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Full text of "Dictionnaire canadien-francais... [microforme]"

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DBff MOTS, SXPRBMIOV8 ET LOOUTIpNB ^ 

«■ «moinrAxT pai juœ%.Lm looyzoïnrAuuM ooinujrTt 
R «ONT L'uiACiB AFPAimnnr simiouT 

Àim OAVÀDZain-FBAJrÇAIS 



ATW OB HOKBBBUSM OITAnOMB ArAHT FOU» BUT iHtTABLCB 

yÊÊè BAFfOMTS aziSTAinr AYBO IMYïMXOL WtULMçklM 

L'AVOU» mtlsm XO^TSAtl PATOU HomMAir» 

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RÉFACE. 



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^I^ mots en. usâ^ parmi les Canadiens-Fraiiçais, et 
qi^^ne se trouvent pi^ dans tes^ctionnaii^ nsuels, peu- 
yeni être jirrgppés danà les six catégories suivantes : 

- l^; Les termes " vieux françojîs/' tombés en désuétude . 
en France,» et conservés ^au Canada, soit dans toute leur 
int^ité, ou avec quelques légère modifi,çations ; v ' 

2° Les différentes formes particulière», à celles des . 
provincesd^Francei «qui ont' fourni autrefois les plUs 
forts ^mSÊÊknté de colon£ pour le Canada. Nommons 
ici entr'autres la Normaindie et la Saintonga Ainsi que 
pour le vieux frs^içibià, pluaieuirs , de ces formes sent 
encore intacte^ tandis que beaucoup d'autres ont été/ 
plus ou moins remaniées ; > • , ,' 

3^ L^ mots absolument français, si Ion s*en tic^t. à 
leur forme écrita <>u, parlée^ n^ais ayant au Canada tme 
acception différente du frijkn^^ modemef Ces inter) 
versions/ ddilt plusieurs' sont des plus curieuseÉf sont . 
surtout la oons^uençe directe du contact avec la popu- 
laUon anglaise f ; / : :;\ . * 

,4^ Les canadianismgs proprement dits, c'est^lndire les 
ifouveaux mets créés de toutes pièces au Canada: 

5^. Les termes anglais et sauvage», écrits et proncmeés 
tek qaé «hms les langues originelles ; ^^ 



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rmes anglaÎB «t saavages, j>lii8 on moins 



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franoiaés. 

En somme, ooiàme on voHi de quoi fournir amplement 
matière à on n6nveàà~7>lp8saire, venant s'ajouter à la 
liste déjà loogue de tous ceulK auxquels on a confié^ en 
France, le dépôt des difl^^r^ts dialectes et patois fran- 
çais. De fait, par lé^en de la langue, le Canada n'est-il 
pas toujours une province 'éloignée de la France ? Et ce 
glossaire même, quest-ce, après tout, sinon l'étude parti- 
culière d'une phase, inversée présentement pi^ la langue 
en un certain coin d^ Amérique ? 







L'avouerai-je, cependant ? Ce n'est pas là le seul mobile 
qui in'a poussé ik entreprendre le présent travail, et j'ai 
bien plutôt obéi, en cela, à un mouvement d'unp nature 
toute différente, et que je qualifierai, faute de mieux, de 
''besoin d'agression." Ici, le sujet prête à un certain 
développement *** 1 

I Plusieurs puristes, mus d'ailleurs par un excellent zèle, 

' ' «■ ■ . * ■ • ■ • 

^ont entrepris depuis quelque temps une vigoureuse cam- 
pagne contre ce qt^'iis appellent le jargon canadien, à 
leUrs yeux une Isorte de caricature du français et un 
parler tout-à-fait digne de mépris. Dans leur empor- 
temetkt, ils iraient même jusqu'à opérer une raszia 
générale, non-seulement des canadianismes proprement 
dits, mais auàsii de tous les vieux mots venus de France 
et qui n'ont que le tort de ne plus être habillés à la der- 
nière mode. Ce sont là, pour eux, des parents pauvres ou. 



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inutiles que l'on doit consigneKà sa porte, et faire çtiajpser 
impitoyablement pkr.ses gens sita osent fAsser le s^iiL 
£n .^m mot, le rêve dé ces nQvàteu» sçan^tNle fainç^ du 
langa^ des Français d'Amérique, un décalque i^i exact 
que possible de la langue de la bonne société i^lc^eme 
en France, surtout de celle de la^bonne société de 
Paris. ' ■ ^ - - ~ ■'■"■"■■■^: \ 



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lia<M)lère, on le sait/^t mauvaise con8eillère,^ce qui a 
ëté' cause que, djifis lardeûr du combat^ ces puristes ont 
dépassé le but .et sont allés trop loin. En effet, s'il est 
indéniable que nous y gagnerions à élaguer notre langage 
courant d'un^ foule d'expressions impropres et vjcieuses, 
en grande partie tirées de l'anglais, il n'est pas moins 
évident, d'un autre côté, que nous serions^lee perdants à 
laisser tomber dans' foubli un grand nombre ae môts^ 
«qu'on ne trouve pas, il est vrai, d^s le Dictionnaire d^ 
l'Académie, mais qui n'en sont pas moins, pour ^la, 
essentiellement (Corrects au point de vue. du gétoiie de la 
langue et de la grammaire. ^ "^ ^ 

Ainsi, pA%^xemple, j'ai appris, en feuilletant l& dic- 
iionnaires,^9e plusieurs lexicographes français regret- 
tent la disparition du verbe abrier, qui se dit parmi nous 
pour couvrir, oLbriter-. S'il faut en croire les experts, 
abrier est non-seulement très joli, mais dérive natu- 
rellement de Son radical, qui ^ est (»bri> Aiocs, je me 
deman&e, pourquoi bionâ-noos faire .{b gôenp^ à oeltf 
expresuon? *■ ^"**f^/£ 



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X - n fTBLÈrACK ... ' . \ - 

Alïolui flna loin, etxbc^re.. Quand nous parlonn, en lan- 
Ijftge' de chèmià» 4^^^r, èe liases et de cAar», nous nous 
montroQs en oek p\xùi Ic^qùes^ que les Français, qui se 
senrent, pour ces de^x mots, de railê et wdgaiM, Nou\ 
nous sommei, nous, aç moins, donné la peine de vêtir ces 
deux mots à la française, tandis qu'en France on les a 
acceptés tels qu'ils venaient d'Angleterre, et fourrés tels 
quels et dare-dare dans le dictionnaire. 

^Vq^® <^>>^» aussi, de tramway, que nou9 avona si 
coquettement traduit par "petit char." Je prie le lecteur 
de bien saisir ici ma pensée. Lorsque je dis que^é vais 
prendre les chars, ou les petits chars," Je ne prétends pas 
parlef la langue jiu Boulevard des Italiens. Non, maïs je 
maintiens tout simplement que je parle alors français^ et 
même bon français, ce qui me suffit amplement ^ 

Somme toute, le mieux, je crois, est de nous en tenir, 
en ces matières, dans un juste milieu, çt de convenir que 
* si, d'une part, nous sommés loinf-à l'encontre de ce 
q^'^|5rmept les panég^yrisles à ontrance-^e parler la 
langue de Bossuet et de Fénelon, il ne faut pas non plus, 
d'autre part, nous couvrir la tété de cendres, et en arriver 
à la conclusion que le français du Cani|kda n'est plus que 
dé l'iroquois panaché d'anglaia 



On oublie ixop, d'ailleurs, en ees sortes <le diseiertatlons,, 
une choee capitale : c'^i que le CMiaid|a n^ pas la 
France, et que, quaikd bien même ceile^ \^^^^^^ à 

posséder son ancienne colonie, une loMé<feXt>i««Qn» 



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locales aaraient quand ftiême suigl parmi nous, servant 
ainsi comme de prolon^iiement à la lai^e*mère venue 
d'Europe. Qu'on le veuille ou n6n« la lauguè^d'un peuple 
estune résultante générale de faune, dé flore, de eliniat^ 
différents ; Inseiiâblêment les hommes 'se façonnekit 
là-dessus, en reçcnVèiii le 6(>ntre-coup 'jusque dans leur 
strtxcture intimé, Jtisi^iie dans leurs fibres les plus 
secrètes. Puis leCveirb^f; enfin, apparaît, le mot typique 
longtemps cherché, OKi^n^tî^ et musical dans le Midi, âpre 
et bref dans le îf ord; et utfe- kingue nouvelle, fidèle reflet 
de la nature ambiante,.é«it maintenant formée, qui roulent 
dé«,r««s son <»«« i«inti*«»npu. 

De tout cela découlé l<i droit strict qUe iious avons, , 
nous aussi Canadien$, habitant un pays bien diflférent de 
la France, non-8eu[ç»taéntf; de conserver précieusement les 
vieux, mots qui s'adaptât k notre tempérament, mais, 
même d'en créer d^nQ)(i,y;eaux, c'est-à-dire de greffer, sur 
le vieux tronc dé tajçiii^e française lès jeunes pousses 
que nous a vont eiiqtiMqué sorte fait surgir de notre 
sol. Inutile, pour celai d'attendre le mot d'ordre de la 
mère patrie. IJiié seul^ restriction s'impose: c'est que 
ces néologismës Went autant que possible dans le génie 
de la leoigue f mnçâise ; en d'autres termes qu'ils soient, 
formés ae^^tellé sorte qu'ils auraient pu tout aussi, 
bien avoir été mis en usage en France. 

Nos puristes sont sans «pitié gour ces archaïsçies, 
comme pour ces nouveaux yenus^ et ne veulent voir là 
'<}ue^l«mage de populace illettrée. Mais tout cela, pour- 
tant,' aide à constituer cette chose si prisée par Jes écri- 
vains européens, et qui se nomme, en littérature, de la 



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** couleur locale/' ou bien encore d^ la '' saveur de terroir." 
Ali I^ noB.auteMiv canadiens^ au lieu de s^inapirer ^oi- 
qneinént aux aourees d'outre mer, de donnaient seulement 
la„ peine de mettre en relief les qualités qui leur sont 
propres, c'est-à-dire d'être tout simplement canadiens, 
combien plus vite ils arriveraient à réaliser leur grand 
desideratum, qui est d'ôtre " lus et goûtés en France^" 
Veut-on savoir, à ce propos, quels sont les ouvrages cana- ^ 
dienôqui,'^ après l'Histoire de Qameau, et les fjoirfwes de 
Fréchette,8ont les plus appréciées de ra;utre côté de l'océan. 
Eh I bien, ce sont les Foreati^a et Voyagev/r» de' œ bon 
Canadien qui vient de mourir, et qui se nommait Jean* 
Charles Taché, C'est encore le Tonkawrou de Lemay, 
lequel plaît on ne peut plus là-bas par son côté exotique. 
Ce sont les Légendes de l'abbé Casgrain, dont le charme 
pénétrant et sauvage'^se centuple pour le lecteur euro' 
péen. N'est-^ce pas qu'il y a là en ces exemples, p<>or 
nous,à la fois une leçon et un easeignement? 



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On ^'expliquera maintenant le besoin d'agression 
auquel je faisais plus haut allusion, et qui implique aussi 
un besoin de conservatioui car enfin une attaque quel- 
conque suppose toujours ' l'idée de quoique chose à 
défendre. © 

Loin de moi, cependant, la pensée de vouloir étendre 
un voile protecteur sur tout ce dictionnaire en bloc Ces 
pages contiennent le bon comme le mauvais, o'est-à-difïr. 
ce qu'il y a à prendre et à laisser. Ce sera au lecteur 



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à faire ja part déê terméi emprahli ^mi» ferta ai éaina 
originidité, d'avec leé ezpf^èsddns videiitioa»' hidé^^ 
ménié pÉrCoia, dont il eat ièikià^ intérti dé tiodl dtfah^^ 
ai nous ybulons avoir tme laxigae bien ageneée. 

Seulement, si j'avaia une ptiiî;é I lui adrébéèr, àJce 
lecteut, oe fieratt.de né pas téaiéher à nn seul de nos 
vieux mots d'autrefois, mots en usage dans le bon vi^u^ 
temps. Nos anoâtres eussent été, dans toits les éas, bien 
edibarrassés de commettre un anglicisme, eux qui pas- 
s^nt quelquefois, lettr vie sans rencontrer un seul 
Anglais. Ah I oui, nos vieux mots de jadis, grftce, grâce 
pour eux. Leujf disfâurition, hélas t s'opëre déjà aS8e2 vite, 
sans que nous leur donnions la poussée finale. De jour 
en jour, sous Tinfluei^ce toujours croissante de l'enva- 
hissement anglo-saxon; avec le développement des ehe« 
minp de fer, venant trouer notre groupe de population 
jusqu'ici isolé vers le nord, tout cet héritage der vîétix 
mots se désagrège, s'éparpille par briVes* à tous les vents 
de l'oubli Si tout cela doit inévitablement disparaître^ 
que ce^soit sans heurts et sans -secousses, et que du moinii 
ce ne soit pas nous-mêmes qui y portions, une main 
sacril^. ^ . . 



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Magie évoeatrioe dee syllabe ! Quaàd ces vieu mets 
chantent ôéttiB ms mémdre/ un voile de traits années 
sckidëiil se dédiiré, et je mp rt^ràUfé eùÎÊmi daai^Mtè 
lé turbulence et toàt le tumulte de mee pMÊÙnê aae, éi 
cela tont aussi complètement que ai, eOÉHne à un noti* 



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veoQ Faust, on chanmWrbumaia m'eût doimé tout à 
. coup une seconde adolescence. 

Le âot des souvenirs, à Tappèl d^ mots familiers, 
monte, monto alors Jusqu'à envahir chaque recoin de ma 
pensée. Du coup, le grondement de Boston, qui se perçoit 
pourtant de mes fenêtres dans une belle inton§ité, sen~ 
y, fonce dans les lointains, puis cesse et s'évanouit Et le 
rideau se lève' sur la scène pressentie, attendue. 

Cela se passe à la tombée d'un beau soir d'été. Je suis 
assis sur le seUil d'une humble maisonnette de can^pagne 
la maison de mon grand-oncle, à Saint-Dominique, près 4c 
Saint-Hyacinthe, où j'allais souvent passer mes jours de 
vafsanceï' Dans la plaine, le soleil çouëhant se répand en 
une longue traînée rouge, envelopjmnt d'un dernier 
namboiement, tout là-bas, le dôme 4u Séminaire. Un 
^tit moment, encore, puis les clous d'or des étoiles, un à 
un, commencent à briller dans la breunante. Tout aûtpur, 
les feux des fours à chaux, forts,nombreux en cet endroit, 
dressent leurs flammes d'un rouge sanglant Une grande 
paix, une sérénité idéale tombent de l'âme des choses. 
Quelque part au Ipin un ouaouaron, accroupi dans les 
-roseaux, lance ses trilles plaintives, et la chanson soli^ 
taire de cet humble batracien semble ponctuer encore 
davantage le graiid silence' d'alentour. 

Mon grand-K>ncle est vehu prendre place à mes côtés. 
Tout d'abocd, sa pipe allumée, il pétunait silencieusement, 
par longuea^boQiléds, le regard fixo, s'emplissÉUit les yeux 
du m^ni^ horiion famili^. Poia^ enfin» oédani à mes 
8oQicttatioe% il «oosentait à me oonter un ooute. Un par 
■oir, c'était là mitre éonvention. 



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Ohl les jolies histoires de princesse^ Se nains, de 
géants, et dites avec ces intonations mes^^cées» care^* 
santés, si communes autrefois dans le langage des vieux 
Canadiens. Les inflexions de voix 8^riQut; toutes ces 
modulations si douces, si musicales, dont le secret est 
maintenant à peu pr^ perdu, comment pourrai-je assez 
en redire le charme? Da£ la boucha de mon aïeul, les 
j^iaUiana, les je n^avons points e^, et autres modalités 
normandes, donnaient du relief à ses phrases les plus 

^ ordinaires. Puis c'était l'emploi fréquent de, mots comme 
rousée pouf rosée, coaleurer, etc. Une mère amounetait 
son enfant, qUlind il était trop couriaee. Un avantage 
s'appelait toujours une emhûiei et le mot dépenses se 
traduisait par coûtage, caûtement ,A la chasse, on 
-n'abattait^ pas legibier, on le dégradait, et un sentier 

» d'orignal était toujours un ravage. Un autre joli miot, 
surtout, revenait fréquemment, demeshui pour désormais, 
dorénavant. 

Et dans le domaine du pittoresque, donc I Les héros se 
levaient sur le haiU du jour, et marchaient tant de lieues 

• 

entre Is» deux eoleUa, Les petits d'un troupeau s'appe- 
laient des éeroîts. lie temps ne se brouillai£ pas, ipâis aè 
. maréca^feait, et une chose en ruines était une chose 
défuntiaée, où bien en ddabre. Quand le narratei|r Vou- 
lait aussi parler d'une personne qui ne réalisait pas les 
espérances qu'elle avait fait conèeyoir, il disait qu'elle 
s'étoiUdMUê. • 

Vieux mots, vieux souvenirs, envolés dapa le oatme 
d'une belle nuit d'été, combien j'aime ici à vous donner 
une forme quelque peu tangible. Pr^ de lagp»ode èroix 



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PBiFACS 



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du dinetlère, là-béa^sor lès éôieàtix de Sttint-DomiBtque, 
l'herbe a reverdi Heu déë fois déjà par-dèssos le cher 
vieux paràit qui m'a gravé Ik jalâais toat cela dans la 
iném<nrè, et je ne sais qui me dît qae cette évocation lai 
seîra sensible et agréable. La genèse de ce dictionn^ircy 
d'aillècnv, lui appartient, à Ini qui fat an véritable 
** ancien Canadien," et c'est de toat ce froissement de 
choses ^mortes qu.'èst sortr le manuscrit da présent 
oavrage. Froissement, remtiement de choses mortes, en 
effet, cair le^ travail d'an gloésaire porte pour ane large 
part sar des termes tombés en désuétude; et en par- 
courant ces sortes de livres, cela, vous fait toujours un 
peu l'effet d'une visite à un vieux meuble ayant Appar- 
tenu à quelque mort chéri, meuble doét on ouvre un jout 
brusquement les tiroirs, et d'od se dégagent soudain, avec 
le souvenir du défunt, lés menues parcelles d'un, passé 
qu'on croyait à tout jamais enfoui et disparu. 



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Sylva CLAPIN. 



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CONSIDÉRATIONS ÇÉNÉRÀLES 



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LIVRE I. 



I>9ê pplnolpaux eapaatèi*«« du 

< »u Canada 



Pour là plui grande clarté 4u sujets et afin de donner 
att lecteur toute facilité de comparer le froncoH^nadien «a . 
français de France, -nous avons divisé ce premier :}ivre en 
quatr^parties, où seront soccessiveraent exposées les diffé^ 
renteiAormes résultant : ' 

1* De la substitution d'une lettre à une autre : cnyable 
pour erofmbU. 

2* De la traiMiposition d'une lettre : eoœdMk pour eroeodilê. 

3* De l'addition d'une lettre, au commencement cf'un" n^ot : 
écopeaunovié copeau ; au milieu d'un mot : helttet pour Mnet ; 
k U fin d'un^ rao^ : nanatu pourjMmon. 

4* Du re^franohément d'unei^ttre» au eommçnoemei^t d'up 
mot: plomr pour aplanir) au mjUeu d'un mot: oêiinêr pour 
fbftimr; k la fin d'un mot : heeu |k>ur 6«u/.' : 

n survient encore quelquefois d'autres tubstitutions. Nous 
TouloQS purler des cas oà, w li^ de lettrés seules, on sa troiive ' 
en présisnoe de syllabes, comme par exemple les diphtongue 
les vojeUes composées. Tous ces ca%#erotot aussi inscrits dans 
leur ordre alphabétique. > 



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COK'SI DÉRATIONS <|»ÉNéltALË8 



OHAPTTRB I. 



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il9ttbititutiim Ae lettré»: 



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SECTION I. — VOYELLES 



* 



1. A pour E. — Prévue toujours, la suWitution de Va à 
Ve se ptésenté devant r et une autre consonne, et cette muta- 
tion coiuitltue Vxm de» idiotisipèt. canadiens les plus caracté- 
ristiques: — Alarte^ alU (eJIé), aparcevoir,^ argùl^ (uparge, àw- 
bp,rgey avargèy chùrchér^ ciarg^f darrière^ harbe, harger, marier 
parchef parère^ jM^rle^ earge^ sarg&nty êarperU^ varge^ wirger, 
varseTf vartey vuirt 

Plusieurs autres formes existent encore où w se substitue à 
6.^^tons entr'aùtres : aMiity« (essai), /ant/, marmaUidef ra- 
coiriy savater. , 

La substitution de Va à Ve tk aussi quelquefois pour résultat ' 
la mutatio)> des préfixes de quelques verbes, comme dans 

2. A pour IN : Avention, aointionner. 

3. A pour O l—'AmeleUey hraqtAetie^ hrayer, ' brayeur^ cali- 
rnaçoi\, damage, KaqueL 

4. A pour Œ l-^Agère (œillère). 
vS.-ApourU: — iln« (une). 

6. B pour A : — QorUrevtntion, creyon, oueUe, où&Uer. 

7. ià povir Al^-Sba^&urdiy égrancUr, Nous avons aîa88i| 
rémarqué la substitution de / poUr en^ dans ^mèéô. ' "/ 

"9. B poûrlz-r-Crétt^flitei crffttqvêr^ héronde 
léêie^ parolétique, vométtf, ' , 7" 

10. m pour IN \—Eventaire^ éventer, 

1 1. B pour ^^devant J^ ou T.^ — De même qœ dank le dia< 
kcte normiuidyV^ idiotisme canadien est ici fondameiitàl j-^ 
O0cmr0, conr'0;yttir, côtey^r/emi^i <T«ya&^ em^imoe^ 9mpleyûf^ 
étretteMmi, /rMir\ /retdwv, increvable, ^moMreUêf niihyer^ 
nêyêTf r^firtidir^ r^reidiêêementt rempUytr* 

Citons M&core, parmi les mots oùif se substitué à a, radjeotif 
cîoM^eic^^fiMB, d'usage si oourant . 

.^ 12*'B pour \} ;«^Cos |m < R ftfr, tvmintfr. 

1 É pour U :—rr^m«au. , 



<v 



hérondsUe^ ménuit, para' 



\ 



cxuisioiKATioiia oiirâiAun 



^ 



XIX 



i.J» 



14. BN pour A^-^Hvo^. 

r5. Ipour A:— 'fW/Ctr. * 

16. Ipour B :— Cltwîl^nr, mNMivrin rM^^» mis Kr- 

'Ï7. I poor Ifc ou É :— 4^Tta6^ «éii^fefw^ rfé^f* 

griabU, ffiêiêfyliekejrite, /teA«r, ii^rûsM, «itmMMJ, #i|»M. 
A c^t article ponnmient aussi appartenir Ifs fcMrmàMyriytfr, 

jie.: I pour o :— rtmW. 

. î^. I pour U :->/ftmettf^vmAnî/ti6/ur»;, manifacturtur, 

20. O pour A :—EnU>me^ '«ntomm', mortûiêe^ crmtoit^ ton- 
povtdrpr. '..■■■ , 

21. Opour AN:— ^orf*i»«r/i«;. - i 

22. O pour E :-~/V»//<><«r, n5«m<tr. 

23. O pour BU l—Fillol, jilloU, 

24. U pour "E^ l—Fumdle, sumelle^ âuvMficeê, nitner. Cette 
modalité, erapruntëe des Nohnajids, est des plus fréquente^ 
parmi les Canadiens. % 

25. TJ pour Q :—FleumeS 

26. U ^ur Lti-rSpinçue, /(Mou, &hguef qu^uqu&, queu- 
quefùis^ trxngue. / < 

27. U pour IC^t pour N :--iitoMifM, /lerMWMfM. CeM 
litë. est surtout particulière aux Acadienà. 

Il arriva quelquefois que la sobsUtution de l'n seiait en 

sens contraire, o'est-i^ire que Tn eaaadien prend la plaoe 

de Tu français, omnme dans /tfniM,j#mie«0s. 

28. U pour T :— -/«m €f«fit«, . 



s. 



SECTION. . II.— OONSONNES. 



s'- 



1. BpourM: — Ftambe 

m 2. O pour D l—Nie ; pour d^UcUr ; pour J^ eaca$9er j-pour 
T, ffprec, êoreilèffe, 

4. D pour ai'-Aidume, àmUlée ; pour B, dOt^rdér, 
devirer ; 'pour 8, m iôt^ u rê. 'a -^/i^ -.'ir. . ; .;. •; 

«. P pour O i-^-rm^^er ; ,pour Ck ho^frn; peor V; 
6. G poac :— Amra^ais |^(/; çrwUmt. 



■ f^r:\ 



T^ 




XX 



A 



/ 



\ 



OÔirsIOÉBATIOirS OÈKÈtUdJfM 



7. O pour OBi:—Agêiêr, agettur, aghém^, <ijP^^ re- 

venge, Ȏ rwenffer. ' , '^ / "^^ 

8. L poipr N :— i^ntWtiMér, tWtm«ua; ; pQqr E, ha/mloiêe, 
ffiofue; pour ^^aUéryige,parpipél. 

9. N pottr/L :— Cofwjîoii, yôldona / powr P, ofipanvrtr ; 
ponrU^jennijetmeêêe, 

10. N pour mV P^^!^ Ri^InmoHffeabk, ih$nanqf*able, 
inmanquablemetU — InrécancUiablé, vnxéparabU, inréproeh(Me. 

ThxM tous liet mots, conserrës du normand, les Canadiens 
reproduiieni iB pr^fix« né^lttiif latin inftlt^r^. 

lî. QU poàr OHi'—Déjuquer; pour OL- bauque ; ponr 
T, amigùié, femtMinquièr, piquU, iahaqtCière, titabuequer. 
\ 12. Q pour ^r-^FçUique, fatiguer ; pour % equi, 

13. R pourXi\ — Ambre, armana,^ -carcul, oarciUer, carcu- 
lMe,eorond,farwfhe, incarcùlctble; porichinelle, 

La tubttitution de IV à 17, trèsVare dans î'anoienne langue 
française, ié renûonira iMouvent en dialecte normand, et est à 
peu près ^hërde au Uanadâ. 

14. S pour M: — Ùataplcuse, ctUéchisêef rhunîaiiêee ; pour 
T,ariiMe,derU%êêe,resêkjuê9é., 

15. S^ pour X: — Eèèuêe, eeeuêer, ê^iea^ion, eipliquer^ 
eetra, eêirémité, eêtrémoncHon, eéquiê, - . . / 

Les Canadiens, conservant en cela les traditâoÉMr^ nor- 
mandes, substituent f à a;, dans les mots oommençMtt par ex, 
toutes les fois que la lettre suivante est une consonne autre 
que TA. C'était là d'ailleurs l'ancienne prononciation française, 
prononciation dont on trouve encore traces de nos jours dans 
d'autres langues nëo-làtines, et notamment dans l'italien. 

16. T pour L :— rtmon ; pour QU-, écartiller; pour -S, 
coêtonadiB: 

17. XponrQ' -^Vdxiller. ( 
18., Z pourX :— C«««. 



\ 



'.« 



CHAPITRE IL • 

Transpositioxi de lettres. . 

Nous venons de passer en revue les différences résultant 
de la substitution d'une lettre à une autre. Dans les vocables 
qui vont suivre, toutes les lettres sont les mêm^ que dans 



^ 



>^ 



^x/ 



■0 



OOHlllliBATIOllS oiiriiALis 



XTl 



• 1 



le bon françftîa ) teiikiiieiii, ici, ellei «mt ohangée» dé place. 
Ceet oe que Von nomme, îen grmmmaire^ dee métathèeee. 

On dfstingne deux eortea de métatlièeee : oe^e• portant'sor 
les lettrée oonnexee, et oellet <|ai ont lien entre. deojL lettrée, 
tëparëee l'âne -de l'antre/ par iine on plauênii antree lettrée. 
La^ plni oomoSlffibe de oee'pennntatMiit, an Cana^ 
" qui a lien entre lea lettres oonnexei r et #.- C'est là la méta- 
Athèee que Ton pourrait ap|>eler typique, tant elle eet' répandue 
d'Un bout k l'antre du paye./ On la^rouve^ éntr'autree,- dans 
herdouUUr^ berla^^der, bfir(6qU9, be9UlUf"*berh%3^ compmrnabUy 
eampemuref enterprenanij etUerprmdref enierprUef eni&tienir, 
V ^ertiertf/at^wrluc^e^ /erdaine^ /ertUhr^ paûverié, perlai, pro- 
perU, venderdi, / " v- 

A cette même olaese dp vocablès-àppartiennent auui, àla 
ngueur^les formes ^ru«maM0i guerloUer, guernipr, guernùuUlê. 
a bien là l'addition dtin -m, mais cette lettré n'y est mise 
que paf «inthonie. - ' * .* ' / 

' Quelquefois, la métatUèse entre- r et 0, au lieu d^étre më-- 
diale, jexïste à fa ^ première '^ syllabe' de|^7mots. Citons, par 
exemple, ëf^uj, ^srmarquiey ermisey- ponr refus, \ remarque, 
remise.. /" -, ' 

'*'D!^tres mutations de lettres cennei^ès nous ont aussi psru 
dignes d'être signalées. Aiiisi, déteindre pour détenir, éptwre 
pour .pelure, eecoùer, eeequeë^, poiir secouer, secousse. ' 

Il reste à indiquer les méte^èsetf de lettres non connexes. 
Parmi les p^us curhNfses, noifsayoQS remarqu<i;2, Aêeeyer, pour 
essayer ; ehadron, pour«cbardon-; eocodrxU,.corcod%le, l'^ur cro- 
codile ; devenir , pour venir de; ,pldrine, po^ prftUiie ; ràgo- 
(ons, pour rogatoiis > êé^entoumer, pour s'eWe^umer. 



CHABITRE m 

Addition de lettres. 



*^ 



/ 



SECTION I. — AOmTfONS IKITIALKS, OU l>B0flTH&8ft8^ 

1. ProêtKèêe de Ta.^ Dans les lÈubstantifs,. nous re/niar- 
qnons. adon, àmnniiipni, ariêêe.À^ '^^ 

Dans les verbes on rénéontre oAàfMÎN*, tteonnnUre^agrt^er^ s 
amotUeTf urre^ardetf affaieotr, asfrfpAer, lIf>Ml•tf^/;^-^^ ^,,t* ', 

2. Proeihèee de Vt.'-Etiop^i^K^coeêe^ érideU^ erfèi^ ératUe- 
Signalons tout particnlterement jes mots syallt ponr ini- 



^" ^, 



\ • 



\ f .^^ 



^'^ 



^i 



- % 



;/^: 



xxn 



ODirsioinATioKs oAnAiulis 



if 



-V 



^ 



tialM» €n trui^àlmt ne, «p, ii, et ooi, •« Cbnada, ont un* ten- 
dance prapqiie invinèible à técvvwr la proMfbète de ÏV. De'oe 
nombra lont Moontibil^ Mgtitffoifei ettatuê, Ceet là, dç reste, 
ime modalHë abeolument normande, pieusement oonsenrée 
parmi neoe jii8(|ii'à «00 jours. 

La prosthèse de r«, dans lee verbes, lie nous a pam remar- 
quable qne dans ipcuffer^ poar ponii^ de rire. 

3. Proêthiêê de ti, — On ne la réiieontre qne dans vn, Màj 
i&àf pour eif làr où, 

A»' AddiHah du pr^fix» de.— Parmi les substantife, naos ne 
trouvons que dégouttière, pour gouttière. 

Parmi les verbes, il convient de distinguer : 1* Ceux dont 
le sens n'est aucunement modifié par le préfixe, tels que par 
exemple déceseer, cUcomer (écorner), déd&ubier, détarder^ 
détordre ; 2* oeux qui reçoivent, par le nréfixe, une idée oppo- 
sée à celle contenue dans le verbe simple .: — d(fr%per (démire 
les plis), dépeigner (déranger une coiAure), démiccrocher (dé 
crocher), déeempétrer (débarrasser de ce qui empdtre), dé- 
toêêer (défaire ce qui est entassé). 

6^ Addition du préjtooe r ou ré.^— L'on ajoute, au Canada, le 
préfixer ou ra à pertains substantifs, abstiaction faite de tout 
sttis itératif : rallonge^ renduit,irenveraf redouble, reesource. 

H en est de çième de plusieurs verbes : raehever, rajouter, 
rappareUHer^ reUtieer, réâueer, rentourer, rentrer, rôtér* 



BBOTION II. — ADDITIONS BféOIALBS OU ÉPEltrHÈSBS. 



«5^ 



^ 1. Epenthhe de Vq,, — Bar^uette^ barouetier. - 

2. Epenthèae de Vq, — Cette addition est une de celles qu'on 
/rencontre le plus «fréquemment parmi les Canadiens, ^lle a 

• surtout lieu devant t, /, r etu. ^ 

Devant t ; — Freime^ meitieUy eeigner^ seUlùn ; devant /, 
beluet;feluet^ v^fiubeliery tahelier ; devant r, herouettey févérier^ 
terûelle ;^ devant u, hreume^ breune^ chcuiéunêy dépleumer^/euU- 
leurOf teune, pleume; pleumer, pleutnet, preune^ preunelle, preu- 
nier^ rèmjireunirfrempleutnerf eeurpluêyêeurprendre^ êeurpriêe. 

3. Hpenth^ederU^-ÀmpomUêfOrriérage, clairin4tte, eiairtéy 
iahUier, tairir,^ ^ 

A. Ji^fentKiêè dêJ^iOU — Aroumr, oroMiotr, oârémounie, eou- 
riaee, /oujfw, mouêUé, mouyen, poureelaisiêi ràueée, roûH, 
roûHr, mmbriquet, ^ 

5. Spent Mâe de- h^^-^miûoblmtèent. 



QoimiiibuTioKs aÉvjtouu» 



JEXIII 



,f^ 



. 6. JJf^iiKA^, «^ g«-~Gette addttton im» m rinoontM <)u« 
d^vM^ Il :T^i^«0iér, pndl^W/ ffM^moÀ^ «iia^Mi^rtM, ma- 
^t«r> «la^ffM^ 9piçnùmt jMf^ier. Cette -ëpe^^j^i^ 
aoeti im idiotieni^ «beolyment iiom ;(^ :^ 

. 7. J^psioA^ 1I0 h.'^Mncher, ffirinekêmênL 

9. Bpfnthèm de û. — iln6ane^«Mr, anmowwskert anvaUn 
ganffne, gangnêr, gangnéfHkiny kynpothèqtêe^ kfnpoêhéguer, 
réffongner, rinçlaireirf r0fÛ4M9^r, 

10. I^itmthèêe dé t. — Carreau^ drès (dèê)^ umffM^iif ver- 
rure, A cette division appartiennent aùMi, à la rigueur/ les 
formes maireriet pharmacerief êeigneW9ri&. v 

11. JEpenihèm ékB.-^MretêeemêtUi €ê(^opé, 

Bwcnon ni.'— ÀDDiTioiis finales ou pabaooo». 

Ue déeinentiel, seul, est à remahjiier, et encore il ne faut 
voir là qu'une simple . modalité de la langue parlée î-^-Âljf/uih 
be^f arehêtte, avenante (àP)^ baudette. Mie, Unité, eabinettei 
campe, effetts (en), légère, nanane, répwiee. 



CHAPITRE IV 

RetranohOTaéiit de lettres 

». 

8KCTION L— BET9ANCHBIIBHT8 d'iNITIALKS, OU APHéfiàsKS.; 

ï. A : — Flanir, poetume, sombrir, terrir. 

2. D et IXE :—Ecolleter, mander. 

3. Er :^-^LV initial, devant u, est lettre morte dans les nom» 
propres Euff^, Eugénie, Europe^ Euetache, etc., ainsi que 
dans le substantif eucharistie, 

4. R.-e^RE.* — Chigner, garder, ien qfie, tkmrne. 
d. S i^Àeré. 

■ * - . ^ ■ ~ ■ 

sBcnoH ih—uwTRAScnmitÈanéyvê mAdialIb ov sr^coPts. 

>■' . " 
h StfmopÊ de féi'^Cett* iyncopc ne se fâicoii|c»^ que 
4evai^ f M»>v Mmt^ baUe^ÊK, MJMiwf^ dl^|itr4dél»jrer)^>-Miif 
(imyi!mr% germim, poreeUne^ riam (jmjwk), irian. 



% 



■X 



XXIY 



OpltBlÉ^iA^limft eÈKÈmALÊB 



âéfB: 



\ 



^.^ 



1 Sfmôépé âé f% :-':90ii ' raioontre \b plot MNiTattt oetle 
'émliiicii deyptit t», iitVéktÎBièine ïà roue <» hm modAlHët lei| 

Xureuêi^ment, malMureumf nuÊlhure u êeme n if mumér, à pu prè$, 

La" •ynoope de Ve è«t «noqri» mm fré^nento dcvaint • 
EpiUéy miÙeur, , arguilUux, oriUer^ rinmlfr. Devant l : — 
BleUêfJUnu^ploUeyplure, 

3. 8yneop$ de Ti :— Apr^ a •' itm^»^ ^so^ gagner j après 
o, htotâ', pogne^ poignée^ pogn«iê^ pùrêau ; après u, cuUirt^ cul- 
Ûréèt esêù-mainêf husêteTf menuêerie^ menuêier ; devant e, 6en, 
comben, 

4. Sffncope de To : — Ecruêlleê, 

5. Syncope de Fm : — Après a, éçhç^onrée, midler ;. après «, 
6rera^, <U>rever, vevage ; après o, 6n>(//ard^ eoli^, épomonér(a*)^ 

/arbUf ffodron, godronneTf pomon^ renove<tu ; devant 6, bùt^ ; 
devant », pi9, piêquef/rit,/ri(ier, ..^v. 

6. Syncope de h: — Les Canadiens ont gardé l'habitude nor- 
mande d'élider asseï^ souvent la lettre 6, cjuand cette lettre se 
renpontre devant deux autres consonnes. Ainsi Ton dit com- 
munément oêtinationf oitiné, Oêtinet^0tven^[jjwiention. 

7. D. — AvenarU, eanayen^ 

8. G. — Cette omission est très fréquente, et le produit la 
plupart du temps devant n ; inein^iant, nudine^ manifiqtte, 
êin^fiancef einificti^f enn^fkation, eirur^ einifisr, « 

9. H. — CirurgiCf cirurgien^ eercher. C'est ici plutôt, à vrai 
dire, la substitution du doux ^ ^A. 

iO. L.^-Cette lettre, dans le porps d'un mot, est en quelque 
sorte muette au Canada, et c'e^ là, du reste, une particularité 
commune aux différents patois de France : Au mu dis, eoupa^ 
espiquer, magré, momife^ ^fueuguCf queuqu^oiêy qùe9iqu*Un, 
puêj ptUât, êouyer. 

Une autre syncope de 1'/ se rencontre aussi à la dernière 
lyllabe d'une fouie de mots r Ahordabe^ aceepiahe^ adorobe^ 
agréabe)^ aimabey etc. / ' 

Le participe pasié réêOUy pour résolu, nops a encore paru 
curieux à citer. « 

11. P. — Noui avons surtout noté cette syncope dans 
hatiêiaire^ et dans le nom propre Bmiietê» 

IS. Q.— CcKf/ncfe. , ^ 

13. R.— Xjssmots oà IV s'élide sont asses nombrewc Cette 
^oope se produit surtout dans les terminaisons bre^ ers, df% . 
/re, prs, tre et vré .v^^ri^ aute, eoeombêf couieuve, thrie, «m*^ 



J 



•«I 

SI 



. /I 



OOllHDÉftATnmt OÉWÉBALn 



f^4<t timfiàtt^ goUê, /«m, nuirez marte^ pauve, pr^ P^'^V^ 
quaiêf iniUê^ «éjMt. 

A noter, , Mian, la ïïymeope de IV devant t ; PropiAàirt^ 
pfvpiéié ; vprhê Uf êouetl, ekirugien, 

14. 8.-~JWt^, «tt/MHitiMMB^ «i»p#rltlûm. 

15. T. — Abrier, diffeêian, A remarquer, encore, la forme 
eoereumf pour 0Mretlie<«. 

16. V. — Pourêuire. Notons aussi, en passant, ehéttmentf^ 
nr ekéHveméfU. 

» ^ - ■ 

iON m. — RBTKAirOHIMBIfTS DB PINALEfl, OÙ AP0C0PB8. 

apooopee les pins fn^nén tes sont oelles déterminées par 
le reiiunchenient de Vf, àp \% et de IV. 

IPJ^'Bœu, ehétif fMu, cèu. 

-Avri^ dbiilt, éetîreû^ fiUéU^ y^tt, genHy ligneu^ nom6rt, 
(seal)^ ^ 

B,*7-Nons avo*v-cra devoir insorire dans cette claise deux 
^cat^Kpries de mots, lesquels, tout en se rattachant aussi 
au cbapitne des <^ $uà$tiiu^i<m$" présentent en réalité de véri- 
tables apocopes, jén s'en tenant à leur prononciation. Nous 
voulons parler des mots français terminéa t^n oir, et eur, qui 
^ prononcent au Canada, les premiers en aiê^ et les seconds 
en «udE. If otons pour ménioirey parmi ^lès premiers, aroêoiê, 
baùoiê^ miroCf, ^aotMsAoû, niehaiêy roêoisj mdoiê ; et parmi les 
seconds, ckaitUeum^ eonteux^ eoureusç, ûnjôieuac,, lahourêuw^ 
matèffeux, pécUeuaCy plaideuœj préekettx, prHeux^ qùHeux^ rieà'\ 
netttPf rôdêuûBt tétonnettx, tauêêeuasy i^'-^rMeux^ trmnpéupB, ' 

Avant de quitter la lettre r, notons encore le substantif 
^ifrafij^», et la prépesition «u. 

Quelques antres apocopes se présentent quelquefois. Ainsi, 4 
dans/>/atn, êobliêr ; e dans (ion; «dans mâr^ our ; l^dans 
reêpec, tuépee. , > / ^^ 




■I 



--s.-> 



> * • ^) 



■•>l/f'. .•:'.. 



\ 



xzn 



QOKiiDÉiuwnova iGàiiAiua.E8 



.t 



UVREIL 
. ' ■ •■ . • 

Formes de quelques pAPtlee du disooiips. 



;• 



CHAPITRAI 



I 



Mots empruntés aux dialectes des premierflk 

aborigènes. 

Abhigan — agohanna— almouchic)ie— Apola-^assioi^be — atoca 

— -atossèt — aatmoin — babiûhe — batisoan boucane — cacaoui 

^-oanaoua — canot — cancan wi — carcajou — caribon — cazagot— 

chlchiconé "— ofaooayen — dorie— cturgni— kakaèiiî — kaj^ât 

ktni^nîk-4EinkàjoQ— maobicot^ — ^mackiiiaw — mahoganj— 
malachlgan — manitoa-^maacodabma--^n)adceg~- maakinongé 
— matachias — micbigotten — mlooiieniie — micmac — mitasae — 
moccassin-r-mokok-T-tnaniè— nagaiie, nugâne — ot«ka~-oaacbe 
— onicbe -^ onaouaron >^ bualamiche — onftnanîcbe — oragar. 
---ouragaip-^iitiko — ^pagaie — ^pacane-*- pécan — pëmican— pë- 
touane-^icbon-^picouille — pimbina — pirogtte----qaiUo!i— «a^ 
cakoaa-HBacaqiié«~«accacomi — ^sagamitë^- ftagamoa — shaqtie- 
mau— siaiquoi — tqoaw — tamarac — micootaab-r tobogan— 
tomahawk-^totem— touladi — wtgwam -r- walamiche— wana- 
niche--wàmpam — Wapite — wami<cootai — waroa — watap. 



CHAPITRE II. 

Formes empruntées à la langue anglaise. 

Ce chapitre iera diHsë en deux lectiona. Dans la première^ 
on dgnalera lea moti anglais lea plut oommonëroenC employa 
parmi lea Canadiens, et prononcée cri écritt par ceux-ci tek 
qu'en anglais. 

La teconde section comprendra la série diee anglicismes, et 
noua entendons par là non-seulement les espreskions oà ** une 
signilloition anglaise est donnée à un mot fran^is," tels par 



/ 



~<^ 



,> 



COlAlbiSATfOlfl OiiriBAI.18 



XXVII 



exemple que appli emt i o m pont dettwneht ^mphaêiquemetU pour 
caUgoriqtAemeutj mais en outre tons les mots anglais m^^mes 
tant soit peu înxkcVÊény hoottteur dérivé de " boodler»" potUine 
de " pudding/' etc. 

■■' , ^ - • - ' , . ■ 

* SBOTIOir Lr^MOTO AKOLAIS d'USAGB COUBANT. 

AUkrman, iUiome^, ' 

Bacon (Urdj^bMey, btmbaU, boêemetU, bay-windawyhi^ 
(facture), hlaçk^hall ùimg%), black^eye, blind {J^menab% Uià^ 
zartl, blue-noêéf bluffa hoUer (lessiveuiBe), 6o/i (bcralon), 6ooc^,l 
6oM (contre-maître V6radk0<, brak9many brfiwdyyhtiJc^rrk^ahf 
h^-lato, . 

tCannueJfc,.ea/>^ciq)sale)i cmÀ, etfn/^oentinX cKeck, coeJUail, 
C\ Oi D., eo^içriêê (chaussurss), eoroner^ eoUaff$,. eouf-boif, 
C .\Pf l^.f értusk^^ eu9tar<L 

Debater^ direciory^ ehUar, drab, drill^ duU (languisfant). 

Éxprwê, 

Ferry, fooU(xipffo(d4Mdl^frt%g1U,/rolic, 

Oanguxtyy gerrymander^ goddamj gitênback, ^ 

HunUmyy husiing. 

Inœme tax. «^ 

Johny cake. \ \ .^ 

Kid (chevreau), kfiow-nothvny. 
^ Loger (bière), leader, ledger, lunch. 

Jîahoganu, mince-f^ mop, 

.yet {renne}, no bià. 

Overalls. 1^ 

Paniry (office), ^^ea^mUs, pU (galerie de tfiéàtre)? platfler, 
poil, porter (bière), pinjf, puUmann, , 

HêUd (incunion), réel (dBxiËe)î rigging. 

St^fe (cofiTce-forti, ehape (taille, forme), eked (hangar), êherry 
(vin de Xérès), ehop (boutique), êhiriing (cotonX Me-board 
(buffet), s^A (tratneau), elipperg, ehuk (neige fondante), 
gmofi (habile), «»H)i^'fi^ eap, êpre9 (saoulude), epring (ressort), 
spring-bed, êquaUer (colon), êiand (station), êieak, êieamboat, 
stock, «toeif (aoUons), etrap (courroie), .'«fnAw^grèvje)» âiuck 
(boutons), êtuff (étoffe), §uit (costume), fuUy (voiture^ «tir^^ 

Tandeûi (allélaffe), teatotdller, loosl (pain r6ti)« toumêhip 
traekf tràtt^ (vagabond), lro(%, in»e hiu^ iwiet. 



'^'â 



ZXVUI 



coviîoiBATiojis QÉxia^n 



BBCriOH II. — ^^HOLICISMBS. 



11. iNiMnrAwn 



\ 
\ 



Aecommodaiian^ aecompltsêémêfU (talent), acre^ aeU ^loi), 
aeldition (aûpp\émén€)t agent (ehei de gare), .amalgamation^ 
apiilogiêf applteant, application .(demandé), e^ttpoiniemênt (en- 

gagement), appropriation, arlepatte (gigue), ««miuI {voies de 
kit),<a«mi«l €t halifriêf aêêout indéwmt^ aêÊeêmur^ asêistance 
(présence), aêêwNmee, (certitude), auditmr (expert), avi^énr. 

Balancé (différence), 6<ind<9 (mumqne), hà^fueur (teoondçiiir)^ 
hàr (buvette),' 6a«^tne, ftartv (tribane), hâÛêêc, hâtihc9 parie- 
mmUaireê^ haUerie (roî&i^ de fait), hiUetpromiêeoire^ hloe, h&me 
(digue), hommeur, hoodlage^ boo^eur, bouilloire, boûme (suren- 
chérissement), branche (occupation), brigade du Jeu, 

Càblegramme, cédule, centin, cKangfè (monnaie), char, change 
(réquisitoire), eKeniqueur, doque, eoUeùleurf eompétiiiim, eom- 
pUtion^ conducteur (chef d^ tmin),- connexion^ eomUMe, con- 
viction (condamnation), coppe.(9on% couque (cuisinier), eouque- 
rie, cuir patent, cuftard, ^ ^ 

Dame (digue), danêee vives, débentureê, déchaf^ (quittance), 
département, dépêche (expédition), d^iiôt (gare), cleeiitution 
(misère)) diegrjice (d^honnenr), diêeatiê/aetion, dompleine 
(pâtisserie), dravé (descente de ^llots). . / 

Ecuyer (bourgeois), éditorial, élévateur, engagement, engin 
(locomotive), èfUr^ (inscription), equalrightieme, eepérette {eeM- 
de-vie), Mtim^fo, eetimée (état estimatif ), étage {^eatt), éva- 
luateur, eockihition, 

Faeterie, faieeùr (prometteur), >{^€ iJàtMiÊ^)fflaêque (gourde), 
flatte (bateau), ,/C0ur (farine), /rancAûe (liberté pQlitique),/r^/t 
(soirée dansante). _^ 

Gagne (troupe, équipe), gallon, groeerie, grdeur. 

Haneard (procès verbal), Katdee faites, 

Indietèmeiit, if^ormalité, if^ormewr (dénonciateur), inetal- 
mient (paiement périodique), iniroduetion, inveetiêeemmU (pla- 
cement). \ 

JingePiitme, jcb, jobbage^ jobbeur, jowr juridique, •' 

Kuouhnotktngimne, J ' ' 

Lecture ([conférence), lectureur, li^ (branche d'aflhirpç),. 
loeaêmr,U^emr,logue, 

Machinerie^ metttre<h-poete, mallf (letttes), marehamd gê- 
néralf marekondiêee eèehee^ marche (promeoadeX matmriie 
(édbéânoeX membre ^député^ mépris de cour, mesure (projet de 
loi), misdiUe (maldonne), monestroppe, moteur. 



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OOmiDilUTKMm. OÉirlBAI.19 



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Vbfeetion (6iii|)èohemèiit)^ tj^^mêè *iéfS^\ ojiee, è^ieitrê^ 
opératmrf Wtoifr (prémtflttl), onlrv (oômmAnde), àrdre-m- 

PamphlH,\pàp0rtnanë; pàêêHlê (VriEhr^y, jMciSQ0M«r, jMrMn- 
tàgèfpigumiê, pipé, phe6{yiVk, etc.), jiîftfi (projet)» j9M» (tiin 

4^ua/^/îea<i(m (aptittade^ 191^^ 

Àaf^ (>^i)} rapport^ réeofd(ré/r%géni^êr^ réquUùion^ réêth 
luiion. (projet !^e loi), rp^tonèobilUéy inm^cu^êe^ rcmn^iir, 
roUUûm, '' ^ ., "^ 

Sallê'Mtnerf iaucêpanne (cMierole), êeoHon^ êéeuritéf 9er- 
getU ef otmet (maatier), a^r^M, sasroonte générah (bonne à tout 
faire), ahaveur (usurier), êhippewr, (expéditeur), timph (ëclian- 
tillon), iite (emplacement), digne' (eèintiirûii)j mnogUur, 
snùqiie (festin), êociéU limitée (looiëté Mionjrme), aocia, êo- 
memt (saut périlleux), $ouê^ffHementê (Téteménta intimes), "^ 
ajMmtM (atteb^^), jptfmetir (fileur), Hatiant êuppari (p<^r- 
tisan), êmtekeur (aiguilleur).' ' -^ ' 

TalxMeonniêfe, iermêf théhord (plateau)^ ticket^ MM4ur, 
tranêquêêti^nj trouble (ennui). 

Wciggine, 



n,Awtsmcn 



Addiiior^nel (supplémentaire), «njeitftifB, ^désireux), appeMle^ 
approprié (conforme), aueun (un quelconque). 

BilUê eon^jflimentàire. 
, Diêgraeieux^ dur (difficile). , 

Emphatique (catégoriaue). 
Engagé (retenu), equmirigKtiête. 
Licencié (jpmtenté). 
^r^érentiim'f pr%vém , • 
Quid^. " ' 

^ÂeeponêMe^ roffe, 

iSïaôtM (détendu), ao/idSy (sans mélange). 
Ta? (seml^ble). * 



Actêr (jouer au tbéftlve)^ «drtaiar^ e^etâtir^ ^iUr k dire 
(eoroporter), oNMt/poiiMr, 
appropTtcTf 

Baq 

bâfter 



h 



'.••> /î^','r< .'•.■jk -! 



Baguer (soutenir), bUkr ^faotttf«r\ huer ^vainetè), hloquêr, 
^r (se sauver), b ommer y ioodler, ho^mer^ iloguer* 



\ 



XXX 



eomflDÉBATIOm OÉKi^ALBlI 



-lr*:! 



f^- 



OancelUr^ eauxer («ajôler), eharger^ eKuniquèr (ée dérober), 
ekéq%àWt elairûr (grtgiMr, oonj^iédior), m elairett cliper(t(màrH)y 
se eoffihinêr, concourir damé (partager), cofî/«Mftr jugêmetUy 
conn«c^ c<>n/0nafic«r, c(m/7er (rëdoire an lalaire). ^' ^ 

Déékarger^ d^rcm/ekUwr^ dépendremrj diéq%Mi\fier, drayer 
(oondaire), driU&r (faire l'exeronse militaire). 

Emporter^ entrer, être doMM les (dormes, être bien, être en 
devoir (de servioe). ' - 

Faire appUeaêion, »t/ermer (ae taire), JUerf/orgeffJba^. 

(rozeUer, goddamêr. 

Ignorer^ ineUer, initier^ irUroduire, investir. 

Jammer (jpr9tl0r), jobber, \ ' 

Leeturer, Ugiêlaier, U^fer^ loger, loger une plainte, lunchèTy 

Iffncher^ 

Marier, nutrqtêêr,. matérialiser, montrer, mouver. 
■• Noiijfier; '. ' ' ~ _ - , v, ^ 

Objecter, opposer, ordonner, ort^rtn^ (prepdre naiisance). 

Pairer, partir (Uncer\ passer des remarque», patenter, pdffer, 
peddler^jkaider coupable, plaider au mérite, promouvoir. 

(^idi^psr, {renàte é^xhlf^. 

RappeUi^, rectifier, référer, regarder, renc<^rer, renverser, 
résigner. 

Sauver (épargner), «ermV' (signifier), entier (régler), sÂaver' 
(demamier trop cher), shipper (euLpéâaer), sirer (être fait sir), 
sjtlaquer (larguer), smogl/er, sommer., spxnner. (filer), straper 
r (lier), supporter, eunicMer (aiguiller). 

Transiger, tranêquestionner, trtmbler. iii-^iv 



CHAPItBE III 



\ 



FonnM irançaiflas n'ayant paa, an France, 
certaines acceptions qu'elles' possèdent, au 
(^mada. 

Nous donnons ici, dani^œ chapitre, là ndmenelatiîre alpha- 
bétique, et aussi complète que pomnble, des eabstantifi, adjec- 
tifs, et verbee, anzqaeU maaqimut en France certaines accep- 
tions qu'on tron^e ao Ganac^. Ainsi qa*on le verra, les ahgfi- 
einaes contribuent^ pour aae bonne part» à grotstr oette liste, 
et m chapitre pourra ëerrir da ht sbrla eomma de coroUaire, 
ou de prolongement» à l'examen ^dea formes dialeotalas an- 
glainé dosit il ad^jà it4 qumtîen plaa haut. 

Les mots, smvant immédiatement ceux en itidiques, dén- 
gnent les acoeptiona usitées au, Canad^i^. 



l 



COHMDARATlOirft CHtvAftAtBS 



ftKCnOJf I.-^SUBflTAimFS. 



XXXI 



AJlxyrd^ loxX(b^^-âceommodat%on^ acoammodement-T-aecomp/i»- 

'semefU^ qaalîtë-^^-aceprd^ oànvéntion — acquêt^ aTantage-Va<;i^ 

* loi — addition^ supplëment— r-o^^U^ ruse — ^^n^ chef de gare 

—-<i^ra/^y fermoir-~a^rièf, attelage «^.at^^ homme mAl 

grelet — ^atr^ arrhea— air^' ap]omb-^*ai2^ bille— o^^^J/u/, allé* 

gation — allonge,^ prolongement- aUuref démàrefae — amalgt^ 

mationy hiudon^-amarrage, action d'attacher — atUmauœ^ bes- 

tianx — apologiêy exouae — apparUmeiU^ chambre — ^ppliêant^ 

^ postulant-^ a/)j»/feàlipn, demtknde-r-^ppoifûf ce qui tombe à 

pointT— opp^tnfonMfit, rendes-vona — appropriation^^ crédit^— 

aria, querelle— afttMi^P0ur, r^ÎMireur — assaut^ voies dé fait -^ 

(Oiêeêêêur^ es^mateur — oêêiêtaneey prësenoe-^oMoci/, compa-' 

«gnon — aMuraî^cêf oertitude-^i-aUelagey harnais — attrape, piège 

, — aucKetiee, auditoire^ — aucft<^ur, expert — auditiofif vërifi- 

' cation — avancé, all^ation^— arano^, racontar— avarie, malheur 

^-aviêeur^ conseiller — avorton, homme malingre. 

"Badome, impotent— ^i^/tV chef de huissiers — haii9e, feuil- 

t lage — ballon, crinoline — hande^ musique — bawfue, levée de 

\tém— banqueroute, laillite — baptême, réunion pour un bap- 

'tdme-=-^a^i«latr0, extrait de baptême, -^^arfre^u, hanneton — 

barré, buvette— 6a«, chaussette^-Aa«ct4/i0^ jeu d'écoliers— M<v 

ment, dépendance — bâiiêse, édifice — batterie, voies de fslt— 

batture, atterrage — baudet, lit — baïutr, fête de charité — bee, 

baiser — bedon, bedaine— Ae^^vM^, imbécile — 6èWffi«, «voiture de 

boulanger— Mt«0, sottise — beurrée, tartine^ — bibelot^ pêle-mêle 

— bUl^itj yàlt^^bloe, pâté de maisons — blonde, bien-aimée — 

^ifUêe, habit — boiêeon, eau-de-vie-r^, cuvette — bombarde, 

fftfimbàrde — bombe, boutllpire— Aotx^ o6té — bordage, nvaflé — 

boiVée, tempêta — bordure, paséementerie — bo%tde, nœud de. 

cravate ^-bougon, bout — iouttfotrf, chaudière à vapeur—: 

bouiUon, renflement d'eau — boulin, tronçon d'arbre — wmqkiet, 

Jleur — liiofurgéoiê, rentier — bourrée, bourrasque — brtmeard, 

reste de cartes— ^raii^Aé^ état, occupation — broêêage^ mélange 

— hroêêée, ohsiodroniiée bramin^ ce oui peut êtrâ br s ss é * 

6meorie, bravade — 6r(/^* sommation — briecUe, bretelle— Mn, 



■T- 



cnose menue — b roê m , svwlade hroeetur, noceur — - brû- 
lot, oourte pipe — bêÂtur, bOcherén— MiltM, marehandites, < 
eJMt% etc. ^ 

• Oab mt mr, intrigant — cabaret^ plateau-^-«a6tfMi; aiinoirc^ — ^ 
^oa6oeAe, iKmrgeon— «oeAéMs, jeu d'enfants— ea<ln«, tableao-r- 
oadrhn, ho rfc y - eayi, trafai de bois— <»Ao< ornière — eaUeke, 
chapeau— «d/tfié, emih— calotte, casquette'— eamfruM, poêle — 






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oon8ioAbatiov« nimiaukjLWÊ 



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camp, habiUtioade^oheroM'^-eàfMN^i'boiiUloté^ 
imrd ifemelle— HxmiM^ hohin^^-^canian, nouveaa territoire — 
cap, cmnl^^-oaipoi, pardewoa — ea/tnagef tapage—eony, iquAre 
— eorrto/tf, traîneau— «a#7tii^ bonnet — otMfiMu, caisson — coiNn, 
poupée — eauêet motif — aavalîer, bien-aioië — ekangej monnaie — 
chantier , établissement de^ bûcherons— ciliir, wagon— «Aarys, 
réquisitoire — cKariot^ corbillard— «Aarrett^r,' coçber---eA4«m, 
fenêtre— «Aatùfi^tf» chute d*eau — ehausêofif chaussettè^^-cA^- 
rie^ direction de narti— cA^igftM» jeton — cAioon^, querellô^eAit- 
mère^ lubie — dvrétien^homïo» blanc— «tre, chassie — dàque9t 
caoutchoucs — clenche^ loquet— «(«rtj, étudiant— çocA«, sottise— 
cocOf œuf\T-€oeoiierf coquetier— ^<0o/, cravate — collecteur ^ percep- 
teixr-^^collêetioHf pCrceptioh— eo^, faux col —eot»moc^«, la- 
trines— eotfipa^ie, épouse, fiancée — comp^ra^ baptême — 
compéittiont concurrence — eompoêiiipn, arrangement — comp- 
tant^ no^X— concession, terrain concédé — conducteur, chef de 
tTMXi^'-connaisMance, relation — connexion, raccordement — 
conêtitu0fU, électeur— eontoiltf, quereUe' — conviction,, condam- 
nations—copie, exemplîdïe — cordeau, rêne — eorpofei, capOral 
^-corporation, munici|^té-^^0Ôr7i«, gilet-^-cory», cadavre — 
corvée, travail en commun— eoflufiM,' uniforme— <xm/^, iwllon 
— coup, éhance |iu jeu — coupe, entaille — coimn, ami — 
cdtkvert, couvercle — couverte, couverture — couverture, toit 
^couvre-pied, ^urte-pointe ^—érampcy crampon — cran, 
cavité — croifue, fente — crotM, vilenie — créature, femme— 
crémonne, foulard— er»62e, partie de train de bois — crique, que- 
notte^-crîfftM^ grillon '-~ orocê, favoris — eroi^ épreuve — 
croûte, neige durcie — cuite, fournée de pain— ctilotfof, pan- 
talon. • • 

'Dallè^ canal — d<i2o<, rigole — deniM, épouse, digue-^^t^^arrat, 
cabinet de débarras-^-cI^fM, misèr^^-dS^ftorcI^ diarrhée— ^- 
cAatya, concordat— d^Adte, escarbilles— d!^M>ri, déoorat^iona — 
dtfaiiUant, qui manque à son devoir— 4<ii^Uo(t<iofs détourne- 
ment— -«{«liioistfae, fille — dénariement, comptoir, rayon— «it^ 
ché, expédition d'affitir o s-^ dépenee, consommation — dépUitoMt, 
personne p^ sociable— ct^Jvdf, gare— À^ml/, aisistant— Âifiraf»- 
gement, changement— dl^tM^ descente de billots— «IsestMi, idée, 
intelligencer~ifet<t<ulù>n, misÀre — détour, effort de reins— ni»- 
vanture, devant— «KmneMe; cimsc, éniome— <%im» amon- 
cellement— «IM^nm, certificat -^iegrdoe, honte, déshcmnenr-^ 
doucimft, cuir a rasoir — douelle, douve—-<fo>nttf<t chandeBi; — 
dretgue, aliment pour les porc»— «/rniiM, partie d*on tn^ de 
bois— (IrafMou, hng^ intime^r^rcyue, a^^t à ^wt-^-dfrék, 
drdhêÊe, fiancé, bien-ai|née. 



OOHnOÉBATIOiri OÈKÈBMm 



XXXIIt 



"Boalêf ^eaUle, ooqaille^ — éeKoM^iêont refroidissement -r- J 
idairt^^ 4éhiùhtmÊik%—-é(m, pièce de 00 m>v»-^éeu^er, bonr- 
geoiii-Ht^^ ïùmrdhàMhB$ ^ ^ariy hwïàe---éff^^ éni 
iMge— ^&Miy itistMit — étépaçe^ Vacation — élévtUmTf Moenaettr 
— i^iMfMrtûm, éndssioii -^ émbr attemB n f^ ëbrmseoHMiiU» èmpth 
fuêioffêf emballage —f #tieimn y gii i é i i l » «c lt a h i lld s g e-^ <fyy< 
valet de feniie--Myti0miMnî, rendes irom jw^, maohme à 
vapear — enÉre^huoB^ séparatio n ■ m^êré à, inscription éridMê^ 
rideller— éêcarré, action prétentifeuse É êo imêêê^ longoear de 
temps — eêpatoey intervalle— -«ifomae, poitrine — étoffe, phase 
étrange, étranger— «EAtMliofiy exposition~'«»î(^ déporté. . 

Wafoni maintien graeieux—^Mmlr; prometteur— ;/^im«ttM, 
•sorte de pemme^-^ro^iid^ fiancé— ;/ï>rofn, éruption cutaoé^r- 
faubourg, village— ^^, saoulade—^^ incendie— ;/lhw, haricot 
r—file, l iasse J iUe, servante— ;^2^, le beau sexe— ^wseml, 
élève de dernière année— ;/!o26«» rognon^-^^^mèe, flamme— 
JbMêquê, gourde— ^/MiM, dauphin^^-^^Wr, farino-^Smdli, endroits 
de pêche— ^/WisfjKer, homme de chantier-^ôri; fsjwe— ^^, chef- 
lieu— ^ôsss, étaing— T^fi^pn, dép^ de billots— ^mrdAs, bifur* , 
oationr-:/bfir»ffiM|fil, provision^-^h^i^iMnlalMmiConr laite à une ^ 
iemma^-fripattéê, hachis— :/rioAe, terre viefge~-;/Hooi; ragoût 
—frvngaU, laim excessive— ^Hioii, boucle frisée-^;/W#(mi^ 
vagues bhuichiÉsantei^yWl, f ruitr-^in^, excréments. 

Oa6ton, abri de chasseur — gog«^ salaire — çaUkÊrdê, bottes 
sans semelles— ^o^, escarre — gaUriey hiAefm—gùirtetù, corde 
quelconque — garçon, ftls, eélibatair»— ^MMMlridls, bouette à bes- 
tiauj t per og, gerçure -*» ^y si fes ^ simagréM — ^ ^t^icsf, longues 
jambes— -^Msofb, action de s'amuser à glisser— ^i^tisotfw, *ppa^ 
rail à glisser les biM o ta y <o6é».cKf4n|née de lempe— ^mlroii, 
gottdw m i f é uh , bouche— ^omyiaHM^ bi^joue de porc — gratm, 
eheminiée ds fusil — /fwtiM, chose men ue ffra nd, gnuMbur-— 
gramd^pèr^, entremets sucré >- ai t i Po t iy débris de pierrss— yre- 
din^ tkyx^—gnbouHBêt quereUe— yrosstcr, marcmand en gros ' 
jfuêpiêr, embûc h e g u nd ê, loquacité.^ 

^nMfaMii; pajian — kmokarmm, hachoir— AotMM, demi-gnûtrs 
médissnee — komiÊt timidité— 4mib^ peadnls^ 



Jfiéê, intelligeiiçs ignmmtâ^JmÊà renseigné — U^oùrpcràUim, 
^fe cti on en oorpetation— 'tM^bfWMlMiiii leuseigiioiueiit ingé 

'OfttiuMa*'*~ffifitMfiMifi0fii pivsiin" 



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OsMiidétaU» 

jambes— ^(Éy i is llg y «ohettiiëede n 



croc 6B 
légumes d^Dlll 



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OOHlIDÉRATIOinr OÉHÉBALBÉ 



I 



ot»— ;f(mj9<irt0, réflexioii, •or€elleri»---^<Mipi«tir, aorcier mii* 
wêgô^oug, mmiàea-éoof^hùvp--jubép gMerie^mphithéâtré. , 

La9a^ terme de ehmam lampéB^ " forte qne^j^të de boinoii 
— tonMlte» «igttilloii — ItmçtiêHêf terme de c hin e lard, pore 
— Udure, co£iér<m0^'^4eetùrtmr, oonférenoier "^ ^^e^ terrée 
ëbonlëee — lisum, letrÛM»^V"^ brenehe d'affiû r ee ■ I mo Hf 
timon — limoniiref tnkTatl de voitare^Mee, rmil — hquet, mé- 
dftilloii-^iMarfM, fenêtre en mâMMrde — lutin, g^e mal- 
faisant. 

BfocAtfMrM, machine, maphinatioii — magoÉl^ ëtablie- 
sement de oommeroe-r-nui^ptai, tours de magieien-^-imiClrefM, 
bien-aimëe — mt^or, jeu 4® oartelH^-fiMi/AeMfwtMB, viotîme d'un 
aocident— mo^, poète— moticAé^ tajan — tnantÀan, manche— 
manfftr, noorritore^ repai ^- man^onee, oaohotterîe^^-^nàfii- 
veUe, petit camionr—eMifiiie, insecte— «nafietr, rësidenee set 
giuiania».<M<M.9M, ofi«i»è^^m<ml^ euÙMie-mari^ pr^- 
menade~-iiiar0, mer*— mortfkMMi^ oomiolions — marron, c$^ 
tre de collège*--mali^ pus — HMiltirtl/, éol&ëanoe---WBantgrù0, 
artisan^ — mScUoine, sorcellerie — membre^ dépoté — iMeviolIflf 
gant — meni^TM, meniMMige ^^ mer, Saint-Laurent— fnetufw, 
projet de loi-^iêérable, petit rine — mUoine, olRôe prot^tant 
— moine, toupie-— «noftcit, gens bien nëe~-moiU^ odte— «no- 
ïeur, proppseur de motion — moule, terme de chesse moulin, 
machine» usine — mùnH^^e, falaise. 

JUaiionê, sauvagea— n«f9>p0» petit Terre — tiotreswr, ténèbrèe 
— noUee, avis — nourriiuréi table— iM>ya«4| liqueur — nuag$, 
foulard. 

Obfootion, empêchement— odroiy subvention— q/^^itue, d^ 
-—ofiee, bureau — ojfiei&n, membres — oraieur, présidient — 
ordre, commande*— o^^Svre, horloger— otiMt, pain à cacheter— 
oulmge, infamie. 

Pair, pis — paletie, via^km-'—pamphUi, brochure— ^ rnt xMt , 
table— fNHti/MK, trottoir- ' p ar e, endos à gibier— ^lanlwiiM^ 
chao s s mee parl e m e nt, bavardage — pa^ marche péteager, 
voyageu r pa ee e, billet gratuit paêenauf^, erticle de jottmal — 
paiaie, pomme de te rr e jwil i uli, hmfMrrpaironagê, clientMe 

p êeke, fllet p e lo t e^ , balle à jo|Wi^ Vj st i i il < ^ or ^ ^ mtélmt , 
linoléum— IMlisfv^pile «^ jwfiMtir, .|peiiBron--yisisii% lâchie->^ 
pUiae^ bourgs ville^ e tc ^ p la ine f variété de bois jrfain» projet 
--planteur, chasseur— ytol^ /ùrs il , terrsme pli, levée— ^mm^ 
sao p oi nie, trait morda nt f oieon, femme méchante p4ie, 
^tnnf^^—ponee, gtfigr'piarémU, photQgreph ie jw e ft'Hon ». Iner ^ 



^ 




0(|WIII>AR4n<Wt OiHiEAUHi 



neige ohaieée en pçwidre p rélimê^ oi<é- 



poieoi^-4''^^ firatetteliQCL / ^ 
QlM<rf(^«rt>otS ewapélenee yiupri» baril 

Roèoi; aa^ent moc& rd fm mit r^ooooilietîei^--fiMr(Wy ooiidè 
de elieiiiiii — râ^^ vente de charité, r ew y , chemin à le^oiiin- 
pegne — mf^pef, abrogétion — raifyort, p <) e èe ▼erbrf'-^rwi<<^ 
ohMiMQre à neige — ravage^ tnoe~~d'iuiunâl--'rf'^^UMtf, onttneire 
deomaine- — réfipotiM, ripons — r^îiîlion, requête— li^tidlml,;^ 
hebitent — néSmlnM», domicile — ré$%gmiiion^ dëminion— r^W>-^ 
/tiiûm, proposition de loi r-- rêèponêobUkéj lolvabilitë --; r«*- 
«o»ro«,eJKMiroe--*-r«<omMs, c6té d'une choi e rgeo/tw» embma-^ 
' r»;M» mben d^ bois — rîWb, pUiaenterie — tv^m, vaurien,— 
rofM( hippodrooM^ ^ . 

SMifT^ sablière—joeodi^ abondance — ^§acr^ juron — «o- 
^àtre, appointementa — ecMM-eoMir, qui est sans pitié — mjm, 
tamis— eoMCMr, saucière — «m^ chute d'eau^~-^i<iM«a^'ii«y chair 
de gibier-r4ieHNitei, pantoufles — êovonnetié^ blaireau— -jvm, 
raillerie — «sci^uses, laps de temps^—Melioni tronçon de chemin . 
de 1er — 9éeuriUf garantie — Mtne, filet à cheveux — êdUêr, boor- 
relier^i0m62anl, avi& opinion — êéminariête, oollëgienr-eMt- 
iimeni^ odomt-^éniàf fascicule— mit», m(;>^\e^nège, "mandat 
• —^4^fUlf gorge — tijffUwt belette —«^ emplacement —aoe, 
échinée— aoelO) eau de 8e],t2 — êœwr^ religieuse-^ao^^fMtias^ clir^ 
latan^-^o^, tournesol — êolUudê^ solidité — 9ol%v9aiii, soliv»-* 
souhatmmsnt^ sous^eot^-acmet, sourcil — ê&uffle, pousse — ikmfiely' 
organîe rei^iratoire— aoutOa, porcherie — àto^îon, gaxe-r-atiertar, 
cfmployé de sucrerie— ^fftl^l^Mftbf^ conseil— «utaaa, apostat^ 
êuppori^ partisan — m»¥î0lê$, oseille — m/^rtou^ habit--^»re0fMftU, 
hAte-^fya<^fiM, princigi«'/\^ ' , .. 

■ ^ Tok^^ fumoir •>-- IfiM^ touflb— ^oftnma, ennut — Utipé^ ' 
aupériorité— 4a|iM^ honaae f atyMt, homme groa et loura— 
diqwaitiôii de pièges — ^0rm^ durée d'exercice larrîwé , 
vase en fer blano — âmen, raj^-— lire, tirag e lom èè , eer- 
ceuil — AmiM, chnte— "IdfMirs, anuMkm—lèeiM^ pelote de sacre 
— lorolOM, aooillon — totyi iirta, tabae emwaé-UoMAi^ pipe de 
tabaè — loiifMi, boâSteve-^CMirt habil^ fhm — tet ir iHy W ai; ami 
en tottraw A ■ to wrti ^ pigwn ■attvage---4oitriî^ pIM de pore 
I tt tfni broit lit i iw a ^ tmtneao — fmfiMfii, ehemm dlûver — 
Irotto iif', qui traite avee ka aauvigea — litm e tf , bjnanamwd Ijé" 
«eâiafil, onvrier — inMef«% traveia ëe I n eaer a ia i v bâtean4Wr 
veaiie r i fT pwf % ^nenr :ir otié l a » mal, peina fuyiê^ ehepaan 
haute forme. 



A 



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ZXXVI 



>irni> 



conmiÈLÂTioin oihriÉALit 



XlnévenUaire, élève d*nnîveWlt4--M#âii<», «iftg^ pît^ige 
---ifi^ittritfr, qui ose laotl«neAt. 1 ,^ ; * 

Yocancêf vmoknemrr'Vagtief courant «tmcipli^i^ln-^»^- 
tonlMe, lorUnteriA — wUêrUiHf vaXentine r-^imUur, Ups de 
tempe ^vàliêe, malle— twt^, àék cottdtre, ymié-^-teilUey soirée 
^9ér%n«t tabac vett^iférUé, jwtea«e-~t»ri»»n«, rat», souris— 
twrte, eitoelleRce~''tM«<0rK^let — vito^» coquin— wt/ter, volée 
— voUé, correctioi^ eorporeUe— wlaHofi» vote— ooya^ charge 
—M>ya$mir, découvreur. 



sionoir II.'— -ADJacrnia. 



<^. 



Acagnardi, hoVLtrvL-'-additiânnel, supplémentaire — ambi- 
tiewéf etîtété — anxieux^ désireux— a/ip^/aftfo, sujet à appçl— 
approprié, compétent^ de cirponstanoe — argefUé, fortijné-— 
OMermmié, reçu, iait sous serment— ^ittouti;, quelconque. 

B^ftibard^'m^isant— 6arr^, moucheté— McA^, éclos— W»^, 
gél^— 6on, solwie— ftmt^rrf, qui pleure souvent— 6raw, 
beau, pimpant4-*rdcA«, brèche^Jent. ' 

Oaîuelf sujet à accident — chargetml^i qui demande trop 
cher-^^tMMm, rustre, grossier — chenu, mesquin— ^Mfi, mes- 
quin, vexantUnîAoin, excellent t~ conjotnt, collectif— corw^ 
çiMne, important — eùntUiani, conséquent-rC^iso/t^, capitalisé 
-r-^ûrrect, exact — cfYi|K»u€t'infàme--^-cra«wttaî, sordide, mesqi|in 
■^-^rieustf «pard— ctwAu, bancal — crû, humide et froid-r- 
ofW, intramble. i^ 

Tiélurét, malin, madré— flïAfiOf»,' vexant, ennuyeux V€fcfpa- 
reUl4, incomparable — cfûcr^<^!iair0, loisible— (^uj^rocMiia;, 
honteux— cfoifi|[><^r intelligent— dr^, curieux, exiraôrdinaire 
— <frt*, nombreux-^^r, rigoureux. 

Ef^récM, quia perdu d^ dents— ^ti^u^ instruit— ^myonl, 
extwwrdinaîre^^^w^/étourdi—tfti^W^, occupé— 1^14^^ char- 
penté — équipùiienit indifférent— /Itr^ abattu — éfi>enUe, co- 
quette. . . ^ ' 

r9iïdi«,efaintii^timide^aMli^> 001^ qni «^ «n 

hr-^Jier, content-r^Mnol» un pen kantai|i---;^aMrHS pwp- 
tMx-^ofMf,.qni est m foiid»-i/'or<im^ riiohf^r^^i intel- 

' ; QrM^rkh^'puiMaafti'- - ■ ."'^^ i'"-' ' ^ ' ' I ^ 
'B^mMà^ êi pl è gte Âo mwne, iimidâ - / ^^ 

lR^pai/<ii<,^ e^^ilei---tfi^M»fi6{«, fîdièttle* ^ f î ip my ^giil, ré- 



COKSIDiEATIO^B oAvliBALIS 



X]pE¥II 



\ 



ciiMble—- tnepfWMtoiU, inoonaéqueni — inoorporét eonMitaé — 
i$uiignê^ vaurien — ùi^formé, quu a de. rinttniotioii^--HifUMK*^ 
idiot inêen êiUef évsaxom-^tUenabU, non tènable. 
Juridique, p\Mdah\e, 

- BCoficAo^, maladroit — n^iigué, qui ne vant rien — inoMa- 
cmn^ ennuyeax~-m^^;AafK, mauvaifr-moti/<r, bien i^t--m<m- 
fcmneti&i, 'pommelé" — moyén^ d'ftge adulte. 

Pa^, obèee — paré, prêt— -jMtrrt, déchiré — fxusoffèr, panant 
— pcUaudf groe et lourd — patenté, breveté — pkUêant, agrteble 
— pleureux, qui pleure touvent—^ÎM^, ridé-— phmbeur, plom- 
bier — jpréjugé, prévenu — prime, hâtif — privé, confidentiel — 
prononcé, gtatué-^prcyne^ convenable. . 

Quo/t/î/, compétent — ^tlte, disponible. 

ISUipportable, inscrit — réêolu,*grQê et gras — reêponsable, sol- 
vable — réveillé, espiègle — reviré, apostat — roman,, amoureux 
— rouget, rougeaud — rude, sans souplesse. 

Sableux, sablonneux — sauvage, misanthrope — êolide^ réel — 
eouffrantf douloureux. 

travaillant, laborieux — trempe, trempé. 

■$ 'paillant, téméraire— «^«tix, roublard^— t>9ttle, chétif — vi- 
. ^oureua;, robuste. _ : 



^ 



sJscrnoN iii.—verbes. 



Aboutir, prévaloir —^acoignardir (ê*X devenir bourru — 
adresêer, -haranguer — amcter, influencer — o^ftmttfr, rencontrer 
face-à-face — oAurtrrimportuner — amalgamer, fusionner— 
amarrer, attacher — ambitionner, ^^entèter— amener, montrer 
— amollir (e*), s'adoucir — anticiper, prévoir — appareiller, pré- 
parer — appeler, convoquer — appointer, nommer— appropr i er, 
affecter, destiner— ^rran^^r, réparer— arr^ltor, attendre — arri- 
mer, préparer — arriver, réussir — ttsêemUer, faufiler— amtfor 
(V^ s'aèseoir-^€M9um(?r, se ohaiger de— ^itts^^r, harÉsoh^ ^ — 
augurer, présager — ao^ntr, plaire, convenir — aventurerait), 
all^ loin-— àitilwr/ concilier >^-tt«(MM^^ '^ 

BabiUer, médire"-baii$er, orner defeniHaglea béeeuler, rea 
verser — beequer, embrasser — bloêphémer, outrager — boUms 
s'attacher — bouéiller, remplir de boue— 6nu229r, pleurer-^ 
brandiller, brandir— ftritçtMr, dépoeer— ^rqsfw, mêl e r ft r sygr, 
brojer — iiroeèer, faire la nOce-r-ïnUSnr, dépasser à la cou fK 
Me«r, dégrossir. 

Oahaler, intriguer — eabaner, camper— -«al00r, avmr sommeil 



f . 



XXXTIil 



oosmoÉiATioirs otnimÂhaB 



i 



— caler, eofonoèr duiB !*6m—«winfrw, jeter a a rtwo fc r, tituber 
—soarrw (m), l'imtftllar à ion ■ l ie MH^f ierf pronTe r eh t mi tr , 
répéter— ^èAofyn», fixer on prix — ckicoter, mgÊCV t d^ ui er, hâte 
une ohtkte — eiêaUUr, glUsher — cUMpùUr, «giter l'eMi— >-«loo^r, 
loûimt—'eognêr, fraf^r à une porte— ^xmiMfMr (m), ae oon- 
oerter-— fxmiroeitfr, signer contrat — coniêr, donnmr des coups 
de corne — eotir^ se pourrir — eoUmnier, rendre floconneux — 
er0V9r (êe), contracter une herni e e r i er, gounnander — cui- 
9ini8r, manipuler. 

"Débarquer, descendre de voiture^-fij^rrsr, ouvrir, tirer les ' 
verroux— <i^&tltfr, découper — débouiêr, franchir, doubler— fl£^- 
ca0er, déranger — c^^b^orp^r, congédier — décoller , lever — dé- / 
etoêser (§e)j £aire s|k toiIette---T<i^tr0 (se), tromper Fattonte— > - 
dédoubleTf franchir, doubler— <i^/ènc«f*, enfonoer — dégeûter, > 
décourager — dégoutter, être tout mouillé — dégrader, tomber, 
ab^ttre«--«2^^r, délayer — démancher, défaire, luxer — démar- 
rer, détacher, déplacer — démêler, détremper — démonter^ trou- 
bler, décourager —rdépendre, compter — déplanter, pousser, 
abattre — dérougir, àé6BO\x\er—déêerter, décamper — déshabiUer 
(êe), ôter son paletot, etc. — dételer, Iftcher prise — détordre, tor- 
dre— «feîtrem/itfr, délayer~-<i^Mi^, descendre — devenir, venir de 
-—dévisager, regarder fixement — dévorer, blesser, endommager 
— dire, assurer, soutenir — (iMpu<0r,gourmander-— c^isç'ua/t/^r) 
rendre inéligible— ciioc^tner (se), se dandiner — doler, dégrossir 
un tronc d'arbre — draguer, nourrir les porcs. T 

"dealer, écosser — écarter, égarer — ^akapper, lâcher prise — 
^houer (s*), atterrir — éclairer, , faire des éclairs— /c/otér, fon- 
dre en larmes — écomijler, espionner — écraser, abîmer — éeurer 
(s^), s^laircir — éduquer, instruire — émaner, émettre — em- 
barquer, monter en voiture, etc. — embêter, tromper — emman- 
cher, maltraiter, rosser — emménager, disposer, arranger — émo- 
tionner, émouvoir — emparer (s ), s'empresser — empocher, 
mettre dans un sac — emporter, adopter, approuver — encaver, 
.enfoncer — encourager,, a^halander — endormir (s*), avoir som- 
meil- — endurer, être heureux d'avoir — e^faùer, emplir par-»*, 
dessus faîte — enfoncer, réfuter — entailler, JEaire du sucre — 
eifUortiller, vêtir chaudement — entrer, ihscrïre-^éplueher, net- 
toyer, rosser — espérer, attendre— /IriWr-.', critiquer — éventer, 
inventer — eoociier (s*), s'aniiAer, s'emporter — exercer, exécuter. 

^ VaiUlir, faire une action conpable--;/«rmer (se), se taire — " 
fêter, faire la nocf — -Jicher,^}eter-^Jignoler, se faire heAVL—JUer, 
produire~;/l!a7U«r, flotter— ;/ltrfter, diriger— ;/brcer (se)r se don- 
ner un efEort-^/ôfy^r, commettre un ùiux—/ouler, tasser la 
neige— ;:/ôiimtr, suffire — fréquenter, faire la cour àiune 



y 



OOHUDiRATIOira 



ÉBâfill! 



?%• 



femme, oogaeter^-^/ricaitér ("m^ fle moquer— ;/Hool«r, fiiiue lee 
apprête d'on feetm. 

Q[ù09r, happer au p a iiage - g agmr^ pÊnn^rT-goffnêr, irabioice, 
remporter — ^ô^ofMr, ooarir les ruée — falvaudêr, r^f^htmàer 
"-gardsr, regarder>--^wrft0r» fournir des gerbee-r^ri/Ksry dé- 
rôbet^~:^oclrofifi^, enduire de goudron— ^ropi/Jer, laisir avi- 
dement — ^pratter, eheroher, fureter — priUer, brûler au loleil-r- 
grouiller, bouger. 

"RabUler, écoreher — Kcibituer, demeurer — haïr^ déteater-^ 
haUr, tirer à soi — hwâmer^ garder, nourrir durant un hiver. 

Iffnorer, méconnaître — ineiter, provoquer — inearporer, éri- 
ger en corporation^-ff|/fu«n<$er à, pousser à — inUier, inau- 
gurer — introduiref présenter — inveHir, placer^ 

Jongler, songer — jouSr de^ venir à bout de. 

Lo^r, .(Hier me de chasse) — tâoKert quitter — laiêmry quitter — 
— lampeVf boire à l'excès— ^dcfur^r, donner une çonArenee — 
/o^er, contenir. 

"hidç^rf meurtrir — mandery demander — manigancer^ agir 
sournoisement — manquer, être sur le point de — marcher, aller 
— marief^éponsèr^marquer, inscrire— -m^for, dresser-^-mwwr, 
s'ébouler-^mo//tr, se détendre — monter, garnir — montrer, en- 
seigner — mortifier, vexer — moticher, corriger — mou»/^, pleu- 
voir — mouliner, s*effriter — mouver, déménager — moffenner, 
s'arranger. 

Notifier, prévenir. 

. Objecter, s'opposer — opposer, empêcher — ordonner, com- 
mander. 

Partir, lancer — passer, Voter— pcrfen^w, breveter — payer, 
porter pipfit — peigner, battre — pendre, suspendre — pen- 
sionner, loger — pignoeher, battre — piler, marcher sur — pisser, 
se dérober — plaire, SAtiB^ire -^plagu^r, placer — pomper, son- 
'der — poudrer, neiger en poudre — pofisser, lutter de vitesse-^ 
prendre, comparer — prévenir, provenir — promettre, assurer — 
promouvoir, faVoriser. *^ 

Qttt^r, cesser, laisser. ^^ 

'"Eiadouber, réparer — rdjler, vendre par tintge au sort — rai- 
sonner, chercher à convaincre — rajuster, remanier — ramener, 
remettre k la raison — ramoner, ^corriger — rappeler, révoquer 
'--ravaler, ruiner — ravauder, faire du tapage- - reccmrrtr, re- 
oouvrer<— r0c<i/Î0r, rétablir la vérité d'un Uiin-^rtfirer, ren- 
voyer — regarder, paraître — $0 remparer, s'emparer—fVfiean- 
trer, faiire honneur à — rendre, faire entendre — rentrer, entrer 



/ 



XL 



CONSIQAbATIONS QiM^lMB 



"-renvêrêeTf infimier — êe reprendre^ prendre, «a revanch^-p- 
retiér f rénâer^-^^rèlapert tromper— m retirer, te loger— f«- 
kmmer, faire apoetasier—WnMr, battre-'-tidfer, reprendi^e— 
rdfir, geler^~-rou/«r^ fn^pper. ^ 

Bahùler, secouer rttielèineni-HMm^ifr, fpiiettèr-7^fi«9r, plon- 
ger — êauveTt ^pai|^er — scalper, iSoorcher— iciér, r»iUer— •«- 
efmdeVy appuyer — 9eè<mer, gourmander — êeifvir, mgnifier— 
BirotéTf pleumicher^-«07iim«r, appeler — êonnâr, battre — êoriir, 
éf!iX^r-—êouleverf réprimander ;=?- êwicéder^ réussir — iuggértr, 
conseiller — ;«tfp/>orter, appuyer. 

To^Mmner, tapoter — Uu$€ry mettre du bois en tas — ten^ 
péter, souffler en ra&les — tendre, disposer des pi^es-r-^tfrrir, 
aterrer— ^|r, traire— -toyuer, heui^r^ — touer, remoniuer — 
toumèr, vB* — <raffi«r, voyager en traîne — ^^ront^er, régler • 
-^rempef\!lffLéohiT — trimef, metitre en état — 4ripaler — manier^ 
maladroitement— <rott6^, déranger— <u«r, éteindre. 

'Stàtoir, posséder tant — veHUer, passer la soirée — verger f 
battre, corriger — virer, tourner — voler, jaillir. 



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plmcu>AUx buTRA^ 



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ooMSui/Mt ar omMi 



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Noos dcmnoot pltw lom «ne lista «uni oomi^ète qaè poMÎble 
des priaciiMiix oayniges ecmsnltés pour la prépMstioii de oe 
diotionnaire. ToateCois notre devoir ne saurait se borner à cela, 
ear pinsieiirs^ aotears fqreni plot^ pour nous de ^véritables 
collaborateurs» et noos devons ici en toute justice attirer tout 
particulièrement sur eux Inattention du lecteur. 

Inutile.de nous appesantir sur les services que peuvent 
rendre, dans un travail philologique, les deux dictionnaires 
^itiré pt BeêeherdU. Ces deux ouvimges sont les catéchismes 
mêmes qu'il faut avant tout consulter. 

Le DieiiUmnaif de Faneien langage ftunçavif par Lacurne, 
le Gloêêair» de la vallée dHyh>eê, par Delbonlle, et le Dic- 
ItOfMMiMV de Paiaie ilTormoiM^* {mu^ Moisy, méritent aussi 
chacun une mention spéciale. A la vérité» il senût difficile» 
croyons-nous, de trouver de meilleurs guides pour l'étude des 
formes dérivées dee anciens dialectes de France. Pour notre 
part» no— leur,sommsa4Psdeysbls% non ^seulement 4l'avoirptt^ 
mettre à jour mainte é^rmologie obscure^ mais en outre d'avoir 
ptt «empiéter nos HJH Éi plm à Es^ë de nombrrasss citirtions 
tirési dés vieux te]ÉliiinMMBais.iie cémmandement : ** RendM 
à Oéisr, «te." ■'appli^lti pournoM das» toufe sa rigueur» 
et BOUS lui obéissons, d'aotMii plus vekmtieff^ qui! nous repu- 



.> 



f^ 



/ 



zûi cMTYiuoif oomounii n oiTii 

garnit de nom parer aux dépeni dtetrni d'une r^tiKtkii 
d'émdit, à leqaelle noue n'avoni enoiin titre. Du refte^ qa'eet^e 
en irnnme, iqwèe tout» qu'un dictionnaire queloonque," iinon 
une supecpoeition de tmTain ledoogri^liiqpiai antérieuni t 
Notti avons agi en cela oonune la plupart dee lexioographee, 
o'est4-dire que noue avoni pris notre bien où nous le 
trouyions. 

Oeoar Dunn a écrit, il y a quelque dix ans» un Olatêoire 
CanatUen-Françaiê qai est dei^nu daftnlque, et que nous avons 
étudié avec prol^ car ttoos j aviQSM tsouvé pi w u e wrs «loto et 
ezpresttona que nous ne possédions pas éuparwvaiit dans nos 
notes.' . ■ ^■■■^ 

Pènr les anglioisines, nous avons eu surtout recours k 
Tardivel et à Buiea. Ce dernier, entr'mntres, nous a été très 
précieux, car, 4 travers les exagémtions de sa verve caustique» 
on trouve ches lui exposés avcc unç grande clarté les prin- 
cipaux Tices de langage que nous devons^à notre contact 
continuel avec les Anglaise 

Le professeur Elliott» de l'université Jokn Hopkins de Bal- 
timors^ et le professeur Ohainberlain, de l'uni versité Olark de 
Woroester, ont pul^lié tous deux, en ces dernières années» de 
très remarquables articles, consacrés k l'étude desforsses oana- 
diennes dérivées des langues des premiers aborigènes. Ij[ y a 
14» en ces pages» maints aperçus aussi profonds qu'ingénisux, 
et ces études oAvnt ceites de nombreuses rsssouroés fMX 



de 
de 

Irédwtte 
de Montréal» anai 



' ..îi.^- 



•U^fsee Isa ai 



comme aUx eu 
n noua serait aussi 
intéressants artides que IL 
tantôt un an» dans la Pairi 
de la ianoue frnncoHBanadîentte. JE%bs d'une lois 
à oss articles» non seulement d'avoir pu p én étt ier plus airaat 



"s 



cbmi %m^^ èèmMbm ■■intninni, mm «a o«m df^voir 
aiiridd.iiola« véeÉtollité d^ Imni iMlbftfilhiàti^ que noua 
ATions oitblléi, ou qiii noiit <teî«it «npAmviust ocnciidètniie&t 
• inconnu». ; 

Enfin, le oKmiMit wm i^Mnble ioi dat pUw oppcvtuni pour 
remédier M. fe BibUothéemn, atiiMi <||m le penonnel delà 
BiUiothèqne PaMkive de Boston, pour leur eMietenee i|Km* 
tanëe à toates les périodes de notre trarail PM une wule 
fois se Inietèrent-iki réboier per nœ deniAndes, aourait mm 
répëtëee que fastidieuses, et toutes les ressources philologiques 
^de leur admirable salle de travail furent mises, dans toutes les 
' ciroonstançes, â notre entière disposition avec uno bonne grâce 
parfaite qui doublait 11 prix de leurs services. DaAs de telles 
conditions, notre tftche, en dépit île ses cdtës souvent ingrats, 
devint bien vite pour nous un véritable plaûiir. 



BARTLETT. —/)ic<û>rtary 0/ Americanisms, Boston, little, 
Brpwn à Co. 

BESCHERELLE. — /fouveau Dictionnaire Ncdional, Paris, 
Ckmier frères. 

BUIE8.-^ilfi^tcitmM ei Canadianiêmeê, 

OASQRAIN (Abbé).>~(7t«vr«f, Montréal, Beauçhrmin. 

CHAIOKBLAIN XA. F.) --/fki^Caiwilw Wardê, Phila- 
Mjpllû»(Àià«^riam Notée jkQuêriêê). 

C0tIQKkVE.—A /rmysk amâ tmjfliik dUtuma/ry, tondres, 
167S, 

DEÙB01HI«B.~-aCosf(i»f« <UUvaUéê dMfèrm^J^r^mt. 
PUNK.— gfowairj Cèmmdm^Frmmçmiê. s % hu y 



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FBÉCSBPBIIX (L^ travén U DiOiannaire^ €$ la 

\ d^YimiiMi^ (ÂrtidM pMros dans U Patris,') 

FRESKAT.— J&eiKt/ ch moU tiréi du patate Normand, 
Rmwo, liSêL 

JOK'Afîl.~i>ielMmfiafr«)Dli«/VHt^ Piu4i, lfl(69. 

KBLHAlÉ-^il élteliofiary i^ ike norman or M freneh 
lùmg%tag9^l4mAw^\ll9. V 

hJLQOWàlL-^IHetionmiairé de la langue de$ Crié, Montréal, 

187i. 

. . • ■ • ' "' . ■ ■ . - , ' ' ■ # 

I4ACURKE.— /HeiMmiuitfv hiêiatiqué de Vaneien langage 
<b >tMH»if, Niort, 1875^1882, 10 Tol. . 

ljnTtLÈ,-^Grand DieiUmnaire de la langue françaimi Paris, 
Haobette. , 

MAN8EAU — (J. A.) Dietùmâaire deê loeuiianê vicieuête du 
CofMMbi (lettre A) 

MÉTi V lWi,~--IHct%annaire/ra^eo^normamd, Londrei, 1870. 

UOlSn.-^Dieiiannaire de Pai&ie J^ormand, Pàri% 1887. 

TAOHÉ (J. C,)-^Fareêtierê et Vagageurê. 

TJLSil>lVJSL,^UÂnglioimme, 



YAUGELAS. — Remairq%Aeê êur la langue Jrahçaiee, Flarie, 



/Art 



'tf. 



BAÏF.— PoM» ekoiêiêê, Tt^ 1874. 
BiSAURKPAIRS.— ifoCM •< doûutnmU 

BANOIT m SAINTR-M ORKL-'J^ aU ti i i ifti » Ai l>iM9 if< 
iforpMliMlM, Fbri^ iase-44^N| wtA. iii4. 

BIBOJuLDB ui YlBYlUJL^Mimmé9pmmmir.T9nh 
BCm6HlRm-£/W^ tnM de eWtf^ <!. xiT «OrfÉ, 



\ ' 



oinrKAoi» ocamourÈB st oitéi 



UT 



BRAS (DS).-7Z«t BêehmAmM AniiquUm dé lamUê «I «Htv 
vermUdeCaenHlieuûteitwnnoiêmê, Gben, 1588^ 

CASGRAIN (Abbé). ~- P^arinikge om jMyt <f ApiH^ttM, 
Pm!!, 1888. ^'■ 

CAUCHON.— Z;a CAfxmtçiM fiorman«]«, Rooen, 1870. 

OHANSON (LA) J>£ ROLLANP, par M. Q^iia, . Paris, 
Imp. Nat, 1850. 



/ 



G^ARTIER.--X«t ŒfMvreêds MaiHre^AUnn Ckartier, Paris, 
1(517. ' 

DBSCHAMP8 (Eostache).— Po^Wm tnoraUê et kiitartgueê, 
' Paris, 1882. "^ 

DESPORTES (Philippe).^-iS;8f Œ^vnê, Paris, 1600. 

FERRAf^D (Dtmà):4-La Muêê iutrmande^ Roaeii, 1635- 
1651. 

QOUBERVILLE.— ./(cmrfMi/ nu, (fwù tire ijlê PoubervitU^ de 
1558 à 1562, Rennes, 1880. 

HOtTARD <Dayid).---i>»e<ûmftafr0 de la C&iUume de Nor- 
fiuHu/tie, Rouen, 1780. 

LEMAY (Pwphil^— TbnJfcounm, QnébiHS, 1888. 

LEROtrX DM IJïrOY.--iVowr*«f><MHwif, Paris, 1859. 

UBRt PdALMORUM, verew cmKyiMi ^toa, Ozlord, 1860. 

LTVRB (Li) delà ekame du gremi eemeekal de 
ÇM^ m-4 goih., 'wis lieu ni date). 

MARiAdE FRANCK 
^ Pteris, 1820. 

MAROT.— O^Mvrw, Pteris, 1868. 

MONTAIONBi— J^MHf, Pkurb, 1854.. 

PAL80RAVE.— X'^bMroMtMMNl de U kmçue /r mm fa iee, 
Pteiibl852. 

FSnr (Lo«k> — Lei Mnm ntmmamde^ Bo w e n ^ 1853. 

RAB8LAI8. — (VMPnM^ eme maHm eê éoeemm èe Fierté 



^qUeeei auiree produeiionê. 



JaMet» PlwM^ S ToL, gr. ia^.* 
RnOBI OUSBNBBIAIBB, jpor mm ûêêe t t ii n, Londres (sans 

JUMÊfi R POÉBIBS JBBffl[AI8BS, f^wêim et 
^f^rv par M. A. iConninik Jersej, 1865. 



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ZLTi ouTBAon oorauiffÉi BV omto 

ROMANE (lJp<^ ^^'^^ <><^ ^v^»^!^ ^^^ ^^^ 
ROMiU!^ (LE) (/u Mont SairU-MùÂd, p«f OmUaiuiie de 
S^nt-ftar, CSmd, 1856. \ 

RONSARD, Œuvres ch&isieê, Fam, 1873. a 

RUTBBEUF.— (»utms#, Pwriâ, 1874. 

TERRIEN.— Commim«atr«f du drûict civile Umi fubiiA ^ 
privée observé au pays si duché de Nomumdis^ Fkrii^ 1578^ 

VAJJQiiJWXS,— Les diverses poésies de Jean Vaûquelin, 
ti«ur cfo ia /V««nat«,Oaeii, 1860. ' 

WACE (Rob),— Z^ Roman du Mou et des dues de JformamKe, 
Rouen, 1827. 

WAÇB (Rob).— 2i« Roman de BriU^ 1836. 



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A est usitë, savoir: — j! . , 

1*» Pour cfo, à l'effet d'indiquer un-^port d'appartenance, 
d\)rigine:-C'ertlarobeAMarie. * : i 

Cette locution est très fr^uente dans les vieux ântatt» :— - 

Lakeml»il»vIne,ltllUtm«i%Jh««i. . « ' ,^ 

WAOfc, Jl01IMW»ll# -»«•»» V. M». 

Quelques restes de cette ancienne forme p^çrsistent encor» 
en France. Exemple : —la part à Dieu, le denier è !>««»- . 

2** Aussi pour <fc, dans la locution adverbiale •* a bomiie 
heure" : — Viems-t-en à bonne heure, - 

PiotwUat de^lMUMr dmpaln^A boone heaie. inoonttMnt aprt* bbm 
■onfMllIet. BAMtt.Aii.Llil, «h. xm.>,m. 

8* Bour M, dans " h matii^ ^^ir." 

Vmmm pHll vMl iMNiflie 4e la Ooéraiidft 
>lSttaVfMi«a reprit. 'A. ^ 

i^' Ptour t, dani4»noot(i^<»feto ^^*y^f?y^ ^'"^ ^ ^ 
d'une autre consonne : — CkareKêr, |WfW^4lipii|. ^ watriê^ _ 
Chercheiv perdre, iMrirbè^ verte^et»,"» ^^^>^^^^^ J^^ 
«• Bour «Os, tof«|iie le «ot poivwit oon^^ 
«nn« autre que l?*>-it m'a dît qu^ viendrait. ▼•Al. v^^ 

3pltotint.<rytttliMUnTX.t9!n^ 

jnwM ^««niMlalAt, ». M. 



,v,- 



te< 



sonne 






A— 4B0 



. A est dit Auasi pour ilUi, toigoturs devant une oonionne 
autre que Vk i-^À wtrnt parties tout d'tiiite. Qurniid le pron. 
I^r. à •Q.irebooiitre devant «ne voyelle on une A, <m intcnreale 
im>ef^^oiiiqiie ^r4^ |1 |i^%iété à nid jtt^<| Québec. 
"^^ Pour «•« :— ï y a arriré malheor. . 

Yaugelai, mort en 1660, dit que oette forme de langage ëjbait 
trte ^gnan^e 4e,ion teuipa. {Rem. êwe Uk U^tigup/r^ p, 3X6.) 

Abàildor, e. <r., îiigtièr, téunir, ra«emMer en une bande 
compacte. 

Ameuter» soulever d'une façon unanime : — Abonder une 
assemblée, une foule contre soi. Le verbe bander, pris en ce 
sens, est absolument français. 

Abander (s'), f>' pron,, Se^ liguer, se réunir, se rassembler 
en bande. On dit aussi :-* ^o^atuier avec des vauriens, dans 
le sens de Frayer avec de mauraJws compagnies. 

Abattre derouyrage, /oc, Faire beaucoup d'ouvrage. 

Atle. V. ab»i. 

A belle heure» ^* <^v., Tardivement^ trop tard : — 
T'arrivee A M/^ A«tir9. ,^ 

Abtiner« «. a.. Gâter, salir, détériorer >^ Abtmer ses 
bardes, son butin, etc. 

Abimer (s'), v. pnm., fie détériorer, en i»rlinjt d'un tissu, 
d'une étoffe, d'un meuble, etc : — C'est ben beau, mais qke^abtm^ 
vite. 

Se blesser :-^ I s'est tout abîmé lei^maiiu^ I s'est oMmcT 
l'doigt avec ana épingue. * 

Able (terminaisoiis en). La lettre l finale ne se fait- 
généralement pss sentir dans ces terminaisons: — iâtmaèe, 
€idorab«, pour Amiable, adorable. 

Aboiteauz, s, ni. -pi,, Sorte de remblai, ou digue^ qu^ 
l'on construit sur les bords d'un rivage p^ é^féf jfi^ de 
s'opposer aux mouvements des eaux. Oette «xprassion est 
particulière aux Acadiens^t à la régiim du bas dé Québec. 
. Î^Jj?!»'*!* AcatftfiL .... V(M m% ftnaywr Is» siBW fc s ii » q^ mdywkt 

10pBBvOflpieS vMOl' #SMI^waS(MODB« 

A—é cusaaACT, j»it#|a«g»aapaif| Cp i ^ 

A boatiHi heom^ liM. iMi»n^ 1^ bmme 

neurs» "'"' • '■■'' '',■■■ ■ ■■■ iv!^.».pn.> '-f-:.ji.., ^^î- ■■:/' 



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M Q») iMjqaltlaj A bmmê hew, ss»i 



■. W^m^^^^f " w* MM^K999^ 



V*' 



Abord, «. «»., Fbule, mnltitiide de penoniiMi Mrifmat à la 
fois :-*-<^Noiit avoiui eo to«t an oftoreC C« nolii «olrilol» mtt' 
vntë en fVaiioe dAm le eent de l'abord des étnaigen, de», 
touriste^ eel aminteiiAiit beMiooup vieiât ; en Tj feiiifilioei 
par Abe&dsnoe, AfBnence. ; * 

Ondée, avene, lëger orage :~p-Ayei pae penr» ça «>» qnW 
ahord. ' ''' ' .' '' ' *■ ■ ■ ^^"> 'v^ " •-^•i^ 

On dit aussi en parliMit d'un momeni, d'un instant, d'un» 
chose fugitive on passaigère:~^est*qn'nn abord^ ça n'anra 
({n*vak abord,. 

Abord que (d*)» ^-t Puisque :— D'abord que j'te Fdis. 

Aborder» «. dk, Toaoher, heorter par aooident :— Sa 
voitoie a a6on£f la ndenne an tonmaat dWoe. 
' 8e dit aussi dans le sens de i^apprwàêr d»* v. Aooostsb. 

AbOUler» t^. n., Venir, aboutir, en finir. 

Aboater, v. a., Mettre deux choses bou^ à bout. 

Aboutir, v. «.. Finir, terminer, condary — Alles^Tons 
abotuirî e.-irà. aures-vous Inentdt ^t— Ça oMMltl à rien, 
c-à-d. ça n'avance à rien. 

Prévaloir, remporter Tavantage : — Votre opinioû abduiUu 

A bra88e-GOQ>8, foc. adîf,, A brs»-le-oortMl. 
Abre, «• m.. Arbre. 

Lm rsmMM diveni poar foSftr 4» Ums rnanx. 

Ba vin FptBAHi»,. JTiMt «onmiiMlc, pi. m. 

Pùnr l'Mwtar du bulieon, va la bvclito à Ke»f^ "T : ; \ 

Laapp» »■• LmoT, JPuimriin/niiwfsii. ' 

An XYii* siècle^ en France, çn prononçait sneore qnalqasioiia 
abrt, mais Validas, dans ses i^^ni. «ifr Jm kmffm Ymâfaisi, 
condamne oette prononciation. 






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^^^^v*^^? ;^:*-^i^:^-ftH ;îî^fcï 



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VàxatmM,m 



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V 



% . ABR—ACA 

Le mot français abri vient d^abrierp et qe dnmier » été 
, loogteâipe en ttiage en Fr»pce. On l'y m maintenant remplacé 
par abni$r, et cela au grand chagrin de plniieun le^co- 
graphes qui trouvent abrier plue doux et plus naturel. >« 

Les étjmologistes ne s'accordent pas sur Porigine d*abrier. 
Les uns veulent qu'il dérive de abre^ à cause du refuge que les 
arbres fournissent pendant une ondée; les autres tiennent 
pour apriouêy signifiant ** lieu exposé au soleil " (du gréa a pri- 
vatif, et/>Aris6» ne frissonne pas), d*où, disent-ils, l'on a aussi 
fait Afrique. \ / 

Quelle que soit cette ét^imologie,, il est à remarquer que l'on v 
donné à abrier^ au Canada,, un sens relativement restreint. 
Ainsi, alors qu'aujourd'hui encore, en Noi*mandie, on dit com- 
munément !— Cet abre nous abrie bien, c.-à-d. " nous protège, 
nous défend avec efficacité," le Canadien, par contre, entend 
presque exclusivement^ par abrier, le fait de se blottir sous des, 
^ couvertures, soit au lit~Ôû en Voiture. Cependant, il n'est pas 
rare d'entendre dire, dans certaines campagnes canadiennes : . 
Abrier les jardinages, c.-à<l. mettre le jardin potager à l'abri, 
^l'aide dfe binages quelconques, de bâches, etc. . 

^PAbrier . (sO» ^' pror^f Se ouvrir, s'envelopper de couver- 
tures. 

. Aoadien, BOnè, acfj, géog.. Qui est né en AcMlie ; qui est 
^propre à l'Acadié ou à ses habitants. D'abord circonscrit à la 
population de l'Acadie propremeni%ite (aujourd'hui. U Nou-. 
velle-Ecosse), ce terme Vapplique maintenant à toute la race 
d'origine française, disséminée dans les Provinces Maritimes. 

Aoagnardi, le, ftarU pgêê, du verbe acagnardir. Qui est 
bourru, renfrogna triste, abattu. Cette acception serait ainsi 
passablement différente de celle attachée au mot français 
«Kx^^riianl^, lequel veut surtout dire un vagabond, un fainéant, 
un oisif débauché. - 

Syn. comp., Acagnardi, Catéreux. On devient aca^viofYlî , 
par suite d'une disposition à la misanthropie ou à la méchan- 
ceté, tandis que, 6tre eaiéreuXf c'est en être arrivé à Ixojer du 
noir par raison de maladie ou d'infirmité. 



AoagnanUr ^')f v.pron., Dev«air bourru, reaÊnogné, 
d'humeur diffièile, avee un! certain penchant à l'oinvèté et à la 

miiaiitluro|il9. : ..../v;.* ..>..:'> .^ ■^;..^^.v■•^■.^■:"^■;■-■'•■■:/■' H;, 

Ba Franoi^ ^aeaçnùrder signifie surUMit devèniir paitMÉent» 
cagnard, oomme le eâgnoi .(petitehieiiy en Saîatonge) qui orsint 
la peine et le froid 1 : 



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AGA—ACC 5 

/ 

A cause que, W, P»w» que. / 

Aoooxnxiiodation, «./» vieaz mot fnuiçaii Ayimi tigniAé 
Aooommodemeiit, Arrangement, mmi» qui est oonsidëré an 
Cuiad* comme anglidame, parée que nous l'àToni emprunté 
directement dee A nglaie. 

On dit : — Billet éCaceommodaiianf pomr Billet de oomplai- 

aanoe, c.-à.-d. billet sonscrit dans le bat de prooarer i|^ crédit 

factice. On dit encore, «ur les chemins de fer : — Tfain d'od- 

eommoc2(i/ùm, pour tin train établi en dehors des heiires r^gu- 

iièreC^ et simplement poni" accommoder oertfûnes localités. 

Accoinplissenidllt, «• nL, de rang. aecoinpliêhmetU,. 
Qualité, talent, art d'agrément. 

Accoster, v. a., Aborder quélqn^un, s'apjprocher de: — 

I m'a aeco9<^ sur lai^e. 

■..■/■' 
Accoter, v. ov, Appuyer une personne, un objet. A rap- 
procher du sttbltantif normand accota signifiant accotoir, 
appui. / ,-, : 

NI troTOènt otfok ne elao. ' 

BtirolT, Ohnmigiie de irctmamdl^t r. tTITt. 

Accoter (S^, v,prùn,, S'appuyer sur quelque èboae, sur le 
dossier d'uno chaise, contre un mur, etc. 

Ce verb^ aujourd'hui peu usité en France, j signifie «sur- 
tout " s'i^p^yer par le c^yté." Au Canada, toutefois, on prend 
ce mot dans nti sens bien plus large, à tel point même que 
Ton dit^ : — Acobtes-yous bien, pour AjBsey^vou% Initmle»- 
V0U8 dé tellt /Sorte que vous jouissiez de toutes vos aisesb 

AbcOUtunlaiM^, »»/^ du ^be <i«<;ouj(um«r^ Habitude, 
coutttoie i«sulJ4*ut aune action réitérée, ou d'une sensation 
maintâB ^is éprouvée. 

S'emi^oie aussi dans le sens de caprice, fantaifie : — Vous 
dèni^etlà, à votre enfant, une belle àecautumànce, c.-à.-d.-un 
^pn^ qui vous coûtera cner. • . *^ 

Accreire (Caire), /oe., du bit, oficredere. Faire aécroirèl 
Au XVII* siècle, la forme normaiide aecfvire subsistait 
enoor^ en France, dans la langue parlée. 

S«« f«M * flnnt oerei^ê tk pum^ qall «Csll inori sotté êe si miA 

AiùÀvocibÉri ^. 4k^ ù^ U langïui dtfK'pêofaeum'dii^ 
Saîut^X^amrent^ donner un coup seo< smr nmUgiifO, pour que ]• 
croc de l'hameçon entre plus av«lli dans la gwèle «ki poiseen.' ^ 

Accnlcire, #./é Pièeè du hamaait, «Ituée an-dessowdé.la 



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3 



6 AOE— ACK 

oronpike» et qui lert à soutenir le obeval en reoalMil^ piinoi- 
pfctement à U deeomte. ^ 

Su Frftnoe, on ^t Avaloire, B^rre dci reedement. 



Ao«rtftill0l*. «• o^ Affirmer, aseurer^ Yieux mot ^. — , 

encore utitë en KomuAndie, et d^où dérive Tang. to oêe^rtmin : 
.-^' peax t'«08riatiMr qu'i V» venir. 

Ito •'«B retoamereiit hatlTement dorvn la roy, el Ivtj nnotrtain^reni que 

l«dtt4«B«tliort 

OQVëïXfJT,Chnmig%tedelaPueéU€,^$B, 

AdlAlttllty ftnte» <M^'*> Qui haro^ fatigue, ennuie outre 
mevure. Qui importune, ju8qii*à fure haleter d'impatience. 

A rapprocher de ehaîantf substantif imcore paitë en Sain- 
tonge pour signifier le ** poursuivant tenace d'une jeune fille/' 

Aohaler, v. a., Importuner, fatiguer, incommoder : — 
Y'nesdonpas m'achalert c.-à.-d. laisse^moi donc tranquille, 
je^ vous prie. 
"^C^ a voulu faire dériver ce verbe de achalanckrf par allu- 
sion à la situation d'un marchand bien " achalandé," c.-à-d. 
qui a forrt faire à répondre à ses nombreux ** chalands "ou 
clients, et oui se " fatigue " à les satisfaire. Sans ccÉitester ce 
qu'il y a d'mgénieux dans cette définition, nous croyons, pour 
notre par^- que le Canadien a tout simplement emprunté 
oeKalér à la Saintonge, où ce verbe signifie encore aujourd'hui, 
comme jadis, *' Donner. trop de chaleur." 

AollAleiia» «»/» Etat de ce qui est harcelant^ ennuyeui^ 
fatiguant. - 

AiOblgaii» s. m., Gros poisson d'eau douce, r^piàdu ésns 
tentes nos rivières, et ainsi nommé parce qu'il est surtout 
abondant dans la rivière de l'Achigan. ^ 

Acomiàttre (aé Ikhra). ;Se faire connattre, ou se faire 
reconnaître. Faire connaissance avec quelqu'i^u Dû làt. aeco- 

L*nnff dnoeals ■*aproclia du maUire 

ADqaêtv s. «s<, du verbe tèequérir, Qaîn, profit, avantage : 
- Yàm av^éa autant â^aequêi ée^eonsentir à ik ehose. 

Ce aoMyt n'est plW guère «dté^ en flanos^ ^^'^^^ mÊ$àèté de 
Junsprudenoe, ^fowt dfaigiie r un Usn ioBBMtile^ dont ou est 
deveiMi ptoptiétsire antmneiiS qna p^r 

Aor», 9^ Mn es l'ani^asi aère, v. AxfWT* 



ÂOR— ADO 



. iota, «. «^t ât^^ piiiwii 1^^^ ?4tt^ 

rume Bntamuqnedii riora. 

En^maiMm d^ «roil «i de politique, ttn a^ mknmè loi 
ordonnée par une Assemblée dëlibérante, et (damée par lliié- 
etitif. On appelle iMfo pMi& oeloi ipà engagen^ toeiélé en- 
tière, et acte privé celui ,qtii ne vim que des intér^ locaux ou 
particuliers^ 

Aoter. V* *•»> de Tang. U> aoi, Jou^bt» repréMnttr un per- 
eonnage, dans une pièce de théâtre : — ^11 a aoié dans Fauti. Il 
abienac<^. 

A O' t' heure, loe,, A cette heure, v. A 8* t* hbubi. 

Aouler, v. a., Eeuler» déformer fee ohausmurei du c<yté du 
talon. 

Il M Taaltrojt p«r les fuiget, ooewloyl têê ■oollen* 

RabIjAH, ChtrtféntMAt 1. 1, rtL ti, p. ». 

AddltiûimM, elle» afl&., de rang, addiiuiê^. Bnppïé- 
mentaire : — Les créédtê addiHonndê, 

A (Utele ithâ^ io<},, A vrai àk^ à jfiérier frànchéliiyk. 

AdOÔt^ •• )!».« Terme par lequel lee courettre^tos-boîs désl- 

Sient un sauvage qui a conclu un pacte secret avec un 
AHOUMBT. ▼. ce mot. - : ; A 

Adon, «. m., du lat donum^ don. Aptitude à quelque chose, 
adresse : — ^11 a un adon pour estei II a un ocdm dans ses do^^ 
e.-4d. il est apte à la choses il est très habile de ses mains. 

Bonne diance, hasard, nc^iord lortuit de deux personnes 
pour penser, dire ou fsire simultanément la même chose. 

Psr «xtenncii :— Avoir Vodom de se, faire aimer, c»-4-d. 
attirer natordlement la sjUi^athîe. 

Adomier, «. m., Goatenir, e'adàpter, favoriser t-*^ Le 
vent odimiM, c-ànt le vent est ftkvorable. 
Cette ezpretsîoD est cnoore fSort usitée en SaintoBié: 

Adonner (s*), v. pron^ du lat dar^ donner, et od^ à. 8'ae- 
corder, se conveiâ^, ecocorder^ ef^ jNM^iMit depenomiis dont 
to caratflèrs% lML4|Midaii«se Aana^^ 
reux qui tf à êatmm t ben, c4^ vsilà un eoUple q«l Ipromel us 

mettt, d%M dsiÉBiiilii g^.Çn ^esl. adbim/ <ortme ^ c^Mli^la 



0. 



8 



:,^ 



A£]^EUtA€^E 



V 



choie est aiiuiMrrivée par par haMird.rt*Tfiy<n9L qa<) j!i| Jiréte 
dçiamMtc^tt^^^^ çaVoAHm* mal, j'w pM riott a^joji^ 
* S'adapter : ^Vli iim miuiéhé de Hache qé t^^dmnèfhiMi: 

AÀrtMer. cl a», de Fiuig» l<» «^^^ 

- «tfr^aneaMeitiMée» "^^;/-rrv^;-,:-- *;-i:-'-: 

i drMMT la pardile : Port^ la parole. Pxtmoiio0k' un discourt. 

S'emploie aussi dans le sens de ** diriger." ^Des %ûcfaeroiii, 
par exemple^ avant d'attaquer un arbre, examinéroiit de quel 
c6té il convient de IWrMMr dims sa ohutCr C'-M* Qu'ils frap: 
peront de telle sorte que l'arfore tombera dans 1^ directiou 
voulue. . s * ' 

■ ■ ' '' ' ' ■ ' •- ■■'■/:' 

'Adr6tte,^^**) Adroit, habile./ 
^ On a prononcé longtoups aàretf en France, pour adroii. 

Affeotdr, V* «.i de l'ang. ioqffêct. Influencer i—Ajfeeter le 
vote, la dëlibëration, etc. 

▲ffldaTiti «.»»., Usité au Palais, de Juftipe dans > sens 
de déposition, déclarationsous serment^ 

Affiler» Vy^ Appointer, tailler en ^inie i^JJfUer^ un 
crayon. 
Se dit aussi dans le sens de passer dans là filière, alif^ér. 

AfflailiotB, s. m, pl.y en fr. afiqueiêi litenus oljets de la 
toilette d'une femme, tels que colliers, bracelets, épinglettes, 
pendants dV>reille^. etc. ;V; ■. ■^>' --■•■^^— .viu^.;: '■■ r- ..r^ohA. ■ 

Ce terme s'émploisyMincipafament en manière dé douce rail- 
lerie, et pour défn|[ni^es atours, le» artifices d<mt se sert Ime 
femme coquette, afin d'attirer forcément l'attention ^-r^Bôrtir 
tous wet^Êffiqwiotêt c;4^; sortir sa toilette des grands jours. ^ 

'!Bn Normandie, ont dit encore q^tclioiMe, pour *' petits usten- 
siles, outils et meubles personnels." 

AflirOllt0f , V. «k, Rencontrer face i face. . i vn a< ^^ h /L 

AAKs» i*m,pl., Russs,^dissmulfvtions :---T<^ps y^ 
serviront' à rien, c.-à.-d. il uê vous sert à rien de ruser, de dis- 
simuler.^ '■■"-;' ..v>»^.-"^ .'- >'^' uù ■■.^u ,.■^u.■^*^, ; j'^y*ïeptî<thh 

Bn Kormandie, Hf9 €P^0^ signifio posséder des* ressoam% 
pour Mrrface' à toutes les éventualité^ et dans 'l'Orléanais 
on dit un Aemms ^P^O^yoérikii homme iruié,' madré. ^Mfvxx">> 

âLg% t./., Durée, période de lin vie; «^Njens; lie doiiliQM^n 






9 



;iiiiiib que p«ree que û pt^/m m i m à xm m^im^^mti^Bi>^i^^ 
Umiaàni — JX tut uKirMk mm' h^êg^> 



f'Mivi^ . -îriJ^ ft ^^ 




Mit#iir% 



L'on tfoayci 4sw au f toinin oh^i j^oiMVin 
n^oCâmmeait dé ]^itniiui<Q«, où du tciéé^ loéiée 
ert encore veitëe «ajonrdlini dans ki langue paHjéaf^^y-j || ^^ 

Loriqti'Mi ton A|M |>r»ii»«r«. 
Dans M* boto M déai*iM>ltk 

** VAOava&iir.lM J'W«gltriM»|,afvA 

8elM M» Miolt la ûMur ito Tostrè 駧 n^ m wàiU, i / 

Je m'6BMrvêllIogrt an p«iiMint 

CamnMVAaéatnêilarronntêèê ' . ■> ' 

BaTlt la ftililT6 Jeoiieaae. 

Age (hors d*), lœ, o^f., Yienx, très âge. S^appliqne sur- 
tout aux animaux,^n particulier aux vabfaps et aux chevaux : — 
C'est ane vache horê aâgef a donnera pu dlait^ ' 

L'on disait anciennement en Normandie, kort âge :—* ' 

OhÊifl bail pcmMlf: Jkort SflTf.M a parMi ; 
V*st\i oheyallyart, horê âgé, SI a parlila.' 

Comoltf de USl, etté wur BBAirnsPAimB 

dans Ma Jr«|#c«i40e. «aria ^«fM^^ITS. s 

Age (venir en)» lœ.. Atteindre rige de majoritf ^\ 
Cette locution est empruntée k Tancien droit ôbuiuinier 
normand:-— .^.5 !.r- >■;■:;.;> ;'\ 

Quant otl en non aage (en minorité) wra venu en aatê, 11 pourra reeoiB- 
meneer la ■ajrte(poaraaite). 

>!««. OmiI. 4t UTena., eh* f^ 

Agent, t. m.) de l'ang. agentf Chef de gare. Cdui qui est 
préposé aux intérêts d'une c om pagnie de tran^pprt : — ï^p^ênt 
du Qrand-TronG, du Padfique, etc. 

Ageter, t». «., Acheter. Cette foriM é<»it admte à FMs 
au XTII* siècle, dans la langue parM, suivant le témoignage 
de Yattgelas, et on la rencontre aussi ches plusieurs auteurs 
normanda 



\ 



^tf«u«r,al4a'v«nx,UneiMilrs4eesboet > \ -, ^ 

Poarnlier,toat^neoae^^eequier 

" ■ PnuuiTD. Mu9ê nùrmande, p. SIS. 



;*« 



Ageteur, etuie, a, Acheteur, 

' '::i^àl^'^k, idi^^'^d^'pé^ app^ 



<; i 



;i '■ -îv 



'^i>.4' 




AgéBlMrfde •OtttMg* Inj«fiAr,tè«ftMlip«r. hm dfanno- 
logistes sont d'avis que cetto expression^ encore nsîtéiS en lio^ 



i'.'. 



* 



# 



10 



Â^au-iàm 



/ 



éê^èMb, tKMnrrsi^ éM mménêé «a IéI. mgMiàÊm% -fWb^ dont 
fftînt JëhWBe» fût qngn toii !»•»• d« Ow il iÉttti^ AtlftfMr. 

AgMqfii^ V. l|.^ f^Bbiploi» de k iiiéiM «uMiiiko qw ^rsfwr. 
V. oé mot . " 

Agrtf» (flf)f V, pnn^ SWiillèr pour «ortir, faiire set 
prépantifi pour wm promeiMMk^ un TOjaga. 

OiidttMMii, Ml igvi^ M/itrd ^Ttfyw, daiu le leiui de ae 
fftire battife, roMer, étriller, eto^i--^i •' font fût ogr^yer^ jVoiu 
Msure. 

AgrUbe» agrlàblè, <u(f., Agr^ble. 

Lovii nttif » MuM normande» p.ML 
AgUdtteS (aux), ioc., A ri^gnet» aux agaeU. 

Ahurir, e. a., EUmrdkf ennajer, fatiguer : — Y 'nei don pas 
m'oAtirir, vont. 

AldulUe, «. A AigidUe. 
AlduUUe, f./, AigdlWo. 

Aiinrtflny t. in.» Homme petit» maigriot, de oomplexioQ 

faible et dépende lanU. 

y- - -.'..-. • \:' ,■■ 

At&i «. n I j|pimi haoMfeOi Mot parliotiMer aux Aoadielit 
_^ à Ja fftfgioii Qè Qiiéboo* • 

Air, 9, /, AtBMqphèce^ air atanoopMri q ti e. Neva né doniMMii 
oe mot que paroe que le patob eanadjea en foH nm^ent Oli 
Mibotantif làniain : — Vmr oot bonno^ l'nîr oit- mode îMte. 

Lt mot ntr m dit.aooii oonveniit an Mminin, dane !# oona 
de ooite de tonoi de nMiMi formant «n elbant, un mpffpM» mn- 
■ioal : — Jouer imm hdU nîr de flûte. 



AiFf '. m., oorrapi. dn 1^ 
ne gam 
oontrat 



Argent ^mné dVTaaeo^ 



oomme gavantie de bonne M ott poor amiirer rezéoation 
d*ui ootttrat :~^e Ini ai donné ÀM piaotnÉ d'nar. 

Air d'nllnri W, Loi m dean k mo qni fait qa*iin eorpa 
lonrd, me lola mia on monvoBMntk obéM à «ne foroo d'impùl- 
ilon ean âi défàbi». BaraiiMnpl% niie grand» rone^ dant nna 
iMtoe^ fMnaéèofnnnnirdVARrd'anlantphHïforl» qneaonpolda 
et aon diamàlra aarent phu on moina oonaidérabiaa. 



àm--Jkiéa 



11 






( »>«*. . y. --r ViT/'?' 



"it 



Airs, «. «•- /i^*, ootrapt duft.aUreêùa $tt9àhim cUtMèi^pur^ 
tiM de la distribution d'une inaiion. Dépendeneae dHiOl liâti- 
ment d'une maison :— Il oonnaft tousJes atn de oette meîsiMi. 

AiseUer, s. m,, AissellNr, terme technique pour *< pMoe 4e 
bois qu'on assemble djsnslm ohevrpn et dims une fti^nure pour 
cintrer des quartiers." (BmohMSILLM.) ' ^ 

AJ^vûJ^i Ajùet. V. AoivBB,; 

AJcmtemÉaty s. m., Ajoutage, addition. 

AL Aie» pron.> nng, fim,^ Jle dit pour MXU^: devant une 
voyelle ou unM ;— 

uttSTSliiiiui'ooatloATert...... \ ^.^ 

B^n qo*al« ieiU bssM iiis |Mtll«apliAI). 

yoot vQjres qa'ol la toatienU^VoiM hSm léstolas tommm <il l'eniurs. 
' , ,. ^ MouteK, 1)9» /Mat». ' 

AUlrte,<M(^. ets./, Alerte. 

Aldénnaa, s. m., pron. iMffmtmi^ de Vs^ng. Mtrmam^ 
Tenant des deux* motSAsazens^cBldSt>r,^aaeien, et^>iiMHift,lioimne. 
Echerln^^ommé par les éleoteurs munieipaux, pàttriiiskrtisr le 



j!<cneTm,^omme par ws eieoteurs munieipaux, pt^rassMisr le 
maire dans ses fonctions. Au pluriel, des oMtfrffien, pron. 

AltUtlr, V. a., Rendre lent, ralen«ir :<— La vieillesie a^Mlil. 



Js Ysax «• «m rlTsl «iMrtlr tai traasporta 



llouiMui. 
Alilltir (s*), 9. pvvf»:» ^ ri^entirp s'amollir. 
Alora oommanca ioMto Borné ê ^fitmHr «a 4«llotk 



v^:.. 



AliOÉQliro (dmnste^ ^00^ Knriron, Duslsp enfUens : 
-^Ila <csfM Uê nimiUimn .de feoixaate ans. X • Imi eneoie 
àam Uê atêniauTê de de«x lieuèi i^ larotrà ^. 4.. u^.} ji 

jeurdliui la région du lac S<inWea»iJ|t^iiii»gs(|HMsrti. t 

Au llguf<^ petieBe d'appaïuiiee fude el AnMibOUMeiit li^^ 

rement accoutrée :--Cest un rrai alf^amqpm, c-i.^ creeiuft ounk 



v^ 



12 



AU--ALL 



pMTjBtteiition, «t prit «abctoativeiiieni, chom diffeUe im im- 
ponUe à démêler :— Tout çà o'ett de Yalf^omqum, «.-44. il est 
^impoeiîUed'jTotrfoiilte. .. 

^ Autre, ▼. Halweé. 
AUe(elle), V. Al. 

Â31ééfê./,f Oroeae' bille de verre, en usage âmna le jeu 
d'éoolitrt mpptàé ** jeu de marbrée.^ 

AII6gaé| «. m.» Allégaiîon. t^ 

Aller, e. f». et irréç.f Daiu le dialecte canalien, ce verbe 
affiBcte, .à qoelqaee-ani de «et temps, certaines formes qu'il 
est u^e de signaler :-t- 

19 A U première personne du pluriel, nous se remplace par 
on : — Ayes pas peur, an y ëra, pour Nous irons. 

20 A nndicaôf, on dit ton jours je eoc, et non je èow. 

3<> Au futur et au conditionnel, on dit généralement /y 
éraif fy éraiê^ etc., que Ton prooonee ffuérai, ffuéraiê^ etc. 

4<> Au subjonctif présent, on dit indifféremment qtie folle, 
ou que faille :— I faut qu'&n ùUê là sans faute. 

ft^ Dans les temps composés, on supprime aller, pour ne le 
servir que de TauxÔliaire Ifrv ; — AveiWSus été à Montréal, 
c'te s-mainerf pour, Etes-vDus o^/ 

Toutes les remmrques précédentes s'appliquent aussi à la 
loime pronominale &1ËX AlÙol | 

Aller (à), lots., Où aller : — J*ai eno6re lien des places à 
a%>, c-4.-d. où aller, où il faut que j'aille. 

