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Full text of "Galeries historiques du palais de Versailles"

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î : '■ 



INTRODUCTION. 



Ix)rsqu'cn 1832 la loi sur la liste civile maintint le 
palais do ^ crsaillcs dans le domaine de la couronne, la 
prciaiôt'O pcnst^c du roi Louis-PIiilippe fut de donner à 
ce monumcDl une destination digne do sa grandeur. 
Consacrer lancienne demeure de Louis XIV à loulc* 
les gloires de la France » rassembler dans son cnccinlc 
tous les grands souvenirs de nuire histoire , tel fut le 
projet imun-dialcmenl cx)nçu par Sa Alajeslé. ]\I;iis le 
■ palais de Versailles, à celte êfKique} ne renfermait ni ta- 
^Bleanx, ni statues : les plafonds seuls avaient éiù ros- 
^Hlaurés. La Roi donna Tordre de rechercher dans les dé- 
^^>Ôl5 delà couronne et dans les résidences royales toutes 
les peintures, statues, bustes ou bas-reliefs représentant 
1^ des faits ou des personnages cclcbres de nos annal* s, en 
HniiDie lomps que tous les objets d'art qui offriraient un 
^ caraclêre historique. JJes ouvrages, la plupart remar- 
quables, oubliée depuis longtemps dans les nnigasins du 
l^u>re et dans Ici greniers des Gubelins, furent tirés 
dL' la poussière ; d'autres , dlspersc-s dans divers palais, 
I furent réunis a Versailles : ou mil enfin le même suin à/ 

fecueitlir tout ce qui avait élu produit par lu peinture 
l la ^cuIplu^c modernes- 
Cependanl ces diverses réunions étaient bien hûn de 
suflBrc a l'aecomplissement du projet conçu par Sq Ma- 
jesté : ni tous les grands hommes, ni luus les grands 

a 



vj INTRODCCTION, 

év^'nemenls do noire histoire ii'avaionl lour place dans 
celle collection, empruiiLée ù dcfi éptiqucs diiïcrcntcs- 
Le Koi a comblé celle lacune en commandnnt h nos ar- 
ticles ks plus distingués un nombre considérable de ta- 
blcauT, destalnes cl dcbuslcs» desiinrs A roniplélcr lo 
magnifique ensemble do loules les illustrations de la 
France. Les souvenirs niilitairesoccupcnl nalnrHIement 
la plus grande partie dr ces vasios galeries; cl s'il on 
est quelques-uns que l'on s'étonne de ny pas retrouver, 
c*eâl que l.i penser qui n présidé h ce travail n'a pas 
Vonla perpétuer la Irisle mémoire de nos discordes ci- 
viles i elle n'a donné place qu'aux heureuv événemenU 
qui les ont tt.'nninécs. 

La collection générale que renferme le palais de Ver- 
sailles prul se diviser en cinq parties - 

l** l^s Uibtcaux consacrés à la représentation des évé- 
nements bistoriquos ; 

2* Les porlrails; 

3" Les résideoces royales ; 

4* Les bustes, statues et basrcliofs; 

5" Les médailles; 

Les tableaux rcpréscnleot : 

ii* Les grandes batailles qui, depuis l'origine de la 
manarcbic jusqu'à nos jours ^ ont honoré les annes 
fmoraises ; 

Â* Les évcnenienls ou les Irails les jilus remarquables 
de noire histoire, en y comprenant les croisades ; 

S" Lo règne de Louis XI V ; 

4" Les n'gncs de Louis XV cl de L^uis XVI ; 

V La campagne de 1792; 

6" Les campagnes de la n^ublîquc, depuis 1793 jus- 
qu'en i 796 ; 



*^i 



caaopjgncs de Napuléon , depuis 1796 jusqa'cn 



^iLoiifà^»!) di* Louis XVUI ol do Charles X; 
Ln principaux cvonoDionLs qui iint âiçnnlt^ Ip ri>f:ne 
Luiii&-PI)ili|>pti I"^ dopuisjuillH 1830 jusqu'au trnip? 
préftcui. 

11 fdui ajuutrr A l'ânnnKTalion do ces lablcnuv b col- 
jtWiacfosgoUâcbosqui rctnicoiil 1rs cnriipagiies d'Italie, 
S de Suisse, d'AUcmafîiiL*, de Pulnpno, d'Es- 
e(c., etc., Pt enfin les marines qui offri.'iit tn rc- 
pflêscii'iitioa. des bstsillos et cooitals de racr {;l<;rieuv 
fuar U Franco. 
Ia** puriraits comprcnnvnl : 
f Vr% grands timtrnuY ; 
2* LescoimHiiblos de l*nincf> ; 
^ Ln marédiHUt de France ; 
♦• Osun de nos Bm^mcrs cclcbre» ifoi n'ont èiè rcvé- 

d'surano dr c<^s disrnili^»; 
;»" Lnc rt*ani(>it indisUnrtc de p<ïrsonnagcs français et 
iBiTs qui M? sont ill'jslr^s sur ïn Irônc , à ta gtirrre, 
l'ordre politique, dans le dorgéct la roagistriluro, 
ie% scionc», le» Icltres cl les nrls. 
Sons le liire de résidences rojalej soni réunies les vues 
anciens cliÂtcaux de nos rois, avec les personnage» 
II* roslume de kur épi>que. 
Lesbnst*'**'! «tni ■ -ni un»' aulre galerie do pcr- 

i*s r>!)'brf'5 ' j -^ preincr» >iôvlosde la mu- 

irr jusqu'à nos jours; on y a joint les tuiobcoux 
n*H H reines , prinœs el prinnssis dr Franar , aiusi 
ceux de quelques Jiutri'î. prrs<>nn;»içï*shi!ilnriqiies. 
Ia cuUeciion de^ mc^daillrs coiumcncc vers 1300 cl 
dt BU règne de Louis-Pbillppe 1**^. 



TJIJ 



inTRODCCTION. 



C'éifïil d(>jâ un Rrand travail qnc Hc ra«semMor (on(o»~ 
ces riihesscs dans un im-nic lt*iu ; mais co n'ôlail pas 
(ou [ : il fallait pncorc les classer de mnnippo A ce que l'œil 
cl la pons^p pussent s'y proraontTsans confusion. L'ordre 
chronologique , le seul qu'on put suivre , ne s'accordait 
que hir-n diffîcileincnt avec la distribution delocnlités. 
iMiiI^réleàgrandslravnux faits par le Koi dansTintérieur 
du palais , malgré les heureux changements qui ont con- 
verli des amas de petits appartements et dlndigncs sou- 
pentes en de vastes salles cl de magniliques galeries , les 
divisions primitives du palais ne pouvaient 4?tro chan- 
gées ; il y avait nécessité de le prendre tel qu'il élail 
construit. Il consistait eu Irois corps de bâtiments pria- 
cipauv y sans compter ce que l'on peut appeler les pavil- 
lons ; il était divisé en plusieurs étages et distribué en 
pièces de difTérentes grandeurs; rien n'y êtaitdispo^té pour 
recevoir les tableaux, et les tableaux enx-mémcs, parla 
diversité de leurs dimensions, ne pouvaient se prêter à 
la régularité de Tordre chronologique. 11 fallait donc ac- 
cepter ce qui était fait , et , tout en respixtant la succes- 
sion historique des évcuemenls el des personnages, s ef- 
forcer de la mettre en accord avec la disposition générale 
des bAtimcnts et leur distribution antérieure. Il fallait 
aussi assortir la dimension des tableaux à lêLcnduc des 
cmplaremenls destinés à les recevoir. Voici le système 
imaginé pour triompher de celte double difficulté. 

Ou a pensé d'abord qu'il étiiit possible de suppléer, 
jusqu'à un certain point, au closisemcnt chronologique 
des peintures cl dos sculptures par le moyen d'un cata- 
logue général , ou elles se succéderaient selon Tordre 
assigné dans la suite des temps aux cvénemenls et aux 
personnages quelles représentent. Co catologuc est ce- 



WfTtOOPCnOM . 



W 



^rôflVo ici ; la soriL* des nanotVos y suU la 

w Jcs ,-iiiutVs. Puis , pour le cUsscmcnl à la fois le 

pins (Tinimode et le plas raisonnable dos tableaux et 

dn» slflhiP9, on a cré<^ tie grrandos divisions historiques ; 

oo a adaplû à clinqiir salle, k chaque galerie, à chaque 

#Bpp8rtenion(s, une série correspondante de faits 

«r^ènemenls Iiistoriqucit, loujnors classés par époquu 

Ibrmnnl nnr» suite clironolngiquc aussi complète que 

n'tnihre di*s l«blt':iu\ îc perrarltail , aussi étendue 

le comportait la dimension des pièces. C'est ainsi, 

ir citer au hasard quelques c\emples , que le suutc- 

rroîundrs et dc« étals généraux, ceux des an 

92 et 1830^ sont ra^etublés dans des salles par- 

, qui n'ont aucun rapport chronologique avec 

voisines. Ce 5y<"tôme offre d'ailleurs lo précieux 

qne, si plus tard on veut ajouter à la collec- 

(on de V<Tsailles de nouvelles séries historiques, cette 

Idilion pourra se faire sans entraîner aacDu choiigc- 

*at û l'onlre mninlenant établi. 

Le l'aliiis de A inailles se divise en trois principiux 

*ps de t>iliinieii(!i le corps Central, 1 aiU: du âud, 

r«lledu.\ord 

CORI^â COI RAL. 
corps Central rcorermc 



r Lu vAtil ré de butles et statues, qui bo 

kvoaupii^i . lImt de marbre. 
ft* QtMilrf Mlle* coQsocries aux rcMdcoces royales. 
S* L* Mik des Rois do France. Les portrailt» de» roîs 

a. 



s ISTnODlCTION. 

y sonl rangés dans leur ordre clironologîqne ; scnlc- 
mcnl y à Vt'gard de quelques-uns dos princes de la pre- 
intôrc race, on a suppléé au déraut de porlruits aulhcn- 
tiques par des écussons avec la date de leur régne. 

'%" Le vcslibuledc Louis XUI. 

5" Trois salles el plusieurs vc*libulcs qui entourent 
l'escalier des Ambassadeurs récemment reconstruit , cl 
dans lesquels sont placés des buslos et statues, ainsi que 
le« tableaux-plans de divers sièges et campag-nes. 

6" Les grands amiraux, classt's par ordre de promo- 
tion. 

7" Les connétables de France, rangés dans le mémo 
ordre. 

8* Les maréchaux de Franoo. JUa série des salles con- 
sacrées aux maréchaux est interrompue par la galerie 
de Louis XIIÏ, avec laquelle la suite des maréchaux 
recommence. 

0" Deux salles où sont placés les guerriers célèbres. 



AU l'REMlER KT.\GE. 

f" K.) partant du salon d'Hercule, qui louche au ves- 
tibule de la Chapelle, se succèdent sept salons ayant vue 
a»ur la pièce d'eau du Dragon el portant les noms de 
l'Abondance^ de Vénus, do Diane, de Mars, de Mer- 
cure, dApoUon, de la Guerre. Dans cette longue euG- 
tadc, qui formait aulrerois les grands appartements de 
Louii \1V, est distribuée une pariio des tableaux re- 
présentant les événements de son régne ; la suite en 
est interrompue par la galerie qui porte le nom de 
ce prince, el qui donne sur la terrasse du grand par- 
terre. Cinq autres salons donnant sur la pièce d'eau des 
Suisaos» et qui pi>rlaient autrefois les noms de salon de 



INTBODCCTtO?!. 

Paix, chambre et sulondc la Reine, salon du Grand - 

Coavort, salles des Gardos de la Heine, complélenl l'en- 

•mbïp dos évcncmt'iils du rèpn*? de Louis \IV, si Ton 

ctulc touterois encore quelques tableaux r^parlisdans 

IX salles des Gardes du corps cl des Valets de pied, 

pbcé» dans d'autres séries. 

3° Ad haut de l'cscalicr de marbre s'ouvre la grande 

salle des Gardes^ aujourd'hui salle de Napoléou. 

3' l.a salle de t7!)-2, qui osl alti'nante au corps Cen- 
tral , mais qui fait parLio de Taile du Sud. 

4* Quatre salles consacrées aux campagnes de 1793, 
I7»4t 1793 011796. 
5* Une suite de pièces ou sont placées les gouacties et 
[uar<'n(*s qui reproduiront les campagnes de nos ar- 

'S depuis» 1796. 

€* Les |K^li(s up[}arlcraen(.s de la Reine. 
?• i;(Miil-de-IJceuf , la chambre du lit do Louis XIV, 
cabinet, et tout le reste de rappartemcnt royal: la 
bibliothii]ue, Ip salon des Porcelaines, l'escalier des 
kinbaMiadours, et la salle adjaceiilo où était le billard de 
lis XVI 1 et oii l'on voit aujourd'hui les grands ta- 
iu\ du »i*^ge de Luxembourg et de la bataille de 
mo. De» portraits de Louis XIV, des princes cl 
princesses^de *a fauiilh*, et des personnages illustres 
son temps, «ont distribués dans quelques-unes de ces 
«lies. 

8^ l«c cabinel dn» gouaches du régne de Louis XV. 
9* La petite wlle des Croisades. 
10* La Mlle dc;> Ktais-Géuéraai. 



AILE DU SUD. 

L'oiit du Sud comprend ; 



rij 



lïffMOtClTOW. 
AU BBK-DB-CHAUSSÉE. 



1" Douze salles consacrées au souvenir de Napoléon, 
etrcnfermant les tableaux qui reprèsealent les batailles 
et les principaux événements politiques, depuis 1796 
jusqu'en 1S10. 

Plus une salle de bustes ul statues du Napohioa et do 
sa famille; cl entin la salle de IMorengo. 

'2° Une galerie de bustes et âtatues, depuis 1789 jos- 
q^ren 18li. 

tes bustes placés dans les fentMres sont ceux des géné- 
raux, (ués CD combatlant pour la France. 

AV PREMIER ÉTAGE. 

t* La grande galerie des Batailles, depuis Tolbiac jas- 
qu'à Wagraïu. 

T La salle de IH3U. 

3" Une galerie de sculptures, depuiblexvrsièclc jus- 
que 1789. 

AO DEUXIEME ÉTAGE. 

Cno collection de portraits bistoriqucs, depuis 178'.* 
jusqu'à nos jours. 

AILE I)U NORD. 

L'aile du Nord comprend : 

AU REZ-I>B-CQ.4rc9KE. 

i° Une série de tableaux hiiitorîqucs représcnlanl Tes 



IXTKODCCTIOX. 



tu ks plos importants de nos annales, dopois 
T'Originc de ta monarcbie jasqu'au règne de Ix)ais \yi 
ii¥cniûn(. 
Vpç galerie de bustes, statues et tombeaux. 

AV PREMIER ÉTAGE. 

I* Là tuile dej tableaux bistoriques du rcz-dc-cbaos- 
if depuis la république jusqu'au régne de Loais-Pbi- 

r. 

toe galerie de bustes, statues et tombeaux. 

AU DEiniKHE lÉTAGE. 

igalerie do portraits bistoriques, antérieurs à 1 790. 

PAVILLON DU nOL 

pavinoa attonnnt porpondi<:u1aircment •! l'aile du 

Tord et à celh^ du néscrxoir, qui borde la rue de ce 

, léparc la cour de la Buucbe de celle du 7'héAtre. 

d'à point d'allique ou de douviéme ctoge ; mais le rez- 

■fliaiiHie*' et le premier ùtagc sont do plaiu-pied avec 

de l'aile du S'ord. 
Le papillon du Roi comprend ; 

j^v SKz-DE-ciurssi^e. 

I* Quatre sallrsuti ton! placés les batailles navales et 
comlMl.'i sur mer (I). 

2' La grande aaUo des Croisades, où sont placées les 
fiorics en bois de cèdre de ]'b6piiâl des chevaliers de 

< *} Vtr ftulte de MHvvllf ■ rll«po«f Uon* ertlmnvrt lar le Rot, Irt ubltiuv 
«• «tunne «nt tu pi«ee« «lui» i|uitf« ulle* ta 4«ati«iira étt^t de l'«il« 

éttUdl. 



XIV L^TKOUCGTIOX. 

Rhodes , que le Sullcin a ilnnnêes au Rui , sur la domandL> 
qu'on lit ic pritiLU de Joiuville, lursqu'il vi&ila l'ilc de 
Rhodes en (&3ti. 



AU PUEMIER ETAGE. 

l'Qiialre snllf•^ do mbloaiix historique? rcprêscnlnni 
des fdils aunnorabits de tiolre hisli>irc , depuis le bapltfnic 
de Cluvis jusqu'à nos jours. 

'2'^ Benx mIIps ronten.inl des taMcmix cpi représcn- 
tenl des èvéncinonls du règne du roi Louis-Philippe I*'. 

Ia" s3 sièmc des stVirs dans leur rapport avec les loca- 
litéssetruuMîclaireincnliudiqué pur otlLct^nniDération. 
Qixani j la clBssificalion , ou va cnirer dans quelques 
détails pour lAchcr de la bien fairo WDiprrnilre. 

La Roi a voulu réunir h Versailles tous les grands 
amirnux, tuas les connétables, tous les mar^îchaux de 
France. La coIUelion des amiraux êlail complète à Tex- 
ccplion de trois, crées depuis le comte de Tuulousc (i), 
de qui provient eeile collccliou. On leur a consacré, 
dans le corps central du palais , la première salle du rei- 
do-chausiiée qui regarde le miiji ; on h s a ranj^'èsdaus 
leur ordre de créaliou , e( avec la date de leur mort tou- 
jours indiquée. Mais, pour les suivre dans leur succes- 
sion chronologique, il est nécessaire de commodccr par 
Uk droite en entrant dans la snll^, et de monter de bas 
en haut, en ayant soin de revenir toujours sur la ligne 
4a bas. 

Quant aux connétables et aux maréchaux de Francp, 
il y CD a deux collections distinctes , l'une en buste et 

(1) LouU-Alftundre de Bourboa. 



en pied. La collection He.<i ronnélablcs et des 
en bnsie est complèle. On y voit tous }cs 
■tablM, depuis le premier, Alb6ric de Mont mo- 
', ■«! 1000, jusqu'au dernif*r de toas, Lcsdî- 
gMm, créé m I62i: tons les inareclinTix {\q France, 
éBçmU b premier , lo mtrérhal Pierre , crée p«r Phi- 
Uppe-Ant^ofcte, en 1185, jiisqu'nu dernier, le mâré- 
cfasl Volpe, nommiV vn 1837; c'est-à-dire la série non 
lulliniii|iBe des marMiaiix de France pendant sept 

Orficii4«nt . parmi les conn(lal)les et les maréehaui. 

•ppnr ; :,u\ p^MMiui-slt-s plusrcculêeSï il y en 

un as.*' (K>ml»ri* dont on n'a pa retrouver le» 

■trailA, du moins avec un caractère suffisant d'nutben- 

idté ; on a in)a;;inê alors de mettre à la place que devait 

ruper leur image un ecusson uù sont inscrits leurs 

DOiQ» fleur titres, l'e|K>{]Uc de leur nomioalion et la 

féMi^ de leur mort. Pour visiter dans leur ordre chro- 

[ilogique les portraitH en bustes des connétables et 

maréchaux do France , il faut adopter In mOme 

relie que datn la Mlle des grands amiraux. On 

imeorc par la droite on enimnt , et I'œU doit 

•f en remontant toujours de ba< en haut , la 

det dat4*s marquée par celle des numéros. 

Les connétables et les maréchnnx en pied ou h cheval 

lent une rtdl< dion h part , mais incomplète, et qui , 

que Li première, se succède de salleensalle, suivant 

Totdri' clinmotogiquc. 

Tel e«t Tordre général suivi pour le classement des 
rries bislonqui's dans lt»utrs ]e« salle» et (galeries qui 
ipofcnt te magniliquc coâcmble du palais de Ver- 
kUle0. 



XVJ JNTBODUCTION. 

Il reste à faire une demfèrc obserration. 

L'ancienne dênominalion de certains appartements au- 
rait formé un contraste bizarre avec les tableaux qu'on 
y a placés : aûn de concilier les anciennes traditions 
arec les modifications nouvelles, on a conserve à côté 
de la désignation moderne le nom consacré par l'usage. 
Ainsi on dira = Salle de 1792 (ancienne salle desGent- 
Suisses); Salle de Napoléon (ancienne salle des Gar- 
des) , etc. De cette manière les dispositions du présent 
seront en accord avec les souvenirs du passé , et Ver- 
sailles sera présenté aux générations du xix" siècle 
avec le double caractère qui a préside à sa créalioH 
sous Louis XIV cl à sa restauration sous Louis-Phi- 
lippe I". 



PEINTURE. 



PREMIÈRE PARTIE. 

TABLEAUX HISTORIQUES. 






GALERIES 

HISTORIQUES 

D£ VERSAILLES. 



PEINTURE. 



PREMIÈRE PAKTIE. 



I rajiBAMOND iSUEVi PAfi US r&AACS &LR LE PATOIS 

I( m» l'ai 490). 
^ ,,, l^um.MnuLên... jiiie du Noril. 

CHiil riaaee cher les Francs encore barbares, ehMfUe '^srik'^V^ 
fot» 'jfjM* *»' S*'f(n>i''nt un noiiTe.iu chef, de l'clcvcr siir 
! linM autour de l'aficrii- 
^ d'un bclluiufiix rn- 
L'Aiiirtir ttrji Gestes des rois trina parle de Phar^iniitnd. • 
nïs'î ^* -- ^" -^* ^-n^^stirïesFrannSnliens 

dw^^ CVst <iur ce ruiiiJfmcnt 

' "' '■ ' •• pruic« 

O'^ViUiBu Ui4li de Màrr.% *a 

ifeptas iMtbIe il I it'u» TniruftiM alrtm t:tauiicï- .Turr' .-^Msi 

Il p«}i ouf»fM-i< .'.fuat, rJbkâac «Ikiner. 



GiLERim UHTORIQCES 

La domination rumiiinc avait cessé d'exister dans Ich 
Gaules. Syagriu:^ seul en nuiiiienait encore l'ombre dans 
Ips murs de Soissoiis. CJn^ts alln l'allaquer, le vainquît , et 
nicna nu pillage des villes d'iiteiitour ses blindes victorieu- 
ses (iSfi). Oii cMiiinalt l'hisloire du vjijhî deSoissons. 

Il épousii bieiiliil après {V93) Clolilde , fille di; i^litlpèric , 
roi des Bourguignons, et nioceile l'usurpateur (jondebaud. 
Clotildc était chrétienne et cherchait tou* les moyens d'ar- 
racher son époux à i'idolutrie. Elle avait échoue dans ses 
efforts, jusqu'au moment où Clovis entra en guerre avec 
les Allemands, autre peuple de race germanique qui venait 
disputer aux Francs leurs nouvelles possessions. 

Les deux armées se rencontrèrent a Tolbiac (aujourd'hui 
Zulpieh), prés de Cologne (•)%). <> Comme elles se battolent 
avec un grand acbaruement.dit Grégoire de Tours, celle 
« de Clovis commença à être taillée en pièces. Cinvis alors 
fi éleva les mains vers le ciel, et , le CŒur touche et fondrinL 
« en larmes, il s'écria ; u JéAus-Christ. queClotildeaHirmc 
o Être lefdsduDicu vivant. ...je l'invoque; je désire croire 
« en toi: seulemcnt.quej'ôchappe à mes ennemis.)! Comme 
« ildisoitces mots, les Allemands . tournant le dos, corn- 
fi niencérent à se mellrc en fuite , et , voyant que leur roi 
a étuil mort, ils se rendirent à Clovis en Uti ilisant : Nous 
« te supplions de ne point faire périr noire peuple, car nous 
« sommes à tui. » 

Ciods conduisit peu après à Reims son armée triom- 
phitntc. 



Jkiic du Nord. 3. BAPTÊME DE CLOVIS [^déoimibrc ï!)6 
pAtilloiiduRoi. 



le ciagQ. 



t'or M. Paul D^LAKOcas ea •■ 



k. fiAPTtuÉ DE CLOVIS (25 décembre 496.) 

Par M. DuriNïic en iMT. 

Clotilde apprit en même temps et la victoire et le vœu 
dft Clovis. Klle s'empressa alors de faire venir l'évèque de 
Reims, saint Bémi, cl l'envoya au Roi pour traradlcr à 
l'œuvre de sa conversion. Clovis. après avoir obtenu de 
SCS peuples la promesf>c de le suivre au baplèmc, ne tarda 
plus lui-même a s'y présenter. 

et On couvre tic tapisseries peintes les portiques inté- 
« rieurs de l'église , on les orne de voiles blancs, on dispose 
« les fonts Iviplismaux, on répand des parfums , les cierges 
K brillent de clarté : tout le temple est embaume dîme 



Dr PAUI5 DE VERSAILLES. 5 

' Il Odear dÎTine. Le Roi pria 1p Ponlife de le baplifer lepre- 
«rmier Le nouvMa CnnsUintin s'avance \ûTi le bapli^^tère. 

^t « et h' sninl ëvfV|Uc liiî dit nlurs d'une boDchc éloquente : 

^F « Sic.imbrt* , ahaifse iiumhïemoni la IMe ; adore fc que tu 

^' n .is bnilè , brrtlc ee que la as adoré ('). » 

V ' Plus de trois milk- bomraes de rarracc de Clovis reeureni 

"' après lui k* Iwptôme. 

Cloris , ennvprli au rhnslinnîsme , étendit dès ïors sans 
peine sn domination de proche en nroclio jusqu'à b Loire. 
Par un nire bonhonr il 5c trouTail nlor^ \c seul prince orlho- 
doTf dt' tont rOrcident; et le siège de Kume, aussi bien que 
Te clerRf ealhulique des (iaules, secondèrent de tous leurs 
efforts r accroissement de sa puissance. 



5. 



ERTBÉE TRIOMPHALE DE CLOVIS A TOOTtS (508). 

Pnr U. RoriiJHT-Ft.Ei;iiv fii iMi. 
Pendant que Qovis, avec )<ippui desèvëqaes.aiïemiiS' 



I 
I 



ipui ne: 
les W 



sait (:b;tquc jour sa domination, les Wisigoths soulevaient 
contre eux, |>.ir leur attachi-ment à l'arifiniMiie. les jK>pu- 
Jatioris orlhoilun'S ili- la Gaule méridionale. Clo\i5 ufire en 
m^me temps à ses soldats la jçlnirc dn punir l'hcrèsie et les 
(lépuuilk'ti de ces riches provinces . et il les mène contre le 
TOI Alaric. Les Wisigoths, afTaildi.s [Kir une longue paix. 
•ftirenl vaincus à Vouillé , près de Poitiers { 507 ) ; leur roi 
périt en combattant, et les Franrs virtorieux se répandirent, 
de Toulouse à Bordeaux, h travers toute f'Aqaitainc. 

Clovis, an n-tour de cette belle conquête, entra en 
Irinmpbc dans la ville de Tours. L'empereur AnnsUise, 
jaloux de rattacher au vieil empire de Byrancc les royautés 
nais&antes île l'Ocrident, avait décerné' au roi des Francs 
les bunneurs consulaire^i. « Clovis, dit Grégoire de Tours, 
u revêtit dans h\ l»nsilitpie de Saint-Martin la tunique de 
« pourpre et la eblamyde , et posa la couronne sur sa làte. 
« Ensuite , étant monté ii cheval, il jeta de sa propre nwin. 
« avec une extrême bienveillance, de l'or et de l'argent 
« au peuple assemblé, et depuis ce jour il fut appelé Cooiul 
K ou Auguste. 



Aile<lii N 

Salir ti' 



f»ril . 



6. CDAMI' r>E ilARS (615). 
^ ASSEMOtÉF TKME A BOTÏIfBtlL-Sl-a-MAWtE PAB CLOTAIHE II 
HP' , Par M. Jttui ÀLxm en IS37. Partto rcnlralc^ 

*^ L'histoire a .ippelé du nom de champs de man ces as- ^allé f/J'^''^; 
J*)ftrj>|oire de Tour» , llvte 11. 



A« I2P. 



«ALfiJUSS mnOBlf^OBS 

âCuahlèes guerrières quo les premiers rois fi 
durdiûaire au priolemps. et où, presque U 
que prise d'armes Tiisait l'objel des dèUb 
France, encore ruiâins de l'cpoque ûù ils av» 
forets de la (jormanie , porUiieuL dans ce» 
i*ij»tume sanvafje et les LurbuJuitLes habitude 
hirbare Plus lard. lorsque le clergé eut pj 
qui ajiporlt'naiL k i^es vertus et à seslumiÈrc 
vinri'til siégtx à cùtè des guerruTS diitis le 
<le la nation ronqiuranic. l.:i {iIur iut^oru* 
lUxs de ee 8;ejire ist ftllr 'jue rJut^iîre II «hh 
neuil ( il'autrci dirent à Paris ] l'aii filô. Ce 
seul maltrcdc la rnuyarehic j>ar la mort de ili 
toute la race des rois austrasïens, dnl [wyer 
LS5i«Lince aux gnuds éii royaume qui lui av 
liiluire. La conslitmtion , ou ordonnance è 
semblée de Donneuil, renferme le détails ( 
qne . s»*us le nom de sagw réformes , b roj 
tmjnle d*^ faire àVarifitoeratie. 



Utti'duNord. 
t|''-r1i4uiu(é(*. 



FCTTESAliCES DE DAGOBEfiT A SAINT-UEX 

Par H. T 

A 11 mort de Cinvis f SU } fies étjils avale 
. d après le droit qui ri 



coli 

né ni 
le s ■ 
lui 

li de ij 
[cordes, .1 
Lue ! 



I" 



M 



ris en Germanie. Leioi 
lu^ luuifisfNir l:i eonquète ij 

-. kuiimiitfnons < .'».%» \. M.til 



' it in I uitiiç uiundruii'i II 

n ilT' (ti28}, 

^, l).É>iMi,ii i icgna avec une çlniic el 

ijusqu'alurs saus exemple purun b«-fi pe 

anues en \iiiuqneur riiez ' ^^ ■ ■ illis 

^juéeji; rlicz Ictt S.tiuii^ ei pi 

lKird;iient sa fruntîrre ur.. i.,i 

sVlcndaU bien plus loin encore. Il : 
l.-nit»-. \ ses sujets ferme et ri^orei 
If érrilles vituUc» cuutwnf 3 
' gcrni:inique soumis à sa 
le* rreM5Contemp<3rain!^ nous enireli 
tlonl il n'efforeA d'emirmmcr sïm ti 
ouvrages de sculpture et d'orfèirerii 



DIT Pkli,K DB rnflAIlCES. T 

;dpla rirhé'wu'pmflîïricuso.i VIT laquelle U COO&traîsU 
et di'rorii b Ih-isiliquc Jf 8;nnt-Dfms. 

C'e«l 00 liSO<|ae , ^lar l'orrlre de Dagolicrt , furrnl cxho- 
mées UîS reliques tie snint Denis et des deux ctïmiKignons 

^de Sun murtyre, Auft^ue el Êi^'Uthère , et que Tureut jelêf 
le* ri'ndomtnls de l'èfcli^c hMk en Icor honneur. A sa 
mort, en 638, »cs reçte:» y furent Iranspnrlcs en pnndc 
pompe. «C, feion IVxpresïnon de ^>n bîo'^ntpho . <t très- 
r. « jQHirnuit enaevelû à la droite Ha Infnbeno des trois 
f « VKtrtyrs. s 

i satàille de TOiTBS ( octobre 733 ). 

t'ir H. Clnrlet &r«>BE!i «n (83^. 

Apre? b mort ije DjRobfrt, la inooî»rcliie des Praocs 
fnlr;i "f .«...• (H'>"'-: les pnrtnges reeoram^îiiccrcnl, et une 
sort. I permanente partit ^^''lat>Ii^ pour plus 

"d'il II ,. .' - ililix n»V;iimii-v ilr Vcic-lrii- ■•! d'AuS— 

'trasic, 1.^ nfr. de^; ihûiiaic 

■■^hisquedesnm enf. n ' .. [ ' i'i'<i»che, 

r'qui ne rcffnaicnl qiic lie nom , el laissaient l*m( le iMmvoîr 
aux mainsde leurs maires du pnbiR. L;i tmtitUe deXeslrj , 
Rngnèc en 687 par Pépin d'Héristal sur les ^euslriens, 
fonda b grandeur de sa maistm , nii, pendant qu.itn- ^èné" 
rations , rnmbition elle génie devaient <^lre iK^rèditaircs. 

Avec ces nonvcaiix chefs, entouras des bandes guerri^-Tcs 
gui leur venaient dcf bonis dn Rhin , la monarchie des 
"Francs redevinl conquérante. l*cpin d'UérisLil <K>umîl au 
•'iribuilesSaxMns.lesBavjirois ellesFrisons. Charles Martel 
suivait la mOmc carrière de gloire el de conquêtes, quami 
la redoutable inTn!^in^ de? Sarrasins dans hvs provinces laê- 
ridion:i)c5 appela de iT enté Ions se? efTorls. 

Mailres depuis vingt ans de la péninsuln e^pa^de. le* 

Sarrasins avaient franchi 1» Pyrénées , el, .iprè» avoir brisa 

la t'iiible résistance qu'rîvjut r^<n\i: de leur opposer Eudes^ 

dw d Aquiiaino. ils s ét;M<-rd répiinduf dnni les plaines qui 

$'éteail«i)t entre le l*o)toii et la Tourain«. et y «vRicnt 

^b^rayé les {wwtWs de leurs ravagis el de leur*) horribles 

■ prof"!. liions (l'est là que Charlet» Martel vint les arrêter. 

B*«( î.'i ' de« Arabes, dil un chroniqueur du temps, so 

«"« bn ' le verre mntrc les corps de fer des Francs.» 

^"l-eur 'Jcfajle fui compîtle : Abdérarae . l'émir qui les com- 

P maudall, y périt, cl Charles Martel eut la gloire de wuver 

du jniig iV: llstamîsmcla France et pcut-Ètre la cbrèUçolè 

toutcnliérc. 



Aile da Mi^ 

G«lcrie 
'les UaUiltcl 



AilfduNord. 9. SACHE DE PEPIN LE BREF (28 juillet 75V u 
i" Éiaite. l'ar M. Puni DcLAROcnE en 



Partie centTAlc. 

le' éltK. 

Sillu des KUlfr- 

liénérauK. 

Ko 129. 




10. SACRE I»E PEPI5 LE BREF ("28 juillol 75i). 

Par il. Kranrwia Dtaoïs en i83t. 

Pépin le Bref, ûLs de Charles Martel . avait mis fin à ce 
ïiiinubcrf' fie royauté tfuc coiàserv.iiciil encore les Mèrovin* 
giens. Dans l'assemblée de Soïssons , en 750 , les Francs 
avaient prononrë la déposition de Childérie III. le dentier 
des desrrnd.mts de Clovîs, et élevé Pépin sur le [>nvuis. 
L'a&setittznent du pape itacharie avait autorisé ce grand 
changement; mais Pcpin voulait plus encore- IX'jàsarrc par 
l'archevtque de Maytiioc (saint Bonirace) , il voulait l'être 
une seconde fois des mains du pontifede Uome, pour donner 
à son pouToir UBiirpi'- une nouvelle cl plus importante con- 
sécration. Les circonstances le servirt-nl an gré de ses vœux- 
Le pape Etienne II nnt en France lui demander un refuge 
et dessecours. Il Tuyail devant le rui des Lombards. .Vstolphe, 
qui . non content d'avoir envahi l'exarchat de Ravennc et 
la Pontapole. menaçait Rome elle-même, u Etienne . selon 
les paroles d'fi^inhard. après avoir reçu du roi la promesse 
qu'rl défcndroit légli^e romaine , le consacra parVonclion 
« sacrée connue revûtu de la dignité royale , ainsi que ses 
ti fils Charles et Carloman. » 

Pépin acnuilla facilement sa promesse, cl passa le* 
Alpes |)o«r forcer Asiulphc de rein! re ce qu'il avait en- 
levé k r£glise romaine. Ainsi conunca(;>i cette alliance 
des princes carlovin(;iens avec ie siège de Homo» qui 
fut pins tard un de» grands rcssorlji de la politique oc 
Charlemagne. 

il. CiLiiup DE MAI (août 767). 

l'EI-IN LE nutr PROI'dSK AIX PBi»rS LEfl MOVE.VS I>'&CBB- 
VER Uk GlERtlB r.ONTKl! WAirBR, DUC UA^tlITAlAE. 

Par M. Jean AtAi x en ifiST. 

Dans le cours du vir siècle , &n milieu de la triste déca- 
dence de la royauté mérovingienne, l'ancien usage des 
assemblées du champ de mars seralde suspendu. Ce n'est 
qu'après la bataille de Tcsiry , lorsque Pépin d'Héristal, à 
la tète des Francs Austrasicns, eut ramené dans [a (taule 
occidentale le triomphe des armes et des mœurs germa- 



les , que l'on voit reparaître la convocation annuelle des 
MiM's n;iliimales. Ces assemblées, sous les ruiâ île la 
OTConiie raifî. ont clé aj^wlée!! tinns nos histuire» du nomcjc 
tkémpt de mai. 

« L'an 767, au mois d'août. Pépin le Bref, dit Eginhard, 
« tint retle assemblée, selon lacoiUumc franque.dansla ville 
« ^]v B tir^ît's. I' Bourges élait rappr^tchée de la frontière 
;ie , où Pépin Taisail alors au duc Waifer et à sea 
,| liu: guerre ilciterminalion. On traita des moyens 

" jvUivrf celle guerre, qui en effet fut lenuinéc l'année 
Mvjnle. af>K*s huit snn|f1anli*-S campagnes. 

rilABIFMAGXE TRAVERSE LES ALPES (713). 

Par U. Paul DklarocVE cd 



Aile da tiorii 
PavUlondaRt 



CaAftLEMÀGKB TKAVEKSE LES ALPES {TlZ). 

Par Ruirtoc Ronrn pu IUT. 

Didier, roi des Lombards, avait renouvelé eontre le 
iié^t de Rome les Ic-ntativcs hostiles d'AsloIphe, »»n pré- 
décefsfiir f,r pnpc Adrien T", à rc^cmpIcd'Élieuoe. in- 
imqti '■ r.issisl.mce du roi des Francs. Ayaot 

nsi' i > ^ Gencte, Charlemagne marcha vers 

'Il-iIk-.lI ) ttiUd ikir Ir iiioiit Cenis, dans l'automne de 
73. t'gifthird prirfc « tics immenses diflScuItt^s que les 
Fnacs ir < ;t pa&stT Ie<i AIih*». et (h>s pénihlcs tra- 

it sup|>orter pour franchir ces sommets 
-sMl>les, ces rocs qui l'èlauccat vers le ciel 



TlUl qi 

de I 



el 



iMises de pierre. » 



Aile ilu Nord. 

H. *le-chiHi**er, 

Snlli' n- s 



i^^ CaARLCMAGXE COCBO^TXIÏ ROI D'ITALIK (T74). 

Par M. i'kwokn en ItlT, 

Dèl que Chirlcmagnc eut forcé les Cluses . ou défilés de 
|Wnta^»(|U< les Lombards svauni rnriiné* . IHdiiT. «ctisi 
CttCn)!. priila fuili; etaJIas'vftf mÎ- 

Il V ««alinlun Mêgf! dcphi^ 

[t*' ' " Mix mains mi lonupu-ur, qui i eii%uy.i 
innontftêre. 
II,. ^11. -m... lia aux rois Itirr^-- I- fîont il vemiit 
dedélrutre la puissance: d {irit le ' >d Italie, et 



«dgmt la cgurunoc de l'er dans la lun 



AikduNoTiî. 
R.-tl^rb■U9»«e. 



•io Milan. 




' ' Cbaricjtiagnp rmpMvn toutrhforre dcsong^nî** îi t*ta!ilir 
'l'ordrf H l'ujMtc d;ins fosparlirs si <ii\(.'rsc5des<Jii v.isly t'm- 
Jilfp C'élaill.ile but principal dt' rcs graiirtr^ ;KMn:ililéijs, 
^iinnoltrmf'ni cnnvwpiri's à AiT-la-^h-ipelIc , où les affnires 
de rbaQue pro*inre «tniçnt app"rlo(^ sous !'*< yeux du 
mafire,et d'où ks volontés du mniire retournaient âchaqu'' 
pnnînie. 

lin de SCS soins les plus atlcnlifs fut de réformer, dans 
un esprit de sa^c«sc m d'équité . Les i<t'n bnrbvn àm dim 
férents petipics soumis à son obi'-issanre. T/est d'iipri's cp 
principe que furenl dicliVs rt jtnmiul{:nès ensuilp en asspm- 
nléc puiijiqoe ses Cdpiivlmrcf , H;>rk* dVidils dt; diverse 
nature, J«i uns «yanf le vèritflhkf«rart*re d*» la M, V^8 
autres a'aiïranl que d*- minutinix rrwipmenis d'adminis- 
iralvin pubiiqut;. uu nuiïme des caseigneincnts uioranx et 
reli«jou\ h I'u-siro des |M;iiplo5. 

pjarl^rïniifiije v$t ici rv\tTiscvlé dictant ses capHulaires 
ï Êginbard, Iç plu; docte cl le plus ttiTorisc de ses MCI^- 
(jiircs- 

10. MXrm V93éSZSTÉ A CUv\BLEMAaX£ (780). 

Pnr if . JuU*» L&tRx «n is3T, H'.-i(>réx 

CharÏPmagTiP «XTorçn d'emprtnjtcr à Vancienric Rome 
tout ce qui lui reslail de olviH*ailorr.ponr en faire tVimement 
de son empire. Il travailla siirlont à ruiiimer , p.ir sa pro- 
tection «t SOS rxtmlof , l'ètudo do5 li.'Ur«& et dei artA qiâ^ 
.s'éteignait en Occitient, au miiii'ii des tènèlircs de la bar- 
btirie- Almin . moine anglais, le plu? doele personnage de 
Situ tcm|(S. fut mis à la t^le de l'^oie fondée dans le palais 
d'Aix4a^CbaptïUe , et airpelt*e pour ce motif ^c<'/r puiatine. 
-Sasdtnt les Iniâirs trop maris que lui liii»Kaient 5<'» csprdi- 
lîootgnerrièrt!.^. le grand empereur «onail siéfcer lui-iiiAme 
pnnni les disciples d'Alcuin, et xpprennit »ous lui la fn*ani- 
maire, la rhétorique et raslronomie. Ils'efforçailnifme de 
iiliersesdoigtsà l'art, si nre et si diiïîeiJc alors, de réeritnre. 
Mail) ee qut l'uccupait plus encore, c'était le soin de sun eU- 
iei les travatiK de la nombrcuh' jeunesse aui , rasseniH6c 
de toutes les parties de l'empire sur les uancs de l'école 



I 



I 



DIT "pkisn ov msAn-tits. A 

jwSnnci devait répandre les luniitTys qu'elle avait r«çuet.x 
Lk pla<f stufïieiit «H Uts plus instruils et. m'tit assurés de 
SCS latgc'^iics et ili- si's fnveur?. Cest ainsi que9(> formft au 
mailicuicul du& .iHiirus (uule cvUv géncralion d'hommes 
savants cl hal' ' rvireni aux desseins de Cliarleina- 

fne et h \n ^\ >n ri^f^nc. Ëginhnrd «n r«t }p ^ilus 

rrm.-irqnnblc. ^i.iiiK.unusPineiil cel ^.ssai de civiti^tton 
tK.'Siirvr«-ul gnèrc à celui qui l'avait tcnto , et la Iwrhnrîp 
reprit «(incrmrs 



ArV ..\, 



T. GHAULKMAOïis ftecorr a PAABitDonv i.i sonussiox 

Par H. Vy Scatrreii en IlSv. 

Le plus grand cffurL de la nui»s;mi;e de Cliurlema^c Se 
porta contre IcsSavms, itatiun saurage . Jalousr de son 
indépendance, el animée rontre les Francs, sl-s v<iisini, 
d'une haine irhycuncilinhle. Pépin les araiuatneus (7jHL 
leur avait imposé un tribut de trois cents cht^vattx , et avail 
lÂcb^ de répandre |i;irnii eu\ le christianisme. Mais le 

'chrisUanisme était pour eut h rclipion de t' esclavage, et 
ce fut par l'incendie de l'église de ï>;ivenler. haliesur jâ 

'■ftpOOtièfe, qu'en T72 ils déclarèrent la gaeire à Charlemagnfc. 

H^rlmuigne leur rèpnndit sur-le-champ en livrant aux 

"Bamines . prcs de Octmnld Iptir grande idole d'Krmlnsnl 
(H*^rmann-5laiile. colonne d'Tïarminius on d'Hemiann). 

I.a (çnerre ainfi en;;ac^èe ne duri pa^ moins de trenté- 
Iroîs an», et Charles eut justpi'i douie campagnes à faire 

'tontre jpn Saxons. La pins glorieuse «I la plusdéfisÎTe de 
toutes fut celle de r;inncc 785. qui amena la sonraisiioti 

-de Wîtikind. 

Ce chef intrépide èlail , depuis huit ans, ï'ânie de la 

Tcsifttamîe nationale. Plusieurs fois il avait été forcé d^ fufr 
chez les Nonnands, et torijom^ il avait reparu pour ex- 
citer à la révolte les lirlliqueuies tribus de la Wcslphalle. 
Vaincu sur les bords de !a ririére de Hase (78.1). et cntralnn 

-par l'exemple de son peuple . qui venait i<iTïl entier d« 

•wiïftscr ses armes atrx pieds du Tainijueur, il renonCk 
«non h prolonger une lutte inutile , et consentit à recevoir 

1c hapténic. 

Ce fut à la diète de Padcrbom que Charlemapne reçut 

In soumission des Saxons. M'ilikind !e suivit b. ftuo palais 

tf Attigny, où il fut baptisé. 



Aile Jn MU 



Ule du Nom. 
inrinonitaBoi. 



CIURLEMAGNE EST COCROXyÉ A ROME EMPEREUR 

d'uccldent (25 décembre HOO). 

Par M. Paul DiîLAaocitE ni ... . 

Le pape Léon III avait ëlô violinie iVun odieux complot. 
Accablé de violcuci*s v.l tloiilra^f^s au milieu d'une proces- 
sion solennelle , cl jeté en prison par ses ennemis , dont la 
populace romaine secondait les riireurs, il s'évada, et viat 
a Paderborn invtjquer l';ippui de Charlemagnc. Le mo- 
narque, occupé de ses grandes guerres cnntn: les Saxons, 
ne put alors que le renvoyer à Rome avee un cortège de 
prélats et de seigneurs qui devaient le réUiblirsur le siège 
apostolique. M.iis. vers l'automne de l'année suivante, il 

i)aasa les Alpes Juliennes avec une armée, et descendit en 
talie. 

Léon III \e reçut aux portes de Rome avec les plus 

^ndâ honneurs , et tout aussitôt une sotcrmellc assemblée 

fut convoquée où le pontife, à la face de tout le peuple 

' romain, réfuti victorieusement les calomnies dont un avait 

noirci son innocence. 

u Quelques semaines après celle assemblée, raconte Ègin- 
«hanl, dans le saint jour de la naissance du Si-igneur, 
« tandis que le roi, a^vinlant à la messe, se IcvoiL de sa prière 
■41 deviint l'autel du bienheureux apôtre Pierre, le pape Léon 
« lui posa une e-ouronne sur la iéle^et tout le peuple romain 
" s'écria : « A ChArh'S-JuauJtte, couronné par Dieu , grand 
V. et pacifique empereur des Romains, vie et victoire! v 
u Après budes il fui adoré par le pontife , suivant la coiv- 
« tumc des anciens princes , el, quittant le nom de palrice,, 
« fut ap)K'|é k'mpereur el Augiutf. » 

Ce serait une erreur de croire que Chnrlemagne ne K«i|pu 
qu'un vain litre à cette solennelle proclamation. L'établis- 
ornent des royautés Iwirbarcs en OceidenL n'avait pu ^ 
.effacer le suavenir de la majesté déchue de I empire romai' 
On la rcspecLiit, quoimie absente, quoique bien éclip 
dan» les monanpies de ConstimtiiHjpIe. On leur reconni 
Aail un droit qui avait survécu .1U\ envahiss^'menls dej 
force, et dans l'opinion des conquérants eux-mém 
J'autorité impériale portait le caractère d'une sorte de p 
voir public, supérieur à toutes les dominations fond 
^par la conquête. Cbarlemagne empereur devint donc 

Spox de ses |>cupies el à ses propres ) eux l'héritier Icgf 
es Césars, le dépositnire suprême de l'autorité pubi 




CUAnLKM\G^E ASSOCIK A L KM PIRE SON PILS LOUIS 
LE UKIMJNNAIRE (août 813). i 

l'ar U. Jc«D Aladx en ISIT. Partie ceotral» 

|rl élise 

Charlemn^ni" , (hn*! une .issembli'e lcnu<* h ThîonvîIIe , Saiie di-gi^utt 
en 8O0 . avait jinrta^c I horita^o de IVoipirc- entrt' ses trois G^nèraBi, 
lîls . Charles . Pépin et Louis. La mort ayanl frappé succès- 
sîTcmerit {810 cl 811 ) les deux premiers de res princes, 
Tenipereur , qui se sent;iil plier sous le poids du ch.igrin 
cl de la vieillesse, songea, avant de mourir, à régler de 
nouveau S.T snrression. 

ft L'an 813. dit l'Iûsturien Êginlmrd . il appela auprès de 
a lui, à AU-In-Chapellc . son fils Louis, roi d'Aquitaine, 
o le seul des enfanta qu'il avoit eus d'HiUIegarde qui fût 
« encore riv.nit. Aynnt en mOme lcmi»s r»'uni,de toutes les 
a parties du rojanîfie des Franes, les liomnies ha plus consî- 
« dérailles . dans une assemldèe solennelle, il s'assooîa , du 
« eonsenlemeni de lons^re jeune prince, l'èlablil héritier 
« du rnynume el du litre impérial , et , lui metLinl la cou- 
« ronne sur h léU . il ordonna qu'on eût à le nommer em- 
« tMTour et Aupuste. Ce p-irli fut a|iplaudi de tous ceux qui 
« èioient prèsfnls, cl IVappa de terreur Tes naiious éiraij- 
« gèrM. w . 

Chariemajfne , au sortir de cette assemblée , alla se livrer 
à l'etcrcicc habituel de ses grandes chasses d'automne, 
et ne rentra à Aix-U-ChapcUc que pour s'y iditcr et mourir 
(38 janvier 8t*J. ■ 



20. BATAILLE ItK FOXTENAV K5 AUXEHROIS 

( 25 juin HM ). 

i -ir M. Tonj Jùhankot en 183Ï. 

Le ri'ifne iji- Louis le nrbonii.tire avait été Irnublè par 
les rè.voUcs <Ur se» fils, et pnrlc mouvement de toutes ecs 
populations étranfîères lis unesau\ autres, qui . conronducs 
malgré elics au seiu de i'cmpife , tendaient à s'en détacher. 

A la mort de rc prince, en 8W, l'unité de l'empire 
se rompK pour jamais. Lolhaire , son (ils aîné , eut le litre 
il'omp4»reur çt Htalie en partage; Louis le Germanique, 
la Bavière ; Charles le Chauve . l'ancien royaume de Ncus- 
rric; et le jeune Pépin , leur neveu, l'Aquitiine. 

Mais Lûihuire , comme empereur, prétendait que l'em- 



I 



Aile «lu Nord 

R.-<)e-rltausiiâl 

Snlle n« *. 



'plcê éïûiet éHH à lui, it nrmonçnit tout Tnat l'intciitibn 
de ilt'pûuillei ses frères. Il les unit par là dnns nn même 
Liilêr^t: QÏ lc$ (icrmains , qui oliéUsaiciil à Luuis. ni les 
|ieiiplcs rlii la France ûccîdi^nt-ile. sur lesquels rè^naiL 
Charles le Cliauve , ni' vnïilnient pwser sons fa (lominalion 
^u roi d'IUlie. Pepiii »eul , déptiuillé de l'AquiUÏnc , s'umL 
à Lnlhatn* Ua/is IVsjHÙr de la recunquérir. 

Cependant Ici iliit le preiiJigtj enciiro «Itacbé au titre 
inJiKTÎal que. lorsque les deux ann-ts i^* iiiuivèrtml «n 
présence A Fonlenay ou Fonlenaill rre^igs 

deux ruiB de GcriDauie et de Xeu^; ni. bum- 

tjlemcnt 5 l.oUiairc puur hiî demander La imix , u au xium 
de l'Église . des pauvres et des orpbcUuÂ. » JLuibûre 
f0{K>u5Âa leurs prières; ils lui rt*|Hjndin.Mil id^irs t qu'il 
'«'0ût il les fiU^nifre pour le Ipiuleuuiu {^ juin SVI), à la 
« deuxième heure nu juui ; i\u'ih ucudruiuit iXcmaud^r 
entre eus «t lui oc ju^caitnl du l'û-u lout-pui^mt auquf) 
<t il tes avuit fuicè* do recourir euiilic lunr vulonW. » 
« f.fi l>.iliuHe . d'il rhtsLurieu Nilhard , quiuoinlMtJxnldass 

!' I ■ Charles le CJliauve . s'eng.igea :>ui les Iwrds 

1 il rivière de Bourj^it^w:. I,uuis et Lnlli^îre on 

tt Miirnii iiu\ ' Vins un endroit uoiiiaié les Jiretî- 

a Buellcs . et ! vaincu urîi la fuite. La i)ortion de 

« t'armi^c que i.i...>u- .atiqua Jniis le litiu aunimc lu Fay 
« sVnfiiil ;\u<;<i. . Les deux rois furent doue vainqueur^. .» 

Le < ' "- t'it iiaiiicn»e;aucuiiejuurni;c, di^pui-t l'urïglnc 

de I 'lie, n'ftvait cuùtè tant de fciiig aux vûums tt 

'Cepindanl la guerre sn prolong<?a deux, tms OQCure. «l 
ce ne fut qu'en SiH »pie fut conelu le Iniilè de Verdun . qui 
coasiimww hs dèBuembreouiit de IVmpire de Cbarlemagnc. 
C'est à dater th: eelte é(>4>que que eiHomeilce vrtiment la 
France moderne, et que la nation frituçaise, pure du mé- 
lange germanique, se montre sur la scène de riiistoire. 



A.lle dn Nanl. 
S«)l« n« i. 




21. coitRAT DE BBi>»AnTaB (25 juillet 866). 

MOttT DB lOnOtT tB rO«T. 

P4r M. tRVKATni en Wi. 

Au i\* siède on appelait du Qom ;:ènèriquc de Normands 

(hommes du Nordj les peuples qui habitaient la Scandi' 

narie . «i^our-l'bui les trois royaumes de Norwégc , t.^ 

Suède el de Danemark. Ces peuples, jetés dans la pir< 

lerie |»3r leur génie sauvage et par les rj^curs d'uil.i 

Stérile j AT&ient commencé , dès les dcnuères atinëcï t 



DC PUiiS DS TOLSAILLEB. 1» 

, Cborlenui^nc . â inft>ttr les côtes de remî»''"-^ '^""« les 
règnes auUùs (k* Lutus le DéliuiniAirv trt ' U' 

Chnuvr. leurs inrursîotis Jcvidn-iU plus friiim .. plus 

reOuuUbJcâ. ForLîliës dans Uuj> Irob sULions a l'emhou- 

. chure (le l'Escaut , de b Seine et Je Li Loire . ils ne cetsè- 
rcnt« peudaut soûanle et quinze ans, <\c rêpaudrc Ja 

" terfClir sur tous lus ^jiiils Ju rov^'inic. p-ir l-'urs aias- 
Sacrirs el leurs dûvastjilions, Togs ins 

atlesieut qu'à V.ippnnItL* ili- r!t's i uns 

èjujuv;»!!'' ut 

aoc l<:s I 1 le 

fléau rie 1 i-h kiiiblti nn-i.-auii>. 
Ce^wridaiit . an milicn ili* idtp rrnycur unîtersello , qoi 

, UissaLillecbani" '" i '*'.( n' " l -'An 

descdcrendri lUC 

résista n'" i loMin-'s, hh.m-'hi i;i ituiii>u île 

sa »tu|>< 



L'on -S.'" IL- > 
reni'Milé la Loire 
ticues dAu^Eers. 



1 W Min''s, iiii.'i-'iil i;i 
la jîluirc de ses armes. 

•niileur eLt'ï HastuiK.'^V'^ieot 
j' ^sorlbe, vill.iKe situi- a einq 

I!;. j liiUÎTcnt IcTaJlbnt Koberl . 

surTKiminé le Fort, comic d'Oulrc-Mainc. cberilluslredela 

' Iriiisicint- r;ict- de nos rois, llulieil les repouss*! avec Lint 

dt* vijtuL'ur qu'ils ii**'urt"i)l plus d'iiutre ressource qu»-" de se 

rêfu^îier el de se furliiier {Uui uuo église. Faliguè d'une 

longue niarcbti , el se fia/it au blocus êlroil dont il cnvtiloiH 

' paît la place d'armes des barbarw , Boberl donna à ses 

soldats l'exemple île se dépouiller de leur annure et de 

prendre un p<,'u de r£^os. Lt^Nurmands pruJitt>ri!at dje ce 

mnmenl ifimprèvovancc, cl se jetèrent sur Robert et sa 

Lroupe . Dt'S4nz)«^ , ils le tuèrent sans peitie. et traînèrent 

'son corpi^ dans l'église. Celle église existe encore , quoique 

'reconsIruilM à plu^(!m'srppri9M;eHe a nènomoins nne ncr 

très-ancienne , qu« Von tnÀK relie même où les Xormands 

«'eoferroèrenl 

-23. lUTAIUvB DE SAUCOntT DC V1M£D (juillet 881). 

Pur .U. D*»'>T rn t«3T. Ail« du NordQ 

fan 881 le roi Louis III entendit le cri do vs peuples ■"éJueîîV 
de Flandre el d'Arlois, quj gémissaient stm ' Mes 

des Normands appelés par la Irabisûnirisemi' 'Hr 

(Je la Fcrté en Ponlbicu. Ci; Tut àSaucouii -d ^^^f•^, 
(TÎlUgi' situé à poïi près à moitié chemin rrilrc Eu ^l 
Ablieviile) . que r armée Tran^'aise rencontra U^s barbares. 
Il faut enlendre fittr cçUe jpuruéc l'auteur anonyme d'un 



CUge. 

rfe de 

m. 



fie ditkÉhii 'mi^ii<téjte 

chnnt de vicloîre composé en langue ludcsquc 
lempi; après la bataille , et dont nous ctlcrons les 

« Dieu voyant tniite.s Irs (MlamiU's qui pcsoie] 
«France cul enfin pitiô de son peuple. Il appelle le 
«1 ï.ouis pour lui ordonner d'aller comhaUre les < 
a Louis, mon roi» délivre mon peuple si rudcmei 
« iMir les Normands. » Le prince , ayant rassembla 
« les gramJs.Ifurdit, cnlreaulrvsp;iri»lPs;«Con»o 
K mes compagnons, mes chevaliers: e'cUpar l'ordn 
V qnc nous marchons, c'est lui qui assqrern le suce» 

« armes Je ne m'cpargnerai pas raoi-môme \H 

« venir à vous délivrer: mais je veux qu'en ce jour 
« sont restés fidèles à Dieu suivent mes pas. u On aj 
le roi entonna un cantique au moment de livrer ba 
que tonte l'armée répondit par Je cri de Kyrie efeî 
fl fureur et In Joie, continue le poète , colorèrent 
it dc$ Francs ; cbacnu d%u-K se rassasia de vengean 
ft Louis les sur]wss:i tous en eouriige et en adresse 
o les uns , renvers4; Us autres, et abreuve de l'ara 
« S(in du trépas tous ceux que rencontrent ses coi 
défaite des >ormands fnl complète ; leur chef G 
resta p;inni les morls. Drux siècles après la ba 
Soucourt, h Tèpoque où fut écrite la chronique < 
Riquier, dos chansons populaires se redisaient el 
l'honneur de cette ^Inriuuse journée. ' 

23. EUDES, COMTE DE PARIS, FAIT LEVER 
HE P.UtlS 1880). 

PirM.ScffJ 

Lan 887 Si^efroy . voûtant s'emparer de 
luout^-' l.i Seine avec sept cents barques et q 
hommes II avait appelé autour de lui tout ce 
réunir de guerriers Scandinaves, dans les : 
Loire ot de la Soinc , sur les cAtcs de Bclgiq 
Icrro» et l'on croit que plusieurs barques fi 
grandi- bataille d'ILifursHurd. gaRnë« celte 
le roi de >'i.irwège, Harold ILirfwgcr ( ou a 
veux ) . lui avaient amené de nouveaux rcnfo 
renferme dans l'étroite enceinte de la Cî 
dant un an . l'cITort de cette puissante 
GoxUn et le comte Eudes animèrent la po 
héroïsme. Eudes, que ses glorieux servi 
ment de sn puissance désignaient aux $u(Ti 



en I8W- Adc du Nord. 
il s'était opéré en France unes<irte '^ Saife"?.'' 



W VX^t-Xti DE VK&SÀllXtv^. 17 

élu roi deux ans après ( 889 1 . el in.iii^ra sa royauté en 
faisnnt cssnyer un nouvel échec aux .\i>rman<ls près de 
'Mont faucon. Il faillit dans celte action être ricliinc de 
son courage ; un l>arbarc lui porta un coup de hatJie sur 
l'épaule ; Eudes lui répondit en retendant à ses pieds, l'n 
troisième combat, livre aux Normandâ par le roi Eudes , 
se termina encore k son avantage, mais ne le sauva pas de 
la triste nécessité de traiter avec eux comuic les Carlovin- 
gicns, ses prcdére^seurs. Au^sî les incursions des Normands 
aèsolèrent-elles la France pendant plus de vingt ans encore. 
et elles ne trouvèrent leur terme qu'en 912 par le traité de 
Saint'Clair-sur-Epte, qui alundonnaà Rolloii la province 
de Ncustrie, appelée dés lors Normandie. 

. LOTHAIRE DÉFAIT L'EMPEHErR OTBON II SITIt LBS 

BOKDS DE l'aisîib (octobtc 978). 

ParOitrlei Dcbipt 

Pendant le x' siècle 
do dêniembremcnt de la puissance publique, à peu près 
semblable à relu! qui avait emjKjrté en lambeaux l'empire 
de Ciiarleniagne. Les diverses proviiK'es s'étaient détachées 
surecssivenicnt de l'autorité royale; les seigneurs qui les 
guuveniatenl y avaient usur|>é une souveraineté liércditaire , 
et d'un bout à l'autre du royaume, le ré^me féodjl s'était 
établi avec le morcellement â l'intini du territoire et la hié- 
rarchie du vasselagc, qui sont ses caractères essentiels. 

La dynastie earloTitigienne, éteinte l'an 911 en Alle- 
niagnc, élait à la veille de finir en France. I)fu\ fois déjà, 
dans ia jiersonne d'Eudes et de Raoul , la [luissante maison 
de Hoberl le Fort auiil oreupè le Irône presque sans eon- 
K-slatioii. Hugues Capct . fîls de Ilufpcs le Grand, comte 
d« Parts et duc de France, entourait de ses vastes fieb le 
. ûomaiue royal, réduit aux deux villes de Laon et de Keiins. 
• Tout annonçait une nouvelle dynastie. Cependant le roi 
f Lotbaire, ainsi arTaibli. ne craignit pas d'attaquer l'em- 
, pcrcur Olhon 11, maître puissant (le l'Allemagne et de 
. l'iUlie. 

I L'ancien royaume de Lorraine était alors un sujet de que- 
I relie entre les nouveaux em)H>reurs de la maison de Sate et 
, les princes carlovingiensdo France. Les premiers rédamflient 
» ce royaume comme province do lempiri* , les autres , eomme 
,- Uépcndancede l'héritage de Charlemagnc: le ilerni^'T prince 
aui l'avait possède était eu etlct Swcntibold, (ils d'Anioull, 
oe la race carlovingicnne. Lolhitjre fit un grand eflort pour 



:'4rtîe ceatTAlr 

I" «tant. 
ItlledMEiais- 

(tt. 



18 UH-FRTES mSTORIQltâ ^ 

défendre ses firoils; il se jeta a\cc nue àrniee siirla lor- 
raine, et failHt surprendre dans -iix-Ja-Clin^jelle reiupe- 
rcur Olhoa avec toute sa famille. 

Othoii, pressé de se vongtT, annonça à Lolhatfo «qu'au pre- 
mier oetohre de In m^ute awit-e ^8j H lui rendrait sa visite 
dans son royaume. En effet , à réj>of|ne dite, ou le vît pa- 
' raftro suus tes niuis de Paris, à la léLedo soix^iute imlle 
hommes. Bugues Capel t'y était enfermé. L'Euipi'reur,ne 
poarant raltirer au dehors, lui Ul dirv u qu'il ailoil lui fiire 
« chanter une lilarric plus sonore qu aucune de eiilles qu'il 
« avuit jamiiis cnlendiies; et . dD.inI se poster 5nr le:» hau- 
« leurs de Monlmartre, il y rasfifmlda uji grand nomlire 
o de prêtres, dunl il soutcnoit les choeurs par les cris de 
« Ms soldats* ûl leur Qt eoiuaner le cantique des iMityn . 
o ÀlUluia. le niatigrwtn cttmUdaitu ia/u4»f exercitus . 
« d'une luaniêrc si bruyante, que tons les habitants de 
« Paris purent l'entendre (M- » 

î^s AHetnands, rroranl par relie bravade aroir vengé 
teur hunni'ur, se rolir<Tenlft niarohèrent sans iili5larlc jus- 
qu'au passafc <le l'Ainne. M-jîs Ollion étant nrrive sur celle 
riTièpe à la (în d« la Jmirnee. une [larlie 5eMlernfn! de son 
Rrmée pal la traverser le même soir : les tiapapes et l'ar- 
■rièri»*f«rde reslt-rent <>ur l'aulrerivc. Lothairc prtrfltant de 
ce que pendant la nuit des pluies avaient grossi la rivière , 
atlâ<)Ua et délit celte portion de rarmëeini{>eriale sous les 
yeux d'Otbon, qui ne pouvait la secourir. 

lltH;r£S CAPCT PnOTLAMÉ ROI UK FHAKCi: TAB LES 

4;it\.%u9 OD BOYACME (mai 987), 

Tir H. Jejn JUavx m i637. 

Louis V, le dernier des Carloimgiens, était mon en 
987 , et son oorle Charlev , duc de liasse Lorraine , se tron- 
Tait trop éloigné pour recueillir immédiatement s«n hèri- 
tiffe. Hmiaes Capet, duc de France . comte de Paris et 
dOrlc.ins, et seigneur d'nn ^^«"(1 n.imbrc d'abbayes, était 
depuis longlcoips appelé au tnVnepar l'érlat hêrédttairede 
sa rare et pnr sa pniss.inrc. A ses iioiiitircux ^assauï 8C 
joignirent t(m frère Henri \i* Oand, dur de Bourgogne, et 
I son bean-^rèrc Uithand sans Peur, durvie Nnrrnimdie , <jui 
'i MpréMmèreM i^ N'ovon tout le bamnnftijp de France . cl le 
* prodaniërenl roL Hugues Capet se fît l'nrt auHsiitvt sacrer à 
m Brixnt. «t rannêe aatvaiitc (w8). il donna aux droits de son 
fils iioiicrt la tntew consécration. 

''■<*f l>at>i«rt CkrwH^ p. a«. 



Dt VXUili DE V£b$jUIX£g. 



tt 



N^ lîa. 



âS.' uv£v pu sutùT. m: sAtERWc (vers l'an 1016). 

^ l>u KiMtènc noqoii on iS39. Piiriiu ceo 

^' Les Normrmds. Habïts parîfiqnemrnt dans ïa »iislriti el 
convertis au riirislianisme. n'enavaionl jias moins panlèïcur 
passion pour la pnerrp fi IfS avcnlurt's. TIup d'iiii siècle 
avant les rroÎMoes. les pMcriiiagï'S fJc la terre sainte 
leur élairnt devenns familiers : ils allaient en fonk' chercher 
lei; émotions dn dsnj^er . en mfme temps (|oe celles de la 
piété . dnns ces lieux où le tonil>ean du Chnsl étsil sous la 
garde du cimeterre owisulinaii. 

C'est en revenant d'uii de ros pèltTinagcS , sur des taîs- 
seatix de la répntilique iiiarrharidc d'Amalfi, que quarante 
de res helliqucnT [l'-lennî dél)an]ni'rt'iit â Salerne , au com- 
menepmenldu m* siiVIr ;';. Presque au mtme temps une 
petiU' fliiUe de Sarrasins lint nssaiflir cette ville , et les ha- 
hitanlq. rnchès drrriêre leurs murs, attendaient dans un 
immuhile elTrrn le piHaj^r et la mort. Tes quarante cheva- 
liers normands den>andent au prince Uunitnar III des elle- 
Taux et lies armrj , se font ouvrir les norles , et , malçrê 
leur pptit nombre. charKcnl intrépidement les Sarrasms 
m ils Mtollent en fuite. Leur héroïsme rend le cournçe aux 
saleniilains, qui accourent sons leurs pas et achèyentla dé- 
faite de l'ennemi. !>c prince de SaJemc eonibla de présents 
cei braves aventuriers , et s'eflnr^a, mais en vain, de les 
■ retenir n sa cour, ils lui promirent seulemi-nt de Ini en- 
voyer peut de lenrs compatriotes que tenteraient les rirlrts- 
ses et la rertilitè de l'Italie méridionale. 

27. BATAïUE D£ çiviTKLU (18 juin 1053). 

Par M. Adolphe RitctR *n Partie central 

Oo raconte qu'en effet le» fceaux fruits de la Cain[iam« rt„„ r^îll^jej 
étalés devant les Normands euri'iil pour eux un charme So li». 
'#lélMibl«. et qoc tout aussitôt une centaine d'aventuriers. 
30U& les ordres de Prengot, s*ai:huuîiia vers le mont Oar- 
gano. but apparent d'un pieux i»è]erinag>' (lOlC). Là, les ._ 

jVormands 8c mêlèrent îi toute» les querelles del'IUilic inéri- 
dionalc. et. a{»rès diverses fortunes, tour à tour v.n^a^c;i au 
1 service de chacun des petits souverains da pays, itsliuiFenl 



AucuAfi 4;l)ruaique ni t)i<Uiir« n« lournHUtUM pr«uitt«Uec«t^-* 



20 GALBRIES HISTOBIOUES 

par ganler le conilc d'Averse, comme prix de leur bra- 
voure 't02!K Dp Ci- romlè nnquit une mnimrrbic. 

Les fils fie Tanrri'dc lic Hautevillo.^eiilrlliommcde l.i basse 
Nonnandif. en furent les fiinrialeurs. (iaillaume Ficr-à-Bras, 
Brogon el l'mfroy . suivis peu après de leurs nlu*> jeuiies 
frères, Uul>erl Guiscanl et Hofîor, enlrepriretit la conquête 
du ducbê de Pouille , et le sucrés areonipaKua |)arlout leurs 
armes. Mais en même lemps que leurs prauesse;^ olievale- 
resques excitaieni l'admiraliun , leurs sarrilè;ii;es hri^andaffes 
inspiraiciil une horreur universelle. Le pape Lémi IX .in- 
quiet pour le Sniiil-SiêRe et pour TUaiie entière , arma 
l'nnlrc eux par ses pieuses exhortations les doux empires 
d'Orient el d'Occident. Des Grecs, des Allemands et des 
milliers d'Italiens, doniJes à la voix de leur pontift- , se ras- 
sendilèrent autour de lui; il n'avait pas moins de cinquante 
nulle boiiirues, el , pour animer leur courage il marotia lui- 
même à leur lôte. Mais l'intrépidité des Normands était 
accoutumée à bra\cr le nombre, cl;))ant rencontré (ISjuin 
1033) à Civitelln. dans la Capilanate, l'armée punttficalc , 
ila la mirent en pleine déroule. Léon IX resta priscinnjer 
entre leurs mains. Urnlroy el Kohert Guiscard lui lèmoj- 
gnèrent un respect qui allait jusmiâ l'adoratio:) ; mais, à 
genoux devantlui, ils lui dicti^rcnt leurs eonditioni.lx' Pape 
, leur accorda l'investiture de tout ce qu'ils avaient conquis 
et pourraient conqiicrir encore dans la Pouille . dans In 
Calabre et dans la Sicile . à condition qu'ils tictidraient ces 

firovinces en fief du Saint-Siège. A re prix il recouvra sa 
iberlé. Robert Guiscard * fort des droits que venait de lai 
concéder le pontife, eut hienliH soumis à sa domination tout 
\e midi de l'Italie , pendant qtie son frère . le grand comte 
Roger . à travers mille hasards et mille traits de bravoure 
héroïque , r^Dgenil la Sicile sous ses lois (f080). 




28. GOMBiTDCC£RinO(f06l). 

Par U. L*r\TE en i83B. 

On intérêt romanesque s'attache aux événements de la 
lon^c guerre qui donna la Sicile au grand comte Roger. 
Ce fut avcr icnt cinquante chevaliers seulement qu'il entrc- 

Iiril sur les Sarrasins celte importante conquête. La fortune 
ui fut tour à tour favorable ou contraire : plnsieurs fois il se 
%it contraint de fuir l'ile qu'il venait soumettre, et oc ne fut 
qu'après une lutte où il endura, avec sa jeune épouse . ton- 
tes les extrémités de la misère, qn'il s'empara cnlindela 



j 



DU PILAIS DE VfBSJULLtS. 3f. 

[ville de Traioa, dont il ûl sa plaoc d annrs. H mardia dès 
Jors de succès en succi'S, mais toujours opposant des oen- 
> (aines d'himiiiies à des niittipr». Inujuurs iainqucurpard'in- 
, croyables prouesses de rhe*al(Tie. Le plus prodigieux de ces 
CaiU d'armes est le combat de Oramo, uù. suivant la cbrooi- 

rdc Gaufred Malatern , il mil en fuite ntec cent trente- 
hommes trente-cinq mille ftnrrasins. Ce ne fut toutefois 
qu'au bout de trente années d'ellurts qu'il accomplit sa con- 
quête . 

:29. dëpart de goillalve le covoui^bant (1066). 

kP.ir M. Tliéûdore Gci>i^ eo *''«. 
Pasill 
' Pendant que les fils de Tancrcdc do Uauleville pronie- ^■'^'^ 
fiaient ainsi jusqu'au fond dr. TlLalie l'esprit civenlurcux 
de lii rare normande, leurs compatriotes, établis depuis 
cent cinquante ans sur le sol de l.i Franrt*. rherchaient 
encore autour d'eux de nouveaux sujets de guerre et do 
V-conquMes. M(^lcs à toutes les querelles dans l'espoir d'en 
H prontcr, ces lurlmlents voisins inquiëlaient la Bretaenc et 
H le Maine, lorsqu'une occasion s'oflril à leur due Guillaume 
H le Bàt;irddi' prt^tendre h la couronne d'Angleterre, fidouard 
H 11' Confeitiieur , roi de cette Ile, étant mort »nis posirritè , 
^V tjnîlbmnie [irétcndit avoir été désigné p^r e<r prifice pour 
^vfuî succéder, et, appuyant ses prétentions li'unp Inillo du 
^■|>apc Alexandre U et d'une Hrmée de soixante mille hommes, 
B dont quatre cent deux chevaliers, il se prépara à enrahir 
H l'Angleterre , où Harald avait été élu par l'assemblée nutip- 
W'nale des Anglo-saxons. 

H a Le rendez-vous des navires et des Rcns de guerre était 
"^ à l'euàbouchure de la Dive , rivière qui se jette dans . 
■ <c l'Ociwn . entre la Seine et l'Orne. Uuranl un mois, les 
vents Turent contraires et retinrent la flotte mirmande 
« au pi>rt. Ensuite une hrise du sud la poussii jusqu'à 
« rembouchuredela Somme au mouin.ngede&iint-VaJery. 
a Là les mauvais temps recommencèrent ; et il Tallut at- 
tendre plusieurs jours. Ta flollc mit h l'ancre et les 
lyi troupes campèrent sur le rivage . fort incomniiMlécs par 
'^c la pluie qui ne cessait de tomber â flots. » 

Le mauvais temps et le retard jetèrenl le dêconragemenl 

lans l'armée de Guillaume qui , pour relever W courage 

le ses soldats et obtenir du ciel un vent Tavorahle. lU 

)romencr proccssionnellement dans son camp la châsse de 

Valerv; « la nuit suivante , comme si le ciel eût faîL 

ua aùroclc, les \cnU»cbaugéreiit el le temps redeviitC 



tlii Nord. 
niHhilloI 
cbausSM 



s& 



«iLFiinu nis.TotfQrE9 



ealmr 



serein. Aa p4:)inl du jour, c'élail le 27 soplembre, 
ck' soleil-, josrpiiMii uhsrnrd de nu;igt-s. parut daii:» tuut 
m. son crhil. Au«<^il«»T W (midI) fui Icvc , et les npnrèU de 
« l'«miHirquemenl t-rxi-nitcrent fi\ec beanicoup aartleur 
« «t iKin rooins df prom|»lltudr: , et quclqncs heures avant 
■ Ir cifuchcr «lu soleil, la floln: entière appnrLMli.i. QuHlre 
«cfliUs narires à grande voilure cl plus d'un luillit'r de 
« bMMtOC de transport se mirent cn nviuvcmf m pour ga- 
« gner le large , au bruit des lriimpeitt:.s ei d'un iiumettfic 
« cri de juic pousse (Nir HjixuiiUi mille buucbes. 

« TiC vaisseau fpii portant le duc Guillaume marihnit en 
« tMe. porCanl, au h.iul de son raâl. la Iwnnière einuyée par 
« le pape, et une croix sur son paviUoo. Ses voiles èUuenl 
« de diverses i'ouleurs, et l'uii y voyait peinte eu plu»iij(u-s 
u. «oïlroits les trois lions . eusoignc de Nurm.iadie ; à la 
« pruutf êUit ftculptèo uuc figure d'eufaul porUinl un arc 
« iendu, avee I«i flèche pr^te à p.-irtir. £n(iit de gr.iuds Sa- 
« naux. ëtevAs sur le» hunes, préeimliuit néee^s^irc pour 
a une Iraiurscti de uuii, devaient servir de pitarc â toute la 
a. Qotle ri lui indii{uer le point de r'dliein^nt. Ce bàlimenl, 
a itufiJifUir vuJier i|ue \va autres , le^ précéda tant (pic ilura 
« le jour, cl, U nuit, iJ les luissa lui ri derrière /]■ >• 

h* lemiemaîii toute 1.1 flutte déban|ua heureusement 
à Pcven^y, et l'oa s;iit coanneot , un mois après . la ba- 
UilU d IliLKtings dvhvrn (Guillaume de son compétiteur, et 
livra pour jamais 1 An^elcrre à U duniiiialion nurmonde. 



30. HEMll DE BOrUCOC^E REÇOIT 
COMTÉ 1>£ i»dèUrUCAli\1094>. 



oMlralt. 
i" étage. 
Silk 
4r» CroiMdCK. 



L lUiVESTITL'HE DC 



ParM. **cvi »5o*ii 



Ilenri de Bourgofcne . arrière-pelil-fils du roi de France 
Ruberl, |K>sûilè de IVspril religieux et guerrier qui Ul les 
croisailrs.éuùlalle au'C un uraiid niiinbrcde chevaliers frao- 
^is nrfrii-.i 'Ion Alphonse V 1, rui de CasUlle . son épêe con- 
tre les uilidèles. Il avaiicunduittu vn m^rati lemp:^ ^uc le Qû 
àce fameux &i^d« Tolède qui dura dii ans(IO<ôa iOS5) 
comme celui de Troi^ . et sa vaillancÊ s'èLait fut remarquer 
AoMé de celle da pnMntor hcrns de la chevalerie. Tl avait 
«BGOn aidé Alftktnse VI dans sa hitte périlleuse contre les 
Almorandcs, tribus C^Ofii rrs, ai*courues d'A- 

fri^ie au secours de Vi:> Eufiu il s'oUiil si- 

^alè par de iiuraLreox e\piuUb contre lesAIaures dirDucro. 

l^) ÊfiÊtoirrét M Voh^lt et PjbtfMerff, pér Awj. Thierry. 



j 



nu FAlAtS SB TBKSXlLUS. 



33 



^dans la Galice méridionale. En rfcumi>fn9e de tant de glo- 

'tieuscs prouesses . le rui Alphonse lui doruia eu iitariii)];c sa 

'tîllc dùn.iTticresa, tl lai accnrrJaen même leinp^ifiriv.'Miure 

^ucomtùdvPoftagal que SCS armes lui avaient s l't). 

teiiri (le Bourgiif;nc plai^ ainsi sur un iiuuv : ta 

maison royale de France- ^un fils Alphonse El confiutsiaHor 

prit U titre de roi de Portugal sur le champ dt hatâille J Ou- 

lt*ri<]ue r >in sein d'une virtoire. 

V On s»it que la maison dcBragance, ai^ourd'hui régnaaie, 
B^cftt un des rameaut sortis de cette souche royale, cl que le 
pttom ar^mc tk Braganee parait tire uiic corruption de colul 
<le Bourgopie. 

t 
1. PRÉDICATION DE L4 PREMlilKE ClHWS,U>f , .4 CtEH- 
l MO:«T EN AUVEBGHE (uoviuobre 1095). 

I?4r M. Hmh ScHsrrci en .... aiIi- dui 
L'ermite Pierre atail parconm onc frmnds parbe de la [î"!!^"* 
fhrctientê, rawnlant partout lesmist'resdcs tidi*le?de la Pa- 
' lesline, et partout invoquant pour eux la pitié de leurs frères 
irOccirtenf. !,'KuTope. olcn particufier la Fran«. ëUîl donc 
rjhfj.i toute pleine de l'esprit des i-roisades. Torsquo le [lape Ur- 
'4am 11 rontnqtrattn ronnlogtWral âClermonlenAuvergûe. 
La Tolt du pontife eut un prodij^leux: roîenlisSenwnl. 

■ Tr*;^* ^"''-ques, di'ut - ' • "■"! -cinq évoques, un uom- 

hrr :d Jabbés - o plusieurs milliers de 

'cfceva;., . .. : une fonlcini. ..;..... .,:. .ri'.ii>«ni,>i; et de fetùmcs 

' dt tonlr onrnfttion arconrurent. au ivcr, ^ousle 



ciel rW.ttin-ux de TAuTcrgnc, altcii :-.,.aiiemmcnl 

pr(n U' la guerre sainte. 

!. . ; i-rtc rrrlit alors à cetlc multitude: iinmei 



la 



d'hiTinnirs rassemWrs ce qull avait flîl sèp;irÉineiit A la plu- 



hnumières- 
a iKttbC' 
par les 
les éMiàla licifx. 
jpe Urbain prit h son 



part d'entre eux dans Uiirs 

llexalln puissamment It" 

tiqttc des outrages et d' 

Musnlrtiitns .tut (idcles qui hibiuîciil près 

<}\i àu\ pèlerins qui les visitaient. Le 

tour la parole : il appc-ta toute la chrétienté au\ armes pour 

lengrr la solntp cause dp JMu«ï-Christ : iï tVhaulTa les ara- 

ttlîoiis par la promesse de5 rn hos dépouilles de» rnfiij^lcs , 

en m^m*' icmns qu'il enflAmmm'l l'onlhoiisiasme religieux en 

loi mnntraTiïlea pnhnos mimortelTes du martyre, 

Ce ne fut rdors qu'un senl cri ; Vint te teut ! th'fu U tèùi ! 
Clercs et laïques, sci;?neurf et hnmbîes vïissaux . tous s'ifm- 
ïiresscreul de donner leurs noms à la milice sainte c^dc 



PiitiD oentrale. 
i» «use. 
- 8tllc 
CroiiMles. 



S4 GiLEires nisTORiQrcs 

s'enrôler ponr ïe çpanrf ;i(i«û5c. Hugues de V'crrnandois, 
frère du roi Philippe 1", Raymond , romtc de Toulouse , 
reppêsenlé p.ir ses ambassadeurs, Gûdpfroy de Bouillon, doc 
de basse Lorraine . avec ses deux frères EusUche et Bau- 
douin , Uobcrt , duc de Norniandie. HIs aîné de Guillatime 
le Conquérant , fttictme comte de Biais, de Chartres et de 
Meaux. étaient les plus renommés de ceux qui maripièrent 
alors leurs épaules du si^îne sacré de la croix, et prirent de là 
le nom de Croisés. Urh.iin hènit tonlc I assemblée, et pres- 
que aussitôt commrm-crentù s'ébranler vers TOrienL lesraas- 
8C5 d'hommes qui allaient poursuivre la querelle engagée 
depuis plus de quatre siècles entre la religion du Christ et 
celle de MahoDiel. 

3!i. î/empeREUH ALEXIS COMNÈ>E HEÇ01T A CONSTAK- 
TINOPLE L'ERMITE riKRHE A LA TÊTE DES PRE- 
MIERS CROISÉS (lOtHJ). 

Par î*. SAiMT-Èvnc en lï». 
Tandis que les princes et les seigneurs, retournés dans 
leurs manoirs , s'y prêporaient à la guerre sainte . la multi- 
tude , que les prcditnliuns de l'ermite Pierre avaient ra- 
massée ;iUtour de lui, le suivait ou plutôt le poussait de>;inl 
elle en Orient. Un seul chevalier, dont le surnum attesio 
la pauvreté, G.iulier saHS aevir , 5er\ail do chef à ces 
bandes tumultueuses, qui, dans lesillusiuns de Icurenthoa- 
siasme. comptaient pour se nourrir sur la manne que Uieu 
Icor enverrait, et marehaîont à la croisade eu demandant 
l'aumôniii. En France et en Allemagne la charité des tidèles 
vint à leur secours; mais, arrivés sur les terres de la Hon- 
grie et de la Bulgarie, ils ne trouvèrent plus que tifaim 
«i des ennemis redouLibles. Pierre n>ait perdu j>Iu$ de 
quarante milb* de sf>s oonuKignons lorsqu'il atteignit la 
frontière de l'empire grec. L'Empereur cependant fut cu- 
rieux de voir 1 homme cximordinaire qui avuil ébranlé 
loul l'Occident par son éloquence. 

« Pierre rermite, dit Michaud, fut admis à l'audience 
« (T Alexis Comnène et raconta sa mission et ses ru\ers. 
En présence de tonte sa cour, lErapcreur vanta le zèle 
du prédicateur do la crt.>isade , et rommc il n'avait rien 
a h craindre de rarabilioii d'un rrraite, il le comlda de 
a présents Ût distribuer à son iirméc de l'argent et des 
« f ivres . et lui conseilla d'altendr*' pour commencer la 
m guerre , l'arrivée des princes et des illustres capitaines 
« qui avaient pris la croix. » Ce conseil ne fat point suivi ; 




ariuce , qw des nûilicrs ilAlK^mands étaient ti'nus 
grossir, n'èl^il plus, si'lori lc\pre5sion d'Anne Corn- 
lèfie. ({u'iineénoruu* tuontaKue de cnilavres entasses dans 
plaine du Nïcée. 

33. ADorrrox i>e codefrot pe coni.LO.\ put t fmpe- 
Ijë vtxci\ >j^KXiS CûMNi:nE (1097). 

^^ Par M. Alrxamlfir Hr^sa (n .... 

Friitt mois apK'S In rmicilo de OerntDnt, Gf>tî(*fn)y de 

iluiiilloii . duc de Bi)SSf-l.orri]iiie , avec qualre-vingi iitÎIIc ' 

guerriers, donna le sif^al <]cce t;r<ind niouveinenl qui allait 

ujuisporler en Asie tout le que l'Europe et surtout la Fronce 

voDipUii^nt alors de plus vndlanls chev-altef< Htipics de 

Vormaiidois . frère du roi l*hilip[»el". Icï deux KobcTt, 

■ l'un duc de Normandie, Inuirc coinlc de rtandre, Kayinonci 

^ do Saint-Gilles, comte de Toulouse. Etienne, comte de 

Bluis cl de Chartres . Adlièninr do Munteil , cvéïjuc du Puy, 

tons seigruMir5 fraiaiiis, brillaient à la U;ie de la croisade : la 

V Francv revendiquait eneore cuiuine bes enfants Bohèfxiond, 

K" prtuce de Tareute, cl sun neveu Tancrède, issu de l'ette 

H race normande qui >enail de conquérir l'ilalie méridionale. 

H Le rendez- vous de toute fi ces armées féodales était sons les 

" murs de Conslanlinoplc ; elles y arrivèrent les unes après 

les autres , semblables , dit Anne Comnène » « à des torrents 

K qui se réuuisscnl puur funiier un grand llcuTe- » Le timide 

empereur Alexis lrt-n)bla doant le» redoutables défenseurs 

que lui envoyait l'Oecidenl : il liésilait à leur ouvrir les 

portes de sa capitale ; maU U'& menaces de l'audacieux 

Bûtivmond retentirent à son oreille, et. se Uaut alors à la 

B loyauté de Godefroy de Bouillon . il lui envop son Oit en 

W otage. 

Godefroy. entouré d'une briltanlo êlitcde chevaliers, se 
_ rendit au palais impérial. « t'.ti voyant ie magnilîque et 
<t lionurable duc , dilAUveild'Aix , chroniqueur eontempo- 
n rain , ainsi que tous les siens dans tout l'éclni et la parure 
a de leurs précieux vêtements depourprc et dor. rcrouvcrts 
« d'hermine bUnehe comme la neiiçe. de martre, do pelit- 
u cris et de diverses autres fourrures , telles que les portent 
« Tes seigneurs de France, rEmperenr admira vivement 
a leur uompe et leur snleiideur D abord il admit le duc 
a arec bonté à recevoir le baiser de paix : puis , et sans aa- 



Salle 



^ ftiLERIES ni9TonQcrKs ' 

« de sa mite et à svi pArciKs.... Après (pie du hnnl de son 
« trône il les cul embrassés charun dans I »ïrdre prcfirrit, le 
« PriiirL* (larla au duc en i'i*s termes : J'ai ap[trisr|ue lu es 
■ -m. clievaJier et prinre très-puissant dans tvs U*nes, et de 
rCplus, huminc très-sage et tVauc parfiiile fldttlitè. Cest 
€ pourquoi je t'adoptn couiine (ils , et je remeU en ta puis- 
« S.1CJC0 tout ce que je possède , afin (pic mon eujpire et 
« mon territoire puissent èlrc délivrés cl préservés par toi 
« de la présence de celle niultîlnde rassemblée p( de ceîle 
a qtii %-icndra par la suite. Apaisé et gagné partes paroles 
<i de bouté , le duc ne se bonia pas à se reconnoltré pour 
« fils de l'Ënipereur, conformément à l'usage de ce ptrys; 
« mais, mettant la nialudans la sienoc. il se déclara son 
a vassal, et tous les premiers seigncors, présents à veiie 
ti eérémonic» cl ceux qui %iarent plus tard, en firent 
a autaut ^'J.... V 

3&^. BâTAlUX socs r.CS UCRS de NlCtE (1097). 



>4«Dlralo. 

I Salle 
rCrniwdes 
î* 12», 



P*T M. Scuiirn ttn il3y. 

tes CroisAs. arant passé le Bosphore, allèn-nl mettre le 
Mge devant Nicée. capitale de l'ancieime BithynTe et du 
Aoavei empire des saluns de Konm. C'était l.-i proniiêre fuis 
que se déuloTaienl imiter ensemble ces milliers de bannières 
on, avec la Jiversite de leurs t-mblètues et le signe commun 
oe la croix, ofTraient une représenta lion Si ^i\'antc da grand 
cor|ie de la chrétienté. Les récits conlemporahis évaluent à 
bIm de eîuq cent miUe combattants ce que renrerm;iit alors 
JbCiap4k« Gnicès. Gepoidant le sultan des 1'nrrs, Kth'g- 
AnUn. fils deSohman, n'en fut pas ctirayé. Plein de rmi- 
fiance dans les fortes murailles de sa rapitaîe, il v ,i>ait Jaissé 
sa bmille et sestxèsors, et clntt allé rassembler uanslesmon- 
ta|;n<:s cpttt: lorraidablc cavalerie des Tares dtnit les dme- 
lerres avaient . l'année pri-cédente et (Lins le mcme ficu , 
jnaiuonné lestiandesindiseiplioéesde Pierre rErrtnLc. IMals 
ils iranvèreiit ici d'antres hommes et une antre nv^istance. 
L'impétueux effort de leur avant-garde se porta raincnient 
4a oké de la ville, où k comte de Toolunsc. rèremnxiiitar- 
fivé. venait à peine de dn.>s5«r ses tantes, lîne fonli* de guer- 
ners> «t pan» eux les deux lUfaert. Ttner^e et Bimdunin. 
• empressésde porter sccovsilenrsfrèrrs en lesus-Cbrist. 
« s'élancent au mUica<des nngs, portant des coups ndssi 



4iù JbMlmtJiuCrviÊmUt^fa àikenii-éa,lkv. n. 



« prarttpts qae U foudre, «( courant de touicAtéde tniUe la 

« rapiiiilé (leleuisolicvam- »Kili^-Arsli\ii arrive iilurs avec 
les cinquante milio cavaliers qui formcul son corps de ba- 
UiUe ; l'armée chrétienne a son tours'ougago loul enlî^re , 
«t la iDèlée (luvii 1 KMlablc. « On toy.Vu partout bril- 

o Icrlesoesqu- iilicrs. Ips épées nuus; on ».-ntcndait 

• nnloinleeho : rnirisses otdeelancesqui Si» hcurlaii'nt 
« dans la iiitlée ; l'air relentissail de cris effrayants; les 
« ch«Taux recalaienl'au bnjit des arme*;, au ^ifn- •"""» «les 
« flèchesMa lerretrembl.irt sous les pas des ci; cl 

« la plaine M»U cfnivurte de javelots cl de deh-i- , iji 
bâtante dora d*»p«îs îe matiïjL, jusqu'à !a uiiil. Les Turcs 
vaincufi s'enfuirent d«ns les 'moiilagnes . laissTnt d-ins la 
jAmtw quatre mille morts. MilleWIcs, cj "»- 



i). 



ïUtIn 
Ucï Croiiailci 



quesrs . furent entoyérs ou rnnuarque 

contnM; un premier et sanglant tribut de ses va»6aux. 

3Sys».i(in)auK ^'«ftiBA^ji DE juL vuLK i>'Ë&£asK (1097). 

i' p. I.- i .'< l'iir M. |Ioci.kT'Flbcrt en ltS9. Partir r^'iilral 

Pcnd-mt qutr l'arnire l'hrèiiejiiM- , k Irswrs millt) pé- 
.rils, Dwnbail suc -Uitiucbc , plu.si«nr» fies ehefs cruisês 
se uétatbrrent de leurs couipa^nous d'^cutes pour «Jicr 
BU btînrourir les aventures. L'anibilieux Haudouin , frcrï: 
deGodefror de Bouillon, ne craignit pn5<*e se hassnler 
,4la«s It's montagnes de l'Arménie et df tfJïVf r«!er l'Eu- 
pbf^iiL- , atec une poignée de chc i suivre 

.'m fortune. tl arriva sur le terril' ;.(raode 

Tille devenue en CCS tinips la niétiopule Je la Mésopo- 
'tamie. A la vue de la bannière de la rroix , loul le peuple 
'se porte k la rencontre dit Baudouin, ten<inl à la iiMÏn des 
■branrbcî ifoli^îer . et cbanUni des tanliqutj. JJal^le 
''' 1 de rcuthousiiisnte poptilnlre , Bnud^iuin se fil 
dopter par le prinrc arménien qui gouveriùit 
.'I quelques ^ours après , lorsqu*une révolution 
eut mis fin a la vie du faible el malheureux 
; ;;- i il fut proclam<^ le libérateur cl le maître d'Edessc. 
Promenant de là surtout le pays d'alentour soB ardeur 
anerriére. Baa<lonin f'em[wra d<' '■ ^i"' di ^nn >v^iie , 
■'étendit sa doAtnalion ju^-qu'iiu [■ is , 

et. maître des deni rives de 1) ; le 

' sinjrtrticr spev'tscle d'un gentijbonn luut sur 

'le? plus tK'Iks provinces de l'anti' i >jfie. 



(1) ifmAww aBdviM , elle par MLchau J. 




ie ccnttàXc. 
>'* 139. 



iSO tiJkLERI££ ntSTORIQi;» 

30. PUISE DAnTiociu: pkik les chois^:s f3 jalû 1098!. 

Par M. GAI.I..M1 ca 



M_Mc. 



Les Croisés, vainqueurs à Nicèc, ctaie/>( enln><. en Syriu 
cl iivaJcriL mis le siège duvnjil Atitiociie. Co sict^e, wtn- 
niencc aux approcbc> du l'hiver, fut long et A;rtile endé- 
sastri'S puur lurmêc clirclicnne. £llc y 5ou0'riî les pins 
crudlci exlréiuilil^ du fruiilei de la raiin, e( > prodigua 
5a braviMire en d inutilcf cxpIuiU. liuit inuis s'étaieut éc«a- 
Ics, et la tOIc tenait eiicurc : l'heure mC^riic approchait où 
Eerbogah , gûuêral Uu sullaii de Perse Barkiarok, :illait 
arriver avec une armée furoiidable pour la délivrer. C'est 
alors que lïolièiuuiid , prince de Tarente, découvrit au con- 
seil des chefs croises l'habile iiittigue qu'il avait nouée 
avec un renégat , qui couiuiaudait trois des tours <le la 
rillc. La souveraixiclc d'Anliochc lui fut cédée, duo com- 
mun aecord , par ses cuinpogiiuits d'armes, s'il parvenait 
à s'en assurer la conquête. Tout se fit cunime il Tarait 
annimcc : oiic échelle, sus^ieiidiie aux créneaux de l'une 
des tours, introduisit dans la ville chefs et soldats, et le 
cri i>ftfuf« tTur/ retcnlis5ant djns les rues au milieu de la 
nuit, annonra aux Musulmans leur dernière heure. Il y en 
eut dix milfe d'^orgés. 

37. JLLTALLLE SOCS LES UCttS u'AM-KXUJE (1098). 

Par M*. Pr-jiort7« i-n I83ï. 

Cependant les Croisés, (rois jours après la prise d'An- 
tiochc, y furent assiégés ii leur ïour. L'armée cle Kcrbogah 
était arriu'c, et elle couuâil toutes les hauteurs qui duuii- 
naieril la viîle, oo niiïme lenips que les rives de 1 Orontc. 
La famine fut alTrtuse parmi les cbrèliens : la déserlion et 

.la mort réduisirent leur puissfinte armée à oëlre plus 
qu'une faible image d'ellr-iJi£nic ; cl Kcrbogah se croyait 

' vainqueur, au mumcnl il'achever par le glaive ce reste ini- 

*' îéra'i'lc d'honinws ejrtrmi^A, de {anU'nnea^ comme il les ap- 

ïirbff ^.insson orgueilleux langage. Un miracle d'enlttoo- 

iiit tout changer : on publia dans Antiochc que la 

■Ai fut perce le cûlè du Sauveur sur la croix avait 

é:c relruuvêe. cl, â la vue de ce fer sacré, une ardeur sur- 

' Eialurelle cnOamma toutes les àiucs. Ces hommes , qui 
naguère altcodaicnt la mort dans un muet décuur agenu-ul, 
sortirent de la ville avec la sainte confiance dts martyrs, 
se jelèrcul sur te camp do Kerbogah, et en une lieure anéan- 
tuent S.T superbe arniée. 




38. COilBÀt SlN'GniRR 1m H0«IW4t. DtC' t>E 50R- 
M.4.VDIK, \\¥.C CN OrERRIER SAB1L\SIS SOUS LE? 
mus lï'AlVTIOCUE (109S}. 

Rar SI. DABSt ca ttiu. 

Pcndnnl U-suRC d ADliochc plusiiurs chefi ilo U cjii\- 
sadv siKiinlcreiU leur bravoure flans tics conib-iU parlîcxt- 
lîcr.'!. Les chruiiitiui-urs cilciU ciilre .lUiri**» <juJ«froy île 
Boiiillun . Taiicrcuc . Hugues de Vonnandois , ic comte (1« 
Flaudrr c» ïlubcrt , iluc uc Normandie , qui frappcrcnl des 
001^15 uiomurabUs â la \utt du luutc l'arinùe. 

« ÏA- duc i\v Norfljandif , dit Micbaud, soiUinl senl 
« uiNTumbat contre an chef lU's infidùlus ijuî sav.-rm.Mit au 

iuiliuu des siens; d'un coup d«: sabro ii lui fendit la 
te juS4|u'à ré[»a»le et IcieiiJit à ses pïetls. en s'é- 

criâlit : u Je dévoue ton 4nie impure aux puissnticcs de 
K l'enfer. >» 



[30. T.WCBÈDE l'RENI> K>SSËââH>N DE BRTBLËEM 

(6 juin 1099). 

Pur ^ IUtoil «U iSiiv- 

t-es CnAsi'i veiuicni, d'eniror danti U petite ville d'Hlm- 
linaOs , jirei>que aux portes de Jérusalefu : u Au milieu de 
« la nuit, raconte (iaillaiimt; de Tyr, uned^pul.iliuii di*» 
■tf fidf;lesipii babiloientàBt>lh\éem\int se présenter demnl 
(t le duc (îodcfruy, et le supplia avec 1«8 plus vives îns- 
1^ tan<;e» d eavoyr>r dans celle ville uo dètachemeot de ipn 
jtirtmp*^... ïrf dut* accueillit avec une lendre pitié la de- 
.•% mande docesiidèle^, et lear témoigna une bienveillance 
« toute rraternello. Il choisit dins sa Imupe cent cavaliers 
« bienarmës, et leur ordonna de ^e rendre à Belhléem pour 
•« twrler secourti leurs frères. Tancrède fut mis à la it^le 
■ ue celle eipcdition... Les habitants le reçurent en ehan- 
a tant d/>» ïiymne<i et des canli<iue'i sarn-'s lU entrèrent 
t dani la vill'p esenrlès par le |»ouple et par le clergé- On 
'•« les ('nnduisit à Téglisr : ils virent avec de? ravrjwments de 
« joie le lieu où habita In hietihcureuse mirt* du Sauveut 
« du mnmle el la crèche où il ri'iwsn... Puîs les citoyens 
« de la ville . pour célébrer leur victoire , firent arborer 
« au-dessus de l'église la bannière de Tancrède ('). » 



(i) Bistoin ilr» O^Mcb*, par Gulllaunir, «rchvv^oe de 1^, llr. XII. 



30 



6A1.£U£8 BISTÙAIQCSS 



40* TâNCRÈDB au UOtXT DES OLlVIBRfi (1099). 

■ ' Pu M. âfCMLen ...« 

î.e jour roèine où l'armée chrétienne arrivait dcranl Jé- 
m-talom , Tancmlc se distingua par un dea faits d'armosles 
plus prolligieux Je la croisade. >oa$ Inisâoiiâ parler ici le 
|ioiytc historien de 5.1 vîp , Ramil de Cacn : 

« Après .iToir plante s.t buniiii^re dans le voisinage rte la 
« Initrde P.ivid , cl donn* l'ordre île dresser ses tenter , 
« Tannerie, s'éloignant 5eul. ^ans roinpn^non, sans écuycr, 
< monte snr la montagrie des Oliviers ^ d'oiï il avoi! appris 
«nue le fils de Weu èloitrelotirnèTeTS son père... Dunaut 

* en* la montage il porte Sf^'- ~ ' nr fa rillr , dont il 
^ « n'est séparé que nar la \ali , hat... C'est^drtout 
' « surir Calvaire et le tnmple dit .'- .iiu.MptilcrcnuesesîeUTC 
* < j'arri^tenl , ei en les ronteiuplant il pousse de proroods 
■"'ifionpirt; il se prosterne ^ terre ; il voudnnt donner sa vie 

iJtau même moment, s'il lui èloil permis à ce prix d*impri- 
« miT ses Ifîvrcs sur C4; Cahnire dnnl le sommet se présente 
u h i» vne. » CVrt an mitien de celle pieuse conleoiitlalion 
que T.uKTcdp est att.Kiuc p-ir rinij musnlmans. i< Ils s a- 
« vanijoieul, continue Raoul de Cnen , avec toute la cun- 

• fiance que peuvent avoir cinçj hommes en allant attaquer 
c up seiil. . . Mai!- le lils de Gnisonrd prépare nu romhnt son 

■ rri^îtfro, «onrrfur , son rAnr«ipr, «.1 lance de frêne , et le 
4 pn^mit^r d& ses etinenirs qu'il mil nrriTê ïra sommet de 

ic h mAW*pn# . il \ç f«rr<* h r^iidr»* ^mi ànic sut profon- 

« '!' ' ' ■ If^ l\ vnllée: » 

I>; héfpnr terrft, 

éi'tix prei'iir-nf (.i fui't, 'i lanrr^iîe victoriCTif retrttirtae 
«MU le? mursdij U ritte, fi l'endroit da camp où flotte 
•n bunniôrv. 



tpdu Nuitl. 
PftffllMlduHol 



VI. ^IRIVBK DE» CWrU'îJ^S IlRVVfT O^tflRAIXM (1090). 

Pof M, Siosoim .... 

Al^ri s une marche Uxigue et pénible , l'armée des Cmisés 
arriva eiitiii nms U'S murs de la vjll« iiaiiUo. Uirstfue, bu 
Jqter du soleil , rlle se découvrit à le<irs regards . le cii de 
Jéruioieml Jéruf>ahm I (ut n^ictù à la foJK |iar «oisanLc ntillc 
Uftii:hes. etfetciOii au loin sur le mont de Situi et sur celui 
drs (Hiviers. Pun ww. sorte de pieux d^irn s'«iupai'nitt df. 
toHlts les àdirs, 011 l<'s vji se jeter ^ Rrooiix . sc-prii.'iltTncr 
«iaiii Upoussiérc» cl baiser AVec ccS|i«cCt:eLLe lenv^uAStcrèe 



i 



ptfUTMct U-inurt da Sauveur JI& pleiiraienl. ils fraip- 
pnenl leurspoiciiaef «treaouvelaîenl, dans uq saint irans- 

Brtt U MrSMal J'aUfriuidiir Jénualcra du Juug impio des 
usolinaii*. 

15. rR»CD£jÉiics.VLE3] TtR US CHOISÎT il5Juillet 1099). 

Pat M..Sai«kTi (^n tfiio. Aile du NwtT^ 
■ .,-,. , . , PaïilloDdur 

US cbrw i» lUircnl .\ cH rtitlHiiisnsmc i>our opérer un it.-«ie^tuCui 
mirnrle : saiw Tivirliîne* df 'jMprrt* ils duiincrent 
vn nivaut, qtii fui n'fMMp:«è. !l falhit alors tout prè- 
Mnravcr U icntc r^sml-iritè <1 nn su-jt» urdinaïr**. et $<ms le 
orAéaat ii»tcit dr la Pnlritîm», ;in C(pur de l'été, rarméâ 
drétlikniif ml à r^suvrr lot anlettr^ ftêvnmnte^ de la soif. 
L'arii^r^ d irae ftotlé «èiroisp vin! ranimer \n courages: 
une pr(»reHîon ûiitf autour de la ville, en évuquant dcrant 
Ib« OoiaAt !• «nrvrnrr de rhJinin dn saints liruT ffne foo- 
laieoC liMirt |U4 . rmdil a leur fM tout snn rnlhoiii^iismc 
J'âftMul r 
«009.. XI 

««rts «le ïiir-o * ''iiccofnbanisous le poids 

i« se retirer devant Vopi- 

lui . r> '.Érnï.<'~' ■ '- ■ '"part des 

■ iraltrr'mr le I!! Nif-rsun 

iDure éclaUiilc , <j-'< <-" •>> son bou- 



n èelioua encore ce iour-U 1 14 juillet 
main . an moment où les chrrttens . ton- 



de U falibcue . 

jiUtrcrésuUiM 

rèctttcoiiiraip' 

cavtHer. revètU'. 

dier, t-t k'ur donnait le ùgnal d'entrer d.in5 la ville, tjode- 



frof de !<■■ 

Ceor(srt> 
ne priit 
ëbai 

wét. 



•ni le premier fc s'èrricr que c'e«t saint 
1 secours des cbrciirm . et nen dés lors 
r impèlntOM râleur. La tour roolante 
vis sur U muraille : chefs et soldats s'y 
, < i 1.1 h.iiK.irrr de In rntix y est arbo- 
•e. animés d'une géoè- 
té tmit 1rs iibstftrle» , et 
Iw Ctuisa* . mmrt-% de JtVusaleiii . après atotr Uitouvi dans 
la MOK lits MunulniaiHi leur soif de vevfrroftce . vont so 
Irambleiuent devant le saint sépulcre 'qu'ils 
iIb reodre «ai •rtontions de la chrétienté. 



(S3Jiifnet1099). 

Par V. yAtim^no tn ita». parité 

U oviMjiHHf des sakils lieiiv venait de k faire ptr an saII 
coromin i'lT'>rl de la L'hrclirnlc : mais il falKiit raulorité Jm'w*! 
14*00' chef unique pour veiller sur cette ct)Ui)U^, cl, dix ^**^ 



32 CiL£RlES UlSTÔRlOtïîS 

jours après la prise de .lérus:ileni . le conseil dts Pririoes se 
rassi'rniil.i pour relever dans la ville sainte le IrOne de Pavid 
et de SaJuraon. Co fut Kobert, comlc de Flandre, qui ouTrit 
cet avis, tout en prolcslîinl qu'à aucun prix il n'a(*ceplcrail 
, pour lui-môme, si on la lui ofTrail, celle royaulc. Il fut 
déridé que ?e choix sernil remis 5 un c<>nseil de iliv hommes 
ics plus rcrommnndahles du rlérRë et de l'armt'e On or- 
doiioaert niCme temps des prières . des jeûneti et des aumùncs 
pour appeler les bénédidiuns du ciel sur r«cuv re int|K)rtante 
qui alUil se rairc. Après une loufjue et mûre délihèrntion. 
les électeurs dcccrnèrenL la couronna à Godefroy de Buuilloo, 
comme au plus digne. Ce choix Tut accueilli par li s applaa- 
disscmenls Uo toute l'armée. On conduisit en triomphe le 
oouTcau monarque au saint sépulcre, où il jura d'ubserver 
les lois de l'huiiiieur et de la Justice. CepeiHJaiil, par onc 
pieuse humilité . Godcfroy refusa le di-idème et les marques 
de Jii ro|aulé : il ne voulut pas. disent tes Amtes de Jeru- 
iai^m, <( eslre facré et corosné r»)i de Jérusalem, parce qoi; 
« il ne vult porter ci>rusiio d'or li* où le Roy des Kuj s, Jésus- 
«, Christ. 1« fils de Dieu , porta la coro5nc d'espines le jour 
, «de sa passion (*}. a 

l'arUecciHr*I«. 54, BATAILLE D'.\SCAL0N ( 12 aoÛt 1099). 

P«rM. UFAVEen JBii. 



QOnKFRÛY 1>E BOilLI.ON SrSPKND AUX VOCTiaî I>E 
L'kCUSK t>i; SAINT - SÈPtJLCUK LES TH0PHRR4 

d'asc.u.on laoïUHia*)). 

Parm. GnjkXKTen ifi». 

A peine le nouseau n>yaume de Jérusalem venait d'être 
institué , qu'on appnt les grands préparatifs du calife fati- 
mite d'E^ypto pour reconquérir la ville sainte. Le vizir 
Afdal a\aîl déployé l étendard du l*ropliète, et une multi> 
tude immense dv comliallanls était accourue de toutes les 
pro>ince5 soumises à l'islamisme pour se joindre à l'armée 
égyptienne. I.cs Croises sortirent de Jérusalem au nombre 
de vingt mille . el marchèrent au-devant de l'ennemi. Ils le 
rencontrèrent dans la pl.iine dAscalon{t2 août lOîK*]. La 
bataille fut courte et la victoire facile. Ce ramas indiscipliné 
de fantassins mal armésel de cavaliers du désert ne put tenir 
contre les armures de fer cl la vaillance exercée de l'armée 

Oj Pnrroce àf* Asuic*. 




I 



• 



DC PALAIS DC VBBSULLES. 33 

[lènne. Le camp da vizir fut livré aa pUlagc , et te plus 
prècicui !r6sor qa'y trouvèrent les Croisés furent des outres 
pletQps d'eau [wurdésaltércr la soif ardente qui les dévo- 
rait. 1^ Mctoire d'Ascalon mettait un terme aux longs tra- 
vaux de la première croisade. Aussi les Croises rentrèrent- 
ils en iriomphe dan3 Jérusalem, oau milieudela suave etdè- 
ti Uctable harmouic des chants qui. suivant un chroniqueur 
a contemporain. n-Lenlissuit'nt sur les vallées et ddxis les 
a montagnes. » Godcfroy alla sustwtidre aux colonnes de 
Vèglisr du Sainl-Sepulcre rêleuilard du grand usJr et 
Son épêc qu'il avait laissée sur le champ de bataille, pen- 
dant que les croises, dont cette victoire acconipiissail le pù- 
lerinage> ofTraiont à genoux leurs actions de grâces ju Uieu 
gui avait héni leurs armes. 



r 



tiODKFROY TIEM LES PREMIERES AâSiSKS Bl' 

flOYACAiE DE JÉB15.VI.EM (janvier 1100). 

Par M. jQtuTF.T en iSi». 



Pavilluttilul 
Le royaume de Jérusalem , au lendemain même de sa R--d<M;i»ui 
fOftdstiun , fut livré àlou.sit'stit'-sordres de l'anarchie féodale. 
La plupart des seigneurs , qui tenaient de leur épée oude^ 
Urgessc> royales les ftefs dont ils étaient investis . rcTu- 
iaient leur obéissance au souverain qu'ils sêtaioni donné , 
el Godefroy voyait son autorité désarinèe au milieu de» en- 
nemis sans nombre qui ren\ironnaiont. Ce fut pour remé- 
dier àce grand mal etapiwrler quelque ordre dansungou- 
venieuieat si tunmUucnx , qu'au cummencemcut de Tan- 
né-e IKK) il convoqua à Jénisalem les assises générales du 
royaume. Baudouin . conquérant d'Edessc ; Bohcmond , 
pnnce d'Anlinchc ; Baymoiul de Saint-Gilles . sei^eur 
doLaodicéeîles seijîneurs de Jaffa , de Itamla , de Tibé- 
riatle et tous les autres grands feudataires se rendirent h 
celte .isst'mbléc d'où sortit un des monumenls les plus 
complets de ta législation rêodiile. On lit dans la Préface des 
A&sises de Jcru^ahm qu'elles étaient « cîi.uune cscrite par 
ë soi. en grandes lettres, cl la première lettre du commen- 
« cernent Hstnit enluminée d'or, et toutes les autres esloient 
'«vermeilles, et en chacune cartf^ avoit le scel dou roi 
^«t dou vicuote de Jérusalem. Elles furent déiwsècs en 
cune fîrando huche, et prinrenl le nom de lettre» dua 
« sépulchre C). » 



(1) llieCue il» AMts«*. 



Allv (lu Murd. 
aillloiiiluHol. 
•dc<tluos&cf. 



41,.rTNÉn\nxEs un r,<iPKrnoY iiE souii-lûnsi 

■ C\I VAtnr i>n jiHilrf ( IftO). 

GfMiorriyilr Bouillon sunimf pcnmrt grands iravïux 

rtè Ij* |ifrinnT<*i^ri»'îai1p. îl <'f>rrnp'jil (le p6t1uirv Ips villes 

"■ î -siim* i^ni i; ù*nt iMiroro ,iut Mu?;ittman8 

'rwriier ■ -rîrjiril j wmïw mahde , et 

iT/i ,1 ;,'r:iiH!'pf*Tnp traTivV'-fic (tniii !a viiTr Kiihtc. Ce bt en 

''T.iin qij^ . (>riMlnfii qnitrr joim , sp? iciitM-'î fl ses amis 

Ini itrodia^irftit le* ««nns les pins tmilrps. 11 r\iiirn îc 18 

iiiifli»! HW> . im an oi troifi jours après In prisv mp JénfSa- 

lebi. « A la n»«1 de cet ilfirjrtn' r.iiiitnnw cl irts-noble 

« athlclc du Christ , dit l'Iiislotlm Alheftd'Ait. loiuTcs 

K chri'(iens,Fr.tfi.(.I^ ît )1jen^. Syriens, Ami'-'>>"|'-^ 'thm-s, 

«la pînfKirt >l- uT-mAnVs , Arab^* - ti 

« Turcs.ioliV! j! jui^ jjj-mcspéndAiitdnqj j : . .,; -ni 

a entendre de douloureuses lameiiUitions. n On ensevelit 

se5'Te<l(î5 Tv'ce tobtrs 1rs pomfjts âc. l'ôglise r.ilholiqae, 

_, dans rcnccinie du CnKaip' , près du s(^[nikr^ dp J4>sus- 

GlfTÎst . ijpi'kl jv.iil dHivrf pur sa T;Ullaiict;. L'inscription 

.•«uivaiilv ftil KTiTi^ CD langue latJne sur son tond>eau .* 

(tici rctpwie riitestm (jofîufroy de Bovîllori, qui .i conqpiis 
* loulr C0ll« tenu nu colle chrélieo. Que fton^me règne 
« sl%*x JcsiuhObnfl i D 



hS. PUSK I»B TUIH>M (1100}. 



Noril. 
Roi. 
uWr. 



\itu 



Au-M.PiiftiCQcn il4i. 

ttaudtucn . Iv cdtvitjènmi d'Edosse » appelé h la miccqs- 
sion de sou ft*ére . piiru t^ur le (rûfir de Jérusalem luoinsde 
vcrlu'^ iii^iî-i uni (tl'i-; nrdfTiU' cl plus heilii|iit''ii»e atniH- 
Iwii ''l'ilêiuaii-s , Bùryto liimi>i>n<iil mic- 

r.i'>^ '- . <! it' f';! MMi'^ wui n'içne que le 

j-iiilles, qui 
j , '"SKiçer Tti- 

^}U , pour luuseï- a »a Uimlii- un heriUigê £ii terre sainte. 
Tripoli , cQ vffei . &ituoe dans une riaote plaine , au pi«d du 
J.îhan , nt rcncMiiiXiéc -ilorii par J.i rirlif>sse de son .sol , par 
,6un ft»Miin<-rre H pie sa vajlc bibliothèque , prooiettiit 
an F ifujue nroic. Mais U inort visl 

frill I vite pince , et ie soin d'en pour- 

sunr.' Il sii^;-:' n'^la :i ^')n lils Bertrand , fini venait a .'irri- 
ter d'Europe avec une troupe de chcroliurs et une flotte 






J^^rruscn 



I 



du ui* siècfe tit êdaiet- en Fnoce iMe Sifla^ 
D» loales fMTls. les ff 
•oos l« jeii(( tëoda] firml un ^raitd rfTttf l potzr 
ÈÊ^wmm^fm ^mmdc tnnM<-Uun. it:s autres à main armàe, et 

rojiuU leur ribertt Louis k Gros fcl te prenucr 

de nos rtïis i ""■ '•" fma D ci pfrs ^kdms^retkl 

ppwenobir' l'-tmomUigM. AnieBs, 

4W«"t'f> t >ye«.sufsiocu.llnaTais, 

tpu- - la /07«aié capétienne « 

nçui- - . ura HatUs «TjiflraBchis- 

Mnwnt. Presque pailaut rv foi t'erCqneqiif, afco l« |h)iu 
noUbles Umrgeoi^, s ui ^mt s<.>It)cilcr ce Uenâh dcranlorilé 

JO. usnrcnoit pc l'oiukc ul ^lu^^t jeu Ht xiso- 
ftàUll tnrérrirf 1(13. 

StT* V i^ïH^tï Hn n* «ièrV, lor«|iif J^nnalrm '^iisul 
«Dr ' '" l'fegTpiP. qiirlifucçp'' «- 

•Ofi' h'^iîlal Jf !Mint-Jcj' r co 

CDG.i . r.-s et tôt in«ia'Ji:3, »n-r.Tfii, lie 

U i" l^rovroR, fut , «lun te litre 

SKxl '• prrmifT rfwf dr cette 

par ' du (iipo Pavai U 

lira« dai L'eft 

le dauptiinoét. qol 

!M'ij( U proiftede 

AfaicoK 



l^««Ulaa4ul 



3(> GALERIES IIISTORIQt'ES 

Saint-Jtan, R.iyoïond Dupuy.avcc l'autorisation i)u patriar- 
che de Jérusalem , lit pari à'scs frères de sa généreuse pro- 
position. Les anciens compagnons deriodcrroy reprirent avec 
an pieux ctitbûusiasmu leurs èpècs, qu'ilss'cnçageaicntàiic 
tirer que contre les ennemis de la loi- Ktcest ainsi que, dans 
ces premiers jours delorilre de Saint-Jean, on vit les mêmes 
hommes , iidèles à leur double mission, tour à tour voilier 
au lit des malades et monter à cheval p<jur soutenir par leur 
vaillance le trône chancelant des rois de Jérusalem. 



FKEIiiD LORIFUMMC A S4L'^X-DEM£ 



Ailo do Nord. 
R.-d^^auftMre. 

Satie II» i. 



51. lAVIS LE GROS 

Pat M. JotxivKT en 1837. 

La conqnëlc de l'Angleterre par Goillaunic le Câtard 
(10(]<}) avait été le signal d'une rivalité inévitable entre le 
vassal couronné et le suzerain- Cette riTalito passa en hé- 
ritage à leurs successeurs . et Henri I(" soutint une lutte 
achanicc contre Louis le Gros. Ce fut au milieu de cette 
lutte (112V 
Henri V, ci 
santc armée. 



qu'il appela à son aide son gendre , l'cmpe^ear 
l le pna d'envahir la France avec une puis- 



pna 



A la nouvelle des préparatifs de l'Empereur. Louis le Gros 
convoque autour de lui tous Its vassaux de la couronne. 
Cet armement rémlnl, le plus grand qu'on eut vu jusqu'a- 
lors, atteste cond)ien l.ouis le Gros par sa vaillance chevale- 
resque avait rendu d'éclat à la royauté. «Toute la baronie 
a do France, disent les chroniques du Saini-Dcnis, esmue 
Il de grand dcsdaïn et j^niud despit, se réuntl sous sa ban- 
« oière. « Super porte la force de l'armée jusqu'au nombre 
sans doute ciagérë de quatre a cinq cent mille hommes. 
Ce fut lui qui, cnmnie abbé de Saiut-Dcnis. remit aux 
mains de Louis le Gros l'orinamme que le prince vint cher- 
cber en grande putnne, avant de marcher contre l'ennemi. 
Mais il n'alla pas plus loin que Keiras 



Henri \. en ap- 
nalion franraise. 




prenant l'inmiense prise d'armes de la 
avait renoncé à envahir le royaume. 

52. PUISE DE T\n PAll LES CROISIÎS (112'»). 

Pjir M. CAiiiKÀD&e& i83ff. 

La frayeur repnndne parmi les Mnsulm.inspar la prise de 

Jérusalem s'était calmée, et de tontes parts des ennemis 

s'élevaient pour .issaillir la puissance chrétienne. Pendant 

- que la rapide cavalerie des Turci courait au travers du 



DD P1U18 dB TUUILLE». 



37 



dèserl pour surprendre les vilÏ€s et les chiloaux mal <lè- 
• fendus , le c^lifedHgj-ple envoyai! ses flolk's nonr atUvfTier 
les rilHs ni'iritiDieâ lombées au pouvoir des (ilirélipnF. Ses 
troupes nïlaiejil entrer dnn.s Joppè , qu'elles aisiépcaieut 
par terre et par nier , lurï^quela grosse clocbe de Jérusalem 
donna le signal de la guerre sainte ; un jeune général pré- 
para les guerriers nux combats parla pênitenee. et ce fut 
assez de la préscnec de rarnièe chrêtienriL' , avec son ardent 
cnlhousiasme , pour disperser les halaillons trenihlanlsdes 
Égjpliens. Mais c'était peu de se défondre ; il faibli ren- 
voyer la terreur à l'ennemi par de nouvelles conquêtes- 
L'arrivée d'une (lotte vénitiemie sur les cùles de Syrie 
fournit aux Croisés l'occasion et les moyens d'attaquer l'an- 
dcnnc ville dcTvr. Tandis que les tentes des chevaliers 
sous les ordres au comte de Tripoli et du patriarche de 
Jérusnlem se dépUwaicnt dans la plaine, le dofçcde Vciiise 
entrait avec sa llutte dans le port, et fermait la ville du 
cûtédc lamer. Après quelques mois d'attaques multipliées, 
lei murs commençaient à s'éerouler sous les machines des 
chrétiens, lorsque la discorde faillit tout penire, i, armée 
de terre .icrusnil la lloUe de lui laisser toutes les lalifïues 
d ions les périls , et de jiarl et d'autre on nienaçatl de res- 
ter imnidbile dans la plaine et sur les %aissc;i»>;. I.f doge 
de Venise, pour étouffer dansleur principe cesilansercuses 
dissensions, se rend à l'împrovisledans le campdes Croisés 
avec 5ts matelots armés de leurs avirons, et s'ofîre de 
monter avec eux ix l'assaut. Une généreuse émulation suc- 
cède alors à l'esprit de discorde . et ni rapproche d'une 
armée ennemie , qui menait de Damas au secours de Tyr , 
ni la marche des Egyptiens sur Jérusalem . ne )turent ar- 
racher aux chrétiens leur proie : la bannière du rni de Jé- 
rusalem , alors prisonnier des Infidèles , flotta avec le lion 
de Saint-Marc sur les murs de Tyr. 

53. LNSTÏTLTION 1>K l'OHDRK DU TEMPLE (11^8^. 

Par M. Ukasikt en IMO. Aile iln N»i 
à X . 1 1. ■ I » •. >• •. PnviIt»D*lul 

An même temps ou 1 ordre des Ilospilalicrs commençait ii.-iir rhnu» 

sa glorieuse mission , neuf chevaliers français fondaient 
■ une autre confrérie militaire . ccmsacréc à la défen«c des 
^ sJiiinU lieu\ et à la protection des pèlerins qui venaient les 
visiter. Etablis prés du temple de Salomon ils en tirèrent 
leur nom «fc TempUrrs. Hugues de Payens et (îcofîroy de 
Saint-Aldeniar , voulant donner h leur association la haute 
sonciion du père des fidèles, se rendirent à Rome, cl de- 




liu Nord. 
PMTilloniliiRui 



TBî?5!i> 



le du Sont. 
Pu* il Ion «lu Noi. 



lereul , 

<li)iinre p^r t^'iiiiL Ucrnart] . 

. 1^1 if cuuirtU' lit- 'iruycseii 

liâK autorisa l'instiuitimi de Vonitv tlix }iaitvres éotiiats 

5^. LE P.1PK KCGÈKK III REÇOIT LES AMHAÂSUtEURS 
DU' ROI DE JKBrS.àlJiM {iî%&}. 

Ptir Sh>" H*T»«iwniT Ht thiu. 

tô. PftèUiCATWN DE LK BCtUOisiK CIHHflUIE A VBZ£LàY , 

cm 1Nl«lu.oc^E (31 mare ll'Uî}. 

P.ir M.Sïr.xiLeti IB39. 

/,« éUntw tUf rùZaiftfxffkr. sulou le langragc fli-' l'histoire 
urieiiUJf . (tioitnt pâii éetfoik/ ie* étentiarUx dr» Frattcn , 
elles rcf.'iHTâ iIm tin'ix prenÙKrs Aiuduiiin ci th Fonlrpes 
û'AnjonaraieDi ronlinuc avec èclai losu^rrdf la première 
■ croisade ; luait. U: i»»iir linL ort l'Eitrupc l'css.i d'fMvoyer aux 
aaiats IWiix les bander \\c urlcrim nrmrsqui av:>k>htra!nité 
la pof)nJ«)tiuu cbrnlit'riDi- ur U Palestine , et le royaume de 
Xèrasaleinlitro à hii-nn^wn oiTiit (ilu-^ q«*tn»s|»ectadcd'a- 
.liardiie«l de lailflefst.'. Quehiue temps les JUuf;uirnrfas divi- 
sés rDc-m^Bk4*« n(! prûfiléroul p^int do rnft'4ih!is_vM.'n>enlde 
hnxTi ennemis. Ce fut 1 uUht'k /vn'^lii mii \c pr.'rajor, en 
11i*,rrifi|tu iin<-uup<l*dHl(ïrionLcU'Occident rcljentircnl ; 
il prit Kdôsc* et li nofn duis le san^ di; trenlc iimIIo cfaré- 
lieuïi. tne ambaHutde . qui; condubait icvèquede iiahalf?, 

rirta à Vitai>c c<4te filiale nouvelle au papr KitKêne 111. 
'horreur et la oansti*niation furent anivcrselies eo Eu- 
rope : ce 110 fui yjirtout qu une mâme atnlcur de nn- ' 
geance ; U; tôt de France Louis Vil et l'empereur Conrad ILE 
se niirciu i\ In lûle du owaretucnl qui allait une seconde fois i 
entraîner l'Euninc onlre l'Asie. | 

Loais Ttl. outfflrenthunsiasinc n^lip^icav de «ton épome, 
«Tait des motif* partirulicrs de prendre la croix : il voulait, ! 

Sar le ('M nuv do laTerre-Saiutc, soulager son i^mc 

esju^i - qu'y avaient laissés riuceiidie de la 

grande c,-.iisr .ji- Vilry et la mort do tous )!cux qui s'y 
«toicnl réfugiés, lî convoqua doac à >'czelay un parle- 
mtnt Je tuus k:j scigucurs du royaume. Va foule i|ui s'y 
rendit, trop grande fKiur ^trc contenue dans létroile en- 
ceinte de cette boargadc^ se répandit en amphithéâtre an 
pied de la oionlagiM où elle était jàitucc. La: pape Kugèuc XI 1 , 



hV riL|Al«-M vnuiLLEs- $$ 

"jSrle Roi à prêcher la rrois^Oe, avait àlè retenu en 
IlâBc ! n* fut «aint Bp.mard. alors fiiriidc de ta chrétienté, 
qui porta lauirule diiis cette assemblée. 

Le fatnt iioinnie, avec un coriM U5e psr les au»lèniês et 
fli '' ' ' '• iparlenir à la tombe, trouva îles forces 

j gr^iMtf iiùssiûii- II fDOiita avec le Roi 

lii.in? i;ii ?^'i u; M-- >.ii.iir'' (]u*yn avait éJcvêe puur eux, et 

'o» il iiIrPAsa au peuple des paroles cuflainmees. « Bien- 
■« tôt ■' '■'■' '"'''rrompu par Je cri : fn nois ' '« /TfWj .* qui 
'« S'r itosparl?. Il conimcnça aussUôl .ainsi que 

« Je I liiipr ^"ii K-viiia/ils U'S t'r"i\ pi i'' .-n nient 

,9. pi' n eussent a- 

si'JU:^ ■ ^ . , -Li! , uuliit vile V, -j Je- 

dûren^Qt fcnrs habits pour en faire de nouvelles, p 



ELEONORB 






L^ CROIX ATEC 



P4r U. Frariç«é« WiiTltx||«i.ti^iieo 

L'enthousiasme répandu par les paroles ^Irtqupntes de 

saint Brrrurd lïaisit 1» n^ioc Eléunorc elle-niéine. Elle prit 

croix . h Texcniple de snii i;pini\ , et fil virii d'^ircomplir 

toi te gmnd prrssag^e. Boatiruup des dauies de sa cour 

ièreui à s« pieuse résolution. 

trt 

3f. tUntS VH VA PHEÎfDRE t'ORtFl-.VHME A SAlST- 
DKOS {lli7). 

l>9r M. M^LlAlSfiT. «Il 183». 

p Les préparait de Louis TII étaient t«rDiiué£ , &a route 

lurée à Lravurs I^UJcfnft^e et les Uttca \|c l'empire d*0- 

rical: le moiocnl de partir ei^l arrivé. Arant de Munutlre 

roule Louis \ U se rendit eu h'r<^udf n<)mpe dans l'é^lt^ 

Saiul-lk-uts pour y iirendre âur rauiclla snintu Uiiiui^re 

le rorlflamioe , et, Selof> lo nairo expre:»&iou de son histo- 

ien , rrcevoir U congc du biciibt^ureux patron de Ih 

France. Le uapc Eugène 111 ci^ii alors à U cour du roi 

^ouis Vn. 0> fui lui qui remit au moiurque le btturdon et 

pflnnetii're . s^Tnboles du p» I <\^i"\\ allait nrcom- 

el, ;iu milieu di's larmes ■ n-s de tous IfS as- 

'Sîslanls, le Ru) «l'achemina vtr^ im<-i£ , uù tous les croisés 

iraneais devaienlsc rêaair. 



l'arUe eeniiai 

s«ne 

«les CniUsdv3 
N'» lis. 



Aile <Id Nonl. 
l'avilluuiJuBul 




Atîrdu Nord. 
Pavillt)tiiliiMoi. 
|i-rlijtu»i-;rf. 



trtl. 

llfiniJgHot. 



FBISE SE LISUONNE PAR LES CROISES v^^*<-'^ I 

Par M. DKiiHut Lix» en iK9. 

T^cndanl qu« I>ouîs Vlï el Conrad marchaienl par terre 
vers rOrioMl , une floUe de deux ccnLs nnvircs munies par 
tes Croisé?! de Flandre . do Normandie, d'Angleterre el de 
Frise, parlait de Pamiouth et faisait voile Ters 1.» côte 
d'Ésp.ipne. Aucun chef de renom ncconduisail celle armée , 
qui ^ll.iil accomplir le vœu (ïe la guerre sainte tonlre d'an- 
Ires S.irrasins que ceut de la Palestine. Au commcncemcnl 
du mois de jain ilt" les Croisés cntrôrenl dans leTage. el 
allèrent se ranger sons les ordres dAlpbonse [^] (jiii . na- 
guère proclamé roi du P0rtng.1l . juslitiait par des victoires 
le ehoit des états de Lamego. Il assiégeait alors Lisbonne , 
ville puissante et enrichie par un vaste eommeree. LesCroi- 
«ésTaMist^rent comme gens qnï avaient an bout de Iciir^ 
lancer des fiefs â conquérir. Cependant les Musulmans 
rcsislêrcnt plus dr qunlre mois , el ce ne fui que le 25 
octobre qu'Alphonse vainqueur entra dans sa nouvelle ca- 
pitale. 

59. IjOITIS m FORCE t£ PASSAGE DU MÉAXTiRE (1148). 

Par M. Tony JoBAssoT en ... 

I/empereur Conrad . vaincu par les Tares dans les plaines 
de la Lycaunie, était retourné a Constantiiiople, laissant àt 
Louis VJI tout le fardée^ de la guerre sainte. L'armée fran- 
çaise, comme elle traversait l'Asie-Mineure pour se diriger 
sur la Syrie, rencontra les Turcs sur les bords du Méandre. 
Leurs tentes, dit l'auleur anonyme des Gestesdc LouisYII, 
■ convruient l'autre rive du fleuve, et lorsque Icsnolresvou- 
'kloient mener boirr leurs chevant, les Infidèles les assail- 

'« Il lient de l'autrecMtéâcctupsdeflêehPs. Les François, qnîbrft- 
w loicnt d'aller les joindre sur l'autre bord, après avoir long- 

' « temps snndè le fleuTe, tntTivèrenl enfinunguè inconnu aux 
«indigènes. Ils s'y précipitèrent alors en fimle, et gagnèrent 
« la rive opposée , re[Mias5antde tous cftlés les ennemis qui 
« cssayoient àcoupsdelanceset d'èpées delesibirc reculer.» 
Un autre chroniqueur. Odon de Deuil, témoin dcce combat, 
montre dans son récit Louis VII protégeant le passage de 
son année, et se lançant à toute bride contre ceux des Turcs 
qui assaillaieul les siens par derrière. Il les poursuivit jus- 



(L; FiU 4c Qeui de Boiirgogne, coml« d« Porti^iL 



DC PALAIS DC VCBSVIlXKf. 



41 



qoedinstes nn)ntigncs, el selon l'expression dd<*hrônî(îTieiir, 
« les ilfiix rives dn flcnvc furent siMiiées îles ciHavres «i- 
<r neinis. » 



60. LOCIS vil SE PÉFENJ) CONTEE âKPT SABOASUNS 

tPnrM. Antoinc-Fclit ilni^^ELicn on tB3>J. 
Onimc les Français , à qni leur virtoirr avait ou\prt les 
ptirlos de Laodifce . poursuivaient leur lainlie , l;iT.inl- 
RardrsenpKt'a imprudemment d.insun défilé on le reste 

H (le i'armée enlni après vWv. Les Turrs l'y surprirent, et , 

H du haut des munUigiics , l'êcrnsêrent , malgrù les prodiges 

A d'une longue et héroïque rcsislance. 

W « Diins celte môlée , le Uoi perdit son escorte... Mais 
« conservant toujours un cœur de roi , agile aut;mt que vi- 
u guureuT , il saisit les branches d'un arbre que Dieu avoit 
« pUcé )h pour son sntui . et s'élança sur le haut il'un ro- 
« cher; un fçrand nombre d'ennemis Sï^ jetèrent après lui 

tn pour s'cini«irer de sa personne, tandis que d'autres, plus 
' a éloignés , lui tiroioni des lU-chos. &Liis . par la volonté de 
« Dieu , sa cuirasse le préserva de l'alleintc des nëclies, et 
a avec son glaive tout sangbnt , dérenUanl son roi lier pour 
I n défendre sa vie , il fit tomber les mains et les létes de 
»'a l>cam-oiip d'ennemis. Kniin ceuT-ci . nui ne le ronnois- 
' «soient pas. voyant qu'il seroit diffirile de In saisir, et 
« LTJiigtnnt qu'il ne survint d'autres combaltanU , renou- 
R cêrenl à tattiquer et s'étingnèrent pour aller, avant la 
€ nuit , enlever les dûfiouilles du champ do bataille f). » 

LOUIS VU, l'KMHERECR CONRAD ET R.irî)Ol'lN ÏII, 
ROI I»K J£»l-S.\LBM, DÉLIKJ^.RENT A PTOLKMAÏS 
SUR LA COXDCITE PE LA GUERRE SAINTE [\\k$]. 

Par M. Den^or en iSli). 

Louis VII olConrad . réunis après leurs diverses fortunes 
au pied du sninl si^pulcre . av^iicnt accompli leur vreu 
comme pèlerins, m.iis non pas comme croisés: ils n'a- 
vaient rien fait jK}ur arracher nu\ Infidèles leurs nouvelles 
conquélescl raflerrair lo royaume obancelant de Jérusalem. 
Il fat décidé qu'une grande assemblée serait convoquée à 



(1) pdon 4e Oeuiljîv, VI. 



AiU: .Il 

Psulloi 



Allé <lu Noi 
Pavlllnii'hiK 




Pli»l T ■> M 'rrr -> i^vEÛL à Ja cwuJitiU? future de la 

§11' ' "ur. If roi Je Praatc . le jriun^ roi 

t* J ,,i. .,,.... ,..ui(t m, s y rL-mlirenl at'i:ojU4«gDês 

de leurs barons et di? leurs chevaliers. I.ps chefs du clergé 

Î siégèrent av«c toiUafr ien {Huspesd^ r£^lUc' . et Ui reine 
frlisendr , nvoc la m;irquise d'Autriche . cl un graïul num- 
Lre de dames Trancnises et alicmnndes qui avaient ftnivi lu 
croisade, vinrent assister aux straves dt''hbérations qui 
albient s'ouvrir. On y rc»j|ulle siège dcUaœas. siège où 
}ef dc-ux moiuiniucs itvcc leurs axmècs se signalcreut par 
àe glorieux Duj:i iuutiJn exploit»; il CdUiL, quarante an» 
aprù&, prêcher iiu£ ixoisiénie ctuuaJc. 

62. PUISE DUSCALOyPAR LR IbOI B.UTT>OriN m (1132) 



Ario ilu N'ortl. 
PdrniumluHoi. 



Par-M. CoHKO m i|it« 

Ascii'" 1 boulevard de rUBVple. ila cOLê de la 

Syri; . « . rvs . vainqutnit^ S'jti<^ ses murs . que^uos 

jours .ipre? i<t prise île Jérusalem, n ;i\aietUpu s'en emparer 
daBfi le premier entr.Unement de leurs oi>nquètes. Le mi 
Bauduoin 111 . (Tuit)(]i:i^ uirii.wé de toute U puis^ancf du 
terrible .\ourcddin , fils dt; l'alabek Zciiahi , o&a luniKT le 
siégé tiv cclU- ville. Tous les bjfOiis du niyauiue de Jêru- 
Nilem aceoururenl sous sa bannière, le patrian^be à leur 
litc , avec U vraie croix de Jèsus-Christ. l^e siège dura pius 
de deux moitf. Les rorlunes en furent diverses. Les ma- 
chines prodi}àeuscs que le% Croisés faisaient jouer contre la 
ville rUrenl un jour livrées am n^inunes par Les Mtisulmiios . 
elle vent du désert [loussn l'incendie contre ceux qui l'avaient 
, allumé. Onenit alors la viUo prise. L'avarice desTempliers» 
quif pour se réserver tout le pilliif^e. interdisaient l'ap- 

tiroche de Li brèche à leurs cumpaipuns d'armes , lit perdre 
a victoire. Ce fut à grand'peine que les ehefs ramenèrent 
à i'jssjut Itii dirétiens décourages. Ils trouvèrent encore 
une vigoureuse résistance, mais r'élail le dernier effort de 
ictweini. A rinstant où Baudonin. mtlre dans m tfnte, 
tni'iiàail trêtomtol sur l'issue de son enlfcprise. arrivent 
ée& aiesaagers de la ville « qui demmidonl en suppliimt à 
Cifitafer. La surprise du Croises fut e^ide à I^ir joie . el 
knqne, peadlKarcs afrcs. mi vii l'clentiird de h cniix 
flultarr sur les tuui s if AiTitlon, I arnue cntÀrre reraercia Dieu 
dune iici'tire quelle regardait comme un miracle de sa 
toute-pQis&mce. 



DIT PUAIS tôt VEBMJLLBS. 



43 



lUTAlLLB BB PITAHA (1159). 

PjrU, FtlRO-ien .... Atlv ilu Nord. 

ta nierre continnaU enUo Baudouin liïetNourcddin, KSuVs« 

*x (les altemaLÏTcs fie succès et de revers. Vaincu en 

E157. prt^s (lu Ruè de Jacub, el force de ic réfugier sriU dans 

forteresse de Sèpbcl. le roi de Jvni&ileni vil inuptnèincnt 

irriter de Plolémais toute uDe ;iriuce de Croisas, sous les 

>rdrcs de Thierry, corale de Flandre. Avce ce renfort, il 

^alla <:herchcr lesMusulmons dans Ui couitè de Trinnli et U 

'|)riDCipautê dAntioche. leur enleva des villes el àvs forte- ^ 

presses; et, peu après, le âult'iu de Dumas ayint frjaebi In 

^jLiban pour descendn^ en Palestine , il lu vahiquit tlaus une 

iiglaiilr bataille à Putatia entre le Joardain vl Le Uf de 

>nuabLTb . 

tf ...On u'atuil puinl encore vu , dît Vrrlot dan.t sou Ilis* 

« loir e de l'ordre de Suint-Je.in , du rumbat si TaHrux vX si 

a Aaiigl.inl. Les Chréiieiis, irrites de trouver une si lonigie 

<i résistance, ûrcul un nouvel effort; cleomine s'il Icuriùl 

MLf' venu du secours, iU &' abandonnèrent d^une manière si 

^^« déterminée au milieu des iMt^illnn&ermeinis . que ces 

^ff« InDdëles, ue pouvant plus ioulcnirtctli ' ' : ne, 

^■« furent luntranits de reculcretde rèili' r- 

H!arain, quoique toujours en bon ordre ci • u tutti > «.mt 

^K« leurs r.ingï^ M-ii^ le roi de JérusaJcni et le comte dy 

^v« Flandre , :i la t«:le U'un grû>* de ca^alerit: , étant survenus 

K ufudant ee uionveoienl forcé que f»isniejit le» ennemis , 

a la obli^èd^nt île tourner leur rclnile dans une fuite dè- 

II claree ; tout âc débjnda ; et plus de six. mille soldats du 

f«, côté des Infidèles dimeuréri'nL >ur \a pbcv. sans Oinipler 
« les blesses et les prisonniers. Tout Ihonneur de celle 
ft juurné« fut justement .lUribué au.jcLUje Roi... >i 

&k. COUMAT PRÉS DE .VUJOIETJI (1" luaj 1187). 






CISQ CBrïT« CiaVlimiS de 5.(mT-JEAIT ET DT TEWPLE 
BÉSISTENT ÀTOCTfi C:4E lEMéE Dl' SCLTA-N SAIjLOL^. 



Baladin , âU d'Ayoub , avant recueilli rhêriL-tge '\r$ sul- 
tins de Damas, agrandi de l.i souveraineté de l'ÉKÏPte, 
tonma tontei ses force* contre h'9 chr^ti^Tis ffOrifTit, fit 
profila desdivisioDsqui les.ifîaiWissaienl, p«nir fjtirBWitrer 
fine ;inniV dnirt \v. p.iys de (i;dili'i'. Rien n<-tait iirét pour 
■luirùsiâlur: ciaqc«fitachuvalicr:^deSaiiit-JuaueiauïeiupIe 



Ai\t. ilu Nord. 




iig, et ivprtnilre ries forces parle moyen mi'mccioi 
icsaffaiiilir. On 1rs vît enfin, après avoir Iirisè leurs 



prireiii sur eux le |Niiils Ur li ilérunsi' commune . et pour Qït 
msUnl cuiivrircnl de Icur^ vaillantos poitrines h' riiy;iuiiie 
de Jf'rus.ilftn, « Ils luroiit bientôt ai-rahlés par le nombre , 
« dit Mithrjuti . et périrent presque lou* sur le eliamp de 
a baLiille. Kes vieilles clironiqnes . en célcbrani la hravaure 
« des eheraliers chrétiens, rnppcllenl des prorligiis qu'oti 
«aura peine â croire. On vil ces guerriers iadomptablcs , 
« après avoir épuisé leurs •flèches . arracher de leur corps 
« celles d,orU ils étaient percés , et les lancer à l'ennemi. On 
'« les \it /altérés par la chaleur et la fati^e , s'abreuver de 
itlcursaiig 
« devait 

«lances el leurs épées, s'élancer sur leurs ennemis, se 
« battre corps à corps , se rouler dans la poussiéri' avec les 
« guerriers nnisulmans , et mourir en menaçant leurs vain- 
« qoeiirs. Kien n'égala surloot la valeur héroïque de Jacques 
■ eue Mrtillê, chevalier du Temple. Monté sur un rhcval 
•t blanc, il était resté seuUlebnut sur le champ de bataille, ei 
a combattait parmi des monceaux de morts. Qu>jiqa'il fut 
n entonrè de toulei^ parts, il refus-iit de se rendre, i.e cheval 
« qu'il mont.iit , épuisé de fatigue , s'abat et l'enlrainc dans 
«sa chute: mais bientôt rintrépide che%jdicrse relève, et, 
«t la lance h \n main , couvert de sang et de pousfiiÎTc , loul 
« hêrisvé de llèches , se précipite dans les rangs des Musul- 
« mnns étonnés île wm audace ; enfin il tombe |jcrcé de 
« coups, cl combat encore. Les S^irrasinslc prirent pour saint 
« Geortjes, que les chrétiens croyaient voir dcsrrndre du 
a ciel au milieu de leurs balnilles. Anrès sa mort , 1 s soblalA^ 
a turcs s'approchèrent avec respect ne son corps mrurlri de^ 
« mille blessures; ils essuyaient son sang, se partageaient Icï- 
« lambeaux de ses habits, le? débris de ses armes, etc., etc.. 
« Ainsi, dit une ancienne chronique, dans la saison où l'oni 
(I cueilhit parmi les eh^iraps des fleurs et des ruses, le*] 
« chrétiens de Narareth n y trouvèrent que les traces dnJ 
a carnage et les cadavres de leurs frères. i> 

4l» \(.r.l **5. EM-HEVCE bE PMIUPPR-AÎL'GUSTE AVEC HEXRl U 

tioiniuRoi. ■ iGisoRS (21 Janvicr 1188). 
•rhaos^^iï. PorM.SAisT-ÈvBcortiB». 

IrwitMk, 60 PIItUPï'E-ArGUSTE PIIEND L'OBIFLAMME A SAlîTT-l 

jjj[gH.. DKMs ,2'i juin 1 lUO). 

r.mii«riry, Par .M. Riîvoii en lui. 

'" 1^0- âfdadio, «près avoir «néanli l'armée chrétienne sur lefti 



^ 



Di; pJO-Au OM v£aAjuttE». 



«5 



bords liu lac de TibèrinJe (3 juillet US7) . marcha hicnlol 
(Je l'onquète en cooqu(>le jiisfiue i^ous les mius <lo jL-rusiilcni. 
Le 3 octobre de celle nu^nio ADnèc , une ..'-'.- 1 -t^.. h remit 
I:) ^ilIo <.;iiato enlrc ses mains, el le drap: ouliilcs 

remplaça lolendiinl de la croix sur la lu. : ,:. de Sion. 
Cette nouvelle répandu en Kiiropc une eoiisUTnslion sans 
égale : le pape Urbain lU en rtiouruL de douleur. Sud suc- 
cesseur appela loul aussitùt les rois et les peuples de l'Oc- 
cident à la vengeance. Guillaume, archevêque de Tyr , té- 
moin de cet(« grande ealastrophc , alla pr^'chcr la croisade 
en France , en Angleterre et en Allemagne, et à sa voix les 
trois plus puissants monarques de la ehrélicnte donm^rcnt 
leurs uums à la milice sainte. La dime saiatUne, ainsi appe- 
lée en témoignage de lalerreur qui s'atlucbail au nom du re- 
doutable sultan, lui parloul levée pour subvenir au\ fraisde 
l'cxpedilion. 

Phitippe-Augnsic avait pris la croix à Gisors avec le roi 

d'AagleUrrc, Uenrill, en 1188 : les deux monarques avaient 

.ibjurè leurs ressentiments devant le grand inlérOt de la 

^.guerre sai nie, ciselaient embrassés en versant des lariocs. 

KlJuc é;;lisc devait s'élever sur le lieu de leur réconeilialion 

V^pimr en {>cr[»cl>ier le stiiiveuir ; mais lienri survéent à peine 

ijucUpies mois à cittte entrevue , et ce ne Tut que deu\ ans 

I Après que Pbiliiipe-Augustc. retenu par les soins de wm 
gouvernement, put se nicltrc en route \Kmt le grand wlk- 
$açe. Il assura, avant tout , sa succession , pourvut à I ad- 
Dunistraliou du royamne pendant son absence, fit enloufcr 
de uturs sa bonne viUc de Caris el d'autres placcâ et châ- 
teaux pour les préserver de toute attaque , ot libre alors des 
soucis de la royaulc , u 1 an du Seigneur llîHI , à la fùle 
^^j«t de saint Jean-Baptiste , il alla . suivi d'où nombreux cor- 
^■4 tége, prendre congé du bienheureux martyr saint Denrs 
^r,c< dans son ^lise. C'ëtnit un ancien usagé des ruis oc 
fTct France, çj^uand ils alloieiil à U guerre, d'aller prendre 
UQc bannière sur l'autel du bicnlieiireu» Uenys, et de 
rcm[H>rtur avec eux . comme une sauvegarde, au frout 
de bataille... Le Boi très-cbrètien alla dom, aux pieds 
des stiints martyrs Denys , Kustique cl feleulhêre , se 
oictlre enoiaison sur le parvis de marbre, cl recum- 
manda son àmc à Dieu, à ta Incnhcureuse vierge Marie , 
aux «ainis ufiarlyrs et à tous les saints. Enfin, après avoir 
prié, il se leva, fondant en larmes, et recul dêvoUment 
« la jarretière cl le bourdon de |ùlerin des mains de Guil- 
,« laujue, archevêque de Uuiius, sou oncle, légat Un siège 




OlLniBS HHTÛKtOITEfl 



« 8po«toli(|nc ; nuis il partit 



CDisupartit ponr I 
ii<^n B Philip 



la crùix de l)i<^n » Philipite-Anguslo s'etntiarquaa 

Gênes, |»eMdaiU qiK! son frère (l'armes, nid 



mr combattre les eOttCWHj 
le s'em! 
liard Canir-de- 



Liw), qui bientût ittvait Otrc soii ciincmt, faisait vol le 
Marseille. 



' du Nord. 
IIûniluHAi. 



OT. SfteE ne ptol^haÏs juillet I191> 

ALlàmc CIÊME5T CSCAJLADE LA^ TOI 

il 

Par li. FttAi..osAhi> m iB3ii. 



ri HAVACBAt 
■AITSITB. 



Le grand événement de la troisième eroisadt* est le sîègo 
Je IMftiéfitais, qui durn pr^s de den\ aii? (iW «i^ûl 1 1 W à (3 ■ 
jirillil il!M), el qui est comparé aa siège dp Troie dnns les ■ 
chruiijques fonlcinnuraiiics. La rcsistanrr des Sarrasins 
derrière lears murailles fut liêrofqne, rinlréimle perçéTè- 
rance des Croisés le fut plus encore. <> ne fnt toutefois qu'à 
rarritèe des deux rois d« Vrance et d'Ar»pielerrc que les 
CtKUM lïftTinmitdérisîfs. C** qne l'Europe avait de plus Tjiil- 
laRWetieTaliers&f trouva alor^ réuni dans la plaine qui cn- 
losrePtolémais. etlooampdcsChrèllons. voù f'oti avait ttitii 
« des maisons. Iracé des mes. élevé des forteresses», prè- 
aenta l'aspi-el d'utivvillf duot t'eeeeinle enfentiait celle de^ 
Fa TÎDi^ n^iêgéfl. 

Plu» d'uni' fois ^ala^m ttiiI les y attaquer, et tonjonrs les 
efforts de sa rapldf ravBlerio se brisèrent ci>ntrc le rem- 
part de fer des lances coropéeiines- Plus d'niic fins aussi 
les Croisés montèrent à l'ussant. et nccaWcs d- pi(;rrcs et 
de néfhcs. livrés surtool h l'enrAvable puissance du feu çré- 
gL'Ois. ils rcnïfdirenl d*- leurs l'vïaTres les fossés de la ville. 

!-e pririeipat effort de l'armer frjoçaisi^ sr porta contre la 
toirr maudite, et c'evt là awisl qu'eut Heu le fait d'armes 
le p!i»r mèoMratiU- de Ii-ii1 le siéce La mine ayant ébranlé 
les fun<îemetrtsde iiir c^nnienrantà chance- 

ler, un ïm>me èlat. . i .{ wk foule (le Cioiscs qoi 

se croient déjà mniUes dt* la place- Ils sont rciwuss^s. A 
cette v«e. Alliénr Clément. « Maréeiial du Koi Philippe o, s"a- 
nime d'une Kénèrettsct^ésofalion. «Jemmirrai aujuun]'hui, 
«s'écrwMHl xf, aKecIfrgTAcc de Dieu, l'entrerai dans Acre.» 
Et •«■♦irtle.tls'é^aDre au haut delà muraille, el 

ai- frtifiir* Sarr^ins 3Jois trup de tçuerriers 

l'om 5UIM, M H!* nml f^if.^és i ferre avec redielleqçi ne 
pamle» fiorlef . tesSorraSms, en la royant tomber, pous- 



xntTni cri de joie tAlbèric. seul sorte mnr. cfHnba! encore; 
fn.iJsilsiirron)beàlntinsonsitrrr ^rOto «letroits que lui Inn- 
ccnl de loin des milliers de niaui& cnnemiea. 

GS. PTOLÉMATS REMISF A PIIIUPPE-ACCCSTE ET A RICUAHD 

cŒvn-OL-uoN (13 juillet U9l). 



Par BI.BLOMiKi.fn iBlo. Aile 'I 
l'asiilo 

Quelques jours a{)res cet assaut , U-s Snrr;isiii'^ tiirdiipa- n 
BC5 dymaiidrrenl à Mpil^Irr ; ïnais Phïîi] isa 



lu-ctiï 



'd'épargner Plolémaïs , si Jcrusnii'm el t. m 



W liaient rondacs. Le haut prix de cette rançon êtaiï un oa- 
Iragc, el cet outrage raniuia chez les Sarrasins lénergic ilu 
désespoir : on les vit, sclun le langage figuré d'un de leurs 

f' "bistoriens , « du haut de leurs rcmiiarlsà demi ruinê<: se 
M jclcr sur Icsassiûllants, connnr dos pierres détarhcestlu 
« sommet des montagnes, p Maïs ces prodiges d'une va- 
leur désespérée ne purent longtemps se suntcoir , et une 
nouvelle capitaialiun , que l'honneur des Sarrasins pooTait 
accepter , leur fut an urdèe. Ils s'enga^rent à!îvnT Ptolê- 
maïs avii- timlcs ïts armes, les mnmtiims et les ricbessrs 
que rcnfermaienl la rillc et le porl ; à rendre la snînfe 
croix el seize cuits prison: ■•^' ■'"'■tiens; entin à payer deux 
cent mille besanls dur. I' '^slr^-t Richard prrrcnl 

ensocnble posicseion de ; . v. ^i les deu^ bannières de 
Prancfc cl d AngU-tcrre lurent en même lemps ailwrées sur 
Ici morailles. I i i:.iriii-;L.ii musulmane passa désarmée de- 
Yinl les Croi- -n hataUle. < Mais, dit nn des 

«1 chroniqueot ■ : l'hâtif , ils ne scmbluîent |Kïinl abal- 

u tus par leur dcfailL; ; ia fierté de leur xjsagc n'avult point 
« |jéri, et leur air intrépide sinioJail la ^ic1oirc■ i* 

69. Tomirai mvs LES Mms i»g itolévais flIMf. * 

I'dr.M. EMt;è<ie LiMi ep t... Aile du Nnnt.' 

Pendant Irsiétte de Ptuléiioals uu vit quelquefois .dit B.-Jc^clinuitic' 
cbaud d'après ie$ cliruniqueuri> conU:mpurains. «Jcs 
« Airetin; dt- U guerre liiirc place aux plaisirs de la nau... 
« Or : a£ la pUiiie pla&ieur» tuurooisoù leiiMusul- 

ani:i. : invites. Les cbampioit» ûtm deux pnrtis, 

« avaitL*! uiiu-ur enlict^. seharanfïtuii^ut les im 's; 

« levnfiqucurèlait purléen triumphCf el Je \.<' uié 

« eomme prisonnier d** guerre, bans ces (ùlvt, );iirnicies, 
u qui réunis^iient les deux naLiojtf, iûfi Frauii» «lADsaiCDt 



\f du Sûtii. 
it, >li'-rliiiuK»^i'. 



ir souvent an son des iiisIrtiinL'iil&urnbes, el leurs mëm 
« chaitlaÎL'Ql etiÂtiile pour fairo. <lanst>r les Sarmsins ('}. » 

70. BAT-IIIXE B'aRSLR (1191 J. 

Har M. Euçiat l\nt en 

La baUiillc d' A rsur csl peul-êtn.* le pi us prodigieux exploit 
qui ait sig^iialr les nrmps dos Chrétiens pendant les deux 
siccics que durèreiil l«s cruisadt'S. 

, Le» Croisés maîtres di: Plulrmals ttaiciUen ni:ir(*hc vers 
ïérus.ilein Us dêboucbaiciiL des moiil^fines do N<)p1ousv 
dans la îihiinc dArsur , quand ils y iroiiviTi-nl deux cent 
mille Musulmaus qui les adendait^nt puur k-ur disputer le 
pas&agc. Celaient toutes les forées Je Saladin , ;nec les- 
quelles ilseflott;iit d'anéantir l'armée chrëtieniK'. Rirhard 
Cœiir-dc-Lion Li rummaudait , cl sous lui le duc de Bour- 
gu'^uc vX leeomle de Champagne. Quelque temps !>.sCr(>isës, 

, tfuciles à ses ordres , demeurèrent serrés les uns contre les 
autres, poursuivant leur marelie sur Arsur, se contentAnl 
de faire faee a l'emienii . tpii . suivant l'cxpressinn d'un hi^ 
tt>nennr.ihe, \c-s cnUturaiicommelts cila ennriinnent l'a'ii. 
A la fin les plus lira^ense lassèrent d'ùln' impunément as-, 
saillis par ee ramas de Reilouins, Seytiies, Éthiopiens, etc., 

Qu'ils ct-iientarcoulumës à mépriser L'arrière-jçard*;, où 
Liicnl les Hos[ûtaIiers , s'ébranla , et bienlùl tout le reste 
de l'armée , chevaliers de Bourgogne et de Champagne , 
Flamands, Angevins, Bretons, PoitcWas, fui entraîné à 
leur suite. De la mer aux: montagnes ce ne fut plus qu'un 
vaste t'bamp de carnage. Richard se nionlrail partout faisint 
cxUendre sou redoutable cri de guerre : Dieu , accourez h 
Maint sépulcre! et partout des ruisseaux de sang , licsowra- 
drons en désordre marquaient son passage. En peu de temps 
ramuc de Saladin fut ili^^nersèc devant tv/ff milion dt fer, 
COjiune ils ap|>el8it:nt l(*s CbrèUens, el le Sultan resta seul 
avec dix-sept de ses niiunclucks. Taki-Eilrlin . a-tyn neveu . 
dans eelli^li'rribleexlrémilè. rallie autour de lui nngt mille 
de ses soldats en fuite, vi renouvellr contre lesCrois^'s un 
effort désespéré. Étonnés el croyant à peine à leur virloirc , 
ceux-ci plitMit d'abord devîmt ré choc inattendu ; mais Jli- 
^hard , tnnhffibff nu moifisorntfHr qui ntmt ic," rpis ^ se 
jette au milieu des Sarrasins et les disperse encore une fois. 
Tne autre attaque qu'ils tentent conln' son arriére-garde 
lai ditnne une troisiV-nie victoire . el l'armée de Saladin eût 



DU pAUi« DB nm^iaus. 



«9 



Ailf ilu Nont. 
PavUlundnHo). 
K.-<lerbamniiNr. 



btp ancanlie Uiut etilière , si la furtH d'Arsur n'eiU accneilli 
^\ proiL-gë ses ik-bris. 

MARGrnniTE de fram.e, soelr de phiuppb-ap- 

t, GL'STE ET REL\E DE HONGRIE, MÈNE LES IIUAGROIS 
k.AiLACROlSABE (1196;. 
^ P«rM. Pi'icuT fn ti.10. 

A peine Ricitnrd Cœur-cJe-IJuii ou(-iI quitte In P^ilcstïnc 
[pie les èUililissenii-'nlï. rhrctiens v Turent mensr^s lie non- 
vejux pi'rils. CcUc fois cr fui rAllemafïno qui s'éliranhi 

Ëaar marchernu secours ilc^ smui^ lieux. Te^ peuplc<) t)e 
lonçrir suivaient ee moiivpincnt . ci re fui leur reinp , Mar- 
ron te de France, qui Ips.fotiduisil ^ '•'' crnJMdc. Cette 
firlncessc . après la mort du roi Bél:i fion t^poux , avait fait 
e siîrmenl de ne vivre f|ue puur Jésus-Christ, et de lînir 
ses jours dans la terre sainte. 

72. QL'ATBIËJIE CROISADE (1201 }. 

OEOFFKOY DE VII.LKlIiRDOl'l» DRXANHB À VERIfiE DES VUS- 
mkVS POCB TMiNSPURTRU LES CROIsés E-T PILESTINB. 

Par U. Hekoci ni lft39. Aile ilu NoM. 

B InDirccnlllI avait fait prêcher l;i quatrième iTolsjide pour n'de-cbiuH!iiVe| 
^ appeler sur la terre sainte un nouvel effort de la chrétienté. 
La \oi\ de Foulques de Nouilly l'ut nu&û puiiisiinte que 
ravnlL nli: relUi de l'ormile Pierre et de saint Bernard , et 
la noblesse de France . toujours plus ardente que celle des 
autri'>> contrées , s'enrôla de toutes parts nour la croisade. 
On ne songeai! plus alors à se rendre en Orient par terre : 
la Méditerranée , iricesivimnirnt sillonnée depuis un siècle 
par les navires ourcipèrns , offrait une route plus courte et 

Î lus sûre : on se décida à detnandcrdes vaisscjuxà Venise. 
[enri Dandolo était à la Iftle de coUe république. Le vieux 
doge, devenu aveugle sur les chamns de l>ataille. écouta 
les propositions des Croisés en soldat et co marr.liand; il 
était prtït à se jeter dans la guerre sainte, mais avec des 
bénénces à en recueillir. Les députés de la cmis-ide, k qui 
il ne fullaitquc des vents qui les conduisîs<ienlen Palestine, 
souscrivirent à toutes les conditions qu'il leur dicta. Mais 
ces cftnditiuns mOtnef, pour f tre validées, durent élra 
portées devant rassemblée générale du peuple ; car à celle 
époque In voix du peu[de était encore comptée dans les 
conseils de Venise. 
Vaâsemblce se réunit dans réglisc de Sainl-Marc , urtine 



^ 


















DC PILA» m TSRSAILLCS. 01 

7 WcgeaienI poinpeoscmçnt sou» riiertDîjie , Jcs lié- 

ô*irm(*5 p.irroiirnicnl Its pl.ic?3 publiques , îocipiatit 

Ile Tni\ le roi Jean de vpnir répuodrc puur caU5« i\e 

lonfp t'a'Tusé n'ayant pas ccmiparu, onpfûccJa coniro 

Iqî p;,, ,1.1 ,..( rT .., ,irrèl de cônrifcatioo le dcpooilla de 

tnn ...: :.nl ainsi adjugera, la couronne : les 

nrp' ;>p«-Auga5le ne Uroàeat point à exècvtcT 

CCtl' 

74. rniSE DC €«n5T*!STCTOT|,E PUt tES CROISÉS (120 V/. 

