi. fifrne (v. ce mot), c'est-à-dire en mon-
tant. ' " . , .. . ^ ' ^ •
.Cot«*dlrlll^.s.n.crocodille: t^Vo(eo<in7(e, yeux t^rillants, rouges.
C«le»r«e«. s. ro. çoquerico^ chant du coq.
CM^. (mette tfe —), serrer, anissser, thésauriser.
C!«K«. s. f. t^son. Y. fr. cotte po!ir to|son,.all. Kutte, froc. / keurt
Ui emaié cêltes. II ain^^Ie cotillon, les grisettes.
). s. m. coobon. C» «ciic - c»«ehc , en des porchers.
I. «id. e^i des enfants au jeu de cache-cache pour aunoneer
qu'on ëoil> chercher. | fain — se OKhér, | cacher la tête (enfantin). ,
BMq. cneulcea, se cacher, disparaître. EnJht. cucûlliis était un capu-
cfado. pour se cacher la tête. Un vers de Martial annonce que ce mot était
MDpruméjBX Gaulois :
GiUia sautooicô vestit te bardocucullo. ^ ^-
"Ta bts-lat. c^cuUa, capuchof^è moine, en v. fr. eœnlf manteau de
votageur, capuchon, cagoule, robe de moine cachant la tjête cbmme
oeltê de ços confrères de Miséricorde, 6.-bret. kcH^oul^ nànteai^ros-
siar poor sç préserver de la j^ie, gall. cwen^, corn. ct^. ; '
' CÊÊÊÊiÊtÊÊâ.%i m. petit cochon. Nampr. eoiurl^', Li^ (*oie; l^tois
«rAix-b^Chapelle, kûsch, cochon, v. fr. coche, truie, gall.cwcb, bret^-
hoch^ grec bitr(û*), lat. sus. . . ! .' . ^ '
C?«iié, JuMpéTsTï^ pot de terre. Fr. eooveit, chaitiiierette. -.
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Mi:
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coi-cor
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C^a^ler. ^"a ço(i;ner. | v. ii. t. de jeu de rouHaud, biior U* cour-
iaud eu avançaotia main. Couqnli eu liégeois sigiillie coudoyer.
C^wl— •■•». ui. imbéciUç. 0-
»• C««l«. 8. f..nletusoiigç. (^uw — ! ' l. de eliarb. cailloux daii-^ l;i
houille. ^ ,
C«alé. s. m. gaillard. — /T tit adroit, madré. .V \M'p\ on dilV'^iu '/
iai^ cou^ d'essai, N'esl-il pas à croire que — d sni a la iiu-nie ofrj^jiic
et qu'il sigqiûe proprement gaillard mis a res.«»ai,éprouvi . On dil, mai-.
. plus rarement ga (i* sai.
C«al«B. s. m. Coîon. .
f>"HD«al«Miaile. s. F. mensonge. Cooïoaerler s. f. raillerie.
O^aïii. y. m. cheval entier.
C«ipl«at. s, m. ogout, évier, cuisseau d'une co\ir, d'une rue, ^yuo
nyme de ri>Aoi. Cbulanl e^l aussi quelquefois synoa\nit', mais timi
plutôt de.j|r(rti/o(, etixi^mité du cou/an/. "^
V
^
'■' \i\
y CoaliiM. s. f. balle livrée fort bas. |{ ves^e
. CoBliwe. s. f.\ mortier fort clair qu^ Ion verke sur la inaçomiejif
' po'ttr qtfil pénèjre dans toutes les eavitésci les remplisse. Kn fr. rainure .
. ,v .C^o»». s. m..pigçbi^ v.f^; du h»l. columba.
^^ Coii|ȏfe, 8. f. couleuvre. ]
€^«aauiiBêh«r, connaiBelil, kmalnsi. v. a. commeni-er. Hrei.
coumançz, probàblenaént emprunté. Di<>z tire commc4icér decuminiiiarc
.Co —é rc. s. f. Commère y femme. Cacher à — , vir voUif U-t —.
\ ' Â Liège kimère. ' . ^ ' '
. ^ ' ; C^Boilte. V. n. connaître. Lat, cognoscere, grec y'»«»x«, irl. gnia,
science, saoscrit g*na, savoir. ;\o« counichons, ej connichoij.
^ CTanpaler (croupe à terre). Saie farce de petits polissons i quand
ils ont aflfaici^ queîqtii'enfaDt niais, ils lui proposent de cacher à. nid4
d' -*-^. W — ë^ reff^^senté comme un oiseau* merveitleu\,'mais qu'on ne
■ ■ " y "^ul approcher 4ug les yeux bandés' parcequ'ilchcrçhf à av'eugler. On
conduit le petit làigajud au lieu convenable; à uii signal convenu, il porte
: , la main à terre èi vous i«nfez> ce qu'il saisit. , •( '
'I' C^Mipell^ tmu fi ittâm. s. T (allé, somnv^t^ Pun ni' coupelle, espèa^
"^ "de pommert^ ein pun d' coupelle^ c n'est gnié pou vo bef:. C'est trop
: .élevé poai' voti$. Le$ Liége<^t& disent copette. En ail. iîuppcl signifie
^ ^4àme, en ▼. ail, b<Mtbet sigaifle tête, en fl. top signifie ^Ue, sommet, eu
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COU^COU
^
ail. moderne,. Uaupl, Xopf, eil fl.'kop, hooft &igniQeot télé, gall. coppa,
fade, sommet, basqae copa, cime (ùiii arbre, hébreux goph, phrygien
cuba, fr. coupeau, v. fr. couplet, Voppe.
C«Bpllle, «•nplye. s. f. f^pille. '
C*a^a«. s. f. petit paiD. 0crall. Kuchen, fl. koejt, gâteau. Les Lié-
geois donnent ce nom au pain d'épice. — à la mue, variété de — .
Coo^ae, édBl|l«, c«ay« àè ■•■■«Ite. s. f. espècej(|e bonbon.
Oafiic, eonitle, eoaye 4é Saisie, s. f.^ pâte cuite à l'eau,
a»6ai8onnéé avec du beurre et de la ca$sonnade.
^ €}«im«elMek, eottc«!MM|«^. s, L espè(;e de crêpe que Ton prépare
dans des écho(>pes. C est le synonyme de bo\keanco\iqut, mais houcan-
couque, quoique d'origine bien flania«(ie, n'est pas' connu à Bruxelles,
tandis que ilro«kf6afc y est fort en usage. J'ai souvent demandé à des
Flamands l'explication de ce mot et tous m'ont répondu que c'était,
eouq%u cuite (gebakkeh). Lorsque je leur objectais d'une part que toutes
les couquea possibles étaient cuites ^t que d'autre part il faudrait inter-
vertir lesinôls poursuivre lesr^les fliamandes et dire gebakken koek,
ils ne sav;u$0't que répondreT niais on.|»eut invoquer un gebak qui si-
gnifie pâtisserie et alors oh e§t en règle, on a cougue^pâtiâterU. '^
iCwàri. \.n. ej keur, . yi x
€3««rs«. s. f. ordinairement pi., idiérét d'argent, retenu, mile
séyar â — .
€>0aHaa, eimrliaa. s. m. boule de terre cuite, chique, marbre |{
jtu «f -~ .' Il y en a dé dfversés espèces : lincke au yar, lois à nous pialle à
notM, aller «f tùe^ enic. AU. Gurke, concombre, fr. gQurdc, courge ;
Kouloiirdrco^ plur. S«oulourdrennou, courge, gourde éà b.-bret.,. cucur^^
bita éo lat. ? . eaAo^^M^Ja comparaison de form^ ne laissW rien à dé- -
sirer, il u*eQ est pas uK même de cellc^yde volume. Je rappeleral
toutefois,quc l'on donne le liom de bdine (bonqibe) H un — très peu plus
•gros que les^utres^ifailleurs i^es,t un dim.Wntois (&««€, butiau, mo0!^
muyau), v. tau.
<7««HercM«. 8. f. "pénurie, manque, insuffisance.
C?««rtîl, «•«rti, «értl. ». m, verger. Vbt ri^patttfex jpa no corti,
locution de menace sigh^fiant : je saurai vous retrouver, j'aurai occa-
sioa de revanche, —est un>, nuH fr. Ea b«-lat. curtile, cortiUum, ba&q.
gortea, brel. cor, corl^ àngl. court, iul, «^"te, enclos, lat^ borlus, gr.
^ »
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COU-CRA
17.
M
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xi/>T#i, jardin, lal. cbors, cors, cour de ferme, .élable à boRufs, Il «"si
.évideul que l* provenance imrot'diatc de — esl le <b.-lal.; main cnsuiu»?
Si un adopte la règle de Diez, pas^ d'hésitation : il faut accepter le lal.,
malgré ta différence de signification, et admettre que le bret., le basq.,
rao^l. proTiennenL aussi bien que l'ital. soit du b.-lat., soit même du
V. f. Si Ton prend t^gard à la tendance à latiniser les mots locaux déjà
signalée, on pourra admettre <Pt le b.-lat. -a. été (orge dans la Gaule. On
ne puisait' pas moins dans le v. langage german. Voici quelques mots
dé source tiuiesqtie arrivés au fr. |>ar le b. -lal. :
^
scurta,
erurie
smaltum,
:^-
émail.
stronlus, Vx
étron.
quaquila,
caille.
<sr>s
/
Je pbiij'faisy4i'0&&i(' considérablement la liste.
C4>asse.i. m. cousin.
C^onUm^e. s. f. dépense, frais, valeur, prix. V. fi". constance.
Couta|re.^S. f. division d'une commune rurale, désignai ion de si-
tuation d^un champ. Le nom de chaque — e»>t le plus souvent dâ au
genre de^ végétaux qui y croissait, avant qu'elle fut tout entière livrée à
lacullur^e : conHure d'autnoi, du qufsnoi, du jonquoi, du grneilroi, du
frainoi. Le mât provient san* d'ouïe d'une corruption de culture, v, Ir.
côstute. V , ■ -• . \
C^awertc. ç. f. couvercle.. Y n'a si iaid vol qui n' (reûte et — . Rv^
^ laide femme trouve; un'mari |) coaverlure. ^
Ç«yerf keayer. v. a cueillir. Au village coyer signifie aussi récol-
le^. — pelote, faire la récolte de pommes de terre. Lal. colligere.
/C!oyelt9(à «').\en particulief, à «on aise, en secrei, entr' amis : ain
fàariacKe par ammrelle, on iain r'pinl foiA a «' coyetle. Ou jk repent .
tout à raîse d'un mariage d'amour. V. fr. quoete, tranquillité, repo^.
Qaieuté, lit de plume, lat. quietus. ^
Crti, craebe. stdj. gras. Parler — tenir des propos obscènes, v. fr.
cras, lal. crassus, épais. Eue.— auet dé : être assez satisfait. Elle tara
crachfi astèz d4 r'preinde eu galant. Hicn heureuse de. reprendre son
amant rebuté. Oa dit en fr. : en serez tous plus gras?
-. ' ■ .t7-
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k
13»
CRA-CIIA
V
Cra-ea. s. m. (avoir elj. avoir uue inflaminaLiou entre les fesses,
uoo écbauflaison, un enlre^son, '\
Cra-boayaa. s. ni. rectum.
Crmhùi. s. m. t. de ch. Bolle où Pon dépose les boots de chaudelles (|
botte aux aUumeUes. Cest souvent uu sabot troué. De là peut;:étre son
nom, peut-être aussi delrni^ 60.
Craebe. s. f. graisse.
CraelM mmr9ue. s. m. cbarcuiter.
V
Crméhé. s. m. Uimpc de terre. Les archives du nord de la France
et du midi de la Belgique font dériver ce mot du tudesque kracben, pé-
. tiller. Nous croyons ploi naturel de le faire provenir de crache, v. plus
liaut. Bal au — bal du plus bas étage. V
Cracher fé«. lancer du feu, des étincelles. Traduction littcralc de
l'ail. feueV apeien.
* Craebatlé. 9;sm. épicier, v. (rr^MtV.
CracJhaalé, elle. adj. et «ubsl. sale, malpropre. '
€>Aiiltbe. s. f. timidité.
CraMfilaii.^s. m. crémaillère. Bas-lat. crammale; brel. croumal, ansé^
v. fr. cramai, bourguign. cramari; néerl. kramm, croc de fer. ^
Cratti renforcé, locution quj/ se trouvè[dans les anciens actes, et
qui signjUc^ que Ton s'oblige au besoin à donner des nouvelles garanties..
CraMe. s. et ad|. propre, élégant, fier. En fr. subst. seulement,
éccrvelé, tapageur. y
CraineHej, -s. f. élégance ; en fr. témérité.
■ Crape>. 8. f. crabe | grslj^. || croûte, croûte -laiteuse, pellicules qui
se (JtëlachenîBta'cuir chevelu, des dartres sèches. V.fr. grappe, ulcère qui
se sèche. Ce mot vfent peut-être du fl. krap, égratignure ^ cause de la
croûte qui en est la suite; mieux de skrapsel, r^lure.
Crmpé, étt. a4i. couvert d'on enduit d'ordure, y. fr. gràppeux, suie.
Craftcr. V. a>endi|ire d'ordures.
Crajpian.s. m. grapillon. liaj. grappo; ail. Grapp et Krapc, garance.
'^/li est remarquable que quand il existe deux formes germ., souvent le
^Fr. en adopte une et nous l'autre; oipi a déjà pu noter cette singularité
à l'art, blêffè. On aura plus d'une foit encore occasion de renouveler
l'observation. ' s
Cr»q«elbi. g. m, airelle, myrtille, vaccinium myrtlllus; en fr.
j
' K
/
. ^^"^o.'
IH/k
^
\
-m
cuA— cm
i:>.s
' h
pâtisserie qai croque, crabe q^la quille son test, etc. Le mol liégrois
caguelineke peut aider â trouver Tori^ine de craquelin {kake l'inche),
(l'encre). On peut contester le mériliR de celte cxplicatio/i donnée par
}L Graqd^gnage et se retourner sur le patois fl. de Bruxelles : là \o,
inj^illc'se nomme croquebase et onf retrouve crakcbeys, dans les boni'
eil'ii
bcigico^. Or, dans les langujcs germaniques on ajoute à tous les mois de
l'espèce : fraises, framboises, groseilles le mol qui traduit baie. (en ail.
Heer, en vrai flajiiand beziej en palois'bruvellois baze). Dépouillé de «»;
^A.
mot additionnel, crokébase, crakcbeys dev'ie'unent cruk, ci^k, dont
dipiin. est erokelin, crakelin (ex. rondclin, croflchn).
Craf»^a. s. et adj. ladre, vilain. Fl. krapscl, rûclure, schmiun,
racler.
CrastiDom, crachètlnomme, crache niallnéc (faire), se levtr
tard. Lut. craslinum» - _^
Craaye. s. f. c raie.
Craybo. s. m. màcbefer, houille vitrifiée, etc. La scorie est un pro-
(luit volcanique ou une substance vitrifiée nageant au-dessus des métaux
fondus ; ce n*e&t donc pas précisément un synonyme de màcljefer. Liège,
crahai, dialecte d'AiX'la-Chapelle krei, mâchefer, irl. creug, pierre.
"^rcaole, créyanle. digne de foi, croyable. ^
Crechcr, creiiser. v. n. croître, augmenter (Bor.).y. fr. c^ei^lre,
creslre, arm. kreski, kriski, lut. crcscerè. "
Creehon, ernch'on. s. m, boni accord^ aux marchands de cbar*-
bon.
Crémone, f. f. ferraille pour la fermeture des fenêtres, espagno-
lette. ^ ^^
Crever («'). se gercer, se fendiller, v. crin.
Crêpe, s. f. crête. ^
Creplaa, eripiaa. s. m. souricière. Das-bret. griped, pluriel gri-
pedou, piège, goth.. greipan, ail. greipen,*saisir, attraper, prendre.
Crever, v. kerver.
Crevare, kervnre. s. f.^'crevassede la peau, gerçure; combinaison
de crevasse et de gerçure.
CriehoB, ernchqii. s. m. t, de'ch. ^rcroil, excédant de mesure,
V. surjet. '^ -
Crin. s. m., fente, crevasse, ouverture; crin del porte. \\ i. decharb
V
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136
1$
^
CR^-CRO
lieu où la mine est brisée par unitÇaissement du terrain. En ce sens
crain est deTenu français. Fn cran, armor. liran, ail. Krinne, bas-lat. et
\ilal. crena. Pline est le seul lat. qui se serve du mot crena. ^
Crl^aellon, erii|aioB. s. m. grillon, criquet || personne maigre,
idclicat^, cfaétivc. FI. krekel, grillon, lioll, kriek, de kriekeo, craqueler,
vym.cricell, 1;U. grillus. -^ - .
Cr«che, eréaM. %^{, instrument armé d'un fer pour jouer au jeu
du même nom. . v
Ckïoeher, eroM«r. v. n. jouer al croche. A Lfége erateé, em^utcé.
Cro«hel(e. s. f. béq«iille.^FI. kri\k, béquille, v. alK chriicka, ctai,
appui, b.-lat. croca, bâton d'estropié, f^vencc, b.-bret. cipk,.,g^ll. crog
siispendium, suspcnsio, v. fr. et liégeoisS^ros, béquille. *
Croèheler. v. a. pousser en glissant sbi^la glace. Crocheter est
fr. quftnd'il signifie ouvrir avec un crochet. En liégeois un crokeleu est
un chicaneur. ^
Cro«hon. s. f. t. de charb. ligne de séparation ent^e les droite et Içs
. plats, à cause du brisement de la mine qui' est croquée (bissée).
^Croisé, s. m. t. de boucher, côte de bœuf. ' "^"^ "^
„^DiNftbi^te, croo|çetle, ereaxelle. s. f. alphabet en tête (i^nel
se trouve une petite croix. Lat. crux, ail. Kreutz, boll. kruis.
Crftix. s. m. deux lustres, dix ans ; à cause que le chiffre romain dix
se repi-esente p^r une croiXi ^ «
C^ollè. s. f. boucle (de cheveux), frisure i s. f. p. copeaux. Flam.
krol qui a les mêmes significations. '
Crollé. adj. cré^u, frisé. '" *
Croller. v. friser. c^
Crombir, erombi. v. a. courbe, plier, fléchir^
CrmiablMMige. s. f. action de crombi\ état de ce qui est <Tom£«\
Croaibi»«are. flexuosité, courbure.
Cr«mplr. s. m. pomme de terre. Beaucoup moins usité que pelote
(v. ce mot); on s'en sert surtout pour désigner les pommes de terre de
forme longue. Très-usité à Liège. Ail. Grundbtm, holl. grondbeer, poire
de terre.
Croa. 8. et adj. bancroche, tortu, de travers, tortneux. / n'y a gnié
après ein -^ pou.vouloi couri, AH. Krurom crochu, tortu, Krâmme,"^
courbure, krûmmen, krumbiegeo, plier, courber, Flam. kron. U^t
,^
i*--.
^^
* V
0g^mf.
»
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157
remarquable que |e v. ail. écrive crump; le B ci le P se-fonfondani
dans les langues dir nord, le V..crom6», a pu s'en foiinor, l)a>r«^hrcl.
rroumin. courbe, crochu, gall. crwnîm, curvus, i-ccuivus. Scion Dio-
fenbach et Piclet, la racine primitive esl le sahscrii cruné, êlro oourb»'.
Croqoanl. S/ m. carii-lage^.
Cr«<|ae. s. f. l. de jeu de co^^iiiu. Bayer çnne — atteindre la bille.
Le mot employé seul en manière d'inlerjeciion annonce' qu'on vise cl
fOHTfiatt. Figur. coup, cbiquen^iude, alleinle. Croc est ^k» langage fr.
fimilier i coiffait croc sous la dcçft (Aca(îl.). --- est l'i-Apër. dfhorriK!
brcl. creghi, attraper, saisir, accrocher, de/orte quç quand nos rimnls
disent — , c'est ôomme s'ils disaient : attrape. -
Croqac-^ayè, eroque-noqjetle. s. ih. casse-noix, casse-noiseltc
|uer. V. n. et a.>.donucr n' croque. \\ briser. v
(é ou crotte de brain. excréments durcis. — à vos dcintl
. manière bnitaie de refuser, répondant à l'héroïque, et ordurière exclama-
lion de Cambronne quetTon a noblement et poétiquement traduite par :
la garde se meurt et'ne se rer%pas. — dé blrre. appellation d'ami lit'.
Kiliaen dit que le fl. krolle .vient du fr.; mais ij^ a en fl. klot, boulr.
. Ail. Kolh, boue, lat. cVusta, croûte. ' '
Crottëlln. s. m. petite boule formée d'excrcments durcis laquell*'-
reste attachée aux ^ils qui environnent l'anus/ CrottiiSira pas la
même signification, il se dit seulen»ent des exorémerlts durcis dg/'
.vaux, moutons.
Crenpe>cinde. s. m. demi-cercle en fer ou en
les cendres. Fig. personne casanière, qui ne qu|
qïii croupit dans fes cendresv
Croaper. v.'iî. croupir, sïlignfcr. Dé l'iaucroupante.
Crv,- eme. ^j. humide, mouille. En fr. vert, qui n'est pas.ouii.^
, Cru esi éÉ^loyjépar Froissart dans le sens d'humide. A, Namur on dit
rru^ttf à Éiège on dUcruou. ^
CracMe. s: f. humidité. >^
Ca {avoir ça à «'). perdre au jeu. peter pu hautque s' eu, nvoir plus de
^prétention que de mérite. Cu cT zeur, eu cT zous, sens, dessiis dessons.
Ça va, ça nié cotntn el pu â' ein vieux gvau. \l y a des alter^ialivcs dtî
bien, de mal, de froid, ^/(fcTTaud. Cest comtn l^hommè qui ^ke au eu
dé i' këvau, ça n' fait nié (Tbie, ça n' fait nie d" maû. Faire danser
^
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158
C«E-CUR
sur l" — du four. Se dit d'une cadette qui *8è marie avant son
aînée. ■ . '
Caefe, <*i'fv«. ind. du v. couvri. On trouve cuevrent pour couvrent
dans l'ouvrage du sire de Joinvillc.^qui se croisa avec St Louis.
Coter. 8. m. cœur. V. fr. cuer, qjioer. 1
Cafat, eafar.îsl m. grande tonne ^vurtaquell^e on amène la houille
du foifd de la mihc aii jotu;* Liégeois cou/tx^e/v. ail. chuofla, ail. mo<!ernc
Kufe, cuve. lat. cupa. Ce mot, aujourd'hui spécialisé, a du avoir cours,
dans le))atoi8 usuel, pour désigner généralement une glrânde cuve ; car
quand on a commencé i/fîrei^a/houille,la désinence en a avait disparu
depuis plusieurs siècle^ Le l^^upa était devenu coupe, le v. ail. était
devenu Kûfe, Kûl)el,Kûpe;
Cuesmes. village du Hainaut. Peut être du v. fr.cuens,cuems, comte,
Cninehe^ eotnehe.^s. m. gamin. Veux-tu d'aller, sale — pars,
vilain gamin. Argot d' — t. de jeu tf coura'aUv- irrégulier, de travers.
Fr.. guinguois, fl. schuinsch, v. nord, khigr, oblique, v. fr^ guenchc,
dévraljon, tromperie, fr^de tcjj'hnoj, guinche, outirde cordonnier,
Cùllle. s, f. cuite.
' ' Cuioi. s. m.- coin. Les signiûcatioijirfr. de ce mot sont nombreuses -.
il désigne le dernier né d'une famille de petits animaux, d'une couvée,
h; dernier reçu d'une compagnie, le bout inférieur d!unc lariipè suspen-
due, etc. ^ ^ ^
Curage, e.nrache. 8. m, actionade cur^.
Cnrerr^n. étendre le linge sur fhejrbe pour le faire blancnir^ E;?"
pagnôl eu rar, V. récurer.
. Cnreur, eorea. s: m. blanchisseur. En fr. nettoyeur d'un puits.
Curlau, emaiaî, eruylan, erlaa. s. m. mauvaise herbe.^On péiil
chercher Torigine de ce mot dans le fr. curer, dans le latin crescere,
croître ou l'ail. Kraut, herbe. Les Liégeois nomment les sarclurès Vrou-
iren. V. fr, cuauldre, faire la récolte. M. Grandgagnage dit qu'en ail.
krauten signiSë sarcler, c'est possible. Je ne connais pas ce mot,
Cnriander. s^ f. sarcler.
Çnriauilettse. s. f. sarcleuse.
Cûrie. 8. f, femme dégoûtante. V, fr, coric, lat, corium,(Cuir; qui ne
vaut que' le cuir. A Liège cureté, ebarogne. On dit de méàie piaii. Le
lat. ' >'rtum signifie à la fois peaiiel prostituée. j /
\
iiïurwe-
CLU-DAM
I :»<)
Cur^Ir, curoi. s. m. blanchisserie ou blanchérie. En fr. lj:\lon
pour, nettoyer Ja charnife de la terre qui s'y allachc.
Cutourniàu. s. m. culbtile. Usiié a Maubeuyo, comme à Mons.
€>avellc. s. f. cuvette, eu veati.
Cavelot, cavl«.*s. m. euyoau, baquet. "*
D
\
ivs.
n se change (luelqucfois en T : preinte, T en D : chulnmcv. |
D' remplace le pronom eu qua^id il est suivi d'une voyelle :.rj d'ai mie.
. J'en ai mangé. QuelquefoisJ^u fait pléonasme et 6n dit ■.j\ein Uni yen,
j'en ai eu, ell ein da, elle en tieitt, elle est enceinle«r
Da. particule employée pour afiirmer, pronu-ttre, neconnnandiM-, or-
donner, y (au v". ni, da, fl faut venir. En fr. on n'ein|)loie guère da
qu avec oui : oui-da. . ^ •
Dachtelle. v. lachcUe.
I|adlar, dadieu, dadiof. s. et adj. babillard, bavard, censeur.
All.^Tadlcr, censeur, qui critique, dahlen, babiller, gall. dadi, conlro-
versia, lis, contentio, dadieu, liligare. b.-brcl.dael, Conteslation.
Dadiêr. Y. n. critiquer |j manier, tâler, surlolJt les alimenls : nvvncz
r gnié co dadlcr mes grouseycs.
D' allage (d). en train, en'marchc, en danse.
D' aller, s^ain d^aller. v. très-irrég. J' m' ain va, no dallon, no
tain dallon. No d' àlline, f rf' irai, d'allon, d' allonnel que f vassc,
vausse, aye, que f à' atlisse, vausissê, s'en aller, partir. Jefte dis pas tout
cl j'omets les nombreuses variantes des villages. Ilabelais disait deualler.
^^Conformément à une règle de grammaire générale, ce sont les verbes .
les plus usités qui sont les plus irréguliers; conformément a une loi dr .
patois, ce sont ceux qui varient le plus decommiïne à commune. Quaiul
j'apprenais l'ail., je m'indignai^s contre un peuple qui semblait l'avoir. liiit
exprès, pour gêner les étrangers, de rendre difficiles justement -les verbes
qui reviennent le plus souvent; cela provient, dans toutes les langucs.dc
ce que les verbes, à force d'<étre répétés, s'usent en quelque sOrte et ont
besoin de recevoir une nouvelle empreinte *
Dama. s. m. julienne de Damas, fleur. En fr. étofle de soie à fleur,
prune, acier très-fin (sabre ou lame) venant de Damas.
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DAM—DÉB
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S.
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j :
si^
Paniafçe. dommsige. | Oniâonnc^encorecô nom à une partie de ter- -
raîn entoùi^L il^e boutné^yV?frii damage, b.-iat. damagiufn et dam- ,
^'-naiiium. lat. dajnnum. x "1/ ''X^. c-- ^ ' ■
Dande.j^eau. (MasDHy). j ' ,, .
DandlliM. 8. f. volée, -> ' ^ " .
Dani^er (p^îa' p<M"d';7^aii^e, 4«BtS^«., il n'y â pas de mal, c'esi
mérité. Avoi — avoir J)esoip. Quandtnne^ye iCa gnié — d'Un hoiiime,
l'homme n ai gnié danger d'elle. B.-lal. dangerium. — a eu, ee v. fr., la
^ signification! de dommage, damnura. . *- ^~*" . '
Oaagereax^ tdaoniyereà, «UmdUerea. adj. probable. Peu usité à
Mons, mais beaucoup aui enfifons. Il est aassradv.; si l'un demande :
verrie? viendrez-vous? on répond idlanjjfërftur, probatUement. On peut
^aussi répondre : kaxard. . / ' ' • / '^
léaMk. merci. Eil aU.^ fl., iipÛ, danjien sigmfie remercier.
Danse, s. f. vol^e. ' ■
m, aiguillon, épine.
T.
Bard. s
Darder, arder^ t. n. s'élancer, /<^reimpéiu<È«sena^nt cemi|iie m
dard. A Liège dari, efaur^.Gall., armor. dart, telufn, jaéal«fm. âg)^.da^otli
Darïie, s. f. chasse de nuit aux oiseaux, (vers 4^th) : tinvouyer à ^
eiivoyer se promener, s<p débai^asser d'unr anditéur géfiànt. A Mons où
l'on ne connaît pas —^ oûA{% leinvouyer àrue^ $u P rt(«; -Voltà ecftnmeift
le wallon s'all^re et se perd^ A, Liège cori t^ dàhirl dlauAJr^ courir ça et
la; fréquenter les mauviaU lieux. V. iTr. derroi, déroute dèsnMr,.^rer,
.détourner; k^rain daurne, adanrbé, adarjé, étourdi. " »
> D'avol, d'avoir, verbe très^ir^. ep avdir, y en avoir, y.drtr signifié
'^'il en a, il y ea a,; le bift a été aUeini. Le se' supprime dânà quelques
"circdtistan<!ieft : drt-y des gpiné bi/HU assespou croire à cé$ eonk$-lài^ ^^
Dïiyé (d)i: à gaucbe./Di^ en fr^ signifie gauche/seIpi^rAcad.,dr«i^, ,
, selon'le 4*i^* de, Trévoux. Gall. àrmor.. de^ïi, dexler» irl.-écos8itiis deas,
saasiifnidaxtf. ;-,■.'•<.■'. ••"'■. ". .'" -^ ■■ v^ •- „" .":•' <- "
DaaHto. t» f. iMktoT. s. m. detit (enfantin).
Doliagimien debagatjp. Vi n. déménager. V. fr.i bague, baguer
(émipaqqeter), bas-lat. ,{Kiga. Le liégeéïs a le simple h,f»gtt4. &f , Grand- .
ga^nagQ lai do^ne Tétymologie gaêli^ltte de bac (impedimentum), aneien,
Scandinave, ba^i»6ux}eau, èogn, être eoci^i^nt, embar^assalit. U lait
observer ^ ce sujel qu'il n'j[ a guèjre d'^tymôïi^ie'celUque ^i n'ait VA.
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DEB— DÉB^'
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correspondant gérmaulqUc, mais qu'il n'^ a pas réciprocité, c'csl-à-diro
-i que souvent la racine german. seule existe. Le premier fait s'expliqut'r;«it
- par. cela qiîè^les ^jjx familles ont une origine commune €l le sçiond en
ce que le^ dialectessjiarlés par les Celles belges et gaulois ont laissé une
; famille moins nombreuse que les dialectes lianks, en même temps que
cette^^mille nous est devenue étrangère depuis lin grand nombre de
' sièciélT • ' '
ilébàrté. adj. et s. égaré, en désordre, désorienté. V. fr. délKu^''*»*,
'. décoùtènancfer, vaincre, dissiper, affliger. Z)f'6are/e viendraiRril de \,
bqrelle,? birtiau serait-il dans le même cas? On connaît Tes locuiix)iiS
..mettre sa bai|rette d« travers, la jeter par dessus les moulins.
'Débatte^ débattre; v. .1. t. de jeu de courtaud; quand on dit :
je r débats c'est comme si on di^t : sir j'abats, le coup sera réputé nul.
" Si fai slici j\débals Vaulle cjfoque el déba yard.
■■■•' DébAtta. s. m. raati^re/fécale.
Débaucher, v; a. d(;s«ler. •
Déb«irdoulilwi!>r^se).\Ceyerbe picard qui signifie se dépêtrer, nVsl
pas de notre patois (que je sact^e). Je ne le donne que pour montrer la
fdiation des palofs. H est assez Curieux que les Picards, à leur tour,
.n'aient pas notre subst. berdouye. v. ce mot, .
Déberlafé. adj.. ayant une balafre^^ébraîlitL.
' Débéyé. adj. qui ne serre pas.^y; 6eî/cr. * A.
Débiller, debiyer. v. a. déshaiiiller. — eu fr. ^^i^mfi<ulétaohcr les
chevaux du trait. >^ ^ ^
Débiiier,dëbi8i.v. a. peu i^ité)»'— v. pronom, très-employé. Irriter,
être irrité par la bise. SeditdeWrythême^de la routeur, des gerçures
que le froid produit sur la peau. Naniurois disbiji^ v. ail. pison, v. biser.
véblâyé. s. m. désordre || malpropreté. Figure tirée du mot fr. déblai.
Débloqaer...v. a. faire.sortir du bois. En fr. faire lever le blocus.
Débl0ake (al), autant que possible || de toutes ses forces |i bride
abattue (Borinage). V. 6/omA;.
péb«aler. V. n. rouler, fder, partir.
Débdnlater. .V. n. §*► a., dérouler, développer.
Déboozinfr. v. n. sortir précipitammet^t || s'élancer || déguerpir
Ij jaillir. Y skilteque ça H débouzine, il a une diacrbée violente. V. Bou-
sie^ Bouiinf Rabouziner. ,0
/
^-J-
\
Hi
DÈB-DÉF
r
1.
DéhiHfqdé, d«shr*ki. adj. détraqué. || brisé. H démonté : enne
kéyÇre — . EJst-ce l'ai!, brecheo, ^ebroch(»i, j>oinpre? n'est-ce pas plu-
tôt le contraire d'embisoçhé?
Oébriiisié, débrbl^ dbrlsi. (Bor.) v. fr. débruiser. A Mons on
dit débriier.
Iié««foter. V. a. défaire el cafolin.
JDéelaqiiei^, deselasqaier. v. a. décharger, décocher, lancer. V . fr.
décliquer.
nèehîrèé. s. f. échappée.
Déchokter. v. a. dédosser, diviser, séparer les touffes des racines,
, éclater, œilletonner. V. choque.
Décrottoir, dé«rottoi. s. m^ lame de fer placée près des porte.y
pour ôter la boue des souliers. En fr. brosse pour décrotter. v f
D^ttns. dédain, d^ dain. prép. dans. {V — ) s. l'intérieur. Mette —
% tromper.
Dêdée. v. n, promener, (enfantin)/
Dédef. s. f. Marie-Josèphe.
Défa«her. v. a. ôter les fachoù. Vt ce mot. Se déficher est fr.,
il signifie s'apaiser.
DélalisByiiii del lennae. décours de (a lune. Fr. faillir, ail. fallen
tomber, lat. deficere. On dit aussi defayanee et detcréskance.
Oéfaiifll«r. V. a. éfaufller. ^
Ëy eWè (comme), en eiïel. '
Déflchant. adj. contrariant, tourmentant.
Déilgwrer. v. a. refuser, nier. Ne s'emploie guère qu'avec une né-
gation : on n* peu gnié défigurer que sC enne belle fiye, on ne peut con-
tester la beauté de cette fille. Ce verbe est plus usité au Borinage qu'à
Mons. . -,
DÀBnltion [del balle), conclusion, décision (du jeu de balle). V. fr.
defflner, mettre à fin. . .
DéflaiMemain («u T). vers la fin. /■
Défouttre, défoutfe. v. a. etpers. désoler, décourager, contrarier,
abattfè, décontenancer, j
Défriser, t. a. contraiier. En (r. ôter la firisure. -
Défan^aler. v. n. mourir. Fr. défunt, lat. defunctttS, mort.
Défaler. V. a. ôter lé fût.
nr
DJÈG—DÉG
U5
Dégagolçr. v. a. faire sorlir du gagoL V. ce mot. Fïçi,. faire sort li-
eu surmontant des difficultés.*
Dégartelé, ée. adj. personne? dont les jarretières sont dénouées,
qui n'en a jamais. V. garlier. Fig. plus usité, personne donlks vêtemenls
■sont en désordre.
Dégaovier, desgaavié .vomir || fig. évacuer, |{ accoucher (Quarc-
gnon).Y.9a(7e.Dégobilier est un dimjn.; c'est dégauviller avec changement
du V en b; à mo^ns qu'il ne soit le contraire de gober et encore gober
diffère- t-il de grauviér, inusité?
Désc^^e. si f. volée de coups || grand nombre.
Dé|çlelter, gletler. v. n. dégoutter, sourdre, baver, rendre de
rhumidité, surtout une humidité gluante. El matière degletle, (oui a
vau li. V. fr. gleté, ordure, corruption, ail. gleiteu, glilschen, fl. glyden,
glisser, angl. to gliet, rendre du pus, couler lentement, dégoutter.
Quand au bret. glaouren, baver, au g%H. glafoerion, glyfoer.on peut blcj»
croire que c'est l'origine du mot fr. glaire, mais comment arriver jus-
qu'à — . On peut penser .1 glu, au b.-lat. gliteus, gliceus.
Débonder, v. a. décontenancer, faire sorlir de son caractère.--
En fr. dégonder signifie ôter de dessus ses gonds.
Dénoter («'). v. p. se dégourdir, se' décrasser, se distinguer. Kn
fr. dégoter veut dire surpasser.
' Dégouline, s. f. pente, descente. S'employe surtout au jeu de
courliau. Juer If al —, laisser aller la bille doucement en suivant la
pente du terrain. Bret. goular, doucereux.
Dégonllner. descendre, glisser doucement. V. fr. couler, tomber
goutte à goutte.
Dégraviner. v. a. gratter autour, dégarnir. Se dit surtout des
plantes dont on prive les racines de la jerre qui enveloppe leur chevelu,.
Fr. grafigner, fl. graving, fouille et graven, creuser, ail. graben.
Dégréxié, ée. adj. blasé, dégoûté, qui a usé à si^été. N'est iiulle-
ment synonyme de nactieu. On trouve avoir ses degraz, pour être repu,
dans le roman du Renard T iij p. 307. Fl. grelig, avide, dés^j-éux, esp.
desgraciado, funeste.
Dégrlboaler. v. n. dégringoler. Combinaison de dégringoler avec
bouler.
Dégriffer. v. a. égratigncr.
/
i \
W**»'^'-
144
D^G— DÉM
:.*»'
Dégrimoner. v. a. égratigner. Comparez, dit M. Ôraqdgagnage,
l'expression bavaroise : es grimint raich M Bauch, f ai mal au veulre.
Grimmen, pincer, lire de Grimm, furie.
Dégrivaler. v. n. dégringoler. Combinaison de dégringoler avec
avaler.'
Ilégaesine. s. f. volée de coups. On ajoute souvent de vandag. Cela
a l'air bien fl.; mais il' est diflicile d'y rattacher un sens ; cartésien (prn.
guesïne), signiûe vu et vandag, aujourd'hui.
Déhoper. v. d. partir, sortir. V. oper. ~
néholer. v. a. ébranler, faire sortir, déboiter. En bas-breloi».
! divoestla, déboîter, tirer d'une mortaise; de -f- ôter? A Liège déholé
. i signifie rendre le dernier sonpir.
Deï ou manter Dél. excl. abrév. ou corruption de Mater Deï. Eh !
Déi! qtié lous lés biettes. Âh! mqp Dieu! combien d'animaux.
Dein. s. .m. dent. Ai}oi tous ses — , avoir bec et ongles, lat. dons,
gall. dant, irl. dcnd, dead, sanscrit, danta.
Déiner. v. a. dfner. V. fr. deigner, disner, disgnier,.digner.
Déjolnler. v. a. déjoindre, disjoindre. Les motS' oindre, joindre
viennent bien du lat. ungere/jungere; mais leur sou odieux semble bi^n
^AxU Remarquons que le celto-irl. a ong remontant au sanscrit ang,
oindre et le cello-lrl. iodt,. chaîne, le celto-gall.yau,joug, sanscrit yug,
joindre, yuga, joug.
pélandrer; v. a, diviser, soustraire, détruire en partie (Masnuy).
— n' maison, eu faire plusieurs demeures, en changer la distri-'
bution. Fr. d'archit. délarder, enlever une arête.
De long et 4^ lair. adv. mot â mot, de long et de large ; à petits
' pas, avec précautioQv.
Del longue, adv. lentement. D'aller, tirer -^, gagner du temps.
Déleqnelé^ ^e.iadj. couvert de loques, de haillons.
Démaiievé, ée.l adj. courant des dangers H compromis H avarié ||
gâté II démantibulé || égaré || mort. El bur fàndu n'est gnié pierdu, mé il
eslfô — .Est-ce démanœuvré?
Déoiéfler [s^. v. p. se défier, se méfier. Combinaison des deux
inots fr. * /7
Démêlé. 8. m. matière fécale. j/^
Démellre, ëéaietle {es kétniche). v. a. ôterj^ chemise,
a-fum:^ ■
r
DÉM-DÉQ
n:
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Démigraine. s. fr,4î^igrîsine.
JDémlseler. v. a. émieller, v. mis^Mn.
Démltan. s. m. moilié. Milan est fr., mais v. et pop., v. haut-dll.
miuamo, lat. dimjilius. Peul-étreesl-ce une combinaR^n de demi avec
milan ; on dit aussi démointié. .
Uêmoiiter. V. a. faire perdre patience.
Démool^alner. v. a. mellr/én pièces,- en morceaux, battre, ëci^a-
ser, pulvériser. Ce mot employé à Mons et inusité dans les enviroii>,
n'est que lefiguré du mot démulquiner employé au pr^opre dans les vil-
lages voisins et inconnu à Mons. . '' •>
Démacher. v. a. mettre à jour,. — Se yar.
Déttinlqainer. v. n. défaire lés mulquins. V. ce mol.
Démutlci-iioi. s. m. instr. d'agric. pour aplanir les mulicniei.
V. ce mot. "'^
Dépéler, déspeler. v. a. enlever l'écorce, la [ieau [[peler. («') —
v'. p. se desquammer.
Dcpicr. v. a. efleuiller || faire sortir les grains de l'épi. Lu Ir.
dépié signifie démembroyient d'un fief.
Déplayer. V. a. récluirê en plaie. V. fr. déplayer, gall. pla, lai.
plaga. - ^ "'.^
Déponter. .V. a. t. de jeu de cartes, dégarnir des atouts [j 6lor la
force II obtenir le fermage en mettant une CnchéVe |i l'emporier sur un
rivalll gagner des points sur; d'où çst venu sans doute le mot, s'il no
vient du fri^îonte, l, de jeu. Dans le Santerre on dit dé|K)inie^dan?le
sens d'enchérir, 11 y a là entre les fermiers une espèce de contrai la<iir
qui interdit de le faire ; c'est l'analc^ue de notre maugré v. ce mol.
Deponrer. v. a. époudrer, épousseler. , - '
Itépoatuer (5'). se démener, se nïttlre en quatre, s'échiner, s'évt^r-
luer(Tournay). Conipar. s'évertuer et se tuer à.
Dépr«nde, dépralnde. v. n. désapp>cndrc. En fr. déprendre
àignifie détacher, etc.
Déqu^à, d^qn'à. Jusqu'à. y
. Déqnê, déqaoi? Quoi?. c6mment? ^■.
tt^éqallter. v. a. ôtcr. Selon le plus grand nouibre, le fr. quitter
♦provient des vieilles langues du nord. On le trouve dans le suédois
qvilt, l'irlandais qwiUur, l'angl. quit, le hoU. quyt, le ueders, quici,
f
r
v^
-i
y
m
*
U« . DO— DES
qiiUf bret. «loytn : Visigiiifie libérer, atrancbir; seloQ d'autres' au oon-
Inûre loat cela Tiendrait da fr.
, fli^ %mI. <t.m* àMMM U « d" fMot. Cet hoaune a des ressources,
de ia fortune. *" ->
a^. dernier. V. fr. et pror, derrain.
, jée. iilj. éreinlé, moulu de IjUlgue, de omips.
>. Y. a. ëftinîer | i— V. pv se brisor les reins, dire tous ses
efitrU, baft4at. etenare, renés frangere, t. fr. esreoe^
». T. n. S* UEaASEiEa. ▼. p. sortir d'an mauTais pas. t. raqe.
i. f. dcorér : oeoi ti* •— arolr ses neastrues.
», s. r. dartre sèche, furfiiracëe (Cambroa-Saint-yinoent). A
Naflunr difle, v. fr. derre, cymr. tarwden, sanac. dardru.
r. t. n. détruire nne^Mt» pour^Ji^rer à ragrioillurci dé-
AO. p^^., ioàeay extirpa ea sardant, essarter.
(«"). T. >. prendre une rupture, une hernie,
î. s. 1 nature, hernie. A^Uége rompeure, rompr.
r; V. 9I t. de prat.^ changer b culture, changer un pr« cd
terre labovaUe ou riee versi.
Psitiiègi . s, m. partie du ôufuel. ▼<< ce mot Q joueur de halle placé
anieiiddaijien.
Mailàréy é!a.^a(IQ. sans allure, qui a perdu sa trakheur, en désor-
dre, briaéi po^Bri par le temps^.
a^j. réehaufe. ^Charieioy.)
idttfaaar. ▼.' n. se sauver, partir, tuir. En fr. détiiner
signifié : donner un lég» bhonr aux vignes. On dit à PariSj^dans un?
eiféced*aiKOt,s*et>bign<»r,pottr s'otifntr.Peut-^re s'esbigner estait tiré
du patois waÔon. fl ne se trouve pas dans kr dictionnaire de TAca-
. jua^'à. En t. frVi^çsqu% dusquli, lat. dé
4-uafue.
Àntfandu hroB
T. a. faàxt sortir (^«iu^iofi, plus souvent £ure sortir le
. ad). déehMx, déehaus^ ; v. fr. descau.
âjbrger, décocher; de àkàg qu dUfitu d'un fusOy Les Li^eots disent
cUyi^ armtf «i fosil. Déciiquar est empkye par Frdissart et aigres
V
■i^^^- ^'
H
■'■Wî«
.-v^t. '■'*'"■' ''^*,'..
DES— DES
147
vioix ehroniqnirars, mus, comme Tcrbe neutre, poar^^éiîoDcr, partir : If.
canoQ déclique. '9tliqnié. ./ • ^
. Ë^ t m e im m i , ^^(y «dj^ déhanché. Lat. clunis, fesse, gafl. çlun, hanche,
sanscrit s'too, jM*cumuier, amonceler ; le sanscrit a une seconde loruie
srbn, qaï a prwinit's'rone, hanche.
D«0^MlMia. s. an, terminaison, conclusion. La syllabe dm, com-
mune à — et à conclusion, doit faire croire à une origine égaienieut
commune : claiidere, cludere, dusum^ «
lie»«MM|tuawr. v. a. distoqtier^ harasser.
De«e««talll«r, écse««layerr v: a. couper ^ar petits, morroauv,
dépecer, taîQader, surtout du papier avec des ciseaux^ ^'aVais d'aiior*!
-supposé que c'était une combinaison de couper avec tailler ou bien une
racine nni( avec préûie dM et suffix^e ayrr, racine qui est dans le lat.
culler, cultëllusi le gall. cwt, co,uteau, cwtaw, raccourcir en coupapt et
qui remoule, au saoscfit ktU, couper. Le liégeois kuleï, kileï, même
signif. que — , m'est retenu en mémoire et m'a %uggt^' une explication
bien moins ^vante, mais qui me parait beaucoup plus plausible. Au, lïi
e»t uu préfixe extrêmement fr^ucnl qui répond au lat. cum ou de. Tcï^=
tailler, en somme détaiCler. Cela est confirmé par te liégeois veinde al
kuteie. Tendre en détail ; pour former — nous avons ajouté un nouveau
préfixe de5 qui forme redondance.
Deflcraekcr. ▼. a. dégrtisser. y. cracAf.
O eg c wler . V. a. ahandonobr, esseuler, isoler. C l'mne bellejiye el
et avt ça, elle reste tout iéseuUe. Malgré sa beauté, celte fille u'est.pas
recherchée. " ' -
■ Oé«h>fcMto. s. m. espèce de robe du matin.
Dcskcl. T. n. déchoir. ▼. Jkei. V. fr. decaîr.
OM^kelade. au Bor. et aux etaVirons d'Atb on dit éithenne^ lat. des-
cendere. L'omiftV d^skein'd ehon cap ptu qu'elle né r'monle. L'alTectiou.
des parents pour leurs enfants est bien plus grande que celle des enfants
pour leurs parents.
Deskevitè, (ieft««wle. v. a. découdre.
r. V. a. décharger. V. fr. desqoerquier.
▼. a. déchirer. FI. 8chettren,"v. ail. scêran. v. tkirer.
s. f. déchirure, v, fr. descireare.
é. adj. dégiMfkiiUé, eo désordre, éraiiié, déchiré, tj^poorvu
\
.N^-^'
i'
Kk» >^
DÉS— OËT
(fagrafifts, de moulesyde boutons, en pariaoldes persoaness; démonté,
dérangé, détraquée^ parlant des^rrures, des monlrès. FL naef» boit,
iiâar, ail. Nabè, nioyea, ail. Nabel, clef de voûte, mensale, ombilic,' dan.
iiavl, sitéd. nafle.
D éM «l«rc, é^m&mémr^. s. f toU'^, défaite, déroute. V. «ouftir^.
P e if ii ie , ém. àm^mt^ An. deppils. prép. et conj. depuis. £sp.
deëpue ; lat. ^t-\-tx-\- post.
P— y ^M » ^' adjydccbirc (Bor.), v. fr. despecier, mettre ^ii
pièce. /
De»pc «c,^. adj. déplumé || déguenillé \ dépouillé. Ce mot pourra il
venir dans sa première signification de penna, aile, gall. pinn ; maisué-
dépenaillé dérive du v. fr. despané, lequel, vient du lat. paniius. v. finiau..
Dcspilcr. T. a. dépiter. FI. spyt, dépit, lat. despectus, mépris ||
ikîlabooMer, Y. vfiUt.
P<a— rti.T. n. sortir, t. de jej^ de balle ■|| saillir.
DcfMBS 4*MMi, prép. vers. ElU va éTiu 15 ans. I lire détui $" mon
père, I bjiqué détuê li heures. Elle a près de 15 ans. Il ressemble un
peu à son père. Il sera bit. ntôi midi.
Dcaitakicr. v. a^ détacher. Bas-bret. di&lag, détaché, stag.
attaché, staga/ attacher, basque estcquaicea, attacher, v. lacheUe et
tauitm.
De«lehi (y), il s'éteint, cri des enfants jouant à cligne-musette pour
indiquera celui qui cherche qu'il s'éloigne de Tobjet caché. V. fr. des-
lainct, éteint. . -
Detfleiaéie. v. a. éteindre. ^
é. adj. violent, audacieux, fr. déterminé.
^ V. a. briser, rompre, rouer | *' — se fatiguer, s'é-
reiiiter, s'échiner, fr. exterminer.
\ DcMflker. v. n. ôter, arracher, v. tliker.
P grt » i y . T. p. et-a. décheoir, s'amoindrir | s'apaiser || s'affaisser ||
s'altiédir | attiédir. Inusité à Mons, fort usité dans les villages ; à Liège
diilowmé,
Pert#«yi r. v. a. déboucher. ▼. tiouper,
DeswMve, 4e»soaave. s. f. limite de dc^ux terres labourées, sillon
qui les sépare.
\ ▼. I. Gûre le contraire>4*entasser.
{
DÉT— DIA
1 W
DelMaber. t. n. «léclieoir, d(X*roitr(>; plus usiiô à Mous que «f <<!,(<.
V. plus haut. . ^
DétiMiyer. v. a. <lrbrniilll«'r, d«Mi)<'lrr. Vrt: are dcz rttoupe à
Dévala, 4*vain, dié^lain, dédain. pi«^p. dans: tliktl Dédain l'irau.
adv. dedans: Stike lé d'vain. v, Ir. dcvcris.
Dévaatarè. s. f. façade. Kn-fr. co mot no si^nlfi»» qiio devant diiiitv
chaise d'aisance» d'une mangeoire; |»<Hirlaut l'Académie autorise — de
maison : Là n' fiye qu'a n' belle — ^, Voil.j une dlle qui a une belle }?orfî<'.
Dévise. s. f. conversation. Elle al bonne — , tire en conversât i(Mi
animée, intéressante.
Déwaner. v. t>,, sortir comme d'un tran, (v. ce mot.) Iciileim irt,
péniblement, comme un ver de sorKjrou, connue vn e^ca^}^ot de ^.«
coquille (Rorinagé). Detcaner \>ùumil bien être une corriipiion de d. -
gainer. Les Liégeois qui ne connaissent pas 1^ composé dnrnnrr éin-
fdoyent le simple tcaitfnl (»') ou tcahm qui KÎ*>nitie se traîner Ini-.
lemcnt, pesamment, se couler. Or tcaigmm signi(i# ii.ùuv, » lui de
couteau.
Déz«ar. s.^ m. partie supérieure : El — tL' s' lutte. Pr/p. sur.
Il estprope — li. Ady. On ditajors jtlus vcdouliers d' zcur ou au d'zmr,
au-dessus. Faite énnc croix dzeur, n'y comptez plus, n'y peiis* / plu-,.
On dit aussi désur, dessus, comme prep. On combine llï prefi. avec le
subst. On dit fu cl même, quoique plus rarenjeiil, dessus l dizeur, il
taadraii /à-dfxsiM tout un traiié.
D|. Il à #' — eyé s' dcdi. On ne peut se fu'r à sa parole. •
Diable, diale- volant. s. m. machine pour vanner.
DIaeo. s. m. Jacques.
piale, diape, dlanle.s. m,, diable i{ personnage rigunia au lumr-
çon, ou ne sait trop pourquoi. Pendantle combat, b-s diapes sont (rairus
sur le dos par les chinchins qu'ils frappent de la vessie pleine de pois
dont ils sont arméi. Il y a une nuance entre diape ti diale, à peu [»res
comme entre bigrcet b...., fichtre et f.... El — kie loudi su lès gros mnn-
tittujc, l'eau va toujours à la mer. On n saroil peigner ein — qui n'agnié
d^kéveui, oa ne peut rien tirer d'une personne sans ressource, f'/ diape
va marier i fiye. Se dit quand il pleut en même teirrps qu'il fait du sfv
leiL ^ /,
PMaB. s. m. Jean. Dietme, Jeanne. Presque partoat aux environs de
i
id
450
i>IAxDIK ,
n
Mons on ailére le son <lu j et du g doai pour le prononcer comme dj,
dg. iHfèmé le ch se trouve changé eo ich : on dit (f faloux, d généce.
fiC inonloÎM placé eblrt» la prononciation villageoise et la prononciation
rranÇaige répudie souvent Tune el l'autre et change le j consonne en i
voyelle, en retenant le d7~^ *
DUiB, dliali «ik et baIl «•tr^Mre ««l^y 4es é^îfgt». cheval
Tondu, jeu d'enl^nls.
DUiBbol, 4Jaaili«t. 8. m. Jeune garçon travaillatit aux bouillières.
V. Nianbol,
Dlap« d'alleBiiuid. s. m. diamant Taux. Ne se dit que par plaisan-
terie.
Diaa. joue. Angi. jaw, ital. gota, v. fr. jau, joe.
■Navae, 4U*wms adj. jeune, subst. petit, nouveau-^né. Le Saige
se sert du mot josne. Les AU. disent aussi Junge, jeune pour petit,
gall. ieuange (Davies), ieuank (Pictel) juvenis, sanscrit, yuvaii.
Dfenn vos trahirai gnié m' pinsée^
Df vourrou bié elle etou mariée ;
Desnue {depuis) que vos aslé partiy.
Ein v'id chonq, tant mfinti\
, Mariéti pus djaunet que mi.
Chansoft de çuin/m (v. /bwrdfiraine).
Didiclie* s. f. viande (enfantin).
DIef. s. f. terre argilleuse et un peu calcaire qui se trouve entre la
forte toise et le terrain houillier. A JLiége Dièle^ à Namur Déle^ terre
glaise. V. fr. derlière, lieu où l'on lire la terre, fr.de techn,derie, terre
à porcelaine, Û, derrie. tuf.
Di^ralB. dernier.
WtûgimHè («* prinde tf^.vavoir une querelle.
Dlk et dak (p/eurot, et» keïà). pleuvoir à verse. Dick regnen, en
ail. signiûe pleuvoir fort. Dac|i, signifle toit. Cependant le dik é dak n'est
probablement qu'une onomatopée, mais tot^ours dans la manière chère
aux Allemands: ils disent : rtsch und rasch, vite. Mit Sing und Sang,
en cliantant. Mil Kling und Klang, au son des cloches.
\
f
/
—^ DIM— D'L iv)!
Voyez les belles ballades de Bûrger, notaot^ient celle de Leuore et du
Wilde Jâger.
Di^Klnebc, ëiatelgne. s. m. dimanche. V. fr. dimaignc cl di-
maDe.
INJB<lia. s. m. clochclte : fin(errer au dindin, faire un cnterrcnieol
mesquin. Cette espèce d'enterrement s'annonce pur uifb |)etite cloche.
DiadoBBcr. v. a. tromper, attraper. , v
DIoker. V. Joker. ^
Dire {avoi à), ôtfc ju mauvais état, endommage', détraqué. Emm
monte a à dire, ma niuntrc ne/va pas bien. Il a à dire à ç serrure lu,
celte serrure est dérangée. Cette locution était usitée dans le v. Ir. \Hnir :
avoir à regretter quelque chose qui manque ; on la trouve dans Mon-
taigne; mais il y a un autre wallonisme, c'est : »' leyer A dire que r<iii
frai^ise par te laisser à dir-e. Cela signifie consentir, céder : i s'a leyr a
dire, il s'est laissé persuader, convaincre, séduire. A dire s<,'rait-i[ alors
une corruption du dernier mot : séduire? 11 y a enfin un 0' walloni^^nie :
s'avoi leyé dire : avoir ouï dire.
IMseiMHe. «. m. escompte
dis-f-computare.
Dfaeob«roatehi.adj. brisée rompu de fatigue || dislo<ioé(Charieroy).
Disereche. v. n. décroître (arrondissement de Charleroy). A Liège
discreh. V. crecher.
Diskennc, deskelnte. dékelole. v. n. descendre. On ne dit du-
kcnne que dans les villages écartes. C'est absolument la nianiér(;dedtre
des Bas-Bretons. "
Dlupkertl. adj. vif, éveillé, gai, espiègle. Lat. expcrrcclus, espagnol,
despertar, v. fr. espérir, éveiller. .^
JM— lie, adj. abréviation de grandissime.
Disfé. adv. tantôt, bientôt. Inusité à Mons, fort usité au village. De
isto (die), dès ce jour.
DJmuUm*. % 9. mettre bas, accoucher. (Eugies, Sars). Flani..
jongCQ. ^ I
DJoUa. s. m. tourbillon. Inconnu à Mons, usité ah Bor.
PJ«.V. /«.
D* lée, dlal. près, (de lez v. (r.) Lesaige emploie la préfMsilion de
lez. V. f. dalès. De -4- ad --f- ialus.
. V. fr. disco
mpie,^ esp. dtscuenio, lai.
r ■
G-
\
I5â
DOD— DOU
liëdlla«r. ▼. â. choyer, caresser, festoyer, dorloter | soigner, mi-
tonucr. En fr. le v. est pr.
Ood^re. «. m. Isidore.
Dog, dek. s. m. s. morceau de fer scellé dans la pierre. La forme
de ce mot semblerait annoncer uiie origine tudesqu«; cependant en
anglais dock, eu holi. dok signifie bassin, darse. Dockc eoNall. signifie
poupée, do^ue. • ' .
Dogiier. v. a. sceller, fixer, affermir || battre. En fr. se dogucr
se dit des moutons qui se lieurlent.
l>o§;n«ll«. s. f. volée de coups. ^ -
.Uolgt .d'olive, s. m. panaris arec accidents graves. V. à l'art.
BLAN7DOJCT en quoi \\ en diffère. .
Ilominée. ss. m. Les FI. donnent ce nom aux ministres protestauis.
Les Montois l'ont adopté. Le mot étant né 'en Flandre on lui a cherché
une origine fl. : on a indiqué dom, cathédrale, ou ;Q ei^rt: domine
est le yoc. lai. deWminus; au reste dominus, comme IclT^dall. dom,'
se rattache ù domus. Oomus, de même que Tir!, daimh, provient du
sanscrit daman, maison, racine, d'à, avoir, selon Pictot, de dama, mai-
son, racine, da, construire, selon Chevallet.
DoB coinmë dwa. dans tous les c^s, de gré ou de force. A Liège
adon comme adon, alors comme alors.
I^OBA. s. m. imbiîcillc, dupe. Ilasiédona del farce.
Donle. adj. honlenx, maté, triste^ Bret. don, apprivoisé, lat. domi-
tus, donné, espagn. dundo, 'patois esp. donde, prov. domde, appri-
voisé- l) houle (noire manière de prononcer de'hdni»i).
■>or. s. m. or. -*'
Oormen. s. m. opiimi, sirop de pavot blanc.
' Do», s. p. t. de jeu de bouqwtle. Par opposition à /o, paroeque
c'est la partie saillante de Tossetet.
UoH {avoi à), avoir pour adversaire, pour ennemi;
Uo» ef valnlo. partout sur le corps. Mot à mot, dos et ventre.
Ifofise, doMsée, dostiaëe. s. f. dose |j volée de coups. En fr. grosse,
planche. V. if, dossée, coup donné par derrière.
lilotwer. V. a. battre. Fl. dossen, habiller.
lloa. art. du. V. fr.
IKmdlou. s. m. Dragon, v. ce mot. || Titre de la chanson nationale
<é.
vy
• »
DOU-DRE
I.M
montoise. Les choses sérieuses dans leur origine devieuncnl burlesqucîs
avec le. temps en passant par la bouche du peuple. C est ainsi (|U(; la
Palisse et Mariborough, guerriers célèbres, sont devenus ridicules. Les
anciens sernients ou compagnies bourgeoises de Mons inârcliaienl au
combat sur l'^ii^du doudou.
Doabla|4. 8.\. défaite, volée de coups. *
llonlll«l, Me. adj. tiède. Eu fr. délicat. -^
Doulanee. s. f. doute. V. fr. doubtance. ^
Ooxal. s. m. jubé. Uas-lat. doxale. En fl. docksaol, ?;illc élevée,
mot comjtosé de docke, cage et de sacl, salle en knmo iU\ cage. *
Orache. s. f. drèche. Lit'geois, diahe., v. fr. drasclic, bas-lat. «Iia-
scus, dfasca, daupliiné^ draclii, grappe [tressée, prov. draco, nyire de
vendange, v. ail. drascan, ail. drcsclien, baitre en graiigr. (Ici:» peut faire
adnjcltre aux mots drache, drèclie, le sens de ce (\\\'\ a tif loulc, hallii.
Dra^içon. s. n». libellule, deinoiseik', insecte iiile. |i cerf-volant. En
ail. Papicrdraclie, litt. dragon de papier || nionsire que la iradititui
rapporte avoir été tué à Wasnies par Giies de (ibin el dont l;i tète se
trouve à la bibliothèque de Muns. Cette tradiLi(^[i est regardée ctMunH'
mensongère par quelques personnes qui croyent que la tcie de la biblio-
thèque est celle d'un crocodile rapportée par quelque seigneur croisi-.
Ce itest pas h^ lieu de discuter cette (pjeslion et d'établir, par l«'s ou-
vrages de Cuvier et autres naturalistes, (ju'une foule de raeeV d'aiiinKinx
se sont perdues; mais celle tète plate cl lar;;e conmie c<;lle d'une gre-
nouille n'est 'nullement 8cn>b!able à celle dun cçocodile, (uii est ires-
allongée. Quoi qu i) eri soit, chaque année aux fêtes connnunales ou ker-
messes, on représente le cotnbal de Giles^de Chin contre le dragon par une
cérémonie nomm^P^mf pon. V^ ce mol.
Dragonne, s. I". estragon. liai, largono, csp. laragona, arab. tar-
chum, ail. Dragun, fl. dragon, lat. dractmculus.
Drefe. s. f. iilléé d'arbres, lloll. dreef, allée.
• Dresse, s. f. petite armoire de.village. ■%
Drenber, dérenber, reuber. v. a. Mots inconnus à Mons, mai»
usités dans quelques lieu.vcirconvoisins et qui signilient voler. Ils pro-
viennent du teuton reuben qui a la>méme significalion. De là rober, v. mol
fr. d'où s'est formé dérober, quiestreslé eu usa^e. Rober semble forme
de l'ail, moderne rauben. ^ -
V
«
I5i
GHI-CHN
/>,
VMmgmeîUe, drlngaey^. s. f. pour boire^ Flam. driokgeld, ail.
Trinkgeld, argent pour boirai On dit quelquefois, drinkmouche. Moitche
dans le dialecte de Maim^y jsignifle sou, içonnaie. .
Dr«, érmm. brofoéT plante graminée. Holl. ou fi. dravik, coquiole.
Le père de Rostrçaén, dans son dict.cell. , donne dréaucq, dréeucq, ivraie
qu'il fait dériver de l'adj. dréau, un peu ivre ; gall. drewg, nigella ; droc, . \
selon le complément du'dict. de TAcad., est le nom vulj;aire de l'ivraie.
Orvgne s. f, volée de coups.
Ur«^iie^. V. n. s'arrêter, perdre du temps. En fr. droguer est un
v. a. qui signiûe roédic^mentcr.
Qrol. s. m. p. partie d'une veine qui est presque perpendiculaire
(V.plck).
' Drohe, doille. s. f. jeu de gnicbe ou de bâtonnet ; pârccqu'ayanl
lie frapper, on cric : est-elle -^î
tHiH^la, drofola. adv. là, mot à mol, droit là.
Droldémain. adv. drôlement^ singulièrement.
Drolle. adj. singulier. S' senti — ,étre indispose?, ail. droliig; gall.
droll. •
• Ifronel, droaehi. adv. ici. V. :4rolà. ,C'est ce niot drouchi qui a
formé le mot ilouchi, partie du Haiuaut français où l'on dil drouchi
pour ici el afin de le disUnguer du pays de I^uvau (celui de Maubcugc
et Âvesne) où l'on dit Lauvau pour là-bas. - «»
Droallle^ droaye. s. f. prostituée. Eln fr. les drouilles sont les droits
de mise en possession. Le mot drouille provient sans doute du fr. drue,
feninîe g)ilante. On le trouve dans la précaution inutile du théÀtre italien
de Ghcrardi. Gàël. drùlb, meretrix. . '
W Mil. V. couié. '
Dneaiuie. s. f. kermesse, fête communale ; contraction de dédicassc.
On fêtait autrefois l'anniversaire des dédicasses d'cglis.e. On vos invile
al ducasse, à l'église éié su V place, ' »' .
WhÊrmnee* s. J* durée. Em tourpie a n' bonne — . «
Durer, v. n. qui ne s'emploie qu'avec la négsil^c, être impatient,
p'y pas résister. DespueqxCon Va dT mandé à marier, elle ne-dure pus. On
trouve dans Gérard de Roossilion : tu n'as .peu durer contre le roi de
France, • .^
Durease s. f. dureté. V. €r.
DUR-ECL
Darmeiié. s. m. mari dont la femme i>orlc iô liaut-de-cluaissc !
peinture sur les murailles le i" mai^ dans quelques localités, l«' jour ti i
solstice d'été dans* quelques autres j) farce grotesque par Uiqueile ou pro-
mène, le dernier ^#il"^Bcerlaines dtt<ra«f< de village, ceux que l'on peut
saisir. On les )uclie sur un nie dont ils doivenl tenir la queue.
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E. Le montois n'accepte pas l'e muet avec je son d'eu l'aiblo, (Oiimn;
dans les monosyllabes de, le, le. Il l'accentue ou le su|tpriMio loui-a-l;iii;
• dans ce dernier cas, je 1(5 représente quelquefois [Kir une iipostroplu-,
quelquefois par le signe ". 11 n'accepte pas iion |)Iu:î l'o oiivcrl aver ;i( -
cent grave, il prononce accès, iîuccès comme accé, succé, tic niènic pour
le son ouvert ^'ai dans français, anglais et dit francé.eiuglé.
E ne prend jamais lé son de l'a coinme qn fr. : on dit cinlcrpreindre,
emporter, veinle. Il se transporte pour le.*» besoins de reu()lionie :
rpreinde, erpreinde,s' cwer, f^cuer. Avccl'accentaigu il se change souvent
en es : responde, deiplouyer. na.ns les mots en rc, outre les leçon» en er,
■ r' on a souvent encore les .leçons ra et rds : r keulle, crkeutlc, rakeuUi',
raskeulte. Je crois cependant saisir une différence : r keudc, crkeitlle
signifieraient simplement recoudre, tandis que ra/tfu(/<?, raskeulle signi-
fieraient raccommoder les vêlements.
E se change souvent en ie : hierpe, picrte, fier, vier. En i : Ugère,'
*^michant, stryner. , . ^
Dan$ melon il prend un accent grave, dans empereur il prend un a<>-
ceot aigu ) melon, eimpéreur.
Ecar. s. f. état d'un animal époinlé.
Echavirenient, ainseaafinaiii. s." m. pleurésie, gastrite, pneu-
monie, surtout lorsque ces inflamnialiohs sont chroniques. — négligé,
phtisie pulmonaire. En fr. action d'échauffer, ses effets.
EelM, éké. s. m. échevcau. V. fr. esclict, escaigne, liégeois eki,
écoss. sgein^ irl. sgain.
Eebiaa. s. m/ciseaux. ;
Eelachoire. s. f. mèche d'un fouet. Namur.*ra«oirf,,Li«||t;,r/iMeMrf,
En v. fff, cbassdre, caelioire, fouet de charretier.
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■ )SB^^ilié^^ Jouet 6)rJBiié de deux os dont les en-
r -^MJÉi^l*, é^4r»4lk ..s, Cv<^co|j:;p»ur J(Bs pâUvresr' • . ,
Cë*i«mltaT<w^«'-^('^co{^^^ enfants dirigée
•par «ne femiBe. . \- - . ^ ; / '
' KS<èi»rle, efëorie, scorie, s. f. foiiet, escourgée. Les Liégeois Visent
^orw.ou corite. Vetcorie est pour: les cories. V. fr. corgie, écorgie, lat.
corrigia, courroie, fouet, de corium, cuir, bret. scourgez, irl. iMiiurza, ■
écoss. sgiurza. . .
Eeoor. s. f. genoux, giron^e niol ne se dit qu*à la ville. Au village,
selon qu'on a plus ou moicîs de rapprochement avec la ville, on dit Mçour,
seour, «cou. Une Moutoise dit : tné d *us m' n' éeour, etnm fieu.
Une ftaysanne dit : vt>^ou via) à tkou, m" gwarchon (ou p' lit valet ou
vallon) viens sur mes genoux^ mon enfant. V. skou pour Fétym. .
tlelo. V. etclo.
Eeanietlet eseumelte; semnetle. s. f. écumoire^ -^ en fr. est
une petite wumoire. A ChîM*leroy chimresse, à Liège homretse.
Efaii, einfant. s. ra. enfant. Ê[an d' cat miu voltié sorile. Éianl se
dit' aussi en Provence.
Efpreaiier. v. a.>,égriiger. Y. ^retue.
EgrcniiMkir, e^eusol. s. m. égrugeoir.
Kgviiwël. s. in. pièce carrée qui se trouve dans une chemise à Pen-
droit correspondant à l'aisselle, afin de donner de la facilité aux mouve-
ments des bras.
Eilbotle, eilbatle, heilboUe. s. f. espèce d^ poisson de iner voi-^
sine du turbot. FI. eclbot, turbot, heilbot, barbue. Dot, s. limande,
bot, adj. plat, émoussé. AH. Uutt, s. poissou pbtà létè obtuse, barl^ue;
bult (popul.) adj. corps large et oblui, avorton, ^ottt d'homme. D'où
pied-bot, uabot, s'ils ne viennent du cell. V. boder, niakboi. Pris ei;| entier
Eilbote en all.signifie courrier, Heilbote, messager de boi^h«ur et limande.
. EIb, emie. art. iudéflni : ein kié,
()uc le fémiuin puisse se contracter avec
lion qu'ils ne commencent pas par une voyelle. Cel^e contraction est
toujours interdite au masculin : on peut dire /a» tinconfr^n' viéUfeimmti
ou «nnetiell» feimmilUn ne pourrait pas dire : ftU ittinliMaMêi^ pas
plus que /ai Im/ II* corbeau. , z;-^
if enne bielle,, Il est assez singulier
ivec le s. ou l'adj. i^uivaiit, k eoQ4i-
J
ELN^EIN V - i:>7
Il n^ faut pas confondre rart.iudéfiiil ein,cnne avf^pc pronom l'eun,
Vcunc nlaviPC l'ailj. miniér^l »««, ieune. (V. ces mois). \_
iandé, ée. adj* affairé, ompressé, embarrassé, vif, ar-
Einandé^-I .^^
denl. Les Lié{j^%Us' dfscnl énondé ai èhiocU-, ils disent aussi hion. Les
Montois p'onrpas su conserver le siibsl. comme les Liégeois, mais ils
§ont restés plus près qu'eiix de la racine qui est le cello-gall, hawd et
qui remonte au sanscrit haud, mouvem'.Mil rapide. Le v. fr. a bien en-
heudé; mais il n(* peut convenir \^v fax si},'nif. : pedicis implicalus, en-
travé par des lieudes. » ' ' »
Einbarrassée, e|nbarrasfliel«. adj. f. grosse, enceinte.
Einbansumé, ée. adj. engouçdi, étourdi, abasourdi, fai ni licHc
toute einbausumée, j'ai la lèle lourde. V. fr. abosnier, cbagriner, ;^balire,
accable!*; embaïsaner, embaumer ne convient {^uère par sa sigu, Scjait-
ce une combinaison d'abasourdir et d'assommer?
Einberdacher. v. à. couvrir de bone. v .
Einberi'afer. v. a. couvrir de béilafcs de Graisse, de uïclasso, cic.
V. ce mot. Embarpsser, embarbouillei*. ^^
EinberliBcotcr. v. a. tt|^arrasser, enipèlror, cnclievétrer. Kabe-
Jais a dit emberelucoquer, que le Duchal délinil : S'occuper de cliimcn's
semblables à celles (jue les moines* ont coulunie de loger sous leiiic ca-
puciions de bure. '
Einberiier.«v. a. couvrir de matière fi'cale, d'ordures.' Fi^ur. on
dit : £in<^uti4iu — if bure, ein pot — (Thuife. Le mo^ (r. ébrenrr-(|uon
pourrait regarder comme sa traduction signilie au contraire ôle^ les
matières fécales, mais embrener a bie« la même signilicatioii (pi' — .
EinberqQin. s. m. villebjequin, vrille. Lsp. berbiqui, port», berbi-
quim, fi. boreken, petitTorel. racine, boren, percer.
Einbétér. V. a. trOriiper. Embêter est fr. mais trivial dans laçSiguif.
d'ennuyer, ' " . ! - '^
Einbeikyrer. v. a. enlaillefi faire entier jusqu'à fleur, encastrer'
Se dit dps ferrures que l'on enfonce dans- les pièces de bois qirelles gar-
nissent, afm de n'en pas rendre le'coup d'œil <fésagréablejiit>n fr. ondire-
ver' signifie^ faire enlrçr le bout d'une pièce djc bois dans une autre. V.
f. embeuref, embèvrer, remplir, pénétrer, ia^. imbibcre.
EfnUaVe. s. f. embarras. v j x ■
Etoblà'ver;' ainsbiaver'. /. a. embarrasser'!! préoccuper j con-
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^'
Emblaver, en fr. signiûé seiôer de bled. V. fr. emblaer.
traindre.
embarrasser.
EinUoalle, ébloulte^s. m. ëblouis^ement/étoardissehent, ver-
tige. Faivir d(* éblouïle, trompe/^par de9 paroles éblouissantes, fasciner.
Einl^qiiié. V. a. introdùî^^>Jgmbouquer est fr. pour signifier
entrer dans un détroit.
Etnibroallle, eip|>r«»aye. s. m. embarras || gêne || confusion ||
trottbie fl tumulte II quetelle II brouillamini.
EineaelMïr. v. a. chasser, mettre en fuile. V. f. enchausier.
ElBeatarrlier. («1. s'enrhumer. .
Eiaeheiitt«, «la«lMiiie. adv. ensemble. Liégeois; essonne. Les éiy-
mologiste» ô)nt venir ensemble, v. fr. ensement de in simni. On. disait
en effet, in simul eb bassé-^latinité;. cependant, je ne pi^is m'empècher
de noter, ne fusâe que pour comparaistfo, que ainejiane ressertible bien
plus à rail, einsajjpmeb}, assembler, fl. samen, ensemble qu'à insimql.
La racine remonte au sanscrit sam av.ee, sama, similis; indépendamment
du lat. et de rail., ellé~9 produit le gall. ^ine, Firl. samail èCune foule
de composés emportant Pidée de Juxtaposition, saimnigh; accpupler,
samhluigb, comparer, etc., de là aussi le gfbc Twy. ' '
Einç^rner. v: a. faire boire de force. C'est au moyen d'une corne
qu'onfaisaitavaler des médicaments aux bestiaux. '
*iEliic««rl (*'). s'enfuir. ► I
Elaeraolier. v. a. engraiç^ser. — (ài bottes, administrer ItExlréme-
Onction. S*^, s'engraisser, fig. s'en Jetter. . ' '
Einearlror. v. a.' v. aturii
WinàmwÊer. v. a. entamer.^ On le fiiit souv^t venir du gr.'tmtfivuv.
Diez préfère le comparer au lat. taminai^,~ blesser, b.-lat. intaminare»
contaminare. Diefenbach tient pour une origine celt.: ^all.tam, boucher,
bret. lamm, pièce. Entammi, entàmçr. « . »
Eln^ové. adv. beaucoup, biau — très-beau. M. Sçheler croit^ue le
fr. eiidever==endiabler. Angl. devil. ~ Serait ainsi l'équivalent de dia-
blement. * " ^
Elnfardi^ler. v. a. envelopper, entourer. V. fr. fardeler, italien,
fardello/ paquet, v./anle. * . •
ElBfftrfoayer (f*). V. a. s'enibarrasser.
Elnilade.. 8. f. tromperie.
-.y
:\
EIN-EIN
139
-.y
Elafller. V. a. tromper.
ElaÉlenr. s. iii> trompeur.
Eiafoaee. s. f. foule, cohue. A c' boutique là e' C ain ainfohce.
Einfondrcr. V. n. enfoncer || embourber || crever |j (*') v. r. s'ouvrir
(se dit surtout des abcès). V. fr. enfondre, briser, rompre, v. fr. aflondre,
affonder, affronder, abyraer dans l'eau.
Eiiiff»arniMM|iier. v. a. rendre stupéfait, slupti^, décon^lenanccr jj
envelopper |j eiifoncer. " , /'
EInfroullle, ée. adj. étourdi || accoulumé \\ Irès-affairé || en- émoi j|
excité, surexcité || troublé par trop d'empressement.
ElDfroaiUer, einfroayer. v. a. et r. root très-énergique qui
manque en français. Mettre vite dans l'eau jusqu'au cou, ûj;. faire faire
le 1" pas II précipiter j| lancer. Pou n' gnié avoi froi dain iiau, y fau
i'ainfrouyer tou d"suite. Enfrayer en fr. de lechn., mettre en train une
carde neuve.
Oinfiiter, ainfoter. v. a. monter d'un ftU. Fig. faire entrer. Lat.
fusiis et non futum, futile.
Etalai, adj. égal, prov, engal, ingal.
Elnsallner. v. n.. infecter. S'— d' crMau, se remplir de mauvaises
hérités (Jemmapes). Eingaliner doit se rapporter à gale.
J^tniçorler, elngonrler. v. a. proprement meUe ein gouriau, nuis
(ig./ plus usité : mettre une cravate haute, serrée, décolleter trop peu.
Ç gofiau là va au bal toute eingourlée, cette prude va au bal avec une
robe qui lui monte jusqu'au menton.
EinKrinqnier. v. a. et n. élever, jucher, v. grinquié.
Elngaéas«r. v. a. tromper.
Elni^l^ner. V. a. viser. Ainguignex bévo eau, visez juste, prenez
biien vos précautions. Fr. aguigner, faire signe fles yeux, espagnol, gui-
gner, ajuster, v. fr. aguigner, aviser, épier.
Elnhearler. v. a. embaucher, débaucher, exciter. V. fr. ahortcr,,
exciter, qui provient lui-même dti latin adh'ortari. Inusité à Mons, fort
employé dans certains villages.
Elahoull^, ée. adj. affaii^é. effaré, empressé. A Namur énouchhé ;
ce n'est peut-être pas autre chose que le mot suivant.