Aller à dire» ^m de l'ang. toqo ta êay. Impliquer, sîgni- 
iUr, oomponter : — La rumeur «o à «Km 

Aller aa contraire, ^.» Contester, contredire.— J'^y» 
pas ank contraire. 

Aller dVènir, lœ.. Aller et revenir. 

Aller" pour, ioc.. Je suIk allé pour youm voir. 

Aller sur, loc., 8e dit en parlant de lige» pour Etre^ sur 
le point d'atteiadré'un certain nombre d'années : — ''J*ea eu la 
' cinquantaine. • • 

Allonge,'./, Oe que roîi ajoute àUne iAeta^ >èttr en 
augmenter là longWur. Prolongement, agrandissement dNine 
maiHM% d'mhe dépeiidanoe. 

' Hé 'fliTMie, amm^ s'entend surtout des pièces r ap por t ée s à 
un vétMnent, à^n meuble. . 



J& 



* > 



ALLr — AM A 



13 



Alliunalle, «./f an nomu alinàmiiè. Lame d'mi instro- 
ment timncbaùt, et surtout llMiie d'un cooteao :< — Un eoafeMi 
à deux, tr<^ allutneUet, 

Chez plusieurs vieux auteurs frskn^ûs^ on lit alemdt^ la U- 
melêf etUl, 

HaatMtere, dont tranehe fa I«iimII«w 

OATBOH, Y. SSOt. 

Allure, <./m du verbe aller, Dëmarehe ël^gautte, manière 
avenante de se présenter dans 'le monde: — Femme sans 
allure, c-k-d. aux mouvements raide% gênés. 

Entrain,, vivacité, animation,, Iwns sens : — Une danse qui a 
do VàllwrêfC'k^ du mouvement — Chanson sans allure^ 0.-4^4. 
qui .n'a pas de sens commun, ou qui est chantée d'une voix 
molle et sans expression. * 

^tat d'une chose qui satisfait l'œil, qui dénote un tour-de- 
main habile : — Y'ià' ane robe qui a de IW/ur^, c.-4-d^<lui eft 
élégante et bien faite. ^.J ' \ 

Alphab6tt6f '•**»•) Alphabet. 

Altérage, «. m^ cormpt. de atterrage. Bord, boidage, rive 
d'un océan ou d'un cours d'eau. , • 

En hiver, un aliérage est l'étendue de glace se formant près 
d'un rivage, pt communiquant jusqu'au bord. 

A main, Iws, adj., Commode, qui se prête aisémenl à fao^ 
tion de la main. Du l*t. nd manum. ^ .' 

Nous disons : Un ohéval à wutin, pour un cbeval qurâî à 
la fois vïf et doux. v. Main (être k la). 

A Tnaly amatioil, «./, Fusion, réunion. 

Amaiffamar, «. a.^ Fusionner, allier : — Amalçamer deux 
chemins de fer, deux^ banques, etc. 

« Am t n o ha r, v. a., Cooétkmner, a«tfjettir, ajuster, en par- 
lant des diverses parties qui enivent daiiî| la oomiMistctcm, dans 
l'arrangement d -Une chose qoelôonque i-^YIà des rideaux b«n 
amancÂA, ^0^ 

Engager, arranger, en parlant d'une affiûre : ^ J^ffiîire est • 
niai amaneké$, c-4<L mal 9«g»gée, mal arrangée. On dit 
encore :~tKous via ben atmùmd^ dans le sens de Nom yotlà 
bien %va«oé% nous voilà dans de j<dis drapa. 

Maltr^tar, duper, tromper» avoir le deasus dans .ùm dia- 
cussion, une ouerelle : ~ J*te l'ai amanehé, j'fen.par|^ C.-44* 
je te l'ai étrillé dans le gijand g«ire.>~| s'sont ibût <m<mehêr, 
'^.-aKL.ils se sont ^t rouler comme des novicesL -„:• 



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r- , 



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—AME 



IkMM 1» haute Nornmiidie, aàtameiêr mt enoof* oiité pour 
Donner ttoe volée» une d^ée» et^ 

Ani a nche r (s*), ^«. jmi^, Se préparer pour sortir, pour 
un voyage. S'habUl^r, s'apperoiller.. 

AmaDOhurey «•/} Etat de ce <|ui est fuuanché, ajusté, 
coordonné. Se prend généralraoïent au figuré et. en mauvaise 
part. Par exemple, une femme dira de la toilette ridicule 
d'une autre :— -AÏ ! ben, en v'ià une amanehure. 

En Normandie, on appelle cmancheures, les parties du vête- 
ment se trouvant sous les bnuC 

Amairaget «• m., Etat de ce qui est attaché, lié, etc. 

^ Amaxter, v. «., Attacher, lier, assujettir. Jbcpressioii par 
ticulière à la région de Québec i-r-ilmarrer une échelle, un 

nuet, etp.. Amarrer ses souHelv, sa robe, etc. 
*iar extension, réussir, mettre les deux bouts ensemble: 
J'finirai ben par amarrer. 

p A matin, A soir» loc,, Cematin, cesoîn • 

Ambitieux, ett8,e, ocjf., Orgueilleux, entêté: 

Ambitlén, «:/, Orgueil, entêtement, résolution tenace. 

^, A*^W^^®** ^■^')» *• P""^* S'eUtSIter, s'opiniâtrer. Se 
dit aussi dans le sçtns de Vouloir, aller troj^ v^te, de Forcer «es 
moyens. • . 

Ambr^, #. m.. Amble, certaine allure du cheval. 

Ambrer, v. n., v. Lambrkr.^ 

ADu)lette, ft/, OmeletiHiB. 

J^ayme Jblen mieux bafiln^ one améUtte. 

Amenw^ r. <»., de r»ng. ^ hringl IXmner; p^nixe :-- 
J peux vous omeiMr 4ea preuves de çà. 

Amériqtlé^ #. géog,, On désigne encore dé ce nom, sur- 
tout dans nos campâmes, les Etats-Unis, de même ou'îl est 
Mitendu qu'un Tankee doit néeessairament sWkr un 

Américain. Le peuple n^àésiAt pas, en quelque sorte, que 
le Oimada^ soit situé en AmériqueTet iWdiiilt, en vérité, 
que notre longue sujétion ocdoniale a eH pour elfet diraet de 
nous^ainener à considérer le Canadien oom^ne un intrus, ne 
po«édaai aucun droit dans la distribution de lliéritafle de cet 
umnenie continent. ^ 

AHer en iiiii^nç^;-- Emigrer, passer aux État^Unis. 



AMB— AMO 



1^ 



:,'7H 



Ametliller, v, n,t Sa dît d'une ▼•oha qui ^mf h^jg^t, 
on qui vient de vêler. 

Par extension, t'emploie aaisi à riropéimtii^, dans le tenede 
dire à quelqu'un d'arriver, d'en finir: — Qne lais-tn donct 
ameuiUe, am«ùine\ 

Ami (fUre), ^*> Se lier d'amitié,/ oontraoter amitié 
avec quelqu'un. j -^^ 

AmiaulaiT. v. Emuuu». ' 

Amicablemenl^» «kIt*» Amioalement, amiablement. , 

Axttiqtdé, «.#, Amitië. 

AlOoUir (8*)» V- *^-f. S'adoucir, en pariant dé la tfmpé^ 
rature: — Le temps s'oino^fl. * ' ♦ ' 

Amont» prép*t du latin ad mofUêm^ du oM de la mon- 
tagne. A Québec, et dans les environs, on donne à ce mot le . 
seoa d'une préposition 4e lieu, marquant le rapport d^e pir- 
sonne ou d'une ohose avec ce qui lui est immédiateii|<tnt con- 
tigû >-^Monter amoni la; maiMn, e.-à<d. sur la maison.— Ovim- 
per amorU un arbre, c.-4-d. sur un, arbf% A Montréal^ on 
dirait: — Aprè$ la tnaison, aprèt un arbre. 

Le mot amont s'employait jadis communément^ ^n^lVanoe, 
pour signifier enJumi^ vmn le hmU^ comme le ceiApOKÉaîll^ du 
reste l'étymologie latine, ad montem. Le Qnébeeqnois qui dît 
aujourd'hui amont la e(dte, pour ** en haut de la cOta^" serait 
donc ainsi un plus grand puriste qu'on ne croit généralement 

En Normandie,^ cnnont est encore usité anjoued'hui, mais 
surtout dans le sens de Au milieu, A tmvers : — 

L'on Tolt amùM lai pndiim 1m plan beaux psyMCM aai m palsMnt 
•pperoevoir. 

^ Amontoiy V. a.. Monter: — ^^mionl^r la o^Vte. ' 
b* Pauvre part «mt deax reoéUet, I'oim i^mr amimùt sa eiMwteaa, 6C«. 

ÂmODtear (s*)» «• réM, MonUr à, s'éle^ à, lûnnav nn 
.total de:-~Ç!a ramon<0 a cent piaatres. .. p;,v 

JLsaoïnmeqia fut kvé«:*....èiir Itla, aTawMmittip $ cinq faSIfs tt^^iô 

CU|nér%Tac dçiio0«in «^ auftcmit oafoier un eofimt qui flé^ : ^ 
~t>(iKiÉiK^nàé l'énfiu^ J^^^^^ V 

Cette expiea si on est particulière aux Aoadiens el 1 tl 
région du bas de Québec. 



\ 



a 



} 



16 




AMO~~ANM 



Amour (être 6n)| 200., Stre «moareiiz. « 

AllU>13r (|Ura n. ^.^Faire la cour, conter fle^^ 
femnM^ à use jeûna fille. ^ 

Au Canada, Ton n'attache aucun sens malhonnête ou imnio- 
ral à^eette expreMÎou, qui passerait en France pour excessi- 
vement hardie. . , 

Amour (tomber en), loc^ I>eyenir amoureux : — Il eèt 
tombé m a$naur avec elle, c-inl. il en est devenu amourèux.—- 
I sont tfjmbéê «n em^mr tout de suite, c-à-d. ils ont reçu le 
coup de foudre. 

AmiOUrettes, '-/^pl-t Terme dont se servent les bouchers 
pour designer les testicules du mouton, meta fort recherché 
des amateurs. 

AmppUille» «•/, Ampoule. ' 

. AmunitJkiDi, t./., Munition. Afmmition est une ancienne 
forme- française que, suivant ^ lâttrë, ^*on rencontre dans 
Carioix et dans Paré. . La forme amanition, calque sur le 
rad. bas-iat, existe dana du Bdlay. 

Allbandosmer, V. a., Abandonner* 

At ^ O êX HM tr^» a., du fr. cantêTy mettre sur le cant. Appuyer 

une personne, un objet. "^ 

Syn. comp. Ancanter, Aecoter. Il y a plus de force dans la 

^ portée de jdHicèntor. En effets on aeeote un objet léger ou de 

petites dimensions, tandis qu'on anetmte quelque chose 4e 

lourd ou d'un volume asse^ considérable. 

Anoauter IsOi ^pron,, S'in^Uller bien à son aise, et 
avec intenticm de rester quelque temps à la même place. 

Syn. comp. S'Aiicanter, S'Accoter. C^ «\ieoo<0 pour quelques 
instants seulement, alors que, en t^tmeankmi, on annonce la 
détormiiiation de ne se déranger qu'à bon escient. 

Ab^ ac(^ mim., Une, fém. de Un. 

AnifUfler» ^v, a., tiendrez anglais, an^^iser. 

A^I Asil Cri d'i^pelaux chevaux, sur les fermes. 

Artjn>U;. #. m. p;., Beirtiiaux, ou ensemble dee^aiîm»«x 
do^cpiauet, fsisaAt partie d'u^e e^<nUtîon égtkmî^mt . 
dnlMmfnnpour]«ian«mai««. H est tompe d'iSler «dgner les 



AimiOUrtohèr (s'), r. pnm., S'AmourachcÉ. 



ANN-^APi;. 



IT 




iLiméM (les Itxmiute), Toe^ On JEut «M 

a)la•ioI^ surtout d*Qi ICM OMOjpignei^ à aii6 04^ 
des premiert temni de' la oplon^tiony où les tevres^ ^Ifdânt 
encore Içur fëconditë primitiTe» pi^mfdètotail^4kià^%ltlilto 
abondance et presque «fttis ttlmiil. r m -.î rr " 

A cet âgé d or, nous racohte-t-on, il v Avait alors plus de 
blé quMl n^ a d'avoine aujourdliui, et la bombance, chefs les 
habitants, durait d'ui^bout, de Tanniée à Pàutre. C^delà 
que vient le dio^ri t — âoûl comme dans les Jumneâ annéêÊi pooi' 
parler d'un hdttiue ivre à déboirdnv . '"■ * 

AnnexiOD, ^«y^v Une sei^e annexion nous intéresse au 
Canada^ c.-àrd. ci«lle depuis si longtemps débattue de noW 
pays àui^ EtatfrUnis. AmAi,. chaque fdift que ce mot se ffim- 
contre, sans aucune désignation pârticuIfère,«ron peut être sûr 
que c'tBst de celle-là qu'il s'agita ' ^ ^ * <• f ; r >, 

ABneZiomiiitéf <^*i^et ^ m., Qui a râppcrt à l'annexion 
du Canada . aux Etats- Unie; Qui est en faveur de cette, 
annexioîi, qlui.appartjent au parti annexionniste» . 

AnnonCBUr,. f. m., ^ Celui qui init insérer des annonces 
dans les journaux, les revues, ^. r , i ■.., . ^ 

Alipauvri, ie, part. pass. du V. anpauvrir. Qui est de- 
veifU pauvre (ialA perdu sa santé : — Jjt ^*\k ben aitpawm, 
c,-à-d. bien déchu. — Un malade ben aupatAfri^ c.-À-d. dont il 
ne*ireste plus grand espoir. * . v 

AnpauVlflf , ». «.^ corrupt. -de appauvrir. Rendre pau- 
vre î — An^?auvp.r q'uelqu'uii| anitauvrir un pftys. 

AnpItUTrir W), t. pron,y Devenir pauvre. Perdre sa 
santé, ses belles couleurs. '' * 

On dit auSi»i d'un. maUde : ^ — qu'il ^anpauvrit vite^ c^^èrd. 
qu'il décline rapidement. 

AntildMr» V. a., de l'aug. to onticipaUf. Prévoir, entrevoir, 
s'attendit a : — Anticiper des difficultés, du suco^etc. 

«Amraler^*!?. a./ Avaler; • ^ 

AnzlaipL euse, «m^*., de l'ang. anaeionê. DésUvux 4 
l'éxtrènie :-^'suis ben an^vietio; d'vo^ biaire., 

° AparC0TOir, v. a., Apercevoir, ul 

A plo, Aw. «wir., V. Pic, , ■ .,,^... ::,/':' -'''t 

Èfàxatab (d*)» ^* ^'1^^ Rfidement :— I l'a ôogn^ d'aplomb^ 
j'n'ai qu'^ à rdire. . V. PM>iflk ; 



.' r> 



18 



/■- 



APO-T-APP 



\ 



V 



■të.:\ 



ÀpdlOgie» ^-/f 4« fang. apolô^. Ezcumî i -.- Faire des 
apotoffUit o.-àrd. fiiirè, pr^ienter ^m exonMs. 

AinMiroUtar, V. o^, Préparer, habiller, dreuer : — ^PP^ 
reUle^répmn} U lampe» àppa¥èUU (ïmhûh) les eniq^ti, opp^ 
t^9i/^ f dreiae) la table^ / 

Egaler, mettre en oOmparaiioa :— ^ Ça prendrait ben du 
monde pour Vmppareiller, 

Le lene attaché k ce mot, au Canada, est excluaiTement 
d'origine maritime : -<- On appareiUê une yoilci, quand on la» 
dispote à recevoir le vent ; un navire appareiUê^ o.-à-d. qu'il 
lève l'ancre et ^et à la voile. ^ 

s AppAFOUler (0% «. pron,. S'habiller, se vêtir, faire ses 
préparati&'pour une promenade^ un voyage, etc. 

Appftrence, Ipc-i Ce mot s'emploie beaucoup sous forme 
elliptique : ^- Apparence qu'il aime pas ça, pour II y a appa- 
rence, etc. \ 

^1 Appartement, ». m., Pièce ou chambre quelconque d'un 
logement, d'une habitation. . - . 

App6labl6, adj,f de l'aug. (uppealMe. Terme usité en^ 
matière de jurisprudence, et signifiant " sujet à appel " en 
parlant d une cause, et^qui peut être mis en accusation " en 
parlant d'une persondl^. i 

Appeler, t?. «., de l'ang. U) caUL Convoquer : — Appeler 
une assemblée. 1 

Appétit (pour 10> ^'> P^f^r désir d'avoir, par envie 
d'épargner : -^Pour V appétit de quèu'qu' sons, il a perdu des 
piastres. , U _ ^ 

Applicant, '. m., de rtmg. (tpplieant. Postulant, deman- 
deur, solliciteur. 

'tcolûm. DenHuide, eou- 
pour c'te plaoe^là. 

» 

AppliCfttioil (fUre), loc.^ de il'ang. iomake appHèaêUm. 
Présenter, faire une demande. | • 

On dit aussi : -* Sur application, pour " sur demande " : — 
Un catalogue sera fourni %}xt application. 

Appoint, «.m., dér. de à point. Ce qui arrive ou tombe à 
point, a convenance, c.-à-d. en temps voulu on an momekit le 
plus propice. Par exemple, des navigateurs attendent, p<N)r 
partir, r<if)potn< du vent, de la marée. ' 



Application, t./, de rang. 

mission :•— T a ben des appli 



\ 



APP—AQU 



19 



. . . ie baille A mlMlre JaeqiNt lé Vétà, . . . etnq aokls pour lot •( mlMlr« 
li. . . . pour qa*lli dlMHlt 
feajnpa onole^ 



N * leur appotnet, potir 



Appoilitein6Ilt, 9, m., dé rang, appainimêni, engage- 
ment, rendez-vous :--J'ai on appoiniemêni yiont nadL 



Appointer» v. a., de rang, io appoint, . Nomi&er, daigner, 
choisir : — Il à ëtë qpjMnnf/ juge-de-patx. 
Dans le sens de fixer : — Appointer une heure, un jour. 

ApprOChailtS (dans les), loe, ttévêrb,, Af^roximalire- 
ment, environ :--7ll a .ben dans les approehantê de cinq mille 
piastres. / 

A|Sj[>ropiiatJiOIL «. /t ^^ l'<^g* appropriation. CMit 
vote dans une assemblée délibérante. 

Approprié, 4(60, oo&'m de l'âng. appropriate. Compéte^tr^^ 
conforme. 

De^ circonstance, propre à la circonstance : — Une fanfare 
était sur les terrains, et a joué des airs appropriée. 

Apiiroprier, v. a., Affecter une somme d'argent à un 
objet spécial. 

Apre, interj.f v. Sacré. 

Après, prép.j est usité, savoir :— \ * / 

1" Four à :—^l\ est aprèê^ a'habiller. A s^essuié aprèê ék robe. 
2* Pour flfe ; — Oter la boue apr^ê ses bottes. * \ 

3* Pour contre : — Il est accoté aprèê la clôture. ' 

Aprig an tremble t^ndoefa. * / 

O. Oaymab. / 

4" Pour «ur : — Monter après un arbre, après une maison. ,. 
5** En manière elliptique, à la fin d'une p^rUM, en sous- 
entendant lé régime : — J'ai eu ben d'ia misère aprh, • 

Api^/^â*)» ^' pf^-i ^lon : — Diaprés lui, Hi, faut agir 
ainst 1 # • 

Après (par)^ ^. <iKi^., Après, ensuite. 

Dy-moy combien .... et je te reiipoiMimjr par apri». i 

' ^ ' AJjaMCttAmnMM,VMÊp»,p.iU. 

Apu près, he, adv., A peu prèi: 

A^UftPfkt'lmidy t. «t., pron. akapattimnê. Etat de se 
tenir, d'èm '* i quatre pattes.'' .-> 

Ce mot bizarre, n0 de besoins politiques, sert k qualifier, au 
Canada, la doctrine de ceux qui, dans Te^HÎt de leurs adver- 



X 



20 AR A-^ARO 

«aires, se tiennent dans une sujétion dégradante, déshono- 
rante, soit vi»-à-vis Tune des races du Dominion, soit vis-àrvis 
les pouvoirs établis, v. JStatuqu'iéImb. 

Aragi^éi A'rgnée, «./, Araignée. 

A rad) ^« ad^'y v. Ras. 

Arbe,^* *»•» v. Abbk. 

Arce, «./., Espace, place, etc., Donnez-moi de l'arc*, c-à-d. 
ranges-voui^ faites-moi place. 

L/étymolpgie de. ce mot est pour ainsi dire inconnue, à 
moins qu'il he faille voir là qu'une corruption dû mot pkice. 
On prétend,, en effet, que beaucoup de personnes disent ac«J au 
lieu de arcÀet il paraît y avoir, entre ces trois expressions, 
une filiation Vssez directe. - 

A rapprocher aussi de la locution <iwir Vairee^ usitée ^ 
Normandie, pour " avoir le temps, la facilité de faire une chose." 
Le mot airce est probablement dit pour at«e, avec l'acception 
d'aisance. \ ^ - " i 

Arche I Arche^là ! cormpt. de marche-là ! Cri d'appel 
à un cheval, pour le faire avancer. 

Archette, «\ »*., Archet, 

ArohicOXifiréirie, «•/, On désigne de ce nom les exercices 
de piété (tenus. gif néralement le soir), qui terminent, dans les 
églises catholiqui les cérémonies du dimanche :.— Aller à 
Varchiconfr^rie, Une belle archicor^rérie. 

AroompteK t'\ «., Recompter, compter de nouveau. 

. ArebOUrs (a IV, foc. adv., A rebours,, en sens, contraire, 
au contraire de ce qij'il faut 

X ,A(1anorclère)....Wannottlt«eptprlère«, 

N0TBÉ.P»«., a V\ r^ftour.. ... ^^^ ....m,^^.. p. 108. 

DeHC*.Ur...^aUch^lrentâràr6our. ^^^^^^^.^.^ 

t^tte locution tire jj^robablement son origine de oe jjue à 
tiéonr» formait quelquefois uii seul mot on vieux français. 

\ Ai'^nb^, *./., Arête de ixiisson. 



Argent, «./., Toute es] 

argéht ou en cuivre. C^ root 
patois Canadien en fait un sul 
hdlê orgênL 

Argent pl#in« ctblftAobe. 

Ordonn. de» Roi» 



de valeur monétaire en or, en 
'est ici indiqué q«e parce que le 
mtif féminin : — CTest de I» 



#Van««, 1, 5té dans 

Lacuknb, à PIrfn, 8. 



AKG— ARO 



21 



il r^F«n< cle papier :-- Papier-monnaie. 
Argent dur : — Espèces en argent réel. 

Argent (jouer à l')» ^-v «Toner aux oartes, ou à un jeii 
de hasard quelconque, en y mettant de l'argent pour enjeu. 

Argenté» ée» ^^y Qui a de l'argent, qui est riche : — Il 
est ben arg^nU. ^<^ 

En Normandie on dit encore, en ce sens, argenté^ àrgentu, 
et argenteux. # . 

Argents, «. fn. pl.^ Valeurs en espèces. Surtout usité dans 
les actes, contrats ou marchés quelconques. 

Argot, «. m., Ergot. •? 

Aria, «. »»., Tracas, embarras, tourment, querelle, tapage, 
tout cela pris dans un sens quelque peu adouci : — Quel aria f 
Seigneur. \ ^ 

Aria est le substantif du vieux verbe français harier^ signi- 
fiant quereller, tourmenter. 

Jamays ne vis homme aynsl harier sa femme. ^ . 
*^ Pai^mrayb, (^tti«N«uKre, p. 64& 

Ansée, ^- f-y Action de donner de ja bride à |M>h cheval, 
en accélérant sa vitesse, pour juger de son enduranjoe, ou pour 
lui faire franchir plus rapidement un espace voulu^j 

Puis venaient les Benoit avec lenr petite jament crise, qui poor une 
ariêitf pouvait tenir tète A la plus Vlsourense bète de la paroisse. 



3HBTTK, Bev» eanad<enne, Jan.,96,p. 48. 

Arisée a une origine nautique, et vient de àrriêeTf qui 
signifie prendre des ris, c.-à-d. détendre sur un navire la sur- 
face des voiles, en les amenant un peu, quand il Uât grnnd 
vent. — " 

Armana, e. m., Almanach. 

Arlepatte, .^. *».» oomipt. de hompijHi. ^rte* de gi^ue, ou 
de Anse très vive, empruntée aux Ecossais, et dont le nom 
désigne, par extension, toute danse quelconque aux mouve- 
ments désordonnés et endiablés. 

Aronde (queue d*), lœ.. Terme de charpentier indi- 
quant une certaine maniéré d'assembler, de lier deux pièces de 
bois (en queue d'hirondellei. On dit>«U8n qneiêe (Thérùndê. 

On appelle encore indifféremment unie liirondelle, en Nor- 
mandie, aronde ou ar&ndetU' 

Arouter, v. a., comip^. de ' rçutiner. Habituer, accou- 
tumer quelqu'un à faire une chose par routine. 



^ 






■i 



\ 



/;#. 



n 



ARO— ARR 



Arouter (s*)» oorraiyt. db m r&uUnêr. Blmbitner le 
former, se dremer à nné occupation, à un traYait qnelôcmqiie, 
' * On trouve bien t^arrtmUr obee 1^ viéiuc antMirt, mais èen- 
lèment dani le sent de l'Acheminer, ee mettre an rûâte. 

F9t ÛÊVn Awlgvou ioél Oêi êFarrouUh 

Chron* dâ J>ug, v. i4t$, 

AxùOÊ&r, V, a,y Arroger, : 

Dêm» ««toit toute 1* terre arrouêéê de la loaroe de grâce. 

AIRAIN CuAmrimm^PJBÊpéraneét 1^949, 

A]X>U20i8/«- m., Airbcoir. 

Cet gmiid* arr<mmHrê dont 11 éteint la Mf de ikoe eiunpecnet Altérée*. 

CTJtàirb DB Bkéokbao, £«tcre Mr rjaK, pb 14 

Arp0&t, ê, m.y Mesure agraire' de sarftMie, contenant 100 
perches, et équivalant à environ 34 ares, mesure française 
actuelle. 

Comme mesure d6 lonj^uenr, l'arpent repréeente dès oôtës 
de 10^ perches chacun, soit 180 pi^s. 

Amml^éatlt, adj,f Be bonne composition, facile en 
«KfYaires. ^ ^ 



Arranirory v, a,y Raooomoder, réparer : — Arranger un habit. 

Amuig6tir, «. iti.) Celui qui répare, qui refait, qui rac- 
commode : — Un arrangeur de montres (un orfèvre), un arran- 
geur de vitres (un vitrier), etc. ^ 

^ ArtOffftrdable» o^/*» Remarquable, qui mérite d'être re- 
gardé. . 

•AlTèffarder» v, a., Regarder. Est usité aussi sous la 
forme réfléchie : S'arregarder, 

Pays elle demande mou miroir, et «'y arregardani tree lUement : Ah I 
dit-elle, iràlet-re YlMce 

\ . ' ÛuHTOMa,. Damtê gaiant0ê. Dite, vi, pu WUi» 

JkXréiét, V, n.f S'emploie> souvent dans le sens de aitendre,- 
et généralement alors à l'impératif :-^ArrêteXf je reviens tout 
dWité. . » • , , ^' 

Arrêter dé, loc^ Cèlter de :— n arrêté pas de disputer. 

Arrêter (s'), r./^ron., S'emploie souvent» i l'impératif, 
jdans le sens de Mettre le holà : — Voules-vouft bra vous airrHer f 
e.-à-d. cessez ce tapage, donnes-moi la paix. 

On dit enoq^ arr6tim-€au$^ pour exprimer un étonnement 
pleih d'édmifation : — Ah ! bén, arvHet-vauê, c^^à-d. ah ! bah, 
•'est trop fort. 



AKR— AIIU 



9d 



X 



AriiéfUgW, #. ^ |^*> Atrëf gti » t0niM« èrriérët d'vne 
rente. 

ilfTi^ra^wf^ poiir orr^ra^vt^ est dftiui le diotîoiiiiaire de Nieot 
et daiie oiîiii de Cotgimve ; il dérive directement de arrière, 
et s'emploie encore a^iourd'hiii en ]4ii8îeiurs régions de Frai^ce. 

Lo jage làj oofoolt eontfe léi alerai et gens d^ên^lm, ... 4m tfonsadM 

fAitei poor I<M orrMrofM dM dttM rmiU«. 

TsBKiair, OlMi«Mii<. d«i <lffv «orw.« Vb M. 

Arrière (STOfar de l*), A)e., Qui reUrde, qui est en re- 
tard : — Horloge, montre qui a de tarrière. 
On dit aussi Sn arrière, c-a-d. en retard. 

On dit aussi, dans le mlîne sens, être en arrière. 

Arrimer, f. a,. Se dit quelquefois |k>ur Appareiller, Oreyer. 
V. ces deux mots 

Les Acadiens, et ceux d^entre les riverains du bas Saint. 
Laurent^ont la pêche est Tindustrie habituelle,, ont des har- 
diesses extraordinsires de langage i propos d|) ce même mot 
arrimer. Ainsi, par exemple, ils diront :^-^ Arrimer l'aUtel, 
dans le sens de orner l'autel. 

Arrimer (bT^, v. pran,, v. S'Aoàktkb, S'ArPARB^ttitt. 

Arriver, v. n., Venir à bout de : ^— Ça sert à rien de s'as- 
tiner, on peut pas «w*rtwr. 

Dans le sens de Venir : — Arrivez don, j'vous prie. 
Dans le sens de Comparer : ^ — H arrive pas avec lui. 

\ Arse, e./., V. Arce. 

Artlâmiee,' «./ pi*, corrupt. prob. • de art^fiee^ ou 
Se dit, par ironie, des colifichets qui contribuent à donner une 
apparence ridicule à une fenmie voulant se rajeunir, et i^yanè-^ 
encore des prétentions à la coquetterie, v. Apfiquiotb. 

On rencontre aUijfaUUê, aUifagê, chez certains auteuiJY de 
France, dans à peu près le mêine sens : -r- 

l4Êk aile;«nDerbe en won a^ifage bcmrbonnals, 6tatf^ tmodeneiii fê(i| 

^ Artisee» «. m./ Artiste. 

Artietiquement» €tdvl, Artistement. 

ArapiaÛXy «. m. /i/., Tout mal d'^^lles quelconque] ré- 
sultant d'un froid humide, et, en partmlief, inflamipatioÉi et 
gonflement du tissu cellulaire eiiiourdnt les glaiides 
que Ton désigne en médecine sous le nom d*oreitlonêi 



O. HAsm, lf9 IraMff^ ammemrê.] 



1 



u 



ARV-^ASS 



Tî 



y 



On a écrit antrefoii, en France, oripiaux, oripmuaf et aurC 
ptausCf cette <leniière forme étant encore aujourdlmi courante 
en Normandie. 

Bn nottre abbaye nom n'ettndloiifl jamaJi de piuMir de* aurtpemuix, 

Rabblau, <?arir«ml«o, 1. 1, eh. zzxix, 1». 118, 

ArVenir, t>. n., Kevenir, arrirer de nouveau : — Si çà 
voua or'vMnl encore, voua aurez affaire à moé. v. Bavknie. 

Aaparge^ «./., Asperge. ^ \ 

AsSÀlye, ». /., Enai : -^ C'est rien qu'âne première ' att- 

saiye. 

■ ' ■*' ■ ' 

Assajat, «. m., de l'ang. assault. Usité au Palais de Jus- 
tice, et dans la langue du droit criminel, dans le sens de Coups 
et Blessures; Voies de faits; 

Assaut et batterie. Terme de jurisprudence, dérivé 
de oêmult and battêty, et servant à désigner " Coups et Bles- 
sures." 

Assaut indécent. Terme de jurisprudence dérivé de 
l'anglais, et signifiant .: ." Attentat aux mœurs." 

Awavoir (fiEkire), /oc.^ Faire savoir, apprendre :—J'mets 
la main à la plume, pour vous /attv oMovotr .:.. . 

Al rela Ro« le flst oiêavêtr* 

Waok, Jtomon de iSotf, V. 14791. 
As aotréffl'à fait (Moveir. 

Benoit, C?7kron<fftM de iVbrmonditf, V. 9065. 

^ Assèçlier, v, a., Sécher : Faire oê^cher du linge. 

Assemblé, ée,mrt, pa»ë,y Faufilé, passé au £aux fil. 

Se dit aussi, au nguré, d'un ménage de la main gauche, 
c.-à.-d. en état de concubinage et qui n'est pas encore uni par 
les liens solides du mariage : —J'ai ben dou tance qu'i sont 

AssembleTi r. a.. Faufiler, c^àrd. faire une fausse cou- 
ture 4 longs points. 

Assermenté, ée, jjart, ^om.. Celui qui a prêté serment 
Ce qui a été fait, re^u sous serment, en parlant des choses. 

Assesseur, ». m., Estimateur, ou officier civil chareé de 
fixer l'assiette de l'impôt. 

Assesrar, V. o., Essayer. ' 

Ass eï , flrfp.. Tellement : — J'ai eu iiêtiez peur, qu^ j'en ai 
été malade. 



> ♦■• 



A8!3— ATA 



2ISi 



AdBire, t^. a., an lat, asêiderê, Aneoir, mettrç q^lqa'mi 
sur un siège, ou sur tout ce qui peut en tenir lieu : -A^Aênre 
un malade sur son lit. AsHre un enfant par terre, eto. a 

Assire (s'), f. pron., S'asseoir. 

L'ancienne forme française de s'asseoir était «'oMMr, «'<m- 
siéer, d'où plus tard sont venues ë^astitmêer^ t^emière^ deux mots 
encore aujourd'hui courants, eh Normandie, avec notre propre 
verbe *'ow^*rg. ... # 

Pals, sans qu*oo les 7 oonvie V 

â*a««<e««em «n prélats les premiers. ... ^ 

Rkonixb, Sàl. II. 

A m'dlt de fw'flMttôre IS eii|pr6s 4*6lle. 

^ iki JVOMV0II0 ^tmaltf (Jersey, 1074). 

Il faut croire/ du reste, que*^ l'usage était autrefois . fort 
brouille sur tous les temps du verbe oMeotr, car, dans la 
comédie de Boursault Eêope à la coUr, on peut lire,- à deux 
vers de distance, les deux formes impératives : asêeyez-fxmSy e 
asgis-toi. 

Assistance, «./» Présence. — Veusistmiee des enfants à 

l'école. . , V , 

Assister, (s'), v. pran,^ 8e dit quelquefois pour S'assboir. 

Associé, s. m., Compagnon, ami. 

Assumer, v. a., die l'ang. U> askume. Se cliarger de : 
Asêumer une forte dette. a 

Assurance,. «. /, Certitude : — J'ai VoMuraHce que vous 
réussirez. 

A St'heure, AstheUre, adr.. Maintenant, actuellement 
à cette heure.. ^ 

O loup, j*en sy de«|4 basotD, 
Dit le pore^Mpy, tout asUure, 

BAlr, Poiêiêê, 

Bl nwnrwr otiKeurt^ me pals. ... 
Je t'en merde, blenbeorease lettre. 

La Boétle, olt« dans les JBt«af« de Montaigne, 4. llt< 

« ■ , 

Astiuer, « . a., comipt de ohêtinêr. Tenir tète k 4|ue)(fiLi'un 
avec opiniâtreté. Soutenir quelque chose avec obstination. On 
dit aussi o»tipêr. «^ y'' 

Astiner (s*), v. pron., S'opiniàtrêr, persist«r, rouloir une 
chose avec force, avec ténacité. On dit ^nm i^oti i mm r i > m - 



Ataca, Atoca, '. m., pron., atolti. Nom vulcaire du 
fruit de la canneberge, plante vivsce répandue du ÎADrÉulor à 



b 



> 



a«^ 



AtT— ATT 



k VUmnM, «fc prodniHUftl ane bsie plw pa moins ixNig% iFiina 
. • ■ ■ j - • . 

Attelàye. «. m., HAmAii on ë(}m{Mge litrvànt à «ttelér le 
cheval à 1» voiture. 

AttOlée, «./, Action de t'Atteler à une tàehe qu^eonque, 
et, par exteiirion, U fatigue nuftoie r^ultant'de ce tr»TaU» 
Avoir une bonne aitdég devant mm, o.4-d. avoir une tâche 
sërieuee et fatiguante à exécuter. r ^ * 

, Peur toudain^ k^quiétude atlant juMitt'à ralarmè :— Nous 
en avons eu, une aifàlée, c-ànî. une fière veiiette. 

Longueur quelconaue de tem|^ èonsacré an travail; Cest ici 
que atêêUê serappcoelie le pins «lit sens que Ton y attache eh 
France, où il sert à designer le '* Temps pe^tdant lequel <les ani- 
maux de tirage restent attelës " (littré). En Normandie, on dé- 
signe en outre, par aUel^^ la moitié de la journée d'un o^vi^r. 

Syn. comp., Attelée, Esooiisie. Dans Îb seps de " longueur 
de temps,*^ ces deux mots offrent une certaine analogie^ avec 
cette dij9éren<e, jboutefois, que Secousse est en quelque sorte un 
ternie de pure abstraetieB, tandis qu'une àUeUé comporte tpu- 
joun une certain^ fatigue de corps où d'en»rit. 

Atteler, e. <»., Hamaoher un cheval, «v-W. lui mettre son 
hamaii. 

Atteler ne se dit, en France, que dans le sens d' '* attacher ^ 
un cheval harnaché à sa voiture. -^ 

Attelles (Atre sur les), /^., Traîner une existence 
uMladive et sans espoir de guérison. En être arriva à la der- 
nière étape de la vie. Engager la dernièm et suprême lutte de 
la vie contre la mori 

Le mot at^eUee vient du normand hai^. (copsfiu, mopr 
ceau de bois), et est usité en France comme terme de chi- 
rurgie, pour désigner les lames de bois servant à niainfenir 
immobile un membre fracturé, Il est facile, comme on le voit, 
de saisir le rapport existant entre le mot français et la locu- 
tion canadienne. ; 

Attends (ta m*), ^., Locution revenant ! très souvent 
dans le discours familier, dans le sens de ** Tu ivie comprends, 
tu dois bien savoir," etc. r 

AtUllaUX, t. M. /»/., AtUÎets, littifémeùts. | 

Attisée, «./, Onailtlté de bois mise au feu, toC, par exten- 
sion, JoU feu bien âambanK— Faire une bonne MUuée, e^^krà, 
faire un bon feu. 



^ •. 



ATT— AITI 






17 



JMoxni&ff «.«•.« liu tet i|ii; pour, et t&nmr^ hàn à la 
plabe de. Mot anglaU servant à dëogner nn ftvocat mjpftaib' 
naat -à une eatégorie ëler^ oa k im fondé de fowf^n dâna 
une came importante. Le Proonrenr' de la C(mroiiiie prend 
MMi le titre>de ÂUomey Oénérai, . _ 

•ilÎMon^y dérive dn vienx mot françaii ^Uiarnêf iffâ^ <iui$ 
.Fanoienne ooàtimie, désignait un foiidé de procuration, gérant 
les affiûres. d -un autre. 

Àù est usité^: % 

1* Pour or«* .oCestrohien au père Antoine. 

Ll bûeiis lels «iioli «twiiÉ d'ÀAloa et 4t PiovaniM, 
£t o'««tfOl| âis ^ njU frères <N» iol (to Fnuioe. 

->. ;''*j,'-*^^ • ' RVTnUBVFé I, p. 169. 

LftpMUdt^chat^,«imMltoiiiieara«dl«lklé.'^ * 

/*■• /^T' -: If outaK, JTfMmll^rofM. . 



^ 



2^ Pour le .y-I vont déménager au ptennèr de mai. 

Aubarge^ «./>;Aubeige. 

AubargiSte» «^ m., Aubergiste: ' 

Aubollo» ^'/'t Aubier,^ c-à-d. partie tendre ety blanchâtre 
qui est entre Técoroe et le corps des arbres. 

AllOÛn» oc^'.» de l'ang.any. Tout, un quelconque : — Venee ^ 
en aucun temps, à aucune heure, <;.-à-d. en tout Jmnps, à 
toute heure, * , 

Audience» «./, Auditoire. 

\ Atldâtety e. a.,\ de Tang. io audit. Vérifier, examiner, 
apurer, en parlant des comptes et financsp d'une institution - 
finàndère, d'une maison de commerce, etc. 

Atlditetl^ #. m., de Vi^, audilor. Celui qui est préposé 
à la vérilicaaon, à l'examen des comptes et finanoea 'd une ' 
institution financière, d'iinA. maison de commerce, etc. 

Audition, «. ^, Vérifiqi^ion, apurement décompte. 

Auf^Urer, v, «§., Prësisger :— ^Ça augute tiieo, ga ixufure^ 

maL !,,•'.• 

■■ ■ ' 

En France, on dit Nour aug^^ronê, mais les choses fCatugu- 
renLpoê, , ^ 

, , Auieu det ^* P^-t Au lieu de. 

Preaes ■&' A svta, rislM J«rrtaia», 
^«yHi d'vos tuôntr étrsptlêrt. 



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26 



AUP— AVA 



V . . 



■,:^^ 



^ 



1 



Auparavant, prép,, Avant :~-I faut manger cmparawmt 
départir. * 

Cet arohaïsine a sabeistë dans la langue française jusqu'au 
XVIII* siÀele. v. Avaht (pab)^ ' - <^ 

Aussi. . . . pomme» loc^ Aaèsi que : — Il est amm fin 
comme toë^ 

* Anjoard'hai 11 eit ti Qonîman, 
Qae oent mille auêêihlffu comme un ' ' 

se troaToront. 

MAROTf 1er Collogue d' Eraêif%e. 

Je voadrAU être aueei jolie comme il est lûr que Je suU A vous. 

Hme Dx Griqv AK. 

Noas arrlvloDi lA auê*i savante les nnx comme lea^tres. 

Aussi se dit en outre pour si .v^ C'est pas aM#«t avantageux 

que je pensais. 

'■ ■ 

Autant COnwne, /oc, Autant que: — J'en veux 

nutant comme vou 



*■ i 



Oes deux Jeûnes enfants reçeureint ceste charve aussi voluntlers et avec 
auiont de pjalstr comme si o'eust été qiMlqoe selgi^urte. 

t# AuYOTt paphnieet Chioé. 
int eoènme 11 vous brûle. 
Ck>RKKiLi.>:, Modogune^ in^ 4. 
t, foc.j Egalement, en même 
quantité. 

Autant que (en)} /oc, Autant que, En tant que: — 
J!?n at4<an/^u« j 'peux me rappeler. .. . 

Aute, (*dj. et pron., Autre. LV est généralement muet 
dfÙMLles teraiinaisons en pr% tre^ vre^ etc., v. la lettre R, . * * 

On t^ei^contre quelquefoiii oette forme dans la langue écrite, 
forme généralement drooiiscrite à la langue parlée, et bien 
particuHère, non seulement au patois canadien, mais aussi à la 
plupart des dialectes de Frknc^ ; . 

XyVa%Ue bot de la table, c h*esi ...... 

« Rtmeê jereiaUeê^^ fk 8. 

Avance (être d*), lœ,^ Avancer, progresser rapidement : 
Etre cFavance k l'ouvrage, (L-à-d; être vif, iderte à l'ouvrage. 

Avance (par)^ /oc., D'avanc^; — I l'savait hen par avanpc. 

Avancé» e. m,. Allégation, assertion, argument: — Ré- 
futer, contredire des^ avdtu^tf. \ 

En Franci[^ avtMcé s'emploie, non comme substantif, mais 
comme participe passé du verbe at)nnc(9r. 



• / 



AVÀ—AVE 



2^ 



Avanoor, V. a., âe^dit ^«^«nt pour Faire 4i»iioerr — > 
Avants don U^ Yoitwré. . 

Avances, s./, pl.^ Racontars, jugements plus, ou moiip 
téméraires, et relatifs ii des choses qui ne sont pas «Dcolpe arri- 
vées, qui ne sont pas encore connues : — Cest pas la peina de 
faire tant d*avanc6Sf c-àrd. attendelE donc que ça soit arrivé 
avant de parler. -■ - 

Arrhes, c.-à-d. argent remis en avant^ comme gage de bonne 
foi, ou pour ^assurer l'exécution d'un marché :— I faudra don* 
ner des avancés, c.-à-d. on exige dès arrhes. 

Avant, adv;, Auparavant :— ^'vais y aller, mais avant i 
faut qu'j'aille à la maison. 

Profondément :— Creuser, labourer ben a/vant,- 
Adj.y Profond : — V'ii^ un fossé ben avant, 

AVaiit (6n), loc., En avance : — Ma montre est en fêtant 
de cinq minutes. " 

Avant long^mps, loc,, Avant peu, sous peu, dans peu 
de temps. 

Avant (par), lœ,^ Avant, auparavant, avant qiie :— ^ 
Par avant q'tu sois là, ça prendra du temps. , 

Il lui fut révélé qaMl ne verroH «s^iorti qu'il n'^iiit^rgiB par <uaaaU.\» 
Hanveur de la terre. — ^:C '' * 

AUilN CHARTl'B]ly^'JE!0f>Mlfl««,p.8SS. ^ 

Par avctnl que le teni ,\. 

FletrlMe ton prlnteps. 



Avarde, odj", fém. de Avard. 

Avarie, 9, /., Dégâts préjudice, dommage :— ^A^ cours du 
déménagement, mon piano a reçu ben àe^ avariée. 

Malheur, contretemps, etc: — S'il vous arrive pai d'ovarM, 
vous serez rendu dcmaili. 

Avarie (par),*""^») Par jn^rde, pur accident : — Je l'ai 
^blessé fMr avarie. 

Avarse, «./, Aterse. 

Avec s'emploie:— , ^ ^^^ 

• 1 ^ Au lieu de par *— J'suts venu mvee le train de dix heures. 

2^ Pour «wverêy viê-à-vis :-^ H est ben dur mm s» Ispiine, 
atTtfc ses enfants. 

3^ Pour auêêiy'de même: — ^11 est tombé d'soti lon|^ et moé mvee. 

4** Pour (Ions: — J'ai rien à faire avec tout ça. ' 



30 



AVE— ATB 



«>^. 



At60 paa» loe.f S'emploie louveiit daoa le «eot de 1» pré- 
position êonê, p<Mtr exprimer Im priv«ti(Mi| r^beeiioe d^ne 
choee, d'un objiros^^-J'vai don partir aifèerpàê d'inùiaç. 

ATél]lllre,,ty* a*) du Ut. aâvmwé^ Mtiver à, atteindre à' 
Tirer à éoi quelqu'un ou quelque choee, prendre un objet à la 
place qu'il occupe habituellement ou aocidehtelléinent : — I 
faut Vaveindre de là, c.-4-d. le tirer de là. — J'peux pai 
Vetvëindr^^ c.-à-d. je ne puis pei' mettre la main deeeut. 

J'en veur (veux) un (mari) qui ptMÔ (palsM) avMndrt è« ronate* (aoUyes). 

La forme primitive de cweindrê semble avoir été avenir. L'on 
a dit déjà il avvrUf ppur il atteignit^ d'où probiablenk^r^t le 
mode infinitif amindre^ atteindre, v. Ravbindbie. 

Aveindu, pf^rt. pass.. Se dit pour A^eint, part pass. de 
Aveindre. 

AviMOailti jMiW. j99*/«., Se dit pour Advenant. , 

AVenante (à 1'), foc. adv.^ A l'avenant. 

Avenir, v, na> Pluire, convenir, aller, être propre à une 
chose : — C't homme là m'avieni pas, c.-à^.|ie me platt pas. — Ça 
vous am^èu beu, o'chapeau-là, c-à^ ce chapeau vous va, vous 
convient. 

On emploie aussi advenir :— 

Veaz-tli oaeja te dler II VadvUht A lea atUquer, comme une traie A 
dévider iSe M BÔle. 

a DB VaavujJMftkyeii de iMirvealr, p. 107. 

A Tèllir, loc,^ Pléonasme souvent usité devant juêqu% 
pour donner à la phrase un sens ezplédf et surabondant : — Il 
a été malade depuis dimanche à tfemr jusqu'à ce mivtin. 

Ayemtion, », /., invention, et, par extension, chose 
bisarre, curieusement agencée :•— Ah ! ben, eâ v'ià ane 
avenêian; 

Habileté, ingéniosité :— Ct'enfant-là est plein d^omnUpm. 

On dit aussi, en manière de locution : — I travaille comme 
ane avmlion, c.-à<l. avec une extrême habileté.—! chante 
comme ane awnlicM»,, a-4d. comipie un ohanne. 

Awatioiiner, v. «., inventer, et, par exteniion, agencer, 
ajuster quelque chose de façon remarquable. 

AYentioimer'CB'))^- pron., S'ingénier. 



AVR^AYE 



31 



Aventurer (s*), v* />rf>li.,\ Aller loin, pénétrer avaiit. ^ 

^ ^^^. -. — i« trop m*ar««l«»rir, J« reçu». ... toui 

Taché, Fioreaii^rt et Vo^façturêt p, 

Averdillffle. «•/•» AvaniiL insulte, affh>nt, tendant à 
humilier, à bien marquer le m* ' 

Avertiseation, «./., AvertÎMement. 

AveuOy pf^'f Avec : — Viena-t-en avettc nous autrei. 

Letaa mont, ûm Oamaehex aveue grant qoaotâté d'Mtraaglara 

Cauoho^i, CaroM; normande, |k 177. 

Aviron, 9, m., Se dit indittinotement pour rame ou 
pa|gaie. 

Aviser, v. a., de l'ang. to culviêe. Conieiller, donner avis. 
Se dit surtout dans lè sens û'avUer un gouvernement, une 
assemblée, un tribunal, etc. 

Aviseur, s. m.y de l'ang. cuiviêer. Conseiller. Se prend 
généralement dans un sens relevé, et pour désigner plus parti- 
culièrement un conseiller de chef d'Etat, de gouvernement : 
— liés aviêeurtf de Sa Majesté. Les (wimurs du Premier- 
Ministre. ^ . 

AyÏBBB^ *' J'y , corruption de Vis. \ 

Avisser, v- «i Vi«er. 

AvOCaseer, v. «t.. Exercer la profession d'avocat, plaider. 
Défendre une cause, appuyer une thèse. 

Avocagêer est encore employé en ce sens, dans les îles anglo- 
normandes, et sans qu'on y attache aucune idée défavorable. 

Avoine teianger de V), fœ., Etre supplanté par un 
rival dans l'affection de celle qulon aime. / 

On dit ai|sai : — Recevoir son avoine^ c-à-d. ^;>0oevoir congé 
de sa belle. , / 

V. le mot Pbllr. / 

Avorton, «. m., Petit homme délicat, malingre, ohétif. 

A vri, «.''»., Avril, quatrième mois de l^année. 

Ayère, «'/f Œillère, ou vinère pourprot^r les yeux 
du chevai*' • ' . 



A 



32 



BAB— BAD 



% 



%■ 



B 



."^ 



BabichOi «• /» Ancwïk^^o^ sa^uvage, servant à déiigner 
de la lanière en peau d'anguill^-de ehevreail ou de caribou. 

Ba1t>iUard| 9rde, adj.y Terme usité dans les^^oles, les 
collèges, les couvents, pour désigner un élève bavardant à 
tort et à travers sur le compte d'autrui, par-devant maîtres ou 
maîtresses^ ^ ' 

Babiller, v. n., S'emploie surtout dans les écoles, les col- 
lèges, les couvents, dans le sens de bavarder sur le compte 
d'autrui, par-devant maîtres bu maîtresses. . 

BaCO&y 8. m., pron. haUcenney de rang.y6«Mron, lardt Echine 
de porc, fumée et salée. 

L«s Anglais ont dû autrefois emprunter baicon aux Noi*- 
miands, qui à leur tour le faisaient dériver de l'ancieii alle- 
mand hacho^ signifiant dos, échine. 

Harenft et 5a«<m«aoDt bonne* pfovlsloiis. 

i>/eit<m nor m., cité p«r M. PI ùQ net dans son jfxMi 
hi$ttiriq%M ««r Bayeuxt p. VA, 

Baoul, «• n^i pron. hahi. Pièce .attenant au travail d'une 
véitiirç, et servant à fixer, à chaque bout^ les extrémités des 
traits. Cette pièce, retenue jseulement ttii centre, oscille |t cha^ 
que mopvemeht du cheval,^ faisant; mine, de vouloir à chaque 
fois lui; *' Vttrè l'arrière-traii^." 

Çadème, ««/, de rang, had, mauvais, et yam,^, Indi 
vidu inutile^ ou - incapable, vieillard impotent :— CTest une 
vieille baderne^ c-krà, c'est 4in homme vidé, usé. \ 

Les mariui appuient aussi 6acbrrM toute chose qûe]<^nque 
hors 'd'état de servir plus Jongtemps. . . 

°Badrant.ant6, />«&'., Qui <)oHne de Tennui, du t^lcal^ etc., * 
— Il est ben widrant, lui, c.-A-df c'est Un hounnefort ennujrenx* 

BaonhB, «. m., Battoir, ou palette de bois pour battre le 
linge lessivé. "\ 
-. ' ' '''.*■ ' . \ ' 

Badr^ment, â ^., Ennui, tracas, fatigue, etc. Ne s'em- 
ploie généralement qu'au pluriel :— Tout <^ c'est des baère- 



T- 



BAD— BAL 53 

mmu» à pu finir, c.4^ not» ne aornniet pM nu Uout de noê 
poines. 

Badrer, v. a^ làiportuner, ennuyer, Ifttigiier, etc., proba- 
blement dérivé de l'ang. <o 6o<A0r. 

Ce mot a un lens dâ pins désoblî^^ants pour )a penonne à 
laquelle il s'adresse ^—ill *inie pas à être hadré^ c-à-cl. il est 
d'humeur à mettre tous les importuni à la oôrte. — VneKdon 
pas m'ftoc^m*, o.-à^. fid^es-moi la paix. - ^ ■ 

A rapprocher de cesl diverses aooeptions, le sens attaché au 
part, passé hadré^ dans la province dérOme, en France, où ce 
mot sig^fie ^' couvert dje boue, mouillé." . , 

BadreuX, euse» «.J tJn importun, un fâcheux, un èmpé^ 
cheur de'dânser en roiul. A Paris, on dirait un roêtur^ et à 
New York un d!0<M^6eal.l 

Baff OUlârd, «. in., du nOrm. bagoulier. Bavard insup- 
portable/ Ëagoulier a déjà été aussi synonyme de Bouche, en 
vieux f laçais. ' , 

Ba^h^dtte, ifUèrj.y Forme ihterjective très répandue, et 
marqiiant plus spécialement l'admiratiou, l'étonnement :— 
BciguktU^! que\c'e8t beau. — Baguette I vous m'en dires tant. 

On prononce généralement hayette,. . ^ "» 

^ailliy.tf. m.\ Ch^f des huissiers. Se dit aussi souvent poUr 
sim|>le huissier. 

palader- (se), v. pron.^ Se promener en flânant, se pro^ 
m^ner pour se faire voir. ^ 

Balai rp6tit),\«. m.> Vergette, époussette. 

Balai (renouveler ses xnanolieB à)» loc., sou8-«n- 

t0pdu *^8ur le do8\de quelqu'un.*' Battre,? rosser quelqu'un 

<le la belle façon. 

/ „ ■• 

Bl^aily t. m., Balancement. 



r 



Balan (être e2l),\ loc^^ Balancer, hésiter: — J^tuis en 
balan si j'dois y aller. 

Balance, «. /., Diflterence au débit ou au crédit d'un 
compte :-^£al4Mnce enin^in, balance en caisse, c-ârd. solde- 
difl^rence à l'actif. 

Balanoille, «./., v. BBRLAirçiLtB. 

Bfiklier, v. a., Balayer. \jb mot Wier a été en usage en 




'^ 



^. 



/" 



/ 



34 



AL— BAL 
ue où Boileau fit pour la première 



France juwiti'en 1672, 
fois paraître hcdayer, 

£o^« lAehe les venU quand il teat haUtr le monde. 

I" "1 SÇABROir. 

D*ane robe 4 longf |»1U 5ki2i«r le barrean. - 

Lik chute de Va devant i\ et y se rencontre assez fréquem- 
ment en dialecte canadienlp comme aussi du reste daâs le 
patois normand» de nos jours, ^nsi on dit délier pour 
clëlaj^er, irion pour trayon, etc. 

lieux, euse, «., balajreur, bi^layeuse. 

Tu éiolft mefsai^r, tn étolt bttliewt, 

\ Febrànd, 3A4««^normonci«,prdld. 

Balise, «' f't Sorte d'indiipation, Isoit d'un danger à éviter 
ou d'un chemin a suivie, et q^e Tonl établit, Thiver, sur les 
glaces des rivières, ou les champs couverts de neige. La 
6a/t«0 est généralement faifce d'une jeune tige de bouleau ou 
d'érable, due Ton pjl^uie telle quelle, sans l'ebrancher. 

Durant la belle saison, les balises servent à orner, pour un 
jour de fête, les rues d'une ville, d'un village, d'une double 
haie de\ verts feuillages. \ 

Baliser, v- a., Signaler par des balises^ principalement en 
hiver, les chemins à suivre ou les dangers à ^viter, soit sur les 
rivières au à tîtoa vers champs. 
V Orner de bcUues les rues dune ville, d'ij^ village, pour re- 
hausser l'éclat a'un jour de fête. 

Baliures, «./. /^., Balayures. Le mot .en ce sens est dans 
le dictionnaire de Cotirrave. V 

Oeni latlneux qui vont, grattant dans les baliw^ê et bourbiers do 
latin, etc. \ 

^ ^ B. DE Vbbvillk, Miay9n «U parvêmir, p» i. 

\ 



la c 
qu'o 



on, «. m.. On appelait hçMon, il y a quelque vingt ans, 
}iine portée par les élégantes de ce temps-là. Ainsi 
» rapperlè, la crinoline donnait à la robe la forme tphé^ 
riqu^ d'une énmine cloche, ei évoquait ^'asses prêt Tidée d'Une 
montgolfière, ou\ 6al/<ml ^ « . 

Baluiltres. «u / jôt/.. Balustrade servant à fermer l'entrée 
du saifictuaire d'uhe éf^Xvnfiy et sur laquelle les fidèles vont rece- 
voir la communiou. 

En Franpe, de mot est masculin et est surtout usité au sin- 
gulier daiks ie sens W-haut. 



> 



IBAM— BAP 



35- 



Bambocher, v.» m., Mener une vie dëcëglée, «lUMçit même' 
p»rfoùi jusqu'à la dëUauche et Tivrogneirie, etc. 

Banc, «. m., Amoncellement de sable, de gravois, de vase,' 
formé par les eaux d'un torrent, d'une rivière, d'une tcocpéte^' 
ou encore par l'action seule d'un fort coup de vent. 

Entassement de neige cous le déchaînement de la, poudreriel 
Le ba/nç de neiges se forme souvent par strates successifs, rap- 
pelant d'assez près l'aspect d'un banc calcaire de nature géolo- 
gique. 

Banô-lit, «• m.. Sorte de meublé encore fort usité dans les 
campagnes, et qui, comme son nom l'indique, sert de banc 
durant le jour, et, le soir, s'ouvre pour y laisser voir 'un lit. 

Bande, «./^y Corps de musique, militaire ou civil, et com- 
posé d'instruments à vent et à percussion. 
:, On dit indifféremment : — C'est une bonne batuiêy ou c'est 
une bonne bahde de musique, en parlant d'une excellente fan- 
fare, Uarmonp, etc. - . . / 

Baxmeajil, «. »»•, du lat. benna, charrette en dsier. Sorte 
de gros tombereau à t)ascule, usité d'ordinaire pour le trai](s- 
pprt du charbon, du fumier, des matériaux de construction, etc. 
' Banneaû\ se dit encore en Normandie, où la forme /pri- 
mitive fut d'abord benne/j tenant de' plus près au ii^fcal 
bfimtty et ensuite bannef :-t- 

25 eloas à cbarett«, estrtea mis aux roaes du bane(, 6 a. 

\ Compte dé 1440, cité par Beaarepalre, dauto aes îfote* 

\ ' et doe, êur ia Norm,, p. 892. 

Banque, *• J^» Levée de terre, servant de clôture. Crête 
d'un fQSsié, d'un canal. ^ 

Le 27 Juin Ififiv.lM enteoUi JehaA Li.ot abbattlreni .une cayne (groMe 
branche). . . . sur la banque. 

f^ Journal du e de 0<nU>ervMet p. nL \ 

Les Anglais ont, dans le même sens, le mot ^nifc. 

Banqueroute, ). À Toute £àillitè quelconque, fraudu- 
leuse ou non. D'une manière générale on peut même dire que 
banqi4etmUe est, au Csjiada, synonyme de faillite ordiniiure, et 
sans qu'on attache à oe mot une portée, autrement grave. 
Quelques-uns, cependant, afin d'établir une distinetion^ disent ; 
— Une bitnquerouie véreuse, Une banquértnUe honnlte; 

Baptême, <• «*».» Réuiiion des penonnes^ qui asiistent, 
qui vont fssister, ou q^i viennent d'assister à un bi^ême : — 
V'ià un baptême qui passe. > \ 

Baptiptairé, «. ira«9 -V. Batistairb. \ 



/. 






..^ 



.^' 



36 



BAF--BAR 



* . 



-> 



BUjitteft, «. m., I^rtML 3aêitté,àvec Fa bn^ Ktln déri- 
soire donn^ atttrefois fMMr' las ^nglab eux CftimdieiiflrFbuiçttis, 
et que œiix-oi bat accepté cpmme défi et mot de palliemeat : — 
0*e§t un vrai Sàfkiête^ c4k,^ c'est ui^ vrai Canaulien, celui-là. 

Aujourd'hui^ eu Jijnaériqnè, MpHête représente le Cana- 
dien-Français, comoie /ana</kifi TAméripain, ^t John Btdl 
l'aiiii ànglofaxdn. On a lait mi^ux et plus qu'accepter Bap- 
tiiU : on en est fier, et la .}igue nationale la plus puissante du 
pays porte le nom de <^ Society Saint-Jean-Baptiste." 

BaquOTi t». a., de l'ang.to^6ad(;, • Seconder, soutenir, 
appuver, da.ns le sens d'aiâer arec de l'argent :-^Il est haq%*é 
par l'une des premières maisons de la ville. 

Les Kormm^ds ont le même inot dans le sens de reculer, céder. 

Baqueur, s, m., Celui qui baque, qui soutient quelqu'un 
avec de l'argent. > 

Bàr„ «./, de l'ang. bar. Comptoir d'hôtel ou de restaurant, 
sur lequel on sert les consommations de bière, de vins, de 
liqueurs, ,etc. Ce comptoir est généralement sui'monté d'une 
barre d'appui, où. s'accoudent les clients:— Ce restaurant a 
une 6ar superbe^, cî^. une belle buv^te.-Cet ivrogne court 
d'une^r a l'autre, c.-à-d. ne dessaff^le pas, 

/. Blurâchoiè, s. m., Petit enfoncement sur les côtes d'un 
rivage, où l'on peut se radouber, se mettre à l'abri 

Barauder» v, n., Se promener en flânant, s'occuper a des 
riens. ^^ 

Se dit aussi d'une voituro d'hiver qui oscille' de côté et 
d'autre sur un chemin glissant : — Les c'hemins sont beaux, 
mais ça 6arat«€{0: 

Bàraader (80), t». j»ron.. Se balader. Se promener en 
flànan^ Traîner les chemins, les rues. 

Çaraudeux, euse, #„ Qui n'est bon qu'à traîner les 
chemin^ les tues. Qui se balade de ci de là» sans but déter- 
mini Qui se prodiène en flânant» 

Barbeau, «. m.. Nom vulgaire du hanneton. • 
Pâté d'encre que l'on lait en écrivant, «oit par méganlle, ou 
lorsque* la plume crache trop. .,- | 

SarbottSi «./., Mot usité surtout dans leé ciMÉitftlÏjlles, et 
servant à désigner une bollée de laitj„ dans laquelle on a fait 
détremper du pain.. 

Barbue, Barbotte, •./, Nom vulgaire dkn poiiso^ fort 



BAR--BA8 



*37 



répandu dans tout^ nos rivièra, et ainsi nommé à (cante des 
aigailloni en forme de barbeê, dont la baie dé la gneiile est 
garnie.' Li^ barbue offre en plut cette particularité d'être un 
poiaaOn tant éeaillet, et d'avoir la tète plus groeee que le reste 
du corps. 

Barda, Bardaisser, Bardaaseux, v. Birda, Bbr- 

DA88BR, BbRDÀSSKUX. , 

Bardaatty «• *m>> Petite i^anchette rectangulaire» servant . 
à couvHr les toits : — Maison couverte en bardeamoi, 

Bawainê» «• <m<^ 4^>^* bargain. Marché, af&jre, tran 
^salôtîôn^L'aBg. harfom vient du ftr. bar^ij^Mr, qui sigtiifie 
" hënter, avoir dé la peine k se décider." 

Barlajr» «• ^t Mot anglais poUr orge mondé ou perléV ' / 

BarOUOtMf <•/•> Voiture de famille, participant du carac- 
tère de l'antique carosse, avec de vagues aspects de malle- 
poste, et ^ui était fort en usagé dans le ** bon vieux temps." 

lMbmnm6k»éXtà% nn monoment, comparée «iuk grèleS véhScutet d'an- 
)oard*hiil, qui ont plutôt Tslr de vélocipèdes. 

Abl^ CASOBAlH, S>«vr»«oomjBk» II;P.Sil. '^ 

Barouette» Berouette,'./., Biquette. 

BaroU^tterf v. a., Transporter dans la barouette. 

Barre. On continue toujours à dire, au Palais de Justice,^ , 
** Le prisonnier à la barre " (trad. de Tang. ihe priêoner ai tkê: 
bar). Or, cette expression n'a plus sa raison d'être, puisque 
l'ancienne barre ekt ma^tenant remplacée par une iriiune. 

Barre (1a) du Jour, toc.. Pâle -sillage, tmc^à rhorizon 
par les premières lueurs de Taurore. . . 

^Barré, ^'m Moucheté, tacheté : — Une vache don^r 

Barrer, r, a.. Action de fermelr à clef une porte^ une 
malle, et généralement tout objet quelconque comportant une 
serrure ou un cadenas. 

Autrefois, les portas n'étaient assurées qu'à l'aide do verrous, 
appelés barres. Le mot barrer^ depuis, nous est reàté, et est 
encore au jourdliui d*acçeption courante. VS^ 

Bascule, J* A i^* baUre<ul, Jeu populaire d*éeu K er % qui 

est en quelque sorte la première initiation d'un navice aux- 

charmes de la vie de collège. Four dcmner la btuemU, qeatre 

^camarades saisissent les bras et les jambes du nouvel arrivé, 

èty^ imprimant à son corps un mouvement oscillatoire, lui loiit \ 



\ 






38 



BAS— BAT 



rebondir à plutiemé reprisés le train de derrière sur on mur 
ou un tronc d'arbre. 

Basculer, v, a., Renverser oii vëhicule^qiti est mobile siir 
son axe. . 

0M6XX16Ilt, s, m,, pron» baisè-menne. Mot anglais pour 
" sousHBK)! " d'une maison, v. SoubUsement. 

' Bastonais,' •. m., pour Bostbnais, ou Bostonien, habi- 
tant de Boston. . 1 

Au temps des anciennes luttes armées, àirimêè^ en Amé- 
rique par rëlément anglaiii contre les Franco-Canadiens," et, 
plus tard, lors des démêlés avec les Etats-Unis, les, plans 
d'attaque se préparaient dans. la Nouv^e-Angleterrer et plus 
particulièrement dans son centre le plus important c-à-d. 
Boston. ^ * 

De là le nom de BosUmaiê, et, par (^crtruption, de B^Mtonaù, 
donné à tous peux qui, dans le temps,' s'avançaient du sud, en 
ennemis, vers les frontières canadiennes. Dans la suite, et la 
légei|de brodant sur le tout, Boêtonais devint synonyme de 
quelque chose de particulièrement terrible et violent, et plus 
d'une mère canadienne put apaiser, de longues années durant, 
la turbulence dé son enfant, en agitant devant ses yeux ce 
farouche spectre, en guise de Croquemitaine. 

Baté<^e, ifUerj,, Juron de forme adoucie, et très répandu 
parmi le peuple. 

Bâtiments, *. m. pi.; Dépendanôes quelconques d'une mai- 
son. Ne s'emploie généralement qu'au pluriel, et désigne sur- 
tout l'ensemble des remises, granges, écuries, etc., attenant à 
une propriété rurale, ou servant à TexploiUtion d'une ferme. 

BàtiMe, ê. /, Construction, édifice quelconque :— Une 
belle bdtiêêe en bois. Les^6d^tM0« du Parlement. Employé en 
ce sens, hâtiêêe eét un anglicisme, et est la traduction littërafe 
du mot anglçds 6m/e/tti^. 

Batlstaire, «. w., Extrydt des registres du baptême, éta- 
blissant la date de la cérémonie, l'éUt civil de l'enfant, et les 
noms des témoins :~Produire son hoiimire. Faire lever son 
b<it%êla%rt. 

En France, bapiiêtaire étant adjectif ne peut s'employer 
que de Ift manière suivante :— Produire son extrait baptistaire. 
On écrit aussi baHst^, 

Batte-ftu» ». «m Briquet dont on se sert pour tirer du 
feu d*un caillou. . 



\ 



BAT— BAV 



39 



Batterie»'./» Voies de £ait» v. Awaut, et Assaut bt 

BATTBBIB. 

"âatterie* «• /•> L'aire d'une grange, surface unie et dure 
où l'on bat les cërëales. 

Je fjrt octer Icë «iielaix de la pterre A couvrir, ialU4e eu la 6aM«ry« de la 
graoïe. 

JcHim. tfa «. «r* <7e«i6«rriff#, pw TtS, 

Batteur de IkuX, «. m.; Petit oiseau apfMuraissant dans 
nos campagnes surtout à Uépoque de la fenaison, et ainsi 
iiommé parce qu'il fait entendre avec son bec une sorte de cla- 
quement bizarre, qu'on a comparé au bruit que fait un mois- 
sonneur chaque fois qu'il aiguise sa faux. 

BatteuZ, s. m., Batteur : — Un haiteux en grange. Un 
batteux d'femmes. 

Battois, «• m-) Battoir, instrumetit pour battre le linge. 

Battre, v. n., Se dit particulièrement d'une porte ou 
d'une fenêtre non fermée, et que le Vent agite bruyamment. ' 

Batture, «:/•» vtkd. hcUtre. Se dit surtout, en hiver, d'une 
certaine étendue du bord d'une rivièrie, où les eaux, après un 
dégel, viennent sourdre à la surface ctes glaces, en les battant 
à coups précipités. i 

Tout endroit de rivière de peu dei profondeur^ à fond de 
galets, au-dessus duquel les eaux battent en clapotis. Sur les 
bords de la mer, les ** brisants " deviennent aussi de la sorte 
des battureH. 1 

Bauohe, »- /-, Course, joute de vitesse, soit à pied ou à 
cheval : — La 1**, la 2** bauchêj c-àrd. la l**, la 2"* course, sur 
un hippodrome. —tU ne fi^re bauchê, c-À-d. une bonne course, 
une course bien disputée. — Prendre une bauche, c.4-d. engager 
une course. 

Baudet, 9, m., pron. baudette. Lit pliant, dont les pieds 
s'écartent en forxàe de x, ettlont les côtés,, en s'tntr'ouvrant, 
font tendre à vide une forte toile formant sommier. 

Bayaloise. v..Bavaeoi8b. 

BaTaroite (culottes à la). * Pantalon dont Ui devan- 
ture, au lieu de présenter, par le haut, la coupure médiane et 
verticale habituelle, se détache en un seul pan des deux côtés 
des 'hanches, et rstombe kur les duisses en se repliante Ce vête- 
ment n'est plus en usage que chez quelques rares *'l vieux de 
la vieille." 



t"' 



I 
/: 



>" 



40 



BAV— BAZ 



On â^ par extonsicto, de *nielqu*iin qai est routinier, qui se 
défie deé innovations : — Il en lest' encore aux. ctUoUes à la Bavçt- 
roise^ 1 ■ ^ . 

Bavassagès, «• m. pl.^ v bàva^sbiiknts. 

Bavassemetltil» «r. m. pl-t' Bavardages et racontars mali- 
cieux, caquetages, médisances, 'etc., Ne s'emploie généralement 
qu'au pluriel î^ — Ça va faire des bavassemerUs, c.-W. ça va 
mettr^ toutes les langues en branle. 

BavaSSer» v, n., çorrupt de bavarder. Causer à bÀtons 
rompus, parler do choses vaines et frivoles, parler ihconsidé- 
rément, etc : — La femme est portée à bavasêer, o.-à-d. à parler 
inutilement. ' 

Il lemble qucf laooiiMttame concède A cl^taàge (la vlelÙcMM^)plQ«â6llbex:t6 
de pavtuter et d'indlforétlon à parler de poy. 

' - MoHTAïaux, liy. XII, ch. II. 

Colporter des médisances, des racontars malieieux : — Le 
mal est fait, on'tk bavasgéy c.-a?a. c'est maintenant ]e secret de 
Polichinelle. . ' . 

En Normandie, on dit indifféremment havaeher ei' hâvêr . , 

BavaSSèridS, »r/' plr du n6rm. baverie, b^varderie. 

y* BaVASSBM BNT& 

BavasSOUX, éUSO» «., <tu nom. baveux^ bavard.!^ Qui est- 
incapable de garder un secret. Qui aime k causer sur lecorapte 
des autres, etc.,: — Allez don vous fier à c'te bava^skuse là, 
c.-àrd. fiez- vous donc à ce panier percé. \ . 

, Se dit aussi quelquefois d'un joyeux luron, au parler! étour- 
dissant de v.-'rve et de gaieté :^-— Quel bavaêseuXf Seigneur ' 
o.-À-d. quel h6^ me à bonnes histoires ! 

Bayette, ».y.» Baguette, ' 

^^ ■ - '■. "• ■ . . ■ « 

BayrWixidoWi^ »- nl> Mot anglais d'acception coûtante 
pour tenétre-baie, où fenêtre en saillie. Le bay-winiloéo est 
aussi l'iîqui valent, du terme technique '* oul-de-lampe," dési- 
gnant plus spécialement hne fenêtre soutenue par un eiiDor- 
bellement formant cul-de-lampe. i 

Baiar, «. »>&.» Sorte de fête de charité, où l'on sert des 
raftmtchisaements, et où l'on offr^ en vente,, généralement à 
l'aide d'une rafle, toutes sortes d'objets hétérogènes, dûs alla 
mnnificence d'un cliacun, . ^ . ■ '\ 

Les ftcMMum, d'un usage fort répandu, se donnent sôit pour 
secourir les pauvres d'une localité, soit pour aider à la eons- 



/ 



BËA--BEL 



tructton «,oa pour éteindre la dette d'iui h^it«l» d'une ëiUie, 
d'un couvent, eto^ 

Beauté (une)i ^m LooutiQU éxpîétiv^^ uittëé dans un 
sens surabondant : I laboure un«6«aui/ mieux qùè toéj c.^-^* 
bbh p^ieiix que toi. .., - ^\..- 

B6b6ll6y '•/•> Jouet d'enfant, bibelot, colifichet, objet tenu 
ou fi^gile: — ^^Un. salon plein de bebelles, c.-à-d; encombré de 
bibelots. 




.y 



' Bebelles, «• /. pL, Futilités, inutilités, nienu^ articles 
brillants et voyants: — S'occuper à faire dés 6e6«/^,^c.;^-d. 
perdre son temps en choses inntilei^. 

Bec, «. w»., Baiser. Une mère dira à son enfaht :— Donne 
un 6e« à maman. / * . " ;. 

BeC-ân, s. m.y Qui est gourmet. Qui aime^les petits plats 
sucrés. Qui est difficile à contenter a table. 

* Bôché, part, pass.., Eclos :— Les p'tits poulets soi^t béchéê. 

Beoquer, v. a., Baiser du bout des lèv^s. Biaisotter un^ 
enfant à petits coups de bec, souvent réitérés^ 

' Bedon» «. m., Bedaine, gros ventre. 

Ce qae «lit le fredon, 11 fani le orolrrr 
„ ' . ' CoTGHAV|t, Dfeiivnnaire. 

^edil Bedil Cri d'appel aux poussins, aux poules, pour 
. leur dojiner à manger. . ; 

BégÙer, ». n.. Bégayer. 

C'-ést'on paMe-tempsqaedel'oalr6««f/tt#r>'qaand H es^conrroucé. 

PAi.ftORAVK, Grammaire* !>. 7t2. ' 

Bel THe, «. ^^ du v. fr. bù/ne^ endure, d'où le fr. actuel, 
h^ignét. Sorte de gâteau, frit dans le saindoqx et saupoudré de 
sucre,, qui est en grande faveur, surtout en hiver, k Toceasion 
des réceptions et fêtes de famille. 

Beij^et» ,"' ^m Qui manque d'intelligence. Qui a l'esprit 
l>omé : — -C'est un Veignelj c.-4-d. un simple d'eapnt. 
. Ce mot est complètement inconnu en oe sens, en France. 

Belle (avoir), lœ, (sous^ntendu facilité, latitude). 

V. EXBBLLB. 

BeUe (ftdre la), îœ,, Se dit d'un petit eufiint, qtie Ton 
fait tenir debout, alors qu'il commence à apprendra à myober^ 

BeUe (prendre sa), loc.^ Saisir l'oecasion. V. EvBBLLK* 



X 



^ 



9 



A 



* f 



42 



BËl-t — r^3l!'K 



r 




-^ 



Belle-Heure, U)C. ar/r., Longtemps: — Y*a Itelle, heure que 
j'I'attencls. 

Belle-heure (à), v. a belle heure. - 

Behiet, «. m.. Sorte d'airelle à la baie bleu foncé, et qui 
est très répandue au Canada, surtout dans la région du 8ague- 
pay, où il s'en fait à chaque saison une cueillette énorme. 
' On dit aussi Bluet. , ■ ■ 

Ben, Bin, adv,, Bien. 

Bçn set parler et drelte ralsun rendre. 

Chanton d^ Rolland, p. 310. 

J^avous de la galette et du cidre cœuru, / 

, ' . Qui nous l'ra ben du ben. ' .» 

' ^ ^ ■ Rime» jersiaises, p. Ql. 

Il . ■ ^ ' 

Benbureux, euse, »<(/., Bienheureux. 

Et dormait cpuiYié un 6e/n/ieureux 

I La Ndiuv. Anna\e {Jersey, l^l), p. 'J.I. 

Ben sûr, W adv., Bien sûr. 

Ber, s. ,m.. Berceau d'enfant; 
posé-de manier^ à être. balancé ajsénieut. 

Ce- vieux uiO|t, encore aujourd'hui usité dans plusieurs cam- 
pagnes de France, est répandu ap Canada d'uiie manière à peu 
près générale. - • 

On écrivait autrefois hers :- 



c.-à-d. petit lit d'enfant^ dis- 



Rends dig^ne de neutre boujche,. 
Donnant grâce A nos veVs 
NouH chanterons la coucha 
De ta môre et ton 6er». 



■\ 



J. Le Houx, Noels virvis, p. 11. 



A citer encore le dicton bien connu 



/., Siège quelconque, couimu- 



\ 



' Ce qui s'apprend au ber 
Ne s'oublie qu'au ver. 

Berçante- (chaise) , 

niquant du balancement* ' 

En France on dit simplement Une^ berceuse. 

Berda,^. w., Remue-ménage, nettoyage, traiii-tniin d'une 
maison :— Faire son bety/a, c.-à-d. nettoyer, ranger sa maison. 
— ^Etre en gi*and berda^ c.-à-d. être, en grand nettoyage. 

Désordre, tohu-bohu : — ^ Ah ! ben, vous en avez un berda là- 
4edans, c.-à-d. que de désordre là-dedans, grand Dieu ! 

Dérangeaient inutile, fastidieux :-=- Ça* m'donneJ?l)en du 
berduy c.-à-d. bien du troubje. 

Beyda nous vient probablement de bardrd (bat-draps). 



\ 




saA|oi 
sag|pi< 



BER-BER 



43 



expression saHK)ngeaise pour une so§te de Imttoir en fonne 
de T, à rusagPPaes Ia\'euses de lessive. Les jours de grand 
lessivage s'appellent là-has ** les jours de 6a«/r<î,".d'où une 
analogie toute naturelle avec le herda de la ménagère cana- 
dienne. -, 

Citons encore, pour les curieux d'étymologie, l'expression 
f rari(^*aise bf[edi-breda^ signifiant " avec précipitation, avec con- 
fusion " ; lé mot breton herdadaa^ usité pour " grand bruit " ; 
le normand ealiberd<is, signifiant "patatras, écroulefnent en 
tapage." (^ 

Berdasser, v.n.. Travailler bruyamment et sans but bien 
déterminé. Faire dii tapage, ranger et déranger tour à tour. 

S'occuper à de menUs travaux : — Le père 6«rt/flWi«^ toujours 
un peu. , 

S'agiter, remuer bruyammeift iw-Les l>outei}les he niante. ni 
dans l'panier. . . 

Se faire //''rc/rt.'<.'<«»r, c.-à-d. se fa\re secouer, r cahoter. 

BerdaSâeUX, ©use, *<•■> Qui travaille bruyamment. Qui 
n'en finit plus de raiîger. Qui s'afiaire, s'occupe inutilement. 

Berdouiller, <•• <^, Bredouiller, marmotter. 

• Berlancille, '•<./•, corrupt. prob. de }nilnncine^ terme de 
marine pour certains cordages. 

Siège suspendu par des cordes, et auquel on imprime un 
mouvement oscillatoire/ semblable à celui d'un pendule. 

En France, on ditj^cnrf miette. 

BerlanciUGr, *'-i^> ^^ divertir, se balancer sur une lL>er- 
lancille :-»- J^Éseiitaiixs sont allés herlnnciller. 

Èerlanciller (SO), v. prmi., Se balancer, particulièrement 
sur une chaise berçante. 

Berlander, r. n.. Agir avec lenteur et sans conviction. 
Traîner une chose en longueur. Flâner,"^ rôder sans utilité et 
sans but. Marchander à l'extrèmet et Siins dessein d'a^neter. 
V. Vernailler. 

Ber/ander' est encore usité en Normandie dans le sens de 
flârier. On peut aussi rapprocher ce mot de halander^ hrednr 

. levi harloter, harfandèr^ autres expressions eh usage en Nor- 
mandie à peu près dans le même sens, à l'exception toutefois 

^ delharfôter^ qui veut plus spécialement dir^-**' marchander à 
l't^xtrême." , " . - 



/Berlan^OUX, euse» '<., Qui est incapable de prendre 
ui'ie d(îtermin;ition. Qui ne peut se résoudre à eo;iclure ui'i 




.>->.f- . 



/ 



'■p-'',-' 



44 BER— ^jpyÊT 

m^hë. Qui prend un tempt infini à s'acquitter des moindres 
choses, i 

^ En. JSior^nandie, -on appelle un ftonëant, un berlandier. Pri- 
mi^en^nt, le mot a dû être employé pour désigner un 
homme fr^uei liant \eë berf/inê. Or un berlan était, suivant 
Laeuma *^ une espèce de taudis de planches, dressé au proche 
dei villes, etc., où let»iain<^nt9 alloient jouer." 

DérendonH tons bordeaux, ft^rlanir Jeux de qui llf, «te. 
i - Ôrdlofin««MdeGharle«ilX,dèl680. 

Dans Û hak^ Normandie, et en particulier dans la valiée 
del l'Hyèris, on dit une herlaude pour tfne vieille brebis, et^ par 
extension,, \p6ur une femme qui passe son temps à jaser, c.-à-d. 
une commiÀi^. Dans cette même f^gion on nomme aussi har- 
landier un homme irrésolu, et Aar/o^icr quelqu'un qui n'en finit 
plus de marchander. 

Berline,"*./., Voiture dont l'orrière-train est en forme, de 
longue caisse^, et qui sert spécialement aux boulangers pour le 
transport et la distribution du pain. 

Berloquei «• /, Breloque. Se dit surtout d'une montre 
sans valeur. • 

Berloty «. m.. Voiture-traîneau, à coffre peu élevé, afin" 
d'obvier au daiiger de verser, et généralement à deux sièges, 
4ont celui de devant %e dissimule à volonté. 

Le herlot est le véhicule de voyàge^par excellence, au 
Qariada, durant l'hiver. » 

Beràicles, ^. /./>/., Besicles. ; 

B^irtelle, «./, Bretelle. 

BôSSOn, Onne, «., du lat. 6m, deux fois. Jumeau, l'un des 
deux enfants d'une même couche. 

Bêtasse, tém. de bêta. \^" 

Bête puante, s.J\ Petit animal carnassier, de la grosseur 
d'un jeune chf^t, et dont on tire une fourrure assez précieuse. 
Cet animal est ainsi nommé .parce que, quand il est poursuivi, 
il lance une urine absolument infecte, et dent l'odeur peut 
même se discerner à une grande distance. I^ peuple appelle 
aussi la bête puante *< Teufant du diable," «t on trouve cette 
dernière appellation dans Charlevoix.' 

Bête (rester), loc.^ Demeurer coi. Demeurer tofit inter- 
loqué, tout ahuri. ' 



f 



BÊT—BIti 



45 



allé 

4» 



B(tiS6y *' /•) Sott.ise, démarche ridioi^le, mai^aiaé afiaire. 

BétiBes, *' /' pi", Frano-parler insultant :^ Dire des. 
bétiêeè k quelqu'un, c.-à-<l. se vider de oe qu^on a sur lé ocî^ttr. 
Paroles acerbes, avec intention de chercher querd}c^==f^e*t 
ië lui chanter des béèisesy c.-à-d. il est; allé Tengueuler. 

Bet6t»\<K3fo-f Bientôt, prochainement. 
U Mt Ml^l t«mp« d*aller «'Miiiloht. 

Botte, «./> Se dit souvent pour Betterave, qui, 'défait, 

est ttfie variété de la 60^. r* •'• 

■, '' . ' ', • . ' / ■ .■ • 

Beurrée, «. /., Tartine i- — Une beurrée de pain. XFne beur- 
rée de cxitAtureu. -^. V \ 

Biais (de), loe, adv.y En biais, obliquement. 

.Bibelot, «.m., Assemblage de' choses hétéroclites et en 
désordre :— Ah ! ben, vous en avez là, un hxbeloty c.-à-d. quel 
bazar vous avez là, juste ciel ! 

' Bibite, 9. /., Dénomination enfantine de toute espèce 
d'insecte. ' ' 

Bicler, v, n., corrupt. de biyfer. Loucher, en regardant .du 

coin de l'œil. 

* 

Bill, ê. m., du lat. bulfuj bulle. Mot anglais qui désigne 
tout projet de loi présenté en Chambre, et, par extension, 
toute loi quelconque déjà promulguée. 

Bill public : — Bill émanant directement de la Couronne. 

BUl privé : — Bill se rapportant à des questions locales ou à 
des intérêts particuliers. 

Le mot hÛl est aussi usité, dans IfS relations usuelles et 
commerciales ordinaires, dans le sens de '* Facture de mar- 
chandises, r.ote ou mémoire de choses fournies, etc." : — J'viens 
vous payer vQtre 61//. .. \ 

Biller, v, <k., de rang, to bilL Facturer des marchandises. 
Dresser le dét^sil de marchandises fournies, dans son li^re de 

factures. 

\ . ■ .' \ 

Billet promiesoire. v. p^missoihe. 

Billot, »' m.) Tronc d'arbre,. amen^ à la soierie pour y être 
débité eu planches. 

Là ** descente des billots " se dit des amas de troncs d'arbres 
quV descendent, a chaque printemps, emportés par les «aux 
grossies des riWèriBS, après une saison de chantier . v. ce der- 
nier mot 



> ^ 



46 



BIN— BLO 



^ 



r- 



Bin, ««?«., Bien. V. Bbn. . 

Bise (de) W coin, loc,^ Dettraven. On dit, en l^onnandiey 
cfo bisqué ei de coin. . ' * ^ . 

Bisdille, â./., Màldontte au jeu de cartes, c.-à-d. action de 
jnal clistribuer les cartes. . 

Biter, Bitter, v. a., de IVng. to beat. Vaincre, surpà4Mer 
(quelqu'un dans une joute, une lutte amicale. 

Surpasser, dépasser, en parlant d'une chose supérieure à 
une autre. 

. Black-bally s. m.^ pron. UaJc-hol avec Vo bref. Mot anglais 
servant à désigner d'ordinains, parmi le peuple^ le cirage à 
chaussures. Littéralement, 6^acA;-&i// se traduit par 6au^-notr0. 

Blâck-eye, 9. m., pron. blaJeaiUe, Mot anglais fort ré- 
pandu parmi le peuple, etvdésignant ce que l'on nomme com- 
mùhément, en France, jur" œil au beurre noir " : — I s'en est 
fait donner uii blaché^e^ jVous assure. 

BlanC-man^d, «• tn.^ Entremets d'origine anglaise, à tranS' 
paiience laiteuse,' et qui a pour base une gelée de substance 
animale. ^ . % "^ 

Blasphémer, v. a.. Outrager, en lançant des blasphèmes, 
des jurons. 

Ble (terminaisons en). La plupart du temps, chaque fois 
qu'un mot finit par 6/«, la lettre / ne sonne pas: — Abordabe^ 
fu'ceptabè^ aitnabey etc., pour Abordable, etc. ' 

Blé-d'Inde^-f'^^A.. Nom populaire du maïs.' . 

On désignait autrefois le maïs, en France, sous les noins de 
'' blé d'Inde, blé d'Espagne, blé de Turquie," mais 0^ tennes 
no s'y emploient phis aujourd'hui. 

Blette, «./, Belette. 

Bleu, «. m.. Qui appartient au parti politique connu, au 
Canada, sous le nom générique de parti " oonaervatenr.'\ 

S^emploie Aussi adjectivement :~^ Le parti hl^u^ un journal 
Meu. . » 

Bli^Sard, ^. m., pron. Uiaszerde, Mot anglais emprunté 
aux Américains, et servant à désigner toute tourmente d'hiver 
de violence extraordinaire, chassant devant eUe d'énormea ra- 
fales de neige, et interrompant pour un temps toutes commu- 
nicaUons.; , , -^ 

Bloc, ». m.. Tout édifiée quelconque, généralement à plu- 



-V 



^L<>— BOI 



47 



, sieuriB corps de logis,. et remarquable par ses propoHidiks rela- 
tivement considérables, à côté des constructions d'alev^tour. 
Bloc de maisons i^Rai^gée de maisons, identiqueis i une à 
Tantre. _ ." , ' ' ■ ': • /' -' 

Dansi certaines villes, on appelle un bloc tout l'etpaoe corn- 
, pris d*un coin de rueia un autre, ou encore tout le quadrilatère 
de maisons formé par quatre rues. y^;V " ^- 

Blondéi «•/•» Fiancée, promise, amante, niàîtfesse, etc., : 
• — C'est sa blonde^ o.-à-d. c'est sa promise, sa bonne amie. — H a 
déjà des bloncles^ c.-à-d. le voilà déjà en âge de conter fleu- 
rette aux femmes. < 

En certaines régions de France, le mot blonde est encore 
usité, mais ce terme y est toujours pris en assez mauvaise 
part, et pour désigner plus ou moins l'état de concubinage. Au 
Canada,, par contre, on entend par blonde toute jeune fille 
quelconque à laquelle on fait la cour. 

Blue*]10S6, ^> tn., trad. litt., nez bleu, pron. blou^ifiôse. 
Terme de dénigrement, seryant à désigner un Anglais pur 
san^, sans doute par allusion au teint fréquemment couperosé 
des Anglo-Saxons. 

Aux Etats-Unis, le nez bleu ou blue-no»e^ désigne surtout 
le natif de la Nouvelle-Ecosse. 

Bluet, s* fn.y v. Beluet. ^ 

Bluff, 8. m., pron. blo/y avec Vo bref. Jeu de cartes, ' em- 
prunté aux Américains, et où la chance et le hasard jouent le 
. rôle principal. .1 

Bob (passer au)^ loc.y Locution curieuse, usitée dans le 
^ sens d« Donner des étrivières, c.-à-d. d'in^iger à quelqu'un un 
traitement sévère ou humiliant, pour une faute qu'on lui im- 
pute : — Attendez, j'm'en vais vous Ppasser au boby celui-là. 

Boète, «./, V. BouETTR. 

Bœu, ê, m.. Bœuf. 

nngoblnde6««6ttinBMMreetde|iaiii . 

Jiimt9j0rêiaiêe9, i». M. 

" Bailli un œn pour un bcm\" c-àrd. faire un petit cadeau 
dans le but' d'en provoquer un autre |dus important, est un 
dicton normand encore aujourd'hui fort courant. 

Bois-blanc, > «. »&.» D^Momination générale de tpus les 
bois, dont la partie li^^iieuse est blanchâtre et peu compacte, ^ 
«tels que le peuplier, le tre^ible, etc. i 



. w 



V 



48^ 



BOI— BOI 



Plûi/ 



low 



ÔoiS<*BrÛlèy «. m., Métis de iftuvage et de blanc, dans le 
NoftM>iiest, et eortoat issodu^^inëUnge de a^ng français et 
indien.'- ../',.- 

Le boU-MUé fait remonter son origine à quelques-unes des 
familles appartenant à la plus pure noUesse de f^cce. A 
rëpoqtle iOù le drapeau fleurdelisé régnait ici en maitrei beau- 
coup de( cadets de noblesse, poussés par un insatiable besoin 
d-'ave^ures, étaient accourus dans le Nord-Ouest grossir les 
des coureurs^es-boÎB, des vbjràgeprs, des tra{^»eurs, etc. 
tard, des établissemexils florissants commencèrent à 
ir. Oes établissements étaient sous la conduite de ^he^s 
le M. lé baron de Ôaint-Castin, cel pi-là même que IJpng- 
cite^^dans Tun de ses poèmes, MM.;le Camarade de 
deville, de Saint-C^eorges, de Laporte, de Saint-Luc,, de 
ipi^naisy de Chaumont-Raoette, de Charlais, eto/^ous ces 
loms se rencontrent encore, plus ou moins altérai, dans le 
rord-Ouestj. 

BotfirdeDOUt, ^> m., On dit qu'une terre est en bois-cMfout 
lorsqu'elle est eu forêt, c.^à-d. lorsqu'elle attend encot^ la 
hache du défr^;heur: 

Bois,-de*Vache, s. m., Dahs les plaines du Grand-Ouest, 
on désigne quelquefois de ce nom les excréments du bison, dont 
von se sert comme combustible, après les avoir fait dessécher- 
Cette appellation vient des anciens vo^a^eur« fra^iiL / 

BoiBé, ée, part. pass. du verbe baiaer. On appelle vitres 
^oiêéesy les vitres sur lesquelles une forte gelée a laissé comme 
une eoipreinte de ramifications d'arbres. 

Boi8*ftU!IG, «. m.. Bois dur et d'un grain serré, tel que 
fQurni par l'érable, le hÔtre,le frêne, le merisier, le noyer, etc., 
par opposition au bois mou du pin, du cèdre, de la pruche, 

de\répinette, etc. 

\, , _ „ \ . ■ 

BoiB-francs, s. m. p/., On a appelé de ce nom, il y a 
quelque cinquante ans, les cantons formés par les paroisses de 
Somerset, Stalafôld, Arthabaska, Warwiok, etc^Cet (oit^/mnc* • 
venaiient d'être alors ouverts au défrichement, et^ rid|l6ii« a 
enregistré la misère épouvantable, eît passée à l'étaj^ de pro- 
verbe^ qu'endurèrent lés premiers colons q|û se plongèrent ^ 
ditns ^ solitudes. 

Boiasdn, «. /., Terme courant pour t^i^ liqueur fer- 
mentai et en particulier pour le whiskey, r<M^e-vie :— -Pren- 
dre de la boisson, t.-à-d. boire^du whiskey, de l'eau-de-via. 



1 . 



1. 



'■\. 



BOI^BOM 



49 



A 



Le mot boûêàn t'entend gënëralemeiit en itpiot ènauviôie 
pairt^ à tel point âiéme que, pour parler d'un iv^ro^é d^hà^- 
tade, on fera timplement remarquer que ^ c'est n^ Domme qui 
prend de la boisaon*V \* y /Vv^.; 

Boisson fbtte» 9, /, £xpre«|ion babituellle po^ur les diifé- 
rentos sortes d'eaux^e-vie, afin de distinguer ces boissons dés 
Tins et liqueurs de sapeur plus douce. **^ . 

Boisure, «./•» Boiserie, ou menuiserie dont on revêt, les 
murs d'un appartement. 

Boitte» Boitter, v. Boubttr, Boubttkb. ' 

BoUéi 9'/*t pron. W, avec l'o bref. Vase en forme do demi- 
globe, tasse, ëclielle, dont on se sert pourboire ou pour conte- 
nir divers liquides. > ^ 

Cuvette en faïence, en porcelaine, pour la toilette du visage, 
des niains, et 'pour plusieurs usages domestiques. 

%>, Eh ben t Nenn*^ 6t9 chatte boll^. v 

* ' JRime$ JerëiaiMêf p. VOêt 

DanA la b<Me 11 y en aTalt, 
J'oré, dM* Mape et dn navet. 

KÉTivtsR, D<el./n-noniMimf, p. 7S. 
l^llée» |../-) Ce que contient une boUè: — Une ^//« de 



lait 



\ 



Bôlt, 8. m., dé Pang. boit Boulon. 

IBôltST, V. n.y Se sauver, fuir Iflcliement, en parlant de 
quelqu'un qui se dérobe devant un adversaire. 

Prendre ombrage, faire un écart, en parl|int d'un cheval. 

Bombarde, '«J^» Petit instrume.nt. de musique en acier, 
comppsë de deux branches recourbées, entre lesquelles est une 
languéitte produisant les sons. La bof^barde se joue en intro- 
duisant, les deux branches entre lès dents, et en touchant la 
languette du bout du doigt. 

Bombe, «. /., Se dit, dans la région de Québec, de la .bouil- 
loire-ordinaire dpnt les ménagères se seront pour faire chauf- 
fer leur eau. A Montréal, on dit un canard. 






BÔme, f. m., de Tang. 6oom. Sorte de digue flottante, for- 
mée pour jMrrèter, à un endroit ^wilu; . lès bulots charriés par 
Une rivière^ Le 6^>oi« se compose, d'ordinaire, dé pièces de bois 
réunies à l'aide d'une forte chaîne, tendue^ d'tin i^'age^ 

Bommèl^ t^. ^., de rang, tohwmm. Mener rexist^eè d'un" 



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50 



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ivtptfiié débauché. Qii6li^#y^ c^unS« se lanoer cUns une 
p»rt£» de plAisir, «yec mi^ ipÉi^déré de boissons eûivmnlet. 

Bonimeur, 9. m., de l'angT ftumiiMr. Vaurien toujours 
ivre» et sans moyens de sUhustance r^pdie^n. Be dit aussi 
quelquefois d'un noœur gai luron, ^liia Vliabitude à^fiteê 
plus ou moins périodiques. ^ 

Bon, ac(/'» Solvable, b^ pour pouvoir p«yer:— Vous pou- 
vez i vendre sans crainte, il est 6<>fi. / 

BonlieurQIXIOIlty <^P'^ P^r bonheur, heureusement. . 

JBoi^OUr (simple cqmme). Cette locution est syno- 
nyme, tantôt CiMaiBiU: — I s'rie 4e toé, c'est simple comme 
bonjour ; tantôt de j^ife .-7-J^va t'mCntrer comment arranger 
<Qa, ckwt simple comme bonjour. 

Bonno. B^emploie eltiptiquement pour bon, pour exprimer^ 
qu'on esit ji itisfait, que l^on approuve, ou que Poh a compris.. 

Bonne fenune Qa), ^., Désignation fréquent, parmi 
le peuple, pour Ma femme, Mon épouse. ' 



«0 



Bon pour. /Forme elliptique de langage pour Capable, 
puissant, etc., cUà-d. bon jfj^n* s'acquitter d'une tftche, pour 
accomplir un travail, etcri—^'suis ben vieux, mais j^suis 
«encore bon pour. \ . >^ " ) 

On donne aussi à 6on y>our In sens de solvable, .c.-àrd. de 
bon pour payer. ' , ^ . 

• Bbnus, «. m.j Oratificàtioi ou\vantage quelconque offert 
par une munioipalité, pour la\rjqt|riser rétablissement d'une ma- 
nufacture. , - "^ 

^ ^OOdls^St «.^m.'i pron. f)ou-dlage. v. Boodlk. '- 

Boodle, prou, bftudsl, de l'ang.-amér, boodlê. Fdt<le-vin 
consenti à un fonct}oun*iire public, un politicien, un écheviu, 
etc., pour i4)Connaltre ses services. 

Ce qui se donne au-de)^ du prix arrêté,! dans un contrat , 
.public quelconque, "et revient ensiiite, par manière de gratffî- 
catiou, à U i^rtiè ayant accord^j^jontrat. 
. Concussion, en abus que lai^l^lon autorité un fonction** . 
naire public, un chef d'adminiirtratkii^ etc., en exigeant pour 
ses services c« qu'il sait ne pas lui être dû. 

Tripotage,inidyer8ation :— Il y a du boofff^ là-dedans, c.-4-d. 
il y.a du louche dans cette affaire. 4 



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BOO— BOO 



51 



Bôodldr, «. fk, pron. bou-^iUr, Faire da boodle, c4^. 
commettre des malven»tioQ« en retirant des profite ^licitee. 

Boûdleur, #. m., pron. bou-dUuTt de l'ang.-amër. boottt^r. 
Celui qui exige ou aime à recevoir des poUnle-vin, pour prix 
de ses services. ^ dit surtout d'un fonctionnaire public, d'un 
politicien, d'un ëchevin, qui reçoit de l'argent en sous-main, 
afin de favoriser plus spiiéqialement qùelqu'iin. 

On nomme aussi hooiUeur celui qm OOTe des pots-de-vin, afin 
de s'attirer plus particulièrement des' faveurs. . 

Bord, ». in,f Côté : — V^nes vous mettre de mon bord. 

* ■ ■ » 

'Bord (être sur l'autre), ^oc, Sedit, dans cerUines 
parties^du pays, d'une femnie en état de grossesse, v. Coil||K 
ça; MémvRvi^ub. 

Bon^a^BS, *. *»• p^.y littéralement les bords d'une rivière, 
d'un lac, etc., 8e dit surtout,, en ,hiver, des glaces qui bordent 
chaque côté d'un cour&d'c»iu :— La glace est pourrie au milieu, 
mais les bordagèê tiennent bon. * ' 

. Bordée 4^ Xk6\%B^ s-f^, Ce qui tonïbe de neige en une 
seule fpis. . 

La bpni^e à 'toujours^ le caractère d'une tempête, oi| /du 
" moins d'une chute abondante de neige : — La première b<mdée 
de neige,- o.-àrd. la premièfe chute sérieuse de neige de la 
saison — lÀ bordéa tet bonne, c.-à-d. la neige tombe orûe. 

Bordure, «^ /-> Passepienterie étroite, pour border une 
rol>è, un vêtement. * 

-Bo88/i(. m., pron. Ji'o bref; du boll.- 6da«, -maître, jlaftre, 
patron, propriétaireX Celui qui est le maître, celui qui dirige. 
S 'di tend aussi dvi celm qui,^ans une manufacture, une usine, 
« etc., a la direction de 1 At^blissement^ ou du moins d'une divi- 
sion impertante. 

Bosser, «.a.,* Ce verbe. s'ei|iplpie indifféremment dans les 
deux sens attachés, en France, a boumUr et bottuer^ qui sont 
deux mots à'pjeuprès inoonnlis au Canada^:. — Mon chapeau 
est tout bo8»é^ c.4i-d.,a reçu roéult bosses. 

Botte (tomber eu), foè'X Be dit à'un jsssemblagc, d'un 
faisceau de choses qj^elçonques,\qui se défait et s'écroolè. 

botter, V. n., Se dit de la nfôge ^ni s^attac^e aux chaus- 
sures des piétonm aux sabots degehevausr. 

Boupàn. «.m., Lieti où Ton fuiàe de la viande et du poisson. 



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52 



•BOU— BOU 



L 



Par extension, lieu d'où lise dëgftge beaucoup de fumée : 
--- (Test un vniJboiÈcànf c.4rd. ça empeste la fumée, id. 

Bouoand» «>/} Fumée quelconque, et, plus spécialement, 
fumée épaisse ou nauséabonde. - 

Boucaner, v. a., Préparer, faire sécher de la Viande ou 
du poisson à la manière des sauvages, c'est-à-dire par une 
longue exposition à la fumée. ' ' 

V. n.. Fumer, en pt^rlant de la fumée qui s'élèvo.: — Ça 
commence à boucaner^ c,-àrà, -voilà la fumée qui s'élèveA 

BoUOberie (fUre), /oc.. Tuer un animal de bouèherie 
quelconque, et le préparer, soit pour la vente, ou pouy ses 
propres besoins de famille. 

A la campagne} ot partout ailleurs parmi le peuplto, fntr« 
boucherie signifie Surtout tuer son porc gras, à répoquu ans 
lètes de Noël et du Jour de l'An. La boucherie est aloriB\ lo 
prélude de toute une série de ripailles, se prolongeant jusqUo 
fort avant dans le carnaval. 

Boudin (^re son), foc., Bouder. 

Bouett6, «• /m Boue formée de terre détrempée .et de\ 
neige en passe de«e fondre. 

pp&t dont les pêcheurs se servent pour amorcer le poisson. 

liment liquide, ou à peu près liquide, destiné à la nourri- 
ture des porcs et des vaches, fait avec du petit lait ou des 
laviires de v.aissc^Ue, auxquels l'on ajoute du son ou des débris 
de légumes. Cet aliment se nomme, en France, brqtnéej hrenée, 
hren^ide^ ou nàucadt, suivant les départements. 

Oh rencontre boxUey hoUure, dans l'ancienne langue, avec le 
senslgénérfi^l de boifson : — 

Quel Tin est eeeyt Est I» èo<lf« da olel. 

MasUH COCAIB, oana Laeurme. 
' Pions y teroni mate ohere, 
Qnl bQjTen^ poarpolnot et ohmnise, 
Pnyï que 6oyl«r« y Mt si chère. 

Villon, 0kl Têêtamâni, p, S9. 

BoÙettèr, V. a.. Nourrir ses bestiaux, surtout ses porcs et 
ses vaches, avec de la bouette: — Il est allé bouettétr ses ani- 
maux, c-àrd. il est allé porter de la bouette à ses animaux. 

BoulHes (travailler IMUr). /œ. Travailler «n eesou- 
flements, en coup de vent, par aocès subits et passagers. . 

Boufire, 6S89. V. BouoBB. 

Bouffon, «. m., Bout tronqué de quelque «hose : — Vif 
bougon de pipe, c.-à^. un bout de pipe, ou brûlot. 



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BOU-BOU 



M 



En Normandie, bougon signi^ surtout un bout de bois 



Bouffrant,! odj,i Vexant, ocmtrariant, ennuyeix :~^ VPà 
qui est ben ftottiminf . . - 

Bouj^re» OSBe» «•» tTn dW^le, un manaàt, un > aurien : — 
Le bougre m'y prendra pu, c-à-d. le drôle en a fini avec moi. 

Le mot haum a une origine très ancienne, et dérive de 
BtUgara9j Bulgare. Au moyei^ âge, les Bulgares ayi ^nt adopte 
des idées religieuses qui furent déclarées hérétiques, on appela 
boulffre et ensuite 6ou^r0 ' tout schismatique quelcmque, et, 
plus, tard, t^t mauvais drôle, tout vilain. 

Ha I maie gent, bougre detloljal; diit 11 p«pe«, Toot avé t deilervl * 
plMtlre oorè et avolif. . 

Chrûniquê de Mtaitu, p. ISB» i 

BoU^exn6Xl|t, adv.. Très, beaucoup, extrêmement, au 
plushaut degré :4-C'6st bougrement mauvais, c*quej mange là. 

Bous^rine, «•]/, Sorte de jblouse ou vareuse dMiômme, en 
usage parmi le peuple, surtout comme vêtement de travail. 

Bouilloire, f.l/*., Chaudière à vapeur. 
Le mot bouilloire^ pris en 03 sens, est un anglicisme,' déri- 

bouilloire est surtout Tuston- 



vant dé boiler. Ënl France, la 

Sile de cuisine con W au Canada sous le nom de canard. 

Bouillon, «. m[^ Dans la langue des navigateurs, un bouil- 
lon est un renflement bouillonnant, s^élevant a la surface d'un 
courant rapide. | 

L^opposé de bouillon ekifilei d^eàu. v. ce mot. j 

Boulant, adj., du norm. h^der^ rouler comme une boule. 
Se dit de là neige qui fait boiile sous I<* sabot c^es chevaux. 
V. Botter. / 

BaptUte menait vflf commère aar le devant, narce que Madeleine étall 
pas mal large, et que, de pin*, les cbemlnn étalent un peu flr/tt/anft. 

\ * TacbS, Fçtresiierê et V, yo|r«ttr«, p. M. 

]^ul6r> V, n,, ftouler comme une boule au mpment d'une 
chulé. 

r?e gros moneean <i^\ rompt, ffacaaae. 

Hapa r6alBt|uice, A val ae va boulant, . ' 

« RovsÂXD, 068, daal UUré. 

«La mer allait fro«ifan<.danaiuiablm4V | 

* ; /» La ycùv* AntU^e (Janliejr, 1S7S) p. S, 

'* Boulin, «. m., i^ronçon d'arbre brut, ou'fendu par la moitié 
dans sa longueur, qui sert à faire les clôtures de nos champs. 

(OSCAB IhTlfV). ' j ' 



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BOU— BOIT 



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j "BofJLtne, «. m.t de ï*ang.-atii^r. a 6oom.^ ''^Surenchërissenient 
subit et factice dans les valeurs immobilières d^une . localité, 
; par suite d'mota^^ ou de spéèi^.latîoa. Oe mot a pris nais^ 
sanoe dans rOuest, où, par raison de la forte émigration qui. 
sWt toujours dirigée de préférence vers ce côté, de simples 
villages, encore inlconi^us de la veille, se voient souvent subi- 
tement, du jour an le&demain; passés au rang des villes et des 
cités, et livi^s à toutjës les exaltations de la sp^lation finau> 
cière la plus intèna|e. On dit Alors quUl y a'un boûme eh tel 
endroit, ou biten encore que tel ench'oit est à passer par un 
boûme, . , 

Le boûme peut aussi s^appliquer aux actions de chemins de 
fer, de banque, etc. 

Boûmer. v. a., de rang. amer, to boom^ surgir avec impé- 
tuosité. Se dit de spéculateurs qui manœuvrent de telle sorte 
qu'ils créent subitement une hausse factice, soit àur des 
valeurs immobilières, ou sur des actions de banque, de chemins 
de fer : — Boûmer une ville, c-à-d. k lancée, créer une hausse 
formidable sur ses terrains à bâtir. 

Bouque, »./, Boucle : — Une bouqtie de ch'veux. 

Bouquet, ». m.. Se dit souvent potir Fleur :— Y aben- 
des beaux bougmets dans c*jardin-là 

Boura^an, «. m., éorrupt. de bouracan. Sorte dMtoffe très 
forte, à trame non croisée, et dont on confectionne d'ordinaire 
des pantalons. 

BouraSBér, v. a., dér. de bourrasqti^, coup de veîit. Ru- 
doyer, malmener : — Bourwser sa femme, c^-k-d. lui rendre la 
^ie dure. 

V. n. Se livrer Lde brusques emportements : — C'te femme- 
là boutasse toujours^ Gl.-^-d. ne décolère pas. 

BouraSSeuX, 6U66» «•» Qui est sujet à' de brusques accès 
de colère. Qui est d'humeur rudoyeuse^ malcommode, acariAtre. 

Bourdaine, «./, Fruit 9a baie du bourdainier. 

Bourdainier, ». m., On désigne de oe,nom, surtout en bas 
de Québec, une plante de la famille des alisiers, produisant en 
septembre et octobre yne petite baie d'un bleu très foncé, 
dont les grappes ressemblent assez à scelles du cormier. Le 
bourdainier crotti surtout avec avantajge dans les terrain^ 
humides, et le plvt souvent dans la tourbe. 

Bourdignonii, Bourguignons, ». m. jtt,, Mottes de 



BOU— bIU 



55 



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terre gelée, ou de neige durcie wp/tH nne pluie, qui rendent les 
<$h|9n^iot trèi diflksilee. (OsoAj^ DuNN). : 

BbargwiSf *• *i^i .Qualificatif ajouta au nom du rfàtier ^ .-^lii^ ! 



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deil« clane moyenne, et qui coule doucement lee jourji en 
jou|uÉant en paix du^fruit de les lal^un G^^tkt alôrt à \à fois 
sa |[>rof988ioH et Pindication de son état locial. ^ | . ''. 

Syn. oomp. Bourgeois. Eouyer. Un hourgwxs peut être kussi 
écayer, lans que ce dernier ait droit au titre de howrgeois, Vn- 
émi}^ est hi plupart du temps j^té dans la vie active, eVexerce 
par nécessité une profession ou un métier quelconque, tandis^ 
que le mot 6ot<fy0OM implique forcément Pidée. d'une péi^nne 
qui vit ou peut vivre sans rien faire. 

Bawywts des Postes :— Contretoattre d'un poste à four- 
rures, ^lui qui dirige l'exploitation d'un territoire,*d'un poste 
de chasse. 

Bouryeaië de chantier : — Propriétaire d'un établissement de 
chantier. 

Bourréét «./m Bourrasque : — ^tJne 6M*fW< de vent "^ 

BpUéar» v- n., Fienter, en parlant des slnimaux jde l'espèce 
bovine. * L. 



extension, 
construction 




Bousiller, v. a.\ Remplir de b<me, eti par 
d'étoupe, etc., les instefstices des pièces d^une c< 
quelconque, maispn, navire, etc. (Oscar Dunn). 

Bout (au)» V. Acf BouTTK. 

Bout d6 temps, foc,, Assez longtemps. Un certain 
J'Iai attendu un bout de temjm. \;^^: 

bte» »' !?>., Bout, extrémité, fin. 8^ p^W g<^âéraleinént 
&ou//«, à la fin .d'u||ie phra^^. 

^^[^oit y avoir- uu baiÊÊtey vhrase sd^nt usitttUanB lé sens 
de : A la fin.4<eBi!iis, <Kst aSiez. ^ 

Boutte^aU), '/'im;.» S'emploie dans la phrase *^ Etre rendu 
au bouite,"dansle |ens de n'en pouvoir plus de fatigue,' d'être 
dépourvu de ressoutx^es, de ne plus savoir que faire, que de- 
venir. ■ ''*■ ~ ^ ^ " 

On dit aussi d'un vêtement usé, hors de service, qu'il est 
'* rendu au boutte,'* c.-è-<l. qu'il est au liout de «es services. 

Braguet, y. Bratit. - ^ 

^ BraOfe^dei «. /•, Action de s'abnndotiher aux pleprs, de 






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contenti^r son euvie de pleurier : -r- I va y en avoir ane Ofot/- 
^odtf (Unii 1» famille, quand i e^japprendront la jQouvelle. 

Brailla^e, «• fn,, Pleun, lèmentatione continuéUee on in- 
teoàpeitiyeft. Se dit surtout, dé pleura verses mal à propos, ou ^. 
qui ont le don^d^agiùïer :-r-Il en mène une vie c't homme-là, 
avec sa j^emâe toùjonre en 6rai//a^. 

Braillar4j^ ardo, adj; Qui pleure souvent, et à tout 
propoè. I', l ' ■ '^ ' , V 

Qui se plaint, se lamente k tout instant : — En voilà un 
braillarctf c.-à-d. le ci«îjl me. préserve de ce-plaignard. • 

Braillé)!*! v- w.i du V. fr. hraire. Pleurer, verser des larmes. 
Cette apoeption s'applique, AU Canada, à tous les Âges, 
'comme>^ toutes les phases de peine, de douleur, de joie, qui 
(lont verser des larmes. . <• # 

\ ^Concevoir d'amers regrets, s<> plaindre, se lamenter :-> Voup 
I braillerez^ c'est moë qui Vous Pdis, c.-à-d. vous le regret- 
ï^res fort, je vous en réponds. ' '- 
\tï patois ùormand d'aujourd'hui, -^comme danâ le vieux 
f ra^çais,-^le verbe bfairei d'où nous avons fait brailler^ a le sens 
général "de se lamenter bruyamment ", et se dit surtout des 
cris poussés pilbr les femmes et les eiifants. 



m 



Mttlt velMiei 



. SeHpetlU enfants, 
peur. 



,.., gent crier e gent braire. 

Wack, i?oman de itou, V. 1008. 

. . . H'enfti^nt de Ha présence, broyante et criants de^^ 



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Alcripb, ifo^iv. fttb. dr» traité de vérité, p. 80. 

Brakexnan, «. »>., ^von, braike-^ianne. l^ot anglais pour 
serre-freins, sujr un train de «hemin de fen j 

Brancard, »- m., Ce qui reste de cartes,'^ sur la table, après 
que chaque joueur a reçu son jeu. 

Branche, «.y*., Etat, cot^imerce, profession, ressortv Carac- 
tère, et nature de telle ott telle profession, industrie, occur . 
pation :— Je ne puis pas' vous enseigner- la musique, c'est pas ^ , 
dans ma branche^ c.-à-d. jd ne suis^.pas musicien, la musique 
ne. fait pas paHie de mes occupations. 

Branchu (Oànardjb «. tu»., Canard sauvai, reuparquable 
par la mivgnifiœnce . de 'son plumage, et ainsi nommé parce 
que, à rencontre de ses pongénèVes, il aime surtout à percher 
sur les Arbres. Le P. Chf rlevoix a éié Fun des premiers 'à se 
servir de cette expressioji, dan» une de seé célèbres Lettres sur 

la Knuvftlltf>-F»Rnh<> 



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"(.J^jRA.— jBRJL 



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Braildillêr, «• «,> BmiMltr, MMioer :— /^m/tA^r un bâton 
su-dMtus de la tète de ^«elqu'air. . 

BraQily, «. m., piix>n. 6retitK-«{at. Mot anglais , pour eau- 
de-vie de^ cognac. 

Braqim*, r. a., Fixer, déposer une penonno ftt une chose 
dans «h eadî^oit déterminé. 

BraqU0r (se), v. pron.. Se fixer, s'arrêter soudainement, 
demeurer longteiâps inimobili^ dans un endroit. ^ 

BtaqUette, «./, Bro<(uette (petit clou). 

Bras d^eécaller, «.m., Rapi^d'escalier. 

Brassage, ». m,^ Action de mêlera agiter, ou secouer di- 
verses choses, soit liquides ou autres, pour qu'elIeW forment un 
seul tout. ' . / ^ 

Brasse-corps (à), /oc., A bras-le-oorps. 

BralSSée, »./.,. Chaudronnée de sucre dVrable ou de savon, 
Ijue l'on 6fYM«9 avec une mouvette. y. Brassuc. . , 

Brasser, ^ a., Mêler ensemble des choses quelconques, 
soit liquides oii aqtres, jpour qu'elles forment un seul tout. 

Ajgfiter, secouer : — Brasser i}nej)0uteine. 

Mêler un jfeu de cartes : — C'est votre tour à hrciêéer, c.-à-d. 
à faire le jeu. 

Par extension, malmener, morigéner, corriger, etc. : — I s'est^ 
fait hrcL8»er, c.-à-d. il s'est fait étriller de la b^llé façon.— i^nw- 
ser quelqu'un, c.-à-d. lui dire de ïjudes vérités, ne (]mi8 le 
ménager. • ^ 

Brassih, #. m., Quantité de snvôn ou A^ sucre d'érable q 
l'on fait cuire à la fois, et que, une fois l'ébullition finie, !'( 
6raMe avec une mou vette. 

^ Braye, o4j.^ Beau, faraud, pimpant. 

En« est (Uni «on oabtnette 4 se faire 6ra«« poar à ■olr. 

Ar(m<l «f'wiM e/^ofi<9u« cl« P»AKÇOiSB, doiM la Patrie. 

Brayerie, «./, Bravade. ^ \ 

'Bràye, «./., Instrument à broyer le lin, composé de\deux^ 
bois retenus à nne extrémité,, et s^nclavant l'un dans l'i^tre' 
à la maQière d'une mortaise. 

BlfaJIrer,' v. a., oomipt. de btoyer. Ne s'entend, au Gaiiada,, 
que pour les diverses opëiîations ajant trait an broiemeni du 

lin. 



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Brsy^ À p;^ Sorte 4e p*g>>A> efV ^191^ 4^ii^<H» <9àei les 
«auvilgBt, ebréKX>ttTraQi le'jorpftdepaitj la.c^mt|are jusqu'aux 

genoux. , ■'^*\'';' ■■■■■■ •< ' • \ ' .' .;^ ,, v'^- :■'.' ' ^ 

Lé motjbrayet s'applique aubsi souveiit au caleçon 4e bain, 
et au maillot dias acrobates et des' danseuses. '^ y 

Brajfêl lî^t vient en droite Ugn«^du. Vi^ux français 5fïi^^ 
.encore usité de nos jours en Normandiié pour, culotte^ pan- 
talon. On renoontre 6fa^ù« ohés plusi;eurs vieux auteurs^ et 
notamment à. plusipurl reprines danar il^beîais. 

Le 11 Janvier IMS, Tb. Glrànd ûnX Qnea braffu^ de bhinebet pour 
Amoald. ■ ' ■ " , A .^' ■ i 

Jaum<iU dfi »itè de Oouberville 

drayeur^ ,ease, »., Cel^i, celle /qu$ broie le lin. 

Brèche» WfV» Brèç^e-dent, c.-£-d. qtfi a perdu une ou 

sieurs dents^' de devante 'i'' — ~ / / 

■ ' ' ■ ~ - ■ / ' ^ "\ 

Brttf» '• ^M Somtnation de la lÔoUrpnile; à, un officier bivil 
nolnmë à cette fin, d^ayoir iA<ponyoquer, à\jour' et beu^e 'fixes, 
le ou les csAndidats à un st^e ëleetoral^ el4<^ prendre toutes 
diitpoeitioné pour retiiettre le mandat à qui de droit. 
' Se dit aussi, d'une mani<ère générale,: pour Ordonnance : — 
XJn ,ht^ dé saisie, c-4-d. unie orŒi^imance d^exëcùtîon. 

Brenante. v. BitBukAirTB. ]}}'■' 

Brenèche, Brenesche, «. /, Genre d'oiseai& palmi- 
pèdem auquel appartient en] pa,^icuHer l^oie sauvage du 
Gan^a appelée ouUvrde,, Les prenèchM se rencontrent sur- 
tçui dans le baa^intrLauren^, et dans le voiàinagévde l'eau 

saiee. ^ 




^ >. , 



Brêter, Bretter, v. tfï^ Aydir le nés fourré partout, cher 
oher^ furetar :-^Qu'est-oé que tù hre^tes ici, c.4-d. quel)e^affiûre 
as-tu ici, que rfais-jtu ici î ,. ^ ' 

; Ce ' viirbe .sekorend' souvent! en mauvaise part, en France, 
dans le tebs de^aser, parce q^e les Bretoiines, qu'on appelle 
auàsi Brfiieëi pMsent pour trè(i bavardes. 

Breume, «'J^f Brume, brouillard. 
- jBretNne qdl pliae, TObt de bliw : btaa tempiu ^ 

. ^' '^.-'' ■' JMHtm nor mand * 

BteunaO^» «./r Cirépusc^lê à son déclin. L'heure où les 
ombres, déjà épaissies, annoncenbslWriyée plus immédiat^ de 
la n«it :r*A la frmifumie, o.-à«d; àial^&i^ée du jouiv«~Je vous 
verrai «La ànwitw wt ls, 0.-44. 4 la vwllée. Z^'^^' 

L*on dit aussi, par métathèse, à la heumante. 



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■^ ' 



Br^lUI^ méj, fêm.^ Bmne; féoik d» bruA. ~ 

Cleit tout plebi d« iêdbmhrwunêé qàNm « rar le eorfié. 

La BilDOUJfeBK, Leê Normand», dans 1m PVancai» peinte 

Bricolés, s./.^pkf Se- dit ftoovent |k>uiv bretelles à pan- 
alons. , " ^ ■ ■ „ ' ^^ • '■'■*-' 

BlinibàlOy s./., Sorte de petit instrumetit de musique^ 
ont on joue en^^e rappliquant entre les dents: v, BobibardI, 

Briû, 9. inl,,TJï^ rien, chose menue, an péuj une petite quan- 
ité :— J'prendrai-^ncore ûrt pHit 6rti» de ce poiâet, c.-à-d. un 
etiîb peu de-ce poulet. -T-Rimetteé doA an p*tit ^'n de bois 
àxiB le poêlé, t^à-d. une petite quantité de bois.î^ 

L'autre i<^T on me rim dire .11 n'y a pas iin brin «t^ vent. 



V 



H*« PB BftVIOK*^ 



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Uii. instant, un Oiooierit :—/ Attendez un'^^t 6r»n^.-à-d. 
1 instant. .-^ 'y\, 

Bri(|Uade, s. /, Briqueter»^, lien ^où Xou fa^tde la brique . 

Broker, «. t».; Mots^ipPB po^ar coiirtier,^gent de change. 

Brolllardy «. m., pron. 6r^ar ^rouiUftrdv.bruine. 

Alnpi, en yver le pluvieux. % 

Qnl venset&roâ<dr«filttl0ver....^r^ » 

Oh. x>'OmiitAini« 4a2<ad«, 140, dans Llttré. I 

^rôtlliân^ dans la vallée, ^^'' \ 
Bonhomme, va A ta ioamée ; 
BrotKard sus l'monl, 
Bonhomme, reste à la maison. 

Dteton .n«rm<»nà 
Brolllwrdeux, o^Om pron. Ôr^^^r-rffui*. Bruinetix. 

«K - ■•'**' ^ '■ -•►■'3', . 

BrOd96» '9'f'\ ^ot populaire' par lequel .on^dérigne une' 
(>ûlade,^ou unel partie de plaisir accompagna d'un usage 
modéré de boissons enivrantes :-e Prendre t|ne hroêie^ se 
ttre en broêgey ^.-à-d. se saouler. —Le din^er se terminarpar 
9 vraie broêsêy c.-k-d^ au desfteri ioâijes convives étaient à 
i pr^ s^ûls.— Ça va être une vraie ^^roMe, C.-jMd. nous allons 
oler ferme! ^ 

1 mpftroeher de broM/ê, expression normande pour '*' volée 
coups de poing ou de bâton.'' * 

IrOBSer, \v. n.,, Faii^ un uMgie habituel et immodéré de 

Isons enivrantes : — C*est un homiiie qui broête^ c-à-d. eet 

Lme se tient toujouni entre <teàz vins. v 

Be lancer jdans une partie dé plaisir, accompagnée d'un 



N 



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60 



BBÔ^BUB 



/ 



uu|(e immodéré de boi^n^nlvrantes :—VMà beii un bon mois 
qu'i hroêM comme ça, c-à-d^-qu^ilne déaaoûlè pas, qu'il fait 
durer sa noce. i ^^\ y o ^ 

Brosseur, euse, «., Celui ou celle ]qui fait la noce, qui se 
saoule de temps à autre, ou qui fait m/usrtge habituel et im- 
modéré de boissons enivrantes^ — '^ ' 

BrO^IASSer, V. n.,. Se di«( du brouillard qui tombe en petite 
pluie fine. * , ' ^ 

, ®^^^0» *•/? ^^ï*- de 6rofU?, brouillard. Mousse survenant 
à la surface de certains liquides, soit qu'on les transvase, ou 
qu'on les^i^OTte* brusquement^On dit aussi, d'un savow^qui 
mousse bien>— Ce savon. fait ben d'Ia hrmie. 

En Normandie, hroue signifie encore, comme au Canada, la 
mouBse.se formant sur un liquide agité, et, en outre, la salive 
écumeuse du bave que jettent certains animaux. , "^^ 



^ 



\, 



Qtaé <}'broti« A sen maséd'traverr. 
^ ■- , . /ifim«f;iriiérn,Mia<«e*, p. 112. 

Là, neuf ponrpées, dans la brouè, 
Dourds et laids, dansaient, les sois. 

V MAtivikr, l>iel./r., normand, p. 66. 

BroÙèe, »./., Pluie fine ressemblant au brouillard. 

i Brouillard (papier), /oc.. Papier buvard. 

^Brûlé, ». m., Partie d'une forêt ravagée par un incendie: 
-— Le G'm/t<f*i9ri2/<f du Sagïïenay. 

Brûler, v. «., Dépasser rapidement quelqu'un, à cheval ou 
en voiti(re, c.-à-d. le rejoindre et disparaître rapidement, en 
coup de vetot :— I m'aJ>nî/<f en i(OUte. 

NBrÛlôt, ». »w.. Courte pip^ ou brûle-gueule. 

. ptumasser, v. n.^ Se dît d'un léger brouillard, mêlé 
d'une petite pluie fine. X 

' Bnn&nte, v. Brkunantk. 

Buberon, ». m., Biberoh. 

BuBule, »./, Terin.e enfantin pour Brûlure, ce qui peut 
brûler :~-Ne touche pas au poêle, c'est hubtUe. 

On dit aussi se faire hnhj^U, pour se brûler, se faire brûler : 
— prends garde, tu «a» tt faire hubiile, 

Bupusse, ». «**, Terme enfantin pour breuvage ou tétée : 
^— f *¥* buhuêêê. Prendre son hubusêe. 



BUC— BUTj 



61 



/ 



Bûcher,\ t^. a., Dégrossir une pièoe de bois, sarleabhiur- 
tiers. ■ ^ ' . ■• ■ •' ç' 

Au figuré, frappet*, battre, maltraiter. 

BÛcheUr, «. m.. Bûcheron, sur un établissement de chan- 



tier. 






Les bûcheurs se subdivisent en trois catégories i^- V \eBbû- 
D^otM proprement dits, qui abattent les arbres ; 2** les /n- 
queurs ; 3* les loleurs ou graruP haches, v. tous ces divers 
mots. 

S'emploie aussi^pour désigner un ouvrier i^atigable à Tou^^ 

vrage : — C'est un bûcheur. 

• . ■ --^ ,' ' -* , ■ i 

BufllEllO, 8. m.f prôn. bof-flo^ avecTo bref.^BuiBe, ou bison 

des prairies, / 

Robe de bvffcUo .-—-Peau de bisofi préparée, doubléifj et ofnée, 

servant de couverture de voiture, en hiver. i 

toi - ^ I ,• «. 

ButèaÙcrate, s. mt, Qui fait partie du persolinel des bu- 
reaux publics. Qui est bureaui^rate par goût, par tempérament, 
c.^à-d. en affichant les idées, la doctrine de la Bureaucratie. 

s. hist.. Qui appartenait au par£i des aiiti-patriotes,- lors du 
soulèvement de 1837". ' , jr 

^ ■ ■ • ' 

Bureaucratie, «. /., , Personnel des bureaux public|i. Ay 
tôrité, pouvoir émanant des bureaux publics. / ^ 

Ce mot, employé surtout par dénig\*ement, possède^ outre 
U.Canada un sens^bien particulier. Pour le gro« public, la 

rcaucnUie est comme un symbole de loyalisme outré et 
jaloux vis-à-vis de l'Angleterre, tout cela joint à une ten- 

nce invétérée au statuqu'ûtme. v. ce mot. A certaihes pé- 
iodes de notre histoire, on vit même la Bureaucratie érigée ep 
octrine, . et formant un pbr^ compact et homogène, notam- 
oeiïT'en 1837, où les deui^'. {principaux facteurs en présence 
'appelaient Pairiotes et bureaucrates . - • ' . 

But (remplir un but), loc., Atteindre un but. 

Butin, s. m.. Toute marchandise quelconque : — C'est du 
m butin, c.-àrd. de la bonne marchandiBe. i ' 

Ensemble des choses constituant les bien^ meuble» d'un 
Chacun : — Il y en a, du butitiy dansée maison-là; ci-à-d. cette* 
laison regorge d'une infinité de choseè. " ::i^ 

Vivres, aliments, liqueurs, etc., :^- Il en faudra, àubuttifi,' 
>ur nourrir tout c'monde-là. 
Butin donne aussi lieu à plusieurs locutions :-^ Manger son 



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c"'. 