Par M. Su((i>n« DoiACKArt m un. Aili; tlu NùdK 

|. u-ii R.Hlc-clm»« 

h lui ut 

T^Tlls .1 lit Vtr» ICJJK'Ilt. 

Vrnisr mi: ,inln pfmr ne plu'4 

jM son»enir a'' Kàcaux. 

Il f;iMul que V t\-»<!soii| 

' ' - :'i.r. rf 

, iiltliqae 
i;iie 
■h'S 

irc Ter? 

, rTir.jre 

. - --: : . ' ■ ^ ; ^t""< 

roTi t de t'esprit {{rcc , 'U*«iuiliurM tls devin- 

fCTlî 

T iporta snr la tïûUe,' *ril 

roiKtri - L i^ Vè- 

Soi' 5 (ur le v«iit du ourJ rcrs 

le* • -^ prcmiVr» qni .Th;illirml Icgr 

pF' les 

, les 
■née 

rj>'' :• ri! luiu Li'iuUdiuiupic. l(UÏ 

dr *; accompaiDeleanpas : uJu- 

Cc-ri^uvi.ii-> jiiKiu >.' t.iii^ t^QT. «1 oependantt etonoei de 
Qt vtrtalrc, Ils s'arr^Cent et aai^ent de s'engager i la 



53 euiBies msTosii^ires 

poursuite des vaincus ijans rimnipiise capiul(^Mais la noiC, 
au lieu de rendre aux Grecs le courage, augmciile leur 
frayeur : à la vue de l'incendie qui a dévore une grande 
parlic de la Tille, ils ne parlent plus que de se rendre. Eo 
Tain un nouvel empereur, plus résolu que celui qui vient 
de les abandonner, leur montre le petit nombre des Croisés, 
et s'etTorce de les mmciicr au combat. Ils ne savent aborder 
l'ennemi qu'avec des gémisscjneols et des voi\ suppliantes. 
Ce sont des femmes, des enfants, des vi>eiltard5 prcccdés da 
clergé, avec la croix et les images des saints, qui viennent 
en procession Implorer la pitié du vainqueur- Cunstanti— 
noplc, nrue à merei, n'en eut pas moins à subir pendant 
plusieurs jours toutes les horreurs du massacre et du 
pillage. 

55. BArDorin, comte de fukdre, colmo^^É ebipe- 
REtR DE C0ÎVSTA5T1JV0PU; (16 mai 1:204;. 

Par M. SAtitT-EvftE en i839» j 

Les provinces de l'empire grec suivirent pour la plupart, 
le sort de la capitale ; et fidèles alors aux rùglemcnts qu'ils 
avaient établis h l'avance . les chefs croisés proccdèrcnl au 
partage de leur conquête. Dans ce |^artage un des grands 
vassaux du roi de France, Baudoum, comte de Flandre 
et lit: Ilainaul , eut pour loi la couronne impériale. 

î.'évéque de Soissons , un des douze personnages déai- 
Ipiès pour nommer le nouvel empereur, annonça ainsi aaz 
Croises le cheix qu'ils venaient de faire. » Nous vous le nom- 
« merons, & celto heure de minuit que Jêbus-Clii iïl fut n«. 
€ C'est le comte Baudouin de Flandre cl di: Ilainaul. L&- 
« dessus se leva un grand cri.-.., et, ajoute Vdkbardouiii, 
« le jour du courunncracnt fut pris à trois semaines après 
« Pasques » 

En ce jonr. Baudouin se rendit à Sainte-Sophie , accom- 
pagné des barons c( du clergé, u Là , pendant qu'on célé- 
« brait le service divin, Tempcreur fut élevé sur un trOne 
m d'or, et reçut la pourpre des mains du légal du uape. 
« qui remplissait les fonclioni de patriarche. Deux cheva- 
a licrs portaient devant lui le laticlare des consuls romains. 
« et l'épée impériale , qu'on revoyait enfin dans la main 
« dejgnerriers et des héros. Lechef du clergé, debout de- 
'« Tant l'autel, pronon{;adansla langue grecque ces |)arûles. 
« // est liif/ne d< régner ; et tous les assistants ré|)élercnt en 
« cbnur : Il en ttt digne , il «n eU digne. Les croises faisant 



I 



tV PILMS DE VERSAILLES. 53 

'« entciiflrc leurs bruyantes acclamalions . les chevaliers 
.couverts de leurs arraes. la foule misérable des Grecs, 

« le s;<ncluairi? dépouille de ses antiques orncinenis et rem- 
pli d'une poiupe élrangiT(% |>r)*seotaient à la Itiis an 

a specUcle soteiintH et lugubrn , cl montraient tous les 

« malhf^nrs de la guerre au raitieu des trophées de la vic- 

« loire (').» 

76. BATllLLE DE;B0UV1A£S (27 juillet 1314). 

Par U. Iloraotr VKtiNiT rn iSV). 

Tî. EirrRKK THIOMPHALR DE PIDLIPPF.-AITGUSTB A 

1 PAKI5 APRÈS LA BATAILLE T»B BOrVISES. 

Par M. Arj SutiitriK ea .... 
I 

Philippe-Auguste, par une suite d'efTorls heureux , aralt 
brisé l'équilibre de la confédération féodale , ft fait plier 
toutes lessoigncurit's sous l'ascendant delà royauté. L'arrêt 
rendu par la cour di>s pairs contre le roi Jean «uins Terre, 
;el la cuniiscalion de la Normandie avaient, plus que tout Je 

te , relevé l'éclat de la roumnoe , cl sjçrandi sa puissance. 
Mais les seigneurs, naguère les rivaux de l'antorité royale , 
«npporlalenl avec peine une aussi impérieuse suzerainelé. 
P'un bout à l'aulrc du royaume ils s'agitaient sounlcninnt. 
et, décidés à tenter un grand effort pour ressaisir leur in- 
dè4)endancc , ilseherdiaient au dehors des auxiliaires. Per- 
rand ou Fernand, comle de Flandre, menacé dans ses do- 
maines par Philippe-Auguste, était IVime de cette vasi© 
conspiration. Il eut peu rie peine à y faire entrer Jean sans 
,Terre. iati)atienl de recouvrer ses provinces ; mais le coup 
le plus hauile fut d'y allircr l'empereur Othon IV, avec 
toutes les forces de 1 empire. I/anéantissemenI de la puis- 
sance des rois capétiens , la suzeraineté impériale substi- 
tuée à la leur, et leurs riches provinces partagées «nlre 
Othon et Jean sans 'ferre, le comte de FLindre et le 
comte de Boulogne ; la couronne de tVince désormais élec- 
tive , les dépouiller du clergé distribuées aux barons, enfin 
l'abolition des nouvelles lois qui avaient iilacc si haut la 
royauté, et le retour à l'égalité primitive ue la république 
féodale, telles étaient les clauses de la redoutable associa- 
lion (fui le forma alors contre Philippe-Auguste. 

Philippe fit vaUlamnient tête à l'orage : le ban et l'arrière- 



ii«li>rVe 
•les RâtAlllit». 

- N-^ m. 



Ailedii Nonf. 
PdvilloiiiliiHoïJ 



i 



UUMnéa OniiaiM 



|liokiwt,t.tlL 



^■rvjouiM. 



M OàLEBIES ristobiqcbs 

ban forent publiés dans ses doinainos; lesvassattx du clergé 
elles gens des communes vinrent eu foule &e ranger soas 
»abaiiuièFe,à côtèdc l'èlïte fte la chevalerie française ; et 
pendantqae son ûls Louis allait corubatlre te roi Jean, Ini- 
méme marcha aa-devant do l'Empereur et du gros de l'ar- 
tnèe confédérée. Co fut dans les flaines de Bouvines , 
près (le Camtxrai, qa'il le rencouira, le dimanche 37 juil- 
let lât 4. 

Les Français se reposaient des f^iligues d'une longue mar- 
che , cl le Roi Ini-nii-mf , la tôle rrne . était assis à l'ombré 
d'un fràue. tout auprès d'une petite chapelle, lorsqu'on loi 
annonr;i que la bataille venait de s'engager à l'arrière-garde, 
et que les siens commençaient à plier. 11 prit aussitôt son 
armure, alla faire dans la'chap«llc une courte et fervente 
prière, et puis s'avança â la tête de sa chevalerie, au bruit 
' des trompettes, mêlé au chant des psaumes entoimés par le 
dergé. 

C'est ici que quelques chroniqueurs des siècles suÎTaMs 
ont placé une scène, depuis lors bien des fois reproduite , 
luAÏs dont il n'existe (winl de trace dans les récits contem- 
porains. Philippe» disent-ils . déposa sa couronne surl'au- 
lei , et l'oOï-it an plus digne, ^s barons lui répondirent flTec 
des cris d'enOiousiasme que nul n'en était plus digne 
quH lui. 

On connalllissue de la bataille de Bouvines. L'empe- 
reur Othon prit la fuite, et son étendard tomba sut maihs 
Oes Français. Le comte de Flandre , qui , dans sa confiance 
prcsuinplnease , avait apporté avec mi des Tiens pour en- 
chaîner tes barons de France, fut conduit prisonnier dans 
la tour du Louvre ; le comte de Boulogne fut enfermé dans 
le château de Péronne. tandis que Philippe-Auguste re- 
Itmniait triomphant à Paris , au milieu des acclamations et 
«ksrèles. 

^ LOUIS OB FRANCE, FILS D£ PHILIPPE -ACGCSTB, 
APPELS A.V TRUKR PAA LKS PARONS ANGLAIS, 
UtMAJitéVn 1>AN8 L'ILE DB THAKRT (1316). 

Par M. Th^wlon) Grow en .•.« 



tSI, louis oe faanck 
LûNDas» (1216). 



EKTAB TDlOMPBALËUKin' A 



Lenii Jeao uni Terre avait souIcTè contre lui les hnrons 
aillais en violant audacieusemciit leurs privilèges. Forcé i 



or rjiuus di tusàtllib. 



SS 



île cliarle (1315^ , il s'était fait rcle- 



par enx de jurer l.i 

ver de ses sermeiiU par le Pa|)ti on m Ued.inint nsul dd 
laiiit-sie^c . cl avait apjiclé uiiltiur de lui . pour trionipher 
de la rcsistancc nationale , des aveoturiers de l'Anjou , du 
l^oilou et dr la brel:igue. 

4 Ce fut alors que le^ Anglais. poass('s h bout . résola- 
«reiil dùter à Jean une couronne au'il s'éloil munlro 
« indigne de porter ; et comme l'armceuclcar!! up)iresseurs 
'« leur éloit venue de France , ils crurent que c'étoïl en 
« Fiiincç qn'ils dévoient aussi chercher des anxillaîreB. 
a FhiJijipc-AagUÂte étiiil reconnu eonime su»Tain par l« 
« plus grand nombre <}es aventuriers qui ptlloient leurs 
provinces; ils supposèrent qui; aoi» ordre pourroil ou les 
« rappeler, ou tout dU nuiins jeter de rirrêsolulion dans 
leurs eonscâJs. Ils n*bcsit^-rent point, pour le i^KQer k 
« leur parti, de loi offrir la p)u$ haute récnn)peuse uont ils 
nns.«rnl disposer Saher^ comte de Winchusii r, et Robert 
FUz-Waltcr vinreol à Paris , avec des lettres munies du 
gnind M:eau (les barons , pour ofTrir il Louis , fils et héri- 
tier unique dn roi , la couronne d An"!-*' rm , h pour 
rinvileravcnirau plus lût en nrendr u. » 

En vain te pape innocent iri !it-il :__ T»nis, 

' sous peine d ' exe omnïu ni cation , de ^lasscr en u , 

h Philippe elà tous lessiins dclassislcr , Lo i : i la 

Juridicliun de la rolU" des pairs, h laquelle la e^mst; avait 
été portée, et déclara <* qu U êtoil cUlerrainé à combattre 
'* jusqu'à la mort , s'il le falloit . pour recouvrer t'hcrîtage 
a de sa remme , Blanche de CustiUe , a qui étoil nièce du roi 
Jean. 

Louis vint s*embarquerà Calais « avec les comtes , les 
a kirons . les chevaliers et les nombreux serviteurs ()ui s'é- 
« toient engagés par senncntà le suivre dans son e\])cdilion 
*d'Antlelerrc. On ne nous dit point quel ctoit le nombre 
*<Je ses soldats, mais Mathieu Paris assure que qii.itrc cents 
a T;ii - ; quatre-vingts corque?., b.Uiuienls pontés, et 
a qi .1 pas à rames , rallrndoient pour le transpor- 

a lei.i; .i.iwi.lj le'ji mai dans l'Ile doTfaaaet. Le roiJeon^ 
« qui avoil rassemblé h Dninres son armée . presque toute 
« composée de mercemurcs français , n'osa pas lui disputer 
ft Ventrée du royaume- n 
tt Londrcsluîûuvritses portes avec de grandes démoni- 
'■tf Irations de joie ; les barons et les citoyens lui rendirent 
i> bcmmage et lui prêtèrent senuent de fidéUlc f). i» 
Ûùloira des fronfftû. ptr M, âa SUnoodl. 




AHeduNoM. 
ravilloaduRo 
n.-do-chAusaec. 



Innocent III . .iprcs avoir vaincmentmenaro dos foudres 
de rfeglise les Croises qui ('laicnl allés prendre Conslanli- 
nople au litii d( Jérusalem . ne Larda pab àconcovtir l'idée 
d'unecimpiième rroisade. La puissante sommation ndressè'e 
par leCûneik' de Latrun aux |>cupl(.'s et aax rois remua en- 
core une fuis 1 ï'uropc. Ke rm lîc Tlongrie , Andri* , |)ril la 
croix ; mais aus^si empresse de quillcr lii terre sninle qu'il 
Tavail clc de s'y rendre, il laissii bientôt au roi titulaire 
de Jérusalem , Jean de Brienne. le commandement de l'ex- 
pédilion. (letle fois ce fut sur l'Eg;ptc que se porta tout 
l'cnbrtUe la guerre sainte, et les Crnisés allèrent mcllfc le 
si^'ge devant DamieKe , vers la lin du mois de mai de Tan- 
née 12Î8. Ce siège ne dura pas moins de dix-liuît mois . et 
' les succès en furent trts-cîvers. Vingt fois, ;iu dedans 
. comme au dehors de la ville, le découragement se mil 
«lans les deux arnwes; « Pourquoi, disaient les chrétiens, 
« nous a-t-on amenés sur ce sable désert ? Noire pays nian- 
« quail-il de tombeaux? — Eti peu prés au même temps le 
t. gouverneur de la ville, faisant parler Damictlo olle-môme 
^j«,dan5 le Inngage ligure de lOricNl, écrivait en ver? au sul- 
, ^H tan du Caire : « U souverain de I Egypte , .si tu lardes à 
, « me M'courir, c en est fait de moi... Je ne suis plus (ju'un 
"H sépulcre formé- r> il fallut toute la uotienle énergie du 
Cardinal Pêlape . léj,'it du p.ipc : il fallut réioquence cn- 
traînante de saint François d Assise, qui vint pn^rher ;iu;c 
Croises les vertus cbrcliennes au milieu de leur licence. 
pour ranimer leur séle sans cesse défaillant, et presque 
malgré eux les traîner à la vict^rc. " 

« Dans les premiers Jours de novembre tout était prCt 
■ pour un dernier assaut , des hérauts d'armes, dit Ui- 
" chaud, parcoururent le camp ol réiwlèrent ces paroles : 
« Ml ttuM du Seigneur H de la Vierge , noxif aUtmt 
a attaquer Damictte ; fivvc le fecours de Ditu «mw la 
« prendrons. Tous les croisés répondireot : i^te ta volonté 
« de Oiru tojl faite ! Le lc)?at traversa les r.in;îs en pro- 
^^ niettiiil lu virtttire au\ pèlerins ; ou uréparait les échelles; 
,1^ chaque soldat appreUiil ses amies. Pelage avait résolu de 
é prolïler des ténèbres de la nuit |Mjur une entreprise dècî- 
« iive. Quaml la nuit fut nvaniTC, on donna le sigu.d; un 
« violent orage grondnit , on n'entendait aucun bruit sur 



DU rUAIS DB TEKSllLLXS. 



57 



les remparts ni dans la rille ; les croisés raonlèrent en 
silence sur les murailles , et tuèrent quelques Sarrasins 
quilsy Irouvcreul : nwitrcs d'une tour^ ils appelèrent à 
leur aide les guerriers qui les suivaient, et, ne trouvant 
plus d'ennemis à comlKittre , ils eh;mtorent à haute voix : 
Kyrie elnson. L'année rangée en bataille au pied des 
remparts, ri>[H>ndit par ces mots : Gloria in excelsis. Le 
légat , nui lummandiiit l'attaque, se mit aussitôt À cn- 
tonnt^r le csnliqQvde la virtuire , te Deum laudamus. 
Les chevaliers de Snint-Jcan, les Templiers. Idus le» 
a croisés accoururent Deux portes de la ville, brisées à 
« coups de hache et cnnsuroées par le feu, jyissèrenl un 

►« libre passage ii la multitude des assiégeants, ^inai, s'écrie 
V le vieil historien dont nous suivons le récit, Vamiettâ 
« fut prise par ta grdcc de Dieu (*), » 

81. BATATui: DE TULLEBOURG (21 juillet 1242). 

Par M. Eugène DsLACtonc en Ml. 

V Le traité de Paris, i^nnclu en 1229, avait mis fîn 1^ la guerre 
^^des .\lbifçeois, et assuré k unTrèrc de saint Louis le magnl- 
B^que liérilagc des comtes de Toulouse. La couronncde venue 
■ tainsi pré{H)ndératite au midi, comme au nord de la France, 
B*Mt se former contre elle une ligue presque aussi forml- 
B-dablc que celte dont Philippe-Auguste avait triomphe h 
■•Bouvincs. Rayraomi VU, le dernier des comtes de Tou- 
lonse, avait conclu un trailè d'alliance avec les trois mo- 
narques espagnols de l'Aragon, de laCasIitlc et de la Na- 
varre , unis à sa cause par la conuimiiauté des iriteriyis , des 
nneurs cl du langage, pendant que le comle de la Marche , 
Hugues de Lusignan , s'assurait les secours de Jlenri III , 
roi d'Angleterre, mie les propres de la couronne dans les 
provinces méridionales inquiétaient pour son dncbè d'Aqui- 
taine. 

nuçues de Lusignan éclata le premier. Alphonse, comte 
de Poitiers , frère de saint Louis . qui tenait a Noël sa cour 
plënicre. l'avait sommé de venir prêter entre ses mains le 
serment de foi et hommage. Au lieu de son hommage, Tim- 
prudent ^assili porta un deil public a son suzerain, et s'enfuit 
au galop de son cheval, pour mettre en armes ses domaines. 
Henri 111 arriva à son secours, mais avec une poignée 
d'hommes, croyant trouver toute la Langne-d'Oc soulevée, 
et les princes espagnols h la léte de leurs armè«s. Mais rien 
(>) m$toire ttei Croisadei , i, lit. 




.Ail« tlu Midi. 
I" ilàfx- 

(j.ilKnB 

Jes HjitailÎM, 

> 13?. 



lu Nord. 
lliMiduUoi, 



eeuttalt* 



!S 6A1.EIIES DISTOBIQtES 

n'avAil ûSôFemncr. tant la marche rapide de saint Louis, gni 
mrcDUrait A l'aide de son frèrc,.■ï^ait insinré deterreurl lljoi- 
«nil bieritot Henri llî .m ptirit de Taillebourç, sur fa CFia- 
rwrtc,etle foira do fuir pret^pitamnient jusqu à Saintes, où, 
t|QHquC8 jours après, il lui tite&suycr une nouvelle dcfMte. 

Bi, SAisrr u>in$. ac momiînt de partir vovn la ceoi- 

3AI»IÎ, RRMRT LMtKGEîfCE A LA REINE BLANCHR, 9A. 

«ÈRE. {!3juin 12i»). 

< P«r M. Ary ScntrrEB «i . . . . 

Sainl Loais avMl reçu la croti des mains du légat Odon 
de ChÛteauruux; Si's irois frères, el avec eux \.\ noblesse 
du royaume, avaieuL sui\i son exemple ; Ut reine M.irgueriU; 
cJlc-mÊrae, ainsi que Icb romtcsses d'Artois el de Poitiers, 
s'étaient eitgagèes à accoinpagT»er leurs èpoujc en terre 
sainte. 

Ce fut le 12 juin 1^48 que le Rui sv rendit à Saint-Dcni» 
pour y prendre roriflammc , en m&nie temps que le bour- 
ilovi et ta pOTinelière , symboles de son pieux [wlerinage. A 
son retour i) traversa Paris , cl fut accompa^iiè par toute 
In populiLiou jusqu'à i'at>buye de Saint'Antome , où il de- 
>;«iL se ^j>arvr de m mère. Maïs Blanche ne pouvait t.i û&ic 
ment quitter son 01s ; elle vuulut le suivre jusque dans la 
cummanderie de Sjiînt-Jcan . près de Corbcil , où il devait 
s'arri^.ter le lejide.muiii. Là fut ri'uiii le parlement ^ui aua- 
raiidûselumr<laiifi ral)liaye de Sainl-Antuino. La rugeoee 
fut :4ol en n elle ment doo/ive à Blanche ; elle eut le puuvoir 
<;W composer le conseil , de choisir les grands baillis el de 
conférer tous les ufficis de la couiunuo. Mais cei> butineurs 
n'eUieut rien [K)ur le oeur d'une mère ; il fallut un elle ac- 
tvimiiagnàt encore sou fils jusqu'à rablui)e da (.luny, irà 
l,«raièc devait m rassembler. JCa fut In qu'ils se firent leurs 
idhux : la douleur de BLincho 1 avertissait qu'elle do r»- 
vefrail plus son fils sur la terre. 

8S, fifiO.IROlIBBCE.'VT DE SUTT lOtTÎ t^ ÉGTPTE ( 4 jtÙIl 

Par M. Rouccr «n i830. 

V> Juin 12&0 , l« Hotte qui portait les Groiiès 
P'^' iKjuehuie du Nd doaul OaNiicttu. L'nearmM 

de >jrra:.iii'» bordait ie uvage. Saint Luois donne l'exexo- 
pl« a SKS guerriers : malgré le li^ai, qui veut le retenir, U se 
ji'iieàla njcr, couvert de s c et ayaut de l'eau 

jusqu'aux èpaiiles. Le sire dt Uaudouin de Ueims, 



DCr PUAIS DE VERSlfLllU. 



59 



le comte de Jaffa rivalisent d'ardeur avpc leur Roi ; ils ont 
des p^pmie^s mis le pied sur le $^>Ic. et avei- une p<iignâe 
de vaillnnts ciievalicrs, qui les ont suhis, iU Vy forroeiit eu 
bat.iilte poar soutenir le oboc de la rnvalcric ennemie qui 
rient les charger. Les Sarrasins , malgré leur nombre, 
reculent detant le rempart de fer (]\n leur est opposé : 
c'est alors que l'on vuit rorinamme ilej)loyce sur le rirage, 
«( le Roi qui. oubliant te penl, se jette iï genoux pe4ir 
remercier Dieu de Tassislancc qu'il vieiU de prêter a ses 
armes. Bientôt toute l'armée chrétienne est débarquée, et 
la mClce s'cn^gc sur toute l'édinduc de la plage, pen- 
dant (^'.1 rerâbouchure du ncuvek-s deDKflotlc5S« livrect 
an combat ach^mr. !.i r*>înt*M."ir{nuerite cl sa Sfoor, la 
comtesse d'An ii de biin. sur leurnavirc,à 

cette double « . et, enlouràcs des prélats 4e 

la croisiidc. clics ms i;'iii m Ins secours du ciel sur \ùs 
Rfines chrélicnu<^5. Elles >ircnt |»ti'S(]ue en mC me temps 

ia floUc des S.K- :•"•■ - ■■ r ■" ■:•■-»•■ «il en fdy^ni, 

^^ et les troupes ■■ leur camp 

et larïTc i)ccî'lt..ii."v iiu.w. .ii..*-._...ji..^.i .nt.>.iuin. 



Skirt IQtlS REÇOIT A PTOliM-US' LÉS EÎVTOïtS DU 
TIEVXDE U910NT\G5E ^t'2ol). 

Varia. RocuTun Mn 

Saint Louis, sorti de la prison des luOdMes, ne se crut pai 
libre encore de retourner en Europe ; Il voulut acconipbr , 
autant qu'il le pouvait , son vreu , en consolant par sa pré- 
seuce «tsMSAt-MirsIes malheureux chrétieus de la Palestioe. 
C'est au milieu do cette pieuse tàcbe que. selon le sire d« 
■T'Io'mTdlc, il reçut à Saint-Jcim'd' Acre les ambassadeurs du 
K'Vieui de la Moulagne. 

■r On appelait de ce nom le chef de quelmies honrgades da 
P Liban, chtf redoutable par le f3t\atii]u(' n6vûui*racni do ses 
sujets, qui, an moindre si. loMtè. allai.:nl poignar- 

der la >ictim^ désîiçni'ie "i I s, On rîlalt les noms do 

^plu.<iit;urs Croisés illuâtr(.'â 'l'uu la iiiorl avait él^ ordonote 
■r par le prince des jinassins , et telle était la tt*rrcur Inspirèft 
^Wceniv<!i - :■' nnemi, que remjicreur d'Allemagne Fré- 
• ^aéric TI. 1 de Jlongrie , et le sultan du Caire lui 

^!aSai'-'o' ■ .>... |.résents pour re'!>^'"-^-''.'r son amitié. H 

V*eut ; :) d'inirtoserlemCimcli ■ Louis. Mais 

■ .r ■ 



lesd. 



-inailrcs du Temple 



^-luuil.accoutu- 



Àilodu' 
l\.-de-cti.iudsét). 
S.ille 11" 5. 



mes à le braver, menacèrent ses envoyés de les jeter dans la 



&0 GiLEKlES HISTOBIQUES 

mer si leur chef ne faisait liii-inômc au roi de Franc&les sou- 
missions qu'il osati iët:hiucr. Le Vieux de la Monln^nc obéît 
h cetle impcricusti summation : u Ses mc^sagicrs , dit Join- 
« ville, reuiridruiit deveis le Boy et lui dirent : Sire , nous 
c sommes reuenuz â vous de par nostre 5ire, et vous mande. 
« ano tuuL ainsi que la chemise est 1 abillement le plus près 
« OD corps de la personne : aussi \uus eouoie-il sa eliemise, 
« que veez-cy, duut il vuus fail présent en sigulTunce que 
a Toa5 estes celiu Roy. lequel il aymepUis auoir en amour, et 
a à entretenir. £l pour plus graïKJc asseurancc de ce, veez* 
« cy, son annel qu il vous enuoic, qui est de fin or pur, et 
« ouquel est sonnomescript.Ët d icclui aanol vous espouse 
« Doslrc Sire, et entend que désormais soicx tout à vng , 
« comme les doiz de la main. » A ces dons symboliques 
le Vieux de la Montagne ajoutait un jeu d'échecs cl un élé- 
phant en crisfal , a et des ligures de hommes de diverses 
ft façons de christal , le (oui fait à belles llcuretes d'ambre, 
liées sur lechrislal îi Iwlles vignetesde fin or.» Saint Louis, 
B son luur , envoya au prince barbare des présents plus 
magnifiques que rem qu'il vu avait reçus, et le frère Yves 
ic Breton, porteur des largesses royales, rapporta de soa 
ambassade quelques détails sur les mœurs et la religion 
de ce peuple, envelopi^ jusque-là d'un si redoutable 
mystère. 

85, SAINT lOt'lS nE?IDANT U JUSTICE SOUS LE C!CÉ?IE t»E 
TlXCE?r>tS. 



Ailo du Nord. 

A.-(le-rbBii»9éc* 

Salle B« S. 



Por ti. Rooc&T en iSt7. 

Saint Louis , do retour de la croisade (12ôi), ne cessa pas 
de se regarder cnnime soldat de Jcsus-Christ . cl, en atten- 
dant le jour où il pourrait reprendre la croix, il mit tous 
ses soins à établir fe règne de Dieu parmi ses peuples par 
une bonne adntinistralion. L'esprit général iic ses réfor- 
mes législatives rousiste à snbsUtner les maximes de justice 
et de paix de l'Evangile à U h.irbarie des lois féodales. C'est 
encore aux anciennes royautés de rKcriture sainte qu'il 
emprunta le touchant excnijjle de se faire le premier juge 
de set p«-uples, et de leur rendre, assis au i>ied d'un arore, 
une sorte de justice patriarcale. Il faut citer les naïves pa- 
roles dans lesquelles le sire de Joinville nous représtnle le 
pieux Ilui siégeant à l'ombre du chêne de Vinceunes : 

« Maintesfois ay veu que en clé il atloit seoir au bols de 
« Vinceoncs, après sa messe , et se accûtoioit â un cbënc , 



« et nnns fesoit seoir aulour de lut: cl tous r<»nx qui «voient 
« à (aire venuicnl parlera lut, sans dcslourhicr de huis- 
« sicr, ni (l'autre, tt alors il leur dctriand*»! de sa liouche : 
« Y a-l-il aucun qui ait partie? El eux se levoicnt qui 
« partie avoicnt , et il leur di<oit : Taisei-vous tous, cl on 
« vous délivrera l'un af-rès raulre. El alors il appelait mon- 
■ seigneur Pierre âc Fontaines et incnseiçneur ficofTroy 
« deVillelles; et disoit à l'un deux ; I)cli\rt2-moi rclUs 
« partie, tt quand il vnyoil aucune chose à amender cnU 
« parole de ceux qui parloienl pour autrui , lui-même Ta- 
a mendoit de sa boucne. » 



SAIKTLOCIS MfcniATEt'REÎÏTRE LE ROI D AXCLETF.RRE 

ET SES BARO^s (25 janvicf 1264). 

Vnr M. HûlGET 1-11 iS2a. 

Henri IIT . trop fidèle au malheureux exemple du roi 
Jean, son père, avait soulevé contre lui les barons anglais 
par le nicpris qu'il faisait de leurs prérogatives et les ini- 
mies prétcrcnccs qu'il accordait a des fAvoris étrangers. 
Far un singulier hasard, le chef des barohs , rennemi le 
plus implacable de ces favoris , était un étran^r l(u- 
mÈme : c'était Simon dfl Montfort. comte de Leiresler, 
fils du guerrier célèbre qui avait commanilé la croisade 
oontrc les Albipcois. C'était lui qui, en 1258. avait im- 
posée Henri lli les piovitifliif d'Ojcfufi. sorte de traité 
dicte par h-s barons à la royauté , et qui la mettait dans 
leur aiipcndance. Henri, quoiquo enchaîné |>ar la foi du 
serment, mit tous ses t-ffurts ii .^ctTranchir de citle tutolle 
où était tenue son autorité, et une lutte s'engagea entre 
lui elles barons, lutte arharnée et sans terme, qui fali- 
guait également les deux partie. C'cit alurs que. d'un com- 
mun accord , ils invuquvrreni la médiation du roi de 
France ; glorieux hommage rcitdu à la sagesse et à l'équité 
de saint Louis (1263). 

Sailli Louis ajourna les deux partis à son tribunal dans la 
ïille d'Amiens, pour le commencement de l'année sui- 
vante. Henri llf s'y reiidil aver la reine Èléonore de Pro- 
vence, l'archevêque de Cantort>ôry et l.i foole de ses cour- 
tisans, |iendant que Pierre de Mônlforl. fîla du comte do 
Lcicester. venait plaider la cause des barons anglais. 
Saint Luuis. entouré de sa cour et siégeant dans tonte la ma- 
jesté de la justice, entendit avec l'attention t^i riuiogritè 
lesplui scrupuleuses les griefs réciproques de la couronne 



Aite du Nord- 

[t.-4le-cli.iut|cr. 
Salie n-' &. 



^ ÇALEBTfiS mSTORlQrES 

Cl, de l'aristociatie. Mais il cinit roi, cl los droits de la 
royauté êuienl À ses youx inviolables et sncrès. U prononça 
donc en faveur de Henri lU, el dimtila ïrs provisions dOi- 
ford. Sa sentence. nuIgrclR caractère irèquité dont elle 
paraissait revêtue, itc fui point acceptée par les barons, qui 
reprirent aussitôt lesarmes, et rêdm5irent Henri Iliade 
oouvelles et plus périlleuses exlrcmitès. 

87. DÉPAAOCEMENT DE SMKt LOCTS A CAUTUAGE 

(18 juillet 1270). 

Ou NohI. VatU. Aluuiii'i.kwnuNtiD .... 

PiiTitU>n<laRoi, 

ft.-OiH!h«u««. La pensée dune seconde croisade n'avait knjais abaik-^ 
donné saint Louis. I^ priseetla dcslrnrtîon d'Anti<}che par 
le féroce Bibars furent [)our lui le sïpnîtl de raecoraplir. 
Mats, eu lieu de faire Toilepourtessninl5lieux.il obéit 
aojc conseils intéressés de son fréjo , Gharle&d'Anjoaf qui 
appelait ses amies sur la cOte d'Afrique. Il sumbarqua 
sor une Oodc génoise . et le 17 juillet arriva en vue de Tu- 
nis qu'il allait assiéger^ Avant Je prendre terre , il envoya 
son amiral. Florent de Varennes, reronn.ùlre le rivage, 
Celui-ci débarqua sur rcmptircnient de l'ancienne Car- 
Ihage: les MaurtLS rn avaient disparu à la vue de la llotte 
chrétienue. Le lendemain dont*, .m lever du jour , l'année 
desCroisès dùliarqua sans obstacle , et se rangea en bataille 
sur lo l>ord de la mer ; puis l'aum^nier du roi , Pierre de 
Condel, d'après les anciennes coutumes, lut à haute voix 
ic ban envertuduquel I-oubii>roniiit possession de laterxe 
africaine. Lvs premiers mois de ei-lle proclamation élaîeat; 
<t Je vous dis le bau de notre Seigneur Jèsus^Ihrist ei de 
K honïs, roi de France son sergent. >' 

J. MOiiT Vit SAi?tT LOUIS (25 août 1**70). 
du Korj. PariL Bocca «u t899. 

MUMMÏC. 

09 ». a Nous vous ajinonçoos» écrivait Louis CX îiMalhien, abbé 

* de Saïnl-Penis, l'uu îles régents du royaume, qu'après 
« avoir puurvu à tout ce qui est nccossairc , nous avons, avec 
a le secours du Dieu, emporté d'assaut une ville qu'on appelle 
l^tb.tgc, où pluÂÏeurâ Sarrasins ont été p.'jssés au fll de 

,ft r-'; ''' "■ 'tire él;iil écrite le25 juiflel 1270, et un 

m*ii iiin était sur son lit de mort. En elTél , 

à puii,. . . ^. ..; > furent sous les murs de Tunis, que la 
.pcsUi commença à exercer parmi eux ses ravaçi^s, et lo 




^^^wlnoi. dès longtemps aOJiibli pur les fatt^nics «1 aoslén- 
B 1^ tic Kl fie, iw untu pas à £Lrc aUoiul du oui qui rava- 
geait sua .'irmÈe. 

a Jjtitaldilielaitanldesprogrès. dit M. de Chateaubriand, 
« Louifi <Wtuaada rextrÉtoe-ondion. 11 répondit aui prières 
« fdtf agoniMuU 4Vf c une Miix aussi feraio que s'il eût 
m. donné df4 ordrc« sur u» champ de liaUiJlc. Il se mit à g|î- 

€ noux au \Àin\ Ju iuix liL [Htur rect-^uir lo «ahit viatique 

_ « &i cfadtitù A'et^ndit aVirs à liiu.<t IfS huminra : il pna pour 
■ « Ic6 îafiiiirlts qui firent à In fuis ].i gloire et le malheur de 
H « sa vie : il invoqua les nùiiU patrons de la France , Ue celte 
B « France si chère à son âme royale. Le lundi matin , 25 
H « aoCit , BCDlank qac fon beore approchoil, il se fit coucher 
. « Aur un lit de ceodres, où il demeura étendu les bras croi* 
B s6s sur la poitrine, et les yeux levés vers le ciel. 

• On n*a va qu'une fois , cl Ion ne Tcrra jamais on pa- 
ît reil spectacle : la Uotle chi roi de SicHb se montroit à 1 W 
d riton; la compagne cl tos collrnos éloiciit couvertes de 
<r rarmée des ifaures. Au milieu des dtbris de Carthage 
a le camp des cbrèticns offroit l'image de la plus affreuse 
« doulrnr ; aucun bmit np s'y faisiiil cntrndrc ; les soldats 
n moribonds sortoîenl des hôpitaux , et se tralnoicnl à tra- 
it -rers les raines, pour s'approcher de leur roi expirant. 
« Loms éloit entouré de sa Tamille en larmes , des princes 
« consternés , des princesses défaillantes, les députés de 
« rempereardcConstanlinopIesctruUTèri-nlp'' ' '^ -^"ttc 
« »cèiTC.... Enfin, vors les trois heures de I le 

« Toi , ictanl un grand sfuipir, prononça disî.., ;._..., ,,; oes 
« paroles: «Seigneur, j'ejitrcrai dans votre maison, elje 
< Tons adorerai dans Tolrc saint Temple ; » cl San âjiie s'en- 
s rola dans le saintTèmple qu'elle êloil digne d'liabiter(']. » 

89. PRI5E DC COATTAC DE FOlï (1972). 

Par M. JOLUYCT cil i&ST. Aile iId TiotâJ 

Philippe UKlf Hardi) venait de recueillir, pnr laTnnrtde ^''"*-" "" *■ 
MU oncle Alphonse, rh< nmlèdel ' )is 

laprépondéranccdela^oij nrn]>Tnro[- ilie 

-WiviespfovJMcesinëridinnaKs dur ils 

MOlaitô*. BivUliCicfaés aa pied des I ':rs 

4e Foix et (TAfBiAKnac osaient dch^iir^ <:onUe ic kji une 
quesUoD de saieraioetè. Philippe Je lUrdi ccmpril qu'il lui 

.<! itinCrurtdtI*ariiûJ^iuttt^m,\i}^iffXiiL, 




64 GALEflieK HISTORIQrBS 

iinporlatlde frapper un coup raitide cl décisif, pour nieUr«~ 
son autorité hors de doute dans ces cmUrécs. Il ainvoquo 
aussitôt â Tours les vassaux de la ruuroiine , marche sur 
Toaiousp , où il prend solcnncllenient possession du comté 
qui vient de lui échcoir; et, malgré les prières du roi d'Ara- 
gon et de tous Us seigneurs de la I^ngue-d'Oc. qui im- 
plorent sa clcmenre pour le comte de Foix , il va mettre le 
siège devant le château où cet audacieux Tassai s'est ren- 
fermé. Roger Bernard, n'o*iant se lier aux murs épais de sa 
forteresse, la remit, au hout do deux jours, entre les muta 
du Koi, qui l'envoya garrotté à Carcassoniie. 

90. ÉTATS-GÉKÊRAVX DE PARIS (10 avrU 1302). 

Par M. Jean Alaix en 183T. 

Vnc querelle, féconde en scandales, s'était élevooentre le 
pape Boniface VIII, et le rt>i Philippe IV {le Jîci). Phi- 
lippe, hlesse dans son orgueil partes leçons sèvùres que lui 
donnait le Pontife , se jeta dans uncfj^erre oDvcrte contre 
Ic&iûgc de Rome, et résolut deconibatlreparla violence les 
armes de l'autorité spirituelle. Mais . pour se fortilier daos 
cette (irrande lutte, il crut devoir, autant qu'il le pourrait , 
associer toute la nation française au sentiment de son ou- 
trage. En conséauence, au côramenrement de l'année 1302> 
il publia une ortlonnance qui convoquait en assemblée gé- 
nérale les trois èlats du royaume. C'était la première fois , 
depuis plusieurs siècles, que les gens des eummuues . le 
tien élat , comme on les nommait alors , élaîeul anpclés à 
prendre part aux alfaires publiques. Le 10 avril la^J'i, Vas- 
semLIèc se réunit dans léglise de Notre-Dame, à Paris. Le 
chancelier Pierre Flotte y porta la parole an nom du Roi ; 
puis chacun des trois ordres se relira dans une salle sé- 
[>arco, pour y rédiger la lettre que le Koi leur commandait 
décrire nu Pontife. Ce sont là tous les détails que nous 
fournit l'histoire conlemporaine sur ces premiers états-gé- 
néraux de la momtrchie. 

9 1 . VAaL£.iiC!VT HEMiu SÉDENTAIRE A PARIS (33 mars 1 303). 

Par U. leui Âikvx en itST. 

Jusqu'au règne de Philippe le Bel, le parlement, sorte de 
justice ambulante à Is suite des rois , n'avait eu ni un sé- 
jour fixe . ni urn' orgnnisalion déterminée. Ce fut ce prince 
qm,par lordonnancedu 1" novembre 1291 , commença à 
établir la séparation des conseillers des enquêtes et de ceux 



OD PALAIS DX Y-ElS41Llj;)f. 65 

Stes , les fonctions des officiers du roi;, les jours des 
sèaoco.^, clc, cl intr^'idnfsit d<" la sorte une première forme 
de rÈgi;iaritè dans l'ordre jodiriairc- Plus tard, d.ins one 
autre ordonnance rendue pour la réforme générale du 
royaiiiMo [îà mars 1303j, Philippe le Bel rendit If parle- 
menl stilenlaire à Paris, en m^jiu' temps qu'il fixa le re- 



tour |iériodiquc des époques auxquelles il devait siéger, 

BATAILLE DE MONB-EIV-PCELLE (18 aOÙt 1304). 

Par M. LARiviUft^ea IMO- 



■ LaFlandrCr mécontente do son seif^eur, s'était aban- 
^m doimée aux armes de Philippe le Bel. Mais Jacques de 
Chàtillon , lieutenant du roi dans cctlc riche contrée, eut 
l'imprudence de la traiter en pays conquis. Les Flamands 
opprimés se révoltèrent , Bruges égorgea sa giir»>'*oii , cl 
l'armée française , accourue â Courlrav pour y rh a-hcr la 
vengeance» n'y trouva qu'une sanglante défaile il3U2}. 
Philippe le Bel comprit à quel peuple il avait affaire , et 
Ki ne crut plus à une facile conquôLc. II profita des loisirs 
^^ d'une lr<^ve pour lever de l'argent et mettre sa chevalerie 
^» •ainsi que l'infanterie des conuimnos, sur un [lii^d pins que 
V. jamais furniidabio. Puis il marcha contre l;i Ftiiiulre [1301'), 
^P forfft le passage de la Lys, et trouva l'année flamande rao- 
^K gée en bataille près de Alons-eii-PuelIe- 
^^ Leâ Flamands .pour briser timpetuosité de la cavalerie 
^B- franeaise. avaient formé avec leurs chariots une double en- 
^- ceinte quilcurservaitde retranchement. Mais, instrnils cette 
fois par rcx|)éricncc , les Français n'allèrent pas se heurter 
tèméraircuicnt contre cet ciiljclc ; ce liirent eux au cuti- 
trairc ipii Ussèrent la paticiirc do l'ennemi , et r.itlirérent 
' dans l;i plaine. I.e premier choc des Flamands fut terrible : 
B ils pénèirèreni Jusqu'à la tente royale, qu'ils pillèrent, elpett 
W s'en fallut que le Kui luï-m^Jiie. surpris et désarmé , ne 
tombal entre leurs mains; mais le sang-froid de Philippe 
le Bel ne l'abandonna pas au milieu do cette alarme. Dès 
qu'il eut trouvé un cheval et une arme . ce fut lui qui, au 
lort même do la mêlée, rallia les siens par sa voix et son 
exemple, et les ramena à la charge contre l'ennemi. La ré- 
sistance des Flamands fut aussi opiniùlre q^ue leur attaque 
avait été impétueuse. La nuit étant venue, ils continuèrent 
à se battre à la lueur des flambeaux. Mais enfjn ils furent 
rompus et renversé» par la cavalerie, et laisscTcnt le champ 
de bataille couvert de tous leurs bagages et de six mille ca- 



Allô Oa SittlhJ 
<Jet» ltiii»i1le&.^ 



, Alltf du Nord- 
Pavillon (luRm. 
H.-«levchauu4^, 



i 111(7 

^" i2«. 



66 GALEBiEâ mstOAiaues 

davrcs. Philippe , visitant peu de jours après cette plaine 
cnsaiifçlaniôo. filcnlorrer ses morts , et defondît qu'aucon 
des Klaniaods reçut la sépulture, en pimilion de leur 
rèlorùe. 

93. PRISE DE RHODES PAR I.ES CnEVALlERS DE SAIKT- 

JEAJX (15 août 1310). 

ParM. F£iio?ien iS39. 

Ptot^mafs . dernier re«l« de ta TmiumiAc ctmïtieuie «n 
Oricfil, était tombée sous U'scoii[>sd<* Mt-kr-Straf. l'iui 1291. 
et nie de Chypre av;ûl atrurilU le s drhris iiv Inrtlre de 
Saint-Jean . cchapités au s^dirv des inuneluks. Mais là rôle 
d'obscun aiuîluircs du roi de Chypre ne pouvait luniçtet^» 
conrenir à un ordre qui s'èUiit courcrtde tant de ïcloire, 
et qui aspirait à être eucoru ïv boulevard de la chrétienté 
«.-outre les Infidèles. Les chevaliers tninsporlùrenlsor mer 
leur activité picrrière. Ils firent pendant quelques anm!es 
dcsi'ourses heureuses eonlre lu marine dusouJ,iiid'^^|i;yute, 
' etfiniri^nl par tourner leurs pcnsces vers Lt conquîile de l'Ile 
de lihodi'S. Le {çrand maUreroulquesite Vill.irel. après avoir 
■vaineraeul sollieilè tle l'eropcreur .Vndrcmie la cusslun de la 
suzerainet<;uuiniiinle qu'il {^ardait sur rctteile . In vint atla- 

Ïner avec les fun-es réunies de l'ile et les secours île l'EnrojMj. 
e siège dura quatre ans : toutes les ressources de l'ordre s'y 
épuisèrent, et il fallut recourir au\ biinquiersde Florence 
pour otitenir les moyens de poursuivre l'eulreprise. D'assié- 
^;ints les chevaliers devinrent assiégés, et les Grées s'nni- 
rent anxSarrasiD& pour les emprisonner dans de formida- 
bles retranchements. Foulques de Villarct, hasardant un 
effort désespéré . sortit alors do ses Hfçncs, et se porti sur 
cellus de l'cniienii avec une héroïque résolution. Les phis 
bciYCs chevaliers toudièrcnt n ses cntéii. mais la victoire 
IvircMs, el l'anuëe des Grecs et des Sarrasins se dispersa. 
La place. ré<luilc aux défenseurs enforniés dans ses murs , 
^t bientôt emfiorléi* d'aSHUl et le jour de l'Assonipdun 
( 1j août 1311}) rét«jnd;ird de la religion fut arlj&rè sur la 
crèche de Kliodes conquise 

Ok AFPRjUICKISSeilEKT DES SERFS (3 jUiUet 13 1-5). 

Par sr. Jean Alafx en iWi. 
Le roi Louis X , surnommé Iv Hat m , ptiblïa en 1315 , la 
belle ordonnaucu qui dans ses domaines appelait à ta liberté 
U» scrfii dus campagnes. 



I 



DUVALAU DM TEiSULLEâ. 6Vl 

tâaa le droit de nature, dit-il , chactm doit' 
maire fraoc, et pnr anciens usages oa coûtâmes, qui de 
grande Jinueimelà ont été introduites et K'irdéos jakqu'ici 
en notre royaume, et|>ar aventure poor le mètait de leurs 
prcdèi?e550urs, heancoap de personnes de notre commiin 
peopic soient déchues en tien de scrvitudede diverse coo- 
diliun, ce qui moult nous déplaît ; nuas. considériint que 
notre royauinp eil dit cl nommé le royaume des Francs, 
et voulant que la chose en \éritc soit accordant au nom, 
cl que la condition des gens amende par nous en notre 
nouxeau gourememcnt. ■ Voulant aussi qne les autres 
seigneurs qui ont hinnmes de corps prennent de nous 
exemple de les ramènera franchise. ,. Nous voulons qno 
franc nise leur soit donnée k bonnes et convenables con- 
ditions, s 



95. BATAatK NAVALE GAGKÉE PAR LFS CnEVAUKBS 

DE SArrr-JEA^ ; PUISE iiE l'Ile d'episcopli sOr 

LES TCBCS OTTOMA.VS {1323). 

i*ar M. Augnste Matea ea iSli- P4niâ rentrât 

' Au même lemp<î où les chevaliers de Saint-Jean s'em- SiiUe 

paraient de l'île dr RIkmIps , s'élevail en Orient une puis- J" Croisjitk 
" sauce nouvelle destinée à porter an christianisme les coups '"" 

^ les plus redoutables. Olhman , fils du Turc Erdogrui , ve- 
' naît de jtter les fondements de la puissance ottomane . et 
■ wn successeur, OrVhan. établi à Emusse, dans l'ancienne 
Bithynie . commençait contre l'empire grec cette longue 

Constaniino- 
Saint-Jcan , 
placé comnw nne sentinelle aux portes de l'Asie, était 
te plus grand obstacle à ses nroji'ts ambitieux. Maître de 
presque tout le littoral de l'Asie mineure , il n'y avait 
qu'un étroit canal qui le s''a>ar;vl de Hhodes. et il enréso- 
lut aossitùt la conquâto- Il équipa une Hotte de quatre- 
viiigts navires, et instruit des divisions intestines qui dé- 
chiraient Tordre , il se flatta d'une facile victoire. Mais le 
Cùimnandcur Gérard de Pins, avec dis galères et quelques 
Aftvireâ matebauds ra^emblés h la hàle , ne craignil point 
'd!aUer au-dcrajut de son puissant ennemi. I..e comb.it s'en- 
gagea près de la petiteJle d'Kpîscopia . Orkbau a\ait chargé 
iScs vais&cnux de celte milice nûuveltuqQ'iJvtui.iild'in6tituer, 
el4jui, sur terre, n'avait point encore reHContrcdcgaifl- 
liais la mer n'était point rélémeflt des jauisiairits, elles 



guerre qui ne devait (inir que par la prise de 0> 
' pie. OrLban reconnut bicntùl que 1 ordre de; S 



C8 titLKRtRS RISTOniQirCS 

chevaliers, au c**nlnire, aguerris aux combals marifimes, 
disperseront aisomenl, par rh;ihilï'lC! iJc leurs mântL'Uvres, 
une flotto mal gouvernt'e. Orkhan |>erdil \c plus grand 
nombre de st's vaisse^mx pris ou coulés k fond. 



Nitio oenlrak- 

t>i éutffe. 
itotledrsEUU- 

04n«raux- 



àtt Midi. 

Ulcrlc 
I llaUllk». 
HT. 



96. ÉTATS-GÉKÉRAOX DE PARIS (1328). 

Pat M. Jean Alavx en IMJ- 

A la raorldc Charles IV, iroisiètne fils de Philippe le Bel, 
Ta sacc^ïssioM »q Ir'me demeurait incerlaiiic. Si la \cuve d« 
ce prince . qui était grosse . mettait au monde un fds . U 
branche directe des roisOpôliens devait se perpétuer en lui; 
mais si cite accouchait d'une fille , une impurlaiile question 
seurésentaiL . déji décidée à ravènciiieiU dos deux rois pré- 
cédents, mais qui demnndail alocï. une solennelle et dernière 
solution. Pliitipnc de \'al«is, neveu di; Philippe le B<'l, et le 
plus proche héritier mille de la cuuronue, crut devoir, en 
cette circonstance, comme Philippe V l'avait fait en t317, 
soumettre ses droits à l'arbitrage national. Ce ne furent pas 
toutefois desèlalA-généranx, cunioie ceux de 130-2, avec le 
vole séparé des trois ordres, qui furent convoques par lui à 
Paris. Il y réunit tout le baronn^geavec les principaux prélats 
du royaume, en leur adjuiguant des docteurs en droit civil et 
canonique, dont la science devait appuyer ses prétentions 
par l'autorité des textes. On sait que leur çrand arçoment 
fut cmpnmlé à Panlinue loi des Francs Sahcns. qui inter- 
disait aux femmes l'héritage de toute terre cmpurtarit l'obli- 
galiun du service militaire. De là le nom de loi sa}i<ftte, im- 
posé depuis lors au principe de droit natiuiinl qui fait passer 
en France la couronne de niàlo en mâle. Philippe de V alois , 
déclaierôfçentparles suiïragcs de cette assemblée, se trouva 
roi le jour où Jeanne d'Ëvrcux~mit au monde uue lUIo* 

07. BATAiixis UE CASSEL (23 août 1328]. 

l'jr M. Ilonri 5^cuKrri;r. en IBÎS. 

Les Flamands avaient ronlrsint Philippe le Bel , quoique 
TÎclorîcux. à leur laisser l'indépendance sous leurs wigneurs 
nationaux. Mais leur Renie turbulent ne tarda pas à les met- 
tre en querelle avec ces seigneurs mêmes, ellorsque vingt- 
quatre ans plus tard leur comte Louis I" vint en grande 
pompe au sacre de Philippe de Valois, ce fui pour invoquer 
en môme temps l'assistance du Koi contre les communes 



DIT PiLilS DU VEBSAILLEâ. 



e» 



rèToltècs de Bruges, d \'prc<i el <!u Franc Philippe de Va* 
lois, heuroiix de l'occasion qui lui CUit off(*rlp de r.i!tàon>- 
bler loul It- harunnage dt* France sous sa bannière, el jaloux 
aussi d'innugnrer son règno par uncvictoirf:. cndjrassa avec 
cnipresseiuoiil la querelle du tumlc de Flandre. Ses vas- 
saux y porlèrenl une nrdeiir égale 'i la sienne : c'éLiil tou- 
joursuri grand bonheur pour les gentilshommes que de châ- 
tier l'argucil dccescummancs de Flandre, aussi puissantes 
et plus riches que la noblesse, et qui donnaient aux villes 
de Picanlicet d'Artois, leurs voisines, de ficheux exemples 
d'indépcudancc. Aussi rormcc , qui. sur la convocalioa 
du Roi. se réunit à Arras le 22 juillet 1328. élait pent- 
Olre la plus belle qu'on eût Jamais %ue en France . elle ne 
Complaît pas moins de cent soixante-dix lt;miiicre£. 

L^-s Flamands, quoique pnx'sde h puissante SAsistance 
des Cianlois el dtî la nobltsse du nnys , firenl néanmoins 
tète à Torage. Réunis sous les urdrcii dr qualrt- ijc- leurs buurg- 
noestrcs. de ceux-là mt'^nKïS qui avaienl été leurs chef^ dans 
leur rt^'-islancc à l'opprt-ssion, ils ^'aTancérent inlrépidcmenl 
vers Cassel et prirent position sur une hauteur hors de la 
ville, Kn dérision des Français, Ils nvaient fait peindre un 
coq sur leur éleudardavec cette inscription : 

Îuand ce coq clunlé aura 
e Roi Caasefconrfuêrcra. 

Ce fut la mfnic scène qu'à Mnns-en-Puelle. Les FranralSr 
n*osanL assaillir un ennenn' aussi furtenient retranché , res- 
taient dans leurs lî^cs, ou se contentaient de ravager les 
''campagnes enijronnantes. I. 'impatience prit aux Flamands, 
•'à la vue de leurs villages en feu, et vers le soir du 23 aoûl 
1328, partagés en trois colonnes, ils livrèrun tune furieuse at- 
taque au camp français. Ici encore le Roi sans .irmes faillit 
^!^e surpris ; il ne Oui son salut qu'à la vaillance de quel- 
ques-uns de ses gendarmes qui se firent tuer pour lui. L'a- 
larme fui tive, mais courte : les comtes de llainaut et de 
Bar rétablirent la bataille, et, enveloppés de toutes parts, ces 
fiers bonr^eois, dont la plupart avaient endossé la cuirasse 
comme des chevaliers, siict»nit>crent sous le poids de leurs 
armes aussi bien que sous les coups de l'ennemi Trois mon- 
ceaux de cadavres marquèrent la place des trois colonnes 
qui avaient |)énctré dans le camp français t les gcntils- 
homnies n'avaient fait aucun quartier ; ou trouva treize 
mille morts sur le champ de bataMk 



70 



GAIEBIES niSTOHIQCiS 



IcduNonl- 



0$. IJi FLOTTE l'K PHILIPPE HE VALOIS PILLE ET BAITLE 
SÛi'TUAMPTU.\ (1339). 

l'jr Al. Tbéudorn Gi:t>iii es.,,. 

Êdonard III n'aticndnit que l'occasion tle dispulcf , le 
ariQcs à la main . la couronne de France , qui lui «vait él« 
rcfoscc par le vœu naliunal. BienlOI , allié aux comnmn*;s 
de Flandre qui reeonnaissaicnl ses droits , ni confiant c!.in= 
l'assislance que rAHcnutguc lui avait proraisp, il pnlïlia 
on manifeste daii5icmi('I il exposait ses griefs rt ilécïarail 

' la guerre au roi do Iranco. Menaré à la fois s>ur Lcrre et 
SOT mer, Philippe de Valois engagea h sa solde des vais- 

^ seaux espagnols, que leurs capitaines louaient alors au 
plus offrant. Il appela aussi des mers d'Italie vingt gaîcrps 
de Gènes et vingt de Monaco , sous les ordres d'Ailone 
Doria et c!e Bari)avara , corsaire de Porto-Vcnere. A cette 
flotte étrangère îï joignit tout ce qu'il put rassembler de 

" navires français des côtes de Bretagne, de Normandie et 

' de Picardie, et il mil le tout sous les ordres de Hugues 
Quicrct, amiral de France, et de Pierre Bchuchct, son 
trésortcr. 

Si tresti3t,dlt Jean Froissart, que mcssire Hugues 

a Quieret cl ses compagnons entendirent que le* dêliances 

« éloient et la guerre ouverte oitrc la France et l'Angle- 

« (erre, ils vinrent un dimanche matin au havn* de Han- 

, « tooDo(Soatharapton), entremontes ^pendant) que les gens 

. K étotcni h aie&se ; et ontrï:renl tcsdits Normands et Génois 

,. « en la ville et la prirent, et Ja pillèreDir et rotièrent tout 
« enticn-mcnl , i-l y tuêreiit moult de gens , cl ^ hargèrent 

i, « leurs nefs et hurs vaisseaux de grand pillage qu'ils tron- 
, « vèrciiten ta ville, qui étojl pleine, drue et bien garnie, et 

[. « puis rcntrùreali'U leurs nefs. Et quand Le flui Je h mer 
«Tut revenu, ils se dcsanerèrent et cinglèrent à l'exploit 
«^ du veut devers Nuniiaudiu. el s'euvinreut raXraiclur à 
a Dieppe, ft là dépoxtireut Jear Lutin «t leur pillage (<}. » 

90. PniSB OESUIi&JCEPAaLEi^ai&VAUEAS DERfiO^BS 

Par M. ViTTCBiLET es ..«. 

SaDv l^s pofies cnm^irirent de bonne heure combien étiiit me- 

i^otufi». luiçanto pour la chréticnlé la njuvejle puissance dca Tares 

C) Xm Oirtmiçuts tff ^sn Frviiêarf, L 1^ cb. uix. 



oe *xXÂX9 M rac9k\tvE£. 



71 



et 



in( Ictir fautt si l'Europe nu rc- 
i la (Irrhiraicnl [Hiur aller an sc- 



nonca i)as aux - 

cours n<* l'empirt' iJX)ricnt. Clùmir.l W , vank-int purger 

la MéîlilerrflnéiMJu liritçamlape «les Taissranx (rOrMMn» 

» envo^-a au gmnfl m^Ure de Khtwlcs . lît'Iion de Villcnravo, 

^fluatre galères ponLificalej, LÎnq du roi <le Chypre et aulanï 

"de la rèpuiiliquR <le Venise, pour se joindre à celles de 

Tordre- Otle flolle fol inise Sdus les onlres de Bianilm . 

prieur de LuuijMirUie , b«bile homnw de mer. 

Sroymc , avec .sa mde si commode et si sûre . étaii alors 
le principal repaire des corsaires musuliu-^ns. Biandra conçut 
hi'pensèe d'enlever cette ville aux Turcs, eireïéculionrul 
presque aussi rapide que la peiuée rn^e : « Tout oe qui 
■ 9c IrouTa de soldats turcs et arabes (iil taillé en (Hcces. Le 
a Grand-MaUrc en ayant reçu la nomolle. et connoissani 
« rinipttrtanec de telle Ibrtcrcssc.y envoya aussitôt de 
o nouvelle tronpcs. avec des vivres et des armes pour en 
« auf;;incntcr In garnison. On voit cncorosur I- lu 

A dtâteau, quoique tombé en ruines. les nriuo .(.% 

»■« qui y furent mises cûuinie un monument de ccUe con- 
F'* qu6te, dont on ritpporLoit tout riionnrur aupape.eaaame 
4 BU ebef de la li|çuc. quoique les chevaliers de Rbmlis y 
« eussent eu la meilleure piu-t ('). » 



r 



BATAILLE NAVAL£0'>3I1BU04 6AGi\É£ PAIV LBftCBi:: 
VAtlKRS UE RUOUbS Sl'K L£S TCRCS. ( 13/i|(>). 

i'ur M. Eogi'îi/" LEFOirtrviîi kit ;.. 

J>iea4aniiéde<fOzon, le Tiioqucur dn icrrildf strpent 
quavait èfMntvanté KbtMles |ieiKlnnt quelques années, vc- 
ftail de remplacer flrlinii «le V'illcneuvtià la léte di> l'ordre. 
1) voulut tout aussiinl juslilier son èli'vation par quelque 
Action éclatante. Gr^tx- » sej» ^uijis la Uffue chrétienne fut 
ranimée , et le commandement de la flotte rendu au pricnr 
de Liombardie. Biandra ont bientût frappé un coup aussi 
hardi que la prise de SmyrDC. Les Turcs, qui crojTiient les 
chrétiens encore renfermés dans leurs ports , étaient nêgli- 
Remmenl à l'ADcre . dans la ttetilo lled'Emhro, à danzi- 
milles des IxmehoG des Dardanelles. Biandra les surprit 
lorsqu'ils n'attendaii-nt rien uioinsquele combat, et qu'une 
[lartie des equ^>.iges était lu^mc réj'anduc dans l'ilc. n O- 
«fut.dU Vertot, moins uncomLat qu'une déroute générale : 



Partk <-rnlrale 
dM Croift'Jeiw 



lyBittfArv de Uattt, fer VerMI, Ht. \ 



72 CALCaiES HISTOBIQUIIS 

« les soldats qui èloicnt sur ceii^ ÛoUc l'ab»ndonnoient 
« pour rlicrclier un asilo dans l'île , et ceux qui i'ioieiit 
« descendus à terre nuparnvnnt accouruî**nt pour se rcm- 
tt baniuer. Les uns ri les autres ne faisuieut que s'enibar- 
« rassf r; et dans ce Jùsordro et ctlte cunfusiori , le général 
« de Rhodes leur prit cent dix-huit petits vnisseaux , lé- 
« gères frégates, hrigautiris, Cclounuesou barques araiccs 

llbo(" 



.101 



Partie Mniralc. 

Salle df«ftai9- 

Ornéraut. 




« qu'il mmeua triomphalement â llbudcâ, » 

CO.UBAT DE TREKTE BRETONS COTITRl: TKEIVTE AN- 
GLAIS AC CUt?iV. DE Mt-VOYE ,27 lUaPS 1351). 



Le combat des TrenU est un des épisodes les plus célè- 
bres de la Ruerre qui s'éleva au xiv siècle pour la succes- 
sion du duchc de lircla^nc:. Il y avait alors trêve entre tes 
rois de France et d'Angleterre; mais les cherallcrs des deux 
nations n'en cherchaient pas nitilns toutes les occasions d'è- 
cbanger en chninp clos de beaux coups de lawc et d'épée en 
rhonncur de leurs princes et de leurs dames. Animé de cei 
esprit, Kobcrt de Ucanmanojr. seigneur breton, qui corn- 
mandait le château de Josselin. s'en alla délier un jour 
Brftmborou^h {Frois.<:arf. l'nppellc BrandubourK, et les histo- 
riens bretons Brend)ru; . chulelain de Vioermel , a à jouster 
« de fer de glaives pour l'aimmr de leurs amies. » Brambo- 
rough accepta le détj, et le tl7 mars llfôl . au cbùnc de Mi- 
roye, entre Josselin et PloeruicI.se renconlrèreot les trente 
champions delà cause de France et de celle d'Angleterre. 
Le combat fut long et opiniâtre: et, selon le terme de Frois* 
Sari, ose maintinrent vaillaiumcnt d'une part et d'autre , 
a aussi bien que tous fussent Holands et Oliviers. » iMais la 
mort de Braiaborough décida erdJn in succès de la jour- 
née : huit di; ses com|>a|2;nons restèrent â coté de lui cou- 
cbés dans la plaine. Vlts la tui du comlut. Beamnanoir, 
blessé et dévoré d'une soif ardente, demandait , dit-on, à 
boire : > B<hs ton sang , Beaumanoir , toi cria un de ses cbe- 
« Taliers ; la soif te passera, u 

fô. LE bAUPUII« CIUBLES (DEPUIS CHARLES V) RAS- 
SEMBLE A COUPIÈ«NE LES ÉTATS-OEaTÊRAïTX DU 
BOTAtME (1358). 

Par M. Jean Aune en isii. 

La Ciiptivilé du roi Jean a>ai( été, pour la France, le 
signal de désordres et du maux sans nombre. Le Dauphin » 



Dt> PALUS DE VERSAILLES. I^ 

oni plus tard , sous le nom de Charles Y, ré^na avec tant 
de sagesse et de gloire, n'avait point osé saisir le pouvoir 
d'une main forte et assurée ; il abandonnait le soin de gué- 
rir les plaies du royaume aux états-généraux , qui sié- 
geaient alors à Paris , et les états , dans leur impuissante 
volonté de faire le bien , n'avaient pas tardé à tomber sons 
le joug des factions. Paris était devenu un sanglant théâtre 
d'anarchie et de violenMs: c'était le prévOtdcsmarchands , 
Etienne Marcel . qui . poursuivant avec un fui enivrement 
le triomphe impossible de \a liberté populaire, poussait au 
crime avec ce grand root une multitude souurantc et cré- 
dule. Et en m^me temps que le sang ruisselait dans les rues 
de la capitale , les campagnes étaient livrées aux horreurs 
de la Jacquerie : des milliers de paysans s'étaient levés sur 
tous les points du rovaume pour venger par le meurtre et 
l'incendie l'excès de leurs misères , et bientôt , par un ter- 
rible retour, ils étaient tombés, comme de faibles troupeaux, 
sous le glaive impitoyable de leurs seigneurs. 

C'est dans ces tristes circonstances que le Dauphin , sorti 
de Paris où son autorité était méprisée , convoqua à Corn- 
piègne les états-généraux de la Langue-d'Oil. Là furent 
révoqués les actes séditieux des états de Paris; là justice 
fut solennellement demandée du meurtre des maréchaux 
de Normandie et de Champagne , dont le sang avait rougi 
lesdegrés du palais et rcjaiUi jusque sur la robe du Dauphin ; 
là enfin , ce prince , légitimement investi du titre de régent 
du royaume, réclama hautement la soumission de Paris, 
et se prépara à l'assurer par les armes. 

103. BATAILLE DE cocHEREL (16 mai 1364). 

Par M. Laritiëre «1 IS39. Aile du Nord, 
i" étage> 
Depuis plus de trente ans la guerre était allumée entre Gâterie 

les couronnes rivales de France et d'Angleterre, guerre ''**,^î!îif'"' 
longue et sanglante qui ne devait se terminer qu'après 
tout un siècle de calamités. Edouard III , vainqueur à 
Crécy et à Poitiers, n'avait pu conquérir le trône oiî il 

S rétendait s'asseoir; mais le traité de Brétigny lui avait 
onné les plus belles provinces du royaume, et c'était en 
cette triste situation que la France, mutilée par la conquête, 
épuisée de sang et d'argent, et, pour comble de maux, 
livrée à la licence impunie des gens de guerre , était passée 
en héritage au roi Charles Y. Hais ce prince avait attaché 
ft son service Bertrand Du Guesclin, vaillant capitaine breton, 



No 13T. 



t GALERIES UlSTOIfQCEâ 

qni devait faire la glnire de son règao , et qui, dès le début 
m^aie , l'inaugura par une victoire 

Du (iurfclin était chargi!: de tenir tète en Normamlie an 
captai du Buch ('), seisntur gascon qui faisait la giierrc pour 
le roi (le Navarre, Charles le Mauvais. Les deux chefs, 
diarun avec quelques centaines de lances, se trouvaient 
face n face à Coeherel . village près d'Èvrcui. Mais les Na- 
varrois orcupaieot une colline où l'cnDcmi ne pucvait les at- 
taquer sans désavanlagc, et ils attendaient pour le lende- 
maÎD des secours. Pu Guc^clin , quand il les vît immotûles 
sous les arrocs, rcTourul à lui stratagcnic : il fit sonner la 
retraite connue pour emmener précipilamiuent ses troupes- 
A celle vue , le capitaine anglais Jean Jotl silance dans la 
plaine , malgré les onïrcs du captai , en poussant soa cri de 
guerre: «EnavanC. sainlGeorRcs! quimaime me suive! » 
Les Français se retournent et lui repondcat par le cri de : 
« Notrc-Danie , Gucsclin! a Trente d'entre eux. dèsigués 
par leur chef, vont se jeter sur le captai dcBucli, au pre- 
mier rang même de soD armée, et l'enlèvent prisonnier, 
pendant qiic le gros de la troupe bat les Xavarruis , lue le 
canilaine Joël, elremnorle une complète victoire. La oou- 
ïcilc en vint à Reims, la veille m^mc du sacre du Koi, cl re- 
doulila l'éclat de cette cérémonie. Ce glorieux f;iil d'armes, 
succédant à tant de revers, faîsoil présa^çer que des jours 
meilleurs venaient ennn de se lever sur la monarchie. 

104. ÉTATs-cÉTïÉRiin VE pjuirs (9 mai 1369)» 

PtrhL Jctn AI.ACT en 1M7- 

Cfaarles V, décidé & relever la France de Tafliront du 
traite de Brctipiy, prépara sïlenrieasement ses ressources 
[>eudant cinq années. Au bout de ce terme , îl saisit l'occa- 
sion que lui fourni.ssait l'appel des seigneurs gascons , 
mécontenisde la ivrannique administration Ju prince Noir, 
et cita Edouard fil devant la Chambre det pa/r#, jwur 
ovfr dTOiî sur \c$ grîefi et complaintes émus de pat' lui. 
Edouard . quoique mnlade , gardai t un trop fier souvenir de 
Crécy ul de Poitiers pour répondre autrement qut-par des 
menaces.C'était combler les vœux du roi de Franei' qui n'al- 
tertflait qu'un prétexte pnur lui déclarer la guerre. Toute- 
fois, avant de s'engager dans les hasards d'une si grande 
entn'prisc, Charles Verut devoir s'assurer du vécu natîonaL 
el il convoqua les états- généraux. 

n 'can de Gr«iJl7) Ul* du aooi. 



I 



D0 PALAIS OK TUSAIUBS. 75 

« Le 9 mai 1369, dit H. de Sismondî , cet états se réu- 
« Dirent daos la grand'chambrc du parlement. On y voyoii 
« deux archevêques, quarante évëques <et plusieurs abbés, 
« les ducs d'Orléans et de Bourgogne, les comtes d'Alen- 
« çon, d'Eu et d'Etampes, princes du sang, et beaucoup 
« de nobles , avec un grand nombre de gens des bonnes 
c villes, qui siégeoicnt avec les conseillers au parlement. 
« Le cardinal de Bcauvais, chancelier de France, en pré- 
« sence du roi et de la reine, communiqua à l'assemolée 
« rappel des barons de Gascogne, et les n^^iations qui 
« aToieut en lieu en Angleterre. Le tcà ajouta que s'il en 
c avoit trop t>a trop peu fait , il trouvoit bon qu'on le lui 
« représentât, et qu'il ètoit encore à temps de corriger ce 
« qu il avoit fait. Il inTÎta les états à y réOochir et à stf ras^ 
. c sembler le surlendemain ; la réponse de l'assemblée fut , 
« an reste, telle qu'il l'avoit prévu. Les états déclarèrent 

< que le roi avoit suivi les règles de la justice* qu'il n'avoit 
« pu rejeter Fappel des Gascons , et que si les Anglois 
« l'attaquoient , ils loi feroient une guerre injuste (^). » 

10&. LES FLOTTES FRANÇAISE ET CASTXLLAHE SE BEN- 
DENT MAITRESSES DE L'ILE DE WIGHT (13T7). 

Par H. Théodore Gioia en .... ^iie ^u Nord. 

La guerre, si habilement préparée, fut heureuse pour H.de cbausaci! 
Charles V, et , sans livrer de grandes batailles , il reprit 
succesâveme nt aux Anglais presque toutes leurs conquêtes . 
Sur mer comme sur terre il était parvenu  s'assurer une 
éclatan te supériorité . 

« Au temps des trêves dessus dites « rapporte Jean Frois- 
c sart , le roi de France s'étoit toudis (toujours) pourvu 
« grossement de nefs, de baises , de vaisseaux et de galèes ; 
n et lui avoit le roi d'Espagne Henry envoyé son amiral , 
cmessire Ferrand Sance; lequel , avec messire Jean de 
ic Vienne, amiral de France , vint ardoir la ville de Rye , 
« quatre jours après le trépas du roi Edouard d'Angleterre, . 

< la veille saint Pieire en juillet , et y mirent à feu hommes , 
«i femmes, eobints et tout ce qu'ils y trouvèrent... Après ce, 

^« l'armée du roi de France vint prendre terre en l'Ile de 
a Wight , et ardirent lesdits François les villes qui s'ensui- 
« vent : Yamende (Yarmouth) , Dartemende (Dartmônth) , 
«Plemende (Plymouth), Yessinne (Wincbelsea) , et pla- 

(1) Hiiloire det Fraisait, \,\, 




a sieurs autres : et quand ils purent pillé et an l.i ville de 

a >Vi,;lii . ils se Imirciit (rendirent) en mer et coslicrenl 



FONDATION 

(13791 



l\ BIBLIOTHÈQUE 



PARIS 



ittNorJ. 
BoUe Q« 6. 



Par M. SuiT-EvRE vn i»3t. 






li Charles V était grand dctc, stilon le langage de son 
époquri , c'est-à-dire qu'il avait ud grand amour pour les 
acte.nces elles lettres. La théologie scolastique, la philoso- 
phie d'Arislole et lastrologic étaient les principaux (thjets 
de? éludes d;)ns Icsnuclleâ il aimait à se renlermcr. Thu- 
ma» Pisan l'assistait (fans ses contemplations astroit^Htiaes , 
cl Christine, fille de Thomas, composait pour lui Icspedaii- 
tesques aiJt-gories de st^s romans, cl ciiregislrait ses faits et 
«estes pour les tranjmctlrc n la postenté. Tandis que 
fiaouldePresle. Nicolas Oresme . Simon do llesdûi, l'ierrc 
de Bressaire. elc.lraduisifliunt pur sesurdres s.i in L Augustin 
cl Valère Maxime, Aristole et Tite-Livi-. d(;s mains habiles 
et patientes enrichissaient ces doctes trmtflaaona d'éblouis- 
santes miniatures. 

Hais, non content de populariser ainsi le savoir par des 
traductions. Charles V faisait rechercher avec un 7èh; itifa- 
ligablc tout ec qu'il pouvait trouver de livres â retle époque . 
et c'est ce qui lui a valu te litre de fondateur de la Biblio- 
thcqne royale. « Le granl amour que aroit le Koy Charles 
« à l'cstudeetàscience, bien le dèmonstra, dit Christine 
n de Pisan, par la belle assemblée de notables livres et 
« belle librairie que il avoit de tous les plus notables vo- 
« lûmes que par souverains aucleuis aient été compiltôs, 
« soit de la saincte Eseriplure. de théologie , de philoso- 
• pbie el de toutes sciences , luoult bien escripls et riche- 
« xnentadornès. et tout temps les meilleurs escripvains qae 
« on peust trouver oicuppés pour lui en tel ouvrage ('M 
Et comme le roi Charles . en même temps qu'il recherchait 
ainsi les livres, était aussi saù;e artiste cl dcviscur de beaux 
matimages. parmi les embellissements dont il décora le 
chastel du Louvre , tnotdt notable et bel Mifice, il y lit con- 
siruire une tour, dite Tour de ta LVrrairie . on ciaient ren- 
fermés les neuf cents \olumes qu'à si grands frais il avait 
rasscnïblés. U* catalogue des livres de Charles V , fait iiar 

■'roiftarty t. VI, cli. ocvau. (») Uiêloir* 



Al ro( Chitiiet tt Sàçc. 



Dû TAL-lfS DB ve«â4itLiu>. 77 

Malet , sod biWirtth*<*aire «r son valet de chambre , rxisle 
eu urig:tial à la Bib)iothcqat: du Roi. 

107. PRISE Dit Cn4TFAtlVElIP HE KA!1D0N ET MORT UE 

IIP GiKSCLPf (13 juillet 1380\ 

Par Nieota^-Cuj RnCxrr m 17?1. Aile do Hatû, 
K.tlcscbatiMiv 

Charles V, da fond de l'hôtel de Saint-Pol . où II lan- ^^"'' "' '^■ 
gDÎss.iU faible '( malade , était fvirveiiu à forrcdUabitctèet 
de perst'vcranoe ii chasser les Anglais fie presque tout le 
royaume. Calnîs, Bonleaax el Bayonne étaient ce qoi leur 
restait de îoules leurs conquêtes. C'était la vaillante ê[>ée 
de Du Guesetin qui , venant en aide à la sagesse du roi» 
avait accompli ces merveilles. 

Le Connétable cependant (Kiarsaivait encore la çncrre 
contre quelques chAteaui forts de l'Auvergne et du Lan- 
guedoc, où s« défendail un reste de f^amisons anglaises et 
gasconnes. Il assiégeait Chàteauneuf de Randon . a à trois 
« lieuf*5, (lit Froissart.prtsde la cité de Mende. et à quatre 
« lieues du Puy , o lorsque la nialadie vint le surprendre et 
le foroa de s'aliter. On rapporte . et pour l'honneur de la 

P France cette glorieuse version a été ailoptéo par tous nos 
Ustoriens , que le commandant anglais de la forter^sie 
s'était en^ag* a la rendre si, à jour Uxc, il n'était point se- 
conru. Ce Jour raème, mourut Du Guesclin ; son loyal 
timemi n'en vint pas moins déposer les clefs de la place sur 
son lit de mort : « Son nom. suivant la belle expression de 
Méieray, acheva l'entreprise, a On sait les magnillqucs 
honneurs qui furent rendus ^ la mémoire de Uu*iin'S<lin, et 
comment sus restes fun>nt transpurtés à Saint-Denis au pied 
méiue de la tombe du roi Oiarles V, 

108. BATAiLieDF ROSEBECQcc (27 novcmbro 1385). 

Par Alfred Joii,vs«ciT *B 1831. Aile<IuNord. 
H.-doH'liiiukfée, 

Depnis trois ans ( 1379 h 1382 ) . une lutte terrible sélail '**"'•' '*" "■ 
eiwagée entre le comte de Flandre, Louis de Màlo, cl ses 
poissantes communes. Tour ii tour victorieuses dans cette 
latte . la noblesse et la bourgeoisie Uamandes avaient 
exercé lune contre l'autre de sanglantes représailles, 
jusqu'au moment où les Gantois , par un coup de désespoir, 
allèrent chercher leur seigneur d.ms Bruges . le vainquirent 
ei le forcêreul à sr jeter entre Icsbriis de la France. 

Cétail la deuxième année du règne de Charles VI. Ses 
oocics, qui gouvernaient en son nom, avaient soulevé 




T8 GALIBIB9 QIITOAIQITES 

Paris et Honen par l'eTcis de Icar rapacité cl de Ipôt" 
Icnce, et si la révolte avait été étouffée dans lesanp.nn 
sotird mèconlentement rpgnait toujours. L'exemple des 
commnnM flamandca 6tnil dans la boodie de tout ce qu'il 7 
avait de bourgeois dans le royaume ; on parlait toat haut 
de les imiter, et il semblait que l'on fût à la veille d'une vasle 
insurrection qui , selon rcxpression de Froissart , a auroit 
m détruit et Banni toute CDevaJcrio el gentillesse, et par 
« con^uenC sainte chrétienté. » 

Ce ne fut donc qu'un cri de joie parmii toute la noblesse de 
Frince lorsqu'il s agit de tirer Tépée contre celte insolente 
populace de marchands et d'arlisans (pu ariûent osé chasser 
leur seigneur. Le conseil du Koi se laissa aisément entraîner 
par l'ascendant du duc de Bourgogne, Philippe le Ilardi , 
mtéressé à ne ^as laisser se [lerdre en nne démocratie sans 
frein ni sans règle son magnifique héritage de Flandre ;el, 
imanl aa jeune monarque, à peine âgé do quatorze ans, 
il tressaillit d'aise à l'idée de paraître pour la première fois 
à la (êlc d'une armée. 

Le« Français, par un téméraire et glorieux fait d'armes, 
forcèrent â (domines le passage de Ta Lys , marchèrent sor 
Yprcs, qui se rendit sans coup férir, etle26noTembre 1^3, 
Iroavârent devant en\ l'armée flamande , rangée en b>t«flle 
CBtre RoufiseJaer et Kost'hecque. Philippe d'Arteveld. digne 
fds de ce fameux brasseur ne G.tnd qui avait été l'allié du 
roi ËdooanI . guidait au combat ses compatriotes : c'était lui 
qai avait vaincu à Bruges et qui se ûattait de vaincre encore 
i Rosebecque . en [toussant contre les lances ennemies ses 
ctDauantc mille CantissJDS tint couverts de fer, sf;rr6s en 
l^baiouge les uns contre les Mibresetles bras entrelacés pour 
ne point laisser rompre Icora rat^s. Hais il n'avait pas aUaire 
id, commet Bruges, à des milices incTpérimentces : c'était 
la giendarmcrie rlte-méme , êrec ses arroarcs de fer , q«I 
avait mis pied à terre, cl qn'il trouvait devant lui. Aussi, 
.»pKs sVtre cnToncée an centre de la ligne française et y 
•voir Uk une iarge trouée , cette masse redoutable* , déhor- 
<lôe sur tes deox ailes, fut cnretoppèe. et ce ne fut plus alors 
un ooobat, mais un raaasarre. Ix'S chevaliers sentaient que, 
mu ]e cinnp de bataille de Ho^^ttccque , c'éuicnt toutes les 
jmnDMUws du royaume qu'ils frnppswflt avec celles de 
ttUaàn, et leur rage Ail im^Ujjtttie. Lia bèraiiU4l'tr- 
nés fwportéroiit qu'ils svtàooi compté dans laolaino vingt- 
s\\ mille cadavTes. sans cuco^r les fuyarw (oés dtns 
*a pnuTMile. On trouva PfaiU}>pe d'Artiïveld gisui ^mi 
ses tidèlcs Usiituis. 



I 



4 



DC riLAIS DE TESAUILTS. 



79 



I 



109. lE MJUIBCIUL DE BOrClCACLT FAIT I.CVCR AU 
SCLTAN BAJ.VZET LE SIEGE DE CONSTA^rriXOPI.B 
(tMfâ). 

' Par Joflû-PwrtcOnAïQM en i»39. i'artie rentrât 

T/esnril des croisailcs s'clait rf'Tcillù en Eurnpc à la ^'"''' 

uouveUc dci progrès menaçants de la puissance ottomane. ^* S!*ÏÏi. * 

Une armée de crois»''5 frani;ais était allfe se faire anéantir 

sous li'S coups des janisMires dans les plaines de Nicopolis 

(1396}. Cette grande défaite n'éteignit pas cependant Ves- 

frit d'aventure dans I.i noblesse française . cl six itas après 

[I4(^) le maréchal de Buacicaalt^ un des prisonniers de 

licopolis. conduisit une nouTellc armcc au secours de Coa- 

tarilinopic assiégée par Bajizet. I,'arriv6c du maréchal 

ïndit courattç h l'cmperear Paiéologuc Par une suile de 

lartlis coups ae main les Français chassèrent les Turcs d'un 

ind nombre de bourfçs et devillaffesqa'ils occupaient sur 

te lïosphore , et le sifeio de Cunstanlinople fui levé. Pea 

iprès , pendant que Bajnzet alliit chercher Timour dam 

[les plaints d jVncyre, le faible Palëolaguc, que ne rassurait 

19 sa virluirc , s'en vint en Fraurc , sous rcscortedcBou- 

Iciiault . pour dcinaiidiT à Charles VI des secours que le 

Iheureux monarque éiait impuissant h lui accorder. 

10. LES BRETONS SE RENDENT MAITRES DEVAIT SAlKT- 
BIAilÉ DE ^1 VAISSEAUX AKGLAIS (1^03). 

Par M. Tbvodore Gooin en .... 

Une trftvc de quelques années avail suspendu la lolle 
entre la France et l'Angleterre. Uenri IV . monté sur le 
trône par une usurpation , s'occupait à le itèfcndrc contre 
set barons révoltés , tandis que le faible Charleâ VI akm- 
dannait son ro\'aiinic en proie aux querelles des princes de 
•a fanûlle. Mats il n'y avait iwintdu trfivc h l'animosité des 
nalciol drs deux nations. 

Au comiDancciJicnl de Van 1103. a ramîrnl de Bretagne, 
< le six-e de Penhert (l^unlioct) , le seigneur du Chàleï, le 
« seigruïurdu Bois, el plusieurs autres chevaliers et écuyers 
«de Dreta^ic . ju-îqu'au nombre de douze cents hommes 
«d'armes, sasseinlilércnlà M'jrlans.puisenlrèrcntcn trente 
« nefs , à un p<»ri unnimé <;iiâtt I Pol , contre les Anglois 
« qui éluicnlsur roer en ;;rundc multilade, épiant les mar- 
u cbaudscouiuie pillardsct ecumeurs demer.Si que le mcr- 
a credi en suivant, iccuxAngluiâ uageans (navigants) dersnt 



Aile do Nord. 
PavtllontlaHm. 
R. do-ctuuÂSétf. 




AlledDMortl. 



■ cii.EaiE5 nrSTOBlQCES 

« un porl appelé Saini-AIalhiou , les Bretons kar allèrent 
ti aptes . 01 Tes noursiiivirciii ]usqu';iu lendemain sokil le- 
ci viinL , qu* ijs s arrt!lôn'iU cnsi;inb1c en bataille , mil dura 
«ju.s(]u*â trois heures. Finalcttienl obtinrent les urclons 
a virluin.- , et prirent des An^Iois doux niilli; ruiukUlans, 
o aviN:t quaranU* nefs à voiles . cl une grosse earraque , dont 
u la plus grande partie furent jetés à bord cl noyés en la 
«l,l^er, et aucuns rco happèrent depuis par finance l'). n 

III. BATAILLE iJE r.EArGfe('23 mars 1421). 

Par M. LAVArpES va lïW. 

Les raclions rivales des princes, le me n rire' du duc 

d'Orléans dans Paris et la lutte sanglante des Bourguignons 

et des Armaf^nacs ; la Nornianùie envahie par Henri V, et 

la bataille d'Azineourt, plus fatale au royaume que celles de 

Crécy et de Poilitrs .'Vassassinat du pont de Aïontereau. 

^' suivi du funeste traite de Troyia. qui duuna au roi d Angic- 

^ terre une fille de Fraiiee pour épouse, avec l'héritage de 

' ia eouniime; tids étaient les maux qui, avec la démence 

de L'inrurtunè Charles VI, tinrent fondre sur la France. 

Cependant riièritii-r légitime du trône , le ilauphin 
Charles, déshcrilé el banni par arrêt du padirnient, en 
avait appelé à ia pvhUatie son rpéc, cl il avait jure de porter 
ccl appel partout où besoin sernii. en France, en Angle- 
Icrre, ou dans les domaines du duc de Bourgogne [lit20). 

11 fut liioii Innglcnips avant d'accomplir ct^ vcen, cl le 
nïalhpurru\ prince. loin de eiurehcr l'ennemi, avait alors 
^and'pt-ine il se dcleadre. Toulet'ots. en ces jours niâmes 
de son infortur.e. ses armes se sig/iulèrcnt par un glorieux 
succès, aui releva pour un moment son parti aba^u, etHt 
renaître i espérance au cœur des bons Français. 

C'était en Anjou que le gros de l'armée du Dauphin 
£tait réuni, sons les ordres du maréchal de La Fayette et 
du comte de Buchan <-;, brave Écossais, tîdéle, ainsi que ses 
comp.Hrioles. à luules les fortunes de la France. Les An- 
glais, dans le cours triontphant de leurs prospérités, vinrent 
livrer luitaille . près de Beaugé , à cette amu'e qu'ils mé- 
prisaient. Le duc de Clarcnce, prince du sang royal, les 
commandait : il n'avait point eu le bonheur de se trouver 
î Arincourl. ci. en l'absence du Roi son frère, il cherchait 
avidement l'occasion d'une victoire. Aussi, dans sa che- 
valeresque impatience, n'attend-il {tas pour charger les 



(») MoDfirolH, I, I, rb. u. ti j^n Sloarl, 
ImigUs, ikpuU coDDctable de France. 



cotnto de Bucbsn et île 



I>0 PUAIS DE VBBSAILLES. 8f 

mç,ii5 que toute son armée soit rassemblée aotoar de lai. 
Il ft't'Iarice à la IHe d<' se* liotnmrs d'armes, bissant de 
l'aoïre cûté de la rivière ces redoulaliles archers des coru- 
vnines dont la part avait élè si grande dans les dernières 
victoires de TAnelcterre. Sa témérité ne tarda gaère à être 
punie: il falpris par un cheTalier de l'armée françaiie, et, 
au milieu de i'etTort que faisaient les siens puur le délivrer» 
tomba sous les coups du comlc de Buchan. Lorsque ensuite 
le comlc de S.iii»bury. arec le corps de bataille, .irrita i son 
secours, il était trop tard : la Ileur de la etievjilcri'* anj;l;use 
avait ètè moissonnée par le glaive, ou enunenèc prisonnière* 

Éi'2. jearttedVuicprésextée ACiiARL£S vu(fév. 1-429). 
Par M. PircTY en 1B3T, Aile Ju Nwrd. 
it'apr<ïfi M. SJllIl^Evr«. R.-de-ctuuueu. 
Soltc n" 0. 
Toute la France justm'û la Loire était aux mains des An- 
glais, et Charles VlJ. réduit à l'étroite souveraineté do 
quelques provinces ilu centre du royaume, recevait do 
ses ennemis le litre dérisoire de Roi de Bourges. Le duc de 
fiedford résolut de lui enlever ce litre même, et, pour s'ou- 
vrir le midi de la France, une armée anglaise vmt mettre 
le siège devant Orléans. lU- vaillants capitaines, le sire de 

ÉGaucourt, Dunois. Xalnlraiiles. etc. . s'èlaicnt enfermes 
dans cette \iltc : tes habitants rivalisaient avec les hommes 
d'armes de constance et de bravoure : la résistance fut hé- 

roïque. Mais, depuis la honteuse journée des Harengs, qui 
avait privé ta place d'un secours devenu nécessaire, le dé- 
coaragemcnt tommenralt à entrex dans les âmes : les 
bastilles de l'ennemi resserraient la ville de toutes parts ; 
ta famine était nienaçanlc, et Charles immobile ne songeait 
qn'à préparer sa retraite vers les provinres méridionales. 

C'est alors que parut cette ieuncet simple Iille des champs, 
dont le patriotisme. ccbaulTè au feu de l'enthousiasme rc- 
ligieuT, lit des miracles et sauva la France. Jeanne d'Arc, 
accoeiliie d'abord avec Incrédulité aux lieux où elle était 
née. linrlpnr prouver sa mission à force de sainteté, cl le sire 
de Bau'lricourt se décida h lenvovpr au Hoi. Les cour- 
tisant de t^harles VH refusaient à l'ïiéroïque vierge laccés 
de son «ouvi^aln ; mnis de plus nobles inspirations pré* 
Tolurenl auprès du Koï, et il consenti! à la voir. 

« Pour l'éprouver il ne se montra point d'abord, et se tînt 
a nn peu à l'écart. Le comte de Vendôme (') amena Jeanne, 

(t) Louiâ de Bourbon f.coiQiu de Vendûoie et de (^uvrei. 

4. 



Vitr .1,1 Midi. 



N" lit. 



t «ALEBtKS UUT01IQ«U 

< ^oise oricenta hk^ix humblement, comme une pauvre 
petite Dorgûrettc- Cependant elle ne se Ironbia point ; 
u et, tiienquc ic rot ne fût pas si richement v^tu ^uc 
« beoncoup d'autres <|ui ouicnl là. ce fut a lui qu'elle Tnt. 
« ^Ue s'cgraonilla Uevaat lui, ctnbrassa ses gcaonx. « Ce 
a a'eflt ^s noi qui suis )e rut , Jeanne , dit-il en montrant 
« an de 8e« seigneurs : le voilà. — Par mon Dieu, gentil 

■ prÎBoe» r^ril-^lle* c'est vimis. h non aultc. n Pau elle 
u ajoota : «Trêe-iMhIc seigneur Itauplùn. h> roi des ctetix 
« vous mande par moi que toqs aerex sacré et cooronné 
« fla la ville de lleims. <(¥oas lerei aoa Ueuteuanl aa 
« royaume de France ('). i> 

l13. LETtE DC siÉCE D'ORLÉANS (18 mai 1459). 

i'ar M. Henri ^tuEFFEn en .,«• 

Cfaarlcâ TII et sa cour, par couFiclioa ou par iiolitique , 
avaient reconnu la mission miraculense de la Puc*îlle. Ou 
lui avait donné tout rèUit d'un chef de guerre, un chapeUtn^ 
un ècuver pour [torlor sa bannière et des valets [lour la 
servu". bn araît rèdê nl^mc aux instances réitérée» rm'eUc 
Taisait pour qu'on l'envoyÂt au srcj}ijrs dOléans. La, les 
merveilles qu elle avait promises s'ar^^omplircnt tout aossilôt. 
Le courage rentra au cceur des aAsit^, taudis que rirrèMH 
.Inlioo et le truuhlc se mettaient d»ns le camp des Anglais. 
Itéjà leurs bastilles a\aiciil ëtc , sur la rive gauche, emportées 
tcâ unes après les autres. Talln^t et le comte de SulTulli {*] 
n'attendirent pas de plus éclatants revers : ils se résolurent 
U lever le siètfzo. Mais ils voulurent le faire en Rens de coeot 
ot sans avoir l'air de dèmcuUr l^ur prouesse accoutaôtèe. 
fis rangèrent toute leur armée eu bataille jusqu'au bord des 
fusses de U vUIc, comme pour olTrir te combat à l'eiurami. 
Jeanne , blessée la veille, sortit de son Ut avec une légère 
arrsure, pour défendre aux Fiançais d'accepter ce dén:il 
nVtait pas dans sa mi'^ ' ur donner re joui^là la 

victoire, a Pour l'amour ir du saint dimanche, ne 

« Jes attaquez pas It;it.nM.n.Ts.- .-> ils vous attaquent, dè- 
* h) flct-Tûus liarilini'nt, et vous serez maîtres. » Et elle 
Ql auf^sitùl apporter uno t^blc ' : - l're bénit. On dressa 
un ;iutcl, le ckT^c entonna 'i et des cantiques 

d*.i<'lit)ns de grAces , puis on im >.•■• -i^uh messeâ. « Uegar- 

■ tlcx, dtsait-ello, les Angluis lous tuumenl^ls le visage 

I y aitfoin dn dwrt'ile Bourgostit , pur U. de Daraate. (^i GatlIaujiK 



ou Plti» DK V£ISlll.t&9. SS 

on bien le <lo»? » En eflct ils traient coaunftocé Icar retrai Ui 

en buu ordre et bannières dcptoyècs. 

t|4. FRISE BB JARGEAC (juifl 1429). 

• Pat M. Thêotlero Aucn en in9« 
Jeiimc d'Arc avait toujours annoncé cumme le terme de 
sa mission, qu'elle mènorail Charles VII 4 Reims pour j 
être sacré. Aussitôl apKs la levée du siège d'Orléans. elU 
insista rireiaenl pour qu'on lui permit ilVxoraplirsatâebo 
«ncontlnisaiitlefcoî I eellegloneosc destination. Les ditU- 
chUi» ékueat grandes : toutes l^'S xillei; entre la Seine et U 
Loire èlnut oocupi^os pir \r^ Anglais ou les Bourguignons, 
k coD^I du rui n'y p<iu^;)il comenlir. L'enthousiasme ila 
iennnc entraiim tout , ci , le 11 juin . le duc d'Atençoa ['), 
oului 4le tou& les prinees cl seigneurs de la cour qal mon- 
trait le plus de eonfianee aux pan>l<*s de In Vucclle. 
marcha sur Jargeju A\iiii tuus les vaillants chevaliers qrû 
allaient défendu Orlranii. 

On U-iu^T» les Anglais rangt^s en bataille devant la nlli) 
avec une uère runteiianee ; tuais Je.tnne se porta en atant , 
sou étendard à ta maiu . et aussilùt l'ennemi , incapabledo 
«obtenir le choc des cscadr)n4 franruis , se retira derriirû 
os murs. Il fallut alors as^ië^^'ci b ville, et pendant trois 
rs les Tenons et les bombardes ne cessèrent de tirer 
roarrir une brèche. Dés qu'elle fut praticable, on 
ivra l'aiwattt, cl la Pucelle, tenant toujours sonétendard , 
donna l'exemple d'escalader la muraille sous les cou^>s de 
l'eiuieuii. Kenvers^-e dans le fossé par une grosse pierre 
qui roula sur s-ti casque , nn la rrnt morte; mais elle se 
niera ppomptentent en criant ; a Sus , sus . amis ! Dieu a 
coodamné les An^lois; à cette heure, ils sont k nous, n 
Le comte de Snftolk essaya dos lors vainement de pro- 
longer la ■ Sijn frère, Alexandre de La Poole. 
veaut d'* à ses eotès . et Ini^m^me so voyait a 
rinslaiit tic LoiiJjiT entre les mains desgens des ceuuDOoes, 

3ui ne faisaient aucun quartier. « Il s'adressa à un homme 
'armes qui le poursuivait : u Es-la gcnlilbommeT » loi 
demandaUl. aOui, ti répomlil celui-là , quittait un ècujer 
dn pays d'Auvergne . nomme riuillaume Kegnault. < És- 
(t tu chevalier? >> continua le chef des Aj)glaa.«Nou, nre- 

È.pril loyalement l'ccuvcr. i Tu le ser" 'f ttîmii fait, » dit 
Te comlr <ie SiilToIk. Il Ini donna l";- - c sou êpée, 

puis la lui remit et se rendit son pi ,^^„^,^t /). p 

ti'i Je.in (l'ilenron, II' du uooi. i}) llùlvirv dct ducidv Hm^ùitgne , lut 
M.d«BatttJït«.l. V. '■ a » M 




S.| GILESIES niSTOniQCSS 

115. BATAatE I»E PATAI (juîn 1439). 



(lu Nor<|. 
PavlItouJuRol. 

|M oUg«. 



Aik'do Nord. 

ll.-(l4M-hiu»s««. 

Salle a« g. 




La prise de Jargcau donna un nouvel cc)at aux armes de 
Charles VII . el amena une foule de seigneurs sous sa ban- 
nière; le comte de Vcmlome, le sire de Lobeac et son 
frère. Guy de Laval, lescit;neur de la Toor d Auvei^ne, 
le connétable de Richcmonlcnnu .avec quatre cents lanees, 
vinrent renforcer l'armèc royale. On n hcsita plus dès lors 
à se porter au-devant des Anglais à travers les plaines de 
la Bcaucc , el quoique sir John Fustolf eût rejoint lord 
Talbot avec des renforts qu'il lui .ivnit amenés dp Paris, 
on résolut de leur li\rer bataille: c'était toujours la PuccUe 
qui inspimil les courageuses résolutions. » Il faut clievau- 
*k cher iLirdiment, di5ajt-elle ; nous aurons bon compte 
« des Anglais, et les éperons seront d'usage pour les pour- 
« stuvre. » 

Une i^amleincertitude régnait au eonlrnire dans le camp 
ennemi. Les deux chefs, partages d^opinion su^la f>o%ition 
qu'il fallait prendre . nv.tienl i\ ï>einc rnmmenrè à ranger 
leur armée en bataille, lorsque déjà l'iujnt-garde fran- 
^•aise, conduite par Lalilre et Xaintraillos. accourait pour 
les assaillir. Cette fois l'infantiTie anglaise n'eut point le 
t«mps de ficher en terre se^i pieux aiguises pour s'en l'aire 
un retranchement. Les FranriiissejclèrentimiHftucusemcnl 
k traders cette niasse Uotlanle , et y portèrent en un ins- 
tant le désordre el le carn.ige. Le corps 4le bataille qui , 
sous les ordres du duc d'Alenron [') el du connétable , sui- 
vit de près lavant-garde . acheva aisément la victoire. On 
rompt,! piir milliers les archers des communes d'vVngle- 
terre dont les corps jonchaient la plaine, et lord Tjlbot> 
avec lord Scales . lord Hun;:crfurd et l.i plupart des capi- 
taines de son armée . se rendirent prisonniers. La bataille 
de Pataï fut regardi-e comme une glorieuse revanche des 
fatales journées d'Axineourt et de Verneuil. 

116. EyrRÊE DE CUARLES VII A BEIHS. 

Pjr M. Ary Scar.ppEu rn .... 

U7. SACRE l»E CHiRLES VIIA REIMS (17 juillot 14^). 

Par XI. Visn-Dos en i837. 

Dis ce iQûmenL les instances de la Pucclle furent plus 
TÎTCs pour que le Hoi s acheminât sur Reims. La route Était 

{}) tun iTAlvRcon j U* du nom. 



i demi fravèo par la victoire : on n hé-Mla plus h $'y tn- 
^KCT. Le â8 Juin. Charles VII narlil de (lieii. et [el5jaiilet 
il (aisail à Kciins sun cnlrt-e soleimelle. Deux jours après, 
il fut sacré dans la c.ilhedrale . 

Les Tîàllcs pairies du royaume -■""i-taientjnliis, ou 
étaient réunies sur la Ute du duc d ,('). Ce furent 

les prinoipauv seigneurs de la cour ... i.v. .jui les représeo- 
tèrent. M;i)s tout l'éclat qui tes cirtourait était efracc par 
celui dont brillait aux yeux des pruptcs cette simple jeune 
fille , de qui tout cela ctait 1 ouvrase. Pendant ta cérémonie, 
on la Tît debout près de l'autel . tenant a la main sa ban- 
Ikière. el lorsque après le sacre elle se jeta à genoux devant 
le Roi et lui liaisa les pieds en pleurant, il n'y eut per- 
Aonne qui ne pleurât avec elle. « Gentil roi . lui dit-elle . or 
« est e\rculc le plaisir de l>ieu. qui vouloit que vous vinssiez 
« à Reims recevoir votre cligne sacre pour montrer que 
tt TOUS Ctes vrai Hoi cl celui auquel doit appartenir le 
€ royaume. » 

On sait qu'en Tace de sfs juges . interrogée pourquoi elle 
«Tait en l'audace do itorter an sacre du hoi son étendard , 
Jeanne répondit : « Il avoit été à la pcinç. c'éluitbien rai- 
« son qu'il tOtà riionneur. ■ 

l18.EnTRteUEL\4itMÈErRA?f<;AISEAPJiHIS;.13&VrilH36). 

Pir Ji-aii-Sinion BtRTnELi.ii\ en iTSt. Aile du Nord. 
Le traité d'Arras . en réconcilinnl le duc de Bourgogne '^'^^^''JJ^J^ 
avec le roi de I-rance, mit tin à la grande fortune des An- 

gals dons le royaume. Le countlable de Uichcmont. dont 
vaillante èpée a\aitclè enfla agréée de Charles VU. leur 
faisait chaque ]uiii- cji^uu^t■r de nouveaux échecs. Celui 
qu'ils essuycrLiitdausS;iiiit-Dt.nts fut décisif Paris en tutlé- 
nioin, et ccsuavs des anucs royales encouragea le zélé des 
Ixms cito|cns qui awicnt /orme le projet de rendre la ville 
à 9t>n légitime seigneur. 

Le chef de citie conspiration patriotique était un bour- 
geois iioinmc .MnhcJ Lmiler. Par SCS soins, la porte Saint- 
Jacques fut uu\crtc û ratmée royale, et ce fut ie maréchal 
de 1 I.sic-Adani, un dis principaux seigneurs de Bourgogrie, 
qui planta te j>t entier sur la muraille la L;iniilére de France, 
que lui-iiiémi* en a^ait fait descendre dix-huit ans aupara- 
vant. L(S Anglais étonnés ^t replièrent sur la bastille 
Saint-Aiiloiiie. au milieu d'une gréle de pierres, de labiés 
et de tréteaux que , du haut des fenêtres, on faisait pleuToir 

[>) PttilîpfM} le Bon. 



HG OALEBIES msTObiQims 

sur leurâ tètes, ils ne tinrent pas longtemps dans ectte 
relniU'. 

Mi'^^'^I tailler s'avança an-devant du ConncLable sur le 

λunt Nulrc-Daine. Cf fui lui qni lui offrit la Si)un)}SSÎon de 
a boon^ooisio. Hichcnioiit lai répumlit en reuiwdant au 
i nom dn roi Charités les b^ws habitants de Parts . et s'engn- 
Kfflfit à une pJcioe et entière amnistie. Ses paroles furent 
jiccoeilJies par les acctamations d'un peuple las de b domi- 
nation étranfcère. Il se rendit ensuite à Notre- Dante , oà il 
entendit la aiesse tout armé, et lit lire «n chaire les lettres 
d'abolition. 

119. ftETOCR DO PAAlEaiEAT 



G*nrraux. 




Aile JuNonl 
tr a. 



A PA11IS(1436). 

Far M. Itan Atkvx en iflS7. 

Tant que Paris .-irait él( soumis aux Bourguignons et aox 
Ançlais, le parlement, fidilcâ la cause royale, avait partage 
Iciil du Cliarti!) VII. Il siégeait à l'uitiers. pendant que la 
justice était rendue k Paris par uncma{;islralurt: insLiluécà 
l'ombre de la doniinaliun étrangère. Mais quand Kiuheuiont 
cul remis la capilale «uns robêis:»ance de Charles Vil , le 
parlement se hâta d'y rentrer, avant le Roi misme, cm tcmoi- 

Îfna^e durolour des choses à leur ordre légitime. CcfulTers 
a fin du mois de dccemLrL^ 1430 qu'il rcpril au Palais ses 
séances. 

20. BATAILLi: I>E BIUTELEx'V OC t>£ SiJAT-JACQCES ( 26 

août U44). 

Vit Alfred ioflAxxui en t&lT. 

Une trèTC Tenait d'être conclue entre la France et TAn- 

Î;1elorre : mais Charles VII ne tarda pas h ri'connaitre que 
csbienfaitsm seraient perdus pour son royaume, si les cam- 
pagnes continuaient détre en proie à la licence impunie des 
compagnies d'aventure. En mêmctempsdonc qu'il traraillait 
par ses onlormances à régler pour l'arenir le service mili- 
taire, il résolut de porter romède aux manidu présent, en re- 
jetant hors de Fnnce ces bandes d'égorgcurs et de pillards 
qui pori ètuaiont no sein de la paix toutes les horreurs de la 
içornv. ïxs dissrnsrons survenues parmi les ligues suisses 
Ini on fourmrent l'oceasion. 

Depuis quHrpie temps le peuple de Zurich était entré cd 
fjOFrelle a»ec les anires rantons.et, menacé des forces réu- 
nies de toute la conférléralion, il avait recouru h la nrotec- 
tion de 1(ï maisun d'Autriche, cette vieille et implacable en- 
nemie de l'iudepondaacc bclvêtiquc. Les Suisses, accuuta- 



DC HL4M M 



87 



rocs depuis cent cinqoanle ans à la bnvAr et h la vaincre , 
n'en poussèrent pas moins vivement la guerre contre Zu- 
rich, qui ëtBil près de Imiibcr entre leors maios. C'est alora 
<iu un rh de aétresK fat poutè par rBropereur et la no- 
blesse deroiuptrc, invoquant l'assistance de tout ce qa'ilf 
nmt de cbeTtlcrie en Europe concre cas RdoQlables pay- 
•tuft. Charles VII y Tèpemïil en ienr envoyaut scacon- 
wgoiei d'aventure. ra59emt»l(>es tontes sous les ordrca du 
unipbin, qoi fut depuis Lonis \I. 

labotailiese livra sous les murs de BAleleâG .-loùl 1444. 
JLes Suisses comptaient dans leur armée moins de ccntaj- 
oes de mnihaltants nue It.nrs ennemis n'en avaient de mil- 
hers. leur attaque n en Tut qne plus furieuse, et leurs pre- 
miers coups mircol en déroute plusieurs de ees compagnies 
sirenommèesilans leseomb.'>l». Mais le Daupliin, ^gemeut * 
coMAeillé, ne «mgcail qu'à sèparej les divers airps dont se 
oonposait leur petite armée puur les accabler on à on. Il 
y parvint, et tout l'hirolsme des Suisses ne pm alors les sau- 
ver d'une entière déftile. Ëcra.*)è3 par le nombre, ils n*cn 
continuèrent pas moins de se défendre, les uns adossés à U 
^petite rivièrL- de Birse, !« autres retranchés dans la maladre- 
de Sa tnl- Jacques, qui a donné son nom àcette sanglante 
ikée. Vè Daa^^in et ses eapitâtnes, èmns de piliô sur le 
OH brttes gens , voulaient leur laisser la vie. Mais 
liélaitlaliaineipieleur piKt-iient los chcvalicrsallemands, 
td'cBtre cm, Pierre de Aiûrrvtiberg, se jeta sur le champ 
bataille même aux pieds do sire de Chabnnnr-s. pour le 
de n'en pas épfirpner «n seul. On les acheva en effet, 
car le Dmiphin s'èuil lié ]<arreltc linrriblc proroossc : mais 
>cc ne fut qu'au buul dcdt\ heures de combat, et a|irc3 qu'îU 
•«urent couché par terre huit mille de leurs ennemis. Le 
1 JhiDphin tir.i une utile leçon do telle victoire : îl accorda bien 
[. vHo la paix aux Suisses, et cette paix fut le commencement 
de la longne amitié qoi depuis lors a uni la France avec 
cette brave naïUoo. 

lâl. e>TiiÉEWcau(Lrsvn& ROTE!! (10 novembre 1419). 

tfar M, Dbuii4:«t.eiiia37. AileduNoM. 
It.-<le-clMUMieo. 
Charles VII «s'a*;! irH« ^ profit le? stt nnnèe^ de la lr*ve. i^*"e o" *»• 
L'ordre êtaîl r ' sseroCnt 

cleVinipùlapf' : i i ces *ur 

»-1r/ai((/eMgw^rrf aïïi!enl';:iMiiu\v;rnyaame uruniilice régu- 
lière et perinancnle: avec des compagnies diicifiliiiées, toutes 
, commandées par de bons cbefs, dérouccs au service du Roi, 




8 GAtBaiCS UISTÛBIQL'ES 

et ne R*<>cnipnnl plii<< de mrurlres ni de hrifE»nd3|ïi 
toireéUiit »s.surét> à Chartes VII Ipjinir ou il roparaitiail sut 
les champs ilo liaUîlle. l/imprudeiu-e 'l'un capitiincinglais 
rouvrit les hostilili-s : Charles répontlit à co signal en enva- 
hissant la NorinanJie. 

Toutes les villes y avaient le coenr français . et la renom- 
mée du Iwn gouvernement de Charles VII accroissait leur 
•irdent désir (Je rentrer SUU5 l'aoloritè de leur Ic^itimc sei- 
gneur. Aussi lanlupnrt ouvrirent-elles leurs portes â la seule 
vue des lances franraises. Kouen n'opposii qu'une faible dé^ 
fcnse: entre la ]iui9sante armée du roi et toute une popula- 
tion qui se soulevait contre eux. les Anglais ne purent long- 
temps tenir : l'entrée de Charles dans eette grande cité hit 
plus niagnltique eucore que ne l'avait ètéson entrée à Paris. 

« Il y avait, dit M. de Barante. beaucoup plus de 

u grands s<>!giicurs et de fameux capitaines. Parmi eux on 
« remarquait le chancelier de France i/). qui chevauchait 
a dans son royal costume ; et tlcvant lui on conduisait une 
« haquenêe lilanche, chargée du colTretoû étaient les sceaux 
« duroyaunie. Au milieu detous ces capitaines, on montrait 
Ci aussi un homrne à qui le mi devait plus qu il eux , disait- 
tt.on, la coniiuètedc la Normandie ; c'était Jacques Cœur, 
« lui qui ai ait prêté r.irgenlneccssaire pour assembler cette 
« belle amiée. Sans son secours il neùt pas été possible de 
•< commencer la noble enlrcfirise de délivrer le rovaume. 

n Le comte de Diniuis avait été nommé capitaine de la 
a lille de Kuucn. et le sire Guillaume Cousinot baillif. Tons 
a les deux vinrent au devant du roi avec les magistrats et 
« les bourgeois velus de robe» bleues avec des chiiiK-nins 
« rouges ou blancs et rouges.... Puis le roi traversa les 
è rues dans son pompeux appareil. Partout étalent des ëcha> 
a fauds où l'on rcprcsenlait des mystères, des fontaines qui 
tt répandaientdnvjn, des figures d animaux, comme tigres, 
fi licornes, cerfs-vulitnis. qui s'agenouillaient au passage du 
«roi; partout on avait disposé de petits enfants pour crier 
« Xoél; enfin, rien n'avait été oublié pour orner ce grand 
s triomphe. Les maisons étaient tenduesde tapis et de belles 
« draperies. On Vf yait aux Icnélrts les dameset les riches 
a bourgeois révolus de leurs plus Ireaux atours. On remar- 
t\ quajtsurun balcon, auprès de la comtesse de Dunois, le 
. « lûrd Talbot. témoin de celle gloire du royaumede France. 
« et ce n'el-iit pas un des moindres ornements de la feie. 
« Il était kétuu un chaperon violet et d'une robe de velours 

i>) CaUlaonoe Juv«nal des Cniu. 



} 



DD.PU&fS OB V8RâAII.LES. R9 

« foniTK ûe martre , que le roi lui aviuL donné; lorsqu'il 
■ éUil venu lui prcsenler ses respcins... Le rui so iL-rHlil à 
« la cathédrale pour reuiercier Dieu , et l>aiser le» saintes 
« reliques (O-"* » 

22. DATULLE DE t'ORMiG^v {t8 avril H50). 

V»t M. I.Ar\Tt fil U37. Aile ilii Noi 

Denr mois apr^s la prise do Rnnen, Irs Anglais essuyé- s^ik î"*5. 
renl un o'bec qui peul-iîïre fntplus sensihie encore à leur 
fierté nationale ; ilspcrdircnl Harfleur , la premier» ville 
conquise par Henri V ; et pour sauver Cacn, avec ce gui 
leur restait de la Basse-Normandie , ils n'eurrni plus 
qoe la ressource désespérée de hasarder une hataille. 

Elle iVngagea entre Cnrentan et lîayeux. près du village 
de Forniigiiy. auquel était adossée leur arnice : nn petit 
niifseiiu cotil.iil devant leur front de liataillc, et sur ce 
raisseau émit un pont accupc par les Français. Sir Mallhew 
Oongh, vixeminl attaqué par le jeune comte deCIcrmont (*) , 
]'a%ait repoussé avec vigueur, sètait emparé du pont, et, 
sans rheureu'îe arrivée du connétable ('), c'en était fait de 
J'armécfranraise. Mais svs compnççnics, avec leur rcdou- 
Lnlile ordonnance . eurent bieniot fait rentrer les Anglais 
dans leurs retranchements , cl tout son cfTort fut (Je les y 
forcer, l-c combat fut vif et dura Irois heures : au bout de ce 
temps, les lij^nes anglaises furent rompues de trois côtés, et 
les Francfiis'y inlrèrent ^ictori^nxav(C un grand carnage. 
De si:t mille cumbaUnnts. on en compta trois mille sept 
cents couchés sur le champ de bnlnille. Après cette défaite, 
Caen. Falaise et Cherbourg «cfircntencnrf nssiéger; mais ce 
fut sans espoir et pour lo seul hnnr.cur de leurs armes 
que les Anglais opposèrent ce reste d'inutile résistance : 
quatre mois après ia journée de Forraigny jMSO) , la 
Normniidie était rentrée toat entière soos l'owîssance de 
Charles VU. 



1123. ENTRÉE lïES FRA\r.*is \ BORiiEACX (23 juin 145!). 
* i»ar M. VixuiON en ifiSï. A'Io 'lu N«rrf^ 

Après la Normandie, ce fut la Guyenne, dernière pro- 's«iie w r« 
* ¥ince restée aux Anglais, qui leur fut enlevée Là les 
cœurs. n'étaient point iranrats. On se souvi-nalt encore de la 
longue aiilipnlhie qui avait séparé la France du midi de 

(1) Oiitoir» 4(1$ H*ic$ de Bourgoffne^ !iv. VIII. >>) letn île Uaurlion, 

'p uu nom, iluc du Uoarbon ei irAuvi'rjnp. (>>) ,\r1iit itf Iticidfcne, III* da 
om, aluts coulis ilc hii'lieiiioiii, iJepui» tJuc 4v Btcta^iw. 




90 GAtEftfiu msTOAiQms 

celle du nord , et ks aeigncurs surtout trouvaient bien 
mieux leur compte à la domination d'un pnnce élranger, 
dont i éloigne m eut raèmc était une garantie pour leur in- 
dépendance, qu'à la suzcTainctè plus voisine et bien au- 
Ireuienl redoutable du chef ilc la rnotiiirchio française. 
Cep€nd;int telle Était dès lors la prépondérance acquise à 
Charles VH par ses vicLnircs. que son lieutenant, le comte 
de DuDois, n'eut presque qu'à montrer son armée en 
Gaycauc pour rédnu'c cette province. Bordeau» , après 
toutes les autres villes du ducné. traita de sa soumission, 
mais en stipulant pour le maintien de ses anciennes liber- 
tés cl s' assurant le bienfait d'une amnistie générale. 

a Le 23 de juin 1151, le comte de Dunois se présenta 
•^ avec la Lrillaûte et uonibicuse compagoie des seigneurs 
M de France cl des capitaines de son armée , devant les 
■< portes do Bordeaux. La héraut de la ville commença 
« par sommer trois fuis à haute voix les Anglais de venir 
a porter secours aux geas de Borileaux. Nul ne coaipa- 
« ralssanl. les jurés de la >iUe, l'archevêque , son clergé, et 
a les principaux sitigncurs du pays , remirent les clefs an 
t lieulenant-générai du roi.... L'entrée fut brillante et 
« solennelle ; on y wl chacun à la léte do sa troupe et 
a dans le plus brillant équipage : le sire do PiMisach, sé- 
•< néchal de Toulouse, capitaine des archers de l'avant- 
d garde ; les maréchaux de Loheac et de Culant, avec trois 
a cents hommes d'armes ; les comtes de Ncvcrs ('1 1 d'Ar- 
« magoac et le >icumte de Laulrec de la maison de Foix , 
9 avec trois cents hommes de pied ; les archers du comte du 

< Mi^tne sous les sires de I^ Bocssiére et de La K(M;hcfoa- 
ft cauld ; puis chevauchaient trois des conseillers du roi , 
■ Févéque de Lan grès, l'èvéquc d'Alel et l'archidiacre de 
« Tours, avec plusieurs sccrctairesdu roi. Après marchaient 
a Xrislan-rnerinile. prévôt des marécliaux, et ses sergents ; 
« ensuite venaient le chancelier Juvcnal, avec un maotcan 
« court de velours erûinnisi par-dessus sa cuirasse; le 
€ aire de Saintraille, luillif de Berri, grand écuyor ; îo 

< comte de Poitoîs, lieutenant-gèiiérai du roi ; les comtes 
« d'Angoulème {*) et de Clennont {^) , avec lenrs armures 
« bUoclNli acooiopagnès de leurs pages et de ieart ser- 
« vilcoK»; iMcomtes de Vcfiddme(^) ctdeCastn^. Jarqncs 

, « île Oial»aniMA, baiUif de Brarboiuiais . grand-oialtre de 



■r ni .ri, . 



xiile Je Ne^i>r» et d* Hrlhol. .' ■ Jran il'Or- 
■^ukrtc v\ (Ip rr*n»r«). ■'' Jean J<» Rour- 
1^ o( d',Ui^'ouleitie. i^MusaUe Bourbon, 



I 



t T» maison du roi, conduisail les quinze cents lanres da 
« corps de bataille . et Geoffroy de Saint-Briin. baiilif de 
t Chftumonl, les hommes d'arn>es du comle du Maine. 
9 Enfin l'arrière -garde, donl Jonrhim RoasaU était capi- 
« taïne , était commandée par Abcl Rooault son frère. 
« Toot ce snperbe cortège, si nofivcaii pour Its gens de 
« Bordeam , stjjrls du roi dAn^tcterre depuis tant 
« d'années, arriia jusqu'à la cathédrale L'archcvÔque 
« porta à baiS4>j' les sninles reliques au comte dL- Dunois et 
a aux principaux stigncurs de France ; pois ils entnjrent 
« dans l'égTisc. Après l' office , roessirc Olivier de Coctivt 
■ présenta an chnncrlitr les lettres du roi qui 1c nom- 
« maient sênér hal de Guyenne, et prêta sennenl de Iny.ïlt»- 
« ment garder cl faire garder jusiice dans le duché il dans 
« la Tille. Les jurts et la bourgeoisie jurèrent aussi d'obéir 
4 désormais audit sénéchal, comme è la personne du roi. En- 
« «Bitelesseîgncnrs du pays, KssirvsdeDura3.de BaDran, 
« dere«iparre,de Moritfcmnd et autres, prèlèrcn! serment 
« cl hommage entre les mains du rhancelicr, et promirent 
fl d'*tre bons et loyata Français {'). 

IÎ4. B&TAIIXE DE CASTOfflTV (17 juUlcl 145S). 

Paru. LAïkiTitueniss». Aile Ju Midl^ 

Charles VII, maître de la Guyenne, voulut la gouverner 
comme Je reste de la France- Mais cette unirormité blessait 
les privilèges de la province: la laiiiedes gendannei surtout 
excitait un niècontenUnieiit général. Aprï-s avoir biutilcmeal 
porté au Koi leurs d^tlcawes, les peuples n'eurent plus qu'à 
se jeter dans la révolte, et appelèrent les Anglais. 

Lord T.ilbot , malgré ses quatre-vingts ans. prit le com- 
mandement de celte expédition, et débarqna dans le Médoc 
au mois d'octobre 14ô^. Bordeaux se souleva aussitôt en sa 
iavcurf nuelques villes lùiiitrn'tit, ei le reste de U province 
eùl 5Qivi, si de pruinpls renlurt^ arriU's au comte de Clor- 
mont u'cuiêeul arrêté reulriiiiiMnenl de la révuUe. Tcnite- 
fois ce ne frit pas avaul Télé de t'aniiee suivante que l'arinèe 
royale put evirer en campa^c. Charles VII la eonmuindait 
itti-«iéiiie. 

IlassiégeattGastilloo. petite place située aar ta Dordogne, 
^i devait lui livrer le cours do cette rivière , lorsque Tal- 
bol. cédant aux léfoêraires inctanoes iks gens de Bordeaux, 
•orXil deoeUe vilteet tomba à l'improvistc sur les postes 
imocét de l'armée rraneaise ; en nu in^Lant il ks eut délo- 

(■) BUtuirv dci duc9 de Bourgoiptf^ par M. de DmDW. 



Gai «ne 

le» Bdidilleaj 

îy-» 131. 



AitirduNurti 

R.Hl<schaui»«e. 

Salle n^ ?■ 



92 GAtCBIBS niSTOiUQL'es 

. gt'â (t'oDc abluiyc qu'ils occupaicni, eL où il s'établit loî- 
inùnic. Coiumcil y cutcndait la messe, on lui apporte la 
laoflsc nouvelle que les Français ont qtiitLc leur camp et 
sont cil pleine rclr<iitc. L'avenLureux \ieil!ard, eoivre de 
son premier succès, n'alUtiid pus de savoir la vêrilë, il la re- 
IKtusse nit^mc avec hauteur dans la bouche d'un de ses vieux 
oompn^iutis (l'armes . cl, sortant hrusquemciit de la cha* 
pelle, il se lance sur les rctrauchemciits ennemis et j 
faflplanler son étendard. Mais là, au lieu d'une nrntt>c en 
luil«, il trouve pour le recevoir une artillerie lurnudable. 

, En vain cric-l^l à sa gendarmerie de mettre pitd à terre 
pour assaillir avec plus d'avantage les palissades du camp 
français; en vain appeilct-il les Bretons pour appuyer de 
leur opiniâtL'c vaillance les Anglais qui rcculeot : un coup 
de coulevrinc abat à terre le héros ocU^ënairc, et sa chute 
ccitrajuc le destin do la bataille. Lord Lislc , son flls , et 
(rcule autres 5ci(;neurs , la fleur de la jeunesse anglaise , se 

I font luer auprès de lui. sans pouvoir délnurner le coup fatal 
qui l'achève. Ue combat n'est plus dès lors qu'un affreux 
carnage : lord Mnlines. lieutenant de Talbol, rend son épèe, 
et les débris de rarniée anglaise se réfugient dans la forte- 
resse de Castillon, qui le lendemain ouvre ses portes. Bor- 
deaux, forcé de se rendre à son tour, paya sa révolle au 
prix d'une amende de cent mille cens d'or et de la perle de 
ses privilège?. 

Calais cl fînines furent alors les seules villes qui restè- 
rent aux Anglais dans le royaume. 

I^O. DÊfTENSE DE lIEiCTJtlS ;2âju1lht 1473). 

Par M. CiBOTcn i83î. 

Quand Charles VII eut laissé à Louis \I la France dé- 
livrée des Anglais , toutes tes forces de la monarchie durent 
naturellement se retourner contre cette puissante maison 
de Bourgogne, rameau détaché de la maison de France, 

Ki menaçait de arandir au-dessus d'elle et de l'éLouffer. 
nis XI et Charles le Téméraire iK>rlèrenl danscett»; lutte 
acharnée la dircrsilé de leur génie . l'un ce que la |>erli(lic 
a de plus odieux, l'autre ce que la violence a de plushrulal- 
Lednc de Guyenne i ') , dont la faiblesse inquiète et tra- 
rassière faisait ombrage au roi son Irère , venait de périr 
d'une mort subite. La roix publique acruse le Itui , et le 
duc de Bourgogne en prend avantage; il publie un mani- 
feste où il le désigne comme fratricide à l'exécration de TEu- 
l9 Cbtrlcs de France, duc dr Kern. 



DU PJLtAIS DK VCBSIILLES. AS 

ro^', HTaït marcher strs troupes stir iaXormândie. B(^auvaîs 
était sar soii passage : it ni^ songeait point à l'assiéger; la 
Yille dlc-m^me , sans autre garnison que (juelqiits hommes 
d'armes fugitifs arrivés de la veille . n était point préparée à 
un<* altaquo. Mais telle était l'Iiorrcui* qu'uispiraicnt les 
crnanléfi des Bourguignons , qu'à la Tue de? premières 
lances du sire des Querdcs, les hnhilanls embrassèrent la 
courageuse résolution de fermer leurs portes cl de se dé- 
fendre. 

En effet , seuls et sans aucun secours , ils soutinrent le 
premier choc de celle puissante armée de Bourgogne et les 
premières colères de son redoutabli: chef. La châsse desainte 
Angadrcsme, pntronne de la ville, ayant été solenneUemcnt 
promenée, tous les habitants rrun:nt à son asaistauce mira- 
culeuse , et il n'y en eut aucun dont le cœur faiblit devant 
!e dangLT. Les femmes surfniil sp distinguèrent par leur 
Tuerveilleuse intrépidité. « £tlo:^ monlaienl sur la murniltr 
d pour apporter îles traits, de la jioiidre et des munitions. 
« felIcs-nK>mcs roulaient de gTt»sscs pierres, et versaient 
« l'eau chaude, la graisse fondue et I huile bouillante sur les 
« assiégeant?. » Il y en eut une entre antres, nommée 
leannc Kainè. et que la tradition appelle Jeanne Hachette, 
qui , au plus fort de l'assaut, saisit , quoique sans armes . la 
bannière dun Hourpnignon. au moment où il allait la pian- 
ter sur In muraillf Celle banDièrc a été longtemps oonscr- 
vèe comme un Iroplièeglorieux dans unedesé^lise.s de lavillc. 

Cependant lêneri^ie de la vaillante popolalion de Beau- 
vais donna le temps au Hol d'y envoyeruu secours , cl après 
vingt-quatre jours de siège ,' après un sanglant et inutile 
assaut, Charles le Téméraire lâcha en frémissant sa proie. 
et se retira en marouant sa route par dnffreux ravages. 
Louis \l prodigua les récompenses à U ville de Bcauvais. 
I aux femmes en particulier. etparnirctlesàJeanne Hachette. 

Iâ6. LEVÉE l>t' SlÉCrE DE HllOlkES (19 aoÛt 1480). 

Par M. Èdouanl ODith en tiZii. 

Mahomet II avait juré, sur les ruines de Négrcpont (1470), 
d'anèanlir l'ordre des chevaliers de Khodcs cl Je tuer lui- 
même, de sa main, le Grand-Maître- Ce ne fut toutefois 
qu'au tmut de dix années qu'il put songer à accomplir ce 
redoutable serment. 

L'an lt80. vers la Kn du mois de mai. le grand-vfzir 
Misach Paléologuc. renégat de l'ancienne famille des em- 



Atledu Nunl. 
P.i%i|lon*Jultoi. 
R.-<|p-rhaubsée< 




$1 GitEUXs nisToaiQrss 

pcreuTS grecs , parut ilevanl lUiodcs avec une flotte ani , au 
rapport des cuatempuraiiui , ne portail pas motos de cenl 
nulle hommes. La ville fut alLaquèe à la fois nar terre ot par 
mer : pcntlaiil truis niais la furmidable artillerie de Mabo- 
niet 11 ne cessa pas de foudroyer ses ranrnilles. Deux fois 
rc|K)uss6s dans leurs assauts contre le fort Samt-Niculas, les 
Turcs dirigèrent contre la basse ville et le quartier des 
Juits une attaque plus forlc et mieux concertée. Des l'abord 
elle réussit. Le rompart est escaladé en silence, la garde 
endormie est égt^rgée, et le drapeau des infidèles arboré en 
signe lie iriomplic. 

Con ctuit fait de Rhodes, dit A''ertot, sans un prompt 
a secours; mais te Grand-Maitn!, Pierre d'Auhusson» averti 
« du péril que couroil la plote, fil ilèploycr sur-le-champ 
« le grand èlend.ird de la n-ligton, et. se tournaat vers 
« des chevaliers qu'iJ avoit retenus auprès de lui pour mar- 
€ cher aux endroits qui senucnt les plus [)rcssés : c Allons , 
« mes frères, leur dit-il aver une iinMc audace . comb.>tLre 
■ pour la foî et pnur la défense de Rhijde§. uu nous ense- 
« Tclir flous ses ruiner, u It s'avance aussitôt à graitds pas à 
c la lèle de ses chevaliers , cL voit avec surprise deux mille 

• cinq cents Turcs njollres de la brèche, du rcm^kart, de lont 
n je lerre-pleiu qui le bordoit Comme les maisons et les 
« rues étoient bien plus basses, on ne pouvoit aller à eux et 
c monter sur le haut du rempart que par deux escaliers 
a q^i'-n v avuil nratiqués autrefois, mais qui êtuienl alors 
« c ' déDris de la muraille. Le Grand-Maitre prend 
« ij i'nppuie lui-m^c contre ce las de pierres, et, 
« sans b elunncr de celles que les ennemis jctuîenl sur lui , 
9 monte le premier, une dt^uù-pique ù la uiain; les cfaeva- 
« liers. À son exemple , les uns a\ec des échelles et d'autres 

• eu gravissant parmi ces dccomhrcs, làcbeot de le suifre 
« cl uc gagner le haut du femparl. u 

Lu. lulte fut lerrible : ïe sjng des chevaliers y coula à 
grands flots, ol lu Grand-Moitre lui-nièaie fut deux fols 
renversé. Mais ni cette duuhie chute, ni tes sept blessures 
qn'îî a reçues ne ralentissent son ardeur. La vue du sang 
oui ruisselle sor son «mure oe foii qu'undunmer ses frères 
d'armes de la soif de la vengeance, et, après une mêlée 
épouvantable, le.«> Turcs, subjugués par 1 énergie surnata- 
relie de leurs eimemis. prcruient la fuite. Cet assaut fui le 
dernier. Paléologue décuuragé se relira dans son camp , puis 
sur MU vaisseaux » el pondarkique, couvert deconfuiion, il 
faJMil voile vers le Bosphore . Pierre d'Aubusaoa allail dans 



DC PALAIS DB VERSAILLES. 9 

l'cgiisc de Saiut-Jcin rendre grâccsà Dica de la victoire qu'il 
Tenait de remporlcr. 

127. ÉTATS-cÉAËKACX DE TOURS (1& janvier 1484). 

(CHABLKfl Tilt.) 

ï*a M. Jean Aurx m i63t HuHk c«i)ir.iï 



Loais XI, en mourant, avait laissé It^s affaires do roynnni'i 
i>ntre les tuaius de sa HUr Anne, mariée au sire de Benujcu, 
de la branche de Bourbon. Mais le Jeune roi Cliarirs VIII , 
figé dé plus de trcixe ans, «tait majeur d'après ta fiction de 
la lui, et par suite l'autorité de la régente fut contestée. 
lies princes du sang, ayant à leur l^tc le duc d'Orléans, 
depuis Louis \1I , 9« rassemblèrent à Amboise pour éleTer 
un gouvernement rival à cOlè de celui d'Anne de Bcaujea. 

|£ntre les deux partis prèls h se combattre , l'opinion pu- 
blique invoqua les clats-g^néraux : la rejçentr les conToqua 
à Tours pour le 15 janvier i\S%. Uï grande salle de rarcnc- 
Téché fut préparée pour les recevoir. 
Voici la description du cérémoiïial de la séance d'onver- 
tore, telle qu'elle nous a été laissée par un de« d^tés qui 
siégeaient dans celte assemblée (*) : 
« La salle, eu tout très-vaste, fat décorée de sièges et de 
$ Upifi pour la circonsUin > .-r"^ "k-. 
«Ttens la partie du for cstmde en bois, élevée 

■ d'environ quatre picd^ ... . ...j du carreau de la salle, 

K longue de tren(e pieds, ce qui comprenoit toute la largeur 
■ de celte salle , excepté à droite , ou elle ne joîgnoit pas la 
nmraitic , dont elle étoit séparée par nno dislance d'à peo 
a près cinq pieds. Dans cet l'space cl sur le devant n y 
« avoil un escaliej-. Au milieu de l'estrade on avuil plaça le 
« IrOnc royal, orné d'une tenture de soie, ]>arseroée de 
a Oeurs lie lis ; on y arrivoit du plancher do celle estrade 
o par ciua luarches • irculaires, assez basses et d'une montée 
« facile. Auprès du tr-)ne, h gauche, on avoit laisse une 
« place vide dépourvue de sièges, propre k contenir cinq ou 
« six personnes, où se tinrent debout le comte de Danois , 
9 h la même hauteur que lo roi, et à ciMé de Danois le 
a comte d'Albret : derrriére eux et en suivant, te comte de 
« Foix et le prince d'Orange (-). Aubasct à la droitcdn trOne, 



■Il 



■■iirraut. 
> ni». 



I) Jonnat des Élatâ qimàrauxéê J4M 

ison d» comtes de Ctidioni. 



par Jcfaao Haswiîn. (^ De lu 



d6 CALBS1E9 UISTOXIQCES 

a sur la largeur de l'estrade, se voyoit d'abord un lanientl 
o orné d'un tapis, oùêtuit assis le duc de Bourbon (M . puis 
« en fnce de lui , mais le devant tourné à gauche , un second 
« fauteuil destiné au chancelier, un f>cu moins haut eepcn- 
a dant que le premier et rapproché davuulagc du bord. 
« Derrière le fauteuil du duc di; ftouihon se trouvuil un 
banc qu'occiiprilcnt ensemble mcssircs les canlinaux tic 
« Lyon et do Tours , 1rs seigneurs de Gaure . de Vendôme 
a et plusieurs autres. A ç;auclio. nnpn'<t du trùne, sur un 
t bane placé de biais, siégeoiont les dues d'Orléans (') et 
« d'AUnçoii P), et les comtes d'AngouIéine ('). de Ueao- 
« jeu i') el oc Bresse ("). Sur le dossier du banc avoient 
« les coudes apjiuycs le comte de Tancarville et plusieurs 
« princes. Une foule nombreuse d'autres seigneurs ëtoit 
a debout dans l'étendue de l'c^stradc. 
« Le parquet, ou plulùt le carreau d'en bas, ètoit roU- 

< verl de trois rangées de bancs . dis(M)sês latéralement au 
« trdue et des deux ciJlés de la salle. Au milieu avoit été 
« ménagé un espace libre assez large pour le passaRc. Der- 
« rière les bancs étoicnt des sièçes nommés /ournws, mis 
a encore par triple ran;; : mais a la tête des difTcrcntes 
a rangées de lianes latérales, et vts-à vis de l'estrade, il y 
« aroit des baucs séparè<;. Ceux de droite éloienl les slégos 
« réservés aux Rrands. comme on tlil. de l'ordre royal, 
« ceux de jîaurhc aux prélats qui n'étoient pas de l'ordre 
des états. Tous ces siépcs s'étcndoient jusqu'à la porte et 
« remplissoicnt entièrement le lieu. Seulement à l'entrée et 
» ver» l'extrémité une barrièrtî interdisoit l'abord de la salle 
« aux gt-ns non aj>pclés. 

a 11 faut savoir que la partie In plus haute du parquet 
« cnnlennil fjéle-méle les sièges des sértécbnux . des baillis, 

< des barnus, des chevaliers, des conseillers, des secré- 
a laires. dont chacun fui appelé par le grellier en procla- 
a inarit sa di^ilé. Là prirent place aussi les prélats et les 
« plus grands dignitaires des états- La partie intéheurQ 
« appartenoit au reste de la foule des députés. 

a £n face et en dehors de l'estrade une place avoit étèi 
a faite pour le greftier... » 

(tj Jean de llourbon. U« du doiq. duc de Itourbou et d'Advenme. 
(T) D«|>ui» LtMiift \ll . roi de Fraurc. •'^iRrniï, (liicd'Alençon. ('" Charltéi 
U'ttrU'ans, iomw tl'AnKonléino. pén* de Frjinrois l", roi nv t'ranci!, 
{>) iMcrre de Uoiiri>ou , U« du nom, duc de Bourboa. («^ Ptiilippe, II' du 
iioui, iluc de Savoie, ' 



i 



DU PALAIS DB TfilSAlLLES. 



9t 



enfants salk 



128. MAnuGE [>K riivni.F.s vin et n'AKi«e de BRETAcnt 

f(l6 décembre 1491j. 
Par M. SàtnT-Bvftcen I83l Aile du 
Françoi$II. duc de Bretagne, étant mort sans 
mâles, la couronne duoalc oiait passée sur la tète d'Anne 
* fille ; L't la main de cette princesse, hèrilitre du demur 
les griinds ticfs de la aïon.irchie qui eut i^ardéson indi- 
)eiidafta: •lail devenue l'objet d'une ambilkusi' hvaliit. 
irn d A^bret avait afîîcbe des prétentions que rien m- 
lait ; Maximilien, roi des Komains . avait été plus 
ïâreux : il iivail épouse la jeune duchesse [>ar procuration, 
■ftdéjà Anne (^renaît le titre de reine et se promettait colui 
d'impératrice. Mais« à aucun prix, te rai de France ne 
)OUvait permettre un mariage qui laissait une des [lortes 
je ses étals uuvurLo en luut temps à l'un de ses plus re- 
Iqoalahles ennemis. Le conseil de Charles VIII rés<dul 
.donc d'emporter, s'il le fallait, par la force , la main de la 
,prinrcssi- , ei de saisir celte occasion, unique peut-Olre, 
,de réunir un si beau fief à la couronne. Des truapes en- 
. Iraient de tous côtés en Bretagne: Anne était assiégée dans 
,]Kcnnes; une commissiua mixte veuail dVHre noinmé« pour 
décider si c était o elle ou au roi de France au'appartenait le 
fdacbe ; elle comprit qu'il fallait céder. £lle traita secrè- 
{temt>nl avec le prince d'Orange» et k un beau jour , 
Charles Vlll, dit Mulinet. étant allé accomplir un péle- 
riiugcà Notre-Dame, prcs de Kcniics, sa dévotion ffîte, 
il entra dans KcimL's. accompagné de cent hommes 
« d'armes et de cinquante archers du sa garde, salua la 
« duchesse et parlemenla longtemps avec elle- Trois jours 
m après se trouvèrent en une chapelle, où. en présence du 
Il duc d'Urleans , de la d<ime de Beaujcu. du pnnoe d'O' 
« range, du scigtuur de Dunois. du chaiicoliur de Bre- 
o lagnc et d'autres, le Koi liaiiça ladite [irincesse. •• l^uis 
au Di)ut de quinze jours. Anne dr Bn-tncnc vint joindre 
Charles VIII DU château de Langeais en luuraine. et leur 
mariage fut célébré en pré:§ence de toute ta t:our. le 6 dé- 
ceml>re i\\ii. 

Anno, toujours bretonne an fond du cœur, avait conclu 
cette union comme un traité de |)aix après la f^uerre : l'Hc 
avait s«>igueuH"roent reserve toutes les chances jK^sibles en 
faveur de lindépendance de son pays. Mais ses secondes 
noces avec Louis \II et le mariage de sn liliL* Claude avec 
François l''^ consommèrent plus tard la réunion de la Brt»- 
tagne au corpsde la monarchie. 



CÀI^ftlK HIb-T<«IQ(a0 



Pavillon ilu nui. 
iS.-4e-cluiUitM.*t-. 



129. itF. DLC d'ori.ïL\ïs (Lorw xn) FOUCE TION YRf-* 

DICIIIC UK SE RETIRER, ET DÉBABQtïE SEIS TBOLPES 

A HAPALLO (8 Septembre U94). 

Pir M. Tfléodore Gmis en.... 

rk^rlf^; VIII ilnil tinirè en Iulio poor V r^rlamer l'hé- 
rii iv (le la couronne des IK'US-fek'ilps. Pendant 

qui : ti.iiiaver son ann«c<t^n!;les plnines de la Lom- 

bardie, le duc d'Orleajis, soncoumn. »vec uneflutlt: gV>noisc 
année ynr U France, faisail télé aux vai^eauK napolilains 
«que condiiisoil dom Frédcrtc . frère d'Alphonse, roi 
A oefi DuuK-SiciJes.ot estoit iiUgome (Livourne] et k Vise 
« («ar les Klorerttins tcnojenl cneort s pour eux) , et nvnicnt 
«fiftrtain notabre de gilê» : cl etïlnil aver lui mmirc 
« Brelo de Ftisco , et aij(re<t flenoroîs : au moîen desquels ils 
« ttpiToieni Oiire tourner la TÏtlc de (ienoes . et peu faillit 
« qu'ils ne le tiswnt à àpccie. el à Ka]yilo, pr^s de Gennes, 
« où il» mirent en lerrc {yoL-ltpies Tiiille hommes de leurs 
« partifans : et de fairt . eussent fait c« qu'ils vnulolent , si 
« (ost n'ou&^ofil éio ussilli» : mais en ce iour, ou le len- 
« demain, dil l*hili|>pe de Comines, y arriva le doc Louis 
n d Orléans, ovtfqui'lfiuesnave^.el b'in nondircdegalèes; 
•tel unegn>.«se ;;nleawî qui e*l"iit mienne, que patiYinisoîî 
c un np|H'Ur missire Albert Alety; sur laquelle fstoit fctjît 
< iliu t-i 1' >- priucipnUK : en ladite gulmet- avoit grande ar- 
« (< .rosses pièces: e^relleèloil puissante: cl s ap- 

• I" Il prits de Inre que lartillerio desconfit prewjtte 
« ura enDcinis. qui iamais n enavoient vcu de semblable, et 
« ostoîl chùftc nouvelle en Italie : et descendirent en terre 
nceux qui ti»t(iient susdits nirires: et parla terre venuieni 
a de Gennes. où estoit lamiée. un nombre de Suisses que 
« menoil le baillifde Pigeon : et aussi y avoit des gens du 
«ducdcMilan,qucconduisoillefrère dodtt Breto.ippelc 
« jDeisire Jehan Louis de Fliscu.et mcssire JehsiiAdorne: 
■ lesquels ne furrni. point aux coups : mais lirent bien leur 
« devoir, et ji;ardéreut c^Ttain pas. En efleet , dès que nos 
« gens iuignirent les f-nneinis ils furent delTaits et en ftri(e. 
« CevI ou six vinffts en mounit , et hnicl ou dix furent pri- 
« fonaicrs el entre les autres un appelé le FourgousÏD 
« (J«iiaaFrc9ose), fdsrlu cardinal de Gennes(Paul Frézosc). 
« Ceux gai eschapèrent furent tons mis en chemise par les 
« ^eiiftauUucdcèlilan;ft autre mal ne leur firent , et leur 
« AM Bîwide coostimc. ic vis tontes les lettres qui en ^iA- 



S«llc no 1- 



Dr PAUts v& msint%5. 99 

« drent tant an roi qa'an duc t\e Mil.m : «l ain<i fut relit ar- 
;KtBécdc'Dicrreboutce.(Yui ijf|)ui» iics'3p()arul« près (Vi » 

I 130. ISABELLE l»\i&iCÛ> littPLOKB CaiAI.XS VIU Ul l>- 

vtuit Ut Si »AaitLL£ (H uetobrc- 1494). ' 

Ptr M. Tti^ophllp Pi«r.n:vttDeif ikil. Aile du Nortl. 
d'apri!» lo Utbl«itu d'AIIori. n.ilo-cbâusMM)^ 

A rapproche de Charles Vit! \n LombarJie avail ou- 
vert toutes ses rilles i c'était Louis Sfbria , oncle et 
tatror du jennc duc Jean Galeas, qui condui<tail Igi- 
méme, romnie par la main, le roi de France. Arrive 
dan5 lo chAteau de Parie, Charles Vllï voiiln! voir s^ii 
malheureux cousin , qni s'étiignait dans \cs langueurs 
dTune cniellc maindie. La présence de Louis le ntoro, 
dont lœil snrvfiMatt sa Tirrîme. cfTmik'ha les deux jeiuif^s 
princes i\v se narlcr en liberté. « Charles V\\\ , dit Oùi- 
a Chardin, n« lai tint que des discoors généraux . lui 164 
« niuiu;nBn( la douleur qu'il avoit de le Toiren cet état, et 
« l'exhorlaiif d'avoir hnnne espéram*e el de travailler au rè- 
« lahltsscment de sa santé; mais dans le Fond de l'âitie le 
K Roi fat sensihlt'ment roacliè de ?a sifnalion. aussi Hen 
« que tons ceax qui rRrromnagnoienl ; car personne ne 
■ doutoit que cv malheureux Priucc ne dût «re biealM !a 
c victime de l'ambition de son oncle. Cette compassion 
« augmenta em'ore ;^ la vue d*lsal»el)e sa femme tremblante 
« pour la TÎc Je son mari, el [ntur celle d'un iils qu'elle 
€ tvoit , d'nitleors . afflist^p du péril de son p^^e rt rie sa fa- 
« mille , elle se jetta aux pierls du Roi en présence de loul 
« le monde , le suppliant arec lieaucoup de larmes d'épar- 
« çnor son père et sa maison. Le Koî lonehé de la jeunesse 
« et de la beauté de celte Princesse . laissa roir qu clic l'a- 
« voit attendri ; mais commo une si p-ande affaire ne pou- 
a ^"ott Être arrêtée par nri obstacle si léger, il lui répomlSl 
« qu'il s'éloit trop OTançè pour rcruler, et qu'il étoit con- 
• traint de (M>Hrsuivre son entreprise (•). b 

IM. ENTHIe de CBAilLEfl VUl DAKS ACQt'APCIlDEKTE 

(7 décwDibre 1494;. 

Par M. IToMKîs en i ?3t. Aile du Nonlr 
d'apré* le tattlriu dp ChauvlD. R.-dc-cliau>.M.V. 



Charles ^'TTT poursuivil.'ia marcbc sans que rien l'arrê- 
tât , et franchit les fronlières de la Toscane. Là, Piseat- 
teodait en lui son in)érateur, et, malgré les ombrages âM. 

(1 Miémoirc$ de Pktiippe de ComtKfi , )W. Vll.cbap, ^U (}} JUiiMn 
dti GwTut d€ f/fo/w, pu F. Guicbordlii, tom. K ' 



aille n-* 7. 



Aile du HiiU. 

1" flaire. 



tOO GALSOIES niSTORIQVBS 

ualriotismc Dorcntiit . Sa> onnrolo . qui l'appelait rommc te 
fléau de Dieu, fit loiulicr dcvaut lui les portes de sa pa- 
trii'. Mais les >iMe?> tle la cutiip.i;;iio roinaiii'' ul* siiiibLiieut 
pasluipromçtlreleiiU'iiiRaccueil.I,L'p«|je Al<'X»inlre VI (*), 
kspngno) de itatsf;aiii*o , élBit uni d'iniérêl ovtr la nmi^oii 
d'Aragun , et avait interdit au rui ilc Francis ï>uus pcïue 
d'excuiumuiiicaliuii. rentrée des Èlals de I'ËkHsc. Cepen- 
dant, le 7 dcccinbn IWV.Ciiaiies VlUrijiilâuu-i les murs 
d'Aequapojideiite , la pr<-itiit-rt> >ille îles éULs poiitilîcaux . 
à la friHilière de Toscane. Il n'y trouva puiut de garniâoa 
eanemie ; nviis bien le ilor^c tout entier qui surtît à âa ren- 
contre en Krand appari^il t nvec la croix , les reliqueï- vl le 
Saint-Sacreinuil. il put s'assurer alors que , iiuiljji'é les 
menace!» (l'Alexandre VI, ïl traverserait la campagne ro- 
maine , euuiiiie le reste de l'ilaiie, dans toute la trajiquil- 
Uté d'une marche triomphale. 

132. £ATI\b£ DE aiAIILES Vni A NAPLES (12 niiiî 1195}.' 

Par M. FiLrc):i eo 1836. 

Après plus d'un mois perdu h Komc dans de trompeuses 
négociations. Charles Mil met enOii son année en mou- 
vement ver» NapU*Â. Au seul hruit de son apprrx'he, una 
révolution venait de s'v arroniplir: le rui Alphonse lï, 
aceahlê ïious le poids Je l'exëctatiun puhliuue, avait rc- 
oonré à défendre son ro)aume et s'ètail réiugié dans un 
consent de la Sicile. Le jeune et beruïuuc Ferdinand , âun 
dis, ne lui succéda que pour st: voirlàctiement ahandonoé 
âSaii-Gennano, uù ilattenvluil l'eimeuii: à peine, au milieu 
des Irahisuus qui Ifuliiuraienl , put-il , eu toute hÂle, s« 
Mu>cr dans l'île d'l:^chia. 

Charles Vlll ne inardie plus dès lurs comme un guer- 
rier, dans 1c menaçant appareil de la conquête; c'est un 
rui Inn^lenqis atlcndd par i^es peuples et renilu eulin à 
' leur amuur. Napleti l'appille, et s'c!^t pour ainsi dire préci- 
pitée tout entière à sa rencontre. Il y entre avec recu- 
lant curlêgc de Sun armée , au milieu dis aci;lamatlons 
d'oacfiNiic enivrée par la nouveauté des événements et par 
la nupDificencc du spectacle. LesseJKneursdu parti angt- 
vin , jetés dans les cachots par lombra^cuse tyramiie d'Aï- 

Shunse. eu sont lires, el viennent. a\cc renlhoiisiasme 
e la joie et de la reconnaissance , baiser les muiiis cl les 
pieds du jeune monarque. C'est ensuite le clcrj^e ijui, à la 
pûrle de la cathédrale , lui ofTrc la courumie Uu royaume 
portée pnr deux enfants ailés , lîgurant deux angci. Charles, 

'I 0) Rodftric Borgla. 






DD PjLLA» DB VBISAILLE9. lOt 

'erf la rerevanl , j"*'*' <*•? défendre la religion enrcr* et 
CMitrelous; puis il se rend nu pnhis, où les graïKls du 
'royaumr lui remeltcnt le scrplrc et prêtent entre ses maiiis 
leur sermi'iit de foi elhanmiagp. 

Charles A' IH et sa jeune noblesse ne surent pns rccneil- 
lir les fruits de ccllt; hcUe joiirncc : ils jouirent de leur 
conquèle avec une folle insouciance, au lieu de s'y affcr- 
mir. et Naples fut perdue pres(iue aussi vile qu'elle afait 
été gagnée. 

133. BATAILLE DB SÉMIXARA [2V JUÎH 1^95). 

Par M. JoLLisET en I83r. Ail*: du NoHJ 

Pcncîanl «lue Charles \1!1 s'endormait à Nantes au mi- ^'^ '^' ^• 
lieu des fi^lfs, un tirage menaçant se formait derrière lui. 
Le pnpe^'K U; roi d'Esjtagne (*) et le roi des Romains ('} , 
le duc «le Milan (*) et la républirpie de Venise se liguaient 
pour dtasser les Franraiç de l'Italie. Longtemps Charles 
aeciiritlii avec incrfdulilê les a\crli5serrienls répétés du 
sage Comines; il fallnt se rendre enfin à l'éTÎdence, et 
abandonner le séjour enchaotô de Tfaples, en même temps 

SaelesheauT révos de la conquête de l'Orient. Unemoiiic 
e l'artnétt française, sous les ordres du duc de Montpea- 
sier (*) , nslc à Naples pour garder le royaume: l'autre, 
eommandce par lo roi , reorend le chemin de la France, 
Mais à poinc Charles VIII avait-il tourné le dos à sa 
uoiiqu*ïlti. que déjà le jeune roi détrôné. Ferdinand II, 
s apprÈlail à rentrer dans ses états les armes à la main. Dé- 
barqué â RegRio avec rioni'-aKcdp Cordone, il pénétra sans 
coup férir au cour de la f«»I:d>re , et s'avança vers Séminara, 
où II surprit et fit prisonnier un petit corps de troupe» fran- 
^ses. ilais le sire d'Aubifmy qui commandait ilans celte 
provîjicc , marcha rapidement à la rencontre de l'ermenii 
poor arrêter ses progrès, et lui présenta la bataille. Le 
prudeiU Gonzalve ne voulait point l'accepter, mais Ferdi- 
nand fut contraint de céder a lardcjir impétueuse de ses 
barons , qui cmnplaicnt sur le nombre comme une Raranlie 
assurée de la vietoin-. Leur illusion fut courte : dès le coro- 
roencement de l'action, la cavalerie espaï^n^le. chargée par 
les gendarmes frani;ai«, fit une évolution en arrière pour re- 
venir ensuite à la cHar^e, selon l'usage des Maures, avec qui 
elle était accoutumée h combattre. L infanterie napolitaioo 

0^ Alexandre VI. C*) Fcr<tin«nil II. (h Maiimilitin I", IIIb de IVoiporeur 
Prtïd(!ric m. * LudDvic-Mjiric Srorce. J) Loulidc BourbRO. i- ùq dodi, 
priaito de La Roche sur Yon. ■'. ' •• 








Ferdinand essaja eu valu de U ralUrr : il faiUiL lorabiT mux 
maim du l'eunerai , et ne dut suu saluL ip'à L'iiérolque 
dcvuuemcDt de Jean d'AJtavilla , l'un de $es genliJs- 
hoinincs. Cette victoire laissa pour quelques rauis déplus 
Te royaume da Xoples aux mains des Fronçais. 

134. BATAILLE DE FORÎIOCE (6 jUAlct H95). 

Par 31. FKno» ea JI3T. 

Pendant ce temps Charles VIU traversait toute ritali« 

pour reloiiraer dans boq rofauim.'. Celte retraite ftn 

pleine de fatigues et de périls: l'hisloirc a conservé le 

souvenir de la patiente énerfi;ie avec laquelle les Suisses 

traînèrent h Itras , k travers l'Apennin, cette pœaDte 

«rliilerie» oaffiière û terreur des Ii.iliens. Mais après nn si 

prodigieux eunrt, tout ce qu'on avait gagne c'était d« se 

] trouver aux portes do la Lombardie, en face d'un eanemi 

. de beaucoup supiTieor. Cliarle^ demande lepassage; on lo 

^ lui rel^usct et alors s'enf{»ge> sur la rive droite du Tare , 

, dans le bassin de Furnovo j une baUiile À jamais glorietSA 

pour les armes françaises. 

L'arméa des confédérés, au nombre de quarante milie 
Uommcs, était réunie sous les ordres de François de (son- 
uguc, marquis de Mantoue» l'un des Condoûicri les plus 
\ rcjionunéà de l'Italie. Neuf mille Français, exeétiés de £i- 
^ ligue p n'hcsilèrent pas à chercher un passage â travers 
cette niasse épaisse d'bomracâ et do chenaux. La lactique 
iUilieune, appuyée du nuinlu-e, «ot beau déployer toutes 
, aes rcsuiurccs, la furie français , k laquelle rien ne pou- 
vait résister, l'emporta. Eu vaiu Gonrjigue» par une ma- 
iia'uvrc bidiile, 4 élmt flatt» de couper l'arrière-garde; 
Cbarlcs VLII décuncerte à cuups d'cpé« ses calculs et a 
, bientôt dégagé le^ siwis par une charge vicloriease. Les 
Stradiotes, milice allKinaiso à U solde de Venise» qui de- 
vaient uitpiiycr le moureaient^du marquis de Muitoae, 
Dublicnl le combat pour rejeter eo pillards sur les ba^- 
gci; et le comte de Laiazao, au lieu d'attaquer de frnat la 
ÀeiKlirni' rie française, dès qu'il e<t en (ace d'«ile » toarne 
bii lupre une lance. Le luissacre des Italims fut 

lp< > : jamais iU n'iivaieiit connu une pareille 

^Ut'iii.'. Les Français eQi-fl>émes restèrent un moment 
comuic cUmnés de leur ricloire, et hésitèrcntà poursuivre 
leur in.irehe, tant il leur sembliit incruyable qu'une sipuis- 
MBle arni^e se fût à si jicu de frais dissipée devant cuju 
Biysrtltlorsâgi de dix-huitans.servaildans la compagnie 



\ 



t>i; VALAIS W \l»Si\UtS. 



t«3 



f 



I 



4«s bomnics d'armes du cooile iJe ii^ny ^'j. <t II fil A la 

tt LiiUiHc de Foruouc ijc& pioiligcs Oc vale«r, eut deux 
a cUcvoux tac3 sous lui cl jini uue cuiuiguc qu il prî'MnU 
4 «U Roi (^/. u 

135. CLfeMMCE DE tons III («vri! 1498}. 

t'ai JcM CiuiUfn 1824. AitetluNoi 

R.-dc-cluiufti 

Le duc il'i)rl«tns, « La tëtr du parti di«9 prinrm , a\ail s«Uc qo i, 

IriMihlù de scft prc*(rJiUuiL> niuliitinisirs la miiiuiité drChar- 
li-s VIll.Ysinoii à In liataiMo de SniuuAuliiii du Curmicr 
par leMra dn l.a 'Ircmoillr, il t'iail ininliê prisofiirier onire 
Boa miiiiis , ci a%ail expie ses rcves de <tuimoa(ioii par une 
OlDtivilé de trois années. 

Il Lorsque la couruiiuo passa sur la télé de ce prince en 
, iJtHH, tvtu ceux qui avaieol servi contre lui le roi son 
Kàdccesarur occupaient lesplus hauts emplois à In cour; 
tlréoiuiUo. entre aulrei, avait l'office de premier cttanv- 
thnHtn «Le rui \e manda de non propre momenifnl, 1« 
« ooDfiroia eu louii se» étals , i>tlii-f!i . pt>ii<»ioiis et tiictifaits, 
a là priant de lui être aussi lojid qui «uo prédécesseur» 
a avec proine^ic d« incillourc rt'coinpense ('). i* Ao«ool)Ie 
traiUiui.-ut Luuis \U ajouta cette parole si belle el si 
connue : u Le roi de France ne venge pas les injures du 
<■ duc d'Orlôaas. p 11 traita avec lu mduio fçén^rnsKt^ les 
autres courtisans, à ijuileur dtntmemunt puurCliarlus VIU 
faisait redouter Sun iuiniiîié; il leur annonça qu'aucun 
tl'eax ne serait privé de ses etnplois et de ses honneiiri. 

130. IUYiIU> SVa ht POKT DCG.UtlGLlAKO (dCC. 1503). 

l'^r M. Piiii.it-roTKirx eu t84o. 
f tes Frnnçajs ftisaïcnt un dernier cflurl nour rcconqué- 
* Tir le royaume de Naplcs, rnicvé à Lùtiie. *'lï t'^r î;i perfi- 
die de Ferdinnnd le Catholique et Vhn: de 
Gonzalve de ConJoue. Les armées , en i tu- 
Ire.couM'aicnt les deux rives de <îarigli.Tnu, i\nm l'attente 
d'uiw action décisive; c'étaient ctuiqu« jour de nouvelles 
escannouches enire les chevaliers des deux nalion*. Ce fui 
dans l'une de ces rencontres que Boyard se sijiEnala par un 
thh d'armes sinii'rvrillcux que Ton se reMiserâil d'y croire 
s'il n'ct Ht attesté par le naïf téuioignago de son écuyer, 
historien ftiIMcdeMi vie. 

l'nparii de ca\ûlerio espagnole s'avançait k la tJérobée 
|KKir surprciidre le camp fVauçais. Bayard, dont l'œil éUil 

p' Loui» dft Luii'inhotini. {''. Biographie uniicrielle. <^) Mimoir» dtf 
Trém'jîlU^ vil, viu, i*. t&9. 




ClOI GALBRIIS niSTORlQFBS 

toDJoars ouvert . s>riaperrnï. « Si commenCea à dire Jfcs- 
« cuver Ba!5Cu, sun c<imp.'ii{^)on : «monseigneur l'esciiyer» 
mon amy, allez vislenifnl quérir ile noz gens pour garder 
ce pont, ou nous sommes tous pcrduz ; ce pendant je 
meltray peine de les amuser jusqucs à vosire venue :nMÛs 
ha$tcz-vous;i)Ccqu'iIttst.El le bon chevalier, la lance au 
poinR, s'en va au lioul dudit ponl, où de l'aulrc coslè es- 
loienl desjà les Ëspaignolz prestz k passer ; maïs corame 
lyon furieux va tnettrc sa lanee en arrest , et donna en la 
troppc, qni desjà étoit sur ledil pont. Uc sorte que trois 
ou quatre se vont esbranler. desnuelz en chcut deux en 
l'eaite , qui onrques puis n'en relevèrent , car In rivière 
csioit grosse et profonde. Cela fait, on luy (a)lla beaucoup 
d'aftaircs ; car si durement fui assailly, gue sans trop 
grande chevalerie n'eust seeu résister : mais comme ung 
tigre eschauffé s'aculn à ta harrière du pont . à ce qu'ils 
oe guignassent le derrière , et à coup d'cspée se derfendit 
si très liîeii que les Ëspaignolz ne ««çavniçiil que dire , et 
ne ciiydoicnl poiot que ce fwt^l ung homme, omis ungen- 
neiny (un dialde). Brief, laitl bien et si longuement se 
maintint; que rcscuyei' le BaM*o, sou compnic'noii, luy 
.iiiu'ii<n n-'Sef mmIîI"' Sfi-inir*. comme ik- cent lnnfunes d'ar- 
iiii-»; Icsîjucl/ arrivez firent ausdils Espoignolz liahan- 
dûiiner du tout le pont, ctlesThi-^erent un f^rand inillf 
de U (>]. » 

137. LESÉTATs-€t?ttRAtxx>ETOi;ns vl^i ii^ai lOCG). 

(LOUIS \II.J 

Var M. KÊXARBvn ISS6, d'après an plifond 
Uu Lou\ro |iL>ifil (lar M. I>rolllng. 

Louis XII avait convoqué les états Kêncraux à Tours. 



pour le 1U mai 1jO(). 