Etahafélë, çiavfté, ée. adj. animé |j excité || exalté jj écervelé. ||
agité II ^nivn^ f| (Borinagè). Doit-on- interpréter ce mot : qui a les
\
ICU
ELN-EJI
»,
,>•
hanches souples. Ali. Hûfte, banche ; vaut- il mieux s'adresser au fl. huif,
coiffe, pour faire du mol le contraire de débarlétOécoiSél ^^j ^
Elnke. $. f. encre. Y. fr, enque, enche, fl Jnkt, b.-lat. encaustum. ^
EiBkeayM* (/). s'accoupler; se dit surtoill^ des chiens qur^restent
longtemps attachés dans le coït : Kié — v. fr. aecoué; à Liège ekotcé,
emmanché, lat. cauda et coïre. -
Einkrciuikier («'). avaler de travers, faire entrer des aliments dans
les voies respiratoires, soit en parlant soit en riant, quand on niauge. En -
gouer I figur. entrer dans, une mauvaise voie. Les Liégeois disent
sécrouki. Le mot vient-il d'avaler eron que les Moutois emplovent
cOmiAe synonyme? Ou laut-il le chercher dans le celto-gallois crawa^que
Davilesrend par obstractum. pneclusum,^obtorat>Jun? ou doit-on recou-
rir au V. fl. prunkelen crispare, fl. kronkeleti, faire prendre un mauvais
p!i?^a enfin au fl. krop, j«bot, goi^e, verkroppeo, engouer? v
Elnllre, einll. v. a. choisir, éplucher, séparer de iPqui est mau-
vais. Enlire el toupe, éplucher les herbes pour la soupe. Einlire Us gros
puns dehors dér piits. A Liège ?/«•; l'ail. aus-lesen=e-ligere=ex-legere
et a la sign. montoise, le (r. élire signifie bien cboisir^mais non trier.
H est assez curieux de comparer la valeur a — aVéc celle de speli. Dans
le département de latiaiite-SiarDe on dit élire pour trier.
Einmakeraé, elBiBaklerii«, ée. enchifrené. V. fr. emmatrelé,
enrhumé, namurois, mùekaria^ àrdennais, mâcherai^ celto-bret. ma-
cherie, peine, douleur, oppression en dormant, cauchemar, cello-gailots,
niac'ha, mac'haiua, fouler, écraser, aceabler. v. makricm.
Einmarvoyer, clDnarvoyé (faif faire), dépiler, tourmenter. £m-
majrvoyé. adv. beaucoup, considérablement. Cet adv. n'est en usage
qu'aux entirons de Mons. En v. tr^ marvoyer, signifie extravaguer ,
égarer, gali. marweiddio mortificare, marw, mori.
ElnnieHIer. v. ai. couvrir de merde | se moquer || ne pas redou-
ter || jetler un défi.
JEIiuntol«, elamll^. adj. couvert de pucerons.
Eiimlellare, elnoitkire. s. f. pucerons, insectes très-petits et
très-nombreux, qui détruisent certains végétaux. En fr. l'emmiellure
est un cataplasme pour la foulure des chevaux. Ce mot est venu par con-
fusion avec nielle^ mtladie du blcLOu de ce que tes pucerons rendentjes
feuilles gtulautes, comme emmiellées. Il est une autre explication encore
V
EIN— EIN
Mil
plus satisfaisante, que l'on peut prendre dans la comparaison avec les
lomaes liégeoises : les Liégeois disent mohe pour mouche. Ils eu con-
struisent le verbe iBofet,^piouchetcr, le verbe moheli, éleyer des abeille-,
et forment emoheli, couvçrt de petites mouches, de pucerons. Cet emo-
hclé ressemble bien fort à notre emmilé.
EioBeigé, aioeiçé, éc. adj. infecté, fourmillant. Em li est aineùjé
d punaise et em gardin (T fourmiche. Mon lit est infecté de punaisys et
mon jardin est plein dé fourrais, fel franc-ceuiiois, dil Corbfet, euent;er
signifie remplir d'une mauvaise engeance.
Einpaffer. v. à. empiO'rer.
Einpèse. s. f. empois. .:,
Einpali. V. a. empuantir.
Einqaester. (/). v. r. s'inlormer, s'enquérir. Provienl de ce dernier
ni^l oij[ plutôt direelemeut du lat. N'est pas usité à Monsf-l'esi beaucoup
alM villîige.
Einracher. v. a. arracher. V. fr. éraeher, érucer.
Einragé. adj. enragé, adv. beaucoup. Y (Ta cinragé, il y en a con-
sidérablement, Ej su bin aise — , je suis fort aise.
Einsbaabic. adj. ébaubi, élonfit», stupéfait (environs de" liinelie).
V. fr, abaubi, s'esbaubir, lat, baihus, proprement rendu balbutiant,
EiascaufonriK^, ée. adj. étourdi, emprunté (environs de binche).
Elnsclomi (s), v. pers. s'assoupir. Ce mol peut dériver du hongrois
ou magyar, àluuni, qui signifie s'endormir; mieux du 11. iusluimeren,
s'assoupir., • -^
EInserrcr. v, a. enfermer, v. «frrer.
Einsimeinl adv. ainsi, de même. V. fr. ensiment, mémement.
'Einsourdelcr. v. a, assourdir.
Eintouner. V. a. enloiiner [j empiffrer. Se dit surtout des bestiaux
méléorisés. ''%^
Ein va va. Je vous prie, s'il vous plait. Daiis quelques village^ on
dit : enne petite charité, va, monscu. Dans d'autres : Enine petite charitt^,
va l'fl, monseu. k Mous : ein va va, n petite charité. V. va.
ESnvIer, elBvonyer. V. a. envoyer. *
EiBvolé, ^. aty. étourdi, léger, iucotislant, volage.
Einwnldié. v. a. vuider, terminer, finir (liorinage), mot-à-mot, eli
vider' en sortir.
c
;
{
V
în
EU-ERC
JD. artSdeéenpEMies, le«is,fâi. im^ dti.éÊL m, d, aee. «i, aM .
ptm.pÊim M, fli, pi. •. létg: «t D. â Itf». ace. léi ak. 4t Im, ^ in.
pÎMi. BfW. aiir. Miemi^. ■*«»^ paa? B'ât-ii pat Tiaif Os
MÉè 4onf«m rffimâtf i : csl-ce bmi? est-ce pas? les Liégeoîs disent
k arrêté dbis la booe. On poairait
croire an preaûer abord f 'aiwioif tf, «rMè»^, est oae com^ioM do
flr. epraré; Mais ott doit remwqoer ^ le paÊêis pbsâèée an moi
avec
'w«..
». s. f. t. de cèarp. eMrak, ciKfétre. B . -bl. tniTom/ trou ,
Le fr. eairaYe doft être de siéaw ispacbe.
s. B. (cootnme da Haia.) Droit dé sur les mines ai
-Jntkier.
s. m. dotsoB, mar dé rdend.
9. f. t. de coat. pièce d'épaak d'an TêtraaeBt.
i, c«. ady. rédott en bouillie (Boosso) t. $fta^rtr. V. f.
MX pieds. OaVpevt penser à fcait, épi, et c<»iparer
\ T. a. 6ire sortir ke grain de Téfi î rédoire en grain ( eo
JeftuSer. En fr. (antre ptasiem^ s%olficati«tts bieft con-
en epî. ■>
1. 1.- s. piaeenes. En fr. pe^ pince pomr éter ie^ Bœ»is,
des drape.
I. 8. B. éperon | pied d*aio^«te. Cette pbnte a le même nom
«lail^ Râicr ^om, en I. riddeii^6po<M«n,.<» ttal. sperone decaTaiier^.
B M yma/tét sa%raK. Slola. On étend ce nom à tenles tes flenrs de b
l^aifle, Tacoo^ le deiphioton^ etc.
^»mmÊgiB:r%. m. t. dejen. La beik.
. ,>i I ■■■—■I t. la fji»rtie gagnée, arec d'aattes ▼uoqnevrs.
r^ w I r. r. n. aB» em fréter. FL bnbaren, régénérer.
in -j~ baren, aeçoncber, prodeire.
V. pCiiy ^ « tgjfe WÊé antrg étym: ' <J '
▼. n. feOMT.
r.>. a^ ec B. r titlt re, coMinnerl Dn t. ai. bomer. à^oor-
1 la hngt ir^ mais très-nai^ dans le paiiois. t
». L rearâe (Bonaage).
à^^
l
ERB— ERD
Os
îseat
lirait
su do
i dkH
troo,
kes a^
V. f.
iparer
a f en
I con-
MEuds,
lenoBi
s deb
ibeile.
[oeors.
Mérer.
Miiiire.
lejoar-
é4\
h;:
'. T. a. eiTa.s«*r de jnanitre a iurvar un»-
Itoappe. 6e dit par ex. 4*uq morceau de bois doDl rexlréiniie est vio-
lemment froissée. Fig. trhnntgnitr f nr d qufifun. s^i^iâe ie ('oatuit<ir>-
(ortesKiit. V. brimpur. E>t-ee le fr. Ufu\«r, b.-brei. bnuu »mj le ?. Ir.
brouer, br%ȉer, all.'bnoMi?
ErWJc, Hbalé. s. m. c'e^ît le v. Ir. rebulet, Lrtne duut oq a pris la
fleur, fl. bailen, blaler, herbuileu, rebluîer, brel. bruulb, buniUiUi.
V. bultoi. , ^,
Ercaekcr. ▼. a. chasser, repou!>âer.
Erchaacr, «rchéaer, rVlig — r, mrliéarr. v. j. «-t n. rr^M-m-
Wer. Yr'cktne fom «' aoti pèr<^ou a $ mon pert. Ail. HrJkinirj, ^ miii. r,
erscfcetneo, apparaître, v. cktnér. .\rie>ien, ressaoer, li»j;ei;ij. rustm*^.
nutblé.
Ercia«r. s. m. et ▼. n. goûter. Rabelais se servait du niot rei int^r.
Je vois daQ6 un vieux diet. que ce oiot vieot de ratio. p«)rtiiiD : (»t>rnii>
à chacun d'en croire ce qu'il voudra. 5e vient-ii pas pluioi de reca.oan' '
- Cr crcp i, ic. adj. décrépit.
(60 <f). bois de réglisse,
s. m. culot. Y. cuiol.
r'dsdwr. v. u. mot très-énergique, mai.> furt di1lj« Ht»
à traduire. U se dit de certaines résistaoceâ éprouvées., de cbo-fcs <{ui ue
peavent péaéirer, réussir, etc.: Si Ton veut exprimer qu'un clou ue
peat â'enlMicer dans un mur plâtré, parceqne derrière lé ptjlre se
Iroore une pierre, une brique dure, on dit : Ça rducke dain f mur. .Si
quelqu'un veut courtiser une fille et en est rebetè, on dit : Y vomrroi be
dalUr até e ftye là, wù i rduckt. Si Ton éprouve une pesanteur d'es-
tomac, si la digestion est laborieuse, on dît : em wuiingé rrâuehe.
On ne se douterait pas que ce mot provient du flam. berdoen, refaire.
Bien cependant n'est plus certain.
Un ouvrir de Bruxelles place dans le premier cas cité, ne mauque
pas de dke kerdeeft (c'est à refiiire, à recommencer;, en prononçant
erdountjf; 00 adounddie. B le dit voloatier parceque c'est le cri
ÊUBMier des e^^nts fiamands dans leurs jeux. Le wallon a supposé que
ceb voulait dire : il y a résistance,. cela ne peut entrer iy féfonnwj^) il
a Eait de Là, dans eotaiDes loea^tés, le verbe ErdonnUcker on r'dounieki,
qoî va bien à jpielqaes iMXNiODcialkms locales ; mais le &on omnUker ne
X
46i
ERE-ERG
('ouvenani pus aux oreille montoises, ikhis en avons fuil le verbe'
trducher. # ■
tLe o)ôt, une fois ainsi reçu au propre, a bienlôt pri» des acceptions
arée«.
Ou. voit de ces déviations de signification dans tontes les migrations
inots d'une langue dans oue autre. Un grand nombre sont tordus au
passage : detorta verba, comme dit Horace. Rien n'est plus gênant, pour
un français qui apprend railemaud , que les mots d'origine française
(|u'ii rencontre : latal signifie fâcheux, laviren, louvoyer, iilumiren, en-
iuffiiner. Réciproquement iflicmac provient de mitmacben qui . signifie
faire cemrae les autres. Souvenez-vous, ami lecteur, de. vos pensums au
colléf^.pour avoir traduit fortis, ferox, atrox, pudor, par fort, féroce,
atroce, pudeur.
iJn étranger pourra trouver ces considérations forcées eu ce qui coii-:
cerne Voriginc du mot, celui-là sera convaincu qui demeiirant quelque
tmiips h Bruxelles, sans même s; 'on te flam.,a cuteiidu combien le mot
est employé fréquemment par les Flàm> dans lesVonversations fran-
çaises; mais cêb prouve combien Torigine de certains mots doit facile-
ment se perdre, si Ton n'a pu en quelque sorte assister à leur création.
On me demandera peut-être pourquoi je ne me conforme pas à l'éty-
mologie et n'écris pas herditcher t c'est que selon le génie du patois de
Mons on 4it par aip)H>nie aussi souvent r'ducher q^Ltrimcher. \. ando-
cker ei riébKhi.
Erf4te. s. f. suréte. - ; *,
Erfrctadie, refreiaére. v! n. éprouver du déchet, se perdre ,pai;
févaporatioii, la desiccation, ete. Le |at. refringere au milieu de beau-
coup de significations à celle de diminuer. Gall. difrawd absuroptio, v.
fr. freindrc, briser, de frangere.
Erfi*elBt«. s. f. V. frein, freinte.
;ar. s. m.- sarveiHantda marché anx poissons.
I. s. m. terre argiileu.se, silico-alumineuse. .
Ergilé, M. adj. salpêtre en pariant des murs, moisi en parlant des
étoffes. A Li^, r^g^ se dit des murs qui rendent lenr humidité inté-
rieore, b rejettent.
Krfiltmr, erdgfté. t. h. repousser, germer de nouveau. PetoU'—^
Même origine qoe le précédait : repousser des jets.
^
ERG-ESC
\i\j\
Erg«oye (/"«f dé z"). se di'dn'r. sVxcilor. Fai de z'rrgnuM^xauhr
lés fouéi, se défier à qai francliira les plus laryes foss.s (Oiian-iioii
B.-brct.^arguz, dispute, lai. arguere ; Q. hergoyen (prou. l»tr-ou\.ii .
relancer, T. fr. se rigoler, plaisanter, se njouir. %^
Wrfprmifer. y. a. se dit des maladies, surtout des rhumes, qui, :iptv>,
avoir diminué, augmentent tout à coup. Est-ce aggraver, regroll.r?
est-ce le fr. suranné, rengreger, fr. tout à fait v. engrever? il \ a
encore le fl. hergrypen (pron. hergreipcn) , all.^-rgnifcn , rattraper,
saisrr.
y, • * ,
;, |p^K''llf»««'»."''ff«*lgnl«r, ragrlgner {$'). v. p. se (•lja-;riner, •>
'^tatioer. v. grignar.
c ErkIerLIer. V. a. recharger.
Erickier. v. a.léchc-. El. lik\en, ail. leckeiî, grec, ju//^, jat. liu-
gere, lambere.
Erliji;n«r;erlin. v. uligncr, rïlin.
Erlo^aet«r,^ r^lokler. v. a. n<'ttoyer avec une loque rnoiiril e.
Erlonkler. v, a.' regarder, considérer, admirer. En Cr. reluqm r,
signifie lorgner, regarder avec affectation, curioniié. Les Liégeois dicui
louki.
Ermiiicfaer, ernakl^r. v. n. fureter, flair«;r partout comnir It >
chiens. V, tuik. .
Erqacri, r^qaeri, er^nère, crqnée. v. a. chercher pour r:i|iie-
oer. Va-l-ein r'quée Ceinfant à l'école.
Erwelller, r'weitier. v. a, et n. regarder, considérer, ohs»r\«r.
examiner. U ue ugnifie pas weilier de nouveau. Ertceile lé bé, examine
le bien. Erweite lovo, regarde là-bas. Weilier a aussi la significaiioii <!*-
regarder, lïiais il peut en prendre d'autres et avoir un régime indint t :
Weile à li, prends garde à toi. Weile à c'n einfanl-là, surveille < cl
eufant. V. ail. wahlen, guetter, fl. wacht, garde, guet, sich wachten, hc
garder, bas-bret. arvesl, regarder qiielque*8peciacle.
Ei«afB«r. v. a. v. skaffUr,
Eseafolé, ^. adj. éveillé, actif, adroit. V. skafolé.
Ese«f*ler. V. a. v. *kafoler.
E«ealia, ^akéllm, skélla.' s. m. pièce de sept sous ou sols de Rra^
haut, valant d'abord eoViroa 64 c., réduite par Napoléon I" à 60. -^ de
Li^e, pièce de dix sous de Liège, moitié de U livre.
31
•r
166
ESG-ESC
^
6. f. t. de jeu de 6t'i/«. Coup qai.efflcure, coup oblique. ||
fig. aciion blâmable, conduite douleui>e : On dit qu'elle a fait enne — ,
on dit que celte fille a fait un écart. ' *
Eaeaaipcr. v. n. faire tint etrampt, fig, agir de biais, par ricochet.
Iloll. scbampen, frôler, loucher légèren^nt, ne pas frapper à plomb.
V. U. eHcarop<>r, se mettre de côté; U.-lat. scampare, que Oucange tra-
duit : alicujuii efiugio favere : et fecii scampare. Quelques-uns ailribueiit
rorigioe à ex et à campus, otr trouve dans Molière cscampativos (George
Daudin). ' . «
Eacaai|ielil'* (prainde éel poudè d'—). fuir. Eu-v. fr. — signifie fuite.
KÊiemp, MB* >. adj. élroil (Jemmappes).
WtMtmpyde. ». f. échappée.. En fr. c'est Taction d'un cheval qui*^
sï-j'happe. V. fr. escaper, ilal^^pparc, bas-breton, achap. v. e$cam^
per; bas-lal. e^apl«.'<n, que Ducange traduit par eflugium.
Eii«MrWtlr {à l), en sautant sur une seule Jambe.
EM$«M4«rle, efleôdlri«> s.' f. épouvante |] calamité J| échappée {|
échaulTourée | turoulte, désordre. (BbiHnage). Qvûe n'—! quelle bagarre!
AU. Schaader, horreur, frissonuemcnl; par synecdoque, cause pour eiïei.
V. pourtant MCOicde<>.
Ese««fer. ««««fer. v. a. échauffer.
A n'ain hu icaufé .
iV claque de pus n' fai rié.
i' . ' ■ ■
A qui a beaucoup souffert, une doulviur de plus est peu sensible.
On remarquera le commencement du proverbe: Je premier N est eu-
phonique; si le roontois n'avait pas eu cette ressouree pour éviter Thia-
tus : à ein, il aurait employé l'analogue de Tablatif absolu : Ein eu
icaufé^ etc. '
EMMiv««b« (poisson, pichonà f). poisson mariné. Espagnol, Esca-
beclio, saumure avec du vinatgfé ou vin blanc, avec des feuilles de lau-
rier et autres aromates, poisson mariné. Fr. cscabecher, préparer les
sardines. '
EfMllMM». V. «k/tM«. •
CmI*. s. m. urine (Tbalin). En Picardie, écloi, v. fr. écloi et escloi.
Selon Roquefort déri?é de ex lotium. En liégeois A<^,ags. hland. On ne
ESfc-ESC
H»:
voîl pas, «u premier eoup-d'owl, de rapport enlrn esclo cl hle; |»onr k
6i\fiïr,\oirV Ml. liégeois,
Eseofler, meotûët^ «««oanier. v. a. tuer
I9«««r, cs«aar, «xbaar. action descaurer. Droit d' — , droit pa}.c.
pour être escauré.
£|ieoreher. v.a. écorcher, écprcer. Dans la preniit're signiticat., de
corrtim, peau. Dansda seconde de corlex, ilî. schors. On dit plus voloii-
iers déqmîter, ainracher T pélate ; a» village on dit scorsi pour éton cr.
On réservé scotrhie pour ëcorchc'r.
Eseorer, ««e^rer, exhaarer. v. a. I. de (harl). cxlrain' Ws
eaux de« houilllères. Les Liégeois disent horé, creuser un égo.ii ou (in
canal souterrain, ils disaient autrefois xhoré c» pronon«;anl xh coniinc
le cil ail. Tous nos mots en sk ou esc sont aspirés à Liège (v. lifyeois)
V. ail, Scboren, fouïr, mha. schore, héchc.
Tout ce qui dans notre patois est d'origine gonnan. ou r<'|ii(|uc tend a
se perdre,coinnie il s'est perdu dans le fr.,pour faire place à une apparenec
d'origine latine. Cela se comprend : c'est «pie tout lioniin»' insiniii sait
le latin, que* peu savent l'ail, et que pres<|ue personne n'a d'idée du celt. ;
un mot copinie escorer se présente : la (in dr icscor étant répuïscmenl
des eaux, quelqu'un suppose que nos ouvriers ignorants ont altéré Te moi et
qu'il faudrait dire exhaur (latin exhaurire). Vile les ingénieurs dt'Scmines
dans leurs rapports, les avocats dans leurS)^jnémoires sur nue caiiM;
charbonnière, s'emparent du mol exhaur et je ne serais pas étonne dans
peu de temps de le trouver dans les dicl, fr. Etcor n'a guère de cIkiih »•
d'y entrer jaajais. Le mot exhaur n'a pas. je pense, iO ans <i exisien< e
et n'est employé que par les personnes instruites. A'ieor est le seul
mol dont se serveot les vrai> Borains.
Les mots, mème'd'origine romane, qui avaient perdu leur pliysioitomie
latine Pont reprise : le v. fr, taule est devenu table, cuer, cuMir, buem,
homme. Il y a mieux, à côté de : cailler, roide, sûreté, recouvrer, s<iu|M;oti,
ouvrer, droit, on a forgé coaguler, rigide, sécurité, récupérer, suspi-
cion, opérer, direct, ayant, à la vérité, un enHpIoi souvent différent;
mais cela prouve qu'il y a un double courant : le courant populaire qui
éloigne quelque foè&i|^jnots de leur source, ou du moins ne s'oe.cup^'jamais
de les en rapproc^ër^ et >l(^ courant scientifique qui veut htru l'inverse,
mais qui souvBnl s'égare, ^^okaire s'intiigne, dans son dicl. philos, art.
«68
ESC— ESC
Traocq, fraiK;ais, qae Too ose dire récolter, strict, lorsqu'on possède
.j, recueiltir, étroit. Son aviorité a été méconnue ;. ces mots et cent autres
ont pénétre dans la bngae.
Disons pour terminer que les mots' assec récents : tact, traction
vionneut bien des s. ou part. lat. tactus, iractus, mais il est plus que
|)crBiis de douter que les mots plus anciens tirer et toucher ou tâter
viotinent des infinitifs trahere et tangere (vH touke-feu). Trahere a pro-
duit traire, peut-être traîner; tangere n'a produit que le mot ^entifique
tangible.
#
Odieux est ht.
Rubicond »
Rapt j>
Raïr est gorni.
Roùge » ou celt.
.Déro|)ercst ail.
V
L
Eaw^riette. s. f. languette de ciiir des souliers à boucles. Latin &9tr
rium. \. écoritr. , *
WMOùmhmré, s«««baré, ce. adj. évaporé, étourdi. A Liège esbaréf
effarouché. V. débarié.
Kscoadée. s. f. t. de jeu de balle, espèce ûe livrée. Holl. schouder,
épaule, ait. Schulter.J'ai du placer iclce mot, malgré l'étymologie, parce
qu'on ne dit Jamais $kùudée. N'est-il pas curieux que les Picards n'aient
conservé d' — que Tidée accessoire, l'élan : ils disent preinde e$ rCescau-
die, et que nouÀ, bien qu'ayant perdu eteandiey nous en ayons formé
escodrie, eicaudrie.
EncoalV^ler, «caaDier.v. a. tisonner | battre les habits || épousse-
tcr, broâser. Fig^ examider minutieusement g priver totalement , dé-
pouiller. >8ek>n certaines personnes, du fl< sclioaw, visite,, inspection des
digues, selon d'autres du français secouer.
Mais ces deux étjrmologies sont peu admissibles : la première parce
que icoufUr ne signifie examiner minutieusement qoe d'une manière
fi^rée, la Seconde, parce qiie secouer paraît venir.de succutere ou au
moins en avoir pris la^signification et- que d'ailleurs sèoTuer se, dit en
monloïs ikuei ôue$kuer, S. 9k¥ier.
Remarquons qu'en li^eois existent les mots hovtr^ balayer, ramoner
et hovHer, brosser, qui transportés dans le montois doivent (aire, selon
-V
ESO^SC
KTîl
.iû)g lois de transformation, tkouvfr et scouthrr (v. ><* mHo «!<' l'art.
liégeois)^ que le vieux fr. ael^iit esci>nvc et cMcuibe, lialai, qu'il avait
raugmcntalirescouvillon/houssoir, grauxl balai de liou\ ou de gAiict,'
<ju'il a eiM^ore oeouvillon, grosse brosse |M»ur ttetloyer les « a non:», qu'il
avait eu outre le 4iiiiinuiirr^<'0uvette,. e$>( ouverte, épousselle, fcro<^st^
l'iuineau, enfin qu'il avait formé le verbe eJmuver.Le uam. aeiKorefAorer.
Lu peu plus loin vous Imuverez le bas-latin srovarc qui aurait pu
sans4oute se former de scopa* ; maih Kbas-laiin avait «Kauirrs lialiilu<i<-v,
il se fomiait bien plus volunlior» de mots beaux, vu se r^nt«'ntant des
formes tatiries ou à pou près. Or, nous trouvons dans le bas-hrcttui
scubel.elccubellen, balai.
Conelusion : eseoufïer, escouvvtrr doivent se rap|>orter à la lornu-
diminutive et se traduire au propre par nettoyer avec un petit balai, une
brosse.
Faut-il aller plus loin encore et re< herchcr qui est l't inprunleur, qui
est le prêteur de scubel el-*l'es<oub«', Quelqn'arriéret'. et i->«lée que Mjil
la Bretagne, elle n» l'est pas tellement qu'elle u'air emprunte, dauh
divers temps, d('S mots au français, soit ancien, soit moderne. Pour
iranebcr la question, il faut fouiller le paysdelialles et la (■ortU)uaillv,qni
depuis notre 'èr4^ n'ont eertainement plus admi^ un seul nu\^ lire de la
(iaule (i) Or je trouve daift le diei. g.illois de l)avie>, \s( ni», >eopa,
yscube,. scopàre; il est donc évid<;nt que le n>ot e\i>tail <laiis t<>ut«' la
tiaule etmème la (irande-Uieia^ne avn quelques nuances, (<»mme nous
en voyons de nos jours dans nos j>atoi!^. L'un ne procéderait pas de
l'autre : ils seraient eo<;xistauts de> la plus bauie antiquité.
Donnons iei, pour ne rien né}j[liger, l'art, «le iMieange, s( opari, seovare :
scQ^is seu virgis aur iïagellis e.edere. Scop;e : virgarum di!><:iplina in
monasleriis. Scopa, b«'tulus, q»o<l ex illa !»<'opas «onficiunt. r
E»r«ap»«, <g »iip€. s. f. pelle. M. skop, ail. S<baufTel. f^n fr. es<*oup
signilie petite pelle creuse pour mouilli-r ou vuider le navire, escoupe
/
{I, III n'ont pu emprant«r que de TanKl*!*. L'uifflais a été ftana doute formé m partie du
T. fr, msiii 8» proDupc;atiotr a rt'iitJu n)^'ounai<»abU ce ijui vient d'satrc». lan^-'uM. Si un
mot anf^laiii entre dant le gailou, cv n'ot pM avec «un ortUu^'ràpho, t'i-kt Avce »* firutiju
ci*tiou. >
•3 .
170
^
ESC— EST
signifie pelle de mineur, de chaafournier, éconpe ou écoupéc, balai, teroiff^
de mer.
|fii|è««r, «MM. s. ni. tablier. Fig. giron (villages autour de Mons).
AIL scfaurtz, tablier, boll. sehort, tablier de femme de basse condkion,
fl. schoot, giron. Y. ééoàr et ikeu. — ,; . ^
BlMMHir«iit«, fNMNireiric. s. f. plein un tablier,
ivelle. s. f. plumeau, petit balai.
I, scenvloa. s. m. geùèt, linge, paille au bout d^ne :
perche,jécottviUion. Quand ou y met le' feu < brandon qu'on pron>èue la
nuit. Breton, scoufllllon.
Etfèraner. y. a. écrémer. ,
E«caell«, ««««Iks. s. f. écuelle. Bas-bret. scudel, lat. scntella,
'dim. de sculra.
K«kl«lle;8. f. écbelle. V. fr. escbiclle, escaielic et cskiclle, lat. scala,
bret. sqeul.gall. ysgol,ftcal», cliraax. ^ *
Ettkrenk), ««reHie. s. m. long bâton au bout duquel se trouve une
lampe ou crochet que Ton peut faire arriver au milieu d'une chambre
pour éclairer pendant TtMhritnneJ ' ' ,, •
. jEskrienne. s. f. veillée. Fr. écraignes, bas-lat. screuna> screona, *
fl. schryn, ail. Sefarein, coffre, par extonsion, hut^e. Si trçs ho-
roines ii^ennam puellam de cisâ àut de screonâ rapuerinl (loi
saliqijjp). " !•■
fiipal. V. tpal.
Kfli|MiiMMi^. s. f. plein la panse, Ag. |)leiu un tablier. V. etcourchie.
£fl|Miy«er («*). V. p. s'expahuer.
KspÀee. g. f.4>picc. pan «f ~^, pain d'épice, — de clau, clou de girofle.
IK-lat. species. ' <, •
Esple«ttç. s. f. chiquenaude. '
Espimikci, epinoqae. s. f.'épinoche, petit poisson, fig. oifiuittrés*
maigre, très-faible. ' .
i:s|»liiij|çae. s. f. épingle. Fl. spelde, patois ail. spengèt, amior.
lipilleiji, piur. spill, ital. spillo, basq. i^pilinga, lat. spinula.
fisplavl4&. s. m. épervier, filet pour preoc^re le poisson. ' "^
EsluÉW. s. f. coup. Miraper f liVifajff, recevoir un cojup, être tué.
Kn v; fir. c^étâit un coup donné' par un estaffler; mais estafier, comme
■"estafilade, remonte plus haut : On trouve le fl. staf, bâton, masse et
EST-ETA
171
staef, barre, l'ail. Stab-, bàloii, cl le<dict. oolt. de Pellcliér iraduii le mot.
stafla par : coup de la piain ouverlé, •
Est qnè (y n). rien de ici f[ue, rien u't'j^alù co qui : y nesli^u[ d'elle
àt^s affaires. j
Estançon. s. m. élaiiçon. Orf't, stançon. Pellcliér déclare ne pas
savoir s'il vient du fr, ou s'ill'a produit. Ali, Sian^e, perche, hàtqn.
Cstank) s. f. di^'ue.
Estankié. V. «(an^UiVr.
Eslo, «lo. s. tn. souche. V. fr. t;sloc, ail. Sl(X;k, bàlun, houclie.
V. slok.
Estoc, s, m. c'est le même mot que le précédiUil, pris ilansunt'
ace^eptiou llgurée. Cl ein homme J'-^, c'est un liomme^e sou( he iioMe,
*dë distinction. Par extension, lionune riche, foi'î, hal^ile. Ou peut au>>i
avance^ une interprétation au moyen du fr, estoc, qui «vst du reste au.>^i
d'origine germanique, mais a la signilicalion de |»oinle d'arme. Alors on
traduirait /tomme d' — par homme d'épée. AU. siechen,^eslochcn, IVap-
'per de la jM)inte, piquer. •
Estoomiiqacr, stoumakié. v. a. étonner, troubler, etouiïer Je
surprise, essouffler. En fr. s'estomaquer signifie se scandaliser, .soiïcn-
ser, lat.stomacbari, liégeois, amakéy y. f. asmaker, aliurir, b.-lai.
smacare, vulnerare, ilal. smaccare, écraser, v. înak, makcr. ^j^i\.
schmacbten, étouffer, pâmer.
Estoapcr. v. slouper.
JE»loapetie (mette es eu à f). ne s'asseoir que sur une fesse, exposer
son dernère. V.'^(oupd/e.
Etantes, s. f. p. litanies.
Dans plusieurs endroits de la ville, il y a des niches renlermaiit de^
madouefe ijue l'on nomme avierge. Il j^a dés aviergc de bon-secours, ile
Carabj'^n.ac. Quand vient leur félcj on les pare de leurs habillements
de (;ala, le soir ou allume des chandelles et [H'ndant huit jours quoi. [iies
hommes et quelques jeunes lllles chantent lés Étantes.
Quand on veut agacer les lilles à .marier, on leu» récite une litanie
d'un autre genre; en voici quelques versets :
••%
Sainte Marie, fvos en prie
— Lisabeth, ej sue toute prette
— Waudru, ej neiji peux plu».
C")
;
\
\
\n
ETN-ETR
J
-A
EtMdle. s. f. pincettes. Je crois que c'est à tort que M. Grandga-
gnage a éié cbercher à son liégeois eknéié une origine ail. : krteipen,
pincer, il mo semble que c'est une altération du mot fr. tenailles : on
aura dit d'abord bayem lés fnailes au pluriel, dounèz-moi les tenailles,
et plus lard on aura dit enne etnaile au sing., rembarquez qu*— n*appar-
i\etii guère au wallon montais, mais au wallon campagnard. Â Mons on
dit : enne épincetU. . On dit également efnJieùiaii et ces deux mots se
sont formés de môme. On pourrait ajouter éclicoUe venant de clnquettc,
^^étrkoitt, éuxik, évergeUe. Compsirei encore le fr. de techn. etnet, etnette,
icnettc. On a vu à l'art. E sa faculté de se transposer; à la vérhé nous
n'en usons pas d'habitude pour les mois en te, de; mais nos voisins du
midi le font très-volontiers ; à Valenciennes on dit: tasse ed café. Peut-
être est-ce dans l^nord de la France que le mot s'est formé, pour péré-
griner ensuite chez nous.
-^ .< Etorde,ealonle,sloriie.v. a. exprimer l'eau qui se trouve dans un
linge en le*tordant. Les Liégeois âiéïint stoide pour épreindrc, exprimer^
Kiol. s. m. étau || branche d'une généalogie, soiiche d'une famille.
On dit : qu'ain tée fai ain eîol dain enne kéritance, quand sa part seule,
comme frère, par ex. |du d4fuDtv égale toutes ^es parts réunies des enfants
d'une sœur qui sérail morte. Le mot est de' la même origine que slokie,
esto^ «/o, titoc. * .
El««. aussi. Voici une chanson où figure cei éiou: „«
Etonffe {y fai). le temp» est étoufianl. *
MiAe9Um. s. f.^enaiHe (Charleroy), à Lfége Iricoiise. Fr. tricoises,
tejnaille des maréchaux, v. fr. triquoisé, machine de guerre en forme de
tenaille, lat. stringere, fr. étreindr^. V. dnail.
Cu'C al maison d^nin avocat i^h)
Qu'(m a mené ain si bia pUit via (bi«)
Les geins riinU del petite bieOi
Pas quelle n*avou mie d'coimo à s' tittlf.
El feimme qui l'avou amené'{biiy*
Disou'qu'fn* fallôu mie s* moquié (bis)
{PMlé)\ iioii&EV \ s'ielle avou enn bel feimme comme votf s
Elaroubiedecometou. ^ -
V. Dr. atout, bourgnigoonétou et iton. Ab-f totum, V. tr. itd<»hic lalis.
4
\
J
EIN— EXH
i
i.>
Eau, enae {ly. Tud, Tune : Veunne vie, faulle reste là. (V. cm et
iun).
Eusaïf, enson, an, «aw. s. ui. oie, oison : ilàein eu (fau, i
skiUe tam V seinli. A Liège atc, auH\ Diez fait venir oie, d'avicelln, il
ferait sans doute venir eutau, d'avieellus. On pourrait rapporter eusnn à
oison. Mais ne faut-il pas prendre toute la famille dans son enseniblc? Le
bas-lat. a auca, le lat. anser, les langues {^ejin. ont }^ans, les lan-^ues
celti ont : bret, gwaz, gall. pwyz, irl. ganr^, L- sans«v !?'»nsa, oie. Le
{^all. a en outre aesj dérivant du Siuiscr. vayas, oiseau, que l*ielet
rattache à la racine vay, aller. Notre au ne peut f;nère venir (jue du
bas-lat. auca. Je laisse à chacun de débrouiller le reste. .
Evanlller, évanly^r. v. a.- festonner.
Evanillare. s. f. feston.
Evergelte. s. f. veV'j^e de cuisine pour fouetter les œufs. V. rtnaile.
Ewak. 6. f. t. de bat.' du canal de Mons à l'Escaut, va};ue. Tud<'s<pie
wak d'où vient le mot fr,, comme le mot patois, à moins qu'il ne vienne
du bret. gwak. Goih. vego, ail. >yoge, irlandais \\ag, suédois waej;.
V. elnaite, ^
Ewàré, éc. adj. et subs. usité sctilemeut dans les villages. H avou
toul r menne dein — , il avait un air d'é^rement. Le rapport entre
égaré el — est manifeste : on peut dire que ce n'est qu'une altération
du fr. par la transformation du g en w familière an wallon. On peut dire
aussi que c'est un v. mol gaulois dont les Fr. ont fait égaré. Quoi qu'il en
soit, à Liège — ne signifie plus guère égaré, mais elfrayé, épouvanté. Le
dialecte liégeois, plus riche que le nôtre en dérivation, n'a pas seulem< ut
— , il a encore etoareur, frayeur, etcard, é'})odt'antail, ewarah, allreux,
horrible, tru'arr^fe,, saisissement, etcare, t. passif, etfarer, v. n. étonner,
conslecuer. Celle richesse jointe aux causes !udiquéi\s art. Uégcoit
explique au Monlois sa diflicuflé de comprendre au premier
Ewlmi, ewîgUmé, s, m. aigiiilloo. V. fjr. aguillou, ital. aguglione,
esp. agazar, iat. aculeus.
ExiMilaiséa. s. f. éclair pi'ovenant d'un orage trop éloigné pour
quim puisse entendre le bruil du louuerre.
Exhanr. V. e$cor.
Exb««rer. V. eseorer.
W
/
174
EXP^FAL
% >.
J
Expré», espré (pa eè»). J« n' Tai ynt^ /ai pa ain espré, je oe Tai pas
fait exprès. « "^
Eyé. conj. et. ^
IT
Fabi« {hây« à — .) nom d'une couture vers la limite des territoires
(Je MonSj'iltnnmapcs et Ghlin. J'ai entendu rapporter ce nom à un pré-
tendu gèiiéral romain Fabius qui y aurait eu un camp. Or fabie ou fau~
,6i>, mot composé faux— biez signifie en liégeois déversoir e^Jadite cou-
ture tient en effet à l'ancien Iftdcla Haine avant rétablissement dii canal.
Fàcbe, fachette. s. f. rikiiOT. s. m. maillot. En liégeois fahetle.
l..at..fascia, irl. fasg, s. m. et fai'sg s. f. sanscrit, pâs'a, lien, goth. faska,
■ ail. Fasch et Fasche, lange. ^ „
fDîieher. v. a. cmmailloloh.«X'iégeois fahie. .
Fnehenne et facenne. s. f. fascine, fagot. En liégeois fahmne et
faguenne, Fahetle, fahi, fahenM ont pour radical /a/t, ceinlure,-maiilot.
F^4«> a^j; paresseux. En v. fr. faible, accablé, en fr. moderne, iusi-
pide. - -
Fàflar. 6. m. qui fafeye.
„ Fal^eir,. farfeyer. v. n. parler comme les personnes en état
d'tvreése ou conune les apoplectiques dont la langue est paralysée d'un
côté^ En v. fr.' papier signifie commencer à pàrTér comme les enfants.-
Faflat«. v. bablule ^
Fafonye. s. f. petite K'gueule, petite indiscrète, femme, fille qui
farfouille volontiers, qui dérange tout. Liég. (afoyc.
Faille, s. f. vêtement de femme qui lui couvre la tête et une partie
du corps. .Flamand falie. Je trouve dans Fuchs : alt.-nord. faldr, GQ^'and„
esp. falda, >UQter'er theil eines Kleides, c'est-à-dire : vieille langue c|u
tiord, faldr, vêlement, esp. falda, parti§ inférieure d'un habit.. Ei^fr.
comme en langage de charbonnier, faille signifie faute, couche qui
^ interrompt le filon. AU. Febij fl. faite, défaut, lat. déficere, defectum.
JFalsir'Brm. mélange d'argile et de; houii^i^qacnuQ, pour fa^re des
bouleli. V. boulet. Fr. fraisil, cendres de charbon d^ terre.
Fall. V. n'. t. de jeu de raquette, laisser tomber^^le volaut à terre.
G(
/■fl
s;
r
**v>> ^
1 ■ y .
FAL— FE
Ho
Fr. faiUir, ail. fallen, tomber, csp,^JW1ir, prov. faillir, égarer, v. fr.
(alir, manquer, lai. Tuliere^ échapper.
Falot, s. m. lorclie, celiii*qui la porte. En fr. lantern^ de toile.
Faloar4«. s. f. faute, bélis&; âoerie. En fr. gros fagot; v. fr.
conte fait k plaisir, falie, tromperie.
Farde, s. f. dossier, liasse de papiers. Le fr».fardoler est employé
en techmologic pour, mettre en paquet. Esp., poit.iysdo, ballot, ital.
fardello, pîkciuel. Diez croit que l'csp., le port, et I itaI^P|||t une origine
arabe, v , .
tf^ardeler. v. n. se remuer, s'agiter. , --^
Fardiaa. s. m. iilîaissement de terrain qui a lieu peu de temps
après Texlraction de la bouille. On ne peut supporter longtemps le loii
parles étançons, ils sont brisés, le tassement des terres ei pierres mises
d;ms les slappes a lieu et le sol est abaissé de toute l'épaisseur di' la
couche enlevée*. |j Fardiau se dit à >!fens pour fardeau.
Farfeyer. v. n. tripoter, farfouiller. Il est souvent confondu av( c
fa/ier. V. ce mot. *"
Farfoayear, farfonycu. s. m. qui farfouille.
Farinasse, adj. farineux. Se dit des léguntes qui ne sont pî^int
savoureux.
Fasslaa. s. m. mesHre du Hainaut pour le bo"is de cbaulfagc;!!
égale stère 86196.
Fan, fa yan. s. m. hêtre. V. fr. fou, foyau, fouteaii, lat. fagus.
Fanslrle. s. f. tromperie, fraude, chose artilicitîlle. Es fye-Jà aHm
biau esloumac, mé et a dcl — j.
Fauve, s. f. fable, conte. ^
Favelolle. s. f. fève de marais, féverole. Lat. faba. «l
Fayé, fayeux, éc, euse. adj. drôle j| singulier || indispos*'', un p«u
malade |( défectueux. Il y a gouvenl confusion entre fq^yé et fàycujp.
Cependant je crois qu'on doit appliquer le premier aux personnes, le
second aux choses. V. faille. Foyeest employé à Liège.
Fe. Par extraordinaire on prononce l'e muet à peu près conmie celui
de : le, je, en fr. Il y a dans toules les langues des pariicules intradui-
sibles dans une autre et qui leur impriment une physionomie propre.
Le français familier dit : dame ! mi sait? Le borain dit .on ilé, fe? le
- sait-on? cela est bien douteux. Ce fe pourrait bien être le v. fr. fé (foi) sur
-/
j
\
/ »
7
(
À
t_
Tfe.
J ,
•^
f7G
FEL— FEU
■ ■ i
A
ma foi, par lua foi, comnoie dans non Yat, qui se prononce tout autre-
roéuf. • *
Fel. adj. lier, hautaio^ sévère, brutaU «ferme. Fd signifie eu b.all.
et en flamand cruel, violent, eu v. fr. dur, cruel, ital. fello, impie, irl.
Ceal, trahir, fr. félon.
Vel, fellemeal, felauiin. adv. beaucoup, foncnient, fièremeut.
Féaaase. s. f. p. herbes lianles, grêles, croissant d'une mamièré
rare, espacée. La désinence aue est un uiajorilif très-employé en h.
lang. : home, homénaz. Là cet augmentatif est aussi fréquent que les
diminutifs le sont en d'autres languages.
'^ Vèwk<tt^ V aer. v. n. faner. Lai, fœuum.
,Fèaea^ eose. s. m. et f. faneur, euse, *
Featci, Ikate» fainte. s. f. t. de menuis. bois d'un pouce et demi
(de France) d'épaisseur nominalement, mais eu réalité d'un pouce 1/i
U;iinaut environ. || Ouverture, gerçures.
- Ferlopes^ farlopes. s. f. p. marc, fèces qui se trouvent suspen-
dues dans les liqueurs neu (^ariûées. V. fr. freloque, haillon, eflilure,
frelope, lambeau.
' FerBM.;,^. m. lieu, meuble qui se ferme à clef. "'
Fernlette, Uniesse. s. f. fenêtre. Esp. finiestra, lat. fénestra.
" F«rpoBlé. s., m. ouvrier qui travaille le fer : serrurier, etc.; ferron-
nier e^ fr. marcliând d ouvrages en fer, cliucailiier.
Festéquer, feiitêi|a1er.v. n. faire un ouvrage inutile, un mauvais
ouvrage jt s*aniuser à des riens || faire semblant de travailler |j s'agiter
sans résultat: V. fr. aflaitier, raccommoder. ^
Festn, i|stas s. m. fétu, làt. fesiuca.
Feolllet, feay^. s^, m.i.t.r de men. volige. — simple^ simpe'^
planche d'un demi pouce de Frapce.'^— /or(, for^ planche de 3;i de
IM>uce. . , — »
Fcyauiaier. v. n. et a; fumer. Ejfunkeye, y funky et y feunkeye.
Feay«, faeye, fwaye. s. f. feuille. Chueher n' — , être privé du
régal si(r lequel o& comptait. V. fr. Ttieil. V. /ootr. Personne ne doute de
l'origine lat. du mot ; mais n'est-il pas bien étonnant qu'à une époque
voisine de sa naissance, il était plus éloigné de folinm qu'aujourd'hui ^
V. eicor, snair,
Fc«ye 4« ••. s. f. taaaisie baumière, tanacetum balsaraum.
FÈV-FIC
1
1 1
!"«¥€ sauvage, s. f. renooée liseron, polygonuui convoi vulus.
iaae. s. f. Ce mot semble s'élre forriiè de deux mois d'a<^ri(nilime
fan^l fiole, fort peu usités et signifiant feuille des planies her-
bacées et notamment des céréales, le premier venant d(^ faner (f(enuin\
le second de foliolum. Fiole ne se trouve pas au dict. de laïad..
mais dans. Boiste à Tari, efiioler. Nos paysans nonunejit — !«'
bout des plantes de blé ou les planies eoiières que Ton coupe el
que Ton donne en vert aux bestiaux. Fi^. on dit — j>our bai;a-
telle, petite chose. Vos n dTarez gnié n— , vous ueu aurez absolunieni
rien.' Corap. le fr. estiflot, chose de peu de valeur, avec l«? lai.
stipula.
Fianer. v. n. arracher les fianes, les mauvaises herbes, les bleds
surabondants.
ipce|er. Viîi. et n. escroquer, escamoter des baj;alelkv>î, a<;ir en
ficelle.^
Fieeïle. subst. et adj. pefit voleur. On a, selon les uns. votilu desi-
gner par ce mot, ceux qui ne méritent pas précisémcpt la corde. Seh>u
d'auires^ceanot provient d'un droit de ficelle ou emballage «jue perce-
vaient les négociants et qui n'a pu êlre aboli que par uirdécret\le Napo-
léon I". M. "Scheler soup<,aune une corrélation entre —, fil el liloii. Il
cite la locution vulgaire : avoir le fil. Mais nous ajoutons ordiiwiix'inent
eyé V tayant. fil est donc ici dans le sens de !4~anehanl el ficelle n'est pas
le synon. de fil en ce sens. N'y a-t-il pas pluiôi wii rappo^ee le mol
popul. fr. ficelles au pi. pour désigner artifice, moyen dc^biper I'umI
au théâtre fil y a enfin le fl. ontfutselen, escamoler. Ont est une pariieule
privative, fulselwerk signifie bagatelle.
. Fichan. adj. désolant. Fichant en fr. est un îeu qui va d'un bas-
tion à l'autre.
Fichaa. s. m. putois. En liégeois tcika. Dans la langiu^ d'o<' on du
fichouiro, mâle de la fouine, en l>as-lal. fagina; vison, en fr. d histoire
naturelle, est une es|H'ce de martre, lat. visO; les ^wiysans fi. disfMit
fiche. Ils confondent sous ce nom le putois et la bcleite. Ce|K'ndani h-
vrai fl. a bunsing pour putois et wciel (ail. Wiesel) pour belette ; d'a'uires
fl. disent fiss, d'autres encore viss, ce qui touche au fl. wer.el. à l'ail.
>Viesel el au lat. viso. El —. sert de terme à une foule de com-
paraisons : ■ . "
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Ea fir. tiçe 4e far Mvr irair les énn j»iém d'âne pefi-
pieck^ ^ffisioe mKne et les gpmir de fiisciaés
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s. ai. ftrtvmitt' ifù {ait ^s /idb».
a. jelo' I ^»pitqaer | lever, <»rder, 4*onip{er \ fkker
m aaaIBei. i/lcà^r f emmtf, partir, — ém. tovàoà. cunler
sooreat il e4t espioyé poor reo^riaeer le mot wdarief ,
aa pies itexpressaoa, Ça m' fkkt wtaiànar^ f m'eim
Ea fr. adier si^ttie ' ia^e eslrer par b poiole.
ifr.
ff Anf"*'- à. a. rempailleur de
Pett s'a pyfi f B c r aa cértmnnic s ^aèbres
jar£m^ Tλtt hk voir, aa mtliea de
.- « Comaie te vmià paré! iai di&-je. B«
;' er (é'étaiti oaperrf' as coanae «mk eipéce
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S. M. gvpMi, fis; esf. «faiatUé, de teaiiiarilé. ?. £r. ieax j
• ^,
M. Pfiftrlii^C petite moooaie.
p e lGC et âeeaec a sa «ea tivs fCflt« rt^.
^rieat prob aMoaMa a d'aae amaiogie afec Ja
n,.i.ft. BL.
¥. a. njdaiù a Tmt ée
(fÊir^ faà fik. Faiie la ifae. Çepeiiéaat fmtn fffm ûptiAt
Cm wmftâ mm, eela passe vos fqpoes, taadb ^ae fiûre
Fespril
braver, se
FIL— FL.\
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B de
t.Bé
fèce
aie.
Fix-
ée la
;nifie
£ûre
sprù
aijmiait/qui a r«vu k til; pt'ut-^rf auvi >le lilou. Eu 11. hrti. frt^.ii.
coqaùi.
ÉfaMidre. s. p. ûi.> ifiiu iin^H a»4>.
l. fil. î ttupter, crttker < — ; s.nueui •uiaulja. tj lire em —,
feu bis serqienL tla parbot alFu:^! !\uiajit p4»rt<- Li m^io a b 'p^r^r • t !j
serre en iais&ant tomber un peu àc «aiJTt- libuir.
Wim. t. de jeu «le «nMirtau, veio, yf- mopfm-H'./iM /«rtyç. Art p/ar/ pni-
bai>itMDeat c"e»t une ai»n*v. de /" defetnti ,»leleod> . j«lv. tj«-au< t^up. ir- >.
Fin brace, fin buiu, lréî»-pro}^. ln-->-jo!i. Itiiotixu. ail.niau'i . :« m
artiji, 1res- joli. Ouiro«vedausiÉouiai54uei.>uiuu-.ul. M ^ ij.i«r !c nip-
porle au lai. âaitus. Fin conU fin, y n fat^ j/hu df doublure,, .m /ih ron-
t<T /lu, tHi /i» conte' de fin. Fut «uuin; liu h er>l pj> b4>ii p«>ur j-ni'- <i<Mi
biure, c est-j-dire : li ne but pas • •^#%a\.•r tie lrnHi|>er jii>-!i du tjn»' -au.
Vimm. s. m. «•orue, derrière du >alx>l dr» <h«'vau,v .; «jhliii ,ilr> \:î< fi»-^
•a Frameries.. — esl J'r. puur •sipjili«.Tn<>uniure. Umaf -iTM-tr..
Wlmmer. t. d. ri j. *, d'«ijir. couper ie boJil de- feuilir> -lu lAf.
V. fiaxer. , *
JFJMJfc. s. iu>tniment de 1er dora se servent le» b»>urtur>» {w>ur .nu'ii-
ser iear» cooie^iux.
fflacfce. ^. i. poire a. poudre. Eu tr. mar^. d'eau •bû-- un lHii> «ioiit !'-
soi est ar^leux. .UJ. Fbscb, bouteille, ilei ail. Hx«d**n»i' *iiii «i^niji'
biHii^e. e^ oe du v. al!, ttasca qui a eo-;eudre le uhH ibruu. Il <--(
carieox de remarquer que ies ,.U]., apre> avoir prêt»; jux hr. le nu -
Sasca, leur o&t repris le mol Ûacuô. U» ont bit «le ntcuie p<iur i«' rim
boatétik ttool b raciae e!>t ail. et pour uue ïbuit* d auirr> omiL*. Vvh u
en donne une liste de pàus de cent et elle- n f?st pa- «oniph !<•. L r>t aiu-i
qœ les bngœâ s'eacberètrest ! Le muA dat-ou reluirmte >aus <j*>u(e j
Tépoque frankeet Tient de tlasc-u. Mais outre 3»r>t p.itui.': *»t,i piu^ mtxiiTue
et rkiitt de Fbsebe qui se prononee comoi'.- iniir • fhirtu.
Ceia poorratt être cuiite:>té ; car voici a pre^-ni un abré;;'- d'un j>S(Z
tJMigart.da dict.de Peiktier: u fla^k. bqqteiiie pbu.' '-i poire a p«iiulre.
flacced ^Davies) bgena, uter, ampulb, obba. F'be ei (b>c, adj. bibie.
btigné, aJMUn de ÊHifue, ëpuÏM.-. FS^^ 'OaTies* ibiees^ere. Esp
flaco. fulrfc, fraaçaift ÉKà^cie. Vuib dooe les mots flanque et flacuu qui
»pt la BKae ocigioe. Cette appikatUMi d'un moi i^ aigniie uioa a une
tMwUfiiir plaie vieat de «a figure qai rrpre:»ent^ «ii «Mitre pi^ùi «h rt/v-
f<w
180
FLA— FLA
eké (Sic), n 11 réftuhe de cet art. de Pelletier qo'cHi peut soutenir que
— est cdt. ; on pourrait même soutenir, avec le» procédés de Pelletier,
qu'il faut s'adresser au bt. Oaccidns. Diez indique le fat. rascalam.
FlaciMr, 4«^. V. a. battre à grands coups. Li^eois flahi. Cç mot
semble Tenir du bt. flag^eilnm ou du t. ait. floagan, percutere. Cepen-
dant M. Grandgàj|<{iage' repousse ce&origines, parce que, dit-il, le g pri-
mitif en wallof» s adoucit eu j ou ra i quand il n'est pas syncopé. .Ainsi
-flageHum, rha ftegila devient en liégeois ftoiai, namurois /faiVi, nianlois
flaiau. El UimpetU afUuhi no$ bleds. Serait-ce, faK fléchir? V. fr. flatir,
fléchir, jeter.
Haïr. e. m. mauvaise odeur. Del char qu'a ein — ,.fiit prein ein — ,
de b vbnde qui -commence à devenir (etide. M. Corhiet répute ce mot
ceh. et en effet on trouv;g en arisor. — putor.,Mais on peut douter; car
nous disons aussi : avoi eingoul. Est-ce ui^enlraineinent d'analogie?
B Flaaab^, ée. adj. perdu, attrapé. — en fr. flamber signifie passer à
b flamme.
FlaBifccse. s. f. framboise. FI. braerobesic, mûre sauvage, composé
de braem, ronce et bezie, baie, bas-ail. brambesing.
FlMniAClte, flaliaiiaetle. s. f. souci, fleur, calendula. ^
l^aa. s. m. inébnge (foMifs, de lait, de sucre et de candie cuit au
iolir. Ein bt. scribKta. — .en fr. est 4inc tarte de crème, etc. Y. fr.
flann, t. ail. vbdo, ftàduro, ail. moderne, fladen, liégeois floyon.
W%maAf 1« ou He. adj. bné, flétri. A Liège flowci, féminin flouweiê.
Wûrni. T. n. bner, flétrir. Flani est une espèce de combinaison de
faner et de flétrir. Cette.sorte de disposition est assez fréquente: de con-
duire et amener on a fait aussi aeonduire. V. fr. fanîr.
Flaaiére. s. f. moule pour cuire le /lan. -^- en fr. est un adj. qui
oe ée dit que des meules courantes et concaves.
Tlàtte. s. T. bonze. En fr, j^grément dans le cbant. Flatte est lié-
geois. AU. Kubfladen. mot-rà-mot (ftûn)^ giteau mince de vaebe. Dans
lé patois ail. d'Aix-b-€bapeHe. kônlbu.
WUmÊÊm. s. f. coote, plaisanterie; tromperie. Ce mot est surtout
usité dans lé bi^ge maroliea de BruxeMes." .AH. Fbuse, bmrde.
WlmÊif fteyvt. adj. etsobst. flamand, personne qui sVxplique mal,
que rod OMBprend difBeileraent. Yoiei b ciiansoo qa*oo adresse aux
rUnandsiV^
FLE-FLU
iIFt
Va-l-ein, foutU JlayuUe,
\'a-t-e\n vir à qui veinté ti$ flulfs;
Mi je n mets déuus mes doigts
Quédérhierpequéjécùunnoit.
VIA. adj. employé dans les villages autour dé Mons et qui a la mi^mo
sigoifiçaliou que flô. Il a aussi la même origine, à moins qu1l n«> dt'rivo
de flasque. \. wak. Le brel. flac, faible, fatij^ué, se rapproche dava^l;^4^;e
do fr. flasque el du lat. flaccidus^ ^
FlçMe, flcoaie. fteaie.s. f. p. glaires, mucosités. Lat. ptdepmn,
flam. Huim qui se prononce fleum, bas-latin fleuma, gall. lllcrn, gre<
5>i^/;ua, V. fr. flume.
Fleinqoer. y. a. flanquer {j prendre |j frapper || attraper (Horinage).
En fr. flènquer si^ifie, le métal pour cmailler. ,
Flear aa bcarre, bpr. s. f. n-uoncule des prés, il y en a de hvau-
coiip d'espèces : ranolictilus acris, sceleratus, etc. Cailli;i painslris.
Flear «TaraBfpe. s. f. syringa, philadelphus coronarius. V. penacié.
_ Flear lite-Catlieriae. s. f. chrysanthème.. ,
Flear Sl-Jaéeph. s. f. lis.
Flear Ste-Théréoe. s. f. aster.
Fiiqaière. s. f. fougèrf. Namurois'/i^cfc^r^, liégeois /fc/iir, fecki, v.
fr, feuchière, feu.schière. On voit que nous sommes le plus près de lori-
gine fiKcaria dérivée de Olix.
Flô, flaa. adj-. mou, faible | paresseux |j défaillant. Se dit à Liège.
Flam. flauw, faible, holl. flaauw, débile, impuissant, fado, froid, blénie,
alL fl^o, languissant, v. fr. floive.
n«. s. m. ddvet d'un frtiit. Fr. flot, houppes de laine des mulets,
ail. Flanm, dpvei.
Fl«cke, g. f. Iiouppe. — '^en fr. adj. velu; mais en v. fr. il a été em-
ployé comme s. et dan» la même signification qu'aujourd'hui à Mous.
Flatte, s. f. t. de scrr. pièce de fer en dessous d'une vis \H)ur enipé-
cÙer qu'en serrant elle uY'crsfse le bois. |] anneau de fer entre une pen-
ture et un .gond osé. H espèce 4e raie, raja bâtis, fl. vloot, anglo-saxon
floc, raie.
Flvdhe, iphMiM. s. f. flocon de laiue;,de coton. Fl. pluÎKJe, flocon,
brio, fr. peiacbe.
V
liiSf*
IH'l
FLU-FOR
Flal«. s. f. jamjwî (Iron.) j| espèce de'baleau. - '
Finie, ée. adj. qui a de grandes "^ul^f.
Fo. s. p, t. de jeii de ^ouquelle. W do.
Foé«. s, f, ee qui reste dans les charriôls à. houille après le déchur-
j;ernent. Iai Picardie c'est une hraswjc de branches mortes et par exten-
sion le r<*u clair produit par le même bois. Corblet faijt veiiir ce mol du
roman, fouée, fagot. -
Foére, foaire, fwair. s. m. foin. N'est u.sitif; que dans certains
Tillages. Oc fait diphtongue. Le son oé est fort difficile à représonlei'.
r/csl à peu près celui que j'ai entendu donneir. par les poissardes de
Paris à la diphtongue oi de François. C'est quelque chose comme Irançùé,
fraiu;oué. C'est peul-clre la prononciation conservée du cello-gallois
gwair, même significaiioD. Foin 'vient biei^ de Ajenum, b. bret, fo«";nn,
mais le liégeois four et i'hcnnuyer fouair^ de même que fourrage,
viennent du golh. fcklr qui a engendré Tall. futter et le bas-|at. fodrum,
nourriture des bestiaux. A Mons on remplace le mot foin par le mot
fourache, qui, comme on sait, n'en est pas le synonyme. Bas-bret. fou-
raich, v. fr. fou^rrc, foare paille, fourrage.
Fok, fonk. adv. seulement. Se dit des nombres et de la qualité ou
action d'une personne ou d'une chose, tandis qu'au preum. se dit du
temps ; Elle né hraiU gnié, elle ernifelle fok. Y nélionl fok qu'à deux.
I^t. paucum, V. fr. auques, aiiquid, oncqucs, unquam.
Folle, s. f. rut. No minelU est ain folie^ notre chatte est en rut.
FoB, fonto. adj. abrév. de profond. Syn. j>erfon. V. fr. parfon. Chon
pieds — , à la profondeur de cinq pieds. Gemianismc. On dit de m«^me :
dewe heures Ion, à la distance de deux lieues.
Foncer, v. n. s'ouvrir un passage par la force, entrer dans Ja foule.
Fonile. s. f. fronde. Y. fr. fonde, lat. funda.
Forges ou f ne» forges, s. f. p. charbon menu, charbon en pous-
sière. — gailUlUuses, forges contenant des gaillelles. — du Irait, forges
auxquelles ou à enlevé les gaiUeltes mais aitiquelles on à laissé des
gailletins.
Forlèro. s. f. bande ide terré q|ie Ton n'a pu labourer. V. fr. forère
dérivé de foras.
Fort, for. adj. qui n'a que te masculin: rance; ne se dit que du beurre.
**orl«.° g. f. bierre vieille.
^
I
KOR-FÔII
ih:»
>
Forte iolse. s. f. l. de ch. argile 8iIi'i(Mise eiilro / diff ci V rabot:
ainsi appelé à cause de son épaisseur de plus d'une lois♦^
Forloac, «e, adj. par antiphrase, estropié, infifnic.
r©««é. s. f. puits profond pour l'extraction de la houille. Par exten-
sion, honillière, éfablissemenl charlM)nnier. Tarext. pli:s grand»', pays a
charbon de lerre. Ce mot alors prend le pluijel : iu. lés fosses.'
Wonéer. v. a. louir, creuser.
Fonneleltc. s. f. creux de la nuque.
Fonao. s. m. taupe. Les Liégeois disent foyan ; de loui-r ou de
fouiller,' .
Fonffès. s. f. p. chiffons. V. fr.
Fooffeter, v. a. faire mal m\ ouvrage || coudre des fnuffes.
Fonfllin*. s. n\. p. copeaux. Les Hruxellois disent «/cou/7mjr. irs-
kelle (v. sketle) en diffère en ce qu'elle e^t le produit de la lia< he du rliar-
p(!nlier, tandis que \es foufflitis sont formés parle rahol du nieniii>,it i .
Cependant on confond souveWt.; "^ ,
Foaffrein, poufrin. s. m. poussière de houille j petits morceaux
de bois mêlés de houilh; |f appellation injurieuse. M. Crandgaijri.igt; le
faitj'enir de son liégeois /ro/i<, briser, frotter.
FoDgaer. v. a. Il diffère du mot fr. fouiller en (<• que eejui-ri csi
neutre. Fough' em, visitez-moi. Ital. fognare.
Fouine, s. f. fruit du hélre, faine.
Fouler. V.n/bu/er. /
Foamégeon. s. rli^Tnauve, plante. On dis;}il sans doiili' orii^inain-
ment froumageoriy car dans quelques localités, la mauve se urtmme tn-
core froumag^ç de gade. Je vois en effet dans le compliment du di( t. (i<;
l'Acad. que fromageon est un des noms vulgaires de la niauve.
Fonrbatnre. s. f. courbaturé. Lu méd. vétérinaire on dit «pjeb|ueroi->
— pour,' fourbure.
Foarbl. v. a. nettoyer. Ne se dit qu(i «les juiils. Ln fr. fourbir
signifie aussi neHoy^r, mais ne jie dit que des armes.
Fourboiili. V. a. faire bouillir dans de f eau. Se iiit des eboux, des
épinards que l'on fait bouillir longtemps dans de l'ean avant de les faire
cuire dans le beurre. Le préfixe /V>ur, comme for en fr., vor en ail. indi-
que l'excès on la déviation. A Liège /brftor, faire Iwuillir jusqu'à extinc-
tinctioD. /J"*<î<r* Ml ^orfto/otTf.
>
184
FOU-FOU
y— r fc»i i il<h-g. m* éfj^.i. f.et adj. m^, m^ de légamet. I> Habitant
du faubourg; d'où ce nom. ;_^
Dans \e nord de la France on dit ferboa ou fbrboorg. I.<e8 Fr. depuis
ionglemps ne comprenant plna for, ont cm mal dire et mit à la place
faux/ comme ils ont agi pour courte-pointe, chat-baant, cbauVe-aouris.
Alors sont venus le»étyrool. qni« i la vérité, reconnaissent for, mais le
tirent du lat. foras, pour Funir à l'ail. Bnrg, forteres^. On a des
exemples de ces compositions hybrides, mais il faot'avouisr que ce sont
là des exceptions et qnc les mots se composent volontiers d'éléments
de même provenance. Or rail, a la prépos. vor (prtfn. for) avant et il tra-
duit fauboui^ par Vorstadt, avant-ville. Ne doit-(m^ pas suppofler qi»c
les Francs ont dit vorbui^, avant-forteresse.t **'
F^nreadker. v. a. chasser, poursuivre. V. f. forchachter.
^•«rearter. v. n. t. de jeu. donner mal en cartant.
F««reiiyea, «■•«. adj. fourchu. Se dii surtout des arbres de liautc
ftjtàie qui se divisent près de terre en plusietjrs grosses branches.
Fenreher, fr««dhi«r. v. n. et a. froisser, lovler.
Foardbet, fonrkié. s. m. fourche. En fr. c'est la division d'uoc
branche en deux. . . '^
Fenireliare^ tr^mtskmre, fffr^aclmre. entoree. 1 L^ Li^ceois
disent : f' foini on nier, tressaillir un nerf, de forcer <Aè froisser. Ce
mot, selon Diez, vient de fressare, fréquentatif de frendere. Bret. froéaa,
briser, froisser.
WmvrfmpUr, v. n. calculer mal, trouver du mécompte.
- F»«irf«y«g«. a. m. p. bagatelles.
F^arfayea. s. m. charbonnier qui a pris une partie de charbonnage
à forfait. Forfait est fr., c'est an marché k perte ou à gain.
Faarfeyer. V. a. et n. faire en trompant. Il a fourf^yé rkierki*tge
dy/car, il a opéré frauduleusement le chargement du charriot. Fr. forfairc.
Faaréeralaa. a. f. prunellier, son Cjj^it. lAdian ft âienne gui i'tin
von d— ,se dit pour se moquer d'homme et de femme qui sortent ensemble.
liC prunellier produit de petits fruits d'une âprelé et d'une astrin-
gence extrême. Les enfants seuls peuvent en manger. A cause de cette
àpreté 14* fourieraina sont le terme <ri>}ige dé certaines comparaisons.
Voyons ce qu'en dit l'ioterminable chanson du retour de Quinttn : l'un
des intertocutteurs chante :
\^
V
r
\^
FOU— FOU
CeU du djm f fourdéraine ,
y n té peut rie é' nUffêur ;
Vo *.' riUe-mort dé tijt i mainet.
Que ça vo r'fMUrou l' cmur.
ik:.
Un autre niplique ;
. , - ,
I • Pa nain djou fâtraordinaifc
^ Cetl bùs assez que d boire del birrre
Car lé hemntes djou nos bucons dUau
El vin est bie trop cûùd
Pou f bourse et pou V cèrviau. /
J'ai sous les yeux la chanson <>n trente /^ouplel"s.; mais ]<• sais dr *'
'Scieuce certaine qu'elle en avait pluj/du trouble. L'extrait çirtlei^tiuii n<'
se trouve pas dans mon manuscrit. Je ly^oniN; de mémoire. .
Cette cliapson est une petite »Cèncyi>ha<:un (k^ personnajçex clîjini»:.
sur un air particulier et se sert dc/patoi>» qui paraisM-nt aftpart* nir a
divers villages, à l'exception de O'iiniliu qui, Korlaiit d'un rc^iiiKMii dt
dragons, chante en français; et^el fraudais? un rran<;ais (le Noldat qui a
fait son éducation dans <in regimept au service d'Autriche et qui i' t [mt-
feetionnéc en faisant Ja gu^rc en BoA(^e.
L'auteur, lo père Warfiçr, ancien carme ou ca[Micin m«ri au comnjcn-
cemenl^le ce siècle^<*lait un mbdèle de laidéi/r physique ;- mais cciaii
aussi le modèle éj/^ai compagnon et de répicuriefi-;de viliag<e. Il recher-
chait avec avidKe les iovilatious à Ir.pe et payait son invitation par lad-
dition d'un çmiplet nouveau, à sa chanson qu'il ctuintail au dessert ave(
la verve la^l us comique. Le père Waltiez sera sans doute niom-^mdi-
gestion, à moins qu'il lie soit itiort de rire en chantant son MMXante-
dixiéme couplet. „ •
Fourdaine et fod'rdinier sont en fr. les noms vulgaires du prunellrir.
Foa.rlonclier. v. a. Je n'ai jamais entendu ce nom dans la coomt-
sation. Je ne le connais que par ce qu'en racontait le iN-re Waitii/.
(v. fourderqine). Il disait qu'un jeune homme était un jfur ve;lu^'a( ru-
ser en confession jJavoir /'our/oucAl^ «' /"rfV, c'est-a-d»re d'avoir a la déro-
bée pris une louche de soupe de plus qui» son frère.
V
» *i
\
f
iH»
FOU-FRA
8. m. (iroment. Jojnville se «ert du mot fourmcns^
PMirBiol. s. m. ciiK^au 4e charpeotier.
Ftaraiiehc. 8. r. fourrai. Lat. formica.
Poar'Biortare. s. f. t. de cmttume du Hainaut. Acte pnr, \cq^c\ on
assure des droits à des enfants éÊm premier mariage. Ce mot>ap|>ar(iciit
au V. fr. d^s des signincatioiMpI peu différentes.
FMimMN|aler, foarnasnr. v. n. fureter. V. nak.
FoaralelMrle. s.,f. grande quantité, foison. Ces gtim-Ui ont roc
matsé enne ■■^^d'vinfants. Ce mot ne parait être que nicherie (niclicc)
renforcée du préfiieYot^r. • ,
Fonrparler. v. n. parler hors de propos |j trahir sa pe^isée. Mieux
vauts* laire qûriF-r--.
Foorqae. s. f. fourche. £n fr. c'est un pieu de charpente fourchue
à la quille <d'un Davire4 \ ' .
Foarqaié. s. m. fourche. X.
Foarquler, fonrqalé. v..n. thivailler avec la fourche.,
FoHriMiler. v. a. Saler trop. A deux" cuiit'nièrtmon foursale el tçupe.
Traduction littérale du proverbe alf. : viele KOcke verzalzeu diesuppe.
FifarMinler, fonrMiIgn^. v. n. saigner abondamment, jusqu'à
exiéfiuation, avoir une hémorrhagie excessive. ' ' ,
Vonrwiliiâ. v. a, et n. dessécher outre mesura.
Foart. interj. retire-toi ; -ne s'adresse guère qu'aux chiens. De r^H.
fort : arrièire, loin. ^
FMitmHMiiMNr. v. à. tripoter.
FMiriraBlliw. s. f'. forfanterie, présomption, bravade, fanfatonadc.
Fonyer. v. a. et n. bêcher. À Liège, foi, fr. foillr, fouiller, lat foderc.
W«ym. s. m. branche, ordinairement épineuse et Couverte de feuilles,
plantée dans it champ pour indiquer délense de passage.
V^jmu. ê. m. hêtre. ^
F»yér«i s. f. t. de ch. tuyau d'airage, nom provenant de ce qu'on y
place un foyer. t
Frac. s. m. 4iiibit, redihgotte, Ce moi^uoiqu'employé par les Fran-
çais, ne se trouve pas dans la plupart dç leurs dictionnaires. On n'y
trouve que fraquè qu'on doûhe comme' un haJbit étroit, à bjasques
étroites.
FralelM (m^ vlà). Me voilà en bel état (iron).
<;
• A^
KIW-FIU
IS"
Fralehan. s. m. lieu bas ot iitart'cageux d'une prairie. V. li.
frcschç, lieu hiculle, en friche, bas-lal. Iriseuni el Ireseum. (les mois
seniblcnl bien provenir de l'ail. friscbDu tlu Urel. fresk, frais, n'ctiil^
car, dit Pelletier, la terre eu friche étant n-nnn'»' devient iiovale, < ist-
à-dire nouvellemeiU travaillée ; b.-bret. frausl, sigiiilie à la lois friche
et stérile. V. frousle. . "
Frag , ^ franqne. adj. hardi |{ ellronte |j iuipiideiit |l ('Oura;;eti\.
Franc comme ein ligneu.
FraMeKe. 8. f. mat^chelic. Kmployé à Liéj^e. I:j\'<> chirai ain m ce
ù/rasf/Zc, <i,.. Je vous promets. des miracles, si...
Fraler. s. m, frère. (Boriuaji;e.) EnJr. Miriàjcr.
Frayeo. adj. qui coûte des frais, co(Ht;u\, dispendieux.
Frée. s. m. frère (Itor.). Port, frei, esp. Jray.
Frein, erfrein, 8. lu. frlnle, erfreinle? s. f. perle pardosii-
cation, déchet, retrait. .
Freinite, erfreinde. v. n. éprouver du déchet. V. Erfnindc pour
rélvm. -♦ .
Fretlc. 8. f. abreuvoir, ouverture (aile au bord escarpé d'ini foss('',
d'une rivière pour que les bestiaux puissent y descendn*. Latin Ireiiim,
gall. ffrwd, V. fr, fraile. < . . , "
Frie ipt frac (ni); rien du tout. In' da dmoré — . I.at. franj^ere,
Crefi, fractum.
FrInioaKsc. s. f. flimoussc.
Fringaler. v. n, glisser; se dit d'une voiture qui va de côte sur une
roule bombée, d'une roue qui glisse sans tourner.. V. fr. frîii^uer, hret.
fringa, gauler, gambader; d'oti fringuant. I*ar abus, dit i'ilielier, on
employé fringâl pour fringn. •
Frion. 8. m. vert — verdi er^i^i* — UnollefEn fr. c'est un petit fer
à côté de la chîirrue ;. en. v. fr. c'est une sort,e d'oiseau ind/terniinén;.
Il n'esi aloéne friont, lat. fringilla, pinnon.
Friper, v. n. se trotler cnagUant les vêtements comme font aux
qui i)Dt habituelleiùcnl de la vermine. V. fr. riper, ail. rippen, gratter.
V, rUpeu.
Friae (vo nei), Vjous meniez. »
Frim|aelle. g. f. jeune fille alerte, vive, gaie, de vertu suspeere. V.fr.
frisque, frais, joli,gaUnt; frique, vif. AU. fl. frisch, frais, goih.friks.hardi.
. •• • I .
^t'
/ ■
188
'T^
FRI-FRO
^-■'
■>
FrlflC^nlIlér, MÊfUmyttr. y. n. préparer un repas, de petits mets
de convoitise, fricoter, se régaler. La charpente de ce root semble an-
noncei',.uoe origine germanique ; golh. fretân, all.fressen, manger comme
les animaux. 5* pers.. de i'ind. frist. La désinence ouyer a pu être dé-
terminée par. je fr. festoyer; d'aiHeurs nous avons 'beaucoup de verbes
en ouyer. . ♦
Friiiloallle, frlsteay«. s. f. régal, festin, banquet, orgie.
Froncher. v. a. Ce mot ne signifie pas rroncer, rider, mais agiter,
remuer, Elle va iC ein fronehanl t' cv, çUe va en frétillant.
Frou. s. m. froid. On pourrait invoquer Tali. frost, pi. frôsie, froid
rigoureux. Ail. fricren, vha vriosau, fl. vrie,zen, etc., mais ce ne doit
être que la transformation de frpid; car nous disons aussi dov, doigt.
Froqchai*e>. s. f. pi. glaires deja vulve des vaches avant de faire
.leur veau. Est-ce frotssure, est-ce ce qui fraie les voies pour Taccou-
chement? Liégeois frouhène. Irai, frouhiner, frayer; ne se dit que des
saunions quand ils s'approcbciit pour la génération et qu'ils se gtténtet
se terrent pour frayer. Y ai-il rapport entre — et frouhène? Quoi qu'il en
soit. Voici ce qu'en dit M. Crandgagnage ; ce mot parait se prêter à deux
conjecuires : selon b première et' la plus probable, frouhène viendrait
de frouhiner et celui-ci de frouhiny subst. dérivé (\e frohi, Iroisser, et
même de froï, frayer. V. fr. froyer, frotter, fricare. Selon la seconde,
on comparerait le Rouchi, foursin^ an^as de vers ou de petits poissons,
du V. r. four$er, fourcher, froucher^ abooder, foissonner,.. frayer.
J'ajouterai le v. fr. foursière, réservoir. 11. Grandgagnage termine en.
se demandant d'où viej^t le mot froucker dont f9urdier et fourier se>
raient des adoucissem^s, et il répond : peut-être de fruticare. Quant
à moi j'aimerais mieux eqcore hasarder une explication tirée da
;▼. fr. foiircbeure^ entre deux jambes. Tout cela est bien chan>
.ceuxl
Fr*«ier. V. n. avoir froid. ' /
■y*iilea, «mw. s. m. etf. frileoix, qui a f^id.
FrMUMMsIwy iMirm«eli«. s. m. froniage. Jfbii — fromage mou,
cra — fromage gras. Èrveni avé i «— rapporter *' — mot-à-mot-reve-
nir (dii niirché) avec son fromage* sans «voir pu le vendre, revenir du
bal sans avoir dansé, tf monrmti i «- rester ille, ne poavoir te ma-
rier, lui. firomagio, ▼. fr. fom^gfi, foanaiige, lat. forma.
FRO-GAB
189
Vroosle, fronsk, frousse. J« ne oonimis pas ce que si^nino
ce mot. Je ne l'ai enlendu que joint à ttk. C f ennf $ek et —,
Cela veut-il dire une sècbe cl froide? Pourquoi le mot fn)ide seraii-il
^ ainsi altéré exceplionnelleroéot? Au villagç on dil bien frou pour froiil,
mais jamais frousle ni frousk. On dit à Mons: t (ail (risque pour Troid.
Ail., fl. frisch, frais. Oj^erait-on remonter au bret. frousi, fraust,
froiisk,stérile/infécond? au lorrain frox, froux, terres incullcs, stériles?
Franer. v. a, fermer. Frumer est employé par Lcsaige.
Fonière. s. f. fumée. '^" "
Fnmiirc. s. f. engrais en général. En fr. c'est l'engrais des moulons
parqués.
Fasaln. s. m. on cotifond fous ce nom le véritable fusain ou boiiiiii
de prêtre, le troène et le cornouiller.
Fasse, excl. soit ! J'y consens!
É'BSlie que fosse, quelqu'il soit, quoi qu'il en soit.
G
Le C> doux trançais sechange souvent en ch: rouchc.,avierche,mariache.
Dans plusieurs localités en tch : roulcke, mariatche. Il prend parfois le
son dur, comme dans gueni$te. il se prononce comme en Ir. dans gcnc-
ral^ ffenéfe. Il se change eu c dans ertu, en w dans wé. (^u devient gu
dans guiye (quille) ; c. devient g dans grèbe (crèche), glaude, eingleume
(enclume).
" Gm. s. m. luron, gaillard. V. fr. gars, bret. gnas, homme, gwerch,
jeune fille, d'après Legonidec ; coni. gwas, serviteur, valet, d'âprt^ft, Die-
fcnbach. M. Diez repousse ces étymologies parce que, dit-il, les initiales
celt. gw juraient dû Itroduire en ital. guarzone- et pas garzone. Il
s'adresse à Yii. gansto, dim. garzuolo, cœur de chou, lequel remonte à
carduus et il accumule les assimilations aux jeunes pousses. Tout ce
que nous pouvons dire c'est qu'à la vérité à Mons et même auprès de
Mons on dit gm, garçon, garce, mais à certaine distance ou dit certaine-
ment $f«>arcfcq|i| comme le prov. dit guarz.
). s, m. camarade | bonne aubaibe. Eu fr. s. f. ruse, fasci-
nalioo.
34
J'
190
GAD-GAG
Ciâd«. s.ï; chèvre. En fr. s. m. poisson j^Pffaire, holobranche. FI.
geit, ail. Gciss, chèvre, afinor. gâvr, pi. gevr. Se souvenir que l'a mon-
lois a souvent un son Intermédiaire entre l'A et YE. Du reste col a est
long, tandis qu'à Liège il est bref. Cela doit appaiser tous les scrupules
dcM. Grandgagnage. V. à ce sujet un très-long art. de son ouvrage.