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62 



©UT--8UT 



butin, €.à-d. vivre de ièft^^ntefi. — JB^ire $on btUiti, q^à^^ dé- 
penser ses biens à boire. ^ ^ i 

On dira encore i'un gmgeùr; d|jiin p^rasite^ etc. : — Cet 
hommerlà est bon qu'à manger Vbûtin des autres. ^ 

Butte (U116)> loc~adv.j Beaucoup, en grande quanti)^ :»— 
Avea^vous bén des pommes c't'annëe ? Oui^ vkne butte. 



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ÇA— CAB- 



63 



V 




iÇa. Cet homme ou ces hommep, !^^^ ^femihe ou ces f^m / 
mes : — (7a seulement pas d'barbe ibiiî iïètiton, et ça veut déjà 
.gouverner. ■ M^-W'''-" ■ - '7^ 

Oabaler, t7. n., Actibn d'aller s<^licîtér des votes, au domi- 
cile dès électeurs, en faveur d^un cftfiiliâît à une charge quel- 
conque. ' / : , ' 

- ■■'' f/ » 

Oabaleur, eusé, «., Celui, celli qui fait de la propa- 
gande à domicile, en temps4i'ëlection,pc^Ur engager lés hési- 
tants à voter en faveur de son oandtdîat. , 

- Oabaner (se), v. 'pron., tlérr^d€Maèart«. 8.^enfermer à huis 
dlos. Se claquemurer dans son gîtel; Se-t^rrer près de son feu, 
par un mauvais temps, en méditant lé «Movcwari f>ia^o.... du 
poète. " ^"""':J'.' 

On dit aussi être cabane, dan^ le sen$ de êtr^ logé da/M une 
cabane. • ;;- „'. ..; " ,/ ■■" 

V Se CASEMATER. :^/:" "'^„'? :,;■( ' • " . 

Oabané, ée, adj., rad: raôeïwi?. S'eitiploie, au figuré, (dans 
le sens de creuîç, enfoncé :--yotreent<^|it yà avoir les yeux 
cabanéê, c.-àrd, enfoncés dans.i'orl>it^ b|eli protégés sous l'ar- 
cade (cabane) profonde, des fi^ïirc^^^^^ ^ 

Oabaret, s. m. Plateau;, sur^^fêqîiel oii sert des liqueurs, 
des gâteaux, dés f^fmîchissemflffîts. 

0abaiT0i8i ^. >n.iisprrupt. jâe ca5roM<?t Sorte de long camion 
à deux roues, agencé su Wut^ur lé transport des barriques. 

Oabassé, tf<Ç., Fatigué, abattu, écrasé. Dérive probable- 
mentdu no,rm^a6ada«#er,8igniliant surcharger, accabler, écra«9r. 

Oabihéty «. m.. Petite armoire quelconque, et surtout 
petite armoire pratiquée dans unanur. 

Uoc petit «o^yfMf ràlct en façoD d'Miinolres. 

'Oabinette,<.tn., Cabinet,' chambre, réduit. 

Oàblegramme, s. m., Dépêche expédiée par voie de 
câble sous-océanique. 



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64 



CAB— GAG 



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' OatK>Che;/«*/>) Bourgeon d^un arbre. 

' '\ ' ■ ' ' • 

OabOU88d| '«. /.f corrupt. prob. àfi cânU>uêe, Partie atte- 
nante à rarrièré d'une maison, et servant à la fois de cuièine 
et d'office pour 1^ vivres, les provisions, etc. / 

Oacasser, ». w., Jacasser, parler à tort et à travers/ 

Oache» «./., Lieu secret où les trappeurs, les explorateurs, 
déposent des provisions, des armes, du combustible, etc., soit 
peur rétrouver eux-mêmes toutes ces choses plus tardy ou pour 
Tusage d'autres voyageurs. ^ / - 

Aux premiers temps de la colonisation, beaucoup de caches 
étaient pratiquées, autour des habitations, dand les fourrés, 
dans les bois, afin de mettre les richesses des colons à l'abri 
des déprédations des sauvages. >x 

OachB 1 Oache 1 Cri d'appel, aux moutons, sur les fermes, 
v. MouTB. 

Oaché-la-Belle-Bergère^ Sorte d'amusement de société 
dans lequel les joiieUrs, étant assis en rond, se passent delà 
m^in à la main un objet quelconque, et plus particulièrement 
un bijou, qu'une personne placée au, milieu du cercle cherche 
à intercepter ou à Kaisir. . 

^ .Quelquefois aussi le jeu consiste à faire désigner à tour de 
rôle, à chaque joueur, la pei'sonne qui est en possession du bgou, 
chaque^ erreur étant payée par la remise d'un gage. 

CnEkCllO-Dienette, '• m., Tablier, et surtout tfi^lier à 
poches, afin d'y mettre les mains, les m«n«/^««. 

OachettO» s. /., Jeu d'enfants, dans lequel l'un d'eux 
ferm^ les yeux, tandis que les autres vont se cacher. '"^Celui qui 
est découvert le premier prend ensuite la place du chercheui' : 
—-Jouer à la cctchetie. Faire une partie de cofihelte. 

JUadre, 9, m.. Parmi le peuple 01^ appelle cadrcj non seule- 
ment un cadre proprement dit; (^.-a<l. un encadrement, mais 
encore totitef chose quelconque encadrée, gravure^ ' portrait, 
aqûaTélle, etc. : — V'iàuh salon qu'a d'beaUx eadr^y o.-àrd. ce 
salon renferme une jolie collection encadrée do portraits, ta- 
bleaux, etc. . 

jOage, 8' /.» Dans le langj^tge des voyageurs et des gens de 

chantier, la cage est un trai^i-de-bois, formé de billots ou plan- 

, çons amenés du chantier, et que l'on assujettit ensemble en 

manière de radeau, de telle sorte que le tout descende sans 

encombre le courant d'une rivière jusqu'au lieu de destination. 



V 



1 . 



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^. 



CAG—CAL / 65 

La eage dp sufodivise en plusieurs parties, appelées cHbes et 
Iramêê (v. ces mots), et xsontieat quelquefois jijisqit^à %tif}0 
(lançons, représentant ujie superficie de plusieurs arpents 

On appelle aussi une ckge, un cageux. . 

Oac^e (hlomnie de)l ▼. Oageur, Flotteur. 

Oag^eag^O, «• t»., Ensemllle des travaux, dés opérations 
nécessaires À 4a forniatio|i et à la conduite d^un train-de-bois, 
)U cage. 

Os^gBT, V, a.. Préparer et lier ensemble "des pièces de bois,j 
le manière à former une )(Yi^. \. ^ ■ . 

Oa^^eur, «. m., CeMi qui travaille sur un train^e-bois ou 

Oageùx, ». w»., V. Caoe. 

Oahot, «.y»t., Ornière creusée par le passSage \;le8 voitures, 
ur un chemin d'hiver, généralement à la suite d'une " bor- 
ée", . et aiMc endroits où la neige, amoncelée par bancs, offre 
5 moins de consistance- : — Les ch'mins sont l)en mauvais, 
'est plein (V cahots. ^ 

■ " . ■ . " ■' ^ 

O&ille, cidjy Se dit des taches irrégulières, noires et blan- 

lès, ou blanches et rousses, de la robe des chevaux, bœufs, 

iches,' etc., et aussi du plumage^d^s poules: — Une vache 

îlfe. IlnF^ule cdVJ^. 

O&iller, vr n.. Se dit des premières Crispations de la figure, 
land on a sommeil :-- J'va r*<îi7/^r \d'lx)nne heure, c.-à-d. 
lù-rai sommeil de bonne heure. 

Oâillette, ^fi Nom donné,, sur les^ fermes, à une vache 
couleur caillé. 

Oalèche, *. y., Voit«re à deux roues, et à coffre gondolé 
oscillant, encore fort en usage parmi les cochers de Quélbec. 
Sorte de chapeau de femme, aux ailes relevées et -très larges. 

Caler, r. n., Enfoncer dans Teau, darip la boue, dans un 
rais, 
uler, en parlant d'une embarcation, d'un\iifavire qui sombre. 

alimaçon, «• m., Colimaçon. 

éUiney 9'/'t Sorte de coiffure de jfenin^e, en forme de 
jffe.'légère, portée surtout dan^ les campagnes, et qui est 

i nous l'un des derniers vestiges des anciennes coiffures - 
iTnines si pittoresqueis- du temps du régime français. 

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CALr-ÇAN 






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,■ .. . * 

Calotte, «. /, Sorte de framboUe sauvage d^un beau rouge . 
ponceau, et croifsant en abondance dani les fourrés qm^bor- 
dent la lisière des bois. . > 

dambuse, »./, Sorte de poêle rustique Wsufa, caw^ de 
chantier, form» d'un cadre de charpente grossière, rempli de 
terre, et élevé de quelques pouces au milieu du logil. 

Oamp, «. «»., On appelle camip (le> se prononce »i), d^ 
leWgage des forestiers et des voyageurs canadiens, 1 habi- 
tation toujours plus ou moins temporaire qu'on élève dans lea 
bois. La sigidfication s'étend aussi aux dépendances du loge- 
ment, »'il en existe, et, -par e:ictension figurée, au personnel 
qui rhabite. (Définition empruntée à M. J. C. Taché.) »^. , 

On dit >U88i ttfi« cam/>6. .. , i 

Oamp (ficher le), loc,. Se sauver. Plier bagage. Déguerpir 

en toute hâte. * , • 

On dit aussi, dans un sens plus trivial, acicrer le cdmp, 

Oampe, » /, v. CamV. I 

Oampér, v. a., Appliquer, ou jeter vivement i—Campez- 
moé ^â là, c.-à-d. laissez-moi ça là, et vite. 
Oanaillerie, *» /m Infamie, vilenie. - 

Oanard, «- n^y Bouillotte à «au chaude, 'dont la panse 
arrondie, avec long col et bec en biseau, rappelle d'assez près 
l'aspect d'un canard. A Québec, on dit une bombe. 

Oanayen, enne, «• et adj.. Canadien, canadienne. 

Oaneçon, «. «»., Caleçon. Cette prononciatioojétait encore 
en usage, en France, au xvii* siècle. ^ 

Oanisse, ^/m cbrrupt. de canistre. Bid<^n de fer-blanc, 
diins. lequel oh renferme les huiles, et .^Ijtts spécialement le 
pétrole. 

Oanné, »./., FemeWe du canard. 

Se dit aussi pour cniche^ du lat. cantui^ vase dans lequel on 
transportait l'huile d'Afrique en Italie. 

liB lait ... «si reca«llli dam dea ymm de oalvre Ja4pe- ••• oonnua •bas 
le nom de oanneê, • v 

MOBifeas, r/iul««(r<é £i«i«rrMre <fafi« l« OoltKMfM, p. 4. 

Oaxïné t Oanné ! Cri d'i^ppel aux canards pour leur 
donner à manger. . \ 



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CAN-^CAP 



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61 



Oannée» «• /> Ia quàiitité de li<iuide que peut ocmteniïH ' 
yinecanhe. --" «" . '-'-''"^^J 

I No«tr» Vin lU (l6t AncUOs) ont béa A oannêêt. 

BaUadlt dêê Lamêq^enêiâ, donato par M. DaboU, A 1* iolU de aoil 
é4dMF<maD-d»-Flf«i - 

' Oannelley •• /> Bobine «ervant à enrouler du 61^ à filer 4u 
rouet :-^Une eannelU de fiL • 

Oaxinuoky «. m., pron. canoque. Nom dëriioire donn4 par 
les AjDDëricains aux Canadien! en général, et en paibiculier aux 
Canadiens fraàiçais. Lés Canadiens anglais font aussi fré- 
quemment usage de ce surnom, en parlant de le^rs " frères ^' . 
d^origiue française. ; ' C^r 

Cannuçk peut en quelque sorte correspondre au motyon^tf, 
appliqué aux habitants de la Nouvelle- Angleterre. 

' Canton, s. m., territoire nouvellement ouvert à la coloni- 
sation. Etendue de pays encore en friche. 

On ditj^ar extension : Vivre comme dans les carUonSy c^à-d. 
manquer de confortable.— S ^enfoncer dans les cantonêf o.-à-<|. se 
perdre, disparaître dans les solitudes, v. en outre lé mot 
Townshij). ' . . , 

Oàp, «. ^i., Capsule de fusil. \ • 

Ccip^blô, odj'^ S'emploie souvent seul, dans le sens de 
capable de suivi d'un infinitif, c.-à.di en sous^ntendant le 
complément naturel : — Pouvez-voDS mrfaire c' travail en dix 
minules? Non,, j 'suis pas ca;ja6/e. 1 

Gapelian, «- m., Petit poisson servant d'appât pour la • 
pèche de la morue. • l 

0&pich6, ^/-y Coiffure ^e feiiime, en laine, :qui retomlK' t- 
jusque sur tes épaules. ' \ 



Oapine,^«. y^f cormpt. de capeUiie. Coiffure de femme et 
d'enfant, généralement portée en temps froid, qui recouvre 
toute ia tète, et quelquefois aussi le cou et les épaules. 

Coiffure de religieuse, - et, par extension, \tk religieuse elle- 
même. On dira «par exemple, en parlant d'ui^ jeune fille que 
l'on soupçonne d'avoir des idées fie renoncement au monde : 
-C'est une capine^ c.-à>d. c'est une future religieuse. 

OapitiEdne dd BaUTageS. On désignait àutrofois aimi, 
auk premiers temps de la colonisation, un ^gneurN^u conces- 
sionnaire de fief, dont les tenanciers ordînàin^i se récitaient, 
I pour la plupart parmi les métis >t les Indiens. 



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CAP^^AR 



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CiftpOt, «. m., PafdeMBS épais, pour homme, en foamire 
on éio^e moell^vie, et qui recoairre toat le corps jusqV'aux 
genoux. : , *. ■ ■„■'*' ■ \ , 

Copol d^éootier :^ — ^Tonique d'aniforrae du collégien. \ 
En manière de figure :'— En avoir plein son capoi^ c.-ard. 
avoir de quelqu'un oiï d'une affiiire, nsr-dessus la 'tête. 

Oapuche. ^- /«t Ooiffure de femme en forme de capu« 
çhon; plus I^te qu'une ct^pine, et se portant dorant la 
beU« saison. ^ 

OaraCOler, v. n.. Tituber, en parlant d'un ivrogne qui 
voit tout caracoler devant lui. 

CtaUTCl^OUy «. tn., du montaghais A»r-A^oo. Animal car- 
nassier, appartenant à la famille des blaireaux et qui habite 
principalement le Labrador. \aA sauvages le désignent aussi 
sous le nom de qnd-qud-sui (dfable-des-bois). - ' /- 

CarCUl» 8' m.^ Calcul, opération arithmétique. 

Oarouldr. r. «., Calculer, combiner, supputer. On em- 
ployait autrefois çu«rct«/«r;r— >* 

Pour von iratafrant mlllalre et nçavoir par ce tiotaliftLen auereulant, 
la nîToluclon den t^mps et cong nolstre le cours da •oulell et de Ta kiue. — 

EUSTACH* DKiKUAMn,' Del* Arithmétique, p,2n. ^ 

OaribOUt 9. m;. Animal sauvage à la chair exquise, que 
l'on a surnommé le renne de l'Amérique septentrional'e. Le 
caribou a d'ailleurs plus d'un point de ressemblance avec le 
renne d'Europe, et peut être rangé dans la même famille que 
ce dernier. "*** 

- CjAruÀgB, *' fn.j fracas, bruit éto^irdissant, giitnd remue- 
ment de choses brtiyanteS. ^ ' 

OarOtteà-MoreaU, «./, Nom vulgaire de la ciguë. 

0arp6t-bafffr6r, t. m., A la suite^de la guerre de séces- 
sion, aux Etats-Unis, on appelait carpet-bagg^rê tous les poli- 
ticiens sams sou ni niaille qui s'étaient ^jors -abattus sur le 
8ud, avec l'espoir de trouver, dans ce pays déséquilibré, un 
champ fertile pour leur astuce et leurs hâbleries de métiec 
D'après la légende, le dénuement de tous ces biaaux parleurs 
était alors tel qu'ils ne possédaient au monde c|ue le ^mrpet-bag 
(sac-de-nuît), avec lequel ils éiaiei^t descend u^dji! chars, et de 
là le qualificatif de carpet-hagger. ,^^^^ \ ' 

Depuis, le mot Ayf^it du chemin. Au, Canada, comme aux 
EtWts-tJnis, le eaUy^Cba^y^r est devenu le frelon politique en 
général, toujours bourdonnant et affairé', et dont l'audace, ce 



CAR-^A8 



69 



\ jqifli Q[e8t pâ» pteU dire, égkle le manque de Bcrùpuies. Vrai 
^^^rasite attache aux flancs de tout homme d^Etat remarqtiablé^ 
j}<^ earpet-hoffger n'a véritablement qn-ane seolè ambition atf 
(xenr :— celle d'échanger au plus ^t sonivalgaice sac-dè-nuit 
contre une garde<robe coMue et respectable, c-à.^. quelque 
bonne situation girasse et lucrative qui lui permette de faire, 
tout à son aise, du lard au soleil pour le reste de ses jours. 

, Oarré, .#. m., Quadrilatère, souvent disposé en jardin, où' 
viennent aboutir plusieurs rues,' ^ et qui forme une ^ place 
publique:— Lb carré "^iger. Le carré Saint-Louis. 

Oarrer (8e); v. pn>k., S*înstaller quelque part, bien à son 
aise, avec Faîr de dire : "J'y suis, j'y reste." S'allonger, pren- 
àp w& 919^» sans se gôner,:-^e l'ai trouvé te carrant t^nv 
.mon meilleur fauteuil. 

O^rrette, *. /, Sorte de cadre de bois servant à enrouler, 
sur les embarcations de pécKe, les lignes destinées à retenir et 
à hisser le poisson harponné. * 

^ Oarrlole, *./, du lij^. earrus, char. Mot par lequel on dé- 
signe quelquefois, surtout dans la région de Québec, la voiture 
d'hiver appelée 6«Wo<. 

Robe de carriole .—ouverture en fourrure, pour Jei voi- 
tures d'hiver. 

Oarte (perdre la),\^., Divaguer, délirer. Avoir l'es|ft-it 
troublé au point cle^ne pouvoir plin se diriger, v, VioLorf 
Xjoukb du.) '^ " i 

.'OM^mater (se), v, pron., Action de tout disposer, dans" J 
mi logement, p^ r qu'aucun vçnt coulii^ ne surprenne en 
irattre. S'enfenAr dans son home bien clos, en se riant des 
éléments déchaînés. "^ , 

Syn. oomp. Se casematcr. Se cabaner. Il senibleraiL de 
prime abord, qu'il y a anaH)gie entre les deux mots. lllifé-. 
rence est cependant radicale. En effet, on peut ëc cabaner, en 
été, par un soleil resplendissant, tandis qu'on ne m coê^mate 
qu'en saison de froidure, ou par un " gros^tei^ps." 

Oash, «. m., Mot anglais qui signifier' argent oomptaht»" 
c.-à-d. l'argent réel et e0ectif qy 'on reçoit oi^ qu'on donne au 
cours d'une transaction :— Je véus paierai cash. Il n'y a rien 
comme le casky dans les afikires. ' ^ 
' Cet anglicisme, d'une diffusion générale parmi les Ciina- 
dient français, se fait pardonner son intrusion par un mérite 
réel :— il est 4 la fois commode, bref et signifiéltif. 

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IV 



70 



CAS^CAK 



OflAQuëy 8. "ml^ (iiron. casséf avec l'a bref. Bonnet d'hiver, 
gënémlement en fotTrrure, ei que l'on porte la plupart du 
temps santi visièib. 

Le mot ca»qii^ donne lieu À une foule, de locations, dont 
entre autires ie« «ùii^anteB :— 

Vous pouvez .vou<t iorrer le c(uq\ie^ vous, e.-à-d. vous pouvez 
vous fouiller, VjOUf n'aurez rien ; 

^ Se faire serrer le coêque, ç.-àHl. recevoir une surprise dësa-.- 
gr[^t>le ou une, raclée ; . •' ♦ % 

^ fair^ prendi^ Wcctêque^ ohrà. se faire roulçr, dans uue 
affaire, être berné de la belle façon -^ . 

Avoir chaud aii àaaqùe, c,-k^, avoir peur, être djans de 
mauvais draj^ ; 

* En avoir plein son casqu^^ c.-à-d. avoir de quelqu'un ou 
de quelque chose parrdessus la tète ; 

On dira aussi d'un ivrogne plein à déborder :— lien a plein 
êon coêque. ,, ' , . 

Orf dira encore à quelqu'un qui a un \ toupet extraor- 
dinaire : — Ah ! ben, vous avez du crwg'w^, vouitc-à-d. avez- 
vous jamais vu un effronté semblable. | . 

OaSSag^e, «• m.^ Action de casser, et particulièrement le 
verre, la porcelaine etc. On dira, par exemple, d'un établis- 
sement ^ l'on vend de la vaisselle : — Il y a ben du ccutêoge^ 
rà-dedans. i , 

Oasse, «./, x- Ca88ag«. 

OaSSeau, ^assbt, »- m., Sorte de caisson, généralement 
confectionné en écércp de boulfau, dans leqhel on cueille et 
^ offre en vente des fraiseiB, des framlK>ises, etc. ; - ^^ 

Petit cornet d'écorce de bouleau, dans lequel on verée du 
sucre d'érable en fusion. . 

A\» figuré : — S'emptir^e catéot^ c.-à-d. ■s'emplir, le ventre.-j^^ 
Quel ca«»o<, grand DieuWc.-à-d, quel formidable appétit ! _. 
- ' " , ' "^ ' > . * -, ■" ■ 

OastOX^kde, «./m Cassonade. Du^temps de Ménage, l'on 

disait indifféremment caMona^is' et coêUmadé, mais lé grand 
usage, écrit-il, était pour ccLstonàdë, {Ohêewat. sur la -tangué 
/n, p. 266). , • . • ^ 

.Oastor (ohapeau de)»«< n^ Chapeau de soie haute forme. 

' PastOr exiUlit, «. «1m Les chasseurs désignent par ce 
nom un, castor qui,i privé de son associé ou de set compagnons 
par un aeci^bnt\quéloonqne4 mène une vie complètement soli- 



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CAS^ CAT ^7 1 

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seur expérimi^ité, et cela,^ à tel point ' aue la oap||fre d'un 
castor erro/nt' ii'est jamais 6pnsidërëe comin)| upe prpaesse. 

Oastor (huile de). Nom populaire de rHuile*de ricin. 

» ' * 

Oastor (petit), « m., Lei Bôit-Brûlës désignent de ce 
nom un inleote minuscule, vivant dans les mares et les flaques 
d'eau, et qui passe pour très vénéneux! ' \ 

" Les gens s'accordent k dire que c'est un poison violent, et 
que ceux qui ont le i^alheur d'en avaler deux ou troié en meu- 
rent. Aussi quand les Bois-6rftlës prennent de l'eau dana les 
petites mares stagnantes k l'obscurité, ont-ils soin ^e la couler 
avant de boire." 

J. C. Taché, .*/V)f»i<i«r« et voyageurê. 

Oastor, «. m., Qui appartient au parti, oastor. Qui accepte» 
qui propage les idées, là doctrine du oastorisme. v. ce mot. 
Adj. Le parti coftor. Un. journal ccwtor. 

Oastorl^Xne, <• v^^» Néologisme politique créé ei»- 1886, à 
l'occasion de l'entrée, <]a?)8 le ministère Mereier, d'une Ànpor- 
tanté fraction conservatrice. 

D'une manière générale, le castoriêtne représentait alors ce 
qu'on aurait pu appeler l'école ultramontano-opportuniste. 
Depuis, et obéissant ir tHié évolution des plus curieuses, le 
castorisme .est passé à l'intransig^nce. Aujourd'hui, il repré- 
sente Surtout un parti d'intraitables, n'aj^ant gardé de son 
origine qu'une seule chose :— un ultramontanisme jaloux et 
fÀrouche. . ., 

Le terme castorisme ne s'emploie que par dénigrement. 

Oasuel, o4i'\ Q^^ ^^ sujet- à accident. Qui est fngile, qui 
peut être cassé facilement. Du lat. ca«ua/t9, rattaché à nistis^ 
chute. ^ ' 

Catalogue, ^y*-, Sorte de tapis de ménage, confectionné, 
dans les famille«k avec toutes sortes de menus restes, et qui est 
surtout en usage dans les campagnes. C^mb# s'emploie sur- 
tout au pluriel »— Poser des ctUalogws. Chatiibre tendue de 
C€Ualognes. 

On nomme aussi ccUalogne» de grosses crêpes au lard pré- 
parées en un tour de main. * 

' En Normandie, la castslogns est une couverture de laine, 
pour le lit. Dans le dictiolinaire de Oudîn, on trouve cojft^ 
Mjfne et eaislogns, avec l'indication que ces mots sont venus 
de Cataloirne, en £^pairne\ 




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Oatéohl886, «, m., C^tëchisme. . ; 

OstéreuX^ eÙBè. oàj-t d^r. de èaAk^^ uom d'une maladie 
nerveuse en NortDanaieXQai est enchi^né. Qoi est d'humeur 
maumade et revèohe. Qui est bourru, triste, abi^ttu, j>ar le fait 
d'inftjhmit^ ou d'une maladie de langueur. . 

Maigre, ex tenue, décharné, en pariant par exemple d'un en- ' 
lant qui pousse mal, qui n'arrive pas. Un animal^ aussi, sera 
eàiégjfi^x^ que l'on verrage traîner l'ëchine, plôyëe et les côtes 
saillantes, c-à-d. avec toutes les apparences a'un êtlre étique. 

V. ^CAQNARDI. T- . 

Catereux nous vient en drpite Ugn1| de caUrrt, vieux mot 
français encore usité' aujourd'hui pour cataip^, en Normandie, 
où, en certaines régions, il sert en outre à' désigner les eonvul- 
sjôns et coliques des enfanta. 

Le jeu me ftiyt, mslhearetd nfi'atèrre. 
Pour entonner goatte, flellvr^, co(Jh«rr0ï 

' - . ÇKifcTiN.p. m 

"* ■ ' ■ . ■. > 

\ M»* lui communloa (su médecin) de^ son eol^errk. 

^ Journal du Hre de OoubervttUi p. 802. 

Oatherinette, «• /•> Sorte de framboise ^'un rouge très 
vif, poussant à ras le sol à l'état sauvi^g^, et qui se cueille siîr>< 
tout'dans les bois. , 

Oatiche, «•^/» Se dit surtout d'uii efféminé, d'un homme 
aimant à palper, à manier les étoffeo^ les menues babioles usi- 
tées par les femmes. 



Oatin» ê./.j Pésignation courahte pour Poupée. . 

Oatinery v. n., S^occuper à hf^iller des poupées. S'amuser 
avec des poupées.' . • / |. -^ 

OaUCUB» 8, m.y Réunion seiorète des partisans d'un même 
parti politique. 

0aU86 <|U6 (&)> loc con/./Parpe que. Cette locution a été 

eu usage, en France, jusqu'au xvii* siècle. ^ 

'"'"■■' ■ ■ / /-•'*• " ' , 

0aii86 (d'à), ( /oc. con;.,/ Pourquoi, ppiir quelle raison î 

, / ' • ■' 

OaUSeS,^- /- pf'{ liaisons, motifs :^yous avec pas dé 
éiauêeê de filire çà, c.-à-d/ vous n'avez àueuâe raison d'agir 
de la sQrte. •/ ' ' 

Oausatte» f./.,C^vérsation àMtons rompus, sur un ton 
aima>ble et engoué. 

Oamter, p. a.,/l^l>ng. ta coax. Amadouer, oajôler^njdler 



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^ ' Oa^aUér»^«. m., Promis, fianoé, aiiioui;eux, et, d'une ma- 
nière ffënéràle) tout homme .faisant la cour à une femme :— 
Avec rargent, les <;i(ftWi9^^ ç.tà-d. grosse dot 

; aidant, leÉ prétendants affluent.-— C'est son èavali^, c.-à-d. o'(»t 
*^8on promîiy^^sonl amoureux préféré. . 

Au temps 'de lia chevalerie, en £tt|type; le èavtUiir wrvant 
^ était rhomme^à:cheval attaché spécialement %'u «orvioe d'une 
dame. Lé laot cavalier nouso^ent sans douté de quelque 
souvenir de ces temps héroïques; et du reste ks points de 
comparaisoQ ne nUuquént pâ8^> C^mme Sbn homonyme bardé 
** notre cavalieV canadien «st en effetialéodé à sa dame, 

tégeant avec un soin jaloux, et, tant'qu'il, 
jouit d^B>»*<|i}Qfianèe, n'eu laissant approcher aucun .rîVaJJ 

O^f^adj^^tprqnAcUmons^.^tje de c*e mot^ .Vélide presque' 
touj.our8, même devant une ootisonné :^— ' On fait c'gu'on^utj 

" Bl e' goût-là MgAfffie..... * 

Gé. Omission de cette particule, v. Qui fait que. 

Oelle (la), prm. démonèL^ Celle;- Z^ celle qui s'ra pas 
contente, etc. • s. ^\ 

^^ Oreiller, «. w., Aubépine,^-à.d. t^rbre 0ui produit4a cenelle. i" 

Oent, «.y., pron. c«tnn«-r«. \La^ 1.00^ pçCrtie du do||^ ou 
smi courant. . w \ . •• 

On dit aussi un eentin. 



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Oentixi» «. ^^ v. Cent. 



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Oérimouxxie, «./, Cérémonie. Au xv* siècle, on disait 
eérymoniê: — ' ' 

A discorder iMEacllBMUDtMi '. « 

Et dfl>prlT»r MUiMlM «<Wmontfe«. 

» Obihgoks, poète iiormand. 

Oertifter, v. a.. Prouver, établir la vérit^ d'une chose. 
Le verbe certifier, pris ei^ ce se)i^ est surtout fréquemment 
usité au Palais de Justice :— ^Pouvei^v6n|| ««r^î/Sar que vous 

OeUB, OeÙB-UL j^^m. démenât., Ceux, Ceux-là. LeJ^e 

prononce comme sîu éUit suivi d'un e mué^^ 

• -' , ' ' ' • ^' 

. Qétm Oéf), Ceux : — Z«f eeiaqui voudront v'nir aveoiiolw 

autjfvs, etCv '^ A '-,. ■' 

/ Ms ««nfl ■aalfi «UMhle lo «rljrreni : A tantôt t 
/ Et le« eA««(z da batet répondirent : A bétôt \ " ^ 



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, Oh&CeUHei pron, distrib. /ém., pr. èhakêune. Chacune., 

Ohadron, s, m,, Chardon des champs. 8e dit aussi pour 
chaudron. < 

Ohâgriner (se), v. réfi.^ S'assombrir, eri parlant de 
h^ température : — V% Ttemps qui t^chagrin^ j'cré qu*i va 
mouiller. . 

Ofa^QUpier, t. m,f Qui exerce le métier de conducteur 
de chaloupe, le long des rives du Saint-Laurent, pour des fins 
de petit cabotage^ 

.Qhambranler, «. n., Se dit d^une personne en état 
d'ivTesse, qui titube, cmi cha9ce11e. 

Ohambres d'en haut, loc., Le premier étage d*ttne 

maison. 

• i ' ' 

Ohamp' (àvtOUt bout de), /oc., A tout instant, à cha- 
que instant. 

■ ^ ,^Y' — , . 

OhlEÙXipS COmmÙXlS. «. m. pl.^ Soys la'tenure seigneu- 
riale, on énteiMiait autrefois, par champê commune^ de grands 
esprices de terre et de prairie, . ménage autour du manoir et 
de réalise, et servant à diverses fins communes pour les 
tenanciers de chaque seigneurie. 

Ohang^e, »• V^t Dîff'érence , à recevoir, au cours d'une 
ti;ansaction, sur l'argent versé en trop : —r .^oir trente sous de 
cKanffe à recevoir. ^ ' 

£k]ui Valent, en fractions^ d'un billet de banque ou d'une 
pièce de monnaie : — Dem&nder \e change d'un billet de cinq 
piastres, d'un éou, etc. 

Menue monnaie que l'on gardé en tiroir pour les besoins 
courants: — Je n'ai plS^ de. cAon^e. ; \ 

, Onse sf)rt aussi de change dans le sens de vêtement de re- 
change : — J'étais tout mouillé, et j'avais pas de change. 

Ojbanffçr (se), ^^- Z^^**» Changer d'habillement. Revêtir 
du linge, deè vêtements de rechange,. 

Obànplure, 9. f.l C)iantepleure, robinet quelconque, et, 
plus particuliàremcnit, robinet d'un tonneau de vin, de' liqueur, 
de bière, etc. Ce mot dérive de chanter et pleurer^ à bause du 
bruissement que produit le liquidé en s'échappant 
• En 1!7ormandie on prononce chanfléure^ et l'orthographe 
chatnpleùre ie rencontre dans les Ordonnaiice» des rois de 
Pmnce, I» 774. n 



CH A CHA 



76 



9 ■ ' I 

Ohanter. V- a., Raconter, répéter. Du lat. eaniarsy dire 
souvent, répéter: — ^I nouacAante toujours U même histoire. 

Demandèrent lés iing> «oz antres que cm lettres pou volent ehanter» 

Chronique de Sat^-Deniw^i^ VIS. 

Ohanteux, «. fn., Chanteur. 



Seôoures les pauvres ehantettx. 
Par 14 vous aures part aux eleux. 



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FlcUET, LHL orole de la Baê9ê'N'orm.t p. SI. 

° Ohantier, «. m., Établissement régulièrement' organisé 
dans les forêts, en hiver, pour la coupe des bois. 

Quartier-général où se rassemblei^t les bûcherons, aprA leur 
journée de travail. * ^ .• 

Aller en charfiier^ c.-à-d. iiller travailler dàns*un chantier. 

Travailler en cAan/t«r, é.-à^. se faire bûcheron. « 

Obar, s. m., Wagon dé chemin de fer. . _ . 

\Par extension: — Aller aux eharê^ c-à-d. aller Àil débar- 
cadère du chemin de fer. -^Se rendre quelque part en charê^. 
c-àrd. s'y rendre par chen^in de. fer. —L'heure des char^ c.-à-d. 
l'Indicateur du chemin de fer. 

Qhar (petit), «- w., Tramway. On dit aussi char y,rha\n, 

Oharbon (huile de), «•/•, Désignation courante pour 

pétrole. ... ; 

Oharcher, v. rf., Chercher. - ^ ^ 

Charge, ê.f.y de l'ang. eKarge. {Plaidoirie, réquisitoire du 
procureur-général ou dé son substitut. 

Allocution, résumé d'une cause: — I» juge fit sa charge 
AUX 'jurés. 

Ohârg^eag^e, «. t»./ Action de charger. 

ÇlbargreèUlt, eiUlte, ct^*» Qui vend à des prix trop élevé», 
[^ui est trop exigeant. Qui a la réputation de ne pas doitner 
ia marchandise. 

Ohàrff er, t*. «., Demander, fixer le prix d'une marchandise, 
e taux d^ ne transaction : — Charger bon marché, c.-à-d. fixer 
m prix raisonnable. — Charger trop cher, c.-à-d. trop exiger.— 

est ce que nous ckargeons, c.-à-d. c'est à prendre ou à laisser. 

Se faire charger un bon prix, c-à-d. se faire écorcber. 

Ohariot, ». m., Corbillard, ou char dans lequel on trau*- 
orte les qtiort» au lieuf de leur sépulture. 

Chariot, n. pr.. Nom ^us lequel on-désigne quelquefois 



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' S^ktfkii o^ lé di»m9,dftti« les Campagnes:-- Prenez garde à 
b't bomnie-là^^ pcMrJe à, ÇAor/o^, c.-à-d. il 4 commerce atec 
lé diable. -^ , ' 

\ Eh France, .6'Aar/;ç>/ esi le nom populaire du Ijourreau. 

'Charme (comme un), foe,^ Parfaitement, trèirbien : — 
Se porter côninie un charme^ c.-à-d, jouir d'Une robuste saht^. 
£n vieux français, on dÎFait autrefois cTun cfutriney et cette 
! expression est encore en usage en Normandie :— 

, Ça Ta bien, ça va it'wn e/iarme. <. 

'\ , • liAiiisKitAV, Rendet'VOuêdudéparttp.vmL 

Charpente & têj^. Mode de construction <n usage sur 
'^ lès chantiers," et consistant en troncs d'arbrePnon équarris, 
- ajustes aux angles au moyen 4'6ntaill(«. On .dit alors, d'un 
tel ëdiftçe, i^u'il est fait en eÀarj^ntettà têtes. , ' 

^harJ^tier, ''. fn., Caiiiionneur quelconque, et, plus spé- 
cialement, cocher de voiture def^làceioû de rcp iise :— Prendre 
tin charrsti^y o.-à-d. prendre une vOiturè. iB^ 

Sur les chantiers,, lé charretier est celui, qui charroie les 
pièces. de boi^) du campa la jetée. 

0harrieUX| *. w., Charretier, celui qui, charrie : — Un char- 

'■, rtMio; d'eau,.' ' '■ ' • '• ,'' 

. ' . '.\ ■ \ ' . . '. ' ' ■ ' ' . " ■ 

Qha88e~Calerièy «. /, Lëgende^ apportée de Frahee,. et 
adaptée au pays p^.ni^s, voyasçurs, et coureurs des bois. 
->t^aprèi'C<j^\J^pde, «aux qui {Tësirept ^tre transportés rapi- 
clement d'un endroit à un autre, à travers les airs, et géné- 
ralement en canot d'écpk'ée, passent marché avec Satan pour 
la réussite du voyage, que le Prince des Ténèbres s'engage à 
mener à bonne fin aux conditions suivantes : — 

V Durant tout le temps du trajet, le nom de Dfeu ne doit 
pas être prononcé ; - » . ^ 

2* Les voyageurs veilferout à ne pas s'accrocher, en route, 
aux croix surmontant les clochers des églises ; 

3* Les voyageurs conviennent, de livrer leurs âmes au diable, 
. slla^violent les deux conditions ci-dessus. 

Ces conditions une fois stipulée^, il n'y a plus qu'à prendre 
place dans le oanot, et à prononcer les trois mots. cabalistiquef : 
— Aoabri ! Acabrâ ! ^cabt«m ! L'eml^rcation s'élève idors 
de suite dans les airs qu'elle traverse à raison de cinquante 
Ueues à l'heure. (Ces renëeignements sont extraits de la nou- 
.velle la Choêm-Oalerie^' publiée par M. Honoré Beaugrand, 
dans le Centfêry Magazine de sepjbembre 1892). 



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On dit aussi, par extension :— Quelle chasê^-ffoUriê d'en- 
fants, en parlant d'une troupe d^eu&nts se poursuivant à la 
quéue-leu-leu, et faisant force tapage.^. 

En Saintonge, d'où nous vient Ta légende, la ehoêê&^falêrie 
est encore ' aujourd'hui l'une des vieilles terreurs de la oam- 
pagile. On y définit par lit le passage bruyant, dumnt la nuit, 
d^une^troupe- de diables sifflant, hurlant, faisant claquer de» 
fouets^et^mportant des quartiers d'hommes. Les esprits forts, 
par contre, «mitiennent que tout ce beau vacarme est en réa- 
lité cause parles vols de cigognes et de canards sifl^éùrs, qui 
effraient les pochards attardés sur le» routes. 

La chasse^s^eUÀne n'est plus maintenant qu'une tradition au 
Canada, et l'on /trouverait à peiné quelques rares " vieux de 
la vieille" pour y ajouter foi. Mais même dans le temps oà 
la crédulité denpK pères s'exer^it à cet endroit, la ckcuêe- 
galerie.. n'insérait aucui^ érainte. Presque toujours elle se 
présentait sous forme d'une limande de joyeux lurons^ chantant 
force gais/ refrains, et pagayant aVec vigueur leurs canots 
d'écorce à travers les airs. D'autres fois encore, c'était une 
troupe de chassei^i'S, se suivant à la\queue leu leu à la crête 
des nuages, et ce dut même être là ce qui a donné lieu à 
l'étymologie primitive du mot: \9, g<mrif- ou bande de chas- 
seurs. Par les belles nuits tranquilles, nous raconté-t-on, on 
entendait, alors tout à clair le galop des chevaux, l'aboiement 

des meutes, l'hallali des cors, etc. \ ' ' 

■' • \. ^ , , ," 

.Oh&BSis, ^. w., Fenêtre ordinaire, gai*nie dejses vitres. 
C hâssis^. américain : — ^ Fenêtre dite "J^ guillotine," \e.-à-d. 
qui s'ouvre ou se ferme par un jeu de bascule verticale^ en 
haussant ou baissant l'une des deux parties de la fenêtre. 

^ ChâssxH double : — Fenêtre extérieure ou fenêtre double, afin 
de se garantir davantage du froid. 

Chater, v. n., Fouiller le fond d'une rivière, d'un fleuve, 
etc., à l'aide d'un peti^grappin. ^ 

* • 

OhatOnner, v. n,, Rieimper, marcher à quatre pattes. 8e 
traîner, en parlant d'un enfant qui en est à ses premiers mou- 
vements. . . 



'UénfanLcooyeal dv hhtUouner «, . 
Avant ke sache A péeit aller. ' . • S 

Thomas WaroaT, HiHory 0/ Domewtio Manneri^ pu AL 



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Cette expression est particulière à la région du bas Saint- 
Laurent, et surtout aux lîboulem'ents, à rile-àux-ÇJoudres. On 
la rencontre aussi fréquemment^ parmi les Acadfens. 



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Ohaud, «4/., Se dit de quelqu'un qui commence à avoir le 
«ang fouetté, fdlumë piir des libations copieuses :— I com- 
mence à être pas mal chatuiL 

Ohaud (coûter), foc., Coûter très cher/ v" 

Ollàudenette, «. /, Sorte de filet agencé spécialement 
pour la prise des loups-marins, et que ron tend près des 
éohouerie$ (v. ce mot) où ces animaux ont l'habitude ae vienir. 

Ohaudière, *./, Grand vaisseau, ordinairement jde fer- 
blanc, en usage dans la cuisine, ou pour lés besoins ordinaires 
d'une ferme. 

Eiidroit d^une Hviëre à courant très rapide, et où le 
vacarme des fiots bouillonnants et blancs d'écumesemble le mu- 
gissement d'une énorme ehaudiènen ébullition :--nCours d'eau 
tout^n cha^ùiièreê^f.'k^. cours d'eau aux multiples cataractes. 

Ohaudiérée* »./•» Ce que contient une chaudière. Mesure 
équivalant au contenu d'une chaudière :— Une chaudiérée de 
lait, dô 8ou|>e, etc* 

OhauflfiBtillè,*./» Action de chauflTer, de cuire, de faire 
du feu : — Y avait ane chauffaille, là-dedans, à pas pouvoir 
résister, c.-à-d..on avait allumé là un tel feu qu'il était impos- 
siMJderésister. 

^ Oiiausson, «. 

de ^èhauêfhn»^. ' 

OlAUB80Û,/oîmei* ««&*.,* Qui éisr b«l,o«^ Qui sTiâbille 
ji;ro88iêreAçnl. Qui* est* *bans élégance. Qui' à des manières 
frustes. Qui ne possècie pas le Sentiment des convenances. ^ 
Qui n'est pas dégrossi. , ' 

. Oheck, «, w., V. Chèque. _ / 

0hèfene, Ohc^fferië, «./, ma. chef. Néologisme poli- 
tique servant^ à désigner l'ensemble des fonctions, privilèges, 
devoirs, etc., appartenant au chef reconnu, c-à-d. au porte- 
drapeau d'une 4es races, province^ ou factions politiques du 
DomfintSh ;-^ljfc Ch^/erie de la province de Québec 

Ohelin, s. m., Ancieiine "valeur inonétaire, équivalant à 
20 cents ou centins de notre mopini^ie actuelle. 

Ohemin du roi, loc.j La grande route, la route principale. 

Sous la domination française» les premiers chemins de colo- 
nisation s'appdaient Cheminé élu koi. Depuis, ^e nom s'est 
conservé, pour désigner toute route principale conduisant à 
un chef -lieu. 



• , 



w», Bémi-bas, ou chaussette : — Une paire 



y 



CHE.- CHE 



i> 



Ohemixi (maître). Chemin principal, sur un^hafitier, et 
servant à conduire les pièces de bois depuis le catim ju^u'à la 
jHée, y. Chemin de sobtie. 

Ohomin de sortie. Chemin de dégagement pratique sur 
un chantier, et communiquant directement avec lA tmi^re 
chemin, . ' \ 

Oheniqueri v. n^ Céder J|U;hemeht devant un adversaire. 
Renoncer a la lutte sans cou^érir. 3£anquer de couragei En 
France, 6n dirait rer^lc^, ou .encore cavinsr i-^-W. à fait mine 
de s'a viançer et puis il\ a cA«niç^. \ 

Au jeu de cartes, cheniquer s'emploie fréquemment po\ir 
désigner le fait de Iftcher pied, de retirer sa mise, apr 
réflexion. 

Choniquer dérive probablement de l'ang. to gneakj signifiant 
" se glisser furtivement, se traîner, se dérober." On a proba- 
blement, d^abord, employé snèakety lequel avec le temps est 
devenu cheniqtier:^ 

A rapprocher, aussi, du f ranimais cheniqu€y usité en argot 
parisien pour eau-de-vie. 

Oheniqueur, Oheniqueuz, *. w., Celui qui se dérobe, 

qui manque de courage au moment voulu. Celui qui cède lâche- 
ment devant un adversaire. 

OheilU,^i«(;.,' proiv <7A'nu. Qui est d'une mesquinerie sbr- 
jdide, qui a. un mauvais caractère : — ^I faut être ben ck^nu, 
|pour faire ça. \ 

Le sens, que Ton donne à cejbaot, au Canada, est d'autant 
lus extraordinaire, que chenu est partout synonypie, en 
rance, de be-qui est solide, excellent, de bonne qualité. 

Chèque, «• »»•> pron. tchèque. Bon a vue tiré sur un ban- 
[uier, chez qui Ton a un dépôt. 

Jeton que l'on attache aux colis-uagages, sur les chemins 
le fer, en en donnant un semblable au voyageur, afin que 
plui ci reconnaisse à destination c<j qui lui appartient. 

OhèqUer, v. à., pron. tchèquer. Vérifier, contrôler : — 
^hèqtier une facture, c.-à-d. la' vérifier, la pointer : — Chèquer des 
larchandises, c.-À-d. les emparer avec la facture, pour s'as- 
irer qde l'on a son compte. . : . 

Faire chèquer ses bagages, c.-À-d. faire enregistrer ses 
(es, au chemin de fer, au moyen de jetons ou chèques. 

OliériUlt, ante^ <m^'» Qui démande t/bp cher pour ta 
^rohandise, ou en échanjge de selT ter vices, v. CHAROBAifT. 




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\ Ohétlment, adv.y Chëtivement : — Ça vaben ehétivMWt. 

Ohétit, «. m., Fainéant, vaurien, oisif vagabond :— C'ost 
. un vilain chétit, allez. / 

Ohétittive, adj't corrupt. /de cÀ<A^. Délicat, frêle, ma- 
lingre, rabougri^:— Vo't enfant est ben ckétit. 

Oheux, />r<^., Chez: — V'iiez don nous voir, cAc'uz.nous.' 

TVI dlot : ** Vehes manger l'oye !" 

Qlfl (t^beux lui n'a rien appresté. ■< 

Gbinooibk, Feini, du monde. 

\ ' ■■ 

Au XVII* siècle, cheuz subsistait encore en France, au moins 
dans la langue parlée, suivant le témoignage de Vâugelas, qui 
toutefois signale cette prononciation comme fautive (Rem. sur 
la Icmgûefr.y p. 316). , 

Oheval fendu. Jeu où plusieurs enfants sautent, l'un 
après l'autre, sur le do^ d'un d'entre eux, qui se tient courbé 
dans l'attitude d'un clioval. . ^ 

Olievièrô, «. f-t Se dit quelquefois pour Chaudière. 

OII6Z (par), loc. p '^p.y Chez : — Les gens de par chez nous. , 

Ohiard, «. m., Tei-me dont se servent les élèves internes 
d'un collège, pour désiiijner le hachis de viande qui constitue 
• leur ordinaire habituel. \ 

Ohiben, Ohibequi, «. m. Les riverains du bas Saint- 
lAurent et les Acadiens emploient indifféremment ces deux 
mots pour désigner la racine tubéreuse connue en France sous 
-, le nom de topinambour. \ 

GllicaillBr (se), »'• pron., Se chicaner. 
. OhicaneUX, «. w., Chicaneur. 

Chez jours pauals, je portaln den oranges 1 

Dana 8u palais A tou'cbea ehieaneu*. I 

Febrakd/ Mute normande, p. 15S; 

. Ohicanoux, s. m., Nom dérisoire donné aux avocats, par 
allusion à leur amour de 1^ chicane. 

Ohicbikois, «• ni.^ Instrument de musiqueen usage chez 
les sauvages, et servant à battre la mesure. v 

** Cet instrument, fait de bois, de peau desséchée ou de 
corne, se compose d'un manche et d'u'ne portion creuse, rem- 
plie de petits osselets, de petits cailloux, ou de plomb à tirer." 
<J. C. TachA). 

Le vrai mot sauvage de cet instrument étrange est ekiehi- 



\— . '^ 



\ 




I-rCHO 



81 



gouane,de.chichiffoué signiâpat serpent à tonnett^ sant doute 
par analogie a\*ec le bruit dWgrelots de la queue de ce reptile. 

Ohicotor, v. a., Agacer! quelqu'un d'une façôn.déplaiaante. 

En Normandie^ ckicoterM usitë dans le sena dé ** niarclian- 
der à outrance." A rapprocher, Auniy de ckacoU'-rf qui veut diré^ i. 
en Saintonge, ** tourmeqlter un morceau de bois avec son 
couteau. " 

r 

OhioOter (se)» V- prim^ Se quereller, en se servant de 
paroles aig^res-douoes. SW larder de menus coups d'ëpiù^es, 
c.-à-d. d'épithètes malignes et d'insinuatio|i8 injurieuses. X 

OhicoteUX, 9, m., Qui aime à ohiooter. 

', - * I • ■■. 

Ohisiiy adj,f Ce mot s'emploie souvent adjectivement^ dans 
le ^us de mesquin, fri|^il, maraud, voleur, ou encore, et 
sans y attacher une povtëe exagérée, dans le sens de inf&me 
sans cœur, malhonnête lliomme : —Ça, c'est chien, c.-à-d. pour 
une coquinerie, parlez-moi de ça. ' 

Vexant, ennuyeux, désagréable: — C'est ben ehiêHy o.-à-d. 
c'est on ne peut plus vexa^nt. "^ . ., _^ 

Ohienne, «./m Sorte de siège Vustique, form£jen utilisant 
les branches et le tronc d'un aapin,. et qui est en usage parmi 
les gens de chantier. La légende raconte qu'un forestier, ayant 
ivisé un certain soiF ce sié^e bizarre, le prit tout lionnement, à 



a breunante, pour la rhientiA du contre maître. De là, 
lu mot. ^ " \ 

Ohignée, ^./, v. Echujn^.k. 



l'origine 



Ohigflier, v. n.. Rechigner : — C/iù/ner à 



l'ouvrage. 



Ohig^On de pftin. Gros morceau de pûn. Chignon dé- 
ive du breton kign, signifiant croûte. 

Ohimaig^td^ «., dér. de /chine et maigre . Personne ma 
"^ngre, chétive, d'apparence. maladive. 

Ollixnères, «./• pf-^ Caprices, lubies, sornettes :— Il a encore 
m des chimht* dans la tète, c.-à-d. il a encore la tète tonte 
mrdounante d'idées folles. 

ObinoOk, f m., On désigne de .ce nom, dans l'extrême 
ford-Ouest, un vent chaud soufllant du PàoiAque, 0t oc<te- 
|onnant en hiver une hausse subite de température. 

Ohbifli* o4i*t Qui est de oboti, de prtoinier ordre. Se dit 
issi en parlant d'une personne d'élite, au maintien distingué. 

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82 



CHO— CLA^ 



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OhopiXïBf 9, /., Masitre d6 liquides, équivalant à la moitié 
d'une pinte ou d'un pot. . > 

OhOtl! OhOUl Cri pour chaner les poret, les bkife 
avancer. 8e prononce du fond de la gorge, et avec un ion 
très long : ÇKou.,au,„ou„:. On le fait ordinairemèiit suivre dé^^ 
ItL fbamte ouiche ! auieke / 

OhOUldr, V* a., Exciter des chiens à courir sus à une per- 
sonne où ît un animal,, c-à^l. les pousser à ce faire par des cris, 
dès encoura^ments. -- ' 

CKouler, cKoUr sigùifient encore, jsn Normandie, pousser, 

faire avancer, et c'est là l'àncSën verbe français chauler^ 9ou- 

ImTf qui voulait dire autrefois lancer la chçule ou êole^ au jeu 

de choiilét. Ce jeu fut* interdit, eh 1494, par une ordonnance du 

Parlement.de Normandie, à cause des luttes violentes dont il 

était devenu l'occasion. - i • 

■■- ' ■ . ' ...''■ ' ■ ' . ■- 

ChoutiàÙ), ft' ni.j Chou de SiaJn. 

\ Ohrétién, *». rn-, Etre humain, homme, et surtout homme' 
blanc, par opposition aux sauvages ou Indiens, que nos vieux 
canadiens considèrent comme des êtres à p«rt. v. Nations : — 
Y» pas un chrétien capable d'en faire autant., . ' 

PHrter à une XigyxfeehréUenne. 

Il faat pMler«V^''^ '^ voii» voulea qd^ Je vouwentenâe. 

MoXJtCRK. 

Ohuter, tJ. w., Faire une chute, tomber. 

darge, >.»*., Cierge. 

Oixnitièrd» ^- w*., Cimetière. 

Oire, ^' f", Chassie, ou humeur jaunâtre se formant i^u 
lx)rd des paupières. ' , 

Oiroonst^pceS (sous les), ^m I>ans les circons- 
tances. » ^ .\ 

OireUJi:* euse, adj,y « Chassieux. V. CiRR. 

OisilillSr, V. a.. Couper, tailler maladroitement, v. Cou- 

PAILUUb 

■ ■ * 

Oiviliea (être en), lœ^ Etre en civil. Etre en habit bour- 
geois, par oppontion à son nnif6rme ordinaire. 

Olair (tOUt^ào)» loe, ad9,, iMttinctmnent, faîen claire- 
mmit. ' 



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CLA— CLA 



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OlftirOTi V, a,y de Vang. to.clmr. Gagner, avoir un -profit net 
de:— Ctèiir^r *cent piastres. . . . J * 

Acquitter, absoudre f — Le juge l'a claxréy c. à^.. Fa rewrèyé 
Acquittël . \" 

Cong^ier^ chasser : — -Clairtr un\ouvrieri un domestique. 

Faire la place libre :—Çlairer .le chemin, c.*À-d.J[e dégager. 

Dëbanaaser, desservir : — C^tr»r la tablé. - T 

• ■'''.• ." • 

Olairer (86), v.yron., Se tiver d'un procès, d'un mauvais 
pa»^ Sortir d'une difficulté :—I s'en est cintré, correct. *^ 

S'ëclaircir, en pièrlant de la température :^'- Ça va «e clair&ry 
c.-a-d. les nuages vont se dissiper. 

Olftifeur, ».> m.. Celui >qui, sur un cliantier, est cliargé d&^ 
faire la place nette autour des bûcherons, et aussi djétablir et 
d'entretenir les chemins. 

ClairlBette, .^./, Clarinette. 

OlairOll-du-roi, AmMsement de société qui consiste à se 
passer, l'un à l'autre un objet quelconque, de telle fài^on qu'il 
échappe à' la personne <)ui doit le^aisir. £n faisant circuler 
l'objet, la ronde entière chante : — 

^1 tl A passé par Ici, 

f ^ Le clairon du roi, M6Mlaiii«s ; 

li a |MASé par ici, 

k' Le clairon dir roi Joli. ^ 
'' . 

Clairté, f ./*, Clarté. Dans Cotgrave, on rencontre clart/ 
et cJeri/.. Notre mot clairté se voit auhsi chez plusieurs vieux 
auteurs : — » 

Far ton approcher Je me sens comme re^sourdant de l'ombre de la mort 
en elatfrt^de vie. 

Alain (!uabtisr, L* Espéraneet p. 380. 

Mais si tosl^ de ton visage 
La e/airf^ n'éclairera 



\ mol . 



VaUQUKlik, FureMterte^t U, !• 



Olapotomont^ «. m., Mouvement des vagues, <jii olapo- 
tagcy soit so'js l'action des vents^ ou par une agitation directe 
f\e liîr.surftuw des eaux. 

Oliipotor, V. lé., Agiter l'eau* avec les mains. Marcher 
dans ^1 flaques d'eau. 8e dit le plus souvent en parlant des 
tàdmntêt 

OhmJiaSy »'/" pi't Doubles chausiuref en oaoutobpac, afin 
de i HNSt er ver' les bottines de la boue et de Thumidit^. 

Olaqaor, v$ n., Mourir. 



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CLA-^COC 



' 01avii^rap|ie| <*• m.^ Néologisme dû à M. LouU Fréohette, 
et qui sert à oésigner la machine à ëerire, d'origine amëricainer 

Olâvisrrftphie, îf- f'i L'art d'éorire avec lé olavigraphe. 

Ole à accorder. Accordoir, oa olë dont on se sert pour 
accorder un instrument à cordes, principalement' un piano. 

Clenche, *•/., Loquet d'une porte..- . • 

Olencher, v. «.,» Sôuiever le loquet d'une pbrte, pour l'ouvrir. 
Clsneher à la porte, c-inl. agiter le loquet, pour se faire ouvrir, 
soit en signe d'avertissement ou pour annoncer sa présence. 

Olero, 9. m., Celui qui se prépare, dans l'étude d'un no- 
taire ou d'un avocat, à l'exercn^ de l'une de ces professions. 

Le mot dert' s'applique aulSi à celui qui suit, dans une 
école, un. cours de droit ou de médecine. Oh dit surtout, cou- 
ramment un ei^rc, docteur^ pour un étudiant en médecine. 

Olicbéy »•/", Diarrhée. Oe mot est encore usité" en Ndr- 
iuandie^ ainsi que cfichanét:- ' 

LeH BayeasalDfl furent en proie 4 une maladie, qui letrr a fait gaftle^ 
loogt«mp« l'épithète mal Monnante de elicKardê na tolreux. 

La BâDOLLilEBB, Fru ptinU par eux-nUme», II, 15». 

Oliper, V, a., de l'ang. to cHj). Tondre un aninml très 
ras, et eii particulier un chien, un chevaK 

Se faire cliper les cheveux : Se faire tailler lès cheveux 
très ras. ; .- •* 

Oloctier» ^* ^M Locher, présenter , quelque cht>se de défec- 
tueux, de mal assuré, en parlant d'une entreprise, d'un projet, 
d'un arrangement. 

OlOU rond, »- m., Clou-poivre, et, plus spécialement, 
poivre de la Jamaïque ou eugénie-piment. 

Ooche/^./.^ S'emploie surtout dans la locution: Gochf 
mal taUl^e^ en parlant d'une sottise, d'une action stupide, 
d'une bévue, d'une affiliée mal engagée. 

Oochoa, «. m., Homme mépri^ble, immoral, dans le sens 
de saleté morale. 

Oochon raisonnable. Expression usitée dans les con-» 
trats à retltea viacèrei, dans le sens de *' porc pesant un poîd^ 
raisonnable^! v. MouTOinf b, Truii, Tachb. 



et ratapleums. 



*"•»> .'»u''<ai T 



CMU^UTMf? 



OOC— OOL 



85 



Ctophannigr. «. m,f Nom donné autrefoii» à Québec, «ta 
j«mjM de latte électorale, anx partitaM die M. Canobon. 8w 
adversaires s'appelaient des <in<»-ecN;Aonni«f«. 

Oooktaily ê. m., pron. coqn«-4aiie. Breuvage d'origine 
yankee, composé dWa-de-vie, de sucre, d'amers et d'un peu 
.d'eau, que I'q^ boit frappé à froid, en manière d'apéritif ou de 
stimulant. 

OOCO, «. m.. Œuf, en langage enfantin. 
On dit aussi, au figuré, et en manière de reproche adouci :— , 
Vous êtes un }o\i coeo, vous. / 

Oocodriley «• *»., Crocodile. On dit aussi corcxi^riU. ^ 

' NM a si Tlelle ue M f rtlle. 

N'ait do merdl«r Û^teoeodrUU. 

&rrCHKJ , Miracle de ta B. V, M., v,481. 

Cocoillbe» ^. m.y Concombre. 
Oo<)oiier, *. »•., Coquetier. 

O. O. D. Abréviation courante des trois mots anglais 
bien connus^ eollected on delxvery (livrable contre rembour- 
sement), usités par les Cobipagnies de Meeiageries pour 
signifier aux agents receveurs qu'ils ne devront se dessaisir 
d'un colis marqué C. 0. />., que sur remise de l'argent de la 
facture. . 

Envoyer, recevoir un cplil C 0. />. 

Oo-d'inde> *. *»., Coq-d'Inde. Se dit surtout en parlant 
d'un imbécile, d'un innocent, d'un naïf. 

Ooercion, «./., Coercition. 

Cœur. Ce mot donne lieu à plusieurs locutions : — 
A cœur d'année, A cœur de jour, c.-à d. toute l'année, tout 
le jour. 

. En plein cœur de minuit :-^ Au milieu de 'a nuit. * 
En plein cofur d'hiver : — Au plus fort de l'hiver. 
Cœ^tr de ^i :— Cœur, excellent, bon cceur. ! 

* I 

Oogner^ v. n., Frapper à une porte, dans le but de se faire 
ouvrir, ou pour prévenir de son arrivée. v^ 

Au figuré, cùgwsr de» r»/<m#, c.-àrd. dormir debout' ou assis, 
en dodelinant de la tète. 

i!^yâtr0 eo^f v—^ faire rosser. 

OolSM-fÛlette, ». m., Nom dérisoire appliqué à un homme 
qui s'amuse habituellement avec des fillettes, des petites filles. 



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En Kormahdie, on appelle co^xn-fumfiUt. un homme qui ft^oc- 
cupejié travaur, de femme :—'' • ' * J? 



Jean, «Iront 



Les 0o<ln9/«m0<le« 
ont btan ren moau 



moqueiv. ? 

J{<miM:|]ri«erne«<a<M«t p. 12. 



es 



QpllâtéraleS (sécurités). Oarahtîeâ accessoires. 

.OollSCter» v.m., Percevoir un impôt, une dette. 

Ooll^Ctèur, .61186,1 f-y Celui, celle qui perçoit un iàipô 
une dette: — Le çolhcteur du "Revenu. Le collecteur 
douanes. 

Sl'eni^ploie surtout très souvent dans le «eus d'une pensbnne 
allant cliez un débiteur, afin de toucher le montant d'une 
facJl^urè pouf le* compte d'un autre. 

0ôU60tion,*«./.vPerceptiorid'un impôt, d'une dette. 

3^empIoio surtout couramment dans le sens des rentrées 
d'argent d'un marchatvdi, ^'un industriel, ete. :— / La collection 
ne va pas de ce tempà-çi, c.và.d. les rentrées se font mal. 

Ôoller (S^)> ^. prpn., Se coller après Ouelqu'un, c. à-d. 
l'obséder sans Cjessèjn'e* point le quitter d'une semelle. 

Oolletji^''- *»., Fàux-çol s'attachant à la chemise. 

Oolletaillôr^ (B6), <'• y^ron.,. cOrnipt. de se colleter. Se 
prendre au collet, se battre, se maltraiter. 

Se pr<pndre à br^s-le-Corps, dans u^ lutte athlétique. 

OoUiér de por<belaiQe|l, ». *»., Collier de verroteries, 

en usage autrefois chez les sauvages, et dont la disposition des 

' graitis nvâitrun sens consài^^cé par la tradition. 

OolOXlie, *». y.» Nouvel établissement, sur un 
• f richemen,t relativoiuient éloigné. , 

Oombdlly (kIv.j pron. con-hain/ Combien^, 

PaltairpR: Dl met vprUé: V .- <, 

fjum b«n AH-tu Ici esté t , 

r/« (t« & 0<lf «, V. 977. X 
Combàiiide fats que j*at. Maqal. 

Ck>nibixt6r (B6)( t». />ron.,,de rang, to comhitie. Se con- 
certer, s'entendre pour l'exécutioti d*un projet, d'une, entre- 
prise, etc. 

Oomsilier, r. w:, Communier. .f 



poste de dé- 






"X 



OOM— COM 



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Oomitick, «. m., Sorte de trafneau, trsfn^ pir des chiens, 
dont on fàitjasage au Labrador. • . * '; * ' 

Oonune, ^«^ de comjhy S'emploie souvent dans le sens de ^ 
" En tant que, En qualité de " :— îf à été choisi comme Ipro- 
fesseur. Il a résigné rx>mtii« député. 1, 

' Ooxnme, >>7Ym. conj.^ Que: — J*suis aussi avancé roratm^ liii. 
Vàugelas, dans ses Rem, sur ta langue fr,^ p. 426, ne con- 
damne pas absolument cette forme de iiingaffe. *^ Le quê^ dit-il, 
est meilleur, mais comn^ n'est pas maun^is. * 

iEt beuves ainsi eofkme moy. , '* 

Le Houx, Charte du Ta/ rf« Vire; p. W. 

Je vbudrnitt poUval chantai al belD coiim tal 

, ' • lAt Souv. annaie (Jersey^ 1888), p. 11. 

Gomme ça (être), foc.. Se dit> d'tlne femme en état de 
grossesse, v. BoRp^ Même, Retour. 

Qomm6 d6 raiBOU, f(*c.y Ainsi qu'il est raisonnable, 
afnsi qu'il convient, ainsi qu'il est évident, v. Ra'ISON. 

Comment, adti.y S'emploie pour combien, dans le sens de 
Quelle quantité, Quel prix : — Comment ep avez-vous, c.-à-d. 
combien en avez-vous.- -Comment chargez- vous pour (;a, c.-à-d. 
combien, quel'prix demandez-vous pour cela. 

Comment c'est QUe, toc. adr.^ pron. comment rmtc 
Comment, dé" quelle manière :—CV>mm<^M/ r'y?é« vous faites, 
c.'à-d. de quelle manière vous y prenez-vous? 

Se dit aussi pour Quelle quantité, quel prix :^ -('/rhim^nt 
c'que vous d'maudez, pour me mené/ à la Côte-des -Neiges ? /* 

On rencontre comme c^est que chez divers \ieux auteur>s : 

.■'/'• ■ . . .■■■• ' ■ 

Aux colleg»Hj'aprlH comme cViif 7u'on Imite 

Mu grec et du latin unechowe bien dite. 

'" VAUQtîEMî». Hnttren, p. I«7. 

Conimérer» ^*> w-, D^^vistr, causer de choses <*t d'autres, 
entre voisins, entre amis : — En sortant des offices, le dimanche, 
les habitants s'attartlentà commérer, sur le pas de Téglis»». 

Coxiimodite9> a/ />/., Latrines. 

Compagnée, Compagnie» «./, Réunion de personnes 
assemblées (>6ur goûter les iCgrëments de la^'société : — Y avait 
))en d'ia oofmpagnée, c.-à-d. il y avait beaucoup de monde. 

Sé dit aussi po^r compagne dabs le sens, de Epouse, Fiancée, 
etc : — V*nez avec votre ctmijHigfiie^ c.-à-d. avec votre femme 



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COM<X>M 



et«. 



Chiiiniini de compag^ : — CHiAmbre-àrCoiicber' réservée aux 
visiteurs, ou encore le salon, la plus belle pièce d*une habi- 
tation. A 

Le roy mit honi de pm-eompaghée ei ^ aoyi |ia«tel toascenz qnl Mtolent 

CoVBiJKor, Chronique d9 la FueHle^V* VB' 

\ ■ 
Le 18 juillet IMS, je prins congé de la eompayn/^. 

Journal du êire de Oimtter rifle f p. Hh. 

Ck>mpara^er9 v, a.y Comparet'. ^ 

o 

OomparitiOn, 0- /•> Comparution. Lç dictionnaire Cot- 
grave donûe indifféremment Jes deux mots. 

Hi on oBm^t, au dit Jonr de la première eomparftion 

TmRRimVt Comment, du droit norm.,pi'1m. 

Oompér&g^, '• m.^ Ensemble des préparatifs études céré- 
monies cTun baptême. ' Fête doiinée à l'occasion d'un baptême : 
— Avoir un beau cow/>/r*fl<|e. 

Alliance du parrain et de la marraine : — Etre de camj^inye 
avec quelqu'un. 

Réunion de diverses personnes, pour jtin baptême '.-^Re- 
garder passer VLn compérage, 

Oompétiter, v. n., Faire concurrence. Entrer en concur- 
rence. 

f ' . A 

Oompéti^Onî «. /., de rang, eompe^ion. Concurrence. 

Oomplétion, ^. y*., de rang, compleiion. Achèvement, - 
parachéivement. 

Oomplimentaire (billet). Billet de favi>ur. Billet 

' d'auteur. 

Ck)XnX>08itiO]l, «f. /•) Arrangement d'un débiteur avec ses 
créanciers. 

Oomprexiftbld» ^c(;.| Compréhensible? Ce qui se comprend 
ce qui s'explique. On dit aussi, par métathèse, compemctble. 

Dlicn«té Indreumsorlptlble, A ^ens hamaln non eoii^prenable. 

CHRisnirK DB PiSAU, Hiêi. de Chariet V. 

f ' ■ 

Oomprenure. «• /« On dit aussi, par métathèae, oomper- 
«ittre. Compréhension, c.^à-d. faculté de saisir, de oonprendre : 
— Avoir la eomjïrm^mré difficile, c.>^* êtm d'eaprit obtus. 

Intellîgenee, entendement. 



V 



Ooxnptftnt, '^. ni,y S'emploie avec les adjectif 



s 



A 



CON^-CON 



89 



mon^ Um, »oHj «biiu le lens de soûl, c-àrd. aut«iit4|u'U suffit, 
aotaQt i{Vi*on, veut : — Boire, manger toat wan t^mptant. 

Kll«t*in alladant lagrance |^ar«r toat mm c^mfdani^ 

, . a. Samd. 

Oonoession^ *«./, Etendue de terre oéd^ à un colon dam 
un nouveau canton, «oit gratuitement, ou à taux presque 
purement nominal, tous certaines conditions de défrichement 
et de culture. , ' 

Oonclure, v. n.. On fait souvent usage de ce verbe sans 
coinpléd^nt, dans le sens ordinaire, et soussentendu, de pren- 
dre une résolution, d^arrêter, de fixer les termes d'une affairé, 
d'un marché : — ^Pconclurai pas avant demain. I viennent de 
cttnclure. pour' la construction d'une nouvelle égliset 

Concourir dans), lœ,. Concourir darut l'opinion de quel- 
qu'un, c.-à-d. partager son opinion. ^ i< y 

Condamner, v. «., Contiarnn&r une maison, c-à-d. en 
fermer lès portes et les fenêtres, de telle sorte qu'elles ne puis- 
sent pliilï s'ouvrir." 

Conducteur, ». m., de l'angt ctmductor. Chef de train, sur 
les chemins de" fer. Employé qui dirige un train, et en est 
responsable. / \ 

Conformité et (en), foc. mlv:. Conformément à. , 

Conftisions, «. /- /^., Convulsions, et particulièrement les 
convulsions éclamptiques des enfants :— Tomber dans leircon- 
fiiëions. * 

Cong^ess, s. /. pi., Mot anglais servant à désigner les 
chaussures, dites en France *' bot laines à tiges élastiques/' : — 
, Des belles congress. Une bonne paire de congreês, 

Co^joi^t, te, a«(;>, S^emploie dans les divers sens sui- 
vants: 

Lettre conjointe des évêques, pour lettre collective. 
Comité conjoint des deux Chambres, pour comité mixte. 
Une iiction conjointe, pour une action commune. 
Les efforts conjoint», pour. les efforts réunis. 

Conjointement, adv., Egalement. 

Connaissance» «. /., Personne de sa connaissance, et, le ^ 
plus souvent,' personne avec laqi^elle on entretient des relations 
d'amitié ou de bon voisinaoe. 

Se dit Aussi, surtout dans la région de Québec, dans fie sen 



^ 



/ 



4>^» 



90 



CON-^ON 



'i. 



attaché au mot ''Blonde" (v. ce mot), c^à-d. pour fiancée) 
maîtresse, etc : — Il est allé voir sa connaisscmce. 

Oonnectôr, v- n.,^de l-'ang. to connect. Etre en corres- 
•poodance, être en raccordement, en parlant de deux lignes de 
chemins de fer où les voyageurs peuvent passer de Fune dans 
l'autre, ou encore d'une jonction .matérielle même en^re 
deux lignes de chemin de f^r :— Le Grand-Tronc connecte à 
Saint-HyaciAjthe avec le*Pacilique. 

' Ooxmétable, «• n*.j Commissaire de Ué^ie police: 

OonnOXioXl) ^.y^, de rang, connection. Rapport entre 
deux choses. ^ ^ 

Raccordement, corfespondance entre deux trains de chemin 
de fer : — Le train fait connexion à tel endroit. 

GonseilleUX, ». »»., Donneur de conseils. 

• * ' * » ' 

Consentant (être), ^oc., Consentir. 
Ce latinisme, d'un usage autrefois général, ne subsiste plus 
aujourd'hui en France que dans la langue du droit. 

Préalablement le roy mlit hors d'avçc luy ceux qui avaient cêti con»en- 
tant de la mort du ^u duc de Bou^gongne. 

- àhrofu de la Pvcelle, ch. xiiî, p. 229. 

Men père Pa dit, ma mère le veut, , ^ 

Ma8(»uren0«< eonnentente. , . 

La IViquaasêe, p. 6. 

OonséqùAt, adj.y Considérable, important :— C'est pas 
Tonséguenty c.-à-d. ça n'a pas d'importance. 

Considération (prendre sous), f('>c., Prendre en con- 
sidération. ^ 

Consistances (sans) y /oc.,^8e dit souvent dans le sens de 
Inconséquence, <fe manque de suite dans les idées, les discours, 
les actions. 

Consistant, ante» (f^j-i Conséquent, dans le siens de Qui 
raisonne. Qui agit avec suite. 

Consolidé, ée, port, j^um., Capitalisé :.- La dette vtmwh' 
fid/e du Dominion. 

Constituants, <<• m pi., Commetcants, électeurs: — Les 
conêtituantê d'un député. > 

Contemplation (en), loc. Wv., En vue»- en perspective. 

Oontenancer, r. a.,, de l'angl. ta rm^nfenawr. Soutenir, 
appwyer, défendre, encotirager. 



y 



OON— COU 



91 



OontdStd» ^'f'i Chicane, querelle. "* 

OontOUX, ». w., Conteur : — Un coM/«>*.rd 'contes. 

CVm<euje d'histoualrea. 

Bime» guernetiaiêeê, p. IS^ 

Contracter, v. n., S'emploie souvent saus régime, dans le 
senslâe signer contrat, d'entreprendre. 

OontractOUr, «. 9^., Entrepreneur. 

Contraire (aller au), ioc., Contester, contredire. 

Contre, pf(^p.^ Auprès de, ^rès de : — V'nfez don vous 
mettre contre moi. 

Contre (de), loc. prép.y Contre, en opposition à:— I faut 
—pas prêcher de contre^ sous-entendu co^i^r^ telle ou telle per- 
sonne, t«l le ou telle chose. ^ 

Contre-porte, «• y', Porte massive se fermant autonla- 
tiquement à raicfê^'un poids, et que l'on place à l'extérieur 
d'une porte ^principale, en hiver, pouf mieux se garantir du 
vent et des rafales de neige. 

Oontrevention, '^-Z, Contravention. 

Contrôlable, odj., Qui est susceptible de contrôle. Qui 
peut être contrôla. 

Conviction, ^.y', Usité au Palais de Justice pour con- 
damnation, ou rapport de culpabilité par les petits .jurés. 

Copie, f'f; Exei^plaire d'un livre, d'une brochure. 

Coppe, >*' f", de l'ang. copper^. cuivre. Mot aujourd'hui* 
presque tombé en désuétude, et qui s'entendait autrefois cou- 
ramment pour la pièce de un soii : — I vaut pas ane coppe^ 
c.-à-d. il n'a pas un sou vaillant.-^ J'ai pas la coppe,^ c.-à-d. 
je puit» dans un<> dèche absolue. ^^ 

Copper, t*. «., Délier les cordons de ^ Iwurse, payer. 

Coquerélle, «r. /., Insecte nocturne orthoptère, à corps 
allongé, qur vit dans les cuisines, 1<»8 garJê-manger, où il cause 
beaucoup de mvages. ; , 

Corde, ^'f-i Mesure pour le gros liois de chauffage. 

^ Corde (bois de). Bois de. chauffage qui se mesure. 

Cordean, ^^ m., L%nière de cuir attachée à la bride du 
cheval, et qui sert à le diriger. 



/ 



«r* 



/ 



92 



GOR— COR 



«/■ 



Quelqueloii «uni, las gnicLçs, lea rênét mêmes servant à oon< 
duin \é eÏÈertà. On dit iXon lêêcordeavx, 

Ck>rdelle (traîner à la)» /oc., Hftler. un canot à Taîde 
d'une corde, dans les rapides pen violents, *afln d'éviter la 
fatigue d'up portage. . 

Corder, v. a., Mesurer du bois de chauffage ' à la corde. 
Corder du bois de chauffage. 

OOmitfller (se), -v- jmm.^ Lutter corps à corps, à laN^a- 
ni^ de jeûnes chi^|| qui essaient leurs premières dents, c-à-d. ^ 
que la lutte peut fflBit moment dégénérer en rixe sérieuse. 

Cette expressionlpous vient probablement de la Saintonge, 
où coiyiailler signifie essayer ses cornes, en parlant des bœufs 
qui se prennent les cornes les uns les autres. 

L*on rencontre, ches certains vieiix auteurs, corner et cor- 
niller^ dans le sens de donner des coups de cortie : — 

Les oerfk.... avec leun* oornec m eombattolent à oatrahoe, de sorte qU'en 
eornUlant et poussant l'un contre l'autre, etc. 

AJXnUPB, NoHV. fàb, de» tr. de r/r., p . 58. 

Oomer, t\ «., Donnei* des coups de cornes : — Prenez garde, 

le bœuf va vous corner. * 

♦ 

Oomer ^Se), v. pron.^ 8e dit des bêtes à cornes qui se 
prennent les cornes les iines les autres, qui se battent à coups 
de cornes. 

Oomiohei «• /•> S'entend souvent dans la locution: — 
Femme à belle œmiche^ c.-à.d. qui fait montre d'une poitrine 
bien développée, d'un corsage exubérant, provoquant. 

Oomichon, «• n^'t Homme sot ou ridicule. 

Ooronely «• »»., Colonel. 

Ooroner, ». m., pron. coronère. Officier civil chargé des 
enquêtes préliminaires, avec l'assistance d'un. jury, dans les 
CHS de mort violente ou suspecte. ' ■ ^ 

Ooifpor^l, <. v^.y Cadrai. . ^ 

Il laisse stir lo porte, un eorporai qn'on lui avol t donné pour Taibbt. 

D'AUBiaKa, Bittttirt^ I, sas, dans LiUré. 

Ck>rp0raiice, »'/-, Corpulence : Un homme de forte rin-' 
poranee, ■ 

'* Lff du roi Cbaries nit si victorieux et vnleurenz, oomMen qur de 
petite •erporenec^e. 

Da BaAS, Bêcher, 9t antiq. dw la vi'le d« Oaen, fi 75.. 
Oorporation, «./., Municipalité. 



OOR— OQT 



93 



Oorporéy ac(/., corpulent, qui a le corps fortement oons- 
tituë. 

Ce mot se rencontre, en vieux français, sou^ la f<inne de 
corporu : 

.. .Uns gaiaiié miflt eorporM«, 
Brt devers Espalyne venus. 

Waok, fiom' de Urui, ▼. I150Q. 

Oorps» ^- ni., Gilet de tricot, en laine ou coton, se [wrtant 
contigu à la peau. 

Cadavre, c.-à-d. corps d'un mort : — Ils o^t trouve le corp» 
dans les bois. 

Oorps mort, m. m., Dans le langage des forestiers, un 
corps fAort est un arbre abattu par une tourmente, ou qui 
s'est écroule de vétusté, et gisant étendu de long dans la 
forêt. . . ' 

Correct, te., f^ij-, Exact, parfait, etc. : — Cette facture est 
corrfr.te, c.-à-^. exacte. 

On dit aussi :— Tout cela est ben corrtfct^ mais . . . . , c.-à-d. 
tout celu est bel et bon, mais .... 

On dit encore, adverbialement : - C'est atTrect^ j'y serai, 
s3.-a-d. c'est entendu, je serai là. 

Oorréyèur, **- tn., Corroyeur. On trouve conroyeur chez 
divers auteurs, se rattachant à l'ancien verbe normand <v>ff- 
reiêr^ signifiant préparer, arranger. "^^ 

Oorvée, «./•> Dans les campagnes, la corvée est le travail 
gratuit que chacun se regarde comme obligé* de fournir à son 
voisin, chaque fois qu'il s'agit de -lever la charpente d'une 
jnaison, d'une grange, du pour remettre sur cant un bâtiment 
menaçant de s'écrouler. Ces sortes de réunions, où préside le 
plus franc lx>n vouloir, et qui pourraient à la rigueur réaliser 
l'idéal'du vrai socialisme, sont presque toujours l'occasion de 
réjouissances diverses^ et souvent aussi de festins prolongés. 

On se sert aussi dans le même sens, du mot levage. 

Oôtes sur lé lon|[ (avoir les), loe,, Se sentir tout 
njoulu, au lever d'une nuit passée sur la dure, ou,sttr un mau- 
vais lit. • • 

Ck>téyer, r. «., côtoyer. En ancien dialecte normand 

m 

rejenne homme lUIolt eo«<«irat»llii dite rivtere. 

Vtmr, fab. d0ê tfmitê éé wériié, p, m. 

Ootil, 9. m., Coutil. 



\ 



'^r- 



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1 



COT— cou 

Ootir (se), c. pron.y Se pourrir, en parlant du bois t|ui se 
gâte à Thumiditeou en s'ëchauffant. Du lat. con^erer^/ ëpuiser, 
(consumer, détruire. 

OotiSBUr, s. m.f Estimateur. 

Coton, V. COTTON. 

Ootonné, éO, part. pOMtt.^ Qui est floconneux comme le 

coton. V. COTONNER. 

En parlant des personnes, se dit de quelqu*un qui, après une 
nuit agitée, ou à la suite de libations trop copieuses, se ré- 
veille les cheveux embrousaillés, et les vêtements tout fripés. 

OotOfmer, v. a., Rendre floconneux comme le coton, en 
parlant de l'action de Teau, de la pluie, sur les étoffes soyeuses, 
sur les fourrures. 

GottSLgQ, *. wi., prou, cot-tai-ilje. Mot anglais d'acceptation 
courante pour^ désigner Une petite résidence ayant des pré- 
tentions à l'élégance, et généralement entourée d'une pelouse. 

A l'origine, le cottage fut une habitation coquette de villa- 
geois aisé, puis, plus tard, on désigna par ce mot la maison 
d'été proprement dite, dans les villes d'eaux/ Aujourd'hui le 
cottage a envahi la ville, surtout dans les faubourgs* et c'est 
maintenant le terme consacré pour toute habitation petite et 
gentille, où il semble au passant que le Iwnheur doive entrer 
à pleines fenêtres, avec le parfum des fleurs environnantes. 

Ajoutons encore que l'amoureux canadien, plus au couraht 
des exigences modernes que feu papa Bérauger, ne dira jamais, 
pour vaincre les dernières iiésitations de sa belle : " Une chau- 
mière et mon cœur," mais bien plutôt ic V Un cottage et mon 
cueur," après quoi, généralement, il ne reste plus à 1 inexorable 
qu'à s'incliner. 

Ootton, «. m., S'entend surtout de la tige dénudée et- 
desséchée du maïs : — Un cottçm de blé-d'Inde. 

On trouve cost^m dai\s le Dictionimire de Cotgrave, dans le 
sens de tige d'une plante. 

Oouac, «. m.» Oiseau de la famille des hérons, au plumage 
jaunâtre et clairsemé, et qui, fort abondant autrefois dans les 
environs de Québec, ne se rencontre plus anyoardliai ^ue dam 
les parages du €k>lfe. Le mot cotutc est une onomatopée rappe- 
lant d'aises près, paraît-il, le cri de cet oÎMau. 

0oU-CrOCh6, t* m., Nom vulgaire de la courge. 



COU— cou 



9(k 



Ck>ude (lever le ), f^^ S'eilivrer souvent, et surtout 
seorètement. 

Oouette, «« /•) Mèche de cheveux. 
. £n Normandie, cotPeUe signifie petite queue : — 

J*al ven les eàneë, vère, et la eouêtte ' 
(Ma chair en^terflt) da démon. 

Mime* guemê9iai*eif p. 98. 

Ooulée, «•/•) Sorte de déclivité creusée au flanc d'une 
colline, au fond d*une vallée, quelquefois aupsi en rase cam- 
pagne, par un tassement de terr^iin» ou par le passage habituel 
des eaux en temps d'orage. La coulée par excellence se ren- 
contre surtout au Nord-Ouest, .dans le sol spongieux et 
friable des prairies. 

Oouler, V. n.y Se dit des érables qui coulent au printemps, 
c.-à-d. qui laissent é<5hap|)er leuœ çaux par les entailles pra- 
tiquées à leurs bases. 

Faire couler : Entailler les érables. 

Oouleuré, ée, part pass.y Coloré, haut en couleur. 

Oouleurer, v. a., dér. de couleur. Colorer, donner de la cou . 
leur. Faire voir une chose en rose. Une forme se'mblable se ren 
contre dahs doul^ireux^ que le patois canadien a fait sur douleur. 

Au-densai d'elle était la (n-and*vltre de la orèohe, où le bon rot Or «lion 
avait fait eouleurer la naUMancf du bienheureux calut. 

P. F ty Ajj, VeilUéa de la famille, H. D\oU 
On disait coM/o«ir^r ^lutrefois, en vieux français :-^ 

Heulette devant Amours vint, 
Coulottrée comme le feu. 
Pour la honte qui luy advint. 

ALAIN CHaRTIKR, f#r PaW. (IMm6., p. 8W. 

'OouleUVe, «.y., Couleuvre. 

Ooup, «. m.j Chance au jeu. Permission de prendre part à 
un jeu de hasard quelconque,: — Billet, 15cts; deux coup» 
pour 25 cents. 

Coupable (plaider), hc., de l'ang. to plead yuiliy. Tra- 
duction littérale de l'anglais, pour *' avouer son crime, faire 
des aVeux, se reconnaître coupable." 

On dit aussi ** plaider non oouiSable '* (de l'ang. lo plead not 
ffuiU^), dans le sens de ** protester de 100 innocence." 

Qoap-Oi (de ce), ^oc. adv,^Ceiie fois, pour 1« coup :—i 
De I» coup-i)if Çft va y être. . j 

On dit aun : 4 ce coup-ci. 



96 



COU— COU 



V 



OOUp de chien, »- m., Ptorfidie, action làofae et déloyale. 

OOUP (prendre un), Voc., Boire, un veir©. 

\jem Canayent «ont p«« de« foui, 

I o*parteDt pas muw Tprendrë «m to^p. 

Coup que. Ces mots, précédés d^s particules un ou U^ se 
disent pour Lorsque, une fifis que, du moment que, pour le 
coup : — Un coup Çtt'iJ est JMtHi, oh peut pu' l'arn^ter. C'est h 
coup qu*tvi vas dVenir riche, j .. 

Ooup de (sur le), locL Au moment 'de: Sur h ctmp de 
minuit. . 

Ooupailler, v.a.^ S'amuker àcouper, avec des ciseaux, des 
morceaux de papier, des lambeaux d'étoffe, de linge. 

Par exitootton, mal tailler une étoffe, en parlant de l'ouvrage 
d'un tadleur oq d'une couturière :— Cette robe est toute 
coupaiUée^ C. à-d. est absolument gâchée. 

Ooupe, 9' /-y Entaille faite à la base d'un arbre par la 
haché du bûcheron. / 

OcÙpe; '• 'v»*» Couple :' Un coupé de pigeons. 

ry loc.y de l'ang. to eut the uxigeê. 

irmi les ouvriers, dans le sems de 

Llaires." On dit aussi très souvent, en 

)1 a été coup/j c.-à-d. un tel travaille à 



«UJf 



Oouper les gagi 

Expression très usitée 
** réduire, tronquer 1^ 
forme elliptique :>-^l'U 
salaire réduit. 



Ooup que. Ces mots, précédés de la particule un, se disent 
pour lortquê :-^Un ntiip qu^t/u s'ras rendu, écris-moé d'suite. 

Oouque, «• n^.^ Cuisinier, de l'ang. eook. 

Oouquerie, «./.« de j'ang. cook&ry. L'art de la cuisine, 4 
ou l'ensemble des 0| aérations nécessaires à la préparation des 
aliments. 

Faire là couquérir. : — Faire la cuisine, apprêter à manger. 

Poêle à oouquerie : —Poêle Servant à faire la cuisine. 

Oourailler, t^. n., v. Galopib. ^ 

Oourailleu^ euee, «M V. Coursux,nÇalopbux. 

Ooureur-des-tR>i8, s. «».» Ohaiseor, trsppeur des bois, 
vivant du produit de sa chaste, et faisant le tri%flc des pelle- 
teriee. 

OoOFeuZt euee, «.f Qui aime à ragabonder de oi de là 
Qui est toujours par les rues. 



cx)u— cou 



97 



Ce terme, s'emploie gënëralement eu mauvnisç part»^èt pour 
désigner quelqu'un que l'on pense devoir *^ iual tourner." 

Eli Normandie, eoureux se dit surtout d'air' iivdividu de 
mauvaise vie, et coureuse signifie prostituée. ' 

Coureur, allant, franca.defaax or, d'aloy. ^ . 
> • " ^ ViLiok. 

Couriace, rt^*., I^ur, coriace. , 

Se dit aussi, par extension, d'une personne dure à la dé- 
tente, et surtout* d'un enfant difficile à élever :^-Ç'a été ben 
couriticeê ces enfants-là. 

Course de barrières, foc., Course à obstacles, ayant 
lieu sur un hippodrome. En France oo se sert, pour cela, du 
mot anglais steejyle-chase. 

Oourse (tirer une), loc., J^rendre part à une course, à une 
joute de vitesse. v. 

Oourt (être de), /oc. Etre court d'argent, être sur le 
point d'en manquer .yOn dit aussi : Etre à court. 

Gourtin, «. m.. Vieux mot québecquois qui signée Un 
court gilet d'homm'e, ne descendant qu'à mi-corpa, oulmieux 
une veste ordinaire^ agrémentée d'une paire de fnanchesi 

Oousin, ine, »», Terme d'amitié, • aujourd'hui tombé en 
désuétude, que l'oti donnait autrefois fréquemment aux per- 
sonnes avec lesquelles on vivait sur un pied d'intimité. 

' «.' '■ . '■ 

Ooûtage, /»., w.. Coût, frais, dé^nse. v Coutement. 

Pour Ie9 grands eou«lJp^« qu'ils pou voyent.HOuflnrir en 1eai« labeurs... 
Is ne retirèrent,- ' . 

De Bras, Reth. et aniiq tie la ville de f^aen, p. 2L 

OoÛtémeXlt, '». m., Dépense, déboursé, sacrifice d'argent» 
Ne s'emploie généralement qu'au pïuriel : — Tout ça, c'est des 
grands cotUetneiUs. . 

On dit aussi coiîfimenfj catUage. ' . ï 

La Ttlle d« Rouen envola an dit oonneatabla 600 homme» d'armea, â 
[*ou*téemenU delà ville. 

CAUcnoN, Chr<mtque normande, p. itk 

Goûter les yeux de la tête, iœ., Coûter un prix 

excessif. 
Gcuti, *.«•.!« Coutil. 
Oouvert, *. m., Çouverclt^"oâîi¥^f^re : Le couvert d'un 

i 7/ 



ivre, d'une q^arnilte. 



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98 



COU— CRA 



I 










' Oouverte» •• /•» Couverture quelconque, et surtout cou- 
verture de lit. ^ . 

Couverte m idit encore en Nonn^ndie, pour couverture de 
lit, et on rencontre fouvent ce mot chez iee vieux auteurs dans 
le même sens. 

QcUBttre couvertes ]b\mneh9é de d<>tax lali «t deux lalB et demi, 100 a. 

Compte de lé06. cUé par Bemxmjpmln daiis tes NoUiê tt doe. nir -« 
ta Norm., p. 404. ^ 

Oouverturei «./m 1*oit, toiture d'une ^maison, d'tm édifi9e. 
On désigne au Canada, par couverture,^ toui ce qui aert à re-^ 
couvrir u6e maison, c-à-d. la charpente et le reste, tandis que, 
en France, le mot couverture ne s'entend que pour l'assem- 
blage de tuiles, de bardeaux, etc., qui recouvre la charpente. 

Les Canadiens emploient aussi le mot couverture pour dësi^ 
gner cette espèce de tente-abri, placée à Tarrière d'un canot, 
d'une embarcittiou, que l'on nomme en France tendèlet. 

Oouvre-pidd, t. m., Cburte^pointe, ou couverture, mate- 
lassée servant à recouvrir un lit. En France, le couvre-jned 
désigne une petite couverture ne se mettant que sur les pieâs. 

Oow-boy» t. m., prôiL horou^toye, Yâober à cheval, qui 
garde les bestiaux dans iSs immenseà pâturages de l'Ouest. 

O^ P* Bm pron- cipiar. Abréviation courante pour dési- 
gner le chemin de fer' Canadian Pacifie Rail way. 

Cracher dessus (ne pas), toc,, Ne pas dédaigner. On 
dit àiùud " Ne pas cracher dedans " (sous-entendu d^s son 
verre), en parlant de quelqu'un qui aime à boire sec et ne laisse 
pas grand'chose au fond de son verr^. 

Oraoker» «. m., pron. crqrkèrey Sorte de biscuit ou gâteau 

sec, qui craque sous la dent. 

•«; . " 

Crampe, '• /> Crampon : La crampe d'uîie fermeture, 

d*un fer à. cheval. 

~" — ' .' ' 

.Cran, <. *>».« Cavité,, entaille plus ou oioins profonde, creu- 
sée dans un rivage par le travail des ^ots. 

Orapàis, «. m.. Petit poisson de forme oblongue, et aux 
o6\M fort écrasés, que l'on trouve dans tons nos cours d^o^. ' 
Sa chair est asses estimée. 

Au figuré, s'emploie adjectivement, et dans un sens adouci, 
ww^iif *« m^MviMR RMifttL HrAlA, ffameraent " : — Ah ! le crapaiê, il 



^ 






CRA— CRÉ 



99 



Orapaud, aude, «., Qui est infâme, canaille .-^(Tptaptmd' 
là, si jamais je rpinœ, c-àrd. ee misérable n'a^qu'à liMeQ se tenir. 

S'emploie ausfci adjectivement : — Ayez-vous jamais vu rittn 
d'aussi crapaud que çal c,-à-d. peuton imaginer rien de plus 
méprisable, de plus infâme t .y 

OrapoUBSin, «. t»«, Terme populaire désignant un enfant 
imparfait^ dont l'esprit est continuellement tendu à jouer des 
mi^vais tours. ; 

Oraque, «./.,' Fente^ crevasse, déchirure, résult^knt de ce 
qui s'est fendu, rompu, déchiré en craquant. 

OraS86, ê'f", Injure, outrage, vilain tour :-— I m'a fait une 
■ croate^ c-àKl. une vilenie. ' ■ ^h.' ' 

Canaille, escroc, filou, malhonnête :-t-1^ -vous j fiez pas, 

c'est an«9 vraie ctymm, c.-À-d. il vous en cuiwb de vous confier 

à cette canaille. On qit encore, en parlant de moiide malhon- 

, néte: — Tout c'monde4â, c'est dia creuM. v. jCbabsbux. 

Or€U986rie, b./.j Canaillerie, vilenie. 

Gra8S6UX, ôUBO, «.> yn manant, un drôle, pris dans un 
sens quelque peu adouci, et dénotant un certain penchant à la 
ladrerie et il la mesquinerie. , 

S'entend aussi adjectivement pour ce qui est bas, sordide, 
mesquin : — C'est ben cri^gêêiu:^ hein, c'qu'il a fait là. 

Oréature, V. Cbiatubb. 

Ox^ié, exdam,y contraction *.d® crédié^ gacrédié. EzclSr 
mation exprimant l'étonnement, l'admiration, le désappoin- 
tement. 

Orèire, v, a^ Croive. Je cré, etc., oous creyoruy vous criyeà^ 
ils creyeni. Cette forme s'est conservée en JPrance dans la 
langue parlée jusqu'au xviir siècle. . 

0«tfre vo«l|,I>eu. 

CKanêon d0 Mollamdt p. WL ' 

J« ia*0réyàiM en panidla . ^ 

Rlmeê guern€9iaiê€êt p. 69. 

Apre» ee^ »>t-ll TAco r«qais T— Je n« én^«.iMUk 

' hALiMXAMt IUnd«»-vous du départ, p, 114. 

^fc BS 

Oreire (fitUt), loc.. Il faut croire, sans doute... 
Oréxnonne» «•/> Sorte de long foulard -en laine épaist». 



»• 



100 



CRÉ -CRI 



Çrétiquer, V. a., Critiquer. 

Orôver (se), v. pron., Se donner un effort, c.-à-d. con- 
tracter une hernie. 



Oréyftble, ««{;•, Croyable, dér. de creire. L'ancienne forme 
dialectale^ en France, est cf «06/0 ; 

A ioieë no» ereablê» gen* 
Sri de baeos amotie«tem«Ds. 

ÙKKOIT, Chronique de Normandie, p,996i. 

Oreyanco, «./•» d^r. de cretVc. Croyance. 

Oréyon, ». wi.,; Crayon. 

CW (quérir), ^. QU'rir. 

Oriature, 8.'/.; On désigne communément de co noœ^ur- 
tout dans les campagnes, toute femme quelconque ou jeune 
fille nubile : — Ça va faire ane fière belle criaturej c.-à-d. un 
beau brin de fille. — Amener des criatures, c;à.d. anfener des 
dames. 

Ch'e.Hi une modeftte oHolure. 

Rimeêjertiai$e»t p. 78. 

Que vMà troJ« belles eriature: 

' ^ FsRRAZtD, Jlfu«e normande, p. 86. 

J^ t'atmo, douche eriai%/kr^. ^ ' ; 

Pbtit, MuMe normande, p. 20. 

Le mot cricUurey d'al»ord usité en Europe juiqù'au xvii* siè- 
cle dans le sens ci-dessus, ne s'y prend plu^ aujourd'hui qu'en 
mauvaise part, excepté toutefois dans les deux îles de Jersey 
et Guernesey, où on Im' a conservé son sens favorable. En 
Normandie, criature s'entend maintenant plus particulièrement 
d'une femme de peu dé caractère, de peu d'intelligence, tandis, 
«m'en plusieurs autres régions de France, une criature n'est 
rien moins qu'une drôlesse, une femme do mauvaise Ane. Le 
Canadien, en s'en tenant toujours à;l'ancienne étymologie, se 
montre plus galant que ses ancêtres, car.il a sans doute voulu 
éxj^rimer par là que, selon lui. la femme constitue la erétUure 
par excellence. \ . ' ' ' 

Oribo, Orlblet »• ">*» La plus petite partie d'un train-de- 
Ivois, ou cage, préparée pour les descentes de rivières rela- 
tivQment facile^ ou pour pas<ier dans une gliâêoirê. 

La largeur d'un eribê ne dépasse pas vingt^six pieds. Quant 
à sa longueur, ^Ue n'a dé limite que celle des planç^ns enx^ 
nièmes. Le eribê éàt l'élément même de la cage, laquelle peut 
Ltnsidiminuéede surface selon les exigences de lactescente. 



^ 



^ 



CRI—CRO 



101 



Oridr, V. a.f Gronder, gourmander : I m'crie à cwur de jour. 

Toi qui tOQjotininie eWtf« . ..^ . . 

MoLikBB, l'iSroMrd^ ftote II, jb 14 

OrieUZy euse, adj.y Criard, oriArde, et surtout personne 
qui crie, qui gronde sans motif. 

'" Originel 9. /.y Touffe do crins retombant sur le front d'un 
cheval. , 

Otig^nère, «. /., Crinière du cheval. 

Crique, s./.^ Quenotte, ou dent de petit enfant. 

Oriquet, *. w., Grillon du foyer. 

Croche (un peu), foc.. Locution bizarre, usitëe frëquem- 
ment dans le discours trivial ou familier, pour rendre plus 
explétives et plus accentuées certaines façons de s'exprinfier : 
— Ou va y aller un peu croche, c.-à-d. nous irons, <^st abso- 
lument sûr. — Ça va se faire un peu croche, c-à-d. voBa pouvez 
dormir sur vos deux preilles, ce sera fait. 

- Crochir, v. a.. Courber, rendre croche. 

Crochu, o^*., Bancal, .boiteux, qui^ a une janibe ou les 
jambes tortues. ^ 

Crocs, 8. m. pi., pron. cros. Favoris, ou touffes de barbe 
de chaque côté du visage. 

OroltB, «. w. />/., v. EcROiTS. ; 

Croquecignole, Croquignole. «. /, Pâtisserie du 

genre 6«t^nc, que l'on-fait mre dans du saindoux. Les rive- 
rains du bas Saint-Laurent se servent aussi d'huile de mar- 
louin. • " * 

Le mot croquignole, unité en France, s'applique à une 
pâtisserie sèche et très à\XT% ce qui serait ainsi, comme on voit, 
tout le contraire de notre croquecignole canadienne. 

Dn dit aussi ruèiandelle. | 

Crosse,. «./, Jeu natio{nal du Canada depuis le l*' juillet 
1859, et dont l'origine remonte, nous dit-on, jusqu'à Tëpoqùe 
des premiers^ aborigènes^di^ pays. Le^ nom en est attribué à 
Charlevoix qui le consi^à par écrit, après avoir été témoin 
d'une partie de croêsecheg les sauvages. 
« Dans ce jeu, il s'agit ^e lancer uÂé balle entre deux perebes, 
à l'aide d'une sorte de Crosse dont la courbe forme raqoetle. 
Plusieurs joueurs sont hécèsstfires, et un joueur habile doit . 
pouvoir pl^^nter de grandes qualités d'endurance, d'a^Iité et 
de Titestte k Ia courKe. -^-« 



« 0f 



102 



GRO--CTI 



■ni 



Le jeti de «tm/0, tel que pratiqué enoore aujourd'hui en 
France, et, notumment dans les Ardennea, ae rapproche beau- 
coup de nôtre jeu de erouê^ à tel point même que plusieurs y 
voient une filiation directe, et prétendent que ce sport nous 
vient en droite ligne des premiers colons français. 

^ Oroûte. '• /•» Surface durcie d^une étendue de neige. La 
-eroûiê survient^ quand un froid subit et vif arrête un commen- 
cement de dégel. 

En certaines régions de France, on appelle aussi eroûU la 
surface gelée de la terre. 

Oroûtdr, v. n., Se dit du sol qui .se durcit sous Faction 
d'une forte sécheresse. 

OrÛy Ûe» <u$'<t Se dit d'un temps à la fois humide et froid, 
qui saisit et transperce en traître/: — I ,fait ben er^ aujourd'hui. 

OrUdly b116» o^;.. Intraitable, difficile à cond'uire, à élever, 
^8e 4ît surtout en parlant des enfants, v. Couriacb. 

CTIHà^;* ^f^^^y^m^r. 97^. et/.. Cet, Cette. v 

Comme adjectif masculin, ç^tè n'est usité que devant les 

•nbetantils ayant pour lettre initiale une voyelle ou une h : 

C*t e^fanl-là, c*t homnie-là. Quand le substantif suivant com- 

«mence par une consonne autr^ que l'A, c*te est remplacé par C0, 

l'é de cette particule restant lettre mortÉ 

Comme adjectif féminin, <^ie est employé dans toutes les cir- 
oonstanoes, aussi bien devant les consonnes que devant les 
voyelles: — (Tteyemmej e*te JUle, c'f'ortTtotr», etc. 

C*Ui dérive du latin istêy t5to,' dont on fit d'abord, par 

^hérèse, ête^ «to, dans la basse latinité primitive, puis, pins 

tard, l'adjectif normand «f0, qui est encore usité aujourd'hui > — 

Si#poar«belte n'est nourrie. .... . 

FXRBAIID, IfMM «OTM., p. M. 

Pan «<*éorlt que ta U adrèehee 

Petit, IAim motm., p. 91. 

O'ttUe-là, i>ron.(i(^m. nng. /., Celle-là. Du lat. iêtailla. 
V. le Ihot précédent. « 

ACelo qa'o monstre o dsy. 



Crt* ici ? EstK» ici î 



FKBKAirD, MuMê nérm.t p. tll. 



.*•. 



Otloi, 0*tniHSL pron, dém. m. «., Celui-ci. Du lat. iflie, 
contraction de «<<0 Ate. 

CIM vaeoVenlm'arodlverCm'ennuyer). " ' "*" 

T.AT.T.KMAir, Rênd99-xnmê dn dipmrt, 9. 10t. 



< 



^^ 



7 



\ 



\ 



* CTI-XJUL 103 

■.-.*' . ■■■■."■ 

O'ticite, O'iîuioite, v. Ctici. 

P'tilà, O'tuilà, V'ron, dém. m. $., Celui-là. Du Ut. itltf, 
celui, et t^o, là. ^ 

Comme dit «MId : 
^^ Non rit ftyeao yooi, net tu t'fAchea. 

Oimp el^âKI imWn., p. fiO. 

8,u*Mt-oe qai ne peut vlTre «mi votuT T 
*ett co »tilà , mademotnellK 

LALLKMAir, J}en<fe«-vo«(« d« (l^parf , p. 101. 

LWciénne langue française avait les formes ceêtui et, e69tu\ ' 
làf ou encore cestujfcyj ceêtuy là, 

Ou-lft, pron. démonê. m. «., Celui-là. 

Ouisiner, v. a., Se dit souvent dans un sens défavorable, 
pour manipuler : Cuitiner des affaires, des comptes, etc. 

0uit6, «• /.) Qu'antitë de pain cuit dans une même fournée. 
Suite d'une saoûlade : — ^I s'est donné une fière cutff, c-à-d. 
il s'est enivré dans le grand genre. 

Oulasse, «./» Arrière-train, derrière, hanches, et plus 
, spécialement hanches opulent»^ : — Une commère à forte 
culasse^ c-à-d. au postérieur bien matelassé. 

. Oullère» '.y!) pron. ^//^, // mouillé. Cuiller. 

OullèFe-à-pot, «./., i^rande cuiller pour servir la soupe. ^ 

OuUéréd, »'/', pron. kullérée^ //mouillé. Cuillerée. 

I>euzott{<era<«deilrop4emaavet. ^ 

* R^m et ler»iaiê0»,p. \ii. 

OulotteS) s. /, pl.f Pantalons: — De Ixjlles ctUotte^f une 
belle paire de culottes. \ ' 



w ^ 



*r 






« 



■) 



104 



D— DAK 



D 



D. Lorsque cette lettre d t^st suivie d'un i ou d un m, on 
lui donne généralement une accentuation sifflante, et on la 
prononce comme dji ou dz^ Le d semble alors êtrtf soufflé à 
travers les dents, et cette modalité est bien particulière aux 
Canadiens dé toutes les parties du pays. 

^ D'abord que, conj., Puisque .-^D'abord que j'te Tdis. 
>^— :Bojirv^ que, à condition que .-^D'abord que vous serez là, 
tout ira bien. 

Dalle, »•/, 0«nal destiné à l'écoulement des eaux mena- 



3 



Dallot, s. m.. Rigole, ruisseau, conduit quelconque, servant 
à réooulement des eaux ménagères ou pluviales. 

Damage» «. w., du lat damnum. Dommage. 

SI yunt ve«ir le mervelllua dafiÊaiie. 

. CAan«on d« JZtftIantf, p. 288. 

Dame, «•/, Epouse : — La dame du notaire. La dame du 

médecin. 

Au moyen âge, dame était généralement le titre que Ion 
donnait à la femme d'un seigneur. 

Il la deairoit mult avoir à r<am«. 

^ VnXBHARDOUIN , 169, p. 78. 

Dame, «./., de l'ang. dam. Digue, chaussée, généralement 
en charf.ente, établie sur une rivière, afin de contenir et sou- 
tenir les eaux à une hauteur détenninée, et dans le but surtout 
d'augmenter la puissance d'un pouvoir hydraulique. 

Dandeliner^C^e), v. pron.^ Se dandiner. 

Dans, prép., Be dit pi^ùr moins dans le sens de :-- Il eet 
midi dans un quart, dans dix, c-à-d. moins le quurt, moins dix. 

DdJXBt prép.y S'emploie souvent parmi le peuple, avec le» 
mots. qui indiquent tel ou tel métier spécial que Tqn a choisi : 



DAN— DEB 



105 



-— rOn demande de bonnes ouvrières pour travailler cUhu les 
pantalons., 

Dftns et pour, loc.. Expression fréquemment usitée dans 
)e9 lActès publics, à la suite du nom d'un fonctionnaire, d'un 
officier ciyi^, etc. : — -Notaire public, dans ^ pour le comté de 
Bagot. ^ ' ^ 

DanSBB vives, «./. />/., de Vtàig^/cut dancês» Danses tour- 
nantes. Danses à deux, et. surtout la polka, la valse. 

Darder (se), ». pron., Se jeter sur, fondre avec impé- 
tuosité, c.-à.-d. s'élancer comme un dard. 

Dardeur, «. m.^ Celui qui darde du poisson avec le nigog. 
V. ce mot. 

Darrière, *., .*'*•» Derrière. 
Darte, »./, Dartre. 

Davantage, adv.. En plus grande quantité : — ^ Avez- vous 
récolté asseT*. d pommes c't'année î J'en voudrais ben davanltage. 

De, prép'i est usité : — 

. 1* Pour à : — Il est prêt de partir. 

2* Pour à la place de : — Si j'étais de toi, je ferais .... 
^3" Pour UHy quelque: — Ta ne trouveras pas cf ouvrier 
comme celui-là. 

4* Pour au prix de: — Vous me voyez bien changé, de ce 
que j'étais ce matin (M ou ère). 

De, J^^P'f L'« de cette particule s'élide presque toujours 
dans la prononciation, même lorsqu'il précède une consonne. 

Pua J'conpii d'pld, ni dVoiiAblerles, 
Pa« (i'KOuoris, al d*lmii omUU. 

Rimeê jerêiaiêêêi p, IW^ 

Dé) art, plur,,. Des, devant une consonne ou un A muet, 
l'article des restant employé devant une voyelle ou un A aspiré. 

Citons, à ce propos, un curieux dialogue entre deux culti- 
vateurs normands : 

AVoûs dé pommes par cbeuz vous, s't ahnaie ? — Dire qu'y a 
dé pommes, y pas d'pommes ; mais dire qu'y a pas d'pommés, 
y a dé pommes. * 

Débaff ager, «. n., Déménager'prestemtmt, déguerpir avec 
armes et Xagagei|, N^ 

Déballé (nouveau), /oc., Qui vient d'immigrer. Qui est 
nouvellement arrivé. 







106 



^ DÉB— DEC 



V 



Débarquer, v. a., DetBoendre quelqu'un ou quelque chose 
«le voiture, des chars, etc. 

V. n.f Descendre soi-même des chars, de voiture, etc. 

Dérbarras, «.m., lieu où l'on dépose les objets dont on 
use rarement^ qui embarrassent. <" 

Débarrasser, v. a., Faire la place- nette dans une forêt, 
dans un fourré, c-à-d. déharrauer un site, afin d'y asseoir un 
camp, d'y bâtir une habitation : — ' 

l/eniplsoem«ni DéceMalr9 a été Mlf nenaement cl46aff'ra««4. 

Tacha, Fortttierê et Voy*^*^^** P- 1** 

Débarrer, -v. n.^ Tii^er les verrous d'une porte. Ouvrir 
une porté, ou toute chose quelconque se fermant à clef. 
V. Barrer. > 

Debater, 9. m., pron. dé-bé-teur. Mot anglais passé dans 
la langue politique, pour désigner celui qui, dans une assem- 
blée délibérante, fait preuve d'une forte argumentation et 
d'une logique serrée. 

Débenture, '• /., Obligation au porteur, souscrite par un 
gouvernement, une municipalité, une compagnie quelconque. 

Débine, ^- /•» Dèchè, misière :— Tomber dans la débiné. 

Débiner, v. w., Médire, déblatérer sur le compte"* de quel- 
qu'un. 

Débiter, v. a.» Découper une pièce de boucherie. Décoi;fper, 
à table, de la viande, de la' volaille, etc. 

Débord, 9. m., Dij^hée, dyssenterie, relâchement d'in- 
testins. 

D^bouiér^ V' ^m Tomber et rouler sur soi-même comme ^ 
une boule : — L'enfant a déboulé dans l'escalier. "^t^ 

8e dit aussi dans le sens de s'ébouler, s'affaisser, s*écrouler : 
Le terrain ^ déboulé. 

Débouler est usité, en Normandie, dlins le sens de fuir, s'es- 
quiver, prendre la poudre d'escampette. 

Débouter, v. a.. Terme de navigation pour tourner nu bout 
> dit, c-àrd. doubler un cap, un promontoire, et-c. 



A peine avIoiit-noQt déb&uté les pointes qne noue aperçûmes Isrcha- 
loope da poste. 

TAOBt, ForeHifTêH Foyaf «tirs, p. 191 

Débraillé, ocff-^ Qui a ses vêtements en désordre. , 
De ça de (^), ^oc, prép.^ De ce oôté-ci de. 



DEC— DEC 



107 



, Eiéoatltery v. a., Déranger ce qui a été mis sur le' eaiit. 

DéO&potèr, r. a., Oier 4 quelqu'un eon capot, c.-à-4. son- 
pftrdessui) et» par extension, dt'er à quelqu'un, soit homme ou 
femme, tous les vêtements et accessoires quelconques, nécès^ 
saires pour protéger du froid, do la pluie, de la neige. 

lies pêcheurs du Golfe et du Imus Saint-Laurent disent auisi : 
^—décapoter des baleines, des marsouins, c.-à-d. les dépecer. 

Déc&poter (86)v^« pron.^. Oter son capot, son manteau, et 
génëraien;ient tout ce qui sert à se protéger contre les intepi- 
péries du dehors. v 

DéÇftrCAQdr, v. a., Oter un carcan.' 

DècarênlBr (S6), v. pron., Se dédommager de Tabétinence 
du carême, en mangeant de la viande le Jour, dp PâquHs. 

Par extension, user, après une longue privation, de toute 
chose quelconque dont on a une forte envie. 

De C6 QUe, loc. ocft»., Combien, à quel point, comme : — 
De c'^'il est méchant, ça s^dit pas. C'est terrible de c'qu'il a 
maigri, depuis queuq'temps. 

PéC6886r, V. n., Cesser, cesser de. T^ù lat. deteiéet^re : — 
La i^Xme n^déceêsf, {^. 

Décharge, 9. /., Se dit pour quittance générale, dans le 
sens de concordat en matière de faillite. 

Décharge, 9. y!, Cours d'eau dans lequel s'écoule, o.*i-d. 
se décharge^ le trop-plein d'un étang, d'un lac, d'une mare, etc. 

Décharg^eag^e, «. ^.'1 Action de décharger vn navire, une 
voiture, etc. , '> 

Décharffer» v. ii,, de Tang. io diêcharge. Congédier, 
acquitter, révoquer. 

Déchets, s. m. pl.^ Fragments de houille incomplètement 
brûlés, et qui sont mêlés avec des cendres. 

Décoller, v. a., Lever, dans le sens de lever un fardeau 
pesant. 

Enlever quelqu'un à un importun qui s'était eotté à lui. ' ^ 

Décoller (se), f- />^^o*»M S*échapper d'un importun, d'un^ 
^endroit devenu ennuyeux, fatigant. 

Décommanda, r. a., Contremander. Annuler une com- 
mande. *É 

Dec orner, v. a.. Ecorner. Faire tomber, rompre une conM. 



§ 



108 



DEC— DÉF 



Usité auiisi comine verbe réfléchi : — La vache s'est déeomée. 

^ Décors, 9' ni. pl.f Ensemble des décorations^ c-à^L des 
peintures, dorures, etc., servant à enibellir,*& orner un théâtre, 
nne salte, an appartement, etc. ' * 

En France, c^<M>r« sWtend surtout de» toiles qui garnissent 
la scène d'un théàtrq. v. Scj&nbs. 

.Découcher^ v. n., Coucher hors de chez soi. 

DèCOUleurer, v. a., Décolorer. Le vieux- français avait en 
oe sens descoutoure." : 



En San visage fut mul tde«cu/ure<. 



Chan$on de JtoUand^ p. 185. 



Chetlve et ûeacmUourée. 

EUST. Dkacham PS, Poé9. mot. et hiêt,^ p. 102. 

Décourt, «. m.j tï$e dit du dernier quartier de ia lune, de 
la diiâinotion successive dans la grandeur apparente de la 
lune." Son opposé est rtrMtfeaUy renouveau. 

DéorctSBCr (se), <?. pron.^ Se laver, faire un bout de toi- 
lette. Enlever les saletés que l'on a au visage, au^ mains, aux 
vêtements. 

Dsdftns ds (sn), loc., ïln moins de : — Son cheval a trotté 
en dedans de trois minutes. 

Dedans (inettre), loù.^ Abuser, tromper grossièrement 
quelqu'un. ^ ^ 

JIDe delêt, loc.^ue là, d'ici : — Ote-toi don de dHà> 

Dédire (se)^ r. r/yî., Ne pas réaliser les espérances que 
Ton avait connues. Se dit des personnes et des choses^ Par 
exemple, une jeune fille se dédie quand, après avoir été jolie, 
elle s'enlaidit en prenant de l'âge. Des récoltes en terre te dé' 
disent, quand, après avoir eu bonne apparence, elles se modi- 
fient d'une façon désastreuse sous rinfluence des intempéries. 

Dédoubler, v. a.. Terme do marine pour *' laisser en 
arrière, doubler,'' en parlant d'un navire, d'une embarcation : — 
£>édoubler vl^ cap, unq pointe. 



^ . On dit aussi : — Dédoubler le coin de h 
au coin de la rue. . 



rue, pour tourner 



Dédoi|bler.(8e), v. réfl.^ Hedoubler d*efibrt8. 

lie flftau «'élançait contre la fféante (In baleine) et tnpalt demns en te 
déâoulAanl. 

TaorA, ForeeêierêH Voyageurê, pw 72. 

Déftmiaut, ftnte, adj.y Qui manque à son devoir. Qui 
manque de pjarattre au poste qui lui a été assigné. '^ 



/ 



DÉF-^DÉG 



109 



Cette expressioir n'est plus usitée en France qu'en nuttière 
de iurisprudence, pour daigner U personne (|ui manque dé sa 
trouver à l'assignation donnée en justice. 

"^Déftd'cataire, ip m., Concussionnaire. « ' 

Déftklcation, n. yi, Détournement de fonds, concussion. 

Défoncer, r. a., 8e dit souvent pour enfoncer.: D/foncêr 

une porte. 

-^ , ' ,• i« ' 

Défranchiser, t7. a.^ de l'afil to dUfranckiêe. Priver des 
droits civils où politiques, v, Franchise. , 

Défriper, v. a.. Défaire les plis d'un vêtement chiffonné, 
d'un linge fripé. ^ . 

Défriper (se), v. jrron.y Rajuster ses vêtements. ^ 

Défunt, adj. *nr., Feu '.-^Défunt mon père. D^unt ma 
femme. % * -- 

DéfÙntisé, ée, part />a*i'.., Moi-t, décédé, trépassé. ' 

béfùntisé, adj.. Se dît d'un objet déli^bré, prêt à tomber 
en ruine : — Mon poêle est tout défytrUiêé, c.-à.-d. peut d'un mo- 
ment à l'autre s'écrouler en mord4'àux. 

Dég^elée, ».y., Grêle dé coups, correction corporelle. 

Déplacer, v. <l., Briser la gl^e ou la neige durcie : — I faut 
qu'vous alliez déyfacer votre trottoir. 

Déf^OSiller, v a., Etouffer, en prenant à U gorge, ^n 
vieux français, ce mot signitiait autrefois E^^orger, couper la 
gorge. ' • , 

DégfOÛtation, s./., Chose repoussai! t<', objet de dégoût. 

Dégoûter, V. a., Décourager, 

Dégoutter, t?. n., Etre trempé, au point de laisser tomber 
de l'eau goutte à goutte, c-i^^l. de laisser partout une trace 
humide de * son pasctege : — Tu dégoutUê^ va tout de suite te 
changer. 

Dégouttière,'./., Gouttière. ^ 

lJ*on doit lait «er, pour tUgomHUre, en oourérfar^ d'etfcnii n, f to. 

• Coutume génêraiêf 1,94$,' 

Dégrader, v. a., Tomber,. descendre un^ ennemi d'un ooap 
de fusU. On dit aussi dans le même sens, déplaniêr. 

Distancer, laisser quelqu'un en arrière, en allant plus rite 
que lui : — Je l'ai déçradif en un rien de temps. 



x^ 



110 



DÉG— DÉL 



V. H,, S'éloigner inaensibJeuieiit d'an bat à atteindre, par 
analogie avec la situation d'un navire qui dégrade, <s.-À-d. qui 
perd à^ cherainf par une cause indëpeudante de la volonté de 
<îeux qj^i le dirigent. • . , 

Se laisser, se faire dégrader : — Se laisser, se faire distancer 
paiMin autre, soit en voiture ou à la course. 

Etre forcé d^rrêter en chemin : — Je m'suis trouvé dégrade 
par Ift tempête. 

Dé^reyer, v. a,, corrupt. de dégréer. Réduire la garde- 
robe do quelqu'un à la portion congrue. Dégarnir une habi- 
tation de ses mdubles, ustensiles, et^ Faire le vide sur lea 
rayons d'un magasin, dans les provisions, les vivres d'une ' 
famille : — Table bien~ dégreyée^ c.-à-d. où il ne reste plus que 
les os et le9 miettes. 

Désn^eyor (se), v> pron., Se dessaisir p^Bli à peu dé ce que 
l'onpossède^ et, par extension, s'empauvrir de plus ^n plus. 

On, dira aussi :— Déffreyez-vovs, à une personne que l'on 
invite, en entrant, à ôter son pardessus, son chapeau, son 
manteau. <>' 

DégTOÛler, V. n., Dégringoler, comme par exemple dans le 
sens de descendre rapidement d'un arbre. Toi^|^3»r en s'aiSais- 
■ant. 

Dehors (sortir). Pléonasme usité surtout à l'impératif, 
pour enjoindre avec plus de force à quelqu'un de sortir. 

Détj'viller, D^uiller, v. a., Oter les chevilles. DefvUU, 
juilley formes canadiennes de cheville. 



EtPleireDa Boit. 



fli»t tous Ie« ala du pooi deêchevUler 

FnoiaSABT, Chroniquêê, UU,p. SBO. 



D^uquer, v* ^^ Déjucher, c-À-d. abandonner le joue ou 
jttchoir. 

En vieux français, c^s^'u^rtm* donne le subst. desjue, indi- 
quant le moment où les poules "Quittent leur juchoir, c.-krd, 
par métaphore, le lever du soleil : 

ChantonM Moël tant ma soir qa*«o 1^e^fue. 

Delà, ^- odv,^ V. Dl DILA. 

Délabre (en), loc.. En ruine, eH état de délabrements 

T. DAMtVCI (Blf). 

Déliotueaz, wfj., Qui a le caractère d'un délit. 

Délier, V, A., Délayer, détremper. Le lait contraire, est 



J& 



DÉL—DEM 



111 



exprimé, en français, par lier, v. Balibb, pour autres temar- 
que». . . 

Dôloré, o^M Luron, madré, 

Délurer (se), v. réjLySe former, acquérir de Taplomb, de 
l'expérience, ce que l'on appelle, enfin, se déniaiser. C'est là 
une corrupt. dû verbe deleurrtr, qui s'est dit pour détromper. 

DémancllBry v. a., Défaire, démonter. 
Disloquer, luxer, en parlant des os qui sortent de leu(S 
cavités. 

Démancher (86)/ v. pron,. Se luxer :-^ En tombant, 
i 9'e9t démancHé un hraa. . ' . "^ 
Se défaire, se désunir. . 



Deiçander après quelqu'un^ /oc., S'enquérir si une 
personne que l'on cherche est là. Dans cette locution, a^arèê 
est explétif. * ) A^ 



\ 



Démarrer, v. a., Déplacer : — Démarrer une voiture, c-à-d, 
la faire sortir d'une ornière où ses roues sont enfoncées, . 

Défaire, détacher -.-démarrer tes souliers. Démarrer son 
chapeau, c.-à-d. en défaire, en détacher les brides. 

Démarrer, . V. n,, Partir, s'en aller, se mettre en chemin. 
Ce verbe est surtout beaucoup usité, en ce sens^ en bas de 
Québec et parmi les Acadiens : — Son drôle (cavalier)' ne dé- 
marre pem d'à côté d'elle dé toute la soirée. {^^>n 

' Démêler, v. a., Mélanger en détrempant, en délayant. ^ 

ai to vealz fUr« boulie, al (Um^sU ts fl«iir et ton Istt, etpiala met boollr. 

M4naçi0rtU,i. 

Démembrer (sè), t^. pron.^ Marcher d'une façon pré- - 
tentii^use. Se donner nn grand mouvement en marchant. 

Démence (en), ^, £^ mines :— Une maison en cfé- 

Chose en démence^ c.-à.-d. brisée, déchirée, avariée. mlr 
Etre tout eh démence, c.-à^. avoir ses vêtements en lamr 

beaux. < 

On dira encore, d'une femme, qu'elle est en démenée, quand 

sa toilette esit trop ekitfoonée, ou menace à olMtque instant ^% 

faire sauter les épingles qui la retiennent^ 

Demesbui, adv,. Désormais, à l'avenir, maintenant. 






^ 



/. 



"■■ .: ^ 



^ 



112 



DBM-^DÉP 



Expression particulière aux Acadiené et à la région du /bas de 

Québec. ■ -, /; 

Naguère âvatM dam un aonèR de goutte, 
-. Jurédepar le beuoltwalnt Martin, 

Sue ne boirai», quelque cher qu'il m'en coûte, 
e meMhui pluM un pauvre coup de vin. 

GHAUIiIBt[« 

* Demeurance (être en), loc., Demeurer, j^iosséder sa 
demeure ; — J[ est en denieùrance k Montréal. 

Demeurant (le),/«. t», Le reste. Celui, ce qui reste. 

' Le d«m*iiron< dès ratg tint chapitre en uii coin. 

La FoktaiwJb. 

Demeure (à), Iqc. a4v.. Suffisamment. Autant qu'il con- 
vient, qu'il est nécessaire : — Le savon est cuit à demeure. 
Absolument, tout à fait :-— C'est un homme \bon à demeure, 

DeQOiard, #. »»., Mesure, de liquides, équil^alant au quart 
de la pinte, ou la moitié d'une chopiçe. 
En Normandie, on dit cfé^mion. 

Troys poi,.d6ux ohoplnei, ung d«m<on d'estaln. 

/ht'. di« mo6. du cord.d'J|m6o<*«, p. 548. 

Demoiselle;*./, Fille :— J'ai rencontré v^çte damé avec 
sa demoiselle. ^ \ ■ - 

La femme ^talt morte depuis doux ans; 11 n'avait avec lui que sa 
dêmottelle qui Paldalt ft tenir la maison. 

» OU8TAVK Flaubbrt, Mod. Bôva'ry, 1, 21. 

Par extension, jeune fille délicate et fluette :— Une beauté 
de demoiêeile. 

Démon^ S'emploie adjectivement dans^le sens de vexant, 
contrariant, ennuyeux au suprême degré :— C'est ben démon, 
allez, tout <ja. ... 

Démonter, v. a., Troubïer, déconcerter, décourager, 
causer un embarras extrême. ^ 

Démonter (se), V. >>^w., Se décourager. 

DémpuiS, prép., Depuis. Expression usitée surtout en bas ^ 
de Québec, et parmi les Acadiens. 

DentiSSe, «• ^m Dentiste. 

Dépareillé, ée, part, passi. Incomparable, de très grand 
mérite, al)solument sans pareil, sans égal. ^ . / 

8e dit aussi quelquefois, par dérision, de quelqu'uI|^ qui eit 



■^"■^f -' J •! v»»»»»!!*©. 



DÉP^DÉP 



113 



DéiMUrtementy «. m.» Ensemble dee attributions qui ooas- 
titoent uii mitûstère :-~Le déparUmeiù à<i Ministre de rÀgri- 
culture, etc. / - 

Service ^'^un bureau quelconque, dans une banque, une 
administmion : — Le déparUmeni de Tescompte. 

Rayon/ dans un établissement de commerce :~Le d/fnrte- 
merU de/la chaussure, de la ganterie, etc^ . 

D^êche, «./., de l'atig. desptUch. Expédition :— Le parle- 
ment est convoqué po<!r la dépêche desafisikir^ • 

Dépeigner, v. a., Déranger la symétrie donnée aux che- 
veux par Pusage du peigne. /' , * 

Dépendre sur, loc.i de l'ânig;. to dejÀnd upofi. Usité quel- 
quefois pour Compter sur :— Vous pouvez dépendre sur luii* 

Dépense, */, Buffet, ou endroit (je la maison pu l'on 
garde les comestibles, les provisions de ménage. 

Se dit aussi dans le sens de consommation habituelle :-— 
J 'récolte assez de patates pour ma dé penné. 

Dépense têtre de), foc., Etre dissipateur, prodigue. He 
dit aussi d'un travail, d'une entreprise devant détemiiner de 
grandes dépenses. 

Dépenser, v. a., Consommer, en p»irlant de la nou.Titure. 
Ein'vFrance, cléj>emter ne sert généralement qu'a exprimer 
l'emploi de l'argent. 

péplaisant, ante, «(., Personne peu sociable, habituel- 
lement d'humeur hargneuse et désagréable. 

Déplanter, r. a., Pousser violeihment quelqu'un, avec in- 
teiition^de lui' faire lâcher priise. 

Abattre quelqu'un d'un coup de poing. ^ 
j Abattre quelqu'un oq quelque chose avec une pierre, ou d'un 
coup d-arme à feu. Abattre du gibier à la chasse, et surtout 
du gibier de plume. V. DÉGRADER. 

DépleUmer, r. a., Déplumer. 

J Déplomber (se), r. prmi.y Se dit, en manière de locutiob, . 
pour " se donner une diarrhée, un cours de ventre : "—Mangez 
pas ^ vous ailes vàuê déplomber. 

Depoitrailler, v. a., v. Epoitraill^r. 

I Dépôt» «. m.. Gare de passagers, ou entrepôt de fret, sur 
lin chemin de fer. 



! ' 



ï 



114 



DEP— DÉR 



> 



Employé lettl, (i^ide ért 1* gare proprement dit». Q«Aiùlon< 
veut parler de Fëdifioe affecté aa service du fret, <m dit ^^ 
étende fret. 

On dit wk9Ù Hatiori, 

DepUy pr^p- et adv. Depuis -.-rr-Depu c'temps-là. 
Dépaté. *. w., Sooi-cheft MMstant :— Le efo^</-mini»tre 
de PAirriculture. 

e de» 




Déqualiflcation, 4./« Inhabileté politique, 
droits politiques. 

• Déqualifier, «. «., de l'ang. to difqualify. Rendre ou dé- 
clarer inéligible. On dit aussi rfM^?Wi/îê?v 

De quoi, lœ interrog., ConUment, que dites-vous, plaît-il? 
Dérailer, v. n., Dérailler, sortir des rails./ 

Dérangement, <». »»., Bouleversement résultant d'un 
grand fait historique, comme une bataille décisive, un soulè- 
vement insurrectionnel, un traité conclu entre deux nations. 
On dit encore, par exemple: — L'année du grand déran- 
gement^ pour commémorer le souvenir de la conquête du 
Canada par l'Angleterre, en 1764. 

Dans le. même ordre, d'idées, une, conflagration, ou tout 
autre sinistre quelconque qui ravagerait une ville, un village,,, 
serait aussi, un G^raii^<5m<??fce. Cest ainsi qu'à Saint-Hyacinthe, 
certains vieux campagnards parlent toujours de l'année 1876, 
qui vit le terrible incendie que l'on sait, comme de Vanme du 
dérangement. . 

Relâcher, ôter les rênes de la. bride d'un 



V. a.. 



Derôner,* 

cheval. - ^ 

Dérive, «. /, Dans le langage des gens de chantier, la 
dérive est la descente d'uii train de bois, ou cage, le long d'une 
rivière, à l'époque des grandes crues du printemps. 