Le U du même mois, dit M. de Sis- 
rnondi , « il reçut les députés des Ëtats dans la grande salle 
a du cliAteau âe Ples*iis-l6s-Tours. Il avoit à sa droite les 
w cardinaux d'Ainhui^eet de Narlmnnc. le clwneelier et 
« beaucoup de prélats; A sa gauche, François, conitc d'An- 
« gouléme. à qui il avoit donné K- liti i; de dur de Valori, lc5 
« princes du sang, les plus grands M-igneurs du royaume, 
« le président du parletnenl de Parisrt quelques-uns de ses 
« roiisrilUTs. Thomas Bri'*ol. fkuioinc de iVotre-Uame et 
« prrinirr député de Parts, porta la parole: il remereia le 
1 roi d'avoir réprimé la licence des gens de guerre, en 
« sorte qu il n'y en avoit plus desi hardi que de rien prendre 
a sans (»ayer; d'avoir abandonne à son peuple le quart des 

(1) liiititiri du bum rbetalier tant poi'ur tt tûn$ re/rrotirA/ ,c)). 1X1V< 



taillf 



DD PALAIS DE TCnSAaUU. 

>ir enfin réformé la iu 



«A 



'jc dans son royaornc 

« tftappointé partout (]<• ImiisjuKcs, tant h la cour du par- 
oi lenient de Par» que U<'>ns les tribunaux inférieurs.» Pour 
s toutes ces causes, dit-il, il devolt être appelé le roi 
4. Louti di.KJziéme, père du peuple. »Cc sunmni, qui rè- 
« pondait aux sentiments de toute l'assemldèe , (ut reca 
« avec acelamatioii; le roi lui-même fut si loocbé qu'on le 
« vit répandre de* larmes. » 

Briroi, interprèle du vrcn national, s'aQ;enouilla ensuite 
devant le roi , nver Ions le»; députée, pour le supplier do 
donner en mnrwge sa lîlle, Claude de Franre, au duc de Va- 
loiSi qtd régna après lui sous le nom de François Ki*. 

EffTBÉE DE LOUIS XII A GÊNES (29 OVrll 1507). 

Par M. Aty Suiu rcR en ... . Ai)« ila Nord. 
Pavillon du Itol» 

Gencs , incapable de garder son orageuse liberté , s'était *"' '"^^*'' 
mis^sousla prolertion des ducs de Milan; et. comme Uml 
rhcrilago des Sforza, plleéliiil pnssëe depuis huit ans aux 
m.iins de Louis XII. Mais , soos la lui même d'un maître 
étranger , les vieilles haines du peuple et de la noblesse, 
qnî jadis avaient mis en feu l.i république, fermentaient 
encore, et les lieutenants du roi de France, fidèles a leur 
titre de gentilshommes, n'élaienl pas jugos impartiaux de 
I Ta querelle. II en arriva que le peuple . animé d'une égale 
fureur contre les nobles et les Praniais , les cliassa en même 
temps de Gencs. choisit un dogo dans ses rangs, et s'ef- 
força de placer son indépendance reconquise sous la sauve- 
garde du pa p*; Jules II (') et de l'empereur Maiimilien. Mais 
runellautrc ne nrétèrcnlaux Génois que le secours dune 
jmpuiss.inle médiation, et Louis XII avançait avec une 
armée. Paul de Novi, digne du titre de doge par ses ta- 
lents et par son courage, mit tout en œuvre pour défendre 
sa patrie; mais le cœur faillit aux (lénois , et ils n'osèrent 

Kml alTrontcr jusqu'au bout la colère du roi do France, 
ville fut rendue à diçcrélinn, Le 29 avril t307 Loui» 
Xn fit son entrée dans Gènes, à cheval , armé de toutes 
pièces et l'épée nue à la main. Les magistrats, qui étaient 
sorlis à sa romonlre, se jetèrent à ses genoux, le c^jnjo- 
rant de pardonner à leur ville une rébelliou qui n'était 
point dirigée contre lui. A Icursprièresse joignirent celles 
d'une foule immense de femmes et d'enfants qui tendaient 
au Roi. en suppliants , des branches d'olivier. Louis Xli 

0) JitDcodeLa itov^re. 



lu Nord. 

Sallo m- T. 



I 



CAtlBIl» miTORtQCU 

voulait pfTrayer Gt^jies cl non la ruiner ; il èctkota donc Xti 

- cmblrs impinitionstln la piliè^rlnanlonnaà I» ville rebelie. 

- 3\»titefoi5 ios clie(s de la révolte turent «•xcïplé!* do <* psr- 
( don, le priiple perdit les nnripns pri%ilé^P5 de sa cousli- 
' luttun rcpablicainc. H une forteresse inexpii$;n'tMe. , qui 

prit le nom de àridf de Grnrs ; s>Iova on hnut de la Lan- 
£.> tsme, powr comprimor à l'aTcnir h tnrtralence de l'osprit 
déaiocrati([uc. 

i3d. BATAILLE UAGRAUtL (li DUi lo09). 

Par M. iù txnn ta im. 

Louis Xn irrité conlre Venise, son ancienne alHce, s'é- 
tait uni à l'ompcreiTr Sflaximilicn , au roi d*AQglcterr« et 
an ru'i d'Espapne , pour humilier ceHc orgueilleuse rt^pu- 
blique. Le pape Joies IL quoique jaloux avant tout de chat- 
ser d'Italie les barbares , avait acr^dê à celte alliance pour 
liiîrt plier sou5Soûa^ccDdantlipui:<>ancc \émlii-nne, et la 
tourner ensnile, avep Ip reste des forces de l'Italie, cootre 
les FriUiçais ellc^ Allemands. T.a ligue de Cambrai avait été 
eonelne (1509), et onebulle dcxeouimuDication laneéccon- 
tre le Doge et la république était venue en aide aux armei 
fivnçAises. M 

LorrisXn enefTet était entré le premier en canipaffae : m 
il avait passé l'Adda à C;iss.tno sans rencontrer d'obslacle/et 
menaratt de séparer les Véniliens de leurs miigasins de 
Crômc cl de Crémone. L AKiarieelPiligliano se mettent 
alors en mouvement pour chercher auprès de Créoio une 
plus sûre position. Mnis dans leur marche simultanée leâ 
dtiix années se rencontrent fortuit enien!, et le combat s'eo- 
gagf.L'AlTÎane veut rappeler à luisoncoII6gac,qui l'ade- 
t-aiicé . nwis eclui-ci se refuse h courir les risaues d'une 
liataille qoA le sénat a ordonné d'éviter, el le laisse Seul 
contre t'^ute l'armée friinçaise. Ce fui IsTailIante in&nlerie 
à^$ hrisigttélla, iwguérc formée en Romagne, et que db- 
(inguaienl ses casanues à moitié rouges et blanches, qui 
«oulint «eule tout I effort de la bjilaille. Ces braves gcm, 
i!(ii -iir l'inlrépidiiédcleurrhef.se firenllnerprcs- 

qu- ■• dernier ; on en conq^ta s.tx raille couchéii par 

lerrc. \ ingt canons tombèrent aux nnains des Français, et I 
l'AIvi tne , hlessé no vî^.»^-», fnt nmeiiê prisonnier devant | 
Louis XII. La b.>i <'" 1 porta un coup lerribleà 

la pnissnnce deV - issurcr au roi de France 

tes conquêtes quilciu' n'.mi'i rli'-icher: d'autres mains que 
les àieuuesJev aient recueillir les ftuils do sa victoire. 



DV rÀJLkW Bl TinUULES. 



140* PUISE DE fiOLOCHE (âl moi 1511]. 



Var UM. LabivUuk e( Xaiupm ea iâ3T. Aïk Ja Ni 

Salle n» |, 



f 

■•'nrait dVHe.nij'îI sVrnprcfs.1 de la Téroncilier i-i© 

**■ rt (it^ s'allier avec vWv. cniitrc les Français. \\ i.,^ te 

Cïïtlinliqm», Ifi-nri VIII et rein()crcar Ma xiliiilicn entré- 
reol tlaii5 celle nonT^IIi» alHunec; et T.ouî^ Xtl, uagtière 
le rfwf At I» ligiic ilc Camïirai . la vît alors , ions le Dum 
de /ainte Hguc , (onrn^c conlrc lui tonl ciUièrc. 

I.Vune do cette pnerrc, c'oliit le Pape avec scS passions 
^HiMites et irrécoticiliaMc?. !l était Tenu s>LihIir h Bolo- 
^gïw, reconquise snr la famille tle Bontivoglio, et de là il 
•poussait Imp^lueuscrnent toule< 1rs furccs de l'Italie contre 
r»l» fi(M! de Ferrure, allié de la France. C'e^l alors qu'on le 
vit entrer par la hrèchcdan? Ic^innrsdela Mirandolc, qu'au 
de rliïver il avait etDporlée d'assaut. Mais» après 
!Tjue<i pîeo9c5 hésitaliods de conscience . Louis \\\ 
'(Hait déridr à trafter en ennemi le chef de l'Église; et le 
tnaréthiil Oe Trivnlce, liltrc d'aiôr, s'araiiça par une raa- 
"lœtnre hardie «ur Bolosne. Jules II, à son approche, 
*^\i t'n toute hftte vers Ravenne , pour y trouver un plu3 
■•tir Mile , et laisse son neveu , le duc d'Urbin , en face des 
'mirai.s. f^e ronra^c manqua à ce rapitainc et k ses sol- 
'«hKiOoninieil avait manqué an Pontife. Ils furent en un 
'■histanl disppr^i"? par Tannée française, et (el fut l'cnlral- 
'«einenl (Ir la démnle qu'il ne refila aux mains du vainqueur 
•q\ie l'arlilItTÎe et U"; hagagcs. Cette victoire , dont le prln- 
^«(pal tropliAp fut di's bétM de ^ommc, recul des Français 
le nom d^risoiri' i\v. journée des Anier$. Elle rendît Bolo- 
gne aux Bentivoglio. La haine populnîre s'exerça cntjtrela 
statue en lironxc de Jules II, œuvre colossale de Michel- 
Ange. On la jeta à bas , et elle servit à fondre deux cauon» 
qu r, :iu boni de six jours , ètweiit toomès par le peuple con- 
tre la ntadellc. 



141. PIUSE DK UKJBSCU PAtt CASIO» DS V4tfX {1^ 

février XàV2\ 

Par II. L*MTi<Ba en Ml. Aile du Nord.' 

L • R. -d<?-cbflussiîtft 

1 La prise de Bolo^rne fut suivie de quelques snccès qui ne b^atle n" t. 

■ coûtèrent guère plus aux armes françaises. Mais Ka^monil 

de Cardoiuic ne Urda pas à amener au Pape les secours de 




108 



flilXBlTH HISTOBFQrES 



lEspa^nc, cl l.i lulh? «frvinl ponr Louis XII bien autre- 
mciitredoutahlc. C'est alors qu'il envoya en Ilalie son jeune 
neveu, Gaston tic Foix.lf plus impétueux capluiiiie .;ui eut 
parti jusqu'alors au (\e\h des monls. Gaston commença par 
gagner ou inlimidiT les Suisses « que Jules il avait appelés 
a sou aille t et illes Ht rentrer ilans leurs montagnes. Le 
7 février, il same Bologne as^iêsèc. eu y entrant a la fa- 
veur de la neige et de l'ouragan. Le 18,11 était devant 
Brcsria , ou le comte Avugaro venait de relever l'étendard 
de Venise; le 19, il avait forcé celte ville, et la livraitaux 
impiloyablea vengeances ile son armée. 

Uans le terrible assaut qui emporta cette place , Gaston 
de Foix {Mlya de sa personne eoitimc le plus simple chevalier, 
et ou le lit o osier SCS souliers et se mettre eu csihapindo 
« chausses pourcscolader laniitraîlle.» Mais ce fut A uayard 
qu'appartint la palme liu courage pendant lu combat, comme 
celle de la générosité après la victoire. 

« Les François , raconte son écuyer qui a écrit son hjs- 
V toire, cryoient : France! France /ceulx de la coraMÎ- 
« giiip du l>on chf'Nalier cryoient : Bayartl Boydr// Les 

ennemys cryoient :Af«rco.' ktarcot.... Mais s'ils nvuyent 

■ granl cœur de deffendrc , les François l'avoycuL cent 
« fois plus graiit pour entrer dedans; et vont Inrer ung^ 
« ajsaull merveilleux . par lequel itz repoussèrent ung peu 
« les Véniciens. <Juoy voyant le bon chevalier, cumraea- 

■ ccaàdirc : VedaM! dedans, compaignons! Hz iont no9~ 
•* Iref ; marches , tout eit deffaict. Luy-niesme entra le pre- 

1 mier et pa^sa le raniparl , et après luy plus de mille; de 
« sorte qu ilxgaignèrent le premier fort.etyendemuura de 
• tous les coslèz , mais jicu des François. Le bon chevalier 
< eut un coup dedans le hault de îa ruysse, et entra si 
« a\aut que le bout rompit, et demonra le fer et ung bout 
" du fust dcijans. Bien ctiyda cstre frappé à mort de la 
■> douleur qu'il sentit; si commencea à dire au seigneur de 
a Molart: Cootpaignon. fa4te$ marcher vazgens; la viUe 
m est gaigne'r ; de mny je ne saurais tirer oullre, car je sui$ 
m mort. — Le sang lui sortoit en habondance; si luy fut 
^m force, ou M de mourir sans confession, ou se retirer 
« hors de la fonlle au-cqucs deux de ses archicfs , lesquck 
« lui estanchèrriit an nheulx qu'ils peurent sa I]layc 
« arecques leurs chemises , qu'ils ilescirerent et rompirent 
« pour ce faire l'). » 



1 



p) Uiâtv^e dtt bon (ketutur ians paour et >a»t rtproueikt. 




1IS34. AilciluMortf.' 
R.-4le-rbaufl»ee. 

Raymond de Cardonne avail reculé devant l'impétaosité SalU) a*» <. 
dcliaston de Poix. Il vitiiliiit à (ont prix éviter h bataille, 
aUt'iidniil le muinenl où l'edit de Moxîiniljeii , qui rappelait 
les langqDeoets, éclairciratt les rangs de l'année fran- 
çaise. Mais Gostuu , en menaçant l'importauie ville de Ra- 
venne . le contraignit à en venir aux niainti pour la sauver. 

Lespreniiers .siierè<; de la jnurnre furent pour les Kspa- 
gnols, ilont l'arlillLTic ravaf;f.'.-ii( Irs ratiffit de l'infîinteric 
ennemie, peu<tHnl que la leur, ront;hêe sur le ventre, ne 
soulTrailaurune perte. Celte haltile dispn^ilion était l'œuvre 
de Piclro Navarre . dont les inventiuns perfertionnèrent 
beaucoup alors l'art militaire. Jlaiii Iccbof de la gendarme- 
rie ilaItL'mie, Fahrizio Culonna . iropalienl île voir ses ca- 
valiers exposes seuls à tout le l'eu ncs batterie*; françaises, 
fil un mouvement en avant, que Navarro fut forcé de suivre 
avec ses fanlasHin^. I/inipétuusité redoutable des (jendar- 
ines français reprit par là tous ses avantages. Kn un in- 
stant la cavalerie espagnole lut romjiuc et dispersée, et 
l'infanterie ellc-niôme » qui avait déjà cnlanic le corps de 
lansquenets, rudement chargée, coda le champ de ba- 
taille. Cependant elle se relirait m bon ordre, et Gaston 
de Foix , irrité du massacre qu'elle avait tiiit des siens et 
de l'opiniâlre résistance qu'elle lui opposait eiKorc.ordonnc 
contre elle une dernière charge. Il usl blessé et renversé de 
cbeval, et un soldat espagnol loi traverse le corps de son 
épée. L'honneur de la journée n'eu resta pas moins aux 
Français, mais trop chèrement acheté par la perle du hé- 
ros qui seul pouvait alors soutenir et faire tnompher leur 
cause en Itahe. 



I 



143. vicTOmp, DES Fn:\?irAts si'R la flotte anglaise a»I'^uNo" ^ 
DEVAvr miEST (25 ivril 1M3 }. KiîîLïsïïï: 



Par M. Tbèudoro Gwdih on .. 



4 



IH. COUBAT DE LA CORUELlÈHB ET I)E LA RÉGEKTE 
DEVA5T SALVr-UATIlIEL' llOaOÙt 1513). 

Pir M. Théodore Gcnix fn .. . . Ailf «In Non!. 

_ . .,_ . , Pii^illoiitluKoi, 

Pendant que rllalic était le théâtre de ces sanglantes ii.-iie-cbaufii< 
gocrrcs, Ucnri VUl, entré dans la sainte iiguo contre Ja 




«iuwo» 



in}0£* 



France , préparait une descente sur Us rnlf^s riu royaume- 
Louis XII, pour ècni'tm' oc danger, fit, nUitn le rwiU tle Du 

Bcllav, Miwiser4>ax Le dcslruicl de Gibraltar quatre galères 



« souns la rbar'c'e du capitaine Vri 



nt 



pour résister aux 



Aik ()u Nord. 
HatillontltiHoi 



« lACUfsiOTuqou faisoient lesAnfdoH&urta mcrdefoiiant 
■«Ïl* long des cosles do Normandie cl firttaignet l'amiral 
« d'AxigIcUTrc . lequel avoit dooné U ohsste mit f^Mres 
««ludil Prégenl, jasque pré» de Urcst. fut comtiBitn par 
« lesdilcs Ralàres, et fut bieasé ledit aitoini . mii mourut 
« MU de jours après. Du recbcf , devant Saint-Mathieu en 
■ IlrelaiiiDe, le jour de saial Laurent, fut romtmttu par 
« quatre-vingts uavires aiigluiscs contre vingt bretoiirws et 
normandes, et estant le rent pour noosel contraire lux 

' a Ao^liiis , fut L'umbaltu en pan-îlli?' forre : et entre atitres 
« IcCiipilaim' Priuiau^uel, breton, capitaine de ta C'orde- 
lirrc t navire surpassant les autres en grandeur, que la 
« rutnc Anne avoit fait (.xinstruire et {-quipper, se Tovant 
iiiaresly de dix ou dou7.r- navires d'Ani^leicrre , ti ne 

.. < voyant moyen de ** dcvi;lopper. voulut vendre sa uxtrl; 

< «car a^mil atliicbê /» A<'\7r'ni<* d'Angleterre » qui estoit 
•>la principale nef des An^tois. jlta feu, de sorte que 

^ t ia Curdflitri' cl ta Itégmte furent bruslées, et tou?» 
•« boBunes perdus , tant d'une part que d'autre {*). » 

itô. CHAPITIIK iihXKIta. DK SAIXT-JEAK, A nnODfiS . 
a)NV(»yi;É PAR LE GRAND JUL^tTHE F.UIRICE CA- 
EF.TTE (151'V). 

Le .suUan Sèlim . ("onquéraul de la Syrie, de l'Arabie 
et de r£gypic , ne voyait plus en Oricut d'autre obstacle 
à sa puissance que la petite Ile de Bhodes et les clivvuliers 
qui l'occupaient. Tous ses pri>iels se lourncreiit de ce 
côté. C'est alors une Falirice Carelle (Fahrixio Cartlto, 
d'un« iUu&lre famiUc romaine) fut élevé à la grande nialLrltc 
de Tordre de Saint-Jean. Réparer les ruines entassées pen- 
dant le siëge que la ville avait soutenu trente-trois ans 
aupararmit. reiefcr et ft<;randir les forlifiriilions , rappeler 
Ictus les chevaliers dispersés dans les eonimanderies a£u- 
rwpo, lever de l'arpinl et des (rnapcs, enfin faire tète par 
toii5 les mofoos pQs3>les à l'ora^ qut allait fondre sur 
Kbodcs . tel était le premier devoir du grand maître, telle 
fat sa première pensée, el, pour l'accomplir, presque au 

4Siihm9ir9êdi murr» Uariin Du Jaettat, 11^. 1. 




DIT nOUIS M mSAILLE». lit 

M «leclioD, il convoqua te chapitrr> g«o«ral 
le Tordre. 

L«s rewonroet q«'il deuundiit lui fureat toutes aocor- 

oéeft, et IUvmIcs, sorkio de ses niines . Tul en Hni (\f tcu- 

w tenir TrAurl de la paissance otumiane. h\Ms ce ti'èlait pcimt 

^i Falirice CareUc flu*il cUil n-servé dedefwidre celle ville, 

* non plas qu'à S^liiu de TnllaquiT. L'un et l'aalre lègaa 

eoKc reduulable lâche à son Eacoes^ur. 

146. FRANÇOIS 1^ TR&VERSi: LES hl^KS (10 aOÛt 1516). 



Fmnçois Iv. à peine mante sur le tr>Wie , sooffoa à re- 

HconquérirlcdudxJ! de Milan, 011 régnait Maxiinilieii Sforta^ 
tons la prolertiou des l»;iIlrUirile*i suisH*^. [1 cul hirn rite 
ODe amràe , compu&èc de t'ctile de la gendarmerie 
itfnmcaiseï en méaie lctnp<i que d'une puissante infanterie 
(uii^enets et de Gascons, pendant que ses envoyés 
"îrraient arec le sénat de Venise celte uoille alliance , 
\ét par la politique, que l.onis XII luinnéme 
btftftît tlni par renouer» apr^s l'avoir rompue dan« une raine 
4tart«isie de eonqui^tc. Kraneois se rendit alors n Grt^olde , 
*t pour drarenilre sur les terres de son alïié le marqni^ de 
iSawces, s'engaRea , à ga'K'he du mont Onèvre, entre 
Arrelonotte et t'Argenti^re. par un sentier des Alpes 
«que jamais grande année n'avait encore (Vanclii. 

On était au 10 août , et il ne restait pins de nei^edans les 
gorges des montacne'^; niais le moindre relard dans ces 
lieux déserts eût iail périr rarniée faute de vivres. La sa- 
gesse du vieux marécn;)! deTrirutcc et l'intrépidité fran* 
•f|;aiso triomphèrent de tous les obstacles : on lit sauter des 
rocbes, on ieta des ponts sur l'abimc, on construisit des 
'^îriries en uois le long des prîtes les plus escarpées , et 
fonte cette pesante ca%alerie, avec soixante-douze pièces 
de grosse artillerie et les bagages, arriva le cinquîènio 
i^jonr dans tes plaines du marquisat de Salaces. 

'. FBiBÇOIÂ r*' U >IIIT DE U. BITAUXE Vh SUUIGK^ 

fl3 SQpteoibtv 1515). 

PjtfU. MCL&ADffn UlT. 

On négocia d'abord avec les Suisses, çl François I" s'ef- 
força par ions les moyens fie les faire rentrer dans son àl- 
liaocc. Mais une seconde ariuéc de ces uioula^uards venait 



113 6ALBRIB9 HtST01IIQ(!ES 

de ilp»ccnilre en I(alie> deimiulaiil iinpaUcinmrnt la guerre 
vt Ur pillage , et li; cinlinal de Sioti, en s'appuyant sur ces 
oouvejiuiToiius , eut ttifiilot ratnnu' les autres suus la ban- 
nière de Sforwi. n Prenei vos piques , leur criait-il ; hatlcE 
« \ us tambours, et marchons sans perdre de temps, pour 
a assouvir nuire hatne sur ces Français el nous anreuver 
rt de leur sang ('). 

A ce cri de çiierre les Suisses , an nombre de trente- 
cinq mille, s'ébranlent cl sortent de Milan pour aller aa- 
de%ant du roi de France, dont les minrliers louchaient 
presque aux murs de cette capitale. Celait une mauvaise 
* pd^itinn que cille des troupes (rançaises en avant de Mari* 
gnao, à Sau-Doiuilo et Siùnte-BriKÎtte ; mais onnc s'attendait 
pas à y être attaqué. Aussi les Suisses, arrivés an déclin do 
jour, commencèrent par tout renverser devant eux. iNi les 
coups d'une baUerie dirigée par le famcut Pictro Navarro, 
passé au service de France , ni les charges impétueuses de 
la gcinlarmerio ne les arrêtèrent; cl, après quatre heures 
de combat, à la lumière de la lune, tout ce que purent 
gagner li:s Français, futile se replier sur une meilleure po- 
sition» el de relever leurs batteries, en att'-ndant le jour. 
C'est alors que. selon le langage de Martin l>u Bellay, 
•> coucha le lioy toute la nui<t , armé de toutes ses pièces, 
n hormis son habillement de leste, sur l'aflust d'un canon. 
« Et demanda àlM>ire. |<dil sei)D;neur, akiute Fleuranges 
■• dnils hv& Mémoires, car il àloii fort allure; et y eut un 
« piéton qui lut alla quérir de l'eau qui éloil toute pleine 
■• de sans.... *j 



148. np\TAiLu: de MAKiG!v\n (14 septembre 1515). 

P«r M. FnkcottARD en I8X. 

Le lendemain, dès la pointe du jonr, les Suisses revin- 
rent à la charge as ce plus de fureur que la veille; mais les 
Français étaient mieux pré[>arc5 à les recevoir, et ce fut 
en valfi qu'ils as-saillireut chacune de:j entrées ducamp l'une 
après l'autre. Tous leurs cfTorls pour s'fmparer de l'artil- 
lerie qui éclaircisviit leurs rangs étaient inutiles; la ca- 
valerie ne cessai! de charger sur leurs flancs , el déjà ils 
commençaient à chanceler, lorsqneretentit le cri de guerre 
d« Véniiiens ; Saint Marc t saint Marc f elque parut l'Ai- 
^iane avec une faible avant-prde, qui fut prise pour toute 
son armée. Les Suisses n'osèrent pas l'aitendrc , et se rc- 

Oittoire d«« Guerrtê dt l'UùHt-, par F. Gukturdin, (oin« i«. 



Dr rtLAIS Dl VUSAILLBS. 



Itô 



puèrent en bon ordre ver» Milao. Plas de douze mille 
d'entre eux, mais aussi plus de six niiilc Franrais étaient 
couebés sur le eh»mp de bataille. Ainsi lînil l.i fameuse 
journée de Marignan , ce combat de géanU , eumnie rappe- 
lait le vieux rnaîêcbal de Irivulcc, i|ui avait auislé à dix- 
buil batailles rangées. 



H9. FBt]\ÇOIS l*^"^ ARMÉ 

(Hseplpmbre 1615). 



niEVALlRR PAR DAYARD 



Pir H. Fragokird cd iB37. Aita da Nord 
n.-de-cbausa 
a Le jsoir rtn vendredy , dont fina la balaillc h l'hon- ^*''* "* •■ 
« neur du roy de France, fut joyc démenée parmy te camp» 
« €ten parU-l-on en plusieurs manières, et s'en trouva 
« de mieux fnisans le<i un^s que les autres ; mais sur tous 
m fut trouvé r|up le bon clipvalior ( Bnjard). par (mites les 
n deux journées . s'esloit montré tel qu'il avoitaecoustumé 
a en autres lieux où il avoit esté en pareil eau. Le Roy le 
a voulut grandemfvit honnorer. car il pri^t l'ordre de 
9 chevalerie de sa main. Il avoit bien raison, car demeU- 
« ieurne l'eiist sçeu fiiire j'). n François h'f conféra j'i son 
tour te utéine honnenr an bni^e Fleiirnnges (^). 



160. ESTitEviK i>t; CAMP i»t uivAP I) Oïl [ 7 juin 1620). 

Pur M. AuRiiAle DiBAY en t8S7. 

Une rivalité inévîtiblo dcv.iil éclater entre François I" 
cl tluirles-Quini. depuis -pie le cboix des électeurs avait 
mis sur ta icte du dernier la couronne impériale. Cependant 
l'un et l'autre, dans l'attente df h luttr (jui allait s ûu\rir, 
s'eflbreriienl de gagner rnllionef du roi d'Angleterre. « Qui 
«je défends estmnitre. « disait Hcirri VIII, cl les empres- 
semL-iiis des deux monartiues rivaux lémui){iiaient coiidiîen 
il y fi\:iit de vérité dans cette orgueilleuse devise qu'il 
avait în'îiTite dans ses armes. 

François I" se iLilla qu'il lui snlllrait d'une entrevue 
avec le roi d'Angleterre pour en faire son ami. Mais dans 
son imprudence chevaleresque il n'im-i^ina rirn de mieux 
pour le gagner à ses intérêts que de rivaliser avec )ui do 
magnificence. Alors eut lieu entre les deux petites ailles 
d'Ardrcs et de Guines la fameuse enirevue du camp du 
drap d'or, 

(i) Histoire lin txm eheralier $aju fuiottr cttom rffrûurhé. <1) Robert 
rie Inmarck , III' ilu nom , duc de Ilouitlon, seigneur de Â^ad et *lc 
Flcurdnfe»,d«iiUM manKbal de Ptsnre. 



AUodu Nard, 
R.-diMitiauM 
Salle 11° S. 




lU 



GAUnUB nSTOBlQCES 



« AtoU feit le rûy de France , dit le nuir^chal de FlcQ- 
t rinces ilaiis ses M^^moirc-s, les plus belles tentes que 
r feurenl jamais \nos cl \c nlus ^raoH nombre, El les prin- 
I cipairs esloient di'drapd or, Irisé dedans et dehors, tant 
I chambres, salles qocf^lleries, et tout plein d'iiultres de 
( drnp d'or ras, et toiles d'or et d'argenl. El avoit dessus 
I lesuicU'S tentes furec devises el numnies d'or; et quand 
jàC' elles eâloienl tendues au soleil il le^^ Isiâoit l>e'iu veoir. 
« Et y .iTuil sur celle ilu Roy un saint Hicliel tout dur, 
' ofiu qu'elle Jeu&l coTifçncue entre les aultres; mais il 
« esliût loul creux. Or quand jcvous aidcvlsé de l'esquipase 
•I du roy de Franco, il fiiut que jo >ous devise de celui du 
« roy d'Angleterre. Lequ*;! ne tisl qu'une maiM>n; mai» elle 
« étoillr<>|)plii$h>.lU' que celle des t'rauçois.etde plus de 
« coAstaucc. £t estoil JiKise ladîcte miiiioD aux portes de 
« Gbîncs. aswx proriie du diâstcau* et esLoil de merveil- 
« leusc grandeur ca carrure ; el cstuit ludîctc mnisoo toute 
" de bois , de tuille et de verre, et estoU la plus belle ver- 
i> fine que janui;» l on ^isL, car Li moitié de U umison étoit 
>* looie dt' verriue.ct vous nsseure qu'il y faisoil bien clair. 
<' El y avuilqualrecorpsde uMÎsou .dunl au inuindrcToos 
ti eussica lo^u un prince. Et estoit û coar de bonne gran- 
« deur; el au niiticu dt- ladicle cour, et devant la porte, y 
«avoit deux belles funlaînesqui jecloicntpar trois tuyaux, 
s Vwï ypocras, l'autre un et rautre eaue... Et la cha- 
« mile, do merveilleuse grandeur, et bico esloffêe, tant 
a de reliques que de tous auUres parements; et tous 
fl asscure que si tout cela estoit bien fourm, aussi estoient 
" les ciives ; car les maisons des deuï princes, devant le 
voyage, ne furent ferniécii â pcrsomic. « 

Les deux nn)airque!i se reuconlrèrcnlà cheval, el s'em- 
brassèrent le lundiT jiiia, jour de la Fête-Dieu. Le céré- 
monial de celle preiuiêre rencontre avail ctê réglé tout 
entier par une ponvcntion diplomatique, suivant ics lois 
dune sévère r'tii|u«tl('. clde Diamêre^) dooncTdcsgaronlics 
^les h la dignité cl à la sùrrlê de cbacim des tfrux mo- 
Barque*. Mais dès le U'iukniain inatiu , le roi de France , 
wi n'f'lfjfl pa$ homme snuitçonacux , alUi faire visite k 
fln)ri VIII, à Gfiines, sans èlrr aliondu, Péieilla lui- 
même et laidaàs'habilter- Henri lui rvndit coufîance p*»ur 
contîaiice, les deu\ cours se mêlèrent, el trois bcioaines 
se passèrent en f«tes et en rrjouissance-; » lais>anl. raconte 
« Martin l>a Bidlay , négocier leurs affaires à ceux de leur 
« conseil Par douze ou quioze jours cûurarcnt Icâ doQK 



I 



DU PAÎM» D% VSRdAlLLES. 



115 



|«r ^nfes Van contre l'autre, et s* trouva aodit toumoy 
grand Dorobre de bons hommes (Parmes. nimi que m>us 
[* pouvez estimer; car il est à pri^uraer qu'ils D^ameiièreot 
^ pas (les pires.... Je ncro'arrcsleray à dire les grands Iri- 
« umpht'S et festins qui se lirrul là , ny la granil<- il^spcmc 
« superflue» car il ne se pealt estimer : Lellcinriil qnt 
rt plusieurs y porlèrcul leurs moulins, leurs forcsls et 
'< leurs prez sur leurs espaules. » 

CïiarlfS-Qiiml trouva un niovon plus haltilo de s'assurer 
railùoce d€ Henri VUi : il flîiitn son orgut>il en l'alUnl 
lui^ménifl \isàter en Aiifdelerrc , et it fit brillor an yeux 
do cardioil Wolaey l'espoir de la tiare. 

lût. ANimib DORIA, AMIRAL DR FRANÇAIS 1", DISPERSE 
__ LA FLOTTE ESPAGNOLE DEVANT L'KWWjrcnCRE DP 

^ VAB(152i]. 



Par ^. XlittiduroOuani un 



Aile iJa >oni. 
1*1 vil Ion (tu Rui 
la rupture araît Hhté entre François f et Charles- n.-d©<liou»«)c 
Oiunt. Le connétable de Bourbon, ponr<Tiivi p:jr la haine 
de ï-nnise de Saroie . entra arec Henri VII! et l'Empereur 
dans un odieux complot , dont le but était le flômembre- 
ment rie l.i France. DêrnnveK, il se r^ftigia auprès de 
ChirricsO""!* . auquel il ronseîlla (Tenlrrr en Provence. 
L'Eropen'ur lui associa le innrqms de ftiS4.aîre. et leur fit 
""asscrie Varavec quinzo mille hommes. Lannor. rire-roi 
e Naples. devait bientôt les suivre avec six raille hommes 
'd'armes. e( lingues de Moncide devait assurer les trans- 
is de virres et d'artillerie , avec une flotte de seize ga- 
res. De son cOlé, le roi de Franrc chargea le Géiiuîs André 
Doria, alors k son service, de veiller sur les côtes avec sa 
flotte, tandis qnil rassenibhiit une armée ponr wnir dèli- 
»ï«er hi Provf'ocp envahir. I.a fl(»itiUe di* Doria rencontra, 
le 4 juillet. Philibert fh' Thallon, priner d'Orange, l'un 
des Sfigueur? français 'lui avaient ïiiïvi la fortune du con- 
nélablc, revenant de Barcelone atec deux vaisseaux. Ili 
ftjreni capturés par l'amiral de Franeois ï"- T-c prince 
d'Oranffe, fait prisonnier aTccplosicursseignetn'S espagnols, 
fut eufermê dans la tour de Itourpes. La môme flotte atta- 
qaa, le 7 juillet, devant l'embouchure du Var, U QoUe 
espa^ole de Huges de Moncade : elle lui coula à Tond 
trois galères, cl força le reste h abandonner les côtes de 
Provence. Cet échec, joint à l'approche de François I", qui , 
tenait pflT terre arec trente mdlu hummcs de 'troupes et 




116 



mttRiM niSToniQrïs 



' nie uu NoDi. 
Ps%nion<]uHoi. 



pMTlU«n(îutUii. 



qiiinTP (Tnis hommes il'iirmos, «lôlcrmina le duc de Bour- 
bon il lever ic sîi^gc do Marseille qu'il avait entrepris : le 
sire de ChalwnDes le poursuivit dans sa retraite, et lui erj- 
levn une partie de ses cqiiipnges. 

Ifîâ, ETTTïl^B I>ES CDEVAMERS DE L'OBDBE DE SAINT- 

JEAXA VITERBE (t527). 

Par M. Augu»tc Depat ea iSli. 

Rhodfg. arrachée à Mahomet 11 par rinirépidilê de 
Pierre d'Aubusson, était tonil>ée aux mains de Soliman , 
malgré 1 héroïsme du grand maître Villiers de l'IsIe-AiIam. 
Aussi illustre dans son malheur que son prccéccsscur 
l'avait êlc dans sa victoire , 1 Isle-Adam recueillit avec une 
5oignensc humntum les débris de l'ordre el de la popula- 
tion rhodrenne. purs il alla montrer à l'Europe sa grande 
infortunr!, et sVhcmina vers Uome pour intéresser lo pape 
au maintien d'un ordre qui avait rendu tant de ser\ices à 
la chrélifiité. La querelle de François I" cl de Charles- 
Quint , qui tcnuil en suspens tous les intérêts de la nolili- 
quc européenne . ne laissait guère alors aux ponliles ro- 
mains fl autre iicn^ que relie de l'indépendance du 
sainl-aiége el de l'ilalie, el Clément Vil, prisonnier (Te 
r£mpereur, ne pi)u\ ait être qu'un bien fuible médiateur 
auprès de ce puissant monarque . artntre des deslinécs de 
l'ordre. C'est alors (t.'>271 que VillicrsdcrisfL-Adara rcanil 
SCS chevaliers à Viterbe en un chapitre général. Dispersés 
sur tes divers poînls de l'Europe où la gurrrr était allu- 
mée > tous lie purent se rendre à la convocation du grand 
maitre. Cqiendanl ce Tul n ce chapitre que fut remis le sr>in 
de décider si l'on copiait les chances d'une expédition 
pour rei'oiufuérir Rhodes, ou si l'on accepterait l'île de 
MalLe, ufîerte à l'nnlre par Charles-Quint. Ce dernier par(i 
prévalut; mais risle-Adam, gardien soigneux des hautes 
préroKalives qui lui était conGécs. ne consentit à recevoir 
le don riel'EmjKriur qu'à condition que la religion aurait 
l'eutiére souveraineté de l'Ile, sans autre charge que celle 
de faire dire une messe tons les ans en mémoire de ce bieo- 

Cail. 

^f^, L*OBDRB DE SAIST-JEAN pnEXD POSSESSION DE L'ttE 

DE 3iALTE ^30 octobre 1530). 

Par M. BEnTi)o:f en 1839. 
Ce fut ATCc une amère douleur que Villiers de Tlslc- 



DL' FALAU DE TEBftAILLBS. 



m 



Ldim renonçait l'Ile de Ithodes. si ricbeet sî Oorisstftale. 
le slérile rocher iJe Mnltr, à peinr; coDv«rt de quel- 
cabanes de pécheurs. Ses regards claicriL loujuurs 
tournés vers l'Orient, et il y rLiatllii eotiqulïlc de la ville 
de &Iodon . en Muiêe , qui ciU tapprot hc l'ordir tW Vmi- 
c'ieu tlirâlre du sa puîss^nre , et lui eut fuurni l'i^ftoir d'y 
rentrer ua jour. Mais 1 acte de dunaliun de I Empereur 
avait été revêtu des dernières formditéii. vt n il nv raan- 
a quoit plus, dit Vcrtipt , pour l'entier clablisscmcnt des 
« rhevaliursdaiis Malle, qui; le pass.igedu grand maître, du 
« conseil et de Ions len chevaliers t\an^ celte Ile. On embar- 
a qua d'aburd sur cinq Ralcrcs. deux jBT'indcs caraquos et 
a aifférenls vaisseaux de transport . ce peuple de Rhodes . 
« quis'étoit attaché à la fortune et à la i^uitedeUre/t'^ion. 
« un mit dans les vaisseaux les efl'ctscllestitre'ide l'ordre. 
« avec des meubles, des vivres et des muuitions de guerre 
« et de bouche. Vu graud nombre de cbeTaliers et de trou- 
« pos qui ètoient à ieur solde passèrent sur celte petite (lotte 
« qui. avant d'arriver, essuya une furieuse Icmpète. dans 
s« laqnrlle une galère, qui échoua contre un ocuciL fut en- 
tièreineni brisée, l. ne des caraques pen.sa aussi périr en 
S'cnfonçant dans le sable; mais un vlmiI contraire la re- 
leva, cl on la remit à Ilot... Ceux qui tournent tout en au- 
gures ne manquèrent pas de publier que le ciel . p.ir cet 
événement parliciilier, scmbioit designer la deslinëcdc 
^« l'ordre qui. après avoir essuyé tant d'orages et de périls, 

a te tixcroit enlin heureusemcni dans l'ilc de Malte 

m Le grand inaiire . le conseil et les principaux corn- 
et mondcurs enlrurenl dans le grand port le â(i octobre, 
a et après lïtrc débarques, ils allèrent droit à l'église 
¥. paroissiale de Saint-Laurent. Après y avoir rendu leurs 
« premiers hommages à celui qw: l'ordr:? reronnaissoil 
« pour Sun unique souverain , un se rendit au bourg situé 
« au pied du château Saint-Ange ['). etc.. » 



L54. ERTRETtTE HE FHAnO)!» I*^*" ET l>U PAPK ClflIlErVT 



VU A MURSEiLLi: (13 octobre 1533). 

Par MM LakimCug et X. Di^cnC ea itil. 



^R Par MM LakimCug et X. Di^cnC ea iftST. Aïk du Nord. 

^ Citoicnt Vn, jalOQX de rèlnhlir en Italie l'équilibre vie- ^'i*^" i" •• 
lemroent rompu \Htr le irait/* de Cambrai, en IS*9, wn- 
geaît à s'allier le plus étroiiement possible avec le roi de 

Bi»Ufir9 H» Malte , Uv . IX 




Allé ilB Nord. 
Pa^illonduIUti. 
R-ik-cbaa»f«e, 



Freoc<ï. H lui avait fait oITrir sa nièce , la fiimra^e Citt^CT^tie 
de Mcilici!i pour le jouuc duc d'Orlêan*! , depnis Henri II , 
ei s'était engaf^c , mnl^ré ses infirmités et son grand Age , 
i venir truuvcr Kr.iurni'î !"■ i\ Marseille. 

C*'lif i3jlrevue eiil lifu cninnie rllp avait ot^ eonvenDc. 
Fnuiçuis h^, en prixiiKuaiil au i:hef de rtj(ii«e les plus 
himiblt*5 marque» de respect, trompa l'espoir de ilonri VUl 
qui s éliit (litté de l'entraincr dans sa révolte centre le 
haitK-Siéfce. il resta tidèle en toute chose au litre de roi très- 
chrétien. Le ni'trinf^ du due d'Orléans avec Catherine fol 
conclu ; seulement la dot de la jeune princesse so borna â 
cent mille écus en argent comptant « et les trois magoi- 
ûqneâ joj'aux que prometlail d'y joindre la forfanterie de 
l'amltas-sadeur ponttfical , G^e^, Milan el Naplefi ue sw- 
tireiàl pas des mains de l'Empereur. 

lo&. VXE n,OTTE tomf^E PAR A1TCO, ARMATEUIt DIBP- 

POIS, BLOQFE LI5B05MÎ (15ît3). ^ 

Par M.TbÉmlurc GiuïK ea .* .• 

Afigu s'était enrirhipar9r!^voy.i9;«sel pard*heureii5esspé- 
cii)atîons.etétaitde^enulephi5pni<isaNlnrma1ourdelHeppo. 
Sa fortune était si con^dérable. son hOtel ^i mngnitlqne, 
son train de vie ri sompturtij. qu'à l'épttquo de l'nn des 
voyages de François I" snr leseoteç de Normandie, ce prince 
logea dai» l'Iintêl d'Ango . et eilui-ri se chargea siiuf de U 
réception du monarque. Ponr prix de sa mngniliqne récep- 
tion , il reçutin nomination de gouverneur de la ville et rhâ- 
teau de Dii'ppc. Ce peodant les Portugais «Taienl , en pleine 
paix, all.iipié *-t pris un des vaiftseaui de Varmnleur diep- 
pois. Sans s'eJTrayer rie h grandeur de l'entreprise , Ango 
résolut de tirer vengeance de cet acte déloyjil . équipa dil- 
Mpt bMiments, tanlgrandç que petit!), et 6t bloquer le port 
de Lisbonne, pendant mie les (lottes portogaisesélaient oc- 
cupées dans les Indes. Parvenue à rembouchure du Tage, 
l'escKlre ditptKiitos'empnra d'une foole de petits bilimenU,i 
fit une rle$rente, ravagea U eôtc, et, »e portant rapidement 
d'une rive à l'autre, déjoua toutes les opérations militaires 
d'nn ennemi qui étiiît ('«în de s'attendre à une telle aclivilé, 
La rivalité entre les Dieitpois et les Portugais venail de leur» 
expéditions dans l'Iudeet rAfricine, où. dès l'an 13r4, les 
navigateurs dieppuisavaienleléohercher le poivre ei l'ivoire 
daiig des contrées jusqu'alors inconnues. Ango ne cessa SC9 
hostilités que lorsque le roi de Portugal eut adressé un «m- 



Dr PALÂi» 



tt» 



lusadeur au roi de France . qui le renvoya â Dieppe pour 
'il entrât eu lu-gocialiuu avec laulcur de l'uifciliOtin. 

iSC. 3AC0CES CVaTŒH , AVEC TROIS BATIMENTS , RE- 
. MONTE LE FLEC\£ SAfNT-LACTRENT ^O'iL Vl£KTI>b 
«I>ËCOCVBJ& (153Ô). 

Par M. Tliéoiior» Çpwx en 

Jacques Cariier, oavigateur de Saiat-Malo. s'était pro- 
posé à l'hilippe «le Cbattot, grand aiuir.il de France , pour 
aller vifiiler les ternis de rAïuôrique AefHenLrionalc aùsi- 
^ces sous le Dom de '/Vri^vAViirc. Cette deniimde ayant 
eii' priscntco an roi par le graïuJ aiuiral . Fraiiruis I" a^ail 
clur^i* Cartier lui-totoie d'exè<tUer »es projeU ; et dans nn 
prrmier voyage, en I53i . il avait découvert Icgulfe S^iinl- 
Laurent et l'cmboucbare de ce &eavo. Mais l'Approrhc de 
la mauvaisi; saison l'avait rappelé avantqu iU-iileuIc temps 
de pousser plus loin ses découvertes Sur le récit de son 
Toyage, ]e Roi ordonna un armement plus considérable 
que fc premier : on équipa on b;l Liment de cent vingt ton- 
neaux, que Cartier cumnianda; on en mit sous ses ordres 
DU autre de soixante tonneaux , ol un truisiëme de qua- 
rante, propre o entrer dans 1rs rivières où il n'y aurait pas 
asst'Z d'eau potir les deux nutri*». Pltui(-urH](!nne.s gensde 
difUiH tiun fr'emlurquèrent avec Jacques Cartier en qualité 
dt; ^uluiilairi-s. (^l'IIc catnpa^iK' coiiinienca [>ar un acte 
public de religiouv Le jour de U l'rnte<vtte 1rs capitaines et 
les équipages firenl ensemble Uurs dévulions daiisia cathé- 
drale do Saint-MaJo , et reçurent onsuiîo la bêncdidion de 
l'éréque. Ils mirent à ia voile le 19 mai 15Uô. Lotir trajet 
pour se rendre fc XerTc^Neuve fut long et ponihic ; le maa- 
râla temps sépara let bltiioenla; mais ils se réuniront dans 
Je détroit de Belle-lsie, où 1 oa a^aii aia^né un roodex- 
vous. Cariier. dons sa premiéretainfiQgiie, avait prolonfé 
les eûtes du guiri* Saint-Lfturi'at qui vint an sud du détroit 
de Belto-lslo: dans celle-ci, il ne s'écarta pastlelaodie 
-«plcnlrionalc . et pénétra . prrsqne en ligne droite . daos 
inU-rienr du Ueuve. Il le visita avec soin . i*t s'avança 
"icpi OQ Imit lieues an delà de l'endroil "û di-pnis la 
1^ de Qui'bec a été bàlja. La ririère près dv Inqurlle la 
ar Hïouilla reoul le nom de 8alnte-Croix; mai^ la pns- 
<]Ù lui a donné celui de Jncqurs Cartier. Cartier remonta 
Je SC6 canots jusqu'il an village nuo les habitants appo- 
sent Uûchetaya , et sur les ruines (luquel s'éleva pltu tard 



Ailf'lu Nom 
PnulUiiHliiltoi 
H.-ite-rhauM 



âftc du Nord, 
fartllon du Kot. 



HD GALERIES HISTOniQFCS 

là ville de Montréal , située fi plus d<^ cent cinquanie liea«fi 
marines tie rcmboiicluire du floiive. Après un hiver ric^oo- 
rcux pn^si- à Siiintc-Croix. pernlanl lequel ses compagnon!! 
furent tlccimès par le scorbut , m;i1;idic cncori* inconnue au\ 
a.i\igaleurs friiuçiiis. Cartier se rf^mhanpi.-i. le 6 mai 15:)t>. 
aver deux bùttinenls. n'nynnl plus assez de moiidc (Hmr 
le iroisième, el sortit du llt^u^i^ par le ranal qui est au suii 
de l'iie d'AntioMi. et qu'il avait pris, en 15IU. pour un 
golfe; i) vint ensuite chercher le passage qu'il .i\ait sup- 
posé, à la même èiM>qiie, tlevuir exister au sud de Terre- 
Nocve; il le trouva, et complèla. p:ir cette dernière dé- 
couverte, celle du lleuve et du colfe Snint-Kaurenl. Les 
bAtiments arrivèrent à Saint-Mato le IGjuiltet 1536. Jacques 
Cu-lier montra ainsi aux Français la route du Canada (>). 

157. FOXDATIO» DU COLLÈGE BOVAL PAR FRANÇOIS l^ 

(1&39). 

Fjit m. DtLOttiiE ea •■•• 

François l" a roçu de son siècle cl de la postêrîtô le sur- 
nom glorieux de /iestattrateur des lettres. Non cuntent. 
en effet, d'emprunter à l'iMlie léclat des arts dont clic 
était revêtue, et- prince mil tous ses soins à Taire Qeurir en 
France l'élude des Uniques cl des liLleraturcsde l.'intiquitè. 
C'est à cette pensée qu'est dû l'établissement du cullége 
ro>al. 

ïrançois I" en conçut le projet dès les premières .innées 
de son règne. En 1^17 il ordonna que sur le terrain de 
l'hôtel de Nesie s'élevât le eotlége deit trois langues, ainsi 
nommé parce qu'il devait être spéctalcment consacré à ren- 
seignement de I hébreu , du grec et du I.ntin. Une rente an- 
nuelle de cinquante mille sous était nllouèe àeette grande fon- 
dation. elTcnceinte ne devait pagrenfermermoinsdesiK ceaU 
écoliers. C'était k Ërasmc. le plus renommé des savants de 
cette époque, que François l" \onlail eonlier la direction 
du nouvel établissement. Autour de lui devaient se niiigei; 
Guillaume Budè. l'ierreDanès et quelques-uns de ces (irent 
fugitifs qui. depuis le milieu du x*' siècle, étaient veircs 
ap(>orter ;i I Occident les trésors de la langue dUomèreitc. 
de Platon, ^ais les grandes distractions de la guerneurs 
permirent pas à Fnini,^is de réaliser immédiatement et^ , \cs 
toute son étendue cette noble pei)!»«'e. Il institua d''ivoire 
les trois chaires d'hébreu . de grec et de latin ; qact\ses 
t1) BiujïrapAtV unirernlU. l. VU ^"^ 



I 



DU PILAIS DS mSXlUJtS. 1^1 

s7nr6s il y ,ijoutB l'enscii^ncmcnt dcsmalhcmatiqDcs, 
de la philosnphîp grecque et 'le la mêdedDc : ce ne Tul i\uv 
çTs In fin (le 153d qn'il approuva les pbiis sur lesquels le 
collcgo dcTail être bàli. 

, FRi:VÇOlS l*^"" ET CIURLlS-Qm^T TlSITAUT I^S TOM- 
BEAUX vz SA1?(T-Ds:xi5 (janvier 1540). 

Par M. Noiiiiu*t «n iBJrr , AUe «la Norif. 
d'iprés le ubkau <lu baron (rrus. Q -Oe-cbaof 

SaHc n" «. 
Charles-Quînt , ay.int à punir les Gantois depuis trois 
ans rcvoUcs contre lui, s'empressa d'agréer Tinviiation qw 
lui fil le roi de France de traverser son royaume. De la 
^Iroiilière d'Espnçne à celle de Flandre l'accueil qu'il reçut 
fui partout magnifîijue» et la France sembla se plaire à éta- 
ler devant son pui^^^ant ennemi tout ce qu'elle avait lie 
Srandeur cl de rirhessc. FraiH'ois 1" s'avança an-devant 
e lui jusqu'à CIrUftIernuU, cl le conduisit à Paris au mi- 
lieu d'une succession pompeuse de réjouissances et de féics. 
Sa courluisie envers son hôte égala sa ma^iificetice : par- 
lout on le vit à côté de l'Emncreur prendre le second rang, 
et lorsnu'en 1émOi;^(tage d'ailègresso les prisons furent ou- 
Terles, la liberté fol rendue aux captifs au nom deSaMa- 
^' jesté Impériale. Cli?rles-Quint passa huit jours à Paris. 
''C'est alors nuo, suivant les tradilinns de l'abbaye de Satat- 
^Denis , les (leux monarques visilèrenl ensemble l'ancienne 
basilique , oii étaient déposés les restes des rois de France 

159. BATAIUEDKCERISOLI^S (14a^Til 1544). 

TarM. ^ai-tETz en ib:t. 



Le marquis dcl Guaslo (■] , uai commandait en Italie les 
troupes impcrialcs.availconeti le bardi projet dese jeter sur 
Lyon par la Savoie^ et ses premiers succi-s semblaient lui 
en ppomcttrc le facile aneomplissement. C'est alors que 
François 1er mit -i la têt,. (\t^ son année de Piémont le comte 
d'Enfihien (») , jeune prince de la maison de Bourbon , dont 
la bouillante ardeur rendit bientùl l'olTensive aux Français. 

Mnnlluc raconte comment ce fut lui oui . («r l'enlralne- 
nienl de sa tÎTHcité ^^asconne, ubliul du Roi, que ses revers 
avaient rendu timide, la permission de livrer la bataille. Ce 
^'ilya decertsin» c'est que cette pi-rmîssion apportée par 
lui dans le camp, près de Cerisoles, y fut accueillie avec un 

(t) Alpboase d'Avalos. c<) François de Bourbon. 

6 



AilodoNord. 
R-dL-cbiuflAil 

Salle a^B. 



lilQ ?l(>nl. 
lO 0* 9. 



122 OALSItlES imTOBIQCKS 

incro^ahle euihocsia^mc. L'anmo française cuil un peu 
inh'ncureparlc iionihrLM't, ce ({uli-tail pis, le; coinlo d'Ên- 
ghieu. en auilUnl iinpiudctumciit une pi.i<«iii(>ti qu'il txcu- 
paît la veille» avait laKsi- à IVnneuii l'avanUgc du IcrraLn. 
Au point uù cil èlaicnl les chuses, il crut qu'il n'en devait 
pas rnuim donner la l»auille. 

Elle fut livrée le lundi de P.'ïques* U avril I5U. Del 
Ouaslu restait immoltile dans sa forte position ^aos que les 
Français se basardaÂÀenl à l'atlaquer : quelques arqucbu* 
siers escaruiouchaicut seoleoient dans la plaine. Enfin on 
mouvement du sire dcTaix ('j attire les laus^ueuctâde far- 
mêo impèri^ile, qui se lancent contre les Suisses. Le cboc 
de celte pesante masse d'infanterie fut vaillanunenL sou- 
tenu ; les gendanncs du siredcBuulièrcs(')par une charge 
heureuse achèvent de la roninrc, tt le marquis dcl ûuasto 
lui-même fut enirainô dans la (jéroute. Cependant à son 
aile «Tiuchc ses vieilles h.iiidcs espagnoles n'avaient point 

{>erdu l'.i"--! — l'infanterie ilaiie.nnc et provençale de 
'amiPe ' ivail fui devant elles , et tout rcfiTort 

duconU. .; .-.....,. il s'était porté dès lors de ce côté. Deux 
fois emporté prtr son impétueuse valeur il a^ait traversé de 

Fart en part ces épais t)ataillons;malsdansces deux charges 
élilf (le sa rhevalerit: était (ondiéc à ses cMcs ; les plis 
du terrain lui dérot>aul 1c reste de son année, il lacroyait 
tout erîtiérc en fuite, et ne songeait plus, avec la poi- 
gnée de braves gens quirentouraienl, qu'à vendre chère- 
ment sa vie, lorsque parut le corps de bataille vtctorioax 
des lansquenets. I. inftinlerie espagnole recula â ce coup, 
et le eonite d't.ngbien se lança â su poursuite. Le carnage 
fuléimuvantalile : les Suisses, qui avaient à eiercer contre 
les Ks[)agnids do sanglantes représailles , ne Grent aucun 
quartier. Du Bellay porte «i tUnue mille hummes le nom- 
bre des mi>r(s ili'. l'aruiée eunetuie. La victoire dt* Cerisoles 
facilita quelques niuis plus lard la conclusion de la paix de 
Crépyei» Valois. 

IGO. let^e m: si^xe de mftz (janvier 1&53). 

Par U. EuR^ne DiYCau tB lUT. 

Henri U, allié à lelocteurAlaiiricedeSAXie, qui veniitde 
relever en AUeinagoe le drapeau de la réformera^^tdècbré 
U guerre à Cbarleâ-Quint , et dès le dé^ut des hostilités 

(0 l««i fîe Taix, m'a n<l-iua lire Jo InrHIU'rir <Ip Fr»npc. •' Guisoes 
Curnh;; dp D«uu«rc» , lMUUnauwgvner«t jumx le roi eu Pif nool- 



\ 




► 



' suriirisf.Charles-Quinl, menacé 
Ht au plu^ prewê eu concluant  
[IlUmU' reli^ion.et.lourn.ïiit alors toutes se!? forces 
itre la France , il marclw sur llclz pour rendre à l'eiiH 
pireceliepbcesi importante. MahFrniiçoi ' T iiie.tlue 
<le<jui$e, s'y était enfi-rinéavcc Jos ingei- us pour 

la (léfendru; il -ivnil iliitHiélui-mt^meii lajini!»- n'sse qui 

Venlmirail l'exempït- t\c prcmlrc la hotte cl de porter de 
la (crrr aux bastions ; et en ixru de teuip<t MeU avec sa 
garnison était de^ennc une pince imprenalile. 

AaSf't ce fat T»inemenl que Charles-Quint rinl l'attaquer 
vec soixante mille hommes et onc redoolahleadlUcrie 
^31 ocl. 1552); soD génie opiniâtre 5'y fatigna. Depuis 
mjelqne temps les forces de sou corps ne suQHatofU plus 
a l'activité de sa pensée :unle vit, au hout de peodo^ori, 
«neapahie do supporter le^ travaux du sléfre , sv fnire tr.ins- 
porter jk 'Ibioniille, et hisr^çr In conduite des opérations 
«uduc d'AIbc (']. A' i . i * i < <^r hrtsa 

contre Ihérûique ri c. Cha- 

que hrécbe ouverte tauisajL voir une nouvelle aiuiaiUe éle- 
vée par derrière ; chaque assaut était repoussé par «rte 
jcniiesve ardente à se jeter au-devant du pénl ; enfin il était 
devenu impossdde de ronaener à l'attaque les Impériaux 
découragés. Charles-Quint voulut essayer encore une ibis 
4a r ses soldats le manque efCel de sa présence; il se-Ql 
porter au milieu du camp : lenr courage en firi ranimé; 
I mais des renforts étaient arrivé!) à U garnison fMuçeise , et 
ce dernier effort fut encore impuis>ant. Cepetklnnt l'armée 
]«apagnolc coromençait à être atteinte par les maladies; les 
hommes, enfoncés dans une f^ngc glacée, y périssaient 
parmilliers; Charks-Quint reconnut l'arrêt de la fortune 
qui n'aime poitU les tieiUafdt , et se <lecida i lever le siéee 
Ters la mi-janvier 1553. Il avait tiréonie mille coups Se 
canon et perdu trente rnilU^ suldafei. 

Il laissait derrière lui un nombre considéra h] ir de mala- 
des, rictiraes abandonnées à une mort certain» . ai l'on eût 
suivi à leur ég.ird te triste droit de la gtierrc à cette épo- 
que. Mai<t le dur de Guise donna l'excmplo de rburoanilé 
comme il 'ni «lucourage : « Nous trouvions, 

« dit Vi Ulnls par grands troupeaux de di- 

a yerscs n uioru. lo n.ia's,^ \n mort , quîéfoîenl renversés 
« sur la bouc ; d'autres assis sur de grosses pierres , ayant 
« les jambes dans les fanges , gelées jusqaes aux genou! , 



ti) FerdiBtïn! AKdrci de TolMe , tfepid»goowm«U dtt P«7»-6aN 



■■ 



ftnf tfe!ïerO. 




IS} tiXLEBLE» UisTOaiQL'eS 

» qu'iU ne paaToiniii rstoir. criant miscricorfle , et nous 

« priant de les achever dr lucr. Ku quoi M. rk Guî<;e 

(' exerça giaiidcincnl lu clinritè, cir il en lii porter plus 

« de .soixante à l'hopitiil pour les faire trailcr el f*iiërir ; 

" et à son cieniple , les princes el les seigneurs lirent de 

B scnililaldf. Si nîm i|u'il en fut tiré plus (h. trois cents de 

« celle liurribtc misère ; mais à la plupart il lalluit couper 

« lcsjauibcs,cir elles étoùut mortes et gelées. » 

161. haissàkce de henrk iv [iZ décembre 15o3). 

Far M. Hfifoaen i&it. 

Henri IV naquit à Pau, le 15 dèopmbrc I5S5. « A\'aiiL 
« cela, dit Péréuxc, le Roi Henry d'Albret avoit fait son 

o testonient que sa tille avoit grande envie de voir Elle 

o n'osoit lui en parler ; mais étant averti de son désir , it lut 
« lirorail qu'il le lui niettroil entre les mains , lorsqu'elle 
« lui auroit montré ce qu'elle portoildatis <:es flancs : mais 
« à condition que dans l enïanlement elle lui clianleroil une 
a chanson , afin, lui dit-il, quf tu ne me fatses pas un en- 
<t fant pleurcuxft rechigna. La Princesse le lui promit, el 
« cul tant de courage . que malgré les grandes douleurs 
c qu'elle soufTroit, elle lui tint parole, et en cliantn une eu 
« son langage béariiois aussitôt qu'elle l'entendit entrer 
• • dans sa chambre. L'on remarqua que l'enfant, contre 
tt l'ordre commun de la lialure, vint au monde sans pleu- 

« rer el sans crier 

" Si-tôt qu'il fui né, le grand-père remporta dans le 
V pan de sa robe en sa chambre, el donna son testament, 
«r qui étoit dans une boUe d'or . n sa lillc , en lui dis.int , 
« trtrt filte , voilà qui ett â roui, rt rwi est à moi. Quand il 
« tint l'enfanl, il frotta fes petites lèvres d'une gousse 
« d'ail, H lui fil sucer une gouUe de vin dans sa coupe 
« d'ur, alinde lui rendre le tempérament plus mAlc et plus 
« vigoureux ('). » 

'2. conuAT UE RE:fTr J3 août 1554). 

ncTfBi 11 D07r:«E un collibb de sort orobb au karé- 

CHAL DE IAVA!<?tE3. 

Par McoUs-Goy Brksct en lî». 

La guerre conlimiait , mais faiblement soutenue par les 
dftuv monarques, doul le tréior était également épuisé. 
Charles-Quint, porté en Hlière avec huit mille hommes 
poor cortège plutôt que pour armée , manœuvrait le long 

(ij OuMn d4 Htnn U- CrdjKl, pat IlAixloain de PcrelUc, h* partie, 



r 



DU PALâTS OC TSHSjIIUES. 125 

lefarrôntièrp dos Pays-Bas, cuiivrant ses places les unes 
après Ips nutres. Henri II, de ;i)tu-otir, sujviiît une mar- 
ine par.illèlp h celle do lEniptrcur, se jcUnt sur tontes 
les villes qu'il poutait surprendre, et mcUant une triste 
gloire .i *> laisser toujours après lui. pour se» lirist^eiî , fcui, 
« flammes, fumées et toute rnbinite. ■• L'armée françnise 
avait ainsi marqué s»n passage depuis Li frontit^redupays 
de riége jusqu au npiir de l'Arlois, ;i (joelque"? lieues de 
la mer, lursqu'ellc rïrriva devant Kenly » petilf forteresse 
qu'elle entreprit U'asi^ij^^cr. L'Empereur, rctratiel»' dans 
SCS positions , demeura d'abord spectateur immobile de ce 
siège: •( mais à la tin le regret et honte qu'il avoil de lais- 
a ser ainî'i dcstrnirc et ruiner son pais , et devant ses yeux 
« prendre et forcer celte place , se mêlèrent trllcmoni en- 
« jtcinblc que , se fesant emiemy de sa peur , résolut tenter 
« fortune et faire lou-< ses cfforis . quoiqu'il enpeustadve- 
<i nir, pour la secourir et garder ('). » 

Il ût donc un mouvement en avant pour s'emparer d'un 
petit bois qu'Qerup.iient les Français, et d'où il se Qatlait 
de détruire les batteries qu'ils dirigeaient contre la place. 
La cavalerie légère du duc de Savnie, et les reltres du 
comte Vulrad dcSt hwartzendu-rs, «tous noirs comme beaux 
«c diables, atin de mieux intimider l'eimemi, » donnèrent 
dans le bnis a\ec une (elle imppUio';itc qu'en un moment 
les arquebusiers français en furent délogés, et la gendar- 
merie qui les soutenait dispersée ou couchée pnr terre. 
Maisicdui* de Guise ^avecle sire de Tavanncs ('), rallie sur- 
le-champ les fuyards, appelle à lui la cavalerie légère du 
doc d'Aumale p, et chargeant à son tour les Impériaux, 
rejette leurs pisloliers en désordre sur le hataillon de leurs 
lansquenets qui se débaH'lcnt. Au même moment le duc 
de Ncvcrs (^) avec son régiment s'était jeté » au travers do 
»* l'arquebuscrie espAgnole, qu'il nvoit toute renversi'?e et 
« mise à vau de route. » On ne laissa pas aux Impériaux \e 
temps de se rallier. L'amiral de Coligii^ (^), habile à saisir 
l'instant décisif, tance à leur poursuite une partie de sa 
troupe pcodaut que Tavannes, à 1j léle de ses gendar- 
mes , achevait, comme il avait commence, la victoire. 
Henri 11 récompensa sa vaillance f^ur le champ de halaiUe 
même, en détachant de son cou le cidlicr de son onlrc pour 
l'en décorer. Le combat de Kenly roula près de deux 
mille hommes à l'armée espagnole. 

(i) Mémnirtt de F. de Kabuiin . liv. VI , p. 283. r'I Gaspard «te Saaii, 

'Bri^chal de FMnce. t^>^ Claude de Lurratue, srAnd-veueur de Franco. 

François de Ck*es , 1" tlo nom. (^ 6«tiiard ift CoIIgny, lt« du nom. 





Ai> ifu Nord. 
i'AVilloniluRoi 



Aa milien de celle Ruerrc, dont !p5 racws élaienl de- 
puis Irois nns si iiirrrt;iiDs. an trntt d'audace , qui fil )*ad- 
mifaitûo de lous les gens de mrr de la France et de l'Eu- 
f0pt, TÎDl porter nn rude roiip an commerce si prospire 
des PB7&-Bas. C'était en l'année 1553. La goarernaDte des 
Pays-Bas ('j. ao mépris du druit dpsgrns, venait de saisir 
et de confisrimT .i smi pn>fi'. Ions \e^ navires français Irafi- 
quanl dans les ports c|(»lti Flandre. II fallait lirer prompte 
Tengcancc tie celartVonl. Henri II donna l ordre àColigny, 
MO amiral, de mettre une flotte en mer. MalheureusemeDl 
les'porls étaient vides; la franco n'av,iilde Taisscaut cnie 
rar les chantiers. « Je ne connais. <Iil l'amiral , que les 
boQTfteois et les marchands de l>it<ppc qai puissent fournir 
une flotte ï votre majesté, n II fallut donc avoir recours 
auxDieppoi»: ccui-ci. Ûers de cet honneur, rêpondircnl 
qu'Us ne demandaîcnl au roi que la m<}ilié des frais de 
larmomenl, faisant du reste leur affaire. La seule condi- 
(ioit qu'ils metliiient à leur offre, c'claît que les capitaines 
de vaisscaai seraient lous enfants de la ville, afin que, 
s'il y avait del'lionnour h ronquérîr. il ne revint qu'à eux. 
Les cboees ainsi conclues, dix-neuf navires, ou platôldii- 
iieuf bateaux pècliours . dont les pitis forts n'étaient que de 
cent vingt tonneaux , furent équip/s cl armés en guerre. 
On cooscrrc a Dieppe le nom de rcs illustres bateaux pfr- 
oheart, c'èUicnl : h Sahit-JSlcolas , l'h'mehilon , h 
Faucon, V^uije, fn liarbr , Ut Lérrirre , la Palme , U 
Solnl ,\e Sainl-Jpan ^ rOnee, ta firlette, ta Comttise , 
ta GmtiUé^ te Peiit-Coq, te PttU-l>ratjort , te Rcdouti , 
U ftiars , et deux petites goPletles ou barques donl on oc 
dit pas les noms. Les capitaines élurent pour chef de cette 
peUto escidre Louis de Bures, sieur d'Espfnevillc, mû 
montait tt Saint- Nicotag. CuD^iny lui envoya une comim»- 
aion signée dn roi ; en lu remcrci.irtt , an nom de s.i ni.ijc5tt , 
de ce qnc Intel les siens entreprenaient pour l'honneur 
thx royamoQ. 

Le 5 août L~)55 la flottille sort du port par une belle nu- 
tioéc , ol va tnoailler sur une ligne au milieu de la Uan- 



I 



I 



^ tl*rit (TAutrictw » «rar i)v Qurle*-Ouini. 



DU PAUtS OB TBBSAILLU. 



lihf 



che 



de Doui 



Un Bi 



)(tnc . attendant tm'il 
Tint à passer qtiel[|(ies«~;)js9e3ux sous pavillon *lo Flandre. 
I.e 11 août, an pniin dii jour, vinpl-ijualre grandes voiles 
furent signalées au sud-ouesl: c'éïnit une nulle nnmnndc, 
loolL" com(iOsée de lioarqucs, eiff^H'esde grande; vnisseaux 
élevés et fort longs, bien armés de cations, cl du ftort de 
quatre à cinq cents tonneaui. Ces vingt-quatre nariix-'S ar- 
maient d'Espagne, charpés li'cpit'es et de marchandises 
pour les Pays-Uas. Se reposant sur la force et le noml>re de 
ses embarcations, l'ennemi s'araiirâil à pleines «(iilc»,sans 
daigner donner la moindre attention aux barques qu'il 
apercevait devant lui. Cependant les Dieppuis, jugeant 
que cYtail jouer çros jeu, mais ne voulant à aucun prix 
ffagner le large, s'étaient déjà rangés en l>alaille. Aidés par 
la raarée, el cin^ïtantavec adresse, ils se trouvèrent tout à 
coupetcuinmeàrioiprovisle an milieu do l'eâcadre ennemie. 
I^es Flamands , lourds de leur naturel , et rendus plus pe- 
sants par la confiance en leurs forces , avaientà peine eu le 
temps de l.iclier une bonlèe de leur tormidable a rti I Icrie, t^ue 
déjà le harpon était lancé sur leurs navires. Les liitppois, 
la hache et la pique à la main . s'élançaient à l'ubunlage ; 
ce n'était déjà plus nn combat, c'était un assaut. Les Fla- 
mands, quittant leurs canons, se défendirent en gens de 
COBDr, k coups darquebusc. de grenades et de lance. La 
mêlée devint furieu.sc, et le brave chef des Uicppois, le 
capitaine d'EspinevilIc, fut ble.'sé mortellement. On se 
battait avec tant de rag^quo personne ne s'en aperçut ; mais 
tout à coup des torrents de Ûammes et de fumée s'élèTenl 
d'une des bourqucs. et au même instant ta Palme, monté* 
par le capitaine dicppois Boaucou<in , parait aussi toute en 
teu. Benucôusin, ^ur le point d'Être accablé, avait fait 
jeter sur cette hoarque , qu'd tenait harpoiuice , <Ies lances 
À feu et des matières combuslihlcs; mais n'ayant pu se 
dégager assrz vite , smi propre vaisseau avait été atteint 
parles flammes. Aussitôt mut change de face ; il ne s'agit 
plus de 80 battre . mais d éviter l'incendie , des'isoler de ces 
deux malheureux navires enflammés. Dans cette horrible 
confusion, trois vaisseaux dieppoiâ sont écrasés entre deux 
faourqiies énormes et coules l»as , corps et biens. Par bon- 
heur, les autres parviennent à se dcf(8fi;er et à ffagner le 
haut du vent. Les Flamands , au contraire , moins alertes 
i la maniruvrc, ne peuvent manier leurs gros et lourds 
biliments; on en voit jtisqu à douze s'engloutira demi 
consumés dans les flots, l^eux qui s'échappent sont assaillit 
par les Dicppois , qui leur fout la chasse , les eutoureul ■ 




1S8 



GiLERl£6 HIStOlIQCCS 



les alUiqucnt lie nouveau à i'aliordngo , el Gnis^eiil par 
s'en piii{»arer. he lenileniaitij 12 août, dès le matin, la 
Oollille , veuve lie son capilainc*. cl rcUuile à quatorze ou 
quinze voiles . mais victnrïpuse , et traînant à la remorque 
six de ces grandes hourques nninandes chargées de noivrc , 
d'alun, de riches dtnrées, retiiradanssoii port de Dieppe , 
en présence de toute la population répandue sur le rivage, 
auLruilUes cloi'hcs et de luute rjrldierie des remparts. 

ti6V. LE CitEVALlEU DE LA VILLEG vr.SO.N ENTRE DANs' 

LE uiu-JA.NEiiio (10 novembre 1555). 

Por M. Tbëodore GuniN en 

I.e ehpvalier de La Villcf^agnon, nommû vice-amiral de 
Bretagne par Uenri II , solncita la permission d'aller for- 
mer un êlabllssemenl »'n Amérique , pour détourner de ce 
r(Hé rottenlion des Espagnols . etafTaihlirainsi leurs forces. 
Villcgafînon s'assura la protection de Tamiral de Coligny , 
CD faiwnl entendre que son projet était d'ouvrir aux pro- 
tcstatiLs un asile conlrr les [lorsécuttuns ; il obtint ainsi une 
somme de dix mille livres pour les premiers besoins de la 
colonie, avec deux vaisseaux de deux cents tonneaux , 
abojidammenl pourvus, 'bien armés, et sui' lesquels on 
embarqua une compagnie d'artificiers , de soldats et de no- 
bles aventuriers. I.e 12 juillet l.j."»5 il partit du Havre , qui 
portait à cette êpiMiuc le nom di- Franciscnpole. l.a tempête 
et une voie d'eau lurcèrcnt le vaisseau qu il montait a se 
réfugier à Picppe pour se réparer. L'nc partie des artificiers 
et des nobles aventuriers, (]uc la mer avait rendus ma- 
lades , proBlèrcnt de celte reUVhe pour abandonner 1 "ex- 
f>édilion ; celle dèserlion réduisit les forces de Villegagnon . 
mais ne l'arrêta point. Après une navigation pénible, il 
arrira , le U) novembre , a l'cmbonrhure du Meuve Gana- 
bara (le Kio-Janeiro). Il avait songé il'abord h former son 
tlablissement en terre ferme; maisdiverses raisons l'ayant 
fait cbangi'r d'avis, il se décida à bniir un fort en bois sur 
on rocher de cent pieds de long el soixante de large . situé 
au milieu du détroit que forme l'entrée du fleuve. Il comp- 
laît sr rendre ainsi maitre de la passe; mais il «c larda 
pas à rceunn.TUrequc les eaux , à marée haute , couvraient 
tes eonstrucûons . et il se réfuf^ia alors dans utie Ile d'un 
mille de circonférence. placé« une lieue plus haut et en* 
lourre de rochers. Cotte lie n'avait qu'un seul port . com- 
mandé pnr deux* miTiencrs qu ilTorlifio. llliia sa résidence 
au centre do llle, sur un rocher de cinquante pieds de 



< 



oc PILAIS DE m»AtLLE5. 



t» 



bâut . sous lequel il creosa des magasins , et qu'il nomma 
fort Coligny, en l'honneur île son prolectear {'), 

165. ÉTATS-GÉsÊRAL-x DE PAEis (6 janvier 1558). 

Éi Par H. Jbu Alavx ea illi. Partîti ctnliale 

Henri II , à qui de nouvcllGS ressources étaient nécesssi- sallc le* Ewt 
res pour soiilenir le fardeau d'une guerre si lonpic et si '^'^'^"s"' 
ruin(!use, résolut, après une interruption de prés de cin- 
quante ans, de convcK]ucr les élat&^cacraux. L'autorité 
[, royale domina sans contrôle dans cette .i^somblèe , où elle 
fit siéger la magistrature i-umme un quatrième ordre , avec 
UDC représentation séparée de celle du tiers état. 

I^ réunion eut lieu le 6 janvier 1558, au Palais , dans 
la cbambre de Saint-I^ouis. « La salle étoîL ornée avec oia- 
« gniliccnce , le Roi étoil sur sun Irùne , et les plus grands 
«seigufurs renlournient ou sié^eoient au-clessons délai. 
K Ilciiri II adressa un discours à ses sujets, dans lequel il 
|j « leur rendtiit compte de ses efforts pour tenir télé à la 
Il maison d'Aulriche. et de ses t>esoins. Le cardinal de Lor- 
« raine ('i prit ensuite la parole au nom du clergé; son 

discours fut long et diH'us. plein d éloges de lui-mi-mc cl 

<>« de Daltcrics adressées au Uoi : il promit que l'Église con- 

« trihucroit pour des sommes considérables. Le duc de Ne- 

.« vers (^) parla ensuite au nom île la noblesse, cl en peo de 

nwls , il dit qu'elle éloil toujours prête à prodiguer son 
1. « sang et ses biens pour la défense du coyaume. Jean de 
« Saint-André parla au nom du parlement, mais à ge- 
f « noux.;i la différence des deux autres orateurs; il remercia 
« le Roi d'avoir formé de la magistrature un ordre nouveau, 
« et il lui offrit en retour les biens et la vie de ceux pour 
a lesquels il parloit. André Guillart du Mortier, enfin , 
>t l'orateur du tiers étal . se jeta aussi à genoux ; et après 
Il avoir loué le Ruîdv ta générosité aTecla<|[uellrilrepou&soit 
« une iiaix qui ne seroil nns glorieuse, il déclara que le 
a peuple , quoique aciiablc d impots . sentoit qu'il dcvoit 
a tout au ttoi, Ll lui fourniroit encore de grosses sommes 

■ « pour mener à Un la gutrre.. Le garde des sceaux, Ber- 

■ fi trandi [^] . qui a.voil récemment été fait cardinal . \inl en- 
H « suite prendre de même â genoux les ordres du Roi, puis il 

^^(ï) Biographie uin*rfr«//*, t. XUX. i"!) Charles de Lorrains, *Inr de 
ChevreuM!, arrhevi^pie, t]jc de neiiiii. (3j Louis (la GoDX«gue, [HiJr <lo 
ftlBCe. C*; Jua Beilrand ou Benrandi, cardinal, arclievâquo du Sent. 

6. 



Allô .!•! Mfdi. 



AiltdaNord. 
Ë«Jlc II" 9. 



« répondu à tj}us. Ilpromil en purliculierau tiers êlal que 
e leUoi reccvroît avccbonlù an cahier de sgs doléances (*).» 

166. rHi5£ DECA1.US PAit LE DUC DE GUISE (9janv. 1558). 

Par U. PnOT en 183: 

1.9 bataille <le Sainl-^Jueiilin avait porte un coup terrible 
à la Krancr : le i-ui)iK>tal)le de Montmorency {•), le maréchal 
do Sdiut-Anilif* (*), l'Amiral do ColigiiW*) étaient prîson- 
iiirrs aux nuiins m>s Espagnols. On appela n Italie le duc de 
Giiisc, François de Lorraine, comme .seul capable de sou- 
leitir la fortune chancelante du royaume. Ce grand homme 
Comprit qn'il fallait au plus tôt , par un coup tIVoLit, relever 
U rrnommée des arme* française*'. San* attendre le prin- 
temps, époque ordinaire do renouvellement des hostilités, 
il résolut de sarprcDdre Calais au cœur même de l'hiver. 

Plusieurs pUus avouent été formés déjà pour s'em|>are9' 
4e celte plaec, et le maréchal de Strozzi avait eu lu har- 
<iiosso d*y pénétrer sous u» dêguiscinent pour en recon- 
milvo les fot lUirations. 11 a\uit trouvé ta garni&on l^ible 
et ht ville cnlièrcmeut délais!>ék; par la reine Marie, dont 
l'ûtiention était toute à la grande querelle de religion 
qu'elle soutenait en Angleterre. Aluis le succès dépendait 
surtout du secret et de la promptitude, l/amu-c française, 
rassemblée à lu fronticrc ilii nord, si'mhlaiL n'être la que 
pour faire face à un eimcmi \ictorieux. L'ne manoduvre har- 
die la transporte tout à coup sous les murs de Calais, et le 
, duc de Guiso arrive de la cour le t<' janvier 1558 pour en 
prendre le CAmmaïuh-meol. Dès le premier jour .deux forts 
qui df*ftjndaient La ville sont emploi t^s. Trois jours aprèSj 
U brèche ôtail ouverte et la eitudclle prise d'assaut. Lord 
Wcnlworth, qui commandait les Anglais, réduit à nne 
xariiksoii de huit ou iwuf ceitts homines» comprit qu'une 
plus longue résistiinre cluit inutile; il domanda a capituler, 
cl. le 9 janvier, la ville fut rcinJso aut Français. Il y avait 
un peu plus de deux cent dix ans (1347) quÊdouard III 
l'avait enlevée k Philippe de Valuis. Guines se rendit onxe 

I'ours après, et ainsi turent oiïacées les dernières traces de 
u domination anglaise dans le royaume. 

167. PRJSi: UE TUlONVlJLLE (:>3 JUÎD 15Ô8}. 

fur U»» QACbEiiorRT dd 1(31. 

Tîiionnlle par le duc de Guise suivit 



prise 



SIX 



C'^ Hiêh-tr* dn Ffm^ah, par M. de Swmonili , i. X\llï, cb. xiy- 
1) AtiirrtJffMttntniArfwcv. 8 Ja<**iu» tlAlbou, «eigneur de Saîol-Andl 
«jtiaspardikCoIitfnj.ll'danoui. 



& 



DT7 PALAtf DB mSiULBS. tSt 

nioû celle do CaJais. Les Espagnols w. s'altcndaient pas à 

être atUiquô$r c( la gnrnison de la phco èlM fhililo. Elle âl 
cepeiidAut une coDro^cusc résistance, qui furça les Francis 
à changer leurs halterics. C'est au niilieu ilc celle opcralion 
que j^it tuù ic [Darèchnl de âtrozîi , le plus illustre de ces 
P'ilriotes florentins qui êt^nent veuus dans les armées frtm- 
fAÏsofi poursuivre contre rË.>^pagnc la vengeance de leur 
patrie asservie. Le lendemain 2J juin, ThioDville capitula. 
C«( avantager quoique peu impurlanl, ajouta au renom du 
duc de Guiso, environne déjà de la Civeur publique, et 
^levé nu ûJte de la puissance par \c mariage de m nièce 
Hirie Stuart avec le Dauphin (') , tils de Ueari 11. 

16S. LEVÉE DU SIÈGE DE ftuiTÇ (scpUambrc io6ô). 

^' ParM. UniTiA^eei) 1S30. AileduNai 

Pavltlondul 
Leschevalicrs de Saint-Jean, chassés de Rhodes ru 1522. H.-<le-cb»i 
el étdhiis par Qiarles-Ouiul dans Vile de Malte, u'avaieol 
pas cesséoe ûire une guerre o[tiaiélrc à la puissance otlo- 
maiHï. Solimau, irrité <Ie$ échecs dont chaque Jour ils ha- 
miUaient son orgoeJI . réiiolul d'en tirer nue èclaUnle ven- 

ffeance. Il crut que la furlune réserverait à sa vjeillefls« 
1^ niéimiA faveurs qu'elle lui avait accordées au débat de 
son règQC^ et il entreprit une cxpéfiîlion cunlrv Malte. 

Le 11$ mai 156'>, parut ^i la hauteur de celte Ile une flotte 
turque deceiit cinquantiî-neul'bàlimcnts de guerre .chargée 
de trente [nîilc soldats. Uu nombre cousidérabic de trans- 
ports la suivait , et plus tard les galères du (iiiueux Dragut, 
parhii de Tripoli , ainsi que celles d'Uascen , vîc&-rai d Al- 
ger , vinrent s'y joindre avec cinq mille ctjmbattanls. A ce 
menaçant appareil le grand miltrc , Jean de La Valette» 
n'arait à onprisrr que sept cents cheraliers et huit mille sol- 
dats enrôlés suus la baunièrc de l'Ordre. Mais le ooble 
vieillard imissail à la saûite intrépidilé desmartTrs tous les 
talents d'un houiine de guerre, et il sut insnirer \ ses frères 
d'armes l'hérutc|ue résulullou de s'ensevelir avec lui soos 
les ruines de Malle plutôt que do se livrer aux liiHdëles. 

Le siège dura cinq mots. Mustapha , général des armées 
du Solimao. et Pl.ilir amiral de sa Ooltu, rivalisèrent d'ai^ 
deur et d'opiniâtreté dans les attaques qu'ils livrèrent à 
l'île sur tous les points. DragTJt, le successeur et l'émule des 
deux BarlieroussctY lais^ la vie. Le premier elTurt des Turcs 
,s'êtail porté sur le fort Sainl-Elme, cl iU's'cn emparèrent 
, après avoir égorgé jusqu'au Jcniier des chevaliers qui le dê- 
(', Fisn^oi» lie Kiauct*. 



ItvdvNord. 
lllr n» 9- 



fpndaiont. Ils restèrent ainsi mnilro? da port appelé Maria 
Musciet. Mais ce fut là le terme tic leurs succè* : li'ur^ for- 

• miOahlcs assauts contre le Borgo, le fort Saim-Michel cl 
la cité notable , furent tous repousses. Un jour cependant la 
situntion dos ehcv.ilicrs pnriit désespérée : au milieu des 
débris fumants du Bttrgo et des cadavres amoDcelés de 
leurs compiKnonsd'amu'S, tous les grands-croix de l'Ordre 
timjdièrcnt La Valette d'abandonner deit ruines impossibles 
à défendre , et de se retirer au cliàleau Saint-Ange. « Non , 

' « mes frères» non, leur répondit le héros; c'est ici qij'il 
> faut que nous mourions enseinl>le, ou que nous en chas- 
« sions les ennemis ^M. » El par un nouveau prodige de 
vaillance Ic-S Turcs furent chassés du poste qui semblait 
livrer la place à leurs coups. 

Toute l'audace et rhnbilctc des deux lieutenants de Soli- 
man, tout l'art de leurs ingénieurs étaient épuisés : seize 
mille hommes étaient le reste nnimiede la puLssantearméo 
qu'ils avaient amenée des ports ue Turquie , et la crainte 
seule du courroux de leur maître les empêchait de renoncer 
h une entreprise désespérée , lorsque le vice-roi de Sicile , 
Don Garcie de Tolède, jusqu'alors vainement appelé par 
les vœux impatients du j^'ând-mallre . débarqua enlln des 
troupes qui firent lever le sicç;e. Mais la gloire d'avoir 
sauvé Malte ne resta pas à Phihppe U , dont la lâche pru- 
dence avait fait dltrndru pendant cinq mois ses secours. 
Ce fui à La Volette que s'adressèrent les cris d'enthou- 
siasme et de reconnaissance de toute la chrétienté. 

1G9. nsTïTTTiow DE LonnRE DO sAi\T-£SPRiT (1"" jan- 
vier 1679). 

Car Jeir.-n»v'J»l<î ^•^^ï-'»o,»ers tiU. 

u Lejeudy premier jour de Kati , le Roy (Henri lll) 
« établit et solenmisa , en l'église des Augnslins île Paris . 
•I son nouvel nrdro de chevaliers du âaint- Esprit en 
« grande mafçnificencc; cl les deux jours suivans Iraila à 
• dîner audit lieu ses nouveaux chevaliers , et l'aprês- 
a diner tint conseil avec eux. II; iluiint velus do Imr- 
a relies de velours noir, chaufscs et pourpoint de tolllo 
« d'argent , ^oulier$ et fourcaux dépéc de \clnnr5 blanc ; 
« le grand manteau de velours noir, bordé à l'enlour de 
m CcursHlc-lys d'or , cl lan.:?ue5 de feu enlrcniélées de 
« tourne broderie . et des cliilTres du Roy de fd d'argent p 
■ et tout doublé de patin orengc ; et un autre mantelel de 
« drap d'or en lieu de chaperon par-dessus le grand tnaai- 

V) UiMtoin rif MaUv , par VcrloU 



I 



tenu , Icqaol mai.lrlrt étoit cnrk'hl rommclf fn'afid mao- 
!eaii (le llcurs-ilo-Iy-i . Inijjriu''* (le fpu et chifTres ; leur 
gTsiid cullÙT entrelassètîrs cluITres du Roy, flciir»-(Je-Iys 
et langues ijc feu , auquel pendoit une croit d'or uidus- 
Irieusement obbourécet èmnillce, nu milieu de Inquollc 
élnît une coloinhe d'arpent. Ils s'appellent chevaliers 
< commandeurs du Sainl-Kspnt , el portent journelle- 
« ment sur leuri^cnppcs et iivinle.iu\ une grande croix de 

• vclourj oronge . bordé d'un passement d'argent > ayant 
« quatre fleurs-dc-lys d'argent aux quatre coins du croisen, 
« el le petit ordre pendu à leur col avec un ruban bleu. 

« On disoit que le Uoy avoit imiituc cet ordre pour 

• Joindre à soy d'un nouvil et plus étroit lien ceux qu'il y 
« vouloit nommer, à ranse de rrnrèiié nombre de ctic^n- 
« Ucrs de l'ordre de Saint-Michel, qui étoit telteincnt 
n a^ili qu'on n'en fesoit non plus de ennipte que de simph:» 
a aul>ereaux ou gcniillàlres; et appeloit-on dès piéea le 
a collier de cet ordre le collier k toutes luîtes ('). » 

17(^. ACirtLLE DE UAItLAY DANS LA J0l'il5ÉE DES 

BAnRiCADES ( 12 mai 1588). 

Par M. Xarx ut 1*ljol en 

La ligue venait de reroporler dans Paris un triomphe 
éclatant- Les troupes royales avaient rocuIc<Icvnnt leseom- 
pagnies bourgeoises . et les barricades, pou.^sors Jusqu'aux 
porter du Louvre , tenaient Henri III prisonnier dans son 

Ïialais. l.eRoi . sans autre ressource que la Tuile pour sauver 
es restes de son autorité , curut au galop vers Chartres, 
el laissa les ligueurs mailrcs de sa capitale. I.educde tiuisc 
(Henri de Lorraine), qui avait, dans cette journée, dirige 
les mouvements de ta mulliludc , resla chargé de tous les 
cmbarnis de ta victoire populaire. Il avait compté gonvcr- 
neraver la sipn^iture do Itui captif. Déchu de cet esitoir^ il 
sentit que la loi . [Kir ses organes réguliers, pouvait seule 
sanctionner la rébellion victorieuse. Il se rendit , arec une 
suite nondirruse , chez le premier président du parlement , 
Achille de Harlay. 

a T) le trouva qui ce pourmenoit dans son jardin, lequel 
« s'étonna si peu de leur venue, qu'il ne daigna seulement 
te pas tourner la IHc , ni discontinuer sa pourmenadc cum- 
■ « mencée , I.imiellc achevée qu'elle fui , étant au bout de 
u son allée , il retourna , et en retournant il vit le duc de 
« Guise qui vcnoit à lui. Alurs ce grave magistrat, houssanl 

t'> Jwrnat tle llcart III, par Pirrre de T^j/o/'r, nnnce 1^79. 



Ailo lia "Sùnl 
l'avillondoRo 



a la voix . loi dit : C'aU grand'ptliè quand le va1o( chasse 
a le mnllre. Au rettte . mun ûint> est a Dieu , mun cœur esl 
a àmonRui.etfUûncorpSfSLL-nLre les mains des mùcUans : 



u qn'oa en fasse ce qu'on voudra ('). p 



P«tlic ceiiLrilc. 



171. frUTSHîÉnÉRAux D£ BLOB (t6 octobrc lâ88). 

(BBffBI m) 

Par M. Jean AuMm es itti. 

Après la journée des barricades. Ilenri III , dans sa dé- 
tresse, coiisnilil à assucier les ëUt5-gèiièraux à la tâche 
dilHcile de guérir les plaius du royaume. lUes convoqua donc 
à Blûis pour le 15 soptcnibre 1088; mais quelle que fût 
alors l'ardeur dos pa^iims ttoliliques . les députés mirent 
furl peu de ii<Hc à répondre a la iiuniniatioii ruyak* , clce ne 
fui qu'un muis après , lu 16 octolirc , que Henri lU put ou- 
vrir solcnnelk-ment Taijsendilêe. 

« Sur les deux heures do relevée, dit M. Vilct dans 
« son introduf tion au drame des Èlats de BhU, la séance 
« fu( ouverte. La s;illc où idlu »e tenail est immense : six 
<i grosses colonnes à cliapitcaux romans surraonlés d'arcs 
a cil ogive la sëpnrenl par le milieu. Toutes les murailles 
« avaient ét<^ recouvertes de tapisseries A personnages, 
« rehaussées de riches galons , et les piliers étaient entou- 
« rés de tapis de velours violet, semés de Ûcurs de lis d'or, 
o Enlru Us troisième et quatrième piliers on avait dressé 
« use sorte d estrade élevée de trots rnarchen et conroii- 
a une par un gnmd dais : c'était sur celle extrade qu'était 
« plftcelelhuleuil du Koi; à droite, celui duta Reineoière; 
« \ gauelic . celui de la Ueine régnanle. Ions les gentil}- 
u huiiime^ de la iiiai^uu du Uui . au nombre de r]eu% à trois 
« ceuis, devaient se tenir debout sur l'estrade derrière 
a le lauteuil duKoi. 

u Au bits de l'eslradu, et toujours sous le graod doii» 
a on voyait un siège h bras sans dossier, couvert de 
« velours violet , oui était destiné â M. de Guise {'), eo sa 
« oualilé de grand inaiirc de France. Enfin, tout antour 
u de la salle on a^ait réservé un passage défendu par de 
« forUs barrières hautes de trois a mialre pieds, et der- 
« ri irières on ataït permi'ïâ quelques bourgeois 

« cl . ■• nutablvs de la ville de prendre place. Le 

« lé({iit . lu» ambassadeurs i les seigneurs et dames de la 

(1) Diêtomrt nr /a vit el ta mort J« préiidmt Je Barlay . par Jac«|UËii , 

l„i* 4llc<,ioi"i,v»;Hfnti du Lorraine. I"ilu nom, JucdPGo^t*,(lii/fJÎ')/*i;'f^. 



*- DO PALAIS DE VBIAAILLU. 13& 

« cour étaîenl dan» les galeries supéricarcs cachées parties 
« jalousies. 

« l'u huissier, plaide à une fenêtre qui avait tue dans la 

m cour du chiïtcauj appelait à h;iule vuix les députés» sui- 

« Tant l'ortlre quiawtt cl»; airélè. Ceux qui étaient présents 

« rfipundaicul , tlttos^ilùl ils étaient reçus par quatre hé- 

« tautâ et CuNiiuits à MM . do Hhudi-s et de Marie . inajLres 

a des cért'mofiies , qui Irur désignaioiil la place qu'ils dc- 

« vaieut prendre, Les archevêque» fl ésèqueséiait-'iu vêtus 

« de leur:^ rochcLs el surplis; les gfUlilshoinuieâo^ aient la 

. « tdquc de velours et la cape ; et quant aux députés du tiers , 

c«ux de lu justice purlaicnl la rol»e Iuukuc et Je buimel 

41 carré, el ceux de roiic cuurle le petit bonuet et la robe 

a dcfuarcbaud. 

u Tuus les députés étant entrés dans la salle et assis , 

fia selun leur rang et 'tignilc,M. de tiuiso * habillé d'un 

« puurpuinldcâatin bl:inc, la cape relroum'e . et perf^rU 

[,« de tet wux , dit un écrit du temps , (ouU} frpamcur <U 

«i l'ûsstllwiée , pour connnitre ei dî^tinifuer ses serviieurs , 

« eid'Mn 4tut ékMceiMHt de sa vuts Us fortifier dantlttirê 

.K espéruncts , et leur dire , tans parier : Jv touê vois; 

U. de Guise se leva de sou siège de grand njallre, et 

[i p ayant fait ane révérence à toute l'assenililéc , suivi des 

• u capitaines des gardes e( des ffcntilshuinmes tenant à la 

[nairi leur h.ichc k bec deconûn, alla chercher le Kui. 

n Aussitôt Sa Majesté en grajid costume, et purUnl 

son grand ordre au col , parui sur l'escalier qui descend 

de ses appartement:» : toute rassemblée se leva et chacun 

K deineura la lëtc nue. 

« Le lloi» fi'élant assis «prit la parole, et prononça une 
« très-loDguo et Irës-gravo harangue » 

17â. avTAULE u'iTKï (H Hjars 1600). 

F«r H. CliarJes STi:tiftCK en ... . Aile da Nord, 

Le dernier des Valois venait de tomber sous le couteau de i^ «ugo. 
Jacques Clément, et la couronne di* France était passée à 
l'alné de la maison de Bourbon. Mais Henri IV .délaissé 
de presque tous le^ seigneurs calbolirpies, était serrédc près 
par II* uuc thi Mayenne {'). Ce chef de la ligue, moins po- 
pulaire, mais non moins habik*. que son frère, s'était vanté 

K'd'amener aux Pari>iîens le Bf'arnats pieds et poings liés. 

B'|)éj(i même on louait des fei»>lre« pour le ^oir passer. 

^LXenri, dans se<> retranclieme-nts d^Arqncs, où avec une 

Hjiuignée de soldats il soutint relTurl de Ircutc mille ti- 
0) CIiQdo dkr Lorraiae. 



I 



t3(> «iLERIBS U18T0BIQl'eS 

(^enrs. proDva à Mayenne qu'il n'ëtait point si facile à 
urcndrc, cl rannco suivante il lui iloiinu près d'Ivry, snr 
l'Eure , une leçon plas furtc encore. 

Mayenne. à'l.i Ictc de viii^l-qnalrc mille combatlanU , 
tlonlmi grand nombre Flamands, Espagnols , Siiisses , Alle- 
mands, s'avanrait pour faire leverauRoi le siè^e de Dreux. 
On conseil lail h Henri, qui avait à peine onze mille hommes, 
de se rclircp eucore une fois sur la Normandie. Une voulut 
pas montrer un roi de France reculant toujours devant 
des rebelles, et résolut d'attendre l'ennemi de pied ferme, 
et dann une position qui lui laisserait tons ses avantases. 
(>n contiail les Indles paroles que , le matin de la bataille, 
en mettant son casque, il adressa à ses compagnons d'ar- 
mes ;« Mes compagnons, rWeu est pour nous; voici ses 
« ennemis et les nôtres; voici votre lloi; donnons à eux. 
n Si vos cornettes vous manquent, ralliez-vous à mon pa- 
« nache l)lanc : vous le trouverez au chemin de l'honncar 
t et de la victoire ('). » L'année répondit h ce noble lan- 
gage par le cri de ri»e le Roi! el la bataille commença. 

L'artillerie dn Roi, grftce à l'avantage de sa pusilion, 
portail en plein tlan.'i les rangs ennemis , landi.s que celle 
des ligueurs lirait toujours sans atteindre. L'impatience 
prit au jeune conilc d'Egmont (') , et sans attendre la 
troisième dèeharcre, il se lança avec sa cavalerie flamande 
contre les batteries de l'armée royale. Là , par une fidio 
bravade, il lonnie contre In bouche m^e des canons la 
croupe de son chc^^l , et donne à ses gemlannes^ l'exemple 
de cette bizarre insullo h une arme qu'il appelle celle « des 
a hëréliques et des làilics. » Biron, le mart-chal d'Au- 
inont et te grand prieur eurent bon marché d'une cavalerie 
ainsi désonlonnée , et l'impnnient Eginont resta sur le 
diamp de bataille. Vn autre accident mettait en mente 
temtis le désordre dans les rcltrcs de l'armée de la Ligne. 
On laissait d'ortlinaire à ces escadrons irréguliers un es- 
pace ménagé entre les rangs de l'infaiitoric pour se rc- 
lormcr après clincune de leurs charges. Cet espace Icar 
manque par la faute du vicomte dcTavannes, et ils don- 
nent de Umlc la vitesse de leurs chevaux contre les lan- 
riers ilu duc de Mayctiiie. Vainement celui-ci s'efforce-l-ÎI 
de rcraeltre l'ordre'dans cette môlée; le Roi, qui a vu le 
trouble des escadrons ennemis, les charge à la tête de sa 
noblesse . et rh<-'fs et so'.dats ne savent plus que fuir. L'in- 
fanterie do la ligue restait ainsi seu^ dans la plaine» 



;'^D'AQbïffné.ltf. ni.ob. v.p. 531. 
lierai 4e> irm*tt du roi d Eupcgne. 



Philippe, comietTEgniODt, f^ 



Dr PALAIS DB VBHSAILLES. 137 

fc à lous les coups de l'armëc royale; les Suisses, 
^ 'atlfudre les premières allauues de rcnncmî, livrent 
ïrs armes pour signifier qu'ils (lemuiKlciil à se rendre: 
on les reroil ît merci. Les lansquenets en voulaient faire 
aatani: niaiâ le Hoi fut forcé de les aliandonner à la ven- 

Seance de ses soldats, qui se souvcnaiont de leur trahison 
ans le rclramhenienl d'Arqués, et tout ci? que put l'âme 
généreuse de Henri IV fut de faire entendre ce cri: « Sau- 
vez les Français, et main basse sur l'êlratiKer ! u En effet , 
dès ce moment il ne(iérilpas un Français de plus. Davila 
porte à six mille honmies la perte du l'armée de la li- 
Kue. C'était In plus helle victoire remportée depuis le com- 
luencejucnl des guerres religieuses. 

173. tlEJïRI IV |»EY\!\T PARIS (80Ùt 1590). 

Par M. aorcET en i62i. Aile du Nord. 
B. -<)«-< haussa 

Des plaines d'Ivry, Henri IV avait inarclic Sïir la capilole ^^"^ "^ "• 

pour l'assiéger. Paris, denuis la journée des barricades , 

était le principal lliéf^tre de la puissarice de la ligue et de 

ses fureurs; celait à Paris qu'il importait de la frapper 

d'abord, pour raucanlir ensuite dans le reste du royaume. 

Pendant près du quatre moiî le Roi tint relie grande ville 

emprisonnée dans un èlrott Idoeus (7 niai à 3Uaoût 1590); 

la lainine ne larda pas à y faire sentir toutes ses borrears, 

et sans l'affreuse tyrannie des Seize et l'appui que leur 

S relaient les soldats espagnids, la ville affamée se fût jetée 
es lors aux bras de son Roi. Mais il fallnt endurer le mal 
dans SCS dernières extrémités; il fallut nue l'on vH les os- 
sements ib's ntorls cluniués en pain et tes enfants sen'ant 
de nourriture à leurs mères. Les Parisiens, ainsi opprimés 
par leurs défonseurs, ne trouvèrent de pilié que dans le 
cuBur du prince qui Us assicRcait. Il laissa sorlir une grande 
partie dis bourbes inutiles : « Faudra-t-il donc, disail-il , 
•' que ce soit moi qui les nourrisse 7 H ne faut point aue 
n Paris soit un cimetière ; je ne veux point régner sur ues 
« morts. » Et encore : o Je ressemble à la vraie mère do 
« Salomon: j'aimerais mieux n'avoir point de Paris, que 
<t de l'avoir dccliiré en lambeaux. » itenri fit pins encore; 
il laissa d'abord ses capitaines et nuis les soldais cnx- 
niémes introduire des vivres dans la ville assiégée. « El 
« cela , dit Péréfixe . fît subsister Paris plus d'un mois plus 
o qu'il n'eiUfail.» Mais ce que Henri IV perdit alors, il le 
recueillit plus lard ftar la rLConiiaissance cl radnûraliûn 
qu'excita sa clémence. 




I 



Henri IV arait Abjure la relifçion urutestante dans l'é- 
plisc de Saint-Denis le 2o juillet 1593. et le 27 février de 
l'année suivante , il avait été sacré dans la calliédrale de 
Chartres. Il n'y avait plus désormais d'obstailc entre lui et 
le ctcur de ses sujets. C*^ ne fut donc plus les armes à la 
main» mais par voie d'aceonunudcmenl qu'il travailla cette 
fois i entrer dans Paris. Les purlcs lui eti furent ouvertes 
par le comte de Brissac (*) qui y commandait. m 

Le 22 mars 1094, à sept heures du miitiu, UenrilV 1 
entra dans la capitale, par la porte Neuve, près des 
Tuileries : c'était par cette même porte qu'en était sorti 
Henri III , six ans auparavant , après la fatale? jnurnce 
lies liarrie;i<Ic$. Les troupes de la lif^ic oenipaient en- 
core la ville: les EspagnuU èuient au faubourg Saint- 
Antuine. le régiment napolitain au faubourg Sanil-Ger- 
main» les Alleiuauds ûq faubourg Sainl-IIurtoré. Aussi 
le Hoi fit-il son entrée en grand appareil de guerre, le 
casque en tétc , la cuirasse sur la poitrine, et Sun cheval 
bardô de fer^ s^iuuldesse qui l'enLourait était, comme lui, 
en teiiac debalidlle, et des lansducnels, l'arquebuse sur 
l'épaules cclairaieul sa nwrche. Mais Henri reconnut hicn- 
lùt qu'il n'y a^ait point d'ennemis accourus sur ses pas, et 
que tout ce qui l'enlourail était un peuple enivré du bon- 
heur de le voir et de le posséder; dès lors son âme noble 
et connante s'abandonna avec une entière effusion aux 
impressions do cette heureuse journée. 

« Kstant arrive sur le |>ont Nostre-Uanie , dit l'Estoile, 
u et oiant tout le peuple crier si alaigrement rirr le R&y . 
u dît ces mots : « Je voi bien que ce pauvre peuple a esté 

V tyramiizé. n l*uis aianl mis pietj à terre devant l' église 

V Aosirc-Uame, estant porté delà foule, ses capitaines 
R des gardes ^oul.m.s faire retirer le peuple, il les en 
« garda, disant qu'il aimoit mieux avoir plus de peine, 
« et qu'ils le vi5!tcnl à leur aise : car iU sunt^ dil-il > aHa- 
■ mes de voir un roy ('], « 

Pcwlant ce temps ou puldiait une déclaration du Roi, 
«lalée de Sentis, qui pardonnait à tout le monde. m£nie 
aux Seize. On eonuait l'innocente \cngeaiice tirée par 
Ueuri de sun implacable cunumici la duchesse de Munt- 

OwHm lie Cotw , 11* <lu nom , arpuin marérbii de France et due dr 

l,>j Joumai de Urnri lY , aiiiite 15S4. 



ou VALAIS DE VKHIUIIXES. 139 

ier (*) , cl coniint'fil le sutr de celte belle jounièe il s'cd 
oir a la purle Sauil-bfiiiit passer les Éspa;;iiuls qui 
80rt«ieiit de U \ille. « 11» le saluaient Lous , di( Pt-rctixe, 
'< le chnpeau furl bas et avec une profonde incUiiâLiûit. Û 
K >< rendit le «aJuL à tous les cliefs avec f^rarido coartoisie, 
■ u 4]outaDl çts paroles : o Reconmiiiiidez-nioi bien â votre 
H, << maître ; allet-^ uu^-cn , â la bonne heure ; ntais n'y revenez 
H « plu:».» Henri IV se truuKi alur$ vraiment loaitre au sein 
^ de ba capitale heureuse et libre. 

I?r>. HEivni IV REÇOIT nrs cm:%-.u.iERS de L'Ofti>RF im 
SAi?(T-tsi»niT (8 Janvier 1595). 



i. AilciIuNorJ. 
U.-de-ctutuck 

S. 



I 



Par Juin-FrHifotf Ûethoy ou i: 

Le dimanche S janvier 1595, Henri IV tint poarla prc- "'^Iuca« 
mîèro tbh le chapitre de l'Ordre du Sainl-Kx-prit. C'était 
onze jours après qu'il cul Hé allcint du couteau de Jean 
Chastcl, et cet te circonstance ajoutait à l'iiitèrêl toujours si 
vivement excité par une aussi brillante cérémonie. « Après 
«I queleJioycul oiiy vespres {dans l'église des Augustîns, à 
•j Paris) , il partit de son sié;ie , tous les officiers de l'Ordre 
n marchans devant luy, et s'en alla près de l'aulel s'asseoir 
« dans une chaire préparée àcest eoeel, ayant à s& dextre 
« M. le rhanrcllier ilc Franre , rhancelier de l'Ordre (*), 
« lU.de BeaulieuRuzé, pratid thrésoricr de lOrdrc (*),el 
« M.rarchovei>que deBour;;es.coQinu^'randaumosnierdu 
« Roy (•} , et à sa ffauche le sieur de I/Aubc$pinc, Rrefflcr 
« de l'Ordre. » Les deux prélats élus furent reçus d'abord ; 
«t alors «M.deKudes, maisLre des ccréuiuoicâ (^, accom-' 
a pagnô de l'huissier ('-] et du héraut {'■) , alLi advenir lUCS- 
il sieurs le prince de Conty (*) elle duc de Ncvers ("), com- 
o maiideurs et dievaliers dudil Ordre, d'aller urcudre 
mcsijieurs les ducs de AIontiH-nsier (^<'). duc clc Loo- 
gucviUe (") et couiLe de Saincl-Paul ('*), princes 
cl esleuâ reçcus pour entrer audit Ordre, lesquels ils 
amcuùrcut uusâi l'un aprèii l'autre au Ituy. Anrés que 
M. le duc de Moutpeiisicr eut , de genoux, les deux 
mains posées sur le livre des Evangiles que lenoil M. le 
chancelier, Icu à haute voix Icrœuel serment que luy 
bailla le grcfllcrde l'Ordre, lequel il ^îfcna de sa main* 
le prêvust et maisLre dcscéréniouies baillèrent à Sa Ma- 



<i'j CitJKrJRv ilc Lorraliie. 



W il 



PhMipiMi llnraul. comte dv Clie^eivr- 



.JVt.iI 






(•) fnncoi* dp Ijourbuu. (S 
CHMkiuI U'OrlMoi , 1-' du n 



l'IiilijfjM' de 



noBi. (I') FraocoiA UOcImii». 



Miaud (le 

•lu Gu^. 
livurboQ. 




m 



r.iLCRIES ItISlX>BlQrES 



«lu Norrl. 
le-obatiftMe 



m jestê le manteau et riMiUcIct dont il veslU !e sieur dwc , 
m en luy ili^nnl : « 1,'Onire vous revest et couvre «lu 
« imiilcan lic son amiriMe conipaj^nir cl uniun frnlcrnclle , 
«à l'cv-tUation de ni)5lre foy et rclijHrkm cnthol!(|uo, au 
« nom (h) père , du Kils et du Sainct-Esprit; » et fil sor 
« lnv hî sigtie (le la croix ; puis le grand lhrt"*ofîcr (ïc 
« l'Ordre pn'senn ïe collier de l'Ordre aiiUoy, lequel le 
«. mit ail cou diidil sieur dnc, ellny dil ; «Recevez de nnstrc 
<r main le collier de nostre ordre du henoil Saincl-Espril , 
B auquel nous » comme soiKcniin ^rand-maistre vous rece- 
• vous.... Et Uieu vous (ace la grâce de ne contrevenir 
n jamais aux vœus et serment que vous venoz de fiiirc. A 
« duoy ledit sieur duc luy respondit : n Sire , Dieu m'en 
(t donne la ^rnre. et pUislost la mort que jamais y 
n fiiillir, remeniani Irès-humMemenl Voslre Majesté de 
fi riionneuret bien qu'il vous a pleume faire ; « et en ache- 
« vant il luy baisa la main : ntiunl en firent tesdits sieurs 
« doc de Londucvillc et cumle de Saînrt-Vol l'un après 

« l'autre Aun autres chevaliers Sa Majest)* vcslit et 

« donna le citlUer de l'Ordre, après ipi'ils curent fail le 
a vœu ft serment, on la inesnic façon qu'atoit fciit lc<lil 
« sîeur duc de Monlpcnsicr('}. a 

176. C0BI11.4T DE FOtiTAlRE-FRAPïÇAISE JUlU \i>96). 

l'or .M. Eofc^tic Dcrtni.i en I837. 

Henri IV avait déclaré la guerre h l'Espapne: il avait 
, Jrinsi enli'vc à IMiilippe II son leau titre de (lèfcnsear de 
la foi catholique . puur ne plus lui laisser que celui d'en- 
nemi de la Franc.* Ccpcmlant quelques chefs de la ligue 
tenaient encore, Mcrrueurl;) en Bretagne, d'Aumalc (*) 
en Picardie, Mayenne (*) eh Bourgogne, et à chacun le 
monarque espagnol avait envoyé des troupes auxiliaire-s. 

On anniHicea Henri IV, qui vienl à peine d'entrer i 
Troyes, que Dijon, \illc 6dèlc cl dévouée, est devcuae 
un champ ih l>alaille entre le marèctial de Biron cl le 
vicomte dcTa^amlCl>, et que l'armée du connétable de 
Caslillc ('1 s'avance pour donner la victoire an parti de 
la liKue. Ilonri ne prend pa? le temps de rassembler une 
armée : il part avec quelques centaines de Rcndarmes et 
d'arquebusiers à cheval, et se flatte paruncbnllanle escar- 
moudie d'arrêter la marche du général espagnol. Mais , en 
fais;nit une reconnaissance au delà de Fontaine-Française, 

l'i Ckruitolnqif n''^enoir€ itê Paittia Ca^itt. flnniM' IftBI. C^ Philippe 
Bnmanqct de Lorraine, du** de Mpic<eor. -.v Cluirles de Lorrains, auo 
d'Aani«le. !}) Chulei de L«rr;iine. «lue iJc^svennc. ;>> Kflmand de Vetuco. 



I 



DO PAI.4H DR VBMAII.LIS. 

3uelaues-uns de ses cavalitTs vont doimcr elourdiinonl 
aaslcs av.iiil-poâU's c^pat^iioU qui arrivaicut ;'i l'instant 
même ù Sniul-hoiiiu; le uaroii de I.m\ (') , le maniuUde 
Mirebeau (=) et le mari-chnl de Biron (') lùi-inèrru.' courent 
en louU- liàlc jwur les di'gager. Leur allnquit iinprlucusc 
faituu mmiiciil recult:r reiiiit'ini; niiù.'i l'èduiit biciilùt au 
nombre , iU rccutcnl à leur tour, et Biron arrive devant 
le Koi , entouré des débris de sa troupe en désordre , ol 
tout sanglrinL d'une blessure (|u il vient de recevoir à la 
télc.Il làllutque Uenri IV rorommenç.^t alors les exploits 
avcniurcui du roi de Na\arre. « Mr-ssieurs, dit-il à ses 
j^cntil.slioimues qui su pressaient autour de lui ; à quartier 
ucm'iirfiisquezpas, je veux paraître, a hl on le vit le front 
nu , l'èpée a la main , courir de tous cùlés pour arrêter les 
fuj^ards el les ramener à la charge contre un ennemi dix 
foi^ plus nombreux ; on le vil.scniuUiplianlà force de vail- 
lance. forcer à la retraite son prndcnl enncnû qui croyait avoir 
alUire à toute une année , et dan» cette retraite même 
oser le poursuivre pour mieux lui cacher sa faiblesse. 
, Henri IV di^it avoir combattu cette fois non pour la 

tvictuire . nuiis pour ta vie. — «En celte rencontre , écrî- 
,u vail-ilâsa steur (*),j'aieu affaire de tous mes bons amis. 
« et vous ai veu bien près d'âtre mon bérîticre. » 

177r ASSEMBLÉE nus KOTABLCS A KOCEN ^4 DOV. lô9C). 

Pat M. ieauALAis en isii. Partie centrale 

TranlP années de pierres civiles avaient* épuisé la '^^''«tit'sliiaK 
Fiance. Les peuples y étaient écrases sous le ponis des N«i2S. 
impôts, et cepentjant le trésor était vide, et, outre les 
dépenses ordinaires de l'étal , Henri IV avait encore à 
payer plus de cent millions, au prix desquels il avait ra- 
cheté sa couronne. ÏVinr remédier à cette grande plaie, 
l'habile monarque n'bésita p-is sur le parti qu'il avait î 
prendre : il appela Hosny aux linanccs, cl puis se jeta loya- 
temont cuire les bras de la nation. 

lîne assemblée de notables fut convoquée.^ Rouen :c'cUil 
1q Koi lui-même qui en avait choisi les membres parmi le 
clergé, la noblesse et le tiers-état. Il en lit lonverture le 
4 noTembre 1596. dans la grande salle de l'abbaye du 
Saint-Oaen. Autour de lui élaicul les ducs de Montpen- 
sier (*) cl de Nemours (•), le comictable de Monimo- 

(I) Bilrne «I.? M.il.iin. («) J-irriiiPs Cbflbot. (»" Charli' il. f^' Ca- 

tbenDt' de Bourbon. jirnK-f>*e de Navarre, din:l'> - , rlfpuU 



!*2 



«iLWHÈ« HISTOSTQtJÏS 



ItiJu .Nord. 

Salle a' S. 



rency ('), les ducs d'Èpenion (*1 et do Rclz ("), le ma- 
réchal de Matignon {*) , les quatre secrétaires d'état > la 
cardinal légal (") , les cardinaux de Gondi (*) et de 
GiçTv ("1. et les présidmts de?i pjirleinenls de Paris {^)t 
de Bordeaux et de Touloasc. On connaît la harangue 
prononrce par Henri IV dans celte rirronslance. Elle a 
toujours été citée comme un modèle de l'clle vive élo- 
quence du cœur, si pui'^Kinte sur les hommes assemblée. 
Sons n'en citerons que les dornièros p.rroles : 

« Je ne vous ai point appelés, comme faisaient mes pré- 
9 décesscurs, pour vous faire approuver mes volontés; je 
« vous ai as^enïblés pour recevoir vos conseils, pour les 
« suivre , bref, pour me mettre en tutelle entre vos mains, 
a envie ({ui ne prend guère aux rois, aux harbes grises 
« et aii3t victorieux. Mais la violente amour que je porte â 
« mes sujets, et l'extrême envie que j'ai d'ajouler ces deux 
« litres de iThèrateur et reslawrntenr de C'-l étal à celui 
fl de roi, me font trouver tout aisé et honorable... » 

178. BICWATCRE DUTÏUtTf: DE PlIT DE VERVms (2 Baî . 

1598;. 

P«M. SAiirr-ÈTiiE en lUST. 

Le cardirwl de Mêdicis (*) avait été accueilli en France 
comme nn messager de paix , et en effet tous ses soins , 
d'après l'ordre de Gémeut VIII ("f , tendirent à ménager 
la réconoiliaticm des deux couronnes de France et d'Es- 
pagne. 4*hilippe II , à^é dc> soixante-ooie ans, com- 
mençait à reconnaître la longue illusion du ses projets 
ambitieux , et il craignait de léguer à sud fils encore jeune 
UP hérttageatissi troublé que celui qu'il avait recueilli lui- 
in£n>c. Il soiitiaitail d'ailleurs qu'un .ictc conrlu à la Cace 
de l'Europe coutîniiAt t'altaudon qu'il voulait fnire à sa fîlle J 
chérie, l infante Isabetlo-Cluire- Eugénie, de l'ancien I 
IMlrimoino do la nuiisou de Bourgogne. Il écouta donc 
volontiers les conseils de luiix tlu frère Boiiarenture Cala- 
lagirone, géuérjilde l'ordre des Franciscains, qui lui était 
envuyë p.ir le Pnpe, pendnnl que Henri IV iC rendait plus 
aifément encore aux persuasions du cardinal de Médicis. 

Par suite de ces disposilions réciproques, un congrès 

(r) ticaty <lo HoDlnoroBcy, i" du noin. {} Jean-Louis de Xogârfltds 



Uatb]. c^mic Uc Ucamuoiil. ;'J Ui{)i)oI}tu .^iJobruQdiiii. 



DD PjLLjUS DS VCmSAILLES. 

s'onTrit dans ta pctile riUe de Venins. ^ 



fis 

te b 
- .le 



ï 



Picardie et de VArlùis, Au cunmwn-' 
février i&98, les sicars de Bellièvrc cl ..- ;^ , - » ren- 
dirent au nom du roi Uenri IV : le président Itirhàrdôt . 
J.J). Taus fl Louis de Verrières. »u nom du roi iMiholi- 
qne. On y atlroit le marquis de Luilin comme rii)r<i'sen- 
tant du due dn Savoie ; mais Henri IV ne ïiuilut h auciHi 
nrix permetlrc l'entrée du congrès à l'envoyé du dnc île 
Mercicur, lequel a était pour lui qu'un sujet rebelle. Les 
deax médiateurs puDtiticjiui apportèrent dans ces eonfé- 
rencctf Icurpacitîmjc interrention ! il v mancnM lAambas- 
ladmti d'Ëlisahelh et des Pro%incp&-Ùnies,doiK Henri lY 
MCriflait alors l'allianceà la loi suprême de rintêrét de «on 
royanme. 

Les nêf^oeintions durèrent irois mois. An bout de ce 
lerops (â mai 1.598). un traité fntconcln, qui adoptant pour 
hasef celles du traité do Catcau-Canibré^is, en j-'>ô8, ren- 
dait A la France les places de la Picnrdie qoi étaient frQ\ 
mains de^ trnnpes esp.ipioles, an roi d'Espa^"? le comté 
de GiarolaÏ!). f!-. ■•■ i —c,. ()e j.i Krancfae-Comlé, aa doc de 
Snvoie les fo |iie lui avaient enlevées les armes 

finan^aises. A l liiuiu , non-seulement h paii , mais 

•I unp confiNlération et perpélurllc .illiAnce et amitié, arec 
< promesse de s'enlr'aimer comme frères, a fut rétablie 
entre Philinpc II et Hmii IV , et le repos fut rendu à la 
France .iprt-s quarante aimées de troubles et de guerres. 

179, PRISE ito FORTDE 9tOJ<iTMfcUAK(16 novctubre 1600}. 
¥ Par U. Edouard OBilk en itil. 

Le dnc de Savoie refu:^ait de rendre à Henri IV le mar- 
qni&at de Saluées, tiefnionvanl du Oaupliinè, qu'il atait en- 
valii en 1588, â la Ikveur des trouldes t^ui agitaient alors la 
France. Las d'être joué par de» délais et des Âubterluges 
sans terme , le Roi prit enfui le parti de déclarer la guerre 
au duc de Savoie (11 noùt 1600), et ii envaliit aussitôt 
ses états. Celui-ci . confiant dans la force de ses places et 
dans les intrigues qu'il avait ourdies aux côtés mêmes du 
Roi >.resUiil à Turin dans une inunobijitc affectée, « chas- 
« sant et dansant, dit Pérétixe , tnndis qu'on le dépooil- 
« luit de ses provinces, i* Il a^ait vu sans émotion Cham- 
béry, sa capitale, occupée par les Français; mais sa 
tranquille insouciance cessa quand il apprit que la forte- 
resse 'le Motitméliân venait de capitaler. 

Celait Sully qui, avec sa redoutable artillerie, avait 



Ail0du NorU. 

n.-de-chaustec 
Salle I 




amené la reddition de cette pbce. Eu éla!>IisHinl s^s bat- 
tcrics, il arail failli deux foii élrc alteint pr celles de 
rcnncroi, et c'est alors ipie Llenri IV lui écrnil d'un Ion 
loachaot de reproche la lettre ficmi-colêre qui finit par ces 
mots : t Adieu, mon amy qtie j'nyme bien , continuez à rne 
« bien servir , mai^ non pas à f'an'o le fol cl le simple fiol- 
« dat. » OfM'mlaul le Roi, si avare des jours de son ami , 
voulut risquer les siens pour voir testât du iif^e. 11 imposa 
silence aux alarmes de Sully et consentit h se couvrir d'un 
meackant manteau , ainsi que le comte de Soissons (*), le 
duc d'tpernon (') et Bcllegarde (/*) «pour cacher leurs clin- 
quants et leurs bonnes mines. » Comme ils passaient dans 
un cbnmp tout à dëcoure.rt, on tira sur eux de telle force 
a que le Roi en fut tout couvert de terre et de cailloux 
a nnirègratiguèrent. et qu'il commença à faire le signe 
o oe la croix ; à quoi Sully lui dit : Vrâyemcnt , Sire, c'est 
« à ce coup que je yoiis rccoffnois bon calliolique , car 
« c'est de bon cœur que vous faites ces croix. — Allons . 
« allons, dil-il, car le séjour ne vaut rien icy (*). a 

Cependant le timnerre de l'artillerie française , qui cau- 
sait un si terrible ètonnernenl au lé^at dn l^ape. arrivé là 
connue nx'diatenr, n'étonnait guère moins l'ennemi, malgré 
ses fortes murailles. La comtesse de Brandi'* . femme du 
^uvcrueurde la place, entra en éLliaujie de politesses avec 
la duchesse de Sully (*'i , et de proche en proche les deui 
dames négocièrent un accomroodejnent en vcrlu duquel la 

S lace, si elle n'était |K)inl secourue, se rendrait au bout 
'un mois. Elle ne fut point serounie. et CriMpiy f ) en prit 
possession au nom de llenri IV. La guerre (init peu après 
par l'échange de la Bresse cl du pays de Gcx contre le mar- 
quisat de Saluées. 

180. LES PlA^iS llV LOWIIE DÉPL0TK5 UEVA^^T IIFNlll IV 

PAR &o?i ARCHITECTE (verâ 1609). 

ParM.iîARSiEit eniBlt. 

Nul roi n'était mieux fait que llenri fV pour rendre les 
bienfaits de la paix fructueux à la France. On sait ton! i^ 
on'il fit pour l'agriculture, pour le commerce, pour l'in- 
austric m6me. dont il encouragea les premiers essais k 
Tours et à Lyon. On sait aussi tous les grands travaux 
d'architecture qui furent son ouvrage. « Heuri, pour nous 

(1^ Charles <1p Uoiirhon, romle il<> SoiS'tnns ^l ilp Drr-ai. t^ Jcan-Louii» 
deNeffarel àcLa Vnleiic^niirAlili* France. >. RAii(>r<1eSaint'l.Ary, ^rsotl- 
ccu^er de France. <! £rinn>m\f$ rcya/c*, t. lll, p. Mï. ^5l RacbrI de 
CATorfilei. {*i Cfaarict de Ulauclirtoru uiâriiuin j« Crequv , nurtcltal de 
Frtace. 



< 



bt tkLÀK DB rCItSATfXES. 

* lervir des belles paroles de VoUnire, Ctit creuser Iô ca- 
tt mil do Briaro, par loquel oiinjotnl la Seine et la Loire. 
« Pari? est agrandi cl embelli : il forme la pliice Royale, 
« il restaure tous les punis. Le fduiuiurg 8aiiit-<jerinair] 
n ne tenait point à in ville, il n'éliiit point pa>é ; te Koi se 
« charge de tout. Il fait construire ce beau pont uù les 
tt peuples re)!:ardent aujourd'hui sa slatue avec tendresse. 
« Saint-Germain, Monceaux , Fontainebleau, cl surtout le 
n Louvre, sont augmentes et presque enlièmnt->nl biiU'<. 
« Il donne des logements dans le Louvre , sous celle Umi- 
tt gue f^^alerie qui est son onvragc, à des artistes en toul 
n genre, qu'il encourageait souvent de ses regards comme 

n par des tceompense<î « 

Le peintrca représenté ici Henri IV recevant des mftins 
d'EliennclHiprmr.sonarrhileclo, les plans d'après lesquels 
furent donnés au Louvre ces imporlanU accroissemenls. 

\l. ÊTATS-€ÊKÉRAUX DE PARIS (27 OCtobrC 1614). 



Par M. IvAnÂLAi.xen t«4i. Partie ecnlrtU 

l" VUlBC. 



t 

^m Les princes, dans leur jalousie contre l'autorité deMarie ^^n^aiu 
^B de Médicis et contre la faveur du maréchal d'Ancre P), NMâ». 
^B avaient deii>andc la convocation des êtats-généraox. La itè- 
^B ^ente défèni à leur vreu. ou plutôt, comptant que cette a^- 
^ft semblée prélerait un utile appui h son pouvoir, elle tourna 
^■- contre eu^ la mesure qu'ils avaient solUcilèe. Louis XIII — 

venait d'élrc déclaré majeur par le parlement, réuni en lit 
de justice, le 2 octobre Ifili; vingt-cinq jours après îl 
alla ouvrir les ètats-génêraax . convoqués d'abord k Sens 
«( puis à Paris. 

■ L'ouverture de celle célèbre compagnie, disent les 

I« mémoires du cardinal de Hichelieu , fut le *27 du mois 
« d'octobre, ans Augnstins. Il ^'émut en l'ordre ecclésias- 
ci tique une dispute pour les rangs : les abbés préten- 
« dant devoir précéder les doyens et autres dignités de 
c chapitres. 11 fut ordonné cpi ils se rangeraient cl opinc- 
• roient tous confusément, nuis que les abbés de Citcaux 
I « et Clairvanx 1*), comme ètanl cnefe d'ordre cl titulaires, 
1^ a auroient néaiuiiuins la préférence. 
^B a Les héranls ayant inqiosé silence , le Hoi dit i l'as- 
i « semblée qu'il avoit convoqué les états pour recevoir 

(>) 0)nclnoCani:itii,mAr<|ul9 d'Ancre, tnarcclul dcFrince. (*) Kieotas 
BouctierolelD«ni5 L'ArKcmlcr. 



GALSMB HISTORIQCK 

« lour ptaiute el y pounoir. Ejisiiitc- le Chancelier (') prit 
a Iji parole, oloonclul que SnM<ij«:-slé pcnncUuitanx Iroîs 
« ordres de ilressiT leur cahier^ el leur j prgnielUiit une 
« réponse (àvoralilc. 

(( L'<irchn(ïï|ue i\& Lyon (^^ le baron do Pool SaÎDt- 
« Pii-rre ?) eï le prôsMlenl Miron (S firent l'nn après i*aulro 
V pour régli<e, la noblesse et le tiers éUit , les trÈ&' 
« nnmMes rcmercimieiits au Roi do sa boulé el du soin 
« mi'il l^moi^niiit a^oir de ses sujets, do l'obéissiincc et 
c fjdèlilé imiulablt" d<"^rpitls ils assuroicut Sa Majesté, à 
« Inipjrlle ils présLiiteroieul leur ealûcr de renu)Ulraiicc& 
« le plus l(H qu'ils puurroienl {'). » 

183. MAKiACf: HE lavis XIII ET n'AKTve nAcrmciiRJ 

(25 novetnbnî Ib*l5). 

P«r Sra. Jean Alacx el Lafays en IS3T. 

Marie de Médicis avait locjoars désiré pour ion iffli 

l'allinnee de l'E-<pagiie. Ce projet, d'abord conçu el ensuite 
abandonné du Mvaiit de TlL'nri IV , fut repris après sa 
morti et les efforts de la Keiiie, pondant le» anuécs de sa 
régence, paniiuent à en amenf?r iaccompUssenïent. Il fut 
convenu que Louis \IU eti'inlànt d'Espagne, depuis Phi- 
lippe IV, épouseraient les tïlics aînées des deux maisons 
dXspagnc et ijc France, e( que le mêioe jour, 18 uclobre 
1610, aurait lieu la nélébralion du double nuriagc. En 
coosenueDCc le doc dX'ceda, fds du duc de Lerme ('), in- 
vesti (Je la procuration du roi de France, épousa en son 
nom. dans b ville de Burgos. l'infante d'fi<p>'wne Aoae| 
d'Aulrirhf.ppiul'int que le iloc de Oui-ier) époiiMil à B»r-' 
deaux, au nom de l'infanl l). Philippi- , Madame Flisaltelh 
de France, sœur de Louis XIU. Le eardinal de Sourdis ('), 
archevêque de Bordeaux, et l'archet ëqut* de Burgos célébrè- 
rent chacun ilans leur église la cérémonie des épousaillvs- 
L'échange des deux princesses se fit le 6 novembre sor 
la rivière de la Bidassoa. entre les ducs d'Uctida et de 
Guisr. L'étiquette h plus rigoureuse présida à cette cér<^- 
iBonie. Le '21 , Afuie d'Autriche fil âuti entrée soIeoneBe 



,1.. n>w.. lL.-r..l'. .L V .1.. i,..i.. i Ui.\:-li \t,,.>,. it. .M..:r.. .fti .ti.!imnld« 



WI PAUUS Dï YfflSiirLK. 



^r 



I 



^i Bordeaux, où elle fol reçup nsr h Riine-mèfp H Ir roi 
Louis XIII. Quatre joors âpre*, U b^Nliclinn mipHale 
fui doiiiK'C aux deux onyox uaiis l'O^liso ile Saînt-Aii'lré. 
Le Mereurt françou nous a consprvê jnsqn*a»î\ t>1«s 
minutieux iléuils du cércraonial , l«I qu'il eut Iku 11.111*1 
c«Ue circonsiancc ('). 

183. FONDATION lUi LA COLONIE DE SAOTT-CmUSTOPUE 
ET DK LA MAKTIKIOUE (1625-1635). 

Pu* U* TbenUore ûco» w — 

Vandrrtsqnes Diel d'Ènambuc, bon pilote, h'on^né de 
•T^olution et d'honnewr. cuurait ÎPs mer^ '1 11 j«iuie 

ftge. et s'était rcndn fameux dans ma» is. Vers 

1625 l'enric lui TÎril de no plus s'en leuii -t 1 ol 

de tenter quelque ï'tploit plus îiardi. Ayant cli nte 

marins intpppitïe», il nioate un bri^pniin de IémiI ^..j.MiiS, 
comtruii â Dieppe de ses propr^'s deuiers» cl s'en' Ta 
dans la mer des Cartnics avec dessein do sVmpaicr dcquel- 
fpie coin de terre, cl d'y établir an port, une«Uition |Kvur 
Icj Taisvaax français trafiquant dans ivs ji,ii.iLr, Vi.rrs 
s'ftlre vaillamment dêfeudu contre un g.iliuiL le 

trente-cinq" canons , il aborde à rtlcSaint-Clii / ce 
lieu lut semble dan<i une situation favorable , cl il eu prend 
possession. Après huit moi^ de séjour daiiâ celte canlrèe 
fertile , d'Ènambuc revint en France avec son navire ri- 
cbemcntchiirtîê. II fut présenté au cardinal delUchelieti , et 
luiraitsoii5lesyeuTiinprojetd'associalion[>f)ur ' rcc 

des AntiUes.Le ministre, ayant ^otliLé les plan^ . ne, 

lai délivra une patente pour fonder sa colooie. cl i>i^aa ta 
premier l'arle d'iissociation. Quelque temps après., voulant 
rendre sa pmtertion plus efTîeace , il lui uunna des secours 
en bommeï>et en argi>nl, à l'aide de^uels d'Ënatnbui' sut 
garantir de lajnlousii" des Espagnols jori établi- " ;i lîs- 

sanl, et le faire respecter de ses voisins les An nd 

la roIonindcSaint-Chriitophc ne réclama plus -■• i-'^t uce, 
d'Ênimbuc passa , en 1635, à la Martinique , suivi de cent 
horanics, dcmî-soldats, demi-cultivateurs» qui Paidùrent 
à bâtir le fort de SainL-Picrre. II travaillait avec une ardeur 
infàtig^iblc à ta prospérité de cette nouvelle culoak > lors- 
qat h mort le surprit en 1636. Le cardinal, en apprenanl 



l*) Ktreure transoi4, KU. p> M8. 




Paviltontlunt 



148 GAl.Ëlll£S lllSTORIQt'Êi 

ccîie nouvt'llc . dit au Hoi : « Votre Majesté iienl de perdre 
un lie sci plus uiili-s serviteurs, u 

184. LEVÉE mi stMiLUEL ILE iiEHBÉ (8 novptnbie 16â7). 

in ctQirïTtf. T^ihlcdu rln lomp^ cominaniir [idr l<> cirtlinal Uel 

B.-do-clii]Ui[M-<-. [li(;l»'liou |ii'iir son clifllf-ïu lU- HiclK'Iicu , cl 

àallc rt* 71 . fxectjie sur les di'sslns ilc Jarijucs CaUot. 

Tous les récitai du tPtnpi parlent de la passion ronia- 
oesque du duc de Buckiit^hain ^'j pour la reine Anne 
d'Autriche, et des l'ulios qu'elle lui ui&pira. La plus grande 
de toutes fut de jeter sou i>ays dans une guerre contre la ■ 
France. M 

Louis \IIF, i^ui n'ignorait pas les audacieuses galante- * 
ries de <:a prcuiière ambassade , refusa de le recevoir une 
seconde fois à Paris avec le même litre. L'orgueilleux fa- 
Tori Jnra, dit-on, d'y revenir si bien accompagné qu'on ne 
pourrait lui en refu'ser l'entrée; et prenant aussitôt en 
main la cause des prolcslanis fraiicjûA menacés par Hicbe- 
lieu. il obtint du parlement anglais des subsides , et de 
Charles V'^ un manifoslt de gut* rrt* roiitri' le rui de France. 
Le âO juillet 16:^ une Hotte anglaise |tarutsur les cotes de 
Bretagne, et le 22 elle était utaUresse de l'Ile de lihé, 
maigre l'héroïque résistance du gouverneur Toiras (') , qui 
lot obligé de se retirer dans te fortSaïnl-Martiu. m 

Ce vaillant capitaine y soutint avec une poignée de sol-^ 
dats un siège (te plus de trois mois. Buckingiiam , impa- 
tient d'être si longtemps arrèlè devant luti; pttiile forte- 
resse . onVit aux assiégés uju- cnpilulalioii honorable; elle 
fui rrjetét'. 11 leur livra un furieux assaut ; ïl fui repoussé. 
Ënlln arriva le maréchal de Schombcrg avec des renforts 
considérables . et les An^^Iais furent forcés de lever le 
siège. La flotte et l'armée française les poursuivirent dans . 
leur retraite. ■ 

<T A uu endrnit nommé la Coharde les François Grent ■ 
tr mine de \ouluirol>nrger ; maïs la contenance des Anglois 
« fbt si Iwimeque t'cnncmi s'arrêta toul à coup.quoiiiue le 
B lieu lui donni^t de l'aiantage. On continue la marche 
•> de part et d'autre. Les Anglois lîenneiiL la plaine, et les 
t> François les dunes qui bordent la mer. O^iand ceux-li 
I' furent arrivés à une di^ue qui . traversant les marais , _ 
fl aboutit au pont appelé de rO}fe , leurs baiailloosi ~ 



(t' C<rnrg« Villlcn, l-'du nom. ■*) Jein Pu CajUr deâfliol-Boniiel, 
nutt|uia dr Toitii, dcpuu tiiarfcl>al (le France. 



D€ tkLÀSSk OS VEKSAILLBS. \\9 

TPnlà • ■ l't à prciulrcU'urflèppuse: lavant- 

garijf' l't le I i.iMillc riililiMil Ir rheniin ôlroU; 

mais rarrii'ri-giinl(.%chtirgrc [wric niari^'lial dp Srhmo- 
berg, fut aiï^énHMit dêfaile. Lc!» An;rloi<( ponlireiil »ept 
uu nnil ct'nls homme* ; le diicdp BcK'kingham et quelques 
seigneurs <lc sa natiuti se battirent bra\emcnl eu irlte 
reneonire. Puy»i'^ur{') Aloil sur If point de ftire Buc- 
kiiigham prisonnier, mais IfS solduls anglois l'enle- 
vî-rent prorupleincnLen l'air, et le pa^isêrent "le main en 
iiiain au drIA dn pont de /"Oyp. Blilnnl Mtiimljuy. tolo- 
neldcia cavalerie; Grey, lieutenant pènénil tic larlil- 
ierie ; cinq colonels et plusieurs onieiers demeurèrent 
entre les mains des François. Le Roi paj-a leur mnçon 
à peux dont ils étoient prisonniers, et les renvoya peu 
de jours aprcià la Keinu d'Angleterre, saMeur (').» 



.185. PRISE DB LA ROCHELLE (28 OCtobrC 1638). 



TjiItlMu Ou icrep* c«mni«niJé par le rAtdinal Partie crntrAl 
lie ttu-tieljcu p<»ur ion dittieia <te Utcbelieu. R.'de-chavfKi 



SnlIcm'iT. 



L* rardinnl de Richelieu av.TÎi npporté dans les eonsclls 
de Louis \III deux grandes pensées : il voulait rendre 
flu dehors In France [irépunilêronlc . et au dedans la 
royauté abiolue.L ori^auisalion polilique do parti protes- 
tant co France mettait un égal obstacle à ces deux projets. 
Le corps de la monarchie ne pouvait ni se constituer dans 
toute sa Tnrce , m se mouvoir dans toute son indépendance, 
tant que subsisterait au sein du royaume celle confédé- 
ration de petites républiques, années de toutes pièces 
pour !a révoUe , et looiours prêtes à unir leur cause aui 
prétentions féodales des seigneurs mécontcnLs qu'elles 
s'élaient donnés pour chefs. Ruiner la puii^sauce politiqac 
du parti réformé était donc pour Bichelieu le préliminaire 
indispv'iisabic de tout ce qu il méditait do grand pour la 
royauté et pour la France. 

Au/c ce ferme génie gui toujours abordait de front les 
plus redoutables difGcultes , il résolut île déirtiirc du pre- 
mier coup «I le nid d'où avoienl accoutumé d'éclorc tous les 
■c desseins de rébellion, » la ville de La Uochelle. Les 
Rochellois , tenus en bride par le fort Louis qu'on leur pro- 
mettait de démolir et qu'on ne dêmolisMÎl pas, s'en étaient 



font 



(>) JACiiue» de ChA«tPnct, niartnjii» de PuyMiror- <,*) 
-mit Xtll, par l.e*«Miir, li», XXIV, p. T57. 



Hittoin lie 



m, 



fiALCkISS BtSTOBlQITBS 



f engps en faisant au conimorre du royaume nne Rwrre "de 
pirates , et en appelant ]es Auifhih dans l'Me de fthé. Mais 
une iôU l'année et U ftolle anglaise» éloÎRnPes des côtes, le 
canUual se mit au:f!iitôl .^ l'cBQvrc puur abattre ce vieux 
Itoal^vard tiu prolostaiitisme. 

, Le siège de La Itodiclle, commencé le 10 août 1627, 
dura jusiiu'aii 2Soolol>rp do ï'annre suivante. La résistance 
tie5 Iial)itant5 fut héroïque. Mais lit détcrniiiution do car- 
«JinoJ était plus forte qnc la leur, et l'on sait par opel pro- 
«iipe de persérérance il con»;triiisil cctlp fameuse digue qui 
fermait le port et tenait la ville comme emprisonnée dans 
nM>ii iâoli^mcLit. Louis \ll] la^nit nummé lif uten.int K^ué- 
rai de ses armées e! de ses flotlcs, et tout marchait à son 
«i^soJucommaadcnunl. Aussi le Koi , qui lui-nit^me à deux 
reprises viol prendre part aux opérations du siège , n*hési- 
ta-t-il |kas à proclamer dans la déclaration qu'il publia 
après la soumission de la ville, « que le succès de l'entra 
u prise éloît dû au cardinal, d I,a HoelcUe , vaincue , perdit 
avec, ses privilèges tout ce qui pouvait lui founiîr les 
moirens de Iroulder la paix du royaume. Mais le eardinal 
se garda d'eusaiiglantcr sa victoire par d'inutiles rij^ueurs. 

Mouak. 186. coMBiT DC PAS DE svzE (6 mars 16'29). 

Im^'ZT- TaMciiii ilu imipt romrnanilt- par 1i* rarilinat 

de Hicheliea pour sou cliiKio tk Ricbclivu. 

1^7. conBAT \m PAS DE sczE ^6 mars 1639). 



oeDUal«< 
\ife\arie 

IW XUI 

iN" fo. 



P«r M. Hippolvlc J.KOMTr, 4l'«pté9 
un ubli'Au ue CUudi: Lorraîu. 

Vîneenl d« Gonzague , dpujdfrme de ce nom, duc do 
Maatmie. Mait mort en lfi-J7. sans iKistéritê , appelant à hii 
Bwxéder le doc de Nerers (*). qu'il avait marie a sa nièce. 
'Mario de GonBapae, filledé François IV, son frère aîné, 
l'n «ijet du ro) d^ Frauce , devenu prince souverain en 
Ir^i: ■ i rambilipusc maison d'Autriche. 

l'.l j'étileur; et comme de son côté le 

dur (11- Mivnir :',' ctrvnjt drs prétentions sur rhéril'i;îe de 
Alitiiloue, pfnjr tnimx ascurrr la ruine du duc de Nesers, 
un |)urt.ige à l'amialde divisa d'avance ses dépooillcs entre 
!« deux princ<!5 ses rivaux. Charies-Emmannel . avec l'as- 



I*t du lit 



te CMiifcw Ct*»e»t i" 4a non- (*) Cbarf e»-EimnanBt]l . 



Dr PiiaK Dr rnsiiLU». 151 

^^tWjDmolcs. eut bientôt saisi le Monl- 
"II loi. et il a>>!.iègr;iit la ullp de Ca- 
, lorstjiic le iluo dp Nevcrs, trop faihU* pour rêi.istcr à 
ausM niii<«%<itilf5 ntl^qups, réclatn.i la protection de la 
rance- Loni^XfTI s'wiiprcs«a de lui fnvuverdc* secours, 
mne pxpcditittn commnndt^r! par le tnarqurs d'IIu\cUes (') 
ayant écnotié , le Roi, malcçre les ri|G;ueur4 de l'hiver, s'a- 
cnefnin.i ltii-m^'mevcr$)c§ Alpes inrr une nouvelle année> 
Les Français, animciï par bi présence de lonr Roî^ 
« Torccrent, selon IViprcs^iiin d un contemporain, Jes 
< lieux où la nature défend même sut ours do pas^-r. » 
Arrivé çn face des Iiarricades du Pa^ de Suie, Lwui« XiU 
somme, d'après le titre de^ traitée» le duc de Savoie de lui 
en livrer le paswge. Charles-EinraBDuel lui fait répondre 
qn'il D'est plus temps de parler de traités ; que I armée 
française ert venue en ennemie , cl qwe dé<^irmni'( c'est aux 
armes seules à vider le ditlêrcnd. Louis \II! ordannc ans- 
sitôt r.itlaque. Elle fut si impétueuse (it oies qui 

défeoriaicut les barricades, après leur j» ■ ■ rhar^, 

n'eareot que le temps de prendre la Oiile. •• J ai ouï dire 

■ à mon père qui fut toujours auprès du Koi, dit le duc 
fl de Saifit-Shnoo, ipj'il racua lui-même les troupes aux 
a retrancbcmcQls, et qu'il les eficabtla à leur t^lte. l'èpée 
a à U main, et poussé par les épaulfs pour cscaUider sur 

■ les rochers et sur les tonneaux et parapets. Sa viclolre 
• fut complète : Seize fut einportèi' après, ne pwnanl se 

soutenir devant le vainqueur,... Le duc de Savoie, éper- 
du, ajoute âaiiit-Simon , toujours d'après le récit de son 
père, vint h la rencontre du Itoi, mit pied à terre, loi 
embrassa la botte, et lui deiarmda (?ràce et pardou.Le 
Uoi, sans ftdre auconv; mine de oit-ttre pteil a terre, le 
ioiaccorda eii roiûidération de Son fds, et plw^ encore de 
« Mficar qu'il avûil eu Tbonncur d'époiuer. p 



188. patscoE ciSLt (Ifimars 1639). 

L TdbIcAu Ju («nips coiuminUe par l« oudlnal partie («Milrol 

P* (le Itirhfflicu pour «on ctiAleau Je Bicbolfeu. it..,in-4:li.iu4< 

Charles-Emmanuel vaincu devant Sazc fut contraint d'oa- 
vrir ses États .i l'armée française, et d approvisionner la 
ville deCasal, que naguère il assiégeaitaveclos Espagnols. 
Ceux-ci ne restèrent pas longtemps après lui sous les 

J«0(|uc« Du Ule, marédul Je oioip, i|oi lui loi au liéga de l*ri«a« 

\S2V. 




Slllc 11^ 27. 
HjirtH' irnirAlf . 



mur$ de cette place; cl tclk< fut la Hayeur que leur inspira 
la itubite arrivée des Français, tiuits é\acuôrcnt prrcipi- 
lainmenl le Monlfurral luiit eiilier. Le duc de Nuvers 
était rôUbli ilaiis la ijo»scs$iun dc^uii bêritiigc : Luui& XIII 

f»our l'y mainlchir [iii lai&sa, en parlant, uiie armée sous 
ù$ urdres du brave Tuira^, déjà cuiuiu par sa belle défense 
de nie de Rhô. 

f89. sitQE UE PRIVAS (mai IC^9 . 

190. PRISE UE NIMES (juiUct 1629). 

191. FRISE l»E MONTACBiN ^aofit Î6S29\ 



rite penirale. 
nie n»V7- 



Bcff. 



Ce» irois tnhkviiixdu If'inpN onl l'i^ cômniâTid^ 
pAr le eardiiidl lie BicbelKiu pour son ctidteai 
de Rk'liL'Ucu. 

Au*;silôl après le traité de Soxe, Louis XIIÎ alla pour- 
miivrc contre 1m villes nrntrsianlesdn Languedoc l'eusT© 
commenréc à La Hodi('lle.Le:il nwi 1639, il somma Privas 
de se rendre. Le gouverneur. Saint-.\ndr^ Monlbnin, nvant 
rejcicles offres delà rlémenferovide, la ville fut investie et 
le sié^c commença. La première attaque fut si vivequ'elle 
déruurage.i les assiégés: ilsabaiidimnèrent préeipiUimmenl 
leurs remparts pour se réfugier dans lcsmonlapne«, et le 
lendemain . 28 mai , tes troupes royales , trouvant les portes 
ouvertes, prirent possession delà place sans coup férir. 

La ^oiimi^sion de Privas entrilna celle de presqoe toutes 
les villes d«* CéTemies, où la réforme était comme canton- 
née tleptii* mi siècle. Nîmes même se rendit , el ee fui aux 
yeu\ ihi duc de Savoie le plus éclatant témnifçnage de l'a- 
néantissement du parli huguenot, que l'entrée solennelle 
du Koi dans celte grande cité. Moniauban ftil de toutesles 
villes réformées la dernière à se soumettre. Elle s'obstinait 
h garder ses fortificatiûns , comme une garantie de sa sû- 
reté : c'était cela même que Kictielieu lenaiL à lui enle- 
ver; le jour même où il sortit de celte ville, anrcs y avoir 
Têt.iiili fautorité souveraine du Roi , la dénioliiion de ses 
remparts fui cuinmencée. 



19Î. PRISE DE piG?ïEROL M mar^ 1630). 



4 



Tahlcdu du irtniii* i-ommandt? par lerflrdlut 
Of RiclielîPij fKKir «-on chiicou de nithclleu. 



DC pjUjus de te&saillis. 



i^' 



i 



93. PRISE DE PiG.NEROL (30 Hiars l(i30}. 

Par U. Uippolste Lecmte en ilSfl. p«rUe «fin 

Le (lac (le Savoie nVxécuUiit pss le traite de Suze; l'Em- 
pereur (') refusait toujours au Juc de Ncvprs rinvcLStilorc 
Ju duché de MiltHi , cl le marquis de SpinoU (1 . à la télé 
d'une année espaçnoh*. élait rentré diiiis le Moiilferral. 
J.a guerre deveiuitit îiiuiiiiieiile, Louis XIII iioiiinia le rar- 
dîna) de Richelieu gênêralîssime des troupes fraiieaisf s en 
Italie. 

Le cardinal quitta Paris en p^nd appareil, ayant à l'une 
des portières de son carrosse le cardinal de La Valette (') 
et le duc de Montmorency (*}; à l'autre, les maréchaux de 
Schuml>erg et de Bassompicrre. Le duc de Savoie, efTrayé 
de l'approche des troupes frnnçaises, envoya au Pont de 
Beau\oisin wn fils, le prince de Piémont, pour ouvrir 
avec le cardinal de nouvelles négociations. Mais le fl«r 
^ènic de Hichclieunes'aeconmiodait pus de ces leoteurs: 
il marcha rapidement devant lui, entra dans le Piémont, et 
fut Ifienlôt suas les murs de Pipicrol. Au bout de deux 
jours la \ille deninnd» k capituler. 

" Maïs le comte l'rlmiii do l'E«catenge et ses gens de 
u guerre , au noml)re de huit cents , se jetèrent dans la cî- 
« ladclle. qui fut a*iiég('c; les Irnncbees furent ouvertes 
fl le 23mars,et les travauxavaucésen telle diligence que 
n la veille de Pâques un fut attaché à l'un des bastions de 
tt la citadelle , auquel on commença h faire deux mines. 
<t Les nssiégé^ se sentant pressés , voyant aussi uite circun- 
Valialion parfaite de la citadelle» et en outre un camp 
retranché avec des lignes, redoutes et forts, en sorte 
que les puiitsances d'Espagne, de l'Empire cl du duc de 
Savoie, qui esloient jointes ensemble, n'eussent pu les se- 
courir, aimèrent mieux se rendre pnr capitulation (fue 
d'attendre la rigueur des amiérs du Roi, qui leur cstoit 
iDè^ilahle... Ainsi le siège finit le propre jour de Pâques, 
« jour heureux en Italie pour y avoir gagné la bataille de 
ff Cérisulles et de Ravennes (')• » 

(1) Perdinnnd II. f'^ AmbroiM de Splnoli , caj>iliintf irtnt^r»! de» année» 
do roi d'EspagiU'. ' fouis de Noitarel dn La Valcltct. arrlit-vL^ju* doTou- 
loQse. (*) H4'nri rk' Mnntiitnrcncy, II< du nom . itniral et mirechal dO 
France. <*> Mcrture /'riiNfoii, annt^e itio, p. Si. 

7» 




«ALSaiCa flUTilUQLCS 



19^i. COMBAT D£ T£iix.c\E (10 juîilei 1630). 

)r (^cnlMte. Tabloiu rjii i^mp» commandé par la cardinal 

àt iUcbflivu pour sou rlidteau de RiL-hclieu. 

La prise de Pi^nerol u'a^iUl pu ouvrir <^ l'armée française 
li: diemifi de Manloui'. L(^ duc de NevcrsT HUX plus que 
^niAis mcii.ro^ par ses Mm. mis , H Toiras (') , assiégé dans 
Cn-ial, n'y leoail qu'à forccdi» perse- iTance et de courage. 
Il fiUiiit agir plus piii^snnmimt «n Itniie. Lriuis \M[, ion- 
jount hmircuxd échapper p.ir'^ ""■'"<* nnxinlripucs de sa 
cear, w rendit à rarmér.O ronT^rrrir, et ton 

conquît en efTol la Savuîe, p: .: }■ r If iliic, ipri renaît 

ée se ra(tach(»r à l'alliBncc rspairnolr. Mais, au nicnmt:nt 
de pénétrer dans le Montferrat , le Roî lot«ba dnn^ereiisc- 
nwnl malade A Sainl-J^an de Manricmie; rintnguc re- 
(orDfnc^nra de s'agiter autour dr «on Ht; on se préparait à 
an nouveau rèpï'r, et la guerre élait abandonnée aux soins 
du hravc duc d« Motitmorcncy, amiral de France, et pelit- 
1M5 du grand contrêlahle. 

U la soutint digfii'mcnt. Ayant appris que le duc de Sa> 
voie » réunî près de Veilla ne une armée dcM fois pUu 
' puissante ouc l« sienne, et jslonx cependant d'obéir aax 
ordres du itoi nui lui a comin.iuilé de conipièrir, s'il est 
possible, U paix par nne vjetoirc, il nianirovre pour se 
joindre au mart>cbil de La Foret* ['.) . et donner la balaille 
avwdesrhaweç moins inégnle«i. 11 h*ypcal parrenir, et est 
forcé d'accepter »eu! Icmnihat. L'historien Je sa vie raconte 
KlesfMrvHllv's ^ur In hraroure quily déplop, plus dignes 
d^gwrriirdeç temps de ta chevalerie mie d'un capitaine 
c«nt«?tnoOT*in de Gustavr-Ad'ilphe. SpuI, il se lança aa 
milieu des ennemis , abattit ù scs pied? Pagano Doria, frère 
Ou comToandant de l'îirmée espagnole, pénétra juii|u'aa 
irin/[uiémc rang de Tesciidron <juc son inipétuo&iié avait 
r(;mprj; nuis, se jetant m milieu du gros bataillon des 
Allomanns . « il Tenfonç-T a^t-c nue adresse accompagnée 
« d'un bonhi'ur inroncevaîde.Les ennemis croyolenllavoir 
« toé; mais le voyant lont rrtnvrrt de feu de leurs mous- 
•*« qu«t&des. rompre lenrs r r leurs soldats par 

« terre , ils sont tellement tl, ■'.'■ prennent lo fuile, 

* sans reeardyr si le duc est ^m 1 ju non C'est une 

« inerTriU<.< qn'Ain-un di's coiiiis qu'il recul en si grand 

- iu>à de Tmr«b , dMiils xaaKi- 
— , — -« lubuLi 4hc tlt La rorcti. 



i 



DC PALAIS DE rERSlILLES. (S 

* nombre a e fut s«nxlant, pxcc-pU' une vflrratignnre k H 
« li'vre.Son cheval (•Uni Iilcssc l'ii trnis endroits, la g^arde 
« île «i)n èpce pt Ici Ussoltcs de sa ruirAsso. emportées par 
a de* moiisquftatlt'S; son haljilIeiniMil de léle enfoncé , la 
-«■^nnchf de for qui lui ()ôr(*n<)oit le visagâ dcim-caupée, 
<• cl MR bras tcIlcniriiL meurtris que la Doircear y [ùnit 
s plus de trois seniataos. » 

l.r comhal de VciUane fut lui d£s plus Iteanx ^ts 
d''amM de ta eampagne de 1630 : srpL cents hommes da 
fàrmètrèunit de rKuiiicri^ur (') et du duc de Savoir y pé- 
•rùraM; ûx cents demeurer cnt prisomûerv «tec Duria l«ur 



1 136. TBAiTt OE iv&TisBO?i?ic (13 oaobrc 1630). 

Par MX* Jno Auavx et tlippotyie Uocwtc eo iim. 

Dppois douze ans l'Atlomaf^nc aTait vu s'allumor dans 

ion sein cctlc longue et terrible guerre rrt'- ■ '■" pais- 
Mficps corhoIiTUM H prote'itantps, cmmue «ire 

»ons le nom df gaerrr de trente an*. Jusqu»--... ... ,,. tpon- 

d^rnnpç de l'anturih' iinpëri.ile el le. ffcnie dfi >V&llenstein 
BTBÎpnt fait Iriomphcr \a cause caîliolique, lorsque les 
tleMnnt^ appc lurent k la tète de lenr Uruc le n>i du 
ide. Guslave-Adolphf . Ce prnnd puerrier changea bien- 
tôt la face des choses ; ce (Ut l'empire qui trembla à son 
tonr, e! au bruit de ses premiers siioccs (1630), Ferdi- 
nnnd II comprit hien vite qu'il ne fallait pas avoir à U 
fois tiiHtare et Hiohclieo sur les bras. Il convoqua i 
Kiti<bonne ann dièto où devaient 6lre portées toutes les 
rèclauiflliônséle\<^escontreretnpirc. L^i>n Brulart^'j y fiit 
reçu fn qnnlilé d'^mbn^sadenr du roi de France : U était 
«cêompagnédu f^meui nère Joseph;,^), confesseur et coufi' 
dent du ranljnal du Kicnelien. Le*) envoyer rie Louis \lll 
flrenl valoir auprès de la diète les droits du duc de Nevers, 
et rèclaraîïrcnt en «.a faveur riiivestilure du duché de Man- 
toue et (le Montfcrrat. La cour itilpêrîalc cédait, dès i|u'elte 
avait consenti à iièKOcier : le 13 octobre fut conclu le 
traité de Ualisliomie qui remettait eu paix la France avec 
l'empire el assurait au duc de Nevers rliériiagc de la mai- 
sou du G«Jiizaguc- 

crOiiwtitl II, i») i;^«rle« Hrularl, piirur do U'uu eti brolofino, 
miiieul iiubà5.iailcur A V«m»«, etc. lij k'iancQïs U* Cl<rc iMi 



PjTiicccnir 
Galeria 







Partie rpniriile. 
lii mu. 



Tablenu du t^mpft commande par le cardinal 
de Rirlielieu pour son chAteau de Ricliclieu. 

L.1 guerre aurait <lù (înir on Italie au nionienl delà conclu- 
sion «tulraité du lt^Li^homu'; mais ce trailt: n'avait pas été 
raliG^par Philij)[»c III ;aucun onvoyé de ce prince ne s'était 
présenté à la diète, et l'année es{>agiiûle tenait toujours Toï- 
ras étroitement assiégé dans Casai. Atis^i l'armée française, 
sous les raaréchauK de Schoniberg, de La Koroc et de Ma- 
rillac , refusa-l-elle dv suspendre sa marche. Elle fui 
bientôt sous ks niur5 de Ca:^:d , et l'on était au moment 
d'en \enjr aux mains , lorsque Ma/nrin , depuis cardinal cl 
alors genlilhontinc du pape , cluirgc d'interposer sa média- 
lion pontiOcdle entre les puissances belligéranles . parvînt, 
â force de courage et au péril de sa \ie, à arrêter les com- 
hattants ci à tUire reconnaître le traité (>ar le général espa- 
gnol, loiras fut ainsi délivré après sept mois d'une belle 
défense. 

u Dès que le traité fut signé , d demanda au marquis 
m do Saitta-Cruz la permission de passer au travers de stm 
» camp puur aller faire la révérence aux maréchaux de 
«r France. On la lui accorda volontiers. Il fut reçu par les 
« Espagnols au l>niit du canon , do la m<)us'|ueteric et 
« aM'C les mentes lionneurij qu'Us auroient pu rendre à 
•> leur Hoi. Les François applaudirent pcut-èlro pins à la 
n voleur et à l'habilele de cet excellent officier ; mais les 
•( Espagnols n'admirèrent pas uutius ses rares qualités. 
11 — Ue bien 1 monsieur, lui dit Schomberg en l'abordant, 
n c'est pour lasccomlc fois.— Le Mareclialvouloit dire ({u'il 
« avnit déjn délivré Toiras asi'.iojjié par le duc de Bucùin- 
N gbaiu tlans le fort de lilc de Uhé. — Monsieur, répliçrua 
a ci\ik*ment loiras, j en suis rcflmitble aux armes du Hoi 
*i et à votre bonne cuuduite aussi (*]. » 

97. nÉCEPTiO\ UESnitvAUKUSiu: s^i:^T-t:sriUT* fon- 
TAIKEBL£AV (ô mai i63iV. 

Par MU. Jean Aimx et Luat)^ t-n il3s. 
« Le RoL chef et souverain grand-inallrc de l'Ordre du 
« Saint-Esprit, dé^rarU faire des chevabers , comnwnda aa 
sitîur président de Che^ry (*), secrétaire de l'ordre » de 

(1) mMi.'irt Jr h'uis A///, par Uvas&of, H». XXJ^, p. siT- (» 
Dutvi , tcigiicur ilr Uicvrjr. 



i 




• DU PALAIS DE vnSAIlXES. 157 

■e savoir à lous les chevaliers . ruinmaiHk'nrs, tant 
cardinaux , prélaU qu'autres , et aussi ;"i toos les ofliciers 
d*ii:eluy Oriirc, de se trouver à FotilaincMeau le cinquième: 
jour de iiKiy , pour y tenir te chapitre gênerai , où 
Sa Majesté se trouva deux jours auparavant (').... 
•( l.a salle de la belle rlieiniiiée fort grande et spaLieose 
estant dcslinéf? pour celte action notable, fui omèe en 
la sorte qui suit : 

a F.lle esloit magnifiquement tapissée auec les amies des 
Cheualicrs tout autour; h l'vn des houts de laqiulle du 
coslé de l'esfang il y auuil vn autel avec vn grand dais au- 
dessus , le tout orne de riches paremens de l'Ordre. Prés 
de cet autel estait la chaire du Koy coauerte d'vn dais, 
cl pas loing de là du même costé se voyoit le Itanc de 
MesseigiK'urs les Cardinaux, et derrière eux, celny des- 
tiné pour les Archeucaqucs de l'Ordre.... 
Apres que chacun eut pris place selon son rang, à 
sçauoir les chcunlicrs nouices tous d'vn mcsmc costé» 
sur *n banc à main i^'auche . et les anciens chevaliers sur 
les hauts sièges à droite et à gauche au-dessous de Tescu 
de leurs armes ; ItîS Cardinaux et Archeuesques en leurs 
bancs , et le Koy sous vn dais en sa chaire ; puis l'on 
commença vespr»!;. 