G«4*t. s. m. chaise d'enfant. En liégeois fcoïor signifie charriot
d'enfant. Bas-breton, kador,, chaise, chaire. Y. keyére. || petit de la
chèvre. ^
Cliuloaillai^.. s. f. chose dégoûtante || mets mal préparé. De gadouart.
ttad^otller, gadonyer. v. n. faire des mélanges dégoûtants || re<r
i(iucr des ordures, des excréments.
Cl«4r*B. s. m. quand on doit deviner au jeu de pile ou croix, on fait
préalablement «' — , c'est-à-dire qu'on fait tourner en l'air une pièce de
monnaie et lorsqu'elle retombe à plat et avec bruit dans la main,'la face
indiquée est celle pour laquelle il (aut se prononcer.
Gafliard. s. m. et adj. goinfre. Les Liégeois appellent ya/" le gésier,
cependant ga/fiard et gaffier ne sont pas employés par eux. V. gave.
CiafBei;. v. n. manger goulûment.
Ciagiye. s. f. p. bagatelle, vétille, brinboriôn, objet bril^nt, mais
de peu de Valeur, clinquant. On né peut penser pour Pétyniologie de ce
mot ni au Hat. gagates, jayet, encore moins au grec yûpyapt», briller.
Les Liégeois disent kikeie, qui signifie à la fois véti)le et quinôaillerie,
fciJcai, quiucaiUer. Là pourrait bien être la source d'où est sortie gagaye.
JLesNamurois, en disant eaecvh, nous indiqueraient uijie origine plus sale.
V. etuage, '
€l«li;Mige. s. i. bénéfice, gain.
CiigMfi. gain, ne se dit^ que dans celte phrase : Pierte et — «>#(
marchandise. PoHt et gain viennent tour à tour chez les mai^hands.
G«g<»l. s. m. trou entre les cailloux d*une chaussée, dans lequel les
enfants cachent leurs courtiaux pour les mettre à Tabri d'une pelle. ^
Figur. tbri, retraite. .
J'ai été transporté en trouvant, dan$ le dict. celt. de BuUet, gag, plur. -
gagau, qui signifient fiente, crevasse» ouverture, ie me demandais, non
sans iftiquiéiude, si ce n'était ipas là simplement ane rencontre fortuite,
et je me défiais un peu du eeltomane Bullet ; mais je trouve àans Dartes
(dict: gall.) gagèn, pi. gagàu, rima. On 4t»trouve le mot dlns Pelletier
GA[~GAI
191
et autres. Il est rcmarquulile que les mois tirés da cclt. soient surtout
formés sur le pluriel.
On aura souvent occasion d'obsçrver que ce sont nos termes de jeu\
d^enfants qui remontent à la plus iiaulc antiquili', ils sont plus viej^x
que les pyramides; (le jeu (f courdau^tout seul fournit i ou o mois
celt.),ct cela poiirra paraître singulier;, mais je crois qu'on peut eu devi-
ner la cause : c'est que ces jeux, au moitis ceux de la rue, m'ont jamais
lieu qu'en patois. Le mot fr. correspondant (quand il y en a un) resio
inconnu. La puissance envahissante du fr. est ainsi arrêtée. Celle
remarque est aussi applicable aux choses dont les personnes instruites
ne s'occupent guère ou dont la bienséance ne permet pas de dire le luoi
propre. " ^
On peut encore faire une observation, c'est que les mots cclt, et
germ. çii général ne nous sont venus qu'à li-avers le bas-lat.; mais ceux
de l'espèce semblent avoir fait exception et n'avoir jamais porté la Livré»!
romaine. V. gufiriam. Je laisse à d'autres les inductions à en tirer sur
l'époque où nous avons abandonné le celt. Le langage celti(|nc de nos
gens du peuple et de nos paysans ne subsistah<;i],4m encore lursciue
déjà le bas-lat. des citadins et des gens distingués était dégénéré en pa- ■
tois d'oil ? etc.
Gâille, gàye. adj. Il n'est guère usité que dans cette phrase : té via
be gÂye, le voilà bien îier, bien dédaigneux, bien singulier. Caye chez
les Liégeois signifie propre, endimanché. Dans le vocabulaire de St-(]all
du VII* siècle, on traduit le v. ail. gaii par ela'tus, élevij. Gallt, selon
M. Ampère, signifie puissant en gallois, d'où le^ Anglais ont fait gallanl ;
mais quand ils disent: gallant oflicier, cela ne signifie pas un galant
officier, mais mi brave officier. ^
GÀille, gàye^ s. f. noix, fruit du gailler. Liég. dgeye. .^clon
M. Grandgagnage les (ormes gaille, gauque,'qu\ sembleraient au premier
abord devoir compliquer la question sur l'origine du mot, sont propres
à l'éclaircif; car une seule combinaison littérale peut expliquer cette _
double forme ilU et gue, savoir Ig. Le thème galg est suscf\ptible de deux
manières : ou, selon la règle fr., il devient gaug, ou le g s'amollit en i et
tl devient mouillé : gail ou gali. On peut don'c affirmer que le rad. de
notre mot a dû se composer de ce thème galg plus une désinence. Or on
trouve le moyen lai. galgulus qui répond àja condition et signifie bacca
*' .
* ■■ /
> ■■^- -".
\
(92
GAI— GÀN
r
jd est nncléus iru/jc», noyau. Comparez cette èxplicalion ayec eelle de
biei, art. gauque. ,
Galller, gayer.iSs. m. noyer, Juglans regia. Bas-lat. galgulu». En
bas-breton craoen, eh gall. craouenv est Famande de tous les arbres à
noyaux^ .
^ GmXtttiie.yr.ffûyetle.
\ Gallletterl«9. y.^gayetleries.
\ GaOUam.i.gayeUm. *^
/ Cvalaifl^, gal««fl)D. s. ni. et adj. gourmand. A U^ge galafti gala-
vat. Irl., ëcoss. galabhas, parasite, grouton, fr. gouliafre, glouton, mal-
propre (popul.) Covarruvias raconte que ce mot, répandu en esp.. et en
' ita^.! provient de Galli offa, gâteau que Ton oflhiit aux pèlerins qui
allaient à'St-Jacques. . * . , t
€i*l«|iMieBt. adv. généreusement. En fr. de bonne grâce, Ûnê-
men|<.
. , i&al«t«Me. s. t. cabinet de verdure. En fr. galetas, s. m. rédui{ de
ijiisère, derniFr étage. ""
Galère, s. f. porcelaine commune. En fr. espèce de vaisseau. Galère
eât une corruption de galène ou sulfuré 'de plomb natif, lequel sert à. la
, fabrication des vernis de poterie.
Ckil««lM. s. f^ jeu de bouchon. En tr, chaussure sous le soulier,
^menton long. Ep liégeois nuigaloche, magalaehe. V. fr. gai, caillou,
galet, but à un jeu d*enfant.
fiMpbe. s. f.. jambe. Lat. gamba, v. aïl. haipma, jan;et des animaux,
vr fr. cambe, gambe. '
Gaaibe ée k* (d V). En sautant sur une seule jambe, i dpche-
plcd.
CUtHbelte. s. f. jambe tortue, trop courte || boiteux.
ClaMikler, v. u. marcher, Gam6ter autour de mi^ marcher autour de
inoi, embarrasser mes mouvements. Gambier dain les berdouye^^
' avoir peine à se dépêtrer de la boue. En fr. gambiller signifie remuer
les jambes sans cesse ou de côté et d'autre. V. fr. jamboyer,
jambier. . •
ttaaakrè, s. m. planche épaisse servant de poùt pour arriver dans
les bateaux. .
Gantier, s. m. chantier. V. fr. '
/ .■
V<
{b)t
*(-l-
hf
GA(|ÉCAR
19Ô
ClriiMiye. s. f. femme pares^use, carogne (Jemmapes). Eu fr. gouino,
prostitui^. y. 9odaM. i ' .
* Gmrhe, s. f. gerbte. En fr. enjouement. V. fr. jarbe, bas-lat. el vba
garba, ail. Garbe, fl. ganre.
C&aroéncur. y. a. salir, gâter; gaspiller, détruire. Se dit surtout des
aliments. A Namur garsiné, digarsiné. Armor. cars, raoure, onlure,
gall. çarthen, purgatoria, ysgartbiou, expurgamina.
, Aaisiin. s. m. jardin. Y. fr. gardin,' gall. gardd, liortus, v. ail. garlo,
ail. Garten.° ^
Gardiiial. s. m. chardonuerel. En^r. le cardinal est un oiseau
d'Amérique', moins gros qu'un merle, d'un rouge éclatairt, espèce de gros
bec^
Garenne, s. f. clapier et surtout clapier artiflciel. En fr. le lapin do
— est ce que nous nommons iauvcKhe lapin ou lapin sauvage.. Mot re
lapin d' — au contraire est le lapin privé. V. fr- garenne, bas-lat. \va-
rètma, b.-bret. gwaremm.
Gargoter. v.n. bouillir longtemps. En fr. gargoter signifie hanter
les gai^otes.-*AII. Garkâclie, cuisine, maison de, traiteur. Radical gar
qui provient du v. ail. garo, gamvo, préparé, prêt, «4 qui s'applique
particulièreiucnt aux substances qui subissent l'action du feu. Selon
Diezie fr. gargote n'est qu'une onomatopée.
Ctargaollle, garganye. s. f. chaudière. Enfr. gouttière, rigole, cjc/
Gargouiller, gargonyer. v. n. gronder, murmurer. Se dit (le;)
borbopygmes : em panse gargouye, mon ventre gronde. En fr. le mot ue
se diJl que des petits garçons qui s'amusent à barboteii^ans l'^au. Gar-
gouillement est fr. ^ - * /
4Eiarloiii«. s. f. instrument composé d'un grand nombre de lames de
bois tournant sur axe et au moyen duquel on réduit en pelotons des
éclievaux de fll. Fl. garen>vind,all. Garnwind, dévidoir, gare^, Garn, HI,
>j\-inden, rouler.
Garlol. s. m. cruche de bois en usage dans les houillères. V. fr. jarlo,
cruche, vase. Jarre, dit M. Scheler, port., esp. garro, remonte à l'anihe
garrab, vase à ean. *"
Gartier. s. m. jarretière. Ce. mol est employé par Lesaige. j[{as-lal.
garretum, garotum,' gall. gar, poples, armor. gar, jambe, -cuisse, irl.
gaitier, jarretière, fr. jarret, garrot.
^,
'\
'..
'. ^
^\
•>».l.
n
Y
V
V. Ir. •« gf*^-
^l^ité. IMS tel
, e*eita)oore
1. C fîéce tf^or,
i..f. Mix 4e fa plu grasse espèce. Eo. fr. on les ikomme
noix de l»ge. ?« fr- Mix gMÇMf- Seira M. Diez^da Tla,«alai^émQ-
for, ^âbori promnicé walk. Le ijHi, 4il-a, est ^me bMtte anlignité :
«Ki n»l~-n»il, T. BOTd, vaftttolL aB. weisdie Nasfi« wtll Nnss ; hoai,
faMt, woxk ■aoi», aÎBsl, neix Mm^^. Gonqurçz rexplicadka de
Jf . CfimdgagBaf^ vt : ftâUt. V: lossi vooiiom.
ft. a. aière à ycuftlte, variéié da Bouxr.
s. r. jdNC, pocfae laeqi^-uieose prèâ da col des otseanx.
fiigmrjst deremi franc»». Gavitio Xtsx deimts loogieiops et doit être
h aè«e dNce qne jabot par fa unauloraialiep si fràpwnie ^ g «a j et ^
iB#jenè. T. it/finiiii. — a pe#-^toe fa nkmt erigiae fie c^e, fai.
carea, port, garfa, àaL g^bia. Ti^ay»Ie. aa^. gab, oqik
s. a. javelle. ¥. fr. ^avcie, jarian, b.-fat. gav^ t. aS.
■^.
f' •
▼. n. trifiia-, XKimpét (Borîaage).
., envleat, eane. s. et a|4i< trompe», triebear, qui dispate
aaliÉ jGjfwrinn^i ). A liége pncefil», astacieax, eaniftaix, nsé. V. £r.
gaiéuvi^ giâÉker, trofl^per, i. gaJmdlÊf, fikw (g» w, habile, dief, to-
j. le«%la^eaJTere,troBper,GaTifiM,di&ènla',T. fr.eaTilfaïc»^
tmMpeH. i^ i^g. senble tenir «É 1^ le berâ » fat.
I vcâgié^iu «u C4e cliarb. lafa, iaj, jaiet, jajfct, konifie très-bj^éegé-
IbuSe trèfr4«fBr ^fne| fon icacoalre dj^s eertûitts boatl-
ri-
i. t p. petâesfs»Beilef.
. ft.a. fra gm e n t de ffl^^eiie. U dîiêft d« préeé-
«
« tj
GAT^-CCR
iy:
isfbrt
îocore
lomme
étran-
qulté :
; hoal,
i<Na de
tseanx.
oit être
«njeti
ge, lai.
, T. aS-
dlsfMite ^
. V. fr.
ief, TO-
TiUeax,
»howl>
I prott-
àéKjttm ee qae U ptUUtim cU Isolé, landi» qœ les fiUeUerie* tODt eu
masse Knées a« oommèrfe ; aiiui oo dira : i7 c kqfu min gmyritin tu
m a «rtoti, el m f ritm§e Hardempont ila dr bell^ê gmjftterie*.
"X '■i'^w 'i&ayette, gaHleUg. s. f: gros morceau de boailte. Fig: personne
Doire, malpmpre. O mol Tient sans doute de gayé , sinoa de yai//r.
Cîtty^le.'B. f. cage, prisoe jj insensé, iflabécille. V. ^ayoU*. it copie
ici Part! geôle de M. Scheler : « V. fr. gaok, gaiok, jabie, ital. gabbi-
oob, esp. gajole, port. gaioSa, cage, prison. Ces formes représeoleui
le difflifi. 1. careoia, ccMDme ital. ^abbb, gaggia, esp. port, gavia, n.
proT. gaTi, T. fr. calre, n.fr. cage, répondenCan simple caTea. En pla-
çant le mot geôle dans Tëiément c-elil<i«e, Cherailet a négligé les Ibnnes
similaires des ia^nes coqglo^es. Les mots ce!liqaes ki comme arl-
len% ne s(mt. sooreat que de9 emprunts laits an ronuCn. *
L'étrmologie ci-dessos déduite est paHaitement correete. Gej^odant,
maigre robserration du savant M. Scfaelo'^je cite, selon b^ habitude,
ce que je trouve dans les dict. bretrais : jol, gaoued, kaoued, par abus,
gaouiedel, cage, dans le dict. galk>ls de Davies, géol, càreo'.
C«yii>, et. adÇ. inbécîle, timbré, fou, insensé, qfi a été mis ou
mérite d'être mis en gayole |; bariolé. Les Liégeois àins telle dernière
signiC diiièDt erugoU. ' .*- "
s. f. personne. Ea fr. gens n'a que le pluriel. ^
Je park sonrent des langues gei;maniques, je dois
leur consacrer ici on petit article.
Certains lii^uistes les divisent en tudesque, saxon, angle, uonnaniquc
et ^Uqne. Seloo dautrœ elles cofflprenoeiiyi le mesogothique (jusqu'au
VI* s^le), le baut ail. ancien (du vi* au xi^, le haut ail. moyeu (du xr* au
liX), r^. (du XV* josqu a nos jours), le frison, le néerlandais (hollandais
, et flMnand), le suédois, le danois, Tangbis .(B>^lange (fai^glo-saxoQ, de
V. fr. et ^Tmi reste de cemque).
Od petf eœore diviser les famgnes.^rmaniqi^s modernes cs^ haul
. aH. ou ail. classique (boch deotsdi) et eo lAs-all. (niederdeutâch), com-
preoaitf le f., le bas-saxcMOi; etc. ^ ^
Cest BM fuBÎlle éb langues indo-enropéennes qui parait avojr îpfluâ
de raj^ert avec k zend (de b lamille indo-persane ou arienn^î, parlé par
las aneiecs OMdes et écrit par Zoroastre) qu'avec le sansqit. Kj^ comi:^re
les lai^;aes celtiques se rapprochent àxfuâa^ du sanscrit q"ue do «end.
tM>
GSL-^LE
r
Le« CéUê wmààÊÊiL Hre aortit ëe régioM pkM aiérklioiuk» de riod«
et WMOoap plM lAc qae les Gerouiot. Pidet yréi tn ic à ce sajei des
ij^verçM trè«<€ViMUU
Panu Im bagaat ferattwqBettC'esCsarUMi celle de* Francs talienf,
(im Toisine d« tÉ«Md-boUaiidais, qoi a bissé le |rfiu de inees daos iMMre
patois. Les Goths et les Bni^mides s'étaat établis plos au midi ne ooas
(Hit rien 00 presque rieo bissé immmédbiement de leur dialecte. Ce que
nous en arwis reçu noos est veau mëUialeineDt par le t. fr. Si les lettres
TJi.,T.liJi.reTieQoent «ooreot, c'est que je n*at ]»as toujours pu recourir
aux aourees et qi^y^ antairs.cbex qui jii puisé, n'iBT^qoent Tokmtiers
le ltts-«U. ^pK qttuid ils n'çiaiTita d^malopw daas le haM-all.
CifcttB. Tilbge du Hainaut. Le cth. oflré à dnisir pour Fétymologie
txân gleo, Botte de terre, foods de terre qui produit, glra et giyu,
petite va^e, ^ca, saor^. '
eu. eortes, certaiDcaieDt. Ci, oo«qfi^/^est bieo ainsi, noo garç<^.—
est un t. d'ai^t.
s. m. perskaire, fAaate du genre polygmiuin.
». souflet. Les Fr. emplpyeot quelquc^MS populairement ce mol,
mais Boiste ne le m«iti<Muie pas(. V. fuiffe. *
^Iput. s. m. moitié de liard. En fr. édaache, eic
T. B. compter par §i§ot$, être éeoowae, être avare. En
fr. g^al» signifie seoimér les jamsts, etc.
, digiarfic. s. f. geoét. Lat. genista.
s. m. gii^embre.
I. M. assesolïbge de soliTés sur lequel s*étaUit on plan-
cher.
HMt. s. f. solive. En fr. habitation, s. p. pièces de bo^ Gitler en
ail. signifie barreau, bas-b^. gista, g^sta.
Cttrr. T. a. chiffrer, compter. Gtirr TiomfU, féfj^ le compte. Ge
mot esct anjourd'M peu usité; il proviat de raocieone manjère de
compter îMU' jetons (fttoii). I Garnir de fflef.
JSSktÊmvmÊÊm. %. L caMette, manvaine bf ii c (Flewia|. A Namor petit
diieo qui ja^e après tout le*%ODde. GlMoe, brocard, brdon. A Liège
fiUtwét gbjHT, kmeer des lardons. Onomatopée de même feroMMa tfat
le fr. gb|^, dabaoder, afl. klâffen, ja'ppor. t. Uaper, eiipot.
I. s. f, po«iie. En att. Semé, en T. fr. Rétine.
GLC-GOD
197
I. ftdj. gtairpui^, );fuant. Kn ail. I^im, rnll<\ Irlmaf-
lig, rolbfit, gluiinrui. A l^ir^e gtumian. i^luant. ^'lairrux. glaignnn.
Umian, f^lh&jiH^ le brel. glaooren, bavrr, %4>rt t>i<>n à ft-lymoto^^ii*
do mol fr. glaire, Biais ne |>riii guère éire utile .pour celle de
tflnmia.
âégléter. En liéf-eoi* il i^ij^niAe barer.
». f. jaeliiH^. V, fr. gasdirêre. bas-bl. pa^raria.
8. f. glissoire. Ail. j!;litsflien. 11. glils^-n. {îIinM'u, };Ik>M'r.
!. adj. en parlant des ciioses, savoureux, agréable : rii
pariant des personnes, délitât, difficile. A Liège on dit glo. Chu comme
am cà tTermiUé^ arm. gloot, galt. gl«l', guhosus, edai. Ln v. fr. ou
disait glott pour gloiHon.
laa. enEiiit. Ftu^iuitij^nan^plenrcr, pleurnicher, y.grignard.
saretifr.
ttalé, aie, aie, aeié. nèg. pas, poifat, ne pas. En v. Tr. nient,
naileneol; formé de la négation iat. ne,ci du part, cns, étant, existant.
GbI«, ÇBi«ll«. T. nio et th.
CatoW c. s. f. soufflet, aiH%v. de croquip;nole. En fr. pop. une —
est un coup, une enflure faite à une toupie par une autre.
Cwg««te. vétille, babiole.
C^. s. m. pou, gros pou. En arminia (argot espagn.), gao, en four-
. besqoe (argot italien) gualtino. d'
^•h.sia. c^np. iÊonvais goh, nialbeureux coup. Esp. (^Ib, port,
colp, bas-lar colpus. | Morceau. JSaye m'ein ein — , donne m'en «in
morccan; ^ d'homme, hommelet, bomuncule. Fr. gobbe, s, f. bol pour ,
empoisonner les cfaiens, gaéi. gob, k%vb, bec. (Diefenbach.)
fe»hc fa icr. T. a. gob^ doucement, soutirer, Tolcr adroitement.
Pottr trovrer rétymcrfogie du mot, M. Grandgagnage prend le mot lié-
geois djouptsin (oKttois); il cite un TÎeux dicton : EUe est maUnne
comme ine djupsenne. Il trouve là le niot égyptienne, passe de la au mot
ae^is ^psT (trabémiesne) pour arriTer â. notre gobeiner. Le trajet me
semble on peu loog. J'y verrais plus VoloptjerK vn diroin. de gpber.
Cia<««. s. m. imbécile ; oe se dît que'^des âii»aes. On peut rappro-
cher le T. fr. gode, godioe, femaie oisÎTe, paresseuse; le fr. gouioe,
prosliioée, le v. ail. qvioa^'te gotb. qvino, femme; mais vojez, à Tan.
sttivaot, ropiuMMi de Diez.
IM
Goa-'Oou
T. a. arrènKér, habilkr. Oa dit preaqM UMiiottri «um
§mU. Noire $ùiir vifodrail à Tappui de l'opinioD de Din. Cet auleor
émifieot croit trooTcr b racine dan» le cimr. god, luxore. Il cite
(MiH'e le* noti ▼. (r. et patoin, i csp. {(odo, godeùo, K<^izo, goumiaqd,
goderia, r^l, plémontiUH. gaudiuelta. M. Scheler ajoute le champca.
godio. Riguoo, godioet, galapt, fr. godait, goannaod cl ;,'odif eau, espèce
de neu. En fr. goder aigniie (aire dea plia. V. fr. god«>i%oner, i^rérJ
AtJlaelle. s. A petil>>da«. | — 4 éttut wuuukti. Bout^, pot
qu'on peut embrasser. En fr. godinctle vent dire maltreaae. IM^r en —,
baiser dorvé aniooreosement.
(Mm. ». m. colia. Mot récemment francisé, tiré du boll.'flamand
kooixaat, ainsi nommé parce que c'est une espèce de cbou (kool), dont
la graine seule (xaat) est employée.
C » «l «t, ismÊÊm. s. m. pierre creuse pour rëconlemenl des eaux.
En fr. gorge d'une bouteille. Bret. goulo, vide, lat. gala,
CkNirdUiie, gmrJeauw. s. f. rideau. Fr. courtine, qui signifie
rideaade lit, T. fr. gourdine, lat. cortina
Q m m t e . s. f. bourrade, réprimande. Attraper n' goure, être grondé.
En fr. attrape, t. Cr. goure, dn^gne fârlsifiée. Les étyniologi&tes lui at-
(nbuent une origine arabe. Nous disons attraper n' drogue pour être
battu. Il y a, «1 bret., gour, malke. couverte, amitié feinte^ qu'on peut
considérer comme importé du fr., car il n'existe pas ea gall., selon
Pelletier. ^
flè fatj . s. f. inflammaiion érysijpélateuse produite par la piqûre
des puces, punaises, cousins, etc. Ea fr. flux nasal des jeunes cbevaux,
gale des enfonts sur la léCe, en gaul. gormis, pujs, Tîdmice, gorre, variole,
h.-bret. gor, furoncle, apostnme, gall. sanies, pus, grec mi^. ^^
. d êm rmtw, r. n. déguster. Fr'. gourmet, fl. g«ir, odeur, senteur. Pa-
tois d'Aix-b-Chapelle gûhr, saveur de la viande, bouquet de viuy
s. m. <i^n6ta|eur. ' ir
fffMrmam. s. m. cfAh/^ Uisani partie des bamais des
cbevavi: de traita V. fr. gorriau. fl. gared.
Et n*est gnii déeant lé$ gwm
. ■■,■ ._-■;. '.#' -.■:■. ■■':à':;-"' ■ .^ ■,■ '. ■ ' :: .
P<wr réussir il (aut de fadresse, de b dissimubtiqn.
y.
X
;
•J-
GCHJ-^GRE
m
^•■r r lcr, gMrrIé, hmHII. s. ni. bourrelier. Qu'on «c garde dn
ciMre que — YieoM d« boarrelier, altéré. Ce aoot lea Kraoçaia qui ont
oublié le mot goreel ou gourel (comne prononçaient les t. FI., comme
uni doute disaieal les Francs, envabisseurs de U Gaule) el qui alôr»
ont tm se tromper en disant gourrHier ; ils ont pensé devoii' dire bour-
relier à cause que U$ gourim% sont rembourrés.de crin.
Ck«Étor. V, n. plaire au goût. Ça wC fouU, cela m'est agréable. Kn
fr. goàter est actif : goûter un projet, Rjgniûe Tapproùfer, — du via, lé
déguster, etc. Le mot patois est un germanisme. Lcç alU disent : das
^smëclu mir.
' iïMivIéa. s. jn. goujon. Lat. gobio, grec^w^tM.
€i«yé. s. m. gosier et plus sourent cou. W '' ■ *
<i«yerae. adj. de travers. Bois qui s'est tourné en sëcbani. Bret.
gaû, gaou, d« travers.
€t«M^c. s. f. gosier (enfantin) |j sorte de tarte. V. fr. goycrc.
Cir^db«iilller, ii;rmkmmjer. v. a. griffonner. En liégeois grabouyi.
Cirmte. s. f. greffe. Irl. grafa | mauvais sujet.
Grraiter. v. n. et a. graller la terre || égraligner. Fr, grafigner,
ital. grafliare, v. ail. krapfao, kradofth, crochet; d'où crampon.
Crr«lMiy«r. V, a. griffonner^
CrraiMUg—ge. s. m. croissance, développement. Lonmein avan
leu — Ui fiyt peinte i'à lét amoureux. Longtemps avant leur enlière
croissance, les "filles songent à lamour, maladie d" — maladie causée
par une croissance trop rapide.
■Mre, grmmé Biée.. s. f. vieille femme.
père, gnuidi pée. s, m. vieillard. Ou dii grand mée,
grand fée laye.
Ciralle-ea. s. m. caille-lait, gallium aparine. Eu fr. fruit de
l'églantier.
€krmm. s. m. p. griffes, ongles. Y. ail. chrauuon, moyen ail. krà-
w<^i, kràuen, fl. kraauwen, gratter, klaiiw, ail. Klaue, kralle, griffes.
druwé. V. a. égratigner (Charleroyj. A Mons on dit griffer, dégrif-
fer, dégrimoner; quelquefois grauyer el dégrauyer. V. flirou.
Cîrébe. s. f. crèdie, mangeoire, v. Jkr^pe.
Cîréfe, grafe. s. f. touche pour faciliter la lecture des enfants. V. fr.
grêle, gre&fe, bret. grcff, vha, griffel, stylet à écrire.
X
\.
r
i.r.
•
ff
de
àeni àê b fririiM» d« MÎf, 4a m n m, m fkmUt, ile. la fr.
lotrcband de ((raitM.
ifiiWMa. •. f. féiH kimmA^^fÊU^^orfê êÊf, de pierf<'iie. V. Ir.
cruyM, morçean de pot cdssë. Bret. grouan, gravier, gall. gr«M, M.
creog, pierre. 0. gruis (proo. greate), grtfier. A Uége truai^ wà mmw Hê
grtugi, égruger.
Diitt i l'art, gruger, égntger, ne teot pM ^ eet dmu TiMiiieiit du
bas-ail, gruseq, fl. graisen, parce que, dit-il, la làsgoe (t. ne MNiffre
pas de chan^meot de « an ; «u f , it eal poartant an peu ébranlé par le
naïa. grengi. Il ne paraît pas coanattre Dotrt freu§0 et aotre éfrévmt:
Ses prëfârences soot pour rétymologie qdM'Asi^ae i gruau, c^ed-è-iRre
l'agg, gmt, vha, gmii.
A Mons le « se ebaiige trè»-biea nj on f, par exemple : bë^éff
noujelte, fMigin.
Quant à n«lre gretmy tum origine fl. ne me paraft pas éooteose. Ceb
ne m'a pas empêché de prodoire iç e^. etea$, elc., qui senrtra à titre
de eomp^ cive to fr. gruger.
D'ailleurs on 1 pu ^marquer que je rassemble volontiers les mots de
même sign.en diverses bngues. Je n'ai pas pour ks lois pbonétol<^iqaes
une soumlMiou ateugle. Je suis convaincu qœ ces lois rttsemblent à celles
de la grammaire qui souffrent de très- nombreuses exceptions, le n'en re-
couMM pas moins lear altlteé et surtout cela ne m'empêche pas ^
rendre hommage aux profonds travaux des Grimm, des Dîez, des Diè-
fenbacli, en Allemagne^ des Grandgagnage, des Hcbeler, en Belgique.
Mon riUe ne doit pas être le leur. IL doit être plus modeste. Ma tâche doit
être sorlout «le. tiebe de oumœavre q« apporte des matériaux anx
maçons babil<», aax architectes de génie*-?'^
Chrére, nrêvM». s. m. grévière, contusion on éeorchure de b
Jambe, aux lienx eà b t^b n^t recouvert tfoit de b peaa. Ces bles-
sures sont fort douloureases et d*nne guérison dificUe. Grève en Or.
V
GRI—GRI
ioi
B •
MiKDiAe piÔM i' m w tmiv i\ni r gc j o w y rc la jiiDbe. En v. fr. il «ifraifle pr'me,
dovlevr, fl. irkreB, fierrer, léter, grieveiMl, cntMnt, §ri«C, peinci kii.
I. ft. f. 4fni|ignitr«, i§. raie «ur on méUl poli; eflM p6«ir earMe.
!(■•«« ad^. et ». pi«?«reur,«iiomiii« cbagrio. Alf . grei-
ne*, plearnicher, ceHe-bipeUNi grignov», cliagrin, vha, gryngian, niUA-
silare, gruattiffe.
t. m. créoMiillére H personne maunsadc
▼. m. pleurer, pleurnicher, se plaindre. Ail. greinen,
pleurer, pleurnicher, grinaen, grimacer, t. a. gripur {$éi dainl), nie-
nacer, en aMOiram les dettU. V. fl. grynen, inonlrer \p% denu, grima-
cer. U M bat pas conibudre ftigntr avec ^rtncArr qui signifie grincer.
Eê vtenlofi là m' fait grineker méa deinU. On ne dirairpas — Us dtinta
da«a le méine sens.
Cîrlga«ler. v. n. pleurer un peu, gémir. En fr. manger en run-
geani.
CiriBgAier, frlagaler. v. n. Se dit d'un charrtot dont les roueis
abandonnent en glissant nue route trop bombée ou pendant la geiéf .
V. fringaUr. *
Orla^MC. s^f. cerise ronde, aigrel^te, à courte; queue, i'ai entendu
somrent de« personntçs voulant la désigner en fr. lut donner les noms de
guigne 011 de gobet. ftemaele dans son dicl. liégeois traduit gryathn par
griotleen faisant remarquer q^e ce n'est que j^r apalogieet que cerise est
^n véritable équivalent. Je suis fort port^ à penser que la langue rranç^iisc
n'a pa.<} de mot pour traduire ^ratn^ti». Les' habitants des départements
septenlrionaax de la France qui contiaissenl cette espèce de cerise lui
donnent le nom dfe Lalëo. On peut voir dans le bon jardinier que les
guû^es, griottes ei goiRlls sonl des cerises qai ne resicmblent guère à
nos grinque. ^
Girhu/nêé. s. m; cerisier dé la variété qoi porte des gringuet. CooMile
il prend souvent un grand 'développement, on en a peut-être (ait le v.
eingrinquier, jncbersur un^gn'nfui^. V. fr.tîrequicr, prunier on cerisir: ;
sauvage, creque, prunelle, t. ail- cricb, patois ail. krieché, cerise ou
■ petite pmoe. dan. kraege, prunelle.
ielMMti,S' m> filon- '
8. f^ pointes de fer dont on s'arme pour grimper «n
.<'
'«•
GRI-^^Ui:
arbres. V. trftoa gript, ?. MKon gripan, A. grjrpen, Mitir.fs. f.
«nbot i|iii égraltgM volmitien | néchinU) femme. Fr. griper, «a Boor-
'<:iCk<lMV M Imi grltMi. t. m. pai hjrdroi^fon carboné irèa-i^MMidMiu
dans lea hovillèrM diiea d« émr H ^ui • enflamme pur le ootttact d'une,
ahaple chandelle allunuWt, eâ ciaMnt' dea euploHiona lor«gu*il e«l mé-
lang<^ aTcc do Tair albmoapbériqtte. Ce mol eni une corni|>lion de gns-
geois(feu).
fil ■!!■»» *' f* prëpiiratioo de charcaiterie | mauraiae mine. Nos
ûrcm êéi — , non» aeroat «al aeeodIUi. Lat. grannire^ ail. grûnxen.
Qirm». adj. inoaitë au féminin, riche, empiffré. Groê eowt9M ain kié
<r laiNUK, repu comme un chien de tanneur, li a ^roi (aooi-eniendu â
parier), U y a bonne chance^ probabilité.
(B r <i l Ma ■■rfc l — tt» («0- grossièrement || franchement || familière-
ment D à la hAte. ^
fGr»ugÊâi.,s. m. groin, Inuseao, rilaine figure. Ba«-lat. grugnum,
annor. grotfch, galt. grwn. V. ^o^jnif .
Cra alw. t. n. trembler de froid. V. fir. gruller, greloter, ail. grau-
sen, frissonner, fl. griilen.
lO ra w yr. v. n. grouOler, grogner, roannotter, murmurer, gronder,
grommeler. Âll. groll, rancune, le fl.i-boU. groUen a les si^iAcalions
de^ôuy^r. ^r
iSi«]r«v«, fl^hmyéré. s. f. paillasson pour abriter les bi^iquetterics,
les espaliers, etc. En fr. s. m. et adj. officier des eaux et forêts, etc.
' 0Skrèmamfe, gmêueU^. s. f. groseille. Lat. grossula, grossularia,
ail. Krauselbeere, Grosselbeere, fl. kruisbezie, écoss. groiseid, iri. groi-
said ; ta groseille est un Iruit du nord, les probabilités sont que les
Romains ont pris le nom dans la Gaule ou la Germanie.
€h*Malê. s. m. groseiller. . ^^
dn i Pé— . s. m. p. fragments de suif ou de saindoux qui restent
après la fusion de ces gnrtsses.
Ci«M*faun. s. m. jeu d'enfanté, jeu de barres. Gueriam au fier^ gue-
rimn à kié en sont des variétés. A ce dernier on ïait des prisonniers.
Goth. warjan, ail. wehren, arrêter, empêcher, suédois waerja, fl. weereo-.
De là le fr. guerre. Hais le mot fr. a commencé par entrer dans le b.-lat.,
tandis que notre — semble être passé de plein pied du gpib. dans lé
^i-
«V,
GUE-GUI
ior»
(lalois. On pourrait en conclure ion Agé : <>|(ilrQ le V et lo vit* Mt^'le', entre
l'époque .drKinvasioDi gerni. et celle de reititiclion un gothique.
daeral^. g. m. crt^nicr. Ette à i'n aiM comme eniu carpe «m nain
-*. Rçinurquez en paH»anl le germanisme «u. Garoier ett eniployt^ par
lo tire de Joinviile. ^
Chieralll«a, §im9n%y%m{ain), au carcan || au Kupplicc. Dans le nord
de la France ce mot signifie peine, inquiétude. V.< îr- gn'Hullon, lien.
attaché, menotte'", le» grésillons es pieds, les fern en mains.»^
éimmnim. s. m. gr<^loîi. Fr. grcill, menue gn^hr. Kn diultvte bava-
roi« grauss, grêlon, v. ail. gerisclen, ail. grlseln, grésiller, hrel. };risil,
menue grêle, gall. grisûil, Crytitalliim
€^tirélmer. v. imp. grâlèr.
Claealltc. s. f. flgurc, bouche. Ali. Gciiicbl,|fl. g»>zigt, viftag<>, visidii.
vue ; de même visage, autrefois vjs^ vient de visus.
ChMBbir. s. m. espèce de fusil à large gueule.
Clacalolle. s. f. friande. ?»
Chieole. s. f. bouche. Elle à ** — , être gourmand. — hors du pot,
convention de* personnes jouant pour de la bierre dont le perdant ne
doit pas boire. -^ dain l' pot, convention contraire, où par cOn.séqqeui
les. gagnants et les perdants boivent également.
Onette. s. f. guêtre. Avoi ça à i — , être attrapé, dupé, vaincu.
Tirer #' — , partir, luii", se sauver en tapinois.
GaMe-fli s. m. instrument de savetier, soie de porc qui facilite l'in-
troduction du fil. M. Hecàrt dit keutefl e) tra'duit par fil à coudre.
CralÉle. s. f. bouche. Liég. chéfe, v. fr. -giffe, joue, ail. Kicrer„l)as-
saxon kiffe, mâc)toire, fl. gevel, face, bret. javet, mâchoire, joue, bret.
et gall. jgwefus et gweus labium, gall. gwcp,gwip, vullus, gilf, rostrum.
diillie, Siilyc). s. f. quille. Bas-latin guilla.
Chilllery i^iyer. v. n. fermenter. Se dit de la bière ; flam. gisten, fer-
menter. Cuiller est devenu fr., il a été sans doute emprunté à nos bras-
seurs. \j.Jé.
G«iBse. 8. f. oi^ie, débauche. Elle ain — , être ivre. En Picardie,
selon Corbct, bouillie faite avec des pommes, de la farine et le résidu
du lait dont on a fait le beurre. Pan e^teasion gala, fôte. Ital. guizzare,
à Venise sguinzare, errer çà.et \ik.
Gmîmiemem. s. m. ménétrier. Àlf. gelge, violon, v. fr. guitemc.
^~
«04
QVk-^kii
ttw«p, lifra. i. m. dbcvvq. Onu. gwalt. Je q'ep croU pas moio»,
malgré une resacuibboce pUis bible, à l'origine lai. , capiU|i»/i
C>wiMi0l. 9. m. g(Mift»et. (^ali. cwited, irl. gui»cfid, écoM. guiscid.
Noire mol vi' j»l donc pas nue altéralion da fr.,'à nioioa <)iie loua les.jdia-
lecles aéo-ceiUqHça ne ae soient mis d'accprd pom* çmpruaU^ gousset au
l'r. el pnis le soient coocertés avec nouspour le corrompre d'une maiiière
unirorme. N'csl-ii pas vruisemblaBle quo c'est le fr, q^i a commis
l'ali<^ra(iontl^ mot, une (dis devenu gousset, pu a cru (pje c'était un
dimin. de gousse, malgré le Jbo^sens qui crie qup le dim^oulif doit 6tre
plus petit quQ le primitif. W[- . ' '.
Cette lettre n'est gui;re qu'un signe étjfmolôgiquè. Ell^ ji'j.JaiBais
4 aspiration liégeoise, c'est-à-dire ail.; elle n'a même pfesqim jaQEkai»^
l'aapiraiioji ir:, c'iest-àdire la propriété d'empêcher l'élision.
|l^illiUe« |MiU|re, adv. et adj. vite, prompiement.
H«Mt«llfMi. s. f. fréquentation.
Habiter, v. n. avoir l'entrée, avoir Fusage de visiter.,
Ila[kiiui«<im».,,6. m. vieux meublé, ustensile hors de sen^eo <im qiii
mérite d'être mis au rebut. Ce vocahie semble être formé dç l'ail. H£?>er,
avoine et du y. fr. o^cq, jb^qMi^t, ^ bncbe à /avoine, '
Vi«ckipi..;B. ip. bâche (|ç, cuisine^ bacliier. V. ail. baoehen, ail. bac-
ken, fl. bakkeji, bret. aieb, pluriel aiçbou. Piez attribue le tr. baehe
an lat. aficia^ truelle^ hon«, i*«^lpire. Apoii lanyfitf d T—, j[»!iro|r la langue
trop prompte, inconsidéréiç.
' HaeiieiMter. v. a. aplatir, écraser^ eouper eijf déebtqu^ant ||
tirrangermal || travailler dé travers || saveler.LesUégeoisdi^t^ntaiiutfir.
Le mot liégeois donne l'idée d'^n travail fait àir«ç la bèchp i^\U Spftiçp),
le montois celle d'un travail avec la bachc. V. «jmIcAm.
Iladbie. s. t iauie grossière H imprudence || siHtise, >
HmXI/pr, v.a. eplever, a4^ocber (kapeter). \\ï, jiaflten^ aoçroébof,
tenir ierme^'Haft, Uep, a^r«%,,.,,.;:..^v, ...■■,;:t--,-;';,. v'' ■'^.^' '
nUga. inteij. en .mordant. i^ ,, ^.; v<<i
i.,H,,ili, p«i|t chfiîp. 1*%. p^enfaa^,,-.na
>!*
''l'fM -<»
H\G-<HAP
405
';*.
Ha|pi«r. ▼. a. mordro. Klprumière mouche qui vàt haffnrra iora
ain Aikon. Us kié nwrii n' hagnté pu. Ce dentier proterbc est Iradiiit
mot-à-mol Je l'ail.: todle hunde beisgen nicht. Morte la bêle, mort li>
venin. FJ. bakken, ail. Iiacken, beqiicier^
HagMMi.s. m. morceau. R Ce qu'on peut mordre en une iuist^ mot
IV.;le fr. mfii[fbau a la même valeur. I^t. morsus, Tall. i)eis8en, mordre,
big^chen, morceau, le fl. byten, mordre, betjc, morceau, sonl dans l*-
même caH. V. pour l'etp., mier.
Haipiare. s. m.„ morsure.
HaImmi. 8. m. t. de charp., couvreur, angle rentrant d'un (oit.
Ilafae. nom d'une rivière et de plusieurs villages du Hainaut. Ail.
hain, bret. bai, fortU; qui coule dans une forél.
HalliraB. s. m. homme sans ressource, sans responsabilité, nisMi '
vais sujet | Tainéant ||- propre à rien. Kn fr. jeune canard, etc. Selon Oie?
du mba, balberenl, demi canard. > ^
HallMille. 8. r. canonnière, bâtonnet de sureau sans moëllc'qui s<>rt
aux enùinta h chasser, a l'aide d'up piston, de petites boules de papier
mitchW^ UalbuHe vient du v. jfr. bacquebutte ou barquebutle, espèce
d'arquebuse très-pc^ante qu'on devait appuyer sur un crochet, d'où l'on
disait arquebuse à croc, par pléonasme. Fl. haek,^ croc, buis,- tuyau,
sarbacane. • '
llalaln. s. m. t. de boucher, bélc maigre. En liégeois, helenne,
vache stérile, esp. halao, v.fr. halun, dogue. ' •
H«|ot, walot. s. m. caillot. On dit dé — et dés àlols. Lat. coagu-
lum, bret. kaloueden, kalouedennou.
HilBidep. v. a. cbÂlrer. M. Grandgàgnage tire amder d'amender ou
d'émpnder, puis à l'art, hameler prend le v. ail. hamelon, qui dérive dé
hamal, mulilus, ail. moderne, hammein, châtrer (les agneaux). Remar-
quons l'analogie entre un dérivé germanique ; Fl. hamel, ail. bamniel,
bélier chÂtré et le foas-Ial. muto, de mutilare.
Hàpe. s. m. instrument pour mettre le fli en écheVeau. On le nomme
ayssi baudel et en quelques lieux Hié, tehé. Ge mot est déjù consigné
dans ce dict. tous la forme orthographique de ahe. Je le considérais
comijie un« altération du ir. arbre; mais je crois que j'ai là comihis une
faute grave,, que j*ai imité les français qui ont forgé, bourrelier, chauve-
souris, etc. V. gomrier, queui 41 ioriity que j'ai imit<é les imprimeurs
\
V
'f U^^gmin^rf
300
HAP-HAP
(*
qui ne manquent Jamais ûgi substituer un mot qu'ils connaissent à un
mot incompris/quelque ridicule que soit ieTésutlat. Cette substitution
d'un nrot connu à un mot inconnu est- une des causes de ia perte dç l>ieu
des rncines germaniques et celtiques.
Si je considèi^ que Vkàpe sert à haspéler, jo dots croire que ce n'est
que notr^ manière de prononcer le v. Tr. has|de, ail. liaspel, v. hatpehi.
Cependant j'ai laissé subsister l'art, abe comme un monument expiatoire
de mou erreur et |H>ur inviter les ëtymologistes k se tenir en
garde. \ . .
PaptoClM. s. m. gamin, galopiu \\ apprenti. A Tournay et à Liège on
dit haplçpin* Est-ce le fir. de chasseur happe lopin, chien Apre a ia
curée et (Ig. valet fripon et gourmand? ou bien le fl. liapp-looper, bapp-
loopiongen, coureur qui happe? L'origine flam. complote d!^— n'est pas
aussi certaine que celle d'Aap|>eAar, parce que le mot, que jo sache, ne
se trouve pas tout formé eu fl. elqu'ilfout le composer; mais l'analogie
y invite, et d'autre part qu'est-ce quç lopin accolé au mot essentielle-
ment germ. happ? Les' étymologistes tirent lopiç de lobe, santf songer
que c'est un mot scientifique )oee«. N'est- il pas mieux de leprendce à,
titre de démembrement d'Aisp/optn, auquel on aurait assigné ia signiii-
cation de morceau, partie, après avoir oublié depuis longtemps l'ancienne.
Fl. loopen, ail. laufen Vha hlaiipau, courir, d'où le fr. galop, galoper,
galopitt. ; ■ '
Happ«h«r. b. m. avide, goulu. Au premier abord ce mot parait être
une altération à la manière montoise du fr. popul.' bappe-chair, mais il
faut considérer que le fr. isignifie surtout homme de policé, huissier et
seulement par. figure homme irès-àvide. Or, le- 11.' hapschaer signifie
aussi recors. Du reste, en fl. happig signifiie goulu» happeu signifie hnp-
per, saisir. Ce sont donc les Fr. qui ont commis l'altération. Après Avoir
oublié l'origine germ., ils ont remplacé, par le mot chair ce qui n'était
qp'une simple désinence ; et ce n'est pas un mot p^ssé du fr. en fl.; car
on retrouve le mot en ail. Hûscher, gendarme, homme de police et sa
racine baschen, saisir évi.demment.
ll«p|MB. s. f. hache. Liég.^pp«, vha« liappa, heppa, mha, happ,
prov. apclia. AioDl les Liégeois ont adopté une forme ail., nous l'autre.
Happielfe. s. f. petite hache. ^ ..
HafiMr. V. a. jroustir au feu. Es viiage ett appé. Sa flgqfe est un peu
r
r
Ui f Uj|Uyj|f|*>«aM--
HAR-H.U<
i07
r
r
lirûlè;. Se dit aussi des plantes 0<^trios paAin coup do soleil, pnr l.i
sécheresse, pas une nqit (h)ide. Kn fr. sa^^r, attraper; s'ap|iJii|U<> à
reflet des absorbants, des astringents, fl J)appen, saisir.^
Ilarch«ll«. s. T. branche d'osier j>o^li(>r les espaliers. Il cttfu»
dur quennti viéle ^— . Pic. hcr<;helle, fr. >'leilli, bart, lien de fajjoi. H.-
I;«t. hania, hàrdes, bret. ari, <^coss.-irl. ar, lii-n. — a bien l'air d'êlrn
un dim. de hart.Opendant je trouve dans le bas-ail. bacrseel, hairserl,
mot à mot corde <!»; crin, rendu dans le suppl. du ifici. de l)u<Miige par
fascJle (puerpruni).
Hardi, s. m. espèccsde cLseau de menuisier. Vha lierUla, dunt*'*,.
barli, ail. bart, dur.
Hareng, erln, Inrin. s. m. c^irie du bled, nielli;, ainsi ap-
pelée à e^usc de son odeur (pii se rappro<;lie de celle ihi hareng pourri.
Hvl*<|i>«* >"• ")■ enfant pétulant, dont les vétenients sont souilles,
tachés. A Liège AflrfaV à ?iânmr yar lâche. ("ê$t ein vrai — . 7V vlà fait
comme ein — . Dojt-on jKliseï; à arjequrn, à rau>^e de la bigarrun- de
ses liat)its'/ Nevaut-il pas miculscryire que c'est un nom propre devenu
nom commun? V. mayri<<r.
Harlochcr. v. a. ébranler, secouer vïolemnient. M. Sclielej lire ce
niot de l'ail. Haar, cheveu el de lock." Voir dans son ouvra};e brS deve-
leppemenls que, malgré toute mon estime pour le savant auteur, je
trouve un pcu;ti,rés par les cheveux, si j'ose le dire. Il y a lo y. fr. ;''io-
cbier, secouer, ébranler, eslocber, eslochier, fr. niodewje, éloclier,
arracher eu secouant, ébcanler. Si l'on adepte l'opinion de t>lievaliet
(v. berloquer) on prendrait aussi bar dans réiénicni èelt.: Kn br^ei. ar,
répond à la prép. franc, sur; mais j'aimç mieux rapporter le mot à ho-
cher qu'^ locher".
Hamas, s. m. p. outils qui se trouvent dans une bouillièrc || char-
rue et tout son équipage. V. fr. armure, habillements, meublés, (le mot
d'originç cclt. ou gcrm., gall. liaiarn, gaël. iarlâid, airnais, fl. barnas,
vha harnachs, est passé dans le bas-lai: harnascba, signitianl original-'
rement armure de fer, puis.pàssant dans les langues romanes.: il. esp.
qrnèsc, il a signifié équipage, attirail.
Harnltkier. v. a. enliarnachcr, habiller.
Harniskure». s. f. p. harnais, enliarnachement. Ces deux derniers
motâ siiuiblcnt formés sur l'ail, moderne Haruisch.
.. ;
^
Kf
V
\
208
UAR-HAV
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'. »
). s. f. hiroodelle. Y. (r. il est resté on Ir. de lecko. quoue
d'aronde,! lat. hiruodo. , '
nUirplyÎMil, Mrp*^**^ **^^' *^* remuant, Tif, subtil, adroit,
preste. Les harpies de la lable, intonoues de notre populace, doivent être
bien iétrangères A ce niot. Il faut plut^^ti^pAgér au fr. pop. barpigner,
quereller, battre, ou au v. (t, harpiller, voler, piller.
Witmféàtt, iMMpéler. y. a. et m. dévider une bobine pour en fanirc
un écheveau. Ifl. baspelen, ail. Iiaspela. ^
VfimÊiféM. s. m. dévidoir. V. A'./hasple, ail. baspel. Cet instrument
diffère do garlMnt en ce qu'il sert k mettre en écbeveau tandis quVI
garlùïne sert i réduire récbeveau en peloton. El baudet est un nàorceau
de bois avec doux pieds figurant un animal assis sur le derrière^ U a
une tige de fer en forme de cou^ dauslequel on pUce les bobinesv^
H«le*lev^. s. f. pièce de lard frais que l'ou rôlii. Ou serait (enté
àe\ croire que c'est UUQ pièce levée k la liûle. Mais il n'en est rien, comme
on va le voir : Y. fr. hâte, .broche A r6Ur qui pourrait bien^A la'vérilé
venir du kit. hasia; mais il y a le fl. bastcu, griller, rôtir, d'où, le
fr. batleur, hâtille, d'autre part il y a k; fl. lever, foie, le fr. bàtercau
tranche de foie dé porc salée, poivrée et grilUîo quf se dit en fl.. suède
lever, (snede, iranche). Ainsi — aura dâ signiflejr originairement foie
"rdti.; -■', . ' ■
Bialrlav. s. m. cou, nuque. Dans l'Itinéraire de Jacques le Saige,
imprimé ù Douay en 1523,. on trouve ce mot (l'U y est aspirée) haierel
est aussi un v. mot fr. A Liège Aalrat, fl. achterhals, uli. Hintcrbab.
H««e|Mr. V. a. hausser. Y. fr.
Havé'. s. m. crocUet. Y. kafter. D'tUlerJi meure san x'kavé. Aller à
la |;uerre sans arme, au travail sans outils, y. lang. havet, croc, bas-
lat. bavetus» fl. huék. . ^.,
Haver. v. n. creuser en dessous, piocher, houeiu t. de charb. Lié-
geois A«tiV. Les Lîégeiois disent aussi ehûver pqur caVer, ininer, v. fr.
iiafer, arracher avec un croc (kavet) v. hafier. Le liégeois se'ra^proche
de l'ail, hjluen, houer.
nUivrll s. m. petite couche tendre qui se trouve entre certaines
couches de houille et ki roche, et par laquelle les mineurs détachent la
veine, TAatwMl. Gette couche qui participe de la nature de la houilk» et
ilumur voisiVroc oiiquairUre, çsl si nécessaire, que, quand elte manque.
■ :%
\
HAV— HEU
i09
quand la veiiie est, comine on dit, entre deux dttfx, rexploùuiion est
lellenienl dîfliciio^ qu'on duil sonvpnt y renoncer.
Havrlaa. s. m. pic de mineurs pour haver, ,
jpiayMi. 6. m. échçp|)e porlalive. V. fr. hapii, liaison, hai^^e, sorte
deelaic pour étaler 1;^ niarcUandisc, cclioppe puila(iy.e, b.^at. haiscllus.
y.ackeUe. .'
> Hasard %mè, probablement. — Que xcèe, oui, vraisruibleineni. /
ll«llbalto. 8. T. pOHi fl. de la barbue, sorte de poisson.
Ileainie dj«a. jour ouvrable. J'ai dit que le niontuis no connaissait
pas ï\\ aspirée fr> cncorô moins le h^ll. Il est cert^rin que l'un 'dit; D*'
l'haricot^ dé t'ilolUtndait-; mais il y a peut-être exception |M)ur le mol
dont il s'agit ici. J'ai entendu dire («f hrmtne jou et le ihemmejou. Mais
dans tous les cas il faut récrire de prél'érenco avec un Ji, à cause de son
origine probable : en fl. et en ail. Iieim signifie lo}^is.~L«/i<^m«jou, on
reste chez soi pour travailler, tandis que Ui dimeignh et U't djou <i' fieite
on sort pour s'amuser. Peut-on s'arrêter aq breton (baru) penuleziez
(pain) quotidien?. L'explication par hebdomada, semaine,, supposerait
une contraction un peu forCe, hebdm., quoiqu'on en ait des ex. : connue
vingt, aotkt, prêtre. A Maubeuge on dit am« jou? Si ce thème était le
bon, on pourrait invoquer l'àll. Amt, lc,fl. ambt, em|>loi,,onicc, service.
Héq^aitt. s. m. pajilé bâchée pourja nourriture des iM^stiaux. Ail.
Hacksel, même signif. H. hakkeu, ail. bilHeii,- hacher.
Herke,' Merbe à dei|x pointe*, s. 1. paoicuui crus galli. .
He^be dé ëë'ou feiiye d^ c*. ^. r. tanaisie baumière, tanacctuni
balsamita, tanaisie baume.^inonthe-coq. • - . '
Herbe Âim eoaporea. s. f. co(tWude. En fr. l'Iivrbe à la Coupure
ou aux charpentiers esri^fiicbillé0\miUereuillc ; l'heibe aux coupures est
la double feuille, rophris.«^'.'
Herbe « dejeuier, Merbe «^«née. s. f. V. 6rf //(T.
JHerbe dé feu. s. C^bryone, bryoùia dioica.
Herbe, yerbe jlé llgnéa. tussilago petasites.
HérItMiee, s. f. successjon.
Hérlllé. s. m. t. dçcopvreur, arêtier. ' .^
. Hearèa. s. f. petit livre dans lequel les enfants apprenaient à lire.
Lire et —^\ être instruit. Palle (i, oler, («f $é lire et •^. Parle,' toi magis-
,ter, tu os un savant (ambassade Uoreune. V. açnii).
y
,.<S!>
'5&.
rapporte i ee m^
et ivrerta^ar. H»-
.«•tfr.
«I a. taHler, Aorier. â li^ ftMK. /^«t
ipi boÊàe, ^ B*«sl pÉs tome. Qmmnd
mt TmKtâ ptn^hocfccr es| Or. mfe ae se
la iSte, fcMèer «i prsuer.
ëk j^ie- par k^btmx. /imkmu ifd all.
caimis, gen. caisme, cymr. cams, long vêtement. Le v h a avait bemidi,
hamidi, devenu iitmid en 9II. moderne.
KàbbIb, kaJn. 6, m. chemin. V. fr. kcmin, quémin, b.-lat. du
VII' siècle caminus, kyAir, kam, pas, caman cbaninet (Pictel p. 415J, irl.
cbeim, marcher, v. ail. quemen, venir, russe caman, |lal., esp. camino.
V. chitner,
liéad«ée, ktaâatée. s. f. cheminée. V. fr. qoeminée.
.HênUia. s. ni. chéneau, jeune chéue {| bâton de chêne.
JÊLémi%u/t. luitke. s. t. petite boule de terre vernissée servant de
jouet. Ail. Knie'*or, fl. kiiikker, petite boule de m^rhre.Einvouyet juer
à — , §6 débarrasser de quelqu'un. Une jeune fille dira : es laid wagne
là vouloi bé m' parler, niéf Vai hé rqde einvouyéjuer à knike.
ttêr,-kM. V. a. chercher, quérir. V. def.'Me s'emploie qa'à rii^-
(inilifavecifa/far. Y. fr. querre.
lieréç. s. f. charretée. S' kérée^lvaindue^ elle est mariée, elle ne
cherche plus à plaîre.j . . :
lierelle. s. f. charrette. Y. fr. qirarette. '
Merkter. v. a. charger. V. fr. karkier, b.-lat. cârricare. (St-Jérôme).
iienuiie. s. f. ouverture, fissure, lézarde. Leyerri kernate à Chuehe,
laisser la porte eutr' ouverte. (Borinage). Kernat0e»crcnade, cpr. le fr.
crcfieau. Y. cfifi. - '
lierlée. v. Kérée^ • •*
lierUMi. s. m. p. rapace compris entre les murs des anciennes
fortifications et le cordon de la ville. V. fr. cresteao, anneau )| pli foit au
linge par le fer à repasseï', ail. lerzauen, chiffonner. A Lille on dit ker-
KER— KEW
il'»
V*
e^tr pour chiflbnoer, rider, plisser. Gall. cuchiaw, fl. kreuktlen, froncer,
plisser. »
Kerlla. s. m. panier, grand panier. V. fr. crétin et creslin, bl. ca-
histrum, v. ail. krcllili (pauariolum), ,v. saxon krellelin, v h a crcilo
(canistrum).
MLcrtiBée. a. f. plein un panier.
Kert'an, karlon. g. m. charrelier. V. fr. charrcloii ou charlou.
Iier««. s. f. charrue. V. fr. carue.
Kervé. s. eladj. ivre, ivrôgric. V. fr. crevé, goulu, grand mangeur.
Merver. v. a. enivrer. S' kerverà bielle, boire eu lièie.
Kenritre. s. f. crevasse, gerçure. Fl. keryen, cr<iver,sîf l'eiidr<*, v, fr.
crèveure. * •
Kétron. s. m. marcoUe,, rejeton, surgeon. V. Quélron.'
Heure (avqi). Avoir cure est une locution fr. un peu vieillie qui
signiHe avoir souci. On dit à Mons oii plutôt dans les environs : J' n' ai
keur qui ou que, je n'ai pas de préférence pour telle personne ou telle
chose. La locution fr. est d'origine latine; mais la locution walloiine
pourrait hien être germanique : keur en fl. signifie choix,
Keale. s. in. et f. coude. Lever l'keule, être iwtogne. Les beaux par-
leurs disent la keule et même la coude.
Keale. s. i. bière (Thulin, Dour). Cuylc qui se prononce keule est à
Bruxelles de la petite bière.
lientle. v. a. et u. coudre. A Liège keuste. Lspagn. cusir, v. jr.
qucudre.
lievaa, kévaa, gvaa. s. m. cheviU. L'euphonie niontoisc veut
. qu^après une syllabe brève ou sourde on dise kévau accentué et après
uue longue ou accentuée gvau ou ilcévau bref, ainsi on dit : i kévau et
ain gvau, déi ilron dé gvau et dés slron tT kévau. Ou peut dire la même
chose de kémiche et de beaucoup d'autres mots. Je n'ai null,e envie de
tirer le moi du gall. gwill, jument. Mais peut-être les deux mots ont-ils
chez nous coexisté et cela peut-il expliquer le g anormal de gi'au. V.
foëre et rwain. t)u reste on dit aussi gaul en ail., guyl eu fl. pour che-
val. V. fr. queval, keval, irl-. capall, caballus, .sanscrit c' apala, rajj^di'.
, WLèwmUtf kéwelte. s. f. tournant d'uUe rivière. En liégj[x>is kouval,
petit gouiïre. V. fr. quewe, cuve. . -
Mkemé, v. Couël.
V :
t ■
■4,
WO
KEY-^KRA
lieyére. s. f. chaise. V. fr. câiéré, cadière, chaiére. Chaise est une
altéraMon assez réceBle de cliairë ; elle est due, selon Chevallct, à la pro-
noncianon -parisienne.^ Bret. cador, corn, cadér, basq. cadira, gr.
vtoAiipu^ lat, cathedra. Keyère préchoire, chaire de vérité.
liié, kl^r, chlre^ tehire. V. n. et a. chiec. .
Hîi, kiiejn, ki«, Idbé*. chi«&. Y. fr. quieo. Le chien, dit Cdrblet,
s'appelle eu œltiil. ki, en thélnîtain chi, en chinois ken,en pbrygienkun.
lUer, e, adj et adV. cher, de hadt prix. Fait lé ou liet lé kière, emme
fiye^ tiens-toi, fail<4oi cher, ma lille, n'accepte qu'un très bon parti.
Locution allemande : sich tkeuer machen; bas-breton quier.
Mlerquc. B. f. charge. Bas-brçt. carge, basque carga.
^ KJerqalage. s. m. chargemcpt.
ÉLIerqaier. v. à. charger. Kierkié éCargeinl comme ein crapaud
<f p/uiiM. Bas-latin kerka, celto-bret. carg, esp. cargar, v. fr. cargicr,
carguer, carjer.
Rlki, tid. s^m. poulet (enfantin). FI. kike.
I£illl. s. r. cuiller (Charléroy). A Liège kui et kili, galK llwy, l:il.
cochlear.
UtiKterlIk. s. m. impérial | autrichien ; de Fall. katserlich, impérial.
Misé. V. baquet, >
lilainer. v. n. se tourner, se renverser. Se dit surtout d'im objet
plat dont un bord s'élève quiind un autre s'abaisse et réciproquemeui;
V. fr. clincher, gauchir. Les Picards diseBi«'Mo4«n«r pour se pftndier.
IrUndats, claonaim (pencher). V. cletna*.
lilaper* V. n. résonner d'une certaine manière, comme dans les ex.
suivants : SVeilié à ooim, V fier dé vo gvau klape, prenez garde, le, fer
de votre cheval loche, il va se détacher. Y fat ein foid à fat — lés deinl*.
AH., fl. klappen, d'où le fr. clapoter, le v. fr. cla||^r. V. clipet.
kllp«tUiii. g. m. claquette. V. lûaper.
lUIk. Freinte eéâ -— et ses klak, s'enfuir. / preind ses — et ses klak,
i keurl eo tùttdi, il part au plus vite, il court encore.
KrMiklét kraiikt«r {s"), se tourner || se retourner || se déformer, se
tortillei, se tordre || se remuer, s'agiter, bouger. A Liège krankét
bouger, fl. krinkelen, serpenter, aller en zig zag,'alL kranken, tourmen-
ter, kriechen, ramper. Comparez krapkieu.
lirMikIca. adj. çt s. languissant^ maigre, tortueux. Se dit le plus
I "H
kRf:-LAC
îli\
souvent des arbres; nuis se iiit aussi des enfants racltiliques^ de laible
santé. Ail, krank, malade. Il é^l à remarquer que les Liégeois appellcni
cranchié les arbres cbancreui, de sorte que le krankieu monlois pour-
rait bien provenir de chancreux. Us disent aussi «' kranki, se fourchei-.
Alors notre arbre — serait un arbre foùrcbu.
lirépe. s. f. (Dans quelques villages seulement il est ainsi prononci*.
Ailleurs on dit ^ri^dff.) crècbe, mangeoire. Ail. Krippô, fl. krip,' v. ajl.
crippea, cbripfa, ital. greppa, pqrt. greperia, irl. grib, gribeadb.
Krinker, grineher. v. n. grincer || racler, jouer mal d'un instru-
ment à cordes. A NamurftrtnAt, kreilé, à Liège ftn'ne^, Itoli. krissen, ail.
kreischcn, criailler, fr. crisser, krinkin.
Krlqae. s. f. escargot de mer. Fl. kruyken, dont la racine allemande
est kriechen, ramper, se traîner.
Kjiyea, keuyen d^ pan. mol ù mot, ceùilleur de pomme \\ mal lia-,
bille II déguenillé.
ILwak (fat), pousser son dernier cri. Se dit des animaux qilon
«gorge-
Kwecse, qnesse. s. f. courbure, coude. (Cbaussée Nolrç-DanM',
Cambron). L' mêlée fait n' ktoeue, la limite n'est pas en ligne droite. O
mot est-il le même que kéwalle, kéwelle ou bien (|ue keute? V. (r.
quesse, caisse, coffre. Mais quel rapport? Ail. quer, de travers.
/
. Ëj. Cette httre ne se mouille pas. Oojrcmplace i. mouillé pur v. On
dit paye, cannye, m^ye, pour paille, canaille, maille. On dit bien à la
\érilé chandeille pour chandelle, mais c'est là un langage bàlard, il faut
dire candéye. L disparait dansjîarrf, ieve, liard, lièvre, etc.
E4i,fv*la. adv. voilà. On peut suppriAer l'a ^^'vant une voyelle et
dire Vdin à/faire, voilà un ^vénemenl. '
Mjmkvmr. s. m. labourage.
LrfilK»«ré«. s. m. p. terres labourées.
Ijtcka, lAchiia. Si n/. lait. Ku liégeois Uuai, a Namur Ituia,'
b.-bret. leas, en bourguignon lessea. Diefenbacb mentionne b' mol
Ihassia d'un dialecte isolé dans les montagnes de la Suiss<' <*( qu il allri-
bue au reste d'une troupe de Uuus égarés.
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«0m»^"":
^
322
LAC--IAM
• "
|j«<plMia {ami » langue à), 'avoir la laugiiu qui déniango, afliide,
iudiscrèic. \.hafihau. * . .•/, ' '
I^alfhivon, iéeklvim. s. Di. eau de savon; probnbk'nit'iit corriip-
tioii.de lait de savon. V. cependant /teAittfon. t ■
MjBÏe. s. m. lit,cojuche de houille, || s. f. lé, bande de toile, de mous-
seline. Ail. Leie, rocher. On dit en t. de charb. : Enne veine à deux, à
toiê laies, c'ëst-à-diru divisée en deux ou trois lits interrompus par iiix;
couche pierreuse d'épaisseur diverse. V. Layon.
|j«inié, ^re, Umlé. s. m. et f. qui travaille la laine.
Emir (d' long et d'). mot-à-mot, de long et de largo, du loin, de temps
éloigné, y. fr. lé, lée, large. * . ' . "
iiftlle.t. r. Adélaïde. AU. Adelheit, noblesse. , •.
E4illiM>n. s. ni. pissenlit, leontodon laraxacu/n. Le mot lailison
vient sans doute de ce. que le pissenlit, lorsque ses feuilles ou sa hampe
sont blessées, laisse couler un suc blanc qui'ressemble au lail. Il pour-
rait bien être aussi une corruption de laitron, (sonchusi) plante avec
laquelle il aurait été confondu pouf sa ressemblance cl qui se nomme
eii patois 6/an /ai(Mon.
lUMIe. s. f. Boeàlie.
l.i«Hibourde, s. f. t. de pi^nuis. bois de chêne de^/i lie pouce
(de France) d'épaisseur. Etcayéd' lambourde, échelle dont lés éch'dons
sont eu iamfrourde et présentent une surface d'environ 4 pouces^ pour
poser le pied. En fr. pièce de bois pour appui de plancher, de parquet,
pièc.c aux entailles d'une poutre qui porte des solives.
. KiAMie. s. f. I. de charr., traverse en boisa l'origine du timon; à
chaque extrémité se trouve accroché ein lamiau. El — est opposée^ au
landon ou k V raehe qui se posent au bout du timoh. Esp.. lam, gou-
vernail, d'où le fr. limon, lefl. lamoen. On di|t en fr. cheval de lame.
|j««il«ii. s. m. palonuier, pièce d'un train de voiture à laquelle s'at-
tachent les traits ; diminutif du précédent. ^'
l^mpMi. s. m; luette. Avoi f lampat, souffirir de la chut€^ de la
luette sur la base «le la langue par suite d'une inflammation ou d'un
relâchement. || Avoir soif ; lamper est fr. pop.; en fr.le — est le palais,
l'inlérieur de la bouche, c'est aussi une enflure du palais du cheval.
IjU1|^. s. f. gorgée. En fr. grand verre de vin.
JLmmpîmmu. s. m. charlotte de pommes. Autrefois/ en Artois on
N
*
LAM-LAIl
nommait remplumée, iiniviartc avec des pommes ei du luit bouilli,'
fl. appeimoes,. appel (pomme) 4- ^noes (compote^, pjon. mous. Ajoutez
l'article. . ' ,
Ijampranye. s. f. (Borinage). femme S9ns habileté, sans adresse,
sans grAcc. En liégeois landraie, paresseuse, souillon, v. fr. land'ii.-,
landrin; fourbesque (argot italien) landra, v, fr. andre, lllle de joie.
I^aneer. v. n^ haleter; se dit «urloul des cîiiens, elle lancé, être en
étal d'excitation par l'effel de fiassions vives ou de boissons spiritueu-
ses II battre, donner des pulsations : fa lance dain m' n artoilc. Les
Liégeois disent hansi^hâsé pour haleter, en /r. ban, extl. dans un effort .
Ijandoh. s. m. volée, pièce de bois attachée à rexlréniilé du timon ;
par opposition à lame, pièce placée à son origine. A chaque bout de —
se trouve accroché àin lamian (v. tache), -^devrait peul-éirc s'écrire
lnmï'd,on et serait ainsi ni»e variété de lame. Compare/ bride el bridon,
bonde et bondon, limace let lima<;on.
Liandorluin, addoriom. s. m. espèce de nK)ru(> |ihis csiiiiiéc
que fa morue ordinaire, lloll. labbcrdaen. JP
■jadèreiiSi^. s. f. voleuse, tireuse de laine, iSurronessc/
Ujangren, case. adj.Cle mol, quoique p('ut-étn> (Corruption de lan-
goureux, n'a pas la même signiiicaiion: il, veut din* malingre, eh parlatii
des enfants, rabougri eu parlant des arbres. Où peut aussi biire pro-
' venir le mol langréu du fr. landreu, infirme, ou du v. Ir, langerons,
' languissant.
Ijangue {elle tu V > — dé* geins), faire parler de soi.
I^aaternette. s. f< petite chandelle aii;si nommée parée qu'on en
tait souvent usage dans les lanternes.
. Ijanwl. s. n. languir (Bôrinage). >
Lapure. s. f. breuvage composé pour les vaches. Kn liégeois lapayf,
mauvais potage^ fr. laper, fl, slappen; oti bien bas-ail. lapprig, inq»
délayé d'eau, moyen-haut-alt. labe, lavure, rinçurt;.
Liarge, larke. adj. li)>éral. Celt.-br. larg avec la même signif. On
dit vulg. en fr. il e.st large, mais c'est des épaules. On disait auirelois
larque de bouche el eslroit de ceinturé, parcj^qu'on portait alors la
iiou^rse à la ceinture, v. langage : larguesctie et làrguessc, d'(»ù hrgewu;.
Largitiones, sous le bas-empire, étaient lc>ft sotnniert que les prétendants
à l'empire distribiiaieht au peuple er à l'armée.
\
r
<*<
m
Utt-LAR
U^
Ibfkti, s. m. tapage, lumulle, désordre). V. Tr. haribourras, bruit,
tap;^e, barier, importuner, iiarccler || arbre résineux, mélèze, pinus
lari», V. fr. laii>'i«e.
Etarldén. s, m. lard salé. Lat. lariduro, primitif de lafdum.
Liarlgaetle. g. f. demande de bQis que les enfants vont faire daiis
chaque maison aux fêtes de St-Jean t^t de St-Pierre; produit de cette
demande. Quelques personnes voudraient ne voir dans lari^wtte qu'une
. (corruption du mon largesse, d'autres veulent le rattacher, ainsi que lari
et larioTit aux cérémonies du pàgauisme célébrées en l'honneur des
dieux Lares. Ce nioL va nécessairement se perdre. Aux, deux époques
désignées, on allu||^t des'fièux nqmbreux autour desquels les jeunes
garçoûs et les jeunes filles dansaient en cliantani. La rue était dccor.cc
de guirlandes, avec des. couronnes nomit^ées cairillons, parce qu'on y
suspendait des morceaux de veiYe que le ventiigîtait. Un coq était dans
une cage ornée de fleurs suspendue k une. guirlande. C'était le prix du
vainqueur à la lutte <le chant. La régeact^ ayant craint que l<;s feux
n'occjisionnàssent dos incendies, ordonna là bupprcj>sion desdils feiix
et pensa ^quo des chandelles allumées sur une ivble feraient le méniu
effet; mais les enfants ne pouvaient plus^aller quôier du bois en chan-
tant : . . ' . ''
LarigwUt au bo^larigueUe et larigo.
St'Jean a luyu dain Viau, St-Pierre. Va rattrapé ^
Y faut du ào pour V retcaufer. Languette^ etc.
Les enfants qui voulaient parlelr fr^iChantalenl : ,
" ' Largeae au boii.
Joli» dame, donn^fgj^oi
Un petit morceau de, boi»
Pour aller chauffer me$ doigte,
' *. ■'*■'.. ■ '•.'*.■■ . ' . ' «' .
Les -chandelles nHntéressaient pas les enfants, ils négligèrent d'étabihr
les tables ; au bout de deux ou trois ans les cliants avaient cessé. .
liUrlon, l«rlyon, laiton, s. m. cérémonie qui secélèUre à Wasœes
depuis un temps immémorial chaque premier diiiuiuclu^ de carême. Elle
consiste à placer, un jeune garçon ou une JMioe Ulle richement habillée^
<
\
LAR-LAY
iily
sur une table ou dans une niche et à danner tQiil autour eux:h:inlanl une
cli^son très licenciousé. en patois si ancien qu'il i^sl didicilc de la com-
prendre. Depuis quelques années la même c<^réuionie a lieu dansUeiix
ou trois comjiuunes envirounanlcs. J& n*ui. jamais pu me procurer celle
elianson; aujourd'hui on ladit perdue. Klle est remplacée par une
autre en frsùi'çais" ou à peu près.
Xiarron. s. m. partie de niéche d'une chandelle non nmucliée «pii
(|ui tombe enllammée sur le suif et le l'ait couler^ || Pelit i'roma^e de
.Mar(iille"'s. ^ .,
Laton. s. m. sou (Cliarler^y). Brci. leil, ^ali. Ilaid, vase, houe.
Ëjkiie. s. f. épée, espadon |{ côte || dos. Taper su ses talté. V.u h\
pièce de bois mince, etc. X
Laltl. s. m. iretHis", Ku Ce. arran};;cn>enl iU\ lalte^.
Laltiau. s. m. laUe.épaisse qui est sciée cl non l'endue. Couuuetil
:i-i-il la forme diminul.? C'est peiil-êiré parcc^que le fr. laite, II. liii.
oui eu dans Tori^intr 1» signif. du gall. Ilalli, brel. la/., pi^'che, moLs
\ renionlatil au sanscrit lalA, branche. ».
l4«lu«ëc. s. f. mol à mol lallc usée. On dil pour ell'rayer l«>s enl'anls :
au guernié il a dés lalusécs.
Ijavache. s. f. lavasse. Il aUykaiiC^ lavarhe\ il pleut à
verse. *:=^^^ ^
' Ijairette. s. L chUroii pour laver. || Kigurément, pcrsoniu; sans
énergie, i
- ' l.4iy«lle., s. r. liroii; où l'on serre la monnaie dans une bouUque.
Ku fr. tiroir de buiïel, liroir à papier, 11. 'laie et lade, tiroir.
I^ayon. s. m., houille imparfaite ou pluK)^' veine qui se. compose de
couches de charbon et de couches terreuses entremêlées. Le mol lit'geois
laio a deux signiflcalions charbonnières, l'u^ : ieii^; per()endiciilaire
de la mine; L'autre, banc: subdivision de mine. Otte seconde sigitidea-
lioii se rapproche de celle de noire layon. M. Grandguguage se livre à
iiiie ioAgue cl savante dissertalioU sur l'uriginede ce mol, dans laqiu'lle
nous ne le suivrons pas; il suppose une origine française et une alle-
mande, la première île laie : partie de lorél, limite des coupes de bois
'-^ indiquée par les branches brisées; du vieux verbe laicr (laisser); la se-
conde de Latu^' : assise, lit, couche. Je n'ai rien ;\ dire à la sec«md<; élv-
•\ ■ molOgie qui me semble corr(H|cT quant à la, première, j'aurais mieux .
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* Le y. fr. «Mit^ier^ 4éuii. nmmwmm^m (mi. <t «««juad je
iakrêmt, hrctf. leam. ^iMà. léun, wIê» fanai, att. laMr&, A.4aMftrai
nààehar: St/UK iejfgr, le», kâ b as^ir e éé» diMii*:^ et .
3 se tahataB-lei^iape; il iaéifiie MMisi' le gatd., k3f;«c te t. <rii^ iof,
Ei. prttt^.Uii, «foi u^Hj^iéie mst. a ltn)a>m«»4 ^«i a ies éon je»r^•^
feimme jtrrimd kméU €'\ier U de» m» fm kUde, un*^
eeaiiare instar)) ée |»iù Làtie*,^ eik. A UViiie cMaMa*'
r« éë /« 4btif pe«t >>e StoAte aroe «ne vvirt^ «t Ufurm^ difth-
ioagae : 47 rimBÊêrai ti» rmfimm. * 1
jUc^. ft. f. rihèf ■!;■ V. âr. Es k. tktim 4b Mer ; un wnan*; ea »t .
IvcweBi». heibea, «« aA. Laiedi, ëtakrte <ie SiMbbe i«Uick, Uiiseb,, toi»< fa .
>éblecte<i« âaiiêFe'le»6di, h»ck. ,1
wmm, ËmigÊê^mm. ». mJ «ra 4e t>avoa. Usivu.
1^ kyar. Isséa. ^ -
>. V.- fa f rt . Os cnit fMrr^ Ciiire j»a»g*T c«ik? iacMtuiMdtr»' **
^aieeie wattos .
ie ëMs4«SMer fseifse^ éétaâi» pésérasx mIrV? « s^kic <k Li^^-p^mr
jttiifâer ee ^se j'ai 4*1 4>k6 éhrers ^nkie6.
Si te waBi ée liéy ert tsistetftgt^e ^k>w
^^â eofitiesse pls« 4e is«ls ilkansir fse ie
le eiwyip, je ssit» teote de peiœr ^*il ey a àsata» ; mats e«*« bma» »«'
sest fta» togioBT!» k» fluiisMf». Voici «e«x q«i 6^ etj^JHt^en» »i «MuoitÀi-
et ^'utt reeuiutait a {HtiSMère «ve, qtojiày^ tait TattesiaiMi :
■a Meetôifi. ce u'eat p^
sutrc Sait» est avoir i^ti.
«viiir.
Weédi, fitmoii^
I, oiOieaM.
jiiiy, SMNL, làcl»e.
Trsf, fM««sfes6e,
ttniere.
^Sééév, eôrros^ire, ^èimirr.
^i«« é^Êiâàti à
:./
VV
±tt
iM-UÈ
■i
estnAoté, ténêêer des npmhi», fmûr tm parties; c^csl te ^màa. et
êêrmbé, ttrûfé, qâk a prohttUepMat etisté ; ail. tAnku^ poolr.
Par ooaU% «i bec nombre <ies nôtres MWt inoooans à Liéf^. oeitfi'
M«o4 eeUe grande (iitiiiille <le toou eu bà. sp, s(« dufil j'ai dt^ parié. Les
Li«|;efiéfc c«u pourtant <fti<f, «tofc, «loacAt, ti»fé; ils en onl t/aitblurBié
~4'a«lrescoMneo%;f#ie'VMr, ,
'Mais il y a me f—ittg 4e nolfi qai ne sout esspnmlâi ni à raUemand
ni an français. ïfm rieùne^^ils? Snm-ils aussi TÎenx q«e les Êbnrdns,
(6m i«nlHls d'âne création reiativenaeoi réoente? Je sui:» à peu près sér
qa'oe retrouverait les attal<^|;aes dsiis la Basse-Bretagne, le pajfs de
Galles, rirbnde, rÉcosse, <w s'est rélu|p« le eeliiqne, b vieille langne
des G»iles.
