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Full text of "Galeries historiques du palais de Versailles"

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THE GIFT OP 




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GALERIES 

HISTORIQUES 

KC PALilS 

DE VERSAILLES 



to,i,îf<ihvGoog-le 



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GALERIES 



HISTORIQUES 



DE VERSAILLES, V 



Iffaxï» 



IIIPRIHERIE DE FAIM ET THUNOT 
Rwe fIttiM, U, prtt de radioa 



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nne/)rtt 

/IISSO 



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INTRODUCTION. 



lanqn'en 1832 la loi mr la liste cïtîIc maiotiDl le 
Pdw d« Versailles dans le domaine de la couronne , la 
jrmère pensée da roi Louis-Philippe fol de donner à 
rt mooamenl une dcslinalion digne de sa grandeor. 
Consacrer l'ancienne demeure de Louis XIV à loates 
! la gkmes de la France , rassembler daoa son wceinle 
iDos les grands soavenirs de notre histoire, tel fui le 
projel immédiatement cooça par Sa Majesté. Mais le 
.; pWs de Versailles, à cette époque, ne renfermait ni ta- 
I Ueaox , ni slatncs : les pUronds seuls avaient été res- 
j lanrés. Le Roi dcmna l'ordre de rechercher dans les dé- 
pita de Ja courcmoe et dans les résidences royales foules 
letpeintnres, statnes, bustes ou bas-reliefs représenlaot 
, de Jâils ou des personnages célèbres de nos annales, en 
Imtaie temps que tons les objets d'art qui olbiraient on 
'VacUre liisloriqne. Des onvrages, la plupart remar- 
;;nbles, oubliés d^uis longtemps dans les magasins du 
l'jnsre et dans les greniers des Gobclins, forent tirés 
' <e la pfKMsiére ; d'autivs , dispersés dans dîrerspalaîs^ 
ii^iTeot réunis à Versailles : on mit enfin le même soin à 
retneillir lont ce qni avait été produit par la peinture 
1 la Kulptore modernes. 
Cependant ce« diverses réunions étaient bien loin de 
*Gre â raccomplissement da projet conçn par Sa Ma- 
Vtë : ni tons Us grands hommes, ni tous les grands 



3:^9932 

UoliîHinvGoOglc 



vj IKTBODOCnOH. 

éTénemeuts de noire bistoirc D'avaicDt leur place daus 
cette collection, empruntée k des époiiiies différentes- 
Le Roi a comblé cette lacane cq commaDdant à nos ar- 
tistes les plus diBtiagués uq nombre considérable de ta- 
bleaux , de statues et de bustes , destinés k compléter le 
magnifique ensemble de toutes les illustrations de la 
France.Xes souvenirs militairesoccupentnatarellemeDt 
la plus grande partie de ces vastes galeries i et s'il ea 
est quelques-uns que l'on s'étonne de n'y pas retrouver, 
c'est que la pensée qui a présidé à ce travail s'a pas 
toqIu perpétuer la triste mémoire de nos discordes ci- 
viles ; elle n'a donné place qu'aux heureux événemenla 
qoilesont terminées, 

La collection générale que reoTermc le palais de Ycr- 
saDIespent se diviser en dnq parties : 

1' Les tableaux consacrés à la représentation des évé- 
nements hîsiOTiques j 

2* Les portraits; 

3* Les résidences royales ; 

i' Les bustes, statues et bas-reliefs ; 

5" Les médailles [' 

Les laUewix représentent : 

1° Le* grandeB bataiflefl qui , depuis l'origine de la 
moMTchie jusqu'à nos jours, ont bOD«4 les armes 
rnnçaisM; 

S* l4S érénemeata ou les traits les plus remarquables 
d« notre Uotoira , en j compreDant lu croisades ; 

3* Le rtgaê de Louis XIV ; 

4° Les règnes de Louis XV et de LonU XVI ; 

5° 1a campagne de t79â; 

êf Lu c— f g i cfl de la r^Uiqae, depoii 1793 jus- 
qu'en 1796; 



HihyGoogle 



T* Les campttgmtA de Napc^Da , ^epitàB i ne jtuqa'co 

8* Les r^Bes d« Lcnis XVI II flt de Chartes X ; 

9' l«s priacipaax évésemenl» qui ont npulé le règoe 
de Loiiù-Phîlip)»e I", depuis juiltel 1830 jnsqa'aa tenps 
/iréKDt. 

n bat ijoBler à rémunération de ees tsMeaax l« col- 
leelîiM des gonadiesqDiretnceDt les campagees d'Italie, 
de HoUaade, de Suisse, d'Allemagne, de IMogne, d'& 
ingne, e4e., etc., etenfîo les mannes qoi offrent la re- 
I>rése>latioo des btlaiHci et combats de mer glorienx 
pour la France. 

Les poftrùte eomprciMent : 

V Les graads amiranx ; 

a* Les connétables de France ; 

3* Les BuvédiaaK de France ; 

4* Ceux de «os guerriers célèbres qai n'ont été reré - 
loi d'Kicaae de ces dignités ; 

5* Doe résnioa indistincte de personnages français et 
élnagcrs qoi se sont illustrés sur le trône , ft la gnerre, 
dans l'ordre p(rfitiqnc, dans le dei^é et la nagistratnre, 
dus ks sciences , les lettres et les arts. 

Sons le titre de rësldeaccs royales sont réunies les Tues 
des anciens diàtcaax de nos rois, avec les personnages 
dans le coslame de leur époque. 

Lesbostes el statues formcol nne antre galerie de pcr- 
soMw^ célèbres depnis les premlera siècles de la mo- 
Barefaie jusqu'à nos jonrs ; on y a joint les tombeaux 
des rois el reines , princes et princesses de France , ainsi 
fae (xas. de quelques antres personnages historiques. 

td orileelion des médailles commence vers 1300 et 
■oH SB règne de Loaia-Fliilippe I*. 



HihvGoonIc 



viij iimoitDCTKm. 

C'était déjà un grand trarail qac de rassembler toutes 
ces richesses dans un métne lieu; mais ce n'était pas 
tout : il falhilencorc les classer de maDîèrc à ce que l'œil 
ellapenséepQsgents'f promener sans confasion. L'ordre 
chronologique , le seul qu'on pût suivre , ne s'accordait 
que bien difficilement avec la distribution delocalilâs. 
Malgré les grands travaux faits par le Roi dans l'intérienr 
dn palais , malgré les heureux diangements qui ont con- 
verti desamas de petits appartements et d'indignes son- 
pentes en de vastes salles et de magnifiques galeries , les 
divisions primitives da palais ne pouvaieut élre chan- 
gées i il y avait nécessité de le prendre tel qu'il était 
consiroit II consistait en trois corps de bâtiments fria- 
dpanx , sims compter ce que l'on peut appeler les pavil- 
lons ; il était divisé en plusieurs étages et distribué en 
pièces de différentes graDdeors; rien n'y étaitdi^jXMé pour 
recevoir les tableaux, et les tableaux eux-mêmes, par la 
diversité de leurs dimensions, ne pouvaient se prêter k 
la régularité de l'ordre cbronologique. Il fallait donc ac- 
cepter ce qui était fait , et , tout en respectant la succes- 
sion historique des événements et des perumnages, s'ef- 
Torcer de la mettre en accord arecla disposition générale 
des bâtiments et leur distribution antérieure. II fallait 
aussi assortir la dimension des tableaux à l'étendue des 
emplacements destinés à les recevoir. Voici le système 
imaginé pour triompher de celle double diUicnlté. 

On a pensé d'abord qu'il était possible de suppléer, 
jusqu'à uo certain point, an classement chronologique 
des peintures et des sculptures par le moyeu d'un cata- 
logue général , où elles se succéderaient selon l'ordre 
assigné dans la suite des temps aux événements et aux 
personnages qu'elles représentent. Ce catologue est ce- 



HihvGoo^lc 



omiwircTiofi- ix 

bô qne Foo offre fei j Is série des namém y soit la 
urëlie des annéei. Pais , poar le dasseroenl à la fois le 
phis connode cl le plm raisonnable des tableaux et 
des ststM* , on a créé de grandes divisîoiis bistoriqaes ; 
on a adapté à chaque salle, h ehaqne galerie , â cbaqae 
série (f appartements, une série correspondante de bits 
e( d'éTéaemeiita historiqnea, tonjonrs dassés par èpoqae 
et formaDt nue suite dffonologiqae aussi complète qne 
le DonAre des taMeaax le penndtait , anssi étendue 
que le comportait la dinensioa des jridocs. Cesl ainsi, 
poar citer an hasard quelques exemples , qoe le sonre- 
air des croisades et des états fénéraox, ceox des an- 
fiées f 792 et 1830, sont rassemblés dans des salles par- 
ticoli^vf , qui n'ont Mcan rapport dironologiqne arec 
ks salles voisines. Ce système offre d'sflleors le [H^ienx 
aTaotags qoe, si ^us tard on vent ajouter k la colleC' 
tioB de Versailles de nonrelles séries bistoriqaes , celte 
additioa pourra se Tairo sans entraîner aucun change- 
mcut à l'ordre maintenant élabli. 

Le Palais de Versailles se dlTise en tn^ piiocipanx 
awps de bhUneou : le corps titrai, l'aile da Sud , 
l'ai'fe du Nord. 

œRPS CEHTRAL. ' 
Le corps Central renferme ■- 

AV MSZ-im-aiAV33ÈS. ' 

V Un veatibakt décoré de bules et statnes, qui se 
tnww «B pied de l'wcaliar de saarbre. 
a- QoatreMUescoiBacréesaBxréudeDoa royale». 
. 3> La salle de* Koia de Frawx. Lai porinils des nri» 



HihvGoonIc 



Z IMnODCCTtOR. 

y sont rangés dans leur ordre chroacrfo^iqae; senle- 
mcnt , à l'égard de quelques-uns des pricces de la pre- 
mière race, ou a suppléé an déraut àe portrails authen- 
tiques par des écossouB avec la date de leur règne. 

4° Le vestibule de Louis XIII. 

5° Trois salles et plusieurs veslibales qui entoorent 
l'escalier des Ambassadeurs récemment recoustruil, et 
dans lesquels sont placés des bustes et statues, ainsi qoe 
les lableaux-plans de divers si^cs et campagnes. 

6° Les grands amiraux, dassés par ordre de promu- 
tion. 

7° Les connétables de France, rangés dans le même 
ordre. 

8' Les maréchaux de France. La série des salles con- 
sacrées aux marécbaux est interrompue par la galerie 
de Louis XIII , avec laquelle la suite des noaréchaax 
recommence. 

9" Deux salles où s(mt placés les guerriers célèbres. 

AU PSEUIE& ÉTAGE. 

1 ° En partant dn salon d'Hercnle , qui touche an ves- 
tibnle de la Chapelle, se succèdent sept salons ayant vue 
sur la pièce d'eau du Dragon et portant les noms de 
l'Abondance, de Vénus, de Diane, de Mars, de Mer- 
cure, d'Apollon, de la Guerre. Dans cette longue enfi- 
lade, qui formait autrefois les grands appartements de 
l..ouis XIV, est distribuée une partie des tableaux re- 
présentant les événemenla de son règne ; la suite en 
est intcrrompoe par la galerie qui porte le nom do 
ce pi ince , et qui donne sur la terrasse dn grand par^ 
terre. Cinq antres salons donnant sur la pièce d'eau des 
Suisses, et qui portaient autrefois les noms de salon de 



HihyGoogle 



4 

la Paix, durabre et salon de la Reine , salon daGmid- 
Goarert, salles des Gardes delaReine.complèteDU'cn- 
sanble des événcmenls du r^c de Louis XIV, si l'oo 
yajootetOQterois encore quelques tableaux rèpartisâaiu 
les deux salles des Gardes du corps et des Valets de pied, 
on placés dans d'aulres sMes. 

2* Au baol de l'escalier de marbre s'oQTre la grande 
salle des Gardes, anjoard'hai salle de Napoléon. 

y La salle de 1792, qui est attenante an corps Cen- 
In) , mais qui fait partie de l'aile du Sud. 

4- Quatre galles consacrées anx campagnes de 1793, 
1794, 1795 et 1796. 

5* Une suite de pièces on sont placées les gooacbes et 
aquareUes qui reproduisent les campagnes de nos ar- 
mées depuis 1796. 

5* Les petits appartements de la Rdne. 

7" L'(Eil-de-fiœur, la chambre da lit de Louis XIV, 
son cabinet , et tout le reste de l'appartement royal ; la 
bibliothèque, le salon des Porcelaines, l'escalier des 
Ambassadeurs, et la salle adjacente où était le billard de 
Louis XVl , cl où l'on voit anjoard'faai les ^nds la- 
bleanx du si^e de Luxemboai^ et de la bataille de 
Cassano. Des poriraiu de Louis XIV, des princes et 
des princesBCs,de sa famille , et des personnages illoslres 
de soo temps, sont distribués dans quclques-ones de ces 
salles. 

8° Le cabinet des gooacbes du règne de Louis XV. 

9* La petite salle drâ Croisades. 

10* La salle des États-G^fraox. 

AILE DU SUD. 
L'aile da Sud cMoprend : 



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Air BU-BS-CBàOSliB. 

1* Douze salles oonsacrées au soaTenir de NapoMon, 
etreaferBunt \m Ubleaui qui reprtseateut les batAÎUes 
et les principaux éTéoemeats poUliqoes, depok ITSfi 
jiuqu'eD ISIO. 

Plus one salle de bastes et statan de NsfûlôoM et de 
la famille; et enfin la salle de Mareogo. 

3* Une galerie de bustes cl bUIms, depuis 1789 jofr- 
qu'en 1814. 

Les bastes placés dans les fenêtres sont ceux des géné- 
ruu Inès en oombatlaiit pour la France. 

AU PREMIER ^AaS. 

i* Lagrandc galerie des Batailles, depuis Tolbiac jus- 
qu'à Wagram. 

S' U salle de 1830. 

3° Une galttie de Bcalptores, depuis le Kvi'siède jus- 
qu'à 1789. 

AC DBmciÈUE ^TAGE. 

Une c(^lect)oa de portraila historiques, depuis 17S9 
jnsqn'à nos jours. 

AILE DD NORD. 
L'aile du Nord comprend : 

AU tiEZ-Dt-CHAITSSÉE. 

X* Une s^ie de tableaux historiques repràentant les 



HihyGoogle 



umMDcrtoN. xiij 

êrtoements les ploa Importants de nos annales, depai' 
l'origiiie de la monarchie jnsqn'aa r^e de Louis XTI 
inclusiv«Dent. 
fto Une galerie de bustes, sUtaes et tombeaux. 

AU PBEMIEB ÉTAGE. 

1 ' La mile des tableaux historiques du rez-de-chaos- 
sée, depuis la r^obliqae jnsqu'ao règne de hoaS^Via- 
lippe I-. 

3* Une galerie de bustes, statues et Unubetox. 

AC DÊCXIËIIE ÈTA.m. 

Une galerie de pulrails historiques, antërimrs k 1790. 
PAVILLON DU ROI. 

Ce parilloo aliénant perpcndiculairenient à l'aile do 
NcHrd et à celle da Réservoir, qui borde la me de ce 
nom , sépare la conr de la Boachc de celle da Tbé&tre- 
II n'a point d'atliqoe ou de deuxième étage ; mais le rez- 
de-<4iaassée et le premier étage sont de plaio-pied avec 
ccox de l'aile du Nwd. , 

Le paTîUoD du Roi comprend : 

AC KEZ-DE-CHAPSSÉE. 

l° Quatre salles OÙ scml placés les batailles navales et 
OHnbals sur mer (1). 

V La grande salle des Croisades, où sont placées les 
portes tn bois de cèdre de l'hdpital des dteraliers de 



HihvGoonIc 



XW UinOMICTIffK. 

Bhodes, qoeleSotlanadoiuéesau R« , nirla denuind 
qo'eo fit le piince de Joinrille, lonqu'il TtoiU l'ile^d 
Rhodes en 1836. 

AU PREHIEB ÉTAGE. 

V Qmin safles èo tableaux hîstoriqoes reprëflenlani 
ia Mto mémorables de aolre histoire , depuis le baptémt 
de Clovis jusqu'à nos jours. 

2° Deox Mlles conicnsnt des tableaux qui représcn- 
teut des événements du règne do roi Louis-Philippe I". 

Le système des séries dans leur rapport avec les loca- 
lîl&se trouve clairement indiqué pu cette énantératiOD . 
Quant à la classification , on va entrer dans quelques 
détails poar Iftcher de la Uen faire comprendre. 

Le Roi a voulu réunir à Versailles tous les grands 
amiraux, tous les connétables, tous les raarëchans de 
France. La coUcction des amiraux était complète à l'ex- 
oeption de trois , créés depuis le comte de Toulouse (1), 
de qui provient celte collection. On leur a consacré, 
dans le corps central du palais , la première salle du rpz- 
de- chaussée qui regarde le midi i on 1rs a rangés dans 
leur ordre de création , et avec la date de leur mort tou- 
jours indiquée. Mais , pour les suivre dans leur succes- 
sion chronologique, il est nécessaire de commencer par 
la droite en entras! dans la nlle, et de nmatar de bas 
en haut, eo ayant soin de revenir tpi^oars sur la Upie 
do bis. 

Qamt tÊO. caniéteble» et aux «arWianx deFrasoe, 
il y çn a deux collectious disUoctes , l'une en buste et 

(<) Loal*-AlBundn de Boarbon. 



nvGooj^lc 



Tintre en pied. Im- eoHeetîoa des «onnélablefl et éia 
■ B Té diw nE ta batte est comfrfftle. fti y voit tons les 
ci — M ih l B i , depiHS le prenkr, AB»éric deMontmo- 
rcKf, «■ lOSO, josqn'an denifer de toas, lesdi- 
grtCKijCrééea te» ; tom ies mw gchmi i: de Pnaet , 
d^ali le prenter, le maréchal Pfnre, créé par PU' 
Up f» A agn ifc ) en 1185, Jusqu'au dernier, le maré- 
cU TdAe, immBà ea 1837; c'eM-à-«re la série bod 
wtannpiie des nirAHMtttx de France pendant aept 
si«dn. 

Oyendant , parmi les coBoélables et les marédiaitx 
qui appartiennent aux époipÊn les phn recalées , R ; en 
a « aaacE grand nombre dont on n'a pn relnniTer les 
portrailf, do moins avec an caractère sulBsant d'aiithea> 
ticité; 00 a ima^né alors de mettre à là place que devait 
occuper lenr image qd écnsson où sont inscrits leurs 
noms , leur litres , l'époque de leur nomination et la 
date de leur mort. Pour visiter dans leur ordre chro- 
Do4opqne les portraits en bnstes des ctHinétables t!t 
des maréchaux de France , il faut adopter la même 
marche qoe dans la salle dee grands amiranx. On 
commence par la droite en entrant , et l'œil doit 
cfaO'dier, en remontant tonjoura de bas en haut , la 
nccession des dates marqua par celle des noméros. 

Les conoélables et les maréchaux en pied on à cherd 
lorment nue ooUecliouii part, mais incomplète, et qui, 
ainsi que la première, se succède de salle en salle, soiTADt 
l'ordre chronologique. 

Tdi est l'ordre général suivi poor le clasicment des 
iérïes bistOTiques dans toutes les salles et galeries qui 
aHnpoeeal le magnifique ensemble du palais de Ver- 
sailles. 



HihvGoonIc 



ZTJ InnOOL'CTiOK. 

Il reste à faire une dernière (discrvatioD. 

L'andeanodénomioation de certains appartemenlfl au- 
rait formé un coatraste bizarre areclestableaox qu'on 
j a placés -. afin de concilier lea anciennes traditions 
arec les modifkationB noarelles, on a conservé i c6té 
de la désignation moderne le nom consacré par l'usage. 
Aimi on dira' Salle de 1792 (ancienne salle des Cent- 
Smsses); Salle de Naptdéoa (andeone salle des Gar- 
des), etc. De cette manière les dispositions da présent 
seront en accord avec les sourcnirs du passé , et Ver- 
sailles sera présenté aux générations da xix° siècle 
arec le double caractère qai a présidé à sa création 
soos Lotus XIV cl à sa restauration sous Loois-Pbi- 
lippe I". 



HihvGoo^lc 



PEINTURE. 

PREMIÈRE PARTIE. 

TABLEAUX HISTdHIQl'BS. 



™,l,îf<invG00Hlc 



toiiiîHihvGoogle 



GALERIES 

HISTORIQUES 

1>B TERSAIltES. 



PEINTURE. 

PREMIÈRE PARTIE. 



I . mABAMOIO) tjJtVÉ FAR LES PIIASGS SIS I£ PAVOH 
^leiB l'an l»20). 

PWli.Rl«tt ...... AireduNord. 

CtUit rasage chei les Ftancs encore barbares, cfaaOM "■■^'«''aunw. 
fou qa'Os se oonoaient do -nourean chef, de l'élever sur "" *' 

nn tai^e boodier et de le prMnmer akui nitoar de l'assena 
blée, parnu les marques bruyantes d'an belliqueux en- 
thousiasme. 

L'auteur des Gestes des rois francs parle de Vhaaaaoaà, 
Sis de Uarcomir, comme afaot résué sur les FrancsSaliens 
dnu le eomsMneement du t< siècle. Cett sur ce fondement 
^oe les chronîqaenrs des âges soifants ont pbcÀca priMe 
a U téta de la luit de nos rais , et lui ost atMboi tes pre> 



AilcdaHldj. 



2. KITAJIXB I>B TÛIAUC (Ï96). 

Pw M. .Arraon 
aoTM,flIsdeehildêfieetpetit-BsdeMittfTèe, succéda "ï-:"*"?" 
à son père ep «1 . II régnrit sur la tribu des R^cs SaKens^ dw EÎwines 
kpiBS nobted'entreles tribus TranquesaltiTSétai^sc^i N°i3t. 
fe pays cQRrprâ entre taBfense, l'Escaut et fa dttr. 



n, Google 



4 iuLEim HirrouQins 

La doroiOBlion romaine avait cesse d'exister dans les 
Gaidet. SyaKrius seul en mainlenait encore l'ombre dans 
les mors de Soissons. Clovisalla l'attaquer , le vainquit, et 
mena aa pillage des villes d'alentanr ses bandes viclorieu- 
868(4*6). On connaît l'histoire du vasedeSoissons. 

11 épousa bientôt après (493) Clotildc . fille de Chilpérk , 
roi des Bonrguignons, etniëcede l'usurpateur Gondebaad. 
CloLilde était chrétienne et cherchait tous les mo^eni d'ar- 
racher son ëpoui à l'idoUlrie. Elle avait échoae dans ses 
efforts, jusqu'au moment ou Clovù entra en guerre avec 
les Allemamls, autre peuple de race.gernoanique qui venait 
disputer aux Francs leurs nouvelles possessions. 

Les deuxarméesso reDcontrtrent a Tolbiac (aujourd'hui 
Zolpich ), près de Cologne (496) . a Comme elles se battoient 
« avec un grand acharnement, dit Grégoire de Tours, celle 

■ de Clovis commença à être taillée en pièces. Clovis alors 
a éleva les mains vers le ciel , et , le cœur touché et fondant 

■ en larmes, il s'écria : u Jésus-Christ, que Clotilde afGnne 
« être le Bis du Dieu vivant.... je t'invoque; je désire croire 
a en toi: seulement, quej'cchappe à mes ennemis.o Comme 
a ildisoit ces mots, les Allemonils, tournant le dos, com- 
« mencèrent i se mettre en fuite , et , voyant que leur roi 
a étoit mort , ils se rendirent à Clovis en lui djsant : Nous 



Qovis conduisit peu après à Reims son armée triom- 
phante. 

AiicduNord. 3> BAPTÉHE DE CLOVIS (26 décembre 496). 
t'iitillonduiloi, „ „ „ . „ 

■"étage. Pir H. Paul Dukroche an 

*. BAPTÉHE DE CLOVIS ( 25 décembre i96.). 

Par H. DucixHE ut iSt). 
- Clotilde apprit en même temps et la victoire et le van 
de Clovis. ÉHe s'empressa alors de faire venir révè<pie da 
Reims , saintHèmi , et l'envoya an Roi pour travailler k 
l'œuvre de sa conversion. Clovis, après avoir, obtcna de 
ses peuples la promesse de le suivre au baptême, ne tarda 
plus loi>mtme a s'y présenter. 

( On couvre de tapisseries peintes les portique* inté- 
« rieurs de Véglise , on les orne de voil» blancs, on dispose 
a les fonts baptismaux, on répand des parfums , les cierges 
. h.iii^nt j. »i— ij. . • — ( ]ç temple est einbaiiitté d'tnte 



« brillent de clarté : tout 1 



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an P1L4I9 DS TEBSIILLES. . 5 

■ odeur UiTJDe. Le Roi pria le Pontife de le baptiser le pre- 

■ mjer Le nouveau CoostaHlin s'avance vers le baptîsllre , 

■ et le sïtDl Ëvèque lui ^ît alors d'une bouche éloqneale : 
m Sicambre , abaisse humblemenl ta lète ; adore ce que tu 

■ as brûlé . brûle ce que ta as adoré (']. ■ 

Vlas de trois mille bommes de l'armée de ClOTis reçurent 
après lutle bapièmc. 

Clovis, converti au christianisme , étendit dès lors sans 
peine sa domination de procbe en proche jusqu'à la Loire. 
Par nn rare bonheur il se trouvait alors le seul prince ortho- 
doxe de tout rOcciJcat; et le siège de Borne, aus» bien que 
le cierge catholique des Gaules . sccondcrcnl de tous leurs 
efforts l'accroissement de sa puissance. 

5. ESTBËE TBIOMPnALE DE CLOTIS A T0UB9 (508). 

Pat M. RomT-FLiuit en itST. AHe ria Snrd. 

Pendant que Clovis , avec l'appui desèvèques, affermis- saSea'-'^'^' 
aûtcba^ejour sa dominaton, les Wisigolbs soûleraient 
contre eux , par leur attachement à l'arianisme , les popn- 
UlioDS orthodoxes de la Gaule méridionale. Clovis offre en 
même temps i ses soldais la gloire de punir l'hérésie et les 
dépouilles de ces riches provinces , et d tes mène contre le 
n» Alaric. Les Wisigoths, affaiblis par une longue paix. 
forent vaincus à VoniTic , près de Poitiers { 507 ) ; leur roi 
péril en combattant, et les Francs victorieux se répandirent, 
deToatonse ï Bordeaux, à travers toute l'Aquiliiine. 

Oarâ, «a. iGtoDr de cette belle conquête, entra en 
triomphe dans la ville de Tours. L'empereur Anastase, 
jaloux de rattacher au vieil empire de Bjzance Jes rorantés 
naissantes de l'Occident, avait dicemé an roi des Frano 
les bcmneurs consulaires. « Clovis , dit Grégoire de Tours, 

■ rerCtit dans la basiliirae de Saint-Martin la tunique de 
« pourpre «t la chlsmyoe , et posa la couronne sur sa t£te. 
< Ensuite, étant monté & cheval, il jeta de sa propre main, 
« arec une extrême bienveillance , de l'or et de l'argent 
> an peuple assemblé, et depuis ce jour il tat app^é CoOtnl 
« on Auguste, b 

6. tMAMP 0E HA>» (615):' - ' , 

IMXmlK TE^TTE k BOmraCIL'Srl'MUME pu CLOTAIU II. 

Pu M. icao Ativscn i83t. Partie ccorrolc. 
L'histoire a a[^lé du ikmb de cAomjis de iMTt ces as- ^^^ dn^l'tats- 
»d.T<«.r.,Hv«n. ^v?m^ 



toiiiîHihvGoonIc 



Ft 



aUSJUBS BISTOVQIIBE 

semblées gnerriireB que les premiers rois francs tenaioit 
d'on^ruireaDpriDtempg, et oA , presijue toujours , qnel- 

Iat prise d'armes faisait l'objet des délibérations. Les 
rancs, encore Toisins dcl'èpoqae où ils avaient quitté les 
forËts de la Germanie , portaient dans ces assemblées le 
costume sauvage 61 les turbulentes habitades d'un peuple 
barbare. Plus tard, lorsqDe te clergé eut pris l'a^ndant 
qui appartenait à ses vertus et à ses lumières, les prélats 
vinrent siéger à cfltè des merriers dans le grand conseil 
âe k nation conquérante. La plus importante des assem- 
blées de ce genre est celle que Clataire II convoqua à Bon- 
neuil (d'autres disent à Pans ) l'an 615. Ce prince, resté 
senlmatlredelamoi^archicpar la mort deBrnnehant elde 
toute la race des rois austrasiens, dut pajer le prix de leur 
assistance aux grands du royaume qui lui avaient donné la 
victoire. La coiuliluiion, ou ordonnance émanée de l'as- 

- semblée de Bonneuil, renferme le détails de concessions 

- .qncsonsleoomde sages réfimnes, la royaabè Art coD- 

Iraifite de faire àl'aristocnitîe. . 

'7. FTNÉRAIll.ESDESAGOBEETASAin'-DEIinSQatlV.SSS}. 

l'iliiNuril. Pu1I.XMbàUT4*U31. 

aii>'n<'i. A la mott de CloVîs [511 ) ses états avaient été juriàgés 

entre ses quatre fîls , d après le droit qui régissait conunu- 
némentjes successions en Germanie. L'empire des francs 
ne s'cnagrandit pas moins par la conquËte delaThuringeet 
du royaume des Bourguignons ( 535 J. Vois sous les petits- 
fils de Clovis on nouveau piartage amena d'aflrëuses dis- 
cordes, et les scènes de carnage et d'horreur ne cesséEent 
qoe lorsque reparut l'unité moDarc]kique avec CloUire El et 
, son fils Dagobert I" (628J. , 

Dagobert régna avec une ^oire et une magnificence 
Jusqu alors sans exemple parmi ses peuples. Il porta ses 
ami^en vainqueur cuez les WisigotHa, au delà ifes. Pyré- 
nées; chez les Saxons «I ^arnii les peuplades slaves qui 
bordaient sa frontière orientale. La terreur de ,£an nom 
s'étendait bien plus loin encore. Il se montrait en même 
tem^ à ses sujets ferme et rigoweiaiwfMer, ett^aisA 
rédiger par écrit les vieilles coutumes de tons les nevples 
* d'ori^nc germanique soumis i sa domination. Êann tons 
les récits contemporains nous entretiennent de la splendeur 
ikait il^efforça d'eavinonper son Mœ, des magnifiques 
ouvrages de sculpture et d'orfèvrerie qu'il £t exécHtAT, et 



HihyGoogle 



«irioiU de la richesse prod^ieBKaTecbqaeUe il constntiait 
e( décora la bwUque de Silni4)etis. 

C'est ai 630 que , par l'oràre de Dagobert , furent ezho- 
mfcesles rdiqoes de saint Denis et des deux compagnons 
de (omaartyre, Bustiffoe el ËleiUbire , et jpe forent jolis 
les toBàaatmis àe FegUse b&tie en lenr hoattenr. A sa 
■art, m C38, aei restes j furent tran^iiès en grande 
^ooifM, «t.Mloa l'e^reHU» de s« hîognfiie, «itrès- 
< jaiteiamt eoKvelis à la droite da tonbsan das Ixois 
* JDtrtyre. « 

8. BATAUXE DE TOTTHS (oCtobre732]. 

■ iwM. am um m mmM t^Jtx. AU«dmHidi. 

Aprii b mnt de Dagobert , h moBitrdrie des tVancs 'g>i«^' 
«ntraendASadeneei tes partages ncommeiicârelit , et nne <tM Btuiiks. 
w»« de ahfmijm ptramieine p&nil s'fttaUir^ftr {dos "* "'* 
d>an«i<te«Biniesdatt n^faMMS 4c Tfeastrie et d'Xns- 
tt«ne. La n«a ^èoMillfte des '1KèroVli^;Hnis ne predniMU 
platqaedesvaii eAnts, vielINs at^ntfi^ pârladébaDCne, 
^i ne régnaient ^œ de nMn , et laiisiieM tout le potrrt)îr 
HU maînsde leors muirM du mMs. La bataifle deTcstrj . 
«agnte en <87 par Pépin dflérûta) sur Icslfeustriens, 
feàtda la Krandear de-ta mûson , oà , peodmt qtrâtre gêné- . 
raiiMs , rnMtlon et le gtoie devaient etretnirèditaires. 

A*<cn« MOManK cbeTs.entoarés des bandes guerrières 
qni lenr venaient des bords «ïn Rhin , l« Toonarchle des 



lrîbaIlesfiaKont,b _ 

««nil la même carriire de gloire et de coni^Mes, quand 
la redonhbk hmsion des Samslos dans les protioces n^ 
nMonalei appela de ce oôté tooi ses efforts. 

Maîtres d^nis vrogt ans de la pèninsole espagnole, ks 
Samans avaient franchi les Pyrénées , et , après avoir briaé 
la bible résistance qà'nalt essayé de 'hùr oppotter Sodes', 
doc d'A^niUiM, ils «'liaient réaandns dtasle» pbinM. <pâ 
s'étoident «otie Je.Poileu.et ui TaorMne, et y «aient 
effrayé les peuples de leors ravages et de lenrs horribles 
pMitàuiUons. Cest là que Charles Martel vint les arrtlOT. 
aL'îBpM«MllédesAr»ef,intunUiren](tiKnranxemps,«a 
«lnhac«MBeteTetK«ontr«1es'corpsd'!rer dei Francs.» 
Lemr déAriteMtdMBpjM» ; Abdèrame , l'énitr qtit les com- 
iwtlfl, y p<b4t, et Charles' Hartel eut )à gloire de Samer 
4k ^feng ée rfshinisine la Frasée et^ient-émla' chrétienté 



HihvGoonIc 



Aile du Mord. 9. SACHE DE PEPm L£ BREF (28 juillet 75t). 
1" éuge. Par M. Paul DelihOoie ea 

10. SACHE DE PEPIS LE BREF (28 juUlet 754). 

Pu SI. Franfoi* Draoïs m iï3I. 

Pépin le Bref, Bh àe Chartes Martel , avait mis fin à ce 
simalacre dé royauté qne conservaient encore les Mérovin- 
giens. Dans t'assembice de Soissons, en 750, les Francs 
avaient prononcé la déposition de Chiidéric 111, le dernier 
des descendants de Cfov-is, et élevé Pupin sur le pavois. 
L'assentiment du mpe Zacharie' avait autorisé ce grand 
«bangemeat; miûsPcpin voulait plus encore- Dèjàsacre par 
l'arcbevÈque de Mayence (saint Bonilace) , il voulait l'être 
itncsecoudefois des oiaiiisdu,j»ouliiedi> Home, pour donner 
a^n pouvoir umrpè uœ oouveUc et plus importanle coo- 
secralion. Lesciraonelancegle servirent au gré de set vœH- 
.X.e pape Ëlienue II vint en France lui demander un nefuge 
etUessccours. Il fayait devant le roi des Lombards, Aatolpbe, 
qui , non content d'avoir envahi l'exarchat de Bavennc et 
la Pentapole, menaçait Rome elle-même, antienne , selon 
ulcs paroles d'Ëginhard, après avoir reçuduroi lapromes^ 
a qu'il défepdroit l'église romaine , le consKra par l'onction 
K sacrée comme revêtu de la dignité royale , ainsi que ses 
« fils Charles et Carloroait- » 

Pépin acquitta Tacilenient sa pr<»DeiM, et pum les 
Alpes poi^r forcer Astol[riie de rendre c« qu'il avait ^- 
Icvé h l'Église romaine. Ainsi commença celte alliance 
des princes cnrlovingiens avec la siÀge de Koroe, qui 
Tut plus tard un des grands ressorti de la politique de 
<:barlei 



N-IM. 



11. CBAHP DE MAI ( août 767 ). 

psnN L8 n«F PROPOSE Art fiukcs les motsks d'icbe- 

Vn L* fiCEUUt CONTRE WàlFBE , DUC D'iVCrrAniE. 

Partie cBDUali. ParH. Jean Alicisd lUi. 

Salle dnEtao- Dans le conrs «lu m' siècle , ad miliea de U triste déca- 
.dence de la royauté mèrovingieone, l'anûeu usage des 
assemblées du champ de mars semble Aui^adu. Ce n'est 
qu'après la bataille de Teatry, lorsque Pepm d'iléristal, à 
ii tëlc des Francs Austrasiens, eut ramené dans la Gaule 
occidentale le triomphe des armes et des jùmai» germa- 



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idqiKi , que l'on voit reparaître la convocation annuelle dei 
asMinblMs nationales. Ces assemblées, sons les nus de la 
aecoode race, ont été appelées dans Dits histoires du Boindo 
cAoïmtf de mai. 

« L'an 787, an moi* ifaoAt, Pépin le BnC dit Jtginliaid, 
« tint celle assemblée, selon la cootome franqoe, dans b ville 

■ de Boorges. • Bourges était rapprochée de la Irontiira 
(f Aqnitaine , où P^in bisait alors an dnc Waifer el k tes 
peuples one guerre a'ezIerminalioD' On traita des mofens 
d'acliever cette guerre, qui en effet fui terminée l'année 
suivante , après hiût sanglanles campagnes. 

19. dBAlI.EHAa!TE TBAVEBSE LES ALPES (773). pî^l»dXi. 

Vn M. Paul DsLAaocBE m . . .. '" ***('- 

te. mAUXMAOHB TKATIISB LES ALMS (773). 

ParEngtaeRaGEKMini. Aitarfii-Nrirf, 
Didier, roi des Lombards , avait renouvelé contre le Siiiei»». 
nëge de Rome les lentaUvcs hostiles d'AstoIpfae, son pré- 
décesseur. Le ^pe Adrien I^r, à l'exemple dTlienne, in- 
voqua dans s<L détresse l'assisUncc du roi des Francs. Ayant 
rassembié son armée à Genève, Charlemagne marcha vers 
nialie, et y entra par le mont Cents, dans l'automne de 
773. Ëginhard parle a des immenses difBcoltés que les 

■ Francs IrouTèreolii passer les Alpes, et des pénible* tra- 
< vaux qu'il lenr fallut supporter pour franchir ces sommets 

■ de monts inaccessibles, ce* rocs qui a'élancent vers la ciel 
« et ces rudes masses de pierre. » 

Ik. CHAiiLrauGm ronioinrÉ soi d'itâlib (7n). 

ParH.JicQciiaimiSST. Aile da Nord. 

Dès que Charlemagne ent forcé les Clnses, on défilés de Sallevs. 
montagnes que les Lombards avaient fortifiés , Didier, saiù 
d'effroi, prit la fuite et alla s'enfermer dans Pavie, sa capi- 
tale. Il y soutint Tin siège de (riusieurs mois, et fut enfin con- 
tnint de se remettre aun mains dn vainqueur, qui l'envoya 
finir ses jours dans un monastère. 

Cfaariemagne succéda am rois lombards, dont il venait 
de détruire la puissance : il prit le titre de roi dltalie , et 
cei^nst la couronne de fer dans la cathédrale de Milan. 



™,l,î™nvC00glc 



40 .«MvuiB wmHuans 

tô. -CKAIItEMAOnE DICTE LBS CAPITDLAIKBS (nnl'an 

, 7V9J. 

I. Far M. iti ScBRrriA aB.f«31i. 

■tHMrkhMgfti; ^mi)h>yRioM(<la ftwce (te son g^ifc i établir 
4'or4re-etr«iTlé <leni lesparties si divi^raesitftffin-vMte An- 
pire. C'Mait là le bol principal decM ^«nd«a assMoblées , 
HnmiellenCTit convoquées à An-ia-Chapdle , oÙM sftires 
de cfaaiffie proviDCc ëlirient HpporU^es sons les yenx du 
maître, et d'oà les Tolontès du maître KtoarnBient à ctuifue 
province. 

Un de ses soins les plus attentifs fut de réformer , dans 
un esprit -de sagesse et d'équité , les loû b»baM« dec dif- 
férents peuples soumis à son obéissance. C'est d'après ce 
Erincipe tme fuTcnt dictés et promulgués ensuite en as^m- 
lée publique ses Capituiaires , sorte d'édits de diverse 
nature, Its VU afant le vénlBble«ara«tèra 4â la ttâ, lei 
antres n'effrantqsA de minutieux règlements d'adminis- 
tration publique , ou même des enseignements mqraox et 
relieleui à l'usage des peuples. 

' Cnartemagne est ici représenté dictant ses capU^la^i» 
h i^gfnhai^, le plus docte et le pins faTorisè de ses secr^ 
tai^. 

ifl. ALCtUf VK^IEfCTÈ A CnASLBMAGIfE (780,]. 



CbarteiMfM B'«fîorça d'emprunter à l'HUcienne BoUe 
tont ce qui lui restait de oivilisxiun, poor^n faire l'oniemeut 
de son empire. Il travailla surtout a ranimer , par sa pro- 
tection «t set -exie«u)lw -, l'é^wie des lettres M des avis qtl 
s'éteignait en Occident, au milieu des téuËbrcs de la bar- 

~ barfe. Akmn , moine anglais, le plus docte personnage de 
son. temps, fut mû à lalAte de l'école /csdée dans le.palais 

, d'Aix-j>^bapeUe,«taj>pelâe potlr ce motif rfcoIepaJotiM. 
Pendant les loisirB trop courts que lui luisaienl ses «l|Mi- 
^ons guerrières, le grand emparenr TeMit«ié^ loi-mtoie 
paniti;lesdisdpies d'Alcuia, etappraaaitaousluilBSMOi- 
maire, la rhétorique et rasLroA<aDie. Us'effwpaitmgfcaieÀe 
pliersesdotgt^ir^rtfSiraraotsidiffidlealoriiilerécrflBre. 
Mail ce qui l'oïcat^it pins encore, c'était le soin de surveil- 
ler les travaux de laJwmhnuse jetiuos^ qw,. rassesUée 
de toutes les parties de l'empire sur les bancs de l'école 



n, Google 



va viuifM nunuu. 11 

palatine, devait répandre les lami&res qu'elle avait reçnef. 
10 pta* MMÉiitDX et les p)niifsiniits-«i!i)Mté«Hi«s96 
ses largesses et de KB.r»v0iiili,:G'«t ÛMfîHiaii'feSH'Maaa 
Duniement des aflaircs toute cette gèaèratioD d'hommes 
Mranti et babtles qni serrirent aux deueins de Chartema- 
«H •< ik gloiiie 4«4M-i49iCL£gUnd'fe*iB«k jAaa 
MMTfBiUe. MabvBnnKBUi* eet «mû (W«ikllteSoii 
■B«yréft fère A cdM.ipâ l'a<rait fauté y .et.Ji 'litftarie 



17. gju u . ài i & sp BEÇbiT a MWqtBomi L*. «ctossiom 

'' ' ' VW. iT}«drilMta «WS. llleduMiUi. 
Il ■. ■! ■■'. - -■-■■ i"éiage. 

Le plus grand effort de la pdannce de Gharlemin»M de* Bfum% 
MTti M«te-lwSaioiii';ilu4i'«i «amWfcT'iAiiu*"Wi «Ht >'• ui. 
■ in * t f f d i É M .efaniiriWiwiwtm'teg E^UKB.'MJs-voirilu, 
tf^KiuiMinéowdlUbfe.Pefitn'Iet ntitn«ÉMW{79S). 
4MT«fiitnipMt«aii4lMil>dc trait oeriU'ctoMHU, lit trait 
ticbë de répandre parmi eux le i IiiIiIîibIiimi IU« le 
ofcililiaDiHie éttitpoKTBto UiniiijtiPiaefewihWiige, et 
M W par l'inCBBdie de lldxUwiaJMVHÉter , bittemrla 
ftootitnvqii^ea 773 ihil6cttiKt«atla«i«tTei Gtur lt wgng. 
CtBritwariBB ton nèponM snrJe-enaifap 'M livtaat aux 
flaBues , wte de BetMiold ta» «Mode W» d'Emlbnl 
<Oen»— Wtkj.CTtowoo d'BBKtaiBiu«u><f Hotuub]). • 

ita gaewe arôi 'uègaiat M dtin pas'inoliu'fe'treiite- 
mûau, M^^barlea cnt j—jii '* doUife ctnp^tms i Mra 
«■Ma intescm. Lb pUi»'|knriMMi0t1»pta3^«Mve de 
tootes rdt celle de t'iastoOSS, aalanena kaaooi^MKD 
«toWiliÉwL ■ -■■■ -■■ 

Ce cbef ittMfUe étaét , 'iMwiJx twit «U; Kmedela 
léé at m oL aMvaav.-ttatianmi jgnàtiUbi-totcb'iB'tair 
'«hn les Nomatidiv' et tmijim U a«(A*Tmara'p(w ex- 
«ikr à ta i4*alte le» belUqmiuearirlbas 4a U WoBlpbaUp. 
VritaM9orieib«TdtdeUri«MreàeBaN{raW,et«iAMiié 
Vt fexMiple'de «a pende , qot veottl iMt eUier de 
4taiKr ses tfnes *at piedt da faipqaew , 1 taneilca 
«>utb naloitKarviiehMeiaatfle, etceaMBlit* nOeroir 
hbsfUmth ■ ■ : 

GefMila dibte deVBdeirtMni'MtiiChaiMuBKin retut 
la aoommion des Saxem. WltUâotf le -MMt \ -bw «Hte 
tfAaig«ï,«ùafttl.apttoé..- ■' )! ■■' ■!■ *^=- 



HihvGoonIc 



18. CHAmLBMA&5E EST COCROmÉ A KOHE EKPKEEDR 

»'occiDBjrr (35 décembre 800). 

Pir il. Paul DuuocHs «9 . . . . 
'' LepapeLèoalIIaTaU itévIcUined'na odieux complot. 
AccaUè deviaknces et d'outra^ aa mflieu d'un procès- 
tian soleiijielle , «t jeté en priwn par ses eiBMmii , dODt la 
populace romaine secondait les (oranrs , il s'érada , et Tinl 
a Paderbom invoquer l'appui de Ciiariemagoe. Le m»- 
narque, ocaapè de ses granaes guerres contre les Saxons , 
ne ml alon qae le renvorer i Home arec un cortège de 
prélaU et de seigneurs qui devaient le rëubltr snr ie Még» 
apofltoliqiie. JHais , riat l'autoiiiRe de l'année suivante, it 
Misa les Alpes Juliennes avec une année , et descendit eu 

L^ m le re^ atix |Mrtes de Home avec les pins 

. gnitds tumaenn , et tout avisilâtune solenneUe asaemhlée 

, M convofoèe où le pontifo , à la face de tout le peuple 

remiin, renu .viclorienseuieiit les calomaies dwt on avait 

, «tfuelmesaeiiiaioeBaprèscetteaBieniblèe.fBCOBleËffra- 

• hard, dans toMÔnL^ur de la naissaDce du Seigneur, 

. .* tandis que le roi, assiàanlft la naesse,se lewoit de sa prUre 

. «devantravlel du bienlieureaxapMre Pierre, le pape Léoa 

. M II» pMt «De coonatrae snt la ttte,et loDt Je peuple romain 

■ .s'éôria : « A Cbarles-<.4MfftM(«, couronné pu Imbb , ^nd 

. ■ et pacifique emperenr des Konaiw , via et victoire t * 

« Apria landes il nit«dorépar le pontife, avivant la god- 

< tunedss anciait^priMea , et, quittant le non de patrice , 

M Utt appelé Btitfiertmt et Avtgtùu. i 

Ce serait une erreur de croire que Chartenusuc negacna 
qu'uBvaiit tUre i «ette wlmnelle pr«clatnatioD. L'ëlabTis- 
sMnent.des.royanléi bdlinmt «n 'Oeoident n'anit pa j 
«fihoer.le loinentr de la OHijesté déchuade l'emptre romain. 
On la retpectait , qnoiqiie absente .quoique bien ècliprte 
dans let maçtarquei de Ceosuatinaple. On leur reconnais' 
jaitiu droit qui avait survàçn aux ennbitwnenls de la 
fWtC, «t dans l'opioîon des coMuérania eux -mêmes, 
l'autorité impériale portait le caracure d'unesoric de pou- 
voir public, supérieur à toutes les dominatioas foKdées 
par la conqâète. Cfawlani^ne empereur devint donc aux 
yens de ses pen^ et à tes pnprea yeax rbèritiar légitime 
des Césars, le dépositaire supitaie de l'anloriic pobuqa^ , 



n, Google 



DU fÂUa M mUlLLBS. 



19. (XAIILEIUSNE ASSOCIE A lVhPIBB SON FlU LOCIS 

LB DÉBOHNAIBB ( aOÙt 813]. 

Pir H. Jnn Aliui m tni. Fube cmtrtk. 

t^arlema^ne, dans nue assemblée teone i Thionrille, stlic'dM¥ui«- 
tû 806 , avait partagé rhèrîlage de l'empire entre ses trois G^iéraq». 
Sis, Charles, Pépin et Louis. La mort ajant Arappé nicces- '^' 

■iTeiiwnl(610 et 811] les deux premiers de ces princes, 
l'empereur , qui se sentait plier sons le poids da dugrin 
et de la TieiUesse , songea, avant de moarir , i ri^r de 
DODTeaii sa saccessioo. 

■ L'an 813 , dit TbistoKen £ginhard , il appela anpès de 
« hn , k Aix-la-Qupclte , son flls Lonis , roi d'Aqnitaine , 

■ le seul des enfants qu'il avoit ens d'Hildegarde qui fût 

■ encore M\ant. .4yant en même temps réuni, de tontes les 
« parties ûu rayanme des Francs, les hommes le* plos consi- 
< dérailles , dans nne assemblée solennelle . il s'assocîa , du 
« consentement de [ans, ce jeune prince, l'ébblît héritier 

■ du royaume et du litre impérial , et , lui mettant la coo- 
« ronne sur la lële , il ordonna qu'on eût à le nommer em- 
«pereur et Auguste. Ccparli lut applaudi de tous ceux qni 
« etoient présents , et frappa de terreur les nations étrai»- 

Charlemagne, au sortir de cette assemblée . aUa se lirrer 
i Vexercke habituel de ses grandes cluMei d'automne, 
et nerenlni Aix-4»^^pelle oue pour s'y aliter et mourir , 
(28janTiM814). 

iD. BATAILLE DE FOXTEKAY ES AUXEBKOIS 

(25 juin 8&t). 

Par U. Tony laBÀixOT en 11*7. iila da Nord. 

Le réfne de Louis le Débonnaire avait été troublé par s»]h n> s. 
les rèTOiles de ses Bis, et par le monvemenl de toutes ces 
populations étrangères Irs uni» aux autres, qui , confoBdaes 
nugré elles au sem de l'empire , tendaient a s'en détacher. 

à b mort de ce prince, ec 8W, l'unité de l'empirn 
se mnpit pour jamais. Lolbaire , son (ils aîné , eut le ulre 
d'nnpmiir et l'Italie en partage ; IiOuis te Germanîqne , 
fa Bavière ; Charles le Chauve , l'ancien royaume de Neu»- 
trîc; et le jeune Pépin, leur neveu, l'Aquitaine. 

Mais Lotbaire , comme empereur, prètendail que l'en- 



Hi h/Gcxinlc 



kilt du Non). 



U -tiumtÊB atvromtrea 

fÛK «RlHr.Msit ^ lai j il annonçMt (oiA ibmt nMtntfon 

de dépouiller ses Oères. 11 les unit par là dans wi mteic 
intérêt: ni les Germains , ^ui obéissaient à Louis, ai ^s 
pMq^lM du la PrMiee occidentale, sur lema^ i^mdt 
Charles le Chauve , ne vasIaioM ^sMrsem n douflBation 
du.xoi d'Italie. Pépin seul , dépouillé de rAquitaine , s'unit 
à tolhairc dans l'espoir de la reconquérir. 

Cepetidïnt tPl était le prestige encore atlaqlit aa tUre 
impérial que , lorsque les deux armées ae (rouvrent en 
prèserrts k Fontenay ou Pontenaille , près ifAuierre , les 
deux ron de Gcnnanie et de Ncuslrie s'adressèrent busa- 
Henentà'Lofhiireponrltiidetiuinder la'siix, u au ii<>m 
ndertgliBc, des pauvres et des orpheEns. u ï^othaîre 
repoussa leurs prières ; ils lui rtjMndircnt alors a qu'il 
neill* les ^Uendre pour le'lendenjain [ffi jninM^l'), à la 
«detwièrne tffiurt ou jour; quils vieudroicntdetûander 
' a etilt'e«tntet lui ce juRement du Dicu'tout-pulssant auquel 

■ -s n les sToit TofCcs de recourir contre leur Tolonté. n 
a Lniniefllc , dit l'historien KItbard , qui combaUoii dans 
« l'armée de Oiarles le Chauve , s'engagea sur les bol-ds 
« d'âne petite ririére de Bourgogne,, Louis et Lothaire en 
'a'Tinrent aux mains dans un endrdil nonuAé les Br^-- 

« gncUes ,'«t là Lnthairc vaincu prit la Tliitc. La portion de 
« Parmèe que Chartes attaqua dans le lieuuoduné le Fay 
■«s'enfiUt aussi...- les deux rois furent donc vainqueurs. » 
Le carnage fut immense; aucune journée, depDisl'àrJgîne 

■ de la ■monarchie, n'avait coûté tant de sang aux vaiocuset 
mrr vjiinnueors. 

CqieniJïTrt la guerre se prolongea deux ans encore , et 
ce ne fut qu'en 813 que fut conclu le traité de Verdan , qui 
consomma le démembrement de l'empire de Cbarlem^gqft; 
C'est à dater de cette Époque que commeuce vraiment la 
France moderne , et que la nation française , pure du tué- 
hnge germanique, se montre sur la scène de l'histoire. 

âl. omaiT.'in BufiflABiBE (85 jalllet866]. 

PuM.LeHut:! IB IftT, 

An n< siède on appblait du nom ^nérique de Norxnands 
{hommes da'Nord) les peuples qui habitaient la Scanoi- 
nane , anjourd'hm les trois royaumes de Norwége , de 
'Suède et de Danemark. Ces peuples , jetés daM la piia- 
terie par leur génie sauvage et par les rigueurs d'un sql 
Rté^ile f avitWBt conuAeacé , dès les demiires années da 



HihyGoogle 



DU PALAIS DB T^HSUUBS. 15 

Cbarlemaçne, à infesJer les eûtes de l'empire. Sons les 
rtrgnes agités de Louis le DèboDaaire et de Charles le 
Ounre .leare incursions devinrent p\us fréquentes et plus 
redoDUbles. Fortifiés dans leurs trob stations S l'embou- 
chore derEtcant, delaSdae.et delaLoÏK, ils ne cessè- 
mA, penlaHt soixante «t qninie ans, de répandre la 
■teiTcnr snr tous les points' on royaume , par leurs mas- . 
sacres et leurs dévatlallons. Tons les récits contemporains 
■Oesient qu^ Vapproche de ces barbares les popalatiôns 
éponranlées fuyaient snns opposer la moindre résistance, et 
une les rois oc parvenaient qu'à prix d'argent à écarter le 
ftéau de CCS terribles invasions. 

Cependant , m milieu de oettc frayeur univerwlle , qui 
laissait te dump libre aux ravages des Nomuods, le besoin 
4eiedèfendresefl( enfin sentir, et tflusicurs actes d'héroïque 
i«»staDce, conrotmés parle succcs, tiréreilt )a nation de 
sa «iqpeur.elrelevèrenl la gloire de ses armes. 

l.'an MSlesTfonnands, sous leur chef Hasttng, avaient 
TtamcDAè b Loire miqu'^ Srissarthe , village situé à cinq 
beaes d'Angers, ils y rencontrèrent le vaillant Robert , 
■arnonnnè le Fort, comte d'Ootre-Maîne, chef iHostre de la 
trtris'iiaie race de nos rois. Robert les repoussa avec tant 
de "riçnear qn'ib n'eurent pins d'autre ressource que de se 
léfngier et de se fcolifier dans une église. Fatigué d'ane 
kiDgae mardte , et se fiant au blocna étroit dont it envelop- 
pait la place fknnei des bailiares , B(d>ert donna ^ ies 
soldats l'exemple de se dépouiller de lent armure et de 
(Tcnân on pcn de repos. Les Normands iHt>fltérent de ce 
noment (Tnnin^vsTance, et se jetèrent snr Robert et sa 
troupe. Désarmé, ils le tuèrent sans peine , et traînèrent 
son coTpsdans Péglise. Celte église existe encore, quoique 
raei)m/«iieàidiHnn»i«i»im;elteaBènmMHnsnDe nel 
lifa ■Miiimi , qae i'oa croit celle mCne oà les NcHnunds 
s'^Éarsèreat 

23. SATAILLS SI fADCpUKT EM VllIBJ (JoiUet 88i ). 

Patif. Daut SB IB81. Ailedu Sord. 
L'an 881 le roi Louis IH entendit le cri de ses peuples ' ^Sk n*" *' 
Ac Flandre et d'Artois, qui gémissaient sons les ravages 
desnonsands appeJés par u trahison d'Isembard, seigneur 
de la Ferlé en Ponthien. Ce fut 4 Saucourt en Timen , 
IviOage âtoé h peu prés ï moitié cbemin entre Eu et 
Al>beviIIe], que Vannée française rcnconlra les barbares. 
n bat eatenore sur cette Joimiée l'autcor wonymc d>Mi 



,G(Hinlc 



16 SILEKIES HISTOBIQDBS 

chant de vicloire composé en langue tudesquc peu de 
temps après la bataille , et dont nous citeroDS les passages 
suivanls: 

« Diea voyant toutes les calamités qui pesoient sur la 
a Frajice eut enfin pillé de* son peuple. Il appelle le seigneur 
n Louis pour lui ordonner d'aller combattre les ennemis. 
« Louis , mon roi , délivre mon peuple si rudement châtié 
■ par les Normands. t> Le prince , ayant rassemble ensuite 
n les grands, leur dit, entre autres paroles : «Consolez- vous, 
o mes compagnons, mes chevaliers : c'est par l'ordre de Dieu 
a que nous marchons, c'est lui qui assurera le succès de nos 
«armes Je ne m'épar^nçrai pas moi-même pour par- 
ie venirà vous délivrer; mais je veux qu'en ce jour ceux qui 
a sont restes Gdèles à Dieu suivent mes pas. »0n ajoute que 
le roi entonna un cantique au moment ue livrer baUûlle , et 
que toute l'armée répondit par le cri de Kyrie etet$on. « La 
« fureur et la joie , continue le poêle , colorèrent les joues 
a. des Francs; chacun d'eus se rassasia de vengeance ; mais 
« Louis les surpassa tous en courage et en adresse. Il perce 
. a les uns , renverse les autres , et abreuve de l'amére bois- 
n sou du trépas tous ceux que rencontrent ses coups. » La 
défaite des Normands fut complète ; leur chef Garamond 
resta parmi les morts. Deux siècles après la bataille de 
Saucourt, â l'époque où fut écrite la chronique de Saint- 
Biquier, des chansons populaires se redisaient encore en 
l'houiieur de cette glorieuse jouraée. 

23. EL'DES, COMTE OB FA BIS , PAIT LEVER LE S1É6E 
DE PARIS (889). 

Ptr H. ScontTz m iSSI. 
L'an 8ffî Sigefh>y , voulant s'emparer de Paris , avait re- 
monté la Semé avec sept cents barques et quarante mille 
hiunmes. Il avait appelé autour de lui (ont ce qu'il avait pu 
réunir de guerriers Scandinaves, dans les stations delà 
Loire et de la Seine . sur les cAtes de Belgique et d'Angle- 
terre . et l'on croit que plusieurs barques fugitives de la 
grande bataille d'HaCureHord, gagnée cette même année par 
le roi de Norwégc, Uarold Harlager ( ou ann blonds cher 
veux ] , lui avaient amené de nouveaux renforts. Paris , alors 
renfermé dans l'étrûiH; enceinte de la Cité, soutint pen- 
dant un an, l'effort de celte puissante armée. L'évèque 
Goziin elle comte Eudes animèrent la [wpulation par leur 
héroïsme . Eudes , que ses glorieux services et l'accroiSM- 
ment de sa puissance désignaient aux st^vges dn pays , Ht 



HihvGooj^lc 



DC PAUU D8 TKXSUU.es. .17 

élu rai deux ans après ( ^ ] , et ioaugora ' la royastè ea 
faisant essuyer un nouvel échec aux Normands près de 
UootfaucoD. Il rnillit dans cette action 6tre Tîctime, da 
son coora^ : nu barbare lui porta un cou^ de hache sar 
l'à{»ale; Eudes lui répondit en l'étendant a ses pjeds. Un 
troïsîèaiecoaibal, livre aux Normands par le rai Eudes, 
se termina encore k son avantage, mais ne le sauva pas de 
Ja triste nécessité de traiter avec eu c<HDnie les'Carlovin- 
gieus, ses prédécesseurs. Anssiles incursions des NofBunds 
âêsoJèreot-elles la France, pendant plus de tingt ans encore, 
H elles ne trouvèrenl leur terme qu'en 912 uar je traité de 
Saïnt-Clair-sur-Eple , qui abandonna à Rollon la province 
de Neostrie, appelée dès lors Normandie. . 

3Ï. IiOTBUBE DÉFAIT L'EMPERECR OTBON II StlR LES 

wm» DE l'aisne (octobre 978). 

PirCbaTlM DDKVPien ^83T. liie da No 
Pakkant le x* siècle , il s'était opéré en France a»e sorte ^'s^iî'e ?^*s 
de démembrenaent de la puissance publique, à peu pris 
MHiMable à celui qui avut emporté en lambeaux l'empira 
de Oiariem^ne. Les diverses provinces s'étaient détachées 
socceasivcmait de l'autorité royale; les seigneurs noï les 
goorernai^nt y avaient usurpé une souveraineté hérèdltaira , 
d d'un bout à l'autre do royaume , le régime fêodal s'était 
élaUi avee le morcellement à l'infini du terriioire et la hié- 
rarchie du vasselage, qiit sont ses caractère* essenUels. 

La dynastie carlovingienne , éteinte l'an 911 en Alla- 
miyne , élait à la veille de Unir en France. Dcnx Tois déjà , 
dans la personne d'Eudes et de Raoul , la puissante maison • 
de Robert le Fort avait occupé le trône presque sans cmi- 
tesUtkMi. Hugues Capet, Sis de Hugues le Grand , comie 
de ïuis et dvc de France, entourait de tes vastes fie& la 
dam^De rayai, réduit aux deox villes de Laon et de Reims. 
Tant anoMKut une nouvcBe dynastie, Cependant le rtà 
Lotlbir*. «nsi alEdbli, m cral^it pas d'attaquer l'em- 
perev Olhoa II, iqanre pidssant de l'Allemagne et de 
l'Italie. 

L'anden royaume de Lorraineétait alors un sujet de qn&- 
rdle oïlre les Douveanx «npcFeurv de la maison de Saxe et 
tet prâKes carloviagiensde Itance. Les premlen réel onufent 
cerôjaniM eonune province de l'empire , les aaires , ccmme 
dèpeDdaiiceda l'héritage de Chtrlemagne: le demierpriBCQ 
qiti ra*ait potsèdÉ était en effet Swentibold , dis d'Arnoulf , 
de la nce carlovingienne. Lothnire fit un grand effort pour 



n, Google 



dMMidre Ks AtvHa; il se jeta sTecrnieainèe no' la Lor- 
raine , et f^Ilit surprendre dans Aix4aHCbl^idle l'empe- 
rmr OtboD avec tonte s* hmille. 

OtboD, pressé de se renger, annonp à Lotbaire qn'm pre- 
mier octt^re de la même annie (978) illoi rendrait n Tbit« 
dans son roysoDK. Bb effet, àrÈpa(iaedite,on teritpB- ; 
raltre sors les mnrs de Paris , à la tËIe de soixante i^le 
' hoDunes. Hngues Cap«t s'y était enfermé. L'Em^rettr, ne 
pMTant l'attirer an dehors , lui fit dire e qu'il alloil Ini Eiire 
« chanter ime litanie ptns sonore qn'ancnnc de celles qu'il 
€ Bvoit jamais ententlaes ; et , allant se poster sur les naa- 
« teurt de UtHitmartre , il y rassembla nn grand nombre 
a de prêtres, dont il-sontenott les chœnr* par les cris de 
« KS soldats , et leur lil eutouoer le cantique des martyr» , 
a Alltlûia, te mari^rwm candidatut laudal exemhu, 
K d'une manière si bruyante, que tous les habitants de 
« Paris parent Tentendre (']- » 

Lm AUuQàBds, ««yant par cette bnnde tnig'Vm^fi 

leui' honneur, se retirèrcotet manAièrent^au obitactojus- 

qu'an pssMse da l'Aisne. Uait'Otbon étant arrivé snr.oatte 

. rïviire i ia an de la joanie, une partie stnUmeaX da son 

' armée put la traierier le mène uir : les iMgages «t l'ar- 

rière^^ptfde rwlèicat sur l'antre rim. Lothaire ^efitant de 

> , ce que paidant la nuit des pluies afaicnt gtùUi la rivière , 

attaqua et ditfit celte portion de l'année impteiiie nu les 

yens d'Olkon, qui ne pouvait laaeconiir. 

%. IICGCES CAPEX PBOCI-AHÉ ItOt VE FEÂKCE PJA tSS 

. , ' cjujws ou ROTACHE (mal ^7J. 

Pirtie cealralr. PkK. Jean AluixcbUIS?. 

Siii'r depuis- LoniB V, le dernier des Carlorôgieiia, ttait mort en 

Céntraui . 1167. etww oncle Charies. doc de basse I.(HTaiue ,m Uau- 

>' iK. M^l, trop.éloigné pour reoMillii immédialamnt.nB Uri- 

tagB. Hogoea Capet, duc de France , coanle de B«ii et 

d'Oriàaas, et seigneur d'an gnnd aoabn-d'aMiayas, était 

. depuis loaefenps appelé mi trûne par ItelatJttféaitai» de 

sa race et par sa paissancc. A ses nombreux vMtaiir se 

. jojgnirent^n frère Henri le Grandt thic da BoorMàe , et 

Un-beiu-ifére Bichaid mm Peur, d«ïde}i0maMie,'fni 

' w ^ tiw itérBnt à tfoyon lauLleàtinmiafe fcPaaoce.-gt le 

proclamèreut roi. Hugues Cuet se fit (aotaaintdtiaeMr à 

ïtcMBi. £>l l'année sûvaate (3w). il doBaaanKdnits de son 

. ifils Robert la oMimeGaDaécRtiaQ. 

. il) BHMar, CtTMh, p. Mil. 



™,i,î™nvGoogle 



ou PALAU SB VERSAILLES. i^ 

aA. mËE DO aiÉBB K SUER1IB (tcts l'an 1016). 

IV EaStae Boou en ItU. Putii centrais. 

'ï«ilfcnBai3(,AsMî5 pacifiquement dans laNetutrieet /*'.'". 
C M Dw fc an cbiMinifiae, D'enavaient pas moîiu gardé lenr «es <;»■»<!»■ 
pMÔM pow la nerre «t tel aventures. Pins d'oB siècle 
MiBi Im cMistOM, ks pileriruwes de la terre sunte 
lenr èbieiil derenss raniliets ; fls ulaient en foule cbercber 
lasâmahiaméaèmger, en meoR tamps me eenesdela 
pi£U.dinsc»tîeui«Ale tondMBBiIa Ghml ébrit loiisb 
gudeda cvacMtTenmndinui. 

Cest «1 reranint i'va de ces pHerinages , mr des vai»- 
naw riefaripaMime tBSirhanaed'Amalfi, que qtwnnie 
decesbeWqDSDxpâeriDsdtlMrqaèrcnt&Saleme, an corn- 
BMnceraentdn »* tiide ('). Piùqne an même temps une 
pvfileflDae de Ssrasim vint assaiHir celte tïRc , et les ba- 
«iUnU. CMbt* derriira lenrs mura, attendaient dans on 



it an prince Giiaimar m des cbe- 
■MiA (1 dei arma , se faut odtiv les pwles , et . Tnalgré 
Isar petit nombre, chargent intrépiiRnient lesSaTrasms 

S Ils aetlcnt en fblte. Lenr béraTsme rend le couraRc aux 
itmitaias, ^ aoeonrent sons lenn pas et achèvent ta ûb- 
Mtode renneni. Ve prince de Saleme eombla de présents 
OH fanves aventDrieTs , et s'elTorça , mais en vain , de les 
«Mffiîr à sa oeir. Ils litl promirent seulement de Ini «n- 
^rwjtxceuxde t«CTSoorapatriolesi|De (enteraient les riches- 
M* el il fertilîtt de l'Italie mcridionale. 

37. BATAïUEtwicmTcuji (18 îuiD 1053). 

Ph H. A4*l|iie RMM M .... Pinic cvnln 

On raconte qu'en effet les tie aux fruits de la Campaaie d„<>^l^adE 
ttalcs devant les Normands eareiit pour eus un cliarme . tj> i», 
■miatlibla, tf^etout anssildt une centaine d'aventuriers, 
■DOS les ordres de Drengot. B'achemina vers le mont Gar- 
mn, bat apparent d'an pieux pèlerinage (lOlG). Là, les 
' normuMlssei&fel^eiiti toutes les querelles dcl'llalie miii- 
âîoiBk,ct, aprifidiverses fortunes, tour à tour engagés an 
serricedediàcnn des petits soureraios du pays, ilsfiuirent 

(ij Aiconc cliTo nique aihiiloire ne bunillacUlc pricist decclévà- 



HihvGoonIc 



sa GALUIBS niSTOBIQtTBg 

par garder le comté d'Averse, comme prix dt leur itti~ 
Toure (iOI)- De ce comté naquitune monarchie. 

Lcsflls detancrèdc de HautevilIe,gentilhommede la basse 
Normandie, cj) furent les fondatean. Guil]wuneFier4'-Bras, 
Dragon et UmCra; , suivis peu après de lenis plus jtnnes 
Aires , Itobert Guiscard et Boger , entreprireot la conouète 
du duché de Pouille, et le succès accompagna partout lenrs 
armes. Mais en mËme temps que leurs pronesies cbavale- 
rcsques excitaient l'admiralian , laurSMcriIéges brigandages 
inspiraient orie horreur universelle. Le pape Léon IX , in- 
quiet pour le Saint-Siège et pour l'Italie entière , arma 
contre eux par ses pieuses eihortationi les deux empires 
d'Orient et d'OcctdenL Des Grecs, des Allranands et des 
milliers d'Italiens, dociles a la FOix de leur podtife . ta ras- 
semblèrent autour de lui,- il n'avait pas moins de cinquaole 
mille hommes, et , pour auiiber leur courage il raanM lui- 
même à leur téLe. Mais l'intrépidité des normands était 
accoutumée à braver le nonibre, et ayant rencontré {ISjuin 
1033] à Civile lia, dans la Capitanate, l'armée pontificale , 
ils la mirent en pleine déioute. Lèoo IX resta prisonnier 
entre leurs mains. Umfroj' et Robert Guiscard lui ttoioi- 
gnérent un respect qui allait jasun'à l'adoralioa ; maie, k 
genoux devant lui, ils lui dictërqnt leurs conditions. Le Pape 
leur accorda rinvestilare de tout ce qu'ils aTaient conquis 
et pourraient conquérir encore dans la Pouilie , dans la 
C>làbt« et dans la Sicile , k condition qu'ils tiendraient ces 
provinces en fief du Saint-Siège. A ce prix il recouvn sa 
liberté' Itobert Guiscard , fort des droïLa que venait de lui 
concéder le pontife, ent bientôt soumis à sa domination tout 
le midi de l'Italie , pendant que son frère., le graad comte 
Roger , à travers mille hasards cl mille traits de bnvonre 
héroïque , rangeait la Sicile sous ses lois (1080). 

28. COMBAT DE CËBAMO (1061). 
finie ceauilc. **» "■ '^»'*« «■ •^• 

"sille'' l^" intérêt romanesque s'attache aux événements de II 

ânCiolitif*. longue guerre qui donna la Sicile au grand comte Roger. 

'^'"*- Ce fut avec centcinquanle chevaliers seulement qu'il cdIk* 

Sritsurles Sarrasins cette importante conquête. La fortune 
ti fut tour à tour favorable ou contraire : plusieurs fois il se 
vit contraint de fuir l'Ile qu'il venait soumettre, et ce ne ftit 
qa'après une latte où il endtira, avec sa jeune épouse , ton- 
tes les extrémités de la misère , qu'il s'empara enfin de la 



n, Google 



SD PAUli BE rEUÀltXU. ât 

»iUe de Traim, doDt il fil sa place d'arroeî. Il mardia dis 
lors de saccès en succès, mais LoDjours orausant des cen~ 
IBÙMS d'hommes h des milliers, loujonn vamqoeor par d'io- 
CToyablesproiiesses de chevalerie. Le plus prodisieuxdeces 
faiU dTannesesMe combat de Ccramo, où, snivut lacbrMii- 
qoe ds Gantred Ualalerra , il mit en fuite avec ceol tiente- 
ztx hommes trente-cinq mille Sarrasins. Ce ne f ut loiiteroîs 
qtt'aa txnt de ireate années d'eflurts qu'il accomplit sÀ oon- 
^oËte. • 

29- DéFABT DE GCIUACME LB COSQCÉSAKT (1066). 

PaiM.TbcadoieGcDinoi..,. AileduNord. 
bat qae les fils de lancrède de Haalevifle prome- it*de^biuM°é! 
nâenl ainsi jasqD'an fond de l'Italie fe^it arealarem 
de la race normande , leurs compatriotes, établis depois 
«ent eioqvante ans sar le sol de la France , cherchaient 
encore aatonr d'eux de nonveaux sajeti de guerre et de 
couennes. Mêlés à toutes les c[uerelles dans l'espoir d'en 

Êroater, ces titrbolents voisins inquiétaient la Bretagne et 
Haine, lonqo'nne occasion s'omit i leur duc Gi^nme 
leBltarâdepreteôdrei la couronne d'Angteterre. Ëdomrvl 
le Confessevr, roi de cettelle, étant mort tans postérità , 
Guillanme prèlCBdit avoir été désigne par ce |»ince pour 
tai foccéder, et. appQyuii ses prétentions, d'one tmlfe du 
pape Alexandre II et d'nne aimée de soixante mil le hommes. 
dont anatre cent deox chevaliers , il se prfipua k enrahir 
t'AnfileUTTc.oùBarald avait été élu par l'ass^nbléenatto- 
ngle des Aii;r<»-&ions. 

m Le rendei-TOus des navires et des g«DB de guerre éUit 
<t à remboachnre de la Dive , rivière qui se jette dans 
a l'Océ»n , entre la Seine et l'Orne. Dorant nn mois , les ' 
« rents farenl contraires et retinrent la Oôtlê normande 
■ an port. Ensuite une brise du sud la poussa josqs'à 
a remboocfauredelaSomnteanmoaiUagedeS&int'VBlery. 
« Là les mauvais temps reco'nnnencèrpnt ; et il fallut «t- 
« teodra pIncieurB jours. La Ootte mil à l'ancre et les 
« troopcs campèrent snr te rivase, fort incommodées par 
« b pluie qui ne cessait de tom&ec A flots. » 

Le mauvais tetnps et le retard jeitèrent le découragement 
dans l'irmée de Guillanme qui , pour relever le couran 
de ses soUats et obtenir dn ciel un vent favorable, fit 
promener procession nellement dans son camp la chitse de 
saint Valeir; « la mut suivante, comme si le ciel edt bit 
• un miracle, les vents diangèrent et le temps redevint 



nv Google 



« C>hne«t «èrein. Au point dn jour, c'Ètiit le 37 septembn, 
c le soleil , jnsqmvlà obscurci de nuages , pantt dans to«t 
« son éclat. Aossitôl le camp fut (erS et les apprêts de 
« rembarqaement s'eiéeatèrenl arec beauconp d'ardeur 
<f et non moins de promptitude , et gudqoes heures annt 

• le coucher da soleil In flotte eirttèrc appareilla. QuMe 
«c«ntï names i, grande voilure et plus d'un niilKerde 
« bateanx <te transport se mirent en moineinent poor gt- 
« goer le large , au bruit des trompettes et d'un immesK 
■ cri de joift pOHssé par swxaate nuUb bouohe». 

« Le vaisseaa qui portait le dnc Guillaume marchait en 
et tête, portant, au naut de son mât, la bannière envoyée par 
« Iff.pip*. et aae croix snr son p^rilkn. SM-«a«bei étaient 
«d*dncisetcfl*feun, et l'on y ~njni1 prialT im r'îiiiiir 
« «Mlr«its les tisie Iimb , ensei^e de ItomiMi* ; à la 

• praoo était senhilèe one Égnre d'entat pcrlanl mi ace 

• tiada , avec la Bèclic pNte à paitir. finAii-de grand» b- 
« DMS èleTto sur tes bnnes', prtcmtioB mtccssMrff pom 

. «aiietra(ienà«4feBMt,donâaDlsemr'tlopbar<à toatola 
a &Mt et lai iodiqaerte poMée rolKencafc Ce bàtùaent, 
« nûlfeNr TtHtiM que iecoatreS', Impeèeéd» tant que duRa 

• h JQW, ei, la nuit, il leslaiii» I»in denièie ('}. d 
Le leodeHiaiB tonte la Ootl» dèlnr^Ba bcureoscment 

k PetenMf , et l'on sùk conneat , um mois après , la lur 
(aiUe d^HaotingB déliyra Goilbi^e da son eoMpètitear, et 
IJTiii iiiiiii jiMiii l'^ii|i,liiliiiii II ladominatioi» normande. 

30. HEKR1 DE BOURCOetVE REÇOlf l'iKYESTJXCAE DE 

Paru. lACoTim en ■•>. 
sâûs Henri de Bburco^e , «rriire-iMiik-fili dB rot de FruHc 

r'.»i»rf» Bobot, posiidè de l'«sptH nligieHZ et gaairier q» il les 
eiaiHttlcJS,éfii(alUaTCe«RraMlnomtrvd«dhemiM>fra- 
S»j9 ottithàoaAiikfmmVUniiaGutakt.amépètaD^ 
tie les ialdilesi. Il «aUoomballD en meaH.t«nM oM I» Cid 
ioe faBMW «iigt an T«K4e <|ui dwa d» >ni(Hi;5 h tOBS) 
comnoe celui de T^ie , al sa Tadlanee hélait M remarqiur 
k c/àk de erile da pteaNerUnsde la cfaerBlerte. Il oviit 
(MoreaMéAlfhoim Vidais nlatepèrineaucontielcs 
AlmcnTidea, trihns fanatJaawet ymii TJéf e>. ae«cninK»d'Ar 
fri^w >■ KOMs de l'isUHriam) (toès. Bafin 4I s'étail si- 
gaalèpardeaaiiAaevEexpliitseaatTelcslbueftdeDQBO, 

(1) BùfoirtiihCitnqiifltdeejmsf'l'rrt.fttAvt.'Oietrj- 



r» Craiude:. 



n, Google 



dans U Galice néridioaaJe. Ea rècompeDie <Ie tant â*g)o- 
rieuses prouesses , le roi Alplionse lot doBoa ta mariage sa 
filte doBaTberesa. et lui accorda ea métnt temps rîa*eMil«re 
dscomlB dePorti^cal qacsea armes loi a vaie d t soumis (tOU)- 
Heuî de Boni^^E&e plaça ainsi sur un noBTean iiùae la 
mÙMm njûe de France- Son fils Alphonse Et euMmttaéor 
prit le titre de roi de Portogal snr le champ de bataille d'ÛB' 
riffoe , aa sein d'nae lictoire. 

On s^t que la maison defiragance, aiûgfird'fau règuote . 
est nu des nmeanx sorti&deEcttesoncBeray.alfl, etqofiJe 
nom mime de Braganœ paraît Uia niu coiropliett de cdoi 
deBovgogne. 

31. PRÉMCATIOIt m U PRKniÈRE dlOISABE , A CLEB- 

m»vK EH Aimaeis (novemb^ 109&). 

PtM. B«ntî Sumi imn .. . . Aile dB Nord. 

L'ermite Pierre avait parcoare une gnnd» partie de 'a r'^'^Eju»»»' 
cbnti«nlfa,raoaotaDi partout lesinisËresdesfidèiesdeIaPa~ 
lextiiM, etparloDtinYoqaaQt poQreuxIamtié del«ars&èref 
irOcddenLL'£urope,cteiiaarticDlierIa£'raoce, était daoc 
ilè^a toute pleine de Tesprit des croisades, lorsipte le pape Ur- 
bain n cooToqua un coodle général à Qermout en AoTe^gœ. 

La Toix dn pootile eut un ^Hrodtgiéax releatiueoMQt. 
TniiearAe^tipua, deux cent tingt -cinq éièquesriuiiioai- 
bn presque égal d'abbés mitres, avec ptusieura mimêrs de 
cbeialieis, et une roule innombrable d'horamea et de femmes 
fie toute condition accouforeot , an iiœur de lUvec, soosle 
cid ngfmeax de l'Aufergne, attendiiat impaliemmeat la 
proclamation de la guerre sainte. 

L'ermite Pierre redit alors à cette multltode iraoïense 
dluxnmBS rasmnblès c^ qu'il avait dit séparément à la plu^ 
part d'entre eu dans leurs châteaux ou leura chaumières- 
Il exalta puissamment les innagioatLoDS par le tableau palbé- 
liqne des OQtrages et des persécutions prodignéei par les 
Hosojauns aux fidèles irni oabit^ieal près dea saints Uenx , 
ou aux pèlezint qui les v^itaiaHt.Xe pape Urbain pnt i son 



iûticnspar la promesse des riches dépouilles- des IjoÂdéles , 
en mène temps qu'il opHaamait l'ealboiiiasme reUgieux en 
loi Eaoatnai les palmes îauDortellcs du martyre. 

Ce ne liit alors qu'au seai cri : BittiU veut! Dit» tt veut! 
OeKset laines, seigneurs et hunUesvauaiix, Una a'em- 
piEStëreDt de doun^E .leus.noaiAà la nûltce sainte et de 



HihvGoonIc 



» OILEIIBS PinVlIQCES 

ê'éTtràieTpoar\e^andpatiage. Hugues 'fle VermandoJs, 
frère du roi Philippe l", Bavmond , comte deTouloose , 
représenté par ses ambassadeurs, Godefroy de Bouillon, doc 
de basse Lorraine , arec ses deni frères Eustache et Ban- 
. doujn , Robert , duc de Normandie, fils aîné de GuilUame 
le Conqoènint , Ëlienne comte de Bloîs, de Chartres et de 
Hean, étaient les plas renommés de cenx qni marquèrent 
alors leurs épaules du si^ne sacré de la croix, et prireal de là 
le nom de Croiiéi. Urbain béait toute lassembfée, et pres- 
que anssitât commencèrentà s'ébranler Ters l'Orient lésinas- 
ses d'honnnes qui allaient poursuirre la qnerelle enngèe 
depuis plus de quatre siècles entre la religion du Chmt et 
celle de Mahomet. 

■ 32. l'empereur ALEXIS COMNÈSE REÇOIT A COMTAN- . 
TINOPtK l'ermite PIERRE A LA TÊTE DES PRE- 
MIERS CROISÉS (1096). 

Par H. SliKT-ÈTBC en lise. 

Tandis que les princes et les seigneurs , retournés dans 
s lenrs manoirs , s'y préparaient i la guerre sainte , la mnlti- 
tude , que les prédications de l'ermite Pierre avaient ra- 
massée autour de lui, le suivait ou plntât le poussait devant 
elle en Orient. Un seul chevalier, dont le surnom atteste 
la pauvreté , Gautier snns avoir , servait de chef à ces 
bandes tumultueuses, qui, dans lesillusions de leur enthoQ- 
' siasme, comptaient pour se nourrir sur la manne que Dieu 
leur enverrait , et marchaient k la croisade en demandant 
l'anmfine. En France et en Allemagne la charité des fidèles 
vint à leur secours ; mais ■ arrivés sur les terres de la Hon- 
grie et de la Bulgarie , ils ne trouvèrent plus nue la faim 
■ et des ennemis redoutables. Pierre avait perdu jilas de 
qoarante mille de ses compagnons lorsqu'il atteignit la 
nwntière de l'empire grec. L'Empereur cependant fut cu- 
rieux de voir l'homme eïtraordmaire qui avait ébranlé 
lont l'Occident par son éloquence. 

V Pierre l'ermite , dit Michaud , fut admis h l'audience 
« d'Aleiis Comnènc et raconta sa mission et ses revers. 
<s En présence de toute sa cour, l'Empereur vanta le zèle 
« du prédicateur de la croisade , et comme il n'avait rien 
g à craindre de l'ambition d'un ermite , il le combla de 
« présents fit distribuer à son armée de l'argent et dea 
« vivres, ei lui conseilla d'allendre pour commencer la 
<t guerre , l'arrivée des princes et des illustres capitaines 
« qui araeni pris la croix. » Ce conseil ne fat point suivi ; 



HihyGoogle 



va MU» Dl TEKSIILLBS. 2^ 

l'Emperrar Ini-mëme, Iktigné de la tnrbirieDce de ces 
bàlts incoDimodes , eat grande bâte de leur foire passer le 
Bosphore. Là, an boat de pen de jours, cette formidable 
innée , qne des milliers d'Allemands étdent Tenus 
groa&ir, n'était plus, selon l'expression d'Anne Com- 
ntne.qa'itne énorme montage de cadavres cotasses dans 
la pÙne de Kicée. 

33. KDOfTlOS DE eODEniOT BE BOnLUM FAR l'emr- 
tRIR ALEXIS COHUÈIIB (1097). 

Par H. Aleiandre [lEsacen puli< Ecnlnle- 

Hoil mois après le concile de Clernioiit, GodcTrt^ de salle 
BonilloD , duc de Basse-Lorraine , avec qnalre-vingt mille dnCr*-— ■- 
gœmers, donna le siptal de ce grand mouvement qni allut 
tiausporter en A»e tont ce que l'Earwe et sortoul la France 
compilent alMS de plus vaillants cbeTaliers. Hamu de 
Vennandois, frère du roi Pbili[^I'% les deux Itobert, 
Vim duc de Tîonnanffie, l'aotre oiaat* de Flandre, RajmoBd 
de Sunt-GiUea, comte de Toulouse, Etienne, comte de 
Bob et de Chartres , Adhèroar de Honleil , èv fiqûe du Put, 
low sàgnenn français, brillaient h la tête de la croisade : la 
France revendiquait encore comme ses enfants Bohémond, 
prince de Tvente, et son peven Tancrède , issu de cetla 
race nonnande qui lenait de conquérir l'Italie méridionale. 
Le Tcndci-Toas de tontes ces années féodales était sons les 
mon de CoiitUntlno|de : elles y arrivèrent les unes aprte 
\ea «ttlxM , semblables , dit Anne Comnéne , a i des torrents 
« qui M réonïMent pour former un grand fleuve. > Le tînûde 
oupnviir Alexis licmbla devant les redoutables dèfemeo» 
que loi envoyait l'Ocddent ; il hésitait à leur ouvrir les 
poftes de sa capitale ; m»s les menaces de l'indacieni: 
Bobéaiond retenlirenl à son oreille, et, se fiant alors à ta 
loyanté de Godefrof de Bouillon , il lai envoya son flls en 

bodefroy , entouré d'une brillante élite de dievaliers , ■• 
Tcodit au palais impérial. « En voyant le uiagniGijue et 

■ lni>orablednc,ditAlbertd'Aix,chn>Qi(]ueurcc«tempa- 

■ nÉ) , aion qne tons les siens dans tout l'éclat et h panue 
m de Iran précieux vêlements de pom'pre et d'or, recouvsMs 
« dliennine bbncbe comme la neige, .de martre, de petit- 

■ gris et de diverses autres fourrures . telles que les portent 
< lés ÊOgamn de France, l'Empereur admira vivement 



r pompe 
« bonté i 



et leur splendeur. D'abord il admitle duc 

avec bantè à récent le baiser de paùi : puis , et sans aa- 



HihvGoonIc 



« cnn retard, il accorda. lan)AmehQnaaarà.toQska9nnd6 
< de sa suite et à ses parents..- Apres qae du hant da.a»n 
•c trûne U les eut embrassés <:bacua dansiloEdre pMaintl.Ie 
« Prince parla an duc en ces termet : Tn a^ffris qturtstes 
« chcTalier et prince Icèi-i^iiisHDt dan» txa terrcM^oli de 
« plu9 , homme (rès-sage et d'une DatEaita. fidétitè:. Oâst 
« pourquoi je Hidople comme Bls,et jp cemeta-cn laj)^- 
« sauce tout ce que je possède , afin que mon empire et 
« mon territoire pniuent ètn «Uttvrts et préMTTèflpar toi 
a de la présence de cette maltit«de rMMmblée et dttc«lle 
• oui viendra par la anite. Apaisé et gagné ])arces paroles 
« ae bonté , le duc ne se borna pas à se reconnoltre^ poor 
a fils de l'Empereur, conformément à l'usage de ce pajt ; 
s mail, mettant la main dans la sienne, il se' déclara ion 
« nmal, et tous les premiers seigneurs , présents à. cette 
« cépémenie, et cenr qui vinrent plus Urd, es. Scent 

« «mot (')... .»■ 
Sdk- Buunaama ixs Mms db tactx (1097). 

mie centrale. Pm M. SEar.cB em tny 

"s^l^' ^^ Croisés, ayant passé la Bosphore, allèrent mettie le 

fB CrolMdei, siégp devant NicËe, capitale de l'ancienne ffithynie) et du 

S' lis. nouvel empire dés sultans de Rouiiil C'était U pienièn fois 

que se déployaient tontes ensemble ces millien)4e bannièies 

ri, aveclauLversitëde leurs cmblèmaset.la signe coomun 
là croix, ofthiient une repiésenutionsi vivante du. gvnd 
corps dfe la chrétienté. Les réaita^oatempoimias évalwRt à 
nlusdê.eitiq^cent raille combatlvUi.ee i)mi i>iifcnniiliiiliii i 
Rcampd^ Croisés. CcpendantlesnlUn tba» Turcs,, H^- 
jTSfani flls de Soliman, n'en fui pas eiTriTé. PlaJn de con- 



tagnes cette formidable cavalerie des Ttuica doiktles.CL.... 
terres avaient . l'année précédente et dans le mèm» lisD , 
jnoissonné les bandes induaipUnèe*^ Piarse l'Eiiiûla. Mais 
~ts trouvèrent ici d'autres hommes et une autre ri' ' 



dti'cÂtfedela ville, oûl^cunledex , 

tM, venait ipeine de dteuaa seftUatc». Hm foal« dc^v- 
Tfen, et pomi eux les dénx. Bnberl, T ^ fiiii; «t Baocnnii , 

~u empreMésdepBrtersBCOiin>àiouca.fcàu6.en JAsue-^ïrisl. 

' ff famuxrH/ aa nùlfeadw. rang^^ goBiKnt da».iaMpftaQisi 



HihvGoogIc 



^_ t, BteowanlitIal««tcMèdetaDlalà 

• rapknlé delennchernis. iKUw-ArsIinarrÏTe alors avec 
les cmtiiiaiile' mille cSTSliere qui fonnent wn corps de b*- 
taile; Vu>we:cbaàtîeiiMison to<arB'engaKe tout entière, 
•b l&Hilée deviMtèpvwaMsblb. « On loyaH partant bril- 

• tvfvoMMK leatoMliers, les épies mes; on enleD4ait 

« (tas b nèlte; Tsir Tetentissait da cri» efAvrants ; les 
c tttMM. fecDlamUiaa brait dm armes, an rifRetnent des 
■ iteh^ la Um Iwwièliit scms les pw des combaHana. et 

• b plana étttt CVMW-B) (h jimlots et de débris (■). •>■ La 
balnlla don depail h' awini jwqv'jr la nait. Les Tares 
ntaéns' s'eafiikriit dm tes montagnes , laisant dsns la 

' e QMitM miUvilMM. HAIe t^O». coupées par les Tsin- 
~~ *~~nt ewWTiea a« monarqne (D^ConstantiDOpfe, 
_■_ 'ntiibBtdfrSes'TaMatix. 



15. BAimoiiur %'mrAJŒ.m lA-vuxE-n'iosiae. (109Ï). 

PirHl KMEKt^JUntT fliTHte. Pirlit c-ii 
Pendant qne l'annÈe cfarétîcaoe , à iiaxan mille pè- sai' 
ri)>j| marclùit sar Antioche , ptusisars. deï cbe& cnnsés de<irr<ii 
sevoèUchèrent de leurs compagnons d'acmés poju sUer ' " ' 
au iqin conrir les aTentures. L'ambitieux Bandoum , frère ' 
de Gaâ«froy de Buoilton , ne cra^nît.pn de m hasarder 
dam les montagnes de l' Arménie et de traverser l'Ea- 
pfarale , avec one poignée de chevaliers décidés à suirre 
Kt fcrtnne.n amta snr le territoire d'Edesse , grande 
Tffle deremK en ces temps la métropole de la Mésopo- 
lanie. A. la *>ie de U bannière de la croii , tout le peuple 
te pATte i la rencontre de Baudouin , teaaiu à la main ak» 
brwcbes d'oHfiêr , et chantant des cantiques. HabOe 
è profiter de l'eDthoQsbsme populaire, Bnodauin se fit 
«mot adupter par le prince arménien qd gouvernait 
Edegae, et qnekjnes jours après , lorsqu'une révolution 
4e pahuseM mis fin a la ne du (ïible et malheureux 
Ttwns , il (nt pn>clamè-ie libérateur et le maître d'Edesse. 
PiWBewuil de \h snr ttiut le pafs d'alentour son ardeur 
yi^i liu , Baudouin s'empara de la ville de Saroosate , 
MwiM SB dem)n«rtiDn' Jusqu'au med dn mont Tanrnï , 
^, WMiv des denx' rives de l^uphratc, il oITrit le 
^klffiÊieT spertacfie-d'iin gcntiHionnne tranaàs régnant sur 
(M pl«bàliM provinces de l'ancien empire if Assyrie. ' 

1) Maatiu eiiêUt, cité p« HicliaDil. 



,G(Hinlc 



36. PRISE d'astiochb par les croisés (3 juin 1098). 

l'a ri le centrale . ParU-G^LLui en 

' Sïlîc'' ^' Croiiés, TaiQtjueurs à Nicée, èCaieDt eulrés en Syrie 

des Çtoisadce. ^' avaienl mis le si^e devant Aatiocbe. Ce siège, 'coui- 
na lu. niencéa^x approches de l'hir^r, (otloDget ferUle en dé- 
sastres pour l'armée cbrèlieuae. Elle t lonlïric les plus ' 
cruelles extrémités du froid et de la taim , et y prodigua 
sa bravoure en d'ioulUes exploits. Huit moi* s étaient écou- 
lés, et la Tille tenait eacçre : l'henre mËme approchait où 
Kerbogah , gèoéral du sultan de Pêne Barkiûok , allait 
arrÎTer avec aoe année formidable pour la délivrer. Cest 
alors que Bohémoiid , prince de Tarente , découvrit m Cod- 
aeil des cbels croisés l'habile intr^e qu'il arait nouâe 
avec nn renégat , qui commandait trus des tours de la 
▼ille. La souveraineté d'Anliocbe lui ftit cédée, d'un com- 
mua accord , par ses ootupagnons d'armes, s'il parvenait 
i s'eo assurer la conquête. Tout se fit comme il l'avait 
auDoncè : one échelle, suspendue aux créneaux de l'une 
des tours, inlrodoisit dafis la ville chefs et soldalr, et le 
cri JXni le cfulf retentissant dans les nies an milieu de la 
nuit, annonça aux Moaulmans leur dernière heure. M f en 
eut dix mille d'égorgés. 

37.. BATAILLE SOCS LES HOBS D'AHTIOCBE (1098). 
i'jrtld renlrtle. Par H. Scdomn eo ts39. 

■ '"salîe*' Cependant les Croisés, tr<MS jour» après la prise d'An- 

des CroisadM. tioctie, ^ furent assièges 3 leur tour. L armée de Kerbogah 
. N' «8. é(aj[ arrivée, el elle couvrait toutes les hanteurs qui domi- 

naient la ville, en même temps que les rives de l'Oronts. 
Là famine fiit affreuse parmi les chrétiens : la désertion et 
la mort réduisirent leur puissante armée à n'btie plus 
qu'nne faible image d'elle-même ; et Kerbogah se crt^ait 
vainqnear, au moment d'achever par le glaive ce reste mi- 
sérable d'komnui extèiméi, de fantsmet, comme il les ap- 
pelait dans son orgueilleux langage. Un miracle d'estboQ- 
siasme vint tout cbangcr : on publia dans Antioche que la 
lance dont fut percé le ciilë du Sanveur sur la croix avait 
été retrouvée, et, à la vue de ce fer sacré, une ardeur sur- 
naturelle cnOamma toutes les iùnes. Ces hommes, qui 
naguère attendaient la mort dans un muet découragement, 
sortirent de la ville avec la sainte confiance dus martyrs, 
M Jetèrent sur le camp de Kerbogah, et en une heure anèan- 
tireot sa siqiertw armée. 



HihvGoonIc 



. DO PILAIS V» tXMilLUS. » 

38. COHBAT SJNfiVUBH »B B0BE8T, SOC BS I>OS- 
MASSIK, AVEC CH GESBBIEH SAKBASIN SOIS LES 
BCCHS S'ANTIOCHB (1098). 

„ „ ^ . Aile du Nom. 

Pif ILDtHi ta IB». PavillanttiiHoi. 

R.-ilf-rhau>»<ri-. 

PcDdant U siège d'AntiMbe plasieurs chefs de la croi- 
ode ûnalèrenl leur braToure dans des combaLs particu- 
lier*. Les chroniqueurs cîteal entre autres Godefroj de 
Bouillon , Tancrcde , Hugues de VcnnaDdoia , le comte de 
Fbndre et Itobert , doc de Normaudic , qui frappèrent des 
conjis mémorables à la vue de toute l'annce. 

■ Le duc de Normandie , dit Michaud , soutint kqI 
a ui coEobat contre on chef des infidèles qui s'avançait au 
« milieu des siens; d'un coup de sabre ii loi feadit la 

< lèle jusqu'à rèpanle c[ l' étendit à ses pieds, cO s'è- 
a criant -. « 1« dèTOue loQ àme impure ata. puissances de 
« Vwiter. » 

39. TASCBÈDE PBEtn» POSSESSION DE BBTHLÉEH 

(6juilll099). ■ AileJuNoM 

'Ptrll.MT<HLen ISID. p«,|[(.ndu(lm. 

Lm Croisés Tenaient d'entrer dans la petite ville A'Em~ 
mus , presque au portes de Jérusalem : « Ad mitien de 
« la nuit . raconte GoUlaume de X^r , une dÊputation des 

■ &te\eï qoV Itahitoient k Bethléem fini se présenter devant 

■ le duc Godebpj, et le supplia avec les plos vives ini- 
« lances d'envoyer dans cette villa un détacbement de ses 
m Iroopes. . . Le doc accueillit avec une teodre pitié la de- 
a mande de ces fidèles, et leur témoigna une tûcnveillance 

■ bmte rratemelle. Il choisit dam sa troup>e cent cavaliers 
« bienarmès, et leurordonnade se rendre à Bethléem pour 
« porter secoars A leurs frères. Taacrède fut mis à la tète 
«de cette expédition... Les habitants le reçurent en ctw>- 

« tant des hymnes et des cantiques sacrés. Us entrèrent ". 

• dans la ville escortés )Hr le peuple et par le dergé. On 

■ Im eendnisit à l'église : ils virent avec des ravissements de 
« )^ le liea oà hu>ita la bieirtiearease mère du Sanvenf 
m du mode et la cricbe où U reposa... Pais les dlofens 
m de la ville , pour célébrer leur victoire , firent arborer 

< u-desiu de l'église la bannière de TaAcride (*). • 

(■) KMofr* ém CMmIm, f*T fi«fllM«e, ircbnéqM de Ijt, Ut. XU. 



hV Google 



40. TASKBÈm AD juax nm ouhkbb (lOM). 



Le joor même où l'armée chrètiemie arrivait devant J6- 
«Maletn , Tancrëde se distinsua par nn des faits d'arne&les 
pluj prodigieui de la croisade. Nom IsdsMiu parler ici le 
poëte historien de sa TÏe . Raoul de Caeo ; 

a Après avoir planté sa bannière daas le voisisage de la 
s U)ui de David , et donné l'ordre de dresser seslentss , 
«TanCTËde.s'Sloignant seul, sans compagnoa, sans éci)]Rer, 
a monte sur la montagne des Oliviers , d'où a avoit arâiris 
« aue le fils de Diea ètoit retourne vers son père. .. Du hant 
a an la montagne 11 porte ses regarâs sur la ville , dnni il 
«n'est sépar6 que par la vallée deIasapbat...Crcstaiirtoat 
.« sur 1g Calvaire elle temple du Saint ; Sépulcre aue ses vaux 
• ^arrêtent , et en les contemplant il pousse ae profonds 
a soupirs ; il se proïCteme à terre ; il voudroit domier aa vie 
« au même moment, s'il lai étoit permis à ce prir d'impri- 
« nier ses livres sur ce Calvaire dont le sommet se préoeiUe 
d'à sa '*ue, n C'est au milieu de cette pieuse contenmJatloD 
que Tancrède est attaouë par cinq musulmans, i Ils s'»- 
a vanpoiMit. continue Raoul de Caen , avec tonte ta con- 
o fiance que peuvent avoir cincj hommes en allant alta^er 
oun seid...'§iab le fils de Guiscard prépare nu combat.son 
« visRge , qon cœur , sort coursier , sa lance de frêne , et le 
«premier iBe ses enoemrs ^^l'Voit arrivé au sonmiâ de 
■ 'la moHtogM . il le force à rendre son àme aux profoo- 
'■ (leurs des enfcrs , 'Son Borps aux abîmes de la vallée, s 
*f s quatre «mres Sarrasins , fteirc soirt couchés jiar terré , 
'fleux vrentient )a hitc, et Tancrtrle victorieui retourne 
«DUS les murs de la ville , à 'l'endroit .dn camp ob 11<Ate 
'Batnmnièrc. 

'tA. ÉÊawràE mes 'CMnsÉs vtvjmt -jlbemmxx tttM). 

Far4.SiGB0LaD .-.. 

Apite nie «anto longneiet pè^Me , i'anaèe des (Wiës 
«ntva-ABflB KMt l«BftiN>4eM TîUe MKBiB. faw i pn , mu 
ilfiwi'du wleil., eUeiMdètoi»rritilBnHraK«nb,le'Otide 
. JUrwoiaw.' Jérwudtml fiit «èpétè.àla-fBi* par snmteBdle 
iMwehet. «tiretentit au laiB sivlemmtile Si«n«t«ricaJiu 
des Ofivicrt. Aii* we «ntte tÉe -fitmLiAë^n glaf awatde 
toutes les âmes, on les vit se jeter à genoux , se prosterner 



n, Google 



M TMUM -M TMwnimi. n 

vslivje-CtIi'BMt rtn Sn^ear- lis plenr^ent. îlsCap- 
^ ^ * VmB «tTcDOtn^aient , dans un «ÛDt irans- 

A Stifrtnchir Jinisalem du joug impie dei 

(ISjQllMIflW}. 

Paitt.&ClEIETICllJïél 

Les e1ie& SB fiènidiaet MtlMH ._. 
■nraui mincie: taiu madiinoa de gasm ils A _ _ 
■osilùt nu auaot,' oui fat reoMHM- Il Ulat >Imi toHtf ré- 
nrcf avec ta leole r^golarilé ï'oA.sisge wdiuiN. et «ras la 
MUntflden de la Palestine, an cuBor de r«U, l'Mnèft 
dvèticniif eut à esaqjer lea iiiliiMii rtiiinwKn di la m if 
l,*atrri«èe a*me JloUe giiuite nal xaBima- ka totnget : 
nmejpiDcessiati'bileantoar delà «aie, eaéroliMM Mvant 
les udôès )e s)n*emr de chacBB dei Hiiitc lièiK quJbo- 
Ukmilcart[Nu, readîtâluiT Ai lot aoa-ealhoaiiiMie : 
Tasttot fat réscjo. Il écboaa «ncore «ejasi^-lfc (iijniUet 
lOnj. Hais lelendeoiain, au mtmMBt eu ««hréliMS, eoo- 



Tcns de ftoenr et de poussière , et saccwnlMntwiu le poids 
delà bti{n>e, allaient eocore vue fiiis se retirer devant Vcni- 
fliilre rpriTlUMH-Je l'^nsaw, ila «rest, aaton la ptaf^rt Mb 



rédU conten^MKaios, apparaître sur le mont de» Oliviers un 
taialitf , revUn d'ime annnre éclatante , qui agiUit un bon- . 

dier, et leur donnait le.aigaal d'eotser dan* la viUe. God«- 
Imj de Soidllon est le premier à s'Écrier que c'est saint 
Ciensa qo) ikot au seconrs du chréliefis, et rien dès lors 
De peal arrêter leur impétueuse valem-i I^ tour roulants 
»bmÊm son piml-Ievis sur la mnraiUe : cbeb et soldats s'y 
^wêfûîleal eosenUe , et Ja JuBDièn de la GHiix y «it arbo- 
<ée. Taociède et le comte de Ttwloate, -aiumès (f une ginfr- 
nuscèuuilalioo, foteentde leur GôtélQus les obstacles, et 
lasCnàsès, moUcssdeJéniidam, anoisafoiraiMuiidans 
ieiaag des **"™'""" leur loif ^ lengeaoGe, laut t« 
■aaUiTHiT 'hHmhlitmtfmt druiut Le aaîBt sépulcce si^Us 
ftnPenlde-iendiieaiiiadoraitonsdBiacliictiêtilA. 

^ aaarmm «œ soinuoa im juh dk lÉa.vauxM 

Pu M. Muuao M Jeu. Pwiie Mnlnl*. 
1^ craqaRe Ses saidls lieux -mA de se faire pirun Sait» ' 
commun efTort de la chrétienté ; mais il feUait l'aatorilA ^^}^*' 
d'un chef unique pour veiller sur cette nnifuete, et, i|i]( ">•«■• 



HihvGofinIc 



12 eusBiES BinoBigcBs j 

ioors après la prûe de JérutBlem , le coDUil des Princea se 
rasiéniDla pour relever dans U ville sainte le trône de David 
etdeSalomon. Ce Tut Robert, comte de Flandre, qui oanit 
cet avis, tont en protestant qa'à ancuQ prix il n'accepterait 
pour lui-iDËme, si on la lui offrait, cette royauté. Il fat 
dteidè qtie le choix serait remis kaa conseil de dis hommes 
les plus recommanda blés du clergé et de l'armée. On or— ' 
donna en nieme temps des prières , des jeûnes et des anménes 
pour appeler les bénédictions du ciel sur l'œuvre importante 
qui allut se Tatre. Ai»iB une longue et mûre délibération , 
us électeurs décernèrent la conroone k Godefroy de BouiOoD , 
comme au pins digne. Ce choix Tut accueilli par les applao- 
dissemenls de toute l'armée. On conduisit en triomptie le 

' nouveau monarqna au saint sépnicre , où il jura d'observer 
les lois de l'honnenr et de la justice. Cependant, par une 

rue bomilité . Godefroy refusa le diadème et les marques 
la royauté : il ne vontnl pas, disent les Attises de Jint- 
$alem, n estre sacré et corosnè roi de Jérusalem, parce que 
« il ne vuh porter corosoc d'or là où le Boy des Roys, Jésus- 
o Cbrist, le Ris de Dieu, porta la corosne d'espines le jour 
« de sa passion (■}. » 

itrale. ^j^. BATAILLE D'ASCALOH (12 aOÛt 1099}, 
Silll'' Par M. L«»*ïE CD 1841. 

drs Croisade». 

*** '**. 45. GODEFROY DE BOPriLON SUSPOD ACX VOUTES DE 
l'église du SAtyr-SÉPCLCBE LES THOPUÉES 

d'ascvlon [ août 1099 ). 

I>aiM.6£t^KTeii IS». 



■■ Étage, 



Partit ccnlralf . 

»'■ «lage. 

Salle 

itet CroiMdo. 



A peine le nouveau royaume de Jérusalem venait d'être 
institué, qu'on apprît les grands préparatifs du calife fkti- 
mile d'Egypte pour reconquérir la ville sainte. Le vizir 
Afdal avait déployé l'étendard du Prophète , et une multi- 
tude immense de combattants était accourue de toutes les 
Brovinces soumîtes à l'islamisme pour se Joindre à l'armée 
égyptienne. Les Croisés sortirent de Jérusalem au nombre 
de vingt mille . et marchèrent an-devant de l'ennemi. Os le 
rencontrèrent dans la plaine d'Ascalon (13 aoAt 1099). La 
baUille fat courte et la victoire facile. Ce ranus ia<UscipliDé 
de fantassins malarméset de cavaliers du désert ne put tenir 
.contre les annorei de fer et la vaillance exacèe de l'armée 

, (>) fttlttt det jUùms, 



toiiiîHihvGooj^lc 



dvifirane. Le camp àa nnr ftit lÎTrt an pOlage , el ta {du 
prfCKlU trésor qu'y troaTàrent les CnHséi forent des oalrec 
pleine» d'eau pour disallérer la soif ardente qni la <Uro- 
rait- La ridoin d'Aacahw meltait on tenM aux longs tra- 
v^u de b première croisade. Ausi les Croisés renlnfenl- 
îto en iiiiMB^ dans Jèmsalein, aaa nûlieadela snare eldè> 

■ lectïUe nannoilie des chaoU qni, sairant on chroniiiaeiir 

■ cootei^MiraiD , reteatissoieiit >iir les lallèes et dans les 
« montaéws. » Godefroj alla snsoendre aux colonnei de 
T'<lgil>se do Saint-S^cre l'ileaaard da- graod visir et 
son jpéc qa'il STiit laissée sur le dump de bauîltc, pen- 
dant que les croisés, doat cette vicloire accomplissait 1m^- 
lennage, oflhiejiti genoux leurs actions degrâces au Dieu 
qui avait btoi leurs aimes. 

\G. GODEF&OT TIEST LES PBEIOËBBS ASSISES DV 
BOTAViiB DE J^usAi.EK (Janvier 1100). 

PuH.JoLUTETeoisJS. Aile (lu Nord. - 

Pivilloiiilultui 
ae de sa " ■de-chau^sif 



tarasses royales les fiefs dont ils étaient investis , refn- 
sùent leur <d>èissance an sonfenin qn'ils s'étaient donné , 
el Godefroy Toyail son antorité dësariuée an milieu des en- 
nemis sans Dondve qui l'environnaient. Ce fut pour remê- 
itietïcesiudmal etapporter quelque ordre dànsaosoti- 
renmneol à (onaltueux , qu'au commencement de l'an- 
aée 1100 il convoqua à Jèrasatem les assises générales da 
rajanme. Bandoun , coDqoénnt d^Bdetse ; Bohémond . 
pnoce d'Anlioclie ; Raymond de Saînl-4îilhs , seicneiir 
deLaodieée ; les sagnenrs de laffa , de Bimla , de llbé- 
liade et tout les antres grands finidataires se rendirent ï 
celle aasesnUée d'oûiortit un des rnoomnenls tes plus 
complets de lalègtslatiMi féodale. On litdans la Préfkce des 
Aanses de Jénisalem qu'elles étaient • chacune escrile par 
« soi, en grandes lettres, et la première lettre dn eommen- 

• cernent esloitenlumûiée d'or, el tontes les antres esloient 

• vermeilles, et en chacnne carte avoil le scd don roi 
« et don vicoDte de Jérusalem. Elles furent déposées en 
« aoe grande hnche, et priurenl le nom de lettres don 
«•èpokhreO). ■ 

0)fi«wi au imite*. 



nv Google 



VJ. JCNÊtlAIUfS DE >GODF,FKOr im W>UILU)N «W LE 



Gode&'c^ile'BaiifllDii snrv-Ëcat peaaiK {ponâs UaWx 
delamYTiftèrecrDisade.lls'occupût de rédaireJes viUes 
4e (a ralesljne gui appartenaient «icorc aux Hiuidiasas 
«t -venait farrrrer à Jojfpè ,.iorsqaIîl j'tooltia malade , et 
ftfl îtgranH'petoe transfiôrté ilaniw Ville saisie. Cefiït «n 
vain que , penStmt quatre jours , ses par^enls et ses amis 
hù prodigiïèrenl ies.soins les plus teaores. Il eiiâra4e<18 

C"iet ÎIOB , TBi an et troisjours après la fOÊiê ae.TëQaa- 
. a A la-imn-t de cet ffhistre 'eju)itaine et ti^judde 
« athlète du CKrist , dit l'historien ATbert (TAIk , tous les 
« chrétiens, Franpis.ltaliens, Syriens, ATwéniem, Grec*» 
« la ftlaptirt d« ^Mrtîh euï-nrtmcs , Arabes , "Sarrasins et 
« TurGB,«efiTrmitftwu larmes pendant cinq jours, et firent 
« entendre .de douloureuses lamentations. ». .On ensevelit 
ses restes avec toutes les pompes de l'tglise cattioligue, 
àaae l'iOMeiiile àt fiilvalKe , près -du sépulcre fle Jâu»- 
Christ, ifa'il «mit délivré par sa vatllonce. L'inscription 
«nivante fatgraitée «n langue lattee «ur een tondieaa : 

• jci vepoie l'iHwtre Godefrov âe Bmillôii, qui a contpAs 
4awle «Me lerre un oi^ ^chrMeH. ifitt sou' âme règne 
-« »«t: Jéiiu^Glviit 1 » 

48. PKISe BE TBWOLI (IIW). 

nrW.HEiAct) en iS4i. 

i. 

Battddwn , .le ««ngiiéfaBt d'£dtsse , tw*it à fa amw - 

#0B desoH Itke , pêvta «ir le Mse de ienisalein m(M»de 

' yertas, mÛ£Mae {dus ardeole et fihu belliqueuse «kM- 

tiQU. Awsw , £to>réie , fAolàBute . Bèryte togabèreut « 



avait juré de finir sea jours eu Orient , alfa asai^er sVi- 
A«ii i^our laisser à sa IiBiilleunfaérJUgeeD terresamte. 
Tri))»li,,eQeffet,siluàeclaD« nue riante pkûue , au pied du 
Libw > et renomraée alors par la riehefiae de son sol , par 
Aan commeroe et par sa vMte Èibliothè((«e , promettait 
Ui viduqueur uug loaguifique proip. Mais la nort viat 
frapper JlaTmond devant crtte pliicc , et le soin d'eamna- 
suiyre le siège resta à son 61s Bertrand , <pi venait d'arri- 
ver d'Europe avec une troupe de chevckecs et use flatte 



HihyGoogle 



sbwise- Le'-c^afe lia fiilre , Sans la molli fXSrreik de ioa 
Darem , dcfenSH 'mal Tripoli , & lagndle tl ne demandait 
fue du toit ttdtritxSSer fow en ^brigvfr lei 'ûaht de 
anttttmH. Xa Ae , dbâaâounée "b. tftfe-œme, Itat ré- 
ftoitet caj^làle r , s i remite jwr Baudouin aux maïns du 



n^«a> 



V« a. hian «un wtUr- Ptrtle eeamiB. 
Il nfimmrnrwinlrhitwniftflr Tiiffililii m Tnani iIiujiTj!!^!!!.,. 
inporUDle rêTOlntion. t)e loates parts, les Ttlles oowbèct Gtaénui. 
«MU le joog féodal firent un grand e(Tof I poor s'aflranchir , ^* ^^■ 
les unes par toie de transaction, les autres à main année, et 
qteievsa'cMMMÈrantdeaHUwwaiJa jrMwtion delà 
■^■ité 'lest MEMfc Rcoa^iie. lioais le 6ras fit le innier 
4e<iH rtris â qai tes oaMw^n taoscptoi l'eilii mti r ni 
IpBtv en (ibkair l> canftmtf on de 1«KS {WifilégH. AaMRi, 
.^BtiÉCTÎJe. Lmb, fiatot-'QwdMn^Ntqen, Saiiwws, Bt«*Mii, 
^■iBi^lei nffmMmémtiift 4e ia tOfaolfe copéli^nM , 
MfviBt de la aoB fle cefrime lenn thvtea d'aifrwcfci»- 
MiDent. Presque partoatce (at l'êTèqaeqni, avec te»|iJns 
«Mitées iwaraMifc s'ao fiatmoHicibr ee bieoùit de r aU(»it^ 
«pie. 

3D. insni iTion de L'mçDflX ^e 3Iibt jeui de iëhd* 
uisn(15<&ni0r 1113)- 

ParM. DtcuHBcn .... Aj)ed«Neni. 

%■? ie jnîlieada u* ùècle, lorsque Jéniialem oUiMaït Hrd^^JuoMto^ 
^KMe aux oliSsa d'Êmle, fidqiiM pèlerin l'élaienl «a- 
MoÉs fMiir bote- riHJpilal de SaiatJeea. «t 7 donoercD 
""™» laoi* MÎM aux paunw et aiu maUdet. Gimrd, de 
■lapeiiie Ue de Mwttgaefl, en -Prwenee, fut , loos le titre 
■ndirte de «««fe 4« l'HtpiM, te premier chef de cMIe 
piBsea>aDCMlion.lh> tard, a^cèsJa oo«iBMedeiéniaAiii 
fn les'CroHée, lecBomUlMn rapurent da pape Pascal H 
tme bulle qui les cooMMoait «1 ordre leliginx- 

Hais bientAt le rojaome chrètiende Jérusalem, enrironnè 
d'ennemis, i^kmapoorsa-dUemeloMtce qtfilywndtdai 
Ans doK la Tein^nte capables de porter l'éme. C'est 
alors qoe Baymond Dupiiy, RenliUioiiune daDpuDCda, qnl 
anit fnnéAè an bteilbearem: «frard , cunçat la pemèede 
Knflre nx Hospitaliers les armes me la plupart ardent 
qattties pour se Tooer à tem* ndnte nunion de âiacitë- 
Xe ci^tn d« rOidK mrant M^omwqtrt dim Vtglw 



nvCoO^lc 



Sainl-Jeui, Raymood Dnpof , a*cc raoloriMtion dn p>tRn<~ 
cbe de Jénualem , fit put à sel frèrei de u gèoèmise pto- 
poHtkiD. tjts «DdcBS compegnoos de Goittroj r^rireat avec 
on pietu enlboQsUfoae leurs épècs, qu'ils s'eng^aieiitine 
tirer qoecMitre les enDemis de lafoi.£tc'ettiiiui qne.dvis 
cei prânfers jonrf de l'ordre de S»Dt-Jean, on vit Ici mËmes 
hommes , fidèles i lenr donble miSâoD, loar â tour TeiUer 
Ml lit des mtkdef et moaler à cfaevil pQV MOtenir ptt le^ 
nillancele Injne chancelaDt desrende Jénmlem. 

SI. L0BI9 LE CR08 rtXtm L'tHUFUVVK A SUHTHffiHlS 

(1124). 

Aile du Nord. P« H. JOLum « lUT. 

R^-dt-dUBU^. 
Sdle ii> ï. La «mqnète de l'AngleterTe par GoiUaiuae le Bftlard 

(1066) anit ttt le sigiul d'une rinlitè ÏDèritable entre le 
nsal coonMiBè et le soicrain. Cette rivalité passa en hè- 
ritageileara successeurs, et Hmfî l» soutint ime hlUe 
adurniée contra Lonis le Gtt». O Ait an miliea de cette 
lBtle(1t2() on'il appela à son aide son gendre, l'ao^Mnor 
Hcnri V, et le pria d'oiTahk la Ftaooe anc nne piis* 
santé année. 

A la noareUedes pripanlift de l'Emperevr, Lomi le <bw^ 
cmroqne anionr de Im Imu les rassanx de la conroane. 
Cet armement féodal, le irios grand qu'on etkt ra jusqu'a- 
lors, atteste ccmbien Louis le Gros par sa TaiBance cfaenle- 
rcMiie avait rendu d'éclat i laroyaolé. «Toate la barooie 
■ de France, disent les chroniques de Saint-Denis, esmw 
« de frand desdain et grand dtàpH, se réonit sons sa ban- 
• nière. iSuger porte la fbrce de l'année jusqu'au nombre 
aansdoule exagère de quatre à cinq cent nulle boomtes. 
Ce fat lui qm, cooime abbé de Saint-J>enis, remît aux 
mams de Louis le Gros l'oriflanuDe que le prince vint cfaer- 
cber en grande ponwe, arant de marcher contre l'ennenii. 
M^ il n'alla |mi plus loin que Beima : Henri V, en ^ 
prenant l'immeiMe prise d'amies de la Dation fnnçwse, 
avait renoncé à enrabir le royamne. 

&2. raiSE DB lYl PAB LES CBOISÉS (IIU). 

Aile du Nord. ff ]t.Ci>n*DeeD iras. 

lUillloaduR*!. , , , , 

>C-d«.«lMw*ta. La fraf eoi repandoc panmies Mosnlmansparlaprisede 
Jérusalem s'était calmùe , et de toules puis des ennemis 
sï-tevjûcnt pour assaBIir la puissance c^tienne. Pendant 
.9» U rapide ç«T«J$n« ij» y wçj tvvjit «u travers du 



HihyGoogle 



su ruiv M nMULUs. 37 

Okaat poor sannrrodre les «iUes et h» ehUeius uni dé- 
Cendiis.le caJiRd'EgypteenvayiilsejOolteapour atUiiner 
les cités mariUmes tombées ao (mmitw dei Ctarètieoi. Ses 
troupe» allaMiit entrer dans Joppi , qs'eUes auj^eaient 
parlent et par mer .lorsque la groMedocbe de Jènualem 
donu le ngoal de ta guerre sainte ; un jeftne fèuéral prè- 
pua les guerriers anx contbate par la péoiteaGe ,' et ce lot 
«seidelaprésencederarméechrètienne, arec son ardent 
oitbaasiasme , ponr disperser les balaillôot tremblants des 
Egjptiens. Hais c'était peu de se dèrendre ; il fallait ren- 
Toyer la terreur à l'eDDemi par de nooreUes conquêtes. 
L'anÎTce d'une flotte Téniliennc sur les côtes de Syrie 
fournil anx Croisés l'occasion et les moyens d'attamier I an- 
denne TÎlle de Tyr. Tandis que les lentes des cneTsliers 
sons 1m ordres du comte de Tripoli et du patriarche de 
lëriisalem se déployaient dans la piaine, le do^e de Venise 
oitiait avec sa flotte dans le port , et fermait la tille du 
o6tc de la mer. Après quelques mois d'attaoues moltiplices , 
tes mars coramençaient à s'ëcronler sons les macfaines des 
cbrêtieni , lorstgue la discorde Taillit tout perdre. L'armée 
de terre accusait la flotte de lui laisser lentes les fatigues 
et tODS les périls , et de part et d'autre on menaçait de res- 
ter immobile dans la plaine et sur les vaisseaux. Le doge 
de Venise, pour étonScrdansJcur principe ccsiIangcrcuKS 
dissensions, se rend âl'improTistc dans le camp des Croisés 
avec ses matelots armés de leurs aTirons. et s'offre de 
monter avec eux à l'assaut. Une généreuse êmnlation suc- 
cède alors à l'esprit de discorde , et ni l'approche d'une 
année ennemie , qiii venait de Damas au secours de Tyr , 
ni la marche des Egyptiens sor Jérusalem , ne purent ar- 
racher aux chrétiens leur proie: la bannière du roi de Jè- 
rasalcm , alors prisonnier des Infidèles , flotta avec le lion 
de Saint- Uarc sur les murs de Tyr. 

53. ntSTinmoK de l'ohDbe dît temple (1128). 

ParM.GuiET«iiSM. iileduNord. 
Au mime temps oà l'ordre des Hospitaliers commençait R.HjE«biu!«éc! 
sa gloricnae misâon , neuf cbcTafiers ftaneais (bodaient 
une antre confrérie militaire , coniacréfl k la défense des 
saiob liens et à la proteclioD des ptierint qui venaient les 
râiler. Etablis fti» du temple de SakmMB ils en tirèrent 
leur nom de ZVmpfc'M''> Hugues de Payem et Geoffroy de 
Sainl-Aldemanr , vovlaiit donner k tem aesaciation la haute ' 
mtetion du père des fidèle*, wrendiraitk Rome, et dé- 



ni Google 



S}» IIon»rm£ s «ne rtflle dtefiireCor- 
T^e le«r fct <h:ftnè# ptr saint Semard , 
«k>r9 rà^tre fleli d^iéSetÉé ,«l fc«Mcite Mel>Byn en 
ItS «iMorin l'ioat iUrt i w te Tertre 4eB ^ii w ui m tlfata 

AikduNord. n. U 'p»C BVCÊHE IHf VHJOir' DH ABUSUnRtas 
.FirJi'o'JSAnEnuru.ai «as. 

5S. nBfxncKTiDn ve i\ miutfciu. ckoiskve a. iqbat , 

En BVtnacOGKE ^1 ijia«114lô. 

AileduN.pd. r-M.B»,«L««». 

B^'MhMJSte' "■'* ^"'^ •*" TW«mfa»e, ■*#(«■ leiançage do Thirtcire 
orientale . accHeNl'ptfS Aectûtt Ira^radorAj desyyanrx , 
elles règnes fles Anix jrrenners Baudoniii ot de Fonl^es 
ffHojouavOTent'coirtiBtré avec WBt l'tBirïre delà prennère 
iroisade ; mais leîour Tint où l'Eart^ ■cessa a'enrqyer mix 
nînlE lieux les bandes fiepilerinsarmtsgni avaicniTccnitâ 
b popiflmioiitftirélleaReée hMeMine , etleroyamnede 
lérnstflcfTi Ihrè I hù-mimeif (A'it-plns qn^ia speclade cTa- 
mrebie-Clfle'foftriase.'Qnfl^VteiBpBlêsMLisuhnmuiSvi- 
lés etK-«n6iin!5 ne prdGfèrerTt -point ïe r^AlisssetneiA de 
letm ennemis. Ce rnt l'atAdf Zengtri gui le premier , eo 
llW.ïranwiifacmipdBnniOriefrt'rtrOcciâent retentirent ; 
"fllirit EA^se et la «nja ftms te nmg detreiAe mSlc iSah- 
tîôis. "Dne lanbanade . fpe conduisait l'éTËqne Se tialiale , 
porta à THeAe -cette liAale neorelle au jBpc Eogène BI. 
{.liorrenr et la cmslerndtion farsot nnirerseiles en Eu- 
rope: ce se IM partout qu'une même arâeur de ven- 
geance ; le toi de France looh'Ml -et l'empercnrConrad III 
se mirent à la lèle du mouTemeift qui allait mie seconde fins 
._.__. .,« teconirelA' 



Louis VII, ouUe Teothousiasme religieux de son ëpoane. 
MaltdesmDffls'pBrticalieradc prendre la croix : il Totuait, 
■#iriepèieiiBV-i>H>^<lela^I^'«-S>>Bte,-Mul«gersai àma 
«M jMtw MHArdi qa'y anie^ iMMés riDoendie do la 
■rande i^fise de Viûf «t tt mêiH 4» tm c«ec qui ë'j 
éiHent nâfogiés. Il connqw dmc k Veadaf aa fork- 
mntt da \mï» ta Migncsn éa. tajaam. La foule liai t'y 
nom, trop sraad« paiir<ttn coMonn dans Itaoîtew- 
ceinte de celle boargade, se r^midit en sD|AlU>étb« «a 
pM delà moDiasne où elle aut^Ute. Le p)^ Eugène III , 



HihvGoogIc 



innié-iHrJe&aiifMdMr la troiiade, uûlàH ntmiM 

It^e : ce fat saîtft wnurd , alonTorade de la fhw^iim^^m 

- yiv ar U l iyro l e 4aos cette atsemblfc. 

^Bâidjp MBÉdaît ^fasttÊÊtilttamkt, tnanuksimef 

liiMiwi iiiiB rti «hre ^l'tta Malt ^lée ^au-cacet 

^M a fal MfcW^My pw il cri : fa^MârJ^cnav/^ 
« s;àfen de lonm iMrla. SI fin—nfri aaHtUt.ÔMÎ qne 

■ h lui. iiteiiliiiM wiMirtMilrifcii iiiii na'il émI 

; nni gKxqfi'ik en caiii^t fait ^iptrler fia- 
TTp tm'm tK fat »te cfujèe, et fli^é- 
tijiair ca Jâire da aaavdlct- » 

. 4i^nmKB ■■ siTYBnTE nxKo la lantK atec 
un H^ BE fi& -aarB (111(7]. 



snw rèpanda par les *parcries Uoqnenles de , ^'i* ^ 
i^l ùwweSièwm d Ia «è ^ . Hte piA "^^^."^ 
la oDHs, ■ j eXB^pla de SOD épouE, et fit too d'accomplir 
a*ec Itû le grand païaage. Beawuwp des daines de sa cour 
«MMMratkttfÎEMe TtMtatwD. 

57. 10ns TU TA mEKDRB l'QRIEXAIIHE A SilSJ- 

Jiatminia). 

PvILllAluimCBjtM. Aile da Hfird. 
PniUoadiHoL 

1« «rf|walife<de Lo«is VU MmciH lernoés , ai roate B.-d<MA*i>»«e. 
«MBée à bwc» r AfiemacBe «t ies lerrea 4e f «npire d'O- 
doBt; le nMMDt 4e partir était anriaé. AvaldeseBrttre 



m rfnadnjHT l'mielia niale baiwUre 



«MB. rMWffir fe .«Miytf Al hitAheweax patron 
£i«ee. IcjNve fiDgè» U-itat jina i la eon- nu nii 

X>aBS VIL Ce Wi«i «û mait «a iMBarqwt le bomrdoB et 
fc yniM fihw, ffMabotes 4« yauiMm' f*^! «Hait aceo»- 
4tlr;Bt, aiiBilisuileslKnkK^das yritàes de tous k* as- 
sistants, le Roi s'achemina vers Uelz , où tous les croisés 
Uzaçaii derueniae timm . 



HihvGoonIc 



Aile du Nord. 
Pavillon du Roi. 
B.-dc-chaufs*». 



AitvduNord, 
PotillonduRol. 
i^.^l*.cll^uwff . 



lO MlXim BISTOMBEBS 

p8. mise iffi lisbosne par les cxoisés (1147). 

Par JL Debmodljiib en last. 

Pendant que Louis VII et Conrad mircbaient par lerre 
»ere l'Orient , nne flotte de denx cents navires montes pû- 
tes Croisés de Flandre , de Normandie , d'Angleterre et de 
Frise, partait de Dannouth et faisait voile vers la cdie 
d'Espagne. Aucun chef de renom necondnisaît cette armée , 
qui allait accomplir le vœu de la gnerre ^inté contre d'an- 
tres Sarrasins que ceui delà l'alestine. An commencemeol 
dumds de jain 1147 les Croisfa entrèrent dans le Taçe, et ' 
allèreni se ranger sons les ordres d'Alphonse ('] qui , na- 
gQÈre proclamé roiduPoKngal , Jnstiflait par des rictoim 
le choix des états de Lam^o. Il assiégeait alors Lisbonne , 
ville puissante et enrichie par un vaste commerce. LesCroi- 
•ésl'asùstèrent comme gens qui avaient an bout de leurs 
tances des flefs à conquérir. Cependant les HnsolniMiS 
résistèrent plus de quatre mois , et ce ne fut que )e 25 
.octobre qu'Alphonse vainqueur entra dans sa nonvelte ca- 
pitale . 

i9. lOmS TII FOBCE LE PUUGE DO HtAlIDRE (1 1 48). 

P»r H. Tonj JoHASMOT en — 

L'empereur Conrad, vaincu par lu Turcs dauf les pltines 
de la Ljvcaonie, était retourné à Coostantinople, laistant h 
Louis vil tout le fardeau delà guerre sainte.L'srméelren- 
çMse. comme elle traversait l'Asie-MineUre pour se diriger 
sur !a i^yrie, rencontra les Turcs sur les bords dn HËandre. 
Leurs tentes, dit l'auteur anonymedesGestesdeLonii VII, 
• couvroient l'antre rivedn fleuve, et lorsque lesndtreivoa- 
« loient mener bdre leurs chevaux, les Inlldèlea lea auail- 
•tloientderantrecdtéÂcottpsdeflicbes.LesPrutçois,qidteA- 
' a loient d'aller les jûndrerar l'antre bord, après avoir Img- 
u tonpasoudéte fienve, tronvènnt enCnnané inconim aux 

■ indigènes. Ils s'y prècipilèreBt alors en fome, et gagnèrent 

■ lime oppofèe.repoiutantde tons cMès les eoneinls qui 
« euayoîentécaapade lances et d'épiés delei foire Tecoler.» 
Un antre cfaroniqne^, Odcn de liàail, lémoin dece combat, 
mtntre dans son récit Loids VII molégeant le passage de 
son armée, et se ianfant à tonle bride contre ceux de* Ivgs 
qnl assaillaient les Siens par derrière. Il les poursuivit Jns- 

('] FlKdc Henri de B«argogae,c«aiedePonagÉL 



n, Google 



M PAU» M rmuuust. 



60. UHIIS TU SI DEFEND CONTBE SEFI SABRASIHS 
(1148). 

Paru. AnMBU'Ftlix Boisïelieb en IBlï. ' Aile da Nord. 

pHillODllDRoi. 

Conme les Fnnçais , à tpiî leur TÎctoire wail anvert les H-dMhaofMt. 
parles de Laodicées poursuivaient leur marche , l'avant- 
onk s'engagea imprudemment dans un défilé où le resté 
derarmée entra apris elle. Les Tores l'y surprirent, et, 
da haut des montagnes , l'écrasèrent , malgré les prodiges 
d'une longue et héroïque rëûstance. 

« DansceUe mClèe, le Roi perdit son escorte... Hais 
« conservant toujours un «eur de roi , agile autant que vi- 
a goareox , il «aisit les branches d'an arbre que Dieu avoit 
« p\acé là pour son salut , et s'èUuça sur le haut d'un ro- 

■ clier; on giand nombre d'eunemis se Jetèrent après Im 

■ pour s'emparer de sa personne, tandis que d'autres, plus 
« éloignés , lui tiroient des Oècties. Hais , par la volonté de 
« Dieu , sa cuirasse le préserva de l'atteinte des flèclu» , et 

■ avec sou glaive tout sanglant . défendant son rocfaer pour 

• défendre sa vie, il fit tomber les mains et les létes de 
«beaucoup d'eunemis. Enfin ceus-ci, qui ne le connois- 

■ soient pas, voyant qu'il scroil difficile de le saisir, et 

• cmgnanl qu'il ne survint d'autres combatlants , reuon- 
a'cèrent i I attaquer et s'éloignèrent pour aller , avant la 

■ nuit, enlever les dépouilles du champ de bataille (']. ■ 

61. LOmS TU, L'EHPEREDA CONRAD ET BACDOCIN ni, 
101 DB ita.TISiUM, DBUBàSEKT A PTOL^HAlS 
8U> LA CONDOirB DB LA OUEBKE SAIITTE (IIUS). 

Paru. DuACOen USV. Aile ilu Nord. 
PMillonduRoi. 
Louis VU etConrad , réuiûs après leurs diverses fortunes Ii-dMb»ui«*e- 
au pied du saint sépulcre , avaient accompli leur vœu 
comme pèlerins , mais non pas comme croisés ! i'^ ^'^ 
raient nen tiiit pour arracher aux Infidèles leurs nouvelles 
CtMfnèieset rafiermir le royaume chancelant de Jérusalem. 
Il fat décidé qu'une grande assemblée serait convoquée à 

(i)0(tondcDeuJI,llv,VI. 



HihvGoonIc 



"RtHiaMB, où Ton kiuanlt i>la iMMtaite fctaK ■*> Ih 

r m sainte. L'Empenar. k-ni'flefVBBce/le^jHieiroi 
Jérusalem, Baudouin III, g y rendirent accintipagnés 
de leurs barons et de leurs chevaliers. Les chefs da clergé 
: vaiègèrentorac toUt«3liBpMBpn<J)e4£^t9e,'et3areiB«: 
MéliscDde , avec la marquise d'Autriche , et nu fund nom- 
iire de dames {rBqfaHsetsUiBiandes qui avaient soivi la 
t croisade, vinrent assister aux graves délibérations qui 
.iilaiitnl^(nniir.O>'y«ètdMlle 9itae<^>Bm», «%eoù 
to'deux iniidtrqiKB»>«C'le«n-nmBRi w «ignrilèKWpar 
<de itoneux -mtE <n«tneBiaB{dnitK;<ilAlkit.,-qiiar*ntettns 
■prœ , inUber oaetntiàiuefraiMie. 

G2.f BISE D'ASCALOSf AB IX Atfl BITODCTN m [1152]. 

tf^M. CaBiroen nti, 
lî. 

hJcirton était 1c a»iflOT(rTd * TBgjpïe , do cflté de la 
Byrfc, «les (ta-étirtts,>irin(roCTirs'S(«£f«es mure, (pMiipies 
joBPs «près Ia|firisc4e JèrasiWi. n'rmimtpu s'en-empin-er 
dsBS'Ie premier «ntratfMtneiftée lëtm eonqaétes. lie roi 
finmKFnin RI , rroenfie tnenarè ilc Infe 'la psissmiK du 
torrtble Tîooredoin , llls de l'atabek Zeflgtri , me former le 
■ siège de celte "rine. fom les barons du royiWBe de Jèni- 
■ smaa sceonnirent botb sa bannrère , te patriarche k teur 
léHe , avec la vraie croix de Jésurflîhnn. Le wége dnra plus 
■de demc mois. Les fortines enfnreTA'âÎTCraes. ÎAa ma- 
'tWnes prodigieuses ^ue'les Cronès fainient jouer contre la 
ville forent un jour livrées sur flamme» par les Musulmans , 
et le vent du de sert poussa l'incendie contre ceuxqui l'avaient 
.alkmié. On criit^lovgJa ville priie.I.'4«arica des TeBi]^ien, 
4pL, .povr le réierwor tmt le ifillftge, intcidisaicnt l'ap- 

riehe de la bràcbe à IvKCoaiipaBiiiiDsd'aRnes, it^rdre 
victoire. Ce fut à grand'peine que les chefs ramenèreut , 
A l'attMtt les iihréliens découragés. Ils trouvèrent encore 
une vigoureuse résistance , mais c'était le dedûer effort de 
^tnniean. A'PînstantioQ'B^ndOTlin.TeRirè dans 'Sa lente, 
méâttiitlnstcment sm-l'issne de ran eirtrej)Tisc'r''Q^'*<iit 
4es mesmers de Ja vilk , ^tâ àemunient .en tii^&aA A 
«Ul^tiAer. La surprise des CroisÉsfurt égale àlBurjoie,et 
'mv^ae , pco dlewes après, iiii vit l'étendard âe wxroix 
ïtottersufles toois d'Ascalon, l'armée en titre remeroaDien 
d'une victoire qu'elle regardait comme un miracle de sa 
toiUe-poistance. 