On dit aussi drave. 

Dernier des derniers. Homme- de la pire espèce. Au 
féminin, dernière dêé dernièireé désigne Une femme éhontée, 
une prostituée.' 

Dérocher, v. «., Dégarnir un champ, uiie pièce de terre,, 
des roches ou pierres qui s'y trouvent. 

DérOUgir, v, n., Dessoûler. Ne se dit qu'avec la négative : 
^^I dérouçii pas, depuis une semaine, c-à-d. voilà tantôt une 
semaine qu'il est toujours ivre. 




DÉS^DBB 

Détabiriery v. a., Otar, «nlo^w ce qui ooavre/oe qui abrie 
une.periOiuie oo nm chose. 

Désabriér (8e)t v. pron,^ Se découvrir, ai^ lit, de ses cou< 
vertarei, ou encore, en voiture, de tes robes de carriole. 

Dé8fi*CCrOCher» v. a., Décrocher, retirer ce qui^ etft 
accroché. <>n trouve ce mot, en ce sens, dans le Dictionnaire 
de Cotgrave. 

Désagriabe, ac(;., Désagréable. 

pèsamain, toc: adj.y v. Mal-a-m ain. 

Désavisser, v, a., Dévisser. ^ > 

Descente, ^'f-^^' l© mot ^^li^LOTpour Deacente dan bUloU. 

Désempêtrer, v. a., Dépêtrer. Au fig. délivrer, délmr- 
rn^er. S'emplop aussi sous la forme réfléchie : — . 

....Sedeêeinpeatrer d'une bande d'âmaïui 

Champ-Repu», (But'. ;)o^/.,,p.3f. 

Désenfarg^er, v. »., Litbtéralement désentraver, ôter les 
enfarge» à un cheval. Au figuré, dépêtrer, dégager quelqu'un ou ' 
quelque chose. * l 

S'emploie aussi sous la formé pronominale, surtout dans 1^ 
sens de se dégager les pieds d'un embarras (juelconque. 

V. EXFAROER. 

Désenterrer, v. a., Déterrer, exhumer. 

Désert (faire le), loc.. Opérer un défrichement, c.-à-d. 
faire la place nette, dans un bois, pour y établir des cultures. 

Déserter, t\ n., Se retirer précipitamment, décamper, 
s'enfuir. 

Déshabiller (se), v- pron,^ Oter son paletot» Son man- 
teau, etc., en arrivant-dans une maison. 

Dessein, «. m., Idée, intelligence, esprit inventif : Avoir 
du deMeifij c.-à-d. s'ingénier à toute chose. 

Etre sans dessein : — N'avoir d'aptitude à rien. Etre sanS 
volonté, sans but. , 

Dessein (sans), foc. adj.j Qui est sans initiative. Qui 
est inhabile à se tirer d'affaire. Qui est sans déoisio^ sans 
esprit d'à^propos. *" . .^. - 

Sa/nê dessein est aussi, an Canada, la traduction d'vne 
expression sauvage qui veut dire : sans plan arrêté, sans souci 



/ 



^ 



■ ' -^ 



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116 



1>E8~DÉT 



des hommes Aide» ohoset. Ainii, dam sa narration de. la mort 

<iu voyagéur'/CiMlieaz, M. J.-C. Tuihé dit du roalhèareux 

explorateur :- 

"... .1© oerVeali épuisé par 1* ùAïgne, l«s veilles. et lee prl vaUpns. • -• • » 
avait vécu MiM d#«««in pendant quelques jours, se nourrissant de fruits 
et d'an pen de cbMse." 

DeBBOVLBf jyrép.f l'on pron. cTëoû, Sous :— Il est cfsoû 
la table. On dit aussi cFsour. 
Desêotis est resté prëp., en France jusqu'au xvii* siècle : — 

Anthée deMêouê lui fa poussière mordlU' 

s^ \ MALUEBBB,Po^f««f p. t. 

DeSSUF, Dessus, prép, et adv, l'on pron. cT^wr, dsu. Sur : 
Mettez ça dm la commode. Es^ue la tabe, y a d'I'eau dm. 

Deiur sa brunie 11 fflst sa blanche barbe. 

■^ Chanson de ilolland, p. l^î. 

' IjN.oiit vu tout cela d/>«iif' une émlnence. 

■ ^ ' • (loKNEXiXE, auitedu Menteur^ acte iil, s. 4. 

/>é««ù «« quay, A guaitter les batlaux. 

David Febrand, Muae normande, p. 865. 



Passett un chien dettiê un puni 



Marie, Ft^le V. 



DeéSUS (prendre le).C, A..iorer sa <.naiUo„. «. 
situation. 8e dit aussi dans ^e sens de : surmonter sa douleur, 
se consoler. - 

Destitution, ^./., Misère: — La fientitutùm des classes 
pauvres. 1 . ' . 

Détailleur, «• /»., Détaillant, uiardiàhd-au détail. 
Détarder, v. a., Retarder. 

Détteser, v. a., Défaire un tas : — Détatuter uni tas de foin. 

....11 ressamblo 

A oelal qui la pouldre amasse , . 

Au vent, et le vent làdeto<«e. 

Théàtre/r. au matyen'àget p. 278w 

Dét&SSer (se), v..pt'oh.y Cesser de se serrer les uns contre 
es autres. « 

Déteotif, «' m-i Agent de police déguisé en civil, et chargé 
de rechercher les criminels difficiles à atteindre. 

Déteindre, v- a., Détenir : — I. déteifU mon argent. 

Dételer, v, 9»., Lâcher prise, renoncer à aller plus loin : — 
Vont poovec pM travailler par cette chaleur, vous ailes être 
obligé de détêùr. 



1 



DET— DBV 



117 



'Détint, part. pOês.y Détenu, du Xtkt^deierUuê. Il a clétifU ça 
ane bonne escousse. \ 
V. le mot Tint. * 1 

Détordre (se), v- pron.. Se tordre :^~I aUlétord conme Ane 
nguille. . \ 

Hi nn débat et se detuert. 

° FRAK0I8QVK MlOHKi., CAron. an^Io^norm., Illf Ttt. u 

Détour, ^. w., Effort de reins : Attraper un tlétônr. \ 

.,, Détremper, v. «., Délayer : — Détremper des crôpe^. 
V, Tremper. 

Deuil (âUre), foc., Faire, causer de la peine, du chagrii>. 

Deux (marcher^en), for., Marcher excessivement courl>é. 
On dit aussi $« nuittre fin f/^fiix, pour se courber, se faire aussi 
petit que-possible. 

Dévaler, v. a., Descendre: — />«?'i?a/«r J'escalier, la côte 
3ien que q()nservé par l'Académie, ce vieux verbe est à peu 
près banni de la langue françaii^. Les vieux auteurs en fai 
saient cependant un fréquent usago : 

Une corde ke il muça, . ' * 

l'ar cele corde dévala. 

Wack, Rom. de Rou,v. M50. 

Je m'en vais l*en falr* d'Maii«r. 

Rimen jer»la4iteg, p. 178. 

Devant, prép.. Avant. 

El. combien la Neveu devant «on mariage, 
A de fols nu pubUo vendu non pucelage. 

BOILEAU. 

■ * • " 

Devant Que, ffX'- a^i^j-, Avant ({ue: —Devant (^n»' j'fiille là, 
c.-à-d. avant qiM^j'y aille. . . 

Cette locution gouverne toujours le subjonctif, «t a été fort 
eu usage jusqu'à Racine, Molière et Boileau. r 

Devant soi, ^^".^ En sa possession, à sa disposition, eu 
parlant de biens, de^ortune : — Il a de l'argent (/«r^<n/ lui, 
c.-à-:d. il a de quoi, il est dans l'aisance. 

Devant (s'en aller les pieds), /'><•, Ktre jwiW en 

terre. Etre conduit au cimetière. • 

Devanture, ^-f't ^devant, la partie antérieure: -I^ 
dewwUure d'une maison, etc. 

On dit auisi ■cuvent, dans un sens quelque peu rabelai- 
sien r-^^^-J^mme à belle devanture, en parlant d'une femme qui 



M 



118 



f DBV—DIA 



■^^ 



a une pceiitaiioe» uda déniarobe ««Mirée, toat oek jomt i une 
taille avantogeofe et à un corsage proyo|^aant. 

Devenir, t. n., Venir de i^F'en deviens^ c.-à-d. j'en arrive, 
je ne faut que venir de là. 

D«^inade,«./., Enigme. ^ 

Devinette, «•/, Chose à deviner, rébus, énigme. 

Dévirer^ t^. »»•» Tourner d'un autre côté, tourner en 
arrière. 

Dévirer h» ymix ; — Regarder de travers. 

Déviret (se), v. pron.. Tourner sûr soi-même, se retour- 
ner. On dit aussi ae revirer. 

Dévisager, V. a., Regarder quelqu'un fixement, avec 
affectation, ou d'une façon provoquante. ' ' 

Devise, «• /, Enigme, v. Mérro. 

JDeVOir (être en), loc, <jre l'ang. to be on duty. Etre de 
l^frdé, être do service. 

Dévorer, v. «., Blesser, en occasionnant des décliirures à 
la peau, des égratignures. 

Détériorer, endommager quelque chose, par des déchirures, 
des égratignures -.—Prenez garde, vous allez dévorer leà mursi 
V. AbiMbr. 

Dévorer (se), vfjyron.y Se blesser, en se donnant des dé- 
cbirure», des égratignures. Se gratter avec une sorte de rage. 

D'heure (il est), /«?., L*heuré est aiTïvée. Le moment est 
opportun :— r-Partons, il est (F heure. 

Diable. Ç!e mot donne lieu à plusieurs locutions, dont 
entre autres les suivantes : ^ 

Fort comme le diable : —Très fort. 
Travailler comme le diable : — Travailler dur. 
Ceit lé diable : — C^e8t excessivement difficile. Ou encore, 
c'est positivement extraordinaire. 

C'est bien le diable : — Voilà qui est diantremf^nt vexant. ^ 
Le diable y est :^I\ y a là un tapage de tous les diables. 
Ça parle au diable : — C'est positivement extraordinaii-e. 

Diable (un), loc.. Beaucoup, un grand nombre, une grande 
quantil^é :— Y en a un diahle^^ c.4-c^ il y en a beaucoup. 

Diable-des-bois, «. m., v. Carcajoiti 



DIG— DI8 



\\9 



Dilfaa» s,/,, Amoiioellfliiieiit de billots, arrêtés (mut iin 
obstacle ^quelconque, fL la descente d*un cours d'eau. 

Faire partir la diffU^-r^ Remettre en mouvement un train- 
de-bois, en attaquant à la hache le billot formant obstacle, et 
qui sert comme de clef à toute la digue. «» 

Dinde, <• it»., Dindon mâle ou- femelle. 

C'èUU l'époque ùH le père Roaaalt envoyait ton dinde .... 

Gustave Flaubkrt, Ifod. Bovorif, 11,242. 

Diplôme, s. m.. Brevet, certificat de capacité, octroyé par 
une commission d'examen : — Un diplôme d'instituteur. 

Le diplôme, en France, confère une dignit-ë, un degré, un 
titre. 

«Diplômé, s. et adj. Porteur d'un br«vet, ou certificat de 
capacité. 

DirÔ, V. n.y Ce ver 1)0 se distingue, en patois canadien, pur 
les particularités suivantes : 

.1" A la deuxième personne plurielle de Tind. prés., on 
, substitue wnM disez à venin dites ; 

2" A diê-je^ diê-tu^ dit-il^ etc., on substitue que fdiêy qu^tu 
dis, quH dity etc. La même forme existe aux autres temps : 
ai-je dity as-tu dit, etc., sont remplacés par qu*fai dit^ qu*t'n« 
dity etc. 

La voir, lai parler c'était ao-dnMua de met foroM. EerlVMie, que fe 

me. diê. 

I»«BLT8, RéeitM de la Grive, p. Ut2. 

Merci! 9uV'a<d/(, J'aime autant 

MaîV Jacqu* à R(me^,p.li. 

^ Diref»^- «M Affirmer, assurer, soutenir: — Allez-vous me c/tV^^ 
maintenant, que c'est pas infâme î ^ 

Dire (aller h ), loc., SigniÇer, comporter, impliquer : La 
rumeur «a à ch*r« que ... 

Direotory, «• m.? ' Mot anglais pour Almafiach des 
adresses. 

Disable, <u(/.. Qui peut être» dit sans blesser la morale ou 
les convenances. 

t^ Disoûmpte, «• *><•« Escompte, remise, déduction. 

Le diseampês qae IM mlaiatrea ont él4 obUgée de donner pour converti r 
CCI pigplera en argent; 

Law, t» Jf/m. «tir /ee AMi9«Mr«, dans Lirraft. 



> 



!v 



f 

<».■ 



i 



^4 



h 



120 



r>l8 1X)L 



DiSOOXnpter, v. a., Escompter. 

Discord, (idj,^ Se dit surtout d'un instrument de musique 
qiîi n'est pM d'accord : — Mon piano est bien disconL 

Discrétionnaire» '^dj.. Ce qui est loisible, permis. Ce qui 
est laisse à Indiscrétion de quelqu'un : — Il sera dMcrétionnaire 
au Président. ... 

Dis don. Dis donc. Interpellation pour appeler l'attention, 
pour entrer eh conversation.. 

DiseUZ, «. ni.y Diseur^ raconteur : — XJn diêe^u: d'histoires. 
^Un diseiix de contel». 

Di8g^r&C6, /»./., de l'ang. dingrace. »Se dit souvent pour 
honte, dëshorineur. 

Dis^raeidUZy ddj., de rang. duyracÀmiti. Honteux, dés- 
honorant. 

Disputer, »*. C, (rronder, réprimander, dans un sens 
quelque peu adouci. 

DisputeUX, mise, <^. et ttdj.. Expression adoucie, {>our 
uklp personne d'humeur querelleuse, ou portée à la réprimande. 

Disqualification, Disqualifier, v. Déqualification, 

. DÉQUALIFIER. ' 

Dissatisfaction, >../', Mécontentement. 

DivOPce (faire le), foc.^ Soulever, faire la chicane. " 

Dix, «' '»•, Jeu de cartiRs,' dans lequel le dix d'atout joue le 
rOie principal : —Faire une partie de dix. Jouer au di.v. 

Dodeliner, ". <<., Bercer, remuer légèrement, doucement : 
/>orAç/in<çr la tète, un enfant. 

Dodicher, ^v. /»., corrupt. de (lotlitif'r. Bercer un enfant, 
en le serrant dans ses bras avec amour. Manger un enfant de 
caresses. . • 

. A rapprocher de </<mrA»Wr, usité en Normandie pour dor- 
loter, en|iodrer de petits soins. 

Dodiner (se), t?. pron.^ Se dandiner. 

Doler, V. a., Dégrossir, façonner un tronc d'arbre, iHie 
branche, etc.^ avec une hache. 

Doleur, «. »h., Bûcheron chargé de dégrossir, de ùiçonner les 
trouci d'arbres, sur les chaiitiers. On dit aussi un grande hache. 



DOL -DOIT 



121 



Dollar, s. m.f L'unitë monétaire du pays, équivalant à 
100 BOUS ou contins. 
On dit &u&si Piastrti. 

Dommage (be&U), lot^-r Exclamation usitée dans le sens 
de Parbleu, Pourquoi pas :-— Tiens, comme t'es faraud aujour- 
d'hui i—Beau domnmge. 

Dompleine, ^./, del'an;^. dumiAiiig. Sorte de pâtisserie 
((ui renfeime de la compote de pomme8,et (^ui est généralement 
faite d'un rond de pâte replié sur lui-même. 

, Dompté, ée, adj.^ Expression en 4 usage parmi les trap- 
peurs, pour signifier qu'un animal en est arrivé à son plus 
haut degré d'intelligence, de perfection. 

Don, ronj.y Uonc. 

loti, dtanirt^, don sont Ich souOletR 

* .. , Rime» jertialtea, p. 106. 

SI don la lumière qui etit enyous n'est qu'obsourital 

MtTiviBR, 8* Matthieu, ch. vi, ▼. 28. 

Donaison, «./., Donation : — Les deux époux -s'sont fait 
une rlmutùon au dernier vivant. 

liA donnatnon demeura en sa force, comme falii* entre vivante. 

,. rV/Wo<r. 1,32, dans LiTTRfc. 

Au, njoyen âge, on appelait floniwison un droit féodal, en 
vertu duquel le seigneur pouvait disposer de certains bénéfices 
ecclésiastiques. 

Donner sa leçon, ^^x*., Prendre, recevoir sa |p(;on, on 
parlant des relations existant entre l'élèv*» et le maître. 

En France, (lpniu*r f*à hrou ne se dit que dans le sens de 
maître à élève. 

> " ■ * 

Dos (marcher la tôte dans le), ft>c., Se donner, en 

marchant, dès airs prétentieux, arrogants, hautains. 
DoUCine, **./., Cuir à rasoir. 
Douelle, «^', Douve, ou petite planche dolée qui forme le 



s 



'rft< 



corps des ou vrflges de tonnellerie. 



Douille, » f'i Sort^ de chandelier de fabrique grossière, 
que l'on tient accroché à un mur, et qui était fort en usage dans 
le ** lK>n vieux teaips." 

Partie de métal au bout du porte-plumes, et ler^ant à assu- 
jettir et s tenir la plume. 

Douilletter» t^. a.» Entourer quelqu'un, et surtout un 
enfant, de soins azcetdfs. 



122 



DOIT— DRA 



•A 



8'«inp]oiilj»<ini| loat la forme pronamtiiale, dans le aen* de 
Prendre beaucoup de soins de sa personne. 

Douleureuz, oc^V, Douloureux. 

Doutable, adf,, Douteux. 

Doutance^ «. /m Doute, incertitude, défiance. 
Dans les vieux auteurs doutance est généralement syno- 
nyme- de crainte^ soupçon: ' 

Là où l«s saliiU trembleront de â(futan<fe, 
DeVant celui pour qal rien n'est secret. 

QUESNKS DB BÉTHUirC 

Dés maris doubtanee nous n'e. avon point. . 

Ohamon normande du XV» êièete. 

Doute, «• /•» On fait' très souvent de ce mot un substantif 
féminin : — Il n'y a pas la moindre doute. • 

Doute (nul), /oc., Sans aucun doute. Aucun doute:— 
Il n'y a nul doute que. ..." 

Douter, v. »r» I^'emploi de l'aukiliaire avoir au Heu de être 
est tcès fréquent avec ce verbe. On dira, par exemple : — 
Je m'en ai douté, pour je m*ten sUis douté. • . 

D'où vient QUe, l'oc.^ Pourquoi, pour quelle cause : 
T^ —D'où vient quWonn êtes pas venu hier. ^ . . 

Drftff ue, 8. f.f Aliment destiné, dans les ménages, à la nour- 
riture des porcs, et. fait avec du petit lait ou des lavures 
de vaisselle, auxquels Ton ajoute du son, des débris de 
légumes, etc. , . 

Draguer, v. a., Porter, donner de la drague aux porcs : — 
Draguer les cochons. 

Drftxne, «• m., La fraction la plus considérable d'un train 
; de bois, ou cage^ préparée, agencée avec beaucoup de soin et de 
solidité, et de manière à pouvoir affronter sans peine les des- 
centes de rivières périlleuses. 

Les grands drameê ont quelquefois «cent et quelques pieds 
dé l0ng, sur quarante et quelques pieds de largeur. 

Drapeau, a *»., Linge dont se servent les femmes, lors de 
leurs écoulements menstruels. 

On trouve c^.yijm^ drapiau, chec \ét vieux auteurs; dans le 
sens de linge en général, et aussi de langes d'enfant : — 

DrûpiMmx •n nnfj Kostre Selfnear (Ut enveloppé en eetahle, qoaatil 
fUna 

CKroM. de âl. i>eMtfs, II, tl, dans Lacukkk. 

n n*7 a pas si longteapii qn'tn avals nn drapei au f ros twit. 

MtTivixm, XMrf. onyfo wo r m .., p. IMi 



DRA— DRI 



125 



Dansfion acception otdhudrt,' drapeau est àuÉitti*i»io«vei)(t 
confondu, an Canada, avec pavillon. 

Drave, «./, V. DtovE. 

DnkVer, V. «., Faire la chave on dérive^ c.-à-d. conduire un 
train de bois à la descente d'une riviibre. 

Dre (terminaisons en). Les mots termines en dre^ per- 
dent généralement IV à l'infinitif : — Morde^pr^nde^ etc., pour 
Jliordre, prendre, etc. ♦ 

Dreitte, adj., v. Drette. ~ Z 

DrèB, prép.y Dès: />r<^« l'iuatin, il est levé. . 

Drè9 que j'ai vu ooqnme çn se jouait — 

MaU. Jaçu' à Rouignfp. 12. ' * 

Dreiite, adj. m. et/ém., Droit. En patois normand de nos 
jours, dreit et dreite^ drei et drtie. 

Cette forme, essentiellement normande, sulisistait encore, en 
France, au xviT siècle, dans la langue parlée et dans la langue 
écrite, concurremnient avec r/roi7. 

Blanc, poli, bien formé, de taille haute et rlr^le, 
Digne enfin des reiiixirdi d*Anètc.^ 

La FoNTAiifB, l<'Oa« de eou«c<«nc<. 
Drette (à),7o<*- adw, A drpite, du côté droit. , 
Drette (tout), Im: adv.y Directement, tout droit. 

Drigail, »- m-, pron. // mouillé. Assemblage, amas de choses 
bizarres, hétéroclites, entassées pêle-mêle. 

^Mobilier d'un chacun, et, plus particulièrement, les divers 
articles déménage toujours si encombrants lors<^ue survient 
un déménagement: — Arriver avec tout mn drtgaU^ c-à^. 
avec armes et bagage. — Avoir tout un dMgftil sur les bn^ 
c!-à-d. être surchargé ^e riens encombrants. 

rapprocher du mot chiffrai/^ usité en âaintonge pour 
m^nus- décombres, plâtras, etc. 

l, «. m., de VAng.driU. Exercices militaires, ou ensemble 
deJl pratiques et- des évolutions qui ont pour objet de former 
deJ soldats au maniement des armes, et de leur inculquerles 

prepiiers rudiments' de l'art de la guerre. . 

. - * 
ter, V. «., pron. </W-/«r,*de rang. locW//. Exereer des 

solctats, c.-à-d. les former au maniemei^t des armes, et les 

accoutumer aux travaux et iatiguea de la guerre. 

Par extension : --tludoyer,' malmener:x|uelqu'un. 



X 



■< 



V 



124 



<. 



DRO-^DUR 



% 



jyrogtie, it'/'i Expression usitée parmi les cliasseurs, pour 
dësigtiér les diverses essences propres à attirer le gibier. Le 
"mélange le pkis er^ usage est un composé de whiskey, de 
rognons de castor, et.de valériane. 

DrO^Uet, «. m.,- Etoffe de' laine, dont la trftme est ordi- 
nairement de fil et de coton, et qui est surtout fort en usage 
pour confectionner des jupons. 

*Dr6l6, ddj., Bizarre, curieux, extraordinaire, etc. : — C'est 
drôfe^ j'y comprends rien,, c.-à-d. voilà (jui est fort curieux, j^ 
n'y vois^goutte. 

Pris négativement, drôle donne lieu à plusieurs acceptions, 
dont entre autres les suivantes :r— 

Dans le sens de ennuyeux, incommode^ embarrassant;— 
C'est />çM (Irôfe, vous savez, c.-à-d. la situatior^ est plus cri- 
tique cjue vous ne croyez. . \ 
'.. En parlant des personnes, on dira :— C'est rien de drôfe^ pour 
quelqu'un qui toyrne mal, qui a une conduite prêtant au 
blÂme. * 

En parlant des choses, on dira encore : — C'est rien de bien 
drôlty c'est pas c/r<!>/«;, faisant ainsi allusion à une chose qui he 
donne pas satisfaction ;^ à une œuvre dont la yalHur est exa- 
gérée ; à un événement, un Spectacle, etc., qui cause du.désap^ 
pointement. 

Drôle, 6886, K-, Cette expression . est usitée dans le \)ix& de 
Québec, et parmi les Acadiens, dans le s^s de " cavalier " et 
de " blonde." v.'ces deux mots. - 

Dru, U6, (^U't Nombreux, al>ondant, etc. 

..... .lU ne sont pas drus, ICKicanots qui sautent les Hept-Chnte.H. 

TACiit, Foreêtierê et Voyageurs, p. UM\. 

D^80Ur, D'soué, D'8U8, v. Dessous, Dessus. 

DuU, fiflj-y prou, do/l, avec l'o'bref. Mot anglais pour lan 
guissant, tranquille :— -C'est bien f/n//, de c'tehips. ici, dans l,es 
affaires. 

Dur, adi'., Beaucoup, extrêmement, avec énergie, a\ec 
rigi^enr > — Travailler aur, Taper dur, Croii*e dur, Crier 
rff*r, etc. 

Le» vieux auteurs se servaient en ce sens de dnrf^mfnt : — 

SouTttnlM toit a« mère rpgrvtta 
Oérart, «oo trèrv, que durtiment aima. 



K Vu iin« dame kl ■«* baig nout. 



Huov. 

. «1 tad tlHtrmrnt b<>ll«. 

1.0$ Roi», \x \fA. 



DUR— DYN 



125 



' Dur de gueule, loc., Se dit d'un cheval qui obéit diffi- 
cilement à la bride. ' 

>^'- ■ ■ 

Dur (texnpB)» ^oc-t Traduction littérale de l'ang. Aarc/ 
time^ signiàant période languissante dans le «oorameroei iou 
encore épreuve, ùitigue à surmonter. On setsért surtout très 
souvent de cette locution au pluriel : — \j&fi/ tempe sont ben 
dura aux Ëtats, depuis que les manufactures sonfarrêtées. . 

Dynamo, ». w., Condensateur, collecteur électrique. 



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126 



E— EGA 



.V . . 



E 



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E. La lettre e se prononce comme a, dans les mots où elle 
est suivie d^un r et d'une autre consonne: — Charcher^ 
ciarffCy sarpent, viarge, etc., pour chercher, cierge, serpent, 
vierge, etc* Cette prononciation était encore usitée par Marot 
au XV* siècle. 

'. • Ia lettre e s'ajoute souvent aux mots commençant par ne, ap, 
H^, 8t : — Escandale^ , esquehttey .e^tatiie^ etc., pour scandale, 
squelette, statue, etc. * , 

La lettre e se change quelquefois en ?<, cpumie dans Fnmplle. 
■' 'Entin, de toutes les voyelles, c'est la Infiltre e qui s'élide avec 
laplus grande facilité. , ! 

Eau (place d'), «./., .Ville d'eau, station balnéaire. 

EbarOUi, ie, j^art. jxissj, Qui est desséché par la gelée ou 
la chaleur,' en parlant paréxemple d'un seau,, d'une cuvette, 
i\ont les douelles*bendent à se disjoindre, à tomber. 
^ Au figuré, étourdi, abasourdi, par un coup ou une chute. 

Ebaroui (être), foc, Eprouver un Hux hémorroïdal, 
avoir les hémorroïdes. 

Ebarouir, v. a., Dessécher, en parlant de l'action du 
so.eil, de la gelée, sur les douelles d'un seau, d'une cuvette. 

Ebarouir (s*), ^'. pron.. Se dessécher. ' * 

Ebasourdi, ie, /><*^^ />rt^*.. Abasourdi. ' " 

EbOUrifflé, adj., Ebouriffé. . 

Ebrassement, i<. m.„v. Embrassèrent. 

Ebréché, èe, part. />a««.. Qui a perdu plusieurs dents. Qui 
a des brèches dans la l>ouche, par suite du manque de dents.* 

Ecale, «. /., ^osse de légume. Ecaille, coquille: — Une 
focale d'huître, une écaie d'œuf. 

Le Iw septembre 1554, j'envoyai — qaerir des ouy^tres en e»eaUe, 
' I Journal du tiré de Ooubervillet p. 14|. 



i 



\* 



I 



ECA-^BCII 127 

' EScaler, t?. a., Eoosser. Briser, ouvrir une éoatlle, une 
coquille. 

Ecarir, v. a., Tailler au bois à angles droits sur quatre faces. 

Ecartant, aikte, ndy, Où il est facile de s'égarer :-~-Boa- 
ton est une ville ben écartcmte> 

Ecarter, v. d»., Egarer, perdre pour un moment 

Ecarter (s*), ». pron.y S'égarer, se fourvoyer, s'écarter de 
son chemin. * 

Ecartillet*, v. «., corrupt. de écaiyuUler. Ecarter, ouvrir ; 
se dit surtout en parlant des jambes et dès yeux.^ 

Ce disant, mettait la main A la poignée, êfartillant les Jambes et tour- 
nant l'œlj de côté. 

- / .-V:" ■..'." "^ ' M*NiPPÉa. 

EcartUler (s*), ». pron., Ecarter soi-même ses bras, sA 
jambes. Ouvrir les yeux tout grands. 

Echaffourée, s./.^ Echauffourée^ Dér. dé l'ancien verbe 
(le chaffoUrer^ s'enivrer. ' 

Ecll€bll£^ey «• y., Ce mot ne figure ici que parce que le 
patois canadien en fait un substantif féminin :-^C'est rien 
qù'aïfe échajige. C'est ane ^e//^ échange. . 

Autrement il aurott penné taire un« échange. 

Malherbe, Traité des bien/, de Sfnèque, II, 81, dan# Littrf. 

Echappe, **./., Echarde, pejtit éclat de bois ou de métal, 
(jui s'enfonce dans la peau, par accident. .' , l 

Echapper, v. a., Laisser échapper : — J'ai éathappé ma 
canné. ' v 

Echarogher, Echàreagner, v. a.. Gâcher un travail- 
Plus spécialement, s'acquitter de quelque chose avec mala- 
dresse, négligemment ou saris» goût :• — Cheveux tout écha- 
rognés, c.-àrd. mal taillés.— Du pain tout écharogné^ c.-à-d. 
. mal coupé,, coupé de travers: / 

Se dit aussi pour égratignér, déchirer. 

Echarognure, Echareugnure, «./, Ce cjui est écha- 

rogné. Déchirure, égratignure, écorchure. 

Echârpillery V. a., Echarpe^r, -mettre en pièces. 

EchaufEàison, «. /» Maladie provenant d'un refroidis- 
seraeitt. Le français édutuffcMon ne se dit que d'une indit' 
position se manifestant par dès éruptions à la peau. 



^ 



0^. 



128 



BCH~ECC) 



« • 



Bchiffdr, V. a.f Peigner de/la laine. 

ESchigrnée, «• /•» Morceau de l'échiné^ du f>orc, avec la 
queue y tenant On dit ausai ckignée* , 

Bchig^er (s'), v. /mm., S'ëchiner, se donner beaucoup de 
peine, s'excëder de travail. 

Je ne veux p«fi qàe voua alllei vouf Cai^re iehiçner mal A propos. 
VAUBAïf , cité par Racine dans Lettre à Boileau. 

Eohiquette, «• /-j S'emploie seulement pour ** corder du ^ 
bois en échiqtietU" c.-à-d. en croisant les iDorceaux lo8 uns sur 
les autres. 

EScJlOUer (s*), v. prçn.t Atterrir, se reposer, en parlant 

des loups-marins qui prennent terre, v. Echoueribs. 

» 

EobOUerieS, »./. pl-r Les pécheurs du Golfe et du Labra- 
dor désignent, par ^chmeries^ certaines localités particulières, 
recouvertes déroches, où les loups-marins ont. contracté 'Hiay 
bitude de v0riir se rej^oser. 

Elclaircio, «.y^) CVàirière, endroit clair dans une forêjc. 
Lieu où s'opèren^^ les défrichements, et où les arbres déjà to^ 
bés ont produit une clairière. v 

Éolair6r, v. n.. Illuminer, étinceler, en parlant du flam- 
boiement des éclairs : — Le temps est à l'orage, i va éclairer 
' toute la nuit. 

EiClftter, t*. n., Fondre en larmes :—C't enfant-là éclcUt^ 
pour un rien. '^ 

EiCliater Cle rire (s*), v. pron.^ Rire aux éclats, rire d We 
manière bruyante. Ou dit maintenant, en France, éclater de 
rire. • 

Le premier qui le» vit de rire t'^tflaf a. ^ ,. 

' La Fontaivk. 

Madame êUdata de rire. \ • * . 

Mm B DE SÉV^ON*. 

Eclats, 8' n^ pi", Expression usitée pi^rmi les gens de < 
chantier, lesfbrestiers, pburdésignef les planches fendues et 
dressées k la hache, Éer^'ant à la ponstruction des toits. 

Bolip6, '/m Eclipse. On dit a.naû t^tie esclipe.^ 

EiCOUeter, v. a., DécoUeter, découvrir le cou. 

Pour ee que. . . . ectolt hablllde en antre .façon que ne aool les flllM des 
laboureur», tort e*eoW^, et ooolerette par dMÎm. 

T^ L«f. de iï^iii. de 14«, Duc., SoolaturaL 



ECO— HLCU 



129 



^ 



EcopeaÙ, «. w., Copen.u. 

Ecomifler, V. n., Se faufiler, s'insinuer quelque part, afin 
d'en tirer quelque avantage, ou dans un but d'espionnage. 

EcOmifleiUÇ, euse,. adj. et #., Qui aime à ëcomifler. Qui 
a le tempérament, Tapparence d'un mouchard, d'un espion. 

Ec088e9>r./, Cosse de légume, v. Ecalb. 

EcOUrtiohé, ée, part, pa$8., corrupt. de écourté/ Rendu 
court, étriqué :— Robe écourtichée, c.-W. trop courte. 

84) dit aussi d'un animal à qui on a coupé les oreilles, la queue. 

Ecoute (fller grande), /oc., Filer d'un train d'enfer. 
Aller à toute vitesse, par analogie avec la situation d'un 
navire qui, les écoutes relâchées, force toute sa voilure. 

Ecrapoutir, r. «., Fracasser, (fraser. 

Se dit aussi, au figuré, dans le sens de terrasser, abattre, en» 
parlant de quelqu'un tellement en colère qu'il menacé d'/rn»- 
poiitir sonadverFaire. / ,, . , 

EcrapOUtir (8*)rf. jyron., Se fracasser, s'écraser. 
S'écraser, en parlant de ^juelqû'iin qui s'abat lourdement^ 
par terre. . ] ; 

Bcraser^t'. «., Oâter^ abîmer: -Prenez don garde, vous 
écrasez ma robe. - \ ' 

_ 'I . 

Ecrolte, ». m. pi., Les petite ij'un troupeau, c.-à-d. les 
petits en train de croitrei . ^ 

En Normandie, on dit encore, eii parlant^par exemple du 
développement physique d'un jeune hômme^: II a fait son 
croUy ou aùnereît^ bien vite. ^ : 

EScruelleS, fv/ ;>/., Ecrpùelles. . 

Ecu, s. »*., Pièce de monnaie de 50 centins, c.-à-d. la denu- 
piastre. . ,* ^ 

Les Normands se servent encore de cette ancienne déno- 
mination monétaire pour représenter la valeur de trois irancsT 
soit soixante sous. Or, on sait que, parmi nos campagnards 
canadiens, 25 centins se disent toujours $0 -sous (ancienne 
monnade d'avant le dollar). La similarité des deux écus, cana- 
dien et normand, est donc identique. 

Ecuier, Eouyer, «. m., profi. écui-ier. Titre aue Ton 
met, à^ la façon du mot anglais êquire, à la suite du. nom 
de toute personne qui, par son ëducatioïi, sa famille,. ou ses 
occupations, tranche sur le menu peuple ordinaire. 



130 



ECe^EFF 



D'une manière gënënUe on pourrait dire que le mot écuyer 
représente ici notre bourgeoisie. L'écuyer serait aihsi comme 
le prototype d'une classe médiane entre le monde des '* hono- 
rables," ou notre noblesse, et la masse du peuple, recrutée 
dans les rangs de l'ouvrier et de 1' "habitant/* 

'Ecumoi^O, «./m Se dit de liL^giHrevd'une personne forte- 
ment marquée de la petite vérole : Il aje visage comme une 
écumoire. 

On dit aussi : Avoir la figure comme un moule-à-plom}\^ 

EiCUr6t (s*), V. réjl.^ Se nettoyer, ^'éclaircir, en parlant de 
la température : V'ià le temps qui commence à a'écurer. 

. EICUrBU, '«. ^M Ecureuil. On trouve escurieu dans plu- 
sieurs anciens -dictionnaires. 

11 apperçust sus un haut arbre, une inflnlté d^eêeureux. 

■' ■ La N(mv./ab.de9trQit9devérUé,.p.dO. 

Sditorial, «• *»•» Article de fond, dans un journal. Note 
de la rédaction. " v 

ESduqué. ée, part, paas.y Qui a reçu de l'instruction. Qui 
est beau parleur, c.-à-d. qui s'exprime avec élégance et facilité. 
On dit aussi iru^uçn^. 

BdUQUer, v, a., du lat. educare. Elever, instruire. 

BfBklé, ée, part, pofs.y dér. dé /aie. Qui a la gorgé, la poi- 
trine découverte. 

Bftder, «• «., Découvrir \i\ cprge, la poitrine. 

[ EjfiEbrdOCher, v. a., Enlever les/ardochesj c.-k-d. les menues 
broussailles croissant à la base d'un arbre. 

Bf f ^t**! ^' wa. pl.f Marchandises quelconques. 

Eiffette (en), foc., En efiet. 

\ EJflfort, «. w*M Hernie : — I s'est donné un effort. 

ESfifrang^or, v. a.. Effiler. On trouve es/ranger^ en ce sens, 
dans lé dictionnaire d'Oudin. 

Ejflt*ayftIXim6Ilt, adv,, Effroyablement. 

Effrayant, adj. adn.y Qui dépasse tout ce qu'on peut 
imaginer. Qui est très étonnant. Qui se présente dans c'es 
conditions extraordinaires : — Il y a du* monde^ c'est «^roywn^, 
o.-à-d. il y a un monde fou. — Eh ! mais, c'est effraya^ c-à-d. 
c'est vraiment étonnant, extraordinaire. 



EGA— ELÉ 



131 



Egail, «• m. y pron. égaille. Aiguail, ou rosée do matin qui 
demeure par petites gouttes sur les feuilles et les brins d^herbe. 
Le fr. actuel aiguail est tire de aiguë, qui signi^ait ««tu en 
vieux langage. * * 

La forme égail est surtout particulière aux Acadiens. 

Egaré, ée,.«. et ai?;., Etourdi, aliéné. ^ 

Egarotdllé, ée, (*dj.y Egaré, éperdu, hagard, troublé, en 
parlant des yeux et des traits du visage, soit par cause de 
faiblesse, 'd'ivresse ou d'étourdissement :— Il avait les yeux 

tout égarouillés. 

•» •' ■ 
EgOUSSer, v: a., Se dit surtout des pois que l'on retire de 

leurs gousses : Egouéser des pois. 

EgOUttage, EgOUttement^ ». m., Art dé débarrasser les 
terres ^e la surabondance d'humidité, qui nuirait à la végé 
tation. Drainage, dessèchement. 

Egrafigner, v. a., v. Qqafioner. 
^graûgnure, »./, v. Grafionube. 

Egrandir, v. a., Agrandir. ^ \ 

EgrénÛll^r, v. a., Mettre en miettes. Egrener miettes. à 
miettes : Egrémiller du pain, 

EgUeniUé» ée^ «. et adj.^ Qui est en guenilles. Qui a une 
mise des plus négligées, v. GyENiLLOux. 

EJjambée, «./, Enjambée. " 

Ejjarrer (s*), v. réfi., 8è fendre. 

Bkiii, >». *»., Etui. \ ■' .^ , 

ESlan, />• rn.y Un insjbant, un moment : — Attendez-moi un 
p'tit élan. 

\ 
Elevage, s. m,, S'entend souvent des soins que Ton 

"donne aux enfants, en les élevant : — Ces enfants-là ont été ben 
durs d'élevage, 

EUévateur, «. m., de l'ang. elevatar. Ascenseur, c.-à-d. 
appareil servant, dans les maisons, à élever les personnes ou 
les fardeaux du sol aux différents étages. ^ 

Le mot élévateur désigne encore ces édifices servant, dans 
les ports, à l'emmagasinage des blés, que/l W y monte ou 
élève à l'aide d'appareils et engins spéciaux. 



l.JJ 



ELI-EMB 



y 



JSiïixlgXléf ée, part, peus., iiong, mince, hi^ut, élanoé, étiré. 
Se dit surtout dWe personne de taille mince. et élevée. 

Eloéze, 8. m.) du lat. elaceref briller. Eclair, ou étincelle 
électrique durant les orages : — Il y a beaucoup d'éloëzês, c.-à-d. 
il éclaire beaucoup. Cette expression est surtout particulière 
aux Acadiens. » 

EmaiiatiOIl, /•/•» Emission : — EmancUiort. d^un warrant, 
d'un bref. 

ESmaner, <?.«., Emettre, lancer :^i^man«r un warrant, 
un- bref. 

EmbabOUiner, v. a.. Envelopper la tête, la figure, de 
telle sorte qu'il n'y ait plus qCie les yeux qui apparaissent. 
Est aussi usité, sous la «forme pronominale. 

Bxnb&clagte, t- t»., Embarras, entrave, obstacle, eu par- 
lant d'une personne ou d'une chose. Le mot embâcle se trouve 
pour embarras, dans le diptionnaire d'Oudin. 

Ah ! beh, en v'ià un emhdcl<ige, c.-à-d. nous voilà avec un 
joli embarras sur le dos. 

S'emploie aussi, au figuré, pour désigner. un accoutrement 
bizarre, ridicule. 

Bmb&O^Or, v. a., Attirer, entortiller quel^'iin dans une 
mauVaise affaire. 

Embarrasser, gêner. Parlant, par exemple, ^'un majri mal- 
heureux en ménage, on dira : — Le v'ià ben embâcle. 

Emb&cler (s'), v.vron.y S'embarrasser. Etre embarrassé de 
quelqu'un ou de quelque chose. < - 

Bmbardéd, «-/.^ Entreprise imprudente ou hasardeuse : — 
Faire ùn« embardtfe. 

On dit aussi quelquefois prendre ui^e embardée^ dans le sens, 
de Faire une chuti^. , 

Embardée est d'origine maritime et signifiêT'en son sens pri- 
mitif, le ** mouvement alternatif de rotation éprouvé par un 
navire 4 l'ancre, sous l'e^rt du vent ou des courants." 

• En Saintonge, on se sert du yerbe embarder^ dans le sens 
de embarrasser, barrer un passage. 

EStQbardeUX, e.US6» <•> et adj.y Qui aiilie à se lancer dans 
des entreprises imprudentes ou hasardeuses. Qui donne suite, 
etsant trop réfiéohir, à un projet d'exécution difficile on de 
réttMÛte dangerevse. 

Bxnbl^^UBr,' r. t».. Se hisser sur quelque chose. Monter 



^ 



^ 



EMB-EMB 



133 



/ 



,8ur un véhicule quelconque : Kinbarquêr d'su, a-à-d. ndoiit^r 
dessus. — Embarquer dans les chars, o.-À-d.' monter en wagon. 
V. a.f Eaire monter quelqu^un en chars, en voiture. fVen- 
dre quelqu'un à son bord. Charger des meubles, des marchan- 
dises, eiic., sur un véhicule quelconque. 

Ehnbarras (clôture d'j. Sorte de clôture grossière, laite 
dans la fôrét avec des branches, des broussailles, ou du bois 
de rebut ramassé do ci de là. . 

Embairer, v. a.7 Enfermer quelqu'un à la clef, dans une 
jf>ièce, un appartement. Mettre quelque chose sous clef dans 
une malle, un coffret, etc. 

BxnbaiTer (s*), t. />rort.,'8'«nfermprdanB un lieu, en fer- 
mant les portés à la clef. 

•» . 

Elmbélid, «.^, Moment de beau temps, plus ou moiitK 
fugitif, entre deux grains (ondées, averses). 

* • 

Ehnbdlle, «• /•, dér. de émhelie. Occasion favorable, chance, 
etc :— Avoir bien embellè^ c.-à-d. n'avoir qu'à tendre là maiir 
pour saisir roccasion.-r-Guetter son embe/le, c.-à-d< attendre 
que l'occasion propice se présente. 

Liberté d'agir, de s'en aller : — Vous avez <9m^//f, allez-vous- 
en, c.-à-d. xous savez où est la porte, je ne vous retiens plus. 

En Normandie, on dit encore f Avoir Mfr (sous-entendu 
facilité, latitude) à fnire une chose. - 

ESxnberliâcoter, r. a., Entortiller, embarrasser. S'emploie 
surtout sous la forme pronominale : S'amheriificoter dans unf^ 
mauvaise affllire, c.-àrd^ s'empêtrer dans ui)e mauvaise affaire, 
se mettre une mauvaise affaire «ur les bras. 

Binbôtftllt, ^'^V, Ennuyeux, contrariant, fâcheux. , 

BmbétoniOXlt, f^- m.^ Ennui, aventure à la fois stupide et 
fâcheuse. - ^ ' . 

Embôter. ir. a., Bescherelle donne, dans son dictionnaire, 
l'acoéption Ennuyer, Assommer d'ennui. Dai^s le patois 
canacfien, embêter veut dire tout cela, et, de plus, est usité 
dans le sens de Tromper, de rouler quelqu un, dans une 
affaire, une transaction : Je me suis frdt embêter une fois, c'est 

■. . - ». 

Bnibéter (fi*), t^. pnm., S'ennuyer, trouver le temps long. 

Embobiner» «*. a,, Bnjdtor, amadouer avec des paroles 
doucereuses. , ^ 



■\ 



A 



•■y 



 



\ 



i 



134 



EMB— EMM 



Bmbobilier (s'), v.pran., S'envelopper avec soin, se cou- 
vrir de vêtements, chauds. 

ESnibouffeter, v. a., Embouveter. Joindre des planches 
au moyen du bouvet, c-à-d. au moyen d'un assemblage à rai- 
nure iet à languette. ^ ^ 

ESmbra8S6IXie]lt,\«' m.y Ebi^uwment, c.-4-d. action d'ébra- 
ser, terme technique pour élargir ei\ é^Qda,ïiB^}ine porte ou une 
croisée. On dit aussi ^6r<t««em6n<. ": <% ^ :^ 

ESmbrelioOtag^e, s- m., Embrouillamini, confusion. On 
dit aussi, par métathèse. emherlicotcu/e. 

Bmbrelicoter, v. a., Embrouillet-, empêtrer. On trouve 
en ce senn, chez les vieux auteurs, embrelucoqtLer^ embreluquer. 
Embrelicoter s'emploie aussi sous la forme réfléchie. 
Par métathèse, emberlicoter. 

Embrouille, «. /., Embrouillement. 

Bméchor, t>. «., Couper la mèche d'une chandelle, d'une 
lampe. ' ^ •" 

Bmiocher, r. a,, Emietter. 

' BxXlitO} 8./.^ corrupt. de limite : Y a toujours ane énii^, 
c.-à-d. il y a limite à tout, ma patience est à bout. 

B^mxxiftlicer, v. a., Rendre vicieux, méchant. Se dit sur- 
tout en parlant des animaux : Prenez garde d'emmo/tcer 
vot* cheval. . V > 

Emmancher^ 17. a., v. Amanchbr. 

Einniéliagfer, v. a., Se dit, dans la langue des chasseurs 
et des coureurs des liois, pour tout disposer, tout arranger 
pour la réussite d'un projet, d'une entreprise :—Erhménager un 
chemin de chasse, c.-À-d. disposer aux endroits propices les 
collets, les trappes, etc. 

Exnniiauler, v. a.. Amadouer, onjôler. Tromper en 
caressant) en faisant usage de paroles doucereuses. On trbuve 
amiaiÂUry en ce sens, otiez les vieux auteurs : — 

NalManoe plalD« de «alniet, boiU>raal6 al mond», amiandt as hommM. 

& Bernard,:^ 680, dans LiTTSâ. 

Noos a prié et requis amiamUmêiU. ... 

Ch. d#iaOQ, Due., .<l#ileiria. 

Exnmoraillér, Emmurer» v. a., Entourer de mon. 

Dedvantalce, qal la TOoldrùTt ^mmwraiU^r eomme eirasboors, . .. ^ 

Rabklais, Amf.,^ Ht eb* xv, pî W, 



^EMO— ENC 



^135 



Exnotioillier; V. a., Emouvoir, causer des émotions. 

SmpU'V^Cilry f . a., Emouvoir. Du lat. emoverê. Se disait, 
en vieux; frani(aiS) ilans le sent de mettre en mouvement, 
exciter; — ' * .■■, '^. * . 

A Mlle Uni qa'l n'tfnsMDt povolr ne hardieeebe d*ېmouver rebellyon 
„ en jon royiiame. - ' 

: Cavchoik, Chronique normande^ p. liA. 

Est aussi usité sous la forme pronominale: S'émouvery 
c.-à^. s'émouvoir. 

Bmoyer (s*), v. /?ron.,^'enquérir, s'informer. Expression 
particulièr^Ux Acadiens.^ * 

Empaffer (s'), v. pron., S'empiffrer, manger glouton- 
nement,, s'engouer en avalant de trop gros morceaux. 

ESmpaquetage, s. m., Emballage, action d'emballer 

Emparer (s*), v. pron.^ Est quelquefois usité dans le sens 
de s'empresser : Je nCsuxa emparé de lui dire. . . 

Emphatiquement, «K/t^., del'ang. emphaticafly. Caté- 
goriquement, péremptoirement, énergiijuement : — Ce n'est pas 
yrtiif je le nie emphcUiquemerU. 

Empifé, eéy adj., Qui s'est empiffré, qJi a mang« à l'excès. 

ÎJmplâte, *./, Emplâtre. / 

Eo^pléyer, v. a., Employer. ^ 

Empocher, v. «., Mettre dans un sac, dans uh« poche. 

Emporter, v. a., de l'ang. to carry. S'emploie souvent, 
dans une assemblée délibérante, dans le sens de Adopter, 
approuver: La proposition du ministre a été emportée par 
cinquante voix de majorité. / 

Emû (mal), «. m., v. Mal ému. 

Ezicalmé, ée, part, pagg., Se dit d'un navire, d'un bateau* • 
qui est sous l'influence d'un temps calme^ qui est subitement 
surpris par une chute de vent. , 

Ebicanter, r. a., Vendre, mettire à l'encan : — Nous encan- 
tons demain. Cet article est trop beau pour être eneanU. 

Encanteor, «. m., Celui dont l'occupation est de faire 
des ventÀ aux enchères. 

E^Capot6rf v. a., Mettre à quelqu'un son capot, et, par 
extension, revêtir quelqu'un de telle sorte qu'il sott bien pro- 



130 



KNC-«ND 



tëg«^ contre lés intempëries du dehors : — Êncapoter un enfant, 
, c.-à-d. bien l'emmitonfler. 

BnCftpOt^r (s*)» t'. j>ron:, Mettre son capot, sou manteau, 
«t, d'une manière générale, se vêtir de telle sorte que 
lu froid, la pluie, le vent ne prennent pas au dépourvni. 

£i]lC&V6r, V. a.\ Enfoncer un objet dans up aùtrç;, ou dans 
le sol. (OSOAR DUNN.) 

BnclOB publiCyJf- w., Lieu où l'on renferme les animaux . 
perdus ou égarés, c.-à-d, la fourrière. , 

Encornet, ^. »»., Petit poisson servant d'appât pour la 
pèche de la morue. ' - 

ESnCOUraffeillÔllt, >*. /?*., Action d'achalander, de favo- 
riser un marchand, un homme de métier ou profession quel- 
conque, en lui apportant sa clientèle, v. Encourager. 

; -BnCÔUrftg^er, *'. rt., Favoriser quelqu'un de préférence, 
en lui accordant jsa clientèle, en lui apportant de l'oUvrage, en 
achetant 'chez lui, de telle sorte qu'il sojt encouragé à perse- ^ 
vérer dan? son entreprise. 

Encimnigeri en France, a un sens plus platonique que celui 
que nous lui donnons au Canada. L'Etat français encouragera 
bien, il est vrai, les Arts et Manufactures à l'aide de subsidesr, 
mais l'encouragement d'uh particulier, en France, prendra 
toujours plutAt la forme d'un bon conseil. Chez le Canadien, 
' \Mkt con/tre^ Vftnc(mragetnefU n'est réputé sérieux, qu'en autant 
qu'il aura puisé dans sa poche, pour en extraire autre chose de 
plus substantiel que des bonnes paroles. 4 

Bn de ci, ^<'*'.» Entre ici et : En de ci SKint-Hyacinthe, y 
a ben trbis l>onnes lieues. Ou dit aussi entre-ci et. 

Ebi^eesOUS (être), f^»^-, Bescherelle donne l'aoception 
Etre dissimulé, taciturne. L'expression canadienne a un sens 
plus énergique. On dit ici qu'une personne est en-d^/ntoiM^ , 
quand on la Koupçonné de nourrir de noirs desseins. 

ESndôVer, r. n., Etre Isnnuyé, contrarié. Eprouver du 
d^pit Faire endever quelqu'un, locution d'tin usage très 
général, signifie le taquiner, l'obi^er, le tourmenter k plaisir. 

EiXtdonxiir (s*), v, nron.. Avoir sommeil, commencer à 
dortaiV, tomber de •ommeil. . 

Bndomitoire, «•/•* Tendiiuœ au sommeil : -YMà I Vn- 
fibi^mtlmrf qui m'prend, c.-à-d. voilà qu© ji^oommence à avoir 
sommeil. ' • 



END- ENCi 



137 




(Ireitd, m. m., L'endrbit, le beau côté d'une étoffe, d'un 



dnip. 

Eb^dUrer, »'. «., Se trouver heureux d'avoir :-^Le vent est 
grand, tVnrfunpnw ben ton oapot. 

L'on trouve, en vieux fratiçais, la locution etuiurer aine. 

L'on Vwrt tir r tout, fbr« que trop d'aise. 

\ . * !' CùruHAy K, Dietionnaire. 

Toléro/, 8u|)porter, dans le sens de tolérer quelqu'un: 
J'peu:^ pu Vf^na-Hrer. . -^ 

Enfàiter, «*. «., Mettre des objets dans une mesure, de ma- 
nière à dépasser uiî peu le l)ord. Par exemple, en rem- 
plissant par-dessus bord \u} l)àril de pommes, on Ven/aU^, 
c.-à-d. qu'on tiHxin faite au l)aril. 

Enfant-divDiÉtble, « >", v. BfexK puantk. 

Enfarger, r. a.j Embamwser, empêtrer dans une chose 
quelconque : Avoir lés pieds en/arg/tt dans la tniîne de sa 

robe. 

' Euji^ager, entortilbr : -Enfanjer quelqu'un dans une mau- 
vaise affaire. 

En France, >/i/>fr</^r signifie surtout : Mettre des entraves 

à un cheval. 

Ênfiarger (s*), «'• pron., S'empêtrer, s'emburrasser. H'en- 
gager malneureusement dans une affaire, dan^ des embarras. 

Bnïàrges, *./. f^.. Entrave», obstacles, empêchements. 

Enfloler, r. n., Boire avec excès, vider plusieurs lx)u 
teilles. Se dit aussi pour Avaler prestement. 

Enflammation, «/, Inflammation. 

Enfoncer, r. a., Réfuter quelqu'un victorieusement par 
des argoments sans réplique : L'Avocat de la Couronne était 
le plus fort, et en un i*ien de temps il avait enfowé son adver- 
saire. 

Sous U forme pronominale, on dit de quelqu'un qu'i/ itest 
e^fonr/ dims une affaire, lorsqu'il y a perdu beaucoup d'argent. 

Engagé, «. w.. Celui qui t'engage à servir durant un 
tempe déterminé, et, plus spécialement, homme de tervioe sur 
une ferme, homme voyant au train-train extérieur d'une habi- 
tation. 

On dit aussi koituue en^ày^. 



/■ 



I • 



138 



ENG— BNT 



^4 




Ëxcose^moi un insUnt^^JQ suis en^a^é dans le moment. 

Engagement^ «. »»., de rang, engagement. ^vA^ir^om^ 
promesse, obligation i-rJe ne puis pas y aller, j'ai un eng<^ 
gement pour trois heures. 

Eingagère (fille), *./, Cuisinière, femme de chambre, et, 
'plus gënëra^ment, bonne à tout faire. 

'EingiQ/ ». f»^, Machine à vapeur quelconque, et, plus spë- 
cialeineni, locomotive de chemin de fer, 

File/comme un engin, o.-à-d. aller con^nio le vent. 

jôleUX, S' w»., Enjôleur. J 

Lnuyanty odj.. Ennuyeux, qui est de nature à ennuyer. 

Ennuyer de quelqu'un^C^*). Eprouver de Terînui de 

son absence. . 

Moalt formant luy ennvky de sa fille. 

\- Berie au» gran»pii$, uxxiii. ■ 

* Enpaliyrir, v-. Anpauvrir. 

EnretOUrner (87i ^'^ ^M S'en aller, repartir. 

"ËOXhuaiAtâBéf éé, a«(;.,* Rhumatisant, qui a des rhuma- 
tisme», qui est perclus de rhumatismes -.-^'suis tout enrhu- 
matiêéy c't hîver. 

SSntaillér, t\ *n., Pratiquer des entailles, au printemps, à la . 
base des érables, pour que la sève s'en échappé jusque dansleà' 
auges placées immédiatement au-des80\is de chaque ouverture. 

Par extension, ensemble^ des opérations constituant Tindus- 
trie du sucre d'érable : — EntaUlez-yous cette année, c.à.-d. vous 
proposez-vous de faire du sûcre cette année î 

Entehdouoire; »• /i pron. entetidouère. Ouïe, faculté de 
saisir les sons. «^ 

Au figuré, entendement, faculté de saisir, de comprendre, 

dç deviner. 

sans que «on Oiull feaàt noinyèlalr ni ton tniendouere dévallé. 

ESnterprenant, a<^*., entreprenant On dit de même, par 
métÊihèm;jmierprendre, ^nierpriêe. 

Bnterprendre (s'y, «. prôn.. Se prendre à un piège, s'en- 
tortiller, r«mpétrer. / — 

Il §*m ênUrpriàdÊM» qoeaqoe amarrt, tt •'•■« noyé." . • 

'KxirwMÀ'Hn^ chronique de WJtJiMÇOtWM^dkma Ut riArie, 



ENT— ENV 



1*39 



BntertexÛr, v, a., Entretenir- 

/ Pfmr êfUertêHir temme et ÛUet ' ^ 

/ Not'gaillanl «tait terjoûs prêt. 

t /' ' Bimê* gùem«êiatê«êt p, 44. 

^ On dit de, même, par métathèse, «n/<^<i«n. * ' ■ 

ESntoîne, «•/.» pron. «n/om»i« avec To bref. Entame, c.-à-d. 
premier morceau . qu'on coupe d*un pain. 'l^ 

Entomer, v. a», Entamer, c.-à-d. ôter d'une chose entière 
une première partie. 

^Sntortillery v. a.. Vêtir quelqu'un bien chaudement, et 
surtout, un enfant, en *le garantissant du froid par de uïulti- 
ples '* tourp " de ses vêtements 

Entortiller (s*), v. pron,^ Se vêtir bien chaudement : — ^ 
° Sntartillez-voiM comme i faut, parce qu'i fait frette. 

L'un venlt dormir, l'autre v6lllier; , 

L'un venlt «a robe nHourtillier, 
Pour le froit. 
y ^ E. D«aCHAM^«,^ 448, dans LACUBNK. 

EntOUr de (à V). loc.. Alentour, autour de. ^ 

Il tourne dl'tf ntour du troupeau. 

La Powtaih.k.. 

lEnvicon, à peu près :— Pour arriver à |a rivière, y a ben 
tlans l'a /'«niowr cfe quarante arpents. 

' ' mitOUr de, locprép.y Àutoiir de :^^ II' est cn^ôtir rf'la 

Entre-deux, «. .t>»., * Séparation érigée dans une écurie, 
uiie étable, entre deux stalles. 

Entrée, «./. Inscription dan« un livre de ce uiptes. 

r Entremi, loc. adv,^ Parmi, dans le nombre: Ces pommed- 
, ^ là sont petites, mais il y en a des grosses entremi. 

Entr6?, t^- «., Inscrire, insérer, . en parlant par exemple 
d'un marchand qui entre une vente dans ses livres. 

, Envaler, v. o., A^iUer. 

Ejuvallser, v. a., Emballer, empaqueter. 
Envelilkier, tr. a-, Eînvenimçr, infecter de venin. 

Dé flM-14 ajant l'âme «Mvl^tn^*. 

. IX FxsaMi». Mu— norwuiAèt, p. 10& , 

ESn Veux-ta f en y'ià, loe. adv:, Bn grande abondance, 
eu quantité Wniod^ràble. > 



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140 



ENA^ EPO 



Environs de (aux), lœ. prép.y Eoviron : — I vaut] ausô 
environs de cinq mille piastres. 1 

Envoyer, v. a., | Au futur et au conditionnel, envoi&rai, 
é^.nvoierais. Ce sont là des formes bourguignonnes se rencon- 
trant dans beaucoup de Weux auteurs. 



Enhoiere t'jonn encor, 
Monçlear anx blondii ohevcax. 
Avec des boHes d'or. 
Des billets amoureux. 



-^ 



Mohlttnr., Eeole de$ martnl 

ElpCkiller^ v. a.j Répandre, disperser çàet là^ en parlant 
des personnes et de$ choses. ' - 

Dans le'dialecte normand, épaifler signiûe ** faire sortir du 
paillot " (lit)i et, par extension, chasser, renvoyer. - 

Eperg^e, «./., Surtout de table, c.-à-d. pièce d'orfèvrerie 
de table, servant à contenir des fruits,, des fleurs, etcr^ 

Epeurer, v- »., Effrayer. Espeiir^Vy ^w^e sens, est dans 
le dictionnaire de Cotgrave. ^^-^ 

Et gnelqûe boue «p«t»r« le vachier, 
Du ooupeau d'an rochler. 

V AVmxs^lél^, %f M For ester If $, 11,^. 

Bpingue, *<./., Epingle. 
Epingtus de hoisy épingle en bois, servant a^ tixer sur un cor- 
deau le linge que Ton veut faire sécher. 

Èpingue à couckeSy épingle à ressôirt^ épingle à nourrices. 

Epluchet!, V. (»., Nettoyer, enlever ce qu'il y jE^^de mauvais 

ou d'inutile dans des herbes/ des graines, des légumes, des 

«fruits, etc. 

Eplucher (se fi&ire). Se dit, au figuré, de quelqu'un qui 
se fait étriller, roa^et de la belle façon. 

ESpluchette, s-f-f Réunion à la veillée de voisins, dVmis, 
surtout de jeunes garço|is et jaunes filles, pour épluchei^ la 
provision de blé-d'Inde d'une famille. Ûheureux " cavalie 
qui, le premier, peut présenter un bel épi rouge à sa belle, e 
le héros de la soirée. Cos^ réunions sont aussi, la plupart du 
temps, l'occasion de divertissements divers, ^e danses, se pro- 
longeiint.fort ayant dfins U nuit. 

, Eplure, «./m Pelure, épluchure d'un frûit,\d'un l^guu^. 

£Spoitrai^er, v. a.. Découvrir la poitrine! Mettre la poi- 
trine à nu :^-Etre tout époitrailléy c.-à-d. avèir la poitrine 
découverte, et^ souvent aussi, les vêtements enj désordre. 

En Normandie, on emploie : Etre dépétraillé. 



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EPi> EQTT 



141 



Spoitliné», ê8ï <?. «t adj.^ Qui est malade de la poitrine. 
Qui est en consomption. . ' 

Epomoner (s*), V.; /won., S'époumoner,, ^fatiguer las 
poumons à crier. - ^ 

Epouffer de rire (s*). Pouffer de rire, éclater dé rire. 
On rencontre, en vieux français, ébouffer^ a^eabouffer de rire : 

Ne manqu«|E A le dire,' 

SOARRON, Typ^ion, 11/ dans Ls Roux, Dirl. ootn. , ' 
EpOUSter, V. a., Epousseter. V. Eter; 

Oui-dà/très volontiers, je r/pou«t«ra< bien. ^ ", 

♦ MOLltERB. 

'; ESpoUVante (à. 1'*), l^^c- adv.^ D'un train d'enfer, excessi- 
vement vitî), à une aliuré vertigineuse. 

Epouvante (prendre r),7of., S'enfuir épouvanté. %dit 
surtout d'un cheval qui prend le mors aux dents., ^ ^,' 

Equalrig^htismei *. w.l pron. i-kou-el-raiffe-tismey de 
l'ang. e^t^/ rt^A^, droits égaux. 

Doctrine politique, 4lont le principal article, au dire dfe ses 
fidèles, est la parfaite égalisation des droits dés di^érentes. 
races et religions entrant dans la population du Canada. 

Créé il y a peu d^années par un député anglo-canadien 
intransigeant, M. Dalton Me Carthy, Vequalrightùme a sur- 
tout en réalité pour objet le groupement des intérêts protes- 
tants et britanniques, que l'on prétend être menacés pkar la 
prépondérance catholique et française de la province de 
Québec. Au fond, ce n'est donc rien autre chose qu'une nou- 
velle manifestation de l^ostilité, aussi inévitable que fatale, 
qui a toujours inspiré les actes des Anglo-Canadiens, tous gens 
naturellement irrités de voir l'insuccès persistant de leurs 
tentatives d'assimilation de la race franco-canadienne. Du 
reste, c'est sous cette dernière forme même que- se présente 
Veqtudrightisme sur les bords du Saint-Laurent, où il esta la 
fois synonyme de francophobie, d'anti-papisme, et d'outre- 
cuidance saxonne et orangiste. 

E<j[Ualrighti8te, ». et adj.. Qui est du ressort de l'equal- 
rightisme (v. ce mot). Qui appartient aU parti de Tequal- 
rightisme. . 



Equar^i, le, adj.^ Qui est bien râblé. Qui est bien char- 
pente. Qui est solidement planté sur jambes.' 



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143 



^ 



EQU^^JiM 



Bquipet, «. fn., Petit oompartinient d^un coffre, d'une 
maWetptc.y destiné à recevoir tous lés menus petits, objets em- 
barrassants: 1/ équipet dn coifre. i - 
Oq dit aussi ^m/>0^. ^ . . j 
A rapprochei;- de esquipot^ usité en Sainjbong6 pour petite 
armoire de cuisine. -, 

BquipoUenty «.m< Equivalent. .Se dit aussi souvent ad 
jectivemeht dans le sens de indifférent, 

Aveoqaes u^ porclon de oappôns et oeft ft Véquipolènt dû dit flef. 

rare d« 1456, du C^RTèL DB LisiKUx. M31. 

Sr. Préfixe souvent substitué par métathèsç^ au préfixe 
re, comme on le voit plus loin dans plusieurs mots, tels que 
erjuêy ermarque^ ermise, qui se disent pour refus, remarque, 
remise. ^ 

Quelquefois aussi, le préfixé «r est tout simplement ajouté 
à un mot, a^n de lui donner plus de force : — Une ersource^ 
pour une source. 

Erable! (çirop d'), s. m., Siîrop provenant de l'ébutlition 
* de l'eau d'érable. 

,r "■ . «^ ■ ' ' 

Srablière, ^./m Etendue quelconque de forêt en bois 

d'érable, généralement disposée et agencée pour^Ot'ihdustrie du 
sucre d'érable. ^ /^ 

/ Ereiîlte (à toute), ^oc., A t^ute sa for^. Du mieux 
qu'on peut^ à outrance : Courir à toute éreinte. 

ESrfilS, «• m., Refus : — C'est pas dW/uê. 

Eridelle, f-/, Chacun des deux côtés d^une charrette, 
généralement en foï'me de râtelier mobile, a^ de retenir un 
voyage de bois, de foin, etc. 

En France, on dit pour cela ridelle. Le mot jfridelle est aussi 
français, mais s'emploie en France dans un/ tout autre sens 
que celui qu'on y attache au Canada. 

Erien^ «. m., Rien : J-'sui^ pas pour travailler pour erien. 

La Ckxir aa béni doyen / 

Ne 8'afNiled pas pour aritru ; 7. > ^ 

Erifler, v. à., Erâfler, ejffleurer la peau, l'écorcher légè- 
rement. ■ ' ' . ' / ". ■ i • ^.,-"-' 

Ermarque, «./., Remarque. On dit de même erimirquer. 

Ennise, «./, Remise. . ■ 



.<(-■ 



ERO--KSF 



143 



». /., Ronce. En vieux français; aroîice: 
., iSource. 

Sbigner (S^ ^' pron.y S'esquiver, détaler, décamper. 

Pm moins vrai iiu^i fftut que /e m*««6«àne. 

La BADOLLifcBV. Françaiê peint» par eux^mime», 1, 178. . ;/' 

EsçaJior, »./., On fait souvent, de ce mot, Un substantif 

féminin >~ C^n^ belle escalier. / 

' ■ ■■,.-■' ,/ / ■• 

EsCfindale, s. in., Scandale. On dit de même èàcandà- 
liêer. ■ .. ' ,,.- ,. ^-^^^, / " 

Et vous qui avez eêcandcUiti le peuple. . . 

ALAiir Chartikb, r^JCip.; p. a04. 

Escarre, «./., Action prétentieuse, présomptueuse, géné- 

. ralement le fait d'un parvenu ou d'un fat de/mauvais ton. 

Quelquefois aussi, action* retentissante, visait à épatet le 

bourgeois : — Faire des escarres, c.-à^. se doniier des airs, agir 

en prétentieux, en parvenu. ° * / 

Escarre, en France, signifie embarras, enipêchement. 

Escarreuz, euse, o^'. et«.. Qui annbnce une affectation, 
une recherche de mauvais ton. Qui a des tnanières cassantes, 
outrecuidantes. <Jui agit en présompti^eux, en parvenu. Qui 
mène une vie retentissante, visant à étonner le vulgaire. 

Esclopé, ée, «. et ailj., Eclope. / 

Escouer, v. «., Secouer, agiter, d où escousse, pour secousse, 
dails le dialecte normand. / 

Escouer se 'prend aussi^dans le ^n& de corriger. 

EsCOUer fe7» V- /^r«^» Se secouer, se donner du mou- 
vement. 

Escousse, <^./, Un certain! espace de temps, assez long- 
témpii, quelque temps :^- Vous en avez encore pour une bonne 
esc(ms»e. * . 

Eune bonne f«eoi4ii^e aprêft. Je Bacôiite encore. 

CTR. DE BBB0XRAC, /«Pédant ^oti^, p. SS7. 



ËtSCUSe, ^f", Excuse. On dit, de même, escuser. 

"" ipace, S' rn.y Souvent employé pour intervalle. 

jâdrOXly s. m.f Grand poisson CTirtilagineux, du genre 
des squales, et fréquentant les eaux du golfe Saint-Laurent. 

ESBérer, v. n.. Attendre.^ — Espérez uji peu, ç.-à-d. atten- 
dez un\ instant. Du làt. sperare, qui avait le sens général que 



\ 



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Ui 



ESP— E8T 



r^ ^ 



^ 



c 



possède aujourdliui le verbe attendre, sens ininiédiatenient 
transmis au vieux français. 

...... Bl potut tantura êperare doloram. 

VIBOILB, J?n«<fe, 1. IV, V. 41f. ; 

Hon mary n'estolt ppl nt si mal qu'elle ttperait (qu'elle t'y attendait); 

" LOUIS XI, Nouv. 69, p. 98S. 

Espérette, «./, trad. libre de Tang. spirii. Liqueur spi- 
' ritueuse, c.-àrd. boisson enivrante, et surtout If» whiskèy :— 
Prendre jun verre d'Mj^^Me. 

'ËBpièq\ie,.adj., Espiègle. 

ESspliç&tioXly «. /.t Explication. On dit, de mènie, expliquer, 

EiBprit (whiskey eXï)j m., £au de vie de grains rec- 
tifiée, c.-à-d. marquant au/^oîns 36 degrés à Tarëomètre de 
Cartier. L'eau de vie ordinaire ne marque que 1^ à 25 degrés. 

BsqUdlettO, «• ni.\ Squelette :^^ Maigre comme un esqn^- 

Qu'est-ce qi^'on voulait faire de oes e«9Melet<«« f 

FLMVUY,.LitU<>raleifitaB€uie-Karm,,p.lfiè. 

Esquinté, ée, pc^rt, poês.. Epuisé êet fatigue. i 

EiSquinter (s*), v. pron., Se fatiguer, s'exténuer. Se 
donner beaucoup de mal pouf faire une clu 

Esquis, jse, ck(;m Exquis. 

Grans sont les ucvres de i^otre Heigneur, eêqvUcêen t6u(,es vulentes. 

PsanKer, M88, d|UiA LittbA. 

E866IIU, EssiàUy ^> >»«•> Ouverture ménagéeK dans une 
digue; pour que le trop plein- des eaux puisse s'écoulôr. 

EbSOU» tf' m,, 'Essai : — C^est rien qu'un eséieil, Une\forme 
similaire, éteil pour tfttii^ se rencontre dans l'ancienne l^gue 
française. viEtsil.. - \% 

Essiver, r. a;, cm-rupt. de leuiver. Nettoyer, blanchir au\ 
moyen de la. lessive. 

On dit aussi essiver du blé d*Inde, pour attendrir les grains 
de maïs à la lessive, dé telle sorte qu ils soient moins rebelles 
à la cuisspn. . ^ 

ESB8U-maill8> ^- "»•» Essuie-majpt 



I 



\ 






ESstatue» «./., Statué. 

Les estotue* des genf urgent e or, oyres 4e malos de hnlikas. 



1^ 



\ 






145 



SfetèQUA, «. /m Be .dit; an jeu àe cartes, de la demi^ 
lev^ d'une partie. . 

ESstiinéS, »' m. /V., de l'aug. êsiimateë. Se dit, en |angage 
parlementaire, pour état estimatif, .ealcul des ^^i^Me'* 
Les êêiim/8 pour le prochain exercice. 

ESatOinaC» «• m-} Les seins, là. poitrine :- Avoir un bel 
estomoçy c.-à-d. la poitrini» bien bombée.— Femme à \te\,eHtoviae^ 
c-à-df à la gorge pUntureuse, 'wà corsage opulent. 

LeapMtrfftblea mères 

Prewent A Vetiomae lears ffiifkntH éperdue. "y' 

D'Avbiuné: , / 

Partie des vêtements couvrant immt^iatement lapoitrîue f 
Mettre un papier dans son ettoinctc. 

^Str&, ^. w*., £j(tra On dit, de même, entrait pout, ej't t'ait. 

Bstrémité, '*./., Extrémité. 

ËStréxnonction,^-/-; Extiènie-onction. 

"Et (termixÛÛsdxiS en). Une des particularitéK les .plus 
saillantes du dialecte canadien est de prononcer ip(fe, à fa 
plupart des terminaisons en 0/ des substantifs et ^em noms 
propres : Mr HkêeUe^ tdpkahette^ archette, etc. \ , 

XA même remarque s'applique aux Hubstantifs et atix iionis 
propres se terminant en <d, que l'on prononce otiti. » 

Stftif ^ *>' ^'9 de lo'ang. ittfu^. ' On lait quelquefois usage de 

ce mot, au Palais de Justice, dans le sens de phase : Chaque 

rtoffê de la procédure. 

« - • 
Btan^» «• n^'* Quantité d'eau amassée derrière une ëdose, 

une chaussée. Cette expression est particulière à \à région de 

Québec, v. F088». . ° 

* 

Eité des 8auva|ff es. Le commencement de l'automne, ce 
<|ue l'on nomme, en France, été de la Saint- Martin. 

ESteil, «. w»., Ktai, appui, support. * © * 

. .....bouta Ha bsche entr^ Tnis et !• pontel 00 tf«iw/. 

I^eLdeMém. <|e 1400. IUm*.. JWWIm , 

'Blt^iXL'âJl, \lBf parf. poêë.^ Eteint, éteinte. 

E«ter (verbes en). La transformation en-e muet, oéi la-^ | 
suppression de r^ grare,^ a Heu dans la plupart odes verbes 
fimâsant en «ter. Nous disons:— ï^Hiuêiti, indiealll' de\ 
épauêteterf ou épougter. Cette matiière de parler paraît du ' 
reste assex conforme au bon sens, puisqu'on lit à^aim la Gram- 



» j 



• '* 



y^-. 



U6 



ETI— ETR 



nmire â» vOuërard : ^^ Un ulage anez répandu aujônrdliuî v 
laiflMi toujoart muet le dernier « du radical dans les verbes 
fl/coUèUrj becqueteTt etc,** 

EStiré, é6,' a<^'.) Abattu, maigri, exténué: — J'suiB tout 
étiré, c'matin, dé pas avoir dormi. ' ^' " 

Etif ér, V' a., Etendre, allonger -.-^Etirer de la tire. 

lie Hlrop M'étendlt bientôt on couches minces, 

•Et tons, poor itirtt, pleins d'an.sèie enfantin. ... ' 

Lbmat, Tonkourpu^ p. 29. 

Etoffo du pays. Grosse étoffe' de laine, généralement 
tissée à domicile, sur les fermes. - ' v 

On appelle aussi, ma figure, étoffé du pays^ le whiskèy blanc, 
ou eau-de- vie ordinaire distillée dans le pays. 

EJtOUt, V. Itout. 

» 

Et piSf /oc., Et puis. 

Etr&n^^&y 'f-' in., 8'emploie souvent substantivement pour 

étranger. ^ > 

"■...- ■*■ ' ' ' ... 

EtF6. L'emploi de l'auxiliaire V^r«, pour aiTotr, est très fré^ 

qùent au Canada :^— Je iuiê traversé à Québec ce matin, pou r\ 

j'ai traversé. ..." 

; ' Etroits, «<0-, étroit, du norm. V/tr»V, 

" . ^ » .■ ■ '. . .■%■■' 

J/autre vele«st d'autre manière ; 
3Ïult est plus e«treir<e etqplus flere. ' * 

BENOIT* Chronique lie Narma>h<lie,\.\\\9\. « 



f fe Eti'eitep;ient (m/i?., Etroitement. 



\ 



xnrn el gouvernAll H'ftsslt, „ 

JCjitrt't<<*me»nil,.vcrtt so prist. 

, Wac«, Jiàman de Hou, v. 14980. 

Etre pour» l»'.. Avoir la dessein de. Etre à la veille de : 
J'Kuii JMM pour y a,\\er. ,, • . *^ 

^ Eitriller, r. «., Critii^er vigoureusement, ,et en ne ména- 
geant pas ses expressions. 

2^'entetfâ aussi quelquefois d%ns le sens de battre, mal- 
traiter. Sf. /aire étrVUr : — Se faire malmener rud^B;i€Ëi^t. 

' «Etrivard, «> m.. Qui aime à étriver, a taquiner. 

Striver, r. a:, du vieux fr. eêtrif, querelle. Tpam^ter 
à plidsir, agacer par de menuet espiègleries. Est snrto;at otite, 
précédé de yaire : — Faite ^Irtror quelqu'un, c.^-d. l'agacer par 



r^ 



y 



ETU-EXE 



14T 



des taquineries incessantes, le contredire malicieusement pour 
des Hins. 

Tu me/aiê trop étAvé. 

Pbtit, JHute normaniU, p. S7. 

I Ieti/f</( /fWra<r, i n'Ioa doanne aucun r'pock 

MÉTiviKB, Diet,/raneu-nwrmandy p. 217. 

Etriver (s*), v, pran.^ Se plaisanter, se taquiner mutuel- 
lement. 

Etiiyeux, euse, «• et adj.y v. Etbivaad. 

,. Etudes (&ire ses), loc.j Suivre ses études, et, en parti 
culier, suivre un cours classique. , / 

Eu. Cette diphtongue, placée au commencement ov dans 
le corps des mots, se change la plupart du tetnps en' n ; 
.^Fumelle, hureux, munier. 

V% ' . 

Eudiire, >». »«., pron. you-kar. Jeu de cartes dans le<juel,le 

: valet d'atout joue le rôle principal. 

Eune, f^ij' nuin,, Utiey îèm. de un. On dit plus souvent afie.' 

Eur\(terminai80ns en). Dans beaucoup de noms, et 
surtout diJans les substantifs' verbaux, la Hnale enr se prononce 
• euji; : — Bavasseux, laboureux. 

Cette prononciation,' cjui est très ancienne, a dure en France 
ju8(|ue vers le milieu du xvii* siècle. 

EvalU&teur, >». »w., de rang, rohwfor. Estimateur. 

EventCkire, •*• '»*•» Inventaire. 

Eventé, ée, i'^j-, Qui a l'esprit léger, évaporé. 8e dit sur- 
tout d'une femme cot|uette, dont.l'oreirie ^st ouverte à tous 
les vents, et (|ui est disposée à écouter les propos du preniiei-, 
galant venu. f 

Eventer, '*. "•, Inventer. 

E ville, ée, ''<(;., Eveillé, mù, vif, espiègWr S'appliijue paiv 
tieulièrement à un enfant. * ^ 

Exciter (s'),*'- />rof<., s'animer, s'entlammef, s'emporter. 

ESxCUSe (demander), /or., I>emander pardon ;■ — Je vous 
tleniantU excu9ti^ c-l^d. je vous prie de m'excuserai^ 

ESxémple, •-/", Ce mot figure ici parce que le patois cana- 
dien en fait souvent un su Ijstantif féminin :- C'est ane ben 
manvaim exemple. 



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Mal raiêt êêêampU D« Mrat ja d« met. 

Chanicn dt Rolland, p. 87. 



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. 't. 



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148 



EXK— EXP 



^ SZ6rC6ri V. a., Accomplir, perpétrer : — Exercer des actes 

de justice. .' 

Bxhil^On, «./., Exposition. 

ESzilè, «. m., Se dit souvent pour un condamna au pëni- 
tencier, parce que, autrefois, tous les criminels étaient 
déportés ou e^xUés dans 4^ colonies pénitentiaires, / 

BxpOSé fillftllOiBr. Etat budgétaire, exposé de situation 
(les finances d'un gouvernement, d'une institution, etc. 

Exprès (Pftr), ^o^*. o^/t)., Exprès, de parti pris : — I Ta pas 
ii\\t par exprès. 

. Jf ray farde en mOD eucor par «i:|>r^«. 

Ié€ Mytt. de la Concept*, dans l|^. (7(m«ep<. N. D,\ de Waos, p:lM. 

EiXpreSS, x- in.. Mot angfàiî'^ usité couramment pour 
(jrande vite-uiey sur les cliemins de fer : Recevoir, envoyer un 
colis par <^.i?y>/v^^. 



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F- FAI 



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Façon, /<./., Maintien gracieux, belles manières tr Per- 
sonne Bans/açoriy c.-à-d. qui a des maniérée gauches, guindées. 

Travriil par lequel un ouvrier, surtout le tailleur ou la oou 
turière, a r|)ndu une chose propre à Tusâge auquel on la 
destine : Payer la /«fon d%ne robe, d'un habit. 

Par extension, forme résultant du travail de l'ouvrier:— Ta 
fa^on de ce cfiapeau me plaît. 

Pacterie, '*./*., Filature, usine, manufacture. 

Fàibl^ (tomber), /'x^., Défaillir, tomber en faiblesKe. 

Fai^piander, v. «., Fainéanter, vivrt* en fainéant. 

FaignanVante, W/, Fainéant. 

Kl Ui tAche, fainiantr f-^) vm ^e fuite, mon pèn*. 

Lallrm Al«, Rrmdet'roH» tlu rtfpari, p. 71. 

Fai^Iiailti86, >*-/'y Fainéantise, paresse. 

Failli, i^f .f*dj.^ Manqué, mal réussi, , défectueux. Otte 
expression est surtout particulière aux Acai^liens. v. ManqciL 

Faillir, t'. '«^ Fauter, commettre une faute, dans le sens 
de faire une action coupable^ 

^_ ''' 

FaillotS, i*. m, yV., HariootK, fèves. l>u IM. J'ahtt, tabalia^ 

tige" de fève». Cette exprt^sion efct surtout particulière aux 

Acadiens. 

Faintise, >*'/'■, Fainéantise, mensonge. 

Faire. Au sujet de ce verl>e, il convient d'indi(|uer ({uel- 
ques particularités ^U patois canadien : 

4" A la sec. per. du pi. de Tind. pr.. Ton substitue quel- 
«luefois r<m« fnutez à wmn/aiteë* 

2* .\u futur etifu condit. les anciennes formes archaïques 
prédominent: — Jf frai,, tu fra», Jp fruw^ tu ftyii»^ usitées" 
p«urjVyî?rni, yfiraitt. . . * ' 

.^* î>? VpfT)e faire est sou\ent employé pour désigner l'en 



» 



150 



FÀY FAR 



semble des opëratioihs d!Une industrie quelconque. Ainsi on 
dira : Faire du hlé^ faire du É<i4cre,, pour se livrer à la culture 

du blé, à la fabncatfon du sucre. .* 

« •»■'■' ^ i ' ■ 

Ï*ftir6 (être do), loc^ Dévoir se laire :^— Ces choses-là ne 
>*on<;>a# cfc^tr«5, c.-a-d. ne doivent passe faire. 

PaîSÔUT, ' *. '»., Prometteur, «oimcripteufi-r lie ./î»»>'<^Mr 
d'un billet. \ . :■ 

Faite (comme 4©)» ^^'-y E" P^^^- 

Faite (par le)> '^oc., Sur le. fait. 
Falbana, >». /»., Falbala, v. Farhalas. 

Falle, >*'/'i Jabot des oiseaux, et par 4':!c tension, le gosier,4 
la poitrine, la gorge, siirt6ut celle des femmes. Ainsi, parmi le 
peuple, une femme qui a une IteWefaffe, est celle qui possède 
des seins bien dëveloppt^s. . ' 

H'il d08lrait oindre KS/fW/p 
De bon vin autant que mol. 

BA88Ki.i:f, raii-d<T-rirp I.VIII, p. 141. 

FameUSemeilt, ^Ir.y lienlarquablement, l)eaucoup. 

Fameuse, ». /, IjA/amenge^ au Canada, est une pomme de 
grosseur moyenne, couleur vermillon très vif, à la pulpe veinée 
de rouge, et qui se distingue par sa saveur délicieuse : —C'est 
une bonne anné<> pour Xbl fh'mfi^tsf. Y a de&fninmiMÂ en masse 
c'te année. 

Fameux, euse, '^Ij-, Gros, énorme, grand, fort. Em- 
ployé en ce sens, l'adjectif précède toujours le substantif 
auquel il se rapporte : — Vw/nnmw. homme, u\\ famfuji arbre.^ 

^anau, «<. m., Funal. ^ 

Fanferluche, "./, Fanfi-eluciie. 

Fanil» "• w., Fenil, lieu où l'on seiie les foins. 

Faraud, aude, '<<{;•, du vieux fr. Ji^randy diminutif de 
fier, ou encore du cel tique ^rau, beau Qui est dans ses habits 
de gala. Qui est mis avec recherche et d'une façon voyante : — 
î s'est vaxs farat^iy c.-à-d. il a sorti ses plus lieaux habits. 

Fier, brave, déluré, hardi. 

I4«i4'une voyageur chantait an couplet Nur un alr/arui/ef. 

Tacha, Forettiern et Vçpagevrt, p. 150. 

C*e«t «I faraXni lU' pouvoir dire qu-on n fait un voyiigedanH \ch Pay» d'en 
Haut. 

l TAC'Hfc, For. rt Voffffff., p. Iftî. 



FÀIt— FAU 



151 



' Karaud s'eoiploie ausii sttbptantiveineiit, mAÎs au tnatoiiltii 
fleolement, dans le sens de cavo/ter :— -Cest le yômtief d'une 
telle, c.-4-d. è^ent son ccavalier* son fiancé, son promis. 

Comme on le voit, aucun sens désobligeant ne s'attache, au. 
Canada, au mot faraud. Il n'en est pas de même en. France, 
où ce mot dësi^^ Surtout tin £at de mauvais ton. Un homme 
faraud est, parmi iioùs, un homme qui preud soin de sa mise, 
tout cela joint à quoique chose de déluré, de hardi dans -sa 
personne. Nous nous rapprocherions aussi de la sorte davan- 
tage de la véritable étymologie du mot fieràiid^ Ri]Q[nifin,nt fier 
et hardi. ^ 

Far&uder, r. /t.. Faire le faraud. 8e repimper.îSe parer 
plus que de coutume. 

sS'emploie aussi comiiiu verbe actif, dans le sens de courtiser» 
faire le galaut: —Il est allé /ara *<//«r wi prétendue, c.-à-d.' il est 
allé présenter ses hoîiunages à sa beJle. 

FarbalaS, ^> >f^", Falbalas, volant, ornement quelconqutx 
d'un vêtement de femme. 

Parcin, >*. *n., Eruption cutan»V, caustn» par la mal- 
propreté. . ■ ' / 

Farda, ^.* m., Fardeau. 

Fardé, adj., y. Hauuk. 

Fardoches, v. Fkrdochws. 

Farla886r, v. n.. Faire du br^it, du frou-frou, en {Mirlant 
surtout des étoffes de soie. v. Fkkdahskh. 

Farouche, adj.y Peureux, craintif, timide. .He dit aussi, 
d^un animal ombrageux, et en particulier, d'un cheval. 

Fars, >*. m., ,v. Fort.. 

Fatique, ^y^, Fatiguf?. On dit, de même, ya/ir/***^/-. Pi-o- 
nonciation spéciale. à la région de Quéliec. \ 

Faubourg, '♦. ***'^ Dans certaines parties du fiayM, nutaui- 
inent en bas oe Québec, on appelle yan&>Mr^ii les villages situés 
le long du fleuve, et l'on réserve le mot rUfayen pour les con- 
cessions sises en arrièn< du rtttêtj^du hard (ff Peau. Faulnninj ■ 
serait ainsi le mot fxturt/ travesti. 

FaUChable, ^«'(if., Qui peut être fauché. 

FaUChaillOS, "-f ;>'•, Le temps de la fauchaisoM. 



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FAIT i^T 

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Fftttt (CQXnmè ' i)» J'Oe,:, De la manière qq'jl faut, de la 
iiMiHeure manière possible. 

FftUt-ilr pToja, /aùt-i. Exclamation exprimant lé regret, 
la peine, rétOnnopient,1e reproche :^ Faut-il que j'sois malheu- 
reux» Seigneur. Fauf^ifètve bête jùsc^u'à ce point-là. 

Fautif^ ilrè, rt'//., Coupable, qui h failli., 

Fdluet, ett6, ^j-y corrupt. Aé fluet Mince, délicat, de 
faibliR complexiôn.V. ,. ' ■ ;' / *' 

FemixXO (la), '<"*m Expression souvent «sitëe pour Ma 
femme, Mon épouse. , • . , , 

F6rl>lanquier, ,«. w., Ferblantier. 

Ferdaine, 't./, Fredaine. •- 

Férda886ni6|lt, **- m., Bruit, fi-oissenient causé par quel- 

«|ue chose qui /îjre/flw««. . 

< ' ■ 

FerdaSSer, FerlaSSer, ♦^."«., Faii-e froufrou, en parlant 
de feuilles sèches, de vêtements, de feuilles de papier, (jui fotit 
un léger bruit en se froissant : — Une robe de soie, de taffetas, 
qui /erdoêëe. ' . * i 

FerdOCheS, "• /• />/., Menus branchages poussant à la. 
base d*un arbre. , 

Assemblage plus ou moins épais d'arbrisseaux, d'arbustes, 

de broussailles, à la lisière d'une ferêt, sur les bords d'uni* 

route, ou croiss<int dans des terral!ins marécageux, sur les 

ten-es nouvellement défrichée^. 

^^ * • ■ 

FemXBr (86), '^ y>A)H., Se taire : — Voulez-vous bien îv>«y 

fermer^ vous ? ' / . , ' 

Ferré, ée, y>"/•^ imês.^ Qui esffen fer: -Une l)êcl»e, une 
f>elleyêrr/r'. 

FerronneriOS, >*■/• y'/., Ouvrages gros et moyens, menus 
articles en fer ou on cuivi-e : — Un marchand de y^rron?K^ri^^. 

Ferry, ". *>*., pron.^yîwvvit. Mot unifiais pour biiteau à 
vapeur, wrvunt de ÎNiteau travei-sier. 

Fertiller, »'. «., Frétiller. 

Fête (être en), ftx;.y Eti-e ivre, être parti pour la t^loire. 

\ 
Fôte (prendre l^ne), '"<••, Faire la noce* Prendre une 

|>artie de plaisir, avee usage immodéré de I moissons eniv jantes. 

Fôt€r, ^- H't User immodérément de l>oissons enivrantes, 
n'a ire lu fête, fairr la noce. 



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153 



Fêtes (lôS), ». /. />/., L'époque des /^<îk, nu Caniida, 
s'èiitend surtout des quelques jours compris entre les trois 
grandes solennités de NJoël, du jour de l'Art et des Rois :— 
Quand viendront les F^t^n. ... Nous irons vous voir aux 

■ / . ' , . '■ \ ^ ' \ ' . ■ '. .• -" 
Feiton, <». m., .Cheville jHxai^ les traits au tiuiou ou aux 

brancard» d'une Voiture. ' * 

''•'■'''. ■ ■ 1 . ■ . • ■ ' 

Feu, f<- m., Incendie : Passer au yîîM, c.-à-d. subir un' 

incendie. C'est le^^M qui sonne, -c. à-d. c'est une alarme d'in-. 

cendie. 

Combat, bataille à coups de t'usib : J^ /^m de Sjkint-Charlcni^ 

le feu de Saint Dénis. i 

Feu Chalain, *<• nt.y Eclair de chaleur, durant la cani<;!ule. 
Expression surtout particulière aux Acadiens. 

Feu (eau de). Désignation habituelle de l'eau-de-vi*» 
parmi les s^iuvages. • . 

FeuilleUre, '*.J'., Feuillure, terme teohniqué pour u^ 
certaine entaille pratiquée dans l'embrasure d'une fenMre ou- 
d une porte. ' L 

Feuilloter, ".''., F«fuilletçr. 

Fève, *('/', Harico^.'î^a fève proprement dite est désignée 

sous le nom àe (jrosHp fèvfr. r 

j\ ' '■ , ■ •* 

Févérier, »*- *»•, Février, second mois df l'<»nnée. 
' Pluie de /^r<rier vaut JnH de feuinler. 

FiaoJlÔ, <m(;., dlâ vieux fr. y<^<ri/ oÙy)^/^•qui *^HS*^ ^'/y^t ,, 
Se dit de quelqu'un 4{ui inspirt^ fonHanpe, <)ui tHO^igné de. 
confirtnlH^ , i ; ■ $ ' ^ • • ' "ft 

Et nfié^n /eableê * . ^^ 

Y iM>nt bomm^Mii^tenaht leuru fables ' 

Deroqa«feni1«lésM>nt muRbleii. *^ 

AL.AIN Chaktikr, U Livré c*m Quatre liâmtë^ 9-'fM, 

FiMe est un de^ces vieux mots cbers au c«feur des lexiço- ' 
graphes, et dont la perte, ^uOon eux, est particulièrement 
regrettable pour la langue fran<^*ai9e contemporaine. ' * ^ * 

.Flatte, Fiate (pas de), for.^ Pas de confiance, pas de 

foi : Y a ;xw ih. fiait e à avoir l^-dedans. ' % 

En ^onnaa^e. on emploie fuit dans le mén^e sens. <i» 




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Fioliorf t'. «M Mettre :-— :^mA0 jàmaii les piecU. cbéiu uou«. 
-7-11 t^Jiekéyieiiïk ù maison^ ... 

V Trop y «ont Im lieux divers. ..... par qàojt^llajjlihoUntSmmmÈÊt pied. . . . 

'4 Bo^ciQUÀIrr, if Part., oh. zx, p. tti. 

Le mot, ficher a quelquéfors, toujoam dans le même tens 
général, une significatipu plus énergique, équivalant' à jeter,, 
flanquèr^^— Je l'ai Jlch^ à la porte. 

... .et leurmëiiiries, leur femmes, leur eafaiis ftehcnt ou une ma- 

nlerede berbergec.;.. - r 

Ficher Ktoamp, /^J**., V. Camp. 

FiclltEe; Interjection souvent usitée pour marquer l'éton- 
nemen<ÎIl'j»dmiration, et qui est loin d'avoir, au Canncla, le 
sens grossier que l'on y attaphe en France. 

Fiel (se rong^er le), ^^-y Rongec.son frein; retenir .son 
dépit en .soi-même. • / 

Fier^ èEÇ,/ï^-i Content^ joyeux> 

* /^ ' ) ■ '• • • / ' 

Je h'ui pas b(.'«ol n do vous dli^ kI J^ôtaU j|fér d'ub^ndonnor un payK ni 
tourn^enté. . ' 

Taché, i^orr«<. 0< Foyaik, p. 211. 

*' Fièrement, «'Vr.,. Extrêmenient, l)euucoup : Y Axxvok fière- 
mfint de l'avoine ç't'année. i ' - - ^ 

Fiérot, '^te, «^*., Qui est un pçi> fier,' quelque peu hau- 
tain. En vieux français, Jù^ret : ■ , ^ . . 

D'açQlèret de batsler 
• Netup«sj1«rele. * ^ * . • 

,, Ane.poéÀ.'ntJui. dans LACURjfK. 

Fi-foUet, *..?»., Feu-follet. * . 

Le fifollet constitue encore une superstition fort répandue 
au Canada, surtout dâiDs les campagnes. On continue à^qir 
par là une âme en peine, courant les champs ppur fc ftii'e 
délivrer d'un châtiment quelccmqûe. , ^ 

Fifiri^oler, v. n., Se f^ire beau, s'iiabilter avec reçherclie, 
et, par extension, faire le Wau,' le fin, l'aimable. Dér. du vieux 
français fihûder, fréquentatif ^ de finir, " mettre la dernière 
main. L'épenthèse du ^ esti ici le résultat d'une forme sem- 
blable à celle que l'on rencontre par exemple dans maj/nièyv, 
opigniofif qui se disent pour manière, opinioA. 

Fi^noleUX, «.' m., Elégant, coq de village. On dit aussi 

nnfiffnan. ' v *. 

• ' ■' 
Ma femme s'est affroqade d'un gàrcou colffeiix, taujignoleûjr. ^ 

La BÉ4to.I.Ilear, Fy».peint» parfur-mè me», 1,17^- 






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Fil6, '•/•> riay de jonmaux, de lettfre>.;jCI«<n«iBti.t de 
papier» qoe)ponqaes^^ -^ J y . ' , ! ; ^ 

; File (de), ^, A la faite,' c.-à^. d'atHLé^ léiut »'itteè'{ 
rompre; Travailler M:t-h«ure8rf(5y^«.. r' ' \ 

FUer» V- <^» Expression eii usage parmi les geiVd a Palais,^ 
pour produire, montrer ■ /V/^r un protêt, nbe réclamation, v 

Filet d'eaUy' <<. m., Ëxpressipii-ùsltëe'par les gens de nàvi- 
j^^atioifi pouv d«^i^ner un étroit cours rî'pau i\u\Jih^ sans ré- 
mois ni bouillons, au long d'un ra/>v//'. 
" >k)n opj^t' «st fumifffyn, v. ce mot. 

Fille, '*./., J!teiH^int«%. I»onii(' ; Elle a pas d'/ï//^ de 
c'temp»-.ci. ,» ' * , " , 

Oïivrièrc : Vuejil/f(\e. moulin, une yr//^ de fucterie. 

• , * ■ ■ ■* ^ ' .■ 

Filles, •"*../i />^M ^^^^ mot n'a pas, au Canada, le sens souvent 
malhonnête (|ue l'on y attache éri France. Parlant, par exemple, 
de' quel(|u un qui commence à selsentir'du goût pour Tes ^/«?«, 
qui va i'oir ^*'it filen^ow \ eut Kimplement dire par là qu'il aime, 
la socit^té des jeunes filles^ «ju^il fn^jnente les jeunes filles dans' 
un but de mariage. 

FillçU, Fillol, Fillot, /*. m., du lat. filiiiluu, «îs chéri, 
filleul. Cette fonne s'est conservée, en France, jusqu'au 
[Vii*^ siècle. . 

Le ^/lau BOD parFein atendant. -, 

Wack, /font fin de ifon.'v. 4260. ' 

FiUole, *»• . A Filleule, du Wt, fHitla, fille chérie.. . 

Il n'a pas aperçti Jeannette ma/flio'*». 

t . MOLiisRB, riS/ourd/, aote iy,«. 7. 

' Fin, ine (p&S), «., U^u />a«^n est celui qui n'e^t pas malin, 
lui ne montre aucune isagacité, qui est de la pâte de ceux 
lu 'on roule facilement. 

Fin flniJe (la), /^>^.r La fin des fins. 

• * . ' ' - 

Finiment, W*?., Parfaitement, très bien, c.-à-d. d'ùiie fa^n 
►nt à fait finie. - < 

JF^niSSantyV m.,^EIève de derniènf année, dans un <;oI)ège, 
le université. 

Finition, '♦•y', La fin d'une chose, son' oon>plet achèvelnent. 

I Fioles, *»./. /V., Ijes trappeurs d<^ignent ainsi certaiiw» 
dcules odopuitPK du rat musqué et du castor. \ 



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Plstoa»^^. >»., Se dit flouveiit d^^s'l^ «en* de cog desMage, 
c.-à-d.,du galant le plq» en vue et le plw coniid^ré d*uiie 

' paroiMe. '• ^ .." ' ''•'-..''' ■-. ■. -' - '* *\\i a 

On (dit aussi fsêJii^U^i^ .peur d<<Mgher les jeunes geps d une ^i 
pài:pi88e; .en %é d'aller wtr/««^i^*^^" ; ■ • 

PlacqWlî» WàgOtar, t>. n./Cla|)6ten.en!^^^^ 
vement do yâ-et-vient d'Un liqufde drtns un vas? quelconque. 

FlaiX\bài80n, «./, Flamliëe, pe qui flambé. 

Flambe, '». /, Flaiùnie. Lueur se d^ge&ut d'un incendie 
ou d'un corps qùelcoiiique en combustion. V ' 

hu lat. jirtm«»a.;L'intercaïation du ^ d«ns /#i»»^ a lieu 
comme dans hunthi^i^ comble, ^tc., dérivés de humUis, eumtdus. 
On ti-ouve indilféremiçént ^fkcmbe «t Jfamme dans les vieux 
dictionnaires, _et le françaiïi actuel a conservé ^/?/fm6^r, /«m- ^ 

huvyant^flnmlieiiu. , ^ 

Kt dl^nu m«»« M>un't (entralllei^) Il ftium© 
, '^' V'^^*"*** -r-^ LouiM PirriT, Ifnt* tiormandi?, p.. îHt. 
r Flambé (étte), /<>*•., Etre perdu, succomber datis une 
"'entreprise. • ".. ...w . '■"/''" • V"' ' "* 

Flambée, h./., Feu clair de menu boi*j. Aiv figuré : Son 
héritage va faii*êiiu''aiiè./frt»*^<?. ' ,^ i\ 

Flamber, « «M Je*»*' «'Ç^*» flamme : -r/fVfimA^r des veux.\ 
IiBS yeux lui Jla»>*^n/. . \ 

Flâmbdtter, «^ »., Faii# la pê<^e au flAml^u, et parti- 
culiàrBment la pêche du saumon, eii se servant dei'iiwfcninieiit \ 
a darder appelé nigt^ : AXU^rJlatHboUer. Ue.venitéfifamboiifir 

Flimdrin,^iXiei a^l; Q«i est à la fois^gt-aud^ élingué et 
ciVllure molïv veule, paresKeuse. 



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Flaquer, v. n., Etre mou, sfltns rigidité, sans consistée : 
âes culottes lui ffaoùëfU le long des jamb^ 



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Flasëue^ *». 4* ^® ^'•"^- -^^^ èourde d^ Vé^eV pour 



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FTattet, *. m., Éorte de canot plat, oj usage dans le bas du 
fleuve, et qui vient des pécheurs fraTu;ai» de Terreneuve et 
Miqiielon. i • / ^ 

. Flau!^ w*, Fléau à battre le grain. ^^ 

Flaubér, FloOér: ''. «•» Battre, rosser :- I va s'Iaire 
/fattA*»r, j'n ai qu'<ja 1^ t'dii 

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^FltoU» «• 1^% Nom doaiië par le* inariivi du Golf» à «n 
manùn de la famille des d»upliin% tkjwMt MÎr je doc, et près dé 
k tête, Une énorme nageoire pr«equé rigide, ((m Hit ^«erre 
^ec son corps." , \ 

On nomme aussi- ce poÛEfSon le daupl^n-gladiateur^ k cause 
e ^n caractère belliqueux, surtout vis^à-vis de la baleine. 

CTèchè, /^- «ffWv., E^ii flèche^ droit jopmme une flèche: 
-I fftut etivc^er ça^^;^^ ^ ' ^ 

Fléchée ^(ceinture), *>'/y Ceintu^e^de laine autrefois 
ort portée,' surtout en hivier,, et qui^est ainsi nommée parce 
iie/"dans la trame/de nombreux fils de couleur se dirigent en 
DUS sens en formes de flèches. ' ., j ; " ^ ';•: 

Flétai^, *. ;'«., Enorme poisson, pl^t, assèE abondant* dans 
) lias Bain i^- La urfs^it, et qui atteint f^Melquefoislâne longueur 
e dix plieds, avec- un poid.%,variHht de iiOO à 300 livres. 8a 
éche estdes'plus émouvantes, et olfre plus d'^n point de 
essemblance» avec celle dé la baleine. 1 , 

PlOUme, *../*., Flegme" pituite épaisse qu'on rejette en , 
ou^ant, en craclinrit. / \ :^^- • 

Pleur, ^. ,/i, Farine ordinaire, c -à-d. jj)oudre;,r^ultant dé la. 
loutùrc de diverses céréale^ telles ^ja^ le froment, le seigle, 
» maîà, le sarrazin, e|c.<^||v ■,'-)) ^- \ - 

iPlptter» ^' <^M Conduii-^, dirige^' cï^ ^féces^ de libis, sur; 
le ri vièrci, jusqu'à la scierie. "'' 

■ • '. ^ ^- » '.''-,'■ 

lotteUTi «• >Am Celui qui^/l^té^'uji tram «de bois, sur une 

tière. Ce^i qui conduit, di^igç un. train de bois ou cage. 

Foi (ma) du bon Dieu. AMrLaâon entonne de ser- s 
mt, souvent usitée pour appuyçrj ce qu'on dit, ce qù'on 

|Foi8^-(des)« (<x*m Momentâ, i^rftanté : r-V a^eiSM /oiy que 
mx pu y tenirj ' *^ 

luelquèfoim asse^ souvent; — J^têf<m j'n^e trouve mieux. 

\i>i» faièpKt aussi usité dans le sens d0 tentée, répété ou 

In :--Z>^./ÎHk,çaVadonne, etc^r^ t; '■/*' 

'oif que (une), foç^ i^amàf'iorlSfinéi^-Unê/ms qu'i\ est 
tcé, on peut pu ràrrétmr. 

*OïiCéf éBf p<trt. poëë.. Qui est en fonds^ qui a de l'argent. 

■ * 

^Ond Xh)f l^' tuiv.j Beaucoup, extrèmementv 



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158 



FON^FOB 



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Fonds^^^iw» pl-r Daus ie laDgmge des |»éoheuirs du bai de 
Québec, letkjonSST^ôt^ Im endroito du fleuve ot^ Von pèche. H 
y aies *' grands " et leèv*^ petits iondi ", sinti ixoniiiiëB d*a)>rè8 
la pluspu moins grande pÂ>foiidéàr de reàu qui les recouvfe. 

FontCUO^Oy «. /.» Bubansei^vuit à retenir une coiffe de . 
femme, et forma# un nœud au-dessus de la tête. ' 

Ce mot, autrefois assez répandu eW France, doit sonor^nne 
à Mlle de Fpntanges, au temp^^de^ Louis XIY. Sa ooimire 
s'ëtant dérangée dans une^partîe de chasse, ' elle la retint " 
autour de sa tête à l'aide/ d'un ruban, que Ton nomma par la 
suite une yimtow^. 

Foot-ball, 9. /., Moàanglais pour ballon de caoutchouc 
qui se lance avéb* le pied V Un club de foof-baff. Faire une. 
partie d%,^^W/. 

ForbU» UO» «^M Fourbu, atteint de fourbure. Oa trouve 
^* cheval forljeu " dans les anciens dictionnaires^ du vieux 
. vcrl>ey<>r6o»r«f lx)ire avec excès ou à contretemps. 

Force (en), /<x^., En vigueur :^-La loi mt ffn force depuis 

hie*^. ; • ^ ■-■ '/ „v,: ^ ^^ 

On dit aussi, dans le même sens, en ojM^ration. 

Forcer (se), v: pron.j Contracter un «/for/,* une hernie. 
Forçurè, ^-/-^ Foie d'un animal de boucherie. 

ForeZU&Xl, '» w»., pit)n. /ore-manne. Mot anglaÎR pour 
contremaître, chef d'atelier 

Forestter, *r »»•» Hottinm^e chantier', chasseur, coureur- 
des-bois. ,, . / 

Forger, f*- <*.; .CohtVefâirfe une signature^ commettre un 
faux en écritures*: ^CettC simiature est ybr(7^(fî. 
Edifier à grande peine :-^-rV>r^e»* un mensonge. 

V «Fonnapce, ^. /., Fidteié, apparence, ressemblance : Il est 
tellement estropié qu'il «^* pu j^rwirtwc<? d'homme. 

-Fort, «. »«., Tenne ciiîinaire pour farce de volaille, de 
dinde^ etc..-? . • . 

» ■ . . " ' 

Fét^, '«. m,y Aux premiers temps de la colonisation, tout 
village ou bourg important s'entourait d'une palissade pour 
mieux se défendre contre les sauvages, et prenait le nom de 
/>rC ^^•' ! ^. ' '• '-'^ ■ \ 

jOn trouve encore aujourd'hui, dans le langage du peuple, 



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FDR FOU 



159 



/ 



quelque souvenir déoes teinpe héroïques, et J'on dit «noore, 
en pMrlant d'un ehef-lieo : '--Aller au Jm% revenir au fort. 

"fort (envoyer), /«?., Appuyé^ frapper, lancer vigou- 
reusement, avec force. S'emploie gënéralenient à rimpëratiij 
et par manière d'encouragement, chaque fois qu'il y a lieu ^e 
soutenir quelqu'un, soit au physique ou au moral. r' 

Fort (parler), fec., Elever U voix, parler à haute voix. 

'Portillon, ». m., Frëtillon. Personne qui est toujouri en 
liiouyement. 

Fortuné, ée, o^'., Qui est riche, qui a de là fortune. Du 
vieux fr. /or^wn^, prospërei*, lequelétâit dériva à^fortunarty 
faire prospén^; "• V 

Fossé, «. /., Dans la r^on de Québec on appelleyÔMtf un' 
étang, ou toute pièce' quelconque d'eau dormante. ^ 

8e dit aussi toutrparticulièrement de l'eau amassée derrière 
une écluse, une chaussée, v. Etajcc; 

Fouiner, v: n.. Fuir, s'esquiver comme la fouine, ^ la pre- 
mière annonce d'un danger. . /° i> 

Fouler, v. a., B'entend surtont, «n hiver, dans le Sbns de 
/*W«^r de la^ neige aux endrcjiis des chemins où il y a des 
ofnières ou coAoto/ afin d'égaiiser la voie. On dit alors que 
Von fimle le chemin, .que le chemin a étéfoulëi 

Au figuré, opprimer, fouler aux pieds : — I faut pas s'iaisser^' 
fouler comme ça. . v ' „ ^ 

Foulon, «.m.. Lieu de destination, cîans un port; d'un 
train de bois ou ^o^e. Grand dépôt de lk)ts dans une r{ilâe,poUr 
l'exportation. . v 

Fourche, «../*, S'emploie dans le sens de bifurcation de 

leux chemins: — ^Une /biirrA^ de chemiiis. • . '■ '^ 

• • • . • , ' ■ ■.»■ . ,, " 

Fourichée, ««./., Qua^t^té^de fourrage qu^on enlève d'un 
»up de fourche.. iT - - ^ - 

Four^ailler, ». n., corrujpHp^b. de fourgonner. S'agiter, . 
;'a9airer inutilement, ou sans bût déterminé, en rangeant son 
nénage, ses hardes, ses livres, se9 papiers, etc. 

Fourgailler dans un tiroir :— Fouiller maladroitement dans 
m tiroir, en brouillant ei dérangeant toiit '"■ \ / 

FourgaUUr le feu :-~Remaer le f«o dans uii poêle, sana 
«soin, et le 4léran|pr nus oetae, en le^voulant aeccflinmoder. 

En. Normandie, on dit en oe w&n^fcurgoter. 

— - ^ * ■ - ■',-.. .,f., '^ , 



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160 ^ FOU FRÀ *v 

Fouroimcint, «. m., ^onrm 

FonrniTy r.*f».,^ti0li«. Par «j^einple» un marchand, aoba^ 
Ifindé outre mesure, dîl^^u'il n<9 peut plus fournir^ o.-à^. 
suffire à conten|«r tout le monde. , ' ' ' i 

. S'emploie aussi 4^rè8 souvent en sou^eiitendant le régime :-|- 
Le moulin xw fourmi plus, c.-àrd. manqué de la quantité d'eau 
nécessaire pour le faire iuarcher. V . *"' 

• FoUrrole, ?-/-, Coiffure d'homme, do|it l'usage était âu- 
tref^s fort répatidu, et consistant en un boniiet ou tuque de 
laine bleue. Expression particulière à la région d|e Québec. 

Pouter, i*. a., Jeter, lancer bruscjueinent : — \ y B.fouté un 
\ coup de poing. 

\ Fouterlii ^mp : -Déguerpir, s'en aller à la liâte. 
\ Fouter la paix à quelqu'un :-— Cesser de l'importuner.. 

\ FoÛtor (8e)y *'• y /•<>*»., S'appliquer niutue]i^n\ent : ~^I Hêont 
ji yôii/^ des tapes. 

\ 8e moquer de : — I a^en foute ben, allez ! c.-à-d. il s'en moque 
joliment, vous pouvt'.: me croire. ' 

Poutumdllt, <^';, Beaucoup, extrêmement. 

FOUyetr^» »»., Foyer, àtre. 

Oqnel'enlkntoltaay uyer e«fc bien to«t cotfàeajuaquesyu inoustler 
^ , ^ > Cotci^^Vk, IHetUnnair». 

Fraîche, «• ft Le frais du soir ou du matin. Endroit à l'abri 
du sqleit ou de la chaleur : — Partira \tkfraieh6. Se mettre à la 
' fraîche. ^ 

Franc '^Ich^Tal). Cheval franè du collier, c.-à<l. qui tire 
de luiomôme, sans application du fouet. 

Franè^ OOOixne TépéO du roi, ^^m;., Qui est très franc, 
très loyal. V": 

i^lUnçaiS (souliers), <»• m: pf., Dans les premiers temps 
àe la colonie, on appelait unsi lé ioulier à boudes, importé de 
France. Plus tard^ ce nom fut {tendu à toute chaussure quel- 
conque visant tant sdit peu A l'élég^ce^ et ppuir la distinguer 
de û chauslMire habituelle, dite ooUe êauvoffe oa mmliêr de 



Fnmcbise électorale, «. /, Liberté politique ou 

Vsivique, c.-à-d. droit de nommer ses re f t é sentapts soit au Par- 
lement ou danr un conseil municipal. 

Francisson, «. m.. Se dit, par dénigrement, d'u^inifiâelef 
d''un impie, surtout d'un individu qui se targuât i^e manger de 



, > 



FBA— JFBÉ 



161 



la viande tous les vendredis (franc aux muciëgon»), même ie 
veiKiredi4MÎut 

Frapper un coup, f<fe,y Faire uh effort, donner un coup 
de oûBur. - 

Frasil, «- ^t-» Neige ilottaat pmr petitei parcelles, en ma* 
nière de grumeaux, à la surfaoe à& l'eau. 

Fredocb66. v: Frrdochib. 

Prei<Ur, r.^., Froidir, 4u noiw. ïft^^ 

PreidUre, »./, Froidure. ^ â ^ 

eovent i ^ tÊàm e frHdure, '. ■ :~;P-l''^^:^\' 

BimolT, CAroitltiie lie i<^^^ v. MM. 

^anvl couvre la terre de b«| 9i&B/rH4*H^v . ' 

X« ^««VriiiAMé jersey, Un3), p. 9D. 

Preim^, *. /m Frime, semblant, feinté,.' '' 

' Préite, c^j- inv., Froid, jrlaoë, dér. ;^U. s&intongeais /n;i<, 
venant du grec phrissein, frianonner :-fU|i^ Hiver yret^e. Un 
temps ^rctte. i ',, 

Avoit pas/rctfe aux yeuit :-rrEt| y faard j; ,]lirt*ve, résolu. 

FtûUete prend aussi 8ubstantivemeiït:-^lTnyr«t/f de chien. 
Par un grand y^ife. 

Prélasser, V.FERDA88ER. " ''( '^-.'y^ ^ ■ 

■' «1 ■■■.■■• i' i , • 

Prêli, 9. m., de Vnng.jMic^ f(Mé joy^fdnBé. 8oirée dansjinte, 
«naque. On dit aussi //?>/tr. " /a:\/'! ,; 

Prémi, Prémille, */, Fourmi. V 

La vermine de la tern» — comm«::;./,çlbportiMi, ciron», /rei*»<f et 

aatref* Hemblables bestiole». I •', 

Préi^oiUenient, «vî^'m FçurQiUlen^^ 

Prémiller, «. n.^Fourmiilet*, se^muer en grand nombre, 
^n dit, de niême,^^rm^^^ pouiyfouri^ 

^emUient èa lear eariap, <»mueWn veotd lee fburm I s briller. . . . </ 
,\ Fray el par/. am^rTtfSÏi dan« 

FVéQUéntetioily f-^^v C^^ l'on lait à une 

|euhe fifle, àunë femme, dans le btft de Tëpouser: — A voir une 
tion, se dit d'une jeune fille qui a un eavalier.* n^. 
LU |>lîirteVet par extension :— Avoir des Jréqumiaii&mw, 
L-jh1. a voit den cavaliers.— Etre en âge d'avoir dem /répêrni- 
tiang^ c.-à-d. dtre d^Age à se marier. 

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162 



FRE— FRÏ 



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Fréquenter, v. a,, Fiûre sa oour à une jeune fille, à une 
f emme^* dans le but de Tépousèr : — Cette demoiselle est fM» 
Jiréqùeni^ o.-à^ ne reçoit les hommages de personne» n'a pas 
de cavalier. ' ' 

- Préquéntèry «. V, Coqueter, faire de hc flîrtation^ 

.ta blonde serait bien fbilé de ne pas friqusntêr on' peu, poar ee. o^ 

soler de tcm abeencé. - _^ , 

Prette, ««&'..▼. FftBiTK. . . 

Fricafitôéé. ê./., Terme courant pour hachis de viande. 

Fracasser (Sô), v. pron,. Se moquer, se fouter :-^4>J^ ! ben, 
j« mVnyVtCituKto, de tout ça« / 

A rapprocher de la locution fre^çaise : L'an i^en /rica^4r 
signifiant Ce. n^est pas pour toi. / 

. Mol I Je te obereherala ; Ma fbl I V<mVenfrica$êe^ 
- Des flllea comme noai ! ■. 

MOLifeRsi, 

:' Friche» *• *»•, Terre, vierge, terre neuve, o.-àrd. qui n'a^ 
jamais senti le soc de la charrue. 

Dans le. sens de terrain non cultivé, de terrain en jachère, 
lllncienne langue française faisait de friche un substantif 
masculin, et cette particularité s'est conservée jusque dans le 

'-normand de nos jours. ■-. '^'■ 

. • • . . • ■ . . . ,- \- - -■ ■ 

Bn on beaa/r/e^descoavert. ^ 

Lip, de eh. du <«r. Seneêeh. de J^orm», !>• 8». 

Brièoty «. m., Ragoût quelconque, et,^;paf extension, ncicé, 
' festin, «te. :— Etre en plein fricot, c^à-d. en ' pleins^ prépa- 
rati& de festin, en plein festini ,^ 

Au figuré^ mélange, désordre, tohu-bohu, etc. : — Eiî v'ià un 
fricoty o.-àrd. en voilà un pêle-mêle, grand Dieu ! 

FricotCfr, v, n.. Préparer des ragoûts, et, plus spécialement, 
cuisiner des petits nvsts appétissants, des piltisserie% 'etfs. 
Faire les préparatifs ^l'un festin, d'une noce. , 

\VliàliXeïait euse, àdj.. Frileux, frileuse. / 

Frieur, #./., Frayeur. ^ 

' Friler, «. n., Orelotter, trembler de froid.' 

Fringale, s* //Faim e^eessive. 
. Bà Franee, yWfi^aZ0 signifie surtout faim sulMte et i&opîiiëe* 

nriHgtle, «. /, Joie vive que Ton prend à sauter, à danser» 
De^^-Mi^'uer, danser, sautiller en dansant. 



7 



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FEI— FUT 



163 



Frison, «. m., Boucle de cheveQx frisants. 

PriBOXlS, «. m, j9/., Vagues blanchissantes, qui s'élèvent sur 
lani^r et sur les grandes rivières, lorsqu'elle^^ commenoent à 
être agitées. 

• ■ '■ ' ' • ' • 

Frit, «. fns.t Fruit La chute de Tu, devant,*, est un .fait 

assez commun en patois canadien '.—"brièrey. d^piêy •/»««, etc., 

pour bruyère, depuis; puis. , - «^ ■ 

Ii*s0nt/Hlqn'Jfame,lf)Miftoa*3elVllsa, , • ^ 

Ch'ett la gmdlUe oa la oh'irM. 

MlnriTira, /Me<./r.-ii*rmaiur«lC Ul. 
' • - • ' '■>•■' 
Ce vieux mot se conserve enoore, en France, ^dàns le verbe 

e^Vttor, rendre la terre stérile telle qu'elfe ne produise* plus 

dé fruits (0 privatif^ et /rt<, frait). -^ > 

Flltier, ««(;., Fruitier: — Arbre y^t«r, jardin yH^î^. . - 

Frivolant, antè, arf/, Vif,^ gai, alerte, léger. Cette 
expression est surtout en usage '^dans là région du biis. de 
Québec : —Créature .yrtw)/an/tf, c.-à--d. femn^e coquette et 
légère. — Ye^tJrivotarU^'c-k-é. vent Vxi et sec. • "* 

Froid (prendre), ^«?.. Avoir froid. • - 7 

Frolic, *.*»., V. Fbêli. . f" 

FHunéee» s^f* pf>*j Les chasseurs et les coureurs des bois 
désignent souveu^ par fumées, les excréments des animaux 
qu'ils poiAvuiveiit. ^ : . / ' 

Fuinelle, ««y^» Femelle. Dans lefl(; dictionnaires de Kioot 
et Cotgrave,yufrie/^ et/etnells sont don'nés oomme'synonjrmes. 

I«'iiiâle ne chantéjmmaU bien qu'A e<Vt«ld*la/MiiMiltf. ' 

Mimeê ff ue rmêê t m i êêit pi UL . 

]Puzne8 donc, 2ocï,^onnulè usitée en manière de politesse, 
pour demander à quelqu'un de rester encore un peu plus long; 
temps. 

*. Fureter, ». n.f A l'indicatif, jeftt^rUy tufurîeêy Ufwrts^ 
pour Je forotte, etc. v. Sris. 

- » • 

Posiy #. m.. Fusil. ^ 

Futé, éé, <n(r»» Lw chasseurs disent d'un anunal «{n'illMt 
f«té^ lofiK|iM son intelligende est arrivée à son plus haut degré 
d'aeuité et de perfection. ^ * 



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164 



GAB— GAG 



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G 



âaln^arot, 8. m,, Homme délibéré, hardi, vigoureux, éveillé,** 
avec tendance aux paroleà libres, aux propos joyeux : — Quel 
gabarotf c-à-d. quel joyeux luron. i 

Se dit rauééi pour homme dissipé et querelleur. 

Bn Saintonge, la gahare est une sorte de bateau plat, uien 
paiéticulier à Ta Charente et à la Ix>ire, et le ga$ari«r, ou 
patron de gatôure, doit être, comme tous les bateliers, un bon 
diabljp bien râblé, et ayant toujours le mot pour rire. 

GhEbbion» S' ^M du bas-lat. gabia^ cage, prison. Sorte d'abri 
dissimulé dans un fourré, un marais, et servant au chasseur 
pour attendre le gibier. 

Q&Chillory ^' a., Gâcher, faire grossièrement quelque chose. 

' Q&d.6ll6, ^/m Variété de groseille, venant par grappes, et 
qui se partage en trois espèces : la rouge, la blanche et la 
noire. La.gadelle rouge' se distfng^ue par sa plus grande acidité, 
et la blanche par sa saveur sucrée. Enfin, avec la gadelle 
noire, au^isi appelée caggis^ on fabrique une liqueur fort 
estimée. . 

Gadélier, <• m.. Groseillier à grappes. . 

Qafifer, t7. a., Accrocher, happer quelqu'un ou quelqiie 
chose, au passage. 

Gteflèr (86), ^. pron.^ Se prendre au collet^' à bras le corps 
avec quelqu'un, dans le but d'engager une Itittè. 

Qâg^; V. a., Pariei; :-^\ovAgage deux piastres. 

Oftff08. 9' *>»•} on/ém, pi.y Salaire quelconque, et surtout 
paiement d'un ouvrier, d'un manoeuvre i — Gagner de bons ou 
de bonnes ga(fe$j cnà-d. gagner un salaire élevé. 

Ghlgn^y t./., prbnxl'a» bref, de l'ang. gmyji. Groupement, 
attroupement, foule nombreuse :*^Une poffi0**d^vriert. Une 
^o^tM de monde. à . 

Dans le sens d'associatioii, société : — ^Tous les étudiants 
étaient lâ, en gagne . / * 



/ ^ 




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GAG— GAL 



165 



Fanqdlle, maiibn, suite d'mi peribimage : — ^Tratner toute sa 

yo^tM derrière soi, 9.-à.d. amener tout son monde jsvec s<m. , . . 

. '■ ■ "'t ' 

Oégnef 9, m., Gain, bénéfice, profit : — Dépenser, manjjter, 
boire tout son gagne. ; «* ' 

On rencontre ohes les vieux auteurs, gaagn»^ gaigne et 
gaaignej, - ; 



AmaMsr, par loisibles yooirtMt. tuMora et r«Vêniuu 

l"^ CnutwnwmjtM.FiBAJIi, IIlM.de CharlfêVtl.in, 

ma ikpertèttÊOlt A gaiffne* 

J, MAMone, V. VM, û»nM LMré. 

Ckiffner^^v. a., Alter à, se diriger vers :— Il tk gagné ït» 
Etats, l'priutemps dernier. - | 

Gh^nier, t^. n., Vaincre, surmonter :-^Il a gagné, o.-4-d. il 
est sorti vainqueur. 

L'emporter sur quel<pi'un : — Vous ne gagnerez pas, c.4rd. 
inutile de persister, je suis inflexible. 

' Gkdllaills, ê' fn. pl.y Bottes sans semelles, dites mmtium de 
bttuf. . 

GWantise, <»./., Galanterie. ■ i 

Galapiat, ». m., Vaurien, drôle, fainéant, vagabond. ( 

J'eralns qnë ch'méchant çatapioê Devienne barlMiadsr elMas ttooà 
La BSdollxIerk, Ftxtnçaiê peinte pur en3>mimëê, J, I79i 

Qalèndart, v. Godendart. i . 

GjtlO» fi»/'i Croûte formée sur la peau par lliumeur que 
secrète une plaie, une é^rchure, une blessure. 

Galerie, «./.,* Sorte de balcon qui fait le tour, ou longe la 
façade des habitations. 

" Le 22« dnrant qu'on tenolt coDMlItnr la iral«He du tort...... Jadlte^ 

galerie se rompit paNo milieu.'* 

Journal deêJéêvHétf p. tÊê. 

Gkiletot, «. ni.y Grenier ménagé au-dessus d'une étable, et 
dans lequel oh met le foin. (Oscar Dukh). 

Gktiôtte desarraain, «./, Espèce de crêpe qui se Tait 
avec de la bouillie 4o farine de sarrasin. 

Gkklipote (OOtirir la), ^e , Courir le guilledou. Aller 
Muvent^ et surtout pendant là nuit^ dam des lif ax suspects. 
•En parlant d'une* femme, faire dès promenadety des voyages, 
des sorties quHnterdit la bienséanee. / 

Eh Sajntonge, oh dit ]A*€f€M%poie pour la male-béte, et Ton 



V 



-/ 



166 



OAU— aAR 



\ 



«nteiid par là des loroiert te obàngetfnt fat nuit en chien blantc 
(eam-pote, patte de ohien), et opurant le pays pour faire peur 

et faire mal an pèoTre monde. "^ 

*- ■ ..,■,.. -, I 

GMlon, «• m., Mesure de capacité,- ^ni valant à qnatro 
ohopinec, on doul pintes, . soit environ qoatre litres et demi» 
mesure française actuelle (mesure réelle 4 litres 54 centil.). 

(}alop (donner un)/ 2ôe., Réprimander Vertement. 

Gkdop6r/ t.n., Courir les rues. Etre continuellement hors^ 
de chei soL. Côarir le guilledou. Avoir de mauvaises fré- 
quentations. Ce verbe se prend toujours en mauvaise part, 
:\ Passer ifon temps à galoner, c.-àrd. étrd en passe de devenir 
rapidement uii 'mauvais sujet, un vaurien. . 

On dit aussi eof^fYit^^. 

Qalop6UZ| 61186, «.) Qui est continuellement À courir les 
chemins, les rues. Qui a une conduite déréglée.- Qui est nn 
propre à rien, un incorrigible. * V 

On dit aussi caurailUtêx, j 

GktlVftUder, v. n.. Vagabonder, faire le fainéant. 

Gkuii6ry t'. a., Attraper, empoigner adroitémeâ i—Gamer 
une pomme au vol. 

Gangne, v. Gagmk. 

0&n£^6-pain, «. m., Gagne-pain. Travail, outil qui sert à 
quelqu'un à gagner sa vie. : ^ 

Gkmgn6r, v. a., (Hgner. 

Le nippllant ft toomoartdepula esté oa pays do ftalnt Paer, pour gangniér 

Ckron. du M<m$ aaini-Miehei, I. lift. 

Oan^6UX, 6U86> a^O'^i^Agneur, personne qui gagne; qui 
est victorieuse^ qui est chanceuse. 

Gkmgway, ». /.t Mot anglais pour "'passerelle, ou petit 
pont servant à établir des communications entre un bateau 
et son quai. ', ♦ ' i ^^^ • 

Ganit ». m., Canif. ~ 

GkuX)6, «•/., Pille ou^emme de peu de chose, de mauvaise vie. 

Ijb mot gatrw n'avait pas dans l'aneienue langue le sens 
déshonnAte -qu'il possède auj^td'hui : il éCatt alors simple* 
-'-'-■^ le féminin de^orw, jeune homme: ,"* 

Oosad Doa B*étaltlâ •oos lu doue, 
<#ore« el fwiyNi, an Un d*la iQtte. . . » 

M fn VI as, IN0I. /roiMOHionN., pw 74. 



I 



GAit^-QA8 



167 



■ «F 



\ GhiurC9tt€i, ti /•} Tresse en menu ooraige oa en lanières do 
^àirV'et servant, aux punitions oorporellee dans les écoles, les 
opllègés, etc. • ' \ 

'. Lie mot gàrcette est aussi un terme d'uniisage a^sez gënëral, 
^ pour désigner tonte eorde de moyenne, grosseur. 

Oarçon» '• *'*•» Q^ demeure dans le célibat. Qui ne se 
' marie point.' \ ' *• 

Vieux parpon :-~^0élib4tàirè déjà âgé. \> 
' Enterrer sa vie de gatçon : — Faire une dernière noce av^ ses 
amis, avant de se marier. 

^rpon se dit aussi dfins le sens de;/{/«, ' . / 

HS^arçOimlèrey 9,/,^ Petite fille qui aiine à hanter les gar- 
çons, À se tenir ; avec les garçQns. 

'■«-''■ ^'\ ' ■' ' ' ."•-'-, 

' Gftr4er> v* <>•* Regarder :— Garde don si s'en viennent. 

' '\ .■ ' , • ' ' " :^ ■ • 

. Gardent de loin Bi nni yeu .. . . >. / 

«Balnèii ôol ftattent enMmblees. 

« ' Marib, FoMie aa 

Gkurd&-80l6il,.«> *>*•, Abri contre lé soleil, protégeant une 
vitrine, une fenêtre, et confectionné à l'aide d'une forte toile 
se levant où s'abaissaut a volonté. 

Gardeux, *. w., Oardeur. , ♦ . . 

, GargfOton, ». m., Oavion, gt)sier. / 

Ott^rOMCLge, 9* m., Vagabondage;' dér. de lou^t-yarou. 