Oti, recJierebes (friraient un grand uAérH et dissiperaient peai-éire
bu» de») doutes de sav;uals linguistes. Je n'ai psn» cette mission. Je ne.
■l'aeenpe d« liégeois fue dans ses rapp<^ls avec le uontois. D atUeurs
f noîifne j'aie halMié deux ans Liéfj^.qne je me seis encore aidé des die-
tioaoaures de Bearade et de Canibresier, je ne pourrais nsnrper cette
lidÉf»; il ÊMulrait, outre une eoiutaissunce pariaite du liégeois*, <4to^
habité longtemps b Brt^^œ; car les dictionnaires celtiques n'aident
que biblement. Pour bien saisir les ra(^»orts de deux langues, il but
parler ces deux langues, saVoir les lois de b tran^orœatiou des lettres.. '
Quel es! donc i'Ailfand veitaut à Mous qui rectmuaîtra, de prime-abord,
les hmAs de sa bi^gue, fkauf ceux qui sont restés tout à fait sans altéra-
tion? Mais b piitpait eai reçu tlâflueuce du français. Beoonnatirait-il
1er sais épieUe^ «baur, éareper? .fai souvent (et t4»uiours en vain) pro-
posé ces mats à dt» Allemands.
J'ai dâ bire (an peu) pour le «aOnUMs un travail qui serait {rfus fruc-
tueux pour le liéfeais* f ai a^elé à^aaoa secours Rostreoeu, Bullet,
Peilelier, I>aviea, Lef^idec, ëtfaigbîàé. Pour récolter j'aurais dâ passer
une partie de sa vie à Oaimpareorenlin ou mieux dans le pavs de
C*e«.
M. Gnaigigaigf a ^ réeeameat un dictionnaire étymologique
watton pleia de mérite. Milhfif liment, pas plus que bkm, M. Graad-
gagnage n'a babité les lieux de fdfane de b vieilk bngae de nas an-
eélres. v
t, sok allemands soit eeltiques, lie soitt pas éxiré-
\
;
LiÉ-LIÉ
ii*.i
qtK
Di«f&eQt Dombreax. Cent mou à appreodre, <leat ceol^, ^i Ton veut, n^^
soat pat& aue aflaire. Ce qui rtudle itégeois.réelleineut ditficile, <>vl k;!
pitHUMieiatioa, aotremeot dil h trtutiitforiiiatioo de ses ktlres ; H faut eu
caBoattre les ioi§, «
le œ m'arrélentj pas au j ^ aa g doux qai w^Di^nl a.a liégeois et,
qni êe rempLtceai par dcb, tcfa, ou, si oo le^iréfère, par dj. Quoiqu'il eu
«lolt dii soo exact, le ikîgeots pariaot fraoçai;» oe iti:iiiqueni jamais de
dire, ab&oiiiMieat comme un aliemaod : uo cLucke, uu dJUcherueDl, pour
tto jog e, «d ittgerooit.
Je m'arrêterai eocore moios à quelques autres trausfbnnaiions. Mais
H eo est uœ capitale h'um propre à (aire voir la iiliaiiou des langages.
le dois iugisler sur œile loi importaote, t>aii^î$se2-ta Lieu, fixez-la bien
daug voire esprit, et vous éteg eo voie de oompreodre le liq^eoi».
Laocieo liégeois avait uo 60o reprébciité dans récriture par xlj, son
analogue à celui qni eu figuré eo allemand par cb. eu espai;u61 par J
ou X, eo grec par x- Ce son oie subsiste plus que dans des ooms propres
et des noms de villages. La gé(^a^ie de la province de Liège n les
villages de Iboris, de Xbeceamoo, de Fexlte^ de Lixiie.
i Pour les noms communs, ce sou a disparu et a été rempUeé f«âr une
h aspirée, mais aspirée à la maoière allemande.
Ce&t jusie rioverse de FallemLind qui a rempM>cé betueoup dh du
alt-bocfa-deulscb par ch. Il n'est pas possible de savoir comuieni^ro-
oonçaient les vieux Aiiemands et les Celles. Cependant on p<^ut présuuf-r
qtie h «bez les deut peuples avait uo son voisrn de kh. (Voyez caucfiet.)
r ce qui en (r. est ea écii ou éc, ce que les raoulois fout en sk ou en
/ce que les 4., les boilaodais et les westpkalieus fout .en M;ij avoc
aspiration de Th, ee que tes autres allemands font eu scb, qu ils pro-
uooceot. comoie le cb français, est en fa' aspirée cIk^ le liégeois,
exemi^S :
Mostoif (m «9 iniciini bennajer- Fr&oç&iï.
tkutUe^ eikuelU,^ écudle.
$lûeur,sker,jkie, ikel^atkeï
{atkeyu), . écbeoir.»
$kireure,$kirure,deskirurf, déchirure.
skûirsi, êkorchie, êkorciur,
lêkorclier^ éar:orcl»er.
29.
liitmre^
*
i.
230
UÈ-Ut
Uoitmé, êkoumé^ ikuwur, iskmwur, écumer.
Haye^keyè. tka^e,eiUaye^ éçaSAe.
Haute, tlunUé, ikouter, tukoUUr,
acouUr, • écooter.
Hhrft iUore, esklore, édore.
JZtMTA^ijjK dit des. Taches), skoinU, dcomer, e$k9mer, (écorner.
Bmidé, eseauder, tcbs^uder.
Beiu, *> . échasse.
UalelU(Am.étiiiim9B^)t skaUUe^skieleUe,efkitleUe, i>etite éebelle.
HuU, hamU, / 9kiaU^kUlU^e$kieUe,ekieÙe, écttelle.
Uouvûm {vint lil^$e, ge- «^ru^ii, «flKwrûm, écottviiioai
néi, elc.,<,auachés à une H
' pcnAe), -, -
HovUiU (iMTMse, l»abi), ^umceUUe^ e$koutelie, écourette.
ffif/f^, skufU,ikigié,ehu/Ur,ckifll*r, siffler.
Ifair/, / <l(Mr/« Àmm^ retkwrer^
récurer, écorer.
Ifop (£oovai^cefit, MUTé de «Aof ,jdk4^,e«lca|»^, re«JMq»rV ^^1^
nuludie), - ^ ^ °
Uùiue, Aoiue^^kàr^^ tkoréê,
eieoreet écotet.
t
Je povnaU eo çiier des eenuioes d'autres, oo s, c et eh se trouvait
dans le milieu àa. vo/A : Pekon^ poimoti, mokonn^ omiîsod, dikou, de*
chaui, éikein^, descendre^ dikox€ure,4éctimatt.
Même epénûoo mr kt mots germaniques. J*ai dit que b tritm moo-
l<^se d^ m0ls eo sk, tf, aly était Cm! iKHiiée cbez tes li^$eots;mais oo
eo retrouver qttdqaes-WMawcTb a»pirée :
Bardé, kamr^, àutréer^akarétr, écewder. :
BiUe, ^ êUitt, ÉtkUU, tkUti.
B^t ^dtùUf dumr, etkomrfétXMir,
Btmmê, ail. Scfaaume, pnmooeez tkeum, eskefnte, ucume:
dbaume, 1« schuim (pronooeex
skeuipi), .
Boufiée, ikouflée, eâtoufUt ifkim ewm w»
Ctfmftf ccompf*
\
#
LIÉ— LIG
iôl
HufUm^ êkafUni, etcafioUe.
Hifyif ikaupif.eikaupi, échaupi.
Hwi (ereofer od éguut, canal
soulerrato), ikoré, eseaurer, exhaurer.
le.
\
rént
de-
DOD-
t 00
Qoe heskocoup de cet» mou aieut éié eniprunlés au bliu, au fr. ou a
l'ail, pour t»ubir de» changemenls t»eloD le génie du langage liégeoii», je
le concède volouUer>> ; matii Q*ei»t-il pas probable que la partie qui a
imprimé la direction au reste, est autochtone? Tel est par ex.: //a//
que M. Gnindgaguage croit un radical; nous aurions dit (>imultanénieul
skapéitêkapé. Le« fr.,aprè» avoir dit, comme uou!>, eM:a{)é,en auraient
lait, échapper, les Italien», sf;appare.Ou retrouve le mol en BreUgue, i»ous
la forme achab. Quoi qu'il en ijoil, celle prononciation est la grande
cause de b diflicullé ; il en ei»t i>ourtanl encore une autre qui résulte du
l'abondance des dérivations liégeoises.
Le wallon de Liège est infiniment plus ricbe que le nôtre; quand nous^
n'avons qu'un mot d'une série, le liégeois a ordinairement la série com-
plète; nous avons par ex.: Tadj., et le liégeois a, en outre, le subst., le
v»i»e, Tadv.: nous n'avons que l'adj. (lau; le liégeois a encore flâwi,
flauufif s'évanonir, flâwihège^ évanouissement. Nous avons le. subst.
riéoi^ les liégi^s but, outre ridan, tiroir (qui glis«(;), rid, glissoire,
ridâdei ^fssade, ridarU., glissant, ridé, glisser, ridègf, glissade, rideu,
glisseur. Nous n'avons que le simple et un composé, le liégeois a le
simple et plusieurs composés. Nous avons tkirer çt detkirer (les fr.'plus
pauv/es encore que iious n'ont que déchirer) ; l«s liégeois, outre dahii,
dihiri, ont le simple hU, puis un autre composé kihii (V. etcaré). (^m-A-
• qoefois b famille est divisée, une (»rtie liabile Noui»/une autre l.iég<' ;
iMNis avpns ttoehon, Liège a ribroeM, nous avons con$lrand€ (serrer) t'A
slrande (presser, y avoir urgence); Liège a dt#lratn<ie, déserr^, et rat-
Iraindi, resserrer. Cep^udant quelquefois nous avons mieux qu'a Xiiége.
Ainsi les Liégeois n'ont que eron et encore borné à cron^brè$, (x>ude,
eron t'o$, vertèbres, nous avons er<m; subst. et adj., crombin/crombi,
erowUfiuurif erombi$*age,
ËMmé^ ie« du Uaioaul ou keureA mille verges de 20 pieds ou
5im mètre», 5 décim.
I4|;érè, Vgerle. adj. léger, v. fr. liger.çl ligier.
-■<«
#i
2^
2S9
UG-UV
I. c. a. lange de l^œ poor emmailloter le* eofud». A
lAéf^fliifneraiê. M. Grao^lgagiiagè cite à cetlc occasioo le celt. apcieti
lia.oa, qui, seUm Isidore, était un Sagum 4uadruœ et molle. Il aurait pu,
daDf le celt. aetuel, troufer le gall. llemi, vdom, lialeam^« Ueo, Uiaio«
lodtx, Uoteum.
ËÀgaitr, Imaêé. s. m. béeber, remise poar le boit ; latin, lignnm.
Ea r, fr. — signifie bûcheron, charpentier, il dgnifie aussi bûcher, de
même que laignier et iû|ner.
Uané. s. m. ligne Jtoire qne^ Fou reboontre dans la pierre bleue.
IM» rima.
. ÈÀm. s. m. lente, oeuf de pou. H o déi poux, il a dés Uns, U a
s'^kémige toiUe^pleine dé braim. Refrain d'une vieille chanson.
I. s. m. timon, ▼. fr. En foas-br^. 4ymon..
i. I. de ieM éeeourtau. lieu où on se place pour commencer
la paAie. En li^eois Hnehe signifte-gaucbé, gaocber, en ail. link, signifie
gaocbe, v.lTr Ineocbe, loin.
litodhen, It— f. «. m. drap de Ut. B.-bret. lincett, linoelHêu,
drap de lit, fr. Unceuil.
Iliwftwir. s. . graine de lin, V. fr. Ilgnnis.
IJ*ii. ce root est dissylablê et s'eraploye dans la chanson des entants
lorsqu'ils veulent Eure Vélér des hannetons :
. LfON, LHMl! ** '
« Praind tés alUs, tés ailes, tés aUes,
'• ' iMm,Uon!
PriçUn tés afUs, va-t-ein su C pont. . #
A bo bon^ à bo bon, meunier, vlà vo mouiin gutbriUe.
Ondi^aoMi:
Ail bsif sm bo, mmnier. (Toyev mewtiêr.)
..^^
'.?'
_■- » j .
mm/ww^, Uwe.ê. f. poids de llQfiSj^mereerle : elle se divise en 16 ooees,
ronee en 1)9,1/4,1/8,1/16,1 /9S ; le Prtti %^ grains. Elle égale ea kilo-
gramme 0^465542.
14 livre d'çrlémie «e divise ^ deux «arcs. Le Mare ea é ooeet.
\
(-
^
n
icer
riEe (
LIV— LOO
-H
Tooce eu 8 esterUns, VefAerlia en, i ferlins et le ferliu eu 8 (^tsmus. LHe
égale 0.491762. Ir •
La livre de pharmacie se divise eu 12 onces.ronee eu 8 dragtpies oti^gros,
le gros en 5 schipules el le scrupule en 20 j^^ainn. Elle éfg^ 0. 279405
ÉAvr«r. v. n. t. de jeu de balle ; envoyer la balle. Ne vi(^ pas» coninic
le fr., de liberare, mais de librare.
Mvrette, s. f. moule,ea forme de de' à coudre,pour qo^iiurer le beuri «-,
le fromage.
I^S^. <&• grenier j{ réduit {j recoin I caclielte ^Frameries). En bas-
bret. log ou lok^loge, cabane de ceux qui gardent les trou^ux. Kii
gallois, seloOtDavieSyllocc, angiportus,angulus,lloche«, lalebra, latibu-
luffl, llogawd, conclave, aula, cella, armariiun, ecclesia: caucelii, iiiler-
dum abacus, locultis, loculamentum. llawgell, cella manuaria, eu alLLixii ,
irou« en lai. loçus« lieu.
JL*ger. V. a. t. de jeu de raquette. Ut volant est logé, quand il eàl
lancé sur un meuble, une croisée, etc.
B^gftmuié. adj. habitable (Boriuage) ; là beaucoup d'adj. eu ables i^c
changent en at(^.V.martau(«.
li«U. s. m. lait (enlantin).
. ËmwàwÊftr, v, 9, nommer. Lomm' em vo nom, dites-moi vo(ré\noui.
Oermanisme, mot-â-mot, Namen ueçaen. Les AH. plus encore q^e lus
Monlois aiment le pléonasme : la ballade de Schiller dit poëtiquèmif;ut :
der GfÂ^r grikbl eiu Qnb, le fossoyeur fouoyt une fosse.
Ëjmm. adv. loin. /( aU ausii Ion df chiz mi à ehet li, que dC chez \i à
çhes mi. . ^
r. ▼; n. farder, diftîrer.
I, l»»gir«, s. m. musafa, lent, paréstieux. ^
I. adv. lottgtem^; de tovguement. Erié dl lai quain pot
féléJfoudmrerUmmain, ?/
|jifâ>t« U Ipéhe, barbotté on bourboiie» «- tA fr; dans la signi-
flcatioiidepièce, m(Mt;eau, lauibeaui^ - 1 ^
Ëjmqmm. adj. reliché, fatigué, moji, edéinliié. Du fr. loque ou de
l'alL lodker, mon. Comparé à i<i««ac:..
Ë4 » % m i. ê,m* IJM<te. »^ (y hoqéH. A Liê^UtikeU, b.-lat. hoquc-
, tQs, i» hidt. Il f ft aosii bik en bfet., mais il signi/ie chatouilkmeut ;
tji y a M aggliaination detart., comme dans (orteil^ (a8ip(i<fiiM<
\^'
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.-*:
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^
LOQ— U>U
I. f« m. cadenas. En fr. pièoe de fer que sonlèYe la clenche,
eu V. fr. luquet, eu bas-lat. lucheiuin,' it. lucluiUo; le v. Scandinave loka,
Kigniftc verron, le y. fl. loke, clôture, FanglaÎK, lôk, serrure. La racine
»e trouve dans le Y. ail. Lûbhau,v. fl. lokeu.
E «» f— 1er. V. a. laver une maison avec me ïè^ue mouillée. Eu fr.
rerouer le loquet. , v ' »
'| L » f tte. g. f. petite loque. En fr. petit morceau.
. ËjmtpAm.i. m. mouron rouge, anatjalliti. AU. lockeo, appâter, attirer
le» oiseaux^'' -"v. '. ■•■^:- '■''''>': '•■■■*» ■,■-'#---
ËMvUm, 9 &mfiw Ëj»Hmm. a. m. coucou. Du fr. loHot |} oirgeolct,
petit furoncle sur la paupière. V. fr. loriot, méorie Higniftcation ; en ïié-
geoia, Torgeolet se nomme oriou, enespago. orzuelo; eu lat. bordeolus,
petit grain d*orge. VI qui commence le mot est donc véritablement Tar-
ticle, on a dit d'abord Tortau et |»lu« lard el loriau^ comme on dit el
nmk. y. lamplumu^ loquet, e{c» °
Wj9wipéêiBà €êtâr^i^f. a. k mégère (aux yeui^ elairs).
liM. ^^m. «st |dj. t««Ntlére. a. f. le féminin, peu usité; est ordinai-
rement empidyé en plaisantant. Mécbant || malicieu:i^j{ vicieux || débau*
ché il v^rieo. Ail. los, vaurien; dissoliir Ce mol n*est^pas toujours
employa en mauvaiar part. Une fille dit à son aman#:. que (et tof.<Que
tues pressant! Ck>mbien tes yeux sont ardents !
liMrtrle; s. f. tromperie || polissonnerie. V. fr.. bftdinage.
t<««tr«a. s. m. petit to#. M. Gnuidgagnage dit' qu'à Li^ c'est au
contraire un augmentatif. . "^^ • '
Mjvi. s. m. pof de 4 pintes. T. employé par les (aucbeurs dans leurs
marchés avec les fermiers. Ils demandent, d'ordinaire, pour faiùcher un
pré d'un bonnier, SU Uve, »ié lo^ sept livres, sept pott de bière. -
ErtWifii». i. t, eutller à potuge. r- à poL cuiller pour tremper la
soupe. — auhrain. B.>lat. lochea, bret. loà, ciuiller, loâibot, lobot, grande
cttiH^, gall. Uwy, ail. LOflel. Ce mot, quoiqu;^ très-usité en t^rance^n^
pas eucore reçu la iMJKtioa ji)^ yA q if d^i iiif. Ââi^^pmraéU^ fmmakt^.déf
fii.t colttentt (fenne huehà» vV^^^ ■ ^^ "<?'■ ■;,'^- "' ] i^^': .. '
p. f . m. qMi ûilt «fimbé^iie pour tromper. |[à logi^r en
li^eois, est uji imbécile puremenl: fT tin^iemêD^ Ce noir djl^
M. Craodgagnage. vlenrdu «éfli ÀM ll^tMi^ 4e raocien comté ^
s»
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^ \
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LOU-LUM
Logne, âttns le LuKcmbourg; mais il y a uù pravr'rbe i'ran\"iis pt'U
usité: (a#e le Jeaa logue, qui 8tgaifle faire riuuoceui. Bab-bret. luiiatl,
niai».
liouker, louklé, loakie.v. a. et n. très-peu employé à Motii»^ niait»
fort' usité aux euvirons. Kegarder, examiner, guigner, lorguer, Flam<
iookeu, anglais, look, fraoçais, reluquer, v. ail. lôgeu, luogeu, regarder,
iri. locbd, vue, gauscrit, 16k, voir.
Lioard, dle« adj. lourdaud, stupide, inhabile. Kn tr. lourd signilie
pesant. ^Pour lui dbuuer la liignir. Iirallone, il iaui y ajout<T quel(|iie
chose, par ex.: esprit — ; cependant on s'en sert quelquefois au lig. poiir
signifier qui manque de finesse, de grik*e ; mais b; y. (r. u di^ au propre
lours pour sot, bébéUi. Ou retrouve ce mot dans plusieurs langues :
FI. loer (pr. lour) lourdaud, loiiren, duper, lrom|x;r (v. lurelle) brel. luur,
^ros, pesant.
i '*p'
Jeune, êl lourd
On appveind loui lét jours.
;■/
' -LioatU». s..f. t. de jeu, de toupie. Une toupie lait enne huile quand
l'Ile s*échappe de la corde sans touniier ou lorsqu'elle tourne sur une'
nutt'e partie q|ie son fer. Eu liégpx)is letue, signifie fausse couctijp. CouUe
vient-elle de là? FI. lot, goth. blaut,jactus.
ËAmvmme. s. f. louve. ,
|joay«. s. m. lienï^y. fr. loyer. "V
Ëjmmfffr,- V. a. lier. V. fr. loyer.
ILiOWNlIvelte.'s. f. fefoW, fiUe stupide.
i«èv«l adv. là, au loin, il dérive sans doutt' par corruption de,,là-baut,
ou oitflux de, là-van (val), «
^^'ËJÊfèfÊ.n. m. tricheur. Par antiphrase dn mot fr. loyal ou simplè-
mî^ 4e; lieur dont an u fait une bojure (Sl-Synipborien). A Liégè bri-
pad^K^uffeur. ' ■;
li# y t»ili. i« m. Ucou (Charleroy)/ »
KuMcçMi, HHMtt. ft. m« linû^D, escargot. |[CQnihal qui a (jeu
le jour delà kermesse sur les places de Mons et de Wasmes en cômmé-
mon^lm de la victoire de Giles de/^ii sur .un dragon qni u^nait'sou
■^ .
/
250
LEU— HAC
repaire dans les marais de Wasiiies. On lui donne oë nom parcequ' antre-
fois les chabourletUê (v. ce mol) faisaient le lumeçon, c'esl-à-dire tour-
naient coniinuellei^ieni autour dès coiobattanta. V. caraeole. Y. fr. lime-
çon, limechon. ^^ . .
■jeij^HMr, Ivner. y. n. en irer, approcher une lumière H ▼. a. exa-
miner k la chandelle, au grand jour. Lumer dé s* m, placer des oeufs
. entre son œil et la lumière pour s^assurer qu'ils sont frais H v. imper-
sonnel, faire des éclairs, V. fr. lum<^, leuoier.
ÏLnmerHêf, loMirofto. ». f. fèu follet. V. fir.
liiiB^. s. f. vertige j] caprice || idée subite. Qpée lunée etl-èe qui vo
preindf (fùel'f^price vous passe par la léle. Le (r. a, lunatique.»
^ iMretle. s. f. chose légère, sans solidité, «ans valeur,' loque. Se dit
surtout des vétemeiaU oii parures de femmes. En liégeois^fiir2«(l«, fl.
luer, lor, lange, chiffon, lenren, vendre des chiffons, colporter, frauder,
d'où le fr. leurre, leurrer, déluré, v. fr. deleurré.
EiuUif . s. m. cercueil. Clo (f luiiau^ petites maladies qui annoncent
une mort procbaihe, symptômes d^ dépérissement, avant-coureurs de la
mort. V. fr. lusel, luzet, lusi9u, espagn. lucîllo, tombeau de pierrç, lat.
* locellus, petit lieu. ?
■imqaettc. t. f. fllléloocbe.Lat. loieus, borgne, v. fr. losc, lousque,
lus^ue, fl. losch.' ' - » ".
I. 8. m. jpetit tapageur, r/ ■ ^
■•.V.
"^:
\"
%
^^9^
Éilt^-éÊÊii, 'wÊ/MÈêl it.tti^, maman.' '
. adj. et s. soiird y sournois. Leâ liégeois disent
<qui n'a qu'une oreille) et pojir sourd.
j. , ...^.,:.}:T "*' grossefaute, gros péché. Liégeois malu^, baa-
|U. âaiàer, |BÉtiii|î4i (w dont la lourdeur Indique celle de ^a faut«^
|||.i,1Qi débauché, aniatenr de eoti)IOB« Ce ^^^^
i|o euphémisme. ^ J jttéir» inventé pour évher le mot ignoble dé m...
•v-;-r
/ f
, '^'
4- l'
^;-
*-s.
'^.
<^^,
sHA\ji'~~n\\j
257
WUuokÊàle. $. (, mâchoire f| Joue || figure énflée,4férorinéc jj lluxion à
la joue. V'. fr. maiselie, niaeseile, joue, oiàchoire, basque, matheia, joue,
i NaniBr, à Liège ma«a<«, Ut. tuàxil^. ^
Mfltéiber» v. n. manger.* • "*
WÊmtMé V. a. mélanger (Cbarl^roy). A Liège mahi, arm . meski , me&ka ,
tat. miseere, miscuiare, grec yuV^M, fuywm^ poloii. mieszan, v, ail. medc-
jan, ail. moderne migcfaen, angl. yo masti.
J& laisse à d'autres le soin dé démêler la provenance immédiate d*;rNa-
Mi.Tout ce que je puis dire, c'est qu'il est à regretter qu'il fasse lacune dans
le patois de Mons et des envirbn^T Le h liégeois donnant ch à Cibarkroy
et Namur, ikyex% Mons, si lb mot nous était resté, nous aurions eu à
Mons maiker\ aux enviroiis ma^fkié ou matki. C'est peut-être celle l'orme
matker, se coulond'ant avec le français masquer, qui a été cause de sa
perte.'On-r^trouverait^ probablement le mot dans quelque antique lan-
gage d'Orient. ' „
! Maeliic. s. f. papier, bois de réglisse, etc. mtàchés. '
IfadUdc. V. hoquet.
, Maelolte. s. f. grumeau. En iiégeoîs.massueVpommede canne, bosse
.Via tété, manque ; c'est de ce dernier mol,qurreprésent<{ un tnslrumenl
propre à briser le chanvre, que provient le mot liégeois, lequel par exten-
sion a éi^)rimé tout renilémeinl d'un corps solide. Les moniois ti'en Koni
ensuit^ emparés pour désigner un cor|;>s demi solide au milieu d'un
liquide. Le jstéi pourrait avoir nne autre origine. Les inatora (lâii caillé)
pnovénâiitduV.rr. mat, V. fl. matte, metten, redisent eu quelques loca-
lités mofe^ol^e. Il h*y^^ pas jofn jusqu'à i^
MadMteir («'). V. réfl. se grumeler, se caiilebofer.
M«e«Égmigfl. 6. m. micmac, manigance., intrigue, c4)llu8ion,^
manœuvre, tripotage. Cest probablcmeol une carr-uption de maqur, dépiter. A Namur,
marguiné; en v. fr. margouiller, ioiiler aux pieds, b. ail. marachen,
fatiguer, harasser, v. fr. mar, mal, à tort, brét. mar, difficulté.
k^ Marlaale. adj. pubère, en âge de se marier (Borinage). Dans Tan-
ciennc coutume du minant; témoin peu digne de foi à cause le son
— bas-âge.
llarlclMiÉ'. s. m. maréchal g terme générique pom désigner
les scarabées de couleur noire, surtout celui qui, à Tétat de larve,
eslJe ver de farine dpnt on nourrit les rossignols (tenebrio moKtor).
MortèiMu au brain, scarabée . fouille-merde,' scarabée scatophagc.
V. ail. m^rahscalc, composa de marah (cheval) et de scalc (serviteur),
<bret. marc'h, pluriel ancien, marc'haou, cheval. '
V:
MAR-MAIl
ii:.
■V
^&,^
s, laiil vWr
Marie, s. f. scrvanle do curé : c' ÇM4 gnulc à Marie, »//""' </•" ' f"'"'^
— Vnffrontéf. jeulic fille effronU'O.
— chuchoUe. jeune fi|le rencliério.
— i'eimblavée. femme; qui fait rcmpressce. ' ^ *
— gripelic. mér-haiile femme.
— yroghon. femme grondeuse. . .^
— /ordonne, femme impérieuse.
— rouf rouf, femme qui fail tout à la liàle.
— lalomce. femme malpropre, ^lébauclice.
— salope, prostituée.
— tùulàuye, — tripollc. femme qui tripoite.
— qualcr langues, femme qui scmWo avoir qua|
babille.
— magrau. méchante femme.
— bon bec. femme qui a la réplique vive7l>ru(ale.
— Jenhc^ — Jacqueline, fille facile.
lll«rl«e-^al«e. s. f. coccinelle (Borina{»e). Ail. Maricn kàftr.
Murier. v. a. épouser: il a marié el vak cù' i viau, il a épousé une
fille enceinte du fail d'autrui. , ,
Marjosef. s. f. Marie-Josèphe.
.Markié. s. m. marché. FI. merkt, v. ail. manliat, nian liot, ail.
moderne, Markt, celio-brelon, marchât, cello-yallois, nianhiiad, foiuiii,
mercatus, nundinae. »
Marie, s» f. marne. Pline dit que le mol lai. merj'a f'>( vomi <l<' la
Gaule. V. fr. marie, b.-Ial. margila, gall. mari, merga, lasfoniiiiii, hici.
marg; fl. marghel, ail. Mergel.
Mariette, s. f. terre marneuse.
Marli, marlier. s. m. marguiller. V. fr. marlier, sacristain, mair-
lier, marguillier, b.-lal. marrelarius.
Marlolae. s^f. sifllement du vent à travers les fentes des. portos,
que l'on représegle aux enfants comme desj^nomes- ou farilômos, poiir
les effrayer.
Marlaette, merloette. s. f. femme qui espionne, qui vent
savoir tout ce qui se passe chez ses voisins. A Naïuur marlouuulic,
belette, à iAon^umercUe. . "^
.11
V
i
;'
|\.--'
^
^
un
MAR-NAH
' Mannol* 8. vp. prunelle (de l'œil). On lui f^ donné ce nom, parco
que, quand on rexamine de près, elle serl de miroir pour réfléchir noire
propre image, mais réduite aux plus petites proportions qu'on a compa-
rées à celles d*im marmot.
Mannolte. '^. f. papillon qui ne ipeut voler.
Maraouser. V. a. et n. inquwter, murmurer. Ça H mùrmoute à
s irt>((0. Cela le tourmente, l'inquiet};. V. mot fr. dont la racine est pro-
bablement le V. fr. m^ mal, à tort : et disl el rei : à niar crcrez Mar-
silie ; brel. mOT, diflicullé. y'"^
Maniloiiffe. s'. f. souflet, nlornifle. .
Marolle*. s. m. c'e^l le langage d'une partie assez bornée de
Bruxelleset particulièrement du quartier dit les Maroles, d'où son nom.
Je n'en parle que pour justiOer un peu ce que je dis à l'art. Rouchi.
C'est, je crois, la voie la plus ordinaire par laquelle nous viennent les
mots néo-flamands. Ce langage, qui agace les oreilles deâFr., est cepen-
dant bien plus intelligible pour eux que le wallon, sinon de Mons, au
moins des environs. Il contient assez bien de mots fl., quelques mots
wallons, souvent avec la qonstiuctiou german.; il contient aussi un^tii
nombre de mots qui ne sont ni fl. ni. wallons, comme, scramouye, escar-
bille, caliche, jus de réglisse^ scouflin, copeaux, etc.
On a traduit en marolien la Table de La Fontaine : le renard et le cor-
beau ^orit voici les premiers vers. On jugera que cela ne ressemble'
guère à notre ptois :
Kelche corbeau, sur un sXek stampé,
Tenait, dans s* bec, un plate kèse;
Ketche renard, par le flair attiré,
^ Parla celte discours, etc. ' /
■ - ■' ' ■ • ■ /
On peut entendre des phrases comme celle-ci : Vcnaîe une fois, comme
un brave, avec moi dinaiye, «ntends-tu, mon ami, s'il vous plaij. Cette
singularité vient de ce qu'en fl. \fi seconde personne du sing. est lainéme
que celle du pluriel. J'ai entendu récemment, près des Minimes, cette
phrase curieuse: Ces poêles z^aime bien, lu dédans tout brûle dehors.
I.e premier membre se comprend bien, il n'y a d'extraordinaire que la
construction et la prononciation fl., mais pour comprendre le second
y
\
MAK-MAS
il7
}
\
membre, il faut savoir (jue la prépos. ui(, qui traduit: drl^oiy, traduit
(lussi : tout à fait, tompljîlemcnt. '
' Marone. s. f. culotte. V »' lève^liève, iève avant que i dlnlr n'eusse
mis se n\aronne, il se 4ève très tôt. hier à s maronne, avoir peur. Elle
à s' — , être paillard. Prainde sfs cauchcs pou ses maronne, pieiidn' des
vessies^poHr des lanterues. I^l. ma», maris, mâle. V^U'uieiii du màl<'.
Marou. s. m. chat m:\le< ^ .
M^ronler. v. u. crier comme les- chats en rui.'l"i}j;ur. rccnercher
les femmes, chercher à se marier.' •
Marouner. y. a. culoltcr.
Marqoelenle, marquctainle. s. m. vivandier, s. f. vlvandirre.
Les AH. disent Marketender., i^esdii^tionn. ail. alirilm«Mit l'oii^inedu
irtot à l'italien iiiercadante, qj|f<, lui-môme, provient du lai. lucreari. '
Alarae. s. m. mars. ♦
^ ^^jr ■ • ■.
î^y S^ marsc. cru^ivti, caud mai,
I -Tout vie l souhait. ,,
i " ' ■ ■ . .
Martiau., s. m. marteau. Lat. martellus, bret. marzon, ^'all. iuwi-
Ihwyl, màlleus,.tudes. ' . '
Marlico. s. m. t. d'injure adressé aux enfants. Kn liégeois siii^c,
V. fl. marleke, dimioMtifde mari', grec, /ict^ruxop^, Ir, martin. .
' Masinqiie. s. f. mésange. V. fr. masenge, bas-lat. mcsenga, v. 11.
meese. ■ t ,
IMasner. v. a. maçonner.
Musse, masqncrade. s. ni. masque.
Massou. s. m. canard mAle || sournois i| avare {1 riche, r.al. mascu-
lus.
^^Maslelle. s. f. galein*, croquante aromatisée avec de la cancllt'.
^. fl. morsleile. Celte pâtisserie nous vient du pa^s îlàm. avec son nom.
Alathleasalé. Mathusalem. Vtj^uxc«>nm«.^'
Magtoqae. s. f. pièce de deux liards. Malgré sa physionomie ail.,
Je niol nous vient du nord de la France. Lîr — estda lomnée de deux
pièces de 10 c. unies par des doux ou liigrafles pour jouer au bouchon.
Elle a cours pou r^ 20 c. ' -
I -
J
V
n-
?
!248
MAS-MAT '
/
Mastonelié. s. f. capucine (fleur), cresson indien ; il. maslurKtf, csp!
mastuerzo, lat. nasturliuni, cresson. / , , "^ ' .
Matière, s. f. Ce mot est à la tcrit^r.<^ur désigner le pus, mais
on né Femploye guère seul. On dit — purulente. V. fl. materie, qui vient
probablement du fr. ou de notre wallon.
Matin, maiitiit, lue. s.' et adj. coqiiiir. En fr. espôcc de chien et'
înjifre pop.
Mattali^«. mol-à-mot, nt'attends-je; je suppose, j'espère: Y n' lïa
. pjUy m'allainje. J'espère qp^'il n'y en a plus (Borinage). V." metle. 'Ce
rnalt^inje revient aussi souvent dans le disj(Durs que le par« (parait) des
liégeois etj^/^v^ des môntois.
^ Mate. adj. moite, humide. Mat en';frrsig|viu; qui n'e$^pas poK. Lor-
rain; madi, bas-la(r.-mattus;galî. mwyavhum^>ialio,insuccatio,madefac^
âo. Diezne veut pas que moite vienne de n^adidus ; iilc lire de humectus.
- Matonner. v. n. se couvrir de matons.
liatonnié. s. m. v{orue,>boule-de-ncige, viburnum.
Matenp. s. -m. p. raoisissure^en forme de grumeaux sur cerlaincs
liqueurs et parliculièremenHa bière. Eu fr. matou signifie caillé, réduit
en grumeaux. Avec ce caillé on faisait dans les villages une préparaiioli
culinaire grossière : . . *
Il y avo(^enne trouye, ain revenant (V llyon ; .,
Elle est d'allée loger tout droi au noir niotitpn.
De^ridaine (ier) hola dcridon. .
Elle demande à l'hôtesse «' idle avoU<lcs matons.
Deridaine, etc. " ,
L' hôtesse y ein d'à fait faire tôul*plein cin grand caudron. J^
Derylainey ' . . •
Lés matons stion si bons, que f trouye ayale cl caudron.
„ ^ Deridaine, 1^
' On « berdakié V trouye, on Va mi ain prison.
Deridaine, ^ ,
El lindémain à douze lieures, on Va mi ain guer sillon.
' '"* ^Deridaine, # i
/ . V jour Sa'près à bonne heure, elle a eu ramqn. '
Deridaine, >^
n
<:
\
» <
>ff^W^-'
MAT— MAll
tV.)
n
v\.
ElapréçaloutJirsuileonl'alMnnidcMon.
rbafCnidé Mon, pa V fwrle de Derlainmont.
Deridaine. ^
Celle vieille chanson clait salyriquc, mais on n'en connarl plus l'oltjci,
que for^vaguemeni. ^-^ * » |
Matms. s. ni. niatelas. Fiam. nialras, ail, mcKlorne, Matra/I,
Y- ail. materas, v. ff. materas*, arabe, alraatrali, cyinrique, uiàlli (plal),
nialhrach (aciion d'a|t^ialir), port. almad||'aquc, prov. alniadrac.
niaturlau. v. macuriau.
Mau aisile. adj. mal aisé, difllcile (U<)i'.). \. malaughi.
Man (cKoi déi). avoir des dartres, des ulcères, i
Mau (avoi du), avoir de la fatigué. ,,
lliaa (at'ot). souffrir. ; , ^ \
Mail aln vie, mal en vie. adv. à contre coMir, malj^ré soi, av
i'(M'
dégoût. On rC baye criési mau ain vie que lé yard dés contribulions. Il
n'est rien qu'on paye avec plus de, répugnance que h's conlribuiions.
Envy (invitii^ est eniployé par Montaigne. A Lié^e eviss.
Mau, mal {Je n peux), je n'ai garde. 7 n'pcul — , Il n'y a. pas do
danger. , -
Mau d^ vénnre^s. m. mal spontané, mal sans cause e\térK<uo
connue, plrovenant d'une mauvaise^conslitution. ^ " '
Maugré. prép. malgré |( — s. m. on dit aussi mal gré, mauvais ^r.
Dans certaines parties de la province, surtout vers Tourn:jy, les Iwa-
laires se considèrent comme propriétaires, moyennant redevance inva-
riable. Si le propriétaire veut 'changer de fermier ou augmenter K; fer-
mage sans l'assentiment du fermier, il y a mauxHiià gré : de là toutes
sortes de crj^ies. La rigueur des tribunWc a fort amoindri le mau-
" 9^^- ' ■ -o..- ,..-. ^- '' " ' " '
Maun^. %. f. quantité de grain que les villageois portent à moudre
-nÇH une fois. FT. mouiiée, moulure."
Maunlë, maaific, monnie. s. m. meunier.
Manriane, mioriaue. s. m. nègre. V. fr. morien, v. fl. niooriaen,
lat, Diauritanus. ^
Muavais, monvai. adj. — doigt, panaris, || mal au doigt/ GernKi-
r.
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MOP^-^MEL
. iHsinc: Les Ail. disent : ciD|;n bôseii.Finger^«ijKC b<)se lland liaben, uvoir
un- mauvais do!gt, une niauvali c ijnaiu,pour'cxprimer, avoit mai au doigt,
à la main. * , ^
Par exception à la syntaxe ordinaire des adjectifs, cri dit : àlrt^kié — ,
mais alors cela signifle un cl |i eu enragé. Ain — kié, est un chien ini-
• propre à la /;1iasse, etc. Ain monvaitinfanl, déirnonvai x'einfanU.
IMoilvài eonto dé. fàclidi contre; C'est encore. un germanisme.
BôseVefiien, se fâcher. *
Hlaavi. il ne sq dit que dans cette phrase : PHytaiumauvi, quale eî
quitte pou n'ain-louis^ paysan grossier. En fr. petite griye rousse, en Hc-
^ueoiSt^merk. Notre — est-il malevisiis^uj'oiseau mauvis.bret. milwid,
niilvid, mauvis et moWeUc, V. ail. muwo, moir&tté? ^
IMiiuvalseté'', monvufslc. s. f. méchanceté, colère, rancune; en
parlant des maladies, malignité; en parlant des évacuations, pus, sanie,
saburre. Jf a wuidié louiez sortes dé — d'emm gàmbe. Il m'est sorti nue
° quantité de pus de lajambe. Ef ddigt tourne ain — . Le mal 'de son
^ doigt s'aggrave. V. fr. mauvaisetié, mauvaistié. ' : ,
- MftxL s. m. Qt adj. débaucivé, dissolu, amateur de cotillon || abrév.
de Màximilicn. Il y aura eu sans doute quelque MaxJnrilien qui aura
servi d/i. de compai'aison, * . ■ '»L/ '
ixigrogne. s. f. mauvais coup _ : \AliTaper —, se blesser.
M. Grandgagnâg& écrit mafc£«u(jrrogfne' et explique le mot par coup de
maeque sur qrd^ne (groïn). ^ ^
Hayear.(^e/a^o(). gros bAtou de fagot (major).
Mazelte. s. fi personne jeune, sans expérience, hiarmot. En fr.
joueur peu habile.
Hebsit. s. m. .v.
JÉMeeaye. s. m. coyon. Copinie mebsit=m€couyc, on doit donner
/a 6»(la valeur ^c!^... - :;
lll«don. s. m», medionne. s. f. action de'
Medonner. v. n. donner mal les cartes.
Mée. s^ i. nrël*e. ' •
Mek {d'morer). rester stupéfait, muet. Mek et nek 's'en|ployént en
langue d'oc : |V restât nec, il n'a'^su que répondre.
Mêlée, s. f. limite (Louvegniej^. II y a probablement inlerversiônjle
consonnes : (èm^ff aior? dériverait du lat. limes. /* '
l\. ■ '
K-
t ■
i
-"r~
^
MElN-MER
:î:a
Méitagè. s. f. fragment de poreelaiiuv brisée siirvaul de jmioi^anx
eijliuUS (Borinage) || milbilier, mars plus particulièremcul vaisselle.
,V. fr. mesnage (ensemble dds nifcuW.es), bas-lal. managium. .
MencHHdée. s. f. mesuré agK^ire eu usage dans eerlaini; çanious de
la province. C'est le cinquième d'un bounier. La wencawrfn' conlieni,
selon les localités, de SOfà^OO verges, qui ont depuis 18 1/2 pieds ius-.
,qu'à 22 pteds. \ , '
Mendek. s. m; peri^onnage impdnaniNCiH^it la qualification qu'on
donnait àuliiifois, dans les villes flanînhdes, auv doyens des métiers. On
la* donnaii aussi pai» extension aux ouvriers qui avaient obtenu la niai-
irise. On n!^;se ^ert plus aujourd'bui du mot qu'en plaisantant Myn,
."Inon -{- dekeh, doyen.- "
Mener, menair. s. m. monsieur. Ali. mein Uerr, fl. myn beér.
Menolte. s. f: petite main (enfantin). ^^v
- Menllrlc. s. f. mensonge. ► %
Sleqaenne, mesqnenne. s. f. serviette |[ (lllc || dans quebims
villages, appellation d'amitié adressée aux i)etiics (illW. .,.
- . ^e mot a soulevé de longues discussions dans la r^,Y.ue du ÎS'ord. On
y voit que Ménage le fait découler de l'arabe, du syriaque ou^i^u chaldcen,
elmeschin, miskin, meskine, meskin, tou,s de même signification, qui ont
formé l'italien nieschino, chétif^ lequel a formé à sontoui-les vieux niois
meschin, mescbine, ga|j£Dn, fille ou servante et Tadj. mesquin (on aurait
pu ajouter l'ancien mot mequine). M. Aimé Leroy, dans un ouvrage
inédit sur les femmes, fait Priver ce mot de Mequignies, village pr{'s
dé Bavay, très fertile en bonnes servantes. D'autres le font provenir de
mesquinus, mot de' basse latinité, qui, lui-même, descendrait de Ibé-
breu mechinach, garçon, serviteur. Après bien des débals le journal-
ciié lui attribue une origine allemande : Màdcben, fille ou servante, à
moins qu'on ne préfère, dil-il, un des analogues en (lam., boll. etc.
Cependant M. Grandgagnage, que ses grandes connaissances dans k;s
langues germ., portent généralement à donner la préférence aux origines.
ail., 'émet l'opinion que K; fr., Fital., l'espagn., viennent de l'arabe mas-
kino, pauvre, misérable. Le mot .aurait été introduit en Europe par
l'Esptgne. ; ^ " . /
Merdaillon. s. m. jeune blanc bec. t. injurieux.
Iflerelle. s. f. born^e; ce met, que je n'ai jamais cnlendii, est donne'
-> ■■ ■ l ■ . •
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{hi^O^^"
252
MÉR-MES
"1
par ]^. Grandgagiiagc, comme appartcnanl au'jHainaui. Il le présent^
comme, un dimin. db v. fl. mèçr, meere, terminus, mêla, limes. Y. fr.
mfireaii>
Mérolte. s. fj chatte || t. d*aà^ilié adressé aux petites filics. Dim. de
mère. " -
JMesplie. s. m. néflier. Lai. meWius.
Alèsqaaii^ adji petit. (Eugies ctliieux yoisins.)
MeiMliieiine. â vake. servante grossière de rermio.|Voiri los plainlos
ellamenlhtioiis d'une jeune me«gumn« de Tespècc : *,
Que pitié d'elle enne fiyelle (fdlei^e),
Surlou ain stan granle assez.
Faut toudis coukié teuletle ;
Oh ! que (f vourou elle mariée i
Mé (mais) faut toudis batte el burrc, ^ns djamain se marier
J{1 maison dé ne visaine "
Dj'ai vu ain bia garchonel;
y li fsou passer i migraine
A V toukié, à ^erloukiéJ^
Et^i toudis batte el burre, sans dj^maln cit\ravis(^e.
Quant elle s'ain va traire se vake.
Il est tdkdis là tout d'iez.
Avec el pan d'e*- casake^
Pou li torkier V morve dé s' nez y
Et /ai.... et gnié n' gein pou m'rf torkic.
On dit qu' leu bancs sont tout prelte
Et qui s'.ain vont se iihariev.
Oh .' quée bin heureuse Tounelte !
Pourri djudois là d'morér, .
Et puis toudis, . . : /
/^
-^
>/ y reimplirofirbiciilm^ ^anse
Dé poréel dé cras stoffé.
\
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• .;. \
IP«*"" ■
/^1
\j} , : MES— MEIJ ^ ^55,
§ 'Et loul au mitan del danse •
Y d'ironf Urlous saulrr, .
^^Imi taudis * '
V' ■ .
.;.lllésqai. s. in. mégardef (Charleroi). A Liège : mehain, dëfaut,
manque. V. Ir. nM»schie|V niejàcliêr,- accidenl.
Messiei*, m'isié.s. m. ancien garde-champ,élre-. 1/^ n'ai ^ntVpu/ttim
quel kévauduni'sié. Je n'ai nullement faim. En fr. paysati qui^gariWles
vignes, les Iruils murs. Has-lat. messarius, gardeur de ifibissons
(messis). , ^ _ m ■; ■ '
i^ . jlpestier. s. m. métier. V. fr.
IMetiérmaittç. s. m. jeu d'enfant qui consiste à faire, (kar dès gesles,
. le simulacre d'un métier qui doit être deviné.
Mette. V. a. inetlrc. y. n. supposer. Mettons qu'y véra, supposons
qu'il viendra. Les liégeois lui donnent aussi la signification de supposer
et en ont fait 1 adverl^e mélanz. Vos irez, métanz:. Vous irçz, je suppose.
11 s'en suLl^q^ue de là pourrait bien provenir le boraiu m'attainje. V. ce
mot au(|tjèl^'avdis attribué une iiuire origine.
. Mette de cote. v. n. amasser, lliésauriser. v. a: serrer, n>eltre en
lïlafce.^ .J , '
Mette da can. v. n. thésauriseï:.. Que f messe, mélisse.
Meta, ue. adj. bonteux, stupéfait. V. mek. Davies traduit le gallois
meihu par : perire, deficere, errare, labi. Lat. metus, crainlc, v. Ir. mes-
tis (Montaigne).
Meonfer. s. m. hanneton dont les ailes sont blanchâtres.
*Meupli. V. n. prendre de reniboupoint, engraisser, grandir (Thulin).
Môpli, monpli, en liégeois signifie la même chose, mais ne se dit que
des animaux. En v.f. monteplier, mouteplier, croître; multiplier? GM.
mwyliau,'arm. muia, augere, iiiajoiari.
Meur, meurte. adj. mûr. V. fr. meur, e.
Meure, mûre. s. f. fruit de la ronce. Y. fr. meure, v. ail', mûlbcri,
ail. moderne, Maulbeer, (béer signilie baie), v. fl. ei holl. moeibesie et
moerheer, liég.wwîilfc, lat. raorum et morus, qui s'applique particulière-
ment à l'arbre, lequel était inconnu dans nos contrées avant les Uomains.
Melirié, murief. s. m. ronce, rubus fruticosus.
Méttrizon. s. f. maturité.
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MËY-MIG
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Mteyan'. s: m. oi^c^ue l'on coupe verte pour la noarrUure des che-
vaux. Ail. lilai, jeune pousse, jet. La désinence' au est diiniuulive.
Mey«arfindeur. adj. et" adv. de eomp. i^illeur, mieux. Mimr cin '
' oncedebùnheurqu'ennelivedeHeinee. ,C, "^
, Mcifé. v^'n. tourner mal, empirer. Se dit àansJe Borinage, des
■ plaies, blessures. 3/am<|}t, tnex^ù ou mèsel, signifient ladre eu v. fr^ A
Monsi' balle au pain, à tâ.viande.
' -Meiièr^. s. f. T. nuiiïière. \
Mi.'pr. moi. V. Tr.
MlAmnilMni. s. m. sorte d'oiiematopée imitant le bruit de la nias-
lieation'. Du —, des aliment^. Fat —, manger. V. cependant mter.
MlfNUiBt, te. adj. s'éloigne souvent de la signification fr.: Étée mi-
rhcml cdi^te dé mi? éteis-vous fâché contré moi ? Là del soupe qui n'est
nie miehânte. Voilà de la soupe agréable au goûi.
IMIeraiiii s. m. cnfisint délicatj malingre (Jemmapes).
Ill«. V. nie.
•^ Miel, ne se dit que dans Oette phrase': Et jeu tourne à miel,canye
am m»«I. Le jeu devient une querelle, une bataille.
Hier, jni|^er, negaer, mlmaer, meagber. v. a. manger.
/ vaut mieur qu'on V tûse que V leu nél' miûse. Si l'a mié T diape, ihtn
ses cornes. V. fr. mignier, arm. meus, mets, yha muos, repas, aliment.
Diez tire Tesp. mueso, moh;eau, non comme le veut Wachter, du vha,
. mais diî kit. morsus, comnjie Tall. Bisschen, même sign. de Tall. beisseo,
mordre. . -7 ' "
Mier, ailerre. adv. tout à fait, complètement. Mier nu, tnier seu,
tout nu, io^t seul. V. fr.; lat. merns. M. Grandgagnage cherche à rat-
tacher )n««r à l'ail, qui, dans tous ses dialectes, joint' au mot, seul (allcin),
, mutter ou auttes mots ^mblables signifiant tous, mê^. Je crois celal)ien -
"■forcé,
lÉf^n. s. m. mangeur. — (T ca, mangeur de chat. — d' bon Dieu, bigot.
.lli|^è*u, HtegMetta. s. m. cuvette sans manches, terrine, écuellé
pour le laitage. V. fr., encore usité dans quelques provinces, meguë,
petit lait. Pictet fait sur le mot megue une dissertation fort savante, il le
rattache aux divefs dialectes celtiques et par eux au sanscrit. Cependant
— pourrait bien n'être que le v. ff. miO; namurois, mou, liégeois, moi«, v
inuids, mesure pour les solides et .les liquides. ,.
V.
' '"^'^^^■■l^*^'''*"''
V
V^^-
MIG-MIT
ijo
)A
Mlg4»t. s. m: inagol, pelii trésor.
llli0«teir. V. n. thésauriser. ' „
Mile. Ce mot est niasc. pour signifier la partie molle 4»»paiiiria mie.
Bayim du --'. Hest fem. pour signifier petite parcelle. / tC d'avoà pa
enne -t-. Ce mol, au fém., ne se dit' qu'avec la négative; on ne dirait
pas : bayez mlein enne — . Il faut aloi^ se servir du dîminutif-nit7«/(<>,
. miette. -^, soit m. soit f., n'a pas de plur., milelle en a un. M. Scheler a
peine ài^jiccépter, pour étym. de mie, le lat. mica, à cause que mica ne
signifio pas la partie du pain entre les crOutes^ maisi petit morceau, et il
est leuté d'adopter média. Notre mile masc. répond ^ : milieu (du pain),
mi(^ fém. et mti!«Ue répondent à miellé. V. mi«e/(n.
Jlliletle. s. f. miellé, parcelle. On renchérit bncôrc sur ce diminutit'
en disant : enne petite — • *
Miliea, miyen. s. m. t. de jeu de balle. Joueur placé au milieu du
jeu. Il y a uji petit — en avant et un grand — en arrière.
Miotie. s. /. Marie.
Minêk. 8. f: el m. lieu couvert pour l'adjudication du poisson. —
s. m. celui qui adjuge. — excl. par laquelle ou s'assure l'adjudication,
Miiiseker. v. n. vendre au rabais ebmme où le fait à f minck. Flain.
mincken, amoindrir.
llinette. s. f. chqtle. En fr. baquet pour iMeltre le sable à briques.
Il petite chatte. A Mong" enne — est grande ou petite.
MIboo. 6. m. cbat || s. m. p. [>oils || plumes || duvet || fourrures ||
moisissure. Deins lei puns (f capron" il a dés — . D'dos les fruits de'
i'églanlieril y à un duvet. — ne s'employe pour moisisshreque lorsqu'elle
est en forme de duvet, comme sur les confitures. Les moisissures de la
bière s'appellent ma(ofw.
Miraine, nirlaioe. s. f. aigreurs, soda, fer chaud.
MIretle. s. f. pénis d'un petit garçon. A Liège miaoiUCf. qui signifie
aussi souriceau. AU. Maus, souris.
Miselin. s. m. parcelle, miette. Ça kée U' à —, cela èe rédùil en
petits fragments.
Mtsseron. s. m. moineau (Quiévrain). V. tnouchon.
lllstaBflale (à la), loc. adv. de travers, sans ordre.
Mlle. s. f. teigne, insecte. En liégeois et en ail. moite; en fr. petit
insecte non ailé du fromage, v.h a. miza. ' "^
M: ■./
â56
MIT— MON
«'
INitlimniMie. s. m. p. embarras, objection. Faire dés — .
Mochè, mochowe. s. f. maison (Fleurus). A Li<;ge mohonne, lat.
mansio, demeure.
Modle qaé non (amm)^selon mon avis, opinion, cela ne doil pas
être. Att MODE? Qu'en penses-tu?
Moke, 8. iDpain d'ëpice très>-dùr coupé en forme de macaron. Les
— nous viennent surtout de Gand ; mais le mot n'appartient qu'au pa- '
tojs fl.; ott ne le trouve pas dans les dictionnaires.
iMole. 8. C moule, Torme. En fr. maS|Se de çbair informe produit de
raccouchement. |] Jettée solide. Gall. mold, forma, typus.
Molène. s. f. p. plantes marécageuses en général, vase, Union,
boue d'un étang, fange. Fr, roorène, plante aquatique, grenouillette.
/ t'a nouyfé deins lét -^, il s'est* noyé, embarrassé dans les plantes ma-
récageuses. On peut croire qu'il y a eu confusion, car c'est le poiamogé-
tonqui est dangereux pour les nageurs, nonia morènc. En Ir. on donne
le nom de molène au bouillon blanc. *
Moler. V. a.' mouler.. En fr. molor signifie prendre le vent on
poupe. , -
Molle bainde. s. f. mot à mot, molle bande, pièce de fer platte pour
réunir deux pouces.
Monio ou momo cocoehe. s. m. petit mal (enfantin).
Mon {al), à la maison; répond à la prép. fr. chez (in casa). V. esp.
en cas. On ne dira pas : bali n' —, il faut un complément : cl —du mé-
decin a brûlé. On dit : V — zande, V — du cUré, on ne pourrait pas
•dire el — curé, pas plus qu'en fr. on ne dirait chez curé. Il est vrai que
cette suppression de l'art, avant les noms propres, a été généralisée. On
dit : r fiye Pipine, el àuernier Colat, la fille de Philippinr,'ie grenier de
Nicolas ; mais c'est ui[ eutrainemcnt d'analogie, à moins que ce ne soit
une provenance celt.,comme en f^thôlf^iTOieu pour hùtel de Dieu,qualrc
flls Aimond. V. Diez, préface de son >Vorterbuch. ^
Mon. capîlale du Hainaut. Nous ne nous occupons de ce mot
que pour faire remarquer que telle fut son orthographe dans le moyen
âge. C'est ainsi quçrMacques Lesaige l'écrit lorsqu'il raconte que grande
fut sa joie, quand il vit sur les murs de Ste^Spphie, à Nicosie, parmi
les noms de pèlerins, celui de Xhan Potier de Mon.
Monclau. s. .m. tas, surtout d'ordures des rues. En fr. monceau
^
4
E-ji;i'?«i««-
MON— MOU
-)"
)/
signifia aussi las, mais surtout en parlant de richesses, «J'or, d'arj^m,
de grains. Joinville employé le mol monciau. . l '^'
Mont. s. m. las, foule, masse, amas : ein monl d'arsokiHc. V. Ir.
troupe.
Monteuse de modes, s. f. M"** de modes.
Montre de Dieu (au), réellement, vérilablenjciil : On n'. sai mi
monire de Dieu gnic ous qui va quer lé yar .
Morblentte {al grosse). loc. adv. sans fa'^on, loul uniment.
Mordiene, mordieusse. juron borain. Laid — .
^ Mori. T. n.. mourir. Ej mueis, moru: ,
Morlanne. s. m. nègre. V. mai/nanf.
. Mormoleak, moleak, moleak, niolcak. cri des m<*" de ni^uics
pour annoncer leur marchandise. Il a lieu en chantant et se icrniinc en
montant à la quinte. ,
MorninflTc, morgniaflTe. s. f. grimace.i*'r. mornine, soufiet ; effii
pour cause; par extension, mauvaise manière, gesto'inconvenant..
Moro'n. s. m. mouron. Esp. vieux, muruge, v. fl. mU(M-, niuyi-.
Morpoil, morpoye. s. m. poil follet. Ce mot mor semble singu-
lier; car le poil follet n'est pas plus mort qu'aucun autre. Il s'expliqui;
par le dialecte namurois moinrpouyage et là moinr signiliç moindre (à
la fois positivement et cortiparativement) on y dit moinr cl pus moinr.
Mortasse. adji lernc.
Mort-terrain, s. m. t. de cliarb. terrain permi^able. ''
Morzive. adj. ivre-mort,
Moneharenne. s. f. perce-oreille (Bor.); la niusaraigne on fr. esi
une espèce de souris. ■• ,
Mouchette. s. f. .petite mouché, moucheron |j imbécile. V. balau.
Mouciioi%. s. m. oiseau. Cl ain -^ pou /' cal. Il est perdu sans
ressource.
Quée lemps,'dil F paon. ^
Y r faut, m V corbeau.
Non fail non fait, dit V papegai.
I gèle d glace, dit C begasse.
jSos mourrons, Ui i mouclion. %
Nos mourmns dain nos plumcUcs, cllcll i nlocllc
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MOt-^^NOtJ
Ardeme, «orAofi, Uége, mmAmi, ▼. fr. ÉMNSsoa, moisou, noassouv
mmkeroo^ v. koïl. mossche, v. -i. ÉMiMcbe, ▼. «li. muftcbe, dialecte
d^Aii-lâ-CkafMlie, noseb. Le pnnitif gêna, oei, dii Cl^nllei, a dû
Viatrodsire dite lejAM-b^. Wfik b fonae de oiesiô me«iooist <d*où
moisMD. Cettaiitti qitepink eltl||^lie doBaèreatptiicM fHDCHmU, flas^
taseakiui: De moisson» <» f t, ajoale-tHl, le dinÛB. awiMooBel «t par
r- iya iwp e laotsndt motneh rooineau. >^ ^
■kMMirée. J^ a'ai entepàu ki jboi qde dans cette phrase : f^i vieux
fM* Uiltiméim del-^. Oa croit que — . ugnifie meartre. ^
M«iB0». ». f. p. moafle. F). noAel, inapclxNi, .aU. Mnff^boll. 'mor.
bas-lal. manaiie, gants foii€|va. *> '■
Mi»«J1ei<r, M««ffter. t. n. répliquer. L'sité dans le midi de b ,
France. Eac-^M ao dimio. de ««oaTer (les lèvres), moaveter? Est>ce du
Ir.Bofe. ail. Malle!?
BNalMi— t . adj. mon, flai^qâe, ÊMie. Énn* réinwtimUuse, «tu naviau
mwi$tu*€. V,> (r. mofflel, nioufflet, dont le simple &ë -trouve dan$ Je bas-
liBioasifi moHfle ^élastique^ meuble). V. oujf^. ^ Ce mot s'est peutnHre
conposé de moH et de flasquev ^ >
' MMÉHa, ■«. a^. V. WÊtm/Uùte, dont en quelque^ localité île^t
réqnivaleat ; de plus enflé, gonflé.
r. T. a.^nger. V. fr. moigner.
i]r«. Ni f....ni mouye^ expression basse ,ei ordoi^iH^
p<Mir dire rabsohirarât rien. *^
i. adj. mortenx. . I' ^
éjmm . s. m. morve, mucas des narines expâi-
sé en une fois, crachat. Lai. macas, Ir. moocfaer.
■foakrta. s. n. moocher^,' coasin. Lat; mos4^, ait. Màcke, fl.
miik. '. ' '■ • ' ' ■' '
Wi t mîm . s. f. niSF^, crachat épais | &. m. cœur d^n arbre f iqoèllc.
Lai. medulla. ^,
^ M > «le t t c. s. r. ponlie | artKulation | joictnre de memWc; Ka fi*. ^,
partie d'un don dP^iseau, petit coquillage. lai wum ém^ tournés «mw-
Uuei. Je sois Inisé dans lod^ les membres. D*oà peat-étre-Mo«i«f*dains
b signification de. harassé. Molette en fr. est une |raiM|e pootie servant
dans les mines. V. fr. demQ^ier, déboîter.
s. an. rouet. ' > *^
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^__,
J
dOM-
,^
lans
Tant
^
•
MOr— MOI * i ,!.
▼. u. travailler au iMMirriquel d'une bouitlicrf . Kii U
préparer de b soie au moulio. « . ,
Ml#«il«>lr. s. f. ^Ue qui mouline. Remarquez que dans le flonna^r
les adj. Crançais en eur, vvallons en e%, luruieul Vur féminin Vn oirc.
comme à ValeneieoDes. (V. le dict. Rouchi par ik'rart). ^
. HcblMi. s. m, ver, brve d'insecle. Gall.,nK»lt, ver, goih. nulo,
teigne, insecte qui auaque le« laines, en roooiois* iNt/f , (i. luol m, ver-
moulure, molinen. vermolmeu, se vermuudre, lai. vcriliiculu», de ver-
rais ; du dimin. lat., aurions-nous fait remioii/oA, comme un dit vcrnioHiu,
. puis abandonné la première syllabe? ^ious disttus tnou/u des rters ou
simplement momtu. Moulim n'est. pas syu. de ti>r (V. ce mol . L«> mot
-r-. employé seul, s'applique particulièrement a la larve de la mouche a
viande, la grosse mouche Wtue. Ou distingue le blanr —.la lai-v»' du
lianneion; et — â queue, la larve de la mouche M^atopliage, celle des
li^i d'aisance ; el m«ulon d bo, ta larve du caprieunl^; a odeur de ros4\
il Faire, (ai moMltm ou dés moulons, bouder. Fmre — à t'panct, bouder
i»oalré'seo ventre. .\II.M'limolleo, bouder.
• II««Ih, me. adj. fonenîéot gravide la p«Hili.* ven>le J venntMilu,
perfiédé vers ij Éitigué, harassé, tn fr. pulvérise, froissi* de coups. V .
mouUtU^ ' , •
■•■^^B, HÉ»»!»*, lerine injurieux qui s'accompagne ordinaire-
roen^de répitbèle laid ou vilain. C'est probubleineul une corruption du
mot fr. moineau.
^,7 ll»B ^ «c t . ^. n^. émouchet, mouchet, oiseau de proie. Fig. homm<-
rapaee, adroit jj joueur beureux. V. fr. mousket, v. (f. moscket, uius«
cket, bret. moucheh, irl., éeoss. musg, rousgaid.
ÉÊmmrûrem. s. m. meurtrier, assassin, personne cruelle. Les ail.
disent Môrder, les fl. moordenaer. V. fr, mordreur, meurtrier, niordrir.
assassiner. • . * '
«..^JlMifauielter. v. a. et u. ruminer !| màrlier beaucoup. .Vo rake m
mau^ eue ne^mo^rmacke pus. Notre vache est en danger, elle ue rtHiiin*
•.V. a.tramer, préparer j| gronder (Boï'.j.Maiile^lrame.
ilett«.'^s. f. looule.
s. f.m,aiière fécales t. d'irg. mouscailie dérive dû v. fr,
'inoQ!»se^ loéQie &i^- : nM«sse pour le guet et braii pour )es $^rgen-
V
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MOU- MOI
Jcl^!
V
(adages de SoSon de V^e)." Il esf à peiilyrqiier qne^le» l.jempniiilés a
Targol ne 80Ut guère employés qu*eii vjlle. Si leonot argotique c«t rê|)andu
ilans nos villages, on doit soupçonner' qu'il a été plutôt prêté qn>m>
phinté. cette remarque est api^ticable, quoiqo'à un moindf|e degré, aux
. mots du bas-langage.
il«aBkeyoB. dUEèro dé moukion en C9 qu'il ne s'applj^que qu'à la
morve du nez et lym au mucus de la poitrine.
Movskler. ▼. a: moucher. Mouskiex voties, om t $' tnouèUcra. Marie:
^o.fiyt, ou elle te marifra.
M«éii4««lt«r ou BitfMkeller. v/-a. crib^ H percer de coups
déchiqueter. Jlou«f«i«(<T n" porte à cô rf' eayau, jeter une nuée de cail-
loux contre une porte ; du mol mousquet ou de iketter-mou.
M^umti. s. m. iponsse.'Lat. muscus; bas-lat. muss^la.
M*a|jir4e, nMfiUiade di^^«|pad|ilii. s. f. moutarde de capucin,
cochlearia armoracia. FI. mostaerd, ail. Môslricb, racine, m|>st, moût,
lat. mustum (yinum). isl. mustan), it., port, mosiarda. |
MMiUinlelle. s. f. plante avec la graine de laquelle on faill la mou-
tarde. Sinapis nigra.
'- ll«alje, aietjie. t. dc,chai>fi. houme impure, pesante. On donne
quelquefois ce nom-à la terre qui se mêle àla houille en Texpltiitaut. .
ll««llc. s. /. montre, édhantillôn || menuiserie qui sépiire I acheteur
(la vendeur dans ut^c boutique. Baper del mouUe, donner un écliauiillon.
E$s fiyé-là bayedel moutte, celte fille étale ses charmes.
, Moiiiitrer/Bi«afrer. v. a. montrer. On n'a fok mou^reTle ftfùà,
s' char là, cette viande n'est pas ctiile. Mot à mot, on n'a fait que fui
. montrer le feu. - ^ .
MMiyaii, mayaii. s. m. adj. faisant au fém. hùtelle, inuet,lmuetle.
V. fr. muea, rouelle, liégeois moùtrat, mouwal. Dans les diuiogiiés de
saint Grég6i|re (x»« siècle), on .trouve mueàz, féminin muclle. Gall. mud,.
mutas, eliBj
M*ay«B, jièMillioB (D' cabïàu^. s. m. tranche ^ de cabillauti; peub-
éire de^oignon.X , f ^ ji0.
"iHtMuie. s. f.mouV, mié^ç. On ne dit pas comme en fr.: faire U moue;
fair' tl mptcse ; n)ais bien > : fair ienne mouze. Bas-bret. mouza, '
iKKider. '^ / ■ «V ,
vai^ atoseau , visage d fig. grognon. Bas -bretonT
•v«3.'
/.
V
»
••;
MOV-^MLF
2«.|
iniisei, pluriel ii)iiS4'ilan, diali'Cio «le N'uime-;, morztvl, pliir. njorzfn ll.u
lia.y-lal. uKUtis. ' - .
Moye s. f. meule (de foin, tlo ^rain). FI. Hiiiyt, lai. moles, l)as-bi
miitlio, V. fr. moye. las, monceau, anjas. .M. S«lieler rejelie^ r»iyjnol
«lo moles el adopte relli' de mciula, <limin. de mêla cône, pyramide!^^
Meyeler. v. a. ametiloner.
Moyenne, ée. atlj. riche, qui jonil d'une lortune aisée.
Moyenner. v. ii. trouver un expédient, taire un arrangement. ) n <i^
nu moyé (T moycn^r avé li, nul nio\én de s'arranger avec lui.
Atoyeni*, moyé. s. m. p. aisance, richesse. ^-.^,
M»yet(e. s. f. dimin. do moye. Nu s'af>|>lique^ pas au Itin. (t^^lA*'
mttau de céréales. £rm<?ti«Vin — . ^
Munl«, se. adj. mauvais.
Mann, mùyaa. s. m. réunion d'une cerlaine quaiitjii'- de mulquins
(v. ce mol). V. fr. nmyol, tas, htunceau.
Ilnelie s. f. lieu dans lequel on cache II trésor cache. V. fr. iniice.
Mâche ou uinchot. s. m, jeu d'enranls dans le<|uel on cadie quel-
qu'un ou quelque chose. V. ca/iama. , '
. Mneher. v. a. cacher. Musscr est employé par .Moptaig^jg^Mc.
Mnehelainpo. s. m. régal clandcstiu, ce qui ca est l'ohjet. Ce mol
es» composé : -mur/ie-f-fain-f-pot " (cache ton pot). I.a syllahe. tam
annonce qu'il u'c»t pas né chez nous, mais dans le nord de lu France, ou
Ton d'il tain pour ton. Nous aurions dit : murhe rll pol.
Muchelte. s. f. cachette, jeu d'enfauls. Diminutif de mxtchf et mu-
chot. , '
Tous ces mots, ainsi que le v. fr. mus«er, muccr onLh«Sucoup occupe
les étyra, il y a, en elTet le vha nmssil, clandestin, le hivl^. moucha,
cacher fe visage (Ilostrenên). .Ménage tire musser de ^nussare, parler
has, Barbazau de amicire, voiler. Oiei du mha sich mu7.en,"se retirer
dans l'obscurité.
Mochenn^e, nilehenaf:e. s. f. glanage.^
Mnebeher. .s. u. glaner. Kn^iégeois, meliné, ,^
Mnebon. «. f. glaiie. En liégeois mehon, v. liégeoi.s n&xhnn, v. fr..
messon, bas-lal. niissonum, lat. niessis, moisson. ;,
Mnée. v. moye. » '
MnftUin. Am Borin. muMi^u. Dans quelques villages ntaiiilji. s.
. , - 33
^
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MUI— MUT
:3v
\
III. i. de Itouclicr, réjouis.Hance, jarret des bêles de boucherie. A Liège
miMfai, réjouixuince et tibia. Seloo M. Seheler du lat. museutus, soris
de gainbc (gtoss. lat. rom. de Lillck' ^ , .
MaM. ^ m. mesure dei. capacité pour les grains. Il contient six
raxières^ la raxiire deux vatitaux ou vatêiaux, le vaueau deux quar-.
ii«'rs, qii.ilre pintes ; valeur en hectolitres ou setiers de 5,2033.
Mttlqnia. s. ml petit mont de Toin ainsi disppsé, jusqu'à ce quïl soit
assez StKNpour être formé en muyau. Muyt en flamand signifii» meiile et
(»n sait que,aaprès le génie ail., les diminutifs se forment par la termi-
naison chcn. .V
llar A. m. t. de ch. espèce ilc roc moins dur et moins cassant que le
roc proprement dit. \.rpe: V n'aiatam ni dmurnidrffr, il ne Comprend
pas du tout, il ne veut pas comprendre. || Plancher d'une mine dont le
toit se nomme roe. Je doute fort que de mot ait un rapport d'origine avec
Iç fr. mur, latin munis, car il n'y a pais d'analogie de 'signiflcat ion ;
roinmç el mur se délite avec la plus grande facilité à l'air, le nom pour-
rait bien venir de l'ail, mûrbe, friable, peu cohérent.
l^îirc, maret, nenrc. s. f. violier jaune, gifoflée de muraille,
< hcirjiuhus cheiri. On donne ce nom à cette plantie parce qu'elle croit
volontiers sur les murailles.
Muriaa. %. m. t. de chart». mur formant le§ parties latérales du
cUquiiige: V. ce mot. V. fr. muriai x, mur.
Moser. v. n. frare du bruit avec la bouche, chanter sans desserrer
les délits, huer doucement, commejbnt les écoliers en classe. Lat. mus-
sare, mussilare. En fr, muser signifie s'amuser à des riens, elc.
Nnstanflatto. v. mmanfiûHe.
IMatUui.^m. partie du cbu du bœuf peu estimée, que Ton. vend à
bon marché ; T/esl une confusion avec muftiau,
MnlterBe. s. f. tanpinée, taupinière, petit mont de terre formé par
des taijprs. FI. mol, taupc'-f- lierne^ tertre.
«Mallernc. {sHnti C —.) avoir une odeur de moisissure. Est-ee
<IUë oe mot se rapporte à mulieme? est-ce que la terre' des muliemes a
une odeur? ou bien se rapporte-t-il au mol suivant qui à la même si-
gnification? ^ , f
ilalrl. moisi, avoi ain gou éC mu^ri. .Celt. bret. moueltr, rance,
niQisi , moûellra , i^oiéir. rancir , fl. muf moisi , mu(iheid ,^ moisis-
^
11 »y* '
\
%
MVS-NA.N
■i<^^^
Nurc. V. Ir. iiiucic, muiiic. Les liéj»^'ois ili->ciU moulii ptHlr iiimi
lilier. ^
Mynlèrc. s. m. ^adouo; ali. Mist, ordures, luinûr, excréiiictiéb
>^
Dans nos villages industriels cl beaucoup de vi^llage8 agricoles, ÏH
[ireiid le son i\e jiçb : puk fail pungn, pan fait pagne, vin Ciil vaingm-.
(^hevallel altribuo le sou <;> èh 7r. à riullueiiee néo-cell. A Uinrlie les
mots eu AN se chaugeiU en awk, aai; galant (amant) devient à pe«i' pns
galawe. A Fleurus les mots en om, mn, s« changent en Own, ainvk, benion
, devient presque bcniowe, ceindrai n presque ffjnrfiricç.e'est un vieu|it rote
des sons gaulois. N s'employe fu^phoniquement pour éviter riiiaitf^s : il a
passé pa^nein^biau /rau; il n'est ici que faculLalif ; il est d'oblij;ali(>n
dans vo hhothme, leu neinfant. N tombe dans les mots eu icn : rir,
bié, kié, dé, vie.
Ha. interj. ej d'arai, na! Kh bien ! je veux en avoir.
,,_Maclleu/ease. adj. qui se dégoui*; facilemciit, «fillicilo dmis lecliuiv
des alimunts. V. fr. nachiéu. nacbeus, naclius, répugne, prov(\<iaiil du lai.
nausea ou de l'ail, nascheu, être friand, gotb.. hnas(ivuA .ujou, di-
lidial, en liégeois neroi et nareu„ Pourrait aussi être un dérivé de tiak,
<'omnie nareu vient de naris.
Mak. s. m. odorat : il a du —. il a le nez fin; fr. reHadir. V. fr.
nasque. bourg, naque morve, lai. nasicus, nasus.
IVakier, Maker.îltakler. v. n. fureter, se mêler de tout, reganler ;i
tout, faire comme les cbiens qui cberchenl la pisle^3^oMrTu«/iTr et
ernasquer. ' ^ . '
H'anan uu nannan. (faire) faire dodo, dormir (enlaniin) ; laire lu
nanna est une expression lloreutine qui a absolunienl la même Valeur.
"Sané eu liégeois siguifie dormir ; en fr. friandises, sucreries (aussi en-
fantin).
H'anba, it»e«Midj. peureux (Cor.).
Man^e dié kau. (elle ain)èlre en nage; ce ne doit être (|ue-lr V.. h .
en aguc (en eau), v. aiweu. é- ■
îlaBjçer. v. n. nage ri
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NAN-NÉE
J^
IVante. s. f. tanlc; v. nonJc. Lat. anuta.
Hfar. 8. m. arc; à force de p'arler de l'arc avec un pronom poss.
tmrCaty ette n'ar^ on a fini par dire el nat. Pareille chose a lieu pour
I>lusic'ur8 mots dans toutes les langues. s c
I¥a»e. s. m. nez, surtout gros nez; lat. nasus, al^Nasc.
Masol, Ilaxol. s. m. petit nez (enfantin).
\^îi«liire. s. I. mauièr^ritbnnéte de désigner Te sperme ; il y cji a beau-
coup d'autres qui ne le sont pas du tout et que, nous ne pouvons mcn •
lionuer : ypttfrd^fott/ 1' — . il a une spermatorriiée.
IViia^i. ad], fatigué. V. naw. A Mon^ on dit Jvran.
Haa)^. n^blc. Je ne donne ce mol que pouf faire voir sa pronon-
ciation si éloignée de la pron. fr.
liavia. s. m, noyau. -^ n'est etnployé,* en ce sens, que dans l'est du
Haiuauti A Liège on d'il nawai, ce qui semble nelre guère que lechan-
gcmQ§( habituel du fr. ai^ en e ou ai (V. tau), lat. nucleus ; cela me pa-
rait plus simpli^que d'invoquer l'ail. Nabe, le fl., holl. naat, naef, nave,
moyeu. * ' ■» *
IHavian, navia. s. m. navet. V. fr. naveau, n.'^aux..
Maw, naa. Cet adj., usité seulement dans l'pst de la province, est
fort diflipile à prononcer ; il signifié paresseux, accablé, iàbattu, privé
' d'énergie, comme on Test par ex., dans la chaleur étouiïauie et la ten-
sion élecUiqne qui précèdent les orages;. îl diffère de flau en ce que
l'état de celui-ci est plus soutenu, tandis que celiri-là i^t esseulielle-
meul passager. Nuto en liégeois signifie mou, lâche, fainéant, nâhi,
. 7i«u/ti, fatiguer, laSser, gêner, importuner. M.'Graiidgagnage fait Venïr"
— du lat. ignavuâ ou bien de la négation, -\- du mot liégeois dhe, na-
murois auje^ aise. 11 hfpporle aussi le golh. azi, azcts, et les paral-
lèles ccll.: gadhel. âthais, bret. eas, aise, corn., aise, bret.eas, ez,aisé,
corn., aizia, faciliter. Je m'étonne .qu'il n'ait pas pe^sé au fl. ifauw ;
cet adj. siguiAc^étroit, mais le subst nauw veut dire géue, hcnau-weu,
oppresser, accabler, henaud, accablé, étouffant.
liée. s. f. t. de cliarb. ligne de jonction des combes du nord et du
midi, partie la plus basse d'une couche de houille. £n liégeois, limite
des coupes de Iwis. V. layon. Il s'en suit que H née de Liège n'a pa^
de rapport de signification avec cl née de nos charbonniers ; c'est li noter,
on fr. noue, qui çn'a un. O'ic je fasse bjoji vite remarquer que les didion-
/fW^
\
V"
<^
k.
:F— NIK
^r.:.
©k
naires liégeois ne praseuttfrTpas ce mol coininc lermc de uiiiicur, ui;ii^
eoinine leroMî iisuei. LTacailéniie dé(inil noue : ojadroil où se reneoniniil
les surfaces inclinées, de deux combles. Ce mot a ujje double soukhwc
^lir V. ail. nua, nuona, îlu breton naoz, canal, nr>e(f, noued, goullièrc.
N^ fat que. conj. à hioin^ qne..
lié «allf. pléonasme.
Mépié. s. m, néflior ; lat. mespilus.
Heppc. s. m. iièfle. V. fr. mes[Ue, nesple.
-Méren, nareiLadj.,à peu près synonyme de nflf(j>i^provioni peut-
être de naris, d'où nariuo^»; ricreuxo^Tjgrcux anp-^riieiujeul au \. Ii .
jCt signifient qui vomit faciïen^nt. A Liège nartMs/Na<T<>i,'(iifii(il(' dans
le choix des aliments. ^ ^ ■"
Wérle. non plus ; ne se diuqu'au village : ni mi —, ni nmi nou |iiji>.
Mërié. Rien; c'est surtout un mol de refus (lîoriu.); main "/h inonidu.
.VeriV, donnez m'en un morceau. Vous n'eu aurez pas. Oi^ jumii ju^liliei
"cette apparence de pléonasme. Dans l'origine, leV. fr. rcn sigiiiliaii
chose et «jlait fem., comme le lat. rehi ; il ii*em|torUul jamais avo< lui l:'i
négation, il iallai^l'ajouter quand on vodÉuil lui donner la >iguiiiea(ioii
négative. *
Métier, v. a. nettoyer. V. fr., neileier'; lat. nilidus, gall. iiilliiaw,
laver, sanscr., nig, nellover. - -^
Iliade, gnialTe. s. m. gamin, polisson |i savetier.