HihvGoonIc 



63. X^UUZ IK FTXABA (1129). 

EirM.CiUkMM..... 
La enwiiiMÉinmitJiiiieJhiitoM flIntJiuMddin, | 
«Mec éa aUwH i w t de ancà «t te veveri. Vudcu en 
1157,yf«t4a(Hé(feiaaidt,«tJ'(voèae<Ka«iif!ier««iildins 
U totitnate de fiépbtf .Je Toi de fct wJ Mi -<riL iMpiotnent 
•irifer dePkiéaùïc t^Aewie vnnée de CrMsés, sa» tts 
uidrw de Thkci?, jxiiiile4eflaiirfre. Avec ce renfort . il 
alla cbercber tesMumtanafisiluKJc aaolà de Tripoli.et la 
fKÎiicipwilÉ -d'Antiocke, lAurenlova desTlUes etdesrorte' 
ksim; et, peu4prcc,ik sakan de D«nu jtyaot fraBchi le 
tibaa pMir die6ceiiére«n lUestiue , il le vainqail dioB nnt 
.^an^nte botailie à f utaha entre le Jourdain et le lac <li 

« ...ûiia.'a««tp«BleiicoKm, dit VcrtoL dans «h His- 
«Iture de rardredeSsinl-Jeaii.de cofnbalsifuaeuxel si 
« jangiauL Les ^ié\Mm& . irmttf, de tsunoer^oc n ian^e 
arésuUDce, firent un nourel^orl; et cominc s'il leorfùt 

< woH du «ecovr», ik eâbnulanuèreiit d'ooe ouBii 
a dètEnaÎMe aa aiilien dcB itatatUne ennemis , -qa_ _ ._ 
a Iofi(ièl«a,Be^oii«snt,phuBOiltenir«eUe:demiére charge, 

< flipept flOBlMinlt de «cJinler et de céder beauconp-de ler- 
-« nin , qaMfttc lon(apn en bun ordie et on cauaervant 
9 JflBTs aai|i. Ha* Je roi de JéroKalem et le comle de 
• f3aadre,i laUted'oD^ras de casalerù, étant lurveniu 
A g*iii^'ip* ee auMmuot taax -que (aisoienl ies eonenis , 
« lÊê «bli^èfEoUe looTAer kur retrate dans une bnte de- 

.•£larée;J«Bl le débanda; et pins de six mille soldalada 
If itdif ritt lafiiiflm dninfitirrcnt sur la place, sans ctanpter 
aies ble>ate<el les 4KEiBflBnters. ïuat rhonneorde cette 
I jiwii fut jlffliiMt Mtrihif imjpnr" Uai... » 

Sk.uamiàx aaisjffiJUUBnu (1^ smi IIKT). 



flabAn, Bbd'A7<7Db, ayant recneilli rhéritage des Sol- R..de-< 
lam de Damas, .agrandi ae Ja jouvenineié de t'£g)'pte„ 
luiirna tontes ses forces contre les dhrelieas d'Orient, et 
jfTofita des dbisions qui les affaiblissaient, pour Taire entrer 
une armée dans le pays de Galilée. Rien n'èWit prêt jKtop 
■' ■' ':<i[iqo«fUche>TdlMredefiaint4eimtfdnTemple 



n, Google 



U QILEBIBS BisrOBigrES 

prireni sur eut le poids de la défense commone , et ponr on 
instanl couvrirent de leurs vaillantes poitrines le royauDie 
de Jérusalem, a Ils Turent bicntùt accablés par le nombre, 
a dit Hicfaaad , et périrent presque tous sur le champ d« 
o bataille. Les vieilles chroniques , en célébrant !a braroare 
« des chevaliers chrétiens , rappellent des prodiges qu'on 
« aura peine à croire. On vit ces guerriers indomptables , 
« après avoir épuisé leurs flèches . arracher de leur corps 
ftccllesdont ils étaient percés, et les lancera l'ennami. On 
s les lit , altérés par la chaleur et la fatigue , s'abreaVn- àe 
K leur sang, et reprendre des forces par le moyen mËmequi 
o devait les affaiblir. On les vit enfin, après avoir brisé leurs 
a lances et Icorsépèes, s' Saucer sur lears ennemis, se 
<[ battre corps à corps , se rouler dans la poussière avec les 
e guerriers musulmans . et mourir en menaçant leurs vaio- 
« qncnrs.Bien n'égala surtout la valeur hèroîqnedo Jacques 
u de Maillé, chevalier du Temple. Monté sur un cheval 
<i blanc, il était resté seul debout sur le champ de bataille, et 
<i combattait parmi des monceaux de morts. Quoiqu'il fût 
«entourédetoutes])arts,il refusait de se rendre. Le cheval 
a qu'il montait , épuisé de fatigue , s'abat et l'entraîne dans 
« sa cbnte;maisbientAt l'intrépide chevalier se relève, et, 
a la lance à la main , couvert de sang et de poussière . tout 
a hérissé de Qèches , se préi^ipite dans les rangs des Husol- 
d mans étonnés de son audace ; enfin jl tombe percé de 
« coups, etcombitencore. les Sarrasins le prirent poursainl 
a Georges, que les chrétiens croyaient voir descendre du 
« ciel au milieu de leurs batailles. Après sa mort , les soldats 
« turcs s'approchèrent avec respect de son corps meurtri de 
a mille blesmres; ils essQvaicntson sang, se partageaient les 
■ lambeaux de sesfaabils.icsdébrisde ses armes, et£,, etc... 
n Ainsi, dit une ancienne «hrouiqae , daos la saison où l'ou 
« cueillait parmi les champs des fleurs et des roses, les 
a chréticag de Nazareth n ; trouverait que les traces du 
« carnage et les cadavres de leurs frères. » 

k\\r du Koid 65. E»TRE\TE DE PBILIPPE-'ADfiCSTE AVEC HETfBI D A 

p.»nronduRûi. - -oisoRS {21 janvier 1188). 

«.-<l»<bi...*c. P.rM.8*n.T-Kvi;««iiB». 

Partie ccntnie. 66. PniLtPPE-AEGCSTE PHEND L'ORIFLAMKE A SAINT- 

"sïuT' DENIS (2* juin 1190). 

d».cîi!«dM. P.rM.H*voiLeniB«i. 

N>iM. paladin , après avoir attèanti l'année chrèiimne «or les 



HihvGoonIc 



00 VAUS H Tnuiuu. U 

bordsda lac de llbéiiMle (3 juillet 1I8T), mircha bienUt 
decooqDetemcooqnttejiuquesoïKksmimtieJénuBleai. 
Le 3 octobre de celle raCnie année , nne capitobtioD remit 
b TÎUe niale entre ses luàns, et le drapeau des Ajimbites 
refnjilaça Tétendard de b croix sur la moDta^ie de Sîon. 
OUc «MTelle rtnuidit en Europe une cooslemation sans 
épie : le pape Urinîn III en monnit de doolenr. Son soc- 
DcMcsT appeU tout aussit4it les n^ et les peuples de l'Oc- 
ddeol à la TengeiDce. GmUanine, anfaettqoe de Tfr , lè- 
UM» de cette grande catastrophe , alla |H4cber la croisade 
a Fiaoa , en Ani^ne et en AUemagne, et à sa toîx les 
trou plus puîssanls monarques de la chrétienté donnaient 
Iran nons à la milice sainte- La dlw« sofodAi», ainsi a^^ia- 
Jée en ICBOoigiuge de lâtemnr tpd s'attachait an nom dn i»- 
dontible nlm, fiUpsrtoatleT^ pow subvenir aux fraisde 
re^èffitioo. 

nûUppe-AïKiiste mil pris la croix k Gîmrs avec le roi 
d' AnglêtefTe, KentiB, en 1188 : les denx monanpies animt 
at^uré linns ressentiments derant le grand intérM de la 
xoene sainte, ets'ètaientembrassés en versant des lannes. 
Une église devait s'élever sur le lien de lenr réconciliation 
ponr en perpétuer le souvenir ; mais Henri sorvÈcot à peine 
quelqnesmotsi cette entrevue, etce ne mt que deux ani 
après que nûlippe-Angaste, relennpar les soins de son 
gontememeut, puise mettre m toute pourlerroadow- 
»a§t. Ilaunra, avant tout, sa sncoeirion, ponrvat i l ad- 
ministTalioa da royaume pendant son absoice, fit entourer 
Ac nmis sa bonne ville de Paris et d'autres places et dift- 
lenix pour tel préserver de tonte attaque , et libre alors des 
soucis de la niante , c l'an du Seigneur 1190 , ï la ftle 

< de saint Jean-Baptiste , il alla , niivl d'un nombreux eor- 
« lige, prendre ctngë du hiratienrenx martyr saint tenys 

• dans son église, cètoit nn anden nsase des rois de 
« ^ance , quand ils alloieni à la guerre, d'aller prendre 
€ une baimîera sur l'autel dn bienbenreux Denji , et de 
« l'cnvofter avec eux , conum une sauvenrde, au front 

< de bataille... Le Roi trés-chrétien alla doçK, aux pieds 
« des saints martyrs Mam , Rostiqae et Elenthère . as 

< nctlre ta oraison sur le parvis de marbre , et reoom- 
« manda son ime à Dieu, à la bienbrarease vierge Uarie , 

m «ox saints martyrs et à tous les saints. Enfin, nirès avi»r . 

• prié, il le leva, fondutt en larmes, et rcçnt dévotemint 
« la jairefjére et le bourdon de pèlerin des mains de Gnil- 
c laume, arcfoevéque de Reims, son onde, légat du néga 



HihvGoonIc 



« ^mtolifiK ; mrii JLjtulitpoBr onbattn toennsnifâe 
« la crois de Dieu...» »■ Phifipp^AiWinte l'aoïbBniaa i 
G(Mf , pepdut qae sad.&èrei drarmoh Biehai^ OBSP^e- 
Lifui, oQi bionUt devait, ètra- »a ennemi , bisaft voUb de 
Haniiilbi 

67: sBtaE M BTDiâuï» (JalDet 1191). 



— juNord. „ „„. - 

Pavillon du Roi. P»rtr. Pbiao<<iiiti en iï30. 



H .-ile-chiaiaée. 



de;Ploléma!8,qQidan prËsdadeoKans (aSaoMimà 
inUlût.ll9d)tebi|a)'Utoompaf«aB-iitge dwltoie Atm les 
chroniques conlemporainès. La résistance an Sarrafins 
deDttKlManinraillMiiit béral^a, Pintrtpide penèvé- 
nmte des-firoiié* le Idt plni. encore. Ceme fbt toutefois qu'à 
l'aniite da» denK rafft oe FrancB' et à'Aa^atBtn qae les 
ooDpi deriuMat didsifi. GeqnerBfampe'avaîtdeplaiTOîI- 
knU.chawliMarScmm alors réoniidaiÉi la plaine qni en- 
tonraFtoKmaH'tfieonapdeafhréliaaA «oâJ'onavairMii 
« desmaÎMfUttrecédts m», élcwédesfortBreeEesB, p*6- ■ 
•ent4t'aspeotd'niiei«Uedont.reiMKitali.aiAraait-cdle de 
la tîUb assiégée. 

Plai d'âne fois Sd«dtavintlts}'at(8q«er, et tmrioOB )«5 
efEorls. de sa rapide cavaleiie se Driafavnt contra le rem- 
part de fep de» lances emnpàwKii Plo» d'une biianss) 
les Croisés iMnlèreatà l'aasant, et aacobléide pien«9 et 
db flèdies, liivés surtoot à l'eIfror)l)le piilowmw ao'tefrgié- 
geois, iia remplirent de lew« caaaMvtt lu (bwisFde'la Tille. 

1.6 priocipal'eObrt de l'annàe française se porUi contre In 
tow mouriile, et c'eA là 8nsHiqn>atHavle Mt d'amies 
Ibphn-mënaoraUedetontieat^. ta mine a y»» ébranlé 
le» roDdemaiIsrie-CBNe taac, et lenrar canmeiKaiiFà diïn0p- 
Icr. DR mtoe-tian'enipDrteBBnnilAt iDB Anhm CraJâAsqtii 
MermentdMÏ t^tcea ds la;pla<v. llRsoDt réponses. A 
cette VU; AIdMc Qémsatv «UirMlal'dH.'Itoi PHttippe ■> , s'a- 
iiinrd'iin«BèB^nnMnè9ahitioa. glc in a o rfat' aaJoardTmi. 



abab desftn «]^ phiaMiiivSaiTasiMt Bais Vmw dB<#Rrria-s 
r*alsain;.etilseo[i#aMBbièsàiiMRaf«a|!Mletnqiii ne 
IMibAi«pM(aK.iM-iarrJÉM, e»l» wj w It t lMnbCT; potts- 



HihvGooj^lc 



B BBHUS. A PBUPPG-ADGIJsrE ET A BICBAIUI 

I (13 juillet 1191). 

Pv ■. BtenneailM. Aite da !>oid. 
Qntlqves juras apàr«t,«HKt,lM Swi » « i m A 




■tatiOB, qm rhonneor dis. Sunsm* pQinit 
M My f , hnctal SMonUK. Ib iieogagéreM iUrrer Ptolè- 

M^ASfW lOBtCKltSMIBM, lu maOlifOU Ct tcf IM^eflM 

9K wiÉgnëLMiC Ib tille « le poK; à Rodn la arâte 
(TCiB <t.snatcmIspiiMMrieTS<4mli>Bi; enfin à payer dniK 
c^ni^beiHilKoW. Ptdifve-AiigiutfcelBfchardprâent 
i,dB la villta, d Uidbns buiii«resde 



■ iBvpir lHV-4clAe;tvORté9d«'lear>«i9ago-ntmilpaint 

■ pÉ»^«tl M P jârtB»é| iide»ittrtmtlaTig«M». > 

V> iee>Mu mm i.£&Mnu-DKPnH£Ktft- (1191). 



1 le 3i£e9 de Ptolènuïs cm vît fDiebpicrois , dit R.^dHbaas» 

nfiduod (fmrès lea cfaToniqneurs contemporains, ates 
*tamnde\xeanTe.tiirepfact am plsisirs delà paÎT... 
« O» ofe lfefcw dtog la j^ae pfiiaieur» tom-DiuBoùlcsHiiKil- 
«mnatonit inrtték Exs championa tfea (leur pantà, 
■ anmtd^ntKr enKce, se tarangmient les uns les antm ; 
a N*aBJ4iMDrètatt' p«r tè en triompha, et Le taiocu nchetc 
« cmnne prisonnteT de guerre; Dans ces ttles gnerrières , 
« qui Tèuoîmient les deux Dations, les Frooc» daasueat 



HihvGoonIc 



48 ' «iLEBtBS BiAroimifms 

« sonrent an son des inslnimeDb arabes, et leurs ménestrels 
« chanUient ensuite pour faire danser les Sarraûns ('). n 

70. BATAILLE D'AESCR (1191). 

Par H. Eogénf L*n «B 

t- Labaiaille d'Anur est peut-être le plus prodigieux exploit 

i^ui ait signalé les annes des Cbrétieos pendant les deux 
siècles que durèrent lei croisades. 

Les Croisés maîtres de Ptolëmals étaient eu marche vers 
Jérusalem. Ils dèboncbaient des montagnes de Naplouse 
dans la plaine d'Arsnr , quand ils y trouTèrent deux cent 
mille Husnlmans qui les attendaieut pour leur disputer ie 
passage. C'étaient toutes les forces de Saladin , av«c le»- 
quelles il se flattait d'anéandr l'armée chrêLiennc. Richard 
Ccear-de-Lion la commandait , et sons lui le duc de Bour- 
gogne et lecomle de Champagne. QuelqDe temps lesCraisés, 
dociles à ses ordres , demearerent serrés les uns contre les 
outres , pontsuivant leur marche sur Atsur, se conlontanE 
de faire face à l'ennemi , qui , Suivant l'expression d'un his- 
torien arabe , les entourai t comme les cilt mvtronnmit l'ail. 
A la fin les pluibraves se lassèrent d'èlrc impunément as- 
saillispar ce ramas de Bédouins, Scythes, Éthiopiens, etc., 
qu'ils étaient accoutumés à mépriser L'arrière-gsrde , où 
étaient les Hospitaliers , s'èbranU , et bientôt tout le reste 
de l'armée , chevaliers de BouTROgne et de Champagi>e , 
Flamands, Angevins, Bretons, Poiteviiis, fut entraîné à 
leur suite. De la mer aux montagnes ce ne fat plus qu'un 
vaste champ de carnage. Ricbard 'se montrait partout laisaitt 
attendre son redoutable cri de guerre : Dieu , sicowrez U 
taint tépuicre l et partout des ruisseaux de sang , des esca- 
drons en désordre marquaient son passage. En peu de toups 
l'année de Saladin fut dispersée devant mUc tifltion de fer, 
_ comme ils appelaient les Chrétiens, et le Sultan resta seul 
' avec dix-sept da ses mamclucks. Taki~£ddin, son neveu, 
dans cette terrible extrémité, rallie autour de lui vingt mille 
de ses soldats en fuite, et renouvelle contre les Croisa «i 
effort désespéré. Étonnés et croyant à peine à leur victoire , 
ceux-ci plient d'abord devant ce choc inallenda ; mais Ri- 
chard , semblable au moûsonneur qui abat les épit, se 
jette an milieu des Sarrasins et les dbpersc encore une fois. 
Une autre attaque qu'ils tentent contre son arriére-^de 
lai donne une troisième victoire, et l'armée, de Saladm eût , 

t<) BitUnr* dn CToùadet. 



HihvGoonIc 



I ' DU ViUM M muOLU. 40 

été aaèaatie tout entière , si b IbrËt d'Arsor n'eU accseffli 
«t pralégë ses débrû. 

71. KABGrEBlTE DE FRAKCE, SCCDR DB PBILIPFE-At^ 
GCSTE El KEUifi DE HONGKIE, HiSK LES HOSGBOIS 
A LACACiSAIlE (1196). 

t>vll.PiictLi*Bitn. AilldaH«nL 
A pône Rtcbsd Cvor-de-Lion ent-il quitte la P*téslme R*.4^îhMMÎ^- 
qne Ms êtablissem^ts chrétiens y tartnt tnroaoés de Bon- 
nsBX pèritt. Celte fois ce Tut t'Atlemagne qui s'èbraala 
paat Hnrcber an Mconrs des uints lieni. LeC pmpirs de 
Hoq^ne sniTÛent ce monrement , et ce fut Um Tetm , Uar- 
gnenlc de France . qui )es conduisit à ia croisade. CeU« 
priBcease . après la mort dn roi Bêla mmi époux, avait fait 
lesermenlde ne TÎvre çtoe posr JèswCbrist, eldefimr 
3es}iMTS dans la lene sainte. 

72. QC&TSIÈMK CBOISADK (1201 ). 



SBOFnor DB TILLKBiBDODIIC SEVIICDB A TKXISB DK3 TAIS' 
SBÀ.T!\ POCB TauOPOBTBB LS9 CHOnfa BR PAIXmKE. 

Par H. Kdwei «i itM. medaHwd. 
> „, . , . . . ,, . , PtTiUoqdoBoi. 

Innocent m aTait fait prêcher lainalneniecroisadepoDr ~ ' 
appeler sur la terre sainte nn noavel effort de la cbrétienlé. 
La TMK de Foulques de Neailly fut aussi poissante que 
l'arait été celle de l'ermile Pierrê et de saint Bernard , et 
la Doblewe de France . toujours plus ardente que celle des 
antTM contrées, s'cnrâb de toutes parts pour ta croisade. 
On ne soi^uil pins alors à se rendre en Orient par terre : 
fa Mérfrlcrranèe , ineessammcnl sillonnée depuis an siècle 
par (es navires earoprcns . ofTrait nne route plos oonrte et 
pins sûre ;on se déadaèdcmanderdcs vaisseaux i Venise. 
Henri Dandolo était à la tCte de cette républiqae. Le rieaz 
dc^e , devenu avcngle sur les champs de bataille , éconU 
les propositioBs des Croisés en soldat et en marchaud; il 
était prêt i se jeter dans la guerre sainte , mais avec des 
bénéfices i eu recueillir. Les députés de la croisade , à qtù 
itnefsUaitque de» vents qui les conduisissent en Palestine , 
*»scriyirent à toutes les conditions qu'il lenr dicta. Mais 
ces condiiioiis mêmes , pour être validées , durent être 
portées âf vant rassemblée ^ncrale du peiçle ; car k cette 
cpoqae la voix du peuple était encore comptée dans les 
conseils de Venise. 

L'assemblée se réiinil dans l'église de Sainl-Harc, «l'mw 



HihvGoonIc 



« dM plu belle» et des' plus- ma^ifiqaes qni ie pninent 
« Toir, • eU'on commença par y célébrer la ine»e<la Saint- 
Esprit ; puisics députés furent introduits. « Alors GeolTre; 
' « de Tillehardouin , maréchal de Champagne , prenant la 
■■* parole poursescompagtionsetde leur consentement, dit : 
« Seigneurs , les phis grands et les ptns puissants iMrofls de 
« France nous ont envoyés vers vous pour vous prier an 
« itoin de Dieo d'aroir compassion de fliérnsalem qui est 
■ en swvage des Turcs et de vonloik les accompagim en 
"■ ■ ireraili ' ■ " • 



I cette occasion pour venger l'injure Taile ï notre Seigneur 
■ Jésu-Christ , ayant jeté les yeuK sur tous comme ceux 
.« qu'ils saTOil 6tre les plus puissants sur la mer. Et nous 
« ont cbargès de noos prosterner à tos pieds , sus nous 
« idOTer qae votu nous ayez octroyé d'aTÛr pilîè de la 
, « tore saiMe d'ootre^ter. » 

K Là-dessas les six députés s'agenouillent k leurs pieds 
• pleurant à chaudes larmes, et le duc et tout le peuple s'é- 
« crièrent tous à une voîï en tendant leurs mains enhatit : 
« Noos l'octroyons,. nous l'octroyona. » Puis s'éJcvasi grand 
« bruit etsigrandooise qu'il sembla que terre roQdisL(').» 

IS. Hra.imi>A1]GV8TE CITE LE ROI JEAIT DETAKT U. COUR 

. OESPAïusCSO avril 1203). 

, ' ParU.JMD Aunes 1*3)- 

s- ' L'an I9D3 PhiKppe-Angosle conroqua i Paris la conr 
des pairs , pour ioger son vassal félon , Jean d'Angleterre, 
que M v(À pubnqae accusait d'avoir fait périr par trahison 
wnjenne oeves, Arthur, duc de Bretagne. Le roi Jean. 
«xnmé de comparaitre dans le délai de deux mois, &e dé- 
clina point la juridiction de son suzerain ; il chercha s^ole- 
menl à s'assurer im sanf-conduit , et, n'ayant pu l'obtenir 
, ponr te retonr , au cas où la sentence de ses pairs loi serait 

contraire , il refnsa de se rendre k la citation. 
., La cour féodale ne s'en rassembla pas moins à l'époifie 
fixée, dans la tour da Louvre. Les grands vasinu;4> '> 
couronne, tels que 1« dnc de Bourgogne et le comte de 
Qianpsgpe , étaient venus y prendra place i câtè/let vas- 
sani directs du domaine royal, comme I;^ sires de Concy , 
de UoDtnporency, de Nanterre, etc. J«mats le Parlemtnt 
du Roi ( la cour des Pairs portait également ce nom) n***'»'' 
étk plus sombretiT et pins éclatant. Pendant qoe les Dobies 

i') Delà amaitilt ii Conilanliitopbi, p*t GHlTroj de Villebanli>um , 



HihvGooj^lc 



m PUAIS Vft TBBSIIUU. 51 

}[igesT dègeaTentpompeDsemcot sausJ'IiermiM, deabé- 
mts (Tannes parconrjiieDt les places ppbltqan . MoiinBiit 
1 haate voix le rcn Jean de Tenir rendre ^nr GatU4 de 
lëloole. L'acciui n'ajaQl pu compari), on procéda contre 
hù par dèfant , et nn arrêt de coniîscalïoa le dcBonilla . de 
toos ks fleft qu'il tenait enTrance- 1^ Nomanoie, le ffoi- 
toa et l'Amon étaient ainsf adjogèi à la cooroBW ;.les 
mues de Ptulippe-Angiute ne tardèceot poiolik «xèctfer 
cette sentence. 

74. FBiSE DE consTiHTinoptE p&B ics CBoais C]2^)- 

At M. BtctD»Muoran en ail. AileJu»or< 

'- Pitillonilull 

Le pieux enlhoiuiasnieqal avait enleTilepenpIeTënilien n.-d<H;h4U!>< 
ï fan-meine ne ae soutint pa$ , «t qani les.OoMé* ftirml 
réimis dans les lagunes pour ta.vc vaiie vers. l'Orient, 
Venise onMia les tnalhenrs de la terre aainle pour oe plus . 
K aomenirnie'ân prix anouel elle avait mis ses vaisseaux. 
U bllalqueles ehcTaliers de France et d'I[|die pilassent 
âe leur sang ce qu'Os ne pouvaient pajer d* leur ur, et 
qu'ils serriisent les projeta aïoLiliem de h rÉ^wlriique 
contre la rlHe de Zara en Dalmatie. Celte vUlé prise , luie 
ambassade grecque j vint ïavuqaer la médiation année des 
Croisés dans les affaires de l'empire d'Orient. Bt l'accor- 
ftèrent, croyant s'ouvrir par li une roule plus jùre vers 
Tes saints lienx.Mais témoins de laraiblessedaTieii eiD|Mre 
qui , au BÙUen de ses perpétuelles révolutioDS de paljais , 
ïcnAilait près d'expirer , sous leurs yeux , irrités d'aijjeurs 
contre les perfidies de fesprit grec , d'aouliairei ù» dévin- 



: conquérant 
snte Vanntf 



Toute Vannée m transporta sur la flotte, et> le '^ ami 
19M, Constanlinople (ut attaquée avec un inèrvaillanx 
coocert d'habiteté et de courage par les FraOfais et lep Vé- 
nitiens. Deux vaisseaux, que montaient les ÉiËqaes de 
Soissons et de Troycs, poussés par le vent do nord vers 
les mon de- la ville, furent les premiers qui abattirent leur 
poat-levis, et un moment après ou vit 1* nannière des deux 
prfelabl se déployer for une des tonn- Bientôt trois des 
portes de la ville s'écroulent sons les coups àa béliei ; les 
CflTifficrt sortent desnaviru avec leurs chévaiu.'M l'année 
dei Crriaél s'élance tout enUirc d^ns Conslautinople, qui 
derfent leur proie- T^ (lamme accompagaf leon pv i peu- 
iÂb et 5(ridats. raient derant eni, et cçwB^ant, éKmea de 
lear victoire, iTs s'arrêtent et craignent de s'engager a la 



HihvGoogle 



S*Ilg 
M Croludw. 

h' m. 



52 GILBBIU HISTOHIQCBS 

poursuite des vaincus dans l'immense capitale. Mais la ouif, 
an lien de rendre aux Grecs le courage, augmente leur 
frayenr : à la tub de l'incendie qui a dévoré une gronde 
partie de la ville, lia ne parlent plus que de se rendre. En 
vain un nonvel empereur, plus rcsglu que celui qui vient 
de les abàndormef . leur moutre le petit nombre des Croieés, 
et s'efforce de les raincncr'au combol. Ils ne siveni ;i border 
l'ermemi qu'avec des gémisse m culs et des voix suppliantes. 
Ce sont des femmes, des enfants, des vieillards précédés du 
avecla croix et les Images des saints, quîvîennenl 
Cession implorer la pitié dn vainqnenr. Coiutanlî- 
, . nçtK à merci, n'en eut pas moins à sntnr pendant 
plosiem jowa tontet lei horreon dn massacre et do 
pillage. 

35. BfcttNHHH , COSm DS FLANDRE , COCROKk£ EJUPE- 

RCDR DE consTAiiTiROFLE (16 mai 1204). 

Pn U. SiiNT^TU «n iIsSi 

Les provinces de l'empire grec snivirent pour la plupart 
le sort de la cuitale ; et fidèles alors aux règlements qu'ils 
•nient établis à l'avance , les chefs croisés procédèrent an 
partage de leur conqnète. Dans ce partage un desgrands 
vassaux dn roi de France, fiandouin, comte de Flandre 
«t de Hainaut , ent pour lot la couronne impériale. 

I/évéqne de Soiisuna , mi des douze personnages défi - 
■nés iwnr nommer le nouvel empereur, annonça ainsi aux 
Craisulechoix qu'ils venaient de faire. «Nous vouslenam- 

< merons, à cette heore de minuit que Jésus-Chmt fut né. 
« C'est le comte Baudouin de Flandre et de Ilaitianl. Là- 

< dessos aelevaun^andcri...., et, aiou'e Villrhgrdouln, 
« le jonr dn conronncmcct fut pris k trois semaines après 
« Pasques n 

Encejour,Bandoaîn se rendit a Sainte-Sophie, accom- 
pagné des barons et du clergé, a Là , pendant qu'on c^é- 
« brait le service divin , l'empereur fut élevé sur un trdne 
« d'or , et reçut la pourpre des mains du légat du pape , 
« qni remplissait les fonctions de patriarche. Deux cbeva- 
« lien portaient devant lui le laticlave des consuls romains, 
« et l'épée impériale , qu'on revoyait enfin dans la main 
« des gnerriefs et des héros. Le chef du clergé , debout dé- 
fi vaut l'autel.pronooçadanilalanjpiEgrecque ces paroka. 
« H «Il iigne de régner ; et tous les assistants répétèrent en 
« cbœur; Il m <i( digUe, il en etl digtu. Les Croisés faiMnt 



HihvGoonIc 



« enleodK lean brnjutei acclanmiont , leichevdien 

■ «MiTeTts de lenn anats, la fonle nwtnble det Gnei, 

■ lesavctauK dj^xw^léde ae■aBlkIIXS.arae■lalietn■ft- 
■ pb faM poBqw ctriBgin , pmeDiMnl i la Ms «d 

• ^wclack soleonel et logabre , el monlnKBt tous le* 
« mUiMn de b gaan la nûliea des tfgpliiM de la vk- 

• WreC}.. 

16, "■«•"■«g iw BOimiiis (27 Juillet 1314). ^ 

Pir M. H«TM« TintT en ine. 

T7. HTTBÉE TBIOHPOALE m PmurPB-ADeCSTB A 
rAMJS AnUfeS LA BATAILLE DB BOCVHIBS. 

PuU. Jij Scoim» n ..» A 
Ftâttppe-AnBiiJte , par mie suite d'efforts henrenx , aflit 
tarâkVtqBiiande 1» coofidèratM»! ftodale , ^'Ul pUor 
tonte» JeiMÔBeories Mos l'atceodaot delà roj^olé. L'antt 
renda par la atar des pain cantra le rai Jean' aMt Tem, 
a U coafiMxIioa da la NamuBdie araeiit, phuqaetoittle 
«aie, reteTé réclatde la couronne, et agrâadiMp ti a Ma ce. 
Haislcssei|pDeDn,nagnirelesrifanxda ranloiHè nnarie , 
Mpportaîent arec peine n»e aussi inqièriease suemnaté. 
VWbovtàl'anlredD royanme ils s'agitaieBt wudeaaent, 
et, diddès à tenter on grand effort ponr resaiirir lenr lo- 
dèpcadance , is cherchaient an delurs de* ao i ilûteeJ . Fer- 
raa& on Teniind. nmle de Flandre, >Noaeé Aot sea do- 

~ , était flme de «ette nsta 

tr lean sas 



IS {ur I>f^lip|)^-Aan5ts , 
r^iOD. n ent pea de pas 



rerre, impabenl de ret 
lephs halMk (ntd'T altiRt l'en»eren- ( 
tontes les forces de l'empire. L'anântîssemenl de la nda- 
noee des rois capétiens , la snxeraiDelè impériale suNtî- 
taèe i la leur, et le»s rldws profinces partagées entra 
Otkoi et }can su» Terte, le eomie de Flandre et le 
comte, de <anlo|pw; ta conronoe de France -dèsoAnris éleo- 
, tne , lés dteonules da clergé distribnées aux boons, eidn 
Tabôfiiion des noavelles Ims qni sTaient ntacési banl !• 
nPraMè,cllcTetanr réalité priinitiTe de IaTépiibUi|« 
ftodale, tdles étaient les clauses de la redootaUe assods- 
tion mii M rwnM-alors contre Philippe-Anguste. 
Pfaîljppe fit .TOllammcaot léte i L'orage : le ban «t raniin- 



HihvGoonIc 



54 ounns butwiqou 

ban forent polfUSs Uam ks domiùiief; leivaisanif da clergé 
»t tes gçi» dei coaumuies vinrent hi fonle m nnger sons 
M boiBiiro , h cMA de l'Alite de la Aevalerie ftsmaise ; et 
fanduilqH m fllif/Miisall«K combattre le ni Jeta, lai- 
■itMe mâichi ■tt-dennt de fbBpWevr et 4a gros de l'ar- 
'■lèe coMfèdAnèei^Ce fut dans ler plaines de BomliHi . 



d'im frtoe, tout ««près d'une petite chapelle , 

annonça qne la bataille venait des'engager j^l'arrière^rde. 



"des Ir^ipetles, mèlë an chaut des psaumes entonnés parle 

:«*errt. 

. (Test idqns qodqaai efaratfqaeias des viUles loinilts 
. oat plae6 «m smob, deRrii tors Mm des ftris npn»ddl« , 
aiaJt doBt Et'àitte faSsA de tnce dans les récRs contem- 
panfB*. PUIfipe, discnt-tis , déposa sa coatonne snrVm- 
tei, «1 l'flttiltDtihu digne. Ses Danms loi répondfreof «vec 
des esii ifaBlkMèinnie qat nul n'en étstt pins digne 
-q&e Iw. - 

1 On oamltliame de la bataiHe de Benvtnes. tVttve- 
'«e«Ol]»BfritlafiiitD, et ion étmdaid tomba nix mShis 
dcsFctn{aît.Loiiointede Flandre, q^, dans SB coUflaitce 



.■obalnarlcsfannadeFnnGe, (Ut eondnlt priso. _ 
la tonr du Jjmvn ; le crarte de Bavlotne mt enfenné dans 
tecUltMtde Pérouie, taaM qoe Fhlllppe-Ai^inïte to- 
iinmt&tritnubati Paris, mmiMeDdetaoelamtitksiset 
dMEHe*. ■ 

TS.Lovià'iiS sKAfiCE, nu BB rmum-^aauaa, 

< APraU 'AS nOHB PAft tB» BAflOBS AHDiUS, 

.; MBHAum lukin L'OS M-nuifn <i«0).' 

Par H. THvdotè Gcmn en u.i 
tO. LÛHIS DB FBAJHCB RNTBS TjlinilPIHrilIlIfr A 

, . u>indtES (1216). 

i tefdiJnnaaiuTerrevnitNiderécontnniles'lÀrons 
anglais en violant audacietisement leurs pririlèges- Force 



HihyGoogle 



m PAuia Bi nuuuii. K 

pur eu de jorer la grande charte (1215) , il n'était fait rele- 
ver de ses E«nDCDlB par le ï^pe en m déclamt tbuU 41b 
saiat-(ié^«, et avait appelé autour de toi , ponr triompher 
de la rfensbiice nationale, desaTentnrien de l'Anjoa , da 
Poiu>a et de la Bretagne. 

« Ce fiit alors qae les Anglais , poussés & btmt , rétolit- 

< rent d'ûter ) ïeao mie couronne qu'il s'étott mon'trt 
« iiiilign«deporter;êlconuael'amiéeâelearso^reuearf 
« leor ètoit Tenue de France , ils crareot que c'èbnt ea 
« France qn^s dévoient aussi cfaereber des a«xflkb«s. 

< Ptiilif^te-Anguste étoit recoimn comme suzerain par le 

■ pha grand nombre des aventariers qni pUloient leon 
« provinces; ils supposèrent que son ordre pomroit ou les 

■ rappeler, on tout an moins jeter de rirrésolntion du» 

• lenrs constat. Ils n'héûtèrent ptHot, pour le gagner à 
c leur parti, de ho gfiVir la pins bante récompense oriat ils 
« pWMCBl iBspO M it. Sater, comte (te Wlncfaester, et Robert 
« rib-Waltcr Tinrent k Paris , arec des lettres nnmies du 

■ ^raod seean des barons, pour ofRHr à LonU.flb et héii- 
« ûer muqoe du roi , la couronne d'Angleterre , et pour 
« liariterl venir an plus lOt en prendre possessloA. > 

Bd vain le pape Innocent III fit-il défendre i tOnis, 
MUS peine d'excommunication, de passer en Aiu^elerre, 
k Philippe et à tous les siens de l'assister , Louis aéclina la 
ioridklioa de la cour des Nirs , à laquelle la cause arait 
été portée, et dlclara iqnil étoit Ablerminè à combattra 

■ jiùqu'à la mort , s'il le lalloit , pour leconvrer rhèrttage 
cAcsateauncBlaDchedeCastilIe,! qniét^tniécedn roi 

Xaxis vînt s'embarquera Cabis a avec les comtes ,1er 
€ barons , les cberaliers cl les nombreai serrlteurs qui s'è- 

■ loient engagés pat serment à le suivre dans son etpédition 
«d'Angleterre. On ne sons dit point qnel éloif le nombre 
« de ses soldats, màlsIiIaUiieuPbis assure iftie quatre cents 
«Tiiiieaiixelqaalre-vii^lscocqnes, bâtiments ponl£s, et 
« qnin'aHcrieot pas k rames , l'attendoient potv le franspoi^ 

• ler.II aborda le 21 mai dans Ftte de Tfaanct. Le rolJean, 
€ qoi avoit rassendilê k Douvres son amtéb , [)res4in« lonte 
> eomposée de mercenaires français , n'os* pas lui dispotar 
a l'entrée du royamne. * 

« LondrealuiourritseS'portes avec de grandes démcMtt- 
« fratiom de joie ; les barons et les cftoyens.loi rendirent 

• hommage et lui prêtèrent serment de gdéfité (*}■ »' 
(1) fiiMra dei Frsacaii, pat M. de Siiaitin<lt. 



«ihvGooylc 



OB fllLEKIBS RUTOBIQVBS 

BO.raiSE DE DAinETTE PAR LGB CROI^ (1-219). - 

AHedaNord. ParM. Benri Du.*bobbe en lïSB, 

PailllopdnRol. 

Innoc£nt III , après avoir vainement mena ce des fondres 
âe l'ËgliK les Croisés qui étaient allés prendre Constanti- 
nople au lieu de lérusaiem , ne tarda pas à concevoir l'iclée 
d'une cinquième croisade. La paissante sommation adressée 
par kConcile de LaLran aux peuples et aux rois remua én- 
] core une fois l'Europe Le roi de Hongrie , André . prit la 



R^»^ttB94«. 



. croix ; mais aussi empressé de quitter la terre sainte qu'il 

, l'avait été de s'y rendre, il laissa bientôt au roi titolaire 

de Jérusalem , Jeande Krienae , le commandement de l'er- 



pé^tJon. Cette foisce fiitsur l'Egypte que se porta toat 

, J'effortdé la suerre sainte , et les Croisés allèrent rnetb^ le 

siège devant Damistte, vers la fin du mois de maideVan- 

j, née 1218. Ce siège ne dura pas moins de dii-hnit mois , et 

, les succès en furent trcs-civers. Tingt fois, au dedans 

, comme au dehors de la ville, le découragement st. mit 

dans les deux armées : u Pourquoi . disaient les chrét|eQ3 , 

■ non^a-t-on amenés sur ce sable désert? Notre paysman- 

n quait-il de tombeaux ¥ — El à peu près au même temps le 

. tt gouverneur de la ville.faisant parler Damictlc elle-meoie 

. «daiis lelangageCgurédej'Oricnt.écriTÛt envers au sàl- 

, « tan du Caire i a U sonferain de l'Egypte , si tu tardes à 

, amesecenrir, c'en est fnil de moi... Je ne suis plus i^u!un 

I n sèpukre fermé. » Il fallut toute la patiente énergie do 

cardmal Pelage , légat dn pape ; il failnt l'éloquence .^n" 

,..lnilaaiite de saint François d'Assise, qui Tint prêcher au 

.. Croisés les vérins chrétiennes au milieu de leur licence , 

pour ranimer leur icle sans cesse défaillant, cl presque 

malgré eux les traîner à la victoire. 

j « Dans les premiers jours do novembre toat était Drét 

j « pour on dernier assaut, des bérauts d'armes, dit Mi- 

.. ■ cband, parcoorurent le camp et répétèrent ces paroles : 

_i n jiu nom du Seijftieur et de la Vierge , nom allona 

u, « attaquer Datmetle ; avec le secour» oe Diev nout ' la 

■,/« prendrons. Ï0U3 les croiaés répondirent i^« 'a t'oIonM 

« de Dieu soit faite ! Le légat trïAersa les rangs en pro- 

.j« metlantia victoire auxpclerins; on préparaît les échelles; 

le», ebaoue soldat apprêtait ses armes. Péla^ avait résolu^de 

« profiter des tènèbresdc la nuit pour une entreprise deci- 

- a sive. Quand la nuit fut avancée , on donna le signal; an 

« fiolenl orige groodait , on n'entendait aocon bruit sur 



HihyGoogle 



DO PJuUit BB vbuullu. 57 

« ks remparta ni dans la liUc ; les croUés montireat en 
« silence sur les mnraiUes , et tuèrent quelque» Sarrasins 
« qu'ils j trouvèrent : maîtres d'uue tour, ils appelèrent i 
« leur aide les guerriers qui les suivaient, et, ne troDTUit 
« plus d'ennemis à coiabattre, ils chantèrent à haute Toix: 
« ÛFyn'e ttéuim. L'année rangée en bataille an pfed de» 
> rampvts, répondit par ces mats: Glvriai» exeMtù.LB 

• légat , aai commandait l'attaqoe , se mit aniùlAt à eo- 
. m tonner le cantiqœ de la victoire , te Dewn lauiaimu. 

« Les chevaliers de SaiutrJean, les Templiers, tons les 
« croisés accoururent. Deui portes de la ville, brisées k 

• coups de hacbe et consumées par le feu, laissèrent un 

• fibre passage àla multitude des assiégeants. Ainti, s'écrie 
« le vieil historien dont nous suivons le récit, Daimette 
« /uf frite par la grâce de Dieu (*). » 

81. BATAILLE DE lAuxcBODBG (21 inillet 1242). 

P>rll..Eii8tagDauc*Matn lUI. AiltddUidl. 
Le tnitf décris, coneluen l{t29, arait miifln i hgnerre 'oileifg' 
d» Alb^eois, «t assuré k un frère de saint Lonif le nugni- de* Batiiii», 
fiqneh(ntssedescomtesdèToulons«.LaconnMiBe,deTenae "* '"' 
«>l prépondérante an nùdi, comme an nord de la France, 
vit te former contre elle nue ligne praaqoe anssî Umni- 
AaUe que celle dont ndHppe-Anguite avait triomphé k 
Bonvinea. Kayniand Vit, le dernier des comtes de Tou- 
loue, mtSlL cMKtn un truté d'alliance avec les trois mo- 
narques espaguoli de l'Argon, de la CastiUe et de la Na- 
swra , onif à sa cause par la communauté des intérêts , dei 
mœurs et dn langage, pendant (pie le comte de la Harcbe , 
HnnK* de Lnngnan , s'assurait les secourt de Hmri lU , 
roi cfArglcterre, que les progrès dftia cottronnedansles 
proriMesm&idiiHi^esinqmètaienl pour ton duché d'Aqal- 

BnçMSde LnaignaDàclitalepranler- Alphonse, comta. 
de Poitiers , frère de saint Louis, qui teoaitaNoâ sa cour 
(léuière, l'avait sommé de venir prêter entre set maint le 
amoenl de foi et hommue. Au lien de son hommage, l'bn- 
pndenl vassal porta un dîw public k ton suzerain, et t'enfuit 
ragih» de toncheval, ponr mettre en arnles tes domaines. 
Henri III arriva k son secours , nuis avec nne poignée 
dlummes, croyant troorer toute la Laugne-d'Oc soulevée, 
et les princes espagnols à la tète de lenn armées. Uais rien 
i)) BbMr4d«tCri>iiaiei,l,in. 

». 



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s SALKUES BIITOKIQCU 

n'araitoséremiier, tantlamarcbe rapide de saint Lonis, cnif 

■ noiotlndt k l'aHe de son frtre, avait friroiri delerrenr iliai- 

prft biniMïHenirt ÏII an pont (Je TaiHeboure, sti h Cta- 

■«Meietlefor^a-defiilr pRcipiUnmient jnsqQ&Saiiitei, où. 

'^odttnesjonn après, n tnf ntes9i]3«rBBe ROarelledibne. 

SB. tà^tiaom, AU MmuiT ne pastib podr tA cmi- 

' AfcBS.'BBimr LA KiBWreB A EA UOTB BUHCHB, SA 

Par ■ . AKT eoCEmM «ft . '. . . 

5irnt Lcrais araitreca la cnAx des mïliis dit tëgat Odon 

' de dtUeararous j ^s irais frém, et avec ept là noMesse 

■ du rofataos, ivtuenl suivi son exemple ; la rtônelUaiwierite 
cIle-niÈitie, ainû que les corilleBSCs d'Artois et de laitiers, 
s'ètaieirt engagées à accompagner leurs épout eu iehe 
sainte. 

Ce rat le ^ joia 1218. que le Rpi se rendit à S^uttrUenû 
pour y prendre Toriflaniine , en mËme temps mie 'îfc' Bout- 
don ctlapuneliba, sjnntMles de son pieux pèlerinage. A 
son retOBr il travoru Paris , et Tut aoctanpapaépar toute 
la popuJatùuj jusqu'à l'abbaye «k Saint-Ânloute , ofi Û de- 
vait se séparer de sa mère. Hais Bliocbe oe pouTait si «ioè- 
muatquitler son fils; elle tostut le suivre jusque daoftia 
Oimmanderie de Saiot-Jcao, près de Corbcl. où il.deTait 
, s'arrËtet 1« lendetoaiii . Là fat riuai k pvlenieal au ao- 
raitdïs«teair.daaEl'a^yeile Sekil-i&Jitoînc. uirigeqce 
fut solenneDemeBt doouée à Blanche ; «Ik eut, le powoir 
dvcemiposer le coBseil, decWair les graods.baiUual de 
(jonËrer tons les aSËc^ de la couroona. Mais ces boaoïetira 
n'ct^estrien pour le cmur d'une mue ; il taUat au'aUe.iK- 
l'uiii^itgMt.cacoTO son fils jusqu'à l'abbue^de CUwy>'P<^ 
l'irmèe devait se iruscmbler, Ce-fuL là (^'U« sefir«atlêvs 
^dJunifL ; la doiUeùr de lUanctie luertifiSait qu'eUs Miia- 
Vi'rrail plus son Bis snr la terre. . . ■ , 

■ 1249); ■ 

pBl-SI,HOPcCTenrtlS. 

, AQmois de juin Ijtld , la flotta qui portait les Croûès 

parutà l'embouchuredu Nil (levant DuweUe, Uoeana^ 
.,tic Sarraiiins,bprdait le ii\age. Saint Louis donne l'ewn- 

jllc à ses guerriers : malgré le légAl, qui veut le retenir, ft ^ 
,jellc.àla. mer, couvert de aou armure étalant de I'mu 

jusqu'au épaules . Le sire de JoinvUIe, Baudouin de Bieims, 



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le comte de JafTa riralisenl d'ardenr avec lenr Red ; îll ont 
âc9 pKtxàen mh le pied sur le s^le. et >Tec tme pcrignée 
deTûUanticbeTaKws, qalleioDt tuins, ilts'f formeirt'ga 
(MtaiUe pser soatenir le choc de ta cavalerie ca m eini e qoi 
vient les «faarger. Les {(arrasbis, malcré lenr nonbre. 
rendent devantle rempart de Ter ma feor est «pposi : 
e'eit alors qw f on Toit l'oriflamnie déployée mr le rtrage, 
et le Roi qw , oubliant le péril , k jette à genoux poor 
re m ercKf I>iea de l'auntance qn'il vient de prfeter ji aes 
«mes. Bientôt tonte fannèe ctvetisnoe.est d^njoie, et 
la mêlée s'engage -sar tonte l'étendue ^e Isptàge, pen- 
dant qn'i remboachnredpfienve les deaKthrttesMÛvrent ' 
U) eoînbat acfaamè. La reine UASuerite et sa ««0, la 
comtesse d'Anion , assistaient de loin, Ar leur narlfto ; à 
flettedoable scène de Carnage, et, entooT^s des prélat ^ 
hi croisade , dies IvToqiiaieQt les seconrs da'delsaTHs 
armes chrètienDes. Ei^ virent presque en ftiMné letDpS 
)«i Oolte des Sarrasins dbpersée remonter le TOI eu fiijutt, 
elles troupes de l'éntir Fakreddin atwadoOMr leor caiOp 
H 1» lire oeddeiitale dn Nil ans Croisés vidorieux^ 

84. suht LOUIS reçoit a proiisùis as EirrorGs db 
Tient De LLMOXTAenE (1251). 

PtrH.Roii«aTOT.(»S»l lih dn Nord. 
IL-d»ctiiaaMe- 

Saint Lous, 3OTlidelaprisondesInfidèles,nesecnitDM 3*»eii°9. 
libre encore de retourner en Evrope; Q vAoInt accomfrinr', 
anlaal qu'UVeponrait, son vœu, en consâlartpu-riiipré- 
MBeedMtttoevslesmallieureaschrétieiudelaPalesliaB. .., 
C'est an milieu de cette pieuse ticbe qae, selon Ië aire dn . t 
Joiniillej il reçot à Sainl-Jean-tf Acre les andHÂadeitfs da 
Vieux de la Montagne. 

On appelait de ce iwmleeliefdeqaelfiieslibugadeida 
Liban, cbefredoutablepar le bnatiqne Jéronement (fa ses 
snjets, qd, an moindre s%ne de sa vofontè, dlaiçnl poignai^ 
der la nclimc dësisnèe k lenrs coops. On dlait tes niqns'd« 
ptusiears Croisés illustres dont la mort - avait Uè ordOnUa 
far le prince des Aiiattin* , et telle était la terreur tnspb^ 
par cempléri-inx cnnenu^qne l'empereur d'AilemSKne Fr*- 
déncll. André, roi de lÉlongrie , et le gtdlaBdnG>ir»lal 
«raient eQTo^c des présents pour rediercher laa ami(H> Il 
eut /a prétention d'imposer le mteie tribut à saint Lws.llais 
les denr grands-maîtres duTempie et de l'Hdpital. accuuta- 
urisàle Braver, menacèrent sesenVo^és de les jeter dans la 



nvCoOUlc 



60 OALBRIBS msTOBIQIlBa 

, inernleat chef ne faisait lai-inèmeBD roi de France lefsoo- 

< , inissùfat qu'il osail réclamer. Le Vieuxde la Maata^« dbéit 

.1 celte ÎD^iràieuiewmmattoD: «Ses musagiers , ait join- 
« ville. reuindrcDl devers le Koy et lui dirent : Sire , apiu 
« fommesreueniu tTonsdeparnoslFeSire.et vqusmutde, 
« que tout ainsi que, la cheinige est rabillement.lé plus près 
• dacorpsdela personne: aussi vous enuoie-il sa cheniae, 
« que veex-cj, dont il vous Dut preseot eu itgnifaïKe qao 
« T09iestetce]uiRof,lc(nielil«yme|ilDiaiiQirenaiiiour,et 

. « h entretenir. Et pour pins grande «ueuraDce de ce, ree»- 
« Cf , (on annel qn il tous eouoie , qui est de fin or p^, et 
« OttquelestSOonometcripLEtd'iceluiannelvousespoiue 
« liostre Sire, et enteud que dèewniais soiez tout à Tng , 

' :« ounma tes doit de la œaio- * A ces dona syratiûliques 
ie Vieui de la Hoolagne ajoutait un jeu d'échecs et ou aè- 

- phant. en cristal , «et des fisures de bommes dediTeraes 

. « foçons de chrîstal , le lout lait à belles Qeureles d'ambre. 

i « liât sur lechiisLsl à belles vigne tef de fin or.a Saint LoniSr 
à son to)ir , envoya au prince barbare des présents plus 
maniifiqnes que ceux qu'il en avait reçus, et le frère Yves 

. le SisUm. porteur des largesses royales, rajiftorla de 100 
ambassade quelques dèlails sur les tnceura et la re|îgioa 
de ce peuple, enveloppé jusque-Ii d'un si redoutable 

' nritite. 

85; SUKT UIOIS REHDART U JDSliCE SOUB LE CUÈIIE lŒ 

' nncEwifis. 

AU* da Nofd. ." fuM. RmciT en it». 

'Sall«D°t. ; : ;Saii»t JLoQÎs , derelonrdela croisade (1254), necetsapas 
de se regarder comme soldat de Jésus-Christ , et. en atten- 
,: 4aatlejoaroii.il pourrait reprendre la crwx, il mit tous 
: .A» loiiû à étabUr le règne de Dieu pariui ses peuples par 
1 ttne bonne administration . L'esprit général de ses rëfor- 
..' mes l^^latives conuste k substituer les maximes de jnslion 
. et de paix de J'EvangUei la barbarie des lois féodales. C'est 
,. encore aux anciennes royautés de l'Ecriture sainte qn'U 



, empnimta le louchant exemple de se faire le premier juge 
'- ses penplu, et de leur rendre, assis au pied d'un arbre, 
£ sorte de justice patr^rcale- Il faut citer les naïves pa- 



roles dans lesquelles le sire de Joiiivjlle nous représente le 
pieux Hoi siégeant à l'ombre du chêne de Vincennes : 

■ Mainlesfoii ay veu que an été il alloit seoir an bols de 
* yincennea, «pressa messe, et seaccôtoioit iun chtoe , 



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M fUAa Dl 1ESSAILLE1. 61 

« el aou AÛoit icoir MiUmr de Ini; et loos ceux qui avoioit 
« i faire Tenoieot parler i lui, sans destourbier de bol»- 
« mr, ta d'antre. Et alors il leur demiDdoit de sa boacbe : 
• Y a-t-a aocaa qui ail partie? El eux se leroieal qui 
« ||UtitaT(iiefIv<t >1 leo' disoit : Taisei-Tons toos, et oa 

■ TOMdélirreral'Doaprèsraatre. Et alors il app«Ioit mon- 
« «inienr VÛxn de Footaines et mcnseienenr Geatttoj 
« dcVîDettea ; et disoit i Tuo d'eux : Dètivrez-moi cette 
« partie. Et ijoaud il voyoit aucune cbose i. amender eii II 

■ parole de ceux qui parlment pour autrui , hn-ffifeme l'a- 

86L SUHT unis HtDUim&EnTRC I£ BOI D*ASGL£TEBBE 

El SS3 MMII9 (23ian>ier 1364). 

PuH. HMOiTeaiUi. AitadaNwd. 



^uri 111 , iRç fidèle an malheureux exemple du' roi 3*ii« w i- 
leen, son père, liait sonlèvA contre lui le» barons anglais 
par ]« mépris ([u'il faisait de Icnn prérogatÎTes et les iR(- 

Kes préférences qu'il accordait & des TaToris Êtrangeri. 
rnn singulier hasard, le chef de« barons , l'ennemi 1« 
plus implacable de ces faroris , était un étranger lui- 
mËme : c'était Simon de Hontfort, comte de Leicesler, 
Qa du guerrier céltbre qui arnit commandé la croisade 
eontie les Altxgeois. C'était lui qui, en 1238, avait im- 
poiAkHeDri ni Us provitioni iOxfard, sorte de tr^tè 
«elfe oar les barons \ la rojauté , et qui la mettait dans 
koT dépendance. Henri, quoique enchaîné par la foi du 
'"' ",, mit tons ses eBbrts èi s'affranchir de celle tutelle 



od éCait (enne son autorité, et une Intle s'engagea cnlrs 
loi et les barons . lutte aebamèe et sans terme , qui fati- 
g«ait paiement les deux partis. C'est alors que, d'un con>< 
nmn accord, ils invoquèrent la médiation du roi do 
ftanoe ; riorienx bommag» midn k la Bresse et à l'équité 
de saint Loiua (1363). 

Saint f,ouis ajourna les deux partis à son tribunal dUis la 
fflle d'Amiens , pour le commencement de l'année sui- 
lanle. Henri III s'; rendit avec la reine Ëléonore de Pro- 
vence, l'archeTèqne de Cantorbéry et la foule de ses cour' 
lîsass, pendant qne Pierre de Uonirori, filsdu comte de 
XeHXiier, Tenait plaider la canse des barons angles. 
Saint Lwti, entouré de sa cour et siégeant dans lonle la.ma- 
jesté de la justice , entendit avec l'attention et l'intégrité 
les plus scnipuleutes les grie& réciproques de la couronne 



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fit GlLEinS HISTOUQCES 

et de t'aristpcratie. Mais il Était roi, et les ^droits. de la 
' rajaotèëutentàsesyenilnvioUMeset'tarrèi. Bprobonça 
dgnc en Taveiir de Henri III . et anniila lei pi<oViilims d'Ox- 
Tord. Sa sentence , malgré le caractère d^écnûtè dmt «Ile 
J>inissait revêtue, œfi^t pcànt acceptée par les barons, ffoi 
repriréntaossitotlesannes, etiitïnitfnnt Henri Tlïkae 
' noarelles et pins pétiUetises eitrèmltis'. - ' ■ . ■■ ■ ' 

87. DéHAEQUEHEHT DE SAÇTT WITtS A CAKllUfiE 

.. . ( iSjHÛlel 1270). ."..'. 

Aile du Nord. Par jL AtoM«W»w)tMgi..-. 



Parilloiii 

ll.-derrtuuss*». 



La peosôe d'one seconde ci;oi;^de n'atiit jamiis aban- 
' donné saint Lonis-O pdseetladestriicftand'îkAhÀAiépar 
le tèroce Bibars fnrent pour tni ie- i^Mttt FaecMiplIr. 
liais, aa Uea de Taire Toile pour ies saints lieu , il oHit 
aux conseils intéressés de son frçre , Chyles d'An jpn, <pû 
appelait ses armes sur h cdle d'Afrique, n's'embarma 
sor nnê flotte génoise , et le ITmîlletarriTa eniliedeTÔ- 
nis qu'il allait assiéger. Arant de prendre terre ,'il envoya 
50Q amiral, Florent de Varenocs, reconnaître le rirwe, 
Celui-ci débaripia sur remplacement de l'ancienne Car- 
thage : les HB.ures en avaient dispara à la me de la flotte 
■ , chri'tienne. Le lendemain donc , au lever da jonr , l'année 
desCrolsésdÉbarqoasansobstadf , et se rangea en bataille 
sut le bord de la tner ; puis l'aimidnier du roi , Pierre de 
, Ctindet, d'après les anciennes coùtnme^, lut à bante TOix 
' le AanenTWtadu(ruelLouis_pren3itj>OSKsût»t delaterie 
àlMcaine. Les prejnicrs tnolsde.ccttc proclamation étaôeàt; 
K Je Vous db le ban de notre Sei^éuf lésns-Christ et de 
.B.toola, toideFrancesonSeisent.» • ' '. 

W. MORT DE SAiîiT LOUIS (?6aollrt 1270). 

.,,,.,. P«rK.EDtKKreDi«39- 

« Nous TOUS aiiDonçons, écrirait Louis IX il Hatfaien, dbbé 
K de Sainl-Denis , l'un des rÈgenta du r^anine , qrraprèB 
t^avolr pourvu i tout ce (pii est nécessaire, ttons avons, a»ec 
le secours' de Pi ei), emporté d'i^saut ane^lle qn'onamwlle 
« Carthage , gù plosieurs Sarrasins ont été passés an fil de 
, tt l'qpèe. B Cette kllre était écrite le 25 juillet 1270, eLun 
mois après saint Louis était sur son lit de Wort. EneAt, 
. Ik peine les Croisés Turent sous'les mnrsdc 'Aniis.cpié la 
^)e5le commença à exercer parmi eut ses niTagt^, et le 



toiiiîHihvGoontc 



aÛBA loi, ^^ JiwtBteiiyM affijUi par les fetigaes et auttért- 
1^ de ta Tie, ne Urda pat & être aUtint an nal qui nra- 
§Hit WD inôée. 

« lanaMiflfiiiwnl dcuffogrii, dit M. de OiateMdniavd, 
« ItHM d w wmfa rcsti£m»-«a«iji>D. II répmdit aux pri^ 
A dct yniiinU aie» qbc mv ans» fenae que a'S eût 
. « jn—fr doi ordres sv ho cbamp d« bataille. Il se mit & ^ 
« non la ^iad de Mn lit pour recevoir le sai nt TÎatK}». .;. . 
« fia dwrita s'élaqditaloES A IcH^Je» bomnei : il pru petut 

• iftâfiiWM gii flreptà la fois la gloire elle malheur de 

• •ane;ilini«aw.]e«.«aiDUpatn)Bsdelaï'n]Ke,decetla 

■ France n ch&c i sod âme royak. Le lundi matin , 25 
1 aodt, MOtnl fu »an hwre i^rcdmlt, il se Ot coocber 

< fitunolit de ceodifs, où il demeura èlendn les bras cn»- 
' ■ ses sor la poîtiine , et les jeux leréa vers ie ciel. 

« Ob a'a TB ça'nne ftiiï , et Ttta ne verta jamais tin pa- 

< vâl spectacle : la flotte <ta r4i ttc Sicile se montrait à llio- 
« 1Û0D -, Il eamagne et Icj «fflnes ttoicnt eonïertw de 

■ Puviêe ihs Banres. An milieu des déftrîs de Carthsge 
« le ounp des chrèfiens offntif tlmage de la plus affreuse 
« doDlenr; ancim bruit ne sV'fiiisoff entendre ; les soldats 

■ moribands «oartdeat des br^taus , et se tninoieilt h Ira- 
« wt les ndnes, pour s'sppnditT de leur roi expirauL 
( Looiséloit mloàié desa ranSlecnlarmes, del prhieea 
« M B at wnfa , des princesses ât^éUmtts. L<M dtpQUade 

< l'empCTCwdeCoMtanttrigpleèf tronT&rentprèsenlgfc cette 
« aetne.... Eidn, tcts tes trois heures de 1 après-mUBj le 

• vA, jetaKtuDiiUiaMi^iir.'prODin^çâ dMincténentees 
« fÊSVk»: <SeiMAr;i'entrenitdans votre maison, et je 

• rtHuadontii dans votre snntTemidc;)) et scn âme s'en- 
« rdadmsIesaliitT^iipkqii'eHeétotl digne d'bsbil«-{').* 

' Paru JOLLiYETenlIST. AIlBdiiNorJ; 
R.-deH:ti«u99é«. 
PhiBnpe ni((e Bariî) venait derecuéillir.parlamortde ^*''' "" ^ 
MB onoe Al^onse , l'iieritagc dncomlè de Tonlonse. Hais 
bptteonMraBee dclacoarotme était trop récemment établie 
"dualàifrevBeeiiaéaldionalesduroyaimicpam- n'y être pas 
cQaiMtèe.BeUaucfaËs.anpieddesI'yréaéea, les seigneurs 
4/e f (HK el d'AcoUgnac osateol débattre contre le roi une 
<|ae8lion de wwïweté. Pbi|i((pc le, Hardi comprit ffuril loi 

:', ia»inirt fk Pari' à J<:riw>liim,yk' iii'yf;:: , _, 



nv Google 



64 «itiXKiEs HnroBiQCu 

importait de frapper an cMp rapide et dËcistf, potir nttttre 
son autorité hori de doatc daru ces coDtrées. It conToqœ 
aussitôt à Tours les vassaox de la couronne, marcbe sur 
TôQloiise , od i) prei^d aoleoncUement possession du cOmt 
qui vient de lui ècheoir ; et, milgré les prières dû roi d'Ara— 

' gon et de tous les setgueurs de la Lan^é-^'Oc . qui im- 
plorent SH clémence pour h comte de Fou , il va mettre le 
siège devant le château où cet audacieux vassal s'tst rtsn- 

' fermé. R(^r Bernard, n'osant se fier atu murs épais de aa 
forteresse, la remit, an bout de deux jours, entreles mains 

; du Roi, qui l'envoya garrotté à Carcassonne. 

90. iTAIS-CtlfÉRAIIX DB PARIS (10 KVtH 1303). 

ParUe EBBlrtle. PmM.Jeai. iLiraeniPI. 

^ilr>it!fluu- Une querelle, féconde en scaudalea.s'èlaitèleTéeentTele 
G«n(na>. pape BooUace VIII , et le roi Phitiripe lY {le Bel ). Phi- 
S' iM- lippe, blessé dans son orgueil par les leçons sèîèrea que lui 

. donnait le Pontife , se jeta dans une guerre onm-te ccmti« 
, le siège de Rome, et rèsolnt de combattre par la violence les 
armes de rstfloritè spirituelle. Mais , pour te fortifier dans 
cette grande lutte, il crut devoir, autant qu'il le pourrait , 
. associer tonte la nation française au sentiment de son ou- 
trage. En conséquence, au commencement de l'année 1902, 
I) publia une «rdonnonce qui canvoquaiten asiemblée sib- 
nèrale les trois ètaU du royaume- Citait la première fou, 
depnia plusieurs siècles, que les gens des oonununet , le 
(stri 4tat , comme ou les nommait alors , étaient aroelèt à 
prendre part aux affaires publiques. Le 10 avril 1302, l'as- 
semblée se réunit dans l'église de Notre-Dame, à Paris- ,I« 
ciiancelier Pierre Flotte y porta la parole au nom du Roi ; 
puis chacun des trois ordres se retira dans une salle sé- 
parée, pour y rédiger la lettre que le Roi leur ooaunandait 
d'écrire au Pontife. Ce sont )i tons les détails qae nous 
fournit l'histoire contemporaine sur ces premiers ètats-gfr- 
nèraux de la monarchie. 

9t. PABLEaBXT.BEnDOSÉDENTJURE &PAai5(23 mars 1303). 

P«ni« eenlnle. P" "■ 'w ^"•'F' en "Jï- 

Sil!r<teîl%ts- Jusqu'au règne de Pbilinw le Bel, le parlement, sorte de 

fiteènui- justice ambulante à la suite des rois , n'avait eu ni nn sè- 

N' m. jour fixe , ni une organisation déterminée- Ce fnt ce prince 

qui , par l'onjonnance du 1" novembre 1391 , commença à 

établir la séparation des conseillers des enquêtes et de Cein 



n, Google 



dei requêtes , les fonctions des offlders du tvl, lés jovn dst 
sèanees, etc. , et iotrodoisit de la torle une première fonne 
ie ripdarilé dont l'ontre jadiciaire. -Pins tan) , dans i 



anUe ocdonnance rendue pour la réforme cénétale da 
lo^vune (23 mars 1303), Phtli»» ^ Bel rendit le p>rie- 
meot siâentaîre k Faits, m mâme temps tiall fixa le te- 



1 1303), Phtli»» le Bei rendit le i 

Faits, m même temps tiall fixa le 

tour pérîodiqae dea ^Mqnes anxiiticlles il denît siéger 

Ptr M. LitmCRE «b'iho- Ail« da Nidi. 

doBQte an arme* de Philippe le B^. Hfis imcqaeg de »^m 
GhHillon , Heotesant da roi dans cette riche eontrèe , 'eat 
l'imindapc» de ta tiaHer eo pays Mnqnis. La Flunjoda 
oppnmte M lAfaitireDt , Bnîni ègor^Ba aa garnison , et 
ràmte fMiçaiia , seeoume k Conrtray p<nr y obercfaer la 
vragunee , n'y trava qn'iute sanglante débite [ISXeif. 
'PUhppt le Bel comprit k qnel penple il avait aiftire , et 
m crtt pins à «ne EKile conqoéte. Il profita des loiiin 
ffnntiévepcan'leverde l'u^Dt et mettre sa chevalerie 
ASi qne l'uABtnie des eommoMCsu on pied pins qm 
jamaisfannidabk. Puis il mardia coalKla Fundre (ISW), 
força le pusaiB de la Lys, et tronva rarmée OnnBode rtn- 
gtc'en batattkprtsdeMoDS-en'Piidle.. 

La Fbmands , ponr biiser Vlmjiètiiodté de- la cavalerie 
tfaoçafac, avaient loraéaveelears'charieisnnedoulile en- 
ctMe qnilearservaitde Petranehement- Hais, initmits cette 
. ùAptr l'expMcHCe , les ^tmfais n'allerentpas se beurto' 
témoaircment contre cet obstacle ; ce fnrcat enc an ton- 
traîre qt^ tassèrent la patience de l'ennemi , «H'aUtrirent 
dana la plaine. Le premier dioc des Plam ind s fot terrible : 
iUpéDètfireiitjuqa'lila tente royale, qnïibpillèreitt. etpea 
s*en hilnl que le Roi Int-nteie, surpris et désarmé , ne 
lombU eotr* le«rt mslfe»; nnis le saû^freid de Philtoe ■ 
le Bel ne l'abnudoDiia. pu as mithrada celle danne. Us 

S'il ent tronvè un cheval et wio arme , c» Ait hn qui, lan 
I même de la mêlée, rdfia tes siens par sa voix et son 
çMnplê» et les lamcna k la cbli^ tontre l'enAemt. La ré- 
AStneedefFtamands rat aussi opiniâtre que leur attaque 
atait été impétueuse. La nuit étant venue, ils continuèrent 
à se battre à la tneur des flaiDbeaa\. Hais ënfln ils tofcat 
rompus et renversés par la' cavalerie, et laiuèrent le champ 
delulaillêcoaTatde tons leurs bagages et de six ndllec»- 



n, Google 



favIKonduRol. 
R.-de-chaasBéc. 



«6 

durei. PfaUiMie , TÛîUnt pen de joon wrès cette fWae 
enùo|lan(èe, 9t eotener sei morts , et ^fendit ([n'ancoa 
des Flamuijt |esdt U sêpoltura, en pmiitioQ de leor 
lèlôoie. 

93. PfttSB m BB0DE3 PAB I^ES CB9TAL1EBS fPB SAOTT- 

j£uc (ISaoûtlSlOJ. 

Hotd. P" U- FiKoll eu iSJO. 

Ptolëmidi, deraitr rMe^de h anlMuiM AiètieMe.tt 

OrientiéUitlombée sons les coups de Helec-5erar,raalS91, 

et l'Ile de Chypre avait accueilli les débris de l'ordre de 

fiainhisHi , échappés «1 sabre du aiBiBolub. UrisJcrôle 



d'obicitn aiqJliairaa dn roi de Chypre ne poonit l«agI«Dps 
«ODMBîr à un ordre qoi s'était oanvcrtoo tantdO'^ijdre, 
' flt qii apurait à «m maotn le bantcTaidde |a.chmîeAlé 
- Giiiib«le>lBfidilM. Juea^tfialiwa IruMPportàreirtfBriner 
leur «cfivitè fBcrriite. Us firantpeadast quelques aosées 
des coanes hcvBtnnu walre la marine du Soudan d'i^nUe, 
etfinircat par toarBMleun pcnaces *ef s la ««Dquâtedé lllc 
de Rhodes. Le pakdBHUret'oafaïuesde Vil]««t, aptes avoir 
' -vaineBent soHicitè de l'empertur Aodraik la eesnoade la 
«ueraitwlé wnûwde ^'il gudait sw c«Ue Ile , la vÏDt «Ua- 
qMrsvecltsfatcMffiuniaederileetleBsenBrsdel'Ean^. 
Le st^ aura qoatre ans: loslei les reuonrees de l'ordre s'y 
épuisèreitt , et il fallut recowir aux batuputn de Elonace 
pitorobteairleriBoyens de poonuitre l'entraprise. D'assié- 
geante les chcTalien dennrait asiiégés, et lëa Grecs a'oni- 
mot âBK Sarraslas ponr les empritanoer dans de fomida- 
Mes retrancbemenls. Foulques de ViUaret , hasardant op 
«ffbct dteespëré , sortit akvs de ses lignes , «t se porta lor 
«ettea de l'enaenii avec nne héroïque réw^otioD- Les plus 
bntTes cbevalicn tombèrent à ses eùtét, maisla 'vieloire 
loi resta, «tl'vmëe des firaos et des SaiiraiiM sciiUiparBa. 
La pbca, védnite «nidéfcBseiirs enfemb dau s«s mura , 
-fin iâentilt eiMoMéfl: d'aannt'el la je*'' t^:l'Awiution 
•(lÂaoAtiatO) T«UDdard dela.idiswn.AitaBboi^ciarU 
bnèobede Bbodes conquise. 

M. iFHuiiGusaeaiBin[ ras fiEB«s.(3iulU(jt l'31^. . 

' \ ^ ■.'JetR AtA«r«a-ien. 
li roi Louis X , sTumommë le Btifi'n ,' publia eu 1913 , la 
belle ordonnance qui daas ses domaines ïppélalt àla Hbélè 
les serfs des campagnes- 



HihvGoonIc 



« Conune idoo le diott de natiin, ^t-il , duen doU 
« à^tn ftanCr et par inriew «mes on oontwnee, qm de 



^ . ont èli iDtrotfoitet et ptroèet jaaaB'id 

« ennotterojaaiite,<tpwaTeiitBTepoBrleiiiè&UdelBan 
« iptMiecMenn, beancoap de personnes de notre comiiHiD 
« pea|de tment dèoka««nlJeii de lerTilDdede dlrerie cob« 
« sttioD, ce qui moatt noos déplaît ; notu, considérant que 
c Mttv wiywffdit et nommé le royaume des Fnaci, 
a H nalaôl qw la chose en TéiUé soit accordant aD Dom, 
■ et qu la condition de« gens amende par dods ta notre 
« noBteMt g ogWfneroent... Tonlant atisfl qOe les anttea 
— ' - eon qid ont bomines de corps prennent de nona 
pie de les nuneoer i franchise... Nons vonlont qne 
' le leur soh donnée abonné et contenablea con- 



95: BAtAïus tikvja.n GiwiB tau ibs cBevAuas 

VB Sàms-JEUt; PKISË DE LtLE D'EPKCOPU SCR 

LES ITSCS OTibHANS (1323). 

P«li. Aii«Hle ICtTM «I14MI. Partie cenlrile. 
An nbiie lenips oA les cheralieri de Salnt-Joan s'en- saiie 
ptraient de ITSede Bhodes , i'élcralt en Orient une puis- ''**i?"'j;''"- 
sance nontefle destinée à porterau christianisme lefconps 
les pitis redoDttUes. Oftiman , nis da Tare Erdogml , Te- 
nait de jeter hïïondeltkenls de. la ptriSsanCc ottomane , et 
«m nKesMur, OHilian , établi h Brousse , dan; Vanciemw 
Ktl^me, conmeDçait contre l'empire grec cette longue 
gnerremunedeTaitfinirqDcparla prise de Constantîno- 
pie. OrirblD reconnnt bïentût qtie 1 ordre de Saint-Jeao , 
placé comme une sentinelle Bax portes de l'Asie , était 
te pin graiid dbtlacle k ses pnjets ambitieux. Haltre de 
presque tsilt le liUDnl'de rAsie cninenre, il n'y arail 

S 'un étroit canal qui le s^arit de Rhodes , et il en réso- 
ananlAt Is cpoqBète. u équifiH me Oette de qqatr»- 
TÎUtt nTÎn», et iostmit des divisions intestines qui dé- 
^Ment Potàré , il se flatta d'une facile victoire. Mab le ^! 
«■MaodaorGiïnndi^a Sim, a*ec dix gdires «tqnelqnei 
— iiM BUKbaiidi iaHeaibKs,a lahUe , ne cra^t iMUt 
ifakw»^aaiit de toa pùssaiU ennomi. l'a con^t s en- 
. .p^eajiiïfdfl la partie d'SpùcQpia-Orkliaii avait ctuigé 
. iwvauteawdecettepuiîcejioaïcIiaqa'ilMnait^iiutitver, 
«tqui, sar torre, n'anit point eawre rencantrà d'égale. 
Ufis ù iD*r n'^t pqiat réUnent deB^aJUMaires. etle« 



HihyGoogle 



^i^l1Bde9Ëtatl- 
GénAraui. 



iw éutt. 

Galerie 

lea Baulllei. 

N. UT. 



I RfSrmtOtlBS 

' cheVaticn, an contraire, aguerris aux tombals maritimes , 
djspentrent aisément , psr t'habileli de leurs mancBarres , 
' one flotte mal goniernée. Orkhan penlit )e plus grand 
-' nombre de ses TAisseans pris on coulés k fbnd. 

96. ÉTÀTS-CËHËHAUX DE FARTS (1338). 
B. 1 Pu M.iaâoAiuDieBiMi. 

A la mort de Charies IT, troisième fils de Philippe le Bel, 
U succession au trône demevait incerlaioe. Si la veave de 
ce prince . qui était grosse , mettait au monde u» iils > la 
hranche directe des rois Capétiens deTiitseperpétuerea lui; 
mais si elle accouchait d'une Glle , une importante question 
M présentait , déjà décidée à l'avènement des deux rois pré- 
cédents, mais qui demandait alors une solennelle et dernière 
solution. Philippe deValois.KTeu de Philippe le Bel, et le 
plus proche héritier mïle de la couronné, crut devoir, en 
cette circonstance, comme Philippe V l'avait fait en 1317 , 
soumettre ses droits à l'arbitrage national. Ce ne Turent pas 
toutefois deséUU-çénéraui, comme ceux de 1302, avec le 
. vote séparé des trois ordres, qui furent convoqués par loi à 
Paris. II y réunit tout le ttaronnaseavecles principaux prélats 
du royaume, en leur adjoignaat des docteurs an croit civil et 
canonique, dont Is science devait appuyer ses pretenlions 

C l'autorité des textes. On sait que leur grtafi- ai^^unent 
emprunté à l'antique loi des Francs SaSenà . qui intM- 
, disait aux femmes l'héritage de toute terre emportant l'(di1î~ 
SHioa du service militaire. De Û le nom de loi lati^, im- 
posé depuis lors au principe de droit national qui lait jiasser 
en France la couronne de mâle en mâle. Philippe de Valois, 
déclarërégent parles suiïragat.de cetteassemmée, setroiirx 
roi le jour où Jeanne d'Evrenx mit ou monde une fille. , 

97. BATAILLE Bï CASSIX (23 K)6t 1328). 

, Paru. Henri ScBE^n ea Igte. 

Les Flamands avaient contraint PMIippt'lè BM , qnâttjfDfl 
Vidtorienx, a leur laisser l'indépendance sous léurj seiguesn 
nationaux. Hais leur génie tuibulent ne tarda pas k les ntet- 
treen querelleavéc ces seigneurs mêmes, ettoHqne i4ngt- 
' quatre ans plus tard leur comte Louis I" Yitit en grâode 
' pompe an «acre de Philippe de Valois, ce fat pour invtKJi^ 
en m^ae tempi Fas^stance Ûa Boi contre ks commotea 



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DV PAUW.Sp VSKSiUXBg. G9 

rtwlIèM de Bruges, d'Ypres et du Franc. Philippe de Va- 
Igls; heurenz de l'oecaston qni lui était oITerte <fe rassem- 
blêrtoallcbaroDDagede France sous ta banmèrc, etjAloox 
jDsti d'inangiiFer aax rigne par nne victoire, embrassa avec 
eropressement la querelle du comte d» Flaiidre. Ses vas- 
saux y portèrent nne ardeur égale à la sienne : c'était tou- 
JoiiTsnn grand bonheor pour les genlilsiiommes que de cU- 
fierrorgneU de ces communes de Flandre, aussi puissantes 
et pins riches oue la noblesse, et qni donnaient aux villes 
de Picardie et a' Artois, lenrs voisines, de 13cheux exemples 
ffiiM^eDdaDce. Aussi l'armée, qui, sur la convocation 
dn Bôi, se réunit à Arras le 22 juillet 1328, était pentr 
Are la plus belle <]u'on eût jamais vue en France : elle ne 
dooiptait pas moins de cent soixante-dix bannières. 

Les Flamands, quoique privés de la puissante assistance 
des Gantois et de la noblesse du pays , firent néanmiûns 
tÊle k l'orage, Réunissous les ordresdequatrcde leursbourg- 
mestrcs, de ceux-là mêmes qui avaient été leurs chers dans 
leur résbtance i l'oppression, ils s'avancèrent intrépidement 
rers Casscl et prirent position sur une hauteur hors de la 
ville. En dérision des Français, ils avaient fait peindre un 
csq SOT leur étendard avec cette inscription : 

QulDd M coq cbipU aura 
Le Roi CifKlconqDtrcri. 

Ce fut la même scène qa'i, Mons^n-Pnelle. I,es Français, 
n'osant usmUir un ennemi aussi fortement retranché , Ves- 
taioit dans leors lifpies, on se contentaient de ravager les 
campagnes envimonaiites. L'impatience prit aux Flamands, 
i la vne de Iran villages en fen, et vers le soir dn 23 août 
1338, partagés en trois colonnes, Hstirrèrent une fnriense al- 
taqne au eamç franois. Ici eocofe le; Boi sans armes faillit 



1brabo«i<ge(ib;doatla plupait «va» 
comme des chevaliers, succombèrent sons le jioids de leurs 
. . anus Wisi bieD que sons les coups de l'enneini Trois mon- 
oemx de cadavres marquèrent la place des trois colonnes 
am avaloU pénétré dans le camp français : les gentils- 
tanmes n'anient fait aocnn qnartier : on trouva treize 
nulle morts sur le champ de batatle 



,,<,i,î*nvGoonlc 



98. LA FLOTTE SB PHIUPPE DE TAIOIS PULB Kl BWILE 

SOVTBAMPTOIC (1339). 

AileduNord. PirH.IModoMGiiBnr en .... 

n -dc-chaiiaiie! Edouard III n'attendait que l'occasion de dîspnUr , les 

arrôes à la main , la couronne de France , qui lai avait été 

refasse par le vœa national. Bientôt , alSè aux communes 

de Flandre qui rccoonaissaicnt ses droits , et confiantdàns 

' l'assistance que l'Allemagne lui arait promise , il publia 

an manifeste (Ian« lequel il exposait ses griefs et déclarait 

la guerre aa roi de France. Menacé & la taU snr terra et 

sur mer, PbPippe de faloit engagea à sa solde dés Taîs- 

seani cspatjnois, que leurs capitaines louaient alors au 

plus offrant, n appela aussi des mers d'Italie *ingt «lires 

de G^nes et vingt de Uooaco , soui 1m ordres d'Aitone 

Doria et de Barba>3ra , corsaire de Porto-Venere. A cette 

flotte étrangère il joignit tout ce qu'il pot rassembler de 

navires français des cales de Bretagne, de Normandie et 

de Picardie , H il mit le tout sous les ordres de Hugues 

Cuierct, amiral de France, et de Pierre Behachet,,son 

trésorier. ' 

B Si IrcstûT, dit Tcan Froissart, que méssîre HagOes 
a Quierel et ses compagoons entendirent que les défiances 
a é toi eut et la guerre ouverte cotre la France et l'Aogle- 
« terre, ils vinrent un dimanche matin au havre de Han- 
o tonno(Southaifi{)toD}rejUreiBenl£s(peadaat) que les gens 
.«ctgieutà uiessc; et entrèrent leadits Normands ut Gâiois 
s en U ville et la prirent, ella pillèrent, et robèreot tuut 
eniièrement , et y laèreut mooU de «eu , et chargèrent 
a leurs nefs et Jeur» vaisseaux de grand jp^bme qu'ils trou- 
« vèrenteala ville.qwéloit pkiOQ.dnuetDiaa gaoïie.et 
« pois r^trèreat eu levs neo- Et quand le llox de h. aur 
« lut revenu, ils se desanflrèreat et cingterent à l'exploit 
«. du vent devers Nornutodie, et s'ennarent rafralcnii à 
« Dieppe , et là départirent leur butin et leu pillage (<). ■» 

90. MISB IS SMVwmi rjo, lBS CHEVAUnS DR BBOHES 

(i3&a). 

Parlie centrale. Pm ■: VACann m .... 

Salle Les papes coJBprirent de boaOe hanrdcombieB était me- 

<''"^^^<i«*' oacaut^ pont la chcétientélaiuMiTeHQIKiîsuncedesTarcs 

(1) UlChro»iqtuidiJeanFroiuart,l. ],ch. uus. 



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9t ràuji tit •ttMiiniM. Jt 

tM a ma ns, etce ne fut ptnnt leur tante si l'Europe ne re- 
nonça pu toT gnerres qui la dichiraient ponr-aller an se- 
conn de rsnpire ifOrient. Clément TI, tonlanl purger 
b ISè^lCTianée dn brigandage des vaisseaux d'Orkhan , 
envoya an grand maître de Skodes , Hélîon de Villeneuve. 
qoalre niera poitfficirl^, cinq du roi de Chypre et aniànl 
de U r^ioMiqi» de TeAise, ponr se joindre à celles de 
fordre. Cette flotte fbt mise sons les onlres de Biaiidra , 
piwir de La Mfc u d ie-, hubilBjMnne: de aer. 

Stajae, «raçBxndeaicoauaodeetiisare, éUjt alors 
le principal repaire des corsaires mnsuImaDs. Biandra conçnt 
' 'b ptnsèe iFoncnr cette ville ans Tares , et l'exiciition firt 
pr u ^m t moAnàdBiftK ht penstemène: Kfimst api 
« s»tr0an4e BonatstOTCS et arabes fol tiillé enplteei; Le 
« fiv«Dd-Hllb« ao «yml ref u lanonrelle, et coinrabunt 
«l'imponaMeedeceUe fbrtePeaw.y envo7:a ansBiUt de 
« MMveHe tiovpu, avec des Tivres et des armes poor en 
« aBgiiwBfer h garmaoD. On voit eocore sur les portes du 

■ cbMeMfMOiiiwlonbèenntiiieeiIesannet deJ'figfiie, 
> qiri y tttfM nimconune nn monnmeiK de «elle eon- 
« qaMe, dmit M rapportait tout l'honBenr an pape,' comme 
m in eW de la li(^,-qaDi(|«e les cfacraliers de Bkedee j 
■teasamt eitlaiDeUteurepart ('].» 

108. BfB&tUaRAVJlIfD'liHBltO, GAOllftBPUt LU CBE- 

VAiioaMHmBcssun LES Timcs. (>3a6). 

PatSLEiiE^neXjfMitTFïiaep.... Ri 

AindotBideGteOn, levoiugneur da terriUe saipent 

«ait de resplaoer Hélioi de VUleaeaToi b tOe dé l'ordre. 
a Tooloi tout' amk» jostifier son BéitttiaD'par'qartMie 
adimèeiâUaU. âfflwàies seins la ligne dhrMeme fut 
radofe.etlweoanuiidMMitde b flotte rendu an prieur 
de idmàma&m. Bilmdra wt^ iûantAt fr^^ an coup Mssi 
hardi que la prise de Smyriie.l.« ïnn», quicroystentles 
thritiens encore renrenuËs dans leurs ports , étaient nègli- 
«■nmfentiVtMcrev dwa la petite iledl^mbra, idnatr. 
mM» dM. beaciia.dei Dardanelles. Bisndm In-sorprit 
lorsque n'allendaient rien moiosquele combat, ctqa'nne 
partie dei-éqiiipaKeB itait mfime répandue dans -l'Ile, a Ce 

■ fiit.ditTenbt, moins oncombat qu'une déroule gén^e; 

(i}'M«>fr*db-JKi<to,farVerwt,liT:v. 



to,i,îf<ihvGoci'{lc 



78 flALBim HitrauQinH . 

« les soldais qai étaient sur celte flotte l'^biodoimoient 
d pour chercher iiu aaile dans l'Ile , et ceux qui ctoient 
a descendus à ttrre auparavant accouroient pour se rem- 
a barguer. Les uns et les autiej ne faisaient que s'embar- 
« rasser; et dans ce désordre et cette conrugion , le général 
« de. Rhodes leur prit cent dii-bui.t petits vaisseaux , K- 
n gères frégates , brjgantins , felouques ou battues armées 
H qu'il rameua triomphalement à Bbodes. » 

101. COMBAT DC TRBim HRETWIS GOHTBB TltEim Ul- 
«LAIS kV CBÈHE DE Ml-rOTG (37 mlTS 13S1). 



le combat des Trsnlc est un dos è^sod«i lea ptw cdè- 
bres de U Koerre qui s'éleva an xif • uède pour la ssccos- 
tion du duché de Bretagne. Il y avait alors tMve entnles 
roû de FraDce el d'Augleteire; hmis les cbevalien des deox 
nttkns n'en cbercbaièiit pas moins tontu les occaskms d'é< 
dianger en champ dos de beaux coups de lance et d'épèe en 
. l'hooneor de leurs priiices«tdelearsdaiiies. Animé de cet 

esprit, Kobert de se«an»noir, seigneur bieb» , qui com- 
■undait le chftteau de Josselin , s'en alla diSâr va jour 
Bramboroo^ (Froissart l'appelle BrandebooK, et les histo- 
riens bretons Brembro), cbàtelain de Pleemei , « k jonstcr 
« deferdeglaivespourramonr'deleananûes. » Brambo- 
lon^CGcepUledèa, et le27nursl361.aLditae de JW- 
t)oy«, entre Josseliael Ploermel, se reocpiurèrcnl les trente 
champions de la cause de France et de celle d'Anrielerre. 
I« combat fut long el opiniâtre: et, selon le lenne de Frois- 
sart , • se DliinliDreot TailUmmeut d'nne part et d'astre , 
■ aussi bien<|^ tau fiuaent Rolands et Oliviera. ■ Hais la 
ntort de Bnunborough dédda enfin le «accès de la joor- 
nte 1 huit de .ses oonmagnons restèrent à cMi de loi ctn- 
cfaésdaiu la plaine.VBrs la fia da combat. BeaaaatnaiT, 
Uessé et dévoré d'ane sûf ardeMe. demaocUit, diton, i 
Iwire: ■fieisloasang,BeaninanQir,laicTiaiindas«s<he- 
a Tidiers; la soif te passera, n 

162. LE DATPBIN CHAULES ( DEPUIS CeABLES V) RAS- 

SBUBLB A COHPI&GIIK LES ]iTATS>4lâ>âUIIX DD 

BOTAOME [1358]. 

Parti. MOiMle. ' . P"" '•"" *^*'» "■ '"'■ 

S^îIédM^ûu- ï-a caplirité du roi Jean avait été, pour U France , le 

GtBénni. ligiul de désordres et de maus sans oombr». I<e Dniphio , 



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M PlUM DE VBSSAILLES, 73 

qui plus tard , sous le nom de Charles V, réçna avec UDt 
oe sagesse et de gloire, n'arait point ose saisir le pouroir 
d'nne nuin forte et assurée ; i) abandonnait le soin de gué- 
rir \es plaies du royaume aux ètats-^ènèraux , qui sié- 
gevenlalonii Paris, et les états, dans leur impuissante 
'«otonté de tain le bien , n'avaient pas tarde à lomlior sous 
leJoDg des factions. Paris èlait devenu un sanglant thiiàtrc 
<f natcfaie et de violences : c'était le prévôt des marchands , 
Etienne Marcel , qoi , ponrsaiTant avec nn Toi eni\renient , 
le Irâoqihe impossible de la liberté popolairc , poussait au ' 
crime avec ce grand mot une multitude souffrante cl crê- 
. Me. Ex en mtme temps que le sang ruisselait dans les rues 
de la cafMtale, les campagnes étaient livrées aux horreurs 
de la jacquerie : des milliers de paysans s'étaient levés sur 
tons les points du royaume pour vengsr par te meurtre et 
i'incendie l'excès de leurs misères , et bientôt , par an ter- 
rible retoor.ilsètaienttombés, comme de faibles troupeaux, 
sous le glaive im(»toyable de leurs seigneurs. 

C'etl dans cea tristes circonstances que le Dauphin , sorti 
de Paris où son autorité était méprisée , convoqua à Com- 
piègDC les èbls-géuéraux de la Langue-d'Oil. Là furent 
réfoqaès les actes séditieux des élats de Paris; là justice 
fat soknnellement demandée du meurtre des maréchaux 
de NonnaDdie et de Champa);nc . dont le sang avait rougi 
les d«Krés du palais et rejailli jusque sur la robe du Dauphin; 
U enfin, ce prince, légitimement Investi du titre de régent 
4a n^miine, réclama haulemenl la soumissioD de Paris, 
•t se prépara ji l'assurer par les armes. 

103. BATiOLE DE c0CBEBix.(16 mai 1364). 

PatH. UunUceniSlS. liieduNord. 
Depuis plus de trente ans la ^erre était, allumée entre Gti^e' 
les couronnes rivales de France et d'Angleterre, guerre ■'••lE^tï?'"*' 
iongae et sanglante qui ne devait se terminer qu'après 
tovt nn siiele de calamités. Edouard 111 , vainqueur à 
Oécy et à Poitiers, n'avait pu conquérir le trône où il 
IvMôidBl s'asseoir; mais le traité de Bréligoy lui avait 
oaBëlMphu belles provinces du royaume, elc'était en 
«tic triste situation que la France, mutilée par la conquête, 
4paûéc de sang et d'argent, et, pour comble de manx, 
rniée i laKcence impunie des gens de guerre , était passée 
en héritage au roi Charles V. Hais ce prince avait attacha 
i Mm Mrace Bertrand Da GucidiD, Tklllont capîtane breton. 



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74 ctLEBiBs nisrosiitcBs 

qai derwt faire la gloire de son règne , el qni ,' dtf I0 débat 
lD6me, l'inan^ra parone rictoire. 

Su Guf sclin éUit chargé de I«nir tète en Nonnuxlie aô 
captai de Buch('}, seigneur gascon qoi faisait la nerre pour 
le roi de Navarre, Cnarlcs le Mauvais. Les oemc (Aefs , 
chacun avec quelques centaines de lances , Be troaVaieDt 
face à face àCocTiercI, village près d'Evreai.Hlis lei Na- 
varrois occupaient une colline où l'eimeini ne powail ies at- 
taquer sans désavantage , et ils attendaient pour le lotde- 
Tuain des secours. Du Gnesclin, quand il les fitimmolnles 
sous les armeï, recourut à un stratagème : il St «mner la 
retnitc comme pour enuueuer prècipilanmeitt set troupes. 
A celle vue , le capitaine anglais Jean Joël i'^laiioe daOs ta 
plaine , malgré les ordres du capta) , en ponswnt son cri de 

Eerre; «En avant, saint Georges ! qai m'aime me sniv*!» 
s Français se retournent et lui répondent par le cri de : 
a Noire-Dam^ . Guesclin!» Trente d' entra eux, désignés 
par leur chef, *ont se jeter sur le captai de Bnch , an pra- 
mier rang même de son armée, et l'enlèveDl prisonnier, 
pendant que te gros de la troupe bat les Navarrois , tue le 
capitaine Joél, et remporte une complèle victoire. La noD- 
leile en vmt à Baims, la veille mËme da-sacre du Roi , et re- 
doubla t'éclat de cette cèréivonie. Ce glorieux fait d'armes, 
succédant à tan( de revers , faisait présager que des jours 
meilleurs venaient enfin de se lever sur la monarcbn. 

1M. fTAtS-CÊNÉRitX DE PARIS (9 mÙ 1369). 

), Par Ht }•<■ ku.n ta ilST. 

!- Charles T, décidé à relever la France de l'affront dn 

traité de Brétigny, prépara silcnciensein en 1 ses ressources 
{«ndant ciiii^ années. Au bout de ce terme , il saisit l'occa- 
sion que lui fournissait l'appel des sei^ieors gascons , 
mécontents de la tyranniqnc administration du priooe N«ir, 
et cita Sdo\]ârd III devant la ChaMn de* pakrt, pour 
ouTr droit *w Ut griefi el eomffainltt émm de par lui. 
Edooard , quoiane malade , gardait un trop fier aomtniP de 
Créer et de t'Maers pottr répondre antreBWnt ^ae par des 
niensces. C'était combler les *ceus du rnde France qai t'at- 
tendait qu'un prétexte pour lui déclarer la gocnv.Toate- 
fbb, avatit de s'engager dans les liasards d'une si gMfede 
«titrqtrise, CharlesVciHt deToirs'assarsrdaTom MoMal, 
M il convoqua les états-géaérau. 
(I) lHB4»enWi,BI<dajMn. 



HihyGoogle 



« U9a»tl369,drlH. deSiOBNidi, eetHaHi k rèn-- 
I ureot dans la gnodcbambre éa parl«aeDl On y voToit 
__.. _ , . ___ . - -■ -,rtte. 



■ deux aicheyAqnes, tpiaraale irtqoM tt ^ , 

■ les Axta d'Orlëaus et de Bourgogne, les comtes d'Aioi- 
c «», d%i et d'Etampes, ^meei du sang, et beinconp 
s oe nobles, stcc un grand nombre de' gens des bonnes 
« lilkc, vpû siégeoient arec les cmisôIIm^ an pariement. 

■ Le cardinal de Beaavaît, cbancelier de France , en pré- 
« tenee dsToi et de ia refaie, i iiiiiiiiiiiilniii 'i l'aimlitM 

■ rappel des Imvoik de Gucogns , et les D^odation fui 

< aveMDt en Bea en Ang l eterre. Le roi ajoMa que a>'B «n 
« ateillnv evtKif poi faJt, il Iroanitboa (^'onleloi 
suuitniÉll. et ga'M ^oit encore à leanu de eorr^ ce 

< qu'il ofett bit. II in«lu les Mail d y vtilècbir et i se ru- 

■ amàitt le svfeodemun; k r^nse de l'assemblée tat, 
« aa reste, tdie qa'il l'aToit wéva. Les états dteUtèrcnt 
« qse le ni »oll nitî les règles de la justice . nu'it n'tnpit 
« pu rejeter fwpel des Gascons , et -qiH sf m Aogtoîs 
■ ratlaqiioiait , lU loi feroient une gaerre injoHe ('}. > 

1(4. LE9 FLOmS FmASÇèJSE KT CâSTILLAltB SE KEK- 

DENT lUmtBSSES DE l'iLB SE WtOtn (1377). 

Pw M. Théodore Hgiiv en.... AilBiluiior 

Lagaoïre, nbaUlenMnl piéperée, t^t heareUsa pow Rf^'e-cbau"^ 
Cbarias V , ^ , sans'livrer de grandes bataillM , il reprit 



8«r mer conuM Ar terre il était panesD i s'assnrer tme 
éditante sqiériorfti. 

« Aa lenf» des trAfce desins dites, m)poTteleaa ITreit- 
«5art,leroi de France s'était toodiB (Uwjoors) potimi 

■ grassement de neft, de barges , de Talsnaaxet de galëes ; 
€ et Ibï mnl le rai d'Eipagae Henry esfiiyi son amiral , 
«■eanra Ferrand S«nce;Ieqael, arec mésslre Jean de 
^meone, amirri de France , rint ardirir ta TlHe de Rye , 
«quatre jours agrès le trépas da rai Edourd d'Angleterre, 

■ la T«]le saint Pierre en juillet , et y mirentà fan hommes , 
cfsMÉM, eaftols et toutceqn'ilsTtraaniènat... Après ce, 
« VuBèe da roi de France lint pren^ terre en 111e de 
«'Wiijht, et ardirent lesdits FrançoillesitlleBquia'ensai- 
« reot : tamende CTamontk) , Dàrtmeade [DartAooth) , 
•llniM&de (PfytnoQth), VeMinae (Wincbelsea] , et ph- 

{■) BiHoirt <U» A-Wfoif, (. i. 



•.<,■■■, Cookie 



-I 



76 aii,miBB «momocbs 

« sifîart antrei ; et (faand ils eurent pillé et arS la Tille de 
■ Wight, ils te trairent (rendirent) en mer et costièreni 
« (câlofèrenl) avant (')... n 

106. FOnsiTION DE LA BlBtlOTHËQSE DC ROI k PABIS 

(1379). 

AileduNttd. ParU. SAiKT-fivKien isst. 

R.-de-cbauuèc, 

S«U« D" «. i, Gurlei V èUit grand clero , selon le langage de ion 

époque , c'ett-à-dire qa'îl a*ut on grand amtftir poar les 

«oeoces et les lettres. La théologie acolaitiqne, la philoso- 

M» d'Arislote ti. )'a*ln>logte étaient les {wiDcipaax objets 

«sétndes dans lesquelles il siDUitàsereitfenner- Tho- 

nas Pisan l'assUait «as set omtemplationt attrologjqaes , 

et Cbrùtine , fille de Tbomaa , composait pour loi les pédan- 

. tesqoesalUiories de ses romans, et eor^trail ses faits et 

Etes pou les transmettre i la postéiité. Tandis qne 
tnl de Pierie , Nicolas Oresme , Sbnon de Hesdin, Pierre 
de Bressnire, etc., treduisaienl par ses ordres saint Augustin 
et Valêre Maxime^ Aristote et Tîte-Live, des mains habiles 
et patientes ennchissaîeot ces doctes irmdaeiom d'éJ3l<MÛs- 



tigablebmtcetpi'ilpoaTaittronver de livres àcetteràoque, 
et c'est ce qui loi TalnletitredcfondalenrdeUSiblio- 
thèque ro;sie. < Le grant amour qne avolt le Roy Charles 
« àVestudeeti science, iAcn le démonstra, dit Christine 
a de Piian , par la belle assemblée de notables livres et 
■* belle librairie qno il avait de tons les pin» notaUei vo- 
a lumesqae par soaverains auctenn aient été compillès, 
« soit de la saiucle Ëscriplure, de théologie , de piuloso- 
€ phie et de tontes sciences , moult bien escripts et ricbe- 
« mentadomés, ettout temps les meillenrsescripTains que 
a on penst tronver occuppes ponr lui en tel ouvrage ('). » 
Etcomme le roi Charles , en même temps qu'il recherchait 
ainsi les livres, était aussi talgt artiiU et devùeur «fa 6«awE 
maçonagei, parmi les- ombellissemeiits dont il décora le 
duttUl du Lotam , movU noiMe «I M édifiée, il y fit cou- 
Blmi» une tom-, dite Tow dt la Librairie , où étaient ren- 
formés kl neuT cents volumes qn'à si grands frais il avait 
lassemUès. Le catalogue des livres de Coarles V, fait par 
(<) lei chroniQuei de Jean Froiiiart, t. VI, ch. icxau, (*] fiwtoH-c 
iitroiCliarlalaStV». 



•.<, ".Cookie 



DD pitiu DB vnuiii». 17 

Malet , soD bibliotfatcaire et son Talet de ohunbre . eiiite 
«D orignal à la Bibliothèque du Boi. 

107. WaSE BB CHATEICNBIIF DE RAUDOS El BURT DE 

BO cvescuii (13juUletl380). 

Par NleoUï-Goj BuMëi en iITT. Aile du Nord. 
R.-(te-cbaiM>ee. 

Oiariei V, da fond de Tbâtel de Saint-Pol , où il lan- ^"' "' ^■ 

rsiit faible et malade , était parreim à force d'habitelé et 
penèvèrance à chasser let Anglais de presque foot le 
lOTamae. Criaia, Bordeaux et Baronne ètawat ce qui letir 
ntttit de tontes leurs cooquètes. C'était la Taillante ^>èe 
de Dn GnescHD qui , Tenaol en aide à la sagesse da roi, 
iTait accompli ces merreilles. 

Le Connétable cependant poomiTait encore la gnerre 
contre qaelqnea chÂteanx forts de l'Auvei^e et da Lao- , 

goedoc , oà se défendait an reste de ^misons anglaiseï et 
gasconnes. Jl assiégeait Cbiteaaneuf de Randcn , ■ A trois 
«/ienes, dit Froissart, prèsdela cité de Hende, etiqnatr» 
« HenesdaPny,* lorsque la maladie vint le surprendre et 
]e ftwça de s'aliter. On rapporte , et pour l'bonnear de la 
naoce cette gloriense tersion a été adoptée dm tous nos 
ïistmiens, que le commandant anglais de la forteresse 
t'était engagé à la rendre si , a jour fixe, 11 n'^t point se- 
coam. Ce jour mtiae . ntoorat Du GnescUn ; son loyal 
ennemi n'en iin[ pas moins déposer les cleb de la place SOT 
son Ul de mort : «Son nom, suivant la belle ext^ûsiOD de 
Mèceraj, acben l'entreprise. * On sait les magnjfiqnes 
homtearsqni forent rendosà lamémoire de Dn Gnesclîn, et 
mnDiieDt lee restes furent Iransporlès à Saint-Denis au pied 
mtaK de la Unnbe du ttA Charki V. 

108. BkTAiLLEDE ROSEBECQUE (27 novembre 1383). 
Par lltrad JOHimoi «d le 

Depuis trois BUS (1379 à 1382 hune lutte terrible S'était ^'^ " 
n^agée entre le comte de Flandre , Louis de MAIe, et ses 
pviHuites communes. Tour à tour victorieuses dans cette 
lutte , la noblesse et la bourgeoisie , Oamandes avaient 
exercé l'une contre l'autre de sanglantes représailles, 
jnaqu'ai moment oà les Gallttns. par un coup de déseapfHT, 
allèrent cbercber leur seigneur dans Bruges , le Taioqiurent 
et ie forcèrent à se jeter entre les bras de la France. 

C'était la deuxième année da règne de Charles VI. Ses 
oncles, qm gouvernaient en son nom, ardent soulevé 



«nili^nvGoO^lc 



78 



Ptrù et BoacD par l'ezcài de leor npicttè ot de leur vio- 
lence, et si la révolte avait été ëbnuRe daoi ksaBg,Mo 
ïoard mécontentement régnait toajann. L'exemple des 
comoKiBet flamiDdei était dans la boiuhe de tout ce i|n'il j 

> avait de boni^ecôs dans le roranmâ ; on parlait toM haal 
de les imiter, etil semblait que l'on fût à la veille d'une vaste 
insurrection qui , selon l'eipression de Froissart, ■ aurait 
« dttroit et ttowi toute cnevalerîe e( gentitteias, et par 

. a cOMoqiient sainte chrètieatè. » 

Ce ne fat 4onc ou'ua <si de joie parmi toute la ooMcssâ de 
.France lorsqu'il s agit de tirer l'^iée contre .cette insolente 
pqnilsce de mar^onds et d'artisans ^ avaient osé cbasaer 
leur Kiffwu. Le conseil du Itoi se lausa aisément oitralacr 
par l'ascendant du duc de Bourgogne , Philippe le Hudj , 
mt^ffesaè à ne oas laiwer se pware en une démocratie sans 
Jfrein ni sans ngle son magnifique hérita^ de Flandi« ; «t , 

' qiunt an iemie monarone , à peme Igé de qaatorza anv , 

' il IrestailUt d'aise à l'idée de paraître pour la prenù^ fois 
i la tate d'une armée. 

I^s Frwçais , par on téméraire et glorieoz Elit d'armes . 
forcèrent à Comines le passage de ta Lys , marchèreal snr 
Ypres, qnJsereDditsansconpféiv, et le 96 novembre 1382, 
Irouvérf nt dafant eox l'arma flamande, rangée en bMaiVe 
entre RooMolaer et Rosebecque. Philippe d'Arteveld, digne 
(ils de ce £imMix brasseur oe Gand qui avait été l'allié dn 
roi Edouard . foidiit aa combat ses comnatriotet : c'éliiit loi 
qui avait Taincn k Bruges et qui se flattait da viJnia« encore 



ne poinllaisser rompre leurs rangs, liais il a'anit pasat 

ici, commeà Bruges, à des milices ineipërimentées : c'était 
la gendumecie eUarmtaie , avec ses anwrei de (t« , qoi 

.avait rois pied k terre, et qu'il trouvait devant lui. Aussi, 
après s'être enfoncée an centre de la ligne française et y 
avdrJait.uieUj^e trouée, celle muse ràdealable, à&Mt- 

. dée sut ses den «iles, («t ttiTelq>p>)e, et ce m Art plw «tors 
incaiHbat, «Mis un maMacre. l«3 cbordisn fenbHeatqoe. 
sur le champ de IfataiUe deBos«beciiD»«xrltaJeii| taotatles 
^oouumes du roj«me qu'ils frap^ait u t avec oellM 4e 
Flandre, et Icw rage fut HdtâlaTable. Im hktm^Hw- 
utes rapportèrent qu'ils aTaienl<CMDpUdusl«pUtn« HOft- 
sii mille cadavras , sans compter les tivHflS IMS ws 
k pourMWlo. On [rsuT« Philippe d'ArttfVU s»«t W^ 

■ swfiçtèlasiCwtQif. 



n, Google 



m VUAB m TDOULLM. 79 

100. U Mt |tifa:a*r Dl BOnCIC&ITLT fait LfVBR AO 
SDLTAB «UABBI LE SIÉaZ DE COKSTANTIKOPIB 

Fir JMn-Pigrra Gftxiwu en IU>, Pirtû ecninti. 
l'MBfii dea croitadei s'èUil rë*eiHé en Enrope à U ^i"',^ 
nnatelle du pro|rès menaçants de la puîMance aUoinane. ^^ ^m**' 
Une tnaée de croisés fraoçais éUit allée se faire anéantir 



les conps des janiMairei dans les plaiaes de Nicopolis 
(i396% CeUe grande dcfaile n'èleignit pas cependaut Ve»- 
prit d'aï CBlure dans la noblesse française , et six ansapris 
flMB) le Knréehal de Boncicaalt , im des prisonniers de 
JKcopiHii, coDdaisft ane noDvelle année aa secours de Coo- 
stautinople attiégée par Bajaiel, L'arrirée du marèebâl 
rendît caqram i l'eraperev Paliologae. Par une suite 4« 
faardiioaamaefniD lesfVsnçais chassèrent les Turcs d'an 

rad rrambre debonns et de «filages qu'ils occupaient sur 
Boapbore , et le iié|c de Constanttnople fat leré. Pta 
tftia , pndant que Bajaiet allait chercher Ilmoiir dam 
lei plaines d'Atterré, le raiblePaléologue.qae ne rassurait 
pu n TÎetûit» , s'en Tint es France , sons l'escorte deBou- 
cicattll , pour demander k Charles VI des seconrs qne le 
_ ... iC était teqrtdBsant i lui accorder. 



110. LEB^UnOUBnBKNDKNTHAFrKBSDEVUrr SAIHt- 
HABÉ m lA TAlSSKATnC ANGLAIS [1U)3). 

Parlf.Tbéodorg GunN ea .... AIleduNord. 
PiTlIlandaitoi. 

Vae (r<TC de quelques années aTait suspendu la lutte B^ito«hâius«o. 
eatre la Ifraaoe et rAÙgleterre. Henri IV , monté sur le 
tTdDB par OBS'Usmrpatioa , s'occupait à le défendre contie 
Ml hanxu i^tdtés , tandis que le faiUe Charles VI aban- 
o ropome en prae aux querelles desjirinces é& 
. HoM il n'j' B*ait point de trêve i rauunosltè des 
OMtoUts dM de«x DBtioni. 

tii iiiiiiiiiimiiiHl ili riiilllWt. (l'aniiratdeBretanit, 
«le lin de Paafaert (Peutoet) , le seigneur du ChàteT, le 
m. lôonirda Bois, etpiviean ntrea chenliers et écujws 
< de BnU^w , JaMran nombre de douie cents faomnin 
■ d'«a(a,raiM mUerent k Uerians, pois entrèrent en trente 
' , i m part nommi GhMcl-Pol , centre les Angleb 



■ <■■ étaient wr nsr <n gnnde multiinde, èpianl h* m 

■ chands comme pillards el ècuni«urs de mer .Si que le bmn 
« credi en suivant, iceux AngloÙ nageons (navigût*) denrt' 



™,l,î™nvC00^lc 



W «ILBBtES HWnWQDES 

u un port apptlé Sainl-Malhiea , les Bretons lear allirent 
« après , et les ponrsui Tirent jusqu'au leademain soleil le— 
« Tant , qu'ils s'arrËtèrent ensemble en bataille , qui dura 
a jusqu'à trois heures. Finalement obtinrent tes Bretons 
« victoire . et prirent des Anglois deux mille cotnbattans , 
« STec quarante ners à voiles . et une grosse carraque , dont 
n la plus grande partie forent jetés à bord et noyés en la 
a mer, et aucuns réchappèrent depuis par Ënance ('). n 

■ 411. BATAILLE uE BEADGÉ (22 mars 1431). 

I. - , Par M. Làvafder en 1S3T. 

Lés factioDS rivales des princes, le meurtre dn dac 
d'Orléans dans Paris et la lutte sanglante des Bourguignons 
et des Armagnacs ; la Normandie envidiie par Henri V, et 
la bataille d'Azîncourt, plus Fatale an royaume que celles de 
Crècy cl de Poitiers ;VaBaassit)at du pont de ïlontereaa, 
suivi du funeste traité de Trojes, qui donna au roi d' Angte- 
lerre une fille de France pour épouse, avec l'bériUge de 
la. couronne; tels étaient les maux qui, avec la démeoce 
de l'iurortuné Cbarles VI , vinrent fondre sur la France. 

Cependant l'héritier légitime do Irùne , le dauphin 
Cbarles, déshérité et banni par arrit du parlement, en 
avait appelé à la pointe de ton ipée, et il avait juré de porter 
cet appel partout où besoin sérail, en France, en Angle- 
terre) ou dans les domaines du duc de Boargi^e {iKOf). 

II fut bien longleni]» avant d'accomplir ce vosn, et le 
malheureux prince, loin de ciicrcher l'ennemi, avait alors 
' grand'peinc k se défendre. Toutefois, en ces jours marnes 
de son iiiforluno, ses armes ee eignalèrent par an glorieux 
succès, qui releTa pour un moment son parti abattu, etfit 
renaître l'cspèrancB au cœur des bons Français. 

C'était en Anjou que le gros de l'armée da Sanphfn 
était réuni, sous les ordres du maréchal de La Fayette et 
du comte de BuchanC),brave Écossais, fidèle, ainsi que ses 
compatriotes, à toutes les fortunes delà France. LmAd- 
'slais, dans le cours triomphant de leurs prospéiitéi, vinrent 
fivrer bataille , près de Bcaiigé , à cette armée qu'ils mé- 
{«isaient. Le duc de Clar^ice, prince du sang royd, les 
..commandait : il n'avait point en le bonheur de ae trouver 
' i Azincourt, et, en l'absence du Boi son frère, il cbenihail 
avidement l'occasion d'une victoire. Aussi, dans sa cbe- 
. valeresque impatience , n'attend-ii pas poor cbai^r les 

t>) Uonïlreki, i. I, cb. ii. i') Jean Sluatl, o«niIe de Bucban et it 
~— — '— — '-'iBdeFrinoe. 



HihvGoon'Ic 



Fnaçanqne tonte son unèe soit renemMéewtear de hd. 
Il t'èUDoe à 1> tête de Kf bomnwi d'ume*, himat de 
r>atr« gMA de U rivièr» oM redonUMes trcben des cont- 
iDomes daot la part anit M ti grande das lee dettaitecf 
victeiRt de l'Angleterre. S* limèrilè ne tarda ntn i Hie 
paie : il Tôt pris par va chetalier de l'armAelnBçaae, et, 
M nilien de refibrt qne Usaient les moa poor le dflhrer, 
m^Maons les coups do comte de Biichio.l,onqneenïaite 
le conte de Saliaboiy, arec le corps de bataille , ani** à ma 
secoun. U était trop tard : la Oeitr de la chevalerie anglaise 
aiait élA BMiSiODoée par le glaiTe, on emmenée prisonnière. 

11}. sihuz d'ibc PBtsraiiE a. oubles t» (ffr. 1429). 

Pir N-Pipinan tiST, AiladoNaid. 
d'Bftét M. Stint-Erre. a.-dc-ch*iiwée. 

Tonte la France jpsqa'à la Loire Était anxniainsdesAn- 
tfiis, et Charles Vil, rèdnit k l'itrtHte aonTvainetè de 
qseIgMS prorinces du centre du roTanine, receTiJt de 
ses ennemis le titre dérisoire de ffoi A SoNnr«(. Le dnc de 
Bedfaid rtaolnt de Ini enlerer ce titre mtm, et, ponr *'oa- 
nirie raidi de la France, nne armée anglabe nntmettre 
le éège derant Orléans. De vaillants capitaine!, le sire de 
Saaaôwt, Danois, Xalntr^Ies, etc. , s'étaient enfermés 
dans celte ville : les habitants rivalisrient a*ec les hommes 
(famés de constance et de brav onre : U résittaDce bit hb- 
robnte. Met, depnis la honteuse jonmée des Hirenn, qni 
atw privé k place d'un secours devenu nécessafre, le de- 
nceattt coanneiifait à entrer dans les âmes : les 
Sua de l'ennemi resserraient la ville de toutesparti; 
la (aaiae était menaçante, et Charles immobile ne songeait 
qn'i proférer sa retraite ven les provinces méridionales. 

C'est alors qnepamt cettejenneet simple fille des champs, 
dont le pattiotitme. échanf» an feu de l'enthousiasme re- 
ligieux, lit. des mincies et sauva la France. Jeanne d'Arc, 
acmeiltie d'abord avec incrédnliiè aux lieuT où elle était 
née, final parprouver sa missions force deRainteté,et le sire 
iIb Bandriconrt se décida à l'envoyer an Roi. Les conr- 
ânns de Charles Vil retusaienl k l'MroTtpie vlene l'accès 
de ton sonveraîn ; mais de pins nobles inqiirations pré- 
raJurent auprès du Roi, et il coosentit i la voir. 

a Poarl'èprouver il ne se montra iMiat d'abord, et se tînt 
■ on peu à l'écart. Le comltfde Vendôme (')ainenaJeanne, 
(>] iiMitdeBonibon,i»ini«deVcDd«iMetdeCiMnni. - 



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:.N qwM iDiteala bieo hsniljleniaDl, MBOMaM pacrre 
« ftUte bwgvrette. Capcndani elle se le tranbU pote ; 
« ft, litwiWH la tiH UB fAl pu ai ncboMMBl iMi que 
t iMHOMpik'aulret <t«i éuiani là. ce fM i toLqa'db «iit. 
■ SU»«'tgMMwlU devtBt Inf, enbnoH «s gtans. « Co 
' « B'eatpiPBHtqwnwleNl, Jeaims, diÉ-il m BMSInnt 
, • «i de M» oeisBean : le *gili. — tm tam Bisa, geatll 
«. fnBW, [«Milnelle. c'est viras, et non uMn. » ftii «Ile 
« ajouta : atite-DOble MisBetirDnipbiB, le nHâncianx 
« Tou mande par moi que ton serei tani et coanaoé 
• eo la ville île Reinu, et tocs len* lia liMtaMat tu 
« royaume de France ('}. » 

113. LEVÉE ov siËGE d'oblé&ks (18 mal 1439). 

M JaHi4i- PirM. HcdtI ScBuni en .... 

6air^' Charles VU et u cour, par coiiTkUîoBOa{«T poUttqoe , 

\^iii""' ''^^ot recoaau la txùuion miraculeme de là PiiceUe. Qd 

' luiATaitdonQé tout l'eut d'un chef de gœrte, an chapriab. 

an ècayer pour porter la bannière et dei *aiatl paw la 

servir. Ud arûC cedË mf'me aux instances tëtktim «'«Ile 

Taisait poaroa'oa l'envoyât an secourt d'Orléanft. Ui,.Im 

mcrreilles qn elle arait promises s'accomplirent teiit «iiirtKM 

Le CQorav^ rentra au cœnr de* asatégés , taud» qm l'intM- 

lutigji etle trouble se mettaient dans lé camp dîa Aoiiili. 

Déjà lenrs bastilles avaient été , sur la rive gasclu. fniinUfciii 

les nnes apTÈa Les aolies. Talbot et le conte 4e SiAft(*] 

o'aUendirent pas de plus éclatants leweM : ilaw rt ao l —t 

â. lever le siège. Mais ils TonlureotlebineitgawdsMHr 

et sans aTDÎr l'ait de dèdientir leur prowM* ttcontumkl. 

Ils rangèrent toute leur arane en balâiUa jvsqa'aii basd <tM 

fasses de la ville , canuse pou ofbir le combat à l'eunait 

Jeanne , blessée la TciJle , sortit de son Ut awc oiu Mcèro 
.... _ . .. . gjjj.ji 



amiare, pour défendre aux Français d'ac . 
B'éUit pu dans sa ^ssion de leur donnât ce jonMk la 
victoin. KPowl'aniouretrboaneardusaintdiiiÙDiilWiBe 
« Les attaques pas les premiers...-. S'ils «ws atbupwnt , itr- 
« fendea-Tons hardiment , et voos Mrei iwUre>.' » Et «îb 
dt cinisitàt apporter nne table et on marbK btait. Ondtew 
un autel , le clergé entonna des hymms «t d«s canliqwf 
d'actions de grâces , pius on célébra deux -"""' « B«git- 
■ dez , disait-'eUe , les Angloia Voua toanaatili k Tiiagp 

(■> BiilMrt ie, inr* dt Bavrgosnt , p»r M . de Baranie. (*} Osiiltaonie 
ae La Poole. 



HihvGoogle 



«n liiai le dot? » £(1 «Hfel ilf «Tai^Dt OTOOKBCi km ntnib 
en bon ordre et bamûÈres déployée!. 

114. PftlSB 98 JABGfUJT (Join 1429). 

Pu H. 1M«dorg iu«* m iM», 
JMDwd'.ArcArMttoqjoimuiiNncécomBele toHW dtt 
H Hiiw'iiu qu'efle laènenit Chifles VII à lUina pour t 
art. AoiilM aprèi b tevfa dn iièn d'Oriéuu. dia 
wonert mu mi'oa hu p«fmli d'îuxavpUrM Ue(e 



cslUièlmQt fmdM : tOBtM ia tille* entr* la Mm «t U 
Lé»étMt tcwpt MparIe8 A^b» oa leaBoorgiâgMaB, 
le «asttU 4b roi s'y poovut oaaBaatir. L'«»lhoiuiaMEc 4» 
Jh— e imIt^i laat,.e*,lc il JMÏB, ledac d'Alepçoof^, 
MhùdetauktfriBcaseluigDeaKde tacoor qairao»- 
tant le fias ds codAimb mx parolm d« la Vnwtto, 
marcb» soi SargeaD avec toiu les Taillants chemUeri qû 

Oq tnHmktAïKliivEaDgèi en )»taiHed«nfitta«no 
atte hm âèra eo^enutc* ; nais Jeanse M porta «a avant , 
•M éunted h b maîa , «t tmàtàt r^oMod , ineaMUede 
•oaUair le-cAoe do eandrgns feanckis , m retira ONrUie 
ka mut. Il Ulat aiota aMt^er la rille, et pesdant treb 
}Mn hm caaoni et k» booriitrdet se eewiran de tirer 
Mwoonir «m brèefee. Dè« qa'alle Ait pntkaMa, oa 
Itm l'anaal, et la Pncelle , teorat Uoioars mb ètaBdanl , 
dapne l'exBmfk d'escalader ta muraille moi les coa|« de 
l'an— à. bannée dans le fosK par ane grosse piene 
^ roÉhcv ■mcaMpie, «nia cnit morte; raaisrileie 
folora pfvqtln&ent en criant ;« Sas , sai . 4Jiiif 1 Heu % 
■ eoDdaimièlesAiHlaisi à cette heure, ils sont k oea».» 



acaait d'«tre frappé isesc6léi, et Itù-nièine laToyait à 
l^ostainde liirfii i iiti ii Inniiiiins rtragrni lira nnmamaa». 
oui ne bisaient lucan quartier, i H s'adressa ï ttnhomaw 
d'armes qui le pearBonait : «B»-tKgeiiâhBaimeV»liit' 
dniianda-t<il. oOui, » répondit celni-là , qoi était on écorer 
du pavs d'Aavergoe , nommé GaiUanme Regnaait. < ds- 
« ta chetalier? n coniiaaa te ckef de( Anglais. «Non, » rfr< , 

r'I lojalement l'écuTer. « To le seras de mon bit , n dit 
CDmle de SafToÀ. Il lai âoma J'accolade arec son épée, 
pois la M remit et se rendit son priiomiier (*). > 

(1) j«an d'Alenfon, U> du a«m. (>) autoirt dtt doct * Awfarw , fu 
11.4îBb«Hb,I.V. ■ 



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115. BATASXB SB PATAI (JutO U29}. 



La prise de Jargean donna un noovel éclat aui anoes de 
■ Chsrièt VII , et amena une Toule de seigneurs sotusa ban- 
nière; le comte de Vendôme, le lire de ' Lobeac et md 
irére,Guï de Laval, leseignenr de laTonr d'AuTergnc, 
le connétable deiticheinoateafia, avec mutrecenblBDces, 
vinrent renforcer rarmée royale. On n'hèsila plu dé» lors 
à u porter aa^vaDt des Anglaîa i tnven les pUinet de 
la Beauoe , et quoique dr John Faslolf eût rejoint lord 
Talbot avec des renrorU qu'il lui avait amenés de Paris , 
on résolut de leur livrer bataiUe: c'était (onioorsb Puceile 
qui iaspirait les coaragenseï résolutions, a II faut cbevan- 
< clier hardiment , disaît-eUe ; nous aurtms bon compte 
« des Anglais , et les éperons seront d'usage pour les ponx- 
. a, suivre. ■ 

' Unegrandeincertituderégnaitan cootraira dans le camp 
auwmi. Les deajc chefs , partagés d'opinion sur la position 
«u'ilfaUait prendre , avaient a peine commencé à ranger 
.leor armée en balaiUe, lorsque déjà l'avant-garde fran- 
çaise , conduite par Lafaire et Xaintrailks , accourait pour 
les aûaiUir. Cette fois rinTanterie anglaise n'eut point le 
- lanps de ficber en terre ses pieux aiguisés pour s'en laice 
un retranchement. Les Français se jelèrent impétueusement 
i travers cette masse Qottante , et y portèrent en un in^ 
tant le dèaoïdre et le carnage. Le corps de bataille qdî , 
SOUB les ordres du duc d'Alenron (') etdu connétable, sui- 
vit de près l'svant-garde , acheva aisément la victoire. On 
coBqtIa par milliers les archers des communes d'Anglç- 
t«fre dent las coraa jonchtieot la plaine , et lord Talbot, 
avec lord Scalee , lord Hungerford et la plupart des capi- 
,taioeide son année, se rendirent prisonniers. La bataille 
de PaUi fut regardée comme une glorieuse revanche des 
ÏKtalésiaarnéesd'Azincoart et de Veroeuil. 

fnfurad'n^liil. ^^^- ''"^ÙB IS CHAHLE9 VU A HEIMS. 

1<|«M(«. Par U. Ary ScilMfEli en .... 

117. aiCKE m: caaaxa vn a reihs '(17 juillet 1439). 

AiledaNonl. Pir M. ViscBos en ISÏT. 

''^îk''B"s^' ^^ ce moment les instances de la Pucelle furent plus 
vives poqrque le Roi s'acheminil sur Reims. La route était 
(>) Jeu d'AlengoD , U* dn non. 



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DO PAU» M nuâiuu. 8t< 

h iem frayée par la «ictoire : on n'héaiU plu fe-s'ycn- 
nger. Le 98 juin, Charles VII partit de Gien, et lel5 jnHkt 
D&i^ k Beimi «m entrée Micniteile. Deux jonn après, 
il Alt iMtè dana la cathédrale. 

Lm ndlles pairies dn royaume aa n'exiitaÎBnt pin* , on 
«UialrionieBsarlaUte dndoc deBoiir^(igii«(^). Cefarcat 
l0s prînemnix seignsus de la coar du Hm qui les rewéi M i- 
Ufcnt. Mais ta&t l'éclat qui les ottoarait èUit efnteé par 



dnt brillait aux yeux des peuples celte siiiiple j 
, de qoi tint cela étîntl'onrrage. Pendanllacerèin 
la TJt debout près de l'aalel, tenant à la main sa ban- 



Mire, et lorsqne après le sacre elle se jeta à genonx devant 
Je £oi et Inî Misa tes pieds en pleurant, il n'T enl per- 
sonne qsi ne pleoràt avec elle, t Gentil roi , lai dît-elle , or 

■ estexéciiIélepUisîrdeDien.qiuvouloitqaeToaSTins&ei 

■ à Beims leccToir votre digne sacre pour Kiontrer qœ 
a TOUS éles TTti Soi- et celui auquel doit sppiitenîr le 
« royaume. > 

Onsajtqv'en bcedeses jages, inlerrogée pourquoi elle 
avail en l'andace de porter au sacre dn Boi son étendard , 
Jeamie répondit : « Il avoit été à la peioe , c'étoit bien rai- 

■ son qo'il fat i rfaonneor. > 

118.EIITH£EI«L'ABHÉXFaU(ÇAISei.PARlSC13aVr!lI436). 

Par Jein-Simon Bebtdclkky en itst. Aile du Nord. 
Le ttailé d'Arra», en réconcïHani le duc de Bourgwie "^^S''"'!*'' 
wec le TOI de France , mit fin à la grande forttme des An- 

gais dans le royaonie. Le connétable de Bichemont, dont 
ntillaqte épie avait été enfin agréée de Charles VU, leur 
Aisait chaque jour éprouver de nouveaux échecs. Celai 
qu'Os essuyerentdansSaJnl-Deoîs fut dècJsiC. Paris en fut të- 
moÏD, et cesuccés des ormes royales eocouragea le zèle des 
boas dto^ens qui avaient foriué le projet de rendre la ville 
à ion Intime seigneur. ' 

J> chef, de cette conspiraijon patriotique étût vu bovr- 
eeois nommé ïlichel Laillcr. Panes soins, la porte Saint- 
lacqnes fut ouverte à l'armée royale, et ce fat le maréchal 
de llsle-Adam , un des principaux seigneurs de Boa wogne, 
qui planta le premier sur la muraille la bannière de France, 
que lù-méme en avait fait descendre dix-buil ans aupara- 
vanL les Anglais étonaés se replièrent sur la bastille 
&int~Antaiue , au milieu d'une grêle de pierres, de tables 
et de Uèteaux que , du haut des fenêtres, on faisait pleuvoir 
ft) Philippe la Bon. 



HihvGoonIc 



mr leurs lU»- Ils no tinnrt pas longtempt âmm Mlle 

HicM Laiilcr B'nuica sD-denat dn GoBnftUbfc ■« le 
ponl Notrft-Dune. Ce fat lui m U oAft U.ifiMMw de 
U krargMUfc BiehMMnt lu rhioiiAt «a wniinArt tu 

KW te K^ Ghnte 1« IMM IliUUBlS de hriS, «t |fM«fc- 

fMBt k OM pleioe et eHUn aniMlie. Ses pooke l^mÊtt 
jHmiUièa pir )m lednulitnM ë'm pennle laeda laénri- 
mioft émnfta' U M leniKt «aaaiteàïfotra-DwM.o**! 
«MoMbllaiMiieMitamè, etStkMwctnintM leMKi 
d'iboUlisb 

119. BETUVR DD 7ABlJE3m(T A I'ABU(143fi). 



Tant qog Parts aTait été sonmû aox BoareoignoDs et aax 
AnKlaîs, le pariemiot, fi{lèle à la cause rojue. avaîLpaHiigâ 
l'eiU de Charles VII. Il siégeait à Poitiers, Dendant qoela 
HUtice était raadue à Paris par une nuf^tratare îiutUiiée à 
l'onibre de la domination étran^re. Vais quand Ridiemapt 
eut ranb ta capitale !0U3 l'obcmance de Cbacle» Vu , le 
parlement se hâta d'y rentrer, aiaot le Bol Dt&aw. en tèinoî- 
gnage dnretOHT des choses à leur ordre légitime. CefutTen 
la m du moi* de décembre ii36 qpii leprU w P&Uù Mf 
séances. 

120. BATifUR DE BUmsl OS W SilKT-^UCftinES (26 

août 1441). 

Pat iltnà JouKam em. iw- 
Une trère vault iPttn cosetne entre la France et TAa- 

K' terre : raùs Châties Vil ne tarda pas i recouialtre qn» 
bieafidts en Mndent perdu pour Mn royaume, ri les catBr 
paries eontlDaaient d'ètreen proie à U lierace Jmponie des 
compegnies d'arentore. fii mope temps donc qull iraTalUtU 
par ses ordonnances à régler «nu l'annir le service oîK- 
tnre, fl résirint de porter lemMe aox man dn présent, en r»- 
Jetmt hors de France CCS bandes dtgorgnns et de [Âlatds 
qui peipètuident a* sefai de la paix toutes les horreurs de la 
gnerre. I<es disseniona stOTennes parmi les lig^s suisses 
lui en BMiruiienl roecasion. 

Demdsquelqne temps le pcople de Zurich était entré en 
qnereile aree les antres cantoas, et, menacé des forces t*ï- 
nies de tonte h confédéi^LtioD, 11 avait recouru i U protee- 
tioD de U mrisoa d'Antricbe, cette vieille et implacable en- 
nemie de l'indépadance belTéliq;a,e. Les 6wm». «ccoMa- 



n, Google 



imkt dipaii cntt dD(|valB au à h Inmr et 1 ta viiaae , 
n'ca piiiilii lÉ ws «cfei Ti n B wi la gncfn contra 2n- 
cfaL mUmitfrisdt tomber caUe lana miint. C'ait alan 
BcrididMMnBA 



oBWnidi MtMna&ApOBMi ^ rbotcear «t ta no- 
blesse de l'empire, ioToananl l'assistnecd* to«t ce q^T 
KtwÊ de ihuirtiiiiu «■ BitNpe Matt^ cm reéootifclM pay- 
an. flhitai TTI riéfwnmt en taor oNoant sm ccd- 
Moi» JTiiwInifL, NfMnbKn tmlH «Mt ks «dits 4a 
BKfU^«KiA*4ep* Lom XL 

lafctl i in o ie fim nu lei mandsKib fa 9& aoM UU. 
ijn flataKS crantaient d» taor ennte moins de centai- 
■MdecMnfenttaBtavoeleaixntemii n'en ataient de mÛ- 
attiqn rcB fat ^na plus fnieue, «tkean pie- 
a siMnt m déMttte Mudean de CCI ccmiptgnies 
«■MM— *wftM tascnnitati. mifkDsDphiD, eafemeat 
en—inw. ne «ngirit qafk «éparer ksdbwicoriwaantM 



y^naviM, et (•rilUnfsaK des Susses ne pnt dors lessaa- 
nr dtea MlHae déAite. Ênnaéa pu le nombre, ihn'cn 
isii)liiim< MB ndH de k déisMFe, les nnt adouto à la 
TçttlBiMtieaiMne, tnamm retrancMsdaog la maladn- 
liaAfiaiBtJiofMS, qmadenntMnoom icettecanglante 
Jo— ia. Le Di^thin et.Mt captt^ee, ènnis de pitié snr le 
Bortdtcvsfennv fens, vonlnnttear tabsetlavie. Hais 
tain italtUiainMnMiearpartakttt tas'cbeTebersaUanMnds, 
q^onf aotan eni, Viarre de U wnsberg, se jeta ter lechamp 
ëahidiMa M^—aoxpied» àatkt de Cbabames. ponr le 
pitar dnnfen paalpamor nn seul. On les adiera en effet, 
e»l»IlK^ftin«'étiMiièpateette horrible promesse :ni^s 
oemeM qu'an boat dedix beores de combu, et après qa'ils 
snrat caâcM ^nr iMre b^t nlHe de leori ennemis. Le 
ItaaniwilwawmataehçondeCTlteTktoitBi g accorda bien 
«îIslaMÊzaiijSaisaes, et celte poix ftit le commoieemcnt 
dfe tangna imHàk mi depoii lors a mù la Fruwe arec 
cette tawcMliaD. 

1Sl.BnHÉiK<BHUiB8TaxB«mEff(10novembre1449)- 

ParIII,SEciLSN£«nie}T. i 

Cbmfaa VII aveit mh i profit les six annèbs de la (rëTC. 
L'œdKkbH rentré daaï le goorenienient : )'Mabliss»nent 
de i'anpM iqipaM UM* dt* ffe»titniK» c( les ordonnances mr 
If Mt t m In f wsi I ■ aufent donnAan TOfUnse une nuitée régo- 
li^ et permanente : avec dei compagnies disciplinées, tontes 
coBunaadtespar debout cbefs,d^wièeB an eerriM daRoi^ 



™,l,î™nvC00Hlc 



«t ne R'Mcaput pins de menrlns ni de IvijBttdages , la vic- 
toire était imuiit kCimtea VII lejonr où ù repifaltrait sur 
ks chimps de. bataille. L'improdence don capiteinp anglais 
ronnit m hottUilés : Charlei réponditàoe^pial enenva- 



TonlM 1m Tilles y aTaitnl le camr français , et la renoMi- 
mée du bon «ntremement de Charles Til accroÎHait lear 
ardent désir de leotrersons l'antorilA de leur Intime sei- 
gneur. Aoaiilapliqtart'OQTrirent^les l^iispOTtes à la Mole 
ne des lances nrançaîies. Bonen n'opposa qu'one faible dé- 
fense: entre la pmssanle armée du roi et toute nne popula- 
tion qui se soulevait contre eux, les Anglais ne purait long- 
temps tenir : l'entrée de Charles daus cette gnnde cHA lut 
plus magnifique encore que ne Tarait élèsoB oitiée i Paiis. 

■ Ily atail, ditM. deBarante. beancoap|4BSde 

> grands seigneurs et de fameux capitaines. Parmi enx od 
n remarquait le chancelier de Fiance ('), qni t^raocbaït 
« dans son royal costume ; et devant lui pn coudnisail une 
« iiaquenéetJanche.cbargéedocorrreloùétaientJes sceaux 
« du royaume. Au milieu de tous ces cairiteioeR,on monUait 
a aussi un homme à oui le roi devait pins qu'à eux, disait- 
« on, la conqn6le de la Normandie ; c'était Jacques Cœnr, 
a l(ù qui avait prËlél'argentnècessaJre pour assemblercette 
a belle armée. Sans son secours il n'eût pas été possible de 
* • commencer lanobteentreprisededélivrerleruymne. 

Le comte de Dnnoia avait élé nommé capitaine de la 
« viUe de Rouen, et le sire Guillaume Coniinot baUUf. Tons 
« les deux Vinrent au-devuit du roi avec les magistrats et 
a les bourgeois velus de robes bleues avec des chaperons 
« rouges on blanes et rouges.... Puis le rot trarar^a les 
e rues dans son pompeux appareil. Partout étaient des écba- 
« faudsoùTon représentait desniTstères,dca fontaines qui 
• répandsientduvin, des figuresdanimauZiCeiiiine tigres, 
« licornes, cer^vulaols, qui s'aKoKHullaieolan passif da 
d roi ; partout on avait disposé de petits enfants pour cri» 
< Noël; enfin, rien n'avait été oublié pour orner ce erand 
« triomphe. les maisons étaient tendues délais et de belles 
H draperies. On voyait aux fenêtres les dameset les riches 
■ bourgeois revêtus de leurs pins beaux atours. On remai^ 
« quaitsaron balcon, anprèsde la comtesse de Dubois, le 
m rordTalbol,témolndecelteçl<»redaroyauniedeFfaace, 
K et ce n'était pas un des momdres oroemenls de la fête. 
tt 11 était vélQ d'un chaperon violet et d'uoa robe de velours 

JavtaaldnCntDi, 



nvGooj^lc 



« tooiTie de martre , qne le roi lui svtît àaania lonqo'il 
« èUilTenn lai présenter set respects... Leroi le rendit k 
« la cathédrale pour remercier Diea, et baiser les tainles 
« reUques (■).... ■ 

132. BATUUB DB FWIHICHY (18 «vnl 14a0). 

PirH.LirjkTiïDiBii- Alleduï 
Deux mois «près la prise de Roaen, les Anglais essuyé- saîle a 
rem on échec qui pent-Ëtre fiiCplus sensible encore i leur 
fierté nationale ; ils perdirent ïiartleDr , la première '>ille 
conquise par Henri V ; et nonr sauver Caen, avec ce qui 
leur restait de la Basse-Normandie , ils n'eurent plus 
qat la ressource désespérée de hasarder une bataille. 

Elle s'engagea entre Carentan et Bayem, près du Tjllage 
de Formii^y. autrael était adossée leur armée : un petit 
ruisseau coalait devant leur front de bataille, et sur ce 
ruisseau était un pont occapé par les Français. Sir Uatthew 
Gougb, TÏTement attac[Oé par le jeune comte deClermont (*} , 
favail repoussé avec vigueur, s'était emparé du pont, et, 
sans l'benreuse arrivée du connétable f), c'en était fait de 
Tarmèe française. Jtfals ses compagnies, avec leur redou- 
table ordonnance , eurent bientôt fait rentrer les Anglais 
dans leurs retranchements , cl tont son eflbrt fut de les y 
forcer. Le combat fut vif et dura trois heures; an bout ileee 
temps, les lignes anglaises furent rompues de trois cûlés , et 
les Franiais y entrèrent victorieux avec un grand carnage. 
Veux niille combattants, on en com[)ta trois mille sept 
cents conciles sur le champ de bataille. Après celle défaite, 
Caen, Falaiie et Cherbourèsefirent encore assiéger; mais ce 
fut sans espoir et pour le seul hannenr de leurs armes 
que les Anglais opposèrent ce reste d'inutile résistance : 
quatre mois après la joamée de Formigny J1450) , U 



m, ZRTlUX DES FRATIÇAIS A BORDEAUX (23Jnfn 1451). 