<c Le Magnificat (SLint achcnc . les cheualicrs nouices 
se vinrent présenter l'ui après l'autre deuanlSa Maiesté, 
et firent cliacun le serment ; cnsiiiltcde quoy le Roy leur 
mit le cordon hieu. et la croix de- Itïrdre; puis chan- 

Î;èrent leurs c.ippcs en longs nianlcaux de l'Ordre, h 
bnd de vclous noir, couucrls de Ibnmies en broderie 
d'or et d'argent , et sur ictiux le nianiclet de toile d'or à 
fond vcrd, brodé de colombes d'argent ; el le tout doublé • 
de salin iaunc orangé (-). u 



L-OUJB xiir. 

N* 40. 



198. FO.MtATION UE L'&CAUi-»[i: fRANÇAlSE (1634). 

Par MM. iean Alaix el Uippolyle LRcnmx en miy PniUe cenlri 

R.-de-chau» 
Depuis ranrièe 1629, pluMcurs beaux cMirits se réunis- Galme 
saienl tuutirs les semaines cheit Valentin Conrart pour s'y 
entretenirde littérature. Ils se liraient leurs ouvrages el se 
donnaient niutucllenicnt des conseils. Godeau, depuis 
évéquc de Grasse, GombauU. Chapelain, Cerïsy [^). Desma- 

ii) Ucfurc fran^nii, .inii»'*' 1633, (i) ic Tr^9i>r 4les mervtitlft delà 
lofion Hoij'fif de Ftinluinetlrau.ftt R.-P.'F. l'ivrie Uan, pa%. 319. 
" GenuiHUalii-ri, nlbc OtCciisv. 




t9S GALEoiEs msTontQrvs 

rcUclBoisroborl *;:c-ldicnlk*spiinoipau\ine[nl»rc5clccHli& 
uetitc socicléj dcâtiiiê(< plus urd ù ujic si baulc illuslra- 
lioD. 

Le caitUoal de Uichclicu, passionné pour ïm lettres, 
niais voalaol les gotivcmer cmiirac Lûiil lo reste en soutc- 
raiii niailrc , apprit par fiobrobi-rt l'existence de cette rcu- 
uioii de beauA esprits, et tout aii^sitùt il s';iviM d a parti 
qu'ii pouvait eu lircr. 11 leur Lit ulTrir de se fonaer.cn une 
cauipa^iiie régulière et platiéc souti sa prolecliou. Uo hé- 
sita quelquiï instants si 1 un échangerait contre re glorieux 
patruuajje la duuce litjerlé d'une obscure associalioD; mais 
CkapeUîn lit comprendre tjue les désirs du cardinal éiaient 
desurdreji, et su protection fut acceptée. Richelieu les 
en^a^ea alors a agr^indir U'ur compaK»'^ )<^t à lui dunner 
les stalulH qu'ils croiraienl les plus con^enaldes. Aiu$i tia- 
quit LAcideniic fr.iniai^e. Ses d»'potés allèrent présenter 
AaleiuieUemeul au cardixiaUmini>tre les règtcnient:^ d'après 
lesquels elle devait se gouverner, et celui-ci, après les 
avoir reius el corrigés en quelques parties, les approuva, 

£ui eipêdia les Lettres j>.ilentcs qui la conatituaieut [ll335). 
e pailcinent sembla d abord ne p:is cuntprcndre la haate 
pensée de ItichclioU , et re ne fut qu'après deux ans et avec 
re»tricliou qu'il eiireKÎstra les lettres patentes. L'Âcadé* 
mie si'éleva alurs cuiniue uji téiiiuigiiage de ce que les plus 
uetiti^ choses peuvent devenir sou& la ixiaiod'uu grand 
iuuxu&e. 

199. BATÀiixi: p A\u> [iO mai 1635). 

r«iitnUe- Tablfuin du teKip<t rammandr< pn le cardinal 

clMUnse^ de Uieltelieu pwir hii ciiAicau Jq UicbvUcu. 

le II" w, 

Guslavc-Adolpbe était mortvicturieaxàLutzen.et dèfce 
raomt^it la furlmicduparliprotestant avait coramencé àdé- 
croître en AIIern,i;<ric. La bataille de Nwdlingcn tltKÏi), ga- 

SQév'.sorksSuédoû par te comte deGallas,-,!» venait surtout 
e rendre à la iiMisun d'Autriche un ascendant menaçanl 
pour In France. HirhHienn hë<>itapasn faire descendre alors 
dartu In lire l4>s armées rrsoraisi>$, et ici s'ouvre cette longue 
guerre contre ^E^papnp , où ite formèrent le> premiers ca- 
pilaitM'^ du M^rjp dr Louis XIV, et qui ne devait se ler- 
min i"'| ans, A la paix des i*yTén6e». ■ 

J.i . 1 [«risiréveset son électeur l'I, prince 

n ; FfiiTicoU Mpiel , abh* de Bok«rotH<ri. C» i M«ll)i>^ de Caltas . Wd-UM- 



DU PAIAIS DB VERSAILLES. ISA 

âilîé de la France. Louis XIII envoya réclamer contre celle 
infraclion des trailés, el n'obtint qu'an relus. Ce reftis 
^uruilàilicli£lieu)c|)réleste qu'il cnercli.iil. s t'ti liûraut 
ti fui t'iivoyc , dit \o marquis île Moiilglat , pour iloclarer la 
■ gurrrc auOiiliiial-iniîmt ;*^ nu nom du Roiil'F^pa^np. 
a C<' iiL-rajii ne ml a^nir aiidiv'Ufi' * Je flitrlc qu'il TuL oliligé 

^,m d'aflicbex sar U^racide \)hicc de BraxeUes et sur la fron- 
uflièrocettedéclaralioti ('j.« 

>Qu*(rc armées sont mtsc« à la fois-sor pied; les doux 
prfaÙBres voul allaqurr les Espag^nots au picil des Alpes, 
dansia Valteliiwet le JUtlannif^; la Lrui^îème, sous le eardi- 
AlUIe La ValrlLcourchRCMi Allf^nu^iii;; la doTnicrc, com- 
.txmaéée |>3r Icdmarèchiiux de Châlillou^^) cl de Bréié (*), 
se rassemble h U fronlièredce PajA-Bas-CeUc-ci doit com- 
biner ses mou\ernenl5 .Tvcc Ici flullaudniii, engagés Coiilre 
l'Esnagne dans la lungw çacrrede leur iodêpondRAce. ■ 
Klle entre avant loult*-* tei> autres en campagne, et SOQ 
' premier ^fTofl est de se porter sur la Meuse pour se joindre, 
si clic le peut , au prinre dOrange ['% qui s avance à la tête 

\ de l'armée des Pru>iuce£-l'uies ; urais le prince Thomas de 
Savoie, général des troupe*! espagnoles , manœuvre de son 
côté pour empêcbcr cette réuniun , et n'a\aril que des for- 
ces inférieures pour former aux Françaîs le passage , il 
prend près le village d'Avcin, na pays de tiêgti . une forte 
I position et y attend la bataille. 

« Le combat (aiii.>î que le rapporte Sirot,vieax capitaine, 
qoi plus tard cummamla la cavalerie à la IwKail!? de Ro- 

; « croy) fut rude et opiniâtre. I.esennejuis à l'abord mi- 
« rcut notre aile droite cji désordre; mais faite gauche 

^« l'ayant soutenue, le-s François qui ptnyoient pt iront tant 

' ,« defurco et de vigu«!ur qu'ils enfoncèrent tout ce qui M 
tt présenta devant eux , et il n'y eut plus qu'à pour<)uivre et 
« a tuer. U demeura des ennemis morts sur le champ de 
« bataille et ttur le chemin de leur fuite au moins quatxc 
mille botnmcs , et l'on fit plusieurs prisonniers de conM- 
« d<''ialion; mais le prince Inomas s' étant sauvé de bonne 
<f heure, le comte de Bucquûysiiulint lout l effort et se re- 

, « lira coflb 4 Aamur, ki quilorzicme. La plaiueoù se 

"« douni) le combat s'appelle Avciii, el il dum depuis midi 
M jusqu'à cinq heures du soir C^]. >' 









^-pard lie Colifctty, Itl- du ttou^ «laite àe 
.aarquii ilc Brcxe. t.^ Uenrl'Frcdtxio do 




kiWilu Nord. 

i.-tlr-(*h«oftsi-e. 
b«)t« no 10. 



PRISK DE SAVCRIHE <19 jiiio 1636). 

Par M- Eugène Dev^.ria en 1837. 

Le 19 juin 1636, I.i ville de Savcrnc se rendit au duc 
Bernard de Saxe-Weimar. illustre aventurier, qui avait en- 
gagé son épée au senicc de la France. « Leduc avoit voulu 
M avoir seul l'honneur de la prise de cette place. Mais 
« voyant nu'il n'en pouvoit venir à bout , il pria le cardinal 
« de La \alclte de Taire entrer h la ^arde de la tranchée 
« les troupes qu'il comnianduit ponr relever les siennes (M. a 
Une ptirtiun de ce sucres appartint donc aux annes fran- 
çaises. Le vicomte de Turenne y commença sa renommée 
qui plus lard devait s'élever si haut. 



^1. PRISE DE lA^OREClES ('26 jUlIlCt 1637). 

Par M. Uippoljlc LccouTEcn 1&36. 

Slalgrc les heureux auspices sous lesquels s'était ouverte 
la campaRuc de 1035, les armes françaises avaient tait peu 
de progrès, o Le cardinal de Richelieu, selon la rcmar- 
« que tl'un contemporain, nvoit reconnu qu'il n'étoit pas 
u aussi aisé de rainer la ntaison d'Autriche qu'il scl'étoit 
M imaginé; » et l'année suivante (16351, niiims heureuse 
encore , avait été ni.irquée par une suite de revers qui 
nvaient annné les Espagnols h vingt lieues de Paris. Mais 
l'énergie de Richelieu s'était communiquée à toute la no- 
r blesse cl à la bourgeoisie elle-même. Les Espagnols furent 
' rcpoossés et l'on reprit bientôt lofTensive. Au printemps 
de l'année 163T, deux armées assiillirent â lu fuis les 
l*ays-B;is, celle du maréchal de ChAtiUon \vat la Cham- 
pagne, celle du cardinal de La Valette par la Picardie. 

Après avoir pris le Cateau-Cambresis. le cardinal de 
La Valette « investit Landrecies le 19 de juin, et prit son 
m quartiers LongTaviril. Li'S deux autres corps, conin»an- 
« ués par le duc de Caudale :■) et la Meilleraye('), arrî- 
« vèrent le jour même devant la place. Cette ville est com- 
■ posée de cinq bastions revêtus de briques, le fossé plein 
•I d'eau, avec ane bonne contrescarpe. Le cardinal de 
n La Valette ouv rit la tranchée le 10 de juillet par un côté, 

ri) Méwvtirti de BteMifu. n^ Bernard ût No|iirct de La ValeUe de Foix, 
«lue d'Bprrnon ci oo)t)ii«|-t{«n«ral iIp l'infantenn françaUo. (I; Charlei d« 
L» Porta . Il-- <)a iinin , alor» licrutnoiuil groèrai de» anii««i do Hoi , depuis 
inarMiil de I^'rance. 



Dl' PJkLAIS DE VBfiSAlttES. 161 

fl et la Mcilierayc pnrl'autrc, l't r.it1.ique fui menée >i Ti- 
ff Tcmcnl qiK^h mine joun le 2!}. laqiirllo.a^anl fail brèche, 

■ donna lieu au rc^nienl de Longut'\ol ilc se loger dessus. 

■ Le colonel UainJD.se voyant ainsi pressé, demanda com- 
or position, et rcmil le 26 Landrecies entre les mains des 
« François, lesquels le firent conduire avec sûreté jusqu'à 
« Valcndennes t')- » 



202. 



r 



PRISE DD CATELET (8 Septembre 1638). 

Par M. UippoNte Licomtk ra iS36. AlletJul 

R.-df-chi 

Les grands événements de la campagnedel638sepassè- â»llcn*>M 
rcnt sur le Ilhin. C'est là queréIèvenctjusla\c-Adolnlic,lc 
duc Bernard de Saxe- Weimar, reinporiait sur les Impé- 
riaux ses dtiux viclûircs dcRheinfoldot de Kheinau:cVst là 
que . sou!< tes Vf ux de toute l'Eurone attentive , il s'empa- 
rait de Brisar6. après neuf mois de siégr , et du mânie 
coup enlevait l'Alsace à la maison d'Autriche; c'est là 
enfin que Turenne. Guébriant et d'autres capitaines fran- 
çais se formaient sous ce maitrc fameux an grand art de 
la guerre. 

I*endant ce temps, il ne so faisait rien de grand à la 
frontière des Pays- Bas. Lemarcrhal deChâtillon échouait 
au siège de Sauil-Omcr; Brëzé quitlail son armée pour 
chercher le repos dans ses terres d'Anjou. C'étaient deux 
nouveaux capitaines qui soutenaient l'honneur des armes 
frpinçjiises; OassioniO, qui n'était que colonel, et à qui 
Picculonùni demandait un rendez-vous pour lui dire com- 
bien il admirait <?a bravoure; et Du llallicr (}), qui termi- 
nait la campagne par la prise du Oilelet. 

Celte place fut investie le 25 aoùl, « et la rirconvalla- 
<■ tion ne fut pas plutôt fermée, qu'on ouvrit la tranchée. 
« Les batteries furent dressées si promptement et si bien 
« 9cr\ics. que, le 8 septembre. Du ll.illier fut nviitre de la 
« contrescarpe et lit >a descente dans le fos>é, qui est sec 
et défendu par des flancs bas, qui n'entpéchèrent pafl 
n d'attacher le mineur au bastion. La prenrièrc mine tît 
v peiid'elTet , à cause des casemates qui sont dans les qua- 
q tre bastions de celte place, qui donnèrent évcnt a la 
M mine. Pour remédier à ce mal on alla pnr fourneaux, 
« lesquels firent grandes brèches qui furent jugées raison- 



' (1} Mimoirtt du mar^ uù de Monigl^l . t. 
lAcuissIon, doituis niArectinl «K- Fraiirtf. * Pi 



1, p. JTB. f^) Jenn^coote 

do)tui9 niAréctinl «If Fraiirtf. * Praii^uitik L HO|iJI«l, coule 
[4tRo»na,v,etc., alunmarediiil de caiii|», tti-|juit luitr^-clial île Vtinci:. 



I^Ue «coiralr 
S«Ue w «6. 



16â GÀLGUKA HISTOBlQtTBS 

a Dablcs pour donner. Le rè|çinienl des gardes fut corn- 
« maiidé uun côt**, et le rê^jimeut de Pitardit; de l'autre : 
t( ils muntèrcnt tous doux a l'as^^aut, h la laveur des t>al- 
tcrics qui liraient incdssaDimcol sur le bauL de la brèche, 
pour empêcher pcrsuiiue de paroUrc. La rc:>islaiice fut 
médiocre cl le Calelcl fut emporte d'assaut. Toute la 
garnison fut prise ou tuée, et Gaurieldc LasXorres.gou- 
« Terneur, fut pris ('). j» 

263. si£GE D*ARRAS (13 mai 1640). 

tTTBSTiMCHeimnt la rtAcs. 

Tableau du temps. 

Les mécontentements fumenlcs en Catalofçne par le car- 
dinal de liirbf'iicti étaient rcnus aujouenter les embarras 
de ia cour (I*- Madrid- Louis \lll •inisîl celle nrc^iMon pour 
le projet qu'il avail ihiiiçu drpui^ luiiRlemps de- sVnparer 
des l*avs-Bas. Il se rendit a Soissons pour y diriger Iph opé- 
raliuns de la guerre : deux armées , lune sous lt*s ordres 
du niariHbal (le La Mcillcrayc. et l'autre commandre par les 
maréchaux de Cliàtillun et de Cbnunes, avaient été ras- 
semblées nir les froiiliéres du nord de lu Frani^^. 

Puységur rapporte dans ses Mémoires qu'il fut envoyé 
près du Koi pour recevoir ses ordres. « Le ronwil se liol à 
« Snissons dans le cabinet de l'évCché. Il n'y aToitqiie le Roi , 
a M le Cardinal cl M. Des Noiers. J'étois dans la chArobre 
fi anjirèsdi* In porte ; un quart d'heure après qu'ils furent 
>« entrez.M.De^Noiers rnapiHïta elme(ilp»s»'Td;uis leca- 
(I binet. Il Nous venonsde resouilrr lestéRed'Arras, médit 
« le Roi ; ilfaut trnir ta cbosi' frccrètc. Dites sruiement i 
n M. deCbasIillon d'en h'u-o. nnUnt. Je t.is dèj»('rher un 
« eourrirran Mnrérti:ild('I.;iMpîllrr.iTC, aBn qu'il prenne le 
« temps qu'il faut pour ^'^ rendre du folé de deçà la Scarpe. 
-fc Le Maréchal de Chaslillon saura aussi le jo'urqu'il doit 
n pBMW la Somme pour entrer d-ins le pa'is ennemi et [>our 
M donncrlajaUniMe aux autres plaee*. J'irai à .Amiens et 
«. ftTJii Tenir les trou[»es que Du Hallier roinmnnde vers la 
s nimtirre de (^h.'impaf^ne. " M. le ('ardiriil m'ordonna de 
m direJiM.di-Ch»shllnnquelc projet éluilrii^ne d'tm aussi 

fTand rapitniwr que lui. 

« Le Cardin ;d ei»ninience inconlinenl de dunner luusws 

wîin et iDiUe son application au sacccs de l'entreprise 

d<JfDMtel.t.L 



V 



DU PALAIS DB VEBSAILLES. 168 

é Et la marche de^ deux ariDCL'S fui si bien concertée , 
g qu elles arri%ôrenl en nitniL- tciu|)& devant Arr.is. Leuom- 
'^ tîredcsussiégianbmuntoità^ingtH-iiiq mille hommes de 
pied et neuf mille dt*cav<iU'ri<*, srlon la relatîuii publiés 
< |Nir ordre du Boi après la pris» df la ville. 

a Le 13 de ce mois , ëcht le mAréch.-il df* Chnittillon» 
M Jd. de Cbaune<i v.l miii soiuirif s vcnufl ici du rolc de Bé- 
«thuiie, pour Hivi-&ur Arrus. M.du la Mcillcrajn aïant 
•4 passé Cfiln! Cambrai et Bapaunic rsl arrivé le mônu> jour 
'« et aipVflttà Ja tïUc de lautreioté . do manière que tes 
«iJhafaitaDts et la garnison ie trouvèrent environnez de 
« deux grandes .1 nuées CD même jimret presqu'à h môme 
« iieure. » 

Le duc d'Ënfïhlen (') était aa siège comme Tolonlaire. 
i^cc les diics de Nemours i^i.de Luyues {*). etc. Un oflî- 
cicr irlandnts,Dnmmc Eupénc ONt-af, cammnnd»it la gar- 
nison d' An. i-. (Hii M* cumpuïaitd'Kspat^uuls, Napolitains, 
.WaUun< iiids. 

M L«! ^1 . : >*^, commencé le 13 juin, dit le maréchal 

tt du B:i!>!>unijiic(ic , causa de l'iaouictudr aux deuxparlis. 
« Les uns cruignoïent que leur ville ne fùl emportée , el les 
« autres iiue leur entreprise n'échouât. Les assiégez se pré- 
« pareid o^nc à une brave defcMisc , les iissié^çcauls à de tî- 
a goureuses attaques , ^ les Espagnols à un prompt secours 
« deb place (*}. » 

I.e cardinal-ÎJirant (') , gouverneur des Pays-Bas, employa 
tous les raoyeus donl il pal disposer pour fairelcvcr le siège ; 
U fil passer duus U pLice de puisMiuLs secours , vint loi- 
.mémcnla ti^te d'une numl)rensc nnnée alUiqucr les lignes 
franV'iî-*'^^ f etlcsmaréi'haui sv. trouvèrent un mimicnt placés 
dans la poKJlion lu plus critique. Pendant qu il<t interdi- 
saicDl aux a5siétïés toute communication avec \ti deliors 
de la place, eux-mtoics étaient enveloppés de tous côtés 
par l'armée espapnole, qni ne laîs^iait parvenir dans leur 
camp aucun convoi. L'armée françjusc manquait dolout; le 
décoiu-agemcnt ëlail extrême. , lorsque Du Uallier , chargé 
de la conduite du» convoi considérable , parvint â le faire 
entrer datw le camp. Le siège reprît avec la plus grande ri- 
gueor.et la viik, rédoitcaux iknuérc&exLxéiùlèft, se rtodit 
enfin le 9 août. 



0) t«ui«iVAoiitboii, U' du Doin,Jepii)« lo prince <lv Gond» (/«frMiii 

CoM/i.' I .1 . li.Ht.v-tiiu.i,.,. >!.■ ^a«oi«. (3) if^iiit^birics d'AlterL 
(' -(>r,uX,p.itiA jao.(«>FarilioaiuU 




H.Hlt!-chffla»stf« 

,. liB XIII. 
K« 50. 



filloniluRol. 



plnToiid du Louvrr jiar M. -lean Aluui* 

Itichcliou, j»lnux4]ctt>utccqtiipom'3ita<'crollrr lu gloire 
de la Friincc, ne laissait t^cliap|icr aucune occasion d'encou- 
rager par son jppuicl i^esrécontpenses les sii\anls elles ar- 
lislesics plus litstingurs deson icmps.La riMioninioe dont 
le Poussin jouissait eu iLalio ûlait dès longtemps p^irve- 
nue au cardnial. Par ses ordres ce pvand peintre lut appelé 
en France, el chargé de oonlribucr par son génie à l'eniiMïl- - 
lissementdcs galeries du Louvre. ■ 

Le Poussin , ainsi qu'il nous l'apprend lui-niéoie dans 1 
»es lettres, arriva à Paris dans le courant de l'année 1tiU>- 
Conduit d'abord chez le cardinal-ministre , il fut ensnite 
présente à Louis XHI, qui l'accaeillit avec bonté. 






Ou Nord. 
rtIluniluRot. 
R.-dc-chittSfi^. 



205. COMBAT ?t.\VAL DE filil^T-VtriiCEKT (22 juilU't 1640). 

far M. Ttivo'Iore Gtuis t-n -.• 
u Le marquis de Brcïê[') ayant renrnntré entre le cap de 
« Saint- A'inreril et Cadix la flotte des Indes, commandée par 
n le manjuis de Casli^nosa de la maison de Zapala, Tavoit 
« attaquée el contrainte h se retirer dans la baie de Ca<liT , 
« après avoir perdu six galions brûlez ou coulez à fond , 
u avec un grand nombre de marchandises et d'hommes 
« tuez, ou noyez, entre lesquels on compte Ciï^lif^nosa. 
« Plein d'ardeur el de eoumiçe, Brczè vouloit poursuivre 
« M victuirti et entrer dans la baie ; mais les plus habileail 
« officiers le retinrent . et lui remontrèrent qur ce seroiw 
il rxposer la (lotie à un trop grand danger, el qu'il falloil se 
« riuitrnler d'avoir tellcmrnl incommodé l'ennemi , qu'il 
« ne pût envoyer cette année aux Indes, ni par conséquent 
« recevoir le secours d'argent qu'il en attendoit (';. " 

iOG. 8ûrnni9, arciievéoie pe bobdeacx, chasse li 
ESPAGNOLS itL' i»OBT DE Rozics 1 26 mars 1641 ). 

P.ir M. Tlioodore G miN «n . . 

Les SDCcèsde la marine française continnèrent dai 
l'année l&il. 

<>) Armand ^* Maillé, dur île Fronvar . fie , a\on ç«nén\ de t'arma 
fUTala rn U mer du Potuni, depui» crand-mAttre, rhcf «I surintradai 
KÉWral ilv ta fift«)falioa ei cooimvrrt de Krance. ^ ^ùMredtLouit JC/I 
(>iif LcVASfor, 1. \, p. 132. 




DC PALAIS DE TCBSAILLES. 165 

■Le cArdinal-minislre a?a:t mis à la iHa île l'armée na- 
vale SuupUs, arcb»?vèquc Je Bonicauv. qualifif général des 
armi'cii naralcs du levant , nvoc ordn- <]i^ se préparera faire 
^^ Toi le verîs les côtwde Catilogne aver les vnisseaux et les 
^K galcrcs (le I3 Méditerranûp. a Le prèlnl . dit Levnssûrdans 
<i »on llisloire lie Louis XIIL qiiii'>(Mdioit plos nssiduracnl 
« le cérémonial de I.1 mer que les rubriques de son brè- 
« viuire el de son missel , eL auquel le bruit du cannn pjai- 
K tuil beaucoup plus que b musique el le sun des orgues de 
« son iStlîso, e\écula firomptement l'ordre qu'on lui avoU 
« donné de se mctlre en nier avec les vaisseaux cl lesga- 
rt lèrrs, et de se rendre nialtro du rap de Quiers. Le 15 
« février il y enroie trois vaj<;senux .ivec quatre cents 
€ hfmimrs, qui s'emparent de In ville et de trois luurâ sur 
u les émiripiiccs: fait partir ensuite dix vaisseauxde guerre 
a nvee des munitions et liuiL rents hommes de pied, qui 
« arrivent le 12 mars Le préhl-gèn/Tal rrnrroêe vient en- 
fin lui-mùme le 21» aver douxe galères, ehassc celles des 
Ësna^nolsct leurs vaisseaux dn purtde Rozeseldesaulres 
qn ils nvoient encore, el leur prend quelques vaisseaux 
et quelques galères. Pe manière que le duc de Fcrrandin, 
gênër.il dcsgalcres d'Espa^çne, ou trop foiUIe, ou effrayé , 
n'ose sortir du port de GCnes pour s'opposer à ce pre- 
mier feu di; l'arclicvéquc (' ). » 



907. sitoK D'AinE(164l). 

lïtrSSTIHBHBIfT Dl LA 



PLACK. 



TiU^fcsudu lempf. 

La ville d'Aire fut assiégée par l'armée frant'aîse que 
commandait le maréchal de La Aieilleraye ayant sous ses 
4Hdr«* le comte de tiuiche ','; el te maréchal de camp Gos- 
skin (') 

• La itarnisim. forte de deux mille hommes, ftcdêfemlil 
« liravruienL. dit Loa^siir. depuis b lin df mai jusffu'it 
« Mlle de juillet . sous la conduite de tlernoviie, qui s ctoil 
« déU si||nAlè à la bataille d llesdin et d'Arrai. 
,. € Giimon aniuil beaucoup dt- f^toire dans cette entrc- 
.• prise. «Le Roi appTftmJ tous le^Jdurs de nouveaux exploits 
<« de GamUmi, dit Richelieu tbiu une de ites lettres; il en 
'< aura toute 1« reconnuissance possible. Pour moi * qui 



fjrtieoenirak. 
H.-<livrbaas 
Salle D" 



(t) ffiifoirr dt tjntitXitl . , 

Ofuim^rii.lll* (lu nom.AN'Ti 

[lB«T«;hjil ili?Fr«afe, pt t>;i>....; .... 
ton , dritof* marretMl de Kraocr. 




lu liui, de- 

1(1, CQIUlv (1« 



AlleJitNùrd. 
PninunduBoi. 



CAiniVS BlfTTOlllQtfE» 

B ne Miîs pas mciin» bien înLenlinnoc panr loi, j'en suis 
« r«»i CJ. » 

Le can]inat-inranU')cbercha inulilententà faire leTer le 
siège d'Airt' : lo mari.'chal de La Mriltcrayf! (>t^it trop for- 
lemeut retranché pour que le prince espagnol put tenter 
de forcer ses lignes: <> et toutes »ea tenLalivcs n'aboatirent 
« qu à Jeter cinq cents hommes lUas la (ilacc* qoi fui cod- 
« traialv do se rendre le 2t> juillcl {'^» 

SD8. coMBJixNxvix DEN'^AiNT lAARAtioxE i;2Ûaoùt 16Vf). 

Par M. Th^ilorc-Ornn en ... . 

Le tliéâtrc de la ^crre «était agrandi': on se battait 
aa pied des Pyrénées. C'éliiil Riolieticu qui, pour dire 
plus fort contre r£^^aKnc, lui araîl suscité une rèruiution 
en Portugal et une révolte en Catalogne. Va vice-roi fran- 
çais, le maréchal de Brézé, sicgail à Barcelone et f com- 
man/lait au tumi du roi de France. 

Lccnmle-dued01ivarez(*)seraisailDnpointd'bonncurdc 
secourirTarragone.issièfîée par le comU* du La Mutlie-IIou- 
dnncourl .*!. el de repousser ensuite les Français au delà des 
Pyrénées. Toutes les furires navales d'Kspugne ramassées 
s'aTancnient sous la conduite du duc de Mc<|iud.i . gcuiéml 
de.s plions; de don Melchior dcBorgia, gèiièral desgn- 
lèresd'E^jtnprif', etiluduode Ferramlin . gcnÏTrd de celles 
de Naples. Leduc de Laurrn/ana. le ministre d'intijoM et 
plusieurs aulrts nersonuea distinguées servaient sur la fioUe 
en qu<^Iilé de volontaires L'archevOque de Bordeaux était 
bien Inférîeur en forces à une (lotie si nombreu'^c cl si puis- 
sante, où l^ion comptait 3<MX«nte-et-dlx ^ros b.ilimcittâ. Les 
détails du ooinbat sunl empruntés à lui-m6me , sur la relation 
qu'il envoy.i au Koi, signée de tous les capitaines des vvis- 
seanx et di-s galères. 

« Le :>0, û la oointc du jour, les gnlères ennemîp<) pa- 
« rnrenl.iu nomnre île vingt-neuf, avec leur jecours, h 
€ trois ou quatre mill(^s de notre armée. On se met iocon- 
o tinent ious les voiles, on prend les postes lo» plus propres 
a à leur empêcher l'entrée. Après avoir obscrte nofre con- 
« lenance, les galôrescspafTioWs se retirent rots leurs vais- 
■ seaux. Là tousse naetlealcB corps, courcntquetquntemps 



/f.'w. 



nri 



'■' ••^'■i'-, I \. p. r»? ;>î FerWinntuI, 
>' 'Itêtvtrt de l*fui* Jtif/ , pur 

I m. premiur luiDi^tre Ju rai 

•1 k..)<.i',;i.r- 'i i umiii"- !>'- i,.i iiiiMi>- linijujHciPitH. (luo dc C^rdoiltlâ, 

«ton livai«tiint trentr^il Jtï niuien du Eai-.(tcpuu nurtïclwl ilc Fi 



4 



I 



JtV PALJUS DE TSftSAIlLKS. 

« ensemble tenant le veut, et s'abatleul toujours sur notre 
« annéo.aui, nunolislant le vciitcuiitr^iiro. i-luît lantûtsar 
« un boTii, Unlot sur l'autre ju-devant des cimi^mis pour 
A cnip£cher le secours. Voyant cntiii que tout ravorist: leur 
« dess«^in. et que Tavaulage ilu veut esl le gain de la partie . 
Il ils sfpartTMt leurs vaisseaux de leurs galères . et celles-ei 
Q se ^ uni joindre à trente ou quarante brîguutiiiâ. Notre 
« armée, qui couroit vers les vaUseaux ennemis, revirc en 
a m^me temps rie bord sur les galères espagnole!*, afin de 
a s'oppi>seraupas&a)j;edusccuurs. Mais à l'heure uifime les 
a Taissrtiuxdes imni'niis, au nombrcdti trente-cinq, et leurs 
<t galères , s'aballcnt , le vent en poupe , sur notre .irmÂe ; 
« ue manière qu'il ne fut plus question de s'oppu^cr au 
« secours, mais aux grandes farces des Espagnol, et telles 
« que, s.in5 le courage et la v.deur exlraurùinaire des capi- 
K tîiincs des vaisseauxct des galères, nous devions succom- 
« ber eu celle occasion. Car enlîn, les vaisseaux ennemis 
« nûusbattoicnten Ûanc et lesgalères par derrière. sans que 
« nouspusiionsnouiservirqued'une partie de notre artiUe- 
n rie. CepeivJant nous leur tèmuignôujes qu'il ne faisoil pas 
« bous'approilier si près lie uuus. Après un comlkil(l<' quatre 
u bcuri's que la nuil Lvrniiua, nous les contra ignimea à &i; 
K retirer a vci' force nûl^ el e0fda;j;esi:oup<:à, sans compter 
a lajK'cU' des hommes qu ils ont faite. Nous ne le savons pas 
H exactcoienl. Llle doit être fort (grande par la quauUté de 
u coups de t anun et de mousquet que nous leur a^ oos tirés. 
s prcsqu'à bout louchant, et par le nombre de soldais qu'ils 
a avaient sur leurs vaisseaux. Les nùLres ont clé aussi fort 
« fracassés. Tel a reçu jusqu'à cent coups de canon. H n'y 
fl a point de galères qui uc soit beaucoup endomm;igéc et 
a qui n'ait perdu soldat» et chiuurmes (*). n 



209. PHI» DE COLUOCRE (13 avril 1642). 

l'jir M. Hippolylr LKroMTKbn i|M- 

Le Rftussillnn , placé entre le Languedoc et la Cata- 
logne . appartenait encore à la couronne d'Es|»agne el 
gênait les cnmuiunicatioDS de Louis Xïllavec sa nouvelle 
province. Il fallut en entreprendre la conquête. Le Koi, 
malgré le déclin de sa santé, luulul conduire l'cupéijljtion 
lui-mCmc, cl le cardinal se lit traîner à sa suite, la mort 
déjà sur le front, maisayanl encore la force de porlernix 

V-) Histoire de Lomi$ Xlil^pu A«vafi«)j|>. \,p. 107 



AJle du Ni 

Sali'! II 10. 



\\* rentra le. 
B.-<Jc-chaos*fc. 

ballr n > 20. 

Wtmt rentrai. 
R.-de-«h4a»se«. 

Salle n-' «1. 



conspÎMlPurs du dedans et aax ennemis du dehors des 
coups égaleiiM'tit terribles. 

Le Roi arriva le 10 ninrsi'i Narhonnp.cl le 16 il investit 
Colliourc, dont b prisn devait lui ririlitcr celle de Perpî- 
pian; la vilk' él.iil forte, et fut > ii^ourcuscinf ni défendue. 
Dès les premiers jours du siégo, les Espagnols tirent trois 
sorties; toutes furent repoussées, mais la dernière , après 
que rcimctni rulpL-nêlrcdansIa tranchée et en eut détruit 
les travaux. Cependant le inaruuis de Povar, à la tétc (le 
trois mille chevaux, avait reçu l'ordre inex6cuUhlc de tra- 
' verser toute la CataJogne en armes , et d'aller au secours 
de la place assié;j;èe. La Mntho-Hnudancnnrt lui ferma le 
passage. 1c battit et le fil prisonnier : il y gagna le bâton 
de maréchal. Dès lors le sic^e fiitpoursiuvi sans obstacle. 
Un premier assaut livra la ville aux Français ; on attaqua 
alors la citailelle. n La nuit du 2 an3 avrif, dit le marquis 
« de Moiilglat, dont nous aimons à emprunter l'exacte et 
« judicieuse narration, les assiégés tirent unesorlie qui fui 
*f vcrtetneiil repoussèe par l« rùgiinriil de Champagne , 
« lequel ne les chassa pas seulement de la Iranchéc , mais 
« aussi de l'esplanade qui i-sl entre la \i\\e et le rhhteau. 
« Le 4. on fil la dcscenle dansle fossé ; les mineurs s'atla- 
chêrent le 6, cl mirent le 9 le feu à leur mine , laquelle 
« fil grande brèche, et les Suisses se logèrent dessus. 
« Aassitùt on entendit la chamade pour parlementer , et 
« le 10 la capitulation f\jl signée, selon laquelle le mar- 
« quts de Mortare remit re château entre les mains des 

V François, le 13, avec le fort Saini-Elme , et fut conduit 

V k Pam^M-lunc (*), » 

210. SIÈr.E I»F. PERPIGNAN (164-2). 

I!<VF.STllDiiF.ME.'<(T »B l.\ fLACC. ^ 

TiiblcMU du iPiÎTp», 

'iW. PRISE DE PKRpiciVA^f (5 spptetnbrc 1&42). 



213. PRISE DE PERPiGXAX (5 spptcinbrc 1642). 

Pcr MM. irin Xikvx m Oippolviti Lkcomtk en 

Dix jours après la prise de Colliourc (23 .ivril). Louis \IIE 
alla investir Perpignan. Il présida lui-même aux premières 
opérations du siégc, « montant à cheval tous les jours 



DC PAUU de VERSAILLES. 



169 



n po'jr ordonner les travaux , et fesanl le tour des W^es 
« |rour ioir«itoulallo)i bien.LomarquUdcKlori'Xd AvîIq. 
« qui conunniidoit la place, envoya savoir où logcoit le 
a Koi. afin d'emp^her qu'on tirât de ce calé; ce qu'il 

• ohsena ponctuellement, pour faire voir le respect qui 
« était dû à la majesté royale , même par 1rs ennemis, s 
Mai«iune fois les lignes achevées et le blocus établi autour 
de la ville, qu'on voulait réduire par la famine, Louis \III 
malade se sentit hors d'étal de rehlcr plus longtemps sous 
les murs de Perpignan, et laissa Ir soni du siège aux ma- 
récliaux de Schumlierg cl de La Meilleraye. n Ceut-cigar- 
ff lièrent si bien leurs lignes , que rien n'enlroit dans In 
tt ville tellement qu'après avoir duré cinq mois et eonsuiik' 
ir tous les vivres qui étoient dednn<i , Jusqu'aux chevaux . 

* mulets, Anes, chiens et chats, niénie cuirs . le marquis 
« dcFlorezd'Avila capitula et rendit lavillc rt la citadelle 
M de PerpiKikan. le .'» septembre (')• » Perpignan p.'issail 
alors pour le plus fort buulevard de la frontière espagnole. 

« hire, vos armes sont dant Pcrnigrtan et ujs ennemis 
n ^>nt morts, » écrivait Richelieu a Luuis Xlll . lui an- 
nuitçant cille belle eoniuète et le supplice deCini)-MarSt 
SUtrC'ituri. coiiimudeux succès d'une égale imporUinoc. 

!13. BATAILLE UE Uttiu.K [7 octobre 1642]. 

Par U. HippolytcLtwiMTs en ISM. 

Le nou^sillon êl;)it perdu pour l'Espagne, et toutes les 
forces ras-iemblécs par le cumlc-duc d'Oli^arès arriiaient 
trop lard pour sauver cette province. Le ministre de Phi- 
lippe I II \oulut du moins réparer par iiuelque action d'érlal 
une perte aussi considérable, et d donna l'ordre au mar- 
quis de Lrganez de s'emparer de Lérida , \ill(.' forte de U 
(.atnlugn(^, sur la SCgre. Le maréchal de La î^lnlhc Uou- 
dancourl se porte aussitôt au secours de celle place, et , 
infonné que le général esi>agiHd a réuni se** truupcs à relies 
du marquis de Tarracuse , défi-nseur malheureux du Itnus- 
sillon , il les attend de pied ferme, malgré la supériorité de 
leurs forces, souslcsmursde la ville qu'ils viennent assiéger. 

« Les dent armée» furent, leToctobre. en ^ue l'une de 
Q l'autre , et A dix heures du malin . la iKitaille 'omniençn, 
« dans laquelle les François furent chargés d'abord si vi- 
« goureusement par les régiments du prince il'K'ipaïnc et 
« du comte-duc, qu'ils furent mis eu desordre; maii le 

{^) Mrmoire$ du marquii de SÊontglut, p. 3flfl. 



Aili- ilu N'oi 
ti 'Je^.'lia ui 



fut GALBIIKS niSTOBIQrBS 

4 baronirAUis(^)et l« comUïUc'!iRiM*hes-Baritaut le^^sou- 
ir liiirrnl si hanliinvul que la ilintice Uiurtia , *H les £i»pa - 
u giiols fureiilrumpus et tfllonu'ut mis en dèruiilp nju'ils 
i4 priccut i» fuitiC , ei s« ëa.n\t:rLitl i:u ^ratulu cuiibidiun à 
^if rra^uos. Le chninp île tialaâlf il(*ineara au\ François 

o a*fc laul le cariou Les EspagnuLi laUsèrenl deux 

.«■ mille OMM-U sur la place, el U vnicdeLériiU.ftUsaavvc, 
tt et qoi causa oiH gratulo joie dans la Catalogne C).» 

2tA. IX CiBOniL DE RlCUEUilC FUT OO^S UC PALAJS- 

itovit A LOUIS liui [i (lùcetnbrc ttG*!^), 

Pat M. Hi|>)iolyif- t£ci/Urc,tJ<af>r^ln tiible«u 
•Ir M- Uiulllni;, r.iil t;ii ib2J, ot pltueilan» 
U goleiiu iJu P.iIiii»-Uoyal. 

Hiclielieu voyait approchcrss<tcrmèrptunirp. LouisXIII, 
fAAgBÛ^nl lui-fliém» H iitl«int du mal qni (1v\ait hieiitnt 
fliiir «M jnurs , vnulul voir sitn g^rnml mini'^lre an lit de 

m-i " i M 'i^ 'i A lui, arcompflxn^ du marquis de 
Vi' ili! BM gardes. « Sire , lui dit lecar- 

M liiii.ii . »M|. 1 n- (niiiiL-r adî>^. Ru prenant ciitigé de votre 
« maj(*<fïé, j.ii la consolation de Uu-wer st>ri royaume pltas 
« pui$<»nl qu'il n'a jjimai^ ëté, ri ses eimemis^ âliailu^, La 
« seule rèoumpeuse de nies peines et de mes services que 
.1 j'ose dcmimder à rotre nrajcsté, cesi la continualitm 
.< de sa proteclîon cl de sa bienveillance à mes neveux el à 
« mes parents. Je uc leur dunuc-rai ma lieuedieLioniqu'à 
" eunilllion qu^LUscr>ironl votre ci.iJL-sKi avce une nJùliiê 
« inviolable. VuLrr majesté a dans sou conseil ulnsicurs 
<* |H*rsounc!i capables ol* U: scTSÎr utilomcut: je lui con-- 
a ^eilk■ de les relciiir auprès d'elle. » JCesL alors, ajoutent 
niU'Upns historions, que Richelieu dé^i;;iia au Roi le ear- 
Jiiwl M.uarin comme le miiiiilre le plus di^tne de le rem- 
placer. .Vprès quiii il remît aux loains de Louis XITf l'acte 
de donation du Patais-Cardîual. 

Celte donation, faite A I.1 ct)ijronuc dès Tamiée l(!36. 
avait él^ rcnnuvcléi' par le cardinal de Hichclieu dans son 
testament paxiê y) v ' ,,,■ ^ ^^ rWW de la Vict/mté. le 
23 ti«ïi ICIÎ. En \ ipres termes : 

■ je déclare ipic. ^i.n < uutrat du G juin lG3ti, devant 
" (ïucrrcau cl Parnie , j'ai donné *^ la couronne mnn^rand 
« hulel quL'j'aihrtii sous le nom de Palais-Cardinal . ma 



4 



( 1 1 J.irai]«ft tlf Cumins ili-^uu niarecbil àt eami». (ii ilf »airr« au i 

d*-.Hirllf{/(«/. I I , II. " " 

H^ emww (luv U'Aumouu 



mt^iuH 1 , Li. ï6t>. -V< Antoine il'AuuiotU. tltput» marcrh»! 



Pt* PiLilS DE TKRSAIUBS. 171 

chapelle d'or enrichie de diamants, mon grand hoffet 
f argent oiselé , et un ffrand dtam'int que j'ai acheté do 
Lopez. Toiili?s lesquelles chosfs le Hoi q en aiTr^iihle par 
S9 lïontë d'accepter, A nia très-humhlc et Iros-in^lante 
supplication . que je lui fai^ encore par ce pr<'«enl le^ta- 
menl , et d'ortlonner que le contrat iuU eaécolé dans 
tousses pobiis. u 

ilans un antre article du li>stament le cardinal recum- 
mantlc qu'une somme de l,.'V)*).tHKi rmnrs. prise 9uv'sa 
«ticecision» suit rcnùfic entre- hs mainâ de Sa AlajttU. 

210. PIERRE LEGRAXH S EMPARE D'nK GAUO^ K)»Mii*OL 

1. (1643). 

* H«rM-Ti)eoilor'*<iniiiieii4>»* 

Ficheliea venait de mourir ( * décembre 1*îW j , et'la 
jjroteciion 'jn'il accordail aut eol(tni('<i ne lui nvnitpassBr- 
*«cu- Ces milliers de Frnnrarstransp -rtèsau lioul dw m^rs 
se Tirent alors nl)andnm)è>>. m bat c h la jaloutie et À' la 
cupjilKé des antres nattons, des Espna^i'ils surtout, (fui tc~ 
gardaient le moindre établissement 6ur un tnunde décou- 
vert par eux comme une nrsnrpalîon rfe leurs droils î-a 
manière barbare dont avaient été écrasée!» p:tr «es avi^Je» 
dominateurs ptusiears colonies naissantes avertissait les 
Français que le droit du premier occupant rivait besoin 
irétre soutenu par le droit du plus fort ; ils quittèrent donc 
la cbArnic, nbandonnércnt leurs habitnlions, impuissantes 
à les i^irotèuer coïilre Us ravages do \a gui-rrc^cl vinrenl^$9 
réfugu'r dans la partie seplenlri(m;de de l'ile de Sainl-Do- 
nlingne, se cachant dans k-s forfis uui h couvrent, cl fai- 
sant pour se nourrir la chasse aux brcufs sauvages, ce qui 
leur nt donner le nom de boucaniers. Bientùt. Içur nombre 
croissant chaque jour et la chasse ne suftisant plus h leurs 
besoins, la plupart se résolurent ;i revenir i leur première 
rirofession, et se bncèrent sur l'Océan. Ils s'elabiirent d'a- 
nord en confrérie, sous le noiQ de fréreâ d« M «^/^ . met- 
tant leurs biens en commun, et ne reconnaissant d'autre 
sapériorîlé entre eux que»ccllc de la force et de l'adresse. 
Subdivisés en pciixes sociétés de eim]uantc ou cent boinmes 
au plus, ils se mirent ii voiïuernuil et Jour dans de grandes 
Itarques déciiuvertes, comme des sauvantes . l'feU toujours 
fixeeurrborizoo, et firent plus d une fuis eifûrr ^hIi Es- 
pagnois leurs cruautés enrer& lenrti dmam'ibrs . et la rie 
précaire et aventureuse h laquelle ils l»9 réduisaient. Bien- 
tôt de nouveaux aventuriers se joij^irent àcux, elaban- 



AUi'iluNor 

Pavillon dol 



tm GALEBIES niHTORIQCCS 

donnÎTcnl la mcro patrie pour nlli*r aux AnUttes ptirtager 
les [wrilb cl les prises de ces h.irdis m.irins ; Dieppe en four- 
Dit un grand nombre, qui s illu^Lrcrenl p.ir des traits de 
bravoure hiTOiques cl pre^que fulmlcux. 

Parmi les flihustirti; (lit'p|>uis , Pierre f.rgrand e&l un 
des plus cèléhres. Yoii'i cummenl it drliula dans la (.'arrière. 
Jl croisait depuis quinze jours au débuuquement de Ba- 
hama. lorsqu it vil venir à lui un grand galion espagnol 
avec un pavillon de vice-amiral. Lf grand montait un ba- 
teau de qualrc canons, et n'avait avec lui qun %inKt-huit 
hommes, mais tous braves et décidt»s comme lui. Forçant 
aussitôt de voiles et de rames, il court au-devant du ^nlion. 
k joint, s'élance sur son bord et rn m^mc temps coûte Ji 
fuud son pruprL' navire. Cette audace désesintree vtonrdit 
la capitaine espagnol ; son équipage slupéfnil' ne songe pas 
m6mc à scdiTendro. Kegratid. maitre du galion, dépose 
une partie de ses prisonniers sur le rivage, et n'emmc- 
nnnt avec lui que le capitaine et sos ollki^rs, s'en retourna 
fièrement à I>iiqq>e , sa patrie. Taire admirer sa prise, ^ct en 
recueillir les immenses proQls. 



_ tduNord. 
StWr It" 10. 



AllcdiiNonl. 

ïtalll- IV' lu 



i*itUf ircniralc. 
*i«lcnr 

Aile lia Hidi. 

6alene 
HtlaMli:*. 
IJT. 



216. 



BATAILLE DE itocttov (!9 mai 16W;. 

OBDRË DE BATAILUS' 



Por AI. 0<f.ir drK en iDSà.d'nprffl nn tableau 
lie la galrrit' •lu Cl)«nully. par Martin. 

217- Bataille DE rocbov (19 mai lGV3t. 

Par M. Jiti V en isiis, d'âpre» un latkau 
do lu miorw de GuinUlly, par M«rtîn. 

21ï$. DATAUXE DE ROCKOV (19 MAI 1fiV3l. 

Par M. Slu.\ȣ en 1073- 

510. BATAiLtt !>E nocitoY ' J 9 niai 1643). 

Par M. Hrih en ...- 
hicbclieuëtaitmort.cl la santc languissante de LouisXIII 
luisait présumer qu'il ne survivrait pis longtemps à son 
ministre. Qucldue^s sucres obtenus en Flandre par tes Espa- 
gnols, dans 1 année 1l>Vi. leur avaii^nt rendu la con- 
6ance; et don Francisco de Mcllos, gouverneur des Pays- 
Bats. prcvovant les troubles que la mort du Koi pouvait 
amener , clierchait à se rapprocher des frontières pour 
pénétrer plu> facilement dans l'iulérieur du royaume. Le 



» 



I 



I 



DD PiLAIS 08 VËaSAlLLBS. f73 

«luctl'Enghicn ']luiél:iit Opposé. A peine àgc^e vingl-Jcux 
ans, ctlail la faveur i)a prince de ComJo - . =on [«tc (jui 
l'avait fiorté si jeune A la IClc ilos armées. Mais iiîis^innL-' . 
<rE5|>onan ^*}, 1-a Forlc Scnnitcrrc :'';, !,a VallitTc ' et 
Siroi ■'', lous hommes tir guerre rrnnramf'S, ùlnicnt snus sn 
ordres; t'L lc>iL'ux mnrLTh.iI ilc Llli'pital,/; avait été place 
aiiprcsdc lui. pour modérer parsn prudence rnnlt'urim- 
|K>tufiise d'nn jeune nrina- avide de gloire. Copentlant ce 
lul le jeune pnnrc qui , plus linliilcà son coup d'esMi que 
le vieuv c.ipitninc forme par I eiiW'riem'edc vîiigl lialailles, 
j'entrnlna malgré lui dans une actinn gênénde. 

Don Fmuciscn de Mcl1o« venait d'abandonner le fiègo 
d'Arras. dont les prépnralir> ravaitnl occupe tmit l'hiver, 
pour se porter subitement du côté de Rocroy ; son inten- 
tion ct<iil de s'emparer de cette ville . qui lui ouvrait lea 
portes de la i^hampairne. pnnr eu faire une place d'armes 

Ïiroprc à ses entreprises ; il la savait nwl pourvue et dé- 
enilue par «ne Tiihle garnison. L'armée française était 
éloignée . et tout semhialt lui promettre que la Ville tom- 
berait entre <K's mains avant qu'on put la seeourir. 

I.educ d'Enithien avait pénétré les desseins de l'ennemi. 
11 commenea [tnr détacher (îassion pour jeter un seiours 
ilans Rocroy et mettre la place en état de tenir jusqu'au 
moment où il arriverait lui-m{*me pour la défendre, ruis, 
masquant b.ibilement ses manœuvres , il sut , avec autant 
de promptitude que de clairvoyance , suivre tous les moa- 
vemcnts du capitaine espagnol ; et , rassemblant sur sa 
roule toutes les troupes qu il pat réunir . il vint 5C présen- 
ter devant Rocroy lorsc|U un le croyait occupé sur un autre 
jmint de la frontière, llellos ne connut la force de l'armée 
Irancaise que lorsqu'elle fut engagée dans les bois et les 
marécages qui couvrent la nlace : d pouvait lui en dispu- 
ter le passage , mais , conliant dans le nombre et dans la 
valeur si souvent éprouTéo de ses troupes, cl jaloux d'ee- 
Iraincr son jeune ailversaire dans une bataille générale , il 
se refusa cet avantage et laissa les régiments français se dé- 
ployer en face de ses lignes. C'est au milieu de ees rirroii- 
stancesqne le ducd'Enijbien apprit la mort de LouisXflI. 
Ses intérêts le rap|»claient à Paris, ceux de l'armée qu'il 

(ï)Loui* dt* K"urltiin , I^ Ju nom, iIC(fUi!i |»rfnp*» de C.nv<]i> 'V yrand 
Covîâr). î' Ht'iifi ilp tluorliuii. II- ilu imni.priwe ili* < ■ i Mfi, 

conitti df <i.m3inn. ilt^piit» tiinn'rh«l ilc Krflurc. \}': H< '-^l , 

comie «1 K^iiciun. lunrcflirtl ■]# r*inp. ■*> Ki-firi !■■ Sn i .lu 

jioin,drpui« iii;»r<-clinl «le l'rBtiO* pi iluc d*' ' 1 rjnrut%ile La 

Baamt; \x KUiii.rlifViilKT iJeL^ VclliérL'. (*; ' ">tt ilcHrAiiloe^, 

ron de Sirot, {*) franvoii de L'MâpilJJ, eu..... ... ..^:>:iaj',clc. 



m 



GJkLCKiE» ItlitTOBIOCeS 



comni.indait réclamaient sa pn'scnce : il prV-fcra U 0o!re 
aax avaiiUii;e!» que lui prumeUalenl les intrigues de la cour. 
Le princ« èUiit parvenu à réunir ving-lrois mille hommes 
d'infanteria tl Oc ravakrie. l/armêe cspàgnulc elail f«rte 
de huiLmiUe cavaliers , commandes par le du^' d'Alhuquer- 

3ae, el de dix-huil mille Tanlassins, sous les ordres ducomtc 
0. Fucnles [ le comlc de Fontaines ; . l'un des meilleurs 
rapitalncs de celle époque. Dans l'armée française, Gassion 
culiUDaudait l'aile droite; La Fcrté-Scnnelerre. lailu 
gaurhr. I.cduc d'Ën^liten, avec le mari-cbal do L'ilôpilal. 
d Espeuau et La ViitEi^re.èlaîcnl au centre. Le coq>s de 
réserve, composé dedcuxmillc hommes de pîcd et de millt* 
cbe^Auv . était eumuundé par le baron de Sîrut. 

Tou» les rmls qui nciussont restés de cette babille doi- 
vent s'cnarer devant la magniGouc narration de Bossoet- 
L'exactitude et la précision des détails ) sont relevés par 
ies œouveiueuts de la plus sublime éloquence. 

u L'armée ennemie est plus forte, il est trai ; clic est 
o. composée de ces vieilles bandes «allouer, italiennes el 
« espaftit'dcsqu'on n'a^uil pu rompre jnsqu'olors; mais pour 
u combien falluil-il cuniplcr le courage qu'inspiroient h 
u DUS troupes le besoin prcss;\nt de l'élat , les avantages 
V. passés, et un jeune prince du sang qui porto) L la vicluiri; 
« daiis ses yeux i Hun Trancisco de Mellos I attend àv |ùeit 
.• iernic ; et sans pouvoir reculer, les doux grneraos et les 
« deux armées semblent avoir voulu se renfermer dans des 
ti bois et dans des manisponr décider leur querelle comme 
« deux braves eu cbamf) clos. Alors que ne vit-on pas ? Le 
« jeune prince parut un autre Ihimmc: louL'liée dun si 
« di ' grande àme se dccUra toui entière ; son 

« » ' iver les ]iérîl5 , «l ses lumières avec son 

ft ;i ■. iiuit.qit il fallut passer en présence des cn- 

« I irae UD violant c<i(iilaiue il reposa le dernier; 

«i Ui.,,^ j..,..mi:> il ne reposa plus paisihienirnt. A la veille 
a d'un si xraod jour, et dés lu premitre bataille . ÎJ est 
« If M.n.' IJ laiit il se trouve dans son naturel; cl on Sait 
f M il , â l'heure marqntc, il fallut réviuller 

,« 'i iiiueil cet autre Alexandre. Le voyez-vous 

* r : â la victoire. ou à la morll Au-fsitul qu'il 

« « ■; en rang l'ardeur dont il etoit animé. 

« en miimr temps pousser l'aile tl 

« ' : ,iir la nt.trc éhranl^A. rallier le ; 

« ib «k'uu v«iUicu . mettre t'4i fuit« rKspnçmil ^irioiit^uK.. 
^ jïOrter portout la teneur, n étonner de ses rrstirdsctèn- 
« celants c«ux qut écfaappoient â ses coups. Resloil ctAM 



DU fÀÀMi M IEfeMlU.e5. 175 

redoutable inTiîtatcriL' de l'année 'I ' - rir.dfimlcsAros 
bauillous sciTL'S. somMaUIos à ■ tours, mais à 

des lours qui sauniieut rép.irer ......^ i>.<.Jies , dea.c'u- 

roiellt ini*br;îiitahlis au milieu do tout le reste en dc- 
ruutc . et laDÇoiciu dt^ (eux de toutes paris. TmU fois je 

t'eune vaiiuiueur s'efTirra tie rompre rcs intrépides com- 
mttnius ; trots fois il Tôt irpiniss* ptr lo valeureux comte 
do Fonljincs. qu'on vo^utl porte dans sa chaise . et . 
nalgnc ses infirmités , int)alrrr qa'ane àmcfracrrièrc est 
naittrfSSe du corps qu'elle auiiue. Hais eiijia il faut cé- 
der. C'est en vajo iin'a travers des l»oi«, ovi-t sa cara- 
lerietoulrfratcbe. Bnck précipitefianwrrhe pourlomlifrr 
fior nos soldats eonbcs ; le prÏRce l'a prévenu : les b.i- 
lailluns enfoncés oeiœndeDtquiirtit^T. Mais ta victoire va 
dercnir plus terrible pour le duc d'Enpuien que \â com- 
bat. Pendant qu'avec un air assor* il s'aTanrc pour re- 
cevoir la ptirole de ces braves .cens, ooux-d. toujours en 
erde . crai^rncnt la surprise de quelqfoc nouTelle attaque , 
tr effroyable décharge met les nôtres en furie : on ne 
'voit plus que carnage, le san^; eni^Te le soldat , Jusqu'à 
ce que te ^rand prince . qui ne pot voir égorger c» bons 
cummc Ue timides brebis . calma les courages cmiis . et 
joignit au plaisir de vaincre, relui de pardonner.... 
u Le prÏBCe Oécliit le genou ; et daus le champ de ba- 
taille il rend au Dien desiimêcs la gloire qu'il lui en- 
voyoit: U on célébra Eocroy délivré , Iw menaces d'un 
roiîoutaUe enaomi tonméesà.sa bunte . la régence affer- 
mie, la 1 rance en repos . et un rc^ne , qui déçoit tire si 
beau , commeno: par on si UeurcuxfrÙMgOAi^^,» • 

fi^. PRISE DE Boca (1613). 



Vainqueur à Rocroy , le duc d'Eng^hien pril anssîlrtl 1 of- 
fensiTc, et pour couper â lennemi ses communicntions 
arec lAIlcniaçne , il résolut de se porter sur la M'isrilc . et 
d'assiener 'niionville. Quelques marebcs qu'il (il du cùlè de 
l'Escaut dérobtrefit aux g^-némut espagnols ses véritables 
desseins. » Lo nrinee ayant ^iris loolcsces [irécautions, eu- 
" tra dan«1e Haynaut;*!! fit .itlaqner lif cluitcaux d'Emery 
« et de Birlenionl , qui se rcndireni à di<;rrélion . aprésavoir 
« souffert quelqui-5 coups de c;nion. Il s'empara de Mau- 
« brugç , poar rontintier sa fcnite , il marcha à lîinch , où 
«r les cnnemiiia\uicut jeté des troupes qu'il atUiqua. qui se 

«H JunéWr d* ioaU éc Hottrhon , prinrr d' C'yni*. 



'bsuMW. 
n** 10. 



Alb ilu Nord, 
ilte n" lO. 



176 fiALERici nisTnsTorf» 

■< riTulironl partillerncnl à (îi^crëlion. Il y demPiira rampe" 
« quinze jours ponr faire reposer ses truum'S. jKiur y at- 
> U*ti(ire 1(1)1$ les préparalils qu'il avoit onlomies. « 

221. sircF. DETBroxviLiE (18 juin 16^3). 

Par iM- osrflr dif. en tiîtt , cl'aprn un Uiblcsu 

df la g^ilcrie de Ctiaiitiilj , |>ar Murlin. 

a Quanii il eut appris que (mit rtoit «i état . el que Ir inar- 
a qiiisdeGrsvres i\',iiinr('>rh;ihJrrainp, qui étuilenChain- 
■ pa^ne , arrrvuil devant Thioin ille avec le corps qu'il coin- 
tt mandoil , il détacha le marquis ilAumotit ^■'. avtc douze 
« cciils chevaux, puur l'aller joindre, el faire ensemble 
« l'inveslilure de celle place. 1^ prince se mit ensuite en 
w marche avec le reste de son armée parBeaumunt, et 
«r rentra dans la plaine de Rorroy. M. âirot , maréchal de 
« camp, fut chargé de conduire par Metz la grosse arlille- 
B rieel les munitions, pendant que l'infanterie, avec lequi- 
«I page d'arldicrie de campagne, se rendit à Thionvillc, uû 
« le duc d'Enguien arriva deux jours après le marquis de 
« Gesvrcs,c'esi-i-dirc le 18 de jmn (*). « 

• Cette place (dit l'auteur de la relation de Rocrov ) est 
m assise sur le bord de la Moselle, du côté de Luxembourg. 

m Elle n'est qu'à qn.itrc lieues au-dessous de Metz Le 

« malheur de Feuquières. arrivé en l(t39, l'aviiit rendue 
« célèbre dans ces dernières guerres , et chacun la rcgar- 
« doit conune une conquête impurlaule» mais difficile. » 

222. PRISE PE TinoKvaLE (22 août 1643). 

far M. OsnrGcC en iSls, d'aprt^s un lalrleau 
de la gdlerieJeChADtill), par Martin- 

f^hielquc diligence que put faire le duc d'Enghien, il 
ne put empêcher les Espagnols de jeter un secours Je deux 
mille hommes dans les murs de Thionvillc. Le siège en fui 
entrepris dans toutes les règles el pous^c avec la plus 
graniic activité. On se battit avec courage: on livra plu- 
sieurs assauts meurtriers, tous diriges par le prince. 
Dans un de ces assauts le marquis de (jcsvrcs fut lue cl 
(jas<:ion blessé dangereuscmint à la lête. Kiilin, après plus 
lie deux muis d'une résislanci'opimàtre, le licnlièmc jour d« 
l'ouverture de la tranchée, les ofltcicrs, jugt-ant toute dé- 

(*> Ijmiv-Frsn^oU Poiler. riaroctul de camp. (y< diBrlr», maruui» 
rt*Aunionl,depui» nurcclial OeKrauoc- 0^i/i>/ui'rr mUilaire<ie tout* Xi V\ 
par <^uiacy, t- 1 , p. 0. 



I 



\ 



tV fàUM DB VBBSAJLtU. iTT 

itnse inutile . UcmaDdèrenl à capituler. La gamUon obtînt 
les honneurs do la pnorrc. 

« Celle garnison éluil réduite à douze ccnti hummcs do 
« trois mille deux cens qu'elle avoit au commeiicoment du 
« siège. Le gouverneur avoitélé tué , et la plusparl de^ utTi- 
■ cicrsquiresioieDi.sc trouvoicnt blessez ou malades (*j.b 

223. COMBAT KATAX DE CAnTIf AGiriE ( 3 Sept. 1643). 

P^r M. Th^odorf lirnt^ ro .... Ailff da Ni 

^ Pendant que les victoires do doc d'Enghien ouvraient luju^u'i 
avec tant d'éclat le règne de f.ouis XIV , le jeune amiral ^^ 
de Brize dunnail à ta France une gluirc toute nouvelle , 
mr les avanti^es qu'il remportait dans la Méditerranée. 
l)cjà . après le ronibat livré sur les cHes de Barcelone , il 
avait pris ou coule à fund six des vaisseaux de l'arniée es- 
l>agnolc. Le 3 septembre il cul avec elle un nouvel engage- 
ment à la liMiitcur de Cirllia^iine. 

« Les E>ipaçnoU se défendirent fort long-tems ; mais ils 
« furent obligez enfin de succumber anx efforts des Fran- 
« çois qui leur enlevèrent le «aisseau amiral de Naples , 
9. deux autres gros na>ires . et un gros galiun, sur lesquels 
« étoieut cent soixante piècesdc canon. On leur tua ou fit 
« prisonniers quinze cens hommes (-). » 



224. stJt:(;E UËSiËKCK (4 septembre 1CV3). 



I ParM.JocY m i&M. d'«iirte un lableau 

!^ de In ^leitr tie Clisoini], par Martin. 

1225. siÉOE DE siERCR (4 soplonibre 1643). 

Par M. Jnu) en 18341, <rnnri^i un U-ibkaa 
de U galerie (le Qiantuljr. par Martin. 

n Le duc d'Enguien , voulant assurer la conquête qu'il 
« vcnoit de foire . et se rcntlre riiliérenient niaftre de la 
« Moselle, pa&sa le reste de h cainpogne à prendre quel- 
« qucs châteaux entre Trêves et Ihionville, et à l'attaque 
1 ac Cirq: il y marcha le premier desepternhre. A sonar- 
a rivée il fit eniporltT In villr et dresser une batterie pour 
m battre le eluiieau. qui itassuit pour un des meilleurs de 
« la Lorraine. Le jour d après, il y fît attacher le mineur 
« ce qui éloima si fort le gouverneur, qu'il demanda à 
< capituler après s'être fait battre deux fois vingt-quatro 



Atl«i 

Salle n" i< 



Aile do N 

n -«le^auM 

Salle D« |i 



0^ Biiloire militaire de Louit .V/K, par Quincj, l. '. 
MB. 



p. 10. (■) Meti, 



178 



bAlEBf^S tlISTOIlODBl' 



Aileda Nord. 

B.-iIo-«liAuaKr 

Saik n* le. 



« heures. n soHlliïnrhilcauavcccenthommrsiIrmlîa^T- 
«^Di5on H<->\{ ronipo'^i'-. nyatit eu «ne capilnlalioriavama- 
ijV' î*^ ï^t^lïc place que le djc tJ'En- 

a ^ . aussi gmriousc pour lui qiic 

« I .u;iilt; gênerai cùL pu faire. T ren^t le 

(t I tics troupes au duc d'An^ulCTfrc [^ et 

fjf^cii n:lyuriiii a, Ja cour reccxoir les apptnii<Ji.ssc«»a>s 
« quil avoit ^i bien luerifozpar de^aclions quiannonçoictit 
* toutes Pctle* qnil a laites par la suite . cl nui lui ont 
^a dttuitû à |qs1« tilre la rêpuUiiim du plu& grand capitaine 
■K île li'iîurope'('). » 

^326.uÉr-t:oi triaû davs ic ;^io\n'KiuiAT (23sq)l.]643). 

PferLouts lN.-i«<4inU(t3T. 
Les .i:i : P-1S moin-- " i -<; en 

flali^ , ■ i'bomasdi-: i \i- 

comlodr 1 un un.- ti nu cùiiii'^ iMi rifi-si^ 1'i.i*;|im z^. Ltt 
ville lie Trinù. près de Casai, dans le Montferrat. tut in- 
^,,..;, ( V :,,yQj par le prince Thomas; le haron de NVjiUe- 
■vi' iieur de cette place au nom du roi d'Espagni; , 

la *. . .. -ii l'.co courage. 

I.e 19 septembre, U'S af;siêgc9 nprcs atoir fait tmn leurs 
cfl'orts, aliariilorinèreiit leur diliïirr relrnnchrnirtit^ le 23, 
n'esperaril pLuii (le secours, ils ballirenl la ctiamatlo. et le 
g»niM'rii(i;r remit la place auptinceThotna^, commandant 
g( Il muées de Vrance on Italie. 

• l'elte campagne que le ncomie de Tarenne 

recul datxjrd le bâton de luaroohal de Franuc eL<Éflâte 
le cumniauiloment de l'armet.' d .Vlloiuagnc. 

22?. rtïi«E WE tîOTWEn. {19 novembre 1643). 




(i rrttrTiM nfîTc le duc dïncniien faiwit de si prands pro- 

■ et sur la Moselle . le marérh.d deGuè- 

";mnnt!fiît i:n petit t'trrp-^ dV-ïmirr nn A-lIè- 

'' ' ■ ■ -■'■rie 

■,,■'«*- 

our.^ U lie puiivoii teuii' U campagne plus Uing-feim. 

incj, 

i.ince. 

■ ( (.mn- vi .Mil' (U' I lioi<t«(jl. 

Mont. i*-l François, tumu de 
iL-rc. 



DU PALUS DE rEmuklLLn. 



179 



La t'uur cliargCA le comlc de Ka»(zju ^*; de cunduirc les 

rt'ufurts qu'un lui c*n\ova; le martcbil de GuL'bii.inl les 

}dnl reçii-i >' ir,i-^--> If lUiiii sur l.i fin -lii m..iv,l ,,. i.ibre, 

Dsie t\v> imerdaii .hc. 

tJ'yprcii'. . ulii-rs d'il ' lio il 

ul roittraiiit d'; iwcïl.qui ouvrait le {la^saj^o à 

ses Iniupcs vei- n. CelU: entreprise lui fut fu- 

« neslc. puisqu'il fui Ij[l*s:sc k- TT lîc novembre â*uo coup 

■ de faucuimcau, dduLJI mourut le 2<>. 

" Le cnnale de Raiilz irsuivit le 

« siL^e de Rolwell. La - -,ez et la 

" lilessure du morèehal de (lUtljtiajitiJ»- Uiiuiiiucrcnl rien 
<i du cours je de ses Iroupcs . qui funlruiisnireiil le eumman- 
« d-in( il 11' le 19 di: iiuvembre. Comme cette ville 

•t *loil i pniir le passage des Lruupes en Sualie , 

^L. « Us eniirmL> muiit Lui|S U'Ui!» cfTorls pi>ur la Mcuurir : 
^K, M j^is inutilemcul (-]. n 

B3'2^. rATAII.TE DE (TtIBOORC (mM 1C44}. 

^E I'Ar3I.I.ArA\i:4<n iMti, iJ'aprH'un Ubleau 

V^ (le la «n|prf« dr OhaAATty; par Sltrtin. 

^^ L'hiïer de lt43 > euù pj&sé eu oégocialionfi: elles 
furent iuriurlueuMSi ul il £illut je pre|arer à uoa uou- 

P. voUe caïupagoc. , 
[> û-isloo, duc d UiièaJts , a«ail suceodè au duc J'Eugbien 
>, dans le €<Hnmaful«meul de i'tiruvec en Flaudrti. La vie 
ioire de ,KoorMy, la ^wav df Xluon«îlle a\aii-ul sulti pour 
rétablir dan^ lesPay^Ba^ lii-'nuntinu dm armes Craaeai* 
sti: la ^»lup.irl tlm^ \i\\y uit. Détalent 

pas vu etal il'ui)iHiser ni 

il lou cUiii. liien différente; 

11. , , . . «lé lue deNAiit Ruf-weil, 

elleiuiu;eile iUuU^^u. qui lui jv^iït Micei-i' 'm- 

mani|pin«i>( . surpris i>rés de Dilliiiîsea par .l nx , 

^>i^- ' 'lui' (^arlo^ de Llutaums, «lUii i-Sduyé 

un jji meiu>nl luie ainiL't:liur&d état dif lenir 

4a cHiu^. ' ' ' Tu- 

conne. ' ihlô 

dl\ T' '■ iiwi' ii-qutls u mon Mil - UU 

Bn liù «vatl l'tf- iiu|»nsùt)Le d» ci , 

qUi , ..•.. iM.^ ipti t^Afiup^i'ieurefi , cUiL veuii ^< ^..v.-viiter 
devant Trilxjurg.el s'en était rendu maître, lo grand 
effort était nécessaire pour reprendre celle place, dont la 

JoHût àc fijnUin , 4lo|>iti» ioam;hal de Bswi^- \;*j Uistvir» miUtairt 



AiteJu 

Salle Bf, 



i 



180 GALERIES IIISTORIQL'ES 

rosscssion importiit Ifllement au succèT fle la campagne, 
oui \e poids de la guerre se porta donc rie ce c«lé , et le 
duc <r£nghieii rerul l'onlre de s'y rcnilre , pour s'upposcr, 
avec le maréchal de Turerinc , à la innrdie de l'armée ira- 
ficriale. Arriva le âO juillet à Metz , le '2 août il avait rejoint 
Turenne qui , suivant tous les mouvcnionts de l'armée 
citnemie, se trouvait campe près d'dlu entre Brisach et 
Friliour^ç. 

•' Fritjourg est $itué au pied des montagnes de la Forét- 
n Noire; elles s'élarpissenl on cet endroit en forme de 
« croissant, et au milieu de cet c'îpaco on dt^rouvre auprès 
« de FribouTR , une petite plaine bordée sur la droite par 
• des montagnes fort hautes, cl entourée sur la gauche par 
« un bois marécageux. Ccax qui viennent de Brisiich 
« ne peuvent enlrcr dans cette plaine que onr des défilés 
«t au pied d'une montagne presque innecessimc qui la com» 
« mande de tous cotés, cl par les autres chemins l'entrée 
« en est encore plus ditlictlc 

B Mercy s'éloit posté dans un lieu si avantageux , et 
m comme c'étoit un des meilleurs tianiiaincs de son temps, 
« il n'avoit rien oublié pour se prévaloir de celle situation. 
« Son armée étoit compnséo de huit mille hommes de ■ 
« pied vl de sept mille chevaux (').... M 

C est de cotte |K>sition formidabln que le duc d'Knghiefl ' 
entreprit de dëloger le vieux maréchal bavarois. Il condui- 
sit et ramena plusieurs fois ses troupes à la charge: son in- ■ 
trepidilé et son audace le rendirent à la lin victorieux de I 
tous les ohstacles. ■ 

Les premiers retranchements avaient été pris : il fallait 
enlever la seconde li^îne pour dégager un rorps de trou- 
pes exposé de tons les cotés aux l'eox de l'ennemi. Le Prince 
n'avait alors avec lui que den\ mille hommes épui'^és de fa- 
ligue, et il s'agi*isait d'en forcer trois mille, vainqueurs 
de toutes les attaques et parCaitenienl retranchés. Le 
moindre relard compromettait gravement le sort du corps J 
d'armée du maréchal de Turenne ; l'action était décisive. | 

•< On dit que le duc d'Enghien jeta alors son bàlon de 
o commandement dans les retrani'hemcnt* des enmmis, 
« et marcha pour le reprendre, l'épée à la main . à la l£te 
M d« régiment deConti. Il fallait peut-être des action! aussi 
a hardiem pour mener les troupes à des attaque» si dilfi ~ 
« elles (*). » 



La <!li«^ll«^Mll«n. p.44. i>; SiHleda Lomé ttVf |uir Voluirr. 



d« 



DC PALAIS DE VSftSAILLES. 



181 



/atil<?ur conicmpurain <Ie la Relation du Siège de Fri~ 
boor^ï rapport^ ainsi «*()! fait. « Le princo , dit seulomt'ni 

■ le sieur lic La ("hapclIc-Milon . descend de cheval. 
Cl se met à la tète du rêffimcnt de Conli c< manhe aux en- 
« nemis. I-c cum le de Tournon ') • *"'*» de Caslelnau- 
a Mauvissière {*), en Tait de mCme avec le régiment de 
« Mazarin ; le maréchal de Gramonl (') Marrhin (^) , 
n l'Kchelle.Mamilly, LaMoussaye (^). Serxê, les choval- 
« liers de Chahol (*) et de (iramont . Isigny. Meiltes C ■ , 
<t etc. . etc. , et tout ce qu'il y avait d'oflieiers et de 
« volontaires mettent pied à terre. Celte action redonne 
u rœur au\ soldats. Le duc d'EnghIcn passe le prcraiep 
« l'abattis de sapins; chacun ii son exemple ie jette en 
« foule pardessus ce retranchement, et tous qui dé- 
a fendent la ligne s'enfuient dans le bois à la faveur de la 
«I nuit qui s'approchoit. n 

Eidin. après plusieurs jours de combats consécutifs, 
l'infatigable actiuté du duc d'En^ifn et la perfévcrancc 
de Turenne Iriûinphércnt de la résisLincc de larméc ba- 
varoise. Merci . cnassc de toutes ses positions, fui forcé 
de battre en reimite , en abandonnant ses bagages et 
toute son artillerie au pouioir du vainqueur. 

La bataille dr Fribourg ct^munenra le 3 et ne finit qùc le 
9 d'août. Le duc d'Enghien fut nr^.^ml partout, animant 
le soldat par son exemple; il s eiposa souvent nnv [dus 
grands dangers. Dans «ne des attaques, te sieur de LaCha- 
pelle-Milon rapporte que le pommeau de la selle de son 
cheval fnt enlevé d'un coup de canon et le fourreau de son 
êpéc lompu d'uncoup de mousquet. Le maréchal de Gra- 
monl ent un cheval tué entre ses jambes, et L'Échelle . 
maréchal de bataille, y perdit la vie. 

« La gendanneric y lit une très-belle action. Laboul- 

■ layc la cnmmandoit : il mena ses escadrons sur le bord 

■ de ce retranche nient d'arbres , et malgré le feu desenne- 

■ mis il eseannnurha très-long-leinpsâ coups de pistolet. 
*t Jamais il ce s'est fait un combat uii , sans en venir aux 
• mains, il soit tombé tant de mûris de part et d'autre. Les 

fi'i Jii'-I^LonU ilr Totiriion.mari'clifll de ramii, 'pii fui uw .m tit-ite Je 
IMiilip^U'iint le rt 44'(>l(<inhrfi<i(U. (' Jjifi|iif« itc CiiBlflnau-.Miuni-'i'H'ri!, 
alorn m^riTlinl ijr tuiUilk. rt dr^i» martt'hal Or Kraiicts l)l<*n^<* niorLcl- 
lemctil «d KJt-ftf ilr Duiiki-rqnr eii titâs. 1.)/ Aiiiotiirik' fJrAiiioiil, Itl' 'tu 
nom. <I('puH dur de UrAmoni. i*) Jean-tî^siianl-l'iTdinflnfl, toiriit; de 
Marcliin. alor* inanTltal «Jt* onip, l*( «lonul^ lipuirii;inl iirniTaE tlf« 
snaetr» thi roi- ,i^ Friinfoi'» dr (io>fin-yaiit:iioii , niiin|tii<> <\r ta Mou^ 
caye, ni4rMh«) t\e rornp. r> ftuv-AItTom-r lir cluitKti, tlopuits in«r«rhul 
^^< camp. }) IJenri dv Foit, vicomic Oc Jivllle, d<?puts marvclul «le ('«mp. 




ciusOT? -sTsromfTrie 



u François y pcraircul MauuUy. el les Bavarois, Gaspard 
« de Mercv, frère ik icur ^eiiéial <■)- 4 



AUedaSord. ^9. pniSE 1»£ ivOCRLiC ^aOÙt 1644 . 

Salle oo 10 " l*'T" M. [.AfAvr pfi lS5r.. <1 nprps un ublcau 

delà Rilertf de ChuuUIly. par Maciio. 



AIlcduNofd. 
Jle n" 10. 



330. PRISE M BAiiE^ (août 1644;, 



[ 



dpla(nl«r1eap-nii.viiill>.pdr Horiir. 



231. PIU5C &E ucHTEnAc (août 1644). 



Ida Nord. 
Salle n"io. 



Par V. LArwt: «n rs3'i. d'apte un'tirtilcau 

Lp duo d'Engiiien n'ètail vpnn (fuc poui- reprendre Fri- 
bourg t't sauver r;iruié(.'Uu inarÙLUal duTiirenni; : les fruits 
tic sa vicluire fwrcnl pïph ii.ii îi:^ Tu nmiiis de quelques 
soDiaiiies il fui iiuiitrp de Un. tu lltiin. C'claîl sur 

l'imporLu^nte ville de I*lû|i[) , i il viiiiloil |iurLcr ses 

firmukr^ lu ux>s : ntiur drrultcr «r^ pruji^b ii rciuicroi. il 
L'ignitil'abord de diriger toutes St-s Curces cuiiUc de puiiLt'S 
places. \ ■ M 

« Laitùnle de voaloir^)ul tmplojur i la couquesie def 
« ^quelques places de peu d'impurl^àiico. Juy semblast la 
v meilleure luvcntion^'il po^l coacevoir pour surprcnrtre 
« e(dle qu'il iciuluilavwir , il dctu'hii quatre ctirjis de l'ar- 
« toêc, lii prnmicr s.(>ut> Ii: t^î^'ur Tuhaid . licutrnaiU général 
« rii- »-.. , P i , ; le^cninilcvRiniaudé fijtr le ^-nè* 

9 nd II Liuisiiiiiicjnir le nuirquis d'Aunuint, 

(f noui {ii^^'-ni' nuiij - le quatriroïc suus le comte de Pal- 
« lunu. Le premier, aceoaip:i((né<ruur,parliLMU' sa (.-«vnicrie. 
« el de nulle dragons, pril h-n vUles de FyrsiMi . EleJin ('). ■ 
■ Shen <\ , Brct (*J et DuiLrlaiU; le ^ecund. Lumuuudant I 
« une furtt' partie de cavalerie n'- ">• ' ;ues fantassins, * 
« «ni[)orta Bdd'^n, llupenheii ^ , el Vi*loc("): 

« Je troisirsme c&lanlâuivy de un a l. .^ms, cinq cents 

a ohL*>au\ et troi.'i pièces de eanoii . se mit en pussesslon 
« delà vijieetdui-hastcau de GermessUi (*) situes à deux _ 
« |>titilËS lieues de S[âre ; luaÎA avee. U ptTle île trois ufE- 
n eient et de quelque*» soldats tues devant le rliiisteaB ; 
a le quatrît^sme se rendit mabirc de Uktenetiaui t^J t 



0^ Biwttri 

1 f*)Striii — 






DC P^ilS Ht TEhSjllLLSS. *W 

« latpinlle . wt.int dcffendut par le œajur de PUilipsboarg . 
« se fil ballrc deux iimrs enliors ;*'; » 

âdî. AEiMUTiOJb u£ sPiK£ (29 aoùt 1614 >. 

Put M. GvLUAiT ^n I83i3. daprM un ia!.|p.m AilodiiNort* 
(le 1)1 uolarte/lL* Cfaamilh. iNir MaiiUi n ilf-rli-ius-ic 

Le martrhal de TnrerttieaTaît^lc dirigé sUrPliîlipshotirg, ^•^"*' "" "' 
le'±3aoùt. avec troi.i mille rlievaaxct séptceiils Uommes 
(Jinfanicrie; arrive te Sidevaiil relie place, il en ordonna 
.'HissitL'ii l'invcslii^senienl. 

Pendant ce temps, w le dtir dEngtrjrti travaîtIoU' polir ne 
fil lais&crricn en arrière ^ui pu^K-rvir à donner un suceei 
a K«tir«u\ à ^on entreprise ; il no vonloit ])oint que Sun 
a e^ouu 1 fùl rv-duit .i quelque nùcessilé de vivri!>i ; il fit des- 
« cendre suricUlûu trciilu balleauï cbari'i'^.!.- [.mli^ s()r- 

V tesdeaMiniliuns.ei, iiournc mun(juer , lio- 
ce sesquidipenduient ac&a prcvoy.ini;e, ti -les 
« m'emîi-r^iuursà tpiri'un punt sur ccfu-- mcbme rivicxedu 
ft bhin , cntri' Gerracssin et Knaudenheim, pour rendfe 11- 

i«,2M'0$À$onarioée U->â deuv rive& de ^- grautl fleu%'c. 
, • Toule l'armée nnyanl pas eslè jaséc uëcessaire à ce 
« sègc. puisque la Bavaroist.' pesloil pas en estai de venir sc- 
« euurirla pLL-e.k-dued'£nKuyen en dctacliasiius Icsor- 
« (lre.s du juarquis d'Aumi>ul , pour atlaaiier la \ille de 
, o Sjtire .au r^tsqueJU: rcfusasL i^c mcllre hor.^descsjuu- 
a rflille» les trnaîieslurraincii qu'elle y tengiipour ^ con- 
« server. » 

I.a ville ne fil aurunr -'•-:;; ';■ marquis d'Aïunonl 
a»-aild('j.^ rVçU 1c bout;. [^nlcs de la ville, 

rt il alïjril leirrTèiMmtln- , ../.-,.. n ... .irrJvtT IrsnuMnbres 
de h chambre impériale et leclrrï^è . les premiiTs, 't por- 
(, t,if.i-i.. i.ii 'i...t: itaibcssurd'-- iv .iï..; KL-iu-t ,>( l^iji antres 
M % iii&lume -d' lts &OUS- 

«t iii (,iiii»s, _ cl Uî dVlrc 

« • aùLdc la 

■« i< ■ - il /■■ !■ ' I ■ '11' ■ 1 II.. _ ii.dunl il 

« sçavuil les mliriitiniis, qu ils siToicnt Lriiili^ avci; (ou te la 

V douceur qu'il scri)ilpo<v<tblc. qu'on ne les Lboi]uerôiL point 
u dan^UIflffichtMïili; Wurfiprjyiltges (i)^<,i, , , 

933. siUiT. DE iinupsueoiiG (12 septembre 1C44). 

P.ir M. L'tF.ivr en i»36. d apr^ un tableau ^îkdaNArd. 
, iIcJa^^aJ^c de (^M&UUj. pfg JAarUii. R.^e chausi 

cjn pressait les préiiairalifs pour l'ouvcrlure delà tran- " 




184 GALEKIES HISTOaiQOES 

chéc do Philipshourg : clic cul lieu le 2B août. LnslSl 
taqtics furent conJuilrs par le vicomle ilt- Turcniie el le 
, maréchal tle (îraraonl ; les assiôgès se (Irroiidircnt avec 
courage. Labuullaye cl le comte de Tour non furent lues, 
le premier dans une des sorties de la sarnison , l'autre 
doiis une allac^ue. Enfin . le 10 du mois de septembre» 
rccomiaissanl l'impuissance où il était de résister plus long- 
temps , le gouverneur demanda à capituler; la garnison 
obtint les huimeurs de la guerre. 

^. PRISE UE woR:^iS (septembre 1644). 

Jedu Norill Par U. Galuait en ifl3fi. d'après un laMeav,^ 

ItKttuuifii^. (je la Kalerie de CbanUlly. par Martin. 

dren»ii' 

Le diK d'Enghien, qyant appris que Merci rentrait ea 
campagne avec ses débris qu'il avait ralliés et des renforts 
qu'il avait reçus, ne voulut pas s'éluignerde Philipshourg , 
où il se trouvait avantageusement place pour surveiller 
les mouvements de Tenncmi, « il détu'ha M. de TureniK 
• pour aller atla.iuer Wornies; ce général lit descendre 
« par le Rhin ) infanterie , l'arlillcnc et les munitions 
A de guerre qui lui éloient nécessaires pour celte e\pé* 
« dition; il marcha ensuite par le Palalinat avec deux 
it mille chevaux, et défit six cens hommes que le gé- 
« néral Beck envoyoità Franckandal. A son approche les 
« habilans de Wonnes lui ouvrircnl les portes, et r.on- 
•r gcdièrent la garnison lorraine qui y ctoil. » 

â35. PRISE i>*0PPE:viiEin [septembre 1644). 

ItcduNord. Par M. llip{H>I)le LKuiitTf. «n iB3(i, i!'£nrès aD 

R.-de-vhausMc. tableau de la {calerie de Quiniilly, p^r ilartrn. 

Après 1.1 prise de Worms « M. de Turenne poursnivit sa 
o marche vers Mavence. et détacha M. Koze iwur aller at- 
« taquer Oj^ipenheîm , petite ville située dans une plaine . 
« mal fortifiée, maisdefendue par un très-bon chAtcauâl 
« n'y trouva aucune résistance* et la ville se rendit à son 
«t arrivée {'). » 

286, ReDniTio:<i de «aye^ce (17 sept. 1644). 

lit (la Nord. P*r M* Mippolïte Lccunrr ea ifl3ii, d'Après uai 

jfr^hau>»tT, tablraudv ta galrrkd<* Clianiin), jat Harim. i 

tKeft*ii. 

« Le Tîconite de Turenne le présenta devant Mayenci 

(1) Biâloirt mititairt de liomit ItV , par Quincy , t. I . p. 32* 



DC PALAIS DE VBBSAILLBS. I8â 

et envoya un trompette k ceux nui roiimtnmloipnt dans 
a la \ille pour leur offrir des conflitiuiis honontblfs. 

n Mnymre est le siëgc de I archet C*que i-li-ctcur et une 

« des pfiiuipalc^ ailles (ï'AIIemagne Sos fortifications 

« êloiiiit nêf|;lig('is. et sa ilêrnse ciio^tisluif plus d^ns le 
a nninlire du sc^ babilaiitsque dans Ja force de se» reni' 
•I parts. 

« yunndle^icomtcdeTurennc entra dans les faubourgs^ 
« il yaviiit encurv dnnsia ville une ^iirnison iuiptrialcdc 
«< huit ccnlif hfMUiiies; [léaiiiouiiiii iV'U'clcnr , n'ayant pas 
«I cru pouvoir y demeurer en sùrclc^s'êloît relire à Co- 
«« lognc ; de sorte que le chapitre, qui a rautoritf? du 
« gouvernement en l'absence de rarchevéque. lit assem- 
«I bler toQ5 les corps de U ville, et, après plusieurs deli- 
« bérations, ils résolurent de députer vers le duc d'En- 
<t ghien et de ne donner les clefs qu'à lui-mënie «afin de 
< rendre en quelque sorte leur capitulation plus hono- 
«* rabic par la qualité de celui qui lesreccvroit t').» 

Informé de cette résolution, le prince quitta aussitôt 
Philipsbourf; pour se rendre à Mayencc; mais, en y arri- 
vant, il ap[)rit que Wolf . un des meilleurs colonels d» 
l'armée bavaroise, envoyé par Merci, à la lèle d'une. 
troii|>c déterminée , était d^ns la ville . où il cherchait tous 
les moyens d'engager les habitants à se défendre Le cha- 
pitre n'en fut pas moins fu^'lc à la parole donnée : Wolf 
fut congédie ; les députes de la ville vinrent au-devant du 
duc d Knghien qui, aorés avoir ralillé la cnpitubtion . 
prit [Mjsscâsiou de la ville, et y laissa une garnison fran- 
çaise. 



237. REnnino?! de bi^ge^ (septembre 1644). 

Par M. Mippolyti' hTcnnir. en iMfl, d'apn'-s un Aile Ju Nord. 
Utili-aa de In galerie de Cliantitl>,|>ar Mdrltn- R.-di*H-|Miu>Mf. 

<alle n- il. 
Bingen , petite ville avec un bon château sur le Kbin, 
(ht fompriiie dans le traité de 3Iaycnceî on y envoya aussi 
une garnison fninçaise. 

238. PRISE DE cRKLTz>Acii (septembre 1641). 

I*nr M. ttt 

ial>li*iiu I 




[^] Kelatiomitr larampcf/neii* f'riAo«rf, par Uetirl (iefie«o,»icurile 
La dapelIc-Milori, p. ih&. 



Aile du Nord. 
Salle [fil. 



AUcdttNorft. 
Salle n» il. 



Par M. UirrpolïU' Laccixtc cii 1&J&. il'Jipr^s un 
tableau ue la galerie rlr Ch«ntiUy, par Mdrtm. 

Le\icomtedoTDr«me|»rit eiifoile possession «le CreuU- 
narh el Bacarach, pr-litcs ulk-s situV-es, la pmniêTv. sar 
la Nbw , et Ift denxîônie snr le Rhin . à peu de disliotcc de 
Bingen. 

2^0. SIÈGE DE L.WDAU (septembre \Gk%). 

l'ar M. Jniv m iMo,danrèioi ubtrau 
di- la i^lerîo 4f Cli«itwl} , p«r Mania. 

Landao* wlle située sor la rt^^e ffaarhc da Rhin, a quatre 
tieucs de Ptiilipsbuurf; , vcnak d'ëlrc invcslic : le mari^uis 
d'Aumoitt, ayant snus ses ordres duuzc cents hoinuies 
d'infanlerie «t quinze cents chevanx, en conuoenea le 
»ège; le duc d'Ëugbimi avait rejuiul «on armée à Philips- 

• « IJ apprit en arrivant que la tranchée èioil déjà uu- 

« verte 4 mais ipied'Aumonl. en allant \iiiUer le travail, 

s avditélr blesse d.inficrcusciwnl. Le viroinlcdc Turainc 

m Alla riiiitinucr lesMV^e.cl poussa la Lraiicliée si dili^eni^ 

m ment que dans trois jours i>n lit une Uillcric et untoge- 

« ment dans la cuutrcscarpe- le ciriquiiL'nic Jour lu duc 

a d'ËDfihieii ) ét-iDl vefiu pour visiter les travaux . les Lor- 

« rahis irailèreut avec le vicomte de Tureune el surtircnl 

a de la place {';. » 

2W. PRISE DE XFXSTADT (I6VV}. 

Par M.4»«i4uin en im, d'*prrs un lAbleau 
dr l« tidicrie île QiAniilly . par .Mirim. 

■ Apres la prise de Laitdau . Neustadl. Jklanheûn et 
« Ma^tleltourg ne fîrenl que furt pua de résistance. 

« Xim] le due J'I^nghicn se Mt . en une simule campa- 
« gne . truii» fuis victuricux de ranuéc bavaroise, maître 

du l'alalinat el dn cours dn Rhni' rlqiuis PhilipshflW^ 

1 iMyirfî Khrenhreistrin . cl de tout ce qui est entre le 
iftVife et tu Moselle i*).i 

T«> JIrCvMmi lée ta mw paçw ^ frihomrif^ par Heart de Hr«9e , lAnr d* 
ljiCU.i|»ellr-Milt>ii. |i i-.( * Ibul 



DL- PALAIS DB rKRSAlLLBS. 



187 



\%-2. BATAILLE t»B LlORENS (22 juillet 16^5). 

I*flrM. Pisr.Rri ou I8J9. 

Ln campagne de CaUilogne avait coninicnrê pnr le siège 
de Koses : le comlc i)u Plossis-Frasiin s'en élail rendu mai- 
ire leiim.ii U'A-h. 

«. Lii prise «le relie imporlanle plaee fui suivie dune vic- 
« toire rrinnorlêe sor les HspaKnnIs en C^laluK"** I«ir le 
«I t umle d liiircourl ^'j prés le détroil de Liorens. Ce général 
" «oulul pousser pluÂloJnses progrès; il passa pour vcl effet 
•f h Segrc sur un |>ont qu'il fit faire jiin de chcrrher les 
« ennemiïi eLdeleseumballre: il les reneonlia le 23 juin 
a dans la plaine de LiorcDS ; et le^ ayanlainarcczpuuâpeu 
n par des escarmuuelies, il les engagea inHensIblejuent dans 
f une ârtion gCDéralc. Les Espagnols soutinrent les pre- 
« miéres attaques ai ce beauruup de reriui>L(J : inuis après 
« quelques heures de ré^istanet^ . >U fureuL obligez de céder 
« h h vjtlt:ur des Franeois, et de leur âlin.nduuner le eb.'kfnp 
n de bataille avrc ([uelqijes dra|H>aux et eleudarls. lU Jais- 
(' sêreni trois mille humoies sur la plure et un gr;tod num- 
<t bre de prisonniers {■}. » 

Ï43. HXÉiih ET riust^ DK ROTmmvotnG (1645V 

Cor M. lUxoL-x on iS30. d'apr<>ft un Ulilcau 
de la pilcrif Ji- Clidiilfll] , par Mortiu- 

Lc dur d'Enghicn cl.iit reionrnc à Paris . pow y rece- 
roir, 1rs acclxinalioiu du peuple o( les réconipenscs de la 
cour , et . pendant ce lcm\ys , Turcnoc , oppose ji Alerei 
aver des forces inférieures , avait été vaincu a Marirnlhnl, 
eonser\arit néanmoins la gloire de fuire sous le feu de 
re^iiiomi une retraite lunf;^ et périlieuse. Après .ivuir re- 
|»ï.sL' le \Um et ensuite le Rhia . il rrjuiiïoit enfin le due 
d'Encbien . qui était revenu se ntetlre à la W-ie de l'armée. 
Ij!sr]^ux uèuuranx ri'piircut alors 1 ufTetisivcsemiiaTèrent 
de Wimpfrii , petite *ille sur le Ncoker. et emportèfent 
ensuite d'assaut la ville ol W château de Rotbenibuurg. 

• 
\ï. BATAILLE DE >'oiidli>ge:k (3 ao&L 1640;. 

unonE DE BAIAULK. 

l'ar M- Ucpfoi X en iS^O, il^aprvs «n.Ubleau 
de lii çkiLTiK (le Cbntrltlly. par MAtili). 

(t^ llPtiri ilo LorraluCTgraad t^niitr île Prince i<'i itiâtoin mHHéirt 
Luuiê X/V, par (Juîncy, 1. 1, p. M. 



Atledu 
H.-ile-rtiausi 
Salle n^' 



Al le du Ne 
H.HlivchAt 
Solle a« Il 



AiU> tlu Nord' 

It.-tic-eh .111*4(^0. 
s.ii|p n" II. 



Alte âa Nord. 
■Ile n^ II- 




■Iw. BATAILLE DE nonnLiNCER (3aoûtl6^5}. 



Partie centrale 

R.-de-chaii<i)4ïc 

Gâterie 

Louis XIII. 



Par M. Hippolyto Lccovtb en iE3a, d-ipri'i 
Mblcau >le U KJilcrk- de CluihUlIy, |i4ir Mni 



Le «lac iVEn^hirn nr chcrchnit qu'une occasûm de livrer 
l)alaille; iU-spèrail , en ;inhiblissant Vennoini , Vemuarcr 

f>!us facîlemciU lies places fartes et <Ie5 villes ilonl il vou- 
ait assurer la conquête à la France, Merei , en général 
habile, avait pris toutes sc5 mesures pour t'opposcp à ses 
entreprises : il occunait plusieurs cniinenccs environnées 
de marais, cnlrc Witulmg et XnrtlIinKin, lorsqu'il fut 
rejoint par l'armée fiiiiiçaisê. Le duc d'Kngliien s'empressa 
de disposer son ordre de lialnille et de majcher à reiiiiemi. 
Le marêehal »lc Gramont et le vicomte de Torennc curent 
le commandement de l'aile droite et dc faile gauche; il se J 
rescrra celui du centre. % 

» La montagne sur laquelle les ennemis èloierit postez 
« avoit un village au milieu . et il v avuit sar leur gauche 
' un ehàleau où ils avoirnt mis de PinfauhTie v.l du eanan. 
» Comme depuis ce village jusqu'à la montagne on [>ouvoit 
ti fiieiloment monter en bataille en passant néanmoins sur 
« les flancs de ce village, de ta montagne cl du cliiiteau.le 
» due d'Engmen prit le parti de le faire attaquer avec île 
<' rinfauterie. alin que s'en étant rendu maître , les deux 
■t ailes qui marchoicntCQiitre leur cavalerie ne fussf ni point 
« im-ommodées des feux qui en sortiroient ('). a 

La t)ataille commença lo 3 août vers quatre henresaprès 
midi. A la suite d un engagement très-vif , renncmi fut 
délogé du village qu'il occupait; le combat continua alors 
dans Ui plaine avec un nctiarnement sans égal; la victoire 
longtemps disputée couronna culîn les ell'orts réunis du 
prince et du \ieomte de. Turenne. 

Suivant le rapport de Quincy , ir une parti* des rnncnnif 
« fut taillée en piec^-s el le reste fut poussé et mis en fuite. 
*i Les Bavarois laissèrent quatre mille hommes sur la 
« place; et l'on til un si grand mimbre de pri'^onniers, 
« qu'on fut contraint d'en renvoyer une partie dont on 

0) Otêtoire miliUirt île Louis XfV, par Oaincy, l> 1 . p. I3. 



H2V7. 



Dr PAUhIS DE vesSilLLU. i^ 

eluit cmliarrassè. On prit quiiizo \mci% de canon . qua- 
raïue drapeaux uuoicutinis, et prciqnc tout leur ba* 
gage. Le comte de Merci , g^éral des onnciiiis , fut tué 
peudautlAclionà Icuralledruito, ce qui contribua augain 
de 1.1 liataille; le due d'Eii^liieii s'y exposa rumuime un 
simple siiidat, il eut une f;ro5Se contusion à la cuisse, 
uneaiicuudc, cl un cheval tué sous lui. Parmi les autres 
blcs&ésde remarque, étoient MM. dcMarcin ;*;, deBel- 
nanc et de la Moufsaye ['). ï.c maréchal de Gramont fut 
ftil prisonnier, de niémc que le nk-ir(|uisdc1aChas(re ("i; 
le premier fut échangé après la lintaillc avec le général 
Gleen . qui avnit eu le mémo sort. M. de Turenne, qui 
contribua bcnuroup au gain de celte victoire eut un che- 
val tué sous lui. Les François n'eurent que quinze cens 
hommes tués ou blessé*;. |>flnni les pren)ier« étoient 
MM. de Cbatclus, de Pisany» de Bourg et de Li\ry(^]. » 

RciMMTiOK DE !ionm.i»c.en (août 164o). 

Par M lt>:<urA tti lASfi. tVapt^i un Uilileau Atltfilu N«l 

(le lu salerÉo dr Qianillly. par Uarun. H.Hlr-cbaus 

' "^ Salit- n- Il 

Le duc d'Engbien se présenta aussitôt ajprè> la bataille 

;ndit sam opposer 



devant b \iUe de Xurdluigcii , qui su rcn 
la moindre résislpncc. 



^ 



248. REUDiTioi DE Di.'VKttsui^uL (août 1645). 

Par M. Rf.Ntic\en lele^ilaprvs untalilPdu 
de la galerie île Cluiiiiill;, par Mania. 

i La rillc de Dînkel$buhl subît également la loi du vain- 
queur: les habiiants s'empressèrent d'envoyer leur sou- 
mission. 

Bientôt après les deux armées changèrent de chef sans 
changer de fortune : Turennp remplnra b; dur iI'Ertghien 
malade, et le comlcdcGalbsfisuccéUaàMorci.Les suecw 
des armes françaises n'en furent point ralentis : Ileilbronn 
et plusieurs antres pinces tombèrent sunessivimcnt m k-nr 
pouvuit . Enfin , (Xiur couronner dignement cette glorieuse 
campagne , Turcnne rétablit dans sa capitale lélpcicor de 
Trêves . qui , dix ans auparavant , en avait ètê chassé par 



Aile ilu Nord. 
Saiti'n-u 



(Il J''.m-'i<»si>.Trri-KrrdiiiJinil. fomti' »li? MafL-hin . .ili ■ i luld»' 
camn.cl •1t-|iiji% linilftifliil arurral ■!<'■* ■■triiK't'> 'lu roi- ■ ivo'i 

ûf Mfilijiiioii, rn.iri|iii.s ilp La MouiiMH' • niaTci;liiil tic c < ni* tic 

La Cli4irc. coitiU* di* Nai(Ç'>. K Hûluirr militaire de LûuiaXt i',i.l, 
p. 4S- (}} MalbuM ilr Gdlla«,'fcld-mdr'.*clioI 



190 GkLERlES aiâTORIgCBS 

les Espagnols. Aprvs quoi il se relira sous Philipsbourg. 
pour T prrnciro ses quartiers dhi\er. 

En'Fliirnire. Gaston . iJurdOrléans, avfc les maréchaux 
Gassion ti Kant/au ; en Italie , le prince Thomas de SAvoie , 
el en Calalo^e le comte d'IIarcourt , aTaienl aussi obtenu 
désavantages sipialës; tout faisait donc présager la fin 
d'une guerre aussi longue» que dusastreuse. 



Pavillon iJuKoi. 



tleilu Nonl- 
&illc ir> 11. 




3&0. COMBAT DEVANT OBHÏTEUO (14juin I6^»6}. 

l'ar M. Tb^dorc lÏFitin «ii-..* 

Les pléfUpotentaires f rauçaiâ elK-s envoyé; des puissances 
bclli$(i rantcsréunisà Muns'terne purent encore f accorder, 
et la guerre se ralluma sur tous les poiau l'anuée suivante. 
Vue Hotte arma? donsleft purls do la frnvence Tul donnée 
au duc de Itrozë pour Muleiiîr le prince Thomas , qui fai- 
sait le siège d'OrbitcIlo. 

Le i\ juin. « l*armée navale <l'Espaa;He , «-oinmand** 
« par le marquis de Pimcntrl, (wnililans le dcssciri de sc- 
» courir cette ville. I,es deui armées étant m vue lune de 
^ l'autre, il se donna un rumbal qui dura trois heures, [mn- 
« dant ïesquclles les François curent Iqujourslavanlage sur 
o les ennemis, cl les obligeront de se retirer. 1-e duc de 
« Brezé voyant la victoire assurée et s'ëtant rais sur le 
« lillac [t^jiu* encourager les François îi le suivre, eut l.i lùte 
« emportée (fun boulet de ranon. Sa mon raltenlil lecom- 
A bal. qui auroit été plus funeste aux Espagnols sans cet 
« accident (*J. u 

350. 9BBCB i»B cocRTBAy ('28 juta 1&46}. 

l*.ir M. l'ix.nET vn iit36. «rupri** an toblrnn 

tlo la HuImpilii/iianUMy. pAr M.niin- 

251. sttiik i»t t^iKTRAY (28 juio f<>46). 

PdrAuK>inc-fr«iicoU VA.M)&ni|Bui,EK. 

b'AvtDX (*) et Scnicp CJ élaieni depuis un nn à Munsler 
pour y Iraitexdela paix; cc|>CHdaiil les négociations Imi- 
naient en longueur ; un pensa les accélérer en envoyant le duc 

0' Ofttoirê mih'tairt de Lntiis V/l , (iir (.Kiiucj. 1- i , |i- <>»■ i^^ C1aui1« 
deHnnel, comte d'Av*iui.»uruitrndaiittleâ Unincesi-I niiiiislre ^'^Ul* 
t*) Akel do Senieiif maninis 4e SAble- 1 



on VÂiMs DE nastiTiBS. 191 

le Lon^eville!') avec le Litre tic chef de l'ambassaUe. BJais 

f^n même leiups que l'nupruposait la paU, poar cunlraiiiilre 

l'Espagne à Tûcccpter. oq rcsulul de oorlcr en Flandre 

limL le [*oid> de !a guexrc. Le ruuuuandcmcol des armées 

Tul Lonfic à Gastun, chic (l'Orléans, cl an ducd'Eughicii. 

\es marèciuuxde Ga&ÂÎonet de &aitU.iu iiUiviit ^uiiâ leurs 

rdrcs; iUavaicul pour adversaires le due de Lorraiue (') , 

'icuulomiiù i'], uetL et Liinihûv. i^ui cuQinuudaiuil UQC 

inuéedc pluâ de vingl-cifui mille >tiifmues. 

Avant l'arrivée des priiiccis, It: aufcchal do Gasuun, 

t^cslé eu Flandre pomlanl l'biver. avaû déjà iait contre 

renncnii quclquci} ncurcoM.'^ entreprises^ 

La campagne s'ouvrît par le siëgc de Coorlrav ; cette 

tiilace aNuil clé invesliu le 13 de }xàa par les mirôoiax tfe 
GasMunelde Hanlzau. Leduc d'EugnÎL-n opéra sa juiKtioD 
avec l'amiëc du prince le l4. I^ tranchée lut ouverte im- 
mèdjaU'mcnl cl k siège pousse avec vigueur. 
■ Les assi'jftés ne rece^^ant pas de secours, demandèrent à 
MpitukTlo :28 juin,le Ireirièrnc Jourdcla tranchée omertc. 
t.edac d'Orléans leur accorda des condiiions honorables. 

fââ. sita.E ne BERCUBs^iniiT mnox ('M juillet 1646). 

ParU BktiÊ.ituen nSG.d'aprvv un tiiblciu Aile dit Nord» 
rlv Id ;;aliTi« de r.tijnlllty, |ijr Martin. R.-d<H:bausiCflM.| 



Les Uoilandai» appruchaient pour se joindre à l'arnièe 

fr,.- M i^ç ^jyc (i Orléans, dan* la pciisrp qnc l'eugemi 

>it à empêcher icUcjuocliijn, availpri^i luuLoeses 

j... ... . |uiur livrer l-atai!!.:' : [nai^ le due de Lorraine, chef 

de laiintïe iiupèrialc , r«t'u.^i d en^gcr datts une action gé- 
.nérale leâ lorct^s qu'il coiuuiandaii. (jasUtn rejoignit donc 
hflannce hollandaisedaas \v& environs de Ilragcs, et. après 
avoir délaehé près d'elle le duc de Grainout avec six mille 
hijnimee; il revint k Coarlray, ot, puorsatvnnt les avant4igeg 
qu'il a\aii t^tienu^» il viutse prèscnlcr, le :i8 juillet, de- 
vant Berf{ueâ-Sainl-AVino\j çraude vUlc&ur la rivière de 
Cûhnc . dont il entreprit le siège. 
. « Son Altesse Rovitlo seulaça.aveclpstrùupi'squiétoient 
1 « sous les ordres du raarécbal àe llantiaa , depuis lAColmo 
«jusqu'il Laiiherf;ue, et le duc d'Ensnien depuis ce lieu 
<( jusqu'au fort Venlismukcr: le maréchal de Gassion fut 
« po-Sté depuis ce fort au-delà Uç la Colnic . jusqu'au canal 

\i. ïivnti J'OiUmiis.U-- iJu tituii.duc tl«LonjiiK'u|lv,<l E^ioiiirvitlf ,etc. 
Ctiiirlci lY. t^ Oclave illL-calgoUoî, gciKirat co (hcr dti forces £»|M- 
>les (lAiisICA Pajs-Buf. 



Stitenoli. 



i!lS 



UALEBIBS HlSTOKIQlTBâ 



AUl'iIuNjriI. 



1' (leBcrgur'à Diinkfr'iup. et de l:i encore j^qu'auliord de 
>r laColiiiL'. Ln pince Ile fut pas nlnlMlinveslicqiie les içou- 
« lemenrs de Berjçiie el de l)iinker(]ue IcNÔrenl leurs 
n écluses : ee qui ubli><ea les Iroupcs de se purUr sur des 
« émincnccs. On ouvrit deux tranchées, l'iinc au quartier 
a du duc d'Orléans, el l'autre au quartierdu duc d'En^uien. 
« L'^5 ns^itjti'Z ayant vu que Us 3tla>^ues av.iiiçoiiMU beau- 
«t coup en peu de temps, et qu'à celle du duc d'Enguieti 
« une ttatleriu nvoit Ihit une brèche fort considérable à la 
è muraille, demandèrent à capituler. La gartiisim sortit le 
V lendemain 31. en bon ordre, et fntcomlutlc ù ]>unkcrquc. 
« M. de l'uiségur (') y fut laissé pour y commander (*). » 

253. siÊCE lie MiRuiCK (23 août 1646;. 

l'vir M. [iRtYKRC.x fn isifi. d'apriH un tableau 
(le lu lïdirrtv dr Cluiiullv, jinr M«rlii). 

* 0. Le duc d'Orléans voulant pousser ses conquêtes du 
« tùlé de la mer; et ayant forme le projet de reprendre 
« Matdic dont le* ennemis s'étuient emparés sur la lin de 
»' lii camuaRnc dernière , envoya en Hollande pour sullid' 
« Citer 1 amiral Troinp de venir bloquer cette place du 
n C'jté de la mer avec qndques vaisseaux. Le marquis de 
Q Caracène jugea , par la route que l'armée de l'ranee avoU 
« prise, qn'elli- a*»it dessein de n-prcndre Mardic , il 
« envoya en diligence à Fernando Suh-i. qui éi<»it pouvcr- 
« neur. mille hommes de pied et cent chevaux, outre les 
V mmiitiofis dont il pouvoit avoir besoin pour la défense 
" di^ cette place (^). >• 

Le sié;jte de Mardiek fui lonfr et três-nieurlrier; il com- 
mença le 4 août et ne finit que le ^. Le ffouvernenr qui 
recevait des sccoiîts de Beck et du marquis de Cara- 
rène, fit une vigoureuse r^istance ; mais l'arriv èc de quel- 
ques vaisseaux hollandais fournit au due d'Orléans le 
nioven de couper les communications avec Dimkerque . 
et fa garnison . contrainte alors h capituler, rei^ta prison- 
nière. Kllc se montait â deux mille cmq eents liomrnes. 

Ibti. prise: DE F[m?(ES(4scptcmbr<^ 164G). 

Par M. JotY ni i«3«, d'Après (in tfibkdu 
tle la itiltrle de Uiiittilly. ^ar Martin. 

Le doc d'Orléans ayant quitté l'armée après la prise de 

C*) Jaci|u» «le Cbasl4-nr<, lna^^u'l5 ilc Pu)»r|nir. ilrpul« rniirtctt&l 
df camp. *> tttiMrt militairt dçtouUXO, Mt Quluc)» t.l,|)t'|7< 

(3 /ftirf. |., S«. 



DC PâLAU DE VERSAILLES. 1^ 

MardtoL , le duc d'Eii^bico lui suoerda dan^t \p. r-oranun- 
denicnt. Après avoir mis cette place dans un bun ct<it de 



drfcu^ 



I 



I 



continua sa marche, et, tournant la 
ville de DunLcrquc. îl se diriffea sur Kurnes, dans le 
dessein d'ultaquer le marquis de Caracèiie , qui s'était 
rctrân<:tic à VulpeD avec un corps de cinq à six mille 
hominos. Mais l ennemi s'èlant retiré, le prince arriva 
le ô septembre , cl la place ne fil aucune résistance. La 
garnison, monlanl à quinze cents hommes, fut prisonnière. 

25S. SIÈGE DE DuxKEnocE ( Septembre 1646]. 

I.VVESTISSBIIKXT DB LA PLACE. 

pArU. Sim^oo Pokt en itli. 

Depuh rouverlurc de la campagne , la marche de l'ar- 
mai- n'avait élc qu'une suit:^ de eitn(|U(Hes; mais elle s'était 
^n m'orne tenip^ afTaiblit: par les sièges qu'elle atait dii 
Taire. Le marquis de Caracèiip, en .st* retirant pas à pas 
devant un ennemi victorieux, qui ne pouvait que irès-dif- 
ficilcmenl se recruter dons l'intérieur de ses pro\inces, es- 
pérait l'afTaiblir piicurc davantage . et le mettre hors d'état 
de lui résbter. Ce calcul u' échappait paA au duc d'Eti^hien: 
nuis Vordeur de ses résolutions n'en lut point refroidie. 
Laii) de songer à abandomicr ses couquiMos , il pensait à 
les accroître cl à les assurer en même temps iwr un couji 
d'éclat qui icrmiiuUjglorieusemcnt la canq>agiie.bétcrininé a 
cnlreprcndrc le siège de Uunkcrquc. il assemble un con- 
seil de guerre, députe vers la cour, pour obtenir l'agré- 
ment de la reine régente et de seis conseillers , pendant 
qu'I^envoic Tourville (\) en Hollande pour demaïutcr aux 
é'at j-;];é(iéraus l'assistance de leur flotte ; assure enfin avec 
llDtuudant Cbainplalreux (*) les ]^ui>sis lances de l'armée, et 
donne l'ordre au comte df Cussô ('^}i commandant l'artil- 
lene.de réunir tout son matériel et les munitions de guerre 
qui lui sont nécessaires. 

Ce?t à celle épocpiu que le baron de Sirol (*) rejoignit 
l'armée avec les réRimenls polonais au service de France, 
dont il avait leconiniandomcnt. Le prince rappeb le corps 
détaché jusqu'à ce moment en Lorraine , sous les ordres 
dé L« Fertc*Senncterrc ; il réunit aussi une partie des 
:.' Ccwr il« 0)siemiD,corni r, ,, 

rtiJll, I»rBivier «cnlillioninH" ■ 

Hol(>, «ciiiii<*)]r >lr riiâinplalni. ' 

It-oii itc <^ossr-Bri49ac , lieimis iuaiLi,hdl 

friinte ut cbevaMer dea orurcâ du roi. •.'•) 

nur^ctiildecftflip. 



pjrUtfCi'Ktr 

R.-«lc-cluiusi 

Salle n 



<•( ilf Tourvilii',p*rvdM mnrf- 

«V , roiiw^iMcr JcUt. ^3 titoo- 
dr ump, ttraiiU paueiier de 
Claude dtliour de Pradioe». 



du Nord. 
lc-cfaawM^e. 
ille n" Il 



11H ' ifiMMinB MSTOAIOVES 

trovfips rofiléw dao? t«sgBmi(.onrt; et le 15 srpNrnh** , a 
la Icle drscoiniiasiiii^s de f^fiulnrmes ri de diev«u-l<^eF5 
de sa maison, il alla rt'4'(»iiiuiilre h nUne. 

L» réponse de h Kdizifp'miiil le 19; le mv<me joarfar- 
iivé(> quiiu Fumes, et, l'aHurfll Tronip filant t>itnt6t nrHvé. 
ihiiikerquc fut elroitielneiitiiioqaé ()ès rouMTtnre même du 
sieKP. LMligin:* decircontallalimi lUaieiUU'rmméçsleât. 
L'année sous les «rdrcs du duc d'Enirhien nëtoK com- 
posée oue de dix roîlU: faoïumes <riiifaiitene e1 de cinq 
mille cUe^aiix; elle romptaii dans ses rangs O^ssion et 
Hanlzau.Le duc de Hl-U ('} et le marquis de MoutausierC') 
y servaient comme voJtMiiaicics. 

a Le marquis de Kedo. qui s'ètoit arnuis une grande 
■< répiilation dans la dcfruse i^u'il lit A Ma^trich contre 
« Frêdérie Henry d* Nassau ;^K éloitgouvcrnenr de cette 
« nlftiT avc^' une garnison de deux cuiMe cinq cens hommes 
" (VinOmlrrie , de trois cens chevaia . d'un g^rand n«m- 
" hred'onicii'rtï, de trois mille bourgeois perlant lesarmcs, 
« et de deux mille maleluts. 

« r.etle |dace consiste en deux villes . l'une qu'on ap- 
•r pelle la vieille où est Ir port, et qui est sur le Ivord de la 
" mer, èloil pour lors fennée d'une muraille lerrassée et 
• (lanipiée df tours, cnTironnêe d'un fossé fort iarg^ et 
« pleiiï d'eau : linenre étnil fermée d'une enceinte et de 
' " douze hftstions de terre, de fossez aussi remplis d'eau, 
' « et %V\m bon chemin couvert. Le duc d'Knguirn distribua 

- ses tfonncs en plusicnrs quartiers. I.e maréchal de 

- Tiiie'-i'tn fut poste avec les troupes qui ètoieul "ious ses 
■ mMii-^ dentiis le bord de la mer ju^u'au milieu des 

ilii!ie5:Ic Minchal dcRanUauoccupoil avecles siennes 
•• fonte 1.1 pluiiie en tirant du côté du canal de Bergues» 
« et fes regimens pohmois et autres se canipèrcnl sur les 
t dun«« , «lire Uardk et le fort Léon (\\ » 

256. REimmON p£ Di'mEtiQitcf 42 octobre 1646.) 

i'oT M. Jorv ait ifijC. J'xpr^d un lableau 
1 it la tiahjilr (leCtiatiUfty, par Harlin. 



I 



L'ûDvertare Ht U tratcbéts eut lieu le 24; le duc 4 fas^i^n 
pressa >ivcjnenllesAtlaque9. souvent rncmeiUiaicoinuianda 
en personne. Ayant eu avis le 2S que l*iccoU>niiiii iHailà Nieu- 
port avec UD corps de troupes ennemies, il s'cinpressa Je 







DIT PALAIS DE VE««A1t;LC9. ^WS 

tlcUcfiff f - *----r Sfnnet«rr« jhmrhii Tn'' ' î "■ v^nr- 
iUivAnl * - .ivrr une nouNclIc ^ _ .^sa 

|ta( <k> rii.>. II. 1 i.t ganiisun. I^' fuAr(|utii •» i.r •n- , .pit ne 
rci^e^ail nuruii sicoor» , i'touU enfin los proposilioriK qui 

« ].:)< M clftK fbrtJwtnorahlr. Kllf^ porloît qu en 

4 «i»<ju . ■ luiqjoars.^i'^.arru^csirr.ihJii'tn- iir vion- 

« droîptit pas si'courir la plaire, on In r les 

m tooim dfs François : ce que te ffinniui i ■ uU 

a lo làil'uclobrc. H sortit av(«r iloiur rrns li<Hniih.'6 tl in- 
«if^tvrh.* et driix cm<i <>Hiqtti)itle chrvnu\, n'ayant tenu 
«t qtM!lrN7e jours de tranchée. Pendant ces oégocinlions 
<» te chevalier de Chabot (') et M. de N'inaul , serKcnl de 
« bataille , furent tués, te fronrememcnt de cette impnr- 
« tante place fut donne an maréchal de Kanltau ('). •> 



»/. 



fftuiK tkXQg» SM Ck7MÂH^\^ (se(}toinbre 1647). 



m 



l*»r M. TraoïrT, <>n isse, ifiipr^n un laMenu Aile du fie 
■tv \à if»\vn« 4c ChflnMIl) . ^r Merlin. R^f^liaiii 

tcduc d'Ei^hicii . de\'cnu prince de Condé par la mort de 
son père, avait succédé au Cimite d'Harcourt , vice-roi et 
cummaitdaiil de l'aruièc en Calal<>goc. N'ayant un réutsir 
devftul X,érida.il chIlm a au^ Ë>ipa;*nols la peUle ville d' Ager, 
po^iliûu im|)ortanlc dans les luouiagues, au nord Uc Bala- 
guer. 

^rnauld f'\détacbé parlcprioce avec un corps de Irou- 
pcs, â'empara de celle place, qui fui i-mpvrrirf d'.iss.iui le 
WAÎJiCïac jour. 



258. sitcr i»E co^STl>TI^E *,kvï pi& t'AHMÂii tspA- 

ParX. Pt:«''.niT, rn tt%ti,AapiH un inblrnti 
Ùe la(alarie4eUiAiiUUï»|tar JIdrtiQ. 

Cunslantjne. \II1e snria Sèpc.À peu de AisUncc de Tar- 

raf<- ' : n par larmée espagnole. Le marquis 

d .\ lit ru chef, avait chargé le baron 

d'Ex'Miii . iii>; iiPii k'iiiier le siépc. Du sort de cette place 
d(>[)endait pcul-èlre celui de larmêe française en Catalo- 
gne ; il fallait doue à tout prix la sauver. Le princo 

(I) Gt)]' A)i)nn(-« lie Chabot, maiMlial Hr cûtnp. (>t Uitloirr miitlair* 
4c Cùuit \/r, pArOutncji. («li p. 6i. ^ l^îaic-Jkrouutd <le CouifewUle. 
marvchjj Oc ranip. ^^i GuilUume R«}n«ud de Monude. 



Aile du Noi 
h.-<le-cJu(ii 
^llt 0" Il 



É 



Pavillon du Roi 
R.-Jr-çliaii>nT 



t96 GALBKIE5 tllSTOKIQCE» 

de Condê ayant envoyé le maréchal de (jramnnt pour ra 
^iUiUvr Conslaiiliiie . le corps d'armée re^lé sou» ses or 
dres était iD^uflisaiil pour s'opposer au\ entreprises dumar 

3uis d'Aytune, mais il n'en manha pas niuin:> nu-de^ant 
e I ennemi. De son cùlè . le inarêcl»! de Gramonl , après 
avoir rempli sa Riissiun. tenta d'opérer sa jotiotion avec 
l'armée du prince, et livra plusieurs combats partiels aux 
Espagnols. Le marquis d'Aylonc ,5e voyant sur le poia| 
d être attaqué de ucux cotés, se relira après quelque 
escarmouches, et la placcde Constantine fut conservi^e. 

Le prince de Condé ramena ensuite 1 .1 nuée en Catalogue» 
bii el Le resta sous le commandement du comte de Marcliiu (' ) 

259. BATAILLE NAVALE UE CASTFX-A-Mj^RE (ICiS). 

Par M. rtitrodon-GiPi:! eu... 

Xaples, raligtiée de la tyrannie rspagnole. avait chassé son 
vice-roi et mis à sa tête le pdcheur Masaniello. La fureur 
populaire ne tarda pas à renverser l'idole qu'elle a^ail él 
vée, el \cs Napolitain;! rctumiièrent smis le joug qu'ils v 
liaient de briser ; mais ce fut pour le briser encore. A' 
d'assurer le succès do celle nouvelle ré\oltc . ilsenvoyèrenl 
odrirau ducdcGuise^'l.quiélaitaKome.lecoinmimdcment 
de leurs troupes et le gouvernement de leur ^ille. Le prince 
se rendit au vœu dos Napolitain*: ; niais , comme il n'avait 
point de forces sulTi<ante<i pour chasser les Ksnagmd'î des 
trois châteaux qui tiennent la ville en respccl , il sollicita le 
Secoure de la France. Le doc de Hîchelicu i^'j fut aussitôt en- 
voyé àNaplesnvec l'armée nnvale, romposce de [rente vais- 
seaux frani^'ais et troî'^port;:^ais sortis du port deîklarseille. 
^ ^ «Il veut une giamli- joie dans Naplcs, dit le marquis de 
' *" Monglat dans ses Mémoires, à l'arrivée de celle armée, 
à la vue de laquelle le peuple rn>yoil être en pleine 
liberté et délivré de la servitude des Rsjtagnuls, qm 
tenoient la bouche du port de Napics, à cause du châ- 
teau de roEuf qui commande à 1 entiée. sous le canon 
duquel les vaisseaux et galères d'E^iKigne ëloicnt en 
Stireté; tetlemenl que le duc de Richelieu ne les pon- 
voit attaquer; mais il tourna contre cinq v^-sseiiux oui 
a éloient à l'abri de la forteresse de Caslila-Morc , et le 
4 aborda malgré les caiiutinades du cluiteau. Ceux qui 
• «toienl derlans se dérendireut bien ; mais, vojaut qu ils 

. t}i J<.'an-<j4k|iji<l-h>rilin;in4l *tv M>irrhin, lieittrnaiil tiftieral ilrs ttmrr* 
du rm i.>; Uvnri (le IxirrulfiÉ*. Il- du iiuiu. i* ATinand-Jeun Je Vîgtieiot 
Pu npïsis ^tfowjil de» çaU'r« do Pejiice. 



Kir- 



H 



DU PAUIS DE VERSAILLU. 



lî»7 



*« nfr l« ptMïvoienl sanTcr, ils se jetèrent i terre «vfc ce 

*« nu'tls aboient <!e meillcnr, et brûlèrent leurs vai^^ranx. 
« llarnnt ce coml)at la fluttc d'Esp^iic sortit *\u port de 
V Napïcf et 50 mil en mer, ce qui oliiijrfa le rtuciie Riche- 
« lieu d'aller ilroil à ell»? et do I attaquer. Ijc bniit des 
■ coup<i de canon fut si grand, que toute la ville de Naplcs 
« en fut ^branlèo , el les vitres casGèes : mais enfin le 
m commandeur dos Goules, \ico-amiral, le cumniandenr 
ti de Valenrey et les chevaliprs Paid e( (îarnier prossërcnl 
t. si vivement l'amiral et le îioe-amiral d'Espagne . quîls 
M furent contraints de se retirer dans le golfe de Naples, 
« MHI5 le château de l'OEuf; le rcsto de leur armée les 
*i suivit . après avoir eu quatre vais-îeauï coulé? à fond. » 
Quincy. dans son Ilisloire militaire du règne de 
Lonis Xiv, ajoute qu*il y eut auaire cents hommes lues 

Pdu côté des kjtpagnoh, et que le duc de Htchelieu n'en 
perdit que cent cinquante. 

360. RATAiLix DE tfrTts (^ août 1648). 
^L l*^r MM. Jf.in \isvx ei Pierre FiiAitorK en jvli. 

^■f . BlTilLLE UZ I.EKS (lîO SOtll 1648). 

^^^ Pitt M Bitrvvnr^ ttt liih , d'après un Uibli'iu 

^B lie In ii^lehe de Ctiantitljr. p.ir Uirtin. 

^^' Le congrès était toujours réuni à Munster, sans que les 
^rii6g<)Ciations louchassent à leur ternie Les diffirnltes sans 
W'ces«(e renaissantes suscitées p:ir les envoyés d'E^^pagne re- 
^ culaient de jour en jour la conclusion delà paix . Anne d'Au- 
triche se résolut à un dernier effort pour emporter de vive 
force ce qu'elle ne pouvait obtenir par la persuasion. 

Une armée nombreuse avait été dirigée du côté de !a 
Flandre : le prince de Condé en reçut le commandement ; 
on lui adjoignit le maréchal de Gra'mont, qui avait égale- 
ment été rappelé d'Espagne. 

Le prince divisa son armée en deux corps : il se réserva 
!e commandoment du promier et plaça l'autre sons leg 
ordres du maréchal. Ces deuT corps se mirent en marche, 
l'un par Menin, le second par Armrntières. .Anrès avoir 
pris successivement Vpres, Aire, Saint-Omcr, Uixmude, 
Condé elplnsirnrs autres places* le prince arriva le 18 août 

■tn vue de l>ens. nuis trop tard ;cetle ville veniiit de tomber 
au pouvoir de l'archiduc. M. le prince résolut alors de l'at- 
taquer. I, 'armée reçut sans tarder son ordre de bataille : 
il confia l'aile gauche au maréchal et se réserva la droite. 




Aïk du .UidI, 

tialcne 
des Bauiltes, 

N" 137. 

Ailr* da Nonl. 

R Hte-chjiu«^( 

Sallf n* 11. 



19B fièLKWW HinOUQUU 

L'LaCAateri« Tyt di>is«c en drux lignes: t'arlillerÎA. con^ 
umik1c« par k' coiiile de Cu&st; , était en lelo lievant le front 
de la prcmicrc : U cavalerie coiiiratl les (lt;u\ ailes. Ue 
coups <l« réserve suÏTail . mus les ordres du Liuuleuaul gê- 
nent dXrUi'k y'i. 

« A^aitt que de se mettre eu iiurche . Lo princo de 
a Coudé recomukamU iroi^ elio$vs ô ses troiipcd. tori- 
M <|ucUes seroienl sur lu point de r(u>batlre : l.i pre- 
a inière,de regarder en niarchaul leur droiie ai li^ur gau- 

• che . afin iiue linËmlcric et la tavalerie. fwtfeJil sar la 
« nurinc li(;neel puàseulbien observer le& disLaiicus et les 
« îiitcrvalles. I^ seconde, de n'aller à la charge qu'au pas. 
« El ta triiisièuie. de laisser lùer les ciuieiiiis les pre- 

• nûerft ('}. » 
Mais l'aroiêe espagnule avait quitté la posilioii où le 

prince de Coudé avait cm la suq»rendre \ elle eu occupait 
une autre bieu plus avantageuse, où elle ^'êuit forteBieal 
relranchée. m 

« Leur aile droite, compnséo dM irooneft eipaffnotett.^ 
a étoit appuyée de Len$t ay.int devant elle des chemins 
« creux el de^ raviner. Leur inlaiiterie ètoïl dans des bois 
o taillis, et leur aile gnuclie. furinée par les troupes da^ 
« duc de Lorraine . cluil sur une haolcur devant laquelle 
« îl y avoit r^uanlité de HéHlez (^). n 

IXiiis ecL étal de clu>se.s le mince dut reuoauer âatla- 
quor l'ennc-ini ; il ^c cunteula de l'observer : on éctiaugea 
quelques coups de canon . et il y eut çâ el là quelques 
eicaruioucties. î^lai!> le lendemain , 20 août, l'armée fraii- 

Siise ayant fait un Diourcnienl pour se porter du cobé 
c B«*lliuue , la ré-serve , attaquée par le général Beek, fol 
luise en déroute. Le prince de Condé, qui s'était porté 
prêcipilaiimu'iil du eôié de l'altaque , fut âur le poiuKlôlrc 
prii avec le marquis de Uraii.as. 

Le succès de B'rkLMiiinina»iualKr* !«i. l'areliidne lioïsdr 
sa formidable poMtion»ct bieulôll < éuè- 

ral. Le prîncedeConile.vnyantqii- •lis- 

sait, Vf^rnpressa de b ii it . Li: iLiJUve- 

nicul, exécuté aux eri.s < ..nia piis la Oère 

attitude des LigNcs e.sp:ifjiii>ii -^. t.r pi iiuk' lit :di)r!k soiuiec 
ia citarge et inurclu en pursotuic contre 1 aile giiuche dos 
«Biuicroi^i coiiuuaiuJêe par le duc de Lorraine c; : ou &e 



P( Li**") " l^'"!* 'IT-rloci . «iiiûeur Je «^liutcleii ci 
' jpMwrr mtUlairt de Imitf X/f, ]\at Vulncy. t' U 



lie t>nu»ri(eîv- 



W PUA» BE VtÊêiMMM. 

liaUiUtmAUinps^^t de pari el U'atiCrc«h«c.la ylnt grande 

iiitrèpiMiU'. 

M L*:* iDArccbal de G/'Amaiili CiMniiuiiAnl Vmic gau- 
rtte, trouva muîns de résisUinoo coiilre l'aile droile des 
enn.'rtiis cunduilo pac l'archiduc eii pcrsuiinii. L* cava- 
Icn le ii'avoit poinl Vépce à la iiiaù , oiaù dir 

P'i iauii»qiiclum sur ta cui:i6c. Il ea«9.'^nya use 

si ruri<.a; L- dccbarijfi kir.squ'ir Ail à pijc(é« . quis la plus- 
pari tics offîricr'; cJi farenl tuez uu Ulessez ; mais Les 
Fraiiçui^ cUuii entrez «laits ce» escadrous , In prewiàre 
ligfic'de$ emieaiû Gt lrcÂ-f)cu de rùùstaiice, et la se- 
conde étant vcQuc pour soutenir la preiiiière. fui cturgte 
avec la mcm>* valeur. EUc uc tiul prcsqnc point et ïat 
entièreuiL'Ul ronipuo. 

a Jaraaû on ne* vii uncvictoiro plus cumplcttr. Le géné- 
ral Beoli ) fui Iilcsâc â mort cl lait prismiiiiiir. tiï priiice 
de Ligne, gémTât de U ca^alorie espaj^iiole.oul In int-tnc 
dcsUnéo, au.'^^it}K:u que presque tous les {>riut'ipau& offi- 
ciers allc'uiaads et Loaslé^ ofliciers , t.inl e:»uaguols nui- 
Lilicns. U« lai'^scrcnt sur le champ dchalatlIcLinUc-liuit 
pièces de cancm et luiil luiUe Iioiiuiks. Ou leur prit un 
ùrand nondirede canuusclU'êlfiuUrUeUOuIlcurlMBage. 
Leaomlire des prisuaniers ^emunloit à cinq mille 0)- • 
La bataille de Lens acJicva la doslruclion. coaunencèe k 
locroj. de ces \ieilliïS landes de l'ioranleric e^ptgaole 

^yui avaient Tait depuis plus d'un siècle la gloire Uf leur 

pays et la terreur Je l'Europe. 

63. MATUlCtr MULfi ALX BARItlCAbKS (JT ooOt I6M). 

Piir M. Xav-iiT rirn.fc t-n ta.i9, Aj|«daNoM^ 
d'ai^rM K- ulfIfAu lie Vinticnt. PavilloniluRoL 
, i-t 6U?e. 

Ptrid.Titi f^iie le prince de Coudé portail à LcDf on coup 
si ru* la puissance e&pagnoU, Icfi troublaf ,<ie- te 

Froii tirmenl à Paris. 

Le paHrmeiit. réduit au silence sous radniinisiratiun im- 
périeuse de Hichrlieu , entreprit de résister à Innlorité 
inoins aflcrmie du cardihol M^znnri. L'arrêt ti'tniioi} ou te:* 
pro^ostliont de ta rhntntraU' Saint- l.frHhUwfXït des actes 
d hostilité, aoKquch bi cour répondit pnr l'enli-vement dès 
coaKeillers brtiaSMl <') et irîhiiicmriiil.l^c Tut le <iifmai d'ime 
>iulenle émtMite dAas les ruc<t de I>ari<i : le peiii^ «Ir 

leidcuxprisonnierslusarmo';» l.i imnin, el lel' il. 

(" l/ijiloirc mVtïin'rf d^ t"Mt* X/r, fMir (Juinc), ' i i ■ fiii 

wuwwt, opnaçilter au f drltiopiil il^ Pairi». 



900' GUtBTV niSTOlTQïïCS 

où rêsîdaîl la reine Anne d'Autriche, fui entouré de bar- 
ricades. 

Au milieu de ee tumulte, le piirlenient se rendit encorp<; 
auprès de la reine pour I.i prier d'arrêter pnr une prudenlc 
condesrendanrc la pucrre eivile près d'éoinlcr. Anne tTAu- 
triche r^sta iiideiiblr'. Liil-sons iri parler le principal ac- 
teur cl l'historien de celle journée, le cardinal de Relz : 

I « Le parlement étant sorti du Palais-Royal, el ne disant 
« rien ue la liberté de Broussel , ne trouva d'abord (|u'un 
« morne silence au lieu des acelamalioiis passées. Comme 
n il fut à la barrière des Sergcns, où éluil la première 
« barrir:ide , il y rencontra du murmure, ipril npai$a . en 
« assurant que la Keine lui avoit-promis salisraclion. Les 
« menaces de la sccontlu furi-nl èludèi-s par le ni^me 
« moyen. La troisième , qui éloil à la Croi*-da-Tiroir, ne 
« se voulut pas payer de cette monmiie ; el un garçun rû- 
M tisseur s'avançanl avec deux cents hommes, el mettant 
« la hallebarde dans le ventre du premier président ';, lui 
•' dit : « Tounie , Irallrc ; el *.i ta ne veux i-tre massacré 
« toi-mOme, ramène-nous Broussel ou le Mazarin et le 
« chancelier en otage, w Vous ne doutez pas , à mon opi- 
« nion. ni de la confiisinn ni de la terreur qui saiîil presque 
• tous les assistaus. Cinq prèsldcns au mortier et plus de 
« *ingl conseillers se jetèrent dans la foule pour s cchap- 
« Mr. Le sculpremier président, le plus intrépide homme. 
«I a mon sens , qui ait p;irn rlnns son siècle , demeura ferme 
a el inébranlable. 1 1 se donna le temps de rallier ce qu'il 
« put de la conipaj^nie : il conserva toujours la dignité 
« de la magistrature el dans ses paroles et dans ses dé-- 

II marches, rt il revint au Palais-Royal au petit pas, dans 
» le feu des injures , des menaces , (les exécrations et des 
tt bluspli^mes ('). » , 

263. TRâiTfc i»E PAIX lïE niti?(STER (21 octobrc I&18). 

P«r M- Ju,(ii.i!»o vu mn, 

il'jiprè^ Ir LabliMu tle Trrbur^. 

La vieloire de Leiis mit enfin un terme aux nepocia- 
Liuns du congn'*» de Alunster. Depuis l'année IGU . les am- 
bassadeurs de France el de Suède . réunis à ceux de lem- 
pire el de I Espagne , travaillaient au rélablissement de la 
paix. Uansces conférences, devenues à jamais célèbres, les 
inléréls de pre^]ue toutes les puissancts de 1 Europe fo- 
rcut soumis a une longue et sutennelle discussion. Les as- 

p^/ Vatlilrit V.dr. M>iirn(.-ur dv CbimplHtreui PI de Ljik«) , (irpui« ifnrtipi 
«mtcCiiit (II- KrAtice. ij SiémmTe» du cardinal de Hciz^ 1. 1, p. 'JJ4. 



Dl' PiUli 0B TEISAIU.M. 201 

5Prab)ées îles ralholiqiips se tenaient à Munster . oçlles des 
protestants a (.)snabrot:L. Les envoyés Jes électeurs et des 
|)rinces île l'AlIrmapne y furent admis, et e'est de celle 
epuquo que Uale la lixation tUi leurs rapports avec l'Ero- 
percur. telle qu elle s'est maintenue jusqu'au eommence- 
nicnl du \l\'' siêrle. 

Le traité de l'Enipercuravcc la Suède fui signé & Osna- 
bruek le 6 août 1t>>lS. 

Celui des puissances catholiques ne fut eonclu à Munster 
quclc2ï octobre, et In paix futensuite solennellomen! jurée. 

M Ces traités, dit leprèsident Uenault . sont regardés 
a comme le code politique d'une pârtio de l'Europe, et ont 
« été le ronflement de tous ceux faits depuis entre les 
« mêmes puissances. » 

La France fut représentée an congK's de Munster par 
Henri d'Orléans, rlucde Longuevillf; ; Claude de Mesmes, 
comte d'Avaux: Abel Servien, eorate de La Roche; Henri 

»4jouIard, et Charles, b.iron d'Avaugour. Les ambassadeurs 
de t'empire étaient Maximiliun, comte de Trautmanstorfr; 
Jean-Lnuis . comte de Hanow ; Jean Maicimilten, comte 
de L:imberp; Jean Crâne, Isaac Valraacrtet Octave Picco- 
lomini d'Aragon. 

Le tableau de Tcrburg reproduit les traits de ces divers 
plénipfllenliaires. 

Le précieux rerueïl de fçravures. d'aprfrs Vanhull, a con- 

É serve le nom et les portraits de tous les envoyés des autres 
puisssnees. 

284. BAT.iatE DE RETiiEL (15 dC'ceiTibro 1650). 

»Par M- Di'PHESsoin on i«36. 
Le eabinet de Madrid, qui reAisait d'accéder à lanaixde 
Munster, avait seulement reconnu l'indépcntiance des pro- 
■vinccs unies : il gardait ainsi I avantage ne tourner, contre 
la France réduite à elle-même . toute la puissance de ses 

I armes. Philippe iV, profitant des troubles ae la Fronde, qui 
venaient de commencer à Paris, était parvenu à rentrer 
en possession d une grande partie des places qui lui avaient 
été enlevées dans les campagnes précédentes. I>pux années 
s'étaient écoulées, et les discordes civiles, au lieu du se 
calmer, ne faisaient que s'aigrir de plus en plus. 
Duntcrque. dt^fendu par le comte d'Estrades ('} , tenait 

(«/ Gadcrroy (I*E>irijdo», *Iors lieal«noDl tS^oéral de* armées du roi rt 
4vp\iU maréchal tlir France. 

9. 



Aile du Nortf. 

H. -d«--f haussée 

Sille H" 13. 



Sffi2 



eiuarEs ■laroiiocTç 



luujûiir» . quoimie wvcniirnl aUaqno par If romlo d« 
FtH'usi'ililagne, Mais l'enucini a^ail pénètre ilans riiilërieur 
du royaunip. CliiUrnu-Porcim , Ht-Ltici. t'taifjit tmiitioh eo 
j»uti pou^ui^, ei Krtliul tiuil mm des fiorus ilu \a. Fniice. 
hri deux grands capiUiinus ipit .iraient illintr^. le début 
du règne de Louis \l V. lui nianqu.iient aUin : Cund^ éUiit 
prûoiuUfrd'rlal. et Tuninric. entraîné par l'a-sccndini du 
chef lie inï ramille. était passé ihni*^ les raiig4 nbagmit». oih 
il sen'ait sons les ordres de l'archiiUio Léopold. 

Le maréchal Du Pli^SNis-PrasIiircomnuiniiait l'nrméefran- 
çahe. M'iznrin. qui t-unriai.ssail l'impurtance de lit pusilioii 
de hcUiel . lui avnii (!xpresst'mi?nt recummaiidé de ne rien 
ii^îfliKcr pCHir reprendre eelle place; cl. atUi de hâter un 
âuccès d ou dépen(J.ii( sa jiropre fortune aussi bien que le 
fialutdcUVrnncc.il s étiiHrf^ndu lui-nv^mc« Linnée . eni- 
Twto a at-avcc lui uui grand n()ud>rL> dt> voluutairc» do la oo- 
blefltedeKraiirn, qui. dan< l'espoir d'uilc lialailliï.s'étaieEiU 
awprmt'S de I at-t'onnpaK'iT. 

La-ville fut heuriuseiiiiMil reprise : l'Archiduc etTurcilrui, 
«rrivés trop tard puur la secourir, résulurciit de livrer ha- 
UilLe» Lu marèclMt) Du IMessis, a\ertjih' U marche de Teii- 
tiemi. s'était préparé à [o rm-^uir. It l'ûl craint de conFir 
icfl abances d'une action générale sam un ordre dn la reiiie: 
ntiiis la présence du cardinal , porteur de cet urdre, tevait 
bmles Im diflicultés. 

Le maréchal Dn Plossis-Praslki ft%ait pour lieutenaBlR 
{généraux les marquis de Villetpticr cl d'iiocquinoourl. 

L'archiduc Lèopold ootnhallait à cote de Turcnno; il lui 
avait oanlîé le commantleiufnt de l'aila gauche dt l'am-bt 
mée e5|>aKnole, et il s'était réscr%<^ ci-lui de la droite; le 
comlwt Tut d'abord Tort opiniâtre : I aile droite de I année 
XrauçaisQ a%ail étiV enruiicoe par le vioonite de Turcime^ 
nuis le maréchal Du Plubsàs-PraÂliii repara ce désor- 
drc avec U soeundi; ligne, et donna à la prejuicre le 
leni|i ' nlLicr et de reveiiii' plusieurs fuis à la cliarge. 
3L •> des enneuHs uù comuiandail l'Arciiitluc tul 

xni-x >>< uioiute et pons^n'u- de uiaiiièru qu'elln ne |kut 
jjuuiiis se rallitT, son iidiiulcrie a^aiH été rmiipue en uieiue 
letupÂ. L'Archiduc donna au Mcoinle Je Turcime l'ordre 
de la retraite. Cette upétatiou prc»eutail alors de grauile» 
difTicultcs, avec les déhri.s d'une arrooc enveloppée de 
toutes parts. Il par>iia cependant iise retirer. sui\i <^M^^ 
capitaine des g;trdesflde(|^iicliiui'S gentilshommes, n Plu- 
« siemj caTahcrs If pDOrsuivîrcnt pendant une lieue, ce qui ; 



. 20Ï 

rob!i;:'*:t tir tourner briMr avec \c peu de monde qui 
Kl' il; il In l>aiit cl s>n rf«*lh'ra. T.PS cnnrtiiis 

e« nin^honMiiL'S Je lucz sân^couiplcr angr.md 

n< V, et un Irar fil trois inillf priionuii'rs. 

P;< rcm-injUL' rniî y furent luLz «loil un 

<\o-s licnt^ ['; ']• lEIwtcur P.ilMin t*).... Oti prit aux 
ennemis on crsml nninlnr dr tintpraux t'Id'i'lPiuUrls 
huit pièces «îi t tous Icui ' 

(I9f. h* tharé- -isis rul d* 

trouble»' par l- [m 1 1 <lti comte do *.iiui-. mi {"^.^on Hia, 
qtri y ftit tiK' en cmiibnltant avfc h -aiicmip de ^alr-ur. 
« Le eardinni Mnzariri rt-loripna A VurU et U llny Ul 
M^rÀrh'iuT de Fr^nee ie mnn;in'. de Ville'itiier qui a 
ctë <;<mmi sims le nom de maréchal d'Aumont, le inar- 
t qM-^'irWïCijnincourl *t Irroarqnîs de Ut Ferté-Seilne- 



... La iuyé 
ire Hit bien 



2(IÂ. sAcne m: LOtiis ïiv a nriMS (7 jidn 1654). 

l'»r [>hili(»pi-tleCiuaPAu:ii. von itkHs 

La liiqoritè du Ruiavail éié déclafro en 'ïoanre solen^ 
It àm parlenimJ , te 7 Ki-^itrmbre 1(j51 , nvii-: la cMc^ 
^liMHiifl du sacre a\'ait ëtô ditTérc^*, tes maux publias ne 
perini-ttaul f»uère de swnjçer à des lelos. Lorsqu' enfin la 
IrauquiJIUê cnlèbi rétablie au dMlans du myaunie el mt',-iu 
defaori les armées frani;.aîfi«8 eurent repiis leur aftcetulant; 
,on s tteeupii dos iirépnradri àt eetle >;ratHle solenriil**. 

I» Elle sr fit a Ueims , le 7 de juin , aiee nne pimipe el 

« ooe nin:;niKc«nec iitrnontinnirr^. I.'èv^jue do Njîttstifi}, 

' 4f comme pciitiier «uiTrïi(nint et duvm-né de lu proviiure . 

« mtur étant y lit la (our.tijn. ibï riirclHï\'(}i|Ue , le Mfgv 

¥ kir» VHCtjuatil {^). » 

; Le procti-rcrUai du «acre de Louis XIV fait par l>Têquc 
"^ Mfis , SîoMm lo Gra^, a cunservé tous les détails <lc 

èmouie. 
« L'fgliie . deptn les bautr'!i iplerios jusqu'an bas, Ihnt 
n Unis [rdMeur <fuedbns la nef, et les deni ni^-s , lîloil 
V ictéan ot ornée ans pLa^ belle*^ eL de.s plus ricbefi lapi^ 
n Mlt4l de la (,o(irotuir; le morelir-pied de ratiiel et tout 
» le pavé ilii't:bu»r eourerts de gMuu.s iJipis de Tarquîe. et 
Ht le findaiitel ,. outre «ou marbre et .«on or. ret«vc en 
V. figures anlicpKS .. et eoriohy il'uoe inlÎBitâ de pierres 

fi) Pliilipiw (l« Bavière, lonitp |wlatiiidd Bliiii. « Otarlp^Louis^ l-* du 
nnitr , il«r ér HAvt^re. ri* <;^)tri^* île (^Hti^uf Ihi PriK<t4»4*hi*nti . rxttnir, 
d'iMiet. inarrrlKil Aaf lamp* l'\ Mititivi mMlafrir érLmit XiT, M 



S«luil drfiûli. 

N*95. 



QiHi>c>,l. 1,]). IJ». 



liicm 



l>. ml- 



fi&i ' GALEaiES BISTORIQCBS 

H précieuses dont il est composé , ùtoit encore p.iré des 
«1 riches cl précieux orncmcns de saliii bUnc en broiierie 
« d'or, que lelloy avoit donnes la vi-ilk- de son sacre avec le 
m resteue ladi;(|>eUe, etc. Auha$ du degré, devant le grand 
m autel, éluîl la cbaîre qui devuit senir à l'évèque dr Sois- 
•r sons pour oflicier, couverte, comme tous les autres banc» 
« et sièges, de velours violet parsemé de fleurs de lys »l'or : 
M vi:i-à-vis,à huit picdsouenvirondeladite chaire, éluit un 
« haatdaîz de huit pieds en quarréet d'un pied de haut, 
« couvert d'un lapis de velours violet, en liroderic de fleurs 
« de lys dVr, et sur iceluy, un appuv d'oratoire, cou- 
M verl d'un autre tapis , un fauteuil et Atax carreaux, avec 
m un grand daiz^uspendu nu-dessus, préparé pour le Rov, 
a le tout de pareille étoiïe : au milieu, entre la chaire de 
« rofTiciinl <*{ ledit appuy , un grand carreau de cinq quar- 
« tiers de lung, de semblable clofle, sur lequel le Roy 
«t devoit se prosterner avec l'évéquc de Suissuus, pendant 
«I qu'on chnnteroit la l.ilanic. 

1 Derrière , à cinq pieds du Ciuteuil du Hoy^ étoit nu 
M sié^e pour le conncstahic; un autre trois pieds plus 
n éloigne pour le clianceher, et plu^ en arrière un banc 
« pour le grand Alaltre. le grand Chambellan et le pre- 
« mier gentilhomme delà chambre. 

« Au coté droit de l'autel, tut mis on ttanc pourlcspairs 
N «cclêsiaï'tiques, derrière lequel il y en avoit un pour 
« mSJ les Cardinaux I etc., etc. 

« Du même côté . entre deux pillicrf . à douze (ûeds de 
•I haut, étoit dressée une tribune en forme d'oratoire 
"• pour la Rfine , la Heine d'Angleterre et les autres prin- 
« cesses qui raccomiwgneroienl. 

« Au rùléganche de lautcl , vis-à-ris du liane des pairs 
M ccclésiasliqucs, étoit un siège avec un marche-pied de 
« dcmi-pieddehautpour M. le duc d'Anjou, qui devoit rc- 
« présenter le duc de Bourgogne, et contre iceluy du 
« banc pour les autres pairs laies t derrière lesquels étoicnl 
f des laites pour les maréchaux de France et autres grands 
« seigneurs; plus l>as, pour les Serr**tairesHl estât, et plus 
« iws . en arrière , pour les ofljciers de la maisnn du Roy. 

« De ce mémo coté , entre deux pilliers, eloit élevé on 
4 échaflhut à douze pieds de b.iul pour le nonce du Pape» 
« pour les ambassadeurs et résidents dc$ princes étrangers 
« conviée au sacre , etc. (')- " 

L'évéque de SoissoQs » suivi de tout le clergé, ayant été. 
chercher le Roi à l'archevêché, Louis \X\ se rendit à 
'j W (lArtir, p. i9-,ii 



Dr P«LAU Dï TEBSAllieS. 



■M* 



I 



I 



looré de toDie sa maison et précédé du Siear île 
Rhodes ;*; . prand-mallrc tics ctTriuonie*. 

fi Les cfnt senti Ishonirat's de la maison du Roy tenant 
» leor? bcc« ilo cortiin, conduite \tar le marqni?» d'Uu- 
« mwrps, lenrrapiiainp, le sieur de Rode<, erand-maiirc 

■ des cérémonies de France, lèlu de toile d'argent, les 
« chausse* lroosicc5 avec bas d'aUache de soye. le capot 
« de drap noir doublé de tuile d'argent et tout rhamarrê 

de pa5sempn< d'argent, a^cc la toque de velours bleu, 

iTéi^cili'ient leRity. 

« Lt'raarechald'tstrées, fai^ntlacbargcdeconnestahle. 

comme lo plus ancien marëchal de France, marchait 

devant le Roy, l'épcc nue au p*iinp, revêtu de même que les 

pair) Iaks. ayant lesdcui buisî^iers-massiersàsescùtés. 

« Le Roy inaroiioil au milieu des chèques de Beauvaiâ et 

de CIùlIuos , le prince Eupène de Savoyc ,.'} portoit 5a 
> queue ; le chancelier (*j suivoit le Uoy, vêtu aune sou- 
« tanne de satin cramoisi, de sou manteau et éptloge 

d'écarlale rouge , rebrasrîè et fourré d'hermines . 

ayant sur la léte son mortier dcchancelicr de drap d'or. 

bordé et doublé d'hermines ; pni^ le maréehal de Ville- 
" roy, représentant le graiul-maUre, ayant le duc de 

■ Joyeuse . grand-chamhpllan , k sa droite , et le comte 

• de Vivonne. premier gentilhomme de la chambre, A 
«I sa gauche, vêtus tons Iroi^ile même que b'S pairs laies, le 

■ comte de Nùaille». capitaine des gnrms, commandant la 
« garde écossoise, tenant la droite, el le marquis de Cha- 

• rou liK . capitaine dos gardes en quartier . marchoient 
K derrière le Roy. et aux côtés les six gardes écusfoi-^es, 
B aolremeniappelJées gardes de la manche, vêtues de taf- 

■ fêtas blanc. a\ ce leurs Imcquetons de tcloors blane<( 

■ en broderie d*or et d'argent , etc. (*). » 

Les premières céréntonies achevées, « le chancelier rie 
« France 6t la convtM'ation des pairs proche l'auttd du 
« coté de léfangile , le visage totinié do côté du chœur; 
« la convocation Bile, sans quitter notre mitre, nyant 
« pris à deux mains la grande c()uronne de Charlemagne 
« sur l'autel , la mimes seul sur la télé du Roy, cl anssilOl 
m les pairs y portant la main pour la sonlenir , la tenant 
« de la main gauche avec eux, dîmes ce qui suit : Coronat 

• te Ikiii, etc. , el, après cette oraison , seui nous posftmcs 



.'-MaurlfPdoSitniie, 




(^ I" punie. p.« 




Accipc.cor9Ham 



AUecluNord. 

R.Hjeniba lisser 

Salle n» lo. 



du Nord 
fti-dc-chaus^f. 
Salle D« iv 



'âti6. Loms xrr reçoit chevalier ut. louokl m ïuiht- 
kispunr so\ iiiBREiMONsaiiKl.AtûRSM.c u'akjoii, 
DEPCis nue D'oHiiJLQis (8 juin i654). 

I>.ir M. Xavirr PfrK^ fn isiti , •l'aifTé) mi Inhreau 

Lt Roi . )c lendwrwin de son «icr* , reçnt le colfier dfe 
l'ordre du Saint-Ksprilde-i mains de fé^'^qnpJc SrtKsons. 

0»la ftiit, les ûiHcifrs des ortlres farrnl quérir Mou- 
» sieur . qui vint rerevoir le coïîier des tnains du Roy 
« et le manteau de fonlre; ensuite si majesté retourna 
o en sa place avec tous le$ autres, et Monsieur prit plice 
• dam le.* b.iu(c!ï chaises iln cftlê droit (').n 

Le comte deSenien ^ , les sieur* Letenïer('), tit 
Lionne (^) et de Bontlles ^"^ . uflirirrs des ordres , «bîs- 
taient fe Hui lors delarèce^ïontle Monsiiiir, dur d'Ai^tr. 

2G7. sitec DE STEKAT (6 août I6M). 

pî>f M. Dcrar.ssoin en liî». 

Los troubles du royaunin apaises permettaient onrin(d* 
reprendre eonlra l'E^afne une vigourensc ofTnnsire. L* 
conseil du Koî s'empr<»Md« diriirer lie nombreux rcnturU 
uries fimntière5. Le9Cér^ionie<t du sacre ui^suipeudirviU 

Kit les opcraliuDs de la Riierre , et lo sie^o tic Sleiiay (traul 
B résolu , le marquis df F»ticft, (rou\erneur de Siiian, 
lieulrnant général ikin-^ l'année du maréchal de lurtUDe, 
reçut le •ommandemont des iruup^ qui devaient être chir- 
géôs de cHlo cftireprise. 

C'est au siège do Stena^ que Louis X.IV fît sd proivère 
cftrapafçiie. 

L'cntreprifioètoil diflkile uni à cauM des forliiicalitns 
cr de la ville tpii élntrjit regubèces , outre une l»onne cir 
« tadelle, qu'à eause de la garnisim qui nn lai^wit pas 
m d'étrd très' forte. fiMljçre littroiipas qui inicO>ienlsorUe». 
R La eoor. podr s'en appmrher, se tran>;p<irU à Setian , 
II d'où IcBo^allasomcntàla traudi^.ehuF'cquieiKOM'v 
V fmlellemeni les troupM, qu'elles y firent des awtntcUle». 

f rfrt mMTrtlMt/MCI»^ lié 

l . . lie Sailli' , «.ïnl-* tIt'J' 

t: M...i,..i [ .. T. I|,i«r, 

^ le* 



âOfî 



IM . II.' m.irttL-bal 
juilK-t. t'i awiU 

' ' - ' 'lia 
i- 



Les ligne"; 60 circ<- '■ ■ 
(le Turomie mnri' 

IAISSÙ le CUlIUlKindr'lJtnil Mi liMl.^ 

«Vite sua anuéc. cl |ia^>a UMcuu , 

ir(*i>;iu\ K'ip.'iKHi'U <)ui .TNuk'ua eiili- ^ > 1. 

Ou ti'a\i)illi à pousser li'.->iUl.'iquçii ^ peuiltiii 
Il'H as^iii'jjt^z lirojil îles surtiu^jusqu'au )ii, tpj . i. i j.. i.; 
à [K1I1.CP (lu (licmiri couvert. Il fui alUqu* le '22 par k* 
régiiiiciiulc I>1 u)iri]iL',qui s'n 1<)l:'';i .mtos uticitction fori 
ti%e:l(! iturqiiis deGuad;igii< laldo rani|f(|ui |c 

canmiauiloil,) ilonn.i tlcgraixi <^iip\ali:ur. Iw*i5, 

ladi^sofdti'dn fo>si' iJr I<1 tiriuir InnccUulachtnèf, M-(ic 
Varrnms -;,inam:ha! île camp otnimnmLiril la iraïK'liée, 
y II' le (iiiiieur. Le kiittcmain '2Ct , I\ni lu tluux 

dr .^ Ir graiiil fossé de la riudellf. La mine 

d« la (U lui-UiDc «laiU en eUl k> :i8, clic lil son vffH. Oo 

Llaqiia la di'fni-Iui>^. el 0» V) htgen 11* âdurmusd'aoul; 

'tdcUolondifiiC- ' " ' tngnicntoi ' ' !i(, 

fnuiûère qu'on ' lumrnln i- 

eAsuitok>ii)> 
chclUti»erfcclioini 

canon; alors la iai i.i-'ju >*. 1 >-tii if (i<Mi> nr 1 u.Miriit-, n **.- 
gtuivrmiMirliAllU lartinniarlt'. LaxanitMiii si^riit avco ar- 
UHj<i«l haitaf^scJ rutcuiiUtiiluâMoiiliixMh >). » 

PUISE MT HOUt SÀlST-ËLOr 

Dtf««»OftCB IBM. AilLMluNonl. 

W irtulM W ^'nhqtiAti'* t^Ht^K <o«< rAdnnUiUlr.ition du âj|icu-ii, 
cardinaKI' 




âW 



âjiLBniFS iituTORigrcs 



po^er une longue* r^^sisUncp aux efforts rêiinî? d'une Armce 
nombreuse cl aguerrie , qui eompliûl lïaiis ses rangs les gé- 
néraux les plu^ expèrîmenlè*, FueiMjMagne . Fernando de 
Solis, le duc de Wurtemberg, le prinee de Ligne, le duc 
François de Lorraine, cl enfin le prime de ConiJê. que les 
tlernfers trotibles tenaient encore éloigné de la France. La 
plae.R fut investie le ^ juillet. Le cumle df Muntdejea (M , 
qui en était gouverneur, avait vu sa garnison réduite par 
la néressilé denvoycr au sièjje de Sienay une portion de 
son infanterie el sa catalerie à peu près tout entière; il 
lui restait à peine cent chevaux el deux mille cinq cents 
hommes d'infanterie. 

Le vicomte de Turcnne ayant réuni ses troupes à ccties 
du maréchal de La Ferté-Senncterre , s'était approché des 
lignes es^iagnoles ; mais trop in férieur en Doniore pour les 
attaquerai dut se borner à inquiéter l'ennemi en iuterrtftu- 
pawt SC5 communications et en coupant ses convois.Cep(^n- 
dant avec les faibles renforts (^ni étaionl parveims à entrer 
dans la %ille en trompant la vigilance des assiégeants, le 
comte deJtf ontdejeu opposait une vigoureuse résistance aux 
attaques sans cesse rcmiuvelèes de l'armée espagnole, hirs- 
qu'enfin la prise de Stenay changea la face des choses. Le 
Koi confia auï'Sitttt au maréchal il'Hocquincourt le coin- 
mandemenl des troupes qui venaient de Taire le siège de 
cette place, avec ordre de se rendre devant Arras , el de se, 
réunir aux marécluuxTurentie el La Perte. 

« Ces trois généraux s'assemblèrent, pour concerter en- 
« semble la ruîneducamp ennemi, et l'atlnquc mcsme de la 
« circonuallalion, s'il cstuit besoiudy penser...... Estant 

« arriucz à rèrainencc nommée le Cnmp de Char , parce 
« auc l'on croil qu'il n hyucrné autrefois en ce lieu-là, pen- 
W' ami qu'il faisoit la guerre aux \eruiens...,ils résolurent 
« de locruper pour y cstablir le qnnrtier du mareschal 
< d'Uoquincour. L'abbaye de Saint-£!)oy en est fort pro- 
fil' che; elle esloil gardée par des gens détachez de l'armée 
V ennemie ; il les falloit dénîrher de là : et on ne le 
• iKniuoit sanscanon.On en fil rouler six pièces... L'abbaye 
•• fut à la fin eniporlèc, après vue assez longue résistance... 

t Les généraux ayant ordre exprès du Roy. de tout enlre- 
« prendre pour le salut de la place, on résolut l'attaque 
M générale des lignes, el on choisit pour col effet la nuicl 
« du lingt-quatre au vingt-cin<piîéme jour d'aoïist ('). »> 

I ») Jean de Si'hiilf mbt-rg.rarolc de Jloniilcjcu, olor* lii'uloii.ini général» 
ppul» nurecbjl tli; France. t>j Arrat iteourtt . par La Me»n«nlîùrv, e»li- 
tl0Ddei9«2,p. ». *^ — 



I 



DU PALil» DE VEftSAItLBS 



209 



'269, ARBAS SECOmC PAR LARMÉE OL* «01 (25 aoÛ( 

I1U5VJ 
LEVÉE Dl MÉGB. 
PiirM. Mi|ipAl)lcl.iroilTl.en |R35. Vaittr 
H.-(!re 
L'atUque fut décisive; l'armée espagnole . repous.sée sur Cal 
tous I&s jMtinls , tev<i lu &ii>se d'Arras. De tous les généraux 

Îiu't servaient sous 1rs urdrcs de l'archiduc , le prinre de 
^ondé seul parvint h rallier une p^jrtîc de ses troupe», cl fil 
sn relraîtf en l»un ordre. 