Miai. s. m. niehet : a;uf ou sinmlaQ-c du'uf plag- dans li»; nid poii_r
y faire pondre les poules. '^
IVianibot. s. m. déformé, mal bâti. cmitrefaiL; fr. iiahot. V'Xr. uiiii
bot, fl. nabootsen contrefaire : na, apr^ 4- boolsi^n, (orluer. \.\(ir(l.,
iiabbi, bosse, nœqd. V. eilbolle.
Alan gnm^s^jm. cri d'enfant, vagissemenl, pli nlan niun nou-
veau né. -
ïiiberg. — Dain té cabusellc,. formule «le refus, do hég^uioii. Voz
are —, vous n'aurez rien. >"iberjj appariienl à l'argi»! Ir. Kn argot il.
niba, niberia. ^
niche, s. m. vêtement de juiuvp^
Mleodena. s. m. imbécile. V. magrile.
mé, nie. V. gnié. , ' .
Hier. s,Jtt» nerf. — rlrhur. norf do ba-iil-
»M.
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1*01^*"
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NÏE-NOÉ
nier, Miajrlé. v. a et n. noyer. V. nouyer.
Niealle. s. f. pain à cacheter. Eu liégeois nulle; y. Tr. pâiisserie lé-
gère, espèce d'oublié, bas-lat. nebura, nebullat oublie.
IVIgavKiittMM». s. m. nigaud.
, lllÉelt«. s. f. abrev. de Catherinette, que l'on dit plus souvent (n-
Melle; (ai nanan — ^.dormir (enfantin). II y a une chansoi^ qui commence
par iVanon Ninelte, les amateurs ta trouveront dans Hécarl. Peul-élrc,
ici iVtn«((e.vient;il de l'espCiiinetta. j
Ifiaoelie. s. m. imbécile, y. t'n<>dliWM.
liiot, galot, tte. adj. petit; par pléonasme on dit souvent : ptigniot;
nino, en espagnol, signifie enfant. V. fr. mignol, lat. minutus\
Miqaetf^iW. s. m. imbécile; employé eu boi^rgoguc ; deNicodème.
RKi^iael., s.jtn. somme de courte durée.. En fr. double tournois. Eu
ayi. nickeh^^i^ifle cligner rœil,.soriimeilIer étant assis. Y^ ail. bniçchan,
hnikjan, V. fl. knickén.-
lMlqaèl«r, nikler. v. a. <x>uper la queue d'un cheval. Fi. neggc,
bidet, angl. to niek, faire d^ eiitâij}es, redresser, etc. V
^llé«. s. f. couvée II uiéfaée. >^ "
Mlve. s. f. ^eige. Quand y kée del nive tu T toit, y fait foid dain
V maisony quand les cheveux blanchissent, Tardeur deThomnie s'éteint.
Lat. nix, nivis. ^,^ Xy^ ^"
No. pronom(not^. V. fr. -"^
Mikthere.isTf, y. noque.
Modamiè, Bosdame. s. f.nom que les servantes d(^) ferme donnent
ù leur maîtresse. On ^n sert à Mons pour désigner une feiAme impé-
rieuse ou d'un caractèrc'énergique, c' f enne'mailre^e nodame. Quand
on ve^t'dé^^cr la'Viergcon dit nolerdame. Il avoi al poureettion tout '
pUéi^deMUé nolerdame. U est remarqifable que Ton prononce autre-
uienr en français N0tre-Dame, église de Paris, dopt le R se fait fortement
sentir.et notre dai^e, notre maîtresse, dont R ne doit guère se prononcer,
excepté encore 4^us fe discours soutenu.
Moée, !lo«^. s. m. Noël.
/ ■ "' '
-'■' A Si-Thomas, ^
Cuit, bue (fais la lessive), lave lés draps ,•
Quallc jo^flprès ÎVoff f ara. ^
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NOE— NOl'
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Téh^joii Noée, lée jo^ Van. La fêle «le Nok^ cl celle «lu. nouvel ;ni
j arrivent au im^mc jour de ^9 semaine.
A ^oée V pas (T^Jnt solée,
A^an ragambée (fein sergent,
-, « A lés rois on s[ ein apperçoil, "*
, Au candlée toute allée.
<w^
Se dil de la croissance des jours après le solstice d'Iiivcr. V'. fr. iioex,
noue,,nonel, lioweil, novel, noué. Lanj^. nouvel; de ce que ^oël a rw
longtemps lê premier jour de l'an; mais M. Sclieler rej<'>Ue celle
ihterprélalion ei rapporte iNoël à natalis.
itiœiid de pafise. ;$. m. estomac de-i>œun
Hoir lalon. s. m. prolestant. '
Moire cspei^ne. s. f. nerprun, rhamnuscathartieus.
IVolrvesiM>a. s. m. pâle et blême, A lAé^cmoirvessou. 3/«/r signifie
mort. Pdle comme cnne vesse, pâle Comme la mort.
Mola, noini. personne (î*àtura}^es). Ça n" fait d' mau à —, cela ne
fait tort à personne. V. ir. nullui, lai. nullus.
If om^s. m. prénom., surnom, nom de baptême. l'ar contre on appelW-
surnom le nom de famille. Apéler çu^V/it'un toute sorte dé nom, l'inju-
rier. ,0 1
i
Mom dés o» {sacré — , sacré mille — ). juron montois. [
Mon fait, non Xra. noii certes. V. fr.
Monk, nonque. s. m. oncle. A force de répéter : cmn onk, Int
n' onfe, 0Q.S1 fini par dire : el — . On dit par pléonasme, %m mon onk,
comme oa dit : emme, ette\ esse matante, mamère, ma cousine, etc.,
fioqèe, nochere,'<nocqaière. s. f. gouttière. Celto-bretou^ naoz,
canal, Noed, Noiied, gouttière, v. ail. nôch, canal el nochs, goiitiière, v.
fr. nocqoière.
Moaer (»')• v. r. devepir rachilique. Noué et nouure pour rachilique,
rachitisme sont français.
MoBMlle, nensetle. s. f. noisette. V. fr. dans les deux formes.
Wongié, nenslé. s. m. noisetier, coudrier, coryius avellana.
Wonnea. s. m', ecclésiâstiquç^jnoinc. Cesl le masc. de nounellè. .
IVonnoa. s. nrti. chat (enfantin). "
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Nn. aucuD, oui. Syèmploic iÉ|ontiers à la mapière gërni., qiiandcn
fr./on*dit pas d£^: t n'anu sée à V soupe, i\ n'ysi pas <|e sel dans la soupe.
a nu stmir^p(A qui n' (ru^y« e» couverte. Mot à mot, pas de pot si'
oir qui i^rôàve son cou/v^hfdîLJSÔuelque laide^q^e soit une filîe, elle ;,
trouve loujour^'un mari. Nu devant une voyelle pmid un z : / n'a nuz
homme pourvive àvLli, .personne ne peut vivre avec fui. Peu.l-èlre cela
\Tent-iîH?fee que Je v. fr. écrirait quelquefois nus (nuisis). \
IWné, nwé, fém. ilWaile. adj. i\eul'. V.' fr. noef^ nuâfv làt. hovus,
bret. nov«z, gall. newyz, sansc. nava.
rinèf, nwef. -tt. de nombre, neuf. A Liège nou/, lat. novené irK^
(A'se, naoi, gâll. ùaw, brel. n|»ô., corrt. nau, saQsc. navan. Y y
Houyep, Béyér, nlyer. v.'a. noyer. C i* enne vàke qui i'àTiOUyé
deins »' crachai, c'èsl une vache qui s'est noyée dans sa salive, rèpoli^sçr
aux curieux empressés, qiil demandent : qù'est-il^jia'ivé? "' ^
Iluau.adj.scriipàlieu;K,cago(,Gç Mot provient sanVdcnne de m'inulieiik .
Motte, noi, Émitte (au), vers le- soir, après le coucher du soleil.
Diffère de : par ^TiqtftjjgnifierpcSDd^ut b nuii. V. fr. à nuit, le sbir^ y
.,^
%
/
:i
" f)
-O. La quantité de celle leltre, en monlois, co.mra^celléxfela diph-
tongue (iu,diifêreJ'ort fr^qjenaiinent d« la'^uaBtité fi^nçaifi^^ijOnjaifijiok
pas(ordii)ail^emenl)a€Cuset lesmoutoisM'âvoir esti;9pié la prononciation ;
car ils spnt re£ités»fidèles. à \i quaï)tilé latine que les français oniatilàn-
donuée.'Les franco Topt-ilà fait j^ste au moment du passage du mot
d^iM^ laijgue daiis Tautlhe? Tont-ils fait plus tardf Cdai n'est^pas facileji^,
décider, n^ais serait b^^n intéressant à copstater; car^noiè^pdiuTi^s. /
découvrir si quelques uns de nos ia(kots«Jious sont veilu^ à ifayers lé v.
fr.,ou si nôusTniémes \e& ayon6 extraits directement du latin. Quoi qu'il
cnsoilde cette quëi^tlod, nous disonâ Rotine, ^ue Jés fn disent Rosine,
par ûbntrc,. nous disons JF^aû^ que les fr. disent Paiîl. ..
' Cette'xemj^rqi/^ peut s'éten4ré aux attires voyelles ^jittdiphfongues» et
cela aus.^i bien dans leâ» mots d'originç germanique ou coït:, qua dans
ceux d'origine.>laliu^: Nous disons droite (a(tl., d., drollig), gaél. 4^Ut ce
qiici les fr. prononcent drôle. " f' ' '; ^
-4^
I . u
f /,'
■
' «
\
V
.«
^_.
-'^
^.
iC
^
A
t»
0^,— opn
20î>
^
L'O se change souvent en ou :. moumeinl, sounetle, nounelle, nurme,
cùûnoitle, coumainehery touniau, bouyau^ eL récyprpquenicnl, oi: «îi» o :
sorille, mori.
'^OeeL^iué. V. m. fri . ' l^
0««leir. V. n. et a. écussonncr. „
Offirandière. s. f. espèce (Je^ortièrc d'église chargée de donner
aux fidèles des renseignements sur les Dfiiccs, de soij^ner le linge <les
autels, de distribuer le Vin aux prêtres, elc. * '
0k. V. Aok. ' ^ ■ •
Ola'qaen. s. m. personne sams solv||!)ililc, s;»n^responfial>ilil('', sans
crédit (vers la frontière de France).
Olifant s, m. éléphant. Fl>. et^i^fr. oîtlant.
.^Ollve (dùi <f )., panaris do njauvaise espèce. Y. blan-doL
Ombrageux,
le Qionde. En fr
vaux.
:Oncreo. ad^
sée, fr^iy»^ueù
5. ad^. timide (ians sa sij^nificalion de, craignant
)upçonneux, défiant, peureux en parhrm des che-
doux.
IX, gras, fade, nauséabond. Ail. Ekel,dégoiU, nau-
tas-lat. unctuosus.
Onction^ s.^f. dra^t, octroi, privilège, prérogative; c'est sans doute
une corruption du mot' option. Avoi ionclton, pouvoir se permettre
(Qiiaregnon).
'Ondaine. s. f. rangée cpierbe/ïte^rèfle» de luzerne formée par la
faux du moissonneur. On Ini a donnt*ce nmn parce qu'alors. une prairie _
a quelque ressemblance avec l'oncre d'une riièH«gèrehient agitée. Peut-
être aussi du fr. ândain^e qui est h»uché d'un coup^j
Op. excl. pour inviter];» se lever. Allon op, allons, debout. On peut
présumer que c'est lapci^. néerl. op, sur, qui, comme les autres prép.
gernîan.,sei;!L d'impératif. On l'employé dans le commandement de porter
arme. Il y a cependant ret|). upa, aupa, excl. adressée aux enfants :
Icyez-vous, courage. V. aussi oper. J >
. Oper. V. n. de op^ on peut avoir formé le verbe — : iéï frai bc — ,
Je le ferai bien lever. Mais n'omettons pas de dire qu'il y a le v. fr.
ober : ober del Ut, sortir du lit, et de plus le cymr. ob, départ.
Opielle.
apua.
Oprenm.
s. f. esppee de rosse, poisson. Liégeois, popwiil, lai.
V. au prèum. '
3i
^^'^^^
\
N.
270
ÔRA-OUI
Oraipi. adv. Uintdt. Lat. lioram hanc, y. fr. oreins, orains, bas-
breton, orain, tout .de suite, baTsqoe, orai, maintenant, r^
Oréf >8. f. bord, -f- du 60, lisière de la forêi.Gall. or, lat. ora.
Il^rnefcot. s. m. chose' mal faite || personne maussade, maladroite. "
V. fr. hodhcbos, sorte dé soldats (Froissart), hokcbos, sorte de Ismce.
Orlilc. s. i. ortie. Liégeois, ourtote.
Os. 8. m. p. t. de jeu de eourlau, articulations des doi^s avec la
main. iVom rf«« o<. Juron. /
Om, ée. adj. hardi. • /
Osoi, oéoirf éasol. y. a. et n. oser, part. osu. Les auttes temps
comme en fr. ~^ .
0»^îer. y. haspéler.
OspèM. y. heupéloi. n< *
Oniian, oefaaa. s. m. os. ^ Namur oucha^ à Liège ohai. Léi —
traité s' piau, les os lui- percent la peau, tant il est ntaigre. Quand les
ménagères se plaignent de ce que les bouchers leur donnent trop d'os,
ils répondent : Acatez dés lumçons, madame, i n'ara gnië «T— . .
0«talbrifl*e, stalbrif, estnlbriflTe. s. f. compte embrouillé, grossi
outre mesure. AJI. zahien ou betzahlcn. compter, payer-j-Brief, telire.
Olien. s. m. outil || imbécile. V. fr. hoslil.
Oaais. paru aifirm. oui. En fr.^nterj. de surprise. À Liège on dil^
awé, à Valencieqfnes atoi, à Nàmur oï, v. fr. o\\. Ouais est une diphtongue
qui doit se prononcer longue, dont le son doit être très-ouvert ejl se rap-
procher de tcd. V. tcoi.
Onche. v. houehe,
Onesse. y.uessc.
Onf, ffé. adj. ce mot n*a pas on fr. d'équiyalent.aussi géi
gnifle meuble en parlant de la terre, rîiais il s'applique à (ou.^ ,
placés légèrement, il e^t Topposé de pressé, dense, entassé,
 Namur ol, al, it Liège hol, tcal; ail. hohi, flam.'^iol, creux, v. fl. hael,
cxsuccus, aridus, subtilis, esp. ufano, poc^ oufano, 'vain, orgueilleux^
ital. ufîo, abondance, goth. uQo, surabondance. M. Corblet fait déri-
ver le mot picard ottc/(«, terre labourée, du bas-latin occalns, labouré.
Ajoutons encbre que, dans le ba^-limoi|$in, moufle a toiilcs les significa-
tions du moutois. \"
Oulehe. interj. bah, oui (ironiquement).
;
/
/
%
m:
OUN— OL'Y
i71
Oun«ll«, oanenne. s^f. chenille; (iiieuiuiu ù Muiis) usilé seu-
lement au village. Les liéj^eois diseijl onyènne, alenne , helenne ,
. l'r. phal^he, espèce de papillon, v. IV. eiiainc, chenille, hrel. \is-
ooulen. . .
Our. V. hour..
Onrde. v. hourde.
Ourme. s. m. orme. V. fr. *
Oagqac, ayasqiié cest que vos cites, sté? Où êles-vous?
Oûtte. au-delà, outre. Le monlois n'employé jamais ce mol comme
prép., excepté avec dé : — dé li, au-delà de lui. Seul il esl toujours adv.
et se compose avec les verbes à la manière des langues du Nord en se
plaçant à la fin de la phrase : Em mau ncsl gnié co loudi — , mon mal
n'est pas encore passé. Racache eiri pau ç balle là — , chassez celle
balle au-delà du tamis. EmiC homme est méCnant ouïe, mon mari esl
perdu, esl dans un état désespéré, est mort/
Ouvrer, v. n. li*availler. En fr. il esl .^lif et signifie fabriquer, mais
îftitrefois on l'employait comme neutre. Éj waif ou jwaif, f ouvrai, jai
ouvré, gué j'ouvrisse. V. fr, uevrer.
Oa«'érié. s, m. ouvrier. V. fr. uver)4r* _ , "^
Ouyar (loubak). labac dégénéré. Il croît plus promptemenl, mais
est de moindre qualité (Ghiin). , *
Oaye. s. m. œil (dans quelquQS villages). Haui-all. vieux, ouge, ail.
moderne. Auge, v. fr. ueil || s. f. oille, esp. oUa. V. oye.
Ouyette. s. f. pavot. M. Grandgagnage croi? que M. Hecarl, à son
•àrt.olielte, s'est trompé, en disant que c'est le pavot blanc et pense qu'il
faut enteudre par ce mot olivette, plante oléifère. J'ai vu de mes propres
yeux des champs de* papaver somniferum que nos paysans nonmienl
ouyeUe. Tout pharmacien monlois donnera sans nul doute des capsules
de pavot à quiconque demandera dés licites (f — pou lav'mein. Après
cela Volielle de Liège peut cire dlflre chose : Ce peut èire l'oUvelle, ra-
phanus olcïferus. v^
Ouyu, ne ou use. adj. cauyerl de duvet, cotonneux, velouté. Se dit
surtout, dans le Borinage, des fruits et des feuil^^s. Cet adj^ y iqhalitie
aussi les personnes mal peignées, mal soignées. Les liégeois disent pou-
you, qui provient du fr. poilu. Comme le dit Hecarl, dans son dict. Uou-
clii, ce mol doit être une altération du v. mol houssu. C'est ainsi que
^'
;^
172
OVE— PAI
Clusius, traducteur de notre botaniste Dodocns, rend le mot liispidus.
V. houyu. - '
Overgttp. s. m. t. de bat. v. baquet. Overgaiig en il. signifle passage.
Oye. s. f. oille, mélange de divers légumes, notamment de carottes
et de navels cuita^avec du lard. Esp.'ôUa podrida.
*
P«ys*employe pour papa au Borinage.
prép. par. on lui ajoute souvent la lettre euphonique N^ pour
iT Thiatus : Pa n'ein biau jour il a//(on^ un. beau jour ils allaient.
PaehI. s. m. verger (Pâturages). A Liège on dit pahiss, v. fr. pa-
"schier; gallois, pasg, pastio, pesgi, pascere, saginare; lai. pascuum.
l*Af. adj. confus, stupéfait. C'est, comme dit Remacle dans son dicl.
li^^is, une énergique onomatopée qu'on ne reliouve dans aucune
langue. -- ■
Pagnafçna. s. m. aya-pana, drogue.
Pa^ne, jpao. s. f. pain. Peigne ne àe (lit que dans certains villages.
Paf^non. s. m. petit pain à demi-cuit. T. fr. paignon, petit pain.
Pain «trotté, s. f. tranches de pain,trempées dans de Teau ou du lait,
ensuite dans des œufs battus, qu'on fait frire à la poêle. On nomme aussi
cela : pain perdu.
.Pain de madame, variété de couque. V. ce mol.
Pain mollet, espèce de petit pain moins délicat que le précédent.
Paltrer. v. n. pâturer.
Palyer. v. n. et a. au jour dit lundi pierdu, c'était l'usage, pour les
ouvriers de chaque atelier, d'aller en corps* souhaiter la bonne année
aux pratiques de leur matlre, dans l'^espoir d'obtenir un pour bj^re; cela
s'appelait paiyen. Les eniants poursuivaient les bandes d'ouvriers par le
cri de : paiyeu^ pàiyeu !' Le soir les rues de lions étaient remplies
d'ivrognes. L'administration communale, en présence du spectacle ignoble
qu'offrait le lundi perdu, à fait des eiTorts pour y mettre on terme. Peut^
être en quelques années réussi ra-l-el le, et le mot paiyer se perdra avec
l'action qu'il sigi^ifie. Cependant on peut espérer de le conserver sous
la forme figurée, alors il signifie mendlj^, quêter : Fi fine, ej vie paiyer
n'pélile baij'e, Joséphine, par charité^n petit baiser.
■n
r
PAI— PAL
Hlô
'J
.'êl
En eiiir-ant^iis les i^Jées de M. Grandgaj^naye, rélym'ologio dii mol
serait introuvable, si l'on n'élail aidé par les lonifies namiirotses ; e't en
écrivant : heï, aller chercher lesTi^^s (çlrennes), il me senible avoir fjùi
fausse roule; ce sayant invoque l'ail. *ïïcisciicn (réclamer, en—
ger), d'où le dialecte d'Aix-lâ-Chapelle beeiiche, mendier. Déjà j'aurais
préféré qu'il écrivit hai au lieu de ^ee, alors s'a pensée se serait portée
sur le V. fr. hait, bonne'Volouté, gré, désir de satisfaire, lèqbcl hait a été
produit par le nord, heijl, goth. ;ga-hait, permettre, faire vœu, brei. het,
plaisir, agrément, désir, écoss. irl. aiteaè, joie, gaieté, écoss. ail, gai,
joyeux. Hait a laissé itprès lui, souhait. ,
Mais la forme -raonioise me paraît offrir quelque chose de bien plits
satisfaisant :" c'est le vieux verbe fr'. piyer, pier, faire une orgie. Ce mot
est encore eniïbnneur dans l'argot actuel, oiï il se trouve euvironné d'une
pleïade de dérivés : Pîol, boisson, piolle, taverne. Hoqueforl, glossaiii;
de la langue romane, avait en outre désigné pialler, piollcr, boire, pial-
leiir, piolleur, ivrogne. Mais M. Francisque Michel decbire ne pas les
connaître; celui-ci retrouve piar' dans b calao (argot porlugîiis)", dans
l'ancienne germania (argot espagnol) ; il lé croit emprunté au bohémien
piyar où il a le même sens.
Ce bohémien ou Hommany est la langue des vagabonds connus sous
les noms d'Égyptiens.' Ôitanos, en Espagne, zingari en-Italie, gypsi, en
Anglêl., Zigeunor, en AU. C'est Hne langue indouslaniqùe qu'il ne faut
confondre ni avec la langue bohème, dialecte slave, ni avec la roumain,
ijil^uédps Valaques, dérivant du latin. On connaît l'alTinité de ceux qui
parlent l'argot avec les Bohémiens. II est donc plus naturel de le leui-
emprunter que d'aller le chercher dans le grec ntuv, boire, qûdi(|ue la
source primitive soit sans doute commune. -
Palyeu, easo. adj. et s- celui, celle qui paiye,
l^akna, pacusse. s. m. amas, tas, mas^e. En grec ua.yyi signilie
gros,'^cpai8; en flam. packhuiîi, qui^se prononce pakeusse, signilie ma-
gaziu. Pack, paquet-f huis, maison. V. paquelcr.
Pal. prép. par, qu^nd elle est suivie de l'art, féni. la. Pal rue Dinan,
par la rue de_pinant._
Palé^, pallée'. s. f. pellée, pelletée, pellerée. Palée d'ink, phum'c,
la quantité d'encre que peut preinlre une plume. En fr. rang de pieuv
pour soutenir une digue. •, - •
/■
k
■*■■
•
J
i7i
^ PAL— PAI»
P«i«|te ». f. pelle a feu H bittoir pour les boubU i| ouin vlgoareasç.
Eu fr. i»4^enl de bols long, pbt et large par m boul, peUl baUoir
rond, eic. \
P«ll. s. ni. peUe de bois i pieu. FI. pael. lai. palus, v. fr. peilis,
palissade, afm. i)eûl, pieu. . . ^ „ . . '^
ràMcHc. M«w«"«- *-f- traversé d'une écheUe tolanle'i nwnlani
d'une jjhaise: Fr. ponimellél
Piy»er. ^. a. l«Tiir, rendrfe mal.
Pwui. srin. pan de chemise (Frameri^). A U^ panai, déTant de
chemise. V. fr. panel, guenille, lambeau, esp. paûo, drap, d'où panales,
lange d'enfant, lat. pannus. V. fniau. Les enfante botains poursuireni
ceux à qui la chemise sort par une dccbirure, en criant : At* —, comme, j
les enfants de Mons cHent : Al hque, tfl loqueUe.
Hiva^^ s. m. yèble, <sambucus ebulus.
s. s. f. panse, estomac des ruminautô. Ou dit aussi nœud
eT panât. . .. ', ' i
PaMTCMC. s. f. femelle du paon, i t. de maç., se du du las de
briques placé en largeur, opposé à fcottlMe.
Pâme. s. f. espèce de tuile. FI. panne, pan ; en fr . étoffe grossière.
pMMier, pug^ s. à. mesure pour îe charbon de terre. U égale
94 litres 58. ^ ' . ./ a
T»uutm%rw pannalr. fmmnOe, s. m. propnetaire d actions dans
ïéshouilHères(Pâlttiages);œ mot »îehl-ilde panseou de propancier? (v.
prvm^Mier).
^ttiidkier («'}. v. p. se donner une pamU, se pavaner, se rengorger,
s'étaler aux regards du public. '
^ Pwrte s.'*f. genre la&hionable, distingué, merveUlepv incrojrable,
&B, train, orgoeil. , j ^ .
P*i«r. s. m. i^ossier, bas-bret. gueux, indigpnt ; on confond ce mot
aveeèaour (T. ce mol). En mauvaise part, paysan. ^
s. m. enfenl. Dans quchpies vUlages on dit :
M*, fr. poupart. .
.,^:«. m. bouillie 11 empois; brel. papa, aU. popuLeO-^jp.
jnéacsi^cation. Lat. papa, pappa, cri des «ifanis pour avoir a ôan-
"^
V
V'
•fi -vr ■
>jt.
use.
Uoir '
îUis,
tUlll
it de
aies,
ivenl
mnie.
nœud
as de
sière.
égale
> daos
T? (v.
orger,
»yabie,
ce mol
.[
I muQ-
P»peg«l.'s. ni.^|)erro(j«ri,; v. Ir., paiM'jîaiU nu |);i|M'|if\ii, Il
yr. A-^rf^:'~
fîaei.
. Ji-lcr .. !..
Pa^ll«le, p«ipiy«Ue. s.f. KriJHHiiilftb^'A^rrr. rujrr Ul
(^rinliliètU', jeter nu |>eiiple, aux eiifaimN.^
JÊtfin. s. m. cataplasme , colltMlé tapisser. Fii fr. bouillir.
PapiaaiHMi. adj. p:lteui ; ail. pappi^'.
'^Papiner. v. n. faire de Fempois — v. a travailler ave» di- Vcwy
pçiis. \ ' . .
Pà4|«i«. l>uis bénit te jourdi; Pàqire flrtiri»*. A I,i«'^'(^ paki.
Pâ^c. s. pi. t. dt; jeu de rourOViu, conuaiss;inri; <riin«' l<)>hv'. «'i'°i'"
lés —.Savoir ou Tofuloit jeter les courtaus dans une («t^sc [niiir »mi fain- mm -
tir un certain nombre ' ûgur. connaître les finess*»-; diirt n»riirr, diiii
jeu, connaître ies côtés faibles de (pielqu uuv siïvoir la nuiniiiv ii« mis-
sir. Ce ne doit pas être le fr. pacte, lat. pari.sci, pactum. ce x'raii [ilu-
tôl le brei. pak ou rail, packcn, saisir (Ha manién'if
'Paqaél«r. v. a. eniasse^, emballerj enipaqu^.'tcr ; pa<' ou p.ik. «lit
Pelletier,' est un ancien mot caulois dont nos bretons «Mit fait i)a(a.join
dre, empaqueter, saisir, atjraper, le, partie. eî?i paqiin cpii >',>i |»a».
comme s. aux ftr. et se dit aussi en Bret!lif;ii(> ;■ il se dit eu (rauire> dia-
lectes : irl. pàsgîîn, paquet; il s'est dit en b.-bt. pac« us ; il a iour-i
en fî., pafc; sansc. pas, lier.
Paqaetle. prope et nette comm el eu — (l'une ires-pr.inde propreté
(souvent iron.). Raquette était une sale femme 4ui, vers la lin du sie< le
dernier^ vivait à Mou.s et qu'on voyait cha(|uc jour en <'tai «rivn*>s4'
traînant dans lek ruisseaux ; (file avait été fort belle dans sa jiunesse éi
la maîtresse d un «i^rand personna|!;c. , ;. ^
Paradis, s. m. jep de marelle ou de chaudière ; nos enfants diÂ^»nt
quelquefois paradoz, l'argot dit paradouz; mauvais jeu de mots : dix,
douzïçv
Paradfe dé BoIré Peayey de noirté ^«nne. enfer. ^ Hk.itkdi
— , coc^nelle. '
Paran, |Miraale. adj, se dit des étofli^s qui ont hclle {)p|>arcni e.
Pare. s. m. plate-bande de jardin.
Purée, pwi^aé. raamêre de refuser une explication..
Par^oB. s. m. et f. t. de prat., lot dans'uii acte de parta;.:f' .
Pai^lMnier, è ap a rehauier. t. de prat. cr»-partap'ant.
^
:<^'
#
>^Hi
PAa-I»AT
P»rer. v^ ii. niilrir après avoir élé ahatUi. Se dit des pommes, points
qui ne sonl pas mangeables à^Pinstant où on les cueille. Lat. pnraro. {|
liicher rarrièrc-faix, se débarrasser du délivre. Se dit des animaux, sur-'
tout des vaches. 1^1. parère, accoucher, engendrer, d'où les mois fr.
suppression de part, double part.
I^arfalt («a), parfaitqpcnt. V. fr.
PaHIn (a/). enHn. V. Tr. à la parfln.
Parler • n' fiye. rechercher, courtiser une fille.
Parlo|^. (dans (quelques villages) parlage. Comme en v. fr.
Paraiiyfirëp. moyennant. V. fr.
ParvIuiB. V. baquet.
ParmIUiBt. (coût, du Hain.) moyennant qi(ot.
Paroler. v. n. ne signifie pas parler, mais causer, s'expliquer..
V. fr. parler, discourir. * /
Par^leM. quand les enfants veulent faire des tours de passe-passe,
ou de prétendue magie, ils prononcent ce qu'ils nomment les -^, en liant
les mots de manière ^\es rcndreJniniflligibles :
Cotus draus lankniu mie ni radispel.
CoUe ù$e, drap u*e,_ langue n'use mie ni radi s' pelé.
Parytfi, parvUse. s. m. pavillon de jardin. En fr. plan devant une
église, espace autour du tabernacle juif.
PasnMiins. conj. néanmoins^
Passet. s. m. escabeau {] siège d'un carosse, aUt^
Passctie. s. f. espèce de grande écumoire sur laquelle on pose le
poisson pour le cuire et le faire ensuite goutter facilement, pas^irc.
^n fr. t. de tireur d'or et d'ouvrier en soie.
- Pa«ténal«. s. f. panais. FI. pasteuaek, ail. F)»stinak« lat. pastinacia,
V. fr. pastchadc.
irataflole (fue ï bon Dieu vo). Dieu vous bénisse; presque toujours
dit par antiphrase.
Patap«af. $. tm personne épaisse, joudlue. Enndhn. pnlou[.
Patard. s*, m. vio^ièmc partie du (loljn de Brabaul, environ
neul centinoee.
Paleletle. s. f. écriteau, ^che.
„;*»>•'
{
PAT-PAl
11
r-
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iSC,
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ron
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Nos j(faud'iiières iiuus'onl cond^ qu'iiii ( liien ay:iiil Yultv \r Itoiiilli
(l'une vieille demoiselle, le maiiro *lu eliijMi, à (|iii plaiiile :i\:iii « i*-
adress«'îe, mil l'airimal ein guersiUon à sa feiièlr»', avee (cUq inscriplion
Ej $ue n av'r rmmr pal'rlcllc
Pou avoi pris l'Itochcpol de tntunxrUf Drmarkrllr.
I*«ler. 8. m. couresseur «le religieuse. '| ^. 1. j». |>iitres.
Pàlére. s. m. palère. s. f. v
Paterlik«r. v. n. dire souvent «les prit'res. /:* fjodau là ni loudi ù — .
Palikpamk, palalik patàlak. eaqut>Ui;.;<' <!«' deux r<-iiiin«'s «pir m-
querellenl || ce que rou dit à ceux qui s'e\|)li<pjenl mal. Die/ donne
pa(tpato, comme veuant du Ilainaut, il le tra«iiiii par (le>rlinalt«'r, adioii
de barbo«er. Il h' regarde comme une expression nalunlU* el cpninii'
Torigine du ir.o» patois; fixais Chevailet, av«'e plus «le raison, l'ail venir
patois de patrius (.:«^rmo).
l*alroayer. v. n. patauger. I f)alrouye deins lés brrdouyrs. CJiani|).
platrouiller, luitoyer'.Hlans Je Hain. fp. palriquer, palr(»n«|ner, paloqini ,
patouger, en Ir. patrouiller signifie agiter de leau sale, «Mo.
Petite de {çlenne. s. f. plante «Mnomnu'e, dans les s.ysl<'m«'s Im>I;>-
niques : segopodium podagraria. Mol à mol, pied de chèvre «les gonlleiix.
V. glenne.
Pâture, s. f. iprairie, verger. PiJlure, en fr.. nourriiure d(^J)«'les et
fig. de l'âme, de l'esprit. - '' '
PAu. prép. par,, suivie de l'art. masc.AmvjVr lia sorti pau Iro (frscu.
Pau. adv. peu. V. fr. po.
Pansca^e. s. m. œufs de pàque's. Sans doule d«'rivaiio!» de pàipies
que l'on disait autrefois pasques, lat. pasclia. I>ans les viilag«>N, le
Samedi Saint, après les offices, les enfants de chœur vont «le maison en
maison enchantant: resurrexil alWwta.Oîi leur donne el — ,<onsistani
ordinairement en une couple d'œufs durs. En ville les employ«'s suhal-
ternes de quelques services publics, notamment les baroliers du s<;rvi« <•
des boues, vont, aussi réclamer le — . .
Piull. épi (Charleroy). A Liège pdU, paût. V. fr. pciutre, sorte de
bled nommée zea (Borel), fr. épeautre, fl. speit, ail. Speliz, lat. speha.
Pausliao. g. m. soupe de vaches. V, f^. pasi, gall. pasg', pâ^^io;
pasci.
.i78
PAU— l»ÉN
Paavergin*. s. p. pauvres^u s. on^ dirait mn^pati/'^'eiin.
Piiaverf^^|M»vertc. s. T. i^uvretë.
Payclle. s. f. poêle à frire || grande chaudière. Vo t'aré dé eau d' pa-
yelle toute rouge dessus vo eu, vous serez damné. La poêle s'appelle paill
Il Liège. En fr. s. f. p. grandes chaudières pour aflinor le sel, v. fr.
paello, lal.'pàTIa, patelin, fl. pan. ■♦
Payer, pays, paysan, dans ces mots Ta se prononce, tandis qu*en
fr. on dit pey6r, peys, peysan. Notre prononciation était la prononciation
fr., au temps de François I" (v. Chevallet). Ârrn^ paea, il al. pagare qu'on
lire du lat. pacare, apaiser. Paysan est remarquable en ce qu'il fait au
^m. paysante. Cela doit provenir de ce que le v. fr., qui faisait paysans
au nom., faisait p^ysant à Taccus.
Payolage. s. m. cloison mince.
Peii^Muie. 8. f. bataille, prise aux cheveux. -<''
Peignée, s. f. combat, bataille. S' bayer n' bonne — , se battre. Du
mot fr. peigner, qui signifie quelquefois battre, maltraiter.
Pelnilge. s. m. louage. Préinde àin gvau à peinage, louer un che-
val.
Pelnleeoolle. s. f. Pentecôte : Eintré Monbeuche éyé T ~, dans un
lieu indéterminé, inconnu, qui n'existé pas. M«ti mot : entre Maubeti^e
et la Pentecôte. , "
Peké. s. m. genièvre, liqueur distillée; Chez lés liégeois il signifie
de plus : genièvre, arbre.
Pélalte. s. f. écorce, pelure. Eu fr. s. m. p. domestiques libres a
Athènes.
Pelle, s. f. bêche. Eu fr. instrument plat, large, à long manche.
Pèluehe, pluches, llnclies. s. f.' p. ordures qui s'amassent dans
les doublures d'habits, sous les lits, etcS ci qui sont le produit de la
laine usée. En fr. espèce d'étoffe; fl. pluisje,, flocon.
P^a, pna. s. m. aile. Latin, penna. Trainer f péna ou lé pna,
traîner l'aile, languir.
Péaaelé. s^ m. lilas commun, lilac, syriuga vulgaris. Fin --, lilas,
lilac de Perse, syringa persica.' U y a souvent confusion entre le lilac et
le syringa, à cause que syrioga a en fr. une autre signification qu'en
latin. V./Ie«r(forèinye. Y. fr. pennache, esp. penacho, ilal. |)cnnachio,,
aigrette, panache, touffe de plumes. ,.
^
/
(
l'KN-l'KU
iT'.l
^
m
l*en«ire, pulaile, fUindc. v. n. et a. r('|)ron<ii'e la partie, s'aiiuon-
cer pour joutr, après que la parlie de halle, de bille, de quille, eli . (|iii
esl commencée, sera lerihiiiée. I^aindcconle el yfi(r/M«n/,pr<jV(.rquvr eehii
qui sera vainqueur. - '^ ^
Penée. s. f. prise do labac ; de pincée.
Peaea, ease. adj. honteux, penaud; embarrasse, confus, inlenlil
On l'attribue à tort à. peiné, chagrin ou abusivenieiu à |)eiiienx, «|iii
cause de la peine. Pencux eats^n v. m. f. qui a éi«'' renipiaci- vers !(!()(j
par penaud. Les uns le font venir de pes niidus, d'anires de p(jLiiiiens.
Semaine — •, semaine saiulij. Rabelais a employé l«î nutl pesijeux.
Péniau, pniaiii. selle de charreli^îT. Gvau de — , ehevalde gauche
à un charriçl et nnlni de celle selle. V. fr. peueau, hanle, haillon, |>oik'I,
penelle, panel, guenille, lambeau, lai. pannust lambeau, comjucïïse,
drap, penula, enveloppe.
Penlnre, painture. panfure. s. f. pièce de fer qui joue sur le
gond. En fr, barre de fer pour soutenir une pi^te^nv lénèire. - •
Pépclle. s. f. fleur (enfaDiiu),
Pereé, ..ée. adj. mûr, parlait. Anj/e/o/, frvumage — , devenu j^ras,
passé. C'est sans doute de la resseinblajice dcj^assé à percé tju'eSl venu
ce dernier mot. Ouvié, maille d'école, avocat — , fin, adroit, con^oninu;
dans son art. .
Percetle. s. f. bleuet. Ceniaurea cyanus.
Percher, v. n. et a. percer. Pour rendre le fr. perciicr, on dit mou-
ler À pierke ou à picrce .
Perçol. s. m. perche, poisson. I d'~, vcuk de perche. Lat. perça.
Perdon. imper, perdon, perde. Perde bê garde au feu^ co pu fort d
vo fiye. Perdons qoé.^upposons que. Pordral, perdrai, per-
dra el perdrol. fut. "et conditionnel du verbe preinde. Je l perdrai,
je te prendrai. -
Perdrigon. s, m. On trouve ce mot dafts quelques dictionnaires fr.;
mais il est inusité en France, où le fruit dont il s'aj^ii ioi, est connu sou«.
le nom de prune reine Claude. Selon le l)on jàrdiihcii, le pvr(lri;.;oii c^l
une espèce de prune et la reine ClaïKle une autre.
Père-«l-0tère. s. m. ricocher.' ^
Perl la wle. périr, succomber. . '
Perllpan. s. m; pivoine (l)our).
(^
280
PER—PET
Pcrala. 8. m. persil. On iémeroildu persin su/ piatt}^l a ta peau
si cra&scusc que du persil y germerait. V. fr.
Pemip sanvaiçe. petite cigûc.
Peskier, peskif , peski. v. a. et n. pécher. V. Tr. pei>qiiiier, gàll.
armor. pesk, poisson, b^.'bret< pesketa, pécher, lat. piscis.
Peskiea. s. m. pécheur. B. bret. pesker. \
Pesiéler. v. d. frapper du pied, fouler aaïf pieds, piétiner. Pcs, pied
est une des raeinesdu mot. Est-ce slare ou terere qui est Taulret
P«lar. s. m. cul. . t
Pel-bernen, |fté à lloclie. s. m. pet chez les personnes qui ont la
diarrhée.
Pété,, ^. adj. et s. ivre, ivrogne.
Pétée, s. f. réprimande | défaite | déroute.
Péter. V. n. et a. griller, Cuire sur le griV — dét marrans \\ crépiter,
pétiller II se fendre, crever \\ mourir. Eq, fr<i/^lrtî des pets, éclater avec
brim. Peler en fr. implique toujours un bHKi^ jj^uand on pelle pu haut
que *' eu, on fait ain tio à i dos, il est dangereux de dépenser au-delà
-de ses ressources. Cest comme si vos pétiez dein n' basse, c'est comme si
vous chantiez. Emm doigt apélépau froid. Une personne de Quarégnon
était près de mourir; son gendre, médecin à Bruxelles, vient le visiter :
Pou «' eau et, m' fieu, dit le moribond, i faut que f pelle. Eh bien!
répond le gendre,, ne vous gênez pas ]poar moi, pétez à l'aise, beau-père.
Pétot. s. m. peton, petit pied (enfantin).
Pétotte. s.*f. pomme de terr*:. Fig. liez flivénement. Via n' pétote!
Par pléonasme gros né d pétotte., ^ Terre à — , cimetière. Les fl. et les fr.
se servent quelquefois du mol patate; la patate est le convolvulus batatas.
' Pëtre, paik, palte.. Ce mol ne se dit que dans cette phrase : $alé
comme — . On suppose que pê/rc est une abréviation de salpêtre que les
montois disent talpaique.
PétroB. s, m. i)etit cultivateur. Probablement de paître.
Pette. s. f. parcelle, particule. j| — de feu, étincelle, paillette de fer
.rouge qui jaillit sous le marteau || flammèche. Gnié n' — d'espoir, pas
une ombre d'es|)érance. Vos n' d'arex gnié fC — , vous n'en aurez pas la
plus petite parcelle. H Terme de jeu, coup par lequel un courlau en
u>uche un autre. Fig^ coup |j réprimande. Gall. peth, armor. pez. basq.
pedechun, sanscrit pétva, partictilc, radical pis'*, écraser.
i
. ,^,„.
If
l:,'^"
PÉT-MK
isi
Pélare. s. f. fèntc, fêlure, fissure.
Pi. s. pis, letine de vache || pied.
Plaii..s. f. peau || prostituée, s. p. Fai dri, —, vomir. Il esi reniai -
f uable que le mot latin scortum si^nilie aussi en inènie temps peau <'t
prosityiée. ,
/^Pfcia d' moarae (couleur), couleur de mauvaise qualité qui res-
^semblfe un peu à celle de la morue.
Pic {du), t. de jeu de croche. Yjtàt. et béarnais, coup de pointe.
\ Plehar. s. m. pisseur, Sc-Méamd, grand — .
\, Pichatle. s. i". pissat, urine. Houx comme pichalle. M. Sclicler dit
qu'à la vérité le fl. et l'aN. ont pissën, mais <iue c'isl nnuvollemenl et
q^ue d'autre part il n'y a rien d'analogue ni dans le Lit. ni dans hs langues
néo-celtiques. Cependant je trouve dans le gall. piso,/min}^ere.
PIchatlié. s. m. lAédecin des urines.
Pich«latle, pissëlatle. s. f. langes qui reroivenl l(>s urines d'un
enfant. « ,
Piehepot, pispol. s. m. pot de nuit. l'I. pispot.
Plehie. s. f. courte di«iaD(:e,Jusqu'où on peut atteindre en pissant. A
n' — dt'tTci, à deux pas d'ici.
Pichon. s. m. poisson. — au banni, — de mer pourri, — au bon,
— de mer frais. En fr. chat putui^ de la Louisiane.
Piehol. s..m. puisard, trou pratiqué dans le pavement des caves
pour recueillir t' eau, après qu'on les a lavées. Est-ce /'uVc/k;/, petit, pulls
ou bien est-ce pichol dans le sens û'aiweu? V. ce mot et saiwcu.
Pichoii. s. m. partie extu^'ieure d'un maillot d'enfant \\ s. dont le i.
est picfiourle, pisseur, pisseuse.
PJ^Miuli. s. m. pissenlit; «
'^PwKauiiler, s. m. poissonnier.^
Piehàelte. s. f. pis.seuse || fille
, Pieol.-s.-m. aiguillon, épine, dard. En fr. pointe qui reste sur Je
bois mort coupé, I^l. spiculum, gall, pig, stimulus, cuspis, i\. pieke,-
all. Pike,1iallebarde.pe.la racine pic ou pik sont sortis une foule de mots fr.
Pleoier, v. a. équivalent de crochv:ter (v. ce /iiot). Usité dans !<•
Borinage. '»
Pièce, piccbe {eUc tout étenne). avoir l'air gêné, soulTranl. A I.iei^r
esteto (Finne pessè signifie être raide^, g^uindé. .\rmor. [ht..
â8i
PIE-PIL
t5(
P|eë ée.elMUwis. pièce de irais de, 4 pdiices d'épaiti&eur sur 8 pouces
de largeur et un pied de looguèurou 520 pouces cubes ou ep pi. 0,509643.
Le pied de châssis est le terme auquel se réduisent touÀ les bois de char-
pente, parce que le boJ6 de4et8qui $ert aux châssis est le plus employé.
Pied die djerrière. \. baquet.
Pied du -Halnanl. s. m. mesure de longueur qui se divise en 10
pouces, le pouce en -10 lignes, la ligne en 10 points, ^n mètre
0. 29545.
PlerdCj plerte. s. f. perte.
Pierde. v. a. perdre. Ce verbe devait nécessairement être altéré
pour éviter la confusion de certains temps avec ceux, du v. preinde.'
Pierde fait : no pierdon, ej pierdbi, ptérdrat, pijtrdroi, ptfrdati, que
;* pierde, piersse, que f pierdisse. Ein eu vu v^êsl'Çnié pierdu. A l' du-
casse on pier es plcKe.
Pieri&e. s. f. peii^he. Au Borinage on dit piercè : l'houblon passe
lés pierkes, sa tête Vest pas assez forte pour supporter la boisson qu'il a
prise. V. flr. perce, bas-bret., perch.
Pierrette, s. f. noyaii. U a keyu su otn brain à -^, il porte des
marques de petitp vérole. En ail. Stein signifie à la fois pierre et noyau ;
à Tournay pierrflf. « - ' .
Pierrot, s. |n. moineau.' Il est quelquefois emj^yé en France.
V. agasse. \ . . '-' ^
Plétrf. 's. f. Derdrix.Gall.. pétris, lat. perdix. w ,
PIêtrIe. s. f. p. marchandises de rebuf ; fr. piètre.
Plie. $,, f. voKe. En fr. côté de monnaie.
Ptle«.fV. a. louler'aux pieds || s. m. {pron^ pilée) pilier. En v. fr,
piler, fl. pilaer, {;all. piler, columna, fulcrum.
PilH#n. s. m. partie du bled nouvellement battu, qui Test imparfai-
tement ou qui est avarié et sert à nourrir la volaille. Ducange définit le
bas-lat. spilo, pi rgameatvm frumenti seu spicae rémanentes post venti-
lationem. .
PMon. s.'mJ mortier. En fr. pièce qfti sert à écraser danç le mortier.
Pilot. s. m. pieu, poteau; fr.pilotb |j t. ôô charb. qui désigne la
constriclioQ du pied par le kar de Tinterieur des houillères.
Pllare. s. f. pilule {| coup de pied. Dans cette dernière signification
te mot est-il la'corruplion de pilitle? ou vienl-il de piler? cp. drogue.
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Pinak. s. m. taudis, habitation niis4;rabte, ou désordre. Crier pinak,
<rier famine. !rar antiphrase, it, pinach*, sommet, puissance, etc. Quai
pinak ! ente mke n'y r' cftunoitroi ou r' cmmlclivroi gnié s' viau.
I^c mém^roverbe e$l rimé :
St' ain vrai pinak!
' Es viau.n'' i roi gnié r'couneu pa n vak.
fia
iiieer, pclnser. Ça pince à U, conmie il le dit. Ça pinre à l'aujje,
ç<fmme on dit, selon l'avis général.
Pinchée. pinehie. s. f. pincé*.^ -,
Ptnchetle {baige à — ). baiser de vive amilic, eu pm«;aut les joues.
Pinehon. s. m. pinson, oiseau || pinçon, ecchymose (|ui est reHel
du pincement de la peau.
Pione. s. f. pivoine. En lat. pœonia ou pioriia, 11. pioene (| bouvreuil.
Pione s'employe vulgairement en France pour pîvojiic.
Pîpie. 8. f. pépie. Brel. pibit^ pivit, vh.*».» phiphis, ail. Pips, fl. pip.
M. Scheler le tire du lal. pituila. Si le latin doit intervenir, j'aimerais
mieux m'adresser à pipire. V. spepier.
Pipine. s. f. Philippine.
Piqaknte. s. f, bonbon, friandise || coureuse, débaiicliée. Ce mol
sert de pendant à macaron.
PiqaeroD. s. m. cousin,. mouche.
Piqaèruelle. s. f. femme mordante, satirique, méchante |j musa-
raigne. .
Piquet, s. m. petite faux dont ou se sert d'une riïain cl avec laquelle
on coupe le blé plus près de terre. Fl. pik, faucille, pioche, allTi^ickc,
Piqueter, v. n. faucher avec le ptqutt. V. ce mot. T. de jeu d<;
croche, jouer du pic.
Piquëteu. s. m. faucheur au piquet.
Piquette, s. f. petit œillet." — du jour, point du jour.
Plyer. v. a. et n. exfciter {un chien). Pillard en fr. est un chien har-
gneux. Piller est un t. de chasseur signifiant qui veut lancer sur... tU
laid wagne m'a fait — pa »' kié.
. Pla. s. m. p. platenre. s. f. partie d'une veine de houille qui se pré-
sente horizontalement; par. opposition à droitt] partie verticale de la
même veine. On sait qu'au Fiénu, les veines, on^ileur té(e au niveau du
K
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[, j||U'ï^j^^s*dnfoaecnt^*a^ pcrpendicuiairçmeiu (ce qui forme lés
Jli^ti)^ |iuis prcnpenl u«p direction à j^eu près horizontale (ce <jui pro-
,,,#îtlAp»if]^:.^ , ■ -■ ^ : '''
// "Pliîé|»n^ adj^ i«rei To^poséde dru, serré. Terre placeuse, terrain
'' dont? hrirécô1lèe^linaîgré|«ùl^ blé est espacé/ ^r
P|««nf. s. ni.''cspl!acequi environne une houillère. F\, plas, plasjc^
mare, ilaquc.
Plalli. V. n. plaider (Bor.). FI. pleiten, lat. placitum.
Pian. adj. (il n'a que le masc. et n'est usilé qu'au Bor.), plein, ivre.
— comme enne digue. En fr. plat, uni.
Plan-, s., m. pVUfie, carrefour (Framerics). Laisser en plan est une
expression d'un fr. douteux.
Planeher. s, m. plafond.'
Plande, plander. v. a. plaindre. / plan^ no plandon, y plandoi, '
plandé et plandu. ' •
Planke. s. f. planche. Bret.plancqeun, plench, fli. plauk, irl., gall.
plank, écoss. plaog, lat. planca. ^^ "
Planton, s. m. huissier de police, ordonnance militaire qui attend
les ordres de son^supérieur. Elle dé — , être en faction, demeurer debout,
àla^némeplace.
Ptalinrel s. f. t. de boucherie, viande près de la queue.
Pli^nant. adj. visqueux, collant.
Plagné. couvert de plaques de boue. ^
. Plaquer, v. .a. couvrir de bouc. En fr. appliquer des plaques, flani.
placken, coller.
Plfiqnelte. s. m. demi-esca^in 0ike«Jlc«7tn, valant d'abord 32 cen-
times, réduit à 30 c. ■ '' ^
Plaqneax. adj. boueux. \
Plat-çandiêe. s. m. bougeoir.
Plale-bniie. 6. f. espèce de pipe à tuyau pl^t. ,
Platt«. s. f. planche épaisse de deux pouces environ qui se met au-
dessus de la maçonnerie d'une maison et sur laquelle ^se placent les
cùmblet^En all.Plattè signifie dessus de table.
Plattekalae. s. m. fromage mou. Ail. platte Kâse, fl. plMtckeesc,
fromage plat. j,
PlaUèlé«. s. f. platée.
J
•■—.^xW^^$!»i^-'
a
14.A— pr.i
i w
S'
, Plaf-vema. s. m. Quoiqu' ainsi noiM«é, <t' ymou uo>\ iiiillcnKiit
plat ; c'csi' un Verrou à serrdre. ^
Plaulelêtte, s. m. colporteur qui vend des ceris('s,,(it*> rroniage..
~Sa marchan4i&€ est pOrtée sur un âne et ordituiircmenl inMniôo «oriiir
de vieilles ferrailles. V. tèlelle pour l'origine du mot.
Plein, adj. ivre, pleine, adj. féin. enceinle, ^moss«v Toul — , ;idv.
beaucoup. Se trouve dans Rabelais. H^
f*leif«8e. s. f. plie, poisson de mer plat. Flain. pladys, v. (r. plaie, h.
lat. platissa, fr. plaises ^
Pleume. s*, f. plume. Le mot fr. plume vient dii'lai. pluma et l<'
mol vsallon a plus dé ressemblance avec le fl. pluim (prouonciv plcumi. V
Voyez plouyer qui se trouve dans le même cas. -
JPIenve, plalve. s. f. pluie. Y doi kéïUautant d'^— su hietlc d'nin
paysan que d! sus V sienne denne sau'. Dans les villa;^es on d'il plaive,
comme à Liège, tJu plouaive. Pleuve est du v. fr.
Plonkié. v. n. plonger (Borinage). B. la't, phmibiare, lat. plumhican
fl. plompen; fl. plonzen, jeter avec force dans l'eau, gall, plwn{' plongeoi
bret. plunia, plonger, basq.pulumpalu, sansc. plavana,acliomle plonger.
Ploayer». v.VNPpHer. Faut «* — ous quon ne peut gnié s'estamper,
il faut se conformer aiix événements. Fl. plooijen, jtlniser. bret. plega,
' lat. plicare. Ce n'est que récemment que le fi-. a abandonné ployer et
. s'est arnsi rapproché du lat. ' - '
Plakein'er. v. a. dimin. de pfwfcer. ^ .^t»-^
'Plaider, v. a. et n. becqueter, ramas.«i^r des miellés. / n meingc pn
pou dire, i n pluke fok, il ne mange pour ainsi dire pffts, il ne fait qui'
prendre des miettes; A Liège pfo^ isigniAc cueillir les plokas, c'e!>t-à-
dire les fruits du houblon, mais p/o/ci^ signifie éplucher, crt'cuiller. V. fr.
pluchoter, éplucher, en norm. se dit de Tajction des poules qui cliercheni
le grain sous la paille, armor. plusk, pellicule des fruits, esp. esplugar,
aj^s plausjan, ail. pflûcken, Â.plukken, cueillir, atigl. ptuker, p^umcur,
-il. piluccare, égrapper des raisins.- Le fr, a consefvé éplucher.
M. Scheler, d'après Diez, peffse qu'éplucher ne viènl pas de l'ail. pHûr-
ken,. que c'est j)lulôlTall. qui vient du rom;». jl .•»'jloplè le lat. pilarr,
épiïer, par addition d'un aflixe uc. Il ne m'appavtient pas d'entrer en lier
avec ces savants, mais je demande grâce au nioins pour notre plukain
qui seniblc bien avoir reçu l'infUience du fl. plukking.
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Plukln. s.m. charpicdEn il. pluksd, charpie, plukkuig, cpluchcinenl .
Plaklner. Vj-n. faire de la chai'pie. '^^
PIbbui. 9Cm. plumet.
Plai|iës«c, prumsal. s. m. viande cmle dans^le Tcau salée. Moi
peu connu à Mons, usité en quelques vilfages.
Pliimlon. s.'^my^elite plume || duvet || ordure qui se Torme sous les
lits. Espagnol, plumon ou plumion, duvet.
Plnviber. v. imp. pleuvoir un peu. y.,fr. pleuviner.
Poehelle. s. f. liseron des baies, plante, conyolvulus scpiuni j| pis-
tolet de poche. En fr. petite poche.
P^eke. s. f. coup |( nazarde || -chiquenaude || bosse à la vaisselle.
El. pok, pustule, all.pockc, Bouton, bret. poki, baiser. En fr. poque est
un t. de jeu.
Pockette. s. f. p. variole,, petite vérole; de l'ail. Pocken (pi. de
Pocke dont il vient d'èli'c parlé) qui jsignifie petite vérole.
Poekeu. adj. et s. qui est grave de la petite vérole || couvert "de bou-
rempli d'aspéi-Jlés || raboteux.
Poélie. s. f. orgeolet, petit furoncle sur le limbe de la paupière. A
Liège poifetat. V. poc/i <»((<?.
' Pogne. s. f. poignet.
Poinçon, s. m. le fr. donne àjce nom une signiitcation générale :
c'est un Outil de fer gfgu, le patois lui en donne une spéciale :_ c'est le
synonyme de tisounié. V. ce mot. '
Point 4' sorilte: s. m. point croisé.
Poirier {faire el). fiietlre la léle en bas et les jambes en l'air. Ail.
burzelbaum, mot à mot arbre croupion.
Pois. s. m. je ne donne ce mot que (tour eii indiquer les variétés ;
indépendamment du braqué, àfrcottiau et du. caupoi (v. ces mots) il y
a : r pot eT lois leunès (de 3 Junes), c'est le pois hâtif auquel il faut
ajouter du sucre, de la crénie, el v^l poi (au xillaf^é), elpoj, verl (à Mons)
cosse mangeable. El poi dés can (des champs), jaune et vert, ne se
mange que sec.
Polsf . ind. du v<. peser. Bret. poesa, peser, pouës, poids, v; fr. poi-
tons
ser, la t. pondus.
Poitle. s. r.
baquet.
t. de bat. chaml>re qui se trouve à l'avant d'un
\
POI— POl'
:is:
Polye s. III. poil jj garnement. C Cain fameux ftoiye, c'est un franc
polisson, y n'a nu bon poiye dessus <' lielle. Traduction lilt. du pro-
verbe allemand : es isl kein ^utes Ilaar an ihm.
Polak. s. m. soldat du train, or(iinairemenl moins bien tenu que k's
soldats des autres armes || homme sale,gr{)ssier,pesaut.Polak=^ polonais
M. Scheler né veut pas qu'on adresse cette injure à une nation cl lait
des efforts pour tfouver unejiuire explication. Il ôst jmussé par un seii-
limeht louable; cependant je crois que M. Corblel, qui a avancé rélymo-
logie, est dans le vrai. J'ai entendu dire par des vieillards, ((ue sous le
régime autrichien, les soldats du traiu étaient surtout des polonais et dev
polonais fort sales. Ce qui n'empêche pas qu'il n'y ail des polonais très-
propres, Irès-braves, très-spirituels, .elc. Ce n'est pas la seule injure
qu'on adresse aux polonais, on dit encore : soîU comme ein polonais.
D'ailleurs, c'est une tendance générale de la populace, de donner au\
étrangers des qualifications injurieuses. J'en pourrais citer plus de cen
ex,; presque pas de village qui ne désigne le village voisin par un sobri-
quet injurieux. L'éducation peut seule étouffer celle mauvaise tendaru-e
de l'esprit humain. .
Polir, poli. v. a. repasser.
PoliniseuMcs. f. repasseuse.
Polissoir, polissoi. s. m. fer à repasser. En iV. outil pour polir.
Poillc. s. m. Hippolyle.
Polué, pooyé. s. m, thym, corruption du mol Ir. pouliol, plante de
la famille du thym. Lat. pulegia.
Pompier, pompeyer. v. n. se dit de la terre pénétrée d'eau sur
laquelle on marche. Elle pompiye^ ou pompeye.
Poner. v, n. pondre. V. fr. poser, lat. ponere, pondère.
Ponèrcsse. s. f. pondeuse.
Popinetle. s. f. linge noué dans lequel on a mis une poudre médi-
camenteuse, ordinairenienlde la céruse. Pour s'en servir, on y donne quel-
(juc (;oups d'épingle et on en frappe les aines ou les fesses échaufftM's
des enfants. Le mot fr. nouet n'a>pas précisément la même signilicaiion,
puisque le noiiet renferme des drogues qui doivent y bouillir. Le moi
flamand pop est cependant traduit par nouet et aussi par poupée. Il est
il remayqucv ([nenne popinetle ressemble à une tète de poupée grossière
comme en favohnent les péliles lllles.^
'mp-
\
POT
1 /*»
•^
^88
Poquei s. f. V. pocke.
, , Poqaer. v. n. douner des pulsalîons, licurler. Ça U poquê à$ tielte,
il sent des balteineDts dans la lèie>JPoquer al fernielle, frapper à la fe-
nêtre. Le verbe ail. pocheo, a eicactement les mêmes significations.
Poquér (lé z'yeu^ lé z'y). fatiguer la vue à force d'attention, éblouir.
Ça li poque »é zyeu^ cela est sous ses yeux, sans qu'il le voye. Poclier
un beil signifie en fn le meurtrir.
Poquëter, pokler. V. a. enivrer. De pot? (Borinage).
Poqaetle. s. f. V. pockelle.
Porée. s. f. cliouxétuvés,épinards bouillis. Fr. purée; poirée (bette).
Ainvouyeral porée, envoyer se promener, se débarrasser de quelqu'un.
P' aller — , être raystiOé, se tromper de voie, s'engager dans une alliiire
qui ne peut avoir de résultat. En v. fr. poirée signifie poireau et légui^e.
Porlon. s. m. surveillant des lipuillièredl^
Porjet, buriné, s. m. maçonnerie au-dessus d'une entrée de cave.
Porjettum, basse latinité. ' '
Port av sac, fforteur au saç. s. m.'porle-faix.
Port de mariage, s. m. dot.
Porté^Ts. m. de durée, d'usage. Cesl ain bon porté.
Portélett«. s. f. anneau d'une a^raifèr.
Porten à baquet, s. m. cliargeur de bateaux.
Posti. s. în. petite porte dans une grande ou à côté d'une grande,
guichet. En latin postisjigniijc jambage de porte, porte elle-même. V.
fr. posli, porte, gall. post. . • ♦» •
Posture, s. f. statue. — de cire^ figure de cire. Té (Tmore là connue
ennc — , lu restes planté comme un échalas.
Pot. 8. m. mesure de capacité pour les liquides. Le pot de Mons se
divise en deux canelles, ht caneUe contient deux pintes, la pinte A potée*.
Le pot égale 2 litres, 0382 i . ,
Pot appartient'à presque toutes les langues : b. all.polt, bret. pôl,
irl. pôl ; gair. poliaw, lat. polare, snnsc. pà, boire.
Potée, s. m. huitième de la canette. Eu fr. contenu d un pot, ocre
rouge, élain calciné pour polir, etc.
Potelle. s. f. petite niche dans un mur pour en indiquer la propriété.
A Liège po(a/, niche pour placer une statue.
Poti. s. m. cuivre de la dernière qualité. IIoll. polais, fr. potin, lai-
*
À'
POT— l»()lf
~lHt)
Ion ou son mélange avec la calamine, lotaju ; polt-e, ovi*!»- (rciaiii, iil,
écoss. peodar, gall. ffeulur, élain.
Polfau. s. m. petit pot, mauvais pol.
Potière, s. f. inslrumenl de Ter qui supporte le pot sur le li'u. It*
est fier comme potière.
Polisse, s. f. petit pot servant le plus souvent à contenir du tabac
ou de la moutarde. Fij^gros nez. n
Polquin. s. m. burette |j petit pol. Ali. poiclien, petit pot,
Pott-. prép. et conj. pour. Ce mot entre dans pilleurs wallonisnies
et signifie disposé à : étée pou v' ni, êtes-vous (lisposé\ venir? Les esp.^
gnols disent : esloi por pâ'rtirje veux partir à finslan(. Avec mic né<^;i-
tion il signifie incapable : Je n' suc gnié pou vo leyer là , je sjiis incapable
de vous abandonner.
Poudrai (cj) et même poudrerai, fut, du verlie pouvof:
Ponf. excl, en frappant. Ail. Pull, coup, bulle.
Pouf (su f). gratis, sur le compte d'autrui. It. vivere a ulfo, vivre;
gratis.
Poufrin. s. m. appellation injurieuse, ji.iï liégeois drap j^^ossier,
poussière qui reste au fond d'un sac à cbarbon.
Pougner, pogncr, poigner. v. a. puiser par poignées. Poigner
en fr. signifie lournjenter, bourreler, / peinsc qiii na fpk quà —, ii
croit qu'il n'y a qu'à prendre, que le trésor est inupuisai)le.
Pougniie. s. f. poignée. V. fr pugnie. ^
' Poullle, pouye. (60, bois d'). s. m, érable, aCer montanum. Quel-
ques personnes pensent qu'on lui a donné ce nom à cause qu'on en
employé souvent les branches à faire des perch(»irs de poules, qui s'y
juchent bien, parcequ'elles sont raboteuses. D'autres î^royent que ce nom
lui est venu d^ç que ce bois est tendre et que la poule sert souvent «le
terme pour de^omparaisons analogues, v
Pouilietrle, pouyelrle. s. f. poules, eocjs, dindons. A — na nie
reindu c" n' année-ci, notre basse-cour a étii peu [)roductive cette
année. \ ».
Ppuilielle, ponyelte. s, f. poulette.
Ponlllon.s. m. poulet || fig. enfant délicat,
Poull^, pouyié, f*. m, poulailler. V. fr. pouiller.
Poulî^se. s. f. jeune jumenl. .
(.
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\ .
^
V
V
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l»OU— POU
Q
P«« ad, II, II, ■•••, v*ips, casse, suivi d'un iatiuitir, pour que,
afiD que, «uivi du subjonctir. Moutte atn pwnpoumivir. Bien des geus
cToyent parler français eu t^duisant HlléraleaieDt. Munirez un peu pour
Moi voir. Voilà une manière de parler bien esseuliellemeni mpaioise ;
mais pour parler monlois le plus possible, il y a peut-être» mieux encore,
c'est de supffrimer le pou mi et de ne laissor que les^déux verbes moutlc
ou mousittVir ou vie. Il possède encore bien le génie de lu langue, celui
qui dit ; mouslrelU, mouttrem t)tr, montrez-le, montrez-moi. Dans le
refrain suivant, il y a renversement : '
Enne pipe et du louhaqiu pou fumer yicoUu.
Lorsqu'on a entendu les soldats ail. commençant à parler fr. , on pour-
rait croire à un germanisme. Eu efTet, nous avons ouï dire '.s^pur moi
voir^ aimer y mais cela n'est pas du tout une traduction de Fall. et d'ail-
leurs ne signiûe pas pour que je voie, mais simplement je vois, j'aime.
C'est UD procédé pour esquiver la difficulté de la conjugaison. Il suffit
de -connaître l'infinitif. Nos gens du peuple imitaient les étrangers en
leur parlant et disaient : four, mik, (fur mich). Cela faisait un curieux
langage. J'ai entendu udi jour une fille dire à son amant : Four mik, elle
ain eoUre. conte dé ti. /
11 y a quatorze siècles, les franks vainqueurs ont usé du même pro-
cédé pour altérer le b.^tîn, alors j^lé dans les (îaules, au moins dans les
villes. U n'e&t pas4acîle de savoir lès mots qu'ils ont importés, parœquè
plusieurs, sans doute avaient été communs à la Gaule et â la Germanie
et qu'il en subsistait nn grand nuiubre dans nos villages. Ils ont dû les
saisir avec empressement et les remettre en honneur; mais lorsqu'ils
ont Toulu parler la langni^des Taincus (des villes), leur procédé n'est pas
resté douteux; ils ont rivalisé avec les indigènes pour supprimer, autant
que possible, left inflexions des verbes et des substantifs qui les gênaient,
en substituant des articllés^ des pronoms personnels et des auxiliaires,
,^ comme ils l'ont &ût dans leur propre langue, tout en ayant lacomptai-
i^sance dft forger les aHicles, les pronoms et les auxiliaires avec des mots
, latins. ,
PMi^r. s. m. peuplier. B. lat. poplus, laU})populu«.
s. f. poix résine.
I»0I - POI
■l'.^\
l'ourchiiit. s. m. qiièlo, Fr. potin liassor, eu v. IV. |mhuvJi:i> si^m
fiait travail, (N'iicfire.
Poareiaa. s. m. poiirotMii, roclioii. Ki^. vilain, saligaiid, (h-haiu lir.
ivrogni' jj l>os&e au front, a la K'if, par suite (U' ainliision. V. abourter.
Sans doute ou a dit ori<^inairt'n)ent bourciau, car les licgeitis «lisnii
6our«ai et je trouve dans le j;l()ssa ire IMcard b<ii(r$iaii. I.a niaiiicn' lionl
le pall. écrit pwrs bursa est-elle nue raison siini>aiii{' ponr jiislilier un
doute? ^
Le mol poiirciau a donné naissance à une lonle de |Moverl»es popu-
laires*. Ils ne. sont pas à recommander pour Insaj^e des saldiK. niai^
beaucoup sont pleins d'éner},'ie. Tilons-en deux ou trois. Qunn on
quante lé pourciaux $onl sou lés r laiurrs sont surrs, a p<'rMtiiiit' repii'
ou blasée tout semble fade.
Quand on faidu bié à s' pourciau, on l'e'rlrnuve à s' saloi, tenime qui
soigne son mari est éj^oïste.
f riM^nié trop d' sur pou m' pourriau, je siiflis à peine aux besoiris
(le tnon^lérieur, je ne suis pas tenté d'aller rherfher ! la l>eso^iir
aillétirs. // est à s' n'aise comme ain pourciau dain ain f.(
etU
Y r' chane tout à Us pourciau ,
Avé i vieu y fait du nouviau.
Parce que le cochon eu mangeant des ordures eri produit -d'autres.
J'ai entendu ce proverbe traduit en fr. comme beaucouf) d'autres. Il
u'esl pas ordinairement facile de décider quel langage a emprunt»- a
l'autre. L'existence de la rime chère aux proverbes est une grande pré-
somption de priorité.
Ponrcinu-singlé. s. m. cloporte, mille-pieds. Ln fr. le nom vul-
gaire est porcelet.
Poaretle. s. f. petit paquet de poudre médicamenteuse. Fr, piiretie,
poudre que l'on met sur récriture.
PMirlêkié, P«iirlcké («'). se lécher par avance, avoir l'eau à la
bouche (St-Ghislain, Baudour). Se pourlécher se disait autrefois eav. fr.
Quelques modernes comme Balzac l'employent, quoiqu'on ne le trouve
pas dans les dirrniers diel.
rmmrri. v. p. milrir en p.'«rlanl d'un rhume.
=*«■
X
•4iJ->
POU-MU)
Poâlée. s. 1. résidu de dislilleric. Figiiréineni chost' de peu tir
valeur, marcliandise dii mauvaise qualilé. V. fr. poulie, poussière sur
lus habils.
Pea«'u, p«vu, poyu. part, passé du v. pouvoir.
Prauf^èrc. s. m. heure du repas principal. || Midi. |j Méridienne. {|
Siesie || Fai —, faire la sieste (arr. de Cliarleroy). A Liège prangir,
prangi, v. fr. praingeler, ruminer j{ manger || grignoter, lai. praudere,
«léjeûner.
I*r«ule. s. r. conte pour rire, plaisanterie (Borinage). '
• Préelle, preyelle. s. f. Il y a une coupure à Jemmapes ainsi nom-
mée. 11 y avait à Mous l'étang dés — . V. fr. praielle, pratellum.
PreiDde, prelnte. v. a. Ej preind, nos perdons, vos perdez, i
preinlle ou preinllé, ej perdots, perdrai, perdrais, quef preinsse, per- .
disse. "
. Viye qui preind
Se veind^
Fiye qui baye
S'eincanaye. \
- Pream. V. aupreum et fok.
Priefwe, priette, préite, praile. s. m. prêtre. Pou nvoi n mai-
son nette n'y fautpriette ni nounetle.
Primo d^abord. Alliance de deux mots ayant la même siguificalioi) .
C'est un pléonasme complique d'un barbarisme.
Prineesse. s. f. Ijaricot princesse.
Prinched, préebea. s. m. hanneton. Dans quelques l,ocalités fl. on
désigne le hanneton sous le nom de priiiker, prédicateur.
Proficlat. Mot latfn employé pour : bien vous fasse,^ je vous félicite,
je vous tais' mon compliment.
Pratl. s. m. binet, brâle-tout.
Pr*Be. 8. f. prune || ivresse. Attraper n' bonne — .
Propaaeler. s. m. v. mol fr. par lequel^ désignait ua habitant
duHainaut. Inconnu aux wallons. V. pansnier.
Pr^alle. s. m. pet. )| Habit —, habit court, par, analogie avec trii^
veste. Fl. prot; onomatopée?
l»KO~l*LT
; -nr,
K
Proxlme. V. IV. lire du lai., |>ai(Mjt, priK'lK'. On »lil |»ar |>U(»u.i>-iiif :
ses purtMits les plus — .
I*ruéfe, prwalfe. s. 1. preuve ij iiidii . <lu v. proiivei'.
Prumié. adv. preinièrrtiieiii. On ((inliiiiie ICninm-ralitHi en (li>.iiii
2'°", 3""'. Il s. et'adj. Qui preind —, prcind bié:
Puehe. s. m. puils |i s. 1. puce. V\. piiilt', pu ils, l)a.s-l)r«^. pune/.
lai, puleus. AViau— , mot à mol, tomber dan-> ir piiiu, èlre t |mtse par.
les plaisirs vénériiîns.
Puclau. s. m. p^iccau, jeune garçon qui mené la danse à (rptaiiifs
kermesses de villaj^es ; ce que; dans la plupart de» ( ommuncs on nonune
capitaine.
Puf;!. V. a. puiser (Cliarleroy). A Liv^o pouhi . V. Ir. chpiK her, Lfad.
de la Bible, chap. 21, verset xj, II. pullen, jtuiser, pul, puit.s, piiije,
dimin.; lai. puleus.
Puiser., V. a. se laisser pénétrer par {'{.•au. Se dit do ( liaussures.
Mes solèespuisle. V. fr. v<^ >
Pulsoir, puiKoi. s. m. lieu où l'on puise. Pui^anl tu fr. est un
puil}> absorbant.
PulkVa. s. n>. jacinthe, byacinlhe, liyacin.lbus orienlalis. Du lai.
pulcher, pulcbra, beau, belle.
Pulpite, pllpite. s. m. pupitre. Lat. pulpitum.
Pun. s. m. pomme. Au Borinage I'Eignk. A Tournay on proudiice a
peu près i-won. V. fr. pun. — d' capron,- fruit dé^lantier.
Pnr-ain {tout), exclusivement, entièrement. — bielle, rien que des
bêtes.
Pare, parelte (en, ain). babil bas. Les ail. disent im blossen llenide,
littéralement : en uue chemise, en pure chemise. Les lief;eois de mOme
disent es$ et peur chimich.-
Puriaa. s. m. eau de tumier, bouillon, pureau.
I^riére. s. f. purot.
Pulle. exdl. de dédain. Fai dés — , dédaij^uer. Uret. put, désagréable,
aigre, v. fr. pût, latin putidus, fétide. " ...
ti^
•*^
:n
nf.
294
UUA-OliA
Q
Qoanqae ((ou(), tout ce que. Quanque e^i un v. m. fr. En lat. quaii-
lum,
Quaréf^non. village près dé Mons. V. fr. carreignori, coiu, angle.
S'en suit-ii que — .vienne de là? ,'
Quart, s. in. empan, espace comprih eaire le pouce el le petit doi^^t
écarlùs. Mette es quart conte, mesurer par empan. Fig. connatfre (ordu-
rier), V. fr. quarre, dos de la main. " . '
Quarte, -s. f; mesurt^ de capacité pour les grains en usage à Naniiir
- el dans quelques Coniiuunes du Haiuaut. 4 picotins ou quart de setier.
Quarter«a. s. m. ce mot,, comme en-fr., signifie le qi:hn*t, d'une
livre, d'un cent. Seulement à Mons le quarteron d'œufs est de 2ti et
celui de pommes, de uoix, de 3i. Â Ath, le quariuron de pommes ^st
de 32.
Quartier, s. m. mesure de capacité pour les grains, valeur métrique
Oh. 4335 II division de mastire agraire, douzièuie de bonnkr ou quart
\\c journel. ( - ^ •
Quasiment, quaMipàiii. adv. presque, quasi. Pct-ette et kasimain
c'est dés cousins germairu. yrtr. quaisimiint.
Quatelet^ capelet, «atl«l, katlet. s...rov^lt.ochel, réunion de
fruits, surtout de uoiseltes. S^em ploie figur. pour groupe, réunion :
Ein — iT coumères qui calaudîé, un groupe de femmes qui bavardent.
On peut établir sur W' mot bieii' des suppositions : est-ce réunion par
quatre? est-ce chapelet? on peut encore remarquer qu'il s'employe sur-
tout pour désigner les aggrégations de fruits d'arbres à châlon. FI. katje,
ail. Kâstcbeo, cliàlon;'il y a enfin le gall. catt, frustulum, parlicula
(Davies).
''^^;^' Quatreplerre. s. f. salamandre. Dans quelquesTitlages on dit eater-
riÈot:. A Liège kwat pesse, mol à mol, quatre pièces. On a sans doute
alléré le root |)Our lui donner une gignif. comme dans queue W soritte;
mais quel élai4 le iiiolj)rimilif? M. Graudgagnage avance le lioll.'kwaad
becst, quoique l'animal ne mérite pas ce noni (méchante bêle) ; il esl
inolTensif ; mais il c«l Irès redouté des enfunts. On pourrait encore le
former de l'ail. Quappe, tdurd de grenouille ou de krOlc, crapaud. -\~
FI. padf aussi crapaud. L<9(.fr. crapaud s<>uible être aussi Krôle f pad.
Uii:-Oii
i.^):j
<-\
0>ioi qu'il en Miil, il esl assez siii«;iilier «juc ran}*!, ail ( ;ifoînill;(?. ( Irc-
iiille, mot à mot, quatre piliers et qu'en porlii^ais la olieiiiilc >',i|i|>rll(>
lagarla, proprement IczanI (k»i. laceria). i> rapprochement viciii-il il»-
ce qu'ils rampent tous deux? Mais M. LiltnVtlil (|Uc ralerpitlar yicnl titi
f^it. nonn. chattepelouse, chenille, propr. cliaite velue.
4[fae fntise/qnc fut-ce. couj. quoi qu'il en soit, nKilj^r»' cela, s<til.
Qoé, interr. quoi, comment. Si les moiUois reni|>la('enl tpioi p.ir
que, eu rçconjpense ils subsliAMènl souvent (pioi à quf. l.x.-.quni ilisrr,
pour que dites-vous? mais ce quoi est prétentieux. Vers Aili on \mv-
iioncc quau. Quaudilf, quau (ai(e?
Qaclpoiqne. t. d'arj^. rien. Quel -où quehpie -} pnic. V. fr. poe,
qui signiti'ait peu.
, Quêniau. s. m. eliéne.à.;, j«-uP.c chêne Ij hàlon de; eh»"ne. V. fr.
quesue, caisnc, chesne et queniau. B.-lat. casniis, lat. «pierdi^, lut'i.
yuesen lan. A la vérité tan est le nom spjVifiqiK', gwesen n est tpic le
nom générique : arbre; mais seul il a bien pu désigner l'arbre |»;ir
excellence. Cette conjecture s'est réalisée : Je viens de voir gwen tra-
duit par chêne dauirun vers brel.derinlFoduelioii du diel. de Legonidec .
4[Juerlèrc. s. f. t, de charbonnage. Pierre Irès-diirc qui tapi«.se ht
veine de houille. On la divise en quersiau- très-dur, en queriirc pro-
'prement dite, de dureté moyenne et en querlasse, plus tendre. On dit
aussi querelle. Prononcez kw air ière. Hret. karçog, gaU. eareg, piciir;
d'où provient probablement le fr. carrière (de pierres), v. I. (pinnierc;
V. fr. quarrel, pierre; querelle, gr^le.
Querre, qnée. v. a. quérir. V. fr. querre.
Que tout. adv. combien. 11 n'est pas inlerrogalif, mais adniiratil.
Que tou quon Via bayé! combien on lui a donné! (!omp. le làt. qiiain
multum, l'ail. Hieviel, le Q. hoeweçl, le fr. lui-même^ condiieri ; bien,
pour beaucoup.
Qaélrdn. s. m. rejeton, surgeon, marcotte. Ail. Quecke, racine qui
tend à se multiplier.
Qne«« d' iwrilte. h. f. chauye-HourIs. Au Kor. kai- i»' sonr, à 1j*g<-
chauf iori. Ce mot est une altération de kavic ou kauire loritc, dont le^
motilois, aiLHid bien que les fr., ont Oublié l'origine et dont hs uns ont
fait que%tè et leH autres chauve. V. chaou. \.è v. fr. a dit (huude-soris.
Q«|fuu»«. soil. ' ^K- '^^
29Ô
QUI-R'
Qnla, 8. m. cul, defrière'(Borin.). Lat. cunnus.
flalnqaln. 8. mr derrière, cul. {| appellation amicale.
f|«lnqiiinette. auneau de pâtisserie; tire son nom de sa rornic
d*aaoeau. Cest un dimiû. du dimin. 'précédent.
QalDt. s. m. caprice^ Fr. quinteux ; boll. kwiut, caprice. V. quin-
touue.