N'est usité que. d^us les 'locutions suivantes :-:^ - ;^, 

.Aller en garouage : — Aller en partie de plaisir dans, des 

iJiepx suspects. " ' . I 

Etre toujours en garauaçe .-^-Etre toujours en . voyage par 

lâouta et par vau]g| Ne jamais être chez soi. 

Cette locution ne vient que ^édispiurattre d^^ In langue frui- 

çaise, avec la dernière édition du Dictionnaire de J'Acndiémie, 

publiée en; 1^77. - , -K\: , 

• ' . .1 . , - ' 

Qarrooher» ^* <*•» Lapider, Jeter des pierres : — Giirrocher 
un chat, un chien, etc. ^~ • .; 

Qarroclier (se), v- pnm.f,Hê jeter desj^iertes, des mottes 
de terre, etc. : r bes enfants qui m imràcmni. 

QSMf 9, m., Qara, gar^n, et Mm spéoialemerkt. petit ga'rgon. 
Dans un sens dérisoire :-^ Vous .êtes un beau gtiê, vous, 
c^à-d. vous êtes un jc^li garçon^ vous. ^ >*- , . 



/ \ 



M«U«i dm la aonps à eaoqiër : 
y 1* iroi*fo« qa*c«i rarrlvé. 



dkan m m n«rm, du jdhtii* tiMt. 



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168 



/OAS-(iÉR 



^>' -'Gf^adliblè, «./, Mélange de son etd*eau, formant la ba^ 
de la AotMllf? aux besth^jx^^^ ^ • ^ 

/ Qavagner, r. r?., D^tëriorer une ehon, s'en servir saiis 
loin, sahs prudence: S^dit surtQÙt des haUitsdont on ne prend 
>u.cun soin. v. .Magaxer. ' .'^ 

Gktvion, *. Jt^-l Oorge, gosier. 8e rattache au jat. ravtts, et 
•st une forme diminutive de gavey qui a le même sens. 

O&Bette, «• /•) Journal, papier-nouvelles. On dit aussi, tout 
simplement, le papOtr :— C'est .un homme qu'écrit dans les 
g(&iWijiy dans les papierê, c-A-d; c'est un journaliste. 

GkkSetter, »• «., Publier dan& la Gazette oJprteUe. 

<}éai|e, /»./., féminin de gtSant. ^ . 

GMh. ». la.» dér. de geindre, Ptainte, gémissement. ' 

^ 'Oenti, iil^, «M^'.t C^ntil, gentille. 

G6rb6r, v. n., Fournir des gerbes : — Ce blé gerbe bien, 
■ C-à-d. fournit des gerjbes en quiuitité. 

GtStCBt »./, pron. geairce. Qerçure. ' '' ' 

QÀr^audé, *> J", Jeune fille aimant à s'amuser, à^diner, 
. à folâtrer avec ite garçons. , ' 

Gergauder, v. n., Se dit d'une jeune fille qui fait la ger 

' Gtonoine, fém. de germain :=r^C'est ma cousine germifw. 
'"." *■• 

Gérryiiiander, s. m., pron. ' djérrai-manne-der, Néolo- 

.gisme politique, d'origine américaine, servant à daigner un 
arrangement paigticulier d^ divisions élector<iles d'un état oii 
d'un comt^ Par cet ajjHngemei^ le parti au>|^uvoir cherche 
Jk rémanier ces divisions électomlës de tefle sorte qu^ adve- 
nant une électioh, il obtiendra sûrement l'avantaffe sur son 
concurrent, quand iiiénfe celui-ci aurait en réalité pour lui la , 
majorité des votes. . ' .. , 

L'origine du mot yerrjPomfer est as^es curieuse; Ce fut ^n. 
1811, et dans l'Etat d«^ Miftasachûsetts, que cette exprenion f 
prit- naissance.^ A cette époque, lé parti démocratique, qui 
était au pouvoir, désirant s'assunçir le Massachusetts, dont la 
majorité était fédérale, s'avisa du rapié^ge ingénieux ^ dont 
nous venons dé parler, et la nouvelle loi fû^ sanctionnée par le . 
principal, foiictioniiaire de l'Etat, lé gouverneur Qenry.' 



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"X 



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GB^r^IN 



169 



Or, il se trouva que, sar une carte, le nouveaii reimuiiéfiettt 
pouvait asseï bien figurer— avec queliqueii coups de crajon 
appliques j^ et là, et un peu de lionne volonté-Hpour tedèiiin 
4'«ne certaine bète curieuse, se rappiticliant d'une salapandra, 
en anglais «o/amancfsr. Sur ces entrefaites, un louftie s'ëcak : 
" Bah ! un êol^mander, pourquoi pas un gerrymamier! ^t- 
sant ainsi allusion au gouverneur Oerry. Le mot^tut du 
succès, et est depum resté. ' 

Oeeter, v. n.\ Faire des gestes, afficher ô^ prétentions 
ridicules, se donner de grands aûlv, se pavaner, 

. OesteB, 9. m. pf.^ QriDiacc«tf, sima^^r^ prétentions ridi- 
cules. : , 

^ , . . - ■ r 

- *!?• »' ^^* **" h*q««*nt les épsalM, prétendfttt qoe tooiceîa è^étoii des 

' ■/ ^ OUST. FLAUBnT,lià<tom« Bovary. U,a87<- 

Gtostéox, 6086, «.et adf,^ Personne piriétentieiilse, ma- 
niérée, ou qui joue l'importance, v. Escarbbux. \ 

CHboir6, »./., Sorte de pi^ à gibier, généralement usité 
poUrJa chasse au lièvre, «*t consistant en une perche ou bran- 
che recourbée, qui retient le collet à nœud oonlant En pas- 
sant à travers 1e collet, le lièvre feut gliséer le nœud coulant, 
et est enlevé de terre par la giboire qui se redresse. 
V Teudre à la ciboire. Chasser à la ciboire. 

QftLer, v. «., Voler, dérober prestement Synonyme du 
verbe français chiper :— I s'est fait yt^ dix piastres, le temps 
de le dire. , " 

G|i|(àill6r, v. n., Gigoter, remuer continuellement. S'ébattre, 
s'agiter. 

Qigier, Gisiér, «. ni., Gésier, du lat! ^'^erto, entrailles de 
volaille. , 

• i 

l^u^mtAX, LaCûmpinmd€,p,tk 
GKgni68, «./. pl,y Jambes grêles et longues. ^ 

Qingue (86 m0ttr6 en), /oe., S'enindner à la gueté, à 
une partie de plaisir pleine d'aniibation. 

Oixiguer, i^.* n., Sauter, s'ébactre, cf^urir d» ci de là r--Lea 
enduits soiit à çingner dans le jardin. ' 

Oinguer dérive du' normand (nç^têr, uuti dans le même 
sens, et dont l'origine se rattaehe à giçuê. 



<)e n*est pins qu'an moneeau ...... de aiêier», 

— — ""'aile ** * 



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' QHat, «. v*> pi., Tintement* d'nne èlocli^ poar amfdnoer 
une ailDiiié ou une mort, ^ 

On dit toujoun, au OanncU,' lêê gfoêy tandis qu'en Franœ, 
è'eet le nnguker'qui cet usité.; • . . _- 



■■4-: 



CMisSAdOy f./.» AmuseBMMit d'hiver consistant à se laisser 
glisser du haut d'une peiite\plus 00 moins esoarp^ soit en 
tohogane ou en traîneau : — Tirer, prendt« des g/liêêadt^ 

OliflSée, 9'/'t Terme dont se senrent les ehasseute pour 
d^gner sur la neige», d'aprèe les pistes, le passage de eertaii^ 
animaux, ayant une allure ^lûs rampante, plus ^^iftanltf que 
d'autres :— Une glisêée de loutres, de visons, etc. ' ; 

Glissoire» '*/i Sorte d'appareil en |k»rme d'auge gigan- 
tesque,' usité prèê des rapides ou'^chutes d'une, rivière, pour 
faire glisser leS'ort^ d'un train de bois jusque des eaux plus 
. calmes. . -it . . \ ^ 

• ' . ' ■ * 

GlQbe» <• m.i Cheminée de lampe, c-àrd. tuhe en verre 
s'applif^iant directement sur le bec de la lampe. 



Ni 



(, 



'GniaxiipDiaxi, ff. m.. Lambin, -fainéan^ homme mou, agis- 
sant avec peine et se plaignant, toujours.^ 

Ôniole, 9./., Fadaise, niaiserie, futilité. 

GnOffnOtte, «./m Chose de peu de valeur, bagatelle. Se 
dit aussi quelquefois pour Mensonge. ' 

Gobe, <•/•» Forte bouchée, gros morceau. 

Gk>bélet, «. m.. Vase à boire, garni d'une anse, et géné- 
ralement en fer-blanc, que l'on tient à proximité 'd'un robinet 



-blanc, que 
ou de sa provision d'eau fraîche. 



QoCBTt V. a,y V. G08SBR. 

GoddaZQy «. m.. Nom dérisoire donné aux Anglais. 
-Gkxidailier, v. n.. Jurer en anglais,, comme un Anglais. 

Godendart. «. m.. Arme tranchante et munie d'un oroc;; 
en usage ches les bftoherons, pour la èoupe el li aiaiiwvre 
des pièces ^ bois. ■ ■ ^;-o. '•'■•'•'•. t^-r^:^'i(:^-'.^'- 

Longue et forte sci% garnie d'une poiipiée à' chacune dn ses 
extrémités, et que deux ouvriers font mouvoir en tirant à «nx 
tour à tour. Le godêndari est surtout emplojré pour le iflîage 
de forts madrmrs, de blocs de pierre, 4tc; 



^ 



^x/ 



4 



OOB~OOTT 



k, 



■V 



171 



Oodipe, t./.; Aviron dontoh m tort, à l'arrièr^ poiiri^ro 
mouvoir et diriger une Imuniim^ on oaaoto. 

^ Godillor; v. «i., Faire avancer une bardae^ nn ofMiot^ à 
J'aide d'un teul aviron, mie en mouvement à iVirrièro. 

OodtOIj,*. m.i Goudron. ^Hi^ : *^ 

ji3k>droiin^r^ è. o.^ Bnduire de goudron. ^^ 

C Qoglu. #. m.,' I^un de nos oiaeau)^ ohanlears» ei.!^ fifur^ 
un gaillard aimant k rire, un mauvais phUsant, , un.Mbleur :— 
Vous è^ un beau goglu^ vous, ç!-W. vous êtes un joli garçon, 
vous. \ - -^ ^ 

Ctplte,«./, Ooîtro;— JE;Hnegro(Élso^ito. " _ 

«€(;., Très^Jein, gonflé :--Ma'p»che^ ^^^ \ 

OordiraS^'^Ckaalichon, i. *i^, Petit goujon. v.<}a«Doir. 

Oox^Oll, », JM., Nom populaire dû goujon :--^e nVi pêobé 
que dw ^^rttofw, ^ ; , , .' . 

Gordiehê^et gardiâofi-aont des diminutifs du même, 

Gk)rec; *. »*., comipt-de ^orift. Petit cochon/ 

^^kM^fifOtté,' ». /r^flride de cliàpeau, servant 
coiffure, et que l'on attache sous le menton. 

Grosse, »./•, Coche; entaille, pratiquée avec un couteau de 
poche, un canif. -^ X '«:?, 

^«^Fosser, v. a., I^us l'argot dès côU^eb^ ce verbe s^enl- 
ploje dans le sens de s'amuser à déoojîber de petits morcejn 
de bois, ou encore .dans le sens ^'endommager des meublée,^ 
ifes boiseries, en pratiquant des en tailles avec son eouteau-dé 
poche. , 

En Saintonge, où oe verbe est encore usité à peu pès dans 
le même sens, on écrit et pn.pronOnoe^^o^e/'l. , , ', ' ' \ ' .[ 

Le mot ffoêêer s'emploie aussi su %iré, et cominè verbe 
neutre, dans le sens d^aller voir UêJUleê, a-àni de fréquente 

les jeun^ filles dans un. but de mariage. .. ' . 

■ - . ' '' ■ - •]' ^ . ■'."._,...•/_ 

- Goudille, ». /, Petit goulet en bois ou en;ler4»Vno^ que 
l'on enfonce dans l'écoroe' des Mblei^^'à T^fpoque dei sncreé, 
afin de diriger la sève de l'arbre vfiti Vwi^^piUipi^ ^d^ 
tement 'au-dessous. ' " ■• ■ "^ v-*- •'.'*•• À.;--^- ' 

On dit ^xun aaudnlU, , ■ .' ^\V.".'y 



* 



V~ 



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. Qoudtelle»" ». /• v: Ooudillb. 



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I 



172 



OOU- GRA 



■ / '• 



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'V 



Goule, «./., Bouchfe :— Ferme t» goule, 

-"^ t'ai! la 0ou(tf 4 Mc;moal lie, Bi«l0(^ 

Ctmp<l\œiipuHn,^.92- 

» Volli comment le» bellei parole» noiuiorol«w>nt«nU^oi*<e. 

. ÏMkoai^ds d« Ykkvill*, Jil^«n de por»en/r. 

€k>uldron, «. lA^^oulot : Vnj^mkf^àe booteîHe. 

Gtourgane, »./» BajoueSe-^refumëe. 

Gk>UfgOU88er, t>, n., Garg<^iHer, «aire du bruit «Uns la 
gorge. Fm extension, grogner, n^nn^ror, parler du gower. 

. Oeste vieille ne œstera mesbuy de (7<mr0roMM^. 

Xe«. d# «<m. de l«n. Doc., Or<m««are. 

Orafflgner, v. a., dëi^. du vieux fr. gr^fif, «igpifiant 
griffe, stylet ^ur écrire. . 

E^tigner, déchirer légèrement la peau avec les ongles, 

une Cingle,' etc. 

OutiN^ grafigner, on trouve graphiner et égraphignêr obez 

nombre de vieux auteurs. 
Monrteur le ttoy, 11 n'y a plu» moytn^ queje yoa» piilMO firr<uia*»«»*' 

, _ > , D'AUBlONâ. 

' - '. ,. . . ' ^ ■..-.'■ ^ " ' 

Il leur «oordoyt le» aurelllea; II» Iny flfapWçd#«n« le ne». 

. RAM!LAiiB,Oqrjirânli«a, l. I,ch, xi,p.88. 

Qrofflgnure, «. /, Légère déchirure de la peau, avec les 
' ongles, une épingle, etc. '^ . , > 

Ghrain, «. »»., Cîheminée d'un fusil sitf laquelle se plape la 
* capsule." (Oscar DuNN.) v v , 

' Graine, «./, Chose menue, un peu, une petite quantité :— 
J*en ai riôn qu'âne graine, c-kd. seulement qu'un petit peu. 
— J*en ai pm ane graine^ cî à-d. plus du tout. 

GhraiSSOU, OUé, orf^., Graisseux, poisseux; gluant. 

Grand, «. m., Ortfhdeur, étendue, espace, etc. -.-Vous en 
avez grttm, c-à-d-Z^Uf» ayez de l!espade, vous avez le champ 
large. 

Grandement, <></«., Somptueusement, lal-gement :--Il a 
iait les ohoêes ^mitclstiienï. , 

Ghrand'Hache, «. m.,^. DoLBUB. 

Grand-Père,^*. »., Sorte d*entremets conidstant en me- 
nus morceaux de pâte bouillie, qui se mangent avec du sirop 
d'érable ou de la mélasse, . 



^ 



& 



OR A -OHE 



173 



Qn^XïgBtj $f m,j pron, grainê'djérrti^ déf. de ^rofi^ oa 
jranmrff, signifiant grenier. 

Mot d'origine américaine, servant à désigner, celui qui fait 
partie de T Association des ^ronjftfr», sorte de ligue agricole 
récemment formée dans l'ouest des Etats-Unis, par opposition 
% l'industrie manufacturière des Etats de l'Est. 

QTftppill6ry V. a., Prendre, saisir avidement^ ^ 

OtftqiliA, «. m., pron. grakia. Nom vulgaire de la bàrdiuie, 
plante de. la famille des composées, à petits capitules s'accro- 
shant aux habits, au poil des animaux, etc. Le plus souvent» 
[>n désigne par çraquia le capitule même de là plante. 

An figuré, enfant aux reparties piqu.intes, à l'esprit morr 
iant :— C'est un vrai p'tit ffraquia. 

Grasses (eaux), «./ pf.y Eaux de vaisselle. 

Qratigfnor, v. a., Egratigner, fréquentatif de gratter. Le 
mot en ce sens est. dans Palsgrave (Gram.y p. 338). 

\ Car San» eewe il gratignoit, 
) Quand oedeslr le polgDoit. 

» Du Brllay, (Euvrt; p. 208. 

Gratter, v. ^V., 8e pmksurer certains petits avantages plus 
>u moins avouables : — ^Y a rien Wyraiter là-dedans. 

Est aussi usité dans, le sens de chercher^ fureter, avoir le 
lez fourré partout : — ^Qu'est ce que tu grattée ici ?• v. Brbtbr. 

Gravois, ^. m.y dér. de grave j sable. Menus débris de 
nerres de galets, écrasés très fii>, et dont on se sert d'habi- 
;ude pour recouvrir les allé^is d'un parc, d'un jardin, etc. : — 
!)u beau ^rrat»ow. Chemin, allée de gravoitt.- 

Ghrédin, «. «^m Avare, ladre, fesse-inathieu. On dit aussi, 
>ar métathèse, gerdin (pron. guerditf). / * 

GhreenbaCk, «. m., pron. grîne-haek, trad. litt. ang^ eio»-, 
lert. " : ' ■ •'■ . .' . . 

Désignation habituelle dun billet de banque des Etata- 
Jnis, venant de ce que les premiers billets étnis à Washington, 
ors de la guerre de sécemion, se faisaient remarquer par un 
erso de couleur verte très vive. i^V '■}-^ - 

Qreén gOOds, «. / pi., pron. grinergoudêeë, irad. litt. 
ng. marekanditéê vertes. 

On désigne de ce nom, aux^lStats-Unis, les bill^ de 
anqu^ 6tt greenboekê, oontrefaiti ou falnfié% et doifi il se 
kit en sous-main un commerce relativement considérable/ 






<x 




17* 



QrpùMiOïB,^-^^^^ coagiiléi, se formuit àja 

surlam de bikini llquiaes en voie de refroidistoment ou de 
fermetitiitioiL 

Oretoxm,^. 1». >/., du fr. cfvlotw. Sorte de IritureB cona- 
tittiailt le résidu de la graisse de porc fondue^ dans la prépa- 
ration du saindoux. On dit awi) par mëtathèse, guertoM,. 

Chreyer, ». a., corrupt. dé^nfer. Fournir quelqu'un de 
vêtements, de linge, etc., et, d'une manière générale, le munir 
de tout ce qu'il lui faut :— Une dame bien ffreafée, c-à-d. bien ^ 
mise, bien attifée. — Un homme bien greyéy c.-à-d. bien fourni 
de ce dont il a besoin. 

Ckumir une chambre, une habitation, de ses meubles, ten- 
tures, ustensiles, etc. :— Une maison, un salon bien gr«yé«y 

c-à-d. bien montés. J ■ ' 

On dit aussi, d'une manière ironique, »^e quelqu'uii qui a Un 
fardeau déplaisant sur les b^s, qui a contracté une maladie, 
des'infirmités, etc. :— Le v'iàben.^gytf, lui. ' ' ^ 

Greyer (8e)rV> ;>*w».. S'acheter du liî^ des vêtements, 
etc. Se munir de tout ce qui est utile ou nectaire. Garnir sa 
maison de meublèft, ustensiles, eta ^ 

OribOUillei «./., Querelle, bisbille, dissension :-rI. sont 
toujours en ^prt6oua20, c-W. en querelle,^Les deux familWs 
sont en grihouxUe, c.4rd. il y a un froid entre les deux 

familles. . ' , v 

Bn Normandie, on emploie gribouillis pour désordre, bott- 
lè^reèm^t) et ce mot paraît se rattacher directement à 
gribauligy nom sous lequel le diable a quelquefois été déngn^ 
dans l'ancienne langue. 

Qriohe-poil; ». m.. S'entend dans le. même sens que G'rt- 
àkaux (v. ce mot), ave6 cette différence toutefois que griekê-^ 
/»*/ s'appliqu^ de préférence à une grande personne. 

Qlicher, <?. «^, Ori^^r, serrer les dents :^ Grvaker des 
denta. On dit aussi grigner^ 

QrfohQUX, s. m., du ïiorm. griehu^ grincheux, bourru. Qui 
est d'un caractère hargneux et porté à la méchanceté. Se dit 
dans un sens quelque ' peu adouci, et surtout en parlant dVin 
, enfMit intraitable, ou revêche. 

OlignfUrd^ àrdo, «m&'., Se dit d'un enfant grognon, pleur- 
'' nicheUTà rnshsiade. 



J 



> 



GRIVGRO 



/ 
/ . 



175 



Griglie««./i Croûte de pain :>t~ Le pAin eei ^tout en 
grignêê, c.-a.-d. en croûtes, en miettes. 

Le vieux français était ^r^tMMn, et les dérivé^ yrt^mm, fjfri- 
gnoUeTf subsistent encore. 

Ghigner, V. n., y. Qbiohbb. 

Orignier, «. m., Grenier. 
Ghiguenaude» «./» Crotte desséchëe. 

OHUei^ V. n.,^ Se dit de Taction d'un soleil ardent sur le 
visage, les mains, etc. : — Metteie vot' granà chapeau de paille, si 
vous voulez plu gtitléT' 

GrixnOIier/\v. h., Qrondcr) murmurer en dessous. 

Griinpigâer, v. n., Grimper, grajri^ monter à l'aide dés 
pieds et oes mains : — Orxmpigner sur un arjbre, sUr un mur, etc. 

QtsinÇihBTJv, a.f Grincer, serrer les dents. 

Je eongnoyëimt fol <)nl vei^t tellemeiit pr^fnther mi dent qa'll b«ill*< 
rojrt paour 4/Onf homme. 

** '" Pajmobavk, (7rafnitMi<rtf , p. 601. 
De là Tadjectif grincheux^ admis par l' Académie. 

GkinchU, Gliohu, adj: et «., G^rineheuz,- revéche^ maus- 
sade'.. ' ' , • 

GringUeUZ, eU8e, adj-t t>ringaiety faible, ohëtif. 

Gkil>ett6,' 9, nCy Appellation enfantine pour le Diable. 
Nqm -sous lequel le diable est connu dans le monde des 
enfants. , * . 

Grocerie, f/> de rang, grocêry. Epicerie, magasin ^où Tpn 
vend tciutes sortes de provisions dé ménag^. 

Ghroceries» «•/•i>^., Epiceries, provisipiiB de ménage:-^ 
Acheter ses grocerieê, 

Groceur,.'. tn,, .de rang, grûeer. Un épicier, celui qui tient 
une griocerie* ' • 

Gros, a^i'f Ri<$he^ important, puissant :-^irn gros ikhl- 
tant, c-âkd. un cultivateur coAû. 

Gros, adv,, Beaucoup,, eztrdmemènt :-^fin avahr ^ro#, 
c-à^. posséder beà|B<Niitp, de qoelqito chose — Valoir ^r0f^e.^èKl. 
^re riche, valoir l)èa«ooup. / 

Avoir grûê' à ftfre t^^Avoir beàuooupNd'ouvra^ devant soi 
En avoir groê de fait/t*— Arriver an bo«t de sa Imofiia», . 

GTOMe-Oorgé, «.k o^tti^ 



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, ./• -*' 



176 



GRO-^GUI 



t 



OrOSsier, «. *»., Quelquefow ùaité pour marchâud, oommer 

iQanten gro». 

En Kopmandie on entend anssi souvent, par groêêier, un 

homme gros, corpulent. 

OrOUiller, v: n., Ce verbe eut d'une ac<?^tioir à peu près 
générale dan» le sens de remuer, bottjger :— (?r«mt^w» pu delà, 
e.'k-à. ne bougez plus de là. 

Et Pon demande rhettre, et, l'on baille vingt folB, t 

Cia>lle ar<m<We aawl peu quîune plôoe oe bola 

MOLIfcKB. 

Gh. T, R, Abréviation courante pour Grand Trunk Rail- 
way, bu chemin de fer du Grand Tronc. 

Quel Quel corrupt. de arrière. Cri d'appel à un cheval, 
pour le Élire reculer. 
GuéniH «. w.,^anif. 

QuenilloUX,')'. w., Homme en haillons. Quêteux, men- 
diant couvert de guenilles. 

Par extCjnsion, individu trahiant les rues, et sans moyens 

4l'existenoei , ' ' 

Quôpier, «. w»., Embûche, embuscade. 

Querloiter, v. n., Grelotter^ trembler de froid; 

GhiernaSSd, »./., Grenasse, ou petite bourrasque peu vio- 
lente^en mer.' * • ^ 

Guemier, ». ni., Greniw. ^ . 

Quant tl aront la terre arée, 
4i>^i^rr» vont le blé an gM«m/<rr. 

^ CoMtdéê vilaine dêVerêon^ y. Vi^ . ^ 

QuemOUille, ^./, Grenouille. 

Guertons, v. Gbbtohb. — ^ 

Ouevale» «./; v. Qubvallk. \ 

Gueule» • ^i Se dit p9pulaîrement dans le sens de loquadité, 
laoonde : — Il a ben d*la gttetUe, ^ 

Guiàbe» «. m.» Piable. V. ce mbt 
Guieu, ». m., Die»:— ïl falit prier Vbm Ovieu^> 
IÎ,a!^a.elb.onp^.»éib«<mî.^ 

QUigiloiie, V /i Ancienne ©ontanidooiMliUnt à te'r^u- 
nir râbaiide, dans la nuit 4« 31 1^»^ P^^ aUeiJlou- 



/ 



'/ 



0UI--OUI 



177 



h^iter la ^nne tannée aux amU et oonnausanoes, «t fairo une 
oolleote pour les pauvres, en chantant la chanson de la Gui- 
gnolée :-^Ck>urir ]a guiffnoiée, chanter la g^ignoUe, 

On dit aussi la ignoléê, Vaguifanleu, * < ^ 

Le chant de la gn^ignoléè a d^ eu le privilège d'occuper 
Tattention de . plusieurs ëcrîva£iM de France et du Canada* 
M. Ampère, entre autres, fait remonter Torigine de ce refrain 
à l'époque druidique, quand les prêtres de Tantique Gaule 
faisaient, au nouvel an, la emplette du-gui sur les chênes des 
fbréts saerëés, en poussant le cri de réjouissance :^—Au gui Toti 
nmf. An reste, en plusieurs localités du Caïuidê, gwipnoiéê se 
Ait a^Ua/nleu^ et encore aujourd'hui, en France, suivant les 
régions, on emploie la ^•«v/'aft-fMi^t *» çitilfnnn/s, îa gui-¥tm- 
néou. . • 

CoBime oontivpoids à la thèse de M. Ampère, certains éty- 
moloç^tes prétendent, de leur côté, que la guignolé. vient des 
anciens Phéniciens qui, dans la Gaule, avaient conservé la 
coutume de s'envoyer réciproquement, une* fois l'an, des pots 
de bîé vert eh signe de consolation et de réjouissance^ et en 
échangeant la formule connue i—E ghin an eit, c-à-d. le blé 
naît, la vie ressuscite. 

Quoiqu'il en soit de ces différentes hypothèses, une filiation 
directe paraît exister entre notre guignols canadienne et 
. cartaijnes coutumes de Nouvel An encore aujourd'hui pra.' . 
tiquées, dans le» régions de France d'où sont venus la pitipart 
de nos ancêtres. Aiiirfi, en SaintOnge, la tnulition s'est con- 
servée de parcourir, au nouvel an, les rues des villages, en pro- 
menant un " aiguillon de bois toutneuf," dans lequel on em- 
broche left couennes de lard reçues au passage. Cette prome- ^ 
nade de r^^guillon s'appello alors VAyiioniwu ou îa O^iUmné. 
. Dans l'ancienne province du Perche, W appelle les prenez 
du Jour de l'An ; les^ /^i^, par allusion, soutietinent les 
fidèles de M. Ampère, à la coutume -druidique qui était de 
■distribuer le gui de Pan nénif sons forme d'étrennet, au com- 
meiM^ip«it de l^année. Bn dOsutces régions de Nonilatt4ie, ces. 
sort^t^ (Qadfiai» 

Qlllffliolinz, % m» pi. Ceux qui courent la foignolée^ 
Qni\twB^]M IgnoùwB. 



.^>^ 



■ M. . 



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...> . * 



178 



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^^HAB 



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H 



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H. Cette lettre est rarement aspirée. On pronon^ aêarc^ 
diTt ardièêêe^ onite^ eic., ^u Heu de hasard, haïr, hardiesse, 
honte. 

EUkbilleri v. a., Figure métaphorique, en usagé parmi les 
chasseurs^ et les ti^ppeurs, pour ** dépouiller un animal de sa 
peau.'' C'est suitout là l'expression consacrée parmi ceux qui 
se livrent à la chasse des loups-marins. On dit aussi scalper. ^ 

Habitant, s, m., Celui qui cultive la terre, qui fait de 
l'élevage, et, d'une manière générale, toute personne dirigeant 
ou exploitant un é^blissement agricole ou horticole quel- 
conque: C'est un kabxtantf c.-à-d. c'est un cultivateur, un 
paysan. >o 

Se prend souvent aussi adjectivement, dans le sens de mau- 
vais ton, de manque d'élégance :—- Vêtement taillé à l'Ao^tton^, 
c.-à-di à l'emporte-pièce. — J'peux pas porter ça, c'est trop 
habitant, c.-à-<l. je * ne me montrerai pas dans cet accoutre- 
ment. 

Une application assez curieuse du mot habitant est en outre 
usitée parmi les cliasseuré )d'animaux à fourrures. Ceux-ci 
diront, par exemple, qp'un animal devient habitant, lorsqu'il 
tend à se fixer et manifeste ,un retour à des habitudes rela- 
tivement régulières. ^ 

Loo. pop. :—Fair9 Vkahiiant^ c. -à.d. agir avec la kneiquinerie, 
la ladrerie proverbiale du paysan. 

Les . premiers recensements du Canada ne déaignaient^ 
comme 'Miabitants "stricts de )a colonie, que ceux qui avaient 
Uàt acte de séjour par prise de sol, c.4-d. qui défnefaaîent ou 
cultivaient. Cette distinction était kIom tot|t& naivrelle, 
parce ^ue Ton ne pouvait pas, dans le temps, considérer oomme 
hahiUinU ce qui restait de la population, c.-à-d. le monde flot- 
tant des fonctionnaires et des soldats. En effet oeux-ci, pour 
la plupart, gardaient ton jour» leurs aitachea en France, et, 
quand mémo il en eût été autrement, leurs chances d'un séjour 
permanent au pays participaient par trop du caractère d'ina- 
tabilité iphérent à leurs fonctions. 



"«k 



\ 



HAB— HAL 



179 



Habit-à-queue» «• m.,. Habit, habit de loirëe; frac, 

Habituer, v. n., Demeartir, habiter, avoir von domicile. 
Etablir, •'établir. 

Un noble Aa6il«^ dans oeji»ayt s«aTac«, - 
Ayali an frère Hur 1^ dota. 

On dit aùyBsi 8* habituer ^ da,nB le sens de s'établir dans un 
lieq, de s'y fixer. . % 

. Hache (être à 4&), ^m Etre dans une dèche absc^iie/ 
littéralement, ne plus poaaéder rien autre chose que sa hiiche. 

HachereaU, «. f»., C!<>uperet^ hachoir. 

Haim, »* «>K| pron. itn. Haipeçon. Dér. du lat. kamus. On 
rencontre Aatm et ain en vieux franiçais :' 

Vostre humble serviteur AlAln, , > 

<4oe beanté-print A l'a/». . . ., . 

ALAlv Cmartisk, EteuêHtiùn, p. 6èl 

Hair, V. a. y Détester quelqu'un ou quelque chose, '^e se 
sentir aucun goût pour une personne ou une cboo^. 

ye p€u hair : — Ne pa^ dédaigner, avoir du goût pour :^--Vouii 
prendrez bien Un coup l — J*haiê pas ça. _ , 

La lettre A de ce verbe ne s'aspire point, et lé tréma est 
conseirvé. à toutes les personnes et à tous les temps :-r- Je Vhau.y 
pour je le Iw^is. 

Haïssable, çKij., Sert souvent à désigner, dans un ^sens 
adouci, celui qui fait des folies, qui commet des légèretés^ des 
espiègleries: — 1\ est \)en kaisêMe. 

Se prend aussi substantivement», par- manière de doux 
reproché, dans le sens do mauvais sujet : — C'est un haisêabU. ' . 

Haleilier,t7. ft.f Haleter, être essoufflé, être hors d'haleine : 
— La côte est ben À pic, <;a va faire hafeiner les chevaux. 

Haler, v. a.. Déplacer, tirer.à soi, sortir quelque chose d'un 
endroit quelconque ; — I sont datvi l'bois, après hdler les billots. 

HAlitre, «./• du lat. halituSf souffle, d'où le français A4^; 
Gerçure oausée par le froid, par un fgnokû air see, ou etioore 
par un frottement quelconque, aux lèvrea, aux maiiip, ai mUK 
muqueuses. ^ * 

En Normandie, hâlUte vgnifie surtout grand' air siM et vif . 

Hàlitré, ée, adj,. Qui a re^u des gerçursè, 4<^'£^été 
mis à vif, en parlant deè lèvres, des -mains, des muqv^uses. 
V. Hautbb. 

En Normandie, A^i/fV est synonyme dé desséché. 




M . 



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T 



im 



HAI^ HER 



Halloter, r, n., Rei^irer avec foroe ^ frëqu^tmnent, 
une latigue, un eâ^rt. ; •■■• . r 



HaOr; «. w., Hameçon. Expression particulière à k région, 
du bag de Québec. v..HAriî. 

Bans^, s. w., Mot dérivé de l'anglais, et servant à 
désigper le prooès-verbal des séances d^ la Chambre des Com- 
munes, à Ottawa. , ; , • 

Hailt^» V. « , Fréquenter, visiter librement :— iTaw^^r le» 
bois et lesrivièreSrf 



'*>^^ 



Haquettè, ». *»., Hoquet :~I1 a VhaqwUte. - ^ 

Hàragé, ». m., du Ut. toti» étaWe. I4giié^» rnce, deMen- 
dance, en parlant des animaux -.—Cheval de bon Aara^,l5.-à.-d. 
de bonne niee. i, . * . \^- ,■ 

Çê vieux mot hatage a dohné naissance au tehne français* 

actuel AanM. 

i Harbe, ». /m Herbe '.—C'est d'ia belle harbe. ^ ' , 

' Le mot harhe se rencontre encore 4uiourd'huî, en France, 
dans le dialecte.du Berry et du département de l'Eure. 

Hardé, adj, m.. Se dit de l'cçuf sans coquille. « 

Il y » de* poulies qUl dènncnt descBofi hardfiêàvi ia&s èoqae. 

- y ^ ' 0^rrOM, OUeaHx^ III, 107^ - 

On dit aussi /orcif^. -» ' / . 

Hardee, ». / p(., Toutes .sortes de vêtements,,, et, plus 
spécialement, de vêtements, d'hommes.' 

Marchand ^e hardêê faiUê : — Marchand de vêtements 
confectionnés, pour hommes. 

Haiia, »./., V. Abu. ^^ 

Bùpm6r, r. rt^ Herser. ** ;^ 

Hl^Ude^i »./ f^-> Deroi-gttétret d'un soulier de chevreuil 
d^ mocassin. ' 

Hauteur des terres, ^., Ligue de latte. Ligne de 
séparmiion des eaux, dans un pays. 

Hé ! H4 I Cri pour chasser les moutona, les faire avancer. 

HerbaiUee» »/ /»/., Bïauvaisea herbei^ saijolurw. 

A«lr« OT^Mlfl* ioroUt. parmMvaU terroir. 

' f ' P64», Vmi, dans 



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itBR-^HON* 



181 



HérondtUô, «. A Hirondeliie. 

Ht«re (à balle), t: A bmlls hmuub. 
Heure (à bonne), v. a ooxnb HBùRii'^ 
Hé^re (à c't*), ^., v. À cyHKURB. 

EQgner^ v.\n^X!ner, piehriiîcherpar instanU, à lanmaière 
de» petijts enfants^ «.. ' 

* âimeiur, «./.^Humeur, disposition ëe l'esprit :-^ tl est 
pas dl)onii« 4tM#iir, Mjoord'hoi 



<9 



r Histoire de, ^. <»>»;.) Pénr, afin de, disns le but de: 

Misidire de rire, de badiner. 

.'/ •- ., _^ ,■> . ' ., ' ■ ■ •' . 

Hietoiree, 9./. />{., Racontars, médiàances, n^fénsonges, ' 
propos IriTOles : — Tout ça, c'est des hiêiairM, c-àni. on tissu 
de faM^t^ 7-^ Conter des kùtùirea sur les autres, c-à-ct. 
bavarder à tort et à travers sur4l compté. d'autruL 

Hiêloiréê se dit aussi dans le sens de hâblerie, gasconnerie, 
blajifues, r^t sans queue ni tête :— Vous' êtes pas pour 
m'attrajper, avec vos hiëtiùireê, 
% • ' „ ^ ' . ' ' . <■ ■ • 

^QTernaXit, «. m., Pans les premiers temps de 1s coloni- , 
sation du pays, l'Atremanl était l'engage des compagnies de ' 
traite qui venait passer un hiver au CanadiL Dans la «uite, ce 
mot reçut une application plus étendue, et désigna tout cok>n 
ou engagé quelconque (||ii ne retournait en France qu'sprès 
plusieurs aimées de service dans la colonie. 

• fiQyemer, t». a., (tarder, nourrir durant Un hiver : — J'ai 
hifmmé cinq vaches l'hiver dernier. 

• HoUly hotirche ! OH pour chasser les vaches, les faire 
avancer. Cri pbur les envoyer pattr^ ou les ramener du 
paijage, J 

Honune-libre, *- '«m Terme par lequel on désignait 
autrefois un trappeur ou voyageur mari^ à une sauvagesse, et 
vivant de la grande vie libre d^ plaincp et des bois. Ce iimt 
les descendants dt-s homwtti4ihre9 qu'on nomme sujourdliui ''■ 

• 

Hont^ (avoit), ^m Btre intimidé. Eprouver de la timi- 
dité. * I . 



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182 



HON—HUH 



C^ 



^Honteiut, euse, of^f*» Timide, embArraMë, initimid^. 

HoflOfife, «'/f Pendule ordîhiiirè, réglée par an pendule: 
oa b»ùnoier. 

Hors d'&ge, v. Aoe. f 

Houixidr, V. n.f 8e dit du hennissement du cheval, et 
surtout du hennissement de colère que fait entendre uh^cheval 
v,ioifUx. 

nTmeê ffU0meÊiatèèê, p. 94. 

. ■• ' . » • i ■ 

Hucher, v« a., Appeler à haute voix, et à grande distance. 

Dër. du vieux mo^ Aw, An«, cri. \«, , 

Dune reoutuenoente le \«Met lecii. '' 

< Chanêon de MMand, p. ITi. 

De là, aussi, le mot normapd huchée, grand cri : 

* » ' - ' 

..f...il mlti^ut^ULioircv ApouMor le orl dés perdus : Ho I bo! Il y eut 
une ;iueA^0 sous bois, qui répondit..... . 

'P.T'kVAi.,l^J^aitl€ÎaFemaWe,Qh.n. 

Hucber n'est plus guère usitë^ en France, qu'à la chasse. . ^ 

HùmbUff, 9' vt^'i pron. Komme-bog. Mot d -origine amé- 
ricaine signifiant hâblerie, vantardise, charlatanisme par voie 
d'annonce on de réclame : — ^ut ça, c'est du humlnig^ c.-à-d. 
c'est j^e la blague, il n'y a guère à faire fond Tà-^ssys. 

Hureusémeilt, adv.y Heureusement. 

» 

Hureux, euse, 'ndj., Heureux. . > 

Au commencement du xviii* siècle, la foirme huretix était 
encore parfaitement admise en France, témoin ce passage dé 
la grammaire du P. Bu ffier (Paris, 1709) : " Heurftix se pro« 
nonce hur^ux : mais quelques-iins prétendent qu'en déclamant 
et en chantant, oii prononce assez communément heureux" 

Huron, «. < m.. Ancienne tribu indienne, célèbre par ses 
démêlés avec les Iroquois, et dont il ne reste plus' que quel- 
ques rares vestiges aux environs de Québec. 

Le dialecte normand, en France, fait du mot kurtm le 
synonyme d'un 'homme grossier, mal élevé. La chose paraît 
4*autant plus curieuse que, de toutes nos tribus aborigènes, 
ce furent précisément les Hurons qui eurent les mcrars les 
plus douces et lei^ plus policées. 

HU88i6r><*^., Huissier. Littéralebnent, homme préposé à 
la garde dé rAfM, mot normand pour huis, porte. On sait en 



HU»>-HYN 



18» 



9Êhit W^ifk Frauoe le mot kuiêêier dëtigna lunbfit oelai qui, 
cKmk nin haut personiuige quelconque, est chargé d'introduire 
lee penonnes qu'il reçoit, è.-à-d. qui a la garde de sa porlA. 

HlUtilllf, «. ni,f proU'i Offif^-^ign^' Mot anglais lervant à 
désigner des tréteaux érigés sur une place publique, durant ui^e 
campagne électorale, pour Tusage des orateurs qui haranguent 
la foule. 

Par extension, oreUeur de hustinç: — Beau parleur, plus 
remarquable par son verbe $onore et sa faconde' intarissable, 
que par la soHdité de ses arguments. 

Hynpothèque, «./., Hypothèque. 

. P.QmmTTtOBmvr«êpo4iiquegtP,9^ 

HynpothôqUOr, t^. a., Hypothéquer, mettre une Ayn/>o- 
ihèque. V ^. 



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I, profé. per0^ Lui, k lui, à felle:— Quand tu IVoiras, tu 
t parleras d'roon affaire. 

Alnehin, Il tu veux. Cwt < ôertw " 
"<la« noo n'voulaU que I» pool _*„ 

L Ib ou 1é, /mm. iNiatfc. Itn^. etplur.Jh lU. 

La lettre r4<^»i^li^«eaWtp» »»• «mwnne 

ou un A muet :— / vient, % viendront. 

Au |)luriel, et devant une voyelle ou un h aspiré, i se pro- 
nonce t# ou M? ; — / «'arriveront tard. , 

Telles étaient les règles de pronc^iciation encore en vigueur 
au xvir siècle (ChiÉet, Grammaire, p. 209), et dont du reste 
on trouve de nombreux exemples dans la langue écrite : — 

/ laî conMillerent qÎLW l« letMMt aller sa deftble. 

^" /^ CaVCBOK, Chronique n&rmande, p. i. 

Dell braves gem, i n'en raste guère, 

Bimêê9uem€êiaiêe»,v,M, 

Comme le fraiî^is, le patois canadien fait sentir 17 c3u 
pron. sing. */, quand le mot suivant a pour initiale une 
voyelle ou un h aspièé. Il est fait, cependant, exception à 
cette règle, dans cerUines formes interrogatives. Ainsi Ton 
dira :— A-trt arrivé ià temps î / a-t-i ôté son chapeau î 

la, I avait, lœ., il y a, il y avait, v. II. 

Icelui, Icelle, odj- et pron. détnons.y Celui, celle dont on 
a parlé auparavant. '' ' 

Ce vieux taot français estencoi-e d'une acception courante, 
au Canada, parmi les notaires en particulier; et, d'une ma- 
nière générale, dans le oionde de la basoche. ^ 

Id, adv.^ Ci :— Dans c'moment ici. Cte miuioici, ici. 
Ici s>st dit pour et jusqu'au xvii* siècle,^èt iTaitgelas con- 
seillait même d'user de cette forme. } 



I 



Oui a oaé, parmi eaa ebaaspa iow* 



néelia^aoi&.âitaferaona(Nî«y.' ^ 

Db M oaaKVB, iWW««, pw in. 






TOI -IMP 
loita, <Kfo* HIb lieu,, Ëft eet endroit, en oe iiéOHsi, Id. 



âa5 



Idée, «./, Goût, pencbMit, prtipeiifkm :-~Il% Vidée d'Mk» 
dootenr, c^k-à, il maniliMt» des dîspotkioiff pour la niéllN^ 

Intelllgenoe, Mfwit, ooinpi^lieniîotii«eOe :-^ CTt AilMlt-là \ 
a. fMit d'ttlAf.' ,:'""^''*-- ' ^ '■■•\ 

Frevsentîjnent : — J'ai oomme ane idéeqa^qt^ va arriver*. . 

OpimoiV jugemeut :~-Cest jm|s ima| tÂ^ qiill rfiipura. 

Ion ^UÔ, ^M Rmmi que :— I vient i«n fu* d'arriver. 
Ignolée, V. OuiGKOL^ ^ : 

IgnoleuZy V. QtjioiroLBux. 

Lpsioront» ante» <i4r% Qoi ignore otqui «e^patee^ ceqii 
se (Ut. Qui n*a iNW eu oonnaiitance de tel udt^ tel évènétmait. 

"Vous mves dû entendre parler deoeU, eareeoz ëulont tréikvteniéem 

TAOHa,Vbrtf«<>rt itiWI f ■ii i M n ,V##.\ 

Ignorer, v.'a., de rang., ià ignore, Mëooiùaîattre, ne t^ifr 
aucun compte : Ignorer les droite de quelqu'un. 

n. La chute de ce pronom e^t à i|oter devant l'adverbe y, ., 
suivi d'une voyelle. C'est ainsi que l'on dit y a, pour U g a; 
y ofcaii pour if y avait :-—Y a dM fois que |'voudrais m' voir, 
mort. . / ^ 

Cette particularitë était dur^i^te souvent admise dans l'an* 
oienne langue écrite :— / 

A tuer les fene y a ptosienm qnoyena. 

' P. OmiMootieB, aPmvrtê, 1. 9ÊL 

On ni*a val t dit qo'tfot>o<ld'|(oui9» ;..... >" — \ 

— F a Men dooat ça, mala ■ . i . . . 

/ jrall* Joe^M' a AoMtfn, pw S. 

n fera chaud, loc., liœution par laquelle on "^ exprime 
out à la fois le regret d'avoir lait une chose, et la résolution fi 
e ne pluiii -recommencer i — Quand on m'y r'prendra, i/*ra 

^ -[■■■ : ■ 7 ■.■■:■-:-■-:■- 

ImparCadt, aite, «. et adj., Espiègles taquin, èitc. '^ , 

8e oit en outre, dan^ un sens adouci, d'un enlMil ^ Jwtit 
ible," et que papa et Inanuin sont toujours à redresser. * 

Impossible. <tt(f./ Bissrre, ridicule, ete.:^tJiiejébèi un 

apeau.MJ^Msnktf. / '. . ., ,,,^ ^^ànd ' 

Inoommode, hairgneux, misanCliirope i-r- ^^ «n hosime 

c-è-d. d'an oommeroe son v«pMnenient déMgnjahla. 

IlDpOtllè<|lie,i./., V. HnrpoTB^UB. ^ ^ 



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186 I WA— INP 

. IhaCCOmpliSSemeiltr'- •*•» Ini^xëoutioii, non-aooomplU- 
•eoiént. 

Inoarcuiable, cw^/ tnoàlcuîablé. -" ' " * 

ISO0lldlat| •* W., Grime d» l'incendûûre, c.-4-d, de ôelui 
qui, par iDalveillanoe, met le feu à. une propriété. ; ^ 

^In06Ildie« «./m .Nous ne iaBentioniidiif ce mot qifé parce 
que les Canaâiens en Inttt JMmTébt un «ubetaiitif léiniii& :— 
Une flmnde incendia. Un« beUe ineencHe^ 

'Inoiterj v. a., de l'ang. <o f«H^. Provoqnef, ioffentof : — 
/netter une insnrreotion. ' ,: ;^ 

Ineiier à : Porter k, Vtmmtr L _/'-■"■' "^'f:^:^^^^'^' 

déeigner Fimpôt sur le revenu, prélevé pa^ le gouvernement 
dSin.Ètat "^ - .- \ ■ ^V ■'..■;" ''^ 

Inoompètent, adf. y Bbnvent usité au Palais de Justice, 
dans le sens de réons^tble : Un témoin incompétent^ . ,^ . \ 

Incomprenable^ ««{;.» Ineômpréhensible. On dit aussi, 
par métathèse, «neoi7a/MfnaM«. 

AiistoQ Mtlmct In ibnnede 0l0O^n««mprefMi6{e. 

^oJiTÀiow. irMa<4, 1. Il, ob. XXI, pu Itï. 

InOOnsiatant, ante, oc&'m Inconséquent, c.-à-d. qui agit, 

qui parle contre ses propres principes. 

* -, > .' ■ " • . . 

Ucorporation, «. /., Erection eà corporation. 

InOOrporf^î éO» part-, pasê.f Constitué, organisé. 

Incorporer, v. a., Eriger en oorporâiion, en corps po1i-< 
tique * ~ , " '■ 

iBÇreyable, <wj; , Incroyable. . '%» 

Je vêla ohoaes «nerradlM daf roi t.' 

COMMiHis, jr4fiM><«««, I. Il, eh. XIV, dana LiUré. 

Indiotem^lt, «^ m., de rang, indictment. Acte d'aeoQ- 
sation. Réquisitoire. * \. 

;bdi|ÇQ9f «.et dt^é^ytkuneu, mai^vais drOte :— Marche 
t'assire, tfpclil^rfM. 

Tnrtiaable, <h(^«> Inénarrable, qui ne peut être dit*^ , > 

Indu, ne» oty.t Qui est contre I« devoir, les règ1es;/ràÉiige. 
8'entoad ÉturtôUt souvent au Oshada, dniis la laligike jiolitiqne, 
dana léèensde Viv^/fmnee induê du olergé, e.-à-d. de fhn- 
mixtion imprudente et souvent intempestive du defféffi ma- 
tière politique. 



V 



n 




IND— IKR 187 

Inducatten. ../, Bd,o.tl<»n. 

illdaqaé. ée» /mrl. /mm., ItMtjmît, qai a reçu de Tin»- 
raction. V. ÉDU^^vi. y 



> 



u- 



kire une chose. ' ' ^X ''■ ' ^' -' ' -^.^'M'^r;-^--^ ':■ 

Infbnxialltéy «. /., de J'àng. if^ormalU^, Vioe de fortne. 

iffanque de formalité. y^' . y?»/ 

Informatiûn, «./, 



.j?K.. 






Infonné» éë» adj.,, de dit timyëoi poiir ^elqà'un qui » 



te l'instrootion, des eonnaisBanees : — Cesl» itnr 



OUI a 
bien 



,4 



Infoi^'eur, 1». m., de rang. tn/(>«i»»«r. Dénonciateur» tiiou- 
hard/ espion. 

' Ingénieur, ^ ^. m., Mécanicien conduisant une ma^ïfiine à 
apeur, et surtout une locomotiye de chemin de fer.. 

ilfgot, «# m., Cornet d'éoorce de bouleau, usité sur lés 
sucreries," et dans lequel on verse le sucre d'érable en fusion. 

Initier, v. a., de rang, to initiate. Inaugurer, introduire : 
nitier une poétique, un système. ' 

mangeable, ««(;., Immangeable. 

anquable,^ aclf.. Immanquable. \ 

mettable, atp^ Qui n'est plus mettable. 

e. ^ dit pour il en. Cette forme de langage n'est 
itiée qu'associée au verbe avoir : — /nn'aura, pour il en aura, 
vait, pour il en avait. 

OCént, ente, «>» Idiot, imbécile, fou inoffensil. Du 
pi^ivatif, ,et nocenè^ qui nuit. 

Ihquemoder, v. <t., Incommoder. 

■ ' ■ " • '.-■>,. 

quémodité, «./«Incommodité. 

ble, a«&*., Que l'on ne peut rassasier. 
éCOncilia6le9.<M(^'n Irréconciliable, 



\n 



.! ■■} / ;, 



îOnnaifSable, a^-. Qui n'<B*fc pas reeonnaisiablé, 

est difficile à reconnaître. 

• - - ' ( ■ ■ ' 



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Irréparable» <m9> Irréparable, ^ Uv^inr; v 

. / , IMmnr 4nr€parabi€. r Jr 

\ / ' ■ V . • Bosv. Dmchami», ouvrit» i,tk; p n h r^x 

liirépi^pohable, «(;., I»^ ^ ^ ^ 

InseiIPlblè, «c^., Qtti ^ tSvwMmî, qui a p^idiï Miiii^ 
Inserviable, adjn Q«i »« P®»* plus «ervir, qui n'est plu» 

Tnrtniflant, imte, <»&., Imignifiant. 

Insolences (filire dpS>» ^., F^re, déposer 4e$ mU 
propre6^ des^rdureSj des immondices. * 

Inaoienter/ «. «M traiter quelqu'un d'une inanière inw- 
I lente. Dire de§ insolences. 

JOSOnfOnable, «ft, InsupporUble : — C'est un «fiant 
inêomfraUe, 

Oomin« tel tIo* M>li à Dieu comme inêouffttMe 

Cmmamvm d« PisaiI, J5R«fc «le Çfcorfe» r, eh. xxra» 

Instalment, ». w., de rang, irutalment. Hode de paie- 
ment par ▼wsements périodiques. 

Insuspect, te, <w&*., lînparfait, incorrigible : —Un enfant 

Intenable, «4/m Q^i n'est pas tenable. 

Interbolysé, ée, part. jMéê,, Qui est interloqué, interdit. 
Qui ne peut plus rien dire. y. Ebjlboui. 

IntroductioÉt «•/> Présentation. Action de présenter 
quelqu'un. -, 

Introduire, «. a;. Présenter une personne ^une autre, 
o.-à-d. la lui faire connaître en iiidiquant son pom et ses qua- 
lités; ■ ; ' . •■ i - ..- \, ., . 

On dit aussi souvlmt, en langue ^pai^ementaire :■— /fWrwfMtre 
un projet de loi^ dans le sens de présenter, soumettre un 
projetdeloi. ■ _ *i ' -- '" ■■ '.a^'-^v'-'-'V •-'*-• - 

Introduire (s*), r. /mm.. Se présenter soi-méne auprès de 
quelqu'un, sans l'aide de personne, en décUnant son nom et 
ses qualités. 

blTectiver, tr. «., Se répandre an inir^ÎTes «entre quel- 
qu'un. U idialeoto esnadien lait de eajift m ??r^« »etif T — 
Il l'a invêeUvé une heun durant»' 



, ' l' f '■■'-" i'î 



'» 



<*: 



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INV^-ITO 



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Inyentipiij v. Avsktion. 

Inyontioimer, v. a.* Inventée. 

Inventipimer (8*), t). j^nm., S'aviser de.. Se mettre dans 

tète de. 

On dit dans le même sens, eii Normandie, «'tnt>0n<0r. 

IhyOBtir» tr. a., de l'ang. U> inveêt Placer : — Investir son 
l^ent, ses' capitaux dans une entreprise. 

InvastisSdXnèXlt, «. v»., de l'ang. inr^êstment, Plaeenient. 
Inviotimdr, V. <».) Accabler d'injures. 

loù, lousque, Ivousque, ftw. ad.. Où, où est^œ tiûè>— 

vksque t'es, c.-à-d. où es-tu %—Ivous qtts vo^ê étés, c.-ékd. où 

MkVOUS î -«i 

[roquois/ oise, «-y Ancienne tribu éauvage, autrefoft fort 
iliqueuse et redoutable, et dont il ne reste, plua aujottfxi'hui 
e de rares représentants, épars aux environs de Montréal. 
Par extension, et pris adjectivement, langage inoomprë- 
nsible, style baroque.' -C'est de ïiroquoi«. Parler, écrire en 

"^ C^ ■ ' ' ■■" ' " ■ ' 

18. Terminaison habituelle, parmi les Acadiens, du passé 

inî des quatre conjugaisons : — Je mangM, je flntâ, je recevi«, 

rendis. 

Item» '• >»•) Détail, chose de conséquence : — C'est un item, 
i-d. cela vaut la peine qu'on y songe. 

Itou, adv,. De même, aussi, pareillement. Du lat. eftianit et 
vieux français it^l, qui devant les consonnes faisait iteUf" 

Mon père iUm rnadm me parler. jf 

LaxABMAVr HeiMlfc-reiM 4l« 44pan, pb iOi. 

Qnand laipMvre tauUl Ml ahôa 
I je oheTraa jr eaate ttoti.. 

^ L. il«l*iiinr. ' 



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'f y? ,■■ '■ 






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J-JAH 



J 



JacaSS^rieS, «•/• pf". Bavardages oiseux. 

JlU^bter, V. n., Bavarder. 

"il ' ' ■ *■ 

JalOUS6Xi6, ^« /j Jalousie (sentiment d'inquiéiude ^ 

d'ombrage). ^ 

Jalousie» '• y.^VIrsienne ou treillis compose de lames 
très mii]|ces, au travers desquelles on peut voir sans être vu. 

Jamaïque, «. /, Au bon vieux temps, c,-à-d. avant l'ère 
des sophistications industrielles, nos anGétrés appelaient tout 
simplement Jamaïque le rhum venant de cette ile des An- 
tilles. Le mot Jamaiquey seul, leur suffisait, car il ne pou- 
vait leur venir à l'idée que le premier épicier v( nu fabri- 
querait tranquillement, paf la suite, du rhum dans eu cave, en 
appliquant à cette industrie quelques jolis petits secrets de 
chimie. Depuis, et grÂce à un reste de confiance qui en dit 
long sur la naïveté des Canadiens, le mot Jamaïque est resté 
pour désigner, tout breuvage quelconque portant l'étiquette 
de " rhum." 

Jainbette, «• /•> Croc en jambes : — Donner une iambette, 

Jammer,. v. a., de l'ang. tojam. pron. djanimer. Serrer, 
comprimer avec force^ presser. 

Bous la forme pronominale : se serrer, se presser, s'amon- 
celer en formant obstacle. Par. exemple des billots, à la des- 
cente d'une rivière, m jammerU quand, arrivant dans un 
passage resserré, ils s'accumulent, s'entassent 1er uns, sûr les 
autr^ et finissent par former une digue qu'il est souvent fort 
diffioi^ de défaire. 

Jaquette, »* y.» Chemise de nuit pour homme, femme ou 
enfant. , ^ 

• Jardinages, »- m. />/., Ensemble des travaux de binage, 
d'énaemoncement, et de disposition d'un jardin potager: — 
Faire ses ^anitnopM. Le temps des jarcitfMi^iM. 



JAR— JKT 



191 



Ensemble des légumes, racines, etc., d'un jardin potager : 
-Cette fermière a de beaux jardinagfiê^ c'est-4^re des 
^mes dé belle apparence. 

Jardinidr, «< m., Teme de dénigrement ayant autrefois 
rvi aux voyageurs et aux trappeurs, pour désigner le colon, 
défricheur. p 

Jamigoine Ravoir .de la)^ loc.^ Se dit surtout d'n&e 

mme qui a du chic, du montant, du relief, un tempérament 
la fois aiinable et énergique. 

Jarre, «./.f Petite futaille, principalement en usage sur 

i fermes, et dans laquelle on garcje à la main sa provision 

eau potable. ^ 

• ■ . *. 

Jaspiner, v. tc:^ Grogner, murmurer en dessous. 

En Normandie, jaspiner • veut surtout dire bavarder, 

kbiller, et le mot, en ce sens, doit être uine forme extensive 

I verbe .^«r. ^ 

Je, pron, de la jfr. pers. du sing., , est fréquemment subs- 

l/ûé au pi*on. du- pi.' ti^tM, et ce indistinctement à tous les 

mps : J*avon8, . fallonsy fattionSy etc., pour j'ai, je vais. 

Hais. 

Au XVI* siècle, cette forme était encore admise, en France, 

ns lé langage des personnes instruites, puisque Henri 

ienne se croyi^it obligé de leur signaler cette incorrection : 

PeoMB à voua, 6 courtisans,. 
Qui, loardement barbaiisant, 
Toajoursj^'o/<t<m«,^e vendons dites. 

Du langage françai 9 italianiêé. 

[I convient encore d'ajouter qu'il en est dif pronom je, 
snd il précède un verbe, comme des particules de, le, nie, 
. que 1*0 s'y élide toujours, alors même que te mot suivant 
menoe par une consonne: — •/'n'affirme rien. Vme'n vais. 

éxinessey «.y*.. Jeunesse. 

Ah ! T'Jà qui rasfouvint a<mie Jent^ssc. 

^ Itimeê JetiiaUeê, p. 87, 

énneSSe* ^f- y.» Jeune fille. 

eûneseee (lee)^ «. /. ^.» Les jeunes gens. '* 

etéB,9./:, Endroit du bord d'une rivière oà s'smsssent 
de bois amenées des dûuitîers, iffnr être ensuite 
à l'eau toutes ««ns^nible lofs de la fonte dés glace». 



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JBT-JON 



MMUL-dd^SlMte, <. m., Celui qui, dans les campagnes, 
pane jfmw èice sorcier, et pour disposer de maléfices redou- 
tables. 

Jeu d'eau, «. m., Jet d'eau, colonne d'eau jaillissant soûs 
une^pression. 

Jeuxieme, v. Jrnnkssb. 

Jignaqtie» «» m., Un timbre, ttit idiot. 

JlngOlSme, «. m^ pron. (]{^f»n0-^ot«m«. On désigne pUi- 
samment, par ce nom, Toutn^uidanoe particulière aux Anglais, 
et en partiovlier le peoohant si naturel aux Anglais à affielier 
en toutes oooasions leurs prétentions de race supérieure. 

Job, «./., pron. djohbe. Mot anglais servant à désigner un 
ouvrage quelconque, que l'on convient de pajer spécialement : 
— Ouvrier travaillant à la jchy c-À-d. à la pièce. — Il a obtenu 
la jofr, o.-à^d. le contrat pour l'ouvrage. 

Solde de marchandises quelconques offertes à grand rabais : 
— n commerce sur les jchêy c.-à-d. il fait une spécialité de 
soldes de marchandises. , 

Tripotages louches dans ane aflOùre:- — Y a des jobs là- 
dedans. Dans ce dernier sens, ne s'emploie qu'au pluriel et est 
synonyme de Boodlttge. v. ce mot. • -' 

JobbeUTi OU86, s*, Celui, celle qjii travaille à la piSce. 

Marchand en sous*main de marchandises d'occasion, ava- 
riées, gâtées. Celui, celle qui fait une spnécialité de soldes de 
marehandises. 

BooDLBUR, V. ce mot. 

Jobbiy{6» s. m,, ^tat do travailler à la Jo(, c.-à-d. à la 
pièce : — Usine, filature, etc., qui fait du joMo^, c-à-d. qui a 
pour rè|(le de ne faire travailler ses ouvriers qu'à la pièce. 

Etat de mettre en vente des soldes de marchandises, comme 
de faire une spécialité de ces sortes de ventes. 

BooDLA^B. V. ce mot. • 

Jonifler, v. «t., Songer profondément. Réfléchir sérieu- 
sement, et avec de grands efforts d'attention. 

Jonfflarie» «• /., Sorcellerie, magie ohes les sauvages. 
Ensemble des sacrai s eoMtitnant, ehea ks lawagns, laseienoe 
de guérir, et l'art d'expli^pier les présages et les songes. . 

Jcilfflaiir» tUM^ #•» Soroier, roagieien. ohes les sauvages^ 
Se dit aosn pour mm^êur. 



, *. 



JOtJ->rîTR 



\u 



Jaiàftly J'val, «.m.» Cheval. Au plnth\, J<>éêauœ, fttmt. 

Joue, JU0,/«' t»>) Perohmr/JQohoir pour les poulet. 

poall«i^ieiiU>iiiberMit<dQ/oM<ù ^ . . . 

JoU^y «. n^., Pièce de bois, en arc, qui se place sur les 
^paa|es pour/porter deux seaux. 

Jouir Ç6, loc,y Venir à bout de : Y a pas k jouir dt c't 
tn£ant-là. 

. Jou-qu'À-tftnt, loc. prép,^ Jusqu'à ce que. 

JoU<|Uer, JuQUdT, v, n., Se dit des poules, et quelques 
.utres oiseaux, qui se mettent sur un 'perchoir pour dormir. 

y. oLy Jucher, placer quelqu'un ou quelque chose dans un 
ièu ëlievë' ou peu commocle. 

S'emploie aussi sous la fôrme r^échie :— ^ jucher, se 
ercher. 

Jour (sur le haut, du), loc- adv., Do grand matin. 

I Suê le hauft du jour, approehanl de l'Ile FAroucbe 

BaUblais, PanUigruel, I. IV, cb. SSj pw 116; 

Journalistique, <m(/m Qui est du ressort du journalisme, 
ui appartient* au jourualismcK \ 

Jubé, ê. m., Galerie avec sièges en amphithéâtre, d6nt on 
i.mit les côtés de la nef d'une église. 

JUC, V. Joue. 

Jugement (confesser), lœ., trad. littérale de l'ang. ta 
vifetê judgmeni. Cette expression est fréquemment usitée au 
dais de Justice, dans le sens de " reconnaître, admettre, 
ouer/.On.'dit aussi 4;on/<Mnon de jugement pour *^reconnais- 
ce, admission, aveu, désistement," suivant le cas. - 

uiUe, J'vUle, «./, ôheviUe ; • . 

Uiller, J*Viller, v. < Cheviller. 

/l^Ube. s. f?i.. Bonbon préparé en pastilles, et dont le 
\t rappelle la pâte de jujube. , 

Fuquer, «. n., v. Jouquir. « 

FuréS (OOrpS de), loc.^ Réunion des douze jurés auxquels 
affaire est- soumise en cour de justice. En France, le eorjm 

^ IS 



\ 



194 



JUR>-J'VE 



dkjwréê W6 dii surtout de tout lat citoyens qui peuvent être 
jurés. 

^ Juridique (|0^^)t ^r> ^^^y d'audienœ. Dans Tanoienne 
jurisprudence française; on disait *' jour plaidable, jour plai- 
doyable.') 

Jury (grand), um?., Jury de jugement, c.-à-d. qui déclare 
si l'accusé est oui ou non coupable des ftûts qu'on lui impute. 
On dit aussi petit jury^ pour jury d'accusation, c.-à-d. qui 
décide s'il y a lieu à accusation, ■ ^ 

Jusqu'à tant que, loc, prép.^ Jusqu'à ce que. 

JUBSe, <i^'i Juste : Cest un homme jusêe, 

JU886 (COnun^ de), lœ, adv.^ Comme de raison. 

Juyette* «. m., Juillet, septièroe mois de l'année. 

. J'val, V. JouAu * 

J'veu, ». ni , Cheveu. 



^ 



N. 



KAY—KNO 



196 



K 



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■/ 



Kayaky «• »>., Canot de pêche, en usa^^e ohes les Esqui- 
Mix de la région septentrionale dn labrador. 
Une coïncidence assez curieuse^ se remarque entre le kayak 
s Esquimaux, et le kayik des Yakoutes de Sibérie, ce der- 
)r étant aussi un canot de péohe. Selon toute probabilité, 
tre propre mot kayak a donc dû prendre naissance en 
t)érie, dans les parages du lac Baïkal, puis, de 1% passant 
z Esquimaux de la Lena, arriva en Amérique avec ces 
rniers, vid le détroit de Behring. S'ilsfsst vrai qu'aucun tait,, 
petit qu'il soit, ne doit être laissé de côté pour Tintelli- 
Qce des choses préhistoriques, ce mot kayak viendrait donc 
isi singulièrement à4^appui de ceux qui prétendent que 
jnériquea été peuplée,- à l'origine, à l'aide de migrati4ns 
lues de l'Aide. " 

Id (gants de). Oants de chevreau. 

ickerbôcker, ». m., Nom donné, aux Etats-Unis, aux 
[miers colons hollandais qui fondèrent Ne^i^York. J)es- 
tdre des Knickerbockers, c'est présenter, en Amérique,-des 

de noblesse aussi sérieux' que de pouvoir, en Europe, 
lonter jusqu'aux croîîés. 

iOW>i;ipthill£^, 9' *>»•» Qui appartient à la secte des 
»w-nothingB. Qui professe, qui propage les idées, la doctrine 
:now-notmnghisme. 

lOW-noihiDphiBiney «- *»».». Doctrine des Know- 
itnçê, secte politique stirgie aux Etats-Unis en 1853, et 
[eut durant assez loBgiemps de la célébrité et uiie certaine 
lenoe. 

rganisés à New- York par un certain Ned Buntline, les 
loikingê avaient sifrtout poon objet la résistance à 

lent étranger, qui alon commençait à déborder de- toutes 

■or let Etats-Unis. Tous les membres étaient non-sen- 
[nt des Amérioains de naissance, mais poavaient en outre 

ir — tel une le vonlait du reste un article des statuts— ^ 



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196- 



KKO 



que leurs grandt-pères avaient aussi vu lé jour dans les 
qomaines de l'Oncle Sam. Leur doctrine pouvait se résumer 
comme suit : - 

1* Rappel ou abrogation des lois permettait la natu- 
ralisation ; - * . . 

2* Les emplois civils tiéserv^ aux Américains seulement^ 

3* Des écoles communales essentiellement Américaines p 

4* Guerre à mort au romanisme c.-à.-d. au catholicisme. 

Les premiers conciliabules avaient été tenus secrets, et 
chaque membre était convenu, pour dérouter les curieux, de 
répondre aux demandes de renseignements par ces mots, tou- 
jours les mêmes: '' I don^t know.'^ je ne sais pas. I>e là, le 
nom dé 'Know-nothingêf appliqué aux affiliés. 

Par la suite, le mot fut étendu à tous ceux qui, en politique, 
montraient dé l'intolérance et du fanatisme, et nos jour- 
' naux canadiens-français des Etats-Unis se servent fréquem- 
ment de cette expression pour désigner les Américains hos- 
tiles à la race française. 

Les AnouMto^At n^i» eicistent toujours comme secte politique, 
ma£i leurs excès mêmes devaient les perdre dans l'opinion rai- 
sonnée du public, et leur influence n'est plus maintenant à* 
redouter. 

L'^âssociat ion toute récente, . à laquelle ou adonné le nom 
d\Ainertinn Protective Asêociationy s'inspire des mêmes prin- 
cipes que le Kfiotc-nothinghismey quant a ce qui a trait à son 
hostilité vis-à-vis des catholiques. 



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1 



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L-LAI 



1^7 



L 



L. I^ lettre l finale ne le &it gëiiëimlement pM entendre : 
ivr\ eouHyyuêi, nombrij auti^ pour avril, ooutil, fntil, nom- 
)riL outil. 

LaboureUZ, «. m,, Laboareur. 

Umnacré le irayâsKial l'enohAlne, 
LftVte est dooohe aa lofrotcrvMX. 

. ' La HouvMle Annaie (Jersey^ 1075), |». 3S. 

La celle^ v. Le celui. 

Laçage, «• m., Parmi les châMeura de l,oup<i-ïnarins, on 
lësigne ainsi une opération qui consiste à renféfmer, dans 
me grande peau, dont les bords ont été au prëala^ peroëtde 
lombreux trous, trois ou quatre peaux plus petites^ et klaç&r 
nsuite le tout ensemble à l'aide de petites cordes 6u gùirçetUê. 
éB colis se trouve de la sorte cofnmodëment dispose pour être 
■aîné jusqu'au navire. 

Lacer, 'v. <>., Ensemble des opérations du Vafo^ (v. ce 
ot), a la chasse aux loups-manns. s^ 

LAcher, v. a.; Quitter, laisser : La âèvre le lâche pas. ' 
V. n., Cesser, diminuer : J'cré qu'la gelée va lâcher. 

lé 18 ftv ri 1 1568, Je lear donné. pour aller boy re, attendant qoe la 

ly latctMMt. 

Journal dw «ire de OonberHUtt p. 17. 

L&Cher (se), v- pron.^ Se détendre, en parlant de la tem- 
kture : — V'ià l'temps qui s'idche, i va mouiller. 

i&ger, «'/., pron., Id-guejrre, Sorte de bière douce, ira 

^~ en Amérique par les Allemands. 

> '■ . 

islse, V. lèzb. 

,.'■ • ■ 

ler, V. a.; Quitter : J 'viens de le laiëêcr. Quand il a 
Montréal. 

lait de beurre, '• ^^-t X^ît restant -dans la baratte, après 
m a fait le beurre. 



»• 



« 



198 



•UIM— LE 



Lanibilieax, euse, tiEff., Qui agit, qui WaiUa len- 
tameni. Qui n'en finit plut à l'ouvrage. 

Lambrer, «. n,y Aller l'amble, en parlant sartoat du 
chevaL 

Lambreur, «. et aefj, m., Se dit d'un animal, et surtout 
d'un cheval, qui va l'amble. 

LambtiohOi «./.» Lambeau, morceau, pièce d'une étoffe 
déebirtée. 

Fragment, dëbnbi. 

Lampée» «./., Quantité considérable de boisson, prise à 
grosses gorgées. 

Lanipor, v, n., Prendre des lampées, boire à l'excès. 

LftIlC6tt6, s. ^, Aiguillon d'une guêpe. 

Languette, -«./.» Pièce d'échappement d'un piège^^u 
** attrape " à castor. La languette communique avec un 
cliquet spécial, appelé eùntre4ançuett6f qui, en se dégageant, 
met le piège en mouvement v. Tombe. z' 

Lard, s. m.. On dit souvent un lardf en parlant d'un porc 
abattu. 

Lard (mailff eùr de), loe,y Surnom donné par nos anciens 
coureurs des bois à un nouvel initié, qui, dès les premières 
misères endurées, regrettait souvent le pain et le lard de la 
table paternelle. 

L'arebours (À), lœ.^ A ou Au rebours. «- 

Lastiquê, «. m., Elastic. 

LaTerie, «./m Buanderie, lien où l'on fait la lessive. 

Lavier, *. m., Evier. 

Le, proi^. et a,'i, m. «., l/e de ce mot ne se fait jamais 
sentir, même aevant hne oonionne. L'ancienne langue fran- 
çaise offre plusieurs exemples semblables : 

Vostre ollten, Mioer VM ne l'delfiuwtei. 

Ll »roerc«qae qot f'ooronaU 

VU d€ mtni Thoma» de Oaniorbirp, r. UÊ, 



1 



L^ ofi. et pron.pL. m, et/., Lm :-^ Lé gv^it dleéi btti de 
Qnëliiee. Ailes don ^ cheiroher. 

Parues l«veii, tt II «n oiifikes M mfUM. . • /* 

. PHU truûé d0 miê. 4m XtV* «iède, «n dlaL l^i^iiiû, t*^ 4 

J^trénloos, !• («mme» Mie ooriMUe, * 
/ XtMflciioleiiir,iléiiuuieli«ttet. . 
' • Coupd*mUpuHn,p,)», 

I ' ' , ' , ■ " . ' - •■ ' , 

/ .Loftdor, «. m., pi^n. li-deTTty de l'ang. U}Uad^ oonduire^ 
/Mot anglais passé dans la langue pôlitiqiie, et servant à dési- 
gner oelni qui, dans une assemblée délibétante, eoAdttit un 
parti, une action,' un comité, bu bien encore* est le repré- 
sentant autorisé de l'une des raqeé du Dominion. 

Le celui, La celle, pron: dènwn».^ Celui, Celle :^—La 
<;0^ ^ui y ra l^as contente, pourra s'en raller. 

On dît aussi lies ceux, les oelies; pour Ceux, celles. , 

Lecture, «^/, Conférence. 

Lécturer, v. n., Faire une conférence, une causerie en 
public. 

Lectureur, »- m.^ d« rang, leeturer. Conférencier. ' 

Ledg^er, «. tii., , pron. led-jeur. Mot' anglais servant. à 
désigner le Grand-Livre, d'une maison de comnierce,' d'une 
banque, etc. . ./ . . . -^ 

' Lèj^ale (profession), /oc.. Profession d'avocat, C'irrièi-e 
du barreau. /^ 

Légère, Legrearte, ck(;*:, L^ger, légère 

Législater, v. n., de l'ang. io legiêlate. Légiférer, faire 
dea lois. * ' ' ' " ^ '■ ' > ' 

Lei, proti, nng. m., .Le. Cette forme, très itréqûente dans 
l'ancienne langue française, est surtout usitée immédiatement 
près un verbe à l'impératif : — Amène4et>don. ^ iV^yex-/«t dbn. 



Oestoy dolbt parler pour moj contre eestujr, nyf«.4oy< 

An». Oimt. 0i0 Marmot eh. i.xiv. ./ 

AprMetw, •Inemeoroysmki...... ^ ■ " 

(j^xiioiinerftfy, si-Ui le veax. 

PB^T, Miu9» yprnutnd», p>*9. 

LeilTttfSy 9' «t.. Envers : Le Miv^rs dHine étoflfe. , 

Lequel <|ui^ Laquelle qui. pron. %niârrofr,,Qaî:^ 

têqkÊÊiqui Tient Aveo iioé. i^ ,- * : • 

Les oeUB, Lee eelléS,>nm. cl^M<m«., Ceox^ Oellea. 



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Leu deux» ^, Bqx 4^«a^ tMis d«M 
^ Leone,'./, Làne. 

Lft natt ««t^luHkto «n ptoliie l«Mn«, 
\ Ji|Mqa'âl»T«rtll«oOoir«niMitte.; 

OalUndrier deê ^0M« lodoMrrtirt (UML) 

Lear« #>r(m. /mi*^ «e pronoiioe /«u devant 119e oonaonMb' ^ 
i^a clenuit nnè voyelle : Je /m« cHm. i>t#« ae-tu promii t 

Ell*I^Mxdéoern'ioatMq«ll««»reon¥l«r«k, ^ . -. 

' Leur» Leurs, <M(r., imm. pi, et mm^., Se prononee Uuê *v 
pluriel devMât une Voyelle on an h moet .'^ — Lmtê tioiniii^** 
DevAD^- une consonne, au singulier et au pluriel, la iettre r^* 
sonmt pas:-— i^ maison, Leu domestiques. Ne se oonser^^ 
dans tonte son intégrité, qu'au singulier et deyant un^ 
voyelKi \—Leur affaire. 



Levj 



Père «t mèn ont f«f ol Uiue ▼!•, 
Ma:r«l Uux «onpe, (Mt i^ujc tripot... 



aW 



Bintiu ffMern<$Hatêt9t p» 9tL 



§i m., v. CkfKvàn, 



Levée, '•/> Terres éboulées ou vases, que Ton retire d'un 
fossé et que IW dépose qatr Tun de ses bords : £4 Uvée d'un 
fossé. 

1' - # ' 

Levier, «. m., Evier. On dit apmi ^^H;^* 

Xièse, 9*/'^ Larseur d'upe étoffe entre ses deuxjisières :— 
Une Uzê de velouni; de soie, etc., 

^ Le mot /iss, du. lat. làtuê^ se dit eu Normandie pour farce : 
-~Se promener de long en /«it. . 

Libore, ^'. /, Plante nuisible, ayant l>eaucoup d'analogie 
avec le poireau ^uont à l'apparence, et croissant au bprd dés 
ruisseaux, des rivières, et des marécages. La libore^ sans être 
absolument vénéneuse, ne^ laisse pas cependant que d'être asses 
redoutable; pour certains animaux, en particulier les moutons 
et les vaches. 

Le lait de ces dernières possède aussi alors upejMveipr des 
plus désagréables. ' . . ... - / , , , , ,, /• . , . ,,.; t ^ ., ; ,, -, . 

Uoeiieié pour la vente, ^., de/Taug. l i o m md. KnfBo^ 
risé à vendre. Patenté, Qni a reçu patente pour v^pd|^ j 






/ 



lac^ùs 



ioi 



:4. 







. Llôhefaltë; ^t/:, LèdMrfrite, T>ér. de (tdUi^ ^ibnnë àmir* 



•»-i;5. 






I.* • • • 



^ . Lioher, «i a., néoher. Liekêr ie trouve dam I a f^vpiirt des 
"ittdiéiui dic^ônnairm, et plositsiirt vietix àatettn en^tti wmm 

■ • ' ■•■,■-*■■ ■ ■ • 

Et (le aol) I» Uehmmt, 9c ym» â l*»iitoar <|a rivage. 

Aufigurë, flattef jm •ii|>ëriedrt, iljliii d'en obtenir des 
nveor*. 

Liohetiz, euse/ * et «4;., ijni est d'un catmotère •enrile* 
^.mtâMp€m^k toutes les flatteries et «sondeaoendanew pos- 
sibles^ pour arriver à' sei fins. 

Se dit aussi dW petit enfant câlin et caressant. 

■ . ' ■ -, ■* 

Lieux, ê. w. pl.\ Latrine^ commodités. 

IjigUe, #./, Branche de commerce ou d'industrie : — Dans 
quelle /^« étes-vous maintenant t 

LdgneTfV. a., On dit :^-4ignèr un poisson, dans le sens de 
" donner de la ligne" à un poissèn, lorsque celui-ci est trop 
gros pour pouvoir être hissé de suite. 

^ Se dit aussi pourtracer sur Un^v pièce de bois une ligne 
droite, avec un cordeau frotté de 

UgUeu» /r. m., Ligneul, fil poissé a^Fnsage des Oordonniers. 

' UgOtter, V, h., tâer, attacher. 

•' ■ ■ • , . -.-_.,- 

Ltmitéè (société)/ loc^ Société aijionyme, C.44 dont la 
raison sociale n'est pas connue du pubRr 

JL4fÇQ,0n^ #.' m.» Timon d'une voitui^e. 

Limoniére, »A Travail d'une voitu^. 
'lJMe,«://IUir de chemin 1 fa^eiv » 

En Normaftdiè^ on i^f>pe1le /îtiM^ 4^^]^^ 
mis disposées horiaontalement sur âm poteaux, pd«i^ièr^((k 



UJ-'rM' , ' i-Qi': ?ï;V. 



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453 grmminet M) oentîgrimiine% iMtnfe te^ a4ii4|k.>^ 
IiOOateur. ê.m^dé rang, loeaiùr* BaiWmsLtf , ', t 

LMbr, V. n., do r»Dg. lo fo4/r., Mener v&e «dsténoe de 
fiuhAmtiie/ Flâner de par l«i met, imi« objet et wns bat. 

QaelquiEifou AUisi, t'entend dè<|ndqa'nn <|ai e«t oisif, par 
iaite de manque momentané d'oavrage : — ^Tas don rien à £aire % 
—Non. j'^0 de o*tempe-ei 

LAftur, 611009 «-f de rang. iM|/*6r. Un vagabond, un oisif 
débauché. Un flâneur de coins de rue, se cliaufiant au soleil 
en dévisageant les passants. 

IiOger, «. a.; Coi^enir, renfermer :-;— Cette maison peut 
/o|i«r trois cents personnes. > 

Loger une plainte» loc.^ trad. de rang, to lod^ê a corn- 
pknrU, Porter plainte, déposer une plainte. 

LiOieible, o4f<> ^ ^^V ^^ permis. \ 

Lolo, •• »^., Dénomination enfantine pour lait, tétée. 

Longtemps (a^^ftnt), lœ. adv,y Bans pe^u de temps, 
sous peu. 

Loquet, «• f^-y Médaillon. 

IliOUOher (faire), lœ., Tirer l'œil, attirer forcément le 
regard. • 

Loup-garOU, «• nh.y On désignait ainsi autrefois, dan 
nos campagnes, une personne condamnée, après i^ mort, à être 
changée en lùup-garou pour méfaits causés de son vivant. L» 
punition se prolongeait durant sept ans et sept mois, et avait 
principalement pour causes, soit la négligence à ** faire see 
pAques," ou quelque, gros scandale qui . avait remué toute là\ 
paroisse. Le loup^roU oourait îes champs, durant la nuit, et, 
quand on le rencontrait, on pouva^^élivrelr l'âme du malheu- 
reux, en traçant sur jjfi un gn^ sme de croix. Maif le^ 
malin esprit ne se laissi^it pas faodemènt iqpiprocher, et d'ail- 
leurs chacun prenait ses jambes à son cou du plus join qu'il' 
l'apercevait. \ 

Oetto superstition a su^isté longtemps au Canada, et même 
n'est pas encore complètement disparue, aujourd'hui, Ide oer- 
tainw campagnes reculées. . ^ ^ ^ 

Loup (▼e0O0 d0)| «./^f B(Mrte de champignon desséché, À 
1% pean%fiic4li|!(Ui^,i^,éf», ; que l'on troi|ve surtout.à la lisière 




SOS 



ém bok. La V0êee-dê loup est remplie d'une snUituioe ntfire et 
•pongieaee, qoi, tous U preMÎon, JaiMe fnter un l^ger jet de 
fumée; 

Lnoaarne/ ** /, Fendtre en mansarde, c-à^. pratiquée 
dam la partie verticale d*ttti tqit briië. 

En France» la lueamè. erit «urtout une petite fenêtre, pra-, 
tiquée pour donner le jour dani let greniers, dans les ogmbies. 

L'un portant Pautre, lœ,, En moyenne, o.-à-d. en 
faisant la compensation des différences lee unes par les autres. 

Lunch, ». m., Repas du milieu du jour, dont la coutume* 
est empruntée aux Anglais. 

Luncher, r. n., Prendre son lunch. 

Ltirettd 01 y a belle), foc., il y n beau temps. 

Lutin, s. m.y Sorte de génie malfaisant, ayant autrefois 
donné cours à une superstition fort rendue. Le /ii/tVi, qui 
<x>nnai8sait Tamoar de nos " habitants ^ pour leurs chevaux, 
se plaisait surtout à épuiser ses diableries sur ces intéres- 
sants quadrupèdes. Tnntôt, se glissant dans les ^uri^ il em- 
mêlait queues et crinières ; tantôt encore il lançait les pau- 
vres bêtes dans un galop désordonné à travers champs, et ne 
les* ramenait, au petit matin, que fourbues, poussives, et les^ 
flanc» blancs d'écume. Pour éloigner le lutin des écuries^ il 
fallait tracer une grande croix sur les portes, et c'est ce qui se 
fait encore aujourd'hui parmi les Acadiens et les riverains du 
bas Saint-Laurent. 



Lyncher, v. «., Appliquer la loi du lynch, c-W. exécuter 
sommairement et sans procès uu criminel, à la suite d'une 
simple décision prise à cette fin dans un rassemblement popu- 
laire. 



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V 



204 



UAÇ -MAP 



! ■ • -' : 






M&0h6r» V* «•» Meurtrir, contusionner : I s'est fait méehêr 
le bras dans la inâo^n#. ., . - * 

IfiftCbineiiei '•/•i Machination, manigance, intrigue soor-i 
noise : J' comprends rien dans toutes ces fnachineriè§-\L 

Mâchouiller, t?. a., 3€âchef eu tournant et retournant ce 
qu'on a dans la bouclte, sans l'avaler. (Oscar Duitn). Ma- 
. rAmit^^ du tabac, de la gomme. 

Machure» '*/•). Meurtrissure, contusion. 

Msçonnciy «./.» Maçonnerie, dans le sens de> massifs des 
fondations d'un édifice. Travail, ouvrage de inaçoto* 

Mftffiuer, v. a., Rudoyer, malmener, maltraiter. Exiger 
de quelqu'un, ou d'un animal, une somme irraisonnable de 
travail. Donner de la misère à quelqu'un ou à un animal, lui 
rendre la vio dure, le tourmenter en y mettant de la luëchan- 

8e servir de quelque chose sans soin, sans prudence, et 
comme dans un but voulu de dëtërioration. 

A mpprOcher de tnaragneTf verbe neutre usité eii Saintonge 
dans le sens de fatiguer et s'^Épuyer tout à la fois, c.*À-d. de 
mener une vie de Maragney paralliision à une tribu Maure de 
ce nom, que l'on dit avoir été particulièrement maltraitée par 
les ESspagiiols. ' 

MftffaBin, «• » »•» Tout établissement quelconque situé sur 
une voie publique, et où l'on vend de» marchandises. 

, - ^ «. , ■ 

Mft9ft8ill6r, V. n.. Courir les magasins, pour examiner les 
modes nouvelles, les nouveautés de la saisf>n, souvent aussi par . 
pur besoin de curiosité et de flânerie parmi les étalages. 

Jfaffanner est. l'éqij^i valent français du verbe anglais^ 
to êkopL 

Ma^es, •• /. p/*i Œuvl^ tour de magicien. 
lfa(r^6r, f . a.t Manier. 




^05 



»-., :fi; 



MAO 

lfagllJière»,«. /> Manière] 

Lnjr dlÉ*al en toi mtagnl^re \ •■ ,' 
. Je vofitf «Imetfln oaénr doolx. 

^ < -. 

\' , Gh a née n norm. du Xl^ tMd*. 

° Maltoe-de^pOSte, «. m,, de VAVLg.ipoêt^maMer, FoiÎQtioa- 
naire ayaAt la cluirge, la direction d'un bureau de poste. 

Manière de (en), loc, adv., Par ibanière de, à titre de. 

'Mtagré, ;>r«5p., Malg«5. 

'Mahogany» «* «w.» Mot anglais pour aoajou. 

' Mahoumet, ê. m., Nom donne par les anciens Canadiens 
du bas Saint Laurent à uHe sorte de diablotin qui, selon la 
mythologie des sauvages, convenait de s'attacher un protfégé, 
ou adocté (\\ c« mot), moyennant certains actes de soumission 
de la part de ce dernier. Tout étant stipulé de pnH et d'autre, 
le makoumet se montrait ensuite à son adoet/ chaque lois que' 
l^ocoasion l'exigeait ; il lui donnait alors des nouvelles, le con- 
seillait et l'aidait dans ses difficultés. 

L'origine du mot mahmtmêi paraît àsses obscur», à moins 
qu'il faille croire que nos ancîeniB Canadiens, considérant \fi> 
fondateur de l'Islamisme comme une des incarnations du mal, 
aient jiigé à propos, en 'altérant un peu le mot, d'en faire le 
nom patronymique de tous les mauvais gétiies des bois et des 
ondf«. 

Maigniable, adj., Maniable. 

Maififrioa, OUe, ^' t$t adj,f pron. // mouillé. V. Maiobiot. 

Maigrioty Ote, «. et adj., Maiji^let, chétif, d'une santé 
lébile. 

Main (à), fœ. adj., v. A MAIN. 

Main (être à la), loc.. Etre à proximité, à la convenance 
ti la main. On dit aussi : Avoir à la main. / ^^ ^ "^ 

CIms les vieux auteurs, c'est la locution à maint du )at. fuf 
tianutn, q*i se rencontre le plus souvent : : 

. . .« cAoee qiM tfml I» plan «isé^ prise «1 plus à main Qos l*<>o a^siMrolt 
voir «|ir eon «snneiny . . . . . 

AJMTOT, Baminei niftàrwê de Plntarçue» 

De ttàm pnH^ àf^ie, bien peu me -eoMole 4e Jeinaer: Il B*eei eliMe Ual 
tel^t et tant â iiMi<n. 

Babblais, Amlof rwtfi^ 1. V, <di. I, |(. léii*^' 

Biain (mal à), foe. adj., v. Mal i maih. ' •> tiK. .J<: 



%'.., 



.. •«? 



# 



206 



MAI~-MAL * 



Mainette, r./., Diminutif de ti^in. Maîii de femme ou 
d'enlMit. 

Maintint, p^^rt paué de mMUtenir. Se dit pour Ifaintcftiu. 

... ft » ■■ ' . 

Maiteiie, «./, M«rie. 

Co marobé « été f»ltft Uvnalrérte (ftf ^ 

li'Ordre «< la X<6ert< (Joarn. d« Oaen), 4 ooWlà)^ 

Mairesse, *./., Femme du maàxe. Maireêêe^ en vieux 
français» t'est dit pour maltresse de maison, le mot maire (du 
lat. major) signifiant ^lom le chef, ^ le plus grt\nd. 

Le Ils A n<Mtr«i Kmtmm 
Me don» hier oest Miel. 

PoiHe manuteHtt, dans LaourniB. 

'Mais que, loc, conj.f Dès que, lorsque, quand, aussitôt que. 
Cette expression demande le subjonctif, quand )d synonyme • 
français gouverne le futur : — Mais gue j'aille, c-M. quand 
j'irai. — Mms- ^' tu sois rendu, c.-àrd. aussitôt que tu seras 
rendu. , \ I , 

Voisin, laii MMi« Mrool Men grantei, 
Jra<« 9«0 iM neigea M>l«ni tondoêt. / 

P. Qmiiroona, (Suvrês^V^. 

Jtfo<« t«'lltoli marié, 11 sera gentUlioinme. ' . »v 

Nim9./ab, <f«f traiU de vérité, p. 61' 

» • ' " ■ 

Mais que (pour), yfec. coti;.. Lorsque. 

Maftre*canot, «. «^ Canot principal, dans une nxjpé- 
dition de wy^gbwn, 

Maltreeser «•/•> i^^ ^^ chansons populaires, syno- 
nyme de ôiafwitm^ 

Mtijor, *- m.. Jeu de cartes, dans lequel le roi d'atout joue 
le rôle principal. 

Mal (beau), «. m., Mal de matrice : — Avoir le beau mai. 

Mal (tomber d'un), Im., Avoir une attaque d^épilepde. 
Btr» «ttamt d'épilepûe. « 

IMmqm ta fmkttê du mal tf« wpU^pêtë, doal Dlea iNiTOli «nra .... 

Auuv CaJkWtimXL, VEtpéroiMe, p. 964 

CAotr di» tnawiMiM «mi/ avait le môme sens dans Tanciemie 
langue française. 

Maladreite, <i4f., Maladioii. ^ 



sa. 



M A\» — flS AL« 



30T 



Mal-&-maill| a«&'. et tuÀ«.,' Qui n'est pM oUigettnt. Qai 
n'aime pM k rendre lervioe. Qni postède un OMr»etère difficile. 

La vieille langue exprimait autrefoia VfAée de commodité, 
ou celle d'incommodité, par lea locntions hùm à la main^ mal à 

la main: 

-1 ' -' -■• ^ , ■ ■ ■ ■■"■,■.■'•' . ' ' 

L^Tarmil* est ang payi moult gnuid «i nutl è la main^ pour lirrer «t 
oheraochler. 

\ FBonMuaT^XVI,88,daniIi«enrn9. 

Iftalchanoe, «./, Malhenr, misère, suite de iPatalités. 
Manque de chances Èfcvorables, - *" 

lialohanceUXy euse, «. et a«^*., Celufsûr qui le malheur, 
doublé d'une guigne persistante, s'est abattu. Celui qui manque 
de chances, d'occasions favorables. 

Malcommode, adj. et . svhêt., Hargneux, de caractère 
difficile. 

Malému, Ué, adj. et subst.^ D'un^ humeur maussade, 
sombre. % » 

Malendurant, a|lté> adj, et êuhst.y Hargneux, littéra- 
lement qui est mal disposé à «iidurer. 

I MAle-enquenré, «. «»., corrûpt. de méUe «fUier, Est sor- 
bout usité pour désigner un cheval étalon. 

Malentente, «./, Malentendu. 7/ 

Malgré que, lœ, œnj.. Quoique : — Malgré qu*\ voulait 
>a8, etc. , 

Malgré que n'est resté français, qu'associé au verbe avoir, ^ 
lans les locutions malgré que f en' aie^ etc. 

Malheureux, eune, ae{;. et $uhêt^ Qui vient d'éprouver 
m malheur, à qui un accident vient d'arriver. 

On emploie en ce sens, en Normandie, malheuré^ formé des 
(eux mots mal et hêur^^ ce dernier étant le part, passé dn 
erbe keurtr^ qui signi^ pourvoir, d'une chance, soit bonne, 
oit mauvaise. 

MalhureUflement, «m^., Malhenrenaenent. 

JfolAurMW'iiMiil, on ra fslt 4 aa t4t#. 

\ ^. Jfati' JïM%'èiBo«Ma,fk.lli 

Mal^ureuz, eufi«, o^^'., Mailiëni-eiui. ^ 

Y •» a d'pas flMrfAwmMK^a'voM.— Qa*Mi cbàvta-voos MJ^oksMs po^^ 

" ""7 F . ■ ■ • ; \ -, , ' « ■•.',;■ ■; »- 

JLa BÉnoLUmiii, L09 WmmànU, daas Im Fit m ^ mt ê pHmÙ 



^ 



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MAI»— MAN 



1" 



lll»11fia, a4i*fém., liftligne. . r 

. Itéla U peai» moliriie. . . .. . 

•O'oii l'Amoor feMlnliM. . 

Vauquxuh, Im FàreHerie», 1, 18,.° 

' IbUe, ^'/'i àe Tang. mai/. Ensemble des lettres, dëpêdies> 
joornMix, eté.^ abord d'un navire, ou d'un train de el^rain de 
fer : — hfunalle angiaise est due oe soir. 

Par ' extension, le navire ou train de chemin de fer même, 
ayant à son bord le oourrier-poste transatlantique:— Cest la 
malle anglaise qui arrive, qui passe. 

Oourrier-poste quelco^ique, désignant l'enseihble des lettres, 
etc., reçues pu expédiées en une fois ; — La malle de Mo itréal, 
la malle de Québec. 

lialouines (bottes), '«. / pi-, On déùgne de oe nom, à 
Québec, -les bottes dites " à l'éeuyère,-' et à Montréal, les 
bottes sauvages, bu souliers sans semelles, c.-à-^. les çaiUards 
ou êoulierê de bcei\f\ 

MalTBIlU, \3ié^^p(M^' poêë,, Mal accueilli : — I f ra mieux 
d'pas y aller, parce qu'i va être malvenu. 

Ifomo, abréviation de Madame. «,. 

* Manohe. Manche de pipe : Tuyau de pipe." Manche de 
plume : Porte-plume. 

Mancheron, Manchon, e. m., Manche. Ne se dit qu'en 
parlant de la charrue. 

On rencontre, en vieux français, eêmanchan^ machon : 

Apim/éiiir loiiio«A<md«saeharrue. ^ . • 

/ 9aïw, Œuvr9», p. 40, dans Laoamo. 

Manches-de -chemise, loc^ Bras de chemise : Etre en 
manehes de ekemiêe. Se trouver, se mettre en manehee de 
ehemiêe. * \ 

MaaohonnieT) «. m»., Ouvrier-fourreur, marchand de 
fourrures. 

Manchot, Ote, «k^*.» Qui est mi^ladroit. Qui manqué de 
dextérité, au physique oonme au moral - 

Mander, «.«./Demander, s'enquérir: — JViens. vous 
mamder une information, un séi-vioe. 

MaQgeard, •. «•., ▼VOsot mahoiub, Diémuss. 

MfOlger, t. m., Nourriture, repas :— Préparer le t m amf^ "^ 
detanhinMfT,*' r.^' 



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MAÎ^— MAN 



209 



Manger les sangs (se), /<m;„ Ne pas se tenir d'impa- 
iencè, (Tmqiiiéiude. , ' 

lAangeUX, s. m,j Mtmgput i-^Cesst un gros man^ux. i 

Manière de (en), /oc., Comme, eh espèce de. 

Manifacture, «.y.» Manufacture.. Cette forme se trouve 
lanr plxisiears anciens dictionnaires, et c'est par un écart 
emblable de Tëtymologie qu'on dit encore aujourd'hui, en 
r&ni^i&, m'jtni/ormeyfn'inicellef etc. 

La mani/aeture (façon) est plai prdolenae qut PestoSe. 

BiNBT, Uê Merveille» de la iVolitre, dén» 1«h Kmaux 
de De Làbk)rde, p. 402. 

Jje mot manifaçtùre est un terine générique, au Canada, 
our tout établissement industriel quelconque, et en parti- 
ulier pour une usine, une fabrique,, une filature, v. Moulin. 

ManifElcItureur, »- m., Manufacturier. 

Maniaque, a«(;'^r'Magiiiflque. 

vont A Saint Cloa, don la natarelle baaté sera réansé de toute la 

in»1qne poalble et d'un repa» «NEonl/lgur. 

Lettre de Mad. de^rigy à, Mad de Sablé, 19 sept, lerk, 

Maniffanoe, «• /-i Intrigue sournoise, ^'achotterie artifi- 
euse :— -V a d'ia nMnigartce le -dedans. ^ 

Monter des manigaiteeê : Agir sournoisement. 

Manigancer, ' f. a., Agir sournoisement, préparer, réa- 
r quelque projet au cachette, et d'une fa<,*on insidieuse. 

MfliniganoeS, ^•/- pf'^ Afféteries, préteiitiQns de fnàuvmis 
:— Etre tout en Mam^ncM, c.-à d. avoir des manières pré- 
xes et apprêtées^ ^ 

anitou, ». m., Divinité tutélaire âdonfe par nos mmi- 

Chaoun d'eux se choisit on manitou dans le premMr 

iet venu qMÎ frappe ses sent. Au-detisus de tous ces petiiu 

|itx plane le Grand-Manitou,. qui est Id Grand Esprit, l^ti^ 

>réme. " , ■ 

[▼elle, «• /> Sorte de chariot ■'adaptaht aux rails, 
oheinin de fer, et que des mancravrça, ciiargés de r^pft 
|ons sur la voie, font mouvoir à Taîda d'une liielle cotnma- 
mt avec ressieu. 

[▼oie, t./, Poussif proflmte par la mootéra dit 
et, par extension, tout* ponîiièwi flné, impalpable. 

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210 



MAN— MAR 






llanne, *•/., Sorte de grosse mouche aquatique, se rëpan- 
dant sur les rivières en essaims pressés, et qui e^ bien vrai- 
ment la manne de plusieurs sortes de poissons*-"-^"^ 

M&noir, s, m., Ancienne résidence seigneuriale, à la cam- 
pagne. 

Manquable, adj. culv.^ Synonyme de immanquable, mais 
signifiant seulement probable, possible : — Manqnable qu'i 
mouillera demi^in. 

MaïKjUablementy qdv.^ Vraisemblablement, selon toute 
probabilité, sans y manquer : — On arrivera manquabfement su 
soir^ 

Manque, ^./., Faute^ défaut, offense : Vous avez fait une 
grosse manque. 

On trouve ce mot, en cessons, dans Corneille, mais seule- 
ment au masculin : — 

D« qael manque, après tout, a«-ta Ilea de te plaindre? 

CoiuxviiJAjKf l'^Illuêion ébntiguc, Acte y, s. 3., 

Manque (de), /oc,, De moins:»— Y eu a deux de manque. 

* Manqué» ée, adj., Ce, qui ne vaut rien. Se dit surtout en 
parlant deifanifnaux :— ChevaJ man^t*/, c-à-d. une rosse, une 
haridelle. Cette expression est surtout particulière aux Aca- 

dieçis. ' ' ■■/'■-•,■••. ■'" '' ■; V ■ 

On dit' aussi Tat^t. 

Manquer,, v. n., . Suivi d'ttn, infinitif, signifie Etre sur le 
point do :— Il à manqué se tuer. Vous avez man^nW tomben 
En France, on dit toujours, en ce. sens,, man^t^^r dé. 

Manquer, v. ia., de l'ang. to misa. Sentir le vide causé par 
l'absence de quelqu'uh, parla privation d'un objet :— On vous 
a manqué, j' vous assuré. ' ., 

^ . - . •■•■'"•■ 
Manteletf i- m., Sorte- de petite visite, généralement en 

drap sosiple, dont les femmes se recouvrent les. épaules pour 

sortir. ' ' . , , ■ ' 

Vêtement de femme,; en forme de camisole, soit de toile,. 

d'indieime ou de flanelle, et qui «se porte en manière de 

Etre en' maYito/«^;— Etre en négligé. V 

. Manuftkfttureur, «. m., v. Manifaotureur. 

' M&r^ «.m.. Mars, troisième mois dé l'année. • 



^^^^ 



à « 



MAH— MAR 

m.. Marbre. 



Ul 



Marbe» «. 

Marbos, «• »»• i>^M Petites billei de pierre ou de marbre, 
)rvant.à un jeu trc» popiilaire {Mùrmi les enfants et les écoliers : 
-Jouer aux marbes. Faire une partie de ituirbeê. 

Marchand de cuir, ». m., E8coffier,mëgi8sier. .. 

Marchand général, «• n^^ de l'ang. général mercKiÈnL 
[archanci'tenant en stock un assortiment de toutes sortes de 

larchandiees. ' ^ 

ï- ■'■'.,' 

Marchand en ^TOB^ s. m., Celui qui fait le négoce en 
rand, qui achète et veùd en gros, qui ^t le commerce du 
ros. ... " 

Marchand de hard^ âtitéS, «. m.» Confectionneur 
'habits, c.-à-d. celui qui fait ou vend des habits sans avoir 
ris mesure. ^ 

Marchand-tailleur, «. w.', de rîing. nterchant-taUor. ïail- 
iur qui est en même temps marchand, et qui tient en stock 
$8 marchandises nécessaires à la confection des vêtements. 

Marchajidises sèches, «. / pl-r ^^ l'^ng. dry goods. 

désignation courante pour Nouveautés, Bonneterie, Mercerie. 
On trouve cette locution .dans les Voyagea de Champlain, 
I qui semblerait assez indiquer que le mot anglais. 6^ry goodê 
est que la traduction d*uhe vieille expression française. 

Idarche, s./.^ Promenade, route à |>ied : Faire une marche, 

ndre une marche. 
C'est une bonne marche, c.-à-d. c'est une assez longue Boute 

ied. 

iMarche I Marchez, locutions interjective», employées 
ir avance, va, allez ! Marche à la maison. 

[archer, v, n.. Souvent employé pour indiquer de quelle 
[nière s'opère une marche, pour désigner Tétat d'un obemin,- 
le route :\Ça marche mal, c.-à-d. on ne peut marcher 
kvec difficulté, tant le chemin est mauvais. 

^her pour, loc,. Progresser, suivre un cours d'exer- 
dàm le but de se rendre propre à quelque fonction : — 
enfants cjui marehetU pour leur première oommunion. , 

^her sur, /be.. Approcher de : — I marche tu la cin- 
itaîn». 

[arOOU, «. m.,. Matou, gros chat. 



■*' . 



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212 



MAR — MAR 



} 



Au. figure, homme entretenu par une femme de: mauvaise 
vie. Protecteur à gages d'une prostituée. . 

Kfc dt QOtct n*aHolt pplnt erland 
C6mm« o<» (TM mo^wifma: terrible*, 
En loiifii myaalemehtji horribles. / 

M&r0| './.) Se dit souvent pour ni«r, dans la région du bas 
de Québec. 

Marécacher (se), v. jwon.y Se gàter^ se brouiller^ deve- 
nir humide et bourbeux, en parlant d« la température i^-rVlà 
l'temps qui t^marécagt}^ c.-a-d. qui est en train de tourner au 
mauvais. 

MaFffOUletté, «-/-> BoUohe, et Kurtout petite l)ouche, 
bouche de femme ou d'enfant, v. Goule. 

Se trouve, en ce sens, dans le Dict. dti vieiix fang. franc, de 
Lacémbe. " *. ' .. . .' 

Marichaly t- nfy Maréchal. 

Ll.inestre flei' mariwAcrx doit Mnondre son gaeit.. À ' 

BTXKKxrx BoiLBAU, Livre de» m Hier ê^ p. 45. 

Marier, ■«?• «r, Epouser : — Il a' marié une fille riche, 

BCarier & (se), v> prôn,, Se çiader avec, épouser. 

* ' ' ' • ■ ■ 

Marinades, '•/• />'•« Conserves au vinaigre, cornichons. 

MarinlffOUiXl, «. tn,, Pt»tit diptère du genre moustique, 
trai abohcmnt surtout , à répoque«de la première végétation, et 
dont les inoossfkntes persécutions constituent Tun des gros 
rôlers de médaille d'une habitation, à la campagne. 

Marie, '• v^^. Merle. Dans la région de Québec, ce nom . 
dé ligne spécialement la grive. 

• Marmalade, «^ /:> Marmelade. 

Marque (fUre sa), ^w., Faire son chemin dMia le monde, 
rvuèûr, percer r-^Ô'eat un hoipme qui /«m êa, marque, n'im- 
po^ oji, t,'k-d, qi^i riSufMira partout où il ira. 

arquer» v, a., Noter, inscrire dims ses livres, diuig ses 
>iert, une véntc), une transaction, eto«" Par exemple un 
^nt, achetant à crédit, dira an mi^ohand : — Marguêihm<n ça, 
I. veuillez prendre noté de ce i^ne je viens d'aàieter. 

^ne, |. /., Jen ' d'eiifants consistant à ponsier «a 
à cloche pied, dans les diviùon| d'une sorte d'échelle, 
irMto ^ 1a <}raie sur le jMil, sur le pavé. 



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MAR--MÀT m 

' -. ^ ■ . • ' 

■ . " • . • ~ ■"''■•■■■',., • ■ 

'MùrOXly 9' ^'v Marmiton, cuistre de «oliège. . 
Marte, «'/«Hfurtre. . 

Idiartrière, «./, Piège « prendre les martres. - . 

Maskiliohgé, «• m., ' dé ^algonquin i/fi^0/tin|^. Gros' 
poisson d'eau doucè,^ fort-répandu dans toutes nos rivières. . ,; . 

Maskûiat^ni aine, a({;. flefo^ habite Saint-Hva- 

cipthe. (Jui est de Bain^Hjaointb^, par allusion à ja*rivjèi^ 
Yamoska qui tiùyerse cette ville. . . - : - 

Massacrant, ante, (tdj.,- Ennuyeux, vext^ni, déui' 
gréable à l'extrênie.. ^ - . . 

_ . . / : . • • 

Masse {eu)', foc, adv., En grande quantité, en grand 
nombre :-^Y a du monde en nta$êe. J'en ai en mmêêe. 
On dît AUÈsi En plein, - * 

Masticct, «. fn,f Se dijk souvent, à Québec,' dans le sens 
d'homme de police, de sergent de vi^ie. 

Mataupin, «. m., Qui est fort, gros, bouiii. 

M&tiBr, V. a., Dresser, mettre debout quelqu'un où qikelque ' 
chose. 

Monter, éiever un objet jusqu'à une hauteur relativement ' 
considérable. ' ,, 

Matéreaux, #. m. /V., Matériaux. De matere, forme la 
plus ancienne du mot matière. 

M'a-t-i, /oc., Forme interrogative- usitée fréquemment, et 
:|ui est une contraction pour M'en vais- je. Est-ce 'que je vais. 
M'en va-t-il t x-r-M ^a-t-i te l'payer î M *a-t-i te l'envoyer 1 „ 

Matière, «./., Pus coulant d'une plaie/ d'un ulcère, d'un 
bcès. 

En attachant de la sorte le mot matière à tout ce qu'il y a 
e plus nauséabond, de plus repoussant, les Canadiens ont-ils 
Ottla bien marquer, par là même, leur horreur du matéria- 
« î — ^Ce serait, du moins, une étymologie comme une autre, v 

Matin (à), y. A MATiir. 

Matin (du), lœ, euiv., Dès le matin. 

MfttS-COrdes (être k), foc^ Etre dans la dècbe^ être 
^uit à une grande pénurie. En être à ses derni^reis car; 
uçhes. . 

Cette locution, d'origine marine, se rattache directement 



. 



N 




214 



MAT— MÉI) 



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/ 



à alUir à nUUê et à eàrdes, encore fort m utoge patfii les geni 
de mw, en Frmnee, et qui veut dire :— X>heininerp4mWeinent, 
toutes voiles, carguées, par U sèulo iîhpulsion du vent sur les 
mâts et le griment. • 

Maturité, »/, Échéance :— Votre billet arrivera à matu- 
rité, etc._ • ' ' ' / 
^ liauvaisement, <wfo., Grièvement, méchamment. 

Côlhment, ft U parfln, le dit Comeihe m ocmi^rto^ï^t mQuvaiëêmtni, 

B. BB Cabteb«t, C*ro«iç«« de Jeraey, p. ST. 

Mauvaiseté, «/, Méchanceté. En vieux français mau- 
veiêtié. . . ' . 

. . . .(^uand le deable Beeh4 
Ce fut^de ■* «KftMVMW pore. 

Cette tfiaM«alf«e4 d'enâmt chagrina beftoooup lAndry. 

,. G. Ban». 

Me, pron. per$.y Ve est lettre morte dans ce mot, même 
quand le Biiiy^nt a pour initiale une consonne : Tu tn'fais de 

la peiné. T^ peux Wcreire. 

.... • ' • ' . ' - '. - , 

Mé, <idj, posées, pi,, Mes. 

^é^ conj,, Mskifi. 

i Mécanique, «• w-, Mécanidpn, artisan, ouvrier de 
fabrique. L'ancienne langue fraxJfEse usait de ce mot dans le 

ième sens, du lat. mechanicusj artisan. 

I,efi artUana et mecaniflrve» n'en betovoyent ^ocanement. 
, Db Bbas, Meeh, et Antig^de la ville de Onen, p^ 82. 

/ Méchant, ante, adj.\ Mauvais, sale, boueux ly-Les che- 
mins sont ben méchants, c.-à-d. sont ikffrçux. \ _ * 

Médecine, «./, On désigne dc^ ceÉom, chez les sauvages, 
non-seulement la médecine proprefbent dite, mais aussi la sor* 
oellerie, o.-à3i tout ce ^ui est mystérieux, sacré, surnaturel. « 

Homme-mddednê : Médecin, sciroier. 

FêU dé médecine : — ^ète religieuse, consistant en festins, 
danses, chants, pour les hommes seulement. Quelquefois aussi, 
joute publique entre deux janglettrs rivaux. 

Cabane à médecine : — Cabane où se. tient une fête de méde- 

■cine. ■ V " "■- ^' ' ■ ■"^- ' 

Pipe-médeeinê .—Calumet fumé lors d'une fête de médecine. 
San <t médecine : — Sac dans lequel le jongleur ou sorcier 
renferme les secrets de son art. 



\ 



MBO-^MSI^ 



S15 



M égard (par), fco. adv., P»r iB<%«krâe. 

^ Meilleur. Au mêUlmr de kn» oonnajftsanoe :---D*»prèt œ 
que je puig le mieux îne rappeler. 

Mékerdi, «. m., Heroredi. 

'Membre, i* «>»., de Vtm^métnber.^ liëput^^-^Il eiit Ymem- 
bre du oomtë de Bagot. 

. Membre (bien), loc. adj,, Qui est bien forme, qui est fort, 

qui a de gros membres. 

■ • ' ' ■ ■.■••• ' '.'■ 

(^«nt la dam« entendl Bertran, ao corps fMem5rl. 

Chronique de l>M0nendin,l, 9i» 

Même (de),, loc,. Comme oeoi, comme cela, ainsi, de cette 

.manière :— Pâmais on n'a vu rien de même^ c.4-d. oommjS cela. 

, ' ■ " ' - * ■ -l " '' ' . 

Môme (être de), ^oc., Se dit, en certai^nes parties du payv, 

d'une femme en état de grossesse, v. Comms ça, Bobd, Rbtoijb. 

- Même chose (la), lœPadr.y Tout de'mémë, pareillement, 
néanmoins. . . ' 

Mémère, «^ /^ Grand'mère. Quelquefois aussi, grosse 
femme au caractère bonasse : Une bonn^ grosse mémère, 

Mei^ette, ««/^ Main de .pelit enfant. 

On appelle 'aussi menette , en manière de sobriquet, un 
homme qui s'occupe trop des soins, et d<^taiis de ménage, ou 
encore de choses trop minutieuses. " ~ 

Mbnettb: 



V. Oatichk, Tatb- 



Menoirés, »- /- pf", dû verbe mener. Désignation habituelle, 
dans la région de Québec, du brancard d'une voiture, c-à-d. 
des deux pièces de bois qui senent à traîner une toiture, et 
entre, lesquelles on place le cheval,^ A Montréal, en dit pour 
cela un ircbvatl. 

: . , • • - • ■• t" • ^ 

Menoires Orochee, «./.;^^, Véhi<ifule étrange et groi- 
lier, sans roues lii ésMeux, inventé par )es déf rijcheurs . pour 
es cbarroyages à tra^rs bois. 



Menotte, «• /., Petit gant de femme, laissant le bout de^ 
loigts à découvert. . \ - » 

Meilterie, f.J", Menéoogè, fausseté, 6n un lens quelcjue 
éb adouci. * . , 

Se dit aussi pour mensonge badin, sans c<^nséqUence. 

Menteux, <». m., Menteur. ^ 



'^ 




■\ 



i. 



I 



216 



m^N— 



MEU 



MLauk CHa&tixb, Méveine^màtiii, p. ••. 
MéUUit (au coup de), loe^y A minuit, Ten plein miimit. 
le, *•/., Menuiserie. ' , _ 





Pour avoj^ chef ié la mcntt««rie du pavillon. ., . 

Comptée du ehàteauie&aWcflitP» 9^ 

Me^Hlsier, «. m.^ Menuisier. 

.../. qui entoyllogéthe»lem<ffMi«<ercla roy^ i ■ 
y Jimmal 4u êirt dé Gouberville, p. 81». 

Mépris de cour, îoc.f de rang. contemjH oj court. Exprès- 
non usitée au Palais de Justice, pour ** résistance, injure au 
tritunal^ 

Mer, «./i I>an8 le bas Saint-Laurent, on dit toujours la 
mer en piikrlant des eaux du fleuve. Celles-ci sont du reste «ou-, 
mises comme l'oèéan au flux et au reflux, ce qui, joint aux 
proportions gigantesques du fleuve même, peut bien donner 
l'illusion d'une véritable mer. \ ' , 

Mesk, «. m.f (Ur«uê a^ricanus). Mot montagnais dési- 
gnant l'ours noir, qui fréquente le:Labrador et la cAte nord du 
Golfe Aûnt-Laurent. 

Messire, »- m.. Titre dont on fait communément précéder 
le nom d'un prêtre, d'un ecclésiastique. 

Mesure, «. /.» de l'ang. measure. Projet de /loi :— Inl 
duire une meêure en Chambre. 

Mesure QUe (à la), toc. eonj.) A mesure que, au fur et 
à mesure. ■ ' t / / 

Me lo(rl«r«nt dio m^«vre qu'lla venolent. 
M / Vkoissart^ II, ni, iS, daoïi liltré. 

Métis»/ ë,^m., Qui est issu de l'union des liaces bWohe et 
ii}^nne.^> ■yj --X '■^■-' ^ / , 

Se dit/surtout des Sat^gs Mêlés où I^s-firûlés, peuplant 
icoi;^ à cettç heure un^ grande partie dés sèlitudes au Nord- 
uest. /;'; / ■. ■ ' ■• . V ' 

Métiyer, v, n., du Ut meUrey faire m moisson. Moissomier, 
couper le grain :— -I sont allé» métive^ / ' * ' 
Cette expresRion est surtout paijticitilière/aux Acadiens. 

Mëubélier» Meublier, #. m., Àieni^sier, ouvrier qui ne 
fait que d^ meubles. / 



i^- 



MIK 



aif 



Meu' l\ iria* loeJ Me le:— Tu vmumh' r donner. 

Mlàler, V. n., Slianler. 

BfiCAXnollt, «. m., Mëdicament^ remède^ 

ttfic-iXiaCy «. m*, EmbiUTas, intrigne, mélange : — Il y a 
ben du mùnnac làrdedans» V^- 

Micouan, «./., Mot iroôuûis, pour cuDlère. v. Micoukhnb. 

Micbuexuiei «• Jt-t Mot tiré du sauvage, et tervitnt à 
désigner une longue builler en bois, usitée pour diverses fins 
domestiques. 

Miette (pas llliie), foc.y Point du tout, aucunement. ' 

Mietton, s. m., /Panade de pain et lait, pour les enfants. 
On dit aussi un miton. 

Miliasee^ s. /., Quantité considérable. 

Milleur, «<(;., pleilleur., pron. les // mouillées. 

Uuf chjeD, le m«{eitr de sa meatte. 

Journal du êire de OoubereilU, p. IM. 



Miner, v.tt., Se dit du sol. qui s'éboule, qui s^enfonce. 

Minot, «. m., Mesure de capacité, équivalant' à 36 litres 
34 centilitres, mesure française actuelle. 

On dit : Habitant de 600, de 800 minots, pour un culti- 
vateur dont les terres produisent 600 ou 800 minots de grains 
par an. 

MilioU, «. m., Appellation enfantine pour un chat, et 
surtout pour un petit ohnt. , 

Minouche, t.yi. On désigne très souvent par là une toute 
itite fillette, à la fois délicate et gentille :^-C'eat un^ vraie 
»'tite minoH^, o.-«-d. c^est un amour de pieti^ ftlle. / f 
Se dit aussi d'une caresse de petit enfant :>^Fais mmOfi4:he 

Mix^OUCher, v. «u, Caresser an tout peift enfant./ 
Fàr extension, faire des courbettes, des avances à quelqu'un, 
is le but jde s'attirer des faveurs. v ; 

Minastral» '•. m., Ménestrel, M^ pHM paiticulièreiiMiit» 
[hanteur uègce faisant partie d'une troupe ambulahle. 

Mirois, i^W, Miroir. * / i w 



( 



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A 



V, 






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^, 



'^ 



218 



MI8--M0I 



lyrtii à prendre, toc-, Dan» le langage des trappeiuv, ce 
"^ qui est miê à prendre est ce qui est tout préparé, ^tout agencé 
pour prendre le gibier, les animaux à fourrure. 

Mi8diUe,.de Tangl. misê deai. Maldonne, au jeu de cartes. 



V 



Misérable, «. «»., Un tout petit verre d*eau de vie. 
Enj Normandie, un miêérable est une petite mesure d'eau de 
vie, équivalant au 32* du litre. . 

Misère (avoir de la), /^.. Eprouver de la difficulté, 
de la peine à faire une chose : — J*a{ hen cTla misère après 9a. 

Misère (felire de la), loc-y Tourmenter, uoaltraiter quel- 
au*un. Lui rendre la vie dure et pénible: — î lui fait ben 
cTlhmiêère. 

Mitaine, «./., Sorte de gros gant, avec seulement sépa- 
ration pour le pouce. 

On désigne souvent aussi par mttaxne (corrupt. du mot 
angl. meeting) Toffiçe religieux des protestants : — I sont allés 
à \a mitaine. 

'Mitan, «. *»., Se j^it pour milieu, moitié, dsftis les paroisses 
de la côté de Bel^upi^^de Tlle d'Orléans, et de la côte du Sud, 
en bas de Québec. On connaît le refrain populaire : — 

T>eriière cbés nous y a-t-ùn étang, 
IBt'la rlvlèr' paMe aa mftah. 

OÀoiroir, <77^n«on« fjk>pi«la<re<,'p. 2S. 

An iH^ftan du mois d'nial. 

Jfimeê ffuemeêiaiêett p. Ul. 

' Huiiel me àW que lea hftirei n'étalent foisonnantu que dans le mitant du 



iboorbùi 



Mitasse,^./) O^uôtre en peau de chevreuil ou en drap, 
ornée de dessins de rassades ou de poil d'orignal de différentes 
couleurs. (Oscar I>unn). 

M^tbn, ». «i., ^•^l'STToy. 

(■■■•.'- i. ' 

Mocassin, '> f^-f « Soulier sans semelles, confectionné 
àveo la peau non tannée du èhevreuil bu de Torignal, et 
dont la confection n^us est venue dcK'nos anciennes tribus 
indîennM. On ^e sert surtout maintenant du mofomn pour 
chaussée ta raquette. > 

* Moindrement (le), loc., Un tant soit peu :«**8î t'avait 
Wmaindt^^atent d'esprit, tu ferais pas ça. 



' < 



MOI— MON 



SI19 



Moinei «. m.. Toupie de bois éif forme, de poire, qu'on 
enveloppe dl'une corde tournée en spirale, et par le moyen de 
laquelle on la lance pour la fttire tourner sur ellé-mémr. . 

Moi pour un, Voc., Pour ma part. 

Moi-z'en, Moué-s'en, loe.,Wen: Donne ntotV<m don. 

he z Ont ici une lettre euphonique; introduite pour éviter un 
hiatus, lequel résultat est obtenu, «n français, par le retran- 
chement de la diphtongue oi :■ — Donne-m'en. 

MoUettement, adr., Mollemjènt. 



Et da lalet — , qui de iqes teUnttj 
BnfleDt molletiefkent \h VouUni 
Je nourris on entent. 



Nuit* de 8traparolet II, 1|2, dans Lacarne» 

Mollir, V. n., 8e dit de la température qui se détend, c.-à-d. 

^qui devient douce et humide :-/-Ça commence à moZ/tr. ' V'ià 

rtemps qui mollii. 

Molly-MagfUi^t s. m., p|f6n. mollai-maguaire. Affilié'à la 
secte socialiste du même noni, formée il y a quelques années 
en Pensylvanle parmi les mineurs irlandais, et dirigée contre 
les maîtres et contre-maître»des mines et charbonnages. Cette 
secte s'est déjà acquit une triste notoriété paT le meurtre, 
l'incïendiat; etc. 

Moment que (du), /^. conj., Dès lors que. 

Monde, «• *»-, Désignation collective pour gens bien, nés, 
gens honnêtes et raisonnables. Parlant, par exemple, d'une 
société choisie, on dira :^-Ça^ c'est du monde. Dans un autre 
sens, voulant rappeler le souvenir de gens grossiers* de ma- 
lotrus, on les foudroierez de la phrase suivante : — Cest pas du 
I mondey ces gens-là. 

Monestroppe, 9. /, cormpt. des d*^\yx mots anglais 
l/tfmon syrup. Sirop de oitron, ou tout sim))]ement limonade : 
1 — Prendre un verre de monestropj)e. 

- * « 

Moniac, «. m., {Sàmateria nobUinmà). Oiseau du genro 

Icanard, appartenant à^ famille dite " canard eider '*. et que 

pW rencontre dan^ les parages du Oolfe Saint^Laurent et du 

~ ibrador. 

Monroe (doc(trine)i loc.^ Doctrine formulée par James 

ionroe, anciei|y président des, Etats-Unis, et qui poee Éîi 

>rinoipe que, lyAmérique appartenant aux Américains, les 



320 



MON— MOR 



poiuancM europëeimes ne peuvent y exercer aucun dmt» ni 
d^interventipn, ni de colonisation. • 

Montée, «./., CkHe^'un chemin. Penchant d'une mon- 
tagne, d'une colline. 

Montée (canot de), <». ,»»., Canot chargé de cens de 
chantietj de voyageurs ou de trappeurs, et rémontant Te cours 
des rivières^ ç.-à-d. partant en expédition. 

Montée (police), »./.» Police, gendarmerie à clieval. 

Monter sa maison, loc., Garnir, meubler son habitation. 

Monter (se), v. pron,, 8e gréer, se fournir, se meubler. 

Montrance, «./, Maintien imposant Bonne mine accom- 
pagnée de dignité et de gravité : — Not' nouveau curé a ben 
4!\t^ numtrance. 

Montréalais, aise, adj. géog., Qui est de Montréal. Qui 
appartient à Montréal. 

Montrer, v, a.. Enseigner une Science, un art, c-à-d. en 
donner des leçons '.—Montrer le dessin,, la musique, etc. 

Montrer, r. n., Paraître:— Ça montre ben^ çamonfre mal. 

Moonshiner, «. t»., pron. moûne-^haïne-nèrê. Terme par 
léqiiel on désigne, dans TOuest des États-Unis, un dis^il- 
Ifl^ur illicite de whiskey. / 

Mop, «./, Mot anglais servant à désigner une espèce de 
balai, formé d'un tampon de laine fixé au bout d'un long 
manche, et dont on se sert pour nettoyer les fenêtres, les 
parquets. 

MOQUeuX, 8, etac^j. m.. Moqueur. 

H*«n Ht on f(!*%nt le mofurux . / 

FsBRAKD, MuMe normande* p. SB6. 

•Moral (sens), «. «n», Laworale d'un cfMite, d'un récit, 
d^une fable, etc. 

Mon)ill^, V. a., couper, déchiqueter en petits qiorccaux : 
JiofeillM du pain, du boiL . 

Mordure, «./., Morsure. 

Moret, «. m.. Saleté accumulée dans le cou, derrièi^ les 
oreiUeè : — Vous en avez un iiu»r«f, vou» vous èterdone pas 

' Moraifè, •• /•', Momifie, soufflet. ' 



4 



MOR— MOT 



221 



JAottl (à)y foc. .adv.j Au plus haut degré,' exceésivement, 
c.-M. *f à en mourir ": — On a travaillé à mort. On était tassé 
à mortJ 

On jilisait fréquemment, en vieux français, " désirera mort '*, 
pour désirer jusqu'au point d'en mourir: 

...ji.ie orol qae Je ne mengeml Jamalii on ma Vl«, ^e je n'af d'ime eoso 
que je deaire A mort, * i 

Chronique de ira/t)«, p. IW. 

/ .' ' -, ■■' ' ■'# * . * • 

On entend souvent dire aujourd'hui, en Normandie : " Ijn 

poirier, un pommier chargés à mort," et cette imsgo est Éit- 

iaitemébt exacte. On sait en effet qu'il arrive à certMns 

^arbres^cTamener à maturité une quantité si anormale, de frttitSf 

qu'ils meurent épuisés par cet excès de production. 

: .Mort|âé. é6, p€irt. pass.y Qui est chagrin, peiné, vexé ^ 



Mortiâôri t7. a.f Attrister, chagriner, causer de la peine» 
Causer du dépit. 

Mortoise, «./m Mortaise, 

Morvaillon, ». tn , Petit morveux. 

Morviaty •• m^, Morveau, morve -épaisse. C'est, un ii>ot 
désagréable dont on évite de se servir. . . ' 

Mot6Ur> «. m., de Tang. inover. Be dit dans le sens de : 
Auteur, proposeur d'une motipn. 

Motlé, •/, Moitié.. ^•* '^-[ * 

Mot0 (aTOir des), loc,, Etre en querelle. Avoir une 
contestation, une dispute t — ^I z'ont eu deê moi§ ensemble, pi i 
s' sont pu r'vùs. .',.■% . 

• 

MottO, «. «n.f Devise ou Sentence en peu dé mots, expii- 
mant une pensée, un sentiment. ' " 

Petit papier, portant une devise ou un dicton, et qui env«^ 
loppe un bonbon. On appelle aussi titoftos. les bonbons mâme% 

unonlés dans des devises. 

MottOlly «. il»., dimînniif de wèoUe, P«tit gimeMà d*wM 
ktière quelconque : — Des moiUmê dans la bonil|icL dêim^,!* 

P«fàt« frifure, appwnsiasant vn, If snrlaoe li«e d'aM étç^lbb 
l*an tissa. , * 

Itottonné, «. m., S6rtè de'tilM d« 'èoioh^t^^ 



^ 



t> 



. 4 



2^2 



MOT— MOU 



^ 



HottOZUlé^ ée, odj,^ Se dit' surtout des tissus, âes ëtoffios, 
dont ]ft surface frise l^èrement comtoe 1a laiue du mouton. 

Moucher, >. «^ Corriger, donner un soufflet, remettre ver 
tement quelqu'un à sa pjaoe :---Vien»>y-p«St tu sais que j'su 
capable de t'm<meA«r. 

Au figuré, êe /aire mfiucher se dit aussi dans le sens de 
Recevoir tin affront. 

iAoxithoiB, 8, m.f Mouchoir. 

Moué, pran. fers.j Moi. • ^ 

MouéjLtii. lians' notre patois, comme du reste encore 
aujourdiflPen plusieurs régions de France, moue qui 'e^ttou^ 
jours suivi d'un xfivhe à )a troisième personne :—* C'est moue 
^ut a fait ça. . ^ 

Il en est de même pour loué qui : C'est" pas iàtié qui 
s^ fâcherait pour (;a. / 

Hon!ibre de grands auteurs, entr'autres Racine, Corneille et 
M£lièrej se sont servis a diverses reprises de pette curieuse 
tOttrnure. 

Moué B'en, foc*, M'en :•— Donne mot4<ft'<!n« v. Moi z'kn. 

Mouelle,«./, Moelle. ■<•■ . \ 

I font tondre la «noftMlle. r - >, • 

Mouillassér, V. n., Diminutif de inouil1er,^lans le sei\s de, 
pleuvoir un peu, quand il tombe pne petite pluie fine et 
UgÀTQ :— ^<^ mùuillaëêé, 

Mouillor, V, n., et iniperêff^ Pleuvoir, tomber, en parlant 
de la pluie :— I mouille à sçiaux, c.-à-d. il pleut à torrents. 

Mouiller, r. a.. Se dit, au iigurë^ pour boire, prendre une 
consommation,, en manière d'aimable plaisanterie, chaque fois 
que l'on ëtrenne un vêtement quelconque, un -meuble, un 
objet de quelque importance. On dit alors que ce vêtement, ce 

meuble, eta,.ont besoin d'être mouiUéÊ, . , f .^ :.\. y 

* ■ * • * ■ 

Moule, «. m.. Appareil en qsage' parmi les bhâsseurs^ et 
servant à tendre, à mçuUr la peau d'un animal^ qui acquiert 
ainsi, en s^hant, plus belle apparence. On dit auisi îme «frrf .* 

Moule à plomb, t. m., t. EoumoiriJ • •• ,;,^ ^*.' 