Pu U. VwcoiMi ta Ml. A^JJ^ 
Après la Normandie, ce fat la Guyenne, dernière pro- Saili n"T 
TiscB TCttfe aux Ang)^, qui leur fut enlevée. Là les 
oœnrt n'étuent point fraoEais. On se souvenait encore de la 
longue antipathie qui avait séparé la France du midi de 

iaitloir* dti dwv da Bourgogne, 
D Dam, due ie Bourbon et iiJiien 
I, «lori Gonle de Bicbcmoai, dtpuii 



«nli^nvCoO^lc 



â 



90 

cdle du nord , et les idgiienrf sartmit trovndcat bian 
nûeaz leur compte à U domination d'un prioM Étrwger, 
dont l'éloigneineDl même iuk va» garantie pov leor ift~ 
dépendance, qu'i la suzeraineté pins Toisûie «t biM au- 
trement redoutable du chef de la monarchie française. 
Cependant telle étal dès lors la prépondtoaMe aeqnise i 
Otaries VU par tes victoires, qne s<hi lieutenant, le comte 
de Puuoia , n'eoL presque qu'à montrer sou artntf en 
Guyenne pour léduue cette province. Bordeaux , i^cès 
tontes les autres villes du duché, traita de sa sonmiBsion, 
mais en stipulant pour le maintien de ses auciennfts tibèr- 
1^ et s' assurant le bieuTait d'une anuiisiie générale. 

« Le 23 de juin 14âl, U comte de Dunois s« présenta 
« arec la brillante et nombreuse compaguie des seigneurs 
■ de France cl des capitaines de iqd armée , devant l£S 
« portes de Bordeaux. Le héraut de la ville commença 
a par sommer trois fois à haute voix les Anglus de veoir 
« porter secours aux gens de Bordeaux. Nui ne compa- 
« raissant, les jurés de la ville, l'arcbevéque , son clergé, et 
a les principaux scianeurs du pays , remirent les cle& an 
« lienteaant-géDèral du roL... L'entrée fut brillante et 
<t solennelle ; on y vit chacun à la tête de sa troupo et 
<[ dans le plus brillant équipage : le sire de Pensach, sè- 
<t Déchal de Toulouse, capitaine des archers de l'avant- 
< garde ; les maréchaux de Loheac et de Culaut, avec trois 
« cents bmimes d'armes ; les comtes de Nevers [') , d' Ar- 
« magnacet le vicomte deLautrec de la maison de Foïk , 
a avec trois cents hommes-dé med; les archers du comte da 
« Ufùne sous les nres de La Boessîëre et de La Rochefoa- 
« cauld i puis chevauchaient trois des conseillers du rm , 
u l'évèque de Langres, l'éveque d'Alet et rarchidiacre de 
» Tours, avec plusieurs secrétaires du' roi. Après marchaioit 
.« Triâtaa-rHe(ini[e,prévôtdesmarècbaux,et ses sergents; 
« ensuite venaient le chancelier Juvénal, avec nn manteau 
« court de velours cramoisi par-dessus sa 



__ il par-dt , _ 

« fliie de SiiotraiUe, baiUif ae Bwri, grand écuyw ; {p 
<r comte de Dunois, lieutenant-général du roi ; les comtes 
■ «fAiMOaUme (■) et de Qermont (') , avec leurs armures 
K hU wttWi , aeeevyagnèt de hean pigea et «te le«« ser- 
I Titeuff fias comtes 4e VeadàmeC) et 4eOistrei.faMnes 
i daChibUMs, biiUif de Boarbonuis, «raBd-maltn de 



n, Google 



« la Budson dn roi, coodoisatt les qninie centi lances dn 
« corpi d« bataille , et Geoflht? de Saint-Belin, baillif de 
« Chamncnl, lei bommes if annes da comte da Htiiw. 

< Enfin l'irriiTe-garde, dont Joachim Itonanlt était caj^ 
A tàat , (tait commandée par Abel Rmnnll son dm. 
« Tmt ee snperbe cortège, si nouveau poor tei cens de 
« Bordtam , sujets dn roi d'Angleterre depnta tant 
« d'années , amra Snsqu'à ta cattédrale L'archerèqva 
« porta à baiser les saintes reKqncs an comte de Dnnois et 
« an prinetpansseJenenrs'de France; puis ils entrèrent 
« dans l'i^ltse. Apris l'office , niessfre Olivier de CoetWi 
« jtréaenta au chancelier tes lettres du roi qui le nora- 
« maient sfaièchal de Goyetine. et prUa serment de loy^te- 
« inentgardertt Âlre garder justice dans le dnchè et dans 
« la yiUt. Les jurts et la bourgcdsie jurèrent aussi d'obër 
« dts ormàs audit sénéchal, comme i la personne du roi. Ea- 
« mHelcssetgDenndnpajs, k;siresdeI>Bras, deRauzMi, 
« âeLesparre.de Montferrand et antres, prÈtèrent serment 
« et bonnnagt Mitre les mains du chancelier, et promfteat 

< d'être bons et loyaux Ftanç^ ('). 

134. B«niixBiiBciflTitum(17jafttetl4â^. 

Pu H. LiliTiiBE ea IKB. Aile du Miill. 

Charles VII, maître de la Gayenne, voulut Is gaarenur êiieîfe' 
OSBBMle n|te data France. UaJa cette onifarnùlé }>leuait d» Bauiil«T. 
(es privilèges delaprOTÎnce: la (mJta d«« MHdarvMt nirtoat '^o ili. 
exatût an mtconteatement gênerai. AprwaTcâr mu tilement 
pwté ao RoJJavsdoUawesJeaptapWn'eureBtptasqn'h 
«ieta- dans la révolte, et appelèrent les Anglais. 

Lord Talbot , malgré ses quatre-vingts ans, prit le ctxa- 
mmdiBiil <fc c^le cspédioin, et débaïqu dans le Mèdoc 
Mnoifttl'«:tcÂr«44â3. Bordeau M Booleva aussitôt easa 
Gnwr, ifiajiy^a nlles l'iaôléreot, at la reste de la Honnce 
4tt tvn, i 4«min|*s «eolCarte «mes aa m mlt m Ciu~ 
«Mt a'eiHMat «nUé l'enkafaiEauiDt de U riiotle. Toola- 
tti« D«AttpaiBMiitl'«bftdf)l'ani)éaniivaatcqiKraniiéB 
■M^potMtnr an cunpagae. Cbarètt Vil la ceamHwteit 

BaaâifjwilCasUUoa, petite place titaée sur la Dordnnw, 

Kdavwtloi livrer )e«eiiM<leceU«i1inira, JtorsqMTal- 
eédaat *ke lémtoalres ipttaacea du ge«s de Pordatix, 
■Mtilidao(M«iUW«t Iwnfw fc l'ûnpnmîle ««r .l«l postes 
■ra«(M4« l'Mnta CnnpiiM ; «n w îaMaat ii iflBeaKMIo- 

(1) 0ii(o4r«4MriMC*(l«B«iirgogiMipvB-4*BMMaB. 



™,i,î™nvCoonlc 



9H ULEUU HlSIQBIftCSS 

gès d'une aLbayc qu'ils occupaient, et où II t'établit lui- 
meme. Comme il 7 entendait la mesae, on lui apporte la 
fausse nouvelle que les Français ont quille leur camp et 
■ont en pleine retraite. L'a*eutureux vieillard, enivre de 
«on premier succès, n'attend pas de savoir la vérité, illare- 
pomte attiae avec hauteur dans la bouclie d'un de ses vieux 
.coinpagnonsd'ariDes , et, sortant bru£qnemenl de la cbS' 
pelle, - il se lance ror les retrancbenenti ennemis et ; 
fait planter son étendard. Mais là, au lien d'tuie armée en 
ftûte, il trouve pour le recevoir une artillerie formidable. 
En vain crie-t-il à sa gendarmerie de mettre pied à terre 
pour assaillir avec plus d'avanlAge les palissades du camp 
français; en vain appel le-t-il les Bretons ponr (qtpuyerde 
leur o{Mniàtre vaillance ies Anglais qui reculent : un coup 
de coulevrine abat à terre le héros octogénaire , et sa cbute 
. entraîne le destin de la bataille. Lord Lisle , son fils , et 
.trente autres geiKneurs , la Qeurde la jeunesse anglaise , se 
font tuer auprèsde lui, sans pouvoir détourner le coup fatal 
qui l'achève. Le combat n'est plus dès lors qu'un aflrenx 
carnage : lord Holines, lieutenant de Talbot,rend aoa épée, 
et les débris de l'armée anglaise se réfugient dans la forte- 
resse de Caslillon, qui le lendemain ouvre ses portes. Bw- 
deaoi, forcé de se rendre à son tour , paya sa révolte au 
prix d'une amende de cent mille écus d'or et de la perte do 
ses privilèges. 

Calais et Guines fnrent alors les setdes vdles qiri restè- 
rent au Anglais dans le royaume. 

ISâ. i^TEKSB UE BEtDTiis (2âJulHet 1472). 

Ailsdn Nord. Plr Bt. CnOT m i»>. 

R.-iie-chauMè«. 

Miv H' I. Qdtnd Charles TII eut laissé k Loms XI la France d6- 

linèe des Anglais , toutes les forces de la monarchie dorrat 

nabirellemenl se retourner contre cette puissante uiaiSDQ 

de Bourgogne, rameau détaobi de la maiioa de France . 

qol menaçait de grandir au-dessns d'elle et de l'ttoofEer. 

- Louis XI et Charles le Téméraire potUrent dans cette Inde 
adiamèe la diversité de leur génie , l'un ce que la perfidie 
a de plus odieux , l'autre ce que la violence a de |^as brutal. 

Le duc de Guyenne (*) , diHil la MMaSSe inquiète et W- 
cassière fusait ombrage au rtri son frère , venait de périr 
d'une mort subite. I^ voix publique accuse le Bol, et le 

- duc de Bourgogne en prend avantage; il pid>lte on mani- 
fiste où il le aètigne comme fratridde à l'exécration de i'Bn- 

(>) Cbartei di FranM, âne d« Birri. 



n, Google 



DU VAU» M VU§AILUS. 

loptt, cirait nlarchersesIroapessarlaNonaaRdîe. 1 
Ûat sot son passage : il ne soiif;eait point â l'assiiger; la 
tîUe eUe-mtine , sans anire garnison qne qnelqoes hommes ' 
d'amies fi^hifs arriiéa de la reitle , d était point prépara à 
ane attaque. Haij leHe ttait l'horr«nr qu'inspiraient les 
cmantis des BonnoignoDS , qu'à la me des premières 
laÎKes da sire des Querdes , les habitants embrassèrent Ja 
coaragmse réiolutîOQ de fermer lemrs portes et de se dé- 
fendre. 

Eu effet, seuls e( sans aacuD seconrs , ils soatiorail le , 
premief choc de cette poissante armée de Bonrgogne et 1m 
premières colères de son redontablechef.Lachiusedesaiate 
AiigadresDM, patnmne de la ville, ayant ètésdenneUemeot 
promenée, tons les bat)itants crurent à son aisistaDce mln- 
colcase , et il n'y en eot aucun dont le ccenr faiblit devant 
le dscKer. Les femmes sartoat se distingafa«nt par leur 
merreuleBse îotrkHdîtè. ■ Elles montaient sor la mnraille 
« pmir •pporto- dfes traits , de la pondre et des munitions. 

■ Enes-mêmes roulaient de gro^i pierres, et rersaient 
< reaaebandclamissefondneetrbnJleboBillanlesnrles 

■ assiégeanis. ■ n y en enl lue entre antres, nommée 
Jeanne Laine , et que la (raditi<H) appelle Jeanne Hachette , 
oui, an plus tbrt de l'assaut, saisit, quoique sans armeS , la 
oanniére d'un Bourguignon, su moment où il allait la plan- 
ter sur la muraille. Celle bannière a été longtemps cooser~ 
TéeeommeontrojriiéegtoriendansonedesâlisesdelavUIe. 

CeModaut l'énergie de la vaillante poputatioa de Beau- 
lûsacnna le leo^ an Bot d'y envoyer on secours, et après 
tingl-qBalre jours de sifee, après on sanclant et innlile 
asuul, Charles le Téméraire lùiba en frémissant sa proie, 
ef se retira en marquant sa route par d'afl^uK ravages. 
Loois XI prodigua les récompenses k. la ville de Bcauvaîs , 
aaxfèinmesen particulier, elparmiellesà Jeanne Hachette. 

136. LETËB DV BtÉfiE DE RHODES (19 toAt 1480). 

F«r M. Édouaid Odiek ta UM< Aile du Nord. 

. , „ PsiillonduRai. 

Mahomet ITavait jure, sur les raines de N^repont [14701, «..de-cbmiséc. 
dTaèHUir l'ordre des cberaiiers de Rhodes et ae tuer lui- 
Btme, de sa main, le Grand-UaUre. Ce ne toi toutefois 
^■'as boot de dix années qu'il pat songer à accomplir ce 
redoutable serment. 

L'an 080, vers la fin du mois de mai. le grand-Tixir 
MiSKh PaUcriogm , renégat de l'aaeienM lamiUe des em- 



HihvGoonIc 



penars gnci , parât devant Hbodes avec une flotte mi, «n 
rappwl des coDtemixiraias , ne portail pas moins de cent 
inflle hommes < La ville fut attaquée à la Tois par terre et par 
ner : pendsDt trois mois la formidaUe artillerie de Ibno- 
hmI II ne cessa pas da foudroyer ses muraillËS. Ceux fois 
repeuwés dans lears assauts contre le fort Saint-Nicolas, les 
Turcs dirigèrent cootrc la basse villa et le nartier des 
Juibnne attaque plus forte et mieux concerta, pès l'abord 
elle rÉuûit. I^ rempart est escaladé en silence., la garde 
cnd<nïnîe est ésorgie, et le drapeau des infidèles arboré ea 
aigne de Iriomplic. 

« C'en étoit fait de Rbodcs, dit Vertot, sans un proapt 
« secours ; mais le Grand-Maltro, Pierre d' Aubusson, averti 
« 4a péril que couroit la place, ût déplojer snr-Ie-<diamp 
« la grand étendard de la religion., et, se tournant vers 
« des chevaliers i^n'il avoit retenus auprès de lui pour mar- 
« cher aut endroits qui seroient Icsplus pressés: o Allons , 

■ mes frères, leur dit -il atec une noble audace, combattre 
a pour la foi et pour la défeMsc de Rhodes, ou noosense- 

• velir sons ses raines, u II s'avance aussitôt à grands pas à 

• la léte de ses chevaliers , et voit avec surprise deui mille 
« cinq centsTurcsmaltres delà briche, du rempart, de loal 
a le lerr«--plein qui le bordùt. Comme lei maisons el lea 
«rues étoieiit bien plus basses, oo ne potnoit aller à eaX et 
K monter sur le haut du rempart que par deux escaliers 
« qu'on y avoit pratiquas autrefois, mais qui èloicnt alors 
« coRvu-t^des débris de la rnivaillc. Le Graitd^alUe prend 
« une édiclle, l'^puie lui-même contre ce tas de pierres, et, 
« sans s'étonner de celles que les eanemis jetoteat sur loi , 
« ntonte le prenief , une demi-pique a la main ; le^ cbeva- 

■ lien, à son exemple , les uns avec des échelles et d'autres 
€ en gravissant puiai ces décombres , Ucbent de le suÎTre 
« et do gagner le haut du rempart. B 

La lutte fut terrible : le sang des chevaliers y coula à 
grands flots , el le Grand-Ualire lui-vitaN fut deux ftw 
renversé. Uais ni cette double chute, ni les sept blessores 
qnll a reçues ne ralentissent son ardeur. La vœ dn sang 
ôiiniiisellemriOBtfmiKv Défait qo'tiidtanur M frères 
aarmes de U soif de la vtDgeiBMrel, apris one nUée 
Apomanlable, tes Xors, nt^ngoèl nt l'énergie samatu- 
nBe 4e letun enmsBii, preoneat la Mite. Cet aiMMt M le 
dernier. PaJéologuc découragé se retira dans- iob Map. pou 
Mries vailseaMa, et pendant gM , ooanrt de Cdsifttfitn, il 
biiait ToUe fm^Bot^bttt, tiem d'AaMum alMliUns 



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Ti^M de SMDt-Jna nadre grtcei i Dira de le rleteiK qu'il 
venutdeTea^xHler. 

137. fes&TS-«£ifâucz Demns(15jai)Ti«r 14M). 

Vu H. Jean Aun (H lili. fanit « 

IiOBîs XI, en nuMu-aat, anitlnnéke A(Kedan>yaanK^ii«<'< 
e»ta« )« BMUBB de u fille Anna, mviteeu sirede Beinfeti, ''^'" 



debbrandw de Boorbcm. Hait le tone roi Cbarlo Vtll , 
igfedepliude trciie au, éUil DUjear cl'R|wès ta Ictkia de 
)■ loi, et par suite l'»(oritè de k ré0ente Hï conteatte. 
Xm prâce* du ung, ayant i leur Ute k duc d'Orlétns, 



I prâce* du ung, ayant i 

un goQTememeDt rital à cOIA detelei d'Ame <r BMafea. 
Batte les deux parlii prèU 1 se combattre , l'opinion pn- 
b^ne invoqua les élats-ginéranx : Urtomte les eimtaqna 
àTÔue pov le 15 jaorâr 1484. La grande nlle de llrche- 
ftehé tut ftèpirit pav tes recenfr. 

Veiei b dncriplion da oMdooial de la séance d'oavtr- 
tore, telle qu'elle non a Mé laissa par m desdtpMésqai 
tiégÔMBt dou celte esscmUëe {') : 

« La salle, en loot très-rwu, ht dteerts de sièga et de 
« Uw popr 1> ciroonttaBCe présente. 

« Bons la ipertie da fond etotttme estrade en bds.tlcrée 
« d'ennrw qnaUv pieds iv-dcssos dncnrende U sdie, 
« kngM da toeste pieds, ce qm oMnprcnoft tonte la tiïgënr 
« de eetle «ne, «xD^ ï droite, <A dh m Joignait pas la 
« mnraille , dont elle éloit séparée par wnê wtahee di neo 



mnraille , dont elle éloit séparée par wM ^fstanee dt neo 
« ffès cfaiq pleds> Dens cet espace et sor le dcwi't il ; 

■ arok-OD.MCiiier. Au nîUea de l'estrade on «rott placé le 

■ trdoa rajral, orné d'osé tentnre de Mta, pwsflDéede 

■ fleurs de Us i on 7 arrivoil da ];dmcba' de cette estrade 

■ par dnq ■aarcfacs eircnlaires, issu baasa et d'une moatée 
« Mie. Ajnp^ du trAne, è gancbe, en a«ott lat*é «ne 

■ place lide dtpottrrte de lièges, propre k ceartentr d&q on 

■ six pcnMUMfl, oùaetioTentddxistie domte de Danois, 
< à la même hanleur que le roi, et k cMé de Dnwit le 

■ comte d'Albret : derrrière eux et en nurant, le comte de 
« Abêtie pi^ccd'UrangeO.AvbtB et 11 ladroitedutiMe, 

« dt I w , ptr )<k«s yuidtu. n K* lo 



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46 01,LBBIEB HISTOSIQUES 

u flu la largeur de l'estrade , se Toyoit d'abord on rantenJI 
a oriiË.d'un tapis, oùétoit assis le dac de BourtMii ('); pais 
s en face de lai , mais le devant tourné k gauche . un second 
fanteuil destiné an chancelier, un pen moins bant cepen- 
a daot gue le premier et rapproché davantage da bortf. 
Derrière le fauteuil du duc de Bourbon se trouvoil on 
a banc qu'occupoieuE ensemble messires les cardinaux de 
« Lyon et de Tours . les seigneurs de Gaure , de Vendôme 
« et plnsieors antres. A gauche, auprès du trAne, sur un 
« banc placé de biais , siégeoient lei ducs d'Orléans (■) et 
a d'Alenoon {') , et les comtes d'Angool^oie (^} , de Beau- 
« jeu O'et ae Bresse [*). Sur le dossier du banc aroient 
a. les coudes ippuyÈS le comte de Tancarrille et plusieurs 
« princei. Une foule nombreuse d'autres sàgncurs èu>it 
a. debottl dans l'étcndne de l'estrade. 

d Le pari^et, ou plutAt le carreau d'en bas, ètoît cou- 
« vert de tnùs rangées de bancs , disposés latèralemrat an 

< trâne et des deux côtés de la salle. Au milieD aroit ^té 
« ménagé un espace libre assez large ponr le passage. Dff- 
« riin les l>ancs étoient des sièges nommés fnumtet, mis 
« encore par triple rang : mais a la tête des dîBèrentes 
a rangées de bancs latérales, et vis4-vis de l'estrade, il j 
« avoit des bancs séparés. Ceux de dririte étoieot les sièges 

■ réservés aux grands, comme on dit, de l'ordre royal, 
a ceux de gaucbe aux prélats qui n'étoient pas de l'ordre 
« des états. Tous ces sièges s'étôidoient jnsqn'a la porte et 
« remplissotent entièrement te lieu. Seulement à l'entrée et 

■ vers l'extrémité une barrière Interdisoit Taboid de la salle 

< aux gens non appelés. 

a II faut savoir que la partie la pins haute du prcmet 

• conlenojt pèle-mélc les sièges des sénédianx, des baillis , 
c des barons, des chevaliers, des conseillers, des secrè- 
« taires, dont chacun fut appelé par le grelHcr en procla- 
« mant sa dignité. Là prirent place aussi les prélats et les 
« plDS'grands d^nitavçs des états. La partie iofineate 

< apnrtenoit «a reste de la foule des demies. 

• En face et en dehors de l'estrade nue place avoit élë 

• faite pour le greffier.... » 

(1) Jean de Bourbon , IJ< 

plDepulïLouisXIl.roide'..- .-.- , . - 

â'0rU«a9, comU d'AngpD]«ine, p^ de Praneois I", roi de France. 
<') Pierre de Bogrb(tD,n*daDOm^ due Ile BenrbcQ. (•; PMippe, U< du 



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BO rALAU M TKUAILLU. K 

28, MARUCE DE CaUtlES TItl ET D'&Iim DE BRETiCWE 
^16 décembre 1491). 

Pull. SiinT^TUfs lin. AilcdnN'oTd. 
FnnooisII, duc de Bret^e, éUat mwtsi 
mUes, U coaroime docale Était passée sur la tète d'Anne 
sa fille ; et la main de cette princesse, bèrilito dn dernier 
àts grands fiefs de la moDarchie qui eût gardé son iDdé- 

râaocc. était devenue l'objet d'one ambitieuse ri*alitè. 
snd'Albret avait afBchè des préteulious aue rico ne 
soolenjft ; Maiimitien , roi des Romains , avait élê pins 
henreoE : il avait ëpoosè la jeune duchesse par procoration, 
ttdeik Anne prenait le titre de reine et se jjroioetlait celui 
d'impératrice. Hais, i aocun prix, le rai de Fnmce ne 
poD'vaU pennettre un mariage qui laissait une des portes 
de ses élaU oarerte en toat temps à l'un de les plos re- 
doutables enneiiùs. he consetl de Chailes VIIl rcsolnt 
donc d'emporter, s'il le fallait, par la force , U main de la 
prïDCcsse, et de saisir cette occasion, nniqoe petitrètre, 
de réunir na à beau fief à la couronne. Des troupes en- 
traient de toDE côtés en Bretagne ; Anne était assiégée dans 
Tiennes ; une commission mixte venait d'être nommée pour 
décider si c'était à elle ou au roi de France qu'appartenait le 
duché : elle comprit qu'il fallait céder. £Ue traita secri- 
tement avec le prince d'Orange , et ■ on beau jour , 

■ Charles VIII, ait Molinel, étant allé accomplir on péle- 

■ rinage à Notre-Dame, près de Hennés,» aévolîon Uite, 
« iJ entra dans Bennes, accompagné de cent hommes 
.« d'armes et de cinquante arcbers de sa garde, salua la 
« duchesse et parlementa longtemps avec elle. Trois jonrs 

■ après se trooTérent eo une chapelle, ou, en présence dn 

■ doc d'Orléans , de la dame de Beaujeo, du prince d'O- 
« range, du seigneur de Dunois, du chancelier de Bre- 
« tagne et d'antres, le Roi fiança ladite princesse. » Pois 
an bout de quinze jours, Anne de Bretagne vint joindre 
Ourles Vin au chàteaa de Langeais en Tourainc, et leur 
mariage fnl célébré en présence de (ouïe la cour, le G dé- 
«nibre 1491. 

Anne.lonjoun bretonne an fond dn cceur, avait conclu 
ttUe union comme nn traité de paix anrès la guerre : elle 
antt soigneusement réservé toutes les chances possibles en 
firenr de l'indépendance de son pays. Hais ses secondes 
noces arec Lonis XII et le mariage de sa iille Claude avec 
François l" consommèrent plus tard la réunion àe là Bre- 
tagne u corps de la monarchie. 



HihvGoonIc 



iS9. LE DUC S'ORLÉAXS (LOriS Xn] FORCE SO^ Filé- 
DÉBiC DE SE RETIRER, ET DÉBARQUE SES TROUPES 

A RAPALLo (8 septembre 11^94 ). 

Pu M. TbMdan eniin «n . . . . 

'■ 

'■ Chartes Vllï Était entré en Italie pour v réclamer l'hè- 
ril^ IJtigievK de la couronne des Ucux-Siciles. Pendant 
qu'il dëfooncbait avec son année dans les plaines de la Lam- 
Mrdie.lednc d'Orléans, son cousin, avec uneQaltegcncâsc 
armée par la France , faisait tête aux vaisseaux napolitains 
« que condnisoit dom Frédértc , frère d'Alphonse , roi 
a: des Denx-Siciles , et estoit à Ligpruc (Livourne) et i Pise 
a (car les Florentins tenaient encores pour eus) , et avoient 
« eertain nombre de galées : et estoit avec lui mesure 

■ IfrelO de Flisco ,e( autres Genevois : an molen desquels ils 
«éspèrWent feire tourner fe ville de Gennes , et peu faillit 

' « 'qb'ill ne le fissent à Specic, et à Bapalo, près de Geupes, 
'« oA ib mirent m terre quelques mille hommes de leurs 

■ {«artisans : et de ^tct , eussent fait ce qu'ils vouloieot , si 
« imt n'eussent été assaillis : mais ea ce îour, ou le len- 
a demaiti , dit Philippe de Comines , y arriva le duc Louis 
« d'Orféanî, avec ireelqoes naves, et bon nombre de galôes ;. 
« et une grosse galeace qui estoit mienne, que patconisoit 
« un appelle messirc ABierl Mcly ; sur laquelle estok ledit 
« duc et les principaux : en ladite galeace avoit graocje ar- 
> tilleric, etgrosses pièces : car elle étoit puissante : et s'ap- 

■ procha si près de terre que i'artillurie desconBl presque 
« les eDnemf&, qui iamaisn en avoient ven de semblable, et 

' « estoif chose nouvelle en Italie : et descendirent en terre 
« ceux qui estoienl ausdits navires: atparlaterre.venoicnt 
tt de Gennes, ou estoit l'armée, un nombre de Suisses que 
a menoît le baillif de Digcon : et aussi J avoit des gens du 
« duc de Milan, que condnisoit le ^ère dudit Breto, apitelé 

' « messire Jehan Louis de Flisco, et messire Jehan Adorse ; 
' n lesquels ne furentpoint aux coups: mais flrpnt bien leur 
'b' devoir, et ^rdèi^nt certain pas. En cfTeci , dès qjue' Dos 
a gens ioigntrent les ennemis ils furent deffaifs et en fuite. 

- « Cent ou six vingts en mourut , et huict ou dix Gireot pri- 
« sonnjers et entre les antres un appelé le Fonnoiwu 
« fJéhanFrègosc], filsdu cardinal de Genites^auIFr^oae). 

■ Ceux qui eschapèrcut furent tous mis en ohemiseparlei 
« gensaaducdêMLlaD;et autremalDG)cnrfirçiit;$Ltear 

■ eatajnsldeconstume. Jevis tontes le&lel^ej^^iw vn- 



n, Google 



«. dnat tant an roi qo'av duc d« Milan; et ainsi fU celte ar- 

«née de mer reboulèi;, qui depuis se s'ifpariilsi près (^. d 

130. ISABELLE o'uUfiOl IMPUWE rfffm^4 TIll ES FA- 

"nxa u£ sk rAjiULLE(14 octobre 1494). 

nnVMDCB tti3l, AiltJaNorrl. 



A rapproche de Charlea VIII la L<Mnbardie arait ou- 
vert lOBlea »ta villes : c'était Loois STorsa , oncle nt 
MUH da ja«w due Jean Gslea, oruf iMndmsait lui- 
mteK, eooMae p» b metn, le rof a« Praace. Arrivé 
^si le ehltcaii 4t ftiri», Charles TIII tauIq! voir Son 
vlknren «oosin, qni s'éteignait 4aiH les lanneors 
tTUie cnvelta naladle. La pi^encede S-ODis le More, 
teat r«nl soneilleit h victime , eimiéeha les- dt^nx ternes 
princes de se parler en iiimpté. rQÛrles Vm , dit âiii- ' 
K durdiiir M lui Uat que.âes discmn génkatut, lui ui- 
« moignant la doalenr qu'il avoit de le voir en cet état , et 
■ Fnlioitant'd'aTorr bonne espérance cl de travailler aa ré- ' 



■inl\f 



«ftoi M ■enaiM m s u iit hwchj deu •HaaHon, «ostl Meo 

■ «M tsw eeu qui l'aecDowanioienl; car personne ne 
« tMoil que ce nalbentem Princt n* d*t Mr« MaiHM la 
« vieliBM dé ■'ambition de s«n oncle. Cette compaasion 
« Mtimenla encore k la nt dlsa^llBSi fcnme treinUaRle 
t. faut bi vie 4* son mari, et peor celle àtvm flia qn'elle 
«. M«tt, d^ailleim, affligée da férfl de son- père et de mU- 

• ville , «Me se jettai ai» pieds da Roi en fttêence de tout 
« toiMnde, h) s«p]UtoDt «rec l>ea«coapde iannes d'épar- 
« gnerion père et sa maison. Le-noitonchè-de la jeniMlSSe 

- ««tdel« beauté de cette Prineesae , laisuvoir quelle l'a* 

• *<ail attendri ; mais eomne one si Kraode afhire ne pon- 

■ voit Atre arrêtée par un obstacle s! léKer,.ff loi répôildit 
« qs^ s'MoJt trop avancé poar reeoler, e^qifîl 4toit eOa~ 

• truntda poursuivre son entreprise [*]. > 

^. ERTSte DE CHIUUiS TDI PAHS ACQOU-tJUeKTB 

'-' ParV. Baartin«n tkii. Aile ilu Nntir. 

CipceKUuUtaadvduarm. R^«-chtussri 

Oarles V II! poursuivit sa marche rAiï que rien Tarré- * "' '' 
fit, et franchit le; frontières de U ToS^é. Là, Pise tt- 
tenikjt en loi son liAérateur, etj malgré t'es ombrages jla 

I. VI! , cbtg. Ti. c; ffifMftt 



™,l,î™nvC00glc 



No 1». 



iOO filLBBI» BKTOBrOOBS 

patriotiame Qorentin , Savonarole , q^ui l'appelait comme le 
jléa% de Diett , fil tomber devant, lui les portes da sa pa- 
trie. Uais les villes de la campagne romaiae ne ieinblaient 
pasluipromettrelemêmeaccueil. Le page Alexandre VÏC), 
Espagnol de naissance , était uni d'mterât avec la maison 
d'Aragon , et avait interdit au roi de France , sous peine 
d'excommunication , l'entrée des États de l'Ëglise. Cepen- 
dant , le 7 décembre IWt, Qiarles VIII était sons lee mnrs 
d'Acquapcndenle , la première ville des états pontificaux , 
è la frontière de 'Toscane. Il n'y trouva point de mniison 
ennemie; mais bien Icclcrgé toutentierquisorlit auren- 
contreen grand appareil, avec la croix, les reliques et le 
Saint-Sacrement. U put s'assorer alors oae , malgré les 
. menaces d'Alexuulre VI , il traverserait la campagne ro- 
maine , comme le reste de l'Italie, dans toute la trUM|uil- 
• lité d'une marche triompbale. 

18S^ ENTRÉE Effi CHiBLES nu k HiPLES (13 mai 1495). 
Aile du Hjdl. Pu 1>- F£kob ep tSM. 

' 'oalei^' Aprit pinsd'unaiois perdu.àRomedani defrompeoMt 

<]«■ RauiiiM, DégiMÙtions , Charles VUI met enfin son armée ta mou- 
"'"' «emenl vers Nanties. Au seul bruit de son anppocbe, une 

révolution venait d« s'y accomplir: le roi Àlphoue II, 
Mcablésousle poids de l' exécration publique, avait re- 
iMDcè i défendre son royaume et s'étul réiugié dans un 
couvent de Ifi Sîcîie. Le jeune et héruïaae f cnlinaud , son 
fils , ne Ivi imcéda que j^our sevoir làcnement abandoimé 
. à'^U^Gennuo.ottilalteudait l'ennemi: à peine. au miUea 
des trabisonsaui l'ealouraieut , put-il, en toute bile, se 
•auvcr dans l'Ile d'ischia. 

Charleï VIII ne niarclM plus dés lors comme un goer- 
rier, dans le menaçant appareil de U conquête ;.G'«st on 
roi longtemps alteiidu par ses peuples et rendu enfin à 
leur amoni. Naplee l'appelic, et s'est pour ainsi dire préci- 
pitée tout entière à sa rencontre, il f entre avec récla- 
' tant cortège de son année, au milieu des . acclamations 
d'une fbule enivrée par la nouveauté des événements et par 
la magnificence du spectacle. Les seigneurs do panti ange- 
vin , jetés dans léscachots par l'ombrageuse tyrannie d'Al- 
phonse, en sont Urés, et viennent, avec l'enthousiasme 
de la joie et de la reconnaissance , baiser les mains ;«t les 
pieds du jeune monarque. C'est ensuite le clcreé qui, i la 
porte de la cathédrale , lui oiïre la couronne du royaume 
portée par deux enfants ailés , figurant deux anges. Charles, 
. fS) Rodertc Bsrgii. 



HihvGooj^lc 



DD PAUH DB TBBSULLU. 101 

ca b leccvanl, jure de défendre la retiffion envers et 
contre tous; pais H se rend an palais , où les grands du 
royanme hii remettent le'Sceplre cî prêtent entre ses mains 
leur Berrooil de foi et hommage. 

Charles VIIl et sa jeime noblesse ne sqrent fin recneit- 
lir )esfniits de celle belle Joarnée : ils jouirent de leur 
conquête avec ane folle insouciance, au lieu de s'v affer* 
mir , et Naplcs fut perdue presque aussi vite qu'elle avait 
été gagnée. 

133. BATAILLE DS sÉMis&VA (2& Juia 1Ï95). 

Par M. JoLuvET m IBIT. ADeJoI! 

Pendant que Charles VIII s'endormait à Natales au mi- ^"' " 
lien des fêtes, un orage menaçant se formait derrièr» loi. 
Le pape 0] - ^ ""oi d'fopagne (') et le roi des Romains (') , 
l« duc de Milan (') et la rèpnblii^e de Venise se lignaient 
pour dnaser les Français de l'Italie. Longtemps Charles 
. accseiJIit arec incrédulité les avertissements répétés du 
sage Coninu; il fallut se rendre enfin A l'éndence, et 
•bandonner le séjour cncbauté de-Naples, en même temps 

rsies beaux rare» de la conquête de l'Orient. Une moitié 
l'armée firancaiee, sous les ordres du duc de M(Hitpen- 
net (*) , reste £ Naples pour garder le royaume; l'autre, 
commandée par le roi , reprend lo chemin de la France. 
Mais à peine Charles VIll avait-il tourné le dos i sa 
oonqntte. que déjà le jenne rat détrtoé, Ferdinand II, 
s'apprêtait à rentrer dansses étals les armes ^ la nuin. Dé- 
bar^ à Re^po avec Gouahe de Cordeue, il pénétra sans 
■ eem ftrir an cœur de la Catabre , et s'avança vers Séminara, 
«à U snrprit et fit prisonnier nn petit corps de troupes ftan- 
{ûses. Mais le nre d' Aobigny qui commandait dans cette 
provincfl , marcha rapidement k la rencontre de l'oinemi 
pour arrêter ses progrès, at hii présenta la bataille. Le 
pnident Gonvtve ne vonlait point l'accepter, mais Ferdi- 
nand Alt contraint de céder h l'ardeqr impémease de ses 
barons , qui comptaient sur le nombre comme une garantie 
«sorèc de ta victoire. LenriHusioa tbt comie ; dètle com- 
nMncandit de l'action, la cavalerie espagnole, chargée par 
les gendarmes français, fit une évolalion en arribre pour re- 
venir enaoite à la charge, selon l'usage des Maures, avecqd 
elle était accoutumée h combattre. L'inftinterie napolitaine 

(') Al«undrc y\. C) Ferdinind U. O Maiimllî«n I", Al( de l'emjwrenr 
FiMMe m. (t^ Lndorlo-Mirle srorce. C^Loali M Boiirbon, I" danom, 
piâcc de La Hocha mr Yon. 



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19^' aàuniB» aisioBMinu 

frit celte meuue pour le signal delà fuite, et se débenda. 
erdinuideisaja en Taio de la rallier : il biltit tomber aux 
4iiaiiis de rcDHemi , el ne dut son nlnt qa'à l'hèrotaBe 
dévouemeot de Jean d'AIUvilla. l'un de ses gestiu- 
bonunes. Cette Victoire laîasa piMir quelques moU ck plus 
le rojaume do Naples aux mains des Franfais. 

134, BATAïuE DE FORKODE (6 Juillet 1495). 

ParH. FtiAMulUl. 

^' Pendant ce temps Charles VIII trarersail tonte l'Italie 

pour retournei; dans son roTaame. Cette rettaile bl 

pleine de fatipits et de périls : l'bistoire a conservé le 

. souvenir de la patiente énergie avec laquelle les S--- — 

.•mlobrent * bras, *^ ' ''* =" ■ — **- " 

.îariillerîe, i 
. pTodîgicax e: 
trouf er aux port&9 ( 
de'bBBUOOop supérieur. Charles demande lepassage; on le 
lui refuse, et alors s'engage, sur la rive dratte da Taro , 
dans le bâutai de Fomoro , une bataille t jamais glorÎMMe 
fMHiT Im annes fraïu^ses. 
L'armée dei coufedérés, an Doinbrede qnaTantvmWe 
I, Âatt réuaie sous les ordres de François de Odit- 
— rauisile Mantouc, l'on des C»néMleri\ts plus 
de l'Italie. Neuf mille Français, excédés defli- 
, ligue, n'hésitèrent pas à cborcher un passage à tnrws 
fXlto nasse Cpalsse d'hommes et d« chevan. La taAlqoe 
ilalîeuWi appBjée du nombue, ent beau déplu jer toolea 
ses rasaourees, U/teri«^a«(iate,àiaqDeUe rkanopM- 
..vaitréi^ler, l'emporta. Eq vain âoniagae, par une hk- 
tiiMivre halùle. s était flatté de conper l'atfièm^arAe; 
Charles VIII 4éemcerte It eoapï d'épée ses calcub et a 
I bienlAt dégagé laa nens par ime obarm nctorieose. Les 
. $[radiotfl>, milice dbanute i la solde de Venait , qcd dë~ 
:T«ieal appuya le aritoHnefit du marqù de Manivw, 
oublient H-coiHbatippar se jefar en «lUarda sur lesbigâ- 
.,i£*s;elUcai«tedeCai>Eio, BDUeDiTatlaqaer'de froMÛ 
■ «endamerie frantase. dèsquHl est ea Ace if die , t«UM 
'Srîde sans nimpream lance. Le massaoredel'llabeaiftt 
..^HiuTantabta; jsmaû ils ' n'araient cenna nae pvefle 
guerre. Les Vranfais enEHuémet rMtèràrt n meneat 
oComtneéloiwéa de. leor notoire, et Msitènnti pdorsnivre 
leur marchei tant il leur semblait incrovable qu'une si puis- 
' Sîtnic armée se fAt i si^u deftaïs disitpéedenmt eux. 
Bayardalorsàgë de dix-huit ans, serratdaiu la cHtipapri»' 



IKI PALAIS m TEAaALLLHS. LOI 

„ d'armes du comle de Ugny ('j, « D fit 1 la 

k balaiHc de Fornoue des prodiges de lUeur, eul ' 
■ tjbevatixttrfs S0D5 lui et prit une enseigne qu'il "" 

tV». OÈmsia DE loms xn (tvril 1498). 

Par leen Gissies en 1131. Ail« du Nord. 

Le doc d'Orléant , k U tête du parti dei {Hioces. >aTait bille a> i. 
Iroablé de ses prétentions ambilieuse* la oinotilé dé<^r- 
Ja Vin. Vaincu à la iMtaille de Saînt^Aubio d« Connîer 
jiar le are de La Trémoille. il était tombé (iriMNuner entra 
Kl mains, et avait ^)ié ih r4ves de diHiûiMiUan pu taa 
OAlivité «e trois aonées. 

L.orsqae la uuronne passa sur II Ute de M {Hinee ea 
ll|98 , tous ceux qui avaient servi Ctnlre .lui le né •ou 
prèdécessatu occupaiiaDtleapIusbants tmpMa i la coor; 
La Trémoille, estre autret, avait l'office de pri» ar ohao»- 
beUao. aLe roi le Btanda.de son propre monvemeat, le 
« coBÛrma ea tous ses étals , offices, pensions et bienÂits, 
« le priant de lui être aussi lojal qu'à s«a prédéce«eiir, 
« avec promesse de meilleure recompWiM ('). > A oew>blé 
traitement Louis XII ajouta celte parole H bdle et si 
CODone : « Le roi de France ne venge pat les injurea du 
€ doc d'Orléans. ■ U ttaiu stcc là mtea <f[énérafilé les 
antres coarlisans, à qui leur dévouement pour Oatiea VIU 
fiusait redonter son inimitié; il leur annonça qu'ancno 
d^euxiw MTÙt privé de ses emplois et de ses honneurs. 

136, BAYABB SDB LE POIIT BE«AAIGLIAKO (iéc. 1503). 

Par If. pHiLiFPOTEAi-i en itM. 
Les Anfiçaii fiiiiaient on dernier effort pour reconqn^ 
lir fenrrattnt'd* Naplcs, enlevé i Louis xllp&r la ^Ktfi- 
ISk 4c rerdinand h Cttboliqne et l'habilelé guerrière da 
GontalTt de Cor4oae. Les années , en fiiËé t'ime de l'iu- 
IrefCoamieBtlesdeairiyesdeOBrigUana, ûm» l'aUentA 
jtme «ctnn dèdiÎTC< e'étaieiit chaque Jour de nmiveBM 
MewBWdies entre les chevaliers des deux natftim. Ceint 
duil'nnedecesTancoMresqse Bayard se sSgnala partm 
ttt fwnes si nepvdlleux que Ton sereAiSerafid^crofas 
s11n4iirit«tleilé par le oaH témotcnace de soki'éca;cr. 
Vitwln«dëlftâesr*k. 

Uipvti de cavalerie espagnole s'avançait k la déi^tféa 
fma Nrprandrele oam)» français. Bajard, dont l'isil éOdt 
{•1 Lttnh deI.antDlMuit. («) Biotfaphit imivtralU. ^») JfMcirM d| 
La Tririoillt, cli. vu, p> tu. - , 



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IH GALBBIBS HISTORIQCBS 

' loujonra ouvert , s'en aperçut, n Si commencea à dire à l'es- 

- ■ cuyer Basco, son compa'îgnon : k moDseignear l'escuyer, 
« Dionamy, allei vistcmcnt'ijuenrde noz gens pour garder 
c ce pont, ou nous sommes tous perduz ; ce peniËuit je 

> mettray pcjne de les amuser jusques à vostrevenuetnuïs 

■ haslcz-vousiucequ'ilfist.Et le non chevalier, la lance au 

■ poing , s'en va au bout dudit pont, où de l'autre, costè es— 
. H toicntde^jàlesEspaignotz presti à passer; mais comme 

• lyon furieox va mettre sa lance en arrest , et donna en la 

■ trûppe, qui desjà étoit sur ledit pont. De sorte que trou 

■ ou quatre se vont esbranler, desquelz en cheut deux en 
. ' ■ l'eaue , qui oncques puis n'en relevèrent , car la rivière 

> estoil grosse et profonde. Cela fait, on luy tailla beaucoup 
. « d'aSaires;car si durement fut assailly, ^e sans trop 

■ grande chevalerie n'oust sceu résister : mais comme jmg 
".m tigre escbauflè s'acula à la barrière du pont , à ce qallz 

' . ■ ne gatgnassent le derrière , et à coup d'cspée se deSendit 
' 1. si tns bien que les Espaignolz ne sçavoient qne dire , et 

■ nccuydoientpoint (Tue ce feustung homme, mais nngeit- 

■ nemy- (on diable). Brief, tant bien et si longnement se 
a maintint; que l'escuyer le Basco, son connpnignon, luy 
a amena assez noble socours.commc de cent hommes d'ar- 

' 'a mes; lesqueti arrivez firent susdits Espaignolz habao- 

- K domier du tout le pont, et les chassèrent un grand mille 
-.adcliC).» 

13t. LES ÉiATs-e£sÉRioz SE TOURS (14 mai 1506). 
(U)uis m.) 

Par M. Bézàiid en isSd, d'aprïs un platond 
du Louvre peint pur M. Vrolllng. 

Louis XII avait convoqué les états généraux à Taure, 
. pour le 10 mai 1506. Le 14 du même mois, dit M. de &.s- 
. ' mondi , « il reçut les députés des Ëtats dam la grande selle 
- . » du château de Plessis-iès-Tours. H avoit à sa droite jes 
« cardinaux d'Amboisc et de ft'arbonne , le chancelier et 
. ■ beaucoup de prélats;âsagaiiche,François,comle'd'AiH 
. ■ gouléme, a qui il avoit donné le titre de duc de Valoi». les 
'"« princes du gang, les plus grands seigneurs du royaume. 
■" ■ le président du parlement de Paris et quelques-uns de ses 

■ conseillers. ThomaS Bricot, chanoine de Notre-Dame et 
"a premier député de Paris, porta la parole i il remercia la 
. a roi d'avoir réprime la licence des gens de gnerre, en 
i;s sorte qa'iln'y en avoit plus desihardi que derienpresdre 

a sans payer; d'avoir ab^ndonné^à son peuple le quart des 
Pi Hiiiiilr* *t tfl» efceeo/iw '««M pooiM- Bl «nu r«pro«e»e , eh. xsiT- 



n, Google 



10» 

■ taSIes ; d'aioir eijfia réformé la joslice d«u son njanmc 
« dappoimé partontde boas juçes, tant àlacoor mvk- 
a toaeot de Paris <pie.dana tes triWiaii» inféricnti. « Pour 
a UMte* ces caosea, dit-il , il devwt être ap^lè le roi 
a 'LovH doanëme , pire dn peuple. ■ Ce aviKm, qui té- 
■ pondail aux seQtimenls de (oate Vuiemblée . fiit r«eii 
« arec acclamation ; le roi Iw-mËme flU si loncbé qa'on le 
• lit répandre des larmes. • 

Bricol, ÎDterprële du vœa national, s'agenoailla ensoîte 
devant le roi , arec tons les dépotés, ponr le snppHer da 
douer CD mariage sa fille, Clande de France, aa duc de Va- 
lois, qùrégna après lui sons le nom de François I*'. 

f3S. EUTKiB DK Lons XB A G^NÉB (39 avril 1507]. 

PuK.Ari SoasFFEKM.... AilsdaNon). 
PtTillMxlDRal^ 
Gènes , incapable de garder son oraReuM Gberli , a'tiait '" *^'- 
nnse sons la proleclion des.diics doÛilan; et, comme taut 
J'hërilage des Sforza , elle était passée depuis huit aM aox ' 
nains de LoaiaXII. Mais, sons la loi même d^ maître 
étranger, les riellles haines du peuple et de la noblesse, 
qnt jadis aTaicnt mis en feu la républiqae, fermentaient 
encore, et les tieuienants daroi de France, fidèles à lear 
titre de gemilshomnies, n'étaient pas jnges impartiaux de 
la querelle. Il^n arriva que le peupJe, anima d'une égale 
JtajeuT contre fes nobles et les Fransais, les chassa en mime 
temps d« Clones , choisit un doge dans ses, rangs , et s'ef- 
iDTf a de placer son indépendance reconquise' sons la saave- 

KrdedapapeJalesnC) et de l'empereur Masimilien. Mais 
n elf'autre ne prËtcrent aux Génois que le seconn d'une 
fiopuissanle médiation, et Louis XII aranfait avec une 
armée. Paul de Novi, digue dn litre de ivgfi par ses ta- 
lents el par son courage , mit tout en œuvre pour défendre 
sa j)alrie ; mais le cœur faillit aux Génois , et ils n'osèrent 

Cul affronter jusqu'au bout )a colère du roi de France. 
Tille ftit rendue à discrétion. Le 29 avril 1507 Louis 
Ul fit son entrée dans Gènes, à cheTal, armÀde toutes 
pièces el l'épée nue à la main. Les magistrats , qni étaient 
suiis k sa rencontre , se Jetèrent ^ ses Kenoux , le conju- 
rant de pardonner à leur ville une rébellion qui n'était 
point dirigée contre lui. A leurs prières se Joignirent celle» 
o'uoe foule immense de femmes et d'enfuiU qui tendaient 
an Roi, en suppliants, des branches d'olivier. Louis XII 



,G(Hinlc 



„.js himfntioiWde U pitié, ^pardonmà )a vttlCrebelte. 

■Tmietak us Acfe^e hi rèTMte mxnt tnuxiptinéeiBKmr- 
'-doW, M Maptepenlftfes ancfem privilèges de«>ieoâati- 
-ûilon #opamcaià»,.cb om CttrtcmM ioextragnable,! cfni 
■<artilBhwn<le<Md«tf« CCrm*; «'ëlevaes haatde la£aii- 
;'(«<fi«i pow'MaqiriiiMr t Cmeirir la tBrtMle*»4e>PMpiit 

démocratiqae. 
Iâ9., B4TUUE u'âskuki (14 mai 1Ê09). 

Pir H. JounErta iht. 

~ Lotiis Xlthrité contre Venise, son ancienne aTltèe, 3*6- 
ta^ Hfi ^'emftereiii; 3(ui|nilieii , au ^i i'A^g^Mem A 
an roi d'Espace , ponrhumiller Celte orgueilleuse rËpa- 
bliqiie.Le^pëSrie»!!, quoiquejaloux avant tout de ckoé- 
' Mr 4' IlaÛe la barbarti ,a.\iii accédé à cette alliance pour 
'finrejilicr^u's'soaascetidaathpiiiEiiaDce vénitiecnei et la 
• 1othi# Ënndte, v^ec le rtste des forces de ritalie , contre 
les PranÇafeetteS Allemands. I.a ligne de Cambrai avait ëlé 
comilDc (l5099>^ ^'^^'■l''^ ^ <^^conuniuiicatiou lancéecoiK 
tn le Do^ et la république était venue en aide aux atijM 
fran^ses. 

" LodsXH en effet était entré le premier en can^tagoe : 
îtayaitpassfcrAddaiCassano sans rencontrard' obstacle, «t 
menaient de Séparer les Yëniticns de Ictirs magasins de 
'Crê^n* et de Cr^moneJ l'Ahiane etPitistiano se mettent 
alftrs en ntourement pour chercher auprès de Crénu Dtw 
plqs sftre positiw. Mais dans leur marcbe simultanée les 
' aéqx'annéfe^sereDcontreDt fortuitement, et le combat s'eb- 
^ge.T."Alïîà]ie'tbutTappeleràluisoncolIègue,qui]'ad6- 
•tmdi , mut» eélui-c) se refuse à courir les risaaes d'une 
batajljp qoe le sénat s or'dooné d'è>'iter. Et le laisse seul 
contre looterartnéefi-ançaise- Ce fût la vaillante infanterie 
■' des B'rfttghelta,' nagofere rarmèe en Romagne , et que db- 
tin^aienl ses cAsanues à moitié'rooges et blaùches, (ni 
'sootiiit sènletmtf- 1 efïort de la bainille. Ces braves eepi, 
' "cttcoufs^ par l'intrépidité de leur chef, se firent tuer p'res- 
qne jusnu'an dernier ; on en compta siï mille couchés pw 
■ terre_. Vingt canons 'tBitdièreiit aux mains des Français, et 
■VAIïiane,' blessé au visage/fut amené prisonniei; devant 
■^Lonis XÛ. La bataille d'Agnadel porta un coup tiin^Ieà 
là, puissance de Venise, mais sans assurer au roi de France 
les conquêtes tjn'il était venu chercher : d'auTres mains que 
les sieuDesdeTaieut recueillir les fruits <te w »(-■-=-- 



HihvGoonIc 






14D. ffUSB DK wuCiiE ^ mai 1511). 

ParU.LuirUnsINilMOMeniST. AiladiNanf. 
IL-de-«fctHiée. 
iaJalesne«l-il(ditande Veflinee^Hi«ab- ^>< »' ». 
I«, ^'il s'empnsn de la rècoaùlier avec l'^M» 
t «t& l'aUîsr avec elle coaire Im Francià*. FardÉUiu -la 
«MbolifK, Jtenri VUI et (Vnpeniir ttuôtiilieii Mtrè- 
iM< iai j caliB Btwrato. aHhiiect et Lo«s Xil, ( ' 
bckefda hligda de Cambrai, la ril alor* , «m 
dcMM» ^H«, tooraéeoootretai toateatiire. 

Llnn di eslte gaorre, «'était le Pape ««ce >cs panions 
■rinites et inieiHiciliaMM. Il étsil tcdd s'^taUir à fialo- 
pK, raeoaqoÎM lor la feniille de BeBlln>glio,'tfl de 11 il 
MMsaît innètiMBseiiMattwttes les IMces de l'It^ «outra 
b duc de Fetnn, allié de la France. Ctit Htm •■'«n Ift 
lit entrer par U brèche dans les man delà lliiaw]oTe,^a^ 
■ v mat de nônr il arail cnniortée d'auutl. Haii, après 



fc tniler en eanend te chef de l'ilglise; «t le 
BHrecBu ne frimlce, IBtre d'agir, s'onefa par ose ma- 
aseorre bardie aor Bologne. Joies U , à ton approche , 
Ikjl en tonte faite reri Baveute , pour t troow ^ plus 
«ûraale, et laisKson neren, le doc d'ITrbtn, es Aoc des 
VnBçùs. Le coarage maii)|na i ce capitiàM «t i se* sel- 
dilB, comme il avait manqM anPontué. Us ftireoteonit 

' « dispen^ par l'année fraaçÙH; -'*-'*-" — >— • 

m de ta déronte qu'il ne resta anz : 



et td Ait l'entnd- 
iatasditTik^D«ar 
fartiHorieet les lûgages. Celle ricloiie.dDDtts pria- ' 
apml trùpUe (ht deibétesde smohm, recntdesFraafus 
le nom deiisoire de jmtmi» du émfen. Elle readit JBolo- 
pK ans BaatJTOf^. La haine popidaira s' enripa; contre la 
statne tu brome de Mes II, Œanre colossale de Michel' 
ABBcOnlaJeU àhu.etdteBerfltè fbwJre deuM enons 
qai, aa bout de sîi joqrs , étaient tournés par le peuple csd- 
tre la citadelie. 

141. PRISE DE BRESCU PAS GASTON DE FOIZ C^^ 

février 1612^. * . 

Par H. lAuxiiu M lIlT. Aile du Nord. 
_ , , R..de-cluiuit-e. 

La pnse de Bologne rat some de quelqaes soccés qui ne Salle a< !■ 
ceQtèrent gaèrc plus aux armes françaises. Mais Rayînond 
de Cardoooe ne tard» pas à ataeaw au f ape lai Meona-de 



nv Google 



m GAIBBIBS BinOBIQrEB 

l'Espigne , et la lutte devint poar LouU XII bien mtre- 
ment redoutable; C'est alors qu'il «nvoya enllalie son jeune 
n^veiti (^as^on de Foii, le plus impétueux capitameqni eût 
'"paru jusqu'alors au delà des moals. Gaston cooimença par 
-.Ragnet'aulnbmdeT les SiUBses , qne Iules II ayùt eppelés 
.,.& son aide, et il les fît rentrer dans leurs monta pies. Le 
lîévrier , il sauve Bologne assiégée , en r entrant alafi- 
-.ivear de la neige et de r«nrag»i. Le 18, il était devant 
' .Bresoia_> où le comte Avoraro venait de relerpr l'étendard 
,i.de Venue; Je 19 , il avait lorcé cette ville , et la linait aux 

inmîtoTables vengeances de son armée, 
r' wni le terrible assaut qui emporta cette place , Gaston 
-I 4a Fois paya de sa personne comme le plus simple cheralier, 
i, etoB levil a osterses souliers et se mettre en esdiaun de 
-, '< cbaoïses pour escalader la muraille.» Mais ce fntàwjwd 
qn'aMartiot la palme ducourage pendant lecombat.comidB 
uitfieUeâeUràiérosîté après la victoire. 

a tes I^rançois . raconte soR^cayerqui a ècritson his- 

, ! « loire , crjfoîent ; France I France I ceoix de Jh comMÎ- 

'lognie du bon chevalier crfoisnt: foyarn BayartlLes 

-.a «onenayscrycientiifarcof J(ari»r.... Mais s'ils avoyoït 

, « grant cœur de deff«jdre , les François Vavoyent cent 

.,'• taie ph» srant pour entrer dedans; et vont livrer ung 

'-«'assault merveilleux, par lequel ili repoussèrent nngpen 

-m letVéniciens. Ouoy voyant le bon chevalier, commen- 

.. ' oeaidirc : Vedani l dtdatu, eompaignorui Hz tonl noê- 

-]« trt$; marchex, lout eu deffaict. Luy-mesme entra le pr^ 

i. « nûcf- et passa le rampart , et après luy plus de nulle; de 

','« sotte qu ilzgftignèrent Iapremierfart>ctyen.deMODra de 

. « toDl les Gostéz , mais peu des François. Le bon cheralier 

^■,M Bat uB coup dedans le hautt de U cuyss«, et entra si 

, I c avant qve lé bout rompit , et demuura le fer et ong beat 

-{«'du fttst dedans, fiieo cuyda estre frappé k mort de ta 

■ douleur qu'il sentit; si commences à dire au seigneur de 

-.]« llolart : C»nipaignon. failei marcher voz gttu ; la viiU 

« e$t gaignét ; de moy je ne lauraU tirer oullre, car je Mit 

« morf. -— Le sang lui sortoil en habondance; si luy fbt 

. o force, ou là demourir sans confession, ou se retirer 

• hors de la foulle avecques deux de ses archiers , lesquels 

« lui eslanchèrent au mieulx qu'ils peurcnt sa playe 

« arecqnes leurs chemises , qu'ils descirerent et rompirent 

« pour ce &ire (■). ■ 

n JHtloir« At ion ciitttiiir nmt paov et loni rsproielt*. 



n, Google 



ma PALUS n Tnuuxts. 109 

XA'Î. UTUUZ DE UTEHHI (1 1 aTPil 1 5t3). 

Par It. Arj Scsars» tu im. Ai1« dn Nord- 
B.-d»cluiaiiéa. 
— i de Cardonne ivait recolé derani FiropëtiiosiU Sdla n* >■ 
n de Foix. Il vonUit k tant prix éviter 1> oateille , 
MlemocDeiit oAl'éditde Hasimilien , qni rappelait ' 
» _u<iq«iiet3, Aclâirciraîl Ica rangs de 1 armée Iran- 
{ÛM. lub Gasbin , en nwnaçanl l'iroporUnte nlle de Ra- 
Tcnne, k contndgnft à en venir aux mains povr la sanver. 
lesprenûen sbecèa de la journée forent poor les Espa- 
gnob; dont l'artillerie ravaguit les rangs de l'iohnterie 
amemifl , podant 'qD« ta knr . ccMChèe sur le ventre , ne 
jooftntaiicQDe perte. Cette habile disposiiioD étak l'oarre 
d« PieM« Nxvarrp, dont les inventions perfectionnèrent 
bewcoopalorsrartmilitaire. Ums le chef delà ^endaime' 
rie italieine,ïabriaio Cotonna , ànattent de voir ses ca- 
vaUera «posés leab k lont le fea des batteries françaises , 
Bt OD nuBrement an avant . qne Navarro fat fbrcé de snivre 
rrecëes fintossins. L'inipébiosité redonlable des gendar- 
mes français reprit par U loos ses avantages. En on in- 
stant la caralerie espagnole fiit rompae et dispersée, et 
rin&nterie elle-niénie, qni avait' dijS entamé le corps de 
lansquenets , rudement chargée , céda le champ de In- 
taille. Cependant elle se retirait en bon ordre, etCaslon 
de?oix, irrité da massacre ipi' elle avait foit des siens et 
de l*opiniAtre résistance cpieMe lui opposait oicore, ordonne 
ooatrecUeooedernière charge. Il est blessé et renversé de 
dieval, et no soldat espagnol lui traverse le corps de son 
épée. X. 'honneur de la journée n'en resta pas moins anx 
fïançais, mais trop chèrement acheté par la perte du Ité- 
TOS qni seul poDvait alors soutenir et (aire tnoœplier leur 
anse en lUhe. 

M3. TICTOmi DES FRANÇAIS Sm tA FLOTTE AMGLAISEpA^I'JjNort. 
DE^'Airr BREST (25 avril 1513 ). R..d<HdiaDHée: 

Par H- Ita««dora Oudiii m--- 

114. OOHBATDB LA CMtDBLlÈBB ET DB LA R^ENTE 
MtCAn- SAIBT-MATHIBU (iOaoAt 1H3}. 

ParH. Tb<>odOT«GrDnien.... AilednNord. 
* ParlIlODdiiRoL 

Pendant qne l'Ilnlie était le Iheatre de ces sanglantes RHl^tbaniXe, 
guerres , Henri VlU, entré dans la lainte ligue contre la 



toiiiîHihvGoonIc 



France , préparait une descente sur les c6tes âa royaume. 
Louis XU, poiir«carterct<laDK«riflt,seltalai:écitdd'lh| 
Bellav, a passer par le destroict de Gibraltar quatre galères 
« soÙDs la cliarge du capilaioe Présent , pour résister anx 
« tacunions (|iM;raifo*Balile« A^on eoi- laiBer4eMiatit, 
« la LotH du coMes d« Nftn>uiiiue«t BMai{pte; l'Midral 
« d'Angleterre, leqaetwoit dwaè U ch uM «n gaUtes 
• dudit Prégcnt , jmqoo près de BMst. fiiL«nBlMttD ^r 
« kadilM galères, et fuJtdeui ledit aaiMl, gtri onwut 

. a pendejrânaprès.JDemohtf.denBLSaBl-aalUeiiQa 
«BrfttaigUi lejoar de laint LaBreflt.fatoonbalu par 
fl qutre-iàigl» ■avires mffioittt oontta -un^t hvMgfiiM»et 
aaotmaodes, et eitaot le'TetttpoanwnsetcoalniteMix 
a AngkMBj Eut.comlMtla ou par^lafor9e;<et:ealra Jattes 
■ :lac8piUtifM Primatigtiet, breiwi, capitaïae de ^'G[»Se> 

- n liére, navire surpa " ' — "" — — '- 



VattlIonduRoi. 



s rayne Ange tf oit fut coiuÉniiin et èfâpper, 4e vorjut 
«Cluvealy de dix ou dave uiires i'âMgfdunbiiA ne 
s va;aat moyeade se Aéi^opptr, roulât 'nadvesaniMt; 

■ CM ayant attacbé la Bégmte d' Angleterre . qui «mit 
• la principale nef dei AngtiMS, jeta fea, de «MLe «e 
.tla£«rmiBreella Jtégenti tanat bnelàe^, ettswles 

■ ttamiMS penliu , tant d'tmepajct^neid'aiiUe ('].> 

i4â. CHAPITRE 6ÉNÉ&AL KB 6AIEn~nàll, A KBHWS , 
CmVOQVÉ PAE UB OKAHD lullU tUUUOI C&- 

' BBns(161i). 

fttiLJkaiBUtteatVsa. 
Le îullan Sélim. conquérant de la Syrie, dal'Arabie 
et de l"Ègyple , ne voyait plus en Orient d'autre obslAele 
à sa puissance que la petite lie de Rhodes et les chevaliers 
qui l'occupaient. Tous ses projets Se tournèrent de ce 
côté. C'est alors que Fabrice Carette ( Fabrizio Caretto, 
d'une illustre famille romaine] fntéleréa la giaademailriw 
de l'ordre de Saint-Jean. Réparer les ruines entaiséés pett 
dant le siège que' ta vi ne avait sontena Irénte-trob ans 
' «uparavant , relever et agrandir les fortifications , rappeler 
tous les chevaliers dispersés dans les conimaoderies a Ea- 
rope,ie*r de l'ar^fcnt et des (»ap«t ebfin fidM'Mte par 
tous les numm posaibles fa l'orafie qvi allait fondre sur 
Rbodes , tel élait'e premier devoir du grand maître, telle 
fui sa pie miire pensée , et, pour l'acconlplir, presque au 

(>) MimMTM it mnêin Mtriim D» BtUas, Uv- 1. 



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Iwai^ria de •» éleKltoD,'it«owo4te U cbopitrasioértl 
4ef«tdi«. 

L mu ÉO M M» qa'U cJiMMiarit loi brait toatu unr- 
diM, «MMdM, MtrtiedeMBRiiMl.fntcnMatdeiM- 
t»nirfta»tdgUpihiMiic«WBMPe.M»fec»rf*ltkpotot 
A lUfiaiCneue «lill é^it iiëSM«« ilMMMdre DBtto ville, 
non pbB ipi'â Sèbm de l'altaqaer. L'u «t ïaMit ttgna 



1<K. ntaçots 1** tbaverbb ibs'ieé^ (M) a«6t l&tS^. 



ooaqaârîrleâncMde Milan, DdrtgMitlCaunâlien ^ona, 
■om Ix proteetiondeB baHebwleswbte». Il «nt bien nte 
maRMiaKaniée(«M*]M)46edel'élit«'d« la geadmaerio 
fcawaÎH, ^ KrfD» t^*^' *!»> d'âne pubiute inftntMte 
de liptyianett et de Gmook, pendant qie «es envo^ 
~t anc le «énat de Veobe cette vieille «1'^ 



«Mmiidée pKT U paUtKpu, qM' L«qit XII Ini-atee 
mit fini MT nDomT) aprto Faroir roniMw dans ni» *aiite 
'-^'' iedeoonqBM«.Fm^or ' "- " -■- 



fhdUbie je oonqërMe. Fna^ofe le rendit atots à Gr«oobie , 
et MOT deaecDdieear'fcs tenret de son altiè le marquis de 
SuntM, ^^oigagea, i gtKhe 4a «oM' fienèrFe, entre 
BweiluatUa et l'Argeouirfr, fsr oscentier dee Alpes 
qn* jajué» gnafle wm^ n'avait eooort franchi. 

CiiMal«aioaoM,«t3iMrenailplindéitetecdan ka 
gorges des moDtaxnes; mail le moindre retard dans ces 
ueax déserts edl ait périr l'armée fanle de Tivres. La sa- 
ge^ éa TienanarécnldeTriTulceet Fintrépidité fran- 
{•ûe triomphèrent de loos les obstacles : on fit santer des 
roches, on ieta deS ponts sur i'ablme, on constnusit dea 
galtries en dois le long des pentes les plus escarpées, et 
tonte cette pesante cavllerie, avee soixanle-douze pièces 
de grosse artillerie et les ba^jages, arrira le dnquièma 
^MirdUslespbiBes danurqtnsatdeSatoces. 

147. mufCois 1* u ntnT"DE u bataille de durickui 

Pw-U-.UiiLMO «n II», 

' On négocia d'id)ord aVeC Ift^isses , et FfïnçoU 1" S'eT- 
Tdrca par tons les moyens de les foire rentrer datis s6n al- 
liawe. Jto m» Mowe,MB<wde cei nwntagaa t dt iwait 



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lia aiLntn Hurauguu 

île descendre en lUiie, ctemandant impationmeat la guerre 
et le pillage, et le cardinal deSion, cns'appay«nt mit ces 
noQveaia venus , eut bienUt jjunenè Les autres soi» la bai^ 

-MèredeSforaa, i: Prenez vos piques, leur crûit-il i baU^ 
.« voi tambours , et marchons sans perdre de temps, pour 
a assouvir notre haine sht ces Krïnçaîs et Qoos Abreuver 
a de leur sang ('). 

A ce cri de guerre Les Suisses , an nombre de trente- 
cinq mille , s'ébranlent et sortent de Milan pour aller ao- 
.derant da roi de France , dont les quartiers touchaient 
presque aux murs de cette capitale. C'était unamauvaise 

' position que celle des troupes françaises en avant de Uari- 
jjutntâSaa-Donaloet.Satnte-BrigilLe; mais on ne s'attendait 
fwsij être attaqué. Aussi les Suisses, arrivésaa déclin du 
jour, oommencËrent par tout renverser devant eux. Ni les 

. c<»p« d'une batterie dirigée par Le fameux Pietno Navarro, 
aasaé an lecvice de France , ni les charges impcineaseï de 
la gendarmerie ne les arretèreuLt et, après quatre heures 
decombat, i. lalumiére de la lune, tout ce que purent 
fça^er les Français, fut de se repliée sarune mmlleurepo- 

.siLioa, et de relever leurs batteries ■ ea attendant leioor. 
C'est alors que, selon le langage de MartÛL' Du Bellar, 

. « coucha le Itoj toute la nuist , Bniié4e tootes aes piicea, 
«bormissiiMihabilleneOt déteste, £or l'aOtm^'nn canon. 
« Et demanda à luire , ledit sei^eur , a^ute FLeuraogles 
<• dans ses Mémoires , car il étoit fort altéré ; et y eut un 
■ uictonqui lui alla quérir de l'eau i|lù étoit toste pleine 
1 de sang.... ». 

148. BATAIUE DE ■ARKNAii (14 sapteiobre lâl£}. 

Aile i|b Non). hr H. FaicWriHD m itM. 

GalMie Le lendemain, dès la pointe du jour, les Suisses revîo- 

'l"^"'"**- renl à b charge avec plus de Cireur que la veille ; maia les 
Français étaient mieux préparés à les recevoir, et ce lût 
envain qu'ils assaillirent chacunedes entrées ducamp l'aa» 
après l'autre. Tous leurs efforts pour s'emparer de l'artil- 
lerie qui éclaircissait leurs rangs étaient inutiles; la toc 
Valérie ne cessait de charger sur leurs Oancs , et déji ilf 
commençaient à chanceler, lorsque retentit le cri de guerre 
- dos Vénitiens ! SsinfWiirc/aatnJ Jf are/ et que parut l'AI- 
viane avec une bible avant-garde, qui fut prise pour toute 
son armée, les Suisses n'osèrent pas l'attendre , et se re- 
0) BitMir* <U« Ciwrr«» <(< I7MII*, rii F. Gnl«huiIfB , MM 1«. 



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m; vuâia m TMiinxu. 113 

^ièrenl eo boa ordre vers Hikm. Pins de doiue mille 
d'entre eux, niaù aussi plus de six mille Francaû élaienl 
cuocbéa sur le chaïap de bataille. Ainsi tinit U bmense 
jocimèe de Harignan , ce cMtbat de géaiUi , conmie t'appe- 
lùt le tÎHtx maJrécbal d« Trivoice, ifoi tvait assisté à <lix- 
buit bXailles rangées. 

149. nuçois 1" ARMÉ cbetalieh par bâtard 

(t4 s^tembre 1615). 

PiiU. FkÀCOKtKDeD I13T. Aile dn Nord. 

R.-de-ebaDwéo 

■ te soir du «endredy, dont flna la bataille k fhoD- S«llo n« ». 

■ oenr du roy de France, Tut joje démenée pannr le camp, 

■ et en parla-t-on en plusieurs manières , el s en tronva 

■ de mxart. bisans les ungs que les antres ; mais sur tons 

■ ftit Ironie [juc le bon chevalier (Bajard), par tontes les 
• deux joarnécs , s'estoit montré tel qu'il avoit accoustomé 
« en antres lieux où il avoitcsté en pareil cas. Le Boy le 
« Toolnt grandement honnorer, car il prist l'ordre de 

■ cheralerie de sa main. Il avoit bien raison, car de meil- 

■ leur ne l'eûst açeu feire ('). u François V" conféra it son 
lonr le même honneur au brave Flenranges [*). 

180. E5TR£>XE DU CAMP DU »RAPD'on( 7.ju!i) 1520). 

Par U. ADgniM DuitT CD IU1. Ail«dnNord. 
Une rivalité inévitable devait éclater entre François l" salle d° s. 
et Charlci-QuÎDt, depuis que le cbojx des électeurs avait 
mis sur la télc da dcrmcr h couronne impériale. Cependant 
l'ao et J'aofre, dans l'attente de la tulle qui allait s ouvrir, 
s'efforçaient de gagner l'alliance du roi d'Angleterre. * Qni 
«Jedét'euds est maître, » disait Henri VIII, et lesempres- 
semenls des deux monarques rivaux témoignaient combien 
il j avait de vérité dans cette orgueilleuse devise qu'il 
arail inscrite dans ses armes. 

Françob I^r se Oatia qu'il lui sudîrait d'une entrevoe 
avec le roi d'Angleterre pour en faire son ami. Hais dans 
Mn imprudence chevaleresque il n'imagina rien de mieux 
pour le gagner à ses intérêts que de rivaliser arec lui de 
roagùficence. Alors eut lieu entre les deux petites villes 
I d'Ardres et de Guincs la Runense entrevue du camp dn 

drap d'or. 
! :il Bi*t9^e im iam iitt^aUtT toM fomr tt Htm Ttpnmrk*. tt)t,aitT% 
\jDaTdL, 111' du nom, duc rie Booilloa, uignaDT di.' Sedan et de 
' Qls Dtarêchal de Pmce. 



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D A;TOh ftit le roy de FratiM , dit U nuriohil de Slm- 
« rai^s ÔMia ses MémoiDes, lu plm belle» tartes bue 

• « ifiBoreat jamiiû vus et le pbs crand aoniliTe. Bt Ica pno- 
« cipaleiestoiaitdedrapdM'.uisédediaifltdebon.unt 
u diambres, salles que gaUeties.et4oat|»lend'auRtiM de 
s drap d'or ras, et toiles d'or et d'wfcnb Et tVMl Acttus 
« tes<uctes tentes force devises et pommes d'or; et quand 
p. elles estoient leodaesaa loieil il )H faiaoit bcM voofr, 
« Et y avoil sur celle da Roy un saiat Micliel tont d'or, 
« afin qu'elle feast congnene entre les aultres; mais il 
« estoit tout creux. Or quand je tous ai devisé de resqnî|Mffe 
« du roj de France > il làut que j«v<nis. dévide celui du 

, « roy; d'Angletetre, lequel «e fist qu'uie maison ; nuit elle 
a étoîttrop.ptugbelleqaAcellei^etFraoçOBietdeplnsde 
« cvAstance. £t «stoit assise ladicU maisw aox portes de 
« GÛiMSi asses proche dn clUstean , et estait de merveil- 
« leuse pudeur ^carrure ;eL «stoit ladictemiison toute 

. <■ de bois , de toille et de verre , et estait la plus belle ver- 
u rinc que jamais l'on vist , car U moitié de la oiaisoa étoit 
« tonlu de vcrriue, et vous assenre qa'il y faisoit bien clair. 
■ £l y avoil(]uatrecorpsdeinais«n>daat aumoindievous 
« eussiei logé un prince. Et estoit ta cov de bonne gran- 
« deur ; et au milieu de ladicte cour, et devant la porte, j 
a avoit deuK belles fontaines qui jectoieut par trob tnyaax, 
a l'un ypocras, l'aiitfe vin et lantre eane... Et la cba- 
,s pelle, de merveilleuse . grandcor, et bien estoffèa, tant 
« de reliques que dé tous aultres parements ; at vous 
a asseuf e que si tout cela estoit bien fourni, aussi estoleut 
» les caves ; car les maisons des deui princes , devant le 
a voyage, ne forent fermées à personne. ■> 
L«s deux monarques se reocotatrërenti cheval, et S'em- 

■ tinssÈrent le lundi 7 Jnin, jour de la Fête-Dieu. Le céré- 

', nranîal de cette prediëre rencontre avait été réglé tout 
«Htier par une eonrcniion diplomatique , suivant Les lois 
d'une sévère éliquclte, et de maniëreà donner dcsgai^ties 
ifilti à ta digmté et à la sûreté de chacun des deux mo- 
«irçoes. Utrisdësle lendemain matin, lero) de France, 

' ^ n'éiaiipat AomM« Kupfanneux, alla tkife visité i 
Henri Vin, à Gnines, ftans être atle»dn, l'éveilla l*i- 
menie el l'aida à s'hahiHer. Henri lui rendit confiAndeÏJonr 

' «mflance , les dem cours se mêlèrent, et trois scmii&es 
se passèrent en fêtes et en réjouissances o laissaol, raconte 
• Martin Du BeHay, négoaerletmBffiiiresà-eeucdcleUr 
a conseil Vhr douce ou quinze joarscoUrotait le& deux 



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us 

« pràcM roD contre fiatre , et se troma audit lomoy 
« grand nombre de boas homiacs d'armes , ainsi que toos 
« pouvez eftimer; car il est à présumer qa'ils n'ameDèrcnt 
> pasdespkes....]eDeni'aTTesleriyi dl^ele3gnadtt^■- 
4 ompbes et festins qui se firent là , ny la grande despense 
K sqpeiAtt, car il ne se penlt estàmw : irV^fomt ^m 
1 pbsieiirs 7 portèrent leurs aonlinSj Iran foreits et 
a lears pm sur leora eipaulM. • 

□larlcs-Qniiit Ironn on moj» phis habile de s'assnrer 
l'diatc de HnriTIHT ilOuta sm «rneil «■ ralliât 
à» ■toc TiMtBT en An^etnre, et il fit briller anx yeux 
ttactninl W»ls«f rcsptirde b tive. 

m. «RDBirinOkU, AMI&U DBVKAIIQOIS l'.DlSPEKSE 
t^ TLOTTE B5FAG50LB DETAST L'EXBOCCHCSK DU 
TAatlS»V 

ParXIfaHUtMCaiacB—. AiLcdn'NaM- 

PaiilliHiJuH'». 

La rnptare irait èclaU entit François P* et Chartes- R-^e-tbau'sw- 
Qniiit- Le connétable de BoDilMn, ptrursmri pr la haine 
de lAinse de SarOie , eolra arec Hrnrï ^IH et l'Emperenr 
dans nn odieox complot , dont le tant fiait le démembre- 
ment de la l'rance. D^irreK, il se réfugia ai])ffès de 
CttârleMinint, aac[oe4 il conseilla d'entrer en Provence. 
iTrapcTenr hd associa le'mitrqtds de Pescairc, et leur fit 
rasser le Var arec qninie mille bommes. Lannoj, vice-roi 
Ae'Sapiles. derât bientôt les suivre aTM sii mille bommes 
larmes, et Hugues de Uoncade devait assurer les tram- - 
ntnls de rivres et d'arlillene , arec une flolle de seiie ^ 
Kres. De son eàlè, le roi de Fïancc chargea le G^ois André 
Itaria, alors à son service, de veiller strr les côtes avec sa 
Hotte, lanlii qail rassemblait une go-mèe pour i«nir ddi- 
mr la Provence eurahie. la ftoitille de Doria rencontra , 
»e*inatet,'PbiIiBert dé Chrfton. prince d'Orange, l'an 
-4cs ségDtan françds vuï anfenl sairi la fortane da con- 
liÂ^At, revràant de Barcelone avec dem vaisseaux, lis 
1tte« captures par l'Smina de ïrançois I". te prince 
ITOiauge, faSl prisonnier 'avectfcsienrs^eigncnrs espagnols, 
fbl rafenné dans la tour de n>urges. La même Qolte atta- 
ma , le 7 iiUllet, deunt l'emboocbure ()j) Var, la flotte 
«pagnole de Buges de Uuncade ; elle lui coula à fond 
Irois gaJére«, et Ibrça lé resté ï abltadonRertes cQIesde 
Provence. Cet éctec, jointà l'approche deFrançoisI", qui 
«naitpar lem avec tnMfl mAt konaea 'da mnpM «t - 



HihvGoonIc 



116 dtteittes histobiqitbs 

qniozc cents hommes d'armes, déicrmio» le duc de Bour- 
bon à IcTer le siège de Uarseille qull avait entrepris : le 
sfrc de Chabannes le poursuivit Oans ga retraite, et loi en~ 
leva une partie de ses équipages. 

163. BNTBÉE DES CHEVALIERS DE L'OBDSE DE SAUTT- 
JEAN A VITËRBE {1527}, 
Ailïdu tloti. Paru. AugusleDESÀt ed iS4i. 

PiTillonduRil. _, , ,..»•■ 

H.-dcH;haus3te. Rhodes, arrachée a Uahomet II par I intrépidité de 

Pierre d'Aoiiusson , était tombée «nx mains de Soliman , 
malgré l'hèrolsmeda grand maître Villiers de l'Isle-Adam. 
Aussi illustre dans son malheur que son prècècefaear 
l'avait été dqns sa fieteire , l'bte-Adara recueillit irec une 
soigoeose humanité les débris de l'ordre et de U pofiula- 
tion rbodienne , puis il alla montrer à l'Europe sa grande 
infortune , et s'acnemina vers Borne pour intéresser le pape 
au maintien d'un ordre qui avait rendu tant de services à 
la chrélienlë. La querelle de François I" et de Cbarles- 
Quinl . qui tenait en suspens tous les intérêts de la doUU- 
qne européenne , ne laissait guère alors aux pontiies ro- 
mains d autre pensée , que celle de l'indépendance dn 
saint-siége et de l'Italie, et Clément VII, prisonnier de 
l'Empereur, ne pouvait être qu'un bien faible médialeor 
auprès de ce puissant monarque , arbitre des destinéei de 
]'ordre. C'est alors (1527) que Villiersde l'IsIc-A dam réunit 
ses chevaliers à Vitcrbe en un chapitre général. Dispersés 
sur les divers points de l'Europe où la guerre était alla~ 
mec, tous ne purent se rendre a la convocation du grand 
matlre. Cependant ce fut à ce chapitre que fitt remis le soin 
de décider si l'on courrait les chances d'une espéditioD 
pour reconquérir EhodeSi ou si l'on accepterait 111e de 
Malte , offerte à l'ordre par Charles-Quint. Ce dernier parti 
prévalut; mais l'Isle-Aoam, gardien soigneux des htoles 
prérogatives qui lui était confiées, ne consentit à recevoir 
le don de l'Empereur qu'à condition que la religion avnit 
l'entière souveraineté de l'Ile, sans autre charge que celle 
de faire dire une messe tons tes ans eu mémoire de ce bi^ï- 
fait. 

iSS.'L'OBDKE DE SAINT-JBAIT TBCIID POSSESSION DE t'itE 

DE HALTE (26 octobre 1530). 

Aile du Nord. Par U. Bbiithon en itSS. 

PniliondaRot 
R.-dMlMgMéc, Ce tat avec one antère donleor que Villiers de l'Iile- 



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BD rujm N T— t a tM. 117 

Adsm laitma à l'île de Bhoctea , si riefae et si Ooriuante, 
pour le slèrile rocher de UaHe , à peine coavert de i|nel' 
qatt caionKS de pècbeqrs. Ses regards étaient toujours 
lonmès lers l'Ortent, et il 7 rêvait la cooqvUe de la «ille 
de Uodoo , en Horèe , qui eût rapproché l'ordre de l'ao- 
cieD tbiAtre de sa pnîssasce , et lai eût fuDmi l'espoir d'y 
rentrer na jour. Uais l'acic de donation de l'Empereur 
anît été revèto des dernières Tormalités, et ■ il oe man- 
« «oit plus, dit Verlot, poor Teatier établissement des 
ctnetaKerftdansJIUUe.qaelepais^eda gnbdDBltre,dii 
• eonsel et de tons les cbeTaUers daà» celte lie . Od embar- 
a d'abord rardnqgriéres. deui grandes caraqnat et 
Rrcnla TaisManx de traneport , ce peofdc de Btiodas , 
c mii s'étoit atlacbé i la fortune etàla snite delareftgûm. 
« On mil dans les Taisseauxles effets ellestitres de l'oiAe, 
■ avec des meubles, desiirresetdes munitions de gaerre 
« et de boncbe. Un grand (lombre de cberaliers et de troo- 
« peiqniéloieQtàlqnrBOldepaBsteeDtinr cette petite Qotle 
€ qui, arani d'arriver, essuya une fnriense tempête , dans 
« laquelle nae galère, qui échoua contre an écaeil, tut eo- 
« tièrcMcnt brisée. Coe des caiwpies pensa aussi périr en 
««'«ùboçastdansle sable; mais un TentcoDtraîre lare- 
« lera, et on la remit i Bot... Ceux (pii tannent to«t en an- 
« ^re> ne maBqoèrenl pas de psblier que le del , jmt cet 
« etinesteol particnlier, sembloit désigner la destinée de 



> ma d'abc 
■ diflèrcnla 



■ Le grand nnttre , le conseil et les prinomni com- 
c maodeon entrèrent dsins le grand port le SGockriire. 
« et après Cire débarqués, ils allèrent droit à t'égiise 
« parmsoialede Saini-Laarent. Après y aroir rendu leurs 
« premiers bonunages à celui qne l'ordre recoanaissoit 
« po«r son unicme sonverain , on se rendit aubourg sitoé 
« an pied dachàtean Saint-Ange ('), elc» » 

164. Bi rr im 'r ini ob nuitçois 1^ et dd pape clêhehit 
TB A mRSBau (13 octobre 1633)^ 

Far HH. LAKivitKs et X. DcphI en iSST. Aile da Nord. 
B.-d^cbaimèe. 
dément VD, Jalour de réttbHr en ïlalife VéqnîUbre rio- S«"« "• »• 
lemment rompu par le traité de Cambrai, en 1539, son- 
geait à s'altier lé pins étroitement possible arec le r<A de 

(<) BùWkf iê MMt» , UT. JX. 



HihvGoonIc 



VnBWe. S loi anit Sût offrir si nièce , laftaHOBsCailarine 
de Hédkh ponr te jeune doc d'Orléans , depab Henri II , 
et s'était msagé , matgré ses ininaités et son grand Age , 
à *enir troarar François I" ii Harscilte. 

Cette entrerae est lien comiBe elle avait été coKruiQe. 
François l", en pradignent au ebef de ('BaRse les plus 
hoidltles inarqneB de respect, trontpa r espoir de Heotr VlU 
aai s'était Âatt de l'entraîner (bns sa révolte contre le 
Saînt-&iége.Il resta fidèle entante dMse an titre dfc rerirés- 

' ckrétieo. Le inaaiaM dv dac d'(^l^*Bsaiee'€atttenB»fut 
«onclB; sevIaWDt b dot de la>jaaae yrinceaie se bonu â 

. «Hit nulle écD» en a^eat eonûlant, et lies trois megni- 
Sffâtt )07»u que pronuttait d y joindre la fiirÊuitcri» de 
J'ambasaadcsr pontificai* Gtets, Uilas etKaplee.n» lor- 
fiecot pas éa waâBS ds i'Eo]fMFe^, 

455. UNE FLOTTB ÉQTinte'VAR AIKO,' j;RMA.TEnR DIEP- 

POIS, BLOQUE USBtHVm (1&3S). 

. ^ Par SJ, Tlipilûrp Gi-pa en ... . 

f- Angos'étsilenrichipBrseSToy^^etptrd'heareuiésspë- 

caIationsi,etètaitde*eiwle^tospD(S«antBnnMmrd0 Dieppe. 
Sa fertuae Mail si considéra bt»; 'Mm Wtel si magoiBqae, 
son train de vie si sanptaeKX, fa'à Kpoqne de l'on des 
Toyagctde Français I" sur («scôleS'delVônDaiidie.cenrinGe 
logea dans l'btHel d'Ango , et ctlni-ci «• Ghai^ea tmàe la 
EÉcepiioB du nonanpie. Ponr prix de w angôiflaiie rëeep- 
tion.ilrtçntlKnoniinatiMidegoaienienrAeta vnleetcba- 
teaa de Dicppa. CeçMitaallM'PoMi^ii'ataieot, «Haleine 
. paix, attaqué «t pnS on des vaismn éa farauiteur diep- 
pois. Sans s'eftayer do la' gnmdaor de l'tntNfrise , Ango 
résotet de tirer vengeance 4e cet acte déhiyaK éqadpt dix- 
iq)t.biliiiiRili, tantgrands qnepetîw, ac fil blo^cr le ^rt 



cnpées dans les Iodes. Parvenue à l'embovchore dn Tage . 
reatadredieypoiies'cniTiara é'wBefiinhrdepelita Mlimmta, 
fit one descente,. Enrageai kbeôte^ eV saportaot ^-eeÙement 
d'une riTcàl'aulre, déjoua. toutes les opérations militaires 
d'nn ennemi qui étail foin dé s'attendre k nne telle activité. 
La rnaliiÀ enlmIfsXkiefpoi»nt.les,Bartag|û*«Bait dalenrs 
expéditions dans l'Mie. et r ATnqiie , od . dès Sut lïM-, ' les 
naiigataars djagpptaavuaatétâ diwberle fàme «t.l'i.v«ire 
dans des contrées jusqu'alors inconnues. Ango ne cessa ses 
hostilités que lorsque le roi de Port^al tstténmè-v» «n- 



HihyGoogle 



basndnr ntroideFnnKe, ipri te reii«Taà Dieppe pour 
qu'il eittrUcn DégociatioB »ec ItnleDr de rezpédilion. 

136. JAfiQVBS CABTIBB, ATSC TKOB BATOIBinS, >E- 
HOmEIB n.EtrVS 9AIHT4ATTBEHT QCT'IL TUfrTDE 

nt<»evin(l$36}. 

Par M. 'RitodoreGniurEn.... jtilrdu.Snr 

PltlIIOD'IuK 

WeaBU Carter, narigilenr de Somt-AUto , l'était pro- R-<ir-rbau"i 
pMè iPhiliMe de Chabot, graDdaminl de France, npar 
aller TÛter Ki terres de l'Améri([me Mptetitrionale d^èsj- 
ÇnteMnstttBnn 4e Tbm-iWntve. Cette demnde ayant 
etipftaMUieBB roi par le grand amiral. FnnçMS l« slait 
ciargè .Cartiw iB^nooae d'exicntar K3 pn^eto ; et tfaiK on 
premier voyage , ea 1534; U avait décoareri le golfe Saint- 
LtondtelItenlKiKbnredece-Scave. liais l'approche db 
la manvaise taiaan l'avait rappelé arant qn'il e4i es le temps 
da poBHer itai loin ses dècooTerles. Sur le récit de son 
voyage, le -Roi ordonna nn armement pins considérable 
4tM W pnaBer : on équipa an bMimenC de cent vingf lon- 
nMDz, qne CmUcf conraanda; eo en mit sons tes or^s 
■Dsobv de MaxaiBl» loaaeaax, et nn troisième de qaa~ 
raite , pnpre à cstrer dans tes rivières où il n'y auait pas 
HHrd'aaii p<nr letdem antres. nusieartjenacsgMSde 
datinclîoa ■'«■fewqnèrint avec Jacqaei Cartier es qulité 
de volontaires. Cette campagne commença par an acte 
«■blic de retigtoB. L» }oor de la PentceMe les capitaines et 
!•■ équipages fireM essemble leurs dévotions dans la-caUié- 
A-ale d« Mat-Halo ,' et reenrvnl ensake la binédictton: de 
lïrtqw. b WÊàmtii la voile le 19 mai. 1535. Lanr tnajet 
poorie KndaeiTarTe-Neivefallongelpènilile; le^man- 



«■ tenHfltam tes bttinents ; mais ils sa r^nn 
e détrottdeBeMc-Me, 0*1*00 avait acsignân 
«MB. GartîeT , daea ■& pr«niëreoatnpagne, avait proloigè 
let cMm ds golfe Saint^avreat qoi sont an ntd du démit 
dcBeUilil«;dMBcell»«i, U u s'éearU pasdeta-Mle 
— ' '~~V;<1 pénétra, preMpie en ligiic draîte , Ains 



- i s^ aai bail lieaev an deik do readroit où dénis li 
vis» de QaHàt» aétè Mie.La rivii** pi^ de la^wUa la 
floHe mmmm reçot Ir nom de 8«iiitei4!roiK{ aais ta nos- 
tMlé M a donné erioi de A«anet Cattieri Cartier T««éb(a 
>*M I» «MOU JUSQU'À «n viJlbge «oe les kabitants ap^ 
laient Ifoehtlaga, et inr les v^œs iaipui tiUtusim Uvd 



HihvGoonIc 



1SD BALElISf HISTOSIQCBS 

la ville de Monlréal , située i plus de cent cioqaante lîeaet 
marines de l'embouchure du fleuve. Aprëi un hiver jigou- 
reux passé i Sainte-Croii , pendant lequel ses compagnoDi 
fkiruit décimés par le scorbut , maladie encore inconnue ani 
navigateurs français, Cartier- se rembarqua, Ie6mul536, 
avec deux bâtiments , n'ayant pins asseï de monde pour 
le troisième , et sorlil du fleuve par le canal qui est au sud 
de riie d'Anticosli , et qu'il avait pris , en 1534 , pour on 
golfe [ il vÎDt ensuite cbercber le passage qu'il iTait lup- 

K)sè, à la mtme époque, devoir exister an sud de Terre- 
ecve;il le trouva. et complèla, par cette dernière dé- 
couverte, celle du fleuve et du gôire Saint-Laurent. Les 
Utîmenls arrivèrent àSaîntrUalo le 16 juilleLlSaG. Jacques 
Cartier montra ainsi aux Français la ronte du Canada ('). 

157. POKDATIOH DU OOHÉBS BOTAI. PAB HtAHÇOIS l" 

(1539). 
Aile dnNord. P" M. Delm»! en .... 

PiTillondaRol. 

1" ét^e. Françoia 1" a reçu de son siècle et de la postérité le lor- 

ikom glorieux de SeilMO-ateur det leltret, Kon content , 
en effet, d'empmnier à l'Italie l'éclat des arts dont elle 
était revêtue , ce prince mit tous ses soins k faire tlenrir en 
France l'étude des langues et des littératures de l'anliquitè. 
C'est à cette pensée qu'est dû l'établisseaient du colley 
royal. 

François I" en corKnt le projet dès ks premières années 
de son rèsne. En 1517 il ordonna que sur le terrain de 
l'faôlel de I4esle s'élevât le collège de* trou languet, ainsi 
nconmé parce qu'il devait être specialem^ consacré i l'en- 
■eignement del'hèbreu , du gr«c cl du latin, tlnc renie an- 
. nuellede cinquante mille sousélaltaUoaéeBCefteHrandefon- 
dation.etl'enceiute ne devait pas renfermer mMnsde six centi 
écoliers. C'était à Érasme, le plus renommé dea saYants de 
cette époque , que François I" vonlait confier la direction 
du nonvel établissemenl. Autour de lai dénient se ranger 
. GoillaïuneBudé, Pierre Dtnès etquelques-onsdeces Grecs' 
fugitifs qui, depuis le milieu du iv siècle, éuient venus 
apportera l'Occident les trésors de la langu d'Hontëre et 
de Platon. Hais les grandes dittraclions de la guerre ne 
- permirent pas à François de réaliser iramédiatenent el dans 
toute son étendue cette m^e pensée. H inslîtni d'abord 
les trois chaires d'hébreu , de grec et de latin ; quelques 
<!) Sto^npM* wriwmMt, I. VII. 



HihvGoogIc 



oc FtUH M TXUAILLII. 121 

anoées aorès H j qjtmla l'etueignement des DttthéawtiqiKi,' 
de J» pbiloAOphiegrecqae et de la m^deciiie : ce ne fat que 
Ters la fin de 1539 qn il approuva les plans sur lesquels le 
collège Refait être bâti. 

lâS. nuHçois i^ n çhibus-qwht tistuht us jùm- 
BEAUX DE suST-DKHis Cjaiivier IMO). 

Psrif. NMnuMOiitn, Aikita Non). 
d'iMét 1« MfelMU dm Imim OtM. R..<iMhiMi«*. 
SilleiKS. 
Cbarles-Qniot . araot è puoir les Gantois depuis trois / 

ans révoltés conlM foi, s'empressa d'agréa l'iwitalion qae 
Im fit le roi de France de traverser son roTamne. De la 
frontière d'Espagne à celle de Flandre raccwil qn'il reçnt 
IbtpartotilinagnAjae, et la France icnMa sa wir« 1 m»- 
ler derait son ^ussant ennoni tout ce qu'elle avait de 
crandEoi et de ricbesse. Fransoû W s'avança ao-devant 
de Ini jusqu'il CUtelleranll, et le conduisit i Paris au mi- 



aï jusqu'il CUtelleranll, et le conduisit 
uen d'une soccesiionpwnpeusederr 
Sa coorloisie envers s<m bdte égala „ , . 

tout on le rit i côté de l'Eowerenr prendre le second rang, 
et lorsoa'en témoignage d*allégreiae les prisons ftarent ot>- 
vef Us, la liberté fut rendue aux capttb au nem de Sa Ma- 
jesté Impériale. CharleMJuint passa hnit loon i iParis. 
C'est alors que, suivaat les traditions de l'abBiive de Saint- 
Denis , les deoE moDarques viiitèfent ensemble l'aocienne 
banque, où étaient déposés les restes des roîide France. 

169. uTiiox i>G CEBlsouEs (14 arrO 1541). 

PuU. Scnm M ■•«. ^AU* da NMd. 



Le marqois del Goaslo ('] , oai commandait éa Italie les S«lle d< 
troupes impériales, avaitdonçu le hardi projet dese jeter sur 
Lyon par la Savoie, ej ses premiers soccès semblaient lui 
en promettre le ftcile accomplinement. C'est alors que 
François 1" mit à la tête de son armée 4e Piépiout le comte 
d^a^en O.ieunepriiMede la maison de Bourbon, dont 
talm«i31aiilcardMiTTeiiditbieatôtl'o}|knsire aux Français. 

Homhic racoDte comment ce (bt loi oui > par l'entraîne- - 
tnentde sa Ttvacilé gasconne, obtint diiltol, que ses rêvera 
svaieitt rendu timide, la pemdssjon de livrer la bataille. Co 
qu'il y a de'C^rtain, c'est cme cette permission apportée par 
luidans le camp, près de CerisoleB,yfiitaccaeâQe«T«coa 
(n llplwnie d'ATit»f. (I) Fnnçoi* de Bouibon. 



n, Google 



123 GiLEBlES HUTOB^ÇUBS 

încrovable. enthousiasme. L'armée françavc était nn^ea 
Inftrfenre'parle nombre, ct„ ce qui était gis, le cijmted'Eto- 
gtrieU', en qtiiltbnt jmpritdcmmtnt une posUfcvi cm'Û occu- 
pait la V«inci, ayait laissC à l'entlemi l'aT^tagé dli teiraîn. 
Au point où en étaient les choses, il crut qcril D'en devait 
pas moins donner la bataille. 
. '■ "Elle flif lirrèe le iDrtdl' dt! PSqnes,'l4 avrir i5i4. Ûel 
Guasio restait jitiraobile éans sa forte pbsitfonsans que les 
Français se besei^wsent à l'attaquer: quelq^ues arqoebo- 
ûars e«»nnoaaliiieiit seulement dans la plaine. Enfin an 
mouvement du sire de'Taix (') attire les lansquenets del'ar- 
«ïSe impériate> iquise fàncenH contre les Snisses. Le (hoc 
de cette' pesante masse d'înfbnterie fut raillâmraent 'sou- 
tetfai'tes' gendarmes dn siré de Boulii«rea(*] par uiie charge 
hetirMse acb^^ent de la rompte, elle marquis dcl Guasto 
lai-ftiAné fïit entMiné' dbiis n dAronte. Cependant A son 
'aife'omdK'Ms viein««'bsnde>i etpaignoles n"? taîcnt pbbt 
'ttenln favaiMige't l'hAmterie itdlibnne et provençale 'de 
'rii«ié«"fVaii(;tMe'BvaK lui devant elles, et toot l'efTort 
. ûa «oAiilpd'BngtBeii'S'élAt portt dfis tors de ce caté. Beax 
- Ofis^eMporttt ^ sdnntipétueiueTaleor il àvtit traversé de 
MM^parfces épmà bataillons; mais dans ces deux chai^ges 
-t'éUle dé M'«)M*aferie éUr tombée à ses côtés ; les plis 
du terraiM<hd dérobant Icreste'dé son armée, illacl-oyait 
torfi entftra en' fuit» , et ne-songvAit'pIns; av«c la poi- 
goé« de bMl7esgeiisqtii'l'ent\)uraient,T^'à tendre- cheiE- 
ment sa fie, (orsqoe-panitle corpS' dcbitaille vicloneâx 
• 4g» lansquenets^ L^fsotei-ie- espagjiok recolh-à otj'nnlp, 
et le comte d'Ën^hii^n sç lança à sa, piwuuits. La carna|f{Q 
fut épouvantable : les Suisses, qui avaient à exercer contre 
feer-Eapanota de sanglantes représailles , ne firent agcon 
quartier. Du Bella; porte à douze mijle hommes le Bom- 
' bre des inorts dél'trméé ennemie, La victoire' de Cerisq\es 
' Acilita qnelqoes Kioi^ plus tard là, coDcloaioude la paix de 
' CréiiyénTaliôis. ; ■, ■. ^ ., '^ 

tÇO. liEriÉE Dv SIÈGE DE METZ (jaoviet- Îâ5â). ' 

AllcdBNerd PlrB. HtiK«ac DBMhu A ll^T. 

"sMt no S. ' Btenri 11, 'alliè'à T^lectegl- Maurice dn Sue, qjii venaiWe 

televerenÂttemagne le drapeau de la réfoniu„avai)i4^''é 
„ I ;ggerre,it.Cba'rles-Quibl, et d&s le débla d»s botfit^és 

I pl^Jo» d»li|ls, gnnd'maVre A l^rtlllerie de fVmec' C»1 Ooigties 
Cuioki]rd«0<niiitreg, lleuiciiaiit7généralpoiul«,ri)i«DFicn)aql., 



™,i,î™nvGoogle 



B'èliAeiistsréde Meta. par surprise. CharlM-QniAI, tncoacé 
d'im douote péril, pourvut m plos'prcHé en concluant à 
Buuali pois de religion, et, lotiraaiit alors ton tes ses forces 
contre la France , il marcha snr MélE<pnnr rendre à l'em- 

S'tecetleplacesiîmportaiite.UaJKFraaêoisdeLorrafaie.dtic 
eGoise, s'y était enfenQèaTecde&iBgénïeura italiens pour 
Udéfindre; il avait dansé Im-aiCiscàlajennenablcsse qui 
Tcntonrait î'exmple de prendre b botte et de porter de 
la terre aux bastioDS ; et en peu de temps Metz avec s^ 
{tmîsoa était devenue nne placé impren^le. '' 

Anui ce fat vainement que Charles-Onint vint l'attaquer 
arec soixante miJie hoatines et une redaa(al>)&ul)Uerie 
fSf ocl. t552); sou génie 'opiniâtre s*; falûnia. Depuis 
melqne temps les forces de son corps ne suiBsaieut plus 
tï'sctivilé de sa pensée : on le vit, au bout de peu déjoues, 
incapable de sa|)porter les Travaux du siège, se fidrc trans- 
porter à 'Qûomille, et laisser la conduite des ôpér^iioiis 
an duc d'Allié (■]. Mais cette aulcc volooté de fer se brisa 
CDittre rhérolquc résistance de la noblusse française. Cha- 
que brécbe ouverte laissait voir une noyvellç muraille^lç- 
\èe par derrière; chaqiie assaut était repoussé par uoe 
jeobesse ardente à se jeter au-^erant du péril ; enGn il ét^t ' 
dereoD iinpossible de ramener à l'attâq^uè les Impériaux 
découragés. darlcs-Quinl voulut essayer encore une fojs 
■or ses soldats le magique etfet de Sa présence ; il se Qt 
porteï au milieu dli camp : leur courage en fat rajûmç ; 
mÛB des renforts étaient arrivés à la' garnison fraugaise, et 
ce d'ender effbrt fnt encore itnptiissaiit. Cependant l'a rtn^e 
espagnole commençait à être atteinte par les maladies ; l^s 
bûtnmes, enfimcés dans une fange glacée, ypénssaieqt 
parO^en ; Charles-Quint reconnut farret de la forbiq^ 
qui ri aitiuppM le* vieillards, c\. se décida.à lever le iiége 
vers la im-jaDvicr 15^3. II avait tiré'onie mille coups oe 
canon et perdu trente mille soldats. 

Il laissait derrière loi un nombre considérable de mala> 
des, Ttctimesabandopoëeaà Dn«inortcertain«,sii;atie<tt 
ndrî i leur égard te triste droit de là guerre à cette épo- 
4|K> Hais le du^de GhiM donna F-éxem'pIè 9e rhumanitë 
CQiinDe il avait donné celui du courage : a Ifbus trouvions, 
« dit YMlletîTIe, des soldats par grands troupeaux de di- 
«• wtMVBStiaBS.raBlidBtàlainaTt', (tai'étsiett'reavebés 
a Hir I» bons id'aatMs asm SOT de groaMt|à*n«i,«pht 
. « IH jutdm don lea Ëii^es , gelées jnsfoeKinx gemOÙ, 



™,l,î™nvC.OO^Ic 



1» ClUKlEg HUT0U90U ' 

a qu'ib ne pooToieut rsToir, criant inis^icorde , et noog 
« priant de l«s icliever de toer. En quoi H. de Gtnse 
« eierfa grandement la cbarité , car il en (Il porter plos 

• de soixante k l'hôpital pour les làire traiter cl guérir ; 
« et i son exemple , les princes et les seignenrs firent de 
« semblable. Sibien qu'il en fnl tiré plus de trois cents de 
« cette bonible misère ; mais à la plupart il fiilloit couper 

• Iesjanibe8,carellesétoientniorteset)^lèes. » 

161. haissauce DE HEHEt iT (13 décembre 15&3}. 

Par H. HiTOiL ta itir. 

Henri IV naquit ft Pan, le 13 décembre 1553. a Avant 

a cela, dit Féréuxe , le Roi Henrr d'Albret iToit iàit sou 

• testament qpe sa fille avoit grande envie de toît Elle 

s n'osoit lui en parler ; mais étant averti de son déûr , il lui 
B pronût qs'il le lui mettroit entre les mains , lorsqu'elle 
« lui auroit montré ce au'elle portoit dans sas flancs: mais 
€ i condition que dans 1 en&ntement elle lui chauteroit noe 
B chanscm , afin, lui dît-il, gu« tu tune fOMtetpaa un «n- 
<r fan( fUuretLc et rechigné. La Princesse le loi promit, et 
m. eut tant de courage , que malgré les grandes donleiffs 
< qu'elle souEfroit, elle lui tint parolCi et en cbanta une en 
« son langage béarnois aussitôt qu'elle l'eutendit entrer 
a dans sa cbambre. L'on remarqua que TenfaDt, contre 
« l'ordre commun de la nature, vint au monde sans pleu- 
« rer et sans crier... 

■ Si-tat qn'il fut t , 

■ pan de sa robe en sa chambre, e 
a qui èldt dans une botte d'or, à sa fllte , en lui disant, 
« ma ftUs , voilà qui ett A vont, et eeei ett à moi. Quand jl 
a tint l'en&nt, ilfrotUses petites lèvres d*une igousse 
« d'ail, et lui fit suoer une goutte dé via dans sa conpe 
s d'or, afin de M rendre le tempérament plus mâle et pus 

■ vigom-enx ('). » 

183. COMBAT DE RERTt (13 aodt 1664). 

BBKU 11 MHIHB Ll GOLU» M KS OKBKK AU ^ÂaÈr 

CSÀL m UrARSEi. 

JLila dBNord. P« Nlcol«»-GiiI BaEK.ET en i tw. 

"s^Ub'^^^' La Roene coninuait , mais biblemcnt sontenoe par les 

den monrqsn, dont le- trésor était égalotnait épuisé. 

Charlei-Qnm, porté en litière avec huit mille hommes 

pour cort^ plutôt que pour armée , manœuvrait le long 

(I) MMn M irtari l« firMMl , ftr Hirdoiln da F«cM», I» pwtleu 



™,l,î™nvC.OO^Ic 



DV PàMM» M TOMILU*. 135 

de sa frontière des Pays-Bas , cou>Tant ses places les mes 
^Fèsles «Qtres. Henri H, de soncdté, suivait une mar- 
ate paialUle 9 celle de l'Empereur , se jetant sur loates 
les Tilles qu'A pooTait rarpreodre, et mettant une tristo 
gloire i « laisger toi^oorsaprès loi, pour ses brisées, fem, 
« flnnmes, ftimées et toute calamité. » L'armée française 
XTail ainsi maraoé son passue depois la frootiire du pa?s 
de Liège jusqu au cœor de I Artois , à queltpes lieues de 
b mer, lorsqu'elle arriva devant Beuty. petite forteresse 
qu'elle entreprit d'assiéger. L'Empereur, retcaiiché dans 
ses positions , demeura d'abord .speclateuT imoitdMle de ce 
àége; ■ mais à la Ha Icre^gret et honte qa*il avoit de lais- 
< ser ainsi destroire et ruiner son pals , et devant ses jeax 
m prendre et forcer cette place , se mClèreat tellement en- 

■ semble que , se fesant ennemy de ta peur , résolut tenter 

■ fortune et fkire tous ses efforts , qnoi qu'il en peust adv»- 

• nir, pour la seconrir et garder ('). » 

n fit donc un mouvement en avant pour s'emparer d'an 
petit bois qu'occupaient les Français, et d'où ilse flattait 
de détruire les batteries ouib dirigeaient cootre la place. 
I.a cavalerie légère du auc de Savoie, et les reltres da 
«omte Volradde Schwartïeœberg, a tous noirs comme bemx 

* diables, a&i de mieux intimider l'ennemi, > doimirent 



dms le bois avec ane telle impéloosité <ni'eD on moment 
les arqu^Huiers A^nçais en furent déloges , et U gendar- 
merie (nû les soutenait dispersée ou coiicfaée par terre.. 
Hais le dnc de Guise, avec le sire de Tavaunes (']■ nUie snr- 
ie-domp les fbyards , appelle à loi la cavalerie légir« da 
doc d'Amnate (■], et diargean( à son tour les Impériatn, 
Tt^tte leurs pistoliers en desi)rdre sur le bataillon de tenn 
Jansanenets qoi se débandent. Au même moment le duc 
de nevers (') avec son régiment s'était jeté ■ an travers de 
■ l'arquebuserie espagnole , qu'il avait totite reaversée et 
« mise à ran de roule, d On ne laissa pas anx Impériaax le 
temps de se rallier. L'amiral de Coligny ('] , habite i saisir 
l'instant décisif, lance à leur poursuite une partie de sa 
ttDupe pendant que Tavannes, à la tête de ses ^endar- 
nes, achevait, comme il avait commencé, la victoire. 
Henri II récompensa sa vaillance sur le chanip de bataille 
otéme, en déUcnant de son cou le collier de sou ordre pour 
Yen décorer. Le combat de Renty coùU près de deux 
mille boomes à l'armée espagnole. 

(>) Mfwtoiru dt F. là Habum, Ht. VI, p. ats. (>) Guptnl de S»ll, 
auttdui de Fr«iice. 1») Oiud» ^,",>;?™"".>""^:iwn'' il^'j^f* 

UoliîHinvGoOUlc 



163. D'ESPDrBvnxB, de harpleiik, bkulb uhe flotte 

HOIXÀKDAJSIB DE TtNaT'DEUX TAB^ASl 8DB LES 

C0IE6 d'ahgletekhe (aeâtl566]. 



An milieii de cette gn<!iTe , dont les laccès étaient de- 
pnî* troJR ans si incerLaîns , nn trait d'aadace , qui fit Tad- 
mb-atioD 4e teus les geas de mer de la France et de ITn- 
Tope, vint porter un rude cnup an commerce si prospère 
desI^i-Bas. C'était en l'année 1555. La goOTËrnanle des 
Pafs-NsC), an mépris dn droit dus gens , tenait de saisir 
et de confisquer à soBproU' tons. les navires trançùi irafi- 
qnant dans les ports delà Fhndre. Il fallait tirer prompte 
vengeance de cetaffl'ont. Henri II donna l'ordre à Coligny, 
~ Mn srair^A , de mettre une flotte en mer. HalhcurcoBement 
les ports étaient vides ; la France n'avait de vaisse&nx que 
snr les chantiers, a Je ne connus, dit l'amiral , qne les 
bourgeois et les marcbands de Oieripe qoi puissent fournir 
aneflolte h votre majesté, b II fallut donc avoir recours 
anxIMeppois; cenr-ci , fiers de cet bonnenr, répondi^nt- ' 
qu'ils ne demandaient an roi que la moitié des J&oîs .de 
rsrmeroent, Taisant du reste leur affaire. La seule condi- 
tion qu'ils mettaient h leur om-e , c'était que les capilaines 
de vaisse^s seraient tous enfants de la ville, a&nque. 
^y avait de l'honoenr à conquérir, il ne revint qu'à eux. 
Les choses ainsi ronciucs , dix-oeuf navires , onpTutAt dix- 

■ neQftAiteanx pèehenfs , dont les plus forts n'étaient qoe de 

■ cent vingt tonneaux , ^rent équipés et armés en goeire. 
On conserve à Dieppe le nom de ces illustres bateaux pê- 
cheurs, c'étaient: le Soini-P/icQlas , VEmeriltan, le 
Faucon rAnac; la ffarbe , laLécriérejla Palme ^h 
Soleil, U StnM- Jean .l'Once, la Setettt, la Comlftte, 

\ la Gentille; UP tin Coq, le Petit' Dragon , le. Redouté, 
"•hjfiart , et deux petites goélettes ou barques dont ontne 

dit pas les noms. Les caBilaînes éhirent pour chef de qiltte 

petite escadre Louis de Bnràs, sieur d'Epine ville ,..^iii 
-fnontàitlf'SRÏnf iVtcoIiu. CoIignyluienvujaunecaniBÛ»- 
_ -sionsignie dn roi; enleremcrciant.au nom de u majtfU, 

de ce que lui et les siens cittrepreuaicnt pour l'iioniicnr 
- dn rovanme. 

Le 5 août 1555 la Qottîllesortiln port par une belle nw- 

tinée , et va monilter sur nne ligne an milieu de lajlan- 

,('; Uaile d'AuKicbc, HsUr daOurkM-OoiaL 



•.<,",C(Hinlc 



BD PJLUIS oit VKISIILUI. HT 

cfae , tn TOe de Douvres tl de Boalogne , attandant qaH 
vint h pMser qnelf^aes Taisseanx soas pavilltm de Flandre. 
le 11 »ftt,anpoint dn jonr, rin^-quatre {grandes roi les 
forent si^lées aasnd-ouesl: c'était ane Donc fiamande, 
tonte corapoiéc de honrques, espèces de grands nissea&x 
43rrès et fort Iod;^ , bien armés de canon; , et do port ds 
«jDstre i cinq cents tonneaux. Ces vingt-qnatre navires ar- 
riraient d'Espagne, chargés d'épices et de marchandiset 
ponr les Pays-Bas. Se reposant snr la force et le nombre 4e 
Msembarcatïoni, l'«nnemi s'aTançaït à pleines Toiles, sans 
dai^er donner la moinilpe attcntÎMi aox barques qn'ïl 
apercerait devant lui. Cependant les Dieppois, jageant 
que c'était jouer gros jeu, mais ne voulant à ancnn prix 
Ipi^er le large, 8'étaient déjàTàngèi en bittaïDe. Aidés par 
lamsrée, et cinglant a*Dc «dresse, il* m troaTèreut tODt à 
OBopetcoBuneiPiniproTiate m rnihen de f escadre «na^nie. 
Lffi Plaïaïadi. lourds de lenriMtorel, et rendospliupe- 
wMcpu lacoofiBOCc en lears forces , avaienti peine eu te 
teB^ de lacherime bordée de leorforondabte artillerie, i^ae 
déjà Je kvpoD était lanoé sur lenrBnaTÎres. Les Dieppois. 
b hache et la piqne à fa nain , s'élançaient i l'abordaKe ; 
43e n'était d^ pins nn^XHnbat, c^élait'nn assaut. Les Fla- 
mands, quittant levS'CaiRHis , k défendirait en gens de 
«SKir , k oaof» d'arqnebtne, de penades et de leaioe. La 
mfelêe d«mnt -taEieuse , et le brave chef dee Dieppois , le 
«iqpitaine d^BipÎDenlle, fat bkssé ntortelteraent. O» se 
4>«U^»eclaiitdefmgeqneBcnonnene s:enaperful;'naiB 
tant à conp des loirsnti ite Oanmes et de fiimée s^élèrent 
d'one d« MnnqMS , et an mttne instant ta iRiteM, mutée 
ir Je apttaine dieppeû Beatfcoiuin , patalt aossi-ioiile en 
a. fieaoconain, snr le point d'ttre aocablè,- aval: bit 
îeler snr neUeiiitMrqaD , qu'il tenail<herpoiiBèe , desdoooes 
« Jbn et dcs-matiéres ontbDstibrtes; nais n'ayant tpn se 
lygurrf «ses vite , am profH'e vaisfeiB avaltâlé atteint 
par les flsnmn. ^ossitdt loat change de bce ; -il ne stagit 
ploB àt le batlre.maîs d'éviter l'incendié , des'issier dt ces 
deaxmalbxHenxiDaTires «nflammés. J)ans etHehoisble 
■aoittuion , trois nôtManx dieppoù sont ècratce entre "deux 
btrasques «noraKK-et coulés bas , corps et biens. Par bon- 
keH.lesnniaes.pervieniirat ise dêgn^ret à pagnf le 
fcaut danrenti Le* Flamands , eu contraire , BMnos alartes 
Aia méaaMvre-, ne -peuvent manier tenrs m» et toirds 
Ûlîaeqtsj -on en voit jvqit'à diAize s^eoglonlir k. demi 
.tÉMiûésdat» les Ilots. Ceux^nis'éduppfentaDnlnsiaillis 
pardpsiHeppois.^qui leor Usât la iJusH.JwxMtoïKnt, 



HihvGoonIc 



C 



■i3B GILUIES HinOIIQtlU 

les allsiitient de noureau à l'abordage , et Baissent par 
s'en emparer. Le lendemain , 12 août . dii le matin , la 
. flottille , TeuTe de son capitaine , et réduite k quatorze ou 
qninze voiles , mais victorieuse , et traînant à la remorque 
SIX de ces grandes hourques flamandes chargées de poivre , 
d'alun , de riches denrées , rentra dans son port de Dieppe , 
en présence de toute la populatioa répandue £ur le rivage , 
au bruit des cloches et de toute rarlillerie des remparts. 

iGk. LE CHEVAUEK DE LA YILLSCAGHOII EKTKB SAHS 
L£ HIO-JANEIBO (10 DOVombro 1555). 

Fit U. Théodore g edin en 

i. !■« chevalier de La VillMaçnon, nommé vice-amiral de 
Bretagne par Henri II , solucita la perraissiou d'aller for- ' 
■wr un établissement en Amérique , pour dètoamcr de ce 
- . .cdtèl'adenlioa des Espagnols, etafTaibtirainsileursforces. 
' VîllegagDOQ s'assura la protection de l^miral de Col%ny , 
en faisant entendre que son projet était d'onvrir aux pro- 
testants un asile contre les persécutions; il obtint ainsi une 
somme de dix mille livres pour les premicra besoins de la 

. ceiooie, avec deux vaisseaux de deux cents innneaux , 
abondamment poiwus , bien armés, et sur lesquels on 
enbakqna ane compagnie d-artifiders , de soldats et de no- 

.Uesaveatnriers. Le 12 juillet 1555 il partit du Havre, qui 
fnrtaît i cette èpoaue le nom de Francisoopole. Le tempête 
et nne voie d'eau lorcërent le vaiMean qu'il montait V se 

- Téftigier à Dieppe pour se réparer. Une partie des artificiers 
«tdes nobles aventuriers, .que la mer avait rendus ma- 
ladee, profitèrent de celle rellche pour abandonner l'ex- 

' pëdition ; cette déiertioD réduisit les forces de ViUegagDon , 
mais ne l'arrêta point. Après une navigation pénible , il 
arriva , le 10 noveodn-e , S l'embouchnie du fieuve Gana- 

, bara j}e Rio- Janeiro). Il avait songé d'abord k fomef sod 
«■biusement en terre ferme ; mais diverses raisons l'ayant 

. dit changer d'avis , il se décida k bttir un fort en boii^sar 

m rocher de cent çieds de longetsoixante delarge-, litné 
aumiliendu détroit que forme l'entrée du fleuve. Ucomp- 
taitte rendre ainsi natlrede la passe; mais il ne tdr^a 
-posa reconnallrequc les eaux, à marte haute, coDTni^t 

' «et constructions , et il se réfugia alors dans nne Me d'un 

'mille decirconrérence, placée une lieno plot hmt elen- 

' tonrée de rochers. Cette Ile n'avait qu'un seul port , Oom- 
Bwndé pav deux érainences qu' il fortifia. 11 fixa ta rttidOKtt 
^1 centre de l'Ile; sur un rocher de dnqoante inedt de 



n, Google 



Jml , MU lequel il cmm dei mÊ g uà R i, H m'û aann» 
tort CoUgny, en llioiioear de toa prolectoir (>). 

165. ÉTATS-«ËitiEArx DB PAIU9 (6 Jainler 1558). 

Henri II , à qm de nouTellei rewonrce* iuirat ntaenti- s*^ dn^i» 
i» pour sonteoir le TardeMi d'une gnene ai longaa et li j["^î»l*" 
Toineiue, rèsolnt. après une ioierruptiott de près de cu- 
qiUDte ans , de coQToqner les èlats-gioéranx. L'aotoriUi 
Tojale domina sans contrâle dans cette assemblée , od elle 
fit siéger la ma^tratnre comme tm onatrième ordre , aiec 
une représenlaUoa séparée de celle du tiers état. 

La r«iinioo eat lien le 6 janvier 1558, aa Palaia , dans 
la chamlM« de Saint-Lonig. ■ La salle itoit ornée avec ma- 
«gnificence, le Roi était sur wa trâne, et les plu grands 
a. seignenn l'entooroient ou siégeaient aa^deMons de toi. 
« Benri Q adressa un diicoan a ses sqjels, dans lequel il 
( leur rendoit compte de ses efforts pour tenir tète fc la 
« maisond'Autrîche. et desesbesoios. LecardÎDaldeLoT» 
«raine [*] prit ensnite la parole au nom du clergé; son 
a discours Tut long et difTni, pleindélogesdeloi-méiBeet 
a de tIaUeries adressées au Rcn ; il promit que l^glise coo* 
« tribneroit pour des sommes coondérables. Le duc de N^ 
« Ters C) pula eosaite au nom de la noblesse, et en pea de 
« lAols, il dit qu'elle étoit touknrs prtte k prodiguer soa 
« sang et ses biens pour la défense dn royaume.. Jean de 
a Saint-Aiidrè parla au nom du parlement, mais à ge- 
«.fioDX. à la diiSereoce des deux autres oralears ; il remercia 
a le Boi d'avoir Tonné de la magislratore on oidre nenrean, 

■ et il Ini o^t en retour les Biens ets la vie de ceu^ pour 

■ lesquels il parloit. Aadré GniUart da Mortier, enfin . 

■ l'orateur du tiers état , se jeta aussi k genoux ; et après 

■ avoir loué le Roi de la générosité avec laquelle il reponsioit 

■ une pux qui ne seroit lias glorieuse , il déclara que In 
«peuple, qntùqne accable d'impôts, sentoit qu'il devoit 
« tout au Boi , et loi rourairuit encore de grosses Mmmes 

• pour mener à Bn 1» guerre... Le garde des sceaux, Ber- 

• tnnli (*) , qui avoit récemment été bit cardinal , rint en- 
« tuile prendre de même à genoux les ordres dn Roi, jfHiis il 

(■) JNomwiMf wttmrKK», I. JUX. ft) Chirlea d« LamtM , dac ds 
QwTTegM, (Tchnrtqne, duedeHsIou. ^) Lonli de Goni^ne. pair da 
huiee. (*) Jean Bmnud au Butnndl , eu^lsal , «nberequi de 9ru. 

6l 



nvGoOglc 



. K-numâilàross. llproniitenparticHlier<intf«i«-étÉt'«ae 
leHoiTecsiroit'aiwboBtè'QiicehierdDKsdotèMieeCf).» 

166. ^SEj[tEciui6P4A.u;iaicjicoiifiK(9iaitt.lâ^. 

fnlt. Picot en ir3). 
' Latatailleide Saint-Quentin avait porté un conp terrible 
. à la France : le connétable de Montmorency (*),ie marich&l 
de -Saint- Anflfé ?) , l'amiral de Coligny (*i étaient prboD- 
' niers atnc maifl^ des Espagnols. On appela d'Italie ledticde 
' -tiiiiae, Pnnçtris'de Lorraine, cortimc seul capable de loa- 
' tenir In fortune fluuiceliintc du royaume. Ce grand'homme 

■ comprit (Jnll fellah auplos tôt , par un coup d éclat, rtleyer 

■ la rentrmméé des armes françaises. Sansattcndrele prtn-- 
tçnms , époque ordinaire-dn renouvellement destmitintés , 

' 'il Tenolnt de Surprendre Calais an crsUrTaSine àt l'IÙTer, 

Plnsiem's plans avaient été formés déjà pour s'emparer 
'■ fie, ecHe;p!«e, et le maréchal de Siroin iViiit enlahar- 
;'diesse «Tf pénétrer sous un dégmscWieDl pour en recon- 
' ntittre le^rorllflcatinns. Ilavait tromé la garnison fiiible 
' et la ville- «ntièrnneht délaissée par la reine Marie', dont 

- l'attention él«Tt' toute à la grande querelle de religion ■ 
qu'eUe sontenait en Anéleterre Mais le succès dépendait 
surtout Sa secret et de Ta prom^itilude. 1,'armée française, - 
«sseniblèe 4 Ha frontière du nord, scmblafl n'Être la cpie 

- pour faire Mce S ijn nmcmi victoriens, nnc manœuvre mt- 
dié b Iranspotte tont 6 coup sous les mnrs de Olaia , et la 
duc de GoiSe arrive de la cour le 1" janvier 1558 pour en 
prenâre'le connnanilement. Dès le premier joor,denxTorti 
qui dèfflndaîent'ta villesont emportés. Trois jours après, 

■ la btècbe était ouverte et la citadelle prise d'assaut. Çfffd 
■ Weirtirortii ; qui commandait les Anglais, rédnillune 

gnrnison de huH, du nenf ca.ts faommes, cotnnrit <^'nm 
'plus lon^e résistance était inntïfe ; il demanda a capituler, 
et, le -9 janvier, la ville Jut rcmiscainc Français, ft y avait 
un peu pins de deui cent di;c ans (1317) (^'Edouard III 
Tarait enlevée A Philippe de Valois. Gaines se rendit onie 
jours après', et'ainsi niVenl eCKeécsIcs derdiè^es tiscnde 
- la domination anglaise dans le royaume. 

167. fRisEiKTHiaRTiuE(23jùinlâà8).. 

. ; - Pn M-''H»i;iiEBncRT m IWJ. 

.La prise djeThionville par le dtK de Gtiise suivit de aix 

(I) BUicirt d<i:FrançaU, |Mr U. de SiimondU I. XVIII, ch. ziv 
(■rAnnvdrManimnrencJ.^SUaraucs d'Alton, Migne'vr de baUii-Andrâ' 
(*) GasnardUe Colirni' . tl> dn nom. 



HihyGoogle 



4ti«aH«qaés,et la^amin»de'Up)ueéUiL6U)le>l ., ._ 
«■pcodant uoeMungeoBe résbuace, qui força iMEnnçais 
ÉiCtwBgw lesra iwttaciet. Ostan dmImb de nUe «ppèntian 
'C|iie fut lié Je Bwrécbat de Stroui. le ^a> HJosUe dsices 
palrialei Sotcotiiu qui éuieat vesus dam lM<uin4«a jkan- 
ttami peamii»Te conUe l'Espagae b Teageaoce de leir 
iMtcicanenie. Le teategai» ai jain. Thi>a*aie,ciyîmli. 
. CetaTiolaee., qa4i(MB^ii.in>MrMnl,,ii)MiU«ur«i)fnsdu 
doc de Gmse , aonrowiâ dcgà de la Aveu- j-r^igr- , et 
itéré iB Ute de la puisMuce.par le.maciue de h wèce 
Haie ShHrt.avec Je DaupVii O.flbdeBaiDlL, 

168. i£TÉE DU SIÈGE DE MAUft, (scj^letiibie 1$6£). 

JirH.LmTtHBCn iW. Aile da Nord. 
. . PatillOQdaBoL 

rLegchevebersdeSaint'Jewi.ctesséideRhodeceBiasa.B.-d ' 

tAiUblttparCbarles-Ôuiat dans l'Ile de Malle, D'tveieni 

fia msséde bire one-fiuaTra opioiàlre i la poisHuvie OUo- 

. fUMe. SoluDaD, jrrilii des écbec} dinitcluque jaurîlfijia- 

milKuant >ob orgueil, rmolat d'en tiret une écblanle^eit-' 

Emee. 11 cmt que.la forliuif réserverait àMvieiUrsM 
méfoes bveua qu'elle lui avait accoiïlâes an débat de 
«on rww.etil aatr^itwie'exp.MUiOD «onlMMaUe. 
•Lel8aiail56î,4>arutàla,haiUeiirde caUelle uoeOette 
. tiin[oede«iitaiaquaBte-iieutbâ|i(iteDtsdeRucTre,«lia«gée 
de Iraateinillefialdata.iUii iMHiuce. conùderabie de Ima- 
ports la saluait, et plus tard les galères du (àmeuxDrwd, 
'pacte de TripoB , ^s><fue eellw d'Haiofn , TÎM-«ei <f Al- 
ger , rioreot s'y joindre avec cinq mille coifibf ttMtS. A ce 
nmi^aiit appareil legnnd maître , Jean de La Valette, 
n'avait i oiûoser que sept cents cberaliers et huit nulle mI- 
.^lats enrAttk v)%s la bannière de l'Ofiire. Mais la noble 
vieillard anissait à la uinle iatréiiiditedejaiarti'rs tons les 
taJents d'an homme de guerre, et il suiiospircràsesirères 
tfarmes l'JiérDÏque résolution dfs'eusevelir avec Idiwus 
les ruines de JUalte plutôt qiie de ^c livrer aux luBdètes- 

Le siège ,dura cinq bu>U. Mustapha , a^aéral des anodes 
de Bolimaa , et Piali, amiral de sa DotLe , rivalisèrent d'ar- 
deur et d'opiiuâlreté dans les attaques qu'ïb Uvrèreiit à 
l'île sur tous lespoiAts,.Dragat,lesuccesseur et l'cuiBle des 
■deuiBarberoùsse,; laissa la vie-Le premier effort ilesTarcs 
s'était porté sur le fort Saiiit-Elmç. et lU s'en emparèrent 
aprësavoir égorge jusqu'au deraiur des cUev allers qui le dé- 
(■) Pranfois de France. , 



,G(Hinlc 



nss 

■' ' ftndaient. n* restèrent uni mattKi da port appelé Jfcrxs 

tl%tcttt. ttais c« fbt là le terme de leurs soccis i leurs fbr- 

' mfdableB ■ssaots contre le Borgo , le fort Siiot-Hicbel et 

' Hettèiiétabk,^tni tous repousses. Un Jour cepoMlaut la 

«jtoatkin des cheialien parât désespérée : an mHiea des 

- d<èbris fmnants du Borgo et dei cadavres amoncelés de 
lenrs compBffnoos d'armes, tous les ^auds-croix de l'Ordre 
•opplièrent Là Valette d'abaodomier des raioes mipowibles 
1 défendre , «tde se retirer aa ehlteau SainlnAnge. ■ Non , 

■ mes frères , non , leur répondit le héros : c'est ici qu'à 
• ftut qpe nous mourions «isemblcr ou que nous en chas- 

■ sisn les enneims (i). a'Et par un noorMu prodige de 
vaillance les Turcs furent chassés du poste qui semblait 
livrer la place i leurs coups. 

Tooteraudace et l'habileté des deux lieutenants de Soli- 
man,' tout l'art de leurs ingénieurs étaient épuisés : seii« 
mille hommes étaient le reste unique de la jHHSsantearmée 
' qu'ils avaient amenée des ports de Turquie t et la craînle 
'"seuleducooiTonidelcar maître les empêchait de renoncer 

- I une entreprise désespérée , lorsque le *iee-TOi de Sicile , 
' ■ Don Garcie de Tolède , jusqu'alors vainemenl appelé par 

■; les vcenx impatients du grand-maître , débarmia enfin des 

■' troupes qui firent lever le siège. Mais la gloire d'avoir 

saové Malte ne resta pas à Philifipe II , dônl la lâche pro- 

dence avait fîiit attendre pendant cinq moisses secours. 

Ce fut i La Valette que s adressèrent les cris d'entboo- 

' siasme et de reconnaissance de tonte la chrétienté. 

Ifi9. IKmTQTlOIl De L'ettDBE DO SUST-ESPKIT (!*' JU- 

Tler lfi79). 

I_ Pir Jam-BipiiucVjiiLOO, «en iTSi. 

*' » Le jendy preimer jour de Tan, le Roy (Henr} III) 
a établit et solemnisa , en l'église des Angusiins de Paris . 
a son nouvel ordre de chevaliers da Saint-Esprit en 
a grande magnificence ; et tes deux jonrs sdvans traita k 
« Biner audit lieu ses nouveaux chevaliers, et l'après- 
« dîner tint conseil avec eux. Ils étoient vétns de bar- 
« rettes de velours noir, chausses et pourpoint de toiUe 
« d'argent , soutiers et foureaux d'épée de velours blanc ; 
« le grand manteau de velours noir, twrdé à l'entour de 
a fleurs-de-lys d'or, et langues de feu entremêlées de 

■ même broderie . et des chrCFreS du Roy de fil d'argent, 
s et tout doublé de satin orengé ; et un autre mantelet de 
a drap d'or en iieu de chaperon par-dessus le grand man- 
(!) Ai«loir(d<iral«,parTeTUu 



n, Google 



DO. FAun N mtuuBs. 133 

■ teMrleqnel nutldetAtoîtavieUcaBimele^Tandmiii- 
« leiD de Oeim-de-lys , lai^nes do fra «I chdras ; teor 
« grmdcoUicr eDtfeUaMikseUbwdBRo]r,flair>de-lyt 
« et laïques de fm , aoqoel pcndoit me croix d'or indu- 
« triemement élabourée et éibaillée > au mîtieg de Uqwlle 
« étob iroe Colombo d'araent. Ib ■'appellent cberaVen 
« conmaBdavra du Saint-Espnt , et portent jonrnelle- 
« mail aoT leon cappes et manteaux one grande croix de 
« Teloore oreogÉ, Bordé d'un passement d'argent , ajant 
« qoatreOnirs-de-lxs d'argent aaxqualrecomgdaeroïKD, 

■ etlepeth ordrepehdaà learcot avec un rabaoblen. 

■ On diaoil mie le Boy avoit iostito^ cet ordre pour 
« Jaindreisof ffim noDvelet plDs étroit lien cenxon'ily 
« Tooloil nommer, à canse de l'eRréné nombre de cnera- 

■ Hers de l'ordre de Saint-Michel, qoi étoh teUoaent 
« a^ qu'on n'en fesoit non phis de compte que de liroples 

« rabeteaux ou gentîlMtres; et appeloil-on dès piéça le , 

« coffier de cet ordre le collier à tontes bétes ('}. > 

170. ACmiXt BB HASIAT DANS LA JOURNiB DES 

SAKUCADis (13 mai 1588). 

PirM. Abelde PvjOLca.... Aile du Hord. 
I^ hgue Tcoail da remporter dau Pans un triomphe m étite. 
Matant. Les tranpes royales ataieot recnlè deraot lei com- 
pagnies bonrgeoises , et les barricadea, poussées jwqa'anx 
portes do Louvre , tenaient Henri 111 ptisoonier dans son 
nri^. l«Rot , nns aatre rewonrce qae la fuite poar sauver 
les restea de mb intorité. courut an galop ven Chartres, 
et lainalei ligueurs maîtres de M capitale. LedacdeGnisa 

£eari de Lorraine), quisTait,. dans cette jonmèe, dirigé 
mourenoiMib de la multitude , resta chargé de tons les 
embarras de la victoire populaire. Il avait compté gouver- 
ner avec la stmaturo do Soi captif. DèctuideCelfl^ir, il 
sentit qne la M' , par ses o^anes réguliers , pouvait seule 
nnctianner la rébellion victoriense. fl se renaît , avec une 
tnite nombreuse , ohei le premiCT président du parlement , 
AdùHe de Harlay. 

■ n le treova qoi se pourmenoil dans son jardin , lequel 
a féloima tï peu de leur vmae, qu'il ne daigna seulement 
« fMs toamer ta tâte , ni discootiDoer sa pourmenade com- 
•I roencée . laquelle adievce qu'elle fut , étant m bout de 
« son altée , il retourna , et en retournant il vit le duc de 
« Gnise qui venoîl à lui. Alors ce grave magistrat, bauasant 

(I) Jotmui it Henri ///, par Pierrt Oe ri:»(#.7f , anii** ISIB. 



,G(Hinlc 



N- 1». 



an II II MM awiMiw^ 

■ -. «là-nrix .loi dk : CeBt'gnnd'|HtiéitwndIe.TaM-(Aiwse 

i- a Iv'inattre. Au reste , mOsAmeest à Dieu, nwn oœar>est 

< 'r<4aMwiIU>i.ittMoiicorpse9teBU«Jacin«iU4cSJBèdiaDS: 

'■'qo'okMi Anseoeqafoair«adra(']..> i i 

4[7i.'*»iT»«fiiiteuix«EBLeis (16«ct(d»ret6at)<- - 

{amiï ui.) -■■.■. 

Parlie ecnUsIe. P«Hl.îflHifti,*iw«iii«j. 

Satie de/¥ùu- . .Afrè* Ujonnié«49$l>aÈncades, HeqriUt. <1an«,»a4é- 

G(n«riBx- ircAK ..lOaaseiitU à asepaier tes-èl^lfrigéuéF^ux à Ja .t^pbe 

diflicileiAe guérir les plaies du royaunie. 11 l«»c^voqua donc 

. à Bloi> poiii: le 1& s^tt^mbre 1588; mais (pdie tp>eSùt 

alonl'ardMir ùee piûioas pttliliqaes , les 4<4>HlêB uii^nt 

: tfutqu'aBjDoiiaprjès, le jrfioclobre.queHeiuiUlputiKi- 
.i vcir BolBnaelleœeDti'asaeflibiâe. 

d Sur les- deux beur«s.<k relevée, dit U- Vitç^ dans 

K son introduclion au drame des Etat* dt Blois, la séance 

« fut ouvdrte.La salle où élle*eileiuitestJmmeniet-(iK 

« grosses colonnes à dnfliteaiK cornans itanmUéf d'arcs 

« eu ogive la sépai;eat par le milieu. Toutes les murailles 

H avaient été recouvertes de tapjsserii^ k persoanages , 

« rehaussées de:r)Obes galODs, et tel pilienibMUtentoa- 

a rét de tapis de relonrs violet, loBàs rie àtars da li»dVor. 

• a EMre le* troisième et quatrième pilicn on avait diqssé 

«une Borta-d'eitrade èleTle de Iraii nudies et «Durpn- 

' n Déeiporna grand dais*. c'était lor eattaearafle-qa'àait 

« place le Auleoitda Roi ;ji droite, oehir de IftRcsDenaJ^e: 

'- « à gBDChe, celni delaBeine régnanteLToiBleseËDlils- 

a fcomiMi de la iBaison du Hoi ,«i oottbre d»deiix k Iroii 

' ff'&Âits, devdettt se tenàr ddioiit sw l'eamde .deTiâère 

- Q (fffaotAuitduIloiL I ■ 
n .Au -basde l'estrade, et tonjoors sms le gmod dlis, 

«on voyait un siège i bras nns dossier, wuTnl de 
' * vdoure Tiolet , (joi était destiné kM. de^Guisa (*) , ei sa 
' "« qHrtfte de grand naître de Frasce. Eafiit . tnrt mtfTir 

a de la salle on avait réservé un paaia^ défandn fMV. de 
) « fortes barrîmes ibtarteadBtrw* k inittE«.^edi, et dei^ 
'' «TièreeesbBTTières'OiiBvaîtpnmisatiBelqoealMNngMiis 

- « et persofMes notabtes dft U tille ^ prendre place. Le 
■ légat , les ambassadeorp , les seigneurs et dantei de la 

. OltiÊtmnMrla vie.tHaiimrt^préiidetitdtBarii^. par Iteques 

L*>illtM,lSl«.i<)lIenrideLOTr(ùne,I"duaoai,ducil«Guii«,i]il/ol>a(d/'r«. 