QalBloiis««. s. f. coqueluche. Fr. toux par quintes, holl. kinkhoest,
ail. Keikhu^t^ racine ail. kctehen, haleter, v. ail. kichen-f-hust, toux.
Coqueluche doit avoir la même origine. On pourrait dire que c'est toux
de coq ; il est vrai que le croup pourrait être ainsi nommé, mais non la
coqueluche.
QaijUMiIa. s. m. montois qui va en pèlerinage à Tongrcs. En fr. t.
de jeu de paume^ etc.
4^Bze. s. m. manière de compter au jeu de balle : Ein quinze,
prumié quinze, avoi quinze.
*4(^*est ee qaé A^st que f interr. comniient, quoi?
Qaliioye. adv. conjonction, quoi qu'il en soit.
Qui vie. prochain, ftilur. Litt., qui vient.* Le* fiyes qui n'ont rie, y
d'ara eo l'année qui vie. Les filles sans forlukiè, il en restera l'an pro-
chain. '
m
il. Cette lettre se supprime dans la terminaison de tous les verbes.
On dit, même avant une voyelle, aimée, puni, devoi, prainde. il n'y a
qu'un petit nombre d'exceptions. Ex.: Vir pour voir et encore dit-on
souvent vl. Au commencement des mots on déplace souvent le R pour le
mettre après la voyelle : Ertoumer pour retourner, b^lelle pour bre-
V telle. On le supprime à la (in de la plupart des mots en eur : Meinteu.,
tnnnpèu ; dans la plupart des mots en oir : Àbuvroi, saloi, miroi, mou-
chai ou moukoi ou momkoi ; dans le milieu d'une foule do mots, ehales,
meimbe. Dans les s. en icr on Ctlt le chMigement en te : SoUê, piUe,
. emndëUe.\
W, wè, wm, sont plua nrement qu'«in (r. dés iiigncs d'iléralion :
Récrire^ raiguiter, r'gueri, rokUer, sigoiacut éirirc, aiguiser, guérir,
oublier. .
IIAB— KAC
, n~'
m
r\
\r
Rabaelie-bllle. s! ui. (JésuppoinleiiKMiil, (outruiiott-, dinsf pntpK-
à abaisser Toigui:!!. Fr. rabal-joie. • " "
Rabâcher, v. a. abaisser, abattre, htiinilier. Kii fr. v. ii. qui »\ç,m-
fie répéter fa'sUdieusement. ' -
Rabatlan. ^. m. rideau qui cache le dessous d'un lit. Vaï IX.jdbA-
leau «ignifie un feutre qui arrête l*eau enlevée; par iâ ineuie.
RabMoquer. v. a. nijuster, racommoder.
Rabla^i. V. n. pâlir. Blass-enail. signilie pAle. V. blagc.
Rabobinache. s. f. rabâchage. Quée drolle dé — .' (^iiels siii<{(diers
contes!
Rabobiner. v. n_j,et a. rabâcher, radoter. V. fr. raLobeliiier, replâ-
trer, réparer.
Rabot. ». ni. t. de c
silex mêlé de calcaire
V
m
larb. terrain aussi nommé forte- loi se, lormé de
n fr. pierre dure pour paver.
Rabouter, v, n. retenir avec empressement, V. abouler.
Raboiizlner («'). v) r. se ramasser, se former en boUsin.
Rabttfter.^v, a. renufer, ïl. rabufo. V. 6u/". AU verblùlU, décon-
certé, jélourdi. • /
Rabus, rabuse. s. m. (Bor.). \. ravïdu.
Aacacher. v. a. (aire revenir, renvoyer, recliasser. — les vak, ra-
mener les vaches du pâturage.
Raealer. v, a. racheter. V. fr.
Raéeouree. s. f. bout, morceau de planche, de poutre, ftc.
Raehaner. v. n. ramasser le charbon tombé des charriots sur le
chemin (Uorinage). A Namur rachouner, à Liège rassoné, ratiolé, si-
gnifient ramasser. Kemarquonsque tous les mots (r. terminés en seiRlde,
font à Liège $one él dans le Hainaut chêne ou chane : rione=^einchane ,
ensemble. Retsone^r chane, ressemble. Sonc^chane, s<>mble. V. ces
mots ; d'où l'on peut conclure que raehaner, raisoné, répondent au fr.
tassembler. • .
Raehe. s. f. el landon ne ciunporle que deux chevaux de vol«-e ;i un
charriot, c'est-à-dire quatre en tout. Si le nombre est plus grand, le.
,boni chaoKÇ; el landon devient el — . Quand el — est à trois chevaux,
un bouC est leriniué par ain lamiau p<»ur un rlieval et l'autre par ein
landon |>our deux chevaux, rbaeun'avec r< lamiau ; alors el — ne lient
pa» an limon |»ar l« milieu, afin de donner un levier avantageux au rhe-
298
HAC— RAD
val qui se trouve seul conîre deux. Lorsque la volée est de quatre che-
vaux Il y a fin landon à diaque exirémité et el — tient au limon par le
milieu. -
Itacbeoier. v. a. arranger, habiller, nettoyer, enharnaeher. Enne
maison rachmée éomme ein ran tt pourciau, imc niaisen propre comme '
un toit à porc. / vie loudi maturachemé, il arrive toujours maljiccoutré.
Liégeois, aheui, piov. azesmar, préparer, v. fr. icesmer, disposer,
achesmcr, orner, parer, vêtir. Le simple v. fr. esmer, y. esp., v. port,
asmar^ apprécier, est rapporté par Oiez au lat. :cstimare. A la bonne ^
heure pour esmer! mais je trois, achesmer d'autre souche. J'airQcrais
iniciu choisir le b,-lat. sccma, lali schéma, grec, txf.fj^», vêtement,
beauté, formé, ornement.
ttaelée. s. f. volée de coups. Raclée est un«mot usité en France,
tnais non consigné dans les dictionnaires,
Raclot, racrot. s. m. fête qui se célèbre 8 jours ou i5 j. après la
kermesse. •
Kacloi. s. m. tige de fér avec une spirale munie d'un anneau et alla-
chée par les deux bouts à une porte. L'anneau raclé avec force
faisait l'ofDce de sonnette. Lés — n'existent plus à Mops. V. ragaUtte.
liaeonlag;e. s. m. radotage, paroles oiseuses, rabâchage. Les fr.
employeut un mot qui ne figure pas dans les dict.: celui de racontance ;
il s'éloigne peu de la signification du mot montois. Cet art. était écrit de-
puis longtemps et j'avais entendu dire par des vieillard» le mot raeontage,i\
y a plus de 50 ans, lorsque je l'ai vu dans le coropl, du dict. de l'Acadé-
mie avec l'annotation: néologie, les fr. l'auraienl-iU pris aux monlois?
RaeousM, ne. adj. portant des balafres, des' cicatrices, surtout
. celles des boulons deWiole.
Raerul^rV. a. mouiller do nouveau. V. erti.
Raenaer. v. a. rapporter, dénoncer. V. fr.
Ilae«selle. t. f. rapporteur. — ' dé chon fUsquêU»i — qui no vaut
pas !> plaquettes.
BadIaMar, rmàmgmibmcr, raAig— r. v. a. réparer, ragrécr, ra-^
juslor. A Liège agadelé^ «ulagU, accouiré, paré; «4a«ii^, l^uslë, v. fr. .
dagel, damoiseau. Radaener poarrait être encore prit comme contrac-
tion ûti raduontr. V. tuuiau.
n«4«, r»i*MMlB. adv. vite : Ein noir kiéknirtU aussi radequsin
IW»*^
I!»
KAD-ltA(;
i!»:i
* ;
blanè. Avié rade ou rrtd'mo-in. Le mol roik csl employé par I.oai^c. On
sera peul-élre leiilé de tii-er ce moide rauJê, raiiiemenl, qu'en v. IV. on
écrivait et prononçait roide, roidemeul. On lit dans Hahelais : adon<'
coufurenl tant roidt^nlenl ; mais ^1 csl à renjarquor d'abord que notre p.t-
lois a conservé roi, roide. Il né confond pas : passer mi (comme cnur
liroquc) el passer rade sont fort dillérenls et ijueiisiiiie le (1. nous fournit
le mol rad. V. ail. rad(, il, rallo, iri. grad, rapide, sanser. Iirad, aller.
D'ailleurs le v. fr. avail rade.
Itadoupc.^. m. deux fois double. El doupe éyc f -, le (Rouble et le
quadruple.
Radroiti, erdroill, r^drolti. V. a. redresser. "
Raf. excl. pour enlever. En fr. coup de venl viMiant de terre. C qui
.vie d'rifs'ein va d" — , le produit de la violence esl arraelie pae la vio-
lence. Faire rif raf, agil«r (' rac/ot. Faire rifrouf, faire » la liàle. Si
ri/, raf, rouf iic sonl pas de .simples onomatopées, ils doiveiii fi^oir la
même origiiie que les mots fr. radier, faire raflle, c'est à dire probable-
ment venir de l'ail, raflen ou <W lai. rapere, ravir. ^
' Rafanli. v. n. redevenir enfant, tomber en enTanee, radoter.
RaiTourer. v. a. donner la wourriture aux bestjaux. Ir.' peu usité,
afourer ou afourager. .\ liiége foré, à .Nanvur fouretl
Rafistoler, v. a. arranger, racommoder, rétablir, Y. fr. rtlisioler,
parer, orner. ^ •
Raflaler, v. n. el a. cbeiVJierà calmer, à apaiser.
Rafouréc. s. f. nourriture des bestiaux. Kig. pitance, poriioji,
grande quatitilé de nourriture. Ain prinde et rafourée, en manger non
soûl. Kn liégeois fôrg, baii-lat. foderagii^n, fodniin, en brei. voueta, ali-
menter, en alleniaiià, Fultcr, nourriture d(^ bestiaux, gotli. fôdr, viia
fucre, mha vuorc, fl. voeder, fr. fourrage.
Rafraafpaer («'). ne rpfrsgner, se racornir, se blottir, se resserrer,
se plisser. A IJége rafougnlé, m) blottir; en fr. se refrogner, n'a que la
HigniAcation de se pll8»ei . ..
R«fl«r, rall«r. v. n. (V. ri/)« Hacler, agiter le cercle placé à un*'.
l>orte en guww! de Honnelle. * <•%
niafarer. v. a. picorftr, voler. C/esl'dii v. fr. tiré du lat. furari.
naful«r,,ralafaler. v. a. remet ire un fiUd<'>i^|^e. fig. rajll^le^.
Kn fr. rarutcr, KÎgnifle donner la favon aux ijiapeaiix. •
\
'/^^■h'- 'itH^*
7M
RAG— RAI
Rai^alelle. s. f. crécelle, fig. personne qui parie beaucoup, rapide-.
nnenl.[iagal€Hessiitsdo\ile=^r€u;l€Ue. Bas-ail. raken, v.scand. râka,fâcler.
Ila|;«, rasqae '^tter ain)'. demeurer arrêté, embourbé. V. en
rage, araskié. ^a dit^ Mons rage, au village reuque, el roéme quelque-
' l'ois 'rosi. Ce dernier mol e&i un terme militaire ail. pour désigner le
repos après une marche.
Lé& moutois ont francisé la prononciation, de sorte que Torigine ne
pourrait plus se retrouver, si ^os campagnards n'avaient pas été plus
constants qu'eux. '
Je dois dire que le patois picard possède les mots s'enraker et rake
q^e M*. Corblet traduit par s'embourber et boue, en rappelant le celtique
rakia, «au bourbeuse, il aurait pu ajouter le v. l'r. raque, mare, fosse
pleine d'eau bourbeuse, le b.-lat. rachia, rascia mare. Il y a encore lé
a. rake, bout de cbeminr uit raken, sortir (uit, hors), comme qui 4ira%^
déraker. ' "
Ra^Myer. v. a. ramai&ser, reprendre avec adresse ce qui a été
Tolé. — (i'). V. p?rs. S'acclX)cher, se rétablir au propre comme au figuré.
V. grau. ■ '
WLatgrlgner (i). se chagriner, se racornir, se ratatiner, sèrecoquil- ,
1er, se rider, se froncer. Figur. devenir revéche,, maussade. Cello-bre-
ton, grignoufi, chagrin, v. fr. se ïegrigner, se crisper, se retirer, res-
sembler à ia peau de chagrin.
R«iprlper. même sign. que royrauv^.
Rai. s. m. rayon de roue. Eu fr. rayon. '
RalMflil— e, ralaïai^aliiase. s. f. raifort. FJ. rammonas ; en esp.
-Tfinolacha, betterave, il. niiÉioIoccio, Ut. Ra^hauus.
WUâmm. a. f. grenouille. En latin, rana, bret. et erse ran, v. fr.
rane. Les (r: appellent aussi quelquefois raine la grenouille ordinaire,
(Aaia ilt réservent particulièromcai ce moi pour désigner une grenouille
verte, appelée également rainette ou graisaet (en lat. byla) laquelle vit
aur lea arbre* el peut ae fixer au verre ménor, aVec le éisque de aea
patlea. ' .
V. a. t. de jard. butter.
v.a.'réchaaflTer. V. (r. reacafer.
•. V. a. baure. Y. te. rainaer, dérivé de ralnael, rein, rairo,
lat. ramua. Rincée pour volée de coupa est du4r. pop. Cette orthographe
\
'.o^BBî**»"'
/
1{ AI— Il A M
Tfi^l
tJ« rincée iiiasquo s«in origino ; aw lo fr. rincer n mio niilrc «ioiircr. Hiti.
rinsa, v. nord. Iiroirisa, nelloycM-, ail. rein, propre, pin'.
Kaliifiloler. v. a. faire rentrer à l'elabJe, Og. au loj;is. C / ain /os
9tti n'Mrd/amatn rainstolé. ('/est un vaurien ^[ui n'est eliez lui ni joui
ni nuil(Borinage). Y. 5<o/<'.
RAlnterrcr, rcnlerrer. v. a. couvrir par nii ('houleiuenl. Il <i sir
rainlerrc 4 fosse, un éboulemenl l'a couvert do terre dans une, liouil
1ère.
Raisiné, s. m. petit raisin j| raisin de Corinlhe. V.n jV. confilun.' de
raisin.
Rakerpi, le. adj. ridé || décrépit.
Râle. adj. rare. Les bas-bretons se sont reneonlrés avec 1rs iii(>iii(»i-^.
dans le désir d'éliminer au moins un K du mot. Ils tlisent aussi rai.
Raller. v. n. retourner. V. d'aller. V. fr.
Ralenil. v.n. devenir moite, mou |! cuire trop lenlemenl. V. loti.
Rpilon^e. s. f. pièce de l>ois; de fer, etc. qui sert à alonj^er. <^, est
du bo (cT ralonge, c'est un moyen de gagner du temps, c'est un palliai il.
Ramafri. v. n. ifnaîgrir. é^
Ramati. v. n. devenir moite. Y rnmati, le ;emps devient luiniiile.
On raconte qu'une nuit de carn.ival, U) vieu.x prince d(; I.i^ne enirail
au balayée un ami étmnger. Deux femmes masquées en sortaient; l'untMlii
à l'autre : t ramati romme. — Itamali-ti? reprend l'autre. Quelle e>t
(.elleianguti, dit l'étranger? Ali ! n'pond le prince, ce sont des princesse",
italiennes dé4;uisées.
Feu I><?llli?>lte ctontail l'anecdote d'une, manière un peu diiïérenle.
Klaaibaqa«r. v. u. et a.- btMirtfr, frapper, cof;ner, se cogner, Il
faire grand bruit \\ retentir. Si) rembucber en fr. kc dit du cerf qui renlrr
dans le bois. V. fr. rabuquier, faire beaucou|> «l(> bruil.
Raaicr. v. n. et a. ificttre des ranmres autour des plantes forint-
panlesi, comme 4eH puis. Kn fr. ramer signifie ;ivoir beaucoup dr
mal, etc. t ' t
lie. H. f. rani<'>e (((hlin). I.al. ramus. '
etie. H. (. |M>lit balai, itamon e.>( un \. m. fr., ranionetir
Hignillo raquetle. . ^
RmMMI. a. m. balai. /.'in neu ramon raniounr vollir, jiu ronnnrMi-
«•ein«il f'CHi loule anleur; V. fr.
:{s
s
3()2
RAM-UAN
Uamoner, ràmoaiier. v. a. balayer. Ramoner, ramoneur sont
français en parlanl des cheminées. ^
Ramoneeier («*). ae pelotonner, se replier. V. fr. ramonclieler.
Rainaamiii, raménaa. s. m. Dans les chemins du Borinage par-
courus par les charriots chargés de. houille, la poussière est formée de
charbon presque pur. Les enfanls ramounent et c'est celte poussière dont
un sac s'appelle un ramounan.
Lé V. mol fr. ramenant qui veut dire reste (remanens) peut faire douter
de rétymologie ; car le sac des borennos est bien plus souvent rempli de
houille pure.
Itamponan. s. m. sac pour passer le café (^leurus). En fr. sorte de
éoulure. C'est aussi ce qu'on nomme à Mons une%rctèr^. V. ce mot.
Rampruelle. s. f. lierre. Plante ainsi nomhiée parce qu'elle est
rampante. A Thuîn, rampieule.
Ran. s. m. toit à porc. Il estl à meile au —, il est dégoiUant de
saleté, il tient des propos orduriérs. Enné maison ràchemée 'comme ein
— ,d' pourciau. Ep fr. d'économie rurale on trouve les mots haran et
cran. Lat. hnra. Le mot ran se rencontre dans le glossaire Yosgien de
Richard. Il est indiqué par lui comme provenant au francisque rhann.
Il se voit aussi dans le dicl. de Uorul. Meure, un porc au rhan, le
mettre, à l'engruis. -
" RaMekcMir. s. m. qui ranehèM.
Raadbeaer. v. a. déranger, remuer, fiireldr. V. ranguener.jknM
il semble un adoucissemcjil. ^
Raiielièii4e. s. f. volée de coups.
RapaaiM 4«|^raUa. Invétérée; étoffe très-solide.
Ra«4aa. a. ni, élan^ choc, oflort. En fr. kenlicr couvert dans un
l>ois, v; fr. force, courage, viteH8||t>,
Rali^aiiltlar. v. n. remuer avec randon, «vc^. bruit, heurter,
frapper violemment. U battre. '
- Raa^aaiyàdc. s. f. volée de coups. C
Rases, «Ire. adj. langutsMinl, ^maladif. On a déjà remarqué qa'àu
Horinago où ce mot est usité, le féminii](,^<|{;8 adj. en eux tt forme en oirr.
^llaacaa. s. m. instrument de (ml pour attiser l(f (eu d'un four, four-
bu. I Personne qui t ^vaille à toutes chose». En fr. ranguillOD eat un
petit crochet qui fait partie du hanH\*ou. . > '
f.k.'iW"
RA>— HAQ
ÔU5
RaDgaeDer, raneheji^r. v. n. el a. se servir du rangon. Fig. re-
muer, agiler, pousser dans un lieu profond. En angl. ranger signifie
rôdeur, eo ail. ringen qui fait rang à Timp. signifie lutter, f oeu qtti
caufe el four n'est gnié toudi V ceu qui rangucnne. J'ai vu ce proverbe
brutal traduit en français : ce n'est pas toujours celui qui a chauiré le
four qui enfourne. On le donnait comme du neuf.
Ranoer. v. a. faire de piè<;es et de morceaux (Borinage).
Rapainser («')■ changer d'avis {] pciilM|[|) nouveau || se rayjser {|
revenir sur une résolution || réfléchir. V. fr. s'apenser, s'aviser ; se re-
creire, reitpBcer. .^ ' - . ' ^
Rapaiiiase. s. m. action de rapamer.
Rapamer, rainpaumer, rainiipaamer, rettpaumer. v. a., et
n. passer le linge à l'eau pure pour enlever le savonnage, l'incer. En lié-
geois, rUpamé, en fr. de techn. repamer, blanchir le linge dans un cou-
rant d'eau, en fl. spoelen,#ien ail. spùlen. , .
Rapamois. s. m. lieu où on rince le linge. *
Rapancher. v'. a. épancher.
Rapand«. v. à. répandre, épancher.
Rapapier («'). v. p. faire des mouvemenls de déglutrlion* avaler dl*
la salive, des mucosités avec quelque difficulté, conim(> dans Ici» maux
de gorgé, lorsqu'mi éprouve une soil vive. (Fig.) se ravigolfr. En lié-,
geois pdpi signifie haleter. Rrct. paouesa, reprendre haleine. V. Ir.
paper, manger à la façon des enfants, du lat. papare;. brèl... papa,
bouillie pour les petits enfants, v. fr. papyer, l>egayer. , ^
RapaiMie. s. f. volée de coups.
Rapauge. v. a. apaiser, calmer (Charleroy). A Liége',^ rajpalX<('',
V. fr. rapouaigcr, rapaier, à Mous, rapaiger, lat. pacare. U ,
Rapt«li«ncr. v. n. recueillir, ramasser || découvrir^ (Micrrrr m»^
piner. Où t qu'il a été — n feimme 'ainsi? où a-l-il été iroiiyer une
pareille femme? C'est |tmit-^tre une corruption de rapiner ; niaisje crojs»
qu'il se rattache mieu» à p<icher (pirhon).
RapMcëtagc. s. f. rapiècement.
Rapléeelcr. v. a. rapiécer.
Rapiaaoancr (couHftne de M6ns). v. a. repcupler^uii étang:
Rapport ^mè (au), par la raison que, parccqms
Rai|aier. v. n. ela. cracher. Liégeois, rechi, v. fr. radiier, cracher
j
\
•fi^
,(
'À
E*
504
HAQ-RAS
>
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\ ^
)
avec effort et Jiniyaiumânl, hébreux, racac, cracher, h. recere. Reïcere,N
selon Dieï, était eo usage pour cejicere'du temps de Servius, B.-Ialvras- J
care, v. nord, hrackia, ags. hrackan. U a raquié ein air, ça lia r'keyu
detiUêinez.
Raqaion. s. m, crachat. A Liège, r«c/ton.
Rasaquèr, r'saqaer, ertwqaler. v. a. tirer à soi, retirer, esp.
resacar (v. »a^er). V. fr. resacquer, tirer à soi.
Rasaqntéf é^. s. m. et lém. personne mal accoutrée.
Raseaille, rafreaye. s. f.^cailie. Les^anglais disent rascai et pro-
bablement les fr. disaient de même il y a quelques siècles.
Ra«eoiirebé^ V. raccourse.
Raaeoyer, resicoyer, ralnscoyer, rascaDyl. v. a. recueillir ,
ramasser II récolter II rattrapper (Borinage). Es cossetle s'a rapancké;
eile a rascoyé lé z'esplink et lé z'etoiye, Veune après l'aule. Il a rasé^yé
V balle au bon blond, (Au propre et au^guré.)
Rasibuii. adv. tout juste. Au — dé}^ à ras de, se trouve dans Rabe-
lais.
Riisière. s. t. mesure de capacité ^^ur les grains, 0. hect. 5559.
R««keut<e, raskense. v. a. (Borinage). A Mons on dit rocoudf, ra-
eouM; recoudre; flgiir. racommdder, entretenir les vêtements. Y coûte
gros pou ratkeute tis ainfan. 11 est coûteux d'entretenir rhabillemeiit
de six enfanlA.
Rasp. s. f. taillis. Du flam. rasp, canaille (eu égard ù la Tutaie).
RasMircI, rawHirelr. y. a. rentraire. Du lai. resaicire, racommo-
dcr, nyuster. Resarcirc est employé' eu technologie.
s. f. reprise.
RiuMwarer. y^ \. nettoyer | habiller || arranger || ropattrè. Fr. rra-
laurer, ▼. fr. estorér, Tourolr, ajuster, garnir, établir, l^t. insiaurare.
RaMl {pain), ady .' Sis, qui n'est plus tendre.
^ RaflÉall. V. n. «^amouracher, s'engouer. Fai—, tourmenter, TiAcher,
ennuyer. £{^ reuêotil dé $" galant, elle est folle de son amant. Fr. s'as-
ftoiir, bas-latin, assotare.^
VUmUmi, r^ÊiUM^maÛm. s. m. râteau, basque, arrestuella, lai.
raster, rastellus. Après avoir indiqué rasiel, ràleau et râtelier, Pelletier
ditque DavJM n'a rien qui convienne en gallois que rbestr, séries et
rhesd pru^ï^pe, l'un ci l'autre arrangement de |)Ointes ou. barre^aux. Il
A-
\
KAT-KAV
:>().,
croi| que c'est de ce rhesir o)i i-astr gaulois que les laliiis ont fait l.-ur
raslrUm et leur raslellus.
Raèi^sèlé, éc. adj. rapiécé. V. tassiau.
RataWler. v. a. raccommoder, meitre des pi«'ccs à un {-liaudron,
à un habit)W. ïr. '
. Kalaye.^ m. père du taye. V. ce* mol. On dit en riant hat
l)0ur père du falaye. Dùns l'évangile d'Ulphilas, père s'appelle ail
ouvr. consultés \arl. Wackernagel). Il se nomme encore'^dad ou i;
bas-breton, et an, aita, en basque. Je trouve dans Cerblet une re-
niarque singulière, c^st qu'en celte dernière langue on |>rocèdo aussi
par addition syllabiqué; on arrive -ainsi jusqu'au mol monstrueux
de aitarenarenganilcacuarciia,; latin avus, alavus.
Ratoa, reto^. s. m. crêpe. En ir. pâtisserie de' fromage mou,
^ ,. 11. rate, gâteau tTe miel. •
\ Ratour. (faire dé lours et dé), faire beaucoup de tU-tours, de itj-
cberchés. ' , .
Raloùrner. v. n. et a. retourner, V. fr.
s ^ Ralroili, ra«(reuli. V. a. rétrécir. V. stroi. ,
Ratte. s. f. rat. — de temps, prorata. Lafonlaine s'est servi du (Vm.
-- qui correspond, dit M. Scbeler.'à l'ail, moderne Uallc, Halzc. (!( i
animal était, dit-on, inconnu aux romains. Vlia rallo, ag^ raci, gacl,
radan, bret. raz.
Ralfendre, ralaliide. s. a. forifier un gi^B-pcn's.
. ttavaehe. s. f. grande cage de bois dans laqucllt' on (■iigraiss<' l.i
volaille. HaH-Iat. Irabaca, ital. Irabacca, tente.
Ravaler, v. n. se dit des cbeminées (|ui dans les mauvais temps
fument par bouffées. Ce mol provient du lerme de mer rafale ou |>lul<')i
«lu v. mot avaler, descendre, faire descendre. ^^^
Ra%-aa. s. qi. terme de cliarb. cbomAge, Ij'mps où b's bouilleurs
cessent de travailler. Il y en a deux ordinaires dépendanl l'un et l'autre
\^ de rintcrruption de la navigation, l'un dure un à deux mois, en août
.Hèptenibre ou octobre, |)Oùr Curer le canal et en répareriez digues,
ouvrages d'art, etc.; l'autre dépend diCb gelées et persiste pluh ou moins
de temps selon la rigueur des hivers. Le premier ravau esi toujours
incomplet; le second -n'est complet «pian dégel à cause de/Jj^ ferme-
ture des barrières. Outre ces ravaux, il en est d'ae( idwntcls, provenatii
%
/.
V
m
5<)4)
HAV— RAW
%■
t>
&■
/
't
lies crwes commerciaies. H Au ravau, à bas prix, en aboiukince, au
rabaig. Daas ce dernier sens, du v. mot avaler, devater, descendre.
Dans le premier sens on peut inlerpréler : suspension de travail par
suite d'une diniinoUon {râvau) de salaire.
Rave. s. m. prétexte, excuse, subterfuge. (Borinage.)
Havèla. s. m. légume rabougri | cbose incomplète, d(éfec-
tueuse. '
RavekuHMA, rmvèltmqmc». s. f. p.maoraise berbc. En liégeois
ravrouki moutarde des champs, faphanus raphanistrum, bas-ltt. ravi-
seilus, diniin. de ravus,>^mentum.
Ravcrdt. v. n. se recouvrir de feuilles. Ce mot s'employe figuré-
ment.en pariant d'un eoq mal cbaponné. Il se dit aussi d'un convalescent
dont la figure annonce le retour à la santé. YrCraverdira pus. Y n'povx^
-Jera pus verU feuye.
RaveiitisiieaMuil. s. m. effet d'une donation mutuelle. Ancien t.
de palais aujourd'hui disparu.
Ravise*, s. m. fête, banquet, régal. Rafya est en liégeois un mot
très-expressif par lequel on traduit les plus luuts degrés de plaisir et
. ■ de joie. .
* , .
Ça fra aîn si bon ravisca
Qu' vos uin pourite bii mier vos doigts.
(Chanson de (^uintin.)
11
Eu terme d'ai^ot, ravescot,atto venereo ; employé en v.fr. :et li presires
est montez sus, tost li a.fet le ravescot (li £aibel d'Aloul).
Ravkuer. v. a. regarder, examiner, contempler. V. aviser. A Liège
ressembler.
Ibifrair, ravai, v. a. nettoyer : ravoir se» mains (sous-entendu
propres). En fr. ravoir si^ifie récupérer, %e ravoir signifie se calmer,
re.prendre ses forces. Y n, y brai à n' pu s'am retcoi.
Ravaayer. Y. a> remettre dans \st voie. V. fr. ravoyer. Ne pas con-
fondbne avec rmntMMfyer.
Rawaid. v. p. se foner, se ramollir, se ratatiner. (Borinage.)
Pétotê rawamie^ éimge rawani. ■ <
>. s. f. afKit, guet (usité seulement dans quelques villages.
(
IIAY—HKC
"►07
V. p. 54). AU. wàjrtëu ei crwarteo, atuen»lre, lit-t-eois rétrad, :illùi, ii;i
inurois rawarder, se inellrc au j^uet, v. fr. aweii.
Rayelle. s. f. soupirail (Fl«urus). V. fr. ray«n\
Raielle, raselle, s. f. instrument pour ran)Ui>M>r la |Mt«'. [m>ui
enlever les mauvaises hcrhes (Pun jardin, houe. En Ir.-ratissoii.'.
R«? des mois fr. se change d'ordinaire en rr on en r que je tlcHlum
souvent parre. ïl^ se change en r es : repondre (pondre de lumvrjni),
erponde, répondre responde.
Rèlwir (au), t. de j<?u de quille. V. rebarrer.
Rêbar. rhubarbe.
Rebarrêr, erbarer, rbarrer. v. n. t. de jeu, ;iller un rrlmr.
Concourir, lutter de nouveau avec des joueurs ayani un |i;neil nonibic
«le points. V. erbarer.
Rèbeinder. v. ii. l. decharb. recommencer sa tâche, faire doiiM.
journée.
Rf^binoquer, rbinoquer. v. n. retravailler nue terre au bii.ni.
figuré et plus usité, recommencer (Borinage)..
Reblonkter, erblonkié. v. n. rebondir, rejaillir (Borinage).
Réboàler, erbonler aè z*y. tourner les yeux convuhivemenfkw
amoureusement, de manière à n'<'n laisser voir que le blanc, sepâmii ;
4 /' prumière baije qu'on baye à * fiye là, ses yeux s'erbouUé (ou.
RëboDler, er6oater. v, a. bouler dï* nouveau. Kn fr. remeiln'
un os cassé.
Rèbroaçner, rabraogner, erbroogner.v. a. écraser, émoiis-
ser. Fr. rebrousser ou rabrouer, rebuter aveè mépris.
Rebttlé, erbolé. s. m. farine mêlée de sou, farine de seconde
qualité. Ce mol est tiré abusivement de rebluté ou non moins abusive-
ment du flaftutnd builen, bluter (j)rononcez benlen) cl de Inllemand
bèuteln. V. fr. rebulel. V. erbtdé, C>
Elle a bayé es fleur pou rie
Et elle veind hier es n erbulé.
Le proverbe a une variante villageoise ;
, Elle a bayé s' fouer pou nairié
' Ey elle veind bie hier es icayé.
Réeéanl. àdj. solvablc. V. fr. reséanl, vassal oblige à résidenre.
.W8
iir^ic— HKi
Ilé«*r4«r. V. .i. répéter la leçon, apprendre. Kn fr. reoieilre en
oftpril ; — (se), »e niupeler, se concerter, lat. recordari.
Ree«ani. 8. ni:'{coulunic du Hainaul) adjudication.
Heeta. âdv. exactement. Latin rectus, recia, rectum, ail. rechi,
droit.
Réearer, rescarer, sl^arer. v. a. écurer. En fr. récurer signifie
blaiichir Tacier avec du grès ; v. fr. escurer, holl. scburen, suéd. skura,
bas-bret. scirria.
Récrepl, rakcrpl.nrabougrir, ratatiner. En fr. récrépir signifie
renouveler, crépir de nouveau, fr. décrépit.*
Récrire, v. a. écrire. En fr. écrire de nouveau.
RMreuie. s. p. partie du jeu de bouquetU où Ton redresse les
osselets. . .
Rè^roitl, erdroiti. v. a. redresser.
Rèdaebcr. v. erducher.
Rèfaeher. v. a. emmailloter de .nouveau. En fr. fâcbcr de nouveau.
Reffe. s. f. p. bouille au milieu de laquelle se trouve un caillou:
Rètteher, r^tteher. v. a. rempailler.
RèSeliea, erfielien. s. m. rempailleur.
Refenler, r^foaler, erfoaler. v. a. feutrer. Se dit des bas pu
vêtements de laine longtemps portés sans être lavés et qui sont comme
feutrés. * ^
R«frelnde. V. «r/retnd«.
Refroiaser. v. n. t. d'agr. changer de culture. V. fr. réffrtMisier ;
en fr. moderne, refroissé, se dit des terres que Ton n'a pas laissé en
jachère. Refrojssi. s. m. mode de culture des terres en jachère.
R^fredèlil. s. m. récolte précédente | changement de récolte. El
cab^ est ein monvai — pour mettre du grain après. V. refroùser.
Régaler, reiiigaler,régali8«r, réwalé.v.a.aplanir,rendre égal.
RegeroB. y..ergeron.
Régraffer, ergraffer. v. ergrafer.
Reineraeher. v: a. et riv engraisser || graisser || devenir humide en
pariant d'un rhume || prendre le gras de cadavre. Ce$l del char rein-
crachée. A Charleroy, rêfrachi, à Liège, recrahi.
Reinfoaraasqaer, reinfaaraaskié. çpfoncer, renfoncer. S" — ,
V, r. s'enfoncct, m blottir,
f
^t:
HKI-HF/,I
,m
es
RelMk*afker. v. acoufler.
ReiBBioaeheler. v. ramonceler.
Rela^p. s. m. riz au lait. FI. rysipap.
R*Jaireler, er^aveler. v.'n. javeler de rtonvo.m. fi|!i. recommenn-r.
Rekea. vivant, ressuscité (uitité dans uu peiii nombre de villages).
V. p. 5i, Je vois dans le dict. artésien les mois reroiié, recout M res-
kourt, r^happé, sauvée iqu'on fait provenir de reexculere, retirer de
force. Ces roots» ne viennehi-ils pas plutôt de raskeude, erkeudr, re-
coudre, parce qu'on rekeut (fait des sutures à) ceux qui oui reçi» des
blessures? V. fr. recoux, sauvé. Comp. coulur<l^ racoutu.
Rêlar. s. m. et ad}, qui rèle beaucoup. V. rcler:
Rèlave. s. f. 1" planche d'un arbre, qtii jient à l'écorcc et na pas l;i
môme épaisseur sur les bords qu'au milieu.
Rclavare. s. f. p. eau avec laquelle on a lavé la vaisselle.
Réiée. s. f. gelée blanche, givre. A Liège, rdlaie, raulaie, v. Ir.
frelée, gelée, frimas, bret. reau, revenu, gall. rhew, gelii, priiina.
Rcler. V, n. bougonner, parler en se plaignant, eu critiquant. FI.
rellen, causer,* jaser, revelen, radoter.
Réier. v. imp. se couvrir de givre. En ail. Keif, gelée blanelie, en
bas-bret. revi, geler, v. fr. frelée, gelée, frimas,
/ Relip^ner, erHi^ner. v. imp. (jégeler (Borinage). On dit à Liège
flignieiriligni, à VerViers, ruligni; Je'lat. regelare signifie non pas r«-
geler, mais dégejer. Il faudrait un dim. regelinare.
Rèlin. s. m. dégel. Après ce qui est dit à Tari, précédent, on né doit
guère songer au fl. herleving, retour à la vie.
Remailler, ermàyer. v. a, et n. faire des reprises, raroiiimoder
des bas où il n'y a que de petits trous ou mailles. En fr. remailler signi-
fie enlever l'épidermc des peaux. Remailla esl aussi employé en techno-
logie dans le sens monlois.
Rèmereier, ermercier. v. n. faire h's relevailles, A Liège, ra-
mMM. Lequel des deux mots a produit l'autre? Est-ce le mol njontois
qui signifierait, selon les uns, remercier Dieu d'une heureuse délivrance,
selon d'autres, se (aire remercier par le prêtre d'avoir donné un chrélieii
à l'Église ou bien est-ce le mol liégeois qui signifierait retourner à la
messe. A Mons on dit indifféremment — ou f'aller à mette.
Renellre, ermelte. v. a. comparer. Kmeile hietle à gin.
V
.^^
I
510
REM-REN
s. m. bière lirée, remise duis une tonne.
Abrév. de remis dessus,
Rëaiovtolr. s. m. côté gauche du cFieval, par. lequel on le monte.
BéaiMitniBCc. s. f.OAtensofr, Saint Sacrement. FI. renonstrantie,
ail. Monstrauz. Nais ces mots n'ont pas du tout la loumare german. et
doivent vejiir dti monstrare. -
Rènsayei^, ennoay«r. t^ n. et a. Ce mot ne signifie pas mouiller
de nouveau, mais jeter quelques gouttes d'eau sur le linge arant du le
repasser. Quant au «impie mouyer il n'est pas inconnu aux montois,
mais il ne s'employe que dans, quelques cas où aeerui ne pourrait conve-
nir, par ex. on dit : Mouyer T Uunjuas, humecter le lampas.
nenapleler. remettre un pied à un bas, une botte. A Liège, 'r'jn'ti.
ReHi|N»ler, reinpoter. v. n. remettre en pot, dans le pot. || Fig.
replacer, remplacer,' suppléer^ compenser. Je n' var gnié à mette el
dimeitul^i, méf reimpole deint V tetnaine. Je ne vais pas le dimanche
à la ^nesse, mais j'y vais dans la semaine par compensation.
ReMur, reMirda|;e, s, m. matière du vorbissement.
Rênarder, ernarder. v. u. vomir. V. fr. renarder.
Reaeanelllase. s. m. action de recharger un soé de charrue, uno
pièce de fer.
ReBcaaeher. v. a. Taire ai« reeauehiage, de rechausser.
ReiM^loler. v. a. mettre dain F cutol (v. ce mol), acculer. S'. — ,
se bloUir dans -un coin.
Readacbe, ralnd«f;«, s. m. fermage. :
jReMiétler, eriiiétier. y. a. nettoyer.
RéBetle.'ê. f. aphtes. .V Liège, croate laiteuse. No^e — est le résul-
tat d'une confusion avec une autre maladie de la bouche nommée gre-
nouillette. Comp. grenouille et raiuê.
Reafcaelll, rainfoili. v. a. couvrir, chai^^de terre, de vase.
Viau a rainfoueii no pre, l'inondation a couvert notre prairie 'de terre
d'ailfivion. V
Reiifroagaer, erfr«a|;Ber (O. se rapetisser pour Se fourrer dans
un espace étroit. Fr. refrogner, qui signifie se rider le front en signe dç
douleur.
ReakeasMila. s. m. pièce ajoutée aux chevrons d'un toit pour en
rendre le bas moins déclive. Fr. queue. .
I
KtlS-HES
511
RftBaialcr. v. u. me^reeu miMii». V. ce mol. m
Rmmm. s. m. renoncule, i; Actiou de renoncer.
HeiHfdli, rcftcaaëi. v. a. réchauffer. A Liège, rehddi, tat. câii-
dere.
RcBUuMer. v. a. confondre, réduire au sileuce. En Tr. préciser,
euiasser de! nouveau.
Reavier, rainvler, ranvicr. v. a. réveiller. En fr. est un icrnie
de jeu.
JRèparage, erparagc. B..ni. rejointoyenieut.
Beparer. y. a. rejoinloyer. ^^^^
R«pa«se^r passe, râpasse, s. f. volée de coups.
Repassé, erpassé. s. m. eau de marc de café.
Repasser, erpasser. v. a. allouer, accorder.
Reprehidie. v. n. se repaître, n'est usité que dans o«-s plirasos :
y d'à à reprainde. Il est gras à lard. // a pu à — tu u'ciu poulet que
dtu» ein canard.
Repos (<^). adv. en paix. Leye mé dé repos.
Rèproehe (tani). sans se vanter.
Rëproefaer, erpr^^er. v. n. faire éprouver i/ne légère dilli^uli*;
de digestion : L^t rémoulasse, lé z'ougnion eyé el lar erprorhôle (ou
erprochçti).
Réqaia. v. héquin.
Rescaadi. v. a. réchauffer, attiédir. V. «candi. .
Reseaper. v. a. et n. réchapper, échapper, sauver, guérir (j une
maladie presque désespérée. Rabelais se servait du mol etcapper. Itàl.
scapparc.
Respé iparlan par), révérence parler.
Respe, repse. adj. réche, âpre, austère. .\gs. rech, breog.
Respect, v. retse.
Resse (homme de), ouvrier qui aide au chargement des baquets.
. Resse, respe, respect (à qtté). loc. inierr. pourquoi, p:ir quelle
considération. A que «— que vot n'estez gnié v'nu. Pourquoi n'èles-vous
pas venu? qui vous a empêché de venir? En ville, les j^ens qui ont la pré-
teqlionde bien parler, égarés par la quasi synonymie de : d que manque.
disent à quoi resse, à fuot rtite. Ils croient ainsi se rapprocher du fr.
ils se garderaient de ce ridicule s'ils comprenaient la locution et ils la
>
313
HET— RÉV
J
compreodraienl ft'ils avaient un peu écoulé uos villageois. Ceui-ci
dîseot à quée itspe ou <i quéê retped^ À. quée nspecl avie $îé à Mon*
Au rupeci qui dfavou m' reimdaelu à payer. Pourquoi avex-vous été à
M0D8? Parceque j'avais mon fermage à payer. / fat di à vo respect, 4
leu respect, Je Tai dit dit à causé de vous, d'eux. Ce mot respé est abso-
lument de même origioe.'^ue le fr. respect ; mais il est' demeuré' p|us
pur ; car le fr. s'est écarté du sens du lat. respee^ig et nout y sommés
demeurés fidèles. En v. fr. au respect a signifié en comparaison.
WLèUkretf ertlrer. v. n. faire le portrait. €e verbe a un passif, on dit
d'un enfant: Ceit s' père tout r'tiré, c'est tout le portrait de son père.
\. tirer.
Wttu. s. m. t. de marinier, chambre qni se trouve à rarrièr»4'un &a-
quet. Poite est une chambre de l'avant. Holl. ruif, chambre (on prononce
reuO. -^ ,
K«iaie. s. f. enrouement, bruit de mucosités dans la goi^e 011 dans
la poitrine. Il ne faut pas confondre avec le rhume qui se rend par le
mot catarrhe.
Rea|M. s. f. rot, rapport, éructation. Lat. rucius, ail. Rûlps, rot,
fi. rispen, roter, en v. fr. vol, de l'ail. Raub, v. fr. rempe, rot.
Ré— t, réyni, «se. adj. embarrassé, à bout. On né peut guère
8ongcr au latin reus, coupable. Dans le dictionnaire austrasien de Ddu
François, faire rébus c'est mettre quelqu'un hors d^état de répondre ou
de répliquer. Le v. fr. rebuser s'appliquait aux détours du gibier pour
faire perdre la piste. '
Rèveiadic, erveiale. v. a. revendre. Ce verbe, n'a pas seulement
pour régime des noms de choses, mais aussi des noms de personnes ; alors
il signifie exproprier dans les biens. On a rveindu F moniewe de mode.
On a vendu par autorité de justice le mobilier de la marchande de
modes.
Rév^lallMi. s. f. sotte inspiration, idée saugrenue. En fr. action
de fiiire savoir ce qui était caché ; fl. revelen, radoter ; mais Kiliaen le
croit né du fr. •
RévélM*. V. a. coàcevoici imaginer follement. Ein eau qu'il Fa
rro^l^.V.fir. révélé, extravagant, fier, provenait, selon Dicz, de rebellare.
iRévëmi^ ervcMM. s. f. retour. A l'ervénue du temps, au retour
du printemps, V. fir,. ^
4
/
■/
ŒV-RIF
iT.
l.
Otevlager, erviager. v. a. défendre; reveuger .es^l usiic eu Kiaiicf,
mais -populaire ; le dicl. de BÔisle de le doiiue pas.
-Rêwae {èUe dé), t^e eu positiou de se revoir, d'accorder un (lo-
dommage-nieot (i).
Ribo«»e. s. i'. pomiue cuite daus uue enveloppe de p;^(e,-
Rtdhen, rie, rien. s. lu. ruisseau i Uoriuage). S«' dit surtout dr t-eux'
produits par les niachiues à feu. Ou coule qu'un jour, dan» une ëpideinii'
de dysseuierie, un médecin ayant prescrit de l'eau do riz à un fratnf-
rizou, celui-ci flt chercher de l'eau du rie et puéril. lU's lors t'iau du
rie fut en grand renom et l'épidémie s'arrêta.
Riehot, riel. s. m. ruisseau. Se dit surtout de ceux de^ rues d'un**
ville. On réserve pour Tes autres le nom de rigole, i.nnfe des riclio,
propos ordurier. Rio en espagnol signine rivière, en (1. riool, égout,
conduit, lat. rivus, eu grec couler se dit p*'^, en sanscrit ry, v. !r. riau.
rieu, ru, bret. rieu, ry, rius, irl, sruth, qui se lie au sawa:. srôluni,
couler, racine, sru. ,
Rieh*ler. v. u. et a. faire des sillons pour t'ccoulemenl des eaux.
— dés (jolzat. '
Ridochi, r'doéhi. émousser, recoufber((^liarleioy). A Lit'gc ridohi ;
se dit d'un instrument tranchant, pointu. C'est notre erdur/jrr ukuiioïs
un peu altéré dans sa forme et sa siguilication eu éniigrant vers Char-
leroy et Liégo.
Ridoi. s, m. tiroir. A Liège n'rfan Vqui glisse). Les liégeois ont le
v.riM, glisser, et'les ss.,rû2, glissoire, ri dfgff, glissement; t. d'argot,
rade, radeau, tiroir de comptoir; — en v. fr. rideau.
Rié, rie, rln, nërié. s. m. rien. Acaler c qu'on n'a gnié danger,
c est T moyé d' d'aller tout à rié.
Rif, raf. excl. pour emporter. Ail. ra(ren,em|K)rter, hapfier, ravir.
,Fr. raf, inarée forte et rapide, lat. rapere, fr. ravir. Peut-être n'est-ce
qu'une onomatopée. V. raf. — C qui vie d' rif sain va d' raf. Ce qui
vient de la flûte s'en Va par le tambour.
■y
(1) C'est \e •entiment de rhannODte qui décide da choix de rt bref util c|« rr -, générklr-
ment «r l'employe aprèa one consonne, rc après une rorello. Cette rcnianiide «'applique a
luus les ntota commençant par rt. Chercher à er les motft^qée l'on nr trotm pas s rr
314
^*..,
RlF-RIâ f
I
liiffe, lifllBre. s. f. raie, légère enU^iure.
Rlflçr. V. a. friser, eflleorer, raser. Vf scaod. rifiii,. déchirer, syéd.
ftlrseCa, frôler, friser, effleurier, raser, fl. streef, raie, ryf, râteau, ripe,
^ V. f. rifler, égratigner, écorcher, riflure, éiîorchure.
É m§;«4«iaè. 8. f. volée de coups. .
Rif;«ler. v. n. ttt|, faire des rigoles. B.-lai. riga, rigola; galbriii-
^gûli, iirfossttlas veljHDOs cavare, rbyg, rlfigol, fogsula, sulcus.
niklkl, ridhiJK genièrre, liqueur.!
Rllle. s. m. règle de menuisier, Ai4çod, etc. V. fr. ruile, rille ;
reiller, tracer des ligues, des sillons. |
JRiai. s. f. jeu de ligne. Lat. rima, feàte."
Riw aitraM {ça n'a ni), cela n'a ni Hme ni raison,
VUn rmm. s. m. protocole, formule; (TmI ioudi t wUme —, c'e»t
toujours la même chanson. V fr. rime, lÀitaniare.
Riaeer. v. a. V. rapamer. \
Rinelore. v. a. fermer, doré. |
Rla(|^é«. s. f. rangée. Gall. rheng, teries in longum diducia.
RiBKr«fMer («'), devenir gras. Stoffé qui t' ringreue, fromage qui
devient gras. Touut gui t' ringre$9, jtoux qui devient humide. Char
qui $' ringre4se\ viande qui prend le graà de cadavre, qui se mortiÛefort.
Riiig«iag« s. m. sillon de tntioil.y. ce mot. |j Action de labourer
avec le binoit. || Labour pour jachère. \ Premier labour.
RIngal«, ringàer. v. n. laboârerj avec le binoit ; idusité à Mons,
' fort usité au village. V. fr. régue, mol qui signifle sillon qu ouvre là
charrue; reiller, reilhery labourer, tnicer des sillons. Ces mots eux-
mêmes descendent du bret. rega, travailler la terre pour la première
fois,' reghi, rompre, déchirer. En galMs Davies écrit rhwyg, ruptura,
scÎBSura, rbyg, sillon.
Rioipleter . v. a. mettre des pieds à des l>ottes et à des bas, réparer
le pied. d*un mur.
RIoa, riaarte. adj. et sflHieur, rieuse. ^.
Riaorbu. v. a. essuyer (Charlerov). A Liège, rihorbir horbi. Lat.
M>rbere, fr. résorber, absorber. !
RIsat s. m. soiiirire, soliris (enfantin).'
Rlsjpe. s< ni.- maladie de peau dès chiens. V. fr. riper, put. ail.
rippen, gratter.
Is'i**""
BIS— ROI
ii:»
Rlspeu. adj. attaqué de rUpe j{ pauvre || dégoûtant ij inaliumi-eux.
V^ fr. rtpeux, qui a la roupie au nez.
Risqa« à ri«^ae. adj. tout juste, rien de trop. // a $ compte risqur
à risque, il n'a que son compte, peu s'en est fallu qu'il ne IVut pas.
V. îr. rie à rie, à la rigueur.
Rivetr, rivié. v.- n. arracher les épis du chaume, (i Ébourgeonuer.
Il £claircir un pbnt trop dru. FI. ryfeleu, râteler, faire raOe.all. ratl'i ii,
lai. rapere, enlever.
Aivet. s. m. nœud coulant. En fr. t. de marécliulerle.
RIvelte. s. m. t. de jeu de balle. Balle livrée en rasant le sol. «n
riflanl. V. rifler.
Rlan,"riin. s. m. Le plus souvent employé au pi., à Wasnjes, 0'»:»-
regnon, etc. frisson, angoisse fébrile, horror et rigor. Flam. i illeri, l^i^--
sonner, rilling, frisson. V. irlar. '
Rmuaf^e, rmae. s. m. quatrième coupe de luzerne.
. Rnn, rnen. Je ne Tai entendu que dans cG[{ë phrase : i/^ du —
deins V temps, il y a apparence d'orage, de tempête, de changem<ni de
lempà\(Jemmapes,et autres villages). Quand j'ai demandé des explira-
lions, les uns ont interprêté — par reneuf, d'autres par remuement.
Mais je crois bien plulôt/que c'est la prononciation locale d'arnu, amen.
(V. ce mol). *
Rolkller. V. a. oublier. A CharleVoy et Liège rouvi, li rnuvnjr sou
qu t\a slu, dit-on à Liège. Dans nos villages on dit : eU robcyr on
rohlie çu qu' C as »lé.
R*e. s. m. t. de charb. schiste argileux ins dur tant qu'il fst au
fond de la mine et qui, exposé à l'air, se déliie prompicmcnt, tombe on
poussière et forme amendement pour les terrains calcaires ou sablon-
neux. On voil souvent des cultivateurs, au gnwid étuunement des ('Iran-
gers, semer sur leurs terres de gros cailloux qui sont fondus au bout de
quelques jours. V. mur. On donne encore le nom de — au toit de la
mine qui est en effet quelquefois formée par la pierre ci -dessus désigné(;,
mais qui est quelquefois aussi formée de quairière.
Rocli«. s. f. rosse, poisson.
Wfmgwt^. s. f. croate d'ulcère, de teigne, de dartre. En fr. gale inv»-^
térée. O^tain comme ain pou su n' rogne.
Roi. adj. raide. Boi bras. t. de jeu de balle.
■^t
'i-
^
•••«7^
ROL— ROS
' t
« I
R«lle. s. m. rouleau de Uliac. Tovbak ein roUe. AU. Rolle, fl. roi,
rouleau. On dit aussi en fr. r6le de tabac.
Rollet. 8. m. toile très légère, grosse batiste peu employée aujour^
d'hui. , .
Roninéc. s. f. grande quantité, suite nombreuse. En liégeois
romlnée, kiminée, (co avec-f-miiwr nfènêr). Le v. fr. a dit coiinç, suite
de personnes, de coue, qu^e ou de convenire. * -
Roa (/isj »«»). bouder (Quàregnon).
. R»a s. m. papier sur lequel on a cuit des. macarons, des-biscuils.
A Liège ron soûk, dragée, amande couverte de sucre.
Renehin. 9. m. cheval. Fr- roussin, cheval épais, entier; roncin,
V. fr. qui signifie rosse, mauvais cheval. Ain bon ronehin petle ain
piehant^, on peut Taire deux choses à la fois. Prov. roucin, gall. rhwnsr.
Diez déduit roussin du vha hross, cheval.
Rbadelln. s. m. tfès-petit gâteau.
RMisèter, roBB|é. v. a. (ain 6ratn, , lés $einU$), enlever, jeter
(Borinage). V. laugage, roster, ôter, mettre de côté.
Rspler, r<»p^y«r. V. n. et a. faire le polisfson, voler. En fr. -rou-
piller signifie dormir à demi. ■ .
Roplea^ ropyéar, rapillenr. s. m. polisson,- galefretier, voleur.
Deroupieux, qui a souvent la roupie, ou diminutif de Tall. Rauber, vo-
leur, comme qui dirait raulHllêur, '
J'indique à Fart, rouffian une autre racine possible.^ Quoique proba^
blement d'une même origine, les mots patois ropieur, rouffian^ et le v.
mot (r. ruffien ne sont pas de même signification : le ropieur peut bien
voler, mais il fait des vols dont on est plus prêt à rir.e qu'à se fâcher. Le
rouffian est profondément perverti. Ses vols se commettent avec des
circonstances 'aggrarantes. Le ruifien n'est qu'immoral et ignoble.
.Roqaelle. s. f. Ce que j'ai entendu nommer ainsi n'est pas la
roquette-chou ni même la roquette, iauvage, brassica enicastrum, mais
le velar, erysimum vulgare.1l y a, une grande confusion dans l'esprit mon-
toissurles espèces nombreuses d^ genres sysimbrium,erttca, brassica.
R»se4'é^|N5. s. f. réséda.
Roselet. s. m. petit roseau oiï herbe ressemblant à un rqfcau. On
dit pr^ à roieUli d'une prairie humide où croissent des plantes aiqna-
tîques. En fr. le roselet est une espèce d'hermhxe.
mos-koï;
8. f. personne paresseuse. Du Ir. rosse, niaiivais clieval, ((ni
lui-même dérive de l'ail. Ross, eheval, lequel esl au conlmirc un b»'au
cheval, uu cheVal de bataille. ElU rosse, èlre ivre.
Rooehi (pays, patois) celui de Valencieniies.
On a donne le.nom de pays de Drouchi à une partie du llainaut fran-
çais, parce qu'on y dit drouc/tt pour ici. On voulait ainsi le distinguer du
pays de Lauvau qui esl celai de Maubeuge et d'Avesne, parce qu'on y
dit lauvau pour ià-bas. Par une aphérèse, on a fait rouchi de drouchi.
Sous le nom de dictionnaire Rouchi-frànçais, M. ilciart a produit un
trarail très estimable et qui m'a été forHUil».
Je vois dans le vocabulaire des chansons lilloises de M. r^csrousseaux
que ce nom n'est pas accepté sans contestation dans te df'partenient du
nord. M. Desrousseaux relate un passage d'«ne leiire'qui lui est écrilr
par M. Emile Cachet. Voici ce passade : « Le langage lillois, dont vous
vous occupez, est un dialecte de la langue d'oil et il a été rangé par
M. Hecart dans le ruuchl. Je n'ainle pas beaucoup cette dénomination
qui, au fond, ne signifie rien. C'est, dit-on, le langage que Ton parle
drouchi, mais à ce compte il faudrait que les autres dialectes fussent du
langage roula, puisqu'ils sont parlés drould. Et puis les lillois pro-
noncent* drot-chi, drol-là, faûdrait-il que nous appelions leur dialecte
le rochi? Tout cela est* absurde. J'aimerais mieux désigner tous les
patois du nord sous le nom de wallon; <^t, s'il me fallait spécialis^^r,
j'appclleraiis volontiers notre langage la langue d'awi, comme on dit la
langue à'oil. la laungue de «i. »
Ces reflétions me paraissaient éminemment justes. Il esl clair que
toute langue, tout patois est langue, patois d'ici pour ceux qui sont dans
le pays et sera langue, patois de là pour tous les autres.
Mais c'est une question à débattre entre nos anciens frères hennuyers
ou flamands détachés de nous. Ils ont le droit de se donner tl^l nom
qu'ils veulent. Il be nous appartient pas de leur en imposer un. L'on
verra notre réserve (art. wallon), lorsque nous tracerons la frontièr»;
méridioifale de la wallonie et nous n'aurions même pas dit notre avis
sur la- question, si nous ne nous y trouvions pas impliqués. Voici com-
ment :
M. Hecart, iraçant dans sa préface les limites du patois rouchi, les
rectfll jusqu'à Soignies et par conséquent le fait parler aox montois. Les
' , ■ 40
\ 7,18
HOI-ROIJ
inontois parler rouchi! horresco referens. Au-delà, selon lui, commence
le wallon qui n'y ressemble guèr^et il se parle jusqu'à Bi*uxelles <ll
Namur. Liège aurait un langage pPiculier.
Malgré loule l'eslime et toute ta sympathie que m'inspire le travail de
M. H(k'art, je ne puis m'empécber de prolester hautement contre cet
<'ntassement d'erreurs. ' \ ■
Bruxelles est en plein pays flamand et si Ton y entend parler wallon,
c'est que Bruxelles est la capitalejde la Belgique c^ qu'il y a là beaucoup
de VialloAs qui y sont ouvriers, (jjopiesliqucs, elCi 11 se trouve pourtant
un qiiarticr'dil les Marollcs où la popyiace ne parlé pas le flamand ; mais
le marollicu ne ressemble- guère au wallon, c'est «n français flamandisé
comme on peut le parler dans d'autres villes flamandes, ayee quelques
mots wallons peut-être, mais surtout accentué à la manière locale. Déjà,
liai est flamand et la frontière wallone^e trouve encore à une lieue et
demie en deçà. (V. wallon). -^
Quîml à Liège, il est bien vrai que son patois ne serait pas compris
par nu valenciennois, mais ce n'en est pas moins du wallon, c'est même
le wallon par excellence. Aveè un peu d'attention, tout doute doit se dis-
siper à ce sujet (v. liégeois). Le nombre des mots tout à fait étrangers
aux patois de Mon& et de Valencienues est assez borné. L'erreur
d'Ilecart provient d'un dictionnaire wallon de Cambresier qa'il cite*
(^cât un dictionnaire du dialecte liégeois. 11 se corrige à sojri article
wallon et se rapproche de la vérité. Mais le mal était fait. U s'est pro-
pagé' comme la gangrène. Dans la préface du complément <Ju diction-
naire de l'Académie (page ix), M. Barré verse, par la faute d'flecart,daus
.la même errcui^ Cette mabdie atteint M. Grandgagnage, eu partie
seulement, mais complètement plusieurs autres.
Bonf. s. m. partie du baquet; Du fl. iroef, chambre du capitaine. Ce
mol est admis (jans la marine française.
■ Roulfe. s. f. espèce de pellicule qui se forme au-dessus de certaines
liqueurs comme le lait. Ail. Rufe, croûte d'ulcère, Beif, gelée brancliV,
Hngallois roufen, ride, plu ' ^
U«ii(iler. v. imp. geler légèrement (Chlin,' etc). y rondelle. AU.
Keif, gcléê blanche. V. rou/fe.
RoafOap. s. m. gufnement, mauvais sujet, brigand. Fl. roof, ra^jine,
v. ropieur. Le v.^fr. ruflien siguilie paillard, entremetteur. 'On le re-
/'^
^A
uoL— i;ov
.19
irouve dans louies les lauj;ue{j. il semble venir «ie l'ail, pop. nilleln.
faire le m " '
Houfroaf. adv. ;> La haie, sans soin. V. marie. * ,
Rouiller, rouyer. v. ii; rennur, liciiller. V. Ir! rouiller (les
yeux).'FI. rueren, remuer, (roublcr, roeyeii, ramer, ail, Uuhr, a^^iiaiion.
Diez rallache le v, IV. jouillt'r, roiiyer à rod«'r el a l'il. ruhire, rouhi.
RouJIn. s. m. raisin.
ltoulll«n, rouyun, te. adj. remuant, Irétilianl, iiuloeiîe.
' ttoukier. Ej roukelle. v. u. Se dil du bruil qui^ se lait enieudr*-
dans la gor}j[e ou dans la poitrine îorsijue desnuieo>ités y sont amassées.
Peut-être de roucouler, ina^s |>lus probablement il ne>l tjue de mèmt'
orijçinc. V. Ir. rouchier. V, raye.
Itoulée. svf. volée de t'oups. T^n fr. nappe de lileis sur l.i j.oire..
Rouler, v. a. (t. d'a{^r.) — se terres, les travaillerY<vec (/ roulvi
battre à coups de pieds. V. Ir. roller, battre iS coups de bàlan. ^
Rouloi. s. m. (terme d'a^r.) rouleau.
Rouînelle. s. f. irrigation, vi^oÎK.^^^.^
Rouloullon. s. m. personne masquée | cri des niasque.s, onoiii;i-
lopéc. ffii — , crier comme les masques f| se mas(pier.
Royale, s. f. silbn. Figur. nature de culture. Terre tiin Irois
voyages, tertain sur lecpicl on cultive successivement lrui.>> espi.M fs de
plantes. 11 y a tle mcmie un double sens à roye.
Roye, ranye. s. f. raie |j sillon^ bret. ro^a, gall. rliig. Kn v.-lr.
sillon, rayon de roue. De radius i| râle. // à irauye del morte, il râle, il
est à l'agonie. FI. rockelen, ail. rochein, râler, 11. reutel, bret. rocJi,
ronqell, rokonell, lai. roncbus, gr. ^oyxoç, râle. ^
Royeiuain. s. m. murnnue, grondeuiêni, borborygme, gargouil-
lement. " ^ .
Royer. ,v. a. gronder, gargouiller, murmurer. Ce nM»t, (pti .sans
tloute n'est qu'une alléi^ation de groxiyer, a la mt'me signification (pie lui
et dérive peut-cire de orogner ou gronder, à i^ioin.> qu'il ne provinmt'
(le roye. V. ce root.
Royelte. s. f. satisfaction, apaisement, ration, pitance. V. Ir. jouis-
sance, usurruit. fvo r bÂrxii à vo — . 7'oi« ,i'fr/v* dé gênai fe c'est m'—.
On peut soupçonner que — n'est qu'un dimin. de roye (raie), car c'em
par des traits de craie que les cabaretiers marquent la consoinmation di
s.
\
5i0
UT— irw
."^
■/
<9
leurs habitués. — vers Namur, tavotUe à Liège ^0lif^^ qu'à Mous ou
nomme iurjet. " \. ^ " ,
W Inmer, ertam«r. v. q, et a. défaire là couture d*on tablier,
d'uQ drap de lit, etc., puis la refaire dans un autre sens. Se dit peu à
Mons, beaucoup au village. Rostreiien donne destumi, rallier. Pelletier
donne dastumi, amasser, ramasser, composé, dit- il, de Tilerative das
et de tum, am^s, ou de stuiie^ ramassé, serré. Le dict. gallois de Davies
donn^ ystum, positura, sîtus. Cependant l'origine parait plutôt germa-
nique que celtique. V. lumer.
Rneh^B. s. m. enfant très-indocile..
Raehoner. v. u. remuer. _
. R«é, reo. 8. f. roue. V. fr. roé, basq. arroda, erroda, bret. et gall.
rhod, lat. rota. ' - \ *
Ruer. V. a. jeter. Ce mot est fr. même comme vierbe actif, mais pbur
signifier jeter avec impétuosité. Huer toute apré T tro S i$ ru, dissiper
toulh'son avoir en gloutonneries, manger tout son bien..i}tt«f Tcu, faire
des ruades. E$ bur-là rue l'cu^ y faut f faire ralenti. Ce beurre résiste,
ne se peut s'étendre sur le pain, il faut ramollir à',une douce chaleur.
Ragl. V. a. aiguiser (Çharleroy). A Liège, rawhi, aiguiser de nou-
veau, k IfoQs, ratjjfuts^r, vainguiser, aiguiser. Je crois que — s'est
formé de rauwi et que celui-ci est composé de TR réduplicatirçl<^)rwhi, •
rendré-pointu, aigu, d'où aweie, aiguille. Lat. acu.
R«BMiril, rnement. s., m. t..de charb. mouvement de terrain.
Raiqae, rnk. s. f. motte ^de terre durcie. Y. fr. roque, niutie du
terre, nique, sillon; transport de la cause à reflet. V. ringuier.J
Rose.- s. p. embarras, difllcuités. FI. ruzie, querellé, noise. Ce fl.
n'est-il pas, emprunté?
Rouiipel. ç. m. érysipele.
R^wmlM. s. m. regain, y. wayain. En artois on dit r(|>uain. Il est
clair que r'uMitii et regain ne diffèrent que par la manière de prononcer ;
wayain est le mot simple. Sans nul doute ce sont les wallons qui sont
restés le plus près du mot originel uuinne dont on a fak gain. V. fr, guai-
gnages, prés fauchés. V. no&gn. Ici, commiedans beaucoup de.cas, notre
mot, n'est pas une corruptroni du fr.; c'est au contraire le fr. qui a changé
la prononciation primitive; BuUél dit que du ce.lt. gwair, foin, on a fait
gwain, d'où est venu regain, comme aussi wain, voyih„ rcvoyin en'pntois
/■
m
jf>-
yb-
H'W-SAl
•Vil
franc-comtois, revoi;^i en normand. On peut soutenir (|ue le- uioi Uùu ;î
déleruiinë le changement de gwair en gwaiu. V. foère, (lani, gvau.
R'warl. t. wari.
B
\o
■' I
/
s. se change souvent eif ch : chavalc, plus rarement en j : baijer,
S. iùire, fai des 8. Chanceler, balancer, se dit d'un liunnuc ivre qui
•ne peut suivi-e la ligne droite en marchani. -
Saboale. s. f. r«^primande, Fr. très popuHjifo, sabouler.
Sabreo. adj. sablonneux,
Saelot. s. m. petit sac. Lat. sacenlus. •
■ Sà«i*é,,|p|^len tout |»or. genièvre. ^
Sage. éVr. sauge. Il ailj. savant.
Sâl. s. m. sel.
^, Sale,*^8ayette. s. f. serge. Sayeteu. fabricant de serge. Ils ('limiii
très-nombreux avant le siège de Monspar Fj^édéric de Tolède, en 1570.
La plupart ayant armé leurs ouvriers pour défendre la ville, fureui
proscrits après-la capitulation et portèrent leur industrie; eil Fr.ioce. L«'s
mots saye, sayelte et sayetteur, deviennent français depuiïi peu de
temps. Ne pas confondre avec le sagum, vêtement gaulois. '
Saià-mai. s. m. et f. mot à mot sent mauvais, ganiin, polisson.
Saint, George. 'ç. m. personnage du l^mçon. Ce nom est le résullat
d'une confusion entro la tradition de Gil«s de Chili et la légende reli-
gieuse du combiiit contre Tespril du mal. . ' „ . - ' , j
Saint Gricelte {parler à), porter sur des mairts (entrelacées. Oti dji
dans le nprd de la France : gringrin dTaùtelle, à Tournay on ^lit j
grenmiel. le ne puis croire qu'un saint quelconque soit ici inlér^sM-.
Nul doute qu'on a agi comme pour queue de sorile, on a substitué uii
mot connu â un autre qu^on ne connaissait plus. Mais quel est ce moi?
Je prqpose le b.-lat. griscllug roncinusv grisensgradarius.equus gib^s,
cheval gris.. Àime-l-dn mieux.Ie v. fr. gresillon, lien, attache? A lîî^'-
ou dit : 4 Icheyere dirai (sur la chaise du roi). ^- ' *
Salve (iau <f)^i, de charb. (Charleroy). eau des Inuiillèr'es obtenue^
en taiwanl. V. $aiwé.
'\
.V •/
'. ^
s
«:
SAI— SAL
tUdwé. bire d^ ri^iioles. Ce mot ne s'employe que daos les villages
un peu éeart^. A Lfëgc il sigaiûe en outre, mettre égoutler, pisser. On
a du dire d'abord t'aiwé dans les signiûcaiions de (aire des rigoles et de
pisser, car il veut dire : se débarrasser de ses eaux {aiwe en li(?{;eoiK),
pluç tard on aura rendu le* verbe actif en oubliant Torigine. Le iiégoois
en a ôérïvé taiweu, pissenr, évier. On dit pir d\saiweu, pierre d'évier,
le radical Ué{^is aiu>e, représente le v. mo%fr. éve, aiguë, eau,
lat. at|ua, aiwe a forme notre aiweu du Hainiul (V/ ce mot); eve a lormé
le fr. évier. A Mons et près'de Mons, taitoer est perdu, oo dit méiapho-
riqiiement sadgner sé$ prés. On ne connait pas le radical lié{;cois atu^^,
et'on a cru' que le mot «attre était le mot ir. saigner, aliéré. C'est peut-
être le contraire, c'est peut-être saigner (dans le sens d'assécber) qui
provient ûçtaitoé; à Hons on dit tau et Ton n'a pu en faire un verbe.
Siauteer eut été trpp barbare. Si ce mot eut été forgeable^ nous relussions
conservé, parceque nous Feussions compris. Je ne dois pas omettre le
V. fr. seuwière, canal, saigne, marais et yawer, arroser.
Il est on rapprochement à faire, c'est qu'à Nous où aitoeu et évier sont
^eu connus, où saiweu est tout à fait inconnu, on se sert du mot pichot.
■ Sm^ (mn', n"). adv. quelque part.
Sakop. v, n. saorer, jurer. V. saquer, v. a.
Saki, sm%ûî (enne). quelqu'un (Borinage). Il a vni n' stiqui vir
après vous.
Sakiaa.
8.
r
m. sac y pousse-cul, agent de police. V. fr. sacquier.
agent du fisc.
Sakie. s. f. sacbée. Sac est un mol qui appartient à presque toutes
les langues. It. esp. sacco, gall. bret. sacb, fl. zak, ail. Sack,gotb. sak-
kusi, lat. saccus, gr. Zoxxov, hébr. sak.
Salui. s. m. soleil. V. fr. solau. Li solaux est levez qui abat la rousée
(Gniot de Nanteuil). Est-ce de soticuhis dirain. de sol ou bien eSi-ce unç
combinaison du lat. sol avec le cymr. baul, même signification?
SidlB^iie (sau). espèce de saule. Salix câprea.
S«M. s. m. grande fosse pour enterrer plusieurs cadavres, pour
eofouir Aes décombres | silol En fr. saloir, vase de bois. . .
•'' SaloBiée. s. f. fille fort sale, prostituée.
Salop, é. adj. et s.' sale. En fV. salope signifie prostituée. Silumn.
dimin. dc<alop. V. àll. salo, salaw, noir, souillé.
'¥.JÎ.
S\M-SAU
irousee , v.^.
f-ce une /
S^
lêmmMtmee {faire la), faire scniblaul. Cest là un luoi u doiui lYau
çais qui ne se dit qu'en ville. Au village on dil : fai Cchénance.
Huintr. v. n. essaioier. Âll. scUwàrnieii, 11. zweruien, l;il. exa-
men. '
H^OMlte.. s. f. mousse lé^^ère, crciiie des li(|ueui's spiritueiiso^
encore en iermentalion. Ail. Sabne, (I. ^aeu, li('|;;eois, $am.
San. prép. sans, qui comme avec, peut s'adverbialiser ei se com|)(»»c'i
avec les verbe» à la manière allemande : Emm sœur a lois qualt amou-
retue ; Mi f va sans. . '■
Sandrinetle. s. f. coilTe de nuit. V. ceindnin.
Saœr. v. n. et a. signer.
S«n|çmué. adj. ému. On le trouve dans Froissant.
San^ure. g. f. sangsue. ^
Saqaan, saqaaole (souvent avec ein, enne,). adj. maint, l>r:i^
coup. Ein saquan pol, enne saquante pinte-, beaucoup de puis, de pinu ^
y d'à &14 saquante.
"'Stàqué, saqaol (enne). quelque chose. Ou l'employé dans ceHain>^
villages pour quelqu'un ; mais alors on dil plus ordinairement entre sa-
qui. Dans le département du nortf on dit sequoi. MM. Leroy, Hécarl ci
Legrand, s'accordent à dire que ce mot a élé formé de ; je ne sais (judi.
J'étais dispose à rapporter — à l'ail, eine Sache, uiie chose, mais la com-
paraison avec «a^ut, saju, saquant, a dû m'en détourner. L'ail. irulIV*'
plus rien d'analogue pour ces mots, taudis qu'on peut les traduire par :
ne sais qui, ne-sais-je où, ne sais quant (quantum, combien).
Saquer, Mquler, s|iquié, saqiii. v. 'a. tirer. Qui lire l'un saque
r ault, cclz se ressemble ou va ensemble. Dans' le vieux langage fr. se
trouvent une foule de termes militaires : Sacer, sachier, saicher, sycqner,
saquer, saquier, les uns verbes n., les autres a., qui sigtiifienl inelin'
dehors, dégainer, tirer, tirailler. T«us ces mots sont dérivés de sache,
sache, sachée, sachanre. fourreau d'épée; par ejctension ils ont signiiîé,
dit le complément du dicl. de l'Acad. glaive, épée et même arquebuse.
L'origide remonleplus haut que le v, fr.,elle se trouve, comme la plupart
des termes militmres, dans le v. a|l.: zukiun signifie tirer ; sachs signi-
fie poignard, épée courte. Selon les philologues ail. celte arme fabriquée*
en Saxe, a donné leur nom aux Saxons (Sachseu en ail.). L'opinion con-
traire est plus probable; car le^^ays, faut-il croire, est un peu antérieur
7>U
SAR— SAL
1 ^-
aux armes Cabnqjuées. N'avoos-nous pas des damas, des bayonDelîes qui
ont emprunté et nou donné leurs noms aux lieux de fabrication?
Du reste ce mot doîl être encore plus ancien : od le trouve dans*rhé-
breu chaca, dans le bret. sacha, saicha. Cependant Pelletier croit que
le mot bas-bretou est venu d^ France; car, dit>U, Davies, dans son dici.
(gallois, n'offre rien de pareil. Il est passé dan&le portugais et Tesp. sa-
car; les liégeois df^nKçici.
Diez rattache lej'v. mots fr. au lat. saccus, tirer du ^c. M. Scheier
combat avec raison^ cette étym., il produit Tit. staccare, détacher, et
Tags. scàcan, perculere, quatere.
Sara. s. m. Aile étourdie, remuante, espiègle. Est-ce du nom bi-
blique, est-ce du fl. sarren, agacer? ,
flMiro, saoro.. s. m*, ^sarreau, blou«^. Bas-l^t. sarrotus, sarcotns,
isl. serk, tui^ique.
Sari, village du Haiftaut. V. fr. sard, cbamp.
Sarlie, sartière. adj. et s. impotent, infirme (Eugies). On peut
conclure de la signification inusitée à Mons de ce mot, que c'est à ion
que les beaux parleurs de notre ville ont changé en hospice er
me des chartriers, les hospice et me des tarUés. Pour mettn;
sous les yeux du lecteur toutes les pièces du procès, je dois dire que
M. Orblct donne le mot chartrier (prisonnier, de chartre; prison) non
comme un mot ôa patois picatli* niais comme tiré des archives de Pé-
ronne. Au reste le mot de prisonnier n'a jamais dû être apj^liqué aux
vieillards qu'entretient la bienfaisance publique et qui jouissent de la
plus complète liberté. . .
San. s. m. soôl. Boire ai — J vingtième partie de la livre Hainaut,
sol Jl s. f. saule, arbre. — salink, salix eaprea. La forme fr. saule ne
peut, selon M. Diez, provenir du lat. salix, mais bien du vba salaha,
tandis (^e les formes bmii^. et lorr. sausse, champ, saux/ it. salico,
esp. salce, sauce, sautz répondent bien au hit. M. Diez aurait sans doute
rangé notre — dans la même catégoHe.- Toutes les langues, tou& les pa-
tois romans tireraient leur mot du lat., et le fr. ferait exception! cela
est-il admissible? Le fr. a dû dire — comme nous et quelqu'un qui
savait le lat. l'aura transformé. La permutation se sera faite en deux fois.
Sa«elé. s, m. saucière. . "
SaadUr. 8.*ilA. soldat. Fr. vieilli, soudard, fr. tout à fait vit'ux, so-
SAU-SAV
.tZ.t
(léer, soldar, soldariçr, b.-lal. soldarius; solidata, solde, lut. s(»ruliiiii,
sou. On trouve en gall. sawdwr, qui a bien l'air d'élrc enipruiiié.
Saatli. s. m. jeli d'enCanls (Borina<;(>). Dian dian nik et nak. (V. rc
* root composé.)
Saotriaa. s. m. sauterelle || enfant qui saulo hcaiiconp.
Saavlifjniére. s. f. sablunnière.
S«nwl«B. s. m. sable gras et argileux. Enfr. Ut sablon csl un sablo
fort délié ou du grès pulvérisé.
S«vé. excl. qui revient* à cbaque instant dans le discours et qui, tra-
duite en taves-vous par les personnes^ parlant préiemlûnieiit bien,
révolte les fr. Ce n'est pas une interrogation et cda ne signiiie pas
savcz-vous, car il faudrait dire iavée, el $avée, ce serait piulùl sachez.
C'est une excl'imat. qui signifie : je vous le recounnande, je v<ius railirnie,
je vous le promets, je vous le garantis, je vous en prie, je vous lor-
donne ! Savez-voiw est une locution germanique qui, disons-nous, ré-
pugne aux français et dontcependanb^usentlos romantiques modernes. Les
atl. n'en abusent pas précisément autant que les monlois en particulier
et leà Belges en général ; cependant on la trouvera 5 ou 6 fois dans le
Wallensiein de Scbiller; mais les ail. placent ordinairement leur wissi
ou wisst's, sachez ou sachez-le, au commencement de la phras*' tauiiis
que les monlois le placent à la ftn. Ils ne disent pas : vo vairé, $avé, mais :
. sachez-le, vous devec venir. Je dois pourtant ajouter qu'iis disent aussi
assez souvent : wissen sie, ^iss't ibr, dont on peut faire à volonté un
présent interrogatif ou un impératif. .
Savoi. v. a. savoir.^ Ce ver^ est irrégulier, fl fait au fut. iarai, tau-
^ raiy au condit. ioroi, saurai, au sabj. quéf seusse, que j' savisu, au
part. *fa. (V. fr. sçeu^m borinage, soyu. - ■ ■. '
Sav/OHiée, «^irùéc. s. f. eau de savon, savonnage.
Savanii^. I. m. vilain, maladroit.
Sfi|Fëfa. 8. m. sain-dou:^ (Charleroy, Givry, Harmiguies), champ.
saKiD, prov. si^in, sain, esp, sain, lat. sagin'a, gatl, saim, arnK)r. soa,
graisse. V. fr. ensaimer,eograi&8er. .
liayetle. s. f. petite douve, ranunculus flanmiula. Les bergers
pensent que, lorsque f es moutons broutent cette piante.les feuilles uian
gées se changent en vers que Ton trouve dans drfTérenls viscères et no-
tamment dans le foie. Ce prtjugé provient de ce que les feuilles ont, en
. , - ' ■ M
ÔHi
SAY-SÉh
ellel, de la res&embliuice avec Teiipèce de vers dont s'agil, el que ic nom
de douve s'appJique aussi à un genre de vers aplatis. Au rt^te cette
plante est Un poison àcrc pour Tbomme el la plupart des animaux.
Sayl. V. a. goûter (arr. de Charicroy), Chez les liégeois — signifie
aussi sentir les saveurs et de plus manger légèrement entre les repas,
éprouver, trouver bon. V. fr. assaier, essair, goûter. — est fils d'assaier,
s'il n'en est le père, ou plutôt ce sont des frères nés Tun et raiïtre du
gall. sawr, safr, sapor, odor, saws, condimentum, arm. saour, saveur,
açzai, esbayer. Diez tire essayer d'exagiu m pesage. J'aimerais mieux
sapor, sapere, lesquels ont au moins les mêmes droits que le ctelt.
Miemyom. s. m. échelon (Charleroy). A Liège, hayon.
ttelaadire, fieiandi. v. a. divulguer, publier pour Taire esclandre.