PB Ayant avec lui le comte de Fuensnidagne, le comle de 
a Boulto^tUc vdcpais maréclml de LuxeniLHJurg .cl M.d« 
" Ligncùlle, il se retira de défilé en défilé, l'aisanl léte 
u de tcmp!:eiilea)psaux rrauçois. nulle suivoipnt de près. 
rt tes ennemis curent quatre mille uommc:^ de tués sur la 
« place, du nqiubre desquels étoiciit M. do Valcnûn, ser- 
" genl de bataille, et MM. de Puiney et Fournier. des 
n troupes de Lorraine. On leur Ht uo plus gnnd nombre 
« de prisonniers, dont ctoil 31. Stranestrof, onicier gé- 
u Itérai ; on leur prit plusieurs drapeaux cl éteiidars, cent 
K nièces de cnnon et tous leurs bagages. Du rùlé de la 
« France, ledur de Joyeuse Cj, colonel général de la cava- 
(1 Icric, fut lue , M- de Turenno blessé; au.^si bien que le 
j( chevalier de Créqui , qui s'étoit jeté dans la place. Le 
<i Ruy , qui ctoil à portée avec la cour, arriva après lac* 
« lion ; cl , quuiqu il n eût pas encore seize ans , il fui sept 
V ou huit heures à cheval pour visiter les lignes et le cliamp 
(( de bataille. 11 donna une S4:jmme d'argent poiu enterrer 
't les moris, fît son entrée dans Arras, et témoigna à 
<t TA- dcMonldejeu lasati.<ifaction qu'il avoil de la belle dé- 
« fense qu'il venoil de faire, et aux troupes combien il 
« étoit content de leur valeur ('). u 

i270. PRISE DU Qi'ESNOY (6 s<*pt4»nibrc 1054^ ). 



LnuiK Vin.' 



Pir a. DopREMOfR en itu. 



il Le maréchal do Turcnne étant entïé dans Arras, après 
•f en avoir fait lever glorieusement le siège, en sortit peu 
« de Jours après pour aller investir le Qucsnoy. Cette place, 
*r qui n'esl importante que par sa situation, ne l'arrêta qu'un 
» Jour et fut aussitôt prise qu'assiégée ( le 6 septendire 
« 1635} (*]. » 

i') t«n(^ Je Lorraine. •) Histoire mitUairede Loui$ Xt}\p*t QuInVJi 
L*»p. 188. :i. nUto'rt de Iwuif ï/r, pnr Lfnhers, i. I.i». 5'ii. 



AiU' tJu Nor 

H.>(Je-rttauss 

Suite ti" iS 



(28 uidi t6ô5). 



ParM.DtYAKWnii cfl i8M 



La guerre continua, mais faiblement, pendant l'amiée 
1655. Lm armées françaises, coinmandéps cli Flandre par 
le vicomte de Turermc . el en Italie par le prince 'niomis 
tic Saioie , iVcnRagérPiil aucune aiition ilëeisivo : la cam- 
tta^pie m borna à U prise de (ineli{ucs places: Landrecies. 
Condé, Sairit-lHiilli.iiii ru Klandrc, et negg^in en Italie. 

LosEspagri' lut. enCatalognc. dtsOpprovisioD- 

■emenls con^i ' O'Iaqnès et à Castiïiun , villes 

Toisines de la yUtiv tli- Hoses . qui était occupée par TaTmée 
française et qu'iU voulaient attaquer. 

« Lii Roi pour les provenir envojTi le prlnre deContl Ç) 
* CAmmandcr son nrrnée en Catalogne et fil ai «icr sit i*»!»- 
« seAnx de guerre el six galères, dont il donna le comman- 
a denH-ntaudnedeMrrofrur -'i- Dts que le pr'mec de Conti 
« ent appris l'arrivée de la tloltc , il forma le sîi'ge de 
a Cadaquès. ville mariliine el asscX bien forlillée. Les 
« galères dn Roi remorquèrent jusque dans le pr»r! les 
« vaisseaux qui ao^iiiloi canonnèrenl la place pendant que 
« l'armée de terre la canomtoit aussi de son cAté, il y eut 
m en peu de jours uiic brèche eoiJ<.idérablc. Lcgouvernetir 
« crai^iant de ne puu^tir s"U(t'iiir on a-^saul , rendit la 
« place le 128 de tuaj (^). •■ 



P«Til|oniluKw. 
B.<d»Ch«uuec. 



37â. UIMBAT fikVkL lie UARCELOKi: (2Î> Sept. 1655]. 

Psr M. Tltodore Oron m. .'m 

Il Le dur de ^'an4I•>rae^ qui cummattiluU la tolte du Koy 
u dans la Méditerranée , ayant renronlrè à t:i hauteur de 
o Barrelonnerarni^enavaHed E^wgne. ilI'irttai^uH. quol- 
d qu'elle fùl supérieure à la sienne , cl la baltil aprvs un 
comlwl Irès-wf île quriquos lu'urcç. Il fut siTumlé dans 
tf celle aclinn par le coramandLUr Pnul. unir itT gcnéral de 
« grande réputation sur mer, el par MM. de tialwrelel 
« de Por»n .., : le dernier qui éloil caidUine de l'amiral y 
c ftllblcssè(*J.). 



fi) Arm.intl 'Ir [tourlmii 
tMêii XIV . par Linurr-t, - 



t nui' 



.tur lie Venil^me. "> Oiimitear 
JlUtvirf puitMic* rfr JWnù X,I9, 



DCr p»ui> Di.»mtè«,iat 



2tf 



373. COMBAT hVTX VXtS9E'A\i Vft.KfiÇAXS CONtRE Or^T^Ë 
VAIS»GAC\ ANGLAIS (1605;. 



Bar tt. Tbèo. 



0«lita 1*11. 



■ ilCUOU 

« ou vdi^ 

n UUi: |i '( ijii.iii ■■ ■.!.•,-. 

« <K- lilii-i.:-! - h ■!-' rs . 

» le l|i^( 

d v-oilc \> 

« cl. vojrauL qii U 

« baiic. Ln ruinruDii 

tt cl «Je la rt:rnit(è)|ii li 

« qu'il lui enwyn une 

« lui rf^sloil lie îiiorflo 

« «n Franco 0)- ** 



irii'j fui cuiun- itro.iKHUiWe par U Ijelte 
lie . •uniluandnnl 
<M(Hin. Il fot atUi- 

II.' ....•,..-,iiix .ii._,.M- i|'i.. ,i/;i's un combat 

h -l-TS . h- - nl.lrr ■(,) .1.- .'ui.j.S fJc CJlOOtl , et 

■■■• il lui rustokuilc 

Ijint de sâ reudre , 

ir, il dWà SL-iilioucr sur uii 

m:» (al<i'i tûuilir de la valeur 

îKoii uii purullreiUiiis cette .ictiun. 

L>4r(}tt<> puur Ir ^uvcr îimu: ce qoi 

et hii permit ensuite de se rtilii-er 



Aile âa T^itt4 
PavilloDduRi 

ft.-Up-cliauss^ 



27\. SICCÊ ET PRTSTDE MO?fTTiti»Y 6 août 1657). 

Le raaTfchal de La F^rté , giii cnmiTMndnii tm rorps 
d'armée sur la frontière de Chntnpaitf le , rerul nrdn.' 
d investir la ville de Monlniédy. Il arriva dtMani octlo 

rilace le I2juin, iK fit ouvrit li tr^incliée devant b dladellc 
û 22 suivant. Le comt' 
camp le 27. mmila. la pr 
cHèv avec son r<'jyiiincnt. 

nlfnqvieqle plus vivenrh>nt qu'on 

■•(•fit n\\*i* hnaïu'oup Av 

,, - - 



Aile (Jui 
Salle Qo J0> 



us ['., qui se rendit au 
al, U garde de la tran- 



• Quuiip'on f\rr«flrit Irç 
poinoil. le- 
vakur f uqu 
Sedan avec l;i i 
arenrd» iiîr«» e:ini!; 
ils ' fiieiir lit ( 

«>■' ■ jçrnntle r 

Oi .iiiinir rnpf>orlequ( 



Le Roy, quiêtoil A 

ur la tin . i*l lear 

:<o. M. ilfMi'-Inn- 

un 



^I!.l iiisriii 



[iisr]! 



iiigl- 



Li'in-, M V 

trois fois le» travaux de l.» lranehi>e, tfupiquev rerton- 
iranccs qu'on p4t (iiire pour l'en cnripècher. 

MjurtL'v dr .S<i>uu', il4<i)uî» coluucl bt^uev*! ura t^UisM-i cl Grisons. 



iirtie centrale. 



L'cnipereDr F<!ri1inand 111 étant mort au mois d'a- 
vril 1GJ7, In diùle devait sassombler l'aiince suivante pour 
J'éleclion (le son successeur. Mnzarin sempressa d'envoyer 
fies amba^snilrors à Francfort : il voulait obtenir que le 
nouvel cfnpLTOur reconm'il les stipulations du Irailè de 
-JUunsler, et roiitinnàl d'a1>an(lunnor la cour de Madrid à 
vlk'-mèriic dans la guorre qu'elle suutenail contre la France. 
En même temps, cherchant avant tout le succè<; , il n'avait 
pas craint d'engager Louîâ \IV dans un traite d'alliance 
a*oc le prolectpur de la répiihlii|nc d'AnglcIorre , Olivier 
Cromwell : et Icftdcuv puî<i<;Hnce<; réunies devaient par leur 
««icen'iaMl contraindre enfin le r«i d'Ks]AKne à la paî«. 
Philippe IV la désirai L, elle lui él:iît nécessaire; mais il ne 
voulait point tenir compte à la France doB succès ulilenos 
dans les précédentes c;imp;igne>,etil fallait le conlraindre 
à Irnilcr en terminant la giMTce par une action éclatante. 

Le siège de DuiiLerque fut résolu. ItuiiLarque, enlevé par. 
le duc d'Enghicn en ir>if>, avait été repris |wr les Espa- 
Kuols. uialgrù la belle défense du comte d Estrades {';, dans 
celteanru''e(6ô2,oiilaiTance, victime de dissensionscixiles, 
perdit si'S pluâ belles conquôtcs. La place devait être assié- 
gée par le» armées coiiihuiéi'S de J'raiiçe et d'Angleterre, 
cl remise ensuite au pnilexleur : l'alliance anglaise ètail à 
cette condition ; Mazarin a^ait du l'aecepter La paix dé- 
pendait de la prise de Dunkerque. 

Le marquis de Léile y eoumiandait â Ia l^lc d'une nom- 
breuse ganiis4>n; il avait mis la ville et la citadelle dans 
Je meilleur èlat de défense. Ce|>endanl. quoique le fort de 
AfardicL fut tombé au p<juvoir de l'armée franeaise dans la 
cam|i.ignc précédente, on était loin de croire, à Madrid et 
à Bruvelle.*^. que le siéf^e de Dunkerque fût le but des 
grand* armemeols de b France. On les croyait plutôt di- 
riKé> contre llesdin. qui venait de se révolter et de se 
donner a l'I^spagm;; il était donc présumable nue tous les 
efTorls se rênniraienl contre celte \illc rebelle, minl la pos- 
session était d'ailleurs d'une grave importance. 

Le tiromlt; de Turenne fut chargé de la direction de 
cette gr;mde entreprise. Si l'on en croit La Mesnaniiérc, 
auteur contcmporani» qui suivit l'armée, il était d'un «vis 
contraire h relui du ministre. Il craignnàt de s'avancer dans 

(•) Godofro> <l'£>lrit<!r*, drpui» iniir«tclul de France. 



DD PALAIS DE VEftS&ILLES. 



»3 



un p3y> oancnii» av^iU de s.\'tro uiuparè Jus places forics 
qu'il lâisSdit df'i-rièrL' loi; niai? U wluiilè du rui, Irans- 
mî'te ^ar le cardinal Mazariii, alurs inul-puissant , éUiit 
précise: il fallut s'y conformer. TurentU' ai ait rejuinl 1 ar- 
mée le 16 de mai; o cite marche droit au vicu llcsdin , 
a dufil le> luaiures soûl peu ciîluignCiS du iiuuue^iii. Lu 
« Roy. accompagriè dr Philij>pcs duc d'Anjou, (ion frère 
a viiiquc. du cardinal Mazarm, des marcfclioux du PlessU 
« cl d« Villeroy, de Camille de Neuville , nrcticuvst^ue do 
« Lyon, el de l'etle maison si iiomlircusc nui fait dire aux 
a étrangers que les roys de France uMrcneul.toujuurs ei\ 
a corps d'armée (')....» 

Ualgré les pluies continuelles el les inondaliops dont In 
pays était couvert, l'armée française se mil en communi- 
cation avec Maidick. et arriva devant Dunker^iue le 28 
mat. Après avoir enle>é tous les travaux av.incès des Es- 
ikagnuls, le vicomte de lurenne ûl investir la place. Les 
lignes de circonvallalion étaient fonnoes il le siège com- 
mciiué depuis longtemps , quand , le ii^juin . il apprit que 
don Juan d'Autriche/') et le prince de Londé arrivaient eu 
«ue de Unukerque à la tOte d'une armée rnimlireusc. Le 
cardinal Maxann était avec toute la cour â Cal.ils , d'où il 
dicliiil M> ordres. Ses dép6chi*$ ne laissiiiiil aucun doute 
sur ce qu'il fallait entreprendre. U mandait à Turcnnequc 
«1 let fnnemi» approchaient, U cr^'ynil qu'il y auuit 
qvctquf chvse de tuviUeur o faire qutt de tes tUlendre Uflvx 
ht ligite» (';. 

L'«rniée espagnole orcupiiit les dunes ; don Juan . con- 
fiant dans la supériorité du nomhre , était loin de penser 
qu'il pût Ëlic atlaquc par une armée qui s'élevait à peine 
H quinze mille hommes. Main Tureime , qui avait résolu de 
prendre roffensive, s'occupa d'abord d'assurer les (justes 
de la tranchée, afin de se mettre à couvert dis sorties de 
U place. Puis, informé par un page du duc d'Ilumicrc!) 
pris la veille , et qui éluil parvenu k sèchapoer, qui- l'ar- 
moc espagnole n attendait pour coran)enccr les opération.^ 
que l'arrivée de son artillerie , qui ne pouvait être rciidtiK 
avant deux, jours , il arrêta aussitôt toutes ses dispositions 
pour le lemWmain . et le 15 , â la poiide du jour, l'arméi* 
française sortit des lignes et su lurmn en bataille dans 
l'ordre suivant: 

■ Treize escadrons à faite droite de la première ligi^e . 

f î^l u Sifçt de Ihittkfrfke, en l'nnnre mSB, |i*r I.a MrsHurdître, p; 5r>. 
MV/fin rt Autrlthf. lil» tiatufel île i»liili|iiip II. ^Vi Lf ^iVyp ite IMÊnkrrtke, 
Vn ronfirf it.3», piir La MfinurdK're. |i. ij6. 



«4 



Ufux (Il 



giment royal , deux ât 
d liiuiil l't de iioictie . un l\c GasMon . doUT de Turenoc» 
n un de Podnits . un de Bouillon , {Wkï\ do In Villette , un 
<i <1ii Omdray-Monlnon'^K-r H un d'Espint* , conimMidês 
tt iKirlpniaripiisdi ' ■ ' ' ; *'i V\r.ipîlninCR6nènil,elM. de 
!■ \'HriMitH'(-'.lirii .k'mI. Il milparrillrment Ireiie 

e^r.-idmns fl la g.«u. iir ..M i-rttv ligne, à W'a>oir tonde 
n l'AI'^iMT. deux du ijraml matlrc im de Ville([aior, un 
' d" Hôuvray , un de *ïatn(-tîea . un de Ca<li Inaii. im «le 

jWc, v\ rinq di* l.orraini, aux ordres iln marquis 

tl; f.î rqmr*)pld"HMnifcpfsr*;. îlyaToitdanslerenlrconze 

« bnlaillon^ , qui étoîent : un fies cardes franenises. deux 

% des pardef suisses, undpPicanhp. un de tkiuldubois. 

'* <r <ïru\ fie Torenne , tt quatre anj;k)i< . soits l« ordres du 

(1 marqnis df'G:id.i^ne. du comte deSoissonsr'^etde milord: 

« l.rtk.irl. Dix «rsradrons lorimji^nl t'nile- droite de la se- 

.f ronde Hpne, seavoir: deux de l.t Keine.mnle CœtiTres, 

fl un do <^Hif»nro«r , un de MftnrinT . un do Rolian , un de 

tr Royo. un dcMelin , un de M<irMHao et un ite Rorhe- 

]•.■'•'•■. 11 destina pareillement neuf e<îi^,'»droni; de l'aile 

!\o de colle lipne , qui cloienl ■ nn de G^nlis , nu de 

lorigni , deux de Belip . un de CoaMin elqnalro de Lor- 

« rains, que ronmi-in-iolt le romle deSrrtmbtT}; '"). Entre 

rt ces deux ailes ploient topt liataitlons : un do Piedmonl, 

t. un de Hatnbures , un de la Marine . nn d'E^naiçny, (rois 

*t anglois. eommandé!i par le marquis de Belfomlsf';. Le 

« corps de roscrvc consjsloit en quatre escadrons : dé Ki- 

H eheheu.de Soissons . do "Snçit^l. et un de l.ffrrains. 

B sous les ordres dn marquis doRiehelicu.;*) Le n)rps des 

< gendarme5. h la téteduqnel éii*it le marquis rleb Salle, 

' « souvlieuten.iiit des penurtarini''» ylo roi , eloit enlro les 

â deux ligne?; d infanterie . eompafè de Hyt eseadrons , un 

1 des jïonijarmo* du roi. un des f lioTan-légçn ifela garde, 
- mi dof gendarmes frossoîs , rin des gensdnrme» of des 
n chf*aux'*lêgersd.iiducd'Or1ran'ï, un <]c^ ^ensdarmes du 
« cardinal et nn de ses cheTaox-légeis. Toutes les troupes 
1 do'tinée? pinr h hntaillo pon^niçnt monter à neuf mille 
it bonimcs dinfanlerit' et à îix nulle chevaux C). « 

fii iAa]u«e do CMUlanu'IlHiniMiére, tk!|Wi!> oiitii-tiAl dt* fr^inre. 

lU'Bf r i)'' Niu'u. iiiiir-hii' i)\.' \',m!iii'>. "' rr,uj<."i- df HLiii» hcfort, 

1 I 1 - rna- 

...ip, 
Itom- 

■'■■ tiiHnH'tuil 

-•.•n«r«l de4 



I 





Lç prince de Conde, qui ït:iUait. saperçut le premier da 

mouvenirnl do l'armô* frnnraise; il se rendit nussilôt à ta 

Ipnie de don Juan . fH)ur lin prévenir, u D. liian el Car- 

a racene font de ïctir pari des diHgenrcs incroyables, et 

■b d empliiyeiit memeil lentement le peu de temps ciQJ leur 

^Wtt peste prtiir leur ordre de batiillc ; iage:int rpi'en l'eslat 

^■mi où e^tiûenl le«clnf*es, vnp rclralle en ronfusion seroit 

^^r< plus honteuse et plus mortelle qacleeombat te plussan- 

^B " glant tpii se feroil dans les formes (') n 

^^ Los arinces ne tirdêrent pas à se trouver en présence. 

^* « Le marquis de Tastclnau . à la ipic de Tnile giuclie , se 

•r iruuv&fit pnr su slluii(i(m pins jir6s des ennemis, cum- 

^^ " mença lo combat. l>ès ïa prrmi^re charge , il mit tellc- 

^■k « ment en dêroulr r;dle droiiL* de» E5])agnôU que don Juan 

^Wa tl'Auirichc. qui étnit h la tO(e, ne put jamais In rallier. 

^K^ hX«* marquis dtMt^dngne ('), a la Idle uerînrnnteric, se- 

^Bitt comVparlecomledcGnirhe r'\ le cnmtpdcSoissonsà la 

^H « t<ÏU'df«;Siii«;';es,]"frmilMrdl.(.'Lirl, conduisant les .\ji^lui$» 

^^-atompireiKenlièrerociiirinfanterie ennemie, qgi fut char- 

* g*o &vec bcmcntip de valeur , ]'épêe à Ja main. M. de 

« Tore nne sr tint derrii-re la première ligne de son infan- 

« lerie. où il pocin>it %nir (oui ce trui se |>assoit (tins les 

« iun(» , H cTod il s<* porta aux endroits ou il étoit néces- 

P« R»inpt, *^ » 
Ay^mtèlé inCmTiu,'i|ue l'aile droite, attat|u^e parle prince 
' de CoFide , rHiWissftil , i\ s'y rendit nnssilAl, sui^ i de la Berge, 
maréchal de ïwtaille. et l'm des meilleurs officiers de 
l'innée. La Berge fut taè dans le tnijet. La présence du 
vicomte de Tureime ne tarda [ws à changer la face aIu 
combat. Les troupes ralliées revinrent à la charge, et la 
victoire fut <l(ci<Iec. 

«Le prince de Conde eut son cheval lue souf^ lui... Le» 
w rotules lie Boulleville^*) eldeColi^ii {*) forent faits pri- 
« sonniers aupK^s de lui Les Ëspaj^nols curent^lrois 

- rii.irlevFHmi'' I- t - armOf* d» «li.T»; Ar- 

iMiii .If i.MiiK'ii' -If» «rin<efs ilu roi. 

• ihtUÀrrmihliti' I.p. 2S6. («; FrançftiB- 

lltiin ,\i- Moiioiioiai' i - dtitui- iluc 'lo Ui'-.nihouriï, prlncc (Ic Tiiigrj 
*» niwtekal (le France t* h*n tle Coli(my Sal'goy. 



(înloru* 

nmw. 



3t£ GALBRIS!» lllïTOBtObBâ 

« mille hommes (te (uès iJ.inr ix'tte occasion, t'n grand 

. I a nombre se nova en voulant se Siiuvcr, el on leur fit Itois 

« milU' prisonniers (*]. » 

277. LE KOI ENTRE A DLNKEROUE (26 juin 1658). 

Tibl('«ti (lu trtiips, il'oprcs Vandernieulenj 
et Lfbrun, \en t6io. 

«CcUc grande iKitaille étant finie à midy, l'armée rentra 
<i dans SCS lignes. I^s assiégés, durant que les armées 
<( êtuicut aux main», proruèrotil de ce (euis |)our faire 
H une sortie; in.iis leurs elTorls ne réu-ssirent poinl. parce 
a que le puarquis Oc Richelieu , qui rumniandoit le corps 
a de réserve, voyant qu'il cloil inutile d.iiis la bataille qui 
ti se dunnoit, ^inl au 5ecours des troupes qui (ïardoivnt 
les lignes, ce qui obligea les assiéj^cs de se retirer. La 
place tint eniure neuf jours après la balaiUe; mais la 
zarni^on , %uyant que le marquis de l.cile, qui défendoil 
la \itle. avûit reçu une blessure dont il mourut, demanda 
à rapilulcr le 2^ de juin, huitième jour de Iranrhéc ; le 
marquis de I-cde mourut plein de gloire et d honneur. 
It avoit défendu icUe même place â\cc la même valeur 
contre le prince de Condc, alors Rcm-ral de l'année de 
France , en l'aniièe 1646. Le roi tint au siège après le 
couibal; il examina .i\ec grand soin lu champ tic bataille, 
ot xit, le 25 . sortir la garnison , qui êluit de ireizi' cens 
h'unmes »an» les malades et les blessés. Le maniuis de 
Cnsleinau fut blessé en arrivant âu travail que les en- 
nemis avoient fait. On le porta à Ciilji.s, où il roounit: 
aNurit qu'il mourût le Roi lui cnvova le bâton de maré- 
chal de France- Le comte de Gunhe fut .iumi blessé 
d'un coup de mousquet On remit Dunkcrque entre les 
mnins des Anglois, selon le traité fait entre eux ('}. >' 



f^S. PRISE DE GR.VVELl.NES (30 aoùt 1658\ 



Ulc «lu Nuril. 

B.i1rM"b:iu»*n«, 



TaLlpau du lerep». 

Aus&îtût apn'r» la priM> de Dunkerque. les troupes du 
vicomte de Tureiine reportèrent doatit la lillede Bergues. 
Le Tlui suivit l'a rniée, cl peu drte[np> après il tomba malade 
« Mardick àcs fatigues de la campagne. On le transporta à 
Oilais. 

n La maladie fut si considérable, qu'il fut abandoooc des 







n médecin? de la cour; maison médecin d'Abbeville lui 
ti donna Icmctique , qui te guérit entiiTcnicnt... Aussi-tôt 
« nue le Roj fui réubly de m grande ma);idie, il partit 
« do Câlaiâ avec la reine ruôre et le cardinal de Uaxann, et 
alla trouver l'armée qaiétoità Bergues, pour régler avec 
M. de TurenDC ce que l'on fcroit le reste de la cam- 
pagne On tint un conseil dans lequel le siège de 

OravetJnes fut résolu : le maréchal de la rerlè fut chargé 
.» de celte entreprise. 

(• Gnvelinr^ est une ^iltc forte, et dont la garnison éloit 
a de trois mille hommes; elle est située sur ta mer, près 
« la rivière d'Aa. enlrc Calais et Dunkerauc. Elle avoit 
« clé fortifiée par Charles-(^iint dune nlanelle.et depuis, 
u ses forlifîcaljons avoienl été augmi-nlén.s; de manière que 
ti l'on regardoit l'etle plorc coiniiic l'une des plus fortes des 
u Pai--Bw ('). » 

La ville Tul investie le 27 juillet : le 8 août le maréchal 
de l.a Ferlé fil ouvrir la tranchée, et le 27 le gouverneur dun 
Christophe Manriipie demanda ;i l'.npituler. I.c cardinal 
A]az.iriii, qui s'élait tenu à portée du siège p^ior donner tous 
les ordn s nécessaires . prit lui-même [Hisscssion de ta place 
après qu'elle se fut rendue. 



t 



\t'AnRiyÈE D'A5>K iVaUTHICUK et de PUIUPPK IV 

' DAXS l'ilk des faisans [2 juin 16C0. . 

l'ur M. Juhcn-Mirlifl (il i: rn 1137. 
d aiirc» unt' (.tas utv du k'uip». 

l.a ranipagnc de ICiS termina glorieusemenl la guerre 
que depuis vingt-cinq ans h France soutenait contre I'Jls- 
pdgne. I.éoj old, élu empereur à la place de son père, ne put 
se dérober â la nécessité de reconnaître les stipulations du 
Irailé de MuiisI(T- Philippe IV , (}ui avait compté sur son 
Htliance pour continuer la guerre, était désormais hors 
d'ètfll de In (totirsuivre seul : i( fallut sonpcr sértrusenient â 
la pai\. lK.>s pteni|>o(enli.iires rurenl nommés par les deui 
couronnes ennemies, l.ecanlinal Mazarin, prcmirrministn- 
dn r(ti de France, et don Louis de Haro.-,' . premier ministre 
dti roi il'Kïpaj^ne, assistèrent ;i toutes ie-i ronférenrrs qtii 
eurent lieu sur les confins des deuK royaumes, dans une Ile 
de la rivière de la Bidassoa. appelée alors niede lUOpilal 

(1} tiitlmrt mililairr rfn Loui$ Afl, pir Quînry. (. I, p. iSS. <;i.< Doit 
tHi« Mciidrt (il- Hiiro et Gu»Ddn, n)vr(|ui9 de Carpio > coinlt-Hliic d O- 
clc, de. 

10 




i 



aALBRlBS HISTOBIQUBS 

uu des FaiuQâ. cl à qui renirevucUes deux souverains «, 
donné depuis le nom d Uc de la Concurde. 

LeinanaRf de Luuis XIVeUlt;l'inf.iMted'Eàpagnc Marie- 
TIitTÔse d'Autriche, lille alnêe de Pliilipjic r\', ctail une des 
tonditlons <lu iriiilé. La paixliitsignée le 7 novembre 1*J59 ; 
Hlfi devait cn^uilc tire rûLifice par les rois de Vraoce et 
d*Esp;igue , dans le Heu mcnie où s'ètaieni tenues les fon- 
rércnce;^. Louis XIV ar<riva, dans les premiers jours de juin 
de l'année l(i60, à Saint- Jean-de-Luz. sur la frunlicre des 
Pyrcucc$, cL Philippe IV se rcmlit également . ii la même 
ènoqlu^ sur ks lîmile&deson royaume, â FonlarabJe: ces 
,, ^nx villes setrauvenlâ quelque distance de l'iledesKaisans. 

« Avant r'enLre\uc puLlifiue ctUéelarèe, il y eu eut une 
« particulière et secrète, auUinl que le peuvent être les 
w démarches des Si»uvernins : le roi y vonlul paruUre in- 
(I coKnili). Ce fui dansleit munies apparlementâ qui aboient 
n été biHiA pour les conférentes que se ûl lenlrevue des 
Il deux monarques. On y avoitajoulé des galeries c^Miterles, 
» et ils avoient ëlé embellis de tout ce, qui pouvoll Jes 
« rendre raagniUquo» et brillants (').,i> , 

On Hc connaît pas l'ordonnateur de celle ct'rèmonie pour 
la Franee ; mais on sait que le peintre VelasqueK, alors âRé 
de soixante et un ans , maréchal des logis de Philippe IV , 
,,ocdiinna les dispositions de la piirtie qui se trumaitsur te 
tetTiloîrc d'Esi>agne. Mademoii^elledc Monlpensier, dans 
ses Mrmoires, m a oonsi-rv^ U desrription. 
•f « Monsieur eut eut ie d'aller dan^ le lieu où setenoient Ie4 
* fonférenecs : j'eus la ni^me curiosité Jallai avec lui; 
n c'élnil à deux lieues de Snint-Jean-dc-Luz ; c t-st un 
u Heu qu'on appelle l'tle du Kais^ni. L'on passoit un )>onl 
a qui eKiil ronnne une gulerie qu'on a*oil tapissée; il y 
1 k avoit au bout un salon qui dnnnoil sur un piireil |»ont 
« \tM\ du citlé d'Espagne , de même que le nuire du côté 
« de Frnnre. Il y avoii niie grande fenêtre qui donnuilsur 
« la rivii-re, du coléde Fonlarabie , qui étoit t'embuit j)ar 
« où on veiioil d'Espagne: ils y arrî^oient par eau. Puts it 
« y avoil den\ portes. 1 une du cûtède France et l'autre dw 
•t coté d'Espagne, pour entrer <lins dcu\ rliambres maf^ni- 
« fiqueinent nieublëes. avec de très-belles tapisseries. Il y 

"voit d'autres petites chanibrcs inul autour avec des 

lincts. et la siillc de l'assemblée éioil au milieu* à 

lutre lK>ut de l'Ile. Elle me parut Tort grande; il n'y 

(') atéloin 49 Ivmi* XÎV , p«r Limier», t. T, p. 6M. 



DBMUtS Dl VUSAILIBS. 19 

frvoit de ftiiMrr f^n'h l'eJHlroil qui avoîf lA vuo éiT la 
hvîùre. oùrrm melloit ilettx s(-ntini*tlo$ lorsque les rois 
y éioi«nt : leriirpsdi' tjarticse lemiit hors «le Ille. Les 
ganit»» èUtieot dans deux hU«» .luim's Ou vrstïliule ifuiit 
j'ai ptrie; chaque chnmbre n'avoil qu'uno p4>rie, à' la 
rèiorve rie la Mlle de la Conferoncc . qui en .ivoic dvii\ 
vis-A-^is l'un« de l>»lre, «l qui ^(oiï r,.min* i m .i«^jà 
liil. Tort fçrandr ; a proprement |vir]er li- 

bres l'uu n'en avoit fait qu'uno. 4. a : ., tè 

d'Espagne étoit admirahlr. etHu nùltt: lus .<- 

jmolB avoient parterre, de leur côté, des t ■; «se 

à fond d'nr et d'argent, qui éloient iwrvfillitu'i^'nienl 
beaux. Les rKVIre5 ôloient d'un velours crniii»ti»4 . rha- 
.marn's d'uit ^ros g»JcH) d'or et d'.nrfïPiil l'i- » 
er Le roi d'Espiivne et ririfiinle s'y rendiiTiit. le â juin, dans 
OQof^lirtte loiile pwnle dedniit cl defcnrs , simiet^nn 
grniid uonibrc d'nuLres. où êtnicnl don Liiuitide Harit eC 
plusic'ur-icrtnds .'T' ' 'V ' ' ' !»•, 

sa nrajfstf! cillh'' i*l 

1j L'OIKluistl à In riDiinnrr lic irf 1 .iMiiiMi'in r , iil i.i rvtllV 

raérr. Anne d'Autriche, alfendoit le mi, son frèr*- et «a 
mère avec Umle sa &nïlt^(*\ « 

ETTIlKVrE DH LOnS XIV KT WB VllUAf^Vr IV 
DANS r/iLR DEfi PAtSAXS (7 juln I6(K) i 

Pif Ohiirli'-i 1.1 i,i;i ?* ■ 

' •■' I 

<x Le lendeiimîn de ceitte première cnlrerur ( 2 juin ] les 
». premières cérémonies du mariage se lirenl à F(»nla- 
« rabic, dan:» l'égliso cAlbêdralc. Don Luiwi de It^cu 
a épousa finfinte . en voriu de la pruoqrpttou que s.i ma- 
« jeslé trèj-chrétienne lui a^oit einoyéé^ 

R Trois jours après » les deux rois . accompagnes chucuii 
« de leur cour, et suivis d'une firande ofllucnce de peuple 
« alliré p,ir la nouteauté du spectacle , relournèreiil à I Ile 
« de inCoiifërciice, iiowr y promeltrt et jurer solennelN- 
«I ment ) cx^ciilimi ini traité île pnix. Ils se peaouicW:n-nl 
« les IcntoiKtiiiHes récipruquc-ï do leur estime, et se dirent 
fl encore . le jour suivant , ipii t-loil le 7 de juin, nu même 
« lieu, pour la dernière foi.s. Avant que de su séparer, le 
« Koi (l Espagne donna sa bcnédicliooà la reioe sa fille. «I 
« la remit entre les mains do Roi son époax ('). '• 

(V Mtmoirm de 3tndemni*eat> rfc «owfwfwfcr, t, V p. {!«. (!j Uifmrv 
ftv Louù XIV, |>ar Limiers, 1. 1 , |i. 2ia. {*) Idem, p. fiJT. 



ittir -vui 
-«Ir-rliAiissifC 

<i.il<'rir 
I.OUI» KUl, 



230 «AIJlRlfi5 ttl>TOBIQDS.« 

Louiâ \1V éliiit arrompafcné de la reine aièro , de Uon- 
AÏfur. duc dOrlèiin.-i ('j. son Irèrt*. du prinie de <!onty {_•} 
et du cardinal Mazarin, premier ministre; madame de 
Navailles ('\ dame d'honneur, était à U «uitede la reine 
mère. Parmi les grands ofliciers di* la eourniine on remar- 
quait le vicomte de liirennc. qui venait d'être nomme ma~ 
rcelial général des camps et armées du roi , <'t le maréchal 
due de (îramont. ambassadeur extraordinaire . i|ui avait 
fait à Madrid, au nom du roi, la demande du maria^fe. 

Philippe IV était sujw de don Louis de llaru , premier 
niinihtrod'K«|>agne; de don Pedro d Aragon, capilame de la 
garde bourguignonne; duniarquis d'Aytone(*). du marquis 
de Mab'piuue, graud-mattre des eérêmonies; du marquis 
de l.eeee ; et du comte de Monterrv \'). tous deux his 
de don Louis de Haro; de don b'cmiinilo Voués de Cantu- 
. Carrero. sceréUire d'état; tie Pimentel J) et du peintre J 

L'inr;inti- arriva a*ce le roi d'Espagne Elle portait, selon 
le rêritde Mailemoiselle de Montpemicr, nwr \c j/juarda- 
infavtc. unt- robe de&ilin blane vu brudcrirsde jais. Coiiïee 
CO rlieveu\ , elle avait un bouquet d'êmrraudes en poire , 
AVer dfs ilianiatiLs qui étaient un présent du roi. 

Madeniniseile de Montpensier avjiil assi>ité à l'entrevue 
do 6 ^uin ; mais elle ne se trouva pas à la cérémonir dn 7 , 
où , ditellr. Ui reine mère se rendit tntitr siulc. Elle rap- 
porte diius ses Mémoires que le roi frEsp^ignc regarda 
longlcnips M. de Turenni-, et dit à plusieur<irepriso.H : «Cet 
•• Itoaunt- m'a donné de méchantes heurrs. u 



i 



âHl. MARIAGK UE r.Ot*l!» \IV KT 
D'ACtKlCUE (9 Jtliil 10430/- 



1>K MAItlK-TIIKHÈSI-: 



' fenifjilc. 
i-lafff. 

N" ». 



Tabh-nu du ieni|if. il «|ir^ Uiarlt« L.cl>ruii. 

La rélébralinii du mariage fut renouvelée en France le 
9 juin . diin» l'église <b' S^int-Jean-di'-Luz, avec tout l'é- 
clat et la ptinqN* que rérlamail une sî auguste solennité. 

• Il f .i\oil un pont pour aller du logis de la reine :i 1'^- 



'*/ i'hilip(w «le Vrntu'f , \jrrcrtUr%amTn\i Jur irAnJon, (t Armand (J<» 
Bsiirbtn . rinquii^ltlf aiH dr lloiiri Jr Itiiuilnui. Il- <iii i<niri mlrtrr df 

('.Biide. 'I ^uMttm- Je RjHdean, <u inmr 

|ta)niiui) dr UaïKaiIr. ,v f.^i^iutil << Mnit- 

niqurdcUJfo. T) t>nii Àiiioiiiu Alutu , ....uori 

XI* comir <1« HeMveiiip. 



DC vàLàii bB vsaMiu.u. 



231 



glisp , que l'on avuit Uipi&sc par en bas tout le long de 
U rui- où i) Ullrijt allrr. 1.;» rc'mc avoit un m<intPAU royal 
de Tclours- viulet, si-nie de nrupi de lis , un habll blanc 
desM)u« de brocjirl, avec i|Udntitè de pierreries, et une 
: couronne sur l.i lè(e ('). » 

I « 1^ roi ;ivuil un hahil noir cl mille pierreries; !a reine 
s« miï auprès du roi, wus un haut dnis de Tolnurs >io- 
«i lel , (tarseraè de fleurs de lis dur, cl ïestradc êloit de 
» m^nie , eest-à-dire le lapis , h-s rlwises et les rarrenu» ; 
« le loul louverl de fleurs de lis d'or. D'abord l'è\*nue, 
« avant que de comnicncer lu messe , ap^wrla au roi I aiï- 
« aeau, que le roi donna h In reine, et la inoiiitoie «mr un 
« baMii) de vrrmeit doré. Quaml le roi alla à l'offrande , 
o il fui accompagné du granil-mallrc des cérémonies de 

Rho(Jes (*) . de ses capitaines rjcs gardes , de Vanles Cj , 

1 qui commnndoit la garde suisse, et de d'Humières {*) f 
" (^uicomniandoitlc<i gardesappèlésfrccsde cvrbin; etMon- 
« sieur, frère du roi. porta *on offrande .. Mademoiselle ('), 
« fille aînée du feu due d'Orléans et fille unique de sa pre- 
« mière femme . portait l'offrande de la reine, et mesde- 
« moiselles d'Aleneon ('j et de Valois Ç*). ses sœurs , por- 
« loient la queue de la reine (*) » 

La cérémonie fut d'une grande magnificence. La reme 
mère y assitila avec rhabil de veuve : wm estrade en velours 
noir, MUS un dais de même étoffe . élail séparée de celle du 
roi . et â sa dnùte. Tous Ici; princes grands officiers de la 
ctmronneet grands du royaume, qui avaient suivi la cour 
à Sainl-Joan-de-Loz. s'y trouvèrent : on y remarquait le 
duc de Vendôme , fils naturel de Ucnri IV ; le prince de 
Conty , les comtes de Soissons (") . l'è^èque de Fréjus ,'*'], 
les roaréchnux de Turenne et de Gramont. 

Le cardinal Ua£:irin remplit . daas cette occasion . les 
fonctions de gninil aumônier. 

La messe fut célébrée par révéqupilcBaymme[")et clian- 
tcc par la musique du roi. 



i 

^■Po(. Miffin'ur de tUiiKlfs. ftc. ii KMiivois Ri-ru'C 

l^<le varrlo^, lirulvtiit' • *! <]••» nritiet*» itii roi. (*■ l. - , 

IV' du noiTi, depiii lie KranCf et ilur it'llin '.'le- 

Mirie-Loutïf d'Or: ^iwiieUe dr Monipenn" ^-viU 

rt'0r!i?aD8, di'piiiï linnuM.- <i<- lA*.r«ilu', di* nuise, pir . mirvoiRC- 
Ma.li'Ii'iiir (l'Orl-MiK, <lo(.ois .|in'hciw*> il« Savoie. l'I JI/bioimi >t* Ma- 



t. V. II. 1^0. (-} Henri 
Ht^'tu'r.rMpUi Jii H(!C, mariitiis 



doiHi} dt Moiuiillt , \ul. \ 
SavoinC.artifnaii ut Eiig^iie-Maunc- 
'") Jean Dolce. 



ijl. 1*1 Kiriiibiniip|-l'liilibi;ri-jLm).HteQ do 
Ir Savoir. [ ■*) Josupli Zufiffo Oniledri. 







i>.ii<-t<> 



<!oU>crt (ul un lUs hûmraesquc Biauriu t^oipkjya le plus 
(ictivenient daas les UvrniiTe&Annèci de mmi niintslcrr. Le 
•cardinal ciin&erva toujours, cl même pvndsnt la is^adie 
4oai il niùnruL, lu direction des ASwth : mai», sviilMil sa 
lin prucbiiitm» il ii« nv'Kligea rivu \»)Ur faire conuaiUe ûu 
fiot lit vnritr sur l'clat U« aui royaume. L«s financcA, à U 

.J»^lv tlcâ luii^ut^ ^uvrre» que )a Franco iivait suulvaiMS. 
ciaient dans un dUdou: dcjabrcinï'nl; il était instent d'y 

, ijHirUT rexucdt! . tt c ùUit là kt sujt-l Ir plMs nrtliuiire drs 
eiUrclitfUs du luonart^uc el de son nimifllre. Colliert assis* 
tâilà luu> cet entretiens: Luuk \IV y sut i^iprcfûr son 
scie el tes talents. Au»sl m plaec «>tait>e)lv df^a marquée 
érr" ' -''"nv (hi Roi» qiuind \c cardinal Ip lui présenta offi- 
f I ')inmi:riiunmielr(»lus<-dp;iblrdc rt-UililirVordro 

il.ii.> . ...... -uiititratiuij dfji requins de IVUI. l.'fiulcur do la 

yiv de UilUcrt rnppurtc qiir Maurin , à ses derniers mo- 
menls. rL-romm.iiMUnl s<in protège au Koi. iui dit («s pn- _ 
rôles : Je \oa8 Uui$ tout, sire, mais je crois m acquittera 
u «uiurs Vutre Majesté en lui duniKUil Colbcrt. a 1 

.M.i/.iriii mourut le IG nui Ibbl , dans la cim|uanl<Mttii- 
tirno- ^iniii'-t' dv son uge , ;in ctuitcau de Viiu:eniios, nù il 

„llcUil Liit iraiLs|Ktrter. I.uuis \1V «tonna alor.'i U Fr«ne» 
f^. luHto rJlLiir4»pe en preitant Ini-métne les rttH'S de l'état 

ttlHHlf uc les phi»quillur jiuquâ sadernivj'c heure. 

2S3. R1^l*AnATUl5 FAITE AV ROI» AL' ^OM I»K PllILIFFE IV 
BOl 1»'eSPAGNK. PAU LE COMTE DE FlEMEji ( ÂV 

mars 1002). 

' ' ÎAhlMn an i^mfw.d'tpr^ Oi^tln l-i^run. 

La paix était â pcïnc conclue qu'une quostiun de préséance 
entre les amb.isMdeurs de Fr,u»ce cl d'Espagne fut sur le 
^ll'pûinl de Li rompre. 

l.f 10 iH toliTt- 1('»GI . k l'entrée de InniUis^idcar exlrmifw 
pIîimiii' dr Sui'di: prés de l.i r<mr i\f Londres . li- tmron il^ 
\\ ,1 (\III< .iinliuik.Hlcur d"Es|Wj;ne. prrtrtiilii .nnir 

- 1 '). aiiil)iiss.ldeiir d*.- i 
>. i . I >;! - .i»ie. pt plusieurs des ^ ■ ■ i i' 

-ttde de France avaient été tués stir la place. Loois M 

(<J G«iScIraj d'Etlrades, drput» maréclial <lc Fraiicir. 



I 



D0 PAtATS 



TEHilLtES. 



22) 



Hanf^nfnrmc, rtonnn ordre an roratf rtc FtifnsaWa«ne, 
jimba5Si<1rtir crEflwOTc . rip quitter .iu^Rit6( la Frana* Ln 
iTj»aration suitH l'uHcnic de prtii. Philippe IV désnTutia la 
MTidwttr de non nmbnssadnir; 1p biiTon dr. W,iltç\îl|e 
fut rajipclé, et Ir comte de Fuenlc5 , ayant clc' cn^0T^ e\- 
trnorainairpmpnf pri-s de In ronr de Fraiwe , fit de la pari 
de ft<tn iiwltrrij ' r-;ili<in authentique . m \rrhi de la- 

quelle le* mil!' -nols ne coiiroorniient idusdésur- 

înai*i aver rem ru- I r.iurf. 

flCejounrhui. vingl-*|iinlrième dn mois de mnr-». m ma- 
« jesié aynnt ru afîrtablc de donner aoHifnrc dans sou 
n grand rabinet audit loarquÎ!! de las Facntta . nouvelle- 

• incnl arrive en sa couf . et M. le comte d'Arma^nae ') 
« TayaTil amen^ à, sa majesté, ledit marquis de tas 
« Fuciitcs, après lui avoir préjcnlé la leLlre de crcnoce 
a da lioi calholiqne qui le d^^laroit s*jn anibassaileur, 
« et fait SCS compliments en la manii^re aceoutuméc , 
« rendit À sa majesté une seconde lettre du roi cathuli- 
1 que, aussi en créance sur lui , au sujet de l'altentat com- 
mis par ledit Watieville {*). » 

Le eonite de Fuenteslut ensuite r«tte déclaration en pré- 
sence de Louis Phélipenut. sire de La Vriltière, comte de 
Saint-Florentin, liaron de Hervifet de Cbàteauncuf-sur- 
Loire. ctmimandeardesordrrsdu Kni;llcnridi-Gueoégaut, 
S('i'.;ni*nr dn Pie vUs. marquis de IManri. vicomte de SetUiHae. 
(iiirod deSaiiit-Just, commandeur des ordn^s de sa m^esté; 
Uiebel Le Trllier, aussi commamleur desdit ordres, et 
Louis-JXenri de Lomeiiic, comte de Itrieiine ei de JUunt- 
bron . baron de Pongi , tous conseillers do roi ai ses 
conseils. 

ft Je suis bien aise , répondit Louis XIV , d'avoir entenrlu 
« la déclaratiûn que vous m'avci: faitr de la part du Roi 
H votre maître, d'autant qu'elle m'ùbligeni de coolinaer 
s à bien vivre avec lui. » 

« Ensuite , le marquis de M Fncntes aViant retîft>. Sfi 

• nlojcsté , adressiint la parole nu nonce de «a saintoLé et 
« fi tous lefi ambasbatleurs et résidents qui iïtuieDi présents, 
« ftit . 

v Vous avez ouï I» déclaration que l'ambasMdeur d'Fs- 
« {uigne m'a faite ; je vous prie de l'écrire à ^us maîtres . 
a afin qu'ils sachent quu le lûti eallioliquu a donné ordre à 
(I Ions ses ambassadeurs de céder lus rangs aux miens en 
f ivutes ticcasioiis.K 

f ' t.oiii* .11" LorraiM, grand (enjer de Franre. {f\tti*toire ie tamtUt » 
par l.iioiri». t. tl, p. 61. 



Mag«. 
S«lon 



S9I ftALKHlE^ QISTORigCBS 

«A laquelle audicm-eoulêtu présents monseigneur ledvic 
M rlOilôans, k-prinre ilcConde (\, leduc J'EtiKhien v*,. le 
t chancelier, \, plusieurs durs, p^iirs ei ofliiier-. de In ron- 
« ronne, et autres nuUililcs pcrsonnaRes du conseil de sa 
H majesté: ensemble tuusles.imb.is5âdours, résidents ou en- 
.K voyés élanl présenlemenl en cette eour, lesquels y ont été 
■ conviés, le nonce du pane, les ambassadeurs de Vtiiisi' 
" et de Snvdie. Manlouo, Modéne et Parme, lesamlwssa- 
« deurs de Suéde , le» trois extraordinaires de llullande, 
* avec lordinaire, les envo\és et résidents de Mayenee, 
« Trèvps, Brandebourg et t'alatin, de laicbiduc d In^t- 
H nruck . du duc de NeubourR, des ducs de Lunebourp , 
I' llrunswick , du landgrave de Ui'sse, de ré^è([ue do Spire 
<( et du prince d'Orange Fail à Parts . ce -JA mars 16&2 (^}. » 

284. LfvS CLEJ'S DK MARSAL RKMISKS AU RO| {V' 

suptetiibrc lGti3j. 

TjMciu du ump» , (t'spr^Â Chdries Lrliruit. 

■< Encore que la France jouit d'une paix entière . et 
« que le Kot employai tous ses soins pour en Taire ji^iiier 
< les fruits à ses peuples, il eut a\is néanmoins que le 
'«duc de Lorraine (^]M>uloil toujours tenir eittre ses maîtis 
!•« Marsal , au préjudice du traité fait a^ec lui: ce qui 
« obligea sa majesté d'ordonner au romie de Guidie t'O fl à 
« H. de Pradel d'investir cette place avec les troupes qui 
o éloient en Lorraine , ce qu'ils firent dans \v mois d'août; 
a mais le Hoy ayant appris que le gouverneur qae le duc 
a de Lorraine y avoit mis, vouluil la défendre, sa majesté 
K résolut d'en faire le siège dans les formes: il en chargea 
B le maréchal «le la Ferlé avec un corps de troupes cl y 
« marcha en personne. C'ètoit une des meilleures places 
« du pafs, tant par la régularité de ses fortiGcattuns que 
n par sa situation avantageuse. Lorsque le Hoy y arriva, 
M on y avoit déjà ouvert la tranfhée, et les travaiu étoient 
a déjà fort avancés , quanil le duc de Lorraine . après onxe 
» jours d'attaque, envoyaà sa majesté le prince rie Lixen {') 
« avec des lettres de sa part |>our l'assurer qu'il envuyoil 
« ses ordres pour lui remettre cette place, ce qui fut e»ê- 
'» cutc. Lemarècbid de la Ferti-y entra aveclestroupesdcs- 
ii tinéef pour la garnison. Le Koy en donna le commande- 



>) L«uls tir KourtKii 
HoiirlM)», III' lin I 
Lluiirr» , l )), |> 

c^«ral dMjrmi' - 



II- 



dii rinin i If grand f'onilt' ' l'^'l llfuri-Jutrs il« 
ir.* S^ttuit'""- • Hitliiirr rit L"Uii %H\it»r 



IV. 



Armaïul dr Gr«iiiuni, 



lieuicnanl 



DU PAI^IS flB VBBSAtLLIS. 



22â 



« ment à M. de Favri , lieutenant des gardes du cûrps; tt 
« après avoir fait la revue des troupes qui avoieiil été em- 
n pluyt'>4^s à cette expédition . il rendit .lu duc de lorraine 
o le reste de ses états, cl s'en retourna à Paris 0\ « 

. LE noi RKÇOIT LES AMBASSADECAS W.S TREIZE 

CANTONS MISSES (novembre 1663). 

Par Antoiiic-FronçoU VA?«DERaRt^xii, vers 1477. P«niecciitNl( 

<« Sur la fîn di; rette nnnre (16(33). les treize cantons SjiIIp 
suisses cnvoyèrml en Frnncr leurs amliassadcurs. piiur ''^ <i«r(l»>»ili 
renouveler leur alliance avec le Riti. C-cltc alliance est trè»- ***?* ',ot. ' 
ancienne; ils \a rrnouvellcnl Itiajuurs quand le temps 
porté par les traites est sur le ixiinl d'expirer. Le dernier 
avoil été fait sous le répne d-" lienri IV. pour lui et pour 
le dauphin son flis . qui depuis réf<nn sous le nom de 
Louis \II I. Dés les premières années du réKne du Roi, 
rânlt)ns rherchèrenl à renouveler celte alliance , roiiis 
conjonctures des tenifisen avnient retardé l'exécution. 
Cntin, eclle année, ils envoyèrent une cétéhre ambassade 
À Paris ; leurs ambassadeurs y reçurent les mêmes hon- 
neurs que dtt temps de Henri IV (';. n 






BBNOirVEU.E.VEXT D ALLIANCE ENTRE LA FRANCE 
ET LES CANTONS Sl'ISSES [18 nOVCHlbro 1663). 

Par ficrrr Si**, od icto, 
(l'Apr^ti Cliirlc!> Lclirun. 

« Le Roi, pour lui et le dauphin, son (ils. jura solennel- 
lement l'alliance dan«i léglisi' de Xmre-Dame. 
K Sa mrrjesté, prèrëdée des cenl-suïsses île sa garde, ar- 
rivant a la porte de l'église , y fut reçue par les princi- 
pnux du chapitre, et conduite au durur. ayant avec elle 
qiialre hérauts d'armes, et à ses côtés les huissiers de la 
chambre portnnt les masses. Elle se plaç.i au milieu du 
ehfpur. sur un Ltpis couvert de velours rouge, semé de 
fleurs de lis d'or , sous un riche dais . acconipagm-e de 
Monsieur , du prince de Condëot du duc d Enghien. Les 
éveques et autres prcdals éluienl en leurs ranfçs accou- 
tumes . ainsi que les secrétaires d'clat , le corps de ville , 
les ambassadeurs, et autres ministres des princes étran- 
gers. Les ducs et pairs cl les marèrbaux de France. 

I. i.p.aaa. {«] Uit- 



Bitityire mHitair«dii touU XtV, par Oaincy 
d« louit XIV, p«r Ltmlert, t. Il, p. 5i, 



l'«ru(< c«n(r«le,^ 

«IrVcrrure. 



10. 



« do U ohamhiv TMiotont siprè*. Xi»« amlj;ii*..i'Jrurs dps 
« t'ftfflons aynm pris k^Ir^ plai'M . pi le Hoi 1rs ayfln* sa- 
t> lues. 1,1 TïH'sa* ftrt rMcbfvr^sir l'àv^qnc fleCluiHres ('). 
« il l.ii|tiLlle luiilrfuis les dcpulcs des cantons pi<itr<;lanl!i 
«hia'asuûièreat pt». Ooaml il» dirent rc%xiiiut. les M^crA- 
« ttiri^s <i'i*lal uiontÏTCiil sur l'estradv où otoit le Roi. En 
" mAmc le ni ns le sieur de Lionne , nui i\\o\{ le dëpnrtiv 
" nienl des nitiiri's élningêri'p. porta le (niitê sur un car- 
« ivftii «ome de fir-urs d*^ lis d'or, et le st-erétaire du 

* lamUaiifiade dps Suisses ptorU le m^me Iraiu'^ «ir un 

• antn* rarreait ; el aj»r»>s rpw le sieur de la Bardf , ambas- 
u Hadciir du lUiï wtpfès des ranlnas. cul parlp sur ce su- 

rt jél. le eardinal Anlorrie i*l. grand numnnirrdp Krxnce , ■ 
« s.ippfiM'hn (In prie-lhoii du Koi. pI y tint le livre ries " 

• •n:jiles. sur lequel sa majesié inil In main , on fiiftne 
< i< (nps qiio l'im d«ft itnihissaiieiirs. pôurlous U'9 autres . 
« y UDM anm la siroiie. Alnrs le dnynn du CbrKpit 
« ( M . d'Orme*s«»n {*} ) , yn l'nbsrtrice du rhanoclîor {_'! , lit 
« \n iPTUire dw wimenl, 1.» i^rèimiiiir éiant m'hp\ic . et 
« K' 7> l>fHttt i^banbé, («s aubaftSadours TureiU cuniJnit^ 
« à l'archcvfrch^ (^. * 



i 



2$r7 



ltl«TMluf1<>l 



iuillct 16«V. 



p.\h tK DCC ht: trEArroKT (22 



l'ar M. Théodore Ucoia on ... * 



l'on H 
les. 
du n 
Uad^f^nc 
dpM'cnto 



ilMl t i>: 



menée de- trmtbler le 

. , le Itoy iiiivusa sur 

.iitaiic -iv itii'U: iiuuiriies SUU5 le« urdres 

nduTl i' , oui a>uit bOus lui li' luarÇHiii* de 

; , . lieuteiianl gi-iùt^kt , nvec ùttlrc de faire une 

et i\v se s;tisir un quelques porU. lis mirenl 

' ' ' ri, qu'ils prin'iU et qu'ils f'ortinèrcnl. 

ni un i'uuuMl contre lo> Uiturcb, qui 

M ur i;i r( niiliiIiiMi au\ nriirc)>de Kniuvc, ot dans 

niarqui^ di: \i\ Qiaftire (" ; fut Lue ('j. h 



'M PfiMlnknrl itr NeUfvtltpd» V)ll»ivt. n\ AitUtticCtnrbcHii, taxriUtial 

„^,^,..., ,,-... .1... .... i......,_ ...i^. i.. ....... ... ,. ' "rrvr^ioil. 

Z«iii* Jin*, par QBHiry. 1. 1, p. iin. , ,,,, 
a»t 



ov pkt\n M msAOUs. 



9ST 



18. HklUBATIOPf FAITE AU ROI , AV NOM P17 PAI>K 
AKEXAMïRK VU . PAR t.K CAttUTÎÇAL COtCI , S0>' 
NF.VEC :28 juillet 100'».^ 

(*«r M. yatci-Mi m jfts& . <l'«pri» ame tsplaMrte du Irrupv , 
Liilf: »ur 11'» (lr<>siiu ili? Cbarl» Lulttuu. 

L'jiffiùre ries ambav!;»* leurs tJc Fi ance ol d'E-^rmi/rM' iiiiL h 

gîine liTtninéc, qui^iL-iiur (li'Crifutiy ('). au .|u 

■lia ICuim-, fut iiisullr (i!i)août IfiGi^ ) p»r li- ^ la 

K;*nlc ilu p.(p<* AlfXiitMJn- VU y*). Se refu^Minl ii (Jumicr m- 
tisfiicliud, l.ituis \IV rcsolul tJc l'y conlriiuiln- Ce ponlifr . 
fi'ëUiia uiicuru (luc c^rUiiuil Chigi , avuil éU* l'cjnjeiiii <ie 
Maxarifi. Sa jivfousio conlre la Fniiu'C avait cdalé aux 
<:i)nfiTeiices de Miiufilcr; et depuis, sa uicttiaiion «yanl Hè 
rei'uscf* lors Je la paix de« P|rciié(<:, il éiait il-àLc toujours 
opimsêj Uptililiqui* de Louu XiV. 

Puur uUtciiir rî'paraliun de l'ûiculte iailc à 5on ambassa- 
fleur, le liui arma et doima ordre à jics troupes d'cntr(.'r en 
Italie. Xc cardinal Qii^ , nD^cu du papr , Tut aiurs ciivnyr 
cil Fr.'taee en qualité de légat à laUrc. W fut reçu à Fnr»- 
laiiuîbU'au . d.uui la cli;iuil>n> du roi. uù il présenta ses 
letlres Uc ciirauïe , cl lit hcs euuises eii préscuce ilej; psiures 
et U«5 gr.tnds oJTicicrs de, la couruime. 



\MuU Mlt- 



Ï9 COMBAT IU.VALil»E LA aOULETITe [ ^i jUÎn ItiUû ). 

l*Arii. Tticodorc Qvva pn . . . 



l*Arii. Tticodorc ûUDni pn . . . . Aitr ilu N<if4^ 
Hivillontlull 
« QiHiique la ,(tai\ rcRiiàt dnris le myaiimo , le dur de H.-de-rhtn 
4 'BeAufurl. qui cornmantloil une escadre dam la Mc'ltlcr- 
V Tance, saltaelioit à nettoyer c^tte uicr des tor>aire<t 
« d'Ajpter,; il les alla rhercher, et les rcnrorrtni . le 2t de 
" Juin . M)us le fort de la fjoulelle , prtK'he de Tunis ; Il les 
« attaqua . et . npW-s nn nimttal (V>rt opiniâtre , il les battit . 

»" leur eoula à fond et brûla trois v;i(sseau\ , à MM>ir : 
« ,1'AniiiAl , le rh^>-<miiral et le exjiitrc-aunnd Cuttu perte 
»« ipiMtr Ias Al^jérkiis riil d'^utaul plus cQimdéf ablc . que 
a leur \ais-*irnu amiral èluil neuf. roonU' de iix ceits 

(I liomuics et de uiii<|iiaaiG pièfiei» de oniton ; le sccuikI 

,tu «lui ( lie «tuaUccKite bamotcs rt'de gunrMtc ^oces rir 
lit uinoii.O. » 



[Il U)«rt«i il« (>Muv, prince de Poix. (*) F«bio Cbisl. (*) Bitlmrr 



29$ CiLEBIES IIISTOAigUKS 

290, FOîiDATIOy DR L'OBSERVATOIRE ( 



1667 



iton 

Icrcuiv. 



d« niallre Gênais. 



COLBfiST PBESBNTE ÂM BOI LES MEHOUES UE L «C.IDKMIB 
UES SriENCKS. 

Tnlilrou du liMiip)!* (f^pr^ Cti.trU>â I^bruit. 
Louis XIV profita rie la pJiÎK pour cncour.igcr en France 
t'esfior des sciences cl des arts. Puissamment secondé par 
le génie do Colberl, il n'avait qu'à rommnnrier . cl des mo- 
numents de lout genre , destines ù immortaliser son nom , 
s'élevaient parloni comme par enchantcrarnt. 

« Les liluTalité^i du monarque . dit Limiers dans son His- 
« toirede T.uuisX! V{'). a (tirant de toute l'Europe re qu'il y 
« a\oil de gens délite en toutes profci^sions, il forma de ces 
« étrangers et ries François les plus hatiiles , des académieit 
« de scirnces ^';, de peinture, de seulplure, ri'archileclure 
« et de musique, où ces grands maîtres et leurs élèves s'ef- 
« forcèrent a l'envi , par mille beauit ouvrages, plus finis 

« les uns que les autres , d'arriver à la perferlion 

Il Le Koi fil aussi bâtir rie tous cotés el principalement 
« au Louvre . dont la façade es! estimée un des morceaux 
« d'archilerlure les plus beaux qu'il y ait au monde. A 
« l'eTcmple du prinre, rliacim . selon ses forces, se piqua 
« de faire hàlir. Paris sacrrul de jour en jour, les rues 
« furent élargies, les carrefours ornés de fontaines, la ri- 
« vière Ixirdéc de quais, el presque toutes les maisons 
« rebâties d'ini air rie çranricur, rie politesse et de bon 
a goi'tt, qu'on n'avoit point eu jusqu'alors. 

a Ce fut pi-iidanl l'année 1(»67. rapjwrle Quincy , que le 
H roi. malgré ses grandes occupations, fit b.1tir I Observa - 
a loire pour les aslr<immie.s , comme un monument rie ses 
a soins pour la perfection des sciences dans s<»n royaume, u 
Louis XIV visita les lrav:iui et rerul à l'Observatoire 
tous lis membres de l'académie ries sciences . qui lui furent 
préscnti^ par son ministre Colberl , el riont les historiens, 
contemporains nous ont cunservé les noms : 

Gvoin(^trrs. 

Pierre dcCiiVAVi. conseiller au parlement de Toulouse, 
puis conseiller an grand conseil , garde de la bibliothèque 
du roi de France. 

4]hrrlicn II( vfîiiKTts de Zulychem. 

(iilles Pfrso^m? de Roberval. professeur royal de mathc- 
mutiqucs dans lu chaire de Ramu5 et dans celle i 



rilé^c 



tO Pi|«i t» «t M. (<) L'AudCnie desScienon aviil éié foudco en i$6fi. 



DU PALAIS DE VU8AIU.B9. 



*>â9 






>r(uril Frk5ich de Bessy. 
facqiM'.s BroT , ingt'iiîpiir tju roi et prorcss^ur de mattic- 
Itiqurs (les pages île la gmiide écurie. 

NiQUET. 

I>B LA VvVB MlONOT. 

A5itronomfs. 

Atlricn Aczoitt. 

Jean Picaxo, pr£Lrc. 

Jean Kiciieb. 

t'hysirienâ. 

Marin CmEAU tU' la Chambre , médecin ordinaire du 
rui, de l'acaflémie française. 

Claude pKBBAtLT, docteur en médecine Je la farullë de 
ParLs. - 

Ëdrae Mabiotts, prieur de Suinl-Martin-soufr-Bauine. 

niiinistud. 

Agalhange CoriEAr du Clou, médecin ordinaire du rui. 
Claudt* BocBCBLiN , docleur-médecin. 

IIOUiniMcs. 

NicdlaK Mabchant, dw^tcur en médecine de roniversité 
de Padouc, premier botaniste de monsci^ineur Gaston de 
France, et directeur de la ouKuredesplantesdu Jardin royal. 

Anulomiites. 

Louis GâVAKT , chirurgien juré de Paris. 

Jean-Baptiste or Hamkl , aumônier du roi . secrèlaire et 
depuis analomiste. 

Jean PEC^rsT. docteur en médecine de la faculté de 
Montpellier. 

M<H?anic(ciiti. 

Claude-Antoine Coiplet , professeur de malhémaliques 
des pages delà grande écurie, trésorier de l'académie. 

PiVHBT. 

S9t. PRISE DE CUARLEBOI ('2juln 1667). 

Par Anloiiie-Priiiicois VAitDEftVtELKii. Partie c«D(raIe. 

La paix des Pyrénées, en mctlanlun terme aux longues saion de 
hostilités de la Fraïuc et de l'E-Hias»'^ . "'avait pu éteindre ' ^^«^^J"''*^- 
leurs inimitiés. De pari etd autn.' o» n'altendail que locca- 
rc les armes. Le cabinet de Madrid n'avait 




•flto 



GâLmics m 

1 1.1 Fi 



vwitfÊÊÈt: 



ran«î «un ihterveiilîon dans ' 
rairfs'riii IMrïii^Çfll. 1» un autre coté, Icscxpiisos failL'S Irop 
tanli^citH'iil poiir l'insullo qu'avait reçue 1 ambassadeur du 
Roi à Londros n'avaionl pu sritisliiirc In dif^nilc lilcsçco df 
l.ituis XIV. Une ruplurt* (Mail inévilablo. La mort de Phi- 
lippe IV vint en fournir le prùtexU*. 

I.ouis XIV rcriania pour la reine Marie-Thérèse , Sun 
épouse . la possesï^itin du duclic de Brabant . du LimbiturK. 
du roralp de N;imur, du Cambrêsis, d'unf portion du 
luxemhonrg H de la FranchivComlé. loules provinoos on 
régnaitînl des coulutiies, dont les inn^s appdaii-nl à succé- 
der la fiTlp du pn»mîrr lil n Toxpliisinn du (Ils du •H'p<md. les 
autres admi^tt^iicnl indislinrlfUR-nl lousifs prirMnLït au par- 
la|çe. t.n r^^ente d'Espagne i '). m(?rc et iutricp du jeune 
Charles II, opposa aux prélctitionsdo Louis XIV la reno»- 
rtation formelle de l'infante Marie Thérèse à rii6rita)^e pn- 
lernei La cour de France r^pundil i|uo ecllc renonciation 
étâil nulle, cl par l'àKc de celle qui lavait sif^nèe. et par le 
défiiut de payement des cinq oiinl mille «eu*! d'or promis en 
dot à Marie-Thérèse. Celte couloslaUgn Uiptomalique dura 
près de deni ans. Louis XIV la termina en écruanl le H 
mai 10G7 à la reine rè|;enle d'Espagne pour demander une 
dornièrc fuis ii4c£ éLits qui lui appariimoioilt, et déclarer 
•>4ue,si on les TAfusMt , il scn tfi(<ltroi(iui-mtoic(n{M>s- 
«wMioit, ou di: quâlqur di't^^ d t-quiialfiril. n'euftendant 
•f pas au reste que la paii fût rompue de son chef par son 
•> cnlrée » main année dans les Pays-Ba'», puisqu'il n'j 
f marrhoit qnr pour rei^ouvrer soii'bien. * Troi« semaines 
Après il jieronipïi^saii sa nn-iuire. -i^. .^ 

(t Le Uoy éi.iiit dèierniim* à raarchf?r «i persftiwe en 
c 'Planaire , paflU dans le tnain rt* raay pour «.r nxidrc- , 
K après avoir pris ses nieitures pour ùlre i\ la tHe de Irrtitiv 
B tniq mille hommes, mus conqtter deux eorps S4'"pareï . 
B duni lAindeviiir rï'^'irsnus les ordres du miréclial d Au- 
n mont r^;, '1 Ounkcrquc, el l'autre sousccuidu 

f mnrquis tl 

«Le Roj . arme a Avcsnrs. y lil la revne des troupes 

« qui V êloicul,. ci se reiidil à inu armée campée aiipràs 

« deCWleroy.rtftiitM.drTnrrnnps'étoit trnMu maître... 

iflrfit miette eu Ai&ul l'juwniné la situation et ronsultê 

« M. de Turenne. sur h-i .nis duquel il se ennntrmoit, 

I' « prille parti (h* 'fortifia cçltr plarp, y cmidoi'n SL de 



rFfBnt' 



•ta d* BbineV«f»rt, «epDii nnirMlMl ^"Fïmw 



DO PALAIS tlX VlMàlUJË». 231 

Il Vioban cl en donna le ftouvemciucnt à M- de Moii- 
« ul ('). » 

2d2. PUISE I»'ATH(6juiDi<>C7). 

Par AiitoliiP-?rAncoi^ VAïinciiKCCLrN. P*riii:c«l 

IkI lillc d<» B(*rp;tip.«, nsiifgcrpnrlp mar^Kald'Anmoni, ^"^,^,*■,'.Î.5Î'* 
ne tfirrtii pas à lombcr en wfti pouvoir; ilw rciidUcnsail» 
de\nnt Fiirnf^ . ffu'îl investit. 

V. I.<* Rny ppiulflnt rf imns-lîi . ayanl réglé \ts ftirlifica- 
o lions qii'(m fl»:^^"iI fuiiTÎi Charlcmy, scmilcn marihc h; 
» 17 juin. .1 Iti leic lie son armée . \wir nUcr vers Alh . que 
« \cs Eçfnffiïoh abnndt>nnf?renl à win .ip]iroche. r<sb(Hir- 
« ^oois vinitHnl implorer sa rlèmencc , cl il rrrni leurs ser- 
« infiiH de fidélité, tiprés lear avoir Uis'ié lifte garnison 
fl qn'ils lui drmandèrcni. Il donna ses ordres i»o«r forlificr 
*' rellL* pl.nre (*). w 



^3. I.AlOrÉE nr BOÏ CA»>ÉE VEVSST TOUBNAY P.tHu'«mlrttI« 



Pur Aaioioe^fraucoii V4*lB£4lftu.t!« l'Abondati 



•J 



l'atiii* cciiirflh- 
Par Ctisrln Lkmck ei AnlofD«-FranMl!» VAXDritiicrij:]!. ■^^i" 

Il Apailnii. 



2£ti. SIÈGE DE TOirRNAV (21 jUÎn 1(J4>7} 
Par Ctisrln Lkmck et AnlofD«-Fran< 

295. SIÈGE DE TOCBXAY (21 Juin 1667). 

P^rSointAiik , (fiipi^Tiini)mm>utar rt1.ekmti- 

« Ajjris que le maréchal d'Aumont se fui rendu mallre 
^" de turnes, il m.irchn *(ts Annenticrs. el pril en p-is- 
H Mnt le fufl ti(t SAitit-Fraaemïï , <ftti iil< lit presque point 
" de réwUnce. Il dcuielm «nsDite douse cens ciwvaux. 
n selon les ordres qu'il en avotl f eçtts du fio) . pour allrr 
« gar<trr le& avenues de XtKinwky d'un cùiia . ei il lit 

déâicr RiiljiDt d'bammrs dinfanlerit^ vrrs la liassée. Le 
Loy , qui vniilnit fiiin- U' s\cfiv de celte plaec , avoit fuit 

^,3ij-Im.. \(....„i,.,|| fn^,- ipj, iriiu|H)fc de Lorraine, poar 
i« I Lre râuV Sn ia'ije«Lc y arriva li; âl , ri ;illa 

*« 1 ^ ... jjjaou, accompa(çncc de M. ôc- Turcnn*:. » 

ijMJkllaques'CominencHvaM.le â^. lendtamisi de l'arri- 

Oj Cl>arl<'» lit' MuHUnuliiia . rvuiiv tlu AfnniviJ, liejiuniiiut HciKnl d«s 
itiiMv* tlu (oj. (a) Iliiluirt milHaite dv Xumm X/V ,iwr(Juiuçj, 1. 1, 

•ai. 



N« »T. 



Partie cri i II. lit- 

I" iMaiitf. 
KoJle 4lib> ilr<> 

Uardt-A ilu 

CorM iJu tlm 

N" 10» 



332 fiAtniBS nisTORiQciis 

vèe *lu roi , el furenl pousst'es aver une si grande ^ igue ur, 
que les assicgî's, « surpris de l'audace awc l;iqtiplle leur 
« chemin rouvert avoit. été attaqué el pris, elappréhcD- 
M panl d'Mre emimrtés d'assnut , loriiqiie 1rs brèches ^• 
«t roiciil faites par les batteries qui étoicnt i'Ublies sur le 
«t chemin rouvert, envoyèrent des députés au Roy de la 
K part du clergé et di-s bourgeuis. pour oiïrir de rendre la 
« ville, à condition que leurs priuIeResscroicnl ronservés; 
« ce qui ayant été accordé, M. de BuUlom, lieutenant de 
« Ruy, se retira dans le château avec sa garnisoa ; mais, 
« voyant qu'il y alloii être Furcé , il se rendit le 25 de juin. 
u La capitulation fui signée par le marquis de TresiKni. 
« gouverneur de la ville. Sa majesté entra le mCme jour 
K dans Tournay, précédée dLMleux compagnies des nious- 
« quelaire^ on casaques bleues chamarrées d'<irgcnt el en 
« bulHes, suivie des clicvaux-Iégers de sa garde, en easa- 
« (lues rouges, enrichips de six rangs de galons d'or cl 
« a»rgeul , ayant tous des plumes blanches . el d'une par- 
« lie de ses gardes. Le Uuy étoit aecorapngné d'un grand 
a nombre de princes cl seigneurs magDifîqucmeni stHuA, 
a et suivi d'autres gardes du corps, et de ses gendarmes , 
« tous fort lestes t'I.» 



ilii Nont. 

t4.H|p-rluru»u<«, 

P, 



296. SIÈGE DB DOUAI (V juillet 1667). 

P«r Anloine-Frnncoifi VAXBKtiiftrLF.?! v*t» leiO. 

2îrr. SIÈGE DE DOUAI (V juillet 1667). 

P4r Charivs l.cBni;<f »i Antoinf-François 

VjtHDiAMBVLEfl >er» 1W9. 

(t De Tournai IcHoi se rendit devaotDouai, qu'il avoit fail 
« investir deux jours auparavant [nr le comte de ihiras ('). 
« Sa Majesté alla aussitôt rcconnuUre la place . marqua 
« le* endroits les plu^ propres pour Inllaquer , et fil ouvrir 
« la tranchée le 3 juillet, l.c lendemain, après nv^r visité 
« tous les postes, on dit qu'il descendit dans la Iranchée. 
ft où demeura quelque temps , et où quelques ofticiers et 
« quelipies gendarmes furent blesseï assez prés de sa per- 
■. wnne. Ct-ltt: démarche du Aui inspira une telle ardeur 
<*it aux troupes, que Je qualriémejour du siège elles passè- 

''*') Hîiluire mUilairt dr LoHû \M. pir Quinc v . l. I. p. 7T9-I80. 
0' JactpiM-ll«nri <le Purrori, ij«pula mAi^clial de France cl due de 
Du fi». 



DU PALAIS DE VEB8AILLU. 233 

« rwil le fossé. eraporlLTcnl la lontrescarpe cl Grcnl lui 
» roRpinrnt itur la (k-mi-lune. F.n ^ille, qui se vit sur > 
n poi^it d'Clre foreèo, capitula le même Jour ('). j> 



I 



398 PRISE i»E couTRAY ( 18 juillet 1667). 

... ... r^rlit- cuilril 

le maréchal <rAumonl eut ordrt- d'assiôgcr Cxurlray. Il ^'' '"• 
s'rn rendit mallre le troisième jour de l'attaque ['). » 

* 
299. SIÈGE d'ocdenaupe (30 juillet 1667). 

Par .Xntoitie-Frtnc'fis V*VDfR«itXLS <rr# i86». ^it-- »1« N< 

It-Hle-cliaiiss 

H l.e Roy marcha ensuitr à Oudcn.irdr, qu'il investit le ^"'l*^ m 
« 28 juillt't (lu cùté dr rËM'ant. pendant que le comte 
n de Lislebonnc , avec les troupes île Lorraine, fil l'inves- 
f titure de l'autre. Le maréchal d'Aumnnl fil uu\rir la 
« tranchée le iiï), du cùté de la prairie, parles régiments 
M de Champagne et de Casteinau , et y fit établir une bat- 
« lerie du cinq pièces de canun , pendant que le comte de 
« Li.tlehtjniK' t\ faisoit une autre attaque de son cûlé. Le 
« lendemain 30 on êtaMil dix pièces de canon â une atla- 
N que et quatorze a l'autre. Ces batteries firent un si grand 
« efTcl . que le gouverneur demanda h capituler dans le 
« temps que le Koy, qui étoit eampt; à une demi-lieue . 
« arrivoit pour \isiier les tranolici'S; le gouverneur fut 
u ronlrnint de se rendre prisonnier de guerre aveo sa gar- 
a nison, qui étoit de cinq cens hommes. Le Roy y laissa 
« une forte garni.(um , et y mil pour gouverneur M. de 
« Rochepaire . qui y avait commandé a^ant la paix {"]. » 



■iOO. ENTRÉE i»E LOUIâ XIV ET DE LA REINE .VARIR- 
THÉKÈSE A AURAS (aOÙt 1667). 

Par AnKiIne-Prançol» VtsDEiïHEtLE% vt»r« kJb». 



AHfitii Neni. 

l).-4lrs4:haUMéc, 

<.tll'' (1- m 



aOl. ENTREE DE LOCIS XIV ET DB LA REWE MARIE- »'«'^»"'f»»' 

S.i||pailr 

«^urp» «lu R4 



THËn^:SE A DOUAI (flOÙt 1667). 

Par Anluin«-Françoia VAXOKttMELXLX vers latii. 

f) Uiituirr rfi- li»*!'» 1/1', \tar LîmiiTS , L H , p. P'. (') ffhlnire mili 
irtdt Luuit ,V/r, |Mr Oui')(*y- '• 't p. îlo. (*) ri 



tamVf l)rnlriiii)( ^ctienl (te5 jirtnpvii ilij roi 
,JL»(Of XlVf par (^iiiiicjf , t. I , p. 'isi. 



ran^it'Uarie de Lûr- 
ilt4toirt mitUaire Ht 



aiLERtCS HISrOUQUSS 



Salon 
irApolInn 



VarliL' rcDlrtU-, 

Salir rtilr ilr* 

>rb> tlu Roi. 

'licrrntr;tlr. 

Stilnn lie 
rAU«t)(liilt>-<- 

tUr triiLnili-. 



d02. RNTRéE DR LOCiS XIV CT DK LA RHIXE MARIR- 
TUKBÈSK A i)onAi(aoAtl667}. 

lAblcan du U>nipK , d'après 
AnUtîntt-Pranroii AAnd^mieNlcD. 

« I.r Rny nnrlit rnfuile pour 0>mpicgnc . vi qudqucs 
Il jour&aprcs il retournai en rUiuiIre pour y mcllrc on exc- 
« oulion Ifî prajcl nn il avoil rorinè ; il passa k Arras et alla 
a à DouAVt où il fil Sun t-iUrèc avec ia reioe. Lturs ma^ 
« jeslrs y'furcjit rorufs de la manir^rn la plus galante eC 
« la plus' magnitiiiue par les habitans de celle ntle . qui 
« Toulureiil témoigner leur joie d'Clrc devenus sujets d'uit 
Q si grand primée ('). » 

Le fndJDv rérémonial t^iii avait été spivi pour Icnlrèe du 
Roi à Toumay Ihl adopte dans cette rircoiwlance. La reine 
était dans son carrosM*. accompagnée drs dames de sa suite, 
et le Rni, aTcc Monsieur, mari-hail immëdinlemcnt après la 
>"oiiure de la reine. Louis \!V avait ïhmrrortéfie , dans ïûsJ 
entrée* solennelle?, les marérliaux de V'ranee ei les nflirjers 
de sa maison qui s'étaient distingues dans relie brillante 
campagne- Le ficomte de Turciuie y occupait le premier 
rang. 

303. srtcE DE ui.lt: (août 1667). 

Par AnlAJtic-f'ranrais ViMttiiUVLtN vpfs EMT. 

30i. S1ÉCE VE utXK (août \Œ1). 

Par Anioine-Françoii VARBEmiti.ix ttn ifM, 

305 itèct »E LILLE (aoûtl 667). 

Par H. Picrir I-ii*xutr. r\t mu, 
ù'afim VaiiJi^niiruleD «t Lelirim. 

306. 5IÉGE PK LILLE ( août 16G7 ). 

l'or ^tiU>iiir'Fr.iiiçtiii( V \>itt-,r.«i,i ll■.^ \i'T% IIHI9' 

H L'entrepri.seqao le Koy méditnil éloil le ftiégr de \M\é\ 
V eiitropri>e si diuieile dans la conjoncture présente , i]ue 
« U. deTureniie elM .île Louvois l'en voulurent dissuader ; il 
« cslvraiquetesKsfwpnoUavoienirail pcuderésislaneedaiis 
ft ratl*iqaedcbjiile>le<ipliict'squele IWy vouoiide leiiren- 
a levpf. Unis . eonimeiU avaient eu le tenu tle se rcilboltve 



(1,. Iliëhtiif tni/ilairr de tuuii A/1' , par <>uitic; . 1.1 . p tbl- 



oc fALilB nt VBMAlfttn. 



'rte tenr prprtriérr 
jmiirmt'llrr à t <P' 



m pris de*t mesures 
: i! > nvait 1mKou- 



il•lflno 



fles 



tiVNrs , des TiiunilHmtfdc fçiicrrc pnur fjjn ré- 

siftaW"'. I.nrmépdu hoTf*lnit forltliminut . , .niai- 

«Jini^n'onaTinl t'lcoMt:^Wli<niL-t(rr iL-m» loutcs les pfaci'S 
COfir|inftt^s, nt]»rftc>jîpprU*iiqu'(myAV(Mir.<l! •<. I crniiilode 
Marcin(*),qiiicmiinianiloitlefllrnu[M"- ntFlan- 

4lri'. cliiui avoit ûlû exct'iilt' dcrainn; 'ie, nroit 

rasvinM** un rorjw rtc sh inilK' boniiiifs avi-c iesnods H 
«»|M.'rm( /aire uiilrer dus secourA dan^ l'oltc pLiçe. La ville 
de Lille t'toit Iri-s-prandc. et il falloil des Ii}:n<'S bien Ren- 
due» |>uiir en fermer laule» les avenucA. Lf&diOicidCeE 
qu'on représenta <iu floy tie purent ^tre capables de l'em- 
pOclwr de finir un? campagne si glorieuse , par une 
conquête dont les diffîcultez et la résistance aogmeote- 
roient sa gtoirc. 

« TiMisIcs prèparatirsordonnez poarceUcentropriseélant 
en état, le Uuy dëtaclia le marquis d'Humiêri'!; avee un 
c^r-- ■'■ r^valerif qui investit relie pJnce le 18 anûld'un 
I '.lit que lecuiiitede Lislrbuimea^ec le» troupes 

d* k.". ....il.- ol le conUe de Ixfrxetil'fL'mièreiU trs passa- 
ger .d'un -aDlrc. Le eoiiile de Ot>ùi en éluilsouvcnicur; 
saiiarnisoii ëtoilde deu^ mille hniumes d'infanterie clde 
huit cents chevaux de troupes régloes, sans un grand 
nombre de bourKeuis qui avoient pris les nnucs. 
a Le Ray arriva le lU Juvanl IJIle, ol y lit travailler aux 
lignes de riri:onv,illatiun. Par leurs élendaos elles ètoient 
mal garnies tk trou[res; de plus, il apprit que les £spa- 
(piuU s'assembloienl pour tenter de jeter du<. recours dans 
lâpla<"e. Il lit done venir b- marquis de Créqui ^') arec 
B(>ii eaniji volant; el à pcuic fut-il arrivé qu'il l'euvuya 
occuper lc« passage» .pw où il crut qu'ils pountient 
fwtiir. 

*• Désqiie le Kny fut arrivé aucamp, ilfui touitinrs.'ielie- 
val pour assurer les qtiartiersel pour hâter U"* lif(iies('). 
« La présence du Koi. rapporte Limifrs , ri I acli- 
vil6 a^ec laquelle il hâtoit sans c*s<«' les iravaux et Uw 
attaques, ciieouragèrcnt si bien lus soldats, que cette 
graiule Tilln, après neuf jours du Iraiicbée ouverte, fut 



^t()} Jt-*an-G«fpirtf'F«ri]tn*nri, comte lioMin^ilnt pi^eddcnuocfll lionip- 

laitf j^.'ii.-r.tl iN- .irni'^'-'- <lii roi. i, ',* (iu^-AtiIoncp (fi' Ihtrfntl . ili^piiis nm- 

|j« i I dt- Lor)ci'vl>orus. f\' Pr«iiç4i»ilu Blftititii'fort , 

fii I c. |t, Utêtoiro lit Louiê XJi , par <Juiuc). i.l, 



(Tnirali*. 

Halle (lii« ttvi 

(ïarilvs (lu 

• nrp< •lu Roi. 

S ■ 108. 

l*ArrM< ri>nir«lr- 
Hilietlelimarti. 

■n» I». 

nrÛff rmitralr. 

!•' MAK^. 

ipuarleuirnt 

<\f]a Heine 

N- ti)i. 



236 GALEJtlU llUTOaiQUKS 

« réduite à capilaler. Il y entra le 28, d'autant plus saiisfait 
n qu'il s'ctoil cntîftgc à rc sii'>gc contre le senlimont de I& 
a plupart des principaux oUiciers de son arrnée, (^ui ju- 
• gcoient IVnlrepriïU' trop liazardeu&c. Sa Alajrste, non 
N seulement accorda à la ville la ronlinuation de ses an- 
u ciejis privilèges ; mais dans U suite , par le soin qu'il prit 
u d'y attirer et d y maintenir le cuinmerce, il la rendit une 
« des plus riches de l'Europe {^). » 

307. co:tiB&T PHi:s in> c\^XL i>e brvges (août 1667]. 

E9'|ut<i»c> par Antotnc-Pranfdts \ Aincimrnf.s. 

308. COMBAT mf:s du caxal de rrucrs (août 16(17). 

Pir Anioine-Francoi* V t XkKKHei LB». 

3(K>- COMBAT PRÈS l>D CANAL liV. BHUGKS (aOÛt \iil67). 

Pur AiiiA(ne-Fraricnis VAmKRMi;n.c.-i et Cturlev LiB)tr!i. 

Cependant le comte de Marchin et le prinec de I.ÎRn«, 
généraux de ranncccsp.iKnole, avaient rassemble un corps 
do tmupos de plus de huit mille homnics.Ne sachant pasque 
la plarc de l-illc eût rapilulè, ils s'atanrèrcnt pour y jcior 
lies secours. 

Le Rui, qui.dèslc premier avis de leur marche, avait dé- 
taché le marquis de Créquy d'un cùtè et le marquis de 
Bollcfbnds (M de l'autre, s'ivança avec une partie de la rn- 
î le canal de J" 



Valérie vers 



Bruges pour les soutenir, h Mais 



« M. de Marcin apprenant cette nian-he crut qu'il devnit 

n éviter le combat, d'autant plus qu'il venoit d'apprendre. 

« qnc Lille sètoii rendu. Il prit donc le parti de se retirer; 

« mais le marquis de Créqui. ayant joint son arrière-parde 

« corapiïscc de quatre esi'adruns, l'atLaqua avec tant de 

« vigurur qu'il la drfit entièrement, p4'ndanl que le marquîi^ 

« de BelleioïKls soulrim par le Koy atbiquoit leur |(ros 

ft corps qnc M. lic Martin ;nnit fait avancer au secoure île 

« l'arrière-Karde : il fut pareillement haitu ; on leur fit 

« dans cv comlKit quinze cens prtv>nniers. et on leur prit 

■ dix-huit tiendaris et cinq paires ttc tindiales. 
« Lo Koy nomma, pour Romerneur de Lille et delà 

« Flandn^ francoise , le marquis d llumières i^ . lieutenant 

«> j^ém-ral. Il laissa le commandement des troupes à M. de 

i Biiioirr de LomiM X/l, I. II. p. 93. /») Uirnanlin Giffauh, ileptiK 

■ rivlmi ,\e Frotirc. 1 »i lx>ai« <Je Cre*nni. IV' da ooin, d^pui^ in.itivhiil 
itc France cl duc d'iluniicrvï. 



DIT VALAIS Dr VKMArtLES. 



337 



in*', rrtourrw à Arrss pour y rejtïînilre U Rciiie. 
et linii ainsi une si lipllc cafnp,igno (',. • 

HO COMBAT MAVAL ENTRE >KVIS ET REUONOC [ 1G67J. 

l'ar M. Théodore Guiis «□.••- 

» l.'ann^o 1677 



AilntuNor 



i)ar un trailê de "•■•'•^Hh'uv'*!" 
patx , Twl ropcndjifU !iiii\ip d'un graml iinnibre d'ex- 



qui avijit rommonrt 



PC I) 

ann 

s\\tuv •'! Brrda pnrrc la 



ri.-incm.-irk . 
les bustilités 



eloiU; lu nuutrllp du Irnilô ai^uc .-i 
rancc. lAn^letcrre , lu nollnntlr nt h 
t n'ay.ml pu panenir assez loi dans Ips Iles 
■ y rnnlinuprrnl. 

« M. le Fpvrc de la Barrp . lieutenant gpn^ral p(»ur |p 
I rov drins l'Amérique , ;iïrinl .ippris que le rhevalicr de 
I Salnl-I.aurent, gouverneur dans lislr Saint-Chrislophle. 
< (Mnil réduit à l'exIrcmilL', parce que les Auj^luis le le- 
I noieni bloqué dans celte isle depuis six iteniaincs, il y 
I fit voile a\ec une escadre de dix-sept navires et de deux 
1 brûlots; il renrontra la (lotte augloisc, qu'il attaqua 
1 rnlre Kieves et Itednnde . et la battit aprt-« un pomhai 
1 de quelques heures fort opiniàlre de part et d'autre. H 
I tua aux ennemis qu.ilre uu cinq cens hommes, outre 
1 deux cens . qui ftircnl noyés , et leur fil quatre cens pri- 

S4)nnier$. Celte action >.iuva au Uoy l'isledeSuinl-Chri^ 
I lophle, et no lui eoùln que cent hommes; elle fil d'au- 
1 tant plus d'honneur j M. de la Karre, qu'il étuit entré 
I fort lard dans le senirr de mer, puisqu'il .ivoil été 
I conseiller au parlemeiil de l*aris , mailre des requêtes, 
1 intendant de Mitidins et d'Auvpr;^ne en mCme temps, et 

ensuite intendant de Paris, cmpinis uù il a\oil acquh 
i une grande réputation (*J, n 

[311. FKisF. DE BEs«:^ço?( ^0 l'évrier l(î(>8;. 

Par M. L.tLtTr en aiu, ù'a\ir^i> un luttlcau Ailnlu Ne 
lie lu galerie? dr Chanlill;, yar Murtm. ll.Hjf-cliAii^^^ 

SiiU'- II' i't. 

I,e pnpr Clément IX ;\ . sneresscur d'Alexandre VII. 
i\;iii interposé sa médiation |H)ur terminer la querelle de 
a Franc*' et de l'KspaKno. Les étnts-Kèneniux de llnllande 
ivaient joint leurs enVirls û ceux dupoutifv, el Louis \1V 
nail accordé aux Espagnols un armistice , pendant lequel 

(1) tfittoire mitilairede Louië .V/l . jur Qutiifjr, l.l, |i. ifti. (>) frfffft, 
. p. Vi. ip) Jule» de Roiipiglioti. 



Iflie L-oiitr«l«'. 
I" ttlIKC 
\\\ii ilik* tint 

^GdriJrs tlu 
irps du Roi. 
N- ton. 

lik'lu Nord. 






U ni-liii.'. 
.V JUI, 



GALBIIIS II18T0R1Q0BS 

'H sVflbrra d'oblcntr par les nétliM:inlinnii fn que «es ÉrirS" 
avaitriit runquis. Lq cabinet de M;idrid lui opfiuïa «es len- 
ti'iiis îirmuliinW'os. Lt Koi se dcTÏd.i ninrs .'i fnpppr Iq 
graml riiiip qu'il mëilîtaÏL Résolu d'ajuiilrr la Frnnchcv»] 
Co(nir*aii\ coïKpif^U's qu'il avait faitrs dans la ounpiigiu 
prênVlcntr, il confia «m dcssfln au prinre de CoiiiK' ('), 
gduvnrmmr géucral de la BuurgUKnc , el lui donna la 
i-oimnnmlfnicnt de Varnicc qui devait uiarrherpoar rello 
e:^JClliltull. 

fl Ce prime &p pri-senU le Ti ilc février dosant la ville Je 

« Besançon, tuipititlcdeeelte province, située sur la rivière 

a lie Doux. En arrivant il lit sommer lette grande viflp de 

a se soumettre au Kiiv; les habilans léiuoiKnèrcnt d'abord 

(L qu'ils ^uu]oieIll le faire el iriÊnie ree4.'voir sa iD.ije.ste , 

« niais l'oruuic dons udc ville impériale : roontîieiir le prince- 

« louroî.iDt fjit culfudrc que leur ville avoit cessé d'âtre 

a ville împcrialr par le trwlé deMnns'ter. clqu'oa U cjotï- 

,, M. serveroil daus tousses privilèges s'ils ne (ardoi*'rit \fAs k 

,(i se rendre . iU se *iiumirenl au Roy »nns nulles euiidi- 

lu lions le lendemain , et remirent aii\ truiipcs dn Rny la 

« ville et b tiLidellu le 6 de février. ! 

« T-£ duc de Luxembourg (■ i (vl délacbè en m*'^me Icms 

ff puur aller à Sidins, qu'il Ùi s<m)n)crcn arrivant, cl qui 

tt ii^rctidil le n»Ciueji»uf que Besançon {^}. » 

» 
3tâ. raisc nR iM^LE (H févrii^r I66ft}. 

Pur Aotciue-Prançois VAK(tuiiii.ti.ut ins iti^s 

313. PUISE DE n(aM{i4 février 1668). 

Par Anioln^FriDcoU V»spKiv«sri,isîii 

314. PRISE DE vÔLt (14 Février IG6S). 

l'nr Louis T» stki i^ . .! ;i|ir(^ 
Anidiiir KM?içciis Vjinilfrmwlirn. 

Pendant ce temps le Roi el.iit parti de Paris. Arrivé j 
Dijrtn, il ?te mit n h leti- rie^ irnuiM's et marrlia sur IKile 
dont il voulait enlrepreiidrr le si^sre. î.e 10 février . il 
était devant la place, qui avait été investie pjtr le duc de 

fl) Louift d» Bourbon , II' du nom ; /• Crand Vomd<^ ). i^] Francou-HcorC 
«le Wmitniarcncy.krfoMfminfmf-afDip i)c Rinriftillr ft drpulK fiuri>cha| 
de Francs. {*) Bùloirt mititutre de LimU Xtl, iMt-^hiim^, 1. 1, jr «8 



on rALiu de tiuauxes. 

Roquclauro; il alla Jiissiuît rcconnniLrc les travaui . et 
Nt'Dli'iiilit *T«c k* prince de Tonde <^ur U aiaiiicre il'as- 
stc(ter cello ville. La iranchêiî fut ouverte le 12 par trois 
endroits et poussée si avant que les attaques riaient les 
deux jours suivants arrivées aux glacis. Cette vigueur 
éUinna si fort les assiégés, que. pour obtenir une compo- 
sition plus avantageuse, ils capitulèrent le i\. 

31-oj frise de (iRAY (17 février 1668). 



C 



Par lit LAfAtceil t»16- All(i«tu Nottl. 

• • « LeRoy après celte conquMc marcha sano p«»rarc de 
n lents devant ki ville de^iray. VH le lendemain 15, sa 
H mB}o«tè y fit ouvrir U Iranrhée. Le 16 ri Ip17, les 
tt habitous. vovant qu'ils ne pniivoient pas K>5isler à tnie 
•i si l'orlc armée , demamlèrent à capituler ('). » 

316. rKist ut <:iiATt:.iu DE SAtnxE-Ai>.>k ^levuef 1668). 

TarM. LjifATE, iTapréi Aïk 'lu Nortl. 
ht lut tléiulh tlu («Nipt, RwlfHhiitittA^e. 

■« <»\\<* n' Cf. 

d I.r5 ehâleauii de J«tu\ cl de Sninle-Anne aroîent été 
« Attaqués et pris en même teins par M. de rutemboDi^ 
« (prtvédemment Iceointe de Boutlevillel que leR.iy avoit 
ft- détache; ce «rai rendit le Ro; maître (Itî louLc la Conilë, 
H (|U^I conquit en moins U un mois de temps et ilai)s la 
w plus rude saison de l'année p. o 

f,a cour d'EspBgTie. alarmée par la rapidité des con- 
quêtes du Roi, conseiilit enfin à mtrer en arrangement, La 
paix fui nigiii-e à Ai\-Ia-<'.liapelle et ralifîéf? ensuite par 
I^uis XIV, lu 26 nwi 1G68. « Le traité ftit pareillement 
ratifié par sa Majesté Catholique, vérifié cl enregistré 
de part et d'autre rinns tous les conscdls cl chambres 
des Comples de Paris, Madrid et Bruxelles, au désir 
do traité (•!. 

« La paix q'Aîx-la-Chapellc assura à louis XIV la pos- 
Msyion deloul ce qu'il nvoil conquis en Flandre... La 
FraRche-Comlé seule fut rendue à VEspat^ne. o 



m^) Bisitire milUmtrt d» toui* XiF, par QuÏBvy, 1. 1, p. M0* i>) 
f*)MiàtinrctimLotuiXfy,pêtliuu«n,l l],p.9<. 



/MA 



SffO 



CALBhiE^ BlisTOItlOVES 



Ir triitlii 

Sillon tli* I 

ftfiiir. 



317. BIPTÊME OE LOCtS I>E FRAItUl, l»AUPm?t , FltS 1)F 

LOi^is XIV (;2i nian» 1G68). 

Ir TaMmu du leniM . par Aoiatne Dtv . 

d'ipré» Ui^rle» LrliruR. 

4 

« l/emharras que la {luerrc cnlraînc toujours après elle 
« atiMt railiijiï<-rrr iluniiil qu4'lqiH>U>ins Uvs rérèinonies du 
ir hiU^innile M le. Dauliii. Kllt'S fiireiilcrlrtimrs peu après 
« U amclusiun île la pîii^. I,c cnr.linal de Vt-riitôme ('). 
A légal d laleie, pi)iir le Pape, Tut le parrain . et la priii- 
« C«5BC de Coiili ;*) pour la Kciiic-Mèrc fi"Anglelerre (^). 
« la nuraiiie. Comme le Roi vouloit marquer en tout sa 
nia^nifirencc, il la fil éclater encore en i-etlc cérémonie 
qui Tut faite à St-Geruiaiu-en-Laïc dans la cuur du 
«I vieuf château. On y a^oit i'Icvêau milieu uneeslradc de 
!> quatre marrhes. sur laijuellc, pour servir de Tunis, on 
v a>oit posé une grande eu\clle d'ar>;ei(l. de cinq pies de 
u Ions sur quAli^f-' de large et quatre de haut , au dcssirus 
é d'un dais élevé de qu;ilre pies, de broeard d'argent en 
%. bruiierie, urne de daufins, entrelassez de palmes et de 
tt Ocurs de lis. Au dessus de la rampane élnit une cnrniche 
u dix'ée, porlaid quatre grans daulins d'argent qui .suu- 
(I lenuieni une ruurunne d'ur rerniéc. de cinq pies de luttg 
<i surqualiede large. (!elle machine (Kintissiiil soutenue 
a par un an^e suspendu en l'air, qui lenuit une épee. A 
" quelque dl^tan^e de l.i, i:(*ii( un hM;;[nlii|ue autel, fermé 
u paf quatre lolunncs de I urdrecurintbicii, de dix-huil 
« pies de haut avec des Cdutre-pilastres. 

« Tout étant ainsi pré|Kn-é. M. le Uaulïn arriva vMude 
<> luurard d'arKcnl. les chansses retroussées a I antique. 
« coupées par bandes, cuu^ertt■s de dentelles darKent, 
" aierune loi^uedc même, ornéede plumes Idanches et d'un 
« cordon tte diamnns; il n\oit un manteau .lussi de brorani 
• flargent, doublé d hermine. Il éluit &ui>i de Aluusieur ^^>. 
. « en habit du chevalier de l'ordre, avec son culier, et 
n iJf la maréchale de la Mt>tlie (^;, giiuvernante des Enfans 
t' de France. Le cardinal légal en chapjM* marcltoit en- 
«* ••uite. prtVédedeses onU'iers. dont l'un itoituU la croit 
o devant lui. La princesse de Conti en deuil . doit de l'au- 

(* teul» de Bourbon, dur de Vcndiime. ■'■'. infie-!tl.irli' MarUnouî. 
m U»nriM«-M«ri« deFMwe, illle dr Henri lv. [} WiUljiw de Prnnp.-. 
•Ile d Orl^ant , (>J Loiilic de t*ric , marecbalr tic La Môthe-tltxidanrourt. 



DU PAL*» DB VEâSÀlttUi. 



941 



irt tfîitè , et plusieurs prirKTSSos ut duines île la cour. - 
aussi brillnnlcs par leur U*nii((' qiH> p.ir l'èrlat <l>' Inirs 
piem'hes. assislèrent à cpKc rôréiiKniie. 1^ r.inlituti An- 
toine, ^anit aumùnicT ilc Fr<ince . i'ii licibiU [Mintirirtiiix 
s'ètani ensuite rcnda à l'autel, a*cr rè¥<^ue il'Orlt'ans . 
pirmier aumônier du Koi, suivi des autrtrs auim^niers . 
^de dtrux arche*iiquos et de six évoques, aussi puntilirate- 
'incnt velus , le eardinal légal donna à Munseigneur le 
nom de Loiis; et en niônic temps les hëraulls d'armes 
k« crièrent par (rois fois, vive Monsfigneur le Ûaufin (']. n 



. tR nOI VISITE LES M_4?iOfACnTIlES DES ^VOBEM^^S. 

Tableao du lomps, d'ai>rc» Charirs Lvbrun. 

1^ guerre élanl lormince . le Bol reprit le cours de* oo- 
cui>alions dont il roniplissiit le« loisirs de la paix, u II fit 
Sàlîr (Je tous cûtez et printMpalenicnt nu rhàteau dr 
p.^crsaillrs. qu'il ne cessuit (wuit d'embellir. Une Forêt 
(ToiimKer p;irut alors dans ce superlw lieu : des statues 
SAii>< numlire , du marbre le plus beau vl le plus ntquis ; 
de> vas("i de* mt'njc, des bassins de tous niiez, ornez de 
eoli)<iH9 de tirouM: ou de ^ritupes de ntarbre; une iidî- 
nilèdc jelsdcau dune gnisseur prodigieuse; un canal k 
perte de vue, et tout ce que l'on peut tmuver de rare 
cl de surprenant, y fut rassemblé avec soin. Les dedans 
du palais ne Turent l)asu^neza^ct: nmitisde niagnilicenre. 
Ces admirables tnbieaui des plus grands maîtres; ces 
riches peinturée où le premier homme du si6ele (Charles 
Le BriuO a donné I essor à ses belles imaginations ; ces 
tapi*.serres relevées d'or et d'une Ijeaulé de tra\ail qu'on 
ne peut assez aduiirer ; ces gros meubles d'argent, cette 
pnHjigieuse diversité de cdupes, dr vaws et de Imssins 
<i qu'on voit sur hrs bulTels, fuisoienl de ces appartements 
« nuhiut tic pilais eiicli;inLi;K, où l'œil, surprix de toutes 
« les l>eautés diffêrenlcs qui s'itrrruienl de toutes parts, ne 
« sauiil à laquelle il devoit s'allacber (')■ » 

C'e*>l au\Oubelins. sous tes yeux mO^ntcs du Monarque . 

que t'ius les meubles, que toutes les riches tenture» étaient 

fabriquées. CoUwrl préHnilaîL à l/iuis \l>' le rrsnllat de 

[' l'es travauv qui Taisaieid l'admiraliuii de la France et de 

rEuro|>e. 

{i)ifiël(Hrtdt l.oHJjJir/riparLifnii't»,(.ll,p. M. vjlAin, ptJVi 

ii 



1" < 
Sillon 

^ ■ 102. 



^îf?;,';""'"* 319- PRr«E tfonsOT (3 juin 1^72; 

salle *lil« ilrs 
V;ilvln lin pleni. 



N" loî. 
AMe lia Nord. 

SaMr n- 12. 



ritbicuu du iciujjâ, |i.ii. -L.4:. i'-j-.-.L^ .^AiuiH, 
(l'Aprcs Alilotnel'rdUfOi» Vaiuicriutrulra. 



lUe 



33ft prt'st m; mmicm (4 jviB l(y72). 



Par H. bWnet^iii «fi i kït. 



3?1. PRISE im %tSEi [à joiu i07â;. 



lia Nord. 
rliAiissee. 
Il» 12. 



ir,-tpri4 (lus <ti;SHiii!i (lu K'inp». 

Aprûs la {laix do 1^ . LeuM XIV s'occupa, conune il 
rupi^iiriid lui-nii^nic iJaiis ses iiistrmtiuiisù outils, del'ad- 
linni!tlnti<Mi intérieure de son royitiiinc. L'ordre rcLabli 
d:iiis tf$ liiiaiires |tfrittil dt> diminuer les iinuôU. Ld 
[Kilicc fol JimiHor^c; Varnltt' rrçnt de sages n'glcmenls; 
loutes les br.inrhcsdc radminîslnîlimi fiiTfiU prrrmioiinrps, 
et , on tn^mp Lpnqis qu'il dunnnit à sa coirr un w:laï jusqu'a- 
lors sniis rTi'mplf, 1«* Roi rhiingrnît l'asperl di* Paris efi y 
prmlip;Traii( Ifs plii-; niiTVcillrnx rmlM-Hisscrarnls. 

Mnisb ca|rilal<* du royaiiiui* iroaupail p.iî.$ieulemct)t1(*s 
priiït'os de Loim \!V. ïlr lousf.jièîla Fï;an(c w rorliliàil: 
le génie de Vatilïan muvnnl «ics fronHùr(^s dune lipnc de 
pïaci^ redmilables. Hunkerque. ce rempart a^anrr, ni long- 
U'inpH (li)*p»it** ^ ITspiigiie. (ris cl repris si sniiient . elque 
Mjtr-irin av:iit de d;ins la iiéccssilr de cMer îi rAnjîlclerrc, 
Rvai» ëté iichct/' an roi riiartcs, on 166*J, jwnr la somme de 
tinq million», H celle\i|leavailctt'eunn rendue ^ l.i France, 
ptMir ne pUis en Ctre dèl;trh^e. VaulKni la Tortifia lïe m;i- 
liii'ie à en faire nn des honlovanls de la frnntîère sepien- 
trjomileihi myaume. 

Ces soins irtierriers , tnèlês saiT Iravaux de là paiv el aux 
frM d'une eour brdtante, ahnonr;uent qae I.ouis \IV 
mèfhlntt denmiTeniiv prr.îrts de rnnqnôtcs. Il n avait iiutnl 
s le traité de lu triple alliance 
Angleterre H la Suède , |iou,r 



( 



paiNIonnéaiix l'r> 
qu'elles agitent ( .. 

lui arracher le rvsw dts Pii)s-B:)s, qui aU.iil Ininber entre 
W^ rrrtfrtv. I.** vfii«inaïfç de eelte république protestante of- 
fti' n l,o«îs XîVIeninnarqueabsoItt et le ca- 

Ib ■. Aussi fut-il facde à Lou\oisdeIe déii- 

d*?r j uiit};tKirr qui lai promeltaitla dinit)^ saîisractionde 1 
reeulerses bontiéres et d'.iller frapper l'biresieauctrur^bejE 1 
eelte nation de marchands ou elle semblait le plus puissam- 
ment el,i Mie. L'entreprise fiitcondnite avec reseerelmerveti- 



on pAUJft M rnunxzs. gw 

lrii\olcfttf*haïn'leU'pr»fomloqnir '"''•"'"•*—' 1 >-^ '^dt- 
npliitu4liri)c Loiii>i\IV. L<î Hiû ti'.X: lui 

'V(iuiJiL \i-> iii:.-r .-r- ■'.■ 1..1M pi'U)il<' n-. - . .tiKl 

isiUioii^ I une \mn i lit Hol- 

nlarujf;lri ,. ■ ■/rie l'I t-l ' ;>'r. Imiis 

■di'iLX vm»Jits<to lu r«|mhiùtii( ^;i- 

gcmtlàuuirir.tithoi ItMM'Mtlii : ;ts- 

$i!>Uni:r pnur l'intaiiioii i)u'il iiMMlilnll ; l'ir^iti^icirur. «niiii. 
éuii niMilaiitut' .i l'immol)iUl<- (kirlffî Ifouitirft tiolti HupjO'ie 
ci ; • t:urt*><!Hlt!rii, tuiidij»!! Juuihsi XiV*. 

V:iii; . .:. raux tir lIt>Jlun(lf . nvc^lii tic I u- 

raj^i! i^ui .ilKiit fiiiiilif .turunt, &'.tlNU»sftTni , |Mmr I** <lt^ 
tOumt-T. ^qu'aux pliu humbles suppliiMtiuns. Lultol l«ur 
rcfKimtit par son uvuiifcstc de guerrfXrpvblié à l^ris dins 
ïe moi-: dnvril Hu'l ; i , i . : 

« Lii mau\difti' ''■:'■" ' ^ 'Iim* Sa 31 ii ' 1- la *iiii- 
" UuiU'4|iu- les Iv :tix lie» V ' nies uni 

i<L iUtti tW\Mi\> (IUt'li|iu I' i;i|'-> l'il Àirtr fOdiMii. vi.riii \cnil« .SÎ 

« «^aiU,^(|ui' ^u M*j(-§lu. NirisillimuuHiHi Ue ^n ïti^in- . ne 

*t peut (lis>imuli-ij>Iii'i !rpM ^1, t 1 .,..!,. r„ .1...,, ..„; i.,j cM 

kl *i caufièo p«r mu- inAt< .u\ 

^^.«..prjiinli-- .itilin(i|io(v> «Il Ti*'- 

bi « <L les ^int (■*»'-■ ■•'ie 

,4. il ; . . nniMIK} <"1 . i'' 'i 

[(■4 arrolo ,t'i rt«ihj tïn faire ta ^utTrc ■(•- 

1 nêr;tu\ des Ï'rrivincrs-Uint's. (:idl j ■ p.tr 

I . . I II. I rtii5^îl"l n In l«ihn''n(inn «Ir fç ma- 

. fronlitTf «IclliiMlr*', j(u i.-rs 

sans c\uinp1r ; tninlc vau<M;>nii. i. .dii.s si* 

JMimlreti jfl dolU" itiiKi««r, furie il r > |W'pJi- 

riUUs <lr. f)i^W (.'pni|u(Km- m^ loùis dr 

ir^nlimiliom, ll>*t nvw r,v ( ■ içui-m'. 

cl des ^('iiLriux. tels qui! iloiMii- ti I III mil.' . i.ii\iMnlioiirK 
et V;tul»an . qw. LoDi» XI V o>piMienrA aoM otiro'JilîOli 
foiilrp In répuItliqUL- des Proviiiros-rnies. 

l-e rcndcr-vmis générai tïc l'winci'a^ail été fixé àCbar- 
Icroi. ' 

. -.* i-ç K"y parïil iIt:i».iinl-4icrin^iM lu ^'ïi-nrii iH iurpa 

„4,|eô lie niaya-Çliailoray mi il tri^uva *pD,.u-iiu'X' WHipw 

'( près de celle \ille an di*Wi et If 1»»^ de In S.unlirr; il 

« en partit lu 1 i . marrhanî tuDJoiirs ù la IHv des troupes, 

p. I7(i. ' 



GiLniis nifnroBiQrss 



libellai lie Ti 



avml 



k's de' 



lie i!t«ir«lp 

llJc iJiir de» 
*lainrs 



avec 

»< vintft-rinf| mille Ixiinim-s, t'aililtiTir* rt p^^5 <lc quatre 
«< imlIcchanuU, prenant la mulPtlc l.ii^ge et de MastriL. 
Il \.o Rny avre U* reste tli; rnrinéc se mit pn marche le 11 , 
« lesbngaKeiniftrchîintderrÎLTt'.ll campaàTonjçrenelieelle 
a lâii Umierf. Il iam^ un corps decinq mille hommes entre 
it Alh cl Camhray. pour veiller an\ mouvemens de* Espa- 
« gnols. I-'armcediiRuy en cinq jours df marche %lla cam- 
« per à Visé, sur la Meuse, le 17. Il y resta quelque tems. 
*« montant tous les jours achevai; il y tint un grand. con- J 
« seilde (çuerre sur les projets de cette campagne; il y fit \ 
4 ronstruire un pont de hateaux sur lequel il lit passer la 
»»•«. Hcu$e, le 24- de iiiay. â son armée, qui éloit de quarante 
< •■ mille hoiume». Moii&ieur en éloit généralissime, et H. rie J 
À Turcnne, général. I 

B Lcprim-c dcCondécommandoil une autre armt*. ayant 
Mms scfi vrdrcs le rotule de GuirlM» ['). le marquia de 
d Sainl-Ahre{'}ctM. FnurauUi'^l, liculcnaiis généraux ^ etc. 

« Ia* comte deChaniilK (*j a%oi( suasses ordre!* un corp» 
« rie troo|)i'S séparé [']. m 

Il fut décidé qui> la cam|h-ignei)'ou« rirait par l'attaque si- 
mullaiiprdcsplacrsdr W('»»eT. Orsoy. Rurick elRhinherg. 
I.e prince de Condé, dt»nl l'armêf marchait en avanl de 
cclleduRoi,aIloHSsiégerWc)(el. Le Hoi, arrivé deNanlOrsoy, 
laissa le soin de prendre cette ville à son frère , le duc d'Or-a 
léans , et «■ port.'i de sa personne sur Ithinberg. 1 

u Pendant que le Uni y melloil le sw^t\ il envoya le 
« licomtc de Turenne devant Buril. qui est vis-à-vis de 
« Wes#l de l'auln'CDtè du Rhin, (^hioique chacun connût 
a la puissance del.nuis \IV. on ne laissa pas d'i^tn» ètonnè 
« de lui voir faire trois fiéges à la fois. (>|H.'ndanl la 
<it pnHttptitiide avec laquelle iU turent nche^ez eut lieu de 
" surprendre hien da\antage. Oruiv ne tint que vingt' 
I" quati t> heures. Bunk de uu'-me et \Vesel guère pïus ("} u 

^•H. pRist ht: K.HiMiiïRr. (8 juin 1672. 

par Ju«n-B.iitiUif M-tiLii.\ .u-xx UM, liftpri** 
M ilr-isitisil Aiitoine'friinroi* Vanil<-riii(-ulrn. 

« Après la prise dOrw>y. te Roy marcha à Himberg. 
n phuT des inieii\rurtinéf». t|ue le comte d'Osscri. irlan- 

i| Armand drCtram^Tii. fi' Jmii (I« U frapli:. ,3) Atuoiflt <lc Fouraiirr. 
(', fli'tani lUiiituii. M' ilu iidiii. Iii'tiiriiani itfniTuI île* années i(ii roi. 
i*' Hitioirt m't**ifv "'■• '""'• V/l . |Mr V/uilir}. t- 1- (t. HJ- *' H'»l9iretlf 
ÂÂtmii Kl t . Mr l.inHrr*. I. II. ri. I3:i. 



nation, ilpreniiit Torl niai, ot qui se rrrulit pris- 
is 6Ue allamiée. O Tul )a pneniicrc garnisnn qui 
^flMi «oriii. umies les autres ayant été priMoniùres'tJe 
« nerrc. Kllr fut romluîtc â Afaslrik . où le coml« d'Ossuri 
c Att arrête. J>*pnnrcdt>r«nge;V lui lllroup^v latcie (*].» 

333. PKi3iKp'KM>ii:RiGR(8juia I<i72]. 

pBr % fHi9%t9*tit% en lis», AilcduNoi 
(Tapr^sIckdcMitii ita l^irtf». R. ile-rtijui. 

SiIIe n- 

[îJâ*. PRwritFKJTs (SjuioieXi). 

Put Jc4ii -HjitiiiMo )l»t;ti?t *'fr» iCBO, U'/iprt^ fdtiit! a-iiin 
l^s tleHia» d'Airtdlnc^'rançOlw V«iHlrltTi*<nl«tt, ■•' àta^v 

M. K- prinro C) tories U prise de Wesel alla te prvfcnler tN>iT<<lam 
lc\nnl EtniiTii: |K-^nfl.in( que M. d<r Tureniic alla à Kées. '^ "'- 
'S il^'ux plarei ne fireiil |»oint ilc nStisUiirc i^l se sou- 
lirtMit k It'urs .if)priM'hf&, priidanl que M. de Ilcaa^isè, 
)riKadier decu^ailerie. Ki>i( en marche par urdre de 
le priore à UcudL'kmn, que ïa gamisun Aluruimina sur 
« U noutrlJc de »a muiclie {']. m 



325. nuE iw st^vTEit (K jain 1672). 



I 



Put J' ' Wanil» Vrr* 14W. '*'tpT''^ |»jfi„. C(.(,4|.j 

Icaiii ne-fraiitols. Vandertiitulm- ,,. t>Ufi: 

1 .-. Sallcd.-Bmj 

1 if ensuite miupci par ses troupes la petite N< iw. 

' til; 'H. située sur la rive gnmhe du Ithint a peu 

de disLdiii'ti de Burie. 



[886- (»siii*T mwAi. DE .soi.E-HAv (7 juifl 1672J. 

l'iif M. TlnioJore tii pis po . . . . ^jj^. j^ »^j| 

(I Ce fut dansée letm-t» . dit Quinrv. r|ue le Roy aiipril Kilîïiï',' 
U virloire que Tarrnr ■■••■'■ Je Kramc jmntc n rcUc m 

'AiiKlrlrrrr avoil d t l'^^llr d'" llollnnde. 

ï*'»i' Tn,.;v .t..iYi .1 , ,. \nKleli-rre .m'ii il^clar^U 

ç ,\\ ai (lit mu en mrr une flotte 

i<-rr<- (fr i>liisii-iirs rrrgalles el 

'iilfits . ri fn-rc uni- 

't|ue. qui h • . ' . ''" ""•" de 

[tj UuilUuini' llruri rfp >a«MO. t*1 UiHuirt wwtiHkif 4e Itmit \t\, 
' C>ufiH-). r. I, )). 317. \^', Lauik ^« RouftMii, ll*^ du nom, pnuc^ d« 
ide iU tirmmé Cvmdi (»; UitUMr* mUtUair* 4t Ums JiV, par 



t^^i 



4« Jaoqnr» Il.w Li* conUi* dEsIrots ('). vitre -amiral do 

,^rauor. lU. sa jonrlit»! ^t-e la fkiUc finglai^, a l'Ile de 
iWilïhl; il n\:nUi>usJicsurdrce<lrcalc vaisseaux ik' gHerrc 
ot.qu<'t<|ueft lir(iloL<i. 

Lr» (li'uv Qtiitrii cuinhiiicos M tarUtTnil pas h roncviitror 
^llt' fti-H ÊhiU-<iiMiiT;i(i\; lliiytcr lit romiuan.litil ; clic 
èUit forir iK-siiixantc-douze vaUteaux Je guerre, th <]nAr 
ranu- autres lùtifpcns . Uni froK^iles. brûloL:., y;iclils cl 
Jbârqu'^s d'ayis- Lc6 arnu-ps n-siôrnit quelque lomps en 
pnHrni'r s;ms l'onih.ittrc . el se sèparêroul. Lus DoIIl-s fran- 
raisi* i-t nn^laiscse rctifhûorit àiS«le-r>ay, surla eblctiAt^- 
icIclcrrc , |Hmr fairi; di.' IVau . ttirM)ue llujlcr , qui a\ait 
.XA^anUKt' iJu svnl, lus «lUqua> » Le duc irVorrl fit les 
• signaux >lc I)al;ul|<^ : le cniiilf d'KsIrûcs l'oinnuuiJoU l'a- 
■» \ iii(-";ir,l.^ nyanl paviïfcm hlânc; il avttit en téU- 1« 
■ imir.il Br.mLorl. Le dw (rYnrck se mil à la 
■rj» do iKitailli*. ïver pavillon musc , cl rtoit 
Mopposê â l'atiiiral Ruilcr; le romleSamlwirkC; eut l'ar- 
ÎTi^w-jntrdeaynnt tmvillon bleu, roiitrc Vançlipn, liew- 
;'jMi(in1-sfnirnl dcUonandc. Il étoit environ oiiiq heures 
: du mnliii tordue Ws deux llotlcs ^loicni en présence. Le 
i coinl»ati'ommonrd par le tice-amirnl Urankort, qui atU- 
1 qua avfc l'nvsiit'Kaéde Ift coraïc d'Esirècs qui iNim- 
., mandoil c^Ilt'. île Fr.iniT yld'AnKloU'rrc \a^ romlc sou- 
i linLcr fHiavci'iiiM» fortnrlr ffiii fut adiiiirêe dps An^luis 

;'io (iouf \aissc'4uv, »*arce 
Ul 



quok'sati' 

elqUP Cclic 11-' I l."^>lll^ll^ rdpit df litMUcuup pIus nuHi 
HuÏUt attaqua au-c le corps do baùlilc de l^ar 



ilJ' 



breusc 
m(*r- '''■' ■ 

l'aulK .■, 
(Jena>irc. 

S'I'l'lv^ lit 



flHic 



icllre s>ur U uii'uic utpe 
uluj 
Tlei 
duc d'VijrcJi,; il$ se haUirijiU avec Lnnt 
'pïnl;ltri-lé. qu'ils rurctil uhli^;cs l'un i-l 
I , - un ((Hiihat dt' plusieurs liiMuvs, de cliiingcr 
L'arricrc*j;iir«I('. ronimandét; parle ooraU* de 
Tiii Jiii iiiiK,- ii;ii \';i{]'_ (1.11 IiiMi;i')i iiii-:intiral 

, ; , à la 

te cTibte tj« coups 

)I fut n\i\n iiiulê h 

iqdD 

.1 Uh \iniuh 4 IToils des 
irre, qui ft\mwil pris si 



0) Jmb d'&tlfùct, d«puU mar^clwl tl» Ft>iie«. (') Bdoura 



DV BMlAm Afi VSA»41lXftS. 



947 



< tJu lit (luil. Les (kux annt't's tr^viullrmil tnitle la 

liiiiiti remettra Leurs vai.sAt'.iu\ en W.it ; les IIolUmlui<; 
atuicittreçu un (>ui5$<uil ronfurl qui les .i^uit mis rn eut 

di' ïvr >irii" • r !<■ l<Mutemaiu : ccpenJaiu. l'armw dos 

, n d<'U\ 1 '■■'. fait toile pour lescoiukiUri' . Ii; nuatc 

,, d EiLl 1 -'--^ paf» pIlUùl :iiitu.M ht'- (Ir*. I [..I Li ri.i, ,k que 

Jciu* flikttc rcvira. reprit 1 .tlla 

mixjitlHrà Silioiic^vld , rji: i - . iti<M 

Jv^Frauçoifi s« rolirÎTent vpr» l.i lanuse. un ie »eur (i« la 
huljirtjcre . cbtrf d'escadre de Kratice . nnjurut d'une 
gMii'U' likssure qu'il avoii rcru*?. l.vs liulltindiû» perdi- 
r«ut dcu\ \aiâ»L4ux th ^\iiiitc-iU\ pnrcs da CfliH>n 
cbARiin; oulriî lutU'C-jimiral SandwirL, qui fui sutmirrgè 
«\i'<: lo .lai^frfïau qu'il l'oinmarMlnil pcuuaol \v t'omlisi, 
Iv.s Xn^Wx^ fiiriMil vncure df tut'ft li^ conilr d'I^by ri le 
t'oiiiU* dOiften. Ia'S Frant-iiis eurent dt* lile!ts»z.iiirssit'urs 
de» Ardajis el du MiiiKm>a.e( ks IloUandoi» le vice- 
<iniir»i iàtinl. Le ducilYurci doiinn t\nm coite A>ccasion 
d<s Hiflrques d'une grainli) inlréuiilitë n ' i " andc 
préw'ncu d'tsprit , aussi hini que k* c^>iiUr < . qui 

tiut tÉ<iijourâ en éobcc r4'!^;atlredi> ZeUniJi: . r-i i-iiii>L<:na 
(lo'etle ne tombal sur U ûi>JU? .ini<]oi«)0 . vt sur la (in du 
DMiaUil, a\aut pri&le vcnliur U'& Uuilaiulm\, i! Ic-inui- 
Iraigoii de plier «t de se retirer (')• v 



137. PASSAGE SI] imw (12 jtiin 1672). 

une 6fi.nirbc ilr Oiaric» tchrini. 

[828. MsftiCtOTRmw(r2 jti5n1672}. 

.Par.LoiiiA TE«rRU.'«,il'«prAsCtdrlfl6JU]bruu. 

[â29|. piss.iCE un BjitN (;13 iuia 1073), 

l*«r AiiUMiir'Pian^n VàMbLAUiiiLCN ran ifliS. 

Le^mar^lul deTnrenfic. dit r«u(our des M^muireH de 
Luuis XIV, avait reprirent * au iW\ la néi't'!»t>ilé d<: p3»âer 
le Hiiin entre le furl de AlM-nck et Aruheim, aûii de 
pénelrcr dans lus Pniviniei-L'iiics. Ce. prgjel aduuLi', le 
.prince de r.undè, ilout raiiuéucasnpaii. dcpui» le 8 juin. 



PétUv central 

il'HerfMlf 

Aile <tu N'ar 
S«IU< fi ' Il 



Partie cciiirdl 

]" eUtfp 

Saîoii 

(Ir Merrure- 

?«■ 81.. , 



1) IfM/Mrr miiUtiirfàt Louiê X/r.parQnioei» |. 1,1>.U1 ctMib 



âl8 CALEIIIBS Bl&TOIIQLBit 

à Enimerirh . roçut l'ordre de l'cTcciiler. îl m; 
à Ëltrrnbr'rg , dans l'iiilention ilc faire jcler un pont 
fie hflleaiix sur le Hhin. au-i)i><<.<^u5i du Tolliuis. La rive 
liroile du fleuve Tut Imnlèe de trmrpes, et une forte Itat- 
Icric fut ëlevèt* (jour favoriser la ronslnu'li»in du ponl. 
I.P Roi. qui roulnil ^Ire présent au pasMge, pnriit du o.imp 
de Rees nver six mille rhevauv. el arriva ii EUernberi; le 
Il juin, à dix heures. l,el<>udemain matin, le pont êlani très- 
peu a\anco. on risqun de Ira^rrser lefleuvrâ lu naRerel It; 
indue jour Louis XlV èrri^ait ;i la reine Marie-Tfiense ; 

n M. le Prince m'ayant n'ndu compte des goës 

« et pa^Kiiresque j'avois ordonné de faire rcc^miwitrc 5ur 
n le Ithin . depuis le fort de Schenck jusquâ Arnheini . je 
« partis d'auprès de Kees aver ma RiMidarmerie . el je ^ ins 
c à «rin camp près d'Emmerick , où je snupsi ; el au sortir 
« de table. jernonUii à cheval avec lui. aprè» avoir dunité 
u mes ordres pour un détachement <Ie mille hommes de 
n infanterie, et pour faire marcher les bateauv de cai- 
e et rartillcric avec sa cavalerie et ws dragons ; et je 
is arrivé ce malin avec le jour ici. Javois un ^uide 
t * fort pratique des gués de cette ri*icrc. sur le rapport 
^n duquel, ayant rnmm.mdéau comte detîuiche de recun- 
* « noitre un certain endroit nommé h* Tolhui<;, il l'a trouvé 
« Buéable. J'ai aussi di^^posé deux tuileries sur le boni du 
a Rhin, contre tout ce qui s'opposeroii ,^ la cavalerie, que 
tt j'avois destinée pour passer à droite et ù gauche . l;uutis 
« que je ferois faire un pont de bateaux dan& le milieu « 
« pour faire passer l'infanterie ; mais sur le rapnort dutlil 
•I comte de (luiehe, j'ai commandé deu\ mille elievaux lU* 
Il Taile gauche (tour nass4>r le Rhin , sous la conduite dudil 
u comte, au gne qu'il avuil reconnu devers le Tolbuis. Le 
n régiment des cm rn«irrs, qui avoil ordre de passer le pre- 
« mier. a détaché di\ h doure cavaliers qui s'eiïorçoienl 
Il de passer tantôt a gué, tantôt à la nage. Ces gens-ci ont 
9 Vu venir à eu\ trois escadrons qui sorttiîent de d<Trférp 
■ des baies et des saules, riotil été chargés bravement par 
a b»s (ifficiers du premier escadron; ce q^ui les ayant ubli- 
gésde rrruler quelques pas dans la rivière pour attendre 
« leur eorps . ils tint marché tous ensemble aux ennemis , 
a l'èptH'ti la main, avec tant de vigueur que le second el le 
« (■. oisicme escadron ont tiré d'efiroi leuii*. coups en Cair, 
un et ont ausMlùt pris la fuite; et l« premier escadron, qui 
• jusque là avoil tenu assci l>onne conlciiancc. a lâché le 
« pieu comme les autres, â t|uiii n'a pas peu contribué le 



\ 



DL PU.A1S W mSAILLES. ^^ 

<r «non, h al(»r4 tmtl le rwic ilc la ravairrir .1 passé la 
« rivière, cl une partie a !inin:hêa*cc le rnmtt^ rir rnûr hc 

• eux ciUK'niis Le mtc a ilrmeurc en hauillc sur Ir Uir»!, 
« avtx le U^nheiir et l'éclal ijuc nous puuvioiis Mmhaiter, 
« n'ayant jK^nla au passage que fort i^eu île ra^ale^ie. el 
« r'j" ayant que lo seul comte de Nogent ^') . ilr personnes 
« rcmarrjuabk'S. qui a été noyé, el presque p<tjnl île l>h*s- 
« ses. Slai^ ensuite le mnlhour a voulu que M. \v Prinre, 
« à qui j'a^itis innndé tle ne yas passer le Kliin . éloit parti 

,4 dnns un {teùl )iati*au, »vaiil rarriteederaonnrtlr*-, |MMir 
« aller luir ce que l'on mellruilile ^ens tlnn^ le ehiitrau 
" UeTolbuis. et pnur idire reeunnnîlre les posU'» de delà 
■ l'eau; de sorte que. n'<iy,inl su de rnon inlention, cl 
« ayant \n M. le duc d'En^hien cl M. de ronEt«c%iih"f') 
« courir à toute bride ^ers une ballerie où les Iruis esea- 
a drons d'jnt jVi parle avoiont joint daulrc cavalerie *l 
« quelqu4r infanterie, il y twt areouru aussi, et a été suivi 
« de quantité de ^eni qui n'ont plus ^^lrdédo mesurr après 
« nn tel exemple. U'abord M. le Prince et ces messieurs 
IV ont pousse les ennemis, et M. le eomte de (îuiefae les a 
,« pris par derrière, en sorte qu'ils se; disposoîenlà mettre 
t haa les armrs, à t-()ndilion d'avoir bon quartier. Mais 
^, M. de i,on^ue> ille, étant entré dans la barrièru. a en ee 
« moment iriê : Potnt de (ptnrtitr ' méme.sidnii quid(]ues- 

ift nns, tiré unemipde pistolet. I.e desespoir ■ fait f^ire une 
n salve aux ennemis, diml M. le Prïjiee a eu I Us au-dessus 
« du poignet gauche rroi&sè. MM. de Lungueiilleet de 

* Guitri(*Uué*sur-le-<hamp,et pluMenrsdont voa* vern'i 
p.«t U liste. Un |ieu de patience , il ne ikuis < ùL pas échappé. 

seul de ces gens-là. I.e eomte de (lUiehe les avoil en- 
luppés d'un eôté, et d'un auln* nous les eussions pous- 
i avec les antres e.*eadrons et avec l'infantcïïc. qui 
1 éloit pres(]ue passée rians les tialeaux . au tieu que cet 
« emportement nous a eodtér^cr; mats , à roi» prés.fes 
o afTaires sont en si Nm étal que j'y ai tout sujet de luuer 
« Dieu de cette entreprise. » 

I.onis XIV cernait en mfcmc temps au maréchal île 

irenne : , , 

Au bonj du Rluti urèi <lc TuUiuii. te II jpin.ior^ a 
(li\ ncurf « ilii inAlin. , 

I' [ 

« J'ai estimé à propos de vous dépêcher ce garde, pour 

Hi)Aniiaii>l ileRaalru, mirt^ebal ilcrani)». ?i cliarlcs-pArif d'Orton», 
\t?) liiii de Cbauiuont, iiucquls de Guitry, ntiréchal de camp. 

H. 



GU.EM8S llUTOniOt'ES 

S riiii(;sf s munrllps. En stihsl«ntf , U rmnipric 
II- vt rinrHiilerif* il^iiu Ips hnli niti, cl h* \uiul 
'iisilcM\ hnirrs, lli'stTrHi mio imus avniis eu 
iiHilfntiiilîto hl**»'» t>t Itiosiirt' jias'i;ijne, L*4dc 
" irtaini! Irarriûr*' flclà \'cmi. M. U* PriiK* fst du 
îos premiers , ol Maruthic. Vi^itiiiiiî, loruoile 

(ioilri *'! >'<>f(riTt. r> garde 



ûu Nur<J. 
;Mltr It" 11. 



>«.'! 

O. ,plu^ ii(i< 
i4 ouniltri' 

. AidtïSnuU II qiirl 
•> tOi'S. MM. r|p \ 
ir « vm»* t-a piiurrinl... i. ..^..ut. UiiHi )'n |tprniis fntur tom- 
u [ktit tna joie ; rar, à cria (très . Intitus rhnst'S sont ici on 
« Tui t i>uo ^lal. Je viitu èiTirtti oe wtr Micorp.iKmr vous 
H faîrfsDtciirincs inlmiUinii;.»tqaH parti j« prendrai (*).!> 

aïO. pHihK DE Kciie-VCK (19 jtiÎD 1^72;. 

• « Si*ldt aoe l# prînpp d'Oran^ apjirit qu'tmp partit- des 

' 'l(«lPDVpos (lU Rny avott pn<i(i(i If Htim. il iWiirhn dn roté 

••• d'IJtrr«-lit H VII' son arnwt', ;i|rt^s «\«*ir rClirp l(^ tr(>iti>es 

>it Mifeiir'liii<<iii ItMiniri'IraiM-lK'mrnfiKiirt'lMip), qu'on avoit 

tiiuiaeMMfi dr Mirprciidrp par drrrifro , rc qui fil'quc U- Ro) 

|é».if repiuwa Ip Rhin ri m^ rondir àntii iimirr. Il envoin M. de 

«^Tiiromioà U UHr «le tvik- du priiKi* de Omdé, que sa 

• II' - . . ,|>|fli d'it^ir. 

• -a* relira tvn Utrcrhl, ot jeta di'& 

■ ilMii|i('>- n;iii> <^ iiinmii' ('). t 

' 'Pendant rr li>m[>&« Tttminn. qui s'rUit cmpnr<' dti fort 



^J* linitf/r-'l' •, iinlrc^init lu sit 

Sitlii* «M ri%i(«rei.rt qtn 

impWLilj.. :. ..\ jour* d aUjuim .. .„: 
rendw mallrr. I.» (jarniMm. qui rlail 
ligoimcs, »p rcndil (wi'-tïniiii'rr di- grucrn*. 

331. pfiiWDC r»iiuccoiiRC ^21 piin lâïlï; 



le S<^li(ni*k. 

-tidail rrtmmi" 
.:i'nl piMir Sfd 
di' dfwt raillr 




« l.p R(i) :irri\;i le 1.'» df juin. a%er Minjfci. i i ' \anl 

• iKwsbttrjrs. pVicc silui-c «lur l'I^iM-I . iprit : i en 

m ,r. ■ ' ' ' ' ■ liinniii m ut murir 

« il MHS p.ir quatre ha- 

uidndcs [mr \ç due de 



DU f àl^Ufl OS VB«»*U,LKS. IBft 

RouaneiOcnqiialiic lic colunol. \j^ .issm^ï^s firent tin 
Irés-^raml feu ooxit rcHariirr les travaux; hmis il (h-.fu* 

(>.'is r;tp.ihle lie K-s riik-iilir. Lt- leittciiuiin mi i-t.itili( une 
lallffie rtf* rinuxL* pitTcs dr fanon . qui lirrnl on si «rand 

f"l 'Ili'iliJiiljiim:: •-!■■•; ■ .:,J....,l.l,,.,.,...i 1 .,i;.. 1,. .^,,Q_ 

' -' ''tpilui* , . .^ ,.....!......-_. — ■.;. i.iUa- 

cclle d'iïtre {Jfisofuiier tic guerre avuc sa gar- 



332, 9KUC ormRTrrr <3DjuiB 1^72). 

Par BosîtAHB , ilVipr** VirTHt#*«irulni. Pnrlh- cciU, 
U: Roy . M <1« 



TurcniU! rt cTautrrs Saii* Jiu* 

' - - - ft" lOÎ 



II 

i€i - .'i\ péiietruient tla»5 )c 

dr IjkwuiUturg, général des troupiji (!•' Mnttstcr 

iistiit de mm <'()U' lU) ^Tnut\$ [Kft^fès. Après ïn prise 

•«' |ïc" GnoU, ij Ufiit'K^a Ucwnter, capitale du jwiys il'Over- 
« iï'M'l.iloul i] V rvti'lit uiiiitrc «o |»eM-ilr jours. .lu&si-iMcn 
tt qUL* <I<*ii villcs^ii; /uBoil, de koinpc/i, d'ICIbourg. du 
'«tUor<)owick. ik* llj|'>iii.(l(>iLa&&<;it d d'Ouimt^u ;' . u 

liO Uoi Tut liiontsU nmlirt; lic luuL ie cours de rV^uO. 
U dclpolia Ut*iisit!ur . iivft. lui tiJifi.s de Inuijif s t^t dl^ l'ar- 



■ ; r rm in- 
li IciM^in. 

~ t.'t^iiilcr, 

!iti ja Tjllt: l^âJ de 
uiupL'aiix et 4|ualrc 



iillrr- ■ "r faiii! W -i 
V(f-' .' juiii. cl. 

J.r . M<>fui> ..K> jour ie 
vi. le diic d'OrLùii^ Ij. 
iuiii. li tiava)^a ail Uu. 

Si-lOl ((11^ le prinri- m'Oi.hi!.'.- <u> fut n-tirc avec ses 
« tniupos des envir*;!!- ilao* 4*; at^p 

" vilio.api'és avoir icn; ; des députés 

o qui vinrent offrir sri fioT dr lui n'im-ttre ctlr pliice. fl 
" puiiT le prier de leur ariordcr di» *anvrK:^rdf<;. J,e K"ty 

V ic-S n-Mil fnri liirri , i ( . ;iï-inl ar«;eplc 1 ^ ^ il dé- 

V Lji'li.t lo uiiinpiis If l'tiK liL-fi>rl '^) ftoin ■ prfmlrp 
<i jHiSSc<i»îuii, et lui 'luiUKi 5(;5lDOUsqu<>Uurcs«ni.r i|Uflque5 
« aiitfï'S troupes d'élite. I-c lloy. parti de son rjnqj de |>a- 
« jnerpuKut:. le suivix de près, cl lU suu cutrèa d.-iii5 
« rtredil le 30 de juin (*). » 

■- (t'JLulHUSun, 111' du ttUin, deptii* duc (k^ Lu ruUilUillritl 
'1 ' i'Umf.jt. 32'^ If) MuiKi-Liiuih tt^Alui^;fi. ilcpiùp^ uintuiliid 4f 




\i1e liu Nord' 
llli* II" l'J. 



H I.» Roy avoil laisse ilrrricre M. île Torcnne . (piî con- 
n (imii>U à so rendre maître îles villes cl <îcs [i*nU*s que les 
« HolUnitois leiiuionl em'ore. Le marquis «l'Aprï'moiit ('J 
M prilimrwsonlres le fortile Saint-André Iit 27 juin, IcforI 
M de Wurn, el la ville tic Tliiel le :i8. Le cnnilr de Cha- 
« milly ('! assiégea el pril Geiinep, M. île Turenm? marcha 
« anrè&à Niniè^ïuc qu'il fît investir le 3 de juillut; cotte 
•.ft. place étoil forte et avoit une garnison de quatre mille 
« hummes d'iitfaïUorie et de quatre cens chevaux (^]. » 

Irti \ille de Nimègoe investie, le vironite He Tureemc 
somma le nnuverneur do se rendre ; et nur son rt^fus. il 
prit anfsiliit de*; nii'snres i»«ur commencer !(• siège. La 
Imnchëi* fut ouverte dans la nuit du -l au 5 juin, et les 
attaques i««issées avec une si grande activité que le 9 les 
assiégés ilemnnilêrent à ra|ii!uler. « M. rie Vahleren , pou- 
'« terneur de la place, sortit le lendeninin à la iCle de sa 
•i Hjarnisnn el a\t'C une partie tles honneurs qu il avoil de- 
« mandés.... Le comte de Saul\ , (pii «voit encore des ein- 
« plâtres sur le visage et le bras en écharpe des blessures 
« qu'il avoil re4;ues au passage du Khin . voulut venir h 
« ce siège, malgré les représenlations que lui lit M. de 
» Turenne, et t-ul pari aux arlions qoi s'y pnssèrenl. On 
« Ironva ilans celle place qiiarante-f-inq pièces de canon. 
« Le Kov en donna le gouvernement au comte de l^r9es(M, 
« maréchal de camp el neveu de M. de Turenne (•)• » 






I 



334 PRISE DE G1UTE (ti juillet 1672). 

Pm tluNX-itio, tlaiirvï Vjiiitcrmcuk-n 

■t La prisf de Nimégne acheva de jetter l'épouvante 
a parmi les floltandois. M. de Turenne étant »KC(ipé de- 
vant cette place, il déUicha le comte de ChamiliyfHjur 
assiéger Tirave, placesitucesur la Meuse; plleèioit lorli- 
a née déterre, bien fraisée el palissadée avec de grands 
« dehors, un bon chemin couvert, et un large fosse pleine 

(.* Fraiifdis ili" L» MoIIh' \'i! ' ' ' i i ' " - 

rard Haillon. Il' du nom.li--' 

tairr aiHiltiiredf Lovii X/l , j ■ - , :f) 

Durrort. tli-tiui» tiiarrolul tU: Fr.iiK»- ci Oui: lit Lortjcy-Uuraa. ['•. Uisi'.'ir$ 
Je Lt/mi$ 17 1 , pjr «^(Udct, 1. 1 , p. 33T. 



, DC rALAIS DE mUSAlILCS. 253 

MÏà ; l'Ile fut cq)cndanl obliKéc «k- se rendre apri'S 
quelques jours dall.i(|ue.I()r<yïUL'Io marquis île Joyeusri') 
eut (lèfail ungl-quatre comp<igiiies (riiiFnnli-ric que Ir 
nriiicc (rOrarigi» avoil envoyées pour s'y jeter. C-h mil 
Icgouverneur hors d'élal de soutenir tlfi si/'ge dtini le*; 
formes par b faiblesse de sa garnison ('j. n 



N' us. 



335. PRISE DE !IACRI>EN (20 jUlIIct I67i2}. 

Pnr J»U'Dii|>ii9tv VAntra, d'iipri*» Vamlernietilfit. I*«rrtri-i'iiir 

Pendant quo le maréchal de Turcnne claît occupé au -mIU-^IiV 
siège de Niiiiègue. le Roî dèta4*ha le marquis de nocbcfurC . l'ortfinjn< 
qui partit d'ijlreehtavecun eornsde troupes pourmnrcher 
sur iNaerden qu'il attaqua , el dont il s'empara aprè» une 
faible resislanee. 

l-esFrjurais étaient aux portrj d'Anistenbm. îx grand 
pensionnaire de WilL proposa «ilnrs aux ïi!tnts-(jèuérau\ de 
demander la paii , et , dans U pretnii:re frayeur des nroies 
frnfMMÎses , cet avis prévalut contre lopiniiilrelé j^uerrière 
du prince d'Orange. Charles II appuya de sou înlurvcnliuM 
l'bumble demande des KlaLs-GeuérauK : mais Louis XIV 
prétendit impt^er à la Hollande de telles conditions . que 
c'ctJitl la rayer de la li.ste des nations indépendantes. On ne 
prit plus dès lors conseil que de l'excès du désespoir ; lean 
de Wilt fut égorgé par la populace ameutée, le prince 
d'Orange mis à 1» tOtc désarmées de la république, et 1rs 
digues , percées de toutes parts , livrèrent la llullandc aux 
eaux de la mer pour l'enlever aux Franrjiis. l.ouis \IV m 
ofTut dut renoncer à pénétrer dans un pays inondé. 

336. sth'<;E iiE MttSTitiaiT (oini 1673). 

INVESTISSEME^ DE LA PLACE, 

I Ttiblcju du iviu|>». l'.ifli'' <o(iii 

L'empereur Lèopnid , alarmé desconquètesde LouisXI V, "^àtu- n" 
s'étaildetachèdesonallisnre.elderoneertaverleC'ibinetdo 
Madrid. ainsîqui'IesélecleuriideSaxc et de Brandebourg j^), 
il avait eonelu. <Iès le mois de mai 1672. avec les felals-Gc- 
nératix, une nouvelle ligue eonire la France. Louis \1V on 
eut cunnai.ssance; U s'en exprime ainsi dans les Mémoires 
militaires : 

H J'avois pris un 1res grand soin . pendant l'hiver . que 

Cl Jetn-Arnhinil 4<'-loïeu8MiruiKt|>rô,aIor& brî(rAdicr4lcfav«l{-it<-, l-i 

tIepui.siiijirtv*baHi'Fraitto.{*)ffr*/Mirpmi7iVo<rrtIpI.'>Mi/.t/l',pflr(>uinf j, 
> f, p. iu. (-'') Jedti George 11 ei Fr^tléric Ouillduiui: \"tiH te Grtind, • 



KjItlMiucs 11. » Ur iMiraic (t'EsUèir» '). viec-nmiral île 

1 JPiflttOt' 'il *;» jtmcliuti awc U IhiUe unglai^a. à Tlk' île 
A^'i^t ; us SCS ordreâ trenU YaissL'âiii de guerre 

1 eLitut'l-i ■ ■ .■'ii-s.'i 

. , Li'» Ui uy Uvuu-s comhinëot ne Linièrrftt pus à roiiconlrer 
tt\\f ilrs ICuts-lji'iuTaux : UuykT l.t t'<)iniii;iiKlait: (.Mo 
était forlc (lc5i)iMintc-ilou2u vaisH'UHK tïn j^twrtu, <Jr tpaa*- 
raille aulri*s bàliipens, tant 04■^.1U'S. bniloU. >ai:lits vl 
barques d'avis. l.t:s armii s rcsliniil quelque Icmps on 
|ircseiirt- «iris comI)»ltre . cl so séparèrent. Li-s flutles fraii- 
VAÏSf et nngbisosc reii<}AJ«*t àâole-IUijr, surla.«Atc«l'AB^ 
glcU'rrc , pitur fuirc do le^u, lorM|iie Ruyler , oui avait 
,rav»iiU(Ki' ^u vent, lus atUiqtu. » Le dur d'Yorck lit les 
<t si,t;n.iti\ >]iL' bnliiilli- : II- cnnUf d'Kslrérs rdinnuuKJuit Va- 

■ 'v vnnl-R^irrlc aynnl pavilKm bï?nic ; il a*6it et» léle Ift 
« tieulcrtîiirt-îimlriil Bmnkort. Le dur d'Yorck se mil à la 
<« t*te du cnrp^ <le hitaille. nvw pat illon riiujçe . et floil 
opp/'s/' ;i r.'inirral Rniier; le pumle Sandwlck <^) enl Tar- 
*i rn^re-itnfdf :i\nnl [invillnn bleu, enndp Vançhen. lieu- 
'^■^♦•fenant*aTniral de Hiilbinde. II ètoil environ nnq neurcs 
« du malin bir^^^iuc li-5 dt'tjv notteit èloienl en prcHenec Le 
« i'umbâli'umnu-iua jvir le vice-amiral Drnnkurl, qui atla- 
quâ avce rnvrmVjçafd* te ecmile (rEslrfcs qui eom- 
0., maiuloil celb^ de Frariii* uLd'AnifleU'rre. Le rumU- stm- 
m. lint.ci* fi4iavt«(! mit* rprinp|i'(|ui fut »<liiiirpe d<'*i Aiiglui& 

^ue, 

l'Mis nusi- 

l\ir- 

iMitlirtiul ii>e< lunt 



I 



« Il ipK* ri'lK' H"" T'h"-siri^'ll'' eiMH «If Ii.MUi MlHi j'MIS | 

a breuse, Uiiilpr attaqua avec le corps de bntiiîTIe de 



niée ennemie le duc d'Yorck.; ils ï-e irtttir<;i 
de v.lleur el (l'iipinlilllrclé. qu'lU furi-nl oblïnés l'un et 
I _.ni.-.. .pr^^ uMuHirlMl de phisii-ur* li<'ure>.du elianger 
Larriere-jîartJe. commandée p;ir it eomte <lc 

Plil .>ll,ii tilt'i' ii.d \:iiij:irti lu "i.i-ii.iiil— JM|)rat 

, â la 

iie;iuai.s >• -ible ûv i;oups 

Il [ilusicnr's ■ -i eidin cxtJdè ik 

[■.'iid.'!), .iji 1.) ulu$ Ki'^nde 

partie de- 1. {as llidUn- 

di>i(^ SMtiriiut ni jusipi ^ la jiutt Un ;.:raiMK elTorfs des 
n«>4l«.s de Fraiiee et d'Aniijlelerre, (pit avoienl pris si 

• .1. >r£tu«««, it«|HiU uurAchal ilo France, ('j Edoiuril 



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OU.PàLà» BK VfiMJULLSS. â^ 

r " ' ^as, i|tt'oUûslcftc<tmrai|piir«iil il<- i à Li 

il ii«4l. Les ij<rn\ arDU'cs travai' - [a 

■uni j iL-iiieiUie leurs \îijsâi-nii\ fn«*f.'tt-, i<-^ iinirfriiiuis 

I av*ueiil reçu un puUsaiil ri'tiforL qui If» Avuii mis m ^tjt 

*' ■ ' ■ "jmmeuf.er II* k-mU^maîii ; co)»fiiJnnt. IfinTHii». ilcs 

Kois ay<inL Tait toïlr puni- tc)>('oiulKiUn* , h vvtle 

•^ i.-.iiH'S n'tiul pas plulùl jppiMi-tK- tli-s liuihimJDls qiir 

, leur QuUc nn ira. repri( M icuti- iU> U-iirsi:iHii!» ut ulla 
niim4lli:rà Sclioricvelii . r;iik' ili* Zvlandc. Lcti j\it^'luiiini 
Je*Frani;oi8 se rolircrent vi^rs l.i T.-unise. on li; sieur d« la 
KobiiiiLTe . chef «l'ciiciiUrf tle Friitior . moiirul il'uiic 
^tifuie Mcssure qu'il dvuil rrriie. Los litjtlandiâ»p(frdi- 
r«iil Jfux vai&st'aiiX de sos\.inlo-iti\ pièces de cniH)n 
chacun; uulri] le \M*e-amiral SaïKlw^it-k, (iiii fut subnii'rgc 
a\ec lo vaiswau qu'il lOtnmaniJuit pcuuau( lo coinLat, 
IcsAoglois eiironl rncore de tués le comte dljtby cl le 
i.-(iiiilc d Û&sert. Ije^ Françoiâ eurent du blessez fnr>s$inurs 
di!s Ardai» et du Maipm>a, e( les llolUndois le vioe- 
jiairal GeiU. Le duod'Vurck duiU);i i\nm cette irccasion 
di'E^iiiar(|iies d'une grande inlrépidili- et d'une ftranrli: 
|>résemu d'esprit . au&si bii-n que le lurute d'Esirêes, qui 
tiut InuJDurs *-a éi:htM'. l'ci^udrede /l'biiide. etewut^clia 
qv elle ne Lurabàl ânr la flotte HAgJoiâe , et sur la uii du 

iOiMolKit»a>aul pria le venl ourles Eullaadoi^ d it-vcrui- 

, Uaigail d« plier et- de se relii>cr (^]. i> 



lâTj vissvcE nv niirv (tS j«in 167^2} 



P.irM. PlfrrpFinso's «.'U iSÎ.'., d'nnrts j,.^'°". 
«ne «.ifoc be de Chttrios Lctimn. f^ N-T"" 



I 



Wss\ct ini RWW (12 juin 167-2): 

pjr.I^Hi* TUTK.M.N, tl'«présQiiirl«alAlii;uii- 

Par Anioinr-franT*!* VANbtUMBVLCh vera ii)7t. 

Ui innrttiib«l de Tareanc, dit l'aotour dejt Mémoires de 
Luiii-s \IV\ aTaU reprt'jkenl'' au Uui la nécosëité de pNSser 
le Kiiin eidru le [luri de SidieneL cl Aridieim. ^lin de 
peneUer d>tn& le» ProvinceA-4'nics. O prujet adopte, le 
jirinc^i lie Omdé. iUtut rarinèi.Mvuiip<tiL» depuis le HjiÙD, 



Ailcilu Non 
Salle n it. 



P«rlie ctfiilrji] 

Salon 




GlLBIUES UISTOniQCSS 

« avoioiU faites en 1672, La Meuse l:i parlngo en Wcnx 
n villes , el l'êlf nijtir de ft's dehors, Itius bien rortilîez . en 
ti rcu'loil les anpnieheâ et In cireunTallaLion Irès-dirH- 
(i tilps. Ij;s Hoilandois ravoicnt muiiic nbonUammenl de 
* toiilds choses, et y nvoient jeté un renfiirl de six mille 
a hommes de piè, et d'onze ecnls chevaux. Celle p.trnisijn, 
a rt'hte de leurs IniuiK'S, cluil coiiiinandèe par un officier 
n de grande rèpulalton. Le Kni sovoit l'étal de la pince . et 
fl semhloit que Imites ces difticultez dussent le délour- 
M ner du dissein de 1 assiéger. Cependant Sa Majesté le fil 
u en personne au mois de juin , et après que Ton eut em- 
V porté en plein jour les dehors lépce h ta main, on at- 
ft taqua un çrand ouvra^çe à corne , où les assiérez avotenl 
ft pris leur principale runlianre. Ce fut aussi en ce lieu 
■ qu'ils se défendirent avec le plus de vigueur. Ils firent 
n jouer eoup sur eoup plusieurs minrs vi plusieurs four- 
{» neaux; mais, malgré iclte résistance, l'iiuvraxe fui pris; 
a el celte place . qtiî nvoU soutenu df si longs sièges contre 
»i Ift duc de Pnrme 'Alexandrr Fiirnése* et contre le prine*- 
«I Frédéric-Uenri : de Nassau, prince d'Oran^), se rendit! 
«< au Hui après treize jours de tranchée ouverte ('). n 

Le Roi , devnnt Maê^triehl, reçut la lettre suivante île 
■son mirrisIreColberl: 



- Paris, le 4 juillet 1673. 

« Toutes les campagnes de Votre Majesté ont un earac- 
•« tère de surprise cl d'élonnemenl , qui saisit les esprits 
« cl leur donne seulement la liherlé dadmircr . sans jouiri 
« du plaisir de pouvoir Innner quelque exemple. • ' 

<4 La première, de ItiGT. douze ou quinie placv« fortes ,j 
u avec une bomie partie de trois provinces. 

fl En douze jours de I hiver de 1668, une province' 
•■ entière. 

(1 En 1672 . trois provinces et qoaranle-cinq places 
« fortes. 

n Mais. Sire, touleseesirrandesetexlraordinaires actions 
« cèdent à ce que Votre Âlaje^lv vient de faire. Forcer six 
« mille hommes dans Maéstrirht. une des meilleures places 
M de l'Europe, avec \ingl mille hommes de pic.lesatlaquer 
■ par un seul endroit, et ne pas employer toutes ses forces 
« f>ourdonner pins de matière â la \crlu de Votre Majesté ; 
« il faut avoner qu'un moyen aussi extraordinaire d'acquc- 



bc rilMS DE VEBSAILLCS. â&T 

'H finie la gloire o'a jamais été pensé que par Votre Majesté. 
« \rtus II avnnB ij» à prier Dieu |K>ur la ron^i»rvnltftn (ie 
« Viitre Majesté; pour hr surplus , sa volonté sera la seule 
n rèclc lie son pouvoir. 
u Jamais l'arîs rt'a lêmoigné laiil de joie: dèsdinmnphe 



au soir, les bourgeois, i\r leur pmpre fnuuteTiient 
ordre, onl fait partout des feus de joie , qui seront 
coiumencés co soir après le 7> Deum ('). s 



COMBAT NAVAL DC TEXEL {21 aoÙt 1673). 

Par M. Tht'odor*' G(din en 



L 

B, Var M. Tbt'vdor«> G(din en — AiU- liu \f>r 

p Les (lottes de Fnrwe et d'Angleterre ehcrchaieni r^Ile de B -'I'-<Im'i- 
Hollnnde pour la forcer à romliatlre . cl l'aniinil Kuyler» 
iiprês a^oîr quclipio temps é*itë l'cntienii , d après la re- 
oinmnndatinii di"* filais, rerul liml ti coup l'tirdre d'arcep- 

* 1er la badiille, nliti de protéger le retour de b llotto que les 

'Hollandais avaient ciiroyéc aux Indes. Il suivit donc le 
prince Knperl [■;, qui avait rris le chemin d'Amsterdam; 
mais le vi-nt étant devenu conlrairc aux Jloliandats , ils se 

'retirèrent dans leurs hancs , jDSiju'à ce qu'un vaisseau de 
la (lotte des Indes , richemeiiL liinrgè , étant venu donner 
.m milifu île U flottir du prince Knperl. les filais, rmigiianl 
que le resle n'eut le nionie sort , expédièrenl des ornrrs à 

ieur ainir.il de lout h.isjrder (wur prévenir cf nwlheur. « Il 
a leva l'ancre en uiOme lems, et apprit en chemin que la 
« flotte d'Anjîletcrre , après avoir tenté une descente en 
ti plusieurs endroits, èluit devant le Texel: il y lit voile, et 
(I se prépara au condKd. Les An;çliiis Tirent de in^mc . cl , 
it étant \enus au-tlevanl de lui. le prince HoberC donna 

'« ordre au comte d'Kstrées de rommcncer le ciimlwt; 
« mais, la nuîl ét-mt sun(*nue avant que de se uuuvoîr 
« joindre, il fut remis au lemlemain. Le comte d'i'.slfi-es, 

Hc a son ordinaire, aïant enlrepris de couper pluF^ii-urs 

« vaisseaux des ennemis , fUt obligé d'essuyer le feu de 

« presque toute la flolte ennemie, qui vint au secours de 

a ceux qu'il avoil entrepris. Jamais combat ne fut plus 

u rude ni plus long : il dur.i depuis le malin jusqu'.iu soir 

sans se rallcolir de part et dauïre. Le prince H.ibert , 

qui avait l'util à tout . voulant aller donnerdusecours;iu\ 

Mens, fui enlouré de vaisseaux ennemis, et se trouva en 

si |$r»nd |iéril, qu'il fut oliligé ilarburer pavillon btru, 

'1 Mt'mi'iirt (If htuii \l 
^uititxTlaiid , pnlutlu du 




signal <|Uf les Angtois ont |K>uri]t;in<iruJcr clusçcoars. Mais 
la ruinn: ^lÏ.uiI t'iu(iiM'Ii(' (leitiUnl <|U('lque U'inp> que .les 
fiwns lu; lu piisseiil découd rir . h* «UtigiT ileviiil h grind, 
qu'on fui oMigf lU» mplln* le sigoal Itmt au plu» haut 
«D vaisfe.iii.alÎM qu'un le pli 1 voir lir plus Utùi. dMlevur- 
ne ni'inqtia pus de ftiirv i^uir jilu^ii-urh ^aissoaux au se- 
cwtn <iu pnnco; lo roml>.)| rt.-coQ>Jii6orn eu rc< «uiiroil 
plus runeiu qu'aupnnvv.iiit; si biori qu'il y cul en uti 
inuraent un nombre inlîni ik' mondt^ lue dr part cl rl'au- 
tre. Pour ce (fui est du romlo dËstr^es. qmiitd ii tîA 
qa'iJiuM>s<!;idre ennemie voulait triCDrt' percor iiu travers 
ac 1.1 Mennc pour venir accahirr le prinoe Robert, il 
s'yoppau géiiLTCusi*JiieiiL oans avuir pu eu vruxr à bout ; 
enCn le combat n'auroil |H)inl Uni enlri". \çf, deux chefs 

au'avec Ifi ptrlc de l'im <H di* l'autre, m l'un ne fûl venu 
irtf au prinrr Itulicrt que le vice-aojJral Sprai;b« qui 
èltùLaux mains avec le vit'e-amirnlBIaiikfTl, éluilenA^ure 
«I (>lus Kranil ii.'f>"--' '''■ 'ni, rerqui ubligea ee prini:«fie 
IJtiretant d L'tToi i ■ la lou» les Aaisscau^ qui l'un- 

'^iruanuient poui ; i' . iUiiumt ^frours; niitis il arrhn 

UD peu trop lard : car le ^ Ku^aioiral âquaich . après a^vir 
SBMteau le combat avec ItL-tiuxittup de cuurajite, et iivoir 
changé deu\ Tais de vaisseau . s'etoit mallieureusemont 
noyé. Il fHt eltrtnieuimU phiiiil tk-s Anj;lûU, qui fai- 
iwiiail vae 'grande estime de .sa pt.Tsonne. CHptMidiint , 
o»niiie la au(tafifm>ohtiit. on ue sontc**.! plu» de {tari et 
d'antre t^n'à sauver U'a xaiïiMuux qui étoieiit bî plus cn- 
domaia$p-4, el, ehacun sclAut retiré de son k-ùU:. le 
combat liait. 

a Le conite d'EsIrêofi soutint dans celle ucca&î ou l'huiuicui 
de la nation frani^iise . aussi bien que le marquis de 
M«i tel , k qui b*H Âni^lciis iH Ich Hull^indui> ne purent rc- 
hifror desloii Ite dcjn^lv . aM't.' quaLro\aifi- 

COUKtdun lu ia Hotte ennemie, (pii avoit 

CBtrCptiS tii' IV luirv p»rir rj.u 



Pntti r»lni*. 

SàUr dilv dpo 

- "Jj^P"^* a QHn^ ^ ihstnirHnnx h Son ftl< . ne Iht pas si tranquille 
f^ qut* In pW-wlenlc. La pHqiort des priocrt. de l'Europe 



<:•; llt$toirt mtUtittrr de Cihiîj» .tft*; p«r (iwkc|, >.,f| J. So'V^'H. 



I 



Mo. nti»e RiRCRAY, rafciitnwMXlMTÉ (?^ f- • ri r 1674). 

Par iiiioiiM'-Fr.Tiijoiï V\ . ters i«i3. 