Moulé, ée, o4i*% Rioa ^^ i^t av moïkle. FlaHant d'oiMr 
femme bien faite, on dira :— Aile est moulée. 



' I 



V 



MOU— MOU 




223 



• - 5 * • 

M<nilé6, 9' J'i Mélange de son .et d'eau qu'on donne aux 
btetiaux. , ' 
MfAdét de scie :»-Soiare de bois. 



^ 



Moulin» 9. m.; Toute machine mécanique quelconque ser^^ 
vant à diverses fins industrielles, agricoles ou donfl^tiques :^ 
Un moîdin à coudre, un moulin à faucher, un moulUn à biftttre^ 
un moulin à beurre, eto/, pour une machine à coudre, une 
moissbhneu^ une batteuse, une baratte, etc. . 

Par extension, usine quelcon*que mise ea mouvement par 
^^ agent naturel ou mécanique : — "Un moulin à tcie, o.-à-d 
une scienè mécanique. Nos eompatriotes, tràv$illa&t dans le» 
manufactures dés Ëtats-JJi^^^mBiQiePt surtout presque tous 
le mot moulin comme ten^^igE^jJ^que p(]^ur filature de coton, 
de toile, ou de faine. . 'WÊr^ 

'Moulinant, ante, ^j-t Se dit d'une terre qui mouline, 
V. Mouliner. * . 

Mouliner, v. n., Se dit d'une terre qui, sous l'action d'une 
forte sécheresse, se fendille, se creuse, et s'eflrite, comme si 
elle était rongée, moulinëe eh-dessous par les vers. . • - ^ 

Moute I Moutel. Cri d^appel 'aiix moutonÉ; sur les 

fermes, v. Cache. ' / . • * 

. • • • . 

Moutonne (mère), «./» Brebis propre à la fécondation, . 
)u qui élève déjà des petits; .V . • • 

C^ désigne, dans les contrats à rente viagère, par mère mou-: 
onne qui rapporte, une brebis propre à la fécondation, et que 
e donateur s'engage à mettre à même de rapporter chaque 

Moutonner (se), v. réfl.. Se dit du ciel qui se couvre,- sn* 
amps olairi de petits nu^iges bUncs, d'^p^t tloconneux. 

MoutpxineUX/ adj^ Se dit du %iel, couvert de petits 
uages blanc^ " > . r 

IkOQT^; «./.,» La quiuntifé dé clHSiëS x]|ue Ton remue, ou 
quantité d'animaux, depoiidpns qui s^euventà la foia ^4- ; 

m * ' ■ A ' - »«f 

|La mer' était blanche eonuae une ffumvét d» manoolne. 

• * .' ' ^ ..,;* CAfoaAiii,aPM»re»,toineï.>JIIU . 

MoUTer, v. 4** ^^ IVng» po move. I>éménager, transporter 
[n ménagé, «M iif<mbles, etc., danannautra 
V. n., Unanger de logenaent ' \ ' 

Dans la sens dé mimToii*» remi|0r, niouv«r est bien fratiçsis. 



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»224 • 



M0Ur-M3'U 



-y.. 



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'A'' 



Il est étrange, cependant, que ce verbe ne soit pas ainsi com^ 
pris au Canada, et qu'il nous ait été retourné, mais dans une 

toute autre acception, par Tinterniédiaire des Anglais. 
'* .' ' ■ - ' , > ' ' ' ^ - • ' 

Mouvètte, *./ , Sorte de longue spiitule en bois, servant 
dans les ménages à remuer, moutwr le linge dans une bouil- 
loirej et pour diverses autres fins domestiques., On s'en «fert 
aussi, Kiir lés sucreries, pour brasser le sucre d'érable en fusion. 
Lb anot mouvette, qui est un reste,. au Canada, du verbe 
français mouver, est usité en Normandie pour désigner, une 
cuillère de bois à mélanger les sauces. 

Mouyen, *. w.. Moyen. 

Moyen, enne, adj.y Terme usité par les chasseurs, pour 
désigner un animal de robuste jeunesse, afin >de le distinguer 
des vieux ou des tout jeunes. . ^ — 

Moyennement, ac?v.. Médiocrement. 

Moydnner, v, n., Trouver un accommodement, un arr^n- 
gemctnjb : — Y a pas moyen de moyennert c.-à-d. il est im- 
possible de s'arranger,^ de rien conclure. 

V. a ^ Procurfr par son entremise*: — 3/oyéfi,;i«r un aocord. 

Mncre, ««?/., Humide, moîte, moisi. Bu ^jriormS mt*cWr, 
devenir humide, lequel dérive à, son tour dufliit. mueerty se 
gâter par J'humidité. 

SentitTe mucre,. c.-à-d. le renfermé, le moisi.^^lJn Mmps 
mueré^ c.-à-d. un temps humide d'automne ou d'hiver, 

b Le lavage des fûti doit te praMqaer 'A l'eaii de chaux. . . . ti le fût sent le' 
^^ *• ' , v4t«iu«îrecl« la yr»rmand<«, année 1880, p. 824. 

Mùpierj «. w., Meunier. 

l][n mv«n<tfr dé la vUle Ae Vèrnenll. 
S ALAIW CttAHTtBBV Hitt* de Chê Vil, p. 17«. 

.... Fut frand porte pour le«fin»«<«r«. / 

Nouv,/ab, 049 $rait» de véf!U4t p,lXL > 

Muraillé, »./r Ôe dit, dans le bas Saint-Laurent, dans le 
sens de fiblaiae. 

M'sor (à l9k),îoc.y A mesure. Au fur et à mesure.: 



NAO— NAT 



225 



N 



Nag^ane» Nug&ne, «•/. Sorte do filet, servant aux inèret 
indiennes pour porter leurs enfants sur le dos. 

Nage (être en), W., Etre tout trempe, tout mouille de 
sueurs. 

Certains ëtymologistés, entr'autres Roquefort, rappelant 
que âge signifie eau en vieux français, prétendent qu'il faut 
écrire ** être en âge " (eau) pour être en sueur, et non '*en 
nage " (natatio)^ comme le veut l'Académie, 

Nananlie» «• ni.^ comipt. de nanan. Terme enfantin 
pour sucreries, bonbons, frian"dises. .^^ 

N&ni« Nenni, culv.f Usité ^rès souvent pour non, parmi 
lies Acadiens et les riverains du bas ^aint-Laurent. 

Nationalisme, s. m., On a désigné tout d'abord de ce 
nom, eh 1885, la tentative faite pour, liguer les Canadiens- 
Français en ur^ seul grand pafti national, lors de l'exécution 
Riel, à Régina. Dans la clameur générale soulevée par ce 
riste événement, ce qui se dégageait surtout de précis, par ce 
ot de natiofudiamej c'était l'essor du sentiment national 
'origine française, s'affirmant. par devant le vieil ennemi 
nglo-Saxon. ; - * ' * 

Cet essai de coalition n'ayant pas donné tbus les heureux, 
jésultâts qu'on espérait, et les défections survenant sanJi cesiie, 
fuùioncUieme en arriva peu à peu par la suite, et pai" une 
nte toute naturelle, à représenter^presque exclusivement les 
ées et aspirations des fidèles de la première heure, c.-à.-d. de 
elques chefs marquants du parti libéral^ et en particulier 
M. Mercier, qui fut le principal instigateur du mou- 
ment. - "*;, 

Nations (les), 9. f, pi,, pAnsle Ikngâg^dea aneienf Caiw- 
|ens, le mot nationê dévgitait d'une âçèn^générale tous la*^ 
juples qui n'étaient pas catholiques, et en particulier les pre- 
|iers aborigènes, par opposition aux CQlons de race blanche. 

• • ■ .: . •■ ■ ^ .- Id '- 



.- i 



-T 



226 



NAY^NIO 



/ 



SHl éUit besoin d'une oompârtûaon, onpoarnUtl* trouver 
ÔÊOM rexpreetioa^ Lêê Oewtilê, dont se servaient autrefois les 
Jniltf d«ns le inêDie sens. 

NaveaU, «. *»., Navet, * 

■ * 

NaTelore, •./., Nervure ou passe-poil, sur la éouture d'un 
habit, d'une rolie. r . ■ 

Ne. Cette particule est souvent omise dans les phrases 
formées avec pas, point, plus, etc. :— J'en veux pas, j'irai pas, 
viens-j pus, dëranges-vous pas. 

Dans les autres cas, !'« ne se fait pas sentir, même quand le 
mot suivant a pour initiale une consonne. ' 

Neiche, » /, Allège d'une fmiétre, c.-à-d. mur d'appui 
dans l'embrasure, d'une fenêtre, d!une épaisseur moindre que la 
fenêtre elle-même. 

Kdiges (temps des), ^i L'hiver, la saison des neiges. 
JjM premièreê nei^ :-— Le ooknmencement de l'hiver, 

Net, «. *»*M pron. nette. Mot anglais pour résille, tulle. 
Rideaux en netê : Rideaux en cfen/0^e, ou enfile^, 

Néteyer, r. a.,. Nettoyer. 

Neu, a^b*-» Neuf, qui est fuit depuis peu. 

• poumnpoiiçonètmiohlteltoaafMntt.' 

ChmpUd9 IMS, elté pair M. ttolitle dans 1m Acte* yomtandê,p, 884. 

Nemie part» ^-t Nulle part' On dit tMBBi'nunne part^ 

Neutres (les), «• m, pi,, On a désigné autrefois ainsi les 
Acaîdiens, iqprès le traité d'Utreoht, paroei^que, lora de là pres- 
tation de leur s^lment d'allégeanoo a l'Angleterre^ ils avaient 
obtenu de rester neutres dans toute lutte éventuelle entre 
ÏVançais et Anglais. / 

Noyer, v. «., Noyer. S'il faut en croire Cbifflet (Gram- 
maire, p. 200), cette forme subsistait encore en France, dans la 
langue parlée, au XVII* siècle. .' 

Né3rei^(8e), r.pro»., Se |M)yer. 

Néyeuz, et^M, «•» Noyeur, c-à-d. . celui, celle qui noie 
une autre personiie. 

Nio, 'Nique, «. «»*, Se dit d'un nid d'oiseaa, om enoore- 
des construirions spëeialea à oertahii Inieetei et petit» mi» 
maux, comme les fourmis, les guêpes, Féonreuil, ^ie. 'f 



Il a Jette tus sntnij aoa oailii«ts, 
St pond «a nU d*aa oIshui 4t 



^^. 



VÀvaVBiJir, a&tirêêt pb 18I. 



NIC-^NOR 



m 



^ SHoboiSy •• m.» Nicboir, ou nid préparé pour 1» ponte dM 
■poulet* - * .,^; ' .• 

. NiffOff, •. m., Mot d'origine sauvage désignant on inalni« 
ment a £rder )é poision, et partioalièreinent le laiiaioii. Le 
wgog est on long manche de bois, dont àne extrémitë «e ter- 
mine en pointe de fec» garnie de deux mâchoires rentrantes, 
qui servent à retenir le poisson après' qu'il a ^t^ dardé. 

Le jeune Indien de bronze dii sculpteur Hébert, qui orne la 
fontaine du Palais Légialaj^f de Québec, tient dane ses mains 
un joli modèle du n«^i«»^. » ,-' ^ 

Niolle, ê*/'i du norm. niahrie. Niaiserie, bagatelle, futi- 
lité. On dit aussi ^10/^0. 

Conter des nio/^ .'—Dire des fadaÎMS.^ 

Nippe, t./, Petit verfe de liqueur spirituense : — ^Prendre 
une ntppef c-à-d. prendre, boire la goutte, une petite goutte. 

Nique, ée, ««jb*-, Niqueté, anglaisé: — Cheval mq\ié, 

V. NiQUBB. . 

Niquer, v. a^> Niqueter, o;-À-d. couper les muscles àbaûi- 
senrs ae la queue du cheval,, pour qu'elle se tienne relevée. „ 

No bill, loc ang» poUr fum-lieUf dans le sens de tUeia 
ro^tdn (fe fum^itfù faite par des jurés. 

Nooer, v, n.. Faire la noce. S'amuser, se divertir àboilre. 

Nooeur, ^'Ùllf , «. ^t acl^.. Qui aime à faire la nooe^ a-ind. 
à s'amuser, à se divertir à boire. 

NooeUX, 9' n^ pl^t Cens d'une noce. Ceux qui font partie 
d'ui|e noce, qui ont pris part à une noce* 

Noirceur, «.*/., ObiMurité, ténèbres, noirceur de la nuit : — 
Coucher à la noirceur, o^-k-d, ddrmir sans lumière. 

En Normandie, on se sert encore, en ce^ens, de noireU. 

'Ndiret. Noiitm, Noirot, fu^f.. Très brun, tirant sur le 
noir. Aâ/ém, noire^ noirdnne, noirotite. \ 

If'oiron se prend aussi substantivement pour quelqu'un dont 
le teint est très foncé. 

Nombre (pour le grand), foe.. Pour la latqpart 
Noniori, ■t» it^jf jscÊÉihttL 

Nordêt, i. «s Veut dtt nordistt Kord-esi - < 

> . * 

. NonlouM, NorotiM, t. «n., Noni-<meet Vent du noid- 
ouest. 



^28 



Î^OR— îïUN 



I>an8 Wkégion dQ Qùëbec, lé nordouêi est un vent psrti» 
cuHèrément violent, quelque ohose^omme le mistral à-Mar» 
seillé.. • ■ - ... • -' . '•: ... ^ ■ :^ K ■ 

NoroUOi Nourollei #./., Sorte de petite brioche à Tanis» 
dont Tusage se coutierve encore en pliitiieurs régions de France» 

et à très peu de variantes près dans le nom même de la chose. 

.' ^ , > . ' ' ■. 

C'est elle qui pale la nouro^to. 

La BÈooLLiisBE, Fr. peint» ppr'eù'x-^miniett II* 174. 

A la Toussai nt nou faisait des nouoro{I««. / ' 

La Nouvelle AnnaieÀ:13:e^y\\Sn2)^Pé\t, / 

Noti06y *. y'i de l'ang. notice. Aris, annonce. •*- . 

Notifier de, hc^ Prévenir, avertir de. 

Nourriture, »./♦ Table, cuisine, etc. :^:r-Y a un« bonne 
nourriture^ à c't lïôtel-là. • 

Nourture, «./, Nourcitupe, aliments. 

Et qui fit ce, fors. ... l'espernnce de Phooneste nourriture (éducation) et 
saincte doctrine de bons pareuts. 

Alaik Chartikr, rjE'«p^ranctf, p.814. 

Nous, pron, pi. de la i'* pers.y Ce pronpm, suiyir d*un 
verbe, se remplace la plupart du temps par on^ en mettant le 
verbe au singulier:' — On vient, on Ven vient, pow :nou8 
venons. On va y aller, pour nous irons, nous allon&y aller. 

'. Nous (oheuz), V^H7.v Dans notre maison, piirnii nos gens. 

NoyftU, ». w»., On désigne •^bx noyaUy lii^ueur dft nayau^ 
une:liqueur domestique faite avec de l'eau-de-vie. sucrée* dans 
laquelle on a laissé macérer des noyaux de cerises ou de prunes.^ 

Nuage, Nubé, »• ^m du lat. nubes^ nuage. Long foulard 
de laine souple et légère, dont les femmes se servent, en hiver, 
pour s'entourer et s*ehvelopper la tête, lë^con et les épaules. 

Nugâne, V. Naoanb. 

Nuisa&Ce, ^./.y Ennui, incommodité, dommage, préjudice. 
'* Ce mot, très anciennement français, dit Littré, nou's le repre- 
nons maintenant aux Anglais, qui l'ont retenu des Normands.^ 

Dans le sUdre nouveau 

. Hont gens qu( ont puissance ' . .. ' 

nemellanferdel'eau «^ ^ l* ' 

Bt nous faire ii«<sati^«. ■ ' 

Lk Houx, CAo»#oa tf«( FaK d« rirev P* IM^ ' . 

Nuit (à la),^.» AU.ton^^ <^^ ^^ liuit, 

NulUfler, v. a., Annuler, abolir i—NtÙlifier une loi» 
Nuxme part, /oc.. Nulle part. 



*. 



. « 



O— OFF 



239 



«k 



o 



. ■ ■■ ■ •- ■, ■■■■■' ■■■■■ • ■■'.■■ i \ » ■'•: 

O. ' La lettre o*. se prononce^ ti-ès souveiit «immo la 

. diphtongue oti .*, — ^^Cpuriace, eoulourë, ffoumage, rousëe, roûti. 

Oà. Lès Acadieris et Ie|i riverainn du bas Siunt Laurent, en/ 
particulier sur 1^ côte nord, prononcent ainsi poUr la plupart 
la diphtongue ot .'-^Ainsi Ton dit môây ^od, pour 9}0t, toi. 

Objecter» ^^ ^i] de l'ang. (o objecta Donner coiinn)e raison 
de s'opposer : J'^W^ à cela que, etc. | 

. ' S'emi^loie aussi sous la forme réfléchie, dans le i^ns de s'op- 
poser, se prononcer contre.. '1 

■' • ^' . ■ _ . '• , . ^ 

Objection, *. /, Empêchement, obstacle, (jlifficulté : — 
Verriez- vous oèjcc/toH à venir ce soir. . • . . . 

^Octroi, «. »»., Subvention,' aîljOcation:~-La ville .vient" de 
'voter un ocfrot de. mille piatitres pour reiitrepriçe,i" 

Octroyer, t?. «>, Acéorder, voter/- -. • / . * 

: . Œil (tomber dans 1'), i^o^,, Agréer, être, agrëabje^ fla^ér 
agréablement les sens, plaire .'extrêmement : — A lui a tombé 
dans Vail tout d'suite, jc.-à-d. elle lui 4^ plu. beaucoup, et sur le 
champ. . . X ' v * 

(Bu, 8. m., Œuf. Suivant le, témoignage de Chifllet' (Gram- 
maire, .p. 208)j on protionçait encore f«w au XvU* siècle. Nous' 
avons déjà vu qu'on dit dte même bœu^ nêu, pour'6ai^ neuf. 

Une arinpire pleine QÔmme un (v«i. f , ' 

Laubm AH, £tfii<i«s*voM« (l«4 d/parf, p. 7S. 

'■■','■'''■* ' '...'■ 

Offense, *./., Délit, contravention à la loi. • 

, OfBice, ^> m., Mot anglais pour bureau de ministère et 
de maison de. commei'ce, cabinet de consultation, étude 
^'avocat, etc., i-r-Vous trouyei'ez W dœteur à son âffiee. 

On dit en France, " Vo&té de connétable^ de chan- 
celier, etc. ", inàis office est alors seulement compris dans-le 
lèns de " titre " ..donnant le pouvoir d'exercer tiD<r fonction 

ubtique. 



-»» • ► 



/ 




/ OFP— OPÉ ' 

rSy '• ni^pi't On déûgne ioayeift jpta ojfioi0rê, le 
ty le leofétaire et le trésorier d'une oompAgnie > on 
n : — Lei ofieieri tottuit de charité; T . 

France, pn dit pour œU le bureau^ les membres dtt 



I proi: 



/Oir. Se prononce auèrûf d'accord avec le vieux français, et 
réc la proiionciation encore usitée en plusieuni rë«ons de 
Loe, notamment, le Berry, la Saintonge, et File de France : 
>Bonsou^r0, mirou^, ti|^0^, etc. 

16. OIU16. Dans la région du bas Saint-Laurent, et 
^rmi lés Acadiens, on modifie souvent ces syllabes, en inter- 
calant/un u à la suite de l'o :^--Je eounaû cette bonne femme^ 
pour je connais cette lx|inne femme. — Hoùme^ per$oune, pour 
homme, personne. 

Cette prononciation,/ aujourd'huj entièrement disparue du 
'français modem^ se rejirouve dans quelques vieux autf^urs. Au 
ziii* siècle, Walter'de Bibblesworth écrivait :t- 

L*eiilluit e(Hiveiit de eh^ouner (cbatoniMir), 
. Avant k« Mohe à péofliilWr. ;^ . 

• On^ pron. pi., Se dit toujours pour nouSf devÀiit un véf be. 

V. Nous. . / y 



Oncle SftXDy «• m., Nom générique et populaire, désignant 
d'une façon collective le peuple des Etats-Unis : — Au pays de 
VOnele Sam, 

Ondain, <. m». Rangée de foin, de trèfle, etc., al^ttue par 
la faux. 

A rattacher au fr. andain, signifiant enjambée, et| plus 
spécialement, espace de pré qu'un faucheur peut fauchera 
chaque enjambée. , ... ^ ' 

Lt IS Joln 156D* je tyu vrnlr denx ItelchMirt, qnl eorent i «okto pour 
quatrt undainê de iravera da pray. ^ 

(Ongue» s. tti»» Ongle. La prononciation onçue est con- 
forme au kit. unguU, v - 

Opération (en)» iœ,. En vigueur t'^IJne loi en opéraêùm. 
On dit aussi 0«iybre«. • r , ' 

On se sert encore de En opération dans le sens db. En exlploi- 
tation :-^ Un chemin de fer, une manufacture mi ( opération. 

Opération (K>aa \% lœ.. En vertu de, durakt Teieroiot 
de: — **Un commerce considérable a'^était établf' smm Fopé' 
raiion du traité de réciprocité. ..." 



^\ 



> 



OH-dC»P 



/ 



'.•■Pl^ 



I opitiicm de :~-i>an# r^ytntan d6 ëette «emblée. 
QpliaoilXôtrè dO, foc, Et^:d>yii. 

-in5^S^*®'^.^^,'*•' ^^ * W <<> <«pwtf. Faire de l'opposition, 
eh»» "^®**'^ obstacle : Oppoêer quelqu'un de Uin unp 

No^^ê ^"* '^'**^ *»f^>éeh0r, eit )iuMi 4'uMge courant en 

ae corbeille à pain. . v 

Lee Criu des bois prononcent orâgàn, ayâgw^ . 

\ iv«2^*®^' '•^'^•» ^^^"^ *«*^^ ^ <»*"» <!«» P^^wde aux d4U- 
bërataonB d'un Corpe lëgisUtif .—L'Orateur de la Chambn 
des Communes. L'Orateur de TAssemblëe légulative. 

U«f f *** ?r*^^ T*"* ^«^'»»«- V«»i»r, signifiant \^Ufr 
lement ^rfimr, et laraiion de ce titre est que oelfti qiu le 

K'çhef d^rEto'' ^**™^* ^^ parleur de la Oiambro pardevan» 

■' ' ■ , ^ ■ 

Ordillenz, euse, ««&*., Orgaeilleux. On dit aussi orguU' 
^ Ordilleaz, «. m., Petit bouton apparaissant sur la pau- 

j» O'^iM?''®» '•"**» ^ 9^» compose la nourriture habituelle 
d une fiimille:— Faire son ordinaire, c.4^. ktfi à son tnan- 
traiu quotidien de Cuisine, préparer sa popote de chaque 

^"^dbimer, r. ô., de rang. Uf order: Commander, dans le 
sens de : CtfmMander un meuble, un dtner, «te. '^ 

Ordre, #. »., do rM^^^rd^Commanda . • . .' 

Ordre (en bon), lœ, adv,. En bon état 



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- Il 

' Il 

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/.■' 



232 



ORD— OST 



Ordre-en-OO^cdl, #. m^ Décret ministëriei, contre-ngné 

Orfèvre, ». ^., Ce mot se confond, la plupart du temps, 
^yee horloger, j / 

Orgueil (pousser en), ^., Bedlt de» plantes, et en 
particulier de« céréales, qui croissant en he donnant, ^sur de 
maîgret tiges, qûâ des grains très pauvres et peu serrés. Ainsi, 
par exemple, du blé dinde potiis^ en, orgueil quand il ne 
donne que dés cotone desséchés, <^ à peine |Qurni8 de quelques 
menus grains. /. * . «^ 

Orgnilleux, ÔrguyeUX^ adj.f Orgueilleux. 
II est <wv«»<W«wt4a5 oomiiie «n pouMB (pou) qui marche posdu Y'Ioui. 

htetonguernkêiaiêt, dans DIct. de Môtlvler, p. 886. 

OrguUUux dérive d'oryuU, forme la plus ancienne du mot. 

Lâk bûche de eli parlai oraun, 

. r Z,<6. p«aJm., p» nlN 

Originer, ». t»*, dèVang.fo.or^nate. Prendre naissance, 
avoir son origine dans :-XCe projet de loi A ori^n/ au Sénat' 

Orignal, ». »».? i»pèc» dé cerf atteignant une grande 
taille, et qui est l'élan de l* Amérique septentrionale. 

L'ortgnal a le mufle du/ chameau, lebolaplat du daim, leajambea do. 

• / CnATEAVBBlAKïh 

Orilïier,. *. •!*.» oreiller, coussin :-*-Un orillier de lit. Un 
érUlier. de sopha. / • 



1. 



Ung or<m«r de 4éllc«s trouva. 

• P. QRIlfGOIRK,C£Mt>r#4,I,llS. 



Orillier se rattache immédiatement a orille^ qui était l'an- 
cienne forme poui; oreille : 

A coa kl l»oiTunt, tttHoi» orilte9 lur on c6rnerunt. 

/ Leê Eoiê, p. .490. 

On fait souvent aussi, de oriilier, un suhstantif féminin :— 
(Tne oriliier inolle, ttfw 6«/fe orillîer. . ; 

Onnoire, »•./>> Armoire. On trouve mTwotre dans Oùdin, 
et ormaire dansJOotgrave. . ^ ^ : .^^ , 

Gomment que ohfu catie a'eai lalaaete enfVtinmal dana eh'l* ormnirt f 

FlbUrt, Litt* oraie d» la Boêêe-Norm.^ p. 1S7. 

Ostination, ^. /., Signifie surtout, au Canjida, opinift» 
tretéi persistanos à nier une chose. . 



^ 



08T— OUI 



233 



Ostiné, ée, pan. poM,, Qui est obstiné» tètfu . ^ 

Ostindr, v. a., Ck>ntredire quelqu'on nveo opiniâtretë. 
Souteiiir quelque ohoee avec obstination. On dit aussi Oâtiner, 

Ôstiner (s*), v. pron., S'obstiner, persister dans quelque 
chose avec opiniâtretë^ On ait aussi sVi^r^iri^. 

Ot (terminaisons .en). L'une deH particularités les plus 
saillantes du dialecte canadien est de donner à la plupart des 
finales en ol la prononciation oUe : manehoite, potU^ etc., pour 
manchot, pot. ^ 

Cette reniai*que s'applique surtout, d'une manière presque 
ffëdérale, aux noms propres. A^^i î^on dira Amyotte, Pou- 
îioUef Turcotte, e^t tout en é<ïrivant Amyot, Pouliot, Turcot 

Ou&ch6» 9. f.j du sauvage algonquin amikwac. Conduit 
pratiqué horii^ntalement sous terre, pnr le castor, et abou- 
tissant à la outcAe, ou cabane. 

Ouananiche, «. m.. Mot sauvage désignant un poisson 
fort éistimé^ appartenant à la famille des saumons d'eau douce, 
et que l'on trouve surtout dans la région du lac Saint-Jean et 
de ses tributaires. Le ofiananiche atteint souvent le poids 
respectable de 10 livrés, bien que la plupart oscillent entre 
2 etw 5 Ibs, et cette pèche est devenue depuis quelques années 
on sport fort oouru, 

OuaOUarOn, «. m,, du sauvage huron oùarcum^ crapaud. 
Grosse grenouillé verte, faisant entendre comuie une sorte 
de beuglement, dont le mot ouaouaron ilonne d'assez près 
l'onomatopée. Les Anglais, du reste, appellent aussi ce batra- 
cien huU-frog^ c.-àrd. grenouilln-bœuf. 

" Lé missionnaire Sagard, dans son Dictionnaire df la langue 
huroni^y place lé ouaouaron parmi les aniuiaux dJcrits sous 
l'en- tète général de '* Bestes à quatre pieds." 

Oublie, «./> Pain à cachetej\_^ 



1 
Ouette, #./.» Ouate. Du vieux fr oue^ q|ii s'est dit pour 
OM, la partie aya^nt été pri^e pour ^e tout. Le duvet des jeunes 
oies remplissfiit autrefois Toltice de notre ouate actuelle. 

Ouetter» v, a., Ouater, v. OueUe. 

Ouiche» s*/f du ^sauvage algonquin amikwie. Crtibane, 
cache, ou retraite de castor. 

OuigOUam» «. m., Hutte, cabane, v. Wiowam. 



'«^ 



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OUO— OITB 






OoSÊ^lmn Oonb On dit wmxmèrédo^, pmwr iw# PftWi 

I, adm^ Où, oà etlroe que :-~0«i#^ vous ftlle^ 

oomnif^àt \ . 

ill^m, an iiMfnge cCrajrÉBt. . . . 
^,^-'<Ièor*li perdu loÎM ••• Tèt»ment«. 

Jtoll' Jioçff' è Amm». ik % 

ooniractioii owa^M^ est-ici ëvideinni^nt miie au pw^t de 
V«iiphoiiie. " 

Outl, •. fl».i Outil. 
Outrage, «. *».» I»tamie, aclion déthoifarante. 

Ouvrage, «. /» ^ p»tô» canadien fait de ce mot un 
iubttantiffëminin i^— C'est d'ia heUs ouvrage. Dani Tanoienne 
langue, aussi, ce mot est souvent féminin :-«- 

OfMM onTruft, comme pour I» plomberie, ete. 

CMmple <tM eMIeoti de OdHloM, p. Sir, 

Vu IHMvrafle 4U,M1 a/oll«»'* • 

JfaU' JoefM' A JtMiem p. la 

Oréralll. •• ^ ;^*> ¥^^«^ overéUa, Mot anglaiB dësigiiaiit 
un pantalon uit de grosse toile, que les peintres ea bàtiiiient% 
les plâtriers, etc., passent par-dessus leur panUlon^ordinaire, 
afin de le prbt^r pendant leur travail , 



^ -^ '• ' '"!% ) 






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PAC— FAX 



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^9yOB îfXlBf loci eot^. f'PMce^ que,' ^ 
PttM 9«'oiu n'.vottlfl« pas méprendre. 

Pl^ai6y «•/•), Petit «viroti^ooiirt, dont l'usage notts vient 
des aii,iivage&. . ' 

Pftyayor, v. a.. Faire mouvoir une embarcation, un canot, 
à l-aide de la pagaie./" .. 

Pagée* '•/•! Etendue de clôture comprise entre deux paires 
de pieux. Mesure de distance équivalant à cette longueur. On 
dit en France une Ifiotx^. 

Pagnier» «. m.. Panier. v« à ùpignion^ pour épenthèse du g 
devant n. 

Paillasse (tratné), 2oe. d^'., Se dit de quelqu'un qui n'a 
pas d'ordre, et surtout qui laisse traîner de c6të et d'autre 
ses bardes, ses vêtements. x - ^ 

Paillassée, s./*» Le contenu d'une paillasse. 

Pair, «. m.. Pis de vache. N^r 

Pairor, «^^, Se dit quand deux membres d'une même 
Cbambre législative, appartenant à deux partis opposés, con- 
viennent de s'abstenir de voter surSm point en discussion. 

Palatte, '* /, Visière de képi, de casquette, de casque, eto., 
Se dit aussi d'une visière dont on se sert, en lisant, pour se 
garantir d'une luinièîre trop vive. v. PiM^UB. /.^ 

ê 

P^Ot» Pâlotte, <M{r*> Qui ^t alourdi par l'obésité, ou par 
une endure quelconque. 

'BnxapYÙttf ^-'i^t à%^^^ Brochure qwel- 

conqne, et plus spécialement petite, brochure. 

PandiSy prép'9 Tandis que, pendant letempique. Fnidanti 
durant : — Fenufia e'tempa-UL 



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296 



PAN-^AE 



Panneau, >. m., Table fonde, servant en outre à inapro- 
viier un large fauteuil, au moyen d'un mëcanisme faisant 
glispei* Tun des bouts, dans une rainure, 'et Iç " renvèi!pMit 
ensuite à angle droit afin de former dossier. / -^ , 

Le panneau était un, meuble du bon vieux temps, et l'on 
n'en trouverait plus aujourd'hm que de rarefi spëcimens. 

Pantalona, «. m. />/., Ce mot n'est usité m Car^acla qu'au 
pluriel :— De hfiaux patUaloriê. Une belle paire 4^ /M»nto/o»w» 

^ Pantoute, con^tractton pour Pas dû tQUt. Littéralement, 
contraction de Pas-emtout. > , " ' - 

L'ancienne langue avait, en ce sens, poifU en toutr forme 
encore usitée du reste,-de nos jburs^ en Normandie. 

Nôu» ne Voutonn fiolnt «n tout tle roy t Beç^f. 

* . Saiire Minippée, i^XVl. 

Pantry, »./., pron. jmhne4ra%, M^ anglais pour dépend 
d'une maison, c-à-d. pièce servant à serrer àes provisions de 
ménage. , . *'. , ^^ 

Papennane, «. /» de l'ang. pejypermint ^ Menthe en 
général, et, plus partiçiilièrement, pistillp de metithe, essence 

de .menthe. «^ / «^ . * 

• . • , ' - \ ■ 

Par. CJetteparticule^ est employée explétivemént dans un 

certain nombre de locutions piipontives ou adverbiales : par 

aprèêy par avant y jHtr enMMe^ par «arprèêf par fitms, par 

êUêt etc. . • ■ ' ' 

Paralésié, j». /, Pafalysie, ^ 

Paralétique, «^y. et *mAi»/.» Paralytiijue: 

Vpun ner^ioal pnmteUque. . .• v 

Ou Je tleng à fiiiiMie flilque (m(kl«c1ne). 

** Théâtre /r. au ntoff€n'fiicfê,p,1l9' 

Paraneigé, «. »»., Abri construit dans un défilé de mon- 
tagne, dans un creux de' vaH^, dans une gorge profondi% afin 
de protéger une' voie de chemin de fei; contre, les atkioncel- 
lemenU de neige. •' 

ParapeL Piurapet, V m.. Trottoir, le j^lus souvent eh: 
bois, établi le long d\in çbemiit, d'une route, d'une n]<>, | oué' 
la oommodité des gens qui vont à pied. ' 

Paro» «. m.| ^ns la langue des ohasséuns un parc ^«tuii 
encloa, disposé de manière à y attirer le gibier. 

ParO (tendre au)» loc^ Terme de chasse qui veut dire 
** nUcer le collet à l'entrée d'un petit enclos soiRneusement 



kj 



,• 



. PAR— PAH . .337 

( .. ' . : ■ ./ '■ ■ • > ■ , 

fait de hmncUés, et au fôotl «ihàquel est dépose* l'apiAt.*' 

FATChaÙde, «. y*, F'>i6Koii d*eau douce, qui esf notre 
^ perchk canadîênntk • .***..' ' 

Parche, <»:/, Perche. > " ; ■ > 

Fa^ÔSSUS, «• tn. 7)/./ Çliaussures fourrées, à semelles de 
caoutehoiiè, qu^ -ron^inet par-dessus ]«s autres pour lés ^pro- 
téger de rhumidité et de la boue, 0Q"tout'siinp1ei|ient A6n de 
se tenir lès pieds .chauds. -f ' •• 

Parctonner: S^empjoie à nmpëratif en manière dVxcute-' 
^comme t^rme de civilité,, et'pour laisser entendre à.tjuelqu'un 
qu'il sç trompe :-^PardonneZy mais ... o.;4-d. je vous demande 
bien pardon, mais. . 

' Pardrè, r. a., Perdre. , ^ * . • 

1^ Paré^ ée» adj.. Qui est prêt. Qui f st en état de. Qui eti 
prépara à. . 

Paré dort venir du verbe normand parera signifiant finir, 
terminer, 'du lat. jxirare^ régler. ^ 

I«n'fttut pas B'vi^iiter dé •» Journée, devnnt qu'où seit tMoréf. . . 

' * 

v^^VJi qu'est para^i *' est une locution encore ai^jourd'hui 
courante en Normandie, pour exprimer qu'tyie tAclie est 
achevée,' qu'un triivail est prêt, qu'une afiaire est léglée. f 

Pareil, «cW./ Pareillement, également : — J'en' yeux ; artil^ 

moi aussi. 

■ ' ,• . ■ '■,,■• 

Paiiei], le,^j'y Semblable,:;^ Il est 7, arw/, tout pareil. 

Pareil comme, ^oc. conj.. Semblable à. Autant que :— . 
nnes-poi une étofie pareille comme celle-là. J'veux avoir 
[xirêU comme lui. i . * • 

Parijant, ante (bien), lœ. adj., 8e dit d'une personne qui 
»st à la fois afifable et s'exprime bien. 

. Lsrf»etâtoa(«lp)i|tM^jkirlofif. 

CMnmw du xuv êiMê, dana Laçvmmm . 

Parle, #. /., Perle \^ 

Parlement, «. m^ Pâtlagti^ bavardage vain; et inutile, 
itretien oif eux :— Tout ça, o'est^u parlement pour rien. " 

Parlementaires (bât^^8e8)^.•./. pi-, de r»ng. parfia- 

iry bfiildingê. L^ édifices du Parlement, c.-à-d. le Plalftil 
le Cj^rps législatif. \ 



1 



f 






*^ 






398 



PAR-^PAS 



^\ 



t 



¥»rlettet «*/•>. 8®^ dit d'^ane personne dont U Ungw ei* 
toujours en mouvement i-^Quelle parhUe, c-krâ, quel bavard. 

f^arnii. 8*emploitf scruvent àdvepbMJement, c4rd: s#ni 
complément :— -Y en a des lions parmi, ^ ; 

Par SMB, loc, pre>.,*Tar^essu8, au-dessus de :— L'eau 
passait /Mir «u« l'pont.^ 

* PooFf ligner qninse, tl «wt meitro dedani, 
. I^r êuê ta l«ngue et non par ««« ta cliorde., 

L» Houx, CfcOfM. d» Fai»-d«-F<r«, p. 124. \ 

Part (être à là), 7oc., Etre départ, avoir sa part des 
bënëfioes d'une affiûre; ^ 

Part, (prendre la), ^oc.j Prendre la défense. 

Parti, i^ypari, pass.. Déchiré, décousu, défait, disjoint. 
'Purtlçuie (en), ^., En particulier i—Entretenir quel- 
qu'un «n ^yttcù/d.. .^ 

Partir, V. a., de rang, to #<ar<. Lancer, entreprendre, 
essayer :—Pa|^tr un journal j- une aflaire, etc; 

Partisazmerie, »./.,vE8prit de parti. 

Pas, d<i«. de V^., ^'emploie seul, sans être précédé de 
ne: — J'irai jww à la meslie, aùjouixl'hui. 

Pas; 8' m.. Marché d'escalier ou de perron :— Prenez garde 
aux />a« du perron. 

Pas mal, locadv,. Passablement, en assez grand nombre V^ 
— ^^C'est /N^ /))a/ loin. J'en ai encore />a« «w»/: 

Passablement, <M^., En assez grand nombre :-— Il 
y avait pànêaHemènt de inonde. 



jerj «. fn-v Tout voyageur^quelconqué, soit en che- 
min de fer, soit en bateau. * 

Passager, «ui^*., Passant, où il passe beaucoup de monde : 

—C'est un chemin ben po^io^r. \ 

■ ■,''•'. ' ' ■ ' 

\ Let ebemln" |MMMi9«rf aboollapao* on traverian* to domaluA. 

Passation^ »•/*» S'emploie souvent dans une assemblée 
déHbéninte, ou dans les Actes pabiiu, dans le sens ànpauage 
^d^nne loi, 4'une mesure^ ? 

PlUMe» s. /,'âa dit, dans le langage des ohassouru, d'un 
eliéiiiin,paroi^|»<MS0 le gibier. « 



I 



s- 



PAS— PAT 



Le motpaêêê, de Pong. /mu», t^emploie wami comme terme 
de chemin de fer, danafoieiis de pMsage à prix rMoit^ de 
pMiage gratuit, de perrab général de ciroitUtion. 

Passé, ée, part. paJ^ 8'emploie pour «xpnmer oli excé- 
dent de quantité, de mesure, de dimeniton :— Vous en ayei 
deux livres /nu«^, c-Ard. au-delà de deux livres. 

Passée (tendre à la), iœ.,' Terme, de chasse qui veut 
dire '* tendre un collet sans enclos ni appât, sur un chemin que 
Panîmal a coutume de suivre, ou qu'on lui faut prendre par 
quelque. expédient de chasseur." (J. C. TAÇHi). ' 

Passeur, v, a.. Voter : — La Chambre a pasêé une loi ... . 

Passer (en ftdire), loe,^ On dit de quelqu'un qu'il on/aii 
poêêer à un autre, quand il trompe sciemment celui qui impose 
sa confiance en lui, et ne sait pas asses se méfier de sa malice. 

Bile avait on am<Mir«ttx. . . . Qu'elle aimait comme, la pranelle de WH 
jeax ; cependant, quand d'antres l'aeeoetalent, on dit qu'elle lai en faU. 
êoit poster, 

P. A. 0f Oasp*, Btpetioire nallonal, tom^ II, p. 9B. 

Patachon* f. m., Qui a des habitudes irrégulières, qui 
est port^ aux bamboclies, c-à-d. aux parties de plaisir avec, 
usage immodéré de boissons enivrants. 

Il mène une vie de paiachon^ c.-àrd. il mène une existence 
déréglée, dévergondée. 

Un patQfihony en France, est celui qui dirige le petit vai^ 
seau, ou la voiture publique du nom de potache. L'un, tou- 
jours furetant le long des côtes, et l'autre toujours claquant 
du fouet sur les grandes routes, prennent forcément un j|^re 
de vie qui offre bien peu d'anitlogio avec celui du bon bour- 

»i8, se couchant méthodiquement, chaque soir, sur le coup de 
iix heures. 

Pataclan, «. m., Attirail, équipage embarrassant. 

Pataraphe, «./i Signature plus ou moins enjolivée. *' 
Par extension, réclame quelconqiie dans un journal. Article 

|uelconque de journal, pouasant à l'exagération la louange ou 
blàine, et ayant la portée et les alllkres d'un article de cri- 

Kque ;— Avez-vous lu la pataraphe qu'i m'ont mis su la Pàikie t 

Patate, 9' /'f Désignation courante de la pomme de terre. 
dit ùffÊui pata^ue et petaque. 

Patandy aude» s* et a4iff.^'8e dit, en manièivnle plai^ 
mterie,, de quelqu'un qui est 1 la fois gros et gras, et de 



/ - 



c, 



240 



PAT-PAT 



^ 



V. 



. \ 



(! 



petite stature. Be dits^tussi d'une personne I la.dëmArcIte 
lente et alourdie, pour cause de pieds gros et lourds. 

Patent <CUir), *. wi., C5îr verni 

Patente, »•/, Brevet que le gouvernement délivre à un 
inventeur. • ^ _ • 

Patenté, ée, ««&*., Breveté :— article patenté^ c.-à-d. pour 
lequel il a été délivré un brevet. 

Patenter, v. a., Breveter. Donner, délivrer un brevet. 

Patemcdisme, *. mV'-^éologisme politique d'origine 
américaine et dû à M^. CleA^eland, président des Etats-Unis 
•Par jmlemaïisrtie on entend une certaine tendance des gouver- 
nements à aider, par des subventions d'argent, des particuliers 
dans leurs entreprises. On définit aussi parMà cette autre ten- 
dance des individus à tourner leurs regards vers les pouvoirs 
publics, afin que ceux-ci leur viennent en aide. 

Par exemple, line mnnufac.ture, une industrie quelconque, 
•qui demande des secours à un gouverneuient, s'en rapporte au 
jKitemdlismey c.-à-d. àVint^rêt paternel des pouvoirs publics, 
pour se tirer d^affaire. Il en est de même des solliciteurs d'em- 
plois dans le service civil,, comme aussi de tous ceux ({ui solli- 
citent des bonus ou des exemptions détaxes d'une munici- 
paîîté. Paternalisme que tout cela. 

Patinoir, s. m,, Lieu disposé et agencé pour les patineu^, 
ce qu'à Paris on nomnie aujourd'hui un /ïA^^ini/. ^ 

• . On dit ausi^i Pavillon des patineurs. i 

' ' , ■• " • « 

. Pâtir, V. n., Soupir, endurer de la misèbe. 

Pâtiras, «- m., Souffre-douleur. 

Patronage, s- m.. Pratique, chalandise, clientèle. Est 
surtout usité dans la locution : Donner son patronage^ c-à-d., 
donner sa pratique, aller ^constamment chez la^même per- 
sonne, soit pour consulter ou acheter. 

Patronniser, v. a», Eatronner, protéger. 
■Est aussi Usité dans le sens de donner sa pratique, sa 
clientèle. > . ' ' * 

'. P€^tte, «.y., Le mot patte se dit; au Canada, non-seule- 
ment des animaux qui ont des ongles bu des griffes, mais aussi 
de ceux qui ont des sabots, c.-à.d. les extrémités eirveloppées 
de cornes : — Ragoût de pattes de cooliori. ChèVal qui se casse 
la paUe. 



r 



PAT— PEP 



» 241 

Patte, êBpadj.j Pattu, quiadegroMOS pattes, ou qui a^deg 
plumes jusqu'il^ pattes. . ' 

On peut avoir <l0t imuleU en byvrr, par le rooy^li de plgnonn patte*, , 

I O. DK Butais, 8S7, dam /JKr/. ^ 

Paupillef, V. n.f Agiter les paupxlleê, 

Paùpilles, <(»./. ;>^.» Paupière*» cils. 

Pauve, <k(;., Pauvre. 

Plaque voua êtes si jpauv«. .. . 

^ LetPr$.pefniêpareuX'mtmeêtl,'U0, 

Pauverté, *./., Pauvreté. V. la lettre r, pour remarques 
-elatives à la niétathèse de cette lettr^. 

Riches orent et hU*n ajournez, 
Entr'eufi n'avelt do ;»oW'«*. 

\ fhroniquf anglo-^t>tmnnde, 1, 84. 

Payer, v. n., S'emploio dans le sens de porter profit, de 
ëcompenser quelqu'un de nos peines, de son travail : Ce corn- 
nerce paie bien, c.-à-d. rapporte de jolis profits. 

Payer, ». «., On dit: /^ay«r une visite, un compliment 
ie l'ang. to pay a vinit^ etc.), dans le sens de rendre une 
isite, de faire un compliment. \ 

Payeux, «. m.. Payeur. 

Pays (les) d'en haut, loc.. Terme ffénériquér^^om lequel 
1 désignait autrefois toute la région située dans la direction 
1 haut Outaouais. 

Pays (les vieux), loc. Les pay^ où .^'est déroulée Tan- 
|ue civilisation, et,, en particulier, l'Europe. 

Pea-nuts, «• /• ;>'•» ^rori. J^ùnotteê, Jfot anglais pour 
chides, ou pistaches de terre.' , 

écan, 9. m., Animal appartenant à la famille des pé^tt 
, et qui fait le désespoir des chasseurs par sa finesse et ses 
iègleries malicieuses. 

êches, *./ pi'y Filets, seings à prendre le poisson, 

êcheux, 9' «Mm Pécheur, celui q«i se livre à la pédbe. 

-eddler, v. a., de rang. ^o/^^cW?*?. Colporter, vendre à 
licile de menues marchandises. 

• ' 

^eddleur, euse, *., de l'ang. peddfer. Colporteur, mar 
iid ambulant de nàenues marchandises. 

16 



\. 



r^ 



. 



242 



PEI-^PEN 



Peigner, t». a., Battre, étriller: I ê'ê»t fait pniçtÛTtJ» dit 
.lortout d'un chien dont le museau a été labouré par les griffes 
d'un ohat • • ^ 

Peine (cri en), foc., Appel au 8ecoui*s. 

Peine (être en), /oc., Etre inquiet, indécis, petpleawi. 

Peinture (ftUt en), foc.. Se dit d'un tableau, d'un por- 
trait, etc., exécuté à la liiain par un peintre, par opposition à 
une vulgaire photographie. 
. P^r extension on dit aussi d'une personne bien faite, bien 

vHponformée, qu'elle est faite en peinture^ pour exprinrer qu'elle 

-^st faite au tour, au moule. 

Peinturer,- «. a.f Peindre, enduire de peinture :— Faire 
j)einturér sa maison. En France, Ce mot n'est presque plus 
usité, et on le remplAoe par peindre, . , 

Pelle (avoir, recevoir Jaflfr^» Manger de l'avoine 
(v, oe root), c-À-d. être supplanté auprès de sa belle par un 
rival. Allusion au coup de, pelle dont on gratiiieK un fâcheux, 
un importun." , . * 

"Pelleter, t?. a., Prendre à la pelle,\emuer avec la pelle : 
--^ Pelleter de la neige, du fumier, de la terre, etc. 

Pelleteur, «.m., Ouvrier; qui travaille k la pelle, avec une 
pelle. 

Pelotte, «. /, V. Plotte. 

Pélu, plus. S' fn.f contraction probable de poilu. Dési- 
gnation monétaire de la valeur de 20 sous (ancien chelin), 
inventée par les canadiens du Nord-Qpest pour répondre à 
l'expression indienne atidy^ pelleterie. Les Anglais se sen'ent 
pour cela du moi «JKn, peau. 

PéniiOftn, «. m.. Viande desséchée de bison, très nutritive 
sous uni petit volume. 

Pénalité (sous une), foc.. Sous peine d'une amende de. 

^. Pénd'breilles, «. m. J»;., Pendants d'oreilles. 

Pendre, v, a.. Suspendre :— Pendez don vot' chapeau dans . 
r passage. 

PendriocheS, t./. pl,^ du nona,j)eridifUeheê. Pierreries, . 
' bijoux, etc., en -foi-me de pendants, n.-à-d. des pendeloques. 
S'emploie généralement par dérision, pour d&igner une 



PSli — £BR 



243 



exAgén^tion de bijoux, . d'ornements de (oùtei aortet, dani If 
toilette d^une femme qui a dés prétentions à U coquetterie. • 
Par extension, morceau x,\lambeaux qui pendent d:'un vête- 
ment déchiré. . ■,■[ . -'' . ^ v^ 
* Surabondance de n^Bnûes choses suspendues jiux mûrs d'une 
maison, aux patères d'une garde-robe, eto« 

PeiàiUôy <•/» Lisières ou bandes d'un tissu quelconque, 
destinées à faire des coto/o^n^. 

Pensionner, v. n., Prendre sa pension :— Je f)ennonn^ 
dans une bcfnne famille. i 

Fentes^ s,/, pl,^ Ornières de chemins d'hiver. 

^Pèpère, «. m., Désignation courante et familière pour 
jpp*and-père. 

Pepisse (faire), loc., Faire pipi, uriner. On dit aussi 
faire pipiêM, 

Pépite, *. m.,. Pupitre. ° ' 

'PepronÛne (ftdre), foc.^ Locution enfantine dans le 
sens de faire une prometiade^^ller se promener. 

«... • ■ ' ^ . 

Pèque, «. f'y Visière de casquette, abritahtie front et les 
j'eux. " 

On a voulu 1 faire dériver ce mot de l'àng. peak^ signifiant 
au^i visière. Il est bon, cependant, d^ rapj^ler ici qu0 dans 
l'extrême liord-est de la Frahce, et notaimnènt parmi les 
Wallons de Belgique, on dit encore com.muinknent, aujour- 
à\\ii,.pèque pour Visière de caiâ|uette. v. Palbttj 

Pé(j[U6t, «.m.. Cheval qui ne vaut plus rien, une hari- 

lelle, une rosse. Du normand pègue^ signifiant vieille jument. 

pAnsle Dictionnaire de Cétgrave, on rencontre axkUipèqMê 

)ur jument, cavale, du lat. peeus, bête. ' \ 

Percentagfe, % *>».» Commission, gratification de tant pour 
Imit, consentie ou allouée sur une transaction. 

Perohaude, «./^ V. P^ABCHAUDK. \ 

Perohe» »-/; Mesure db superffcie équivalant à 10 piedsw 
|ent perches carrées font un arpent. ■ ■ \ 

Paribotiop (klB)ploe,adv,, dé l>ng. to peffietion, Dmad 
perfection, parfaitement. ^ . 

iPérlEiSSerie, «. /, Etablissement spécial, sur les défri- 
lemehtl, pour la ti^ansfofmation des cendres en perlasse, 
là-d. en potasse pure et blanche. 



- M 



V. 



244 



PER— PÉT 



Parlât, Prdlat, «. m., linoléum ou toile cirëe donion 
recouvré le» plADchers^ \ jv 

Personne (grande), «./, Personne, individu d'un âge 
raisonnable, et surtout personne d'âge respectable, par oppo- 
sition aux adolescents, aux jeunes gens :— :Oti appelait çaJ un 
bal d'enfants, mais il y avait aussi ben des grandeti i)trêoniuip, 

Pi^santy- f • V^", Cauchemar. Allusion au poids énorme 
qu'un dormeur, en proie au cauchemar, s'imagine avoir sur la 
poitrine. ' „ ^ | 

Pésat, «. m.. Tiges de pois desséchées. Paille de pois, f . 

Pétei^j *'• «•! Craquer, faire un bruit quelconque. 

Péteux, euse, «•> ^ àxt^ au figuré, d'une personne à la . 
fois sans courage et sans capacité. 

... .Put chasHé comm* on f(p«Mfl; d'église. . 

Reomikr, Aqt. XIV, p. 118. 

Pétillard, arde, ««J;., Qui est turbul(pnt, enjoué, plein.de 
vie et d'entrain :— Un enfant jiétilfard, . 

Péti-Peta, loc, etdv., Peu à peu, à petit bi-uit, par degrés, 
à petits pas. 

Petit matin (au), foc. adv.^ Au point du jour. ; 

PétOtS, '• m°> pi'i Se dit des pieds de femme ou dVnfant. 

Pette, *. *»., Pet, vent qui sort avec bruit de l'anus. 

Petun, «. m., pron. p'tiin. Nom brésilien, sous lequel le 
tabac a d'abord été coniSu en France. 

Le mot jtetun est bien français, mais il est tellement vieilli 
et pour ainsi dire inconnu, que nous avons cru bon de rappe- 
ler ici que l'usage s'en est longtemps conservé au Canada^^On 
s'en sert même encore aujourd'hui en certaines régions reculées 
du pays, notamment en bas de Quéliec. 

Plufiei^rs étymologistes se sont déjà donné une peiije infinie, 
vmjft rattacher ^>«tun aux* anciens dialectes des aborigènes, u 
tandis qHe nos ancêtres ont tout simplement importé le mot 
de Normandie, où du reste il est encore en usage de nos jours. 

. C«nx*cl font on brait Importun, „, 

, Avre leur bière et lear pë<«n. 

■•' *X« Traeoê de In .VWre du fté, p. ISL 

. Petuner, c n., pron. y ^ner. Prendre du tabac, le priset 

et surtout le fumer. La remarque faite au mc^ précédent 

s'applique à oelui-ci. , v 

Dans une ancienne/ ordonnance de la marine française, de 



V. 



• ' t 



PEU-PIE 



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245 



1634, on lit: *' Nul ne pourra péiunerf soleil couche, sur 
peine d'estre cale trois fois et battu devant l'équipage/' 

Pou (un p'tit), loc, adv.^ Très peu. 

Peureuky eU66» o^f* dtiin»Â«f., Lâche, poltron. 

Phllippina, Philippii|lO, «.m., Jeu de \A_ph%l%pptne, 
c-à-d. jeu consistant à partager à deux une amande double. 
Celui des deux^joueurs qui, plar la suite, peut saluer l'autre, le 
premier, du cri de pàÛippinoI gagne l'enjeu ou le cadeau 
convemu. 

Pi, Pifl, *«c/r., Puis, ensuite,^ après. V. Pis. 

Pi&l Pi& ! Cri d'appel aux dindons, sur les fermes, pour 
leur donner à manger. - w 

/PiaBSer, v.n,^ Bé dit du ori des petits poulets et des moi- 
neaux« . . 

Piastre,^'/'} Unitë monétaire du Canada, équivalant à 
cent, cen tins, ou environ cinq franco de France. On dit aussi ' 
dollar, ** \ 

Pic (à), Joc. •««(;., Escarpé, abrupte : — Une côte, une mon- 
tagne àfnc. 

Be dit aussi «quelquefois d'une personne hautaine, suscep- 
tible,' tière, dédaigneuse : — C^est un homme ben ^ pic. 

PiçaSSéi é6, «<{;., Qui a la figure grêlée, marquée de 
petite vérole. On dit aussi jncoté. 

Pichou, <». Y)t., du sauvage Cri pinetCt loup-Cervier, lynx. 
Nom sous lequel on désigne un être laid ou malin. On dft 
surtout communément : ** Laid comme un jnchau.'* 

PicQOher, v. a., Picoter, becqueter, en parlant des .poules, 
des oiseaux, etc. * 

Picote, if'/'t Nom vulgaire de la petite vérole. ■ 

Picoté, ée, adj.j Qui est marqué de la petite vérole. 

PiCOUille, «./m du sauvage Cri /HXru, signifiant briser, fra- 
"'"ir. Tout animal étique, maigre, décharné a l'excès. 

Pied (aller de son), loe,, Aller à pied. 

Pied de 'roi, «. m., Mesure de poche, équivalant à 
|2 pouces ou un j>ied, et en usage parmi 1®^ charpentiers, les 
lenuisiers, etc. 

Pieds blancs (avoii* les quatre), ion,, Se* dit de 



K.J 



■,' -M 



246 



PIB-PIN 



quelqn^un qui est lorti indemne d'une afikire où ton honnepr 
pouvait sombrer; On entend aussi, par là» quelqu'un qui a la 
conscience nette, qui peut se montrer partout là tête haute. 

^ Pierre infernale» *• /, Désignation habituelle du ni- , 
trate d'argent. / 

'PU, «. w., Terme de moquerie^ pour ne« long et mal fait. 
Pigeonne» «./, Pigeon femelle. ' ^ 

Pignocher» v. «., Donner une râclëe, une dégelée à quel- 
qu'un : — J'm'en va te Vpignocher.^ 

Ce verbe possède, en France, un tout autre sens. On y dit 
pig^ocher dans le sens de manger négligemment, par petits 
morceaux, sans appétit (dé épinoche^ poisson armé d'épines, 
parce que celui qui pignoche éfiluche ce qu'il mange, comme s'il 
craignait d'y trouver quelque épine ou arête). 

' PigÙerie, »•/» dér. de rang, /n^, cochon. Porcherie, abri 

ou toit à cochons. 

' '' i . ■ ■ 

Piler, V. n.. Marcher,* daps le sens de mettre le piedi sur : 

— ^^Vous m*pilez su l'pied. Vous pilez su ma robe. . 



Desnu queule erbe aa-tn piley f 
Dottohe Pleurenohe, pâle a mey. 



Petit, 



normawtet P> 21. 



Il luy repartit qani en svolt menty^iv^.et qo'â moins da reppeot quM 
portolt à M. de Caniay, 11 l«iy pilerait «ni^e ventre. - i / 

LwUrt de IMO, citée dans le Diaire de P. Séguier en Normandie, V-^ 
Pilier, «. m., Pile d'un pont.' 7 

• Piloter, V. a., Conduire, diriger :—Pt/o^ une jeune fille 

au bal. 

■ * ■ ' . 

Pilotter, t\ à., Piler, tasser, fouler avec les piedi 

Pimbina, «. m., {"mit du Vibumum edule, qiie Michaux 
et Oray considèrent ccHnme une variété de la canneberge du 
Maine et du Canada. 

Pincée (donner une), /oc., , Pincer, serrer fortement 
quelqu'un ou quelque chose, -soit avec _ les: doigtW soit à l'aide • 
d'une pince. , / • .* / ■» V"' 

Pinces de canot, *:/.:;>{», l>« <!?«* eitrémitA d'un 

canot d'écorce, pinç^^ et cousues ensemble. .1 

Pinière, *./•♦ Lieu planté de pins ' 

: Pihtoôber. f.^tl.. Bambocher, faire la noce. 



/ 




PIN— PI8 



947 



Pintooheuz, aoae, «.> Koooiir, ivfogne joviia «t bon 

▼h-ant. 

Plpoliey «./> Houe, béobotr. 

P4;>dt9 -P^;>61IZ9 «. m., Qui fume oontinuellement, qui m 
tOQJouim U pipe au bec. 

Piqué, Piquié» #./, Pitié, compMMoH. 

Piquer IkU plus court, ^., Abréger ■on ehemin en 
prenant la ligne la plue droite, sane louoi dee.ientiere tracés 
on de ritinéitûre habituel. 

Ofii dit aussi, dans une conversation :—JPo««r piqmr au 
^Uê'catértf danli le' sens do Bref, Pour en finir. 

Piquets de clôture, «. m. pi/., Pieux que Ton enfonce en 
terre, à distances régulières, pour y fixer les perches des 
clôtures. . ' 

Piquet de yarde, '. m., Terme dont se servent les dias- . 
seurs pour désigner ' le pieu, fixé en terre, qui retient la 
chaîne, dont l'autre extrémité communique au piège ou trappe. 

Piaueur, «. m., Bûcheron chargé de dégrossir, d'ébrancher 
les arbres abattus sur nn chantier. 

Pire, adv.f Ofire les quatre particularités suivantes : 
Auêêi pire : Aussi mal, aussi mauvaiiù 
Pluêpire: Plus mal, plus mauvais. 
Tant pire ; Tant pis. 
De pire en pire : De pis en pis. 

On trouve, dans l'ancienne langue, des exemples, de cette 
dernière locution : / * 

IMa luy que Je làntnl* 

Ki vols (vais) de pir^ •« pir§, 

Chanmn norm. du xv«^«M«l«. 

Piroque, «. /•« Mot sauvage francisé, «t désignant soit un 
canot d'TOorce, ou un canot fait d'un tronc d'arbre creusé. 

Pirouys, «. m., Gibier de plume, fréquentant la région du 
[bas Saint-Laurent, et connu aussi sous le nom de ckevaliêr 
mot ptrouyn est une onomatopée. 

Pi^y adr. de temps. Puis, ensuit. ^ - 



^/ 



^f jr me dlt« l«» bon erellaa : 
Haj f 9et««-voa fo, BatUMi r 



Parrr^ Jifuê$ n ^r man de, p. ÎT. 
Ptêf -.^it pour j»MM, est une forme a^séz ancienne. Nous la 



p 



• I 



'îf^ 



248 FIS— PLA 

renoodtroiui, en efïet, aux xiii' et xiV siéclei^ dan» te mot 
oompoié jbmh/, qui s'^t dit pour /mfn^ ; ^ 

Bl auMj e«t-U à entendre i 
J>e»|ii«»ié« autre ligne prendre. • 

C<ml. de ^'«yrmawcKr, en ▼. p. 78. 

Pissat, ». w»., Urine. Le mot pisse^ aussi usité, est plti» 
particulier à l'urine humaine. 

Pisse, »./., Urine humaine. 

Pisser, v. «., Montrer de la couardise. Reculer, céder 
devant un adversaire, après un accès de forfanterie. On dit 
aussi, dans ce sens, /n««(?r (^n« «e« cti/o^40«. 

Pisseux, eUSe, »., Celui, celle qui montre de la couardise, 
de la poltronnerie, de la lâcheté. ' 

PisSOU, «. w'., Lâche, poltron, c.-à-d. qui, suivant l'expres- 
sion populaire, ** pisse dai>8 ses culottes." 

Se dit aussi d'un enfant 5Hirî\,urine partout, et surtout qui 
urine au lit. - ^ 

Pistole, ».y., Ancienne déiiomination monétaire, qui n'est 
plus guère en usage que parmi \&i " vieux de 1» vieille," et 
qui équivaut à environ deux piastres de notre monnaie 
actuelle. 

Pit, ». *»., pron. pitte. Mot anglaijs pour la galerie la plus 
élev^ d'un théâtre, celle où s'asseoit la masse du peuple. En 
France, cette galerie s'appelle le paradis. 

Pivelé, ée, adj-t Se dit de quelqu'un dont la peau du 
visage et des mains se recouvre^ de grains de rousseur très 
serrés. ' 

Place, »./., Paroisse, bourg, ville," etc. :-— Saint-Hyacinthe 
est une l)elle place^ et une j}fa<*e importante. 

Toute situation^ position d'une persor^ne, qui remplit des* 
fonctions ^rétribuées, auprès d'une autre personne : — ^ Avoir 
une bonne place. Se chercher une place. 

Le plancher, l'aire d'un 'appartement: — Balier la place. 

Plaidierie, «./, Plaidoirie. 

Le» Miin?s n'.ilment pas le» contention» ot plaideriez d'un procè». 

Vauq^j^in, Orafiton/un^&r** <f«? /?o«TrI, p. 25d. 

PlaideUZ, «- »»., Plaideur, et, p^r extension, chicaneur. 

Jamais ...an tpeét'h pareil, pla^dfui n'avnlt mit. , 

Bimeêjer9iaiêea^p.,14&. 



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PLA— PLA 



249 



<^ 



Plaign&rd» arde, 9iihêt. et adj.^ Qui e9t toujoart à gein 
drOf à se plaindre; 

Plaigneux» euse, ». et àdj.y v. Plaiokaro. 

Plain» »• vfi'j Plaine, prairie, et surtout prairie sauvage, 
o.-à-d. où le soc de la charrue n'a pas enéore passe. 

Plaine» s. y!, Variété de bois d'érable, se rapprochant de 
la plane ou faux platane de France. 

Plaire, v. a., Contenter, satisfaire : — Aile est bien difficile 
k plaire. . , 

Plaisant, ante, adj., Agréable, qui pla!t, avenant. 
Appliqué aux personnesjce qualificatif signifie le plus souvent 
jovial, qui provoque le rire, qui divertit. 

Marie, gente, p^aïtanie et belle. 

Lfi Jldiêiere delà Conception f 
dftn* la Concept Al D. de wack, pl 178. 

Plaisir (au), Voc., Formule d^adieu, équivalant à au 
revoir : — Au plaisir (sbus-en tendu) de vous revoir. 

Plan» ». W'i Projet, dessein, expédient : — C est un garçon 
plein de plans, c.-à-d. c'est un garçon débrouillard, apte à se 
tirer d'afiaire. 

Plançon, s. m.,' Pièce de bois, venue du chantier. Tronc 

d'arbre équarri à la hache, v. Billot. 

' \ ^^ ••■ ' . 

Planir, v. a., Aplanir, égaliser -.^r—Planip un terrain. 

■^ . • '' 
— Les monta bOMOs planironi leurs coàpeaux. 

.«Plans (tirer des), loc, Etablir, arrêter les détails d'une 
mt^prise, d'un projet. 

Par extension, être dans une mauvaise passe, d^ns Une 
kituatjon dilficile. • # 

Planteur, s. m.; Nom donné, ' dans la région du Golfe et 
[u Labrador, à celui qui .se livre à la chasse du loup-marin*. 

Plaquer, tr. a., Placer, .mettre, et, par exti^nsion, quitter, 
mdonner :--J'm'en va te 1' ptaqu^r là. 

- 8e vontdeMas le préaiMieoiretp'açwl^r. ,- 

^/ ■ ' Cvv*r.lKii,v. 22251, daoaXfOninfff. 

Plariïie, *.yr, 8or^ de sucreHe, faite d'une pàtc^ de sirop 
arable, à-laquélleon a ajouté des amandes d^ouces. • ' 



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FLA— PLE 



Plastor^t. m*, prou. /]Aic0-<0Mr. Mç^ ^i|^«ip.piir »f»Ar»- 
dram UffetM d'Ai^leterre. f « " 

Platée, «./, I^e oontenu d'un pUt, d'une awi^tte, < 

Plateforme» «</> Toute terrasse quelconque, ordinu^ 
rement soutenue par de la maçonnerie, et servant a procurer 
le plaisir dé la vue ou la oomtaodité de la promenade. 

Plfttreor, «.m., Plâtrier, ouvrier qui tray«ille le plâtre. 

Plein (en)» ^- ac^t7>.,,Pleineineut,,toutà'fait, entièrement. 

Beaucoup, en grande quantité : — Il y en a «n plein, Y a du 
monde en plein. On dit aussi en moêae. 

Abondamment : — Il pleut en jMn. On dit aussi, en ce der- ' 
nier sens, à' plein, 
. Loe,prép,y Au beau milieu de : — En plein ytur^ en plein midi. 

Pleumas, Plumas, «. «^., Plumeau, petit balai de 
plumes. ' 

Plef*mas^ dans Fancienne; langue, signïûe plumet : :. .. 



Ayants leurs plumai oo pennoohea tur leurs «alades. 

Dm CoUOT, Hiit de CharUi VU, 50S, d'anal 



mrne. 



Pïeume,*./, Plume. 

Car je Q'ay p<«tfm« ni lancae AMei expertt, 
Poarmefourrerâsl haultentrepn'uare. , Ci' . 

> Liv, de ehaêse du f>'r. Senfeh^t^Ae JVorm.rW !&• 

PleiÛner, v. a., Plumer. 

Fleumer se dit, au Canada, non-seulemient d<ins le 
d'arracher les plumes d'un oiseau, mais aussi pour ëcoi 
c.-à.-d. enlever la p^au d'un animal quelconque ; pour écorlj 
c-à-d. enlever l'ëcoroe d'un arbre. On pleume un écureuil, une 
anguille, un bouleau, etc.. On'dit inême^ mais plus rarement^ 
j>Uumer un^ pomme, pour la peler. Enfin pleumer s'emploie 
encore dans le sens d'Oter le poil pu la laine d'après la peau 
d'un animal, comme cela se pratique pour la préparation (|es 
cuirs. ' , 

V, n., Tomber, s'écaillor, en parlant de la peAu qui se {en^ 
dijie,' se détache par parties minces et légères, comme cela 
arrive dans certaines affections cutif^nées. 8e dit aussi quel- 
quefois, en parlant du changement de poil, de ^tjumes, de 
peau, de certains animaux. 

Pleuxner» v, a., Bosser, battre, maltraiter : — J'm'en va te 
Vpleumer, . ' . . \ • ;^ 



A po» qaa tl n^ m'a toA : / 
Mali i« le r*ai moiilt bien tthtmê. 



:t 



Jioman dit Benard, V. SiBM. 



v^ 



FhE^fOQ 



A 



91^1 




S« dit aimii dans le sens de dëpoiûller quelqu'un, de i'écor- 
cher, c.-à-d. d^exiger de lui des soimneiii^ntltstiqttes :--\J s'ett 
fait joliment pleam^, . -:■ ■ '^ "^ 

Pleumet, #, m., Plumet. 

Pleureuz, «•m?) Se dit surtout d'un enfant qui a riiabi 
tude de pleurer pour peu de chose. f. 

Pli, *.!»., Levée, au jeu de cartes. 

Plissé, ée, j>ar/. />ajit.,S'eimpIoie souvent adjectivement, 
pour quelqu'un doiit la figure eatpliêêée de nombreuses rides : 
— I doit être vieux, parce qu'il eit ben plistié. 

Plomb (d'à), loc. adv.f Verticalement, perpendiculai- 
rement :-^Le soleil donne cf*à pfonib. La table n'est pas cfè 
plomb. ' ' V -^ 

.^ Plombeur, ^. m.. Plombier, entrepreneur de plomberie. 

Plotte, «./.) Pelote ou balle, gënëralemeht en cMOutcliouc, 
et servant à jouer: — Une partie, de plotte. Jeu d6 plotU. 
Jouer k la, plotte. * * « 

Plure, 9. /.y Pelure de fruits, cosse do légumes. Se dit 
aussi,, quelquefois, de l'écorce d'un arbt^. ^ 

Pocll6, t'./'i Grand sac dans. lel{uel on met jàXL blé, de 
l'avoine, etc. :— Une poche fle- fleur. UnjB /?ocA« dé sel.-; 

Pochâtes, 9' /', Ce que peut contenir i^ne poche,' un sac. 

Po^^e, «.y!,*Main, étreinte de la main, force des poignets : 
— Avoir bonne />o^ne. 

Il »vsll^ pour reJHIi^lon desdenrf, anepoigne â^enfér.é 

USTAVB ¥l.AVBr.RJf J/attairte Bnvarjf, 







Po(plé6, '*-^, Poignée^? é.-|iHd. ce qu'on empoigne avec 
ain, autan-Tq^e la main fen 
'argent. * > * . ^^^r 



nain, autant qbe la main fermée poit contenir :*^VnepoffnXÊ' 
l'argent., \^\ . ; , /^r '\ ■"-..' ., -•; 

Un petit nombre : — lînè/^o/n/^ de gens, . ' ^ 

'Partie d'un objet par où on )e prend, pour.- le. tenir ij^. la 
ain : -^Pogw/ç d'un, sabre;; ' , - -, 

iM poçnée de V99péék ' " , • ■ *'.- \ 

On dit auiii:' — Une pog^e- de portef^ dahs*le sens de ; 
raton de poHe ; la pogrnée d'un, seau, ^^une marmite, d'un 
>t, etc., pour anse d'un ɻeau; d'une mtfrl^ite. * ! , ,. 

Pogner, v. â^ sJfcikoer, saisir. ; . - 



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Prendra par Mrprlae, MrifrekMiri», i^^apef , arrêter :*-I f 'fëk 



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fêm ait au«i pour lUftnQhettes d« lol^Mmiae. 

hmttaVM. SB LUWTI, X<rrtf iIm ^uverèeê, I, STt. 

Poil» «•'«••« C« jnôt ft'èmpibie 'q^ang c«rtaint>* locutions 
tcès caractëristiques^:-— ^ ' \ , 

A vtnr du péU aux paiUê ;^-lStre bra^e et bartfi, ne efi^indil^ 
ni. tHen. nfj diable. Faire prt»uv« &v^ grande rëiolatimi. 
Dlftnt I» JiMfVB Nornmndie, on dit encoi^ eonniunément d'un 
■Mblio; d'un homme rëaoju :— C'est un pefu (poilu). 

Ofidit: ff va ^ /avoir du'poi/y an {parksnt par. exemple 
d'une aseembiée oùr l^on prévoit que i'oil ee querellera, qu'on 
■e,;fli4p<>tera. ",_,:'• '*~ ■ r- 

Al^^^rà ckeraf à poil /-r-Mpnte*- Un^clieval sans ^elle ni êouf- ^ 
vmure, c.-à<l. monter ^1 ohé val à crû. ' 

Point de Tue de (atiK /oï'. /r//»., Sous le i|||pport de. 

Pc^inteyr^A;:^ Trait piquant,'^ allusion mordante que l'on 
glisse dans une corivîH^tiott Aigre douce, daiis une alter- 
cation :-^Pou8ser des jn^tUeêy t.-f^. iaire des insinuations 
blessantes. ' • . . ^ 



taire 



PoiSplî» '».\/'., Substance? vénéneuse quel^nque. A l'exem; 
pie du vieux' franf^*aisv*et du normand de ncis jours, le patois i 
canadien persiste à faire de ce mot un substantif féminin : — 
C'est d' /fi rrrti«9 poison. 

l»*oft H'e»t couléffr^en mol c«((« lAche poifton. / 

Poison, tt'/y F«'Miuie Hiéchante,^nàl veillante, portée à mal 
faire. H^nfaiit indisçipliiié et insupporiable :— C'est ane vraie* 
p'tite />f>»*o»,. " » w 

Poitrinaire, '«i^i. et ac(;., PhthiSique. ' 

Pôle, «./^ de l'ang'. '/w/e. Tringle, bngut^tte, \ perclw^ : - 
Une /'^ff a rideaux. ". \ 

8e dit auHsi du timon dune voilure» / 

Polissons, «. m.'pf.. Bandes ^'étofie^/^ mies de bstleines^ 
ou de ouate; dont se servent 1%« fétames pouf faire boufler leurs 
robes par derrière ou aux hanches. ^ ■ ' ' ',' 

PolU «. »n., pron. f}6fs. Mot anglais "pour bq^^au établi par 
les autorités, le joqr^'u|ie élection; et servant à l'enregis^ 
tfemi^ht des votes des électeurs; 



V 



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POM-.POR 



it&d 



Pûlàipîelé. H[rM 8« <lit kirii|ae /le eiai ei^ oou Vert <|4* fMliiù 
niiftges bUiict et fmaâtre» en forme de lioukm. ^ , 

- « ' ^ ■■.''"'■*' •■,■" '. •• '" / 



Un fiti bnikiiit %■! ftirMf i«ea «M, ' 

Mon r^ T et m— y»iniiNm<«' ^ .. 

Poinpili<|U6» '*^% Conaoroptif, "pulmohiqué. 

: PonBip0r» ^' «M Bouder quelqu'un, pour Ini armcher tet 
•ecrQU, oe^que te vulgaire uonime tirer les vert du nez. 

. P0II66» 9./,^ Boitaon ffiited'éau de vie, de sucré et d'e^v 
chaude. * '^; / . . 

Pond» part pnm.)^^ à\t iponr ponduy part. paM. du verbe 
pùnehe : — La. poule a /m>im/ deux œufs. 

Cette formé d^h'ive du normand /^mnerr^^signifiant pondre, 
lequel vient à son tour du lat. /Nm«t.*^, dëpôsèr. 

'Pon^ (!• ylAM, '• Mm Locution usitée pour daigner une 
surface de rivière, gebéè cl^ine rive à Tiiutre. et finissant par 
former un ftont d'une tè\\^ soHditA^ue° celui-ci. portera Rails 
danger aucun. les voitures les plus fou rdemént chargées: 



P0Qtl6« < '• /•! €oup de poiiig asséné vigoureusement. 
Enflure, marqué a la figur^et résultant, soit d'une cQntusion, 
soit d'un clufe, où d'un i»onp de poing appliqué, yiolemmeif t. 

POQUOr, r. a., Donner, appliquer des poques. 

PorcdÙia, «.y^, Poircelaint*. ^ 

..«.hfinnpff, HuÎKeH et spaUetS . do pnreéHn^^ et feoni«« fràtiea- 

emont Invités à b6ykr(>. v ' . \ ' ^ 

HABai<Ai8, Pmnlnffrwtfl. ^ 

Porichinello, f- m-t Polichinelle, homme ridieule. 

.Porrag^6, «. ./t, prôn. p&r-redje. Mot anglais servant à 
ésigner une bouillie de farine d'a\;oiiie, que l'on mange habi- 
uetlemc^nt au t^jeuiler. . , 

Portafif.e, «.m., Endroit d'une rivière oà le courant très 
Lpide force ^ voyageur^ qui en remontent le cours en caiMDt, 
porter leur embarcation en ambot jusqu'à un einii^t pl«s 
kvorable. ■ . ^ . * ■ -, \ ' 

On donne aussi le nom de porta§e à un eapace de ten« pM 
«ndu, compris entre deux cours d^eau navigables. A - 

Cevieux mot cana(|ién date du temps de Chsmplain, et a 



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aaiérité^ gife» à m jmÊ f lmt Êm «4 à ton pitUNrMqM, à*étn imété 

!Lm Bfciiiffw r» «i Im ;ir«|ifw^r^ détignent mi^ outre, pM" 
. ^u Hê f% iifr geBller iVM^ pÉur dfHi-dMtorà, ;et oonduteiic à un 
CNHirt d'ciJ^.X^6ii '/wrfo^wf m i^eotwiMEiiMffiJt IftcileiiHbiit^ en ce ^ 
ùiw Ut terre <m e»t fortement? tawfJée-.H battMe. 

ainonb^d'itnmpkbjjuaqn^à des eaiix t»los calmés. ^ 

Partager lè dit éiiMi çk) eèrtaiiit aiiim^iix qui m. |»r«tii|iient ^ 
dea aeiitien battra, àà milieu dea heri}èa<€t arbritaraÉH krm' 
mmuX leurs gftàk :«~L«a eaatora crt lA rata mvtaqùës jN>rl^ffM 
bèattcotip durant la nuit. / 

Forjta-jGlUZy •.m. p{.y Anaea de la doaaière, da&s ieaquallt* 
* on fait entrer les limomk *de \m voiture (OacAB DvHir). 



\:.' 



Poi^0r» «. m.f pron. /^df-totir. Mot anglata dérigiiant une 
bière brune très aljÇQfîHque, et plus lourde que là bière ordinaire. 

Porter 4 dos, loe.^ Porter un canot lu r son doa, quand il 
le pr^nte un portage. \ ' ' 

PortorbâS, ^M Tuer, abattre, etv lanf^age de cfaasatur; 
en parlant d'an animal que i,W ,abai d^n coup de fuai]. 

Portes (lUl^r ftUÀ:), /^., Mendier. \ ^ 

PorteUZ^ ^ 9t., Porteur : — Le pariemir d'ièttrel^ e.-èU. I# 
'-facteur.. . "'*' ■ L ' 

\Portrsit, «. m., Photographie, v. à TimKK, pour ttn*r un 
portmit, etc. • . « 

Portonise» »* /.', Ancienne moniiaie d'Or, ayant une 
valeur d^ëoriron huit piastres, oolirs àoMwL ^ ^ 

Positif (êtrm}y^ foc,,* ïitre abaduiMnt eertâin|&miné, 
de ^ qae Ton dit, de ce que Ton a^aaçe. . - 

POi^Me, <t.t?ft., Frais de timbres-poste, affi>ai!ichissenieiit. 

PéstUlOD, ». m., îkl^SMger clmrgë d'aller preartireMvraiscm, 
à «ne, gare de cheiiiiii de' flr, des dépêches coM^gftétts à «a 
bsraau dé poste rural. 

POStume, «./» Pus coulant d'une ptiue, d'un ulcère, tm 
svrinef^t au cours d'un traTall inflamiMtoire. On ditiisnt 

lia moC français ap^ifûme signifté surtout ,un " abcès q«i 
sttppnrfi ", tandis que /loShi^e inique le pui mémo découlant 
dHine plaie. - ^ "^^"^^ 



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Yoè4-bCtfi «^ w. ik «* d'ail ïM^ j^Mu^ M i t«m. 
MIN fMp^. %Mjibtin,,iétnmfé«^ cUm.!«^««I In rom* 4c* 

'^^^fj^i^^^^^ ^u^^^^^^^' ^^^^^^^^^ ^i^K^^^^Jt^^ ^^^ ^^i^CC ^k^^ m j^^li*» ■■ ^te ■Btf^ 



-(/ *• ■ 






T<1ti<C>t t Tîii rlihutinln un ffurlui ilr j^rha «t ex|MrÛDi|nt 

da pM éé roi,. Le |»oti^ le tilnifTite li^»|iiie en 13 ligiief. 

PoudlWf tx. ft.» 8« dît di) Ift :iiei|é>baMé en pondrerU 
p«r «a ¥«(01 inipëtvéttst :-^II jiiotMi^. Il rt^pjiftdrer^ 

V^^OànxiiÊi t,fy JSmge loiitéyée, p»r ute vent violent, éii 
^féM tourbillont d« jimére trèit ftnte^inmnnante, pAiipit aven- 
glante. Le mot pomérerie aémii'ainài èomie tjnon^raie ém 
pouêêièrt de neif^ 

PpUpI^^ f . il., I 

Pour, prép,^^^0Êffk loi^teiit ('employa powr rartiole «m 
AeiMpler |Kmr léiiieiiWttr iqéié;^^' el-i^- a^ m&à\i&af mtmtéSé^ 

PoaiTMlAiae, Poiire6Hi||jiK «. A 

Un tobleMi^rmirrA <lé jK»tir««ia<N«,Vd^ d^on cipaté Mt Vfwmw lto«tr« 

Dam».' * . \ ■' 

. I^^arohi^ «. iMm Habileté, jutlent, ndreMft. 
pour <!• boU) M>r. iM^v., SérienMBiiènt, tnat ée bon. 

' Ppiir niato que, V. IK^ " o * 

iPdUrriê qr^<^)» he.rS^ #t da la m^t^m^ glacée dca 
rÎTÎèreii; des laci, etc., qui, an prinlMMi» devient tpcMigiente, 
•ioc^ma en Aproie-à un %mm\ :pr<oi|pH< de déconpontion. 
Ceat aior» ffadke gy lé i<|ii<e nVl paa lain. 

Pû^mulré, V. a:^¥vmnsàwt%, 1» piNPt. ÎHMiidiÉll|iiM>iiitlf. 

PbUr TOir» lœ, ifUmj^ 8è ^t^«i mtaàktm de dd|, di 
menace : — Vient-y dos, 



Ipouiser les uns les.awtrM. 



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POU— PRÉ 



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PoiiMer, «. w., Lutter de vit«Me« cUiu % nmM â-Qiig«|ser 
ane joùtadevîte«M^ soit k pied, ■oit À cheVal o*i en voiture. 
|A.insi, lora de "couSm HU trot," on fait pouii^r de» cheveux, let 
ohev|ittx poussent enseli^le. / 

Poussiéreux, euseTà^Èfv^?^??^ ^« poos«ilre :— Un 
chemin jxmêêiéretix, 

Poutine^ #./, cormpt. du mkt anglais pitddinff. Entre- 
meU sucr^, g^néraleraent^cumpoie ^^ mie d« pain^ et de raisin 
de Corinthe. 

Pouvoir à*eau, «(m., Chute 4'^au, soit naturelle, soit arti- 
ficielle, et assez puissante pour constituer 4n moteur hydrau- 
lique. 

Pr&line, «./, Crépi^tte, ou saiicisse plate entourée de 
crëpttte**»^. Plabinr. ^ 

Pratique, •./♦ Exercice, «jcpërience d'uneprofession :— ^ 
Un médecin, un avocat de vingt ans de pratique: 

Travail, expërtence,. tour de main : — C'est un métier qui 
exige beaucoup de p^raltç«^. / ; ^A ' ' 

.Client, chaland d'uil homme de pro^ssion, d^un établis- 
serôent de commerce. / ^ ' 

Praltiquer, r. a„ Exercer une profession, un art, etc. : — 
. Pro^t^utfr la médecine, rarchitecture, etc.. 

S'exercer, s'entraîner souvent, afin d'acquérir de Thabileté : 
^^^Pra^ii/t**»' pour une partie de crosse. Pratiquer le piano, le 
violon, etc. 

PrécautionneUXf euee, adj., Qy^i est plein de pré- 
cautions. Qui; prévoit tout ce dont il aura besoin, et qui y 
pourvoit. , _ ' 

Préoheme^t, *. w., Sermon, discours, et surtout discours 
iipportant. Avertissement tiplennel. 

Conseil des sachems d'une tribu, chez les sauvftgeïs cqn- 
^oqué dans le but de prendre une détermination importante. 

Prêçheux, «. m., Pr^icateur. . . 

• * 1^ mlntttreoodefallHjprlcHeiix.... 

-^ 1x1 JiTowvetle jlntia^e, (Jersey 1874), p. S. 

9^éférentiel, le, adj,. Qui est privilégié:-^ Une dette 
pr^ér^niidU, 

Pr^^tugé, ée, adj.^ Qui est prévenu contre. 

Prélat, Prélart, «. ii».* ToiV cirée dont oh recouvre 1m 
planchers. On dit aussi, par métathèse, perlait* < . 



PRÉ- PRE 



397 



PrélèTeméllt, «. «>•., Lovée, dans le leut de leT4» 4'wm 
taxe, d'un inipdt . " j ^ . 

Prélever^ ^. a.,. Lever une taxe, .un iiiip<yt. Sartoa|,tisllé 
dans ]e laitgage parlementaire. '.' 

' Premiery f». /m*.^ Premier Miniitre.Crest li un ancien mot 
français, dont on ^ lait on anglicisme. 

* Preikiièreiiient que» ioe,prtp,^ Avant ^^-.—A^mm^ 

ri^^iMn/ çiM de dormir, 1 faut manger. 

Le vieux français avait la forme premier . ijue dè^ laquelle 
est encore usitée au jourdliai en' Kormandie »: 

Je veux', premier que de moortr, dUpottr de jnon peu de bien.' 

^ - Nouv»/aB*éêêp^Uëd« vérité tp^ik 

Prémisseë, «./ pl^ Usité surtout au -Palais 4e justice, et 
dans les actes defi tiotaires, pour immeubles^ lieux, ptc, : — Il 

a quitté ces prémê»6ê, c-à-d. ces lieux. 

' ■ ■ . ■ >- '■'■'.." .* 

Prendre, t^. a., Dans )i conjugaison de ce verbie se ren- 
contrent, en patois canadien, 6ertaines mëtathèses emprun . 
tées au vieux français, et. qùHl importe de signalèi;; . 

Au part, présent, lion dit pemant ; à Timpér., pernimtf jmt- 
n«2 ; à riuparf., J0 jientâttf, elc., 

iVriMs mon ItCM, il m^reeM ta sMûit ^ 

jCkaiMOf» <f« JtoUdnd * p, 987. ^ 

TJnjntéebofmpermHtmÊWumivm. v ' 

JMINMT, Oftéwa. tfe UTorm., T. Itr.- . 

Prendre» v. n., Conparer : — Vous ptrene^ pas av^ lui, 
c.-À-d. vous êtes loin d'être son éfal. , 

Venir, survenir pour de b^m^cin parlant d'un état de la 
température: — L'orage a ben |n^ ' ^ 

Prendre en nml» ^., Pirendre en mauvaise part. 
S'offenser d'une action, d^|i Dtopos; en les interprétant mat 

» Prendre H deeene, iitfftt^rwmr k flot, ei parlant de s» 
lituation jïécuniaire. Surmonl&r skdoulenr, se consoler. 

'^rèe-à-f^rèet <of. «Iv.^ Tràs ptA^^tiÉs npproelié l'an éi 
l'autre 



Préeer^ation, «.A Maieliie, 

(fois de nos droitSb '^ 



iMpré^ 



Preeëe, •- /, Empressement, M*s extrême :^DbMift sa 
^MM, il a tout oubtti. 
Activité, encombrement : — La pr eêè ê des aA^res. 

.-.•:•■ •■ 17 



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208 



PRE— PRO 



I, toc., 



Presse (pas de)» ^m. Locution usitée datift l%teni de^ 
rien rie pressjpf il ne faut pas vous presser ;—J'vieiilr von» 
r'mettre votre cinq piastres.*- — Y a yoê de preêsis. 

Presser,. «. *»., Avoir, ressentir un besoin pressant de 
quelque chose : — Dëpéchez-vous, |>en presse. ' 

PresSeUXy «< ni.» Presscur, ouvrier qui presse des ëtoffeSi 

' Prête, «.w»., Prêtre, ., 

PrôteUX, euse, subs. et (ndj.j Qui aiine à prêter. . 

uPreune, «./.| Prune. L'épenthèse de Ve devant u est très 
commune au Canada. Nous Tavons dëjà rencontrée dans 

breune f leune, pleumet etc, 

à- ■ ■ ■ ^ / , - , \ . 

L qu'étaln pASbuiii de not* vlUace* *"' ■ 
... .Oomm' dit l'adt*. i>our des preunet 

MaW^aeq'àBouen,p,n, 

Preucelle, «.y^r Le globe.de l'œil. ^^Le mot français j!>n«- 
nelle signifie pupille. 

Preùnier, «. *».ï Prunier. 

Preuve (à), Toc., Comme preuve. , y 

Preuve qiie, loc.. Ce qut prouve quel. , . c'est que : 
Preuve que j't^en veux pas, c'est que. ... ' 

Prévenir, v. n.. Provenir . Ça prévient de d'ià. 

' • Prévint, part, pass., Se dit pour prévenu^ part. pass. de 
i prévenir: — Si tu m'avais />r/inn<, j's'rais venu. 

Prîtoe,. ««(/., Qui agit, se dëtermine;^ s'emporte, de premier 
mouvement. 

Dans îé Poitou, signifie précoce, hâtif. 

Vnvéf ée, odj,, Personnel, confidentiel :— C'què j'vous dis 
là est privé. Une lettre privée. 

' Prix de (au), loc., Enpomparaison.de i-^Au prix de c'qu^il 
;> payé. . .-. ' ^ ' s ^\ 

" Probable, arf«., Probablenîent .—Probable que j'iraL. 

. Procédés, «. m. pi., de l'ang. proceedings. tisitë surtottt 
en langage parlementaire; et en matière légale^ ponr pro^ 
cédUre, procès- verbal, délibératiqpis : — Les pttyc/c^ judie 
ciaires .... 

Professionnel, le, aeff.^ Qui se rapporte à une professioB, 
à l'exercioe d'une procession. . 



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■^ ... -^'.r^ ■:::■'■■ 



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PR/0— PRO 



259 



Profit (pOft9tT)t loÊ-y ptre profitiiblV^v<^n^8**>* Porter 
bonhepr. / , Vl . 

Prometteur, «. mJ Sovacripteut' :-r- Prometteur d'iàn 
billet. ■ ; . 7 . , _ „..■ v' _ ' , ■; 

•Proill€|tto6» V. »., Aunrer» ,oertifter :— J^vons j^ntmêtê qa'i 
me Vprendr» pu, c'te fois M* j , . , * 

XOn reuoontre promettre |>o<ir^^^Mii«r»f^ dans lé vieux fran- 
çaii, idats itulèmeiit dani te ieni d^alfinner ;qa*tiii fait'i'ett 
paeeë ou qu'il ne s'est pas pasië r^J ::v > 

Ttiéiie l*eyti« vom p romet»* "„v-";,»V"". 

Promissoire (billet), «. m,, fi^illl^ par lequel une per- 
sonne promet ou s'engage de payer unë.oertaine somme, à une 
date'ftx^. :^.. :>i l'",,.. 

Promoteur, «. m»» Auteur, pï^poïeur d'une motion. 

V. MOTBVB. ': ^, ' ■;:■■ '' 

PromoÙTOlr, v. «.,, de l'ang./lôjmmioi^. Favoriser:— 
Promouvoir les intérêts de i^u elqiTiiJl T: ," 

Prononcé, ée, part, pœe.^ ITïlitë iiurtout^ au Palais de 
, Justice, et dans le langage .pariémefttaire, dans le sens de 
n^lè, statué, ordonné. ./^ ^^ 

. Prope, «M^f** Propre. C^tte lorme (i|tait encore si usitëe au 
XV* sièclpt, qu'elle s'était glisaée è Oe^ #*^v^ dans, la langue 
écrite : — 






Ch'et^ Mn9 Admise ^a'étlont ànmA pf^pf^e^ iiiu*t ny en a point de pa 
prope. ■ I ; ' 

La BûWVLUtkmM^ „ L^„P>r*.. fyH É I f jmr eu9'mêmêê, 1, 140l 

• La Fontaine a déjà dit propettèpcs^^ ;— ^ 

Certaine nlèee MMSjÉrMMlfa >^ 

^>x fj^€J»iWi«l«lf«rf.l*bl«vri,ll. 

Prope^^B^M ▼*'P'WeBeiijL 

Properté, «. /, Pn^rW. C^eet îà une métathiee sem- 
blable a pelle que nout avons déjà rencontrée daqs pemverié. 

Propice» f«^M Q«i «ai oônvenaMe. Qui remplit let con- 
ditiona VcMiliMe; 
^ On rencontre propice à, dans le vieux françaia, dans le mm 
OB propre à, eoàvienabte pour, et 'cette acception est encore. 

aujouiiHim en uMglL^n Normandie. 

," •■••^, - ■■■■ ■■ t 

B s t4w ial« p reptefê â porter ciicfvmla. 

i. CouumwM, Mémoire», JV,$,àmn»lJiiTê. 



I Nâi** 



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290 



PRO— PYV 





Propiét4*»y*. Propriété. 

PropOMtiry «• «••» Se dît, <>n l*vg*g® parlementaire, pour 
oelai qui pftmwe ane motioii. ▼• Pi^OMtïTBUB. 

Jiy r O P riifcêUlt» <m^v., Vertenient, fndement, arec vigueur, 
iluit ueDAgmiioitt : — J'te Tai MCoué, proprement. On dit aussi : 
i^ i'ai arrange, j9^/>e. 

'^POtéty '• M., Ce mot s'emploie souvent dans le sens de 
fiofi, c-à-d. pour déclaration/ assurance. . 

^UTI^blSy-^Kf^'*, Qu« l'on peut prouver. ; 
qal M aont paa pr««iMiM0« par tesmolngs, 11 convient qu'il «à 

La SoirniA, Or, CIM. <!« ^(»nNa«»d<«, 

I, P't6tt6 b6n» Wv., Peut-être, peut être bien :— 
/y'i'^^frv que J'j aille t-«^/^to^ hen. 

m«i ynx.., p*$^re, te reroyent pour la dernière fols. 
\^ LAIXBMAir, Mendeh-^fouê du départ^ p. 6S. 

^f*Mie W» ; maie qoêqM ta ai Ml t 

^' ■ ' Mimtê JftêU^iêeê^ p, 5. 

POt Mfo., Plus., employé négativement :«-^J'en bî pu, Y a 
pu d'espoir. J'peux pu attendre 

Dans tovs les autres oaa, se pronorioe souvent ptus, c-à-d. 
lorsque oe miot est usité comme adverbe de comparaison. 

# ihiiÉsanoe (en), fœ.. A réut latent . ^ 

Il rie ** vogragear **) p o — è d e toaten eée qimHtés en pnlêmneti^ alors même 
«ia*ll ii*a pas encore e« l*oecé>lqa de Icn exercer toal«c 

Taoh a, fytrettierê et Fojya^«f«r«, p. 1 

Pllljniftilll, f. m., pron. poule-manne. Wagon de luxe, à la 
fois salon et doctoii*, jcireulant sur tous les chemins de fer éitê 
Etats-Unis et du Canada, et ainsi nommé d'âpre 0/'W«.Pull- 
mann, qui fut le premier à mettre r^Atire en train : Prendre 
le Puilmmnn. Voyager en Pulln^ann-. — > 

Pu prè« (à),^«?. adp., A peu près. 

. FupqiM, c&nj., Puisqoo. 

Pl)t6t,<iclv., PIvtM, plus tôt :—Pre]nes /midi ça. 
/t gegaera l i a t p m êêi leaa moaetach». 

^^inrait, •. «•., Pivert. 



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% V. Qu'rir. / 

Quai» •• *^9 Ai»poiît«iieat Bxe qui ■'àvanoe pliu ou moiiis, 
AU large, telon là profondeur de Teau, et^ contre lequel âcootr^ 
tent 1m bâtiment!. (Oscar PuifH,) 

QualifloationSy #./ pl-t Coinpélenoe, aptitude, qualitéi 
reiquigee. 

Qualifié, ée,' J^wt paêê,^ Qui est apte, compétent. Qui'; 
possède lés qualités requises. "^ ' . 

Qualifié se dit aussi de c<9lui qui possède le cens d'éligi- 
bilité. 

Qualifier, V. d., Donner, accorder le cens d'éligibilité. 

QufUld et, loc. prépiy signifiant avec^ en même temps que : 
II. est arrivé quand et moi, c.-àrd. avec moi, en, m^^me tempa 
que moi. 

On écrit aussi guan< 0/. 

Cettle locution a été en usage, en France, jusqu'à. Ohâteau- 
briand :; — - 

'.. ..Muh nom bruit guoiU «1 le v«nt. 

Allant qw$nt «I ly jaiqoM à Notrv-Dame. 

<^ FanBAici», ir«i«f <«onMo«ttfe, p. a 

Quand que, loc> />r^.. Quand-, lorsque, v. Qui. 

Quant et quant, loe. prép.^ En même temps. Cette locu- 
tion a été autrefois fort, usitée, dans Tanoienne langue fran- 
çaise, • - , . ' V 

QU€Urt, s. ^M Baril queloonquei fût, tonneau, etc. :— »Un 
quart de fieur. Un qi^art de mél 



Quarteron» «• m-» Mesure de poids, équivalant au quart 
d'une livre ' . • 

Faut pat tant dtiéanre ponr ftUre on qùftrteroin. 

Dicton normand. 



»-. 



m^ 



262 



QUA— QUE 




Quasiment, œh.. Presque, p^u s'en faut, ir né s'en faut 
guère. 

Qu'asque, Qu'OSque, toe. interrogi^ Qu'est-ce que. 
Quate» adj. num.y Quatre. \ 
La 8*|aal ne è« gfiior jeudis. 



Quatre-sept» #< m. JetTde cartes, dans lequel les quatre 
sept jouent te i^le principal. , 

Qùdtre-temps» #• m. pi^t^ Petites Vaies d'un rouge très 
vif, et d'une saTeur douce et agr^ble, qui cfroisse^t à l'état 
sauvage dans les bois. 

On dit aussi des r<m^<«.» 

Que e^t explétif dans plusieurs locMtions, dont il est fait 
au Canada un usage fréquent, et que l'on rencontre aussi pour 
la plupart dans le vieux f ran<;ais et dans le normand de noa 
jours. ^ 

1* Après ot^ qtte se place expMti veinent, et le plus souvent 
quand cet adverbe précède un mot commençant par une 
' vovelle ou^ une A : — Il a'^MM dit où qu*i\ allait. «T'sais pas oà 
qui\ l'a mis., 

. ■ • - 

Kl ta MMir, 9i qu*en9 ««t f 

liAixaMAN, À«fMNw-«(jp« duéépmrf, pw SB. 

En touM llealx oè qnêie «aj. 

Le aooveulr de roo* me tue. '" 

Chmnêon du XV* 9iMê. 

2* Quêy après quiy est de même usité,, afin d'accentuer 
davantage son discours :-^A qui yt^'est ce chapeau-là t 

Lon ee paet elle marier à qui ff«i« «Ile Vfmdra. 

L'on dit encore Lr-Qui que c'est t pour Qui est-ce î — Qui quê 

o*eêt qui vient avec moi t 

3* Qtie est souvent mis suraboridampient i^près Quand : — 
" Çiiiarki ^w'tu s*ra8 r'venu . . . . ' . 

Qttancf gu*in reviendras T-Jamaln. ' 

PliSimT, LiH. orale de la B€Uite- Normandie, p. 311. 

• 4* Que est aussi ajouté à pm^rquoi et à combien en certaines 
phrases, comme f>ar exemple les suivantes \- — l*ourquoi qu* tu 
veux pai( m'écouter ? Combien qu*A t'a dit iqu' c'était ? 

Quelquefois, à la «uite de pourqu(^y on iiltroduit, par redon- 
" danoe, c*ê$i que : — Pofirquoi c*eêt qu*i veut pas venir f 

Dite* mo7 pourçHo^f e'e'tt ^'on vpos représente, voos antres, messieurs 

les avocats 

ClHOLifeRKA, Cofi((r«^83. danii Lararne. 






■M 



v^UE—QÛE 



269^ 



5* Enfin que entre, explétîven^eni dans certaiiiM phn^M, où 
lie verbe dire doit être jsuividu pronom :-^Que fdtê, qu*iu 
\diêaiêy qu*\ dirait^ pour dis je, disàit-tu, dirmi^L 

Que, pran. eonj,. Dont: I m'jnanqne ben des éhotei çim 
i'ai besoin. 



Que, se dit pour tetou tels que, telle bu telle» que ;- 
\u un coup, qw la taie m'en a craqué. 

1 1 ite *a donné ano poaMe (frayettr), fut le» membres m'en tremblent 
IMur toat le oorpe. T 



^né, qui. Qv 

!\ QhS qu'on va 



'es^-ce '.-'—Que qu'bn t'a fait t Qtti qu'i t'a. dit t 



falrer 



I 



Ma^ Jaet. à Bomen, p. If. 

QuébebqUOis, Oise, adj. ^éog\. Qui habite Quëbéc. Qui 
est de QuA>ec. 

Quenotte, «./, Petite dent d'enfant. 

Quéque, adj. tW^., Quelque: — Vien», que j'te dise 
quéque chose. /-^ 

Au XVII* siècle, il était réconnu que 1'/ de 9fi«/^« ne devait 
pas se prononcer (Chifflet, Gram,^ p. 231), et ce ne fut que 
▼ers le nïrlieu du siétcle suivant que cette forme tombfl^ peu à 
peu en désuétude, bien qu'elle soit encore usitée de nos jours 
en Noi^mandie. , V 

Je eids pnii^mals Je uenà-q^eqMê chose qui pue. 

, HtBOARD, Journal de Vênf. d« lAmit XIII, I, M* 

.Quéquefois, Quéqu'un, v. Qubuquefois, Queuqu^uit. 

QuerelIéUX, *. et adj.j Querelleur. v 

* yivre paisible entre les quei^Ueuz. 

VAUQUnCiir, Salires. p. llfi . 

QuôteUX, euse,, ». m\ et/., Mendiant; Solliciteur génaAt^ 
personne (|ui demande toujours quelque chose. ^ ' 

Denuiul nous n'aurons confort. 
En plusqne UDg povre 9iie«f<»Mx. 

Mtêt.duêtiç€d*Orl.,yf,UBêL 

Quêteux se dit aussi d'une personne qui quAte aux 'offioet 
dans les églises. 

Queu, queul, aueulle, adj-, Quel, quelle :— _Ça«i raison 
donne-t-i ? Queulle Tierhe qu'i faut arracher î QuetU homnie 
que c'est t • > 

Queu et queùê sont des deux genres, et s'emploient surtout 
devant un mot commençant par une consonne autre que Vk. Il ■ 



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. -, w ■- 



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M4 QtJE-gnr 

•n «t de m^ U l'adj. «ni. pi., çW/e«. P^r pontre, 9t»«J 
•t queulU se mettant toojoar» devant un mot ooDunençant 
par une voyelle ott une A. 

D«.n. ,««ai« Mrb. m4o pltoy t ^^^^^ ^^ ^^,rf„ p. a! 

Je vooii demande. «ti«aii«« ton Ç* «•"*•*• , / ^, _^ ., - 

ÛUeûe-du-loup, ». /, Jen connUUnt à marcher en file 
iM uns devant les autre*. On dit, en France, jouer à Ia queue 
hu,let$, oedernier terme ayant autrefois signifié Inup, en viens: 

1*W^5®. r^ A 

Jouer à la quêué du loup^ se dit aussi souvent, an Canada, 
quand on veut parler de personnes se cherchant mutueîlemeni 
aux même» endroits,, sans pouvoir 6e rencontrer. 

. Queue-de-renard, »./.,v. Renard. 

Queuque, «mTjm Quelque.— J'ai 9U4ît|^' choiie à voàs dire. 
Ça va vous coûter ^«u^m' piastres.' | - % 

Queuqtiefois, quéquefbis, adv., QùelquefoU. i 

Lallkm AK, Rendeg-vou* du départt p. •. 

^ueuqu'un, quéq^^, pron, indéf.. Quelqu'un. Qu{' 
fu*wn était encore, au xvii* siècle, la prononciation recom- 
Hiandëe par Chifflet (6fram.,'p. 231.) ^ 

r« pear Qo* f««»^i»**«» n« •ortlt 

FlptBAlTD. Jf««« iVoriNoiMr*, I». 21. 

Queuq'l* uns, />r<m. tnc^. y.. Quelques-uns. 

Que I Tachée I que I Cri pour appeler les vache». 
▼, QufBH. 

QueTâlle, cormpt. de cavalr. Femelle du cheval, jument. 
On dit aussi Guevata. *" 

Il peut être utile de remarquer ici que cheval, en Nor- 

«andi<s se prononce Vval, \ek initial ë^nt un peu adouci. De 

là le verbe aquwalery signifiant "se mettre à cheval sur, 

franehir ", et qui e^ encore fort usité dj^ns toute la régioi) 

avoiiinant Dieppe. 

' Obbin qon ▼•ad mm 9u*val 9—TTtntm pUtolM. ^^ ^ * 

La Banou.! kBK« Z.V* J'y*, peimtê p«tr #« JMM#m««. 1, 1» 

Qui o'eet que, foc, Q«>> qii«ll« personne est-ce que>— A 
^t «W qu* t'as prêté denx piastres t 



I 




■^ - QUI— QUO V 2«5 

Ql2i,c'^8t qaiy J^c., Quelle est la personne, 1* ohôte qui.:. 
' (^% ^*eêtquï,mA demandé 1 Qitic^eM qui t^mmnqnet" 

Il p«nli«e tapi qaMI ait speroen . A 

Qui ^«tt QMilni nponà. 

Vavqueuh, X«« JVr0«teHrc, I. Il 

Qulen I p'tits I qoienl Cri pour appeler les vaoliea.' 
ir. Quà. . • • '. ■,. 

Qui ttâi* QUO, loe.i Ce qui fait que. Ce qui est cause q\ie. 

Boalw l*««p«ee du bien, aouvent on se d^H, 

Q*(</a^ 9«^ ^ plu«pari dM poeiea t'abcue. (, 

Vauqvkuv, ^ri fH^AtfçDé, 1, p. lOi V 
Quilles» 9./. 7>/.yJan)bê8 maigres, et longues. 

QnintAUZ, «. <•»• pi-t Gerbes de blë, formées avec lek épis 
fauchés le long des fossés^, aux endroits ombreux. 

' . Qoiqiie, <m(;. t«i<l^, Quelqi e. y. QuIqv^ QUKUQùK. 



Bt qa*a»-|a donc r Cat-eh' maladie, : 
Oa MMfM* ehacrln, <>ii:f«ig«* malbMrt 
• , ^Jt4iàeêj€r»imiêe9,p.Hi. 

Le mot eit surtout d^ùn usage fréquent, associé 'ktkimé;,—^ 
Jf'ya te -donner y««t9«i^ chose de beau. * .< ' 

Qui que o'citt, V. QuB. 
Qulqueibift» v^QuBuqujiro». 

Qai^t6y .<M^Vv ^ dit d'une personne qui est libre, disponible» 

Quittai^ «•■ M.. Cesser: — C't renfant-là .a pas quitté ' de, 
bnSJlwfi d^Sis quïl est leré. -* '' ^ 

\i, , Olliiter, V. a., laisser : — Qiiiitêx^moi don tranquille. ^ ; 

^ .Qui yient^'cM^ <<<(;•* Prochain, aine; — J'iru la semaine 



^iviêntf o.-4-clPU semaine prochaine. 

Quoi (ftTOir de^y fot., Aroir de fa fortune, de raisauce :— 
Vous pou Tes i vendre aaiM crainte, il à de quai (sous^iendu 
d» quoi payer). 

Qaolf a'ch'éak qà'clMi, quand on a ir« ^««< / 

La BtBOUJtsF, #V«. fMifi»to.f^ r«7Hw/«t^«, I, ICk 

Soi (|MÙi de), /oc., Souvent usitéÀins le sens de ; C'est 
^ peine; Il n'jr a pas de quoi iiie remerc^r. ^ , 

Qaoiy quoi (de)/^. tiil«rrof.. De q«èi s-sg^t-îl t Q«oi 
faire t v. Db QOoi. ^ - 

Quoi ftdre que, Uk,, FtMirqvoi :— ^ot /mire qu* ta t'en 
▼iens pM avac moi. . ^ ' 



X 



.^. 



V 



•o 



A' 



• >. 



d66 



/ 



QUO— QU'R 



QaOiqat ça» loà,, .Pourtani, néiMimQini: — Quoique ^ça^ 
qnànd j'j^ pekuw, J'mum mitsux pM y aller. 

\ QoOtation, «,/., de rang, quoiaêion. Citation. pi«age 
«ité d'un auteur. {* 

Qa'riro» «•• «•» cormpt. dë« àQcieni verbes g««rr» ^t quérir^ 
du lati quœrere. Prendre une personne ou une chose où Ton sait 
qu'elle se trouva, sans avoir à ta chercher. Ne s'emploie guère 
qu^à rinfinijbif, avec les verbes aller, venir, envpyer, et, le 
plus ordinairemeQt, se prononce cri : — Il est allé crt.d'leau à là 
rivière, ■ ' é- 



/ 



ir " J'oofl d<mo ooara . > . * 

4 pi>ift-ff»*Hl'iot^Uqa'J'Mrionipro|»ls. 



\ 




4» 



R—RAfi 



367 



#' 



-S- » 



li 



R. L» lettre r ne se fait. pas sentir^.daus certaines finaUè 
oincitteii comme 5re, dre^ pre, ire^ vre. / 

Elle se transpose dans beaucqpp de mots comniençant par 
href/re, gre^ pre : BerbiSf Jertiller, yuernouiliey etc. 

]>sns le corps des iiibt^ U syllabe tm se change frëquen^- 
ment en ter ; Entertenir. ' 

Enfin, IV ne se prononce pas dans l»eaucoup de finales en 
sur^ i^tJnnB certains mots comme surj préposition» 

°R ( Acioucissement de 1'), Les Acadiens et les riverains 
du l>as Saint- Laurent adoucissent sou^iit certaines lettres ou 
sjllaltesj entr'autres là lettre r qui est remplacée par /. Ils 
diront, par exempl^,^mo/ii« pour ..lorue. Nicolas Denys, dai^s 
sa peêeription de VAn^énique, sepUntHonale^j fait invariablement 
osa|^ de cette forme de prononciation. 

R (Mëtathèse de 1'). T>e toutes les consonnes, Vr est^la plus 
mobile. Les consonnes initiales, surtout t et y, aiment à I^ttirer 
à eldeSy et cet atthût peut aussi être exercé par une cfonsonoe 
mëdialé. Du reste, ce phénomène est loin d'être particulier au 
Caniada français, x;ar on le rencontre dans la plupart des 
patois aneiei)'s et, moderi^es. 

i La inétathèse dé IV a surtout lieu qua;id cette lettre, est 
suivie d'un e ou d'un o : BerdauUler^ berielUs^ venderdi^ etc. 

Rabat, f. m., Auvent, avant-toit, êiore ou garde-^^oleil s* 
levant et se tfibattant au moyen d'un iiessort. 

RabAter, v. a.. Rabâcher, redire souvent la même chose. 
Discourir oiseusement : — Qu'est-ce que tu viens m'rabdiér\k1 
Par extension, battre, grdnder :*-^I s'est-lnit rabâtér. 

RabOUdiner (8e)/tn v/yf., Se recroqueviller, se contracter, 
en parlant du parchemin^ du papier, du cuir, etc., loraqa'ilt 
subissent l'action de la chaleur. On dit aussi êe raeoiill&r. 

RabOÙrer, v. a., Labourer de nouveau > 



#' 



1 



J 



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I ■ . 

BAB— E^F 



B^bcmter/ •. «^ lUpprooh^ et unir, par letlKmU, èm 
éê boii» de ter, etc., )x>iir en former une ■enkr >ieçe. - 






Eaéri«r, e. *, pron. oQmœe dwui numillèr, Aecouvrir, 
lenettre à l'abri ^keiqa'iin bu quelque ehoee, v. Apuite. 

BaOOOrdement» «Xm., RëconcilUtion de. deu» emdu- 
itttiL Renouvellement de^fiançaUles api^ une brouille. 

BitOOOUibi» 9- m*, Sentier moin^ pratioâble que le chemin 
ordinairement luivi^maia qui, plui dii^t, ritcopurcit le paroour» 

4 faire. . "• t^. » 

BaceroOr »• w*.»»le c dérinentiei ne «ïnne pas, pron. 
Wwero. Coude dW chemin, détour, icii|îuit. 
Aniractuoeitë crei|«ée dans 4in rivage^ 

Bachever, ». a„ Achever. 

lOdaffe. #• ^1 Ràc^mmodage. 
Raomodemeilt, «. ^ , Raccôromodemçnt; 
BMmoddr.f. a., Raccommoder. 
n'rtwmoder YMqn'mlna ^ 

R$ycm6dmX, éuse, *., Raccommodeur. 

BaOQiXL «. w., Recoin, \coin plus c|Mîhë et moins «ta vue. 

J*rwtlmie« A d'vttair 09/ aclile, " 

Daaa'not' ro«oMa<«, «IM la cauehie. 

MÉTiTiaa, ZMcl./ra«co-nor»i., p. 10«. 

Siaoot^let (86), t7. réjl., ^ recroqueviliert se contracter, 
>ut\rActiou d'une chaleur trop vive, comme-par exemple en ^ 

parlant du parchemin, du cuir, etc. 

8q dit aussi d'une personne qui se blottit, se r&ipasse sur 

•lle-mittne : S« racatUler dans un coin, c.^-d. se tasser, se faire 

petit. A 

BadOUber, BiadOtiei^» t^* o<t Réparer, remettre en état : 

AMlotfAsr un mur, un Têtement, une voiture. ^ 

. " ' - ' • '- 

Bftflllttr» e. «^ Aiguiser, ajnier de nouveau. 

f, V. prpii.,. 8e raviser,, reivenir à un-meilleur 



Baflstolftg^i «. a».* Racoomm(>dage fait à la hâte et sans 
■oin. 



» 



.\ 



^ 



-.</ 







./ . 



. \* 



• L 



RAF— RAI 



, Rafistoler, r.«., RaccoiumodMri;, réparer UBt l«ittt ^fim^ 
inah Se dit iuiui quelquefois dapu le •eiii de : KeaMttr* à* 

' , neuf; . • ■> .^ . .: ■ ./ ' ^ : 

Rafistoler (sej. ». ^twji RAJustjir «et vétemenù, réparer 
le àéBOTÀre deia toilette. Setlit «uni quelquefois daiis !• moi 
'\ dé: S'habillei^ de neuf.^ 

RAfie, 9- f'i Vente d'un objet quelconque,, d'un prix rela- 

~) ti veinent ëlevë, à Timide de contributioni lev<^ ^r dea billetii, 

■ dont chacun^ donne droit, aA jour fixé, à un Cirage aux déa» 

' pour décidetr à qui appartiendra Tobjet. * ' . iv 



r' 



Rafler, V. a,y Disposer d -un ^bjet quellbbnque £.raide' d'une 
iMe, c.-ànd. d^tln cirage )ftux dés auquel^-p^nent part lét 
p^ftaursde billets c|e cette rafle. . • ,, '■ 

S'ei^nahssMlfisiBous la forme réfléchie : Cet article t^éêt bUn 

rdM *^ ^^^^ . . _ ■ :■■• ^ 

RaffOtohe, «. m,W., Rogatons, rest<« de viande. 

Raid,, '•./m pron. ra(-€^.^ Mot anglais ponr «^ncursièn, 
invasion ."^ — La rat^ féniénne de 1866. * 7 

On dit aussi raiii pour desoenîbe de police. : « , ; ^ 

>, «. m.. Vigueur, force : — Ç* j"a pris tout son raith 
pour tirer c'te charge-là. „■ ^' - 

A. rapprocher de cela, une phrase tirée de ^îk^ontaigne :— ^ 
C'est un roûfe jouteur.- S» _ ^'V 

>< Ralles, »'/' pl'i de l'ang. ir1ftt/r R]^ilf ou lisses de chemin 
de fer. '^> ^ ' - . lA 

Raison (COSline de), "^«x^^s^Ainu qu'ile^^ raisonnable. 
Comme il est juste. " . > ^ "" ^ 

Se dit aussi ^réponse à une antre ]^erJM>nne, dans le^'irai 
de parfaitement, c'est bien entendu. 




Kt la garM (jeoiw llll«) eMiM <f« r ^Upm, 
JÀ a mU l'irtd d*M robe en berdelto. 

Raisonner, »v. a, dherdier à ftirè Mtendre raiion à 
quelqu'un. ^ V 

Ralsonneaz, t. in., Raisonneur, pria ««^ niaavalae |Mrt» 
c-à-d. dans le sens de qu^u'àn qui iî$pl|«Mi ifkewwtmnient, 

* Raisons, «../ f^.. Querelle, injursa. Xit t^utoot «pplQ(jir4 
en ce sens, dans les locutions ktW<le# imtofii, Ckêrtker 
raiêong. v. MoTB. • v « > < 

Si remonttrA as elMvallers tontes len paroIcMi el ro/eiMM dont on l*»voll 

areené (aocniié). " ». . - 

\ FRbrasABT.yiii, 4 



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370 



RAJ-RAN 



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Bl^K^^or, «. a., Ajouter. 

"•■ *,■ • ■" ■ *,■ 

A. Pabé, ]pai, dMM Ltttr«. 

JKftJuster. r/o^ Uiitë surtout en Ungage parlementaire, 
dans le sens de re^nier : Btyutternn tarif, ufie loi, etc. 

BftUonge, «./, Allonge, 

Bs t HaBOher, t^. a.; ReCaire, Nparer. Se dit aussi dans le 
sens de remettre un membre disloqué. 

RamancheUX, ». m.. Celui qui refait, qui répare. \ 
Rebouteur, o.'4^ qui fait métier de remettre les memlVe» 
disloqués. 

Bamarrer, r. «., Rattacher, • renouer : — Ramamer s^ 
souliers. V. Amabbbb, DiMAKRBS. 

I^r extension, r/c&neiiier^ usité au^si sous* la forme prono* 
minale : — I viennei^^ de «Vomarrer, e. -ad. de se raccorder, de 
se remettre ensemble. 

Ramaèèe (donner une)» lœ,. Etriller; maltraiter quel- 
qu'un de la belle fa^on. ^-^ 

rWOO^n^t, V. «., RMuire qvelqn'un A la raison, abattre ses 
prétentions, le remettre à sa place. ^ 

RAmO&er, r. a., Corriger duremetjit, sans merci, littéra- 
leinont frapper avec le raman^ vieiix mot français qui signifie 
balai.-, / ; . ■■■■--;,' - ' ■• 



FiNir mol, dit le LMi4alt,i« ^ 

Ramoneair, «. m,^ Hom populiàre delllirûndèlle de che- 
minée; , '■ - 

Banoe, «. /, Pièce de bois en usage sur les ohantiers, et 
servant à cohsoliderJ4?s troncs d'artirsi. 

Ri^oe (primdire en), Vm 8^ dit de ce qui prend le goût, 
Todeùr de rance^ 

' ^^anch^ «. «i., Noi^ donné, dans 1«a pndriea del'OMst, aux 
ét^blisaeniente oonsaoréa à rélerage du bétail. 

Rancuneozi^uae, 44r'.i RaneaniOT. 

Bang, t. m.. Ordre, diq|xwitloii, réiinioT;^ de plusieiir* 
terresj à la campagne, ,soufl une même appellation, ou un 
même noméro, afin de faeiliter les loealteUons de domknlea. 



.X 



9 



^l 



RAK--RAF 



371 



et pour la pliu gnuMle eopiModité d« «adMire, dis |iMli*> 
ikotiona, e€o. :-^Le ran^ GharioUt. X^e S*, la 4* raaf da jSiâiit- 
Dominiqae. 

On dÀi|B^ne aatti tout timplaBiaiit, par rafi|F, leeheiiiiii mèma 
pratiqué dani l'inlériaar deé tems, et auqnd Tieimant 
aboutir les préa, lea ekarapé dw caltivalattiB. 

Rangs (les), «. f*»^ pi-t La campagne, la rie ruatiqoe :— 
Elevé sur Ym ramgê^ c.-4^ qui a grandi à la campagna. 

Rapaillages, «. m. /il., Menât rient amataét, rat ae wi Mét 
au hasard, et gënëratement compotët de chotet abtolument 
inutiles. ^ 

Restes, desterte d'une tabla, d'un festin : — Manger det 
rapaillaffeê, c.-a-d. n'avoir que des os à gruger.^ 
. Appliqué aux penonnea, le iMii rofMiâla^ désigné detgent 
de peu d'aveu, recrutée à la kàte pour une besogne quelconque, 
et parce qu'on ne pouvait pm faire autrement. 

RapaiUar, e. a., Amtsser det menus riens, des dietet 
trainaht de ci de là, poi|r le seul plaisir de s'occuper, et comme 
par pur inn^^ict de np rien laisser se perdr^. 

Bassembler des choses épa>rtet, et généralement avec préci- 
pitation'. 

Rassembler une foule quelconque. Bfeoruter det Inmimet de 
service, des ouvriers, etc., parmi les premiers venus. 

Rapailleoz» SVMM, mi6. et «^p., Qui amatti, qui enlatae, 

2ui serre tout ce qui traîne de ci de là, quand ce ne serait que 
es choses absolument inutilea, et' par V*>re manie de teut 
omettre en sûreté, d# ne rien kitser te perdre. 

^ RapareiUer, «• «*» Appareiller, trouver un objet pareil à 

un autrA. . ^ - . 

RapUséer, v. «,, 8e dit souvent pour ra p etisser. 

' Rappel, «. m.. Usité en langage parlementaire pour whro- 

gation, révocation '.—Is rmppd d'une loi. . \ 

' Rappeler, e. «., Abroger, r é v o q u er : Mèippthr mam loi 
V. Racspl. • 

Rapport, t. «I., de VÊak§*^,rtpori. Compte-rendu, p r o t êt 
veroal : jLe rapport d'une ditcuttion, d'unie SMnee, d'ni^procét. 

En France, rtyiport indique phitdt le léiit det faMt, It^ 
gnage, la conttatatkm dta détailt d'us évènssitat. 



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j^im riiiroâvAl mariée >V aûn ooqsÎd qui «voit le nés im pen de tmven, 

rajpperl 4 (|tiiH U tomlMUt A gMielie. . , . 

. Par rapport à signifie anfltsi par considération pour, par 
ëganl pour : — Si je ^fau^ c'est /Kir rapporta vous. 

Rftpport :aveO (en), lœ. Locution usitée surtout an' 
Palais et à la Chambre, dans le sens de ' n^lativemeut à» an 
sujet de : — Si Ton veut formuler une iMScusatioii en rapport 
av^ cette affaire. ... 

I 

Rapport QUe^ lœ. conj.^ Parce que. ^ 

Rapportable, acy^ Se dit, au Palais, d'une pièce de pro- 
cédure inscrite à jour fixe. ^ 

Rapports de la mer, s. m. pi.. Herbes marines, algues» 
ooqiaillages, débris divers projetés sur le riyage par le flot 
montant. ^-^ • 

BaQUetteS, «./. pl.j Courbes de bois très flexible, flxées 
en forme de cerf -volant, et tendues en long^ et en travers de 
cordes à boyaux, que Ton s'attache aux pieds pour marcher 
plus commodément sur. la neige :— Aller en raguetteê. Faire 
une marche en ra^u«//0«. , . * 

> Lâçer, ehaqsser la raqœtte : Se mettre les raquettes aax 
pi«ds. . . -/- 

Battre ses raquettes ;— Battre ses raquettes l'une eontire 
l'autre, après une marche, afin d'en faire tomber la neige q«i 
s'y est attachée. 

Rarranger, v. a., Remettre en ordre k sa place. 

. Rarriver, v. n., Revenir: Quand tu s'ras rarrivé, ^tm 
verra. ^.^ . 

Mettes dMa M|ape s oaoQffer, 

VIA vot' fM qa'est rorrtvi, 

«■■ 

Flburt, nu. oraie dt la Boête Ifcrm^ pw Ml 



(à), loe, adv.y Tout près de, très ras : il ra# la 
Vêrmr à rae : Verser plein le verre, jusqu'aux bords. 
fmtê kêê à ra$ j£ Vous y éte% vous y touches. . 

BaiOla, «. m., Rafloir. 

BaMIèjrar, «. a.. Essayer de nouveau. 



•y 



i^li^RAT 



S7i 



9, «., RaMtoir. Est «tllé moi«i eonuM veriMpro- 
noMtaiU : Sa r — w W » rBMtMMwii*. t. 



Bfttatbt 



I, «:/, Mali vais ncoAt, mauvaU plat, et, p^r 
it«^ mftfcliaïKliie groMÎère, ce qu'on nom dm en 
Trmutcé de \à caimêloUe. " 

^ Appliquai A«x personnes^ rtttaUmilU dMgiMi quelqu'un qai 

oonlUiioe, aucune ooniùl^nitkm : Crmt de la 
raktÊàui 

Rat-lm|K|Ué> <• «••> Sorte de glteau, fait d'un rouleau de 
pâte arrosé de i»élaMe, et qui, au eortir du feu, affecte la forme 
et la couleur < lu doc brun-marron d'un rat-musquë. 

Rattatlari P. a.) Atteler de nouyeai^. 

Ifoalr* b^n ijÀlcaoB tat à KHI pr«ml«r mMtler ral«ll4. 

Louis xi Nouv. 10, p. #. 

, ». a., À£tii||^r : — Rattise-don l'fei 

ton Ts'niltfMMM ■•« antatiri . . . 

• jfe /. KÈanimm,iEuvrMê,p,m, 

R%tL|pBIOIltér, «. OL, Augmenter encore, renchérir : Les 
patates sont ben raugment^es c't hiver. 

kTftl^è, '. ii».« lies chasseurs entendent ^ iouvent, par 
ravaoê^ lestraoes^du^passage, à travers boia, d'un animal de 
forM taille, comme unours, un caribou, etc., traces facilement 
mnaissables auk fourrés piëtinëe, aux arbustes brisés, etc 

iTl^ar, r. a., Ruiner, jeter bas, d(<t ru ire. Parlant, par 
exemple, H'un homme presque ruiné, on dira : Il est pas mal 

Raraud (fedre le), loc.. Faire do tapage, et surtout du 
tapa([pe nocturne, en furetant, en fouillant partout, ou encore 
en marchant de ci de là dans une maison. 

S^emploîe aussi dans le sens de soulever une querelle. 

MÊ^tMXL&Wf e. «M Faire du bruit, du, tapage, surtout 
«Iprant la nuit, en marchant de ci dé là dans une maison, en 
d^ranffsant les meubles, en furetant,' en fouillant partout : — 
Qu'est-ce qne >u Wir(ir«<ie« là t 

Itarttaldra» e. «yïtattéindlre, reprendre, retifer de : 
imSnrconarat 



i« «*•« vas aver 



cardon* ravatnér^ yrMté nll^l. 

Davoovbt, La matêon de eamp^t^^. ho. p. 

18 



.1 



\ 



«^4 



RAT-r^RBO 



BATWir, •. «.V Bmwmàt, éoûtw :— Ça a' i ' W PÎi wI à dix 
piMtm. On dit awiiiy par «é totliè K, artywêr. 

Bajèt ée, «*V. iWgl^ iwir q«ai on a tire dea4igaa» pwral- 
lèl«» :- Du ?»?»«• *^- 

It«y Ao oomiiienocin«iit dw mola le prononce ¥'. 

BebAirer, ». a.y Fwrmer de nôuveao à ciel. 
BêbOOrS (à l9»Wloe,jidv,, A reboun, au rebou». 

A (là •orclêr») . . marmotUt mpt prière», 
NoirePèf.âl'àr'6^...... ,,^^^„,.to,^.,p.Mk. 

Rebrasser» «. a., BraM©ràn<^uveatt..R€faire lejeu, au 
ÎMi de cartes. V fiRASSER. 

RecaUSer?' v. ni Causer à nouveau. Reparler. 

Reoherohe (en), lœ,, de l'ang. m êearck. A la recherche. 

Rechigner à l'ouvrage, foc., Tëmo^ner de la répu- 
gnance, de la mauvaise volonté à se mettre à Touvrage. 

ReohigllOUX, «. w., Qui r^higne. Se dit aotû d'un enfant 
malingre et Boutfreteux.. , ' 

RéQlairoir (se), t^. r^f S'écHârcir, en parlant de la tem- 
pérature. * 

ReOOneoler, v. a. , s Vmploie souvent pour contoler. 

Reconter, v. a., Conter de nouveau. 

Recopié (tout), /oc. ac{^, Tout à fait ressemblant, repro- 
duit trait pour trait, c,-à-d. tout cri^ché :— C'es> son père tot*/ 
reeopté. " * 

On rencontre, en vieux f rançais,^ tout récôpir dér. de r$ et de . 
éiopir, cracher : 

V«U...« Fl«bus t<m rMopi. « . ^ 

« PvriT, Mute narmandêt p. 9, 

r Record, •. *»., de rang, r^cfurd. Dossier, registre, archives, 
•DanMmrer cfo^r»0orcf; Rester dans les archives. 
Mettre de record : <}oiikigner aux archive». 

ReCOUTrir, «. «., Recouvrer :^ — Dès que j'aurai recouvert 
o'qui m'sfet dû. . « # 

n'y »tt a4^» p— t<M . . » «oai ri n ii f ri Itar tenté. . . . - 

Mauobmu^ IV. tfM .Bi«i^., VI, 8, dana UttrS. 



(kP 



'/ 



BEC— REG 



275 



. Soorochiller» v. a.. Rendre croche, courber. 

• Rtotiflor, V. n.^.de l^ang. to reciify. Rétablir 1* yërité des 
fut»: — Veoillez rect(/îer, s'il vous plaît. ^ 

BéOlUTOr. v.-o., Ecurer : Récurer une casserole, v 

RéâicUle,» odj.<, Ridicule.. Ce mode de prononciation 

■absiatait encore en France, au XYii siècle. "^ 

■' . ^ ' ' ' ' 

Redouble» •• m.» Dc^jJ^le : — Vous en aves le i^doubU, 

Réduit, 8' m.y Terme par lequel on désigne, sur les 
** sucrenes ", Tëpaississement graduel du sirop d'ërable sous 
Taction du feu. 

Par extension, tout ce qui mijote, cuit doucement, en parlant 
surtout d'un ordinaire de famille : Voir aU' réduit. Surveiller 
le réduit. 

' Réel» »' m, y pron. rî-le. Mot anglais désignant une danse 
fort animée, à laquelle peuvent prendre pairt plusieurs dan^ 
seurs à la fois, et qui est très en, vogue dans les campagnes. 

RéféreFi v. a., Renvoyer : — Je vous ré/ère à tel livre. 
Faire rapport :^-Il faut référery ou en référer à la Chambre. 