V. fr. esclandir, diflamer, déshonorer; escandellèr, publier, divulguer;
lat. scandalam, ail. schande.
Sertre, >«erlr«, r«terlrè, r^erlre. t. a. écrire. Je ne donne ce
root que pour montrer ses transformations dans les langues qui tâchent
à notre patois. ïci il n'y a guère de doute sur l'origine du mot. Les
germains 6nt emprunté fort peu de mots aux romains ; mais les Barbares
ne sachant pas éérire, ne deraient pas avoir de mot pour exprim^er une
chose inconnue, ils auront pris des romains en même temps la chose et
le mot; cependant les druides gaulois savaient écrire : scribere e&t
devenu chez les holl. et chez les fl. schryven, prononcez skreiven, ail.*
ichreiben, pron. cbreiben ; bas-bret. scriva, gallois, ysgrifén, écriture,
y<grifenne, écrire, gr. 7/>ay«.
SéçTMi. g. m. homme sec. ""^-^
Sékai, mèfm, Miha, tmyn. s. m. sureau. Sambueus nigra. Les
liégeois disent iawou, v. fr.^ seu^ scovie, prov. sauc et sambuc, esp.
sahuco et sambucp, bret. scaÔ, corn, skauan. Chez les anciens gaulois,
Xx«€i«), seloi^ Dioscoride. Pelletier dit que scao ou scaw est composé de
es et de caw cteux, è cause que le bois contient beaucoup de moelle et
laisse on creux. Davies, dans son dict. gall., le fait venir de eau, sepire,
parce qu'il sert à former des baies. 11 écrit ysgaw. »
S«katUi«. s. m. lieu planté de suread^
li«ial«. part, passé du v. MttUi.
Hiéi. ▼. a. 8éch«r. Lat. siccus, gall. hysp, sec, hcsp, sèche, arm.
hesk, frt. M«8g, seige, sansc. 8*U8'ka et si'r.
f
SKL— SIK
.V27
StiVt. s. m. sellier. On racuule qu'un Sfllier ei un >aveli<T av:u«'iii
demandé à un prêtre de dire une messe à leur intention. A un < <ri;iiii
point de la messe le préire chanla cœli co'lonini. Oit prie pour vous,
coufrère, dit le- savetier ; mais la messe finit sans qiie le prêtre cliauiàl
chafli chaflorum. Le savetier prétendit qu'il n'avait rien à payrr.
J'ignore s'il voulut écouter des explications.
Séntak. t. de batelier. Espèce de bateau...I)u fi, sniak.
Sêmiiion. s. r. semaine.
Serenne, cherenne. s. f. barate; nVst pas incQiiiiù dans diverses
provinces de France. Lat. sérum, pelil-lait.anyl. cliiiru (pron. ichcunii,
barate. V. cheraine.
Sérineher. v. a. et n. sérancer.
fiMîrinehea, euse. adj. et s. qdnravaille an séran. *
Serr«, s. m. état d'une porte fermée, mais sans em[)loi dt; verrou
ni de serrure. Il ne peut être rendu ni par entr'ouverle ni par entrebaillé'e.
Leyer l porte iu serre, fermer la porte sans tirer les verroux. Serre ou <«<>,
en liégeois, serrure, lai. sera, que Kestus «léfinit : fustes qui o|>po-\
nunlur clausis foribus, gall. ser, ce qui est propre à fermer, corn, sera,
fermer, clore, bas<j. cerralia, baie, cerraleca, fermer, enfermer, esp.
cerrar, bret. serra, serre, b.-lat. serare.
Serrer, v. a. fermer. En fr. mettre en sûreté, pres.ser.
Sérnri. s. m. serrurier (au village). X Cliarlemy et
ierui.
^lS»ériizié, gérazien. s. m. cbirurgien.
Serwiteur. s. m. salut, révérence. Faire ein biau —,
profonde salutation. ,, *
Senr. adj. sûr, certain. Il est curieux de remarquer que l'adj. fr. sui ,
qui a deux sign. a aussi deux origines : l'une germ. ou c<;ll. (v. tureisc),
l'autre (celle aussi du présent mot), qui est lat.« s^'cunis. V. fr. seur. On
dit par pléonasme seur et certain. Seub (bÉ), assuré, assklré. adv. ceriai-
nement, sans doute : Vos vairez, assuré? vous viendrez, sans doute?
Cet état adverbial de l'adj. est un germanisme.
Seyan, sayao. s. m. st^au. V. fr. saiau, lat. situla.
Hi. contraction de si i." si vie, s'il vient.
Sie^e. s. m. chute du rectum. En v. fr. fondement, anus. >
Sien (el) ou cl Mé ou el cca. pron. celui.
Li<-i;f,
faire une
) ■
v
X28 SIE-SKA
El sié gui dit tout
n eitëo 9u bé H eit tou.
IHmi. 8. ip. suif. Bas^bret. soa, soéû, basque, ciboa, lorr. xeu, prav.
seu, bt. sebam-, sctudi.
CM lai, si falle. adj. tel, pareil, mot-à-mot; ainsi Tait. On dit souvent
Id et ii fai, dans Télat, dans le costume où Too se trouve | sans soin ||
sans propreté. A Liège, tfai. Y. lel et ti fait.
SI trm, «la, *i^. si, si (iiit, abrév. de si fera, si a, si est.
SbMg"^' s* ^' jusqniame, plante, byosciamns' niger. FI. senegroen,
bugle, plante d'une autre espèce.
Sine. s. m. signature.
i Slillle. (/ist, fuire). s^asseoir (terme enfantin). V. fr. sise, af*tion de
s'asseoir, lat. sedere, ail. sitzen, être assis, fl. rittoo. s'asseoir.
Si tant, autant, assez. Je n tue gnié H tant lourd gué pou.... Je ue
suis pas assez maladroit pour....
Si laat «1 fort, tellement.
SUnve. s. f. poêle (Obarieroy). A Liège, «ttouM', ail. Siube, isI.,siora.
sucd. stufwa, a. stoof, fr. étuve.
Sliabilie, eseabiUe, éeaUlie. s. f. escarbilles. En fr. instr.
ancien fort barmonieuic. Escarbilles ne se trouve pas au dict. de TAcad.;
il est donné au' complément comme mot de techn. et défini : charbon
qui a échappé à une Combustion complète et s^ trouve mêlé avecje
cendres. Ex -f carbiculum, dtmip. de carbd.
Sluif. s. m. il est usité dans certains villages en cette phrase :
Pti tcaf dainfaUj petit polisson, petit tapageur, petit vaurien. V. tka-
fùté. Je ne crois pas qu'on doive invoquer le mot i^f qui, en bas-bretou,
^gnifle k^er, volage, inconstant, en celto-gallois, ysgafn, qui est traduit
levis par Davies. A la ri^enr je le rattacherais plutôt au liégeois hap,
^.happé (v. liégeois). Mais je tiens que — est la même chose que etça-
foté avec une signification un peu renforcf*e : celle de garnement.
Sl(a0ler. v. a. éplucber, faire sortir du teafflon ou plus souvent le
«ka/lon du brou, écalcr. U né faut pas.confondre<>— vfec êkttfloter. -r-
esl toujours pris au propre, «ika/bfer, quoique de inéme origine, est
pris au figuré et a une signif. dtminntiTè. *' . ^' .
SlcaCaté.ée. adj. et s. éveillé, d^ourdi, gaillard, proprement, sorti
/■■
ttr>'^'
y
SKA— SkA
M!»
)n
du tkafHon, de b coquille. Ce doit être uu diiiiiu. d«^ skaf, (m>iiiui(- ika-
foîer l'est de ikafier.
Sluiffl»ter, escafoter, Mifoler. v. a. et u. cherchera faire suriir
du seaffion H travailler à tirer d'une cavité, par ex.: un peu d'ordun;
d'une serruft, des mucosités durcies du nez, etc. (| gratter |î fouiller jj
exciter |] animer || attiser \\ remuer. A Vaifuciennes on dit décaffoln-
pour, tirer une chose d'un endroit où elle était caché(% pour tirer des
ongles de la terre ou d'autres matières. Je doute qu'il faille penser à l'ail,
sckaben, isl. skaCa; suédois, skalwa, lat. scabere, racler, ratisser, ui au
fl. schaefsel, raclure, ni qu'on doive s'arrêter à c«'lte phnise dans
Rabelais : Semblent es coquins de village qui rou<i;(>nt ei esrharbottenl
la merde des petits enfants en la saison dos cerises et {çuij^nes pour
trouver les noyaux et iceux vendre es dfogueurs qui font l'huile d«*
maguelet. Je crdis que le sort de — est inséparable de celui de tkafion.
Skafion. s. m. coquille xle noix, noisette. Le liégeois hufion, induit
a penser au v. fr. htive, fl. huif, coiffe. La forme niontoise reiK)iie les
idées sur escoffion, fl. ku if, chaperon. If. Diez, dont l'ofMn ion fait autorité
dans la matière, s'Oppose à ce que coiffe procède de huif. Le II, dit-il,
ne se changeant jamais en C. Il faut considérer que hufion est la même*
cjiose que —, à la probonciation près, H liégeois égalant SK moiitois.
En te concentrant surcelte seule forme, les moi«^ analogues verbalement
et logiquement se présentent en foule : on rencontre dans ies patois fr.
écaflot, écaille de noisette, et dans le v. fr, escafette, moitié de coquille
bivalve. En lat. scâphium vcii. dire vase, coupe, en bas-lat. scaffa,
scafiia, cafium, îhensurae vel Vasis sjlecics, italis siliqua, en gr^ <r>i«f, en
ail. schiff fiigniflent barque; en bret. scaf, tout vase capable de contenir
de l'eau ou de flotter au dessus. Davies,dan8 son dict. gall., traduit cafn, -
gafn, par trulla, concha, alveolus, item linter, cytiiba, scapha.
Skaille, skaye, «scayé. s. f. ardoise. Inusité aujourd'hui à Mons,
en usage vers Setieffe, Fayt. Fr. écaille; II. scaglia, goth. scaijos, luile,
Y.h.a. .scal, âK)rce, fl. skalie, ardoise.
Skanian (à), se dit de la chaîne de personnes arnnées de fourches,
qui se livrent dés gerbes à placer au loin du charriot dans une grange
ou sur une meule élevée. Fiam. skàlm, chaînon, en picar^ on nomme
écamiaii la pièce du charriot ou est placée l'échasse.
Skanler. l. de charb, couper obliquement une portion de niim*
, '«■
'••
550
SKA— SifE
d^jà Havée |H>ur la liiire ensuite plu» foçilemenl écrouler || commencer,
amorcer la sape || faire plusieurs trous dans une pierre pour enlever la
pièce que Içs trous ont circnnstrite. |
Sfcaadl, ««eiiMli. v. n. tiédir. Sukéskandi, sucre candi, lat. candeo,
je brûle. ,. î -
Sfcapvlair, eBemjfmUAr. s. m. caj^illairé, «irop d'escapulair.
HiiMT, e«««r, iemrà. n. m. brèchei FI. schacrd^ ail. Scbarte, aan,
dent à un couteau, à une pierre, fr. éc|iarde.
Hjkwré^r, i»M«r4er, écardèr. iî a. ébrécber, écorner || — une
plun^e, la fouler, Témousser. i
Ùkmm^memmpifèékmu^l, cluia|i^ {avoi, fat), avoir, causer de la
démangeaison, du prurit. Tai skàu m^^tiette, em tietie em fai skaupi, la
tête m.e démange. Les li^etJtis disent! ftopi pour démanger, hop pour
gale, ancien fl. scboppe, gale, scbobb^fn, gratter. Skau ne se dit guère
i|a'au village, tedupi dans la dernière ^classe à Mons, ééhaupi et ckaupi
dans la boui^eoisie. On dit en 'riam : Eit-ce que .$' co a co skau i eu?
— n*est pas s., c'est Aaupùêure qui Test, on ne peut lui donner ni Fart,
défini oi fart, indéfini : on ne dirait pas fai ein skau ou el chaupi. De
plus le régime peut être direct : lai skau m' lielle ou à ni' tietie. Du
reste skfiu n'a pas le privilège exclusif du régime direct, on dit de même :
Tai flMiK m' tieUe^ fai caud mes pieds.
Sluiapimmre, éelumpInMirc. s. f. chatouillement, prurit.
S k ep l. V. D. éclore. Fl. scheppen, créer, respirer, kippen, taire '
éclore. Scbelp dans la même Jangue signifie coquille,- écaille.
Sketle, eskctie, éqoelte. s. f. copeau. M. Corblet, dans son dict.
iiriésien, écrit ekette et donne le mot ail. hacken et autres semblables
<l(js langues du nord pour étymologie, pç^t-étre aTt-il raison. CependaiDll
remarquez que c'est dans les campagnes qu'on dit skette, déjà à Mons
dain lé cêehe^ on dit eskette^ les beaux parleurs disent équette. Pour re-
trouver la source d'un mot, il faut presque toujours rechercher la maqière
de dire des personnes les plus arriérées. Hacken, hakken, bakke, bakker,
ne me semblent avoir produit que les roots français hache, hacher,
encore cela est^il pontesté ij^ Diez^ Je préférerais Tall. .Schett* bois
coupé, éclat de bois, bûche. Fl. ail. scheidea, goth. skaidan, lat. scin-
dcre, gr. ntiiivhtjAtf diviser, miçç», je fends, «urrAv, boisfendable. On
a encore le bret. skolp, copeau, irl. scaith, couper, sansc. sk'ad, même
Sht-SKI.
sign.,marolicu, scoufliu, <'(>|m>:iu, iial. .«>cheg{;ia, n lat d*- bo^.M lu'};};i;iii..
fendu.
Skeller, e«kellcr. v. a. (oupcr, rôdiiiic on égueUt-t. ïi'^. mon clti .
échanger, skeler n pièce de chon francs. — v. n. ie dépiur, lHs(|iior,
pester. Sacs doule dérivé du précédent. Pour Uj* anial«;ui:.>, je <lir.ii
qu'eu ail. scberzen signifie railler, schelW'u. hl^^utT, injurier, en holl
sclieiteren, éclater, gronder.
Skeutle, skeure, eskeate, «skwer. v. 9. se<'oiier. .\ll. schùtlein,
fl. scKudden. On dit à Mons sktcerel etkwer, au vijiagr «feruY/f n fsheurc
On voit qu'à la ville on s'éloigne de la source, le Ir. s'en ('ioij;iie en< orf-
davantage, il est vrai qu'on peut piiiser ilaMs le lai. siiccuUtc. L«; v. fr.
disait esqueore. /
SkiCeler, eskifflïer. v. a. et n. mol qui manque <-n Ir. louclu-r,
frapper obliquement en rasant, efïlteu/er. Fl. sclmins, oMi(|u<', skiluii.
couper. Originairement on a pu se/ servir du mpl dans celle phrase :
an êkiffianl, en coupant, c'est à dir/^ de biais; plus lard. on a pu l'em-
ployer dans tous les temps de sa (i()njugaison! Mais u'esi-ce pas simple-
ment un dimin. d'esquiver : esquivëler? It. scbivare, port. prov.es(|ui-
var,v.h.a. skiuhan, craindre, s'ellaroncber.
Skiflo (à) ou à chiflot (sifllel), taill<4 obli(|uenient comme u'n Ik^c (I<-
flageolet.
Skirer, dieskirer, dekirer. v. a. déchirer, v. fr. xirer-, (1. scheun'ii,
ail. scheren, ag^sceran.
Skilte, esqaitto. s. f. foiro, excréments liquides, selle, 4 ro/
ifsquiUe, avoir la diarrhée || avoir peur.
I^kitter, esqaltlerf v. n. foirer, fl. schyten, ail. stheissen, vha,
skizan, chier, v. fr. escbiter.
Skiat. 8. m. éclat de pierre, bois, etc., ail. Schlacke, s<:orie, fr.ïg-
meot volcanique et Scblag, coup (par synecdochej, brei. scliçrenna, se
rompre en éclats. V. skliite. " «
Skleffe, esclelfe, écleffe. s. f. déchirure. A Valenciennes on dit
écliffe.
SAIeffer, eseléfer, éeléfer. v. a. déchirer, i>e dit surtout A(^
élofl"es. AH. scbleiff^en, gâter, tailler, dépecer, démolir, klaflen, «e
tendre, etc., en flamapd, klieven, ftignifle fendre, se fendre, «chiften,
séparer, s'effiler. En remontant plus loin on trouve le, vcr!>e saxon
1
7>ré
SKL— SKO
clcarap, diviser, le' v. ail. kliqbaa, fendre. On Ut daos le dict. de
Ducange : ésclafare, infligere, impingere (fla^uer), esclafaret ei talem
ictum quod non oponeret ei aliom dare, eclaffia, alapa. Si garcia dicat
aliquid probo homini vel niulieri quod sit turpe et maiier det ei unam
eclafTa, non débet bannom (charta Ubertatis urbis SeyselU anno 1285),
occîlanis, esclafa est é<tacber (obterere), çambris, clappa est ferire, ger- '
manis, klappcn, kiopren.
Rabelais dit souvent s'esclaffer de rire. Dans te district de Léon, en
Bretaftne, on dit sqalfa, fendre les matnspar le froid.
SIJIm«, 9»V\\im%, é«li«M. s. f. p,etite botte en écorce dé bouleau
ou eu bois mince dans laquelle les paysannes apportent des fruits au
marché j] petite mesure pour certains fruitl» : Acater enne eskliue dé
grouseye, dé eraquelin. Ail. schlitzeti, fendre rdpidemiènt d'un seul coup, .
avec un instrument fort tranchant, scbletssen, fendre en long, boli.
slyten, sued. slyta, dan. slide^ brft. 'scliçzenna, se rompre en éelats,
scliçz. V. fr. esclicer. || Keïbskusse, tomber en i:uinc. Se dit d«| douves
d'un' cuvier, d'un tonneau que la sécheresse fait tomber cil moraux.
Chez les picards cela s'appelle éclicr, éclayer. KeÎ comme ekue cuveli.r
— , se ruiner, s'abtmer tout à coup. '
SkiMi. s. m. petit charriot pour voiinrer la houille dp.&4 les galeries.
En holl. et en fl. sleé, f/!ede, traîne, traîneau.
SfclélMMir/esclaQifer. v. n. faire le métier de $kloneu? #
Sklonca, ««laoncu. s. m. celui qui traîne le sklon. Ce root est
bien propre à fortifier les doutes que j'ai exposés à l'art, borain. Si les
preiniers borains avaient été liégeois, n'auraient-ils pas apporté avec eux
les mots hierchi et hiercheu, traduction de êkloner et ^loneu.
SklfBUÊé, ieskleiue. s. f. écluse. AU. Schleuse, fl. sluis> bret. scluz,
b.-lat. exclusa, esp. eçcinsa.
Skailer, MeelliRr. v. a. écraser. Holl. kwetsen, ^U. quetscben,
Jilesser, meurtrir, froisser, la^. quaterc, v. fr. esqnacher, esquâchier,
casser, briser Cl esquater, aplatir, rompre, frapper. V. cocher, à Liège,
$paté. V. fpocher.
Iik«le. s. f. nom flaro. de la plie fomée. V. ptettte H école, fl. sr.hool,
ail. Schule, bas-breton, scol, lai, schola.
, flHt«rbi, «««««rial. adj. coriace.
Sk«rle. V. érorie.
SKO-.SKK
<> !■>
Skonfèter. v. etcouffèter.
iêkoa, «eou, «teoursué.'eiieourikué. s. t. lablior, genoux, giioti.
Iloll. schort, tablier, ail. Schuss ou Schooss, tl. -.schoot, girou, sein. 1 r
radical se trouvé dans le vha* scurz^ curtus, brevis, 11. sehors, lablitM .
vêtement court. A Namur, chou, Ichou, el de [)lus r/jourrlîi, à Liège, horsi,
;i^usser, le V. fr. a ca escorcier, estorcer, all..schùr7.i'u, y. 11. schôrsscu.
La nombreuse colonie gcrm. des mots en «A-, «p,'<f, est biefi remar-
quable. Il est à observer qu'elle s'arrôlc à la limite nu-ridiouale du liai-,
naut. Le patois artésien est fort cousin du ndtre; ceiMHidaiil l<Mliet. de,
Çorblet n'en contient pas du tout. Le petit nombre des analoj;u«'sesld«'jà
francisé et se fpil en es : Escoudie (prcinde esn), prendre son élan ; estoe,
souche, qu'il ue donne pas cojnnie du patois aduel, mais <|u'il ruppoile
aux vieux documents d'Amiens.- il donne poiirianl un mol qui n'appar-
tient pas à notre patois (que je saclie), espringner, safiler,d«': sprinj^eii.
Sikoop. V. escoupc.
. Skouvion, et«eoavton. brandons, toix'hes qu(3 l'on porte en eourant
le soir les 1*' et 2* dimanches du carême dans plusieurs villa^^es Aii
. Hainaut. || bataille entre enfants de diverses communes. \. escouviun et
escoufler.
ftikraa, eskran, le. adj. fatigué, las. On Jlifouve dans Losaige le
mot recran pour fatigué. Ail. krank, malade.
Skrandi, eskrandi. v. a. fatiguer.
Skréper, eskréper, écréper. V. a. racler, ratisser, flanr:
schrapen, angl. scrap, lat. scaberc d'où scabies; bas-breton, serapa,
scràpa, gratter la terre avec les ongles. Duc^Mge donne le mol : screp,
danis, gladius ; irl. scrios, enlever la surfacôiaune cbose.v. fr, escraper.
Skrépé, ée, eserépé. adj. avare, pince-maille. Holl. schrapcr, qui,
au propre, signifie ratissoire, racloire, et uu figuré veut dire ladre,
harpagon, re>:se-uKithiéu, en flamand^ schrapen signifie racler, amass<'r.
' l^krépln. s. m. petit pain formé de la p;Ue recueillie dans le mai
au âL^vftn de la ratissoire. V. skréper.
Skre p" «a yère. s. m. avare || cri* des enfants borains jioursiiivani
les nouveaux mariés.^ou les parrains qui ne leur jettent pas d'argent «xi
n'eu jettent pas assez.
j^kréparea. s. pi. ce qui a (Slé'tkrépé, ordures, —-dé bouyan, setl( s'
de la dyssénteric, des diarrhées graves.
l.
\
^v
t>a
i
SKft-SOT
^
ttldrllMiBe. s. f. compartiment d'une garde-robe formé de j4usiei|râ
lirùirs garantis, par une petite porte fermant à clef. AJJ. Scbrein,
armoire-f-Bank, espagnol scribania.
l^^kriaie. s. m. menuisier. Mot peu usité dan^ le tiainaut, plus usité
vers Liégo. Même étymologie ail. que l,e précédent. De là aussi viennent, ;
les mots fr. écriu, écran etlev. fr. eicrinerie, menuiserie.
Skner, eskaer, skente, éktmr. v. a. secouer. Fi. schudden, ail.
schûtteln, lat. succuture, t. fr. sequeuer, escouer.
SkiMM», eskcnme. i^f. écume. Bret. scumen, fl. schuim, ail.
Scbanm, 1. spuQia. ' ^ -
Skweler. v. iqueller. \
fill«p, ehkip {dCaller). aller se ooucher. Foi — , dormir. Fl. slapen,
ail. scbMfen. lE^uconp de il. prononcent slopen.
^•il. s. m. s^gle Ju d^ ioil^ genièvre. En fr. soilette est une variété
ée froment. V. fr. seule, lai. secale. •
S«lé<». s. m. soulier. Lat. solea,. semelle, nll. Sole, plante du pied,
breton. 6o!,, basque soleu, v.'^fr. soler. . '
S*letf«. V. «oui*.
Smi, ■•gn (fat), t. de jeu de carte usité -dans le Borindge, laisser la
main, jMer une petite carte. Sogn chez les liégeois signifie peur, crainte,
besoin d'aller à la selle. V. fr. essoigner, dispenser, excuser.
tio rfce r. v. a. essuyer, épOHger(Fleurus). V. fr. sorbir, bDire, avaler,
Sorbiter, absorber, engloutir.' V. rt«or6er.
I^relére. s. f. ramponeau, pru^isien, moelle de sureau avec un peu
de plomb. - w' ^ ^
S«ré, ••rel. s. m. hfireng saur. Fr. sauret. a^j. peu usité qui pro-
vient de saur, lequel en langue KOtbiqne signifie ronx.
Si»t,«*lle. ady. et subst. peu usité au m. personne ardente, ant>ure>ise.
Il senûicurieui de connaître l'origine de la.déviation dans la significa-
tion de ee mot. Le premier qui r;i employé dans le sens ici indiqué a-t-^il *
voulu exprimer moins la force du tempérament .que le défaut d'esprit
pour en dissimuler la manifestation. Est-ce là le motif qui fait que le
mot s^applique presqu'escluslvçinent.aux filles, parce qu'elles ont plus
d'intérêt que les jeunes gens à cacher les désirs sexuels.
SoUa («m), fis qui tourne dans son écrou sans s'y attacher. Furine
— . folle fariïie.
9
l',*>"
J
SOT— SOL
.>o.>
Sottise. 8. f. p. injures. S.rfUxr\gé comvie enne pougnic d' *oUt$f. \\ •
s. f: sing. lascivrté. ' *,
1lk»afflelte. s. f. sarbacane {{ bulle d'air sous ane peinture.
Soafronte, sonvronté^i^ervalle entre les pied& de deux ^liveau\
supportant une toiture. V.- fr. souronde, seveioude, lal. subgronda,,
saillie du toit pour rejeter les eaux loin du m.dr.
Soagnte. ville du Hainaut, Soignies. En v. fr. droit seigneurial.
Sook. cherche. Dél^uch, impératif du verbe ail. suchen, cberclu'r.
' Ne ^e dit qu'aux chiens. , ■>
* Sonkier, fioakter. v. n. flairer comme les chiens qui fibcrcbent.
Soula. cela.
Soolan. adj. ennuyeux, remuant, gênant.
Soole. s. f. boule de bpis employée au jeu de crosse. Dans. quelques
villages on dit iolelle, dans d'autres choletle. A nain cô de toule^ ii'lt
distance (m un joueur oi^dinaire peut lancer une *oule.
Le mot dtmlc est fr., il désigne aus^i un jeu et une boule instrunicni
de ce |eu, maïsTînH>£elâ est fort différent."
. Soulé. s. m. ivrogne. Fr. pop. soulard.
Soâler. V. a. ennuyer, gêner.
Soulare, 8odi|re, desMiIare. s. f. défaite, volée de cou|)s j
Soulure. t. de jeu de croche, trois coups ûe croche.
Soomakier, flM»umakl«. v. a. sangloter. Y brai qui toumak, ses
sanglots l'élouiïent. V. sloumaker. Schma£hten en ail. languir, sniacbteii
en fl. étouffer',. pâmer. .
Soninie, sôuniié. s. m. poutre. Le rhot fr. sommier n'en est pas
tout à fait réqui«alent.
y meinl qui fait craquer lés soumiés. , ,
Imitation du proverbe ail. : ' '
Lùgen dass sich die Dalken bicgen.
Y faut quel guerre enn vom a nia fait d'peinr,
Voz aslé gro et fort comme ain ioumié, ' ,
(Chanson de Quintin).
\
Hountîté. s. f. grel(il.<
^
V
w
5r>«
SOU-SPA
I
Soapirer. V. n. suppurer. '
Sony e. s. f. scie./
' SMmyer. V, a. scier. V. fr. seyer. '
Souyelte. s. f. scie. V. fr. soyer, soier, scier le blé avec la faucille,
sayette., . ♦ • • ' .
Stoayeii. s. m. scieur de long. , ■ /'
Souyiof. s. m. suie. A^iége#oar»«fprov. suga, sudgio^ gaél, siruilli,
sulche. Souyairi vienX-iil du patois^ «otiy«r, à cause de sa consistance
analogue à de la sciure ou du fr. Houiller? AH. siidein» v. fl. soluwen, esp.
soalUar, goib. sauljan, tâcher. Diez a tiré le mol suie du lat. succus,
dans un autre ouvrage de Tags 8<)tig.
Soyu. part. p. du verbe *om (dans beaucoupde villages).
Spal, es|Ml. s. jf. épaule. V. fn espale, bas-lal,,^Ua, e{»palla, lai.
spatliuia, scapqla, bàsq. ezpalda, gall. ysbawd, gr. ff7ra9>7. ^
iipani, e«p«iil, épi^iilr. v. a. ^vrçr. FI., hoij.^spenen, radie,
speen, pis, tétine. Les liégeois disent aussi ipc^ni. En y. fr. espanir
signifie épanouir. '
Spaniner.v. a. V. rineer et rapam«r.
, Sparde. v. a. semer, éparpiller, répondre, étaler. Lat. spargere, v.
fr. ëspardre, épardre, espartir, sparger, liég. dispaut, dji dispaurdeu,
je répandais. , ^
Spar^Jo. feuille de papier (Pâturages).
Sparga. s. f. épargne.
Spargn^niaure, ou plutôt npargn-maa. s. |fn. tire-lire. En
liégeois ipagn^mà. Dans Tun comme dans Tanire patois on trouve la
signification d'épargne douleurs. C'est là Fi nlerprétation ordinaire. Est-
ce la bonnef? Il y a en ail. Mauke.lieu où les.enfants cachent leurs fVian-
dises, bavar. maucken, épargne secrète. Si «par^ync! yienl- de Tall.
sparen, — formerait un pléonasme tout germanique.
Spar{pier. v. a. épargner.All.et fl.spariïu,lalin parcere,bret.esperua.
Spal^, evpaté {fier), fer en tôle.
; Spauner. v„a. synon. dé rapamer, signifie de plus égo||tter,'ressucr .
'. -r rialadt, la presser, l'agiter dans un linge. Fr. t. de marine, espalmcr,
nettoyer, laver. .
Spantrer, espaalr^r. v. a. aplatir, écraser. V. fr. peautrer, louler
aux pieds. V. épaulré. " • . *
#.
V
-rii^BBMlf»'""
SI»A— Sl»l
."^'.7
S^p«tap;a, espavAgo. s. m. épai'vin.
Spéculation, espécuJalion. s. f. p. espèce de macarons.
Spéler, Épéli.. V. n. el a. épeler.lj choisir j|lrier. Speli lé yto /muj
déhor dé pliu. Il ésl curieux qu'on dise indifltTeiniuenl dans eeLi(; ^
phraw speli e^ einlire. FI. spellen, épeler, nroveuç. espelir, expliquer,
golh. spiliôn, raconter, expliquer.
Speane. s. f. épine || aubépine, crafegus.oxyacanllia.|V. (r. Fin \-^.
spina, bret., spèrn, corn, spernan. ,. ^
Spepier, espépler. v. a, et n. grall«îr el hccquelcr comme lont les
poules. Figur. examine^; minutieusement. No poupe s'cspepeylé, c'est' ain ■
confesseur ' qui spepeye, nos poiiles se becquctient les plumes, c'est un
confesseur dilTicile, minutieux. Lai. pipare, pipire, fl. |)iepen. ail.
piepsen, crier comme les poules.
Spepicu. 8. etadj. éplucheur, scrtfpuleux, miuulieux.
Spi, espi. r. épi. Remarquez que le fr. s-esi iHoigné du mol laiin
spica bien plus que les mofs ihontois. On peut en dire auianl des mois
échelle, école, épine, étroit, espoir, élernuer. V. gardin.
Spieollef eépieotle. s. f. T. de tailleur dq pierres. Coin de fer pour-
faire éclater les pierres. ° .
Spier, dépl«r. v. a. faire sortir les |;raius de l'épi. A* (IhatUMO)
spii, rompre, à Liège sipii, briser, mutiler. V. IV. depicr, specier,
de8peciêr,*briser, mettre «%pièces. .
Spiglair, espifçlair. s. m. colophane, résine de mélèze, de pin ou
de sapin. Les liégeois disant «pegfu/atr. Remarquez que l'on se sert du
«/ngf(atr daiis'-diyers méticr^s et, du eo^o/'on dan^ les artis : uu plombier
se sert d'espiglair^ iin musicien de colofon. En ail. "Spiegelharz, en H.**
spiegelhanèf celopjiaaé, litt. résine-miroir. N'est-jl pas curieux que^
.(^uand notre Iqot semble èien -avoir une origine germ., le nVot liégeois
paraisse de «purce lat.:^t de môme sign., spéculum, miroir, q.: plulAi
specular, vitre, sans doulc à cause de l'aspect vilreuxtle la résine.
Spigot, e»pigol. s.'m. bout de cuir d'un soulier. Ail. Spiess, Spil/.,
lat. gpiculum, pointe. , < •
SpInâmM». ^- f. épinard. AU. Spinal, lat. spinacia.
SplB«li«r. V. a. er. u. élaguci*; couper les menues branclies'((>lilini. ^
A Liège spêci. En fr. épincer ^igniH^ supprimer entre deux wWes les
bourgeons qui ont i oussé sur le trofte des arbres de lignj-. ï»u( anpe
(
y-'
f
«S!>
339
SPI-SPO
1 '
,?
traduit le mot spingere par pèllére, trodere. V. fr. espinoer, coapcr,
/s. m. ce qui à été ipinehé. ' ,
s. m. espion | miroir, réflectenr à uoe faoétre. La rarjoe
saatc. gpasa, e»pi<Mi a donné des^n^tons dans la plupart des langues :
lat. spicçre, rha lsp«Ua« ail. spAben, épier; irl. spiotbAire,|pll. yspeianw/
Kncû dit que le mot entré dans les laii|i;oes fomanes en Tenant dn r. «11.
est retourné en ail. moderne sous la forme %||^n. Ces pér^rinatioos ne
sont pas ryes, nous les avons d^à signalées à fart, fiaehe. Mais noos,
ponrqopi disons-noas tpUm? Est-ce nne vieille forme française que nons
avons conservée? Est-ce un effet de notre manière d'alténr le fr. ? Est-
ce enfln que nous rayions pris des allemands p^endant la périoiJte autri-
chienne-?
9§MmË. s. m. éperian | enfant Ui«»-délieat. FI. spiering^ ail. Spier-
ling^ :f-vf i^- ^■^^■■^;;' ■■' . . ■
%»irMi, mfêr e m , npIrcBll. s. m. éearenil (villages Un pfu ^ Fécart).
I^at. scinnis.
Spiter, enfler, r, n. et a. jaillir | réjaillir || édabonsser | couvrir
de gouttes d'eau | darder | seringner § éblouir. Té via tout ipité^ te voilà
tout écbbottssé. J?( fntehe est spiUe, la puce a lait un saut. Cet enne .
couleur tpUantê, c'est une couleur éblouissante. Ce mot is'employe dans
une foule de circonstances où il n*a pas un correspondant français bien
exaM. Ail. «pritcen, s|Hiâtzeo, Jaillir, seringner. Les boU, et les Àamaods
disent spaiten; spatten signifie éelabonsserv
gpH c A n y . s,, m. clinqnanc^- brillant. Mot à mot : saute anx yeœi.
SpHraellc, Mfplfnielie. t.f. seringue. Ail. Spritze,Sprûtae, boU:
spnlt, seringue I mercurialis annna, pbnte souvent employée en' lave-
ment (Wasmes). ■,.-:., - ^\^
Mj f Umrf . fm^ ï mr éi p,it gookte'de liquide «pïtf.'édabonssnre. FI.
spat. ■ .'■••^■';' ^ ' ■■■■-..■../•. ./;; ., \ , .
fH p <li ia r ..T. à. manipuler, tâter. Dans quelques villagei des envi-
rons de Mons, epoiehis signifie froisser, écraser, à Liége,i|Mltf;dny dit :
i yi y^gj^ iggyiiM. le téterais le ms. - . > :--■■■ <'■ .■^:':
''^'^Ipppl^liillp^^ de booille qu'il n'est, pns permis
#expÈ&s>àW^fede,ii eoacession, afin d'évilm* le passage des éanx^
< '.
■M
c
SPO— Sl'U
i5»
FI.
d'une houillère dans uoe autre. SpouUc eu fl. bord d'un lit, rid^'ile, en
lai. 8ponda,eu y. fr. espoode, bord, -chaussée, diguç, boi!> de lit, chàlii.
Ducaiige donne l'art, suivant : espooderius, limitrophe, espoiido gailo-
belgis dicitur lecli pars anteHor. Italis spooda, ora, mai7;o.
Sp«t, e«p*l. s. m. sobriquet. En fi. spotnaein, eu ail. Spilznanllii,
M>briqnçt (spot, raHlerie, moquerie, Spitz, pointe, naem, nanieu, nom).
SfM i I4ége, signifie adage, sentence, dicton, pr6verl>e.
,L<» sobriquets sont communs dans les basses classes des villes ; ils
le sont davanlage encore dauls les villages. Dans quelques-uns ils soiil
universels. Comme la plupart de ces sobriquets soht- désobligeants M
indiquent un défaut ou tendent à déverser du ridicule, ils sont quelque-
fois repoussés avec colère, mais le plus souveut ils sont acceptés au
moins avec résignation' et parfois si bien, que le véritable nom de
famille se perd. Je puis affirmer être allé un jour chez un ouvrier borain ;
la maison m*avail été bien désignée; une fille de 16 ou 17 ans, fraicbe
et helle, paraissant intelligente, vint m'ouvrir, et lorsque je demandais,
si j'étais bien chez Désiré L'heureux, elle më répondit : qu'elle n//
eowkit:ho% gnié. Ueureiisenient le père rent4nidiMtu fond de la maison.
il Vécria : iV faiul-y gnié esse enne pierdutenué et roblié C nom (ffi pée.
La fille répliqua : Ehbèï vo lom cest r grand co, matleins-je. Mordieuête
foutu godaUy dit le père, té n" se gnié co que sC ei spo.
Les noms lés plus singuliers sont imposés r J'ai conuu des familles
de : Braitt d sorilte, Weilte ein Cair, mieu d ca^ lonke eskille, Irau d'
eu de fichau. Souvent les sobriquets sont de l'obscénité la plu.<^ crue éi
cependant passent incessamment par la bodche des jeunes filles sans
eftaroucher leur pudeur.
L<» Sobriquets se transportent des parents aux enfautsl Ménage, dans,
son dictionnaire étymologique, rapporte que dans les villages du haut-
Languedoc, aux environs de Castres, les hoçiiues n'ont que des n^^is de
baptême; pQur désigner quelqu'un : ils<tlisent Pierre de Guillaume, ce
qui semble, dit-il, rester des grecs et des hébreux. Nos paysans pro-
cèdent d'une manière' analogue : Jusqu'à ce qu'un enfant ait reçu un
sobriquet propre, il -est connu par son nom de baptême, joint au sobri-
qaet paternel ou maternel par du, dou^ del : ce sera par ex.: djean du
mieu d eat. Supposez qu'un spot spécial lui soit imposé et cela arrivera
toujours tôt ou tard, par ex.: soriùe cela deviendra sorilie du mieu d ca.
540
SPO-STO
^>v
MaU iottjourti ie uoiu de famille e«t néglige et ne sert ^uitm que dans
les «Clés de l'éui civil. C'est à peioe si l'on excepte de la rè{g\e les per-
sonnageâ considérables comme ie bourgmestre, ie médecin, le notaire,
le curé. '
I9p«lehl. V. spœher
S|Mler. V. a. baptiser d'un «pot
Spritelii. V. n. jaillir (dans Test de b province). Les liég. eniployent
— et sprutchi. Ce sput deux formes ail. tandis que notre tpiter ati^ia
Ke rapiwrter au fl. V. ipfia^.
Spro«ii. s. ni. sansonnet, étoumeau. Fl..spreeuw, à Liége7>preu>.f
S|Mr«l, «praul. s. p. m. jets de choux || 'choux d'une espèce parti-
culière. Spross en ail. signifle bourgeon, jet, rejetion, fl. spruilliooi,
brocoli (spruit, jel-f-l^ooi, chou), goth. sprauta, bourgeonner.
8%«eller, flEvreler. v. n. râteler les ruJc du binoi. Ali. Scbolie,
glèd»e, vIm, scoifo. *
ftlaail)r«||e. nom d'un village du Haiuaut près de b frontière fran-
ça>:ié. 11 en est des noms de nos villages comme des mots de notre patois :.
on en trouve de tous les âges : de celtiques, de laiins, de tudesques. 11
en est de tout modernes comme el Pâturagu^ el Boverie. Ils sont fran-
çais ou à peu près. L'article «l'annonce qu'Hs étai nt hâmeaqx. Les per-
sonnes d'un certain âge ont connu el patlurage de Quare^on. El
bouverie de Frameries n'est montée à la dignité de village qu'il y a 10
OH 45 ans. Mézière est de l'époque d'oil et signi6e paroi ou haie. Douir
est celtique et &ignifle eau, quant à Slambruge il paraît germanique et
c'est parce que les noms de l'espèee sont rares en Haiuaut que je le
donne ici. Brugê signifie pont, stam^ «(an se trouve expli(|ué à Vfti.
ilanquier qui vâ'^suivriB ; cependant il peut y avoir doute sur la
fia du mot, car brug en b.-bret.. brwg en gall. signifient bruyère.
y.bnmyère. Au nord, le Hainaut a un petit nombre de villages flamands :
parmi eux il y eu a deux ou trois à noms néo-fl, ex.: Sieeukerk (église
de pierre). ; ;, ' f » , .
Steaipér/«Mampcà*. y. il. mettre debout, é'eilatnper, se levi^ elt
êtampéf être debout. Stamper tu traqué , marcher sur quelque chose.
/ faul bé t* plouyer où f q%i'on jj^peul gnié $'«êUmpcr. Il faut savoir se
résigner,' il laut se courba sous la nécessité. Le ?. tr. stamper, appuyer,
affermir, fixer, ainsi que estampe, estampillé, semble de souire german.:
STA-^TA
M
Ail. stampeil, imprimer. Notre — |K)urrail venir d'un auiri; mot »ll.
slampfen, piler, mit den fDssen, fouler aux pieds, fl. &tampen ; mais il
faudrait plutôt trouver le sens du lat. stare, ail. stelien, fl. staeii. On le
rencontre dans le gall. ystwap, irl. staihpa, sanscrit, stamb'a, colonne.,
pilier; au lat. gtare*se rattache Tirl. siad, sansc. slaluni, éire debout.
Les liégeois disent àslaplé. V. ilap.
Sâuniiia. s. m. perche pour haricots, houblon, etc. (FIcurus).
St'aji^a. s. m. étançon. Pelletier rapporte le mol bas-ln^t. stançon.
en déclarant qu'il ne sait s'il vient d'étançon ou s'ilJ\»,form(;.
StiiBfMMr. V. a. étançonner. . -^ «
Stfank, «slank. s. m. digae^^orroie. k Charleroy, aftange, U l.iége,
itank,^ilank.
UimnqvAer, mlmuquîè', estanqnler. v. a. cl n. former une digue jl
arrêter un liquide qui fuit par une ouverture || ëtancher. Ce^mot, à cause
de sb signification plus étendue qui se rap[)orle à,celle de radicaux plu^
anciens, ne doit pas provenir d'élancher; étancher en proviendrait
plutôt lui-même, comme aussi-étaoche. On doit faire remonter Tétymo-
logie de ce mot à l'ail, stammen, qui parait avoir formé le lat. barbare,
stammare, si pas au bret. stancq, écluse, stancqa, boucher, en diaiect'C
de Vannes, stanquein. Cependant étang, semble bien descendre du laiin
stagi^um, qui a formé Tilaiien slagnare, etc. Il est permis de remarquer
à ce sujet qu'une foule de mois français qui, se rapportant aux eaux, aux
fleuves et à la mer, ont une source tudesque; on peut citer chaloupe,
esquif, -écluse, digue, quille, mât, cable, golfe, rade, barque, bord
(quelques-uns ont un pied dans le celtique). Probablement ces mots ne
remontent pas aux invasions franques, mais aux invasions des Normands,
lesquels étaient navigateurs. Les premiers, qui\ëtaient guerriers, ont
plutôt laissé des mots relatifs aux combats : comme guerre, brèche.
sabre, meurtre, dérober, flèche, bride (bivouac, sabredache, sont tirés de
TaU. moderne). Je- dois cependant avouer que Diez rapporte étanchc
aussi bi<yi qu'étang au latin stagnum,et son autorité est bien supérieure
à la mienne. ~
Stop, estop. s. p. espace précédemment occupé par une couche de
houille. On supporte le toit par des étançons. On laisse des voies
ouvertes pour continuer plus loin l'exploitation et on remplit le reste
avec des terres et pierres qui ont àû être détachées en même temps que -
4.3
• ^
5iS
STA—STA
la inio«»l<Ioi}^«euieinciit ces débri» remplisteal Tespaee, mais il y a soaveoi
un éxeédaht qu'oo doit extraire ; comme ils n'ont pas été tassés, au bout
de quelques jours vient dfardiau; alors tous les bois se brisent, le
tassement s'opère et la superficie est abaissée de l'épaisseur de b couche
de bouille enlevée. À Liège, — signifie bordure pour diriger l'ouvrage.
Le mot ttap m'a causé un travail considérable. D'une part il a une
physionomie germanique ou celtique, d'autre part, je considérais que nos
chai^bonnages n'existent que depuis une couple de siècles, que par
conséquent il ne fallait pas faire remonta trop loin son origine et qu'on
ne devait pas songer à la grande importation de mots germaniques lors
de l'invasion d(« frauks. Je savais encore que nos charbonnim's n'ont
guère de rapport avec les flamands on allemands et pas du tout avec les
.celtes de là basse-Bretagne ou du pays de Galles.
Je trouvais bien l'ail, stab, bAton, rall.-flam. stapel, qui a formé le
fr. étape et signifie aussi éc|)alaudag^. Je ne savais qu'eu iaire. Je trou<
vais aussi le bas-bret. stapla, jeter, et j'étais tenté d'interpréter ttap,
lieu oè Ton jette les terres et pierrM. Je ne trouvais rien dans le patois
usuel. Je voyais bien dans le langage liégeois aslapU et je pouvais
irès-^bien admettre qa'ailapté ou stapltr a été en usage chez nous, mais
oitapi^ a la signification de notre ttamper^ être debout. Alors il a fallu
s'adresser à un autre ordre d'idées et traduire slap, lieu supporté par
des pièces de bois placées debout. B,-lat. stapla, mensa, ags. staple, fui-
ent i mieusariuro, ,
liJs voiU que le complément du dict. de TAcadénrie nous donne le
viejix mot fir. stampe et le définit : intervalle d'Un^ veine à l'autre dans
unemine. '•<,.;-- ,,'<».■ ■;. . -^ :
A pré^t, si l'on veut consulter notre art. ttamper^ on verra que.ce
mot et le liégeois a«fap(^, doivent se confondre dans l'idée Ue.pilotis«
colonne, pièce de support, on pourra conclure que probablement
attapU est germanique et'ttamper celtique, que l'un ou l'autre ^ formé
le fr, étal, étayer qui, du reste, pouvtti^mieux venir du fl. staaye, stande
fulcrum, mais que ilap, tiré immédiatement du patois usuel ancien est^
bien germanique pour l'origine ;médiale^
: On fmirrait songer au latin siabiUre. Je ne lui concède que I9 pater-
nité de stable, établir, av^ lenrs dérivés, quoiqu'il soit vrai que le tout
se rénni^ k la soi|rc< sanscrite indiquée au mot ffamper.
<»».
sTA-sri
5i3
Il c&l il peu près cerluin que lous nos nioU charbounieitt eiuprutilcs au
ceU. ou à Tall. ont été puisés dans le paioU u&uel de l'époque de créaiiuu,
ex. : cufa, sklon, vautienu, eicor, quairière. V. ces moti». Il en a du élre
de même de bien des mots spéciale qui ont été lires des termes généraux
que renvàhissemeut du fr. a balayés. C'est ce que nous voyons encore
foire à nos ouvriers quand ils ont besoin de désigner nue chose nivelle,
ils forgent It; mot avec. le patois actuel. V. caya. Nous pouvons do là
conjeèturer combien de mots se sont perdus et ce qu'était notre langage
il y a seulement trois ou quatre siècles. Nous. ne le comprendrions pas
plus qu'aujourd'hui nous ne comprenons le liégeois, mais alors la difTé-
rcDce des deux dialectes devait cire moins grande. Nous nous sommes
plus franciséà que les liégeois, comme les Picards se sont francisés plus
que nous.
Stater. v. a. arrêter, inteiTompre. Latin, status.
Slanjfé. V. a. jetrr çà et l.î, épandre, éparpiller (Charlcroy). Starc,
tlramé,. à Liège, 11. slooren, troubler, stortçn, épandre, strooyen.
parsemer, répandre, v. fr. colorer, fournir, garnir, ^établir, lat. instau-
rare, mais la forme liégeoise Mtramé, doit reporter la pensée vers le lat.
stramen. V. tlramage. _
Sieigé. Y.A. montrer, enseigner (Bor.). Kn ail. zeigen (prononcez
lieigen). ,
Slerni, stierni. v. a. étendre à terre jj .meure de la litière. Sliemi
ié vak. Dfe slcrnerc. |( v. n. élernuer. De sternuere, sternutare.
Sternore, stiernure. s. f. litière qui se ramasse dans les bois
pour en faire un engrais. A Liège, tlierneur, itiernar.
4SUipeodaBt. coiij. cependant. Souvent employé par Froissard.
Stenle, «toi. s. f. -portion de chauH^ des graminées céréales qui
demeure sur pied après, le fauchage. Fr. inusité, élculc, esleiuble,
étoablc, qui signiûent chaume, lat. stipula, ail. fl. sloppel, vha stupÛlà.
Sttei, stiehl, esliell, celui-ci, cHlI-là, slllatl, celui-là, stelle-ci,
e«telle-ci, celle-ci. slellr-la, ef*telle-Uil, celle-là. On trouve dans
le Médecin malgré lui de Molière : ceti-ci, cet i- là. J'aurais bien pu
écrire : ç'tv-ei ou c^li-ci, mais alors l'autre forme aurait été eç'li-ciy ce
qui eut été assez bizarre. , >'
Stiqaer, enUqaer. v. a. enfoncer. De Tall. stècken, mettre,
fourrer dedans, être fiché. Le v. fr. avait le mot stieade, impulsion, les
5U
STI— STA
\
I
lii^cois s'êloigneul de la signiflcalion mootoise eii.tfouiiaut à leur i/ifci,
stieki^ celle de pointer, donner des coups de poiale, lancer de» traits
mordants Q tromper ^ corrompre. Le mpl liégeoi» ne vient plus de
stecken.maiarde slecben, qui a toutes tie6 signiftcatioils. Le yjiliquer
eslquelquefois neutre. Quand ça H slike ou quante ça sliqui à/$' tietle,
signifleqiilind Tidée lui passe par la léte. Le mot sticare est rapporté par
Ducange qui donne Tex. guÎTanl de son emploi : nec ludere née —
permittant in tabemâ vel bospjtio. ' /
fltiketle. s. r. tisonnier | par dérision épée de parad<y, mauvaise'
épée. De »lecken(v. ci-dessus) ou de Stich, pointe.
MOmm, •Cieli«. moi . Ceit pou HUst, littéralement c'est ptour celui-ci ,
et par celui-ci on se désigne soi-même. Y. ««et. /
Ht9Êté. n. m. fromage. Mon iloffi, fromage mou. Le i/iuin de. tloffé
provient de ce qu'on le presse dans un panier comipt: 1^ l^raisc dans un
étoufbir qui se nomme au village tjoffoi. / •
Hêmtê, «toire. v. a. étouffer. En ital. slofare. i
Sl«flî»i. s. m. étouffoir.
Stok, wim. 8. m. stokle, entokie. ». t. souche, touffe d'aj^bustes.
All.VStock, tronc, fequel a formé le-v; fr. étoc, souche morte.
Séaker, efefoker. v. a. placer droit, raide |j raidir || dresser. AU.
Stock, bàion, tronc. Stoquer en fr. signifie conduire au feu. En v. fr.
Cocher veut dire frapper avec un bâton.
Stokle. s. f. touffe.
IM*I, eélAiil, elol. s. m. s. f. écurie et plus particulièrement établo
de vaches. Lat. stabulum, ail. Stall, fl. stal, bret. staul. On trouve le mot
estaul dan^ un sermon de saint Bernard. Pelletier dit que les mots stadi,
taôl, diaCI sont des bretonnisalions du ht. stabulum, labuia,ldiabolus.
Stor|M». T. élorde.
SlcHiÉuik. 8. m. estomac || poitrine || gqr^e.Qnat btau -<- es fiyelànl
Maints qu^enne fiye a éT — , puss qu'elle lé muche. Lat. stomachus. »
Stoaaiaklé, sloamakler, esloumakié, estoumakl. r. a. rendre
8tupé(ait, essoufflé, oppressé || peser sur l'estomac. V. esloumaquer',
miouper, eslonper. v. a. boucher, femier. Fl. stoppen, ail.
stopfen, bouclier, bourrer, armor. stoupa, stouva, boucher avec un
iichon, grec vîvor», étoupe, bas-bretofl sloup.lat. stupa. Estouper est
\. mot fr. Il a n' braque pou stouper tous les irau, il a réponse à tout.
V
SiK-STK
>ï
»ia
ti
Il esl des niQls assez fréqueiils (celui-ci est du iiutnbre) qui appui
tieimenl à toutes les langues, à tous les patois. Ce phéiiomèiie provient
d'uue origine commune, c'est-à-dire, de la migration des peuples. Celle
migration des hommes est aus&I naturelle que celle des hirondelles. lU
rect^erc;hent les lieux où ils peuvent trouver les objets nécessaires àla vie,
La civilisation fait obstacle d« nos jours, mais à présent encore de>>
invasions ^rèquentes^ ont lieu en Afrique chez les peuplades barbares.
Or, c'est la Tartarie qui a surtout lancé des essaims dans t(MJs les sens,
vers la Chine, vers l'Inde, vers l'Europe, cl. ce qui n'a pas été rare dans
les temps historiques a dû être bien plus fréquent dans les temps qui
ont précédé l'histoire. D'un autre côté, notre patois est surtout le v. fr.,
te V. fr. est surtout le latin imposé à tous les peuples vaincus, non le
latin de Virgile ei de Cicéroiv, mais celui de la populace, la basse-laii
nité^ lingua rustica, milttaris. Otte iangiK^ se formait en partie chez le
barb^res^ Les légions allaient de la Germanie ou de la Breia^iu/ en
Afriqtie ou en Asie, et les soldats ramassaient des mots souvent ignobles
dans leurs relations avec les filles faciles de tous les pays^nfin les
légions. Se recrutaient avec des gaulois, des ibères, etc., qu|4pprenaienl
la langue latine, mais y introduisaient des mots «le leur langage.
âilrafçn, slrain. s. m. paille, botte de paille. Dutiragn, ain ttraKjn.
AIL Stroh, paille, Strjng, corde, écheveau, Stren< litière, fr. firaiii ei
strain, lat. stramen. Y faipu irfumier (fui ixa^ tiragn, il dépense an-
delà de ses ressoiirces.
Jlilramage. s. f. nom collectif pour^signer les diverses sortes d«!
paille. Un fermier dira : ^T nés tramage s «' unnèe-vi vau mieur que
m' p' am. Làl. stnimen.
Sirande. v, nip. Y slraryiiu i^Mragn, y strando on sUUmdoi, il ;i
slran ou strandu. serrer Lyavpir urgence, danger. Y stragn à «' ru, il
a peur. Latin «slringerev ail. Strenge, rigueur. Le v. fr. a eu-struimire,
resserrer, le fr. actjKun'a [dusque les composés coniraindre, restreindre,
astreindre. /
Slran<îi<j. a. dévorer. D'étrangler. AH. Sinnj;, corde, liarl, lai.
straiiguîare. ^
/^ . ■ . • ■ , . ,
Qui va au bo, I' leu Veglranc
Qui s'expose au péril, p('rira.
\
346
STR—STH
Util vrai ^il*tt sieafty^,
. QuédfêlVarouUyé; \,
Paurini dé leu $(rtmé. /
(Cbahfon (le Quinlin. V. art. /burdtfratfM).
tUrmmf^mu. s., m. grosse corde pour mainfênir le foin sur le* cbar-
riou. 11 y a souvent confu&ioii avec,«<rtnjjft(ta«.
Straafàlon, ctotr«ng«i«n. a. m. maladie de gorge des ciHeB8« de» -
chato. Paner i' n* ««(ratijirttton, échapper aui maladies d'enfance, avoir
. surraohtë les diflicultés d'an commencement d'état. Fr. étranguillon,
esquioancie des chevaux. Bas-lat. stranguillio, y. fr. estranguillon» bas-
brtt. siraquylhon. , . : . >
StrSef, «trli. y. a. étrilter. AH. ttrigelç ; en lat. strigUis, étrille.,
ttliiker, e»tflker. y. n. quelquefois a. raidir, tendre, plus souvent
se raidir, se tendre | devenir hérissé. AU. strecken, tendre, étendre;
latin, strictiis, part. pa88|é du verbe stringere : stricto gladio, glaive
hors du fourreau y rendre une mesure rase, racler, ail. Sireichholz,
racloire de mesureur (Hotz signifle bois), striquer ei estriquer sont fr.
mais ont d'autres significations. Ducange rapporte le mot stricare : con-
sumere, impedire. ]i ajoute : Stricho, mensura annonaria à germanico
strick. Strick, stricii, modius, vox germanica. Strictere : radere,
strigillare. *
ttirikéfte, esirikelfe. s. f. épée horizontale; pàrceqiTelle tslrike
par derrière.
- SCrlkmanle. .«. f. manne de brasseur. Flam. îtuikroande.
Strine, ettrine. s. f. étrenne. V. f. estraigne, estrine. ■ „
Slrlner, e«tri«ir. v. a. étrennep. V. f. estrener. Avenez m'eslrinêr^
faites œoi £uire ma première vente. . ;^
Slri«ig«lf«. s. j m. bande dont on, entoure le ventre dés nou-
veaux nés pour leilr soutenir l'ombilic. Lat. stringere, fl. streng,
cordon. / ^
ftiriver, «•triiriMP* ▼• fi. soutenir, prétendre contre tout droit et
raison. V. m. fr. employé par .Montaigne et autres : On ne fnmi s'en
tenir quoiqu'on estrive, dit Marot; streven', en flamand, streben,
en ali. signifient s'efforcer, prétendre, tâcher, stribbelen en fl. veut dire
chicaner, bret. 9trif, qucreUe^. ^f*' fr. etrif; bref, striva, contester.
-N^
STR—SUA
4:
J»i
fl. âiryden, ail. bireiluu, v. hcaud* slrida, viu siril;in, luder, roiii-
baUre.
jSlroder. v. a. roder (Borinage). \. •
Strodeu. 8. m. rôdeur. i^
flitrolt, le. udj. élroil. V. fr. siret, été; bret. striza, eu Vaiiiiet»,
slrec'hein, élrecir, lat. slrictu».
Stroid. V. rairoUi.
.Si»tron, esiroh. s. lu. élroii. Fl.' t>troiit, v. fr. eslruuc, brei. siroiik
ou slrooè.
Slroopia. s. m. groupe de noisellés (Fleurus). Fl. trop, -nœud.
Sûrulde, siraker. v. ii. cl a. blesser par coulusioii, foulure, luxa-
tion Il accrocher, /( a tlrukié $ n arloile, il s'ei»l foulé, luxé un orieil.
Fl. slruikeleo, ait. straucbelo, v. ail. slruken, slrùbhôn, u-éljMclier,
ctioper, effet pour causej il. sdrucciolare, sortir en glissant. Slrukté a
autrefois signifié étaoçouner. V. tutruc. Slruik en bolL.Strauch en ail.
signifleul tige, souche, tronc. Ou peut interpréter tige pour étançonner,
et tige, souche, pour faire cboper.
Sluver. V. a. étuver. Fl. stoven, fjHncnler, bassiner,
lia. prép. sur, dans. / rccril lu netn bureau, il est commis daus un
bureau. Flatidricisme.
â^iuiir, «walr, chuair, chwair. s. f. sœur. Lit. soror, gati/
chwaer, golh. svistar, vha, suëstar, ull. Scliwester, il. zusler, sansc.
svasx. Le mot suer est. employé par Ville Hardouin, un des plus anciens
écrivains fr. (en 1198), au mofiijient où le fr. sortait de sa chrysalide du
patois d'oil. Ce vieux mot fr. avait cela de particulier qu'il faisait à
Tacc. seror. On serait disposé à admettre une double origine ceito-
latine; mais il faut remarquer que la langue d'oil en se formant dti lat.,
avait conservé deux cas pour le subst., celui du sujet et celui du régime.
Les finales lat. brèves qui se faisaient peu sentir furent supprimées,
mais les sjllabes longues et sonores furent conservées : ainsi imperator
(après avoir fait probablement imperatre) faisait, au moment où l'on a
commencé à écrire le v. fr., imperere; mais le géu.,^}aft., ace., abl.,
imperaldris, ôri,ôrera, Ôre, faisaient etnpereor;.pius tard, or devint eur,
4;oinme dans couleur, Êiveur, douleur. Quand les cas disparureoi du ▼.
fr., certains mots conservèrent la forme di» cas direqi; nais la plupart
• prirent celle du cas oblique cfâi est le plu» fréquent. Un petit nombre
I
548
SUA-SU ft
gardèrent les deux forqneft comme cliantre, chanteur; pâtre» pasteur.
. C'est la suppression des cas qui amena cette grande révolution dans la
construciion etf' imprima au fr. son principal caractère. Jusque-là, la
langue d'oil avait une partie des libertés d'inversion latine; pour être
compris on dut d,ésom|ais suivre Tordre logique. Le mot soror après
avoir fait soreur, sereur, est dévenu par contraction sœur.- On i>eut
conclure que notre mot chyfair est blen.rancien nomin.; Finfluence du
celu n'a été probablement qu'une influence de prononciation. Cependant
permise- chacun de douter. / ■
Soeaer, raloer. y. n. suinter (dorinagt^. A Liège, tuné. Selon
Diez, suinter ne vient pas du lat. sudare (suer), mais du vha, suizan.
Ail. sohwilzen, fl. sweelen, qui signiflent aussi suer ; mais pour arriver
à ce résulut il retranche N à. suinter, et nous c'est le T que nous
retranchons. •
Ba cia c {halle enné). faire le paresseux, se reposer. Haut-ail. vieux,
suexen, ranimer les forces, recréer, fr. sieste ; v. fr. sueis, ^oux, facile,
lat. suavis ; suéd. susefva, dan. svaeve, isl. sveipa, ail. schweben, se
bercer dans Tair. *■
SaiBAM. adv. suffissamment. Ù'avie — 7 en avez-vous assez?
Saif. s. m. suie. Il n'y a que les beaux parleurs qui disent —, le vrai
inontoîs dit iouyai% La confusion a pu provenir de ce qu'en fl. roel
signifie à la fois — et suie^
SnlMe. s. m. conflseur. En fr. "^lortier.
Sukad«. s. f. p. sucrerie, bonbons. Holl. sukade, ccoreé de citron
confite. Lat. succns, suc.
' S«kl. he^rt!ér la tète l'un contre l'autre (Cbarleroy). A Liège, loufct.
V. ehutiuer. . -* ^j
Sur. s. m. petit lait, âérosité du lait «xtraite du fromage. Il fout le
distinguer du eUiir-lait. V. ce mot.
8«r, MUPle. adj. sur, aigre. Je le donne \t\ à cause de son.fèm. ; en
fi. zuer, fait zuerder au comparatif. V. i«urJ^'
ftaHMrfnre/sourlMlar». i; f^^^^^^^ pied assez commune
'' chez les charbonniers qui travaillent dan^ l'eau. En fr. la coirbature est
un accablement, une lassitude avec fièvre, suite d'une grande fatigue,
en dialecte de Léon (breton), sabatur, blessure aux pieds par la cbaufr-
sure, en dialecte de C^HHwaille (aussi breton, ne pas confondre avec la
./• .;:
*.
SUR— TAl
54»
Cornouaille ou Cornwal d'Anglelerre), c'est un mal du pied des bêles |br
l'humidité du lieu oiî elles couchent la nuit. Pelletier;"* trouvant pus re
mot chez |bavie$ le gallois, suppose qu'il n'est pas légitimement eell. et
qu'il pourrait bien provenir du mot fr. sabot.
Surei^se. s. f. acidité. Gall. suran, suro, acpscere, acere, ail. sauer,
fl. zuer. vha sôr, chald., syriaq. sera, seri.
Sarjé, «ïiirjet. s. m, ce que l'on donne et» sus de la mesure, sur-
mesure en usage pour le lait. En fr. espèce de coulure.
S^amôm. v. nom de famille. Le montois confond et appelle nom l^r
nom de baptême.
.SoBiilie. s. f. Ursule.
Symboliné. s, f. jacinthe. V.putfcra.
■.■■■■ . T , . ^ ■
T se change quelquefois en D : eindamer. ,
Tabarot. s. «i., femme d'un esprit peu subtil; simple et bonne (peu
usité). En fr. manteau à l'italienne coinme en portait Tabarin,
Tablette, s. f. mélasse cuite> coulée dans une carie || exlrail de
réglisse. •
Tache; s. f, poche (n'est usité qu'au vil'.agc). AU. Tascli, lity. inh.
Tachette, s. f. clou qui arme les souliers. Brct.'tach, pel|i clou,
gaél, lac, esp. tachon. -
Tacon. s. 'm. pièce de lard {au village). C'est un v. mot gaulois.
Afranius dit : Gallum sagîfiftum pingui paslUm laxeà. C'est do cet lubit
lat.: taxea que. les romains affublaient ce que les cv'llés actuels du pays
de Galles nommept tacwn. Le Ifégeois a le verbe tUak'éné, s'engraisser,
se crasibr. V. take. ' ^
Taiiar, arde. s. et adj. babillard, bredouilleur. Se confond souvent
avec fafiar. Gîilï. iafawd, langue, tafodiawg, avocat, brel. icaud, langue.
Tafler. v. n. babiller, bredouiller.
Tai. prpo. tel. Toi pat* fat mai, tai iainfany tel pèrft, tel fils. Tai-
jë, TAi-jê-TÉ, TAi-Te-TÉ, tais-loi.
Taille. 8. f. 4/16 de raunev46 miliimètres. >
Taindoe. s< f. pagnon plat. V. pagnon (Jefnmapes). Abréviation
d'élendue, à cause de sa forme. Comp. Wattia.
-44 ■
ri
I
r • 1
f
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TAI-TAP
^
Taât^, tki «' lanfitt, ipediÂvr m tangue. ' .
TaIm». s. f. tAche. FI. Uck, holl. taak («a hoU.»ae Û.m^ (r.) ouvrage
imposé, l).-lat.la8C«i«:«'lAxs«iioagraria, selon Ducange; kymr. lasg, chose
déierminée et imposée, gacl, tateg, caùlioQ. Diez lire taaca de t«(a, m.
lai. pour taxaiip.
T«ke. s. f. tache, souillaro. it. taocia, esp. port, tacha, bret. tachcn.
Tallayelte, s. f. jeu voisiq de celui de tayelle.Ue petits trous 46nl ^
creusés à une distance de S ou 4 mètres Tun de ranlre formant carré.
Chacun des joueur^ y pose le bout de son bâtonAet, celui jqui tient la.
droite cherche, à hi placer dans un des trous vacants par l'échange dff
position des joueurs qui a lieu comme au jeu des quatre coios. Quand on
n'a plus de trou, on s'enfuit, mais si on est alteiut par la ^roitf, alors
lancée, on doit courber le dos sous le vainqueur^
TaMaln, te. adj. maint. Tamaint arsouyet, tatnainlés geins. Kymr.
maint, multitude, ail. manch, vha^ manag, maint.
Tamlaon. ». m. tamis. FI, lems, b.-lat. tamisium, bret. lamocz,
racine, tamma, morceler.
,Taiiil»oare«. s. m. joueur de tambour.
'T«ai|Mil«ii. s. m. appentis, toit de chaume supporté par dcs'
perches (Dorinage). . .
Twpipen. s. m. mercuriale, plant,e, mercurialis anaua^ Bret. tanvot,
pUnté, sioiiple. Pelletier dit que Dayies donne !e nom de tafot (langue)
à plusieurs Hortes de plantes {| — du' eu, coup de pied au derrière.
TfMUjpoMe. s. f. ribote. FI., tappcr, cabaretier; fr. popul. ranipaQne,i<,^|
Oirgie, doBamponeau, nom d'un cabaretier,
. ITmi^w. s. m. tanneur. Gro< comme êin \tii <f --<, bien repu, .
TMuier* v, a. frapper fort. Arin. tan, chéoo» «It. 'Diane, $âpin,
fr. tan, tanneur, etc. .. *,;
fMWwar, iMiaevaH. s. rô. but pour le tir an^^enaul |j oui,
derrière. On peut porte;' ses recherches sur le y. ail. j( cause de l'atM- >
logie de forme ayec boulevard. On doit pl^tôt peuswjitl v, ift^M^^a^t
JHit-iat. talayarius, {çall. talwas, bouclier, but, cible. ' ' ' • ^
T^asealeaMla, l|' iifei|lmain.,A4v, #eMiouie^|,;.U|f|( m^pfimk
appartlentattT.fr.' ,:"^^f^M'- '\- 'vM^m:f^^'^^^ ' '
■■f,^if*;i^>' '
JTMMqpi^A. pr^. qnwU à. Tanê^u'é, m\p quwM à mai.* v U^^*f :è '
::• i^apée. f : f. grande f^fim^^ç^fU^^f^: ^v^:,? : ^. '
K ,'.
h/ri'.
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TAP-TAY
;55i
•t%
Tapette* s. f. jeu qui se ràpprachc jlu jeu de crosse, instrumcni
pour jouer à ce jeu. . •
Tiip de feu. s. f. derrière de cheminée. Taque de feu est français;
, Tapfen. s. m. briquet || langue alerte.
Tapin. 8. m. jeune tambour. Eu JFr. arbre fruitier.
Tapnre. s. f. tour de rein, déchirure de quelques Abrcs musculaires
dans un violent effort ou dans une fausse posiiivn. Le mot lumbago nu
pas tout à fait la même signiûcation.
Tamel. bondon (Charlcroy); A, Liège, '<}?«e^ (V, tassiau.) "
Tassiau. s. m. piè/^e, morceau de drap, de liui^c qui bouche le trou
à UB vêlement. En fr. tassiau es| un terme d'architecture, lasscW f^st
un tide menuis., en v. tf. tasàcl était une pièce d'étoiïe ci«rr('(> qui
faisait partie du costume des femmes, en cello-bict. lacoii sigiiilï«pi»'< »*,
taconi, rapetasser, ilal. tacconare, racconmioder les soMliersTOii voit
dans la vie de S. Césaire, qu'il s'étatlteommandé une paire de* souliers
bcnè tacconati, mais on ne commamrc pas une paire d(;-souliers bien
raccommodés. Taccçnali semble sif^ificr ic» Vannés de clous. S . ta-
chette. Au reste, tacon peut bien- venir de tach, de même qiie slaga,
attacher. On trouve encore lebasi-lat. lassus, lassel, gall. tas, boutoiWle
boucle et le v. fr. tassiaux, lat. taxillus, lien, attache.
Tatouille^ tatoaye. s. f. trouble, || émeute jj çombi^f. Lu cKpag.
icrlulia signifie assemblée nombreustî., V. louyaye, /
Tatoniller, ^atooylé, latler (*'). v. r. sequereltcr (j-»ù batlr*^ ||
V. a. rçmuer || manier. V. fr. latoaiUer, chatouiller, tàter, fr. popul.
tattouiUer, manier salement. ,
Taurc.vs. m. taureau. Eii fr. jeune vache qui n'a point porté,
génisse lunaire, bret. taur, lary, tare, corn, taré, gall. tarw, chaUléon,
tOr, esp. tauro, lat. taurus, v. fr. lor.»
Tâarier ou,[Jlu8 souvent lorler. v. n. entrer en rut. Ne se dit que
des vaches. "
Tâye. s. m. bisayeul. A Liège, ï^yon est le trisayeùl, en v. lan-
gage, le-— était l'ayeul ainsi que !c ùyon. '
Tayetle. s. f. sorte de jeu dout je crois devoir donner une courte
description, parcequ'il est, je pensé, peu connu : Ses instruments sont
ceux du jeu de drçiu. il s'agit pour l'un des deux joueurs dp luire entrer
la droite dans un grand gagot^ tandis que Tàutre joueur s'y4>pp0iè en
\
/
353
TCH-TEI
agitant aa-dd$8U8 le Mtonnet. Quand Id premier a réuisi & opdrer
rintromission, H ramasse prestement la droite et la jette contre le
second qui 8*enfuit; s'il Fatteint, il a le droit de sauter sur son dos ei
d'ôlre ramené glorieusement jusqu'au gragfo^
D'où vient ce mot tayelte? l\ semble par sa forme un dimin. du fr.
taille;, mais taille ne parait pas convenir par sa signif.; à défaut de.
mieux, je cite le t. fl. iagghen litigari, vitiligare (Kiliaen).
Tohàptehap. s. f. nbm que Ton donne (à cauée de son cri) dans
cerîain^ïnlages à^ne espèce de grive que dans d'autres, par Teffet d'une
autre prononciation, on nomme ehapchap.
, Tché, lié. s. m. chien (Dorinage). La prononciation du tçh est
fort difficile pour d'autres gosiers que ceux des borains,.
T«hlre, ohire. v. a.et n. chier (Borin,).
» ' r ■ ,
' >' ■ %
Eh! mée,dfai matt m' pamé. ' ^
^ •— Va s'ein Ichire ein Finance,
Té r'veira pa Uanderci '
■ Eu mau d' pan8e''8Wa tout r'tceri. .
^
cq»-
Tchon. i. f. fille travaillant au cliquiage d'une fosse. Il serait facile
d'expliquer ce mot; mais il faudrait dire des choses fort scabreuses.
Lat. cunnas. '
Té, lé, 1^. cri pour appeler un chien.
116èlMB. g. m. tisserancl (Charleroy),
• TéohoB, llchon. s. m. morceau de vase de terre, pot fêlé, assiette
ébréchée. E^ne maùon quifi'a qu* dés monvaii —, une maison qui n'a
qu'u^ misérable mobilier, tt. tét, tesson, lat. testa.
Teimpe. adj. tôt, de bonne heure. Le mot lat. tempns n'est pas
'étrangère l'origine de ce mot, ou plutôt il faut la chercher dans nnc
altération du mot (r. temps. On aura dit d'abord : H est eo jimpe pour il
est encore temps ; pals m «tint dU ; Pus teimpe, trop timpe, etc. V. fr.
.^Ujimpre. vite, lôt:^'-"'"'l^*^'::: '•'"■■•■:/-
Telnplé, lér«», a4j. pi
Liège, Wmprott.'^'*;^^*
,v,l>':'i.
^ém^uré (Ghlin, Baudour, etc.). A
Telaqpllo. s. f, tempe. Lat. tagpi, v. A*, temple. %^ -
TcIbIm. 8.^ tanche. V. fr. tenclTé, lat. tinc». ';^ '^ ^''' '^ *
TEL— TER
355
\
^
^
^
"sa-
Tële.yé. f. plat ou vase poar laisser reposer le lait. FI. lelloôr, ail.
Teller, assiette; fl. tyl, v. frr teille, terrine, vase de terre.
Tel et ni fal. ad j. semblable, toi, dans l'étal où il se trouve ||<lAns
un piteux état, mot à mot tel et ainsi Ijiit. On supprime quelquefois (cl
et : Laïtle, avenez si faite, Adélaïde, venez dans votre négligé, sans ruMi
changer à. votre toilette. Le v. fr. disait tout si faict.
V Têlette. s. f. petite têle. Autrefois on entendait des ^cïïlTiorteurs
crier : A plats teleltes pou du vieux fier, d'où le nom de ftkutlelcdcs.
Y. ce mot." ; , .
Telle, s. f. plein une tôle. ''y^
Te^iiî-adj. faible, mince. Les liél^cois, au lieu de (cm, dîseni Içhnc. Ils
s'écartent moins de lelyniolojjie du mol qui est tennis, (iall. iniaii, irl.
tanu, sansc. lana, mi«ce;dela racine, tan, étendre, d'où cxlcndcre.
Temps. 8. m. ce mot conserfte à Mons la prononciation l'r.; mais
dans beaucoup de villages il subit le soit ordinaire et se dit tc'm.
Sur le mot s'est construit un idiotisme wallon : Kvoi V — , avoir el — .
Cela signifie avoir des ressources, de l'aisance, de la fortune. Si l'on
ajoute dé, cela vcul dire avoir les moyens dé : (" ï' cnne gcin qwa br
V . Jai bé r — de m'acalèr ein biau casaque. - ».
Ténaehe, ténacité bon. s. m. grève d'ouvriers forains.
Tendeu, taindeu. s. mv oiseleur, parce (ju'il tend des pi»'-
lies.
U's
filets.
<
\m Ej fié, cj tirai^ ej t(*rôis,,qué f liesse, (if
,. Taindeu, cachcu, pesitieu,
Toismestiersd'gueu.
I ■ ■
T^nl, t'nl; v. a; Icn'iv/. Ej lié, ej tirai, ej î(^dis, ,qué j tksse, itenssr,
tenisse, que' nos liesse fticnssc, tenissions, qui tihste-, qui lielte, qui
Cnisste. Quan elle tié s' galant, elle peinsc tcni f bon Dieu pet les pirds.
Le même dicton existe à Liège ; Quan elle lin «' evotté galant, elle phisr
tint r bon Dieu po f pie. ' ♦ }^ .
TénI, l'nl lion. v. n. se mettre en grève.
Ténnre. s. f. ëcluso.
^ Tir. adj. tendîe. Les liégeois disent indifféremment leinr t;t tfr.
Lat. lener, gall.llyncr.
Téral, iéfî» {ej). tùL ei CQnd. du v. fni, tenir.
r
{.
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.'liR^fiT
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■À^
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TMa. t. m. iarièiie. A Uëge, <«r^» lat. ur4train, cymr. taitdr^
bret. târar, terer, grec, 7f^t7^» terelm, tiré 4le 7«^c(». » '
Tfi^ s. m, goudroo. En bolf. teer, ea.tll. tbeer, «eko-brelon, ter.
Terk est employé ea fr. de lechnôlogie, lat. therebÏDtbus, gr. 7<^«6iy9o«.
Tér*l. ■. Mbérèse. ,.
• Terre â p^t«te. g. r. cimetière.
• Terre lM«llle. Les veioes de hoaille da Flena dont ptosieurs
s'eofoaceot à des f)rofondeurs non encore reconniies, ont cepeùdaol
toujours leur exlrémilé ou tète à la superficie de^la terre. Celte léteile
Teioe imparfaitement minéralisée ou altérée par faction de Tair et lé
mélange de substances étrangères est-ce qu'on nomme, à Mons, l«rr«
houiliê. Les borennes, après avoir raouiUé cette terre, la forment en
boules dites botUeU deierre houilUy qui briHent lentement sans répandre
de flamme. La Urre houiUe ne contenant guère 4ue du carbone et peu
ou point d'hydrogène ne produit, parla combustion, presque rien autre
chose quja dp l'acide carbonique et cause, pour cette raison, d'assez fré-
quentes asphixies, elle esti la houille du Flenu ce que le charbon (de
bois)^est au bois. '• '
On troiiye dans quelques did» fr. le mot teroullc. On le définit une
terre légère, noire, indice dît charbon de terre.
. , T^rrl, ièti. il, m. t. de cbàrb. monticule formé jt«tour des fotfet à
èharban jiar l'amas des terres extraites avant d'arriver à la hpuille, il
s'augmente ensuite des pierres tirées avec la houille et qui ne peuvent
être livrées an commerce. Ces pierres sont de deux sortes : el querière et
el roe. V. ces mots. Celui-ci se^déltte facilement et devient terrain culii^
Table, celle-là sert à la bâtise des inaisons rustiques.
TerMvIer. v. n. tressaillir. En V. fr. iressauller. /
, TertoBj terlenle. ne se dit qu'au pi. ^t ne peut être suivi d'un subst. :
A6ottIex —., accourez tous. On ne dirait pas — léshomnûê. On employé
souvent le pléonasme flertcu et tout terlou. Esp. tertullia, assemblée
nombreuse, T. (. tretotts, if estout. <-«' . \ . <
' TesteaWMlew*. s. m. exécuteur testamentaire. Ce mot appartient
-atiT._fir. ■.■-■'/ • ^ .;■■.•■■ . .var.'-^
^ | ||| p | | tf|% !.j^^étii^ cootrarfer, comesler. Fr. astiooterv. . ;
1ié4^»t«lliil. s. m. chien (enfantin).
Tetiè. s. r. ma«MUe«, «eiii. fia Ir. boat 4e la nnncÛe 4iis jhétes.
Bret. tetb^ 6ip. teu^
-r*?
^■.■.,
'<:
i
^
SAU-SAY
MB
kètes.
;pr. toi I part, inlerr. Eyarai-je tif en aurai-je? Analogit avec
!i'àra'<t-'iy en aara-t^-il. ^ .
TfetliMU. s. f. maison de Mons où Ton enfermait autrefois les tilles
de mauvaise vie. En allemand le» maisons de correctioa. s'appelleui
Zûcbthaus, c'est à dire maisons de modestie ou de discipline. Dan» cer-
taines contrées d'Allemagne, Tû se prononce comnle i ; le x se prononce
toujours comme iz, Fl.tuchihuis. Il ne faut pas confondre êl iieïhaut
avec le couvent ^es repenties. Dans la prenjière maison se trouvaient des
filles de ba&-étage soumises à un travail forcé, dans la seconde se trou-
vaient des filles d'uàe condition plus élevée, ()ui avaient eu une faiblesse
et qui étaient retenues par la voloiué de letîl's^arents. On chcrehail à
leur faire prononcer des voçux religieux. L'archevêque de Cambray,
'inspectant un jour cette dernière maison, dit : C'est doue ici le couvent
des pots fêlés; l'une des filles eut la hardiesse de répondre : pas si fêlés,
Monseigneur, qu'ils ne puissent encore être à votre service.