«XéftïmmfnPPmrnifle rtmt^ armh», dil LtvuÎB ÏIV . 




fi <i 

« IVur V 

a duioirc, ont 

a |Mr m.) dil> 



1» coiilru nmi ; d*> mis «lUicâ. ils 

incrais. et ih ^(Milnicni tous af;ir 

:i-.i JiiiJl . Vl a pCilSlT Cl' 

r la rn|Mii3liiMi (!«• nu'S 

lilS.vtiNi-r (|r 1 (jl.tL «*( ma ;. ' ■■ lIc. 

par^fiûr. je du^uisi'viiur le» -ir- 

' ^: ' t tie Mii-iiM' «Il eut , 

■. Pour y ràussir , 

'■■' strcrèlcs, 

'1. et que 

'.... .. .... -, .1 <Tl. V 

!•.' qu'elle 

imre cul 

ious les 

miJmU. Le 



t> Jait)aisb|jui:i5iiiit:i:iJuiUiyiriivuilL'it 
u )c p'irul (icnclant l'anurroL'i iinus ><ii]i 
tt à suulonir tuuU'S les i 
a Princcâ *ic l'empire , <j ' ; . 

« Boy (i'Anfflcternr, $uii milité, â la|i|*ui duqwl il avoit 
« entrepris la gtirrre contre In HotlamJe , fut conlrninl, 
« par l(*4 tii(rif2;uei» qiK les Etals-GéuéruajE formèrent dme 
« I inlérieur du royaume, et dans Sitnjmrlcment , dnban- 
« donner Son alliance- I-'èvtque de Mun&ti>r et l'électeur 
v iMytltictn»" l'\. 1*1 "-«^uls allies que le Uoy avoilconser\(Ss, 
« f'ii I ' irele mi^nieparti; iïn y eutquorè- 

« l< ai fzard» laueutralitc. et le Kofijc 

« ^1 . l/>uiB XIV, diinscelctal.fut 

)« I I ^raiid iioriilwrd'etnitrmis.cl 

« dv^uiiiriiii m;(n i«- |>> .-«ini i.irileaii d'une guerre (jui, mjIom 
Q rcspcnince de ses ennemis, dextit vutit;i'eiiieiit i'acerihler. 
a (Jependnnt «Il grand étonnemenl d<' I Eiirupi*. cv fut la 
« plus gltirieiisi- eanipa^nf qui ■àv dit faih' en France . dc- 



n. 



[•our y surveili^T les ino^ 



En..' • 

H ilncl^raiiuii < 
l'aunoc 1G7Ï 
ti troupes dnut d puuvdit dt^tH»»»-! 



b camp.if^c 

\..\..ilir^'^), 

des 

; I s la 

leiil do 

"Iles les 

d «i^wrd de 



[) quelque* châteaux. Ayant reiji^ lui rcnu'it couâidèralile 
composé de soitc comptignius des gardes fram^'atses, du régi- 

r. r.lii.ni.l-MglTlS ••.' Oiftrl.-f XI. 



tiùtiHrt mihtnirv lie to%iit .X/l . )> 
M'kn'iiulttle Uetiac, ll'dunooi, il' 



I, u. 3*0. '; fJ^illiipi- 



nrilir«li-. 

âdJctlrHnUrd. 

ftn. 



360 GiLERIRS 1II5T0RTQVES 

ment de ^urraine et <ïe six cents cbcvomc, il marcha sur 
Gray. en chassant l'eniKMni devant lui. Les irouftcs cspa- 
gnulcs se retirèrent dnns la phicc. 

a Monsieur de Navaillcs n'aïant plus rien qui rcmpèchàl 
a d'assié^'cr Graj j march». En s'appnH'hanl il trinf^a la 
» cavalerie desi'iineniis qui \enoit bn'iter les villages où il 
a avoit dessein de s etnblir pour faire ce siège; il y eut une 
« grande cscarmuuclie , et les ennemis fureiit re|>ou5sès jiis- 
« qu'à leurs postes; M. de Navailles y reçut plusieurs coups 
« oe niousquclons qui le Mi-ssèrent légèrement, i-o leiidi»- 

• main qui éluil le 28 de février, il Ht ouvrir l;i Iranchée, 
a et malgré t'inotidntion qui êtoil grande, les soldats ai'ant 
M de l'eau jusqu'à la ceinture, il lit nttaqner le chemin rou- 
B vert par le régimenl de Lionnois. îl s'en rendit maître 
« aprèn un combat de cinq heures. Les ennemis qui se 
« virent pressés, dcniandiTenl à capituler. On prit dans 
« cette place seize cents hitmuics d'infanterie, qnnîre 
d cens chevaux et six Cens dragons (^}. & 

341. PRISE nt BFSA7IÇ0N (lô mat 1674). 

l'ar Anloine-Fnin{ois VA»DCKji«CLr^. 

Après la prise de Orav, Vesoul se rendit à h Dreroière 
sommation. Le duc de S'avaîlles prit ê(;pilem''nt I,ons-le- 
Saulnicr.Dôle et Besançon n'auraient pas larde iilomberen 
son pouvoir, si le roi d'I^pagnc n'eût envoyé le prinrc de 
Vaudeinont pour sanver à font prix la pru*lnce des mains 
des Krnm^-ais. 11 employa l<ms ses siiins à mettre cesileux 
villes dans le meilleur étal de défense. 

a 1^ Uoy ayant rr-solu In conquête du reste de \a Fraii- 
u che-Ouiité, que le duo de ^availles lenoil de faciliter 
'< par In prise ilc (iray el des autres villes de C'-lle pro- 
» viuce, rnvoïji te duc d'Enguien '.*} en lïourffoitne poiw 
n prétexte de refiler quelques aflarre<idans celle province. 

• 1^ ihir. niant joint avec une ausmenlation de IroujMrs 
Il M. de Navailles, marcha à Be/auçiui. qu il investit le 
a 2,'V avril. Le Roy. qui vouloit faire relie romiuéle en 
M perstmne, étant parti île Saint-'iermairi le âft de cf 
K mots avec la Reine et toute la cour, arriva le â du mois 

• de mny. A son arrivée il visita tons le» deho^-s dç la 

• place, et en .tïani examiné les fortifications . il rèRla 
a *>pf M. de Vauhau , ingénieur en chef, l'attaque de la 

(t) Uiiiutre mitiinirt Ar Loun XIV, jwr yyinDy , 1. 1 , p. 3î*. '^ trirnn- 
, Jutei tiu tlaurliDii , ilt>)iui> firlncc de Coiid^. 



DO PALAIS DP. VK«5AILLfS. 

tillo.quicitl divisée on haute cl ba5sc; la ritadollc est 5Î- 
iwc sur Mil rocher fort r^carpc f l fort haut , où l'on ne 
peut ahonlcr que du rùtè de l.i ville. Lu face qui I.i re- 
gnnle avoit <leux lustions pn%ironnps d'un bon fossé 
laWïr. dans le roc arec une derai-lune snr la droite et 
k « une tour ri l'anltquL' sor l.i ^niirhe. Quoique l.i eiladclle 

tt panU imprenable par sa situation avantageuse , le Kuy. 

*t «n Icwminnnl . reconnut qu'on pouToil In battre par 

une ^lonla^ne (jui luy étoit opposée; la diffieultè L'toit 
w d'y faire conduire du canon a bras. On en chargea les 

• Suisses, qui en Tinrent à bout par les soins infntiga- 
■ blés de Sa Majesté, qui lit ftiire ce fj^nible ouvrage 

1 pendant la nuit à la faveur <Ips flambeaux. Le ttaron de 
V 8aye, gouverneur de Bezançon. étoit secondé par le 
pnnee de Vaudenioui ('>, qui s'y étoit jeté avec une 
« garnison de troi.s mille hommes ' - . n 

La tranchée fut ouverte dans la nuit rlu G au 7 mai. 

H L'-s pluies et les neigeïi continuelles inroninioilèrent 
« i'\trt**nienient les triMiprs cl rrtanlérent heauc<»up les tra- 
it vaux. Us se trouvèrent encore fort pénibles, tant par le 
« f^r^ml feuiicsassiéKeïqu'il falloilessuyer, que parle ter- 
« rai» pierreux et dillicileàcreuxer. D'ailleurs, les assiégez 

• (aisuieut tous les Jours des sorties qui étoieni aulanl de 
n rudes combats. Mais enfin les troupes du Koy s'êtanl 
u logées sur la contrescarpe, la xiM: se rendit en peu de 
« temps. Ixs. bourgeois furent confirmez dans leurs privi- 
« lèges; mais la garnison demeura prisonnière de guerre. 
a Le prince de Vaudeninnt sir retira tlans la citadelle , qui 
d passoit pour imprenable. Ij*s ennemis eji avoient acheté 
les fortifications .sur les fimdemens jetez en IHtiS. Elle 
« est presqucenticrementenvinonéi' de la rivière du DoultS 
n et biitie sur un ru4: escarpé. On l'attaqua en plein midi. 
«I Les sottlats, à la faveur du canon quon axtit min ru 
« batterie sur deux hauteurs plus élevées encore que la ei- 
•» Urielle , gagnèrent le haut du rocher en gravissant . et y 
« piaulèrent leurs ilropeau%. Cetti* action, des plus hanlies 
« qu'ofi ail jamais vues, inliniida tellement les assiéfiez 
n qu'ils battirent la chaniude sept jours après la reddition 
^ fie la ville. Iji g;irnison snrtit avec amicft et bagages, et 
a If* Hoy dunna (les passeports au prince de Vauiieniunlpour 
« aller à Bruxclle>t {^]. » 

(.)} Chtrte«-tlriiri <lr Lutralnr. ^f < Jlt'thiirt midlnîrr âf L"ui$ XtV. pat 
QVinc), (. 1, p- 3TJ. {'1 tH»i"*rr rfi» iuuii MV, par Liiitiois, I. II. 
p. ISS. 




it eentriil)-. 

S«lle i|tb>ilei) 
Vfllets •!« pint. 

N" 107. 




le (lu NorJ. 
H.-<l«H;liauHS(n' 

Salle n- I?. 



Le Boi 9e rendit inimc'linicinpntaprèsta prise «leBesan- 
roii devant I>»lr. qu'il avait fait investir le ùl& ûc mai 
pAr Je duc il'ËttKhieii. Le ftouvemi^nr, ^mmc (U* rendre 
In pince , .lyanlrépuiiduparunrcrr! < ttcc fui ouverte 

le 'M. Les asuitVt^ (irtnl une viu '^t^Uince; mois 

les Iroujii'^, t'iicDurfi^ces par la pri'S'-inrr mi Koi . ron'èreDl, 
après liuit jutti'S *\c dilensc . Ia vilie à iMpItutt r. 

I ■ :•— (jc la rciitlititMï de Duln . rapporte 0"'"f >' (') i 
iir le diiifphin. qui lûixiiit que liouzc ans et 
.^ «:. ...i , „..iv;iMisii-gf ; il cUMl icrompagné itr<i iirinrt'Stto 
iMi tùwiU (*) ri lift La Mi>ch<'-sur-¥on^*). ^■' 

343. GOffuiT iiK SL^TZHEiia (16 juia 167 i\ 

P«r TA. Pis* rtT t-n I837. 

Ln thir do Lominp nraît tenlè do porter en Krinrhe- 
Onnle «Irs snr-tiurB au prince de VauJenionl , suii fils. 
N'uyaiil pu s'ntnrïr un ehcniiii à travers la Suisse, il fui 
cOlitr»inlUe>revi>nir sur iww paB pour •.•ssiver de passer par 
i'Alsaoe; mais il rent^untni. dan& son L><iinp dAniin, le 
vionnilr de Turonns , qui lui fcrfnu le passagi!. Turenne 
n'avHii sitiis se.** urdreH qu'ini (aUde eorps d'armire : nuis il 
sut, pnr d'habiles manfpu^re'i. en grossir le nombre aux 

Ïeot de l'oimoiui. «■! forçi le duc de Lorraine à se retirer, 
laHomhlnnt ensuite sur ia n'Ule Ututi -^ ■ -i i s difi|>er- 
Itle^driiL^ les divrr?) quiilriers. ilp.ir\int ^ i uncurps 

«,.. ■ v- v' rshlo [Hiur tenter le sort il 4iii< ■ ide. Il re- 

jii!_ <l/.heini los troupes iniitcriatei sous le rum- 

ui-i 'lu dtic de t '"■'■ """ * 

ii*ft poste/ lû^ de t*oUe petite *ille. 

« ■' Nf<»it.i\:n _ !. .. i avenues eii etoientditU- 

<i ejtefi \ tjrt maniis d'uiiol^. tin n'y )«»- 

u VMÎI .1 , iiJaiit. I^ duc de l^trrain(.' y reiL un 

() Milanlerie qui Ixturha le» juirlrs cl rèjura les 
I ^ Ml!*,; puis ii mit It'TMt** de ses tnnip*_'s en iialaille de 
« :J'iiu«y!' o>Ué: il se cnat d'autnol pluj< en steelé ilans cette 
K silualinn. qu'on ne piiUM>it aller a lui (fv'cvfiBk^nlU ville. 
qu'en traversant un ruisseau . et qu'on s'exposoit au feu 

fii Iliiloire tnmiairèdif tt/^it Xtr. i. I.f. 37e. (V} Louis-Arniftn4^ 
llMrlwo. ■>) FfiiQioirLAuu de lloartiua , df pui» pruicc ilv CodU> * "f | 



I 



Dtr pALfcif 'D« miânxBs. 



ses 



rf fï*nt»e hallcric #1<> f flnftn'i qu'il a\ftii ftA^l^ sur une hau- 
« leur. Ou(r<? celte ^lifT^ ulti^ il y en avoil wne aulrt; r|uî 

(t » paroissoit aussi l'onsiilérflWt' : r est qu'aiirès qup M. de 
« Turenne se soniit remlti mailrr de la vflle, le frrraîn , 
• 'depuis Icfidroil où il éloil en bataille, rôtrrrissoit insen- 
li siblei™»nt jusqu'i Spintiheim. et rendftil l'alUrfue irés- 
« difficile: bans p/inipler que rinipussilHlIttMïQ il 5 n\oitde 
'«former un (frand front ilif^anl ses troupes le refidoit 
« niaUrc dp fJi rrtraîle. Tmiles res ral»iHis aM>ieiil dêter- 
« Diinc le duc de Lorraine à faire ferme eri rel etHlnut , cl 
<t i! scmhliMl quelles dussent de intHiie ohlif^iT M. de Tu- 
if renne à ne pas lenler une si ditlirile enlrofirisp: rrraisson 
«. expérienee lui (il vuir des facililoz que les autres n'apcr- 
« ce\ oient point. Apri-savulr exailenient reoMinu I.1 sJlua- 
« lion des enncïTiis i! résolut de les atl.iqncr, ne trouvant 
V rien de ijIus ava!ilageu\ ]Miur !c$ armes du Rôy que de 
a chasMT les iuq>èn;uix du i'tdatinat en eiitrttnt en cam- 

'*•<( pagne r^ » 

la houille fdt looglpoips rlîsputéc; d'e p«H* et ,d*atflre 
'^l^charneniènt ftit c\ïrPme. Enfin le marèchïil de Turenne 
parvint à enlever toutes les pM«îrinn«i de l'ênnetni. 

« Cette aclloti lui lut d'ant iirieuse qu'elle ëtoit 

" hardie ,cl qu'il coinhallît. .. uiMlc hommes Iri'-s- 

1 faliipiés iTune longue et ptiuL'Ic uiarclie, près de quinze 
<i mille hommuA qui surt<ûenL île leurç q^nrliers t:l qui 
« èlitieni |KJSlé» dims mn Iieni^»rrsquein;:ï'cessibie. Leseniié- 
« miseuM'nl environ trois indb- imirts on bte^sé^i. On leur 
jtt' -pritploBiearsdrancnux et élendnrts, et pn"ique tous leurs 
t DQgagcs M. de Turenne eut nnzc cens hommes tués ou 
n blessés. Parmi les premiers é(nienr le m-irqurs deSaint- 
B AJirt V '). licuteiuiiil KénérnI . messieurs 'le W<Muvisé et de 



iiige 



,brf 



trentlrenleodiiiers. Le cheva- 
piis de la Frrlë, le prinee de 
' 'Miîrteourt et plusieurs auites 
marques de valèor (•)! i» 



Ir ItliUilIni: 
...:;;:eni:.'J, l*j 

a ollïcfcrs y donn. 
Si%. pnmE DE sAf I 

'1 "'Ï8- Mjiriit' cuatri 

•r Apri*f U réduction Ue Dûlv^dv Koy nviml laii»fté le snMeifitr'ii^ 

« fommwiilenient des'lruuiies au duc do la FeuUlade (f) , VaIh» >iv tth 

... ,. ^ ^ " N"iW. 

' M ffM/,)iV^ mififiiri' ift'ilf'un XfV. (tiir pirifn'^'. (. t.'f). îf>3. 'V Jr^tm (le 
' Crwjiit'. t ' ' '■' ' '1' liaii , 

11' ilu n»> ' rfc< 

luia .ï/r, i ■■ ■ ' I i !■ ■■•■'lem- 

i«jji doc de IlouaLuois , drimis iiiarcclut <lc l-'ranct?. 



OAI.KRUÏS lllifTORIQCeH 

tt s'en retourna avec la cour à Paris. Lo «Jur , après 3/*î 
(■ fait OJUibtiT k'S Ir.nirhi'es otpounuà la sùiflri) 
« se mit cil marche piiur faire le ^u'i^e ili- Salins. Cel 
(i plaie elail t'nvjroiiiiL'c dr trois furls qn il lui fallut i 
(1 laquer, el prt-udrc a^;nil qut' d'en veitir au irorps de 
t> jtlucc; il sv n-iidil iiiailn- des uns et des autres on huit 
a jours d'âltaijue. It duiina pendant lii i-tmrs de ce siège 
« des marques de $a >ult'ur ordinaire, el d uncsi KT^indl 
« ligilance, qu'il wunla. pour ainsi dire, lui-même tout 
a II» tranch(t:& ('). » 

3iô- PRISE DC roRThi: JOiix juin 1674). 

Pdr AnU»ini>-Friinçoi.<k VA)iltt.iiM».ixts wr* iSTDi 

Le marcjuis de Durais (-}, qui commuiidail un rorps di 
troupes dêlaelu'. s'empnra de son cétê du château Saint* 
Anne (1 du furl du Joiix. 

Ainsi en moinâ de six semaines toute la Franche-Comti 
se trouva réduite sous rubêissancc du Hoi. 

« Celte conauÊle . rapporte Timicrs , l'emporte d'autan 
« plus sur celle de l'année IGtiK, que les ennemis Turcil 
« surpris et se dèrendirenl mullcnient à la première, ai 
« lieu qu à celle-ci ilssétuient préparez el nreiil partoq 
ti une tigoureuse rcsislnnce {*]. » 

lu- f tiiiMl.-. ^VG. BATAILLE DE SE!VEFF (!l aOÙl 1671). 

l«*-f.'lMH»*«'. 



ifMi' rwilLilf. 

ïmlli' iliU-tli>-> 

tlrt* lIl* pÛ'al 

\ ■ tvi. 



llli* Il 



)Fi> lin Nunl 

>lll*<tlliU!lM-(-. 
lllC tt" it. 



«APftS «S «ATAILU. 



Tatt)L*Mii ilu lojiic 



3V7. BATAILLE M. S^AEIT ^1 1 ftOÙt 1674)- 

ht M. PlTIfikSOII-. CM I 

l,j dci laration de puerre du roi d'Esiwgnc .ivail rontrjiint 
J.ouîs K1V d'ubandouner une partie de h'S conquêtes en 
Hollande. Crpeudanl MaJ^stricht, Grau> . cl d'autres pl.ice» 
claient encore orrupées par leie Irouprsfrançaises. Les alliée» 
pour les lui enlever, purlêrenl tout l'ofTort de la guerre ds 
cote de la Flandre; leurs forcer réuiiii's n allaient pas i 
minus, de soi tante mtUr hommes. Le cummiindeuienl en avaii 
ôlccontléau prince d'Ornnpe: Monteoiiculli, li- ji>unf tiuv de 
Ttirraine (^) . le prince de Vaudemont. lo comte de Wal- 
deck (^) . èlaicnl sous sp» ordres. L'armée Trançaisc s'èlcvail 

(V tiiêtotrr mitilairt -Ir L>uii .Y/1 ,(urQainr),t. I, |>. i'9, (»,i Jihh|iii!»| 
llrnn dp Dnrfurl. dr(iui« iiuim'lml >lr Kniini* t*t dur ilc Durait. ^' /Ii«] 
inSreJe LjuU XtV, t. tl.fi, Jïii. ,>, Ui«rlc« V. v'v l^tiruliaH-l.uuii. 



DC PAUI8 DE VBRSAIlUtS. 



9S5 



ïculomcnl k quarante mille hommci; mais I« prince il*' 
ÇumK- la conimnmlail. 
Lcprimv(IOr.'inpt',confi.inUlanslasnpérioriïcrfiiooml>re. 

'lii»na'tn>ait pour nmener U's Frinraîs » une bnlailliv II prît 

jd'alMinl pusitiun entre Uii&Â<T.iyct Arl^icu, ci k* 11 anùlilor- 

^tlonnnil un luouvrminlâ son armée, lurM|U(r ir priiirr de 
ConOc. qui suivait tous si's munvcincnb (J'uit iril altL>ntir. 
sii^i^sant l'occasion faiurablc, onloni)» lallaquc. Ce ne fui 

,tl aliord qu'un combal d'avanl-gar<le; mais biendil lii m^lce 
devint gèncrale. Le terniiii fut disputé pied â pied , et les 

groupes ilc!> deu\ armées reunrcut ptu:>iours Tois à U 
charge, l.c ^illa^^c dcScncÏÏ, pris rî repris, lestn .tu pouvoir 
de l'uriHL'C française, sauii que la tiataille fûL tenuinêc : elle 

Irccommcnça a laltaque du Mlhi^ede Sa}. 

u II y avuit un inarni'i d'un enlr et un Ix'is de l'aulro , 
B dans lequel le priiirc d'Oraui^e mit plusieurs juitail- 

^^^ Ions, soutenus par toute la e.ivalchr alleutande qui 
u t'ioil senue à son M-cour*.. L4' due de lAixetid)ourK ('; 
u fut cliarKë de les allaqin*r du voté du hua a^rc les re-gi- 
« mens d'Énguien , de Condè , do Conly cl d'AuverKne . 
V i>endant que le prince de Coudé les fit attaquer de l'nu- 
u Ire par les i;ardes franeoi»os et suisses . soutenues d au- 
II très régimens. Ce Tut en cet endroit qu'il y eut un 
« eombat sanglant, que la nuit ne put faire Unir. Il eonli- 
*> nua deux heures au clair de la lune, et duraeiuq heure» 
t< sans qu'on put dire que lun dis pnrtis eût a^anlaKc sur 
« l'autre. L'uh.scurilè qui survint Iv (U cesser. Qiacun 
u resta de son <>ùtê dan.sli* poste où il se trouva. Il y avoil 
(( deu\ heures qu'on se reposoit ibns les deux ramps, et 
« que lessuldats, accablés de lassitude, et pour la plupart 
(I couverts de blessures et de .saiiK, làclioieiit de reprendre 
* des forces pour reconnnencer à combattre dés que le 
u jour paroitruit. lorsque tout à coup les dcui armées fi- 
u rrnl. curome de concert , une décharge si sulute t»t tel- 
n lement de suite, qu'elle ressenihloit pluti'd à une siKe 
» qu'à tHie décharge de troupes qui combattent. On étoil 
« si près des uns et des autres que quantité de soldats des 
a deux armées en Turent tués ou blessés; et conmic tous 
« les périls paroissenl plus affreux dans l'horreur de la 
« nuit, l'épouvante fut si grande que les deux armées se, 
« rclirërent avec précipitation en même lems; mais cha- 
« cun sapercevanl bientôt qu'il n'êtoit point poursuivi , 

t) Fianvol^tlt'iiri dr Montmorcucy, précétieminenl comte de Boalf 
Ir, ifr|iui» nurrrlial Uc France. 

13 



^PHHI^HIBVH 


^ M6 «AiHttïE^ itïçroâtorr.-^ 


^^^^V <« on s'irréla Iniil court. H If [iriitrr dr fjont\c sHuut tv~ 


^^^B 1 mis à la ti^lc do «xi arnirc h lit r/'IotiriuT sur 1*> rfutrtip 


^^^^^^ « àf lutiiil|i> . nn il pus^ le rc4tc de U imît . et le prince 


^^^^^^H « (1 t^nnfTt' l 'nbamlnnan. 


^^^^^^H >E J.-iin.ii$ hnl.iillc ne fui ph» ■un^Innle; les UoTTnntkiis 


^^^^^^H 4i eiireDt einq » sK mille homnirs lue? itii blessée . les E:^- 


^^^^^H a paf(mils Inns mille, et les Allemffmls Mxoens. On leur lit 


^^^^^H « «T niiKe pri,s«>i)iiier5 . I;l pliisgriiMte pnrtîe Ë*>{Ki|^(il5. 


^^^^^H Us penlîreiil une frrandc purlie de \rmn équipais. 


^^^^^^H H cent se|)t rtriipt'»a\ oiiétcfidnrU. irnis picr<>sde Ctinonet 


^^^^^^H Cl iinTnnrlier.deiix mil)e('lKtriflr5. trniseL-nsmiUeérmde.s- 


^^^^^H a tines au p;tietiient de leurs troupe5 , el <ioi\:infi' ponforis. 
^^^^^^ a l.r prinre dr (Solide se mënn^.i moim que k- dernier 


^^^^^^ K ïnhhit. Il se |K)rluit nartmiL Tépèc À ta ntÉitt . quoiifue 
^^^H « ftirt inrtimnxidê de la f;iMitte; il se far^oit jour [tarinul; 


^^^^^^H c en qnHffne lieu qiiil .-Mlres<»it <)e« pn^. n*HMiif ennemis 


^^^^^H « n'i>^i>il tenir frmie de^^nl Iqî; il tnl seenmfé pnr le duel 


^^^^^H <i d Ën^uien qui p;irli<*e;i \» ^luire de reft' '-m ' jaur-l 


^^^^^^H « n^e, ivre lui. el qui fut lirtijfuirs » 8c<t < H 


^^^^^^^ l.^^if^ \IV. i>ur une lettre dulêe de VeHnii. .>.. ... aoûtl 


^^^V 167-V. rélicile en ees lenncs le prince de Coodè snrb vfc-fl 


^^^H toiredeS^nefT: V 


^^^H "•' a L'uniifae ehosequi nu- Trit di* U peim> ■ ■ 


^^^^^1 !■ t)es p<'*ril!t on >oiis i-t iumii r <Ti<in !r dm -Vi^fl 


^^^H *^^l 


^^^^^^^ ' *^^^l 


^^^^^^H u autvj plus ' ^:^^H 


^^^^^V • m'est S) T' ^^H 


^ .-^^H 




^^^^^^H II '^i^^H 


^^^^^^H * nie prrmrrim ^^^| 


^^^^^^^H K ^^^H 


^^^^^H 1^ lettre ^^M 


^^^^^H ^^H 


^^^^H V ^H 







DO FI 



tMIL»S. 



« el n^tne pour mm^ lëlk'itrr de t<i KJoîre que vûus y a\ft 
m «cqtiite, Criiyrit qu'on no petit poi rtre plus Luuchë (far 
« je le «tii». tk' t.in( (k iiifftMTttlcs tauangfs qnc vun» avec 
« naé#iUi>s,clftQrb.xit pluii pL>MU*tJé qiK> l'Amiliv quo vous 

• avn ptmr mot n'est p^is le imiintlre molif qui vous ait 
« pirtti j faire 1er cboscs dUrnoctliimiruft quo tous nvpz 

• faites L^ cette ûccaAii» ('). » 

:M. B.i.TjittLE OB LA UAnTiMOi'S :21 aoûl 1674^. 

tLUTTâQVE DE Wrmi BW iEPOCTHtlJ. 
•: 
.If 



P.l*itloii.lulU 

Lc« Kïal*-gfnpr»nt aralcnt miscn mer, lr21i|nmois ilf K.'ie-»ii.m" 
î. unr fl itlr rfp ^oi^.^nl^-MT vaisscauirti'g-ufrrr, vingt- 
ralrp Util»'*, huit hnilots rt d'iii/c barque'; »l'n*iç. Ccttu 



qtir^lqms joun iitiic i-n wif wiilc dans la 
lit' w sépara en tlcax It* 2 Jp juin ; la aioin<t 

' )r commanrlcmcnl ilc r.tmir.i) 

' ridontniM. 
. .. ,....,■! p;i5à h dépende d'un m puissant 
umiial Ruiter alla Ifntor «ne dc^ccnt** au 
ivoit ï*spêrc(!t'SurpreM- 



M 



1 n 1 1 ?ii n itti 1 



qui 



irdntchi , 1rfs 



t^t in.inIninK 



qiii s y 

Ml un M 

pied h 

r. jtiant- 

ivp, où 
[is el se?» 
.il rem- 

.1 r..ijio 



'l L 

i|>». I'.itt4f ■i-ntinl 



OALEBTEï IIISTOniQIT^ 

foup Enfin le prince iJOranx*' se dt>l<-rinina à flirt 
quelque sicgo. u'C le H S('|>lrinl)rc il se jitii tuut à coup 
$ur (îiiJciinnle. A la nouvelle tie re !itc|{e le prinre de 
O^mlè i(uitU ses rctranclienieiis et tïsolut de lout ha- 
sarder plulut (lUD de bisser prendre eetle pUire. U as- 
&emt>bi promptrment tuules le« garnisons de Flandre, et 
ail» à (ti arides journées \ers le ramp ennemi. I.e prince 
d'Orange, qui erusoit aMiir umporlé Oiideiiarde a%;inl 
quR le prinre de Coixlè In put «recourir, reçut la non- 
velle de H>n appruelie a\ec autant de i bagrin que de 
surprise. Il fit assembler aussitul le eunseit de guerre , et 
pro|Hisi de surlir hors des )i);n('s et d'aller attaquer Ic^ 
François av.int uu'ils eussent le hmitë de se remellrc tk* 
la fatigue de leur inuiclie. I.et» ïC^pa^noU furent du 
luOiUL* a\is ; mais le eoiule de Souihes s'y opposa si uu- 
\erli'iii(Mit. qu'un lèsolul de quilUr le cânip le plus ttit 
qu'il seruit possible. Ainsi les Alliez évitèrent la ren- 
cuntre du prime de Cunde. quoiqu'il:» eussent plus de 
troupes que lui. CepemlaiU peu s'en fallut que ce Prînee 
ne leur tombât sur les brus; mais il survint deux acctdciis 
qui les dèli\rêrent de re daufter. Le premier fui que le 
due de Na\ailles ' , qui a\(itl ravaiit-Knrde du Prince, 
.s'égara, de sorte qu'il perdît pour le moins deu\ heures 
de temps: l'autie fut un brouillard fort épais qui s'cIcTa 

Ïcndant que le prince de Cmidé approchuit des ligneif. 
oui cela donna le temps aux ennemis de faire leur re- 
traite sans crainte d'tlre poursuit is. Le prince de Cond6 
savant ant toujours passa au travers de leur c<imp sans 
a trouver aucun obslaele et entra dans Oudenardc (^f. 

350. BATAtLiE DEN'rzHELu {k octobre 167iJ. 

OftPHE DE BATAILLE. 



Après In halaille de Sinlzheini , le dur t\c Lorraine et le 
comte Caprarn (*, sv rallièrent à Heidellicrg.S'étant ensuite 
retranches à Ladenbourfi;. entre le Mein cl le S'eckcr . ils 
furent attaqués par le maréchal de ïurennc . et contraint 
fie se retirer de celte position. De courtes né(r(trialion.s qui 
eurent lieu à celle époque suspendin-nt les hostilités, mais 
rllcs n'eurent point de suite, rt la tinrire reprit s<in cours. 

< Pendant que tout cirln m passoit les troupes impériales 

(f Philii'l" ''i Mi:iil/iull (11- Iti-iim-, II'" ilu Miilil. Jr|mi« iiwri'«lial ili- 
■ itr l.oyit Xii ,^aTlJmivr»,X.U. p i'.i". i^i Alb«*rt tir 
i!e ^ikln-i. ei'Qt'ril dp rftvaU'ric, prniilh^niiur Uc la 



Dt PALAIS DE VBBSA1U.BS. 369 

s'étuient iims^rs de plus de In moitié par l'arrivée de 
celles iJf Mtinslorsotii^lc inarckpriivc tie Badt; ' . elde 
celles d«j Lunchourx sous le duc de Uolslein ■''. I/èïcc- 
teur de Mayonoe <,^ , qui jusqu'alors n'avuilrion o<^ faire 
CI) r^vt^ur des ImpL'riiiux, leur dunna passage sur sun 
puni cl dans sa propre %illc . et ceux de Slrai^biiurg ne 
tanlèrent pas a suivre son exemple [''). » 
Celle miiivt'ljc, et celle de l.i priKiiainc amvèc de rôleo- 
leurdiîlïriindnhouff; '■ .qui<ii'coiirnil pour rcjoiiiilre le duc 
*lc Lurraine . Ifirent un loup de foudre pour Turenne. I) se 
srnUiit de plus il'un tiers infèriviir h reniiemi qu'il a>ail de- 
vjindui.elsa seule les&otirt'ccLail dans les has-irds d'une ba- 
taille. 1^ prudeiier mëjne lui ninseilliil de le$ rourir, pour 
ilcvanrer î"nrri\êe de lèlerteur , aussi n'hésita l-îl pas, et , 
paprês avoir reiu d'Alsai^e un faillie renfurt, il marcha à 
i l'ennemi. 

r •* -arrivé le hht sur les hauteurs de Molsheîm , il dceou- 
» vrit les Impériaux rampez au-doij de deux rivières qu'il 
M fit passer l.i nuit, et le lendemain, à Iniminledujoor, ses 
troupe» se IrouvèrcMl eu liataille. La droite des ennemis 
|«r éUût bordéi* de grosses haycs . et leur gauehe eouverlc 
j«i en partie par un bois, el défendue par le village d'Knli- 
heim, où ils avoicnl de l'infnnteric el du rnnon. l/alla- 
« que commença par le hois avec beaucoup de rhaleur , cl 
•• IcrjirnaKt' fut grand de part et d autre. Les Aliemans 
M furent souvent (miusstz et se rallièrent plusieurs fois. 
« Mais après huit heures de cuinlial, ils se retiKrent en 
m désordre sous Strasbourg. Ils eurent d.ins rctle Iroisicme 
n bataille plus de tri>is mille hommes luoz ; ils fierdirent 
dii; pièces do canon . trente ùtendaris ou drnpeaux , la 
« plus gr-rnde partie de leur bagage , cl on Ht un grand 
nombre de prisonniers *'. » 

_â^l. ÉTAHLlSSCnrAT DE I/UOTÊL ROYAL tIES IXTAUPES 

(lG7i). 

Piriiliorlfs l.i^imt.i el Pierre IVi.i.i:t ver» iots. 

a D« tous lesêtahlissemens que til Louis XIV. rapporte 
Quinf^v, le phj« grand et le plus durable tut celui d(^ rll6- 
IcJ de Mars. On coinmentM celte année 1671; ce superbe 
édifice qu'on Toit aujounl hui, jt^ur retirer les soldats el 



Sa ton 

<j« tJi Rtfinr. 

N" IW. 



Pf-I. 



!•! Jt(3< 



Vt iii.irKravc .h- ItntJo-Ooiirlirli, nuin-Hinl RriUTat t\n 

'Ufnii-Ailntnhf . «I"!'' f!"' Hohiriii-PIrii'ii. ^' (.mhaire- 

->(iiir. t^" ItïMttiirr lie hmi» \/l , pnr l.fmicrfi, I. Il , 

• .iiilLiutnc I-. « //«(wiri-f/c /.'»«»» V/K, par Limiers, 



sro 



fiiLfancc RiBToatttiKii 



iA}U 



plus 



lie 



ils 



trwuTent 
ii.ru ^cqm^f)In(n^s<J)rl'al^ll^r'Jl[r^u^^ it iiMi*im4ifc'4>ur5 
lii ittielh qu'on pi>u( j s(mh»r4<'r. Ils y imkil m^tmiu dans 
' •■■ ' /tion.ik' nianiiV*- que plus <le trois niillt' (onliokials 
tyii uitich'fs in^nlUlcs y vivt'iit d'iim' fw/in ' îiirc . 

qu'un nr h's pfut \uir 4nits admit.iiiDii, I cour 

U tlnn'»' itc rv bel ^•UiMi^i'ftiirrM smil vi S"1h, -un m .ismi- 
wtin iTNqn'iUiH' jï^tnfnl jaiii'ris ronnqnrr. Aus^i cm rcyardr 
nvrr raifHiii rr moiiiiiiuTil dr l;i \nHv ri dcU miigniU- 
(onr-r (k- Louis l« <jr;itKl. ^«immt* le pJi» digno d« ce 



{ 



'tluNonl. 
lllmt<IuM<*i. 
It -iii--i-liiiii*''Of 



,c Hoi «iihait lo<t prAfrr''^ *1^* iravnnt de M{i>l«l qu il 
nnlonn^^. Apn''*. In ramp»imr tlp^njurhe-iioratè. il 
S^Tfmlit niu InvalUlfs. ri, vniilanl que le !wm\enfrfle c^lln 
ffrande roudaiion Fiit chin.'k rù pur fa |)cinturL', il en <:om- 
iiuinil.i le InMe.iu À l.e Brun. 

l.ftiits XIV s'y fil n'prc*je!Her ai eompngn^ Je Momieur . 
ÛMT dOrit-an!* " , ilu prior»^ de '^jmïè ;^ . du m*rér|);tl tic 
Tiirfnn*! 'i . df Uixemlmur;: 'j. (lorhcfinl ■ . St^hom- 
ttfrg .^;, Qlc. Loinuis ">. Mrrétainc d>Ut, pr^Blc Ws 

352. PMSE DE 3X£SSini: (11 fcvr.1676). 

r«r M. Théodore (îTDmcn..-. 

Oepiii^ l<»n|Ç(cinfn la Sicile, m^coiHcnle île 1a ilmniriAliikn 
Eiipagnnir, atlrmlnit Tiycn'îion dr s'en affranchir : la îfuerre 
ftttunTMk^ filtre !a KraTire ri rF*pafîii(* lui en foiiniit les 
moyens. I,.i ville rie Jdoftfiine <l<inna le iiif^nal, lr« habî- 
Intiiit r^rîamrnnl In pr()ln'li»n de LmiisXÎV el arborërerU 
l'êlend.ird de la IVanrr, !K avaient déjà rerii un premier 
MTOurs eanduit en si-plemlire ItiTi par le marquis dr Vala- 
\uîre *:cl le chevalier de Valbelle '" .qui orcupail la vilïc 
HunutnduHoi, lorsqur le duc de Vivoiine ''MiOromc vice- 
roi dfî Id Sicile . parut en %ii« de Messine le 1 1 JanTier IGT'i. 




DU PUilS DE VERSAILLES. 271 

« Il y trouva les Espagnols , qui aïant juiiit à leurs vais- 
« scaox et  leurs galcres ceux du royaume <le Sicile, de 
« Xaples et de Sardaifçne, composoicnl ensemble une flotte 
« de tiflgt vaisseaux de guerre et de dix-sept galères, avec 
« laqacllc ils fcrmoicni entièrement l'entrée de I.-1 > ille. F^a 
« floUe ètoit commandée (ur le marquis de Visu. 

« Lcdued-eVivonne n'avuitque neuf vais»'au\ de guerre. 
« ane frégate et trois hrûluts; il cloit aceumprif^iu! d'un 
a grand noud)re de bùtimcnsrlinri^és de troupes, de vivres, 
a u'aj'mcs et d'aufres secours qui) portoil aux habitaiis . et * 
« volant qu'il n'cttùt p.is possiiile d'entrer dans Uessinr 
« sans combattre les Ksp.igiiols , il rèsulut de le (aire , mai- 
a jçrô leur fçninde supériorité. 

« Le marquis de Vaiavair,qui avoit été instruit du 
n secours que le duc de Vivonuc ainennit , a^ oit fait armer 
« tuus les vaisseaux qui étoient dans le {Virl de Messine: 
« il ordonaa au ciievaîier de Valbelh^ de se préparer ù aller 
« au-devant de lui. 

e LesËspnguo's vuïanlquelc dur de Vivoiuies'apprétoit 
* à combattre, se préparèrent de leur côté à se défendre. 
« A peine le duc de Vivonne eut rais son armée en bataille 
« que les Espagnols, se confiant sur le nombre de leurs 
a. vaisseaux et de leurs galères, vinrent sur lui à hautes 
u voiles. Le combat fut opiniâtre et sanglant de part et 
a d'autre, ctlavantap; fut (pielque temps douteux; mais 
a 1r cbcvalicr de Valbelle, étant sorti du phare au plus fort 
u du combat avec les six vais.seaux qu'il CAimuLinrloit. 
a tomba sur les £spa;;nols par di'rrière . et cummenr-a à les 
cf mettre en dé.sorure; en même temps le duc de \'ivoimc. 
« aerondé par M. du Qursne et le marquis do i-ieuilly 
« d'Humicres.,'},prontJUit du mouvement qu'ils furcutohli- 
a ffés de faire , les attaqua avec tant de vigueur que toute 
tt leur armée fut olili^ée de prendre la fuite et de se retirer 
« à toutes voiles àNaplcs, après avoir eu rjualre uii^'^eaux 
11 coulés à fond et avoir perdu un monde cunsidérable. 

« Le ducde Vi\onne entra le lenilemain dans Messine, 
« et y fut reçuetrcconuu on qualité «Le >ico-roi i^'}. « 

353. ETTRÉE PE LOllS \1VA «i:\.\NT (l»AYS-ïlAS) (23 Ilïat 

I*jr Aiil(>inc-Fnin'.-ni» Vamh iiviin.i.N. Ailcilu Nrini. 

R.-<lt'H*li;iti>'>i-i 

« Une campagne .lufsi glorieuse pour la France que la ^»i''" "■ 1-' 

(I Jaroh Hf Crpvant d'IIiiniiiTes, rlicrd'uscatlrt'. (*; Ilitiuire militairt 
lie Ijouii XIV, par Quinc> ,1. I , p. Wt. 



illeduNord. 

It.-df-chauMér. 

Sallfl n* i-J. 




Clt.F.fttES ItlRTOniODlES 

ftmi't(f'»tr , l'iqui rrnvrnia tous les projets drs prim'cs 
iffijés.nrful pascncorccapnbl)' de 1rs iJip|Mj<ierà la pain, 
u l/Empprrur.que celte pUTrLTcpardoil plus particuhtre- 
« niLMil que perfonne, n'uiiliti.i rien pnursc faire de neu- 
« ve;iu\ jillies cl pour porter ceux qui l'étoienl déjà h 
« augmenter leurs forces; car il ne s'agîssoit plus de porter 
i> la guerre au eœur de la France, comme c'eloit leur pre- 
!• mier dessein, mais de défendre leur propre païs ('). » 

Aucun des comraauderaents de rannéc prôcèUenle 

n'a*ail élèchanKé; Tureniie était en Allemagne ctSchom- 

' berg en f^alaliiKne. Îa* prince de Condi- était toujours à 

la (^te de l'armée de Flandre , uû le Roi devait celle amiêr 

commander eu personne. 

Avant l'ouverture de la eampaçDe.lecomled'£strades('), 
Çouvernenr de Macstrielit. avait enlevé parsurpri.se. le 
23 mflrs, la ville de l.iégf, dont l'armée de l'Empereur 
voulait s'empsrer pour faeitikT aux Hollandais le siège df^ 
Mnestrirht. 

Louis \IV parlit de Saint-Oermaîn-en-Kriye le II mai; 
le 31 il i!t:iil entre Uuy et Ilennut, près de la Meuse, à 
peu dedîslanee de Liège, f.emarérhal de r.réquy '* . qui 
comiuandail un corps d'armée délaclië de celui du Bui. 
reçut ordre de se porter devant Oin.'xnt. 

B Celle place, située sur le bord de !a Meuse, fut in- 
n veslie le 2^ mai; la ville dont il s'empara le deu\t('nte 
« jourcsl commandée de tous les ctltez; ainsi elle fit forlp^-u 
«f de résistance. Il attaqua ensuite le cbàtenu. qui ne tint 
« que quatre jours de tranchée, quoique sa situation soi! 
a bonne, étant sur une montagne presque de roc. Le duc 
« de Lorraine n'eut pas plutûl avis du «iége de DinanI . 
« qu'il rassembla tnus ses quartiers pour venir à son se- 
« cours; mais clic fut prise avant qu'il put j arriver . 
K c'cst-i-dire le 29 mai (*). » 

î35V. pniSK i>E nv\ (6 juin 1675). 

Par H. PiRCKBT rn II3«. 

« IvC Roi fil dans ce tcms-là avancer 5on armée sur les 
« frontiènts du Brabaiitnour arrêter la marche du prince 
« d'Oninge. qui s"appro«'noil avec les Espagnols et les Dol- 
« landois. Il envoya peu après le marèrhal de Oéquy 
« pour agir sur lo Moselle et dans le païs de Trêves, vt 

1) UiMlviiemilitùiredf Uu'- V/l , par (Juinry, t. I, p. lïi. tïlJmlrfroy 
•CEslrnil.'s. ilcpuis marw-lul "If Cmiuii- ;>_) l-/anjoi» iJ|f Blam^heiûtl, 
marquis i1*H>c<tuy- ' " ' 
I. I , p, iw. 



i 



V tiimoiie mtltt/iire ât Lvuit I/V, p«r V''in»»»l 



r 
I 



Snllc illlr 

N" 107. 



DU PAUrS DR TKRSAII.ttS. '^73 

intui untn' au marquis ilc HtK'h(*fï>rt tl'allor faire le 

•gf ilo Hiii fiilrp N.imiir Pt IJ^giv l>a villi» ouvrit ses 

irtcs ;iiis(.i(Ot . ot lo chAt**:!!! . apri^ s'tlrc dèrcmlu <lu- 

•Ual rinrlqiiCi j«»urs. capitula. l.n |iri*r d^refî <]on\ places 

Iliiy cl Din^nl ) assura lunl Ir pays cl ouvrit un clinmiii 

ïîbro ptiar envoyer les secoum nécessaire* à Maes- 

triihl ,'). w 

M. SIÈGE BT PRTSR PC LitiBOunc ('22 jaio 107o). 

l'ftr AiKoiiiePniifoh V>:<(ui;nvt.i ir\. 

a A prine Hui et Ilin.nnf eurent r:ipttul<^ . que le Itoi se 
« jioiiln .ivcr vm armée à Neur-Cliàle.TU pour "tisener les 
« ennemis, ptnriant que le. prince de Omdê (ormeroit le 
« siège (le Liml>nurg. invpsli par le marquis de R(*cbe- 
« fort, l.rs ennemis connnissoicnt l'imporlnnce de Ia pUce. 
* Ils s'a.sseml>lt'rent iur In Meuse, pr^s de Kuremondo, au 
« nombre ilc aiurau'e mille hummes. el suus la conduite 
« do prince d Orange; ils s'a^ancî-renl iuM|ucs à llnms- 
a bcrg. r^olusde tenter le secours. Le Roi, sur l'nvisdc 
a leur m.iri'he . (il n^onnidlre nn itoste dans la plaine <lc 
« Olermont pour les rombiiltre. ^'ils s'i)pini<ilrfiif>nt dans 
a leur dc^^t in. t!(-p<*nil.int le dur tl'Knguîen - , k qui le 

■ prince de r.nndé, snn père, a«oit remis la cnnduile du 
« siège, press.1 vi%rmciit les .iliaques. La tranchée fut nu- 
it »iTlr le 14 juin. On nttiiqiu etisuile la contrescarpe, qui 

■ fut em|Htrtee le ni<>mL-juur; et b*s as^iégeans se logèrent 
a ritm i.i demi-lune nonobstant la vigoureuse résisUnce 
« d«9 asftiégei. Le prince de rimdê fil ensuite attacher le 
« nÎMur à un des bastions qu'il fît li.i(tre avec huit pièces 
« de canon. Iji broche se trouvant asset grande pour y 

■ faire monter quinze bummo* dr front, le duc d'Eiiguien 
« y fit donner l'assaut, après que If prinrc de r,ondè son 

■ père, pour lut laisser la gloire de cette action, se fui 
« retiré a l'armée du Roi. On se logea donc Mir la pointe 
« de ce bastion : el le Prince «le Na»s«u-Sigen demanda k 
« captlvler {*}. • 

MORT PK TViiB.^:iE (27 juillet 1676). 

ParM.Cfl&soaani tsi». Ajl«iJuA«i 
RH)«-(ifcaiti 
1 Cnminc les afTaires d' Allemagne demandoient on s«ii«it«i^ 

ttttirrdt hmi§ XtV.pàt Urnkr*, l. Il, p. 101. .*'l llfun^aW rte 
111- tlu nom {'> ttiitoîrtâf Louit Xii\pêi UaiMt,l. Il, p. VU. 



u. 



J7A CkLEaiEii WSTOBIQl'Kti 

« prfimpt srcour^. Sa &faji*<ilé ordojina avanl «on i]èparl n\i 
« mari'i'ltiil île Crwiui du s'y en rtîtoiiriirravw: le» troupes 
« qu'il aviiil roiiim»n<léct> dH le rttminemviiMMit dp i» «am- 
« pagne. l'I de prendre (J<? plus avec Uii cinq ou h rùgi- 
« nu'n» de rarmôt* de M. le prince. Ce renfurt arriu fort à 
.' propos, premipremçtàl pour repoiii«er le dur de Lorraino 
M qui s't'Liiit .iv.niré sur In Sarre . .ifin de fAÎre diviirsinii 
« ne ec rôté-lri , el puis pnur aider au mnrérh.il deTuronm* 
a à s'flppiiser «ut dessenis du eomlc MonlfCiiL'ulli ('). » 

Le Binerai de larraée impériale , qui avail des inïel- 
ligcnres d.ins la ville de Strasboiiri; , voulait appriicher 

Î*(ftT l'entraîner dans le parti de rtmpereur. Connaissant 
'habile rbirvftyanee de 'lureone . il n»it tous ses efînrts à 
le tromper psr dt* fiiusse» inaiHcnvres, H 6 lui faire cruirc 
qne son .itleotionèlail de porter le .sièftf^ (kr^aiit l'hilisbourg. 
Miiifi sn pciMec avait été duriuoe, el lurefine . après ntoir 

f>a'M4< le nliin h Aftridirin) , était »\\v i>c poUer enlr« Slriis- 
iMtirg et l'Arri»^' impériale. 

Aloi-SB'eriRageJieiilreres (\onx fcrimdsraintninciUBetuUe 
«pli di^i)^ Ini^afail ladmirali<md<e lom 1rs Ke«is d^Ki'^'C'e 
Amendant sii srmainrf; on les Tjt mann'uirrr dans l'êln^t 
«•spoeede ipielquc^licurs, ,ivoc de* fones ;i \n:u près ù};ales. 
l'o'il toujours îl\è sur le Ithin, dont I un \oul;iit forcer. 
I flOtre défendra le pa^iaire. Enlin liirennevctiait d'{rf>lcnir 
un avantage, m iMtnlrnii^naiil Kemirtui de miitlt-r un po<itc 
qTrtIrtcrnpaitsnr leruisscmde lîturhen ;rlMiuili'nieullj^' . 
re(H(t< sur b hanleur de S-iï'lKirii , ntUiti^lri' fiircv il acre«|tler 
la ItNtaille avei* t\r < )i un ci iiicKidi*&. Aiasi le miccùs tttu- 
vnnnail li-s f;raiiilr h deTorciuir. « Je l« liens . 

««Att-il dit en piirl i . .!i|){iriAUi; il^ ne m «elMip|iCfont 

|ilub. T» Il nllerMtiiii pnur le lendemain U virluire; on sait 
eommeni elle lui fui entêtée. 

Il fanl etri[>runler ici les paroles û connacs de nuidcme 
tteScvign*. 

V II nmniii » ihetal le sume*!! a dnix lieum. afirès aruii 
" mAnré ; et. romme il y avoit tmi des h"'^ 't^**- !">• *' 
«I les laissa lous à Irenti* pas de la liautinir uaii il vunloit 
4i aller, et dit au petit d'K'beuf^.^ :«« Mou ne^en, tiemeure/ 
>' Il :vous ne fattrf qiw tourner .'lutoar d" mei, rous lai* 
•1 (L-riea iveonnuilre. >} M. d'IlamiltiMi. qui se trouva près 



i 



fi tfittoinnb lauit M tr .\*atl.\i»tf^n,t. II. p. •29%.(i ^tmut*\dv Mun- 
ir iiniMi . i.rincf (Ir M<-liilif, (CiitTAl il«* *fmi'04 île IVtjijii-rrur rl'AI- 



Di: rALUS DB vsbsaiu.es. ,375 

« tiv Icniiroit où il ;illuit , lui dit : » Monsieur . venc/, par 
« kti. ou lirt'M du vùiimù m>us allex. » « Munsinir, Lai 
« ilit-il, vuus avez raison , je ne >cux point rlii (vut Hre 
« tUi* aojounl hni ; cela sera lo mieux du moniK-- u II eut 
« à prinp tnumè son rbe^al . qu'il apenut Sairit-HilAire 
■ m 1 licuictvant tk; larlillerie) , U- thapeau à b main, qui lui 
|V uit: « Munsicur. jetez leji yeuï sur relie batterie , que je 
\ic|isdc faire placer là. » M. de Turennc revint , et ihns 
rinsUnt. sansCtrearrWê, il eut Icbras et lo corps fnicas- 
si'5(lnmt;u)e(;i)nnquii-m[)ortalr Itrnsetlamatn qnilenoil 
ler-1iape:iri ilf Sanit-llilaire. Ce ftenitlhomine , qui Icre- 
gardûil liMijount. ne le \oil point tomber : le cbeval Pem- 
itorle un il a>oil hh$i' le petit «JXIbcur; il èloit pciK'bé 
le nez sur rarcon. Dans ce raomenl le cheval i'srrtle , le 
Imtos loiJibc entre lesbrrisilc stsRens; ilomrcdcux fois 
rî<' gruitli yenx et b bouihe, cl demeure tr.inquillc 
})QUT jauLii!;. Sonniez qu'il étoit mort, et qu'il avuil une 
^n Lurlic du cœur emportëe.. » 

Le même coup qui frappa Turennc emnortu le bras dr 

jaint ^î-' :- ' son lijs tout en lamirs le serrait 

i*uli I Ia ri'punse qu'il lui lit : «Ce n'est 

|»a^ . KM. .1 :,«jmin'' qu'il faut ;'■■-<■- > Monte- 

fiici I Âun rJ^al tin bonim^^e. si ;>!e. plus 

^jjfi' ;':n ï! esl iiw>rt. dil-il . un ^-^ ..^ :jui faisait 

Il I liommc " f-t* deuil fut univcricl en l'iancc. 

>t i. ) . i . .■^'as.^orLint » la douleur de son peuple, lit 
,casetdir les reste de Turenn« dans règliiîr du Satat-Uunis, 
. j I ùîf: de rou\ (les rois de rraoce. 



'7. iMirsr o'.vti.iSTA, r\ «iCftB (23 aoiM l€7ô;. 

pAr ii. Tliraflorc (icmixcii 183!», 

Louis \IV continuait à fiaire paMcr 4m Kcnurs en 
'-k\h, pour dfttinor au duc d« Vrvonoft le nuryende s'y 
êtahtir. f . vitv^roi , d<* s«n cote , s'attArbaii d** faire 
iwn ncipau\ points de l'ile «ful piniTsirnl assurer 

'snn ri. |,a vitir d'Atifriista. enlrir Syranisp ri 

OiMM.-. [nm^ajt prAlé'j:('r la na^i|;:itliun et fc) roflirnnniralion 
d«' «M titnifif!t: il l'Mtiiqti.-) a>c<r sa lliide ftt lii prit nprcs 
■fÎT }*iurs de si^pe. Il ♦.empura i>nsMil« âr la petite ville de 
l^^mtim. cl se rendit wallre d «ne pariie du pnys des ravi- 
rons , qoi «9t le plus fprfUt* Ae Id Skile, 



AJU'ilu Nurdi* 
Pa^illmiiliiUc 

R.-tlc-fliiiii»*" 




du NortI 
on lin Fini 



l.csariiipmcnts mariiimcs do Louis XIV devenaient di 
plus on jtUis ronsiiJcrabU'S. Dtiqucçno venait dp quitter ïpfl' 
iiitrs <lt' Pru^L'nrc , pt, au coinmonoenieiil do jnnvk-r 1076 , 
il CDiiduisail une flotte composée ite ^ngt boisseaux et dtjii 
«rand nombre de bn'ilols et de hâlimenls de Innspori He 
leur côté, les altiès n'avaient jras fait de moindres efTorls. 
HiiYter commandait la Hotte eombinée desllollandai» et des 
Espaj^nols . tnmposie de vingt-six vaisseaux de guerre et 
de neuf galères, el le 7 janvier 1676 les deux escadres 
étaient en présence , prè^ de l'Ile de Stromlwli. 

« Ijî maniiiis de Prruilly. chef descndre , qui se Iruu- 
« voit pour lors à l'arrière-jçarde avec la division qu'il 
« rummnndoîl , rcvîra au large dî's qu'il vit les ennemis, 
« pour étendre la li^ie. qui èloil trop serrée par les isles. 
« de manière que sa division se Iniuva à l'avant-garde , 
« celle de M du Quesiie ou L'or(>s de Kilaiile . et l'clle de 
■' M. 'îabaret à TarriiTC-içarde. 
« L'armée de Tranee demeura loul le jour el toute l.i 
nuit en rel èîal à la vue des ennemis sans quils proli- 
(4SS4>nt de l'ovanliine du vcid qu'Us avuieriL pour lom- 
menrer l'allaque; mais !e \en( aîatil un peu changé le 8. 
d .'i la pointe du jour, M. du Quesiie lit revirer el gagns 
« le vent !)és qu'au mnîon de ce mmivement le marquis 
« de Preuilly cul attrapé la (Ole des ennem:>*. Il eomiiicma 
« le combat , envîntn sur les neuf heures du matin : il fut 
(4 si opiniAlre el si hing qu'il dura jusqu'à deux heures 
« après midi; il fit enlin plier l'avanl-ffarde des ennemis. 
«I qui lui étoit oppos4'-e, nû le conlrc-nmiral Veisrhoor . qui 
« la commandoit, fut lue. 

a M. du Quesne , niant, de s^m cûlè, combattu uste 
« beaucoup de valeur le rurps de bataille, avoil presse si 
n vivement 1 amiral Ituiler, qu'il avoit ete obligé de se 
a couvrir de ses deux nialelois. lors4|u'il survint un ralmc 
« qui enqi^'ha l'armée île France de (irofiter du dôsitrdrc 
« où elle avoit commencé â mettre celle des ennemis , el 
Il dtmna le moîeii aux «alércs d'Ksp.tunc, que le ^nts t'ins 
« avoil obligées de se retirer â Li(Miri à U |M>iiilc du ji or. 
« de venir remorquer les vaissiraux hollamluis qui etuient 
« endommagea, el qui ne purent cire eulevex par ceux de 



Fr.i 



VC PAtÀlS DE rmiAILUI. 

iiiseflu ralnic; elles 



■277 



purciil pourUinl pns 
« cni|>^L'li(-r qu un raisseiMt ilc l'^ivant- garde ennemie ne 
« foulât à bas <lu ^ratu\ nombre île rni])is de canon dont il 
« atoit clè peri'é. l/:irrière-garde . conimandée par 
« M. (iiibariM , trouva ptits i\v résistance , mais elle con- 
« Irai^oil enfin celle des ennemis de se retirer avec le reste 
« de U llulle. I,'arnt(fe lU' Frnnoe y perdit seulement ilcu\ 
n Itrdiots. qui se ctmsunu-reni sfinà aucun elTct. M. de 
» ViMi'iteuvc'Ferrière, (pu rummandoit un drs vaisseaux 
■ de lanii'ri'-garde , et qijcimicj olVu'iers tuballerneSt y 
« furent tue^; MM- de Gk^ltcfonUiinc , de la Fayeltc, de 
n JtclinRhcai i,' j et Sept<:uie, curcut part à ce coinÏAi {';. a 

COMBAT NAVAL i»*Ai](^vsTA) vx sif.aE (2] avrît 1676). 
t^ar M. t^iil5 GAhXLRAT rn lUe. 



I 
I 



AilriluNt 
l'avîllandul 

Duqucsne avait intruduit dans Messine le (ccours qu'il R.-i'^i'l'i'u^ 
conduisnil, La llntle combinée . iiprès telri^bec , alla iher- 
«hcr un refuge doH^ \a baie de .Naples . mais Kujler , njant 
^tè rejoint piir le comte de Monlesarirliio. qui lui amena 
dii vu(&^eÉlll\ espAKiioU. reparut «ur lefi cùlr» de la Sicile 
au muiâ<l'avfil itî70. I.e due <le Vivoiute, infurmé que l'es- 
eadrr i-unrniit* kc trouvait ii |m-u di; dïManre d'Augusta, 
cnïo>a ordre ii Ouquesne de niellre a ta voile avec toute sa 
flotte et de I attaquer. 

« M. • 1 II OiK-sne partit dcfcnvironsde Messine le 19avril. 
« • : l'amtral Huiler ea eut avi», il s'avança avec 

« t Uc et celle d'E«pagnG. à mesure qucM. dn 

« ^UfStiL- opproclioit. Les (lottes se rencontrèrent le 21, sur 
« le midi, environ à trois lieAc& d'Angousta. par le travers 
R du gulphe de Calatie; relie dr France étoit comportée de 
4 trente vuisfteauxetde M'plbriilot^. Le marquis d' Aimeras 
« commnndoiirjivant-garde. M. du Quet^ne le ciiru» de ba- 
« Idille, aîanL avrr lui le marquisde Prcililly. et le clirva- 
« ïier de IViurvilIc, chef d'e*<adre; M. de <jalinrel,nu&»i 
» chef d escndre.comrnandoit I arriêre-Karde.Celle desen- 
« nemi^ étoil de vin^t-neuf ^.liïiscnux, tant espngnnU que 
M hulland'tis. de nru! KaK-rcs '-t de qoeiqoes IirùIoL^. L'nmi- 
d ral Huytersc mil il av.inl-jwrde def ennemiii; le pavillon 
« rt les vni«Keau\ du Uoy d'Ei^pa^ne rtnirnl nu enrp^ de 
i( Itataille. et \c vire-amiral lla^n conimandoil l'urrîM'- 
« garde. Pendant queles flottes s'iipprocboîent. le ohevaricr 

' jnl Ki^nf f nI (Ir* 4rmfr« 
Inolfusc. ('} Uit*"trm 




?*8 «umns «t^ToaicFES 

a de Bclfaiino -M sortit rfn port rl'AnjçitoMa. et pawn Jttocfnn 
« seul ini«spaa entre les drus Hpies ponr joindre larmî-e 
a de tnncp. 

« Les df nx ainnl-pardcs commencèrenl le combat sur 
« lt% qnatre hcnros après niidi. et Vallar|ufrrnl arec tant 
« (Icvaleorol d'opiniâtreté, qup prwquelous ksTaisseaiix 
a (Ip part et d'autre fiiri-nt (^mlrtmmjigpz; le rAnon j fut 
« «Tvi avec une vitesse prcK^iif éttalc ari.i^i bien qi» l;i 
Il mousqufterif, et l'aclkm fui uno ijei pins sanKlîwrtwqni 
« !ie fût TBf à U mer depuis crttr giiprrr. I.r niiirqiiwd'At- 
« mpras fnl lu* darw le fort du cunibat. ètiinl snr \t Itïlnc. 
n elle i*hc*nli*H'df TamtHKmpan, qui nmimand'iil un dr** 
K vaisseau\ de ccltr a^anl-gardr. fui enipnrli" d'im coui» 
« de canon. I.c chfTalier de ValbHIe après la morf âo 
« M. dMlmcras prit le commandement, cl continua le com 
u bat avec la mCme vigueur. L'amiral Kuviereul le devant 
a du pied gauche cmporti* d'un éclat, et lés dcav os i\f 
H la jambe droite Ivisez, ensnrle qu'il tomba du coup. oL 
a se lit une lëgiTe bleiKurc à la t*le: cf qui ru* fempArb:» 
a pas de continuera donneriez ordr«'S le reste du jour (*). •> 

Les blessures de l'amiral bollandais (îrent perdre au\ 
mnomisune partie (teW*ur audace. ctdoniH>riMt( le ti«mp<i au 
ciicvalier de Valbclle, qui avait remplace d Aimeras dan-v 
son coinmMKtcmcnt, de rallier l'avant-ganle di'« Français 
qui ('lait èbrnnli'e. Sur ces enlrpfailrs, Dnqnosno ^'Haitt 
avancé avec le poqis dr bataille , il se lit , de pari ci d'a»i- 
trr, un feu rpouvantiblo. l>e cftmhal dura jusqu'à la nuit 
q«i sépara \ci deux u-mée». Le lendemain . I armée hol- 
landais se reimit; elle Tut p^wrsuivie par la floMr (Van- 
çatse jusque dans le p<:irt de Syraruse, ok I amiral Itir ter 
rnouruLlcâi^ anil. 



4 



300. PRISE DCco>i^ (26 arra 1676). 

Ptr II. AM«mc-Fraiiç«(i VAKMcmiuïi 

a Pendant que tes plénipotentiaires des prtnrt^dnrKu- 
rope qui êloii'iil en uuerre s'a^s^ulllll ri-iil à Nintèttu*'- 
Ci pour y traiter delà pau . 1c (loy de France, qui la dcsi- 
a roit vt-rilablcnuoit, prenuît de*- nirsurc* puar rendre ses 
« troupes cum^U'tlcs. cl faisnil Iravaillerà dcf prcpnratir^ 
« pour tire eu éUt de faire «i personne de nouvelle» con- 
à quêtes, afin d'obliger ses ennemis de ne plus truubU-r 



[') Oitloirt mitii 



litairc rfr Lfwië XH' 






■ahc. riirf d>9cMrf 
t.l,p.wi. 



rni^i;«H'iations dr paix.rt de donner If's mains pour 
a finir unr guerre qui avoU coùiè Uut de san^î de part el 
.« d'autre (M. a 

Le» fçraimsanneixieDls des puissapcei coatiséos (brrèrcrU 
îiWArfii^euisXlV à enln-leoirqualie armées: b prt'D.li^re. 
5ur le Rliio, fui de^tiriû<> an marûchal di: l.iuembouru. t*( la 
.seconde . ou OUnlo^nc . au ni.iriH-h.il de Xavailleï; la Irnî- 
»iémr<:iilre la i^amlirc cl la M<.'use, uvail éle cnnfiu*. au 
iiiarcrhal de Uochcforl ; «nfin la quatrième, qui dctaît s« 
|K(rl«r sur los Pays-Bas, clail rotnmandcc par le Boî en 
fierMiRne, quia\ait. sous ses ordres lis nmrécbaux de Crè- 
mij, d'Ilumiéres, de SrJiomJierg , de La Feuilladc W de 
Lotiu^. Ci'Ur dernière armée ëlai^ furie environ d4* cin- 
quante mille lionmi'S- 

« Las l/tiupi'» françolscs (aleoricnl des projzrès cansjdè- 
« râbles dans les Pnis-ba*. I.e Roi y marrlin t-n personne 
a sar la fin de mars, à la lete de pinqiintite mille Itommes. 
a arrompatrnè du dite d'Orlé.iuK ^V , ayant sous lui pour 
« géni'raux k'S marèrhauit d(" Crequî. d'IlumitTrs, de 
« l.»f(fM. de SfhomhfTjç el de la Ffuillaile. Il provint 
Âwsi les alliez, dont les tniupcs dispersÙTS et k>s fonds 
incfftaîns ne leur p< • -t j>as de se meltre en 

campagne avant la I < Ce prinrr ayant d6ta- 

elic U* maréolial d'ilunnii' ■:; avee queltjnrs tToiipt's 
pouF Taire unv invasion flans le païs île >a(s. eelui-ci 
prit \v furl Saînl-l)<iiili. où il y avoit quatre rens Ks- 
pofoqls r( qurlque ravalerie. l.emanVIial de i'rrqnîcut 
m roômc temps ordre d'investir 0>nd(.^ entre Tournai et 
Valwicienues; et le Boi s'êtant rendu de\an( la idnre Itf 
« Il a*ril pour vn faire le siège en personne, il V com- 
« menca le lendemain par ï'ouvcrture de la Irnnehée à la 
« portccdu mousqiu'l de la conlre5<Mrpr ; la nuit suivante 
n les batteries, ayant etimmencè à tiror. en brisèrenl toutes 
o lcspn]issa<les. LamÊme nuit. Irais eens Espaj^nolsse jr- 
ru tcrcfit dans la place par le paîs inondé , mais ce renfort 
a o>yanl pas emiMÎcbr les assi6;jeans d'avancer leurs ira- 
it vaux, le liai lU altaquiT li-idebors la nuit du "iô. I.e ma- 
K rkthi^i dHiiriiiirfr,s commandait à la droite. Le marôcbal 
« W I la gauehe , elle marirebal de Creqoi une 

« 1' laque. Lu signal ayant été don aè par la dè- 

« chATfc ûc loulcs U's hatierios. tuuslcs dehors ruirnt 
« mrauezcl emportez en peu de temps; ccqui jetla l'épou- 



H IhMWr» m«Vite<'rr dt l»uU XJ r,|uir Ouiuey, 1. 1, p. {7S. ^} VhWm' 

■Francr (JfcmiiVur). 



««lU- II* I '!■ 



m vanir d.ins la villr, cl obligea In g.-irnison Ac fnpituh^r ri 
K (le se rcncJro prisonnière. Le priiico d'iïrangc , rt Ir dw 
« de Villa-llcrmas.'!. qui s'cluiciit av.-iiH-ez jii4f]u'ii Mous 
u avec l'armée des alliez, ayant appris la deMlitiérdeOmdr, 
d rcloiinuTrnt se poslcr entre Mous i-lSainl-fiiiillain.pnur 
« observer les inouvcinens du Roi de France (*). w 

Apres la prise de celte ville, Kouis XIV ayant reçu ui»e 
Icllrc de TrliriLilions du prince de Condè, Un répondit du 
camp de Sébourij, le H mai 167(i. 

« Mon cousin, c'est bt-aiicoop pour des Rcns qui com- 
« menreiit il faire la guerre, qu'une approbation comme 
u la vùlre; mais rien ne me loucbe rIaTnnIajçe dans le 
« compliment que vous m aveu Tait sur la prise de Gmdc. 
o que l'amitié que j'y remarque, Conservei-ia-raoi . H 
n rroyei que j'y répondrai toujours avec l'estime qu'elle 
« infcritê ^). » 

361. ^RtSK DE BOcuui?! (12 inni 167G\ 

Par M. I'i!»i>KiiT Cl. H.J*. 

u Le Roy qui avoit fait le projet d'assiéger Bouchain après 
« la nrisc de Condè. atanl appris la marche du prince 
« d'Orange, détacha de son aiinèe vingt bataillons, qua- 
u ranle escadrons et «'iiigl pièces de can<m de batterie, 
« qu'il fit partir le 28 avril aux ordresde Monsieur '* p«mr 
« (aire le siê^ede celle )»lace. H ne s'en chargea qu'àcondi- 
V tion qu il joindroil l'armée du Roy , en cas d'une arlion 
u générale, pendant que le Roy avec son armée qui éloil 
M de cinquante mille hiimmes, l'aîant atigmentèe par des 
u troupes du marêrlial de Riicberorl . s'3^an<;a du coté des 
a ennemis pour les combattre s'ils i oublient s'opposera 
n celte entreprise. Mais le prince d'Orange décampa sur la 
nouvelle qui) en eut (*). a 

Pendanl ce temps Monsieur avait marché sur Bouchain, 
avec vingl bataillons et quarante escadrons: le maréchal d« 
Créquy. qui était sous ses ordres, investit la place le S mai; 
la marche ibi prince d'Orange ayant empMié de com- 
mencer aussitôt la tranchée; elle ne fut ouverte que dans 
la nuit ilu 6 au 7. 

« Le 8. les travaux furent poussés prés du chemin cuu- 
« Vert par les soins infaUgablcs que se donnoit Monsieur . 

\*) ttiiU'irr itf t4Hii» XIV , pjT LiniûTt. u II , |i. SiB. i') M^mr>*rf$ 
•uiliiatrn fif l-nuu A/t , miO' cti nttln* imr Ir c<-'iirr«l (ïriiiinard , l, IV , 

Ïi. do. ^ Pliiliitpr tir Wan», duo tl'Orl<'ân:s. 0) Ittitoire nitUatrt d« 
>•»« A/l. par ymney, il, p. «T«. 



DV PAlÀtë D8 VBHtt.ilLLRft. 



â8i 



n qui *isUoil otaclernf lU les gardos fi les tranchées Le 

a. 10, les (]fl)(irï> niant été omprirlés v{ |o fo^isé étant possè, 
a on ntl.irh.-i le niitietir au rorps île la place : le guuver- 
<i ncur tlonuntla à capilulrr {')...'• 

362. BAT AILLE NAVALE DEVANT PALERMlï (Sjuin 1G76). 
K Pur M. Thdoilor<* Oton on ... 

■ Quelque temps après la bataille d'Aiiïusta ( le 51 mai). 
le doc ric Vi\omie - . ayant tvçu à Mrs^nc les ft-ilcn-s de 
France et trois vaisseaux fie guerre, monta lui-mCine sur 
la Oûlte pour aller à la recherche de l'ennemi. 

« Il surfit le ^maj^ du port de Messine avec vingl- 
« huiCvaii«<)eaux,vingt-rinq galères etnenrhri>lols. I.anotte 
« ennemie, après siMre mecomniodce , éUiil sortie Oc Si- 
*i racuse et s'arr^ttùl pour lors auprèfi <U' l'alermc : Ift 
« marérhnl de Vivnruic la reneontra le ^i ; il envofn une tV' 
a loiiqnc .sniiteniie de.s g;nlère5 pour ronnoitre leur ilisposî- 
n tioo; on lui rnpuorlaque leur Hutto, eoniposèt' de vtn^l- 
« sept vaisseaui de guerre, de dix-neuf gal^^e5 ranimées 
o dans les intervalles et de quatre hriilols. etuil en ba- 
u laille sur une ligne alant le mule de Palerme h !;u gnurhc. 
« le fort de (.iastclmarc derrière la ligne, et une prtKise 

• lonravee les baMiimi* delà ville à sa droite. 
«Sur cet avis le marérhnl deV'i\onne (it alt.iquerU' :2 de 

a juin leur ;iviinl-garde pnr un détachement de neuf vais- 
a séant commandés pnr le m.'irquisde Preuilly i"*^ , el de 
B sept gilères aux ordres dis chrvalicrs de Itretetiil (*) et de 

* Jwthomns, accompagnés )le sept bnllols. Ces vaisseaux 
« ctccs {çalères approchèrent reun des ennemis à la lon- 
d gucar dun câble, et essuyèrenl tout leur fou sans tirer 
Cl on coup de canon , jusqu'à ce qu'ayant mouillé dans le 
s môme lieu où étoient leurs ancres, et ayant Fait avancer 
« les brûlots à la tète des galères , ils commencèrent le com- 
9 bat avec une si i^rande vivacité que trois de leurs brû- 
a 1ot£ ayant abordé et mis le feu à trois des vaisseaux des 
■ ennemis , le reste de h-ur a\ant-garde coupa les cikbies et 
« alla échouer aux terres les nlus proches; le maréchal de 
a Vivonne , pour profiler do l'avanlagc que lui donnoil ce 
« premier desordre, tomba, avec le gros de la flotte, sur 

(1) Utihtire iitilihiire df /.««ii Xfv pur (ïuinfj . 1. 1, p. ïifl. .K Louis- 

flrlof «)«• HmHuN-housri. marMtal ileFraticp. ;»^ AtiToim* U Tonnelier do 

îïcuil , iriihotil (■lifvaiiiT pnnuilo coin ma fuir ur il* Malle, et (*bt:r «l'e»- 

ilrt- ilM L'ii|i»rK> lit; l'iariir. ^ Elt^iiiiuM' ili- lti'.niln'll-H.'U>OIllilS, cb^J»- 



Aile iJu 
PaviMuii'IuHoi 



I 



382 GAtinrcs msTôitiQrE» 

t « lo rorpsdp Iwttaillo et sur ramôr**-p)nlr tirs rnnomis. 

'r 41 oàûlmrni its nmiraux t\f llo1liint(f cl d'K^ffagn?; li* fi'u 
* fol |ïr.indde pari ot iï'aulr*,Pl k* cumlml fol locijours 
fort npiniàtrt'; mais iltiix brûlots de rarmtic de Frami' 
« ayanU'inlirasi' ramir.ll d'E'ipagiir . sûii vicr-amiral cl Ir 
:fl ,«ratr«*arntral furent ohlif»'><i de* cnafirr trnrf r&htrs p«ur 
H cviler l'cmbrascmont du lauiiral, l't k* rt-sl*,' des dcn\ 
*'fiollC5 suinl inrnmiiK'nt leur rxt'nijilc; une* (Kirlie all.i 
iMiéchoilor siiits P^dt-rmc , et l'autre s* ; snuv:i dans le port: 
•i Ci'u\ i{ui (*/rmiu«iiuIoiriU U'urs ipialrc lirûloLs y niirrat It* 
a.fru dv piMrr drtrf pm, vi qiiaixc atitrcn Iinrk»*» d« la 
n llnite du Frann*.ayunl t'iif [tuit^ksrs dJiM le [mrt par 
^t> « ] ioipvtutvsiU' du vnil, pnriÎTfnl k" ffii Ail *i(V-«inir.'il 
« d &pâgnf , Ait cnnirc-nmirnl ilolluUandr H hf^rptnulrcs 
a ïii<;s(_'nu^ qni y clui*nt M-hniiô^ l'un jnr l'autre. L'inren- 
■ lii lie l'fs \aisisi • ' ' ^ hriiUls, elles HTorts de la 
' i' ; InMiiii y ^1 ■. poiistvuii eti lairdpspiècp^ 

u 4ic f< r rt des ]iai i)> s i-iau>i^*3 de navire, nblmêrcnt Itt 
« Jieal<^ d'/^^iftaiHf, (a Paironneée A apUu itfTUiilre&iMros 

■ r'i'"-''-5, siriscouiptor nn latran'l nnmhrc doWcicrs, de 
- liils tl de mfil'-tols Iuls el estropirt. L*' p<»rt tnt ra- 

u \j^c ; plusieurs éildiresdr Païenne riircnlruiiitis : ce Fui. 

■ en un mot, k' filus horrible ot le plus nfTrrux spci-Liel)* 
a que l'iiuii^imitioii (aii^'ie sr. rrprésnitrr. l.r< eniicmii 
« [>erdirenl en ce comlml M>pi ^roB vaisseaux de f;uerre, 
a ii\ R.dCTcs. sepl brùloL*; et quelques autres petits ïkM'i- 
" mens; sept reiitspiî^ccs île r.jnim i?l prés de cinq mille 
n bommeit. Celle virloir'^. Ii plus complellje qai ait vtè 

mpofbe sur la n; ' celle pierre, no coûta 

ue deux crtAn^riifr; < i de ;-oMals:elle fui pa- 

gnèelc âjuiii(*). ^i 



le lin Nufil 

IlHlr-rhuiis*'*p. 

SiUfU" II- 



AUr dii NtU(( 



i)6fî. &tUi^ lie LA luxb u'jkiiii; • juillet IbTOi 

:)KV. pnnc de l\ tiuj: v'acrk 13! jDÎUpt 167(i7- 

l'ic Ji<«n*U«|U«fWr Uahtu^ d'«|irci Vai)d«rvHH)l< 




ckAiouL Je IJtâV. de ,' 
Qiia!«.>oril et q(i iJ> ne t. 

*1 '■ ■ ■'■■ ^ 11' liniH r- Il -II.': 

!r>rfjiiiit.- . il cuuiui.-^jil lii fi'iim'U; et '■ 

i| If. il i!i' t'jinri ili' I :i[\ii ' imi- \ i i"r,', 
I 



dBH 



i. ijjÇ, Hlttè ti h ; 1! m 

>" 1^*8 (ic M. il ftiuiiuviTt, eu vUti un nijrLàv'r a 

y Aire, l'une «1rs Jeux .seul-'; pîmTf qui r^«- 

l Lurs â r£s[ia^ji' «l«ns h <'$>t 

4 par sn filmtlu>n; elle > dp 

itiAuisiîiî trois riilés; lc5fi^rlir»MtitMH i'tvi:.iili' .t\'iU;jitPS 
riu oôlé qui pouvotL £lrc alUf|uc. Le ptaxcclul (l'Uu- 
mirrcs. qui fui ili;i!-^t'' iJe coltr; odtrrpri'-c, y lu.-irTlin k* 
IH<li' jiiitIcL av(u: quixuc mi|lf lummcs, IreuU* i^cccfi^K' 
CAfioit et n»nir Jiioriicrs [■]. 

^ I,** murqnis ik' l>)iivois ;'; se rendit devnnl Aire avec 
r^xiiuv. Le ni;ir(!(lial dHuraière5. apri^5 Iri^ • i " i"!*». 
(il alUigurr W 21 jiiillrt h: furt Saiiit-Fr;in' -u- 

A'*i IravauT, du oHè o» la pj-irr^ rloîl :;< -; ei 

rayant cmpLirté le londcm.iîn , il ouvrît In IranrM'p dc- 
tanl U ville, te m.irqitis th- roinnis la fiï cn<imle Toa- 
«Iroyer si cootinut'IltMiR'nt de Ij'imhcs . ilr rarcasses it de 
ivnps (ïe canon . que les .is.sîêiçez furent conlniiufs de sr 
rvodn: Ir 31. quoiqu'ils eussent reru un seenurs dp trois 
ccnl^ Espa'j:nol-'i. Celle prise fut suiTÎe do celle dp Hour- 
iiuurg et de quelques Torts dans Ia Flandre 

. pnisE l'F. IA >iixF. irrovcaiTuiUitKvrscAtfL-TTk: 

R iM>keiiik>ii' l(i7fi - 

fat M* Ar^ooi «n iS3fi. 

la kil.iillr dr |*!dfTine . Jcs Ksppi' ru- 

âk iiH*r Ir rtiiU-' de bi niiiiie, 1 1 h ■ uit'is 

tf'7iVHr^lovt)n.-nt leurs vais-îciiiX nnau bi<«;i:rs ùu leurs 
« alJits lia StiTii, et à leaUr qiwwiuus cntrefH-ise* dans 
•« l'A»êr«|Uc . où iJb ne iiuvitl jkis lufiifi-UinUtf s«i»*»j)rou- 

f !.. .■■ .•^f.,.i. -.t ..■, Il .t.r-.,i. .]<■ I .'K» ili i.>i . Ji< l.I"Ii.'lLI :_rJi>i..l ilf-i 



Ailcihi Vir 
R.-ilc-chAy.' 

Silli-ii- li. 



^/ Tf ii;ii I lj: à.'.' :t it .\ à f 



58i 



riiLRRIB! nilïTARIQl'B!! 



« vpr encore une dîsgrare presque senibhiliV À cêlli' de 
« Païenne. Ot ^f(»ijîneincnt des litrres rnArilime;; des H«l- 
« landois donnant lieu au maW'rh;il de Vivoriîie derti- 
« ployer toutes les troupe?; du Roy h terre , il prit .i*niit la 
« fin de l'année la ville de Merillv dnns U» pah de Cnrlen- 
">t tirio, eelle île T.nnrmine .iver si>n eh;)te;Hi . oi'i le prinen 
« Cincinelli. Nnpulil.itn. fut l»les<t/> et F.'iit prisonnier, et l;i 
« forteresse rlc S(:dell:i (E?cateetle) ('). » 

Escaleetle est une place ns^ez fnrte etilre MPWÎne el 
Taonnine,que le duc de Vivonne aysieKea en jM'r«aiiine 
malgré I.i rigueur (le l.i saison eTtrômemeni froide et plu- 
rieuse. Les ennemis s'y défendirent bravement pendant 
quinze jours ; mais enfliî, foudroyés de tous côtés par le ra- 
non des galères et par une batterie qu'on o^ait Uouve 
moyen rie faire élever sur une mnntannc cxln'niemeiil 
haute, ils furent obligés de capituler, et le fort S;time-ÏMa- 
cidc se rendit aussi le mOme jour , 8 novembre ib"li !') 



366. PRISE DK C4ïEi\!iE (17 dépcmbre 1676). 



*ik (tu NurJ. 
'avilluH iluilui. 



V»r M- TtiFodore Gvtin <d . . . . 

Ias Etals-Généraux avaient essayé d'enlever à !■ 
France les colonies d'Amérique ; ils espéraient que le 

frarid nonibn; d'i-nnemis que le Koi .1^nil en Enrtipe 
empiVherairnl de s'occuper de b eonservaiîon de j>«s- 
sessiuns aussi éloignées . et u dans cette vue ils y .ivoienl 
w envoyé le vice-aniirol Bintes nu prinïemps de cette ;m- 
<t née. avec onze vaisseaux de guerre et des tntupes avre 

lesouels il prit sur les François l'isle de Caycnne avec 
a asses de facilité, d'autnni p!us que M. de la Barre Z' . 
« qui en élnil jtouvertirur. ct^nt jHuir lors en France . rt 
« qu'il y avoil laissé, pour v commander, le dicvalier de 
u I,ci;i . son frère . qui èloit înri jeune. 

« Le Roy ayant reçu la nouvelle de la perte de «v-Uo 
u isie, donna une esiMdre de six vaisseaux et de trois fr^- 
« gales au romle d'ICstrèes^* ,qui y Ht voile. Y étant arrivé 
« le 17 de décembre, il lit uttuqucr le lendemain le fort de 
« celte isle. «Iati5 lequel le vice-imiral Binies avoil Iai»;s<' 

1 une ;;arnison hollandoise. Il l'emporta la nuit du 19 au 
" il), par assaut ; le cbev.dier de Lrzi, etnni à la Wl' . > 
u monta le premier ; en sorteque toute l'isle retourna %tmi 



(i> Uiiloire milHairt de h'uit XH, pArUuincj 
<Hifai>ifi ilr /.nuij .1/1', («1 Aiiloliw X<?ïe»re »!• 



Bt-n^riil ili-ï Artnt'f» On roi. 
cfaal de France. 



l. I,n. w«. i>)Pfïi/«i 

I.J HaiTv, licnicruni 

\} Jttjn d'Eiifffci, tiee^mtnil. <l#)Hirt «arr- 



DCr PAUtS DE VEASAILU». 



t'obvifisancc duBuy.u^ec lamÉiue facililé qa'i^c avoil 



»i. COMBAT NAVAL DE TAB.VGO CSTrêuicr 1677). 

Par M.Tli^odureCjititi^ co... . Ai|.*iln >oï 
Pavillon rtiiHl 

hv cumlcdEslrûcî', après avoir repris l'Ile tïo C,iyennc,**-*''^'''fli 
(Kirtit If It fûvrîrr Jt' l.i Uarlîitimjc, aM'C six \aissc.-iux et 
■lunlro frênaies, pour iillcr chercher la (lutte hollandaise . 
4uiniinaniJtH> (lar le vicc-amiral BînLcs . tjui êlail à l'Ile tic 
TalM{^. Après avuir fait rccoiimiltre le lurt et la Mile , il 
rltoi'iit le *J7 février, jour du iwcrereili des Cendres , potir 
faire altaquiT le furt par M. Iléruuaid . piiidanl qu'il ucc'U- 
jKTail les (iiiicinis a la dcreiise de leurs vatSSeaux. 

« I.' escadre des cnneiids, coiupoiée de dix vaisseaux de 
•» guerre, dur» hrulol et de Irois petits bàlimeris, étotl 
» aiiiiréc iJii.iâ uii espèce «le cul-de s:u' , (m les vaisscanx 
H tlv. eonile d'Iùslrèes ne pouvaient ridrtr qu'un à un à la 
M jilc. Outre le canon nui tiroîL de desstis les Torls, il y avoit 
9 encore des Imllnneâ a fleur d'eau qu'il falluil essufer pour 
n entrer dans le porl. M. de Ijahaiet , qui y entra le pre- 
« iiiier, alla muuilh r à la portée du pislulel des ctnieiiiis . 
« cl la blessure dangereuse qu'il feçut en y cntranl, ne 
« l'erapocha pas de dmicurer sur son pont, et de combattre 
o iu&qu'â i.jiit qu'un secuod coup de canon l'eut emporte. 
'B M- (le Monlorlicr elle comte de Ulonac ■} le suivirent; 
u Ir dernier alla muudier entre les tiiisseauf des ennemis et 
\\ * Itun batteries. I.e comte d'KsLiccs, êtanl entre dans le 
j^L m mi^roe Icms auM- ie reste de son e&cadrv . eoninienva un 
^B « des plus furieux euiubals qui ait jamais été donne sur mer. 
^ft« J^ xaisseau de M. de Lésine, tiui Tut le premier brûlé. 
^Kh Util le feu à deux vaisseaux hoflaiidois qui éloienl à ses 
^■tt ciilés : deux flûtes, sur lesquelles Us ennemis , qui n'a- 
^f^ vuieiit pas cru qu'on put les venir niiaquer dans le port. 
^^B avoientmis les femmes , Icsentans it les nègres qui éloient 
a dans le fort, Turent embrases par tes débris enflammés de 
•■ ces deux vaisseaux \ les burlcinens des femmes el les cris 
a «icsenrans, se iûignaulau hruiii ffniyahleducanonrtdcs 
^iiis^eaux que le («u faisoit sauter en l'air, firent que ce 
pnrt ne fut rempli ([uc d'iiorreur el de carnage. I.c canon 
du vaisseau du comte d'Estrécs mit le feu au contre-ami- 
ral de Hollande, qu'il avoit abordé, el dont '\\ s'éloil 

[1] ftitluire miUiaire dr Loui* \7I , |>ar Quinry , 1.1. p. SOf. .>) ailtle» 
('■ourboi». hcuiciii-ri |!<Mitial «Ir^ aritievt» iiéi\«ii-»ilu loî. 



*t Ta\dû'in»fttt, Ce Tsîssrxii saat>i fn Tnîr f*l '*nnvrît i\e 
a nammcs le vnîsscau du comte il'Ustrtes. nuqocl le ftu 
•I prit lOCOtuineiLL de lutt^ culcs. et. ronimpil eloil déjà 
« bl(!SS(' à kï lèle c( a la jambe, cl qtr'fl a» nit one partie rfy^ 
« ofUâcrs. des inalt'kiU cl des ^old.il:» do son v;iis$<-.tu tuez 

Î auprès de lui, il ne sauva sa vie . dans ce péril exlrC-mr, 
qu'à la faveur (fun fanut qoe M. Berlicr. garde tte ÏJ mu- 
n riiic . eut la hnrUirMc (falïrr cnletcr !^ la nage, jnoyK'è- 
(I pcrori ffurt \ais5eau CQn''n}f. 

« A peine te ennjte rt' Eslrcrs Tuï miré thins re ranol . (|Uc 
« Iciî eniionu? to iribfèrcnt de cmij»* de-i'aiion. tmi?', s'é- 
rt t;iul f- rrc lorsqu'il rinifa has. iMma- 

fi tcln!*- il cl le porli-renl . clreax tle ses 

' 'lli' i' i&i(uiit*)i*'i.lavt(: lui. jusqu'à I^rre. OiJelqursHel- 
>. 1.^:1 !uis. qui cUiienl an rivage, rlTraytH iIc l'horn-ur lUr 
« caniiigv , cl du liruil Icrrilde qu'on enlrndoit cïp l«iutes 
« p.irt5, se (Turcnl perdus df-s qu'ils le >Trent approther 
1 .\. cl hii tipmandtVent quirlifr, quoiqu'ils l'ussetit 
h :\rtnH, el que le pomle d Kilrècs et t'ciix qui \c 
.. Mjiiiiicnl n'eu5«îpnl nurmirs armes, 

IVnri qnlre iiilè. truii >.tis^c;inx i|e« eftnPtiiis , pressés 

.t par II"; frégates el Ir? vaiiseanx ilu roy, ^^r^.■nt nmlrainu 

«1 de 5*all(T tiliouer. feux ^aKscaux i'nmnu^ eurent uu 

nir.ii t,,.-! ,.( furejjt presque enliétrmrni hrûlès. Knfin, 

heures d'un des plus sarruinnts cotnh.iM qu'on 

iti.T . le eninte d'Kflrées. aïjn! reru ;ifi*.qiii> 

M de pièeipîlaliiui aver laquelle M. He- 

! n attaquer le fort, en axiil T-dl manquer 

• le sucit-s . Et retirer ses vahtscaux dn port el CTnbarqun 

" se^ troupes. 

•' l'nns le» vaisseaux des ehnrinis furent ntt lin'ilc< ou 

. (■.iih's ;i fnrul nu ée^torti'-*! . pf l>rli"r qu'ils feeurent rlan»; 

I »l plus à 

. . i rthièri- 

., ,<* HUti i 

ÎÎÇ^. siU.tin y \tt Ml- ^M> [i mars 1677}. 

;:vvs«iis»KHi..xj ut 1 i vlack. 



Lw oonfèrewci do Nintini 
r^nllnl, ot la paiit semblait ) 

ari Litus leurs revers de l'aniir- 



Tabicdii (lu ii'HifiiM 

n'avaicnl enrnrc eu aucun 
Tual- 

>ienl 



DU P;UA1S 



Vftfl&ilLIX*;. 



«7 



la t'i 



i^ s'cmpart^r d« Pliilip^lKmrft. ¥ttr$ «l'avoir eo- 



lance ce poitc a^aiicr qu t-ilr «vnii connais tn 

AUcaaagne . ils reculâienl de Jour <:ri jiiur]e terme des r»e- 

aacialions. <lans l'espoir de rairurin vers eu:i la rurliine. 

mais Louis XIV. qui :ivail loiiiiirit quil n\i h tiendrait la 

|utx qu'^vtT d« nouveaux L'fl'i»rl& vl de nniivcIlL-s Yictoèrcâ. 

«im^ji'a l'tiivcr a fjirc Ul'b prr|>.iraU($ (irnsHlorablp^, puif; . 

a^ant mirnc «jue le prinlcmps (;i( cuimiu-ricp, il L-(urui.t <ef 

riiiiriiiis [lar U \i|;iwfir impre%ue de ses nllnquis $ur)è« 

1 C clail la qu il voulait purlcT les ;<rands cnups ; 

i . itirigi' du ciitè de 1" Allemagne i}uv dir «iniplcs our|« 

ïJ u^M-nalion. La prise de Condé et de Bnucbaiu rendait 

plus Tarile le sic^e de ValcncÎMinei. Le Koi en projet» U 

|uétr. J.eâ inarècbaux U'iluriiiêres et de Luxembourg 

meurent l'ordre d'entrer en ramnagne des le mois *\r fé- 

rrlcr. et de se diriger iur celle \illc- 

»i Colle place, fameuse nnr les Méges (]aY*llea\oit sou- 

tenus. é(i>i(o-.liinèe une tins plus furies des Payti-Bas c!^ 

(UçnoJ!),. Lei< fk^rlificiitjoas en 6lnient exci-llenU-s, et ellf 

cloil nuiiiii' de linil et- qui êloil m > pour unu lon- 

[« pic résistance. Lp inan|nrs de ïi . *).fr^reilii 

trince d Eptnoi , eti OIcmI pomern-'nr ; n .imit 5005 lui 

Til>«prpz. officier d'inlanterir. leplu^cTpérimcntr tU-i 

'troupes du rny dEsp.iîTfK'. Il a'.oil di-u^ mille cinq ceiut 

« hommc-'îd'iiifaiilerii'. EspagTi»l> . iLilirn* ûu AValon*: . et 

V duuwceirs chevaux de truui""- r"-!.-.': r-,.,.^ i,,.it,. 1,. !...nr- 

«1 çeoisie, nui êtoit aguerrie c: " 

Louis XlV. pour ôlrr au\ 1 . , :. ; , 1 ju- 

hU taire (|tii:lquB entreprise prndnnt rrl hiver, daiuiniL 
^à M C(»ur (\fs U'tes trtirit; ruaf;ni(iecinT frilraordiflairc; 
H, iSam \r moment que toute ! Eiu-ope et ws cimrti- 
*j»ns le rrmaieiU le ptùr- onuiw' an\ plaisirs du lariia- 
ral, il n'euipas p!u5 ttU apfmi qiin w-s Iroupr? i-ta'.-itl de- 
»ant Vnirrîrtenne?;, tjiiW quilta S-ind-Germain cl arriva 

tnvcr ;• de dclij^ence dr^'ant cette place, le 4 1I11 

moi malgré h ri^nenr de la saiîiui. Il di»tnhua 

auii'^itiJ lit '. qi;artiiTsetpril le Mcn a Famw. arce les ma- 
révbauY d'Iluniicrcs et de La FcuiUade; le maréchal «!« 
Scïi" ■ son quartier à Saint-Sauvr. le iDaréchal 

de i IL,' il Annuy, et le injircetial de Lorgcs à An- 

l'tn. le tîMi ht faire des'ponis ?ur h riuèrr pour avoir Ut 
Cimimunicalwii Jesiitiartieiskit ans avec le4 «Aires , cl li-^« 

I) yub^oîs liiiiiiHiv Je -Melon, l') Uinfoiremiiii*irrii«S.onM^Xii -, 



iriir t-rnlnile. 

It^rileMliK-orp" 

|4lu hni. 
,N" jos. 
irlif ccnlralc. 
Sflloti 
• l'Ahuuiliincc. 
brhf ««nlmlt.- 

2tu|)lMlFMtll.iril. 

N fi6. 



âii< du Mid) 
(ixlcrir < 



288 OAtEiirK)) iiisTOfliQres 

vi<:îta Ions pour cuniLiltrc leur élnl. C(*[H-ml.-ml , la place 
rUnt d une gruiuli* i-L4'nilur. M fil travjillor à di's hgrH'A 
do rirconvallatiOM, ol y occupa Hes troupi'^ on atlcmhiil 
que' son arlillerip (ù\ rtrri\i'i*. <.>ii()i(|u'il y (^"l'il hraurou|» 
lie nt'iîrcs fl (U-gtarcf mit In (ftrf, <•<• grÀiul prinrc ^tiii) 
conlinnclU'mi'nl a rlwval, ri (lar ^on rxt'nipli- :ipprrmil k M 
troiijH's n not-prisiT les fo ligues cl tes rigueurs (Je la saifion 

3iiî>, si^iiiE i>E v\u;.\cii:.>m:s (IG mars Ifi77 \ 

KAi|ni«*i' fniic sur 1*^ lit»uï , pi 
Afiktiiii.'-l'*nirtguU VA-^ft^KMKtLc; 

370. siÉGK UF. VALtivciEAAEs (16 maps 1677). 

LOUIS X3V nA^fOC «ES TBOUPES B?( BATAILLE POVB 1*4' 
TAQUf: M' CRKUI^ COrVERT. 

Pjr AiiloiHV-rrançoI» VA:,çmwn LKil 

371. siÉGC DK VALK-u:iR^:«K!( (lGniai-& l(î77). 

Pur Aniiitiic-FrJinrrtî* Vtxr)Liiiifri 

La tranchée avait ût<^ ouvrric. Il- 9 niiirs: le^ travaux fu- 
rent nfiufscsn>er une acUvîlr si srantk que le 13 on ètnîL 
.irrivi-, uiiil^n: le ilêgcl cl 1rs pluies, au pleil dugfacîs dl 
iliuiuinrumcrl, 

Vntitian. qui a^ail toule la runn.incedu Ilrii. lumlui&ai 
los n[>or.iUutis du siège. l.'atUqriCdu chemin couvert fular 
riMêe pour le IG. a l.e rui . dit l'aulcur du siècle d 
m Luuis XIV, tinlconM'il de jfuerrc puur ddaqucr les ut^ 
(• vrages du dehors. i'/èliiiL l'usée que ces attaques se 
ti (Isscnt loujuurs peiifLuit la nuit, aun de marcher aut 
u ennemis &<ins Être aperçu. H d'éparitucrlcsang du suldaU 
{I Vauhan propujia de faire l'attaque en plein juur Tuu$ 1 
I- marécfuiix de Fr.mrc 5C rccriercnt cunire cette propt 
i< sitioo. Louvois ia cundaiiitta Vnuliiinlint Icrm'* , avec U 

n confiance d'un humnic certain de rc qu'il aiancc 1 

» roi M> r^'iidil iiu\ misons de Vanli«in, malgré l.ouvuîs i 
« cinq niarrcliauv de Franco < < .. » 

372. vALfrv(:»:.\^i:!i rniscn'ASSUT PAR IX ROI (17 mai 

Ifi77). 

l'arM. JdaiiÀLACXfn tiSTi 
« Sa Hajpsiè [rapporle le comte de LouTigay > *i . daR| 

fij Si^ftf il» toMù XIV, pur V(tUiiir«* 7} AitH>tne-<3iirtfti> dr Grdmotil 
VI* du noiit. (]<-|iiii« dur dr Gramotil. 




Di; riLAts ov. teksaiu.b«. -JfiB 

'HUrt? qu'il ùrri\oiï de Vuleni'ii'nnc>s à son pt'ro, le 
imrui-hiil (Je Granioiil l'i, sous ta date ilii 17 ninr!i, \e 
^t*uf mMne de Ia prise dr rrlle Tillcl s't*st enlin n-solnc 
(W fiiin^ .ntl;ir]u(>r In ron1n>si'nr|H* le nintîn. fsliiiinni 
qii l'Ilr siToit cntporlt'e plus rcifilciiu'nl et avec moins di* 
jKTle de jour que de iiiiil, les ennerr.is ne s'y altendanl 
pat, et la dui.'ie devant leur pnndtre impraticable. Il 
% a eu quatrr att-nqucs ilisjwset's de ta manière que je 
iHÎï vous dire : les niuusqiifiaires ftns par le flniir do 
l'uuvrage couronné, avant a leur tête la moilit de la 
vMDpAgilic des grenadiers à ehevnl : les mouMpK-taires 
noirs par le liane de ta iiauclie de l'ouvrage, ayant h 
leur t«le laulrc moitié des gn nadiers à rhe\al ;'le ré- 
giment des fcardes à la droite de l'ouï rage parla liHe . 
irt le rrf;iinenlde Picardie à la gauche du luOnir ouvrage 
nar la t0.le; tous les grenadiers de Tarinri' à la gauche de 
la Iraïu-hiM.', |Mmr s'en servir en cas de beMÛn. Les quatre 
atlanui's uni enuuneneê en inenir leinps, aprrs le signal 
qui était neuf coups de eaiiuii. L'on a emporté la contre;^ 
earpe siiu résistance, puisque tout ce qui étoit dans 
l'ouvrage couronné a été tué. Quelques fuyards se sont 
mis dans la demi-lune révolue; les mnusquetain'S, gre- 
nadiers cl un grand nûmt)re d'oflieicrs sont entrés |>^le- 
nk'ie Hvec eux dans la demi-lune. Les ennemis y ont 
fut'itrc perdu lx:iuii:onp de gens. (!eu\ qui ont pris Ir 
iMtTti de se sonner dans la ville n'ont pus eu un suri plus 
■1 nrurciix que leurs confrères ; ils y unt été pousses i'epfj*: 
4> dsiJH tes reins, et Icsniémes muusipielaires et geils que jr 
a >teA» de vous nommer, après avoir fait main-lKi.SM' par- 
ti luut* »ont entrés dans le guichet du pilé, et ensuite 
N ont gagné le rempart de la ville, se sont rendus mailreit 
u du canon, et Imit tiré sur les ennemis, après «tvoir fait 
« une eiï|>èee de retranchement. Ce que je vous mande est 
fl la vérité, et moi qui le viens de vuir. J'ai peine eneure 
H à le croire. Opendant rien n'est plus assuré , que le Koy 
il a prix d'assaut, rn plein jour. Valeneiennes.el en deux 
«• hrun-s, étâiil il Mogl pas de la eontresrarpe . quand on 
u a commencé à mari lier. M. le maréchal de LuvemlxiurK 
« était de jour; la Trousse et Snint4ieran, ollieicrs géné- 
« raun : les chevaliers de Vendôme (') et d'Anjou . aides de 
«t iramp (du Koy; . qui w portent tous fort bien. B<mtle- 

i'*i AiU^Ino lie liraninni, 1)1' Jii nntti, dur itu riramoni. (>' IMiiM|iri6 ilr 
Vvililùiiir . MM'oiut tiH ili' l-uaiii, rardinal , rlur ilf VciiilAine. il dc LaUfr 
Sjinriiii. t{ tr^m do LuuiM-Jii>(*ph , dut de Vriiilome. 

13 






l'i'H rl.ii 



tîï)0 GALEBIES UiSTOBIQL'U 

» monl['} est le seul qui a été lue d'un gou|[> dr faucr»ntic;iii . 
u en arrivant à lu palissade : Ghampjj^iii, capiuim; ;iux 
a gardes , est blessé : u» capitaine de Picardie tué i*t qiia- 
ti rante Iiomiiies lues ou blessés, tant mousquetaires q(i<- 
V. soldats. Loseniiemis ont pcrdutouLce qu'il y avoit d.tix 
u 1(S dehors, dont il en est resté plus de six*renls sur la 
u i)lace. Il y a près de six cents prisonniers. Le eunitr iIc 
>i baure» cinq culonels, près de douze cents chevaux, 
u onlln les bourgeois et la f^arnison , tous pris à disorèrinn. 
« Voilà ma narrtition et celle de la matinée qu'a ciie Su 
u Majesté, qui peut être comptée comme une des fH-IIrs 
i< qu'elle aura dans sa vie (-). n 

l.a \ille. emportée d'a<s<'ui(. allait être livrée an pi!Ia^r<: 
Louis \iV s'empressa d'envoyer Louvois pour l'en ptf- 
server. 

:n;L iMïisE i>K L\ VII.I.E m; cambrai (7 avril 1677). 

i'<l<'- IVir Aiituitii>-Frauvois Vasokhmiii i i \- 

•I''- Te prince d'Orange ;^^ avjnldnnné rendez vous à *?(•<; tmii- 

'■ ■ (K's à IleiKlennoridcoù il apprit a>cr un profond étuniir- 
irienl lîi prisi» de Valenriennc?. 

" Le Koy, qui sans jtenlre de tems voulut melire ses pm- 
'( jetsàexmition. fit Un di'tachemcnt de son armée qui 
(I iiivwtit ('anibray le 22" de mars, et donna en iniinr 
V tcms un corps d'arnnVâ Monsieur C^'pi^ir faire le -i(}:c 
«( x\\'. Saint-Omer. Su ?»!uje:ilê suivit de prés le j>reraier dc- 
)t tuchemenl.el étant ani\(*e àdandirny. il >isila e\;u'le- 
II ment les en\irnns de la place, presqu'à la pcrlcc liu 
« monsquel. Il Ut tnivailîrr sestrunprsai'x lijînes tir < ir- 
« ronvallarion; et pendant que six mille palsans. qu'il 
(( avilit fuit venir de Picunlie. faistiicnl uussi ces liputsipii 
« furent achevéw le !i7, il distribuu ses troupes m 
« dilTéren» tpiartiers. 

« Olle ville est sitnée sur l'Escaut, qui la traverse d'un 
r> enté; les murailles étoienl défendues p:ir de bons buMîoris 
<• et desïienii-innes; il vu uneereellenteciludellesur une 
1' élévation qui commande tonte la ville; ses fos-iés sont 
« tailIt"S dau<)h> roc; c'esl un qnarré régnlier d<uit les has- 
« tiorissoni hienrevMus, et touti'S les courtines (•ou\erle!( 

'■ IkMiri il'Aiiiiliiro. iii»n)uis(lt' Itoiirlonioni. liri'^HilitT hi'im'imI. -: «» - 

|i. ijj, l'iliUnii *• PaiiH, l7Jh. [-^ liuilljiunK-'Mciiri Av Nmisau. «Ii*|iiiis 
tlMlKiiiiii.' il) , 101 d'Aiiglelwre. ■•) l'liitip|ie de l^wiieft duc dt.'rk.iu>. 



t»0 PU^IS DE VP.KSilUES. 



-J3l 



'il' 



le Uiiy aîaiurailjiitic. fiarM.de Vauban. 
iiiy |Miur aUiH|ucr les Icuis ^Irtni-lunrs eu 
■■( le signal nlaiii î'it donnôà dix h<>iir''fe du 



iur^Til 



iHï bonnes (Irmi-lnncs. Ctîlir plate ri<iit dèrenduc pat" 
l><mi PrdroSu%!]|n,qui trn cuit goiiwrn^'ur ; <'lle éhtiC 
piiurvmr de t(;uL œ qui êtoil nûcctîliiirc |H>ur Mi(irfvu>e. 
r.l a^oir une forte v^tinison. 

fi fxKoy Ht ouvrir 1.1 Iraiicl" * à 

a viltf. lin onl^ dn 1.1 porte " '; 

Ufutj'MJi' l'I nuit àflicv^l pcti\K!hl t>:- .sn-;^c,ci IH m Ui-'ii 
qur la iraticliL'c fut puus>èi*. lual^ri'lu rigueur d« lasaUvii. 
à i' ' injci'ii'i p;i>, SiiiL* jivoirprrdiMju'un &ijld.a, 

:« 1. - 

la S(-*ii . 1 

lroup<!«scnïp.triM 

[Ni fol f^^i '•■•■ ' '■ -'••'■ I 

en . 

Jiii , : 

{■I ci dnutrc, le Kny- ^itxitrdii .tux assiegns ■ 
iV vîngl-«|unlrc licurus pour st: retirer dans 1» i 

'4, siKct »r. sAEVT-oiiçR (avril 1G77;. 

t>^r.«TJS6EalexT De :i.A.MACi:. 

, ^ PflsUillffTUTCrt] iSiO. PirU« cent 

tVindnril (pti* !*■ Hi'i s'ciMpnrnH avcrcrUe hR0tt*a5ifl mpi- siiiil'',^vvii 
dite d« ValeiiCK'iiius H di Candirni. Màt\strfit, tfu'W nait 
envoie iU.-% an L Saitil-Ouier, p<»uri'n ftiroi^ aié'jfi , ôtail ar- 
TÏvt «41MS \\-% mnr^ dr (•clin lilln. Aprrs avoir fait investir 

■ lit i' i<-ait déjà 



di» valeur que 1rs 

icnl ; ta Irni^iemr 

;..T I* mineur au 

; de df- 



I (nri nu\ 
il'pnl que le 
ntci-Aiond». el 
mile homme!!. 



V ."iriifS . t\-:\\\. 1 1 ^ il,. '1 I' I 

ptiiKO d'Or-tnv*' ava:( i|i< 

^,), ,,i :, 1^ l(;ted Ulif .Mdirc m- tii-ii; 

\K\\ If r, pouriîu fciirf! I.vur Icsiè^. A lananvclti* 

do « ■' "' I" '' " "^ -niprrssa d'cnrnyitr ii sw fri.'r« 

M"^ quelairrs, avec pliisîctïrï rè- 

■tii -.-...,,1, *iiiK.lrt;(irilrt>wilM mjriM'Jjgl 

: , ■:! vyt a |;j d.'.-l.''- . jJlMt- 

Omcr, el niarrhn arec dérision au-flevant de Icnnçmt 

lo^ BinritiLi.i! DK CAS9KI. (Il a^rfl f677y,, 

OflRllkA DS BATAlUe. 



.' I..' 10* mirly. Ifs dein {rflurêi^S 5Ç,U■cr^t&rcIacuJ>^^ 
0) nuioirt mititmirt de Ivui'i .tn, [lar Quiiicv, l.l,p. S3t-$33, 



392 GALVRIB!^ niffTOIlIQfTIM 

« scncc auprès du mont Cafsel. n'étant sépariVs que par 
a fifux pptils ruisseaux, par (Ji'S li.iycs vivesct par quelques 
<i walL-rgans i]ui environnuieiit îles près cl drsJRrtlim.Ce 
'à mèmi'jour M.dcTracy '')JoignilceilearnièeavL*clesncuf 
c liaUtlIiinsquc h- Koy y avoitL*nvoT^s, cl qui vinrent (I'ud- 
« lan! plus à prï>|MjS qu'avec ce secours clic éluit encore 
a inrt-rieurc à oelip i\fs ennemi.*.. 

d liO tl. jour rlu dimanche rir?: It.im^.iux, le prince d'O- 
« range passa h la pointe du jour le rui^boaii de Pirnnes . 
< cl ji'einpnrii de l'nbhnye du même nom , où le maréchal i 

• de Ijixirmtxmrg aitùt laissé l;i veille un serjfent et >ingt 1 
n s)lila(sseulentf'nl, Munsirtir y fit roniluîre ipiatre pièces 

a flernmjit e( la lit.idaquer p:ir M. de la Mrloimière, lîcu^ 
« lenanl-colyneldurégiini'nt d'Anjou. soulenudeM.T.arré.g 
« incMrc de c;iinp du régîmenl de CdhIv, qui la reprit! 
« .Tprès nu combat sanglant et fort opiiiiAlre. 1 

Snn Altessi- floyak mit ensuite »on armée en bataille 
« sur deri\ lignes avec un cori«î de réserve. Sa droite 
■**« ôtiiit apulé(* int mont d'Aplinghen . et sa gauche alloil 
H ju^qu'À l'abltaye de Pionnes, dont il venoit de 5'ein- 
s p.-irer. l/jilc droite èluit commandée [Kir le maréchal 
« <riluraière$ -j, qui avuit mhism-s ordres M delaCordtm- 
» nière et le chevalier de Sourdis :^). marcchauv de camp. 
Il l.e maréchal de LuxenitHiur^ eloit à l'aile gauche, aîant 
sous lui le prinrede Sindiispi^^i elle marquis d' A lbrel(*). 
« maréchaux île rump. 3lunsîeur »c mit au centre avec le 
« corot«du Plessis,"}. lieutenant gêmral. et le comte de la 
« Mutlie('i, maréchal de camp. L itriuée du prince d'Orangi: 

• étuit pareillement sur deux lignes- Le comte d'Huni 
« cnmnrmdoit l'iiile droite, le prince de Nassau l'aile gau- 
p che. et ce prince étoit au centre aver le comte de Wal- 
n t\vt\ {*).i'.e prince, volant que Monsieur sêtoil rendu 
•L roaltrc' de l'abbaye de Pirunes. dégarnit la gauche de son 
« armée pour ftirtilier sa droite. S. A. U voulant profiler 
& de ce mouvemrnl. r^s«)lut de tH>mnicnrer la balaitle. On 
Il peut dire Unile^hMs que les ennemis étniciil avantagcu- 
K sèment [Hwiez . miisque pour aller a eux il faïloil passer 

• »tn rui»5e.-iu et des bayes qui les convn»ienl : c'est ce qui 
« lit premlrc le parti à MnnsieHr d'cUnrlre ses troupes sur 

0* Tlriitl tiutirir«u ilr Trarv. marrrhdl ilr rntii|i. l') [^ui» dp Cjvnranl» 

IV'iIm ntMîi, ■'■! ■ -''l'-' ' y -:... .IL... .1 1.,.,.., mtr dr 

jwtinli!! i>( <>h;iit. 

lipirtr'iuitt :' .IIM> 

t ' ' ' || tir*> 

' .linp. 



Pt PiUlS DE VEHSAILLCS. 



1*03 



Htr l'i sur la gaui'hr. I,c rigimcnl fuloml d»' Ira- 
flori\ ôloii hor$ de la lignp ,i la dniilc : les di-ux rxnipi- 
giiii-s ik'!vm(iiiMiiirl:iirt-s lïu Uoy fl !ii\ escadrons rJi* ^rn- 
(larinme rnrnutient 1 nilc «Iroilo de la premier»' li^iif , 
riii>iitit <tk i'-S4-;Hlroii!i. (.'aile dioiU' de lu wtoiuk- lîg^tie 
eonsisloil en la bri;(Ji<Ic de M(>ui-e\el. nu iiuiiiliro de liuil 
ewadrons. Elle a>oil.i sn druite le régimfnl dcdniKons- 
Dniiphin . hors la ligne; les giirdes friiiieoiscs . 1rs rc)j;i- 
mens de Naxarrc, di* Uevrl île |.ioiMi(ti!l . du Uoyal, ri 
des Vaisseaux. t'-loirntdnns leii-nlrr dcin |irt*uiitTeli^ue» 
simtrnus ili'S rctrinieiis de Fifer. rlu BordoKe, et du Knus- 
sillon.qul eroient tUms \c centre de l.i seeunUe lit^ne. ta 
piDeht' de Ut iiremiére lif^nr rluil coni|K)<^-e Avs brigade» 
de rti\alert'' ileGu4irn.iy et ileBuUinde, r^ibattldiiL c^ca- 
droiK l't a\»nl su KAijehe hors \u lignr. Le n'^înieiil de 
f.isletiiijr ttrngons . el la hriffndr dr (iri|j;nan lOii.siMAnl 
Pn du eMTidrnns, éloirnl à l.i siroiidr liuiie île cette aile. 
Li* fnr\ts de n-M-nc rïotl forme du régitnrnt de dragous 
ci dr qu;ilrr tutailloits . el l'arlillerie éluit eommaiidée 
par le iu.irquis dv U Kressellière (*;, lieulenant gênend <te 
rArtilleric /). » 

JTG. BATiuu: DKaissi*.!. J] avril 1677). 



ITT. «ATULIEDE Cesser fil .IVTÎl Ifi77% 

l'ji M. in|i|ioiv 
18. BATAILLE lit CASseï (M avHI 1677' 



uni Uipiu«*rir du Iciapc. 



^^^K combat coiiiiii«n<;« par la droite où sr inoTnit Ir 

^^Rmehaldlluiuirri-* ; il fui vif elopiiùAlre. mais twis Im 

clTorl'» des enriefni<> riairnt dr^is<•^*'U^ le Cfnlre.où rnm- 

»fiiaiNlail le duc d'Orléans. 
« i^ brigade de Tmry ri dfu\ autres butaillcms. n|(rrs 
« avoir tiattu rinfanti-rie qui lenr «voit dis|iulé le pa".4ag« 
« du rui^M'Au. furrnl nii-^-sni dr^^ordre par l.i en v air rie des 
• rniH'uii^t; nuiis Mon<>iriir ayant f^iil avauL-rr en diligenec 
« quriques haLntlIûfift de b»ei'undc ligue, il les iiu*na lui— 

Françoi» ¥me*a , drtJvU tn*rieh^\ de camp- ■'*) Ui^tin mititmir* 



l'atU*- ri'iiir^fr^ 

!•• tMiipr. 

\bI>:H «J** |ini 

\» m: 
PjltUr i-rtiIrMÏ! 

Irait' l'If* 

Ijtu'tM un. 



MU'. ta Vor.r. 
tt.-ilr-4-|i«u>»« 
'>4M« II'- fJ^ 



-".«1 GALEBtCS 1I1ST0R1QD£S 

" jnùmc » l<i charge {wur rc-Uil)lir Icdêsavaiilagi' ; s;i j»rt>- 
« scncc fil renouveler 1c combat on ce lîeu au>i' tant de 
« chaleur, ct,S. A U. s'y exposa de manièro qu'elle reçut 
« rteiix coups dans ses armes , le chevalier de JL»rri<ineC ) 
« fui blessé â spscol^s, le chevalier de Silly , undc ses rhani- 
■' bellnns, y fui lue, et plusieurs de ses domestiques fu- 
" rrnt blessés asscs prés de «a per:>onne [-'. » 

Le marérhaï de Luxemlwurg , à la gauche de rarmé»- 
fr'.inçaise, avait été opposé ;i la droite de l'armée hullan- 
d.iisê. Après avoir emnorté l'abbaye d(^ Picnncs, il altaqU't 
siHCCSSÎveinent tous les postes occupés par l'ennemi ; il 
rpronva une grande résistance , maïs il s'en empara après 
]iiuMeursehargescOMsêcuti\cs; «en snrie que, le centre de 
" nnlre armée et Kaile droite poussant de leur côté les 
« ennemis, le désordre devint si général dans leur armée . 
" qu'il ne fut plus an pouvoir du prince (rOranjrc . malgré 
n tous les efforts qu'il lit et les mon>emens qu'il se donna, 
<' 'le la rallier, et tout y prit la fuite ; elle abandonna le 
c champ de bataille, e( se relira vers Poiierinj^en. Cette 
" victoire, arrivée le 11 avril, ftitcumplelLe, et sanglante 
< delà parldcsennémiv; jlsy laissèrent trois mille hommes 
<' -^ur le champ dcb:ilai!!e, et ils curcnLim si <!;rand nimibrr 
<< de blessés qu'on eu trou\a huit cens des leurs parmi 
« !es iiùtres. J)e ce nomlïre èloicnl soixante oiticirrs ; l'on 
« l'Ut ^randsuiudesunsel des autres. On leur lit quatre 
f mille prisonniers . on leur prit treize pièces de canon . 
<■ deux mortiers , qnarantir-qualre drapeaux , dix-sept 
" i-tendaris et tous leurs bj!;;a}îes et chariots de viires t'.i) 

Le prince de Conilé félicita le Itoi sur la >icloire de 
*. î^el ; il en recul la.réijrmse .sui\anle : 

Au camp. <lo>am la ciliulelle de <Ianihr<ii, Ii* 10 a^rll 1677. 

" Mon foMsin, c'est avec justice qu»* >ons me fé.licilez de 
t' la bataille de Cassid. Si )■■ l'a^ois gagnée eu persitime , 
'! jenVnseroispas plus louché, (oil |iour l.i f;raudeur d** 
» l'actipn, uu puor l'imporlanee de la conjoiulure, surtout 
■< pour riionneur de mon frère : au reste , je ne suis pa< 
•'• surpris de lujuie que \ous avez eue en cette tK'casiou. Il 
( l'st natnrf.'l que vous senties à vulre tour ce que\ou< 
•< avez fait sentir auk autres |»ar de semblables succès;';. >' 

I otii:i - Miiljppr (le LniTiiilif irAniiacntii', lUiircrlial ilr i.on|>. 
• H Itsirr mitifaii-r tif fjHiln T/V. pjil (^Hinr>, I. I. ji. .''3li ,■' W»-'» 
^!- iititin* mililitirrulf tjiuît \IV .\\\\> i>ii onliP iiur le pr:i.-:')i ini- 
■ ■ ■l.l. IV, |i. 117. 



DU PALAIS DE VERSAILLES. 295 

379. BtltDITlON DE LA CITADELLE DK CAMBRAI (18 avrîl riiriH> nxinii. 
tiiyt\ it.-iliwli.iii»fi' 

JW7). ,;. .j,. 

Par ]^!. M.vrrAisKr PII i8":., «l.inrcs Ipscjuissc rtc Iahù^ mu. 
. Ttriitcliii Faiit! !>ur 1 ui^iiiuldc VaiKjoriiieuli'n. \.. .-,«■. 

380. RCIlDiTIO^E DE L.V ClTADEUJi: DE C431ItRAI (18 avril 

1677). 

Taliii'âii (lu tempit. |uir Cliiirlrii I.F.cr.r> Aili-ilii ^miL 
vt Aiil'iiin'-rr.iii'Mis Va\iiiiu31i,i m.s. li-iiiMli:!!!-".-.- 

« Le Bny (Hanl maîtro rlo îa villri de Cambrny. el la siîs- 
« j»ciision d'aniics que Sa Aïajfsîô iivoil accorilrc à la sor- 
« niçon, étant pxpirério 7aM-il, il lit «jinrir le soir mémo 
« la tranchci* sur IVsjiIaiiadu , suis que les assii-grz tissent 
« nucuno sortie, sVrf;»nt contciittz f\v fairo i;n î^rand bruit 
« (le mousquclcric cl do leur arîillcrio. Le ^raiid ixmibru 
« do troupes rpûy ilnirnl eiilrûes, la résolution que les as- 
« Mégês avoieul pris <ïc tuer !e:"rs rhevauv, à l'cxceplion 
« rie di^par compagnie, aliit q?:e le Tourra^j^c ne manijuAt 

« pas, aumit dû faire ercire qne re siège scroit uni; 

« entreprise de Ionique haleine. 
tf Le Rov fit continuer du rôîé de In campagne les travaux 
« qui avoienl servi pourl'aHaqnede la \il!e. et lit jeter dans 
« la citadelle un si granrl nondire de bombes et de ear- 

■ casses, que le !l. les assiérez furent obî:j;e7 de se retirer 
« dans leurs souterrains, où ils èloienl lesnns sur les autres. 

« Le 16 le Koy fit seavnîran ^^onvci uî-ur que la nunedu bas- 
« tion f:eurélnit prèle à jouer, et tpril l'avertissoit de pren- 
« dre ses mesures, afin (î^ ne [las courir le risque de la perte 
a de sa garnison ; mais connue i! répondit qu'il lui rcstoitcn- 

* core trois liastîoMS entiers à un bon retrancbennnl sur 
« celui qui éloit ouvert, et qu'il prloit Sa ^lajesté de trouver 
« bon qu'il Ht son devoir jusqu'au bout, on fit jouer la 

• mine, et les balleries aebevèn ut pendant le jniir d'élargir 

■ la brèche à coups de eanoii. On fil la dispDsliîon des trou- 
« pes pour y donner l'assaut le U-ndemain, jour du ven- 
« dredy saint : tonuiR' le niarériial dî! la Fenillade ','),(pii 
« éloîtcharp:'* de cette actioii, alla reconjioitre dès la points 
« du jour la brèche, et qu'il ne la trouva pas encore asscs 
c grande, il la fit élargir par un j^raud feu de canon, qui 
« l'augmenta en peu li'heures de quarante pieds; ce qui 
« oMIgea le gouverneur de faire baltr: la chamade, l-aca* 

t^) Françui!) d*Aubusseii , Itl'- du imni, duc dcL» l'euitladL'. 



rlic ciTiiiNle. 
I-' ipiajif . 
Sftllr dite il«*> 
(jaiili'wlu- 
Hilu Hni. 



^_ liât 



\ilr<lii Nord. 
Salli- II" 17. 



81IQ-_ fiALEBIS» niSTOBlQI-BS' 

a pituUttun aïaiii êli'-'si^ntV, la ^nniiâon sortit !<' î''n<ie 

« main IK, (»,ïr la ItitIu- .nvi-cdrux |jirces «i*r rAnûn. »le[ 

« luorlirrs rt lotis les dii(n*$ honneurs (Je la [çiicrrc. I 

o Kuy, qui a\iHt fait niptlre srs lrou)H>s en b.iUilIf^ 

nui t'IijU prt'sonl pour la voir ttédlcr, alvtrda \e raro! 

« (jr (!(m Ppdrn /av.ila. gnuvpniour, (|ui avolt vU' blt>*« 

o ?a jaiiilM'd'unêi'Intde grcnacJe, et qui ôtoil couché dcdart» 

^t 11 (il son ooniplinicnt à Sa Majesté, qui lui (loiitia beau* 

a coup rJe luùanges sur sa valeur et sur sa fermeté (']. » 

38t. PRISE DE s\i.\T'OMUi ^I avrîl 1677}. 

E»t|uU«o fAil« sur Ici lt«oi 
|inr Anto(iK>t''rittçQii> N ASDt.KiiM»rii 

;^2. PRisK DE SAiivT-OMKn ^^2 ivnl 1677). 

Pm m. Pincaxi en 11 



" Après que Monsieur eut demeuré assés de Icms 
« le champ de halaille piiur faire enlever les morts et 
« blessez, il retourna devant Sainl-Onier pour en ach 
a le siège ('). n 

Les opérations recommencèrent le Ifi; le priiirn diri 
U'Strinaux. anima les troupes par sa prèscinre, et dis le 
on s'était déjà emparé du chemin couvert. « Les a«iegf 
« inlimidei par la perle de I.t bataille de Cassel. Iiatlireot 
u chamade, et sortirent le '2:2 a «ri I par capilulatioii. 
« priiirndeRobecCJ ycommandoit eornmegim*erueiirgii 
u rai de ce nui rei^toit au Itoy d'Espagne dans l'Artois. et 
« r:oml4> de Saint- Venant, »oinme içoaverneur partiiulicr 
1 la place. \ji reddition de Saint-Omer acheta de nraitk* 
a Hoy entièrement maître de cette proviuce (^}. s 

rîï7..w,Ui.i.-. ;^^ SIÈGE DK FRiBOURti fnovembpo 1677). 

S*|on |»ar AntoiiH'-Fraiif<ii«VAi 

'('AIWtKUlH't- 

:i84. sUxK DE FRiBOi'RC (novembre IH77 . 

Par Aut«lii#-Pra»cvt' TtUMlkiiki 



^ik (tu Soitl. 
.-tlit-rhauji««*r. 
Setter H" 10. 



Lemarèelial dcCréquy, '^avuit 
dcrl'année d'Allemagne, et s'op) 

C'i Uiâtoirr Mi/iVniff df Louit \/t', |iAr *.>uOir},t. I.i 
y. U7. (^ Philip|H* ili' Monlniitrenfy, prince Je Rotu ,^ 
mHitmirt 4* Litmt Xl\, pAf Uohtrj, t* I. ih Ul. l*- H. 
• hrrort , mar^d df Crc<nij. 



DCI piLAIS DE VKHSULLES. 



■237 



Cliarlcs <î(.' F-orrauic ('j. Ce prince, qui availsous scsordn^s 
^^uno nmnbrciHc .iriiiéD, voulait rentrer un ()osfi<>s.<;ioii de ses 
^■èUU, et de la pcnétrcr en Trance. La pos&cssiuii lir Trêves 
Hpt de Philip'ibôurg.donl 1rs alliés s ctaù-nl empares dans les 
^Kcanipa^nes précédentes, lui en fournissait Ic&nioyenti. Tn--\c3 
^Bct Ln\emlH>urgdonnaicnl passagesur la Sarre et surlaMcuso, 
' cl PliilipéiliOurK ouvrait les portes de la hanic Alsace. 

Le dur df Lorraine passa en effet la Sarre et s'avanra jiis- 
qnh Metz. Mais le maréchal de Crcqu} , quoique avec uue 
arniêc Tort inTérieure. sui\ait tous 5es muutenicnts, et . en 
le harcelant s.ins cesse et interceptant ses conçois , il l'em- 
pOrha de rJen enlrrjir<>ndrc. Le prince se porta alors sur la 
.kleu<ii- pniir j cltercner un passage , et lier ses opcralinns à 
?Ilcs nu prince d'Orange ;*' ; m^'s '' apprit là que le sla- 
fOiouder. pressé à la fuis par les deux armées du maréchal de 
^uxombourK et du ninrechal d'IIumicrfs. avait renoncé à 
)cci)drc Charlerui. Informé en même temps que le duc de 
5a\e-Eisenarh ('). qui venait se joindre â luin la tête del ar- 
^ téc des cerrles de remnire, était bloque par le m.iréclial 
|[tfe Crêquy dans une Ile du Uhin, il ronit précipitamment 
(ur 5es pas, et se dirigea sur l'Alsace pour porter scnnirs 
son mallicnreux allir. Mais 11 n'èliiit plus temps : le dm: 
icorges '\, a\ail capitulé , et s'était engagé par scriiutnl à n« 
plu5 porter, nendiiuL loule cctb- année, les armes cniitre |ji 
France. Le duc de Lorraine se trousa alors en fac<' du ma- 
rèchal deCréquy, presque suj- le tlicdlre où . dcu\ ansau- 
paravant, Turenne a^ait fait la glorieuse campagne qui 
termina sa vie. Crêquy sembla s'inspirer des exemples de 
ce grand capitaine , et le 7 octobre il remporta â Ko<:hers- 
bcrg un a>antage signalé sur l'arinée impériale: puis fei- 
gnant de vouloir rentrer en Alsace pour y faire ni\erner 
Ses troupes, il trompa sut ses projets le duc de Lorraine» 
qui disirersa son année dans 1rs qiLirliers nù elle devait 
passer I hixer. 

« Sitôt que le maréchal de Créijui en ent nouvelle, 
« fJJL Quincy. il voulut mettre en exécution le projet qu'il 
«t aMuil formé de faire le siège de Fribourg sur la lin de la 
t» campagne. » 

Jï donna ordre h tous les quartiers de se mettre en 

Ënarthe le 8 octobre pour se rendre aux environs d'Ajeb- 
^ ChirWs V, nu <l<! NicoUft-Frcn^is dit Lorraine , dur de Lorraine , et 
M^k' I ! '. , Jui- lie Lorraine. <f: (iuillaiiini'-llcnri de Na»««u, 

0' I 11 . roi J'Aogtv terre. .'3} K'aii-tivocHt:». <}) Je«n-Gror- 



-nacb. 



t3. 



CALERteâ HlijrTOIiyt'BS 

^l:i pitrIiL 1.1 unit . suhi du régUnenl dii lui l.r 9 il 

'-••tit arriva dt'vani Knbnnrg, et le 13 r.irmôe ffiiiii;;ii*r 

:<fl9qu.iit « le fiiobourK ilo »ulniurg, (lui fut ompôrtt . 

« mal^r^ 1j< vif?otirPiisr fèsisUincr que (ircut le iiiari]ui^ 

•4 d.- iJ -1 • '\ ir comlc lie Fnrlia et fr rotnlr' de Kaunilz . 

"^ iT ruloiont les iroupo!; qui le dêrendoiriit. On 

It _\ ,.,..,... .les halterirs jinnr haltrc rn briTho li* curps 

« de la pb(*r; Cf qui oMigra In griit-ral iiiïijiu-SohuItz ,qni 

*■ fn^l'nt L'ctiwriipur. lie Tiirc ^latlre la rhainadv It* 16 sur 

V'K'< (i 'la snir. Il fui arrOiè par la (apiliiblion 

'k qoc l.i 1 ^orliroit i\c. b ville cl «ïu cliiUtau le â* 

« au Dinlin, tamlKjiir battant . enseignes tléploléc*. avec 

- st-s bapigï'S, pour 6trf comluîle » lUtinfeld. Elle étoît 

' rc (le douze eenls homnies d'infootene cl île quatre 

ii sohevnux. 

" Le in:im:hal de Crè(|ui après a\ dit il-innë ton» les of- 

•I thon fiéeesKïires pf^rr :T*«iin'r la Cfuiqiifle de FrilMiur^. 

■ V ivoir!ni5<;^ { n„\\ |^•^ deux Uitailldiiti d'Or- 

1-, eenx dr lli^re, de I.1 l'èn-et di- Ven- 

. el le maripii-. lU- ilngjners f'" mmr y roniniander, 

liipa h' i\) , ri alla repasser le nliin à Brisac. Il envoï-i 

■ ■ iiMiilc toutes les Iniiipc* ilv son anniJe dans des quar— ' 

i> tiers (Thyver, et lîitit eotte liMi^ue eampa;{ne avee la 

L''nit-f» de l'avotf conduite H Itrwînêc tl une manière 

i-!j • deM. deTurehne. ' , 

-. I..i nouvelle de cette eotiquJ^lejeta une f;r.indc coflt- 
" trriiatiiMi ii la eoiir de Virntlf. (In ne {N»Uvgil coniprcii- 

tt drc que ee fti«»'»**rd lA-lev pi.i tTs i\, il. i,in-;<K;ii.!r ar- 

•* mèe t(ue l'EirnH'nMir cl \". ncr 

«'f.iiit d'elTcn-ti. ral''rnne.e, •■ luii- 

' i.ilile nu drl.H du Rhin, dumia à pensi 1 '> dé- 

(■>, l'tnllarinii e\treinfnientle.'i princes qin .| les 

a plus >pbriéc[^). /> 



ZH'^. pv^pt tÀBMiQ (7 décembre Iii77 ■ 

1,'- Boy ntant fait Aqniper utn' nmiTtHe cseailre ij»' 
*• huil vaisseaux <■■ ' -lens. 

« renvoya lecom. ' cii- 

a tri'prtse de Tabago. Il p.ulil ik UiL>t kl ; . et 

OUI- [ Kouf-^ 

utd^J 



(il ii|t>-/iiiilt,i(ini>' I 



r.i\ r ilr ft.iili 



Af 



DC PAUIS DE VERSAILLES. S99 

<( rlunl arrivé le âO à l'islo du Cfip A'crd, il en lit dès In 
« lendemain canoniicr lr>s loris y dont le guuvoriKriir , après 
a s'èlrc retire d<' Ttiii à l'autre . et fait tirer (pK^lqucs coup5 
a de ea nuit, se rciidil u disi^iétion avtxMleax <'ens hom- 
c mes qui les fîanloicrit. Le conitt' d'Efitrêes lit \oile en- 
n suite aiixiiarliadcs, où il arriva le l"de décembre, et y 
« alanL trouve un secours ile la Martinique qui le devoit 
a joindre , il prit la route de Tahago. on il arriva le 7. Il 
« débarqua dès le même jour du canon, deux mortiers 
« et les troupes qu'il avoit destinées à I'altai|[ue du fort ; 
<t mais les (-ht>nutis pour y arriver, par U* cote où il vou- 
< luit l'attaquer, n'étant point fraïès , il fut i>bli;;è d'em- 
« |jIoïcr tout le liuitiè me â passer un bois qu'il Palloit 
« oreupcr à mesure qu'il a^anroiI. Lorsqu'il se truu\a À 
« six cens pas du bois , il Ht summ.T M. Uinkes, qui y 
« commandoit , et qui répondit qu'il éinit en état de sï' 
« défendre lon^-tenips. Il lit coMiniencrM' les ajtproelies. et 
« mit quelques niurliers en batterie. I.a Lmi.'^ième Inimlie 
c qu'il fit ]eU.T. lomba sur le magasin à poudre . et le lit 
« sauter aussi bi<.>nque M. Biukcs tpii éioit à table avee 
a plusieurs olliciers ; ils f-nent tous enlevé/, à r€\eeption 
« de deux. Le cunilc d'I'>trées , prolitnnt de ce bonîteur et 
a décolle occasion Jildausle m<imenl aUai;n(T leforllépé;^ 
« à la main et l'emporta; e!., comme ii a\oit faîL fermer l*' 
«port par une partie de ses xaisstMux , pour euipâelier 
« que ceux des ennemis n'en pussent s^trlir |)enilaiit qu'il 
« iiltaquoit le fort, il se rendit maîire, s.nis ré.sisl.->r:ce, des 
u vaisseaux bullaudois qui y éloi.?nt restez, et rt'ro:i^ra un 
« tic ceux du lloy (ji.i avoit éeliou ■ au (lernier combat , et 
a que les IIollaïubKs aviiicnt relevé. 

o Ce fut par ce dernier avanta;;e que linil l'année IG77 si 
« {çluricusenienl rounneni.'ée par le lî<»y, rt si henriiiiM- â l:t 
« France, pendant tout soncours. en riaiidre, en. Vliemaf^ne. 
a en Calaloî;neetdans le-îilei de l'Amérique t' . 

386. PRISK im GAM> 12 inarj !678\ 

Par M. KiiNtii x en (tf^lti. Aij.> ,lu N-nl 
1. ■ • Il.'ItMliaU'.'^i' 

1-e roi d'Anjçlelcrre, (Jiailt;s II. enlraiiie par I opniion s^lli-ii. i:-. 
de ses peuples , venait d'abandonner Louis \t\'. et de si- 
gner avec les ÏClals-Ciénèraux de Hollande (iO jan\ier 
ItiTB) un traité destiné à arracher 1rs Pays-Bas cspa;;nols 
aux armes françaises. Louis \1V n'en ralentit point ses 

(i; JiriV/vircMiIj/aiVc(/('LuiiûAfr,]iar(^iipc3, t.J, p. ïtfil. 



300 aii.mcs msTORiQrtfi 

pr^paratUjï pour U (Ampngnr de rpttr année : il les pnutfta 
nu nmtrairo nwc plus tir \iguour. cl concentra («utf^ trs 
foriTS sur le lerrain qu'on lui voulait iJispulpr. Voici 
comme il sVsprime à et* sujol ilnns ses inslrurtîonfi à <»tn 
(ils, le grand dauphin ('): 

Jjc^ pfTorls que mes onnrmi^ li{^Q4'*s onvmblti, et les 
« envieux de m;i prospérité \ouloifnl foire contre moi. 
« ni 'obligèrent de pn-ndro de grandes pn-cflutions; et pour 
B commencer je résolus, en finissant h campagne de 1677. 
u de n employer nie?» forrec que dans les lieux où ellrs 
u seroienl absolument nécessaires. 

« J'avois impatience de commencer la rampagne de 
n 1678. et une jurande envir de faire quelque chose d'au<isi 
<i glorieux et de plus utile que ce qui avoit déjà été fait ; 
u maisiInVioit pas aisé d'y |»arvenir et de passer IVcUt 
« que donnent la prise de- trois grandes places ('] et le gain 
a q'nnc Imiaille ( ,. J'exannnai ce qui êtoil faisable, et je 
travaillai h sumionter les difticultés qui se rencontrent 
n d'ordinaire dans 1rs grandes choses. Si elles donnent de 
a ta peine, on ru est Mm récompensé dans les suite*, |lii 
« nrur bien éle\ê cstdiflicile & contenter, cl ne peut cire 
o pleinrmcid s<-ilisfait que par la gloire. » 

Le Hoi partir de Versailles et « se rendit le ♦ de nar% 
a devant Gand, qui avoit été investi dès le 1*^ du mois. Sa 
ti Majesté en lit lesiége avec une armée de près de quatre^ 
« vingt mille homiites. IV»n Frnncisco Pardo. qui en étoit 
d gouvrmeur, se mit vn étnl de défense , quoique les Iroii- 
(I IM'S qui com|HiHiienl sa garrre^ui fussent en petit nombre. 
■ Il conimerica p.ir làelier les é<*liis4's, (|iii iiiondêrenl les en- 
ti \ironsde In ville; mais cela n'enipéidia pas les François 
n d'ouvrir la irancliée la nuit du .i au tî de mnrf^. I^^ 
« prince d'Harcniirl (M, aide de c.imp du roi, et le sieur de 
« Bulunlel (^) furent blessez en cette iKcasion. Ta ville se 
a rendit au bout de cinq jours, et la citadelle deui jours 
« après suivit s<hi exemple [^). d 



ornlritc. 
rji. «Ufr. 
Satftn 
(JvrAbondance. 




^7. PRisi: d'ypkks 19 mars 1678). 

(>) Uémoiret mitUaire* tt» (»*iù .V/t. mi» «m* nrrlrr par ]«• R^nenl' 
(InnttW, 1. IV.j». liJlU. I) yahneimnet, t'amiirat r-l Sa*u(Omer, 
VML« litUtlIi^ ileGÉ*>c1. (i AlI>hollM^•ll*:'ll^i-Cbdrl^« dr l^nMini\ cf>mi(t 
ilr* MoiilUur, «-le. 1.^ D^iilN-l^uifi ilr HubriiU-l <)•' UonJrlour, lurèrlial 
Ue camp. '*] Uitloirt de Lonii XtV, par Liinier», l. Il, p> 3Si. 



nir PALAIS DE VBRSAILtSS. 



3M 



388. PRISE o'tpres ;19 mars 1678). 

l'nr Jraii-Ua))tUlr M\«tin, tl'jprfs Vj|nJf>rineultf:i, 

« La \illf' d'Yprcs cul bicn-U'it \v m^me son, mal^rô la 
« TÏgourpiise r^<;ist;inin do Ingarnisi»». te Hoi fil ouvrir Iti 
« tranchée le 18 mars . du rùl<^ de In citadelle ; mais les 
« pluie$ ayant fait rH4irdcr ks lrn\aux, Ip marquis de 
« Conflans. qui romnianduil dnii?' la place , lit un feu si 
« rontiniicl unit •i|iriu'he<i.dii canon, qu'il tua beaucoup 
« de monde; le iiMrquis de Chamilli ('; fut blesse cncclle 
a ocrasion, pt le duc de Villeroi ('; reçut un coup qui lui 
■r emprjrU quelques boulons do son justaucorps. Ce nitme 
« jour le Roi fil ouvrir la tranchée d'un autre rôle p/mr 
« obliger les assiégez à une diverfion. ol rendre leur dé- 
« fcnse plus foible du coté de la citadelle. Les deux atla- 
« ques se trouvant avancées jusqu'à qiiinze pas de la con- 
« tresearpe.Ie Itoi In fit attaquer. La résistance ne fut in* 
« grande à la défense de la contre^e.irjMî de la ville; niatv 
« comme le marquis de Condans axoîl mis tous les ortieiers 
« réforniei à celle de la eilndelle, le comlmt ) fut opîniiïtre 
« H sanglant, surtout à l'allnque de la g.iucbe où éloienl 
a les grec^diers à cheval, dont viupt-di-ux furent tuez, 
a sans les ofticierç qui furent ou tuez on dangereusement 
* bh^sfz. Enfîn la conlrescnipe fut emportée, et le gou- 
« Tcrnrur capitula le lendemain à la pointe du jour ('*}. o 

Les négociations de Nimèguc, qui semblaient abandon- 
nées, reprirent alors avec plus d'artivité. La prise de (îand 
et d'Ypres avait porté le découragement chex les alliés, et 
de tous côtés on demandait la pai\. Le Koi put alors en 
dicter les conditions. 

« Lesanibass,tdeursdesEtals-4ténéranxàXimêgnrcurent 
« ordrede déclarer â ceux de France qu'ils les acreptoient. 
« mais nu'ils demandoient seulement dîï jours de dclajr , 
« aih-dela du 10 may, |K>ur porler leurs alliez à faire U 
« màmtt chose , ce qui leur fui accordé. Ils envofèrent sans 
•( perdre de temps en Angleterre et à Bruxelles pohr 
tï représenter an roy d'Angleterre les raisons qui les 
n aTOÎcnt portez à cette résolution , et pour obliger les 
« Espagn'M^ 'i embrasser le seul parti qu'ils avoient à 
iT le reste des Pals-Bas (*). « 



H. <l«?-r)iiMii 
Sflli 



prendre pour 



(1) NoCI Boulon . ili-pui-i raonVli.il tir Frant-i*. («) Frunçoit àr Nfufwitle^ 

Jt'puiit inarretial de France. 
ihtloxf .lr/.'Mi.r\/r. |wrLiniii'rs,l. II. p. »>l. >' UUtoirt milUmrt 



tjjouis \/r,[),iri.t(iirir>, f. I , y. iST. 



•arlii- «-iilralif. 389. PRISE DE LEKWC (% TTisi 1678}. 

Par AiiMiino-FrantiiHa ViMDERHBnxx. 



■1 \1 1.1 

l\ lu. 



Xl\f tlu Nnnt. 
;,'ili'-i-ha)ts>rr 
siaMpU" il. 



390. PRISE DE lEEvsE (4 mal 1678\ 

Par Jc.in-ltiiptt!itc M.vdiin 



d'jiprtrt: V«i><lcnnfulcn. 



Avant la finale hi guerre. «U- comtf iIp CaIvo,'')qaicom- 
Diaiidoil Unnâ M:lc^{^icl)t. Gc le urujct de àurprcxuJrt' 
toaw, où il clûit informé qiiil ny avoii fjue six cem 
ïiommcs (le gnrnisoii; i_-Uc est situer niln; JLîcge, 
Moslricht l'I Louv,iin. Ellc'flvoil une «.'it.idrlfe Jequatm 
bastions de terre fraisée et palissadée; elle élotl environ- 
née d'un Tossê de douze pieds de prorondeur, et dont on 
ne ponvuU approcher que par une eliausàée très-élroilc. 
détendue par une liurnère el un huii relr&nchcuicut; le 
reste ^t.uil environné dVau {'). a 
, !^ ciimle de Cahueliargea do crUr entrepris*' I-aBrclê- 
clie , colonel de dragons. La nuiilelle TiUd abord colcvi» 
^|>,ir surprise dans la nuit du 3 an 4 inni. 

a Peiid.'int ee ti'ni|i»-là Doni Ilertiianilrz, gouverneur de 

^a ïa ld»ee, assenddoil le reste de la ijarnison sur l'espla- 

• nade. eidre la Nille et le château, pour inarchtx an 

a secours de ceux qui cloient attaqués; mais le canon dn 

u lariladelle. que les Fmneuis puiiilërent contre laullc. te 

a m retirer dans la gnuide église, où il Tul eunlraint peu 

f i< d'heures après, de se rendre prisonnier de guerre, avec 

^ Il quatre cens soldflUet trcnlt'-cinq onicicrs qui s'yèloicnt 

n renfermés a^ie lui. t'e fut pin- une aeliufi si hardie et, *i 

l,H bctHcusementcondditr, que la prise d'une[ilace, qui par 

li sa situation paroi'v'.uit inqirenable, uc cuula quu vingt 

a sulduts et u«n nuit de teins {% », 

, ExdJn L;i pai\ se fit à .MmcRue. « H y rat Irot? tr^itéit 

^<i. dît le nrusident llënault: t'un entre la Fiance et la 

,,u llollanae. sif;né le 10 août; te secund avec lEspagne. 

, tt siijné le 17 septembre; tt le truisiéme avec l'cnipcreur 

,« et l'Empire, 'i la réserve de lélrelcur de ïïrandelKrur^^t 

, «L cl de quf'l»! ijriuees. Ce qu'il v ' ■■■> tr- 

II quable dan .sifjné ;iu'e Urs lloil i\- 

" quels «I rendu .Uaeslricht, c'est quaprcs avoir cli- 



(0 'l^ii buveur i1t!r.i|iu.ti''nU'nAu[(,'rtji'r«l tir- n . 



ffif- 



ne PttlM D« rCI5AH.IH. 



lunique ulijtt <lc> la ^ucrrr (Je I67d, ils furent Icsfcul^ 
i qnf mat fut rcrirlu. Parti* traité conclu avoc ITis- 



1.1 FMn*'he4*omt^ rv<.U 



fl pagni^. Il ml convenu 
« ait Rrtv. aimi que Irt villi** df Valrnrinincs. ConUi^. 
« Bourhnln, (InniliM)', Airr. S;iint-OnitT. Vnrt's, Wnrvirl. 
« Vnnifton.l'tHHTiiiKtn-, Baill.'uil. Cfl5soI, MtMiin, Uavoy, 

a M.-tulirugt* cl ('harlcmunt Iji Iww' rfu traUr a>ÎT 

« rKu>iKrt'ur. i\ia\ ne fut signfr qnc le 4 fcyrior \fn9, ïïil 
« rr)ut di' B!unvti*r 



■''I. 



:MH. cr>VBAT b£ rniio ( 1681 ). 

pjàv }it. l\Uli^^^^itc^2^a^^ cii ... 

Ko Yautu,- H^ftl In nmrino franraiw rpmporU un ATun- 
Uifit; sur '11- la Mi'<li(irrjinrf', 

u Les J , I .inlinii.TtU ii jiir.ilcr siirles Cijl«*S(lr Pri>- 

u ffpnC4'. M. Uu ^>ur^e, ()ui louiouinrloit un escailn' <tll 
<■ Riiy d<in<t t;i Mi-tlilrrr.iui'('. (';iiiiiun;i rt l'Mub » r<MMl un 
M Krand uitmlirc de \aissr.iui Uc Tripuli, dans lo port de 
H (•lii» . cl i-iiili)inui.i;{(M etdividerabti-'iurut leehulcju, qui 
« r»t il« la diituirulion du liraml^cîtJ^iimrC^. n 



Vil- 'Itt Von 
T>.iiilUi(t.li)lU 



Al' ROI août It)»:,»'. 



Par Aitcvliic Diir *era idto. Pariii* rmiu 



AnMJf . ; ....r..r.. ,1., .^,:i.. ,1. \ 

néKoeki: ''uffruid 

d;in[iti)M 1^. ui. *"!■• de 

IVJcrtrur tir liavirrr. ( ■ irs 

ItiOO. diiM 1 t'-K^''^* e.itlu .. :(|»- 

p<»rUil pour iliA !tix iilaeeR < ivir 

i'élertrur |»nU(iii . inir t'flui < < liunt 

Lf«m XIV fui iitn^\ ili-»e tnuir pdr l« «riWKi. , 

I^* dur t)r It<iiin;i»une . fil; .iIim* du j^r.ind Dauphin, 
ftaquit Ir li .intit 1^:;^. *'l fut riommf l.uuis. Suivant l'uâage . 



il fut pre-erit'- 
■ÇhaUlar 

cm'tx dp \'t\T-' 

h la ll.1iSs:ilirr 



W' 



I .'Mi^^if-il nitrrt *.i niiv^^mff 



I.'' Uul Mlljlul 1 

:ir^rérêinrjnirs .^ 
•lu ftraiid Uaupinn 



>.l Al.ijf.l. 1(1 






f^■'■ 



vtitmiti 




Dr pjir.Ais Di TEin:jinr.Ej;. 



o in pmlrrHon ill-^pn^nc 
f ilcuHirr^<^'nlitnrnt 



nr |Htf|vnit 1rs IiM'Il) 



10& 

que 



« ifun «itrs iinp anm's- n»fnlc. imhip Inir anptrmJrt 

il roi 



vert 



marquis (l**S<*ijîn('lai 



r 



« délai. sVmharqnn mit Ih ni)t(r' ronintamlrc par lo mar- 
« quis (lu l^ufsnc . limitriKinl nènènil, el nrrivn devant 
« 4i^iirs \r 17 de mai. I.c lendeninin il exposa aux sénAteurs 
« députt'* |i*>ur le ciimplirni ntcr, les snj<'ls (^ue le Roi pr«- 
« tcntioii avoir dp m* pUindro do leur rnndmle , et leur dé- 
■I dura quQ, i%\s ne li>difUinnoient p<ir hnr 50uiiii5$iou, iU 
o siloirnt 5efilir les efToïs de sa tolère. I^s Gënois. pour 
« toute ri>[Kmsc, fin*ut iiih> d^rhar^e aciit'rate di> toiile 
« leur arlillrrir sur In Molle df France. Les FMiiçoi.'i irri- 
u tct Jctfn'ril aussili'tl d.in<t Glanes uiir quaittih* de Imiiu- 
• bes qui eauscrcnl un ilîsordrv »ITreu\ LVnitirjvumeiiI. 
«joint aux rris de« hat>it.itt<i . Ht inp^rer au marquis de 
Si'itfnclai que ce rhàlitiient k*s nuntil rendus plus Iraî- 
Ublrs. Il envoya lc<i linininor encore de iIdimut nu Hoî 
la salisraclmn qu'il .ivoilcleinnudèe. Mnj^ ils per^istêrrnl 
dariH leur résitlulion. Le? Knlio(e<> reconHiteurrreiit à 
Urer. On lit une dcs<-enle nu f^uttouri; de Sainl-Pierre- 
d'Arène. et on rédniVd en cendres une [Mrtie de<i nia- 
gnilique-t pjilaïs dont il éloit eûin[HKê. 
« Les ïiènois. dan* la crainte d'un second biniîtiarde- 
meiit. eurent recoure dii |*ape f = '. pmr fliVhir par vm 
entreiiiÎM' la colrre ilu Koi. Sa 3lajesl4^ fK>rèra à la 
priiVc du pfmiirc. et proutitile leur p^irdoniier, pourvu 

Sue le |>(>i;e , ':, acronipagné de quatre M'Uiiteurs. \ini 
lire den etcusesde la part de S'i rêimliliciiie. (Jueltjiue 
n^pafçnanre qu'eu>Meut les Génois a subir une loi fi 
bumiliautc, il fallut obéir;,'), o 

6. pittsE UK urxrwBOinc '3 juin ]GK4,. 



P^rlir i-fliliiil* 
\" I7H. 



3B6. pRiKE uc LrvLniBocnG '3 juin 1684). 

I*ir AniAin«-i^raiic»l*VA»*n«klLKft- l'sriifr t-ciilral 

I» «Ufr 

Le traité de Nimènue avait ;wrandi la Franrc et porte à ^•'"'î^.!'; 
son plus haut puihl la gloire de Liuis \1V. Le K»i i-e|M-n- 
Uii( songeait à d'autres ronqu6trs qui lui resta icnt k aceom- 

rinn-RApiiriif ruUtrrt. *' iDfwreni XI fRfnaK-OdrM-fkt)!,). i')Fnn- 
"irif Inipffijili. * IlittoirnU l.tmit \tr , p*r Llmtn-P,*. H, p. «t. 



t>i tf 1 llalÉ*: fini 



EUnU» BlTTOlt MqVtS 







1 1 : i-nu' 


iTKr. 


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Mil t:.- Vrnaittts -t^ 

i à GMlê».«u ,ir- 

î:<V:aOMft, f^ llr 

m q I -'a ranHBifrv v ' 

.» in'- • ;'nt*iiicr»-l.'«ir» '•-■•n; 

a KMirifei'. «icjBrift rfe faîrtf' «iaaè;^ m . pM tr 

« loQl cv qni HihI norf^Mtn- k cMltt OlBér flMn^Miv *t 

« pow nàfWrbrr i- ' îtanilns r -^««Leml 

« si hin •bamf. qiK* i-^i? |ifc»èr Bd ta«c<ii: sxas qat les 
• La liUe'ilr Liii,«ifc—| est bàlâr ««ru rw; b ri- 

• 4« nK q«i Ml OQ <av ■» b ntGfe rs c^trtsseflwal 

« fraor. H il t a pr« «k tra^aut «le ce ntoMè : mfxv 

• ftMtMM«awirs MB I» >*<. *«« >■ fch a ^m Vmnwstt 

« ^ ««I H J J f>B fn B<« . l »< H irM b Mf«^ <«-: r-r<«>nf^ ir 

*'-- ''»^. j*po 



BU PiXAjS DE VEBSÀILLES. ^7 

« a (levant les bastions dos coiitrc-gnrdosetclcsdciDiesIiiiK's 
*« taiilées aussi dans le roc , et au deNant de ccb ouvra^fcs 
u sont deux chemins GOQvcrts, deux glacis et quatre ro- 
tt doutes de maçoruicrie dans los an^Ios saillans tic la con- 
« trescarpc, qui defTeiuIonl ie premier de ces clieiiiîns rou- 
it verts. Un ne peut attaquer la place que par celte tèle où 
M cet Ja porte neuve du cùté du septentrion , vers i'endroit 
« où la rivière cummcrice à quitter la ville. On Inuive un 
« clMmiu creux p;ir lequel un peut apfirotther prôs tk. la 
« contrescarfie , et ce fut par cet endroit qu'on ouvrit la 
« tranchée. Cette place, oouiinandéu par le prince du CIiî- 
« tOÊf {*., avuit pour lurs une forte Harnison, et éunl 
« munie de tout ce qui éloit nécessaire puur faire une 
« forte résistance (-). » 

Les opérations du siège couiincncèrent le 20 avril; elles 
furent dirigées par >'!uiban , et les attaques eouiluites ave(t 
autant d'activité que de perscvéran<'c par le ni.iréclial de 
Créqui.I.csassiégéstircnt une vigoureuse résistauce; mais la 
brèche étant devenue praticable, la garnisun se rendit par 
capitulation, après >iugt-cinq jours de truiichéc ouverte. 

a Les principaux articles de la capitulation, éloient 
« que la garnison sortiruit par la brèche avec anucs 
« et bagages, tambours baltans, enseignes tiéployées, 
« avec quatre pièces de canon , un mortier et les nuini- 
• « lions, a raison de six coups |>ar pièce; qu'on leur four- 
« nirml ties chevaux fwur l'artillerie , outre trois c( ns jiour 
« les bagages et les blessez , et qu'on donneroit des vnrcs 
« à Ja garnison pour cinq jours. 

« £lle sortit le 7 en vertu de la capitulation : elle étoit 
« encore d'environ treize cens hommes de pied, la plu- 
€ part Espagnols ou AValons,'ol, déplus, de cinq cciis 
« chevaux croates ou drafÇims. ï-cs troupes du lîoy entre- 
m rent rnmfme temps dans la pljuo, et M. le marquis de 
« J^ambcrt ^^ fut nommé (tour y c/jmmander ('*). » 

Enfin , le cabinet de Madrid , à la sollicitation des Élals- 
Généraut, fit droit aux demandes du Roi. Il accepta le 
trsUède]tatisbnnne,qui fut signé le lOaortt entre la France 
ctl'Elpagne, et le iH l'ntrc la France et l'Kinpereur- En 
Tflrtude ce traité, Luxembourg resta â la France. 

O Emesl-Ï>ntninif]nc 4«' !-iî;np, diif frAreinlicrs . conito «Ir Rmu- 
moiit, <"lc. (S) llitinirr mUiinire de Louis \l\', [«iryiiincsj. U. p. .">:'.-.'ii. 
0} Henri tle Laraben, 1jritt<>uniiitïcii(>r.-il ifi^snniirestiu roi. ,^) Histoire 
mitiUnrt de LoaU'XIV, parcjuincj , t. II , p. B4. 




.4iJtMl(i>ord. 
|*Btillviii)nllof. 
R.tlivIuiiiMiv. 



V.USSEAl" FRAXÇ-MS COXTRK 

CL>v GALtKKS u>:siM<i.\K :t*i8V;. 

Par M. Thrailore Gtbi<t i^u IHJM. 

Av,-inl la romliision tW ro lr:ii(ô . un ïilitrirux fffitil'arm4>s 
L*Ui( %t'iiu rcirvcr frirorc li'ilal dirs aimrc^ françaises soi- 
mer : 

« M. fin Kclinfnw i*;, roinmaadani nn vnissiNiu tin Koy 
(I dans In Mrditorrint'i'. fut mu-onlrr t*l altaqui* pendant 
w un l'aliuc (Kir Irenlc-t inq palcrcs ilK-ipa^ne : il st- dcf- 
« fondit avec tant de vileur. qu'après en «voir di-sirnipan* 
» plusieurs, il k'ur dtmna la chus»' rt poursuivit nisnitr 
« sa rouit /}. » 

398. LA SALLE DÉCOrVIlK tA LOl'ISIAXK. Clfl8|j. 

Far M. lliéotloreticnncD.. ■ 

La marine française , Héj5 illustrée drjiuis plnsinir*; ari- 
nè<^s par tant dcclatanis surrès, y joignit, en t68V. l'hon- 
neur d'une iinporlante ilot'ou»er!e. UolKTtdeLaSallL', voya- 
geur frani;ai*t, était né à Koucn. Il sp rendit au Canada (*} . 
vers 1070, pour rlirn-her fnrtune nu se distinguer par qoel- 
que entreprise lioniir.dtle. Lh le \o\nge du père Marquedr 
au Mi*^<ii.ssi|ii lui inspira Vidée de rherrher. en rnnonlanl 
re fleuve, nn passade au Jnpnn nii à In Chine par t<- nnrU 
duCannila. Il reuut en Franee, «n Seignelay . qui venait 
de sueooder à Colbert. «mi père, dans Ir niinislére dr ):i 
marine, s'iula 1''^ projels de l.j Salle, el lui lit obtenir des 
lettres de noblesse avcr di^ poiivitirs fort èlenduâ ['our le 
oommene cl les nouvelles déconvorles qu'il pourrait fairr. 
Après au>ir pureouru le Mississipi depuis son enibuucburr 
juj^^n'a l:t rivière îles llliniiis. il vint rendre cumpte de son 
rvpèdilinn au niini>lrequi l'avait entoyè. «Seignelay ajw 
K prouva son plan de reronnaitru par mer t'enibnuchure 
o (lu Hissishipi et d'y ftinner un établiiisempnt, el Icchar- 
tt geji lie*) préparalifs. Sa rninuiission le nommait i-uinman- 
N (tant de revpèdiliini. Qualrr liàlimeids ije diiïcrentcR 
« grandeurs Turent armt'^s à HiK-hefort; deux cent qu.^trr- 
« vintïts |)ersunnes v lurent embarquée». La petite esT^dre 
H partit le •2\ )uillét IIMi. » 

Après quelques disaenMons entre les ihefs de TeDlre- 



iM Fenlinmiil , nmiUr île R'*liiiyae, 

:_ roi. {\niHuire m . 

I. Il,p. V», \s iart\iifs Mjiri)urllr. iIp la rompjgnlcdr J^suii- 



<l«|tuis iiriiU!nnnl Kviirr«l de» «r- 
nKerB<)i4l(iii Jti roi. (i; Hiâluire miUtnr* d« Limia JUI. |Mir Quitie), 




P4LAI$ DK TSHSAILLU. 309 

'pri^. rt la perte d'un nnvjrr duirgù ili! inunitiotis . IaSull<* 
|inriint hriirr^usriiirnl.iiioublfrlrrdpS.iiiit-Arilitiiif.puinli' 
ocridrnUle lie Cuha, et le ^ dra-mlirc mi (lénunrit les 
tciTi'i tir la KltiritJr. En dirrrhant » l'oucsl j'cinbourhurf 
do MissLssipi , il vint miuiillrr à conl lit'urs lU* là . <Jans la 
tïair itt'Sainl-Brrnartl , où nni* helk- rivière tenninnil son 
rotiri. J»i Snllc- . s'imngin.int nnc ce [Hiuvait t*lro un ile<i 
t»ra9 iUi Mississiiii , résolut de le rcinontcr: r'^lait le Rio 
CoUinitJo . (|Uf Tient d'un ftilè oy[n}*^. l'ii navire se perdit 
at<*r une p.irlic des provisitinfî: (es snuv,igeseTi pillèrent un 
autre. eI1le^è^enl et tuèrent plusieurs Frani-dis. Touk ces 
malheurs rebulcreitt une partie de eent qui f'étiiteiit cngn- 
({«•> d.-m*. erlle cxpèdilinn , e'i le 1.'» mars 1,'t prineipulc frè- 
;pte reprit la mutr de Fiauec. Resté seul avec deux lent 
vtn^t liunmiis, Lit Salle ne $e rebuta pas. Ut jeter le*, fun- 
tti-mcntç d'im fitrl a remhoochure de la rivière , rliargi-a 
Juutel , Mm eiimpatrinte , de l'achever . et vtHilul reiumUer 
It^fleuir aii«^si loin ipi'il pourrait |''. Il déruuvril un hejin 
|M)'S , où il liâtil un «ei'und fort ; le _prrinicr fut abandon- 
né . ri le n<iii\eau fui aeiievê au mim d'ocliibre. Ju^M^u'en 
IGKT il lit troi)ï vovagrs. Il ni.nrehait \ers l'est et eoinnten- 
«iiil j entrer dans un jkivs jilus peuplé, lorsque irnjs scclè- 
fat» de M troupe, qui avaient dfjà aswwiiiè *un neveu , le 
tuèrent pendant qu'il faisait une reconnaissinre avec un 
récollet et un rhasseur. « Telle fui. dit le P. Cbnrlevoix . 
« ta tui iraçiqued'un homme à qui la France doit Indècuu- 
«• trrtc d'un des plus beaux pays du nouveau monde I,'). « 



Rf;iVVRATtO>" FAITK Al ROI PAR LK DOCK PK OKXKS. 
th\>'QO|S-MARIK IMI'KRIAI.l X" niilî KiMÔ,. 