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1 Un huissier, ptaséànM CuiAlrc cnit>*«ut me dn* U 

<■ '-nMf'Mdre-qtfwMt'M «iMéjGsoiqiii étiiam{)t4Mnls 
>«-HpgDdrinit)MiiiiuMtib4ui«iitir«çn mifDMra bé^ 
■m <iMli«t«(mArit»4 UU:'defthiMh«M dolla^,ndttres 

: ■'■ dw iA i ui iiBil i , (fdneDr 4*« igwii'm tot^wc yi'ib'fe- 
« TOJait prwdrevLcg ar cb w I fa ii iB tué f 0|i i w iliiiiiW<tM 
"'« de1earsn>alMteet<sorpK* ; les gentiUmmMsénicM la 
- «H^de^elMrsMfH'àpëi AqsHrtuixdépBtétdotkrs, 

. K'MOxdelïJtUtîce'portiient'tacDbe'lMigae et le boBoet 
■«- c Wi < !^ et <iwix <te'TOt>gtw^te Jc'peiit twott MfaMbe 



< ToBi-lei déptlts'étaM-entrés.daiS la- ralle el.um, 
«-■dttBtanriv^^'dfgritA.'II^ dï-Gtnw, bxbiUé iftin 
«ipiNirp«iiDtdemiil'btniC','la cape Telrousêé», elptr^nf 
M' <««M jmSfdittlD'éentduitennps, loul» répaitieur tU 
« Cvm t tm Ut , pJwWBOftwaiiwrt rfùtfi^wgr w» iggrtfaiirt , 

< wMfttMc» ; (f tniv dir» ^ «ofl* .pM/«r ; /î wom* Vf»; 
-«'H. '4t Gaf8e'•e'l•^a de Mo siège de gnnd agaltre, e( 

< kjmfÊit me révérence à tonte l'aMendriécnivi def 
« -«apiUiaes-dH gardei et des- gèntilshonHues tenant A la 

< mais lent iadieï twc de'oerbin, all»cfaeTcherlefioî. 
-«- AuattM Sa Majeaté en grand coMobi», «t pwtant 

« WB gaoÊt^ttr* ta cel ^ipatct sur l'eKalier qni dearaDd 
« de ws amiMeiiitfMtSï Uintv futeanbUe I» leva et «baoou 
« demenrala tite nae. 

'< JLeIioi,sVunt'aBHB,pritlaitapole.etprDiMDt>'Qiie 
« b-è»4oHgKe«t U<Ë»^*elBr«Dgue....; > ' 

122. BJLTilLâKo'lfKX (149naK,lââO). 

< I ; ... EHlLClurl«iSvnwM;... AlledaManl. 

Leâcrnierdt^sTklAbTedaitdetOinbersoiisle eoutesKde i"éuge. 

' JacquesCl^menti etla'cti'uroiine de Vnnce était passée 4 

' Valné de la mJAioà de Boofbon. Mais Henri iV, délaissé 

fle prcagaé tons les'SHgneaTs catholiqdes, éftiit Serré de près 

parle Aie de Moyenne P): Ct chef de la ligne, moinï'po- 

puldre, niais Uonuidiiisliatiile que son' Trère, s'était vanté 

d'amener ans Parisiens le Vésmais pieds et poings li(s. 

Déjà même on louUl des fenêtres pwir levoir passer. 

■ Benri.dans ses rétrancheméntï d'Arqoes, ofc aTec une 

jqignéede Aoldali il .social l'elîort de ..trente nùUeJî- 

O CtlDde de Lorraino. ■.-■.;■ 



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F rendre, et l'année suivante il lui donna près d'ivry^ ■ 
Enre y uae leçon pltu Ibrt* encore. 
Hayenscila tête de vingl-qnatte mille coadstiltiits. 
dont un grand noodiM Flamands, Bqtag&ols , SwttM , AUe- 
inands, s'avançait {Knr&keleTeranRoiU siteedeDreu. 
On coiUlàUut a Beori,qtil aToit A pefaie OBSe auUehoniines, 

- deierelirer encore one-foii sur Ja Normandie. Une Toolat 
pas nuntru du rei de France recalwt toqoura devant 
oes rebelles, et réaolat d'attendre reoneini de pied ferme, 

. ' et dam une poiition qui iui laisserait t«iu soi avaMages. 

< On coânalt'les belles paroles que , le matin de la bataille, 

. en mettant son casque , il adreaia i aca compagnoaa d'ar- 
mes :■ Mes compagnons , Dieu est pour oooi; vwià set 

, n ennenns et lee n&tres; voici Totre Boj; donaoni à eux. 

' « Si'voa cornettes tous manquent, raUî»<-voiii i mon pft- 
« oBche blanc : tous le tronrerex an diemin de l'hooneor 
a et de la victoire ('). » L'année répondit à ce ncMe lan- 

, gage par le cri de vive U JMt et b bataille commença. 
L'arbllerie du Roi, gricc à-fanntaee de sa position, 

', portait en plein dans les langs ennemis', tandis qiM caUe 

' de» lignears tirait toinonra sans atteindre ■L'impatieDCfl 
prit au jevne eomte â'£graont,(*}, et sansraUeodre la 
troisième déchai^, il se lança t«ec sa cavalerie lOamande 

. contre les batteries de l'armée rofde. Là, par iibe folle 
bnvade, il tonme contre U boucfaeinAme des canons la 
cranpe de son ctievil , et donna à ses gendarmas i'eienyle 
de cette biiaree iûKiKe à une amequ il appelle cell<;Q des 
■ hérétiques et des lAcbes. » Biron, le maréchal d' An- 
mont et le grand prieur eurent bon marché d'une cavalerie 
ainsi désordonnée , et l'in^tnideiit Sgmont retta sor le 
champ de bataille. Un autre accident mettait en même 
temps le desordre dans les rrttres de l'armée de la Ligoel 

- "On laissait d'ordinaire t ces escadrons irrégnliers an ea- 

naea ménué entre les rangs de l'ioADlerie pour se re- 
former apr« cbacone de leurs charaes. Cet espace' lenr 
manque pqr la jâute du vicomte de "ravannes , et ils don^ 
nenl de toute la vitesse de leurs cbevaux contre Les lan- 
ciers du duc de UayauM. Vainement celui-ci s'cfTorce-t-il 
de remettre l'ordre dans cette mêlée; le Aoi, qui a va le 
trouble des escadrons ennemis, les charge à la tête de sa 
noblesse , et chefs et soldats ne savent plus que fuir. L'in- 
fanterie de la ligne restait ainsi seule dans la plaiœ. 



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m 

exposée à tous les coups de l'année royale; lei Saisses. 
ssos attendre les premieTes atUqnes de l'enDemi, lÏTrent 
leurs STows poar signifier qu'ils demandent k se rendre; 
OD les Kçoit à merci. Les lansqaenets en voulaient foire 
«ttUal; mais le Roifiilibrcè de lefl abandonner à la ven- 
geance de ses soldats, qui se souTeDaknt de leur trahison 
OMas le retranchement d'Arqoes, et tout ce que put l'Ime 
gënémiiie de Henri IV fnt de £iire entezulre ce cri: ■ Sau- 
vci les Français, et main basse sur l'étranger ! • En effet, 
dèscemoment i) nepéritpas un Français de plus. Davila 
porte i nj aille bonnef la perte de l'armée de la li- 
gne. Celait la plis belle victoire ronportéedepuii le com- 
JMsceoient des goerres religieiwes. 

17J. HEHni n DEVAIT PABis (aoÛt 1590). 

I>*rU.RoocETeni>H. AilednHwd. 
Il.-4J»«lMnHAe. 
Des plaines d'Irry, Henri IV avait marché sur la ca[Mtale ^'* "° '■ 
poor rassKger. Paris, demis la journée des barricades, 
était le prindwil théâtre de la puissance de la ligne et de 
«es fbrenn ; e était à Paris qu'il importait de la frapper 
d'abord, pour l'anéantir ensuite dans le reste du roraDme. 
Pentbnt près de quatre mois le Hoi tint celte grande ville 
emprisonnée daiis im étroit bloctu (7 mai à 30 août 1590) ; 
ta raiDÎne ne (arda pas à y l^ire sentir toutes ^es horreurs, 
et sans l'afTreuse tyrannie des Seiie et l'appui que leur 
DT^taicnt les soldats espagtiols, la ville affamée se fût jetée 
dès lors aux bras de son Roi. Hais il Ëilhit endurer le tnal 
dans ses dernières extrémiEés; il fiillut que Ton fit les os- 
jements des morts changés en pain et les enfanls servant 
de nourriture i leur» mères. Les Parisiens, ainsi opprimés 
par Itan défenseurs, ne trouvèrent de pitié que dans la 
eOBur du prince qui les assiégeait . Il laissa sortir une grande 
partie des bouches inutiles : ■ Faudra-t-il donc, disail-il, 
a que ce soit moi qui les nourrisse T II ne fitut point que 
« Paris soit n» cimetière ; je ne veux point régner sur des 

■ morts. ■> El encore : « Je ressemble k la vraie ntère de 

■ Stlomoa : j'aimerais mieux n'avoir poiot de Paris , que 

• de l'avoir déchiré en lambeaux, a Henri fit plus encore ; 
il bisn d'abord ses capitaines et pais les soldats eux- 
mêmes introduire des vivres dans la ville assiégée. ■ Et 

* cela , dit Péréfixc , fit subsister Paris plus â'na mois plus 

■ qu'il D'eflt fiill. > Hais ce que Henri IV perdit alors, il le 
ncoeillit pins tard par la reconnaissance et l'admiration 
qv'exciu sa clémence. 



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i 74. EUTRÈB DE uEHiiu XI 1 Pàiua (23 oiars iË94), 

Par le buou 6£kàhd en Itil. 

Henri IV anît abjuré h religim protcsteite ^diis l'é- 

flise d« SainU>eim le S& jnUlet ISS», et le aT< fivtter de 
année sumnte , il avatt été laeré daas h. cathédrale de 
Chartres. Il n'y atait plot désofmaù d'obstacle e«tre loi et 
le ccÀir de ses sujets. Cène fut dmc phu les amwti la 
main , mais par voie d'ace mwnodanHitqn'il travailla cette 
fi}is à entrer dans Paria. Les porlet loi en farent ga««rtes 
par le <:ftrBtc de lln«sac (') qai y eommaBdatt, 

le 22^niars'159i, ji< wpt heures du matin , HuBi IV 
entra dans la capitale, par la porte Neuve, près des 
Tuileries: c'était par cette même porte qu'en ^tBit««rU 
Henri III,. sis ans auparavant, après la &talc journée 
des barricades. Les troapes de la ligue occupaient, en- 
eare la ville: lea ËspagqoU étaieut.au lauboùrg Saint- 
Antoine . le régiment napolitiiin au fauboucg. Saint-Ger- 
. maio.'les Allemands au foiJMurg Saii^Honoré. Aiissi 
leRoi.fil-il^on'entrée en gcaod appareil it guarre* le 
. «aaque «n tête, la cuirasse sur la poitrine, et son cheval 
.bardé de fer; sanohleiseqni l'enlouiait était, cumnte lui, 
ea tenRo deba(àille, et des lansquenets. L'arquebuse sur 
..■ l'épaule, éclairaient sa marche. Mais Henri reco&nvUbîen- 
tât qu'il 'n'y avait poiut d'euneipis accourus sur ses pas, et 
qœ tout ce qoi l'entourait était uu penple enivré du bon- 
• ■ 'heur de le. voiretde leposséder; i&s lors son âme noble 
. .et .cooQanle s'abandonaa avec une entiÈre ef&sioD aux 
,' impresaioosde celle heureuse journée. 
: . « Esla«t arrivé yir le ponl Noslre-Dame, dit l'Estule, 
■ aj«t ojant bout le peuple crier si alaignement d£v« b Aoy , 
.« dit. ces:Biols: «Je viMfl>icD queccpaayfe peuple a«sté 
. .a tjranniEé. » jL^uig aiajit mis pi«d à terre détail t l'église 
.- a AuUre-DaiRe, esLmt porté de la foule, :ies capitaines 
' . o des. giiTtles. v^olaiis lâire retirer le peuple, ..il lea, en 
' « .garda , disant qu'il aimoit mieux avoir' plutdeipeine, 
« et qv'ila le vissent à leur aise i car Us sont,£Ût4lT al&- 
« mé» de spir un foy (']. » 

. i^eiulaiit ae t^i^s on publiait uve déiclaration du Boi . 

.. : Ca,iée. de £uate, qui {Mrdounait .à . tout le monde , jn^me 

' eiut Seine- On oonuaU TinROcqoté :>reDgeBB<]ç iirce ,par 

Ueiui d9i«oti inudacable enueiiu^f la dwbfs^ de Mont- 



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DD PiUU m Vbbuuxes. 



pconsrCl, BtoeiiiiDcat le soir de cetle belle joomieîla'eD 
aUi tow à la porte SÛRt-Deiiii ^sser les Ëspaniols qui 
iL 4c te -riHe. < ili le sahMient loi» , dit Péréfixe , 



a le ctoy o TO fort bu et ivcc one profonde îiKlîiulion. Il 
« Tendit k nJut à toos hs cbe6 arec gnnde courtoisie , 
« ■juuliwl en parcdet : * Becommandez-tDoi bioi à vetre 
a Bnltre;->lles'WB»ca,ftlabooiiebeure;miisn';n!venez 

■ phB. ■ Henri IV le -trouva alors vraiment maitren sein 
■desic^UlebeBeose etiibre. 

175. EEHRI IV BEÇOrr DES CHEy&LIEBtf VB CORBBE ttO 

&uin-ïSFÀj.T iS Janvier 1595). 

P«r len-Fmifati DrTKOTen I73g. Ailedi 
Le diniBDeiK'S janvier 1^95, H^ri'TV Uni ponrlapre- 
imfere toi» le chapitre de l'Ordre da Sainl-Esprtt. Celait 
ooKc joan après qu'il enl été atteint da contean de Jean 
Ôwsld. et cette circoDS tance ajrrataità l'intérêt tociÎDurs si 
^eaKOlexdlépar tane aussi brillante cérémonie. «Après 
« me le Rej eut ouy vespres (dans l'église des Augastias, i 
1 Paris), il partit de soDsié^i', tous lesofBciers de l'Ordre 
« marcbâus devant Iny, et s'en alla près de l'autel s'asseoir 
a dans nue chaire préparée k cest eoect , ayant i sa Aextre 
* H. Je eluwellier m france , chancelier de l'Ordre \*] , 

■ M-deBeauIkalluze, grand tbrésorter dcTOrdre n,et 
a W.VanbeTesqne de Bourges, comme irrandaumosDieTda 

■ RoT('),et tMgMKbG.leEiear'deL'ADbcsiiiBe, greffier 
« deVOrare.tldtldeuxprélaUéhis furent reçvâd'aberd; 
et.al0n*ll.ileilodc8, iiiaistre.des ccrémonics 0, acoom- 
« |Mgilédeia>tii«i*erJ')etdakéraolp),aUa adverlirnes- 

< ■ietin k {Hince de CÛity (■) et le dac de Nevcrs (*), com- 
« OModeiirs et.dteralîiMs dadit Ordre, d'aller preodre 
' BcSsieBrtiet ducs de Uonlpensier {'"It, duc de Léo- 
«BBrtiUe- {';) ,e». «on*» de iSainotEaul (")., princes 
.« et esleua nçttM |>Mr «BUer'audjl Ordre. Icsquek ils 
^.aauatreBt au^ I'ub après 'l'aulre an Roy. Après qoe 

■ IK. le doc. de Maatpcniier tut , de genoux. W deux 

< vsûepaaéesaurie uvBede»£vengiles que tenoil H, le 
. • ^nicelmilaiJt, balte voix, k mes et sèment que luy 
. . « biffia le greffier. de, l'Ordre, lequel il mna ^e sa main, 

■«'lepréafl^fetjnaktredescéréoaowmbainèEent iSa lla- 
(VtMlicitae «« i.mMC»«. (^ Pfaittpt» Mnui, conte de OmmiT. 

fc.uDC, «^ï<2cinp d« Sens, ar«nd-«umflQier de France, i* GuiUaumi 
*W, HJiniCDr de flbOdeeVf'VmlMppc de Ttsmho. t') J«»n du QBé. 
n FrnMls de BatnrbiiD. l») Uuis d« Oonugut. C«] Heoil da BomInri. 
{u>B«iiid>OtMa&s,I<' «ovma. {")FMnçeU d-OriAnM. 



„,Co(.Tylc 



140 GlLBBin BinOUQCBS 

a Jeslé Le manteau et mantclet dont il veaUl le >iew dac , 
a en lay disant : a L'Ordre vous revest et courre do 
« manteau de sou amiable compagnie et uniaa fratemelle , 
K à l'exaltation de nostre foy et religion oalbotiqm , an 
B nom du Père , du Fib et ou Sainct-Eeprit ; a et fit «ar 
• luy le signe de la crois ; puis le gread thrésorier de 
« l'Ordre présenta le collier de l'Ordre auRoy, lequel le 
« mitaacoududit sieor duc, elluy dit: ciRecevei de noatre 
a main te collier de nostre ordre du benoît Sainct-Esprit , 
auquel nous , comme sonverain grand-maistre vous rece- 
« vous.... Et DicQ vons ficc la grâce de ne contrevenir 
« jamais aux vteus et serment que vons venez de faire. A 
H ouoy ledit sienr duc liry respondit : o Sire , Vitn m'en 
« Qonne la grâce, et plugtost la mort que Jamais y 
R faillir, remerciant très-humblement Voslre H^eslé de 
a l'honneur et bien qu'il vous a pieu me faire ; ■ et en ache- 
« vant il luy baisa la main : autant en fironl lesdits siours 
■ duc de Longueville et comte de Sainct-Pol l'ua après 

« l'autre Aux autres chevaliers Sa Uajesté vestit et 

donna le collier de l'Ordre, aprèi qu'ils eurent faille 
voeu et serment, en la mesme façon qo'avoit bit ledit 
a sieor duc de Montpensier (*). » 

176. cousAT DE FOiTTAinc^Ftunç&isE (înia 1596). 

PiT H. BDgène DkvSria en itST. 
'' Henri IV avait déclaré la guerre à l'Espagne : il avait 
ainsi enlevé i Philippe II son beau titre de défenseur de 
la toi catholique , pour ne plus lui laisser que celui d'en- 
nemi de la France. Cependant quelques clicfs de la ligne 
tenaient encore, Hercour (') en Bretagne, d'AuniaIe('} 
en Picardie, Mayenne {"] en Bour^gne. et à chaenn le 
monarque espagnol avait envoyé des troupes auxiltairei. 

On annonce à Henri IV, tmi vient à peine d'entrer 1 

Troyes , que Djjon , ville Sdèie et dévouée , est devenue 

on champ de bataille entre le maréchal de Biron eh le 

vicomte deTavannes, et que l'armée du connèlaUe de 

Casfitle C) s'avance pour donner la victoire au parti de 

la ligne. Henri ne prend pas le temps de ivSsembler Une 

t armée : il part avec quelques cenlauiM de. Rendantes A 

■ d' arquebusiers i cheval, etseflatte paronebrulanU estsr- 

. moQcbe d'arrêter la marche du général espagnol. HuiSjea 

bisant une reconnaissance au delà de Foulaine-Froaçaise ■ 



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MF »kUU Bl rtutiiui. 141 

imeUraes-wn de >ei caviliers vont donner étoanUment 
dua les avamt-mwtes «spagnols ani arrivaient i l'iuUnt 
totme à Sunt-^ÙK; le Won de Lus ') , le e 



a (^ et le nOirécbal de Kron (■) Ini-tnâoie coarent 
eo tonte Ute pMr les dé^ge'r. Lear atUme impétoeuie 
Mum nooMit recaler l'ermemi ; mais cédant binitAlu 
nooferc , ys reculent i tenr toor, et Kron arrive devant 
lefioi , entonré des débris de sa troupe en diaordre , et 
bMt saitflwnt d'mte blessure qu'il vient de recevoir 1 la 
tae. n MM qoe Henri IV' recommençât alon les exploite 
« nati BWX dn roi de Navarre. ■ Uessican , dit-il i tes 
«tMibhomnes qni m prcuaient «aton de lai ; 4 onartieT 
mB'affiuiRies|n3,]eTeaxpandtre. »Et on k rit te front 
■D , répée Ji h nuin , courir de font cdtés pow arrdter lei 
fiijnds et les rmcDer h la diarge contre on eoBemi dix 
fois pins nombrenx ; on le vil, semnltipliant i force de vail- 
taKe.foreerllaretnileMHipradenleDMn)iqaJcroyBitavoir 
■fbîTe k loBle nne irmée, et dans cette retraite même 
oser h ponrsoivre pour mieux [ni cacher u biblesM. 
■Henri IV disait avoir coabattn ettte fiiii non pour la 
rictoire. mais ponriarie. — <■ EDcettercDconirc, écTÎ- . 
« vatli^iaa Miur t*)>J'ai^ albire de tous mes boni amis, 
■ et voos ai ven bien près d'être mon héritière. ■ 

L77. ^ffip™*g DES HOTABUtS A BODB1l(4llOV.lâ96). 

Pu H. JuD Âunx M iiti. Parti* etntttle. 

Trente nmécs de guerres ciïiles avaient épuisé la ^nS^J^™'*' 
France. Les peuples y étaient écrasés sons le poids des n« m. ' 
jnipùts, et cependant le trésor était vide, et, outre les 
dépenses ordinaires de l'étal , Henri IV avait encore i 
payer pins de cent millions, au ^x desquels il avait ra- 
cheté sa couronne. Pour remédier t cette grande plaie, 
rhabile monarque n'hésita pas sur le parti qu'il avait à 
prendre :n appela Rosny aux finances, et pnis sejetaloya- 
imieat entre les liras de la nation. 

Une assenibl^ de noUbles fut convoquée ï Souen : c'était 
le Roi Id-^ine' <^ es avait choisi les mend>res parmi le 
cle^, la noblesse et le tiers^état. H en fit l'onvertnre le 
4 novembre 1596, dans la e^rande salle de Tabbajë de 
&unl-Oaen. Autour de^ni étaient les ducs de Uontpen- 
<ier O et de Kemoors (*].,le connétable de Uontma- 

(t) EdtM da HiUiD. m Jmxtdm ChibeL (i) GbariM d* GmUuI. (*) Ca- 
lk»tac de BMriwD, DvlncMM de N«»ne, ducbawe d'AlbiM.dtpaU 
dKkcNtdeBai, inBeuldeilwAoi). ti)HniildBS«Tait,t*da BMB. 



nvGoOglc 



.r«oe; {')> fea dues d'Ëpcmon {*) «t de Reki <*), lft.iH~ 
TétAoU de Matignon [^) , les <]uatfe secréUiiM d'iut, le 
catdiul légat ('), le» cardidaoj de GuaA (") «4. de 
Gtvry (^1, et les pràsidaïU'dl» parlements de Paris (*), 
de Boraeaai et de Tnulooae. On cftonalt la iumgae 
proDOocée [>ar Henù lY dans cette cîrciMs tance.. Elto a 
.lonjoura été citée conune od modèle de ceUe vitetio- 
queiice du cceur, si puissante wriki hommes. aastrabUs. 
noM D'eu citeronsq^ue les demières panlct t 

a JeDevi>u»aipMntappelés,.Q0D)nKbiEaimline9>pnè- 
:« déceueara, pour tous uiA approuvée ncs TolMitiéfrlje 
■K TOUS ai assemblés pour recevoir tos CWUeîiSi'pOiir les 
.a inivre, bref, ponr4iie«Bttce.«fllDtBUe«alce*Oâiiiaiiu, 
>■ envie qui ne prend. ^re. aux roia. MX barbes gdies 
o ^ tua vietorieiix. iSa» la violenlfi aipoiiT qin je porte & 
■m measaiets, et l'extrême envift que j'ai d'ajouter «les (Iku 
,<t titres cIb libérateur et realanrateor de cet état à cduî 
d (te roi. me font iKMarcr touiaiséi et taonwabte... > 

llSi SICNA.TBBG DU TKUrfc M PAK DE .V£KVIIla (3. Haï 

1698). - • ■■ . 

AlledaHord. ■' ,■ PatH.SiniT-Ënaaa'igii. 

R/4c-dMiu*A«. 1 , .- 



S«1I«Q 



Le cardinal de Médicis ['] avait été accueilli en France 
commtj uamessagar ëe'ptiib,'et en eSet taxa eu. soins. 
d'après l'ordre de Clément VlII (') , tendirent à ménager 
la' réconciliatim des deux couronnes de France et d'Es- 
^ pagne. Philippe II , Agé. de soixante-onze an^,, ^om- 
'.mençait à', reconnaître la, (oogue, illusion d'e ses projots 
ambitieux , et il craignait, de léguer à soo Bis encore Jeune 
, un héritageansji troublé que, c«liii qu'il avait reciieilu lui- 
.méme. U souh^it^il d'ailleurs qn'uii acte conclu. à la 'Ëice 
de l'Europe conHrmjtrsbafidonqu'il'vooluitlaircâ wfiUe 
chérie, rinfaute làabelle-Claire-J&igénie, de l'ancian 
patrimoine de la maison de BowKpgne- H écoula, donc 
volontiers les conseils de paî^iiulrère Boil^venUire CaU- 
Ugirooe, général de l'ordra des.Prancis^Mitft qui lui ^tait 
envoyé par le Pape„pendàtit que HcnriFT se renda [dis 
aisément encore aux nersuasli^s du cariBnal de Hédicit, 
Par sMïte de ces (flspositÎQDB réciproques^ on congés 

'(■IRenudeManunorenoi, inda nom. ^ /^«n-lÂnb deHourelde 
l»Vil«ite, amiral d«' PnnWl (a)^bcrl ASMrii.'muScM dêl'nnM. 
(tj Jacques de Uovon, 11' du nom. i>: Alexandre OcMvIen de HMicis, dll 
ir(DrdriMl.il# FfoMMM, dcpai»li«ni XIi (*l PlemAflondl, Mme 
daRtrUi (Il AUne d'EMOTS de Glrrï, cMqiw 4« Hbik (It Astaill* <l« 
HMay, Niitvd«BMiUDMt (gilUp|l«4f««^*linÉtdlni. 



™,l,î™nvC00glc 



&'oa*iit dans U peUta ville de VerriDs. â U fronlièra d« la 
Picardie cl de TArlaîs. Ad coauacncemcnt àa mois de 
Sànier 1598, lei siovt de BeUîèvre et de SiUfty s'j rco- 
direDt »a oom du Eoi ïlenri lY ; le préûdMit Hkhârdal , 
3. B. Xufs et Louis de Venièi£&, au oom du roi calbidi- 
tpK. Oq y admît le uBiqaiB da Lullin couaue représen- 
ta^ du dac de Savoie ; nnit Hexi iS' ne lonhit a aoCBR 
Dm pomellre l'entrée du congés à l'eavojé do dacde 
MaoMT, Ifqnel n'étaii pour lui^'on sujet rebelk. Les 
dots mediateaTs poulificanx a^wrlèreut-daus ces ««£- 
jences lenrpadfique in1iT-rn1iffn ■ jl j nwnrriT Im whtff 
sadeurs d'ËEsabeui et dei PtonDces-Laies.dool Heori (V 
. «aeri&ail alors ralUauccà U loi m^riaK de l'intérAt de-s«n 
lojauiat, 

het- oégociatious durèrent trois Dwif. Au bo«t de ce 
temps ^ mai iSSS) , on traité fat CBaclo» ifâ adoptaut pour 
baseaceOesdalraiàéde CateaD-CainbrÉsis, eu 15^, m- 
dait à bFnoce les places .de la Picardie, iini étaient an 
' mains des Irwmes eqtagnolea, an roi d'EsjMnie le Cttotté 
de Cbarolos, depeudiuic» de U Praoçhe-ConsUi au doc de 
Savoie les JbrtereMea ^e lui avaient enkvées les avmes 
fimufaiscs. A ces condilWM . nou-senleBient.la paix , mais 
« une cpntédêralfou et paqiètuelle alliance et amitié, avec 
a pcoawMc. de l'entr'aiBier comme &èrcs , ■ fut rétablie 
entre PfaiUppe II et Henri IV , et le repos fut renbi i.U 
Fiance après qpaBMte aonées da troalilfis et de guerres. 

179. p&iSK va rail De uoktbiëluiil C16 dov embre IGOD). 

par É.AtOiiàniObYEBedia}. AiledaNoi 
■ ' R.-dc-ch«D» 
Lethicde Savoierelusait derendrei HeuclV Iftrn»- ^"' °° 
qujsat de Salaces, fief moovwt do Daaphiné,j]it'il avait eo-r 
Vun ni'lSM, èla&veur des troubles jjui agîlait'nt alors [a 
France. Las d'être Jooé par' des d^làii et^es-suftterfbgeB 
ama lema . 1« Vtà prit enfin le parti de déclarer la guerre - ■ 
u doc de Savm (.U aodt Uw) . et il osvahit. quiaitâi 
SCS états. Celdi-â , Croulîant daus la force de ses flace*<et 
dus les intrigues qu'il avait ourdies, aux cùtêgmémes.da 
Roi , r^Uûl à Turin <uns ode inunobîlité aBécjÀe . uchw- 
< sanl et dansant , dît Pé'réfixe , tandis qu'on le d^wnil^ 
a.Ioit de ses ^ovînces- > 1) avait vu.saus émotiooiChaqi' 
béry, sa capitale, occupée par les Français ; mais ga 
fttnqidlfe insoncianCe cessa qnand il apprit, que lafi>ite-> 
resse de HoDiméUan Tenait de eapildlw. 
CélùL. SffUy .foi. avec sa vedonUbleATtillerie, «Mi^ 



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Ili aiLnns HmoiiQDSs 

ameoé la reddition de celle place. En établissant les bat- 
teries, il avait failli deux fbis être atteint par celles âe 
rennemi, et c'est alors qae Henri IVlui écnvit /l'un ton 
tODChant de reproche la lettre dnni-eolire qui finit par ces 
mots : n Adiea , mon amy qne j'a^e bien , continaei k me 
« bien servir ^ mais non fias & faire le fol et le simple sol- 
a dat. » Cependant le Roi, si avare des jonrs de son ami, 
Tonlat risqner les siens pour voir testai du tiige. Tl imposa 
silence aux alarmes de Sully et consentit à se coavrir d'an 
meiehant manteav , ainsi que le comte de Sofssons ('), le 
doc d'Ëpemon(*]e(Belle^rde(*)t<ponrcacber leurs clin- 
quants et leurs bonnes mines. » Comme ils passaient dans 
on champ tooti décourert, on tira snr eux de telle force 
« que le Roi en fat tout couvert de terre et de cailloux 
« (juil'é^atignèrent, et qu'il commença ii faire le sibu 
A de la crois ; i qnoi Sully lui dit : Vrayement . Sire,c est 
■ à ce coup que je vods rccoimois bon catholique , car 
« c'est de bon cœar que vous laites ces croix. — Allons , 
« allons, dii-il, carie séjourne vaut rien icy (']. » 

Cependant te tonnerre de l'artillerie française , qui c«d- 
uit on si terrible étonnemenE an légat du Pape , arrivé là 
comme médiatenr, n'étonnait guère moins l'ennenti, malgré 
Ms fbrtes marailles. La comtesse de Brandis , femme da 

rnrerAenr de la place , entra en échange de politesses avec 
dncbesse de Stuly (*) , et de procliie en proche les deux 
dunes négocièrent mi accommodement en vertu duquel ta 
pUce , si elle n'était |Toint seconme , se rendrait au bont 
a'nn mois. Elle ne flit point secoome, et Créquy (^ eta prit 
possession au nom de Henri IV. La guerre oût peu après 
par réchange de la Bresse et du psysdeGex contre lemar- 
qmsat de £bilnc«s. 

186. LES PURS DU LOTJTBE DÉPLOTÉS D£¥ART HKJURI IV 

rUL son AKCBiTECTE (vers 1609). 
rd. PMIII.Ou>ita«Blsii. 

*•■ Nul roi n'était mieux fcil que Henri IV pour rendre les 
Idenflnts de la paix fructueux à la France. On sait tout ce 
qa'9 fil pour l'agriculture, pour le commerce , pour l'in- 
dustrie même, dont il encouragea les premiers essais à 
Tours et i Lyon. On sait aussi tous les grands travaux 
d'arcUlectnre qui fhrent son ouvrage. • Henri , pour nous 
' W CbirtM de Bourtran , c(Hiile de Sal)wni et da Dreux. (■) JeutXoDi* 
«BogarM de L<Vi1ette,sniiril de France. t>)1tageTde3iinH.arr, gT4Dil- 
éenvet da PraïKC. (4> ÉtotuimUt rofàltt, t. itt, p. s», (s) fUâielde 



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ou Fitin BB msinu). 145 

•r MfTÎr des belles paroles de Voltaire, Êit creuser le ca- 

■ ml de Briare, par lequel on a joint la Seine et la Loire. 
m Paris est agrandi et embelli : il forme la place Royale, 
€ il restaure tom les ponts. Le faubourg Sàînt-Giermain 

■ ne tenait point à ta ville, il n'était point p^ré ; le Boi se 
« charge de tont. H Ait construire ce beau pont où les 
« peuples regardent aajonrd'hai sa statue arec tendreise. 
« saînt-^jennain, Uonceanx , Foulainebicja, et surtout le 

■ Lourre, sont augnteutés et presque entièrement bUis. 
« Il donne des logements dans le Louvre, sous cette lon- 

■ gne galerie qui est son ouvrage, à des artistes en tout 

• genre, qu'il encourageait souvent de ses regards comme 
c par des récompenses s 

Le peintrea représenté Ici Henri IV recevant des miiils 
d'Etienne Dupérac, son architecte, les plvu d'après lesquels 
furent donnés au Louvre ces importants accroissements. 

181. ti4T>-e£iiÉRAox DB PARIS (37 Octobre 1614). 

P«r H. Itma Âun «n illi. Panie eenlnle; 

Les princea, dans leur jalousie contre l'autorité deUarie ^Kl?^™'*" 
de Médicb et contre ta Ëiveur du maréchal d'Ancre {}), vii».' 
avaienl demandé la convocation des États-f;éuéraux. La Ré- 
gente déféra Ji leorvccu, ou plutôt, comptant que cette as- 
semblée prêterait uo utile appui à son poatoir, die lAuma 
«ootre eus la mesure qu'ils avaient sollicitée. Louis XIU 
venait d'être déclaré majeur par le parlement, réairi en lit 
de justice, le 3 octobre Ifili; vingt-cinq jours après il 
alla wrrrir les états-généraux, convoqués d'abord il Sèiis 
et puisé Paris. 

« L'ouTertttre de cette célèbre compagnie, disent les 
« «némoires du cardinal de Richelieu , fut le 27 du mois' 

■ d'octobre, anx Augustins. Il s'émut en l'ordre ecctésias- 
■ « tique une dispute pour les rangs : les ajibés préten- 

* dant devoir précéder les doyens et autres digmtés,de 
« chapitres. Il fut ordonna qn'ils se rangeroient cl opioe- 

< rtrieot tons confiisément, tiiuis que les abbés de CiteauK 
« et Ctairvans ('), comme étant chefi d'ordre et titulaires, 

< anroient néanmoins la préférence. ■ . 

« Les bérants ayant imposé silence , le Roi <Ut à l'a^ 
€ semblée qu'il avoit convoqué les états poor recevoir 

<<} CtnchM Concini -maïqali d'Ancre, maNctMl at'Tnae». (*i Ntc!)U> 
BMMberal nDenit L'Argentier. 



HihvGoonIc 



146 OALBBIBS BISTOBIQVBS 

• lenr plainte et y pourvoir. Ensuite le Qianeelier [■) prit 
, ■ la parole, et conclut que SaUajesté pem^toit aux trois 

• ordres de dresser leur cahier, et lear y pcoinettfHt une 
« réponse Srvorablc. 

« Larcheveace de Lyon (•] , le baron de Pool SaiDt- 
« Pierre (') elle présidenlMironC, Arentrun après Taotre 
« pour 'l'église. In noblesse et le tiers état , les tiès- 
■ IiDmbles remerciements au Roi âe sa bonté et du soin 
« qu'il t^moi^oit avoir de ses sujets , de l'obéissaace et 
a fidélité inviolable desquels ils assuroicnl Sa Majesté, i 
a laquelle ils présente roi en t leur cahier de remontrances 
'« le plus tût qu'ils pourroient (*). s 

1£2. JHARUGE DE lAVIS XHI ET O'Alfin: «'MTTIICHE 

<2Ë nofeiDbre 161â). 

B. '" ' Par'KH. JeiD Aliei el Lifiti en IBSI. 

Utned* Hidicigmait («igcuis désiré psor son fik 
l'alliance de l'Espagne. Ce projet, d'abord conçu et ensuite 

■ rtttn*»iiié (fa vivant de Henri IV , fat repris après sa 
. noort^ et . les cSbrtf de la Krine, nendânt lies aimées de sa 

"régence, parvinrent à en amener raccooi^ssement. Ufnt 
conve'nu'qué louis XJII eH'mlant d'Espagne, depuis Phi- 
lippe iV, épouseraient lei Clles aînées d«s dess maisonf 
'd%p<^rKet'de France, et que le même jour. 18 octobre 
' ,l^tS^. aidait lieu la célébration du double inariage. Ed 
' '. CQnsiquènce le duc d'Uceda , fils du dac de Lenne ('.), in- 
, ' vestj de la procuration du roi df France, «xiurb an aod 
'' nodi, dans la ville de Burgos, l'infante d'£spagne Anna 
d'Autriche, pendant que le duc de Guisej]) épausait à Bor- 
deaux , au nom de l'infant D. Philippe , ifwiaaae Elisabeth 
de France, sŒur de Louis XIII. Le cardinal de Sonnlis^C). 
archevêque deBordeaui, et l'archevéquedeBurKOScëlcbre- 
' rei^t chacun dans leur église la cérémonie des épousailles. 
L'échange des deux princesses se fit le 6 novea^ne Jnr 
la rivière de ta Kdassoa, entre les ducs d'Ueeda et de 

■ '^Guise. L'étiquette la plus rigoureuse pré^da i œtle céré- 

moirie. Le 21 , Anne d'Autnche fit son entrée soleanelle 

.__ .J?ir.'3 

premier niinisir«dnrald'E«pagne.(^'ChBrici de Lar»loe,Ul>* 
daLuTau]e,l<'dirson,duc(le Gaiêt ■ U BaUfti). nFu 



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1«7 

à Vordovs, oïeUe Att reçue Mr h Reioe-inère et )e roi 
Loois XIII. Quatre jfwrs -iprég , \a bénédiction DOfftiale 
fut donnée aux deas époux aans l'église de Saint- Ajidré. 
LeJfMVttrw fnnfBu neos « consenré jasqa'nx phi 
nùnutieux détails du céTémonial , tel qu'il eut lien dans 
cette drconstuice (■]. 

183. rasDATiGS bb la. golohib db sAnrr-CHiBn'OPHE , 

KIOBLAJUBTCIIQIIB (169&-1635). 

PtTM.TUodireGiiDtn en.... AilfdnS'^i 
Pivinonilul 
Vandrostpes Diel d'Ëaanibiic , bon pilote, bomniede '*'-^<^^>>*"''' 
rèsrintitm et cTfaonaeiA-, courait les mera depuis «on jeune 
iWB , et s'était rendu fameux dans nuints combat;. Vers 
1025 l'eDTÎe lui tint 'de ne pins s'en tenir it la course , et 
'de teatcrqvehnie exploit plu& hardi. Ayant cboisi quarante 
nanns'inùéAiacs , it monte ou brigantin de huit candns , 
constnit ï Siewie île ses proprt^s deniers , et s'en va 
rfini la mer desCara1bes3Tec dessein de s'emparer deijficl- 
tpte câB de terre, et d'y établir un port, une station oonr 
ws raisseaux français traficpianl dans ces parages. Après 
s%lre vaiUanifflenf dèfcnttn contre un j^aHon espagnol de 
trente-cinq canons, il aborde à l'Ile Samt-Christopl\e ; ce 
lien loi semble dans nne situation favorable , et il en prend 
ponession. Après huit mois de séjour dans cette contrée 
fertile , d'finambnc revint en Trance avec son navire ri- 
chement chargé, n fht présenté au cardinal de Bicbelieii , et 
InîmilsousIesyeaK un projet d'association pour le commerce 
des lAntiHet. Le ministre, ayant goûté les plans d'finaœbuc, 
ttà délirra une patente poiir fonder sa colonie, et signa la 
premier Tacte <f association, Qoelque temps après , voulant 
rendre sa protection plus efficace , il lui donna des secours . 
en hommes et en ar^nl, à l'aide desquels d'Cnagibuc sut 
garantir de la Jalousie tics Espagnols son éUblissemenl u.aiï- 
Sfnt , et le ftire respecter de ses voisins les Anglais. Quand 
h cAlooie de Saint -Christophe né réclama plus sa prélence, 
d'Cnamboc passa , en 1635, i la 'Martini que, soiTi de cent 
liorames, d c mi- soldais , demV-Coltivateurs, qui T aidé reof 
i MlJr le fort de Saint-Pierre-'II travaillait avec une ardent 
MMg^Ie à la prospérité de cette nouvd'e ctJonie , loi»- 
qWIamortle iurprrt en 1636. Le cardinal, en apprenant 



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118 suniis HisTOftiotris 

cette Doavelle , dil au Roi : u Votre Hajeslà rient de perdre 
a aa de ses plus utiles Miriteurs. n 

i&i. LEVËEDDS[ÉGEi)£L'iLEDEiti^(8 novembre 1627). 

If par te cardinal < 
'au de Rlchelteit, .. 
If Jtrqun Ctllot. 

Tous les récits du temps parlent de la passion roma- 
nesque du dnc de BucLinxbam ('] pour la rdae Anne 
d'Autriche, et de! folies qu elle lui uspira. La plus graode 
de toates fM de jeter son pays daos une guerre contre la 
France. 

Louis XIII, qui n'igoorait pas les audacieuses galapte- 
ries de sa première ambassade , refiisa de le recevoir one 
seconde fois i Paris avec le même titre. L'orgueilleux ia- 
vori jura, dit-on, d'v revenir si bien accompagné qu'op ne 
pourrait lui en refuser l'entrée ; et prenant aussitôt e» 
main la cause des protestants francs menacés par Riche- 
lieu, il Obtint du parlement anglais des subsides, et de 
Charles I" un manifeste de guerre contre le roi de France. 
Le 30 juillet 1627 une flotte anglaise parut sur les eûtes de 
Bretagne, et le 22 elle était maîtresse de l'Ile de Rlié, 
maigre l'héroïque résistance du gouverneur Toiras (*) , qui 
fût obligé de se retirer'dans le fort Saint-Martin.' 

Ce vaillant capitaine y soutint avec une poignée de sol- 
dats un siège de plus de trois mois. BuckiQgitam , impa- 
tient d'être si longtemps arrêté devant une petite forte- 
resse , offrit au\ assiégea une capitulation honorable ; elle 
fut rejetée. Il leur livra un furicnx assaut ; il £tt repoussé. 
Enfin arriva le maréchal de Schomberg avec des reoforts 
considérables , et les Anglais furent forcés de lever le 
siège. La Ootte ell'arméc françaises les poursuivirent dans 
leur retraite. 

■ A un endroit nommé la Coharâe les François firent 
K mine de vouloir charger ; mais la contenance des Anglois 
-V Ait si bonneque l'ennemi s'arrêta tout à coup, quoique le 
■ lieu lui donnât de l'avantage. On continue la marcbe 
n de part et d'autre^ Les Anglois tiennent la plaine, et les 
• François les dunes oui bardent la mer. Quand ceux-U 
« furent arrivés à une digue qui , traversant les marais , 
•t aboutit an pont appçlé de rOye , leurs bataillon; com- 

(<) OcDTgi VilHm, I-du nom. (J)'™ D» C«ïi«r da Silnt-BoonM, 
lUTqali de Toins, atpala maréchal de Fïtoee'. 



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DD riUII BK 

« iqeDcèreatà s.eprcMer et à prendre lenrdèfense: l'aiant- 
a gtrde el le corps de baUiUc enfilent le chemin étroit; 

■ meiâ V arrière-garde, chargée parte maréchal de Scbom- 
« beTK> liit aiiément, déiaile. Les Anglois perdirent sept 
« OQ nailcentsbonimes;ledacdelliickinghaine( qnelqoès 
« seigoeon dé la nalîan le battirent bravement en cette 

" ■ rencontre. Puyséjpr {') éioit ror le point de fiiire Buc- 
« kingbaiB prisonnier, mais les soldats anglais l'enle- 
a térent promptement en l'air, et le passèrent de main en 
4 main an delà dajwnt de tO^. Milprd Moun^y, colo- 
" nd de U cavalerie : Grey, liealenûit général de l'arti)- 

■ lerie; cinq colonels et plusieurs officiers demeurèrent 
n epEre les mains des François. Le Hoi paya leur rançon 

■ i ceux donlib étoient prisonniers, et les renvoya pea 
> de joHrs après à b Heine d'Angleterre, lasiBur (').b 

186. vtaSR DE u ROCHELLE (38 octobre 163S). 



' Le cardinal de Bicheliea avait apporté dans les conseils 
de Lonis XHt deax grandes pensées :il TOnlait rendre 
aa dehors la France ]iré|)ondérante, et an dedans la 
royaolé ^soloe. L'organisation politique dn parti protes- 
tant en France mettait an égal obstacle à ces denx projets. 
Le corps de la monarchie ne ponvait ni se constituer dans 
toole sa force , ni se mouvoir dans toate son indépendance, 
tant qne snbsislerait an sein du royaume cette confédé- 
ration de petites républiques, armées de toutes pièces 
fouT la révolte , et lot^oors prêtes à onir leur eaose aux 
prétentions féodales de» seigneurs mécontenta qu'elles 
s'étaient donnés pour chefs. Ruiner la puissance politiqoe 
dn parti réformé était donc pour Hichelien le préumÎDain) 
indispcnsabie de toDt ce qoNi méditait de grand pour U 
royauté et pOur la France. 

Avec ce ferme génie qui toajoars abordait de front les 
'{las redoutables difficultés, il résolut de détruire du pre- 
nner coup ■. Iq nid d'où ayoient accoutumé d'éclore tous les 
■ desseins de rébellion, ■ la ville de La Rochelle. Les 
Bocbellois , tenus en bride par le fort Louis qu'on leur pro- 
mellait de démolir et qu'on ne démolissait pas , s'en étaient 

(1) JacoBM de ClHilenM, nwruafs de Vajttvtt- (•) Btêletn it 
Lmit Xllt, par LnaiMr, Uv. XXIV, p. 71T. 



HihvGoonIc 



ràog^ «s faiuBt au coBawxeda rayMme aw^erre de 
pirates, et tA «^tpelaat les AasMedans l'Ue de Bbé. Hais 
une fiMj L'araote et la flotte an^alses ébMgiiées des eMu, le 
qardiyal se mit «ossitdt.à Kceucre poor abattre ce TÎeiB 
beulevard'du piatesUntiiinh 

Le ai^^ La Rochelle, commencé le lOseUt fflZT, 
dura juftqu'aa SSocUÉtnedcil'année'KnTHile. Lwrésistaiiee 
Jes habitanlg lut héroïque. Hais la détmnaaUon dn car- 
dinal était plusibrle «jite^latlean.'Ot l'on sét par ipelpra- 
àigù de perséTéraBce il conMruïBii cette femense disne qui 
fermait le port et teoaitla ville cèmme empriMonèe daiu 
tut iMtlcHieat. Lonis XIU l'evait Dommé licotenaat gèaè- 
ral de aes. aimées etrfla Besflottct, et toal mU'chait 1 son 
- .abeolucoramandament. AmsileRoi.iiiiloKiHéiBeàdetri 
reprises vint prendre part am opérati«K>dii»ëge,n'hè3t- 
ta-t-jl pas à proclamer dans la déclaration qu'il publia 
après la soumissîondela ntle, «que le succès de l'entrer 
a prise étoit d& au cardinal.» LaHochrIle, Taincuc, perdit 
arec ses privilèges tont ce qui pouvait lui fournir let 
moyens de troubVer la paix du royaume. Mais le cardinal 
se garda d'eiuanglanter h victoire par d'ionlile* rignewg. 

■: 186. cDÀK^r Dc PAS DE sczi: (6 mars 16S9}. 



187. amaKtw'PÈB-vmistizB (9 mars 11 






ClaBdaLoRaiB. 



- VïHDeat dfe'GantagiK, denxfttse de ce nom, doc dfc 
Uwloiie, étah mort «i 169T, MnaDostérité , appelant à lÉi 
Huoèderle dbcde Nerers ('), mi'u'avatt narii a m nîèca, 
Maiivi de Owinme , flIK oe Pranfolg IT) son frère aine. 
Un siijcl du roi de France, derenn prince sonverain eo 
Uaiie, potUil'Oirifrage'à-runbltiefae maison d'AnUicfae. 
-SUeJoi SMotta-iB-ootmiAtitenrvet'coiinne de son côI6'1e 
-dac dt'9«>0ie'()) élerait des-prétentions sur l'Mritage d^ 
JUnloce, pearoàieDi asnrR ta raine da dcic de Nevcn, 
■■n^iwtsgo à l'annable (fima tfa^aoce ses déppnilles cnltc 
Icudeui' prinees mb tivskc. dnrlei-Ëmmanael , arec l*»»- 



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MI PUAIS M TiaSUEXB. 151 

sîslaKe des troupes Mpajmolcs, «il bîpntAt saisi k Moot- 
fteni qm firmait son loi , et il assiégeaiub ville de Qk- 
saf, ktrsip» le doc de Net-ers. trop éible pour TéiiUer i 
Agassi possailes ailaqaes, réclama U prôtectioo de la 
Fr&Dce. Loab Xm s'empressa de lu etiTa^er des secoofs. 
15ne eipéifilion çonBUDdéc par le marquis «THoieOcs f) 
aranl mioiië , le Roi , maigre les rigoeurs de l'hiver , s'«- 
imnma Ini-mémeiers les Alpes ivec une nouvelle annse. 
Les Français, animes par la présence de lem- Bol, 
« forcèrent, selon l'expression don cootenq>oraïn, des 
« lieu on û nature dâênd ménw aux uurs de pMer. ■ 
Anne en &ce des barricades du Pas de Soie, Loots Xm 
somme, d'a(»TS le titre dn traités, le dncdeâaTOie de hâ' 
en livrer le passage. Cbarles-Emonnuel lui bit répondre 
«■'il n'est plDi t^ips de parier de b^tés; qne lannie 
mnçaiseestvciineenemieraieiel que désormais c'est aux 
armes seules à vider le différend. Louis XIU ordonne ans- 
siUU l'aKafiK. Elle fut si în^télnease que les bonmes qui 
défrndiîetil les barricades, après lew prent^ décharM, 
B^eore^ que le Umps de firêodre b mie- * J*ai oil dire 
« k mon nère qn u toiqeors auprès do Roi, dîl le doc 
"~ qn'il'meaH tn-mboK les troupes ans 
. et ifn'il les «acabda A kor tête, l'ipAe 

■ i la anB,«tfsœsé par les èpaoles poor cstsladm wt 

■ les rodms et sur les toaaoMX et parapets. Sa TictniK 
« bt«iWifiHie:.Saw fut enportéeaprts, ne poonM se 
« iBlmii dnaal le ninqoear.... Le doc de Ssvoio, éper- 
«dn, aÏpMeSnot'âïniDn.lDqoarsd'apès lerMIdason 
«.père, nntà hMocoatav du Roi, m pied i terre, Hi 
c eafensn b b«tte, et iM^toDiMla grtce et «400.1(0 

■ Kbi, saas ^nvaOÊOt vàmtàe mettre pied a terre, le 
« WsMordaencoMidérutinndesoatlIs.etpiwetKOR-de 
« sa sa» qnïi asoit eaTfaoïBrar d'épover. ■ 

\m mata m ouu (16nian 1«^. 

Tahiuu dn tMB|M <nmgH«dA pu 1< urdijul Pu0a ««Dtrale. 
d> fUcbcHcu pour son cfaUMi de KIcbcIicB- K<-dM^*Mte' 

Charles-Emmanuel vaincu devantSne lot contraiatd'aM- 
«rir ses Étals i l'armée française, et d'approvisionner b 
rilledeCasal, qQftBB^ière il usi^pBkxveoles^BapKPCAlii 
Ceux-ci ne restèrent ^s longtemps après lui soos Tes ■ 

(f> iHqHvCW Jllcit laar^lwl de eup, qoi rai ui« an liigc de PUtu 



I hvGoonIc 



152 OILEBIES HISTOBIQCES 

mars de cette place ; et telle fut la frayeur qne leur ia8|iîra 
la subite arrivée des Français, quib évacuèrent précipi- 
tamment le Hontfcrrat tout entier. Le duc de Nevers 
était rétabli dans ta possession de son héritage : Louis XIH 

fiour l'y maintenir lui laissa, en partant, une année sous 
es ordres du brave Toiras, déjà connu par sa belle défense 
de rile de Rbé,. 

^^i^.^^: 189. SIÈGE D£ PRIVAS (mai 1629). 

K'Sl^uÏÏêl' *^" '""^ "^ Kiaes (juillet 1629). 

Sailcn»». ' ". 

191. PiasB DE nMHTAiiBAïf (août 1639). 
Parlje c«nti4lc. 
Sllle Iftr. ao nicDEiieu. 

Aussitdt après le traité de Saie, Louis XIII alla pour- 
suivre contre les villes protestantes du I^nguedoc l'auvre 
.commencée à La Rochelle. Le 31 mai 1639, il somma Privas 
rfle se rendre. Le gouverneur, Saint-André Montbrun .ayant 
/fejetéles offres de la clémence royale, la ville fut investie et 
.lestége commença. La première attaque fiit si tivequ'eUe 
■découragea les assiégés : ils abandonnèrent précipitamment 
leurs remparts pour se réfugier dans les montagnes, et le 
.lendemain , 26 mai , les troupes royales , trouvant les portes 
eavertes, prirent possession de la place sans coup ferir. 

La soumission de Privas entraîna celle de presque tootts 
les villes de) Cévennes.oii la réforme était comme canlOD- 
ilée depuis un siècle. Nîmes ménie se rendit, et ce ftit aux 
.yeux dn duc de Savoie le plus écktant témoignage de l'a- 
néantissement du parti hu^enot, qne l'entrée solennelle 
du Roi dans cette grande cité. Monlauban fiitde lontesles 
villes réformées la dernière à se soumettre. Elles' obstinait 
i garder ses fortiBcations , comme une garantie de sa sQ- 
reté : c'était cela même que Richelieu tenait à lui enle- 
' ■ -iii ver; le jour même où il sortit de cette ville, après j avoir 
' ' , 11' •"^'^'•'i l'autorité souveraine du Roi , la démolition de se» 
. remparts fut commencée. 

■ïiï^ÏÏ'ïîiï" '^* '*'*^ ■*" piesEROL (30 mars 1630). 



nvGooj^lc 



193. FBiSE K naiMMm. (30 mm 1630). 



partir C, reteait URqotvs m 



d'une anaée «pagode, était rratré d 

La CDerre deTtnaotimmiiMnle, Lo<û Xill «aoMBkle c^^ 

dmu de Bktieliai génératissiiiie des innipca françusca «■ 

llalie. 



_ _ . il nUa Paris en graad appareil , ijaat i l'me 

des porti^M de son cairoue le carAaal de La Valette n 

et le liir ili Mniitiwiiiarj .') i l'iiiln . li iiiiir'rhiii iln 
Scbomberg ddeBusompiem. Le doc de SKToîe.cffrni 
de l'approche des troapes françaises, citfoja a " ' 



BeaDioisin 50a fils, le prince de Piéaoat, pour a 

nec te cardinal de noateUes négocixioof. Kiii k . 

fMtâe de Bichclien ne s'accommodail pat de ces leotevs : 
ujnartbanpidenKDt derantlui.eatradans lePiteitiat.ct 
fct Irieatôt HHB les murs de PiigneraL Aa boot de dcox 
Jottra la ville demanda i capituler. 

a Hais le comle L'rbaîn de l'Etcabiige el tes gtaA de 

■ guerre , an nombre de huil cents , se ietirent daut la ci- 

■ tadelle , ((ai fiit assiégée ; les tranchées Ibrent oorertcs 
< le23nun, tt l«^travaâxa«ancéseo telle diligence que 
« la Trille de Piques on bl attaché i l'un des buUonsde 
' la citadelle , awiuel ob conmiaiça à Etire denx nùnes. 

■ Les assiégés se sentant pressés , voyant antà une drcint- 

■ vatiation par&ite de la citadelle , el en outre U eanp 
• retranché avec des lignes , redoutes et forts, en aorle 

■ qne les pnissaDces d'Espagne, de l'Empire et dndncde 

■ Savoie, t^ui es loieiil jointes ensêndile, n'enssent pn les m- 

■ conrir, aimèrent micui se rendre par capitalaiioo que 



■ d'attendre la rigueur des armées du Roi, qui lear esloit 

■ ÎDéritable... Ainsi le siège Goil le • . ~. 

■ jour heureux en Italie pour y avi 

■ Cérisollcs et de Bavennes ('). » 



■ ÎDéritable... Ainsi le siège GdU le propre jour de Ptqoeti 

■ jour heureux en Italie pour y avoir gagné la balùlle de 

rennes ('1. 



(1) VtrdbMod II. O âmbralM de S^sola , euHttae (tsénl des irnM* 
à» roi d'BBiapie. C Ij>iii» àr Nj;irTl de L» VilMW , •^'^^Té<|UP do Too- 
lOMT. (*■> Henri de M«ni:riomieT. Il» do nom , min'- cl miir' hsl de 
PiMce. Cj Jftmrt frvnrtit,am»tt isao, p. 11. 



•.<,",C(Hinlc 



194. COMBAT DE reauiiB.(jiQiMillet'lfi3<^- 

l'srtie c«n(ral«. Ttbleaa da tamp* commandé 

T.-di-dliMn.'-pr, - ' dMMcftelteu poor ton chAtM 



La prise de Pigaerol n'avait pu ouvrir k l'armée fcaoçiisc 
«Fjtbeadffflb'ltiMoiie. Iieitacdè-NeversT ëtiitJilus qoe 
JMntiniKfàH^ inr's««mCTiris , et Toira? (>,)', asuègé.daiM 
Casât, n'y teM*M'qçi''i:foRede persfetérance-^tde rontagt. 
li ûdlaitvgirplwpnissannnnAen'Kalie-. Louis lOn, too- 
jWrsteurMntfém^tcrparla^nerreanxintriMreg'de u 
■e»v;M'i«ndft<à rwînèe.OiiT^oltitde-cmnpiènr, etVàa 
coDqait en effet la Savop , pour effra?er le duc,.qiji\«liaît 
dfc'seraNWhcr'ji'l'aUhiKe emnalë. Mb', Enr inomeiit 
ide pénMrcpdan leSfomferrat , Te Rbf IbnDa dàn^^use^ 
WeUfntaMei 6ainl-4e!aB'de HaunénriK; l'întriKne r»- 
tMUseifa'Ârs'agiter autour deson Itti mi se préparait! 
DH nooNMRi ttant; etla'ruerre était' abandonnée aux soins 
dabrav«dac ofrHèilttaorBOCy, amiral de France, et.petit- 
Sl» du grand oonaMaHe. 

I) lB-si)StiBl4îgWtaKnt. Ayant rappris que le duc dé '^ 
voie a réabi près de VciHane nne année deox fbis pjdi 
poîssaBVe'qiie M<sieliae> et jaibux: cependant d'obéir ans 
ordres du Roi tnii liû a commandé db cmiquérir , s'JI «t 
1^M8B>l£, bi {RUX parnoe victoire, il mantsan'e pour se 
joiDdre'awmBT-étJbalileL'aForceC], et donner li bataille 
XTeDdtsohBoees'motnBinégales.Jl Ti'j- pe Dt 'parvenir, et «st 
ftttèd'aoMptM-Malle combat. L'historien de sa vie raconte 
âM«KrveHnS'sar la ifravonre qu'il y déploya, pins dignes 
é'an'goeWTwdéSIeiDps^elacbevaJerieqne dSin capitaine 
()OMMifrarahrde'Gtêtave-Ado)pbe. Seul, il se lança au 
wriHeu'dCS'ennemis > abattit-à ses pieds Pagano Doriaj frère 
daeoinoHKlant'de l'aïméè espagnole, pénétra jasqa'aa 
ciiit|tiiètMc rang, de l'escadron cjuc son impétoosilé avait 
TBtnpovpott, sejetant an milieu du gros bataillon des 
Allemands , « il 1 enfonça avec une adresse accompagnée 
* ffnn bonheur inconcevable. Les ennemis croyaient TàToir 
« tué; mais le voyant tout couvert de fca de leurs mous- 
% (pietaées, rompre Icors rangs et jcier leurs soldats par 
s terre , ils sont tellement cfTr^yés qu'ils prennent la Mte, 

" sans regarder si le duc est siùvi ou non C'est une 

« merrdUei ^'aiKun des coups «{u'il reçut en si grand 

(iW«in DuCavlar deSalDt-Sonnrl.TnurquiadeToirafidïpalïniufr- 
Gluu de France, l') )«i:iiueftKi>mp*r-d«(kaiai»l, duc d<^L■ Force. 

DoiiîHihvGoogle 



DD MUU H rEUAILUn. 15S 

■ DombnBEfht nagbnt, osuplé odb toratigam ftiUi 
« lèvre. Son cheval étoil bleasé en trois enaroils , la garde 
« âè son épëe tt luUueties de'^ cuiraue emportées ptr 
« des inoiuqueuâes; son habiltement de lete enjoacë, U 
• B wn Uw dg fer qt lui défaidott le vùnge dend-^on^, 
« «Tms brai Mlemwt OMirtru qu» b noiroear j- pwit 
«•ptas-de-CMstemisM. a 

lié' conbU' (k VeiHne ftM- n «tes ptat ' beavr MU 
Aeawdè'lB'ctHMgDede 16M : sept cenulmaoes'de 
WiMU rtnBie'ite'l'BBpereTC) et da d«c de invoié y pà- 
ifa«At nx cnu dtameiirtrvm prisonmen- me Boiia toti 



I9&; tajUTÉ DH HJjnsBtRfirE (13 octcdire 1630}. 

Pu HH. Jean jlLiui al Hippvlru Lwovn ca lUB. Pwtivaminlc. 

BeiMiis donre un rAlIemigne avitt m s^llnmer duis uiïiiiii. 
son sein cette loagoe et terrible guerre entre 1m poit- H* w. ' 
aMCes cathoHqnes et pro lestantes, «mnoe daiK l'histoire 
«nis le nom de guerre de Irtnie aiu. Jusqae^li la prépoo- 
dérawe de rantorité impèrale et le génie de WaAei^tda 
wvaitfBl fait triompher la caose catholiqne, lorsquA lei 
Brolestmts appelèrent à la tête de leur ligne le riri de 
Suide, Guilave-Adolphe. Ce grand guerrier chuvea bi«EH 
W la face des choses ; ce fat l'empire qiii trembla à' Mo 
tbor, et an bruit de ses premiers sncMS (1630), Ferdt- 
anid n comprit bien vite qu'il ne &IIait eu avoir à k 
fors Gostare el Richelieu snr les bras. U coDvoqoa à 
Baiîstiomie nne'diète où devrientétre portées braies les 
Ttelamations élevées contre l' empire, léon Brtilart{^ y ftil 
Teça en qualité d'arobass&deuf du roi de France : H était 



firent valoir auprès de la diète les dr^ts du doc de Neven, 
et réclaiiièrent en sa faveur l'investiture du duché de Mair- 
toue et de Hontferral. La cour impériale cédait , dès rp'elle 
bnH cofMenti à négoder : le 13 octobre lut conclu le 
tnfté de Aatisbonoe^ui remettait en paix la Fraoee avec 
ramireet-assunit audocde Ne* ws f héritage d« Uxm~ 
«OQ de Gcnzagne. ... 

(I) nmiiuDd u. (>} CbiTlM Bnlan, priant d« UAn m Braugne, 

{r^cMemioeiit ambuiadcur « Veui», eU. (>j t'MOfsn Le CIcif .ta 
RlllM*]f' 



1S6 OILKRIKS BISTOHIOCBS 

106.. UTÉE DU siÉfiE DE CASAL (36 octo)m 1630). 

I, Tableau do itmpi comniindt p«r 1«cardllMl 

I. 1 de ntchellea pour ton cblteau deRiclielMii. 

. LagnerreaDraitdùlÎDirenlUlieauinoDicnt delacDDcIn- 
^n du trai(« de )ialisboime ; mais ce traité n'avait pas été 
ratiOépar Philippe UI;auciui«iToyÉdece prince ne l'était 
présenté à ladiete, et l'araée espaniole tenait toajours Toi- 
ns éttoilQiiKat assicsé dtni Caut. Aussi l'année française, 
. tons les maréchaux de Scbomberg, de La Force et de Ua- 
TlUlMf refiisa-t-elle de suspendre u marche. Elle fîit 
bientôt sons les murs de Casai, et l'on était au monMOt- 
d'en venir aux mains , lorsque Haiarjn , depuis cardinal et 
alors gentilhomme du pape , chargé d'interposer sa média- 
tîoD pontificale entre les puissances belligérantes ^ parvînt, 
À force de courage et au péril de sa vie, a arrêter les com- 
. battants et à faire reconnaître le traité par le général espa- 

Snol. Toiras fut ainsi délivré après sept mois d'une belle 
ëfense. 

« Dès qne le traité fut signe , il demanda au marquis 
« de Santa-Çruz la permission de passer au travers de soa 
, B eamppeur aller faire la révérence aux maréchaux de 
' M France. On la lui accorda volonliers. Il fut reçu par tes 
.a Espagnols au bruit du canon, de la mousqueterie et 
.o javcc le» mêmes honneurs qu'il» auroient pu rendre k 
,.«i.lei)rRoi.l.es François applaudirent peul-étre plus i la 
. ,«. valeur et à l'habileté de cet excellent officier ; mais les 
,,.« ,.E»pà^iols n'admirèrent ^is niuicis ses rares qualité). 
,; «. r- Hc bion : monsiçur, lui dit Scliomberg en l'abordant, 
, .(f c'est pour la seconde fois. — l.i; Marèchalt ouloil dire qu'il 
,,■ ^v oit déjà délivré Tuiras aâm'f^é.par le duc de Buckin- 

■ ghamdansie fort de l'Ile de Blié. — Monsieur, répliqua 

■ civilement Toiras.j'en suis redevable aux armes du Roi 
i « et à votre bonne conduite aussi ^*). ■ 

W7. RÉGEpnm BES cnETALiERs iic sAi:ïT-ssPBn' A ros- 
TAiNEBLEAiT (5 mai 1633> 

P« 1U(. Ic*a AL:Il'x c( LuFiTc en tS3i. 

!■ B Le Roi, chef et souverain ^and-mallre de l'Ordre da 

« Saint-Esprit, désirant faire des chevalîen , commanda aa 

« sieur président de Chevry (*], sccrélaire de l'ordre , de 



HihyGoogle 



BD PUAIS m T^AILLU. 157 

« bire nroir i tous les cbevalîers , commandeurs , (aot 
« ctrdinaiix, prAauqa'aDtrH.etaiisMà Ions iMofficitts 

■ d'icelny Ordre, de se trouver à Foiitainebleaa le C&iqDÎène 
1 — i j^iij^ 1^ chapitre génf"' 

IX jours anparavaat *)... 

1 La salle de la belle cheminée fort grande et spalienM 
« estant destinée pour celte action notable , fiit ornée en 
« la sorte qui sait : 

« Elle esloit magnifiquement tapissée au^c les armes des 
m OKoaliers tout aalonr ; à Vvn des bouts de laquelle da 

■ caste de l'esiang il y atioit vn autel avec m Rrand dais Mi- 
« dessas.le tout orné de riches parcmcnsdcT'Ordre. Près 

* de cet antel esloit la chaire do Roy oonnerte d'vn dais , 

■ et pas loing de la du mAne costé sc vayoit le banc de 
« iiesseigneurs les Cardinaux, et derrière eax, cehiy des- 

■ tinépoarles Archcucsqucsde rOrdre.... 

Apres croc chacun eut prb place selon son rang , i 

■ tçaooîr les chenalicrs nouices tous d'vn raesme costé, 
c sur Tn banc k .main gauche , et les anciens chevaliers sar 

< les hauts sièges à droite et i^ gauche an-dessouS de l'esca 
a de leurs armes ; les Cardinaux et Archeuesqnes en lenrs 

■ bancs , et le Roy sous vn dais en sa chaire ; puis l'on 

■ commença vespres. 

a Le Mâgnifleat estant acheué , les chcnaliers nouices 

< se Tinrent présenter l'vn après l'antre deuant Sa Haîesté, 

■ et firent clûcun le serment ; eiisnitte de qooy le Roj leur 

* mit le cordon bleu , et la croix de l'Ordre ; puis chan- 
a gèrent leurs cappes en longs manteaux de l'Ordre , ji 

■ rond de vêlons iioij- , toimerts de flammes en broderie 

■ d'or et d'aivcnt , et sur icenx ie manlelet de toile d'or à 
' « fondrerd, brodé de eolon^s d'argent; et le tout doublé 

* Âe satin iaoD« orange (*]. d 

198. FONDATION DE L'ACADËallE FRANÇAISE (1634). 

pMiOf. Jaan ALAcxciHipp^ljMLtoonKn tlls- Pt 

Depuis l'année 1629, plusieurs beaux esprits se réonis- 
swnt toutes les semaines chei Valentin Conrart ponr s'y 
eotrcteuir de littérature. Ils se lisiLÎeiXtleiirs ouvrageselse 
donnaient motuellement des conseils. Godeau, depiiis 
évoque de I^^sk, Gombault, Chapelaip, Cerisy (<), Desma- 

i: Mtrnirt /ranroii, inn'c 1633. (51 Le Trêior da mirvHIUi it la 
Mtiion Bogale de Penleinel!cau,çit R^P-I. Piorce Uaii, pag. 31?. 
•J Gemisin Habf rt, abb* dr Cur:»; . 



HihvGoonIc 



15B' OILEIIE» HISTOBlcm 

tetisOEbiàrolierl C)èUienlles{iriiiciiiau*inendtr£i démette 
tjâtUe. société,. desUnéeplustàrd aae.slliiiUa lUnstEa- 

UDDi.- 

Le caMBoal de Ekbcliei^ pasiomié. pour lenlettret, 
.mil» vQidaiit lès gouverner comme ton t le restc'cB tonve- 
kaii maître , apprit ftarBoûrobertl'ciistettce de ceUe rte~ 
Dion de beaux espnts, et tout aassitAt.il a'avîu.dà.^rti 
qp'Upoavùteii tirer. 11 leur fitoOrir dé sftfivmeranune 
cùBÊ^iffiie. régulière et pUcée sous sa protectioD. 0»hé- 
jituqiiel^uesiiislaittisilaii âcbaogerait contre «e glorieux 
nitrona^ U douce liberté d'une obscure ass<Miatioii;iiwis 
GJMp^UuiJStfoatp rendre ijue les désirs du cardinal éuient 
àetoràrei-, et sa prolectiOD fiil acceptée. Rïebelîea lés 
engagu-alors à^agrandir leur compagnie , et à lui.d^pner 
les Statuts qu'ils croiraient les plus convenables. Ainsi na- 
. qnit l'Audemie Trançaise. Ses députés allèrent nrésuiter 
M)le(uieUeiiMnt««cardinal-aiitustrclËgrkgleineidsd!âprès 
lesquei* elle défait se gouverner, et celui-ci, après les 
avoir- revus etcorrigés eu quelques parties , les approata , 

r'i.expèdialesleUres patentes qoi la constituaient (1635).* 
parlement sembla d'abord ne pas comprendre la haute 
pensée de Richelieu, et cène fut qu'après di^x ans et avec 
nUrictioa qu'il enregistra les lettres patentes, f Acadè- 
Bùe.^ieva alors comme un témoignage de ce quelespLus 
' ~etiles< choses peuvent deveuir sous ' la main auu. grand 



-. petites- cb 

BOBVPM. 



199. BATiuu d'avem (20 mai 163&). 

PdTii» Mntrale. Tableau da U 

B.-de-etaïusséï. de Hivtlt'ieK 



Sille a- W, 



Gustave- Adolphe était mortviclorîeDxiLutien.et dés Ce 
momeiKlk fortune dupartiprotestant avait commencé àdé- 
croître en Allcma(;ne. LabaUille de Nordlingen (1634), ga- 
nse sn^lMSaMoM-pu-lc comte de Gdks.l<}, venait sartool 
de rendre à la maison d'Autriche uu ascendant menaçant 
poarlaFrance.Bicbeliea n'hésita pasàfoiredesceodrealors 
dan k lice les'antièes lyaaçaises, et ici s'otfvre cette Iflngae 
' goert«'CoiMrcl'E4pigne, ob se fermèrent les preniert ca- 
' pXtmjes dn siècle de Louis XIV , et qm ne devait s« tir- 
imtier qu'après lingl-cinq ans> à la pux des Pyrénées. 
Les Espagnols avaieiitpri5Trèvesctsonélecteur(^}, prince 

(1) Français Vete\ , abb« de Boisrobert. (>i Halbioa d« Galbit, Ccld-iaa- 
iwtial comnuiadaDi l'aiiuïc iiiip«ti«l«. (,>) Vbilippe ChrtaMpUe d« Sœiteni. 



n, Google 



«llié de U France. Louis XIII envoya réclamer coDlre celle 
infnctioa des tr«léc, et B'iri)tîiil 'oii'iiH refiis. O ref^ 
liwniilàakiiriwiicfféUite qu'il cbcrcbait. «Dnhéraat 
« Jut anojé , dit le màroms de lioDlgtal , poor déclarer U 
•«n«a«T«:aBiCMi&né-iiinBr<'),jaBDaidattM<fEipaàie. 
«1 ïkAanM DB^nMararaditecr, (fesHte'^'il M oM^ 
* dMiihara» JMgrmérfbBi^ BtobUw etsnrlaft«»> 

^NMrfta^ta.MnCinBei i la ftùoor ffedgtasdeix 

BBAMémC' veut' >lla^<rtei'Bi[ai9M)l9«iifiêd det Alpes', 
da»J»'VattdiiiveblrliiJhBaM( lainMièKw^ «huIc canli- 
lal de £» 'VakÉtevairahBiB ililiMiniii i la denûfere, cavi^ 
MHÉèci in* ItMonédMis de ChUilkH (*) et de ftèié <*), 
>e rassemble à U fnN]UèniilesÂjs-BM.Otlle-<>doitcaiii> 
biner ses moaTements avec les Hollandais, eogaffès contre 
V^pagne dau UJoBgiK>K«8iirB^leHiii(lé|w»aaiiee- 

Eilc entre avant toutes les autres eu campagne , et son 
■pnmet rflint est de r porter sur la Heuse pour se joindre, 
5i<eUeIo^eat,aaprii>ced'Oraii£p^'J,quisa!v-uiceaIa tête 
de J'annee des PrO'ÏDceS'Unïés; mais lef rince Ibomas de 

Sàrnjp , y nftral Ans trnnpw p«papuily« , mahœUTte de SOU 

CÙièjfOBT tmpicheT cette réunioa., et n'ayant que- des for- 
ces miëneares poor iermer aux Français le passage , il 
|tftod près le riluM d'Aveîn, an pays ae Liège, une forte 
liositiaa et y attcadla bataille. 

«• I^e conbatfaînsi que le rapporte Sirot, vieux camtaine, 

• qùpliutaid commanda la cavalerie j» la bataille de Ko- 
M crayj KU mde et opiuiitre. Le* ennemi:) à l'abord mi* 
« renl notra aile diuite en. désordre ; mais raile gaucbe 
«'fayant soutenue, .les François q[ii pi oysient prirent tant 
« de force et de Vigueur <^'ilS' eufuncËreot tout ce qui se 
< prësejata, devant eus , >elil n^y. eut plus qu'à poursuivre et 
'é a tuer. Il déoicnra des eonemis marU sur le champ de 

• bataille el'snr le chemin de leur iiiite an moins qaatre 
ç mille bommei , et l'on fit plusieurs prisomùers de coosi- 
<. déralion; mais le priuce Tbomas a' étant .sauvé de bonne 
« beure, lecomte defiucquey soutint tout L'cRbrt et se re- 

• lin enfin à TVamur, lui quatorzième.. La plaine ou se 
f. donaa le combat s'appeUe Aveiu , et il dura depuis midi 
c jusqu'à cinq ^nres a* soir {'), v 



toiiiîHihvGoonIc 



160 «ILUm IISWRIQDM 

201). PRISÉ PE sifERHE (19 juia 1636). 

litcdnNoTd- PsrH.BagtneDEiCBUsniMT. 

Siiic p" IV. . Le 19 jaiB 1636, la Tille de SaTcnie se rendit an doc 
Bernard de Saxe-Weimar, illustre aventoTier, qni avait en- 
gagé Mo.épée an aerrice de la France. «Ledoc aroitvootB 
' t avoir seul l'honneur de la (irise de cette place. Mais 

■ loyaol oa'il n'en pODvoitTcniriboDt, il pria le cardinal 
,u de La Valette de feirc entrer à la garde de la tranchée 
K les troupes qu'ilcommandoitponr'relBTer les siennes (').■ 
Une portion de ce succès apparlmt donc aax armes fran- 
çaises. Le >lcomte.de Turenne y cooMnença sa rcnomoiift 
qui plus tard dcTait s'élever si naut. 

301. FRISE dbuudrecies (26 juillet 1637). 

iilBduNord. Par H. HippolileLscoimen lUe. 

R.-dc-chRBUte. 
9>ll« no 10. Malgré les benreux anspices sons Ics^els s était ouverte 

la campante de 1635 , les armes françaises avaient feit pea 
de progrès. « Le cardinal de Sichelicn, selon la remar- 
B que d'un contemporain , avoit reconnu qa'II n'étoit pas 
a aussi aisé de ruiner la maison d'AutriVhe qn'il sel'étoit 
1 imaginé! » cl l'année snivante (1635), moins heureuse 
encore , avait été marquée par nnc suite de revers qd 
avaient amené les Espagnols à vingt lieues de Paris. Uais 
l'énergie de Richelieu s'était Commtiniquêé à toute la no- 
blesse et à la bourgeoisie elle-même. Les Espagnols furent 
repoussés cl l'on reprit bientôt l'offensive. Ad printemps 
de l'année 1637, deux armées assaillirent i la fois les 
Pays-Bas, celle du maréchal de Chilillon par la CbauH 
pagne, celle du cardinal de La Valette par la Picardie. 

Après avoir pris le Caleau-Cambrcsis . le cardinal d6 
La Valette "investit Landrecies'le 19 de juin, ctpritsoâ 
« onartier à Longiàveril. Les deux autres corps , comman- 
« dés par te duc de Caudale (*) et laMeillerayeC), arri^ 
vèrent le jour métUe devant la place. Cette ville est com- 

■ posée de cinq bastitins revêtus de briques , le fossé pleid 

■ d'eaa, avec une bonne contrescarpe. Le cardinal de 
n La Valette ouvrit la tranchée le 10 de juillet par un cdté* 

(1) MiMoira de JOeliflUu. [*) Btmird da Kosant ds La Talelta de Foir, 
duc d'Epernon ri eolonel-f en«ral if l'intantehe françaite. (t) CbarlM 4» 
LaPorie, ll'dunam, alon lioaicMnlgtoéraldu irmAn do Hol, dapnli 

miirtahtldeFfiincc. 



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DU PILAIS DB VBUIILLU. 161 

■ el la HdDeraye par l'autre , et l'attaque fnt menée si vi~ 
a vcment qn« la mine jotia le S^, laquelle, a; ati[ lait brèche. 

• donna hcn an régiment de Longue^-al de se loger dessns. 

• Le colonel Hainin, se voyant ainsi pressé , demanda com~ 
H Msîtion , el remit le 26 Landrecies entre les mains des 
« FnDCoia , lesquels le firent conduire arec sdrctc jusqa'i 
■ Talenciemies ('). » 

302. PRISE uv CATEirr (8 septembre 1638). 

. PaiH. Bjp|M>Iiie.L(coiiTBcniiu. liledsiiord. 



, . „ , et du même 

co^ enlevait l'Alsace k la maison d'Autriche; c'est li 
en&i que Torenne, Gnébriaot et d'aatres capitaines (nM- 

r\s se ronnaieut sons ce maHre ftmeos an grand art de 
gnerre. 

Pendant ce ténias, il ae le taisait rien de grand i la 
fromièredesPajs-fias. Le maréchal de Chttillon écbooait 
an siège de Samt-^mer; Brésé quittait son armée pour 
chercher le repos dansses terres d'Anjou. C'étaient d«x 
nonvcaos capîtaînes qui sontenaienl l'honneur des armes 
françaises; Gabion ('], qui n'était que colonel, et i qui 
Piccolomini demaitdait un rendei-vous pour lui dire com- 
biea il admirait sa bravoHre; et Du HaHier (*;, qui (cnnî- 
najt la campagne ^r la prise du Caielel. 

Celle place fut lurestie le- 25 août, « el'la circomalla- 
B tion Qc fut pas plutôt fermée , qu'on ouvrit la tranchée. 

■ Les.batieries furent dressées si prompteniefit et si bien 
c servies^ que, le 8 septembre, Du Uallier fut ntaltrede U 
a contrescarpe et fit sa descente dans le fossé, qoi est tec 

■ et défendu par dos flancs bas> qui n'empêchèrent pas 

■ d'attacher le roineor au basliim. La première mine flt 
« peud' effet , i cause des cssemates qui sont dans les oua- 
* tre bastions de celte place, qui donnërent érent a Is 
a mine. Ponr remédier a ce mal on alla par fbomeanx, 
a lesquels firent grandes brèches qui fufent jugées ratson- 

|i) Mévuiir*! du wivimii de Monlgtel, 1.1, p. '1»-,y' JeSD, OomU 

dcGiuiOn, (Irpuiimirècnfil (le France. .> Prtntoisde LllilpiUl, comte 
StBotaêJrtK., «lartmarectiil (lccainp,de|>uisii»iPFbil dcTrincc. 



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1S2' eUBUBS USTOIUtCBS 

■ nables pou donner. Le régjmeot des gardes fut cei»- 
V mondË d'ua côté , et le régimeat de Picudie de l'aotra : 
a ils moiUèrcnt tous deux à l'assaot, à. la faveur des bat- 
a tcries qui tiroieut iuce&samneiii sar le haut de la.lw^cbe, 
'< pour eôqièdier pcrs«ofie de. ^r«ltre. LairésiUaan fiit 
a iiiùdiocre et le Catelct fut emporté d'assaut. Toute la 
n garnison fiil prise ou tuée, et Gabriel de LasTorres.goa- 

■ verneur, fui pris f.). « 

.209. SIÈGE' i^ABBis (13'inai 1640). 

IXTEITISSBlienT SE LA PUCE. 

;, ' TableiD Sa («mps. 

LcsoiècontentementS'fonieutés en GaUl»gne par le ear- 
dtaal de Ricbeliw étaiant venus aagnienter les embarras 
dsiacourde Uaîrid. Louis Xill saint ce(te«ccasionpoar 
le projet qn'il Wfùtconfa depuis longtemps de s'emputr 
4es' W|9~Bas. If m rendit à Sveson» pom-ydiriger les opè- 
nalions'de la g«erre : denr amèes, l'un mrib les onfrts 
du maréchal de La Meillerafe, et l'autre commandée par fes 
nnrèohiBX da ChAtiHon et de CbtoaeB, avaient été r»- 
■iwlilfiiii iiiirliiiifiiiiilif II I d» ifiiiil ili lii ri Mifii 

fanimr rapporte dans see Mémoirea qu'il tateanji 
pt&s daBoi pCHir recerofr ses ordres, a Le conseil se liatà 
«.Saiasons'dnislecabiDetderéTeofaè.nn'yavoitqnelelloi, 
-«H- leCardhnletU.DesNoIera.rMoiBdans la chambre 

■ aopi^de la porte; un (fnart d'heure après qv'ih furent 
-«^eatrei, St. Dm Tfolers'm'appela et «w Bipasser dans le c*- 

« binet. oNousvenonsderemnirel»Biéged'Arr«s, médit 
"«.Iellai;il6inttenîr lachos» aeefiit. iNtes senlemeot à 
■- S. de CbasUlfend'en faire aatant; Je vas déMcher on 
« contfieraaM a rtd U dcLaMeifleraye.aflnqtfilprenBeic 

■ lennsqM'tlfanipenrSVreRdredt'cdtédedÀçilaSGarne. 
« Le MarétAul de Ctnstnlon saura anssi le jmir qv"!! atàt 
■n, pawwla O wa ut pMir entrer dans le pi>M ennemi eftwar 

' v dAmerlajiriâifsle'ancaiitreS'fdaecs. nnl h Amiem et 
« feraiiwtdr'lM tranpes qoeDuHallierconmaratévetsIa 
« froMière de QnmpBgnc. ■ M. le Cardinal m'ordonna de 
w «rek'H. deCniasail.onqtie le projet é«Mdfgped'unni«i 
«-granAïnpilafneqae lui. 

1 Le Caraînat commence incontinent de donner tous ses 



• SDÛls-et toiité-son application ausnccAsdè l'feidKifriie 

(t) Mémoirci du atarquit di Monglat , 1. 1, p. a 



HihyGoogle 



DU PiUM R TIMULLH. ISS' 

V Et U muche des. deax armées- fut si bieo cooeertit , 
« qu'ellesarrivèrenteniijémelempsdevant Arras. Lenom- 
• )îredesas5légeanIsinoiitoitàTingt-ciaq mille hommes de 
« pied et neufmine de cavalerie, selon la relation publiée 
«, paivoKlre'dBBoiafirèBla {Miacdeli ^Ué. 

« Le 13< de ce Haii , écrit le' maréchal de Chastillon , 
■.U. deCbaïuiesetiu» mumul* Tenu» ici dw cMé de Bé- 
d IfaiBe, iwv iafeetir Arras. H. de U Ueilleraye ataat 
K inis«eiKre.Onibrai«t'Bapame<estaTrivélem«ine jour 
'«. et j wuti bb ville de l'autre côté-, de nmiér«qne les 
o-batutanU-et 11 gantiM» le taDméeenl emironneE de 
B deux graades armées en mtiBe Jo«r et presqa'à la mime 
« heore. s 

Le dac d'Eaghies (') était au siège comme volenbiire, 
a«ec les dDCs de Nomenra (*), de Luroes ('), etc. Un alB- 
cier irludait . DomnèiBngène Û'Neal.cOHnandait laçar- 
nUoii d' Arras, qui se composait d'Espagnob, Napolitams, 
Valloiuet AltemaDds. 

« Lesié^d'Airai', commencé le 13 juin, dit le maréchal 
« tkBasHjmpiene , causa d« l'inquiétude aux deux partis. 
« Les uuscraigDMentq^e leur ville ne fùlen^Kirtée , elles 
« autres, que leur entrefirise n'édioult. Lesassiègeisepr^ 
c parent donc à une brave défense, las assiégeauts à de vi- 
c goureusesaltaques, et,lesEspagnolsàuaproi]]j)tucouES 
« dela.place (').» 

Le caidiiial-inranL(^') .gouverneur des PayS'Bas, employa 
tons les moyeuBdoulilputdbposerpoarraircleTa'leaiùe.; 
ÎXBt passer dans la place de puissaola secouEs , viut Ini- 
iDème à U télé d'uucuoiubreuse armée attaquer les lignes 
baaçûtet, etlesmarcchauisc trouvèrent unmaairat placés 
dans la positioii la, plus ccitlq^e. Fendant' qu'ils inte«U- 
.aajenl ani assiégés toute, communiqaiiou avec le defaocs 
de la plice», eux-raentes élaieol.aoveU^p^ de tous c41às 
par îarmèê espagnole, qui ne laissait parvenir dans leur 
«amp aiifn»co«t¥oi. L'araiéBt fwqpbe maïquait de tout ;,'!«' 
jRirrâragenaU était extrême ,. longue Ihi Ballier ,cbargé 
delà condoite d'un conToi considérable , parvint à le Taire 
«Mer'duurle-'camp. Le siège' reprit avec la plus grande vi- 
:8PMir,£l.ia.HU«, wdiiiloftiH; danijwsextrèniilés,>>e rudit 
enfin le 9 août. 

mt-otâ-àe flHatt«i>.,Jlt ihi Ban,.Jt|Wia 
Cemâti. ,1) aiuIiM-AjDidie . i>«' âcvon. 
(^) Mitain ri«4«MH Xfll^ ur'UKHMr, L 

>ofuiiil'E>pagiie,*rcbiduca'Âuiii<:bc. 






f<ih.,.Goonlc 



304. LE P0D9Sn PRÉSENTÉ A LOUIS XIII (1640). 



Richelieu , jaloux dËtoDtceqaiponrait accroître la gloire 
de ta France, ne laissait échapper aucune occasion d'encou- 
i;ager par son appui et soi récompeiuegles savants et les ar- 
tistes les plus dtslingués de son temps. La renommée dont 
le Poussin jouissait en Italie éUit dès longtemps pane- 
nnean cardinal. Par ses Ordres ce grand peintre rot appelé 
en France, et char^péde contribuer par son génie à l'embel- 
lissemratdes galeries du Loiitre. 

Le Poussin . ainsi qn'il nous l'apprend tui-méme dans 
Ses lettres, arriva à Paris dans le courant de l'année 1640. 
Conduit d'ajiord chex le cardinal-iniaistre , il fiit ensuite 
présQolé à Louis XIII, qui l'accueillit avec bonté. 



R.-de-ctisuuiirl « Le marquis de Brèié(') ayant rencontré entré le cap de 

« Saint-Vincent et Cadix l.i (lotie des Indes, commandée par 
« it marquis de Casiignosa de la maison de Zapata, l'avoit 
« atlatinèê et contrainte à se retirer dans la baie de Cadix , 
M après aïoir perdu six galions brûlez oa conlei à fond , 
u avec un grand i^ombrc de marchandises et d'hommea 
M tuez , ou noyez, entre lesquels on compte Castignosa. 
« Plein d'ardeur et de conrage , Bréié ïouloit poursuivre 
■ sa victoire et entrer dans la baie ; mais les plus habiles 
« officiers le retinrent , et lui remontrèrent que ce seroit 
« exposer la flotte à un trop grand danger, et qu'il falloit te 
« contenter d'avoir tellement incommodé l'ennemi , qu'il 
« ne put envoyer celte année aux Indes , ni par conséquent 
« recevoir le secours d'argent qu'il efi attendoit ('J. » 

206. SOUBDIS, ABCHET^TIEDE BORDEAUX, CHASSE LES 

ESPAGNOLS nu FOST DE rOzes (26 mars IGH ). 

AlKdaNom. , Par U. Thtadl>reGDl>ll■eB.... 

P■1i1loDd■Ilol. 
R.-dMluBH4e. 

l'anaèe It 

t>) Armand ds IUI11« , due de ProMMie», «Ion t*n'ér«l dt Vtnata 
ntnl* «.U-mer duPaosnt, dspiittnanil-aii1ir«,<-ber cl Mrinlendinl 
KéBéraldeli natlutlanetmmmïrMdePcmM. <i) Biiloinitlottiillll, 
pir Levaiior, t. X, p- 1»- 



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HT MUn M AtUItlU. l&S 

Le Cardîoal-ininuire atail mis k la Ute de l'armée na- 
vale Soardis, arcbeTéqoe de Bordeaux, qiuliQc général des 
amées narates du Lerant , avec ordre de se préparera fatre 
TOJle TETS lea cAtes de Catalogne avec les vaisseaux et les 
galëres delà Uéditerranèe. ■ Le prélat, dit Levassor dans 

■ «onHistoire de Louis XIII, qniétndioït plus assidûment 

■ le oérèmiwial de la mer que les rubriques de son brè- 
€ naire et de son nûsMl , et antpel le brait du canon plai- 
« soit beaucoup plut que la musique et le son des orgues de 
• KKi église , exécuta pfomptemenl l'ordre qu'on lui aroit 

■ d(Hu>e de se mettre eo mer avec les vaitse.inx et les g>- 
« Ures, et de se rendre maître du cap de Qnters. Le 15 . 

• (cTrier il y enroie Irois vaisseaux aiec quatre cents 
< bommes , qui s'emparent de la TÎIIe et de trois tours sur 
« les iuiinences; Tait partir ensuite dix vaisseaux de guerre' 
« avec des munitions et huit cents bommes de pied, qui 
« arrifentlel^raars Le prèlal-génëral d'armée vient en- 

■ fin lui-même le 26 avec douie galères , chasse celles des 
« EmagnolsetlcursvaisseauidaportdeRoieietdesantres 

■ gu ils avoïent encore, et leur prend quelques vaisseaux 

* etqDelquesgaléres.BemanièrBqueledut dcFerrindin, 
« géBèraldesgaléres d'Espagne, ou trop foible, on effrayé, 
« D'osé sortir du port de Gènes pour s'opposer i ce pre- 
« nier feu de l'archevêque (')■ o 

H rr aw i ss KMBHT ob la fl*u. 

Tiblnadataaipi. PirUecmUak. 
La Tille d'Aire ftat assiégée par l'année française que 'saiie 
commandait le maréciial de La lleilleraye avant sous ses 
«rdres le comte de Guicbe (■) et le maréchal ac camp Gas- 
sionf") 
c La ganûwn, forte de deux mille hommes, se défendit 

■ braTcmeDl, dit- Lerassor, depuis la fin de mai jusqu'à 
celle de Juillet , son la conduite de Bernovite, qm s'etoit 
le i la bataille d'Hesdineld'Arras. 



• d^iigMlèi 
• Cassion m 



ji acquit beaucoup de gloire dans cette enire- 

« MJM. «Leitoiaiwrefidtouiletjonrs de nouveaux exitloits 
a M GasnoD. dit Richelieu dans une de ses lettres; il en 
« aura toute la reconnoissance possible- Pour moi , qu 
m Biitotr» ât laiÊ{tX/ll,ptTUyêtnt,t. X, p. i4s. [i] A 

enBBflnLllI-dnncuiHilortneiil»— " -'-■'--' ^-- — *— ■<. 

Mii DurMul àe Pnnct , et eoiDlIc _ . 

liMitou , depais marMiil de France. 



■.Gooj^lc 



« ne suis pas moins teen îHteaiioiBé powr lii, j'en suis 
■«raviC). » 

Lecardiiial'inraDti^')GlierchaiKHti)tM»Btk;hîreteTer le 
uége d'Aire : le auredul de La Maitieraje était Inip for- 
temeot retranché pour que le prince e^ûgrMl pAt tenUr 
de forcer ses lignes ; u et timtcs ses teittatirres o'thMtirent 
a qu'à jeler ciuq cents homioes dans laplaoe, qui fut eon- 
«trainte de se rendre le 36 juillet (').» 

908. coHBAi; NAVAL DEVANT iiikBa.\&(»iB (30 aoùtl 6^1). 

Aile Ju Nord. Par H: TMiNfore Gtnnn ta ... , 

PiiillanduRoi. 

B.-dMhini>é«. Xe théâtre de la guerre s'était agrandi : on se battait 
an pied des Pyréoécs. C'était Richelieu ,qui. pour itre 
plus fort contre l'Espagne, lui avait siis{:île une rér^ution 
en Portugal et une révolte enCalalogue. {lu vicc-noi fran- 
çais, le Tnaréchalde Brézé, sicgait.à Baroelon^ et y com- 

. imrtdait au nom du roi de France. 
< Le comte-dur d'OIÏTarei [') scraisailunpoinl d'hoaneordc 

secourirTarragoneasïiègcË.parleconitcdeLaHotbe-IIou- 

■ dancDurt [*Lct de repousser ensuite les Français au delà des 
Pjrénèes. 'Tontes les forces navales d'Espaguc ramassées 
a'arançaient sous la conduite 'du duc de Mequada , ^nèral 
des galions; de don Helchior de Borgia, gènéraLocs ga- 
lères d'Espagne , et du duc de Perrandin , général de celles 
. de Naples. Le duc de Laurenzau, I4 Binistre d'Imjosa at 
plusieurs autres personnes distinguées servaient sur {a Qolte 
en qualité de volontaires:' L'arChevéqnc de Bordeaux était 
trieninfêrieDr eu forces à une Qotte si nombreuse et sï puis- 
sante, oùl'oa comptait sois8at»«t-int gros bitûBents. Les 
âétails du corobatsantienqK'uatfss iDi-iMdae, nria relation 
qu'il envoya >u. Roi, signée de twMlaacapitaintBdag wja- 
seaun et des galères. 

a Le W, i la aointe du jour, Iss^^alènsicoDeiàies pa- 
rureut au nombre de vingt-oeuf , aT«c loar sccavra, à 
a trois au^Dalre-mjllesde oolre unée.Oniamifllâncon- 
« tinént sous les^les, entend les ' ~ ' 

ni )euremp«clKirl'entTée.<uipfiè«fi' . 

< tenance, Iêsgalè^es■(np^noWeel1dile■tvd^le■ra1«is- 
■ seaux. Là touisârBKttfwt qa-f»epa.'cout«ali(ielquaaeBps 

mMU^mi» tonirl-ni.iWrLenHar, I. X,p. bB.'b) Ferdinand, 
intml d'Espacne, archiduc a'kateicbc. {>) ai*Mre de JjmH Xill.ipfic 
LeriiMT, (. Xjf. n, (i) 6npiM de Qaimtp', premlu mlaliue au. ni 
d'Eipifnc. :>;H)<iiHRdeLi'Mp(beS'oudanGaiirt,dua4D.C»r4uiiia, Ole- 
alMtlt«oMn<ni gênerai âci armées du rai , Jipai» .mtrtohal de .Ka»»»» 



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a ememble tenant le vent , et s'aballent loojoars sur noire 
« armée, ffni, nonobsUnt le Te^t contraire, étoÎE laotûl sur 
• un bord, tantôt sur l'autre au-devant des ennemis pour 
s empêcher le secouri. Voyant cnGn que tout favorise leur 

■ denein, et que l'avanta^ du yent est le gain de la partie , 

■ ils séparent leurs vaisseaux de leors galères., et celle|-ci 
( se Tont joindre à trente ou quarante brigantins. Notre 

■ armée, qui cotiroït vers les Taisseaux ennemis, revir'e en 
€ mtme temps de bord sur les galères espagnoles , aGi^ de 
« s'opposer au passage du secours. Mais i rheur* métna les 
« Taisseaasdesennemis, au nombre de trente-cinq, et leurs 
« ntires . s'abattent , le Tent en ponpe , sur notre année ; 

< 3e manière qu'il ne fut plus question de s'aj^scr an 

■ MCOBrs, B9ÙS aux grandes forces des E>pagii<ds, et telles 

■ que, sans le courage et la valeur extraoroinairc des capi- 

■ taînes des vaisseaux et des.galères, nous devions snccom- 
« ber en cette occasion, Carcntin, les vaisseaux. ennemis 
(I nonabaltoienteqQanc etlesgaTèresparderricre,sansç|ue 

< nouspussions nous servir oue d'une partie de notre artifle- 

> rie. Cependwt nous leur témoignâmes qu'il ne Cijscût pas 
■< iwos'approcbersi près denous.AprËsan combat de quatre 

> heures ^ne la nuit termina , lious les contraignîmes k se 

< retirer avec force mâts .et cordat^es coupés, sans compter 

« lapertcdestiommesqu'ils out faite. Noiiin^IesavoDspas * 
« ezaclemenl. Elle doit Être fort grande par la qajuitîtë de 
a coups de canoD et de mousquet que nous leur avons' ticé s. 
.< ptesqu'à.bai)t.toucbaat, et par le nombreâe sol dais qu'ils 
€ avoient siQr leor* vaisseaux. I^s nâlres ont été auw tort 

< Tracassés. Tel a reçu jusqu'à cent coups de caoqo. Il n'y 
€ a iwînl de galères qui ne soit beaucoup endocnmagée et 
a qui n'ait perdu soldait .et cbiowfe* <<)■ ». 

389. retÊmwK cOLiiontE (13 avril 1642). 

Le' RoassiUon , placé entre le Languedoc et la Cata- 
logne , appartenait encore à la couronne d'Espagne et 
gênait les^oaimvikstiqBi de Lmis XLUawcM ««aveHs 
pravinu. Il biint. en entrspreiid»4a eonquËte. Le Roi, 
malgré le déclin de sa santé, voulut conduire l'expédition 
Id-méne, «t le eaCdiml se fit tMbier A -sastrite^ U' 'mort 
déjft siirl«-fr<mt,-DHisaTant'eBCM«'k'fèree4e ptrrternis 

.<) ff((Mradt£Mi«X///,pir UT«H«,-t.X,p.|«r. 



HihvGoonIc 



168 GILBBIES HISTOBIOl'ES 

conspirateurs du dedans el aux ennemis du dehors des 
coups également terribles. 

Le Roi arriva le 10 marsà Narbonnc.cl le 16 il investit 
Colliouro, dont la prise devait lui faciliter celle de Perpi- 
gnan; ta ville était Tarte, el Tut vigoureusement défendue. 
Dès tes premiers jours du siëgCi les Espagnols firent tr«is 
sorties; toutes furent repousséés, mais fa dernière , après 
que l'ennemi eut pénétré dans ia tranchée et en eut détruit 
les travaux. Cependant le marquis de Povar, à la tête de 
trois mille chevaux,' avait reçu l'ordre inexécutable de tra- 
verser toute la Catalogne en armes , et d'aller au secours 
de la place assiégée. La Holhe-Houdancourt lui ferma le 

rsage, le battit el le fit prisonnier ; il ^ gagna le biloo 
maréchal. Dès lors le sic^e futpourswvi sans obstacle. 
Un premier assaut livra la ville aux Français ; on attaqua 
alors la citadelle. « La nuit du Q au3 avrif, dit le marquis 
c de Mon^;1at, dont nous aimons à emprunter l'exacte et 
« judicieuse narration, les assiégés firent unesortie qui lut 
•I verlçmcnt repousséc par le régiment de Champagne , 
a lequel ne les chassa pas seulement de la tranchée • mais 
a aussi de l'esplanade qui est entre la ville et le château. 
«r Le 4, on fit ta descente dansle fossé ; les mineurs s'atla- 
« chèrent le 6, et mirent le 9 le feu à leur mine , laquelle 
« fit grande brèche, et les Suisses se logèrent dessoi. 
« Aussitôt on cniendil la chamade pour parlementer , et 
« la 10 la capitulation fut signée, selon laquelle le mar- 
1 quis de Hortarc remit ce château entre les mains des 
■ François, le 13, avec le fort Saint-Elme , et fut coodnit 
a k Pampclone (']. s 

R*3iX"ii2to: 2''*- "**^ °*^ PESWffliAn (1M2). 
SaiiBiv>a8. rannusEMiKT dk la place. 

* TAMb da temiu. 

pàniecwimie. SU. prise di pebpigkah (5 septembre 1642). 



313. PHiSE SE FERPI6NA1 {& septembre 16^]. 

Pirlio cenlni*. •*"" *«■ J"" *>-*" « HtMKilïte LenoarE en i*S«. 

"'""q^iÎT**' D'» jo"" après la prise de Col lioora (23avril), Louis XIII 

ILonli un- alla iovesUr Perpignaa. 11 présida lui-même aux premières 

"•»• opérations du siège, « montant à cheval tous les jours 

(1) ]rAHo4r« dH nar;tti( VoNlf I<X , p- 3W. 



n, Google 



M 9UMt M TniAlUJ). 16S 

■ pour ordonner les iFiTun , et fesani 1« toar dei lignes 
< poarToirill«iitallailbieB.LeiiMr(]iiisdeFloreid'A*îh, 
€ ooi commaDdoit la place, envoya savoir ob logeoll le 
« Roi, «fin (TeaipAchef ifa'on tirtt de ce cMé; ce qa'H 

• observa poectoeHemeni, poor ftke voir le respect qui 
« élaîl dA a la mideaté royale, même par les emwmis. » 
Hais une Ibis les l^oes acnevées et le bloeas établi autour 
de la tilte, qa'on voulait réduire par ta bmine, Louis XIII 
malade se sentit lion d'élat de rester plus looRtemps sous 
les murs de Pcrpivnan, et laissa le soio du si&e au ma- 
rêchausde ScboniliCTf et de La Heilleraje.'a Cens-ci gar- 

• dèreBt si bien leurs lignes , que rien n*entrait dans h 
€ TiUe;tellemeotqu'Bprisavoirduréciaqmois et coosiMé 

■ tous les vivres qui étoient dedans , Jusqu'aux cbevanx , 

■ mulets, tues, chtens et cbits, même cmrs . le marqnb 

■ dcFloreidAvila capitula et rendîtlaville eib citadelle 



■ de Perpwnan , le S septembre (')• > Perpignan passait 

ilors Mur le plus fort boulevard de la frontière espagnole. 

« Sire, vos armes sont dans Perpignan et vos ennemis 



■ sont morts, ■ écrivait Riebcliev jî Louis XJIl , tui an- 
Don^t cette Itelle conquête et le supplice deCinq-Mars, 
300 favori, comme deux succès d'une égale importance. 

213- BATAILLE UE LÉRUtA [7 Pctobre 1fi43}. 

?n K. HiproIjuLumnE m lus. Aile da Vard. 
._.......... " Hje-ch«UM*«. 

Le Roujsillon était perdu pour I Espagne , et toutes les SoUr n" i*. 
forces rassemblées par le comte-duc d'Oliiaris arrivaient 
trop tard pour sauver celle proiince. Le minbtre de Phi- 
lippe III voulut du moins réparer par quelque aclîofid' éclat 
une perte aussi considérable , et ii dunna l'ordre au mar- 

2 ois de Leganei de s'emparer de Léridd , tille Torte de la 
aUlogne.surlaSègre. Le maréchal de La ïlothe Uon- 
dancourt se porte aussilAt an secours de celle place , et , 
informé que le général espagnol a réuni ses troupes à celles 
du marquis de Tarracnse , oéfenscur malheureux du Roui- 
sillon, il tcsaiteodde pied ferme, malgré la supériorité de 
leursforces, sous lesmursdc la ville qu'ils viennent assiéger. 
■ Les deuxarmées furent, le 7 octobre, en vue l'une de 
a l'autre , et à dix heures du matin , b bataille commença, 
« dans laquelle les*François furent chargés d'abord si vi- 
« gourcusement par les régiments du prince d'Espagne et 
« du comtc-due, qu'ib furent mis en désordre; mais le 



n, Google 



ParUe centrale. ' 

R.-dectugiaAf. . 

Gikrie 



120 1 ttiiiwi MsioDiau • 

■ ' barfUbdlAtaisil^ 1 el; U £onlc Jm Racbe»4Mitaiit las <oa~ 

'■ .gpiBls furent. rDmpu&et tcUeownt mû' SD'dBDH'e qu'ils 
'« wiraiit teitiitfc.iet iSft «aftvèràBiiBB^gnndfrcoabsMaa 
. «^ Fsasieij Le cliMip de batwUe -demean wx Fmt^ois 
naanbloiit lie cwon..-^ L«s. B^fM^MaU laiMërcot. denx 
.< sjÀt|&ocUMrta|ilikC«>cl le v^ledALécida btMWée, 

^14. 'i!£ àanùiu de aifioeoED fut ms m p&uis- 

PirH. lltopalnelàiDiiik,d'i 

.,,; d* U>J>r4Uuulvr«i>-«n ins 

^ \<!;aleried(iPaltiii-H<iia1. 

Richelieu wyait'appr-oOhersi'den^refamre.LMÉl XIII, 
Mpiasartl lui-méne et aUeitt du mal 'qn devah bi«iUil 
iW Ms jmrs, voulut voir fon grmid nù^trer aa lit de 
«Mtt. Il se VBBtlil obei Ini^ «compagne -àa marmis de 
Viltcqiiiei(^}><!nntairte<leMs^nrde3. cfStra, )DJ<£tlecar- 
u Âùial , ioici'tttderner acHeii. Ën'pnnant «oïlgé de votre 
' ■ raajetté , f m >lft contolitioti de lainer soD royatune plus 
« pifimqnt qu'il n'a jamais 'été , «t tes enneinis abattus. La 
« seule rcconmcDsc de mes peines et de mes services que 
n j'ose demander à Vôtre nifqèït* ; c'rti ta coiidnaiidon 

■ de u.pr»leGtloa'et(tes«>bienvcillanceàmesneveuxetà 
, R mes pàrcnls. Je, hq leur daitnerai nia bénédiction au'à 

« condition qu'ils s'efvlrotil TOlre najcsté avec une fldéUlé 
,e inviolable. Voire majesié a daiu son conseil plusieurs 

■ periSDi)n(?s capables de le ' servir utilemeut ; je lui cod- 
n scillc àc hi retenir auprès d'elle, ■> C'est alors , ajoutent 

auclqors tûitorit^ns ,. qoe itichclieu désigna au Roi le rar- 
inanttai:arin cûmnte le'miriistre le plus digne de le rem- 
placer. Après quoi il remît atunutins de Louis XIII l'acte 
. de donation dn Pklàis-OIrdinal. 

Cette donation, fôite i la couronna dès Vannée 1836, 
avait *té rénomlce par le cardinal dé Richelieu dans son 
testament paàië dUarbontù, in thSielde laytcomlé, le 
23n]^lfit2. En Voici Jes propres termes; 
, 1 Je dirljrc qoe.par contrat du 6 jiitn 1636, devant 
. " Gdcn-eaa et Pavpie , j'ai flonfléà Jà couronne mon wand 
« hôtel ^De j'ai b'âti sous'le pom de "PaTais-Cardinal, ma 

< (!><!i2Pmil*Onaki»,dnn>i:naTidiat'dai|Bmvt*'JIMHi|rBifiMHir- 
jBii HtMonlsIal, 1. 1 , p s«S. i») AnWine d'Aumont , d«pui9 manchil dB 
France «cnsuile duc d'AuBwni. " .. , 



HihyGoo^le 



DC Ptuu ^ rwimniH. 171 

' cbapclle d'or enrichie de (batuants . mon graad balM 
a ^ai^nt ciselé, et on grand diamaul que j ai acheté de 
n T.op«i.To<ileslcsqueUeschoseslcl{oia en accable par 
« sa cionté ifaccepUr, à ma très-humble et très-iostantfi 

• Mi^UcatioD, nôeje toi fais encorepar ce présent tesla- 

• tnefit , «t d'OTOonaer i]tie Ip contrat soit exécuté dans 
o toaï ses poinls. » 

'l>ans on anirc article (ta testament te cardinal recbm- 
mmde qn'tRie sotfune fle 1,300,000' fraacK, prise suï sa 
——''-1 , soit remise eMre le* Main* it Sa Majtslé. 



MA. tmtKS t»n&«i> if^»rKSÉlit!SGa»yri eSPAOKot 
(f6«5)-. 

iParM-TWoMfïGnnm.... AiiedgNard. 
tticheliefi venait de Eiourir [ i- décembre t&tâ ) , et la B^dé^Ow^ib 
pfoiectîdn qu'il accor^sif aux colonies ne lui avait pas mr- 
\êcB. Cesflulliers deFr3Dçais1ransp>rtésaiu)>om des mers 
se Tirent alors abandonnes, < n bulle à la jalousie et a la 
cupidité des autres Dations, des E»itagnots «urtont, ani,re- 
{(SU'daient le moindre établissement sur un monde décou- 
vertpar eus comme une ursuffialion de leurs droits. La 
manière barbne-dMtt ataient été èpracie* paris» avifes 
dominateurs plusieurs colonies naissantes avertissait les 
Français que le droit du premier occupant avait besoin 
d'<tlffe miiann par k drait dti plw fort ; ils quittèrent doDc 
laÂamie, rinndonnèftlK tenrs babilatious, impuissantes 
k les (>rolé9ir «mire k« raraBcs de la «Darai et vinrent >e 
réfugier dans la partie septentrionale de l'ite de Saint-Do- 
niigii'e, M cachant dans les Ibrèls oui la couvrent, et fai- 
saal jponr se nourrir la cfaasse aux bcenrs sauvages, ce qui 
leur fit doiuMr )e ji«im éf>. bqaGaniers. Bientôt, ieornoMbte 
croissant chaque jour et la chasse ne suffisant plus à leurs 
besobiS, la' prapart se résolurent à revenir à leur première 
profession, et se lancèrent sur l'Océan. Ils s'établirent d'a- 
iwrd en confrérie. Ki» U nota itfrèrei tê td tétt , mel- 
lanl leurs biens, en commun, et ne reconnaissant d'autre 
supèriorïtè entre eux que celle de la force et de l'adresse, 
^bdi^isf^ en jMtrteisix^étés de dnquinle on cent honunes 
at pks, îh M mirent à voguerduit et jour dans de grandes ' 
hin^aés décoBvertes, comme des Sauvages , l'reîl toujours 
fii*5orl'horiÈoit, et ÛrMltplaSd'utiE ftîls expier auxtls- 
pUgboIs leOrs ciwiolés envers Irfnrs devanciers , et 'A'*' 
pren^'etttventtirmse à laquelle ils les réduisaient: Heii< 
tôt de nbav«aur avenioriers se Joignirent ^ eu, etabait* 



,G(Hinlc 



172 eiLBiiEs Hitroii^cis 

donnèrent la mère patrie pour nllcr aux Antilles partager 
les pèi'ils et ies prises de ces hardis marins ; Dieppe en four- 
nit on grand nombre , qai s'illustrèrent par des traits de 
braTonre Héroïques cl presque fabuleux. 

Parmi les flibustiers djeppois , Pierre Legrand est on 
des plus célèbres. Voici comment il débuta dans la carrière. 
Il croisait depuis quime jours au débauqucment de Ba- 
hama, lorsqn il vît venir à lui un grand galion espagnol 
avec an pavillon de vice-amiral. Legrand montait un ba- 
teau de quatre canons , et n'avait avec lui qoe vingt-buit 
hommes, mais tous braves et décidé* comme lui. PorcHtt 
aussitôt de «oiles et de rames, il court au-devant du gallon, 
le joint, s'élance sur son bord et en même temps coule à 
fond son propre navire. Cette audace désespérée étourdit 
le capitaine espagnol ; son équipage stupéfait' ne songe pas 
même à se défendre. Legi^nd, maître du galion, dépose 
Tine partie de ses prisonniers sur le rivage, et n'cnune- 
nanl avec lui que le capitaine et ses officiers, s'en retourne 
fièrement i Dieppe , sa patrie, lïirc admirer sa prise.,et en 
recueillir les immenses profils. 

fl'^ik.ïh/'aÏÏ*; **®' ■*■*■*"•" •* ROCROT (19 mai 1643). 

Salle n° 10. OIDBE IM BàTlILLB. 

P«r 11. OKirScd «n tias.d'aprti ua UbiMu 
de la galerie de Cbaoïilli, par Maitin. 

H^Mh.«!^ ^*'^- "*TA»"-ï ™ BOCHOY [19 mai 1643). 
Salle n= lO. Par M. Jnvv en iSM, d'iprè* ui 

delaialeri--'-™ — ■"- — ' 

rÏÏmK^: 2*8. BATAILLE DE ROCROY (t» HAT 1643}. 
L»Jîs"im ParM. ScBHHienjtoî. 

N" M. ' 

319. BATAïuE DE ROGftOT (19 mai 1643). 

AlleduMidi. • Par M. Heim en .... 

Gdcrie ' Richelieu était morl.'cl la saule languissante deLonisXIII 

des Bai'illet' faisait présumer qu'il ne survivrait pas longtemps à son 
'^° '"' ministre. Quelaues succès obtenus eu Flandre par les Eipa- 

snols ■ dans tannée 1642, leur avaient rendu la con- 
. fiance ; et don Francisco de Uellos , gouverneur des Pays- 
Bas, prévoyant tes troubles que la mort du Boi pouvait 
amener, cberchait à se rapprocher des frontières pour 
pénétrer plus facilement daiis l'iniérieur du royaume. Le 



,G(Hinlc 



M) »àu« M mMiun. 173 

dued'BnghKD ;' )lo> cuit opposé. A peine ioé de TiagtKteax 
ans, c'ctait la ^vcvr da pnocc de CoDdé ^') , ton pèiv, qaî 
r«fait porté si jeune à h Ule des ■rnéea. liais Gai*ion(>,\ 
d'Espnun (^), U Ferté-Sennc terre i.'i, La Vallièiv (<1 et 
Sirol^'). tous bomam de nwrre renomoiét. éuieni sous ms 
ordres ; et le ticQi nurccfaal de L'H^lal (*; svait élè placé 
auprès de (tii , poar modérer par sa prudence l'ardear ïm^ 
pètoeuse d'un jeone prince avide de gloire. Cependant ce 
Int le jeanc prince qui , plus balijle ï son conp d'essai que 
le *ie«xcapitaineforBiËparreKpcriencede vingt batailles, 
J'eoiraina malgré Ini dans une action générale. 

Don Francisco da Uelloi venail d'abandooaer le siège 
d^Arras , dont les préparatifs l'avaient occupé tout rfaiver. 
pour M porter sobilenwnt du cUé de ItocrO]r ; son iiiten- 
tioo était de s'emparer de celle ^ille, qui ku oarrait les 
portes de la Oiaropa^e , ^ur en birc noe place d'anoçs 
propre i ses entreprise* ; il la savait mal prâmie et dc- 
teodoe par une bible gamisoa. L'armée Ttançaisc était 
éhùçoée , et loat semblait loi promettre que la ville lom- 
lierajt entre ses maihs avant qu on pât U secourir. 

Le duc d'Eof bien avait pénétré les desseins de l'ennemi. 
II CMDDKDf* par détacher Gas^n poor jeter an seicoun 
dans Bocrof et mettre la place en eut de tenir jiuqu'an 
mMsenl où il arriverait lui-même pour la déOnidre. Puis , 
masquant habilement ses manœuvres , il sut , avec antant 
de pvBplitnde que de clair^oyaDce , suivre tous les moar> 
vcmenis da capitaine (spaçnot ; et , rassemblant sur a 
nwte tonte* les troupe* qs'il pat réunir , il vint se présen- 
ler devant Bocroj lûnqn on le croyait occupé sur nu autre 
point de la frontière. Belk» ne connut la force de l'année 
française que lorsqu'elle lut enga^ dans tes bois et Us 
marécage* qui couvrent la place : il pouvait loi en diqn- 
ter le passage , mais , conuant dans le nombie et dans la 
valenr si souvent œrouvÉ4 de set troupes, et jaloox d'ea- 
tralner son jeune adversaire dans une bataille générale , il 
se refusa cet avantage et laissa les régiments français s&dc- 
ployer en bec de ses lignes. C'est an milieu de cesciruin- 
stancesqae leducd'EnQhienapprlna mort de Louis Xlll- 
Set intérêts le rappelaient à Paris , ceux de l'armée qu'il 

COlMitdc Boarbon . Il' dn nom, dnai* prince de Cjmit {le graMd 
CmA). (*) Henri da Roarbon, U' i% «om, printc dpCondè. (>< Jmd, 
MM* dB GauloD. 4oni* mandial 4a Ftincc. (*) Kagai de BaMOM, 
mue dTspeiiin, nurïchal de camp. '.') Henri de Sennelerre, H' du 
Baa, depal( mirèchil de France ri Une d* U Fm*. (• Frintoli de U 
Bi^ Le Blanc, che*«iler de La ValHtr*. Hj Claude d'Klloaf dePradine», 
Uns de Siroi. [■) FranEOi* de LIlApiUI, cotuie di Rewa), ««e. 



™,i,î™nvGôonlc 



I7t 



GOnnnindaH rtctamaient » pnoenee : il préftra Ii^ ghrire 
aux a*«tlas^ que loi prAtnêHsîenl'IesîntrJgaes rtela conx. 

le prtticç était parvenaàréiHiirving-troû mille fammi» 
d'infai)t«rie et de cavalerie, li'arniée espagnole étah forte 
de hait milie ca*aHen , comn^és pSr le dnc d' Albwiper- 
que, et de dix-bail mille rantassins, sons les ordres du comte 
de Foenies ( le cnnitc de Fbntaines ) , Vvn des meiltvurs 
vapitainej de eelte *pOqt»e. Dans l'armée françatse, Gassîon 
commandait l'aile droite; La Ferté-Scn>eteFr«,'-^i'dte 
gaache. l.ednc d'Enghlen, a^ee le marécHal de L'ffilpitEtt, 
d'Espenao et La TalKËre , étaîenl au centre. L6 carpa de 
Tèserfe, composé de denx mille bomnies-de pied et'dt; iqijje 
chevoax,iiait<;<Hnmandé paUe baron de Birot. 

TouB les récits -qulnon sont restes démette bal^HâiMI- 
'*enl s'efhicer devant la inaeniflque*narrHttund«-B0B9oet. 
L'exactHode et la prèc i^on des dËtails y sont rele^ par 



i vfefflcs bandes waHones, italiennes- et 

• espaEpoteat[u'onn'aïiiitpurOHiprejasqu'aiorï;mji9{|oUr 
« combien ftiIloït-3 complei' 1* courage qu'inspiroiem à 

'« nos troDpes le besoiii pressant de r<t(Bt , Tes Avantage 
a passés, et un jetine prince dusanaqai^orlaitia netoi^ 
« danssesyenïTDon Francisco de MelloiVatlend'dfrpted 
o ferme; e[ sans pooïofr reculer, les deax géBcrausetles 

, « deux armées semblent avoir voula se nenrersferdNas de> 
a bois cl dsnsdes marais poardic'nlerleurqu^ellecortime 
« deux braves en champ clos. Alors fjtiehs vit-on pat?" tfe 
o jeune prince parut un autfC. t^omme: tancl(ée d'Un si 
« digne objet, sa^grande ïme se cfëclara tout enliére; sq^i 
« courage cruissoit avec les périls, etses himiâresavecson 

■ « ardeur: A la nuit', qu'il fallut passer en prèsenordçs Ah 
« nemiï . comitie un vigilant cd pi laine il refOu ledemiH^; 

■ mata jamais il ne reposa plus paisihienient; A la- veille 

■ ifnn M grand jour, et dès la première' tiatBi lie , il est 
« tranguilk; , tant il se trouve dans son natbrel : el on sait 

* Quo fc )end«nnain , à rhcwre marquée , il fiiilut rêveillBr 
« (Piift profond sommeil est autre Ateiandre. "Le vojei-'voQs 

'« commeil volcoukia victoire, onàla mortl AusntMqH^ 
« eut porté de rang en rang l'ardeur doiil il èfoit aniqié , 
« on.lc vilpra&qtUiOi] mima leoips pousser t'ailedroite d*» 
« nnemis, soutenir la nâtre ébranlàe', rallier le Pran^B 

.« àdçQii vamcu , tneiCre en fni te l'Espagnol' yi'clorieii^.. 
« ponet partout la terreur,, et étoiaiierde ses re'ptrd6.àt«»- 
« celaalB ceBK qui èdnppvient à MB coops. Boetott cet*»- 



™,l,î™nvC00glc 



tra 

« r wlwl a Mt mfwttiiflif rinitn rt Hnu fUT i h n Uigim 
« tataiiloa» senée* iemi<iaUes,kjailMA 4e tonn. maisi 
« des tmirs ({ui sannicat règonr Icans-bncbis ,. d>^c«- 
« rwent inébranlable* «a milieu de loat le reste en dè- 

• ronie, et bnfaiou de* tend*, liwle« pris. Tra», fois Ir. 
« jeiiae rainqneur s'efluru Je rompre ces intrépides corn- 

■ hltaRs; trois fais il rat'icpnssèilar le nlearenx comte 

■ de F(«ilaînes , qu'on to] oit porté dans sa chaise . et , 

> a alg r à ses îd»ië3', ■wiiterqa'aiw im* gnecrièrc est 

■ nallMsa da ciBfm niîeUe anow. Hais eofiii i faat oé- 

■ der. Ceatea cma atti-. narcis des bm, 'avtc sa cara- 
« krie tante feiUa, kedt ptit^tasa marche paor tomber 

< nr nos soldats cniaéE ; le prinoc l'a piinai : les ba- 
« bDlloBS «Tmcès demaadeataaaitiw. mm la victohc ?a 

> a w MJr^miçniMapciglBalrtfEiiEBienqt le«Da- 
•: baL Pendat^'sirM ■m-M-«isaafcils^nBOe'.|MMrr*- 
« cerov b ^afT>M de cnbramgHW, onuKï, to^owsen 
« prda.iiiigiiiBt-laBMfriwthydôanwwTeMfe magne, 

• ImrtAvfttledèchareeantbCDaraiwAiiie': «q m 
a «Ht plus fM «vngft, testn^oiirrek'.jdiilit, Jos^n'i 
« cequelegranëprinài qw-DefatvwègorgerTesbou 
« eomne de tiniies trcbia, aimt ImcMnigp» èaws , et 
« ranit>uplaÎBrde*aiicre«ehiî4apanl«raM-;... ' - 

d jlepi&noeflèdBUlagewf^;M4Ms-le tten» dtfbt- 

■ tailla d rend saJNca aesaraécsî Ip gtalM-qu'A M en- 

• wyoit; taao céléèrx Rocroj dâHivè, laratenKesd'an 

■ reawtoM»t «iimM i t tlMqi*tsi.Bfc hoatarlarigancBager- 

< mie. la France en repos, etna règne, qaidevoitètre si 
« beau , coaniencè,||u: us» si b«u»K'fffsa0f ('>.». 

339. PsmvG BEici [1S4S). 

Vainqoear ii'Aocroy;Tediicd^i^iEnpi:flaii9Ertdl l'of- 
'lènsive, et pour cooptr h KtnnoM ses comniimcalions 
wec l'Allemagne, H résolut ^ se porter rafla Moselle , et 
«fassîé^rTti ton Tille. Quelques martbcs qu'il fit du cdtÈ de 
l'Escaut dérobèrent anr généraux espagôolâ ses véritables 
desseins, a te prince «jant pris touffsccî précsotions; en- 
" tra dans le rojiiatrt j ri fit attaquertes châtosnix d'Emery 

■ ef de Barlemont, qui se i-cndirentii discrétion, aprésavoir 

■ sooflert quelques coup^ de cunon. II s'eropara de Mao- 

• benge, poor continaer sa feinte", iï marcha I Blrtelr, où 
« les ennemis avoient jeté des troupes qa'il a^Uijua, qui se 



^>«'8l^ 



176 OALMnU BliTOBKtVBS 

1 rendirent pareillement i discrétion. 11 y demenra campé 

■ <tmnie juura poar fttire reposer «es troupes , pour y al- 

■ tendre to<is les prèparalib qu'il avoit ordonnes, u 

m. sieeE'DcnMiiTii,ie(18 Juin 1643). 



Aile du Nord. 
H.-de-chauaMP. 



a Quand il eut appris que toiilétoîlenétat,et_qaelemaF- 

■ quis de Gcsvres V) , maréchal de camp , qui étoit enCham- 
w [Mgne , arrivoit aevant Thionville avec le corps qu'il com- 
« mandoit , il détacha te aiarquis d'Aamonl ['^ avec douce 
a cenls chevaux , pour l'aller joindre , el faire ensemhle 

■ l'investiture de cette place. Le prince se mit ensuite en 
a marche avec le reste de son amtée par Bcaumonl , et 

■ rentra dans û plaine deRocroj. H. Sirot, maréchal de 

* camp, fut char^ de conduire par Metz la ^osse artille- 
« lie et les muratnns, pendant ^e l'inâutene, avec réqnv- 
« paged'artillerie de campagne, se rendit iHiionville, où 

■ U duc d'Enguicn arriva deux jours aprèi le marquis de 

* Gesvres , c'esl-à-dire le 18 de jum (*)■ » 

« Cette place (dit l'auteur de la relation de Bocroy) est 

■ assise sur le bord de la Moselle, du cÂté de Luzemboniv- 

■ Elle n'est qn à quatre lieues an-^lessous de Metz Le 

* malheur de Peuqciires, arrivé en 1639i l'avoit rendue 

■ célèbre dans ces dernières ^erret >' et chacun la regar- 
« doit cOQime une conquête imporlanle. mais difficile. » 

'i^. PRISE iw mmvitLE (29 août 1643). 

Par U. OBcarGuaen isls, d'aprèi un ublMo 



Quelque diligence que pat &ire le duc d'Enghien, il 
oeput empêcher les Ejipagnob de jeter ua secours de deux 
mine hommes dans les murs de IliiouviUe. Le siège en fut 
entrepris dans toutes les règles et poussé avec la plus 
grande activité. On se battit avec courage : on livra plu- 
sieurs assauts meurtriers , tous dirigés par le prince. 
Dans un de ces assauts le marquis de Geavres fut tué et 
Gassîon blessé dangereusement > la tête. Enfin, après-plus 
fledeuxmois d'une résistance opiniAtre, le trentième jour de 
l'ouverture de la tranchée , les officiers, jugeant toute dé- 
fi) LoDll-Francoii Polier, maréchal de camp. [i| Churt'';, mirauig 

il'Aiinwnl,dBpul> maréchal dcFrancc. (?)Biitoirt mililairtde tunitXIV, 

par Qulncj, 1. 1, p. A. 



n, Google 



ITT 

ftnsc iBolite , dBMMdènm ànpitilcr. La swBÎMa obtiM 
la hoonenn de b ^Dcm. 

« Cette gwnwoa ctoil rèdnile k davc ces* boaaoMS de 
« trtmmiSe demceiu ^'dle «vott u CQWUTtnwiit dn 
* »ity.LegBi »mmr neitétêbié,etto p l wpi rtdesog- 
« âc»qDtrc»loieal,Klra»OKatUcsMswinabdes(').^ 

OSZ. C0MUI UTU. OB CAB'nuGtsB(ï sepL 1643]. 



PendiDt «pie les victoires da duc JEnghieo oavnient b iturtMiig" 
XTcc taDt d'éclat le règne de Louis XIY^ le jeane aminJ 
de Bàat donnait à la France itne gloire tonte nooieUe , 
j^r les aTanUges qu'il remportait dans la Uédîtemnèe. 
UÉji . après le combat lÎTré snr les cMes de Baitelooe . U 
avmit pns oa coalc à fond six des maea<n de l'armée c*- 
paQDole. Le 3 sepleadire il cal arec elle ■■ aonrel engage- 
ment à la baniev de CHlbanèoe. 

■ Les EMgids «e dcfcoducat fart long-tens ; mais ils 

* — lt«Ui|èi enfin de svccnnber " " 



« ooii qni l«ir ealercrent le ni«enH aBiial de NajriM , 
■ dcDi'aob-es gnw navires . et nn gros galion, snr leiqiirls 
« éloieat cent wixante piècesde canon. On leur bu oa fit 

« (nfonmers qaime cens hoaames (*). ■ 

3U. sntu scsiEBcs (4 st^Umbre 16i3]. R^!£â£SL 

Pu H. Jdci «I itM, d'iprtt an Ubiwa 'ubVrlîl 
d* I* f-Uaie de damllti], ftr Mirtin. ^" "^ " 

335. siËGE DE siEscK (4 Septembre 1643). 

P*rM. Jaqi en KX, d'aprt» ■> ubleaa AUedvNonl- 
deU gafnta^ Ouiidlj, fr lUrtin. B.-d»«b««M4e. 

■ Le doc d'Enguien , voulant assorer la conquête qn'ii 
> veamt de Ëûre , et se rendre «ntièreoMot maître de la 



a Jloselle , paua le reste de b campagne à prendre qoel- 
« ones chûeanx entre Trêves et naonvilte, et k l'attaque 
a de f^rq: il y marcha le premier de septembre. A sooar- 



. !« if fit emporter b ville et dresser uoe.batterie poor 
• battre le chatcwt ^ passoit pour un des meilleurs de 
■ b Lorraine. Le jour d après . h y fit attacher le nùoenr 
a ce ^ étonna » fort le gouverneur, qu'il dcmaitda à 
« capituler après s'être bit battre deoK khi vingt-quatre 

mBiiMrtwtHllmin il« toNi^Z/r, ptf QlliKi, t.1, p. i». (>) Mm, 
p.H- 



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178 vmmiti» hihokiqow 

« nison éloil composée, ayant «li QMi oifrhutaliaa'aiiaM*— 
« geiUe. Ce#ul par t» prise de eette'BMoeiqTC-lediioil'En' 
« gnien finit une ' oarapogn» awsi glopiame pMvtai'qae 
« [epHn expérinienté 'général eU pu tiur«. Si^Mitle 

• eo4ninBndeniHit(t«B-Woupe»'auiliiC'd'ABg:oaltnB'(t) et 

• g!en .rcWurn^ à la. cour recevoir leï applaudissem^l?, 

• qn'îl'avoit si hie» Mérites par desacttonsquianBonçoitart' 
« touies ceUeS' qa'A «hfciles par la suite , et qui lui ont 
à do^né à ju*LebUe,|ft.r^u^pn.a|i pl)iï.gi;ai«l.e)j|i|'âae 

^.siËGiUïE ttuiTObivis,i£ni)Tnf'£BRAT (2Ssept.t643). 

AilcduNord. ... P)it.Lq(iHOi;»«i.i« l(#T. 

^die'nMS^ - Lm armes flraïKÛie»'. n'étaient ftai nnios heuwiMscn 
ttalie . sou lessHiM» d« ^vinoe liiamai de Savoie , 4n«i' 
comtedeTureiine(*)e|.daooiBteDaPlc«MS-Iir«liB(''). La 
' lilledel^ioe, fMMdoiCaulfdans le-ltoplfertat^ fut in- 
' vestie le t^qoûl parie prime -TtMmn^ 'la bùdadéili^ite- 
••ille, gauueMtew de cette pl^eauBMndiM«i'd^i|iag[K, 
1h dâfetuMtareccauragtb 

i.el99ept«Bbrey le9asMàa4BiB^cè».aToi«'ftibl»asi)ears 
»__.. -i..^j___i '"w dMmerrroti" ' -■■-•»" 



efforts, abaadoiuiéreittjawdMOieriretranebowaoli^ 33. 
n'espérant plus de secours, ils batlii 
gouverneur rejoit 11 alace'auipriiioe 



n'espérant plus de secours, ils batlirenl la chamade, et 1^ 
gouverneur rejoit 11 ahce'auipriiioe'IMna&iCOiHnuinduk 
général des. arniées: de France en Italie. 



C'est dam cettt campagne c^uc le vicomte de Tureime 
refut d'abord le, bâbny c|e.n^ecl)al df Fraqcf et f^Wt<; 
le commandement de l'armée d'AlFemagiie. 

{19. novembre J643]. 



' «I Pendant qne-tadae d^Bagoien hisoilde tlghaoïdipro- 
« grei'en Blandmel'Bur la StMdtfl , Is'maràcbâldeCaé- 
' m Briant(>)q«»eo«<naidoitt)i>pèlilOEWpcd'arwêe«n-Al)e- 



negne; AH<MiKé par le gén^l Herë; {*), de r^anerle 
-thini'MQ'anMnetoiURi Ibikle» (faeewrM un premM se- 
K coureit ne^poovoil qeiUr l«'.cM»peg*6 plus- lon^^eAS- 

' CDCbailM, Miard.d* V«l»lt,d<ic<fA{wt«ji4Biet*ie, coktnUcgnMt 

t. I, p. 11. C) Henri de Lé l^ur d'Jïuïerpie, mïrechat «-Pfance. 
{^ CturdeChiDiHuJ., depuis n)»*(h«l de tnace el ducd^Chftbwl. 
{•) Jean-Ba[(ilH<r Bud», comte de Guébriani. (•} FraDfois, baAn,^ 
Merci, gen^ial de l'armée du due de Daviète. 



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■ 1^ cour rtuf^ea le comte de Ranlun (') de axénniia 

• reatirts qu'on lui enton : le dutécImI de GuèbrUolics 

■ a]ut recns.reuiulenbiasur b&Ddumoisd'oclalire, 
€ dânsledessdadeï'aTuicerdvaUSuabeAur le Danube, 
s et d'y prendre d«s qnarôen d'hjTcr. Dans sa .mardie il 
« htconlroiat d'a&iiëgcr BoLweîi.qni oaiToïIIe pasugftà 

■ xs tioapes. vers Buflio^. Celle estreprise lai Tut fo- 
« Dcste, pôisqa'il fia blesse le f7 denoTembrc d'im coqp 

• de bBcaonean.jlaat il mounit le âtt. 

■ Lt comte de Kaotun .jnuécbal de cam[^ p«u$oi*«t le 

• siÉsc de Botweil. LapânJeièusUncedesassiégiei cl la 

■ blessure do. maréchal de Guêbriant ne dlmïnuèreDt rien 
> da courage de ses [nrapcs.itaicoiitnigiiircatleconuuD- 
« diBldes&rendrelcfade notembre. Comme coUe TiOe 

■ ëiDÎl imporUnic peur le passage des troupes en Suabe , 
firent tous leurs efliurls pour ta secourir : 

■ n- • 

9â8. lAT&'UE DE FKiBOime (aoftt K4f]. 



e.pnparai a one ao«- 

tiMm, JVC li'Orlyinn . anïLsaccftU ait doc d'ffnghiit 
duu le.cwnwdfwant. d« Lannéc «n, Flaadrft. La w- 
totKdeKucnil'. la.priMdalhkKwille a«aàesliiifB:pMr 
lêUblH- daas les Pays-Bas brépuUtkMi dtsaraM b^âçn- 
wfce U yli^artdet,*aic»^ hligwe» de U gaeoe, n'étaMnt 
gweoeiaiifoaBoscruieUwçBe résiEtantia. 

M«Mé del'AileBa^MibsiOutioD était bien diOeteUe; 
fe KUrabâl dtt. CiuàDnaDt avait étè^ tué devant Rotveil , 
<He owBte du BoiUMpi >.qpi liû«vaitsucGè<lëdaiislecom- 
ipan(tawifiilit,iuiyM. Rm.de Hllinfeapar let linpériau . 
WMleiardraadu.diicGlmlesdB Lorrainâ, lYait ciSD$ê 
WMtecMwhectxiwneUMtaoearaKchandélaLde tenir 
lacmfapKi C4toiL» yii d»yqine.aiie.le.Mitid:hal de To- 
m nt. ctiTgé-d>a,tftQiieiUirle»-(wtwis, avMt.ttueahlé 
dtKimille. bsniBei „«iea les^pals il- nancha an secours du 
Briasui. Uaiatàil lui jcait éU ippotaible dVrnUer Merci , 
ma . weedc&rBnei apâricotea , Aait veiia M présenter 
aérant Fribourg. et s'en était rendu maître. Un gTaitd 
effort était nécessaire pour reprendre cette place, dont la 



HihvGoonIc 



180 GtLBBIES BISTOBlQtm 

possession importait tellement au snccès it la campagne. 
Tont le poids de la gaerre se porta donc de ce côté , et le 
duc d'Enghien reçut Tordre de s'y rendre , pour s'opposer, 
avec le maréchal ae Tarenne , à la marche de l'armée im- 
périale. Arrivé le 20 jaillet à Meti , le 2 aoOt il avait reioùit 
Tarenne qui , suivant tous les moDTements de rarmëe 
ennemie, se trouvait campé prés d'elle entre Brîsach et 
tribourg. 
a Fribonrv est situé an pied des moiflagnes de la Forél- 

■ Noire ; elles s'élar^sseat en cet endroit en forme de 

■ croisMnl, et au milieu de cet espace on découvre auprès 
« de Friboorg , une petite plaine Dordée sur la droite par 
t des montagnes fort hautes, et entourée sur la gauche par 
v an bois marécageux. Ceux qui viennent de Brîsach 
« ne peuvent entrer dans cette plaine que par des défilés 

■ au pied d'une montagne presque inaccessible qui la corn- 
•> mande de tous côtés, et par les autres chemins l'entrée 
« en estencoreplusdifficile. 

Hcrcy s'étbit posté dans un. lien si avantageux , et 
a comme c'étoit un des meilleurs capitaines de son temps, 

■ il n'avoit rien oublié pour se prévaloir de cette situation. 