' Référer (ee), v, réjl.y Avoir rapport : Le passage de ce 
livre se ré/ère. . . * : 

Se rapporter : Je. m'en ré/ere k voub, 

Refdlll, «■ in.y Mot par- lequel les Aeadiens désignent le 
reflux des grandes marées, dans la baie de Fundjr. 

, Refreldir, v. a., Refroidir.. • % 

... .Par OM près les lalaec r«/re<ci«r ' 
^ ' Ohanêon de fiollandy i>. 210i 

^^ L» charité.dU monde ««t re/redie, 

Fkbband, Jiûêe normand9, p, 19S. 

Refreidir (se), v. l^ron.,^ Prendre froid; — Je m*9ui$ 
f^/reidi en m/en v'nant. 

Refireidissement, «. m.. Indisposition causée par le pas 
■âge subit du cliand au froid. 

Réfrigérateur.^m*, dé rang, r^ri^^rator. Garde-manger 
à glaoe, ralTratchiMMl^ ' 

^ Reftti (être de)« ^^ Se ^eftwer :— C«at pas d$ r^, 
c-àrd. ^ ne se' réfute paa. i 

Regangner» e. a^ Regagner. ' > 



% 



/ 



I- 



276 



RÉd— REM 



.# 



t I 
I 
I 
I 



Bfegard de (aU)^ ^oe, prép., Quant à, relativement à. 

Cm gêna Tirent bien qu'ils avalent fait an regard du Ohampl une bonaa 
trcMiiralIle. . 

OaoBOK Bakd. 

Reffardable, adj.f. Remarquable, qui mérite d'être 
regarde. 
C'est pas Têgardabh : c.-à-d. c'est laid k faire peur. 

Regardant, ante, «M&*.. Qui aime à recevoir la valeur de 
son argent. Qui y regarde de près, pour la pi uÀ petite tran- 
saction. Qui est paro^mouieux à l'excès, «ans toutefois aller 
jusqu'à l'avarice. 

Regarder, v. n*, Paraître: — Ça regarde bien, c^.-àrd. ça 
bonne apparence.-— Vous rtf^arclisz pas bien c'matin, c.-à-d. voua 
avez bien mauvaise mine, c'matin,' " - 

Reginguer, v. n/,, Regimber, se rebiffer. Aussi usité dam 
le sens de sauter, s'ébattre. 

Régistrairei, Régistrateur, ».»»., Officier civil homme 

dans chaque comté, et qui est surtout chargé dé l'enregis- 
trçiment et de la conservation dél'hypothèqueik ' 

La forme régistraire est surtout employée à Québe<v tandis 
que rég%êirtUef*r se dit principalement dans la région de 
Montréal. / ' 

ReilIQUler^ « «n., La région des reins^ et, par extension, 
les loiubcÂ, le l>as de l'épine dorsale. 

Relevée» «.y\ L'après-midi. 

En France, oe mot n'est plus usité qu'au Palais de justice. 

Remailler, t^* a., Refaire des mailles dans un tissu. 

. Remarques (paseer des), loc.y de l'ang. to jmss-remarJfê. 
Faire dos observations. C 

Rembarrer, v\ a., Embarrasser quelqu'un, lui répondre de 
telle sorte qu^il ne /puisse plus répliquer. 

Rembellir, v. a., Rendre plus beau, embellir. 

ttêmb*ilU»êani» la riohe plerrerle, !) 

'-• Qot afllDOlt ton nonii poar le dorer. ^'' 

* LoTBLnCAROif, Po^«<««, Ml.dansLacarne. 

Rembreunir, v, a.. Rembrunir. 
Stt avaii usité «ous la forme réfléchie: — Via l'temps qui 
t ^ r§mhr ù niL 

* 

RemiUer, v. n., Run^iner, songer. 



^R£M— REN 



177 



\ 



Remontée, «./i Montée. 

' Ad raivyr^nart. qnt ft perdu M qaetM, 
AlarcuMtfUitf^ladevAUél». / 

• , ' Lm Friquaêêéêt p,ê, 

<■•'"■ • - . 

Bempàrer (se), ». Pfon:, S'emparer. 

Rempiéter,^. a., Refaire le pied. On rempièu nn mar, 
.par des réparations à ta base. On rempièiê dès bai, en rem- 
plaçant par de' nouveaux pt^eds ceux qui sont jisës. 

Rempilfer, f>. n., Aller de plus mal en plus mal. 
Se gâter de plus en plus, en parlant de la temp<^rature f — '■ 
lie temps est ben rèmpiré depuis l'matin. 

Rempleyer, v. a;, Remployer. 

Rempleumer, v. a., OamJr dé nouvelles plumes. 

Rexopleumer (se), .?. pron., Regagner ce qu'on avait 
perdu. Se rétablir dans ses affaires. 

Renàfler, v, n., Renâcler. 

Renard. Oe mot est usité dans plusieurs locutions :— r 

Dans la peau mourra le renard :- — Proverbe allant à dire 
que " Tel l'on est, tel l'on restera jusqti'à la mort." . 

Faire le renard : Se dit, dans l'argot /dés é<^liers, pour 
" Faire l'école buissonnière." ' { ^ 

Pâques de renard: Pâques en retard,\ou communion de 
Pâques pour laquelle on Mtend que le jot^r de Pâques soii^ 
passé. 

. Pleumer Kfi renard : Rendre ses al^<'nts, après une 
débauche, une orgie. 

Tirer an renard ■: S«* dit d'un cheval, lorsque, par un effort 
de recul, il essaie de briser sa longe ou devHortir dé son licol. 

Kenard, «. m.. Celui qui passe le temps de Pâques sans 
communier. "^ 

Renard (queues de), '•/• Jf^» Se dit de certaines touffes 
parasites, en lorme de queues de renard, ix>ussant sur les 
terrains pauvresou incultes : Cette terre n'a que des que%»0§ 

de renard c.-à.-d. cette terre ne vaut rien. 

>' 

Ren&ré, ée,^ o^'.» Finaud, rusé comme un renard. 
En vieux français renardie s'est Hit pour finesse, habileté, et 
renarder pour user de ruse comrof^ je renard. 

RenchaUSSEfife, »- m., Opémtion de binage et de buéage 
du sol, à la base des plantes, des légumes, etc., ^ftn d'activer 
le développement des racines : Le renchausêaçe du blé d^Tnae, 
des patates, etc., * 



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V 



1- • 



1 



278 



REN—REN 



r*:^ 



Oq dit auaii le rtnchausêoge d'une habîtatiim, dai^ le leiui. 
de batage de terre tout autour dHiiui habit^Uoiv A^n <l'eii 
iBieux garantir les fondationt contré l'action d^ grandM^ 

«^^ X • / , ',/'■.• ^ 

BenchaUSSer, t^. a.» Faire; pratiquer du renoUaussagot^ ^ 

Rindaircir (se), v. pron., y. Rbclaibcir (m). 

Rencontrer V. a., de Tang./to meet.f Faire honneur à. Faire 
face à: i^sfiÙMm/r^r nÉ obligatloiia, lea dépenees. 

MtmeofUrer TapprobatioB : Obtenir l'approbation, tonbe^ 
d'accord. * , 

iSenêon/rer les p^visionii^; Justifier lei provisions. . 

Bênetmtrer les déiin : Répondre aux désirs. 

Rendre, v- a., Faire entendre, donner, traduire, en parjant 

de chant^ de Aiusique, :— - Le chdM^ a tr^ bieo rtndu If messe 

royale. ' ' . .v 

■-.*'■ ' " ' ' ' *■'.-' 

Renduit, « m., Enduit, cotche de mortier de ehaui, de 

plâtre, etc., qu'onj^^pplique sur les mui^illes. 

Rendu que/^oc. conj.^ Puisque, du moment que v — Rendu 
que vous y êtes, etc.' _ j , ■ '. 

: Réner, v: a., Se dit pour 'serrer de très près la bride à un 
ohçvAl. * 

Renforcir, v. n.. Devenir ]]|)|]s fort, reprendre de nou- 
velles forcés :: — Vot' enfant est ben r«t|/ôrci. 
V, a.j Renforcer, rendre plue fort. 

Jtef^orm le Ion -béant ranpf rt. ». . f 

. CL, 1>B MOBRltKK, t*o4»ie»^ p. Wk 

Renlargir, v. a., Rëlargir. 

RenoVeaUy Renouveau, ». »n.. Lune nouvellr, le pre- 
mier quartier de la lune. On dit iiidiâtéieminent : Le rénoveau 
de la lune, ou tout simplement le r'noreau. . ^^ 

^ L'oppose. 1^ rénoveau estd/court. ) / - 

Renpli, »i m., Pli cou^, fait à uii vêtement. pour en din^- 
nuer la K>hgueur. 

RentOUré, èe, part, pasu.f Qui est entoura, garni : — Une 
tratne rentourée, c.-à:d. un traîneau, garni de ses ridelles ou 
éridMeê, ^ ' * 

RentOUrer, r. ^., Entourer. * 

RentOUmer (se), r. Wn., 8'cn retourner. 



), r. i>ron., 8'ci 



, / 



BKK~-RÉ8 



279 



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if 



tntf v. •n.i Se dit scniv«iit noar «nirçr, av«« Iç^ui^l 
▼•rbe il ept k plapMTt dv tempk ooiifoiMlv. 

BjUITers, •: M.,. Envers. • 

K&tkW9irw>K, «. «li., de rang. 9e rmrm. Utité, uirUmi *|i 
PàlAis/dé^jiittiQe daiis le' senii de inUrraer,^ csasaerj Bênrermr 

un jafi^ment^ ' . ^^ >. 

\ ■ "• . j " , 

RépaiM^ , V M., RëfMÛ^ioii ; — Y^ ben ,du répara^ à 
i^re, CHànl. beaucoup de >réf>aràtions. - ' 

BepiBQMr^ (M)r ^' PT^'* ^ rendre ]^{>aBt, m» |Murer plus 
'^ojB de coifetame. V 

Roplftii^Sr, v.^ ftx, ^eooÉuDencer à plaider. 

BepleuÉiier (s^), ▼. Rmmplkiiiibb (bb); ^ - 

Réponds {je tous on)» '<^m J^ vous l'assare, vomi pou- 
Tes léW croive. ^ - ' 

ftlSpondlfl, «. jf.^ Antienne ou rëpqns, se chantant aux 
offices di vil 

/ R6pO06|f.yM Intervalle d'maction relative s'^coulant, à la 
oa mfU i^ié, entre la fenaison et la moisson. Se dit aussi du 
repowMn midiL se prolongeait plus ou moins lon^rtemps, durant 
les travaux de^ champs. 

RdpOUSSOiirSy «. *••. pf'\ Tiges repoussant sur lo tronc 
d'un arbre àba^u. 

R6pr0&dré (80), v. pron., tVendre sa revanche. 

Réqtdsitioid, «./.^Demande, requ^e. 

Ré80rT6, '''/■y Etendue de pays r^serv^ kux; sauvages. 

1>(| iiuU«(>n6«tt«« dn Trilage nont échelonBéHI iiNii !• If>iis dt la 

riaerve. % ^ . 

CAaamAiH, Filerinm§emv pmpê a* Mt^ngétime, p. 1% 

Résident, «• «a., de rang. r^MtH^nt. Qui habite, qui 
demeure habituellement dai|s un lieu : -Je siiir rétùient de 
Jlf ontréak 

L'expressioUrde non-rénféeut, dont tfli se sert aussi quelque- 
fois surtout dans les contrats, dëaigne in propriétaire de bien 
agraire ne rëvidant pan sur sa terre* ou sa fermé ^ 

BésidsntS, «• at. fi/., de l'ung. fwtifmté. HabitAOts,* 
cit(»y^ns d'une ville, d'une paroisse. 

Ré6iinMltiOB, «•/•> I>émission, retraite : Il a d<mn« sa 
réêifftuuittn. '^On nous annonce la r/êiynnltitm de^ . . 



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d'une dignité, d'^n iwMMlftt, etc. : Il • r^w^ •» pbwtîpn. If 
tk réêigné won wihfgé. 

V, n.» "Donner la démiision, prendre ja retraite î^ On 
., annottoe que le Premier ministre mHê%ifné. X 

qui eit alerte et rigoureux. De r^mmdv^, qui t est déjà dit en 
▼ieux fran^ai^ au aetis dé rendre pl«ia dispos, plus vigoureux. 

Résolution, •/, Usité en^ Uiigage parlementaire, dans le 
sens de proposition de loi soumise à la^Oham.l>re. 

RésOU, pari, pmm,, de résoudre. 8e dit p9«r réêolu : On 
a encore rien r/#OM. 

BeSOUrdré, ReMOUrdre, v, ii, «du lat. rtêurgert. 
Arriver, reyenir,' i« relever, se présenter, survenir a 1 impro- 
viste. LV initial s'eliile géiiénjjlement ainsi^ue, à rinfinitii, le , 

r Anal : Il va t'mmf^. H a f^j^MS. 

JA mè« no parra« rtMirdre B« mnater. 

RêÊordrft, rtmmrtire sont surtout très fréquenU ches le* 
vieux iMteurs, dans le seps de rejaillir, ressusciter:— 

CsASer. 0B CoocfV 

Respect (SQUi TOtre), ^M Sauf votre respect On dit 
aussi ê09tê voir^ reêheeiptm, . "^ 

Respecte. *. m, pi., Complimente, félieitatiotts, salu- 
tatiofiM ir-Présentez leur tous nos reêpeets. Faites leur ban de» 
rtêpeetm. 

ReSpil*, ttespire, ». m., Souffle, respiration. 

Lb trot, en <le<K>endftnt, coopalt le r-tpèr A !• grd wc BéTèrc et Teni- 
pèohiilt de baiiser. ^ « _ 

Responsabilité, ». /, Souvent employé dan» le sens de 
solvaUiuté. ' 

^ Responsable, «<(;., Qui est, solraMe, qui occupe une 
position sérieuse, qui possède les qualités voulues. 

ReSSe, s. m., Reste. 

Ressource, «. /•) Source. Dér. de rwsotwWr»?, jaillir. 

Ressottrdre, V. Rkso^rdrb. 



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. .% 

Resaouvint» pwi, poêê,, Bo dît pcwr i Mw^mm :— -I iW 
est r'MmtnnI à teropt. ' . j»° 

Reste (c'est le), loel, Il ne manqtte plM que oefaL i» 

Reste (de),^. «M/m, Aa-<lelà«! — Il jen a poor U Mnkiiie, 

et de reste. " *. 

' , . ' . < 

Reste '(en avoir de), ^^ Avoir reilVonterie, l>iMl«oe, 
le toupet :— Il en a^de reste, pour me jouer ce tour-là. 

Restera sayoir, lœ.. On exprime par là un doute lur 1» 
réalisation d'un projet, sur le résultat d'une entreprise:- 
T'arriveras à* dix heures. — Heste à savoir. 

Reste (à toute), loc.^Coûte que coûte. 

Resté, ée, part, pass,, Rendu, exténué de fatigue. Du 
norm. rester^ qui signifie être impotent. 

• Rester, v. n.. Résider, demeurer, loger: — Je reste à 
Ottawa depuis six mois. 

Retaper, v. a.. Tromper, abuser, rouler quelqu'un. 
Se faire retaper : ^ faire rouler dans une affaire, une 
transaction. - - 

Retaper (se), v, prtm,. Prendre des vêtements plus beaux. 
Soigner cUvantage sa toik$le. 

Retint, part, pass,, 8^ dit pour retekiu. Du lat. retentus, 
part. pass. de retinere, ^ 

La belle aux lians 7«olx, 
M'a r^tnt pour éon wtaj. 

Chanêoé normande da xv« alècle, 

• * 

Retirancét e-f-t Demeure, habitation, logis. 

Ma frand'mère me donne-t-elle iatnolndre choee, ■t'ee n'eet la reHrane<! 
•t le manger. 

OBOaOBSAlTD. 

Retirer (se), v. pron,^ Se loger i—Se retirer à l'hôtel 
Frontenac. ' * 

Retombée, «•/>, Côté, hauteur d'une chose qui retombe : 
— Un filet de deux brasses de retombée. 

Itetontir, v. n.. Retentir, rebondir. 

Retour (canot de), s. m.\ Canot chargé de^ojragears, 
de trappeura, ou de«gens de chantier, et revenant d'une expé- 
dition. ' 



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BtlOlinnr •. «.< f«if« «àMugHr f«él^'ui dn^Miî, de 
rtUgion o« d'AlMfeMioe. 

JUlÉmItir» % «^ finira «b ritf ii» ^ 

Rèiupi» le, /MM^. JMM«., St éll en pariuit d'un trmrëiï 
amlùomtfÊi, dont rex4ooUM» répoad liien à Yidéit première^ oa 
dont k {MrfeelîOa bine pe» on point de priée à k critique. 

BoTAttOher, e. i».. Se cr o i s e r , eh perinnt dee pheili' de U 
lune dene le court d'un mène noief. / Ainti^ en vouUnt 
exprimer que k lune nur» tout set' quilrtien dMnui^I® mois, 
on dira :---Lee luniM tveatM;A«ii< dAne ce BKNe-ci. 

RéTeiUé, ée, «M&'.f Eveillé, mutin, eepiègle. ^ 

Réyeillonner» ^' n,, Fair^un rëveilloq, un repas de k 
nuit dç Noël. ^ 

ReveneS-y, 9. m./ Retour d'un sentiment longtemps 
oublié : — Un revenez-y d'amitië. . 

Mets, liqueur» défît le goût est si agr^bte, qu'on est force 
d'y revenir pour y goûter à nouveau :~-€k>ûtes-moi ça, c'est du 
vrai>«t»n«^. 

BeveneS-y (pab» plus d6), /oc., Locution usitée pour 
exprimer qu'il faut prendre sou parti de ce qui est irrévo* 
cable : — Penses-y ben, avant de t'marier, papDO qu'une fois passe 
d'vant le prêtre, y a pu<ie revenez^, 

RêYOn^er (86), v. pron.y Se revanchér, prendre sa 
revi^nche. 
Se défendre, rendre la pateille, dans une attaque. 

R6yir6, éO, part, posê.y Qui a changé de religion. Se dit 
surtout d'un catholique ^devctiu ptx)tebttiiit. 

Revirer, v. «., Faim retourner: — Recirer sou cheval. 
Faire changer quelqu'un de parti, de religioh ou d'allégeance. 
V. •»., Tourner d'un autre côté, retouriter, revenir sur ses 

Revirer de bord : Rebrousser chemin. 
Rwirer le coin de rue : Tourner le coin de la rue. 
S'emploie aussi^éouk k forme pronominale : Se revirer, c-à^. 
tourner sur soi-même, se retourner. ^ 

Reyoir (à), ^., Au revoir. 






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T 



RBT— EIO 



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BaTOUll» Rerolto, t. m,^ PéuMik* a'«ui produit» à !• 
orêle des vagoM pftf Teilet do' Tint ^ 



«««l# wmt U Mlr». . . .. . <» graatf ■ ihlOm— bteM«» qui »• 

■ont pM da taNU to twi^Kf» «!• Ia m«r :.v: .;. 

▲■a* OdMMBAjDV} <B|Mvr«t. Ib 1, M^ 

Ob mot lia ■'•mplpie qn'an «ingvlièr. 

Dmm U Siiiiitoag», fvrilîfi.tig|iiii<» tonrlnUoii dé veDi(dè 

BOTIM (à là), li^.» Aa roT«4r. OiTëit «umî A la revaywr: 

Itheiinmtiase, Rhomatisse, <>. m.;^|iuinatiiuie. 

......IIâloa«,«ir.étyMitb>n lonfiéinpft, ^ ^ 

Oa nfin» a n aa n' i ^ H b<i wKt t t '. 

il<fM««>«r#fii<«M, p. lit: 



♦•• 



s 



On dit aoaai quelquefois roumaiiêfe, 

BiOMMOZ, 41: «k, Ricaneur. 

BM— Il Bal). iUaideuoe, à Ottawa, du goûvernaur- 
Iféiiérai do Canada. 

Rtal 40)0^ '^^ ^Mfc^M Séoleaient, ' lottlenieiit que :-JViiuB». 
rien qtié aftnir. Y a paa ri«n que lui qui a faim. 

Bitn (C^09t JMM)| f^'f Locution fréquemni\&pt w\èe 
dans le sent de : (>rtea, y«ws m'en dires tant, voiis. Ou encore 
dans le sens de : En effet, la chose est ^rave, importante. Ces! 
one chose qo'ôn ne voit pas to|i8 les jours. 

Rilfgillff , «.y«^ron. ri-çfâi-gne. Mot anglais^ du verbe io riç, 
jgré&Tf sigaiftant gitattent quelconque, ou ensemble de {hclMs 
ûéces^fkires ou utiles à. une personne* uiie chose; une habitation, 
Un animal, etc. be prend gënëralement dans un sens dérisoire. 

Rigodon» «. m.. Air dé danse, vif et animé, joué sor An 
instrpnent de musique quelconque, et surtout sur. le violon. 
S'entend aussi pour la danse «lle-miême,^—r Jouer, danser un 

rigodon. ■', - ' 

Ri^Ôlet, s. m.. Petit ruisseau, petiè^ rigole. 

Rincée,'./) Volée de coups. 

RinCOr, v, a., Battn*, frapper, donner une. correction. 

Jehan l^evaTSMear a . . dUt mu dit Resnsodlo qn'il le raim»9ratU saùe 
part. ■'■»..- 

LH. été Rtm.de VBÊif\ïn^.,Maima. 
\ 
Rinviter, e. a., Réinviter, inViter de nouveau. 

Rion, #. m.,. Raj on : Un rûm de soleil. Le rton 9'une roue. 



X 



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/ 



284 



RI^— ROI 






; Bip (de) et de rap. ^. «*»*• !>• H*^ •* <*• ""■*»•-— 

Chignar ta vie de rip ^ de rap. 

Ripe, #./, Ettban d« boit que lé rabot mùhré. 

Ripousse, »./, Ohoi» lugitiv* et pMH^. Tout* diote 
queloôiurae surgiMant et difpipiMMit toot à ooop :— Ça a^m» 
a païaë devant lea yeux pomme vue r^iouê$e. 

Ripoosse (partir, oomme rméi* ^-^ Détaler mW- 

tement, d'un train d'enfer, littéralement eouUne pautêé en 
avant par un^ force extraordinaire. 

Rire, t». n., A U troi». pen. du plnr. de l'iud.ran lieu de 
iU riefU on dit communément iUfMt rimni. 

Risées, ». / P^n Plaisanteries : CTett pas des riêéeê, c'que 
|*vou8diilÀ, c.-à-d. il n'y a guère matière à plaisanter dans 
c*qtte j*vou8 dis la. 

Risible, adj^y ^Jovial, amusant, qui sait provoquer le rire. 

Robe, 9 A Cîouvertore d*hiver, en fourrure, pour l'usage 
de la voiture : Une n^4]e buffislo. Une rvbe de oarriole. 

RôdeUX^ «. m., RMeur, maraudeur, vagabond. 

Rodb, <u^V, Rustre, grossier, mal élevé. Dér. de Tang. 
r9^4. On dit aussi quelquefms ru^. 

Dur, rude, désagréable, dane le sens de passer des momenU 
difleiks, des maMvais momenU-.-^est un peu rojf« pour^ 
•oSimeiioer, mai»^ s'y fait. ^ 

n éoBvient ici d« faire remarquer «(Ue4e mot rw^ cité plne 
kaut, eet usité, dans le centre de la France, dans le sens dé 
bMirru, déplaisÉAt. 

' Rogne» «./« S'emploir dans le même sens, et de la même 
WÊÊmUire que erasêê. v. ce mot. 

A rapproche! du norro. rogtipt signifiant une sorte de gale, 
particulière au noidrouest de la France. . / 

Rognons huileuse ^* «». pi., Qlai^âes dé castor, rr^nplies 
d'un liquide sirupeux et musqué, dont se servent les chafseurs 
pour attirer aux piègèp certains animaux à fourrure. 

fhi désigne aussi par ro^noiM Umdretiir, certainei autrts 
glandim de castor, de nature spongieuse, et à for^ oclrar 
musquée, qui servent particulièrement d'appâts pour attirer 
les castors. 

Rpise, »./, S'entend quelquefois povdkrttnê, Um. de rot. 



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ROM^ROU 



Çoman, «. m., Toute flctiou, éerite 9m pnm, oè l'i 
cherche à exciter l'intérêt par le dévei&pf m i tt d'une faitrifiie 
amoureuse. 

Le mot romaHy surtout parmi le peuple, m pr«*iHl en MMi 
mauyaiu^part au CanacU, car on- désigne d'ordinairr par là wà 
: ouvragerqui otfVe un certain attrait de fmtt déftiMlii, e.-44. 
quW aime à lire en cachette, à la dérobéa. 

Roman s'emploie^ aussi adjectirement dans, le sens de amew- 
reuz, passionnel :— Ce livre-là est ben ro m a n* 

Rondy 9, m., Hippodrome. Lieu où se tiennent des oonnMi 
,de chevaux. ^ 

Rond à patiner : Patiiibir {Êkating-rin^), 

RondoUSBO, «./•> de l'ang. round-kanêe, Tinkmerie. 

ROBUeur, s. m., de Tang. rvnner^ Employé'd'un h^kel qm 
fait au dehors de la réclame pour l'établissement; et tfai eel 
chargé d'aller av loin. recruter dea clients. / 

RÔquiUe, s-^., Petite mesure de liquides, équivalant an 
quart; p'une pinte^ ou une demi-chopine. 

"BAtlQTf. V. a:, Oter, reprendre, retirer ce qu'on a donné. 

Les armes lor firent rolc^. < 

WACT.Bomunde BHti*tr.VÊÊ$ 

Rôtir, W dj, B^ dit abusivement de l'effe^^ que bause ana 
forte gel^ sur les plantes. 

. Roue (cou en), /oc., Se dit d'un cheval qui, four mieux 
tirer sur sa charge, ou pour affronter une'ràfiile de pluie 
de neige, redresse le cou et baisse la tête. 

jPendant qae, le eou en roue, Bégonné et Papillon aAroatcnt bniv« 
l'oraffé. 

Taché, foreetierê et Vti i fm § emr ê ,p^9ê, 



Rou^e, é.rn.f Qui appartient au parti politique, dit la 
parti libéral': Un rauçe écarlate, c.-à-d. un lit)éral avanoé. 
S'emploie aussi adj.ectivement : — Le parti râuffe. Un jonnMl 

rouge. ' . 

- . • . .. * ...... 

Rouget, ette, «. et aç(;.. Rougeaud, qui a naturellesM»! 
* le visage rouge. Qui a les cheveux- rouges. 

Rouget, «. m., V. Quatbk-Tbmps. 

Roulée, f./, Volée de coups.* 

Rouler, v. a.. Frapper, maltraiter, corriger : — I va sfsire 
rotUm': , / - ' ' . 



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V, 



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R0U— ï*P 



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S^VlÇTi «.n^Be dit» auivi du mot avêè, diuii 1« «hmi éê 
irivi«»v«j^lMfi6iilèr : — I roule avec la gros mond»» &-4d. Il 
fr<fiiMit«t U hii|tt9 tociété. 

BoUllUbtliÉÉi» »' M.» KhiiinAtlniie. v. RBUMAtntt. 

Rousét» i^yi> Roaée. Noas avons entendu bien aoiiVe^t 
oette phraie, à propoe d'un metr bien tendre, bien lavoiirevx : 
-«Cest tendre bonune d'ia rouëée, f'. 

Ùien l quel rpuêée / " . 

Al*At» CHÂKXiKBf Livre deê QnàirfDamêê,^9U, 

^ ...... l/jjrlntempBrwii'nlt - «, 

RQUtdr. t\ n., Cheminer, aller son train, en parlant d'nn 
oheyal '—Vous avez là un cheval qui route hien, o^-à'd. qui est 
bon trotteiir. • 

Bouter fort : Fournir rapidement une longue courte. 

RouteÙri 9. m., Se dit 4'un bon cheval de route. 
Roûtix^y V. a.y Rôtir. On dit de même, un roûiù 
Rubandelle (à la), foc, adv., A la ril>ambelle. 

RubaDdelle, «. /-, v. Oroquecionole. 

Rude, fndjJy Qui manque, de souplesse, a^i sens propre: 
Avoir lesifamW rudes^ c-à-^d. les mouvoir pëniblemei^t par 
Teffetd^a vieillesse, de la fatigue. 

Place devant certains substantifs et adjectifs, le mot rude 
en renforce la valeur, tantôt dans un sens péjoratif, tantôt 
dans un sens fAorable : — Un ru«^ imbécile. Un rude ouvrier. 






Rude hommo, comme de vray, il Pavolt bien monttré en pl«ito«ra 
©rre». ' ( 

, BRAHTom, Wr \m 4imI«. 

Rudement, adv.^ Très, beaucoup, extrêmiçpdent :— CTest 
rudsmef^ fort, c'te boisson-là.- » 

RulTei ddj,y V. RoFFE. 

Rupturer, V. a.. Rompre, casser, fracturer; 



•¥ 



y 



a-^AO 



28r 



s 



^ H. Là lettre « est muette à I» fin dé plusieurs Aaots, comme 
èàmm màr. 
*^f|s ftpit p r écé d er dl^MP •» oomme dans e«tel«««, e9queU$tê> 
8» phwe eonme euphonique après quelques jpironoms :— Je 

iM'tiaait. 



«. m^, Brait, remue-mënage. 

■IM#t 4My*> âdbionneaz. 

teUter» «. M.» Terme technique pour pièoe de bois, oou 
obëe horÎMftitaleiàent, eC supportant des solives ou une doiaon*^ 

SlUxyttr» è. 4k(r^£leooner rudement, cahoter : On va se faire 

mboiêrf su des oh'mins comme ca. 

• 

BAC-à-feU* «. <M., Objet indispensable à tout bon vieux 
eaaadien, et qui est un sac destiné à contenir sa pipe, son 
tabae, sa pierre, et aon briquet ou batte^feu^ 

Le êae-irfeu est généralement confectionné d'une peau de 
petit animal, et il est souvent orné de broderies en perles. 

*. BnOlkOUa, s. M», L'équivalent de la ehaêêt-gûl^rû^ ehes 
les sauvages, et signiilant grand . tapage, orgie infernale. 
V. Saaa^a. * 

SAOCtt/OOmi» t. m., du sauvage êokawy allumer, ou encore 
mÊ Mip t ra gane^ sJlumer la pipe. 

Li tÊtÊtomeàmi est une pknte du genre tabac," oroisnuit dan% 
les foféta, et atteignant la hauteur du " petit Ubac dé Vir- 
ginia." C'était même là le tabac fumé presquè'^tclusivement 
par les indigènes, lors de la découverte du Canada, et encore 
aujourd'hui bon nombre de nos habitants en font usage et 
oo tiiw sat à ie ijé i ign si par «m nqm "sauvage, afin.de W dis- 
tiBf«ar éa iabae pco^remeiit dit. 

flaoniffi #. ni* Abondànm, grande quantité :-^T en ê nn 
MMifi, «.^hC Ml veù-tl^ «I vuoià. 

l>flWMil| MÉa, M#% VMmx, déMgiéaUe, pénible ^~ 
Via qui eal bmi «mmmiI, «.-44. qui est bien propre à faire 
jurer, à jeter quelqu'un hors des gonds. 



>^ 



J 



S88 



SAC-^fiAG 



8l^jr#. ««ni.» Juron, Uaftphéme, imprécation :-— Lâcher des 

SMTli (OOniIBê l6)i ^<x^*f A Tek il Ç me, comme tout : — 
Céil fort coiiMWé U êoert, ce whiskej-là, c.-à-d. ce mbifkiy est 
•xtrémemtnt fort, e«t fort en d»bl«. 

Sucra (être /en), f^-t Etre en colère, c-à-d. (faint de 
bonnéi dispôeitiont pour lacrer, lâcher des ** siicres.^' 

On dit de même ** mettre quelqu'un eii racre,^' dans-<le sens 
d'irriter, de fâcher quelqu'un. 

Saei^ pari, pou,, Prééède des tennes d'injure, pourv^r 
donner >lus de fojn —Ce mmt/ animal-là, si jamais j'peux ^ 
rp6gneh . . K 

L'on emploie trHIouvent, pour êaeré^ comme des trônons 
de ce mot : Acré^cré^ ré^ é. Le Dieiùmnatre dêê Iwmiionê 
vieiéiAêê, de J. A. Manseau donne de ces contractioM d'itt- 
tëresfUMits exemples : — . 

m)aeréiou\ ^ ^ 

(8a)cr/ tête croche. Cré ^é^^^upt, de. . .ê^teré Diéu /). 

(8ae)r/ enfant tannant. 

(Sacry innocent ! / visage, va ! / polisson ! 

lÊ/i souvent : 

(8acr)'^ «'enfants tannants ! > 

SM^mtlMlt, «M^r., Très, extrêmement: — Cest meré i mêM 
bon. 

Beaucoup, en grande quantité v — Y en a, mtrtmfmi. , 

B4or0r !• OAmp» ^m Détaler, déguerpir en toute hâte. 

Salé„ «. m., pron. sal/è. Mot anglais pour ooffre-fort. 

Bmflb, SaÛre, «</;., Goulu, glouton, qui te jette avec 
avidité sur le manger. 

Bafirepieilt, «k^v., Gloutonnement, d'une manière ssire. 

Il a*wt rl«B é9 plus 9Ên0hrtmmtt tesrit 

Il onTAiovn, Mèmtêf III, 191, dans Lacarae. 

Gtalfirêté, t./, Gourmaniiise, gloutonnerie. a 

*'■*,■ 

Snmmité, s^., Mot d'origine sauvage, et désignant j|iie 
sorte de bouillie faite avec ^du blé-d'inde, dans laquelle on 
cuit quelquefois dé la viande. 

Ijè P. Laeousbe fait dériver ce mot du sauvage Cri, kiêdga- 
«itlitr, e'eat un liquide chaud, tandis que l'abbé Cuoq tient 
pour l'algonquin k^jofMtfhUe, signifiant «^ le jpotage est oha^d." 
bs toutes manièrsa, il est évident que le mot $mçmmUé devrait 



> 



SAG— SAN 



289 



ainsi son origine à une méprise, le premier Français qui l'en- 
tendit l'ayant sans doute pris à tort pour le nom même du 
potage dont il s'agissait. 

SagamOS, «. m./ Chef de tribu indienne. 

• Sagner, t). a. et n., Saigner. 

Se êt^gner aux quatre memln^, loc.^ Payer, en épuisant 
toutes ses ressources disponibles. 

Le ccenr en «a^ne et frémit. 

Rime» gutrneëiaiêeê, p. 106. 

Sagon, 8. w., Sagouin, homme malpropre. SoffQn était la 
dénomination primitive, en vieux français, du sagouin, petit 
singe à longue queue. ( 

SagOteF) V. a.,. Cahoter 

Saison (peau de), « y., Peau d'un animal tué dmant 

la saison de chasse. 

j . , 

Salaire, -«. y^*., Ce- mot s emploie souvent pour traitement, 
appointements : — Le salaire d'un commis, d'un instituteur, etc. 

Saler (se &ire), 'oc.. Se faire rouler, se faire tromper, 
dans une atfaire, une transaction. 

Salle-à-diber, «./, de rang, flinin^-room. HaWe à manger. 
SaloiS, ». m.. Saloir. 

Salpp, ope* **4J'y Sale, malpropre. 

S/empToie aussi, comme Rubstantif et adjeptif, dans le sens 
de quelqu'un qui se complaît dans des récits^^dans des propos 
grivois. , 

Saloperie, «./m Toute malpropreté ou*saleté quelconque : 
: — Ote-roôi don la êalopt*ri« que j'ai dans INpîI. 

Salopin, «- m., Enfant malpropre. 

Sang (homme de bon), «. m.. Homme de bonne 
famille, de lionne race, et, pir extension, homme prévenant, 
poli, affiible, bienveillant. 

SangjKèuivre au), loc., Suivre, poursuivre uu animal 
bleue, k I aide des traces de sang laissées sur son passage. 

Sanglur, v. a., Frapper, fouetter, av«c quelque i;hose de 
minoe et de flexible. 

Sanflrs (M ronger lee), /oc., Ne pas se tenir d'impa- 
tience, d'inquiëtoHe. ^^ ■ 

19 



SfO 



SAN— 8AU 



\f 



■Mlg-mêlé» »' ^9 Métis, y. Bou-Bbulé. 

8Minto».t. m.) Sorte de grog préparé chaud, avec de TeaU- 
de-vie, cTv sucre et de l'eaa. 

' BëXUÊ'CQbVLTi^'t Personne dure et isans piti<$. 

Bipiliaglf, ê. m,, Amas de branches dé sapin. 

Sapinotte» «./» Variété de sapin, particulière au Canada. 

Bikpré. Se dit souvent poyr gaoré (v. ce mot), et sous ^orme 
de juron plus adouci que ce dernier. 

G^ftnbUlde (donner la), toc.^ Gourmander, répH- 
mander vivement. 

S&rge, »./.,~Serge, espèce d'étoffe en laine croisée. " Toute 
la ville de Paris dit serge, et toute la Cour, ^ar^e." (Vaugelas, 
Rem. 9ur In Innffue/r., p. 200). 

Sargent, •. m.. Sergent. : 

Saipent» #. m., Serpent. 

SlMlQUa* 9' ^'t Mot sauvage pour bruit, hurlement, 
tapi^pe. On dit aussi «ocoçua et aacaqué. 

Basse, *. w.. Sas, tamis. 

Saucée (recevoir une), lœ.y Recevoir une averse. 

Sauoepanne, «. /., de rang, aauce-pan. Casserole, plat à 
sauter. 

'Saucer, v. a.. Plonger dans un liquide. 
S'emploie aussi sous la forme pronominale : — Se saucer dans 
la rivi^^re. ' 

Saucier, «. m.,\8aucière, ou vase dans lequel on sert les 
sauces. . \ ' 

Sault, fikkUt, «. '4> Chute d'eau : — Le sault Sainte^Marie. 
Le tout de Montoioreticy. 

Sauter les rapides, Voc., Descmdre des rapides au fil de 
l'eao, sans laisser son embarcation. lL*e dit aussi d'un bateau à 
vapeur qui se laisse aller au courant de la rivière, en descen- 
dant un rapide. 

SauteUX. «., Nom d'une tribu sauvage, ainsi nommée 
parce (m'eUenabitait et habite encore les environs du Sault 

SaUTaiT^ esse, <. et oc^'., Qui est d'humeur sombre,. 




291 



9AU-^B 



farouche, misanthrope. Qui aime k vivre retiré de tea 
bUbles. Qui fuit les occasions de paraître dons le monde. 

Sauyaffe (se mettre), loc.^ Locution oonsacrëe dans le 
sena de : Adopter ta vie des bois, et se mêler intimement, 
même quelquefois par le mariage, avec les tribus sauvages. 

Sauvagine» 9. /, Toute chair de glbie^, et particuliè- 
rement de Ta venaison, c.-à>d. du che^vreuil, de Torignal : — Un 
morceau de. 9aùv(tgine. Une traiiche de sauvttffine. 

Sauver, v.a,^ de TangL^o »are. Epargner. Faire un bënë- 
fiçe, un profit : — I peut sauver au moinn trois inille piastres 
par annëe. ' 

L'expression êanvet du tempe, pour épargner, économiser du 
temps, est aussi la traduction littérale de Pang. to save itmf. 

Savane» «• y.» Etendue de plaine prèsqu'entièrement plate, 
et dont le sqI en terre jboire, reste d'anciennea forêts d'arbres 
résineux, conserve durant longtemps la propriété d'être trè» 
inflammable. 

Savater, v. a., Détériorer, salir :— Sors pas à la pluie, tu 
vas tout «avater ta robe. 

Savates, «. /. pi», Pantouffl.es. - ' 

Savon (donner un), loc. Gronder, réprimander ver 
tement. 

Savonnette, *-/', Blaireau à barbe. 
Savonnier, <. m.. Fabricant de savon. 

* Scalper, v. Habilleb. 

Sciant, ante, adj,. Ce qui est vexant, mordant, assom 
mant, ennuyeux de monotonie. 

Appliqué aux personnes, s'entend de quelqu'un qui est 
d'humeur à la fois railleuse et mordante. 

Soier, v. a., Railler, tourner quelqu'un en ridicule par 'des 
plaisanteries mordantes. 

S'entend aussi dans le sens de Impoi*tuner, ennuyer ezoea- 
sivement: — V'nez donc- pas 'me «cmt, c.-à-d. laiMea-noi tran- 
quille» avec toutes vos histoires. * 

8e» pran, r^., L'0 de cette particule est muet, mésie qu/md 
le mot suivant commence par une consonne. 



- / 



•{ 



Il «' rt^'lalt l'avoir tovjoari vaia. 



Ml* Jme^' à M9U0n, p^ IL 



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K 



292 



SÈC-iS£&( 



i . 



Sèohé, tndy w., \8€>c : — Du pain t^^.. \:^ 

Vn ancien nlet d'pèebe. 

Qui n*»tten\d plo» (|ii*t aoli MeA«. 

, V Jfati* Jae9* â Jtotten, p. & 

sèche ij^^loc. <idv,j A sec. 

\86COXld6r, V. a., Appuyer -.—Seconder une motion. 

SeCOndeu)*, «. m., Celui qui appuie une motion. 

S0COUer, 'v. a.y Gouimander, malmener. On dit en Nor- 
mand!^, donner une êecau/e. ^ '^ 

Secpusse, ê./.y Un lapt de temps^ uu^espace de temps 
qqelconque v. EscQUSSR. 

Beauc<>up de personnes emploient êecouêse de préférence à 
eècousse^ par simple besoin de recherche élégante, le mot 
eêcmt88evtant surtout laissé au meiii| peuple. 

Section, ^.7*., Division ou su l)di vision djune route, et siir- 
tout d'un chemin de fer. 

Sécurités, <*•/• pf^^ Garanties, en matière de finance. 
Séigner (Signer), V. 8jNER. , . 

Seig^neurerie, ^/m Ancien domaine seigneurial. Il y a 
là une épenthèse semhjable à celle que nous avons déjà ren- 
contrée à niairerie. 

Seillon, «. m.^ Sillon. Sei/itm et ttHl^on sont synonymes 
dans Cotgrave. ' 



doit trois bolceaux de seglo» A cause de six nef flou «de terre 

/.ef. <fe J{/m. do IMS, Due., (9r^fo. 

Seine, »/-, Sorte de filet, dont femmes et fillettes se ser- 
vent pour retenir leurs cheveux. 

Sellier, »- fn.i Ce mot s'applique, au Canada, non seule 
ment tiu-eeffier proprement dit, c.-à-d. au fabricant de selles, 
mais aussi au bâurreHer^ spit le fabricant de toutes espèces de 
harnai%^ 

Semblanoe, «• /•» Ressemblance: Ça seraient 1^ deux 
sœurs, qu'iy aun^t pas plus de êembfanre. 

Tu en Hmaée et 1* êemblanee 

Du Dieu vivant, qui te donne allteent. 

FaaBAHD, JV«M Monn., 1». 91;.. 

Appareîice, vraisemblance : Y a ben êemtbfanee que ça s'est 
passé comme ça. . ' * 



) 



y 



8EM— SEN 



m 



Semblant (À mon), /oc.^ A cequ'irmeseiuble, à non 



avis. 



Semelle de bas (être en), foc., Etre mus chaussyra»; 

c.-à^. n'avoir àne ses bas ou ses chaussettes. 

Semences, Sumencés, «.//>'. vBemaiites. 

Séminariste» ' )n.^ Elève quelconque d-un collège o«u 
d'un séminaire. ' * 

Le mot êémifiarUi^j en France, s ap|>!ique surtout à IVIève 
en théologie se destinant à l'état ecclésiastique. • 

Seneflanoe, SiniflsBce, «./, Signiftançf^. 
Senefioatif, Six^fica^, adj,, SigniUcatit 
Senefloation, Siniflcatictt, 0./, âigniticatioii. 

Seneller, SiHifler, «» a., Hignifier. Aux XV i** et xvii*'i»iè 
çles, la pronoTiciation rei^Ue était tiimji^r.^ \ 



f >•(• ••toile nos MuHIe 
Ifoian» Uapi* SalntelfarlA. 



V. 



y 



Wacb, Lm Ctmeepi. iV. D., p. SO. 



Dès fliiiuloUqnt.B'«li»//f^iif rl«n 
l>Mi« l«^ bat«lll««. 
■ ■ -^ Rtmeê gtierneêiaitft p. SS. 

Senelle^ «. /., pron. <»'«w/«». Fmit de laubépinc. v. Cbxellk. 

FnunlwlsM^.frai«ini et eeiMllM. 

Jlom.tlelaUoae,\imiê. 

Sens (ayOir du bon), fo^*., Se dit de ce qui a du sens^ 
comoiun, de ce qui est plau&ihle, vraisemblabit», ou se présente 
sous des dehors justes et équitables :--Crq&e vous m'dttes là a 
h^n du hon ê/fumm. 

On dira aussi, dans un sens dubitatif ou nio4|geur .— Çn dt» 
hoH»enn, oui, pour ** <*a n'a pas de bon senn," c.-ù-d. cela dépassa* 
tout sens commun. 

(d'un), ''>'*.> A certains égard», kour certains nipport» : 
D*un f^nêy c'est pVète pour le mieux. . . 

Sensationalisme, ^ m./ Manie d« faire de la sensation. 
Ensemble-dea procédés visant à faire, à créer de la sensation 

SentenX, ettSe,*«., Qui est toujours à la' cuisine à sentir 
l«a plats qu'on préprre, à harceler la cuisinière de conseils et 
recommandations. 

Se dit aussi, par extension,. de-quelqu'un qui sa AméSIs^ s'in 
sinue quelque part, par liesoiu de curiosité ou d 'espion n,Nge. 

8entiniei|t, ^. <m., Odorat, Hair. 



^ 




\ 



394 



BER—HKU 



V, 



I 



V 6 



#*- 



Saroin (tas le), hé,, 8«r le Mir, wtnAm aiMMat où le 
loleil dîifMMmtt à llionioQ. 



Serein^, #./» Sirène, on fenime tëduitaDte, etichantereMe. 

SciViNit d'ftmiMi «. N»., de rang. §êrgeant ai arms. 
Mawier/ dans ane aatemblëe dëUbtrante, c;4kI. huisûer por- 
tant un<» maipe. 

Séri#, «. y^t Faocietile, livraison d'un ouvrage loîentifique 
ou littéraire. Le mot Wr»0, en Fnuioe/ désigne turtout une 
suite de fasciculea .formant .une division complète d'un 
ouf rage. . 

Serre, «./.,v. Moule. 

Serrer (T^ te), foC'^ Mêles*toi de tes affaires. Donne-moi 
la paix. 

Serrante générale, «. /, de rang, ge^teral terrant. 
Femme ou fille -de.servioe, se rendant gën<^r(^lement utile dans 
un ménage. Le terme français, pour ^a, est ** bonne à tout 
faire." , 

£torviable, odj,. Qui peut- encore servir. 

Servir, ^ . a.> Usité au Palais dans le sens de signifier : . 
Servir un mandat, un jugement. 

■f . ■ ^ - ' 

Set, 9. m., pron. »ette. Mot anglais employé dans une foule 

d'acceptions : — 

Sét de salon : Ameublement, mobilier, meuble. 

Set de. vaisselle : Service. - 

4$K0l d'amis : Cercle, bande, clique. 

iS^él'de bijoux : Parure complète. 

Settler, v, a., de l'ang. to êfUfe, Régler, payer. 

fitou, Seue, <u^'m Seul, seuls. VI ne se fait sentir que 
lorsque le mot suivant a pour initiale une voyelle ou une h. 

6t t st j'état* toat 9^^ j« Mnilt trop rtehe t 

^ LjAXKM Air, Jt^iMftf t-roM«(f« Z>/paW, p. 74, 

Senmient, adv.. Seulement. 

Sei^t>aet, v. 8ou«oubt. 

SetUrplOfl, s. m.. Surplus. 

. Fmir rfttoarner, qttâni mn êemrpiuê, * i 

tiank faire longue demoarmnee,- 

Mtêt.tiu»iioed*OrL,y.Mr9. 



y 



8KU— 8IÈ m 

Seurprendre, r. «., Surprendre. 
Seurprlse» « /m Sarprifle. 

Shape» «•/> pron. êkaipe. Mot Anglais pour forme, mii^e, 

taille. 

ShaauexnaUy »- m., Grand chef, saçhèm, chez let sau- 
vages (?est là uu njot inicmac dont on fit par la suite êa^tno. 
V. ce mot. 

Puis l« ttuiqu^au condoUlt le mlMlonnalre û la cbapeile. 

F.^DB BAIMT-MAURIt^K, De Mbvrd à batntrd, p. 442. 

. Shaver, v. a., de rang, to êhavty pron. ihéver. Littéralement, 
t^ire la barbe, raser, mais n'est usité en patois canadien qu'au 
sens figuré: Pn^tiquer l'usure, écorcher les gens en exigeant 
des prix fous.t 

Se /airs gkaver : Se faire saigner, payer les yeux de la tête. 

ShaT6Ur, *. m., de l'ang. êhaver^ ^ron.' §hévtur. Usurier, 
homme trop obérant. !?, , . 

Shed»^.y^, Mot anglais pour hangard^irèmise. 
Drill êhed : Pavillon d'exercice pour lés militaires. 

Shérif «. ni.y Officier civil chargé de diverses fonctions de 
police et de justiof^ C'est le shérif qui fait les ventes par 
autorité de la Cour, qui est chargé de l'exécution d'un décret 
condamnant un criminel à mort, etc. 

Shoiry, 9. m., pron. f A«rrat. Mot anglais pour vin de Xérès. 

Shipp6r, V. aky de l'ang. to êhip. Expédier, envoyer à des- 
tination. S'entend surtout de l'envoi de marchandises: 

Par extension, se dit aussi pour congédier, renvoyer, dans 
le Hens dé congédier un employé, un domestique. 

Sbippéury^. m., de' l'ang. «At/>per. Expéditeur. 

ShirtinST» '• ^"^^ pron. êheurtigne. Mot anglais signifiant 
coton pour chemiser' 

Shop, «.y!, Mot anglais pour .boutique, atelier, usine. 

SiaU| "«.m., Seau f-^Il mouille à tiaux. Au xti* siècle, de 
Bèxe recommandait, de ne peu prononcer êiau^ comme le* 
Parisiens. 

* - 

Side*boardy s. m., pron. §a%de4>ôtxle. Mot anglais pour 
armoire, buffet, ou dressoir de sialle-à-mafiger. 

SièlTO, «. m., ^t souvent usité pour maifdat, en matière 



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296 



SIÉ-^18 



politique .—1 vient d'perdre «on stège, c-k-d, son mandat, son 
élection. 

Siégedr, «. m., Celui qui siège : — L«8 siéffêurê en 
Chambre. 

Sièqae, «. »»., Siècle : V'Ià unsifque que jVattena». 

Sifflet, ». *w./ Gosier, gorge : Courier le sifflet, c.-à-d. inter- 
rompre, intetloquer. 

pMMnt parle «'ilret dçt enfanto de Bel lone. I 

\ Lallsh AN, La Campenade, p. afi. 

Siffleur, 8iffleuX,V w^., ( Arctomys pruinosus). Espèce de 
belette ou marmotte, dite \en France marmotte monax, qui 
atteint la grosseur d'un la^in, et dont le pelage est un mé- 
lange de brun et de roux. 

Siler, V. n., Siffler :— La iWlle m'a tnlé aux oreilles. ^ 

Tinter : — Les oreilles me êuent depuis le matin. 

Se plaindre, se lamenter :— Entends-tu l'chion qui Uh. 

Simple, «. *»., de l'ang. êaihple. Echantillon. 



.*» %; 



y* 



A: f 



^ Siner, Seigner, v. a.. Signer; apposer sa signature; Siner 
est l'ancienne prononciation frjançaise de «î^ner. 

' N«UB ne poont ■onseicriro ne teipner la preeente charte. 

Collent, de VfriêU de Fr.,Ilhiafd. 



8e Minèrent tooiTclu stne de la croix. 



Let Bnervêê de JumUge*, p. 97. 



SingereUSe, »•/, Mijaurée, femme ayant de petites ma- 
nières affectées et ridicules. «- 

Sirer, t?. «., dér. de l'ang. Sir. Se dit lorsque le Souverain 
d'Angleterre confère à quelqu'un le titre de Sir, avec les 
honneurs y attachés, Ib reconnaissance de ses services: — 
Etre siré. Se faire êirer. • 

Sirer ne s'emploie que comme terme de dénigrement et de 
dérision, et vise surtout la vanité de ceux d'entre les franco- 
canadienr qui. recherchent les honneurs et distinctions venant 
d'Angleterre. 

Siroter» t?. n., Se dit quelquefois, en parlant d'un enfant 
qui a toujours la 4arme à l'œil, qui pleure à tout instant,, et 
pouTles moindres vétilles : — I «tro<« toujours, lui. 

Sirugien, Sirurgien, s. m,, Chirurgien. 

EÙsiqUOL ». w.. Le P. Lacombe fait dériver ce mot du 
sauvage mtiboan, petit sifflet en os. 



^^ 



^ 



8IT— 80C 



297 



Le êiêîq^ dëftîfiie âne lorte d'instrument que les éauTagM 
secouent avec «aaMice, dans leurs conjurations, t»t qui est 
composé d'un petit faed« parchemin bandé, dans lequel sont 
renfermées de menues pierres. On dit aussi tkichikoiâ. v. ce 
mot 

. 8it6» «.ni., de Vang. éiie. Sol, emplacement, sur lequel on 
prpjette d'iaseoir un édifice. 

, Sitôt 001DIII6, foe. f«m/., Hitôt qUe, dès que. 

Si toMi eom M riwtt 9or l9ê ûon 

Bâvorr, J?Mn^ de TroitfrV* lITtt. 

81iM|U€C ^'m ^^ ^^'^^M' tlmek Qui est détendu, relâché. 
Au figuré, se dit encore en |Wirlant du commerce qui i^lâ- 
elle : — Les-afiaires sont beij daqUeM^ de c't«!mps ici. 

Sl|M|U6r, e. a., de Fang. io êlaek. Larguer, lâcher, relâcher : 
— ^f-aqv€ don la cordé, un peu. 

V, n.. Se détendre, mollir, faiblir : — 0^ le deuxième mille, 
son ch'val commençait à «/o^M^r. 

. Sldigfb. 8./., pron. êfai. Voiture d'hiver à coffr^levé, et 
visant à l'élégance et à la légèreté. 

SliCf]16, «-/f. de l'ang. «/tM^. Ceinturon. 

Slippers, «• m. /»/., Mot anglais pour pantouffles. 

Slush,. ». /.y pron. ^ochê^ avec Vo l>ref. Mot anglais pour 
neige fondante, boue formée de terre et de neige, v. BousTrE. 

(^ Smart, àdj., pron. êmartte. Mot anglais devenu d'un 

. usagé généra), et servant jk, désigner quelqu'un qui est adroit, 

habile, qui est rompu 'aux affaires, qui^a dii l'entregent, tout 

cela allié à un certain manque de scrupules et k quelque chose 

comme de la roublardise. 

SxnOglOT, V. a., de l'ang. to âtnuggfê. Passer des marchan- 
dises eu contrebande, c.-â-d. sans acquitter les droits dé 
douane ou d'accise. 

SmOfifleur, eU86| t., de l'ang. mnuggler. Celui, celle qui 
fait de la oontiébande. 

Smokinff cap^ «• m., Mot anglais pour bonnet grec. Lit- 
téralement, honneti'/umer. • 

Sxia<|Ue/ »' m., de^ang: êmatk, 3«nquet, festin, repas 
somptueux, g^éralemenrdonné pour fétèr un anniversaire ou 
un événement remarquable. ^ 

Soc, «. m.. Terme de charcuterie, pour désigner la partie 



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« »t 



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298 



S0D--80L 



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du. porc située sur le do», et avoisinant îmniédiatement Tar- 
riÀre-traÎD. On dit en Frâuce /cA»fi/«. 

Gfoda, «. m., Eau de »elt2, te buvant avec des sirops divers. 

Sœur, ». /., Synonyme de religieuse' c.-à-d. de femme 
appartenant à une communauté de religieuses : — A s'est mw 
sasuTy c.-à-d. elle s'est fait religiefise. 

En France, le nom de s<tur, bien que s'appliquant aussi aux 
religieuses, leuà est plutôt donné comme relatif à' leurs 
rapports entre elles. 

Soigneux, #. m.. On désigne quelquefois par If un char- 
latan, ou un vendeur de drogues^ur unie place publique. 

Soin (y m piM* do)» ^^ I^ocution souvent usitée dans le 
sens de : Vous points être tranquille,- complètement rasfuré. 
On encore : Cela ne gène nullement, ne cause aucun déran- 
geaient, t 

Soir (à), loe., Co soir. 

Solage, ». m., Ce qui sert à asseoir un édijflce quelconque, 
c.-à-d. les fondations proprement dites en maçonnerie, ou 
%nc3:>rt^ simples poutres posées en long sur le sol. 

DalP^ancienne langue, tolai^y êoiaige, sont donnés dans le 
sens de terroir, sol, terrain, au point de v ue agricole. 

Soleil, ». m., Tournesol. En certaines parties de la France 
im dit encore toume^-êoUil, 

Soleils (entre lee deux), lœ. ofr., Espace de temps 
cpmpris entre le soleil levant et le soleil couchant : — D est 
,p»»8 ben fort, wis il coupe tout d'méme son arpent ftilr» lés 
deux êoleilêf^^-d, il peut faucher un arpent dans une 
journée. - ' ' 

- Solide, acfjy Réel, effectif, massif, en parlant de métaux, 
de minerais, ou de toute autre chose quelconque existant sans 
alliage : — Or, argent êolide. Meuble en acajou êolide, 

SoUder, v. «., Coiiaolider, fortifier. 

SoUer, ». m., Grenier, éUge supérieur. Du lat. êolarium, 
terrasse, littéralement lieu exposé au soleil. 

De noi^ «oitfer» 1 tomblt «M brique. 

PnuiAxiD, JftiM «ormafitfe, p. #. 

Du Mb UMt ptolB, dans MU Mlll. 

X« JVoMveUe ^«nofe (J«rMy,ll7S). p. tSL 

SoUtoda, a/.. Solidité. 



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SOL— sou 



î»9 



* SoliTêaU, ^ n^r S^ oonfobd avec êolive; - o^-k-d, avec la 
pièca de boit pnnoipale aervant à loutenir un plancher. 

Sombrir, r. n., S'assombrir, en parlant du jour qui 
décline, de la nuit qui s'avance. 

Somersety «. m., de rang. êamergawlL Saut périlleux, 
dan# les jeux athlétiques, dans les cirques. 

Sonunar, v. a». Appeler, mander : — Il a été êômmé de 
coœparaftre. De Tang. fo summotij dér. du lat $uhmonere, d'où 
les Fran^jais ont lait êemondrt^ et les Normands 9émoner. 

Sondor la chargé» ^-t Se dit d'un animal, et surtout 
d'un chevaï attelé à une lourde charge, et qui, au coniman- 
dement de tirer, s'emplit le colliec, comme pour calculer le 
poids du fardeau qu'il aura à enlever. 

Songaart, 6, «• «t adj,^ Songeur, rêveur, pensif. 

Songerie, «•/,. Rêverie, lubie. 

Sonner, v, a., Battre, maltraiter : — J'm'en va VêonnêTi tu 
vas voir. 

Se/aire êonnmf : Se faire étriller. 

SonneUZ, «' m.. Sonneur. 

' '' 
Sorcilège, « «».* Sortilège, maléfice de sorcier. On disait 

autrefois, en vieux français, êorcelaye. 

Ne craindra- l'sihoiireaz breuTag*. 
I^seharmM, ny le «<»ro«la#«, 
« ^al DOUA «Itèrent le cerveau. 

R. BKIJ.SA V. I, p. S2. 

Sorellois, Oiee, 9. g^og., Qoi*h^l>ite Sorel. Qui appartient 
à Sorel. 

Sortant de» ioc. adr,^ immédiatement aprètu sitôt après : 
— Il est parti êoriant de dîner. ] 

Gk>rtir» v. a., Etaler, montrer en public : — Le bonhomme a 
^ sorti son tujrau (chapeau haute-f^rme). 

S'emploie aussi par eUipse dani le sens de faire sortir : J'te 
l'ai êorti dia maison, un peu raide. 

^ Sortir de, «• n., Venir^v : I #>r< d0 UUe. 

Sottlseaz»' «. «1., Individu qui a l'habitude d'injàriei- à 
tout propos. 

Bon, «. m.. On persiste toujours, surtout dans nos cam- 
pagnes, à ne considérer le mm que comme la cent-vingtième 

N 



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T 



300 



SOU— SOU 



3 



partie de la piastre ou dollar. Ainsi six sous, doute sous, 
trente sous, se disent communément po^r cinq centins, dix 
contins, vingt-cinq centins. 

Cette coutume vient de ce que, autrefois, le aou était la 
cent vingtième partie de ctj qui s'appelait ici \a piastre fran- 
çaiêey monnaie qui valait six francs. 

Soubassement, «. »»., de rang, basement. Sorte de tous- 
sol particulier aux construCtiçns anglaises, et qui ditfère du 
sous-sol en usage en France, en ce qu'il e^t toujours auiénagé, 
soit comme lieu d'habitàtipij, ou comme établissement 
d'affaii^s. 

Le mot français soubassement, qui désigne surtout la partie 
inférieure d'une constructioi^^ sur laquelle semble por^r tout 
l'édifice, est complètement inconnu en ce sens au Canada. On 
le fait dériver ici de l'anglais hasemeni, en y attachant la 
signification correspondante à ce dernier mot; c.-à-d. un 
smts-sof., ' 

Soubriquety ^. w.. Sobriquet. 

Capet et Martel des aovbriqvet» estolent, 

Qal des bommeintu temps les effets rapportoient. 

^ Vauquelin, ISaltreê, p. 180. 

Souci, SoUCille, «• »»., Sourcil. On rencontre soucille 
dans le Dictionnaire de Cotgrave. 

Soudrille» «./t P«>n. //mouillé, dér. de soudard, soldat 
attaquant inopinément, en fripon. 

Tempête, tourmente de neige, s'élevant subitement, et 
accompagnée d'un vent impétueux et d'un grand froid. 

et les vents qui souinent «ont si froids, qu'ils gèlent le visage; on 

n'<MW sortir pendant ces êoudritle». 

\ii^K¥^yjL.iJtt Voyage tn Aeadie, p. éi. 

Soue, Soute, «•/., du tat. sus, porc. Etable à porcs^ ©t, 
par eixtension, tout endroit extrêmement sale :— C'est comme, 
une vraie sone-à-cochons, ici^^ 

. . . .Une povre malsonette, 

riose depleos et de sanciaas, . 

CH>in me une vies «out A porctans. 

OaUT. ds GqikSI, Oloê». de VOrdrt ef« cMtftf., p^ XNU 

Souffle, *. wt«. Maladie des chevaux, canvot/rifeée par 
l'essoufflement. On dit, en Franco, le pousse. 

Soufflet, ». *»., Appareil respiratoire de certi^ins cétmc^ 
comme la baleine, le marsouin,** etc. 



*> 



SOU—SQU ; 301 

BooflHkllIa, «mCTm Qvi «^ tupporUble, que Ton peut 

KBI.HAJI, Dtet. anglù-nortnatid. 

SouflHuit, Mlt6, <m(^'m Douloureux, qui cause de la 
■Ottffhknoe : — Û.ne iiii%U«lie ben êoufrarUe, ^v^ 

Souittêy 9./.^ Boue, porcherie, ëtable à porcs. 

Sottl6Ur, ^. y.» Crainte, terreur, peut. ^ 

SOUltur (aroir), lœ.. Avoir pear. 

' Boul^Têr, V. a.. Donner une rëprimande. 

SOttlidTS d6 bœuf^ «• m. j>l.f Bottes sans semelles, ou 
ffaUlardêy confectionnées avec du gros cuir auquel on a laissé 
sa couleur naturelle. 
' On dit aqwi f)étU'.ê maiouineëf hotteë sanvotgeSy souliêrë tcm- 
né». 

PArml les molMonneura le chef du la fanilde, 
CbauiMé légèrement 4e «es «ott«er« lann^«.,. . . 

LemaT. ronArouroK, p. 225. 

Souliers de chevreuil, «. m. pL, Chaussures 8&ns 
semelles, confectionnë<^8 avec la peau non tannée de l'orignal 
ou du chevreuil, et qui servent le plus souvent, en hiver, à 
chausser la raquette. 

On dit aussi êoyliers mofM. 

Avec lears «oMl<«r« mott« lia mirent lei mltaMen ... _ 

Lkm AT, Tonkourout p. 107. 

Soupane» «•/•> Sorte de bouillie de farine de blë-d'inde, en 
usage parmi le peuple, et se servant avec du lait ou de la 
mélasse. 

SoupOUdrer, v. a., Saupoudrer. 

Sour, I^^P't âous, dessous. 

Souris-Ohaude, «./., Chauve-souris. 

BOUrlini^Uer. v. a., Rabrouer, envoyer à tous les diables. 
Dér. du norm. refinçuer. 

BourOUét, »' iM.» oorrupt de êM<meêt. Région du sud- 
ovest. Vent louilUni dn tad-ouest. 

Dana \m parmgM du Um Saint-Laurent et du Golfe, on dé- 
signe ^kï'mmrouêi nn vent tout particulièrement violent. 

Sofieêt.ewt donné, en ce sens, par Cotgrave. 



Q> 



•V- 



V 



3<« 8pU-SPB 

■ew, prép,, 8*epii^ fouvent pour dam: Sauê les cir- 
conulAiioM. iSfow* 1« pltti court dëUi. • . 

Pour è :—S<më un mwÎM de dix joun, .c.-»-d. à dix jours 

d'uvis. 

êmm ^pkT), i^' T^y SoM : I font à Caire un canal fïar 
•otM.la rue. 

SatUHTétMIMltft, «. m. |rf., Par oo mot, qui eut une tra^ 
dttction libre de lînglaiB underwear, on comprend, d'urte'ma- 
nière générale, tont le linge intime, c.-à-d. >e portant contigu 
à la peau, et surtout tou^ les tricots, ou tissus a mail les flexibles, 
servant à vêtir, et qui entrent dans le commerce habituel^ de 
la bonneterie. 

Bous VOt' respect, /<x<.,' Sauf votre respect. 

Soutint, /w**^- 7»**., de soutenir. Soutenu, du lat. svs- 
7*?fii«M, part. pass. de #M«ft«wîr«. 

Voyant <qu« plusienra fof*, 

!)•• veoU toarbtllonneuz. 

ClkAllP-IiEPVS, ŒMvreii poét., p. 138. 

SOUTint, p^rî. paêê;^ de souvenir. Souvenu, du lat. svb- 
vfniuê, part. pâss. de êubvenire, 

Bouyer, *. ••»., Soulier. 
/ 8pAime,r«. *>^Im de l'atig. sp^n. Deux animaux attelés 
/ensemble, et surtout deux chevaux, deux bœufs:— C'est un 
beau 'j»3i»«i« de chevaux. 

SpMIOer Wood. Résidence, à Québec, du lieutenant- 
gouverneur de la provincegj* Québec 

Bpinner, «. «., de raiig. to êjnn. Terme employé, dans les 
filatures, wv^ fiier, c.-à-d. pour étirer en fils le duvet du 
cOton, 1^ brins de laine, de' lin, etc. 

Bpimieur, euee, «., Ouvrier, ouvrière qui fait du fil. 

QprflfcilJI Sagleieme» ^ m., pron. éprèd^-iguël-tÊme, dér. 
des 3mu nois anglais 9fr^ad^ étendre, ^mgle^ aigle. 

Synonyaie ém chauvinisme à ou^nco, ohei les Yankees, 
par allttsk» à leur prétention bien connue que 1* Amérique 
Umr appartÎMit, ei que tôt ou tard l'aigle américaiB 9oit 
éUmért son influence sur tout le cootinent. 

flpiee, «-/f pron. êi^rie. Mot anglais pour saoûlade, partie 
imfmUlBt avec ussad immodéré de boissons enivrantes : Pren- 
du» MM ifpret, c-M. se grisar. 



/ 



sW^TR 



303 



Sprin^, ê, m., pron. ipri-gnê, Mot anglais pour retaort, 
dans le sens de ressort de voiture, de montre, etc. 

Spring^-bedy s. m., pron. tprigne-bède. Mot anglais pour 

sommier élastique. 

Sqtiatter, «. m., Nom donne aux premiers colons, qui 
s'établissent dans une région nouvellement ouverte ^ la colo- 
nisation. 

Squaw, 8. /.y dér. de Talgonquin. Femme indienne. 

V Stsnd, s. m.f Mot anglais pour station, dan$ le seni de 
mtcUion de cochers^ dans une ville. 

Est aussi usité pour tribune, pavillon de spectateurs, sur 
un hippodrome, un champ de courses. , 

Station, «./., Se confond, en terme.de ch^in de fer, •vec 
gare^ c.-à-d. avec le point même d'embarquement ou de débar- ' 
quement de& voyageurs ou des marchandises. 

Statuqu'isme, s. m. y (1er. dé êtatu-quo. Néologisme poli- 
tique caractérisant la doctrine de ceux qui, au Canada, ne 
voient rien au-delà du régime colonial actuel, et qjii estiHieiit 
iqué tout est pour le mieux dans le meilleur des moudei^ 
possibles. Ce mot n'est employé que par, dénigrement. 

Ste, odj. (iém.y Cet. v. C'te. 
Steak, 8.. m.. Bifteck. 

Steamboat, «. m., Bateau à vapeur, de service sur lea 
lacs, les fleuves, les rivières. Un bateau preniant la mer 
s'appelle «^«am«r ou 8team8h%p. 

8telle-là, Sti-Ci, Sti-lÀ, profi. d/monê.^ Celle-là, celui-ci, 
celui-là. V. C'tblle-la, Cti-ci, C'ti-la, etc. 

StimuleUX, «. m.. Stimulant quelconque, et surtout le 
whiskey, l'eau-de-vie. 

Stock, 8. m.. Fonds de marchandises. 

Stocks, 8' m. pl.f Actions, à la Bourse : Bpéculer sur }m 

8tçckê, , , 

Strap, '• /•, de l'ang. êtrap. Courroie, on bande .de cuir, 
percée de trous aflo d'y arrêter rardilkm, et qm aert à lier, àr^ 
retonir, à fixer quelque chose. ) 

Usité aussi dans le sens de cair-à-raeoir. 

Quel que soit le désespoir des puristes, TextirpAtioii 4e ee i 



) 



\ 



304 STR^SUC 

moi Mt impossible, et il nous faut, bon gté mai grë, l'accepter 
tel quel, en l'accommocUnt un peu à la française. 

BtttapBT, V. a.t de l'ang. to atrctp. Lier, attacher avec une 
strap. 

8trilL6. '• /'y pron. atra'p-çîie. Mot anglais ^pour grève, 

dans le sens de grevi d'puvriers. '* 

. < _ • ^^ 

Studs» ê' f^' pf't pron. stoddeSf aVec Vo bref. Boutons mo- 
lles, s'appliquant au plastron ou aux poignets d'une chentise. 

jatuif, ». m., pron. stoffè. Mot anglais pour étoffe, maté- 
riaux, matière pi^mière : C'est du mauvais stuff, c. à-d. c'est 
de la camelote, ça ne vaut rien. 

B\l,prép.y Sur. 

En vieux français, on disait su devant une consonne autre 
que l'A, et sus et suz devant une voyelle ou une h ; 

/fu Ia feaae découverte ^ 

I>e Grlmoalt. d'une main vorte, 

Je voit aanolr un oUquet (une claque). 

VJ^QVkiajx, Leê Foreaterica, 1,7. 

Cil »unt par cIh on un val, «u« un terre. 

Çhan»on de Rolland, p. 255. 
I paasirent gûn un pont. 

Rimeêjeraiai9eê,Xi.4Si. 

Subpœna, »• m., Assignation, ou citation d'un témoin 
devant un tribunal. 

Le mot enhptenri est dne expi^ession anglaise qui doit son 
origine à ce que, danu|^ncien droit, les deux mots latins sub 
et pœru^ se trouvaienffitre les premiers indiqués dans l'assi- 
gnation au témoin. 

SuOCédor, v, n.. Nous employons' quelquefois ce verbe 
dans le sens de réussir, aïoir une heureuse issue, et nous 
croyons en cela commettre un anglicisme {to succeed). En 
réalité, il n'en est rien, et succéder, pris en ce sens, est du bon 
langage français. Rotrou n'a-t-il pas écrit en effet : — 

qui Mat M modérer, lUl T«at, Umt lui tuecidt, 

^t encore. Racine : ' 

^ Toat tueeidê, madame, à mon emprMMment. 

SuOOOtasb, «. m., du lauvage m$%ckqufUa$k, qui, s'il faut 
en croire Webster, appartiendrait au dialecte Narra^^anset 
Mëlango de maïs et de haricots, que Ton à fait bouillir 
enianible. 



y 



SUC— «Ult 



Snorerie, t4l/., BtaHliMàMBt disposé «1 «««Më, éMM «M 

forêt d'érables^ poar 1» fabrÎMilîon d» tiiert d'ér«bU. ^ / 

... / ■ ^ - ^ -•■'.■ 

Sucres, è. m. pi.. Ce mot ■'emploM dm» jiJDiiwiri •eetp» 

tions caraetëristiquet. 

AlUr wié êuereê : Visiter une sucrerie, en p^rtiii de pUistr. 

Lé tempe des êuertê : Seisou t>ù les érables ocMomeneent à 
couler, à t'ëpoqae du dëgel. 

Travailler aux sucrée : Travailler sur upe sucrerie. 

Suorier, e. m.^ Celui qui travaille, qui est employé ^ur. une 
sucrerie. ^ . ^ - ; 

Suggérer, v. a./ Ce verbe s'emploie, ainsi que l'ang. 
to sifggeetf sans qu'on y attache aucune mauvaise intention. 
Ainéi on suggérera un testament, en bonne part, 'lu même 
qu'on suggérera un projet, une idée, etc. 

Suggestion, «. /, Ce mot se prend la plupart du tmnps 
en bonne part, dans le sens de prof^ition, conseil. 

Suir, V, a., Suivre !— I m'a §uit tout le long du chemin. 

V<M le «u4re* à rcette ssliit Michel. -^ 

\ Chanêcn de Rolland^ p,^ 

it'eii doU. . . . 9uir les bonne* compalgnies et fùlr les malvelse*. 

Suisse, n. /n*.. Ce mot désigne surtout, au Canada, un 
huguenot frant^is, ou un canadien-frani^is appartenante la 
religion protestante. *" 

Suit, 9. m., pron. ttod-te. Mot anglais pour haliillement, 
costume complet. • * . : 

Sulky. «. ni., pron nol-ké. Mot ailglais pour voiture très 
légère, à (feux roues, et servant aux courses de chevaux sur 
les hippodromes. 

Sumeler, % a., Ressemeler» rr 

Sumelle, *• /» Semelle. On trouve eUthelle dans le Die 
tionnaire de Cotgrave. 



i 



Je renonchi«aa llirneal •*! Qhlffron. 
An ti repied, à la pois, su tum^ttê. 



FaaBAWD, M%âè normande, p,li^. 
Sumenoes, «. /.» pi- Semences semailles 



» \ 



<f? 



20 






5d6 ' 8UM— SUR 

* Bumet^ V. «.,. Semw. On TMioontre êumer «t iwtwér dwit 

rràci langue et duit le normand de nos joan. 

« LtjoordMJUmeMiz 

ê0uM9 oignon» •tponntunx, 

, Pi.lTQirBT, Pror. tt dietcmê du StMin. 

I ' ■ . a • ' , 

• Bupardition, *./f SuperttiUon. 

SupertitieUX, euse, ocj;., feuperstitieux. 
Supértition, «./-ï Superstition. 

Ne voulurent Jamala aller A la metaej ny èe aairet IdolAlries et wup*^ 

iititmê..., 

HxCAvnMVT.ChmniqMtdtJerêeyt^lh. 

Support, ». *»., Partisan, ^n matière politi(][ue. 

Supporter, v. «., de l'ang. to tuppori. Appuyer, soutenir : 
Supporter un gouvernement, un parti. 

Stxpposé que (un), Supposition que, ^m A sup- 
poser que, en admettant que. 

Sûr, adv.f Assurément, pertainement : — I. vont v'nir 
aujourd'hui, ben »ûr. 

Surette, «*/•! Oseille. Les normands disent ||lips//«.; 

Surget, s. m,. Espèce d'ourlet. 

Surir, «. w.. Tourner à l'aigre, devenir sur : — Il fait ben ' 
chaud, lé lait va tout surir. f 

Palsgrave a fait usage, dans cette acception, du verbe 
i^emurir : 

L'aile (la btère) «'«n«i«r<l, au tempe d*eeté, bien toet. 

Surouet, v. Sourouet. 

Surtout, «. *i^.} Tout vôtement ou habit queloonone^ pour 
homme, se mettant immédiatement par dessus le gilet ou la 
, veste.' . -V 

Autrefois, le turUmt désignait plus particulièrement la 
redingote, vêtement à taille et à deux rangs de boutons sur la 
poitrine. , ,, 

Survenant, «.m., Hôte survenant 4 l'improviste, sans 
être invité, dans une réunion, une vejillée, et qu'on accueille 
avec empressement, mais à la condition expresse qu'il fera 
toiit son possible pour égayer et divertir la société. 



h 




sus— SYS 



307 



, <M^*., oorrafit. d« wuspeei. Qui ett tiMoeptiUé, 

ftngtflfcH1T#, "* /. Snlmïïkmnopy c^ qurest n^cenaire pour \m 
•lilliiiitAiioe. Du bM-lat. ntMeniia, oorrupt. du Ut. êutiiniaêio^ 
ftlimentfttioa. Z' 

Mencent lA Mft«<aiM« kavpoTM ^lUifwMa. 

VAUQ0BU1I, tel<r««, p. 9&. 

SUTOtlir. >. «»., Subvenir : — Il faut êuv*n%r à tes besoins. 

BUTention, «./, Subvention. » 

SilHtCh, «. /., Aiguille de chemin de fer, ou mécanisme de 
rails mobiles, servant à faire passer un tr^ôn d'une voie sur 
une autre. 

Switolier, V. a., de rang, lo twiich. Faire passer un train 
de cheitain de fer d'une voie sur ^ne autre. 

V. n.f Passer sur une autre voie, en parlant d'un train de 
ohemir/ de fer. 



Switoheor» «. m,, Pr^KMë de chemin de fer, à la 
d^une êwUekf ou aiguille» 
On dit aussi twitchman- ■ 

Systèma, '• <»•> institution : — Le tffêtème du jury a du 
bon. -. . , 

Règle, principe :— ^'ai pour ê^êttfmê de ne vendre qu'au 
comptant. ' ' t 



i^ 



» k » 




^ 



308 



T-^TAL 



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-; /... 



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TftbSOOnnJgt^i «• *»•» àe I*aii|r. tùbaeconiH. Marchan/d on 
fÉEbrkiitit de ti^lMc. 

Tab«gi^> Taboginé, v. Tobagani. 

TsbAlfi^» '• /•» Pi^ réserva mix fumeurs, où Ton se 
retire pour fumer. 

Il pÏMit être iatéresiMit de rappeler ici que oertaioi vieux 
ouvrages, relatifs au Canada, donnent tabagie dans le sens de 
nooe, feLtin. On lit, entr'autres, dans IiescarU>t : *' Ses com- 
pagnons qui faisaient taimgiê (qui veut dire festin) ", de taha- 
flruûi, mot sauvage pour banquet. 

Tabaquière. «./, Tabatière. / 

TabaUar, Tabiliwr, «. «•., Tablier. 

Tablée, '•/» Réunion de convives attabla. 

.. A Trouvera tout© pleine <o*'/«» 
. De itcna SMil* tûr la belH' herbe rert ' ^ 

CySCTilit Wr dan» Lacurnê. 

Tagne, *, //Teigne. 

Se dit Aussi, au figuré, dé quelqu'un dont On ne peut plus se 
dëltArfAsser, c.-à-d*. un " crampon " ; — C'jMt la /a^n«. C'est une 
vraie teigne. 

Taillage, «• w.^ Taille, action de tailler. 

-'Taille de robe, ». /., Corsage de relie/ des épaules à la 
.ceinture. ' - 

Tairir, r. «., Tarir. , ' . ' 

T*à l'heure, loc. adv., Tout à l'heure. \ 

Talle, ««,/., Touffe de plantes, de tiges, de graminét^s, sor- 
tant du sol en pousses serrées : — Une t^.le de fraises, de 
roses, etc. 

Bouquet d'al*bres ou d'arbrisseaux, formant un tout bien 
compact. ^ 



TA3U-TAN 



909 



TaUet, «. m., Entiûlle ou crochets qui nrticiiiifni la mm* 
•ur les boïrds d'une embarcation (O. t>uvN.) 

Talocher, v. cl, Donner des taloches. 

Tamarac, «. m.» (Larix americana). Mot algonquin dési- 
gnant Farbre plus connu sous le nom d'ëpinette rouge. Cer- 
tains étymologistes rattachent ce mot à l'arme dite iomahawk, 
laquelle était surtout faite a%*ec le bois du taînarac. 

Tambour, «. m., Petite enceinte de menuiserie, servant 
d'entrée, et que l'on place k la porte d'une habitation, d'un 
édifice public, afin de mieux garer l'intériear «NWtie ks 
intempéries du dehors. 

Tambour (tout) battant, lœ, <uh., A l'épouvante, à 
une allure vertigineuse : — Mon cheval est parti Umi tambmtr 
haUant^ c.-à-d. ventre % terre. ' o 

Tampona, #. /., Femme courte et tasste sur jambes : — 
Une grosse tamponê^ c.4i-d. une grosse boulotte. 

Tandami #. m». Mot anglais désignant un attelage à deux 
chevaux, l'un devant l'autre :-;— Aller en tandem. Atteler en 
tandem, 

Tamiant, ante^ #. et ac^'., Qui est t- imuyeux. Qui est 
ftitigant. Qui est à charge. V. Badbant. 

Taimer, v, a., Fatiguer, ennuyer, molester, y. Badrrr. 

(^imr lê resvell 

M« f an« asueis quand jo m'Mveil. 

(RUTBBSUr). ^ . 

Tannerie, e.f.^ Ensemble de choses ennuyeuses. £tat de 
ce qui est à charge, de ce qui rend à bout : — Quelle tannerie 
d'enfltnU! 

Tant comme, loc.y Autant que : — T'en uuras tant 
eommir t'en voudras. 

T^reii e fies kifil ctim von en vuldres. 

■ Chanu. de Rolland, jf^ %. 

Ajûssi loin que : — TafU comme la vue peut s'étendre. 

Tant pire, loc. cuiv.f Tant pis. , , / 

Tant que (Jusqu'à), ^céy Jusqu'à ce (nie. 

TaLnt qu'à, loc.j Quant à : Tant ^u'à/moi, c.-à-d. pour ce 
qui est de moi. / , . \ 

roft< gue s moyv^c ne le ferai Jà. / 

FROISSii^T, xvi,282. 



' 1 



/ 



"X 



310 



'i< 



TAN— TAS 



I 



Ta&t qu'à tant» lœ., Qnitte à qiiitte, à ^itë. 

Ta&t sealem^nti loe. adv., 8«il«iii«nt» mi nioiiit, ménift. 



AoDvtoilB 



T ■ 



Tapée» «./» On déngne, par «• Biol» mus idte de rapé- 
rioritéooai|»mtàv« :-^Il «it um Aèfii êtipéê ék atsnt de hiL 

En KoroMMidie, U^^ eiliiMtë dnae le eem de sambon- 
deaee» gronde qhMititîé. 

Tl^MV dans la main» ^m Beriler «ne eonTentkm, en 
fnHppenI niree le aMÔn dent k neMi de k peraonne avec 
leqneik on eontnete. ^^"^^ 

Tw«r dipa k» 7«ax» ^^ Pkiie, Mo«ir, tirer l'ooil, 
dene te eeni de pkire ën e w é niw it ^ anel^'nn : Aj e tapé 
deiM Im yfiMi^ lent de •aile» e.4^ elk Ini m pin de entte. 

Tapla da JllailOy •* «n-t Honii, on eottvertire de pkno. 

Tapluaria, •/, Plipéer-tentnre. 

TapOOhtr» *• n*f Bettre, donner dep tnpce. 

Tapoimar, «. «.» dAr. de:ii y ei<r. Donner, à pliwieurt 
reprieei, dee petilee taaee ciereteintct. Se dit tnrtoiit, en oe 
■ene» en perknt des eniente. 

Taponm^r. cet frmnçeki nmUpeedMM k eene que nous y 
etteiobonft. En Frnnoe, cm dirnit alors tapoiêTf tandis que 
taponner ne s'y dit que dee cheveux que Ton bouchonne, c-ird, 
que l'on met en tapons. ^ . 

TaQUat, «. e»., Ptottt morceau de fer ou de bois, s'abaissant 
sur k Hjquet d'utie porte pour k fiztiv. 

Taiabuaquar, v. «., Tarabuster, troubler, inquiéter. 

Tard (paiOi lot, aàx,y A bonne heure, de bon matin. 

Tarder (ne) que l*heare de, i^\. Etre à la veille, au 

moment dé: — \ tCtarde qùë Theure d'arriver, c-à-d. il va 
arriver d'un moment à l'autre. 

Taaque» c-/m Taxe. Oii trouve toêkeSf pour Uuets^ dans le 
Dicétannaire anffla*nomUMd de Kelham. 

Taaquer, r. a., Taxer. 

TaBliftge, t. m.. Action de tasser. 

Opération consistant à réunir en monceaux, sur les défri- 



'!'j' 



.*. t 



TAB— TEL 



SU 



obemenit, 1m arbres abattnt on arnudiét, avapà d'y mèMfr» le 
feu. ' • 

On appelle amn taMo^^an^^ouyide foin jetjë dn grenier, et 
que Ton taMe : *< Tâches de faire un bon ia»êagê,*^ 

Ta88er, v. a., Opérer le tassage, sur les terres en Toie de 

dëfriohemenC 

-, ' • • 

Tasser (se), v. pron,^ Se presser, se serrer, en parlant 
des personnes : — \ ' 

Las tokUU, MiM eomprendrs ce qo*«ll« dlMlt; m ioêêoimU aatoàr 4'èll«. 

OfySTATB IfLAUBSank 

y 

Tassetie, «•/> Partie d'une grange oè Ton entasse les ré- 
coltes, et surtout le foin. Grenier, où l'on tasse les blés en 



tiSfi bISt en fert>es d*6r comblaient 1s loMfTte. 

Tàte-minette, #• m., Tatillon, individu qui s'occupe sans 
nébessité de toutes sortes de petits détails. ^ 1 / 

Se dit aussi d'un ouvrier qui travaille avec trop de ^nteur] 
ou qui apporte à son ouvrage une minutie désespénuoit^ 

Tàtiller, v. n., Tàtillonner, entrer inutilement^ longue- 
ment, dans les plus ^tits détails. 

Tàtbier, v, a., Tàter, palper à plusieurs reprises, ^ inuti- 
lement. 

• « 

T&tOXmeÔZ, euse, «. et adj.^ Tàtonneur, lambin.1 

Taupin, «. m., Homme gros, lourd et fort. 

Taure, »./, Génisse. . 

Tavelle, t^*/-) P&s>®iuenterie, ou bordure, généralement en 
làine^ dont on se sert pour border une robe,. un vêtement] 

Te, pron. pers,f Ue de ce mot ne je fait pas sehtilrdeVai^ 
une consonne- :>— ' ^ ' 

Je n'voadraU pas rùdre attendre. 

Bimêê guemeHaiêeêt p, 

•TeetOtl^er, «. m., pix>n. tUoUeur. Mot anglais j^onr 
abstême, c.-à<l. qui s'abstient entièrement de boissons 
vrantes. Ce mot^ été mis pour la première fuis en usage, 
Angleterre, en 1832. ' 

Tel (omis), V. QuB, pour tel. ► 




I- 



m 



A 



TIL— TEK 



iiieà :~r^« tt« pttif aooepter au0^<> ^^ prc^pontion. 

f èl^igriillllM» «> M^ Dépêche, p»r yole télégmpkiqoe. 

T«llipêter;v. I»., 8e dit lorsque le vent loiîffle en tempête ; 
—H * |ffii#»lf^ toate 1a nait. *" ' 

Bl •»» < t flmlu d*Mrtorfw ftbfttent, 

l^émps. Lai loentions dans lesquelles entr? le mot Umipê 
■ont tf^ novilirsasei^ et nous ne pouvons indiquer ici que les 
plus générslsmént retendues. 

FMTMi tes lœatioiis adverbiAles proprement dites, nous re- 



A piêin im^pêy c-M. jusqu'aux limites de l'horizon, aussi 
kHa que la v|m) peut s'étendre : — I mouille à plein temps. 

Un è wrè ei M é$ «tn^ c-è^, un certain temps, assez long- 
Igoipn :.^« |*4i Attendu «m 60» boai de tempe, 

' Eni»m'rimde têmpê, o.4kd; en moins de rien, en moins de 
temps fu'D ne faut pour k dire. 

IÎm oiprcBsibni, où le mot tempe est associé à un état de la 
tempémiure, sont tout particulièrement pittoresques. Ainsi, 
on ohm : 

Un eaup de tempe^ pour signifig#une rafale subite, un mou- 
f«ment plus knpétueuJt du vent,^ui^ eours d'une tempête ; 

Le tempe eetéeko^ c.'érd» Tatmosphère est sonore, il' y a de 
l'écho; 

ily adeè nuages dans le temps, c.4h1. le temps est orageux, 
nuageux, il y a de la plui^ quelque part dans l'air. . 

Notons encore /atr0 tous les te%nps, signifiant faire le diable 
à qnatre, être dans une violente colèr#:—I sikcrait, i jurait, i 
fateaiâtousleetmnpe, 

Enlin, rappelons les cas où le mot temps est lié insépara- 
blement à certaines phrases tirées de l'anglais, comme par 
exemple lés suivantes : — 

Les temps sont durs, la dureté des temps (hard timés)^ c -à-d. 
on éprouve de la gêne, li^ gên^ est générale de ce temps-ci > 

Avoir du bon temps {fuivn a good time), c.-à-d passer son 
temps agréablement, j 

Tsndre» e. a., Dans la langue de& chasseurs et des trap- 
peutv, tiendre veut dire ** disposer, dresser," dans le sens de 
disposer un piège, une attrape à gibier. : 



TBN— THÉ 



^» 



( ■<H M t a teniki mktmmk mÊtUm)^ 
pUew autour d'éiU nue ùttUàom qoMitiU fki B iègt i . 

ehemin, d'an ttntier, pér oè atrlaiiii miawML j^imwbI hftbi- 
tiMlleiiient 

« 

attrmpM 4 gibier. ▼. TmiiBBé ', 

Térlba,Tblb€y«EF'i Terrible. 

T«nn#, c M., [de rMi|. term. Biercice, durée d^ofice :— 
Durant le proobain ferm« de la Cour mipériettre. 

Tmwm (kMHrtor «n), hc., Ueer d'nn lanm;e châtie, 
▼i ia p t & watf grands oorveotion. Ueer d'un langeM jpréoienz, 
maniéré, prétentievz. * 

TmnmtùB (fÊWt tes), ^ «<je., Traduction littérale de 
rang, on tkê frmmd»^ ligniilant ^ mt lee lieox." 

T«m (M raildr» à ll^, /œ., 8e coocher tur le eol, tom- 
ber de ton Idng par terre, en parlant d'un arbre abattu par 
dee bûcheront. 

Terre netfhre (fklre de la), lœ.. Défricher, labourer 

une terre vierge. 

Terrltie, «./» ywm en ferbUnc, lervant principeJeieeiit 
dane lee laiteriee powr garder le kit, et Lûseer ee forner la 
crfrme. 

En France, larrûie ee dit eartout d'un bol en terre cuitç. 

^^eriir, V. 1»., Aborder, prendre terre. 

Témelle, •. /, Truelle. 

Tête d'oriUor, «./, Taie d'oreiller 

TéteOX, ettse, «., Qui aime à téter. 

Tette, «.y.« Teton, mamelle de la femine. ^ ^ 

TeurSy ee, od^-^ I>ur, tordu, du norm. (eurdre, tigniliant / 
tordre. 

Jamejn ne Ttt hari mt«ax l#Mr««. 

V PALeeu^vv,Orai»«Mi/rf/l^7Mk t'^"^^ 

Tbébord, ^. m., de rang; tethboard. Mot uittë surtout dane ^ > >v J 
la rëgimi de Québec, et servant à désigner un plateau, un ^\ '^' '' v] 
cabaret à servir le thé, les rafraîchissements, etc. 

Thérèee, »A Coiffure de femme, faite d'une étoOr bien 



/ 
n 




'i 



314 



TI— TIR 



-^V 



eluMid» et bien ouatée, et qui m porte sortoiit e& hÎTer. 
T. CAPiiri. ' ' f 

Bu NonUMidie, on appelle ihM^ un bonnet en crêpe de 
■oie noîre^ oetté oomme ooiffiure de deiiiL 

TL particnle explëtive, indiquant, tantôt une interrogation : 
«Ttraê-lî f, po«r eet^oe que j'irai ; tantôt une grande latisâotion : 
yat^î dîa ebanee, un peu. 

Cietle parUeule est turtout d'un usage fréquent %près vCa^ 
contraotion pour •»'«• twii;^, est-ce qu^ je vais r— if'a-lt y a 
aller tout de sdit. ^. M'a-ti. 

■e t i^ttroasHM 4'irow <|a«iM|Q« wnrtoe t 

TV subsiste, du fieste, en bon langage français, comme «près 
voilà: FoOiM-f/. roOà^-f/pas. , 

ttâ I Tlàl CM d'i^pel aux porcs^ sur les fermes, pour leur 
donner leur nourriture. On dit aussi <iuiA i Quia t 

nokat, s. W Billet de chemin de fer, de théàtrç, etc. 

Tiendrez e. i., Tenir.^ 

Ti0Iia806« f /f Chevelure malpropre, en désordre. 

Tfalber, e./n., Tomber. 

Timbré» 0e» '• et adj,^ Qui est imbécile, idiot. Qui a des 
vides dans la mémoire. Qui est faible ou simple d'esprit. 

' Tii]10II»> «»•» Limon d'uhe voiture, v. Mémoire, Travail. 
8e dit aussi pour rayon dans le sens de rayoti de roue. 

Tinette, s./.. Grand pot en grès, dans lequel on conserve 
du beurre, du lard salé, d / 

llxit^ /mH. poM., de tenir. Tenu. Du lat. <«fi<iM, part, 
pass., de Umr^. 

^ ..... .Je me li de eelle /. 

, 'Qulttoatiranal, m*sl<fMen>»cordellf. 

VauqvkUW. U% F^eêterùêt u, C 

Tiziton. t.. m., Tintouin, inquiétude, embarras : — Ça m'en 
donne du Itnton, tout ça. / 

8e dit aussi pour le tintement d'une cloche d'égliM, annon- 
çant que l'office est à la veille de commencer. 

s. /„ Tirage, dans le sens de tirage de cheminée, de 
tuyiyii de poêle. /. / 

U '-/m Birop d'érable refroidi sur la neige, avant qu'il 
soii passé à la consistaflce du sucre. 



TIR— TOM 



815 



MéUne OQ lirop, que Ton tire et étire, aprèt paiuon, 
jfuqu'à ëtot ■fttiifâiimit 'de oonsitUnoe. On tranche ensuite 
par petite! oroquettei» et la tire est prête à être servie. 

Tire-point. «. fn,, Tiers-point, petite lime triangulaire^ 
terminée en pointe. 

T^rer, «?. a., Traire :WTa don tirer les vaches. / 

Jeter, lancer, etc. : — Tirer des pierres aux oiseaux. v 

Tirer aux cartes» lœ,, Tirer les cartes, dans le sens de 
dire la bonne aventure à quelqu'un. t 

Tirer (faire) , tœ,. Faire prendre i^Faire tirer son portrait 
On rencontre dans Tanc. langue et dans le normand de nos / 

jours, tirer en portrait, pour tirer, faire le portrait de queK 

qu'un. ^ 

Tireur, tirets de portraits, «. m., P^tographe. / 

Tiribe, (^dj., Terrible : — Creyez-vous, si c'est paf tiribê^ 
c^M* n'estrce paib que c'est bien ^reujk > 

Tirine, #./, Terrine. / 

Tirinée, *./., Ce que contient une terrine, r 

Titi, Titite. Petit, petite, dans le langage enfantin. 

'Toast, «./., pron. tâête. Mot anglais, devenu d'un usage 
général, pour rôtie de pain. 

Tobagan0, Tobogane, «. m., du sauvage cri, oto6atia«^ 
traineau. Sorte de traîneau, composé d'une longue planche de 
bois flexible, recourbée à une extrémité, et dont on se Sert, en 
manière d'amusement d'hiver, pour glisser du haut de pentes 
escarpées. On dit aussi traîne êaUtage, , 

Au Nord-Ouest et à la Baie d'Hudson, le tobogane est 

encoi-e employé pour le transport des voyageurs et des^mar- 

char^ises. ^ 

• ' ^ 

TocSOn, 9' m. et fém,, Personnif maussade, grossière, 

désagréable, mal élevée. 

Se dit aussi d'un bélier, ou d'un jeune taureau • sans eomea. 

Dans l'argot des collégiens, tocson désignu un élève dissipé, 
tapageur, avec tendance aux querellei. 

Tomahawk, «. m., Arme de ^erre des sauvages, Mi 
forme de casse-tAte. 

Lacombe fait dériver ce mot du dialecte Cri otamaMk^ 

a88«>mmez-le. ou otâmaktcata. il est assommé. 

«1» 







r.!' 



^ 



\ 



$lê 



TOM—TOR 



Tomte» «./f Ctrctteil, bière. 

Twilb# » •../, hoùtée pièoe de bois d'un piège à cMtoiv 
^i, par «Il Jeé wpécwÀ cl*éoluippetDent, doit pouvoir tomUr ao 
MMent Toslii en écrmMmt l'aniul. La contre-tombe est une 
attire pièoe tin onèiiie piège detunëe à recevoir le choo de la 



i^\ 



ÎA bonon honnie 
in«r 1*000. 



Tombée» «. /i Chate, déclin : — I passera pas la tombée 
deefeuiliee. 

Tonbéê de fat nuit/ foc., DëcHn do jour, conimen- 
oetnent de la nuit v. fiBUVAim. ^ 

^^ Toffibleur, #. «t., de rang, htmbler. Verre k boire de 
ibroie tn^e, et tans pied, m grand usage surtout à bord de» 
naTiret. 

Tondre» ^* *»., du breton tofU, de tan, feu. Sorte dtt bois 
poatri, 00 amadou, doçt on se sert pour recueillir le feu tiré 
du briquet 

. raiiiMtali 100 Umârt ei non fletet (fUsll)» poar alln- 
Ltt yimv0Ue Annai0, {/Jenej 1870), i>. la 
A Goemesey, on Cppelle encore UmcUrier la boite à amadou. 

T^ndrière» «> /* Li^n abondant en bois, dont on fait le 
tondre, ou amadou. 

Toque» ««/f Mot usité sur les sucreries pour désigner une 
pelote ds neigci; que l'on plonge vivement dans le sirop 
d'érable, pour ren retirer tout anmit^yt, couverte d'une calotte 
du itfyiM cMItire / 

ToQfUer» v, a^ Heurter, choquer, frapper. 

Oeffs 4to M. «le Roqaelaarvi qui lefiie I*«q, Ioçm l*auire. 

La «aux na Lmcr, Livre de» Proverbe», II, 21. 

Est usité aussi sous la/forme. pronominale :-~I s'est toqué \t^ 
tète contre le mur. 

Toquer» v. mI, Battre, ^ palpiter : — Le cœur me toque. 
Frapper de la tête : — Prenet jg;arde à la chèvre, a va toquer, 

TorollOIl» ««y^» Femme malpropnvsouillon. 

. Torohone» «. m., f'*» Flocons de neige épaisse, tombant 
lentement, et avec teudjineç à se changer en pluie. 

TordeUSe» ••/» Toidoir, ou machine à tordre le linge. 

Toill^Oni»' i' wl sij .% Juron populaire. On le fait géné- 
ralement précéder de eré ou ré i-^Cré tord-nom. 



TOR— TOU 



Slf 



Tor^rniole, t. /» Soufflet, coup mr le ▼!•*§«. 

Torquotte» «•/•> du nonnand torquer^ tordre» d^r. du l*t 
tarquere. Feuille de tabac, eoroulëe très lerfëe, comoie io rdm 

en spirale. 

Torquette (ficher la), /o^., Pans la langue dep eou- 
reurs des bois, des trappeurs, etc., fteher la icrquêiU signifia 
jouer un vilain tour, jeter un sort, donner une maladie et 
même la mort. 

Torrioux ! interj.^ Juron très répandu, quelque choM 
d'analogue MU ^y de D du peuple, en France. 

Tortiller du derrière, /oc., Marcher pn se balanj^ant, en 
imprimant un certain mou vemeùt à ses hanches. Se dit parti- 
culièrement en parlant des femmes. 

Cette locution est aussi employëe,.au figuréj dans le. sens de 
chercher à se dégager d'une situation gênante, en usant 
d'adresse, de ruses, de subterfuges :~T'as beau iàrtilUr dû der- 
rière^ t'en sortiras pas. 

On rencontre cette acception chez le poète normand Vau- 
quelin de la Fresnaye : — 

J« ne puiH aoaflVtr cette aadaee «1 flère, ^ 

Qui dtt: Il ne faut plu« toHHler du derrière. -. ' 

VAVauBiJir, «a«rrt, p. 29». 

Totem, »' n%, Mot algonquin, désignant l'emblème ou 
insigne particulière à une tribu, à une famille. 

Totse, fidj.^ corrupt. prob. de l'ang. tmity bien tendu. 
Tendu, raide, serré. Nous nous rappelons avoir lu quelque 
part cette phrase : — *' .... que Ton nouait ensuite avec des 
ha rts d'aunes hien tùtses" 

Touche, «./, Pipée, bouffée de tabac : — Tirer une tauchêf 
c.-à-d. fumer une pipe. 

T0U0beB*y-paa (ça B*a,ppèUé),'loc., Chaque fois que, 
dans le langage mmilier, l'on v«>ut laisser entendre qu'il est 
dangereux, ou absolument inutile, de songer à mettre la main 
sur telle ou telle M||Bonite, sur telle ou telle chose, on ' dit 
oommunén^ent — ^£tt tout 9a, vous savez, ça ^aypelU tùuektê^ 
poê. 

De même, en parlant d'une jeune fille sévèrement gardée 
par ses parents, et pour laquelle on projette un mariage am- 
bitieux, des galants déjà éconduits .mettront un nouveau con- 
current sur ses gardes, on lui disant — Essaie si tu veux, mail 
ça $*appelf€ touch^-y pas. 



118 



TOU—TOU 



Touaff V* a., Rcmorqnar, dans !• mm d'an vaiiieaa qai en 
tratne an antre à ta toite. 

Le mot Umer est fraacaii, maie ne te dit qne dam le teni 
de faire avanoer on navirÉ en tirant une corde à force de 



Touladiy tOUTftdiy it. M*t ^<^ montagnaii désignant ane 
traite particalière aax lacs da nord de Québec. 

Toupaty «. m.», pron. UmpeUe. Arrangement plui ou moins 
symétrique de la coiffure d'une personne, en parlant de Far- 
rangement des cheveux. 

f OUTi #. n^t Habileté, adresse dans la manière d'agir, dans 
la façon de s'acquitter d'une besogne, d'exécuter un ouvrage 
manuel :-T-Savoir le tour. Apprendre le tour. 

Trait d'habileté, ruse, finesse ; — C'est un magicien qui fait 
de beaux toarêy c.-à^. c'est un prestidigitateur d'une grande 
habUeté. 

Plaisanterie, truc monté, dans le but de se gausser aux 
dépens d'un autre : — Jouer un tour à quelqu'un. 

Fromenade, visite : — Ailes faire un tow". V'nez .faire un 
p'tit toury à soir. * 

Tourde, «./., Espèce de grive. 

TourlOUre, s. m., Individu bizarre, dont l'apparence prête 
1> à rire et attire les plaisanteries. 

Ce mot dérive de tourhurou, signifiant, en France, un jeune 
soldat naïf et tout frais émoulu de son village. 

Tourmenter, v. a.. Accabler quelqu'un de sollicitations 
. pressantes. Importuner, fatiguer outre mesure. 

Tourne, «• /m Retourne, carte que l'on retourne à certains 
jeux. 

Toume-clefis, s. m.. Guichetier. 

Toumexne&t, ». m.. Tournoiement, palpitations, vertiges : 
T'poux pas monter plus haut> ça m'donne des toumemêHtt 
Utète. 



Tourner, v, a.. Diriger vers un c^Vté opposé : — Tourner un 
cheval, une voiture. 

Retoufner une carte à jouer, de manière qu'on en. voie là 
figure. 

Tourher et ratoumer, lœ., User de détours, d'équi- 
voques, de faux-fuyants. 



TOU~TRA 



319 



Toumiquety t. m., Saut» en tounuuit :— -L'èfta fait ui^ 
tourniquet en desoendakit. v. Somkbsit, 

Tourte, t./., Sorte de pigeon laiivAge, Mitrelqis Iprt ré- 
pandu dans le payt. 

En France, tourte a été jadis employé pour touirioreUé^ mais 
ne sert plus aujourd'hui qu'à designer une espèce de tourte- 
relle de la Virginie, et, en dehors de Tomithologie,' une sorte 
de pâtisserie fermée et remplie dé viandes ou de fruits. -^ 

Tourtière. «./., dunorm. tourte^ gros pétn de méjoage. 
Pâté de viande de porc, qui se mange surtout en lltyer, à 
Fépoque de la ** boucherie." Tourtière se dit encore d'une 
tarte épaisse, faite de patates et oignons, sans viande. On dit 
aussi tourquière. ^ 

Tousseux, 9. m., Tqusseur, personilè qui tousse-souvent. 

^Tout (pas en), toc.. Du tout, aucunement, v. Pantoutb. 

Tout de môme, loc. udv., Néanmoins, mal^é tout. 
Toui (|« mimé Doa ne pat pas. ... les Mtffel. 

Tout entour, loc, drft?.. Tout autour. 

£t toui entour boatons d'argent. ^ 

Chanêon normand» du XV* Hicle» 

Tout partout, loc adv.^ Partout. 



Il va, 11 vient, tout par tOf%U court. 



P. Qrihooikk, CEWvrrs, 1, 40. 
Tout plein, loc. cuiv.^ Beaucoup. 

Township, s. m.. Mot anglais, -dont on se sert souvent 
pour dés^nier un canton (v. ce mot). 

M. de Tocqueville, dans sa Démocratie en An^rique^ dit que 
\%town$h%p tient le milieu entre le canton et la 8>mmune, mais 
il entendait par là le canton et la commune de France. On 
conçoit facilement, en effet, combien une semblable définition 
comporterait ici d'arbitraire, car te township canadien, bien 
loin d'offirir l'agencement adm^iistratif si compliqué du canton 
ou de la commune de France, éveille ici plutôt l'idée de quel-- 
que chose de fruste, d'à peine dégrossi, où hommes et choses 
gardent encore comme un reflet de nature primitive. 

Track, «./., Voie d'un chemin de fer. Piste d'un hippo- 
diome, d'un champ de courses. 

Train, «. m.. Bruit, tapage, vacarme : — Faire un train 
d'enfer. 



^ 



S30 



TRA~TRA 



X 



Tralo. (êire en), ^., Etre pri§ d« boisson^Etr© en éUt 



d'i 

'n^ill de (être en), fcc.» Etre occupé à i—La SMUDMi «•< , 
«n Iratn (iie coucher lei entants. 

L'AcMlëmié française ne donne à cette locution que lé teni 
de •< être diipoe^ à** 

Train (faire son), /oc., Nettoyer l'étable, récurie, etc. 
Soigner ses animaux^ et leur donner de la litière. « 

Traîne, «• /f Traîneau grossier, garni de ridelles, et 
servisnt ordinairement, en hivex-, au transport 'du bois de . 
chau^lage. ^^^ 

Traîne (à la), foc. oc/r., En.désordre-.-^Tout est à/a. 
traîne, 

TrelneaU, ». m., Le plus petit de nos véhicules d'hiyèr, 
. aaquel, à la campagne, on attelle les chîéns, et qui sert aux 
eïifantji pour tirer des glissades (Oscar Du.n«), 

\ Traînée, •./, Chemin pratiqué en hiver, à travers bois, 
^pour l'exploitation d'un chantier, et où les ti aînés peuvent se 
risquer: — Lia <raîne« est bonne c't hiver." 

Traîner, r. »., Aller,, voyager en traîne. , \ 

Pul» tantôt marchant, UntAt traînant, nous alllont, qui chantant, qui 

songeant... '^ „ ,_ 

TACUtf, Fartaiierê et Voyapeurt, p. 18. 

Traîné sauvage, «/, v. Tobooane. 

Traite, ndj., Traître. - 
Ia>s barons traiHei lestèrent chair ieur^ banîere«. 



t i- 



COCHOV,' Chron. yorm., p. 9. 



'Traite (payer la), loc., Payer à boire à quelqu'un. Payer 
une tournée. 

te 

Traitement, adv.^ IVattreusement, en trahissant. 

» ■ . ■ ^ 

Traiteur, «. m»., Celui qui, autrefois, allait traiter avec 
les sauvages, en leur proposant un échange de diverses mar- 

chandÎMit contre leurs fourrurM. 

' , . - ■ 

Ihraltriee, «./•« Trahison, perfidie. 

Tràlée. s. /, ^Traînée, ribambelle, $uite nombreuse :— Une 
trdUe d'entants, c-à-d. une lignée nombreuse d'enfants. 
^ Oi| emploie irôUê^ en Franoe, dans le sens de troupe de 
personnes faisant route enfemble. 



TUÀ«-TRI 



SU 



Trampy «. m., Mot iMigliùs poor viigaboacl ë# gwmdbi 
itMiUt. lie Imm^ Aime eurtmit J^^^v^uenter lie eoipegiiee 
ieolëee, dahi rattentede quelque loaohe ooc«eioil^d# «remplir e» 
m«gr»«ioaroeUe, ou encore tont simplement èA» de chiper, ei^ 
pMmmt, U poale et les crafi dn fetnuer Mme déAMieo. 

TnOISiger,- V. <i.« de Tan^. ioêramaeê. Faire, n^Ier :-. 
TVtmêiçerdek aifiiiret. 

Transquestion,^ #./, TJiit^ auTalaie de justice dans le 
.sens de Question de contre examen. 

TransauestiOliner». t. a-rlContre-examincr, questionner 
le tëmoin aune partie adverse, aprèi^sa déposition. 

Trapper, «. a., Chasser à r)|ûde de trappes i-^TVioy^)^ la 
marte, le castor, etc. - 

Trappeur, «. m., Celui qui clfeasse à l'aide de trappes» 

^ Travail, <• m.^ Brancard d'une Toiture, o.-à-d. prolongée 
de bois d'une voiture, et entre leslauelles on attelle le che^d. 
Le mot travail est particulier à la région de Montr«(ai. A 
Quëoec et dans les environs, on dit les mênotrêê. v. oe mot. 

TrayaiUant, adj., TravéiHeu4 Uborieus, qui aime à tra- 
vailler. * 

Trayaillant, r. m., Travailleultr, ouvrier, manœuvre, em 
ployé d'un établissement industriellquelconque. . 

Travers (au), loc. prép.. Se dit quelquefois pour parmi» 
dans le noa»bie :— -Cèst un beau panier de fraisep, mais il y 
en a au traverê qui ne sont pas bteni mûres. 



Traverse, ». /, 

Embarras, revers, affliction i — Ctest an livre oè il j a bba 
des travêràéêy c-à-d. où le liéros subit bien des infortunes. 

Travèrsiér, «. m., Bateau faisi nt le serrioe d'une rive à 
l'autre d'un fleuve, d'une rivière, etc.': — Le êravertimh ^ .Ltm- 
gueuil. Le iravertiêr de Lévis. v. £aBiiT< 

Tre -(terminaisoiie en). Du# la plupirt* des teneî. 

naisons en /rv, la lettre r ae se fait pas entendre. Il en est de 
même de beaucoup de terminaisoné ei|i ér^: PrêU^fsnm^ ete., 
pour prêtre, prendre*. 

tremblement (tout le), Uc., Toutes lee perseakee qei, 
d'après l'usage, doiveiit«isssieter à Une u <iém unk :~On élail 
tous là, le pèra, la mère, les oneiss, les Uatis^ 



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423 



TEEi-TBI 



TrwnblaUX, â. m., Trombleur, poltron. 

TrémaaUt «' tw-t Trumeau, ou espac^ d'un mur compris 

entre deux iènétrès. 

,y . ' . . 

Trempd. «ir*., Éte dit louvent pour trempé : Etre tout 
trempa c-AhL être tout mouillé, être tout en sueur. "" . 

Tremper, «. a., Serrir, placer sur la Uble i—Trwiper la 
soupe. ' 

Tremper, ©. n.. Songer, réfléchir :— trempes jusqu'à 
undi, et puis on verra. 

On dit encore trtmper danêUê mémeê ien^iiMn<f,en parlant 
de personnes qui s'accordent entre elles, qui partagent les 
mAmes idées, les mêmes qpinîons. 

Trempette, *. /, Mot usité sur les "sucreries" pour 
désigner une tnmçhe de pain plongée dans le sirop d'érable, 
avant que tselui^i soit trop condensé. On dit aussi imiéipim. 

On désigne encore, par trempette^ un certain mélange de 
{Àin et oeufs, trempés et bouillis ensemble. 

Trémpine, «.A V. Trempette.* , ^ * 

Trente-eiz (se mettre sur son), i^., Sortir, revêtir 

seà plus beaux habits, se parer de ses plusf beaux atours, par 
allusiqp au *^ Trente-sixain," qui était le nom donné autrefois, 
en France, à une sorte de drap très fin, dont la chaîne se com- 
posa.t de trente-six fuis cent fils. 

Tricoler, v. n.. Chanceler, caracoler. 

, Trie -trac,-». »R» Crécelle. 

, Trifluvien, eniie, «<(;. géog,^ Qui habite la ville de Trois- 
Riyières. Qui appartient à Trois-Rivières. 

Trimbaler (se), v. pron.j Se promener. Aller et veiiir 
par désœuvrement. 

Trime (mis en), loc., Mis à point, mis en état. 

1. t>' __ 

Trimer, t7. n., Avoir du mal, travailler péniblement, souf- 
frir, être malheureux :— llVa fallu ben irimêr pov arriver 
où on est. 

Kagneater Mi ton art, irittMT est nïon demrtr. 

LAJ^muAv ^La Ommpimmd9, p»A^ 

Trimer, «.a.» de l'ang. to trim. Mettre lademi^ maiiijà 
un article de fabrication quelconque, avant de le livrer au 
client ou au commerce. Est^ surtout très usité parmi les ou- 
vriers d'usines, de fabriques, etc. 



I 



TRI-^TRO 



3SS 



1 I 



Par extaniioi», pi^i^ri wrmng&ti — Vlà un» femme btn 
iriméê, Cett une affaiiw mal triméé, 

Tringue/f. /., Tringle. Cei^ là une forme lembkhl^ à 
celle que IW rencontre dana éfir^guA^ pour épingle. 

Trioily «. m., Trayon, bout du pif de la vaohe. 

Tripêé de rôoha, «. / |>^.) Nom ironique d'une oertnine 

moume oomeitible. 

• . (, ». 

''Tripiad, ». m., Trépied. 

Tripotôr, .V. a., Manier maladroitement. Est austi lou- 
vent usité dam le léni. de prendre et maaier lee bras et les 
mains d'une femme : Il n'est bon qu'à iW/Mtor les filles. 

I/M«lla B*a pai fott «gi|l . . . .s Hpotoir les saroea (jeanM ailM). 

If ânviBB, JM<!<./rafMo-fionn., pw tSi. 

Trolley^ t. m., 'Mot anglais, d'après le nom même de l'in 
venteur, servant à désigner la longue tige mobile transmettant 
le mouvement à un <âiar, ou tramway électrique. 

Trompe, i. y!, Erreur, méprise, faux calcul. 

T a pas d'trompeort qno d'Iromp^t. 

DUAtm normaïKl. 

TrompeaX, «.«t., Trompeur. 

Afls bavard «t malntUi iTMafMtts. 

it<«M«i«r«<«<M«, p. m. 

Trop, toc. adv., Trop nombreux : — T aura pas asses 
l'chsises pour tout le monde,^ i sont trop. 
L'application étymologique dumot <n>p est ici donnée dans 
mte son intégrité. Bn eflbt, ce mot dérive du viei|x français 
troupeau, employé autrefois adverbialement pour dé- 
un excès de quantité. 

Trouble» «• m.» Mal, peine qu'on éprouve à faire quelque 

Misère qu'on enénre .M-J'ai en ben du ItomMs, ailes. 
Dérangement, embarras: — J'vons donne bén.du WouJtiU,' 
'est vraiment trop de WcmXk, 
Désordre, bruit, tnnrahe :— Y a en du WwMê^ hier, à 



Rixe, émeute, insurrection. En ce sens, s'emploie 
pluriel: L«i IreuM^de 37. Lm IrpttWst du KordrOiMil. 

Troubler pour, lec., Plrendre la liberté de demam^ 
[elqne chose, en ■'excusant :^^e vous W^M^rai de nouveau 
r un flooroeau de pain, pour un peu de sauce, etc. ' 



/ 



Sf4 



TR0-:TUR 



0- 



TroilllfB<MI« «. «r» Ajiuti oroupion de voUiille. 



Troupe» «./, Armée orgaakée d'an payi:— FWin Tenir 
de U ir9up9f o.^ d. appeler lee aiilitoirM; 

Troiuwe (en). <00., Se dît en perUnt d'une pereoone qui 
ett sur U croupe a'un cheval, derrière un cevayêr qui eet en 
•elle: — Aller «n lroN«M. Prendre quelqu'un «n ^rmMM. 

TrotuMeau de bapMme, «. 

veau-në. 



Ti^f Layette d'un non- 



True-bill, «. m,, Mot anglais, uiîtë au Palais de justice 
j^ur déclaration de lieu, c-à-d. pour déclaration des jurés 
qu'il y a lieu de continuer des poursuites. On dit, en France, 
arréi de mtjm en aeeuBoHon^ ou tout simplement miêe enaccu- 
êcUion, V. No BiUm "" ' 

Truie qui rapporté, lœ., Désignation habituelle, da^ns 
les contrats à rente viagère, d'une truie que le donateur s'en- 
gage à mettre à même d'avoir chaque année des petits. 

Tuer, V. a.. Eteindre, souffler, en parlant d'une bougie, 
d'une lampe qûe^'on souffle, pour l'éteindre. L'impeccable 
Malherbe, lui-même, s'est servi de cette expression : 



Msls toar prétest* le ploa hmn, 
C*6«i qne lu terre «tait brûlée 
BMle n^eoeseot tui — flambeSa. 



Tunné. Se dit pour eu «n, devant un verbe ayant pour 
initiale une voyelle :— S'il t'en faut, tunne ach't'ras. Tu m'as 
pas dit qu'lunn« avais. 

TUQUe, <•/•» Bonnet de nuit. 

Au siècle dernier, l'habitant canadien se coiffait le plus 
ordinairement d'une tuque de grosse laihe, se renversant sur 
un o6té, et portant un gland à son extrémité. 

TuQUe-bleue, «• *>»•» Nom dérisoire donné autrefois par 
les Anglo^ïauadiens aux Canadiens-Français, par allusion à 
la tuque de laine bleue qui constituait leur coiffure la plus 
habitaeUew 4 

Turbentine, ••/*, Térébenthine. Le Dietionnaire deCot- 
çrwÊÊ donne fiir6e«il<ffi«, aTeo cetée acception. 

Tlttlutér, 9. «., Fredonner. En Normandie, on dit encore 

hêrlurer, , ■ ) - ^ 

\ 



TUY— TWI 



8S5 



Tana, «. ut.. Nom vulgAÎre^ donné aà ohap^Bau de toia 
haut de forme: — Etre en tuyau. Sortir loii 

Twisty «./, Habileté, Adreese, expérience néeenaire pour 
donner b<»lie toumare, belle façon à un ouvrage /qneloonaue : 
-—Cet homme a la iwiêi pour ça, c-à-d< Thabiti^e, l'habiletë 
requiae pour cela. 



\ 



V 



/ 

/ 



I . 



8S6 




U— U8U 



^ 



u 



% * 



u. X* voyelle t*, seule, placée devant un m ou un n, se ph^^ 
noBOç généralement comme la diphtongue eu : Prenne, breune, 
leumt plewm^ etc., pour Prune, brune, etc. 

ÛcharWltle, ••/•f Eucharistie, 

Un (comme pas), lœ,. Est usité, à la fin d'une phrase, 
pour Mieikx ou Plus que qui que ce - soit: — Il est capable 
tomme pae wn. ' . ' ' 

UnlyeroLtaire» ».*»;, Elève, étudiant d'une université. Ce 
mot est surtout d'usage courant, à Québec, pour désigner les 
élèves de rtJnivendté Laval. 

Urbain (char), «. m.. Tramway. V. Chae. 

,. , Urope, »./., Europe. Le P. Buffier, grammairien, écrivait 

^au oommenoement du xviii* siècle que les noms propres 

Europe, Eugène, Eustache devaient se prononcer TJr(ype, 

Usabie, a((;«, Qui s'use facilement. 

Usatice, »./, Usage, habitude, coutume. Quelquefois aussi, 
privilège, droit d'user. 

Le MftTOlr . . . .HTM rexperte mmum. 
Donnent. ... an renom soorolManoe. 

VAVi^ijmmt, Aripoitigué, II, p»ll* 

Usant, ante, part, préi,^ Jouissant de, en possession : 
— Fille majeure usante de ses droits. ^ 

Oemot, bien que très français, n'est employé en. France 
que oomme terme 'technique de jurisprudence. 

» 

Usure (être d*), loe,. On dit de quelqu'un qu'il est bien 
ifumÊTê, lonqu'il usé, détériore ses effets, ses habits, avec une 
déplorable laoilité, et danr un court espace de tempe. 



^ 



USU— U8U 



M7 



Usurfrit, ê. 1»., Utolniil 

Usurier» ère, a^r** Qui «ae sm habita» Mt ohMMMurais •« 
effets» en pea d» temps» \ 

Le seul terme frenoèk epproekent dCtiMirisr est le mot 
U0eur, donne per Besoheffette deas le sens de qnekin'im qui'; 
use par frottement 








y 



A 



VAC— VAL 



Y 



Vacancei s./., On confond généralement le singulier et le 
pluriel de ce mot, et l'on dit indifféremment vaceMce on 
«Moneet, pour désigner le temps durant lequel les travaux 
nt dans les écoles et les tribunaux. En France» comme 
Vop, saity le singulier vacance te dit surtout du temps pendant 
lequel une place, une dignité n^stpas remplie. 

Yaûhe qui' ne meurt |)a49, /oc., Désignation habituelle, 
dans les contrats à rente viagère, d'une vache que le donateur 
i|engàge à remplacer, en cas de ];Dort. 

. Vft( àye, a<^., Veuf, veuve/ 

Vague, ». /.| de rang. wai?e. Se dît, en météorologie» d'un 
courant ou mouvement d'air chaud ou froid, dans une même 
direction '.-—Les journaux i^nnoncent l'arrivée d'une vague 
froide pour demain. / ) 

Vft^EIlt, ante, adj.j Qui est téméraire, fanpkron, pré- 

En Normandie, vaillant est usité pour dur au travail, en- 
treprenant^ alerte. 

ValUailtise» ' »• y*M J*orfahterie, ostentation de force phy- 
sk|iMi de touplesM, de counu^. 

> Vaille qui vaille, loe. adv,^ Vaille que vaille, tant bien 



AU lortall*^, «aille 9«lvcMII«, ^ 

OMy B*wt poliit m* rMQUVxaaoe. 

Mi9L du run té9Lr9' U»i 

Vale&tiSi, ». '"m., Lettré de dëclaçatioii d'amour; non 
fifnfr^ «t g4Nimlen|ieiit enjolivée d'une bordure enluminée ou 
ijovrée en dentelle, que les jeunet gens échangent entre eux 
le 14 février, jour de \m Saint Valentin : — Envoyer, recevoir 
«a ««liMlifli. 



^ 



VAJL— VEI 



3S9 



8e dit »Q«tt d'une oaricaim^ g n wt ièr emen» ee l é ri é ^ en- 
voyée «aénvmeiiie&t le ioar de U Seint-ViUeiitki 4 une per- 
■Ojn&e que l\>n veut, ntteiadre de imite pertaoïiU^Niiieiit mor- 
dante. Orâoe à Je Saint-Yidentin, lee enyienx et lee b*ineax 
de tontes e^qpècee s'en donnent ce jonr-là à oœnr joie. 

Le valéfUin se dit en H'rânoe nne vai9Hiine, et t'applique 
preeqne exdneivement à là poétique lettre nmoùrenie. 



^ 



Valeur (c'est Iben de), ^.i C'est bien pénible, bien 
f Acheux, bien malheureux. Cette locution se tronve dans 
Montaigne. 

Valeur, ^/., Sedit'sourent pour intervalle, espace, en 
parlant d'une longueur de temps : — Il est ben resté hi valeur 
d'une demi-heure. 

Valise, 9' f-y Ce mot s'entend de to>ute malle miélconque, 
de petite ou grande dimension, fute en cuir ou en tx>is, et qui 
renferme du linge, des hardes, etc., pour les commodités du 
voyage. 

Valoir,' tt. n., Posséder Une certaine fortune : — 8oh oncle 
vaut aujourd'hui une dizaine de mille piastres. 

Vantardise, «./,Vanterie. 

Varder, t^* n., Errer et vagabonder par. ci par là, et sans 
but, sans objet apparent. ^ 

Ce curieux 'Verbe nous vient ^ sans doute du vieux français 
vrtdw^ qui signifiait alîer et venir sans objet. . Par métatbèse, 
l'on a d'abord dit verétr^ puis varder, 

Varge, Vér|fe, f./t Mesuré de longueur, équivalente au 
yard anglais» soit environ 92 centimètres, mesnre française 
actuelle. 

Varlopure, «•/•> Ruban de bois détaché par la varlope. 

Varser, v, n, et a., Verser. 

Varte» <m$., fém. de Vbrt 

_ ' ■ ' 

Varyeau, «• «».> Sorte de seii^e grossière, ppur la pèche dq 

Vaurlentèi «./..ÇànnUlerie, 

VaadUèr.^. n., VacilkHr, JMUanoer, héëter. ^ ^ 

VelU'ée» •' /., Réunion de personnes, à jour fixé, pe«r |MSser 
une soirée à oonverser, ioner, faire de If^ musique, danser : — 
Donner' une «eiM, o.4mL donner une soi^. 



^ 



V 



330 



VBI— Vto 



» 



Vattler, v. n., Pmmt la lolr^ <*« mi vomoi ehes on ami. 
de réunir, àjoorfiz^ ehm une oonnaiiMaiioe, pour paner la 
floirëe ïè plus agr^blement possible :-— V'nes don veiller ohes 
moi, à sour, sans oérémoni». ^ 

VelllOChe .Veillotte, •. /, Petit amas de foin en forme 
de cdne, forme aprës^la faucluuson, et disposé pour qu'il passe 
la nuit. 

•• OiiVftoh«rolierlMj*Tellè« qa'on a djspoaéet en oôpes ou veOUtUi 

pour les ftOfesâober. " . - ' 

Fi,KUBT. X««, <|« la .^cM«e-JV§r^aiM««.p.6S. 

VeUineuZy ac{;., pron. vlirmewe. Venimeux, vénéneux. 
Au figuré, celui ou ce qui est infâme, ooquin, traître. Qi|i 
se plaît à médire, à supposer partout du mal. 

Venderdi. «. m., Se dit parmétathèée, pour vendredi, cin- 
quième jour de la semaine, 

( Vendue, ••/, Vieux mot français passé dans la langue 

I anglo-américaine; et désignant, dans l'Ouest des Etats-Unis, 

1 une vente quelconque aux enchères publiques. Ce mot est 

! encore usité aujourd'hui, en ce sens, en Normandie. 

I IfsUaa mort étant T'Aiie".' _^. . 

i ^^ Il tellnt nveir nn'v«f»tt«i«. ' 

! JiroMV.aiifia<«(Jersey U74),p. 18. 

I Pu M 11 la rappela ponr inl montrer troU aonen de gnlpare, qa*il ayatt 

troaTées denuèrement dana une vénd%te, 
I OuaVATS FiJiiXBXB*, Madame BovarptV* 4M. 

j Venette, #./, Grande peur, allant jusqu'à donner la 
I diarrhée. Le mot môme, du reste, signifie diarrhée en, Nor- 
mandie. 

^ i Venir (à) tusqu'à. /«?., Pléonasme usité pour jusqu'à :— 
^' it ««ntr/tM^«^ aujourd'hui... . . 

I Ventre (OOnrs de), /«?., Diarrhée, débord -.—Avoir un 
court de vetUrt.'^ 

Ventre-Hie-bœnf^ «« n»., 8e dit de certai ns vallonnements, 

ou sffsiiscuriruts d'apparence grisâtre, recouvrant la surface 

i de tondrièrt«, de Buumis,.et «^'autant plus perfides qu'ils <^frent 

i à première vtie une certaine co nsi s t ance qui séduit le piéton, 

Ventrèohe, «• A P^urtie ventrue de certains poissons, et 
I en particuUtr du iiuiami 

VApee, s./ f^» Vépm 

Véreux, ^, ^ dit, en manière d'admiration, en pariant 
de quelqu'un qui est liâiile, adroit, et que Ton soupçonne 



VBR— VBR 



8^1 



qoMid mèmt d'aroir on yioe «oentiAl et jmcM : — Yqêa Mm 
boti vérmtx^ YOtti, d'avoir d'k ohanoe oomnie f». 

Verge» «./t D^ à coudra, laiit fond. Ce d^ a enipnialé 
■on nom à. la verge, vieux mot français pour aniMao tani 
ohaton, dont le cercle apIÀti était ëgtl' partout 

Bt 14 BM promit aar ■* fby. 

Qu'à jamaU, pour l'MKoardamosr, ' 

liftgardenrit. 

Bom, dtta Roêf» 

Verger, t^ a., Battre, corriger, roiaer. 

" VergeUZ/euee» a<^., Excellent, fameux. « 

. Cast de la Ar«iiai« Mii-da-it^e, «t d« la 9^§êuêe ; on n'«a boit guère de 
eembUble depuU que l'AnglfUe m pr\» le paje. 

DS'OAsra, ittfp«rlelr# «uillonol, tome II, pb A 

Vérine, «./.« Tabac nouvellement ceuilli, c-àrd. encore 
vert \ 

Vérité, «•/•} S^emplbio quelquefois pour yM#te«é0.' — |ioui 
en avons constaté la vérité (sous-entendu remarques). « 

Vermine, «./., Terme collectif par lequel Ton désigne les 
souris, les rats, les mulots, etc. ^ 

Vernailler, v. n., Fl&ner, aller ça et là sans but apparent 
Agir, travailler sans courage, sans parti-pris, en traînant les 
jambes, avec d,es airs de nonchaloir et de paresse. 

83m. comp., VemaUler^ Berlander. Ce dernier v^erbe 
désigne surtout les habitudes de lenteur, le manque de déter- 
mination d'une personne, tandis que vemaill^ est inséparable 
d'un oertain état de veulerie et de paresse. 

A rapprocher du norm. v/raudert signifiant vagabonder, 
rôder çà et 14. 

Verre ll patte, e, m., Verre à pied. 

Verrore, ••/, Verrue, 

J7erta, «./, Qualité qui rend prcmre à produire «n certain 
«ffoi, surtout bonne, qualité, excelimce d'niie chose :— ^ 
whisksy-U n'a ni goût ni vertu, 

Forw physique, vigueur de corps :-^l manque pas jà'vertu^ 
pour la grosse* ouvrage. Du lat. virtue^ dont le sens est u 
tique, et qui du resté dérive de vtr, homme. 



Leiprat eai rerlsnt ei eeates ei «ertiic 

ê- fTUp. le 



p. m. 



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VÏ8— VIR 



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▼esté, •. /» Vèteiii0iit.Mwi» mandieib k ^hM mt. le 
de^Anti nd dcMOnUnt qu'à mi-eorps, ei ^m «e porte 009» 



En FrftDoe» on dît nn gilet, le mot êwfe n'y élant plu» 
nnté qne d«it le langage é^rit, et pour idésiçierrraiitiqne ^ 
veite de veloara on de «atin, qni detcendaît jusqn aox hanobei, 
et qui e«t disparue depuis tant^ un mède. ^ 

Veuie. odj,, Faible, chétil : -<?€«t fin eilfaht b€» wutô 
pour son J^|;e. .1* ^t i. . 