Tlerne. s. m. tertre (Borinage). A Liège, tiire, à Namur, tient,
tienne, v. fr. tertrie, C4)Uine, tertre, toron, colline, émineuce, torout,
tertre, bret. tyerp, élévation. On trouve dans la vie de St Kentigern, un
passage important, dflDiefenbach : « Kèncaput, tiern albauicè doniinus
latine interpretatur, par alhanice on entend la vieille langue picte, irl.
tiama, baronnet, gall. teyrn, roi. D'autre part il cite taucrn dans le
langage actuel du Noricum et qv^l croit originairement celtiq., gallois,'
twr, cumulus, gaél. torr, éminen^, irl. télde, colline, Lret. tun, colline, -
torghen, motte, butte. Ces formes diverses'seraient d'accord pour expri-
mer l'idée de ce qui est élevé, n il y a à Baudour un.hamçau nommé El
tiette, au iielle. La gà>grftphie provinciale l'a traduit otBcîelleroent
par, le lertfe. Ce tieitâ doit être une prononciation locale ancienne
de — . ,
TletUe d'hoiiye. g. f. mauvaise tête, mot à mot, tête de houille. A
Liège on dit («>M« dt Aoye. ' * .
ItigmuMM. 8. f. tête I cheyeiure. En fr. popul. Ugnasse, teignasse,
tigde sont une mauvaise perruqae ou une coiffe enduite d'onguent pour
les teigneux. ^ <'\ " * . ,
Tlgne. s. i. teigne. Bre^^ tifi. Un, écoss.* teine-Dë, mot à mot, feu
de Dieu. Le lat. tinea sign. bien teigne, insecte, mais non teigne,
maladie de la tête dont'le oont est porrigo.
>,
/
K
ZJ^
TîC-TOR
TIgBMi. adj. teigneux |{ feay« de tlgn^m. s. f. tussilage, plâDte.
111e. 8. m. tilleul. Y. fr. Enfr. écorce des jeunes tilleuls, petit
tilleul. •'■ . ' . / ' ' •
TlÙe. s. f. tuife. Lat.tegula, fl. tegel.
TllllAMe, lïyaee. adj. coriace. Est-ce le fi. taei/méme »igu. avec
la terminaison de coriace? '
Tilipe. s. f. tulipe.
TIaie. s. f. instrument dont se serrent les brasseurs pour porter
les tonneaux. A Liège, Hna, tinàu, fr. tinel, tinet, lat. tina, v. fr. tine,
vase pour conserver le lait.
Tiô, tiolle. adj. et s. petit; de petiot. tl^dilfêre de nto ou ^nto, en
ce qu'il s'y attache une idée de gentillesse ou d'amitié. ^ ^~
Ti^ne. 8. f. point, moucheture. En fr. espèce d'insecte. Fl. steek,
point,' piqûre, tip, pointe, teeken, signe. ' '^
Tiqueter. a. pointilIerU moacheter. Il est curieux que tiqueté soit
fr. et que ft^u^ et (t9tt«(€r ne le soient point.
lire. s. f. espèce de robe d'enfant ]| demande, vogue. Ei marçhàn-
dUe là a de! -—t il y a beaucoup de demande pour cette marchandise.
Fl. tier, croissance, réussiie.
Tirer d*»u qaéqa^an. l^essémbler à quelqu'un. Elvetnl tire dessus
France^ le vent se rapproche 4u midi* Etn cœur tirst j'ai des tiraille-
ments d'estomac. - ♦
-^ TI«onner, tl0ner. v. n. et a. secojiér la houille enflammée pour en
faire tomber la cendre. En JTr. tisonner, ^v. n. remuer les tisons sans
besoin, pour a'^unuser. , ^ * J" • ,
TliOBiiler. s. m. instrument de ménage pour eecouer les charnons.
En fr. outil de forgeron, etc. pour attiser le feu.
. Tlzantte. pron. vous-autres. , ■
,, Todreii.àdv. tout droit, à l'instant, directemeol. ;
Toise, s. f. mesure de six pieds iiain.V. pt«d. ^ ^ 1
\^.»l^iL^^. L table. Y. fr. et bref. On dit taulâ en géorgien/ '
TèU» yS^. priver li déshériter. Du Ut. toIlcl«r « ' ^ ^ ■ >
Teqner. v. n. frapper |f heurter: Toquer 4 n' jPOf(«, heurter à une
porte. Ça H toque d' vin «' tietle,M sent des battements dans la léie.
. , ,V. poqum-» Eap. tocar, it. toccare, :i^méi/mp^»V'rhj .../«/'■■-.'-■ ;«•'■'•■ :■.
< T'ordel. s. ^. moulin à l'huile. Les liégeois notnment tin pfêfisoir
ûD
• ■ , . ^
%
TOR-TOU
357
w
^
. >
itoirdeur y.Utorde. Tordoir est l'r. mais n'est pas au dict. de
Tacad.
' Torellle, toareille, toureye. s. f. séchoir, lieu où l'on sèche le
grait) dans les brasseries | terre cuite sur laquelle on sèche, etc.
T«rlyer, toreiUér, iorler. v. a. et n. séchçr le grain germé des
bî'^sseries. Fr, lorréÛcr, lat. torrcrf.
TorSerTV: n. et a. tourner. Daviesttadùit le gallois tumlo, par le
>Ut. torno, et tum par tornus. ^-
T«rqae. s. f. torche de paille, ço.ussin que les paysannes se mettent
sur la t!Ôte pour parler plus facilemcut leurs paniers, tortillon.
Torqoctte. s. f. petite torche de paille || morceau || un peu || un'
moment II pointe de vin. En Tr. ou appelle torcheltc de l'osier enlorlillé
au milieu d'une hotte. On donne le nom detorquelte à une cerlaine
quantité de marée enveloppée dans Ta paille, ou à des feuilles de tabac
roulées et bien pliées.
Torléyon, lojrtlyon, tortillon, s. m. trognon. ^ Liège, lourton.
En France, le tortillon est un torchon tortillé en rond, une coiffure de
paysanne. Fig. fam. paysanne prise au village, bourrelet sur la tète
pour portemn fardeau. 4 ' ,.
Totièr, torteyer. v. n. hésiter || baguenauder || bégayer [f tourner
autour. Fr, tatillonner, fréquentatif dç tâter, v. f. taster, it. tastare,
suéd, tasta, ail. fl. tastep, lat. tactus.
Totin, totlen. s. m. qui to(e2/« habituellement, tatillon.
Totom. s. m. grand verre. Lat. totum (poculum).
Ton. s. m. toit. Spé tàu, toit épais (Framerfes). . ^
Tout tant que, quan que, tout ce qu0. V. (r.
Tout dron, to drô. tout droit U justement [j il n'y a qu'un instant.
Touche, s. f. goût particulier que certains brasseurs donnent à leur
bière i| couche de couleur. AH. Tusche, t. de dessin, lavis. Pétri (fremd-
wOrterbucïi) prétend que cet ail. est emprunté au fr. En fr. manière
dont le peintre indique et fait sentir lo'caractère des objets.
Tondl. adv. toujours, malgré cela. Tondis se trouve dans le dict. de
Boiste. On voit dans les vieux auteurs tousdis, tosdi, toldis et d'autres
encore. A lé feimim elle viélé £ affairt, U a toudi à r' faire. |j K mi,
tondis. eu;I. — .cottf<nn«, gué votatUx btUtI Ah! cousine, que vous
éterbflUel
^'
V
'~l\
o
m
Tou— rou
Toadroi. adr. à rînstanf.
Tooke. s. f. aciiou de louker, v. - ce mot. Aller à l louke, plonger
( la cuiller dans la goupe) U t. de jeu tle domino, pécher || Le mot prend
souvent une signification obscène.
, Toaker. v. a. tremper, ploouer. AlU lauchen, tremper, tunken,
saucer, mouiller, Tunke, sauce, — ultoupe^ y plonger la cuiUer. — al,
sauce, y tremper son pain. _ ^--^^
Toaker au feu. l'attiser. A lÀv'^e toki signifie de plus l'ullumer,
Talimenter. ^ )
Tonkëfcn. s. m. t. de charh. ouvrier chargé d'attiser le feu des
machines à vapeur. On serait tenté de croire à une ailération de touche-
feu, loque-feu; mais Torigine est gennaii. FI. sloken, faire du l'en; tandis
que celle de toucher, toquer est celt. armbt|^tij|!;i^j>tt«r slokixiuusilé,
qui a d'ailleurs produit rital. Loccare.
Toukelle. s. f. mouillette, pain Uonipé dans la sauce, le bouillon.
Toaillaiçe, louyaelie. s. f. acitun de m<^.ler, effet produit || dé-
sordre, confusion, tumulte \\ rixe || combat. Touiller est fr. V. fr.
thouiller, troubler, loeiller, remuer, louiller.
Tounler, tounl. s. m. tonnelier. De totiniau, lounia. FI. ton, ail.
Tonne, vha tunna, çsp., port, tonel, it. tonna, lat. tina.
Tonpette. s. f:, faite, cime^ Gali. topp,^«ummita», 11. top, loppaut, '
faite, cime. Y. coupeltei.
Ton pouTheur, leul |M>ur l'h«ujre. adv. à l'instanl, incontinent.
Ton radc^ à Finstant. Y. rade.
Tonré, tonrel. s. m. tige (de chou) | reposoir disposé de distance
en distakice dans la foite aux échelles dès charb. || treuil d'une chèvre.
En fr. instrument de tour, rouet à filer, bobine, etc. A Liège on touwé
est un tronçon, uil moignon. On dit on — cT pipe, un tuyau de pipe ■
très-court. On peut trouver là' l'origine de fouret dans sa première
signification; il est à noter que te liégeois change ait eaé. Y. l'urt. tau.
Ils* disent pourtant aussi (our et (ourion. pour trognon. '
Tpurner. v. n. et a. t. de charb. dé|K>ser 1^ charbon sur le dommage
I labourer II se cailler, se grumeier. ..j
Toarneiir, loqrneà. 8. m>^ ouvrier des houillères, mesureur.
.iToiiréiaii,. eutonriiiaa."». m. tour de lorce, culbute. .
^T«i|rniole,loarBlyolo. «. f. vertige,touraoyement, Y. fr. toiiruiche.
V
ail.
Tûl^TfiA
559
Tonrple. 6. f. toupie.
, Toarpiner. V. n. cl a. imirnàiller || hésilor || envelopper la toupie»
(le sa corde; V. fr. toupiner, niarclK r, lourjier.
T»ar«l (#'). V. r. luUer, !*e prendre corps à corps (Charleroy). V.
trousser.
Tourteau, lonrtlau. s. m. pain de (rouille, résidu de rexpres>ion
de la graine de colza. EnJV, sorte d»'j!;Ateau, t. de; blason, pièce ronde.-
Tousne. s. r. toux. Sck —, toux sèche. A Licge loss. Lat. tiissis,
ail. Husl, fl. hoest.
Touf«til. V. n. tousser. V. fr. toussir.
Tout. âdj. n'a pas de fém. pluriel. On dit tous 1rs fcimmcs, tous Ivs
fiyrs, excepté pour si'^nificr coniplèlenienl : elle vlionl loulcs noires, il ;i
un plur. niasc. : cétoi{tou z' arsoùtjr ci tou z' aplolin. Adverhialeiuciii
o« dit indifféremment :^î7 a tout mringé s' soupe ou }/ a meiiifjé, tout
$' soupe. Voici un refrain de chanson dont on amuse les enfants :
H a mcingé tout nos nveme
Il n' da Icyé qu\cin p' tll feslu .,
Pou sliker (bis) au Irau (T vo eu.
%..
Tonfanaincâii, tV analncan, tondanalncan. lojtr-à-coup, tout
d'un coup. On trouve dan-s Monlai}.;ne toul-ù-un coup.' \
, Tonloutc. adv. de part en part. V. fr.'tout oullre ]| prép. — (iê, ;iu
travers de. ^^
Tonfouye. s. f. femme qui tripoie. Je rinlerprète : qui touye loin.
Train€% traîne «le pourclau. s. f. traînasse, renoué?', piaule,
pblygonum avicularc.x
Trniner. v. n. ran\sser les,^erb: s dans un chanjp pour les mettre
en madames. V. ce mot, — del longue, iraînailler, lan^^uir, vivoter.
Traniuage, tranmuage. s. m. mouvement. |j événement j| révo-
lution (Borinage).
Traimuer, tranmner. y. a., émouvoir, a^'iler.'V. fr. sangmuer,
effrayer "(Froissard), Ircmger, agiter, iroubicr.
Traque {lou d'enne). adv. tout d'un coup, tout d'une traite. TracV
Iv. fr. allure du cheval, du mulet. Eu fr. traque signifie action de
traquer. ^
r
^
"\
^
8M
TRA-TRI
■•'■ ■ \
Traaler t. n. cireiV courir çà «t§, c'est du y. fr.
Tref«n, lerfea t i iaUFfond éffS^ —, ii connaît l'aOairc à fond ; à
Liège (r;/bnd, base, fondement.
Trenv«, tmèw. {ej) Inà^c. du v. trouver. V. fr. treuver.
Tri«n«lle, IrkBelle. g. f. trèfle, en liégeois treimblenne ; m fr. la
tremelle forme un genre de plante cryplogame.^
Triaaer. v. n. trembler.
Trlbonler. v. n. rouler |j faflpe s^er tes cloches, v. trinqueballer.
V. fr. rouler, troubler, remuer, tribuilcr, agiter. S — , sVrûnger, s'ac-
commoder : quHi'lriboule, qu'il se lire d'affaire comme il pourra. .
Tribooletle. s. f. vase de verre dont le ventre est arrondi; chez les
Liégeois c'est i/4 de litre environ.
' Tricoter^ v. a. b'attre/, tricot pour gourdin est' fr.; ail. slricken, tri-
coter (des bas). V.ïn'guer dont — est le dlmin.
/Trie, trlcn. s. m. terrain vague, v. fr. tcrtric, colline, tertre, d'mo'
r^r ç <m rester en friche ; armor.lirien, friche.
^rifooiller, tiifoayer« v/ n. fouiller || remuer (| tripoter ; bas bret.
trufuilla, brouiller une liqueur en l'agiianit.
Trimer, y.n.est usité en Ir. dans l'argot des gueux pour, marcher,
partir, bret. tremen, passer, gall. tramwi.'
Trinelte. dimin. de Catherine.
Trinqueballer i trikballcr. v. n. flâner, baguenauder || v. a. traî-
ner, toiturer, V. trique balk. En fr. .trimballer signifie remuer, (rainer,
porter partout (fam.), trinqueballer, sonner les cloches (Rabelais).
iTriolalne. s. f. embarras, tlt\pca.s, tracasserie. En lorrain, c'est une
traînée, une longue suite de persoutilcs désœuvrées qui se promènent.'
Tripe, s. f. p. îêle à l'occasion d'uq cochon (ué. || Sein mollsrsse ;
tripe en fr. signifie partie d'intestin, fl. tryp, bMat^ tripa, d'où trîpare,
ë(!pascere, basq., gall. tripa, bret. stripen, entrailles.
Triper. v. a. donner des boudins et autres parties du cochon, v. n.
faire^pf. y. fr. triper, danser. En langùed. fatripet, rire exiraofdi-
natrement. ;
Trl|»elle« s. t. estomac d'agneau coupé par languettes.
' Tripole. 8. f. femme, flUe qui tripote volontiers.
Trt^M. s. f. coups de)b^tdtrr Ëp fr. gros bâton, ail. strelchco, frot-
ter, strcichero, caresser, stricfcen, tricoiiCr.
» .
é
J^
TRI-TRO
361
' Trlqneballe, Irigball. s. m. petit charriot àjjS^ax roues sur Icqiiol
un ouvrier voilure des marchand, àrdear, courage,
énergk. ÇeH dn carbon Itan» veriu^ c^est de la bouille qui donne peu de
chaleur. tÀié^çne homme dé met' nanl n'ont gniédk—r; e' iCatpu» cQmme
du patié, les jcunçs gens de notre temps o'onj; plus' aënergie, ce n'est
pas comme autrefois. " *
Vcrzélor.» y. n, se toim^H -se remuer beaucoup jj babiller |] parler
d'une^n^ière inconséquevJP^n v. fr.yerseller signifiait chanter allcr-
hativcmènl^ar vemts'et par répons. FI. vezelen, ait. faseln, radoter^,
chuchoter. Vezçlen -n'a cette jsignific^tion qu'au fij^urc, au propre il si-^
gnifie effiler, de la racine vezeU mi^ fibre.
Werilp. s.m. idée (oUc |{ canrice subit. Il a pané ein ^pt^ s' tielle.
Quéf^—Anfl'Cê gui vos preind com? ¥1, yfcérûnf répugnance. Mais —
.est probablement un dérivé dé verxeter. ) ;
Vcuw? {avoi 0- avoir peur. Vcnette,. selon M. Scheler, iérlve où fr.
pop.> vctlér, p,our„vcsser. Où dit de même populairemeol av^ir la foire.
YfMl, v«mlr, V. nJ/vesscr. En Tr. vessir se dit des bulles d'air qui
Sprlont du métal. - 4,
^ ,s l'«yer,*it veiller ^, surveiller. — *M S*"*'**! ^^T* ^^.g*'**^* sol^jner
bien^iio afTairé. ' ' " * ♦
11. adj. vieux. N'est employé quç dans les j^illageSi *" . \
J^,j|[fe,j|^^ giboulée. Commeiit a-^-on pu. appliquer le
mot vmiiJi là giboulée? Vlaeg en fl. (prononcez vlag) signifie la même,
cliosc. Les iqotitois ont-ils entendu et répété vaJIc, piiis ont-ils trouvé
bon, cn'manière de diminutif, d'en falrw viau?
Wldanee. s. f. vase yJ^<^^J||i ff^ yidangé signifie action dé' se vider,
état de ce qui est vide. , -
l|e^ fl4MiM« vijelle. ss. ff. t. de jeu de balle.
'*)
>i,-$f. m. vorn^t. coction jlnAle. Mintr à w foira saillir. Bg, #
'^^^'^^V^iiu
;Wlr*,|*i|^^ ne sont pas synon. — s*<ppliquo aux
loinmcs terrestres, aux insectas qui attaquent les planches et aux veri
intestinaux. Preindt eniu $aq4é |»oif Mj^«, prendre un vermiOiAe.
'î;vH
\
^
^^i.
4
viE^vm
ÙÙ9'
l'ail.
HT
Ifoulon s^aitplique aux larves d'insectes, c'est la dlsiinciioi» de
^ Wiirm et Made qui n'existe pas en Ir. usuel. -•
Vie» (vini m), âgé de 30 ans. Germanisme. On dit àe mémo
piedi grande perfond, etc.
Wléserie. vieillerie, frriïerle. V. fr. vièze, chose passée, usée.
' W|ll«f;«. Ceux^qui aurafèo^ compté trouver dans cci ouvrage Téi'y-»
mologie des noms de tous les villages du Hainaul seront trompés dans
leur attente. péj^1[élym6logie de no^ mois patois est extrêmement
dilBcile ef ordihairement je ne ralTirmelpa^, je ne donne que des indï-
cal ions dont de plus' habiles* feront tel' usage que de raison; mais le
travail éiyniologlque des noms de villages est bien aulremenl sca-
breux, puisqu'on, n'a pas la signiOcaliou du mot cl qu'il laiii la deviner
par quelque partictSlafité du lieu, laquelle a quf^lquelois disparu.- Beiiu-
coup 4p nos villages, étant très-anciens, on peut soupçonner d'une
manière générale que leur nom est celtique; mai» il a été déiwruié en
^ passant parle îalln, puis le radical peut s'être perdu dans les langages
'néo-celtiques.
, ^ Le docte Bullet a fait un travail immense sur les nonjs d^s villages,
villes, rivières, montagne? des contrées où l'on a parlé le çtillique,
c'est-à-dire d'une très-grande partie de l'Ei^ope. Ou peut le consulter,
si l'on veut, sur les localités du Hainaut; toulefoiji il faut le faire avee
quelque défiance, car Iq savant ^st un des ccltoniaiies les plus aven-
, tureux. ' ■ .
Par exception, j'ai mentionné quelques viUages pour mie indication
quelconque dont on pourrait peut-être tirer profil. V. par ex. Stambruge.
' J'ai indiqué quek|ues différences entre le wallon dès villages et a'Iui
de Mon» p^im, liotahiment art.tcct fin du cliapitre\nlitulé : motsfr.
que l'on pourrait croire appartenir au patois. . «
* r%'liidte«tlon;'g. f. rancunç. V. fr. ' * •
¥l«le, s. f. vielle. En fr. la vidle est un instrument de musique ii
4, 6 ou 7 confes. *
Wlot, vIo. s. m. bardane, plahtc ; nom cAiployé dans* les village»
autour de Mons. A Mong même on l'appelle io iç ou l'o io eampion.
WIr, vl. V. 9^^ voir: Vir mnn ain vie, voir do mauvais œil, ayoir en
averéioB. Vit dain l'iau^ affectionner, aimer éperdument. So vfyon,
viyaHt êj veyoif viffoi^ tj i^irâi, voirai, ^ui f voisèiy que f veyisst,
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tof/lm. I^^ifétenlie û elnfnilffr walboïsiiie : Vn^owi vir'ff voi »* r«z
fn* •tsft, . inot-/i-inot, voyons v©lr, c'esl-à-dii^ayons si vou* we x
faudace. Sthm llaynouârd, paft'il ptëona^me existait dans le v. p&rt.
vejo fee«, |e toA l«vo leirar,|p porte. Dinc donne une ei^plicatiàii^tpop
ioogtie pouf être nip|>OFU<e id. * .... »
WIrgas, vMu' t. f: flècbe de rosea^. 9roi eomm^mn pirk. Lat.
vif||t«^. fr. «tM, flèébe, dard, riretoo, ftècbe qui Joucoe. vire.
. ly if t iei te. >. f. \lrole,\lKttit çn Bictai,«n. corne; etc. d'une canné,
.<àfun outil. , ^ '
l'|nto.<^^. irlneme. i. r. voidn; rn%.%ofr ~r^n
Hl Je TjSbvrn. massette. lypha. '
Wll#let. s. m. fHcadelté, boulette de viande (FleuruS; Tbuin). > ;
WlvMi^. idj. viable [} vIVîmïiJ vif (Bor.î. f. fr. vivant.-
Wlf«. t.*. vivre. Ttff If, /al »<, ^/ r^ji?. "
llltrt, 8. m. vie/èanuj/âme. i?i,^»^e«rmVwwt.
Vlyfcitfe. «."f. violette. Gâli. floled. Ce gall. parait emprunté du lat.
,ou pluiÀtdo fr. ' ' /^
l'Ià, là. voi|&. «^ / ^ J^'
Vélle. «r. m. verre (Borin.). V. h-., voirre, lat. vitriiiti.
W«fap«. escl. de -reproche qui s*a4^Nâe, au^ enfants. En v. fr. vrai-
iiillti5^ tiwftniét quand mëmè^^ «^
l'«foaiére. adj. produetif, eu parlant des arbres.
W#ltlé, 'vwlil. adv. volontiers. J' et voit MtV, je l'aime J»eâncoup.
Viéiël. V. a. et aus. vouloir:
Ce. terbe, dans s^ hrmfi înfioitiye, est trop peu distant du fr. pour
trouver placA dans cet ouvrage. Mais il a dans d'autres temps des<
irrégularités dlfféreotes des irrégularités fr./et à/ce Utre il doit
iM^s inspirer ,quelqu*intérét. Not vo/ojft, Vo« voUx , Y venll ou »
9«Mt 1^ iMWini,^ iûàufroi, QuéfmeuM, Les deux premières per-
sonnes du plttrièl sont défectueuses et se remplacent par celles àb
tiiambii : (kU nw wnUiiêiom, *' . i
■n i'
VeuUéiùw^ qu'on p0itu« à eux.
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it.
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^ feux [de ceruiae liouiile ^Mhii) &'cleignenl si on le^ licgligc un
moment. * iv
• £m volée, ein vlà. locul. adv. mol-u-mot, eu voulez-vous, eu voil.i.
autant que vous voudrez, beaucoup. .(
Woaye, vaaye^i'ôye. s. f. chemin. Huer ain vôye, jeler sur la^
rue. Ruer se yar ain vauye, dissiper s;j foriunc. On trouve dans les
dialogues de Si-Grégoire : jmrler en voie. On- dit encore actuelleuteni
en fr. laisser en voie pour laisser .sans serrer. Il est à nniar4|uer que
la locution adverbiale en voie qui, à Mons, ne s'emploie guère quaver
jetel-, peut dans certains villages s'isoler, alors elle forme impéralil,
selon le génie des langues du nord et signifie jeiei : ée — 'u/a. I.es
ail. disent weg ou hinweg. Lo premier, en même lemp.« qu il . ,t adv.,
est aussi s., et alors signifte chemin, voie.
^ ^
v/
W>c
elte lettre est une des plus caracterisiiques du wallon el drt v.
fr.^elle remplace non-seulement le <■ dur, tnais^Micore quelquefois le
W et d'aulres lettres. Le wallon, sous ce rapiwrl, n>urche de pair av(?<\
. le gallois, le Ûamand et quelques dialectes bas-allemands, car te haut
ail. prononce W-coniine V ou â peu près. .
Indépendamment dti W, le son qu'il représente esl,exlrémcnient
comroiin. Les anciens gaulois, forcés d!adopler la* langue latine, la~^
corrompaient de deux nianitTés : quelquefois ils donnaient àu.\ mots
locaux la forme latine, mais quand ils adoptaient la cliarpenle des mots
latins, ils n'en accueillaient pas aussi facilement les formes et conser-
vaient, avec amdur,d^ sons conformer. à leur rudt; oreille, des -sons qui
faisaient frémir les oreilles romaines et que Pacutius^ppelait : inculium
ti^nsalpini sermonls. borrorem. Après avoir pris aux romains certains
verbes, ils cbargeaieol les impar^its el les conçMtionntils des inflexions
ois, fois cl prononçaient j'almwa, je pourrwa, ou plutAl j'aimwé,. j«;
pourrwé, car aujourd'hui Ton entend encore dire à Paris par tes gens
du peuple : Eh! dis donc,. Frahçv^é (Françoié) mabges-lu des pwévi
(poU). Il» diftaient : fueil (fweii) feuille, euer (cwalr) cœur, nuef (nueO
-*»
J
V
\
.\
%
I
V
37Î
w->v
r*
neuf, wer («wair) s<«ur, roine, (rwaue oy nvaine) reine (i), jièl (nrÛ
oeuf, ucil (weil) œil.
Le M'cond genre de dégradation fnt le plus tardif. Il dut 8'op<*rer
surioiii vers l'époque de l'exiinciion du qi^tiquc dans les campagnes et
dr l'ail, rraticique parmi les Conquérants.
LcH habitants des villes et quelques-uns des principaux Ifraiiks
parlèrent le haslatm; mais on peut croire qu'une grande partie des
campagnes et des *iivl>les soldats franks ne l'ont jamais parlé«^t n'ont
abandonné leur langage que quand déj:\ dans les villes le bas-latin était
dégénéré, en roman d'oil; car les imparfaits latins en abani, abas, -ibal
se changèrent d'alwrd en eve,cves, evet. Quand la masse des gens
. grossiers intervint, eve devint eue, oue, puis waou wé. D'abord faimtije,
puis j'aiineue, j'airaouc, ei)iin j'aimois. ^
Quoi. qu'il en 8oil,-la langue françj-'se se dépouilla peu à peu de ces
sons odieux; mais combien ne resie-i-il pas encore de mo.* en oi, oué,
oin, oir, uil, de ceux comme oindre (windre), joindre (jwindre), voir
(vwar), cuire (cwire), groin (growin), poil (pwoil), soiiWswin), (ruil
(Irwit), beffroi (bcH'rwa), tuor(lwer). \^ p
IMus les celtes étaient septentrionaux, phis ils se portaient à lios
excès dans leur amour du W . Les wallons ont une foule de mots que
je nclpouvc pas dans le v. fr., quoiqu'ils y alenl -peut-«tre élé^avant
qu'il ne fui écrit : ru^' (rwé) roue, iuh (twaio)
passe tout, c'est je dialecte celtique du pays de
jadis l'ont importé. Que l'on jette un coup d'œil
Davies, on verra quelle place immense y oécupe le W.
Ces fvmarques me paraissent mériter mciiitaiiion ; car elles tendent
à prouver que les mots sortant le plus évidemmëiii du latin ont eu, non
, pas^^mmédiatemenl pcat-êtrc, mais peu apirès I îur origine, une forte
empreinte cciiico-germahique et n'ont repris qu'à la longue la couleur
latine. V. «Matr,Youatr, éxcor.
\Jt% montois spni plus réservés dans remploi du W qu'on ne l'est
duis nos villages. A Mons par ex. on dit plus souvent r^u quertrf ;
mais le Borinage se distingue éng|iDf&mmeoi : ninsi tous^ l^mols qui
rendent à U An le sofi de TE fermé (é ou et) sf transfomicul en exice,
(l Lm bM brHoos ÉwxtX roo*. reoftxMi (r«l, rtinc).
laie, etc. Mais ce (jui
Galles, où les belges
sur le dictionnaire de
.•s*.
NVAK- N\\l
H .)
>
\
.•^
fMif^. K<'()nU'/. le cri des boicnuos ;miioii( ;nil (iircll»**^ oui dis bnudd </,
terre houille à vrtitliv, vous t'HltMnlrt'2 : l:h-! dis bouleuwc.
Waeholer. v, a. secoiM'r (CliarlernyK A Lie»;*' walcoli^, .i^ibi ,
baigner daus de l'eau. Ail. wasehen, fl. wiisscheii, lavrr.
Wiife, wanffè. s. 1". gauflrc. Ihirr -, ;;aiilTrflle au sucre. Kiam.
wafeUall.Wallol.hasse-la^. j^alrum : Lrt prumin-vs—c est pcntittinfanls.
tl flinn. waj^eu,
Wager, waf|l. v. n. ^d. ga^'cr (Uoriua^i). Al
risquer, hazarder, goili. vadi, v. ail. willi, ail. iiiodcrue Welle, pari,
V. l'r. waaj;er, waaiger. i
ll'âiçn, fCMJçn. s. m. gaiu.^jVrfr rt (ji\(jn c'rsl marcUandinr, un
marchaud, uu joueur duil s^oir perdre. V. ail. uuiune, alleni. modVrne
gewinne, fl, uinst.
l¥af;ne. s. ni. appcllalkni injiii'Jeuse. Laid — , vihiin — . .le i\ai
jamais pu savoir ce (^e sigiiiÏÏejMWreiiifnl — ; Il y a bien lioij;iM: m v
fr., mais il signifie plaisanteriertînrâeiieon; oifjn en bret., mais^ vciil
dire jûlousie, aigreur(I*ellelier). Je suppose que ('est une alléraWn du
V. (r, hargne, bargneux, méçhanl.V. tf«H/i.
H'agner, wai^ner, wai^ni, fe;ai{;^ner. v. a. gagner. Fl. winneii,
ail. gewinneii, v. l'r. waigner, gaaignei'. *
lîfal. parlic. aflirin. oui. C'est uiie.arli(*iihtioii iii-s-di+îiiilr a n'iirc-
senler par l'écrilure, pour laquelh' on ainaii l>-"«uiii ilf (pifitiu «"-prii
connue en employaitMil les giees. V. ouais. I/atlirin. borrnnt.' e>l pijii-
èlre encore plusdillitilo à noler : c'est \\\ avec i lonj:, souvent ^^uivi du
son de I'k, à peu' près connue ^^illï:^;.
Walfe. indic. et inip(''r, des verbes borains ouiri ei ouvrer.
Walr. adv. gnère. V. fr. maires.
H'àk. s. 1. charge de houille (IJorin.) Fl. vraclil, cliar^^e. Witiine, dit
le compl. du dictionnaire de l'Académie, est une ancieiuie mesure pour
le charbon de terre dans le Hatnaut. a
HTak. adj. fade (Bor.). Bas-breton flacq, guac, nioif, à demi pourri.
all.--schwach, faible, fl. waesp, aqueux,' fade, walg, dti-îOi^i. walgtnd,
dégoûtant, week, raou,-b. lat.wap, vvapes, languidus, liég. wap, aquc«x,
fade. ^
HTale: s. .perché en guise de chevron, gauk (bor.). Goth. valuns,
valus, frison wâlu, armor. gwalen, gall. gwialen, b. lat. waula, v. fr.
waufë, wauletle.
47
Kr"
^
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,V4
WAL— WAL
/
■^l
W«11mi, ooe. adj. ce qui apparlienlau walUm.
( Wallon, one! s. habUant de l» partie de la Belgique où l'on ne parle
pas le fliirnaiid |j langue, ou plus modestement, paiois quej'on y parl(>.
La pai'tie non flamande de la Belgique se compose des provinces de
Hainaut, de Namur, dé Liège, de Luxembourg (sauf !!ne petite partie
allemande) et de la portion méridionale du Brabant. ,
Le Hainaut a certaines communes flamandes : Enghien, ê1c\
Quelquefois on comprend dans le pays wallon une partie du nord de
lainrance. ' ^^^
Le pays w/(lon cesse entre Tubiie et Lerabecq , à environ une
vingtaine deS^iloràètrcs au sud de Bruxelles. Sa limite s'étend à l'esl et
à l'oued, en se tenant à peu près à la même latitude, vers la frpntière
de Prusse et vers la frontière de France. Elle atteint celle-ci aq^ qord
de Lille. Là, sa direction change, elle descend au sud-ouest, traverse le
i département dunord,alleintceluiduPa6-de-CalaisdonleiIesuitlalignede
I séparation jusqu'à la mer, n'y laissant que deux communes flamandes
^ d'environ 1300 habitants; mais le département du nord englobe environ
200.000 flamands.
Voilà pour la limite septentrionale. LjSi lirait^ à l'est suit à peuj)rès la
! frontière de la confédération germanique, laissant cependant Malmédy^ à
i la F^russe et quelques villages au Luxembourg hollandais, recevant en
compensation le long du Grand-Duché, une étroite lisière de communes
). allemandes, parmi lesqu^elles la ville d'Arlon.>
1 La limite méridionale est aussi facile à tracef si l'on veut dénuir la
Wallonie, partie 4e la Belgique qui n'est pas flamande; alors c'est notre
frontière française; %i l'on ne veut pas l'adopter, il faudra tomber dahs
I le vague- et l'indéterminé.
I Le patois des environs de Maubeuge est aussi semblable que possible
-< à celui des environs de Mons. Celui des eavirojas de Binche, d'Aib, de
Soignies(à peu près à pareille distance de Mons/me^embî^ plus <liflérent.
Si vous pénétrez dans l'intérieur de la France, vous verrez que te chan^
gement n'est nulle part brusque, c'est par nuances que l'on arrive du
/ pays de Loiûo à celui de Drouehi, puis à l'Artois et la Picardie, puis à la
Normandie.
Si dans cette direction le wallmitnue&i en progression décroissante,
dans l'intérieur de notre pays U va en progression croissante, sans que
'if^
\
''\
WALt-WAL
375
~*^
jamais non pl«8 il y ait rien de Xtutché, mais on manière ulle loutcfo'is
K que, le monU>is ne comprend plus Te namurois qu'à moilM et le liV-f-oois
pas du lont. ' '
En définitive, notre limite si nette et si tranchée au nord et à IVsi.
devieiïl indécise cl arbitraire si l'on pénètre eu France/ ù moins d'englo-
ber tout lé nord jusqu'à fa Ifàs^c-Bretaûrie. . ,;,
Si l'on ne sort pas des limites de iWlJel^ique, on > comptera seize a
dix-sepl_ cent mille U7a//on»!. ^ .'" ^-^
Dans les malles, le français est plus ou moins en usage, AXjége^et ;i
Namur oii la langue tcallonc (là il ne faudrait pas l'appeler patois) est en •
grand honupur; les hautes classes parlent le wallon si elles* ne sont pas
en présence d'étrangers, sauf à l'enirecouper parfois de deux ou iroi;^
phrases françaises, lorsque l'idiome li)cal est rebelle à l'expression de
certaines pensées. Cependant ce palois des hautes classes est (U-y,\
amendé, car un niontois le comprend longtemps avant de comprendre
celui des-ouvriers et il comprend les ouvriers avant de comprendre ks
" pa/sans. A Mons cl dans les villes du llainaut, les classes aisées no
par)fnl que le français. -Les classes même de h pelile bourgeoisie
etliployent peu le palois, surtout en dehors du lojjis; elles loul à peu prés
comme les petits bouiicjuiers de nrnxelles.qui ne parlent (jue le IJaniand
toute la semaine, mais^ qui, à la pronienade.s'endhnan) luMil.en pailanl l>'
français. Il va sans dire que ce français devient de plus en plus incoriK i
en descendant les éiages de la société.
Il est une chose qui dislingue le liégeois du montpis dans les clas''e>
instruites, c'est que le liégiiois peut parler correctement la français, ei
que cela n'arrive guère au niontois qui n'est jamais sorti'dc; chez lui.
La cause en est que le langage liégeois tranche avec le français, tandis
que celui de Mons en est peu éloigné et qu'il est un point où il y à conlu-
fion. - -
Le moi wallon n'est pas4ndigène. Gaulois et tra//on sont deux formes
du même mot. Gaulois <(gaUus) est la 'forme latine, wallon (walle) est la
forme tudesquc. Quaiit aui habitants du pays, ils se donnaient le nom de.
Kelt. :' / , . .
Ces mots gaulois et wallon en ont près d'eux une foule d'autres :
Gail, noià d'un4)euple qui s'éublit dans les Gaules ; Us étaient proba -
blement les mêmes que les celtes.
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376.
WAL-
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3.
Wiil, Cofnwailli pttys de GàWeê^Jiid Comouaille en Angleterre; où Ton
parle encorcun ceUi^é à peu près identique 191'u bas-brçton) soit que ce
langage ait été/impmé par Tinvasiot) .beige, Koii qu'il f^t préexistant, il
semble résulter de^ce qui -va suivre qu'au teropé dé cette invasion 1^
langage des Iles britanniques différait peu de celui de la Gaule.
Gaêl, peuple des ibontagnes U'Écosse. Le gaélique et le cymrique soni
let deux I^uch^ du celtique. Le gaélique se subdivise lui-même eu
deux r^eâux : l'erse, que parlent fes paysans .d'iriande et qui est la
languedes poèmes d'Ossran et le calédonien qui ^t l'idiome des inon-
tagnards écossais^ • \ ^ .' -- / -
Wallis, nom queles^ allemands donnent au >^ï5frii<^^alai5, pays en
-grande partie de langue romane.
Galatre, pays crAsic Mineure^ autrefois envahi parles gaulois.
.Les allemands et les slaves nomment : ' ^ -
Wlaçhcn, VValschen, les pèj^es de :yalachic, Moldavie, Bessarabie,
partie de la Hongrie parlant la^langUcd'oi^^^spèce de langue romane. \
Les^alsaciens donnent Icnom de JliVelsch>au3i..irançais. Les allematids
donnent Te mémenobi aux italien^ et aux sirisses de la partie française, .
et les anciens allemands nonuuaient Walho-lanl^lé pays des gaulois
parlant le celtique. Enfin les galloïs reçoivent des anglais le nom de
>Velsh; quaut à eu|, ils m ilonnent^celui de Kymri.ou-Kyninri.
' Je laisse de côté' Galic5Ej,_ Galiéie. ' .
" Quant à la forniedu mot tr^îZ/ôiï, voici ce qu'on peut en di^e.:-
Le suliâtantif wàjl, importé par les francs et qui a formé les adjectifs
allemands walscïi, wetsch, les adjeetifs bas-allemands walsk, welsk a
pénétré dans la labgite romane vsous Tà^ forme w^les. Or, dans cette
langue te substantif se faisait souvent en s au nominatif et en on dans
toijs les aull%s cas, coioarae bers, baron ; Eudes ou Od^,^on. ' •
^Ce nom de walsk, wehk signifie, sfllon Diefenbacb, étranger, ennemi.
Il a été donné pàV opposition à teutsk, national (dérivé deHheod, tbiqd
peuple) nom commun, que se donnaient les alamansf les franks, les
lombards et que les latins traduisaient par Teutones. Thiod lui-même
dérive de Tuist (filk de la terre), divinité germanique.
Je doi& dire que, seloB Chevalin, tous les noms cités di^ivent di»>lat.
gallus. Mais Voltaire souti^i que les romaiosEt'ont dit galtus que parce
qu'ils ne pouvaient prononcer le w. /^ . J/
\^
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tX' '
WAL-WAL
577.
/
J
Walo, wiJIof. s. m. caillot. V. halol. ^
. l|falop^r. passer le linge/ à l'eau, l'agiter à la ivièrc pour h-
dépouiller de sa VOD. - '~ . .
IValtoii . s. m . garçon (n'est usité que dans quelques villages) . V .valton.
l¥ame. &. m. lieM fangeux.
Nous avons à deux lieues de Mons, dans u#e vallée profonde, un
^village nommé Wasmes.céîèbre par le com^l réel on prétendu do Gilles
de Cliin contre le dragon. On y trouve un nom" de ferme assez intéres-.
sant, c^est f courte à Wasmeg, dbnt j'aurai.» dû parlera l'art, courtd^
On peut soutenir que ce courte n'est qu'uni^ abréviation xécenie de
courtil, mais on peut soutenir aùsSi que c'est l'ai^ifîque forme autochtone.
U y a encoreÂykrte à Wiheries (autre village)^
HTan. s, tn. trou dé verdeterre, trou long eljétroli(Bor,). Wdctcaner.
Wan provient degapt onde^ijîiîne. Flaçi. ^ant, mitaine, wan, vide, ail.
\\anne,vasedùn((f lequel onhgite, lat. vaginfl,g;ur)e,gall, gwan, perforai Jo..
l¥ar'a. s, m', botte ùewartrie. A Liège mi, botte de seiglc*Pai(u. V.
fr. wardelle, botté, warat, botte de fourrage, l^is-lat. waralus, bardeia,
„>varachia; equt)rum velanrnialium ^)uluni. /
IWaranli. V. a. garantir. V. ail. warèn, Wrttèu. àll. moderne wahr/^n,
bewabren, gall. gwarant, assertor, viUdex, asiipulatto.
I¥ar4aa. excl. qui vive! En ail. \ver àa, mol à mot, qui là; Los
soldats allemands diseu^.souvent wardau. j »
l¥ar4«. s. m. garde des houillères. En^all. WâcliJer.Warter, garde,
tudesq.Avardai^ golb, varija, gall. gwarcbad, cUsiodire, gwarchas,
includère. ' . ' *
Waressaix, waréefaaix, ware«kaix. s. p. pâturages commu-
-jianx, lande, terrain vague (Borin.). V. fir. wareschaix, waskie, pâturages
entourés de foslés, b.-lal. waskiuni, waterscapium, saxon waéter, aqua-f
scbap, ductus. /Dans Ta foutume de Nqrmandrie ottl nommait varet bne
terre ifui restait en jachère depuis mars jusqiyen oct»bre. B.-lat. wares-
chelum,jterra novalis, lat. TervactuDi. /
IVafglà. s. m. verglas. Ail. wahr, vrai/Gias, verre.
Wari, werl, r» warl, r' werl. v. tt»^et a. guérir (Borin.). V. fr.
^v2^ri^, garir, golli. varjan, vha werjatt, b.-lal. gùarire, guerire, gârite,
préserver, protéger, garantir. A Mon» on dH f guéri, erguert.
lÉTarisoB. champ garni de sck' récolles. V. fr. vapsoD.-'b. lat.
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^'^. -,<î.
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I
378
WAR-^A8
."-r-
*.v.
garactnm. Le liégeois a ditabrê, tëcolte sor pied, dipMrif récolter,
ewaiiri, emb|a?er. tout cela a «on (Nrigioe daas le gotk« va^lad, "vha
werjaD, indilere, vestire. M. Graodgagnage fait ôeUc» remarque asser r
curieuse que le Hàinaut possède lAie sérielSe mots ayant la même valeur
verj)alet iQais en^prunlés au lat. au lieu de l'être aux langues geno^ :
acétm, avétif avéiua^ avéturts\ avilies.
l, W«rt#|pe. 8. (.' Tarlope, gros rabot. FI. Toodooffer, qui signi&e en
inéme leiops s^vant-coureor. \y\
WaiM (jf^é d). prairie dont le propriétaire ne pouvait fancl^r que
la première herbe et dost le pâturage appartenait au public avec ou
sans rétribution à )a Mtmmune. FI. warlen, eotoriiller. Mais quel rapport.
loj^ique entre — et warleà. On pourrait soupçonner que cela provenait
de Tusage de ntcUjre dès entraves aux bestiaux en pâturage. Il est à
remarquer que ce qu'on nomme encore les grands prés s'étendaient entl'e
Mon», Gblin,-Baudour, Jemmapes, Boussu, St-Gbislain. Ils étaient à—.
C'était une immense plaine sans baies ni fossés. C'était là qu'au «iècle
dernier la cavalerie autficbiènne faisait ses manœuvres, et même sous
rEm|)ire qîr'aTait lieu par les tronp^é de la garnison ce qu'on appelait
h péliu guerre.^ On conçoit que itotir' pouvoir saisir (acilemenit les bes-
tlau:^ ^ans cette vaste étendue,yies~ jours d'exercices, il Dallait les gar-
rotter. Cependant, malgré ces explications il est très permisde conser- •
ver des doutée et Ton peut invoquer le b. lat. wamotfa, terreibdont la
location ^lait doublée Ittnqa'oû ne payait pas à l'échéance. Ce mode
était usité en ABgleteire , selon Ducange auquel j'emprunte le mot.
HTarnl. v. a. garnir j^B^in.). Bi lat. guarnire, vha warnôn, proléger.
'Wmr^m {Uvl. s. m^î^p-garou. V. fir. «airou. V. Uuûiarou,
lir^r<|«Ui. traro^attu. La dé§iDeuc« quin ou plutôt chen est la .
forme allemande du diminutiL
' Wiurtrie. s. f. pL mélad^ de vesces, fèves, lentilles, etc. V. fir.
wirpois, espèce de pois ou vesee, h. lat. giarrobis. — n'est peut-être
que garteriet ce qui' doit étre\gardé pour Vhiver. V. tcarder. y
Wasilaa, «aalbi. s. m. gàtëau. Ces motsti'habitent quedê^rânges
écartés; à Mobs on i]|it ^liau. B.^hvet. gwasiel), gâteau, dénvé, dit
P^etier. de gwast, racine degwasladed, plaine, dan« la basàê-latin.
vastum^.dont on a fort wastcUus, gwastelliif, ete>^ un gâteau, qn^ étavt
tumi pbt, représente une ptaiM.X ^f- P^*^> O)^ wattel e^ gasu^
Comparez le mot fatndiM. ^ ^ -^
L
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WAS— WI!S
379
Wattèr. T. ^. giier (Bortmge). Y. Tr. gaster,'lai. ritstare, allem..
wûsteii, celto^M'et, g^asta, perdre, hivager, ruiner, celio-gallois
'%^ gwastnssu dfssipW.
V ..IVikuma, watliaa. s. m. chârboi^meon de médiocre qualité. "
' ^^tWihifltftle. s. f. gauQ'relte. «^ '
;^« HTàyaln, wayé. s. ra. regain. Usité à Liège. Vi r' troin. V. fr.
waîn, gain, M. Schieler pense que Ton doit prendre pour étnnologie le
vto weida^ pâture, cliasse.
W««««. s. m^gékon (Borinage) |j Par dérision chevelure, ^perruque.
En V. allemand wasen et waso, v. fr. waison, wason, brel. g^asell,.
vallée fertile en pâturages (P^lfetiV):
■} , Wé. s. m. œuf. On dit ain wé, urfabreuvoir, mais aine tcé, un œuf,
"' dé x' wé. La liaison indique qu'il vatrt mieux, écrire u<?.
IVé, wal. s. m. petit étang |j abreuvoir pour les bestiaux. Y. fr. wez,
vais, b.-fat. wadrus, en b.-bret. gwar, nç»i$seau. gwé ou gwef, gué, fl.
wed, abreuvoir, gué, vba watan, b.-lat. guadaré, waiare, vado Iransire,
lat. vadum, gué, bae-fond, A Liège wé signffie gu<é.
Weilier, veillé, v, a.' regarder, épier^ Ej teeite, no xceition-T En
ail. \»àchter d'à se prononcée comme e). De là ly^fr. guetter, esp. agual-
tar, épier, it. gualare, bas-lat. watare, v.. fr./waiter, guetter, ouailer,
considérer, bret. gheda, guetter. /
Wesprée, wespraie. s. f. veillée (Chârleroy). A Liège ve$preie.
I^y. fr. vesprée, soirée, fin du jour, lat. vespér.
W^e««€>. s. f. gîiépe. Je crois qu'il fau^ écrire uetie, car on dit dé
r*^Mje. V. uesse. Rien n'empêche de p/enscr que c'est l'effet d'une
confasion avee œstre, autre espèce de grosse mouche.
IVëye. fait au plur. rit. ^il {.Borinag<^). S^^eye. . '
l¥Mier,wiëié.v. a. et n. vuider [| sortir [{partir j| finir, venir à bojut
(Borinage). tin widratle, ein tcidronne? esi-ee bientôt fini? réussirons-
nous? réussirez-vous? V. fr. waider, widier, V. fr. vmde, lat. vidutis,
vaciius, holl. ^ijd, v. ail. wit, wito. f . ,
Wilmante. s. f. guimauve (villages vers Ath). On confbnd souvent
la mauve. et la gnimauve.
HTlak, wlagae. appellation iojurieuâ^ au Borio^Fm comme ein — .
^ Laid -— , ëoU — . Mais qa'est-ce prc^remeat qu!ein — ? On me dit que
'^ je àoh te con»idéKr comme synod. de /m. Voici ooe série de mots dont
X
-%.
»
/
^
' ■'^.v
'^
' . 1
■"^
380
WIO— ZAC
. on tû^rate! partrqii'on vôadra : v. fr. heingre, robuste, selon le compl.
' du dict. de rAcadémie, maigre, selon Chevallet. Wiener, 6e pfaindre»
se làmenier, ail. Winseln, gémir, v. fr. huign^r, gronder, grogner, baîh
lat. hogras, angl.'hogn, porc.y.hàugnardeitBagne.YÏ, winker, sorte
■ de crabe. ^ ■ . . /' •>/■'■ ■-:., . ; , ^- '
.Wlot. V. 10 io. ' ,• \
^ . Hriwari^^, ère. adj. 6t s,. Les liégeois disent vitrarî. Ce mot a bien
l'apparence d'un produit adultérin du mot fr. vieux que les watlttftis de
i'e&t du Ha^nadt, de Namurei de LÎéf^dis^t vi ^de l'ail. W^^, tair-
nhandise oa ft. waer.
W^liter, woster. v. a. gâter.^ V. teasltr || ôter°(i^>rinage). ,
'}
%
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XIxi/V. axixi.
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Y
Vaife. s. là. lièvre | indic. et imp. du. v. "Zeuer au Bor. Il est remar-
qualile que dans le daco-r^maa on dise aussi en éliminant le f., iepurç
(lep-js) et ieau (levo). ., '■ _^^
, Yar. s. m. liard. s. p. argent, fortune. ^ntcAcit/^ler ié yar, gaspiller
son avoir, dissiper sa fortune. Il, faudrait peut-être jiOQner au mot comme
au précédent I'h aspirée, car on. ne^dit pas se x' yari^ pas plus que dé
z'^yat/e. L'observation s'applique aux mats '.yeu, yeue, yeuénant.
yék. .s. m. longue percbe armée d'un crochet de fer dont les bateliéçs
se servent pour faire avancer leurs baquets. A Liège Aî«Vcrocb£t à fumier j
picard, hdc^ crochet de tumeur, lat. IwccasV « ,
\i <»
~N
V
h 8. f.^appeotisi,^ petit hitintent adossé
V
id. Par
corraption dû mot adjacent ;.ôa a dit d'abord à x\ âeintêt me Ton a
V
v^
'. J
\
y
•-;,^
V ♦
1
ZIt-ZOl
->8I
ensuite supposé formé de a et de zacinle. Cabinet, fournil fait à
zacihte.
Ziere. s. f. maîtresse, concubine.
Ziei|. <s. m. œil (Borinage). Emm zieu^ou :ic. Qq- dit toujours au
pluriel zié. Sans iloute on a dit longtemps au pluriel 7« z ié avant de diro
dès le singulier «/ zifV
Zig. s. m. t. d'argot, mauvais camarade. On dit aussi zoic. Lard —,
t. d'injure. ■.'■''
Zlaiie. s. f. idée passagère, caprice, lubie j léjjj^re ivresse. Par
antiphrase de l'ail. Sinn, pensée, avis, fantaisie, ou bWii de von Sinnen
kommen, von Sinnen^ seyo, être hors de soti bon sens, perdre la-tête.
y H a peusé n' sinne, un caprice lui est passé pat la tète. Ai'oj'r enne
ztnne, a\!oi rC zinne, être légèrement ivre.
ZoK^on. s. m. soupir, mirmure. Y fait s demie zouglou, il rend le'
dernier soupir. El touniau n'a pu qu'ain zouglou à faire, le tonneau
va être vide. Fr; sanglot, lat. singultus, âll. schluchzen, il. zuchten.
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SUPPLÉMENT.
C
I. s. m. appellation d^amitié. Soas une apparence innocente se
cache antenne obscène eoiniiie dans presque loatès les appellations -de
fespéce, par exemple ^2Ji& ckoune, ehin, chegn^, quinçuin. Lat. connus.
Of^. (addition à Tari;). Y. fr. Coràllle, cœur, entrailles, lat. cor.
1
GiJter, galeler. v. n. jeter des caillooi/S' —, se battre à coap$.
de caillodx^ Ce mol, inconnu à Mons, est très-employé à Toumay par
les enfanta ; il doit ayoir la même origine que g.alochf.
M
(addition à l'art.), so^. Esp. mouco, qui a l'ouie dure.
\
o
\
o (addition à Fart.). LX) de Drollig reçoit on accent tonique.
•
r. T. n. mafcher, cheminer, s'avancer. Ce mot, très-employé
dans ie lerantde b prorince, nei'est à Moos qnedaus cette phrase : rou,
viette aroie, marche, TteiUebéte, c'est-à-dire oo n'épargne pas on rieux
chetal, an Tieu senritenr. Fr7 route, rûder, etc., cdto-gall. et armor.
rhodJo, ambalare, cdto-gall. drodi, marcher ,Jrl. ruith, coorû) sanscrit
rôttuD, adler» racine m (Pict^). ^
'/^
^
» '
-_/■
Panreou aa terme cet ouvrage, j'éprouve Je besoin d'exprimer
ma vive gratitude envers la Société des arts, des sciences et des
lettres -du Hainaat, qui a bien voulu lui accorder son patronage,
ainsi qu'à MM. Grenieb, .>Ubsig>t, Vaxder El5t, Micbot et
Lacbok, mes honorables confrères de la compagnie, composant
Ja commission chargée d'examiner mon œuvre, Je'prie ces deux
derniers commissaires d'agréer ici mes remercimenis particu-
liers pour le ccrncours généreux et persévérant qu'ils ont bien
voulu me prêter, afin de rendre mon travs^ aussi complet que
Dossible. -
h
ï
^
>^
y
S.
LISTE DE MOTS FRANÇAIS
s
orr
LRS MONTOIS POURRAIENT CROIRE APl^ARTENIH A l.KUU l'ATOlS.
...- A
Abasourdir
Ab hoc et ab hac,
Abîmer (souiller, salir, gàle^-)
Abus (erreur). ^
Accoulins l. de briquetier.
' ;:, .A<îçroc. ) '
'Afîcroupir. ' '
Adhériter, adhérilance,
Affiquet.
Affleurer t. de menuis.
A^utiau. •
, Agasse ou agace.
Aguiguer. "
Ahurir.
AlbraD, Halbraa^ petit du canard,
du canard sauvage.'
Amelelle. • "
Amer,, fiel de poison, eie.
Amont. . >
Àndouille. ,
Ânfardeler (v.)
Angelot. , .
Août (moisson).
Appéter. ..
Arigol (à tire 1';,
Aroude.
Aslicoter, (ouiraricr.
A(qut, IriomjilM'.
«Attrape.
Avè, instant.
Avenant (ai).
Averon, foile avoine.
Aviné, adrô'i,!, t;Veillr
Baiïer, Bâirer, Hpfer.
Baguenauder, s'ainusor à des Iri
voliték, ,-^
Baldaqùiiit. ,
Balustre.
Bancal et Bancrocbe.
Baraque.
Barboter. ' .^
Barbouiller.
Barguigner. ' '
Baroque. - [*
Barbter. v ,
B^roiiers..
Basio. ,
> i
"1 -^
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^-A
\
i
388
Y
BAS^-€UA
N
Bâ»HA. ^
Bastringae.
.BMacUn, Palaclaii.
Battée. •, ^ .
Bëmiin. /"^
Ikllement. '^"'^
/Bernique.
Birouche.
Bisbille. j|
Biscornu. ^
Bisquer. '
BUmusc, plaquelie de Liégje.
bÉi. Blefte, inusUé ai masculUi
Bl<HissHre. ' -
Bobèche.
Bobine. -^.
- Bobiner. ,\ .
Bobo.
. Bonasse^
^ndon.
Boucan, i^
Bouffer.'
Bourde..
Bourdon.
Bourrique.
Bourriquét.
Boursouffler.
Bouter.
Boutissfr, t. de maç.
Braie.
Bran.
t^
y
) Brellc, breloqu»!.
Bric (de) ei de jjroc.
B^imborioD
'^ Brocanter.
Brôque, deWt cJMirbëe.
Brouille.
Bruiner.
Brûle (il).
Buée.
; /
Caboche. ^
Caca. •
Cahute.
Cagnard, paresseuii, lâche. "
Calandre, làrw de <îharençon.
Cale,' Caler. .'' f^
Calmande.
Calotte, soufflet.
Camard. <
Cambouis, ?ieu» oipg noir d'tone
roue.
Camisole.
Cam'ùs.
Canari. »
C^ncu^.
Capendu.
Carnassière.
Casaque, Casàquip.
CasUlle. »- ' .
y
de Juda8,féphelidte8, t*die« de p«Mii (en),
lussenr. Cavm.
Brancard. Ceo»®' Censier.
"" BhUMievin. ' Chambranle.^
Bra^. Chantepiettre.
;
CHE-ENC;
:^81)
Chenapan.
Chiper.
Chipoler.
• Chiquenaude.
"* Gliquer, boire, manfçt'r.
Chiquet.
Cinjjler, frapprr avec quelque. rho^e
à^ -qui plie; se dit aussi de la pluie
el du vent.
Claque. ^
CltMiche, Clanehe, loquet, partie du
loquet sur laquelle ou met la
main pour ouvrir la porte.
Commaqd. ^f^
Coquemar.
Cossu.
Cotte.
Courante, diarrhée.
Courbet. '
Courte-pointe.
' Couverte pour couverture. Vieux et
popul.
Crasseux, avare.
, ' Crever, mourir.
Crotle.
Cure (avoir) , stliquiéier , avoir
soin, ek\ '^
Coveler.
Dégringoler.
Degueuler.
IKrnantibuler.
iK'pefmller. ' •
Déporter (se).
Dévaler, dexeiidn- , i.tnv (li>
cendré.
Devaiitiirt
Devi
Dia, ^Qïmthe. il n entend ni a di;
ni aïuiliau,
Dodiner (se). ^
Dorloter.
[)on don.
Dwicettemeni.
Droguer.
Duret.'
Da.
Défoncer.
Dëgaiae, façon, manière.
Dégobiller (bas).
Dégeler.
À.
y^
Ecale, eoque de 'fruit » coquilk'
d'œuf, (''coree de noix. ^
Echappade, traij tle burin trop pro-
longé. Ce mot n'est .ici que par ^
rapprochement avec celui, des- ,
..^ cappade et. pour qu'on puisse le
lui comparer. V. de plus le moi
échappée dans les dicl. fr.
Echaudé. ^
Echine, Echiner,
Eclojjpé. -
^Ecouvelle, vergeiie.
Embrouille, confusion, complica-
tion.' • "
Endéver. ~ . ^ "
Engaver. ^
' I
y
^
J*l((!fc
, 1
)
\
S90
ENG-GUI
Eogin.
Eiigraver.
Engueusor.
Enirodeux (de raie).
EpJ repris.
Epinochc.
Escampelle (prendre la poudre d).
Escamper.
Escappade, aciionVd'iin écolier,
d'un cheval qui s'échappe.
Escarpin.
Escoup, pelile pelle cfease pour
vider ou mouiller le Bavife.
Escoupc, pelle de miucur , de
chaufonriîief.
Etculc, Esieuble.
Elron.
\
Eâce, cheveiijt qui recouvrent Icé^;.
lempes. . \
Fâllrank. . '
Farcev
Farfouiller.,
Fau, hèire.
Fendant, Canâuron.
Fener, .aécber le foin. Il'O'a pas
comme faner de signiflcatioM
figurées.
Fém.
Fignolcff.
Fil (avoir le).
Fion.*
Ffache, creax oà l'ean séjouriM».
Flanquer.
Flaque, pelile mare d'eau dormanie.
Flimouse, visage large, reboadi.
Foire. . .
Forme; siège d« chanlres. <|
Fouine, espèce de grosse bcletie.
Fouler^ Fouiure.
Fric frac.
Fricot.
Frileux.
Fûl. . , "
Fulé, adroit.
Galanl, amanl.
Galopin.
Gamîti.
Ganache, mâchoire inférietire du
cheval. Fig.^ homme inepte. ^^
Garce (bas).
Gargotle. •
iGifle.
Glorieliè.
Godailler:
Godiche.
Gourer.
C^onhilon, Gonfemon, bannière * fa-
nons. .> ^
Grabuge.
Graillon (Marie).
Gribouille.
Gri^r. -
Gripper.
•Guigner. i\
iGHilMii
1*
%
^
HAB— MAR
59 1
"»'
Hardes.
Hart, lien de fagot.
Hase. .
«.Hayoo; lente d'étaleur.
Hen, pour faire répéter.
Hochepot.
Hongre.
Hotte.'*
Holtée.
Hurluberlu.
Jaquette.
Juieux.
Kermesse.
>
MnwniiTe, sorte de voUur*:
brancard avec deux linioits.
Lfinleau.
Loche, petit poisson^^
Longin (sajjtit}. '^
Loque.
Loquet.
Lourpidon.
Lubie.
Lumignon.
LusUicru.
J
wr
^.
^
l^me (cfieval de).
I.ambin.
Lambiner.
Lamper. ,
Lavasse; "" i
Lèchefrite. \
Lente*
Leu (Lafonlaine).
Lieu, latrin^is.
Limon, pièce de bois du devant
> d'iJ^e voiture.
iJmonier, cheval de Hmon.
Mai, coffre pour lyéli'^r le pain.
Machin.
.Mâchonner.
Màchtirer, t. dinipr iiii. barbouiller,
noircir, salir.
Mallette, petit sac.
Mail, orgo germée.
Mande, panier pourlaicrredc pipe".
La manne est un panier grand el
plat avec des anses.
Manderlclte, \ycinc mande. *
Manouvrier.
.^laquei'eau.
Marabout, coquemar. f^
Mario-graillon,
Marie bon bec.
Marronnier, Marron. Os^ioms nc
devraient peut-être désignipr qu»'
l'aesculus hypocasianura el j>on
• fruit, iMais les français appellent'
ainsi la châtaigne de grosse es4)èce
et le chàtaigcier^ Cagus caslanea.
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59i
MàR-PIE
/?^
Mifiel en iéi«. '•
Martticr.
Massacre, mauvais oarrier. s
Matière, |)U8.
Matou» gros chat entier.
Mie matr^
Mie, point, pas.
Mijoter.
Milliasse! >
Minable. ^'
Minet, petit chat.
Minette. :
Mion, Mioche, petit garçon.
Miserere, Colique de —, volvulus
MHan. ...
Miton— raitaine."^^ ' ^
Montre (d'une boutijjije);
Mordicus, adv. latin francisié,
Mortier. -
Moiet.
Moufile, assemblage de poutiies.
Mouver.
\
li
allemand de pâte, lait, beurre et
fromage';
Nouure.
olibrius. .
Ordinaires, menstrues, règles.
Ourler. ^
Ourlet.
Nicodèmisf
Nippes.
Niquedofuille. ,. ~
Nilée. '
Nonante. (On le note dans les dict
. fir. comme inusité).
^onaoïer, foire 90 points ào^piquet, Pc^sicot.
avoir 90 ans. Pét^rin.
^kxié. Piaqe-piane.
Nouille,. Noudks.Nûdebi/, ragoût Piedscente.
Pacant.
Palet.
- Palette.
Panse. •
^ansu-.
Papegai. .
Pareil^! '' ^
Pas^e, visière.
Pasténade, panais. .
Matraque.
Patres (ad). , .,, J . ^
Patrouiller, patauger, remuer de
l'eau bourbeuse.
Peigner, battre. \
Pékin.
Pelotter, b^tt/e. y i
Pelucher, pluquer, se couvrir de
poils.
Pendeloque.
t:
^
»■>
J*.
t:
PfC-ROU
Eicoïin.
PigtlQD. *'
Pillor, cxcUer les cliieas. f^
Pique, hair^e.
Piqueilè." * •
Placard, affiche.
Plane, platane.
Plaquelle,
Plinllie.. , »
Poyfier trop Charger d'enc>e^
Poilu./ *
64"
\.
Porcher,
Pouf."
Poliillerie.
Pouilleux.
Pouliche.
Pousse^ul. .^
Poussif.
Présure. ,
Pretentaillé.
Prctoniaine (courir la)
Prumier (vieux).
Pureau. '
Purge.;.
Putasstiçr.
Quibus.
^H
Rablé.
Racaillîe.
Radis.'
\
/.
Rambé^ir, pemnH df R» uihoiir en
Picardie.
Ranienlcvoir.
fia mon (vi.).
Ramoner.
Raseltc. raiisscfire
Ratatouille.
Ravjjuder.
Ravaudeur.
Itavelin, denii-l«ne.
Ravi}^ol(Mv' ,
IU'l)inMi,
Rcconiei'.
Rcdevpler. V. n. redt^scèodrf .
Refend.
ReluqutT.
Rom (ad). .
Reniharror;
Renâcler.
Rtniar«4«r. *~
Héiuisijtier,. On le cite dans les
dict. comme un harharisnîX
Renifler. • «.
Ii<^ujM;.
Reta]
'^Ribamb>lle.
Riboiie.
Ribottciir. *
Rigole.
Rincée. ;
Ripopt\ Ripopée.
Rogome.
Roie (vi.) ligne.
Rosser.
Rossinante.
Roupie):
\
»-r
■ê
p-
594-
i
I
ROU-VIE
l^oupi^W, qui t80uvenl4a roupie. Taqué do feu. ptaqae de fonU.
Ruer, va. . ?'!.^'\ ,
, Taudion (pop.).
^8 'Tavelé.
Terroulle. V. dans le dicl. Urr*-
Saboulcr (pop.). *<>'*»"'•
Salaud, e. adj. sale. Salaude, 8. f. TeUises.
proslilttéerPcu usilés. Tïgnon. ^
SaUgaud.^ • ^ Timbré. " . •
Saloperie, obecénité. orduEg. Timonier, cheval de Mpwm.
ul ou Soûl. Tine, espèijç de tonneau.
tler, faire mal un ouvrage, le Tiquelé.
gâier. \ Toquer (vi.), toucher, frapper.
Savetier, mauvais- ouvrier. - ^ Tondis, toujours.
Scier le dos. Touiller.
Scoui^eon, espèce dorge.
Semhlamce. . ^^
Septante.
Seileiine. •
Simagrée. . .
SoudulC^x soldat.
Tour de rein. '
Tourillon.
Tournure, ruses, stratagème.
Tourniquet.
Tourte.
Toutou (enfantin).
StrapinOn, fiège mobile de car- Traversin,
yj^sse. Trouver (Lafontaine), trouvpr.-
SubrecoV. TrftouiUer (vi.), remuer.
Sûr, ai^, acide. . Trimer, terme de gueux, aller vil».
Surelle, oseille, alléluia. \ courir, marcher.
» I Trique, Triquer. ^
T ! Trompe, guimbanlf .
. :î ' ■ i ^ Trotte. r^
Tabagie: ' I Truc (avoir le — ),
Taloehe, co«pde main^ivi'.latét^
Tapf . '■ - . I ■
Taper, frapper. I Vanne.
Tampoo4 ( Venelle.
TapèterJ i i ( Vietfase.
i
1.
r
/
M
•»,
V
^
Vieux-oing.
Violon, prison contignê à un corps
de garde.
Volée, coups de bâton. ,
Volontaire, qui ne veut faire que sa -
volonté. . '. "
VIE-?IS
Voussure.
Zisl et le zcst (entre I9 — ).
Tous les mots de cette liste ne se trouvent pas dans le dictionnaire yie
racadémie ; mais ils ont été recueillis par Boiste, Laveaux et quehiy^s
autres lexicographes. i|
Un.dçs grands embarras du montois et une des grandes difficulté^ de
ce dictionnaire réâullcnt de Iq ressemblance entre le patois de Mons e\
le bas-langage français. Aussi ai-je sans, doute niis dans le Uiclionnaire
des mots qui auraient dû trouver place ici. De plus il est à remâi'quer
que si la populace de Mons accepte avec avidité tous. les mots^u bas-
langage français, celui-ci ne fait pas difficulté d'agréer des lïlois mo.u-
' tois; il y a là un échange de bons procédés, une tendance ji la pro-
miscuité. ,
Il n'en est pas de même du patois de nos villages ; çedMÏ-éi est plus
sauvage, plus farouche ; pour lui le fraia^aisi, même populaire^ est quelque
chose d'étranger et d'étrange,; c'est un barbare; l'alliance avec lui parait
un inceste; on ne le comprend qu'à moitié; on le^nfond avec le tki-f
mand ; mais le^ gens du village peuvent s'accommoder des montois sur-,
roi^e ceux de lar dernière classe.. • f'
J'ai beaucoup ri d'une petite av^ture. Un soir, une ^uresse vient
•m'inviter à vïsilei-, comme médecin, M. C...„ à Jemmapes, et médit
( qu'elle -viendra me prendre le lendemain en retournant à sa buée. Je
réplique que j'ipi bien seul. « Non fait, me dit-elle, y partit que j'vautit
avec; vos n' léê^mpndrile gnié, pasquécés grim-là, veyée be, ceii dés
espèces dé/lamavAds.mid'suefai^ avé ieusse (babitu'éeà letfr jatgon). »
M. C... et.sa taunille étaient français. Elle croyait que j'aurais besoin
d'èl||é^ comme interprète près d'eux,, parce qu'elle avait 'èû d'abord
beaucoup dé peine à les comprendre. A la vérité, j'étais facileitoent com-,
pris d'elle, qaoiqaë je ne parlasse que le français et le roontoi^, mais
j*étâis%mpm parceque je choisissais bien mes mots et mes phrases;
tandis que la Cimille €... ne savait pas se raetire à sa portée.
V
\
„/-„
'\/
i :
1--
' r , 596
■ J
: i-^
^m*-KE^
V
Cl
Dilés à nos pysans : « Vinflwîliçe ^'e^ sur la .raorahle des
.roléuires la prfpagalion%de rinslruclion puliliqnc, j. iWne cpinpreû-
rârooi pas.uuiçul moi; ils cboipreiidroBtv si vôm,8 diles .sans trop vop
- ëloi^ner dë^^u^ Une f.:^ gi:andè quanlilé 4'écoles comge
Jfs.pauvr,es. » ♦ ' W '.?. . . '.' "i...«
:\insiiirpéutcocsidérerleiangâg« iponlon» comnte quelqne chose, _
dinterhrédiaîre en^rc te français ^polaftc et ]t franc wallon du Ha.nauV. , >
Le lanciig^^onloisèè rapproche quelquefois lellemeni du U^gage des 1;;
haltes q^'nftoûlheei se Confond îjvétlni^ • % ... ^^ -~4 --
Xe moncois croit soutent parler français quand il ne^»t que«OD^er-~-^.
une forme française à m patoi«; par contre, quaint^l croit parler
waHon. souyçDt Ùpaîfe i^leinéii le français p^^^
^
"i ' ,.
, r
\
» ^-^K
/
\
. .♦
L
\
?
/
•UVR.^
OUVRAGES CONSULTÉS.
^
Ampèke : Formation de la langue française .
LiTTRÉ : Histoire de la langue française.
LiTTRÉ : Choix des poésies originales des Troubadourt. %
fiAKiAXAN : Fabliaux et Contes.
DiXAd : Archttes historiques du nord de la France.
licherthes sur les formes grammaticales oV la langue fran-
''' au {0*^ siècle, \
jromt^nisehen Spraehen.
ymologisches Wfrtêrbuck. ^
ouvrages soDl ce qai a été prodait de mieux sur les bogues
^romanes^t Ton est bien eo droit de s'étonner que nous les devions à uu
al^nand ; i^lbeiireasemem ils ne sont pas encore traduiu.
^ Fijcas : Dk romoMiscken Spraehen. . ^
RAnouAKD ; Grwnmairs comparée dès longues de VEwrops Utine.
Roquefort : IliieHoinnaire de la langue rowume.
aioiJiccf ; Serments prélh à Sirasbour§, «n 842. *
UvMJB^ : Dielifmmsttr* étumêloffique.
SncLCR ; IKnibiMMtre d^Hymolofie françense.
\
^■-J^
,598
OUVRAGES CONSt'LTÉS
n:
I
I.
BoMEL : Trésor des rechercha et anti^Uét gauloise* ri fran-
çttUet. ^ ^ ■
TR.o(asQCE MicH£L : Études sur C argot.
DucLiGE : iyietionnarium ad scriplores medice et infimee latiMitatis.
Remacle : I>ictionnaire tealton-franfais. ^
Cambuesieb : IHctionnaire teallon-franfais. >
Ces deux ouvrages oui été écrils en vue des liégt^is pour reformer
leurs locQtioDs vicieuses/ ,
GEAM>GÂG!<iGC : Dictionnaite éi^mftlogi^éiuê de la langue tcallonne.
Ce dictiooDaire est surtout riche eu étymologies gemiauiques ; mal-
beureusemcDt il est arrêté à la lettre 0.^
Hcrucx : Études historiques et littéraires sur le tcallon {de Liège).
CoRDiEs : Dusertation sur la langue français f, les paiOfis etpartieu-
lièrement eeiu de la Jletue.
Hecart : Dictionnaire rouchi- français. -
Cét*ouvTage m'a été fort utile à cause de la grande analogie qui existe
entre le patois de Valenciennes et le nôtre; c*est naturel puisque nous
avons fait partie de la mésm province.
y CouLET .: GloWtre étymologiqtu et comparatif du patois picard,
(Test un modèle du genre. La partie lail>le, il dutibieii le dure, se
trouve dans les étymologies germaniques. L'auteur avoue qu'il les tient
d'un tiers, peut-être a-t-!l mal copié, peut-être Fimprimeur a-t-il mal
lu, cela me semble assez probable; car je sais arec quelle facilité
s'altèrent dans la trMsmission les mots que Pon ne comprend pas bien.
Corblet se sert squvent do mot l)elge en partani des étymologies. Qa*U
en fasse le synonnue de wallon, je le vtux bien ; mais ce n'est certaine-
meni pas' ce qu'il veut dire. Il ne désigne pas ooo plis par là le Hih
mand, Voyex par exemple son article lev ; il y dii qitç^ce mot e^ à la
fois francomtois, roucMf) wallon, belge K flamand. Qîie veut- il donc
dire? Qu est-ce que le be%e qui oW ni flamand, ni watloo ?
Deskovsseacx : CMmom liUois«s^ avec vocmMaire.
RiCB^iD : Esiraii i'im iKetûmiM^ vùt§ien. VétMiret 4e la Soeiétë
des anti^aires dit Frantt,
n:
OlîVRAGES COÎ^SILTÉS
509
0«EU.f5 : Euai sur If ptitoù lorrain:
Diclhnnnire vallon, roman ^^ceUiqueel ludesqtu, sans nom tfau-
tew, 4771. - .
SacfiiEïiBorRG ; Tableau synoptique des idiomet populaires du noni
ée la Frmue.
M\5Cix DE Larilimi?(DI : Arte de la lengua h<t4congada.
manea, 1729.
Sala-
MM. Haxuet : Grammatiea escuarazy i7-4l.
RosT»E?<rî« (te père de) : Dietionnaire français eettiqve.
Ce diclionDahre a été «rit en vue de ficiliier aux ecclésiastiques brc-
lons lears rapports avr-c leurs ouailles.
Pelletier : Dictionnaire celtiquf.
Pellelier montre une grande rèsenre lorsqu'il s'aijil d'affirmer la cel-
ikité des mots bretons toujours un peu suspects d'ori|;ine française, il
n'accorde la légitimité celtique qu'aux mois qu'il retrouve au pays de
Galles, en Ecosse ou en Irlande. Cependant ou con<;:it que ceriaiii-
xocablesont pu se perdre partout excepte en Bretaj;ne.
Billet: Mémoires sur la languf celtique.
Si Pelletier est réservé, Bullet ne l'est guère. C'est ud cehomaiie
outré. I! o0re dans ses élymologies lexagcraiion dé J'olémeni celiiiiii<'
que d'autres ont trop amoiodri.
Licùyiwx : Dietionnaire celto-brei'^H.
. Lego?(idec : Grai^maire celto-brelonne.
[)\\ï£s> : Xntiipiœ Unguce brilaunifue vuigà dicïtt rambro-britôhninf
ab aliis vallica et Ungua iatimee d^cHonnarium. AnuQ IGôi. ^ j
Diirc^vàCH : Celtica.
PiCTET : De ranalogie des langues celtiques arec le sanscrit.
yîKCXEËjixGtL Yltemtsches Lesebuch.
Cet ourrage ooffiient les plus anciens monuments de la langue aile- i
mande à commencer par les évangiles d'L'Iphilas, iraduiu du grec eu
langue gothique. Le mâinuscrit d'Ulphilas qu'on croit de l'an 560.se
troore à h biblhKÏièque dUpsal. ^-^
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Ce Inre fkàm <r«8prit fi 4*tf«dhtoB seaAIe tendre bi«i plu à cui^
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Tesprit ci de réraditioé. Osll dise qw les (bntinds^i les iHoMuds w
se coM|Nraue9A pas, ren serai d*aeeoid; ■ois ^H ae force pas les
citÉoé^Maees. Je ne loi pardoooe pas d'avoir dit que les «ete flamands
br«i (mu ecj L bril (hàettes^ hies Qoae) ■'avaieia pas d*aBaiosBe ea alL,
je lai citerai^taaa et Béni poar feataine, Brflle poar taaeltes. Bisse
poarjoaei etpvs qaaiadeeia scfak %rat, qaaad aa dixièae, aacta-
quène des bmu tiinds a'aaraieiM pasd^aBak^aes afl., est-U peraiis
d'ea tirer celte coBctosiofi qae ces deax hngaf ae soai pas des fcmfaes
seesrs?
GuB : iÀafat H K H i ialai t dit aartrM frtaéÊ.
Tooia : JHMatrlmtiom mr Im ImmfÉt mlltmndt, T IXIY des mé-
■oire # rifidêaiif des iasctîptkMiâ et des beOes lettres.
BouHT : Qmm étsunmthnê. T. IlIT et IXXTI de la okom collec-
tioa.
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«Ikt. àm Xnciii dktioMure 4e racadf«ù«>
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INDEX
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mlu aoyeohaut aUonayK).
^ . . page-
pi. . plnrid.
pop . . .... .^. . . . . poppWre.
port. portugais. '
prép. . préposilfon.
proB. .,...<....... {ÉIHMMa.
s . . r substantif pu singulier.
^\. . . (V. >. . tdme.
T. .............. . voyez.
. T. a Tcrbéaclif.
T. an. . . . .... . : ,Tieux allemand, -
?. fir. .......... . . Tienx firançais.
▼. k a. «i>lia ..,,... Tieax-haut^llcmaiid. __^
▼.if. é. . . -. . .'. .V . Tertie neutre. \
V. pi^. ... V! ;.,'.... Terbepassif.
V. pno . . . . . To^ promminat.
" aiHdeM» M ^o^elte» . .» . bref.
' a«-éeM«t«dêl>i|«ttéé. . . long. «
— . . ti:9it pour éviter la i^épélitioo
d'uniiMM.
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^ gnifictliim nouvelle^
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TABLE
^Avant-propos . ;^
Origine et caractère dtt wallon, moiUois ^j * .... [i
Grammaire . , . . . , ^. . .......,..'......:.";
• - article. . . ., / .... ....... . . . . n«
— pronom ........................... :,8
— verbe . .♦. . ,. .^ . . . . '.*' . \\
— substantif . . i !^*i . , 49
— adjectif ....... ^:. 4 .. ibid.
Orthographe ............... .^.. '.. . ■>{
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Littérature ..^^
• (fi ■ • ... ...
Glossaire .^ ...... .^ .... . 55
Liste de mots français que les montois pourraieri^ croire appar-
tenir à leur patois S87
^ Ouvrage consulteà-rT^ . . .^. . .. M'
index de quelques abréviations ei sit^ues ........... 401
FIN
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