* Son armée étolt composée de huit mille hommes de 

< pied et de sept mille chevaui (').... 

C'est de cette position formidable que le duc d'Enghien 
eplrepril de déloger le vieoT maréchal bavarois. Il condui- 
sit et ramena plusieurs fois ses troupes à la charge; son in- 
-trèpidiié et ion audace te rendirent i la 6n victorieux de 
tous les obstacles. 

Les premiers retranchements araient été pris ; il follail 
enlever la seconde ligne pour'dégager un corps de trou- 
pes exposé de tous les cdtés aux feux de l'ennemi. Le Prince 
n'avait alors aVrc loi que deux mille hommes épuisés de ft- 
tîgue, et il s'agissait d'en forcer trots raille, vainquenfs 
de toutes les attaques e( parÂitement retranchés. Le 
moindre retard comprotnettail gravement le sort du corpi 
d'armée du maréchal de Tnrenne ; l'action était décisive. 

v On dit que le duc d'Enghien jeta alors son bâton de 

• commandement dans les retranchements des ennemit, 

< et iparcha pour le reprendre, rèpnèe 1 la main . à la tète 
a du régiment de Conti. 11 fallait p«it-ètre des attions anssi 
a hardies pour mener les troupes à des attaques si diffi- 
« cîles f»). « 



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su Pkuifl Bi VBHIUM. m 

L'kateBTContmponinde la-ltelatkmihi SMgeikFri- 

boorg npporte ain» ce Ml • he ^nce , dit MDl«m»t 

■ le sienr de La Chape Ile-Mi Ion , descend de cheial , 
m se met k la Ute da Tèrimait.l!frCwUMiHrcke>MiSB»- 
« semis. L« comte de Toarnoa £') , raiii de Cutelnan- 

■ MavTiwièrc ('), en bit de même avec le régiment de 



; le maréchal de Gramont (>) liarchin (') , 

- " -t,Seii4,Weheïa- 

- -„ .. Ile» O. 
, et toBt ce qu'il y a*oit d'olBcKn et de 



- l'Echelle, ManvillT, La Moasuye (■), SenA, M CbevO- 
« lien de Chabot ('Jet de Gramoat, bigny, lleilie* f 



« *oloii(alres mettent pied k terre. Celle Klioo rcdonns 

■ cœor aax saMab. Le duc d'Bagbien paiiè le premier 

■ l'jiMttJs de sapint ; chacun à kw exemple le jette en 

■ feule pardesMU ce retrancbeaMot , et ton* qui dè- 

■ fendent la ligne s'enfiripnt dana le boig à la TaTeur de la 
« nuit qui a'approchAit. s 

Enfin, après ptoncurs joan de combais consécutiEl, 
Vin&tigatalc actiiilé du duc d'Engliicn et U persévérance 
de Torcnne triomphèrent de la rési-'<unce de l'arni^c bi- 
nroîse. Merci , chaste de toutes Set positions , /iil forcé 
de battre en retraite, en abandonnant ses bagages et 
tonte son artillerie au pomoir jju vainqanir. 

La bataille de Fribourg commença le 3 et ne finît tpie le 
9d'aDt)t. Le doc d'Enghien toi présent partout, aiumant 
le soldat par son exemple; il s exposa souvent aux plu 
grands dangers. Dans une des 3t(a<)ue3, le sieur de LaCha- 
pelle-Milon rapporte que le pommeau de la selle de son 
cheval ttil enlevé d'an conp de canon elle fourrean de son 
êpée rompu d'oncoop de monSqnet. Le maréchal de Gra- 
mont eot on cheval tué entre ses jambes , e( L'Ëchelle . 
maréchal de bataille, y perdit la vie. 

• La gendarmerie y lit une très-belie action. Labtml- 

■ laye la commandoit : il mena ses escadrons sur 1c bord 
« de ce retranchement d'arbres , et malgré le feu ^es cnnc- 

■ mis il eScarmoocha très-long-temps i coups de pistolet. 

• Jamais il ne s'est hit un combat oii , sans en venir au 

• mains, il soit tombé Uni de maris de part et d'autre. Les 

[1^ ]iiUe-L«uti de Taornon ,injr«e)ut d( nma, qui fui tat an tîfff de 
PUIIpikwrt le g MciUmbni I8<S. (■) Jacqtm ikâitelnia-Kiavrtri^re, 
alonniMclwldrUliHU, et^i^pai* nureobat de Pnnct.blcue BcrMI- 
lerMDlia ■!«« de VuuktniM enuSB. (>> AnUkiorde GrantODt, llh da 
non, depuis duc de Grimanl. ('JJeiiUîiipaRI'l'erdiund , euinle de 
ItircbiD, slon ntréchi) de Mmp, et depuis llealenant j|Cii«i*l de* 
nméef du rai- [*) Français de G*)on-lI>trcn«n.nar(|Dn de U Sbus- 
ure, msrtelMl de caioB. (• Guy-Aldonce deCbibol.deiinli nutrwnal 
«camp- ',1] Henri de Fan, vieomle de UeiKe, depuis nurécbal de-camp. 



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AlledaNord. 2S9: J«1H MTOMBUC ('aoAb'1644). 
B.-de-cluutsée. 



S01. HtfS* DB. UCKnàUjD (ïQÙt, J6i4}« , 

AilcdaNord. 'r< nrif. U>At« eiT Jn«, d'hpréi'DnUblMii 

B.-dft^htuute. <i«!laig1ertt t^e Ch lt r u, pw Mmla. 

Le duc (fÏRghten h'èlail vénti qac pour reprendre Fri- 
hoar9,e^^urierl.'anDéediLin4récbaI d«Tiireaae: WEnùte 
de.u victoire fîireat pTuA.ètcodjja. £d, maÎDïde quelqpes 
senaine» il fut maiLre de Uiul le.caundliHhÎD. Cct^'t sur 
l'înpoiUiUe ville de Philipsbourg qu'il voulait poêler ses 

Sremieri co.ups :. cour dârobcc scsjir^ids à TeuacjaLii 
;igmid'abora.jleair^g«r-t6ulas.se9.(orces«ontrede pelllfs 
.places. , , ■ 

K I^ (<Mite df vouloir lio)it employer à la.cpn<pies(é .de 
, a qnelQUes places de peu. d.'iinpûrtancc.lu)' sei^Uanl la 
'. a. nbilleure invention (fu'ii pusl concevoir jwur surprendre 
_■. cellenu'il nouloil aToir , J dciachaqualraçorpsile Vat~ 
« mée.le pranièrsousiesifiUrTubald, lieutenant géaËnl 
.c. de cavalerie suèdpUc i te second commande .par, le géni- 
■< rai ^jpf Baie; ]e Ifoi^'ùnÉpark marquis d'AuipoU, 
pour passer le Bhin; le quajjjî^me s<)ii&iec(>iiitede.I^- 
«. Wa-Xeureai^r,,fCQaqipagiicd'ancpartiedesacmlerîe, 
« et de.millednigi)n^,.prtt les villes dc.Forsen,Bwrin,(î, 
.<i..Shcn (■)', 3ret (^^^.et,I)ourlBch; Je second, commandapt 
.«lUne. furie partie de cavalerie. avec quelques fantassins, 
«. emporta Bùden,.Bi^eaticii ('J.-Brousscl.t') et Visio» c); 
■■.le Iroisiespie estant suivy dé nii[Ie|ai^tassiQS,.dnqc£nits 
o chevaui et trois pièces de canon . se mit en possession 
a.delaTÏlleetductiasteaii.de Gennessin (') sîtuei à deux 
■ petites Ueiws>()« Spire'; nais aveci* perie dii troîa.offir. 
« ciers et de qostqaei «oUtt* tués ddruU le < chote»»; 
« le qnalrlesnie se, rendit maistrv de LHrtenebatil' [?? , 



f<i_hv Google 



• camp H 
» ceodr*: 



a h^BcIr, estait MknArt par le wjor de Philipsboorg. 
« « It bMke dent iaws eafins (<]. > 

Bir M. GM-Kir a»MM. AprM ■> oMni Aikdi!iwd' 
, <l,U«ilfàt4BCHNtttUs.»irllBrt» R-dt-chianic. 

t tB Bw a i, «MOtHMB BiBe «bmîaiik «I wpto^iife Iimbib » 
d'inbnlerM: arrivé k3(ds«ui(c«Ue-pfaH», 3 m ortowu 

Peadaolce irà^pf,* ■te'MrifBigiiveHlI^a^noil poornc 
« latSMTcieBeBan-iêEBJlUtpwtaeriiridoDneraDsiiccei 

• beweu. à iok ^liicfinie ; il De ronloit point que son 
I rédiut -a quelque. nécessité de vivres ; il Gtdes- 
QT le Kfnn trente baltutu char^ de tootes sor- 

« tesdenrapitïons.et. poarne itianqner pas aax antres cbo- 
K ses qui d^iifoiént de sa pr^vovance^ fit travailler dès les 
« pr«oi«rïiflnrsàhireimp6ntsùr cùttemesineriTipreda 
« Rhin . çDtte Gennejshi et'KnafufenKeini, poiu' rendre li- 

■ bresâSDD année Icsdc^imes'de ce grand fleme. 

■ Tbote l'année n'annt pas esté Jugée nécessaire à ce 
> Hége.pnisqiKlaBftTàroiseii'estoit^^nestaldeveairse' 
« c9iirirbpidce,Kducd*EaKnJrenendétaclQsods lesor- 
m dres do marqpis d'Atilboiit.', ponr attaquer Ja ville de 

• Spire , au cas qu'etle rehisast ae nlctlfe Ijors de sesma- 
a rafles IpsIronpeSlon^iliesqD'èlIe; tenqttponr la con- 

La ville M fil ancune résistance ; le mimais d'Aunool 
avaitdèjà recsMfr btùrfiBèKA et ^-â^Mei de la viRe , 
et- il 4llaitle«riépMidie', htnfi'il'ViivriTerlesmeinbrei 
ée la otanlm fn^tériato-et leclei^ , les premiers, * pw- 
■. UntilflloiiKRM ;t>rct)CS|^ des fraiiestiileaes, et les. vitres 

■ Teslo&MJgnla coyslune. dé$ ecc1ésiasU<yJies ; leurs soas- 
«.nus^oDS,e^Ugl faites. ..elctucuq.ajaiitdeniajulé délre 
« coiuerTé^iif^priïiléget.ceBiarquiÂleurproinitdela 
« part de Sa MijestS ot de.celleduducd'Enguj-ea.dant il 
« sçavoit les inlentions, ifu'ils sËroieat traités avec tonte la 

• lïtrocear qu'il seroit possible, qn'on œles choqueroit point 

• dansl3rt«iMfiiw.d;tepr^j^il^^ï(')./», ^ , ;, . 

391. HUtE SK wnwnowTiw CtStsoptwbre 1644). 

' pirir. LiMTE en ii)tf, diprés DD tabiHB AJietfaSatd- 

. |,,..,. ,.^^ i^el«.g^lwJ»,^Cb|iUill,ï,p»tl^rtin. E.-ie-cti»«»«*e. 
On pres^l les préparatiEs ponr l'onvertore de la Iran- ° * 

{i)Mi T tm i ê* fiif», «.Mff.y.fevCT JfcTir <a>- 



nv Google 



W» fiiLBun niiTcaiioim 

chée de Pbilipsbourg;.eUe «ni lieo ie Sft uiât. Le* at- 
taques furent conduites pu le vicomte àe Torcnoe «t le 
maréchal de tiramout ; les asûésés se défendirent avec 
courage. Laboallaye et le comte deTournon fiireDt tuéj , 
le premier dons luw dei sorties de la garnison , l'iatre 
dan une attaqiw. EnSn , le 10 du mois de septembre, 
reconnaisnntliRipuiMaiKeoii il étakde résister plas long- 
temps , le gouverneur demaitda k capiluler ; la ganuaon 
obtint les bonnears de ta guerre. 

23Ï. PRiM DE woRBfs (Kptembre 1644). 



madaKord. 



Le duc d'Enghien , ajant appriï qiic SIerci rentrait en 
campagne avec ses débris qu'il avait ralliés et des renforts 
qu'il avait reçus, ne voulut pas s'éloigaerdc Pbilipsbourg , 
où il se trouvait atantageusemenl placé pour surveiller 
les mouvements de l'ennemi, k 11 détacba M. de Turenne 

■ poar aller atUiiucr "Wormcs; ce général fit descendre 
a par le Rhin l in&ntcrie , rartillcric et les munitiou 

■ de guerre qui lui èloicnt nécessaires pour celte expé- 
« ditioo; il marcha ensuite par le Palklinat avec deni 

■ mille chevaux, et. défit ûx cens hommes que le gé- 
« néral Bcck envoyoit i Franckandal. A son approche les 
a habitans de formes lui ouvrirent les portes, et coD- 
a gédiirenl la garnison lorraine qui y etoît. « 

(septembre 1644). . 



ll.-do^kaauéc. 



UledaNord. 



Après la prise de Worms « H. de Turenne poursuivit sa 

■ marche vers Mavence , et détacba H. Roie pour aller at- 
« lamier Oppenbeim , petite ville située dans une plaine > 

■ mal fortifiée, mais défendue par on très-bon château; il 

■ n'y trouva aucune résistance, etis ville se rendit à ion 
•r arrivée (').■ 

236. KEMHTiOS ot HATEKce (17 tept. 1644). 

Par Hi IliBpotirtg itwcoim tn tau ,' i'tftH m 

UbiMU du II («lerie d« Cfainllll), pir Hirtin. 

■ Le Ticomle de Turenne se présenta devant Uayence 

<>) Vtiloir* «H'lil«ir*(l#LMîf Jt/f tparQiliMi, t. J, p. »• 



n, Google 



HI »AM> M «nuiuit. 18S 

m et envoya db irompelle i cevx oiri comawndoienl dau 
« la nlle pour km- olfiîr des conAtioRS bevorables. 
« Hajence eal le sifge de l'archeTëqne ëtectear et oDe 

■ des prinripiles rilles d'AUeimgne 5n fortiBcations 

a ètoîeni n^ligées, et sa dércnM coosislmt plna dus le 
« iMmbrc de.K»habtiâDt>i|iie dBM k fiwce.de ks icm- 
m parts. 

■ QiiaBdleTicoinledoTDrcBBeaim4bASlM6uboiirgF, 
a il y»ul encore dans la lille one nraisoa impcriale^ 
« huit cents hommes; Béanooias l'electeBr, D'a][uit ras 
• au potnmr y demeurer en sâreté ,s*él«it relire i Co- 
« k^ne ; de sorte qne le cbapilre, qui a raolorilé du 
« CDOTentemeiH en labsoice de l'arcbeféqne , fit assem- 

■ bicr loos les corps de b ville, el> «pris phriens dêli- 
« bérations, ils molarent de dépater ven le doc d'En- 
< gfaien et de ne donner tel de&qn'l Ini m ê me .iiu de 
« Tcntke M f{Delqoe sorte hw capitntatioa plu bono- 
« rableparbqnautédeceliiiqai lenecerroitt').» 

Informé de cette résololiM, le prince foota aassilU 
nïKpsboiirg pour se rendre! llayeDee: mais, en y arn- 
Tint, il apprit qae WolT, m des meilleon cohmeèsde 
l'année banroise. tawi psr Merci, à la tète d'âne 
troupe dèlf nninée , était dans la rilte , trii Jl cherchail toas 
les moyeDS d'engager les bafattants i se dMndre Le cb«> 
pitre n en ht pas moins fldMe' i la parole donnée : W<ri( 
ht congécSè.; les dépatéa de la TÎlle Tinrent an-de*ant da 
doc d'ËngUen qm , après avoir ratifié la optolatioD , 
prit possession de la ville , et y laÎKB une garnison fïan- 
faiie. 

237, RDMinwii VB nmcEii (sqiteinbni 1644). 



Bingen , petite «ille avec un bon chlteaa mr le RUn . 
lot comprise dans le traité de Uayence : on y envoya anssi 
WM garnison française. 

338. PSBE DE ckectzkacb (septembre 1644]. 

tljULHoniTi en tt», 

la gilcrw deCkinulli, pttiL 



339. PBMB' SR BMUMACH (tfifci). 

HiaMiile Lecwti: en itX. à'apii 
■a 3e la gilerU àe CbintlRy, pir Mart 



AUcdaKord. 


Par a. m 


».Hl<»hlUU««. 


(Ibleaa i 


Silkn-ii. 





Le^omWde'nKMM prit' Analte potsassiOR de Greutt- 
nach el'Bacanch, petilea villes situées, la première, sor 
bilfa'<r',«t1>'denlèine«#'1elllrin, ft pes ae dtstuicc de 

3S0: si£GïDECAiniATr':^epteinltre'46fc&]. 



Aila da Nord. 
n.-d»«bÉau4e. 

S*1le D» 11. 



Tï 



Lwda^vittaiiitBieanr)* rûe:gwcke4uIUiia,à.<|patce 
Umm éB PUlippbMrg. ««nail d'étrs iaFestie; le Burqaù 
d'AiHBOiitn.ftyiiiiltHWiaes oidnesi doua canUr honuDes 
"' '^ifeaitt.el. «mi» cenlfl: alu««Di„ «n coome»» le 
Mdic JHaffriwà<wit.ftâw«'-aoB3naèfl.iBfaM;y»- 

ïkaypfiteaMntanti'tpie' U.lnncbsB était dé^ oo- 
» vtGtaîflMtiaq«ed'AainaDt,<aj itlUnt visiter le travûL, 
«.wtitélé^MeHcdaiigRKiuaaCQt.^» vicomte de Tureone 
■ t alla wtiimer:loMége, if pousaifa U'anchè«.si dili^ein- 
« IMDli«e<hBSto«itjWHoa fit uœ batterie eLimlogn- 
«'nHÉ:dBBS 1* cwtl)esfBipe:.l8 ciniiDièiBe, joar lu ^nc 
jfcJM-r Atont .vtfa pour tisit«r,le9.tjuvaux , les Lor- 
is traitèrent avec le vicomte de Turennc et sortireat 
€ de la place (']. ■> 

241. PBISE DE neustadt' (ISU). 



> Amia^ la , prise, de |.aadBii , Neusl;ult , JBanheîio «t 
s Hag^eboargne firent que fort ^ude résistance. 

« Ainsi le duc d'Ençhien se vit , en une seule campa- 
a gne , trois fiiis victoriçux de l'armée bavaroise , maîU-e 
« du PaUtinat et du conns du Ittijcr deptal> PhllitriBoiHrB 
[■'i. EhrertbEeistein , at de tout ce qui est entre le 
n«t laMeselk'O- ■ 

Mdf Fntoor?, pirUnri <>« Bvw, «inrde 



■ jum'i. 
« nHI«l 



HihyGoogle 



I)D P1UI8 M rUSilLLtt. 



2V2. BATAILLE DP LiOftc:!(ï'(Saiiifllet i&t5]. 

PirU.PiM»cTeni»U. AiledaSord. 



La campagne de Catalogne atait commencé par le siège Sillc ■■• ti. 
de Koses ; le i;^«tc,Ou ftesâa-PjatlÎB.B'ea 4Uil fie n du- nùir 
tre le 22 mai 1645. 

■ l^prwedfeQsUttJayulMle piacfl^msumed'aneTic- 
■ toira remportée- su<' ne Espagnols en Catalogne par te 
a comte d'Barcourl [_') près le déu-oil de Lloreas. Ce général 
« vool«Ipo«sïerpftrs!olriï*îproKrès; il bass-ipoar cet effet 

• la Segre'ïarnn pont ij«|H fll ftire itin de chercher les 
» ennemis et dc'leîcoitibaWie,; il les renconira le 21i jam 

* dansla plaîn'i? ifcLinrêan ; et tes ayantaninrcczpeuàpeti 
« par desescaiinoudtes, iHescrig^gea tnscnGibtcmenldans 
« ttne action gèncrïlc..j.'és Espagnols iouiinrentlespre- 
« miétes altaqaes avei: bcfucmip de fermeté ; mais apris 

• t[Deliptes'heuresde nsisUCnte , ib furent obligeijdc céder 
■ à la valeur des François, eldtï leur abapdDTuier te champ 
•- dr bataine 3vëc qnèl'ques clrapEaiiTct.ètendirts. Ils lais- 
« sèmUtroismilletoitiitles sur la place et on grand noiB- 

• bre de fvisouniers ('). f • ' 

343. siË»'Er¥MSK 9F;i«rraEHionK (164â). 



Le dw 4'£|iehiBniêUiLi:4toiiriiB>PMis, poury rtc»~ 
«air, les4C£)anati<0t]ip«u.,V4Ufflee( |Bfiir4«Qmp«Uos.de la 
(BU, et .pttpilaiït .ce; I«iBpf ,, lureane,,. op^éà Merci . 
a,Kc d«s forcef inrâricvires^iavaiLéti^ vaincu >. HUtnaAuJ, 
cossenant iiiaiiunui4>&^ \»- gloii;»^ ^o rair&.wiu J^ fut de 
l'uiDcmi une; Htr4lt<j hitgne eLyurilto^e, Âprèt>9W>ir re- 

SEK lieUei,it,ot eiiE^iie.le,fitïia„,il rejoigoil oiifip lo doc 
Enghien ,.q[ù,«tiimreTew m mclLre à la lètc de,rarméc. 
I.^tk)nxgoaérâU)^ t<^prir44tat»rs r offensif c,&'«in parèrent 
de Wimpm.jii^Utp vijje «ur te Nccl^er, et, cmportéceil 
enSDÎte d'assaut la lilte ^t .lecbpt«Ai\fle .ÏLotU&alxMirg- 

2ii.iÂTAUJtK.lii,H94»M8$pH,(3 at^&t 1646). , ^ 

■ OUtSB >B''kATillllLK.."l 

l'itlA', iTtMa an Utieau 
IbnllilT, pal Hiriin. 
(«JH*nniie Larcaine.grMid «cuywde France. {'BUloirtmilHairt 
d. teitft XW , H' QuiÈ#. 1. 1 , p. » 



nvGoOglc , 



Par V. Bnon m ISK. dpM m 



SU. BATAnxsDE!H)BiiU5CEX (SaofttlCVâ). 



Le doc d'Enj^nen oe cbercbail qa*Bne occuioa de lEf rer 
baUîlLc; il espérait , en aSûblûnat ramcini , s'emparer 

«lus bellement des places (brlet cl des TÎlles dont il vûd- 
lit aunrcr la conquËte ■ la France. Merci . en général 
habile , avait pris tAotcs ses mesures pour s'opposer à ses 
enlrcprisea : il occimaLt plusieurs énuncnccs eDviroaaées 
de Durais, entre Wiodwg et Nordiingcn, lorsqu'il fiit 
rejoint pat l'année française. Le doc d'Eugtiien s'emprcsu 
de disposer son ordre de balaïlle el de marcher â rcunemi. 
Le maréchal de Gramont et le vicomU; de Torenac curait 
le commandement de Taile droite et de l'aile gauche; il se 
rèserra celni du centre. 

• La moDlagoe sur laquelle les ennemis étoient postée 
< avoit an village ira imUeii , et il y aroUsor leur gauche 

■ on château où ils avoient mis de rinianteric et du canon. 

■ Comme depuis ce village jusqu'à la moatagoe on ^tivoit 

■ fecilement monter en bataille en passant néanmoins sar 

• les flancs de ce viltage , de la montage et da château , le 
■« doc d'Enguien prit le parti de le feire attaquer avec de 
« l'infimiene , afia que ^en étant rendu maître , les dm 

■ ailes quimarchoientcontrelearcaralerie Défassent poinl 

• incommodéet des feus qui en sorlîroient ('). ■ 

La balailte commença le 3 aoAt ven quatre heures après 
midi. A la suite d'aii engagement très-vif, l'ennemi fiit 
délogé du village qu'il occupait; le combat continua alors 
^n» la plaine avec un acharnement sans égal ; la victoire 
longtemps disputée couronna enfin les efforts réunis du 
prince et du vicomte de Tnrenne. 

Suivant le rap[iort de Quincy , > une partie des ennemis 
a fiil taillée en pièces et le reste (ht poussé et mis eti fiiite. 

■ Les Bavarois laissèrent quatre mille hommes sur ta 

■ place; et l'on lit un si grand nombre de prisonniers, 
« qu'on fut cmitraint d'en rcavoycr une partie dont on 

(1) Bitloir0 miiitairt de Iobm XtV, par Ç^liutj, 1. 1 . p. U. 



n, Google 



a éioil embarrassé. On prit qoinic pièces de canon , qvi- 
« rame drapeaux ooéteadars, et presque tout leur In- 
« gage. Le comte de Ucrci , général des ennemis , fnl toè 

■ potdaDt Faction à Iciiratledroite,ceqDiciHilribu>aagain 
« de la bataille ; Iç dac dTng^ieIl s'y exposa commme un 
a SMDple soldat , il eut une grosse contusion i la cnisse . 
« DM an coude , et nn cheni (ué sons lai. Parmi les antres 

■ blessésderanvqoe, êtoienl HM.de Harrm;'), de Bel~ 

■ naiKetde laHoassayeC). Le miréchat de Gnmoal fat 

■ bitprisoooier,deniëiMqiielemarquisdelaCbastre(*.': 
' ■ le premier fol échansê après ta bataille ivec le général 

■ GlêeD , qui aroit ea le même sort. H. de Tmreiiae, qai 
« cmÂrtoiabeMcfMpangaindiecetteTictoîreenlan cae- 

■ rai lue >ms ki. Les Frmçoïs s'eurent que qnînie cens 

■ hommei toés oa blessés, pannî Jes premiers étaient 
« HH. de Chatehis, detëany.deBonrgctdeLiTrji*).- 

At, .BEDDITlKi DE HOBDLWCSSI («Ofit 164&). 

Par M- ■noii tm tut, iTâprt* ma uUean i 
dE U (ilcrie da Ckaalllly, pu Marin. B 

Le doc dïi^Uen se présenta aussitôt après la bataille 
devant la \ille de Nordbiigen , qui se reufil sans oppcwer 
la moindre résistance. ' 

ikS. BEDDmOX DE DDIKELSSCBL (aOÛt 1645). 



la rilte de Dinkebbflbl snbîl également ta loi da Tsin- 
qoenr : les habitiRb s'empressèrent d'em^jtx tenr aam- 
mission. 

Kentôt après les deux années cbangèrent de chef sans 
changer de fortnoe : Tnrenne remplaça le doc d'Enghîea 
malade, et lecomledeGaHas(*)sDccé(faillad.LessHC^ 
des armes françaises n'en fùrèfit point ralentis : Beilbronn 
et plnsteors antres places tombèrent snccessi renient en lenr 
pouToir. Enfin , ponr coaronner dignement cette glorieuse- 
campagne , Timni» rétablit dans sa capitale l'élecienr de 
Trêres , qui , dix ans aaparafaot , en avait été cfaassé par 

(<) inB-Giip*n)-rn4lMB<l. MBtc d« ll«i:hin, lion Birtckal de 

KH dcpHii linilenuEgèotnl des irmtc* du roi. (t; FriDFois G*]ai) 
lîCiWD, BuqutidF LiHaviia^c.maréçtuI de camp. 1> Erincde 



nv Google 



Pavillon du fini. 
B.-de-cbtiussKj 



1^ G1LBX\BB HISTOUmiBS 

les Espagnols. Apres qiioi j} se jcetirasoas.Pbilipsbonrg, 
pour yjircndre Se i quartiers d'hiver. ' 

En Flandre , GaMop , dûcd'O/leàns { avec les maréchaux 
GasSiohel Baotzâu ; en Italie, k prïticè thonids de Savoie , 

et eb Catalogne'leÈbmted'HiirtOtfrli^vaierit au^ obtenu 
des avantages slKjiatès; lotit faisait do^c présager U fin 

' d'uuegaerrtàaàsi'longiiieqae dc^AreUSe. 

^9. cowBAr AKVAKT «nBiTjsuiO iriV juin 16M). 

ijford. ■■ '■ ■ ' ' "' ,' ', ■." '"'. 'ftrili.Tt^éMoreOuoWMi.... 

l^esjtlétiipMdAtaitH ftcnçais'dtln eflrc^étdesnaiftaKes 
benig^niff65>té«iiift'4 Hvmtcxns ipReM«iKxm^s sBoirrfer, 
et le guerre 'seyaRmnasin'MléflU-boiDtï-l'UliiteiaiTante. 
■Une flotte artiée-danB-lec p^pts «fie M ' PrcnMnce fM donnée 
au difc'de Brècë'pdur 5eat««Y lé' prnlc<i'ïltoMB&, 4>ù ^^*^ 
sait le siège d'Orbitello. 

Le 14 juin, « )'*rn(éb MViM^'B^plglM ; coiStnandte 
■ par le marquis de CimenAliftirut dans le dessein de se- 
M courir cette ville.' Les detn irmées étant en vue l'une de 
« l'autre, il se donnauncorobDtqsiidiualreû heures, peu- 
« d^ntlesquctleslesFranpoiséfeTeiinoiùoûrsI'avanUKesiir 
a les ennemis, et, les obligèrent dc^ se retirer. Le Ji^de 
a Brézé voyant la victoire assurée et s'étant ints sur le 
<' lillac pmri<nc«un«er |c$ Fra9(;d&^^^ W^'^-^- ^"^ '' ^^ 
H emportée d'un bouTef aè canon, sa raorl rallchlil le cofia- 
s 'bit, qvi aoroîtèCÉ plus Ailt^ aux Espagnols sans cet 
« accident C). n 

Aile do Nord. 9M. nËCB fH COVltTimT (Î8 îliD l«4fi). ■ . 

S«llei]°ll. ParM.Pi^GREicn J83e, d'aur^ DD.tAleii> 

' > ' . - ' delà %Amt>AVfM'!imy'ft Mirtin. . 

S5i;^ÉriBCOtRTRA¥{2$'3tiin'iei6). . ' . 

AiledaNord. ^tartDMHl^A*ntoi( VcnsMimEN. 

R.-de-chaoMée. * ■ • •. ■< 

9all«Doio. I)'Av3nK(*)etSeniiSii<(4)ét9iwt4(ttW9iinaai>Mster 

ponry traibcrdela pMx;c«p«ad4n^)^'nègociâiionRtraI- 

naieut eu longueur; on pensa lesaccélérer en envoyant le duc 

n Bîitn'n mt'h'UA-e et» EMMt^rr, pif OtfUii^, (. i p. «8. OOMHle 
deMcnaes, coailcil'Avaui.siirinn9iMind& BU«ncM« niiMMr* d'Mt- 
^s) AMI d« S«tvlcn, marquto de Siblcj ' ; 



n, Google 



■ de.Loogaewlte;'ja**c<etiiredBchrfdtt'aiiilwwdc.Maâ 
ea ffléiBe temBs qoe l'tn proposaU ù liais , fODr coolruadre 
l'Eifignt à l'accepter, oft résoilut de Dorter en Flandre 



. à^îasU», ducd'fMfant, etiadacd'&Dghieii. 

Les muèckaoK de G^sit» et de KauUaa éUieDt sooi ûnn 
of aies ; Os aTaieDtMMtf advenairc» la doc / 
Picoolomiai (') , Bock et l.ambiH[, qui odb 
arMMdeplB£^iii«t-cîaq«UkH«uiies. 
Mnd rannée des pnoces, te nacéd 



'aieDtMMtf advenairc» la doc de Lamina (*) . 
(') , Bock et l.ambiH[, qui cwnniaiirtaini t apc 
mues. 
matédal de Gaasioa, 

_ , _ — ,._™.»Mit,("" 

r«iuieiiH <|aelqaea Deawssos i^lfmrû^. 

La campagne s'ouvrit mr le siège de » 
place aTaitÉtéÎB«e«â64e 13 d»MDiBr Jet - -- 
fiasâenetdelUDtiaii LedooeEogiveii opéra sa jonc tioa 
avec l'amée ^ paiiHe le 4^ La irancbée nit ouverte ùb- 
mèdiateineiit et h si^ poossé itcc lignenr.- 

Les asii^[^ ne recelant pas de seconrs, demanderait k 
cafHtnIerleSjiAi.Ie treizième joarde la IràDchécaoTerle. 
t-cdoe d'Orléans leur accorda des conditions honorables. 

152. sitce vt BntGtis-«.uirt-vrfOx (31 Juillet 10i6). 

dili galcrir (kCtiMiulIv.iMrSaritD. R.-dMhanuM. 

lé» BoUandù» apptMCteieat paar «e joiodre à l'année ' °° 

bançaise-Xe doc dUil^an^ Aw la peasét que rennemi 
Aerckonât àaipdcber CclU janc)i«ti«'«ai(prH40Mei ses 
mesures pour li\Ter bataille ;mab le doc de Lartaine . chef 
de l'aonee inpirâle . nfiitt^en^BStr daas «e aetfcn gé- 
nérale l«C'fi)rcc5 qu'il coawnwdaifc. CuIqb r^igoit donc 
famée bDlbadaiie dans le! eSTironsde Bivges, «t , après 
«k-airdéUdiâprtedleUeJB'dMcde'GaanMit «TOC six Bille 
fctfUaHs; ILrcivint à Caaitray. «1, pOiirsiv*anl les avapUges 
qu'il mit obtoBH. il TialsapreteMer, le 2BjpUlet. de- 
vant Bergnes-Batat'WiioK, mméii lillat» -Va ririàe de 
GataK.daBtilenfrepntlenîge. , 

" Son AltcsseRojale se plaça, avecleslroupesquiéwient 
« soaslesaTdrt!fidonMr«?WdeftirttaM],4eritfi«'IaGolme 



X foctAU-deU de U ColuM, jiuqa'aii canal 



,G(Hinlc 



«ILSUES HltmtQCBI 



■ deVcrgaeJDunkerque. et de li encore jnsqo'auhord de 
B laCoIme. La place ne fut pas pJùWtime.slieque les gou- 
« rerneurs de Bergue el de Dunfcerque levèrent lenrs 
« Cluses ; et qui obligea' les troupes de se porter sur des 
* émfnences. On ouvrit deui tranchées , l'une au quartier 

■ du duc d'Orléans, et Vautre sa quartierdn duc d'Enmien. 



tilsduN'oTd. 
R.-(l»«bauiife. 
Salle n" 11. 



t, dernandèrcnt A capituler. La garnison sortit le 
■ lendemain 31; en bon ordre, et fîitcoiduite i thinkermie. 
« U. de Puiftègur [') y fbt laissé pour y commnder (*]. > 

£53. siËCB DK nUMHCK [23 août 1646). 



« Le duc d'Orléans voulant pousser ses conquêtes du 
a cille de la mer; et ayant Tomie le projet de reprendre 
« Mardic dont les ennemis s'étoicDt empares sur la fin de 
a la campagne dernière, envoya en Hollande pour sollici- 
tt citer 1 amiral Tromp de venir bloquer, cette place do 
n cùté de la mer avec quelques vaisseaux. Le marquis de 
« CaracÈDC jugea , par la route que l'armée de France avoit 
a prise, qu'elle avuit dessein de reprendre Uardic, il 

■ envoyt en diligence à Fernando Solis , qui ètoit sopver- 
K neur, mille hommes de pied et Cent cbevux, outre les 

■ munitions dont il ponvoit avoir besoin paur la défense 

■ de cette place (■]. a 

Le siège de Hardick fut long et très-meurtrier; il com- 
mença te 4 aoAt et ne finit qne le 23> Le gouverneur qui 
recevait dos secoura de Beck et du marquis de Cara- 
cène, Ht une vigoureuse résistance; mais l'arrivée de quel- 
ques vaistcaux hollandais fournit a» duc d'Orléans le 
ntoyen de couper les conrnnnkatittns avec Dunkerque , 
et la gamiion , ccntraînte alors k capituler, resta prison- 
nière. Elle se montait à deux mille Cinq cents bonmies. 

254. pftuE DE FiniitES (4 septembre 1646). 

Par M- iocT ro iMS, d'âpre* an tablciu 
ds la galerie de Ghanlill)', pat SUnln. 

Le duc d'Orléans ayant quitté l'armée après ta prise de 



HihyGoogle 



It3 

Hardick , le doc d'EagfticD fan loceéda dus U comnu)- 
deiBent. Après avoir ims cette place dans nn boa élat de 
d^ense, le ptioce cenlknia tamardie, et, toornut la 
iSit de DnuNqne, il' h diriget mt Fvnw* , Ani le 
dessda J'aïUgner le n>an|iiii de Caraeène. qni •'était 
ntnnchri 1 Volpea avec dk corps de t^tq k m aùilt 
faonmes. Haù leoDemi t'MMit retiré, le prface i — '— 
le 5 septendvre , et la pltce ne fit » 
garniHMi, moaum iqwnaeeMUhoin 

255. stËci m DDSKBBiQiiE ( wpAanbre W&). 
iKTBnilanuHT ds la rues. 

Pn H. Slm6on Po'kt n lUi. Piitie Mibale 
Depuis Fouvertare de la caïqpagne > la marclic de l'ar- stile a° m. 
mée n'avait été qa'une suite de couquéUi; mais elle s'était 
eh mâme temps aOaiblic par les sièges qu'elle avait dû 
£iire. Le marquis de Ca race ne. en se retirant pai'i pis 
devant un ennemi victorieux , qui ne pouvait que très-oif- 
ficilemenl se recruter dans l'intérieur de Kt provinces , m- 

Sèrait l'cifraU>lir cocore davantage , et le mettre bon d'élal 
e lui résister. Ce calcul n'écbappait pas au duc d'£nghieni 
niais l'ardeur de ses résoluiious n'en liit point rrfraidia. 
I^in de songer à abandonner ses conquêtes , il pensait à 
les accroître et à les assurer en même tcnips par un coup 
d*éc]atquiterniii)àl{glorieusenientlacampague.Détcrminéa 
«itreprendre le siège de Dunkerque, il assemble un con- 
seil de guerre , députe vers la cour, pour obtenir l'agré- 
ment de la reine régente et de se^ conseillers , pendant 
qu'il envoie Tourville {'] en Hollande pour demander aux 
elaU- généraux l'assîstarice de leur flotte ; assure enfin avec 
l'intendant Charoplalreux (*) les subsistances de l'armée , et 
donne l'ordre au comte de Cos^ (*}, commandant l'artil- 
lerie, de réunir tout son matériel et les munitions de guerre 
qui tni sAnt BéeetSaires. 

C'est 1 cette époque que le baron de Sirot (*) rdoignit 

rarmée'avec les ré^ments polonais au sertice de France. 

dont il avait le conwiandeineDt. Le prince rappela le corps 

détaché jnsqu'i ce inoment en Lorraine , soos les ordres 

• de La Fertè-Se,nneterre ; il rendit aussi nne partie des 

(■) Ccsar deCoileDlIiijeomtedeFisaeielileTaarTille.ptnduDiirf- 

ebîl , prenicr gantilbonnac de U chambre du duc d'Eiighien. *) Jein 

Kolé, HÎaneut de Cbinplatreiu et de Luit , ceattiUtr d'éut. (S] Timo- 

Iton d« Cosii-BriHac, depnla nurèchal ae umpigriiid pulelt«T de 

PriDEe el clmaliei dM Hdtel dl roi. I}) CUude d'Bliouf de Piadincs, 

nutcbal (te Minp. 

9 



n, Google 



ttl 

troupes restëfe» dau ks-gannsons ; et te 15 septembre , à 
U'Mte4<icoMa9Bira<legeHlanms et de.cbefaii-Hfers 
deM'OuiMn, u aMa rtconnltre ta triaee. 
LarépeoaedelafteaMparviM le ra^leméiae josrl'ar' 

' néé^iUaFtanwSkCC.l'aimTalTroiiipAlailt bienUMarrivé, 
Diiakcn|aeftilitr«ite«eM bloqué desl'oorerUireniefne da 
jièn.'Lês lignes -de dToonrallaiiofi-étBkaittennmèeste 2t. 
' ' L^oranéc mm tes ordres dadM «fEoglilea «"éuit eoin- 
ftaét «le de dn-nâk bHinws (FMhiiterie et de cinq 
mille CDCTsni; elle comptait dans ses rangs Gassign et 
Jtanlsdtf. te Avé d« Rrti (0 et le taarqais de Hontanster (') 
y servaient comme yakuriaires. 

H Le mar(|uis de Lede , qui s'était aconis une grande 
« réputation dans la défense qu'il Qt è Uastrich coatre 
« Frédipc Henry de Nassau {') , étoil ronverneor de celte 
« place avec ane garnison de deux mille cinq cens hommes 
< (Tkiftntcrie, de trois cens chevaux, d'un grand nom- 
« bre d'officiers, detnris mille bourgeois portant les arines, 
K et de deux mille matelots. 

■ ■■ Cette place consiste en d<»x ^^l!es , fnne qu'on ap- 
« pelle la vieille où est le port, et qni est snr le bord de la 
a mer, étoit ponr lori fermée d'une muraille terrassée et 

' M flanquée de tours , environnée d'un fossé fort large et 

■ pl«in d'eau; la neuve étoit fennée d'une enceinte et de 
« aouïe bastions de terre , de fossez aussi remplis d'eau , 
a et d'un bon cbem&i couvert. Le duc d'Bnguien distribu* 

■ a ses trmmes en plosîeurs quartiers. Le maréchal de 

■ Gassîen fut poste avec les troupes qui étoient . sous ses 
H ordres depuis te bord de la mer ju^'aD mÛiea des 

a dnnes;lc Maréchal deRantiauoccapoilavecles siennes - 

tonte la ^aine en tirant dn c6té du canal de Bergues, 

1 et lesrégimenspolonois et autres se campèrent sur les 
' ' ■ dunes , entre Mardic et le fort Léon (*}. > 

256. REDDITION DE DDHKERQIIE (lï OCtcATe 1646.) 

Aile du Nord. 
Il--dt-rtaiuué« 

L'onvertare de U traptiiéft eut lien le 34;le doc d'finghien 
pressa vivement lesaitaquu.AoaveutiuAmfrU tes commapda 
en penonne. Ayant euavis le 28 que Piccolomini était i Nieu- 
parta*ecnD corps de troupes ennomes, il s'empressa de 



;n Benrl de Omai. p) Chirlei d« Saint-Maure , due d« MonUniler, 
llenteiwnl ï*néT»LW Prroee d-Ortotte, BUlhoodet a«iPro»incM-UniM et 
d«9 Pajs-Bu. W «IfDlr» MiHloirf « iDHd Zir, pai QulDC J> Li , p. « U 



HihvGooj^lc 



dèUcherlA FMténSaiiMUtM jtoor M Ui« Wlc, it pooi'- 

OBie nouwUs »igB«ar, il no Bina 

-- ' - nannii de Lède , qoi oa 

esAn le> prapoâtiMt qni 

loi élùcnt adreiiéce. 
■ L»oapitiil»>iwiétoit finthoBonihlB. BUtporfityi'en 

■ cMiyi'«iU>oiadeciaqiania.teitrtpéatd'F^B|iwae «ien- 
« droMDt fM Mflovnr u «fUcfti oaJarMaeHnit cotte les 

■ nuinsdesVniicow: e«4|Be te nunftiîtdc-LëdeAiécoU 

• le ia4'aelotM. U tarUi m«c do*» ttmaètmnmà'ia- 

• Amark et deu.acM cinwÉiuHi cbenus, n'nMU teou 
« ^netraiie joon de (nBchee. Pcwkat ces «CMlMioDi 

■ le chcTalier de Chabot ('} et U. de Vinagl , sergent de 

■ bataiRe , fertot Iméa. Le goawniéiBeM de «elte impor- 
« tiDte filace tut dowié an DurédMl de "■"'■■" ('). ■• 

îo7. nuaE d'kx» EU CATUOGse (se^mbre 1647). 

hr H. Pnxnn, m MM. d'aprA* a> UbJeiu Ailc du ttorA. 
delà (■l«Ti*MQiHUI^,pirll«i1iB. R.-tkMrhtuiMe. 

LedDcdTn^ien, dernra prince de CondéparUmOrtde 
son père, avait succédé ad comte d'Harcoait , vice-roi et 
commodaiit de l'armée en Calalo^e. N'ayant po réoisir 
defanl Lérida, il enleva aux Espagnols lapctitevine d'Ager, 
porition importante dans les montagnes, an nord de Bala- 
goer. 

Arnantd (^, détaché par lePrioce arec nu corps de troQ- 
pes , s'empara de cette place, gai fiit emportée d'assaut le 
troisîioiejoar. 

358. SJÉCE DE COIlSTAimiVK IXTÉ PAR I'ABMIX ESPA- 

enOLE (Mptembre 1647). 



Parif. Pimutr, em ilM.d'aprt» in taUuu Aile da Nord, 
de I* galai* da OtanUlj, tu iUnia. H.-de-chauxce 



ConsttBline.vinesDTtaS^re.ipeo^ instance de Tar- 
ragone , était menacée par Tannée espagnole, le marquis 
d*AytODe ['), commandant eo chef, avait chargé le baroa 
d'Estonterflle d'en former le siège. Du s(irt de cette place 
dépendait peut-être celui de l'armée Araoçaise en Catalo- 
gne; il tmât donc à tout pris la spnver. Le prince 

(>) Qbi AldoBoe de OulKiliaMtMh*) de cmu. (i) HitminmitUain 
^UriitXif, parQulrcï. t.1 , p. Si. (>! Itsiiï-lniiuld de Coulwvillï, 
lurtebal de cwup.CtJ âniUMinM Atinnid ùp^aiMii^ 



n, Google 



de Coudé lyurt eofoyè leniréchaldetirunont foai ra- 
viUiUer Coiuumine, te corps d'iDiièe rMlé >oiu tta or- 
dres était iosaffisani pour s'opposer aux entreprises dnmar- 
Jnis d'Aytone , unis il U'ea mrcba pas moiiu ao-devani 
B reoneini. De son e<Hé,\e marédui de tiraroonl , après 
avoir reniai sa nîisioti > tenla d'opérer sa jonction avec 
l'aimée ifa prince , et livra |ri<uienrs combats partiels aus 
Espagnols. Le nnrqoiBd'Aytone .se foyaut sur le point 
d'élrt attaqué de mm. cités, se retira après quelques 
eioaiMoïKlMS, et la plaeede Conslantine Ibt cenierréc. 

Leprioce de Condiè rànena ensuite l'anuëe en Catalogue, 
«belle reslaaoule couMnandement du comte de Uarchin ('] . 

3&9. BATAILLE HAVALB DE CASTEL-A-lUBB (164S}. ■ 
Ailedn Nord. *** M..Th*od»fe OtbiR en . . . 

PtrilloadnRoi. ..,,-,,,, i ■■ ■_ i 

n.-dc-«fainuti.- Aapt es, fatiguée de la tTrannie-espagooIe, avaitcbassëson 

vice-roi et ma h sa tfcte le pAchenr Masaniello. La foreur 
populaire ne tarda pas à renverser l'idole qu'elle avait éle- 
vée, el les Napolîtams relombèreoi sous le joug qa'ils ve- 
naient de briser ; mau ce Tut pour le briser encore. Afin 
d'assurer le saccès de cette nouvelle révpltc , ils envoyèrent 
offrir BU duc de Guise (*), quié(aiLàR(»ue, le commandement 
de leurs troupes el le gouvernemeni de leur ville. Le prince 
se rendit au vœu des Xapalilains ; mais . comme il n'avait 
point de forces suffisantes pour chasser les Espagnols des 
trois cbiteauxqoi tienoentlavillc en respect,n sollicita le 
secours de la France. Le duc deRichelieu (j*^ fui aussitôt en- 
voyé à Naples avec l'armée navale, composée de trçntevais- 
. seaui fVaoçais et trob portugais sortis au port deMarscille. 
« Il y eut une grande joie dans Naples , dit le marquis de 
• Honglat dans ses Mémoires , à l'arrivée «le celte armée , 

■ à la vue de laquelle le peuple croyoit élre en pleine 

■ liberté et délivré de la servitude des Espagnols, qui 
« tenoient la bouche du port de Nsples , k cause du ché- 
« teau de l'Œuf qui commande à rciitrée, sous le canon 
B duquel les vaisseaux et galères d'Espaj^tie étoicnt en 
« lùireté; tellement que le duc de Bicheticu ne les pou- 
d voit attaquer; mais il tourna contre cinq vaisseaux qui 
H étoient à l'abri de la forteresse de CaJ^cl-a-Uarc , et les I 
€ aborda malgré les canonnades du chtteau. Ceux qui I 
a étoient dedans se défendirent bien ; mais , voyant qu^s | 

1lcnleiuiils*iiértldes«rméc!i ' 
i?l knaaTti-leixi doViinerot ' 



HihvGoonIc 



w FituB vm vBiunuh 197 

« ne k> paaToienl warer, ib m jHèrant à tem tv<c ce 
< çp'îls a*wAnt de moSemr. at bralèrait leurs raiMttnx. 
« Ininnt ce combat la lotie d'Espa^ sortit du piM-t de 
« Naptetct K mit co Bur^ Miniî oblige* le doc de fticbfr- 
« lieu d'aller droit à elle et de l'attaquer. Le bruit des 
• covps de «tatioD fut jî grand, (fnc toute la ville de A'aples 
s ea nit ébranlée , et les viûes cassèei : mais enfia le 
« GomniaiideDr des Goules, vice-amiral, le commandenr 
« de ValsBcey cl les dieTalieri Paul et Garoier preasèreot 
« si vivement l'aminl et le vice-amiral d'Espagne , qu'ils 

■ lurent contraints de se retrrer dan» ie golfe de Naple», 
« sods le cbiteau de l'OEar; le reste de leor année Us 

■ saivît, après «voir en analre vaisseaux conléa à. fond. * 
QninCY, dans son Histoire militaire du r^ne de 

Losis XIV, ajoàte qn'îl y eut quatre cents bommes toès 
da cMè des Espagnols, et que te dlnc de BickcUea n'en 
perdit que cent cinquasle. 

360. UIAILU DE LENS (30 aO(Xt 164$). ' Aïk du Midi. 

PiT un: Ittn AkiDX » ?i«na FKAaoei en t«4i. Silerb' 

361. BATAULE De lEH» (20 Mût 1648). H" m. 

ParH.BuiTtiuMiitU.d'aK^ua Ublen AilediNonl. 
de Ugilerte de Ctuulllly, par HiNlD. B. '- -"^ 

Le congrès étiit toujours réuni k Monster, tans que les 
i)tgodBti<His tosehassent à leur terme. Les difflciiIUs lans 
cesse renai&santes suscitées par les envojèi d'Espagne re- 
«■laieiitdejanTeBJoiirlacoDclaBioD'delapaix.^iwd'AD- 
Iridis'se rMohit à ml dernier effort ponr emporter de vive 
force ce qa'ellé ne pomait obtenir par ta persuasion. 

Une armée nombreose avait été dirigée du cAlé de h 
Flandre; le prince de Coudé eo reçut le ooramandenKnt; 
on lai af^oignU le maréchal de firamoat, qni avait égale- 
ment été rappelé d'Espagne. 

Le prince divisa son armée en deax corps : il se résern 
k Gcmmandemcat du premier et plaça l'antre soas les 
ordres do maréchal. Ces denz corps se mirent en marebe, 
Vm par Henin, le second par Armeatléres. Apr^ aveir 
prît snccessivement Ypres , Aire , Samt-Omer; v^ttode , 
Gondéetplflsiears autres places, le prince arriva lelBmtt 
en vue de Lens, nais trop tard. : cette ville venait de ton^Mr 
an pouvoir de l'archidnc. H. le prince résolut alors de l'at- 
larpier. L'armée reçut sans tarder son ordre de bataille : 
il confia l'aile gauche au maréchal et se réserva la droite. 



n, Google 



19V "'""i nfroMon» 

L'infaaterir fut dinsée ea deui ligBes ; l'ar1iU«rM , eon»- 
audéeporle-eoùiteâeCoKéiéUit» tMedttuitIcfroH 
de ka premibr»; te cnalerie tmiwTxA Im deux aHea. Le 
cmfê M réserre misait , n>ni Ici «-dru do beoUMot gi- 
néril d'£riick(>). 

■ Avant que de se nettre en Boarche, Le prinee de 
a Gondé racomnaBdi trois chMes i tes Ironpet , tori- 
w «pi'eUes Mraient rar U pont de ctKtiMtttre : la pre- 
w mifrre, de taginlcr em maichant leur droite et lear ca^- 
« che, idn qve l'iafenlerie et la.Gd*ricne fiusait sur b 
« nrtmeligneel pussent bien obMfKr les diitancei et Ifs 
a intemllei. La secmide, de n'alkr à ta ebargs qb'aa fas. 
« Et la Irofaîème, de laisser tirer lei «raiemis ki pr«- 

■ nneri C). ■ 

Hais l'armift espanmle arait quitté la podlian où le 
prince de Condé andrcm te siRprendre ; elle en Mcaprtt 
une autre bien plus avantageuse, eu «lie s'élut forletaont 
retranchée. 

« Lear aile droite, composte des trotmes espKnoles. 
« était appuyée de Leoi, ayant devant elle des chemins 
a creux et des raviues. Leur infanterie étoit dans des bois 
a taillis, et leur aile ^ucbe, formée par les troupe dn 

■ doc de Lsrraine , étoit sur sne haiteor devant laquelle 



I il y avoit ouantité de dèflei {*). t 

" et elat de (iboses le pri» 

; il se oenlenta ae l'obterrer i en échai^ca 



Dans - «t état de liboses le prince dnt renonotc â atta- 



^uelqoes céopi de eaooo , et il y eut çà el Ut qodtiues 
«scttaooehea. Hais le leademain, fK> aoU, l'aaoée Irea- 
f^e ayut fait un nwuTement pour se porter du abté 
oeBétHne, la réserve, alUqaéc par legwéral Bedi, fot 
misa en déroute. Le prûM de Condé. qui a'éuit porté 
prée^itMiBeBt du cété de l'atUMpie, fU sv le poiata'étite 
pria «vee le mtrqnb de Kranias, 

Le succès de Beck entraîna, anlgré loi, l'ardiidoe h*rsde 
«a fitnnidable poskion, el Uentét I engagement devinlgénè- 
vaj. Le piinceaeGoiidéiVoyantqncsaprefDÎèrë ligne fiùulis- 
MÏI , s'eaprcsM de la remplacer par u seconde. Ce snouve- 
■wat,eiéeuté aux cris de tniw U roi t n'ébraala pas b fière 
MtiUide dei lignes espagnoles. Le prince fit alors sonner 
la charge «t marcha en personne contre L'aile aaocbe.des 
ennemis ^ omnouodée par le dnc de Lorraine !(*) : on se 



(■WMH'lMtl 
O) kUloire mil 

(>} SitrlcB n. 



HihvGoonIc 



M PAUU M TIMAILUf . 

întréfiîdît? 

« Le maréclul de Gramont , coBMUiKfaDl t'ùl« gao- 

• che, troQva moiiu de réaisUnce contra l'ule droiu des 

• eanenus, coochûlc par l'archlthc en ftnoim*. La ca*ft- 
« leric espagnole n'avoit point l'épée lia ni>îa,Ba«b«lle 

■ parlait des roomqaeloui «ar h CBÎue. U en escDjra une 
H sifliriense dècbarge lorsqu'il fiiliporlée, (|M U plm- 

• [nrt des officiers en fureot tnei oa tdc^set > kmw '■* 
r François étant entres dans cci cacadrwM. la première 

■ ligne des ennenùs fit trèi-pen de résistance, et U se- 
a cùode étant venue pour MMlenir la première, fbt chargée 
« avec la même Taleor. Elle ac tint preaqite point et ttt 
« entièrement rompue. 

a JamaiaonneTit nnevictoire plasump1etle.Lagéni- 
• rai Beck j fnl btei&é k mort et Bit prisonnier. Le prince 
a de Ligne, général de lacaialeri««s|tunalft,eatUni<iie 
a àeetinée, aussi bien que pretgiH Ions m prioc^maelB' 
a ciers allaDands et tonale» officier* , tant eanagnols «D'i- 

■ taUens. Bs UJsstrent aor le chaïap daibalaillctrBm naît 
a pièces de canon et huit miHe boomei. On leur pril on 
a Krai>dnenibredecaiuHuetd.'étendar(aetlamlwrbagagt. 
a Lenombre des prisonoien senooloît icînq niUe ("). > 

La bataille de Lena Mbeva la deslmction, c«aiDenc«e à 
Rocrof , de ces fieillo! bandes de l'ii^Bterie cfp^nofe 
qui avaient fait depuis plus d'an siècle la gloire de leur 
pays et la terreor de l'Europe. 

2fô. HATBIEC VOI^ ADXBABBICAMB {97 Mât 1648). 



jÊLl 



Pir M. XiiIcT Sn en IM*. AilcdnNord. 
irwTM»iaUMBil»TliMBDl. PuilkHidiillM. 
i" éwge. 
Pendant que le prince de Condé porlut k Lens on coup 
si redoutable i U puissance espagnole , Jes Uonblea de u. 
Fronde commençaient i Paris. 

Leparlemeni, réduit an silence lonil'administrationim- m 
périease de Richelieu , entreprit de résister i raulorilé 
ntoins affermie dncardinilUaMrtn. L'arrit dStnitm ou le» 
fTDfoniioftt de la chancre de Saint-Loutt fareni des actes 
d'boatibté , KHqoela la conr répondit par l'enlèvement des 
conseÂlers Broussel ('let-BWmcmenil.Ce Ait le signal d'une 
violente émetUe dans les rues de Paris : le peuple demanda 
4es deux pris onmors lea arMes k la main , elle Patais-ltoyal, 



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2M eurniH BinoiiQuts 

«b résidait 1» rcîAe Anoe d'Autriche , fiit eoloaré de bar- 
ricades. 

Aa milieD de ce lamolte , le psrlenaenl se rendit en corps 
anprèi de la reine pour la prier d'arrêter par une prudente 
condescendance la gnerre civile près d'éclater. Anne d'Ao- 
trkbe resU inQexible. Laissons ici parler le principal ac- 
tenr et l'historien de cette joamée , le cardinal de Reti : 

K Le parlement étant sorti du Palais-'Boyal, et ne disant 
Il rien de la liberté de Brousse!, ne trouva d'abord gu'un 
a morne silenbe eu lieu des acclamations pissées. Coraoïe 
« il fut à la barrière des Sergens , cii étoit la première 
« barricade , il y rencontra du murmure , qu'il apaisa , en 
« assurant que ta Reine lui avoit promis satisfaction. Les 
u menaces de la seconde furent éludées par le même 
« mo;en. La troisième, qni étoit à la Croix-du-Tiroir, ne 
u se voulut pas payer de cette motmoic ; et un garçon r6- 
■ tisseur s'avançant avec deux cents hommes , et mettant 



I toi^nème, ramène-nous Broussel ou le Mazarin et le 

> chancelier en otage. » Vous ne doaleï pas, àrnonopi- 

> nîon , ni d^ la contusion ni de la terreur qui saisit presque 
« tons les aisistans. Cinq président ao piorticr el plus de 
« vingt conseillers se jetèrent dans la foule pour s échap- 

II per. Le seul premier présjdenl , le plus intrépide homme, 

* a mon sens , qui ail paru dani son siècle , demeura ferme 
« et inébranlable. Il se donna le tcmp^ de rallier ce qu'il 
s put de la compagnie : il conserva toujours la dignité 

• de la ^uistratore et dans ses paroles et dans ses di- 
« marctflPet il revint an Palais-Soyal au petit pas , dans 
■ le feu des injures , des menaces , oef exécrations et des 
« blasphèmes (*)-■ 

268. TRiiTÉ BE MtîE DE MtnsTER (?< octobrc 1618). 

Par H. JjioanAJiD en <R3I, 
d'après le Ubieau de Tefburg. 

La viclnire de Lcns mit enfin un tc^me aux négocia- 
tions du congrès de Hnnster. Depuis l'année 1644 . les an- 
bassadeurs de France et de Suède , réupis à ceux de l'em- 
pire et de r£spagne , travaillaient au rétablissement de la 
paix. Dans ces conférences, devenues à jamais célèbres, les 



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DU nuis M VBMAILLn. 201 

semblées des catholiques ae Inuieal k Uamlta , criloi det 
prolesljiDts à Owiabruck. Les envoyés des électeors et dei 
princes de l'Allemagne ; TurenL admis, el c'est de celte 
époqae qoe date la fiuUoa de leurs rapports avec rEiD> 
pereuT, telle qu'elle s'est maintenue jusqn'an CMUSenc^ 
ment du XIX* siècle. 

Le traité de l'EmpeTeDr avec la Saide fut signé à Ont»- 
bniaie6aoùll64$. 

Celui des puissuces catholiques ne ftat conclaàMwisKr 
que le 2i«ctt)bre, et la i>ais fut ensuite solennellement jnrèe. 

■ Ces traités, dit te président Hénault , sont regardés 

■ conune le code politique d'une partie del'Earape, et ont 

■ été le fondement de tous ceux Eiits depuis entre les 

■ mêmes puissances. > 

La France Tut représentée au congrès de Uuister pnr 
Henri d'Orléans , duc de LODgaeriUe ; Ctande de ilesMS. 
cotnte d'A.Ti«x; AbelSerrien, caaite>deLaRocbe; Henri 
Gonlard, et Charles , baron d'Avaggow. Les ambsMtdeon 
de l'empire étaient JUaùmilien, conte de TnwHnMkslgrff; _ 
JeaD-Loois , conte de Banow ; Jean UaximiUen, camln ' 
de Limherg; Jean Crâne, Isanc Vahmertet OcUve Pico»- 
lomini d'Angon, 

Le bdtleau de TeiiNirg ceptodsit les traits dé ces diven 
plénipotentiaves. 

Le précieux recwil de gravures, d'après Vanhnil, a coih 
tenh le nom H les portraits de tons les eorroyèc des anfe«s 



26^. B&TULLB DB RBT^ (IS décembre 1650J. 

Par It. tniKiHOiH ED MU. AiladaNord. 

LecabinetdeHadrid.qni reABsUd'sccéderi lapaixd* 9^>«'>°»- 
Hmsler, avait seulement reconnu riadépendanoe aupn- ■ 
vinces tmies : il gardait ainsi l'avanlage oe tmuner, contre 



armes. Philippe IV[ profilant det troubles de laTnwde, ipA 
venaient de commencer à Paris, ilail pwvenn k rentrer 
en possession dMne grande partie des mcesqui Ini avaient 
été enlevées dans les campagnes précédentes. Deax annéei 
s'étaient ècoalée», et les discordea civiles, avlien de se 
calmer, ne faîsaienl que s'aigrir de plus en pins. 
Dmdcerque , défendu par le comte d'Eitradea C) , tenait 



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SOi «uCna 'tiint)ii«ei9 

«Mjoiif! , «Mlime TneaHMit atUqué par le «onrte. * 
VoeuaMagM. Mais Vetmemi «ait pénélré dans riownear 
éa royhime. ChâtBii«-Poh;ien,Helfael,étaieiii tenaieS en 
«on poimrir , et Relhel «tait ace <(es portes de la ï**"**- 
hm ée«B grands capitaines ((ui avaient itluBlrè le «™Jl 
du règne de Louis XIV, lui mant^uaient alors : Conée eWit 
prlMbaier d'état, et Tienne , entraîné par rascendentm 
chef de sa famille, était passé dans les fûigs espagnols, <w 
U servait sons les ordres et l'areUdnc Léopolu. 

LenBrtehalDaPlessis-PrasHnWHDinandailVannéemm' 
«aise. Manrin, qui cotuiaissaU Pimporlance de la position 
«c Kelbel , liil a*ait essreasémeBl reconunandé de ne rien 
«égii^tr pour repreDore cette plaue; et, afin de bâter lUi 
succès d'oD dépendait sa propre forime anasi bien i{ue le 
Mluldt! Iii France, il s'Maii rendu loî-tnAniei l'amée , Mk 
nmmrtafec lui «n grand nnutire de TOlonUires de lano- 
Uene de VruMft.ifii.dMK l'espoir d^une bataille, s'eumt 
BÊifnêiit de l'aeconpagMr. 
, Lai>iUefctlieBreas«nientreprt«eil'ATdiidacetT«Mnpe. 
•nirés trop tard pour la secewlr , résoltirent de livre' ■>■' 
«nUe-. LtmiréifaBlDu Ptenfe.avwtide la marche d»l^ 
senti, s'était préparé à le recevoir. 11 eût crmiot de taant 
hfl ahaaecs d'ntie actioa'^éiiéwte aMM on ordre-de k r«t>e; 
mais la présence du cardinal, porteur de cet ordréi nvalt 
tOtfeflndUHGuHèSL 

' Le iMtécM Du PleMis-Frafllài trait pMr Uentbiiau 
g^iéranxles marquis de Villequier et d'BocmiiiiConH. 

L'arcbidoc Léopold combattait à côté dp Turenne; il lui 
avait confié le cminundera^il de l'aile gauche de Jar- 
mée espagnole , et il s'était réser»é celui de la droite ; le 
combat fut d'abord fort opiniâtre ; l'aile droite de l'armée 
AiajiceiM •^<nt été enfoncée par lie vùenote de Turetne, 
mtii le marét^l Ou Plesùs-PraBlin répata ce (iMor*- 
àre avee la seconde l^ne, et donna à la ^ewere te 
letnps de se railier et de rêveur ploèiours foi» à la cborgei. 
L'aile droite des ennemis ou commandaiL l'Ar^iduc rat 
ffise «a «iéroulre et poussée de manièFe qu'dle ne sot 
lamats se. rallier, soa infanlarie vfant été rompue ea méiBe 
(ea^Mi Ii'ArchidiK donna an vicomte de Tureme l'ordre 
de m retraite. Cfltte opératîoa présentait alors de grandes 
difficultés^ avec les défari» dune armée ewuogpéede 
fiontas parts. 11 parvint cependant à se reliter, suivi de son 
capitaine des ^rdes et de quelques gentilshommes. « Pln- 
1 £îeurs cavaliers le poursuivirent pendant nne Ueue, ce qui 



HihvGoonIc 



DD PALUS DB TOSULLU. 203 

■ l'obligea de louraer bride avec le peu de monde qui 
« raccompagnoît; il les balit et s'en delivn. Les enannis 
« enrent deux millehoHHnesde (nez sanscompteTQngfaud 
m nombre de blesHt, et on iMr fit trois mille prisonniers. 
« PuoM tes gens de remarque troi y forent loei éloît un 

• des frèros ('] de rElecteor Palatin (*)■-. On prit aux 
<c ememis on grmd nombre de dnipeaax et d'étondaris , 

■ hait pièces de coior et tous leurs bagages... La toyc 

• qne fe Bcréehal da Plessis cal de cette vicloin: fal citn 
a trmibtée par la perte dn comte de Choiseuil (*), son fils, 

■ qn 7 Ifat tué en combattant avec bnaoconp de valmr. 

■ Le eardïpal Hnarin rctonma' à Paris et Ib Roy fit . 

■ Maréchau de France îe marquis de Villeqnier qui a 

> été Gonna sons le nom de maréchal dTAnmont , le Tnar- 
« qnis d'Hoctfnincomt et te marquis de La Ferté-Scnne- 

■ terre ('). ■ 

â65. MCBE Bc uon %n a reims (7 jain 16&4). ' 

Pu Pbijippe àeCakuncn v«n >t«e. f"iK Mnlril 
La mîorité da Roi«Taii èti dédarie en irfiiTr Mien- Salon ^mh! 
Mlle du parksoent , la 7 s^rteadm 1651 , mais la céré- ^' *'- 
nwaie dHiam aYail été iwécée, tes maax publias dc 
permettant guère de loager i des CMca. Loriqa'eDin la 
Irampiillilé ttHilé rétablie n dadanada nmnoie et ou' au 
dcfaors lesannéet fï«aç«Mteanat rcftrÎBMrsacedaanl, 
on s'occupa des nréparatifi de ceMe garni» iDlonialéi 

> EUeae Ma'Beiats.leTdejaiii, tfec dm pempeet 
« me impijfawcn crtraatdioairas. L'é*4qn« de SoÏMons, 
« comoM ^wier nAagant st darao^é de la frtninee , 

• pour éUot 7 fit la fouEtioD de l'arcbevéque , le siège 

• Jor* ncquant {'}. ■ 

Le pmces-varDal da stendeLamt KtV bilpar l'éaAqne 
de.SMSsotiB, Sinon Ifi-Gnas.iaoDiBMivè tous lesdétails de 
kcR^BBoie. 

« L'église, iapoa \m hantei galeries jnsqa'aa liaa, tant 
« dm le ttiuii qvdABS iaaaf, at les denc ailles , Moi! 

> mdno et aroèa dca plu btUea <t des plna riabea la|H»- 
« auiecdelaCaiD(me;IeHanibe^iedde<l'«]ldi9ttoat 

> lepa«é dncbayroainreriidegnuMsIapisâeTv-qiùe, et 
B le garni aolcl , oatac idb madtn let aaa or., raleré en 

■ %BM antMfaei. et canaby d'âne' kGadlè de- pierres 

en Phiiiiii>edsBiviér«,coinl« palatin du Rtiln.fl' Cbirlcs-Luiiii, t>< du 
e BivMw. l>)ChirlM deCbolKal Du PlM«(-PrMllti' riMnlP 



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W OILBSIK BISTOtIQCBS 

■ précieuses dont il est composé, étoit encore paré dei 
• riches et précieux ornemens de satù blanc en broderie 
s d'or, oDc lefioy aiioit donnés la veille de son sacre avec le 
« reslede lachapeJle, etc. Aubasdadegré, devant le grand 
a autel, éloil la cbaire qui devoit seriir à l'èvéqite de Sois- 
« sons pour officier, couverte, comme tous les autres bancs 
B et sièges, de velours violet parsemé de fleurs de Ivs d'or: 
a vifi'à-vis, à huit pieds ou environ deladite chaire, ètoit on 
<■ bautdaii de huit pieds en quairéet d'un pied de haut, 

■ couvert d'un tapis de velours violet, en broderie de fkors 

■ de lys d'or, et sur iceluy, un appny d' oratoire, cou- 
M ïert d'un autre tapis , un fautenil et deux carreaux, avec 
a un grand daiz suspendu au-dessus, préparé pour le RoV, 
« le tout de pareille étoQe : an milieu, entre U chaire de 

■ l'officiant et ledit appuy , un grand carreau de cina quar- 
« tiers de long, de semblable étoffe, sur lequel le Roy 
« devoit se prosterner avec l'éviqiie de SoissoUs , pendant 
a qu'on chanleroit la Litanie. 

fl Derrière , à cinq pieds du buteml du Roy, étott on 
a sié^ pour le connestable ; on autre trois pieds plus 
H èloi^e pour le dianeeber, et plus en arrière un banc 

■ pour le grand Maître , le grand Chambellan et le pre- 

■ mier gentilhomme de la chambre. 

a Ao.côté droit de l'autel, ftit mis un banc pourles pairs 

■ ecdésiastiques ; derrière lequel it y en avait un ponr 
MM. les Cardinaux, etc., etc. 

a Du même côté , entre deux pilliers , k doute pieds de 
a haut, étoit dressée une tribune en forme d'oratoire 

■ pour la Reine , la Keme d'Angleterre et les autres pria* 
e cesses qui l'accompagneroient. 

a Au cûté gauche de l'autel , vis-l-vis du banc des pairs 
a ecclésiastiqnes , étoit un- siège avec un marche-pied da' 
a demi-pieddebautponr M. le dnc d'Anjou, qui devoit re- 
" prèseoter le duc de Bourgogne, et contre iceluy un 
« bancpoDr lesaub^s pairs liJcs, derrière lesquels étoient 
a des banespourlesmarécbamtde France etanlres grands 
a seigneurs ; plus bas , ponr les Secrétairei-d'estat, et plus 
n bas , en arrière , pour les officiers de la maison du Roy. 

« De ce même côté, entre deux pilUers rétoit élevé un 
a écbafËrat à douie pieds de haut pour le nonce do Pape, 
« pour les andiassadeurs et résidents des princes étrangers 
a conviés BU sacre, etc. (']. » 

L'évéqne de Soissons , suivi de tout le clergé , ayant elé 
cberciier le Roi k l'arcbevtché , Lotos XIV se rendit a 
l'J 11 ptr1ie,p. lft-3S. 



HihyGoOgle 



Dr PtLl» M TEIIIIILU. 305 

l'ègUse , entouré de toole a maison et pf^édé da simu de 
1thod« (') , grand-maître des cérémonies. 

■ Les cent gentilshommes de la maison dn Roy tenant 
« leurs becs de corbîn , conduits par le marqm's d'H»- 
« BBcres, leur capitaine , le sieur de Rodes, mBd-mallra 
< des céréDwniei de France , léto de (oDe d'argeol, les 

■ f&uuses troussée* avec bas d'allacbe de soje , le capot 
> de drap noir dooUé de toile d'argent et tout chamarré 
a de fauemens d'argent , arec la toqoe de veloon bien, 
a précédoient le Rot. 

« Lemar£diald'E3trée<,raisu)tlacbargedeconnest>ble, 

■ comme le plus ancien maréchal de Fiance , marchoit 
I devaotleRoy,répéeDueaupoinç,reïétademéia>equelei 

■ pairs laïcs, ayant lesdenK buissiers-missiers àiescâtéi. 

■ Le Roy marchoit an milien des évéqoes de Betovais et 

■ de Chllons , le prince Eu^ne de Satoye (*) portoit sa 

■ queue ; k chancelier (*} imvoit le Roy, véui if nne son- 

■ tanne de satin cramoisi, de son manteao el èpitogs 
a d'écarlate roage , rebrassé et fourré d'hermines , 
a ayant sur la tête son nortier dechancetter de dnp d'or, 
« bordé et doublé d'bermines ; pois le maréchal de Ville- 

■ roy, représeolant b graud-maltre , aérant le doe de 

■ Joyeuse , graDd-eiuuiAett«i . ft M drate , et la comte 
a de Vivouw, preniier gaUilbomaw de la chaMlire, i 
a 9agaDdie,T«tnstoas troUdemémcaiwles pairs lalct.le 
a caaitedeNoailles,capilaine.desgardes. commandant la 
a (tarde écmioise, tenant ladrohe, et le aiarqais de Cbn- 
a rost fils , capitaine dea gardes en quartier , marcboieni 
« derrière le Roy, et aax cAtéi les six gardes écotsoike*.; 
a anireinenlappelléesj«rd«*(le/atn(Mehe,fétaesdeU^ 
a fêtas blanc , avec leurs hocqnetons de vdanrs blanc, 

■ esi broderie d'or et d'ar^t , etc. (*). » 

Les premières cérémonies achevées, « le chaneelier4a 
a Pnnce Bt la convocation dec pairs proche l'aotel du 
a cMAde rénngile, leTÎsage toomé do câté du cbOor; 
* la eoBTOCstion bite, sam quitter notre mttre, ayant 
a pris à deux mains la grande «dnranne de Charlemanie 
a swrastcl,tamhnessenlnrlaléledaBo7, etanssiiAt 
a tel pars y portant la main ponr la soatcmr , la tenant 
a de b main gancfae avec eux, dfans ce qui suit : Connat 
a u Dtut, e{c.,el,^rè3cetteoraison,seiilnousposimet 



ibienHcM, selgnnr de OumpHU-eu et d« Utif. ('yiHptnle.p.» 



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Le du Rar. disiat : Aedpt e<mm<tm 



366. ijOdis x[t reçoit cbetauer de l^obdse do sadit- 

USPHIT S09 ntiBE (hOJISIKUH), ILORS DUC d'aHMD, 
DHPBU DDO d'oaléaits (H jttiQ 16M). 

Firlj. XittfrPrTHfm IB», (l'>pr«« on tableau 
j, d* PhilipfK deClHnipagiK, en lUS. 

te Soi , le lendemain de son sacre , reçut le collier de 
Tgrdre du Saint-Esmt des majns de l'ëvSqne de Soissons. 

« Cela fcft, le» oŒcîers des ordres furent q^nérir Hoq- 
« sienr , qui tint receroir le collier de* majns dn Ray 
w et le nunteaa de l'ordre ; enstritc sa majesi* ret«anu 

* en sa place arec tous les aulr», et Monïienrprit place 
a dans les bantes chaises dn cût^ droit (*). > 

■ Le comte de Senien TO, les sieurs Letellier (•), de 
Lionne (•) et de Bonelles ^j , officiers des ordres , assis- 
taient le Kui lors de la réception de Honsiear, duc d'Aïqou. 

267. BiCCE DR n«KAT (6w)ftt 1064). 

ParH. Dnntssott CD ittf' 

Lo9 buablei dn royawne tipàaèi- per»ittaient eofade 

leprcadre «oitro l'Espagaa «m ngôareasc offienaire. Le 

otnmil dn R<» tf eaproat de dinger de nonbreiiK renferts 

nr kM'fawtMrei. Lu cérAinoiiiM da saote ne sii8pendiT«nt 

Btei opéralkas de la onnve, et te siège de StenaT avant 
iTCBobi, le immis de Falwt, sonreroenr de Saaia, 
Uettaaat général «uns l'armée dn msréohal de TuraUM . 
M^l k csMoiaiidtiDeot de* trovpe* qid devaient être ctar- 
féêsde cette entrepiiae. 

C'est au siège deSleuyqne Lotus XIV &t«ipi(nière 
oaraMgM. 

« L'en treprifeétoit difficile tant àoMse des fbrti&ialitiiB 
c de la TÏUe cmi étoitat régnUères , onlre um bouse dr 
< tadelle , -qn à cane de la gsraison : qai ne' laiawit f» 

• d'ttrelcig(btte,aatgré4ef<mrpeiqni«nétoMDt'sarties. 
it La ««n. pour l'en apprecher, se IransporU à Sedan > 
k d'iOilaRt^^ltMoaveBtila-trancbéA.cfaoseqviaKOiirft- 
K g«atellenKnttestr9qMa,(ni'eHeïTfinatdeaBMrveîUes. 



._..« «iHriûëâdant du denici ,, , 

timti iréwiiMilMonlreB. r>) Hagucn dr Lionne, pr^Bl el mallrs des 
"" — '" ' ~ rMldeBuirioB. waineurde 8aiieII«,«nT- 



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an 

a- Les lignes de circMnllsUtui 4u«t on état , le msràcbaJ 
M deTumtne ouvrit Ja Moebée le 3 de juillet, etSTonl 
« IxiMé le commuuleDMiat an nwrqws de Faber, il nardi* 
a aveeMwamiAetettMsialaMeiiMpoimlkrcoDperlasn- 
« vre»aiiBEspa0BaUqin«votetteatrepriileBiégeA',Ajiu. 
■a On tnniHa k powMr l«ial4aqBei > pendant lescfnelles 
« k* asàigez'flreDt dei seaiesjasga'aa âl, qo'ellM fitreat 
« A port^ <ki ckonia eooTeru 11 fw aUwpie le 32 par le 
• r^iÉDenlde la loariiie.tra s'y logea «pris une Ktioa fort 
« fiTe:lenNrquiideGaadagBc('},aiarèclialdecattpqai)e 
« GoiniDUid(Mt.;duaDaâegrandespreareBdev8letir.I.eS5, 
a hdescente du fossé de la demie Itineélant achevée, U. de 
« Varanaee(*),marcchatdeca(Dpieon)(nBiMlant(alrnidiée, 
« y fit aUacber le mineur. Le lendemaio 26 , Van fit dedi 

■ deaceiUes dans le grand fossé de la citadelle. La mine 
« detadem-iiiBeéiaiteflétatleSS, ellefltsanelFet.Oti 
« attaqoa la deDÛ-lom , et on t'j logea le S.do moisd'aoAt; 
« H. de HoloodJD, colonel soitse, fit augmenter le logemeot. 
« de iBUnàre qu'on es demeura absoument nwitre< On at- 
« taetaeDsuilelemiBeiiràoDbastiondelanlle.ellateè^ 
« cfaeteperfeetiomiée par me batterie de buitpièeeade 
n canoDialors b ^rnîsMi Jt retira dans la citadelle, et le 
« goovenicar battit la chamade. Xainnùiou sortit avec at- 

■ mes et bagages etflitooDdaileàllonlfaédjC*).» 

368. Afuus secoukh (ao&t 1654). 



. ParH. DwianonailS». AiloduNord. 
R.-de^baoMée. 
De tontes les cotiquète; faites sous raamHiislration do Stilen"!!. 
^rdioal de Kicheliea , Arras était une des plus impartantes. 
Cette ville jgrande et forte ëlait un boulevan) qui arrêtait 
les efforts des année3 espagnoles , el les cmpécnait de pé- 
nétrer dans l'inlérieni- du royaume. Les Flamands rtgret- 
taient vivemeAt Arras , dont ils étaient dépossédés depuis 
quatre ans; aussi Vempreascrent-ils de fouruir aujgouver- 
nev des Pays-Bas tous les secours d'argent qui lui étaieiU 
oèccssaires pour ttnc entreprise à laquelle ils attachaient 
le plus gnind pris, t'arcluduc Léopuld attendit que les 
Iroopes françaises fussent oogagées devant Stenay, pour 
ce porter arec toutes ses forces sur Arras, dont la faible 
^rnisoiiidé^oarvue'd'approvisionDenienLSjDepoaTait op>- 

(■]Clur1«-Fclii de GalMn, depuis tieuleniat général dci armé» du 
roi. (*) Buaer de higu, naroiiu de Vatean«a,deDuis lieulemmt KéBérel 
dm «iWes du tiû,.m iiiU/trt aUlUairt. ik ItwttXrT, pit QuiBCIi t.I , 

P- 1»3- ...... 



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â08 «jLmisfi atsroBiQVM' 

poser ane longae résistance mx efforts réann d'ane armée 
nombreuse et agaerrie , qni c«nniltait dans ses rangs les gë- 
nèraui tes plat cntérioientés; Foessaldagne , Fernando de 
Solis , le duc de Wurlcmberg , le prince de Ligne , le doc 
François de Lorraine, et enfin le prince de Condé, que les 
derniers troubles tenaient encare4h>ignè de la France. La 
place (ut investie le 4 Juillet. Le comte de Montdejea {■) , 
qui en était gouTernear, avait tu sa garnison réduite par 
la nécessité d'envoyer au siéae de Stnuty une portion de 
son infenterie et sa cavalerie î peu près tout entière ; il 
loi restait à peine cent chevaux et deux mille cinq cents 
hommes d'innnterie. 

Le TÏcomte de Tnremie ayant réani ses troopes à celles 
du maréchal de La Perté-Senneterre , s'était approché des 
lignes espagnoles ; mais trop itiférienr en nombre pour les 
attaquer, il dut se bariter à inquiéter l'ennemi en interrom- 
pant ses comntonications et en conpuit ses convois .Cepen- 
dant avec les faibles mrfotts cfm étaient parvenus é entrer 
dans la tille en trempant la vigilance des assiégeants, te 
comte deHonldejeU opposait une viffoureuse résistance aux 
attaques sans cesse renouvelées del année espagnole, lor»- 
qu'enfin la prise de Slenay changea ta fkce des choses. Le 
ftoi confia aussitôt att maréchal d'Hocqnincoart le coni~ 
mandement des troupes qui Venaient de ftire le siège de 
cette place, avec ordre de se rendre devant Arras , et de se 
réunir aux maréchaux Torenne et La Ferté. 

a Ces trois généraux s'assemblereat. pour concerter en- 
« semble la ruine du camp ennemi, et l'attaque mesme de la 

« circonoallatioD , s'il estoit besomd'y penser Estant 

« arriucz à l'éminence nommée le Cattlp de CiMT , parce 
fl que l'on croit qn'il a hyuernè autrefois en ce lieo-là, pei>- 
« dant qn'ilfaisoit la guerre aux Neruiens...,ibresolare[it 
" de l'occuper pour y estabiir le qaartier dn mareschal 
« d'Hoquincour. L'abbaye de Saint-Ëtoy en est fort pro- 
« che;elle estoit gardée ^r des gens détachez de l'armée 

■ ennemie ; il les fellbit dénicher de Id : et on ne le 

■ ponuoitsanscanon.On en fit fouler six pièces.. .L'abbaye 
1 fotà la fin emportée, après ïoe asseï longne résistance... 

« Les généraux ayant ordre exprèsdu Boy, detoat entre- 
« prendre pour le salut de la place, on résolut l'altacrae 
n générale des lignes , et on choisit ponr cet effet la nuict 

■ du vingt-quatre an vingt-cinqniàme jour d'aonst (*), n 

(') JMndeSchuleraliBrg.coiaw dsJlDDtdcleu, alora Iteulanant aénerat, 
'teptoii martcbal de Prtnce. (•) Artaitttmunt.ou U Mesnardl^. tdi- 
W>B de IBM, p, 31. 



HihvGoonIc 



ao9 

). ABKAS SICODKD PAS L'ASMÏE OU 101 {25 SOèt 
1654) 
uTi« M niu. 

PitH. a\t^\iULtcowntii lUS. Pinie ccflfnle. 



L'Klaqae Tut décisive; rannée eipagiiole , repouuée m Gâtait 
loni les poiols , leva le ûége d'Airas- De tous les siaénxL ^„'*ù"'' 
qui servaient sous les ordres de l'arcbidac , le prince de 
Coudé sen! parvint & rallier une partie de lei troupes, et fit 
sa retraite en bon ordre. 

• Ayant avec lui le comle de FuensaldaRne, le comte de 
c Boulleville [ depojs maréchal de LtucoaboorsJ.et 11. de 

< ligeevillc , il se retira de défilé en défilé , uisaot télé 

■ de temps en lempsaux François > qui le suivoieotdeprii. 

< Les ennemis eurent quatre mille boanaes de Inèi «or La 
« pUce, du nombre desquels étoient M. de Val^Rtioi lei- 
a' gent de baUille , e[ illS. de PulneT et Foqmier, d«i 

< troupes de Lorraine. On leur tU, ud plu* grand UMabre 
• de prisaoniers, dont éleit U. Straneslr»?, officier g^ 
a Déral ; on leur prit plusieurs drapeaux et éteodart, cent 
« pièces de canoo et tons leurs bagages. Du cOté de U 

< France.leducde Joyeuse O.cotonelgénéral delà cav^* 
« lerie, fut tué , Jtf, de Turenue blesfé; auÉsi bien quf le 
« chevalier de Créqui , qui s'étoil ^et^ é^i la place. Le 
a Ro; , qm étoil i^ portée avec la cour , arriva après l'ao- 

■ lion; et, quoiqull n'eût pas encore seize ans, il fut sept 

■ on buit heures a cheval pour visiter les lignes et le cbatiqi 
« de bataille. 11 donna une somme d'argent pour enterrée 
« les morts, fit son entrée dans Arras, et témoigna à 
M H. deUontdcjeu lautisfactionçiti'il avoil de la belle dè- 

■ lenge qu'il venoit de faire, et aux troupes combiMi il 
« èUûl coatent de leor valeur ('). • 

270. PKISE on QCESKOY ( 6 septembre 165A ). 

Par H. DcntmolK (D II». Ailei]uN«d. 
lt.Hle-rJiia»^. 

« Le maréchal deTurenne étant entié dans Arras, apris ^M« n" ti. 

■ en avoir fait lever glorieusement le siège, en sortit peu 

■ de jours après pour aller investir le Quesno j. Celle plue, 

■ gnin'est importante quefCTs^sitiiation, ne l'arrêta qu'on 
« jour et Alt aoBsitAt prise qn'asaiégée [le 6 septembre 
« 1655) f). » 



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3Ii. PKtSB M U flUM BE CADAQfnb ( CATAIOVHSV 

(28 mai 16&fi). 

Par ILDsvtBMOR raisu 

La gaerre cootinca, mais faiblement, pendant l'année 
MK>5. les années françaises , commandées eu Flandre par 
Iff^feonte de "nirauie, etenllaljepar le prince Thomas 
de "Savoie , n'eangèrent aucune utinu déci^ve : la caiO' 

S^« se borna ïla prise de ([uefqaes places: Landreciea, 
ndé, Saint-Goilhain en Flandre, et'Ke^o en Italie. 

LtSEspagnobaTaient&it, en Catalogne, des approrisioD- 
aeneiitt ««sidérables à Cadaqaès et i Castilloa , rQIes 
«oiâKsdela^cedeRoseï, (pd était occapée par l'armée 
'ftu^ise et qn'ils TonlaieDtatUqutir. 

« L« Roi pour les prévenir enToya le prince de Coati (*] 
« «ommHidCTSonanaéeaiCatdocBe et fit armer six nis- 
« Htox de gnerrt et six galères, dont il donna lé comman- 
« 4eniratiiadaed0Hercifiar(*). Dès nae le prince de Conti 
« eat apprit' l'arrivée de la flotte , il forma le siège de 

■ Cada<piès> ville maritime et aiset Uièn Tonifiée. Les 
« galères dn ftoi remorquèrent jnsmie dans le port l«> 
r vaissetox qui aossitOt canonnèrent u place pendant qiie 

■ ratmée de terre la canomioit aosn de son cbté , il ; eut 
« en peu de jonn us brèdu considéraMc. Le gonverojeHr 
m craignant de ne ponvOir sontenir uii assaut, rendit la 
-■ place le 38 de mai (■). > 

272. COBIBAT HATAI. DE barceloue (39 sept. 1655). 

Par M. ThtodfiTn Gmls en . . . . 

I- * Le duc de Vandôme, qui cenmandoilla&ottedollo; 
« dans la Méditerranée , ayant rencontré à la hauteur de 
« Barcelonne l'armée navalle d'Espagne, il l'attaqua, quoi- 
• qu'elle fût supérieure k la sienne , et la battit après un 
« combat très-vif de quelques heures. Il Tut aecondé dans 
« cette action par le commandeur Paul, olBcier général de 
« grande réputation sur mer, et par MM. de Cabaret et 
« de Foran... ; le dernier qui étoit capitaine de l'amiral y 
K ftitbleMé (*).'> '■ , ■', 

t<) Armand do Bouiton. C) Louis, duc de Vendôme, f»! HUmired» 
ImU îtV, ur Limian, 1. 1, p. Ms. ,1, JtwMire «ilitoà-* dt Ifimt XIV, 
IutQiilai;ï, t. f,p. M». 



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278. COMBAT D'OM VAIS^AD FRANÇAIS CONTRE QUATRE 
VAISSEAUX ANaLAIS (1655). 



. AtleduNord. 
PtvillonduRoi 

R.-de-ch»unte. 



M acikHi ifDfl fil le chevaliflT i 

<i mTaissuadiiMidB Iraate n j èt m tei 

■ ae pliuMV» tMH«t . te cr&lireat da Cl 
« h Aèoeaifnitmt'iettmiiitt^'k peine u 

■ rafle pour atiKniviwr; HrefonctpendutdeMrMKlre, 
< et, ftgpÊÊt qa'il >lloît férir , il illa l'èdMaer *w OD 
« btne. Le ranmaiAnt aurais lot ■ UwcU delà nknr 
« «t de la iéVMtè qn'il mtoM feit parolt» dm celte acUom. 
• ^'îl hu enoya nne baroDe font le aanvar airec ce qvi 
a loi restMl demoiide, et hu pemiteBuiitBdiae.Belicer 

■ ra-Fraoee {*]. > 

3?(. siÉGC ET PRISE VÊ mmmtkBV (6 août 1667). 



TibiMn du (napl. AileduNonl. 

Salle n° lO. 



Le marècteil de La Férié , qH comnnndHit im cons 
-tf année sar la frontière de Champagne, reçnl ordre 
d'investir la ville de Montmèdy. Il arriva devant cette 

Elace le 12 jnia, eifll oavrirla tranchée devant la citadelle 
! 92 iniTaat. Le comte de'Soissons (*}, qui se rendit va 
cMip le 27, lAônta, la première Doit, la garde de la tran- 
chée avec ion résinent. 

■ Qnoiqa'on premAt les MIadHH le phis vitemmt (fo'on 
« poOTtrit, les assiégez les sonliarent arec beaucoup de 
■ TBietir jnsqa'aa 6 do tnais d'aodt. Le Roy , qui étoit à 
« Sedan atee la conr, vint an siège snr 'a^An , et le«r 

• accorda nue capitulation très avant^ense. M. deHelan- 
« dry, gouverneur de celte place, y fiit tné; C'étoil «i 

• officier d'une grande réputation chei les Espagnols ('J. s 
Cet auteur rapporte que Louis XTV visita iosqu'à vingt- 
trois fois les travail de la tranchée', qnetquea remon- 
trances qu'on pût feire pour l'en empêcher. 

mBiëhirf*ilUairtdBjUiuHXIF,f»tQuiDaj,x.Uv. i9«.(i>Eujg«ne 
Utaiite de 6traja, depuis colonel gta*n] des Sui»aei el Ghmu»- 
m Biiloirt nUittAn de tàui* XiVTftr QuIncT, 1. 1, 231. 



I hyCoonIc 



275. BATAILLE DES DUNES (U juin 1658). 



L'empemir FerdinaDd III étant mort an mais d'a- 
vril 1657, la dièt« devait s'usembler l'année snirante pour 
l'élection de srai succesieor. Ifuarii s'empressa d'envoyer 
des untMssadeors è Francfort,: il roulait obtenir qpe le 
. nouvel empereur reconnût les stipulations dn traité de 
HuiMt«r , et continnit d'abandsoner la coor de Madrid à 
dliMnéme dans la guerre qu'elle soQtenait contre la France. 
En même ten^s.cherchaiit avant loot le succès, it n'avait 
pas craint d'«agageF Loois'XIV dans no traité d'alliance 
arec le protecteur de It république d'Angleterre , Olivier 
CromvrelL; et lesdeux}MiiGsance9rèanies4évaientpir leur 
ascendant contrJîndre enfin le roi d'Ëspai^ à la (wix. 
Philippe IV la désirai tt elle lui étnit nécessaire; mais il ne 
voulait point tenir compte à la France des succès obtenus 
dans les précédentes campagnes, et il fallaitle contraindre 
i traiter en terminant ia guerre par une action cclalante. 

Le siège de Dunkerque fut résolu, punkerqne, enlevé par 
le duc dEnahien en 16t6, avait ét6 repris par ics Espa- 
gnols, maigre la belle défense du comte d'EstradesCJ, dans 
cette année 1652, où la France, victime de dissensions civiles, 
perdit aoB plus beUeScon^uËtes. ia place devait Ure assié- 
gée parles armées combinées de France et d'Anglelerre , 
et remise ensuite au protecteur : l'alliance anglaise était i 
cette condition ; Hazadn avait dil l'aacepter. I^ pais dé- 
pendait de la prise de Dunkerque. 

Le içarquis de Lédc y commandait à )a t£te d'une nom- 
breuse garnison; il avait mis la ville et la.citadelle dans 
le meilleur état de défense. Cependant, quoique le fort de 
Kardick fût tombé au pouvoir de l'armée française dans la 
campagne précédente , on était loin de croire , à Madrid et 
4 Bruxelles, que le siège de Dunkerque fût le but des 
grands armements de ia France. On les croyait plutôt di- 
rigés contre Hesdin, <pii venait de se révolter et de se 
donner à l'Espagne ; il était donc présumable aue tous les 
efforts se réuniraient contre cette ville rebelle, dont la pos- 
session était d'ailleurs d'une grave importance. 

Le vicomte de Turenne lut chargé de la direction de 
cette grande entreprise. Si l'on en croit La Mesnardière, 
auteur contemporain , qni suivit l'armée , il était d'tm avis 
contraire k celui du ministre. 11 craignait de s'ai'ancer dans 
(■} Godefroj d'Eurades, depait miTéditi de France. 



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: «3 

ue pays ennôBi , at aut de s'âtre emparé des plaçât fortes 
qu'il laissait derrière loi; mais la Tolonté du roi, trans- 
mÎM par le cardioai Huaite, alors toat-puissant , était 
précÎM: il ftUill s'y coofomur. Toreime avait rejoint j'ar- 
ibËe le 16 de mai ; « «lie marche droit aa vicu Hesdin , 
a dont les maKares sont pca edoignées du nonoesB. Le 
a Roy , accomptKDé de Pbilippes duc d'Anjou , loD frère 

■ Tnique, da cardinal Mazarin, des maresctuitix du Plessis 

■ et de Villeroj' > de Camille de Neufille , arcfaeuesfiue de 
* Lyon , et de cette maison si iion^eose qui fait dire ans 

■ estraagers ipie les roys de France marchait toajonrs en 

■ corps d'armée [').•■•> 

Malgré les ploies coHlînncllce et les înondalioBS dont le 
pays était oosver t , l'année française se mil eo commnoi- 
cation avec Mardick , et arrira devant Duokerqne le S8 
■oai. Après avoir enlevé tous les travaux avancés des £»- 
pagDoU . le vicomte de Turenne fit investir la i>Uee. Les 
lignes de drconvallalion étaient formées et le siège com- 
mencé depuis longtemps , quand > le lâjuin . il apprit que 
doA Juao d'Autiicbe (') et fe prince de Confjéarriruenl eu 
Tue de Ihinkenfue à la tête d'nne année noattareuse. Le 
cardinal Hatarin était avec tonte la cour k Calais , d'où il 
dictait ses ordres. Ses dé^cbes ne laisuient aveun doute 
aur ce qu'il follait entreprendre. Il mandait à Tnrenne que 
ti (et enhnttts approchaient , H croyait qnfil w ouoU 
auetfve ckoie dt meilltur à faire qita dt Ut aUemir» dan» 
lu (ignés ('). 

L'armée espagnole occupait les doses; don luan. con- 
fiant dans la Mpériorité du nombre , était lofa de penser 
qu'il pût être attaqsé par une armée qui s'élevait i peine 
é quinie mille hommes. Mais Tureune , qui avait rësôln de 
prendre l'ofTeDsive, a'occnpa d'abord d'assurer les ^stes 
de la tranchée, aflu de se mcitre à couvert des sorties de 
la place. Pnij , informé par un page du duc d'Homiéres 
pris la veille , et qui était parvenu é s'échapper , que Var- 
nwo espagnole n'attendait itour commencer les opérations 
que l'arrivée de son.arlillerie > qui ne pouvait être rendue 
avant deux jours , il arrêta aussiiùt toutes ses dispositions 

Sur le lendemain, et le 15, à la pointe du jour, l'armée 
nçaise sortit des lignes et ae forma en bataille dans 
l'ordre suivant ; 
« Treise escadrons à l'aile droite de la première ligne , 

1, pir La M^snardftr«, p 
'l«V,"]w~L« M«»ii»rdi*ii, f.'iïa.' 



nv Google 



« qui ilaiait : tleas du r^^lment royil , dem de Gram- 

■ mont et de Guiche , m de Çeasion , dsQX de Turcnne , 
a an de Podoite , on de SouiUon , deux de la Viiktte , an 
a du Condnif-HoDlpensier et un d'Espiaé, cmmundés 
« BarleiDirqiiigdeC»telaa«('),capitiiDegéiiéral,etH. de 
« Varaane('i,lieiitcaaritaéD^l.liiiiîlparetHeiiwBtlreiEe 

< escadrons à la gaucbe dé' celte t%iie, i M&roir : in de 
d l'Alsace , deux da gnod mattK , nti de-Vilteqaiee, on 

■ de Ronn-ay , un de âaint-Lien , na de Castelnan . nn de 

■ Broglié, et cinq de Lomms, aux ordres du, marquis 

< deCréqni (*)etd'lbniiiëres(*). Il7af<ildaisJeceBk'e«iiie 
« bataillons , qui éloient : un des ffardet TraBçaises , deux 
a dosantes 'misses, un dePicanhe, an de BûaUubois, 

■ deux dctTnrenne, et quatre anglois, saos les<rdi«s du 
g marqDi8âeGadii(;iie,doco[titedeSoiKM»»(*)eld<inîloTd 

« Lokart- Dix escadroos fonoaient l'aile droite de la se- - 
. ■ ronde ligitc, sçaroir: denx de la Beine , un de Conrres , 
a «o deQaancour, onde Uaiwini, un de Robw.ande 
a Hoye , un de Melia . «n de M arsillac et un de Roche- 

■ paire; Il destina pareillemem nevf escadnjns de l'aile 
a ranChe de cette li^e , qoi éloient : un de Getflii , nn de 
« Terigni , deux dé Bdin , un de Coaslio etquatre de Lar- 

• rvins. que comnmidott )e conte de Scombei^ (*). Entre 
' M ces deirr ailes ttoient sept bataHloBs : Dit de mdnioDt, 

t «n deitambures , un de la Haiine , an d'Bspagny , trois 
a ai^loia, commandés par le marqois de BelioMS C)- L^ 
a corps de réserve consistoit en quatre escadrons : de Ri- 

■ diMoa , de Soîssons , de Nogent , el no de Lorrains , 
a sous les ordres du marquis de Richelieu. ('] Le corps des 
« gendafrmBs, à la tète dùpiel étoit le marquis delà Salle, 
« sous-lieuteBant des ^nsdarmes 'du roi , étoit entre les 

' « deux lignés d'infanterie, eomposè de sept escadrons . un 
« des gendarmes du roi , an des cbesau-légep» delà (farde, 

• im des gendarmes ^ossoîs , «n des ^nsdamtei et des 
« chevanx-légersdudac d'Orléans, un des gensdarmes du 
« cardinal et un de ses Cheteus-légers. Toutes les troupes 

• destinées pour la'bataiDe [Mnvoient monter à neuf mille 
a hommes ifinranterïeetàBixmille'Cbe*atn{^). r 

J(ij JwqjMa dg GMirlaaiHfawîuite, dapnlg nu^cbal d» f>ance. 
) Roger ae NaBO, marqui» de Varennai. i») François de DEanclwrarl, 
npuiB miréchalde France, it] LonIi de Cievant, IT' du nom, depuis nia- 
rMial <M France et itua <fHt)inl«»m. (>) ■ag»â»4la»ioe da Savoie, 
colonel-génAnl de» Si^iiMs ci Grisons. (<J FrédéritvAnnand de Scbom- 
b«nL depui* naréehal de Prince, i^} Benûulîii Qjoaalt, depiiU muéthal 
dcFiaiioa. m Jcan-BapUiie^Am*dor Du FleuU.TiCHlenaal lèii^al des 
uaiM da loL (•) JTJiMira nWMn.de. I«tiM3;/r,farQuiacjr, c I, p. ïM. 



n, Google 



ms 

276. SI£«B DE DOOEKeiS; BATAIUS I»8 VfSHES [1& 

joiD 1658). 

Pu ILLuintUesMIT- Aitc d« Midi. 

Le prince de Condé.aiiiieillait, s'aperçât le pranier du ' 'Jj^m— 
mouvement de l'amée Iruiffiise ; il se rendit aussilAt à U *ijî. 
tente de don Juan , pour l'en prévenir- ■ D. lûan et Cu- 
« rarane font de leor put des diligences incroyables, et 

■ eafAoreat BienieiltéDseinent le pen de temps qui leur 
« «este pour l«ir oidre de batailte; jngeant qn'en festal 
€ odcstotenl lescboses, me retraite en confôsion seroit 

■ pliM Imnleme et phu mortelle qneJe combat le plus san- 
> Klaat<|uî sefer(Ht(hnslesronaes(^). * 

jL« wnota ne tardèrent pas à k trouTer en présence. 

«Le flunfnisdeCasteInBO, ft la ttte de l'aile gancbe.sa 
« iTOovaBl par sa ritnatien {dos pris des ennemis, com- 
« mcDça le comtMt. Dès la jpremlère charge , il mit telle- 
a nteni en déroute Falle droite des Çspa^ols gae don Jnan 
« d'Anlricbe, qui ètoit i la UHe, ne pot iamaB la ralCer. 

aLemarqHisdefîadi^e(*}, à U llte oe l'infanterie, se- 
* caDdépar)ecomIedeGnicIier<^.leramtedeSoisson$ila 

■ UledesSaisses.pariâÛordLoIiart.cDndaisantlesAnglois, 
€ raafireMeMièremend'intiiàterie ennemie, qui fut chai- 
« ^e avec beaucoup dé valeur , Tépée &,)a -main. H. de 
« TureBiiesetiMderHèrela première ligne de son infan- 

■ terie, oè fl'ponraft voir tout ce qui se passoit dans les 
- « dms , «t tfoù il se porteâux endroits ou il ëtoflnèces- 

Ayanl kk isfomé nue l'aile droite , attaquée^rle prince 
de CoBdé , falblisiart, il s'y rendit aussitôt , suivi de la Berge, 
■uréclial de bataille, et l'-m des meilleurs officiers de 
farflièe. La Berge ffat tué dans le trajet. La présence da 
ricomte de Tnr^nne ne tarda pas à changer la facç du 
oombat. Les [n^ws ralliée* rtniurait t la charge , et la 
TÏctoire fol décidée. 

aLe prince de Condé eut son cheval tuè sous lui... Les 

■ eoiDtesde9Diiltevî11e(*JetdeCol^î(^ftirent nitspri- 
« «Mmiers auprès de lui Les Espagilds énmit trois 

Dar«iiC],il«pai>dacdi! L|iiemboui{, piiace de Iwfr) 



HihvGoonIc 



« mille hommes de toés dan: celle occasion. Va grand 

■ Dombre m noja en Toulant w saater, «t on leur fil trois 

■ mille prbonnien ('). ■ 

2TT. LE BÔI BNTBX A DCKEEBQDE (26jUin 1658). 



.(•■rlio ecDinih- 
Gilerie 



«Cetlegrande bataille étant finie ï midy, l'armée 
■ dans ses Ugaes. Le* aûiégis, durant que les a 



I armée rentra 
_._..„ „ . . le les années 

étoient ani mains, profitèrent de ce tenu pour faire 
a une sortie; mais leurs eSbrts ne réussirent point, parce 
« que le marquis de Eichelieu , qui commanooil le coi^s 
a de réserve. Toyant qu'il ètoit inutile dans la baUille qui 

■ se donnoit, vint au secours des troupes qui gardoient 

■ les lignes, ceqiù obligea les assiégés de se retirer. La 
« place tint encore ne ur jours après la baUille; mais la 
« garnison, voyant que le marquis de Lede, qui défendoit 
a la viQe.avoilreca une blessure i)mt il mourtu, demanda 
« i capituler le 23 de juin, huitième jour de tranchée; le 
« marquis de Lede mourut plein de gloire et d'honneur, 
a II avoit défendu celte même place avec Ja même valeur 
a contre le prince de Condé, alors général de l'armée de 
d France , en l'année 1646. Le roi vint au siège après le 
« combat; il examina avec grand soio le champ de Iwlaille , 
« et vit, le 25 , sortir la garnison . nui étoil de treiie cens 
a homme» sans les malades et les blessés. Le marquis de 
« Castelnau fut blessé en arrivant au tnyail que les en- 
a nemis avoieni fait. On le porta à Calais , oii il ixourut ; 
a. avant qu'il mourût le Boi lui envoya le biton d^ maré- 
u.chal de France. Le comte de Cmche fut aussi bl^é 

' ' ■ d'un coup de mousquet. On remit Dunkcrque entre les 
a mains des Anglob , selon le traité lait entre euK (*). > 

218. PUSB DB OKAVEUKBS (30 août 1658). 

Tableau da tempi. 

AussîlAI après la prise de Dunkerque, les troupes du 
vicomledeXorennc M portèrent dctant la ville de Berces. 
Le Roi suivi II' armée, etpeudetempsaprèsil tomba malade 
À liaréîck des htignes de la campagne. On le transporta à 
Calais. 

« Lamaladîe tut si considérable, qu'A fut ibandimné des 
(F) fli'OiritV «rift'Mra dt Ca^it JJV, par QulMj, 1. 1, p. X6. (*, Ont. 



HihvGoogIc 



M) FÂLAU I« "— ""Ff 217 

S de b coor; nuisiui inédeciD d'AbbeviUe lui 
a donna l'émctiqne, qui le gnèrit entièrement.... Ansû-Ut 
« que le Boj fui rèûbl; de u grande nuladie, il partil 
« oe Cabis aiec k roipe mère et te cardinal de Maxarin, et 

■ alta tnwier l'annte qm ètoît i Bernes, pour régler arec 

■ H. de Tnrenne c« qoe l'on Terort le reile de la tma- 

■ pagne On dnt H» consei] dau lemel le siège de 

a. urateliaes fat résolu : le maréclul de la rerti fat cbaigê 
« de cette entreprise. 

« Gn^dines est noe ville forte, et dont la garnison éloit 
« de mû mille htnnmes ; elle est située sur la mer , près 
• Ut riTière d'Aa, entre Calais et Dunkerque. Elle iroït 

■ été rortifièe par Giarles-Qiiint d'une citadelle, et d^ds. 

■ ses fortificatKios atoient été logmentèes ; de manière que 

■ l'on regardoit cette place comme l'une des plos fortes des 



1 P)l£-Bas ('). - 

La ville fat hiTestic le ^juillet . 
de La Ferlé fftonvrir la trancbéc , et le 37 le goat erDcur don 



La ville fat hiTestlc le 27 juillet ; le B août le maréchal 



Christophe Manriqne demanda i capitnler. Le cardinal 
Maiarin, qni s'était tenu à portée du siège pour donner tous 
les ordres nccusMires , prit lai-mème possession de la place 
après qn'elle se fui rendue. 

279. ABmirÈE d'axne d'.\i't&iche et db pbtuppe iv 
D&KS l'île des faisans (3 juin 161Î0}. 



La campa^e de 1606 tcrroina glorieusement U guerre 
que depuis rmat-cinq ans b France sontenait contre I'Eh- 
pagne. Léopold, élu empereur à la place de son père, ne put 
se dérober a la nccossitè de recoaitaltre les stipulations du 
traité de Munster. Philippe IV , qoi avait coinplè sur son 
alliance pour continuer la guerre , était désormais hors 
d'état Ile ta poursuivre seul ; il fallut songer sérieusement à 
la pais. Des plénipotentiaires furent nommés par les deux 
couronnes ennemies. Le cardinal Maxarin, premier ministre 
daroide France, et don Louis deHaroCj .premier ministre 
du roi d'Espagne, assistèrent à toutes les conférences (Tui 
eurentliea sur lesconfiiis des deux royaumes, dans une lit' 
de la rivière delà Bidissoa, appelée alors rilederHùpital 

(■)Bii(Dir« «jliloirf é* LbuùXIY, pir Qniaey,!. I, p.lU. '>< Don 
L(Nii> Hendn de Hin elGuuntP, DMtqais de Cirpio , comle^dut dt^ 
■ li'arei, «te., etc. 



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al& GUWUU HUTOUQDIS 

au des Faisans, et à qui l'entrevue des devz uawfaîiu a 
doDiiè depuis le nom irlle de la Concsrde- 

Le mariage de Louis XlV et de rinrao te ^Espagne Marie- 
Thëfése d'Autriche, fille aînée de Philippe lY, ëlailane «les 
conditions (lu traité. La paix fuf sig^iée le 7 aorémbre 1659 ; 
die devait ensuite Être ratiGèe par les rois de France et 
iTEspagoe , dans le lieu même où s'étaient tenues les con- 
férences. Louis XIV awiïa, dans les premiers ipnrs de juin 
de Tannée 1660. à Sainl-Jean-de-Luz, sur la rronlitre des 
Pyrénées , et Philippe IV se rendit également , à la même 
époque, sur les limites de son rovaume, à Fontarabia: ces 
deux viUes se trciuvcntàtiuelquedisUncê de niedes Faisans. 

n ÂTant l'entrevue poutique et déclarée , il y en eut une 
1 parliculière et secrète, autant <jue le peavent Ëlre les 
. a ûémarches des souveraLns : le toi y voulut parolti e ia- 
d eognito. Ce fut dans tes mêmes appartem^its qui avoient 
a été bâtis pour lies conférences que se fit l'entrevue des 
Q deux monarques. On y avoit^auté des galeries couvertes, 
« et ils avoient été embellis de tout ce (ni pouvait tes 
« rendre magniQques et biillànts ('). ■ 

On ne connaît pas l'ordonnateur de cette cércmojiie poar 
ta France ; mais on sait que le penitre Velasquei . alors âgé 
de soixante et un ans , maréch&I des logis de Philippe IV , 
' ordunna les dispositions de la partie nui se trouvait sue te 
territoire d'Espagne. Mademoiselle oe Hontpensier, dans 
SCS Mémoires, en a conservé' lï descriptiori. ' 

a Hansieur eut emied'aHer dans lelieu où setenoientles 
« eonftrences: j'eus In même curiosilé. J'allai avec lui; 
B c'étoil à deux lieaes de Saint-Jean-de-Lui ; c'est un 
a lieu qu'on appelle l'Ile du Faisaii. L'on passoit un pont 
« qui ctoil comme une galerie qu'on avoit tapissée ; iT y 
« avoit an bout un salon qui donnoit sur un pareil pont 
a bâti du cdté d'Espagne, de même qae le niïtre du côié 
u de France. Il y avoit une grande fenËtre nui donnoil sur 
« la fîTicre , du câté de Fçntarabie , qui èloit l'endroit par 
« où on venoit d'Espagne ; ils y arrivoient par eau. Puis il 
n y avoit deux poïleSjrune du cAtcdË France et l'aulre du 
u côté d'Espagne, pour entrer dans deux chambres masai- 
« flquement meublées, avec de frés-beltes tapisses. D y 
<t avoit d'antres petites chambres tout autour avec des 
t cabinets, et la salle de l'assemblée éloit an railien, à 
a l'autre bout de Ille. EHe me parut fort grande ; il n'y 

(<) Bimirw d« Lniii XIT, par tlmien, 1. 1, p. eu. 



™,i,AihvGoonlc 



■ »«it de fenUrr qo'â TandMil qm avoit ' I» rae Mr la 

> >iniK, où r<M McUoft dess lentiBcHM hmaah Ita rois 

■ y ckMcnt : le eorpc de ganlc se UmtU kw* oe l'ik. Les 

■ Rvda étoicot «bv deus mites a>|>ris da restiliale' (Mot 

> yû parte; chMsecfaaMbnn'amlqa'wie pnMe, à 'la 
« mm» de btale da taCaHfereace.qiica a*oîldax 
« T»4-«Uriwe de l'astre, et qui ètoit, co— n j'ai dtjà 

• dil.foft yi ade: k praprcmcM parier. 4b deoxclnin- 
« bm l'oo n'es anit hit qn'uDe. Ld tafâuMîe da cAlé 

■ d'B>)Ntiie était admirable, et (ta iWHra aiasi. LmKs|»- 

• niobav(MHt|Hrlm«, de lear eMè , dts tapis de Petst 
« a toni d'or et d'agent, i^ ètoient BwrveiUeBsniMnt 
« Imax. Les «MrecâeicDt d'an tctoors iraiaoiil, cha- 
« Baarrés d'an gn» galon d'or M d'ar^t ('). • 

■ Lerwd*Esp«^iieet Itnbntes'; rendireot, le 2 jain, dans 
« me faliole tonte peinle dedaiM et debon , HÛrie d on 

■ graiidiKiBibre d'antres, où éioient donLoDisdeHàraet 
« plnaiean mnds d'Espagne. A la descelle de U gaHole, 
- -m «uyaté cathri''— -*—— *- •— ■- ^ i^—i"—— . -' 



. , . ni la-princesse et 

« b eoaàmàt à h chambre de la Confireiice , oà la rené 
a nère, Anne d'AMricbe , allcndoit le ni . son frère et sa 

■ nièce aioc toi^ sa Dite ('). ■ 

Î80. ESTBEVIIE VE LOUIS XIV ET BB MWflJWB tV 

SAKS l'île dks faisans (7jain1S60): 

PaiCharlwLi-Ef.i.i. partie nrniri 

' Le lendeonin de cette première entteToe ( âjÛD] les ' (iiirrà 

« premières cérémoDies aa mariage se fireirt à Fonla- '■""i'jj"' 

• rabie, dans l'église cathédrale. Don Louis dç Haï* ' ° ' 
a épousa Tinfanle , en vertu de la procuration tyie $a loa- 

s jeslè très^^rëlienoe lui avoit entoyée. 

■ Trois loors après . les deux rois , accompagnés chacun 
a de leur cour, ei suins d'une grande afiluence de peuple 

• Mtiré par la nomeànlé da «pecUcIe , rebnrtièrent 1 1 Ile 
« de la Conféreàce , poor T promettre et Jnrer solennelle- 

■ ment l'eKé(»tiafi da traité de paii. Ils se Mnoavcicreitt 
« les'tëtnoigmges réetpreques de leor eslifM, et se virent 

■ encore, le jour suivant, <]ui étoitle 7de juin, au même 
« lien, pour la dernière fois. Avant qne de se séparer , le 

■ Rot d^pagne donna sa bénédieUoB à U rcÎM ta 6tle. el 

■ la remit entre les mains cb Soi son époàx (?}■ > 

(I) mémtiinndt Madtwmiiiat de ManlpeMtUr, l. T, p. lie. (*) HUinirt 
■d» Ùmi* lir, par Umitn, 1. 1 , p. Ut. (>) Idem, p. UT. 



HihvGoonIc 



Louîf XIV «tait «ccfHnpagiié de la reine mère , de Uod- 
licnr, duc d'Orléans ('), son frère, du juintrc de Conty (*) 
d da cardinal Maiarin, premier ministre ; madame de 
NavaUlei (') . dame d'boiuteui , était à U suite de la reine 
tnére. Parmi les grands otBciers de la couronne on remar- 
quait le TÎcomle de Turenoe , qui vemil d'être nommé ma- 
rchai général des camps et armées du roi , et le maréchal 
duc de Gramoiit, ambassadeur extraordinaire, qui arait 
fait à Madrid , ad nom du roi , la demande du mariage. 

Philippe IV était suivi de don Louis de Hani , premier 
nioiitred'£spagiie; de don Pedro d'Aragon, capitame de la 
garde bourguignonne; dnmarquis d'Ajtone ['), du marquis 
de Halcpique, ftraad-iiMlIre de> céremoniefi; da marquis 
de Lccce (') et du comte de Montcrey (') , tous deux fils 
de don Louis de Haro ; de don Fernando Voués de Canto- 
Carrero, secrétaire d'état; de Pimentel (^) et du peintre 
Velasquei. 

L'innntc arriva avec le roi d'Espagne. Elle portait, aetot 
le récit de Mademoiselle de Uonlpensier, avec le guarda- 
infcmlr. ime robe desalin blanc en broderies de jais. Coiffiée 
en chevoux . elle avait un bouquet d cmeraudes en poire , 
aiec des diamants qui étaient un présent du roi. 

Mademoiselle de Montpcnsier arail assisté & l'entrerue 
du 6 juin ; mais elle ne se trouva pas à la cérémonie du 7 , 
où, dit-elle, la reine mère se rendit toute teittf. Elle rap- 
porte dans SCS Mémoires que le roi d'Espagne regarda 
longteinps M. <lc Turennc, et dit àplusieurs reprises: nCet 
« homme m'a donoé de méchantes heures, u 

281- MABIAGR DE LOITIS MV ET DK NABIK-THKRt'SK 

D'A'bTHicHE (9 Juin 1U60J. 



9- La célébration du mariage fut renouvelée en France le 
9 Juin, dans l'église de Saint'Jcan-de-Luz, avcr tout l'é- 
clat et la pompe que réclamait une si auguste soieqnité. 
«Il y avoit un pont pour aller du logis de la reine à l'c- 

(I) Phitlppc de Pr»nee, prpcédpmiucni duc ri-Anjou. (»' Armand de 
loorban. ninqiièin* flltde Henri de Bnurboii, 11° du noni, prince dp 
CÔndé. ,1, Suunne de BiuileiD, ducliette de }(ii>silles. it, Guillïuine 
fU^Daud dp Jàoactte. (■) Gasiurd de Haro de Giiiman. l'ti 'Jeait-Oonii- 
Diqucdr (Jura. (7) D«n Anlonio AlonioPiniCotrl dcUerrcrariUiihionN, 
XI- comiï de Beoiveiiir. 



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a fEse . que l'on avoit lapbsé par en bas loat 1« tong de 
a ta nie où il falloitaller. La reine aroU un manteau royal 

■ de teloors liolet, semé de fleurs de lis , mi habit blanc 
< dessous de brocwt, avec quantité de pierreries, et une 
« amroniw sur la tCte ('). n 

■ Le roi «voit on babit notret mille pmreries; la rân« 
« se BH auprès du roi, soas on haut dais de veloars vio- 
« let , parsemé de Aevrs de lis d'or, et l'estrade êlofl 'de 

■ mCme , c'est-à-dire le tapis, lescbaises etks carmnx; 

■ ia tout couTert de fleurs de lis d'or. D'abord révème , 
« avant que de commencer la messe , apporta sd toi ) an- 
« neau, que le roi donna à la reine, et la monnoie sur un 
a basBin de m-m«jJ dore. Quand le roi alla à l' offrande , 
« il Tut accompagné du ttrand-maltre des cérémoiiies dé 
« Rhodes (*) , de ses capitaines des gardes , de Vardes P) , 
« qui cranmandoit la gardesuisse, el de d'Homières 0) , 
« (^commandoitlesgardesappelésfteMdeeorMiiietHoa- 
a aeiir,rrêredn roi. porta son o(baLnde...Hadero(n5e)le(*), 
a fille aînée du fes duc d'Orléans et fifle imi<iQe de sa pK- 

■ mière femme . porloit l'otn^nde de la reine, et mesde- 
« BKMMlles d" Atençon {*} et de Valois C) , ses mbqts , por- 

■ loienl la qnçuc de la reine (*].....» 

La cérémonie fut d'une grande magniScesce. La reîne 
mère y assista avec l'habit de tcutc r son estrade en velours 
ooir, MUS un dais de mtmeélotre, était séparée de celle da 
Toi , et i sa droite. Tous les princes grands offlcîws de la 
(wuronne et grands duToyanme , qui avaientsuiri la cour 
à Sautt-Jean-de-Laz , s'y trouvèrent : onjy remaimiaitle 
duc de Vendôme . fils naturel de Henri Iv ; le |)rinc« de 
Conly , les comtes de Soissons (') , l'è^eque de Fréjus ('") , 
les maréchaux de Turenne et de Gramont. 

Le cardinal Uaiarin remplit , dans cette occasion , les 
r<mctioDS de grand aumânier. 

Lamesse fut célébrée par révëquedeBayoane[")et chan- 
tée par la musique du roi. • 

(1) Htmoirti dt MademaUille de Monlpentitr, l. V, p. IM. (<) Henri 
PH.uinicar de Rhod», tK. (*. Franfuis-ReiiiCmpIn du Bec, nurquii 
de tarde*, llMtenintlénéril de« irm^et du roi. (>: Louii deOnml, 
IT' d« Dom , dcuDi» mireclul de Knoce M duc d'Humiém. (*} Aunt- 
lbri»4»uiie d'Orl^ani ( maJtmoiMellt dt MaïUpentirr ). <•] Eliwbclh 
■rOrléini, depuii ducheaie de Uvriine, de Gnise. ele. fl ïrjntotae- 
■adeleine d>l>rltiTi> , depuis dochesM de Stroie. {«) MtmiHm de Mf 
dam» ie Melltvillç, "[."^X, p. isi. ;") Em»»nuet*tiilibert-Aiii«l«« d« 
.SiTOieCirlgiun M Eugtne-Mauriee de Savoie. (ii>)Jasepb loago Ondedvl. 
<■) JciD Dolce. 



HihvGoonIc 



Partie cenlrilr. 

H.-de-eluasaït. 

Galerir 



UAUXVS P^ENT£ COLBKBT A LOUIS XIV 

{mai 1661]. 

tu M. Lknit ti Mt, 
ifaprjs le lobiMu de IL ScfaBMz. 

Colb«rtlutwidettonHaMqiU Uaiano etnpki^ le plus 

, acijvMnflDt dans les derniins uinéas de mh miwUfff. Le 

,«>|rdînal coDierva loujoiirt, el-MOne pendanl It ««ladîe 

.doùtiliBOiurut. ladirecliondcsafCurtc: tnws, iiwIbiI sa 

fin j>raclûi)W> Û IM ncgligoa riea pour fairit comiaim au 

' Boi^vâriti «HT l'état de ton royaumn. Les flnuiCM,!!* 

.aifUe àM langues guerres qoe ù France avait somcoses , 

lUaMDt daos un exlrtaaa dèlabremeut i il état inlMt d'y 

.porter ranède, et c'ètAÎl U (« sqiet )e plui MrdBaire des 

«ntiwliws.dujnorarfpie et de son ministre. CdbortKssis- 

taîtà lotU'CQi eatretieu ; Louis XIV y sut « aprèciti son 

. s^^ elMs talents. Aussi sa place étaîl-eHe déjà marquée 

dans rsstime du Roi, quand le ekrdiuàl le lai préMUta oEB- 

,cielleiaeat4oaiaierboniine le plus eapablede rétablir Fordre 

daqs l'administration des revenus de l'étal. L'auteur de la 

. vie de Colbert rapporte que Ifaiaria , i tes donùm no- 

nienls, reconunandant son protégé au Boi , lui dit «es pa~ 

• rôles F ftj« vous dtHstDut, sire, nais je crois tn'accfuitter 

. «.«Oifert Votre Uajetlé en lui douaaot Coltmt, » 

, . . Kbiurin fuourut le 16 mai 1661 . dani ladaquanlo-feni- 

1, lièmeaioée de son âge , au cbàlesu de Viocennei , où il 

. s'étaiitfaillran^wrteF. Louis XIV étoonaators. la France 

. «t bwte l'Europe en prenant lui-miine les rflHs de l'état 

, .pour ne les plus quilier jusqu'à sa derûére heure. 

383. RÉPASATIOM F4JTE AU BOI,.AU IIOM DE PBILIPPS IV, 
BOI p'espagne, pab le comte DB FUBRTBS (2,i 
mars 1662). 

TriilMu'du l«mp«, d'après Chartes Lebrun. 
Lapais était à peineconclue qu'une question de préséance 
entre les ambassadeurs de France el d'Espagne fut sur le 
point de la rompre. 

Le 10 octobre ISâl , à l'entrée de l'ambassadeur extraor- 
dinaire de Suède près de la cour de Londres , le baron de 
"Watleville , ambassadeur d'Espagne , prélendit avoir le pas 
surlecomled'EstradesC], ambassadeur de France. Une nxe 
violente s'en était suivie , et plusieurs des gens de l'amba»- 
' sade de France avaientété tués sur ta place. Louis XIV, en 

C<]Gode(roj d'EiUadeSidcpuii mariehal de FnnM. 



™,l,î™nvC00glc 



DD riuii n Tnuma. 193 

étant inlbnn^' , donna «Are m comte de Tnuisalibgne , 
■mbasndenr d'Espanie, de quhter annîtôt la Frntre. La 
réparation suTÏt l'offense de yris. Fliilippe IV dèsavoaa la 
condmte de soa ambassadeur; le baron de Watterille 
lut rappelé , et le comte de Poenles , ayant été envoyé ei- 
tnoroinairaiteitt {n-ïs de la «pir de France , fit de la part 
de son maître nue déclaiMian ailthenfique , en vertu de la- 
quelle les ministres espagnols ne concgumient plusdèsor- 
inats Tvec ceux de France. 

tCnourd'hnî, vingt-tniaMème du mois de mars, ta laa- 

< jeSté ayant en an^anle de donner andience dans son 

■ griiid cainnet audit marqnis de las Fnentes , nomelle- 

■ ment arrivé en sa conr, et H. le comte d'Armagnac [') 

< l'ayant amené i sa majesté, ledit manmis de las 
« Fuentes, après loi avpir présenté la lettre de créance 
« An Roi caniolïqne qui 1e décliroit son ambassadcnr , 
> et fait ses compliments en la manière accootumée., 
* rendit à sa majesté sne seconde tetk-e dn roi cathoK- 

■ ijae, aussi en créance sar lui , aa sqjet de l'attentat c«n- 
M vis par Mit WattefWe (■). • 

Le comte de StaeMesIoteMwle cette dèeiantion an pré- 
sence ide Louis I>Mipe«ui,âr« de La VrilHère, oemledo 
Saiid-norentin , baraa de Bervif et da CUtei*Deaf-«ar- 
Loire, Gommandw désordres da ItoiîBeHi de GveoègaDt, 
«eigncnr do neaûi, marqobde nsnci, Ticonte de Semoine, 
baron deS«int4ust,onHiMiMkBr des ordres 4e Si ii^JMlé; 
Michel Le IWlitr, aussi {ommandevr deidit ordres , el 
LMiù-Henri de Lonenie , coule de BrinuK et de Sfont- 
. baion de Poi^, loû conseillers' da rai en ses 



• Je sais bien aise, répondit Lonis XIV, d'avoir entendu 
« la déclaration que vow m'arei faite de la part du Soi 
« ««tremaKce, d'autant «(a' elle m'obligera de conliaoer 
t'i bien vivreavM lui. > 

H Ensuite , le marqnis de lus Fuentes s'èlani relire . sa 

■ majesté , adressant ta parole an nonce de ta sainteté el 
c A tons iesambassadeurs et réaidfenlsqaiètoient présents, 
« dit: 

Vous avei ovi la déclaratitn que Panbassadear d'Es- 
« pttgne m'a faite ; je vans ■piie de l'écrire à vos maîtres , 

■ afin qu'ils sachent que le Roi oalboliqae a domiéa-dre à 
« tous ses ambassadeurs de céder les rangs aux miens en 



HihyGoogle 



« Alaqaelle aadimceont été prèseaU rnooseigneur h. duc 

■ d'Orléans, le prince de Condé [<), le dnc d'Enghicn (*;, le 
a chancelîer('), phuieurs ducs, pairs et olBcicrs de la coo- 
« ronne, et autres notables personnages du conseil de tt 
o majesté: ensemble tous les ambassadeurs, résidents ou en- 
( Toyés étant présentement en celte cour, lesquels y ont été 
> conviés , le nonce du pape , les ambassadeurs de Venise 
et de Savoie , Uantoue , Hodcnc et Parme , les ambassa- 

■ dcnrs de Suède, les trois extraordinaires de Hollande, 
a avec l'ordinaire, les envoTés et résidents de Uayence, 
R Trêves, Brandebourg et Palatin, de l'arcbiduc d'Jns- 
a pnidi , du duc de Neubourg, des ducs de Luncbourg . 
« BniRSwick , du landgrave de Hcsse , de l'évéque de Spire 
n et du prince d'Orange. Fait à Paris , ce '21 mars 1662 (').'■ 

m^. LES CLEFS DE MARSAL KEHUES AD ROI (1" 

septembre 1663), 

' TiltIclD du temps, d'apréf Ourlet Lebrun. 

« Encore qae la France jouit d'mie paix entière , et 
« que te Roy employit tous ses soins pour en faire goâlcr 
a les fruits a ses peuples , il eut avis néanmoins que le 
« duc de Lorraine (>)vouloit toujours tenir entre ses mains 
K Marsal , au préjudice do traité Cait avec lui : ce qui 
« obligea sa majesté d'onfonoer au comte de Guicbe C) et k 
a H. de Pradel d'intestir cette place avec les troupes qui 
« étoient en Lorraine, ce qu'ils firent dans le mois d'août; 
a mais le Roy ayant appris que le gouverneur que le duc 
s de Lorraine y avoït mis, voulait la défendre, sa majesté 

■ résolut d'en faire le siège dans les formes; il en chargea 
K le maréchal de la Ftrtë avec un corps de troupes et y 

■ marcba en personne. C'éloit une des meilleures places 
B du pals , tant par la régularité de ses fortiGcatious que 
a par sa situation avantageuse. Lorsque le Roy y arriva . 
a on ^ avoit déjà ouvert la tranchée , et les travaux étoient 
n déjà fort avancés . quand le duc de Lorraine , après onze 
a jours d'attaque, eatoyai sa majesté le prince deLixen ('1 
« avec des lettres de sa part pour l'assurer qu'il envojoil 
H ses ordres pour lui remettre celte place, ce qui fut exé- 

■ cuté. Le maréchal de la Fertéy entra avec les troupesdes- 
a linées pour la garnison: Le Roy m donna le commande- 

OLouii de Bourbon, II> du noin {le gratul Cimdf ). (') Henrt^uln il« 
HourtKin , III' du nom. ('^ Pierre Sëguler. iV Hiitoirt de Lauit XIV, par 
Llmien,!. II, p. J9. mCharle* IV. (•] Armand de Grainoot, lieutenant 
ttneral dei armtei du rai, l^; Jacqnea-Heort de Lornioe- 



nv Google" 



M MUH fs wHiiin. ai5 

« neot i U. de Fani , li«ateiunt det swdes ds cw^; et 
« iMièf aïoir fait la rené des Inmpes qni afoiest êtc eot- 
« ployècs à cette eipèditîoa , il raidil an duc de Lorraine 

■ te reste d« ses èuts, etVeu rHoonBàParisi')-» 

385. LB SOI KKQOrr les AH>AJ8&IWtntS MU TRBEB 
CAHTOn SDISSBS (DOTemblV 1W3). 

ParAnloiDp-Frantoii Vi:(DEiiEn.», lers ■«». Pi nie («(raie. 

■ Sor b fin de cette nuée (H63], tes treiie notons Siik ' 

■ tasses enroybcnt en France lenra ambassadeurs, poor ■*? *'*,!^'î" 
« raMMTekrleorallianceaTecleBei.Cetleallianceestlria- ^tlM. 

■ SBcienne ; îb la renoa*elleat iMJoars ^oand le teaips 
« porté ptr les traités est sorte point d'expirer. Le dentier 
a avmt été bit sods le règne de Henri IV, ponrlni et pour 
« le daimhin son Gis , qni depnia t^na soas le dmb de 

• LoBÛ Xllf . Dès les prenîères anitèes éa rigM d« Koi , 

■ lesc«DtonsdiercbèréatàTeiMMivelerceU«al&sDce,aiais 
« (es Gonjoactares des temps en avoient relardé rnècBtioa. 

■ Enfin, celte aimée, ils envoyèrent me célèbre ambas s ade 

■ i Paris : tenr^ ambassadenrs ; rcçorent les iBCmes boit- 

■ oeors qne dn temps de Henri IT C,. ■ 

386. ISSOCVELLEHRIfT D' ALLIANCE EKTKE LA FIAIICE 
ET LES CASTOifS StissES (18 novembre 1663). 

Pu Pierri! Stn en i«t*, paMi. Mokil* 
i|-ipT«* dwrlei LArnn. i"éU|!»r 

« LeRoi.pourlui et le dauphin, son fib, jan sdennel- dcMereorc, 
lemeoi l'alliance dans l'église de Notre-Dame. ^'° *"■ 

■ Sa Diajesté, précédée aes cent-suisses de sa garde, ir- 

■ rivant à la porte de l'église , y fut reçue par le» prliicï- 
« paox dn chapitre , et conduile an chte'ar, ayant avec elle 
< quatre hérauts d'amies , et i ses côtés les hnissien de la 
M chambre portant les masses. Elle se plaça au milieo do 

• cbœnr , sur va tapis courerl de t elours rouge , semé de 

■ fleurs de lis d'or , sous un riche dais , acrompi^Dèe de 
« Monsieur, du prince de Condéet du duc d'Enghien. Les 

■ éret^s et autres prélats éloient en leurs rangs accoo- 
' hunes, ainsi que les wcrétaircs d'État , lecorpsde lille, 

■ les ambassadeurs, et autres ministres des prinees élraii- 

■ gers. Les ducs et pairs et les maréchaux de France 

{1) Bùtairt mlitaire de LiHiit Xir,aar OoineT, I.I.p-Ml. C*j 1^- 
Wn-e i4 touit Xir, par Umicn, I. Il, p. ïi. 

10. 



nvCoO^lc 



, « avoient h droite , et les quatre premiers f^BtHshwnines 

■ de h (Cambre renoient spr^. Les ambassadeurs des 
a caàloiK ayant prn leurs p^oes , el le Boi les ajait sa-^ 
« lues, la messe ht rèlébreepar l'èvèqoe deChartTes('), 
« à laquelle loulefois les députée des cantons protestants 
K Ji'asUBtèreat pai. Qnand iK nirenl revenaa, les secpi- 
« taires d'état montrent sur l'estrade où èl«it le Roi. En 
H même temps le sieur de Lionne , oui avoit le départe- 
K ment (les affaires étrangères, porta le traité sur on car- 
a reau ««né de flenrs de lis d'or, et le secrétaire de 
« l'ambassade des 6«isMS pof4a le mCne Iraiti snr un 

' ■ «Btre carreau ; et après que le sieur de la Barde , «mbas- 

« gadeur da Moi auprès des cantoas , eut pnrié snr ce 3u~ 

' '« jet, le cardinal Antoine ('}, gmnd aumônier de France , 

a l'appracha du prie-Dieu du Koi , el y tint le livre des- 

■ Àni^iles, sur lequel sa majesté mît la main , en même 
« Umpe que l'un des ambanâdenni , pour tous les autres . 

' ' « T pofb aussi la sicane. Alors le àoyea du conseil 
« ( H. d'Orraegson C) ) , en l'absence du chancelier (*) , fit 

■ la lecture du lennent. La eérénonie étant ac^«ée , et 

■ le 7V 0««in cbanlë, les ai^natâdeun fiirent C(»idnit& 
« à l"arcbevtcho (•). <• 

'387. MtlSE DE C16EBI PAB LE -OtC DS BEAUPmiT [^ 
Jufflet 166i). 
kOt daMaW. P" M- Théodore Gcdth en ., .. 

Pitfllqnduftoi. 

£,-dei!lkMM«r. , L(g corsiires d'A^r alant recommencé de troubler le 

« commerce des sitjcls du roy sur mer , le Boy envoya sur 
« les câlcg de Barbarie six mille bommts sous les ordres 
. .,« do due de Beaufort {") , ijui avoit sous lui le marquis de 
a fiadagae CJ , lieutenant général , avec ordre de faire une 
« dftsceale et de se saisir de quelques poris. Ils mirent 
« Aied « terre à Gigeri , qu'ils prirent et qu'ils fortifièrent. 
a Emuile ils gagnèrent un comt»t couUc les Maures , qui 
« .donna bien delà réputation aux armesdcFruoce,«t dans 
■ ; «. («quel le marquis de la Cbaslre (") fut tué (']. » 



■ m fWrdtauid de NeaMIte iIb VitletaT. (^ AptoiaeBmbeTiB.eardin»!, 
(ueMMm^fll duc de Relmi. (a) André l*r*ïre, Kiaoeur d'OcmetBon. 
, W Pterre Scenier. i») Bitloin de towi SIT. par Liinia-s, l. U, p. si. 
mprai,ç(i(!.rf Vendôme, .mira! de Fr»nce.i,'!.Clnr1es-Peli\de<ialéjn. 
'ÎL}^r*rv\. "1, ":'"'"■«. ,=<""'« "lo Nançaj. (<) Hùtirirt mililairt * 



HihvGoonIc 



DO'F&LKB IK t 



■ÉPABATIOK FAITE AC ROI , AC HOU DD FAPE 
ALElAITDtE Tn , TAB LE CABDTNAL CHIGI , SOS 



peine leminée , que le duc de Crèquy (<), anuasadenr du 
BoiàKaaie, fut iruullé(30aoû[ 1662] par les Corecs de la 
carde du gaçe Aleundre VU (-). S« rel4saBt à doiuier m- 
btrKtioariLauisXlVrèMlutdcrycttolraiiidrv-Cc panlife. 
n'étant eacore aue cardinal Chigi , avait é(£ reiueiiii de 
Haiario. Sa jalousie contre la France avait éclaté atii 
owféreiices de M"'"^'' ; et depuis , »a médiation ayant êlê 
Tednèe lortde la (MixdesPyreoérs, il était resté toujours 
tqipiMëàlapalili^uede Loois XIV. 

Foor obtenir repacatioa de l'insulte faile i ion ambassa- 
denr, le Boiaiflu et douna ordreà ses troupes d'entrer en 
Italie. Le cardinal Chigi , nefcu du pape , fui alors «nvoyê 
en France ai çialitè de iègit.à bUare. Tl fui rep à Fon- 
laÎDeMean, dûs la dMnbre du noi, où il présenta ses 
lettaes de créance, «t fit m« «sensés en piéseace des princes 
«t des grands officiers de lu couronne. 

289. COMBAT MiAVALIM LA «MILBnB (S^JUÎO 1665'. 



PiiiKondu Roi. 

■ Oooi^c la paix Tègn3t dans le royamne , le duc de R -de-chaus-.e. 