Par i;iauU«(iti)' IUlil m ««9o. I';i 

«I l.en (iénois. aprè^i avoir éprouvé eombirn il leur en ^'' 
« UMiit i-nùlé pour avoireu lemalhrurde déplaire au Kny. 
« mifiMit loulenusige pourapiwiserlaeolèredeSa Majesté, 
Il lUArenlaKH auprèâduPaiie pour y pnrw>nir.el le nonre 
« qui ôloil en France eut ordre de sollieilnrect aeeomniodf- 
« ment. \.v Roy, voyant qu'ils w niL-itoient à la raison, lui 
« pTfMTivitla sati.sfaetiou dont il\ouloit Inen seeonlenter. 
a qtir |4> liénois aneptèrrnt. Ils envoyèrent pour eet edrl 
« uupouvoirau mar'piiwde Marini, envoyé de la Hépuhli- 



riM< I riilral 

louilllfiillt 

T'iiniTl 
%■■ iiii. 



'■I) ri 



■mliuiiHiurc ilu Miïi<ii>«itii iinr liali^t*. deMtHtiH* m 
li^iimctiLt. uur l'on itil nMiir l'ir placer p«i La 



■''■f tniirfrrfHe-, I 



nfO GltERlES niSTOmQl'ES 

•< que on Fnincc, pour signer un traité sur losarlicios (pK* 
'■ ]c. nonce leur avait cummunîaurz. Le Kuy nomma M. (W 
« Ooissy ('^ pour y travailler (*J. » 

On rê^la fcs arliclos du traite qui furent signi'iii à P;i- 
ris, le 12 février 1685, et il fut arrâlé que «le Aifi»' 
(• j)our lors en charge, et quatre sénateurs, se rendroieiil 
» au eommeuecineiit Je cette année à Marseille , d'où ils 
V viendruient au lieu où seroît Sa Majesté ; qu'ils seroicitl 
'< admis à son audience , recelas de leurs haltits de céré- 
(( nionies; que le doge, portant la parole au nom de la 
u Uôpuhliquc, témoi^ïnemit revtrëme regret qu'elle avoil 
« d'avuir déplu à Sa Majesté ; qu'ils employeroient \va e\- 
*> pressions les plus soumises cl les plus res^perturuses et 
« qui mar^ueroienl mieux le désir sincère qu'elle avoit de 
<i mériter a l'avenir la bienv(>illanrc de Su Majesté. 

(' Quelque tems après le tUf^v (lartit de Gènes avec i|uatre 
« sénateurs cl huit gentilshommes camarades, que le se- 
« nat avoil. nommez pour l'accompagner. 

a Ils passcrent par les ébtts du duc de Savoye ['•] et arri- 
« vèrcnt à Lyon , d'où ils se rendirent à ViwU incognitu 
u puur faire préparer leurs équipages , afin du reprës^Milcr 
« toute la République , et de donner plus d'^dat à la sou- 
<( mission qu'ils dcTcienl faire. 

(( Leins équipages èlant en état . et le jour marqué pour 
« paroitre devant le ll»y , à seaNoir le premier de niay. 
<v M. de Bunneuil, inlroduclcur des amltassadeurs. alla 
. pïj'iîdi'r le doge diins les e:irros-t's du Hoy à Paris . Ir."-- 
'> quois furent suivis p-ir ceux du doge, qui éloii nt au 
<' iiDiubre de trois des plus magnifiques qu'ctii rùt l'iinirc' 
" VMS, et de quantité d'aulres ]vmrsa suite. Il avciil ibm/j' 
i< pages et soixante et dix vah-ls de pied a\eeune mairudi- 
" (juc livrée chargée de gallous d'm- a\ef des agrenienv 
« hlens. el cent geiililshamnies qui marehoieiit apre> les 
" gentilshommes camarades. Le T>o;:e paruissoil l'iiMille . 
■< ayant un sénateur à sa droile et V. d? Boimeuil à sa 
" gauehe , suivi des trois autres eénaleur<. M. le niaréehai 
'' de Duras i^^) le reçut à l'euîrée de la salle des gardes l'i 
■ le rnnduisit au troue du Hoy . qui étoit au bout de la 
« frrande gallerie et d'une magnifirenee extraordinaire. 
' Munseigneur étoit à la droite de Sa Majesté et Monsieur 

'" <:h.'irti>!iOiillierl. inaniuit île Oroiii!i>, niiiiisirv â-i M'i'ri't>)iie tr''Mr. 

iti'nliirr mUiliiirr tie Liiui» .Vil', jinr On>iii'> * ■• H* !<• *'''■■ v') ^«'("i 

'>!:i- il--i- II, di'i>iii» rui (l'> Sd 1(1.11(111'. ;». Jac)|Utô-UunhilL*l>Drfor!.>tui: «ht 



Dc »i^i» ne Tuuu4.i^s. 211 

S9 fraiH*bc; l'W» \cs priiifcf ri grand* du rointiinr 
« f Imcnt nii\ rnvirons, I.r ilogo avoit um* nilie dc velours 
«<-rr.iiiioisi avrc ili'S ailrrnns;' son liOiiiicL 6l«iit ilc inCtiir 
« «lofrf , A qu.ilro^ eoU'/ RlxintMiUiiil a uri«' Iioiijh' <(•• mk^iiic 
»couh'ur. ri une roitic par devant; il a»oit um- frai?*' 
i»rt pt'litc; l'hiibil ik*^ qnalre scnatcurs ctoit de tcIouI'â 
kir ri t\c iii^imï façon. 

IK^que Ir dojfc cul aporru Ir Roy. il se dcroiivrif ; il 
qiirlquc^ ^las ri Ut dco\ profumles rôvOTCDCfs. 
»y ic Irta.iiU un peu wn rh.'ip<'ffu (.'1 lui fil ngup 
main de «t'appritctu^r. Lf tio^v moula ciisuitt* sur 
prrniii.T degré, du irdnr. ei (il une truisièiue ré\i'- 
■nrp aussi Um que Usquiiln- sénateur». Il te ooinrit 
IMiiilc; ic< prinri". en (ireiil de ni<^m(! cl k'S qiïarrcïé- 
itrwri drmcurcr**iit dènniveris (M.» 
■ I s du dOjîe fui «ians les ferme*» 1rs pln« rrsprr- 

|u< [il(X5 i^uumrs . et .s huniilia jusipià implorrr le 

IMiriJon Jurui punr la république dool tliM'Uf lechel: 'tl.'.iu- 
• dienrc- lîtiio , ;ijoijt<- fjiiim-y . le (toy en snlujnl 1i^ Aifîe 
« baissa son iliapeaa plus qu'il navn' -'piil M^til 

m jrri>c,L-t ledosc lil Iroi^i proriHirk^ r> iiscMi- 

■ ranl. l't ne se couvrit que quiiiid il ni'iru |i'iis \u d'i Koy 
n Ij' *M> il tml son audience de roupie avee (esWTëm-t- 

<i i. -.--■-■ ['S. £| le Itoy lai rhviiy.i !< 'r "■■teii- 

n ii4, ri deijv piêcp:* de Isf i .«is- 

-1 .., , .,,_ i.t tfi- ■ "!ure des (î{dirl..i.; ,, . .uAya 

I a ch'K un ' :rs son iinrtrnil itmehi de diîi- 



ct une puj 



xsi'rie dt! ni*nK'(*). » 



►OU. BnMusRiM'MHNT i^K TRiroLi {22 juiti Jfî85 ^ ' 

l'arM. TlifodorcliiDin 'Il 

s corsaires de Tripoli in:i!f!r>'> In |Kiix que Ir Kov u 

■ -M d>olt acfortié d^ns riiiiiict' lOS;). ^irnir-n» h\iilf$ 

sur les uusscitux ninrch.inds sujM diHiL 

ïiont ci»I(nc quclque*-uiis , ce qui < i' Sa 

liédr fiMre quelque .irmejuenl celle aiuu r p-ur Ifs 

lUyr et le- ubligcr it dctuaudcr la puiv. à rendra les 

r» rhréiicns, el i\ n^ptufT \« tort qu'ils avuienl Tnit 

liÔats. 

XtiMi' ddktinéi' piiur cet!» expùdilion cloH cnnrmmii- 

,dée par M. U- tiiiÈni-hiit dKsrrt-rs i-j, \ icr-nniir.il. l'AU- 

it '' '" ^ iiiiii de l'île drl-amprdou»p,çtnrriva M l!> 

-0 Loui» \ty. p»f Onincï, t.U, p, 9T. f) Mem^ 



S1Î IUL.BBIBS niSTonigres 

« ilc\:iiit Tripuli. ofj le niarifuis d'Amfrrville (') croisoit 
«I aui' M. tji* Nrsniniil 

Aprw (lucltiiirs jours puss<'» m |)rTpar.)tifs . « M. dr 
u TuiirtUItT 'M|iii cniiimnndtiil I attiqiJO, Ol |>iistrr les bà- 
K liinrnt5;irincz h ïcniri'c du port, pour rmpiM'her Icsl'ii- 
tH IrcprisfS des L-niivmis; et Ir^ gnliolcs à bonil»rS, tLaiil ;i 
«r l'cndroil marque . rominenrrrenl ii lir^r des humbcs 
» dans I» utl(> If 2â juin, ^lts di\ ht'urrs du s«iir. » 

Kt'iii M. le uiarichnl d'Eslrëcs (il smidcr les approches 
de Ifl villr . ri rrroniiailrr IVcueil Ip nhis voisin, ifin do 
voir ^'il ; aurait nssox ilc Icrro pimr y urtsser nnr batterir. 
d'où l'on piil miner In ptncc el le>t forleresses. M. de l^ri- 
duiiillelef M. de l*»iuly. axer rinq rhnloupea armî'os, s'ac- 
nuittKrenl de cette pcrilleuse nimniission suus le ranon de 

I ennemi. Ou<'lquef bomlivs lombêrentdans U ville t.mdi'^ 
que le peuple cluit iis«emb'fl, et luèrout envinin ircnlo 
liomnu'S ; ce fraeas fît imiisser ib's tris éptiuvaniabirft. 

L^s TripiiflLtln^ , déruncrrlè^ p.ir relb-l th'S bonibeit et 
por l'intrépidilé de <ru\ qui, vu plein jour, H mnlfïré un 
leii ronlinucl, avjiienl .iburdr k un endroit ilout ils se cro- 
vaienl entièrrmpul les m.iilres . envoyèrent Triel» . ancien 
bey d'AI;;er, douL il amU éle eha^^se deux .in<> auparavant , 
demander I» pai\ rit* la pnri du divan de Tripoli. U. Key- 
iMond . uiajur de rarmee.et M. OelHrrni\, itilrrprèle. se 
rendirent avwr lui vUvt le Im'v le 'A3, |>our lui p(»rler les 
condition.^. Len pniM'ij»;des élidenl le p;ivemenl de deux 
cent mille éeus pour le dèdunimuttement des prises qu'ils 
avaient failessur les niarehand^rriUirais. cl la délivrance de 
tous les eselavcs l'hrétiens pris sous la b.uHiiL're de Fraitee. 
I..n somme à j>ay>r Tut réduite à ciun retd mille livres, et 
dix des principaiiv de Tripoli rurrid ilonnt-s en otage. 

Comme 1rs Tri{HiItl:iins éludaient le pavement de Ut 
somme convenue, le» galinles a bombes se rapprochèrent 
de la ville: celte dispusiliun les flTrava. «t le bey. vuyiiiit 
qu'un alliiil recomniencei . im|>iis.i U[ietH\er. lit couper It 
itHe à quatre rrealeittaols des plus riches. 

i> l.e 27 ds apportèrent une p;n'tie de l'argent dnni ou 
« cloil l'onvcnu; ils rendin'ul aussi nn vaisseau marcband 
•> de Marseille qu iU atoieni pris quelques jours aupara- 

II vanl. Ils curent jusqu'au '.) de juillel a Tournir le reste de 
ft bi sotiuiie, soil en argent ott i-n marchandises. M. d'Eslrces 



«rnifi-c ii.iv^lr* ttd roi. ' Aiiiip-llilafloii ileCustriiliii.rDitilc' tlcTaurville. 
lier* lirutcnaitl gmrral ilr» nrmif^ nfirnVi (lu r*))^ rt itrpuiii Uiarérhal 



t>r ^XUIS DE TEÂ5ULLE9. 



313 



Mt 



*.*n*'jya son sccrcUiire au boy. qui, de son cùté, lai 
envoya tin chnoux pour ralilirrla paix. 
A II ) eut plusieurs nuisons ,ibaUu£s par le bombarde- 
mont, et (rois cens personnes do Inéps. Ils donuindèrent 
an comul de la n;ilion française, et M. le maréchal 
d'EslrcL'S , en nomma un en altcndant les unires delà 
rnar. C'est ainsi que fînit raiïaire de Tripoli etquelo 
Boy mit k la raison ces corsaires (*]. » 

&oijinssio5 DE Tpyis(1686). 

Par M.TIiéodoroGtiXM cit.... 



Mïy ilu N( 

« Apths celte espédilion, le maréchal d'Estrées fît voile r ^l^^îhIMsrf^r 
m à Tunis, et obligea les corsaires d^ cp palis à rendre tous 
m les csrUves chreliens qu'ils avoient jiris sur b*s François: 
• U les rontraigiiil de demander la paix el de payer au Roy 
« les Trais de l'armement ('). m 

W2, BOHB.vnDKMENT HALOER VXR LR MABKCRAL 

i>'KSriii:KS l'"'juilk't 1688;. 

J*ir U. Ttit-odore GibiH-eo i«39. 



r 



a l.cs Alp;(-riens, qui livoienl toujours de pirali-rir , 
mal|{rùli*.s<:bùliiuen>> iju'ils en avoieiit nrusde In France, 
i encore enlève* ccUe année quelque^ vais»n'«ux mar- 
!> françois . le Boy fut nbligé. pour les réprimer, de 
muiire en mer une encadre dont il donna le commandc- 
iiK'nl au niaréLhal d'EsIrées. 11 fit voile vers Alger dans 
le mois de juin, et il y arriva sur la fin de ce mois; il fut 
quelqui-s jours a faire les prépaialifs nécessaires pour 
bombarder celle ville, et il ne di'^conlinun point d'y jeter 
dc5 bombes depuis le l*'^ de Juillet jusqu'au U\. On en 
jelLn près de dix mille, qui boulcversérenl leilcmcnt cette 
villr, qu'il n'y resta pas une lunisoii entière; on cuula â 
fonds cinq vaisseaux deceSeurSHires dans leurpurt, et on 
en brûla un ^';. » 

403. PRISE DE niiupsBornc ;29 ocïobrn UiHH). 

F'iir M. Rf..ii«cx fil ifijc. 

Lepriijcc d'Orange M, toujours ardent àsuscilerdes enne- 
mis à fa France , avait provoqué dès l'année t()86 l'alliance 

n) lli$lt»rf milHaire dr tituiM Tf 1. piirQuiOC). t. ll.ii.9»-l04-(':./ifeM, 
p. 104. (■ fdtm, p. MT. *' GuilUtimc-Uenri de Numu ^Guillauiiu: lit, 
Hï d'Aneleierrc). 

14 



Aitf itii Ni 
t^avilloiDliil 
R.-<lr-cliauM 



Aile itu Ne 

R.-dc-chflul 

Salle n 



«àl.lAtES Bi»T0|IIQnF& 

eonnui! S4)ii.s le nuni de Ligiw U'Aufitùaurgf entre .1 Empe- 
reur '). les prini-ipau\ éuU de IKinpir^-. rE:>|4aum-. les 
Provîiu'eS''lIriiej , laSuède v.i le due de Siivole , à i rflet de 
maînlcnir las Irailés dp Wnslphalia, de Nîinàdpie cL de. Jla- 
lisbuiuio , contre les enUctirisea de L<iuis lUV- Le Uoi , 
instruit de colle ligmi. ne négligea rien pour l.i disMiudrc ; 
mais, voyant que le prinec u Orajiji^e cuntitmuil âeb arme- 
Dictils, et nue I Eiupereiir^eprép^irajl à ^ittaquur l^Fruiee, J 
il résolut de prévenir ses ennemis aussilut qu'il pourrait I 
trouver un préUxle, ct4;e préteAle ue tarda pa&à s'o&ir. 
La succession de l'électeur Palntin ': . frère de la duclicsso 
d'CMénns. deonième femme de Slonsieur. \enait de s'ou- 
vrir. Ou. refusa de recimnallrc les droits de rcKc prin- 
cesse à rberitijîe du Palatinal. En mémo temps l'électioa^ 
irrv^iliùrr du prince Josiph-Cli roenldcDavièrcÀ rorôhe— fl 
Tëclié de ColoKue . au prcjuUiee du phiiee do Kurstcm-^ 
berg , dévoué à la France . avait été appronvéc par 1« naiie 
InuoirenlXI ('', enn-'iui de Louis XIV et seerètemeni dac- 
cord avec IcspuMSuneca siffnalnires de la ll|i;uc d'.Aiigs- 
liour^; et par suite IKnipereur a^oit aeeordc linvestiliire. 

Dans l'élat où se trouvaient les choses, ces dcu\ griefsJ 
farenl plu? que sufTisaRts pour motiver la guerre, et pen-1 
dantquetK- tous etUés onpubliiiildes manifestes, fjiuis \IV 
fit marcher ses armées. Ilsav.iil ijue l'Empereur, nul \enait 
de terminer lu t'oprre contre- les Turcs, n^-ait l'intention 
d'envoyer ses troupes et celtes de l'Empirr sur le Uhin, 
pour pénétrer eiwmte en France. Il résolut de le prévenir 
et de rendre au myaume !e lwnile>ard de Pliilipslkiurg. 
qu'il arait |H.'rda dans la pnerre nrewdente. Cent raille 
hnoinie» «009 les ordres du prnno dauphin, niarrfaèrent 
sur rAllemjiRne. 

a Le nnri'cicil duc deD-iras * eumniandn vnrt h» prince, 
H dont k.s autre ronwillrrs éloien! M. deCHinat T^, licu- 
a tenant jçénéral.Vaubftn" .Chitmlai, pmirrerlainsdélails 
H militaires, et Saint-I'ouanfft':''^ jMturlesafTairesadminis- 
a Iralives. Le ilanphin. parti de Versaillf-s le 2> septrm- 
u bro, arriva au camp (levant PhilipslMiurg le 6 octobre. 
« En roH^mdant on avoilpriilnutes h*^ me?iurts relalivfs aa 
« siège, et aUaqué le fort du Hhin dés le 3 au soir. Maifl' 

(l)I'«*fMld. rnl tie llsiipno vldv IMidino. r» OrtvIi». «Iw (fe Fhvtcrr, 

.UM'iilff >>lrrifiir ii.>ljliii di' lu Ir.iintn- ilr Sitiini'i<'n [A Itriiml lJil> '*- 



martpin ilc Mtnt-Pooati^, srcrcinirt iln cabinet du roÉs 



W PAULS PI! TERSAILUn. 



3ïr 



ivrit en s;i iir.sin. i- la Iranrhéc do la prinri|>.ile 
if . Ja miii 1 1 (iilobrr, It montra beuncoop 

Ig-rroi'I ni \uir p.ir îiiî-iiiLfiic-. cl s'kx- 

ini .111 (ivulr In. '•'-. Le 

Ute de ^1 ' rg ;') , qui ,.;,i; . nj^ , 

kpilutd \c'^ù uctubrc^ L>L surUt de ta ^latti le 1*'' iio- 

f. FRi^ DE îttWMti.ir (10 novembre tfi88)i 

Par U. PiNCKCT on IB37. AilciluNord. 

"****-•" -'ncur ne st* aonlenln pas ne ccttocrm^iMe; «t Sfliini* is 
a saiM)u fût fort avance*.'. Uvimlul vnornl'T les 

«. o. ,,. il aïoitrrt'tiecU'Sn Majesté pour fiiirc (airo jus- 

«t tJroâM<i'l.'iiit<j <I>'S iliint^iiu'i.'lk-avoit bur Manlu-iniol sur 



«r Ff 



»K.^..I.'I. 



'Il r t,înt Hrfçapparti'i). i tt< s i x Min.'cssions 

îll'irtitdcl'hili, JnnT^m- 

MaiilH'iinlo V. I ( iittrittir 

,rp. parle Imniti (]i-Moiirlar{* ; file 

moitraîtriiivc^liir*'' diM-cColc^i. 

1 Uiil lortifn^p lrt*5 rot^ulièreincnt, el «itttée 

!. rt n^niilniTf'iiK. à «rnvfiir lïaTi* 1^ ronflions 

lIIHJel- 

'■. asuit lail b-itir pùur KTvir (Je retnitlé 
I. » 

fiiri'nt aussiWl commentas : on ou- 

uviMnliri!, Dl \v. 1(J In vill'.< capitula. 

ii;.i|iirr i(! ï I . so rrndil (lans la mfinniowr- 

(il fiisniL:' uctupiT HfiUfirnft llndclberg^, 

I.V....I ,..,ii,-.t L. t*< •■ 'M-mlirfi. J.A finimiD ne 

. 1« grand djitiphiri 

ille%. 

liW, le fnarqiiH df LomDÎs 
• ):■ r-irinif drr prinrt! : 
" Hlrcfummonl mon- 

«VI ^ \(>ir dîin5 tontes les 

«•ileikrt'X (|iic; Ips cQurtisam m-uivnil. fl qTi'lb pr^-nficnt 
« soin de lui ninnlriT, roiiibicn nn su l'^xTf de sa Inntè, 
•( c-t l'opimoir que loat Ifr monde a de sa valL*or. Sa Jlla- 



«.drliintri.' i 

^■Tll.irqili'î (Il 



l 

vi-i 

jLn ■ it.iiicii.', 
née. Lppriti 

«t ' ■■■ ■'■■ 

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I : ..l.t,. Ir . I 



,) n ,,l.,,'l. 



Il i-M'iu t 'ri .■ ( ri ( I ' 



gFWH» :^.i '»yfi--i 



JHfl. 
lui. 

itii>i'i->ilu 
II, Juc illî 
il, p. Ht. 



'ïn6 CÀUnilES Bl^TOItTQrïS 

« Jpstô cite aussi souvent ses lettres et ne peut so l.isscrd' 
« mirer la nettelé désordres qu'il donne, et la clarté du 
' compte qu'il lui rend de tout ce (]ui se passe; le respect 
mempCrne de nie donner l'honneur de lui écrire pour 
lui en témoigner ma joie. Je vous prie de prendre l'occa- 
« sîon de l'assurer que personne n'en a plus que moi, de le 
a Toir en êlal de soutenir la réputation des armes du Roy, 
« et de maintenir les grande» conquÊlc& que Sa Miycslé ~ 
a faites ('). » 



W)5. COMBAT NAVAL 

(l3inailG89}. 



iletluNoril. 

Pavillon iluHni. 
H.-dr-rbau>M,r. 



DE LA BAIE DE BANTBV 



Par H. Théodore GrniJi fu 



Jacfi»es II, roi d'Angleterre, avait soulevé contre h 
l'esprit de ses peuples par ses efforts imprudents pour 
faire triompher la relÎKiun nitholiqui; et le pouvoir absolu. 
Il avait sulli de quelques semaines (•) au prince d'Orange 
pnur vuir fuïr dev.inl lui le Roi son l)eau-pèrc, cl s'asseoir 
ensuite sur le tr4)ne varanl <lc In (irAiide-Ilietagne. Mais 
Louis \IV' n'jvail |Kis reconnu la rèvulutiun qui venait de 
s'accomplir eu Anp;lt'lerre; Guillaume III n'était Inujours 
pour lui que le slalhouderde Hollande, tandis qu'il profli- 
Kiuit à Jacques li les bieiifails d'une Ituvpitalilé toute 
royale . et l aidait de ses armées et de ses flottes. 

Le comte de Châteaurcnaut {*" partit de Brest le 6 mai 
avec \inf;l-quatre vaisseaux, pour (H>rter des 5c*cours au 
monarque détrôné qui avait (onlié sa fortuiie à la loyauté 
des Irlandais, et làcliait. avic leur aide, de reconquérir 
ses royaumes perdus d'AnpIetcrre et d'Ecosse. L'escadre 
fran^'aise arriva le 9 en vue des cotes d Irlande . entre le 
cap de Clnre et de Kinsal. La flollr an^I^ise l'y allendait 
depuis quinze jours. l>ans un conseil que tint M. do Châ- 
teaurenaut , il fut arrêté que l'on ferait voile vers la baie 
de Baotry ^tuur y tt^ler un débarquement . et le 10 mai on 
mouilla a cinq lieues de ce liourg. Ou rummençail à dêbar* 
(lUêr les troupes et les muuiliuns lorsqu'un eut avis que la 
llolte ennemie apprin-hait. 

« Le il on comrai-nra à découvrir les ennemis «i la 
« pointe de l'est . et lun compta vingt-huit voiles, parmi. 
M IcsquelU'son rroïarqun vin^'tetun vaiss<'aux, dont quatre 
<t ptirurenl bien plus gros qu'aucun de ceux de notre flotte , 

(' ' MdveBbrc au 

1» ' '■ lia inB«e* 



DT PALAIS DB TUSAILUM. 317 

une fr^got* el wpt snvquns. qu'on *rul tire des brû- 
loU... L'ordre du batiilîe fut ri'gli* de cette manière : 
«La scroofle divi&ion, qui éloit celle de M. de Cabaret, 
ètoil à la tétc, composée de huit v.iis&imux. 
« La prerniëre.quecommaiidoitM. deCItàleau-Kenault, 
étoit AU corp& de bataille . compuséo de |iureit nombre. 
M La troisième, qui éloit coin mandée par M. ForaiU, Toi* 
soit larrirro-gardc, et éloit aussi de huit %ai*5eaux. » 
Le combiit cummeit*;^ par L'avanl-g»rde . qui s'appro<.'ha 
saiis tirer jasqu M portée de mous^ut*!: alors les rrançais 
firent une dédur^e de mousqueu-rie. qui obligea les en- 
nemis tic fermiT les sjibords , et les euipi''clia de faire feu 
^de leur canon. Chaque vaisâf*au franeajs lira le sien . et l'a- 
rant-gnrde ennemie ha rt'lira fort nuiltrailèe et ne se bat- 
titjdus. 
Lry v;iîsseauK des autres divisious se mirent en lifçne el 
rent grand feu sur ceux des ennemis qui se trouvaient i 
îur travers. 

,e vice-amiral Herbert éloit au corps de biloille de 
armée, où M. deCliàtenu-Renaullaflnrallaqueravec 
.division, en faisant la n)ntre-marche et rcvir.intdçs 
Mu\ de M. Pannetier. Mais le combat avoit à peine 
duré un quart d'heure, que le vaisseau de l'amiral Uer- 
bert arriva vent arrière, el changea *es amarres ; et 
comme U faisoit force voile, il se trouva à la tûtc de la 
Ugne. M. de ChAlean-Rr-nault, s'en étant apperçu, fît 
aussi fon'e de voiles sur le mf'me bord, j)our se trouver 
toujours opiKisè h cet amiral , qui ne paroissoit pas avoir 
«ïTied»- rombatlre de près, et oui se irnuvoit vcnl ar- 
rière loufcs le'^ fois que M. de rniUeau-ReimuU arrivoît 
mr lui, re qu'il fil cinq ou si\ fois. 
«Les ennemis ayant fait force de voiles pendant tout le 
combat on ne put les approcher de si près qu'on auroit 
voulu. L'arrière-Karde eut le môme avantage sur eux 
i^ue les autres di\isi>ms ; de sorte quelle les chassort en 
Urani loujonrs sur enx . lorsque la première division lui 
donnoit du jour pour cela, à qnoy ils répondoient 
foiblrment. Il s'y lit un fen considérable p ndanl une 
heure et dimiie. L'amiral Herbert parut bien désem- 
« paré; mais S(nr matelot le couvroit pour essuyer le fca, 
« en lui donnant par ce moyen le lems de se raccommoder 
« Deux vaisseau\ de notre arricrc-garde, qui étoit sous le 
« vent lorsque le combat coinnuMiça , et qui heureusement 
« n'avoienl pas encore îiu prendre , leurs poste repous- 
« sèrentavcc beaucoup ac vigueur deux vaisseaux angloif 



I 



Hallr-Ullrcles 
N> 107. 



3lft fiAi.BRnts iii0TonfO«EA 

« qui Plnîpnt son*. \c jvui fin cMô do lurmff , et (JuVTaî- 
ci soient leurs efforts pour ciilrcr d^ns 1.1 baye. 1-c cotn- 
<t tut étani cessé, ces deux vaisseaux plîèi'fnit et -firent 
« vent arrière. 

!■ «I Le vrtbweou tr Fran^fn* , eommand^ pftr M. 'Pi^crte- 
«;lief, après s'ùtre distingue et u\oir entrât* l'cnurotip de 
M domm-tRc ,nj\ ennemi? . voyant ses t Iter, 

cr ftjt obligé denorlir de h lîçrie pnijr 
«/^i'ïV/ftirtii/.quele che\ >'' ' ' 
tt doit, Tomédin ;ivec (ine 

Q que lui rau.sa le feu a * iv l.i iii^miium au 'luiMii 

« à de* grenftrtes et .i i 1.^ pouilrc , et qui fit!i.iu- 

« 1er ïa rfiambre. la -iuuriii: ri les nurnsquetaircs qni 
« èloicnt dessus. Il ilrmenni pctl de temps hor» de fa 
<( liirnc el revint t'onili;tHre. 

« M- de Ch.'iIenu-lten.iuM , ;n'anl pris la lêtc de la Hgoo 
■0 îor le raidi , suivii tonjours Inmiral anslois en le com- 
a ballant, el en nrriv.int .souvent sur lui, (*e qni dura 
« jusque» sur les cinq beui-cs du suîr. Toute Varritre- 
« g.TTde de la fldtle nu Koy marrhoit dans ses eaux . et 
c tiroit des biinlùes sur le^ ,\n|^Ioî$, qui, àntn ce m(me 
^ temps, n'éUnent pas moias niallraitczpar M. Je Gabaret, 
« frtparla dirisitm qu'il romma/itloil . de sorte que leur 
'« amiral se IrutivasonvenL entre deux feux C)- " Hts que 
iîe cOnil)at fut ee^si'- . M. de Chàlcnoreuaut revmt moaïUer 
'Bans le nB*ine endroit d'où l'un ^lajl parti. Od J stlTiVa. 
sur les du heures du sorr. 

406 BATULie DE FUSCBCS (!*"'JUÏÏl(*l IfiOO). 

TaIjIi^iui du Icmft» «ucilfijc A ilurtin. 

p Louis \IV avait envoyées 
l'ajinêi; I6ïtt> a Curent rausc 

Muir. 

^s emicmis, mais encore 

■ail reeu le ((^nunanck'- 

'il'. 1) arriva jt- fi niarsà 

s le 11. niarclmen- 

■'' 'ijn'n, jii:iqu'au\ 

nar- 

1. 11. |t. 1» cl kulT. pj t4tmt ii. '^"i. 




DO MUm'OB Ve^SAILLEft. 



31» 

IM lèc GorMl. suns avoir été inqoièlé sur M roote. 

tt e««iiU.*_*lc2PJ"i«l jiat les renloru que lui amenait 

"" " il marrh.n Mirit S.iTithro, et vint 

dans sa positjitn ili* Flcurus . W. prince tic "Waï- 

ïraMr rarm^t> impi^riale. Kà. !<«t detii: armûes 

pt'fral t'n ft)<*o l'une «io laotre .et Ion v' prcpara 

i' ■ Avuit-niÎ!» 5<in armtM?pnba- 

Ukii<<. Ml .!<• juin, il nvoil npimir S.1 drolleà 

lltpp'' f snr une pctrtc hnnlrnr, c-t sa Kaiichc 

ç'»-*"" .,- ,.i |ilaiin>oi'i elle iloîln ilèconvcrt, ayant 

«. ■sch.iti'.iijx di' Sainl-Ainant où il avoit mis 

a l\ nvriiian IVontde !i*^n trrr,, ^ «Icut rahwcaus 

li passer, l'un venant *'■ •]m avoit ses 

Ihm ,1 relevea, etrautrc vpTi I ^ înL-Amfmti^i 

enfcrmoit ce châteaa, et avoit sa source un peu an- 
-detsns. Ix pnoee do VAlrfpck, dont l'armer montait à 
trente-jcpl milk* hnil cens luimmcs, la rail sur'dcux li- 
goti : lu prince fie Na!^5B!i , gôn^rn) dr In ravalctie , avoit 
-a fecommandtnncntdclA droi(f;(*tS'nis*te9orrtrpsM. dTlu- 
« buyetir prinordt; BirchfnfpId.ltontfnanAgfnéram; lu 
JB pvîncc lïi; Nassjiu , ipnnvfrnear de Frist* cl roarédial de 
B nnnp iifnpr.il : M\\. d'AUva cl de Webbcwun.i éloicnt à 
n h ■! Mi centrp. 

-0 <le$ cnm-rois étant ilans cette sitnntion, U. le 

.<iBDrecii.ii (io l.axdmhonrg flt marcher la sîmm' sur cinq 
« colomnt. !,rs dtui de In droite ôtoienl composées de la 
B caTiIrrh! etjlftl'inriiirtcrîpdc In prfmiôreligne: les deux 
« dtibuatiche. df la i-aTnlericél de t'infantmc do la se- 
« «wulf-lrgne; rnrliHMrwninrflioitdansIp rentre. I.rtrsqn'ïl 
iB fit/*p«irloi>di'^ ciuiemis, il fit man*lipr le*» deux colonnes 
« di? la prcrniiTi' p<«ir ks poster aupri^s di? Fleurus , oej 
lit il intl,T nn rt^^psd"in^Jtnlcrie. parce (piVIIf s étirir'nt plus 
wpTesrteta droiif. Il mit ensuite l'armti! en bataille en 
■tt 'dcKiblont tOMji.iirs sm* cette jçauche . et s'êtendant snrïa 
-w àrode (lu roté de Sainl-Anwnt. Il n>t»*it pas possible 
Ml d"«tl«(Hicr lr« ennemis pnrleur ïrom , trop d'obstacles 9*y 

'« Oîrpnfinif»nt « 

I 'jufmNMirg riisohil alors de tourner la 

rfpo.s. )ii( (pie le eftniUî de G<nirnay(\i taisait. 

(IV |jniii»'PrRncoi« île BoufltrrK, litHjumAnl p^nciaï (les ■nn*c» dil roi , 



t,.,I il- y-r.n. 



1(1 rnt, 



,») JraH'Cbritflophe dv Guuntay, 



\ 



330 GALF.BIES BISTORIQirES 

sur le front des Impèrianx une Thnsl^*^ atlaquc , qûî 
pail toute leur atleiiUun , il Ht, .'nec le reste de hou armée , 
un long détour p<iur se porter à 1 improviste sur leur flanc 
gauche. 

a Lorsqu'il eut marche aussi loin qu'il vouloil, il tnniva 
a à surmuritor lopnssaged'iinniaraif qui parut impmtïra- 
ble; mais un t'urr qu'il trouva, l'asî^ura qu'on le puu- 
n voit passer. M. de Luxembourg lui proinil une rè- 
0, compense sî rel.i 6loit, ou rie le faire pendre î.'il n'acou- 
tt soit p3i juste. La ehuse se Irouvn comme le curé l'avoit 
Il dit , el les troupes possèrenl quoique avec licnucoup de. 
<i dillicultr. » 

Celte marche imprévue déconcerta l'ennemî/donl la ca- 
valerie plia au nri'mierchoc : son infanterie quoique aban- 
doimce, ne se déconcerta pas. el opposa une vigoureuse rè- 
sislanire. 

■X La vivacité de ces premières actions dura depuis onze 
heures et demie jusque vers deux heures apK>s midy. 
a bcsquelemnrèfhaldc Luxembourseut vulnpluspart de 
« ses troupes occupées à jujursuivrc les Tuyards, à combat- m 
« tre ceux qui se ra.'isembl oient et à gnrdcr les priwmnitTs , | 
« il lit remettre . autant que cela se put . toute larraée en ■ 
a ordre de bataille pour s'opposer au reste di-s troupes 
a ennemiesqui formoieiil un^^(^sco^^^sd"infaute^ie de qun- 
« torr.o baladions, dont ils n'enftiisoi^-nt qu'un seul qnarré, 
a soutenu de six escadrons qui setrouvoienlsur leur droite . 

a cl sur leur gauche ■ 

a Ce bat;iillon quarrè soutint, sans pouvoir être rompu ,1 
« trois attaques danslesqocllesun lit une Irt-s-gramle perte. 
« £ntin M. de Luxeml>ourg ^uyanl cette fraude fermeté » 
« et craignant que cela nedonnAl le temps à la cavalerie ef>- 
■ ncmie de se rallier t't de roruir it la charge, il lit avan- 
ti cer d'autre infanlerie, et en forma une Hgiiequ'îl mil en 
bataille à la piirtéc du pisltilcldi'cc halaillon qnarré, et 
riMl 



lui Jijant dotine ordre de charger, on m^reha avec lanl 
de fierl*'. quf si-tôt qu'on fut à vingt pas d eux , ils li 
nèreiil le Jus. el marchèrent par leur liane sans se me 
en désordre pour g.igner la hnoteur de Saint-Fiacre; ce 
qui donna lieu à nu» gens d'entrer dans évite colon 
et de passer tout ,iu tll de l'cpée. excepté huit cens au! 
se sauvèrent dnns la rhapf lie de Siinl-Fiacre cl dans w*ê 
hajes: reux-In furent faiL-ï prisonniers. Ponr lors il ne 
parut plus d'ennemis el les tioupesdu my firent un 
décharge générale en recunnuissance donc «îctuire j 



DC PAlAia DE VRIBAILIBI. SSl 

• importinte. C'est ainsi {{ue unit la IjaUîllc de Fleorus 
c Tcrs les six. heures du soir ('). » 

« Le*î alliex pcnJircnt dans celle dcfnitc .wpl à huit mille 
Q honuiiL>>i hipz, sans 1rs pristtnnierït. U*s Franmisenper- 
■ dirent trois à quatre mille cl un gr.ind noiiibrc d ofli- 

« ciers Ils nVurenl en quelque manière que le ehamp 

c de bal^ille ; car quoique l'arlillericct le bagage Tussent 
< d'abnrd lomhcz entre leurs mains , le sieur Pimente!, 
« i: ir de r.liarleroi . reprit quelquef |tièees de ca- 

« ^>urs pontons et quanlilê Oe chari^U de rou- 

a niii'ti!>. Le ebe\al du duc du Maine ' y fulluè suuslul, 
m ttà »cs ctilcs le sieur Sussac, ïon gouverneur, qui l'avoil 

Hé de Jl. de Veiidùme (")• " 

. BAT.%aLE PÎAVALE DE BEIEZIERS [10 jxullcl 1690). 

P«r U. Théodore GiDinen J8S9. Aitn tlu N< 
Pjvlllondul 

Peu (le jours après la bataille de Fleurus, les Français H.-<l«-chau(H 
TCroportèrenl sur mer une victoire qui causa à l'Euroiie an 
bien plus grnud étonnement. 

Le 10 juillet 1690 la llolle française, composée de 
soixante et douze vnisseaux de haut bord, rencontra les 
dttix not'-^eoinbinéesd'Angletcrreet de Hnllnnde, un peu 
inT.' ' il nombre, à la bailleur du cap de Beretiers, 

pr' ;!'. Les Français liaient commandés par l'ami- 

ral »H- iijtirMile *1 . di^nesuccessenr de Pannesne, et par 
1m rbeh d escadre de Ch.'Ueaurenaul ^Kd'Eslrces '"J.de 
JVesmondetd'Amfreville C). Les ennemis avaient à leurtèle 
l'amiral an;;lais Herbert et les vîcc-amiraux hullandais 
Evcrtxen et Van Calembnrg. Après une action vivement 
disputée . 1.1 Hotte des alliés fut battue , dispersée et perdit 
dix-sept bâtiments brûlés ou échoués à la cùte. Le reste 
«lia se réfugier dans la Tamise on parmi lc5 bancs de la 
nollnnde, abnndnnnant la mer aux Français, r^i firent 
msnito une desccnic à Teignmuuth , et y brûlcrenl un 
grand nombre rie bâtiments de comnteree. C'était la pre- 
mière fois que la marine française trinmphait. dans an 

.1, iï...,.-_, „:..,.,>„ dp /o,(,> xi\ , pflr Uuinoy, i. Il, p. 3Sa-2S6. 

irlifin, niarrft.il lic camj). coiu iiandaiil Ij cava- 

iir« ,\e l'flffiit-ri" d.' Frnnri»- ■[*': Ititfoin da 

■ " ■ r Iiiliiriun diî CtmeiiiUi, 

. {'•'' Loui-i Rouiiwlet, 

I .lis inijrt'clifll de France. 

ri -II* .(.■ ( iF-ufrus, ilrpuis niArérbal 

i.^>t-. L)iiv> ^ nurijuts il AuifrrvHIe , 

■iii->im;ii j''^!!': , 1 !■ - - 1 I ■ ■ i. t' ..K'ii du roi. 

u. 



3^ GJirtRm iiiflfoiitot*Rs 

xnftrac combat . de* deux nations à qni ju.v|u'.ilors avjiit ap- 
jviri.iwi 1 ( rhhln- i]e la m«'. Le succès coùronmitl ainsi les 
«•fî - de Colbort ci de son jeune fils , lé içar- 

^ttlK. BATAIUR 1»E flTAFFABPC (16 août ICOU j. 



l-a gnCTTC, si vive rt ^ï acharnée i ta A-oiilièrt' des ^«ï»- 
Bas, ,£(! Tâisail mi nM^nie ieni(f.s nu pietl dix Al|)fs, ouïe 
mlirérhnf tV r-ïlinar rMmnninl:ii( U's troupes fran^-niftoç. Il 

'Iaii5 4*cUc glorieuse 

V. Il a\aU rii UU- . dit \ ulUiri; . Il' duc iJ»; S.T\oie , Vio- 
|V)iw^- Ajoé^ce. ^ue4^^ricr .pleiu de cvurj^c ^ cuivduisnnA 
* lui-mt'mc si'S .irraècs, 5Vxpos;inl en si>l>l;il, entendant 
ti '8U<si bien rpie perfonnc celle «ucrre de chicane , qui se 
t fait sur des Icxraîns Ci)upi*s«t m " i\ , u-ls i^uc .son 

a pavi; «ctif. ^iffilaitl, uiiuaiil lais fai^anLd^ft 

u irt'!'' ■ ' ftimme prînre e1 rtïBiui. ^mh.(,éi. Il eu Ut une. 
> ni mal son iti-niée devant ceUc de («atinat. Le 

pU'iue ^i£t«iJ^c 



•« j-wn .i.iîiçais vu prttfitfl, et 

•^a la «uc de Sdluci-s . prc.s do ïi 

m rt'llr li.itiiilli' .1 <Mi 11- iiniii. I 



UU cite uuvatl élj-e 
' frarK^ise o cul que tr- 



Lalïardc, duul 

l'aulrt;; ii'tt»! uite 

liliU' >''l;iL( daiL< 4in 

Mèe. 

iu4«; 



tH JOUI ijiT a 

« après nvii 



luioanilùc |Mif WUuc tic i^aMJM, qn 

|«(C de 

d«- 

i.luUL'Ji. uLuluiaL, MiiuO 

au plus fituud IV-u tint 

:'lii5ii:urs i ' , . . 

iiiâUtrioii . I I 

nui I l'iiiiu; di! .s<in iiii.iiiirrii! , iiiii , 

le (vu dr5. tiimiiiis avrr nue ler- 

. altn les chtrcber derrière le»_ 

rctrancliés «1 les cndétugea par uno^' 

h.nnfl aiax srmc» de Louis XÎV 






<t j« ia otnoi*. 





409, Sii&r. Dp no<ts .'aviil 16$)!) 



cl npcn'uiivi 

't;uiU'<liM;r- 

'\)f reuvct&a 

du Kniiirtfuti ml qiiil ro- 

'îf)l-(î»Tmain, achrAflilla 

pfjur tourit* I vii^ile ooiUim* l.i 
ol li»o* IfselTorlA tic sa Iiainc. 
:iilil à Lailayo,ûù rallcnilaît'riL ks 
iiccî- allti'S. 

I prêviiiir ses cniieinwî : le sU*^ 4c 
'^ uu uionu-ut (Hi ih ne ptuvâient &*y 
leurs prmels. 
a Miins Pî( la capital"' ilii jfajTinuU, place Irt* forte |iar 
^^fl S3 situ.itiun et p;)r fes rurllficatîoiis. I.t' princf <k* Ber- 
^■i pui^ m finit gouverneur, et y avoii une eruâte gamt- 

^M sûX), avec des miiiiilioiis pour soulciiîr un funK M<-({e 

^r « Ij; Rot, arcorapai^nc de Mç;t. le dnunhin , de Mon- 
Ha &itïur ctdr luus lesnrincit^ct srJ^nour& de Ucour, partit 

H« de Veriaille* le 17 tU* nïar* Sa M.ijeslê arriva 

Va leâA devant Mtms^ tuiue des deux romûaKnïos des 
1* mmwfK rtaires, ri fil |p fAi-mc ji.ur le tour de la plare. 
« Le Boy ne pormil qu'à MunsoÏKiifur le dauphin, à Mon- 
•irur.à M. If ilne deCharlros/) *'t à M. do VauUn, de 
nlunn;! h tous les aidrcs d»* .m* loniri uûe 
rime. av(!C dîTense ifavaneer. Sa ^îajcslc 
1 1.1 pufttV du mousquet de In idate iVoii Von 
^ roups -le eanon. uortl un iH>uîe( passant 
. lua le i\u'\'u\ de M. le marqui» de ta Chai~ 
dr ramp dr " ■ toit derrière 

etuitî?îé. Al 'I l(-\ t"»r île 

il' i[ ('Xiuiiini' E<i Miiiiiiioii \ il Alla s 

riiltr SupH<^ Pt kl Mnison-Dieu, 
iN.usj.i.- M.nquarUe^(^|.» 
uphin, Mtjii*ieur, M. le liiu* de r.luir|p#««, 
,^) Cl drus lus grands AHiiticfs de in nmison 

... ..,. .. ^...... ,,,. rovâimw. t» Uiuoife mu*-, 

. !V Ht^tt^^Me» de llDurbmi. 




Prtfiic ccnlrak' 
Satoii 

I «UOllOQ. 



^i G1LERIE5 UlSTORIOriS 

avaienl éfçalcincnt leurs logements an qn.irtior ua roi. 
Lesm.irèeh.iux (Je Luxembouri^ eltle ta Ffuilladeromman- 
daii'nt sous les urdres de Sa Maje&lc. 

M. de Ro«en '), lieutenant général, cl M. de Cringis("). 
mar^ehal de camp, occupaient (îumoppc juscju'à Fra- 
merics. Les lignes entre Fraincries, juwjuà la dinue de la 
Tmuille , étaient dérendues par le marnuis de Buuflicrs ('") , 
lieutenant général, et par M. le duc du Maine ;^). maré- 
chal de camp. 

M. le duc de Vendôme ;^';, lieiilcnanl Rênèral, etM. le 
grand-prieur de France \*} , maréchal de camp, étaient 
à U Maison-Dieu. Vennienl ensuite \c marquais de 
Joyeuse ("), lieutctianl jçénéral , a\çc M- le prince de 
Conli (■}, maréchal de camp, à la belle maison, près 
Saint-Anluine , regardant le muni Barizclle , et M- le 
prince deSnubiseCj.lieulenanljtènéral, avec M. le Duc (^^), 
maréchal deramp.i) Mmy. Enfin <>lnin était défendus 
I>ar M. de Rubentc) ";, licutinnnt K^'néral, et par M. le 
marqaisde Villars (**). maréchal de camp. 

110. PRISE DE MO^s (avril 1691), 



Tableau <Jd ienip4. 



."??; 



•M. 



i\\. PRISE DE MOKS ^avrïl 1691). 



jff cenlritc. 
j" rtanr. 
Baron «tr »*■«. 



N" «5. 



Tableau du Iftnp* « d'ifirés 
Aoluiiie-FrMiKtiià YARDiuiilBrLtM. 

Aprè!ïqne le Roi eut reconnu la situation de la place, la 
tranchée fut ourerte le 21. Tous les princes successive- 
mont y firent la garde; le* travaux, encouragé;» uar la pré- 
sence du Koi , avancèrent avec rapidité , maigre toutes les 
Gonirariotés de la saison. 

d Pendant toute la nuit du 5 au 6 d'avril et tout le 6 uo 
tt cul des nouvelles du prince d'Orange r"). lîn prisonnier 
a assura qu'il ètoit campé à Hall , et M. de Roscn mandft 

•!<■(> uiï ma- 




DC PALAJ5 DE YER&Alt-LBS. 335 

qQ'tm de^ p;irUs qu'il .ivuii envoyés, aToiL rapporte la 
« iD^me chose , et qut sun armée p^uvoîl ôlre de quarnnie 
■ mille liummos. 

■I Le 7 oD èrcndit les logcmons de la contrescarpe des 
1^1 «Ldetnics-ludcs, et M. de Vaubaii marqua une nou- 
^■a voile batlt-rie. On cul avis que les emieinis Taisoient 
^P « travailk-r à trois chemins qui regardoient les quartiers 
■ « do M. de Lu\embuurge( de M- d'IIumières^'), et à eeiiK 
^L n qui êtoicnt à .\ivelle , Soignics cl Enguieu. 
^B » Toute la cavalerie qu'on altrndi>it au camp y arriva 
^B « dans un Irès-hon état tt campa dans les liçues. Le Ruv, 
^B « Après avoir entendu (mis le.s avis qui lui ^enoientUB 
^E «toutes parU de la marelie du prince d'Orange, (il un 
«déUcbemenl de dix-hiiil mille chevaux, composé de 

^a quatre escadrons des gardes-du-curps, de quatre de la 
fi gendarmerie, de (rois mille draguns et du reste de ea- 
« Talerie légère, avec deux mille grenadiers sous lecom- 
a mandemenl de M. de Luxembourg, pour protéger les 
« upcratifuis du siège. 

« Le 8, du grand malin . une batterie de deux pièces de 

«1 TiDgl-quatre et de quatre pierriers qu'on avuit établie 

« sur la contrescarpe de la demie-tune de la gauche, com- 

« roenra à tirer. 

Ih « Le Ko^ étant monlc à cheval à deux heures après midi 

^K « pour voir miinler les g.iides de<> deux attaques, avoit vu 

^" « défiler celle de la grande, et voyoit marcher celle de la 

« tauue, lorsque M. de Vendôme lui envoya dire, sur les 

M cinq heures du soir par un de ses aides de camp , que les 

« assiégez avoicnt battu la chamade el demandoient n cn-~ 

« pituler. 

« Le 10, la garnison sortit de la place et défila devant 

• Monseigneur le Dauphin entre deux hayesde la gondar- 
■ meric. 

a !I sortit quatre mille cinq cens cinquante-huit soldat<i 

• avec deux cent quatre-vingts ofTiciers; la garnison éloil 
ft d'environ .six mille hommes au commencement du siège. 
Veudant ce tenis-là le Hoy pnssolt son armée en revue . 

• afin de ne jioint perdre de lems. 
« 1-e II. Sa Sl-iicslé fit h* tour des remparts, où il se 

« trouva un nombre considérable de pièresde canon ave<: 
a de mauvais affûts ; mais le magasin dos poudres éluit 



i^) Lout» de Crevant, 



IV- du nom, duc il'ltutniéres, niaréclial il« 



326 



liicn 



ni. C'est ainsi niu* le Bi 



lu Nor-I. 

l'AVitlniiilil \Uii. 



asses iiipn garni. t.esi ainsi (Jih* m Hny s» rrnHtnnn!trp 
« rn fti pfii rtr Irms d'uiir ries plus fnrlc-i nlnci^s di* I*Eu- 
< ro|>o cl (le lotit li' Hiùitaull; l;i t|u:iiilitt' or Irnv.iax qui 
« ïivoi»»nt èli^fails ilrvajilrcltr ville, Hort incToynl>lr. <:l iîl 
(f connoltro de pins en phi& la gramlc caparilô Hr M. <lo 
■'il Tnubfin, rpii a môritiS avec justice la Vqiutatiou qu'il 
a s'Ml «'.'qnisrdu plusti;ibîU* ing^iciirrjr lÉiiropc, uulrc 
ti l'rslînip cl lc*s rèrdinprnsr't *Jr snn prince. 

tf Jamais nn ri'avftit vu unp si ^ran^U- qinntitc rîc tron- 
(1 prs devant uni' place, s:in<; rpie les ennemis en missent 
a en le moindre Siuiprnn; jnm.iis nn n'avoit vu ensemble 
n un aus<i ^mnrl attirail «Je guerre, ni nneartilln-ie mtrax 
a cxccntée. M.'lo VrjtiyC) rjui larummnii'Joit, vijnnnades 
« marques (l'nnc jjraniJc vtFrilnnreclif une aclititèritlraor- 
c dinaire. Il traTaill.i pen<Iaat tout riiiYeran^ grantJ^ap- 
fl pr(*ts*i«i ^Inicnt nér<»ssairei ponr celle, rtilrpprise avec - 
un Sficrrt irap^Miètrablc. 

« Le Koy ayant donnf fe« ordres ponr réparrr les 
u forlilIrntitÉns'tle Wuns, et |>our y mettre les Dniuîtiitns 
a nêeesïiiiref, en parfit le i'2 d'aTril ('^. i> 

Il laiîsn larmèe sous les «nlres du marôrlial de Lnteni- 
hfturg. I.e mnrquis de BoulHers reçut en mfrfur temps îc 
coDJOwndrnirnt d'un aulro l'jups d'arnirc qui devait con- 
certer fos opAratlnni aver relies rtn maréchal de Laxom- 
bourg . en se purUol sur la Moselle. 

'*lâ. JB.*N B-iBrr sortdC imïbt de urMn-niorB. avec 

90>' KSCADBn A TBAVKBS UNE fLUTTE ANGLAISE 

(20 juillet 1C91]. 

Pat U, Tb^lorc Grnni tii . . , . 

Jean Bart . simple monsse dnns la marine marchande de 
i>UlJk<'rt|U(^ SiM.ut chivé . à funi; d'amlace el d'habileté^ 

{'iiufti 1-1 ■M1IIII1 in,l,Miii>iit dïiiesradrt'S royales. Blot^ui' daos 
Ci ir une rïoltc anj^Uise . il rûotut de 

furi ! < , .)u\ (]ui l<' lojiaiL enfcrrac . cL dans 

la nuil (iu •2i> juillet li>*Jl il exér ula cet audari«;ux pr^ijet. 

Jd. l'aluulet , inlendnnt de Uunkcrnue , rend niasi <vtmpte 
de co faittlans une loUre adre^^cr à M. de VîUcrmunt : 

■•....Je vous dootter^i avis du pa^sa^c de l'escadre de 
« 11. Bartf celle nuit, i travers trente-sept vaisseaux des 

fttlipan-ttnTtUcte de Vlgnv. irarf^isl dr tamp. (fJJMMmiifM/sA^dr 
Lnmû \tt\ i»»r Vuioc} , u'U, p. 3i>? à 37J. 



DU 1>AUI9 me VBIIRftll LES. 



3n- 



■ cnnrniis. dont dix-huit un ringt luidonnenCà prôKnL 
* «îiiawr. jccrnifi n-^sci iniilili-inent. 

1u M. Unrl a l'ié ^in» rk- quinze jours dans la rade l;ias 
k que les nnrifinis nxinl ju^^ à |tror»os tic venir t'aitaquor; 
■ lt!$ «aiss<>du« de siin osoftdK n'étant que do qoamole 
* uétf^vift lie fînion (les plus forls) , ils tont mr(ij< eu port 

•t J l 'lis Im( Il vous dir^ la force des traisscatix m- 

« PVTTiiK ' ' rotterndv; tl y «ns de- 

« miiisni t-anuns. n 

Jcanltiit .1 ii,,j.ii ; Hiii'iii.'ni .lux iia\iro5 (jiiî lui don- 
dbAmU ta chusst . ri diiiis I.i soirée du jour qui nivit so sor* 

îe. 4«.jiT' -" !> fiuatro tji'iliiucnls anglais riiitement 

:barçrés \m\i doux \.itMcaux de gucrn;, il tes 

ra 4.1 ;^- ..^.ujacu >'orwégc. 



41S.43iniBitoe LGVZE (1S septembre IG^l) 



AilcUu Niiril 



414. co«BàT wi LEiz-xe (18 septembre lli9i). 

^L Par FnittMC , irupi^i Jo«pph Parrocel 



■ il 

it ri <-i'ii(s lit 
« sicçrc!!, <-l I' 
< BHR*. à Muliiii- 



fATlU'fi'airAl 
f< .-Upr. 
> ' I I lisedt^Mons, ..^"f'ItU'I 

k-HruwUes^'^'^'iV;:;:'" 
1'- i|rii iM'ui-m a ji'jrn'cd Cirn ais- 
•■!t(»? di'.'ilnMipl'Hifu'il avciîlÀ Na- 
livain , R (k;in(l , ni rUnH les autrp<; 



I 



V places «Ir-t^lnadre. nt {larlitfiiBuite pour aller à Laliaye. 



Ht rr. 
«W C.ti 

» U H I ! 

■ i^Oflqn 



« tmè 



le 1& d'avril, «t d où il partit \f li pouraller 

Ti' , rm alM-ndniit li* tom|tfi pnijirc pour la 

"MJ'^aiirèfvqur ti* Roy fut parti et qu'on eut 

■ ! Il lin dulnnse. on envoya une (îartio des 

' ■' fiiir It: Hhin. unoautn.' sur la Moselle, 

iir les it^tos, et lo rcfte qui i^lnit dcs- 

r ramée qui dc^uil agir en Flandre. 



Cl fist m» fl^Kis irs plni:t« de ne p.iift en attendant que la sai- 
■ soo fi>t plus aMincéennur enlriT (Ml campa^n^t 1^). 

I de Verîiaille^ on il était, diolnil sos ordroft : 

if n\ niandr au luarcithal de Luxembourg de veil- 
ler à sc> cuuununiration avcr sd» places , cl ri'évïler de con- 
fier le sort de l'armce aux hasards d'une hatiiille Kén6rûlc,à 

H«im d« K8»ft4ii ( AtttHAUino Ml, roi 4'Anplet«rr« ]. 
militaire de Luuit Xl% ^ P^f Quiiicy , L U, {>. ÏTS. 



QailUtraïf 
}utoirê 



3SB CiLEntES UISTO.tlQUKS 

moins rju'il oc se tiiil a&suré ilii succès. Prcsr|ueM>ai 
r/imit-ttriio s(ï p;iss,T (lime, en marchés el nmlrc-ruari-bef de 
la |iarttlu mari-chal de Luviubong et du Koi d'Angleterre. 
On ^ubscrvail, on coupait U^ convois, el l'on n'en venait 
atlK mains nue dnii^ dos enKaKcmenL» particlii. 

L" 28 juillet, Louis XIV écrivait de Versailles au maré- 
chal de LutemlKnirg ; u J'npiirouvt Ions les ortires ([i*e 
K tous avez donnés nu marquis de Huulllers el au mar- 
« quis d'ilarcourt. Nous n'avons au moins pas perdu un 
« moment et nous n'aurons rien â nous reprocher, quoi 
a qu'il arrive. 

a Vous Tuiles hien de laisâerles deux règimi-ns de dragons 
a pour garder les lig^nes. Je me remets à vous, <il n'y a 
« point de Iroupes de ces côtês-là, de les retirer on île les 
a laisser : vous ferez 1,^ dessus ee que vous croirez pour le 
a mieux. Je ne crois pas qu'avec les précautions que nous 
« avons prises, vous manquiez de cavalerie. Essayez de^, 
« combattre dans les plaines et d'y attirer le prince d"0- 
« range, s'il vient â vons: je crois que vous y aurez beaii- 
« coup de peine. Je vondrois que vous eussiez plu* d'infan- 
o terie, mais cela n'est pas possible préspnlem«'nl ('). * 

£ntin le 17 septembre, le maréchal de Luxembourg, 
certain que l'armée ennemie, qui avait quitté son camp il»e 
Ouilins;hen . s'était portée sur ileuze . et que le prince dé- 
rangé éLiit parti |H)ur Loo, laissant le commandement au 
prince de \\':ildeeti . se rendit de son côté a Tournay , où II 
elnblil son camp , afin d'eiUretenir la sécurité de l'ennemi. 
Mais jM?ndant qu'il semblait ne s<mger qu'à se retrancher , 
par une manœuvre soudaine el hardie . n'emmenant avec 
lui qu'une portion de sa ravalerie , il tourna la pi)sitiun 
de Leuxe, où îl arriva lorsque le Prinee de WaldecL était 
en marche pour se relirer. On ne jHJUvail croire que le 
maréchal de Luxembourg . |»ar(i de LrSiSine. le 17. put être 
arrivé le iîf. « ce qui fut cause que le prince île Valdeck fit 
a repasser le plus promptement qu'il put l'aile gauche 
n de son armée qui ne fiiisoil que u achever de passer de 
« l'autrecoU^duruissi'au. Il forma plusieurs lignes derrière 
■ son arrière-garde, à mesure que ses troupes arrivoîcnl, 
« et lit avanctT dans Ws. hnyes el les marais qui éloirnt sur 
H U gauche de ses troupes, cinq t>ataillous qu'il avnit sur 
a le cuisirau [lour soutenir suu arriére-garde... 

<■) Mfmoirti militairrt dâ loui* XtV, mit «d ordre |iar le f^nértl 
linmoerijf u |\ , p. jjo. 



I 



DU riLAIft DE vsauiLi^s. 339 

marcchiil de LuxciiiUnurg voyant niio les ennemis 
B grosâissiiicfit, iH> voulut pas :illriiiJrJ qui-' l'ailL- gauche de 

■ son armée ciimmandcc par M. de Kosen ,'; . qui éloit en 
B manche puur le joindre fût arrivée, il prit la ré^ululion 

■ de eli.irger les ennemis; pour cet effet il fît ébranler sa 
a première lijîne. composée de la maison du ruy, et des 
« trois rse*"idrims de Mfrinvilte [-^ qui s'approcha fort près 
« lieux . ri qui ayant um-pelile ravine devant, fil qu'ils 
> ralli'ndirrnl fort fièrement, et ne tirent leur décharge 
« qu'à liout portant. I.a maison du rny essuia cette Aé~ 

• aiarge avec sun iulrépidilé ordinaire. l:ille passa le ra- 
« TÎn l>our se mtleravec eux. Ceile première charge fut 
« ane des plus l>el]c5 et des plus vigoureuses qu'on eût 

• jjimais vues, et dijine de ce célèbre corjïs. î-es ennemis 
plièrent , et la maison du roy trouva en les poussant 
une seconde ligne formée derrière cette prrmiere. Elle 
les chargea de même et les cuILiiti . ce qu'elle fit aussi 
des autres lignes à mesure qu'elle ca trouva; mais 
comme en pûiiS5>anl toujours vers le ruisseau di* la Ca- 
toirr, M. de Luxemlmurg s'apperçul que les ennemis 
avnient encore beaucoup de Iroiipesen ordre, il fil faire 
hslte :i la maison du roy, et la fit remellrc en ligne. Il 
fit passer ensuite la gendarmerie el la brigade de Ctail 
dans ces intervalles. Si I6t qu'elle fut passée , il alla lui- 
même le long de la ligne, el donna ordre aux comman- 

m. duis des troupes de se mettre en mouvement dans le 
m mdfflc temps que la droite raarcheroit; il Cl cette dan- 
« gereuse promenade à la demir-portée du pistolet des 
B ennemis, l-a fierté avec laquelle se présenta la gendar- 
a roerir fit que les ennemis >'enf[iirenl après avoir fait 
m leurs décharges, fji grndarnierio les j»nu5sa en lion ordre 
a aaolque tems ; maïs M. de Luicejiibuurg voyant de 
« linfanlcrif des enncnii!:) sur la hauteur, qui arrivoil et 
« coatnienroit à descendre dans le fond.ordotmn aux trou- 
pes de ne pas s'engager plus loin et j»ril le parti de se 
retirer au petit pas; ce çiui fut exécute sans que les en- 
nemis repassassent le ruisseau, en sorte mie nos troupes 
restèrent plus d'une heure sur le champ de bataille pour 
retirer les morts et les blessez. 

" Plusieurs circonstances rendirent ce combat glorieux» 
tant pour les troui^es en général que pour les particn- 

IOJ Conroil lie Huxm). romie Ut Ikjlreiilrr. ttcputs niiir«rl)iil àe Frannc. 
~ rrjiicoi&-Louu lie Muiitticr», cgule de U«rUivil]« , di;|>uù marèebal 
fsmp. 



3» 



cjLLVKre^ ifivroniQnu 



w 'HeRïp^i y firent iïc= 



rtlfor 01 il'nitr^ptflil 



« ilont on n'a guère vu M do LaxpmhrcmrR y 

« Bip-irollrc liinl ce qri on (nul .U!/'n(h'p riun prand capi- 

-n Uîfie. vt rannlra tinns ctllc orctsion une Rniuli! inlrépi- 

•ftitil^.n' II- (ïe nm«lcucc tX «Inciivilo. 

« Sl.!( : trlresf'^s'rloilrois d'abord à la tète-des 
« K-ird» s ilii < .ir[iN pour y comh:iltre ; Tn;iis M df Kiixem- 
f bdup); fut obli^îé uc st' servir de son autorité Oc général 
* pour lofairoTiflirer; il nci:"'' ' : ' '' *(lfinnor;\ h fin du 
«'tombât avec M. ledncdtiM .1 aller .î la ctwirg^; 

tt^àla tWc dfs PMMdrons qui i ;.L -^; rallier pour cnfon- 

'tt cer In d(^^Iiï•^^^ lif;nr des onnrmi?. 

« Jamais on n'avoilvuunt'iiitrrpidilp paroilït* àrrllr.ilos 
fl'lroui>es (kiot >inKt-d('ut r^cndrons toi rombaUîrfnl 

' « 3oi5eafilP-el-dmir(*. Il rsl vray qu'il y «ïavotl vin^t-hiiit, 
« dont six de dra^wns tloicnl orcupcx contre les cinq ba- 
il taillons ennemis , qui ètoicnt dans les bayes. 11 ne s'est 
« jamais m une si ^andc action exArutée avec tant de 
u sanfr-froid. Pl jamais troupes ne combattirent avec tant 
B -d'ordre, ne eonservorent si bien Icorrang, et ne se lin- 

> renl si bien serrées. 

J < Dans le tcms de Li p«*mi^re tharf^e un garde du 
|*'«;^ijice d'Orange de la compagnie du duc d'Orraond. 
ayant rei^onnu M. de rut^nbotir?, vint à toutes jand>es 
«le pistolet à la tniin et rr[n"*e peiidni' h son bras, et sap- 
n prucbn pour tuer ce ^hiér.ii qui j " '" nu douze pcr- 
« sonnes aveclui; mais il détourna i ivcc sa canne 

tt fit «n donna quelques coup» au .i^.«i uv , , ,» 



'«Kir CL-nlrulr 



4tâ.siÊGt fit KAMim (mai 1692). 

fUTVsiiasBUcnT de la vit lb et ORSCUATeAin 

Pjr V. Bai>tistji ca i838. 

Q Le roi irADplelerrn *'. que le Wo\ irs pré- 

o venu dnu* les eamfiapnrsprt'i-iVIentr}.. .• li- boimc 

« heure son ormèe, et cru! qu'nvrr cent milU' hommes 
a U vîendroil au moins à bi»nt th- melire t-n <rtreté les 
« principales villes des Pals-lïa^ ■ ' «mh 

« n'emi>écba pourtant pas crlui niié 

0] l'hilippr J'tirliMii», depuis 'liir- irOiliMt'> l'i t*-'^oiil «lu rnyuili'' 
'vLi>nt*-Aua«fl« «e BourtOtt. ''' lliffttiie mUïMrf rf*" l-fnù X#T,pti 
ilMy. I. 11, p. MO - 9K1. A^V Uvllbuiné 01, vf^anUanmi prlnrc 



DV PllâlS'OK mSiILLES. 391 

irattaqurr Namur, rapilalo <lii riimlc dr n- nom, située 

aa i-urrtlu(■m1lt*bf^lHttl>re ft ili; In Mpbsi* fj. r> 

Louis \IV partit de Vcrsaillfs le 10 iubî pour ac r*»n- 

\,àTP ii G'-vrii-;, près tic Mon^ . nù, m présence ries dames de 

■^ I uncrcM:. le son îtrmL'o. Elle èlail 

■ luar.inic li.ii .le quatrc-viqgt-flix cs- 

is. il t'u roroil lis (ii'ii\ tiiT^i au marùclul de Liixtun- 

nuur couvrir U* .'■iegc et furuicr le chcuiiti Je Na- 

! année cnncnûe rasscmlilcc prés ^c.Brtt^cUcs, et 

.(.marclia en jM-rsonne sur >'araur. 

»' ' se étoit grande; celte place avûilnnc bonne 

c) ic sur des rochers, cl couverte d'un nou- 

Tciiu l'Ti , anpcK* le [oi t Guillaume qui valoil une autre 
oLidelle; neariinoîiis le sueofcs en fut Lçiireuï^ 
« I-*; Moi. à la ttte de rarœêe qui dovoît faire ce siépe , 
campa le :^i rie mai, dans la plaine de Sainl-^Uxiaild. ou- 
Irf 1 ; '..; ..) Fi,>urus. I.c oii^nie jour, il partagea ses trou- 
If iirs quartiers pour inve<itirlaplacc.le prince 
Ol L.i . avee six à <iept ihîWk cJievaux ou draguas 
asoil ion quartier depuis le ruisseau de Vcrderijijusqna 
la M>'MSf ; t ''lui du marquis de BouHflcrs avec qualurze 
M if' l suixanle eseadrons, ùtuit d un autre cùtê- 
t X -i' six batoiUonàetTiagt escadrons , depuis 
« la ^leudL- juMju'à la Sumbre; Cruf avec une brïpd*; de 
it cjivalerie, d'un autre eûlé. El le quartier du roi, ôloil 

r,« près (je la Sambrr . els'êtenduit jusquîui ruisseau de 
.« V^frf^rin î.oniarL'cUal de I.nxcmboorg avec un cqrjps 



ivri.iille fiiè;^e pour iimpî'cber le secours. Sa 
>iinul elle-mC'îMC les environs de la place , 



.]■■ ■ 
31. 

depuis Ivt ;.^l>^l■ Aleusi.' jusqu'à la Sanil)i-e, cl Icsrmlroits 
« propres n y faire des ptuils de baUaux pour la cuQiinu- 
.,11 Dp I ' miartiers (^). »> 

l t '■. Vaiilun, dit Saint-Simun (*) . l'&mu dolngs 

K lc5 -H^' > t^iie le Koi a tiils, cniporla que la ville scrgit 

c alt-iqu^ scparéinenl ducliâtcau. contre le baron de 

,,tt ,Br£&^é, qui vauluîl cfUDU fil le &iégc de tous lu:» deux n 

■■V0 l«^foMi., cLc'ctoîl lui qui nvoil forlilié la iilacc u 

4Î6. STÉce T»K hk vriir. rr des ciuTEitx t»e rvoicn P'"'"^'^^'^ 

i^loi) tic Mai 
Par Anluiiie-Françoit VA!TDEHllEtL&». ^' ^^ 



{iulam-2j. 



Ja nom. {9, Histmre tte LôuU XIV, |iKrl.tmiers,i/H,;fi. 




10] 



[417. SlÊCi: Ot LA VULE ET DES CUATC&UX DE TIASltlR 

auin 1692). 

Toblcdo du temi», d'Aprt^t Vjutiltrtneulcn. 

Ia Iranrhêe frit ourcrtc en trois ondroils (Jans la nuit du 
29 au 30. et le [oii(lcm.iin on sr rendit m.-iilre du fau- 
buurg diambo. \)vux juui'S aprfcs le Iloi fil nlUqner.I'èpée 
à la main, la contrescarpe, et le 5 juin la ville se rendît. 
On attaqua ensuite les lurts. Des nluîcs continuelles , qui 
survinrent et causèrent de grands oomniages iii larm^c . ne 
tirent cependant pas discontinuer les travaux. Ils rurent 
poussés avec une persévér.-incc sans exemple et toujours 
animés parla présence du Koy. 

rt Le Roi ayant résolu d'atUiquer un ouvrage appelé 
« rHermilage, se lit porter en chaise à la triinrhêe. 
fl parre qu'il ii*oit la ïnute- Kes alliez le défendirent opi- 
« niàlrèmenl; ninisenlln ils i-n furenl clirissez, et les Fran- 
V. çois s'y logèrent en présence du Kui. Pendant celte 
(t action, rapporte Bussi Kahulin, le comte de Toulouse (•) 
V. appuyé sur la cliaise de S. M, reçut un coup de mous- 
a quet au dessuti<t du coude qui lui Ht une contusion- 
■ Le duc de Bourbon demeura looK-temps à la IClc de oc 
a dëlachement, eiposè au grand feu des ennemis, et 9e 
n signala fort en cetic rencontre. 

Quelques jours upri^s. le roy d'.-Vngleterrc ayant fait 
« un mouvement ducùtc de Cliarleroi, S. M.T. C. cnMiya 
n le marquis de Boufners avec quarante escadrons, à U dè- 
« couverte, et il trouva que ce nrince 5"étoil retiré [le 23j. 
« Le Uoi éLinl allé à la tranchée, accompagné à l'ordi- 
« naire de M. le Dauphin et de M. le duc de Chartres!^] , 
a ordonna d'alLiqucr lou^rage à corne, nommé le Tort 
«I Guillaume, et commanda au sieur de Vauban de Tain.' 
« tout préparer pour cela : ce qui fut eiécnté. Les Fran- 
« çois délogiTcnl les eiuirmis de tous les postes qui cou- 
« vroirnt cr fort ; cl ceu\ qui étnienl dedans demandèrent 
' a ji ranitider le t!l ; ce qui leur fut accordé. Ils furent 
« L'uuduils à (jand au luimbrc de qu«itrc-vlngt5 oHiciers et, 
« de douze cens soldats (^). » 

Le château se rendit ensuite le 30 : la garnison . qui 

l'i Looi^-AkMjndrr de Dourbon. i^ Cbilipite d'OrlMm, drpait duc 
1- tl, p. ny-ut 



DU PAUIS DB TKHS&îtLKS. 



393 



èUît de huit millr lionimc-^ fiu ci>minpncemi*nt du siège, 
rUit alors réduite déplus de inuilié; elle ^iirlil aveLMcs 
honneurs de ta guerre , et fut conduite à Louvuo. 

^18. SATAaLE DE STELVEEROtE (^ aoÛt 1692). 



La prise de Nnmur fut bienlAl suivie de la bataille de 
Su-inberque. Guillaume ili < * i , réduit par le maréchal de 
Lu.Aeojb<>ur^' à demeurer spectateur immobile du fait 
d'armes qui venait d hoDorer Lnuis \|V , hrùlait de laver 
cette honte dans le sang franeais. II trompe le maréchal 

Sar de fausses intelligeaces, rendort, malade et soufTranl , 
ans une f;tt.ile sécurité , et « le \ aoiU , à la pointe du jour, 
vient fondre sur son camp. 

« Déjà, dit Vullaire , une brigade est mise en fuite, et 
« If général le sait à peine. Sans un excès de diligence et 

« de brnvonre, tuut était perdu Le danger rendit des 

« forces à Luxeinbinirg : il f;ill.iit des priHliges pour n'être 
c ptiint \ aincu . et il en fit. Changer de terrain , donner un 
■ chamn de bataille à Sun armée qui n en avait point. 
rétablir la droite toul en désordre , rallier trois fois ses 

* trouucs , charger trois fois à la tête de la nkiison du Rui , 

• fut 1 ouvrage de moins de deux heures. Il avait dons son 
« u'iné''^ Philippe d Orléans, alors duc de Chartres, depuis 
.« récent dn royaumo, netit-lils de France, qui n'avait pas 

I « encore quinze ans. Il ne ptm^ait être utile pour un coup 
« décisif: mais c'était beaucoup pour animer les soldats 
« qu'un |H'lit-(ilsde France, encore enfant, chargeant avec 
« la maison du roi , blessé dans le combat, et revenant encore 
•t  ta rhaoïe malgré sa bU-ssuru. » 

Le duc de Bourbon (') . le prince ile Conly f<J , le duc de 
Vendôme ('), et son frère le grand-prieur ("}, contribuèrent 
égalcmeDl. par leur courage, à entraîner la maison du Roi 
eonlre un corps dAnglais qui , continue VûU.riri:', » occu- 
« p.iii un poste dont le succès de la l)alailledépendait..Le 
« carnage fut grand. Les Français IVniporlérent enlin : le 
,« régiment de Champagne dèliL les ^.irdes anglaises du 
tf Roi Guillaume; et quand les Anglais furent vaincus, il 
ff filllul que tout le reste cédl^t. 

fi) (ïuilLiiuinr'Ilcnri de >as<u)u. [Tincc tiOMm;f. |ii I.oui» île ftiurlion 
1< lia nom, dvpuii urinco dr C4ii]ili>. i') Françui»- Louis Ju Buurttuo. 
f) Loui»Jtutph de Kuurlmn. ,}; Pliilit>iH- dv VcikIOiiic , grand prieur du 
* ï de Mille en France. 




« nuiifllttrs , drpuK nmrôrlMil de f-Vâncf . accourait daos 
il 11" mitinriit mt>mc. lic quelques licur* du rhamp de ba- 
Udla, avec dusdntguns, cl acheva In ^icioiro ('}. • 



DE LOKBKb lUlUS^.U&K UK S.UKT-ieiTIS 



l'.ir Chirtci Libri'm vers ioo3. 

. élnblil \e 10 du mAj no nonvH ordre de 
sous lo non) fk^ t'ordro militaires de SiiiiU- 




r du Nord. 
H.-de-cbau6k««. 
Salle nn ri 



« Lo Hoy 
« chpvalcrif 

« llniiis, pour rrronip4>n*i»r 1m oflîriers di* se? trrtfrïW!* qui 
«'s'ètoieiit disiiiiKUcz . p( nlln df les nnimer à le faire 
« encore p«r In suite. Sa M.ijrMé «on dérbr.i rhff *<Mne- 
« rain . el en uiiit ul iucorpom lu grAnd'maitriiu; k ta 
i«i couronne ('). » 

l.ï- t.ili! .^11 de I^hnin repréwnte l-onis XlVro«»anl des 
Sairil-I^iris dftns sa ehambrc à \>r*ailles. 
r (Ih de l.»in'ois, soerétaire dVlal de la guerre 

' depuis 1.1 mort dB mn i»cro, est auprès du Kuf. 

420. TRisE DE ROSES (9 juja I6*J3). 

Par M. Iluturx t-n i83G- 

Le mAf^hol de Nojiilles coinmand.-nt depuis quatre nus 

sor lii rrontliVed^':!- ' _■■:'■ nvt*- 

ments den E'ipaïpip' nne 

t'nin'prise. En Ifi'.Ki ii n i m i nxtn- u rrun-i I -tie. 

et commenrîi I.t r^mpaj^nepar le sièfîe df ^iHe 

niarilime. el ' - ■' ' ■■•■^ fortes de cette i.i-.m. .-, 

Le golfe .in une wn nom (• est un cnfen- 

a cernent de n.- . > nre. i.-nnfi i i.)it« a** quatre 

■■*! monts 
■ r.s à la 



« lieues de circuit. t> ptolfe ronirn 
•f'Pirénèes où -nI Iijii re cMteau 



Il n'y a point 
t une ptajjfc . oii 



( ce 
v, fii 



s. nH> nrëmc les K:tlère«. ne 6ca( 
nn il n"y a pas n^9rz d yaU ^''i. n 



aurvient nbor- 




« petite TÎII'' 
«gtiife. mni* 
« les b.itiitfens 
■ der, parée 

Le jfiilfede Aosi'scsldvfendn par IcchAienu de la Trinité 
qai se trouve à pen de di-»laTK*e de 1.% \itle , troi est une 
bonne place àcinq b^i^tiims re\fCus de pierres d^ taille. 

i!ifr. 



« Il n'y 3 point lie fusM-, [wrcc que In racr cît proche , 
« nniH <;iMileiiieril utio |>jili'>>;)(le Loul du turiKà du toi&cs 
, i|,. , ..t ,.. .1,. I . yincv. Li" fusse c]ni rctivirunne delautre 
« r ii)''nL Ikmu , de deux rens ioiM>s dt; Ltr- 

« gc . . 1-.. -. ifelli- fl buutc conti'escarpi- rcYÊUio. Le 
« fos«Ë câi ordiuaircmunl scc; mais on (x-ul le reiuplir 
« '(l'itiu quuud ou veut. 11 y a un bon glui-îs vl rïiu] de- 
« inîeâ-luJKfs re\i'lues avtc leursfosic/. J.csapprochcs delà 
«■ place 5uul très difOiiilcs , parce qu'elle c$L cnlcirêe et 

■ Un arma de bonne heure pour celle expédition une 
« eteaàte dans laJUûdilurraoèe. dont un doun.i le coni- 
«. owndi'niont â M. U-. coinlL' d'Elrces^'; , qui aIIr mouiller 
« devant Itdsi's It; il luay (^). n 

ligscâ fui alUiquVn* [lar les armées de terre et de mer. Le 

narci-lial de Nunilles Hl onirir la IranchcV dans la nuil du 

,1*:' au :^ juin ; elle be reinlil au bouL iJe huit juurs. La gar- 

surlit a\pc les hoiuicurs de la guurrc; on s'empara 

du(?hâleaadc la Trinité, qui lit quelque réfiislafice. 

421. rOMlIAT NAVAL UB LAUÛ8 OU S>E CADIX ( 27 jUln 

iftO» ). 



TOr^aVlLLE DlSrCBSfi ET VBCLE LA rtOTTE AH6LAISI El 
ttVLLi>DAlïiS un KM«ft.\K , SIB LSâ CàTCS OU l'Ot.TVti AL. ' i 

Par M. Ttiéoilocv Gioix vu i»jy. viic <Ju ■\or< 

IT inîri Iq rumle d'E«lr<-es sortit dn golfe de Koses K-<l»v<ii-iîy 
ilreM. dt'TMjrviltei/'.qui raltendâil aurap 
' .itt'O snitîiiilt! et onie navires dfl guerre et 
itintenUdecluiige. L'»rim''p s'y rafrak'hil jns- 
Lc soir de ee jour drux navirtv de grird*' vinrent 
annwwcrà M. df TonruMi* l'ipprooKe dune lloKe d'envi- 
rmi cent quaranle voiles, N^" sachant si e était la flolte mar- 
«Kaudc oxnidicepnr Ifs iViif^tais et le« Holl<indais, À Ca- 
dix el ri >mvrne . ou l'ermee inneraie , le inarédwl de 
Tftit' I ver l'aniTe . et l'on milà la voile snr les sept 

btti; On alla AOiit arrit^re toute la nuit; et le 

•t lenO(,in.iin on se trtmva à douse lirucs de l.aiOroi. dans un 
« panrftr A pouvoir n volnnié dunner ou évitrr le combat. 
a ' ' ' iirm du malin on entendit sauter deux bâli- 

Vii r_5tri'e», ijfl'iii* inanrhâl de rr.inc(' l't Jyc il'JCstn^cs. 

^ffiiiotrf viiiiKurr df Ijjuig t/v. [tar ywtruy . I. II , ii. 700. ■,'; Anne- 
rion 4v C6*itnUn>, comiede Toncnlle, uiiitecbat do rnuioa. 



PS de charge que M. le oliovnlicr de Ste Maure 
..il brûlés, iray;iiit pu les emmener, parce qu'il s'étuit 
trouvé seul , et ipie les iiiivirt!» (le l'escurle le suivoienl 
lie près. Crtti' eiiforlc ètoil de vîngt-wpt vaiswaux de 
ligne, dont te mt>iiulre rlnit de eimpianle canons; il y 
avilit un an)ir;ilileqii.ilrc>>irigts pièces, u» vire-amiral, 
et un emitre-iiDiiral lit- soixanle-Uix rhacuit. Le chevalier 
de Sle M'Uire emmena les dcu\ eai>it;ii)ies des deux 
navires qu'il <)\fii( brûlés : l'un étoit hullanduis, chargé 
de tuik-$ puur six con» mille livres, el l'autre anglais, 
chnrgè de draps, valant cinquante mille ëcus. Lorsque 
l'on eulélèa5Surû]iar(ux quec'éloit la (loltc marcliandc, 
M. de Tourvillcfil le signal à toute l'armce. el força lui- 
niOnie de vuiles |)our aller aux ennemi>«: ni.iifl , rnmme 
les vaisseaux èloienl -ittus le vent cl uu'il ralloïl louvuyer 
pour les joindre . les meilleurs voiliers furent les seuls 
qui, à rtMitrée de la nuit, juii^nirml larriêre-garde. 
Apres qu'on les eut eanoniiés pendant une heure , un mit 
entre drux feux deux navires hollandois tlv soixanle- 
qunlre cnnnns, qui, ay.inl cte conlruinls d'amener lu 

ita%illon, SI' u-ndirent, l'un à M. Gabaret , vt l'aulreà 
il. Paniuticr. Clianin essaya toute la nuit de ga^^icr le 
vcnl . et les |»lu-sl('nt'rs vaisseaux qui s'y trouxèrenl, tirent 
si bien . qu ds eiifermèronl presque la moitié de la Hotte 
entre eux et la terre , de imrto que le jour suivant l'ar- 
mée Ot un ilemi-ecrclc fort spacieux , dans lequrl l'on 
prit ou brûla tous ceux ij^ui sr Irouvi-renl enveloppés ; 
[es xaisscaux eniieiniï^ élnienl au milieu du demi-cercle, 
et au moins à quinw lieues de terre, d*ml ils s'appn»- 
clioicnl toujours; et ii laute heure un voyitil îuiuterdes 
navires . tantôt sur la coli; et Uittlùl au Inrge ; et dans le 
niérae teuis qu'on appruclta de la terre ilr quatre ou cinq 
lieues, on en vit tirùler e^^i^Ol( \irigt autres. On amena 
outre cela plusieurs fliites ,i l'amiral , à meiture qu'un les 
prcnoit. La plupart ctuicut charKées de mâts du m>rd , 
de cordaçes. et de plusieurs autres bois propres à fa 
coustrudiun des navires Les \Aiss<MUX tie l'ariuèe de 
France, qui ctoient tous disjKTsées . revinrent peu à peu 
rendre compte ù M. le maréchal <lc lourulle. el la plu- 
part avec dt s prisï'S. Il en revint un , entre autres . qui 
avoit pris un gru^ bàtiineul hullaiidois. de ceux quils 
nomment pinasses, qui jHirloit ju»|u'à cinquante-huit 
canons , el sur lesquels ils mettent leun plus richeâ 
marchandises. Ce bâtiment, qu'on estimuit cvut cio- 



m FALAIS DB VKKSAILLES. 337 

iiantr mille livres . était rhargô df draps d'Anglctorre. 
*^I.iiin et de quelque argent roonnové. L'on y trouva 



I 



« 3DS5I des montres d or el o argent, l.rs navires qui 

• ploient pins avant avant revir^. apprirent à M. de ïour- 
e fille que les vaisseaux ennemis qui n'avoieiil pu doubler, 
e avnient g:i;:tKr le Inr^e, au nombre de plus dr cinquante, 
« pnrmi leMluds il pouvoit y avoir quinze navires de 
« ffuerrt'. Cet avis fit qu'on mil le signal p<iur rallier lar- 
<« mée. qui otoit fort dispersée; et après qu on eut dètaclié 
« irnis ou quatre navires pour achever de neloycr la côte , 
« ri Iirùler tous les vaisseaux ennemis qu'un y rencon- 

* trrriiit, et qu'on ne pourroit emmener, on lit route du 
o eûtè de Cadix , pour en Tcrmer le passage aux débris 

ilv la flotte , dont on sa^oil que la plupart des marchan* 
t dises étoîeni pour eclte ville. » 

L# lendemain la flotte ennemie w rêrii(;ia ^ Cadit, h 
exception rie deuT vaiss^'aux, (pii furent brûlés par deu\ 
C5 nôtres sous le ranon de la ville a On eomptoit alors 

vingt-sept bàtiraens de pris, el quaranle-einq de brûlés. 
9 LecapitaineJean Bartcn prit ou brûla six, dont le moin- 
9 dre ctoJl de \ingl-quatre canons On évalua la perte des 
« ennemis à trente-six millions au moins. Ces prises rurcnt 
m cnToyées à Toulon v')- w 



r 



Ait<- (lu Nunt. 
ParillonOultoi. 



EXPéniTION* DE C0ËTLO(;0X A CIBRALTAR (1693). 

P«r M- Tttècdorc Ucuin en • ■ ■ . 

« Al. le chevalier de Co^tlogon ."'; fut détaché avec huit 
« Taifseaux et huit galiuttes, pour en aller brûler douze 
« qui étoient entrés dans le vieux Gibraltar. Il brûla et 
« coula à fond cinq navires angluis , depuis trente-six 

V jusqji'à cinqiiijnle canons . qui faisoient |Kirtie de la flotte 

V de Sniirnr , àM'c deux autres Itàlimens, el on vu prit 
« neuf autres , qui étoient chargés pour le camp des cn- 
« peiDîs (*}. » 

t. EXPÉDITION DE MALAGA (19 jUÏllct 1(393). 

I>«f M. llicodoro 6i DIS tu IftfO. Ail« Jn Nonl. 

. jA I « > • » «■ , PmilloniJiiil'**. 

Lr 19 juillet Li flotte française arriva ett vue de aialaga , R.-a« vb4u«H>c. 
cl io maréehat de Tourvillc, qui ta commandait, ayant ré- 

[•) Uùtaire militaire lie Louiw XiV,oar (^u'mcj, i- Il , p TfltUrt miîv* 
AIaUi-Eiuidaiiiiv] de- Coi-iIoitoD, rlirr d'cftadrt.-. ilcpuî» uiarcclial dr 
mec- '^/ ttiitotre mUttatrrde Lout$Xn\ par (Jumoy, t. 11. p. 7io. 

15 



X» 



GitEfiiEs nïîTonicrES 



salu d'ntlrr ntlA[]ucr los v:ii&Sf'aux rniiomî'^ jusqito ilans h' 
mûli- . vv gui tic puuvail se faire sans cïialoiipfs , fil faire 
si;;ual à Ums 1* s ^aisso^ux (l^nvoyor les loiirs nriniM's h l)ord 
de l'amiral. " M. iJc Ch.inunesUn , capiUme on i^ccuimI tlu 
ta Soleil fiotjal. pria 11. de Tourvillc de liiy on .icrordcr le 
a cuiuniindemciil, ce qu'il oblînt. ».... Deux capitainefi de 
vaisseaux }(cu')t.s<iu'il rencoulrn luidireiilo qu'il yavoil dans 
m le roule do'xx vaisseaux anglois , trois corsaires de Fks- 
c iinguc, et une frt'-g.'itlc turque qu'ils avoienl prises, avci* 
« rlusicurs liàlimous c-siiagnols. que les Anglois cl les 
« ilallaiidotb avoienl mis du canon à (err'.-. et HiisoienL 
« quelques relraachemens le lun;; du mâle, pour défendre 
a leurs vjiisseaux..-. » TouruIK' ayant été averti, «arriva 
,9 dans un cauot.etM.deChamme^lin alla avec !uy rcron- 
a nullrc Ventrée du môle à la portée du mousquel,... Du 
« fit apprucber le Ma'jnifiqxie , VArroqaTxt, \e Prompt^ 
a VEchtlmit, l'Aquilon . l jL'olr. et le PfiénLr , et M. de 
a Tourville pass:i Inut te jour à faire nmuiller ses vaisseaux^ 
a dans l'ttrdrc qu'il i;rnl le meilleur pour ballrc en dedans 
s du môle ceux des ennemis ci les lialltTÎes qui les de- 

j$ fcndnirnl M de Tourville fit mouilU-r ïr.s frrfîaUcs 

jLyiiéru'mr. et (a Prompte autunr du bn'dul dr M. de 
a Lunifcliamps . afin qu'il fût eonduit plus facilement fur 
« les ennemie- A six heures du soir du :20 il s'en re- 

a tourna ri laissi â M. de CliammesUn 1 ordre d« 

u bnller les vaisseaux ennemis le lendemain, dès que le 
a jour pamitntit. 

« Uit.in'l la nuitparut, M. Icmiu'éettal deToiirville en~ 
fl vojii otdrr- p.>r M. de Mcsière de faire avanror quel- 
H ques clijiloiipes à l'enlrèi' dn môle , pour dminer l'a- 
n Innnf* aux riiiiemis et les inquiéter pendant In nuit : ce 
K qui fui exêeuté par M. de CalTare . avec quatre eha- 
« lorîp^s. sur lesquelles les ennemis firent un griud feu 
« de eanon et de mousquelcrie. 

w T.t* '2\ , ;i la poinlr mi jour , M. de riiiiTnmrslin en ilë- 
i< lJ»li,i quatre . omunatulées \tax M. de GreHin . sur Ics- 
I' quelles le» vaisseaux ennemis et tes batteries do la vUIe 
n firent un «rand feu, ero>anl que e'èloil dans ce mo- 
a nient qu'on ks Touluit altitquer. Ce n étoil cependant 
a que pour les amuser . et ^Hiur i oniiultre d'où >orliroit 
n le pins i^and feu , afin d'y faire tirer tous les vaisseaux 
a du r«y A peine fbt-il jour, que M. de Tom-rille 

■ arriva', i«t fil presser les «aisseaux de i*nmmcnfrr la 

■ cnnnnrradc , mais les enncmîs les prévinreut et firent 



^ALA19 Ml TimSAtrtES. 3fll^ 

▼al»5pnui[ cl sur «n praurt rmmïirr <!r cha- 

loupc^ i}m iHoiciit av.infcr-s prt-s du ^ftlf;nif^r|ur ^ nù 

M. dcTniinilk vonoilUarriver. Il en partit dans le nu»- 

I le signal du pn^illoa rouge, rr qiii fut 

Ips vaisso.in\ commcnrèrerit à c.inonncr. 

M* ii^ Uumnicsliu lil partir dans rv iiinmcnl le l)nilul 

rpraonjnë [uir six rh.il'>upt's rumniaiidcos pour t'ct effet. 

Crllc tle M- iJi'S ricmeaiix ôloil â ta iHc , il lll marcher 

luutes les autreiï daiiâ if m^jut* Irins . et nii avnm'n ninsi 

H vua^lr^ DDiraillos de la Ntlti- , JMsiju'au fond du nuilr , 

et jn-t' ■• ''■ ''-'M du caiwn dos ennemis cl des laiterie:» tk' lit 

« tt lot -iHaalM^rder un di'<i vaisseaux bulliuidois 

« rj . 'la un peu après, ii'ayanl mi.s .m lifatipré 



ment pour 

fiiit (I ntxird 



se trouva touché , et les t:lialotipcs ne pnreril le rptnor- 
qu«r. Elles enlfèreiU loules en mCme (oniH dans le 
môle, i-t ^. saisirent de tuu» les autres va î^enux. tpio 
les ennemis «'lonnéi; do leur npproches'éloienl vus uliHgc!) 
d'aband'inner. On ovoil ordre de ne le* point brûler. 
et on a\oit Tait prendre des amarrciî à plusiours cha- 
loupés , puur rem'^npier les vai&sciiux dehors ; mats 
ttjuf; ces &(iiii<) fnreid inutiles, le;» uns ûtani louiJiês et K'9 
aulrci nmlanl bas d'eau. Cependant M. de Chammeslin 
railler tuult'i^ les ehaluupes tpiï n'^loicnl p:i> oreu- 
jN>nr faire un feu ninlinuel dur leA biLterieH de 
«. M vilU' et wir vulle du porl . d'où Ion liroil à brùle- 
u pourpoint do haut en bas des eonps de cannn n mi- 
■t Iraille »ur cllos. A U Taveur de le feu. qui iiiternirapit 
« rrltU du eaimn cl du ninusquel do l'ennemi . on lll ce 
qu'on Avoil dessein de faire, en remcllitnt le fen plu^ 
S'\f*us> fois en divers endroits aux voisscaux ennemis, 
doitl on lit amarrer deii\ ensemble, alin qu'iU brûlftj^ 
fi«ul |dus farikitienl. Toute eeUt: vxéouUon dura depuis 
ci/iq •! six bcure^i du malinju^^na prif de iHruf. 
M fî-ndaitt VK* leius-là M. le luaréclial deTnunille qui 
il toujours èlù à demie-porlèc du caiMwi de la vïHÏd, 
raya ordre deux fois par M. le rhev;ilier Kanîon do 
l'ilrr pliitot les vaisseaux que de H'arr("?ler plus lon^- 
(' ■ rite 1p« sauver. Ces ordres ayant été exe- 

r :. ;iril en resbU aucun . M- de Chammeslin lit 

r<"tutT b ^ rhalmipes. On eut pr^^ de deMT eens hommes 
inci ou IjIcssoi, et sans le ku que les rhaloupe.s l'aisoient 
MU* les batteries . on auroit fiut une plu.s grande perlP. 
« Après rexpédilion de Mala;^a . M. de Tou^^iH•^ alla A 




Parlir wiilr«lr. 
Salir <lllt* deit 



\%\. BATAaLE DE ÎTERWWDE (i29 juillcl 1G93). 

TaMeau du temps attribué à Hailîa. 



1^ Roi vuulut cnroroccUc aiinôeso roctlroàb t^te de ses 
Irotjpes; il pjrlildo Vorsailles \c- 15 mai. 1) était aecom' 

fiagnc du grand Dauphin '*\ de Monsieur ';, du duc de 
ihartres '*:,dc tous lesprinrrs et de plusieurs damf'S de 
la cour. 1^ '2i il était à (Atinpiègne, où il aniinnra qu'il 
avait donne ordre au niarérhnl de I.orges (V de s'emparer 
de Hi'idi'JlMTg, et que la \ille de Roses en Citalogne avait 
été investie par le maréchal de Nonilles. Le 2 juin il arriva 
au Quesiioy et se rendit le lendemain à Aubour où il J 
passa la revue de son armée. 1 

Les immenses préparaliTs faits pour celle campagne 
étaienl dirigés contre l'importante \ille de Lié^e . dont 
LouisXIV Mtul.iit s'emparer, pourserendremaltreducours 
de la Meu^e. Mai*: il tumhn malade; Guillaume '> jeta dix- 
huit mille homme** dans Liège, cl il fallut renoncer à celte 
grande entreprise. Tout le poi<ls de la guerre resta alors 
sur le maréchal de Luienibourg " ■. Pendant que le Hoi 
retournait à Versailles et que le grand Dauphin enmunait 
sur les fHirds du Itliin près de la inoilié de la forniidiihle 
armée rassemlilèe dans les Pays-lta.<, LuxemluMirg resta en 
face du Uoi tlAnglelerre, et il voulut renouveler contix* 
Liéye \a l<ntativr ahandtmn^'ep.'ir Louis XIV. Maisïarmêe 
ennemie eou\ fait celte \ille. et il ndiul livrer une bataille. . 
Ce fui la plus sanglante et la plus disputée de toute cette i 
guerre. 1 

(juillaumeavail employé la nuit à se forlirierdanssnposî- 
lion, que couvraient cent pièces d'artillerie, et dont les Danc<i 
s appuyaient aux deux villages de Nerwindeetde Necrlan- 
den. L'action commença par une etTroyahle canonnade doni 
les FrAiiçais . plus à découvert ({ue leurs ennemis , eurent 
beaucoup plus à soufl'rir. Le maréchal de Luxembourg 

'-{h Iliiioire tnililoire en lMui$ XIV, pAt Qutnfy. 1. 11. )). Tt« ri «uiv. 
(>i LouU iK< l'ronr,« ■■'' Philippe ili* Kranitr, (l« OOr!-"- • ^Miilippo 
(Tnrit>an<i. ()e|}iii<i Our <rUrli.-iiii!t t-t fi'^i-nl Mu rii^auiK- MoDee 

dr DurNift. Juc ilc l.i>rt!r»-l)ur,i*. '' . GuiII.hiiiip II:. ■-lerr» 

I (iuitlaunir^Hnin Je Naiian . >'; Krniitoiï-Heun «Je Mti«>iu<><i i»;, duc 
lie Luirnitraurv. 



on pjOjII» de vbisjlili.es. 



Ui 



rsrtt donné l'ordre U'altaqucr le vi||,igo de NVrwinde. cl 
Lait là que s'étnit port<- louL IcfTitrlde U ïhilnîWc. L'in- 



fant 



de s'y èt.ibli 



id elle 



enc lranç<iisc \enail ii |»eine «e s y cMUiir qiiani 

en fui repoussce. On lui domaiHla un nouvel elTort. « Son- 

■ Tcnpn-vousde la gloire de i;i Franre, » leur dit \c maréchal 

Îioar ranimer leur% fortes épuisées, el .Verwinde lui repris. 
> fut alors, après des prodige» de valeur f-iiKs de part cl 
rt'autrc, après que le roi Guilliiurne el Lu\enihourg eurent 

tcharçé eliarun à la Ifle de leur nivalerie , que l'arrivée da 
marquis d'Harcourt ^')vinl décider la viiioire en faveur de» 
Françai>>. L'aile droite des alliés, qui avait défendu Ncr- 
windr, fui roupêe par celle manœuvre et jetée dans la 
Gbcele. où se noyèrent une foule de soldais. Le rctranche- 
inont qui couvrait le ecntrc ennemi fut tourné par la cava- 
Vri« fraiM;aise . le corps de bataille fut débordé el renversé 
son tour, el Guillaume n'eut plus qu à S'inger à la retraite. 

laissait sur le champ de bataille douze mille morts et 
deux mille prisonniers. Les vainqueurs perdirent de sept 
k huit mille hommes, parmi lesquels un grand nombre ne 
gentilshommes des premières maisons de France. 

« Leduc de Chartres, dit Saint-Sinion dans ses Mé- 
a moires (*), chargea plusieurs fois à la tAlc de ses braves 
a escadrons de la maison du roi avec une présence d'es- 
« prit el une valeur dignes de sa naissance , et il y fut 
« une fois mêlé et y pensa demeurer prisonnier. La 
« marquis d'Arey, qui avoit été son gouverneur , fut 
« toujours auprès de lui en cette .tclion, avec le sang- 
t( froid d'un vieux capilaino cl tout le courage de la jeu- 
« nesse, comme il l'avnil fait à Steinlerque. HJ. le Duc ('). 
« à qui principalement fui imputé le parti de cette der- 
a niêre tenlalive des régimens tics gardes françoises cl 
« suisses pour emporter le village de Neervinde, fui tou- 

• jours entre le feu des eiuiemis el le nnlre. 
« H. le prince de ronti ;'\ maître enfin de tout Icvillago 

a de Neervinde (où il avait reçu une contusion au coté et 
« un coup de sabre sur la tôle, que le fer de son chapeau 

• para;, se mit à la l^tedc quelque cavalerie, la pluspri>ehe 
'« delà leiedece village,. nveriaf|Hrlle il prit à revers en flanc 

« le retranchement du front , aidé par I infanterie qui avoit 
- emporté enfin le village de Neervinde, et acheva de 

derrière ce long re- 



k tranehemenl. d 



qui 



Henri il'Hircourt, lieaiciuinl B(^n<*r«l dci arrateA >lu roi. JcDUift dM 

ircoun et ti)ar<.'i liai du FrAitte. » Tome I, p. lOB >^] Louia de Bour- 

Ul- du Kom, ilppui» prince de Condc. (^; Françoi»'Luui» de Boortion- 




fiftlffrif 

iN- 137. 



Le lïuf ito Savoie (' . Viiincti hSUitTnnlooldqioiiiltèirunr 
portion consiUiTililL' de bv:$ cUiLs, nvnil piis l'ofTcnsi^e en 
1692. qiiaad lutiuco tlu murcch.il ilc Câlinai tul èlè affai- 
hlir pnur rciifvrcri rdlt-s irAllciituKiiL' cl des Pa;s-Bns. 
Pcndanl t^ue Ouiii.1l, uvit: (im!lqui'^ uulliei's d'iioinnit-s. 
eUit r^'dud à muviir Susc cl Vigncrol . <vs deux clcfc des 
Alpes, courtes cunscrvcr à laFniiKfî, Yiclur-Auiédèc avait 
pAncIrô sur le (errituirc rc.iiirais, à Iravers les raonUMncs 
du Dnunliiiiê , cl 3' aviit porté l'iiieendie et If irtlliige. Mais . 
.irrité uans sc3 succès par In nmlAdio el bientôt liarifle p.ir 
les paysiins dauphiiiuis, qui lui faLsaient une redoutahle 
glièrre de parii.'ians, il repassa k'i Aljje's. cl fui fnrcè p;ir 
rhi\er d'.ijoiirncr à la canipai^iip suiv;niLc se? projets dr 
coiii|u^lc. En ('iïct. au retour du printemps il vint nlUiquer 
PignLToI.'niai- tnM'i -.. -, .'.tjii-; .■.Itouèrenl contre rUéroiçîNr 
Tt'SistiiniT du est jlorsqiiedlinal.jus- 

qn'nlitrs renl ■i' ile Fenciti elles, rcrul 

cnlin (jnelqucs renforLs, el deH'cndit dans les plnines du 
PiénV'Ml pr,i;r V rîirrrher iVmicmi. A son.ijtprotLe, le dur 
de — ur h- village de la ^^I.-irsiiUo . prés 

di. l , r.LMila. Câlinai uUa l'j clierther , et 

lo 4 ULliil)it! lui pjêMiiiLil? liaUille. • 

Avant de l'engager, le inan'x'hnl de Câlinât Jïl publier 
l'ordre ï.ujv:iitl dans san armro : 

» M^t. les lirigadiers ^Ul1Jut soia de faire un peu dt: 
<' liaJle eu entiant daiis la plaine qui usl devant nous. 
* iHMir so r^dre^'Or, el obsurvertml de ne jjoint délmrder 
a la ligne, afin que lou^^ les Lilailloiis nni.siifnt eluir^er 
a cnn'nililc, Ils ordonneront dans leurs liri^adrs que les 
n Itntaillonâ mettent la liuïonnetle au bout du Tusil el ne 
» tirent pas un roup. 

«I Les compagnie,:) de grenadiers soriinl sur la droite des 

' bat lillons. cl te piqncl sur la g^kucli'.*. IcSiiucls on fera 

' lin I ''l'tn que le-i coinmand.inls de bataillon le ju^e- 

os. et tout le baUÎIlnn marchera en mCme 

.1. 'j . , ■iX' entrer dnns celui «le rcunemî qui lui &er.i 

>sé., s'il l'aUcnd sans st^ ronqire- En l'^is que le ba- 

nn enneiai se rompe avant que le notre I ait cUirRé . 

îï faut le suivre avee un ^rand onire s:iu»se rompre (*). i» 

Vi' iT- Mil' 1 ■■■^ 11. ilcpiilt roi ilo SardilRiic. '^ lli-iii- Hc h'ioulsy, lll" 
»■' Ti'-f.il lli^ .triurr* ila IHii. drpylA inMrftflltl (lp 

I' iitntreMir r^wM A/1 , n)l»enoritr>T|ur IvffilIrvI 



( 



MJ PALAIS DC TEXSAILLES. 313 

M. lit' f.atiait, srtinl mis û la tclo de l'aile druîle , fit 
B arcriir M- k' dur tlo Vcriflùrne cl inus les oniricrs gène- 

• raitx quiéluinit àla ^.-lurhe. qu'it alloi( fnirc cliarger. 
« Toute ta ligne . s'étant cbnniéc ru mfme tems. marcha 

• Unnt un si bel urdre et avec laal de ticrtê, quVUc cn- 
« fuDca tuiji ce qu'filc trouva devant elle. 

tf La drotlt! de l'urmêi* du roy lonibii sur le Itanc gau- 
« eho de relie des einicuiis, et la fît plier. En mOiiie tcnis 
« toute la ligne les eharjrea eu face, et les reiivtTsi les uns 

sur les aulrci. PeudaiU ce lems-15 la driûtr de r^rméc 
« ennemie marcha ^ur la gauche de celle de Vraucc qu'ils 
« dêlmrdoient. et la fit plier; mais la gauche de U î^econde 

• ligne, quecominaiidoit M. le grand-prieur ''^ïrscbnrgca 
H si à propos et les renversa de telle sorte , que les deux 
« armées se trouvèrent radiées. 

« On connut, par la résistance qne firent les Iruupcs que 
■ les ennemis avouent opposées à noire gauclir et qui vin- 
« rcnl plusieurs fuis à la charge, qu'on avuil fait un coup 
m rapital en y faisant passer la gendarmerie, qui y fit tiiut 
a cr qu*(m j*ent ailendre d'un corps de cet! inn. 

« IlcsUratque cette gauche fut J'abord n >\fc 

m quelque porto ; mais la K(^nd;irnierie, ayant i.m i-ji->uitr 
a nher leur aile droite, altajiun par le fliUK' et par derrière 
a leur iuraiilerie, qui ll'a^oil plus de ea^alerie à leur gau- 
« chc. parce qu'elle éloit engagée avec la nôtre qui l'atla- 
« quoi! \ivemenL Celte manœuvre décida rurTaire. Elle 
a. dora quatre heures et demie, qui ne furent employées 
tt qu'à tuer. La liclnin-. dès If rommencement du t'uinliat, 
a sètoit dé-L-Jaréc puur nous, («es clurges des Irou^rs du 
« roy furentsi vives, qu'elles renversèrent Uml ce qui leur 
« était ofifioM', de sorte <[u<< l'infanterie des ennemis fut 
« presque fulièremenl ruiuée (']. » 

l*es historiens militaires uni justement observé querelle 
tirtoîre fut Ja première auc l'infanterie française dut à 
l'usa^L- de la baïonnette, revenue depois uiio arme si re- 
donlable entre 5es mains. 

Lorsque Louis XIV eut appris la victoire remportée à 
la Marsaille . il écrivit au maréirhal de Catinat, le 29 no- 
vembre l(i!):î: 

€ Mou ejiiisiou \c suœH de m» anues , »iir IcsqaoDes il 
U paruU bien que la bénédiction de Dieu continue de ic 

1 ) Pliili|i|ic (te VuikIAiuc f [{rand pHrur de Franrf , Iteulcimnl f;i^^Al 
Année» du roi. O Uxiloirt militaire ée l^uit XIV, par Vul"Ô * l* B < 

[M9. 



t" euge. 
^tobiruGnnd 

N- 103. 



t4 GALEHiRS niSTOsiQrss 

a rè|)andrc, n'a poini cfTact' do m«n cawr le désir que j'ai 
n toujours eu de Taire une bonne paix. Je ne vous parlerai 
a point de U générale, parceque les alTsircs dont vous è(es 
chargé pmir mon servjrc regardent riUilic à ta<]ucne 
a j'ai lonJDiirs sr»uhailé dt; donner le repos, el vous savex 
« nicn qu'il n'a pas tenu à moi que mon frère le duc d« 
n Savoie ne cunlribu.1t k cette paix que je désirois. Pré- 
a sentenicnt que Dieu m'a fait la grhcc, nialp-é (oui ce qui 
a s'est passé , de conserver encore pour lui les sentiment 

que vous me Connolssc?- et comme il ne rlépend que 

a cic moi de réduire en piloyahle éljU la meilleure partie 
tt de ses états, mon intention est que vous lui fassiei dire, 
n que ptmr lui donner le loisir de prendre le parti que je 
a crois qui lui convient et h son pays, je vous ai ordonné 
a d'éparjiner l'incendie des villes de Saluées , de Fossano 
« et des autres ; cl que pour donner . comme je viens de 
« vous dire, le mayen à mon dit frère, le duc de Savoie, 
« de faire tranquillement les mures réflexions qui convien- 
«nenlâréLit auquel je pourrois réduire son pays, mon 
« intention est que vous fassiez repasser mon armée en 
n France.etqu'auraémc temps vous fassiez entendre à mon 
a dit frère le duc de Savoie, que, passé cctteoicasion, dans 
(I laquelle je donne h lui cl à toute CI lalie des marquer du 
a désir sincère que j'ai de contribuer à son repos, je prrn- 
« drai loules les mesures que je croirai nécessaires , pour 
d faire ressentir à ce prince le grnnd tort qu'il a de ne 
<t vouloir pascontribuer au bien de son peuple, de $on état 
• et de loule l'Italie ('). » 

4âG. pnisi: m: ciukli:roi (11 octobre 1693). 

Par Auloinr-Frânçoi» VAin)EiiyKULE:<i. 

9 La prise deCharlcroi tut le fruit delà bataille de Ner- 
a windc; le marquis de Villcroi [.*), ayant été charge d en 
« faire le siège, y fil ouvrir lu tranchée le 15 septembre 
e par le duc de Roquelaure ('.i, et poussa les attaques avec 
« beaucoup de yisueur; il ne put pourtant obliger te goa- 
* f verneur de la place à se rendre, qu'au bout de trois 9e- 
« maines {*). » 

(1^ Stémnirrf mitUair»! ttr Ijtuii XtV , ini<t <'n nntre [tarir fCi*Tii'r«l (în- 
MQArd, LlV.p. 4IS-1*' NiruUa ili> .Ncuhillc, VW iJu nom. brl^AdiEr 
irhifan(fric. di-pui» dur do Villrroy. liculenaiil Kriif^r»! drianiiMldu 
roi fl r;i(iiiaipc! ik'« gsnlr* ilii vurps. ,™l Aiiloiue'<ia>i«n-Jfjn-R«iitif»« 
lie Honuolaure. marcclial dr camp, depuis loaràclia) de Francr. (*; 0ù> 
toire H< L<miêXtV, ptr Limier*, i. II. p. SM. 



DD PALAIS DB TURSAILlES. 



345 



Vît. prise de PAIAMOS (juin 1694^. 



l'jir.M. KE><n\ vu I83<i. Aili'ilii NorJ, 

ha roarêrlial de Nuaillvs (*) .-ivail êt^ rontintié dans le salir n 
kmandonionl de l'armi-e de CaUtognr. Maître de Kosos, 
luiil il s'éUiil croiiaré l'année précédante, el rurliUi* par 
*% recrues t|ui é(aien( venues grossir .sun ariiiëo, il pouvait 
idanner une extension plus grande à ses npiTatiuns. Il 
:{>assa donr la revue de ses Iroupes . le iO juin, près 
du Bouluu, dans la plaine de Kuusiiillon , et se mit m mar- 
che se diri^ïonnl sur tiiritne el sur Palamos . dont il dc- 
vaileniripniidre ksii'j;c. Il traversa It-s montagnes parle 
l€oJ de Pertuis, alla camper sous Belk'Karde. !ii' rendit à 
[Fijçu'crcs sans rencontrer d'obstacles , et airiva sur le Ter, 
>rcs tlii (jirone. ]. ennemi qui s'était furtifié dans son camp 
<Jr l'autre côté de la rivière , en face de Torella de Mongri , 
jitenta vaiiu'menl de lui disputer le passade. Le nantialdu 
fer facilita le siège de Palamos, où le maréchal de Nonilles 
rendit aiLssitùt , et il arriva le 31 mai devant cette place, 
r^n même temps que l'amiral Tourvillu qui commandait 
J'escadre. 

Palamos est une plare maritime assez forte. Ta garnison 
[S'èkvoit à trois mille hutnmes, suu& le commaridemenl du 
gouverneur PisnaielH; vivemenl atlafpiéc par lerreet par 
i^ïer, elle fut défendue avec courage , el le dixième jour 
lie b tranchée, les assiéfçés ayant été contraints de capitu- 
ler, la gBrnis<m se rendit prisonnière de guerre. 



LA FLOTTK ANCiCAISE 

siiKHT(18iuin 169'^). 



nEPOUSSKB DE DEVANT 



Pat m. Thi^odonf <ïiMii:« en 



Aile (lu Nord. 
. - . . . ^ . j I» Pa%lllon.ltil 

La flotte anglaise, sous le commandement de lord Jlar- K.-d«-«liâiissi^e4 
Jtley . avait embarqué n Portsmoiith dix rcgimenLs d'infan* 

1 (cric et quelques dragons, dans l'intention de faire une 
descente sur les cotes île France. Averti qu'ils avaient des- 
sein d'aller du coté de Brest. M. de Vauhan mil celte ville 
en eut de défense. Cependant lord Barkiey doubla l'Ile 
d'Ouessant le 16 juin, et entra le jour suivant dans la 
haie de CaDiaret, avec trcnto-siit vaisseaux de guerre, 
doute galioles à bombes et environ quatre-vingts petits 
bâtiments. Lord ralroash el le marquis de Camarlben 
Tinrent, aussi avant que possible, reconnaître la baie 



QAapfrJMlw, duc do MoaîUes. 




15. 



OkLBBIBK IIISTOlUQt'KS 

Fans une Ralùro à vingt rauics; et dans le coa»04lqui 
Irou à k'ur rt'lour on décida que le marquis de Cnniartlioii 
irait le 18, h la poinU? du jour, avec !>cpt rré};;iles, dans la 
huit, poui- batln* un fort e( deux t>attmos qui étaient ii 
iouesl, ^H-ndnnt que leurs Irnuftcs dch.irqiier.iientd)ins un*; 
jiiilre haïr •ni lilonneu&c d'un deini-quarl lie lieuedelonf^mijr, 
qui a\ail auvdoux UmU des rochiTS. L n ^rus> brouillard les 
ayanl relomis jusqa îi dix heures, ilscontmençèreni l'enlre- 
nrisc dès qu'il fut dissipa . quoique les clwlouws c'nvo)"ùcs 
n la reoonnaissaficeeu<iÂenlrap|>orléque Ici^rnuroits propres 
à (aire une desrente étaient bien garrlé^. Le inarquû de 
Coniarthen s'a> Huça avee s«>s Trêgales ilans la baie , où îl se 
trouva environné de nos biitteries , qui le prenaient de Ions 
cùlès. « En nu>tni* teins les riviloupes ince les iroujM'S dt: 

' s dcbarquomenl arrivèrent , et le ffênèra) Taimnch. K>Uint 
(t mis h la Ittc d'un hal.ii1lon de ^enadiers. donna ordre à 
« rhaq^ue rhaloupe de faire prendre lerre aux troupes qui 
B ^toient dessus, k- plus promtement quelles pourraient. 
« Cette aetion rnmmenra à ppu près à midi , p;ir une ca- 

i>'« nonade qui dura dcut heures, [lendant lesqwllr» lesctt- 

a nemis essuyèrent le fou des balleries et des retraprtic- 

•y TTuns, qui èloicnt gxrnis d'un bataillon de la marine et 

<i quelques milicescommandée^iwtr le marquis de Ijtn- 

i< jirmii. 

ti ApK'S reltr nianirnvre . lov^ \vfi peltlii hAtimeas lirvid 
ti Toile punr se rendre dans l'anse de Camaret. où les 
a plus avanerz mirent À ierre huit ou neuf oens hommes. 
" I.e feu dura .issez lonplcms départ et d'autre, M. Be- 
" lioise, ■eairilaine d'une cftmpnpnie franche de la mari*». 
« avant rrm^irniié quelque déwrth'c piirinî 1rs troupes dfs- 
.■.ccudne^. quisimildiHent inecrlainf^du parti qu'elles dc- 
% voient prendre, sorlit l'épce à la main . à la lùte de cin 
" quanle hommes soutenm par M . dr la Counsr , capilaine 
" (lune compagnie dr la marine, avec un pareil nombre de 
' .!s. Il eharpea les ennemis d'un* manière si >i- 
I < ose . que . 1rs a)'(mt reaverseï , îl i-n tua Dn grand 
V nunilire , et les poHism\i1 jusqu'à letn^ rhaloupt*s, dont 
>' il ne resinit plus que sept, les antre*; ■; élanï retirées. Ils 
n s'j jell?Tenl en ^i grand nombre . <iue. la mer Tiaisïinl 
* en mtme tems. ils drmenrcrcnl cchotin!. AlonM le 
n romU* de Scrron ('). maW'ehal tic carnp. M. delà Vais- 
■ se (*J, brigadier ifinfantcric, et H. du Picssis, briga- 

O) Henri ilo Lyonite. |},> Pl«rrc àc VîlleUetto Li Vaij»,(l«pul» lifvte- 
ftftnl ^Drrol dr» Jirti>i>csuu roi 



ou PAtAIS DE TCBSAtlXCS. 917 

« â\CT Ûc cavalerie , qui sétoienl rrndus sur les relrai>- 

V fUcmi-ns avcr \c ri'tçimcnl de cavalerie de du Plessis . 
€ sar l'nvîs qu'ils avnieiit vu par les sifiriaux , firent mar- 
ri cber un escadron sur \,i i;rève ; re qui uhlîgea les 
■ lrciup*'5 qui se Irouvêrent dans les iWîtimcns érhoueï à 
d demander qiiarlier. Oltes qui u'a\oien( pa? encore dè- 
« iKirqué craignirent la an'-ine ('?slinée, se retirèrent 
R Bvpc bcaucdup de jiréeipitniîon , à la faveur de leurs 
m \aÎ99Cau\. qui oinlinuiiicut Je ranoner les relranche- 
« Dions et les lialleries, qui leur réptmdnienl m ns cesse 
« arec mpériorilë. I:n T.iisseau liollanduis. s'étant ap- 
nrwhé trop près de la terre, s'cchoua. Aussi tôt M. de 
« la Gunilinière, capitaine d'une compagnie de marine , 
« s'alla poster avec quelque<t mousquetaires sur les rô- 
ti chcrf voisins qui le douiinoieut . et l'ubliE^ea de se 

rendre. On v Irouvn quarante bonunts tuer, du nombre 
desquels clolt le capiluîne. Il en resloil^ixante-quatre 
anlre5 . qu'on fit prisonniers. I,es ennemis laissèrent sur 
la i/lace pns de mialre cens !H»mnies . parmi l(»5quels 
« ûirnt le général Taiinacli, qrii rnmmandoil les Irftupes 
a de déliiirquement. On leur lit cinq ci'ut quanmle-huil 

V priKinniers et quarante nlTiriers. Ils eurent outre cela 
a un (irand nombre de soldats tuez. Quoique Ieur« vais- 
« seaux fu<senl prt'sque liors de ta portée des bombes, il 
« en tomba openilant uni' sur une çalîole ebargée de cinq 
« ccn«»oldabi. et une autre sur un bateau plat. Ces deux 
« bïiffnrns coulêreut h fond, ce qui lit juper que celte 
« CttXrrprise leur coûta près de deux mille hommes. On 
« inmarqna , la nuit après l'action , qu'ils brfilérent un de 
« leurs \aisseau\ . <ju un jugea ùtre celui qui fuLdémâllé 
<< de son m.^st de miznine, et un autre de son Imnier ('}. » 

Î3Î). coHUiT KAVALwr TKXEL (29 juîn 1694). 

PorKEiigùiir iMircTBii 1650. Ailr>iu NonlJ 
VaMUontUiWoii 
êtÈû BbH im\t puni de Bre.stic âTjuin. awc9ir i-aîs- R-(lv-cliiiu»H'i 
IX cl tieiii fbilfïs , [Htur allrr n h rvcinHichc U'um' (lotte 
<^î teiMil du Nurd , ehar};ce île Jdè jiour la Fraïu'ie. Mais 
/f ïïy, Inr'i'jn il la rencontra , elle était déjà touibrcAU pou- 
luir dexJIult^ndais.et, pour la délivrer, il fallait cumbiitlre 
vu ennemi supérieur en forces. Voici comment Jimu lîart , 
" ins son mp|»orl au ministre de la marine, rend compte de 
cette «ctien gloiùase : 

[1) Oùtoirv mitilaire de Louis XIV, jtêt Quiac},t. lU, p. 79. 



Ilr rluNord. 



3tS UALEKieS lIISTOKlQrEB 

AUunkcniue. Ir 3 luilkl iflttl. 
(I J'ai riiMiim-ur, monseigneur, de vous rendre compte 
u i|uc , le 29 du mois passé , je rencontrai . enlro le Tcxel 
« et 1.1 Meuse, douze lieues au large, huit navires de 
u guerre tiullanduis , dunl un i>ortoit pavillon de eontre- 
01 amiral. J'envoyai les meounoUre : un me rapporta 
a qu'ils avoient arrHc la flotte de grains deslijièc [wur la 
a France, et a>uiei>t umarinc tous les vaisseaux qui la 
n composoienl , après en avoir tiré tous les maîtres. Je 
Il crus* dans celle conjoncture , devuir les combattre pour 
o leur ôtcr cette flotte. J'assemblai tous les capitaines des 
« vaisseaux de mon escadre, et. après avoir tenu eonsi>il de 
« guerre, où le eonibal fut résolu, j'aliordaile contrc-ami- 
N rai, monté de cinquanLe-linit pièces de canon, lequel j'en- 
« K'Vpi à l'aburdagr après deml-beure de comUit. Je luîai 
a Inè ou blessé cent cinquante homme'). Ce conlrc-nmiral, 
H nommé Uyde Je Frise , est du nombre des blessés ; il a 
tt on coup de nislolet dans la poitrine , un coup de mou!^ 
m quel dans le liras gauche, qu'on a été obligé de lui cou- 
M per, et trois coups de sabre à la tète. Jt* n'ai perdu en 
« cette occasion que Iruis hommes et vingt-sept blessés. 

» Lr Mifpwn a pris un de ces huit vaisseaux , de cia- 
" quante pièces de canon. 
, « Le Fortune en a pris un autre de trente pièces; les 
d cinq autres restant des huit, dont un est de cinquante- 
u huit pièces , un autre de cinquante-quatre , deux de 
a cinquante et un de quarante, ont pris la fuîlc après m'a- 
H voir \u enlever leur runtre-amiral. 

a J'ai aiitené icî trente uavires de la flotte . lesquels 
« sont en rade. 

«. J'ai donné ce combat à la vue des vaisseaux de guerre 
a danois et snëdois. qui mit été témoins de celte action sans 
« s'y mêler. Us sont passés aujourd'hui avec le reste des 
a vaisseaux de charge . au nombre de soixante-six voiles . 
« pi mr aller en France ('). » 

V30. LOCIS XIV REÇOIT LE SERME.%'T DE DANGEAU, 
GRAM>-MA1TRK UK L'ORURK DE NOTRE-HAME DD 
MONT-CVKMEL ET DK SALNT-LAZARK [18 dCC. 
1695). 

Par Antoinr Pkixt, 

«LcBoi.ditSaiut-Simon (*), donna dDangcaunia grande 

<*) ' Uiilfirt df la wuirtnf franfaitt, Mr M. E. Sar. t. V, a. i u. (t^Mémtoirtt 
de Saint-Siw\on ^ t. 1, p. i'j8. ^^) Pbltippe de CourcilloD, nurquis 4fe 

DsDgCAU. 



DU PALAIS DB VERSAILLES. 349 

■ tnatlrisc de l'Ordre de Nntrp-Pnmc duMont-^nrmol cldc 
« Saint-I-i/are unis, comme l'avoit Ncrestangi Mlorscju'il U 
M remit rntro les main$ du Roi . qui en GlM. de J^uiivois 
a son Krand-vicaire. K'hivcr prèccdenl, le Koi avoîl iiis- 
a tîtué l'Ordre de Snirit-Louis, cl c'est ce qui donna lieu à 
« donnera un particulier la grande maHribe de Sainl-La- 

■ tare. » 

La c6r<-monic Ke passa dnns l'ancienne t!hapellcduchâ* 
leau de Versailles le 18 décembre 1695. Dangenu est reiirc- 
scnlé à genoux devant le noi, prtMnnt srmunt. l-miis XlV 
est accompagné du grand Daupliin , des princes et des 
grands seigneurs de sa cour. 



431. COMBAT DA>S LA MKH DU NORD ( 18 juin lOOR). 

^ Par M. Théodore Giioix en iS3D. Me ilu N'or 

B 1*3Villni)<')iift| 

V Vingt vaisseaint nnglaisel hollandais (ennîenf Jcnn Bart l* -tlmbuiisii 
bloqué dans le (mrt de Dunkeniue. n S!)n escadre êtnit de 
« sept vaisseaux de guerre el de deux bn'dols: m»is,s'è(ant 
«i impatienté de «^ voir si longtems assiégé , il monta sor 
« an lieu fort éle^è pour examiner leursituation. Il rèf^olut 
« de sortirdans le moment, ayant entrevu qu'il pourroit le 
< faire mal^çré les ennemis. Il fut joint par quelques ar- 
w mateurs, et rencontra, le IHde juin, tj llolte hollrindoise, 
« qui vcnoit de la nier Bnltiquc , composée de plus de cent 

■ « voiles, sons l'eseorle de cinq frégates ; elle ètoil corn- 

■ « mandée par M. Hnchiry , qui montoil une Trégate de 
' « (rente-buiL pièces de i;anon. I.c capitaine Vanderbcrg 

• en avoil une de quarante-quatre ; celles des capitaines 
« Swrin et Mcsnardlejeuneéloientchacune de trente-huit, 

• et celle du capitaine Alvin, rie vîn^l-qualre. 
«Le chevalier Bart crul pouvoir mieux surprendre celle 

■ « flotte en l'attendant procne du port où elle devoit entrer. 

■ « Il envoya plusieurs petits bàlimcns pour la reconnniire : 
« les ennemis en curent beaucoup d'inquiétude: et comme 
« les ordres du commandant île celte flotte éloîent de se 
« rendre incefisamnieut en Hollande, il poursuivit s.i route 
« asseï heureusement , el crul ftre hors de tout péril , 

■ « lorsqu'il appercut les côtes d'Hollande, peu de jours 
B « après le 18 du in^me mois. Mais il vit Teseadre du che- 

« ralicr Rirt , dont les vaisseaux aUaquèrenl les fré^altcs 

it ennemies, el, après un asser. rude combat, îes aliordérenl 

m • els'cn rendirent maîtres, pendant que les autres navires 

V,(*) Aehille dp Nt'iviiisna, (^rand-DiiilIrc ilc l'urilru (le Notrc-Damo du 



m CXLSII 

« ùl les armateurs «^onpevmlïivàiileiSHZ ttaKiâads . cr 

K en prirt-nt trciit** . Ivs âuLres qui cloiciit au-dcs$us<du 

« M.ilr Eiiiiiry.qui nmimandiiil In tliUlernnrnitc^rorut 
a «n roup iiiurlel au-ili'«us de la nwrni'Ilp lïuiirlK*: le 
« rnpit-iini' Vandrrhrrs rut •ior iK>n IxirJ lJTnU*-qiia(rc 
n tiuiiiiiics lu(*7. (ri dti-huit blcAsez ; lt> capiUiur âwTÎri 
R nu blesse au bras . H Ip rnpitainc AMn fui iaé (*). » 



PiiviIIoikIu Itoi. 



kd^. BtGVAY-TROVUi DISPERSE UXE FLOTTE ESCOftTEE 
PAR TROIS VAISSEAUX 1>£ GU£&RE HOMJkMIAtS 

(1696J. 

ParU.XkeeJorr GcnHcn 

Au iD^mp temps nù Jean Bart donnait ainsi à son nom 
une poputarité immortelle dans la marine fraiM;ai«c , un 
]ounc<>tintri-pii]oariniiti'Urd(.-Sainl->lalo,l>uKUiiy-Trouin, 
commençait â se faire «xtunutlrc par ùv*> faiU d armes d'une 
audace et d un bonbeur non rDitin^ remarquables. 

a II arma, selon son prupre récit , les\ai&>eaut irHaùnt- 
Jacques, le Sati^-J'/irnl, H la frétât*' tu Lèonore .de 
« nu.injnlt'-&i\. quarante pi seire eanou$, el, sétuit joiut à 
« deux auU'cs frégates de Saiut-Malo , JLtUqua une flotte 
« cseurliM- par lrui.s «aisseaux de guerre buUandoii), de rjn- 
a qnanb-s|u<itre, rinqn.'iiiiiMleax ei trenl(*-.stx ciuuMiJi, eum- 
a inuidésparlebar(tnde>Varseuart,«irQ4miraldeU(dlaru]e. 
u Dafi!« le cummeneemenl de ce etuabal , le feu ayant lual- 
u bcurcuseiuenl pri» au vaisseau le Stiju-I'aroil , H fait 
« Muter toute sa poupe. Duguaj-Trouiu fut forée d'idiorder 
fl a^ei: son \aibM-au MMd les deux j^rufi ouitvoîs, qu'il en - 
a IcvA l'un après l'autre après un saf^tUnl eutuUil où la 
A iDoîlié de suM équiiiage périt; le Iruiiiônie euoToi cl 
k une partie de crUe dulle fut pris par W» frégates qui s'6- 
A taient jointes à lui [-). » Le hoi récompensa celte Iwlle 
Action par un bre^ el de eapitaiue de fre^iik-. 

C'est ici le lieu de eitiT un e.iileul coii£igné dan& l'histoire 
d'Angleterre de Uafùu lliouas 11 rapporte nue, d'afiré<i 
1e« registres lie l'amirinjté britannique, les eoisau-i^ de Saint- 
M»lo, de lGS8:t Itt97 , e4ili'vérenl aux Anç^lais el auL litd- 
lindais eeiil soivante-deux na^ire.^ ili- guerre e4 IroÛ mille 
trois cenlqualre->ingt-q(uLre bâlimcuLs marchands. 

I I, ni , p. -j:». r» tinli 

iwiir M iikbMUriition. 
: due, L V , |i. xa. 




Aitcilu \i>f 
pjvllloiiitulln 

M Quatre armateurs de Irnncc, montaiil îles vaisse«iux du lt-<ii-<'l'ii '!>•":' 

u. roy de soixanii'-dix , do cinrjuaiUc , de tniilc-six el de 

« TÛigl-quatre pitres dct:aHoii , rcuconticreiil le l;i d'«- 

« vril . à la hauteur des Iles de Silley, les vaisseaux ^ngloîs 

H tf A'onMr/i, If Cholrau j r/iHchertiefsr, le Si/iafort , cl 

« k bnitot 4ie ia Hlare, ^rvant de L'unvuis ^ Ja ilotte mar- 

« chmûc aafçloiâe, qui atloil aui Iodes occidetilales. Les 

« MiiuttHirs de France U:& atLiquèreni. el . après un 

r^tt «ftiabat i\v deux Iwures, pendant lequel la Outtc iivir- 

!« duuide se di.s|H:r&i. ilBs'enqmrcriujLtluiai&ÂCUu IcScka- 

■ m. fétt, qu'iU furent obli^-t de limier, (Kirec qu'il rluil 

-)o AttBt |iereé ; mais it« KanUrtut lo briilol dr /<< Jifiur , 

■m 4j>>' ' iil itrih. Afirès lei>oiDliaC les anrkib-ijrs pimr- 

« :^ Ue tlûlte pendant (ruts joufs.el U rt^iH^iiirenl 

« le in. UM'iiihat recommenra, etdnra troi^ henrc>; mais 

« ici vaisseaux an^lois. se tr<iuvant fort cnal traites dans 

« leoTfiatp'ès . ils hireiil (onlraiiitsik prendre le larRe. Les 

« JMBlteurs les al>andonn<>rent pour suivre les liàlintens 

« jnafckMUts , dutit une partie se sauva à l'Iimuutb . d^tu- 

« tivs «UK isU's de ï^ilk-y , et en d'aiilrcsfMrls. Les arnia* 

« iMKdc Francecu prirent (|uclqucs-uns, qu'ils Huciurrenl 

« dws ios fMFls de rOcôan ('). « 



Par .M. Tlicoflore Oi ti.?« «i l$3!i. 

le pimlloD français . malgré la triple Tr^alilf de l'An- 
îîlehirre, Hela H<>I1*ande el de l'Esfui^e , rnntinnffflà suu- 
icoir 6iii\ bonuf.ur siu' tontes les mers. « Le Koi ealliulique 

• CD ressenlil di'S efTeLs dans ses étals dn Nouveau-Mundc . . 
« Le sieur de l'undiv r) éleil punti des-iùles de rrnnic an 
« coamumcemenl de Vaiwée, avtx* une escadre de «rnl 

• iitlftsMiitx de ffuorrc et plusieurs antn's lulimefu». Il 
m «nu devant CarlhnfS<Mic . ville du nouveau royouctie de 
« AMMde dans I Amérique méridiunate , uu les Espagnols 
M. IB0DIAAI 1» plus grande parlic des liibiiieics qn'îHi li- 
« roieiit du Teruu. Il attaqua cette place avec tant de 

^1) 'KMiftrT ih»#*o*rr âeti*w* Xn-,ym Qolncî , l. III , p. W. C) 4nni- 

unard iH-><ijt!an;3, tNiroii Je Huiiiiis. 



Aili* (lu Nordj 
l'uviltoinloll 

n.-iIiM'huum 



36Q flALERIRS HISTORIQCfiS 

« vifïucnr, assUtô dos (ruupr$ que lui amena \c gouv^rnrar 
« de S.iiiil-Dominguc, qu'il la prit de force en peu de 
« Juurii f[ la pillâ. Les immenses riche<t&es qu'il m tir» 
n redressèrent un peu les iin;ini'es épuisées de la Fraurc, 
« et mirent le Rui en état de eoiilinuer la guerre aux 
« dépens de ses ennemis ('). » 



435. pniSE iV.vTii (5 juin 1697). 



le ccnUdle. 

B,•^JI■-^•l^aul^^C. 

SiU« ri» jfi. 



Par M. Baptiste en tin. 

a. Après la paix d'Italie , les alliez fU-voirnl s'alleiKlre du 
a voir en Flandre de plus noralirenses armées . et les avan- 
u lages que la France w |>n>nietti)it d'<'n retirer ne contri- 
« huèrent pas peu à ee dessein. En effet le Koi y envoya 
« trois m;irèchnux de Franrc , dont eliacun ovoil un corps 
« d'nrniée séparé sous sa eonduitc; ces trois marèrhaux 
■ ètoient MM. de Oitinal .de Villcroy cl de Bouïllers. Le 
a premier fit ruuverturc de la rampajtnr pnr le siège. 
il dAth . aver une armée de quannle mille hommes , pen- 
it dant que tes i\vn\ auln'S le enuvmieiit ; \o Hoj d'Aligle- 
<t terre ;*! et rélerteur de Bavière [^1 (iront diver^mouvcmens 
« pour secourir la place; mais, considérant qu'il auroit fallu 
« nazarder une balaiUe contre une armée «le beaucoup sih 
« pêrifîuro ii la leur . dans un Icnis nù la Franco sornit nbli- 
« gée de rertdre Alli . ils jugèrent plus à propos de faire. 
< rhoii d'un camp qui mil le pais a rouvert le reste de la 
a campagne. Le gouverneur de la place, se voyant doiw: 
n par là sans espérance de sect)urs . se rendit le 5 dt* juin » 
a après Ireiie jours de tranchée ouverte!^).» 



Ju Nord. 
'ttTlUoit'iluRoi. 

ll.-r|p-rhrtUfSW. 



V3C. M. UE POINTIS AVEC CINQ VAISSEAUX ATTAOrS 
SEPT VAISSEAUX ANGLAIS ( 2V aoûl 1097). 

Par M. Théddore Gmm «i lASf. 

An retour de sa glorieuse expédition de Carlhagène, 
Poînlis cul à cnmbatlre une <>s<'adre de sept bitiments 
anglais, cinq vaissoauv de ligne dr s^^iix^nle et doute et 
soixante et dix ranons. et deut frégales de trcntr-six. Il 
n'avait sous ses ordres que cinq vaisseaux : le /-"iirifti-r, /< 
yermttndoii , le Sceptre- Amiral , te 6'ainf-jUicAci et /« 

(n ftùloirf (foLuttJjJC/K.psr Llmien, 1. Il.p. MS. (iiGuillAitaMni. 
i^) MaiiiDilifU'BmntdDuel de Ba«l«re. {^) Uûtinre ds Lmù XIV, pat 
Uluicn, I. Il, )>. an- 



DR PALAU DE TSItSAILLBS. 



353 



"Z<Mir>- Sa position ctiil critique: la maladie avait 
raTag6 srs équipages; les trois quarts dos officiers et des 
matelots i>taient hors d'état d'a^*'', et k peine nvait-il de 
qnoi fournir au service do la moitié des l)alteries. Ce fut 
dans cet étal que, le 24 août, à la pointe du jour, il décou- 
vrit rcnnemi qui faisait force de voile pour l'altrindre. 
Poinlis lui èparf^in 1-"» moitié du chemin, et la division 
française alla canonner les vai$so.')u\''inglais avec autant de 
résolution que si les (équipages complets avaient (çarni tous 
les sabords. L'eii^aKement dura jus4]u'à In nuit : les tùti- 
menls franrnis reçurent courageusement les bordées d'un 
cooemi qui leur était de tout point supérieur, et eurent 
l'honneur de poursuivre , en face de lui , leur route sans 
dommage. 



I 



%yî. PRISE DE TROIS VAISSEAUX ANGLAIS PAR M. DE 

KESMOND (28 aoùl 1697J. 

Pir M. Théodore Gcoin eu itid. Aik du Ne 

Pavilloiidul 

> Le marquis de Nesmond , lieutenant K'-nèral des R ■'«'«-*■'»«"* 
a années navales du Roy, avoil armé une escadre de six 
« vaisseaux |«>ur aller m course. Il rencontra (rois va is- 
1 scaax an^lois qui revenoicnl des Indes. Il les attaqua 
■ tvcc tant de vigueur, qu'après une médiocre résistance, 
« b partie n'étant pas égale, ils ne purent éviter de toiuber 
« entre ses mains. Ils éluient tous trois chargez d« mar- 
ie Chandises pour plus de six millions ('}. n 



^38. COMBAT DE M. D'IBERVILLE CONTRE TROIS 

VAISSEAUX ANGLAIS ',5 septembre 1097J. 

Par M. Ttiéodore Gc&iK en ius> 
►3^. PRISE nv FORT DE BOOtBON PAR M. D'IBERVILLK 

(13 septembre 1697). 

Par M. Tbi^odora Groin en lK4a. 

« tas vaisseaux do Boy U Pélican, h Palmier, le 
« ff'ecfph et le Profond, commandés \v\r M. d'Iberville, 
« reçurent des ordres du Uoy de reprendre le fort de Nel- 
« son, dit Bourbon, situé à cinquanle-sepl degrés trente 



t'ovilloitilu Uni 
K.-de-fliau^sirt! 

4 

Aile i)u NorJ- 
PavilioDduRoi 



<>)ffljtoire mmtaireitttMul$Xt\\p»rl)mncy,\. 111,11.386. 



minutes de latiliidc nord . eti la Luiyc d'Hulon (lludson) . 
t\ Aa nord du C;iiiHd<i. M. d lt>r;nille |tHrtit avtr <'Oâ quali'r 
fl cusstNiux h. s de juillet. Ces vaisMiaiu se lrou\t:n'iU 
« rciifcrmÙ!! duis les places du dtrtroil de (vUc l)ii\e irs- 
a part- dt* «ifigl ?ie}>l jours. Li*^ couraiu t-ii fîreiil di'ljuii- 
h qw*r, Ir 1.» d auii^l , Ir Prliroii, quv umuloil M. d'Ilicr- 

• m Till<', qui Huit n mi lifues de Dï^uo, Htiiû » soixanlc- 
« troi;; degrés lioil fiuimUrs. à l'cxlrôtiiilë du dèlmU Cv 
u vji&AMU 4rri\a «l'iil detnnt le foil Nclw» U* 5 de st'pUtfii- 
« bre. t'.U\ul uicmilk* à di-tix lii'ucs tU: Irrre, il ap(->^'ii^ 
« lrt>i!» ^aisM'auK sou» Ir vriit, i|iie M- d'ibenillc crut 

< « èlrr les u!i(rt*<« navir<'5i. Après n^nir \e\v l'aiirri^ sur les 

• A Mipi heures du malin , il chassa sur eux , el , leur ayanl 
« fait les signaux dp rn'onnaisàancc. ausqut'U ils ne ré- 
« pondirent point, il connut qu'ils ct{>ienl anglais , rummc 
« cela se trouva vray. L'uu éloit {e Jiavtpshirc de guerre, 
<' de trente six pièces de cnnun , et de cent cinquante 
o hommes d'équipage . cl le* antres ïe Vt^riny, cl h Htib- 
a sousbatffy do trenlo deux. M. d'iliervillc. malt^rcriiic- 
« galitédes forces. »;r di?ijM»s,i à les allatiuer. Les trois vais- 

/« spaux ant^lnis s'altiiclK'rnnt à dém;Uer le Taisscau du roj . 
« Après (ruis heures et dctnie de combat, le commandanl 
« du IJatîij'sfiirf |iroton$;ea /c Pélican pour le couler .j 
« fond, rt il se Pità bout portant, de |iart cl d'autrr. une 
« décharge générale de mousqiH'terie et de canons à uii- 
fc Iraille de toutes les Intterics. Les canons du Péliatn 
« furent pointés si à propos, que ie //^inijwAirf en fut 
n corilé bas . et sombni dans le moment sous loiles. Lt' 
« /ialtJtttNfhaye amena aussilùt pavillun , et iir IJcrùnj prit 
u U fuite. ïklais le temps devint si rude . que le JiabsiM*- 
o baije bVcluiua sur une basse, et le Pélican fil naufrage 
o d'un Tent du nord-est , qui le jeta à la cùle. On se sauva 
< à terre en ranot H en radeaux . 

« Les troupes formèrent nn camp à leur arrivéo , et Irois 
K jours après M. d'Ibi-rville attaqua le furt de BtmrbOB. 
V 11 eonmicti^M le 11 à faire faire dis escaruioui-hes à la 

faveur de queique-ipetils ruiï^scjux et de quelques troncs 
ti d'arbres brûlez. Il êtuil en cet état lors4|ut; les autri's 
n ^aisseaui arrivèrent. Le Palmier lui eu^o>a. le 12, un 
« mortier, que l'on tenta de mener à une batterie qui 

1 Bvoit été faite à deux «'«us |»as du furt, dans u» boi<s 
I laillis. nonubslaut le grand fou que les cmirmis ûrent. 
( On les bombarda ilepuis dix heures du malin Jusqu'à 
< qualrefaeuresdu suîr;et peadanlce tco»^uM Icft lurcclu 



ILLES. 

feuonalimiid âetî!- 



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nons I 

« M II iii'iviii ni <iommor \c giiuvemcunlc ai> rendre. 
e4 lui iii iVtrc qur. <i'il»>\pi>soil à souffrir iin .i^M^ut , on 
lie rrcftiuit iiucum* i^iiuposiliMii di' m |i;irl. Un (tavailla 
à clrnssrr iino miuvrllr kith^ric, qui aitroit lait un fu- 
rmiA ^It'sitrdrr , si . *ur les qiintrc licnrps tin soir, le 
gi>ii>(Ttir)ir M'fiil rn\<iyi' Irois iJc))ul<'S à M. illbcrvillc. 
t|(ii Itii i.ipnrirrcnl une capilnUlion [>.ir Inqnctte il 
• hiut loquarlicr qui a|>p;ir(riii>it h li fonipa- 

^- mires. Cette prcipo^ilion rtAnt Iniji nvjiiU- 

gettK ftuur des s^cns qui ctoinit à sa disrrrfion, ill;! 
ri*fuM. Le «ouvemcur riïvo>a, sur les hnil honrr* du 
soir, un dépnlè avt-c uno k'Urc ftour M. d'Ibcrvrilo , par 
IfequeUu il deniandojt i\o\ix morliers di- fonln H qtwtn; 
pièces de cation du ntOuic ntclal » t|a'il AMiit apiHrrtês 
i'annoe pn^cèdwitt', iorsipir les Anglois prin-nt rrfnrl 
»ur le<( ôinadirns : cir qu il refusa. Enfin, le Icmle- 
vaam 13. le frniivcniftii Jui cnvovii (rots ou^'^çi, mur 
lui dirr qu'il lui rrnilntl U pliii^t* , le; priant d'en laisser 
Ijîrcl e>;irualion h nue liuure nprès midi. 
« MM. de lit Polerie el de Sorii;ny s'en rendirent les 
nHlltrcs . et le pouvemciir en snrtil .i une heure , à h lele 
lie la gnniison . lambuur luiU.inl , nièclu's allum^-cs . en- 
scigin*» »U'plo>ces cl anc les baf;;ipes. M. de Hnisliriant 
<e trotn.i a ia rencontre h la lÈle de pins de deux Pons 

(iilTl.i<]|)'M> 

hC<- l<if U-lijil<'r>in|H>ficdn Lrnis baslionseldemi iKiStîens, 
(Jnnt il y rn eut nn ijui ï.auti en l'air de dent hotnhe<i 
qn'on y jrtta. IJne autre lH)Oih>o leniiersa une paierie qui 
cnUiurott un grand eiu-ps de logis . et unequatiièmc 
torolja aa milieu de la plan;, el ble<i9n (rois Inrinmes. 
Od ne perdilà ce siè{;e qu'un Canadien . qui fut taé ['). h 



HkO. MARIAGK CK LOtlS DK FRANCE, VVC DE IKilR- 
r.nr.NK, ET UK MMUE-AliÉLAinK UL SAVOIK 

(T décembre 1G97J. 

•I i'*r *i*i»int' liiri , vrfs ITftO, |>iiri(c r^nûâl 

!■■ rltiitr. 

tfe Rvs»-irk rcndil enctwe unefirt.? la tmnquil- ^'"îilIl'pVt^'" 
\Hé A riinrope. Lft Tranee viclorieuse . mais épuisée , dut n-» loi." 

i} ifUtofrc militaire rfe UnUi X/l', par OUiMy, L III , |i. 340. 



356 GALERIBS HISTOBIQCBS 

renoncera la plupart de ses nouvelles ronqatlcs. La paix, 
que l'éL'il du royaume rrndail 'îi nérrssâire, fut publiée à 
Paris li> V novembre 1607. suivant le rérî*inoniul d'usage . 
cl aerueillie avec les plus grandes dèmonslraltons d' en- 
thousiasme. 

Cependant le ra.iri.i|]e de Louis dp France , due de Bour- 
gogne , ayi-c la prinressc Marie-Adéinïdi- de Savoie , avait 
cté une des stipulations du traité de Hyswick. M.ilgré Itr 
jeune Age des deux époux, dont l'un avait quinze ans rt 
l'autre onze . leur union l'ut rèlêlirèe sans retard. 

a On n'étoit ooeupé que de la niagairieciiee qui devoît 

■ éclater ares noces: on en prc-ssoit ottraorilinairemeiil 
€ les préparai ifs, et l'on prélendoît surpasser tout rr qui 
« avoitétê fait en de paredies occasions. Les daines surtout 
« n'y cpariïooient aucunes dépenses. Elles devtiicnt avoir 
« si\ habits difTérens , et ces habits éloient tellement eh»r- 
« Rez de dorures que l'on eut assez de peine à les porter. 
« L'habit de JU. le duc de Bour^o^ne étoit de velours nuir. 

« tout couvert de perles Lhnbitde In princesse étoit 

« d'un drap d'argent, tout couvert de pierreries. Le ttoi 
« éloil habillé d'un drapd'or. sur les coutures duquel il j 
a avoit un [Kiint d £spa|^ne d'or, large de quatre doigt5. 
«_M. le d;:tuphin el tous les princes éloient aussi magniG- 
«'quenient vêtus , el tous ces h.ibils étoienl relevez de bro- 
« deries d'or , et éelatans de pierreries agréablement 
« diversifiées et mises en œuvre. 

n Tout étant prêt pour In cérémonie , elle fut célébrée à 
« Versailles le 7 de décembre parle cardinal de Coislin('], 
« en In manière suivante: M. des lîranges [*] . maître des 
« cérémonies, alla sur les onze heures du malin premire 

■ AL le duc de Bourgogne d.'ins son apartcment. el le. 
.■ conduisit en celui du Koi. Sa Ma]r>lé se rendit ensuite. 
B chez madame la diichessi' de Bour;;ogne , et la nx-na à 
*t la chapelle, accomp.isnée des princes et princesses du 
« sang, de la duchesse de Verncuil(*), des cardinaux d'È- 
« trces ;^} , de Janson ;,*) et de Furstemberg ;*' i , et de Tar- 
it chevtque de Reims C). Le cardinal de Coislin . premier 
«c aumônier du Koi , dit la messe en mitre . reveiu de ses 
€ habits pontitkaux, et tilla cérémonie du mariage après 



0\ Pierrv de Onmbonl . i^road aumADi«tr «te Vnnrf. *^ Nicolas Lu CAtuafl, 
M'itl*'*»' d« la GrAit|[e-HliKiiy. >' CI)arloil« Se^uier. (^ Oeuv d'E«lr*M, 
•v^iif ot duc (le LAon. '•) Toutidiiit Jr Forbin, cv<Fqur ri rorale à» 
fteauvnls, *! <îuill«aru« Efion «le Fursierobfrg, evéque de !ïlrastM>vrf. 
"^i DMtrlr»-Uauiice L« THlier. 



DO r&LAIfl DB VUSAILLES. 337 

• laquelle Sa Majeslù donna un luagnitiquc dinè aux nuu- 
« f eaux mariez (*). » 

44t. PHILIPPE IIE FRANCE, »QC irAIf JOC . DÉCLARÉ ROI 

u'ESPAG.^e (pHtuppF. t) (16 novembre 1700). 

Var i<! b-irou (Jliluro co 1891. Partie ccitlTAU 

Oiarics ÎI, roi il'Espaffnr , monrul sans postérilé, le Saloii tiu^r.rn» 
l" noTrmbrp de l'année 1700. Déjà, depuis pinsieurs an- vîîS. 
nres , 51 snecession cïait ronvoilée [)ar des prçtcndanls di- 
vers, ri deax Irailés même l'avaient partafîcc. Slais la riorlé 
eîijia(în"lf sp r^volt;i cnnlre le dèmemhremenl de la monar- 
chie de Charles-Omiit . et les prineîpaux con-idljcrs de 
Ctiarlesll, lo cardinal Pnrto CaiTern ,-' et le comte de Mo 11- 
terey (J*), firrnl violence à s<-5 affcntionB de famille, pour dé- 
cider le prince mourant à laissera un iH'til-fîls de Louis 
1^ XIV son vaste héritage. Charles lï , m effet, aprcs avoir 
^b'rnnsuUéle pa[>e Inrioi-t'iit Xl'^ , frl un testament par lixiuel 
^^i^ léftiiait tous ws royaumes à Philippe de France, dur 
^^Vl'Anjou , sous la conrlilion que l.i couronne d'Espagne ne 
^V^ourrait jamais Nre unie à relie de France. Te fut le 3 
^P tKTtoltre 1700, un mois avant sa mor( , qu'en signant oc 
^P testament, il signa, scion la belle expression de Saint-Simon. 
« la ruine de sa maison et ta çrandeur de la France. » 

Cependant Louis \1V , qui comprenait quel Tardcau de 
guerre il fallait accepter avec le k^9. de Charles II . ne vou- 
lut poiiil prendre seul une si grave décision. Il convuqua 
son roiisril . t-l. après une longue délibération , dans la- 
quelle le i^raïui Dauphin dèfrndit le; dntilsfh> son filsatec 
«ne énergie de lan^af^e inaccoutumée , il fut résolu que le 
testament^ierait accepté. 

On elait impatient à la cour de Madrid de voir arriver 
le nouveau Roi. n Lamb.-issadeur d Espagiu* rei;ul de nou- 
i> veau\ ordres cl de nouveaux empressements pour de- 
a mander M. le duc d'Anjou. Le lundi. 15 novembre, le 
u Roy partit de FonlaineLloau entre neuf et dix heures . 
*» nVyanl dans son carrosse que monseigneur le duc de 
a Bourgogne, Madame la duchesse de Bourgogne , Ua- 
« daiDcla prin^'csse de Cnnti (^) et tu duchesse de Ludc('). 
u It arriva à Versailles vers quatre heures. 

. Hiiloire de tjmù XIV. par Liinfcr», l- III , p. t- 1» Udifr^idOiâ- 

liliHiuf lie lUiro. •) Itfiioil OilMcakhi- {' MiiiM?-Tlit*n-sy «Ir Buurtuii 
iatlemmttUe de Bourbon ).\,"i MarjluetUt-Louûo-SujwiOUK de UrlliuOf. 



Le Irnili'Hiaiii , iiinrd 



GAieirts insToniorES 

l*i novi-robr^. W Roi . au sortir 
« (le son li'vcr . lit rnlror liiinlKissutieDr (i'I^^pafcne dans 
« son cnbinrl . ni'i M. Ir dur d'.\iij<iii s'éloil rfinlii par les 
'«.derricrofl. Le Hoi. Ir lui moiilraiil. lui iU( qui) te \hm^ 
tt voit iuihinr comme son Uui. Auiisilùl il se. jcU à grnoux 
n à la maiiiire espagnole . el lui fil un 3ss<'z Ions fompli- 
« montpn rrtti' Inrigiio, Lr Uni lui dit quil ne I fnlemloil 
H pas encore . et quo eélitit â lui ii réptMidre pour son pe- 
a tîMils. Tuât aussilûl anrîu le Roi lit. contre loul^ aiu- 
ft tiime, ouvrir les deux Dallants do la porte de son cahi- 
•; ncl. cl commanda a tout le inondr, tpii rtoil li'i prnM|ue 
tt en foule, d'entrer; puis passant majrsliii'useinrul les 
« yeux sur la m)nibrousc compaffuic : <i Mu&si'-'urs . leur 
« dil-il en montrant le duc d'Anjou , voilà le llui tl'Ëfi- 
« pagne. Lu naissance l'âppcloit à cette couronne, le feu 
H Boi aiLssi par son testament, toute la nation l'a souhaite 
tt ot me l'a deukaude insLimnicnl; c'éloit l'ordre du ciel ; 
« je lai accorde avec plaisir. » Et s*^ lournnnl à son 
petit^fils : « Soyez bon £spai;;nol . c'est pn-senlemcnl 
« votre premier devuir ; mais souveuez-vausque vou» Mes 
« ne Frant'ois pour entretenu- l'union entre les deuîi im- 
« tians ; c'est le moyen de les rendre heureuses cl de c«n- 
u server la paiv de I Europe ^'}. » 

Ce fut alurs aussi que l.ouis WW prononça le mot si 
conua : « Il n'y n plus de Pyrcncrs. » 



I 



tlll \u(il. 
IvUIuikIiiIIoÎ. 



Via. FRISE DE OriXZF VAISSEAFX HDf.LAX!>AlS PAR- 

yti'F VAissKArx FRANÇAIS (21 aviil 1703;. 

P«rU. Thcotlorotii'BiN en iU9. 

Quand I.uiiisX IV" cul nolifii'r aux diverses cours dcrEii- 
ropr lavcneuient de son petit-rds nu ln\nr d'Espagne . la 
pr<?mii re impression qui s'y nianiff'fn fut cTlIeirulie pm- 
fondo slDpeur. tînillaiiim* III, qfii ne pouvAÎt ndraim-rà 
son gn* II- p,t(Vmont no^lnis dan;* 1rs pn)j'*l> de sa politique 
linincuM* . itoumenra p«r weoiiiuiHre l'Iiilijipe V au nom 
de U (Îinndr-Brrlsjnip et de? ÏVovinces-linios. I, 'empe- 
reur Uniimld se Uirna n prolcster el à néjtticier, pendant que 
l'yh'rlpur de Bnviôrp rt le dnr de Sa»'oie , se dèclaraol en 
faveur de l.imis \|V. atKliqnatenI entre srs mains leurs 
prclcnlitins à U suecossion csj^ta^'nule. Mais cet ctal de 
choses dura \hiu: il ne lalluit a la cour de Vienne pour 

(*) Mémeim dp XmimtSimmn ,1. ttl, p. Se. 



00 PUAIS M rBBAAlLLU. 

^'rf'le lrmp<ï tk* former une noiivrlle coalition 

■- Louis \|V aJJa If roi Cîuilbiimr ;i y fain* en- 

^u^U'trrre, on itonnniit inij>nitU'mnienl au (ils de 

aoquf-sll, mort, le tllrt- Uo Jai (|ucsill '). Dis lors U 

icrre, (|iji d nliord , en 1701 , n'avait vu i|iir le Milaii;iis 

Ihéîtlre . so Ul à la fois i<n Jt.ilic , rn AllemaRiir . et 

I.* P;ivs-R,i5: la Frant'e , » qui qufllrc années (|p \mhx 

'i4)niiê \i' lemps de respirer, cul ronlrr clic 

ir' I empire . de )'An;;k'Lerie et <Jc l.i lioll^inUe . 

oonmamircs |Mr UarllMrougli et le prinee Kugèite. 

CrT»nidaril les sueeès ?>c balaotjèronl dans la campiiKne 
1.0 duc tie V'emlômc Unltt^teeri Il;ilie au prince 
» el l'êkH'teur de Bavière y'., avec Culioal rt 
r» ^^;, assun en Allemagne Ja suj»érioritè des urmvs 
lues, 
^nnêe 1703 fui cfrak-ment mar<]uée par d'beurciu faits 
iVaraics sur lerri! el «ur nier. Dans l'ctle guerre , en effet . 

f rumine dans In prëcëdenti? . lj>uis XJV av.iil a ruuibaUre 
IfS deuv piiis-sntiles marines île la (îraiidr-Hrela^ne et dc9 
Proviticc.e-L'nic.s ; r( vu mi^nie temps qu'il entrelcfi.iit de 
fonniilables armt'es au pied des Alpc», sur les Iwrd*: du 
Rhin ri (lu Dnnulie, el sur eeux de la Meuse et de lEseaui. 
il fallait qu'il armait des Huttes considérables pour d^undre 
^^le» crtlcs de son royaume , et soutenir llionneur du pavil- 
^Vton fruiçais sur rtjcéan et la Méditerranée. Si . pendant 
^■f'cs douEe ans d'une lutte non interrompue, la Fnin<e ne 
^BrcnipQrl;! pas suriner dcclaUnIcs victoires, k's surets du 
^^ nioiits furent partn^ès entre elle et ses ennemis. Épuisée 
H^ par de hi lonns et si prodigieux efforts, c'était toul re 
^P'qu elle pouvait firétendrc. 

« Iji Hotte des vaisseaux mnrrhnnds ridollande s<irlit 

a dclti Meuse le lOavril. ptiurnller à la rivière de Londres 

^B « nvrtr qui'lques ynrnllis d'Anfïlclerri', où éloil niilnrd Pîi- 

^ft« forlel le haronile Baisan, ministre du Kuy de Pologne '\ 

n Celle flotte fut :itlaquéele'.^l par trois vaisseaux de guerre 

« du Koy , et par six eapres (le Dunkerque . d'Ostemle el 

1» (in ILivre. Après un rude ewnhat . deux vaiwcanv de 
tt guerre, quiservoicnt de convoi à la flolU;. frin-nl pris, 
« ol 1rs armateurs, pendant le combat, |irireultreiw sais- 
ie SKiut marchands ("). d i • 
■,.,!-". ■' a,illr» (tt ^fiiûtitr 
.1. . fi'l(l-iiuiri')'li;i] , gr- 
fif-i . I -KtiHiiuniiW. rVLwui»- 
Claudc-Uixlor, «luo d- \illai^. Liiaii-rlul il- l-raticp. (*i Kr.tli'rir 
Au|til8ie l-'.C'! Uitloire mififoirr th LoMïtXI} .paryuiiicy, (, 1\\ ju tu. 




l'dVillriiKJuhoi. 
Ic-cliflussée. 



4V3, M. DK atÉTI.OaON PIIK.ND yVATRK VAÏSSEAPX 
IKILLANUAlâ ET £N COULE A FOND UN C1>'01I1ÈIIF. 
A LA IIAVTEL'R J>K LISBONNE (mai 1703 j. 

Par M. ThfiKtorrGiinN rti iBiJi. 

« Le morguis de CoCilogon {') qui oloit parti (ïe Brest le 
ladcinni. avec cinq Rrws \aisseaiix . rencontra, à la 
« hauteur de Lisbonne, une flotte atiKloise et hnllandoise 
« de pré? de cent voiles, escorU-e par cinq vaisseaux de 
a guerrt* ausquels il s'attacha d'abord, cl, après quelques 
m heures d'un combat fort opiniâtre , il en prit quatre cl 
R coula à fond le cinquième. On trouva sur un de ces vais- 
• seaux le comte de Vallenstcin , amhasMdeur de l'Em- 
(t perenr auprès du Koy de Portugal. Peiidiinl le combat 
e tous les vaisseaux niarclinnds se snuvèrrnt, ci rctournê- 
i( rent dans les [Ktrts de Porhigal, d'où ils êtnient partis. Le 
marquis de C<H'(lugon rrnlra dans le nurlde loulou avec 
CI les quatre vaisseaux de j;uerrc qu'il a\oi( pris ('). » 



Aïk ilu Nord. 