Vévage,*. m., VeuTage. ^ , î^ 

Viarge, #./, Viei^>-La Sainte^Tiar^ ^ 

Vie fffeire la), fco., MenerUne vie dëréglëe^^ivre ^»»s le* * Ai 

libertinage. *. ^ * . 

On déugnait autrefois, en vieux françai^ les prostituées, *<* 

■ous le nom de/Msiiiet el9 iHe. ^ ^' 

PMrloltmooltlr.Âarl«iiaement4ane/«f»lne(f«r<^ ^ 

vieille (ma), ^., Désignation famUière de l'épouse, p«r , 
'le- mari . ' ' [ ■' > 

Vieux (mon), lœ. Désignation familière du mari, par la 
fw»»«* 
* VMSnPlky ««fc^ Vivement. 

Vigi|ailOe'Oômité (de), comité de ^citoyepsse formant 
pos^r exécuter lommairement uu'oriminel, en lui appliquait ^ 
k loi dé Lynoli. ' <«, 

8e dit ausai d'un comité detdtoyens^ se oc»nstituant en 
eonité de surveillance, pour des fins de polio^\ * " 

ViffOUreuX, euée, ««{;., Fort, robuste, en bonne b*°^ 

Vilaine, ••/» Se dit> au jeu àe cartes, c^ne^MtHie jouée 
sans remporter une seule levée. . ^ 

Vipytienne, ^**^ii J°r'^ de forme edoocie. 

Violon (Jouer dn), /^^ T^mVr éû enfance, |pei|^re 

vire, «./, TWrne, c.>d. /earte qia retourné, «u jeu # 



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, .TVNinier, remettre danamiM antre 1li8ieti&i 

Yiméom k voîtnre. 



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VIR—VOI 



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Virer (86)r ». /wwi., Se toujraer. 

^ Bll« tntiodU. .. .. i an brait de saboU «t. en m virant, «ti» Tti !• 

Cbûipiqal ItSTBlI nUtripée* 

Q. SAlfD. 

■»• 
Virer de bord, toc.. Rebrousser cliemin. Çhmnger de 
. direction. 

Virer de l'œil» lœ., Agosiser, mourir. ^ 

Viretape» ^'/m Tape donnée avec le revers de la main. 

Visage, <. m,, Se dit souvent,, p^r extension, et en buvd> 
vaise part^ en parlant ' d'une personne qui ne mérite auennt 
esCime :— Gré. viêoge, va ! Parles-moi pas de c^mtdgé^à. 

Visage p&le» s. m., Nom sous lequel les Indiens déii- 
g^ent^rhomme de race blanche. , 

Vie-à-Vis, /w4>., ^ l'égard de, envers. 
On rencontre souvent au vU-à-vië^ en ce sens^ ohes cerlaim 
auteurs : 

8e« aliures preaqae UmldM, «iKoat au vU-é-viê d« la terrible wiadssss 

Anbert 

^ ^ H > Ch. OUI.TS, Ltê réeUê de la OriP€, p, Uê. 

^Vitèm^ty'iM'v., Promptement. 

VitireaU, s. m., Toute vitrine quelconque, soit intérieure 
ou eactérieure, servant I la montre des marchandises. 

. vià, pp//>.; voiiA. 



mmêê gu9mêtiaiêêê, p. t^ 
Bimêê j€r H m 4 ê 0ê , p. M. 



\r 



La v'ia, oal.lft v*tà . , partie. 
VoHp'ld, vofKlne^A Vos promener. 

Vlimenx, adj., v. Ybumiux. 
* Voilier, v. Volibr. 

Voir, .V. a., L'infi|iitif de ce verbe devait tout natur^e- 
ment appeler,, au futur ei|ku conditionnel, les formes jt «oi- 
rai, iu votroê] etc., je txnroif» iu votraù, etc., et on les ras* 
contré* en effet souvent en vieux français et dans le normand 
d#nos jours. Au Canada, ^lles^soni aussi d'un OMge k peu 
près général. *. * • 

JTen voym riens piÛriU la 
J^uiâUije ne la ffoprrap* 



^t9L eu »ii§f é'OrL, w. 

V 

, tu.elktn,p. 



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334 



VOI-^VOY 



Voir (aller) les Mes» foc., Viatar, fréqoenUtr la» 
jeanas filial» En général, dira da qadqa'un qu'i/ va voir une 
jeune JUU, c'est laiiser entendra qull aat très ampraMé aiiprèa 
d'elle, et qu'il lui fait des visitMi réitéréss dans iin bttt pi^ 
bable da mariage. 

Voir (vous ayez qu'à), foc., Vous m'en dires tant. 

Volée, «./., Correction corporelle, infligée surtout à un 
enfant. 

Voler, v\ n.. Jaillir, f;n parlant des liquidas :— Faire voler 
de l'eau. 

Voleux, t. w., Voleur. 

Voliéri «. *»»., Volée, c-à-d. t|poupe d'oiseaux qui volent 
eusemble : — Un vdier d'outardes. Un volier de canards. 
On dit aussi voilier» ^ * . ' 

Volin, «. m.. Embrun, ou brouilt^d léger, t^ofonl à la sur- 
face des eaux, lorsque celles-ci sont a^^tées violemment. 

^ Vométit *• m.. Drogue qui provoq^ des vomiisements. 

VomiSSagé, ' «^i Matières ré«ùftant du vo.missemant. 

Votation, *•/, Vote, scrutin :--^Le jour delà votaiian. 

Vote, «#. /»«•» Votre. 
I l'iAbreiivent de vol MUif. 

Cet adjectif, sans son substantif, prend, comm^ an français, 

l'accent circonflexe : — J'bois à la vote, . \ 

> * ^ ^-^ 

Voteur, •. m., Electeur, votant 

Voui, adv.f Oui. \ 

Yojt^Bi 9» m.. Charge d'une voiture, d'un camioli, aie. :— - 
' Un voyage de bois. Un ro^of^ de foin. 

Cli^va} qîli à un bon vnyii^, c.4-d. Qui a une louria ebarga 



à Iralner, soit en personnes ou en ntarohand 

Ooursa d'un cocher :— J'ai fait un «oyofs qui m'a ban payé. 

Voyagour, «. m., Découvreur, explorateur aii paya in 
connu, ou à peine peuplé. 

Ce mot s'applique surtout aux axplorataurB du t#nipa 
c.^. à tous ceux qui, autrefois, po u ss é s nar Un 1 
insatiabla d'aventure^ et dé^ nouveautés, s' ékft ya iat it 
cessa hardiment an avant, faisant la ttaita avaa laa aauvagaa, 
nommant des sites, reconnaissant les cours des rivières, aie 



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VOY^VUR 



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^ Tovtefoia, cette diSAiiitîoii ne MiArMt pee eiieore po«r 
U pbTiMmoulie û oompUse da wj ymg ê wr oanediêii, et, jjMMlr U 
oompiéUr, âtoni qa^oetphrMee de» F ûi nuéUr ê H F oy ft u rf 
deJ. C. Taohë:-- 

/ ** FbyoMir, dit-il, dans le ieiie wiuuliéii du moi,' Ae Teiit 
pM dire tiinpleineiit on h^Moine qui à rojmgé; il ne vevt pee 
même dif» toujoara un liomme^ai a vn beroeoi^pde pi^yi. . . . 

*' Le «oya/9wf oenedien est un homme au tempiérament. ' 
aveutureux, prc^re à tout, capable d'ètée, tnntAt, micoeiiB- 
vement ou tout à la foie, découvreur, interprèle, bûcheron, 
colon, chemeur, pêcheur, marin, guerrier. Il poiîaède toutes cee 
oualit^ en miiwnce, alors mAme qu'il n a pas encore e|^ 
1 occasion de les exercer tontes." \ 

YùJOÉm Tbir, ^oë»» IVites voir, laissss voir, alloM voir, (^ 
voyons. - " 

Vue (au point d6)//oc., Rékiivemeht à. 

Vues» ê/pl,^à» l'nng. vitum. Opinion, idée, sentiment. < 



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WAH^gilie» *'J'f àe Tang. uxiggxn. Voiture de promeiUMlé 
d'origine ainëricaine, gënëraiemeat à un seul ^iège, et temar* 
^ • quable par sa grande légèreté. 

On dit aussi doubla usaggine, pour voiture à double at^lage. 

"Walamiche, Wananish, v. Ouananichr. _ 

WampUnif t' )|i-i Eîxpression anglaise pour toompam^ 
qui est lin mot: tiré an dialecte des Indiens de la NouveUe- 
Angleterre, et désignant la porcelaine, les grains de por- 
celaine, y. Esuroni,. à l'appendice. 

"Wapite» 9, ni,y (Cervus c^nadehsis) Cerf ou ëlan du 
Canada. Ce mot dérive du Cri toapitet^ B\gn\fi9>nt blanchâtre, 
venant de oê qu'on a voulu distinguer ce cerf de l'orignal ou 
daim, dont le pelage est presque hoir. 

^^ami-COOtai, (Somateria spectabilis) s. m., Variété de 
canard eider, appelé aussi " etder remarquable," autrefois assez 
abondante dans les parages du golfe Sliint- Laurent, mais que 
l'on ne rencontre plus aujourd'hui que sur le littoral du 
Labrador faisantiace à l'Atlantique» 

T^ftFOU, '• m., Loup-garou. ^Homme qui^ suivant une 
' superstition, erre la nuit dans les campagnes, changé en loup. 
WaroUf en ce sens, se trouve dans le Dictionnaire dé 
Lacombèt et les Normands disent encore aujourd'hui tnirou. 

Noodlt Qa*J'Àv<>narhumepr tare, '\ 

Ine 



•L»»ir tfli 



eoamme on varou, 

Aimeê çuemêêialMê, p. lIOi 



J*ont va pasMr, conune je v6os vaU, Plnaon Bernard. . . .11 était ebaogé 
•n voroiM, qooAl t méoonoAtHable — 

'" LABÉ]>ol.LifemB, JV«.|>tfïîil«|Mr'r«tiaN«i««fe«.I,lUw 

Warrant, #. •»».. Mot anglais pour mandat ;d'arréter. 

Wiktap, './m Mot algonquin^ désignant là racine 'd'ép^ 
nette rouge, dont on se sert ^ur coudre Técoroe. 



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WAT—WBI 



337 



. Watcher, v. a.^de rang, to watck, Gue^r, surveiller de 
prêt. 

Waupiijan, '«B» ^^^ sauvage, désigjkant lé cormoran 
ordinaire, dans la rJ^on nord du Golfe et qu Labrador. 

Wawaron, «. m., v. Ovaovaron. 

WendigO, WindigO, t. n»., Géant fabuleux, paruïi les 
Sauvages. 

Whip, 8. m., Mot anglais servant M designer celui qui, 
dans une assemblée délibérante, eat i« lbout»-en-train d'un'ê 
faction, d'un part|» et donne du ton, /du mouvement aux 
débats, par ses interpellations, ses ripoat|b vives et piquantes. 

WiffWam, «• m.. Mot sauvage signipunt hutte, cabane, et 
qui désigne le *' home " des Indiens. Dérivé du sauvage Cri 
toikiîvdky dans leurs demeures. 

Par extension, habitation délabrée, de peu de valeur : — 
C'est un vrai iviffwam, c.-à-d. cela n'est guère habitable. 

W^rench, «- m.. Clef anglaise, en usage surtout parmi les 
ouvriers métallurgistes pour fixer les écrous. 

W^rit» 8' rn.f pron. ritte. Mot anglais pour ordonnance, 
mandat. 



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388 



YAK— YAN 






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Tftnkde» «• mi., NotB^iooi lequel oq d^ugnc aouvent 
rAmérioftin, et en partioalier oeltti de 1» Nouvelle Angleterre. 
On rapporte que ce furent lee IndienB qui appelèrent «inii lee 
premien oôloni angUb d'Amériaue, le mot yaniwe ëlent 
1 exprewion U plut rapprochée de leur prononciation du mot 
engliêk. 

Yankéfléfvée» ac&'.,.Qtii imite lee manières du yankee. Qui 
a prit lee apparenoet, lee dehors du yankee. Qui t'est assimilé, 
en quelque sorte, le tempërainent yankee. 



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ZI— ZTN 



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Zi. Particule euphonique souvent employée pout lui, à lui, 
à elle : — Donae-zt-don. 

Zigailla^^e, s. m., Etat de ce qui est ooupë, taillé, ou icié 
de travers, en " zigzags", ou encore avec un couteau, une scia, 
dont la lame ou les dents laissent à désirer. 

Par extension, tout ouvrage mal fait, mal engagé, ou qui 
marché en tiraillant : — C'est du zignUlcige. Ça va tout en 
zigaillctge. 

Zigaillèr, v. a., Action de couper, de tailler quelque chose 
de travers, en *' zigzags " ; de se servir d'un couteau ébrécbé, 
ou qui coupe mal ; de scier quelque chose de travers, en tous 
sens, ou avec une scie aux dents ^moussées; ^ 

V. n., Aller tout en tiraillements, c-à-d. de peine «t de 
misère, en parlant d'une chose, d'une affaire qui marche mal ; 
ou encore en parlant de quelqu'un, d'une famille^qiiti a peine à 
rejoindre les deux bouts : — Ça zigaUle^ c-à-d. ça tiraille, ça 
va cou-ci, cou-cà. 

Zig^Onner, v. a., Rudoyer un cheval en tirant mal à 
propos, tantôt sur une rêne, tantôt sur Tautre 

Ziguezomier, v. n.. Faire des zigzags en marchant. j 

Zinky 8. m.y Mot anglais pour évier, car les éviers de nos 
maisons de vill^ sont généralement en zinc , 



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APPENDICE 



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AÀO— ALB 



3i3 



Abord (d") QU^y f<fc, eonj,, Cette locution le dit, non len 
.emént pour puiêque (àé)k cité), maie aniei pour à ccndiii&n 
que, pourvu quê. 

' Accords» «• M* jd'9 Convei^tiont préliminaire! d'an 
mariage. - ♦ 

^ Il cal mrtt ynnçùkê à telrv !«• oe«orfl«. 

Lui AT, l^oni^MtnMi, |^ m. 

Aohi|[iyBi^ «• *••• Mot d'origine algonqnine désignant la 
perche noil#de noe rivières (hlaek boêêAt^ Anglaii/ 

D'antres formes existent, et on dit, soivant les localités, 
aeigan, aeiçnan, mtMimekiffonj mi»naeki^n. Le mot est tris 
vie^z, étant venu en usage dès le commencement de la 
colonie, et on lit, entr'antres, dans Hennepin, DtêcripUon de, 
la Louitiané : ** On y pesche des aekiçanè. 

ACQlléroUM, ••/., Ce mot est généralement employé, en 
style juridique, comme féminin é*acquéreur. En Franipé, on 
lui prière aepiiérttért, et cela bien que l'Académie ne le re- 
connaisse pas plus que le précédent. 1 

Addition, «. /, Mot anglais francisé, et employa pour 
iupplément, augmentation i-^JinIdUionê à la Bibliothèque du 
Parlement. 

AffOhftmiA. «' m., Mot sauvage, usité en poésie, et en 
histoire pour roi, chef suprême. 

Le Roy «i Seigneur du p«tt qnMls appellent en leur langoe Agtmhanna. 

LncAmaoT, Nouvtile Krane^, Pf Ml 

Affres» «• fn.y Attelage, harnais d'un cheval. 1 

AlanXI68 (être dans les), lœ., ]/}cution empruntée de 
l'anglais, et signifiant être dans une grande anxiété, dans, une 
poignante inquiétude. 

AlbinO, t' m., Albinos. 

S'emploie aussi adjectivement dans le sens de glabre, im- 
berbe. / 



344 



ALE-ATO 



AXétm&tf.v. n., T. Haliiitee. 

Allèf«, «(^., Qui ne contient rien :—Vettx».t|B embarquer 
Airec mm, m* roiture est allège. 

AUoOMr, r. a., S'emploie souvent elUptiqubment, pour 
** allumer la pipe." 

AlmOttchiolie, •• m., du micmac animouk, lignifiant 
chien, suivi de la désinence diminutive ghiêh, \ 

Le mot alimmehièhe est une expression purekent^ locale, 
appartenant à la r%ion du Ristigouche, et l'on diBsigne par là 
une variété 4e chi^is que Ton dresse à fsire la chaése aux porcs- 
ëpiei. 



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Pour l*^momMehe point de péril d«ns U ohi 

TAOtiItt SoiréeêeanadiennêêtlMl^p.lti' 

Jim, Amarinages, «• / K, Conserves au 

vinaigre^ et surtout les cottiiohons, les petits oignons embou- 
teilles aVe6 des condiments. On dit aussi marinadeê. 

. Amariner, v. a.. Laisser tremper dans le vinaigre, en par- 
laht des (Cornichons; oignons, choux-fleurs, etc. 

/ Amarrer, v. c. Tuer. 

■ Apoia, «./.j Mot d'ori^ne sauva|p, désignant une variété 
de ragoût, que M. de (hào/é (Anctenê Cancuiienêt p. 192) 
décrit comme suit: *' L'a|io2a<^ou étuvée d'alouette^ avec 
pommes de terre, mie de pain, et michigouen." 

ArÔl^a, »' m., Bois d'acajou. On dit aussi mahogany. 

On rencontre la phrase : " des noix d*aratjou ", dans la 
Relaiian déê voyitgeê dê$ Dameê Rdigieute» UmUin«$ de 
Rouen^ ouvrage publié en 1728. 

Argenteries, «• / ;>/•, Objets d'orfèvrerie d'une salle à 
manger. 

Argiboire, v. Giboibb. 

ArraohiS, ».«»., Amas de racines et de branches, qui est 
tout ce qui reste d'un arbre arraché du sol. 

Aseinabe» «• /•* du sauvage algonquin amn, pierre. 
Lourde pierre servant i retenir une seine, un filet, au lopd de 
l'eau. 

Atmosphère, ». m.. Ce mot, féminin en France, est sou- 
vent employé, au Canada, dans le genre masculin. 

AtOCi^ ».»».. Ce mot, Résignant le fruit de la canneberge, 



tè 



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ATO— BAI 



345 



M 



est d'origine huronne ou iroquoiae. Le lexique iroqùoûi de 
l'abbë Cuoq donne la forme tokware, et on lit, à toca, ààtké le 
Dictionnaire de la langue huronne de Sagard : ** petit fruiot, 
comme cerises rouges, qui n*a point de noyau." 

D'autres formes existent encore : ataca^ atoeeay otoha 

Atocatier, «. m., La cannel^erge^-^ou^rbotte produisant 
Vatoca. . ' ^ ■ 

AtOSSet, «. m., Mot montagnais désignant un poiuon 
particulier au lac Saint-Jean. (Buies, le Sanjuenay^ p. 203). 

AttrapOy 9'f'i Piège quelconque pour prendre des ani- 
maux. , V . 

Au. A du ot Uy déjà cités comme remplacés souvent par' 
aWy il convient d'ajouter la préposition de : — Une salade au 
homard. 

Autnùpin, «. m.. Nom donné, par les sauvages Souriquois, 
à leurs pretres et sorciers. Ce mot se rencontre fréquemment 
dans plusieurs anciens ouvrages sur le Canada, mais avec ten- 
dance à tomber de plus en plus en désuétude. 

Les autmoin* adossaient» dans sa forme mjrsUqiM, 
Aux parois des rochers la log« fkttdiqaè. 

TAOHâ, B^ré— eana4itnn€êt 1(MS, p. ItO. 

Avé, pr^P'i Avec :— Venei avé moi. 

Aya, inierj.f Cri d'appel à un cheval, pour le faire, tourner 
à gauche, v. Dji. 



» 



B 



Babiche, «./., Lanière de peau d'anguille. 

L'explication la plus rationnelle de l'origine de ce mot est 
celle qui le fait se rattacher an Bouriquois ababiek^ sîjniifiant 
corde. Al, ou encore au micmac ababee^ même signification. 
Quoi qu'il en soit, l'empkii de babiche était à peu près général 
dès l'origine de la colonie, ainsi qu'en (ait foi Lescarbot .qui, 
en 1612, écrivait ababich dans son Histoire de la Xauveller 
Fran^. 

Baisé-la-piastre, loc./ndj.j Orippe-sou, c.-àrd. homme 
avare qui t'ait de petits gains, de petites économies sordides. 



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34« BÀI— BÈC 



4. 

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^f^mmmmim»,^ •^ J'^ P^Ua d'tftte rivi^w M troUVEÀt êD bM 
à'xantéamé, rfh à iàb jvte ép ce ienf^ le mot inmèttU' èaw- 
iiièf* •badfle mie 4Î4pi?M^& 5|ai,. cbinp «ne terre Ubovi^ 
retieiit ftMi àm^l^ -. ^^^^:•' ■-% '^ 

BêXWShièBf 9' m-t ÙBA^^tignAtion i^r trop inéomplète » 
é^M àminét de oe mot. On entend plut généralement» piir 
bmraekaiê^ une tortè de foeiéfonpée en amont d'un^ barre/ à 
i;embo«clittre d>im rivi^ le trbprpJeîn d^ eaux i^ëodulant 
par q«i4<iM iÉMie à tmvere le Mli|k ? ^^\ ' 

Fançber de Saint-Maurioè/ dane rrt^<^ a Bâbord, fait 
dériver bariiclioM de barre à cA«)tr, tand& q|i« J. M. I«moine, 
(Exp. y JbtMi^ikHi (Hdbuck), tient poqi: 6arf« écKaûée, et 
rattaobe le mot aâ patois des Ilee^de fa| lladeleine,^ où, ditril, 
baracbeît veat dire «n ^^* Bfii^rait très lias.'" j i 

BlMTé, èe, «^*M R*y^, qn» • de* raieg :— Hjié robe barrée. a 

BM^Pe de Ifr, «./•, Pince, levier en 1er, proj^re à sonlevet-, 
à lever des fardeaux!^ * \, 

Bu, ^. 11».» Ce mot «'emploie indiffëreniment» toit pour la 
cha^iêéêUef 1M montant qu'à mr^jaiiibe, ou pour.le htu propre- 
mécit dit, c-à-d. poinr belui qui 4reoQMV|« la jambe jusqu'au 

is^^' • ■ •- ,;^7^,- ■% ■ 

Bâse-ball, «• /•» pnm. bmiê«4iâl€. Mot anglai« pour '* balle 
anglaise, "■- "•_ '.. ■C:\/ 

BaitiSCMI, t>*^'» Exclamation en loriné^e juft>n adouci, 
et qui,. au Canada, remplit 1 ^office dnéàpriÊ^i de France. 

}i*€n alûr !. btUiêmn / On b« m^ dékiîge pt^^ «êU« ftiçoa. 

Le mot 6alMe«n se rattache, pour Véty^Q^Ogie, à la rivière 
du uiéme nom, et appartient probablement au dialecte algon- 
quin. 

Bayette. •/, Pi^«« de fonte, formant Tavant d'un po^le, 
et destinée a protéger le plfinchtr des escarbilles, des cen- 
dres, etc. r-ri 

Béatift, «. •*• pi't Béatilles, ou menu^ choses délicates 
entrant dans la compoèition d'un ragoût,Vd'un pâté :-^ Un 
ragoût de b/atis. ^ 

Bec, *. w»., A baiser déjà cité, il faut i^ussi ajouter, pour ce 
mot, l'emploi asses fréquent de baucKe : — J'ai quelque chose 
de bon, mais c'est pas pour ton bec. 



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BER— BCEU 



347 



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Bernéy é6« port, .paM.* Mi, barbènillë. Se <lit touTv&ti en 
partiôtilier, d'un enfant qui le talit 

Bauirdr, v. a., Enjôler, «madoner par des paroles douoe- 
reiuea, dee meneongee agréables, des éatteriea \ — Y 'nea don 
pas ra'ftewrrsr, tous. 

Tromper habilement. 

^ . \ 

JBieil (être), lœ., de rang, to b« uM, 8e porter bien, être 
en bonne santé. 

En France, être bien signifie, en parlant d'une femme, avoir 
une tournure^ un^ figure agréable, et, en parlant d'un homme, 
avoir dei^^manières avenantes, une éducation qui platt, qui en 
impose. ^' 

Dans une de ses récentes chroniques de la Pairie^ M. Louis 
Fréche^te cite* un bien amusant quiproquo échangé sur le 
pont de l'ilreflAuje, dans le port de Montréîal, entre «ne dame 
visiteuse et Tun des çfficiers du bord, quiproquo dont la locu- 
tion canadienne êire hien fit tous les frais : — 

-—Vous avet des petits enfants? deinai\dait la visiteuse à 
son inteHocuteur. 

— Oui, madame, trois. 

^Ils sont bien f 

— Dame, -madame, fit ToAcier interloqué ; je les vois, c'est 
frirai, avec dea lunettes paternelles, mais je les trouve asses 
bien ; ils re s s e mblent à leur mère, du reste. 

Le braVe homme ne pouvait guère comprendre qu'il 
s'agissai^ là simplement de sant^. 



Blind, «. m,, Mot anglais pour persienne, store, et surtout 
store servant à protéger du soleil une vitrine de magasin. 

, Bloquer, v. a., de rang, to hiock. Obstruer, fermer, en 
parlant d'un obstacle mis sur un chemin, une me, pour ei^ 
intercepter le passage.. 

Rejeter, ne pas admettre, dans le sens de rejeter un élève à 
un examen, de ne pas admettre quelqu'un dans un cercle, «ne 
société :^^-Il é été bloqué, c.-à-d. il a manqué ses examens, 

Blouse, t. /., Se dit souvent pour un habit, bourffaois 
ordinaire: L'emploi de blonês, en Franee, est exclusivement 
réservé ppur le vêtement de grosse toile porté par les ouvriers 
et les paysans. 

Pœuf^e-SOUpe, loc., Bœuf nature, ou bouf ayant déjà 

servi à faire le pot au feu. ' 



348 



BOI— BY 



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Boilar, ê. m., pron. hiUMeurre. Mot angiaii pour gnuide 
bouilloire, dite " lessiveuse ", dans laquelle on lalsso bjouillir 
et tremper le linge à la lessive. . " 

Bois-de-oastor, «. m., On appelle ainsi, parmi les chas- 
seurs et trappeurs, certaines portions d'arbres abattlm par 
les castors, et dont les extrémités ont été rongées par ces 
aniniaux. . , 

Bois fort, loc.f Forêt épaisse, aux arbres bien serrés les 
uns près des autres. - ^ 

pOrdé, «.m., tTsité parmi les navigateurs pour bord, 
rivage : — Le bordé d'un canot, d'une rivière, . » , 

Bossu (gros), «. m.. Nom lous léçiuel est quelquefois dé- 
signée une variété d'achigan, ou perche noire, remarquable 
par sa difformité, v. Malaghigak. 

Boucle, «./.» Nœud de cravate, et, par extension, cravate 
en forme de nœud :— Se faire une boucle. S'acheter une 
boucle, 

Bourbotte, v. Barbottr. 

Bourdillon, «.m.. Tas, amas, masse. Nous avons déjà 
entendu cette phrase : — J'ai été trier de la gomme, et j'en ai 
un gros hmirdUlon. 

Braokst, «./, Mot anglais pour applique, console. 

Brasseur (le), •• m., (Phœa ffreen.) Surnom donné à une 
variété de loup marin, dans la région du Oolfe. 

Brayage, <• m., Broyage, et surtout broyage du lin. 

Bri^j^ade du feu, «./, de Ynxkg. Jire brigade. Les pom- 
piers, le corps des pompiers. 

Broque, 9. m., Tirefiente, sorte de fourche à tirer le 
fumier. 

But. «. m.. Se confond la pluptrt du temps avec objet : — 
La médeeine est le but de ses études. 

By-law, «./, Mot anglais pour statut, c.-à-d. pour déci- 
sion spéciale prise par une société, en vertu d'une autorisation 
directe émanant de la coijLStitution qui la régit.^ 



V . 



CAB— CAN 



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Oftb&ney ^. y^) . Leb cliaMeuf3 dëiù^dit souvent, par 
cnbaf^ey l'abri servant de gîte à des castors. . | 

Oftbane h billotSi' ^x*-» Cal^m) de bûcherons, et surtout 
cabane servant d'abri aux bûcheront sur un «établissement qe 
chantier. 



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■ • - . ' ' . * / ' 

Oftbcklior, t^. n,y Etablir, dresser un jj^iie provisoire pour la 

nuit, , ' / 

Tous les aolrt on cabanait autour d*on grand r«ni — , 

H. DK SAIKT-Pluis, OdoHtm/éfMialè, tome i, p. 1^ 

Oàoaoui, «. m.,, (Harelda glacialis). Variéti^ de caiiard, 
que To!^ rencontre dans les pi^rages du golfe Saint- Laurent. 

L'origine de ce mot est douteuse, et cacàaui peut ètr^ tout 
simplement une onomi^bopëe. L'abbë CuoC|, dails ses jStufies 
pkuologiqueê.(p, 86), le fait dériver de l'algonquin atiÂaitJkaum^ . 
ou atiA-anA-uv, d'où, |tjoute-t-il, les Canadiiens. qht f|ût coMotit. 
Ce qui semblerait prêter une grande force à cette étyinâogie 
c'est que le P. Petitot, dans sen Dict. de It^^^ngue D/mfr 
Dindjufy désigne le même volatile par cantàntm, . ^ / 

Oftdrftn» !'• ^'i On emploie assez souvent, icii^, 'J^ partie 
pour le tout, c.-à-d. que Ton dit fréquemjment cm/ra«i pour 
Aot*/o^ ou jMtie^t«/«, suivant le cas. 




V pEl0ÇOJMp|. «. m. pf'i Ce mot n'est usit|î In pkwart du 
i^mps q^u'i^B^plbriel : — Une paire de cftlfiçons; 4M>iflMH|calé- * 
i^Tk. La mlfme remarqile t'applique à pantaiorui. „^V ,/ 

Oalottéi «. /•> (Jsaqiiftttè, oufitoiiSure d'Iiqmnîe av«c v^||y. 

' OailftOU4, «. fn^r^ernie dérisoire, ou de mépris, apjMiqu^ 
aux sauvagei^Dar lés^lahct. Ce mot était surtout d^un usage 
très répandu, aU siècle dernier. On disait -aussi, camfumaci^.^ ^ 

tiM eauaotMM vont t'éeorrher comme ane anfful Ile: 

OanaooAohe, <. m., v. Caxjoua. 

OftnOéUéi é6^ <>«&'•> de Tang. to cancel. Annulé, biflé. 

0ttllIlili>lUi6» <*• n»., Nom sous lequel a été d^à désignée une 
certaine tribu dénuée abénaqui, dont le vrai nom était canibà. 



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CAN— CHA 



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M toit livrée à 






:^ l'Miïbffopophagie. ". . / ' \ 

CNUIO^ «• M.i Petit batwMi, lût d'4oo«w «m d'»» tnmc 
d'arkfi». âioM qài ieaiblerm étnuife, k mot oonof fnt •»• 
pk^é M ^nada avant d« Tètre en FnuM», «t dérive de 
; r«pegtibl ernmnk "fim rattachant a» dialeeté dee Çaratbea, dMie> 
lel AntiHee! L e e ç a Hb ot, dam eon Hùà^wt é» là NtmvêOs- 
F'rttncê^ appelle cc^woa un " petit Uateaii toét d-aae |Mèoe/* ... 

ÔAOïyâ, te»l ••* Termes dëriMHre pour MMivage^ laa«r 
vageiee..v. CiiVApUA. - 

OéM, «.' ut., Cap, Mnôflioatoiré. PrpiMmciation paHioiiliëre 
à la regtoiir dit bas de Qoëbec. 

-JQm^Uft^mi^ (avo^ un), A>e., Se dit de qaelqu'on 
qui éet d'une nature renfrognée. 

CtaUt^ulabto, «r^^*., Qkicttlable, qui peut être oalcnlë. 

Ctakftmillé, é0, of^p:, Quadrilla, disposé en oarraan^ 
, éUMè oarrauêée, , 

' O'éflt u^H? ytttr'oafte l é ot r i mipqiw <|al n.*étâti piM même mvv t n i t ét 
d^uae loasttade et aMiiM laUijid*. 



Cltelidl#»^'/M S'emploie quelquefois seul pour ro6« éè 

carriole. . . 

Oéâftirot, «.'»«., Mot emiprumé aux Montagnais du lac 
Saint^ean, et dëttignant une aorte ^e botte en éooroe que k 
femme sauvage s'atti^he deririèra^ie. dos, et qui lui sert à 
porter sim nourrisson. .' i // " ' 

laU) avali aar M» dos, dans soinawif >!....>. aniMKIlBMilU Ai dottse 
<4nols. —^ 

# ^ BABraSt aomvénirê'd'un ëêmi êi M 9^ i^ M. 

■ - -■ ■• ' ■ , ' , . 

OMMt» «./• dsj^aag. tek ^é u U . iU|^sment en «sage sur 
les oimÉiins de fer,' et donnant a^ec lit lieures de senrioe, 
' toutes ssstss de rsiiseiànementsj aux voysfeurt. 

CfcÉaWll, «. /, Se omiM la plt^pmrt du Ismps avae 
bau^ qui du reale sut un tttot à peu-près inconnu, au 



dg» Im., Traqusr, échanger, faire édbange de : 
-^CJUi^ptr de ehSTal 

OhMM ÛBOrlg), ^., Lourde éharge, 'ohargemant 
exsMiii rai Franoe, morU charge signifie, au eonlùrdlre, une 
chargé insignifiante. , ^ 



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CHAr^HA 



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rMUeit, UlMb Hr*> Qw olMUgB, qui pèi»:^It • Mi 
, étm ail voitei^e. . / ' -^ - . ~ 

Il «it de (MgMrtiàfi kHwée, dMoilé :-^Je a» |)«ttx |mm 
ça, Veft tfpp cAatyMNif pour moi. ' 

^ (c'mI |MI« lèil, he^iém^Ê^OÊï iMitée cMt W «f!* 

de f* c'est pM Wnier 4 boire,'^oil «MQÎre *' ça uW valait géèvé, 
la peiiie après -tout. > / 

Jlîisioii aux cAars, c.-à^. Ax traÛM de chemkM de ier/ 
^ , rapport aiix modes ordinaires, de locomotion^ ctkpri- 
it ulie idée de giguntesqCh^ d'iQouï. . «_V ■[ 

U No«s aVoiis d^ dit qtte eette l^geiide 

parsisBSÎt venir en drbite ligfie de Tanoiennè province dé 

àtoiige, eif Rraiioe. Or, nous venons de rencontrer, dâos 

an\oiiyra|;e rt^sént de FiwrB Loti (Livr* de /a FiMé^H du la 

p. 1 2(3), quelques Hfnes relatives k oe sujet, et <pie nous 

oroto^s utiles de rappelar. ici. Pierre Loti relate, en oes\ lignes, 

un spiii venir de sa jeuneKse, et la cboee se passe dans rantiqiie 

d^»én^ >de sa famillej sise précisément dans la région de 

F gMM >e\p t é ci »é e i—r ■" ' ' * ' . 

*' Dans le grand silejice, nous «vîinis entendu paiser 

au-dessus des toits * un vol d'oies sauvages^ qui émi- 

graient'vers d'autres olimfits ;,ttn peu une i^usique de cAcwt^^- 
geU^fjfy un Imiit de voix aigres, très nombreuses, gémissant 
toutes à la fois 



»»- 



• • • *' • 



\Ji. Louis Fréohette, qui tieht aussi pour l'origine fran- 
çaMe du mot^ citait tout dernièrement, dans une de sef ohro- 
niqu^de la Faêti$^ un autre fait bien uonclvutht : — 

*V Dans je district de Québec, rao6ftte*t-il, \% ehoêêê-^aUrui 
se rapproche plus de^Ia légende française. Un homme est allé 
à la ohaiae pendant la. grand'messe le Himahche, et, dépuis 
lors; il parcourt les airs avec ses chiem^ en criant : Tayaut ! 
tayavA / * *• 

** 6r la preuve que U légende est d'origine française, c'est 
ue oe terme' de chasse est complètement inusité au Canada ;. 

né s'est conservé que dans la légende." 

Oh4till6| «. et a(fj. /ém,f Femine qui a les cheveux châ- 
tains. ' 

Ôhat sauvage, »• m., Mammifère oarafsnier planti- 
'grad^ 'appartenant aii genre «irtuf, et désigné en Fraoœ souit 
le nom de rafoa, et plus spécialement raton lammr. 



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marier; Allusion Misip^Hiti-feil^^ -(chaiidière) e^ àkm 

iHNivMMiii époux. ', , ",*;■. "■ /' ■'*"■*. \ . ■ 

t1|MmiWé, «M^Vt Se <Mt poQr êhajtU^ jn p^rlAni' des «nrafi 
conservé» , dfti)s 1!e«tt de ehftûx. , ^ ^^ 



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CflilkUflaMr«^v.^ n.f â^ couJFoncI très souvent, dans la langue 
écrite, îsvec/ eA^fi^, sipiiftant ** tester inoccupé, ne rien 

dhiCttll^ (fIl|^0Éâf09'), ^M Cherclier querelle. 

Ohioan^r (S^, ,v. pmn., Se quereller, se- dis|mter.. En 
France, m chie^ner vent surtoiit dire *\ m cherchél* matière à 

'.querelle. .,^- '■ ' ,/' • ^^ ' ■■_'^ •" - 

^ttlimiie, «./.; Long' vêtement de toile usité en voyage, et 

servant de oa4)lie-poiissière; : * 

^ --','■' ■ 

0llitl|]l6 Ô^tit gttrde un petit de ma), loc.y Tu me paieras 
cela. Tu te rappelleras de mdi. 

OhÔUayeU» <• mi, Terme dérisoire, ou de mépris, appliqué 
*u Caaadiea-Fimnçais qui fait montré d'un loyalisme exagéré, 
en quelque sortf^ lervile, v is-à-v is des Anglais. , V 

La motr MotMiy«n remonte assec loin dans Thistoiire, et 
appartieitt même à la ' période dé la' domination française, 
puisqu'on le vit apparaîtras, Jpo^ji; la j^remière" fqis, lors dft la 
prife du fort d'Oswegd;. À cette époque, que^quês Canadiens- 
français, désespérant déjà- du succès définitif dès àrmès fran- 
çaises, avaient .résolu de passer aux Anglais, dont ils ètten- 
daient ù^veurs et protaèiion. La vkitoire française' d'Oswego, 
survenant sur ces entr^aî^ fit épr6uver à ces trantfu^ uin° 
tel dépit, que/ le gros public prit de jiiite un malin plainr à la 
leur rappeler? à ^ut' propos^ Or, on sait qàe le fort Olwego 
s'appelait autrefois Chouaffuen, De }à l'appeltaiion ehouojfén, 

tfuraiit la rébellion de 1837, le mot thows^ obtint un 
silVoroi| d'aotualité,~et servi^ bien entendu, à désigner. ceux 
des Oanadiens-fran^is quf ^lisaient alprs bandé à part contre 
les '* patriotes^" et en pariion^er les ** tlùrteauctrftles.'* 

dm, foe:^i^En ville. .• ' ;\ 

Cn^^rioa}. tle, «m^., de Hiâgf eUineài, Qui apfMHf«tol mi 
daré, à réerhrain :^-Ûne tmrntr déricah^ e.-à-d. «ne ImiIs d» 
réda^ion, une erreur de plume. 



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iMMPM^ npi * IM a^ylHndM pour to ooaiwn^ :-*Lft tt»4ion 
C tm m t imA ymk Wném, t^ut dir* ** yli if p»rtw»t mi mm] 

«. M.,. .IMn, «î Mirtottt allvr» ^wm 



cImvaIw. 

cboMy ^ M* Jlllé^à. aiie ftftum :--ryoM wlàm être <xm- 

OCNMdnrM, #r /-]»/., OonâturM, liiitte conflit «p Miere. 
Prit en oe MM^ lé miqi irMiçKii eim mr yé ê lie m éit que det 
confltHnNi aèolMà. \ ^ < ..r 

Ck>IMtablé9 •• m.iMx emprimtë do.rM^laM,*et iigniâMit 

■ergent de villÀ, agèii^î^ policier ^ ^/ ^ 

OOttlmié, '• M., Unilorme^^^c-à-d. luibilleBient flxë par 

des r^emento adiÀi|»itti^tiii. : ;^ v 

OQUr^ttTjpto), «• •»•) ( Acipj brevirostris)» X^es pédîeura d« 
l?às MÎnt'ijftoi^eiit dëstgticmt ainsi une Vamtë dj^vrgeon, 
remarquable par son nei de lorines écrasées. 

-OrAQUé» é6» o^'m IiinooenViiiA^^ timbré. r ' 



anoe^^ll^Mive, 



ent, l^rdeaa :• — 



OrèiX» .«. /, i^uifranoe. 

On a bien dM eraix, dai 

' y' j^ . . . _^ 

Oustard, «./t pron. dosM-lar^. Mq^ empruntée*' de l'an- 

^^aiÉ, et désignant un entremets sucré*^ base ^de crème et 

% dVoîft. '.; 



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Débonture, t./^ Obligation au porteur. Ce moi, e»ntrai- 
reiàent à l'opinion générale^ est angolais, bien <|uô^ tiré d« 
vérfoé latin del^eor; devoir. On trouvé bii^ii, dans raïKienne 
langue fran^aise^ c£^n<«r, mais c'est 11^ un tennriéodal dési- 



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Dta^mo 



ilement «M qvfttiiMt, et i^^ âHâlogM 

avae la <U6mUùf<ê angbi^^ qui éiiftvitti tovt «ii tili^ use 
valeur ao portmur. 

Défradé»^4é, Hr** S'wiMa <|Mk|tt«lote m^ el a^leo- 
titemmit» dana in imm ^ rnmé par la boiMdà, Q.4rd. de 
dégradé par rirrognerie. 

DèpinaâiTt èr#i «. et ^lcy.^^^gB■ avoua eatendu cnieli^iÉe- 
foii cette éxp1«Mlo«^ dans la ieiiscir^*«^giva înimgear,'^ - ^ -^ 
de peraonne jc^ niiian t d'an toHkçpéût 

Déposer, «. «i, Faire an dépôt d'M^t Dépoaer 
rentrées hàbitac41éa en etpèoei, oLéqoea/eto : — Dépoêer à la 
Banque Nationale. /^^^ 

Détour (à quelque), heJadv,, Vnn de œa beaax joart, 
'un de cea matina :— "M tnumMd^aur, jÀ JMMserai^ par chea 



l'un de cea matina :-^ **Si 
vous. 



• I)orie, 9. /., Léè Acadiens et\le8 riTerains da faaa Sain^ . 
Laurent dési^^nt, par dorte, une petite embarcation spécial 
lement agencée pour lu pêche. Ce mot dérive de &rey, 
expression locale pour canot dans les Antilles, avec lesquellee/ 
régions les .Acadiens de la Nouvelle-Ecosse ont toujours 
entretenu des relations de commeroe. "^^ 



Pjil Cri d'appel à un cheval^ pour le «aire ^tourner à 
droite. ^. Aya. . 

Drab, «rf/., Mot anglais pour beiçê, c-àrd. gris tirant sur 
le brun. n 

Drôle, adj:, A tontes les acceptions déjà citées de ce mot,, 
ajoutons encore, en parlant des personnes, "attrayant, inté- 
ressant, qui a une grande valeur ";— Il n'est pas si drôl^, 
après tout, c.-W.^je ne vois pi^ pourquoi il aurait le droit 
d'être prétentieux. 



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Ebergiver, « a., corrupt. de Ac^er^m/Recevoir chez soi, 

lojpr. ^ 

EflGaoe, #./., C^utchouc à eiao^ Tencre, le^crayon. 
EgoiUiyPUOlne, •./., Scie à main. 



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KlliPliaiê (iklr0O)r loe, adv,, Avec oonviotion, at«6 ime 
certitaJU fmiioiuifi :"— L9 témoin a âépOÊé avee màpMam d« 
l1iiBO9cno0 (S0 l'aoeadë. ^ - 

Oètle expmiion te imttftolie k «mphaiican^ (t. oe mot.) 

■nayéi et. «Ï^V, Turi, qui ne donnp pi «• de i^t :-:-if • 
vaelw eti Ammmi ootto Mintfe. ' . 

iB uU t jpr flPdrs, «• ^-t 80 prendre, i^Achtfner après quel- ^ 
qu'on : — Maintenant qn'i Fa «nlr^pHt, i riâohera pai dé iitô^/ 

Bpi]lgl0tt6«-«-/» ^i>4(l^<l^ oi^^^te. 

Bstampillé» «/m Timbre-poste. /^ 

Bftampillar, v. a., AflVaneltir, payer d*avàlice nnè 
lettra, nn oolie postal, à l'aide dé timbres-poite. 

ESBtimbott6V '• ^-t oomipt. de Tang. àteamSoat. Bateau à 
vapenr, ùûpant le iervi,oe d'un lac, d'une rivière. / 

BsUJtn^» ^* ^' P^'* ^>*<^À8 de porcelaine,'» faits <}e la 
nacre de certains coquillages marins, et dont leè sauvages 
confectionnent des colliers. Ces colliers JKmaient autrefois uh 
certain rôle dans l'es relations des coloute avec les Indiens, et ' 
se présentaient; au début de délibérations, de conseils, comnàe 
gages dé paix, de bonne entente. Il à toujours été, cependant, 
plus d'usage courant de rempIacerV^ur^nt |>ar son équivalent . 
ivampum, qui est un^mot se rattaeljant, au dialecte des sau- 
vages de la Nouvelle- Angleterre. 

^ Lors chuséuiie dlcelleii donna^ »ndlct|cappitstue vng collier deturgnp., 

:Jacques-Carti«b, Br^ réeftt p. 44. 
■ - ' *■ 
EjZpreBS, «• «n.i Voiture haute suri'oues, à bas côtés, et à 

long coffre, servant à la distpbfïtion de marchandises, ^ 
denrées, dans l'intérieur d'nne^ille. ' , ' ^ . 

Bxtra» '• «n., Supplément. S'emploie aussi adjectivement, 
d'abord pour supplémentaire, et ensuite dans le sens de beau, 
de bon à l'extrême i^-lHi vin, du café extra^ c-à-d. de pre- 
mière qualité. 

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Perdoches (dans les), foc^ Drus la mikère, dans l'em- 
barras. ' . ' 



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SM FIB— GUE 

FièTi èfBf JkO'*> Bn oBtre de oontenti liebreux, joyeux,"" le 
niot/irrng&iie Miiiy«ifei tonveiit, vanit^tix, prétentieux^ 
Bnfin, par «xtiiuâon, et Mi figuré, W mot te prendquUquefois 
dftas wmT tioiinkiie aoceptioii'' qui ne manque pai de pitto- 
reiqiie, et cnl est k miiTA^ Un patineur, par exemple, 
en melta^ te pied mr \k mid^ jd^e d'une ri^i^ et en 
oonitatant qne la gkee est à la Mb TÎye [et aèche, avec de 
longnee et vibniiilee réeonaneee, •'Sériera ^" Là glaôe est 
/^ aajoiiirdliiM.'' 

WlBMmtp V. a., S'^mi^oie Mmvmit activement pour brûW. 
On dit eoinmunénent ** ae Haïuber 1# omn-elle." ^ 

Flotte!» «. m., il^tan, poîseon de mer. 

loe.f Mot anglais pour papier-ëco- 



Poolscap 

lier, ou pa|Mm^mlnistre. 

Fozer» ». n., en rang, /oac, ri^nard. Faire le renard, faire 
rëoole buiuonnière. W 

' • ' ■,- .1 , y ■' ' ■ . 

Fxueifhij «. m., pron./me^. Transport de iharchandises 
par petite vitesse. Taux charge pour ce transport. Quelque- 
fois aussi wagons, ou convoi de lagons à marcihandises :r— Un 
char i^/r0t^A<, un tirain dé/ret^Al^. 



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Q^eliei^ «. m.. Porte-lumière applique aii iuur, ou encore 
lustre-suspension <j^elconque sortant à Téclairage au gaz. 



Glisser, r. n, S'amuser à glisser, en tobogane, etc., en dër 
valant du haut d'un^pente couverte de neige : — Les enfants 
sont allés glisser. /^^ .- 

GK>rgerettey s* /;, A la même signification que gorgette. 
V 4 ce mot. ' "^ 

Onller, v. a.. S'emploie souvent pou# flamber, dans le sens 
de flamber un animal ; — Oriller un porc, une poule. 

Gros «xnaDigear, >. m., v. Dépensibb, à cet appendice. 

OKlSUle-noirSy «./., Nom populaire de la mûre sauvage. < 



























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INT— KNO 



357 



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Interboliser, v. «., Déranger, ennuyer," inteiVompre. 
Souvent aussi, surprendre, étonner/ v. JntbrbolisiI. 

Ibivictimer, v. a.. Invectiver. ^. 



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Jobber, v. a^, Travailler à la piÎ!ce,dilnsjul»^ omii^^ 
manufacture. '! - ' ■ ^ ^ "■'/y-'"^' 

Ecouler des soldes de marchandises :— -Ces jimiheihandises ne 
sent bonnes qu'à ^'o6^r. 



Jûhny cake, «j *i^, Mot anglais pour gàleiMa de maïs. 

Jour (aù petit), loc.adv.^ I>e^raiîd~fnâUt), dès le point 
du jour. . , : ;; 



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Kini-kinik, «• »»., du sauvage i^t^nquih lr«Nmt^«|rf, 
signifiant '* je méle.^* r> î '; 

Oiî désigne, par ce mot, un certain ravlaiiti^d*écorce ou.de 
feuilles av*ec dû talmc, et que fument' |éi| ssiiu^ïffefi, les trap- 
peurs, etc. Quelquefois aussi Xrtnt-ih'ittfcits^prend tout sim- 
plement pour Técorce roême^senrant dfifwise au mélange en 
question, éçorce enlev<^ à uh^ variété^ d'aubier, dite '* boiw- 
rouge."» * 

ElinkajOU, «. >ii., Nom sous lequçl est quelquefois désigné 
levcafioajou (v. ce knoi)« On dit aussi yMinra^. ^ 

;> '■ "■■■ ' / . y ' ' , ' ' ^ 

ebbstiok, «• M.) Terme de mépris, appliqué, dans les* 
manufacturières, aux ouvriers et ouvrières ayant rem- 
placé des grévistes. 3 



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358 



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LtaxhUner» «• n., S'aiUrder, ^'en plus finir à l'ouvrage. , 

," -■ ' ' ' ' ■ ■ ' . ' 

Lâquèche, «./,^oiBSoqi alo«è. 

liArge (au), loc. adv., Au ^in, dans les champt». dàuB les 
boifl^ Loin des habitations. S'entend généralement, à la cam- 
pagne, pour indiquer une distance "à partir de quinze arpents 
des habitations : — I sont allés au large^ pour tfrer les vaches. 

Loche, «•/) Animalcule, apparaissant 'sur l'eau stagnante 
ou corrompue. 

LOffement, «. m., Espace servant à des fins de logièr, de • 
contenir i-^-Oette maison a bien du logement^ c.-àrd. peut loger 

plusieurs peraonnes. 

• ' ■ • ^'^ ", ' ' ' ■// • 

Lofin^e, «. /.» de l'ang. /è^. Tronc d'arbre servait à la 
construction des maisons : — Une maison de. logtisê. 



M 



Macliicoté, «- vni, du sauvage algonquin maiêkïgoçk. Jupe, 
jupon de' femme. 

MachUleries, s./, pi.] Mécanismes divers eutrant danslif 
composition des machines. On dit aufki, d'un machiniste :-rIl 
travaille dans les tnachineriêê. 

Mackinaw, '. m., Couverture de Ulne,' ou pelisse, par- 
dessus fait d'une (épaisse couverture de laine. Le wMeJkinmw 
fut autrefois l'objet d'un comoMrbe très étaodu areo 1m saa- 
vages, et on le désignait ainsi parc» qu*<m se le proonrait 
surtout au fort Mackiiiàw, qui en était l'i&itrepM prtHjDtpal. 



• / 



Bnyeloppé* dans nos pellMea d« blioa. «t dans 
nawt nous ponyloni lana être liioomiiioaSs b|aTtr la tarsar 

LsHonra, Ckmnm êi 



rmmL 



Malachigan, s. m., Corruption de manaehiftÈn, oo, selon 
Cuoq, de manaeigaUf et désignant spécâU«ment une vartéié 
d'achigan mal conformé, que l'on nomme aussi ** gros bopsa." 



\ 



MAN— MAS 



359 



/ 



Ia pTMiière syllabe do 6e mot sauvage a été confondue avec 
l'adjeetif françaû mâU^ tout comme «'il fallait /crire mâle' 

Mu^tOU, '• m., Mot d'origine algonquipe (manito, génie, 
dieu, 6i{»rit), que nous avons dëja cite comme représentant une 
sorte de divinité tutélaire en général. Cette définition, ^i 
exacte qu'elle soit dans l'espèce,' est cependant par trop vague. 
et incomplète, et le root comporte diverses autres signifi-^ 
cations qu'il est utile de préciser ici : — ^ 

I* Esprit, ombro» mâne : , « 

.....iMat»<low«dél3]dage, ^ , 

KsprlU, éveillef-voiu. 

Tmtoamrt*, Fleur» boréale», p,W. 

2* Bon on maûvieûs génie, appartenant^ une légende 
locale: — . ^ 



1m pitas D«rrmuc 

•lqfall«r le manitou da 



irlatoni de aortlr, et^ de provoquer en combat 
»lni-Maarlce. 

BOLfK, Uélangè», p. dST , ' 



3* Esprit invoqué par les jongleurs, les sorciers : — 

LMmport|uioe de» jonglei^ra e«t en raleon 'de Plmportanoe de leurH 
fkanUou* 

\ TAOBtfF&reiiier» et Vopageur», p. 192. 

4* Fétiche, symbole : — 

, Da&M le MM de vojrM^t ^ manitou tenait le premier rang. 

. FKMUiVDt Histoire du Canada, ti, p. \l^ 

MftrSfOt, 9. m., Variété d'oie ^sauvage, ou outarde. 

MASCOUftbina» <• ^m Mot d'origine algonquine, dési- 
gnant le cormier o«i sorbier domestique. 

Le P. Laoombe fait dériver ce mot de maskomin^ signifiant 
** graine d'ours," et cela parce qiie plusieurs animaux sau- 
▼aget, entr'autres les oua,^ sont très friands de i'éooroé du 
wkiêktmalnna. 



J, ê. m., Mot d'origine Crée, désignant un marais, 
une saVisne. Le P. Petitot définit le maskeç ** marais, ou 
|>l«iiie remplie de lichens." Pans le dialecte Otchipwe se 
troave la forme moêhkiç. 

MasklnoOffé, s. ••-» (Esoxestor). Variété de brochet, 
ainsi nommée ou mot algonquin muêMuHffe. 

Une corniption corienae de ce mot existe parmi le pteuple. 
On dit onelqnefois moêquê oUongé^ sans doute par allusion à 
la tète allongée et laide de ce poisson. D'tn antre côté, plu- 



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360 



MAT-^MIC 



sieurs ëtymologistes prétendent qae le mot originel même, 
c.-à-d. muêkeJLunge, dérive des deux termes indiens mAêk^ Iftid, 
difforme, et A;tnon^^, poisson, ce qui donnerait, comme on voit, 
tout À fait raison d'être à l'expression populaire canadienne. 

Matacblas, ^. m., Mot d'origine algonquine, désignahties 
rassadet dont les sauvages ornent leurs habits. Les oeitltures, 
colliers, etc., servant à parer les jeunes gquaws indiennes, se 
nomment aussi quelquefois des mcUachicks. 

Le« ftemmcN^t letjeanet flilèii brodaient jdes mataehUiM. 

Taché, âb<r<««oaAadf«ni»e«, 1861, i>. SI.. 

Ce inot est très vieux, car on le réncoutre dans Champlain, . 
Lescarbot, Sagard, etc., Il n'a pas toujours, cependant, chez 
les vieux auteurs, la signification précitée^ et plusieurs enten- 
dent, par malaehituiy un raiîlange de différentes couleurs dont 
les sauvages se servent pour se peindre le visage, ou pour 
former sur leurs vêtements certaines Agures de bêtes fauves, 
d'oiseaux, etc. On, trouve notamment, dans Leclercq, BefcUioii 
de la Goêjyésief le mot matachias cité à plusieurs reprises en 

ce sens, et même se matachier, pour se tatouer, 

• 

Matachier (se), v. prpn.y dér. de matach^ Se peindre 

la figure ou le corps. S'enjolîver'la figure, le corps, de dessins 

variés. ' • 

Idrs doue que noim ^^sodh quo Im Baavages »e nuitttehient^cAtik 

veut dire qu'ils (M.- barbouillent le village. 

i^¥.CiJtKC<x, Relation delà Ckispitie,^.^. 

Matchicoté, v. Machicoté., 

Matérialiser, v. a., fie l'ang. matérialise. Remplir, exé- 
cuter : McU^rialiser ses promesses, c.-à-d. passer dé la piirole à 
l'action. 



Mérite (plaider au), lœly Expression empt 
l'anglais, et signifiant " plaider au fond," c.-à-d. entre 



untée do 
l'anglais, et sTu^nifiant " plaider au fond," c.-à-d. entrer dans Te 
vif d'un pipcès, par opposition ù co qui n est .que forme et 
exception. / 

On dit de luème, plaulouer au mérite^ pour *' plaidoyer au 
fond." 

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Mertnette, **' /•> Variété de pingouin fréquentant la nWion 

du Golfe. . ' 

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IfichigOUeily s. m., Mot d'origine montàgnaise, désignant 

une variété'de persil, dont rarôino est bien supérieur à celui 

de nos espèces domestiques. . • ' i 



MIC— MIT 



m 



Bucinao, «. »•*, L'origîtie de ce mot, employt^^ tel que dëjà ^^ 
cite, pour embarras, intrigue, etc., ne manque pas d'un certain 
intérêt. , t».*, - •" ■ . ;■. 

La tribu des Micmacs était distribuée, k l'origine, au nord 

. de la Baie de Fundy. De bonne heure, les Français se firent 

de cee aborigènes des alliés fidèles, et surent tes utiliser pour 

, exiercer des représailles sanglantes contre les Anglais, au 

, milieu desquels le seul nom de Micmac devint bien vite comme 

une sorte d'épou vantail. " . 

On sait de quelles atrocités, souvent inouïes, s'accompa- 
gnaient 1^ guçr^s indiennes dans ç*^ temps, troublés.. Jjes 
Micmacs, entr'autres, se distinguèrent par leurs cruautés, et 
cela k tel point qu'il était devenu d'usage courant de dire : 
"Il y a du. micmac là-dedans," chaque fois qu'on voulait 
parler d'un coup de main ex^uté dans des conditions particu- 
lièrement révoltantes, et dont des Micmacs seuls pouvaient 
avoir été les instigateurs.. 

Dans la suite, le dicton II y a du micmac s'appliqua à tous 
les meurtres , et crimes commis avec accompagnement de 
férocités. Cela voulait si^rtout dire : " Il y a du feu et du 
sang là-dedans."- Puis, aven le temps, tout cela tinit . par ^ 
s'atténuer, s'adoucir, et ce n'est plus maintenant que par un 
reste d'allusionà l'humeur batailleuse des Micmacs que le 
dicton est usité. Aujourd'hui on ne s'en sert plus qu'en par- 
lant d'une entreprise, d'un projet, d'une affaire, où il y a 
matière à brouille, à altercation. On dit cependant encore : 
•" Il fait du miema:^^* en parlant de qu5lqtr*ïïh qui brise, ruine, 
. abîme tout ce qu'il touche. 

lificouenne, s./.^ du sauvage algonquin emikwan. Longiie 
cuillère de bois, usitée pour diverses Hns domestiques. 

. Plusieurs autres forqfies existent, et. l'on dit i?iûoiw<5, mi- 
coiiaiwi: micouatie. micoitran^ie. 

Micoinéo, «•/., Ce que contient, ce que renferme, la cuil- 
lère appelée miooinë : — Une rMcoinée de sirop. 

MinO^-pié, *. /'i Mot anglais désignant une sorte de 
tarte, ou pâté d'émincé,, à liase de viande et de raisin de 
Corintlie. :_ - 

Misette, «•/.» Nom acadion 4e l'herbo des praiiries, ser- 
vant à des fins de pâturage. 

MitftSM, »'/-t Ce mot dériVe du sauvage mt/à«, signifiant 
guêtre. 



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MOC— OUR 



Mocassin» «. m., Ce jQot «dérive du •aavage Saut^ix mak- 
koêin, sigmfiflkiit soulier. 



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Mocassine, «./, Fonpe féminiae de mocassin. Ce mot se 
trouve, entr'autret, dans Châteaubriahd. 

liokok, ê. m., Mot d'origine micibac, usit^ surtout parmi 
les Acadiens pour marais, savane. 

Munie, «. /"., Mot d'origine montagnaise, d^igviànt un 
poisson partiëulier à la région du lac Saint-Jean. 

lA munie qol a li| qaeae et U^ttoàleur d« l'ànf allié, la ferme du orapAUd 
de mer. et la tète oomme celle de la mome.^^ u or»imMu 

BviM», Le Saguentnf,p, IDA. 

MasiqUe-à-boUClie, «./, Petit instrument de musique, 
dont. l'usage vient d'Allemagne, et qui se joue en promenant 
les bords le long des lèvres, et en soufflant sur de petites lames 
ÎBétalliqiies et sonores. 



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■ : " " " ' ""^ 

NaganSî »./., Mot d'origine algonljuine, signifiant petite 
planche, planchette. - . ^ 

Ia définition que nous avons déjà donnée, de ce mot, est 
trop vague. La ncigane veut surtout dire iin ensemble de 
planchettes, munies de lacets, de cerceaux et de courroies, 
doiit lea^ mères indiennes se servent pour porter leurs nour- 
rissons sur le dos. . . 



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Ondatra, «. m., Nom iroquois du rat musqué. ^"- 

Opératsur, «. m», de l'ang. aperaiar, Tf^égraphtste, c.-à-d. 
emplojé transmettant les dèpôohes télégraphiques. 

Otoka,^. Ataca. -^--^ . 

Onalamliohe, vr Ouaitaiiiorb. ^ f 

* Onraf am, «. •>»., Mot d'origine caraïbe pour ouragan, et 
•urtoat pour ^rte tempête en mer. Le hk^ anglais hmf^ieane 



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OUT— PIT 



363 



LtikO, ê^ m., Géant, ou n^oiutrelabiileux, dans lès 
légMides Mavagèft. 

Oavrei I En certaines parties du pays, k la cumpagne, 
qaand on frappe à an^ porte, il n'est jamais répondu ^nlr^s, 
mais ouvrez. Cet. ^sage est f<!indé*sur une vieille légende qui 
rap{K>rte qu'une jeune femme ayant un. jour repondu à quel- 
qu'un qui frappait: ** Entres," le dif^bie entra et s'empara 
d'elle. . , 



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PftC&ll6> t'- /m (Carja plivéformis), du sauvage algonquin 
pahànêf ou jMçdn. Noix du noisetier ou coudrier. 

Pl^Otté, «-/m Nou# avons, déjà parlé, à ce -mot, de viti^Tft 
de casquette. L'expression pedeUe est aussi fréquemment em- 
ployée pour. tMsUêy dans le sens de produit comestible ou 
pharmaceutiquo de forme apUtié :— Une paletiê de chocolat f 
VneptUette de Vichy. * 

Panacé» »- m., Panacée, remède univer|61. " 

■ ' . ■ ' . - * ' • ■*' 

Parant (être) areo, ^t Etre parent de, èùe a)>parenté 

*j • * ' . • • 

PiEÎSSer des remarques, foc., de rang, to poêê )rmmarkê. 
Faire (jM»s remarques, àtf^ observations. 

PétOUane, «• /•> Mot d'origme^ sauvage pour arbuste, 
arbrisfeau. .. 

Pétuneur, pétuneUX, t. m., Fumeur de tabac. 8e dit 
surtout de quelqu'un qui a toujours la pipe à la bouche. ' 

Lm pHun9urê avaient ijo à p«ioe U t«iB|wd«6oosaBMr utM 
L« Natufml(Ut9 oanaéitm^ Hov. Ut7, p^ t. ^ 

Pétonoir, t. ri(pip6, oalamei. 

Lsa anelens rempllrsnt' <!• tabae Icars p H u nM rê 



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Pipe» «./.» de l'anA. pipe. Conduit, t«ym« q«eloooqi||jR, diss- 
tiné a conduire lWii,Te gas, etc. : — Vné.pipê de gas. 



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364 



PLA— RAI 



pipi^iiioBiuiie, dé la BMikon Fri<^ frères» de GK ieo w ti aii. Ct 
bon ëtMt nëgoeikbie dans toute IMtendlra du Seg«eiuijr, et 
•ervait à p»yer les employée. 

tâ'originè dé piian est j^sses cîirièyae. Un èerti^ nétis 
i<roisei<, du nom de , Peter MeLeod, '■'étant re^iidu exesisà- 
veulent populaire jpfrmi les .Canadiens du Sagnenav, œinxoi 
trouvèrent toilt naturel, pour p^ipëtuer son nom, dVcconplir 
le tour de fo^ de çhahgetr Peter en pilon. ^ 

* Planolldr, «. «ni, Ce mot est d'un ûfstkgt général, noir seu- 
lement pour pUncher proprement dit, c.-4-d.- parquet, mais 
aussi pour carrelage, dallage, pavement. On dit : un planeher 
en briques, en pjerre, en marbre. ^ t 

Plaques, $./. pi.., Terme jdeçhasse„ 'pour marques faites 
^iur letf arbres, dans une forêt, afiik d'indiquer ou se rappeler 
une route à suivre. . ,, . « . . ^. 

Populfïceriç, «I. /., Démagogie. Exagération» abus de la 
démocratie. En Vmuce, . popftl^ucerie veut surtout dire mœurs, 
manières, de la populace. ^ 

PotE880;.>. /, Savon mou. , ^ . 

Pôtassetidi «. /•» Endroit d'une maison, d'une dépipn- 
dance,*où bC fait la potasse ou savon mou. . ' _ 

Pourci^ «. /., Variété de marsouin, le trouvant surtout 
dans le golfe Saint-Laurent , '• 

Puff/ #; m., pron. pojfe. Vantardise, hâblerie, par voie 
d'annonce ou de réclame. 






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Quilioul ««. 'm:, Mot dorigint* sauvage, en usage parmi les 
" voyageursT et désignant le grand aigle royal. Les formes 
in(|iemie8 sont ArtnioM, irtntMr,7H«A«ntfii'i«.^ 



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- R|Md0-Bôd6»\ 4. m., corrupt. de rang.ratVroac/. Chemin 
de ^er. 



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RAN— ROT 



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fréqoMtantU région dn Qolfe. , ^ 

RéOUTrir, V. a., Rouvrir. ^ 

B^OOrd (airooàt d#)» ioc,, Expretàîon en utage nu 
Pttlaîi de jnttioe, pour *< le prootireur en titre.*' 

Résidenoe,>. A H»biUtion, doiiiioile.l 

RtStea»"*' ii|- P^'t Relieli,\reetee d'an repae. 

■ • • ' ' • . ' . 

Rotation, «. /, de rang., roloilûm. Aisolement, luo- 
oeeeion méthodique de oulturee. • ^ " 



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EMPLOYÉS^J-E ^LUS COMMUNÉMENT Al5 CANADA 
^ ET GROUPÉS PAB CATÉGORIES' 



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Sommaire : 



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^ I.— 'Maisons d'habitation et autres; leurs différentes parties; leurs . ^ 
^ dépendances. "^ , . < ' 

a— Lieux; locaUtés. , ^ J>-^- 

' IIÇ.— La vi^^ la maison. .1. |^eublesl literie, linge, ustmsiles. 

2. ChoMs^ltNBldeis divers de ménage. 3. Objets personneb. » 

IV.— La vie de p^nT^^iiii^,, , ]. Cult ivateurs. •2. Navigateurs. S. Pè' 
obéurs. 4f Chasseurs, trappedfl! Q. Béfricheur», gens de chantier. 

V.—^ corÎM humain, et, term«si s'y MttachantI 

VL — Vêtements, et» termes, s'y rattachant. 1. yêtements '^ d,'hoinmes. v*— ^ 

2. Véilements defemmes. 8. Vêtements communs aux deux sexes. *** 
VIL — Vditvrsp* harnais, «Ce., et ^«nnes se rappcH'taht aux chevaux. 

Vin. -«^Rêfns animal I. ^«ilvadnipèdes. 2. Oiseaux. S. Poissoés^ 
V loUnsqniss ^ JL, Refftilss, Inièotes. 

• IX.— Kègns véyéîtal. I. Forêts, boii, arbrte. 2. Oraips, plantes. 
a. Fruits, légmnss: -^ ' -, 

^ Xi — Frofsssioas, métiers, occupations. ° ' >|^ 

XL-^Ontils, instruments. 

XIL^£poqi|||s, mois, jours. * * " , 

X|II.^Mé«oR4ogie, température. O 

XIV. -^Dénoihiinafions mooétairi^, mesures. "< 

XV.— Parenté, affinité, rolatioBS. < ^^ " -^ 

XVI. -^Appellations diverses. , 1. Appellations indicatrices de titres, / 

ds qaali^ 2^ Appsiratioas indioatrioss d'habitudes vicieiises ou , i 

désagréables, de oéfaata. S. AppsUatioiis injurieuses otf dérisoires. * 

XVn.— Maladies, infirmités* et twmes.<y rattachant. ' ^ I 

XVm.— QuereUes, voies de fait, r^mûm^ \ 1 

XIX.— lUpas, choses an nsags à table. ,1 

, XJ^-Alimsnts. 1. Aliments solldea. 2. Breuvages. 3. Alimwits pour 
les aniomax. 

XXL— Jeux, fêtes, danses, cérémonies.* i 



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suBSTAirrtrs cavadi^ns 



XXII. — Superstitions. >* - 
XXIII. --ContraU. 
XXiy.— ÀMembléM délibérantos. 
XXV.— Pftiais de jattice. 
XXVI.'— Pôlitiqae» joamanx. 
XXVII. — Chemins de fer. 
XXYIII'-HÇoniineiTe, industrie. 
XXlX. — Usines, uMuiufsetares. 



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,L— Biaisons d'habitation et antres : leurs diffé-' 
rentes parties ; leurs dépendances. 

•^ - / 

. 1 . Au barge— T^d^MM, ëdifioa — bâtiêêeê parlemerUairêê; Palais 
lëgiilatif>^-62oc, .fkkté de mmmmM---eoUaffe^-/aeteriê — manoir 
— wijntnm^reiiranee. 

2. Groceriê — ehop^ boutique — ptUim&irf rond à paiinêr — 
êtandf tribune d'hippodrome. 

S. Allonffe, proiongementr—bâiimentêt dëpendanoes— 6<m«an, 

^ieu où Ton fume la viaknde—^ériquadc, briqueterie — deoan- 

iure^ devant d'une maison — ermiêêf «A^d^ remise— ;/ant/, fenil 

. — grignier^ guerhier^ êolier, grenier— perkuêerie, lieu où l'on 

fait la potasse. 

4. iÀtte/for, aisselier^^-^rciMU, planchette — boiêurê, menu- 
série, boi^rie — ébroêêetheni, ëbrasement — maçonne, .volage, 
fondations — maêéreaux, matériaux — mortoise, mortaise-— ^mm- 
cKe, allège — rabat y auvent — sablier, sablière-^rcqMlut/, toute 
espèce d'enduit — soliveau, solive— ^r^m^au, trumeau. 

5. Airs, étres^-^-appartement, chambre— 6a«9m«n<, soubasse- 
ment, BOMB-Boi-^-cabineite, petite chaml>re— ca£km«s0, dépense, 
panirys office — cavreau, caveau - chambres den Kaui, premier 
étskgè— chambre de compagnie, Mlon-^-cot^modité^ lietêsù, 
latrines — cov^tierie;- cuisine — cUbarras, chambre de débarras 
— élévateur, ascenseur — galerie, balcon — laverie, buanderie— 
to^o^, fumoir — ztnk, lavier, levier, évier ^ 

.6., Balustres- — bity^ntiow, fenêtre en, Saillie — btoê eTeê- 
calier, ràmpe-^-^hdssis, fenêtre— clenche, loqvtet— contre-porte, 
double porte — couverture, toit — di41le, dallot, canal, conomt — 
dégouttière, gouttière —jalousie, persienne — lucarne, fenêtre 
en mansarde — pas, marche de perron. ^ 
. '. 7. BoMerie, aire d'une g^upge — «n^ns-clffiia;/ séparation dans 
une éicvjie—galetot, tasserie, greniei* à foin — piguerie, soue, 
soute, souilU, étable à porcs. ^ . 

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8UB8TAllTlf8 ÇAMADIB1I6. 

IL -^ LieuXy localité, etc. 



369 



Amériqiie, Etats-Un^ — champê cofnmun$t terrainvpublio— 
carréi square — oimitière — place cPeau^ station*^ balnëairé— * 
enclos pnblicj fourrière— ;/*au^oury, bourg au^ bord d'une 
rivière — -/ort^ chef -lieu,— Âau<«Mr des terres, o\iff;txe de lépa-' 
ration des eaux^— |Kiy« cten i^it^^^iQiv des lacs et du haut 
Ottawa -468 vieiix pays, rEuiope--r/>MM»r^iMeJocalitë — plain, 
plaine — réserve, région réservée aux ^uvage8--^^nm</, hippo- 
drome — «t^<8, emplacement — \mishegf savane, marajis — seigneu- 
rert0--totim«At/>, nouveau canton. . 

in.— La vie à la imJson 

' . ■^^ . ■ ,- 

> 1. MEUBLES, LITBRIB, LINOB, USTENSILES. 

- ' « 

1. Cabinet, petite armoire — ishaise berçante^ .berceuse — 
ormoire, armoire — panneau, chaise ba8Cule^-T-/;«/H<«, pupitre — 
réfrigéraieur, garde-manger à glace — side-board, butfet. 

2. Toifi6f, cercueil. 

3. Banc4ii, banc formant Mt^-haudet, lit de sangle— 6er, 
' na^ne, berceau — couverte, couvre-pied, couverture — orillier — 

spring bêd, sommier élastique — tête (foriller, taie d'oreiller. 

4. Cadre, tableau — caUdogne, tapis — gaxelier, suspension 
pô|yr gas — korioge, pendule — mirois, miroir, glace- |ire^a^, 
linoléum — tapisserie, pApier tenture. 

^5. JkUie^eu, briquet-^^-^om^tf, canard, bouillote— <;AaiM:^i^, 
Tiiîisean — tiehefi-ite, lèchefrite, — miçouan, ' micouenne, moti- 
vêUê, cailler — satueepanne, casserole. 

6. Badras, battois, battoir— 6a/at (petit), époussette — bo^er, 
Yésmiy^XÈM»— botte, cuvétte-^-ca6orl5<, • thébord, plateau — canisse, 
Yndon-'—douitte, chandelier— ^nau, fanal — gtobe, cheminée de 
lampe — gobelet, vase à hoire— jarre, petite futaille^-mo/^, 
sorte de balai — pleumas, plumeau — pot ordure, petite pelle — 
siau, wesMi— usasse, ttaais—:4ordeuse, tordoir.. 



2. CHOSEi ET OBJETS DITBR8 DE MÉNAGE. 

1. Bmrda, berda, rémue-ménage, Hettoyage— c^rt^ai/, bibelot, 
méfias articles de ménage — patactan, rigging, gamituïe d'une 
maison. 

2. Baliures, balayures-— ci^cA^to, escarbilles — eaux grasses, 
eaux de vaisselle — gremitlons, grumeaux coagulés. 

3. Attisée, chauffaHU, flamJbée, feu qui flambe — boucane, 
IxoEBÀ^-— cuite, quantité de pain cuit. 

* 24' 



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flUBTTAKTIFQ CiLllADifelir£. 



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■■■y:-:M'^^^^^ panîerr^^jw^fe-^^^ baril 

5, Atofci^W/i di»g«— ftoWcA^r, ]a«a#«f 4*»nguiUe--->fewr, 

■ .'. „ \. ■ . 

3. OBJETS PBRSOHITELS. 

Bemicles, bendêë, Innetteê^-brûlot, courte pipe-HJat/<nn<', 
cuirà-rMoir^nMow, rawir—foc^/ew, sac à tabac, etc.— 
savowèeUe, bUireau-— «otfta^ut^ — v«r^, dé. 

^u&«fi0fi, biberon — Milm, poup^.. 

Alphabetîe, abécédaire -- armana, almanach — haiUtaire, 
extrait de \Mif^èm»—catéchiét9^ Catéchismè-^ouvtfrf, cou 
vercle — criyan, crayon — manche de pfume, porte-plume. 

IV. La vie de pletn lOr. 

1. LES CULTIVATEURS. 

.1. /^oÀttonl, pajrtan, cultivateur. ^ . 
1 Clôtures, dioues» bdeees, 9^,,^Ahoiteauaefltk%\xé^— 
hamfm, lêPéê, lerée de terres -—e^uy^f cFembarroê, clôture 
groÊn^ — murailfs, itiimim — pagie, étendue de clôture— 
piquêiê de d&htr^^ pieux. 

3. Cmemum, seetiebs, eto.,-^JIa/«M, hou4>t — aHérage, 
baiêure, hordage, bords^ ri vag e s h ome de neigé, amoncellement ' 
do neige->mft^«^iioiM, mottes daroie»--dUmtn boulant, où la 
neige fait boule—eAMiitn du roi, Am gi«nde roiite--croi]^, 
neige àw[^»--fimreke, bifurcation— incmi^ rtmontée, côte— 
ywi<«, orn i è r es p Uier, pile de pont^/mU cfo piàc«, rivière 
gelée>--fioma^, sentie^— fN>l-a-^mt, chemin glaiseux, -toc- 
courd, raeeroey sentier, chemin plus court 

4. £aUx, SOURCES, EUi8BEAUZ.—CAat««fi^, chevtère, rapide 
lKniillonnant---eAar9«, décharge, cours d'èau fournisseur, rece- 
veur-yÏM00, éUng— ;^ cteau, jet d'eau— ^rmfr, mer— wèr, 
Saint-Lanrent-^-r8«Mmre0, source— r^éi, petit ruisseau— 
êaui, chute d'eeu. * 

5. Mobilier agricole. — Arrouzoiê, arrosoir — banneau, , 
tombereau— iftofYnMlfo, brouette-^mye, instrument à broyer 
le \\n^--broquer^nlient--éridelle, ridelle— ^u, fléau à battre 
— mancheron, manche de bharrue — pioche, houe. 

6. Le potager, les champs.— S>oti/«a^, égouUement, drai- 



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mmmmmmmim^m mmmw m m i mm Êm^miêmf^ 



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1 • 



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SUBSTAlITirS OAHADIEIfS 



371' 



uÊLge—fauchailUê, temps de la ÎAUchtMon—faurch^ ce qui 
ë'enlève d*an coap de fourche — jardirtagetf lëgumet — ondatn^' 
rangée de foin — •quintaux^ gerbes de ÏÀé^-qtieueê de rtffiomf, 
touffes parasites — r«nchàuê9age^ binage — roêationj aaM>le- 
. ment — teUlon^ sillon -^«^m^ncuâ, $umenc9êy semailles^— Vn/^A«, 
( V veiflotUy amas dé foin. 

\ ^7. Les sçobbribs. — Brasêée^ braéêtn^ chaadronnëe de sirop 
^ ^ -^>-paê$eau, etuêoi^ cornet à iucre — érablièrêy hoiM d^ërablea — 
Qmkâ^Jtts^ goudrellêy petit goulet — tngoit cornet d'ëooroe — mi- 
couêtineymouvettêf cuiller — fVc/uti, sirop épaissi — êucrietf quii 
tu» vaille |e Éucre— /m êuereêf le temps des sucres — Itrv, *^<^ 
ëpaissr — ^o^Us^-pelote de neige plongée dans le sucre — insm- 
jyette^ tremptnêf {Min plonge dans le sucre. 



LIS IfAVIOATBUia. 

\. AlUfrage^ hatturiey hordàgey atterrage^ bord — harachinêy 
çrariy raccroc, enfoncement d'un rivage — halimy bouée — por- 
tage^ lieu où il. faut porter l'embarcation — -^pêai^ appontement 
— traverêey tiçavei 

2. Aviron^ pao/die, godille^ rAVM^^-^haUmjner^ oondiictear de 
chaloupe — eJorM/ bateau de pèche— ^^oll^, baloiMi plat— ^^rry, 
travernerj bateau traversier — ffongtèmy, passe relie — pirog^^ 
embarcation — rondouHfi; timonerie — ÊÊé m mhàài^i bateau à 

„ vapeur-7-to//«<, crochet 4 rames. 

3. Ajypoiniy vent, marée arrivant % poin%—b<mMm, renfle- 
ment bouillonnant — chatidi^y chute d'eau ébumant*— eAlitys, 
décharge^ cours d'eau fournisseur, receveur— .^^ <fMM», eau 
filante— ^rwotM, vagues blanchissantes — rapport»^ herbes, algues 
rejetëes par les eaux — rtfmil^ reflux — vfirolin^ volin, embrun^ 

' 3. LES PÊCHEURS. 

, ■: >. . . _. ^ 

1. Airif hainij han, hameçon — OMtnoôtf, poids pour filet — 
— honetUj capelariy encornet^ appâts divers — carrfl<^, cadre où 

> s'enroulent les lignes-^Aat^néMc, p/fchey rnrreat*, nlets divers 
—dard&iirj qui darde le poisson — nxgog^ instrument à darder. 

2. Eiihouerieêy lieux fréquentés par les loups-maiins— ^/'bncff, 
endrpits où l'on pêche, * 



^ 



. 4. CHASSEURS, TRAPPEURS ET COUREURS DES B0I8. 

\. Bois-brûlé^ métis-^homtne Uhre^ blanc ayant épousé une 
sauvagesse— jarrftnt«r, colon défricheur — mangeur de larffy 
chasseur novice — traitenry qui traite avec les sauvages. 



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372 






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SUBSTANTIFS CANADIENS 




?. Boia de vache^ excréments desséchés du, bison — droguf^ 
ap(>&t à gibier— ;^e», vésicules de caAtoT—fuméM^ excré- 
ments d'animaux — rvognons huileux^ $ondreux, appâts divers. 

3i Amuniiion^ munitions — iià4ihey gahion^ cachette- 
caosule — coiriiticky traîneau à chiens — giboire^ piège f^ coUi 
gJisiée^ pi8t<ï — grairié cheminée de fusil — laçage^ fic^lag 
peaux de lo aps-marilns — laiigtiette, to^nbey détails/de jpië 
castors^^wakrt^rc, piège à mai'tres— mow^«, serre^ appar 
tendre les peaux — ouaehe^ sentier à cas!x)r — ouichej retraii 
castor — parfis entîloa— /xw«e, chemin où passe le gibier — } 
queSf marcpies — ravage j sentier — peau </« saison^ ]»eau'd'anii^ml 
tué en saison — tèrUuret endroit où les pièges sont déjà tendus. 

4. Castor errantj castor solitaire. 

Ô. Maître \carMty canot principal — canot de montée^ canot 
partelnt en expédition — canot de retour^ dahot revenant d'expé- 

ditioh. .■,•■:•■ -i ■ .-, r . ]. . *^ , 

5. DÉFRICHEURS Ei" GENS DEICHANTIER. . l 



1. Les : DÉFRICHEURS. — À^rrachisj souche arrachée — bols 
debotUy forêt vierge — bois /ràncSf cantons de Somerset, etc. 
— cantony coloniç^ çoncesaiorifl nouvel établissement — maîtri' 
chemin chemin principal — cheinin de aortie^ chemin de déga- 
gement — cowjtx?, entaille à un arbre^— c^««r^, éclaircie^ partie 
abattue d'une forêt — -friche^ terre vierge — to««a^, amas d( 
troD^^dëjirbres — ^raî^kfe, chemin d'hiver. ' 

. 2. C(iûl8 DE chàntiebL— ^^Aewr, ooleury.grandhqAihe 
piquewTy bûôherons — codeur ^ flf/Ueur, qui conduit un train d 
bois — claireur, -qui éclaircit'les fourrés-^ bre«(îcr, homme d 
chantieiv, ^ * . 

ÈiUoty flançoriy h\\\Q--corp8 mQrty arbre tombé par accident 
—ran5«, pièce 4« bois. *^ > 

^om«, digue flottante — c(ï^e, ca>geux.^ train dé-bois — cage^ge, 
formàtidn d'une cage^ -criée, crible^ djstmiey parties d'une cage 
---digwç, cage butée sur un obstacle. ~ 

Dérivty. drave^ descefUey cAge en mouvenent — -foulon^ desti- 
nation d'une cage — glissoire f appareil à glisser les li^illcs — 
—jetéej lieu où s'amassent les billes. 

Campy chantier^ quartier général — cambuse^ poêle — c^Mr- 
])ente à tête^ «mode de construction— ^At«n»«, siège rustiqiie — 
éclatSy planchettes à toits. , . 



V.— Le corps humain et termes s'y rattachant. 

CoxporancCy corpulence — corpSy cadavre — entetidouoirey ouïe 
— çsquelettiSy squelette— «eu^imen/, odorat- — «Aa/>e, taille. 



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iUBtTAjrrirfe cavaoibhs 



S73 



^BecUm^ coêêot^ veatre — eultume^ pottérieor — camiche^ esta- 
mae^ faUe^ Icé leint, U poitrine^-^iyotofi, gavioHy fgav^, 
fg(m»T-—giçueê^ quilleêj longuet jambet — imaineUe^ tmenêtte^ 
petite main ~-/i<tol«, petit* pieds — pif, grand net — poç^ù, 
poiffneta — ffomon, poumon— ivtn^ter, région des reint— ^ 
êi^t, goner—tetiêf fnmmt\\e.\ 

B«€y gcul^f margouieite^ .bouche — coueifét mèche de cheveux 
— criqité, quenoUe^ dent— rroc«, tkvon* -^/riêon, boucle -de 
cheveux friMnt»-^/«et«, cheveu — namhri, nombril — ^an^te, 
ong\e-r-paujnlley pà^pièn — prtmgtéits, globe de l'œil; — «otu*i, 
êmiciUêy sourcil — rtigtifuêe^ chevelure en désordre.. 

VL— Vétjdments et termes s'y rattaobant, 

■* ' ' ' . ' ' ■ ■ . 

1 — VtTKMBlfTB D'HÔmin. 

)Bauraffan, étofk k panta^ons-^/to^ du payê^ étoffe tissée à 
\bvû\cïie—'9tuffy étoffe,, tissu — 9u\iy coatume. 

Berteliieê, hrieoleê, bretelles — houffrine, blouse— «opof, par- 
lessus^^^n/urtf fléchée — chapeau de coêior, tuyau, chapeau 
haute /forme — chauswn, cliaussette — cfxtque, pardessus — co/, 
cravate — collet, faux-col , — courtin, courte veste — crémofifiâf 
fou\a/td—rÇulotte8y piintalon — culottes à la bavaroiêe— four- 
roi ei tuque— gaillards, bottes : malouines, souliers^ de b*rfi, 
bottes sans semelles— Aa6t7 à queues habit — manchei d** 
cf^mise, bras de chemise — mitasse, guêtre -— mocassin»^ 
- souliers mous. Souliers de chevreuil, souliers sans semelles^— 
overalls, pantalon . protecteur — snwking-cdp, lx)i.niet grec — 

:turtout, redingote — veste, gilet. 

■ - - é) 

^2. V^KMKNTS ET ACCESSOIRES DE FEMMES. 

Ajffiquiôts, art {/ailles, attijiaux, iKtt\let&- -Jalbala, farlxiin, 
fanferlv>che, falbana, \o\B,Xït —fontange, ruban. 

Drapeau, linge — droguet, étoffe à jupon. 

Ballon, crinoVwe — cache-menette, tablier— -<r4/tw?, capiche, 
capine, thértse, coiffures diverses — machicoté^ jupon — manteUt, 
camisole — menotte, jpetit gant— nwaj^*, nub/, foulard-— /Ww- 
sons, tournure — seine, filet à cheveux — taille de robe, cordage. 

3. VÊTEMENTS ET ACCBSSOIlM COMMUNS AUX DEUX .^BXKM. 

Butin, hardes, vêtements — change, vêtein«'nt8 de rechange 
— coWf/m^uniforme — sons-rétemenls, linge, vêtements intimes. 



1. / 



, / 



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374 



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SUBSTANTIFS CANADIENS 



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Bordure, passementerie— ftott^M^, boucle^-èra^t*«(, brayet, 
' can^çoHf pagiîe, caXeipn—casmiey 1 bonnet ^e fourrure^ — corpîy 
gilet 'te tricot — gorgette^ bride— /«^u«<f<, chemise de nuit — 
gant» de kid, gaiits de chevreau — mùmne, gros gant— wun*- 
ekûiê — navelurty nervure — palette^ p^^^i visière — pleumetf 
piumet'^ pognetêf manchettes — rempiù pli cousu — sKirêing, 
coton à chemise — êargf^—êurgety ourl^i-r—tabeliery tablier^ — fa- 
telle, galon — irottêseau de baptême, garniWrepour nouveau-në. 

Berloqfie, breloque — ^pinglette, épingit) de cravate — loquet, 
médaillon — ifetutoreitles,, pendants d'oreilles — stitds, bout<^ns 
de chemisé. \ ' ' • 

daquei, caoutchoucs — congreA, bottines à tiges élastiques — 
kauêêet; derai-gnétroa — ^parriemme^ chaussures fourrées — èlip- 
perê, ^piMtoufRes— digne, ceinturon. \ ■ 

' \ - • ■ . ■ 

Vn.— Voitures, harnais, et termes se rapportant 

aux cnev^auz. \ 

Banneau, tombereau — harotiche. calhhe, ivàggrme, voitures 
d*étë de promenade — berline, voiture de boulanger — berlot, 
carriole, êleiçk, traîne,- traîneau, variétés de voitures d'hiver— 
cabarroiê, otanion-— chariot, corbillard —fa;/>r«M, voiture d'épi- 
cier — tmenaireê croches, voiture de défricheurs — sulky, voiture 
de %oiiàXWts—tohogane, traîne sauvage. 

Voyage, charge d'un cheval. 

ArrideiU, értaelle, ridelle — bacul, palonnief— ^/«ton, cheville ^ 
— menoiresy travail, brancard -r/>d/«, timon — portefaix, anses 
de la dotsière. 

Attelage, harnais, — acculopre, avalc^re — ayère, œillère — cor- 
deaux, rÂnea — robe^ couverture d'hiver. 

Jouai, ftal, cheval — gnevale, qtievale, jument — péquot,/^ 
picouilU, roMe, haridelle. 

Crigne, toaSe de crinf^—crignière, crinière. 

Ambre, amble — aris/e, ccihrse — cheval Jrane, franc du 
collier — harofi^, lignée — lambreur, qui va Tamble — mâle êfï- 
querre, éit^on— routeur, cheval de route — souffle, pousse — 
spanne, attela||;e — tandem, attelage se suivant. 

, Vin.— Règne animal. 

». 

1. QUADRUPÈDES. 



Animaux, bestiaux-^ 6o»tt, bœuf — caillette, vache caîll 
croUs, éerùîts, petits d'un troupeau — mèrti moutonne, brebis. 



m^anrmsfçcjfnt^juiy iij^uiu»iii> 



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SUBSTANTIFS GANAPIENS 



375 



TVton, trayon — pair^ pis. 

Béts ptiatUe, enfant du diable^ ^variété de blaireau — blette^ 
belette — buffaloy bison — carcajaUf diabU. de» 6oû; blaireau — 
caribouy orignàff renne d'Amérique— cAol aàuvoffêf raton — 
écureuy écureuil — ^^or^c, ^tit cochon — mareou^ matou-^m««ib, 
pecan, ours noir — minoui petit cha^^ — ondatra^ rat musqué — 
otiTy çurs— /ncAoM, loup-cervier — êifieux^ variété de marmotte. 
■ / . -. . ■ * ' 

2. OISBÂUX. 

Argotf ergot^--caupef couple — joue, juc^ pertîhoir— -nie, nid— 
— nichoiêj nichôir— rvo/ier, volée. 

Giffier, gisier^ gésier — pleume^ plume — troufignon^ croupion. 

Canne, Cemelle du canard — dinde^ dindoii — pigeonne^ femelle 
. du pigeon. 

Batteur de /aux, variété de moiueauT— A^Micfe^, ramoneur, 
hirondelle — marie, merle. 

• Brenèche, hreneêche, margot, o.u tarde — caeeumi, canard hran- 
chu, variétés de canards — eonac, héron — ifoglu, variété d'yiseau 
chanteur^ — mermette^ pingouin — manioc, wami-^oo^i, variétés 
de canards eider— pironya, oiseau du Golfe— />ytwr^ py vert — 
lourde, espèce de grive— totirfé, pigeon sauvage. 

3. POISSONS, ]«OLLU8QUK8. 

^1/ouv^(g,. troupe de poitaons. ; 

Aréàhe, arête — soufflet, appareil "respiratoire dos /cétacés — 
ventrèche, partie ventrue. * * 

» Calimaçon, colimaçon — école, coquille. 

Aehigan, perche noire — barbote, barboUe, poisson à barbes . , 
capelàn, encornet, poissons servant d'appàts-^cowrDmr (le}, 
variété d'esturgeon — crapaie — etpadron, sorte de squale — 
fléau, sorte do dauphin— ^ton, variété de cétacé — -floUan, 
flétan — gordon, goUjon — gordicke, gordicKon, petit goujon, 
laquèche, alose— moêkinongé, variété de brochet---offatmnû;A«, 
variété de saumon- -parchaude, perche — poureie, marsoain^ — 
toulibi, touradi, variété de truite. 



4. BBPTtLH^ ilIlBCTM. 



wvNCMMvn, gros ba^ 



Co%Ueuve, couleuvro — êarpent, serpent. 

Guemouilie, grenouille — ou m o uar om, 
tracien. 

Bibiie, terme enfttntin pour insecte imneeUe^ aiguillon de 
guêpe. ^ 



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lURMlC pùVLt ^rt« tempête en mer. JLe m<^ anglais intfrtcane 
' te rattache à la même source. 



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376 



8UB8TAKT1F8 CAKi^IBNS 



Atrignéàf ar^çnée, araignée — barl>eau, hanneton — c<uiâr 
(petit), insecte aquatique — eoqu^etle, cancrelat — criquet^ 
gnUon-^rémi, /rémille,, fourmi — manne — maènugotiin, mous- 
tique. ^1 • 

IX.— Règne végétal. 

1. FORÊTS, BOIS, ARBRES. 

.- - ■ Vi •:•/ ". -- ■■■■■ • , ■ 

' Bc^-dehout, iom% vierge — hriUé, <<^t dévastée p|ar ie feb — 

érMière, bois d'é|hable8 — pinière, «o/nni^^, for^t «de pins, de 

sapins— ^•nc^rt^,! bois où se trouve le tondi-e. 

Abe, ahr«^ arhe, «rbre^ — anbelief tkuhiét— billot, bmUinj .trooc, 

trbtiçon d'arbre. hfut-—b&i94)làne, bois moù^-rhai^/rane, bois 

dur— 6atr de eàrdéf bois de chaùffage^^;a^A«, 'bou4rM>n— ^ , 

cênelHer, aubépine--^ ^oopeau, oope*u — moAo^any, acajou — 

maeçouabina, êorln^r—^plai^, faux platane — êapifteïte. 

•' ' ' - ■* 

2. 1 GRAiirB, rtlxnTWê, flilurs. 

• . , -^ ", \ - '■ • ■.,-'• 

Bouquets, Û9nf% pn général — harbe., herbe — 9oleil, touméiSl. 

. Barf^tf, orge perlé. 

Bourdqiniér, fJlin^ ^^ genre alisier— ^wiro^ à.màreaUf 

■ cigiie — ehadrpn, ah|irdon des champs-^^o^uia, bardane — 

libore, plante vénéneuse — kifii-kinilk, variété^ d'aubier — -veêfie 

de loup, sorte de chaikipignpn — petun, -tabac, r-^tfaccacomt, plante 

♦ du genre tabac— p^WfM, tabac vert. 

Côtion, tige dt^sséchée du mais — eroneèl ronce— /ardockeê, 

/erdocheê, /redocheê, \}rovim\\\e%^—h^rbaille9, mauvaises herbes 

— p/êat, tiges de pois — refwyMoirê, ^iges repoussant— to//«, 

bouquet, touffe — forquett^, feuille de tabac tordue— v ?»<r« 'iç- 

bitiif.' 

* 3. rRtjm, i.^.(}UMKS. 

Frit, fruit — arbrt/ritier — éplurt, plurt, pelure. 

Atoca, cU4Mca, OAiinehet'f^e—-behiet, bluet, sprte d'airelle, 
— bourdaine,}m\e du bourdaînier — calotte, ccUkei^nettf, variétés 
de framboiies— ;/*a>ii«ti«e, variété de pomme — gadelle, gftdéli* 
groseille, groseillier à grappes — parafée, noix ^pea-nUts, ai 
çhides — pimhina—ftrejêne — preunier — quatre-temjÂé, rùngei — 
Benêlle, fruit de {aubépine. 

Slardina^B, lëgunieS — école, ^coêêe, cosse — épfnre, épluehure. 
\9pargê, asperge — bette, betterave — V/-«/t'y^, maïs — eh ihe n. 



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*9W, : — Vneptpe de gmz. 

Piton» ê. mT, On dëtigtmit aiii*^ Tl ^'y a p^ Wen W 

temps encore, dans la région du Sagoenayrie boÀd'a^^ï^u 



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SUINTANTiri CÀ^ÀDlBirs 



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cA>6«9utV topinambour— «Aowftam, chou de Sitan- -cou-érocke, 

^ vet—pak^^^mme de terre--;BorwM, poireau — ^re^oseilje. 

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X.— Professions, métiers, occupations. 



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^ A^ntf' cfcef de gfre — brakemanj serre-freini — conducteur, 
chef 4© trainl ' , 

Asêesêeury eotiêeur, /iWiMil^Mr^ estimateur public — at^iit^giir, 

expert en ^écritnréB— 4mTeauçraiêf fonctionnaire civil— co//«v- 

teuvy i'ece\lNir, percepteur -^ régiêtruUeur, conservateur des 

'hypothèques.* 

'' Attorriey^ avocat, av6i 

Èailli, chef des huissiM^ — éimnétabU^ commissaire de police 
— conêitihle^ agefit de polioa — çoronêi, vorportU, ooloiiel,. caporal 
-^-cùroneTy commissaire iiiquéteur — cl^êct^f Agent de police — 
police mofUée^ gendanbfnrie ' à olievaJ ^y$Mér%/, 

Artiêêêf artijite — ^miw, courtier — elsre^ ^udiant — deuiiëêe, 
dentiste^— ^anl«^, chanteur — -eoniraeUmrf entrepreneur — ^m- 
cf^ntêun, coQiniMsaire-priseùr— -mtnMltW, chanteur aBihulant — 
cxruaûinj chirurgien. 
»T Strike, grève. ' <, ' . ' 

Arran^eurfiertùe générique — fvkécaniip^, artisan - -o/fératenr, 
t4*légraphiste^-<rorai//af«/, ouvrier, manœuvre. 

A^ibarginte^ aubergiste, logeur — balieux^ balajeur — fmtUujr, 
batteur de grains— />rrty<?Mr, ^broyeur de lin — chalouptêr, con- 
ducteur de chaloupe-— cAarr^lW, cocher — charrievx, charretier 
- — courtyeur, oorrpyeur — coùque, cuisinier^ fotr-6^, bott\ier 
des plaines— «mj^ci^^, valet de^ lenae— eugagrrf (fille )^ bonne u 
tout i%Àre—/erhlanquiéry (arblantier — btmt^ furtmany Ijour 
geois, patron, contremaître — matîtkonnûfr, ouvrier fourreur — 
marichtU — mrnusier-^-wêeuMier — munier — arfixrt, b<)rloger-- 
pldtrtur—pUnnheur -poêtif/on, facteur — ramanrÀffmrf reliou 
teur — i^iHêur, solliciteur pour hAtel — ^finneur, ftleur 
êcllier, bourrelier- -lo^'tmt^le, marchand de tabac- lir»?»»^ (U 
/>or<ra t<«jphotograplie — loMrM«;r/^/s, guiclietH^r. 

XI.HOutils, instruiMnis, si soesssôirss 

ds métâsrs. 

> • ' ■ 

AiduUlê^ aiguillé — conneUé^ Itobine <-^(ftK, étui. 

AUnnuiUe, \tk%u9 — y«n(/', ^fuén\f\ canif — A^ir49rw««i, liaohoir. 

Ga/éfnfiarty tfoiUntinrt, croc, scie— r fe' rKo / Ag, tniflly — tirf 



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8VB8TAlf13n CAHADIKirB 



Ee^iff étai-r-rt/)^, rarlofmrë, rubaii de bpU. 
^^A .^ennoir -^ avtii*?, vi» — W^ boulon — braqusUe, 
petit cloQ>-(^m^, orainpon--yut/^, /tn2/««, cheville^ 

RayHU^ baguette — chanplutr, nobinet — cUtuelU, douve — 
, j^ring^if^fiôléi^ tringle. - 

Xn.— Epoques, moisjoui^, heures, s^isona. 

péc<ni^^;^ruwetiu^ quartiers de la lune^<^^ detmuva^, Im, 
Saint-Martin —^/m FAes, de Noël auxRois^-tom/M^^M neiges, 
•hiver. ' . 

A'vri—févérier—juyeete-^mdr. 

Mekerdi, — venderdiy—êemaifêe qui vierU, êmaine poêêée, 
semaine prôdhaioe, dernière^ ■ ^ 

La barre du jour, première lueur de l'aurore— ArcmaN te, 
hnmnarUe, IfrfénafUê, breune, la tombée du iow-4a fraîche, 
frais du soir ou du matin — la noirceur, U nuit. 

A la Hreunante, à la hreune, k \tk fm\\ée—»ur U haut du 
jour, au petit jour, à» fgr%»d matin-^au coup de ménuit—à 
U nuit,--^u petù matin -^iai^^erée, raprès-midi— fe^rw^ioie., la 
vacance— tftM le êerein, à ta tombée du jour— ewIrT /<m (c^tiar 
soleilu, du levant au couchant. 

Xm.— Météorologie, état atmosphérique, 

température. 

< ' .. ' . ■ ' .■ ■ f" ' . ' ' 

A^oarm, averM, ondëer-/»rrm<^, pluie finr— «^t/, roum^f. 

Blizzard^ tourmente de neige— AoiWe^, -bourrée, bourraaque-- 
ekinook^vent châ^iÊd—eoup de tempe, rwit^e-^ffuemame, petite 
bourrasque— fM>rM, norouêt, »eurouét, vents de nord-ouest, de. 
sud-ouest — ouragam, ^ÊmpHe—fHmdre^, neige en poudre — 
loffY/r»//^, vent ioipétueiix et froid. , *^ 

Breume, bralflard—raçue chaude ou froide, courant d'air 
chaud ou froid. ^ , ,^ 

Bouette, èluêh, n^ige détrMDpëe-^yVvura, grumeaux de. neige 
--<orcVfM> gros flocons de neige. 

^ Ed^te, Mifm—éloëte, éelair — Mèt^t*', moment de beau. 
Umfm—feu chalain, éclair de chaleur— »(i^, feu follet. 

Xlv.— Dénomiûatioiis monétsires, mesures. 

Cent, centin, eoppe, sou courant — i!4«/t^vtngt sous — écu, 
ciiipuan te sous— f^/ar, ftiaetre, cent sons (iinité monétaire) 



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•VmTAlfTini CA!fADIt!«8 



579 



< 1 



-^^ grmfiback, |MkpteiMBoniMie des EtmU-tJnis — jnêto/e^ nn 
cienne pièce de d«ux piiutret^-/>orft«^tM, ancienne pièc«f (h' 
huit pÎMtrM — «cm, ISiy* partie 'du dollar. 

GiM&n, pot, /^M<«, eKoffin^ liêmiârdy roquiiU,' mesurât 
diverses de capucitë pour liquides. 

Minoi, livrât quarteron. 

Pi«d de rttiy poHCêyVarye, mesura de longueur. ' % 

Corde, unité de mesure du boit de ohàuffkge. 



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!KV. - Parenté, afllnltA, relations. 



1 



Besêon, besêof^nê, jumeau — blonde, drAteêm, Aancëe, amante — 
cawJier, drôle, faraud, prétendu, amant^ ^ncér—compàynee^ 
compagnie^ épouse, amante — connatêêanee, ami, relation, 
ftahcée^^ — coH9\n, eouêine, termes d'amitië — ■4^atur«, femme, 

«épouse, fille — cfrifiié, femme, épouse — d&moiêelle, fille — fille, 
bonne à tout faire— ^/<m, les jeunes 'filles, le lieau wxe—filfen, 
filial, fiUot, JUMe, filleul, filleule— ^lofM, jeunes gens d'une pa- 
Toimer—fi'^q^t^nUUion, cour que l'on fait à une femme — goê^ fils, 
garçon — ^^rmf.t^, ^ germaine — j«nne$êe, jeune ^We—jenneêne^, 

^ jeunes gens— i^aftrsMff, bien-aiiiiée — mémère, grand'mère — 
pépère, grand-père — poupa, papa — va/, veuf — vévaye, veuvage. 



xyi. 



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•AppellatiotiÉ dlyerses. 



1. TITRBS, QUALITE KTC. 



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ÀMoci/, compagnon, aroi-r-yra»wfe pérêonne, adulte— mofwfc, 
gens, gens bien n^ 

Bç^rgeoiê, rentier— ^icuy^, bourgeois — eanayet^, canadien — 
capitaine de 9auvageê\ chef d'Indiens^>v<rAr/lt«n, étrer humain, 
homme blanc — clerc, univereilaire, étudiant — étrange, étran- 
ger^ — eocHé, déporte— ^nissan/, élève de dernière année — 
granger, agronome — groçeur, épicier — groàêier, négociant en 
gros — habitant, paysan — kniekerbocker, ancien colon hollan- 
dais — 4ocateur, bailleur — maître depoête— maireêêe, femme du 
maire — marne, lâadame — meêeire — m/tis, êang-méU, boiê-brûl/ 
-^leê nations, les Indiens^^;^^A«t«jB, prédicateur — propié- 
taire — réêidentê, habitants — roise, reine — agoKanna, êogamoê, 
êbaquethau, êot^em, grand chef — sqHaw, femnie indienne — 
êquatter, colon — ëaur, religieuse — iurvenant, h^te. • 

Annonceur, qui |ait de la publicité— rcon^^u^ conteur— ^tr 
gnofeuz, ignoleux — ^ec^wr^tir, conférencier — mani/aetnreur. 

Garçon, célibataire — géane, femme géante. 



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2. UAMTVD» TldllUMI, DÈM^Vn, KTO. 



B^e-fif^ gourmet, ifoanBAnd-^-^Irtffafti. étriveux, ^ui Aime à 
taquiner — emlMrtU%ut^ imprudent, tète folfe— ^/ôrftiJon, M- 
ii\i<m—JiçiêoU%ue^ JUlon, fat, ooq de village ffê êê êux , personne 
prëtentieuie— -tm/Mi/ail, e«mègie^-<ié{p«ft«t«r, gourmand — pa- 
iaudf Utupin, lourdaud — ptaideuai, 'ohiomiiibr-^4a%çnard — 
pleureux — qukeux^ mendiant — rancunêuaç — rapailUuJb, _ baiêe- 
la-pioêtre, avarioieux — reehiçnouxi pareMeux-^'MMra^^ hon- 
tevkx-r-êefUeux^ mouchard— ^^moy/<$tfr, oontrebandier-'-i««Mri«y*, 
qui ttie facilement. 

Oabaràit dimipë-'-^o^/u, mauvais plaisant — pipei^ pipenx^ 
peiuneur^ fumeur. .• 

. 3. APPELLATIONS INJURIEU8B8 OU DÉRI80IEB8. 



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1. S'Ai^EBSSAirt AUX. HOMMES. — Aigrefin^ avorton^ ehimaigref 
gringuêttx^ maigriott tnaigriotti^ signifiant maigrelet, ch^iil, 

I ëtique-^-6oo(iZ0ur, ea6a^r, jobbeur^ pêcheur en eaU trouUe — 
algonquin^ chauêêonf mate^pin^ grossier, lourdaud — gsc a rf u ar, 
prétentieux — bagoulard, bavcuiteux^ enjôleiix^ parUUê^ ^P^i*- 
sonne à langue bien pendille — baraucUus^ courailleux, eaureux^ 
' gafopeux^ rddeuxy tramp^ voyou, coureur de chemins — -beignêtf 
co-dinde^ comiekoHf craqué^ peu fin^innocent^ jignaque^ timbré, 
tourtoure, appellations diverses pouriimbëcile, idiot — baeleme, 
berlnnfieHXy/atgnafUyJlafuiHny^gniangniany lambifieax^ tr&tnê- 

M \ paillaêêê, appellations indicatrices de fainéantise, paresse — 
càtiche, cofoê-jUleite, tâiê-mifieUef qui s'occupe à des choses de 
femme — 4>ommeurf broêêèur^ lô/eur, »at4ichony pifUocke%uc, dési- 
l^nant les ivrognes, les noceurs— 60pc^a«s0tta:, haurwi9^ùx, ekica- 
fi^mo:, ekicoietuè;, erieux, dUp^Ue^x, gricke-jxnt, grinehu, mal à 
main, mal eatnmodê, maléhu, 9K4UenduHtntj raiêonneuxy ^oiti- 
êêum, ioemm, apfwllations visiânt les personnes d'humeur que-. 
Velleuse, disputeuee— ^mncûf^m, renarti, «titMé^auvais chré- 
tien, apostat^— cA«fit9««tMr; -siéteuxjtpeureuxy pUteur, pisêou, 
tremhteux, lâche, poltron-^^corni^uj;, ii\f&nneur, mnt^uXf 
tâiimnenXf mpunif mouchard — liche-cuf, ficheux, homme ser- 
vile^rActtM, ehéiii^ eraftaiê, crapaud, galajncUf gréditi, if^digney 
porichinellë, rÎMy^^Vaurieii, homme de peu^ de chose — cochon, 
croêêe, cr a ê Mt u^ raUUmnUe, rogtiê, gagofi, appellations diverses 
visant toutes les infamies quelconques, âôit morales ou phy- 
siques — €houag€n, canadien anglifié. 

2. S'ADREE^ANt PLUS PARTICULIÈREMENT AUX FEMMES.— i^<| 

bonnâ/einnif, la bourgeois^ — capine, religieuse — êereine^ çiyô- 






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8UB8TA|rn>« CANADIENS 



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lente — êingereuêêy miJAur^ — tampon^ groise boulotte — gnrcê, 
poiêon^ femme de mauvaise y\e— torchon^ femnie malpropre. 

8. 8'AOKIMAirr aux UtrAim. — linjyarfait^ inêuêpecty es^xh- 
lfiii--l%ekêux^ enfant ao\\icitevLr—<iarçminiir€j-jf«fgaudtty petite ^ 
fille t'amniant arec les garçons — crapofisêin^ morvatflothy 
poiêtm^ êolopin^ enfant incorrigible, malpropre. 

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À. VU ~ Maladies» infirmités, et termes 
^ s'y rattachant.: 

1. ÀmpouHle^ anipoule — arupiaux^ oreiWonB^-hlack^yef œ'\\ 
au beunre noir — btUnUf^ terme enfantin pour brûlure^ — cliché^ . 
déh&rd, diarrhée — con/uêianëf convulsions ^ (^rt«, dartre— 
détour j eilbrt de reins— /<rAa/>p^, écharde — érhauffaiéfmy refroi- 
dissement — écrue^Uêy ëcro^elles — effort^ hernie''^— égrafignure^ 
gf^fignuTfi^ ëgratignure — enjfammation, inflammation— /atrtn, * 
ëmption cutanée— jjfa/«, escarre — gerctSf gen^ure — gnosm gorye^ 
goUé^ gottre — kdlitrej gerçure — Kciquett^j héllttet — mackur^^ 
meurtriisure — beau mal^ mal de matrice — mordure^ morsure 
— ardUléuXy /petit Routon —^^ra/<(fi« — péêant, cauchemar — 
pieoUe^ variole — rkeumatiêm^ raumaiisie — tagne, teigàe—r 
venêUe, eaurê ds venire^ diarrhée — verrure, verrue. "^ 

CaiapUuêf^ dUaptame^ coiapteunut, cataplasme — cirt, chassie, . 
— «fmplâie—jUumêf marviatj flegme — j^'n, cri en p^ne, géniis- 
\sement — huile de eaMor^ huile de ricin — matim^ poHume^ pus, . 
^fntcament; remède — -mefrei^ i|nalpropreté-«-/>//utor, sparadrap 
—^r a vêrmj iroublé^ souffranoe^ affliction — loHn wwMw l, vertige 
— vom/t%/—^9ômiê9age^ 1 

£ire ébarouif avoir un flux hémorroïdal — éérêêur Vmuiif^ 
bardj êir0 c o mm< (X|> être de même, se dit d'une femme en 
état de gross^rte tomber tfun mal y avoir une attaque d'épi - 
lepcie. , ■ -. ^ ■ 

Catéreuxy exténué,' décharné — crochu^ bancal, boiteux — en- ' 
rhumatiêéy rhumatisant — époitriné^ poitrinaire — malheureux^ , 
victime d'accident ^ ^ /Nimi^tt^rtM — poitrinaire^ pomôni^uff 
touêêeuxj phtisique. 



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X Vlll. ^i^uerelles» voies de flUt,. 

■ '^ ■ ( ' ' ' • ■ t- ".•■■•■ ^ 

Chicane^ qi^reHe — métenUiUe^ malentendu — r€u:cordement, 
.réconciliation.^/,- ' , 

Ariàj haria, embarras, tourment, tapage — carnage^ frscas^- 
contestey chiéane, querelle— <E32elJ^^, grêle de coups— r^cAa^bur/«, 
échauffourée— ^rt6<>ut7/«, querelle-— ;amA«/<<?, croc en jarobe**- -r 



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SUBtTAirilPB CA^tAOXKNS 



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tnom'^ef virstapêt «oufflet — pofué^ oontinioii — rineéâf roulée, 
t&rgniole, volëejU-eOlipt — éahat, êoeaquaua, 9mêaqua,^ tapage 
infemaL 

Aêêaut, voies de fait a êêa ut «1 botUrie. hmUêriê, eoups et 
bleiwirea oêê q uî indéoêni, attentat anx mdNit* — imùMU m î , 
crime de riucendiaire-;-na»d^ inoankm — irmAU, inMurreotion. 

Canaillerief eaup-éê^kien, eroêêê, ermêêêriê, Tilenie — HMmt- 
^N^ ffancêf intrigue 100111011» mmmquê, offMMe — mmmvmimtét mé- 
chancetë — mêfUêrte, menionge — mie tm ae , embromllaniini — 
poifUe, trait mordant — intUnêê, tmhiion — vmuriênté, Tilenie. 

* 

XEC.— BmM» ohosM «n oaaff» à table. 

il fy«n<0riM, objeti d'orfèvrerie. «^ 

7V16M9, réunion de convives. 

Luneh, repai du milieu du jour — ealle à diner, lalle à 
manger — tnaçiM, feitin. 

' Coco, OBuf — eoeoîisr, coquetier — ee^/* fardé, œuf lani 
coquille— -p/ol^, contenu d'un plat; 

Cullèrê, cuiller — cnfléréi, cuiller^ — eultère à pot, louche— 
éperçne, iurtout de table. ^ . 



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1. 



ZX.— Aliments. 



ALIMENTS SOLIDES. 



Buêin, /oumimerU, vivres, alimenta— ;/rtti^al0, grande faim 
^o^, grosse bouchée — manger,, twurrUure, table, cuisine — 
ordinairtf réduit, pot- au . feu— ro^olotM, rapaiUaçêê, rata- 
touille, restes, relief s — êustancê, subsistance, entretien. 

AmeleUe, omelette— -opo^ ragoût — haœn, pojrc fumé — 
htÉt^-d^êOupe, pot au feu — chxg^^é, échigr^e, toc, échine 
de porc — ehiard, fr%e<u»ée, 'h%ohis de viande— ^/iifjj' ,fi>rtt 
farce de. volaille— ybrpure, foie — /rieot, ragoût quelcon^lM 
— gourgane, bajoue de porc — gretonê, guerlctu, résidus 
de saindoux— /are/, porc abattu — pémiean, viande desséchée 
— praline, crépinette-^ro<2<», ^ti — tourquière, pâté de porc— 
stecUç, biftepk-;-«aMra^tn«, gibier. . 

BarhoUe, \mietton, miton, mélange de pain et lait — béatiê, 
bëatilles — beigne, croquignole, rubandelle, gâteau frit au 
9aindoux — beurrée, tartine — blanc-mange, entremets à la 
gelée — ohigtwn, gros niorceau de pain— rctmwrwi, confitur^es — 
cracker, biscuit ^ec—cuatard, entremets sucré — dompleine, 
gâteau de pommes— €n^om«, entame — galette de garrazin, crêpe 



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SUBSTANTIFS GANA01RN8 



3^3 



»a Mnmiiii — çrand-père, rat muêffuét entremets àU méUase — 
grifmêy cvol^te de pain— JbAtsy cakêy gâteau de maift^-^ — wuùto^ 
nananne^ bonbon — mariiuuie»^ oonserveSu au vinaigré — niM^r- 
maiad^ marmelade— mtnc0-pt«, pâté d'éminoé — norolUf nou- 
rolUy brioolie-«-<eM, œuf*— /wrro^, bouillie d'aroine — paper- 
m a mt f meathe — plarinêy amande au sucre — /Mmlitte, ^ntreme^ 
au raisin de Corinthe — sagamiié:, goupane^ aueecioêh^ bouillie 
de bl^ d'In<;le — êooêi, rôtie de pain. 

^ 2. ALIMBNTS LIQUIDES. 

Bmtf buvette — lampée, grai|d verre-— mM^roMe, nippât P^tit 
verre — i90êotaU0r, abstémé. 

Ltt^eTf porter; sortes de bières — monestroppe, limonade— 
n€fmui liqueur de noyau — tmmIc;, eau de selts. 

.Aetitcm, boisêon /ortê, eêpérette, etimuleux, ^dénominations 
gënéi^les de J'cAU de vie. -^ 

Etofe du payé, whiskey blanc ordinaire! ^ 

WIMèey en esprit, eau de vie reot^^ée — brandy^ cognac — 
JtMmafimue, rhum — dûnry, vin de Xëria. 

Coemmtif apéritif frappe, à base d'eau de vie—ponce, «em- 
y^i Çrog chaud. ^ 

Buauêêe, Mo, termes enfantins pour breuvage, tetëe. 
^Saiffner le cochon, tirer de Teau de vie d'un fût — prendre 
-un ébup, boire uu verre — lever le coude, boire habituellement 
de Teau de vie. g 

3. ÀtiMBNTS FSéPABés POUR LK8 ANIMAUX. 

Boete, boitte, bouette, draç%m, petit lait ou lavures de ais- 
selle, auxqueL on ajoute du son et des dëbris de légumes, pour 
la nourriture des vaches et des pores — gaudriole, moulée, mé- 
liteige de son et d'eau. 

ZZt— Jeux» fêtes, danses, sports et cérémonies. 

Fringue, joie. 

Allée, marbre^ bille — moine^ toupie — plotte, balle à jouçr. 

SalancilU, berlancille, escarpolette — baecuU, amusement de 
collégiens — cachette^ cligne-musette •—- eheval-fendu, chevaj 
fondu — glienade, action de glisser en tobogane — marrène^ 
philippino— queue du loup. 

Cach&la-biMtergère, clairon du roi, ^amusements de société. 

Bande, bande de musique, musique, fanfare. 



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Betmhmvd^ ériwèalf, (uiMbarde — t k inMko iê^ «wiçnos ini- 





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ÇMÊf Ia (tontlÉffS 



4 «A j«« — p/ft, êcmmê^ fnr€^ 

eommérmgè^ rÉuiMNi jpovr «n b^piAMe, «nMinble 
des oér/»oMM aim bapténie — 6a«0r, r4/C8, fôU 4e chante— 
djpItMAtfMt, réunion po«r é|a«oke# dhi UMlndeTyr^/s /nAyt, 
•oifiée dalMMite — guignoUfi^ içnoUe^ —veillée^ soirée d'amis.^ 



Boucherie, fête du porc fgnm— corvée, levage, travail en 



Baueke, ooarae — bm0-UUl, balle ànglaiee — eouree de" bar- 
rièrm, itf pie rheie — eroeoe, jeu de cyçwpe ^wèbée, enjtunb je 
—/ooi-btM, ballon se lançant avec le pied — ^raquetteê- — toiç- 
gane — traîne eauvage* . ^ 

Arekieonfi^érie, tenriee da eoir, dans une église — eêtré- 
momeiûm, eztrèipc -onction— 4m glae, tintements de clochU^ — 
tmiêatne, oAoe protestant — réponse — 'Uckariêtie — vépee. 



I.^— Supentitioiui. 



Snpardiiion, êuperiition, 

Moffife, tours de magicien — médecine, sorcellerie— «orct/^^f. 

Ckarioi, Gripette, le diable, le démon— :r;0^«ua; de sorts, jon- 
gfenr, sorcier. 

il<Âic</, celui qui fait un pacte avec les'mauvais esprits — aut- 
moin, soB c ier — makoHmei, manitou, esprit, génie — outiko, 
■MNMtre faboleaz. 

Oass^ galerie, troupe dl chasseurs traversant les airs en 
canot d'éoopoe — -fi~fcUet, fantôme, revenant, errant à travei 
ciianipa— iotip-^nm, lutin, warou, revenants. 



.♦«M 



:.— Ctontrate. 



Aeeordê, conventions. 

Uêurfrit, ueanee, usufruit 
^ Argenté, valeurs en espéoeaT-arn^ro^M, arrérages — coulage, 
eoétement, dépenses — donaieon, donation — KynfMthèque, hypo- 
thèque — prémieees, les lieux. 

Coekon raiêonmahie, porp d'un poids raisonnable — mère mou- 
tonne, truie qui rapporte, brebis, truie propre # la fécondation 
— vache qui^ meurt pas, vache à remplacer en cas de mort. 



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Jâ. 



mnHTAvmt OAVAmmt S85 

JÇKI7.--A8S0mbléM âAlftbétmtitM. | 

Actê^ UA — hiU, tmêêUTê^ réêoluêkmy projet d« loi— 6r^ t^rti, 
arii d'ëlêoiioii'— &y4M0, ■tottti— «MffKurs, obligfttkm^-^t^ 
«amj^ prooèt-yerM — oeirot, mtbrwitMm — orvlrs en eommly 
décret minittërieL «> . 

ilMlsmiat», ëoiievin — imnêewr, ooiiMiUer, nimstre — éthmier; 
onitear à là logique nrrée — 4 ^i4im m i ê êr% ■oœ^obef d'an 
ministre— drijporfmMul, attribntionei bareaii d'nn nimetre— 
leader, ohef^de parti — wtembré, déjwiié "jj^r, protmoêeur, 
propoÊeur, ieeondeur — ojieierê^ menibree d'nti bureMi— Orti^ 
te%ir, président; — Premier, premier ministre — -wk^. 

ÀmtUfftunaiion, fusion — ofpropriaêùm, crédit voté — audi- 
'ifOMi apurement — eoueue, réunion de partiiant eorvormiion, 
municipalité— 4iéjpM«, expédition desaoaii^Mt — déqurnifietàùm, 
diequai^fieaiian, P^rte de droits politiques — émanmti an, émÏM- 
nonk—^lfanekiêe AeeêoraU, liberté politique ou civique— incor- 
poration, érection en corporation — poêiaiion, psi^Ége — -prelè' 
vemêfU,''\eYée — proiét, protestation — quoieUion^ citation — rt^- 
pel, abrogation — rapporif prooès-^f«rbal — réquieiiianf demande 
— êièffe, mandat. 

Mairerie. ^/n 

DéberUure, obligation au porteur — eetiméê, état estimatif 
des dépenses — expoeé Jmomciêr, état budgétaire — ine omê inx , 
impôt sur le revenu. 

XZV.— PaUUi de Justiog. 

. » -■ ■ ^,-. 

I 

Profeesion légale, carrière du .barreau 

Affidavit, déclaration sous sermen t m llégmé , ammeé, allé- 
gation, assertion — cmnn»! de.reeord^ pr^bureur — br^, etdon- 
nance-~-<^r^, allocution, réquisitoire — eomparition, compa- 
rution — convictûm, condamnation — ém a matù m, émission*- 
étage, phase û^iui V^^Ç^èê, d'une proeédure km âêi êr , huiaiier 
— indieiemerU, acte d'acc us a t ion j i e^ rm ali ié, vioe de fàrw^ 
— corpe cfe/ur/f, réunion des douse jurés j our /Mrtrftyne^j^ '' i 
d'audience — grand jwry, petiijwry, iury de jugement, é*mec^' 
sation—^ûiime, plaidoirie — prtiédéÊ, procédure — rmpport, 
procès- verbal — êubpmma, ass%natioii à un tépioin — trans- 
queelion, contrequestion. ^^^ 

Asêaui, voies de fai t a s s e mf et ftotfms, haUmriê, eovpi et 
blessures — a$eaut «tict^bMit, attentat aux mcsurs — m^frte de 
COUT, injure au tribunal— q^snss, délit 

25 



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mamàamm OAHAOUOit 



Bartê, tribone--MO Wl, irné Mtf, ordoniun^a d« non^ieo, 
arrÂt de mÎM en aocniatîoa — terme, durée d exercice — war- 
mn/,' mandat d'jarrèt» 

Coupable (piaidét^ ■'ayouer ooapabl» — caupaiie (floAdar 
non), protester de M innocence fmrfeêêtr jugement, recon- 
lutttiî», avouer — loger wme floimU, porter plamto~/»2iii<;l9r au 
mérUe, plaider au fond. 

ZZVL-r-Pâltk|iM, jMrnmlIsme. 

AnneoBum^ annexion du C. aiuc &-U. 

Aquapa^ieme, 'eiaiu^'imme, doctrine du itatu quo— eat<o- 
jtieme, doctrine, dee ec mi er va l|fcBi ultramontains — equml- 
rtqkHêtnêf doctrine déa droit* éfÊSk — ger rg m amder, ré-arran- 
gement. de divinons ^eetoraiS y ji ng oiem u i, outrecuidMioe 
anglaiaè — know n ot fi i n gi$ mm, fanatMme américain— «locIrifM 
JioHrûe — naiio naU e me — paie mal i e mee — pa rtiê tm ne r i é, etprit 
de paHi'-'popuiaeerie^ démagogie— êftrmdeagiiême, chaïUTl- 
nitnie yankvÉ. 

SooM, johf jobbage, concuiaimi, tripotage — eopU, czeM- 
pkire fl ie , liuaee de journaux, — gaweUe, iùanuà---paiarapbe, 
article dé journal. 

Hueitng^ Vtéttmia—poll, bureau de votation — yoiaiton, rote 
— vôêeur, ëleeteur. 

Chérie, tMperie^ dlrecHOB do pwrli — tomtÊiiluafnte, élec- 
teure^-^iCoria^ article de rédaction. 

iffNMOïûmnMle, partivan de Tapinexion. 

Bleu, offnÊorva^iiÈwr^^'romge, Hbé f i l ç mi ct ' , coneervateur 
ttltramontain— ^of^Ml-ôa^y^r, av^turier politique — eoebon- 
nier, partiaan cb M.. Canchon — equaUri^ite$e, pariiaan de 
requalrifhttiaier~#u|ay»H; partiian polttiquo. 

' . ■ , /. ' - 

ZXVIL--<lliiiiiiiiis da fcr/ 

■« ' , 

Agent, chef de (gÊte^-brakemem, ■erre freine tionàueteur, 
chef de tcain — ingénieur, mèùÊaimenn--cpérmieur, téUginfkàtfm 

p m e emg^, voyageur. 

C. P. 4K.» ch. de fer du Pacifique Canadien— (7. T. R„ 
chemin de fer du Orancf Tronc * 

Aûo&mmodatijum (jtrain eTk train d'aocommodemeni — 'Obar, 
wagon — peiti ebar, ebar urbain, thtawmy engim, toconotive 
— iJBprmt, triûn ièmpià^r'-^fireighi, petite vi t eei o ma ni vell e 
pullman^ coupé-lit. 

Litfee, ratle, rail — pat^aneige, enaw-aked; abri contre la ^ 



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mjwmÂwrm cuwABism 



aiguille— 



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neige — Mc^ton^ tronçon de ohemin de ler- 
traek, voie. ' 

ilHidJE^amiilum, lomon' — cédfUe^ r^igteneni— «ontMetcm, ^rac- 
oordement, oorré8pondance-~iic^p^ Jta^icm» gi^ro, entrapôt-r- 
IteAs^ billet — eA«oft, jeton d'enregiitrèiiieiii. 



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XZyiIL-^Ck)mm6roe et industrie. 



Lignê^ brmaohe de oommeroe. ^ 

Balaneê^ ioldd différence— 6t^, facture — entrée, inicriptipfi 
—dir^oiorjf^ almanach des adresses — ledger, grand-livre. / 

Magoêin^ établissement de commerce— o^Ec0, bureau, ooinp- 
Ubilité. / 

Ctàk^ argent comptknt— «Aan^, monnaie— eA^tic, bon sur 
un banquier — hUUt promiêêùire^ billet — collatérales (sécurité»), 
garaptîesaooessoirés — âiscompte, escompte — esiamptlU, timbre- 
poste~;/bi«0ttr, proin&tteur-^tfi^t^a/nMnl, paiement périodique 
— inveêiitêemen i, placement — maturité^ échéance— ardrk oom- 
mmadid^^-paironagey clientèle — pereentage,' commission^ ffo, 
metteur, souscripteur. 

Stocks, actions de ^nne—rééeurités, garanties.* 

Ba/nquêToutê, faillite - — bargatne, marché — eompo^um, 
arrangement — décKarjj^, quittance — «{^^blcalton,. ooncpsion — 
rsspanêalnlUé, solvabilité— «oci^l/ limitée, société anonyme. 

BraneMê, ligne, s|»écification d'un commerce ou 4*une in- 
dustrie:— <M>iN|Nf<f<ton, concurrence — département, rayoi| — elé- 
taittêur, détaillant— -0^0to, marchandises— ^^t^en/dtrs, inven- 
taire — -/erronneries, objets, marchandises en fer, en cuivre, 
etc.— Adftisf faites, vêtements .c^onfectionnés — mateMand de 
cuir, mémÊiw— marchand général — marchand en gros — mar- 
chand as ' hiîrdes faites — marchand-tailleur — marchandises 
sèches, ifouveautés— «tm/1/0, échantillon — êtock, fonds de roair- 
ehandises — ratatouille, camelote. \ 

. Bonus,' prime, gratification — boûme, su.renchérissedMnt fac- 
tice — encouragement, achalandage — exh^ition, expoption — 
job, solde — jobbeur, marchand de soldes — jobhage-^j^atente, 
brevet -^peddleur, colporteur — puff, humbug, réclamé tapa- 
geuse — shippeur^ expéditeur. - 

Câblegramme, dépêche par cAble — C. O. D., livrable contre 
remboursement— Ç. P. II., chemin de fer du 
expresSf grande vitesse. 



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SUMTÀimra OAXADIBUS 

XZIX.'— ÙsineBy mannfHctures. 



Moulin, ûlmiur^-Hnanifiieture, terme gënëiique pour toat 
étaUineiDent indntériel. 

Bouillairêy 'chauciière à vapeur — dynamo, coUectetir élec- 
trique — machineriêi, machines. 

Job, jobhaçe, travail à la pi^ee—jobbéur, ouvrier k la pièce. 

^o^ <;ou/>^(p«, salaire rëduit. 

« Dame, digue, chaussëe— ^ton^, /o^, eau amassée derrière 
une éduse — esoeau, »$ttau, ouverture dans une digue. 







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• Ml* 



cv:*c, »i|(iui4ua ae 



NOMBRE DE MOTS ENTRANT DÀN8 Cl DIGTKWNAIRB 



./'' 



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A 351 

B<' ...:'..?... .. 335 

0.. .... 495 

D 271 

E 306 

P 199 

o ......;.. 175 

H 55 

1 84 

J 56 

K 8 

L...... 91 

M.............. 285 



FIN. 



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qt- •• .'. w 

p 362 

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iï.pn.V». «sperjie— 6«<te, betterave— A/Z-ffin*, miH«-cAt*«„, 



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Gafemiart, fffMUwiart, croc, miie-rtérueffe, truellç— /t 
point, tiers po'wt—f rr^nrh, cl^ anirUise. 



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