■ Beattfort, qni commandolt une (escadre dans la Méditer- 
< rasée, s'attadioït i nettoyer celte mer des corsaires 

■ d'Alger ; ti les alla cberclier , et les rencontra , 1c 2( de 

■ juin, sous le fort de latioulctte, proche de Tunis; il les 

■ attaqua, et, après im combat fort ophnâlre, illesbaltil, 
« lear coula à Fond et brtta trois vaisseaux , à satoir : 
« l'aBinl . le nc^awiiQl et le contre-Aminl C«tle perte 
« pow les Atgénens fat <!' autant plus eonsidéraUc . que 

■ leor vaisseau amiral éloit ncol, monté de sii cens 
« luHnmes et de cinquaMe pièces de canon ; le second 

■ étaittk ifwlrexcBs boHHnes-et de ^luataite pièces de 
a caoOH (').» 



HihvGoonIc 



uenwiQuis 



I. FONDATION DE L'OBSEBVATOIBB (1667). 

COLBEBT riÈsEnn ad aoi 



Tahleiu du lemp», d'iprte Chirjea Lebnn. 

Louis XIV profita de la paix pour encouraKer en FruKe 

l'essor des sciences et des arts. PuiRsamment secondé par 

- le génie de Colbert, il n'avait qu'à commander, el des mo- 

numenls de tout genre , destinés à immortaliser son nom , 

s'élevaient partout comme par cnchanlemenl. 

t Les libéralités du monarque , dit Limiers dans son His- 
a toiredeLouisXIV('), attirant de toute l'Europecemi'il y 
M avoit de gens d'flîte en loDtes professions, il forma de ces 
« étrangers et des François les plus habiles , des aradàtlies 
a de sciences (') , de peinture, ae sculpture, d'archi 1er tore 
« et de musique , où ces grands maîtres et leurs élèves s'cf- 
<■ forcèrent à l'envi , par mille beaux ouvrages, plus finis 
« les ans que les autres, d'arriver à la perfection 

Il Le Boî fil aussi bfttir de tons calés et principalemept 
« an Louvre , dont la façade est estimée un des morceaux 
n d'architecture les plus beaux qu'il y ail au monde. A 
« l'exemple du prince, chacun, selon ses forces, se piqua 
« de faire bâtir. Paris s'accrut de jour en jour , les rues 
■ furent élargies, les carrefours ornes de romaines, la rl~ 
n Tière bordée de quais , et presque toutes les maisons 
(I rebâties d'un air de grandeur , de politesse et de bon 
« goût , qu'on n'avoit point en jnsqu'ators. 

oCe fut pendant l'année 1667, rapporte QuincT, que (e 
« roi, malgré ses' grandes occupations, fit bâtir lObserva- 
B toire pour les astrononias , comme un monument de ses 
« soins pour la perfection des sciences dans son royaume, b 

Louis XIV visita les travaux et reçut à l'Observatoire 
tous les membres de l'académie des sciences , qui lui furent 
présentés par son ministre Colbert , et dont les historiens 
contemporains nous ont conservé les noms : 
GMmètm. 

Pierre de Cuvivi , conseiller an parlement de Toulouse , 
puis conseiller an grand consnl, garde de ta bibliothèifne 
du roi de France. 

Chrétien HcreHins de Zolychem. 

Gilles PnKmm de Roberval , profeaseur roTa) de nulbé- 
matiques dans la chaire de Bamus et dans cefle du collège 
de maître Gervais. 
[<) Ptget Itttso. (1) I.'Actd«Diied«tSti«iKMaTail tM toadMCn 1H«. 



n, Google 



Bernard FïsniCB de BewT- 

Jacques Bcot , inffènieur da roi el proresseqr de HuUié- 
maliques des pages de U grande icnrie. 

AlQVBT. 

Dk U VoTB MlfiKOT. 

Asiron«met. 

Adrieo Aczoct. 

Jein Piciis , prélre. 

Jean Bichbk. 

Physiciens. 

Marin dmin de U Chambre , médedn ordinaire du 
rai, de l'académie fraD(aise. 

Claude Pbbeault , docteur en médecipe de la faculté de 
Paris. - 

Edmc HuioTTK, prieur de Saint-Hartiit-som-Bamne. 



BotioisCei. 

Nicolai MuKBAXT, doctem- en médecine de l'aniversité 
de Padoue , premier bfflaniite de monseignoBr Gaston de 
France, etdirecteurdela culture desplan tesdu Jardin royal. 

InalODiiites. 

Louift GATiNT , chirur^en juré de Paris. 

Jeau-Bapliste ou Himbl , aumdnier du roi , secrèUîre et 
d^ois aiialomiste. 

Jean Picsubt, docteur en médecine de la facilité de 
UoDlpeUier. 

Hécinfcitns. 

Clande-Anloine Couplet^ professeur de mathématiques 
des pages de la grande écune , trésorier de l'académie. 

PtvnT. 

291. PiisE D£ CHAHLESOi (2Juin 1667). ' 

P»r Anlolnfr-FrintolB ViiiDEUiM)i.es. Pariie eenlralc. 
Il «Une. 
La paix des Pyrénées , en mettant un Urme ans longues ..fjj^". <■• 
hostilités de la France et de l'Espagne , n'avait pu éteindre ' *n" w? 
leurs inimitiés. De part et d'autre on n'attendait que l'occa- 
sion de reprendre les armes. Le cabinet de Madrid o'aTait 



nv Google 



S80 (Mums 

Eiint pardonné à la Fraitee son inler?«atioa dons les af- 
tres da Portent. D'un aalre o6lé, lesenuscs faites trop 
tardivement ponr l'msalleqa'aTait' reçue l'amlnssRdewr du 
Roi à Londres n'avaient pu satisfaire la dignité tdeSeèe de 
Loais XIV. Une rupture ëlait inétitlble. La nrart de Plii- 
lippe IV yini en fotmtir le prétexte. 

Louis XIV réclama pour la reine Marie-Thérèse , son 
éponse, lapossessionduduchédcBrabanl.da LinllMurg, 
du comte de Namur, du Canibrésia, d'une portion du 
Luxembourg et de la Franche-Comté , toutes .provinces où 
régnaient des coutumes , dont les unes appelaient à SDCcé- 
derlafiHc^premierlitàreschRionAu fils du second, les 
autres admettaient indistincleffiCTit tons les enfants an par- 
tage. La régente d'Eymgne (*), mère et tutrice d«' jeune 
Charles II, opposa aux prétentions de Louis XIV fa renon- 
ciation formelle de f infante Harte^Thérèse k l'hénuçe pa- 
ternel. La cour de France répandit que celte renonciation 
était nulle, et par l'âge de celle qui l'avait signée, et par le 
dèfemt de paveaient des cèBq'oent inmaiéaiis d'or pramis en 
dota Harie-Thàrèse. ûsMetMMitcslatiandiptemalaqiKdnra 
I^s de deux ans. Louis XIV la termina en écrivant le 8 
mai 1667 à la reine régente d'Espagne pour demander une 
dernière fmi al« litafai 4|nî taiapptrleaaient. «('déclarer 

■ ifM , son les NJusoitvil a'<aineUi»itJui-<aéiiven-pos- 

■ KMioik-, on de i}ullqnciefaowil'é(|iiinl«Dt, nlaatendanl 
« pas au reste c\ai la paix fût rompue de son chef par son 
« entrée à main armée dans les Pays-Bas, puisqu'il n'y 
« marchoit ^He pour reoosTvfr'SMi bien. 'B-TraiB semaines 
après il aC0OTi)p4issB)t M mensw. .-^ 

« Le Bo; étant déterminé à marcher M peneme en 
a Ftmdre , >parUt dans te amt 4e naf pour s'v rendre, 
« après avoir pris ses mesures pour être à la té*e de trénte- 
« cinq mille hommes, uns carapler deux corps séparez , 
, « dont l'un devoit agir sons les ordres du maréchal d'Au- 
a mon! (^), ducOié de Donlccrque, etraulresouscenxdu. 
« marquis de Créqui (^, 

oLe Roy, arrivé à Avesnes, y fit la revue des troupes 
« oui T étoient , et se rendît à son armée campée auprès 
« de Charleroy, dont H. de Ttinmne s'étoit renan maître. .. 
K S» majesté «n «Siat enminé la situation et consulté 
n M. de Turenne. sur les nvis duquel il se conformoit , 
« prit te parti &t fortffler cette place, y employa M- de 



nvGoOglc 



M'MUMM VMitU-ES. -2n 

■ Vaulun tf m doBua le gwTeiiiiuini* à. JI. Ae Ifon- 

* ttl ('). . 

Pir iDlolne-FMapiiB T*!inEftBiiLtK. Partie ç«nlrak. 

LiTWi (Je Berfaes, «wiègée parle nurèchri tf Anmont, ^"î,^,',^!?""^' 
ne tarda pis a tomber en son pouvoir; iïK tendît enttûle 
deranl Pomes , mi'il Investit. 

a Le Boy penoant ce tems-li , ayant réglé les fortiflca- 
« 6ma <pt'on defoit foin à Chnleroy, se mit en iDarcfae le 
. ■ 17 Juin, k la ttte de sou armée , pour aller tbts Alh , que 
« les fispagnols abandonnirent à son approche. Lesbour- 
« gecns Tinrent implorer sa clènienee , et il reçut tenrs ser- 
ti mens de fidélité, après leur avoir laissé une garnison 

• ^îlslni demandëreitt.fldoRna ses ordres pourfortifier 

■ cette-pl»ce(*),» 

Ï95. L'jinriE »r roi campée devant TODÏMAY Puiicccmialc. 

(a juin 1667). ^',.«i'«r. 

Par Antgjne-Fniiïak V«hb(ueilcx. rAbondince. 
Î94. snsGE DE TOCBHAY (21 juin 1667). """lif SSÎt"''* 

PiT CbtriM LEincii et Antoine-François VuNKEUMEtLEN. ,jSiîîoo 

295. siËGE DE TOOSHAV (21 juin 1667). 

Par BoBNURe , i'tprin ViBdemeriMi tt Letrntn. Parlic cenlraliv 
l'-eWge. 

a Apris que le mirécbal d'Aamont se fut rendu maiire Ganlei^diT 
« de Fumes, il marcha vers Armentiers, et prit en pas- ConcduRai. 
« saot le fort de Saint^FrençaÎB , qui:ne fitpreiquepoint K'iM. 

■ de rétiriam». Il dÉlacha •■eaite doiue ceaa cbevauK, 
« selon ks uodrea qu'il «n areit reçus du.fioiy, pour aller 
« «irder ici avenues de Toumay d'au câlâ . et il fit 
> défiler «olant d'bomncs d'inftintctie "rers la Basaèe. Le 
« Roy, qui voulait bire le siège de cette nlace, «rail fait 

■ narcker HaasiDuravec las troupes de Lotraine, pour 
« l'iiivaslîrdel'«ulrec6lc.8aiBaicsUyarrinle91,etalla 

■ recraneUic la ^ace , accompagnée de H. de Twéane. » 
, liM allaqun oonuamotrciille 23, lendcaMin de l'arri- 



HihvGoonIc 



Tèe du roi , el (ureot pous&ées stcc une si grande vinienr, 
que les assiégés, i surpris de l'audace avec Uquelie leur 
« chemin couvert avoit éLè attaqué et pris , et appréhen- 
« pant d'être emportés d'assaut, lorsque les brèches se- 
« roient faites par les batteries oui étoient établies sur le 
( chemin couvert , envoyèrent acs députés an Boy de la 
> pATt du clergé et des bourgeois , pour offrir de rendre la 
« ville, à conditionqueleurt privilèges seroient conservés; 
« ce qui ayant été accordé, M. de Buldom, lieutenant de 

■ Roy, se retira dans le château avec sa garnison ; mais . 
< voyant qu'il j alloil 6tre forcé , il se rendit le 25 de juin. 
a La capitulation fut signée par le marquis de Trési^o^, 
« gouverneur de la ville. Sa majesté entra le même jour 
« dans Toumay, précédée de deux compagnies des mous- 
u quelaires en casaques bleues chamarrées d'argent «t en 
• ËuIIles , suivie des chevaux-légers de sa garde , en casa- 
a ques ronges , enrichies de six rangs de galons d'or et 

■ d'argent , ayant tous des plumes blanches , et d'une par- 
« tie de ses gardes. Le Koy étoit accompagné d'un grand 
a nombre de princes et seigneurs magnifiquement vêtus, 
D et suivi d'autres gardes du corps , et de ses gendarmes . 
n tous fort lestes ('J. v 

*.uî^; 296. srÉCE DE DOUAI (4 juillet 1667). 

'"""' Pu AnMnc-FttuçDii Vahiiekiieclex vtrsien. 

297. siÉGB DE DOUAI (<t juillet 1667], 

rrninl». ''*.' CbiriM Lehvn el Anialn«-Fniit«is 



■ DeToumai leBoiserenditdevantDouait qu'il avoit fait 
a investir deux joursauparavantparlecomtede Duras (*). 
M Sa Majesté alla ausiitât reconnoltre la place , marqua 
« les endroits lespliuproprespourreltaquer, et fit ouvrir 
( la tranchée le 3 juillet. Le lendemain , après avoir visité 

■ tous les postes, on dit qu'il descendit dans la tranchée, 

■ oà demeura quelque temps , et où quelques officiers et 
« quelques gendarmes furent blessez asseï près de sa per- 
« sonne. Cette démarche du Roi inspira une telle ardeur 

■ aux troupes , que le quatrième jour du siège elles possè- 



HihvGoonIc 



DO PALitB H TtMAlUJK. SIS 

■ rent le foisè. emportèrent la contreMirpe et firent on 
• liment sur la demi-lone. La ville, qàî se «k sur k 
€ poiDt d'être forcée, capitula le mtae jour ('). • 

398. PRISE DE conTiAT [ISJuUlet 1667). 

Parlie ctutralr. 

■ Peadanl que le Roy éioit ocropé i la conquête de Douay , s*ii».iriim«ni. 
« le maréchal d'Anmoni eut ordre d'amiéger Courtraj. il ^' '*■ 
■1 s'en rendit malire le irmsièine Jour de t'attaque (»}. ■ 

299. SIÈGE d'ocdexabde (30 juillet 1667]. 

Par Antoine-FrMf 



■ Le Roy marcha ensuite h Oudcnardc, qu'il investit le Salir n^ir. 
« 28 iuîllet du côté de TRocaot, pendant que le comte 
« de Lislebonnc , avec les troupes de Lorraine, Gt l'inves- 
a titure de l'autre. Le maréchal d'Aumont fit ouvrir la 

■ tranchée le 29, du côté de la prairie, par les régimenU 
a de Champagne et de Caslcloan , et y fit établir une bal- 
a terie de cinq pièces de canon , pendant que le comte de 
a Lislebonne {') faisoit une autre allaque de son côlè. Le 
d lendemain 30 on établit dix pièces de canon à une atta- 
s qoe et quatorze i l'autre. Ces batteries firent un si grand 

■ effet , que le gouverneur demanda 1 capituler dans le 

■ temps que le Roy. qui étoit campé ik une demi-lieue , 
a arrÏToit pour visiter les tranchées; le gouverneur fut 
a contraint de se rendre prisonnier de guerre avec m gar- 
« nison, qui étoit de cinq cens hommes. Le Roy y laissa 
« une forte garnison, et y mil pour gouverneur U. de 
t Rochepaire , qui y avoil cmnmandé aiant la paix {*■). » 

300. EK'TRÉB SE LOUIS XIT ET DE LA BEINE MAIIB- , 
lUÉRiSE A ABSAS (août 1667). 

Par Ankiinc-Francoit Visderiiei'lex vpta i6it. 

301. ENTRÉE DE LOUIS XIV ET DE LA RELSR HARIB- Parik c^ilr»fi 

THÉRÈSE A DOUAI (aoAt 1667). Sa'liêdiir<i«i 

„ . „ (iarUn do 

Par Antoinc-Francoi* VAintaKEri.Ea vsn IMT. ci»ii< ilu n»f 

li)Bitlt,irtdtr/>uUXlV, par Limier» , ). H, p. II.!'} Bisluin mili^ 
utrtitLimU S/r, |iarQuinci,t. ), p. Mn. (•} Pran^li-llarlB de Lor- 
raine, liMMBaDI général dea arioMi du roi. {'•) Bttloin mililairt it 



•.<,",C(Hinlc 



.863. BtmtiB J)E LOITffi Xl¥ ET BE LA. BSOi», MAXIE- 
TBÉaiSB A DOOAI («oAt i6^). 

'^st""' * ^^ ^*'f P"''^'^ ensuite pour Ctimpicgne, et quelques 

« jtnnxprMél retourru eii.F)aiidr»p«ur jibcUk «I eiè- 
« oBtion k projet qu'il «voit fnraié; il p«»a Arnsetilla 
« à fto««r> où il 4^ BOD «Blrée «rec la reine. Lmtb ma- 
c iestés y furent reçues de la manière ta plus galante et 
■ la plus magnifique par leshabitans de cette ville, oui 
« Tonlnrent témoigner leur joie Attre devenus sujets d%i 
« si grand prince f'). ,» 

Le inërne cérémonial qui avait été snivi pour l'eatrée du 
Soi i Toimuy Vut adopté dans celle tirconslnice. La reine 
était dam son cairoBse, accompagnée des daffles de nsnite, 
etIeRoi, avecHoiiAeiir.TDaTChaititamidiataiiedtaprisIa 
voiture de la reine. Lonis XTV avait ponr collège , dans ses 
entrées solennelles, les maréchaux de France et les ofRders 
de sa maison qui s'étaient distingués dans cette brillante 
campagne. Le vicomte de Tarenne y occupait le premier 
Partie cisnlrale. ''"'S' 

I" éu^e. 

^GlfrdMdîr ^^- ^'^*ï* "^ "^^ ^^°^^ iGffl). 

"^^Mm""'' PW AnW(»e-Ptt«Çlli» VJIIIIIEIKWLM VM» 166T, 

^"îif *"Sg""' 804. StéOB M tlLLE ( A06t tWl). 
l'uôndance ^' *'"*'l*"'^""*"'* V*«Ditt»IWL»!l tbts 166>. 

ParUec«airale 305. SiéSE VB LILLE (SOât 1667). 

■l«éWge. 



dPîà'^i??' à'tfrit VandwrBCBln el Uliun.' 

Nm«i. 

306. SIÈGE DE LILLE ( 3oAt 1667). 

Par Anloinï-Fnntnls \i.Kjir.tKT.vi.T.!i len lest. 
«L'entrepriSeqDelcnoyincdltoit élolllcsiégede Lille; 
a entreprise si dUEcile dans la-conjoncUire prétnnle , que- 
s H.deTnrenne etM. de Louvolsl'en voulurent dissuader; il 
« estvraiquclcsEspagnnlsavoicntraitpcuderésislancedans 
a l'attaquedctoutefi tes places quels flqj venoit dcleurcn' 
« lever. Mais , comme ils avoient eu le lams de se remeUne 

(t) nuioire miiilain lU tooii IfT, {WitJ^iiCT^ l.l.-p Mi- 



™,l,îf<,nvC00glc 



« d« iMr pwHè>« «brprtse , ds ■meut m-is é« nmstres 
« patirMetlreàcsWwtcctte^rat>de*il1«;ilyiiv*)ttrBgaa' 
« «vra«irt)ra*re«tdeT'éf«totion, wtebonsegtrniMn.des 
« rfffw , JCTmanftioMdB aiH. i i e po» foire une bowe rè- 
« Mbnce. L'armieduItOTéloiirH-tdiimiHiéeiparhganiî- 
c MniiB'«navoJtàtë«Mig«de mettre ttanctout» les places- 
« «aftqkiMi,ct(M'*MpertMqu'oBT«TOitbltes.lect>mtede 
« HarciaO.quiconmuiDiMttMtroDpefres^^noiesmFlan- 
« dre. etoui avoitéléexceplé de l'amnbtie générale, avoit 
« TaMeinMéan>«arps4enxnnneh<infnesweelesmie)s it 
a «pmitbiwcatMrdcMaKsuradans cette place. La Tille 
« de Lille ëtoit très-grande, et il falloil des lignes bic^nèten- 

■ due* poor «a .ftrraer toulos les Rjeaata. Ce» dîlGcultes 
( qu'on représenta au Roy ne purent être capables del'em- 
a pécher de finir orb campagne si gloijeuse , par une 
« conquête dont les dîfScultez et la résistance augmente- 
« roîent la glMK. 

■ TMuletpn^aralifitHdODDeipourcetteenlrepriseétant 
• en étal, le Kof détacha le marquis d'Humières aTec nn 
« ootfe et c»^rie qui ùncstit celte place le 18 aodt d'nn 
« «Me, pendant que Jècoaite de lisleoimieareeleamapes 
« deI«rraineetttoanledeLanws(^)fem>èrentle>passa- 
« ge*,4'UBMiln. Lecomte deCrodienéteitmoreroeur; 
a sa garnison étoîtde deus mille hommes d'innuiterieetde 
« km cent! chevaux de troupes réglées, sans un grand 
a nombre de bourgeois qui avaient pris les annes. 

■ Le Bs; arriva le lOderanlLitle, et y Ht travailler ans 

■ lignesde ctrcenvallatioo. Par leurs étendues elleseloicnt 
« mal garnes de tnrapes ; de pins, il apprit que les Espa- 
« mots's'aiseinblQieUpour tenter de jeter Jessecotire dans 

. a U place. Il fit donc venir le marcjuig de Créqni ('} avec 
a son oamp volant; et à peine fdt-il arrivé qu'il l'envoya 

■ acci^»ef les passages par où il crut qu'ils pouvoient 
a venir. 

a CèsqaeieBoyftatarrivémcainp, illutlonjonnàche' 
« val pour assurer les quarticTs et pour biter ksligiiei(^J. 

a u présence du Roi, rapporte Limiers, et l'acti- 
s TÎté avec laquelle il bàtoit sans cesse les travaux et les 
B atlaqoes, cncour^èrent si bien les soldats , que cette 
a grande ville , après neuf jours de tranchée ouverte, fut 

(') J«>D-Oa(pit(l-Fa(llnud,c 

ncbsl de FraacB et dac de Lariêt-Otias. {*) FruAaisdi . . . 

depiii* naiMul ds Pranec. (') MiHoire 6t Louit Xiy, p» Quinoy, U 1 , 



HihvGoonIc 



■'■rii« vciitrile. , 



■ rèdaiteàcapitaler.Ii y eDtr«le28,d,u(uit|riiuutisliuC 

■ qu'il s'était engagé > ce siège cootre le watûnent de la 

■ plnpart de* principaux officiers de son armée, oiii ja-> 
a geoient l'entreprise Irop hazardeiise. Sa Majesté, non 
> seuJeineDl accorda à ta tille Ix conlinnation de ses an- 

■ GÎens privilèges ; mtis dans la suite , par le soin qu'il prit 

■ d'jaltirer et d'y maintenir le cqmmerc^, il la rendit une 
• Mt plus riches de l'Europe ('). > 

^^ûli^r"" 307. coaiBÂT vais ao caral de BaucEs (août 1667). 

'Tïardn dm Etqdiue pn Anlotne-yranio» Viisdek«bci.e:(. 

'jirpidn Rot. 

VtrtiJ^irtle 3'**' ***"*' PRÈS Dt C&KAL DB BRUGES (aOftt 1667). 

Silltriculiurd ' , ''"' -^nleiae-Franfoii V.isdeimeulb!!. 

309- COMBAT PRÈS DD CANAL DE BRCCES («Ôt 1667). 

PiMie rentrdc. Pif Antoine-Ff»BCBU VjiïiiEBiiecLE.i et Chariet Lcircn. 

>'• .-.Uge. 

iir*!! He^"' Cependant le comte de HarchiB et le prince de Ligne, 

iV" loi. '' généraas de l'année espagnole, avaient rassemblé on corps 

de troupes de plus de huit mille boounes.Ne sachant pas que 

la place de Lille eùl capitulé, ils s'avancèrent pour y jeter- 

des secours. 

Le Roi, qui,dèsle premier avis de leur marche, avait dé- 
tacbc le marquis de Créquy d'un côté et le marquis de 
Bellebnds (*] de l'autre, s'avança avec une partie de la ca- 
valerie vers le canal de Bruges pour les sonteoir. « Hais 

■ M. de Harcin apprenant cette marche crut mi'il deToit 

■ évita" le combat, d'autant pins qu'il venoit d'apprendre 
a que Lille s'étoit rendu. I[ pritdonc le parti de se retirer; 
d mais le marquis de Crèqni, ayant joint son arrière-garde 

■ coidposèe de quatre escadrons, l'attaqua avec tant de 

vigueur ou'il la défit entièrement, pendant que le noarquis 

1 (le Beileionds sontenv par le Roy attaqooit leur gros 
« corps que M. de Marcin avoit Tait avancer au secours lîe 
« l'arrière-garde ; il fut pareillement battu ; on leur fit 
u dans ce combat quinze cens prisonniers, et on leur prit 
« dix-huit élendarts et cinq paires de timbales. 

K Le Roy nomma, pour gouverneur de Lille et delà 
a Flandre françoise , le marquis d'IIumièrcs (^), lieutenant 
« généra). 1) laissa le commandement des troupes à M. de 



de Fraoce et duc d'Hutnièrei. 



HihyGoogle 



BD'NUB BB VWMUU.U. S3T 

« TureniK, retonnia à Arrai poar y rejiuadre la Reine. 
« cl finit ainsi une ti belle rampagiie ['). ■ 

3J0. COMBAT NAVAL ENT«ENEVIS ET KEDOKDB (1667). 

PuM.ThMdoreGnmcD.... Alleâu>*nJ. 

PMlItonduHai 

« L'année 1677 , qni aïoil rommcnc^ par un traité de R--<l«-<*"'«*^ 

• paix , Alt cependnni stri«ie d'un gnind nombre d'ex- 

• idoils; U Doavelle du iraîlé signé à Breda entre la 
« France, l'Angleterre . la Hnllande cl le Danemark, 
( n'ayant pn parvenir asset tùt dans les Iles , les hosÛlilés 
« y continuèrent. 

■ H. le Ferre de la Barre , lieutenant général pour le 

• roy dans rAméritpie , alant appris que le chevalier de 

• Saint- Laurent, gouvemenr dans l'Isle Saint-Chrislophle. 
€ étoit réduit à l'extrémité, parce que le* Angloii le le- 
< noieni bloqué dans cette isle depuis ms semaines, il y 

• fit Tsile STCG une escadre de dix-sepi navires et de deux 

■ brdioto; il rencontra la Oolle angloise, qu'il attaqua 
r entre Nieiea et Redondc , et la ballïl après un comLat 
« de quelques heures Tort opiniSIre de part et d'autre. Il 

■ tua aux ennemis quatre oa cinq cens hommes . outre 

■ deux cens , qni furent noyés , el leur fit quatre cens pri- 

■ sonniers- Celte artion sauva au Roy l'istcdeSainl-Cliri»' 
a tophie , et ne lui coOta que cent Inmmes ; elle fit d'an- 

■ laut plus d'honneur à Al. de b Barre , (]u'il ètoil entré 
a fort lard dans le service de mer , puisqu'il avoit été 

■ conseiller au parlement de Paris , maître des requêtes , 
« intendaul de Moulinit et d'Auvergne en même temps, et 
K ensuite intendant de Paris, emplois où I) avoil acquis 
« une grande répulalion £'|. » 

311. PRISE DE BE9ANÇIHI (,6 février 1668). 



ir a. Umv 


cen l»6, d'iprèiun Ub<«u AikJa Karil. 


Jt b (jKri 






Siltfii.iï. 



Le pape Clémem IX (*) , successeur d'Alexandre VII , 
atait mterposè sa médiation pour terminer la querelle de 
la France el de l'Espagne. Les états-généraux de Hollande 
avaient joint leurs efforts à ceux du pontife , et Louis \I^ 
avait accordé aux Espagnols un armistice , pendant lequel 



n, Google 



s»rie dite dï 
Garde» du 



il s'cfTofça d'obtenir p»T le» nègooiatMin'M <;ae ses armes 
avaient conijuis. Le cabieet de Madrid hii'0|]fou ses len- 
teurs accoutumées. Le Roi se décida alors k frapper le 
grand coup qa'il méditait. Résola d'^outer U Francbe- 
ComtÉ aux conquêtes qu'il avait Tailcs dans la campagne 
' précÉdente, il confia son dessein au prince de Condé ('), 
gouTcrneur général de la Bourgogne-, et lui donna le 
commandement de l'ariDèe qui devait nurcherpour ceUe 
expédition. 

a.Ce Prince se présenta le 5de févrierdevantla ville de 

■ Besançon, capitale de cette province, située sur la rivière 
<t dcDoûï.Enarrivant il fit sommer cette graotk vifle de 
« se soumettre au Eoy; les babitau témoignèrent d'abord 
« qu'ils vouloient le taire et même reccToir sa mi^jeste , 

■ niaisconuçc dansunevijle impériale; monsicnr le prince 
H leur alant Tait entetujre ^ue leur ville avait cessfc d'être 
a vilte impériale par le traité deUtinsler, et(}B'on la con- 
n serveroil dans tous ses privilèges s'ils'ne tardeieut fus à 

. a se rendre, ils se soumirent au Roy sans nnUe»GQtidi- 

■ tions le lendemain , et remirent aoi trbùitesL du R»y U 
, « ville et la citadelle le 6 de février. 

B Le duc de Lusembourg (') fut détacbé. en même lems 
K pojjr aller i Salins, qu'il Gt somufren arrivant, et ()ui 
« se rendit Je m&nie joui que fiesaoçon ('). j> 

313. PRISE DE DÔLK (14 tkSTier 1668), 

, par ADUliu>l'iaDgoi*Và)»B4Mmiu.u vers isiiS. 



AilêduNord. 31â. PRIffiDED6LK(l'4rénm'1668). 

B -de-fhaoBJée. 
Salle n» 10, ""' Anloine-FrançDïs 



314. PRISE DE D6Ei:(l4'ffivrierl 



Partie centrale.. 

AppartEinent 



Pendant ce temps le Roi était parif de Paris. Arrivé à 
Dijon, il se mit b la télé des troupes et mardia sur Dôle 
dont il vonlait entreprendre te siège. Le 10 février , îl 
était detant la place, qui avait Hh mvestie par k duc de 

(1) Ijiai* de Boarban.Il' du oom (1» Grand Cimdé). P) Frantoi»-HeMi 
d« HoniiliDrençv, BTéecMnmcMaaniLe dft BMierUle et ««pnli mareclkal 
de France. (*) Btàoirt niMoira d« LamdSlV, parQntliof , L I, p. 1u- 



HihyGoogle 



Roquelaure; il alla ansiiUU reCMuultre les travini , cl 
s'tsMcndit avec le priue de' CoNttt «or la wmkcit d'u- 
siègfT cette ville. La trancbèe fut ottTcrle Je 12 par trois 
endroîts et poutaée si avant que les attaques élaïent les 
dnn joivs snncnts arrîvto anx glacis. Cette Tignenr 
étonna si fort les nsiègis, qae, pour obtenir ane comim- 
sition pins avantageuse, ils capitulèrent le li. 

3I& PKMBM dUT (17 révrier I6W). 

, Pitll.KwiT«MiH«. AikdtiNonl. 

R.-dt-cbauu4ei 

■ LrRarapris (Mtwcoii^te nureha SMWperdn de 
a len» deumtla TÎUe de Grspf. Dès le lenAenuin U, sa 
« mnestè y fit ovntr t« iraacbèe. Le IS rt le 17. les 
« hamtnuv'vtnantqu'Us'ne pcmccient pas rtsUlcr 1 ime 
« B forte armM , daBuodirent h ca[ntuier ('J. ■ 

316. TRiss m CMiTtsc B% SAïn-n-xsue [février 1668). 

■'■r*M' Làmte, ifiprei Aile du Nord. 
iBdeMlkdoMBpt. R.^F^hiuuèr. 

• Les dhàleaax de ion el de SaiMe^Anne a*oient été ' 
• aUwfate et pris en m tuK. (mhs p» M. de LuxenbooK 
a (MécédBninentle'oMale de-Bairtte*ill(^ ifde le Ror avait 
< «tafhfr; ce <]fii rendit le Roy mdltre de tonte là Comté, 
« qn'il cenqnit en RMuns d'un moisde temps et âSiu U 

■ plus mde saison fit l'année (*]. ■ 

L» C01B- d'Espaf^ne, alarmée par h rapidité dés con- 
qaMes thi Roi, innsentit enfin à entrer en arrangemeRt. lia 
paix fat s^née à An-Ia-Obapelle et ratiSèc ensuite par 
Loiùs XIV, h SB mai M8. s Lt Irailé lin pareillement 
« ratifié par sa Majesté GiUiolitnie, vérifié et enr^islré 

■ de part et (Cantm «tous 'tons les conseils et ehambres 
« des Confites de Paris, Madrid ri Bruxelles, au désir 
« du brrilé {»V. ■ 

a Là paix irAix^a-Chapelle assors à Lonîs XIV la pos- 
<t session de tout ce tni'îl avoit conquis en Flaadre... La 
« Ïraucké-Conlé seule ht reodoe klEspagne. s 



HihyGoogle 



SM «auiH BivnMig*i> 

317. BAPTÊHC ne umts de frahce, uacphiiv, iils dc 
Lons XIV (34 mars 1668). 

P»niï cenlralf. Tibluo du tcmai, sir Anloiae Dici. 

I" élHC. d (prM Cbirlei Lfbnin. 

"""!] • L'embarras qoe la guerre entraîne toujours après elte 

( avoit bil diflerer durant quelque tenu les cérémonies du 
a bitèmedelf. le Daufia. Elles Turent célébrées ften après 
« la conclosioa de la paii. Le carJinal de VendAme (*), 
« légal à UUtn , pour le Pape , fut le parrain , ^ la prin - 
ces«e de Con[i ;'] pour la Reiiie-Mtre d'Angleterre C'; . 

• la maraine. r.oaiow le Boi voaloit marquer en tout sa 
« magniOceoce. il la fit éclater encore en celte cérémonie 
g qui rut Taite à St-Germab-en-Lale dans la cour du 
« lieux château. On y avoit élevé au milieunne estrade de 
« quatre marches, sur laquelle, pour servir de Tonts, on 
« avoit posé une grande cu\eltc d'argent, de cinq pies de 
tt \oag sur quatre de large et Quatre de haut , au dessous 
a d'un dais élevé de quatre pics, de brocard d'argent en 
a brtMlerie. orné de dauHns, entrelasseï de palmes et de 
a Qeors de lis. Au dessus de la campane étoit une corniche 
« dorée, parlant quatre graiis dauHns d'argent qui sou- 
a tenoient unecouconne d'or fermée, de ctiuj ptésde long 
a sur quatre de large. Cetlo nuchioe paroissoit soutenae 
a par un ange suspendu en l'air, qui tenoil une épée. A 
« quelque distance de là, ètoJt un uii^niflque autel, tènoè 

* par quatre colonnes de l'ordre cunnthien, de dii-htût 
a pies de haut avec des contre-pilastres. 

« Toutèlant ainsi préparé, M. le Daufln arriva vétude 
a bruciird d'argent, lu chausses retroussées à raiilH|iie, 
« «Mipces par bandes, couvertes de dentelles d'arg«al . 
a avecune toquedeméiue, ornèedcpluDies blanches etd'on 
« cordon de aUmans ; il avoit un manteau aussi de brocard 
a d'arKent,doablèd'heruiiac-llélui( suivi de iliHisieur^';,. 
> en Habit de chevalier de l'ordre, avec sua oolier, et 
« de la maréchale de la Hothe (^y. gouvernante des Enfaus 
u de France. Le cardiual légat en chappe uiarcboit en- 
suite, précédé de ses officiers, dont l'uu portoil la croix 
..... . . . ^ ..: . if.ctr-- ' " 



■ devant lui. La princesse de Conti eu deuil, ctoitdel' 

J LodIi de Bsnrbon, duc dt Vcndarne. 
p) HMiri*lH41irit df Fnncr, NMe dt Henri 



(I LodIi de Bsnrbon, duc dt Tcndarne. ffî Anof-Miric ManloMit. 

" lMiri*lH41irit df Fnncr , NMe dt Henri iV. ('; Philippe dr Pnnrc . 

d'OrlAui. (>) UaiK de l^e, aarMiilc de U Holbr^lDiidaiicaari. 



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■ m cdtè , et plniieuTt princeun et dame* de la cour. . 

■ aossi brillaolM par leur beaoté que par l'èdat de leurs 

■ pierreries, assiitèrent àcetlccèrèniiHiie. Le cardinal Au- 
« toiae, grand anmdnier de France , en habits pootificam, 
« g'étaot eiuiiite rendu à l'avtel^ avec Vèv4que d'Orliana , 
« premier nundoier du Boi , luiTi des antres aamàniers , 
« de deax arcbevËqœs et de six ëvèques, aussi piMilificale- 
« ment Tfitiu , le cardinal Uigat donna ^ Monseignew le 
« nom de Locif ; et en nième temps les béraults d'armes 
a crièrent par troh Tmc, eiM UtmttigHewr U Dom/I» (']■ ■ 

318, LE MI TISI'n: les MANOACTCKBS OTS U«BELI!fS- 

Tiblciu dm lanff, d'âpre OiartM Let^un. piitic ei 



La guerre étaiiLlenninèe, le Boi reprît le cours desoc- 
cupaUDUS dont il remplissait les loisirs de la pais, a II fli 
« .b&tir de tous càlci et principalement au château de 

• Versailles, qu'il ne ccssoit point d'cmbeliir. Une fbrtl 

• d'orangers parut alors dans ce superbe lieu : des statues 

• sans Dombre , du marbre le plus beau et le plus exquis ; 
■> des rases de mtme. des bassins de tous côtei, oroei de 
a co1oss4.'fi de bronze ou de groupes de nurbre; une infi- 
a ni té de jets d'eau d'une grosseur prodigieuse; uncanal k 

• perte de vue, et tout ce que l'on peut trouver de rare 
« et de surprenant, y fut rassemblé avec soin. Les dedans 

• du palais ne furent pas omciavec moins de magoiGcence. 

■ Ces admirables tableaux des plus grands maîtres; ces 
a riches peinture:: où le premier nomme du siècle (Cbaries 
a Le ffrunj a donné Fessor h ses Jbelles imaginations ; ces 
« tapisseries relevées d'or el d'une beauté de travail qu'pn 
a ne pcnt asseï admirer ; ces gros meubles d'argent, cette 

■ proaigieuse diversité de coupes , de vases et de bassiiis 

• qu'on voit sur les buTTets, faisoient de ces appartemcots 
a autant de pilais eocbantei, où l'œil, surpris de toutes 
D les beautés diflcrenles qui s'ofTroient de toutes puis, ne 

■ savoit i laquelle il devoit s'aUacber ['). ■ 

C'est ,iu\ Gobdins, sous les yeux mêmes du Monarque . 

!|ue Ions les meubles, que toutes les riches lenlnres étaient 
abriquées. Colbert présentait à Louis XIV le résultat de 
ces travaux qui faisaient l'admiration de la France et de 
l'Europe. 

(t) HiiloiTtdt LouiiXII\,pt.LiMiim,t. U.p.S*. l] «UN, t- »»■ 



HihvGoonIc 



EMMdt^la 



>rk iiiS dçf . ' . ■ lâblMiid» len^^, ^_, 

«fciU» n- is. ■ ^^i± DtMESsow CD 1811. 



tkbkMHita len^wt^nr.iMiD-MptiMa-MitiDi, 



S9T: f^nm m n-esix (A'J^u tfl7S}. 



Ifiréftia pt^ da Ififift . haait XIV ■'ectapa, icannnril 
l'apprcDd lui-mâme dans ses instructious a sod lîls, de l'ad- 
nhmstrtrtion nrtirinre et son royaume. L'ordre rëtaUi 
dans les finances permit de diminuer les impôts. La 
poHce fui amcliorÉe; l'armée reçut'dc sages règlements; 
toutes hfl branches de l'ad mi nisfrâtion Tarent perfectionnées, 
et , en mSme- temps qu'il donnail ï sa Coor trti ècîaljusqo'a- 
lors sans (nemplç, le Roi changeait lasppct de Paris en y 
prodif liant \et phis rnerTCilIeux embelli s scnjcnts. 

Hais la capitale du royaume n'occupait pas seulement les 
pcM6es rie Lvnis XIT. De tous Côtéiis. France se fortifiail: 
' Ib génie de VauUaïi couvrait ses frontières d'une ligne de 
places redonïaWes. Dunkerqae, ce VempartaiakicÈ, si long- 
temps disputé à l'Espagne, pris cl' reorrs si souvent, et que 
Maiarïif avait été diinsla nécessité de céder' à l'Angleterre, 
aT3Tt été acheté an roi Charles, en' 1662, pour la somme de 
'cinqmTHion9,etcettevil]cavaitélé enfin rendue à laFrince, 
pour ne pfos en être détachée.- Vauban la fortifia de. ma- 
nière k en fliire tin dés boulevards de la fronliËrese^len- 
tritinale dn royaume. 

CA Soilte guerrier* , mélts ani (ra^-anide la paixelaox 
fMM tt'one cour brillante , annonçaient qne Lonis XIV 
médlutt de nouvèaAi projets de conquêtes. 11 n'avait point 
pardonné aux ProvincCS-Unies le traité de la triple alladce 
■qu eflfis avaienl Ccrticl a avec l'Angle terrd et la Suéde, pour 
lui arracher le resté des ftfs-Bas , qtii allait tomber .^ntre 
Msmains. L'crtUi^iriage de'cëtte répnbliqntr protestante of- 
fensait d'ailleurs fcn tquiS "XïVïc nrt^arqne,abso]n et le ca- 
■ thoKque orthodoxe. Anssi Itol-it facileàLouvoisdeledéci- 
dieri une guerre qui lîii promettait la'double satisfactÎMde 
reculer ses fi'ontiéreset d'aller frapper l'hÉrésieaucœur chez 
cette nation de marchands oCi elle semblait le plus puissani- 
mentétrtlh. L'Mtn^sefMeoMUte^ecceseCTrtmemil- 



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Ienx.ctceUe bal:^lcté pro|oD4« 4Ui farjulÈàKÛenl a).()rai> di- 
plomatie de Louis XlV. te Roi d'Angleterre, ChailûQ, lui 



vepdit les uilcrèls de «on pcupi<^ cpnlre ua subsiilc de iftOEt 
nilÛgosct la promesse d'une part des dépouilles de laHpl- 
Unde ; l'électeur dfCuJggneCj cl l'c>èqMe iicMunst«^ Igui 



(tetis voisins de la rc{iul)liqut (les Pro\incc»-t'nief , ifo^- 
sèrenl a ouvrir auRoilcuûàtats, clà lui prêter toute If uras- 
sutaBcc pour l'invasion qu'il iiiÉiIiiait;lEiu^reur> cnQn, 
ê|i|it condamiiè à l'iraniobilité ç^ les troubles de la ^n^ie 
et par U Irahison de ses coiuoilkrs. vendus à Louis XIV. 
'Vainement les états génciaui de Hollande . avertis de l'o- 
zage qui allait fondre sur sux, l'idiai^sèfçnl. , poiu Iç dé- 
tour ne r .jusqu'aux plus humbles supplications. Le ttm leur 
rendit par soa manifi-'Sle de atteire , puUic à Paris <lans 
le moU d avril 1672 : 

« La mauvaise utitfaclion que Sa Hiuesté a àe la eon- 
« dnûe que les Etat^Géncraui dc« Trovince^-ljnjeï ont 
« eue depuis quelque temps en son fndroit, étant venue si 
•f avant, qne Sa Majesté, sans dimiuutioq de sa glqire, ne 
« peut dissimuler plus long-temps l'indignation qui lui est 

■ caïué» par une manière d'agir si peu courumq aux 
a gramlss idiligations dont Sa wjesté et les Jtuis set pfè- 
« d/^esscurs les ontcumblet si gpnércuMment; Sa Majqsté 
• a. déclaré, cooimo elle déclare présenbemeot. qn'tH^ a 
« aiTÛté cl résolu de faire ta guerre aufdits Elal^i^é- 
« néraux des Pruvinces-L'oics, lasl par. mer quf; par 
« tetre,eti!., etc. (•). n 

LetelTelt répaadirentaussitùtklapabUcatiaitdeee tpa- 
nifele. Ceat dou)» mille bommes é tai eut nasse uLblé^fui la 
boQtière de Flandre , armement pmdi^ieuï et jusqu'alors 
«ans exemple ; trente vaisseaux de ligae étaient, allés se 
joindre à la Dollc anglaise, fo'te de cent voilca; les fié[ia,- 
ratlTs de cette campagne D'avaicnt poîui coûté moins de 
cent millions. C'est avec ce formidable appardi de guerre, 
et des généraux tels que Condé et Turenne . Luxembourg 
et Vaiiban , que Louis XIV commenfa soi expédition 
contre la république des Provinces-Unies. 

Le Knd«i-vous gétièral de l'armée avait été fixé à Char- 
leroi. 

t. Ifi Boy partit de Saint-Germain le 25 avril ot arriva 
« le 5 de ma; a Cbarleroy, où il trouva soa armée camt^e 
a près de celU ville au deçi et le long de la Sambre ; il 

■ eo pwtit Le 11, marchant toujoiirs Jl La (Me des tron^ea. 



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su «AUtiBs BHrouQcu 

s Le marédul de Torenne avoit pria les derans avec 
( viDgt-cîiH] mille homincs, l'artillerie et près de quatre 
« imlle chariots, prenant la route de Liège el de Uastrik. 
« le Roj avec le reste de l'armée se mit en marche le 11 , 
d lesbasages marchant derrière. 11 campa i Tongrenelle et le 

• 12 à Rosiers. I) laissa un corps decinq mille hommes entre 
a Atfa et Cambray, pour veiller aux monvcmens des Espa- 
« gmds. L'armée duRoj' en cimijours de marche alla cam- 
« per i YÎKè, siff la Meuse, le lY. Il j resta qndque lems. 
« montant tous les jours i cheval ; il y tint un grand con- 
« seil de ^erre sur les projets de cette campanie; il y fit 
« construire un pont de bateaux sur leguel il Dt passer la 
o Meuse, le 24 de may, k son armée, qui ctoit de quarante 

• mille hommes. Monsieur en ëtoit généralissime, et M. de 
« Turenne, gèoéral. 

« Le prince deCondëcommandoil ode antre armée, ajanl 
v sous ses (mires le comlc de Guicbe (') , le marquis de 
B Sainl-Abre ["Jet H. Foucault (') , lieutenans généraux, etc. 

« Le comte de Chamilly [^j avoit sons ses ordres un corps 
« de troupes séparé ('J. » 

Il fut décidé que la campagne s'ouvrirait par l'attaque si- 
multanée des places de Wesel , Orsoy, Burick et Rhinberg. 
Le prince t\c Condé , dont l'armée niarcbail en avant de 
ceIleduRoî,allaassiégerWciel.Le Roi, arrivé devant Orsoy. 
laissa le soin de prendre cette ville à son frère, le ducd'Or- 
' léans , el se porta de sa personne sur Bhinberç. 

c Pendant que le Roi y melloit le siège, il envoj^a le 
« vicomte de Turenne devant Burik, ç|ui est vis-à-vis de 

• Wesel de l'antre cAté du Rhin. Quoique chacun connût 

■ la puissance de Louis XIV, on ne laissa pas d'être étonné 
a de lui voir faire trois sié^s â h fors. Cependant la 

■ promptitude avec laquelle ils furent achctei eut lieu de 
v surprendre bien davantage. Orsoy ne tint que vingt- 

' a qnatre heures, Burik de mCme et Wesel guère plus (*). » 

3^. PKISE DE RHIMIEKG (6 jnill 167 i\ 

Partie ceninle. P»r Jna-bPlblfl MiRTix ïctb lOS», d'après 

In- é\»ge- "* dminsd AniDin».Frt>i$oii>indEnneuKn. 
Sille dite des 

Poreeiiiitn. o Après la prise d'Orsoy, le Roy marcha à Rimberg. 

f"'"- • place des mieux (brtifiées, que le comte d'Osscri, iriah- 



™,l,î™nvC00glc 



« daii de nation, défendit fort nul, etijnife nadit pivt- 

■ que unsfttre attaquée. Ce fat la prainièiie ganÙKHi qai 
« en MNtit , looles les antrei ayant été |iriMMUiièrfla de 
• snerre. Elle fut conduite i Hutrik , oA le «Hnle d'Oiieri 
< nitvrttè. Le prince d'OrangeOlniBtcaoper la tète C).» 

333. ntiSED'EnnBiica(SjniBl673]. 

d' 
^i. PRISK DE RÉES (8 JDÎn 1672). 

Pir Jrin 'Bipligcc Hakiih rm isM, d'aprn ParUa onlnlc, 
IM detaiiu ■rioMsvl'ranc*!* Vudnaolen. i» Min. 

Salle dite dp* 

■ H. Te jiniice(*] aprcsIaprisedcWeselaltaseprèwnter PomUiDK. 

■ deraat Emeric pcnaant que M. de Turenne alla à Rbet. "* "'• 
« Ce» deuï places ne firent point de résistance et se sou- 

■ mirent à leurs approches, pendant que M. de Beauvisê, 
' • brigadier de cavalerie, éloit en marche par ordre de 

■ H.leprinceiDeudebooi.que la garniion abandonna sur 
« la nouvelle de la marche (']. » 

325. PRISE DE StltTEK (8 JUR 1673). 

l^renne Gt ensuite occuper par se« troupes la ftnitti V^'im* 
Tille de Santen , située sur la rire gauche du Rhin . a peu 
de distance deBurtc. 

396. COMRAT hatal de sole-b&t (7 juin 1873). 

Par M. Tti^tdoTs Gidik en ... . ^it, 4, jj^rt, 

■ Ce Tut dans ce tems-là , dit Qnincy, que le Roy apprit 
« la victoire que l'armÈe navale de France jointe k celle 
« d'Angleterre avoit remportée sur celle de Hollande. 

K Dès lemois de mars, leltoy d'Angleterre avoit déclaré la 
• Roerre ai» Etats-<iénèra^x ;il âvoit mis en mer une Ooite 

■ «<niaranlc vaisseaux de suerre, de plusieurs frésattes et 

■ brûlots , comroandéaparle duc d'Yorck , son frère uni- 

■ que, quia été depuis Ro^r d'Angleterre, sous te nom de 

[<) GoillaoïDC Henri <le Nais». '>) Hiiloirt illilaira lU Lanû XIY, 

Sr Omirer, 1,1, p. m. fi) Louis àe Bonrben, II- do nnm.princ* de 
ndé (la GTmmd CiHuU'. {*) Hitteirt milUmiri te Louii Sl¥, (ur 
QiiliiCI,LI,p.tii. 



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« -JtK^Ms 'II' M tJt «MiW U^stt^M (■), •«Ms-^tiiNHI 'de 
' rfttattt , 9t n ittntfion kv«c ta IMIte anglaise, t 'l'Ile 'de 
WlgMi'')! avahwus ses ofdtes treMe Vlii«9eau\ de l^iAre 
«f ^elMies biDIots. 

Lét detsiflaiteï cMtibinéw«<nè>tai*derent^a»iii«niyAifrer 
celie des Étals-Gènéraux ; Buytcr la cofnraamUit; elle 
était forte de soixahlc-^oiiM Mïrswl de guerm , «te (piêr- 
rante autres bâtimens, tant frégates, brûlots, yachts et 
barqiMS d'avis. Les armées restèrent quelque temps en ■ 
présence sans combattre , et se séparèrent. Les Hottes fran- 
çaise et anglaise se rendaient èiSotCJ-Bay, sur1a«Mè-d'A^ 
Âleterre , pour faire de l'eau, lon^c Ruyter , oui avait 
lîavnita^ du vent, l#s «ttaqtu. a Le duc d'Yorck fit les 
a signaux de bataille: le comte d'Estré^ commaiioit l'a- 
'ii.^^iftngârdc ayant pavillon blanc; il avoit en [Jfcte le 
M 'liëiiUnanl-âmil-al Bt-ankort. 'Le duc dTorck se mil ^ U 
« lètëducotps de bataille, avsc pavillon lynige , et etoit 
k 'Opposé à ramiratKuiler; te comte -Sandwick (') eut Tai- 
, « 'fié rb -gardé aya lit pavillon blsu, conixe Vïji^beit^liett- 
K ten^m-âmiràl dé Hollande. Il cloît enviren cinq heures 
a du matin lorsque les deux flottes étoient en présence. Le 
« combat commença par le vice-amiral Brankort, oui atlat- 
« quB avec l'avartl-gardë le comte d Eetrécs ((M ctfflt- 
,« ■landoitcolle'de France etd'AtigleteTTe. Le comte soa- 
ik'tiWtee'feu avec une fermetéquiftlt admirée des Anglois 
• etdes Hollandois ; il n'avoit que neuf Taisseaiw^Tp^rce 
« ,t}uele9;3utresrn|9volentp« se mettre sur lïmémeli^iie, 
tt elque celle de Flcssingue étoit de beaucoup pluBiwn- 

■ breuse. Ruiter attaqua avec le corps de bataille de j'ar- 
« mée<«naemie le diiC'd'Yorek ; ils .se battirent' bvcc <IS0 
« de valeur et d'opiniâtreté, qu'ils furent obligés l'un et 
«l'ïnirre, après un cOmlat de plusieurs heures, de changer 
cdanavire. L'arrière*^rde, commandée parte borate de 
« Sandwick, futaltaquee par Vangbcn. licuteiMnb-wniral 

■ ide HoHandc, qui soutint pendant la journée teWlesef- 
•L.farls de cette arrièiv^ardc , beaucoup lupérittire à la 

.. «r'SienniBi mais son vaisseau, ayant été oriblé de coups 
a iparplusieurs navires deseniieiais, il fat-ettfiacoutié à 
€ fonds, après avoir vu tomber èi«Rcdtés la pins grande 
«iPArliedes hommes qnlt avdtiurson bord. 'Les -fe|ol)Bn- 
« dois soutinrent Jusqu'à la nuit les grands efforts des 
n flottes de France et d'Angleterre , qui àvoieni {trjs si 

(>) Jcnd'Estrtfi, dspals martclul de France. (>)'Ed«liafd'HMlU'Ka. 



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■ ftrtted«ws..y'«UM lwrn i tw i n i HiH dej n ni m Al» 

• fasctn 4ela.auiL l^s itew. «n»»»- IWTiill «nwil OkU b 

■ «Nw^Mça u yMM wnt wfartqprkft*«Bil »»«■ état 
*.JtiKCOi rwi »pc «r le iewd oi îB ; «yt iMhnt . VamèvJes 
« deuJUie i^aHt.Iut -nilr pniir >n' rwrfmrn , teioaaite 
^ 43btréM s'eiil jtu .plahil iffrwh» d«f Eli>na«d«i9 qœ 
« la»r Aaltarevin.-repnl la coule d< lomoûtaiflt «lU 
« MMillerà a th w»««M. litje.je Zàiwte. LesAa^citet 

■ letVnatM* icretii^DCBi veMiftTmiaie, •û.le«i«wd( la 

• EobioMce , cImI -d'eicMbe d£ Dnace., mourut d'une 
a gnmk U««wg qi.'il aiwk«içfe. liât HoHiailaii faidi- 

• .reut dtm «aioieMs il» iMiaalft-âiK fiÉca* * easoo 
« AacmfWe IgwotKwi^iiaatlwtck. flimn.»hwnrgè 
■« «*ac le «aineaR fv'il oMunuMMl iwaaial leiGoaihat, 
■ M. Ifi Ançliit cufeat.^woM 4e Uiiaile«0«ile d'l(^.«i t« 



<■ dacnuBfav d'aw ([rAide lintréiiidité «tdWtavgnade 
^ pMfCKe d'«<|idl., auHi bien we Ie.(UMte rfJi t iJB I , 41U 
■ iîot t«mî«N» 4B Mmc r««(UNde.Z4lanik, al wiiUBa 
« y'eik pe/<MilrttB*r U Jhrtte- wnlnwti . et sur itajnidu 
.« «a«ibet,«ywlfnsle vflfit«wlceifaiUaBilou,:U4ttc«ii' 
a Initwl d«^trsl^MreliMrr(*)..* 

988. MSSACE MJitHnt(1îjniii 1672). 

P#r L»ukB T(9U{jx, d'4|Kài (ÏMtailelwun. 

3S9. »SSA6£ BD &HIH (12 iuiO 1672). , 

PirAiiUiB»4'r«f«tt -VubmbbvlIii veM Mil. Parlic ccdU^ 
1" *(•!«■. 

Le marècbal d« Ituenoe. dH l'auteur d»»JUàtuwes de ^<<h> 
I4NM6 XiV, «vait cepréiienté au Moi U aocctsiic (1« paiser °* x'^""^ 
le Etbin enlce 1< turt de .Si:kenck et Arobrim, 4Q11 de 
ipàKtrki daiUil«B,ProiiinaeCr<l]we^ Ce projet adouté, le 
jHioee de Coiidé,.jdwtl'ari>én carnet, depuis les juin. 

,l> HMam ««(«««ih iJWi* AT, |iMQiMCs,it. 4,^ Ul MW^r. 



Hi hvGcxinlc 



KM SttUm HCTMmVH 

i Ermoerich, reçut l'Ordre de l'eiécnler: Il marcha le It 
» Ell«mb«rg , dins l'intention de hire jeter on pont 
de iMteam sur fe Khin , an-dessans du Tolhnis. La tin 
droite du fleuve fut bordée de troupes , et une forte bat- 
terie fut élevée pour Ikvonser la constniction dft pOnl. 
Le Roi, qui voulait être présent au passage, partit du camp 
de Heea avec six malle cnevaux , et arriva à Eltemberg le 
11 Juin, àdix heures. Le lendemaînn]Bttn,lepant étant très- 
pen avancé, on risqua de traverser le fleuve- à la nage; et le 
raèine jour I^uis XIV écrivait à la reine Marre-Thérèse ; 

« M. le Prince m'ayant rendu compte de» gués 

« et passages que j'avois ordonné de fbire reconnolEre sur 
v le Rhin . depais le fi>rt de Scbenct JDsqu'i Ambeim. je 
H partis d'auprès de Rees avec ma fçendarmerie, et je vins 

■ asoncamppriscI'Emmerict. oAjesoapai; et au sortir 
> -de table , je montai k cheval avec lui -, après avoir ^onné 

■ met ordres ' pour un détachement de mîlte hommes de 
« son infaoter ie , et pour faire marcher les baleaurde cui- 

■ vre et l'artillerie avec sa cavalerie et ses dragons ; et je 
• sois arrivé ce matin avec \e jour ici. J'avois un ^de 

■ fort pratique des gués de celte rivière , sur le rapport 
a doqnel . ayant commandé au comte de Giiiche de recon- 

■ noitre un ccrtam endroit nommé le ToIhuiSi i) Va trouvé 

■ Kuéable. J'ai aussi disposé deux batteries Mir le bord du 
« Rhin , contre tout ce qui s'opposeroit i la cavalerie , que 
a j'avois destinée pour passer à droite et à gauche , tandis 

■ que je lerois faire on pont de bateaux dans le milira , 

■ pour foire passer l'infanterie; mais sur le rapport dudit 
« comte de Guiche , j'ai commandé deux mille chevaux de 
a l'aile gauche pour passer le Rhin , sous la conduite dudil 
K. comte , au gué gti'il avoit reconnu devers le Toihuis. Le 

■ r^iment des cuirassiers, qui avoit ordre de passerle prc- 
<> mier , a détaché dix à douze cavaliers qui s'effurçoient 
« dépasser tantâtà gué, tantôt à la nage, Cesgcns-i'i ont 
(t vu venir à eux trois escadrons qui sortoient (le derrière 
« des haies et des saHles, et ont été charges bravement par 

■ les ofDciers du premier escadron; ce qui les ayant oWi- 
« gésderecnlcrquelqneïpasdansla rivière pour attendre 

■ leur corps , ils ont nterché tons ensemble aux ennemis . 
a l'èpèe k la main, avec tant de vigueur que le second et le 
" 'Lvoisième escadron ont lire d'effroi leurs coups en l'air , 

■ et ont auB^tOt pris la fuite ; et le premier escadron , qui 
n jusque là avoit tenu assci honne contenance, a lâché le 
s ^ed comme les aatre« , à quoi n'a pas peu contribué le 



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< canon , et alon toat le re«te de la civilerie a p>n£ la 

) rÎTière , et une partie a marché avec le comte de tiokhe 

t aux ennemis. Le reste a demeuré en bataille aar tt bord, 

■ avec le banheor et l'éclat que nom poavions «wbaiter, 

i n'ayant perdu au passage que fort peu de uialene, et 



< n'y ayant que le seul comte de NogentC), de peraonnet 

ffi^aDles , qui a été noyé , et presque rninl de bles- 
lis ensuite le malbeur a TOuIuqueM- lePrincc, 



a iqui j'avais mandé de ne pat paner le Rbin, était parti 
a dans un petit bateau, avantrarrivéedemenontrc, pour 
a aller voir ce que l'on meUroitde {eiH dans le chUeau 
a de Tolhuis, et pour faire reconnollre les poalei de delà 
« l'eau; de sorte que, n'ayant su de mon intendon, et 
a ayant tu M. le duc d'Engbien et H. de LongooviHa (*) 
a courir à toute bride «ers une batterie où les trois eica- 
a droRS dont j'ai parlé avoient joint d'autre cavalerie e^ 
« onelqae infanterie , il y est accouru aussi , et a été suivi 
a de quantité de gens qui n'ont plus gardé de mesure après 
a un tel exemple. D'abord If. le Prince et ces nesiieura 

■ ont poussé tes eBuemis, et U. le comte de Guicbe lésa 
a pri! par derrière , en sorte qu'ils se dispoeowDt k mettre 
a bas les armes, à condition d'avoir bon quartier. Hais 
a M. de Longueville, étant entré dans la barrière , a en ce 
a moment crié : Point dt quartier '. même, selon q»elquet- 
< mis, tiré on coup de pistolet. Le désespoir a fait faire une 
« salve auï ennemis, dont M. le Prince a eu l'os au-dessus 

- a 4Jn poignet gauche froissé, MH. de Longuevilk et de 

■ Guitri (^lués sur-le-champ, et plusieiirsdont vous verrei 
a la liste, Un peu de patience, il ne nous «ùt pas échappé 

■ on seul de ces gen^-tà, Le comte de Guiche les nakl en- 

■ veloppés d'un calé , et d'un autre nous les eussions pons-; 
a ses avec les autres escadrons et avec l'infanterie, qui 

■ étoit presque passée dans les bateau, au lien que cet 
a emportement noQS a coûté eberi mtis , à cela prél.les 
a affaires sont en si bon état que j'y ai tout sujet de louer 
a Dieu de celte entreprise. » • 

Louis XIV écrivait en même temps au maréchal de 
Tu renne : 

AubordduRhin prtid<TolbuIi,le il juin ISTI, 1 
dii heurci du malin, 
« J'ai estimé i propos de vous dépêcher ce garde , pour 

il] Armand de Btintra, nurtetil de cami 
f) Oui de CbiuDianl, atnqnii dB Baiirr, i 



HihyGoOgle 



«-*pTi*entr<(ïrftii99cs'noilve1le^.£n5absiRiKe,fa'i^avalerie 

« -«'[Mïsè^'ft gué et l'inrMiMrie dans les'baleinre , rt' îe pont 

.' >B<)a-i<A[it4»ns>d«ax'heiirM.'II est Vrai mic nons-avonS eu 

•■■ q«elqoMgetis<de «oatité Wssès rt tu^s a rcnAssage, ei de 

: ni'pVMaiietertafeietnrrièrc'dFt&'rcaii.M. leP^œ'eStdu 

- '•'liwnbWidespl'mnters, *t ■Mat^ac.'Vlvdnne.lë'camte 

"« deSMrix et i|irtHtne3ailtres;et enlre crux rrniontétè 

'«'fiiéi. MM. deL«neae*il1e."GaitH et Kogott. C^gSrde 

1» WMs en pourra dfreleiléUil. Dieu l'a permis piM* tem- 

'■ pMerna frie ; car, â cchi prts .ttrAtes choses SoAl'ici en 

>« wt^bon 'eut. le voffi 'écrirai ce Soir encore, potic ton» 

■i« '(MreNT0irme3nitentkms,etV[uetparli']epret]dfai'(')-» 

1 33(k VHiBB DSi8GlKiircK (<8 juta 167S). 

' PlrV. l>uNENOl>ttn<iias. 



I>*riic ccnlrtle. 
SillcdcWUtd. 



-K fi«tapes du 'Rffjr HvoirbaKi 

«a'Htredit a»*r Mhanftie, apWsaToitrctirè lestronpes 
NI mif^prrdoiertileurs relrandieiTieM Sur l'ISS?!, qu'on avoit 
■« dtsBéïHiïcnirprendre parderricre-, «equifltqWe'je'ïtoy 
<t ft>tM!iïale Ithtn et se rendit à Mn irtmée.II envebU- de 
'% Tu»nfie61a'tMe de telle 'éuprinee deConflè.-que sa 
'II' MWMre'mettoit hors d'é^xt d'agir. 

■■•■■I^prince d'Orange gerelliatrts'tJtrecnt, el;jÉta des 
''«'triMpes 4sns Ntmègue C).« 

^nwrtt Ce temps, turemic, «li's'Wait ■ewairé Mtffort 
Ifc ffmtienibeurg , enireprMle nége de eeliji âc-9*hrtiek, 
littttiè entr^'deux rivières. M ^e l'on rei^rdalt ttotfime 
'MnpKiufale: dènxjOWs'-d'sAxqfle'tui snffireni pMlr's'eit 
"niMrc -maftfe. La gaAitmn, T{tli était de 'deux tttillc 
'bMmés.-se rendit prisonnière de gtferré. 

83t. 'tinte^DE nefiflBotiiMi j;31'J(fiiii879). 

Pir .team-Bwf liM ,'I1ai tix. 

* Le Boy irrita le 15 d« juin,.«vec Mof ^r ('J , devant 
- lloesbourg, place située sur l'Issct , qu'il fit invcsl^ en. 
« arri'antdu c6tédela riviire; le lendemain il fit ouvrir 
a deux 'tranchées àdeux endroits (tiAïrens par quitte b&- 
> lailloiu des gardes-franfoises, commandés par le duc de 

(>) MfmairtÊaiililairetdt Lo«û X/V, mis en ordre par k gêoénl Gri- 
•OmM; i.'lll, p.-t»Mai. {tBiiMrt tuMaérs da iMii Xir,r*tWàxi, 



hmnii.*otnan,'dK>ii-ommt. 



HihyGoogle 



t Rouanei (') en qualité de colonel. Les assiégés firent im 
a très-grand feu Mirivtin^r)eitnH«i;,BUiu «1 nrArt 
« pas capable de les ntealir. Le lenileniaia on établit une 
« battcTK de dooze pièces de canon , qvi firent un si grand 
0. leu i^i'ildimiau tt leur^wnsid^ciibleinent. E^nfin le gou- 
■ «Kenwur, »près VAtoe 4érendu ius(|ii!aiiîttdeiùiu„ de- 
ii.inuda>à capitdlfr; meis.iuiJtc lûiaccacda d'autre i^pito- 



iiatsaa(. 



flHe.ccJte4'étKpri30Qj^r4e guerre avec saga r- 



{miwam^. 



'Pir BcriRijwit , d**pMi VaBdHnealeo. Parlw ceMi-ali . 
(iPendMtt.iMc :1e Boy.. BL de Ijirenneiet d>utres Siik diif dr*. 
« 'B(Sciei»-i$ènaraui pénétroient dans le .pais, ennemi, ^■'^^^'j^P*'^ 

■ H. de .Ltuetnbourg, gèaècal des tronpsi de .Munster. 
« -Taiwit à^tofi oùté de ^ands progrès. Aprùs ia prise 
« de Gcoll,il a5ÙBgeaDtt«Hl0r..ca(tiU)cdjipa)'f d'Oter- 

. « iiMl,(ltnlils<:»cuitit.iiultn>.<!npeu(le^[ira, 8US6i-JLticii 
■* (BK àa willes de KuRtdl. de Kjenipen., d'Elbourg, de 
<« fivdewick, de Jlakntf J&fiasuulLct d'Onuneo (^.]. • 

.Xe JUH.rut.lMcntùt iskilcctte Mut.le.couEsde l'Vssel. 
rJl déUcka.HwMUu;, aT«c un cocptde .Iroiutcï tlAc l'.ar- 
^liUerie , ,^u^ iwne .te ȏge.de Zulpheo- La place. &it in- 
TMtie le.rël 'le fuia, «t.ta ttaaciiàe ainente le ifodcmain. 
>Le owqHÙèqte iwir.^ ^eutrucnw deintnda k capHuler, 
■M ie:diic,«£Oi[lé»iu M «ut entrée daosla tijic kâô de 
inin. IL.âii)«fjr4.,au Jljii ,ifii)S^M( .ilrapcaut «L f]uatre 
ètcndafdi. , , . , 

■ Si-lùt qae le prince d'Orange se fut retiré avec ses 

■ troupes des envtf(>os„di'^(rfcht, JtS tiabjtags.de ««^e 
« Tille . après avoir teiia conseil , enTofi^rciit des députés 
« qaitîriivnt-iffTrir-aalloytle lui remettre cetteplace. et 
■. .pQurJe., prier de lenr accorder des sauvegardes. Le Ruy 
« Wreçutfortbîcii.ct.aïaiit accepté .laqn effres, il dè- 
« JKba kunargùis (le Roc^trsrt (^) pour en' aller pfcnilre 
«■potKséùio,.ct Wiiloniia ic s monaqnetairN a ve<^ quelques 
« jinlres tmupt» d'slite-.J-e 1toy„parti de son camp (lelta- 

■■ neronsue, ie .suivît de près, .et Hl son enlroe flans 
« Ctrecht'lé-Sffdcjiiin '(').» 

•;i')'FiwmH« 4'AiiliusMiit.'ll)' du nom, dcnubiluc &> Li.Fcuil !«<)<■.*< 
.'iHMdMtdeïrMicc.irWlorêenili'ain^.taiiiiXrK.iurgHim'y.rj, 
,^dM. lliUwl.ip.Ju.mHairk'Lauia M'Alako]. dcpuiB BMttiJial |lc 
Fnncc. .', Bbhirt mUaire it.Ltmii TlIY,9a Qvbici.i^ J> J-. W- 



HihvGoonIc 






383. PBHE BE NTHtecB (9 jiUUet 1672). 

Par U. PiiiupT en le». 

Il Le Boy atoit laiâsè deiriêreM. de Tn^nne, qui coi*- 
a linuoU à se rendre maître des villes et des_pwtea qne les 
a Hollandois [eiioietit encore. Le iiiarqnis irApreinont (') 
« prit par s«s ordres lefortde SBint-Andrè le37JiiiR, leforl 
a de Wom , et la fille de Thiel le S8. Le comte de Cha- 
ilty C) assiégea et prit Gennep. M. de Turenne marcha 
rès k Nimèguc qail M investir le S de jnillel; cette 
H place étoit forte et «voit une garnison de quatre mille 
nommes d'infanterie et de quatre ceHs chevaui ('). * 

La ville de Nimègue investie , le vicomte de Tnrenne 
somma le gouverneur de se rendre ; et sur son refus . il 
prit aussitôt (les mesures pour ■ commencer le siège La 
tranchée fol ouverte dans la nuit du 4 au 5 juin, et les 
attaque^ poussées avec une si grande activité que le 9 les 
assiégés demandèrent h capituler. « H. de VaMeren , gou- 
B vemeur de la- place , sortit le lendemain k )■ tète de sa 
a garnison et avec une partie des honneurs qu'il avoil de- 
B mandés.... Le comte de Sanix, qui avoit encore des em- 
« plttres sur le visage et le br^s en écharpe des blessures 
a qu'il avoit reçues au passage du Rhin, voulut venir i 
« ce siège , malgré les représentations que lui fit M. de 
« Turenne, et eut par* aux actions qui s'y passèrent.' On 
« trouva dans cette place qnaranle-cinq pifees de canon. 
« Le Roy en donna le gouvernemen(aucomtedeLorges('), 
■ marécnal de camp et neveu de M. de Turenne ('). ■ 

334. PRISE DE CRATE (14 Joillet 1673). 

,, Par BoanAkD, d'ipr4* YiDdeiuBuIfR. 

I' a La prise de Nimcgue acheva de jetter l'épouvante 

« psnnilcs Hollandois. H. de Turenne étant occupé de- 
B vaut cette place, il détacha le comte de Chamillypoor 
B assiéger Grave, place située sur la Heuse ; elle étoit lortî- 
■' fiée de (erre , bien fraisée et palissadèe avec de grands 
a dehors, un bon chemin couvert, et da large fossé plein 

[Il Pnncoii île U Hothe vnitbert, dtpala marécbil de cimp. m Hé- 
rard Bouton, H' du nom.lleutïnanlgéntrtl Oei armén iti ni: m BU- 

" ■ r, turQumpï, Ll.p. MT. OGoyAldenceda 

le Prince ei doc dcLorgn4>Bra*. (•) Bititwt 



xfr,p. 



parQvIn^, UI, p. 3 



n, Google 



« d'eau ; elle fttt cependant obligée de m rmdre après 

■ quelques JQarsd'attaque,lorsque1einanjuisdeJoyeiiie('] 
«.eut défait vingt-qua Ire compagnies d'inranterie qule 
« imnce d'OranKe avoît envoyéti pour s'y jeter. Cela mit 

■ le gouverneur hors d'état de souleirirTin siège dans les 
« fonnes par la faiblesse de sa garnison (*). » 

53£. PK1SB BE NAERDCN (20 juillet 1672). 

Parlcao'BipdieelIjiKTi:!, d'tprtî Tandermeii1«ii. Partie team le. 

Pendant que le maréchal de Turenne était occupé au nt\it ditr àr* 
sié^e de Nimègoe, le Roi détacha le marquis de Rochefori . l'wwuiaM. 
-qm partit d'UtrechtaTecun corps de tronpes pourmarcher ° "'■ 

sur riaerden qu'il attaqua, et aouLil s'empara après une 
foiUe résistance. 

Les Français étaient aux portes d'Amsterdam. Le grand 
penrioDDaire de Witt proposa alors aux Ëtats-tiénéraux de 
oemauder la paix , et , dans la première frajeur des armes 
françaises , cet avis prévalut contre l'opiniilrelè guerrière 
<fat prince d'Orange. Charles II appuya de s<»i interrention 
l'hamble demanUe des Ëlats-Oènersnx ; mais Louis XIV 
préleaAil imposer à la Hollande de telles conditions . que 
c'était la rayer de la liste des nations indépendantes. Od ne 
mit plus dés lors conseil que de l'excès du désespoir : Jean 
«e Witt fut égorgé par la populace ameutée, k prinm 
d'Orange mis h la tète des armées de la république, et les 
digues , percées dé toutes parts , livrèrent la Hollande aui 
eaux de la mer pour l'enlever aux Français- Louis XFV en 
effet flot renoncer i pénétrer dans un paya inondé. 

336. siiSE DE HAËSTRian (mai 1673). 

iNTBBnaaBMurt »b la ttàCK. 

Tabicdu da letnpi. Pirlk triilnle. 
L'empereur Léopold.atannédesconquétesdeLonisXlV. "'i^n"^ 
s'ètaiidetaché de son alliance, etde concert avec le cabinet de 
Uadrid, ainsique les électeurs de Saxe et de Brandebwg (*l, 
il avait conclu, dès le mois de nai 1973, avec les Ëuts-4je- 
néram, une nouvelle ligue contre la Ftance. Louis XIV en 
col connaissance; il s'en exprime ainsi dans les Uènioircs 
iBililaiTcs .* ' , 

■ J'avois pris up très grand soin , pendant l'hiver , que 



fcnifr&aadpri, ijon brigadier de cavalerie . et 
re.(i)0i>(air<MiWaireikltPU<tX/V,pirQninc), 
rg« Il et rrMMrie GaillatiiM I- dM (■ Granâ. 



(') 3em-Atnunâ deJoTcnafr&aodpri, ajon 

dràuitmtTéchtlde France. (i)0i>(air<Mtlifair . ,, .. ... 

'■ I, p. m. (■) Jean George 11 et rrMMrie GaillatiiM I- dM le Gnuti. 



HihyGoogle 



3m A4UU9S msiqmftfBs . 

■ qwsifpu^irépwaiaentlicajicrleB qu'elUs avoifnl foites 
.«,,par4£alaUgueft|qii'elle«avoient eo^uréca dans le coars 
« etMr la longueur ili; la campagne [de IB72].'Jc dêsirois 

.a qa elles fusse nLcomplê Les en y cnlrant , voulant , dH le 

■ .camfBencetnanl, faire.quolqutts progrès , cl souttoiret 
n augmenter la.puissaacc et La rc(MtiLioa de la Fsaace ; 
« en travaillant pour die, je travailluis ponr moi; et il 
a m'étoltbienilovKtlc troi^rinaglaûe denscaUcxtoi 

'X état awsi puusajit el. aussi abonda tiL qu'est ce rojaume ; 
« mais pour jouir par faite ment de moii bonheur , il falloit 
« 'durmet-^e grandi desseins , et .qu'As pussent réussir de 
.■ loUscôtis. 

• D'arois Malrt aut Allemands et am'BnlIatfdoiB. 'Les 
«Esnagnols itoient'Kien mes ennemis,'mah ibétoieitt ca- 
• chés ; je diesinuilai donc avec eux , car je roUlon- qti'ils 
«'comnitnçassenf lés premiers àme'hrre h^^gocrre. J'avois 
a pocté lues conquêtes si Ibin'I'amfee T67!i, (pcj'spprtlien- 
« dofs de n'en pouvol» faire , onl673,'nni pOMeilfï'ré- 
VpDndn;; tfe pins, enesËtoient éloignées acmonravanne. 
-« et je'îi'avois pas de cbonin assuré ffmr les swtëiwr. Il 
'« n'y aïoit que Mafthnrtt^ui pOl servir* mon dessein ; 
"< mats comme mes rnnenrrs le toToient «<is«i Men que 

« -DMi.'tls aroient IcTiKntc'irttérèl'cie le ^rder que'j'avoîs 
« de.le'prcndre. ' 

«1 La place étôit pWirrat S*^ ttutt Mqu'it IttlIoUvoursou- 
tr tenir un siëffe, etutie'cntr^rfsedc'Celtec«nMffiHneene 
«'se pouYoH^irèsntsaTtifruAe'greJbeflnnéeet OB' grands 
K'prépar!iti6. 

• B Mes'faDrtTieiRwpes'élorpntai'Atlemaeiie'rteriVol- 
< lande ; je n'eif aTûis imc ircs-pou en Flandre et sur.nes 
a frontières ; la guerre durant tt s'dllnmani de.|ilus en ^Ins, 
a je fus obligé d'en m(fltTC'<ur pM.ilaifieiDnMwis point 

' « de atsnHe ; mais il n'étoit pas de la qualité qu'il faut pour 
<*:Bmutn^eiiplaflas^u4»iMtenétat(l<KlMea défendre. 
i«>2erà*lu«nilMnmoiRs^d:aUaquarMaéiiri(dit,.BMJ|gié les 
«' ARintitisiqae: j'y vByfù. 

• JeebmpasaitmitiariEtes, lluM^ncia comaïaaJcrois, 
«'l'auU)e<soiu4ef>riiM)e.>de<C«ail«,.el la tAisièaw .ètott 

'«'(onduitaiptr levisomteide 'TtifcwK. Il était ^ducAté 
« d'Allemagne , pour observer ce qui pouvait vtsic des 
■ a lrwqMfiile.)'>Enpenur)etde'St&^lhéfiJ:<inKqyaiilu.pnnce 

■ de Condé en Hollande , afin qu'il n'y arrivât rien qui put 
« donner; courage àmics eniKnœ."«'je'T49i}(iu'd>aBira«ec 

• .mon année, (|uo'iqa'dle ne 0)1' coiupoKerea partie (que 



HihyGoogle 



ddtVAMm-H vwaiu.es. ;«fiB 

« do.DMmlks lio^iM.iJ'eneanyaile reste «nAaawi lion, 
tiam&M, Plandre.stibBS les places duro)aunM. L'ar- 
a loie^gBeJectManaiiilain'ètoilffiie de vûict iwUe .hom- 
a'iWftwpié'el^tedouie.iailleickevaux. Quoiqu!clte Tût si 
< faible, je c^soIbs d'atUqwr UaêstriGht, et de treoj^er les 
« JEfpagMk |M«r les «np^ef . pv la craiàte.d« perdre 
■M. ^Dclqtt'ttfle de leurs places , de jeler uu aecwus considè- 
> nble>du»'Cetle$,(4u'ils:3«LgeFoieBt] Qi*^ jf' <M>ulais as- 
..«.•iéj(ir. » 

^7. siÉSE BinnuwTBuaT (69 i«la<lS;3\ Aik du Kord. 

^ B.-d«-cbiai>éc. 

-Rlr lntoin«-TMti^s Vk^OimtEtTLEn. S«lteD>ll. 

'33i. rRi8E]iEH.iE5TBicat.(29ji)io!1673>. 

Wriostft'BwLxaMiiaiiaTs- 

JjwkîUV acoGBipigiK «k'ila.Beineuait qviUé'Swnt- 
'GetatiA^icLaye le 1'' mai. U rtfagea à^petitee jotyoées, 
.etilajssi iaBsine à X»ttrn#y. l«'6.)uin J69S, il..taaail att 
maréobaldeTuTtaiM- 4u «ampde Tcnutna : 

'« Jevoitf!ëcriiQciB«lii»jBa RBîn pour vons dire qu'il 
« est de la dernière imporlancc , pour le bien âeaiQa.ccr- 
n vice . qae tous conteniez les troupes de l'armée que tous 
ccwnnuMiez, dansune rÈglc très-exacte. Plus vqus ires 
■ «a avant, plus oelaest'nècessaire. et, poHrpcugue tous 
a V DcnAiei, \at^ en verrcjc la raison aussi bien que moi. 
c V^us lie aaurici donc rien Jairc aui me s«it si -agréable 
« due de'donuer tous \oa soins pour laire^xceulor c&,quc je 
41 aésirc. 

■ Je marclic donain .à'Il^QËstricfa't, oii j'csptrc qu'il n'y 
M. entrera pajkpiiis de troupes jiju'il n'y en a.Itc Lorgesest 
a d^à devant avtc neu^ou dix mille tlvniracs. Le^marijuis 
« de liouvols vous écrira plus au Iodk; c'«sl pourquoi je 
«'fitiis en vous assurant que mon amitié esl toujours pour 
■m tous telle que vous t'tivct vue et que vous le.pouvez dé- 
IL ÙTtr. B , 

Arriîc devant SUbêstn cil t , 'Louis XlT éçrivU,,le ll'Juin 
iB33, à w>a ministre CollMrl ; 

■ Tai4it:à votre EU de vous mander d'envoyer un pein- 
« tre . ^ar/jc^crois flu'îl y vira ^ue]que chose ilç'btau à 
«'veir. trùk vatràs-:bico.» 

« Haâstricht etoi't une des places les plus considérables 
1 qui restoient. aux Hollandais, f^rès Us p«rte« qu'ils 



HihvGoonIc 



-^6 



« tToient Tailes en 1672. La Meuse )a partage en deux 
«■villes, et retendue de ses dehors, tousDieniorliOei, en 
a rendoit les approches et la circonvallation très-difB- 

■ ciles. Les Hollandois l'avoient munie abondammesl de 
s tontes choses, et j avoient jetë un renfort de six mille 
a hommes de pié, et d'oiue cents chevadi. Cette garnison, 
« l'élite de leurs troupes , ètoit commandée par nn officier 
« de grande réputation. Le Roi savoit Tétat de la place , et 
« sembloit que toutes ces difficultez dussent le détour- 
« ner du dessein de l'assiéger. Cependant Sa Majesté le fit 
« eu personne au mois de juin , et après que Von eut em- 
o porté en. plein jour les dehors l'épée àla nùin, on at- 
n taqua un grand ouvrage à corne , où les assiégez avoient 

■ pris leur principale confiance. Ce fut aussi en ce lieu 
B qu'ils se défendirent avec le plus de vigueur. Us firent 
a jouer coup sur coup plusieurs mines et plusieurs four~ 

• neanx ; mais, malf^ré celte résistance, l'ouvrage fat pris; 
V et cette place', qui av6it soutenu de si longs sièges contre 
Il le duc de Parme (Aksandre Famèse) et contre le prince 
« Frédéric-Henri (de Nassau, prince d'Orange), se rendit 
a au Roi apréstreize jours de tranchée ouverte ('). » 

' Le Roi , devant Maëslricht, re;at ta kttre suivante de 
son ministrcColbert: 

' Parti, le ilBiUrt 1073. 
H Touteslescampagnesde Votre Majesté ontuncarac- 
n tère de surprise et d'èlonnement , qui saisit les esprits 
B et leur donne seulement la liberté d'admirer ,'sans jouir 
. fl du plaisir de pouvoir trouver quelque exemple. 

« La première, de 1667, donie ou quioie places fortes , 

* avec une bonnepartie detroîs proTÎncefi. 

a En douze jours de l'hiver de 1668 , une province 
M entière. 

K En 1672, trois provinces et quarante-cinq places 
B fortes. 

s Hais, Sire, toutescesgrandesetextraordinaires actions 
« cèdent i ce que Votre Hai^esté vient de faire. Forcer ûx 
« mille hommes dans Uaëslricht, une des meilleures places 
« de l'Europe, avec vingt mille hommes de pié, tes attaquer 
e par un seul endroit, et ne pas employer toutes ses finies 
pour donner plus de matière àJa vertu de Votre Majesté ; 
a il fontavouer qu'un moyen aussi extraordinaire d'acqiiè- 

(<) BitMrt de touii Xlf, p«T Limien , l. if, p'. lit. 



n, Google 



Dv'rAuts u miAnua. SSI 

a rirde lagloîre n'a Jamais ëtépenHé^e par Votralfajesté. 
a NoDS n'avons qu'i prier Dien pour la conservation de 
< Votre Majesté ; ponr le surplus , u volonté sera la seole 

• règle de son p^javoir. 

« Jamais Paris n'a témoigné tant de joie : dès dimanche 
« au soir, les bourgeois, de lenr propre moaTement , sans 

■ ordre, ont fait partout des feux de Joie , qui seront re- 

■ eommencés ce soir après le 7>lhwn('].> 

339. COMBAT kaTal du tbxel (21 août 1673). 

Par H, Théodore Gcdis en . - . Aile ilu Nord. 
Pavillon du Roi. 
Les Hottes de France et d'Angleterre chercbaieiil celle de H.-dR-rh*!!*!^. 
Bollande pour la forcer i, comballre , et l'amirat Huyter, 
après atoir <]u#lqiic temps évité l'ennemi , d'après ta re- 
commandai ion desËtats, reçat loati coop l'ordre d'accep- 
ter la tmtaine, aGn de protéger le retour de la Halte que les 
Hollandais avaient envoyée aux Iodes. Il snivit done le 
' pripce Boperl [*), qui avait rris le diemin d'Anuterdam ; 
mais le vent étant-devenu Contraire aus HoHandiis , ils se 
fvtirèretit dans leurv bancs , jusqu'à ce qu'un vaisaeaa de 
la Dette des Indes , richement chargé , étant veni donner 
au milieu de la flotte du prince Bupert, les Ëtats, craisnant 
que le reste n'eût le même sort , eipédièreui des ordres à 
leur amiral de tout hasarder pour prévenir ce malheur. « Il 
« leva l'ancre eumëmctems, et apprit en diemin que la 

• fiotte d'Angleterre , après avoir tenté une descente en 
« phuieurs endroits, éloit devant le Teael; ilyfit voile, et 
K se prépara au combat. Les Anglois firent de même , et, 
« étant venus aïKlevant de lui , le prince fiobert donna 
€ ordre n tomte d'Estrées de commencer le combat; 

• mais , la nuit étant survenue avant que de se pouvoir 
« joindre, il fut remis au lendemain. Le ctnnte d'Estrèes, 
a à son ordinaire , atant entrepris de couper plusieurs 

• vaisseaux des ennemis , fut obligé d'essuyer le feu de 
s presque toute la flotte ennemie , qui vint au secours de 

• ceux qu'il avoit entrepris. Jamais combat ne fut plus 

■ rude m plus long : il dura depuis le malin ju&qn'.iu soir 

• tans se rallcntir de part et d autre. Le prince Robert , 

■ ^i avait l'œil à tout, voulant aller donnerdo secours aux 

■ SKfls , fulentourë de vaisseaux ennemis , el se trouva en • 
« à grand péril , qu'il fut obligé d'arborer pavillon bleu , 



HihvGoonIc 



a ■ptlv»4MAiiylws«BLpoBrdfimsaderdHsecoiiH.I|ais 

■ ]» ft— i » .»T«i t laaapathè panAf oi quelque ieiapfi<(|Bft.les 
■t MiMlMtepMNUl.dMMimr , 1e4inger dcmol ùynad, 
c OD'on Tôt obligé tk mettre le Bgn*! tout «g pliu hiut 
« aDWtueta.afia.cfH'ien.le.pAI «oiriJeplw iMii.£cUeTne 
« M<mÊMfua. fah-àe(tATV ivnir pliisieucG'vûtsaau] «i .«e- 
«SOdKdq pmea; lecAkibat iwrMiiaiifiita «n cat «iidroil 

■ pli» funeax qs'iMiyarevuiL,' di.biea quil y eut «n tio 
« moment ua nombre inGnî de monde tuè de part et d'su- 

-« li*^ Vour oe ^ai eUdBicamieid'Etlrè»,'qaaDd ilufl 

■ (lo'ljiie escadre ennemie vuuloit encore porter au travers 
a fle la sienne pour venir accabler le prince Robert , il 

' ■ t'y tpaon fàatnaaaoeM saiB vmnpu ea venk à bout ; 
« «n&ifa combat nfMirait point fiù ullne Les dcNX dhefs 
.« Dv'avec la porte 4e l'un et dcl'culnc, û l'uune fiU.«enu 
> jmeauqiriaa Bahcvt nfoeile 'vicfï-«ininrjSpra«hq qui 

■ Atoitiaax-siiin ncc le noe-amir^ Blankeit, oUiilncDTe 

■ ■»iiinflTBt<l4Mi^rjqnetai,.oe4|ut«blt^ac«pEiiHnde 
M Mnfemt-d'effiiti ^'il èmila tous les viiuacMixawi'«n- 

■ ■riiaOMMnt.pauriin^eridoaacrjeaoursjrmwailAniva 
« aBpentnif tard: oarle viee>«miralSpi»(A, aprè» woir 

■ HntMM te comint avec Ihemicoup de Murage, et unir 
« dnngéideax ftiitide vitMeni , l'otcôl melheurewement 
m iMTë. ll.Éil «EMmcmcM plarnl de* Angl«U, qûAi- 

' ■ aioa «K glande catine dé u pefunne. Ce^adant , 
« oomme la nait approcboit, en ae fioquea pliu de mrt et 

' «tfantM «M'a iauer<lesvaiiieBax||uiétoient leipimsfn- 
« tloniiiagtt , ««.ichacoB B'ètant rotirÈ «le wt^fitlé, le 
« combat'fliilL . 

alecBnUcd'Estrèessoaaintdans-oeUeoccBHanrjiMineiir 
'<ide<U nalkn 'fraofoiae , aufisi bien que I0 m«n|uiide 
«àbrtel.à ips lesiAngloisel'lesÛaUaBdgis.oe pucent.re- 
B iaisr éesittttx^e», paura'ôlrc iMmilé, iTec qiutre vai»- 

' IX , d'anc pandeiparUc de la iloUe.eimemie, qui avoit 

— '8de.lefairepàrir (')■■ 

MO. nisE VB4HUV, nuinciie«6aHTË (38 février 1674). 

Piiiie ceninic. P^r jtiii oint -Franc ois 'V]i>iutixEi:L'E:i vtn ihis, 

Viîêud^iS^ " I* **>'itn<ncement dit rptfe aniice. (Cl Louis KIV . 

N»iw, ■ " dans ses instrtictWns S srtnTiIs, nehrt ps< si treMqmlle 

« que la pïécMertte. La"plu{>art des- prihccs de EBnrope 

(1) BitloiTf miUlairi ér UntU Jlr, p«r Oi^iiCJ, t. I,if. JspMI. , 



HihyGoogle 



« stèlowot^lignisft naa cadlreimaî: i8e nts iiliHy ils 

« ck concert pour trav«mm«tdMMtas-aai()w:v ca^é- 
ifclMr'tiH'dlS'Ae fftwHWMkt. Xaat d'enam» fiuîssans 

■ A-»btigjirMtà^tMlre!plH'ttude'àiDoi .eli'pèiWei ce 

■ ^wje éeyé»iuiBt^foat safiêtu la râ^IktitM/dc mes 
M «tmes. , t^ffMHlngf le l'état et na :gloîre pentnaeAle. 
« Jtow ^'par*«air,:jad«mts éviter les «coîdens.qiii, d'«r- 
■■ diMin-^ontdestuitaificbeiaes. ctmenwUncO'état, 
'«■yafini^ i&g ta w , denerietigrMadr». twv y rèosâr , 
« il blloit^ein9i;résoliiiiiME A»ml pranptat, scnfeles , 
■« '[B(6 0rdrM nmnyfii ftiinirnitffi TinnrMiftltmwnl .'ni qiir 
« rieam twuUU'I'bumoiHe'd'uasdmbtaUéoanccrt. B 

«iJain«Hlapui(Saac«(ihiS»j'fi>'a«oUètè|)lutn4)tfequ^lle 
« l«paiat'P«iulaDil'aflnâeauBoUs«nlram.Gc prince eut 
■* l-Kwleoir tontes les foreei de l'Btepateur.'de «ans les 
« PriiiBMiJel'efopire, de l'EspMneetiles BÔIlaiidiits. Le 
a Bot d'Angleterre, tMiaUié.a l'appui dnitKl lil airoit 
« ennvprts Ta guerre contre la Hollande , Tut contraint, 
a par les intrigues que les ElBt»MSéiièraiKlarafèmtda« 
<i l'intérieur du royaume, et dans son parlement , d'aban- 
« dcfnner son alliance. L'éveque de Munster et l'ËIectcur 
« dBGotagne(|j,les6<tulsaUià(|Hel6RaT«v(rftcontervé3, 
« -AitéiitoWigésde^rendfele mèmeparti ; iln'ymtqiiel'é- 
■ % ttetmr deBaiicreC)^ garda bntMtradté, et le fio^de 
c fiaUeOMrame médiateur. Louis KlV/daiB«elélat/ntt 
i« «mramdel^Mttteè un>ii>gtand nombre .d'anoemie, et 
'c^descMtenitseul lepesantfordeau dhmfguene ifn, selon 
c re^rancedesescDMaM.deToitenlièieineBtraetHbler. 
.«'Ca^adataugraDdctonaemtmt deTËurapC, oe fut la 

■ :pilû<f|lMienM«ampagtie4iui K futfaiteenfrtmce, de- 
« puis le-COBHDcnceoieot d« règne du tuty f '). a 

Maia S1V,«B se rendant à UaëStricbLdans la campagne 
- piécèdme,aTait'laisséefiBourf;<)«nelediicd<:Naiail[esr'), 
iNirieflaiit-géBtral.iioar iy surveilleriez mourameuts des 
B^apDladacôtédelaPraEKlK-Conilé. Aneiitôt apt-èi ta 
dnimtàon du cabioet de Madrid, au corameuMmenl de 
l'anilie 1674, «eigénéral s'était empressé de réunir toutes les 
troopM dontihpouvait disposer. Il s'rtnpara d'abord de 
qael îmea cbiieam. Ayant reçu un renrort considérable 
eDo^HMède'tNte cdnqMgBacsdesganies franfaises.dor^i- 

m Nitiniili'cii-Henri de Buvi^rp. (t) P#rdinand-U>tie. >'■) Chacles XI. 
Ck) BiMri'wnliUmrt dt Lohû AfV, vv QuiHC]r, 1. 1, p. 3T0. .>} Bbilif pe 
dt HanUult de B«dw: , 11'' du nom , depuis ouïcclul de Fiance. 



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360 eunns msroïKim 

ment de Lornioe et de ùx txtOt dicTiax, il marctn snr 
GniT, en clusunt l'ennemi devant lui. Les troopesespi- 
gnolet M retirèrent dans !■ place. 

■ Uonneur de Narailles D'alant pins rien qai l'emptdiit 
a d'assi^cr Gray y marcha. En s'approduuit il troara la 
a cavalerie des ennemi* qui venoit brdler les villages où il 
n avoit dessein de s'établir (mur faire ce siège; il y eut nne 

■ grande escarmoncbe.etlesenneniis Turent repousses JD»- 

■ cni'à leurs postes ; U . de Navailles y reçut plusieurs coups 
s de moosçiiKtons qui le blessèrent légèrement. Le lemfe- 
M main qui Moit le 38 de Kvrier , il Gt ouvrir la tranchée . 
t et malgré l'inondation qui éloit grande , les soldats alant 
a de l'eau jusqu'à la ceinture , il fit attAqner le diemin cou- 
K vert par le régiment de I.ionnois. Il s'en rendit maître 
« après un combat de cinq heures. I^s ennemis qui se 
« virent pressés, demandèrent k capituler. On prit dans 
a cette place seize cents hommes d'infanterie, quatre 
n censcbevaus et six cens dragons (*). ■ . 

341. PRISE DE BESAnçoif (15 msï 1674). 

Piriie ceninle. Par Anloiac-Frsnioii Vt:(DEiiiicct.E.t. 

SiiiâdpBniird. Après la prise de Gray, Vesoul se rendit k la presiièrfl 
f" fK, sommation. Le duc de Navailles prit également Lons-le- 

Saulnîer. Dâle etBesaoçon n'auraient pas tardé àlombereD 
son pouvoir, si le roi d'Espagne n'eût entoyè le prince de 
Vaudemont pour sauver a tout pris la province des mains 
des Français. Il employa tous ses soins k mettre ces dent 
villes dans le meilleur état de défense. 

« Le Roy ayant résolu la conquête du reste de la Fran- 
« che-Comtè , que le duc de Navailles venoit de f^iKter 
« par la prise de Gray et des autres villes de cette pro- 
« vinec , envola le duc d'Enguien (') en Bourgogne sous 
< prétexte de régler quelques afliiresdans ceUe province. 
a Le duc , alant joint avec une augmentatioiT de tronpes 
a M. de Navailles, marcha à Beiançon, qu'il investit le 

■ 2} avril. Le Boy. qui voulait laire cette conquête en 
personne, étant parti de Saint-Genuin le 90 de ce 
« moisavecia Reine et toute la conr, arriva le S du mois 
« de may. A son arrivée il visita tous les dehors de la 
« place, et en alant examiné les fortifications , il régla 
• avec M. de Viuban , ingénieur en chef, l'attaque d( la 

(I) «Moire mililnre de louii XIT, pu Qaiecy , 1. 1, p. )T<- <<^ tlcnrl- 
JutMdABtnrlMn, drp ni* prince de CoinW. 



HihvGoonIc 



DU PAUit JW TUUILLBS. 9tt 

« tille. quiestdmséeenbaute et basse; Is ciUdclle est <i- 
« tuée sur un rocher fort escarpé et fort haut , où l'on ne 
a peut aborder que du cdlë de la ville. La face qui h re- 
« garde avoit dcus bastions environnas d'un bon fossé 
« tailfé dans le roc avec une demi-Inne sur la droite et 
« une lour à l'antique snr la gauche. Quoique la citadelle 

> parût imprenable par sa situation avantageuse, le Hoy, 
^ en l'eixminant , reconnut qu'on ponvoit la battre par 

• une montagne ^ni Iny ëtoit opposée ; la difficulté étoil 

• d'j[ Ùàn conduire du canon k bras. On en chargea les 
c Suisses, qui en vinrent i bout par les soins int^tiga- 
iT btes de Sa Mejesté . qui fit feire ce pénible ouvrage 

■ pendant la nuit k la feveur des aambcanx. Le baron de 
« Boje , gouverneur de Bezançon , ètoit secondé par le 

• prince de Viudemont (') , qui s'y étoit jeté avec une 
« garnison de trois mille hommes [*). » 

La tranchée fat ouverte dans la mut dn 6 an 7 mai. 

E Lts pluies et les neig<4 continnelleg incommodèrent 

■ extrêmement les troupes et retardèrent beaucoup les Ira- 

• vaux. Ils se trouvèrent encore fort pénibles, tant par le 

■ grand feudesasstccczqn'il falloitrssnjer, que par le ter- 
n rain pierreux et difOcileicreueer. D'aillears, tesatsi^ez 

■ faisoient tons les jours des sorties qui èloient autant de 

• rudes combats. Hais enfin les troupes du Roy s'étaiit 
« logées snr II contrescarpe, la ville se rendit en peu de 

• temps. Les bourgeois ftjrent confirme» dans leurs privi- 
a lèges; mais la garnison demeura prisonnière de guerre, 
a Le prince de Vaudemonl se retira dans la citadelle , qni 

■ passoit pour imprenable. Les ennemis en avoient achevé 
« les ftirtifications sur les fbndemens jetei en 1668. Bile 
« est presqne entièrement environnée de la rivière du Doobs 
a et bâtie sur un roc escarpé. On t'attaqua en plein midi, 
a l«s soldats , à la faveur du canon qa'on avoit mis en 

> batterie sur deux banteors plus élevées encore qae la ci- 
« tadefle , gagnèrent le haut du rocher en gravissant, et y 
« plantérentlenrs drapeaux. Celte action , des pins-hardies 
a qu'on ait Jamais voes . intimida tellement les aarié|;eji 
« qu'ils battirent la chamade sept jours après la redditun 
•I de la ville. La gamÎMin sortit avec armes et bagages, et . 
« leRoydoonadcspasseportsau princedcVandemontpaar 
a aller à Bruxelles (■). » 



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34$. voiSED^Mu {6ma 167,4}- 

Pirtie eenlnlc. ^' AnMlD»ft«nfai9 VinDE*rais!<. 

SallBdiiedei Le Boùw rendit immédialAinBntawès la prÎM (le Besait- 

VileM de f led. çon devant Dole, qu'il arah bit inTectir le 36 d* mai 

'*^' nr te duc d'£iuhien. le gouvameur , HHnmè de rendre 

la place , ayantr«ponduiuranrefiv, la traochèe/^t ooForte 

le 28. Les osei^gw firent «ae vigoorease r4st»laBce;nwîs 

Im traopn. cocounigéei |wi la prèseoce du ltw>flliic^re|it, 

tffti» huit jpun de dérenae , la ville A .capituler. 

« 1.6 jour de 1«' reddijtiai de Dole , rapporte QuÎbgj- (') , 
n UonBeigneuf le d&uphin, qui n'a*oit ^oe dwiu ansi. et 
s dcmiiarrii'aausièKe; il^[«ccoinp(«ntdespriMes,de 
« CoiUi (')eld«LaKoche-snr-lioBC> •■■ 

343. caifB4TiiKSiSTZHEiM(lS juin 1674]. 

AileduNord. ' ' Pir H. Pihgiet en il». 

R-dt-ch«Duée. - 
StlIcBoii. Leduc de. Lorraine avait lenlé de porter es F|«i>cbe- 

Conilà dea saeoun au prinu de Vaudeniont,. iion (Is. 
N'ayant pn a'oavHr un clieioUi à travers la SuisH. il Ail 
c»»lraifil de revenir siir.»6i pas pour cgtB)>er de pauer par 
l'AI»acc I mail il r«ncootra , dans son oamp d'Aniin , le 
vieoiat« de Turenne , qui lui ferma le pasûge. Xtuènne 
n^vaJL MiU'tes ordres qu'un Taible corps d'armée; raeit il 
«u4, par d'baliiks maweuvres, en grosair le uoinbre «ux 
vciu de r,ennemi, et força le. duc de Lorraine à se rqliner. 
HaaiâmUaat eoiuite sur «a roula toolc»lea trouma di^pcr-- 
, Bte9àuM le* divers quatrieri, il parvint à en (onner oncorps 
aïKi coiMidtrablepour tenter {r êotI, d'une bfktailic. Il re- 
juigiiit b Sntihaim las ttoHpea.inpériales boua le com- 
■oitmleDieat du duc de Lorraine. 

« Ufieg trouva pealM de l'autre c4téd«. cette j^tite ville. 
O' danaunlieufertavaiUageui. L^a«ala«Benëlo»el]ldiffi- 
« eiles M enviroonèes d'uii maraii d'un eiH^.^On B'y pgu- 

■ v<iit arriver 4|U'en datant. Leduc de Locraiae v luit.un 
' « corps d'infanterie qui boucha les portes el répaca les 

« br^^s; puis il mit le reste de m» troupes en bataille de 

■ l'autre cMé; il se crut d'autaat plus en aaTBté4a4is cette 
a situation, qu'on ne pouvoit aller à lui qnleq fVifpnt la ville. 
a qu'en traversant un ruisseau , et qu'on s'exposoit au feu 



lu Boarbon , depuii ptinM d« CodU. 



n, Google 



» d'nm batterie' de «sndnt qtfa «voif poiMè fUr me ban- 
« tesr. Ontre oetle diHculte il y> eit avolt une autre qui 
« puMBSoit snnt cmniidèraUe : 'Cïst qi^Mrts tfM If. de 

■ nstntM ee seroil rends nuUra de b tiHb , le temin , 
K dMois l'endroit oAiVètaite» bataille, HtrtciMolt iRsen- 
> ^mnentjosqa'k Beiolibetin , et rendait ruiatpic irè»- 
a diSeile ; IHi* complu qae rimpoMibitftt 4d'9 * aToitde 
« (bmer nn grand lïMOt devant »es troopal w rendoit 

< naRrede ^ rctnite. Toutes tm raisow BToieirt Ât«r- 

■ miniè )e duc de Lorraine à faire fenoe en cet endrak , et 

■ il semUoit qu'elles dussent de même obliger H, de Ta~ 

■ renneâneôis tenlernoesidWlcJleeMrepriseï nlaiaws 
• mpùiew» bû fit voir deatacilitecqueles autres o'aper- 
« cevoîent point. Après avoir eiacteiofnt reconnu la ùtua- 

< tion des ennemis il résolut de les attaquer, ne tranTanI 

■ rien de plus'arantagenx pour In annes dn Boy que de 
« chasser Tes imp^riani du Pahitinat en entrant en c«m- 
« pagne ('). », 

La balajlle fut Tonglcmps disputée; de part et d'autre 
rscbauiemenl fut extrême. Etifîn le nmrèdîal de lurenne 
parriat à enlever toutes les jiotilians de fFimemi 

« Cette action lui fui' d'autant plus glorieuse qn>Ih!étt>it 
s hardie , et qu'il combattît, avec doaie mille hommes Irèt- 

■ btigués d'une lun^e et ijénîbte marche, prêa de qninn 
a mille hommei ^uî sortaient de leurs quartiers et qû 
<> ètoient postés dans'un lieu presque inaccessible. Lesemie- 
« DÛS eurent environ trois mille owrtt vm bleisfa. 4n leur 
« ant^Daicnrs drapeaux etétendarts, et presque lou leurs 
« Lagages U- de Turenne eut onze cens bommes lois on 

< blessés. Parmi les pHnliers étaient le rtarmia ch Saint- 
« Aittei,-), lieutcnaot général, messicursdeBeauviséetde 
K Coulauge ;'J,brlgailicrs,etcenttrenteo{Gciers. Le cbeva- 
« lier de Bouillon. le marquis de la Fntè , ie prince de 
« Guémené;^), le comteti*Ho(piinco«rt et plusieurs mîtes 
c olBciersy donnèrent de granderi'marqnes de' valeur (*}: ■ 

W*. TWBE DE 8ABIK8 (99 jm»1674)! 

1>ir AnlDtne-Tnntiafi ' 



t des tmnpes mdwc de la FeniUade(*), Vilsudepieit. 

(n Bùloire miïilàcre dt JXkl* XtV, 'pat Qu'incy, l.'I p. in. (>] J»n de 
It Cnptc. (>) Francsti de Oia^tellui-lyiutingct. (*) Cliirlci de Bahan , 
in< dy DMD, dnvli dac de MontUion. <') JNrMr» mMMp> i, 
lowivXff.JttrQuIncv.LlI.JI. m. C*) Prntc«ta (MrtlUMD, |^«eMMi- 
menl due oc Rtramnot* , irpvliamtaMf ot9rmtcr. 



HihyGoogle 



■ »'m rdouna âvec la eo«r à P«rJt. Le doc , après avoir 

■ fait combler las tranchées elpourvuà la sAr«tèdeD6le, 

■ K vit en iBArche pour birC la tiége de Salins. Cette 
• place ctoit environnée de trois. Torts q^u'il loi Allât al- 

■ taquer, et prendre avam que d'en venir ao corps de la 
« place ; il se rendit maître des usa et des autres en huit 
a jours d'attaqae. Il donna pendant le cours de ce siège 

■ îies marques de si valeur ordinaire , et d'une si grande 

■ vigilance, qu'il monta, pour ainsi dire. Iui-in6nie toutes 
. a tes tranchées ('). » 

}V5. PRISE DU FORT DE twx (juln 1674]. 



siiiB diiF lin Le marqob de Duris (*), qui commandait un corps de 

VhIpi- rir pjcd iroupcs dètaché, s'empara de son rûté du cblleau Saint- 
' '*'■ Anne et du fort de Joux. 

Ainsi en moins desîx semaines toute la Franche-Comté 
se trouva réduite sous l'obéissance du Koi. , 

« Celte conquCte, rapporte Limiers, l'emporte d'autant , 
> plus sur celle de l'année 1668, que les ennemis furent , 
« surpris et se défendirent mollement & la première, au 
«. lieu qu'à celle-ci ils s'ètoient préparez et flrcnl partout , 
. u une vigoureuse résistance (*}. • , 

Piriif i™(ta|r. 3 V6. BATAILLE UE SÈNEfF (U MÛt'l674). J 

Sall.-ri'iH. ' ORItHB VB BATjtILLB. t 

fablcau du mn|K. i 

3Vî. BATAUXE Mv SEKOT (11 >OÙt 1674). i 

AilriJu Nord. PirH. Dtpk essor i en isiiu. ■ 

S.iiii>n- (i. ' La déclaration de guerre du roi d'Espagne avait contraint , 
Louis XIV d'abandonner une partie de ses conqutles en , 
lluilandc. Cependant Maastricht, Grave . et d'autres places , 
étaienlencorcoceupécspar les troupes rrannaises. I..CS alliés, 
pour les lui enlever, portèrent tout l'efforide la gnerre du 
côté dé ta Flandre : leurs forces réunies n'allalcnl pas à , 
moins de^ixanlc raille hoinmes. Le commandement en avait 
(lé conGè an prince d'Orange: Monlecucnlli. le jeune doc de 
J^rraine (*) , le prince de Vaudcmont , le comte de Wal- ' 
, deck (•) , étaient sous ses ordres. L'armée française s'èteraii ^ ' 

(^)niilmrtmUilainieLeaitXn',ratiiaiaci;\.l,p. ill. O larqnrt- 'y , 
Henri deDiiirorl, d«pal« lureclHl de Fraocr cl dui; de Dur», ^i) Uii--*, ' 
hn'rr it Lnii$ Xir, L H, p. US. (•) Ctiuln V. (>] CËrislUD-Loli). '• ' 



™,l,î™nvC00glc 



Mvlemenl à qvaraole mille bonuoes ; nuis l« prioce de 
Condé la commandait. 

Leprïnccd'OrangccoDfianldaiisIafnpirioritèdanombre, 
manœaTraiC pour amener les Français à une bataille. Il prit 
d'abord posiliun entre Busseray et Arkiea, etlellaaûlilor- 
donnaîtun mouvement 3 son armée , lorsoue le prince de 
Condè, qui suivait tous ses mouveraenlt d'un œil attentif, 
saisissant l'occasion favorable , ordonna l'allaque. Ce ne fut 
d'abord nu'nn combat d'avant-garde.; nuis bientôt La m^lèe 
dcTint générale. Le terrain fut dbputé pied à pied , et les 
troupes des deux armées revinrent plusieurs fois il la 
cbatge. Le village de ScneCT, pris et repris, resta au pouvoir 
de l'armée fraocaise, uns que la bataille fùl terminée : elle 
recommença à f attaque du village de Say. 

« n y SToit un marais d'un côté et un boii de l'autre , 
« dans lequel le prince d'Orange mil plusieurs batail- 
« Ions, soutenus par toute la cavalerie allemande qui 
« étoit venue h son secours. Le duc de Luxembourg (^) 
a fut chargé de les attaouer du calé du boij avec les rïgi- 
« mens d'Engoien , de Condé , de Conty el d'Aaveiviie , 
■ pendant que le prince de Condé les fit attaquer de Fan- 
K tre par les gardes funçoises et suisses , soutenues d'au- 
« [res rigimens. Ce fut en cet endroit qu'il y eut un 
K combat sanglant, que la nuit ne put faire finir, Il conti- 
« nua deux heures au clair de la lune, elduracinq heures 



s qu'où put dire que l'un des partis cùl avantage si 
I I autre. L'obscurité oui survint le fil cesser. Chacs 
I resta de son côté dans le posle où il se trouva. Il y a 



deux heures qu'on se reposoit dans les deux camps, el 
« que les soldais, accablés de lassitude, et pour la plupart 
• couTerts de blessures et de sang, tâcboienl de reprendre 
« des forces pour recommencer à combattre dès i]ue le 
a jour parollroit, lorsque tout à coup les deux armées fi- 
■ rent, comme de concert , une décharge si subite et te)~ 
« lement de suite , qu'elle resiembloit plutôt à une salve 
K qa'i une décharge de troupes qui combattent. On étoit 
« SI près des uns et des autres que quantité de soldats des 
a deux armées en forent tués ou blessés ; et comme tous 
« les ptriU paraissent plus a^reux dans l'horreur de la 
« nuit, l'épMivante fbt si grande que les deux armées se 
<i retirèrmi ajte précipitation en même tems; mais cha- 
« COD l'apercevant bientôt qu'il n' étoit point poursuivi , 



HihvGooj^lc 



IM eiimn HtsroitQtBs 

« on s'arrtlatmit court, et le prince de Condé s'êlantte- 
« mis à la Ute de son armée la fil retounier sur le champ 
a de bataille , où il passa le rcsie de la nuit, et le prince 
a d'Orange l'abamlfinna. 

a Jamais bslallle ne fut plos sanglante; les HaUandois 
e eurent cinq^ à six mille hommes tnès ou blessés, lesB»- 
a pagnols trots mille , et les Allcmagtls six cens. On lear fit 
o «X mille prisonniers , la plas ^ande partie Espagnols. 

< lis perdirent une grande partie de leurs équipages. 
*i cent sept A^peam on êtendarts, trois piêcesdecanooet 
a un mortier, detn mille chariots , trois cens mille écus des- 
a tinès au paiement de leurs tro,upes , et soixante pontons. 

■ Le prince de Condé se ménagea me jis que le dernier 
« soldat. Il se portoit partout l'hçit k la maiji, quoique 
a fcrt incommod* de la goutte ; il se hisoîl jpoi partent ; 

■ en quelque lieu qu'il adressât ses pas, aucun eraiejni 
« n'osait tenir Terme devant lui; il fut seconde par Iç duc 
a d'Enguien qui partieea la gioire de cette ^ande^or- 
a nèeavecltri, et qui fut toujcnin à ses ciXé^f'}.» 

J^nis XIV, par une lettre datée de Versailles dii t$ août 
1074, fHictlc en ces termes le prince de Coadé sur la ric- 
loiredcâeneff: 

« L'unique chose qui me fait de la peine est fa graitdeur 
« des périfh an tous et mou cousin le duc d'Eughieu aves 
ir été continueFIejnent exposés durant une si longue et lî 
« meurtrière occasion; mais je tne promet! qiA l'aYenir 
a TOUS aurcE plus d>«ard, Iuq et Tautre, à uo sang qui 
« m'est si ffctrr et qui Tait jiartie du mien. Cependant voui 
a me ftm plaisir de témoigner à tous les ouiciers géqè- 
c raax et [Kvticuljers qui vous ont si bien secondé , qWiI;ie 
« sepeul'rien Jj.mter * la sntisraction quéj'aidelcunse^- 
a vlœs , en ayant appris le détail et par le récit du ùeer de 
e BrioD et par les rctaliOns écrites , avec mie estime qui ne 

■ me permetlra jamais d« les oublier, ni do perdre la 
a moindre occasion iTen ricompeoser le mérite Q. » 

La lettre de Louis XIV an duc d'Enghîen mËrile ^ètre 
rapportée. 

A VensOln , b 18 aoftt 167*. 

a Mon cossin, ie n'ai point reçu de ws- letlrea n» ie 
a combat de Senelf, mais je veux bien tous écrirai* |)k- 

■ micr.pour mcrcijouir avecvoiudcceiiwpOBlwLfiiOOit. 

(ij Uiflairemililairede Lauit XIV pai QniDcr, L I,p. MU». WW- 
Hia&v) iniHMret d> loaii X/T, uiii ài ortc* |iar le i^néul Grinoul, 



n, Google 



• Monise. ùoynqo^ napent pm^trephu ^__ 

<L jeiraiis, deUntée dmrmtcs kHMogn <^e roas itcs 
« nérilèei.elMrImitptw nenaadéqael'aAailiAqQeTSV 
« ftTCX |iHir moi n'est p» le moindr» motif qui voos ait 
■ parlé à latR les Amt9 erbàordinairef qae vns »« 
« noies en cette oeeasHm ('). » 

3M. urauB m LA HAKtifeoDB C9t loût int). 

. ^ PaiillMdaRai. 

Les EttU-génmiix avaient nus en aer.leaiduiiwû de (L-<liM-kaa$-^. 
SMÏ . WK lluUt ào MÎuntc-tixTaitfeaudegHerre, v(i^- 
qvaUe Âates.liiiUlirùlDlset dou^barqaei «l'atU. Catle 
OQUe K nwnm qwdqbcs joup ooie en noe teule <Um U 
Hancha , suis (Ils R sépara an 4e»x le 3 de jpin ; If ■uns 
iKUBbreuse jiartU, nui le coroaundemenL de l'aaijral 
Illljter, poor les Indes Occidenbkis. 
' «1« luccb M repoadiL jpas à ta dépeow d'un ti poicvnt 
« aweinent; l'unirai Huiter ajla tenter aofi 4x(itatie-Mi 
* CTMe-CVde]a)larUniqBe,qu'ilAvoite4»èrÉdeMi(pr«n- 
«. dre; inusies troupes Iran^isea qui lé gardoient, les 
«'iMbibnset leï vaisieauxdegiKxreeinurcJiaadKqvi p'jr 
.« tronvèrent, firent une telle dèfeDiivë , et luèreattia si 
. a 9^Dd n9D)brf ^ lJalfaB<Iaû qui avaient aùt pk4 à 
«. leire ppv aUaqpAT |c fort, que ramiral Builec, alant 
a imuia le manv«& tuçïél df celte première tealalitif , «û 
a il rit bien qu'il consiimeroit inuLilement son temps et ses 
■ tr(rapc<,»9'Dbsti«Uï farito" l'eDiparIer,lesitr«in« 
< barqufT le même jour de la descente,. ,el repril^.la roule 
« de la Hollande , sans Taire aucune autre entreprise {'). > 

^^. umlE^tfsiîSfaB'D'ocHiitiqw (septembre t9f4]. 

■ : •. . ' ■: '. ■■ .1 . ilaUlCM^J^I». P«n«"ni"i-- 

(lLeprinte#0(Uls•iatllèl■findèM4|)«»dén'ànI^eIH '^ikn-'U. ' 

' '-«artfpaiMUrehipied'eH'I'tBME'MmwitseréieitTlRa- 

« gM dtelc cAMMKmvMdefeKft earapsgM. tittmit ce 

- «'^pV Ml pont attlrêtles.Vrançols'i n second cMoint; 

a naiik piinee dd Gga^é ctanisib'd» pestas «îWtania- 

« geoii vi'09 q>Droit pu l'y forqer uns riminr i^eyn- 

l'IJ iVABDirMihtliMIr»^ Eaiiif Xff, mïidiQrirrnarkgHiértlCri- 
mand, l. IH, p. II*. (*i IRihrfn Hrifilnirf ^ t»nriiï/V, («r S(?i»ci, 



HihvGoonIc 



« coup. Enfin le prince d'Oruae le 4^teTiniiHi i ftire 
« qoelgite siège, et le 14 septembre il se jeta tout s coup 
a sur Oudenarde. A U aouTelIft de ce siège le prince CK 
K Coudé quitta ses relrancbcmens et résolut de tont ha- 
« aarder pIuU)t , i{iue de laisser prendre celle place. U as- 
K sembla prompteiDent toutes irâ garnisons de Flacdre, et 

■ alla à grandes Journées rers le cam[i ennemi. Le prince 
a d'Orange, qui croyoit avoir emporté Oudcnarde avant 

■ tfat le priiKe deCondé la pùl secourir, reçut la noa- 
« velle de son approche avec autant de chagrin quede 
« surprise. 11 fit assembler aussitôt le conseil de gnérre, et 
« rnuposa de sorUr hors des lignes et d'aller attaquer les 
« François avant au'ils eussent te temps de'se remettre de- 
« la fatigue de leur inarche. Les Espagnols furent du 
« laMne avis ; mBis,'l|^ comte de Souches s'y opposa si oii- 
« vertement, qu'on résolut de quitter le camp le plus tôt 
a «{D'il seroit possible. Ainsi les AHiei évitèrent la ren- 
« contre du prince de Condé , quoiqu'ils eussent plus de 
« troupes que lui. Cependant peo s'f n fallut aue ce Prince 
« neleur tombât sur lesbras; mais il survint deux accidens 
« mil. les délivrèrent de ce danger. Le premier fut qne le 
« duc de Navailles ('),qui avoit llavant-garde du Prince , 

■ s'égara, de sorte qu'il perdit pour le moins deux heures 
a de temps : l'autre fut un brouillard fort épais qui s'éleva 

' « pendant que le prince de Condé approchait des Ugnea. 
« Toat cela donna le temps aux ennemis de faire leur re- 
« traite sans crainte d'être poursuivis. Le prince de Condé 
« s'avancent toujours passa au travers de leur <'Binn sans 

' « trouver aucun obstucle et entra dans Ondenarde (*). 

350. B&TAILI.E d'eïtzhkdi (ï octobre 167k). 

ABDai lia BATAILLK. 



Après la balsille de Sintibeim , lodncde Lttrrame et le 
comte Caprara (■) se rallicrentà Heidclberg. S'étant ensuite 
retranchés à Ladénbourg', entre le Mein et le Nccker , ils 
fkireBl attaqués par le maréclal de Turenae , et coAli-ainls 
île M retirer de celle position. De courtes négociation! qui 
Mirent lieu à cette ^tôque suspendirent les boBtilités, nuis 
eUes n'eurent point de suite, et la Kuerre reprit son cohts. 

a Pendant que tout cela se passoitles troupes impériales 

' '^J PhIKppe de Uontnull de BénaC, 11* do noM, Srpait mirMbil de 
Frincc. Ct)r/ùr<nrE,<fcLD«ii-j:it',p'rLiiiu«rs,l.ll,p is». <^i;i Albert d( 
Cipnrj, acigoeur de Sihta*, itcDénl de cnalerie, gïDlitMmiiit d« la 
«buabre de l'empereur Ltoiwld., 



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DU »LA» PB VDSULUI. 909 

■ s'Moient grouiM d« plas de la moiSè par l'arrivée de 

■ celles de Honstcr soui le marctgrare de Bide ('} , et de 

■ celles de Luoebourg soasIcducdeHoIsteiii 1^). L'èlec- 
« leur deHayence (^, guijosqu'alon n'atoitrien osé ftira 
<f en fereur deslmperiani, leur donna passage shtmd 
« pont el dans u propre ville , et ceux de Strasbovg ne 

■ tardtrent pas à saivre son exemple (*). s 

Cette nouvelle, el celle de la prochaine arrivée de l'élee- 
teordeBrandeboai2('\qniacconrailpour rejoindre le dsc 
de Lorraine . fcreot un coup de Toudre pour Tarenne. Il m 
sentait de plus d'un tiers inrèricur à l'ennemi qu'il avait dft- 
vant lui, etsa seule ressoarce était dans les hasards d'une ba- 
taille. La prudence mtffle lui conseillait de les courir, pour 
devancer rarrivèe de l'électeur , aussi n'hésita t-il pas , cl , 
«pris avoir reçu d'Alsace on faible renfort, il marcha à 

■ Arrivé le mir sur les hauteurs de Uolsbehn , II déeon- 

■ vrH les Impériaux campet au-delà de deux rivières qu'il 
« Ht passer u nuit, el le lendemaÏD, à lapointedujonr, let 
« tnûpei selrouvèrent en bataille. La droite des ennemis 

• étoit bordée de grotses baves , et leur gauche couverte 
« en partie par un Dois, el dèfendOe par le village d'Enti- 
« faeim, où ils ^voient de rinhuterie et du caaon. L'atU- 
« mw commença par le bois avec beaucoup de chaleur , et 

■ le carnage (tat grand de part et d'antre. Les Allemant 
« furent souvent pousiei et se rallièrent plusieurs fois. 

« Hais après huit heures de combat, ils se retirèrent en i 
« dèoordre ami Strasbourg;. Ils eurent dans cette troisième 

■ bataille plw de trois mille hommes tuei ; ils perdirent 

■ dix pièces de .tianon , trente ètendarts ou drapeaur', la 
« pfais grande parité de leur bagage , et on fliun grand 

■ nombre de prisonniers (•). ■ 

3&1. ÊTinussanEziT de l'Ham, boyal oa inriuncs 

(leït). 

Par Qinie» LM*C!r«t FiïiTB D^un ver» iBJs: Partie ««Ifule. 

■ Detons lesètablissemens gueGt I^nisXIV.ninKNrte Sakn ' 

• QuîiMîY, la plu» grand et ie plus doraWefat «eiui de l'Hft- *"Jj» J'^''*- 
« tel de Mars. On commenta cette année (1671) ce superbe 

« édifice qu'on vùt aujourd'hui, pour retirer les soldats et 
{■) Frédént VI, mannie de Btde-DoQrttcb , macéclul |[tnéril dn 



Préd«Tio. 

p. *».<»■, . 
1. U,p. M>. 



I inwMalet. «■) Jetn-Adalplie . duc i 
<>) FrcdtTic âuilliume 1". (*) Bùl* 



,G(Hinlc 



K officiers ((ni ne «^t plfff eo iu^ de lervir ; U>r trouvent 

■ tout ce wi eilDéccsvurea leur entretien ci lov Ic9 Mcoon 

« ipiriluels qH'tfopentjsguhaiter.IIs} «ont instraiWdaos 

., , K, I^ religion,^ manière ijue plus de truù^le ta|il«ridats 

'. K.ijù officiers iuvalides ][ \iveut d'une f»çpn si escuuiJaire , 

', B Âu'on oe.les j^eut vutriSUis admira^où-.^^ fanda pour 

« Vadurée i^cebeJéLalUi^sçineblsttnt ÙHtlidwwntassu- 

. « rétqu'ibjie^uYEiit jaaiaismanquer^AfUfii on regarde 

, ,',« jt\'tx jaiwD ce moniuneuL de la piété ot.de la fnagaifi- 

1^ cencc de JUtuis )e Grand , coD^e 1q.|{Jus digna 9e ce 

' «..awnariiuel'). » . 

', Lf Boisuivait lespro^ésde» t^avaus, <lc<l'Hqlelqu'il 
. avait ordooaès.^^iprès la campagne de t'iraoche-CoMlè , il 
se rendit aux Invalides, et, vouluit que le sputenii: de cette 
grande fondalibu .Tut c<)fisaçrè par la peinture il en apa- 
manda le tableau à Le Brun. 

J^uis XIV s'viilreprèsentaraecoBipi^n^deMiinsienr . 
', duc a'Orlùans ^ j ■ du pruice de Condc Pj . ^v maràcbal de 
,' Turenne i'). de Luwinlwiu'g C) , RocnéfûrVOj Scfaom- 
,. ,ber{ C]-' ^- ï-ou>'ola("/,,jKcrètûre. d'étal, pii^teate les 
.,;„pUn». . ,-,.'. 

âftt. Pmw Di itnsMin):(tl ffivr.l67fi). 

I. , .' ' f^H.IMDdMamacn — 

^' ,. Depuis loBg^mnps laSioile^BiètMtitcale de. la domination 
- ..Espagnoto, altendiil r(icc«lioatl« ft'cn affranobir i la guerre 
..'rllluatëe entre la X^mt* «t l'Ëspa^w lui en rourwt les 
m^j'eua. La ville di« McuiBe donna le aigna), lofthabi- 
tantftréclamèrentlaprotectioiide LMÛsXIÏ etorkorëreal 
l'étendard de la France. Ils avaient. dijà reçu «n prenûer 
secours conduit en septembre 167( par le marquis deV^la- 
' •nir«(*)etlechevaUferiitoValbetti('').qaîMxii^'tla fille 
au nomduKoi, lorsque le duc de Vivonne("),nBamè vice- 
roi de la Sicile, parut en vue d^ Messine le 11 janvier 1675. 



" ' (>> ^Itloiti: «tUilalrt'da LoilU X/r, t. 1,n 3M. (» PftUlfpc de Pr>i 

Ï) LÀui» 4fl RauTbsit', Il-dt non i'" gfBhdCimd^. {<) S «un de t> 1 
lAuTei^iie, vvvoiUiliiTurriuie. ['i tiuicniS-Henrl iJe .VgDIiK 



_„, _, ,..,-_ „ -- . ftmce. (•' Beiiti.Liiuii 

nirquli de KaOliiitort^'di'piiH nurévtial ôtfrUict. ^yFitéerir 
Aiin<iini,i'anii«dcâchoinber);, ilrpiiis maréchal de France. (8) Francois- 
UieMLeltHier, nurfaii Us' LoaiBis. (>'. flMftt^ndaiM te- \aia- 
iMm , llcaMnMi g#n#r>1 iti «tmén do ni. t»y IttthttrM» «t 
Tilfe«ll«, »hel iftiaDtte iIm ntnitm noiah». C"^ L*ul#-VlM>r d» K»- 



HihyGoogle 



m PU.US DB TU»ILLZS>. 811 

■ ]1 f IroitTa les E5pignols.<|ai alant joint k IfnriTait- 

■ ieam et à Icnrs );atèn;s ceux du royauHie de Sicile, de 
« 5apleJ et de Sardaigne, composoicnt eascmble une Oolte 

■ de Tingt Tai^seauT ae guerre et de dii-sept galères, avec 
« bqaeRe ils fL^nnoicnt cntitfcment l'cnlrêc de la ville. La 
a flotte étoit roranund^e pnr le marquis de Visa. 

t Le duc ((p Vivonne n'avoltque i\fut vaisseaux de fjuerre. 

■ Doe trè^ate et trotj brùli>ls; il cluit accompagne d'un 
« n'andnombrcdebâliincnscItarK^sdcIroupes, de vivres. 

■ d'armes et d'autrc<l secours qu'il p)rluit au\ habitans. el 

• roîant' qn'îl n'^toil pas pos<iiL1e d'entrer dans Uessine 
« sans combaUre les E^|;>agnol9, ÏI résolut de k bire , nal- 
« gré leur grande supériorité, 

( Le inarf|ub de Vakvuir.qui avoil é(è instruit dn 
« »ecouT5 qnc le duc de Vivonne amcneit , avoîl lait armer 
c loas les Taisscaux qui èloicnt dans le port de Uessine; 
« îl ordonna au cheTalicrdeValbelIc de se préparer àaller 

• an-deTanl de lui. 

s Les Espagnols volant quel* duc de Vivonne s'apprètott 

■ à combaltre , se préparorenE de leur cùlé k se défendre, 
a A peine le duc ^c Vivonne eut mis ion armée en bataille 
B que les Espagnols , se confiant sur le nombre de leurs 
a Taisseaux et de leurs galères, vinrent sur lui à bailles 
« Toiles, Le combat Tu^ opiniâtre cl sanglant de part et 
« if autre , et 1 nvanlagc (ut qiiel<iue temps doutca\ ; mais 
a le cheTalicr de Tajbcllc, étant sorti du phare au plus forl 

• du combil avec les six vaisseaux qu'il commandoit, 
s tomba sur les Espagnols par derriirc , et conftnença â les 
a içéttre en dt^nrdre ; en mCme temps le duc de \'ivunne , 
n secondé par U. du Qucsnc et le marquis de rrruillr 
« cTHumièrcs ;'). profilant du mouvement çju'ils rurcnt obli- 
a gés de faire , les attaqua avec l.iot de vigueur que toute 
a lenr armée fût obligée de prendre la fuitcet de se retirer 
a à toutes voiles h Naplcs, après avoir eu quatre vaisseaux 

■ coulés à fond et avoir perdu un monde considérable' 

« Le duc de Vivonne entra le lendemain dans Messine, 
« et 7 fut reçuetreconnu en qualité de vice-roi ('). 

363. BIlTKËF. DE EOUIB XITA MXAIIT (PlTS^AsV (â3 «ISi 

Pir ABloine-Fran^oh V 



I l'ne campagne aussi glorieuse pour la France que la 



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S?2 ■ eU-BBIBS mSTORIQDBS 

■ précédente, et qui renversa tons les projets des princes 
« ligués , ne' Tut pas encore capable de les disposer k ta Mis. 
a. L'Empereur.qoe cette guerre regardoitplus particalière- 
n ment que personne , d oublia rien poor se faire de noD- 
n Tcaux alKès et pour porter ceux qui l'étoîent déjk à 
« augmenter leurs forces ; car il ne s'agissait plus de porter 
a la guerre au cœur de la France , comme ifiloii leur pre- 
« mier dessein, mais de défendre leurproprc pals ('). b 

Aucun des commandements de l'année prècèdcnle 
n'aTait été changé; Turenne était en Atfema^ne et Schom- 
bergen Catalogne. Le prince de Condè était toujours à 
la tète de l'armée de Flandre , où le Roi devait cette annè« 
commander en personne. 

Avantroovcrturede la campa^e, le comte d'Estrades (*), 
gouverneur de Haestricht, avait enlevé pir surprise, le 
23 mars, la ville de Lié^e, dont l'année de r£m|)ereur 
voulait s'emparer pour faciliter aux Hollandais le siège de 
Haestricht. 

Louis XIV partit de Saint-Germain-en-Laye le 11 mai ; 
le 31 il était entre Hny et Hennut, près de la Hense, i 
peu de distance de Liège. Le maréchal de Créquy (*^, qui 
commandait un corps d'armée détaché de celai du Boi , 
reçut ordre de se porter devant Dînant. 

«: Cette place , située sur le bord de la Ueuse , fut in- 
« vcstie le 32 mai; la ville dont il s'empara le deuxième 

■ jour est commandée de touslesc4tez;ainM elle fit fartpeu 
« de résistance^. Il attaqua ensuite le chAieao, qui ne tint 
< que quatre jours de tranchée, quoique sa situation soit 
« bonne, étant sur une montagne preMpie de roc. Le doc 
K de Lorraine n'eut pas plutât avis du siège de DinanI, 
« qu'il rassen^la tous ses quartiers pour venir i son ic- 

■ cours; mais elle Rit prise avant qu'il pût j arriver . 
« c'est-à-dire le 29 mal (*). • 

3&1. PBisK DE HUT (6 jnïn 167S]. 

AilBdaNord. Pir M. PiicxT en IIM. 

"■^jÎ?»" "**' • I^ I*"' û* **»"* <=* tems-là avancer son année sur les 

• frontières du Brabaut pour airéter la marche du prince ' 

■ d'Orange, qui s'approcnoit avec les Espagnols et les Hol- 
« landois. Il envoya peu après le maréchal de Créquy 
a pour agir sur la Moselle et dans le paTs de Trêves, et 

(i) Bittoirt»iliMrtie louûXlV, pir Quine», 1. 1, p, 4ïf. ftJGodfrroï 
d'&ilniile*, depBi* nurtthil de Krince. (.>! FiincoM d< Ifljnçbtliin , 
marqul* de Citquj. i.*} BUImn mililoiri et Lamt Jlf, fu Qniwi, 
L I, p. 4». 



•.<,",G(Hinlc 



273 

« domu «rdre an inaniaîs de Bochcfort d'aller Eiire le 
> si^e de Hdî entre Namur et Liège. Ïa TÎIle ouTrit sei 

■ portes aussitôt , et le chi^eau , aprej s'être dérenda do- 
« nnl quelques ;oan, capilola. L» prise de ces deux places 
« (Hiiy et DioaQt] assura tout le pays et ouvrit nn clieniiD 
c fibre pour envoyer lea secours nécessaires à Maes- 

■ tricht f ). • 

355- Sl£fiE ET FRISE DE LISÎBOimC (^ JBill 1675). 



> A peine Hui et Dioant eurent capituK , que le Boi se Salle au de* 
« posta avec son armée à Neuf-Chatcau pour observer les ^'"'îf.'ÎS,'' 
« ennemis, pendant qne le prince de Condé fbnneroit le 
« siège de Limbourg, investi par le marquis de Rocbe- 
« Tort. Les ennemis connoissoieut l'importance de la place. 

< Os s'assemblèrent snr la Meose , près de Rnremonde , an 
a nombre de otiaranle mille hommes , et sons la conduits 
« du prince «rOrBnge; ils s'avancèrent jnsqnes à Banu- 
€ berg, résolus de tenter le secoufs- I^ Ho' . sur l'avis de 
« leur marche , fit rcconnottre nn poste dans la plaine de 
« Germont pour les comb&ttre, s'ils s'opiniitroient dans 

■ lear dessein. Cependant le duc d'Enguicn (*), i qui le 

■ prince de Condè , son père , av«it remis la conduite do 
« ti^e, pressa vivement les attaqaes. La tranchée Ait on- 

■ verte le it juin. On allaqoa ensuite la contrescarpe , qni 
• fbt emportée le même jour; et les assiègeans se logfa^nt 

■ dans la demi-lune nouobsLant la vigoureuse rèsistanca 

< des assiégez. Le prince de Cendé fit ensuite attacher le 

■ mkienrj^nn des bastions qu'il fit battre avec huit pièces 

■ de canon. La brèche se trouvant assez grande pour y 

■ fkire monter quinze hommes de front, le cfuc d'BnniieB 

■ y fit donner fassaut, après que le pnncedeConde soa 

■ père , pour lui laisser la gloire de cette aebon , se fiit 
« retiré * l'année du Roi. On se logea donc sur It pointa 
« de ce bastion ; et le Prince de Nassao-Sigen demanda à 
« capituler (*). > 

3fi6. HOBT VE TCBENSe (37 Juillet 167^. 

PirH.CaiiOKii en ISK, lile< 

■ Gomme les affaires d'Allemagne demindoient un Satte 

(>) SiiMradclMitX/r, ur Limicn.l. I[, p. 3tl. (i)HeDri~Julef de 
■•wlMn IU< du MU. (•) ffMoirf dt LMif Xir, ptf Uaien, 1. n , p. ML 
12. 



nyCoO'ilC- 



374 fliLBtlBS mSTOtlQCES 

, « piompl secours. Sa ^Maji^ïtÈ ordonna avant son départ au 
! « jnarècnaldeJCrèqni de S'y erf retourner avec (es tt«u{KS 
.|« qa'il avoît cominandées des le comme nccoicnt de la cam- 
"« pagne , et de prendre de ptns avec lui cinq ou six r^i- 
a mens de l'arratc de Tt. le prince. Ce renibrt arriva fort k 
'« propos, ^remiËremcnt pour repousser le duc de Lorraine 
' • oui s'ètoit avancé sur la Safre , afin 9e (ârc diversion 
■ de ce côlé-là , et puis pour aider au maréchal dèTurenne 
à s'oppoaer aex ocsscios du conUe Uoatecuculli ('). ■ 

Le général de l'armée impériale , qui 'avait des inlel- 
ligencM dam la Tilt« de Strasbourg , voulait approcher 
pour l'enlralncr dans le parti . de l'Epipef eur. Çoonaissanl 
l'habile clainoyahcc de Turenne , il mit tous ses ç^orts â 
le Iromper par de (ausscs mano^vres, pi ^Jul Uîre croire 
que' son atleolianélait de porter Icsicsc devant ^philishoorç. 
Mai) sa pcosée avait été dEvinéc., cl Turcnnc , après avoir 
pasc leilliip à Allenhcifn , éUiil allé se .poster entre Stras- 
rbourg eir.ArHiêc iui^riale. 