IVvillondtiHoi. 

R.-l((M-llUlt»IH'. 



VVV. PUISE u'AQriLÊE 

juillet 1703). 



FAR M. DUQ^Eâ^E-M()MEa (23 



Par M. TliéofloTp GrbiK en . 



« M. du Quesnr-Monior. qui commanduit dans la Médi- 
n terranée le Fvrtnnf et t'jdhiir. avec deux barques de 
u p<^cheurs du pais, qui [Kirluicnl doux petits mortiers, 
ti et des chaloupes qu'on lui nvoit envolées de Toulon . 
aupht qu'il y a^orl dans Aquilèc, ville qui apnrtenuît û 
n l'Empereur, un (Crus niaftar.in de bled , d huile, de vin . 
m de fromage el de porc salr, qui ctoit destiné pour larmèe 
it de rKrapereur en llatic. Il résolut d'aller attaquer celte 
« place avec les trmipesqu'il avnil sui' sa petite flotte. Celle 
n ville est situiv dans le rrioul, environ â S4>pL lieues dans 
t> les terres. 1/on n'y pouvoit aller par eau qu avec do 
(telits bateaux plaU. el Ion ëloït obligé de pnsser par 
« de petits canaux fort elroils . ut'i il y avoil très-peu 
« d'eau. Il partit pour celte expédition la iiuil i)u :S de 
« juillet , el arriva le â^t. à dix heures du malin, à trots 
a qtiarLs de lieue de la »ille , après .mtir élé cenl f»>i* prM 
« il s'en retourner , parce qu'il ne pouvoit faire passer ses 

(1) Alain-RmniAnapl de Coftlogon. liculcnaqt ffùn^ril de» «rineM nu- 
lle» du roi , depuis iii.irM-hAr d« Friiticc. (,>J tlitknrt mitilttire de 
tonia XJt , par vuiiir). i. IV, p, iji. 



à 



DO riLAIS DR TnSULLBB. 



36i 

bitimons par le peu d'eau qu'il ïrouvoil. Il découvril 

une redoute environnée d'un iH'lilfnssè plein d'euu, avec 

un corp!Hle-gardL' qui étoil nouvellement fait . et une 

« maison vis-à-vi&rnai& è une petile portée de mousquet; 

« le canal ctoit si étroit, que deux clialouppes a\oient 

« tM^auruup de peine à y passer. 11 apperçnt en m^me 

• temps cinquante ou soixante hommes qui cloient au 
> pieu (le la reduute. H fit avancer deux chalouppes avec 
« chacune une pièce de canon, et la compagnie de grrna- 
« diers cninmandee par M- de Benucâire, pour la canonner, 

■ el Gt débarqurr on mOme lems pour l'enlever. Ils ne 

■ jusèrenl pas à prn)H)S de les attendre. Le5 grenadiers 
« mfrenl pied à terre et bouleversèrent la redoute le plus 

• promi lement qu'ils purent. A tin quart de lieue delà, 
« M. du Qiiesne, qui nvoil marche avec 1rs truupes, trouva 

• un rciranchemint soutenu d'une redoute et entouré 

■ d'une haye vive , h l'endroit le plus étroit du cannl , où il 
« ne potiviiit passer qu'une chalouppe : It s mirons mi'me 
« tuui'liuient au Ujrd. M. du Ouesne l'uTant reconnu, prit 
" le parti , la nuit ap[irnehanl . 'fe faire mettre pied à terre 
« i ct-nt ungt soldat.<i qu'il nvoit nroenés avec lui. dont il 
c y avilit cinquante jrrenadiers, elde poster iinv rhalouppe 
« Il ennun <l«*vanl , et une harque de pCcheurs qui avuil 

■ deut petits mortiers derrière pour iHimlmrder, canonner 
« et faire en m^mc temps attaquer , ce qui leur parut 
« irês-tlillicilc, ^-tant obligés, pour y aller, de passer 
K fluantitédrhajes vives parun endroit oii l'on nepouvoit 
« aèfiler que l'un après l'autre. Cependant , comme l'af- 
« faire étoil pressant!', il ordonna a M. de Beaueairc de 
K donner av(T ses ffrenidiers et le reste du hnlaillon , pen- 
a dnnl qu'il feroit Immbardcr et canonner par ses tinrqiiés 
a de i>ècheurft el ses chaloupes: pour lui, il n'ètoit pas 
« en état de sauter dans un relrancbemrnt . jinrcr (ju'il 
<i avoit (terdu un br.is. Les petites bombes et les canons, 
« qui nu'omnioiloiciil beaucoup U*? ennemis, et les tnnipi'S 
« qu ils vovuirnt venir droit à \vtm relranchmients en 
« b<in oriire. tes obliKèrent de prendre la fuite de l'autre 
« côli* du canal , et !tl . du l^uesnr fut fort .surjiris . sur les 
« sept heures et demie du soir , étant à une portée du 
a eamm de la ville, devoir tenir un oflirii-rquc M, de 
(I Beaucaire lui envoloit (Kmr lui dire nue les troupes du 
tt Roy èloient en balaïlle dans la ville. Elles aïoiciit 
« marche avec beaucoup de Oerlc . et a\oient exécuté ma 
« ordres avec une extrême diligence. Les ennemis avoient 

IG 



fiAumvs 

quelques troupes rirglérs . a\cr on nombre rrtfijMérâble 
■o lit-milircs. M. du (1»*'snctroti\:iHiins h lilh* hiMncouptIe 
« vivros, n <Mi cmp«irla loul co qu'il fnil. Il til hfulpr nne 
« auîinliU; *!« WecI on ^çirlMrs qiii ^toicnt tlniis In ville (?| 
» (Liris Uc;imp«giic» et se rt^Ura i-nsuilo wm* .noir fait 
tt aucune perh* ('}. n 



I 



445. 



rlllani 



CmtBAT 

1703). 



A lA nACTECK d'albardix (10 août 



Par M. TWoitair GcBaiv en i63v. 



« Le cuinlc de la Luzemc . qui s'cmbarqwi k premier 

<t i]'ai>û(5ur lo Taiswau i'JmyfiilrUe , AÏaril »ur son Lord le 
u marquis ilc Lanquetnt, rapitniric <'n serond, a«oit 
o ordi'i' d'aller cruÏM^r dan& le nord il'Ecjjsftc avec les lia- 
u virL':t/c Jcrsry et /rjs Jett-x^ coiiinuiidës |i(ir JhUI. de 
« r.aniill) il de Beaujcu. iU juiguîn-'iii le !) une escadre 
K quenmimyndoit AI. ùcS..I*ul r iilu h;iulcurd'Alli3nlin 
B e( de llûucanos. Ils déeouvrirciU, le IU .iu lUiiLÏti, 1% 
u fli)Uc <lc la pècbti du ha/eng de la Ml-iim-' , eoiuposèe de 
u deu\ ccwi Yuilt'S, et rscurlce de t|ualre %ai«seaui de 
a guerre liollaildois, de quaraiiu- uii de rinquaiitc ciinuns 
s cUaruii. lu Urenl forée de \uiles pour les jmiidre, lequi 
a Tulfait en trù$-peu do lems. M. de S. Pot n'allant pas 
i.si lûeii i|ue M. de la Luzerne, et vuUiU que la nuit 
f'.ipriH-h()iL, prit le parti de losfnireullaqucrfKtr iejer*v\f 
cl 1m Jnix, qui rtoieol deux «aisi»cau\ pris eî-flcvant 
« par les .-iruialeurs de UunLerque. M. df la Luieriie 
«.attaqua le cummaiidant du c(>ni<ii , Irmiel se remlu 
a a|)rcsavuir eâ^tuiè deux bordées de près. M deCamilly 
f. cl M. lie Ri)qucreuill<^ i, \ vu liinUautaiil dntdrui autres, 
u qu'ils nineiièri'nl de oiAnie; unis In ntutririne , étant 
■ bon voilier, ^cliapa . ol fce Miiva i* ta faveur de la nuit. 
a Les vaiswaui de (lutte s écartèrent peiidnnt le combat; 
K on en pritet liriila (nnlret un .iuiiis eeiix qni furent ran- 
n ( ;• ■ - !:,-,,,' ■"i.itcLrs. M. de S. I*»j| Ht mettre 
n IIS huit cciis Uolliudois qu on 

a > ,-i .-.••.<>•>■ .^ w»>tÀ relie action , H qu il renvoïa ■ 

« à Oilais |t«ir U. de Lauqutlwt , qui y arma l£ 24 (^). n 1 

(>) Uuluirt mititairptie L"uU UV, ^u l>«irMr3r, 1. H 



\taic- 
...,.f 4le 
lïwiii^fïiiil, iirpm» In-iMctiiiTil lîi'iirrjil itr» anntt-i i..i*rt:cf> iln roi. 
t^j i<ùJutriiMiiafiiredle£oM<iX/r,pArguiiM},LlV,fi. liï. 



Aniôltir. rhfvjhrr tir ^aint-l*oI. rbci tl'oMdre- ;'; J 



DC MlfUB DE TnW»TlUM. 



363 



f 



0- 



pm&i: iiE enisAcu (6 septembre \7Q^\ 

Par Jojn-ADptrtin FiunQrcLTï cii isM. 

« Monsieur le rorate do Toolouse >'* éloit parti poar Tou- 
lon , fl nion5oi;:ni'ur le duc ilu Boi]rp»|ïm- .' |iuur aller 
prcodrc le romiiinndeiiH'iit do i'iimxl'o du ronréobal de 
Tallni'il 'sur le Rhin, où Icnrinn* Louis de 1î.ide et les 
aofrcs ffV'nprniix pn rhf f de TrmpereMr, m-rnups n l.i ttlc 
dr If-relec- 

U nt bien 

f»; nt. I! cLinMiliiasonélat 

(J- '< lin maréchnl de Tal- 

Lai '(«rrvpr k* prinre Louîs 

ci rf irvmbktit dans y>ri 

c»*iiu<- j.M 1--^ ,t*.:ri 1 , > MM- . .■!rrtrnra\ail remportes 
snr IfS ImpériiTox . ri que In Dit-lr de RalislKmne nr s'y 
cnntinnnil rjwt* sous ses nu^inerf. 

et Monsei^Tieiir le i\w de Bfniryoîme, après plusieurs 
•f3iWï*5.ii>oilp.T^wle!ihin. L^m-irVrhal de Vashan par- 
lit de Paris , k* jwffTîit ^u apr«5, et le 15 nortt, 
Uri- " Il ri!l !n^(-li Mrir<in aToit paru ïc malin ilu 
i»i Le gouveraetir , se croyan.l 

itr . ^l celui de Brisach lui en- 

*' nisoiietsoixanlcconori- 

fi. I >('S. etBrisiirbwIrniiva 

iii r il (iiiljiisq'i'a II G septembre, et Ornonvillo, 

(il ■ iiw-^iivfTneiir?destroisprin(*w.en ïippurla 

la ni»u\ellc,el Mionrurln capitulation. La larnison, nui 
«©it de <iualre mille hommes, rtoît encore ne (rftis milto 
ciiio centi <)ui sortirent par la brèche avec les honneurs 
de la nticrre et furent conduits à UhiiifeJ : la dcronsa 
i:;ncur le duc ' '' s'y 

nenr pirsonap; -i- 

,!^;in\, .i>eC une Vnlcur S(iin>lr ri ii.nwirilO 

rien et qui va partout on il convient vl «il 
. .1 ^.Mi ,à nrrtooner.ô nppremire, el qui ne s'.'iper- 
«tU pa5 du (lanj;cT. Marsin /: , cjni preiioil jour de lieulc- 
nam-jAiiéral . mais que le Koi aTOil attarlié ?! sa jier- 
9oniK pour cette rampafîne . lui Fnisoît songent Iii-de?sMS 
des- représentations inutiles. La HhèmHlê, le soin des 



Atfptlu NOfda 

H.'il(.*-ch.-iu»& 
Su Ut* n- 12. 



.rtujfi'AloYJltiilrv itv BouriKdi iIl- Franri-. (ï) Louis iltf Frsiirc, »lc- 

r.tiii.t T CAtTrtllr ilHf>*iiiii, cdiiti* (le TatlaM, dppuH ilua 

nIim-Hmni.ii:!!'-!. i'-' l.oui*-C!ini<Je-Hfi'lar, tu.-ir((ots 
II) de Frftiirr, (J/^ioif* Hop; du ^ itUn. ;*j Fcnlmind , 
LL UL .•i.ii 11.1 , 'jt'ituis Luaruobal tic Pr«ncc. 



W PALAIS DE veiSAItl.ES. 



365 



\o\irs aoparnrant , cl par an heureux coup do main sèlail 
tmparèe de Gibraltar Los vaj<;sraux de Tmilon et les 
galères ayant rejoint r.irmcc, le comte de Toulouse s* 
'&ouva à la tiMe de tn*nte-deut vaissi-aut , div-npuf ga- 
lères, huit galiotes h homlies. six hn^lols i-t plusieurs 
bâtimenU de transport. Li flotte atif^lo - hollandaise ne 
domptait pas moins de soixante et quatorze voiles, l/amiral 
"ïhovcl ('; commandait lavant-garde, le corps de bataille 
'était sous les ordres de l'amiral Hook ;': , et l'amiral vm 
Calembttrg avec les vaisseaux hollandais ^lail à l'arrière- 
gardc. Le 2i août, li^s deux armées étaient en présence 
« ri etoit alors dix heures , et le feu commença géncrale- 
« œeal par toute la Ii;;ne. I*es armées èloienl a onze lieues 
m au nord cl sud de Malaga. Les ennemis ayant toujours 
M le Ycnt sur les François. L'amiral Hook alla attaquer 
U AI. le comte de Toulouse; mais il ne soutint pas long- 
ji Leiups son feu. Il lit arriver deux vaissoaux frais, pour le 
« relever; cl quand il les vit bien battus, il reprit leur 
« place. On n'avoit jamais vu nn feu pareil à celui de 
< ramtral de France. M. 1c comte de Toulouse combattit 
a avec tant de force et de valeur l'amiral d'Angleterre, 
s q^u'îl l'obligea de plier, et de quitter prise avec sa divî- 
« siOD. Le maréchal de Coi^uvrcs eut beaucoup de part à 
« cette glorieuse action, cl conduisit toutes choses avec 
« autant de prudence que de capacité'. Le bailly de Lor- 
L« raine i,^) avoit placé son navire le plus prés des ennemis 
r« qu'il avoit j>ii, II y fut blessé si dangereusement qu'il 
■ mourut à minuit avec la même constance et la m6me fer- 
« nicté qu'ilatnit témoignée dans le combat. M. defjrand- 
« Prc , qui se trouva commander son vaisseau après lui , 
se comporta si bien qu'on ne s'aperçut point de sa pert«, 
et ce vaisseau fit toutce qu'on pouvoil désirer. Il soutint 
le feu de trois fréj^ales de soixante-dix canons jusqu'à 

rtrc lieures ; après quoi l'amiral ttook . lasse du feu do 
le tomte de Toulouse , passa à lui, cl il le reçut de 
^^* »*>n mieux (*). » 

^Ê On se battit sur toute la ligne avec un acharnement sans 
^T épi, et le combat ne fut pas moins vif à lavant qu'à l'ar- 
rière-garde.II nccessa qu'à la finde la journée. Les ar- 
méf s rejetèrent en présence pendant toute la rmit qui suivit 
la halaitle et échangèrent encore dos coups de canon. Enfin, 
le lendemain matin , la flotte anglo-hollandaise se retira. 

t) Sir Clowdefllcv Stiowol. {*) Sir Georitp Rooki*. (a Uiu»-Alplions«- 
ice de Lorraine, cbof (l'escadre. (^} Ifittotrc mihtqirt de Imuis XIV, 




Ivnir* 



■vilkm du lloi 



,- __ _- — ^ ■ ■■ ■ ■ • " ^- ■-■" -~— • 

. « totfo», aotsi faîc» q%»m atuètibaà de Gtu« rs 
i« cabota sua portnii enridii de rtHiwarw ^> » 

COSOLIT SAV^L UTftB PAS LB OlSVAUBa DE 

SAixT-roL cosnc lbs anglais 3t nai ITQ&y. 

HUtT se CBKVAUSK Dft ftAUrX-^OL. 

Paf M- Ttirodore Gcsa m iSUc 

« l>«»ciir«iUrt' dcSl. r ■ *■ tï^ Dunicrir- 'r "^ mai 
c Avw me C9r«dre dr ^ :'^p»m. Il , à 

« 1» (winlcf (l9 jour, huit n .mi- » ^irglnis rli.;.-.-.i. uk>- 

• ruts, vt le 31 iï ttl b &)Ui- .Tngloisi* lïr ta mrr Baltique , 
y lyfv ..'..^1 .1" r^Mize ▼aisiiç.iïrc Bjari:h:m(Î5 , ■'^■■^*."^ par 
« II' iijt iJi; irr i CT T g. «ivoir dpo"» »1*' n- 

« n- ,.1 m, r| It» tnjisi^ini' <V qn.iraii!' -ij à 

» ffrfi|»(><f (JVmvjîir 3f . Bart , r|in roiiïmamiort la frcKalc 
■ f //^ro#ïiff, ri rinq .irrantr^ursqui otciicnt av(îr lai, cour 

i$a rcn(hT m.-tttrcs «!r« v^5m*4UX m.in liands , ce qui Ait 

VÏN liifti cxmilf flu'il rrr 5>n échnpi f^u'nn petit bâti- 

f ment. Il r^PT.i «•? qualrr v.'iis!.c3a\ - rrrrum- 

a liatlrn Ir?! lrrri«( tAÎswaui rnwinîs; ' -tlriidu 

« lon^icms fe 7>T/r>n, rnimnanilr p»r I»' fie 

• i'.:tvmn , qai ne poinoit k joindre inrrrr t\i: m- 
m t;iis iinltiT. il *c dçtrrrainn n ïp? nbordcr sans lui. Le 

flïiwl sï.riK H(' faif, M. dt^ S. l'ol, qtri fnonffiil le 
S'i'' ftit ?urlo roinmanfïnnl, nommé te f^mtlet; 

M 1 -fi-nilli? avcf /<r Prnthéê s'atlâch:! ra v.iisscau 

/»' i'r.yr.uii ^ r\ M. Ik-itfh'qutn . - *^nt fpy/T;(ey, 

iillaqu.i le Imisû'mf* , nnimni- /r> -. I,p tombât 

Ril rude el «iplni/rln*. M. dr liui|[n.-i' .nllc, joipmil cl 
ffbnrdn k* «ien Ir premier, xpr^'S (în avoir t'S*utê an 
gMiid f(!U. I.e rïicv.ilicr do S. l'nl aïanl Hii tue d on 
rorip de innii*Htnrl. Ip rointL' d*lllic:s priî^ le romm.iP- 
dMn«tl. rt ;!cm>' '*■ '^'n.r■^l -w-r 1 r^mconp de valeur. 
Il (Il tmil snii I' - hr rnmmiKuUnt ; 

maUf* vai^M 111 ._ i ; nct .HIr Salfubttry 

Hnnl nn pi ■ ifs le ^cnl JePonini.iml.intfniKTni 

prit lo pnrn i nr ubordvr M. de Roqucfcuinc, le 

t^.'^f'InnL^ f(^<>*?1>^ 'I*' Ffinn-. t"^rM]tinnicui ifoe d'InjouV 



nV VALAI9 DE TlttSftlLLE^. 367 

tt:TM^ 1 1^ Siia camarade et tui.iJ s'ëtoik rcnila m.iilre 
cl le sti-ntiU Tut foil suii>ris de !'■ trouTer 
nvovoir à MiiiarrÎTci' . rwiiunt |H»itiU'ni'orc 
lii iiUiïce cûh'-Ià. Le f<Mi qu'il fit a%eclcpfu 

(i«: iiKx»!. .|iit ttii rcfiloil lui donna. If Lemp» d'd|»péler 
à Sun secours uno j>nrlic ùe l'6()ujp:)^c qui nv«it saule 
ila'-" ''- '''-"nu-r v.ii$y:au , ri tf ui , niuniè [kir I exemple 
d> . alla 3 l'iiWdasc deccsccund . dtmtilse 

rcL: - . niallre. 

« Qut'lque bonne «uluiilé quti lûnioiffnàL M. de Cayvux. 
coaimandant le Ttilon . pour juuulre les auires. il ne 
Mit y réussir qu'à U lin do l-iiHiun . qui dum trois heures. 
Il n'dvoit esÀUïc qu uu ompde canou, dont il cul le nut- 
bcnr d'a\uir ic bras empurlê. iÛm>i le vaisseau /r /'ro- 
thtn, qui n'éloit Biunlo que de quarante picces de canon, 
donl le plus jfros ùiuil du douzelivros do baQvs . eul Va- 
Tantagi-den preihlre rioux , dont 1 un cIqîI porcé pour 
âoiiuaïle canons, H l' au Ire pour ciiiquaulL-hnit.quoi- 
qu'ilniri'en eaHât'ntrJni-nn que einquaQlc M. Ileniioquin 
abftrda cl cnk-vn II- Iruisièmo. 

a Toulcs tes; prises el Ic3 Irois vaifisean de f ocrre lurent 
coo'luils à Dutiktjrque. Il y avuil neuf ceiLs prisoooiisrs 
dessus : elles fureul eslimeis uit million , et (aufièront 
û^nucoup de dommage riUx.nèguciaiisd'Angletttrrf » dont 
quelques- uiiiî lirciU l«ui4(u*truuUî P), 



450. BiiAiLLE ne cAS&iNO (IG août 1705). 

T.ilik-au<]ulcmpK. l'arlto rcntnll 

Vl-•t..l.All|.■.^"'(■ duc de Savoie. ayir.'« nv.jr pendant deux ^''"'ijl'-','Jç'" 

.TOP ^ françaisi'tj un ? diiuBeUK, 

:tv;K d'alliance avec i -I , i:m'), cl s'était 

•rilru Louis XIV. Dos lors ses états dov'jirent le 

' Il [TdiTn', cl les villes de Nice, de Vcnie, de 

successiTcment auï mains dus Fran- 

. s ces opcralioRS dovaieiil préparer le 

AiA^v. ùl' i'miii . bul de la campagne. Mais, poiu' parer ce 

coai» . le pi itice Euç^nt accourut des bonU de l'Adige sur 

ceux de l'Ailda . ix'iil trouva le duedr Vendôme . avee siui 

frère le grand prieur (*). a La première t4'iiLdive qu'il Ht 

« pour iiasser 1 Add-i fiiL auprès du 'l'reso ; mai^t y ayant 

a trouve des ob^tiicles ins-urnmulables, plus |uir la rapi- 



(}) Hutmre witUnirc de Lvuiâ X/V, par (.Miincy, 
} Joicplt t". S} l*liittp|K> lie Vt'iicldtnc, ^rAttil prieur de 



^ , Hutmrf 
fï} Jojcpli I". , ^,-- -— . 

Mnt g6ncral ttcï srutced du loL 



I. IV, |i. M2. 

Francrt , licuto- 



GALCSIES HISTOKIOCBS 

dilé el la profondeur du fleuve que par lopposîTîôïî^u 
duc de Vendrtmc, qui se présenta de l'autre côlé. il 
miireha vers Trevinlio et Cassano , précédé par un dé- 
lacliement sous les ordres du baron de llied. dans la 
pensée de prévenir l'armée frnnçoise. Cependant, le duc 
de Vendûme, ayant fait une marche forcée , se trouva 
encore à l'autre bord, ce qui ne détourna point le 
prime Eugène du dessein qu'il avoit formé. II atUqua 
sans balancer l'armée françoise avec tant de violence , 
que ses troupes gagnèrent le uonl sur le canal Ri- 
torta. cl poussèrent les Franç.nis dans leau- Ceux-ci étant 
revenus à la charge, ubtigèrent les impériaux de le re- 
passer ; mais les François furent repoussez de nouveau 
avec perte, [tendant une lieure . par la droite «le l'armée 
impériale, au-delà de l'Adda , malgré les efTorts du duc 
de Vendôme qui se mit deux fois à la tète des troupes 
pour les ramener au combat. L'attaque ne fut pas moins 
rude d'abord à la gauche des Impériaux contre la droite 
des François, dont plusieurs bataillons furent renversez. 
Mais ceux-là n'ayant pu soutenir leur première attaque, 
après avoir passé un canal, où leurs armes à feu s'étoienl 
mouillées, furent repousser par les François . des bords 
d'un autre canal qu'ils ne purent traverser à cause de 
sa profondeur: il s'y noya ni(^.me un grand nombre de 
soldats pour s'être jetés dans l'eau [lar une bravoure 
excessive. I,e prince Kugène. qui se trouva durant l'ac- 
tion au plus fort du feu pour animer les troupes , leur 
ordonna alors de sarrèïer. et resta sur le champ de ba- 
taille durant plus de trois heures, quoique les François 
fjssenî de In tète de leur (>onl el du château de Cassano, 
un feu extraordinaire de canon et de mousquetcrie (*). • 
a L'action commença à une heure après midi et ne finit 
qu'à cinq heures au soir. Les ennemis n'alant point été 
poursuivis par delà le Naviglio, se retirèrent à 'Irevigiio. 
La nuit du comlut, le prince Eugène lit p4)rter à Palaz- 
zuoN» tous les blessés nu'il avoil pu sauver, Icsnuels mon- 
toient, suivant l'étnl ou commissaire iuqiérial, à quatre 
mille trois cens quarante-sept. Il laissa sur le champ de 
bataille six mille cinq censqualro-vingt-qualre hommes. 
On leur lit dix-neuf cens quarante-deux prisonniers le 
Jour dueointint, ou le lendemain malin parce qu'on en 
trouva plusieurs que leurs blessures au'ienl enipéchés 
de suivre leur armée , cl pour lesquels M. de Vendôme 



(0 UUtoin dt Louii xn\ par Uiul«r«, L 111, F >^ 



DU rXt.k\S DE rCHSAlLLES. 369 

donna ia ordres afin quon en cïll soin. On prit aux 
rnnfmis «.fpi piètvs ilr cmun, sept drnpcaiix et deux 
élrndarU. l'arniî les blessés èloicnl le prince Josi'ph de 
Lorraine el le prince «le WirlenilnTR , qui moururent 
de leurs blessures. Le prince Eugène fui aussi blessé 
(Qans l'.icli<)n. 

« Le ^ain de 1b baUille de Cassano rompit tontes les 
mesures «(uc le prince EuKène avoit prises pour pênè- 
« Ircr en Piémont et pour swourir le duc de Savoye qui 
• ètoil Tort pressé, et le contraiffiiit par plusieurs marches 
« hardies que M de Vendôme Ht devant lui, et parphi- 
« sieurs belles manœuvres . daller prendre des quarliers 
« d'hyter dans le mémo pals. m"i les Impériaux avoipnt 

■ fonimcnrclnuuerre: cela donna lieu au ducdeBerwiek'') 
9 do terminer cette campagne par la prise du chAteau de 

■ Nier, qui ôla ti)Ule espérance au duc de Saroye de rece- 
«t voir aucun scroors C). o 

451. COMBAT MVni^ PAR LK CUEVAl.IER DBS AIGGRS 

COXTBK LES uou.ANi»A!S ( 13 avril 1706 ). 



^R^ 



PjrM.TItMtloro (icDwen i83V. Aile «lu No 

PiiviHondul 

Le chevalier (ïe<i AiiRcrs ^nrii! de lîrcsi le 7 de mars , K--»»c-cIihi 

un venl irî-'t-favnrable , n^cc une c5»'adrecom|)05êe 

vaisseau Vk'ti%ttf)rlh , de soît.intc el ilix caiiuns. de 

l'ylchUlf ^ de Miitante, de la frégalle h iiriifon , t\e qua- 



- ranle-«u dre . el de /*/ .\nyaUf, de dii-bml. 

« Le 13 d'avril il se battit coiilie trois v;u3.seaux bollan- 
M doij qu'il avoil %us Ift veille tout le Jour. A près cinq 
« heure* de combat M. des AuRcr^. ayant coupe le mat 

• de celui contre lequel il se hallit/ et lui ayant tué 

• soixante honunc<> et Fdess^ un plii^ gnunl immlire , l'o- 
a bligea de ^r ri*ndre. Ce n.ivire ft'appelait /r Rocftctrl, î| 
a envoya au^si-tiïl prendre eonnai^Aanee de celte prise, 
a sur l.i(|uclle il Y avi>it «^îy r:ii>i<f<t contenant chacunu 
« fcpl liiiiçiil-i t\';ir ' ■ -• boit marcâ. et 
« vinjft-quaire aulr .ilinsd Hollande, 
a montauL à deu^ < i-n-^ tiiiiH- iwi-^ mi llornis irtiultande. 
*i M. Lappê , qui commnnduit VJcUillc , prit aussi le 

■ . a sien, sur lemiel il y avoil envirun quarante mille ccaj 
V « de f tandrc uins deuv caisst^s. Le troisième . qui s'êtoil 

f*l Janiiifs <!<• Kiiï-Jiime«. depuis niiir^h«l (!<' Francr. (i"* lidtoirc 
mituainde tuuif XtV, par Quinçi , I. JV, p. «net Ml. 

16. 



r 




Aile ilu ^o^•l. 
PavilloiMiuRni. 



33D GALEftIES niSTOBigiB» 

a battu avpr h Griffon , se sanva l.i nuit, .nprès aToir été 
B B\i6 eu furl mauvais êLit. M. dcSuu<loliu . tmpiuiac de 
B ce iloj'nier vaisseau, rcçuL ua coup do mou&quifi (l:Lns 
, o la poilriae ('). » 

452. COMBAT D.OfS LA MER DC NOiiD (2 octobre 1706). 

l'iir M. TbMtforf Gcour ea u3f. 

Ia' cliovalier ilc F(»rbiD y-) coniaKirirl.ii( une e&radrc- ik- 
sept navires , tant i.'iisst'aux <lc gucrrf qui- irvsAU'S. 

« Le 2 il'MClohre il ijrTumTÎl. ;> In poiiiLr «lu jimr. ane 
« RuUr hollauduÎM qui \eiiuilde la tare iialltquf, «nvi- 
< « ron iroi^ lieaes soiu le vent, computjéf de suiiantc xdUcs 
et convoyée par six vaisseaux de guerre ennemis . qui 
<> cloient au vcntdcsmarrhandfl.ll5sc mirent en ligne eten 
« pMneptmrntteodn- eeux du Kuy. M. (k' Korbin lit auasi- 
« loi situai à SCS v.iissr.nji il'abordcr cli.icun le sien. lyC 
(I combiil commenta sur les liuît heures du matin, M. d(- 
iL Furbin Joigoil 1 umiral liollaiidois ; U Biukoual^ coin- 
ti mandé par M. Lanquelot, qui ctuît de l'ayant, aborda 
o avec lui. it y eut beaucoup de Tracas cnirc ces deux \at.s- 
■ tcaax, qui èlnient à bord du commandant hiiltandois, 

lorsque 1c Hu y prit ; mais ils hcii retirèrent, et l'amiral 
« hullandois sauta en l'air deux heures aprirs. Le vaisseau 

' « que /(' l^takotial dcvnii combattre étant venu avec un 
'» troisième au secours de celui que h Safighuri alloit 
M rfwtrcftT, il ne jup-a pas .^ proîKit de le f.iire , ayant h 
Il r5ïujer le feu de ces 1™!»; ^ , dont il Tut cntiL-rc- 

* mcnl dèsempait!; il y cui três-peu ifc inonde 

1 \\ïi- . et Irs cimps port^rciii ph:-; on. ' i ' 1 1 dans le;* 

• rmn'ipuires que dans le curps du vai- .. Ilenne- 
M quiri et Bart, qni commandincnl \r^ ury.any !ef Sûr- 
c finffHe$ cl i'ff^o'ine^ abordiircnt un vaisseau de cin- 

^ a quantc canons, qu'ils prirent; \o^ trois aiitrcs se 
« snuTêrent, et toute la Oi>lte marcbancte rclvina pen- 
« dnnt le combat. Le chevalier Forbin eut cent nommes 
« torx ou blessez dans celti^ action , qui fut dos plus vi- 
« ffom. um*; ; car les enncniis élotcnt supérieurs par la 
« i lisseaux et des fquip.igcs. M. de Brcsme . 

« ' , >ruM descs vaisseaux, futtuè; M. de Ligondez 

t> mit nitc jambe eaiiiortéc, el lAM. de Gourvilto otdc 

{h Hitimrt OiitHairtdt L>ii>$ MV , par Uuinr> .L V ,p. MCWOlIldc 



^^^ DO PALAIS DE VERSAILLES. 371 

jill*ry furent ilangcreuscmcnl bliascz. Le vaisseau ilc 
cinquanlo canons que prirciil fa A"udtny«»y et VlUromc 
fui conduit â Urcst (M. » 

. BATAILLE »'.u.sujfZACS5aYri! 1707}. 

L»nnèe I706avn>tétc f;italp aaTarnitc<ifraitr.ii.<os. Dans 
'\vs Paîs-lIdS k' mirëchal de Villcruy awiil ui'i-.lu l.i sau- 
glanti; h.ila^Mk! dr llaimlHps; en H^paimt» , l*litHpi»cV se 
Jeti'iiiJ t!v\aut l'arelûtJuc, mii vcnail (l'èlre priK'Ianiû roi à- 
Bf.idri,^ IjiuisXr\'p[i.ii»ouslescoti[)8ro(louhI('S(lt'larorlune, 
i im n doniamlcr la paix : die lui fnlri-fuMrc. Il ré- 

< 1 s de la France un iiouyi'I t'flnrt , espi*rant qu'il 

fieraii dijctsir. Pendant noc Villars cl VendCirne allaieniar- 
rtler l'ennemi sur !<' Ittiiri et à la fronlicre de Flandre , 
■nie baliiiDons et tin^t cscadrocw furent ciivovï-s en Cas- 
ille fl» marrrhnl Je KtTwJek - . qui s'était maintenu dans 
Av«c CCS rt^UjrU, larintc des deux cou- 
issitùl I ufTemi\t: . et en moins de quelques 
leui Caâtilles Turval eatiùremenl rectinquis»; 
N rvntro \irlorieux dans M.idrîd . et U guerre fut 
aux rrnutières di;s royaumes ilc .Murric ol de 
C eil in que fut livret-, le 25 airil 17U7, l> rclèbre 
^ l'^'inza. 

lie BtTwick rlicrebail. pnrdcprud^iitt;s raa- 
.l^rlecorahal. U attendait le due d'Orléans ;";, 
■ t avecik'f renfurU pour nreiidrô le cootinande- 
J .irmée, et qui, à soi> xrauu rcnret . ne le rejoignit 
que le surlend^m.iiri de la victoire. Les ennemis ne vou- 
lori-fil r>:is l'atteudre. T^enU^-cinq mille ci>nibaltantsétaient 
I ;<; lesni-dr^sdumaripiis de las Minas, gênerai |ioi^ 

I du rèfufiiè Traneais Uuvtgny. comte do Gallmvty. 

drcitce ri:ani;.it<>f lu* comptait nue Ironie niillc houimes. 
On tint la eh«T( lier juM|ue uaus m>u eauip .. « Le duc 
-» de Ber«'k'k . dit Saint-Siuma . uo smigea plus alors quà 
cnnkattre. Le dëbul en fut heîireux. Bientôt après il 
\f€ 3e mil quelque tK-wriIrc dans noLrn aile droite, qui 
SïXiffril un furieux feu. l.e nmrccbal y aerouiul, la rê- 
• labljt , t4 la victoire ne fut p;is luiiglcinps aprè-sà m dé- 
fi ciarcr pour lui. L'acliun ne dura pas Iruiblieuivs, elle fut 

OJ ITitioire milHairf dr /j)ua \f\\ par iiuinc>, 1. V, p. Ml 
icqpefi du Pitx-Jani4&,<luc du Derrick- (.3; ]*liUiitp« O'OilOariSf Ucpui» 
miau royaarae. 





Aî\e du NurJ. 
l'aviJIoniluRol. 

R.-rIech.niwrï. 



3»! GALERIES HISTORIQl'ES 

« gcnêrale; elle Tul complète. Les ennemis, fii Tuile el 
« poursuivis jusf|uâ la nuit, fienJirenl lous leurs canons 

« el lous leurs équipages, avec beaucoup t!e inoniJe 

H On eut en loul huit mille prisunuiers, parmi lesquels 
« deux lieutenants p/'ut raux , six maW'rliaux do camp. 
« six brigadiers, vingt culoneîs, force lieutenants-colonels 
« et majors , avK une grande quantité d'étendards el de 
« drapeaux ('}. » 

V5-V. COMBAT D.15S LA MANGUE (13 mai 1707). 

Par M. Théodore GcniTt en iU9. 

l'ne escadre de dix vaisseaux , une frégate et quatre 
linrques longues, arnice à Dunkerqae el commandée par le 
chevalier de Forbin, mil à la voile le 1! mai » et fil route 
du cAtc de In Mnnchc. 

« Il eut avis, le lendemain 12, qu'ilyavoit passé une 
« flulte sortie Ucs duues. com|)osëe de cinquante voiles. 
« vaisseaux marchands et autres b:iliments chargés de nro- 
a viMons . qui alloient on Portugal et aux Irides occinen- 
t> Uilos. Il la suivit et la joignit le soir. Il la garda pen- 
«I dnnt la nuit, ot le lendemain il se mit en devoir de 
a l'atlaquer , quoiqu'il lui panU qu'oUe avoit t>eaucoup de 
« navires de force : elle èloil escortée de trois vaisM'tiux de 
n guerre, qui ctoient le ffampluncuurt , de soixante cl 
« dix pièces de canon, /c Crafflnu de même force , te 
« Che$ne /ioya! t (ïc soixanlc-dix-neuf , et de deux fré- 
« gâtes. Les nutres navires qui lui avoient poru gros , et 
' H dont il y en avoit un de trois ponts . ne se mirent pas 
a en ligne. 

" tr f/laftofif, commamié par M . de Tourourre , attat^ua 
u le premier, cl fut fort incommoilé. M. de Hoquefcmlle 
« nvei- In Dduphinc , et le chevalier ile NanpS .* avec te 
« tlrî"//on , enlevèrent ce navire. I.e chevalier de Forbin 
<( fillaqn;) le commandant, mais il dé bord n l't perdit beau- 
M coup de monde. Le Orrxpy et le Prolêe , l'un cum- 
9 mandé par M. Ilarl. et l'autre par le comte d'Illiers . 
• ♦ ne purent arrêter ce navire . qui lurea do voiles saf)S être 
-«. poursuivi, eijtngnit le navire de h tète, que MM lien- 
a nequin el de Vesias alloient comlMiUre. Ilnvoilreviré 
« sur son commandant . pour Mro plus prés du secours. 
« M. llennoquin le suivit et comJMttit le cummatidanl 

t^^a|fm•^xrtt^lrSalnUSimom, I. ïV,p. 330. '«1 Pirrrc-Osar Uc Bri- 
vbintviu-Ntngl», depuis upiuioe de valûciu. 



DU PALUS DE YEftfUlLLEâ- 

M. t)e Vpsins n'eut p 



373 



« ançlo» . ahn que U. ilf" \ esins n'eut pas ces deux iia- 
« Tires *ur lo C4ir(i>. AI. de Vtsins n'y lint pas cl passa 
• de l'aiant. Le navire angluis mit luos Mis suiiis à 
a acculer sur Je commandant, qui alloit abor<K*r: (le 
« ftortc qu'il pouvoit ne pas trourcr M. Ilcnncquin entrr 
< deux. U rctiiil un peu le ^ent et cuutinu4 son feu sur 
a le coromAiidant. en faisant tirer aus&i sur I autre na- 

■ Tire. Il coupa la vergue d artimon et ensuite le ^rand 
« masl du coumi.indnni, oiii^ il arriva pour l'ahun&r et 
« le vaisseau se rendit. Le navire que M. de Vesios 

< a«oil eumbatlu el qu'il canonnoit encore se trouva par 
m Je travers de M. Ilcnneqnin , qui le canonna aussi, l ne 
M de SOS vergues de hiinr fut eoiqiée. et il se détermina 
« i arriver pour prendre la fuite, suivi du SalUbury. 
m H. llcjmequin , voulant retenir le vent pour lui couper 
« le chefflin. la mer étant fort grosse, sa batterie ouverte. 
« et ses canons dehors, on l'avertit qu'il s'empUssoit 

■ <feau; el comme il vit que ses canons labouroient U 
« mer , il (U amener ses huniers pour dresser le navire , 
« avant que de faire routrer ses canoDS dedans, et il fit 
« fenner les sn!K>rds. Ce navire prit biiaueoup d'avance 
m sur lui . de Sf>rte qu'il ne chassa plus. Il einnya au vais- 
fl seau qu'il Yennit de prendre M. de Coiiscrac . pour le 
« commander. Les vaisseaiix (pii dnimi'reril la chasse au 
<■ luvirc an^lois nui fu>nil ne purent le joindre êlanl trop 
« près do terre. Ce combat se donna sous le cap de Be- 

< fcfiers. 

« Le soir cette escadre fil roule vers Brest, où elle arriva 

■ à onic heures du malin le lendemain . et y amena 
f Irenttï-qualre vaisseaux marchands pris (^} ». 

V&O. PRISE DES LIGNES DE STOLIKtFFEJÏ (23 mai 1707). 



Lacîimpagno de 1707, ouverte par la virloire d'AImanza. 
fut heureuse sur presque tous Ifs points pour les armes de 
l^uis \IV. 1^ maréchal de Villars . ayant passé le Uhin , 
aarar.is de mai, surprit les lifrnes de Slolhuffen, que les 
Aïleroands regardaient innime imprenables, dispersa les 
Irnuprs qui les gardaient, et s'empara de la nombreuse ar- 
lilleriL' , aint^i que des approvisionnements de lout genre, 
que renfermaient ces retranchements. Il envahit ensuite le 

C>) Oiétoire mUilmire ife X*«£* XIV, par Quincy , t. \% p. 4W. 



Xr4 GALRIII^ HISTOVrQVRS 

nHn|ui?.it (!<• Bmle. \v diifhè do W(îrl(»ml»prg. I«* Palalmtt, 
uni; partiLMk'Ia Fraucunif. ft éli^nililsescoiUnlmlirtns jas- 
(ju'andclà (JTlm. IIou( enfin l.iffloin'«Ipri'n(|pr;iIaFraiwe 
plus de hiiil rentsi)risonnii*rs et lrentc-ciii(| pirccs de ca- 
non, qiïolk'avfiit j)orducs à la falalr journée d'HcK'bstelt . 
Marlhoronjj;!! :^i, al.irtnc dc^progrês de ViH.irs. détacha une 
parti*; de ses troupes des Pays-B;is pour secourir l'amiée 
>aipén'.ile , et $e rondamna ainsi à une inaction ])rontaMc 
pour la Frsnee. 

Ifôf>. LEVÉE DU SriGK DK TOULON (43 flOÛt 1707} 



Les alliés romptaicnt prendre leur revanehe de tons ces 
t'Che4'?< piir le gr.ind coup qu'ils altatent fMpiter au midi de 
la Fnniee. En efTet, le «lue dr S»>»i*M'lle [iriiire Eiisèiie. 
iiprcs avoir chas»é les Français de Nice , él:iienl entres en 
Pru«eiice . el aiflient mis In .siff;r deviint Toulon , qui n'è- 
Liîl dcTtrndu alors que par de nininais oinrageft. el cinq 
DO i\\ halaillons de troa|M!s de ti-rrc i!l ilc nior. l/alnrme 
ful grande a Vcr^sailles en vorant la Fmœe ainsi priiifi à 
ïeî-VTx, et une flotte am^laise pr<?l*.' à se saisir du second porl 
du royaume. Mais le petit nombre de bras que renfermait 
1(1 nlle suflil . p.ir des prodii;ei d'activité et de courage. 
pour la mettre en état dt> défense, l'ii ^a^te relranrhrmcnt, 
ele\t: (Ml qiielijut' jours sur les hauteur* «le S.iintr-4)3(heriuc, 
Jirreta le» premiers efforts du due de Savoie , et dr>nna le 
lemp^ il plus t\c sniiante It^ktaillons de se rasst'mbU-r sous 
les nmrs de Toulon , île mimi.'Te a former une armée en 
fiice de l'aruit'i- ennemie. Ce fut en vain que iiimiral Showcl 
9vet SA flotte juirut devant le port connue |»uur le forcer: 
a La marine, dit Saint-Simon , qui fit merveille des mains 
n et de la IHo.nvoit désarmé tous seslwtiments. en avoiten- 
• foncé leplus grand membre a rentrée du purtp^iurlrbou- 
« cber. Lesallaquêsdu duedeSavoiecuntre Icsbauleursde 
Sainte-Calbcriue ne furenl [kis pi os heureuses. Le \h août, le 
maréchal de Ti'ssè *) etn\H»U\ bs retrainhcuientsélevéspar 
leiiuemieiira' > ' ; ".ellui luanuatorzenents 

liouuues, paru l''Sa\e-Gotna i.^), lieatc- 

uant uent'ral i: nninruti-s. Ces écbecs , la noa- 

veUe de ta pr< rivec du duc de Bourgogne avec 



pin 

(M Jnhn CbuirliiM , dncde MiritHmioiihi 
aiiRlabe». ^i i Htue-Frouljis , 1U< ilu nom , totiito de Tewe. i^) JeaD-ûnlI- 
liume. — 



KihiAral «I ohtt dm airiévs 



fni 
b ili 



DK VCKSAILLE«. 375 

tbles . ctilln u 1.1 rm)Iadi<- , la désertion, 
qui lUiniiitioicnl ]c^ Iron^s alliées de 



r tn jwir. dAlerinim'rtiil K-duc dt: Savoie i*t le piiof 



rttiniUe. ite I tTccutt 
au £i 'ioût , « après un mois du sw^v. i, cl 






fois qoe IcdiicdeSaToif^roniiue avanllui t^ l:i1. 

«iprefiaél (lar si pruprt ctpérienre combioji li LSlUiUicilc 
aeatMicr la France p^r cette frontiore dus Alpes. 



niSE D£ EtoiDA^ (9 Septembre 1707}. 
isrrESTiâscxExt du lA place. 



^B Le 4«e dt)rlfafis arail rejoint rannée française deux 

« l-f.' rfwdc Iterftitl. . dit Sniiit-Simon, alln .nii-devanl 

^_ « de M. le due d Orli'.ins, bien en peine de la réception 

^m m rfa'il hiî frroit i*t du dépit qu'il auruit di* tmuver 

^m- K \y^<.."!w i»i- ' .r outert de M. le duc dOrleans. 

<t <>i '-e an maréthal. sur ce r|a'il ctnit 

« 'l'-j ■; il fait lODt ne ^'il avoil pu pour 

^v « l'attendre , le r.i^surérent. Il f joignit de justes touan- 

V* < gM; mais il ne put s'emp^'her de se montrer fort 

flt lourhe (te ^on millicTïr . qu'il avoil lAchô dèviter 

» par 1im|« U dilii^enre imaginiiMe , elpfir ne s>lre pas 

Pa mémcr .irrtSè à Madrid entant que la phiit légère bien- 
« Sfaricc Tauroit voulu. Enfin le prince, persuadé avec 
« raison qn il irax^it p«i Ctrc attcnaa plus lon^-temps par 
a l'aUâquc des eortemiâd-ins le camp môme dumnréchnl. 
« el le marcclial à Patse . ils ne furent point hrouiltcs, et 
« cette caiapaRRc jeta enlte eux les londemens d'une 
« estime ei (L'nne amitié qù ac se&L depuis jaiuaifi 

• démtntf» r>). » 

Le duc d*Ortiiiiu prit aunstlàt le cMinnandenicnt pcnê- 
ral de I année . soumit les pro^ioces de V.ilence <^t d'Ara- 

^^ guo, et termina la ciunp<i^c pnrlesié^e delérida. 

^m D Ortt« ville . située sur U Séfcre , e»t . p-ir ^a na&i(ion . 

^ B une des plus importantes de la moiiaroliie irKsp:iKnc 
p Outre son asnetlc avanlafîeuse . qui la fait reg^srder 
« cnotme le rempart de In Catalogue, les iiigi'nwiirs nn- 

• BMsetfcullaiidots avdienl coounencé à eit augnieulerles 
« lorlificatii)us en 170j,sans discontinuer d'y travailler 



OyMimoiru de Saint-Simon j i. V,p. Ui. 



lUuNord. 
rhau»s«e- 
llr n- 13, 



â9| GALRItlES nrsToiiQri» 

ir depuis ce lems-là. I^s ennemis s'allcndoien! (ïepttis 
long-tems que M le duc d'Orléans en feroil le siège, 
« et ils en furent bien plus persuadés, lorsqu'ils seurent 
■ B les apprêts que l'on avoit faits en France et en Espagne: 
a c'est pourquoi ik «onblièrcnt rien pour In munir de 
a tout ce qui èloil nécess-iire pour y faire une lonfçue rè- 
« sistance. Ils eurent tout lo tems de travailler aux for- 
« lidcitlons et d y mettre une bonne garnison. Elle èloit 
A coropnsèe dcdcux balaitlims .inj^luis.d'un liullnritjois. de 
H deux [Xfflugais et dcdcuxdemiquelets. Elle ètoilcom- 
c mandée par le prince de Itarmstat i,',k Outre la ville 
« qui éloit forte par elle-m^me . il y a un fort situe du 
B côtt' dr l'ancien chàlrau dr la place, très peu accessible , 
a étant situé sur un rocher fort escarpé, excepté du enté 
« de la ville, où il y a une pente de terre que les enne- 
« mis avoienl forliliée par un grand ouvrage, avec un 
K chemin couvert. M le duc d'Orléans trouva heoaconpde 
c difficultés à rassembler tonle l'artillerie et les munitions 
« nécessaires pour celle enlreprise . parce que l'Esp-'ignc 
a en éloit [tour lors fort dénuée. On fut contraint d'en faire 
rt venir la [ilus grande partie de France ; ce qui coûta bien 
« du temps et Je la dépense, et fut exécuté en partie nen- 
u dant que les troupes étoienl en quartier de rafralchis- 
•« sèment- 1-e tems de se mettre en campagne étant arrivé , 
« ce prince détacha lo 9 de St^ptembre «[Uelques troupes 
« pour învc&tir la place d'un cote (*). » 

4Ô8. PRISE i)E LÉRtDA (13 octobrc 1707). 

Pnr M. Augosie CAtbilt en tiii. 

a I^ tranchée fui oorerte devant l.érida dans la nuit du 
« 3 au 3 octobre. Hasfold (^t s y chargea dos vivres et des 
(I munitions, et M. le duc d'Orléans (fonna lui-même tous 
« les autres détails du siège, rebuté des difficultés qu'il 
A rcncontrnit dans chacun. Il fut machiniste pour rcnincr 
n son arlillerie . faire et ref:iire son \Hmi sur la Sègrc , nui 
n se rompit cL ôta la communication de ses quartiers. Ce 
n fut un travail immense. 

•i l-éridn élnit, après Barcelone, le centre, le refuge des 
a révoltés qui se défendirent en gens qui avoient tout à 
n perdre et rien A espérer. Aussi la TÏIle fut-tllc prise 

■11 * ' • ' ".SH* D«rTn«Lii<U. (îl Itisloirr miUtoirn 

L-- - ,*;Claijae-KrâiiçoisBid»J, iivrijut» 



DO PALAIS DE TEBSAIIXIS. 377 

assaat If» 13 oclobrc, et entièrement abandonnée au 
m pillage pendant vingt-quatre heures.... La garnison se 
« relira au château où les bourgeois entrèrent avec elle. 
« Ce château tint encore long-temps; enlin il capitula 
• le 11 novembre, et le chevalier tïe Haulévrier en apr 
a porta la nouvelle au Roi le 19 ('). p 



i60. COMBAT DU CAP LHZARD. {21 OClobrC 1707). 
L Par U. Thvodon! Groismi i830. 

V Je mis à la voile le 19 du mois passé, écrit Dugnay- 
Tmuin an ministre de la marine , avec l'escadre de M. le 
coraledu Forhin : je me séparai de lui par un accldenl 
qui arriva au vaissciii /V/r/ii7/r . lequel se dém.ila. la 
nuit, de son premier mal de hune. Nous nous rejuignimes 
le 21 . et eûmes coiinoissance dune Ilulle de quatre-vingts 
voih's. escortée par cinq vaisseaux de gtierre angluis , 
savoir :/f l'ttmberhtnd, de qualre-vinirl-quaïrc canons, 
commandant; le Httincheim, de quatre-vingl-six; le 
Ïtoyal-Oak, de soixante et quatorze; le CkeHer , de 
cinquante -quatre , et le Ruby ,ûc cinquante-deax. Nous 
chnssémes sur les ennemis , qui nous altendoient en tra- 
Ters; mais, étant à une lieue et demie au vent deux, 
M. de Forhin jugea à propos de tenir au vent pour prendre 
SCS ris: je fis de mPtme, par déférence pour lui; cela 
donna le temps aux ennemis de reconnollrc nos forces , 
puisqu'un moment après que nous eûmes arrive sur eux , 
le commandant fil signe à la Hotte de se sauver, et les 
convois C'immcnctrenieux-mômesàplier.J'ctoispoar lors 
de l'avant de M. le comte de Forhin, avec les vaisseaux 
de mon escadre, et je l'avois attendu jusque-là avec mes 
basses voiles cnrguées et mes deux hnniers tout Ikis; mais, 
voyant que la floltes'ccartitilirisensihk'ment et éloil même 
Aprêsd'unelieueetdfmie des convois, je connus bien que 
c'èlnil une nèeessilë de commencer le combat avec ce que 
j'avoisdevaissraux.elquc jencpouvoisplu$di(Tcrcr sans 
donner occasion aux ennemis de se sauver, d'autant 
plus que la journée éloil fort avancée- Ce parti étant 

f>ri». j'ordonne aux vaisseaux V A chiite , le Jmon . et 
a frégate l'Amazone, qui étoienl h portée de la voix, 
d'attiqner et aborder le Huyal-Oak elle Che^ter, qui 
étoienl l'arriére ; je destinai la frégate la Gloire pour me 



Aile ilu S'ord- 
Pii>ilton<luKoi 
n.ile-chauut 



(>} Mémoini de Saint-Simon, u V, p. Ht. 



37S 



««LVfins imrnRiQCCs 



snjvrc ffsns W dffsrtti nû j'iHnîs il'abirrfîcr le cofaman- 
dant , alm qur. me rcmt>!;ir.uit \ts hommes qut* ji' \hni~ 
>ois prnïrt' rfmis roi anoifl.Tf^r , je piissi; Wru ea ôUI 
(TsïîtT secourir meii c;imir;iile5. Lt'S vais^raiit I& Ulack- 
çodl ri if MnvTf n'ùtoien! pns .issrrprtTS <ïo mwi pour 
pouvoir Icîur donner aoe (îi*?tm;ilmn; imi?; seton les 
apparcnri'S, ils no iMiuvnienl prendre il aiilrr parti que 
<!Qlui d'iiUaquer Irs Taissi>aa\ h ntvénchein et Ir fitmy, 
qui éUHtiul de lavanl. pour donner le temps ,iu\ autres 
vaisseaux de M. de Forbin de venir les seconder. Ce 
fut dans ceLordre a peii près, qii'étanl à La iHe dr mn 
polile troupe j'ahi)rd.ai le coDHi»fuIanL. a^C'^ avoir «8- 
sa;c. ihiris tirer, la burdéc du raisscau U' Chrettr. 
U.' (te la Jaillo, comtnaïKlaiit In rré^de hi (iloirei, qui 
aroit ordre de me suivre, le lli avec beaucoup de va- 
leur, et, voyant que j\ivois nii» le bcnuprc de l'enneiui 
dans mes grands nanhans. i^ ne Ijalanen pa^ à l'aburilcr 
par le môine ciité tiuo je l'avob rzti^ d.<ns lu tnumenl 
même quf je Caûi>is. naître la charge pour «iiiter à bord . 
aprCÂ avoir vu que le vaisï^ean cnneini èioit ett dëstirUre. 
«l qu'il ne paroiftioît «ir son potU ri sirr !u;s f^aîlbirds 
ipi'ini uncis de morts el de hlesâi-s. Le st^-ur «le ht Ca- 
lauilre, servant de capitaiite r^i second sur /a iHoirtt , 
se trouva des premiers à bord . et ror iil s\^e avec un 
mouchoir (pi'Us èlnient les maîtres. Je vis aussi un de 
me» eonlre-maitrns amener le pavillon nn^iluis, ce qui 
Dii: Ht prendre le parti de doliurder pour aller an se- 
cjiiirs d»r ceux qui pouioienl en a^oïr besoin. Le vais- 
seau fjichiUe aborda dans rv temps-là mcn»' Ir Jioyal- 
Oak: mais . cl.uil à b'>rd et pr^t k s'en n-ndre moitrc . 
le feu prit m.dlieurciisriTient ilans plusieurs ^irgoasses, 
qui enîbnça le pont et mit hors <le c()ud>al plu» de <;«it 
viiiitl hommes: en sorte que ce fut une m-rensité de dé- 
border pour réteindre el rt'-parer mi si rruil .iivii'i nt. 
r« Le «aeiMNiu ie Jaaon alnjrda U Chester; u rap- 

l>iDS ayant rompu, lafr^^^tc l\iinitZ"Hi\> .et 

déborda ensuite par le miîme accidonl. Li Jhhah tù- 
kiurtui à la cliarge, et. l'av.int nbonk^. l'eTileva; le 
\aisseiiu le Blatkonl pensa mi^nK- le prévenir dans ce , 
.veond abordage; mai», «virant ronmi qu'il n> p(Mivoit 
|>as ^Ire à temps, il alla atlàqurr (r /)'• ■ .le vaift- 

tieau h Maure s'atUdia aussi à ninVi /^>^ 

» Les <'Inises étojrnt dans cet éliil lor^.pi'' je iii-hordai, 
et M. le comte de Koriàn, arrivant sur ee* enlrefoiles, 



t:: r |«ir la poupe le vaisseau U Jtuby, qui se 

r<^ 1 .1 Aua^Hut pnr Je .Vtfurr. Pour raoi. je éf^ 

xu4:ui.ii -Juus rnx'iTlttaflQ &i je ilcvois' aller au /^'ya/- 
OaA". qui s'enfu\uit ater snn Iteauprc rt «on (»;Uon de 
pasiMon bas, on si je dcwiîs allL-r secourir ^I. de Tou- 
riwivïy. (|nio«t>U aUaquer uik >.-ii4«ertii de qiwirf-vînfît- 
si^ : iJ est MTu qiie sa T.ii rue 

l i itciiâibiomeiit, qui- ; :ig- 

Uui^i» .1 5»nte cjù dernier parli. m. tjc i fil 

L lïU'ti loul ce qu'il put (Miur alionli-r lennenn un 

i i' ■'■ ' '"' :*^quelerie «l plusieurs < «1»; s m ra- 

. t. maÎBce vaissc.ium.ina*u\rasÂLien 

ijtti. ■..< .K,, i.>i,^v:-.-ijie d'en Toiiir à bou;. s<Ji iK'aaprè 
■faal r^nipu sur U poupe de l'angkos . re qui lai fit 

r.riiii .> I.' jt^rli cLe venirau vent pour hji lirer sa bordée* 
itvsâ portée de fasil de Ui, Taésaiit force 
(Il _ __ laus liutentùm de l'aborder; m. li^ l:i fumée 
éjMiSH^ qui sorUiil de sa poitpe à dent ou î^es 

nMuU-ra ntun in)|>jilii>iicc» et me fjLcli.inL; i in 

«Un» eciui ùv le kilUi; ;'i porlie tk; pi^lulel. pour êln^ 
luujijur» ï»f»'S de r.ilK'riUr ou d« l'ëviter. Ce eumbat . 
qui dura trois qaarts d'heure, fut très-9an^IanL, par 
U ieu o>iili;iuel de c^nou et de aiousqueterie qui soi luit 
dt« deu\ «aisseaux. Euliu. ennuTëdo ei-Ue moM&re de 
coiDbAUrc, je i)6 puu!>scr mou Kou^eniail pour l'abonler. 
cl je ma trouMii &i près quà peine j'eus le U-inp5 dr 
citajiger nés voUes et mon gouveruall pour 1 exiler, le 
feu ayant re(>ris dans sa puupe avec tant di> violence 
que. dans un muoienl, ce vaisseau fui tout embrasé. 
iï. Dot. qiiinie suivuil de près, et quieouiuieueuil à lui 
tirer, se truina de nu^nie fort euibarrasijë . et vui tuules 
les peines du mont te a é^iierson altordugc: mais faeu- 
rcitt«meBi il sou tïni. el le cumb.it fmit {lar I» perle 
du «aisAeau, à qui nans ne pûmes doiuier aucun se- 
coors, Gt dont tout IV'ijuipofre pt-ril par le feu. .'i récep- 
tion de trois hommes . qui se sauvcrerU à la uage» et qui 
se sont IfouvL-s dans mon bord. 

m J'ai prrdu, dans ce-S deu\ actions, cent cinquante 
hommes . tant tués que blr^sès , et je suis resté dans un 
signiiid dé*irtïre que j'ai ëlé trois jours en travers pour 
mettre mon vaisseau eq étal de naviguer [^}. » 



hlHriqin th te mvime frtmfoiit , ^e U. E. Suc» l. \\f. :U>-m. 




du Mord. 
Pavillon ilultoi. 
ft.-diM'hjmsteo. 



Alto rlti Midi. 
^r* Hainiltes. 



i60. PRISE Dr VAISSEAU LE GLOCESTER PAR DCOrAY- 
TROUPf (6 novembre 1707). 

PiirM. Thi-oiloro Gmix en 

Quelques joors après, Diiguay-Trouin ajoiila encore, par 
nn hcurctit combat , tin nouvel éclat à la gloire ini'il ve- 
nait d'acqucrir dans roltii 4)11 cap F.ÔMnl. V^oici commenL 
il en rend compte dans $un rapport an ministre de la 
marine : 

« Je me suis approché de la cite d'Irlande . pour croiser 
« au-devani des flutlcs ennemies et des vaisseaux des 
« Grandes-ïndes, que je sais que l'on attend en Angle- 
ff lerre , me réglant sur les vents pour tenir le large ou 
« m'approcher de terre, depuis les 49 jusqu'à 51 degrés 
« de latitude nord; et cela sans avoir va nucun vaisseau 
« ennemi junffu^au G novembre de ce wi'»i>. qn'ayanl eu 
tt connoissance d'un vaisseau de guerre, le hasanl voulut 
« que je le joiî^nissc le premier, cl que je mon rendisse 
« maître après une bcure et demie de combat, avant quo 
a mes camarades . qui foreoienlde voiles, eussent pu nous 
« joindre, (^e vaisseau se nomme le Gioeester, nvintè (le 
« soitnnte canons, iKTcè à soixante-dix, etarmédecinq 
a cents hommes d'equipapes; mais, selon l'apparence, 
o il atoit pris une au^entalion de monde pour donner 
« aui vaisseaux des Grandes-Indes, au-devant desquels 
« ce vaisseau rievoit croiser avec un nuire de la même 
force, dont il s'êloil depuis [h^u séparé en donnant 
« chasse. Voilà ce que j'en ai pu juj^er par le rapport des 
w prisonniers, que jai fait exactement inierrogor. 

« La jirisc de ce vaisseau nous a mis ^ingt-cinq 

hommes nors de combat. Le sieur de la Poterie , garde 
a de lii marine , y n rlé tué ; le sieur de >'of!>'nt , h qui j'ai 
(I donné le eonnnandement de ce vaisseau , et tous mes 
« oniciers ont fait des merveilles dans cette iiclion: tout 
« rbonneur leur en est dû (' ) u 

461. BiT\:LLE iiE TiLLATiciûSA (10 (léccmbro 1710). 

I*ar M. Jean Alaix «n iftST. 

Les campafç"*^* ^' 1'*^ ''* t^*" 1709 avaient ôlc dcsas- 
ircoscs pour la France : Louis XH' , réduit » défendre son 

(1) Biitoirt de ta wurint franf^iu , par H . E. Sae, t. T, p. »6 et 279. 




MI PALAIS DE TEBSAILLES. 



381 



royaume envahi , avail rappclc' ses années d'Espagne , et 
Philippe V, aWndonnc à ses propres rcssûurctrs, avail, 
connue son aïeul, cs&uyû une suile cruolle de réveil. 
Vaincu à Saragosse, le ;20 aoùl 1710, il s'était relire â 
Valladulid avec les dèliris du ses troupes. specUtcur im- 
imissaDldi'S progrès de son eniumi. Tuui scmblaitainioneer 
que Inrchidue (;h;jrles, roailre de l'Aragun cl u'e lu Ca&- 
Utlc. et renlrù vainqueur à Miidrid , dcvail rester maître 
de lEsjKigne. Mais cvXU: Tuis , au dél'aut d'une armée . Phi- 
lippe V avait demandé à son aïeul un {^'éiièral, cl ec géné- 
ral suflit à relever sa fortune désespérée. Le duc de Yen- 
ddone (*) arriva à Valladolid , au mois de scplcmbro. I^»5 
£«p<agnols reprirent coiiliaiice, cl déployèrent, pour sau- 
ver leur Hoi , toutes les ressources de la plus héroïque 
fidélité. 

« Un vit alors en Espagne le plus rare cl Ir plus grand 
« exemple de lidélîté. d'aLldchemcnt et de courage, en 
• même temps le plus universel qui se soit jamais vu ni 
s lu. EVéLiLset le plus bas clergé, seigneurs et le plus bas 
■ peuple, bénéficiers, bourgeois, communautés ensemble, 
a et parliiHiliers à pari, noblesse, gens de robe et de tra- 
o fie , artisans, tout se s.'iigna de soi-mOme jusqu'à la der- 
« niére goulle de sa substamx* puur former en diligcnco de 
« nouvelles Iroupcs, former des magasins, porter avec 
abondance toutes sortes de provisions à la cour cl à tout 
a ce qui l'avait suivie. Chacun, selon ce qu'il put, donna 
o peu im beaucoup, mais ne se réserva rien; en un mol, 
« jamais corps i^nlier de nation ne lit des efforts si surpre- 
« nans. sans taxe et sans demande, avec une unanimité et 
« un concert qui agirent et elTeclucrenl de toutes parts à 
a la fois. La Heine vendit lout ce qu elle put v'i. « 

Cet élan national eut bientôt donné à Philippe V les 



<i]ilpr^ )> tMiâtIlc lie Ijizura, In âne de Vendante •t'«i«il ri>iiré à 

nei, i.'cu lUoft fHW ri*&itliriii:c tju'il rc^ul de Loui» XIV l'urdio de 

prendre lit caiiiiiiantlt-iiinit ilt' I'-iducv i|ii'il envoyait ?n t^upAgne puur 

ipnujrr 1rs droils doun [irlil-dis l'liiliiii>r V. 

L'tfnvo\e du Rut rviicuiitra W piiiuc daii» la ritiuiiABni». 1.0 duc de 

[VrnriAioc iiionliiil alors un *h<'ï;il d^^ «lijirr'.'il»'. Aiin-» u>oir |iris coii- 

.SaîsMiKc dt.-s «irdrrs de Louis Xl\ r-l ri-(poiidu âVctivo)'' du Ilot, il 

■joulA, f(i s'adn-ssani à ton ch('v.il : BH ftf» .' fuitqu'il ..» ni nùtti, 

'i ferai In rampa^nn attr moi. KITL-clivriiicril, iicndant tuutP cvUe 

inipaKue. le pnnco n'rul pas d'nuut* rlicval: il le luuninit à U ba- 

lille de VdUïifinsrt. \m itm-rre Ifrmîtiof, il lll tjiiru son (jortraii ci cp- 

li de feûii choal Ce porLniil iHiui-slre a v\m Iniigifiiips |dat^' dans It- 

tALeau d'Aiiel, propriein du duc de Vendânic. Il âc Iruuvc atlutrllviUClit 

château d'Eu, i^) Kfmvirtt dp Saini Simvtt * l< IX . p< 3ï- , 



citEinfes TrtsTfnRtQnnf' 

»sdi»TpnIrcr rn cnrapiKm'. !1 marcha sor Maflrtd, y en- 
iw *»ns coii|> férir, el , s'.-ilt.-irtianl n b poiir^iiiilc dr f i-ii- 
nenii . ratli'ip^iit le 8 di'crnibrr à Urihrioga. I.à . le gértrnti 
anglais Sl;nilw>|>c ('J , surpris n\ec un eor|>s de <1K mille 
hftihmes qtiil romm.inflait, se rendil prisuiinîer. Il était 
trop lurrt qnuT\i\ Slalircmlrerf.'r'Vchefd^îrw-înêe do Tnrihi- 
duf , n^^t^n pour le secourir. Il rinl chercher une défaile it 
«on tour. 

« !l êtnil Irois heures aprts midî ; le^ 4eox imnêcS vtoient 
« séparies pnr des mvîns, par «n termSn piorreuK. de 
« vieilles masures, quelques rentes de mHrsillo*; d** pierres 
« s6rhc5. Celle sitoftlion tloil très-(1êçr i' iir le 

« premier qui atMquen»it. Cependant i ine, 

« «ppuyè du sentim*'nt rtn due /le Ve'n't*<mo, mm per- 
« suatlê que ii «n remiîlioil à allnqiier le comte deSLu- 
« rembcry nu lendemnin, il prnfileroit deÏH nuit jwjur se 
a rHirer. doftnn orrfre de rnmmeneer le combat. Dès qui I 
a ftrl arrivé ïi In droite, il sr mil A In t''*" ■■■'--' un irrnnd 
a t^\în, el Si* formn en pr^.srnce dus • '<\ t^jté «Je 

«■TtlI.i-Vietn9B. îl atiaquB l'aile pïirpli: ...:. mis avec 

« Iflfil de vigniiir . qu'aprH une rniVliner»' resisinncL- il la 
M rbmpit, la hiit en niile. ri reiiTrrs» quelques b.ilaitlons 
o qui soulcniiien! une batterie dont il <r rpndil maître. 

4 Le lUïc de Vnidôme eharyea en mf-roe tems l'aile 
« droite des ennemis, qui lit imc très Mie rèsislnnre. 
n Les rlmrges de pnrt el dViutrc furent très mes et Irt^s 
a fri-qnerilcî.. Tt 

On nmiliatlit tout le Test* du jnor, «I lorfiqne la ntil ar- 
riva, il ne restait plus snr le ehnmp de hrrtniile qu'un ba- 
iailtim carré au milieu duquel le cumle de Slan'mberp; 
s'uUil placent n'-sislail enrorr. 

« tl ne se îiennl pas sanvù on sen! homme ïte eeltc in- 
« fnnlerie sans Li nuit qui fiivnrl*^a la retr.iilr de ce qui put 
« ichaper. et qui mil lin à ee eonitinl. J^. de Surimberf; 
quoique vnimu . s'arquil beaucoup '!■ ' ■■:'■- ^,.uc 
a oceasiun. Il fit la rolraile du cûtt- de laBl 

« de précipita '■ i i ..^. . ^... i.. . i , ,,.,^,,,,;,' ^on 

« jrldlt'ric i' i** niuiulions, 

« a%i-r nu i^iu .- . - -uug!; alti'lez de 

c huit muli-19, qu'on iiottu; -. il s) lriiu«/i Imît 

« mille soldais. 51. ilahoni j ; ; i n rotè Ri'pt cens m«- 



II' Jacques, conile tfe SUinbo|M>. ï^OoWo Ratile» c««Mi <ïc Suhrtm- 
btt%, (cliJ-nur^bal dcf arnitfci aatricfaicnnci. 



Dt' P1L41S DJC VeiâiilXES. 38B 

leUclurgfz , cl U-5 truu|ifs il Espjfinc s'enrichirent ilu 
a liulin que k-â cDm-mis avuiciil uit dans U iiastîlle- l'n 
K suidai purb à M. de V4rnilt>aic un èCendart (pi il ^voit 
« pri^. vL K'fu^ largcfit que ce prinne timlui lui duiiner, 
« eu lui mûiilrant une bourcc (îleiiie dur, cl lui disant : 
« ) oilà ce quoH ga/jnc tn tmidinxiant pour xw« Ituy Les 

^^ « ciimmîs laissùeiit eu>iron quatre mille mûris sur le 

H.« champ de lialaille, ci on icar fit Irtùs mille prison- 

^r « nicrs [^). * 

Leduc de Vt-jjdùroe, après la vicLuire, présenta à Phî- 
lip|io V les clwidard» pris, sur l'emiemi. Le IVil et le duc 

^K cuuciiércnt &ur le rltnmp de bdL'itlIe et conliuuérent le 

^( Jciidemiiii) à (luursuivre l'archiduc fugitif. 

Philippe V, ilans celte journée . eunihaltit en roi qui 
Tcul conquérir ses cl.iLs. 11 rallia plusieurs fois ses Iroupes 
et les ramena lui uiC-me à la cli^irge : ce qui donna lieu 
au duc de Vendôme de lui dire, anrés ht bataille , qu'il 
s'élnit couduit i'ii suidai. La journée de Villa\ iriosa fui dé- 
cisive : elle alTermil san» retour la courumie d ILspagne sur 
Ja aUi du pclit-lils de Louis XIV. 

PKISE DE SEPT VAISSEAUX ANGLAIS, IIOiLAZV- 
DAJâ ET C\TAi^9iS PAR M. I>E l'aIGLE (2 DiarS 

17U). 

?u 11. Tt)»»dorc GcDix en . ■ . . Aile du Num 

• Le 2 de mars. M. de Laigle prit, après un combat de K^d'c-rhAo"»/ 
V qnriqnes henres, sept vaîsse^iux, tant aiiglols que hol- 
« landuisctcitalanç, dont il mena une partie à Matthe, et 
R l'autre à Touloui'}.» 

%63. PRISE DE uio jASïîrao f 23 soptcmbrc 1711 ). 

Par M.TIiM(}ur« Dcnni m isyj. M*- .lu Nurf^ 
«... . ... . « PayiltonduUc 

CD i71t une esodre, sous les ordri's ducouimandanlDu- H.Hie-chaosM 

clerc, avait clè rharj;/'r d'aller alMmier Itio- Janeiro. 
Cette ex|K*diti<m n'avait pas réussi , et ÏJui 1ère . prisonnier 






avec les (itliciers qui raccompagnaient , avait elc ensuite 
massacré avec eux. Louis XlV résolut de tirer dw vcl^- 
geancc èclatnnle de celle violation do ch-nil dc« gens. Il 
eoniiaii Onguay-Truuin le cominandemenl d'une flotte qui 
partit de la Rochelle le U juin. £lle était com[K)sêe de dix- 

I) Uistoire mitilaire (le Louis XIV, iw Quiiioy. (. VI , p. ut, ^i) /Aitf, 



38i GALERieï niSTOBIQrES 

Sf*pt vaisseaux . et portait environ Iruis mille cinq cents 
hoiimies de (Jèbarqui'ment. Arrivé au Brésil dans les pre- 
miers jnurstlesopipnilire. Uu;z:u.iy-Trnui n demanda salisfac- 
lionnugouvprnt'urDon Francisco de Castro-Marins. Yavnnt 
pu l'obtenir îl força l'cnlrce delà baye dp Kio-Janeiro. oEWc 
a est fermée, dit Quînry, par un grand poulet beaucoup 
a plus étroit que celui de Brest. Elle est dèfi'ndue du cùle 
a de Stribi!rd par le fort de Sainlc-Croix , qui éloit garni 
a de quarante-quatre pièces de canon de tout calibre , 
u d'une autre batterie de six pièces, qui est en dehors de 
D ce fort; et du côté de Bas-nord par le fort de S. Jean, 
a et par deux autres batteries, où il y avoit quarante-huit 
a pièccBde gros canons qui croisoienirentrëe, au milieu fie 
tp laquelle se trouve une isic ou gros rocher, quipeutavoir 
a gualrr-\inpt ou cent brasses de longueur. » 

L'escadre de Duguay-Trouin passa dans ce poulet défendu 
par près de trois cents pièces de canon . dont il essuya \v 
feu a^ec une intrépidité extraordinaire. M s'empara de 
l'Ile et entra dans le port. « Ayant mis ;^ terre rn>iron 
u trois mille cinq cens hommes de dcbnrnnement . ils 
tt allaquèrent des forts bien forliflei. et obligèrent le* 
Portugais à les abandonner, aussi bien que la ville. 
« quoiqu'ils eussent plus de quinze mille 'hommes de 
a troupes, dont la plus grande partie avoit servi en Espa- 
a cne et s'étoit trouvée ii la bataille d'Almania. M. du 
« Guay-Trouin. s'ètant empare de la ville, marcha aux 
■ Portugais pour les combattre, et les obligea, quoiqu'ils 
« fussent bien postez, de racheter par de grosses S4m)mes 
(I leur ville qu'ils ne pouvoient garder faute de vi\res. 
u Cette entreprise coula aux Portugais plus de vingt mil- 
a lions, cl causa un grand préjudice à la cause commune 
Il des alliez, puisque le Rny de Portugal se trouva hors 
b d'étal de contribuer autant qu'il avoit fait juM|ues-là. à 
« soutenir la guerre sur les frontières de son ruyauma 
a contre l'Espugne, et obligea les Arigloisctlesiiollandois 
u d'y suppléer en sa place ('). » 



< 






k&^, LA FXDËLB , LA UCTINE ET LE Jl^PITER CONTRE 
TBOIS VAISSEAUX HOLLANDAIS (HU). | 

Pjr M. T1>ùOilorc Gv&iM en < 

a Trois vaisseaux bollandoîs venant de Curasso ( Cu* i 
(•) mtloiremUUairëfie LouuXiV.pttQniBcy.i. \ï, lu Qii el6j 



DU PALAIS DE V£aSJUL|.ES. 385 

iÇAO) fiireiit pris, après un rombat de peu de résis- 
tance, par Ut Fûlt'fe el /'/ Mufinc . t[ui avoicnl été années 
« àDunkprnue,acrijnipa[znt'es(Iu7»j'//''r,arnH'â Biiyunnc. 
■ Ces vai&stMux fui ent iiil-uci à Pâinbœuf. Ils ëtoiunl oliar- 
K gézdc ridtos m.inhandisesot do troi5 cens mille piastres, 
;« le tout de la valeur de duuze cens mille livres ['). i> 



Ii65. BATAn.i.K DE DE>'Aix (iîV juiUct 1712). 

Par M. JeaD kLkXX en 183S. 

Le* revers éprouvas dnns les cimpafmes précédentes 
avaient rondu le marrchal de Villars pins prudent. Le 
prinrv Eugène, au eontraire. ayant v» son heureuse l/'iné- 
ritp rouniimôe du sueri's, ii.\\i devenu fihis avoiilureux. 
Les iriMipps des rnnfèiIiTês neciipaienl Lille, Tournny , 
Bouchain et KlnulM-niff; le Qtn'snoy venait de tomber en 
leur ponvKÎr , et Landreeies èlail investie. 

\a reine Anne ayant ennrin la pai^ avec la France, avait 
retiré ses Ironpes de la coalition . et des commissaires s'ê- 
Uienl reiidusà lUrci'h! pour Iraiterde la paix : a il semblait, 
« dit Quinry, qu'après cette diminution de troupes dans 
« l'iirméedesAliiés.leprinceKujçène nesong;croitplusà de 
« n«u\ elles enln-priscs: mats ce prince , enflé des progrès 
« qu'il a\oi! fail^ dppnis riuclnues armées sur !n Frnnec, et 
u de la prise du Qupsnov qu il vrnoit de réduire en peu 
a dp lems; et se pcrsuatlant que le marëelial de Villars 
K avoit de«i nnires ile ne rien hazanler. dans la crainte 

■ qn'uii é*énenient désavantageux ne rompit les négocia- 
« (ions nui «e fai<oirnt à lUrccht , entreprit de faire le 
« siège ae Landreeies. comptant que s'ètani rendu maître 
• en très peu de lems de eelte place, qui d'elle-nifme 
a n'est pas bonne, et qui est une elefde la Charapap;nc. 

■ ee seroit le véritable nioïen de continuer la jfuerre avec 
u sultM, sarrs U* secours des Angloîs . ou bien d'obliger la 
u Reine Anne , par le sucrés île ces projcLs, à nuupre les 

trailès qu'rllf? vmoil de faire afec la Franee; l'I c'ètoil 

lii if vèrit dite but qu'il se prniMisoit 

« Cepi-'nd;Hi( comme les mouvem^-ns du marérhal de 
a Villars. et l'importance de celle nlnee qui par les nrogrès 
<» dff Alliés é(oit devenue une des principales clefs du 

royamne de France . faisniont craindre qb prince Eugène 
ce iréueral n'en tcniut le secours, il Ht couvrir le 



a que ce geut 

i) àUtoire militaire de LmiêXlV, ptr Quinoy, I. Vf, p. 000. 



Aile do tSiit 

Galerie 
(les BaUiillt-s.| 

N" 137 



17 



OALCItrES llfSTOftlQflBS "* 

i' ' '' [ ^ lin rcrr.KK'h^niCTil 

a ur sur quatre- (U* prnfonclear, 

t <j'ii l'i' "- 'jui.uMi- -•!-'■'-■■ ,T rnrtourb^ . et le 

tf ginêrat Fî»pi-f etrt vtnire ; :t la d^ffirse dt ce 

« rolrnnchrmcnt. Ix primr i,.,. >.e( la Kr.indc armix* 

« bien relranc liée dam toulrs Ips awnOf'S, CAffrroit le 
a siègo, et voilloil à tous les mouvcuicm du maréchal de 
« Villars. 

a le comte d'Albcmarle (*) ctoit p4>s(é à Denain pour 

« couvrir le fransporl de rartillerie . dn iminitiuns et des 

^ vivres qu'iU tiroiciil des maj^aiins de la Flandre >Va- 

, p tonne , qu'ils nuUoienl en culrcpos d M.ircliicune sur 

«laScarpe.où I\ y avoit plusieurs balaitlons pour leur 

« »ûrcLi>. l.v eumtc iI'AlUeniarlc lii tnuaillrr eu dîli^uce 

tt À une double li^ne de ouruinuuîeatîon qui .s'i'Lcnduîl au 

, 41 travars de la pUîxiu de Deuaiii jusqu'à labbajCv'leBeau- 

a rrp.-'.irr. Ces lî^neii l'iolent de deux liruej el demie de 

« louKueur .el di'fcuduf's lie di^loiice en di^anec par des 

« redoutes el des eorp.s-de-g;iriU', imur assurer lc»(iaâsages 

w ilc5 C'ïnvdis qui devoienl aUcr à ranm's; , el pour & uppo- 

« 5Pr au\ parlinelau» entreprises qia* puiirr^cnt fajre , 

Il d'un rùLe. l'arruV'e du ntaréchal de Vilkirs . ou te prince 

« de Tiiii^ry ('du noté de Valundeiincs i'), » 

Cas, dispujiitiuns anuunraitmt uu gr.iiid méprit^ de 1 en- 
Dfini. Lv prince Ku^énf a^uil prèsuiHi* que lc!> Fr.iru;ais , 
intiniidé'^ par une lonyiu- Knii. >'.• -.^irs, n'osuniicnl ja- 
mais lurndre ro/rc-iisivt ioa lui t.niita cher. 
Villnrs . rassemblant q i:tc huiumoj). feignit 
de vo)iU»ir .se porUT a '■ Landrciies. puis, reeu- 
iaul bruMjupmrut vers j 1 .1 :i fraiicbil ce fleuve à Neu- 
ville t't vint fonilre sur lu» liffuei de Uen^iin avec luie 
promptiLwb' si inattendue . qur U* cuniti* d'AJtier&arte ne 
amunt lu mouvemeitl des Franvù» qu'ik riiisUuil où il al- 
lait être atlaquê. 

a La prii-re étant faite el le si^al donné, tnuLe la ligne 
« s'«v:i(ii-a i:t mari:h4 sipl ou btnl fi-ns ^^»s \v.i'& les retraïk- 
a ehi'iiierts vim<< tirtr uu m-uI eoup. Quand elle fut arrivée 
« à la dcnii-Lorlée du fu&il. les enurmis qui borduient 
4 Icft relranu ine diVclur^^o de si\ pît-ces de 

9 canon di.n 

1i.€Un(rG, ei but:, m.-*.*n 



H.'s, qu'ils nvoiciit il.ius leur 
i^ra de leur mottMiuc-lcrie, sans 



n\ ArtutM Jt»o»t Vin Krpprl. '»■ 
Lniçmboutii, ihtjtuis RMri'L'tt.il de 



louù Xty, par guincy, 1. va, p. M M «9. 



rhriiiian-txiatt itr Uontmoimey- 
t'tuuce. i^i Uiitoirt mi/î/aire de 



DC FU.ilff Vt YFIl^lklLres. 



38T 



W. 



\- 

I r-' 

« pi. 
a fri. 



t m fiil (-bmiilé EIffm arriva à cin- 
îrBnrlHiiK'Ms , !ps ptqiirt^ rt 1rs grçfm- 
f (1;ins Ir ri)s<^('. sriivis (Jes bMaillons. 
rrtrnrK-hpin'Tis qiti ('toicnt for! haut 
•s f;t^r)ftcs. et enrrent dam le r^mp, 
■sTirlmil fc rpii îctrr ^oTfïnt résiner. 
.iinni Hh p!tm<.(^^ iVs rplranrhemms , se 

■ nu le vin^gr cl dans l'ibltayn d*» Ornshi. 
tennis (le si près. qtreiJesbntnilIonspresguc 

livrent ifaTis 1 Eirant. Kc cam:ige fnt fort 

ta fri^..,. . . . -.11 cnl hraiironn dr? mnnc ;') arrflcr le 5olHat , 
1 dif manière qiied<^ spi?e mt.iilinns qni y éloicnt, il ne 
« scsa^^^ pas quatre ccnsliummes, tout le reste alant^lc 
A tué, mné ou pris ('/. » 
ï.e pHncp Eiiginc itccourul »t\ rommcnreinpnl de r«p- 
tion, mais, de l'autre rive di* rE!Kaut, il ne put que eoii- 
tcniplcr 1.1 défaite du comte d'Albcm.irlc, sans lui pyrt^'f 
secours. Il èliiil Irrip tird,et la défaite était ronsommëe 
quand le gros de son armée arriva , el fît un efTorl pour 
rcïwtriKlrc sur les Kraneais It» pont i!iï Prouvy. Teur at- 
taque fut rrpou9M!-.e. rf Vilbr** put reeueilliren luute Sc- 
ritû k* fniil* de sa i icdnre, lortque . six jours ajvrès . il 
mfmta de Mnrchinnnc» . *il y prit . .iTee cent Mèce<i de 
ramm, tous les .(pproMsionnemenls de l'-irméc du prince 
"".ugène. I.» ksée ùii viiy^c de l^iulrecics . et l.i reprise de 
T)uuai,de Knui'tinin et du O^esnoy, furent les ronsé- 
qurnci-ii im(niMli.ilfS de U TÏctoire de UenFiin, On a juste- 
dit qu'elle sauva la France. 




r 



I 



CU.NCAÈS 9H BAÂTADT (mars 1714). 

TsMvaa du t«nips ptr Jean Rudolf lUnr-K. 

La paix nvail été rmirliie à Ttrerh! : l'Angleterre, la 
HollaiHle, le duc 'Is Savoie, le Portugal et Télerienr de 
firaiidcbrxrrfE (') , t^etnîiu roi d* Prusse , av;iietit traité a?ec 
les iMi- (II- ruince et d'Kspngne. L'emppfeur Charlus Vï 
s'ol. ■ il .1 resrcr les arnirsà l;i mnln. Celle npinïàtrelé 

loi r •- Toutffs |P5 ftinvs de la Frann; et de l'erfl- 

pire seUicMi purh rs surleRhin , cl là, le prince Eugène, 
ramikc nms Plnlipsliourg. n'avait pu enqȐpher Villars de 
pretMlre, presque sans coup férir. Spire . Wofms, Kaisers- 
fauicrn , Landau cl dnulres places. Ayant ensuite passé le 

(Ti Uithyirf mititmre dt Louis XIV. par Quincy, L VII, p. 71. C*J Ff*- 
dèfic-GuttUume 11. 



AilvdaNord. 
R.'tle-cbauss 
Sdllrni 12. 



Ailt-Uu iNonl. 
,1" Haçt. 



CALEBÎBS UISTOBIQLES 

Ihin ù Strasbourg , et trompe ron ennemi por onc ma- 
na'UVTc amlacii-u&c . il était allé attaquer tlevanl rrihourg 
une division <le rarméc impériale , TavaiL taillée en pières. 
et assiégeait la ville sans qu'llui^èno put la secourir. ï>êjà 
il en était maître , et la dUidelle st'ule avait échappé à ses 
coups , lorsque tant de n-vers donnèrent rnlin de meilleurs 
conseils :i l'iimpereur. 11 consentit h entrer en népooiation, 
t't envoya le prince Eugène comme son plénipotentiaire à 
Bastadt, pendant que Louis \IV donnait, de son coté . 
à Villars, la mfme mission. Après de longues conférences. 
Upaix fut enliri signée, le 6 mars 1714. Landau rendu à 
lit France fut le fruit de la dernière cl glorieuse campagne 
de Villars 1']. 

467. pniUPPB, DUC D'ORLKANS, va ItECEVOIR AU PAA- 
LEMCNT LE TITHE I)K RÉGEXT DU nOYACUE. 

(2 soptembrp 1715). 

Par Jil. Jean Auvx ea .... 

Louis XIV était mort le 1"' septembre 1715. A la ma . 
nièrc calme et solennelle dont il avait \u sa lin approcher, 
un avait pu croire qu'il avait voulu faire de la mort te der- 
nier des actes de représenLition royale qui remplirent son 
grand règne. ■ 

« Aussilûl, raconte M. Lcmonley. riiisloricfi de la ré-l 
gcnce, tous les grands du royaume entrent dans la^ 
chambre du duc d'Orléans, et le saluent du nom de 
u régent. V.txc partie d'entre eux le presse d'en accepter 
Il le titre, de le notilier au parlement , et de saisir, sans 
Il autre formalité, les rênes du poutoir. Philippe sourit a 
n lélc de ces nouveaux d Kpernon ; mais . ayant peine 
a reconnaître , dans la courtoisie de quelques habitués d 
« château de Versailles, le pavois du champ de mars et 
« le droit des guerriers deCluvis, il ordonne sagement 
t> d«ïounoqurr le parlement, et entraîne le cortège mx 
u. pieds de I enfant Ijmis W. 



Il- 
fis! 

lui 



9ifP" ^ ' ■■ ■ ■' ' '■ *- ■ '- '-- :■■■' 

. (J, 

m X'.'ur- ■ I . ,■■■-;. 

" de U IMl. tl'-- I Li;.(>iiL' vli.'i>.'ui !■.■ jilUiLV L'J.rii'.-. ij? rOlUlf» Uo 
" lie iwUcrti Cl M- lie |IenilciM:tMl». iccri.'latîi' Jo l -.j.iiîoii.h 



DC PALAl» DB TBXfAIEXES. 389 

« ^it &c prépare, ou plutùt (oui était prêt pour la 
a ftéauoe du len<h'm.iin. Les gartlcs rnnraisi'S et les gardes 
« suisws environnent le palais. Villcroy. deGuichc. Con- 
m Udes . lîcvnulcis et S.iînl-Hilnirc dirigent, en f.iTeur 
d du dur d'iViè.Tns. toutes les mesures que Loitia XIV a 

< prevrites contre lui. D'Aiîuesse.iiiel Joly de Flrury onl 
« compoft' les IianinRues. L ambassadeur d'AnpIelerre (•) 
» était dans une tribune lapparenrc d'un orcdit qu'il n*a 
I» pat. La grand'sftllc el les ve?tibuU'« sont inondés dune 

• foule d'officiers déguisés, de miliLiires réformés, et do 

• ces avtnturi^Ts ilunt Ifs i^randcs \illes sont le rendez- 
« ftios. La plupirt portent des armes caehées sons leurs 
« habiU . mais sans aucun (icssein nrrCté. Tous obéissent 
« h celte curiosité française qui aiuic à saisir les êvéné- 
« ments dans leur source , à la vanité de jouer un rôle 
^ dans toutes les affaires, ou . peut-£trc ao plaisir puéril 

• de Ii|!urerune scène de la Fronde. 

« Le parlement, impatient de sentir sa liberté . s'était 

t rassemblé dés la pointe du jour Pbilippe put recon- 

« Daltre.à S4in tmtrec dans la grand' chambre, tout Tascen- 
« djint de son parti. Le premier président de Mcsmes (') , 
« son ennemi, fui oblige lui-même de le haranguer nvec 

< soumiiiSÎon. v Le prince n'en éprouva pas moins un t^rand 
trouble quand ce fut à lui de prendre la parole : l'aulorito 
de LouisAÏV était si imposante encore, même dans la lettre 
morte de son testament ! Le discours du duc d'Orléans 
était habilement composé; il supposa au feu roi des dispo- 
sîlions eontraires à celles que le testament renfermait; puis 
« il promit un gouvernement saj^c , économe, réparateur, 
a et toujours éclairé par les remontrancesdu parlement, etc. 
a A ces derniers mots, tous les cœurs tressaillirent do 
a joie. Aussi, quand il proiKtsa de prononcer, séparément 
a rt en premier lieu, sur le droit que sa naissance et les 
■ lois du royaume lui donnaient à la régence, un empressc- 
« ment sans frein dépouilla l'assemblée de la gravité d'un 
a corps délibérant. Le testament fut apiwrté. un eon- 
« seiller nommé Dreux le lut d'une voix liasse et rapide . 
« et personne ne daigna l'écouter, Les t^les bouillantes 
« dcAenqui'ies ne souiïrirent même pas qu'on recueillit les 

• Toix dans la forme accoutumée , cl une impétueuse 
« acclamation nomma le duc d'Orléans régent , en vertu 
V de sa naissance et des lois du ruyaume (^). » 

0^ l-oH Slair^. ;)) Ji-an-Anloinc ite Urfimc** , eomle d'AvAUX. (') Biê- 
ire dtf la Rcfenrr, par |jMiiû(ilcy,ch. i, p. 32-35. 




Mis du titmS. 
lllr 11- a 



I 



JTSTICE DE LOCIS X' 

TablMU «lu temps twir DcmKhil. 

Le (Jac d'Orléans s'empressa Uc Ciirc confirauT parla 
royauté, dans son plus sulL-iiiitil ;ipi>;irt:il. l'anCl duparl(>- 
ment qui venait dv détruire le tciljment de Louis XlV. îl 
fui décidé que lejeuuc roi [') âge stidcuD-nt alors de cinq 
ans , «e rendrait uu Palais i>our y knir un lit de justice où 
serait cnrezislrè l'^tc i[iii cunrérail la lê^j'cnLc à son oncle 
le lixic d'Oru'.ins. Otlr cinmimic. fixée li'alxird au 7 sep- 
tembre, n'eut Heu que te t^. par suite d'une indi&jjositiun 
f|ui alarma un moment !a Cnur, cl le rfgeiU pluj quf tout 
e monde, pour l'cnfancL" dél>ile de Louis XV. 

l^ parlement élail ai^wmljlé dans la salle de la grand' 
chambre, lorsque le Roi arriva: Louis XV, aecompagnè 
du ré;;ent cl des princes du sang, fut reçu au bas des de- 

f^r.", .1-' l:t ^linle-ChapclIc p;tr I-' J'ri!.i;itiiin, ayantâ sa tfite 
e 1 ; :■^^i<l('nt. cl c ■ [u'au trime qui se 

Il M, I unaiiîtle de la- ' , ii-mit.r i îianih^llnn, 

<:umiDe grtndceiiu'r, le porta depuis Icearr i à la 

porte delà gnmd' ehambre.où le dur do Tri' > prit 

et le mit sur sfwi trône. Le Jloi étant ns&ij, eUaeuu prit 
place, aUisi (pie l'indique Saint-isim* ii f*). 

t^ rèijrnt cl Us princes du sanjç à sa drtMle ; 

|ji prand rh.imlicMan éiait sur les marches du trône ; 

Le p!' ■ 'iris coufhé sur les degrés ; 

l.eçl' la chambre du Koi à couout pins bas,* 

leiii ! ^ur le eul.cl les hératilu d'armes 

en tic..... 

L.Ujuii [uirint lo uluM ; après les priucr; ^ ' ï en- 
suite sur les gradins élevés de lo salle , <:I ^ du 
trône, tes pairs laïques k la droite cl les pairs m u-^id^iuques 
k la ^aiielie du Uni. 

Lu Conseil d'ÈUU.suus le ^adtu des pairs hTqucs cl plus 
bas. 

p.'t iiil l.'K n-iîrw ri'i-'/'si;\$tiqUCS I'* <n'i''''i<f''M' - '^•"' '■li;iTîl- 

bii u'C Ifurs i Mers 

di' en rube* ['-lirs 

lut ' iilin . t-n i t'aee 

dr- : I - I . ■ > . encore i i ■ i térc 



W 



(i)L0iil*XV, bA «n tfié, **à\t m* ifn diM 0^ tkmrcA|nK,flN aio« du 
IM dauplitu» cl p.ir < -rtTc-pfMt'IU» tic U>uj« AIV. 

FrancoîJHlvniarJ l'on Tuiiic XVUtIi. ll^ 



DU PALÀlfl OB VBJI&AtLLES. 391 

eu\, les gens du Roi, après le» j^pcctaleursdc manque et de 
conMticralicin. 

LcA tUuws (Je La Cnur ncrupaierU les ]anU<rnp<t oii loges. 

a U n'y pul , dit Sniiil-Simun i') , [loiiU de rt-'. el hom- 
■ m.tf;c tt rien df^ p.trlîculier , s în un que In doches^e de 
a Vi'u(j)dour ij'i y cul an pcliî siège , el que te loaréchnl de 
« A'illeroy en eut ud aussi Tari bas . hors de rang, entre 
B If trône et la prt-micre place des pairs ecrlc5ia5tifpips. 
« Ce fut uiic ielérauce , car il Dc poaToit être en fondions 
u tAiil que le Roi étoit cnLrc les mains des femmes. ■ 

h€&. aApinT do roi apaèsle ut ue Ji&TicECtSsept. 
171 j), 

Tttttleiu 4iitffnVApV'}«*n>flA(>Ufti«llAiTix. Ulednj 

La séance élan! levée. Te Rui fut reconduit jusqu'à son ^"*^' 
carnisse au bas d»'s degrés de Li Saintc-Cliaptlle . par l.i 
mtmc dcputaliiin qui l'avait rcj;u à son arrivée. Le dnc 
d'Orlé.-uift, le dur de Bourbon et toos les prini:fS do sang 
BtriiufcDt immcdiaLemetil devant lui. Ensuite le cortège 
■onuLcD marche pour retourner aux Tuileries. 

^0. UIL1S rr VULTK PTZJtHE IK GIU:tn k L BOTEL DE 

leumuiUEres (10 mai UU). 

Par M«» UutfCMT en IMO. Aile du 

H.-de-cbaua 

Le czar Pierre avait commencé ses Toyages en Europe ^"* "" **- 

d.ins Tannée IfiftR; dès celle époque, il témoigna ï'inteii- 

lion de lenir rn France; niajs Louis XIV ne voulut point 

lui montrer le royaume attrii^té p,nr les malheurs qui (inl- 

reirt son règne. Ce prince étant mort , et !c C/ar ayfmt de 

nonveati tnanirettc l'intention de passer par la France 

aranl (fe retonrncr dnns ses éIaL< , li; régent choisit le 

marcchal de Tessè pour raccoiupagncr pendant son séjour 

l'icrre le Grand arrita i^ Calais , nu il fut d'nlwml reçu 
f»nr le marquis Wf\i'i'll(';U' niaréchal de Tcssé iilla aii-de- 
Tant fit* lui }n'^(|ii'à B4*n]imoat. « Il arriva à Paris le 7 
mai. Il drs« ''ntiit il'ali >nl au Louvre, <'nlra partout dans 
rappartcmen: de la Hcinc-mcre. Il le trouva trnj) ma- 
^rmnquerncDt tcndaet éclairé, remonta tout de suite en 

Tome XVII, p. IST. (^ Cbarlotlc-Etroiiorc-MadoIciRcde tê MoHic 



t92 GlLERifig HiSTOBigiES 

et carro<>so et s'en alla à l'hdlcl de Lcsdigitières. où il vou- 

a lui loger. 

« I.L* lundi suivant, 10 mai , le Roi a1I<i Toîr le Czar , 
« qui le m'iil à tn portière, le vit descendre de carrosse, et 

a marcha de front à ta g^iuohe du Koi jusque dans sa 

a ch.tmbre, où Ils trouvèrent deux nnileiiiîs éj^ux. Le 

(I Uoi s'a!<sil dans celui de la drotle , le 0<ir dans relui de 

Ingnuchc. le prince Kourakin servit d'interprète. On 

« fut élmuic de voir le Czar prendre le Roi sous les deux 

« bras . le hausser h son niveau , l'embrasser ainsi en l'air , 

a et le Koi , à son ii^e , et qui n'y pnuvoit p.is Olro pré- 

« irarê, n'en avoir aucune frayeur. On fut fort frappé de 

« toutes li'S grâces qu'il montra devant le Roi , de l'air de, 

n tendresse qu'il prit pour lui , de celle politesse qui cou- jl 

« luit de source . et toutefois niôlèe de candeur , ucgalité' 

« deranfç, et légèrement de supériorité d'âge; car tout 

« cela se iil très-distinctement sentU. Il loua fort le Roi . 

a il en parut charma, et il en persuada tout le monde. Il 

a l'emhras'ia à plusieurs reprises. I,e Roi lui fil Irès-joli- 

« minl son petit clrourt compliment, et M. du Maine (*) , le 

n maréchal de Villeroy , et ce qui se (roma 1^ de distin|Z:uc. 

« fournirent à la conversation. La séance dura un OLlil 

'« quart d'heure. Le Czar accompagna le Roi comme il l'a- 

« voit reçu . et le vit monter en carrosse ('). o 



itlca»i3. 



^71. PIEBIIE LE GIIAND KT LE HÉUENT .\ L\ KEVl'K 
PE LA UAISUN MIUTAIRE DU ROI (16 juin 1717). 

H/ir M. LEATA^fr-PAKAftt en IftST. 

Le mercredi, 16 juin. le Cxar se rendit n cheval à la 
revue des deux régiments des gardes, des gendarmes. 
des chêvau-lègers et des mousqiietaircs; le régent lui fil 
les honneurs de celle revue. Le Czar était suivi du maré- 
chal de Tcssé et du prince Kourakin , qui raccompagna 
partout dans sou voyage en France. 



AUvduNord. 472. pRiSB DB FONTARABIE (16 juin 1719\. 



Salle n» i3 



lltt)[K)l] le LEcmiTE en . 




oc PALAIS DE VEKS«1LLES. 



393 



^73, CAMP DE L'aRMÉI; FRANÇAISE E5TRE SAIKT-SÉ- 
BASTIKN ET FONTAUABIK (juilli719). 
QUAOTlEn UD PRIJICE DE COÏTTl. 

TaUeaa du Inspa parJ«an-Ilapti<teMAKTi:<. 

•hiiippo V en monlanl sur le Irône d'Espai^c avaîl 
renomi" a tous st's droits sur l'héritage de Louis \IV ; cc- 
pciulanl . depuis [a raorl de et; prinrc , le cabini'l espagnol 
nccciMit da^ito^ la l'rawfe de ses intrigues. Une révolte 
aviUétIatc on Brelapie, cttoulavait promo qu'elle était 
l'œuvre du cardinal Albcroni. On dêcuuvrit. peu de lejnps 
''•, la conspiralion ourdie à Paris park' pnnrcdcOella- 
re (•), ambassadeur d'Espagne, dnnl le but 6tail de faîro 
ïser la régence des mains du duc d'Orléans dans celles 
de Philippe V. II importait d'assurer le rei)os de In France 
el celui de l'Europe contre la politique turuuleiite d'All>è- 
roni. Son renvoi fut demandé, et, sur le refus du roi 
d'Espagne, la France , unie à l'Empereur, au roi d'An- 
£lelerru et aux li)lals-Générau\ de llullande par le traité 
(lo la quadruple alliance, déclara la guerre à Philippe V. 
Le maréchal de Ucrwick recul le commandement de l'ar- 
mée française, avec l'ordre d'entrer imnicdialemenlen Es- 
pagne; le' 27 mai il était devant Funlarahie , dont il entre- 
prit le siê^e. 

Le prince de Conty (') se rendit à l'armée du maréchal de 
Bcrwicii , cl l'accompagna pendant l«nte la campa^e. 

L'armée d'Espagne èluit vers Tal'atla. à troislieues de 
« Fonlîrabie. Coigny(';, par ordre du duc diBerwick. vi- 
« sitolt cependant avec un léger détachement les gorges et 
« Jcs passa}|^es de toute la chaîne des Pyrénées pour les 
« bien recunnoilre. FonLarabie capitula le IGjuin. fresnel, 
« gendre de Le Utanc , en apporta la nouvelle. Le duc de 
« Bcrwiek fit aussitôt après le siège de Saint-SébasLicn. Il 
« y fut nMcIquf dt'î.iTliun dans ses troupes , maisp^sd'au- 
a cuu oflicier. L'armi-e d'Espab'"** n éloil pns en elal de so 
« commettre avec celle du maréchal de Iterwick ; Saint- 
« &L*bn5liene!tpitnlalc !«■' août. P.ulkley. frère de la maré- 
chale de Berwick , en apporta la nuuwlle. Quinïe jours 
« après M. de Suubise(*) apporta celle duchàleaii, et quon 

(H Aiiloii)r>Otii<licc,rluiMlé.UUivenauo. ^i^ Louls-Armanil OeHnurbon. 
I> rran^i* de l-'nntitiPioi . lîopuls rnnréchal ile France vl ilur iIcCniKn^. 

[() Loiii--Krnrirfn*-lii[i-> il'- itr>)iaii,priiire(le Soubi»o,«0|*)liiiDC-lieuUMi«iil 
geadârini's -Su la i^iitJe Ou roi* 

17, 



Aile du N( 

n.'dtHïliaai 

:^lle ns il 



Jl^ «AlyEAlSS BtSTOdlttLCS 

a BVûit brûlé, dans- un pclit port ' ! 'Mbao, nommé 
« Saiiluna. Irnif f;ros rnis^paiit es, > otaiciit Uir le 

a chantier prcii ti'èirv \aiM:i-s k la ui< < , ■ » 

Le ujari'tlia] de Ht-rwiik m^ jturUi ciisuilL' i*n Calaîogf>e. 
La flultP o5pagno!(* fui ili' faite par cj-IIp de l'Aiifrlolrrrt' près 
do ML'MtfiL'. et Phiiii^e V lul forcô d'acccptiT la paix 
uui conditions qui lui furent dictées pnr le régent. All>e- 
riwii quitta le minisiêrf cl KEspa^e. La Sicik* fui cédée â 
l'Empereur, et la Sardaignc donnée en i^clKingc au duc de 
Savoie. 

Le mariîige de Lonis It V avec rinfaatf d*Espiif;iio , tilic 
de Philippe V cl d'Elisaheth Karm^e , sa scioD<lt' feinjnc, 
fut une aes convcrilions de ex- traité ; signé à ta ll;i>c . le 
17 février t72l). L'lnf;inle était alors Sgéc de six ans: clic 
de\ail Être cunduile en France^jour y achever son édma- 
tiun. L«s é%énements qui suinrciit mirent au oÀaiU cet. 
nrlicle du traité. 

Ou coniiint égaK'm<^nt du mnria|;e de inadcniûiseltc de 
Uoidpensier. Loniàii-Eli^iahcth (r<)rié:»ns, lillc ilu régrnt. 
avrc Louis , pr'uiec des Astarii », fils aîné du roi il'Espa^iie 
cl hérilier du irùni-. Ce dernier mariage eut lieu dans la 
ville du L«rma , Iv 30 janvier iTH. 



IHfiTNffril. 474. IféHlMRT-KFPRNDI, AUBASSADCt'R TCnC> ARBIVE 
^âiifnMT AUX TLILKHIKS ("il mars 1721). 



Vatlie rtftiiMle- 
Escalier drs 



ii»M«lrur>. 



iT5. Mfjrè.WET-EFrKMn. AMBASSAOKl'n TTRC, AUIIIVE 

Aix TcaEtiii^ ^21 mars 17*!lj. 

Tatilfiii lin uia^ par Cfearics P*Rfe04-CL. 

4T6. MKHIÎMET-KFFENDI , AMDASSAPCm Tl'RC » fiOUT 
l»ES TnLK&IK.S ArnÉ» &A RÈCEPTIO.X PAS LE 

BOi (âl mars iTii], 

Tjbtcâu da trmpu pjir Chartci Piilsoccl- 

Oit ht dans lesmèmoirctt du due de Saint-Simuo {*) : a Le 

iirand Scignrur, qui n truM'ie ].iinau>d'audi«HS:Hk'<ir nitx 

remières puis8aiH-cs de IKuruiK.*. sinon si rarement 



I 





Ufi'.' ^jnJe suite . q» 
duUoi, i|uisc truu^i; 
CoB^laoliiKiple. (i débarqua an 
doc. a Arrhcà Paris^ iïfut I 



PAL^â DS VSHSAILLK5. 395 

it fil aussit.tl |Kutir Mohcmot- 

• iirft aranrl irè-uirirr rtc IVm- 

■.r.nonlra.iirc, avec 

' sur iIm 1 nisseaux 

- lie- 



m 
v 
« 
« 
.« 
f 
a 
deurbc'xlrnordin.tircs, roo dt-Tournon 

• Le vcoJreJiSIduTiV'i'-'f'r"»!- !■ 
u t'tUt'JUond. iiitxiMlu' 
« d.im lo cnrrosso du 
• liuij:!: ft au>s<iiit ih 
« raudiencc du Itoi : I. 
« U'»bfll(*s cl ht' s • 



.iHiTent 
I . , 'iir a Son 

<u; mtrriU vu tuarctic pour aller à 
(nni|tagnic de ï;i |Ktli(:c a>Èc sos 
i â cheval, 1:* carrosse de 
; lirirc dc f^imbruc. cntonrés 
■ Ni siTchr%'niiT dp niRiti cl de 
■f . îrnis c5i:nfIronç d Orlrans, 
{lar des nnlfronwrs du 
LATcs .H clicral. dcnx à 
-, piiis Merlin, aide-întruduclL'Br, cl 
uv Turcs à cheval , le lils de !*nmi>assû- 
^.siïttJ, ^^riatU SUR âvi u.iiut> ht luilre du 
. leur dans uiir élolTr de smlv , <;i\ rhr\aut de 
ii.kIk's à 1.1 turque, menfN (VnrîtiTTiH'r^ à che- 
v»( , qiuire lromp«iU.'S da Kui n cheval. I.'iimhassmleur 
suhoH ciiîrv^' le [Hjull' Je Lfimhcic cl linlrodurleur, tous 
h-(Tn<fcf fr/trit à dierral ^ environnés dv vaisU de pied 



rinîrndtn'irtir , 

('' 

1, . 

doiuc *hi;suiJi ' 

Bui à cb':"»'*) . 

deux . 

huil (J 

d I 

Ih.iiri. 



iiir, . , r J . ((^urs livrées . rûloycs de vingt maitre? du 
r >krai-I-féuèral. ce màme ré-^inifiil précédé 

'.' Tb il chcvrthpuis h- «i-'.t^s- du Uni et la 

i'. Le.*» mêmes csTOiintl^ i.<rwe«. ei-de- 

t y.ir l'-nà IVulK-e. se Imm- Hstêe» dnns tes 

fl r«rs da I^R'>N)T{e , ilajt>^ In rn* D»Mi>liin»', ««ur le Ponl- 
n Vnf. driTi le** rues d« \â Myiuune et S;iiiil-IIurH>ré, à 
<• l< l'îome, (U-vant Ir PaUi^-n»»T.»l , à U porle 

A ? ré.aîec leurs Immpellr'» n limhalrB; de- 

• (>' irte en deb«>r'; .ifi*<]ii".i rK*p|jnade, le rêgi- 

« n. . ;jerii*iin lUiï cnhaie des H'-nt r<»?^i. et dans 

u 1 li.4»U[i.i 11- les dèUchenieiiCsdes r»'' qts.des 

ogmdArmes, drs ch»"r34i-léRrrs. rt !- <i;i4^nîes 

■ entiêrvs df s mimsifiietntrcs. .Irri' i-ntlroit, les 

« trwup*'*df' h fourche el les carr -ni *r r.ingcr 

« sur le quai, sons h terrasw- drs imirrirs : l'nmb.issa- 

(f) druit «If Loruine, comtp iJf Btinnn^ et de HraJap, brigaiKer des 
dnntr& [tu r^i 



ccilUalc. 
Mëtf. 
lubrf dp 

Mil» KV. 

m. 



196 GAtClIBS BISTOBIQr 

« Jeiir, avec («ulcotiui I arpompagnoit cl totJ((* ra stri!^ i 
« cheval, pnlry par le Poiil-Tournnnt ihiis le jardin des 
« TiuIltics, il. puis lequel, jusqu'au pal.iis des Tuileries, 
a It-s rêgimeiiU des gardes Irançoises et suisses ctoient en 
« haie iJes deux côltH , les tambours rnppelantel les dra- 
ft peaux ilêpïojès. L'ambassadeur et tout ce qui l'accora- 
K pa^rinU passa ainsi à cbL'val le lon^ de la gr.mde allée . 
«. entre ces deux haies , jusqu'au pied de la terrasse , où il 
« mil pied à terre . et fut roiiduit dans un appartement en 
p bas , préparé pour I) Taire reposer, en attendant I heure 
« de l'audieiior?, 

« Aprèi. l'audience, continue Saint-Simon, le prince de 
d I^iiiVesc rnuduisil l'anibassadcur à l'apparlenient uù 
a il était entré d'abord, et prit congë de lui. Il s'y reposa 
a un peu :pui3. l'introducteur à cùlè de lui, à sa gauche, 
a il traversa la icrrassc du palais des Tuileries , monta à 
« cheval avec tou< ce qui l'accompaî^noit , troma, dans la 
u grandeallée, au PonI-Tournant,,'i I esplanade, les m^mes 
« troupes diius les mêmes postes , et les mi^roes honneurs 
a qu'en venant. » 

''fcT7. SACRE DE LOUIS XV A REIMS ;25 oclobre 1722). 

COURONïiEMKlIT Pt* R< 1- 

T.b!cau (lu leinfMpitr Jtan<BipiUie M\rtin. 
478. 5ACRR PE LOns XV A SEIMS (25 octobrc 1722,^ 

COCftO.^KEMK^T ou ftOI. 

ParM.ËinilcStCDOL n IB3T. 

Louis XV fut SAcrè le 25 oclubre 1722, à l'àgc de treize 
ans. La cérémonie eut lieu à Keims dans l'église c<ilhv- 
drnle;Ic(.ardinalducdt'lloban(',i,arrheït''quedcStrasl)OurK 
et grand aumi'uier de France, onieia; il était a&sistc des 
cveaues de Lnon et de Ueauvnis [^^ 

Li!|;)tsi! avait été lenilue et ornée comme au sacre de 
Louis \1V, Le cardinal de Uuhan alla chercher le Roi à 
rarchevôclié . et le cortège se rendit A Icijlîse dans l'ordre 
et l|i marche indiqués («r le cérémonial. 

Lci première!» cérémonies du .sacre étant achevées, «le 

' \\u\ ^'élfint IcNé, le grand cbambcllan^) lui présenta les 

mus que S.I Majesté devoit mettre par-dessus sa 

> Mv.ile. la tunique , la dalmalique et le manteau royal. 

t^ AniiAiid-iuli-» il« ItitUAo. >)CliArli*t de 5*iut-Albiu. iliruuis nrchcv' 
vM|a<> iii» r.-iniltrn) oi Kiaiiçrtiît-itoiiorarAnroinf ')<• Kcjiuviilicr î^aiDi-i 
Algqan.v^ Fr«4lfnr-M«arirv deLflTourEtouUloD,tlil le prince iteTorenne. 



DO PU.AI8 DE TEMSAILLES. 397 

(t lorsque le Roy en fui rcvéiii. il ^e mit à frenoiix dc- 
n vant I jnrluivf-qiie. elreçulles deux dcrnicre& onctions 
« au\ ilriu mains que Sa 'Majestc joignit pendant qu on 
n bt'iiissoit les gans et l'anneau qui lui furent prèioulce 
« par 1 archevêque. 

M Ce prclal prit sur l'autel le sceptre et la main de ju(t- 

• lice, cl mit lun dans la main droite du lioy et l'autre 
« dans la (jauche; nussitûlle Cbancrlirr ('payant appela; les 
■ douze pairs selon leur ranç, larchevtquc prit sur lautel 
« la couronne de Charlemagne. et après on avoir fait la 
« béDédielion . il sapprucha du Kuy puur la meltrc sur la 
a l^te de Sa Mnjt-slé {■). » 

til.es pairs laïcs: Le ducd'Orlèans.^} reprêsenlanlle duc 
a de Bourgogne ; le duc de Oiarlres [^) représentant le «lur 
« de Nurniandie; le duc de IiuurLon(^')repré5enlanlle duc 
-i d'Aquiliiine; le comte de Charolois (" repri^senlanl le 

• rnmte de Toulouse; le comle de Clennonl(',ireprc5enlanl 
a le comte de Flandre, et le prince deConli ^'*; représentant 
« le comte de Champagne ; les trois premiers, portant la 
« couronne ducalp.ct les trois antres celle decomte, sont du 
o tyitédel E^anKÏIe.et Icspairseccl).'siastiques,rév6i|ueel 
« duc de Laon; lëvèque comte deChâlons(^j représentant 
« l'évèaue et duc de Langres; l'cv^quc et comte de fieau- 
a ïais. rc^i^que comte dt-Noyon ('^i rt^présenlant lévtqne 
« et comte de Chrllons; raorienèvêquede Krt*jus(") reprè- 
« scnlJinl lè*Ôqnc et comte de Noyon du coté de rÉ|ii(re. 

H Derrière les pairs laies tiennent les trois maréchaux de 
« Francod'Estrées("),d IJuxelles('"')etdeTessê;''); auprès 
tf d'eux, les ministres et secrétaires d'état, le marquis de la 
« VriIIière(*\l. lccomtedeMaurepns;"^^et M.l.eldanc; les 
a seigneurs et les priiicipau\ officiers de Sa Majesté. De- 
B vaiil les secrétaires d'clalsc Irouvoil le ducdeCliarosl(''j, 
a gouverneur du Roi, 

a Vu côte des pairs laïcs et selon leur rang, les cardi- 



Josi;itli-Ic.iri-Tî-iiiiI*N-n'^ijr!.-iii, sclgnrur d'Armenonville. gnrde <lw 

|ti- ' 'tu $nrrf Je hiuit W . <•' l'liili|i|ir 

lUls dOrlcâiis, Ut'jHH** itu'' OOrK-atis. 
Il' rli* Coriili' , (.Wnnii'fur /fi Dur i. 
itltiB lie l!-jtirov>ii, lii'te' «lu [in'-rcilrtil. i^i Louis do itourlmn, 
is-AniiflinJ de Bourbon. • Nn-ola» de* 9auI\-T.iv.intii'fc. ilrpiii» 
'■■ I ■ fi'ini*. |iO; rj|.»rlt'^Fr.i[iç«i« île ChilU'JiiiiouI 1.' !■.<.■ iif- 
ilcrc uIp de riiMir¥,»!fptii» cardinal t't prr:n 
d Entrées, due tl'Eslrt'Cft. !'<i Niroins Du I 
■ ■I lU-iii' tic rrouU) , lU' du nom, conilf de Tov'. i.>...?. 

s*ti\, 11' du nom, coimo d^ Sainr-Florcniiii cl m-m'iaim O'elJl. 
jrdtite PliL'Iypcjux, comte de l'ouicliirtraiii , cl siH-rouût U'vtai. 
iroiand d« Betliutio, Ucuteoani ^eti^Ttl <le« armOvt» du roi. 



»R 



CALEIIK Bl^TOU^tBl' 



n naoï, les évoques, l^abbèi. letcorncilkn d'èlat. tes 
4. miiiisCrcs tks requîtes et Ifs srcri't.-iirps dii rni. llnns le 
■ miliMi dusftnctu.nrc, darôtô dcl Epîtrc aoprts dn feu- 
« Ivuil ut do priL^û-u du roî. on votl k riipitainc des 
a gardes ('CO!v'*ois{'s, W dur dr VilleniyC), le princi^ Charles 
« av. lorraine (*} . çrand èciiycr. rt le capitaine des renl- 
a suissi^f., le mnrquis de Coiirtenvaux (*). el du eolè de l'E- 
€ Taflf^ileJ'aiilro cipilaincde'ijînrdf^. k* durd Harcourt(*). 

» Au !K)ut d«'S diîsrc-'; du s.im innir.v !«■ ('Mimélable. 
Il diml k'S rani'tM»asr'tiii'>n( r Ml duc de 

« Vil(ars(')enhnl):<df*pnir.i ' : iiissicrsdc 

« lat'hambrc. Après le Conru-tiltle. Ir (^hariiM-lier. reprè- 
« s*ntè par M. d'AnnenonfiUe. [tarde des sccaiiï, et dcr- 
« rWre lui li.'s Iri'is prinds niTiiiors. 

t' Le prinee de U(^h:in i "^ . avec le bitnn de grand maître 
« dootiifoisoil les rmieticrts, à sa diotte le princf de Tu* 

n l«qiiipr^ . premier gentitluiuiUTrtU'ladiaKitire.toas trois 
« en b.ibi<9 de pair^ a«rc des runrunucs de cMOlesur la 
M l*Lr elsur ï.i inf-inr liiriir. 

ti Lt-s K:>nk-!i-tlii-rnr])s simt ptnevs au bx- des degrés 
o du «rximiire, cl le* liérauls d «measeliennciitpK-sdes 
« stiiltesdes clMCHtint'^;. 

« Les eh<inotnes d<ï la eadiétinilc simt dnm l«» hautes 



et l>aMe5 slalU**). Les quatre 
Saiiil-Eftprit, h^'mar^cbttl '!'"■ 
Matignon ;^*;, le ctimtede %'■ 
hri.int(": partant le*! «liTm 
mières haute» stalles 
seiiînmrj i>t:ip',s lr> i 
Tangile ; leurs ècu- m 



rheTaiiers 

l,- t'-<ll<>n.i ' 



l'orttre du 

■^ ovDte de 

-detioès- 

:,. ;- ■ ..jlne pre- 

iire, ri 1rs quatre 

illr"; ducolède l'Ê- 

iinii'TGfitie tïjtiiiieiu 



iduNoM. 
Salir o'< m. 



a dxii» h*4 qwlre ^l;lI •->> < '.' » 

479. &ACHE riB LOUlâ xv x reims. 

CATALCADB UV BOl (SD Octobre 172:^;. 

TaMcâu du Ututtiiitar Jranltapllste IKaiutis 
Un des jrrors qui suiTtrcnt le sacre , Louis XV moota à 




OV 1*ALAIS OE TEa8AUJ.F.S. 399 

ir la ccTL'nwiiie »lc h gnimlr cavjlrjide. 
Il olail acMoÉÉpl^i* du rc^cul . (k-<> gnuiils nniciri-*» ik' sa 
nùsoa. *k^ I ■■■' ' it de France pl des ullicit^rs de 
i'onin* du S.h 

Voici r«rdiv M:'iis uqiiel le nortége sortit de l'arche- 
»*chc: loshautliois, Liml.Mitrs el Irompcltr!; marchjifrnl en 
t^te; lenriifiit rnsiiitc Ip romie di* Munsur<'nii, ^rand pré\ot 
de rhOte) ; puis Vs gardej rhi mrpK , nvnc Iciuit ofTîcîers . 
parmi lc«(ur!« sp Irouv^ionUlo la RiUarderie. lieutenant; 
de Fauvfl . enseigne, el de la Granpe. eTempl. qui avaient 
clù noiniui;!» pour assislcr à la n'Tonionie du s;icii'. 

I.e corr^jc se rendit d'nihonl A Sainl-Marcou *t ensuite 
k Saitit-llrmy , où le roi mil pied à lerro. « Le 97 ortubrc. 
ajt'mte le maréchal de VilLirs. »î fil ehi^alicps dr- i'nndre du 
Siint-Espril . M. le doc de Chartres et M. lecumte de<!ha- 
rolais- I.ts rheTalicr* sp lrofn"èrenl A relte d-Thnrmic en 
habilde l'unlre. Le Koi alla %(iir les iroopes le SK. el le 29 
il tuucha . suivant l'usnge iitimèmùfiat . deux imite cinq 
eenfc; m;ï!ades dos èemueMes ('). i> 

i80. Ai.VOL\GK IH5 U»riS rv ET DE HJLRTE LECM-VSKA 

• {\ô août 1725). 

-'■r.î fcAiw, Fit!» tir ^ictyy. tvovsn a straa- 
nr uni. it.inin-[:u.vBi.vi7K-Âurnt£-»CLi- 



Iffbl^fHtitippr d'Ol^ans. rêvent pfwla M In minorité 
du mi Lunis \V, étiit in<*rt le ï dtl'cnaln; \7i£^ et le 
duc delliKirbnn. plir« ronira !;dus le vum dcMuosMnr le 
Duc. lui .iviil «tui^èdë dans le mintslî-re. 

l/'H4Hoviiiialursquiuze3n!ï.etriufunU?d'£ï)p.i;Kne(')qiii 
ilv«U Hv aiAcnèe i>n Knuire pfiur lui Hre unie , n'en avait 
ii'Dt. Il fïH^iil «luiM! jfleiiJre plusieurs Minées unenre 
U Umf mutuif^t*. Lee«Kt^'it trouv» (|uc k'di'l.it clMl trop 
.itOI de réial. qui voulait que le roi f'iHpremp- 
toni En eun$i-queiice, il f'iiL tlrriilt* qur rinHirilx; 

seraii [< d.mm; à sa roynie famille. Kde qailU VïTs^iilles le 
5 iTril. el fut remise, le t7 mai . à Sauil-Jcaii-Pied-de- 
PoH , sur li) ft-ofiti^re des doux royaumes . a\ix eiHuyés de 
la (our d'££pagno. 



ifi'ttutiret du murVcAoI de 
trc , mw lie f liilip|>e V. 



itlar$^ U m, p. lit, p) M a rie- An ne- Vie- 



DGfO GtLBRieâ IIISTOBlOfl!» 

le 15aoVll, Louis, dnc clOrlÀnns, fils aine du régent , 
épouM â Slr.isïwurK , au nom du roi de France. Marie 
Lft'zin'^kn, fille de SLinislas , roi de Polufïne. Le mnriage 
fui célébré dans IcRlise calliédrnle de celle ville ; le car- 
dinnl de Uohan donna aux deux époux la bénédiction 
nuptiale. 

6-61. siÉGR DB pniuPSBornG (15 mai 173^). 

I?(Tn5TISSCilE:iT DE LA PI-ACR. 




L'ancien évCque de Frèjus , depuis cardinal FWm: 
prêccpleur du Uoi, ne tarda pas â remplacer M. le dnc 
dans la direction des affaires. Le Roi, dans i année i727 , 
ayant supprime le tilrc de premier ministre, nomma son 
ancien pri'ceptcur. principal ministre d'élat. 

L'Europe était in pai\ depuis quatorze ans lorsq^ue la 
mort du rni de Pologne , Auguste 11 . électeur de haxe, 
vint y rallumer la Kuerre. Deun prétendants se disputèrent 
les suffraRcs de la dicte assemblée â Varsovie. Manislas 
reçut d'une seconde élection, le 12 septembre 1733, la 
couronne qu il aNait déjà portée ; mais Charles Vl,^ em- 
pereur d'Allemagne, et linipéralriee deUn?aie C;* appuyè- 
rent tes prélenlions de l'èlerlcur de Saxe, lih d'Auguste 11, 
el leurs troupes marchèrent sur Varsuvic. La diète con- 
voquée de nouveau appela alors au tronc par une dérision 
contraire l'électeur de Saxe, et la Pologne se troura ainsi 
partagée entre deux rois. 

Cependant Sl:inislas, cédant à la Torcc , s cUit retiré à 
Danizick. Louis \V arma pour svmlcnir les droits de son 
beau-père . el lit partir une (lotte . qui ne lui porta qne de 
tardifs et inutiles S4:cours. Il Hillut alors que la l'rance entrât 
en campagne avec toutes ses forces {1733; : alliée avec les 
rois d'Lspainie cl de Sardai^ne . elle attaqua l'empire à la 
fois sur le Khin et en Italie. Pendant que le maréchal de 
Villars . à quatre-ving-ilfut ans. achevait ^lorieuH'Uient 
sa carrière par la prise de Milan, le vainoueur d'Almanza, 
lo duc de tterwick . allait aussi terminer la sienne sous les 
murs de Phdipsbours. 

Bcrwick , à la tjn «c l'année 1733, s'élait emparé du fort 
de KchI: au printempsdc l'année suivante, malgré le prince 
Eugène , qui lui était op|>osé , il avait rapidement conquis 
l'électorat de Trêves , forcé les lignes d'Ettlingen , occui»é 

Ô) CaUicrlne 1", reave de Pirfte le Groud. 



I 



< 



DU PALAIS DB VEttSAiLtES. 40t 

f«T»(le Spire et pris Ila^acnau. KuRï-ne , menacé d'^Ire 
Cûupc , fut contraint (II* se replier sur 11* Neclicr, el laissa 
le marccbnl de Berwick s'approcher de Philipborir^ pour 
y mettre le slèffe. La plaeo fut iii\cslic le 2 juin ; mais . six 
Jours aprcx. nu milieu <)rs upéraliniis de là tranchée, rin 
coup de fvinon vint frapper lîerwitk à la léle, cl metlre lin 
i 93 vie. 

Cinq joiir^ après, le 17 juin. Villnrs mmirsïl à Turin. 
Atcc eux fuiit la dt^rnière K^féralion des gr;iiids boiinnes 
de guerre qui avaient illustré le nom Je Luuis \tV. 



PRISE DE PotLrpSBOciiG { 18 juillet 173V). 

I'iir,\]. AugiMtt: Ottiiu; KU 1&38. 

n Après la mort du maréohal de Berwick.le sicge de 
a PhilipsbourK ne fui pas moins cnniinuè par le mar- 
« quis d'Aifeld "elle dur dcNoiiiles* : cl. après six sc- 
< maines de tranchée ouverte, malgré les obstacles qu'op- 
« posoicnl des pluies ronlinnolles , l'inondation, des Ira n- 
a chées et la présence de l'armée inqiêriale, les assiégés 
« capitulèrent cl rendirent la ville. » 

Vainement le prince Eugène marclia-t-il au recours des 
«ssiéftés , avec les renforts que lui avait amenés le n>i de 
Prusse. accompagné de son Ois, depuis le grand Frédéric; 
ies rctranchcnienls français ctaicnl trop rcduuUbIcs jiour 
qu'il osàl les assaillir. 



Ailf tld N< 

ll-ile-chatis 

S.n(l(? !!■ Il 



BATAaLE DE PARME (29 Julo 173&; 



« Los années des trois puissances continuateni de faire 

♦ }ei pjus grands firogrcs en Italie. La ville de Novarrc se 

* rendit au marquis de Coigny , et le maréchal de Mnille- 
« bois prit le château de Serravalle, Le maréchal de 
< Cofgny, qui avait succédé au maréchal de Viltars, gagna 
« la bataille de Parme c<»nlrc les Impériaux nui y per- 
« dirent huit mille hommes avec leur génênd Mercy [*). 
« La prise <le Modène fut une des suites de cette vic- 
« loire (*l n 

La bataille de Parme fui suivie de celle de Guastalla. éga- 

[!'> Clou'Ic-FrAnçaU Blilal, mart^rhol «I? Hninre. fi) Ailririi-M«urioe de 
loaille*. ttiaivclKil ilc Kraiici*. » flnrininint-Clauilu Je M'/rcj . »> Com- 
jnt4 ae luuix .V 1, par Puncclih de La Kocltc-Tilbar, p. ib. 



Aile du Ne 

H.-dt.'-chAuj 

S.ille no 11 



«n 



«ALBins iiisi>omiQrES< 



lempnl gsRnôe par le marèdxil »le C-oipwy snr l'ariBÔP im- 
IM>nale. Kn imniit' It'mjis k* dur dr Monlritiar, gt^néral 
fSi>»gnr>l. faisait ^iibir k la iiihîmhi (rAutrû-lu- u» oourel 
éaietà BilonUi. (h»»?. le roviminf «Jo ?.'m|iIcs. I>$ défaites 
muiliplHVsdccid^rcnt rcinpi'rriirChartta Vis ne pas tcnlor 
p[H5 longk-mpà 1.1 forlDno. Kn «t-haiig? (ta triste honneur 
(I'.ivuir inij>o?;i? un riti à l:i Pnln;:(K». il fut ronlmiiitilti céder 
le royamno des IK'UK-Siriïes .i rmfanl do» Carids. un des 
Sis de Philip[>c V, cl les cantons de .Vovarrc et de 'Fortune, 
au roi de SardaigncV)- 1^ Huehède Lorraine, aTCcbcoodi- 
tioii de rcIoiiràl.T couronne ilc Fnnrc.fnt donm* àSUitiislas 
Lerzinsfci. en d6<!oinm.ip;i'inent de la royauté de la Pologne, 
cl l'héritage du iltTiiier des Medicit^-ilirilmi*. p;ir compen- 
sation, nu dur Fmnrnis d»- Ijuraîni: [* .Telles furent les 
{>riiiri pales slif)ufciliuu^ du ttaiU* euiiclu à Vieuiic eii 1738 , 
^a'^ ne rendit que piur deux, ans la paix à IXurope. 

kSf$. PRISB DE PKAOCB (Dovombre 1741). 

Par M. AiipRAV- CArmm ttt nu. 

« La pali que la Praiict.> «rail procorio à tous le» étals 
i< de TBiurtipc fut l)ienli>l troublée par la qwerrlle tk' lEs- 
rt pafine et or l'Angleterre fnwr le r ommcrce d'Amcrique. 
« La mort do li'mpt'ronr Charles VI , arrii^éc na mois 
n ri'wtidtre 17M). nrneva d.» tout bruoiller. Il b était aucun 
« souverain en Europe (]ui ne pii'lendit ovmi des droits à 
« In snrccssîon df ce nrinrc. Rlari(^Tiii'rt";c. si flllf aînée, 
el épouse du Kranu duc de Ïu6caiie, Fraikouîs de Lsp- 
K raine, se fonihit sur le droit naturel qui l'appelait à 
Il ï'hêrîlago de son père, et sur la prasMiiuique sanelion . 
« par laquelle Ckirlcs V] a^ait unJunii^ l'indi^isibililé de 
a toutes les terres de sa mat^un, dlspusiliuits quî avaient 
« et*' garantie» par |>rcsquc toutes les mli^s.ln^cs de t'Èu^ 
« rope, Charles- Albi'rt, électeur de Lavièrc , Auguste, 
« TiA de Puloguc, électeur du Sa\c, le roi d'Cs(Kiftne, 

• Plûlippc V, se croyaK'nt foiuléâ à rèdnmer celle 
« &ucces6iua eu tuul uu eu partie. Le roi du Prusse , do 
a $oa foti- , Frôdéric H . (jnî venait de mniiler sur le 
« trilne, réi"l;ii' ■ ■ i - XV au- 
« rail pu pi\i ^!e tiire 
ti que personne , pai-qu il iji:>n.uu;;ul eu iJ.uiIl- Ii^iio de la 

• hriDche aînée uu^culiao d'AutricIte. par U iciuoie de 



I 



(I] Charltf»EBunMiMl Ul. f>< rrucol»4aiaiU'. 



DU PAI^I» OK TlUdAULES. 4V 

» Lvvàs XIII et parciïlte de I^uisXIV; mais ce prince ai- 
« va mieui tire ariMlrc i\w proleclcur ou cuiicurrent- 
« Itcjà \a trame , I E'^paK»*; , la Bavii-re . lu Saïc fe re- 
n Kwaient jXHir fiiin- uii £iii^ï' rvur. La France \ouUit cle- 
« »er 1 i'Empirc h liin- ■ ■ i .\ i. re , ei 1 curkhir des dé- 
« pouilli'fttl'uxicmiiiMiii <ilong-lCDipsriv.ilc di-la 

a rrftnoe. I.e mnri'i hni li l^;<i (ul cuMjje eo Ailema 

« gn« pour ne sujri . <t il convint, avec le roi de Prusse et 
« la cuur de Saxe , dcsmusurcs à prcudru pour faire réus- 
* jir cj' pr4.jel ("J. » 

Marie-ihùrêsc, ToyanUoragc (fui groadail contre elle. 
te luit Aiisii ul '.-n pussrssian de luut If dmaaine quo son 
père as ail ÏM^i'. l:illL-urut rhtuvma^edc&Ltatbd'Aatricbe 
a Vicii»^ les provinrcii d'Italie ci de Bidi^uic lui prèlèrcnt 
serrocnl de IMéliLé. En vertu de ses^lmilâ de succession . 
ttlle dctnaiitlait 1 Empire pour Friifiroiâ de Lorraiur , son 
mari. e( cherdmil [h^rU.-ut à se faire de nouvc^iuxaltics. 
£lk' lit ciUrcr dam «es iiitérèU le rui d'Anglclerrc et les 
cUts uènérAux «le Uollunde. i,e roi de Prusse, (le f^nd 
Fit' ' '\n oiïril son alli.mco : mai» il la lui ofl'rit après 
«'ei la Silùsie, à laquelle les électeurs de Urandc- 

b<ii laiciU avoir quelques droits, el se l'être ad- 

Juf. ariues. MariL'-lhérëse refusa une assisUmci' 

3ui id une de se** |hri>vinces , el Fréuêrtc nul alors 
u cote do la France et de la Kavière w>n génie guerrier. 
se« trésors <^t son arnitx*. La baUÎIIe de Mûiwidz sur la 
N«:i$s . qu'il livra aux Autrichiens, fut le signal d'un em- 
britseaent universel. Le cardinal de Fleury cswvn vaine- 
ment de conserver h la France one attitude paciliquc en ne 
déclarant point la guerre ;ï Marie-Thérèse , et ne faisant 
paraître les i->anrais en Allemagne que comme auxiliaires 
de l'clecteur Charles-AIhert. Le mouvement de la guerre 
emporta tout, et pendant «qu'une armée française ,pr6lc à 
fondrr sur le Hanovre . observait les mouvements de l'An- 
gleterre, une aulre armée française, commandée |>âr le eoDi te 
Maurice de Saxe , se joi(j;n^it à l'èlertcur de ïla^ièrc, qui 
venait tic pn-inli e Ltnlz et Pas$au ; et marchait sur la ca- 
pitale de I;i ll«4t^nie. 

li filbii , ilit l'autenr des fumpagncs de L(niU XV, ou 

rndrc Prague en peu de jours, ou :thandntin«f l'en- 

sprise. I^i s^aison èlail avancée, el l'armée manquait 

» <le vivrc^i. Cette grande ville . quuiquo mal fi»rLiiièc. pou- 



i;i;i CmmpagueM il« Louît XI', par PonDclIn de La Itarlie-'nibAe, ^ ^t. 



W% CilEMFJ IIISTOSIQI-ES 

a vail ^milonir les premières nlUques. Le général Oyrilvj , 
« Irl.irnlnis'!<î naissance, qui comm.-indaît 4lans la place, 
a avait liois mille liommcs de R.irnisun, et le |^anil-iluc 
« march.ii( 6 son secours avec une armée do trente mille 
« hnmmrs. Il édit déjà arrivé à cinq lieues de Prague, le 
1t âo novembre 1741 ; mais In nuit mcmc les Français et 
m les Savons donnèrent l'assaut. 

« ïls firent d«ii\ allaques avec un ^and Tracas d'à ni I- 
« lerio qui attira toute la garnison de leur rôle. Pendant 
a que tou les esprits se portaient de ce cûlé-Ià , le comlc 
»i ne Sa\e lit préparer en silence une seule échelle vers tes 
o remparts de la ville neuve, à un endroit Irès-èloignè de 
u Inttaqne. M. do Chevert ('i, alors lifulenant-eolonel du 
K ré{?imeiil de Beanee, monte le premier; lefîlsalnédu 
a maréchal de Brufïlie [*; le suit ; on arrive au rempart où 
« Ion ne trouve qu'une sentinelle; on monte en Toute, cl 
« Ion se rend maître de la vlllf?. Toute la garnison met bas 
« les armes. Ofiilvi se rend prisonnier de guerre avec ses 
w trois mille hommes. Le comte de Saxe préserva la villt 
« du pilbf^e; et, ce qu'il y eut d'étrange, c'est que tes 
« conqucranset le peuple conquis demeurèrent confondus 
et sans qu'il y eùl une goutte de sang de répandu ('1. ^> 

Le c<>m(e de Saie présenta lesclefs de Prague à lélecteiir 
de Bavière qui y fil soncntréele'26 novembre 17M. Charles- 
Albert , couronne roi de UohCnic dans celle ville, le 19 dé- 
cembre suivant, fut élu roi des Uoinain<i par la diète tte 
Francfort, S3us aucune concurrence sérieuse, le "il jan- 
vier 1742. et recul la couronne impériale le 11 février do 
la même année. Il prit le nom de Charles VIL 

H.a,-J.tui. ^^ P»»SE DE MOIN (4 juin 1744). 

i3. Tableau (lu tcmpt |>ir Pi<Trp I»<ifajit. 

fiSS. PRISE DE MENH (-ijutn 1744). 

Gouficbr par Vas Burkhuilg. 

Maric-TIièrtse semblait perdue: elle l'élail , en effet, 
Kjns rintluniptable courage qu'elle oppofiaâses revers. Lais- 
sant Vienne , que meiiavail l'armée française, elle alla sa 
jeter, son fils entre tes bras, au milieu des vaillantes popu- 

(0 Fnincol»d«riM'vcrt, iJcbuLi ticulenant giMi^rdldci imi^p^ (lu roi. 
t) Viclor-VrançoU dv Bronfic . «Irpuis ilur* Uc Brdilie t-'t marwlwt do 
Prince. \^} Campagnn d« Louii X*, par Foneeliii tle La noctic-Tiltiac , 



ParUc rcnirilr. 

Salle «Ittc de U 
Viii)iM'll# il'ur. 

K' I7Î 




DO PJOAIS DE VERSAILLES. 40& 

nKônsdc }a Hûogrie , et imi>lura Uur assisLinci^ cii jurant 
le mainljeu de kurs privikgcs. Lu rupidf mouvement 
d'enltiousi'i^mc eniniiic uK)r<ià !>a suite luulc lauatioubon- 

Sroisc.jxiis loulus Icsncuiiladcssla^is de la Murn\îo. de I.t 
loh^ine et dis burds(K' rAdridliquc. Lnpru de Innps clic 
redevint iiiailrHssc de tous les cLnts liëreditaircs de la niiiison 
•l'Autriche j el hienlùl lu paii qu'elle eimcUit avic le roi de 
Prus!-c juillet 1742] en lui céilatit In Siiésic la mit ca étal 
de tenir lùte partuut à ses ennemis. 

Au milieu de ce muu^cmcnt national, les Franpis ne 

purent pins tenir en Allemagne, tt, assiépc dansTnigue, 
lu m^iréchal de Bclle-Isle Tut réduit à la triste gloire de 
faire, nu cœur de l'hiver (17 dcccmhre 174-iJ , une retraite 
que les écrivains du tempiï uni cuiupaiée à celle des Dix 
mille. Kq m^me temps l'électeur de ])a>iêrr, na;;ucrc Irioin- 
(ihuut, étjilcha&bé de StieapiLdc* et réduit â cacher sa wisérc 
dans la «illc libre de trancfort, théalie des pompes de sun 
cournnncinent. 3Iais Marie-Thérèse, uuu contente de son 
glorieux retour de fortune, voulut davantage. Avide de 
vengeance . et conlianlc dans Ja double alliance de la Hol- 
lande et de l'An^lelLTre, elle rivait l'invasiou et le partage 
des provinces fiançaisc!), el jeta le prince Charles de Lor- 
raine sur l'Alsace, pcnilani que le ferucc Metitzel , avee ses 
bandes esclavonncs, allaient dévaster les êlAils du roi Sta- 
nislas. Ces teiitalivcs furent victorieusement repoussées par 
les troupfs françaises ; la guerre fui formellement déclarée 

au roi de la Ijrande-lîrctfignc et à la reine de Hongrie ; le 

K rince Charles-Edouard , le dernier deti Stuarts , apjielé de 
orne pour aller en Angleterre redemander h \u maisoti de 
Hanovre IlicriLige de ses aïeux ; le roi de Prusse ratlai hé 
pard'hahilesnéguciatjonsàralliance française, etd'immcnK'S 
prèp<'u:ilif!« furent faits enlJn sur terre eisur mer pour ré>- 
sisler aM'cMoutes les ressources de la France aux deux re- 
doutables ennemis qu'elle avait à combattre. 

Quatre armées furent mises sur pied. Le Roî, à la lête de 
quâlre-vin^t mille hommes, se dirigea sur la Flandre; 
lu maréchal de Coip;ny marcha sur le Uhin avec ciui]unnlc 
mille . et le duc d Uarcourl ('j sur la Meuse avec dix mille 
hommes. Le pnnre de ConLi ;• commanda l'armée rie Pie- 
mont uni s'élevait ù vingt mille hommes. Le comte de Saxe. 
pau% vilement uoQUué maréchal de France, était destiné à 



{i} Ffdrc-oh (le Uircoarli de|>ai)i nur^cbal dv France. CV LouU-FrAK- 
COudf Uourbuti. 



1i06 OALnns iiin^ftions 

servir t-n Flanrlrr sous Ir Roi ; il arriva h VnlrnrtprtriPS 
le 50 avril , Hs'rmpnra ,in**itiU di-Conrtniv, rlont ri fil son 
iiHurlier a;fnér:tl. I/uiîsXVavnil ((tiiltc Vrrsnillrs It* 3 m.ii; 
n pa-iM in rrvni» de Tarniée le 15 m:ii (tins In plaine de 



nrè5 lie !,illo , arrnmpflgiié iln minisirc 4e la 



Ci^in 

guerre , le comte d'Arçienfon ['). 

\.c Roi firrilla I.ilïe le 22 h mûli pour jc porter sur 
Mrntn. oi> il nrriva le â3. «On ouvrit la Imnchêe en sa 
« présence. le 28 . n iHt heures du soir, du eolc ile In porte 
V flYprej : S,t Majesté ne se relira cpj'à deuT heures du 
a mutin. 

• Le comte de Clermonl-Prince (*), chargé d'ane seconde 
« attaque à h rive dnjile de la \,ji . ouvrit la tranchée la 
« nif^mcniii(,rtr\,inl!ouvr.i;î**àrftrnede la porte dr Lille. 

« iAt mnréehal de Sa\e art,i . le 28. reconnaître le pnys 
c jinq»'n'-'nrt\s d'Oiidennrde ; il revint par Peyni^e et le 
« tvni-^ de la Lys : rr frit alors r^n'il eominenra à 5f scrrir 
■ a\yiilapre«Sf*nïent de^ partis d infanterie. 

« Le lUi ^t.Tnt allé , le :JI , vifi(.'r h Iranehèe devant 
« i'miTrage à eorne.en t)rdontïa rnttatpw* , («jur la nuit 
« StriMinle ; on le fit reconnaître par nn lietilenantet six 
« grenrtdiers qui le trtMivfrenl at^anifonné. 

« Le ehrmifi ronvert de Mrnin êlnnt pris, le haron 
« d'Eehien.oTTnraafidanI delà plaee. demanda, le Vjuîn. 
« à capilnlcr : i! obtint les honneurs de la gnerrc f ]. n 



Il au ^ord. 
r 

*ntii» eunirale. 



flanc. 

lois 

lor. 



487. PRISE b YPB£& (27 juin 1711). 
4ft8. mise »*vpnEs (37 juin 1744). 

Goiii(!hi> pir YaN Dlajvkmskik;. 

a Le sîi^fff d'Tpres suivit îmmédîalf'ment. Les rroiipes 
fl arrivéreirt deviint b pl.ice !«» ït» juin, danii la po*itinn 
a îodi<ii»ée par k inaK'rlial de NoLiilIts. a Ce fut le prinw 
« lie Ci.'rinont i') . al'bèfle Sainl-<iermaîn-drs-l*rè5 . qui 
ontm^nda les principales BtUiipirs de c<r siège Un \it 
« K*5 Français, assurés de la virlnire, rwHilcr tt Iraii- 
« cbce avec leurs drajieaux; l'itkvestrssrment avait fctè 

(I) Mirr-I^erre UeVojrrtJr l'^iulmjr d'Anti'niion, rnniie île WrlU-Ar- 
(tnifton. It) lMOt**\ti DiMirbMi. <■; fêistoir» da Umiriet ^ «twtêt ^ Son, 

pài le iMron d'Ëftpâguoc, année iTili, t. II, p. 6. 



DV PALAIS 9B VEIISâlU.85. 



407 



KÊni' le 16 juin ; la capituUlioo fut «igo^e le 27 du 
u rucmr miits <.'). 

Ln Jlot aTait vi&ité les Lrancliôos le 21 ot le 24; o tti 
a. Bi^mejoiir. snr lusoir. Jbl. d Arnaud de I Esuing.aide- 
B. najur U'arlillenu, 5LT\:ifit cummc v^UonUirc dans la 
« Intiicliée . &>u!( k'S vTilres du duc de Jïiron (^) , t>bJio4 ta 
« pff"'-' '■■ 'In Mer avec deuxmineors, rcconnaitre t:i' qui 
K ht: 1115 la l>as»c viUe : ii se glissa dui& le Jci*^so ; 

a n ..,.i' . ...uir escaladé la pclitfî dcmi-iuiic vis-à-vis de 
« iapotmie. il liL^Tal^relarraeliiT par ses deux mineurs, 
s une pur tf du commuiiiration {traliquêe dan» l'épaisseur 
« dnrianiHirt: il y monta seul, l'èpéc à la uiain, en rriaot: 
« vive le ttfii ! ce qui fut rêpétt' par tmtle la Iranclièe : cet 
« offiiiiT rpvint loul de mule dt^maiider au dur de lîiron 
a des greniuliet'S à la U'U' ile^uels il marcha , et s emjtara 
a de toute la basse ville ainsi que la porte royale ('). » 

489. l'HiSE lïF, Fcnsts ;iî juillet 1744). 

Par M- fUvBJiATcn 1837. 

a Le prinrc Cli.irîps rtc Lorraine et les Autrichiens 
a ataienl repass»* Ip lUiin. Le maréchal de Coîtfny les 
R ponrîuivil . s'arrêta à Veswimlionrs <pi'il enip<irla'!ans 
« a«nir employé le canon ; l'fp^e et le» baïonnclk"* des 
s offidcfset SuUJal^ a^ni^rd ^ufli Trois millf Autrichiens 
« y pvTirrt>t : six ctnl5 Itjrcnt faits pristtnnîrrs ; c'était le 
« 15 )nilW-t !7V*.. .. 

« Tîmdis ijne les Français entraient dan* la Mlle d" Ypres, 
it le diiu di" lîo'/nierfî' prenait la Knoqne. et pcirannt 
« que le Roi allnii, ii|ïrésecs expèdiliom. visiter les pl«ces 
« frontières, le prince de Clermont faifiaîl le siège d« 
« FornM . t^ni le H juillet 174V, arljrtr.i le drapeau l»lanc 
« au bout de cinq ytat^ de iranciiêe ouverte {^). » 

49CK BATiALK i»E OOM (30 septembre 1744 . 

Pu M. Sf-rhi t ca isit?. 

lifs hostitUèâ avaient commencé du côté de l'Italie . le 

22 février 17U, et les HoUcs réunies de France cl d'Iis- 

(i.iL'n.- Il Client êîéan;!qiièr!; dans la Méditerranée par l'es- 

laiseeumuiaivlec par lamiml Alallhfws. L'i5$ue 

„: _.jI claîl rt«Léc iiHlêcis*:. Cepcudaiit le prince du 



Aile dt) Nori! 

Snlli- n- l3. 



.4ili) «lu Nordt 

H.-(I»t*ti;iUbsri 



paatHtt i/f Lim.it TV. pnr Poncvlin île La Hoclm-Tittur, p. 33. 
d-(!barles <le tionuui, iiiAri'cluI 4e Prauoi>. ;■, Odtoirt liê 
.^■,€%ii)*4v de 5««, Bar le b*roo dE*itnanflfl, t. U, (>. 8. (*) C*»- 
pagwt de Luuia XV, par Poncflin de U Mo'-lic-Tiïluic, p. Ï3el 31. 



Mmwritv, fvmiv tie Sux* 



4^ ^ eiLCRiRS nisTOBJQrss 

Contî ayant rejoint ilnfnnt iJom Phitippo; les armées 
corHhinéo.s t\c Fnincr or d Esiugnr p.issiTcdl le Var. cllos 
6>ini»arprenl «le Villcfranchc cl MonUlban et ror(:èr<:nt 
ensuite les passnpps de l;i Sliira. On s'empara du i-hàlenu 
T);iuphin et ilu fort Domotit. On a&sura ainsi la libre coin- 
muiiication de l'urm^^ (riUilie avec le Dauphiné «t la 
Provence. 

Te prinre île Conli énivail à Louis XV après la prise ilu 
chàli?au DoiJiiliin : o CVst une des plu» brillantes et des 
* plus rives nrlions qui se siiinnt |uissèf.s. Les troupes y ont 
"« ini»ntré une valeur an-dessus <Ie rhuin.inilé. J.a brigade 
« de Poitou.ayant H. d'Agêuois(^) àsaU:tc.s'csicoavcrle 
o de j^Ioire. 

« l.a h^^^oore et la prèsrnre d'esprit de M. de Cherprl 
« ont principalement d'.'cidé l'avanLiftc. Je tous recoin- 
o mande M. de Soleiui et le chevalier de àludéne *i. Ui 
n Carte (V a ètè tué. Vulrc AlaJesLc . qui connait le prix de 
a lamitié . sent combieii j en suis louché (*). » 

Les armées réunies se pnrièrent ensuite ensemble sur 
Coni. dont te sié;;c fut aussitôt commencé. 

Celte ville, située au conUueuidcIa rivicrcde Gesse avpo 
la Slura, à quatorze lieuesdc Turin, est une dos places fortes 
de rjlalie. La trambée était h [x^ine ouverte que le roi de 
Sardaigne se prèseiiLi pour en faire lever le siège et H vra ba 
taille Ie30st*ptembre. Onseeamuniad'alMird pendautqucl- 
que icrops . et vers une heure apris midi, les grenadiers du 
roi de Sardaigne;*^) sêtant|>ortéssur la porto delaMadona 
del rimo. l'attaque fut vivo cl sanglante, 
• Les Français et les Espagnols combattirent en cette 
t occasion comme des allies qui se secourent, et comme 
« des rivau:iquî veulent chacun donner l'eKcmple. Le roi 
u de Sardaigne perdit près de cinq mille hommes et le 
u champ de kitaitle. Les Espajïnoisne perdirent que neuf 
*< cents houtmes . et les Français eurent on^ie cents hommes 
«I lues on blessés. Le prince de t^mli , qui etiil général et 
« soldat , eut sa cuirassi* percée de dcu\ coups . et deux 
» rhevau\ tués sous lui [''■). » 

r^i prise de Coni fut le résultat de la bataille. 

'■ Ciiim.'iriuct-Armiintl de Vljtnprot Dir I1c?9i5-Ricliplii'u . tlcptits dur 
ll'AttfMiM'tri rt iir(it«'"Nnt frivTftl ■!(*< finiH''!-- tin rf>t. '* Ptcrrtf rti* Ri)- 

I ■" ■ " J'-Jin 

I .rai, 

■ ■ : ' iî:;rlc--Liiuin:iucI JII, ,' Cùmvùsnti de Lûuit X\ , uji l'yiicclin de 

ta Rnfhp-Tilhar, p. 3fl. 



DC FiUlS DE rElSAtl.LB4. 



491. e:vtrée d€ roi a Strasbourg (Ô octobre 1744). 

^PjirM. Rr.iïRuit fo i93:. 
A|(ri'S la prisedi'FurtifS, I('ninn'Tha!<lrNniiillrs[M reçut 
l'ordre de se diriger sur rAlleinat;iii' pour «{KTorsa jnuc- 
tioiia^ccIcinarcclialdt'Cui^ny *). Le lîoi suivait lo raouvo- 
m^iit de l'armée. Arrivi'i Metz , leSauiU, il y tomba ma- 
lade, et le 1i, lorsqu'un dt-ses|iêr()it du ses jours, il »e faisait 
«ncore rendre eompic de la silunlion de ses années. C'est 
alors, nipiKirle Voltaire, qu'il dit au comte d'Ar^ciison ('}, 
miaistre de la guerre : « Érrivez au inaréclial de No;iiÙes 
a que. pendant qu'on portait Louis \lll au tombeau , le 
a prince de Condé gagna une bataille. » 
^ Le maréchal de ouailles répondit |»ardos succès: étant 
E arrivé à SufTelheim, il lit sa jr)netion avec le marccbitl de 
Coigny . forea les retraneliemenls de l'ennemi et obligea les 
iLnpériaUK àrepassnrle Ithiti. 

Le Roi, étant rétabli, (|nittj) Metz pour se rendre en Alle- 
magne , tit se dirigea sur Strasbourg, où il arriva le 5 
octobre. 

a Sur les quatre heure? après midy son rarrosse parut 
a environné de ses oOîeiers et de ses gardes. Aussitôt l'air 
u retentit du bruit des instrumens et des aoclamalionsre- 
« doublées de ni'tf te Roi! Les cavaliers mirent le sahreà 
A la main. M. le prêteur royal salua le Hoi à son poste. Les 
a aulrcsoRieiers eurent le même honneur. 

« Sa Majesté élâiil arrivée au pied di^lacis reçut les Iroiit 
a clefide venneîl , qui lui furent présentées dans unbassiii 
« dertit'inr niétalparM.leh.irundeTrélans;*),lieutenniilde 
« Itoi de la ville. En mtmy temps le corps du magistrat se 
et présenti) ilcvant le Hoi et cul l'honneur de complimcoler 
« Sa Majesté. 

tt Ix Kui entra ensuite dans la ville au hriùt de toutrrs 
« les cloches et de l'artillerie des remparts. 

« A l'extrémité du faubourg de Snvernc étoît placé on 
« arc de triomphe de sîiixanle pieds d'élévation. 

« £a dehors de cet arc de triomphe, sons lequel le Roi 
< passa, éloienl placés les petits ceni-suissesCJquisc pré- 
Ci AdriL'n-M.iuriri' de Noaillcs, Juc de Noaillcs.<ï) François de Fran- 
qirrtot, iliir d« roimit. rn, l'otr (a note p. iWi. '^^ Henri Du Rouï. bn- 



Ail« ilu Nul 

Il.-de-ehau) 

Salle tf 11 



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<lel*fljQSieiueut b je sin-sc 



ini<s,linbi!k'> t'ii f<?iil-5iliS'J'«u'mi aiiiruiim- iIh 
ir i(iul«.*s [oj lailkii . <Ip niliiii» de sot«s toug»-» 
l.i ltalU't>tirdp, le cli.i]ieau , le plumcl cl U* re^t» 



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n sentiront dcrant Sa Majesté . H lui fironl le snlut avec 
« uuu assurance vK'ilcDienl noble et nio^lcste. De là le Koî 
u man*li;i vtTS rcf^tise calhéilralc an n)ili<!U iVuiw «Utuljle 
« hayeilo^ troupes fie \a garnistin. Les rues, r\\ii ileceeùlè là 
« sunl ilroitt's et s^mcieuses , étoiont sablées, jmK-hées de 
« lertlure, et tapissées, ù ilnùte et à giiiiehe, des plus hfHes 
« Upiweries, que leshabitaris deloutêtât avoienl fQUrmes 
« U l'eii\ie, 

« S» Majesté clanl «rrivre devant le principal portail do. 
« l'égbse ratbednîb- dewendil du carrosse, el fulrernepar 
■é M. Ip mrdin^l de Itohan <;'; qui élott à In tête de tout so» 
« clerfïè.a^ec M. le cardinal de SK)ubise i/}s4ïnro3iljiiieur.et 
« M. rfv^.pi.* d'I'ranmdp snn siiffnijtnnt.Son tîminenco fit 
m au H' * ' rés lequel Sa M-'jesléfut 

«. C(»nil': re-.iutcl a un |'ric-Dicu 

« eouveri u uw i.»!'.^ ih"-ni' .-i .■(.• velours, où M. le prince 
t( rumitle de Utih.in (îurmenè . (ils de M- le prince du 

n Moiitauhnn,«l (!■ ' <:mcellain> de celle cntliêdrale. 

« présents Iccarr- ij(.'5té. Le Koi. après avuirfiiit 

« sa priéro. se rcit.., ,; , ., .] .m p.daiâcpiï^C(tp.)l, où il aToit 
u elioi^ii sc-n logement. 

Ijp'i petits ceiit-siii';*;f-i *(* tri.inr-renl ranîîês en haye 

"<. rpii ferinnient le 

i passèrent en rc»ùe 

sr mil nu\ (eneMres pour le« voir 

- rurentensuite admis àcomplimen- 



idr^Bt l'arrivée du Roi Turent toutes de 



iiluNord. 



u dans la cour 
«c cortège. nv\ 
« devant S:i 
<• del-l-r.T. 

« liT S;: 
I.rs l\ 

la (du-i ftr.ujiîr m.i;,;ntficene( 

» l.e 1(1 m-dibre, le Ktti partit an son de tnu4«s les 
« cloi-hcs de U ville el au bruit de toute rarlillerie des 
« rrmpnrLs , laissiinl tous les tueurs pt-notrés di- lajoyc 
o d'avoir TU cl du regret de penlrv sitôt ce monarque lien 

aime i^^). « 

492. si£^;civE iniiiovnfc (U octobre 1744, 

LB Mtl ABSIVt AC C^VP DXVATrr rmMlITBG. 

P.irPiwreLïlfTASTTçr* tit 

Tx maréchal de Coîgny ;.V. ayanl passé 1c Rbin, dnnna ordrt; 




DC TAIAIS OB TlXMIttn. <|1t 

,iu ïîur d'TT ' de M porter sur le ! "" : : ui- 

lUa qu'il iïtcc le reste de w . i- 

boiirg en ijri-..;iii. Arrivé dcviinl celle mI <■ iH'iMii-i in 19 
srptenilif".', il j'avail lait investir, lorsque le roi, arrivé de 
Slf;i''l' ';'■ ' piil le commaiiri^'-'-'t <- "' • -l'o. 

I Friiioiirg Tull'ii irtniilÀcanse 

P' tle 1 .t. i,,......-,i: dfs eaux du T.. . ..... , ulait arrêter et 
i1clf>nrner. l-esasiiégis qui avainil minlisscrours se dc- 
fcudijeiU avec euuragc el upiiiiàtrclù ; ils tcnlcrcut plu- 
sicvs«orlie<i. 

« Le tnarécbal de Coifçny rcndoUcnnu»!'' lultoi U>us 
a Icsjiiursduprof^èsdeslrdvanv.elL'n > inJres: 

« les cniix devenues twssts (in liTut i-rti. ment de 

cc.f' : i>enrconstauce; on lItp.isM'rdiil uiUk'i'jUc du 

ΠIti 1 - s ranons. des pierriers et <\r-i morln-rs pour 
■1 repuiidrc cl pour iuinoser â oeui de-- t'iiulres 

■i tMlteries furent èLililics ronlrc les f.i lion du 

a Roi . contre celle de la demi-lnne el euiiire cha([ue 
rt flanc {'). » 

493. siÉCE DE niiBûtRG J7 au 18 octobre 1744}. 

IATTAOrB DE TfVTT, 
Par LogU Lxpaox cd nn. Mie du Noi 
»».,., ... .... . R-Uc-ch«u« 
Déjà les travaux étaient arrives a peu de di5tancc du 54tllori*t3 
dtenùn cuuvert; ori crut potruir 1 attaquer : une nuit 
I^Kiire (du 17 au 18 aetobre j favori<x.iil ee projet; mais il 
^rvint une pluie si cun^iilénible, qu'un ne pulsoccupor» 

infine lPJ<iur Huit;iiil , que de perfecliouner les ouvrages. 
, ti LcSWuetoïtreSi Majesté, visitant les travaux potirre- 

K tf conxmJtre lesnu\n;;e'i de la tranrhéc et le progrès de» 
P il batirri<»t qui lirtl'.i.iti f>n brèche, s'npperrut nue les 
* dp hc ètoient fort aTancer«i;en 

fl S' . ^dc la droite qui avrtirnt fié 

« abaiuldniiirs ■.i-iMiiii! r-fitisc-S, et tpjc le travnï) des mi- 
« aetf qui avott été dérangé . seroit répare. Lr? ordres du 
« Hoi jmnclueUeinrnt extVuIês, les b-iUeries furent éta- 
« blirs sur le chemin couvert : à peine curent-elles com- 
« menée à li-Tt!re en brèche . que h- iVu des ennemis redou-