Alors s'engagea entre ces deux grands capitaines une lotie 

Ïui depuis lùrS 3 fait l'ai] mi ration 3^ k>u$ Icsgcns de guerre, 
codant ûz. semaines .on .les vit cnanœuvrer dans l'étroit 
«spaccde quel opes lieues, avec des forci^ à peu près égales, 
, l'œil toujour.4 'fixé sur le Rhin, dont l'un voulait forcer , 
J autre défendre le pa&sjge.ËnTui Turenne vejait d'obtenir 
.110 avantage, en (^onlraignant.t'eniicmi'de quitter un niste 
. ^u.'Lloccupaitsurleruissc-iudcRinc1]en;e[âonlecnculii^'^ 
.ràplièsurla hauteur de Sasbaçh, allait être f^rcè d'KCf pler 
. la bataille avec des chances inégales. .Ainsi le succès cou~ 
' Tonnait les grandes opérjilions de Tureniie. u Je les liens , 
av^ir-il dit, en parlant des Impériaux; ils ni; m'écbafperpnl 
j/lm- » 11 attendait pour le lendemain la vicloire ; on sait 
itcllc lui futenfcv' 



, , U bal emprunter ^ ci. lesparolcs.si cenoues de madame 
degèïïgnii. 

« Umouta à cbevàl !e saiaedi â^denx licuras, aprts avoir 
K.nasgé^.el, co^œejt 4,avoil bien des gensàvec lui, il 
« les laissa tous à trente ps de la hanteur où il voulait 
a aller, et dit au petit d'ËlbeufC) : « Mon neveu, detneurez 
« là : vous ne firitet qp^ Kwrm aulaiK de moi, lousat 
« feriez reconnoitre. b M. «rHamilIon, qm' se trouva près 

iPFucum; prinre dt Tit\fti^énètS iei tiSitet dt tVMptMar d Al- 
lemaine. ,9; Ueiiri de LarrfiDe, depuis duc d'EUwut , UmiKiudI gcacral 



HihyGoogle 



DU PJLUIS D« TBUUIUS. 335 

s àc l'endroit où il alloit , loi dit : ■ Honsicnr , Tenez par 
> ici . on tirera dv ■^ôlè où tous allez- » a Alonsienr, Im 
m dil-îl, vous avez raison , je ne \eu\ point du (oui ëUe 
« taé aaJoDTd'hui ; cela sera le mieui du monde- v II eut 
« h priRc tooraè son cheval , qu'il aperçut Saint-Hilaire 
« (Iieutenaat de l'artillerie ) , le chapeau à la main, qui lui 
« ut: « Monsieur, jel» les yenx sur cette baftcrîe , que je 
a viens de faire placer là. » M-deTurenne retirl, et dans 

■ l'instant, sans être orrM*. il etit le bra* et le corps fracas- 
« ses du mtme conpqifi emporta le bras et la main quitenoit 
m le ctiapeao de Samt-Hilaire. Ce gentilhomme , qui le re- 
« gaxtioit totfjours. ne le voit point tomber : le cheral l'era- 
« porte où il aTOit laisse le petit d'Elbenf ; i! èloit penché 
« le nei sur l'arçon-. Dans ce moment le chcTal s'arrËle , le 

■ héros tombe entre les bra»dc ses gens; iloorrcdeux lois 
< de grands jeTix et la bonche, et demeure tranquille 
K pour Jamais. Songez qu'il étoit mort, et qu'il aroit une 
« partie du cœur emportée. « 

Sain'' 

enirc ses bras, ou ronnailla réponse qu'il lui fit: aCen'cst 
pas moi, c'est re grand homme qu'il faut pleurer. ■» SJonte- 
cuculli rendit à son rival un hommage, s'il est possible, plus 
précienT encore ; a H est mort . dit-il , un homme qui faisait 
« honneur à Ihomme » Le deuil fut oniverscl en France . 
et Louis $.IV, s'assodani i la douleur de son peuple, fil 
ensevelir les reste de Turenne dans l'église de Sainl-Denis, 
à côté de ceui des rois de France. 

■3S7. FBMC «Aiieiffin, fs MCU£ (23 Mût 1675). 

PitlLTtiéodo[eGciiucD(lI9. AilrduNorJ. 
PitillonduRoi 

Louis XIV continuait à faire passer dos uooart en ' 
Sicil». pow dwtocr au duc de Vivonaele mojende s'y 
iUMir. Le viof-roi , da son odté ; s'attachait de bire 
oecuper les principaux pointa de l'Ile i(w ponniaoi assarer 
ion occ^Mtion: La vim d'Augnsta. entra STmniae et 
Cattne, pMvait protéger lanavigaUonrt lacammiUKatlon 
de ica troapes; il l'attaqua avec la Qetto et la fuit après 
sîi joun de siège. U s'empara ensuite de la pelite «iitt de 
Leotini. et se rendit Bukre d'une partie da paf I des envi- 
rons,^! «M te plas Eerltle de la Sucilft. - 



HihvGoonIc 



358. COMBAT BH TCE DE L'ILE DE STR0HB0U(8janvifr 

1676). 

P«H. Thicdore GcuR m .... 

LesaroKmenU marittmes de Lodïs \IV devenaient de 
pins en pliu considârables. Duqoesnc venait de quitter les 
cotes de Provence, et, au commencement de janvier 1676 , 
il conduisait une Qotlc composée de vingt vaisseaux et d'un 
grand nombre de brûlots et de bâtiments de transport. De 
leur cAtè , les alliés n'avaient pas fait de moindres efforts. 
Ruyterconunandait la flotte combinée des Hollandais et des 
Espagnols , composée de vingt-sis vaisseaux de gaerre et 
de neuf galères, et le 7 janvier 1676 les deux escadres 
étaient en présence , près de l'Ile de Stromboli. 

• Le marquis de Prcuilly . chef d'escadre , qui se tron- 
• voit pour lors k l'arrière-garde avec la division qu'il 
1 conunandoit, revira au large dès qu'il vit les ennemis, 
a pour étendre la ligne, qui é toi t tr(^ serrée par lesisles, 
«. de manière que sa division se trouva à l'avanl-garde , 
B celle de U. du Quesnc au corps de bataille, et celle de 
M. Gabarct a l' arriére-garde. 

L'armée de France demeura tout le jour et toute la 
fl nuit en cet èiat à la vue des ennemis tans qu'ils profi- 
d tassent de l'avantage du vent qu'ils avoient pour com- 
« mencer l'attaque ; mais le vent alant un peu cnangé le 8, 
< à la pointe du jour , M. du Quesne fit revirer et gagna 
a le vent. Dès qu'au molen de ce mouvement te marquis 
s de Preuilly eut attrapé la itte des ennemie, il commença 
« le combat , environ sur les neuf benres du matin : il rat 
« si opiniAlre et si long qu'il dura jusqu'à deux heures 
K après midi ; fl fit enfin plier l'avanl-^rde des ennemis , 
H qui lui ètoit opposée, où le contre- ami rai Veischoor.qul 
« lacommandoit, fut tué. 

« U. du Quesne, alanli'de son cMk, combattu arec 
« beaucoup de valeur le corps de bataille, avoit pressé si 
« vivement l'amiral Ruiter , qu'il avoit été obligé de se 
« couvrir de ses deux matelots, lorsqu'il survint un eaime 
« qui empêcha l'armée de France de profiter du désordre 
« où elle avoit commencé à metlre Celle des ennemis , et 
« donna le moTen aux galères d'Espagne, que le gros lems 
■ avoit obligées de se retirer A Lipari à la pointe du jour . 
V de venir remorquer les vaisseaax hollandois qui étaient 
« endommigei , et qui ne purent être enlevei pu ceux de 



HihvGoonIc 



377 

«' France , à cause du calme ; elles ne parent ponrtont pai 
« eomtcher qn'rai Tusseau de l'arint-garde ennemie ne 

■ coDlit à bas du grand nomtire de coaps de canon dont il 

< annt ëlè perrè. L'arrière-garde , coannandée par 
« H. Cabaret, tron*a plus de résistance , mais elle con- 

< triait enfin celle des ennemis de se relîrer avec le reste 

■ de la flotte. L'arinie de France y perdit seulement denx 

* brAlols, (pli se consamèreiit sans ancnn elTet. H. de 
« VilleneoTe-Ferriëre , qui coramandeïl un des vaisseaux 

• delarrière-garde, et qneloues officiers suballemes, ; 
« Airenl tnès ; HH- de Bellelontaine , dé la Fayette , de 
« BeÛngbem (') et Scptime, eurent part à ee combat (*). • 

369. COMBAT HATU D'ADCtSTA, EN SICILE (21 aVfit 1676). 



conduisait. La Sotte combinée . après cet échec , aliacL_. 
(lier un reAige danslabaîedeKaples, mais Ruy ter, ayant 
été rejoint par le comte de Hontesarchio , qui lui amena 
dix Taisseaux espagnols , reparut sur les côtes de la Sicile 
ao mois d'avril 1676. Le duc de Vivonne.inrormé que l'es- 
cadre ennemie se ironvait à peu de dislance d'Aogusta, 
CBToya ordre à Duquesne de mettre à la voile avec toute sa 
Botte et de l'attaquer. 

c M. duQuesne partit desenvirons de Messine te 19aTril, 
« et dès que l'amiral Rniter en eut avis, il s'avança avec 

■ toute sa flotte et celle d'Espagne, k mesure que M. du 
« Qnesneipprocboit.LeslIottes se rencontrèrent le SI, sur 
« le Kiidi, environ i trms lieues d'Angousla , par le travers 
a du golpbe de Catane ; celle de France éloit composée de 
« trmte vaisseaux et de sept brûlots. Le marquis d' Aimeras 
« commandoit r avant-garde , M. daQnesnetecon» deba- 
« taille, aTanl avec lui le marquis de Predilly, et le cbeva- 

■ lier de Tourville, chef d'eSoadre; M. de Cabaret, aussi 
« cherd'e3cadre,commandoil l'arri^^-garde. Celle des en- 

< nemis ètoit de vingl-jieuf vaisseaux, tant espagnols que 

< hollandoia, dencufgalèresetde quelques brûlot». L'ami- 

■ rai Ruyter se mit à ravant-prde des ennemis; le pavillon 

■ et les vaisseaux du Roy d Espagne ètoient au corps de 
« bataille, et le vicc-amiral Haén commandoit l'arriére- 
« garde. Bendsnt que les flottes s'approchoient, le chevaQer 

(■} Ferdin«Dd, comle deBellngBC, depaii 1l«uleii>nt général di 
naralei dn roi et Bremler écnj-ïr du en—- ••- t„_i~... .« 
MiKMirt d< Loaif X/r , pn Quiacr , L 1 , 



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« deBeU)uiH0)MPlit<kip<irtd'Ai4pasta,clpafM>vte$on 
. « seul vaissBut entre les deu bgnes fMtr joindra l'anaèe 
' '■ làe frBDce. 
■ « Les deux aTBiit<girde» conUieMèreiit le combu sur 
: IL les qualrc lieurei après midi, ^ s'attaqaèreut ivec tant 
« devakuret d'opiaiitrcté, qaeprMqnellDiukaTametiix 
« de part et d'autre furenC endoonnaga; ta caooa y lut 
« 'fer?i avec Hiie lileisc preacpw égale trassi bien que la 
« moasquetetie; et l'aetioii fui uue detplus sangUBles qni 
a M fût Tue,àUinerdepai»cetleguerFe.LfimBrqui(d'Alr 
H meias fut loi data le fort do combat, éUBt smt le tiHac. 
« étle chevalier de Tirabomcao. ifol comaHUldeal m des 



a de canoh. Le chevalier de Valbctlc i^ès la taoïid 

« M. d' Aimeras prit lecommandi^ment, etcontinualecom- 
o bat* avec la mi^mp vigueur. L'amiral Ruyter eut le devant 
,a du pied gauche eti^iQrtâ d!un ^lat, et les de«K»s de 
à la jambe droite brisez, en&ar-te qu'il tomba du ooBç, et 

. . a se fit une légère biessore à la tUe ; ce (|u> ne l'empêcha 
pas de continuer à donner ses ordres le reste du Joar |*J. u 
Les blessures de l'amiral hollandais lireiil perdre aax 
eoœmisunepartiedeleuraiidftce, ctdmnèFentle tempiau 
chevalier do Valbellc, qui avait remplacé d'AlmerMdans 
«on commandement, de rallier l'avRot^garde des Fraapis 
qui était ébranlée. Sur ces entrclaîtes, Duquesnc s'ttant 

', avanc« avec i4.corp> de bataille, il s« Gt, de partet d'au- 
tre, unf^ épouvantable. Le. combatdura jusqu'à la nuit 

.. qsi sépara les deux arjHèes^ Le lendemaini larmèe bol- 
landùsese retirait; elle fut poursuvie parla flotte fran- 
faiaejusquedansle portdeSyrscufto, au l'aiwnl Sujrler 
. .. BHHinU le 29 Avril. 

360. FsisE ftB ooziti& (26 avril t67fi). 

fanie cenlrsli'., Par H. iJihtinc-Fruitais VxtDKkaeaE:!. 

ijSondâlfce * Pendant qne les plénipotentiaires des princes flèVEu- 

.N"W. ' ' rdpe qui étffienl en çn cire s'assprohièrent i Nituâsue 
'« i>otir y traiter de la paix , le Roy de France , qui la dèsi- 
« roit vèritaMcment , prcnoit des mesures pour rendre ses ■ 
« troupes com^Tctles , et faisoU travailler h de! préparatifs 
« pour être en état de faire en personne de nonvclles con- 
« quêtes, afin d'obliger ses ennemis de ne pins troubler 



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279 

H les Dègociatioos de païi.et de donner les mains pour 
a finir une cnerre qui avoiteoMA UDt de sang de part et 
« d'autre {'r » 

I^s grands arraemenU des puIssani^M coalisées forcèrent 
encore Coais XIV à eotrefenir quatre artnèes: la première, 
Sttr leBhin, fut devinée amuar^eha) de Lniembourii;. et la 
seconde, en Cabilogne. an maréchal de Navailles; v» troi- 
sifente entre la Sambre et lé Meuse , avait été cnnHée au 
maréchal de Bochefott ; enfin la (piatrjènte, qui devaîl se 
porter sur tes Pays-Bas, était coeamandèe par !c Roi en 
personne , qui a^ait soits ses ordres les maréchanx de Cré- 
miy, d'Bumicres, de Schomberg, de La Fcuillade et de 
jta«f es. Celle dernière armée était forte environ de cin- 
quante mille hommes. 

a Les troirpes n-ançoîses feisoient dès progrès considé- 
« nMes dans les Paé~)ias. Le Boi ymarcha en personne 
c sur la fin de mars, il b tËte de cinquante mille hommes, 
a accompagné du duc d'Orléans (';, ayant sous lui pour 
« généraux les marèchaos de Cretrui, d'Humiêres, de 
« Lot^, de Schombcrg et. de la FeuiHadc. Il prévint 
a ainsi les alliez, dont les troupes dispersées et les fonds 
« incertains ne letrr pemiettoienl pas de se mettre en 
« campagne avant la bdle saison. Ce prince ayant déta- 
d ché le marécbal d'Hamières avec quelnnes troupes 
« poOT faire ijne invasion dans le piTs de Vaé», celui-ci 
« pril le fort Saint-Donk. où iî y ivoit qoatre cens Es- 
« pagnris et qoelque cavalerie. Lenaréchal de Crequieut 
« en Rrttnv temps ordre d'inve!4ir Condé entre T«ornai et 
a Vdenciennes ; et le Itoi s'ètant rendn devant ta place le 
n 11 avril poar en faire le siège en personne, i) le com- 
% menca le lendemain par t'onrertnre de la tranchée à la 
« portée dn monsquet de la contrescarpe ; la nuit suivante 
« tes batteries, availt conunoicé à tirer, en brisèrent tontes 
« les palissades. La même miit, Iffris cent Espagnols se jc- 
« lèrentdanqlaptace'par le pafs Inondé , tnaisco renfort 
< n'ayant pas emptehe Tes assiégeansif avancer leurs Ira- 
« Taux, le Roi dt attaquer lesdehors la ««il da 25. Leaia- 
a récbat d'Hmnièt^ i^ommandoit à la droite. Le raaréichal 
a de Lor^s ft la gauche . et le maréchal de Creqai «ne 
a troisième attaque. Le signal ayant été donné pir la dé- 
« chai|;ede tontes les batteries , ton» tes dehors furent 
•I nMmexetempoTtetenpeadetempSiceqaijeltarépoU' 



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280 GALBIRS HtSTOalQCU 

■ vante dans II ville, etoblîgea U garnisûti de capiluler et 
« de M rendre prisonnière. Le prince d'Ortnge , el le duc 
« de ViUa-Henoou, qui s'étoieut avancez jusqu'à Hons 
€ aTecl'armée dei alliei, ayantappris la destinée de Coudé. 

■ Ktouroèrent se poster entre&Iona etSaînI-Guillain.ponr 
« observer les- mouvemens du Roi de France (']. n 

Après la prise de cette ville, Louis XIV ayiat reçu uim 
lettre de fÉlicitations du prince de Condé, loi répondit du 
camp de Séboarg, le 3 mai 1G76. 

s Mon cousin, c'est beaucoup pour des sens qui com- 
« mencent à Taire la guerre, qu'une approbation coimne 
« la vôtre; mais rien ne me touche davantage dans le 

■ compliment que vous m'avei fait sur la prise de CondÉ, 

■ que l'amitié que j'y remarque. Conservei-la-moi , et 

■ croyez que j'y répondrai loi^ouri avec l'estime qu'elle 
« mérite ('). » 

361. FRISE DE BOnauiii (13 mai 1676)^ 

9»t H. PinCKET en l»M. 

« Le Roy qniavoilfail le projet d'assiéger Boucbain après 
« la prise de Condé, alant appris la marche du prince 
« d'Orange, détacha de son armée vingt bataillons, qua- 
a rante escadrons et vio^t pièces de canon de batterie, 

• qu'il St partir le 28 avril aux ordrcsde Monsieur f')ponr 

• laire le siège de cetteplace. 11 ne s'en chargea qu'à condi- 
« lion qu'il joindroit l'année du Boy , en cas d une action 
a générale , pendant que le Boy avec son année qui éloit 
« ue cinquante mille hommes, l'alant augmentée par de* 
« troupes du maréchal de Bochefort, s'avança du cdtè des 
s ennemis pour les combattre s'ils vouloient s'opposera 

■ cette entreprise. Mais le prince d'Orange décampa sur la 
« nouvelle qu'il en art (*). » 

Pendant ce temps Monsieur avait marché sur Boucbain , 
avec vingt bataillons et quarante escadrons : le maréchal de 
Créquy, qui Était soua ses ordres , investit la place le S m«i ; 
la marche du prince d'Orange ayant empêché de com- 
mencer aussitôt la Uanchée; elle ne fut ouverte que dans 
la nuit du 6 au 7. 

c Le 8, les travaux ftirent poussés près du chemin coo- 
a vert par les soins infatigables que se donnoit HonsieDr , 



[<) Hiileire dt LouitïlT , par Umfert, U II, p. SiS. (■) Mémoif* 

p.»*.(>l P ,, , - — 

Lnil* XIV, pirQniaer, U I, p. «TS. 



. ,. de Louit Xiv, Dila SB ortn par Issaaènl Grinotnl, i- IV, 
Il Philippe de Frinm, dae d'Orliu». ^- '•"'-' •"-'-1- ■•- 



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DU PALin »m muiuju. SM 

* se* ^^i^i' octement les fardes el, les tnnehées Lo 

■ 10, tel dehors alant été emportés et le fossé éUnt passé , 

■ «m attacha le mincar au corps de la place : l« gonvcr- 
a iMiir demanda à capituler (')■--■ 

369. BATAILLE irATAtKDETAirrPAL&miB (SJuiD 1676). 

' Pu M-ThiodoreScDiscQ.... AnaduNonl. 

PiTll1andaR«l. 
Quelque temps après la bataille d'AngiisU ( le 21 mai 1 , B--«l»«fc« ■'««'- 
le doc deVîTonne (*] . ayant reçu à Messine les galères de 
France et trois vaisseaux de guerre , monta lui-mCme sur 
la Hotte pour aller i la recherche de l'ennemi. 

« Il sortit le 28 may du port de Messine avec vingt- 
« hoitTaisseaui, vingt-cinq galères ctneufbrùlots.LafloIte 

■ ennemie , après s'être raccommodée , étoît sortie de Si- 
< racnse et s'arréloit ponr lors auprès de Païenne : le 

■ maréchal de Vivonne la rencontra le 31 ; il envoTs une It- 
le soutenue des galères ponr connotlre leur disposi- 



■ lion; on lui rapporta que leur Boite, composée de vmçt- 
« sept vaisseaux de guerre, de dix-neuf galères rangées 
t dans les intervalles et de quatre brûlots, ctoit en ba- 



> taille sur une ligne alant le môle de Palcrme à sa gauche, 
» le fort de Gistelmare derrière la ligne , et une grosse 

• tour avec les bastions delà ville à sa droite. 

« Sur cet avis le maréchal de Vivonne Ht attaquer le 2 de 

• juin leur avant-garde par un détachement de neuf vais- 

• seaux commandés par le marquis de PrcQilly (') . et de 

■ sept galères aux ordres deschcvaliersdeBrcteuil ^*)etde 
« Béthomas, accompagnés de sept brûlots. Ces vaisseaux 

■ et ces galères approchèrent ceux des ennemis i la lon- 
< gnear d'un cible, et essuyèrent tout leur feu sans tirer 
a on coup de canon , jusqn à ce qu'ayant mouillé dam le 

■ même neu où étoient leurs ancres , et ayant tïit avancer 
a les brûlots à la tête des galères , ils commencèrent le com- 

■ bat avec une si grande vivacité que trois de leurs brû- 
« lots ayant abordé et mis le feu i trois des vaisseaux des 
a ennemis , le reste de leur avant-garde coupa les ctbiet et 
( alla échouer aux terres les plus proches ; le maréchal de 
a Tîronne , pour profiler de l'avantage que lui donitoit ce 

• premier dès«dre , tomba, avec le gros de la flotte, sur 

(<) Bùloin militain de lauw XIT.ftT ObIhcv , 1. 1, p. *ia. t}) LoalS- 
Victsrde Hochechouirt , martchal d« Fnnee. (■) Anloine Le TonncliH de 
Bramil, d'abord chevilier cnidile commandear de Malle, et cbct d'à*- 



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a le carps de bataille «t snr l'arnm-girde des caoemis . 
n «l'iétwontles «miriuK de Holtamlc et d'Etç.-Hpie ; le feu 
« liit grand de pK-t «t d'aulre, <t k cnmhait fut toqjmm 
« fort opiniâtre; maiidcnx brùlott de l'année de France 
« ayant embrasé ramiral d'Espagne . son vice-amiral et le 
« conini MU irai furent obligé», de conper lean ctbles nai 
« éïilcr l'embrasement de l'amiral, ft le rnslc des deux 
• (IMtes snitil ineontmcnt leur exemple; une partie alla 
, ■ éoboûer sous Palçrme, et l'autre se sauva dans le port: 
H ceux qui eommandoicat leurs quatre brûioti y mireot le 
H /eu de peur d'Être pris , et quatre autres brûlots (te la 
a Code <le France , ayant été poussés dans ite pOPt par 
« l'iihpctuosili du vent, portèrçut I» fcn au viee-amirai 
a d'Espagne, au conlre-aiairal de HuJlnDdc el à sept autres 
u v.iisseauE qui y èloicnl cclioucs l'un sur l'autre. JL'ùicen- 
n die de CCS vaisseaux et des brûlots, et les rfTurU de la 
n poudre qui y élpit cnferméi^i pou&saLnt es l'air d|es pièces 
« de fer et des parties euliéres douâvire, abl»èiflnt la 
« Jleale d'£spa(ine,la PalFonnede i\'aplefelq\t»lrefuliTe& 
B galères , s.ins compter un grand iKintbce d'ofTicieis, de 
.d soldats et de inaLrlaLs tu6s et estropiés. Le port fnt ra- 
a Tagè; plusieurs cdifJcestlePalerme^jrcol ruinés: ce fol, 
' a en un mot, le flus horrible et le plus alTreui ip«clacle 

« que l'imagination puisse se représenter. i.es ennemis 
« perdirent en ce combat sept gros y.iisseauK de guerre , 
a sii galèfes, sept brûlots et quelques autres potits bSli- 
o mens; sept cents pièces de canon et prcs de cinq mille 
a hommes. Cette victoire, la plus compicttc qui ait été 
<i remportée sur la mcrperulant cette guerre, ne coûta 
a que deux enseignes cl très-pcu de soldats : elle fut ga- 
« gaéele 2jiûi) (']. i 

it^tihtu^ ^03. siÉGT. DE L.i Ville d'aire (JuBlét 1676). 



'âel.HUSK i>E U TULK n'ilIBE(31 jullli^ 1676). 

Por Je.in-Bapliiti; MtiiTiï, d'apr*» YaidoriBenleii- 

Le prince d'Oronf^e évitait de lifrer balaiHe et u nti- 

. rfait.'Le R«li, après le sitgede BouotiaiM.fit emoreqiel- 

ques marches en Flandre, puis il quitta son armée. qu'il 

- laissa ipns les ordres du tearùhal de Scliomb<YB ( 4 jiril- 

let], u II afoit bit dcnîolïr la citadelle de X.|êgc e( le 

C>) niifoirt mUitair* é* LnU IIV, par Quincï, L I, p. H*. 



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DD. PUAIS ME TEBSIILLIS. 283 

n chàtean de Hu^, de peur que les enDcmis ne les alla- 
tt mi£»âcnt et qu'ils ne fissent nvFcplusderaciliti lésine de 
^ Haestricbl, que le prince d'Oran^ semtTkiit numacer. s 
f.eUe entreprise sur Maeslricbt n'inqoièiaitjtas le Roi; il 
connaissait )a force de cette place qu'il aTïit nmqnise en 
personne, il cpnnaissait la fermeté et le conra^ itn ma- 
réchal de camp de CaTvo Ç') , qnï la commandait, ail ne se 
n pressa pas de la secodnr, jugeant bien que le iiiat<'ehal 
« dHnmières , qu'il avoit chargé de faire le sïégc dlAirc . 
s anrait pris celle [tiace assés t^l poar mettre le maréchal 
n de Sriiomberg; , aidé d'une partie des troupes qui étoïent 
• sous les ordref de M. d'Humiéres, en état de mardin' à 
« son secours. Aire , l'une des deux senles pîaCes qui res- 
a loient pour Ion à l'Espagne dans le pals d'Artois , est 
a coruidèraMe par sa situation; «lie est environnée de 
« marais de trois câtès ; les fortituations étoient excellentes 
a du catè qui pouvoît être atlatjuè. Le maréchal d'Hu- 
« wûêres, qui fut chargé de cette entreprise , y marcha le 

■ 18 de juillet avec quinze mille hommes, trente pièces de 

■ canon et neutmortiérs ('). 

Le DUrquii de Louvois (^) se rendit devant Aire avec 

■ l'armée. Le maréchal d'Humières, après l'avoir investie, 

a fît attaquer le 21 jwHet le fort SaiM-Prançois , i la léte ' 
«des travaTTi; du eàté- oà la p4acé'étml accessible; et 
V l'ayant einporfé le tendemain . vlouvrit la tranchée de- 
a Tant la riHe. Le marqitis de Louvms ta fit cnMite fou- 
« df oyer si coittHuellëment de bombes . de carcasses et de 
- « eouM de carton , que les assic^i furent contra*nls de se 
■ a rendre le 31, quoiqu'ils eussent reçu un secoors de trois 
' a cents Espagnols. Cctie prisé fat Saisie de celle de fiour- 
a bocrrget de quelques rorlsdans la flandrc (*). d 

365. PRISE DE lA TTtlï ÏT DV CnATGU DE i'ESC.VKETTE 

, (8 novembre 1676). 

. , P«i'11>.Rmocx-«|i tsU' „' 

a Après la bataille Se palcrmo ; les Espagnols jjc paru- 

,. « reatplusàlaBier.leresto dc1a guerre, et lesllollandois 

« n'employèrent leurs vaisseaux qu'au secours de leurs 

a alliés du Nord , c( % tenter quelques cnfrepriscj dans 

a rA^nériqDC,où.ilsnc furent pas long-temps sans éprou- 

Oiwn-Sjuïeutoa François «If Çalj", depuis lieuienn ni spnécal des 
anorn du rsi. (•! Biiluiti atiHiulre de tAïUSJY, par QiilliCT.C. t, 
p.wi. i*i Fraocoi^Midiel Le Tellirr, minlslre «tcMiitre d'ttti du l> 
Monrc. (>' ffbmrtitïloBfiX/t, par tiiuivrt,i.ll,p. 321. 



nvGoOUlc 



Snllrn'i 



S84 GlLKBtBJ BtnOBKtDn 

« ver encore une disgrâce presque semblable i celle de 
• Païenne. Cet ébignemenl des forces maritimes des Hol- 
« landoïj doQiuat lieu au maréchal de Vironne d'em- 

■ ployer toutes les troupes du Itoy à terre , il prit avant k 

■ tin de l'année la ville de Ucrilly dans le pals de Carlen- 
9 s tino, celle de Taonnine avec son cbAtcau, où le piiOGC 

« Gocinelli, Napolitain , Tut blossè et fait prisonnier, et la 
« Torleresse de Scaletta (Escalcelle) [').» 

Escalcetle est une place assez Torle entre Messine et 
Taonnine , que le duc de Vivonne assiégea en personne 
malgré la rigueur de la saison extrêmement Troidc et plv- 
*ieuse. Les ennemis s'y défendirent bravement pemlanl 
quinze jours ; mais enfin, foudroyés de tous cotés par le ea- 
iKMi des galères et par noe batterie qu'on avait trouvé 
moyen de faire élever sur utie montagne eitrèmement 
haute, ils furent obligés de capituler, et le fort Sainte-Pla- 
cide sercndit aussi lemtmejour, 8 novembre 1676 (*]. 

366. PRISE DE CATEKHE (17 décembre 1676). 

Aile dv .Non). Par M. Tbéod«Te Gcn:ira — 

PairtiiondflHal. ' 

R.-de^b*ii!»«t. Les Etals-Génèranx avaient essayé d'eolever i la 

France les colonies d'Amérique ; ils espéraient que le 
Krand nombre d'ennemis que le Roi avait en Europe 
rempêcheraient de s'occuper de ta conservation de {ws- 
■easions aussi éloignées , et a dans cette vue ils y avoient 
« envoyé le vice-amiral Binkes au printemps de cette an- 

■ née , avec onze vaisseaux de guerre et des troupes avec 
« lesouelf il prit sur les François l'islc de Cayenne avec 
« assés de facilité , d'autant plus que M. de la Barre (*) , 
a qui en éloit gouverneur, étoit pour lors en France , et 
a qu'il y avoit laissé , pour y commander, le chevalier de 
« Lezi , son frère , qui étoit fort jeune. 

« Le Roy ayant reçu la nouvelle de la perte de cette 
« isle, donna une escadre de sii vaisseaux et de trois fri- 
« gâtes an comte d'EstréesO), qui y fil voile. Y Étant arrivé 
« le 17 de décembre, il fit attaquer le lendemain le fort de 
« cette isle, dans lequel te vice-amiral Binkes avoit laissé 
« une garnison hollandoise. Il t'emporta la nuit du 19 an 

■ 20, par assaut ; le chevalier de l^ii, étant i la tète . y 
a monta le premier ; en sorte que toute l'isle retourna sous 

(1) Biiloire mililaiTt de Zaihi Xir.nr Qulrci', l- I,_p. NX. fi) Pelilt 
...... ,...,. -,.- -« ■--•leT.erevrerfe L* B«rrï, liïnWnti 



c]ial de France. 



. , , . , lieaWnânl 

dc9arm4c>diir«i. (t) }eui d'EfW^ca, «IcB-aiiilrtl, depat* iittr«- 



HihyGoogle 



Dtt piun M 

> l'obéûunce da Roy, aTec la mtme facilité qa'elle atoit 
• « étéperdaeC). » 

367. COMBAT NAVAL DE TABAGO (S7 léTrferl6T7J. 

Pir H. TUvdore GtDU) «a.,.. Aile du Nord. 
PnUloDdBiloi. 

Le comte d'Eslréei, aprÉs aroir repris l'Ile de Caymae , H.-«l*<h»uMM. 
partit le 11 février de la Uarditiace, arec sh vaiiseaiix et 
quatre ftigates, pour aller cbercner la flotte hollandaiw , 
commandée par le vice-amiral Binkcs , qui était k l'Ile de 
Taba^. Après avoir fait reconnaître le fort et la rade , il 
rfwisil le vl février, jour du mercredi des Cendres, pour 
faire attaquer le fort par U. Hérouard, pendant qu'il occo- 
pcnit les ennemis à la défense de leurs vaisseaux. 

d L'escadre des ennemis , composée de dix vaisseaux de 
« guerre, d'un brûlot et de trois petlls bitimens, étoit 
a amarëe dans un espace de cul-de sac, où lei vaisseaux 

■ du comte d'Estrées ne poavuient entrer qu'un à un è la 
« file- Outre le canon qui tiroit de dcssns les farts, S y iToit 
« encore des batteries a flenr d'eau qu'il falloit essnier pour 
a enlrer dans le port. M. de Gabarct , qni y entra le pre- 
« nrier, alla mouiller 11 la portée du pistolet des ennemis , 
« et la blessure dangereuse qu'il reçut en y enlrinl, ne 
« l'empêcha pas de demeurer sur son pont, et de combattre 
« jusqu'il tant qu'un second coup de canon Teut emporté. 
K H. de Houtortier et le comte de Blcnac (') le suivirent ; 
« le dernier alla mouiller enlre les vaisseaux des ennemis et 
« leurs batteries. Le comte d'Estrées , étant entré dans le 
« même tenu avec le reste de son escadre , comiuenfa un 

* desplas foricDi combats qui ai t jamais été doncFé sur mer. 

■ Le vaisseau de H. de Lésine , aui. Tut le premier brdié, 
« mit le feu i deux vaisseaux hollandois qui ètoient i ses 
« cAtés : deux flûtes , sur lesquelles les ennemis , oui n'a- 
« voient pas cru qu'on pût les venir attaquer dans le pari, 
avoient mis les femmes , les enfsns cl les nègres qui étoteut 

• dans le fort, furent embrasés par les débris enflammés de 
s ces deux vaisseaux ; les hurlemens des femmes et tes cris 

■ descnfsns, se ioitnant aâ bruit effroyable ducanon et des 
« vaisseaux que le hu faisait sauter en l'air, firent que'ce 
« port ne fut rempli que d'horreur et de carnage. Le canon 
> du vaisseau du comte d'Ëslré» mit le feu au contre-ami- 
a rai de Hollande, qu'il avoît abordé, et dont il a'étoit 

(■1 iKtfoirc MfKMN âi Imit XIV, pit Qnincy , (. 1, p. SU. t>) Cbatlei 
de UHitboi», Hcaunanl giucr»! des mrméci navil» du toi. 



HihvGoonIc 



286 . CU-BBIM BIST0BIQUE9 

a rendu maître. Ce vaisseau saota en Tur et courrit de 

■ aimines le vaisseau du comte d'Eslrèes. aaç|uel le feu 
a prit JneaMioflnt de tous c^tèg, et, coanoe ij èloît i^ 

■ blessé à la tête et à la jambe, et qu'il avoit une partie des 
« oflBcfers , àts matelots et des soldais de son vaisseau tuez 

■ aiurès de lui , il ne sauva sa vie , dans oepétile^trtme, 
« t^àla/ueurd'un canot lueÛ. Berlier, garde do bma- 
,c nne , est |a hardiesse d'aller cnleici à la nage, mus IV 



it.-<lE-chBU*Bèe. 



a A peiae le ooate d'Ëstrées fut, enlrédaHs ce canot, que 
« les enneinis le criblèrent de coQps de c«nM , msJi, iè- 
« tant trouvé assés près de terre lorsqu'il ccnla bai , les aa- 
« tclots «Ê jetèreot dans l'eau et le poricreiU, et ceux de ses 
a officiers (iv étaient avec lui ijusqu'i terre, Quelques Hol- 
■ landuûfl. quiètoient au rivage, cQrayés de l'Wrear du 
« carnage , el du bruit terrible qu'on eiat-'ivloit de tontes 
u par^, sa crurent perdus dès qu'ils te virent approcher 
a a!cBx , et lui demaudèreoi quartier, quoiqu'ils fassent 
a bieB vjBM,. el que le comte d'£strè(^ et ceui: qsl le 
e suivoient n'eussent aucunes arcves. 

«D'uaaulre cill£, tro^ vAisscaux des cnncrais , prescés 
« par les frcgAtes et lus vaissfat» du roy, furent contraints 
n. de «'aller Éfboucr. Xkaj. vaisseaux francoîs enre«t un 
« pareil swt el fufeat presque entièiementWùlèi, Enfin, 
« «qj^ràs sept Leures d'un de» plus sanglants combats <|u'od 
a ouisse imaginer, le coaite d'Estrécs.aianl reçu avis que 
a h trop d'ardeur cl de pricipilalian avec laquelle U. Qè- 
. ». Eouard avait bit altaqucr le fort, en avoit fait niauqser 
, « l« succù^ fit retirer ses vaieseaut <Ui port et «mbArqua 

« 6CSUlHt{M«. 

« Tous lu vaiïseanx des ennemis furent ou brilles ou 

H.caaJès.à foad ouécboués, «l l'échcci|il'ils reçurent dans 

. a le conbat fiit si coasidérâble , qu'ils ne parurent t^iu à 

« la.KUH', du resiede la guerre, dansles iJcs4er.iipéri~ 

■ « (J0#('.).» ■ : 

36& &i£<E »£ vJd.EKCic>.M^ C4 nUTî 1677]. 
tKwntiaammwT dbiia r%uat. 

TakUau (!■ Waps. 

Les conArencei de Itlniï^e n'anùeM encore eu auenn 

rËsultat, e(1ap3iKsanblnlpfD«è1oiKnéeqiiejanais;Dial- 

ffè tMu lenrs revers de l'annéaiir^^eatc , l£s ajliés épient 

{') Biitoirt atilitairt de Letiii Xjy, pir Quincï, U I, p- iei-Ml- 



HihyGoogle 



■arvenos à s'emparer 4e RHlipfbrarf . Rets d'intr to- 

iat à 11 France ce pcNte avancé qu'elle avait oenqm «i 
(llliatapifi . )ti reaiMi ni de jour » ja«r le lenK éts >ê- 



, datte l'cfinir de ranener f*rs eux la fbrune. 
ïlai* Lavis XIV. qoi avail Mnpris ipill n'ollti«Mlrail la 
çKbcq^vmt de>e«ivem eflstiseï de imm'Jles neloires, 
er^kja l'hiver k Ure des prtparalîfe eoaiidénliles, pois . 
avant mime qoe le printemps fat commencé . il éloona sa 
eBOemis par la lignear hrpttvoe de ses af laqaes Sur )e5 
P^»-Bat. C'teit la tp'il voulait porter les graads coops : 
il a^wat dirigé dacMe de l'Allemagne que de simples corps 
d'observatiuL La prise de Condê et de Boochain rendait 
plus facile le siège de Valencieimes. Le Boi en projeta la 
cDm*Me. Lts maréckaMC d BumiècM et de LoBBibourg 
recurent l'ordre d'entrer «d comagne dès le miM de fè- 
tner, et de se dirifcersar cette ville. 

oCelle place, fameuse par les sièges qu'elle avojtson- 
a tenni , était estimée une fies plus fcwtes des Ays-Bas ts- 
« MÇiM)ls...LcaEoclifi(aai<»s en itoîent excellentes, et elle 
« èlmt munie de tout ce qui c(oit nécessaire pour on« loit- 
< gne résist;uice. Le marquis de Ricbebaurg['}, frère du 
I prince d'£p(noi . en étoit guuverncur: il «voit sons lui 
a aS. Desprei, officier d'inranlcric, te ptusexpérûnealé des 
« tranpes àa ro; d'Espagne. IL avoit deux mille eiiuf cens 
« lommes dlnraoleric. Espagnols , Italiens ou 'X^'alons , et 
a dooiecenscheTaaide troupes réglées, ai ce toute la bonr- 
« eeoisie , oui étoilaguerrie et qui avoil pris Ves ormes ;'). ■ 
Louis Ûv, potir ôlcr aux ennemis la pensée qu'il von- 
idt bîre quelque enti-eprise pendant cet lùver, dMinait 
à sa eour des fîtes d,'unc roagnîGcence fxtraordinaire ; 
et, daqs le moment que toute lEuropc et ses cgorti- 
sans le croyaient le pms occupé aux plaisirs du, carna- 
val , il n'entpas plus Ût appris que ses troupes éta'i'itil de- 
vant Valenneunes, i^u'il quitta Sàint-Gernujn et arriva 
avec beaucoup de diligence devant celle place, le i du 
mois de mars , malgré la rigueur de la saison. U distribua 
anssitât des quartiers et prit le sien à Faoias, avec tes ma- 
ràchnn d'Buaiiér«s etde LaFeuillade; le narèel^L dfe 
Scbomberg eut son quartier à Saint-Sauve, le mrècbal 
île Lvumbourg à Annoy, et le maréchal de Lorges i An- 
zin. Le Roi fit faire des ponts sur la rivière pour avoir la 
««mmuDealJaa des qnràers les tm avcé lesMtres , et les 
ti) ftMf* VkUfpps 4»Hcltai. m' WiMr* MiHMr* 4«l9ah Xlt, 
l>*r Qaincjit. l,p. UA. 



HihvGoonIc 



TifiUtouponrcoDnallre leur eut. Cependant, la pUcre 
étant d'ane grande étendue, il fit travailler i, des bnies 
de circooTallatkHi, et y occupa ses troupes en attendant 

3 ne wn artillerie fût arrivée. Quoiqu'il y eût beaoconp 
e neiges et de ^aces sur la terre, ce grand prince était 
conlinuellemcntachcial, et par son exenpic apprenait aies 
trodpesi mépriser les Taligues et les rigueurs de la Aaiwn. 

'"ïiïéuïr""'* 368. SIÉCE DE TAlX^iCIENEIES (16 103» 1677). 

Sille diit in EMuiMB raiu • 

dn Roi. ^^^ 

PtrtleVraÙalc. ^TO. SIÈGE DE TALEXClixnES (16 DUTS 1677). 

''Silnn'' LODU XIV BANGB SES TB0CFB9 BK lATAIUB POVK L'AI- 

drl-AkonJini-*. "W" m CBBms codvebt. 

''° **■ Par Anloine-Francoij VAn>»aEL-tEN. 

371. BiÉCE DE VALETiciEHnES (IG mars 1677). 

l'unie cenlnlï. ^' Antoine-FranfoiJ VànbeKHIOUM. 

o ii*r.bBli7' »i '^ tranchée avait été ouverte le 9 mars : les travaox fn- 

" = iM. rent poussés avec nne activité si grande qae le 15 on était 

arrivé, malgré le déget et les pluies, au pied da glacis du 
chemin couvert. 

Vanban, qui ai'ail toute la confiance du Soi, condsisait 
Ici opérations du siège. L'atuiqiic du chemin couvert Ait ar- 
rêtée jMDr le 16. a Le roi, dit l'auteur du siècle de 
• Lonis XIV, tint conseil <lc guerre pour attaquer les ou- 
o vrages dn dehors. Celait l'usage que ces attaques se 
n fissent toujours pendant la nuit, afin de marcher ao\ 
« ennemissansËlre aperçu, etd'épargnerlesangdasoldat. 
a Vauban proposn de faire l'atlaouc en plein Jour. Tous les 
d maréchanx de France se récrièrent contre celte propo- 
« sition. Louvois la condamna. Vauban tint ferme, avec la 

« confiance d'un homme certain de ce qu'il avance Le 

« roi se rendit aux raisons de Vauban , malgré Louvois et 
« cinq maréchaux de France ('). » 

372. TAiRTCieïiins prise d'ass.\ut par ie roi (17 mars 
1677). 

Aile du Hidi. ("ar H. iMn Auci en IlST- 

'oiierie ■ Sa H^esté [rapporte le comte de LouTign; (■), dans 



HihvGoogIc 



m ru-Âif M TUiULus. S89 

« HSe lettre qa'il ècrivoit de ValendenBes i son pire , le 
« maréchal de Gramonl (') , sous la date da 17 mars , le 

• joar m^me de la prise de cette ville) s'est enfin résolue 
« de foire attaquer la conlrescarpe m matin, estinnnt 
a qu'elle seroit emportée plus bcileneitt et avec aïoins de 

■ perte de jour que de nuit, les ennemis ne s'y attendant 

• pas et la phose derant leur piroltre impraticable. Il 
« y a en quatre attaques disposées de la manière que je 
a Tais vous dire : les moiuqnelaires gris par le flanc de 

■ ronvraee couronné ,- a^ ani à knr Ute la moitié de la 

• compagnie des grenadiers i cheval ; les mousquetaires 
« noirs par le Oanc de ta ganche de l'ouvrage , ayant à 

■ leur tête l'autre moitié des grenadiers k cheval ; le ré- 

• giment des gardes à la droite de l'ouvrage par la tète , 

• et le régîmentdc Picardie à la gauche du même ouvrage 

■ par la tête ; tous les grenadiers de l'armcc à la gauche de 
« latranchèe.pour s'en servir en cas de besoin. Lei quatre 
s attaques ont commence eu mËme temps, après le signal 
< qui était neuf coups de canon. L'on a emporté la contres- 

■ carpe taiu résistance, puisque tout ce qui éloil dans 
a l'ouvrage coorouné a été lue. Quelques fuyards se aonl 
K mis dans la demi-lane revêtue; les mousquetaires, gre- 
i nadiers et un grand nomlire d'ofSciers sont entrés p«lc- 

■ mile avec eui dans la demi-luoc. Les ennemis y ont 

■ encore perdu beaucoup de gens. Ceux qui ont pris le 

■ parti de se sauver dans la ville n'ont pas eu un sort pins 

■ neoreux que leurs confrères ; ils y ont été poussés l'epéc 

■ dans les reins, et les mêmes mousquetaires et gens que je 
« viens de vous nommer, après avoir fait tnaio-basse par<r 
« loul, sont entres dans le guichet du pilé, et ensuite 
« ont gagné le rempart de la ville , se sont rendus maîtres 

■ du canon, et l'ont tiré sur les ennemis , après avoir fait 

• une espèce de retranchement. Ce que je vous mande est 
« la venté, et moi qui le viens de voir , j'ai peine encore 

• à le croire. Cependant rien n'est pins assnrë , que te Roy 

■ a pris d'assaut, en plein joni, Valenciennes,el en deux 

■ benres , état:it ii vingt pas de ta contrescarpe . quand on 
« a conamencé à marcber. M. le maréchal de Luxembourg 
« était de jour; la Trousse et Saiat-Geran , orGcicrs géné- 
« ran^jlea chevaliers de Vendôme (*} et d'Anjou, aides de 

p(du Roy), qui se portent tons fort bien. Bourle- 



HihvGoonIc 



a |]iont(')estIeseulqaiië(AtHé<t'DncoapdflRiBC)H»cifl', 
u en arrivant ait palissade : Champigm, capîMiM aux 
« gardes , est blessé : un capibiine éc Picardie tué et qua- 
« rante hcraniei tnù ou blessés, tant moasquetainn qac 
■ «Hdats. l^seanenii ont peréutoutce (gail-y avait dans 
a les dehors, dont il en est resté plus de six cents aur U 
« place. Il y a près de six cents prisonniers. Le comte de 
tt saure, cuiq c«loae1s, près de douze cenls' cbevaix, 
a enfin les bourgeois et la garniaan;t«us pris à dJ3Ci'ètio&. 
a A'oilà na narrat'.on et celle de la matinée ifo'a eâe Sa 
« Majeslé., qui peut être complu conunt; une des bdies 
« au'clle aura dam sa tic ('). s 

La ville, emportée d'&ssaut, allait être livrée au jûtlage ; 
Louis .XIV s'empressa d'envofCrLouvoii pouf l'en prè- 
secïcr. 

378. ntlSE Œ u TILIE DE CAMBRII (7 ffm) lïr77). ' 
s Par Anloiue-FraDfoû VUBCUSCkEX- 

Le prince d'OrangeC') avait donné rendra vous S ses lf*u- 
pes à Dcndcrmondc, où il npprit àTcc un profond ciaitllc- 
nienl' la prise de Valenciennes. 

fl Le Kov, qui sans perdrç âe teras Tolilut mettre »s pro- 
B Jets à exécution, fît un détachement de son anâéc qui 
a investit Oambray le 22» de mars, et donna en même 
n tcms un corps d'armêc à Monsicnr (')poar Taire le siéçe 
u di-'Srrinl-Omtr. SaMnjestÈsnîvitdcprès le premier de- 
« taehement , et étant arrivée 6 Camtiraf , il iisJla cxaete- 
o ment les environs de la place , prcsfpi'à la pmiée du 
« moiiMuet. il fit (ravailler ses troupes aux lignes de dr- 
N cunTallnliAn; et pendant que si% mille patsans, qu'il 
•i avoil fait Tenir de Picardie , faisoicnl aussi ces lignés qui 
« Rirent aclie\ccs le OT, il distribua ses troupes en 
a difTËrent quartiers. ' 
« Cette ville est située «ur l'E^nl, qui la traverse d'un 

' H c6lé ; les murailles étoîent défendues par de bons bastions 
« eldesdcrai-iunesîîlyanoeexeollenlecitadcllesar IB« 
« élévation qui eomwande toute h tflle; ses fossés sont 
« Liillèsdànalerocje'ertun quart-è- régulier dont letbls- 

' a lions sont faibri revêtus ;' et' tontes les coartines emn^rtes 

(1) Henri d'Analure, rairqu» de Boorleinonl, brigadier lEDérj!. (-) ««- 
caiii da aiitM d'Unatrcs 'te. pw InblK OKiid d t«f>. DcsBOtebs i»1 Kl. 

p. lM,édilion*»P«n8, 171*. (Ii ftailkiMio. - " 

OuillauiDe lil , roi d'j[R(ieMii;. (i)l%ilippe ée 



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DU PÀLkU OK TBMIILL». ^1 

a de bannes demi^unes. CeUe place tloil dèboint far 
a DomPe^raSavala.qià «n éUtt goaierReur ; elle èuiit 
û [Mun'ae de tout ce qai éloit JMcqsuire pour m défense . 
a et a*o>t nne folle garoifion. , 

■ LtEoïttoBTrirla ttandtiedvistaiiiiildaâSaHSI, à 
« la fille , du côté de la poite Notre-Dame enM priMnce ; 
' ilfatjour et Dtiit à cheval pendant Te liège, et fit si bien 
« t|uelatrancbéefiitpou8»cff,iiu)gràlarÎ2ueiirdeUiûs*n. 
B i nlm de cinq cens pu, &aD& avwr perdu qu'un soldat. 

aXeS^Tril, le Boy alaidbîtbire, parH.do yaubin. 
a k* dûpasitÙH» pour attaquer tes trois demî-hflMS eu 
■ mÈme leau , et le siga^il aiant Ëtè dftonè k dix beaits du 
t soir, die» furent attaquées a^ec tant de valeur ifK les 
« troupeti'euiparèreat dedouE et s'y logèrent; la Irouitee 
« fut manqo^e. le Koy fit ensuite attacher le minev an 
*L corps de Ia place , ce qui oJ»ligea le goavemvarde dé- 
ni naôdei àcamtukr. iLes dlagei aîant été envolés de p«rt 
, « et d'autre, le Koj acowda aux assiégés une trêve de 
■■ vingl-qualrebeurespour se retirer dans laeitaddl^C). ■ 

374. srtcE DE SADd-OMER (avrîl I&T7). 

IHVBSriMBBKBT BB L* VLACB. 

P«rM.BjL»iisiEeB lt39. Finie 

pMdBit<|Be tolbai s'empanit avec cette henraue raçi- "sJ'Ij;, 
dUè de ValcBaoune* et de Cwibrai , HoBsieur, qu'il avait 
esvoyi devait Sainl-Oraer. pour cjt faire le siège • ètiitar- 
riii sous les MBrs de cette ville. Après avoir bit ïMeatir 
-celle pUcc et trxé ses liguée de eirconvaUMion, il naît déjà 
commencé lei ottéraiiens du siège par l'attaque du fort au\ 
VjtcfceSrdoBtil l'était rendu maître, lorsqu'il apprit mie le 
fuinoe d'ûrauge avait quitté ku camp de DendenBonoe , et 
se dirigeait, i ia.Uied'une annËede trente raille boonnes, 
«ers Sâiat-Omer, pour en fave lever le.iiège. A la ■Duvelle 
deee mouTCiBenl, leRois'ces|»reflBad'€avoTer'à aoH frère 
ses deux cenipagDiu de mousqselairei, avec plu^eats ré- 
^fmenlsd'infaBtefie, qu'il sait sous les otdres do Huédial 
de La^erahowg. J> duc «t'OtJéans , dèa qu'il eut iwçu re 
renfort, pourvut k la défeose de ses lignes devuit Saint- 
Orner, et marcha avec décision au-devant de l'ennui. 

375. BITUILE SE CASSEL (H twil 16?7). 
ou» BK Karuixi. 



■ Le 10 i midy, les deux années se trottvèreot es prô- 
\^) Biiloirt miliiaireie LauilXIV,patQuiary,t.l,f. 531-333. 



™,i,î™n,.Goonlc 



893 suAiiis ■uTOBiQm 

« lence aiqirèi du mont CaucI , n'éUnt sépariei que par 
c deasfwtiUnitueaDX.pardeshayesviTesetpir quelipies 

< watergim qui tnvirannoienl des près et «es jardins. Ce 

■ nitm« jour M. de TraejC] joignilcctte arméeavecles neuf 
« bataillons que le Roy y avotten?olëi,etinii viareDtd'aD- 
« lanl plus a propos qu'avec te secours die ëtoit encore 

■ inférieure à celle des ennemis. 

• Le 11 . jour du dimanche des Rameaux, le prince d'O- 
€ range passa i la pointe dujoor le ruisseau de Pieanes, 
« et s'empara de l'abbaye du même nom , où le maréclui 
a de Loxemboarg aroit laissé la veille nn sergent et vingl 
« soldats seulement. Monsieur y fit conduire quatre pièces 
€ de canon et la fit atlaqitf r psr M. de la Melennière , lien-- 

■ lenant-colonc4darégrmi.'nI il' Anjou, soutenu deM.Larré. 

■ meslte de c;imp du régiment de Ctnl;, qui la reprit 
a après un combat sangUnt et Tort opiniitre. 

■ Son AUcsK Ituyale mit ensuite son armée en bataille 

< sur dcu« lignes avec un corps de réserve. Sa droite 
1 émit apni^ au mont d'ApIinghen , et sa gauche alloit 
• jusqu'à l'abbaye de Picnnes , dont il Tenoit de s'em- 
« parer. L'aile droite étoit commandée par le maréchal 

■ d'Humiêres(-],*quiamt sous scsordresH. delà Cordon- 
« niérc et le chevalier de Sonrdis (*), maréchaux de camp. 

■ Le maréchal de Luxembourg ètoit à l'aile gauche, alant 
c sou lui le prince de Soubise (*) et le marquis d'Albret (*), 

< maréchaux de camp, Monsieur se mit au centre avec fe 
« comte du Plessis('), lieutenant général, et le comte de la 
« Hothe('j, maréchal dccamp.L'arméedn prince d'Orange 
« étoit pareillement sur deux lignes. Le comte d'Hom 
« commandoit l'aile droite, le prince de Nassau l'aile nn- 
« cbe , et ce prince étoit au centre avec le comte èh Wal- 
« deck (*)■ Ce prince, volant que Monsieur s'étoit rendu 
« maître de l'abbaye de Picnncs, dégarnit la gauche de son 
« année pour fortiHer sa droite. S. A. R. roulant m-ofiter 
« de oe mouvement, résolut de commencer la bataille. On 

' ■ peut dire lonlcsfois que les ennemis étoientavantagcn- 
« sèment postei , puisque pour aller à eux il falloit paner 
« un ruisseau et des baves qui les couvraient ; c'est ce qui 
« fit prendre le parti à Uonsieur d'étendre ses troupes sm 

<*) Henri BanRMB de Tricj, maréclui df Biinp- (>) Loah de CraraDI, 
IV' da nain.dDcd'Biliiiltm.t'iFranfalt dïscanliluii, dépoli aoBMdt 
8«ardli*l llcuteninl gtnjral dciananidu rai. I'; Pranfoii de RobiD, 
llraUUDI gtnéral dei ■nn«Mdiirai.(iJ(3iariMlin«uJea d'Albret, nj- 
rMtul'de ciiDp. (>1 Ctur-AuKuile de Cboiieul, lieuleiitnl gtni»! des 
•TBitei du nti. Q) Oirles^ullUud de Le HoiD«, niréclBl d« unw. 
(• Chriitl>n4«ui( , |p!ntnI-fGld-iuarécbi) dan» le* irmfe* de reropercur. 



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DD PALAIS DE rnsiiLUS. 293 

< Il droite et «ur la nuche. Le règimenl colonel de dr>- 
« gont ètoit hors de la ligne & la d/oitc ; les dcui compa- 

• niieg des mousquetaires da Boy el six escadrons de gen> 
« aarmerie IbrmoicDt l'aile droite de la première liane , 

■ liisani dit escadrons. L'aile droite de la seconde ligne 

■ coosistoit en la brigade de Uonrevel, au nombre de huit 
a eKadroni. Elle avotl à S3 droite le régiment de dragon»- 

< Daaphin , hors la ligne; les sardes françoiscs , les rèfi- 
« mens de'S'avarre, de Revel de Lionnois , du Boyal, et 
« desVaîsseaux.ètoientdans lecenlre delà première ligne, 

■ soutenus des régimcns de Fifer, du Bordage, et du Rous- 

• sillon, qiii âloient dans le centre de ia seconde ligne. La 
« gauche (le la première ligne ctoit composée des brigades 
s de cavalerk de Gournaj' et deBulonde, laisanldii esca- 
« drons el alant sa gaaclie hors la ligne. Le régiment de 
a Listenoy dragons , et la brigade de Grigoan consistant 
a en dix escadrons, Étoicnt à la seconde ligne de cette aile. 

■ Le corps de réserve éloil forme du régiment de dragons 
a et de quatre bataillons , et l'artillerie éloit commandée 
a par le marquis de la Fresselliëre (*), lieutenant général de 
« l'artillerie (>). > - 

ÎTfi. 1*141111: DE (Lts8EL {11 avril 1677). """rtS"^" 

Par InlolDe-Fnnfsi* VAroEimriLtl. Vaîettdo'nS 

377. BiTAniE DE CKSsa. (1 1 avril 1677). R'.îihroï^ 

Par M. Hippolile Lec»>te c» l»3t. Gilrrir 

378. BinnxB de asaa. (11 avril 1677). ' '■*' 

P«rM G1L1..1T pn iIlT, d niirii Ailedu Nsnt. 
une Upiisrrie dn Unp*. B.-ile«tiiut>M 

'^ SalJa n- iî. 

Le combat commença par la droite où se trouvait le 
auréGb«1d'Humjètes;îlnitvifet<^iniatre, mata tsos les 
eflbrts des ennemis étaient dirigéssar le centre, oiï ctMn- 
mandait le duc d'Orléans. 

■ La brigade de Tracy et dem antres bataillons , après 

■ avoir battu l'inranterie qui leur avolt disputé le passage 
a dn missean, fnrcnkmisns en désordre par la caTalcriedes 
« ennemis; mais Monsieur ayant fait avancer en diligence 

< quHqnes bataillons de h seconde ligne, il les mena lui- 

'>J Fnncoii FreiMu , dcpnii aurtebiJ de canp. (>) Bùtoirt nililafra 
A tMUtXir, par Quiucj.Ll, p. SU.' 

i-.<i",G(Hinlc 



« même à la cha?^ pon^ rétablir le dÉsavanUge ; sa pré- 
a sence fit renouTeler le combat en ce lîeu avccjaot de 
• chaleur.etS. A. S. s'y exposa de maniûre qu'elle n^ul 
« dem conps dans sps armes . le chevalier de I^rakie (') 
e tbl b1csscaMScAtès,le chevalier de SiHy, undesescham- 
' K bellans, y Tut tuè, et plusieurs de ses domcsliques bi- 
e rent blessés assés près de sa personne (•)•. a 

I.e maràchal de Luxembourg , i la gauche dcVanuëi- 
française, afait £tè opposé à la droite dé l'armée bolUn- 
daise. Après avoir emporté l'abbaye de Pienncs, il aUaqua 
svccessivemcnt tous, tes postes occupes par l'ennemi ; il 
éprouva une granijc résistance , maïs il s'en empara après 
plusieurs charges consécutives; «en sorte que, le centre de 
(c notre arn)éc et l'aile, droite poussant de leur cAtë les 
n ennemis, le désordre devint si général donsleur année . 
« ipi'll ne tut plus au pouvoir du prince d'Oranze , malBré 
« tous les pfTorts qu'il fit et les mouvemens qu'il se donna, 
R de la rallier, et tout y prit la Tuite ; elle 'ibandonna le 
« cham^ de bataille , ^ se relira vers Popcringen. Cette 
K Ticloire, arrivée le 11 avril, fut compleltc, et sanglanle 
« de la part des civicmis; ils y laissèrent trois mille hommes 
« sur le champ dcbataille, et ils eurentun si grand nombre 
n de blessés qu'on en trouva huit cens des leurs parmi 
« les nôtres. De c« nombre éUiicnl soixante officiers ; l'on 
« eut grand soin des uns et des autres. On leur fit quatre 
« mille prisonniers , on leur prit treize piécesde canon , 
« deux mortiers , igaarante^quatre drapcawE , dix-sfpl 
■ étendarts et lous leurs bagages et chariots de vivres (*).* 

Le prince de Coudé rélieita le Itoi sur la victoire de 
Cassel ; il en reçut la réponse suivante : 

An camp, devint la citadelle de Cunlnvl, le 16 atril iSTl. 

n Mon cousin, c'est avec justice que vous me félicitei de 
n U bataille de Cassel. Si je l'avois gagnée en persoone , 
« ie.B'en serois pa> plus touché, soit pou U gràideu' de 
.« l'actioa, ou pour rîmportancede la cwôonctnre, nirtout 
<> pour l'honneur de mon Trére : au reste , je ne suis pas 
« surpris de la joie que vous avei eue en Dette occasion. Il 
. « est nalurci que vous scntàez à votre tour ce fuevaus 
K aieifoit sentiraiiz aulKs pai'dewmblabiea iMBcès^'J. » 

(T LouU-Pbilîppc de LotTuâe d'imnK, aaiécbal d« {■•»■ 
"i Kitloin milUaire lit Vmii Xir pir Omlnrir. I. I, p. SM I^Mrm. 
('• Mi'Bioim mililairti de Leuit XIY , mit ta orditpar It gtBirtl liri- 



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379. nEnHTWn de Là ctriofiif de cambrai (18 tTril l'inic . 

1677). ■ "--^Sî 

P« H. HittUDUF n it3£,il'«pfM luqattsadc Loui 

lailolia taile ui l'aiiguulde Vudenacakn. s< 

3SD. Kmnrnai de la citapelle d£ cahbb^i (ISavril 
1677). . 



• Le Roy étant maître de h TiTle de Cambra^, et 1â sn»- 

■ pensioa d'armes que Sa Majesté avoit accordée à la gar- 
a iiMOn/ilant eiyjréele 7 avril, ilfit ouvrir Icsoirmème 
< la tranchée sur rc5])[anadc, sans (^uc les auiégcz fissent 
« aucnne sortie, iCètant coitlentei fk Taire un grand brait 
« de moufl^iitteric et de leur irtillerie. Le gtand nombre 
« de troupes quîy rloicnt entrées, la rj^lution nue les as- 
« stèçésavoienl prisdc luêr lenrsctif'vaiix, à lexceptioo 

■ de dixpar compagnie, afin tfiic le Toarra^e ne manqnlt 

■ pas auroil dû Taire croire qne ce siige seroil une 

« entreprise de lofisuc haleine. * 

« tcKoyfit conlinncr dn c6té de h campagne les tra»aiiK 
d qui avoient serti pourl'attaquedelavilte, et fit jeter dans 
« -la citadelle un si grand nombre de bnmtx'S et de car- 

■ casses ,' qnc 1c 9 , les assitfçez furent obligez de se retirer 
H dans leurs soultotrains, où ils étojent lesuns snrles autres. 

a Le 18 leBo^ SX srai-Qirau gonverneur qtie la mineda bu- 
a tioniienfétoilprMcà Jouer, et i^'il l'avertissoitde prea- 
B dre ses mesures, «On de ne jias courir le riscpe de la perte 
« de sa garnison ; mais comme il répondit qu'il loi restoit en- 
a cote trob bastions entiers i un bon retranchement snr 
a celui qui cloit ouvert, et qu'il prioit Sa Majesté de trouver 

■ bon qu'il fit son devoir jusqu'au bout, on flt Joocr la 
• nHoerCt les batteries «olieràrcnt pendant le jour d'élargir 
« la brèche à coups de canon. On lit la disposition des troa- 
g pes pour y donner liaasuit le tendsinug, jour du vèf^ 

■ dredy saint : comme le maréchal de la Feuillade ('), qui 

■ ëtoit charge de cette action, alla rcconnoltrc dès la pointe 
« «luJMir la brèche, et (p'jl ne lalrouvap» eMore sssés 
H grûde, . il la fit ébrMr par on graod (en de ciooit , qui 
« i'angnirnta en peu u'beures de quarante pieds; ce qui 
«ebli^als p>UTem«ir de faire battre )acbaD»de. La ca- 

(■; FrdnpnisirADbusion,Ill<da nom , duc de Id F«uilU«k>, 



HihvGoonIc 



« pitolstion a!ant été signée, la gvnîsoD sortit le lende- 
a mam 18, par U Irècbe aTecdeux' pièces de canon, deox 
a mortiers et tous les autres honneurs de la Koerre. Le 

■ Kay, qui avoit fait mettre ses troupes en bataille et 
a mil étoit présent pour la voir défiler, aborda le carMM 
a oe don Pedro Zavala, gouverneur, qui avoit été Ûewi à 
a la jambe d'an éclat de grenade, et qui étoit couché dedans. 
« U fit son compliment à Sa Majesté, qui lui dmua beao- 

■ conp de lodanges sur sa valeur et sûr sa fermeté (*]. > 

P«rli« ««nualc. 381. nusE K suht-oher (32 ITTfl 1677). 



Ai tF du Nord. 
K.-d»«hiii 



382. PRISE DE sàiKT-OHER (32 avTil 1677). 



SMt n° 11. . ( Après que Monsieur eut demeuré assés de tenu mr 

D le champ de bataille pour faire enlever les morts et les 
(1 blesset, il relooma devant Saint-Omer pour en achever 

■ k siège [*). . . 

Les (^rations recommencèrent le 16 ; le prince dirigea 
les travaux, anima les troupes par sa présence, et dès le 19 
en s'était déjà emparé du chemin couvert. « Les assidu . 

■ intiroideE par la perte de la bataille de Casscl, battirentJa 
« chamade, et sortirent te 22 avril par capitulation. Le 
M prjncedellobecfjycommandoitconunegoavemeargcné- 
a rai de ce qui restoit au Roy d'Espagne dans l'Artoig, et le 

■ comte de Saint-Venant, EommeJouTemeurparticnUerde 
a la place. La reddition de Saint-Omer acheva de rendre le 
« Bof eotièrement maître de cette province {*). * 

""'?«*"(!?'*■ ^- ^"^^ ^^ FRiBODEG (novembre 1677). 

5«lan Par lUrtoine-FïmçDit TAnERaivux. 

■le l'Abonilanct:. 

^ 3S4. siÉGB DE FRiBOORs (novembfe 1677). 

AiledoTlord. Par Anlolac-Fnncoii VMiBIitliïviBii. 

StlteB'io. ' LemaréchaldeCréquy(*)avaitèténomméponreAmOM&- 
derrannéed'AUemagne,cts'q)po«eranxtentatives du éac 

;>) Biliaire mûliiain de Louit llf,ftT Quinej', t. I.f. &»-«M. QIJilMt, 
p. SST. (>) Philippe de Monlmarenc), prince de Hobecqu». i*} KitMn 
milHaire de Lmut XIV, par Qainr), 1. 1, p. i3t. (>i Franpiitde Blan- 
ebtton, lutrqali de Crtquj. 



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DC PILAIS DB 

Charles de Lorraine ('). Ce prince, qui avalisons sesordres 
nne nombreuse armée, voulait rentrer en possession de tes 
états , et de là pénétrer en France. La posaesiioo àe Trêves 
et de Philipsbourc , dont les alliés s'Étaient emparés dans les 
campagnesprècèdenles, lui en fournissait les mgycns. Trêves 
etLnxembgurgdonnaientpassagesurlaSarreetsnr UMcuse, 
et Philipsbourg ouvrait les portes de la haute Alsace- 

Le duc de Lorraine passa en effet la Sarre cl s'avança Jus- 
qu'à Mets. Hais le maréchal de Crèqny, quoique avec une 
armée Tort inférieure, suivait tous ses mouvemcuts, et , en 
le harcelant sans ces^e et Interceptant ses convois , il l'em- 
nécha de rien entreprendre. Le prince se porta alors sur la 
Meuse pour y chercher un passage , et lier ses opérations à 
celles au prince d'Orange (') ; mais il apprit là que le sta- 
Ibouder, pressé à la fois par les deux armées du maréchal de 
Luxembourg et du maréchal d'Qumiércs , avait renoncé à 
prendre Charleroi. Informé en même temps qae le duc de 
Saxe-Bisenacb (') , qui venait se joindre à luiàla tétc de l'ar- 
mce des cercles de l'empire , était bloqué par le maréchal 
de Créquy dans une lie au Rhin , il revmt précipitamment 
sur ses pas , et se dirigea sur l'Alsace pour porter secours 
i son malheureux allie. Hais il n'était plus temps : le duc 
Georges (*; avait capitulé .ets'était engagé par serment i ne 
plus porter, pendant toute cette année, les armes contre la 
France. Le duc de Lorraine se trouva alors en face du ma- 
réchal de Créquy, presque sur le théâtre où , deux ans au- 
paravant, Turennc avait fait la glorieuse campagne qui 
termina sa vie. Créquy sembla s'inspirer des exemples de 
ce grand capitaine, et le 7 octobre if remporta à Kochers- 
berg un avantage signalé sur l'armée impériale ; puis fei- 
^ant de vouloir rentrer en Alsace pour y faire hiverner 
ses troupes , il trompa sur ses projets le duc de Lorraine , 
qui dispersa son armée dans les quartiers où elle devait 
passer I hiver. 

« Sitât que le maréchal de Crèqui en eut nouvelle, 
a dit Quincy, il voulut mettre en exécution le projet qa'il 

■ avoit formé de faire le siège de Fribourg sur la fin de la 

■ campagne. » 

n donna ordre à tous les quartiers de se mettre en 
marche le 8 octobre pour se rendre aux environs d'Ajeb- 

(I) Oitrles V, BladeNlcolit-Francoiidc LarrkiDC.duc de Lorraine, «t 
anêu de Chutes IV, duo do I.arraln«. (1 GulIliume-UenTi de ?<«smo, 
i)«piii*Gui1l*unwlII,roid'Aiiglelerr«.()) Jean-Georgei. (■) )eii^Ge*i- 
(e« , doc de 3«ie-Bi*«n*cta. 



HihvGoonIc 



seim , et partit la nuit , sairi 4u régiment du roi. I^ S il 
était arrirë devant Friboung, et le 13 rannèc Trançaise 
attaqont «le fanboorg de Netibourg, ouï fat emporté. 
« malgré la vigour eu se rêsîsUDce que nreni le marmiis 
« de Bade C), le comU de Forlia et le comte de KaonUi . 
« qoi contmaiidoient les troopes qui le dérendoienl. 0r 
B y établit des batteries pour battre en brèche le corps 
a de II place ; ce qui oUigea le général major Sduilli , qui 
« en ètoit ^auvemeor, de taire battre la cfaamadc le 16 sur 
■v. les cinq heures du soir. 11 fui arrClé par la c^IlnJa^on 

' « qae ta garnison sorliroit de la fille et du chllean le S7 
o au matin, tambour battant, enseigoes dèploTécs, arec 
n ses bagages , pour Être conduite à RbinTeld. Elle était 
. n encore de douze ceoLs hommes d'tnfanterîe et de qpiaire 
a~ cents cheva:ux. 

n Le maréchal de Crèqui après avoir donné tons les ^r- 
« dres nécessaires pour assurer la conquËte de Fribourg. 
« et y avoir laissé pour garnison les deai bataillons dttr- 
s Icans, ceux de JE*le5sift-Dc1liërc , de la FèreetdeTen' 
a dOme , et le marquis de Bouniers (*) pour y commander. 
<i décampa le 19, et alla repasser le BJunàBrisacUeuTCla 
a ensuite toutes les troupes de son armée dam des quir- 
R tiers d'bjver, et finit' celte longue campagne avec la 
« gloire de favoir conduite et tern^ièe anne mamère 
o digne de M. de Tnrennc . 

a La nouvelle de celte conquête jeta une grande cws- 
« lenration à la cour de Vienne. On ne poiiTOit compmi- 
« dre que ce Tussent là lesiirogrés de cette puissanle tr- 
<i ibie que l'Empereur et l'Empire avoient fonniée aiec 

' « tant aefforts. La France, mailresse d'une place si consi- 
a durable au delà du Bbin , donna à penser aux conTcdé- 
« rés , et allarma extrêmement les princes qui en Ëtoienl les 
a plus à portée [*J, n 

38Ô. PBJSE DE TABico (7 déc£nd)re 1677). 

« Xe Boy aUnt fait équiper une nouvelle escadre de 
a bnil vaifseaux d» ]^erre et de buit moindres Ûtinens . 
n renvoya te comte dXslrèesieater une Mcoade liiis ]'«n- 
n. trepnse deTabago. Il partit de Brest le {■"d'octobre, et 

r>) t«ai»^><rillHnDel'', iDirpare deBïdt. *^ LMic-Franf^ de B«ir 
HtTs.iloni nirèctil de camp, etdrnali dnc dr RouScrset iD«Mi>1di- 
Fnmcc. n Hâlrim Mffitrin 4* toMh X/r, pur Quinc}, 1. 1, p. iSO. 



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»0 PAUtR DB VKlUIUfS- SDi 

t> étant arrivé le 30 à l'isle du Cap Verd. îlesfiLdtele 
a lendemain canonncr les forlj , dont le gouveraeiir, a|irès 
a s'ïtrc retiré de l'iuiâ l'autre , et fait tinr quelque* coupi 

■ de canon, se rendit à discrétion avec deux coni Iton- 
• mes qui les ffarduîeiil. Le coaile d'Estrées fît voile.oi- 

■ ssile auxBarbadei, où i] arriva le i" de décembre, et t 
« alant trouvé un secours de la MartinKjoe qui le devoit 

■ joindre , i} prit la roule de Tabago. où il arriva le 7. Il 
« débarqua dés )e même jour du canon , deux mMliers 
a et les troupes (ju'il avoil dcgtinèeg à l'attaque do fort ; 
« mais les chemins pour y ajriver, par le cdte ou il vou- 
a loit l'attaquer, n'étajit point rraïés , il fut obli^ d'em- 
( ploïer tout le ouitiéme à passer un bois qu'il faliott 
a occuper à mesure qu'il avaoçoit. Lorsqu'il se trouva à 
« sj\ cens pas duitois , il fît sommer M, 3i«kcs, qui y 
A cwninandoit , et qui répondit qu'il étoit en étal de se 

' ■: défendre long-lemi^s. 11 ùt commencer les approches, et 



. «^ mît quelques mortiers en batterie. La Iroisième bombe 
a qu'il lîl jeter, tomba sur le magasin à poudre , et le fît 
a sauter aussi bien que M. Btakes qui étuit à table afec 
a plusieurs ofitciers ; ils furent tout enlevez, à l'exception 
a de deux. Lo comle d'Estrées, proIHaDt de cd bonheur et 
a Recette occasion, Ctdansle moment attaquer tcltirtrépéc 

.« à la main et l'emporta; et, comme il avoil fait fermer le 
a port par une partie de ses vaisseaux , pour emptclu^r 
4 que ceux des ennemis n'en pussent sortir ^ndant qu'il ~ 

. tt alt^uoit le fort, il sq rendit maître, sans résistance, des 
u vaisseaux hollandois qui J étoicnt restez, et recouvjca un 
N de ceux du Boy ijui avoit échoué au dernier combat , et 
« que les Hollandois avoient relevé. 

• Ce fut par ce (lerater avantage queiioil l'année 1677 si 
« glorieuse ment conuncucée par le Ho;, et li heureuse k la 
■ France, pendanltoutsoncours, en Flandre, en Alleaitgiic, 

,a en Calal<%neetdaivs tesUes de l'Amérique ('). 

386. PRISE DE GA.1D (12 mars 1678). 

PlrU. Remoh tnWU. Aik.du Niirt 
Le roi d'Angleterre , Charles II , entraîné pr l'opinion Sutlc u- r; 
de ses peuples, venait d'abandonner Louis XIV. et de si- 
gner avec les Ëtals-Gènèraux de Hollande (10 janvier 
i«78) on traité destiné à arracher le» Pays-Bas esj^agnoli 
aux armes fraotaiieE. Louis XIV n'es ralentit poiat tes 
0' RHtdn7iiililMridel«uitJI};fut^moef,\.i,r.ilt. 



HihvGoonIc 



3W siLxinB BinâBiQuu 

prèparadEs pour la campagne de cette aonèc ; Ù les povm 
ao contraire avec plui de vigucar , et concentra tontes ses 
forces sur le terrain «pi'oo lui -voulait disputer. Voici 
comme il s'exprime à ce sujet dans ses instructions k sm 
fils , le grand dauphin C) : 

■ Les efforts que mes ennemis ligués ensemble, et lu 
a envieux de ma prospérité vouloicnt faire contre Bioi, 
■> m'obligèrent de prendre de grandes précautions ; et pour 
e commencer je résolus, en finissant la campagne de 1677, 
« de n'employer mes forces cguc dans les lieux où elles 

■ seroient absolument nécessaires. 

■ J'avois impatience de commencer la campagne de 
<t 1678, et une erande envie de faire quelque chose d'aussi 
« glorieni et de plus utile que ce cjui avoit déjà été fait ; 
I mais il n'élojt pas aisé d'y parvenir e( de passer i'écUl 
« tmc donnent la prise de trois grandes places [') et le gain 
« d'une bataille (']. J'examinai ce qui étoit faisable, et je 
a travaillai k sormonler les difEculus qui se rencontrent 
a d'ordinaire dans les grandes choses. Si elles donnent de 
« la peine, on en est bien récompensé dans les suites. Un 
« cœur bien élevé est difficile k contenter, et ne peut être 
« pleinement satisfait que par la gloire. ■ 

Le Boi partit de Versailles et « se rendit le 4 de mars 
a devant Gand, qui avoit été investi dés le 1*^ du mois. Sa 
o Majesté en lit le siège avec nne armée deprèsdequatre- 
a vingt mille hommes. Don Francisco Pardo, qui en Èloit 
a gouverneur, se mit en état de défense , quoique les troo- 

■ pes qui composoient sa garnison fussent enpetit nombre, 
a II commença par lAchcr les écluses, qui inondèrent les en- 
a virons de l'a ville; mais cela n'empêcha pas les François 

■ d'ouvrir la tranchée la nuit dn 5 au 6 de mars. Le 

■ prince d'Barcourt (*) , aide de camp du roi , et le sieur de 
« Rubantel f') furent blessez en cette occasion. La ville se 
a rendit au bout de cinq jours, et la citadelle deux jours 
a après suivit son exemple [']. n 

PtrUe ccDtnic. 387. PRISE d'ïpres (19 maTS 1678). 

Silon Pu Anl0LDe-Frgn{iiis ^ audesheilen. 

ilerAbondince. 

(I) Mimotm Mililairti dt lixtU Xir, mil en ordrg par le HnMd 
Grinward, l. lY, J. HS-lt*. («) foJ.MiMiiK., Camirii elSainf-OmT. 
[^L> btUilla deCuMl. {>■) AlphoDse-Hciun<%*r1«s Se LamiDt, """t^ 



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BD MLUB m «nSAILUt. 301 

388. PRISE d'ypres (19 mars 1678). 

Pu Jean-fiaptlMe UiiTin , d'iprés YindcriDïulcB, Aile du Xi 

« La Tille d'Tpres eat bieo-Ut le même sort , malgré la 9*ll« n» 
« Tigooreose rësisUDce de la garnison. Le Roi fit ouf rir U 
« Irancbèe le 18 mars , du côté de la citadelle ; mais les 
« plniei ajant fait retarder tes (raraax, le marqnis de 

■ ConQans, qui commandoit dans la place, fit un feu si 
« conlinaei aux' aprochcs du canon, qu'il tu? beaucoup 
€ de monde; le marquis de Chamilli (') Tut blessé encctt« 
« occasion , et le duc de Villeroi {*] reçut un coup qui lui 
« emporta quelques boutons de son jusUucorps. Ce même 

■ jour le Boi fit ouvrir la tranchée d'un autre cAté pour 
a obliger les assiégez i une difersion, Et rendre leurdé- 
« fense plus Toible du cûtè de la citadelle. Les deux atta- 
« qnes se trouvant avancées jusqu'à quinze pas de la con- 
« trescarpc , le Koi U It attaquer. La résistance ne fut pas 

■ grande à la défense de la contrescarpe de la ville; mais 

• comme le marquis de Conflans avoit mis Ions les officiers 
a réformez â celle de la citadelle, te combat y fut opiniâtre 
« et sanglant, surtout à l'attaque de la gauche où étoient 
a les grenadiers à cheval, dont vingt-deux furent tuez, 

■ sans les oITicicrs qui furent ou tuez ou dangereusement 
« blessez. Enfin la contrescarpe fut emportée , et le gon- 
« Terneur capitula le lendemain k la pointe dujour ('). » 

Les négociations de Nim^gue. qui semblaient abandon- 
nées, reprirent alors avec plus d'activité. La prise de Gand 
et d'ypres avait porté le aéconragement chez les alliés, et 
de tous côtés OD demandait ta paix. Le Koi put alors en 
dicter les conditions. 

« LesambassadeursdesElals^éncrauxàNiméguc eurent 
« ordre de d<xlarcr ii ceux de France qu'ils les acceploient, 
> mais qu'ils demandoient seulement dix jours de délay, 
« au-dela du 10 may, pour parler leurs alliez k faire ta 
< même chose , ce qui leur fui accordé. Ils envolèrent sans 

* perdre de temps en Angleterre et à Bruxelles fionr 
« représenter au roy d'Angleterre les raisons qui les 
« avoient portez à cette résolution, et pour obliger les 

■ Espagnou à embrasser le seul parti qu'ils avoient ■ 
« prendre pour sauver le reste des Pals-Bas (']. » 

(I) Woél Boulon .dcpnis maréttial de Frsnw. (i) Franfoi* de Keutvillp, 
lieal«MDt général de. ntmttu du roi, depuis .u«*cb»l.de France. 
(»1 Bûloire Jeloiiff -Tn'.parLimler», t. Il, p. ISi. (') Hrtioire nffiMire 
<(eI»«rftX/f,pitQoiireï,t.l,p. i«. 



,G(Hinlc 



308 imwiM HI4T<MVftDia 

fittii- cpnlri.li.. 389. PRISE DE LEEWE (4 IDat 1*78). 
1" rlagn. 
Salon Par Anloinc-Frinfois V, 

IrrAbondiare. 

R.. «. 

390. Husc DE uxwE (4 mai 1678). 

AilediiNord. Pn Jran-BapliileUtsTii, d'uptcs VaMlentiriilen, 

K.-dp-cluusféi'. 
sallfn'.K. ATaollafindc tag^cn■e,«IecoIntedeCal^oC')quic«n' 

a mandoil daDS Maëstricht. fit le projet de surprendre 
« Lcaw, où il étoit informé qu'il n j avait que six cens 
' a homnit^s de garnison; elle est située entre Liège. 
a Hastricht et Louvain. Elle aroit one citadelle dequalre 
(L hastioDS de terre fraisée et palissadéc; elle étoit environ- 
née d'un fosi^ de douie pieds de profondeur, et dont oit 
a ne pouvoït approcher tjue par une chaussée très-étroite. 
défendue par une barrière et nn bonrclraiicheiueiit; le 
a reste étant environné d'eau (*). ji 

Le comte de Calvo chargea de celte entreprise LaBretè- 
chc, colonel de dragons. La citadelle fut d abord enlevée 
par surprise dans la nuit du 3 au 4 mai. 

a Pendant ce temps-Ii Dom Ucrmandez, gonvemcnr d<^ 
« la place, assemblait ie reste de la garnison sur l'espla- 
a naae, entre la vill« et le chàlcan, pour marcher au 
s secours de ceux qui ètoicnt attaqués; mab le canon de 
n. lacitadeHc, quclesFrançois pointèrent contre la ville, le 
« 6t retirer dans la grande église, où il fut contraint peu 
a d'heures après, de se rendre prisonnier de guerre, avec 
» quatre cens soldats et trcntc-cioq officiers qui s'y ètoiient 
d renfermés avec lui. Ce fut par une action si bardie et si 
a heureusciDentconduilCjquala prise d'une place, qui par 
a sa situation paroissoit imprenable, ne coOta que viii^t 
o soldats et une nuit de lems 1^). » 

Enfin la paix se tlt à Nimesuc. a II y cnt trois traités 
a dit le président Hénanll: nm entre la France et la 
« Hollanac, signé le 10 août : le second arec ITspagnc, 
« signé le 17 septembre; et le troisième avec l'empereur 
« et l'Empire, à la réserve de l'èleclcur de Brandebourg 
a. et de quelques autres princes. Ce qu'il y a de reinar- 
ti quable dans le traité sij^é a^ec les Hailandoîs, au.^- 
a. quels on rendit Maëstricht, é'est qu'après avoir ètt- 



HihyGoogle 



QV riuu m TiuiiLui. 303 

a Vuniqae objet de là guerre de 16^ , ils furent les seuls 
« âqm tont fat rendu. Pir le Iraité concta avec I'E»~ 
« fagac, ii fut cOfiTcim que ta Franche-Copte resterait 
« aa Boy, amsi que les yiIIm de'Valencîennes . Cotirté, 
« BomchaÎD. Cambray, Aire, Baint-Otner, Ypres. Warvick, 
« Variietoii.T*operingue , llainetitl , Cassd, Ucnin. Baray , 

a Maobenge et Charlcniont I^ base dn traité avec 

a l'Eniperenr, qui ne M ri^â(tne le \ réyricr tt79, fut 
« cehri de Munster fj- » 

391. COMAT BE CHIO (1681). 

Par U. Théodore Cmui en . . . Ailr ilu Xoril. 
Eo ramièe 1681 la nurioe fKmçaiae retnpmta on avan- «..iiF-riuiaivi '. 
lagc sur les pirates de la UèditeTraM^, 

Les Tripolins continuant à pirater sur les cales de Pro- 
■ f eoce , M. du QueuM , qui coamiandoil im escadre du 
a Hoy dans la Méditerranée , canonna et coula à fond un 
« fRand nombre de vaisseaux de Tripoli , dans te part de 
« Chio, et endommagea considérablement le château, qui 
« est de la domination du Graed-Seigricnr ('k » 

393. ij&ns DE TiunnB,nBC ilEBOiiitcoGNE, est hiéseiktë 
Av «01 (août 1692). 

, Par Arlolne Dieu ler» I6M. Partie cciiImI.-. 

AuisiUt ayrts la sigoatim àa tnilé de Nimègoe, les Salon diiOraii.i 
BègodilionatHent èu reprises pour le maria^ du grand ^.!"n"' 
danf^in avec la fônceue An ae-Marie- Christine , filk dr 
f MmIcht de BiTicrt. Ce mcisge fut' célébré le 8 marit 
UflB.dati9]'éelisecaithé4ralede CbikMK. La princesse ap- 
porlaît pour dot sii places fortes entcvèes à son père par 
l'élecle or palatin , que celui-ci rcfosa de rendre, et dont 
Louis XIV fut tnKi de se saisir yar les armes. 

Le duc de Bouiw)gne , flis atnë du grand Dauphin , 
fiaauit le 6 aoQt 16^, et fut nommé Louis. Suivant l'usage , 
il lut présente an Roi aussitôt après sa naissance. 

(Tétait Ta contnme que lés pnnccs du sang reçnsscDt la 
CToix de Tordre du Sàint-'Efiprit et le cordon bleu en me- 
nant au monde. Le B«ï vonlal recevoir le duc de Bonr- 
KWne STee les mêmes cèr^onies qtii ^valent été observées 
a a naisance du grand Dauphin ■ Sa Majesté nomma 



HihvGoonIc 



« Monsieur ('] et le duc d'ËDguien (') pour accompagocr 
i Honscigaeurdaus cette cÉrëmonie, selon ce qoi est porté 
t. dans leB statuts âe l'ordre. Le président de Uèmes (}), 
a prëvAt et grand-snallre des cérémonies, alla prendre 
« ce prince dans son aparteBent et le conduisit dans ta 
a chambre du Boy. Sa Majesté Et entrer d'abord les che- 
« valiers de l'ordre dan^ son cabinet , pour j tenir du- 
s pitre, et il fut arrêté que Monscîcncur serait reçu che- 
k valicr. Ensuite, le président de Mimes conduisit encore 
« ce prince dans le cabinet, od s'ètant mis à genoux, Ss 
K Majeslê tira son èpèc , et lui en donna un coup sur les 
v épaules, en disant : Par Saint Georgtt el Saint Michel 
■ j* l( fiât dmxUier. Celle cérémonie se fit au chiteaa de 
« Saint-Gennain-«n-Laye (*). » 

3. BOnBiBDEaEHT d'aLGGR PAR DTQCEUtE (^ jtlîll 

1683). 

Par U. Bunn cnitsi. 

Les pirates d'Alger avaient plusieurs fois violé leurs trai- 
tés avec la France. Louis XIV, résolu de les cbàlier, char- 
gea Duquesne de cette redoutable mission. En peu de jours 
L'amiral français balaya devant lui la faible flottille de ces 
forbans , et les contraignit de se réfugier dans leur port; 
puis, arrivé devant Alger, le 27 juin 1683, il en com- 
mença anisitdt le bombardemcst. La ville fut incendiée el 
en partie détruite ; et les habitants , réduits à l'eitréinité , 
curent recours à la clémesce du vainqueur. 

Duquesne , avant d'écouter aucune propositian , exigea 
que les prises faites sur les sujets du Roi fussent rendues, 
et que les esclaves européens fussent remis è son bord. 

394. BOMBiRi>E«E!n DB GÈNES (26 mai 16&4). 

AitviluXDrJ ParBI. ntodortGLiiineBiias- 

I'iviliBnduRai. 

H.-de-fiiâBMé*. K La viUe de Gènes éprouva aussi à son tour le danger 
a. qu'il y avoit d'irriter un Roi puissant et promet i venger 
H les moindres offenses. On soup^onnolt les Génois d'aVoir 
u tramé quelques pratiques secrètes avec les ennemis de 
u l'état, et Sa M^esté, pour en avoir raison., envols sur 



ipg de Francs, ducd^OrléaDi. (*} HeorMul** da It 



im. {(j il 
XIV, pi 



Liml«n,(. Il p. «H. 



» d'Araui. <.•■).» 



n, Google 



Dt 9UAW p» rmutlM. 305 

« lenrt c6tes une armée lUTile , ponr leur appreadTC que 
s la protection d'Espace ne fmiiTOit les mettre à cavTerl 

■ de5anreflsentimeBl.Leroarqn)sde9eigfi<lM('),secrétaire- 
s d'état , a'embar(|tia sur la flotte conuiund^ par le mu- 
a auM du Qnesne, lieutenant gènéni, et airirâ devant 

■ Gtnes le 17 de mai. Le lendemain il exposa aux sénateurs 

■ dépulci pour le complimenter, les sujets que te Roi pré- 
H (endoit avoir de se plaindre de leur cofiduilc . et leur dé- 

■ Clara qUe, s'ils ne le dèsnrmoient par Iput soumission, ils 
s allaient sentir les eflets de sa colère. Les Génois , pour 

toute réponse , firent une décharge générale de toute 
< leur artillerie sur la (lotte de France. Les François in-i- 

1 tel jetèrent aussitôt dans fîtnes nne (pianlilè de bom- 
a bes qui cansérenl un désordre affreux. L'embrtsemenl , 

■ joint aux cris deshabitans, fit espérer an marquis de 
a. Sewnelai que ee châtiment les auroit nndus plus trai- 
« laUcs. Il envoya les sommer encore de donner au Roi 
a la ntisbction (}a'il avait demandée. Maïs ils persistèrent 

■ dans leur résolution. Les galiotes recommencèrent à 
■ « tirer. On fit une descente au bubourR de Sainl-Pierre- 

■ d*Arène, 'et on réduisit en cwidres une partie An ma- 
• gnîflqitcs ptlais dont il étoit conmosé. 

« Les Génois, dans la crainte d'un second bombarde- 
« ment . evcnt recours au Pape (*) , pour fléchir par son 
« entremise la colère du Roi. S« Majesté déféra A la 
a prière du pontife , et promit de leur pardonner , pourvu 
a que le Doge (■; , accompagné de quatre sénhteurs , vint 
K Ihire des excuses de la part de «a résobh^e. Quelque 
« répognaoce qu'eimeat lea Génois Jt subir une loi si 
a hmoibante, il Ulnt obéir (*). i> 

396. PRISE DE LVXEMBOinBC (S juin 1684)., P«r«ereolr.l<. 

Pot AniBhie-Pnatois V*ïBï«iiEtLE:i. SatlegeBDUrd. 

396. PRISE DE LOXEnBOIIKG (3 JNlll 1684). 

Par AliUiil«-FMiicoiiVi!iDEKMCi.LKN. Pirt(« MBlrdr. 
, ^^ ■"étiH. 

Le trdité de Nimégne avait agrandi la Franee et porté i ^'"^.^^j**""- 
9on plus haut point la glcnra de Louis XIV. Le Roi cepen- 
dant songeait à d'autres conquêtes qui lui restaient à accom - 

:>) JeMï-BaplisIe ColbcrU (i)Innoeeiil XI rBcnoltOdciriMlJ. (l)Frin- 
folt-Uirlc lnip«TMli. [^rBitMn de Leaii ttV, par Umian, l, ll.p. «I. 

DoiiîHihvGoogle 



3W «tuMWf Burouons 

. ^ir. um pbis par l«s arraci, nuis en veHa du *i«îilei ma- 
-ximesdudroil, ttodal. Vaeeltainbre royale de réiuiimîut 
adJMnle aa pwleiaeRt de UeU , en wtaae tempi qu'on Cên- 
teil toviOfrmud'jiUace , éla\àïi k Bmtch , pour MMogcr k 
û couio«ne tous les territoires retefont satKfois det fiers 
, DOuvellenienL citaquia. (^'est^ains m» la nlle inpèrNk' 
de Strasbourg , la prin«»|Mutè de Uunlbèltard . Sarrc- 
bruck ,' etc. , fureol [uiliciHireiBeBt allribaèes à la FnnCF. 
ÏJi même temps. I.miis XIV rédamail d* roi d'£(pagne la 
vilIed'Alost.enFlaodire.ou toutaanMlnsenéctuin^celIe 
de Luxembourg ; ei . comme k cabinet d« Madrid réasivf 
k SCS dfsiandes , il résolut de aersiiv justice hii-nMBie. 
' T^3iai)(it,l« baron d'Asi'eldOsétaitrendttàBnEUlles. 
elavaitdàclaié, au Bom lie Lauia .XIV, aumanjàsde 
l'u^Oia .gouverneur général des PaysrSa*,. qm tes troupes 
françaises ; aUaieat entrer pour i subiister jusqu'à ce que 
It cour de Madrid eât satisfait. aux denBndcS.dU'BDi. 
. Cette dèriaralion.et le «ominencm«nt!4toï .hostilités 
n'ayam pu lui faire obtenir satisfactioa ^il réMlm d'oan-ir 
.la campagne (lar une action d'éclat qui fwcarait enSn le!i 
^E^pagnols à /aire droite se» justes rèciamatiDi». 

B Le Ûoy partit de Versailles aa çommeocenxBt du 
n printen», .et se. rendit à Candé, où il trouva luie ar- 
B mée de quaranl^e mille bnmmes, pour opposer à celte 
a que le roy d'Es()agne avoit en carapaf^ avec les trau- 
a pes boUaodoises que les Pfownce>-Uaie> lui kvoient 
« rournics. Le Roy avoit dessein de faire «snégcr , par le 
a maréchal deGréquif),LuxeiBbourK«ptacedesplufl fortes 
K de l'Euroi». On prit de ^ justes mesures pourHsemUer 
a tout ce qui étoit nécessaire à celle fraude entiepoie, et 
u pour empêcher que tes Hotlandois ne s'y opposassent 
Il par les secours q^u'ils pouvoicnt donner , et le secret fut 
u si bien obserTé, que celle place' fut inrestic 'sans que les 
u ennemis s'y fuwenl atlondus. 

« La ville de Lu)temtK)urg est bàlie sur un roc ; la ri- 
« vière d' Al sitz l'environne presque entièrement; Ja parlw 
« du roc qui est du câté delà rivière es' extrêmement 
« escarpée; aibû sa situation naturelle lui sert de def- 
11 fcnse. et il y a peu de trnvaux de ce cûlÉ-Jà : qoiitrc 
■ kutioni laitici dajis te TDc.-au^i-bien que leurs fossez 
«qui «Mit Drès-profiBi*^. couvrnrt la partie qnï regarde le 
« roHChant, et qni n'est pas environiKé de H ririére. D y 



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Dc VALUS j«, Tymn,i.M. iU!7 

B a âevant les bislionfi des conlre-gardps etdes demiesltuif s 
c UilléM aaasi dans le roc , et m devani de ce»«atrâge« 

■ eoDldeos chemins MOTcrts.'deas fllicù et quire re- 
« doutes de inaroonerie dans les angles saillans de la con- 
a tresrarpc, qui' delTendent le premier de ces chemins con- 
a «erts. On ne peut (ttaqier là plaut qne par celle tMc où 
« ett la porte neate du câteduflBptentrioa. vers l'eadniit 
« on la riïiÈre cooimence i quitter la ville. On trouxe un 
« cheni» (vaux p» lentl on ptut appradier pris de la 
« oaatraSDanie, et ce rat pw cet.tftdrditqD'oB «anit la 
« Iraachée. Cette place, canKDBBdèepar le |>rlncc de Chi- 

■ maf ('), avait pour lors ohc fo* te pavisonv' et ëloil 
« nHOÎe de Uwt ceq» étoit nicesuire pour hire ane 
e forte résistance (']. s 

Les opéra tioos dn si6ge.coniinencère;il le 29'avril; elles 
Turent dirigées' par Vanbàn , et les altaqiies conduites avec 
««tant d'activité qwc de persévérance par le maréchal de 
CTéqni.LosassiégesfircntuBeTigoureusËréeisUDCc; mais la 
hrècne étant détenue praticable . la gsrnison se jeiidil par 
cxpitnlatJOD , a[ffcs "ingtTCUiq jours de [raochée onycrte. 

a Les , piÎBCipaiix articles, de, la cajHlulation , éloient 
a que la . g^nuson sorliroit par la brèche arec armes 
« et bagages, tambours batlans, enseignes déployées. 
« avec .Quatre pièces de cagon, nu mortier et les muni- 
« ti«i&. à raison de sis coups^par pièce; qu'on leur four- 
« niroit des chevaux pour l'arlillerio , outre trois cens pqar 
( lesb^ageaetlesblcsseï, el qu'on donneroit dea vivres 
.a à la garuisw pour ciMqjvors. 

« Elle sortit le 7 en Tertu de* la capitulaUon ; elle ètoit 
« «Dcors d'enviriHi ' Ireiie cens iwimnes de pied, la plu- 
« part £spa^els on WEtloiw; et, de pins, de cinq cens 
• dieTeiii croates on dragons. Les troapes du Bo; rnlrè- 
« rent en même temps dans la place, ei H. le marquis de 

■ Lambert (*) ht nommé pour y commander (^}. i 
EnBn , le caMnet de Madrid , à la sollicilation des Ëtals^ 

€èRéraict,Tltiiro<t aux demandes du Roi. 11 accepta le 
traité de Batîsborme.i^ui r«lt si ftné le lOaoûI entre la France 
MrEspagne, et Iff 1* entre la France M l'Empereur. En 
'*«ftD ae«a mité, Ln«mf»ilrg resta tt la France. 

f? Br«MM)nniifrtiiBf de T-lnne, dur iTAir mbPrc , romie de Beau- 
nwnl, f<c. II] Hitleire nUUaiTi! dt Lavit XIY, MrCJuiac.v.I. Il, p. ^î-:,K. 

tmatUn «a («aA Sf f, p>r Qitnej, I. II/p. st. 



HihvGoonIc 



36S QALERIEÏ HISTOUQDBI 

397- COMBAT d'un vaisseau français CONTBB IHBim- 
CINQ GALËBXS D'BSPAanE (168^). 

Pir U. Théodore Gvdin en il3f. 
i. 

Ç' Avant la conclniion dece traité.unf^orienifiîtd'aniies 
était tenu relever encore l'éclat des armées trançaises mr 
mer : 

■ H. de Relingue (') , commandant ur vaiMean du Hoj 
a dans la Hédilerraaée , Tut reocontrù et attaqué pendant 
a un calme par trente-cinq galères d Espagne : il se dél- 
a fendit avec tant de valeur, qu'après en avoir désemparé 
« plusieurs, il leur donna la chasse el poursuivit ensuite 
M sa route ['). « 

39S. LA SALLE DËCOCVHE LA LOÇISIANE. (16SÏ^ 

P>rM. Tli««donGLDiiea 

l'. La marine française , déjà illustrée dcj>uil plusieurs »i- 
' nées par tant d'éclatants succès , y joignit, en 168i, ThiRi- 
neurd'uneimportantc découverte. Bobert de La Sallç.voji- 
gcur Trançais , était né à Rouen. Il se rendit au Canada (^} , 
Ters 1670 , pour chercher fortune ou se distinguer par quel- 
que entrepnse honorable. Là le voyage riu père Harquetle 
au Misstssipi lui inspira l'idée de chercher, en remontant 
ce neuve, un passage au Japon ou à la Chine par le nord 
du Canada. II revint et» France, où Seignelaj, qui venait 
de succéder à Colbcrt, son père , dans le ministère de la 
marine , goûta iâs projet^ de Id Saltc , el lui fit obtenir des 
lettres de noblesse avec des pouvoirs fort étendus pour le, 
commerce et les nouvelles dét'ouvertes <jn'il pourrait faire. 
Après avoir parcouru le Vississipi depuis son emboudivrâ 
jusifii'à la rivière des Illinois, il vint rendre compte de son 
expédition au ministre qui l'avait envoyé, i SeigiMlay ap- 
« prouva son plan de reconnaître par mer l'eiDbaacnmre 
« du Hississipi et d'y former un étaDlissement, et le ebar- 
M eea des préparatifs. Sa commission le nommait eoumun- 
' aqnt de rcxpëdilion. Quatre bâtiments de différentes 
K grandeurs furent arma à Rochefort; deux cent qttatre- 
N vingts personnes y furent emitarqnéet. La pitite escadre 
a partit le 2V juillet 168i. > 
Après quelques dissensions entre les chefs de l'entre- 

I, comle de Relingoa, depuii lie«len«Dl Mo^nl à** »* 
. .'S n»a1«i du roi. (i) Biiloirr mililaire i» Imiù Xir, ptt QiiiiKj, 
t. Il, p. i>. (>jJii;qac>.'iBn|uïile,de li cMi9p«gnled« Jéfu. 



m^sn 



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Dtr nu» M vnsAiLLM. 3Q9 

prise , et la perte d'an navire chargé de monitions , la Salle 
partiat iieiirenseinenlâ doubler le capSainl-Anloine, pointe 
occidentale de Cnba, et le 28 décembre on découTiil 1m 
terres de la Floride.. En. cherchant à l'ouest l'emboadiore 
(la Mississipi , il vint moniller k cent lieues de là , dans la 
baie de Saint-Bernard , où une belle rivière terminait son 
cours. 1^ Salle, s'imaginant que ce pouvait eire un des 
bras du Hissi&sipi , résolut de le remonter : c'était le Rio 
Colorado , qui Tient d'nn côté opposé. 0n navire se perdit 
avec une partie des provisions ; les sauvages en pillèrent un 
autre, enlevèrent et tuèrent plusieurs Français. Joas ces 
malbears rebutèrent une partie de ceux nui s'étaient enga- 
gés dnns cette expédilion , et le 1 5 mars la principale fré- 
);ate reprit la route de France. Bcstè seul avec deux cent 
vingt hommes , La Salle ne se rebuta pas , flt jeter les ron- 
dement s d'un fort à l'oTiboucharc de la rivière, chargea 
loutel . son compatriote , de l'achcVcr . cl voulut remonter 
leDeuve aussi loin qu'il pourrait ('). Il découvrit un beau 
pays , où il bàlit un second Tort ; le premier fut abandon- 
né, et le flouieau tal achevé au mois' d'octobre. Jusqu'en 
1687 il fit trois voyages. Il marchait vers l'est et commen- 
çait â entrer dans un pays plus peuplé , lorsque trois scélé- 
rats de sa troupe , qui avaient déjà assassiné son neveu , le. 
tuèrent pendant qu'il faisait une reconnaissance avec un' 
récollet et un chasseur. < Telle fUt , dit le P. Chailevoix , 
« la fin tragiqned'nn^ionuDe à qui la France doit ladécou' 
« verte d'un des plus beaux pays du nouveau monde (*). ■ 

399. ■lÉBABATION FAITE AU BOI PAR LE DOGE DE G^KES. 
rsANCOiï-MABiE iMPBBULi (1" mal 1685]. 

ParC1>adeG<iïHAi.LÙ en i*M. ParUr cpiiirdc 
I- éùu. 
■ Les Génois, après avoir éprouvé combien il leur en ^'(^uï„""'' 
a avoilroùlé pour avoir eu. le malheur de déplaire au Roy, k- i«3.' 
'■ mirent tout en Qsa^ pour appaiser la colère de Sa Mitjesié. 

■ IlsBrentagiraupresdaPapc pour y parvenir, et le nonce 

■ qui éloit en France eut ofdre dcsollicitcrcctacconimode- 
a ment. Le Roy, voyant qu'ils se meltoient à la raison, lui 
« prescrivit la satisfaction dont il vouloit bien se contenter, 

■ que les Génois accejtlèrent. Ils envoyèrent pour cet effet 
a un pouvoir an marquis de Harini, envoyé de la Bépubli- 

(1) ri exhie rneon i rumboHOam du Mlululpl unr InUsr , deMiné* 1 
mniuer Ib omu^^ its baiimenti, que Ton dit iToir ^lé pUcée pn La 
3ii(e. (1) Bfnsrafhti itnittrieUt, i. XL, p. itt. 



310 GILEBIBI histoiidges 

« que en France, ponr signer on traitë sar les arlicles que 
le nonce leur avuît cummuniquci. Le Boy navusiu.il,- il*! 
CroigsT (') poiir y Iravaillcr P). » 

On régla les arliclcs du traHë qui furent signés ii P»- 
ris, le 12 Kvrier \G^ , et il fut arrêté que île 4<ie<! 
a ponriors en charge, et quatre sénateurs, se rendroient 
« au commcn cernent de cette année k Uarseillc , d'où ils 
o: vicndroient au lieu ou scroit Sa Uajcslé ; au'ils scroicnt 
<t admis à son audience , revèlus de leurs ,haljils de téré- 
a monies; que le doge, portant la parole aa nom de la 
H itcpuliliquc , lémoi^ncreit l'eilrtme regret qu'cljf avoit 
« d'avoir dcplu à Sa Majcstc ; qu'ils employcroienl les ex- 
'« pressions les plus soumises et les plus rc^tcciueuses ei 
« qui inarijueroient mieux le «Jêsir sincère qu'elle avoitde 
*a mériter à l'avenir la Iiïenvciltauce de Sa majesté. 

«Quelque teais après le doge partit de Gènesavcc imtre 
« sénateurs et huit gentilshommes camarades , que le k- , 

■ nat avoit nommez pour raccompagner. 

■ Ils passèrent par les états du duc de Savoye (*) et uri~ 
K vËrentà'i^yon. d'où ils se rendirent à Paris inMgikila 

■ pour Ciir'c préparer leurs équipages, aGn de représenter 

■ toute la Ré^ubrique . et de donner plus d'éclat à la sau- 
« mission qu'ils devoieitt faire. 

, a LcursèquipagesélanLen ctàt.etlejourmsrqpë pour 

■ uaroltre devant le Boy , à scaioir le premier de aiay , 
« H. de Bonneuil, introducteur des ambassadeurs, alla 
■I prendre le doge dans les carrosses du Boy à Paris , le»~ 
«quels furent suivis parocu^do dog«,,qui éloientaii 

■ nombre de trois des plus magni&ques qu'on eût çncore 
« TUS, et de quantité d autres pour sa suite. H avoit doux e 
« pages et «niante et dii valets de pied avec une roagnifi- 
u que livrée chargée de gallons d'or avec des agrémens 

'K bleus, et cent gentilshAuyties qui marchbient après les 
« gentilshommes camnradeS> Le Doge paroissoit ensuite , 
n ayant un sénalcnr'à i(a drqitc et M. de Bonneuil à à» 
« gauche , suivi des trois auLrï sénateurs. M. le maré<^1 
' « 3e Duras t*_) le reçut ^ l'enlrcc de la Salle dps gardes et 
« le bonduisit au t'rûmi du Royl qai étoft au bout de U 
n grande gallerie et d'une magriiiiccnce extraordinaire. 
v Uduscigiieurètoitala'dioitedéSa Majesté et Monsieur 

ti^OisiifiCaOrrl, iii«n)iiis /l«.Craii«i,,Disi«R .«t «eciéuire d'rrai. 
■ -, Iliiloirt inlBlttirc'I»JjntUXJV,air Uuûicv, L 11, p. Si. k^) VklM 

Aniiidcc II, d«pui9 roi du S«r44>Elê. (f)tU4iiet-U«iUÎdtI)uri*rl, duc iln 



n, Google 



3» 

« à sa gancbe; tcos la princes et gmdi'dv raj-aimiR 
■( èloient aux environs. Le doge SToiL une rèbede vdows . 
1 aamoità avec des allf^om ; md bonnet étoit de même 

■ éMfe , k ^aatra edtei aboulùant à nue bonpe de vatmc 
« canleUT, et one corne' par devant; il avMt me fraise - 
c fort petite ; t'babit des ipiatre gènatcars dloil de veloars 
« Màr et de mËme bçon. 

a Déi qne le doge eàt aperçu le Koy, il m décowTTit; ii 
« âfttiça qudqnes pai et fit deux prorondes révérences. 
« Le Sitj ae lera, 6ta un peu son cbapeea et lui fit signe 
« de la main de s'approcher. Le doge monta ensuite Air 
« le premier degré du Mat, et Cl ntw troiiième révé- 
« refKeaosai tira çne> les ipiatre sénateurs. 11 se coairil 
sansuile; les pnaDeaen firent de mtme et les quatre lé-. 
a Bateun danenrèreiH éécouverts ('). ■ 

Le discoors da doge fui dans les termes les plus respec- 
tueux et les ptas (00005 , et s'humilia jwtqu'à im pt arw le 
pardoadaroiponrlarépubliqvedantilétaitleckel:iiL'aii- 
•1 dience iote, ajoute Quincf , le Hoj en Minant le da^ 
« baissa soa cfaapeaaptaisqu'ilii'aTDit fait lorsqn'il>ttit 
« airi*é,etledo9efitUoisproC[iades rMreiioei en soteii' 
« mst.etHseconvritqueqaandiliiefatpiusvvdu Bdy. 

« Le SB il eut son aadience de con[^ avec les Dèrémo- 

■ nies accoatoiBèes, et le Boy lui envoya son portrait en- 

■ Ttcfai de diamans , et deux pièces de tapisseries retiaus- 

■ secs d'or, de la maaafacture des GobeUns; il envoya 

■ aussi 1 ch^un des sénateurs son portrait enrlêhi dé dn- 
« mani, et une pièce de tapisserie de même ('). » 

100. BOm^lTDEHBItT DE TRIPOLI (22 Joiirl885). 

P»r M. Théodore Gcdui an . . , . Aili^ iju Norit. 

a Les corsaires de Tripoli maigri la 'pairTpie'te Rey it!'.dc-°ilangsvr! 
a toir afoit accordé dans l'année 1683, avoiemt ftiit des 
« courses sur ksrvaiaseam matchaDdssBjeis do Uoy, d«nt 
< ils avaient enlevé quetque»>eiis , ce qui oontr}i}^l Sa 
« U^esléde fkire quelque. armoneot cette année peiB- les 
« didlier et fes obitgn à demawler la paix , t reMire ks 
«.«KlaTtsdiTétielu, et à riiparer le tort qsfKsavmoft (kit 
a à scssojelfl. 

■ La OnUedcatioèepiur .cette eipédili*n.ièt«rilcoffl«an- 
« dée par M. le maréchal d'Estrées ['), vice-amiral. Elle 
• pwtitlcl7dejaiB4el'lledsLaD^iedDuae;«l«rTTvatel!1 
H. It)l4tm, 



HihvGoonIc 



3iS aiuKm hutouotbi 

. « dcfint Trip^i, ou le maïqmi d'AtnfreTilie C') ctoùoit 
« avec H. de Kesmont. 

Après Quelques jours passés eo prépantifs, k H. de 
« TonrviUe (*) qui commandent l'attaque, fit poster les bà- 
« timents armez a l'enlréc du port, pour empteher lesen- 
« Ireprises des ennemis ; et les galiotes à bombes , étant à 
H rendroit marqué . commcnccfcnt à tirer des bombes 
d dans la ville le 22 juin , vers dix heures du soir * 

Le 2i M. te marécbal d'Estrèes fit sonder les approches 
de la ville , et reconnaitrc l'ccueil le plus voisin, afin de 
voir s'il y aurait assez de terre pour y dresser une batterie, 
d'où l'on pât ruiner la place et les forteresses. M. de Lan- 
dquillel etM. de PoinLy. avec cinq chabnpes années, s'ac- 
Quittèrent de cette pèrillcnsc cominission sous le canon de 
I ennemi. Quclaucs bombes tombèrent dans la ville tandis 
que le peuple etoit assemblé, et tuèrent eavirnn trente 
hoatmesi ce fracas lit pousser des cm épouvantables. 

Les Tripalitains , déconcertés par l'eiïet'des bombes et 
MT l'intrépidité de ceux qui. en plein jour, et malgré un . 
ren continuel , avaient aburdè à un endroit dont ils se cro- 
yaient entièrement les maitres , envoyèrent Triei- . ancien 
bey d'Alger, dont il avait été cbassc dem ans auparavant . 
demander la paiv de la part du divan de Tripoli. U. Rey~ 
auond, major de l'armée, et H. Delacroix, interprète, se 
rendirent avec lui thei le bey le 23, pour lui porter les 
CtMidilions. Les principales étaient le payement de deux 
. csfit mille écus pour le dédommagement des prises qu'ils 
avaient faites sur les marchands (rançais , et ladelivrance d<- 
tous les esclaves chrétiens pris sous la bannière de France. 
La sobirae àpayer fut réduite à cino cent mille livres, el 
dix des principaux de Tripoli furent donnés en otage. 

Comme tes Trii^pli tains éludaient le payement de la 
somme convenue, les galiotes à bombes se rapprochèrent 
de la ville; cette disposition les efTraya , et le my, voyant 
gu'on allait recommencer, imposa une taxe et Ht conper la 
Ûle k quatre récalcitrants des plus riches. 

a Le Sf7 ils apportèrent une partie de l'argent dont on 
• étoit convenu ; ils rendirent anssi un vaisseau marchand 
« de Marseille qn'ils avoient pris quelauei jours aupara- 
« vaut. Ils eurent jusqu'auddejuilletafonmirlereste de 
« laManme,^(enarg«ttoucnniarcfasndi8es.U.d'£strèes 

<■) Frinfoù-DaTT, cipllaii» de vtiN 

atin^s mulet du roi. [}) Anne-HiUric 

«lor» Jw utctunt géoéril dei irmtci navale) du m 



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BD FlLâlS SB TnUILLBS. 313 

> enroya ion secréUire au bey, qui, de son côté, loi 
« enToya an diaoQX poar ratiBer la pais. 

■ Il y enl plnsieurs maisons abatiuf s par le bombarde- 
« ment, et trois cens personnes de tuées. Ils demandèrent 
■ un consul de la nation Trànçaise, o( M. le maréchal 
€ d'EsIrées , en nomma uq en attendant les ordres de la 
« cour. C'est ainsi que finit l'affaire de Tripoli et que le 
« iLoy mit k la raison ces corsaires ('). » 

MM. sonnasiOM de Ttmis (1685). 

Pu H. TbtodoR (jCMR ta Aitc du Nord. 

■ Après-cette eipédition , le maréchal d'Estrées 6t viÀ\e r -dc-thauM^p. 
a i Tunis . et obligea les conairei de ce paTs à rendre tous 

« les esclaves cbréliena qu'ilsavoient pris sur les François; 
« il les contraignit de demander la pais et de payer au'Boy 
'a le* frais de l'annemenl (■). » 

U)2. BOH&AKDEMENT D'ALSEK PAK LE HAHÉCHAL 

d'estrées (1" Juillet 1688). 

Par H. Théodore Gvdix eu issit. Aik du Nord. 

.... , Paviltondu Hai. 

a Les Algériens, qui Tivoient toujours de piraterie, n.-de^bauMpi:. 
Q malgré les chitimens qu'ils en avoient n?çus <le la France, 
s avaut encore enlcTè cette année q^uelques vaisseaui mar- 
« cnands françois , le Roy fat oblige , pour les réprimer, de 
« mettre en mer une escadre dont il donna le commande- 
« ment au maréchal d'Ëstrées. H fit voilé vers Alger dans 
a le mois de juin, et il y arriva sur la fin de ce mois; il fut 
a quelques jours à faire les préparatifs nécessaires pour 
« bomoarcler cette ville, et il ne discontinua point d'y jeter 
a des bombes depuis.te 1" de jvillet jusqu'au 16. On en 
a jella près de dix mille, qni bouleversèrent tellement celle 
« ville , qu'il n'y resta pas une maison entière ; on coula à 
a fonds cinq vaisseaux de CCS corsaires dansleurport, et on 
a eu brûla un (']. » 

403. PRISE UE PHiLiPSBOCRG (29 octobrc 1688). 

Par H. Rexolx en l*3S. Aile du Ni 
Leprinced'Orange(*),JO(ijoursardentisusciterdesenne- 
niis à ta France , avait provoqué dès l'année 1066 l'alliance 

(!) BitlUTt mililain et toait SIT, parQulocT, I. IT,p- 80-104.(1] rdrm , 
p. IM. (9 (dmi p. HT. ;i^ auHlBume-lletiri de N'wiau (Gulltaumc III , 
r«l d'ADgIiierrej. 



nvCoO^lc 



314 GtLnuu 

connae sou le nom de Ugm dAmifbotirg , entre l'fimiie- 
reur (') , les primûiiaux éuu de l'Empi». l'Espagne, les 
PTOvincei-tJDics , la Suède et le duc de Savoie , a r«IIét de 
maintenir les iraités de Wcslpbalie, de Nimègue et de Ra- 
lisixinac , contre les eatrcftrises de Louû SiV. Le Rm , 
instruit de cette ligue, ne négligea rân pour ladissovdie; 
mais, voyant que le prince d'Orange xontimiak sea«me- 
mcnls, cl que l^mpereurae préparait à «Itaquar ta France, 
il résolut de prévenir ses ennemis aussitùl qu'il pourrait 
trouver un prétexte , elce prétexte ne tafda paa à l'offiiir. 
La succession de l'électeur Palatin ('' , frère de la duchesse 
d'Orléans, deuTtime Femme de.Monsieur, venait de s'ou- 
vrir. On reTasa de pcconnallre les droits à^ («tte prin- 
cesse à l'héritage du Pitlatinat. En même temps fèlection 
«régulière du prince Joseph-^llémMit de Barière k l'arcbe- 
vAché de Colore, ou prejndice da prince de Forstem- 
lierg, dévoué à la France, av^t été approuvée par le pape 
Innocent XI (')■ enn-ïmi de Louis XIV et secrètement d'ac- 
cord avec les paissanccs si^nalaireR de la Wgue d'Ang»- 
bourg ; et par suite rEoipcrenr atait accordé l'investiture. 
Dans l'état où se trouvaient les choses, ces deux grieb 
furent plus que suffisants pour.mutivar la guerre, et pen- 
dant quede tous côtés on publiait des manifestes, LouisXIV 
fit marcher ses armées. Il savait que l'Empereur, qui venait 
de terminer la guerre contre fcs Turcs, avait Imlention 
d'envoyer ses troupes et eelles de l'Empire sur le Rhin, 
pour pénétrer ensuite en France. Il résolut de te prétenir 
et de rendre au royaume le bmilevarrl de PfnlT])stKiura , 
qu'il avait perdu dans la guerre précédente. Cent mîtle 
hommes sous les ordres du grand dauphin, marcbërenl 
sur l'AIIeiTtagne. 
«Le m»réeli«ld«c de BurasC> commanda smis le prinCT, 
n dont tes antre conseillers étoientlf. deCatinal ('), Neu- 
« tenant général , VaubanO.Chamtai, pour certains détails 
1 militaires, et Ssint-PouangeC) pourTesafTaircsddniîrfs- 
n trativcs. Le dauphin , parti de Versailles le 25 septero- 
E bre, arriva au camp devant Philipsbourg le 6 octobre. 
u En l'attendant on aVoit pris ttratcS les mesures relatif es au 
■ siège , et attaqué le fort du Itbin dès le 3 au soir. Mais 



ibal de Fniice. («; SébMlien l.ctrcMn', iei*neuf JeVat — 

(«D«ral des aimée* du ni, depuii marchai àt Praïc*. [^1 Oilkàrl Golbcrt, 
mtrquls de Silol-I^uange, tecrétsire du cabioct du rai. 



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DO RiJtAU w.vjquuu**- m 

« on ouïrit en sa préscaco la tranrhéa de la principale 
« alUique.la nuit ifulO aulloclubre. IJ njonlra btiiiHoup 
« de sang-froid, voulant tout voir par lui-m^me , cl s ex- 

■ posant, au feu saiis avoir Tûr d'v urrndrc partie. Le 
« ,comte de Stahremberg C) . i|Ui délenu!ail Pmhpsboius . 
a cf^Uula le 30 octobre, et sortît de la place le 1°'' no- 
« vfjnbre.p). B ■ „ •, , , . 

164. MrtsE i>E stuniEi» CIO novembre' 16*8?. • \: , ''\ 

Par M. PotCMi en IM1. AilidaNMd. 

«MoDMJgntor ae w cROlenU p» rhi RtlfMMpAlei M 

a quoique la saison fût forl avancée, i( voqlvt^KMuler les 

. a ordres qu'il avoitrccKs de Sa Majesfèpour faire faire jus- 

« lice à Maibme des droits qu'elle aïoit sur Hanhcim et sur 

• PrtKAen(lal,'Con»eélaatà«bnipfertGBaniklix»icenk>ODS 
« dniélCctfvn'piJitliu.IlfartilifcnBlipsboarglcfiiiOTera- 

• bre, otairîva dovant Uanboim \tA. liravaitOitimcUir 
a di]'aulr0oMèduN<lratfnplefa«Fon^eHa«<iler^'); elle 
a iHpi|Qi$dvJojwMc<')aHoliliiitrLiffe5tilure.deee'cMH^i- 

a CrUo plaça étoit fortifiéetrôs rcgHiil'rvmeM, et ajtoée 
c te» m lieu fort aTant^eus, i «çsvMr dansiceonOinns 
a imiiéat et dLiUiin,qBatn!)ieflelaDklcuoat àlBtàAA- 
a kerg. C'étbit uaeviUijiAhnwHal^nerMectewpaUtini't}, 

■ fim de lïladnnta, Ivoit fait Utir pot*- ten'a tia rtifàite 
« auxproteilanaffl.i) . . n - 

iMtimattxdu'siègcfareiitaaiMtdtaJnMaeMiésc o& ou- 
Tiit h trandhèe te K nawadarc. et te 10 ta viUe capitula. 
La dtafelle, atix|nèe le tl, a» rendit di«E laudneio»- 
aèe. le yrinee flt.enuiti; oecupn* Ueilboroet Uridilbarg, 
tA mtia dam rfatfcenthat te ti8 novembre. Lanbon no 
penBKtUnt plu de tenu- la oampagilc, te grand daiqikin 
quitta l'armée pour netourodr i VcrsaiUcs. 

VeaddU In^amp^M de 1688, le maiii^aH de toiiToig 
àotinkil intendanl^néral de l'irm^a ditprinoe; 

« LeSaja laderruàrejiMit d'apf rendra oontunt mon- 
a idgiiearae oonporto a« si^e, ctdcvolrdMntoilIes les 
K kUrci (|ao tes covdsaofl Hçoitenl,! et qu'ill prennent 
« soin de lui montrer, combien oh te loua do «a bo«lé, 
K it t'opinion que loM fe mande a de sa valet*. ^ Ma- 

{Tj GiliJa-BJ(le,,ilfpiii» fel^iMrcchïl aulrichùin. (') Mét»airet «iii- 
lofrf** HotH» .ï/t", mi! m ordre par te «*ii*ro! Grioioard, t- rr-, p. IBB. 
"JMMh4« PcTin dC'Oiiawri:, llnt^tHM «vrl»») DM iMéâ* dil mri. 

■ ■ " Ipié. lieuleniint Kcm;™! des armées do 

1] Ctai1«»£ai>li, MM TMia.'iIÙT de 

" t Xfv,pti QuiWT,I.Il, p. tS». 



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3ic oklniEt HnT«H}Tm ' 

' K jcstè cite aussi souvent ses lettresel ne peut selasserd'itf- 
« mirer là aeltetè des ordres qu'il donne, et la clarté da 
'« compte aa'i! lui rend de (oui ce qui se passe; le respect 
a m'crtipècoe de me donner l'hanncur de lui écrire pour 
«luientèmoignerma joie. Je vous prie de prendre l'occa- 
K sion de l'assOrcr que personne n'en a plus que moi, de le 
« voir en état de sonlenir la réputation des armes du Roy, 
s et de maisteuir les grandes eonquËtesque Sa Uajesté & 
« faites C'). » 

US. 'C(mBAT NATAL DE LA SAIB DE BAKTBT 

t (12 mai 1689]. 

Pu U.TtKDdare Gracir CD.. .. 

^- Jacques U, roi d'Angleterre,, avait soulevé contre lui 
J'espril de ses peuples par ses efforts imprudents pour 
. faire triompher la religion catholique et le pouvoir absolu, 
llavait Suffi de quelques semaines (') au prince d'Orange 
pour voir fuir devant lui le Roi son beau-père , et s'asseoir 
ensuite svr le trûne vacanl de la Grande-Bretagne. Mais 
Louis XIV n'avait pas reoonnu la révolution qui venait de 
s'accomplir «n Angleterre i Guillaume HI n'elail (oujoars 
pour loi que le staAouder de Hollande , tandis qu'il prodi- 
guait à Jacques II )es bienraits d'une bi&pitalité toote 
royale , et l'aidait de ses armées et de ses fioUet. 
' Le comtede Cfaâteaurenaut(*) partit de Brest le 6 mai 
avec vingt^uatre vaissesui , pour porter des secours au 
UKMiMrque detrâné qui avait conGé sa fortune à la loyaoté 
deslrundais, et lâchait, avec leur aide, de reconquérir 
ses royaumes, perdus d'Angleterre et d'Ecosse. L'escadre 
.Urançaise arriva le .9 en vue des eûtes d'Irlande , entre le 
cap de Clare et de Kinsal. La flotte anglaise l'y attendait 
depuis quioze jours. Dans un conseil ^ue tint Û. de Châ- 
teaurenanl , il fut urUb que l'on ferait voile vers la baie 
,de Bantr} pour y tenter un débarquement , et le 10 mai on 
mouillaàcmq lieues de ce bourg. On commençait à débar- 
I ciuer les troupes et les raunitioas Itn^u'on eut avis que la 
flotte ennemie approchait. 

uLe 11 071 commença à découvrir les ennemis k la 
a pointe de l'est, et l'on compta vingt-huit voileS, parmi, 
« lesquelleson remarqua vingt et un vaisseaui, dont quatre 
u parurent bien plus gros qu'aucun de ceux de notre Ootte , 

(I] jrininru Myitfoirridt £«i»iXfl',i.|V,p.3; 

19 décembre iSU. [Sj Louis BouimIm, lieuWau 
oaiaki du rôi, deputi mancbal de Friitiec. 



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es, qu'en «rot être des 
it rcgté de cetto manière : 

■ La seconde division, qai étoit celte de M. deGabaret, 
H èloit à h Ute, composée de huit vaisseaux. - . 

« La première, que commandoit H. de Cliilean-Renaull, 
A étoitau cocps de bataille, composée de pareil nombre. 

■ La troisième, qui étoit commandée par M. Forant, Tai- 

■ soit l'arrière-garde, el étoil ^iugÎ de bnit vaisseamt-i» 
Le combat commença par l'avaat-garde , qui s^approclu 

sans tirer ju&qa'à portée de mousqnei; alors les Prsoçaii 
firent une décharge de mousqaeterie , qui obligea Les en- 
nemis de fermer Tes sabords , et les empécba de faire feu 
de leur canon. Cbaqaa vaisseau (rançais tira le sien , et IV 
vant-garde ennemie se relira fort maltraitée et ne se bat- 

Leg vaisseaiiK des autres divisions çc mjrent en U^e et 
firent grand feu sur ceux des ennemis qui se trouvaient h 
leurtravers. 

«Le vice-amiral Herbert étoit.au corp^.de bataille de 

• son armée, où H. de ChJtean-BeDaolt alla l'attaquer avec 

■ sa division, en fafsant la contre-marche et revirant des 

• eaux de M- Pannetier. tUis le combat avoit à peine 
« duré un quart d'heure', que le vaisseau de l'amiral Her- 
« bert arriva »eat arriére, et changea sef amarres; et 
a comme il (aisoit force voile, il se trouva à la tète de la 
a Ugne. H. de Chàteaa-Benaalt, s'en, étant apperçu. ,&t 
< aussi force de voiles sur le même bord, pour se trouver 
« tonjonrs opposé k cet amiral , qui ne paroissoit pas avoir 
« envie de ctmibattrrde près, et cwi se trouvait vent ar- 
« rière tontes les fois que U. de Cnàteau-Benault arrivoit 
« sur lui, ce qu'il fit cinq ou six fois. 

■ « Les ennraiis ajianl bit force de voiles [KQdant toat le 
a combat on ne put les approcher de si près qu'on auroit 
« voulu. L'arri Ère -garde eut le même avantase sur eux 

• que les autres divisions ; de sorte qu'elle les cnassçùt ea 
a tirant toujours sur eux , lorsque la première division Ini 
1 donnoit do iodr pour cela, à qvo; ils répondôient 

• foiblement. Il s'y lit un feu considérable pendant une 
c heure et demie. L'amiral Herbert parut bien détem- 
« paré; mais Son matelot le convroit pour essuyer le feu. 
« en Ini donnant par ce moyen le tems de se raccommoder 
« Deui vaisseaux de notre ar rière- garde , ^ui èloit sous le 

• vent lorsque le combat commença , el qui neureusement 

■ n'eveieot pas encore pu prendre , leurs poste répons 
« strent avec beaucoup de vigueur den^ vaisseaux anglpf^ 



.Cookie 



V qnïitflfcnt'lMM^ îe't*ent ds ^é ije Piirmëo, et *i*fl ffci- 
a ÙAtfil \e\fri eïï<Msjipnr^att& dam labaj'è. f^ eora- 

'(I tMt'^nt ceKi, cci deuivalsteain pUètmt et firent 

a vent arriéré. 

Le VBtMeaii le FraiiçiHf, ccmïnnn*tr»r M;Paniw- 
(i'fiH','aipT^4'Mre Astinfaé et aTmrfaief bnat^mp de 
« dittilRitgt aux mpemis . voyant ïel mMs jn^tu â tomber. 
.0 rul'oMi^{fe sortir 'de ■ la li une pour se raccommoda. 



'"« gneh)icauMle(butioi prit cianfils chambre du conseî) 

'' « 9 dc9 greitfides et à'dËë Uarils de &oud(^, et q(iiflls«n- 

n,1er 1« chamhre, 1» dunette et lus nrouwifKcEaSrM qui 

-a étoient (femss. n detnenrapeu de temps hors Ae la 

n ligne et revint combattrç. 

it ML' de ChMeau-Scnault . avint ^ li t^fe de la ligoe 

« sur te ibidi , iulTft topjours l aminl anj^tns en le cogi- 

n battant , et en arrivant souvcat «ur lui , ce qtu dura 

• jusmés SUT les dnq- BcuTeada sdir.' Totite l'arrfère- 

' « gîTde de' là Dotte du Vaj marrhiât 'dans ses eaux , et 

' « tinilt.deibfrfdtes snr les ÀnjçlDiS, qui, dao^remftme 

«tempi.n'élïlientpajwbJnsmallraiteipar'M. de Gabsret. 

* « et paf la ditisjon qu'il comnandort , de sorte nue Icur 

« alinnil se ■ trouva son\-Bnt entre dcax Itux (')» Dèsauc 

' lé Combat' ht cessé, M. de ChAteaUrenautrerint nloàiucr 

' danl le mbrat endroit if'oA l'on était parti. Ou j arriva 

' 'sur Its dh heures du soir. 

^J BAiÇilLiE *e ïLBiiRts (1*' juillet IflSO). 

«■ . - , .. Te WM» *lWrap« lUribii» * ilaïaa. 

' ,' ' les' tronpcs attSllî**res iine topis T^Y ^'"^^ envoyé» 

e^ Irltihdè a Ja£qU£s II, dans l'ânnËe 16»!f a. furent cause 

« que lfiFranCf;llan^ celle cainpagne, Tiit c/blig£c de se 

' K'tonlrsuHadcffchsivd. Mai'^lé Boï prit des mesnrcs pour 

'■'« ■;^ïolr■pe^lJartt céllé-cj' des arméo^ non seulement capa- 

« blés (Temp^cher Icï progrès des eliiieaiïs, tnà^ encore 

"m nonrenï4r*-TOrcnx[n.»' ',,■.'■ .''," 

', ■|-'! uiarèfchal dé Lnxcrabour&'aTalt reçu le commande- 

: ment de l'armée dirigée ^urla'Plandfe. ÏI arriva le 5 mars i 

''|Salni-Aipând, piiàala rcfiie des ttoujies'Io 11 marcUa en- 

' siiilcay-^eTtintdçrninémi, et parvint, le 2 juin, jdsqn'aui 

- 1\) Alofn-BHinnml de CMMmMi, «p!l««*i)V'vaineii«v étfai* nui- 

HM ilLi^ft'l'WiP ei,mwécUa] àe >r,iiiîe. .(tii/iitoirf niliWiirB * 



nvGoOglc 



Ht 

p«rb» de ^iaoïl, lamt xmr éth mpùifè sur «a tonte. 
Ayant oasoite été wjeiat par les rmnwlG irk tni amenait 
1« BarcpiM 4e Booffters (') . it naiTtia MI k Sambre, el TÎDt 
cfaerchcr . dans sa position de Fleurus , le prince de Val- 
éKàt {'), gÈaèral de l'amie nménalc. Là, les detix années 
se diployèrenl ca Aoc lime de l'autre , et l'on bo prépara 
à la bataille pats to lendemais. 

« H. le Mince do Vakteek ayoUmn son amAeenba- 
K UiBedétie Hffir d«30 juin; il avoit appiùé sa droite à 
« EefftMe, village mr udc petite htutecir, et sa gauche 
«.s'éîndiiîtdansla plmneoàeUBètait à dècoHTGrl, ayant 

■ dtrantelle les Châteaux de Saiat-Anunt où il avtnt mis 
« dcfltrDiipeft.ll3v«(ts«<roDtdewnanBèe4esxruiscaiu: 
m ditteifea i paner, l'an tchmI de Pletirvs qui avtrft ses 
c boiÂ>ftrtide«Oi, elVaittDeTtiumttkSaiDNAmBntqai 
a enfennoit ce chAtcau, et avoit sa source ua peu au- 
« éOBot. I^ prime de Valdetk , dont Tarmée monloil à 

' « traBto-septnHIebMtetmbovmcs, ternit snréeax li- 
« giiea:leptJaccd«NanaB,stBèPB) de ta cavalerie, a*oit 
N feBOnnÂdenait delà Avitc;etsoiK ses onfre«U.d'Hu- 

■ imy et le prîace de BircbenMd. heuteiWDs f^ènéraox ; le 



a prÎMCe 4e fiasaan , naTenwnr de I 
■ cunp giBéral : UU. (F Ailva et de V 



t'amée des eoBeniii étant dam cette sHnatioD , If. le 
« TONricbri de Lirsemboins fitnurcherla sienne sur cinq 
a colonnes. Les deux de la droite Mneat composées de la 
« CHTaltric et de l'infailfirie 4e la première l^nc : les deox 
« delapHKbe, de lacaralerieelde rinhoterie de la se- 
« «••delrgne;rartiHerremarcboîtdaiwlc centre. Lorsqu'il 
a fat4partée<lese«Denn,ilftt B«rcherlesdeuxceh>nnes 
ft de' la prenière ponr' les pester avprès de Fleunis , où 
K il jeUa mi corps â'inftnterie , parce qu'elles étoient plus 
cprisdela droite, il mil eiwMtc Varmëe en balaille en 
K dMililaBt tovjoars SUT celle ganchf, ets'élendant sorla 
K (froiu du câté de Sainl^Amaot. Il n'étoit pas possible 
■ ^'attaqierka cnncmiB par lear front, trop d'obstacles s'y 

« Dpposoicpt. B 

lie BiHécbal deLii«nibouT|; résolut alors de tourner la 
pontioD; et , pendant qqe le cmale de Ooumay (*| faisait , 

f) Lwui.Frui(|*i4 tic KuuQm, lieulenanl iMnéTal in armirt du roi , 
âtpaii inirfchal de Kfanrc pi liar. de BouOlecs. i') Georfï-FrértïHc , 
(rH-if.wnr*3\ si minrr de l'eiapirp. -3 Jean-Chrisluphe de Cioumaï, 
li«*lcn«W fitwêtai des iratera da roi. 



HihvGoonIc 



)2U OUBUBS HinOBI«OS8 

sur le front des Impériaai «ne Tansse attaque , qoi ocen- 
pait toute leur alleation , il fit, arec le reste de mo année , 
on long détour pOTir se porter i l'improTisle sur leur Oanc . 

« Lorsqu'il eut marqfaé aussi loin qu'il vouloil, il troara 
« à sunnonter le passage d'un marais qui parut impraUca- 
R ble; mais un curé qu'il trouva, l'assura qu'on le poo- 
« voit passer. M. de Luxembourg lui promit une rè- 
o compense si cela étoit, ou de le feire pendre s'il n'accu- 
n soit pas juste. La chose se trouva oomme le coré l'avoit 
n dit. et les troupes passèrent quoique avec beaucoup de 
« difficulté.» 

Celle marche imprévue déconcerta l'ennemi, dont la ca- 
valerie plia au premier choc : son infonlerie quoique aban- 
donnée, ne se déconcerta pas, et opposa une vigoureuse ré- 
sistance. 

■ La vivacité de ces preraièresactîons dura depuis onxe 
H heures et demie jusque vers deu* heures après midv. 
« Désquelemeréchalae Luxembourg eut vu la pluspartde- 
a ses troupes occupées à poursuivre les fuyards, à combat- 
K tre ceux qui se rasscmbloient et à garder les prisonniers , 
< il Gt remettre , autant que cela se put , toute l'armée en 
« ordre de bataille [lour s'opposer au reste des troupes 
« ennemieSquiformoiontungroBCorpsd'inranterie de qua- 
K tarie bataïUtms, dimt ils n'enfaisoient qu'un seul qnarrè, 
« soutenu de âx escadrons qui setroavoient sur lear droite 

« et sur leur gauche 

« Ce bataillon quarré soutint, sans pouvoir être rompu , 
n trois attaques dans lesquelles on fitune très-grande perte, 
a Ëniin U. de Luxembourg voyant celte grande fermeté , 
« et craignant que cela nedonnàtletempstlacavalerjeen- 
n nemie de se rallier et de re.venir à la charge, il fit avaiv- 
a cer d'autre infanterie, et en forma une Itf^eqo'i] mit en 
Il bataille à la portée du pistolet de ce bataillon quarré , et 
u lui ayant donné ordre de charger, on marcha avec tant 
Il deGerlé, auesi-ti)t qu'on fut à vingt pas d'eux, ilsiour- 
■ nérent le dos,etmatchcrenl par leur liane sans se mettre 
B en désordre gour gagner la hauteur de Saint-Fiacre ; ce 
K qui donna lieu à nos gens d'entrer dans cette colonne 
« et de passer tout au fil de l'épÈc, excepté huit cens nui 
n se sauvèrent dans la chamelle de Saint-Fiacre et dans aes 
u bayes; ceux-Ii furent faits prisonniers. Pour lore il ne 
n parut plus d'ennemis et les troupes du roy firent une 
u décharge générale en reconnoissance d'une victoire si 



,G(Hinlc 



su PUA» ii¥ Tiigiiixu. S2t 

■ imporUitle. C'est ainsi que finît la baliJUe de Flenrns 
• lers les ui heures du soir (<). p 

< Les alliez perdirent dans cette défaite sept h buit mille 
( faomnies tuez, sans les prisonniers. Les François en per- 
« dirent trois à quatre mille et nn grand nombre d oK- 

■ dera Ils n'etwent eaonelqHe manière que le ehaMp 

■ de bataille ; car quoique Vartillerie et le bagage Tussent 
s d'abohl tombez entre Jevrs maios, le sieur Pimeutel, 

■ ^QTerneur de Cbaricrot . reprit <|uelques pièces de ci- 
c non , plusieurs pontons et quanhtè de chariots de n)u- 
( nitioDS. Le cheval du duc du Maine (*) y fut lue sous lui, 
« et i ses cAtés le sieur Sussac, son gouTerncur, qui l'avoît 
c été de U. de VcndAme (*]. > 

MIT. BATAILLE NATALE DE BETEZIESS (lOjUÏHet 1^0). 

PuJK. IbAodoreGiliiNénl»». AilcduNMd. 
PiTillandoRol, 

Pea de jours aprbs la bataille de FlMirns , les Françus R.-d»ciiaa)M«, 
remportèrent sur mer une victoire qui causa à l'Enn^ un 
bien pins grand éfonnement. ' 

Le 10 juillet 1690 la flotte française, composée de 
SMsante et dotue TBÎsaeanx de haut Wd, rencontra les 
deuOot'-ïscombinèesd'AngleterTeetde Hollande, un peu 
■ inftrieores en nombre, à h hauteur do cap de Bereiien, 
près de Dieppe. Les Français étaient commarKlés par l'ami- 
ral de TourviHe (*) , digne auccessnjr de Dnquesne , et par 
tes chefs d'escadrede Chàteanreiiaui('ï,d'E8trèe*(*),de 
ïïeimondetd'Arofrfeville C). Les ennemis ataientd leur tète 
l'amiral anglais Herbert et les Vicc-atnîrBUX hollandaU 
Everlienet Van Calemburg, Après uneaction vivement 
disputée, la Sotte des alliés fut battue, dlsper^ et perdit 
dix-sept bftlimenEs brûlés ou échoi(è9 h la'«ôte, Le'r«s(« 
alla se réfiwier dans la Tamise on parmi les' bancs de U 
Bc^bnde ; abandoimant la mer aux Français', qui firent 
«nsuile une descente k Teignmouth , et y brâlurent ua 
graod nombre de bttimenls de commerce. € était la pre- 
mière fois que-la marine française triomphait, dans JUk 

{>) Biliaire Btilibtire de lonii XIV. pir Qoineri »■ H, P- ,»MM. 
i') Loni»-Aueim« deBoutbon, msrfchil de omp, eommnnoïnda c»t»- 
lerta, dHuii mti*-ii«nrB àe l'artlHerle' d« Pnn**. (?) St»»llr» d* 
LomiêXfv. pir Limien.t. 11. p. 5sa. (t< Aude Ullirionda CmUMId, 
ooaue de Tannillc, (^pwi miiËcbK 4B-F>fM:>. {') l.«u|s RauiscM, 
liealCDiiK c«n«ia[ ifes*nné» navslc*<|u roi, depuis miHcbal de France. 

SVielor-MKrifi d'Eslrtei, d'abord mmle d« CaotrH, depuis MarMh*^ . 
France ei duc d'Eslrtei, t'J Fr«Moii D»*j , .nuirquii d'Amfretille , 
IleBtenantjgtnéral des nmitt niYUei m "A- , • 



™,l,î™nvC00Hlc 



322 'aimTU BTSTOknjetii 

'àHm combM, desdétiT naibngA qnt ji^qn'^ars avaft a^ 
partcnu l'empire de la mer, Xç sâccè? tonrMtnïh ainsi les 
'(Worls [MTïéwmrilscIcCoIbert et desDhjBuneBls, MIna^- 
■!Ï^Msae'Sd6nélSJ^.■ :; ,■ ";;,, 

UM. BATAItLB DB STJtFrMne (tô Mitriedd ).< : 

'' Là gierre, si vive el si acïiarDÈe i1^ frontière dés, ^ajs- 
'fi^$,'s'q fôîsaît en ttCme temps ap pied des Alpes, ouïe 
■itàréçKal He CaUnat çommindatt {«s'irotipes fraoçatte. Il 
J Contribua pour sa part aux sucras qui, dans cette glorieuse 
année , ctrtirôhnèreol les armes de Louis XIV, 

il avait en tête , dit Vt>llairè ,'Ie iTuc de Savoie , Xk- 

,K ffftTJlm^f^' g/fcniçKoifJa, dp çqurasc, c«D4ui9Mil 

p'ivii-mfmc ses armées, ?cxposaiil en soldai, entendant 

.,' a aoHl bien qflepefsorine cette guerre de chicane , qnlse 

,'T . <^«.,fMtjsar de» terrains. o)U[>è»eLiiW)DtagBeiH., tels <mc son 

'l'AiPill'^ïitctîfi .T|gil«nt,.aiiqii«l l'ocdre., «aie faisant 4e s 

« fautes et comme prince el quamâfiéu^ai. U «n JU URe , 

.-p en- difMsant^al son année <jo|tan| celle de Cxtio^. Le 

..■ f)ii)ârf3 fraacais çq .profila, «tùgna uoe plaine .viuoîre 

. * *ia viK.dq_,MiluGW > Hts de À'aEiH)><.d« âUfiarde., dont 

.<i,«etto|b«lailJ« a eu lé nona. X4)Ta{DLU r a beAiuoupi'de 

..«.ffV(»d'iMicûl^ et prea()u« poiut de' 1 a^re-^ c'est Qne 

■,,.« |>reH^ îiuwate^aUle i)ue iaraùe bituif «Uu^ ifœ fxo 

.,^. tavaiif <iù die (levait «tra . nàcetwairfjnenl, accaUée. 

,« L'anpfit française, u'aul quetroi^jCmk^ftjiqpiBiù ^ataÊs; 

. .« ceile (lo« a^li^. conunandée par H duc^âivoM., en 

i,.*.wit<jiwlr«mil]flC*i-'' ; . • . 

..,S»y^W.^Maes^ioaispa:Ji appccnajt «]urs p«f il£«dè- 
i.i&ÂtMB:feiwiorterplVit tarddfs viclpùre^- n.CaMnat, «i)oD 
t.- if, krJtficit ,âe.:QuiDc]L. s'exposa a# ^us.graiMl {w 4iRt 
n.«-W)*Al>i:« Vbâuille, «t r«gatplusieuïa.CMys daw ses 
. i«,iiW>it«,Jtdul, ^uteleDiteie.bieiUiTttjt,.)c Gucott^a la 
n «.jwrnwà'V*'I>iaiAtrt) iAlr^itlité de son mruiterw„qtii, 
o après aToi'r soutenu le feu des ennemis avec une fer- 



« thelé «xir^iwdinafm 

'„ ihnnk;! „:. Ile i.t^!,^l . 



« itutvis où ils 



rdinafti^. alla jeS cherphér derrière les 
^i^DLxctranâAcii tLIes. cod.^ogcapaï iût 



I Lï.lidiatlle de.StsfTarde â«tm» >m anaeé de Lbsts XIT 

, ./4uW»h.wtvoïê,èj:cêpi(é'lttonuaÉliah. ' 
' '((j'itàHAMté CôTban. mttinre' i»t«ulBe ffvu ta U mUHe, 

l1)àirele^^U XIV, eL'-.xTT, \») E^ugffànttiii àeSmtt. 



Dc njUM m itutttJSi- tSS 

VS9. stàas. DE M«^& (avril 1691). 

IHTBSnSSBMEXT BB KA WUkeK. 

ItMtMdklenps. 
L'espédUioR (1« tscqms II eji Irlande avait f^)pclé diins 
crtte He ttrates le^ lorcrs de Cuillaiimc fil C'),el op^r* ainsi 
enriTrardei armes de LoiiÎB XTV.une importante diver- 
sion. Uaîj la bataille de la Bo\ne(tf juillet 1690) rentersa 
la dernière espèranrc dij Roi détrône ; et pendant qu'il re- 
pretnit h mate de Saint-Germain , Guillaume acbevail la 
MmmissJen île l'Irlande, pour tonmor ensuite contre la 
France toute sa pnissancc et toqs les cflbrts de sa liaûv^. 
Le 5 finrier i| se rendit à La Tbjc , où- radcndaicot les 
. wnîslres des ptrissances affite. 

Lonis ?(It Tonlot préTcnit ses ennemis : le slêgt de 
Hom. cDtrepri» dans an mamcct où ils ne pouvaient s'y 
Opposer, dèconcerla Inirs projcls. 

Mous est la capitale du Haynatdl, place tris fbrtepar 

H sa situation et par ses fortificatioRs. Le pHnee de Ber- 

.« gnes en êloit gouvernÛH'» £t f avQJt une grosse Karaî>- 

« son, avec des munitions pour sontenîr un forig sifge — 

■• Le Rot, accompagné de Mgr- le dauphin , de Mon- 

■ sieur etdetouslesprinceiet«eijpieursâelacoitr, partit 

■ de Versailles le 17 ôc mars Sa Majesté artlva 

« t«JH devant liant, suivie des denc compagnies des 
K VMnt|ueiain<*, et it te r.-.frae jour le tour éc la place. 
» Le Roy ne permit qu'à Monseigneur le dauphin. àMon- 
« sieur, iu: le doc de Chartres^ et ù U. de Tauban, de 
« le SïriTre , et ordonna à tous les autres de se tenir à une 
t feriijne iNstance , avec défense d'a*(mccr- Sa Majesté 
« s'approcha' 8 -la pôrlée i^Umousmiet de la place d'où l'on 
« lira plmiieurs couj)s de canon, dont un ooulet passant 

■ auprts fl'Âe, tilale cbevirt de M, le marquis de la Chai- 
* mj9, wJe de camp de Monseigneur , qui éloît derrière 
«t luTiHi pe« fclotRné. Après que le Boy eut fWt le tour de 
« laptoocelqu'il en eutetafuiné la^iUutioB, il alla k 
K l'uthije de BelUtem . entre fiupti« «1 1» MaisoH-Diefl , 
« (rtroBaroitmarquisoniBiartiçr?}» 

U srawl Diiu|)1iin , Mouumir , M. le 4uc d« Cbartres . 
H. Je prmec (*J et tom tei grands oAcieim de la naban 

Umm, «w^ 4im) d'UMrsM «t Bcfail Ou wyMBc >J tlMoir» 
■BtM* iawa Ur, par tfalaa<r, t 
prince de Conde, grind-nuiin! d* ' 



HihvGoonIc 



3» GtLIlIBS BmWIftVIB 

avaient également leurs logements an qoartier àa roL 
Lesmarécnaus de Luxembourg etdeLa Feuinede comman- 
daient sous les ordres de Sa Majesté. 

H. de Rosen ('), lieutenant général . et H. de Congis (*), 
maréchal de camp, occupaient Gumappe juMju'à ,Pra— 
meries. Les lignes entre Pramerîes , jusqu'à la digue de la 
Trouille , étaient défendues par le marouis de Bousiers (*1 , ' 
lieutenant général , et par H. le duc du Maine ('} , mare- 
chat de camp. 

M. le duc de Vendâme ('] , lieutenant général , et H. le 

Srand-prienr de France ('J, maréchal de camp, étaient 
la Maison-Dieu. Venaient ensiite le manjuis de 
Joyeuse (''] , lieutenant général , avec H. le prmce de 
Conti ('), maréchal de canfp, .à la belle maison, pris 
Sainl-Antoine , regardant le mont Bariadle , et M. le 
prince de$oubise['),lieutenantgénéral,avecM. leDuc('*), 
maréchal de camp , i Ximy. Enfin Glain était défendue 
par U. de Rnhcntél ("), lieutenant général, et par M. le 
marqubde Villars ("), maréchal de camp. 

"""■"éUÉ"™'''' ^'*'- ^^^^ "^ "*"'^ f*"'' **'^')' 

Salon ' Tableau du icmpt. 

■rApallon. 

^-^- 41t. FRISE DE HORS (avrit 1691). 

f artie centrale. TiUeaii du temps , d'«pr<s 

'i"éuge. Antaiue-Prantoii VixDnHBCLBn. 

Salon de Mara. 

N" 9s. Après que le Roi eut reconnu la situation de U place , la 

tranchée Tut ouverte le 24. Tous les princes succesûve- 
ment y firent la gardej les travaux, encouragés par la pré' 
sence du Roi , avancèrent avec rapidité , maigre toutes les 
contrariétés de la saison. 

a Pendant toute la nuit du 5 au 6 d'avril et tout le 6 on 
» eut des nouvelles du prince d'Orange ("). Un prisonnier 
« assura qu'il étoit campé i Hall, et H. de Rosen manda 

(<) Conrsd de ttoun, comte de BoIwfUIct. depuis marétlul de France. 
P) Lonit-Henri de Monlipiv, marqBla de 'Monlignj, dapuli lier'—"' 



gCnenl det armées du roi. ^) Louif-Krancoii, de fioulDen, depuii iM- 
rtchal de Fraucfl et duc de BoufAers. (() Louix-Augoste de Bourboa. 

,>. 1 — ;. ■ 1 j. n — !..- ■., T.É.,.r — j. vgndftine, depuii lieatcDiDt 

d de Jayeo««-tinndprt, de- 
(i^) Lcigiadë&où^D, iS du n 



(") Denit-Lou» de Kobenlel de Mondetoar. ^) Lonia-aande-Beoter, 
depuii duc de Villira el nuNebsl de France. (*>) GBlI1anm«-Htnri de 
Nauau (Guillaume m , r«i d'Anileierre). 



,G(Hinlc 



Dn p^iB I» TsauiuBS. 335 

« qa'un des partis qu'il avoit envoyés, avoit rapporté la 
> même chose, et que son armée pouvoit Être de quarante 
a mille hommes. 

a Le 7 on étendit les logemens de la contrescarpe des 
a demies-lunes, et M. de Vauban marqua nne nau- 
a velle batterie, On eut avis que les ennemis Taisoient 
a travailler à trois chemins qui regardoicnt les quartiers 
« de M, de Luxembourg efde M.aHumiëresC'), età cens 
« qui ètoient à Nivelle , Soignies et Enguien. 

< Toute la cavalerie qu'on atlendoii au camp y arriva 
K dans un très-bon étaLet campa dans les li^es. le Rot, 
« après avoir entendu tous les avis qui lui venoient de 
a toutes parts de la marche du prince d'Orange, Bt un 
( détachement de dis-buit mille chevaux, composé de 
a quatre escadrons des gardes-du-corps . de quatre de la 
s gendarmerie, de trois mille dragons et du reste de ca- 
« lalerie légère , avec deux mille grenadiers sous te com- 
K mandement de H. de Luxembourg, pour protéger les 

■ (^rations du siège. 

s Le 8, du grand matin , une batterie de deux pièces de 
« vingt-nquatre et de qilatre pierriers qu'on avoit. établie 
s sur la contrescarpe de la demie-lune de la gauche , cqjH- 
a mença à tirer. 

u Le Ko^ étant monlè k cheval 4 deux heures apf es midi 
« pour voir monter les gardes des (]eux attaques, avoit vu 
I dèBler celle de la grande, et voyait marcher celle de la 
a fausse, lorsque H. de Vcndâme lui envoya dire , sur les 
a cinq heures du soir par un de ses aides de camp, que les 

• assiégez avoient battu la chamade et dcmandoicnt k ca- 

■ Le 10, la girnisoB sortit de la place et défila devant 
a Monseigneur le Dauphin entre deux hayes de la gendar- 

s II sortit quatre mille cinq cens cinqnante-huit soldats 
> avec deux cent quatre-vingts officiers; la garnison étoit 

■ d'environ six mille hommes au commencement dn siégç. 

• Pendant ce tems-là le Boy passoit son armée en revue , 
« afin de ne point perdre de tems. 

i Le 11, Sa Majesté fît le tour dés remparts, où il se 
« trouva un nombre considérable de pièces de canon avec 

■ de mauvais afTQts : mais, le magasin des poudres étoit 



nv Google 



326 «iLVBKs BKTOi^sraa 

« asMS liiCTt ïami. C'est ainsi que )e Roy se rendit naître 
o fTi si peu de tcms d'une des pins (bries places et l'Eu- 
o rope et de tout le Hainault ; la quanlJl^ ae travans qui 
« ai'oienl étêraitsdeT>ntc(AteTtllc,ètail incroyable, et fU 
a oonnaltre de plus en plus la grande caparitë de M. de 
s Vauban.çpii a mérité avec Justice la rémilation qa'il 
o s'est acquire du pins habile ingènienrde l'Europe . onlrc 
•s l'estime et les Tè:;ompenses de son pri^e. 

K Jamais on n'aruit td «ne si grande quantité detrou- 
(c pcs devant une place , sans <^ue les cnoemn en ensscnt 
n eu le moindre soopçon; jamais on n'ateit va ensemble 
n an aussi grand aHirmil de guerre , ni une artillerie mieux 
11 exécntée. M. de Vignj'['J, nui h commandeit, ^donnades 
o iRirqœs d'une grande TigilaBce et d'une actinlÉertraor- 
« dinairc. Il traraitla pendant toat nkirer aux grands ap- 

■ prêts qui étoient néèessaîres poar ettle entreprise avet- 
B un secret împénitrabJe. 

<i Le Boy ayant donn* ses ordres pour répawr les 
« forlificalions de Mons , et pour f meure tes mnmliong 
* nécessaires, en partît te 18 d'arrîl (*). « 
, Il laissa l'armée sons les orjres du maréchal de l-uiein- 
bourg, te marqnrs de BenfUera raçnt en metne temps le 
commandement d'un autre eorps d'armée qui devait con-- 
certcr ses opérations avec certes Ûa nnréeJufde Lnsem- 

' bourg, en 4e portant sur ta Moaeflc. 

\l% lEXS BAÏT fiOBTlm POAT DE DtnncEVQCE, AVEC 
soif ËSCiDBE A llUrfeBS QUE Ft.OXT]E AHCUtSE 

(26 juillet 1691). 

far X- IWadon aa>ia » - ■ . - 

' Jean Bart , simple mousse dans la marine marchande de 

UunlHirque. s'était élcié , k force d'audace çX dliabttetë, 

esqu'au commandement des escailres roysle^. Bloqué dans 
port de Uuokerque par une Qutte atiglaise , il résolut de 
forcer la ligne de vaisseaux qtti V tenait corenné , et dans 
la nuit du 26 juillet 1691 il eiccuta cet audacîeat orojet'. 

H-PatAulel.intewduiidcpunkerqwïtreoâ ainscompte 
de ce Cul daas une lettre adressée à Jl. de ViDerUtOnt : 

a.... Je vous donoerai avis du passage de Tescadre de 
« M. Bart , cette nuit, i travers trente-sept vaisseaux des 

tnii S/1 , ftt QtiDCjr , U II , p. UT i ITi. 



HihvGoogle 



t itti-hiut M liniitMdMiDentirpi^Mnt 
« dlMie. jecroisasieiniutilein«nt. 

« M. B>rt » Mt prêt de^iaJMfl j(imr»daMl»ra4ciMns 
• qm les enn«nis aient jogè ft propos de Tmif l'attiquer ; 
« les raissesDX de ion «cadre- n'étMt qec <1« quTrstite 
« aiiCM de canan {\tt ^a» fottg) , Ht tant toriU déport 
m h toMe-ftu 4 la main. 

« Je H ranNis bien wns Aire t« Toree dtï Taksmtix en- 
.« «eoûs fpn occupât les|M»«^cMerM)é;ilr^nade' 
« pnsEoînBteMqn'à-nng»^Mb« ctnaiw. > 

Jean Barl écbappa facilemeDt ani navircj qai laidon- 
mleat te cb«tM , ci dan» ta Botrèe <fii jonrqui mivh m sor- 
tie . «yaM rencontré «roatrft bMRients angtvû rieIntlKnt 
chargés, qn'^ataruient ûtmx vatsManx d« goem. i\ tes 
oaiptun «t tes mrray^ en Norwtg«. 

«^ooaBBATBEixczË.CïS seBtètnbm ICM). r*^^.'!,^b 

'Pat JncphPMtiKrL. '<^allc■n-^J 

414. caiiUTw:icuw(l88ept£wbnl69i). . 

■ -Pw PtlDOiD , A'aftéi Ksffb ^AtomI. I>arlii: rriilrale 

■■.;,:■ i-r étage. 

« fiU0t^rMtep-iBwd'Oi«ttge<^>appiâ1apnwdelfon5, v^",'!''."*'!';; 
« it ■ogmenla eofttkUAblement' hgantiMnde Aranlles ^ ^n in?'"'^ 

■ ct'ccncs iea autrea plixei qui<èloijcM i portée d'Aire as- 
m sifegfeea. eiRviftyB ie Msta ém tn>ap«a^'il *vtàti Na- 
■m:mÊS, -k Malioes. «Loamin.àfiaid, cl'dani4esmtres 

« jdwes'deFlBiMlM^et'pavtkMBMiitepmr-attaiiLaUbFrc. 
>É<«A'it Hnna le 16 d'anil. al d'oà H partit le 9t 'PMTBfler 
K «n Aogletirt* , cft aAtearfnM teUBips pro^ pour la 
«'«an»mie;'nMapiws.(pictaltoylkt.pBrti ttm'oO'Cut 
• WslloH5ea4lat'da4èboso«oii«ii*oya.iiac urtMidcs 

■ ttrâpeadal)ti«eaaatleRfaiii,uaQ^aUrE9urfalllaKlte, 
jmas H^rM SRT IcftoAtatyttle rwle qni-Moit des- 
^. — -_^_, .. — , : ^ — ...^. ■FWndre. 



■ qnelqmas H^rM SRT IcftoAtatyttle rwle qn 
ff auk fOat fafUWf' t'anaèv q«î démit agir 
«'Maavda^'teapltauda» pab-ea aUbnda 



il «nit raOBBoindé ai maréobat de LaatndHning de ^cil- 
ler à ses coinavaicalioiavecwsploeea, «t d'éviter da con- 
fier le sort de l'armteauxhasardsd'unebalaille générale, à 



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atoiiM qu'il ne m iliit luaré do snccès. Prei^n« toute U 
caippagne se passa donc en marches et coitre'marcHeB de 
la putdo maréclial de Lasetoboag et du Roi d'Angleterre'. 
On s'obKT*ait, on coupait les convois, et l'oii n'en Tenait 
us mains que dans des engagements partiels. 

Le 28 jaillet, Louis XIV écrivait de Versailles au naré- 
chal de Luieimbourg ; a J'approuve tous les ordres qœ 
« TOUS avei donoés au marquis de fionOlers et au mar- 
« quis. d'Harconrl. Nous n'avons au moins pas perdu on 
« moment et nous n'aurons rien k noos reprocher, quoi 
a qu'il arrive. 

■ Vousfaites bien de laJBserles deux régimensdedragons 
« pour garder les lignes. Je me remets h vous, s'il n'r a 

■ point de troupes de ces cMés-li , de les retirer on de les 
a laisser ; vous ferez là dessos ce que vous croirei pour le 
« mieux. Je ne crois pas qu'avec les précautions que nous 

■ avons prises, vous raanquies de cavalerie. Es&ayeL de 
( combattre dans les plaines et d'y attirer le prince d'(V 

■ range, s'il vient à vous; je crois que vous y aurei beao- 
« coup de peine. Je voudrois que vouseussier pins d'infan- 
a terie, mais cela n'estpas possible présentement {'). a' 

Enfin le 17 septembre, le maréchal de Luxembourg, 
certain qOe l'àrmèe ennemie, qui avait quitté son camp de 
Guîlingheu , s'était portée sur Leure , et que le prince d"0- 
nngc lèlait parti pour Loo , laissant le commandement au 
prince de Waldeck , se rendit de sou côlè k Toumay , ou il 
ètablil son camp , afin d'entretenir la sécurité de l'ennemi. 
liais pendant qu'il semblait ne songer qu'à le retrancher , 
par une muKCUvre soudaine et hardie , n' emmenant avec 
lui qu'une portion de sa cavalerie , il tourna la position 
de Leuie , où il arriva lorsque le Prince de Waldeck était 
en marche pour se retirer. On ne poanit croire que le 
- maréchal de Lniembourg, parti de Lessine, le 17, put Mre 
arrivé le 19, « ce qui fut cause que le grince de Vahleck fit 

■ repasser le plus promptement tm'il put l'aile gauche 
a de soo armée qui ne faisoit que d'achever de paiaer de 
« l'autrecôlédu ruisseau. Il fdrma plusieurs lignes derrière 
« son arrière-garde , à mesure que ses troupes arri*oient , 
a et lit avancer dans les bayes et les marais qui ètoieat sur 
B la gauche de ses troupes , cinq bataillons qu'il aroit sur 
« le ruisseau pour soutenir sou arrière-garde... 

('} MiMoitt» MtliUirM dt Louii XIF, nii eu ardra ur le eéntrtl 
Gttmoftd, t. IV , p. lit. 



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« Le maréchal de Lnxemboorg ToyaM ffue les enneniis 

< grostissoiect, ne voulat pas illendre que l'aile gauche de 
« son armée commandée par M. de Bosen (>^ qui éloit en 

< marche pour le joindre fût arrivée, il prit fa résolntioD 
« de charger les ennemis; pour cet effet il fit ébranler sa 
c première ligne, composée de la maison du roy, et des 
« trois escadroDs de Merinville (') qui s'approcha fort prés 
« d'eux, et qui ayant une petite ravine <kvaiit, fit qu'ils 
« r«ltcndircDt fort fièrement, et ne firent leur décharge 
> qu'à bout porlanl. La maison du roy essaia cette de- 
K charge avec son intrépidité ordinaire. £lle pu» le ra- 

■ ïin pour se mêler avec em. CeUe première charge fnt 
a une des plus telles et des plus vigoureuses qu'on eût 

■ jamais vues, et digne de ce cél^re corps. Les ennemis 
K plièrent, et la maison du roy trouva en les poussant 
« une seconde ligne formée derrière cette première. Elle 
« les chargea de même et les culbuta , ce qu'elle fit aussi 
a des autres lignes à mesure qu'elle en trouva; mais 
K comme en poussant toujours vers le ruisseau de la Ca- 

• loire, U. de Li^emboorg g'spperçut que les erraemis 
K avoient encore beaucoup de troupes en ordre , il Ût faire 
« halle à la maison du roy, et ta fil remettre en ligne. Il 
« fit passer ensuite la gendarmerie et la brigade de Coad 
« dans ces intervalles. Si m qu'elle fiit passée , i) alla lui- 
K même le long de la ligne , et donna ordre aux conunan- 
« dam des troupes de se mettre en mouvement dans le 
« mCme temps qiie la droite marcheroit; il Ct cette dan-~ 
a gereuse promeoade i la demie-portée du pistolet des 
« ennemis. La fierté avec laquelle se présenta la gendar- 

■ merïe fit que les ennemis s'enfuirent après avoir fait 
« leurs décharges. La gendarmerie les poussa en bon ordre 
« ooelque lents ; mais M. de Lnxembonrg voyant de 

■ 1 infanterie des ennemis snr la hauteur, qui arrivoit et 

■ commetifoit i descendre dans le fond, ordonna aux irou- 
« pes de ne pas s'engager plus loin et Drit le parti de se 
a retirer au petit pas ; ce qui fut exécute sans que les en- 

• nemis repassassent le ruisseau, en sorte aue nos troupes 

■ restèrent plus d'une heure sur le champ ne bataille pour 
< retirer le* morts et les blesses. • 

< Plusieurs circonstances rendirent ce combat glorieux, 
I tant pour les troupes en généra! que pour les particn- 



« liersqoi rlranl d«a««»n9 4e «aleor cl d'jMrêpidilé 
n dont on n'a guèrfrta d'cxcnple; M. de Lirxetsbanrg j 

■ St paroHre toirt«e qu'«n peut ^tendr«d'uit gnmécspi- 
n taine, et montra dons eetle ocraâan uns grarNfe fnlr^i- 
a dilô aceoiHpagnée do priKleiKe et d'iiEtivitp. 

n M.tedoc deCblrtre3(^35'&tatlR)i5 d'iàtard à-fo tHe des 
« |i;apd«9 da corps nour ycorabattre ; ntms M. deLoxem- 
« bo«rg fl«t obligé ae se servir de m» astorflé de général 
n pour le fe'ire retirer ; il ne loisM p«sde ^onnerSIa Bn du 
« CMiibat avec U. le diK^n Ha^e (*), et faftrr b hi charge 
a i la tMe êei escadrons qvi vinrent te raTKer pttur enfbn- 
a cerla dernière ^tiedes ennemis. 

a Jamais on n'avoit vu ane iMrépJdilê porHIfe keëte des 
« tnnipes (font TinKt-detrc cscMrons e» conMIircnt 

■ soiiante-et-dowte. B est Tray qu'if y eiïarort vîh«t-hnit, 
• dont sir de dragons ètoient eecupei 'contre leï nnq ba- 
il Isfllons ennemis , qnîèttMent danfles hayea. Une ^est 
« jamM» va atie si Kraitde selimi esÉfutée arec lanl de 
s sang-ftvid, el jamais trcnites ne combattirent aTec tant 
« d"OTdre, BCConsertêreHlsibten [ewrang, et nesetin- 
« rent si bien serrées. ' 

fi Vtms te tenn de ta prcnièté cfturge mr garde du 
a prince d'Orann de ta fompa^ie d« duc dVrmond , 
«I iiya« reconnu M. de Luïenibourg , Tînt itonteïjimbes 
« le pi<4eleE à la main et Fépfepcndne k son bras, et s'ap- 
" n procAa pour tuer ce panerai qui aïoét (fis on dôme per- 
« sonnes sTCcIai;m»rsïi détourna le pistolet arec sa canne 
n et en' donna qvLttrfaes eonps au giroe f'), » 

415. SLËCE HE HAJKIJB ((DÛ 1G93).. 



n Le roi d'Angl«terre(*), qneïe Roiainil tonjonri prè- 
B venu dans lesrBmi»gne9^éeédwite<;astemMa (te bonne 
« beore son armée, et crBCqu'avee ceni nriHo bemmes 
* il Tiendroit an moins à bwrl de rneWTe en "lérelè les 
« principales villes 4n Paillas c<ipognots. Ce déswin 
« n'ewpècha .pourtant pas celui que )c Bot avcrit formé 

(1) Philippe d'Orli^ans dppujs d 
(f) taais-.lucaite de Bourbm. (*} l 



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391 

« d'aHaqaer Nanrar, capitale âa comté de ce nom , siln^ 
« m MnDueM d&ia SsrâbM et de (a Meuse t^y. n 

Loais XIV partit de Vcnaîlles le 10 mai povr je ren- 
dre à GéTTJES, près de Mans , uù, en présence des dames de 
la cour, il passa one revue gén6ra]e de son année. £lle était 
composée de quarante baUilIon&el de quatre- vùigl- dit eï- 
cidrons. n en remit les deux tiers au maréchal de Luxem- 
txwre , pour pOB*nr Je sïcge cl tcrmer le chemn de Sa- 
tanii lannéc ennemie rasseiolilée près deBriixclIes, et 
inarcba enfcrsoiMie sur Namiir. 

■ i'utlrepriiicétoit grande: cette place avuiE une bonne 
B dla^ne Ditic sur ucs rucbers, cl couterle d'un nou- 
« rean fort, appelé le fort Guillaume qui valuit uoc autre 
« citadelle: néanmoins Te succéi en fut heureux 

> Le Uoi , 3 la Ute de Tamiée ijuî devoit faire c 



iropaleSïdeniiLi.danslapIaincdeSaîul-Auianl, en- 
«. br Ligni et Ftcurùs. LcmËmcjoari iluaitagca ses trou- 
< peaeq plusieurs tuarlîcrs pour mvcslirU place. Le prince 



• de Condé (*} 3TCC six à sept mille chevaux ou dragons . 
« sToii son quartier depuis le ruisseau de Verderiujusipi'à 
< h Veuse; celui du marquis de BouOIers avec quatorze 
« bataillons et saixantc escadroos^ étoît d'un autre côté. 
« Xîmenès avec six bataiUoos et vuigt escadrons , depuis 
d la Meuse jusqu'à la Sambro ; CraT avec une bri^de de 
« cavalerie, d'un autre cûlc. Et le i^uaiL'er du roi, étoit 
« près de la Simbre , et s'êtcndoit jusqu'au ruisseau de 
« Verderin, LeiBaréchal da Luxembourg aiec on corps 
« d'armée^ couttoU le siège pour «mpicbcr le secouis. Sa 
a Uajesté reconaul cllc-ménie les environs de la place . 
« depuis la basse Ueusc jusqu'à la Sambre , et la> cudroits 
a .propres â f Taire des jiuats de bateaux pour la commu- 

■ Dîcatian dos quartiers (^. b 

s Le cclêbreVauban, dit Saint-Simon (*), l'âme de tous 
K les sièges que le Itui a faits, emporta que la ville scroit 
a attaquée séparément du château, contre le baron de 
« Bresse , qui vouîuît qu'on fille siéçe de tous kt deux à 

■ la Elis, elc'éloitluî qui avoit forliJté la place. » 

416. ffirtCE BE lA TltlE ET TES OIITEAIX IIE ÎTAMDR P'^^I'J 

'^uId 1692). . ' Srion.c 

Par Aiiloin<^Françoi! VA:(DEnil£ctEX. f*'' 

(!) Bitloirééi LtuiiXn. mrUoAen, t. U.f.Mt.<iHnrMm\rt<le 
BawtioD. IU< «il n«H. {- Hiiliiin.d» UmU X/C, par Liifiiers, l. U, p. 



HihvGoonIc 



3Sa «liant HisTOUQirai 

417. SIÉSE DE lA VUIE ET IffiS- CHkTEAinr B£ DAMER 

(jota 1692). ! 

,, TablMu du tempe, d'aprti yind«niieu|en. 

' La tranchée fut onverte en trois endroits dans la nuit du 

29 an 30, et le lendemain on se rendit maître du ftiu- 
bourg d'ïambe. Deux jours après le Roi fit alUquer.l'épée 
à la main , la contrescarpe , et le 5 jiiin la ville se rendit 
On attaqua ensuite les forts. Des pinies coDtinuclles . qui 
sarvinrcnt et caoscrent de grands dommages & rartnée , ne 
firent cependant pas discontinuer les Iravaui. Ils dirent 
poussés avec une persévérance sans exemple et (oujours 
animés par la présence du Roy. 

Le Roi ayant résolu d'atlaquer un ourrage appelé 
o l'Hermitage, se fit porter en chaise i la iranchée, 
« parce qu'il avoit la goutc.-Lcs alliez le défendirent opi- 
H niâtrémcnl; mais enfin ils en Turent chasscE, et les Fran- 
« cois s'y logèrent en présence du Roi. Pendant celle 
a action, rapporte Biissi RabuLin, ïe comte de Toulouse (*) 
s appuyé sur la chaise de S. H. reçut un coup de mous- 
a guet an dessous dtf coude qui lui fit une contusioD. 
e Le duc de Bourbon demeura long-temps à la léte de ce 
e détachement, exposé au grand Teu des ennemis, et »e 
a. signala fort en cette rencontre. 

a Quelques jours après, le roy d'Ang1«t^Te ayant fait 
« un mouvement du côtédcCharleroi.S.M. T. Convoya 
« le marquis de Boufllers avec quarante escadrons, à la dè- 
s couverte, et il trouva que ce prince s'étoit retiré (le 23)- 
« Le Roi étant allé à !a tranchée, accompagné i l'ordi- 
n nairedeH. le Dauphin et de U. te duc ae Chartres ('] , 
K ordonna d'attaquer l'ouvrage à corne , nommé le tort 
« Guillaume, et commanda au sieur de Vanban de faire 
tout préparer pour cela : ce oui fut exécuté. Les Fran- 
« cuis délogèrent les ennemis de tous les postes qui cou- 
« vroienl ce fort : et ceux qui étoicnt dedans demandèrent 
a il capituler le 24 ; ce qui leur fut accordé. Us furent 
■ conauits à Gand au nombre de quatre-vingts officiers et 
a de douïe cens soldais (^). » ■ _ 

Le chiteau se rendit ensuite le 30 : la garnison , qni 

(>) Loiri»-AleundTC <te. Bourtran, it) Philippe d'OdAtn*, dcpsii iluc 
l.Il,p. It! 



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èujt de huit mîlk hommes aa conuiienceBent dn siège, 
était akm rédaiK de ping de moitié; elle aortit avec les 
boofiears de la guerre , et fut conduile à Loatùa. 

M8. BATAILLE SG STEIHKEKOI^ {^ aO<tt 1G%). 



JL» prise de Namur fut bientôt suivie de la bataille de 
SteÎDkerque. Guilliume III (■), rëdtùt i>ar le maréchal de 
Luiembou^ à demeurer spectateur imm(d>ilc du Tait 
d'armes qui renaît d'hoqorer Louis XIV, brillait de laver 
celte boBte dans le ung français. Il trompe le maréchal 
par de fausses intelligences, l'endort, malade et souffrant, 
dans une fatale sécurité, et, le 4 tfoùt, i la pointe du jt»ir, 
vieDt fondre sur son camp. 

u Déjà , dit Voltaire , une brigade est mise en fuite , et 
« le géuéral le sait à peine. Sans un excès de diligence et 
« de bravoure , tout était perdu..... Le danger rendit des 
a forces à Luxembourg : il l^llait des prodiges pour n'être 
« point vaiocu , et il en fit. Changer de terrain , donner un 
« champ de bataille à son armée qui n'en avait point , 
< rétablir la droite tout en désordre , rallier trois fois ses 
« troupes , charger trois fois à la tête de la maison du Boi . 
« fut I ouvrage de moins de deux heures. Il avait dans son 
€ année Philippe d'Orléans . alors duc de Chartres , dcpnis 
« récent du roraïuae.petit-lUs de France, qui n'avait pas 

■ encore ({uinK ans. Il ne pouvait être utile pour un coup 

■ décisif; mais c'était beaucoup pour animer les soldaû 
1 qu'un petil-Glsdc France, encore enbnt, chargeant avec 
« lanuisondnroi, blessé dans tecombat,etreveDanlencore 
a à la charge malgré sa blessure, s 

Le duc de Bonrbon C) , le prince de Conly {') , le duc de 
Vendôme ('), et son frère le grand-prieur ('), contribuèrent 
également , par leur courage , à enirarner la maison du Roi 
contre un corps d'Anglais qui, continue Voltaire, n occu- 
« psit un poste dont le succès de la bataille dèpetidail... Le 
• carnage fut grand. Les Français l'emportèrent enRn : le 
€ régiment de Champagne dwt les ^rdes anglaises du 
a Roi Guillaume ; et quand les Anglais furent vaincus , il 
« fallut que tout le reste cédït. 
(') GuillaumcHenii de Numu , prince d'Onnge. [•) toiiik 
lll*d«B«s,dcp>ii prlmce d« Coudé. (*) FnDCoj>-Lauie d 

il) Loui*-JaMpfa dB BoarboD. 
'orike de Halte «n franc». 



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a BmitBens. depan ni»«ctMid« FrMm, aWovaitdMU 
« , ce nibntent mine, de quelques Ueuu da rbiMp éa ba- 
« Uiye.M'flcdcs^agoin, ctackevaU vîcU)ire(0- n 

419. IXSZtTinUB DE l'MOBE lUltXAIRE BK 8iUX40>l9 

(oui I693J. 

Partie ccntrile- . ^" Ouilcs Leni-x vers lesi. 

salkduTdn " I^ BoT • ^Ublit t« 10 detauf on iMuwl ondnde 

(iirdes du a ckevalcrie wos te nom de Tordre tnilfuire de Saist- 
'■"TIÎ ,M * l-ou'». iWr récompenser les DfSotera de *es troupe* <jiii 

■ l'ètorent dietingucz, el fifttt.de les animer à le faire 

■ encore par la luiM. Sa Majestà'a'en déclara chef Mnve- 
a ririfi . et en unit et incorpora b' grand^aiatlrMe ft la 
« COurnfRte ('). n 

Le tableau de Lebrun rcprcsentt: Lmtis TilV pecevant des 
cheralicre 4e Saint-Louis dans sa chambre à Volailles. 
BarbcmuKi^i^.nii de Lovrois.SHrétaired'ëtaldela guerre 
dep«it la RMit de son pèr», e«t mipi49 du Rof- 

4S0. niSB WE ROSES (9 juin 1693). 

Aile du Nord. P»' ^- BeilWi i» laSG. 

"^H^*!?"^' ' I« maréeliâl de Neailles eammmdait d«tHiis <!t»t» «s 
sur la' frontière de) P|rèaccs, charj^édobscrrerles mouve- 
- ncnls des Espaahols. Jusq<i'ators il n'avait pu Diiraancnue 
nm rcprige. En ïsm il reçM l'ordre d'entrer en Catalogne. 
et commença la campagne par le siège de Koiei , ville 
maritiaie . et Fane des âaci-e fbrles de cette pnrHnce: 

Le golfe auqoel la ville donne «ta nom n Mt w» e«rati- 
« ceraent <te mer d*ns la terre, lequel airiusde quatre 
lieues de circuit. Ce golfe commence a» bout des nioats 
K Pircnées où tut Mti ce chMeau , et finit à peu prfr» à la 
« petite *itle d'Bmplas. Il n'y a point de portdant tout^e 
« golfe, «Ms scHlement une ptage , où ni les vaisseaux, ni 
R les bdtimens, pas nifmc 1m galères, ne scHaroient abor- 
» der, parce au il n'y a pas assc» d'eaw C-). v 

Legol)ledelhMedestdf:renduparlecti«OaadelaTrikilè, 
qui selnMre à peu de dtstanm de la rille, ouf est use 
bonne place à cinq bautons revttu» de inenvs «e UillÀ 

(1) SiMe d» Loait XIV, par Vollaire, ch, ni. (i] lli$UnTt mililaire lU 
LmAi XfV, tut Q«io«), »- H, P- »"■ I" tlMrt^f ra»i{«lB-ll«lB Lr TWII«r, 
niirqiris de Barlwtitin. {t^ BîiMrfmUtkiIrt de Imiii Ur,fmQulai:i , 
i.u7p.MS. 



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DVBMUS M IIWIIIIIIII 385 

ai'U m'y « pùMdcfosiË. parcBqMlanw cslWBcbe, 
c nais amtcwenl une («liMari* toutdu kMgà «x lonei 
« 4u tntfi 4e la f 1k«. Le foisé <|^ l'«n«ir«aae 4* l'antre 
■I e6té csl.'jHrfMtencnt beau, cta dauKcenttoisctde l>r- 
I ci,«tauBelaèe*el(cetluv(«.MalRMBi^e're*Mat. Le 

■ fiiMé cal ord»Bi|MtMM <ec; nait oo peut le renpjir 
« d'<É« iiiiaad «a vent. Il y a mi bon aleois «I cinq de- 

■ siie«-luf»cire*tlueaA«ecleunluMB.£eaapprodie9dela 

■ yiace sdnt très 4kfidte9 , pnnce t^u'eUe es| enterrée et 
a rasante. 

, « On ama de.bonm fatore pour oettaeiyèditian une 

■ ostadr» dan la MèdilerraKée , dont «i dodna te com- 
a KtBBdemeatàM. locanttcd'BlréesC), ^tpaHamoailler 

■ devanl'HosesieST oiBy (>). s 
Sostsfirt-alla^einrteaarmtesde terre et denier. Le 

mafénhal de Noâilles fitoSTrir la trancbée dam la nuit du 
l"»t3)fÛB)cUesereBdit au bout de huit jourt. La gw- 
maen aorlit avee les bonnearS' de la guerre; on s'empara 
UMuileda chAteavdc k Triaitè . quilil qvelque résÏBtanee. 

@1. COMBAT VkVAl DK tAtiO* OTOB ClWflC { &7 juin 
I0»3 }. 



Par M. ThAodoru GuDii ej; 

fitnumaaHnU 

1-e 17 juin le comte (TEstrées sortit dn (çolfe de Boscs H-nie-chaussie. 
pour aJler jotiKlrcH, ileToarvilleO, qui l'MIcnAafl au op 
Saînt-Vîotnit avec sciTMite et ontie fmnres de guerre et 
d'autres bMimeifts de charge. L'armée s'y rrifralehlt jus- 
^'an as. Le soir de ce jour deux navires de garde vinrent 
mnottcer k M. de Tourvitle rapproche d'nne Dotte d'entî- 
ran cmt quarante Voiles. Ne sachant si c'était la Belle mar- 
chande espèdiôe par les Anglais H In HuJIandaiS, à Ca- 
dix et à SmYPne , cm rcrfméc ennemie , Te maréchal de 
TourrviHe fil lever Tanae, et l'on mitft fa votle sur les sept 
heures *a soir; «On aHa vent arrière toute la nuit, et le 
u lendemain on se trouv» h doWie lieues da Lagos, dans Bn 
* parsgeà poovoirà veloitté donner ou éviter le ccrmbal. 

«r A sept heitrvs^ matin on enlefl^ sauter deox bâti- 

f'j Viclor-Usrie d'Eslrces, depuis marictul de Fianct el duc d'Eslrécs. 
i')KU»ire militaire de loBir XIV , pn Q»\tin . I, ll.o. ïM, i») Anne- 
HiUtton é* CosMnUi , ea»Mda iMnIIle, lauéohsl de hauge. 



n, Google 



i «ÂUBm HUIOKIQDBS 

I mens de charge que U. te chevalier de Ste Hoare 
n avoil brÂlës , n'ayant pn tes emmener, parce qu'il s'ètoil 
n trouve sent , et que les navires de l'escorte le inivoîeDt 
1 de près. Celle escorte ètoit de vingt-sept vaisseaux de 
u ligne , dont le nMindre ctoit de cinqmnle canons ; il j 
t avoit un amiral de quatre-vingts pièces, un vice-amiral, 
t et un contre-amiral de soiiante-aix chacun. Le chevalier 
a de Ste JUaure emmena les deux capiUines des deux 
K navires qu'il avoil brûlés : l'un ëtoit noilandois , charge 
« de toiles pour sis cens mille livres , et l'autre anglois , 

I chargé de draps, valant cinquanle mille écns. Lorsque 
a l'on eut'étè assuré par eux que c'éloit la flotte nurchande, 
«M. de Tourtillelitle signal à toute l'armée, el força lui- 
a même de voiles pour aller aux ennemis; mais, comine 
« les vaisseaux étoient sous le vent et tfa'il foiloit louvoyer 
a pour les joindre , les meilleurs voiliers rarent les seuls 
« oui , à rentrée de la nuit , joignirent l'arriére-garde. 
« Après qu'on les eut canonnés pcndiAit une heure , on mil 
« entre deux feux deux navires hollandois de soixante- 
u quatre canons , qui , ayant été conlratnls d'amener le 
a pavillon , se rendirent , I'ub à M. (lalurel , et l'antre i 
« M. Panneticr.. Chacun essaya toute la nuit de gagner le 

II vent, et les plus légers vaisseaux qui s'y trouvèrent, firent 
a si bien , qa'ils enfermèrent presque la moitié de la OoUe 
D enlre eux et la terre , de sorte que le jour suivant l'ar- 

V méc Bl un demi-cercle fort spacieux, dans lequel l'on 
« prit ou brûla tous ceux q^ui se tronvÈrcnl enveloppé»; 
« les vaisseaux ennemis étoieot au milieu du dcmi-cerde , 
H et au moins h quinie lieues de terre, dont ils s'appro- 
choient toujours ; et à toute heure on voyoit sauter des 
u navires , tantôt sur la câtc et laiitdt au large ; et dans le 
o même lems qu'on approcha de la terre de quatre ou cinq 
a lieues , on en vit brûler environ vingt autres. On amena 
a outre cela plusieurs flûtes à l'amiral, à mesure qu'on les 

V prenoit. La plupart éloîcnt chargées de mâts du nord, 
B de cordages, et de plusieurs autres bois propres à la 
o coDslruclioii des navires. Les vaisseaux de l'armée de 
<■ France , qui étoicnt tous dispersées , revinrent peu i peu 
<x rendre compte à M. le maréchal de Tourville , et la plu- 
n part avec des prises. Il en revint un , entre aub-es , qui 
« atoit pris un gros t>àtiraeBt hollandois . de ceux qu ils 
a nomment pinasses , qui porloit jusqu'à cinquante-huit 
H canons , et sur lesquels ils mettent leurs plus riches 
& marcbaDdJMS. Ce Ditimeat, qu'on estimoit cent ciiH 



HihvGoonIc 



M P&UI8 M TKKMtUJS. S3T 

« gaante rniHe lirres , èjoit chai^ de draps d'Angleterre . 
« a'tuia et de quelque argent monnoyè. L'on y trouva 

■ aussi des montres d'or et d'argent. Les navires qui 

■ étoient plus avant ayant reviré, apprirent à M. de Tour- 

■ TÏIle que les vaisseaux ennemis qiù n'avoient pu doubler, 

• «voient gagné le large , au nombre de plus de cinquante. 

• parmi lesquels il pouvoit j avoir qninse naviret de 

■ gaerre. Cet avis Bt qu'on mit le signal pour rallier l'ar- 
I mée, qui étoit fort dispersée; et aprcs qu'on eut détaché 
« trois ou quatre navires pour achever de netoyer la côte , 

■ et brûler tous les vaisseaux ennemis qu'on y rencon- 

• Ireroit, et qu'on ne pourroit emmener, on Dt roule du 
« Câté de Cadix, pour en fermer k passage aux débris 
« de la flotte , dont on savoit que la plupart des marchan- 
t dises Étoient pour cette ville. » 

Le lendemain la flotte ennemie se réfugia ï Cadix, à 
l'exception de deux vaisseaux, qui furent brûlés par deux 
des nôtres sous le canon de la ville n On coœptoit alors 
• nngt-sefit bàtimens de pris , et quarante-cinq de brOlès. 
t Le capitaine Jean Bart en prit ou brûla six, dontlemoin- 

■ dre étoit de vingt-quatre canons On évalua la perte des 
f ennemis à trente-six millions an moins. Ces prises forent 
< envoyées à Toulon ^'). • 

bâ. EXPËDITIONDE COËTLOCON A GIBSALTAB (1693]. 

Par M.TbtodoreGciHNcn .... juig du Koni. 

■ M. le chevalier de CoEUogon (*) fut détaché avec huit n.-dc-ctuusMe^ 
< vaisseaux et huit galiottes , pour en aller brûler doute 

■ qui étoient entrés dans le vieux Gibraltar. Il brûla et 

■ coula à fond cinq navires anglois, depuis trente-six 
« jusqu'à cinquante canons , qui faisaient partie de la flotte 

■ de Smirne , avec deux autres bàtimens, et on en prit 
a neuf autres , qui étoient chargés pour le camp des en- 

■ Demis (*). ù 

vas. BXPâilTiov DE MALAdA (19 juillet 1693]. 

Pir H. TbAodorc Grora CD I8M. A^duNgril. 

Le 19 juillet la flotte française arriva en vue de Halaga , ft.-dcctunsiét. 
et le maréchal de Tourville, qui la commandait, ayant rè- 



n, Google 



Ï38 OitZUBS HISIOUOCBS 

soin d'aller atta^Tiw les vaisseaux eoncinù josqoe dans le 
mâle , ce-qui ne pouvait se Taire sans chaloupes , lit faire 
signal à lous les Valsseavx d* envoyer Ira leurs armées i boni 
de l'amiral k M. de Cbammcslin , capitaine en second du 
« Soleil Ro)ia}, pria M. de TourTÎlle de luy ta acosrder le 
a commandement, ce qu'il obtint, n.... Deuxca[-!uincs de 
vaisseau ^génois qu'il rencontra lui dirent a qa'iljavoït dans 
• Je môle deux vaisseaux anglois , frois corsaires de Fles- 
c ângne, et une frégsttc turque qu'ils avaient prisai, avec 
« plusieurs bllimcns espagnols, que les Anglois et les 

■ Hollaudflis avoient mis du canon à terre, et faisoieni 
a quelques retrancheuiens le long du mdle, poar défendre 
« leurs vaisseaux.... n Touriille ayant été averti, aarrÎTa 
« dansuB canot, et H- deChammeslin alla avec Jny recon- 

■ nultre l'entrée du mâle i la portée du mousquet.... On 
« fit approcher le Magniliqut, TArronanl, U Prompt, 
« TEctalajU, tAquilon , VKoU el le Pkinix , et U. de 

■ TourvlDe passa toutle iaur à Taire mouiller ses ■raisscanx 
K dans Tordre qu'il crut le Eteilleur pour latlre en dedans 
a du xrMe ceux des cnnecùs et les baticries qHi les dé- 

■ fendaient U. de Tourvjlle Qt mouiller les Trëratteg 

« PnéraîM et la Prontpte autour dn brûlot de M. de 
a Longcfaamps , afin qu'il t^l conduit plai Adlcment sur 
< les ennemis. A six heures du soir du SD il s'en re- 
s tourna,—"- et laissa à M. de Chamrneslin l'ordre de 
a brAIer les vaisseaux cnncmïs le lendemain , dès que le 

■ j»ur yaroUMit. 

Quand U nuit narut , M. le maréchal de Tourvillc cn- 
n voya ordre jiar M. de Hcsière de faire avancer quel- 
« ques chaiOTijjes à l'entrée du raftie , pour donner Va- 
lanno anx ennemiset hsînquiélcrpemhiaia ni^l : ce 
d qui Tut exérnté 'par H. de Callare , avec qualre tha- 
a toupps, BOT lesquelles les eniwmis ftreiil un grand feu 
B de canon et de mousqwïterift. 

s Le 21 , i le pointe du -jcFor , H. de Ohammesliii en dé- 
a tacha quatre , commandées par M. de <iiieDhi , sur les- 
qucUec les vaisseaux ennemis et les batteries de U ville 
a 'firent un grand Ten, croyant que c'éloH dans ce mo- 
n isent <|u'mi >k!svwiloit attaquer. Ce n'étoit cependant 
« oue pour les amuser , et pour connoltre d'où s^rliroit 
a le plus grand fin , afin ffj Taîre tirer tous Jës v^sseaux 

■ du Toy A peine fot-il jonr, que M. de Tourville 

■ airiva, <ol ft fresoer les vaissem da «MniMBoer la 
a cnnonnade , mais les ennemis les prèvinroft et firoit 



HihvGoonIc 



fti «Hr Ici vaisBeMx et mr m grand iwrriire de cba- 
lonpes qui èloient iTancécs près da Magmtftjme, où 
H. deToDrvilleTenoitd'arriTer. 11 en parlitdjuu k mo- 
ment pour iiinleeiçMld«pM«ll«ir«v>« ceqùlM 
foh d'abord; et les fauseaiu commencèrent A «Donner. 
IL de CtoBÛnwlÎB fit pirlir dans ce moment le brûlot 
itmorquè par sis chalonpes emiunuidées ponr cet effet. 
CeUe ife lLdea««BMUc ékii àtattle. ililmvcher 
toolu les aslrts <kiM k mAaa leMt . H on .tmagi ainsi' 
mm les narailkt de la ^k , JMun'M fend d« nUe . 
mdgré le feu dacasoB detenaemis «l 4ta baBeriM de fa 
vîUe. Le brOhtt alla aborder on des nÎMeMU Mbndois 
et se déborda un iwu après, n'ayart mis tm. bcaapré 

Îi'on fea léger «'il «BTOtt ilé facile d'UBÎadre; aais 
se trouni touche , et les cbaloBpes M paient le remor- 
quer. Elles (sUièraM twu» «■ mAne tem dans le 
mûk , et se saisirent de low les Miti«s «usseavx, ne 
les ennemis étaBnés4e lear approche s'f<oit1i'««fcligés 
d'abandosoer. On avoit ordre de m les ntinl tanUer , 
et BH araît bit prcmdn des aourres à pmsiean dui- 
iaupes, paar resMorqBer fas vaisseMiz dehors; mats 
tous ces soins iiiMiit inuliks , les lUs étant touchés et les 
aams cBoUat bas d'eau. Cepoidant M. de fliMisaiiiliii 
fit (Mger tontes les cfaalmpes qui n'éloieat pas oecn- 
ates , psHt bÏK un feu csaliMiel sw les hatKries de 
la TtHe et su celle da port . d'4A V0O ticvît à hrâle- 
paureiBl ds hant en bu des coops de cuen k ni- 
inîHe sur ellea. A la bMorde ee na, qui interrompit 
celui du canon «t da moutiinetde l'ennemi, «■ fit ce 
ip'oo «voit dessein do faire, ta rBiwWint k fea phi- 
suwB iDts en divers cedreU* aax «aÎÉSMua raornais , 
dont on fit amarrer deux ensemble , afin qu'ils lu Élu 1 
sent|dH6dltmeDt Xsate celle extai^tm dnra depuis 



oaq k m heures da matia josqu'i orit de neof. 
•■ Peadontce tcan-là 11. lemMécbaldeToanriUequi 
mail loqiours été k dawo-porlée dn canon de la Tflle , 



aawya ordre deux fais par K. le chevalier Lanson de 
lirAkr plaUdt ks vaisseaax qot de s'arrêter plus long- 
lemsà làdierde les sauver. Ces ordres avant été exé- 
calei £»s qu'il en restlt ancan , M. de Ghammeslin fit 
retirer les oiatospes. On eut près de deux cens hommes 
met on blesseï , et sans le feu que les cbaloupcs bùsoieat 
Sir les bMlencs, on aurait bit une phu gnnde perte. 
1 Apres l'expédition de Halaga , M. de TeorriHe «Ua i 



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340 «uuBiB nsioiiQDn 

K TonloD avec la flotte du Roy, poar y prendre dei nfrat- 



iâV. BATAILLE DE NEBWIHDE (29 juillet 1693). 
t. Tiblcia du fempi Mlribiié 1 Mutin. 

'. Le Roivoulutencorecetteannéesemettreàlatttedeses 

tronpes; il partit de Ver&ailles le 15 mai. 11 était aGCom- 
Mgiié du grand Danphin (^ , de Monsieur (') , da duc de 
Chartres (*), de tous les princes et de plusieurs dames de 
la cour. Le 21 il était à Compiègne, où il annonça qu'il 
avait donné ordre au maréchal de Lorges {^) de s'emparer 
de Heidelberg. et que la ville de Roses en Catalogne a*«it 
été investie par le maréchal de Noaillcs, Le 2 juin il arriva 
au Quesnoy et se rendît le lendemain k Aubour où il 
passa la revue de son armée. 

Les immenses préparatifs Taila pour cette campanie 
étaient dirigés contre l'importante ville de Liège , dont 
LoubXIV voulaiis'emparer, poarserendremaltredaconrs 
de la Meuse. Mais il tomba malade; Guillaume (') jeta dii- 
hnit mille hommes dans Liège , et il fallut renoncer à cette 
grande entreprise. Tout le poids de la guerre resta alors 
sar le maréchal de Luxembourg ('). Pendant que le Roi 
relaumait h Versailles et que le grand Dauphin emmenait 
sur les bords du Rhin près de la moitié de la formidable 
armée rassemblée dans les Pays-Bas, Luxembouic resta en 
face du Roi d'Angleterre, et il voulut renouveler contre 
Liège la tentative abandonnée par Louis XIV. Hais l'armée 
ennemie couvrait cette ville, cl il fallut livrer une balaflle- 
Ce fut la plus sanglante et la plus disputée de toute cette 
guerre. 

Guillaume avait employé la nuit à se fortifier dans sa posi- 
tion, que couvraient cent pièces d'artillerie, et dont les (fanes 
s'appuvaieDt aux deux villages de Pierwinde et de Neerlan- 
den. L action commença par une effroyable canonnade dont 
les Français , plus k découvert que l^rs ennemis , eurent 
beaucoup plus à souffrir. Le maréchal de Luxembourg 

l<} BUtoire miUitairt de Letiit XfV. par Qalnci, t. Il, □. Tieetnti. 



(Il Udéi d» Pnnce- i>j Philippe de Km 
aOrl?*ni, dcpuii duc d'Orlisns tl r^enl 
dp Durrorl, duc de LorgevDurai. Cj ( 



HihyGoOgle 



DO FAun M natuLus. 3H 

avait donné l'ordre d'iUaqoer )e village de Ncrwinde . et 
c'était là qae s'éuil porté tout l'effort de la bataille. L'ïn- - 
fimlerie française venait à peine de s'y établir quand elle 
en fut repoussée. On loi demanda un nouvel efforl. u Sou- - 
«venei-vDusdelagloiredela France, n leur dit le maréchal 
pour ranimer leurs Torces épuisées, et Nerwiniîe futrepris. 
Ce fut alors, après des prodiges de valeur Taits de part et 
d'antre , après que le roi Guillaume et Luxembourg; eurent 
chargé chacun a la tète de leur cavalerie , que l'arrivée do 
marquis d'HarcoDrt(') vint décider la vietoire en laveur des 
Français. L'aile droite des alliés, qui avait défendu Ner- 
winde, fut coupée par cette manœuvre et Jetée dans II 
Glieet« , où se nojèrcnt une foule de soldais. Le retranche- 
ment qui couvrait le centre ennemi Ait tourné par la cava- 
lerie française , le cwps de bataille fut débordé et renversé 
è son tour, et Guillaume n'eut plus qu'à songer à la retraite. 
n labsait sur le champ de bataille douze mille morts et 
déni mille prisonniers. Les vainqueurs perdirent de sept 
i biril mille hommes, parmi lesquels un grand nombre de 
gentilshommes des premières maisons de France. 

« Le duc de Chartres, dit Saint-Simon dans ses Hè- 
d movcs (*) , chargea plusieurs fois à la téle de ses braves 
€ escadrons de la maison du roi avec une présence d'es- 
a prit et une valeor dignes de sa naissance, et il y fut 
> une fois mêlé et j pensa demeurer prisonnier. Le 
s marquis d'Arcy, qui avoil été son gouverneur, fat 
« toujours auprès de lui en cette action , avec le sang- 

■ froid d'un vieux capitaine et tout le courage de la jeo- 
a nesse, comme il l'avoit fait à Steinkerque. M. le Duc (■) , 
« à qui principalement fut imputé le parti de cette der- 
« nrerc tentative des régimens des mrdcs françoises et 
a suisses pour emporter le village de Neervinde , fut loa- 
« jours entre le feu des ennemis et le nôtre. 

aH.leprincedeConti ;'^\ maître cnfm de tnst le village 
■'de Neervinde [oit il avoit reçu une contusion au câté et 

• nn coup de sabre sur la léte ,' que le fer de son chapean 

• parB),semità)a tétede qnelqnc cavalerie, la plus proche 

■ dehtètedcce village, avec laquelle il prit àreversen flanc 

• le retranchement du front , aidé par 1 infanterie qui avoit 

• emporté enfin le village de Neervinde , et acheva de 
« faireprendre la fuite à ce qui étoit derrière ce long re- , 

■ IraDchement. v 

(<) Henri d'HarcoDrt,n«nleii*nt généra) dMsnnèetda roi, depuis dM 
dlfarcoon M nartcbal de PraDM. i>, Tome 1, p. IM. (>] Louii âcBoar- 
boD, 111' dD bom, depuit prince de Qinilc. C') Prantoli-Lôui* de Boarbon. 

U,™i,î™nvC.OO^Ic 



I4&. BATAnXB tm LA. MAISâKLS (l'OctcAre 16SS>. 

Le dncdeSaToieC^.iàlDcnàSLaSMdccldcpoaniéiraiM 
portion coosiilénible de ms états. aTait pris lofTenslTecn 
1693, quand ramée du marèclial de Câlinai cul cte a^t- 
bKe pour leoforcer celles JAIIewagnc el des Pajs-Bfas. 
Pendant!^ CatJiiat, avec qiiciqucj nûIUers d'bonuiKs. 
itatt r^dutl h cauTrir Susc et PigoeroL , ces dcMi clc^ des 
Alpes, pour les conserver i k France , Viclor-Amèdèc avait 
pénètre sur le territoire rraiiçais. à travers les coontagies 
au Daupbiné , et y arait [wrtc riocendic et Le pillage. Mais . 
arrUé aam ses tiiccèa pat la maladie et bicnlùt harcelé sar 
les paysans dauphinois, qui lui làiseieat une redoutable 

fuerre de partisans , il repassa les Âlpcs , et fut fsrcé par 
hÏTcr d'ajouriifr à la campagne suivante ses prc^ts de 
cooquËte. En cCTct, au rclovr du prînEcn>|ps il vint attaquer 
. Pi^ero1;i>i3ks Fous ses efTorts échouèrent contre llièroïnie 
résutancc du cotnie de Tessc (*) C'eil alors que CaliDat,iiis~ 
qu'alors renfermé dans son camp de Fcnestrcfles, reçut 
«ofln quelques rcnTorts, et descendit dans les plaines du 
Piémont pour j cbcrcber l'enociu. A son approche , le duc 
rie Savoie s'était replié sur le village delà Marsaillc, près 
de la pclile rivière de Cîsola. Catinat alla l'y ckcrcW, et 
le 4 octobre lui présentai bataille. 

Avant de l'engager, le maréchal de Câlinât fit publier 
l'ordre suivant dans son armée : 

a HM. les brigadiers auront soin de faire un pen de 
n halte en enlfaiU dans la plaine qui est devant nous, 
a pour se redresser, et observeront de ne point déborder 
« la ligne . aSn que tous les bataillons puissent chai^r 
a ensemble. Ds ordonneront dans leurs Brigades que les 
a bataillons mettent la baïonuetta au bout du fusil et ne 
a tirent pas un coup. 

a Les compagnies de grenadiers seront sur U droit&des 
a bataillons, et le piquet sur la gauche , lesquels on fera 
a tirer . selon que les commandants de bataillon le juge- 
ai ront à propos, et tout le batailloo marcbera en mesie 
u temps pour entrer dans celui de l'enneini qui lui sera 
u opposé , s'il l'attend «ans se rompre. Eu cas que le ba- 
a taillun ennemi se rompe avant que le nôtre l'ail chargé . 
Il îlbutlesuivreavecungrandordre sana5erompre(>» 

(1) Viclor-Amédis II, d«pul> nii ds S«TdiîsnF. (H Biint de Froulif , III' 
M IMS. Heuuutil fiMrinl iln Kaétt da nii, dopok luMdiil de 



HihyGoogle 



« Bf . de Gatioat, s'éUnt nù i la tête dt Fuie droju , fit 
« aTertv H- le âw de Vendâme H (om les ofGeien (Éoé- 

■ racK iiniétiicntàta eanchc.qu'il alloit bire charger. 
« Tonte la lime , l'éUnl ébnnlée m même tenu , narcba 

■ dans un si oel ordre et ivec laol de Gerté , qu'elle cn- 
a ibofa lODt ce qu'elle troura devaul elle. 

■ La droite de Farmée du nj tumba sur le flanc gao- 

■ cbe de celle des ennemis, et fa fiL plier. En même tems 
• loale la Tigoe les chargea en T^cc . et les renversa les uns 
€ sarks antres. PeDdaol ce (ems-là la droits de ranuèc 
> ennçmïe marcha sur b gauc^ de celle de Fraoce (ulls 
a dcbordoient, et la Bt plier imaislaBasche de la aecondc 
« ligne.queconiaiandDit M. IcKrand'prieuT (;'],leschargea 
« d & propos et les renversa de leitte sorte , q/x les deux 
K armées se trouvËrc&t mtiécs. 

■ Ou connut, parla râsïstance que Qrentlcs troupu sfjit 
« les ennemis avaicot opposées à notre puche et qui tui- 
« rent plosieurs fois à la charge, qu'où avoit bit un coup 
« capital en y faisant passer la geuaartnerie, qoi 7 fil tout 

■ ce qu'on peut attendre d'un corps de ccUe répulaUon. 
a H est Trai que cette gauche fut u'abord repoussie avec 
a quelque perle ; mais la gendarmerie, ayant Tait enioite 
« plier leur aile droite, altatiua par le (lanc et par derrière 
« leur inliuiterie , qui n'avoit plus de caTaleric à leur gan- 
« cbe, parce qu'elle cloit engagée avec la nôtre qui Tatta- 
« inioU vivement. Celte manccuvre décida l'aOàire. Elle 
« auraquatre heures et demie, qui dc furent employées 

■ qn'i tuer. La victoire, dès le commencement du combat, 
« s éloit dtelsri* pov nous. Les charges des trouves du 
« roy furentsi vives , qu'elles renversèrent tout ce qui leur 
« wk opposé , de sorte ^uerinranterie des ennemis fut 
« sreeqve ciilièreB)eBtnuoie(']-B 

Les historiens militaires ont justement observé que cette 
victoire fut la première que l'infanlerie française ihit à 
Fusage de ta baïonnette , devenue depuis ime arme t! re- 
doutable entre ses mains. 



T«d)Tel693: 

■ ItaiMHBla, fosoceèi de^esa . __ 

« f smlt bien que la bénédiction de Dien continue de se 

(I) Pbilippe * YcaiUme . Erand prieur de FraïKï.lteu tenant g^aéril 
•k» innïu dD roi. (>) Biilan mUiioire de Lraii Xt f, |M Qnino) , L U . 



n, Google 



« répandre, n'a point eiïacé de mon ctBur le désir qme j'ai 
« toajooTS eu de faire ane bonne paix. Je ne vous partûti 
« point de la générale, parce que tes afTaiïes dont tous êtes 
a chargé pour mon service regardent l'Italie à laqneUa 

■ J'ai toujours souhaité de donner le repos , et vous gaves 
« bien qu'il n'a pas tenu i moi que mon frère le duc de 
■I Savoie ne contriboàt à cette paix qae'je désjrois. Prè- 
a sentement que Dieu m'a fait la grâce, malgré tout ce qui 
a s'est passé , de conserver encore pour lui les sendmeiM 

« que TOUS meconioissez , et comme il ne dépend qne 

« de moi de réduire en pitoyable état la meilleure partie 
• de ses états, mon intention est que vons lui fossiei dire, 
I qae pour lui donner le loisir de prendre le parti ane je 
fl crois qui lui convient et k son pavs , je vous ai oraonné 
K d'épai^er l'incendie des villes oe Saluées , de Fossan» 
« et des autres j et que ponr donner , comme je viens da 
« vous dire, le maven i mon dit frère, le duc de Savoie , 
< de faire tranquillement les mûres réflexions qui convien- 

■ neni i l'état auquel je pourrois réduire son pays , iimm 
« intention est que vous tassiei repasser mon armée em 
s France, et qu'au même temps vous fassiez entendre àmiMt 
a dit frère le duc de Savoie, que, passé cetteoccasion, dans 
n laquelle je donne à lui et à toute l'Ilalie des marques da 

■ désir sincère que j'ai de contribuer à son repos, je pren- 

■ drai toutes les mesures que je croirai nécessaires , pour 
« faire ressentir i ce prince le grand ti»t qu'il a de ne 
« vouloir pascontribuer au bien de son peuple, desoaètat 
a et de toute l'Italie (']. » 



426. PBiSE DE CBARiEROi (11 octobre 1693). 



PirtiecHilralc. Par AnMloe-Praniol* Tison acELn. 

SslonduCrind « La prise de Charleroi fut le fruit de ta bataille de Ner- 



> winde; le marquis de Villeroi(*j, avant été chargé d'en 
K f^irc le siège, y fit ouvrir la tranchée le 15 septembre 
« par le duc deBoquelaurc (*), et poussa les attaques avec 
€ beaucoup de vigueur; il ne put pourtant obliger le go*- 
a verneur de la place à se rendre, qu'au bout de trois »- 

{>) Mématni wMilatra dt IhhêU XIV, mi* m oTdn par le R«aér^ GH- 
moard, (■lV,p. 4i». i>) Meol» da Nculillte, Yl' du nom, liriRtdtcr 
d'iDranteds, dcpuii duc de Villeroy, 1 i eu lena ni général ittnaXtêim 

roi tl capitaine de^ gardci du ror— '" '-'-■ — *■ '— "■ 

de Ronuelaure, marfclial de cam[ 
Mrt Jt'Louù XIV, par Llmien. 



I gardci du rorp's. |3; Anloine-GniUn-JeaD-BapliaM 
irîcliBl de camp, dcbuii mar«cbal de PraDce. (*]B1*- 



n, Google 



DD PAUUM naUlLLBS. 

V£7. PBiSE DE PALAMOs (JuIn 1694). 

P«r)j 

Le naTêchs) de NoaiUea (') avait été conlinaé dani le __ _ 

commuideinenl de l'année de Catalogne. Ûalfa-e de Roses, 
dont il s'Était empare raonèe précédente, et forlitiÉ par 
les recrues qai étaient venues grossir son année, il pouvait 
donner une extension plus grande i ses opcralions. Il 
passa donc la revue de ses troupes, le 16 juin, près 
du Bonlou, dans la plaine de Rous&i lion , etsemiten mar- 
che se dirigeant sur Girone et sur Palamos , dont il de- 
vait entreprendre le siège. Utraversa les montagnes p^rle 
col de Perluis, alla camper sous Bellegarde , »e rendit à 
Fignières sans rencontrer d'obstacles . et arriva sur le Ter, 
près de Girone. L'ennemi qui s'était fortifié dans «on camp 
de l'autre cAté de la rivière , en face de Torella de Hongri , 
lenta vainement de Ini disputer le passage. Le combat du 
Ter facilita le siège de Palamos, où te maréchal de Noailtct 
le rendit aussitôt , et il arriva le 31 mai devant cette place, 

. en uAme temps que l'amiral Tourville qui commandait 
J 'escadre. 
Palamos est une place maritime asseï forte. La garnison 

. s'élevait à troismille hommes, sous le commandement dn 
gouverneur Pignatelli; vivement attaquée parterreelpar 
mer, elle fiit défendue avec courage , et le dixième jour 
do la tranchée , tes assiégés ayant été contraiols de capitu- 
ler, la garnison se rendit prisonnière de guerre. 

ÏS8. LA FLOTTE ANGLAISE KEPOT^SS^E DE DBTAKT 

BREST (18 juin 1694). 

PirH. Th«MloTe6ceiNni...> AileduNonl. 
La flotte anglaise , sous le commandement de lord Bar* R^4«^Mu**«e.~ 
kle^ T avait enobarqué â Portsmouth dis régiments d'iufaiH 
terie et quelqncs dragons, dans l'intention .de faire une 
descente sur les côtes ne France. Averti qu'il; avaient des- 
sein d'aller du côté de Brest, M. de Vaoban mit cette ville 
en état de défense. Cependant lord Barkley doubla l'Ile 
d'Ooessant le 16 juin, et entra le jour suivant dans la 
baie de Camarct, avec Irente-sii vaisseaux de guerre, 
douse galiotes à bombes et environ quatre-vingts petits 
hitiments. Lord Talmash et le marquis de Camartben 
riurent , aussi avant que possible, reconnaître la baie 
(1) Aone-Jole*, due de Noaillef. 

15. 



HihvGoonIc 



dans une galère à vinot mues; et dans le cosieil (pii fet 
Icno à leur retour on uécida que le marquis de Camarthen 
irait le IS, à la pointe du jour, avec sept p-égateg , dans û 
blie , pov battre un fort et deux batteries qni étaient k 
l'ooest, pendant que lears lnnqie»dibarqiwraieatdan» one 
■utrctnieublofineiued'un 4ew-qwwtde lieaede longanr. 
qai avMt «nxdeoi boota det rochers. Vb gras bnRNlHird les 
3ijmA retenus Jntqu'à dix bean«. ïis commtnttratt fenCre- 
msedësqv'il kt dissipé, qvoiqvelesdirioupesenvOTées 
a lareconmissanceeDssentrappcniéqiielesesdroitspropres 
à rairc nne descente étaient bien gMdès. Le marquis de 
Ctnarthen s'a*an;a avec ses frégates dans la baie , où il se 
IroaT) en*inHiné de nos batteries, qin le premient de loas 
odtés. m En mtrae teras les chahiuîies svec les tronpea de 
« dUm-mcnent arririrent , et le gMtral Tatmacb, s'étsnE 
» mis à h tèie d'un bataillon de grenadier, donna or&n à 

■ chaque chalo^w de laîre preadre terre aux troapes i|ui 
a étaient dessus, le pins praMemeM qu'elles poomMBt. 
« Cette action «onnença à pei près à midi , pur aoe cb- 
a nonadeqaidura dein heures, pendant lesquellevtesen- 
n nemis essovèrent le Ten des batteries et des retraacfae- 
H mens, qui eloieM garnis d'aï bataillon de la marine et 
« de quelques milices coRunandées par le marquis de Las- 
« geron. 

V Après celte mamEnrre , Ions les petits Ulirae&s firent 
« «oile peor se rendre dans l'anse de Camaret, où les 
« plus araneei mirent à terr» huit ou neuf cens bonuMs. 
a Le feu dora asseï longtcms de part et d'antre. U. Be- 

■ nsise, caprlaine d'une compegnie franche de la marne. 
u arantremanjaéqoekjue désordre parmi les troopegdes- 

. eaidncs.quisrmbleiientinccrtaiResdu parti qa'ellesde- 
« Toient prendre, sortit l'êpée k la main , à la télé de cin- 
" qnante hommes sontcinis par U. de la Coussc, capitaine 
<■ ifnne compagnie de la marine, arec an porrit noAbre de 
M soldais. 11 cbargca les ennentis d'une manière si ri- 
« gourens», que , les ayant renrerMi , il en toa un grand 
1 nombre, et les ponrsimil jusqu'à Irârscliahrapes, dont 

' «< it ne rcsioft phû que sept. les antres s'Atant retirées. Us 
« 5*7 jettèrent en si ^and nombre, que, la mer baisstmt 
(i en même tems, ils demeurèrent artionez. Alors H. le 
« comte de Serran (■). ttartchalde camp, H. delà Viis- 
« se O, brigadier d'infanterie, et H. du Ressis, Mga- 
eorlile LjDDne, |l) 

nuMgtatntdetniaietéi 



HihvGoonIc 



>u Muu M nttuiLus. 317 

• dîer de nfalerie , qp s'ëtoient rendus sur les retran- 
a ckemens avec le régiment de cavalerie de da PtessU , 

• sur Vans quUs avoicnt eu par les signaux , firent jaxt- 
« cher na escadron sur ta grève; ce qui obligea les 
m. troapes qai se trouTèreul dans les bSlimeos échoue^ î 
« denàsder quarlicr. Celles qui n'afoient pas encore dé- 
M. turqnË craignirent la mime deslînée, se relirèreul 
a avec beaucoup de précipitation , à la [avenr de leurs 
« Taisscaux, qui conlmuoient de canoner les retnuicbe~ 
a nens et les ballerics, qui leur rènondoîeat sans cesse 
a tjtc supèriorilé. tJn vaisscati hoilandois , s*ëtant ap- 
« proche tro}! pr£s de la terre , s'échoaa. Aussitôt M. de 
« la Gonitinière , capitaine d'une compa^ie de marine , 
« aalta poMer aTec mielques uMusquetaires sur les r»- 

■ cbers Toisina qui to dominoient , et l'obfigea de se 
« rendre. On y trouTa quarante bommes tues, du Domlve 
« desquels ètoit le cajiitaine. 11 en resloit soixante-quatre 
c antres , qu'on fit prisonniers. Les enneuiis laissèrent snr 

< h place prfe de quatre cens hommes , parmi lesquels 

■ éloit le général Talmach , qui coromandoit les troupes 

< de débarquement. On leur St cinq cent quaraïUc-hoit 

• prisonniers et quarante ofliciers. Ils eurent outre cela 
a un grand nombre de soldats tuei. Quoique leurs tsîs- 
a seaux fussent presque hors de la portée ucs bombes , il 
« en fotnba cependant une sur une galiotc chargée de cinq 
a cens soldats, et une autre snr un belcan plat. Ces deux 
« hltïmcns coulèrent k fond, ce qui Ct juger que cette 

. ■ entreprise leur coûta près de deux mîTle bonmes. On 
a remarqua , la nuit après l'action , qu'ils brillérciU un de 
a leurs vaisseaaK , ^ u'oa jugea être celui qui fut démitlé 
•' de son mlst de misaine, et nu antre de son hunkr f). » 

4^. coxKiT KUAL no iBXEL (^ juia 1694). 

Pwrlà.EmttaeHÉmitmin». Ai li' du Non! 
PtvillonduRoi. 
Staa Btrt était puli de RksI le Sr7|niD , avec A vai»- R.-de.chauMrr. 
iBMHetdnnnies.ptwaneià hnxkerchad'nwaotte 
^ vmaitduNord, ekargée dcUé pou U FnMc Hais 
le 39, lorsqu'il la rencontra , clic èlail déjà lomJlée an pou- 
voir desOiUaadais, et, pour la délivrer, il rallait combaUre 
un ennemi supérieur eji forces. Voici comment Jean Bar t , 
Ans son npport m ministre de Ta marine, rend compte de 
ceUe actî<» gloneoK : 

(■' HUloiriMiUlalndtloiUtllV, par <}uiiiCTi >■ lU, t-tl. 



, .!.,<■ ■.■Cooj^lc 



348 fiALBBISS HIETOBIQUBS 

A Dudkcrqne, l« Jjailtel IW4. 

a J'ai l'honneur , monseigneur , de vous rendre compte 
que , le 29 du mois passé , Je rencontrai , enlrc le Texel 
« et la Meuse, douze lieues au large, huit navires d« 
K guerre hollandois , dont un i<ortoit pavillon de contre- 
« amiral. J'envoyai les reconnottrc : on me rapporta 
•i çtu'ils avoicnt arrêté h flotte de grains destinée pour la 
B. France, et avoicot amarinc tous les vaisseani qui la 
CI composoient , après en avoir tiré tous les maîtres. }• 
a crus , dans celte conjoncture , devoir les combattre pour 
« leur ôter cette flotte. l'assemblai tous les capitaines des 
a vaisseaux de mon escadre, et, après avoir tenu conseil d« 
El guerre, où le combat fut résolu, j'abordai le contre-ami- 
K rai, monté de cinquantC'huit pièces de canon, lequel j'eo- 
« levai à l'abordage après demi-heure de combat. Je lui ai 
K tué ou blessé cent cinquante hommes. Ce contre-amiral, 
u nommé Hvde de Frise , est du nombre des blessés : il a 
« un coup de pistolet dans la poitrine , nn coup de moos- 
n quet dans le oras gauche, qu'on a été obligé de lui cou- 
per, et trois coups de sabre à la tUe. Je n'ai perdu en 
a cette occasion que trois hommes et vingt-sept blessés. 

« Le Mignon a pris an de ces huit vaisseaux , de cin- 
» quaule pièces de canon. 

B Le Fortuné en a pris un autre de trente pièces ; les 
<( cinq autres restant des huit, dont un est de dnqvtantë- 
V huit pièces., un autre de cinquante-quatre, deux de 
« cinquante et un de quarante, ont pris la fuite après m'a- 
<x voir vu enlever leur contres mirai. 

* J'ai amené ici trente navires de la flotte, lestfDela 
M sont en rade. 

« J'ai donné ce combat à la vne des vaisseaux de guerre 
o duiois etsuédois, qui ont ététèmoinsdc cette action sans 
■ s'; mêler. Ils sont passés amourd'hui avec le reste des 
« vaisseaux de charge , au nombre de soixante-six voiles , 
a pour aller en France {■). s 

^30. LOUIS ZrV REÇOIT LE SBBHEirr DE DAN6EAD, 
GlARD-HAITRE DE L'OBDSE DE NOTBE-^AME DO 
HOirr-CABHEL ET DE SAINT-LAZARE (18 (KC. 

1696). 

AHcdaNonl. !*>'' Anlainc Peiiv. 

"^^''p°|^' >LeItoi,dilSaint-Simon(i),donnaflDaDgcau(>)lagrsnde 

(i)Biitoiredtlamarineframtit,aarll.^.Sat,t.'V,p.ii>'(})llémoirtt 

de Sainl-SiMOn, U I, 9. lU. («) Philippe de Gosrcilton, Birqnii d* 



,G(Hinlc 



3t» 
« raaHriBcderOrdredeNtttre-DanwdnMoiitCanneUtdc 

« SaiDt-Lasareuius,eoa)»eraToîtNeres(ang(')1orsqn'ill> 
« remît entre lesmainsda Roi, qui en filU. de Lonvois 
« son gnnd-TÎeaire. L'hiver précédent , le Roi avoit in»- 
■ titué l'Ordre de Saint-Louis, et c'est ce qni donna lieo ji 
> donnera un particulier la grande maîtrise de Saint-La- 

Li cérémonie se passa dans l'ancienne chapelle du cU- 
tein de Versailles le 18 décembre 1695. Dangeau est repré- 
senté à genoux devant le Roi, prêtant serment. Louis XJV 
est accompagné du grand Dauphin , des princes et des 
grands s«igneim de sa cour. 

kSi. COMBAT DAK6 LA HER DC MOSD ( 18 iuili 1696). 

P«r a. Tbèwlarc Geaa on ISW. Aile du Nord. 
Pavillon du Hol. 

Vingt vaîsseani anglais et hollandais tenaient lean Barl li--<le-ïbans!co. 
Woqne dansleport de Dunkerque. « Son escadre était de 
a aept Taisseami degoerre et de deux brûlots : mais, a'élant 
a impatienté de se voir si longtems assiégé , il monta sur 

* on lien fort élcïé pour examiner lenr si toalton. Il rosolnt 
« de sortirdans le moment, arant entrera qn'il pourroit le 
« faire malgré les ennemis. Il fut joint par quelques ar- 

• raatenrs, et rencontra, le ISde jain.laflotte hollandoise, 
« qaî venoit de ta mer Baltique , composée de pins de cent 

- « Toiles , sons l'escorte de cinq frégates ; elle ètoit com- 
« mandée par H. Bacbir; , qui montoit une frégate de 
« trente-hoil pièces de canon. Le capitaine Vanderberg 
« en avait nne de quarante-quatre; celles des capitaines 
« SwrÎDetUesnardiejeuneétoîentcliatluDede trente^uit, 

■ et celle du capitaine AMn, de *ingt-qnalre. 

a Le cbcTalier Barl crut paroir miem sarprendre celte 
« flotte en l'attcndanl proche du port où elle devoit entrer. 
« Il envoya plusieurs petits bâtimens pour la rcconnoUre : 
« les ennemis en eurent beaucoup d'inquiétude ; et comme 
« les ordres du commandant de celle flotte étaient de se 

■ rendre incessamment en Hollande, il poursuivit sa roule 
a Bsseï heureusement , et crut être hors de tout péril , 

" « lorsqu'il apperçut les cStes d'Hollande, peu de jours 
a après le t» du même mois. Mais il vit l'escadre du che- 
« ràli«r Bart , dont les vaisseaux attaquèrent les frcgatles 
« ennemies, et, après un asser rude combat, les abordèrent 

■ et s'en rendirent maîtres , pendant que les autres navires 

m Achille de KiretUBR , gnad-iMllra de l'Mdre de Noire-DaiDe du 
M«aM:uBel cl de 3iiaM.âun' 



nv Google 



a «Ihfarmtcan cooptfeat tcmâsMu: imTékmds, et 
d en prireBt trente , 1m astns foi iloieiil u-dnKi 4m 
« TOBl s'ètaat éehi^x. 

■ M. de Bichiry, qai coanumdoUla flatte enacBie; icçat 
« ■■ tamp Bortel ta-dcsm de U numelle gaudM; le 



s honuiies tuez et dis--iiuit blesseï ; le cspitame t 

■ fatUessè au bns, et le capitaine Alti]ifnttDè(*)-B 

U3â. DCWIAT-TROcïn IHSPESSE UHE BtÛTTE SSaUtltiE 
PAS TBOIS VAISSEAUX fiE 60BUE BOLLANUklS 

(1696). 

Pa K.Tkéarfora eaMi «> ... . 

'• Au même teinps <rà Jean Bart dennait ainsi i son nom 
me pofnUiilè kamorleUe dans te maim Erançûe , un 
jeimeetintrèpiâeaniMteurdeSaiDt-llalOiDuinuj-TroiM, 
commençait « M (arc cannftllre ^v de« faits aannea d'n»c 
audace et d'uu boofaetu >oa m«ins remar^iuMes. 

■ narma.aelonMBpfopreréGÎL,Iesvais«ewxU£<iMir- 
« Jac^^tê, U Sttmt'Par*it, et la ùb^B Ig LéoMt* , 4c 
c onaraBle-sn, quarante et seiiecaTion^et.s'él«itiMnt3 
•> deax antre» fr«Bal«deSaJ[^BIala, Mat^vutOoVbt 
« escorta par mis Taiweau de guerre boUandou, de cî«- 

• quaDl&^iaatre,«iBqu)nte-dcttxetlr^de^scaneB»,eoK- 
> maBdèspailebaroDdeWarseMcl,iit&amiEaldeHolbnde. 
c Sau le cttmmewxmeot de ce cmnbaL, le ku. aérant taal- 

■ bcnreuwmenL pris sni vaituan U Snu-Partl^ et fait 
a Miiter Uute sa poupe. Duguay-Tranin fut forci d'aborder 
a avec son laiiaeau seul les dÔM grw caoyoîi, ^'il es- 

■ leva Fus après l'autre après tw san^anl combat «ti la . 

• Boitié de son équipage pèriti le IreistMiQ canvei et 

■ une pvlicde celte Botte bil pris par lesfréga(es(|uis'é- 
« (aient JMDtes à lui ('), h Le Soi récampeMa cette belle 
action {ar an brevet de capilaiMe de frégate. 

C'est ici le lieu de citer nn calcul consigné dans l'hisloirc 
d'Angleterre de Hapia Tbayras. U rapporte qua , d'après 
les reg)str«sdel'anirânl6 brilanniqne, leftceraalre»dcSaiat' 
lla]o, de 168ft à 1697 .crrievèrent ani K^m et au Hol- 
landais cent soiumte-deax naTires de guerre et tnb mille 
trois cent qiKitr»~vingtHimatre bàlimenls f^n-han^f. 

■e mHiiàin de LauiâXfV, par Onincy, 1. 111 , p. 



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au 

433- (HTATBE TAISSEACX FSÀIÏGAIS BIEPESSEST USE 
rLOTIE AHfiLAISB (13 «ttU 1697). 

ftrlLTMMlHaawm .... Aile du >«nl. 

PitlIlMdDiUi. 

a Qoalre annatenrs de T rance. nw tan t de» TaistraMt du H--i»«-A»«w. 
K rof de soixante-dix , de cinquante , de IrcnlC'Six et de 
> Tingt-matre pièces de«Mn . rencontrèrent le 13 d'a- 
■ Tril.àla haDtevr des Ifes de Sïïk;, les vaisseaux angloH 
- c te Noniek, le CMleau , VEieherneue, le Schafort , el 
« !• bcAlol de te £l(sv, Mnaol de cohtms à la BoUe oiar- 
« «^ode asgloÎM, i|ai aHstt au Indes ocddenales. Les 
« imulews de France ks stlaqatnnl , et , après un 
c contint de don be«re*, peadant lequel ta flaue nur- 
« chudeaedinena, ibi'en^MrèrentdnwMcaa Jc5rAa- 
« fort, fn'ito lanot ahlig t» de bràler, parce qu'il éloit 
« laat pèné ; mm ih caidèmit le brdlot de te Bmam , 
■ « qn'ito awicBl prit. Apits le osabal, les amateaNS pour- 
« nù*>nBteeUcfloUepcndAnt(nH*i<ian,ethrejoignirent 
« lois. LeomdMtrecoiiiKeaça, eldvra trois bevcs; mais 
m ks nùseaux aagtois , se tnwraBl tel vaJ traités dans 
« bun agrès, ils bvenlconlraiDls de prendre lelarge. Les 
« iiBWliui I les abandonnèrent fMur sdittc les bllinens 
• narehands. dont une partie se saof a li PUraoutb , d'au- 
« très au ides de Silley> et en d'aatfes paris. Les «rna- 
a teonde Fraaoeeo prireolqndqaes-iaa, q^'UsancBèrent 
M. dans les porta de l'Océan ('). a 

h3lk. BOHBAXDBaBBT BK CUtTHAfiASK {HUÎ 169?). 

PiTillOnilu IM. 

lepxtinaatnatçaîa, malgré la triple riralilè de l'An- R.-dF^aaun'. 
gleterre, de la Holtandc et de fEspagne , continaait à son- 
teDic soD bsBoeoi sar taules les mers, k Le Hoi catholique 
t en ressentitdes effets dans ses étatsdnNonvean-Mondc... 



« U limr de Mot» (*) élHl pMi des e«e» de France 

■ [■■■[■iiiiiBi de ri ' 

ne 

s ârenade dans VAmàrimm- nèridionate , où les Espngmts 
K IWMÎMl le phis' gnaie partie dM ricbeHes qn'ite ti- 
« raient du Pérou. Il aUaqna cette place avec Uni de 



I oiiseanz de jperre et idùbors ailres bAtiBem. 

■ ■nindennlunb^èae. lîlle du nouveau loj- - 



une escadre de smt 
iTïl 

>2uuinedc 
où les Ëspngmts 



HihvGoonIc 



Aile du Nord. 
PavillaDduBoi. 

ll.-dc-diaiiEiéc. 



' 352 OÂLKEIU HUTOIIQDII 

< vigueur, assisté des troupes que lui amena le gonveraenr 
a de Saînt-Domingue , qu'il la prit de force en peu de 
n Jours el la pilla- Les immenses richesses qu'il en tira 
a redressèrent un peu les finances épuisées de la France , 
« et mirent le Roi en état de continuer la guerre aux 
a dépens de ses ennemis (']. p 

435. PRISE d'ath(5 juiiil697}. 

c. ' Fat U. BiTTisTl en lUt. 

( Après la paix d'Italie , les alliez dévoient s'attendre de 
« voir en Flandre de plus nombreuses armées , et les avan- 
B lages que la France se promettoit d'en retirer ne contri- 
« huèrent pas peu à ce dessein. En effet le Roi y envoya 
n trois marëchani de France , dont chacun avoit un cofps 
a d'armée séparé sons sa conduite ; ces trois maréchaux 
a étoient MM, de Catinat , de Villeroy et de Boufflera. Le 
« premier fit l'ouverture de la campagne. par lesi^ 
n d'A^ , avec une armée de quarenle mille hommes , pen- 
K dant que les deux antres le couvroient ; le Roi d'Ange- 
■ terre ('J c t l'électeur de Bavière (") firent divers monremens 
a pour secourir la place; mais, considérant qu'il aurait Tallu 
a bazarder une bataille contre une armée de beaucoup sd- 
« périeure à la leur , dans un (ems où la France seroit obU' 
a gée de rendre AUi , ils jugèrent plus k propos de fstire 
> choix d'un camp qui nrït le pals a couvert le reste de U 
a campagne. Le gouverneur de la place, se voyant donc 
« par là sans espérance de secours , se rendit le 5 de juin , 
a après treiie jours de tranchée ouverte (*). a 

'»36. u. DE pourris avec ciitq vaisseaux attaqob 

SEPT VAISSEAUX ANGLAIS (2^ aOÙt 1697). 

Paru. ThéodgtvGmmeDitU. 

An retour de sa glorieuse expédition de Carlbagène, 
Pointis eut à combattre une escadre de sept hAtiments 
anglais , cino vaisseaux de ligne de soixante et doue et 
soixante et aix canons, et deux frégates de Irente-six. II 
' n'avait sous ses ordres que cinq vaisseaux : U F\irienx, le 
yermanAoU, le Sceptre-Amiral, te Saini-Michei et te 

{') niâloirt de Louù XIV, p«t Liiaicrf 
.'■l aaumiliea-EiaiDaniMl de Biri^. 1* 
l-tmiera, I. U, p.SJS. 



■t, t. II , p. s 



U. [•IGuillaomni. 
4t iMril XIV, r*t 



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DD PAUn BB TIBUIIXU. 353 

SaSiU~Lotiii. Sa position était critîqoe : la maladie avait 
raTaffè Ms équipages; les trois ipuiis des ofBciers el dei 
matelots étaient bon d'état d'agir, et à peine a*ait-il de 
moi ronrnir au acrrice de la moitié des batteries. Ce tat 
dans cet état que , le 34 août , à la pointe dn jour, il décou- 
vrit rennemi qui faisait force de Toile pour l'atteindre. 
Pointis lai épargna la moitié do chemin, et la division 
frnicabe alla canonner les Taiueanx anglais arec autant de 
rtmratioa que si les équipages c<«iple(5 avaient garni tons 
les labards. L'engagranent dnra jnsqa'à la nuit ; les-bftti- 
menls firançais reçarcnl conrageusement les bordées d'an 
anaerni qiù lenr était de tout point supérieur, et earent 
l'honneur de poomÙTre , en face de lui , leur ronte sans 
dommage. 

I»3T. PRISE DE TBOIS VAISSEAUX AHfiLAIS FAB H. DE 

ifESHOND (28 aoAt 1697;. 

PirH.lliéMtorcGcDiNeB lUO. Ailcda Nsnt. 
PiiillouduRoi. 
■ Le marquis de NeimoDd , . lientetiant général des f ■■^»*^"'***- 
« armées navales du Roy, avoit armé une escadre de six 

■ vaisseaux pour aller en course. Il rencontra trois vais- 
« seanx anglois qui revenoienl des Indes. 11 les attaqua 
a avec tanLde vigneor, qu'après une médiocre résistance, 
« la partie D'étant pas égale , ils ne purentéviler de tomber 
« entre ses mains, lis étoient tous trois chargez de mar- 
« cbandicea pour plus de six millions (*]. ■ 

438. CO|IBAT DE H. D'IBEBTILLE COUTBE TROIS Aile du Non). 

TAISSEADI AHCLAis (5 septembre 1697). RÎïïÏJha^unîi-; 

Paru. Thtodora Gcara ra IIS9. 
MO. fBlSS su FORT DE BOTIIBOK PAR V. D'DERTILLB 

(13 septembre 1697 ]. 

Paru. TbèodorcGniiiicn KM^ AIlcdaMord- 
PavitlanduHui. 

« Les Ttisseanx dn Boy le Pélican, te Palmier, fa B.^»Mhio.«ée 

■ Wtttph et le iVofoiul , commandés par H. d'Iherville, 
« reçurent des ordres du Roy de reprendre le fort de Nel- 
« Son,ditBourimn, silué b cinquante-sept degrés lr«ite 

<>}BM*lr«*>iNMr>dï£iMbZ/F,p*tQahKT,t.IU,p.ua. 



HihvGoonIc 



a nord do Ganaifa. H-dlbcrrUlepHlil: 

• Mmeaux te S de jmàti. Cas wMeaai 

■ rcnfemés iten ka gtaoes du dUnit de cette lave l'es- 
m peee d« mifl Mpt jowa. Ln CMuans «a final ofebn- 

■ qoer.le iid'wmi,ie P^lkon.^|KmslakaU■U•.i'ii>lt- 
^^ rill«. qv ëloit à siz feews ds Dipw, aitaà i niiiirt 

■ bm degrés Imh ninlM. à l'cxlriinté du détraîk Ce 
' € iMMwi-MTiraaMidewMIcfOTtNeteMte&dealyIWii 

• bre. Ëli^ lODaiUé à dcas lies» de Urre, il iiwvpit 
> trais iMis«aux loiis te rent. qNe JU- d'IbernUe ciat 
d être les Bstns imires. Aptes wav leié TaBcrenr les 
« sc^ hcons du matin, il ciusaasaeeiix., et , leurajont 
« fait les signanx de reconnai?Mnce , ausquels ila ite rè- 
« pondirent point , il connut qn'ils éUiicnt anglois , c<»nine 
d cela se trouva Tta^. L'un clotl le Hamfikire de guem, 
« de trente h\x pièces de canon , et de cent cinquante 
hommes d'équipage , et fes aatres ie Dering, et Te Hab- 
it toutbaye, de treoU deux. M.d'Iberville, mal^èliaè- 
c galité des forces, se disposa à les attaquer. Les trois vais- 
« seam aoghm l'aRaehèntnt i démâler le vaaucaD du roj. 
a Après trois bevrcs et deinie de combat, le cominmdait 
M dn ffampthire prdongea lé Pélican pour le coala â 
fond, et il se fit à bout portant, de part ot d'avtre, tnc 
H décharge générale de mousqueterie et de canons à ni- 
« traîlle de toutes les batteries. Les canons da P&icmn 

■ ■ furerrt pointés si â propos , que le ffamp$hin en fat 
« roulé bas , et sombra dans >e moment sous reiks. Le 
n Ifabiouibaye amena aussitôt pavillon , et (ei^mnyprit 

• la iiiite. Uais le temps deviu si mde , c[ae le Habtom»- 
s baye s'échoua sur une basse , et le Pélicar^ fit naufrage 
« d'un vent du nord-est, oui tejclaàla c0te. On se sauva 

■ à terre eu casot et em radeaux. 

« Les troupes Tonnèrent un camp à leur arrivée , et trois 

-. «im> *prè»M. tflbewilte altoquti te fort (k.Be«rbM. 

« Il commença le 11 à Taire fine des cwanaoBobes i la 

■ laveur de quelles petits ruisseaux et de quelques troncs 
« d'arbres brAlei. II étoit en cet èlat lorsque tes antres 
K vaisaeau arri*èrenl. i.« Palmitr lu eosefa, lelâ, un 
a mortier, ouc l'ou teaU de mener à une baUeria ^ 

• afek èli Mlle à deuc ccaa (pas da fort, daoa iw bais 

■ UiUîs.aoBatKtaiillegnndtBK que les eanflmi& fireat. 
V On les bombarda depuis dix heures du matin jusqu'à 
a qnattebeuresdasaitretpeadaatocl ca mlàaiitoaatcela 



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m pwdcse 

« MMCldeb 

c M. tf Ibenite Jt wtr te gDB*wpw de » rendre. 
« etNâStdifcqBi;^ila'np«Mtàtoa>ir ■oMBaot., on 
c n« recemût «mine pmpôsilioB de sa part. Oa lrs«iiilla 

• k dKMCf nne nmnelfe biMèrie. qû a«nl kit u fu- 
« rien désordre , n , m- fes ^«alrc bcoies dn mît, le 
« gtmetwear m'tùtemnji bOi» dèfl ia à M.d'lbcrriHe. 
« «a hn apportènnt noe OfitalalioD |ar bqoeUe il 
a ae m anfcit bwt le «rtier <|«i apfnrlHWU à b canpa- 
« gaie de Loo^es. Celte pra^tM* étant Ireu avanla- 
« 9MM poiv du gens qni ètoieat i aa^screUan, i)Ia 
« refnn. Le gpnveriKir «mofa. nr ke» hnit htims du 
« MÎT, im déplié aiec «ne )c«re ponr M. d'Iberrilte , par 
a laneUe U dMnaadoil deni BOiiien de Toirte et qâalrc 
« piM» de casen dsBteae naéla), qn'il avoit apportes 
« t^nèe OTèeédente, laraine les Angtoû prirent ce fort 
€ B«r les undieni: ce qn'il rdtasa. Kata, le lendc- 
« main IS, k gtNnemenr Ini «nofa Irais olaKes, pmir 
< U dire qaf il loi readoît la ftict , le priant d'en tauser 

■ Ur«réiacnaliMiiunebenreapr^mdi. 

- « MIL de h ftkrie et de Ser^j s'en rendireiit les 
« mUres.clkgoin'enievren sortit à une benre, àkKtc 
« de 11 pnian , tanbour battant , mèches aHmnées , en- 
« sâ^ea dépk^èes et arec 1^ bagages. M, de Beidn-iant 

■ se troura â sa rencortic à la tCle de plus de deux cens 
« Canadiens. 

■ Ce fort ètoU cwnposè de trois bastiom et demi-bastions, 

■ dent il 7 en ent on qui saata en l'airdedenx bombes 

■ qn'oB f jcUa. Une antre bembe renversa one galerie qui 

■ calawoit ob grand catm delogit, et une quatrième 
« Innba aa milien de la place , et blessa trois hommes. 

• On ne perdit à ce siigc qn'nn Canadien , qui fol loè ('). » 

iW. 1UBIA.6E VB LOm DB FKAITCB, DCC DE BODB- 
GOGHE , ET DB MABIE ^ADÉLAÏDE DE SA^VOIE 

(T déccmlire 1697]. 

Pai iMiitM Db,i, tcn iTO«. Piriic cenlriilr 

Le bailè de Riswîck rendit cncwc unefois la tranquil- ^'^r'ul',^,"" 
lité à TEarope. La Prance TktorieBse , mais Ëpoisée , dnt n~ m.' 

(i) HiiMrt aUUMre dt Lawii IIV, f* QdncT, I. IH, p. MS. 



HihvGoonIc 



3» «AUUBl HUTOUfOEl 

renoncera Ui'plnpartde ses nouTelles conqaMo. La paix, 
qae l'état du royaume rendait si nécessaire , fut pabhée à 
Paris le 4 novembre 1697, suiraot le cérémonial d'usage , 
et accueillie avec les plus grandes démonstrations d'en- 
tbousiaune. 

Cependant le mariage de Louis de France , duc de Boor- 
KOgne , avec la princesse Harie-Adélalde de Savoie , avah 
été une des stlpolations du traité de Kyswidt. Malgré le 
jeane âge des deux époui , dont l'un avait quinze ans et 
l'autre onie , leur union fut célébrée sans relara. 

B On n'éloit occupé que de la magrrificence qui de*oît 
« éclater à ces noces ; ob en pretsoit extraordioairemcnt 

■ les préparatifs , et l'on prétendoit surpasser tool ce qui 
d avoitété fait en de pareillesoccasions. Les damessorlAol 
a n'y êpargQoient ancunes dépenses. Elles dévoient avoir 
a six habits diffèrcns , et ces habits élownt tellement char- 
c «es de dorures que l'on eot asseï de peine à les porter. 
K L'habit de H. leduc de Bourgogne étoit de velours noir, 

■ toutcouvert de perles L'habit de la pnncesse éloit 

■ d'un drap d'argent, tout conwt de pierreries. Le Soi 

■ éloit habillé d'un drap d'or, sur les cootores dnqnel il j 
« avoil un point d'Espagne d'or, lai^ de quatre doi^. 

< H. le dauphin et tous les princes étoient aussi magnifi- 
« nuement vêtus, et tous ces habits éloioDt relevai de hro- 

< deries d'or , et éclatans de pierreries agréablement 
« (Kversiilées et mises en œuvre. 

" Tout étant nr^t pour la cérémonie , elle fat célébrée à 

■ Versailles le 7 de décembre par le cardinal deCoisiinf'), 

■ en la manière suivante: M. des Granges (*) , maître des 
M cérémonies, alla sur les onse heures du matin {Hrendre 
a M. le duc de Bourgogne dans son apartcment, et le 
u conduisit en celui du Itoi. Sa Majesté se rendit ensnite 
V chez madame la duchesse de Bourgogne , et la mena k 
« la chapelle , accompagnée des princes et princesses do 
a sang,deladucbesse(ie'S^ernonil(°). des cardinaux d'fi- 
« trées [') , de Janson [•) et de Furstembe^ (') , et de l'ar- 
« chevëque deBeimsCj. Le cardinal deCoislin, premier 
• anmdnier da Boi , dit la messe en mitre , revêtu de ses 
« habits pontificaux , et fit la cérémonie da mariage après 

(i1Picn«deCanb«Dt,Rand*iuDAiiier diFr*nc«. (itNîmUiLeCinuu, 
wiineur de ta Gringe-MiKn; ' 1^1 CbarlalU S«ru)cr. (>; Ccurd'EaMu, 
mqac el due de Laon. [>) ToaiMînl de Foitiln, èieqne et comu dt 
BeauTili. (i) Guilltunie Eion de Furaiemberg , érïque de 8u»slM*n. 
1J Clun«»«iurice U TeUbr. 



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M PAIAl» H TnUUUB, B» 

« laquelle Sa Huest^ donna nn magnifique Hai ans aou- 
■ feau foariet ('). » 

441. vmum vK frahcb, bvc d'aiuod, nteuRt roi 
d'espagrc (fhiuppe t) (16 oorembre 1700). 

Pir le baioQ Gérard CD IBM. P 

Chartes 11 , roi d'Espagne , moarnt sans postèrilé , le S«ioii di 
lo novembre de l'année 1700. Déjà, depuis plusieurs an- >"i«a. 
nées , sa successioa était convoitée par des prétendants di- 
Ters, et deuK traités même l'avaient partagée. Hais la fierté 
eqlagnole se révolta contre le démembrement de la monar- 
chie de Charles-Quint , et les principaux conseillers de 
Charles II, le cardinal Porto Carrero (') et le comte de Mon- 
lereif (*), firent violence à ses afTcctions de famille, pour dé- 
^er le prince monrant h laisser à un petit-fils ae Louis 
XIV son vaste héritage. Charles II , en efTct , après avoir 
consultëlepapeJnnorentXl(*), fltun testament par lequel 
il léguait Ions ses royaumes à Philippe de France, duc 
d'Anjou , sous la condition que la couronne d'Espagne ne 
pourrait jamais être unie i celle de France. Ce fut le 2 
octobre 1700, un mois avant sa mort , qu'en signant ce 
testament.ilsigna.selon la belle expression de Saint-Simon, 
■ la mine de sa maison et la grandeur de la France, a 

Cependant Louis XIV , qui comprenait quel fardeau de 
Kuerre il fallait accepter avec le legs de Charles II . ne vou- 
lut point prendre seul ime si grave décision. Il convoaua 
son eoneeil, et, après une longue délibération,' dans la- 
quelle le grand Dauphin défendit les droits de son fils avec 
ose énergie de langage inaccoutumée , il fut résolu que le 
testament serait accepté. 

On était impatient à la cour de Uadrid de voir arriver 
te nouveau Boi. « L'ambassadeur d'Espagne reçut de nou- 
« veaux ordres et de nouveaux empressements pour de- 
« mander M. le duc d'Anjou. Le lundi, 15 novembre, le 
IL Roj' partit de Fontainebleau entre neuf et dix heures . 

■ n'ayant dans son carrosse que monseigneur le duc de 

■ Bourgogne , Madame la duchesse de Bourgogne , Ma- 
• dame la princesse de Conti ['} et la duchesse de Lude ('). 
« Il arriva à Versailles vers quatre heures. 

(') Bitloirt d$ Leuii XIV, par Limien, l- I1[,P' 'l- ffî Louis^Emnia- 
OMt-Pennodei dt PoHo-Carrera, archevêque de Tolède. (>'| Jean- 
Domiiiiqua dBllara. (l] Benon Odeicalchl. (>) Harie-Tlitrése de Bourbon 
{MtimviKlIt it Bimrbmt). i*) HafgueriM-LoukMâuMiii» de UUuiDC. 



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■ Le lendmaiiii , m»iéi U naveatarc, le Rei , an sortir 
« de son lever , fit entrer fambassadeur «TEipuse duis 
« son caUnet , où M. te dac d'Anjou s'étoil renda par les 
m dcfrièm. Le Roi , le im mw Irait, hû dit ^'il le po»- 

■ TOÏtraluercanme.saD Rot. Aassilât iloejetB àgenonx 
a ji la manière espagnole , et lui fit un asscx long compli' 

■ ment en cette langue. Le Roi lui dit qu'il ne l'enteuooit 
a pas encore , et que c'était klaik répondre pour no pe- 
a til-fils. Tout aifsûtiJt aorèa le Roi fit, contre bnUe am- 
« tume, onTrir les deux oatlauli de la porte de ton cabi- 
a net, et coDunandJi & loat le monde, qui ètoil Û prewnie 
K en (bule. d'entrer; puis passant sujeduenaeneat^es 
« yetii sur la Dombreuae compaxaie : « Hwiesrs, leur 
a. dit-il en monlraot le duc d'iiyou , voilà le Boi d'Es- 
a Mgne. La naîâsanee Pappeloit a cetia attuoùoe , Is feu 
a Koi aussi par son testament, toute la natioa l'a souhaité 
« et me T'a demande instamsicnt ; c'èloit Tordra dn ciel ; 
d je l'ai accordé avec plaisir.* Et le tovraaK jl «on 
petit-fils : I Soyez ban Espagnol , c'est pptseBtefKnt 
« votre premier devoir ; nuis soavenec-vousque vous Aies 
€ né François poarcnlfetcDirj'union entra les deax aa- 
a tioDs; c'est le moyen de les rendre beurewes etdecon- 
a serrer la paii de l'Europe {'). » 

Ce fut alors aussi que Louts SJV proiusça le 3)0t si 
coDDa : a II n'y a plus de Pyrénées. » 

US. PBDE DE «ITDfZK TABSEATTX HOLIAHBAB ' PAK 

VEUF TAissEAirx nusçAiB (21 aviil 1703). 

FulLT] 



Quand Louis XIV eut notifié ansdirerscs rtnirs de rEu- 
rope l'avènement de son petit-fils au trône d'Espagne , la 
preinière impression qui s'y manifesta fut celle (fnne pro- 
fonde stupeur. Goillaume III, qui ne pouvait enmtner à 
son gré le parlement anghis Aam les priiiets de sa politique 
haineuse, connenra par reconnaître niiljppe \ an nom 
de la Grande-Bretagne et des Proïinces-îfnieï. L'empe- 
reur Léopold se berna à protester et à négocier, pendant que 
l'élecIcHr de Bavière et le doc de Savoie, se aéchtrmt en 
faveur de Louis XW, abdk{Daieflt entre ses mains leurs 
prétentions ' 1 la succession espagmle. Uais cet étal de 
ckoses dora peu : il oe fallait a la cour de Vienac pa«r 

(■tVAMfnt AJMiU-SÎMMt,t.IU,p. ». 



HihvGoo^lc 



écUleriiiie le tem^de rormer une nouTelle coaUtioG conlre 
'ta n«nee. L»BH SlTwdalerM Gwitawnc 1 7 Mre em- 
' tnr CAn^etetm , «• éaoÊ»nt ifnprndaoBMt m fils d*^ 
2xi|tic*ll, Mort, le titn<lfliBoq«MlU(i). Dèt lorsla 
guerre , qui d'abord , en 1701 , n'avait eu que le Milanais 
ponr Ihèatre , se fit k la fois en Italie , en Allemagne , et 
UmiIh Payt-Bm; UFraacfi, àqaiqitalraaaiiëQsdepaiK 
avaiaat à peine dooat le temps de reipinr, eut a»ft«clle 
In «nées de reaajre , <e l'Anglelerre «t 4e la UoliBode . 
OUBiBaMièeB par vUrJbaroiwh cl le prince Eusèoe. 

Cependant les saccè* se Uascèrent duu Ta ca^i^i^gne 
de 170^. Le dnc de VeodAne linlJUe en Italie «u ^nnce 
~f,cl rélocteur de BaviÂe (*), a*ec Catinal et 
a en Allemagne la mpèriorilé des aimes 






L'aonie 1703 fat également raarqaèe pv dlMorcox bits ' 
d^»BMisartefTeetBar mer. Dans cette gnerre, en effet. 
GOBHW dns la précAdenle , I^wii XIV snil à «anbattre 
les deui pmwaolet marinet de U Grande-Bretagiw cl des 
ProTJnces-Unies ; et en même temps qu'il entretenait de 
founidables axmées au pied des Alpes . sv les bords du 
BJiin et du Danube, et sur ceux de lâMeose et de l'Escaut, 
il fallait qu'il annil des flottes constdénttlei pour dérendre 
les côtes de son rojaume , et soutenir Ibonneur du pavil- 
lan irw(nis mr l'Ooèna et la ICMitomaée. Ai , pendant 
ees denze mt i'me lotie iMn inlenam^M , la Fnace ne 
wfirt» pas swmer 4'Mala«les «îctouvs.lesNneèsilu 
ttdns foreBl parUgil entre elle et «et encnH. Epuiscf 
per 4b si long) et ai pettdigieux elforiB. c'était Uni te 
qv'elle ponvail prMeadre. 

a Ia âatledct vaieseiui KurchaMls d'Hotlmés sertit 
■ iktaHeasete 11 avril, poaraUeràlirivièn^etandres 
< «iiecaiul()acsTaeaths4'Aagl(4txre,«É^4mt«iilardPn- 
« «Et<tlefaaroa«eBa(san,BiiDiilK4uitDT<deI'«lc8nev'\ 



« Cette Ootte MaHaqaèele 21far trois ivittetwK deguerre 
t ria Rftf , et par six câpres de Dnak er ^i e , if "^ "* ' 
I en HsTrc. .^rèa un mAe cooifatt, do» t 



t gnetre , qui sermient de cvnioi i ta ioUe. finnl pris . 
( etle*anniiteun,pandBntleootil>it,pnMntlR>«i'aiF- 
B asKamchindi fi- w 

ni>eq»ict^Hoq«i4'ntiBfeii Swsrt, ««nçe de Ocllct {le rhtrvtiiT 



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U3. H. DE GOËTLOGON PKEND QVATKE VAISSKADX 
■ H0U.AIIDA1S ET EN OMILE A FOND UH ONQDI&ME 
A LA BACTEITR SE LISBOKHE (mai 1703). 

Ailr du .Nord. P«r ". Hiéodore Gdbix en II». 

Pa Villon du Hoi. .... . . ™ 

«.-dMbauwtr. ■ Le marguis de Coeilogon (*) qni était parti de Brest le 

a 13 de mai. avec cinq gros vaisseacx , rencontra, k la 
« baulear de Lisbonne , une flotte angloise et hollandoise 

■ de prÈs de cent voiles, escorlÈe par cinq vaisseam de 
« ffoerre ansqucis il s atUcha d'abord, et, après quelqnes 
a nenres d'an combat fort opiniitre , Il en prit qnalre et 
a coala i Tond le cinquiËme. On trouva sur on de ce« rais- 
« seaux le comte de Vallengtein , ambassadeur de l'Ëni- 

• pereor auprès du Roy de Portugal. Pendant le combat 
a tous les vaisseaux marchands se sauvèrent, et retourne-* 
< rentdanslesports de Portugal, d'oi'i ils è loi ent partis. Le 
« marqois de Coftiogon rentra dans te port de Toulon avec 
« les quatre vaisseaux de guerre qu'il avoit pris (■). » 

k%i. PKISB d'aqcilée fab h. duquesne-monieb (33 
juillet 1703). 

Aile ilu Xoril. Pu U . Théodon Gcdw «n 

H -di^^aiisstvi « H. dn Qoesne-Honier, qui commandoit dans la Mèdi- 

« terranée je Fortuné et l'Eclair, avec deux barqoes de 
o pteheurs du pals, qui porloicnt deux petits mortiers, 

■ et des chaloupes qu on lui avoit envoTees de Toulon . 

■ apprit qu'il y avoit dans Aqnilèe , ville oui aparlenoit à 
« l'Empereur, un gros magaiin de bled , d'huile, de vin . 
« de fromage et de porc salé, qui étoil destiné pour l'armée 

• de l'Empereur en Italie. Il résolut d'aller attaquer cette 

■ place avec les troupes mi'i] avoit sur sa petite flotte. Cette 
« ville est située dans le Frionl, environ a sept lieaes dans 
« les terres. L'on n'y pouvoit aller par eau qu'avec de 
o petits bateaux plats, et l'on étoit oblige de passer par 

■ de petits canaux fort étroits, où il y avait très-peu 

■ d'eau. Il partit pour cette expédition la nuit du 22 de 
a juillet , et arriva le 23 , i dix heures dn matin , à trois 
« quarts de lieue de la ville , après avoir été cent fois prit 
« à s'en retourner , parce qu'il ne pouvoit faire passer ses 



(')Aiiiii-: - „-. . - 

™le« du roi. depuis maréchaf de tnact. (»J Biiloirt miKuHr* «te 
Uuii XIV , pat Qutoc), I. IV, p. 3- - 



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361 

a bUinwnc par le peu d'tm qn'il iroDToit. Il d^cooTrit 
K une redoute enrirooDée d'un petilibssé plein d'eau, arec 
« on cotps-de- garde qni ëtoil Domelleinent fait, et odc 
'• maison Tis-à-TÎs mais à one petite portée de moasqnet; 
« le csDal itoit si étroit, qoe deux dulonppes avoienl 
« beancoap de peine a y [ûsser. U apperçut co mdiK 
« Umps cinquante ou soixante hommes qui ètoient au 
« pieu de la redoute. H fit avancer deux chalouppes avec 
• chacune une pièce de canon , et h compagnie de greoft- 
c dierscoinniaDdéeparU. deBeaacaire, pour la canoniter, 

■ et fil débarquer eu même lepu pour l'enlever. Ils ne 

■ juj^èrent pas â propos de les attendre. Les grenadiers 
« surent pied à terre et bouleversèrent la redoute le plus 
« promplement qu'ils purent. A an quart de lieue de là , 
€ H. du Quesne, qni avoit marché avec les troupes , trouva 

■ un retranchement soiilenn d'une redoute et entouré 

■ d'une haye vive . & l'endroit le plus étroit du canal , où il 

■ ne poovoit passer qu'une chalouppc : les avirons même 
« touchaient an bord. M. du Quesne l'aîant reconna, prit 
( le parti . la nuit approchant , de faire mettre pjcd à terre 
« i cent vingt soldats qn'il avoit amenés avec lui , dont il 

■ jr avoit cinquante grenadiers, etde poster une chalouppc 
« a canon devant, et une barque de pCchcnrs qui atoit 
« deux petits mortiers derrière pour bombarder, canonner 
« et faire en même temps attaquer , ce cpii leur parut 
« très-difficile, étant obligés, pour j aller, de passer 

■ qnantité de bayes vives par un endroit oùl'on ncpôuvoit 
« défiler que l'un après 1 autre. Cependant, comme l'af- 

■ Ikire étoit pressante . il ordonna à M. de Beaucairc de 
« donner avec ses grenadiers et le reste du halaillon , pen- 
« dant qu'il feroit bombarder et canonner par ses barques 
< de pécheurs et ses chaloupes : pour lui , il n'éloit pas 
« en état de sauter dans un retranchement, parce qu'il 

■ avoit perdu un bras. Les petites bombes et les canons , 

* qui inconunodoient beauconp les ennemis, et les troupes 

• qu'ils Toyoient venir droit a leurs retranchements en 
« wm ordre, les obligèrent de prendre la fuite de l'autre 
a cAté du canal , et ÏT du Quesne fut fort surpris , sur les 
a sept heures et demie du soir , étant à une portée du 
a canon de la ville , de Toir venir un officier que M. de 

■ Beaucaire lui envoloil pour lui dire que les troupes du 
« Ro; étaient en bataille dans la ville. Elles avoient 
s marché avec beaucoup de fierté , et avoieol exècnté ses 
« ordres avec ime extrême diligence. Les ennemis avoienl 

16 



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a quelijiMs tinupea réglées, aTec m nombre ooniidérable 
u demiikes.M.diiQtteuiBtriWTadansIa vill^bemicoupde 
a vivres, eL en empMta IomI œ qà'il pnL II At hrùler one 
0. quanJjlé de bled en ^bes (jni ètdent dans la rille et 
1 dans II, campagne, «t se rebra ensail» sans avoir Ikit 
a, aucune perU ('). » 

fM. COHBAT A Là. HAirrECB d'albakdlv (10 août 
t70ï]. 

Paru. ThtodsreGcDilen laae, 

1. 

-' M Le c<»nte de la Luzerne , qui s'eitiianfUJi te .premier 

u d'aoùtsur le vaisseau r.^m)jAilrife,aîant sitr soabord le 
a marquis de Lanijuetot, capitaioe eu second, avoit 
s ordre d'aller cioiscr dans le nord d'Ecosse a>ec les oa- 
« vires le Jersey el lee Jmtx, commaiidés par UM. de 
a Camilly et de Beaujeu. Ils joigoireat le 9 uite escadre 
n quccommandoit M. de S. Pol !?) àlabauteur d'Albarâin 
K et de Boucanes. Ils découvrirent, le 10 au matin , la 
a flotte de la pËche du hareng de la Meuse , composée de 
K deux cens voiles, et escortée de quatre vaisseaux de 
K guerre hollandois , de quarante ou de cinquante canons 
a chacun, Ib Grcnt force de voiles pour les joiiutre,ce(fui 
a fut fait en très-peu de tems. M. de S, Pol n'allant pas 
u si bien que M. de la Luierae, et volMt qoe la nait 
« s'aprochoit, prit le parti de les Caire atlai^c [ûr UJmey 
s elles /euj;,qui éloicnt deui vaisseaux pci« ciMlevant 
« par les armateurs de Dunkcrque. U. de la Luteme 
« attaqua le commandant du convoi , Iwtuel se rendit 
IL après avoir essuïé deux bordées de près. M. de Camilly 
« et M. deBoifucfeuilIeC^en fkeutautantdesdeusaclrts, 
a qu'ils amenèrent de même; mus te qualcièBie, étant 
a Don voilier , échapa , et se saava à la laveur de la suit. 
a Les vaisseaux, déflore s'écartèrent pendant le conbat ; 
« on en prit et brûla trente et un , sans ceux qui. furentran- 
<t çonoés par plusieurs armateurs. H. de S. Pol El metlre 
a sur quatre de ees bàtimeas huit cens HoHaadoia qu'on 
a avoit fait prisonniers dans cette aciioo , et qu'il renvola 
a à Calais par H. de Loucpelot, qui y arr»» le 34 (^. > 



AnlAine , cbcTititr du Siinl-Pol. ckefd'eBcjiiIre. (>) Jicques-Ajmar Îb 
KoqyetMiil, déni» lieulMunl oinMil des irniMi navalH de ni- 



,G(Hinlc 



R DE TESSAILLBS. 



446. msE es bksach {€ septembre 1703). 

Par Jmh-AuèosiIh PbOQUELIS ea IMI- n*il*''hi'°'*'' 



a Uonsienr le ccxntede To«)oMti (*) éloil parti poorTeu- ^"^ "° ^^ 
a Ion , et monscignr^ur le duc de Bourgogne (') pour aller 
a prendra le tinunandcnient d* l'armée du maréchat ào 

< Tallard (^) sur le Rhin , où le prince Louis de Bade et les 

< antres généraux en cherde l'Empereur, occupés à la Ute 

< dedh'ers corps i s'opposer aux progr&s m^k faits de ï'èlec- 

< leur de Batiire ^*) , et k cenx qu'us en cratgnotcift bien 
« phMdepmsqueVillars(')ravoit]oint, n'étoicntpasenétat 
« de s'opposer beaucoup aut projets du martrhal de Tal- 
« lard , qui flH asse* longtemps à obserrer le prince louis 
« et à subsister, tandis que l'Empire trembioit dans son 

< centre nar les avantages que rèlcctenr aTaît rciuportés 
« sur les impériaux, et que là Diële de Ralijboane ne s'y 
«' cotilinooit que sons ses auspices. 

■ Honseignear le duc de Bourgogne , après plusieurs 
« cainps.avoitpas^leRhin. Lemaréctialde Vauban par- 
« tît de l^ris , le joignit pen après, et le 15 août, 
« Brisacfa fut inTcsti. Harsin avoit paru te matin dn 
« iB*nie jour devant Frthourg. Le gouvernew , se crojant 
• investi , brûla ses [ko bourgs , et celui de Brisach lui en- 
« voj'aqua^ecentshommcsdesaearnisonetsoitantecanon- 

< niera. Tons deuT en forent les dupc§. clBrîsachse trouva 

< hivestî le soir, n tint jusqu'au 6septenibre, et DenoDTÎIle, 
filsd'undessous-çouvcmenrsdestroispTinces, en apporta 
« la nouvelle, et Mioncur la capitulation. La garnison, qui 
t ètoil de (quatre milte hommes, èloit encore de trois mille 
« cinq cants qui sortireit par la brèche avec les honneurs 
K de la Ruerre et furent conduits à Rbiafel; la défense 
« tôt médiocre. Monseigneur le duc de Bourgogne s'y 
a acquit beaucoup d'honneur par son application , son assi- 
« daité aux travaux , avec une valeur simple et naturelle 
a qui n'afTecte rien et qui va partout où il convient et où 
« il V a à voir , à ordonner , k apprendre . et qui ne s'aper- 

< coït pas du danger. Marsin^*),qui prcnoitjourdc lieute- 
« naot-gtnéral , mais qoe le Hoi avoit attaché k sa pér- 
il sonne pour cette campagne, lui Riisoit souvent là-dessns 
a des représentations inutiles. La libéralité, le soin des 

(<] Loaii'AImBDdre de Bourbon do France. (*) Uiuit de Fiance , de- 
puis daaphin. (■) Camille dlsslun , comle de tattsrd, depuis duo 
•nioalm. (*) Mtiimllùm-Enimar.uel. [') Loais-deada-Uecloi, rnarquU 
de Till>n mnréchBl de Franne, d«iisl> duc de Villui.(*} Fecdlfisnd, 
cornu de aanln, depaii martebâ dé France. 



n, Google 



« blessés, VaKbilité et sa mesure aiÙTaml l'èUt des p«r- 
« sonnes et leur mérite, lui acquirent les cœurs de tonte 
a l'armée. II la quitta à regret sur les ordres réitérés dn 
« Roi , pour retourner en poste à la cour, ou il arriva le 
■ 22 septembre à Fonlaineblean (*]. ■ 

lAl. BATAILLE DE SPIRE (14 novembre 1703). 



Pendant que le duc de Bourgogne retournait k la coar , 
le maréchal de Tallard marcha vers Landau, pour mettre 
le siège dc?ant cette ville. L'opiniâtre résistance de la gar- 
nison , qui se prolongea pendant an mois , donna le temps 
aux Impériaux d'accourir au secours de la place. Tallard, 
â la nouvelle de leur approche , quitta son camp pour mar- 
cher à leur rencontre , et leur livra bataille près de Spira. 
Le cboc lut rude et le carnage affreux. L'infanterie fran- 
çaise , fidèle an nouveau système de guerre qu'elle com- 
mençait à pratiquer avec tant de succès , essuya le feu des al- 
liés sans tirer un seul coup, fondit sur leurs bataillons en co- 
lonnes serrées , la baïonnelle au bout du fusil , les enfcHiça 
et les tailla en pièces. La cavalerie ennemie fut également 
renversée par tes escadrons français. Les Impériaux per- 
dirent an moins cinq mille morts et trois ou quatre mille 
S Tisonniers. Le prince de Hesse-Cassel (') et te comte de 
assau-Weilbourg (') , qui s'étaient Dattes d'arracher 
Landau aux mains des Français, virent cette ville ouvrir 
te lendemain ses portes au maréchal de Tallard. 

hkS. BATAILLE RAVALE DE HALAGA (24 août 170&). 
Aile du N'ard. Par H- Théodore (jddoi an iSïs. 

R.-dB-cliauxi'c! On avait foit dans les ports d'Angleterre et de Hollande de 

grand! préparatifs poursoutcnir les prélenUons de l'archî- 

rtuc Charles (*) à la couronne d'Espagne. Louis XIV, qui 

sur terre comtne sur mer balançait encore la fortune de ses 

ennemis , arma de son côté ; il confia le commandement 

de sa flotte an comte de Toulouse , grand amiral de 

France ; lemaréchal de f^cuvres (') était sous ses ordres. Le 

prince, à la télé d'une Dotte de vingt-trois vaisseaux de 

guerre, partit de Brest le ]6de mai, se portant à la recherche 

de la Ootte ennemie qui avait quitte Lisbonne quelques 

[i; KiiMirei dt Saint-Simon, l. lV,p. M et M. (») ChirlM, prince 

d'Himeid cif- (>) Fr«dtric-Louis. (*) CliarleB, «ichiduc d'Auuiche, 

depuli Cb«rle> ri , enipereui d'Allemagne, (>) TiMor-Uarie d'Eiitcées , 

coiDie de Cauiret , depuu duc d'Esirées. 



n, Google 



DD PALIK DE TEBS11LLE*. 365 

jotm auparavant , et par un henrcoi coup de main s'était 
emparée de Gibraltar. Les Taisseanx de Toulon et les 
galèret ayant rejoint l'amiëe, le comte de Toulouse se 
b-ouTa à la tète de trente-dem Taisseaux , dix-neuf ga- 
lères, huit galiotes i bombes, six brûlots et plusieurs 
bâtiments de transport. La flotte angio - bollandaise ne 
comptait pas moins de soixante et quatorze Toiles. L'amiral 
Sbowel (*} commandait l'avaut-garde, le corps de bataille 
était sous les ordres de l'arotral Rook ('), et l'amiral Tm 
Calemburg avec les vaisseaux hollandais était à l'arrière- 
garde. Le 24 aoilt, les deux armées étaient en présence. 
K n éloit alors dix heures , et le feu commença générale- 

■ ment par toute la ligne. Les armées étoient à orne lieaes 

■ au nord et sud de Halaga. Les ennemis ayant toujours 
« le vent sur les François. L'amiral RotA alla attaquer 
a H. le comte de Toulouse; mais il ne soutint pas long- 
« temps son feu. Il fit arriver deux vaisseaux frais, pour le 
« relever; et quand il les vit bien battus, il reprit leur 

■ place. On n'avoit jamais vu un feu pareil à celui de 

■ l'amiral de France. M. le comte de Toulouse combattit 

■ avec tant de force et de- valeur l'amiral d'Angleterre, 
« qu'il l'obligea de plier, et de quitter prise avec sa divi- 

■ sion. Le maréchal de Cœuvrcs eut beaucoup de part à 

■ cette glorieuse action, et conduisit toutes choses avec 
« autant de prudence que de capacité. Le baill; de Lor- 

■ raine (*) avoit placé son navire le plus prèsdes ennemis 
I qu'il avoit pu. Il y fut blessé si dangereusement qu'il 

■ mourut à minuit avec la même constance et la même fer~ 
> mêlé qn'ilavoit témoignée dans le combat. M, deGrand- 
< Pré, qui se trouva commander son vaisseau après lui , 

■ se comporta si bien qu'on ne s'aperçut point de sa perte, 
« et ce vaisseau QI toutce qu'on pouvoilaésirer. U soutint 
« le feu de trois frégates ue soixante-dix canons jusqu'à 
» quatre heures; après quoi l'amiral Rook, lassédn Teu de 
( H. le comte de Toulouse , passa & tni, et il le reçut de 
« son mieux (*). » 

On se battit sur toute la ligne avec un acharnement sans 
éfial, et le combat ne fut pas moins vif à l'avant qu'à l'ar- 
nère-garde. 11 ne cessa qu'à la fin de la jom-nèe. Les ar- 
mées restèrent en présence pendant toute la nuit qui suivit 
U bataille et échangèrent encore des coups de canon. Enfin, 
le lendemain matin , la flotte anglo-hollandaise se retira. 



™,l,î™nvC00^lc 



366 flUBltU HltTOlIQDBS 

« Sitdt que le Roy d'£^agae (') eut appris le gwB de 
« celte EalaiAc, il tubIuI cq lèmoigncrà M. lecooate de 
a Toulouse sa salisraction , et lui envoTa l'erdr« de la 

■ Toison, aussi bien qu'au mai>écb«I de Cacuvrœ , à ^oi il 
a envoïa son porlrait enridii dt dianutas (*J.» 

U9. COHBA.T NAVAL LIVI^ PAB LS CiKViJJSB DE 
SAtNTSPOL COSTU: t£S ANOL&IS (81 mal 170(}. 

KO» DD CHBVlLIEfi DB UIMI-MIL. 

Aile du Non]. Pur H- Théodore GroiN cB itW- 

PavilLonduRol- 

R.-dKhaussi-e, « jjf. cbevaliet- deS. Pol sorttl de Dunkerqm )e 96 mai 
« arec ium «soadre de quatre raisamax. II déconvrit , à 
u la f oiMe da jour , hinl navires snglois chargés de mo- 
« rue , et k 31 il vit la Dette «t^se ik la mer Billiqoe , 
« qui fftoit 4k irunt vaisseaux marchands, taajnts ^lar 
« Irais vsisscani âc guerre . savoir dcm d« soixante ca- 
« nous cbaoan, el )e troisième de «jiiararite. Il troura à 
a propos d'wmaicr H. fiart, ■qui comraanduit ta frégate 
» rfltfr<finc,«t cinq aRDatcurs qui étoient avec lui, pOor 
« se r(R()rc«Mia«s ân.^sseaotniarL^iands, ce qni fut 
(c si bien exémté qu'S ne s'en échnpa qoHin petit bSti- 
n ment, il réserva lesquatre vnisscaui Au Roy ponf eom- 

■ battre Je* trois vaisseainE ewnettiis ; mais aiant attendu 
« iongtems te Trilmt, comftiandè par le chcraHer de 
« Ca^ireui. qui ne powvoitle joindre parce qa'il cteitman- 
<< vns voilier, il se détermma k les abm-der sans M. Le 
« tîgnttl alalH été fait, H. de S. Pol. qui niontoit le 

• SaiiÊbufy, fot mit le commandant, nommé lePenétt; 
a m. de RoqnefeuiDe drec le PratMe s'alls(*a ou vaisseau 

• h fPetcottl, <* M. Hénneqirin, commandant (e /frjey, 
a attaqua le troisième , nommé Ifs Sorlingttn. Le combat 
« fut rode et «pimltre. M. de Roquefcuifle jmgnit et 
« aborda le sien le premier, apris en avoil- essnïc an 
«1 grand feu. Le chevalier de S. Pol alant été lo6 d^ln 
« cOHp de noDsquct, te comte d'Ufters pris le commao- 
« deocnt, et acheva le combnt avec beaucoup do valeur. 
« 11 fit tout son possible pour sborder le commandant ,- 
u maft ce vaisseau , prenant soin de l'éviter, et le Salisbury 
a ètawt un peu lomljé sous le \«nt , le conminndfmt ennemi 
« prit le parti de v^r aborder U- de RoquefettiDe, le 



n, Google 



m 

a setUntODmiancanancleetliii.li l'ciDit rendaaailre 
« du Vaisseau, et le wcoad fat rortSMprit de le tuoiver 
a ea état 4e le rccevoir ■ ton airivèe -, n'alMit poiat mcore 
« lirir soncaBDodececôti-Jà. Le ieu «s'il fit avec te peu 
a (le noode qai la bcMoiI toi Atvm tft Icnpi d'Mpcler 
B j son iecours «œ partie de l'éqnpa^ (fm a*(M $nlé 
■ dusle pncnior vaiaKaa , et qv , aiiMHé par l'exemple 
sdes ot&cien, alki Ji l'alwniaseriB ce NHMd, Antilse 
a rendît autti maure. 

■ Quelque boaae valontè qae tfanaignll H. de Cajeni , 
t comn>ndu>t/« inritam, pour joiadK Ici antrec, il ne 
« polf rénssir^tt'âlafiaderMtioii.^duratniiehtwes. 
« Ilji'aToitessuié4u'iiBCftup(kcaaon,doat ilaUteiaal- 
M. bcur d'acoè- le bras «■aparté. Aùei te vaineBD le Pro- 

« d«Dtte|tlasfr«sM«itw<d(HaelinMde ballet, enifa- 
« «aolagc d'où pramlne deux . daat l'un étoit percé pour 

• aoJKasu canana , ot l'aatre paar ciwfBaMa-tiait, qaoi- 
« qu'ilan'eaaDfMatcfaamn^oecinqiuute. M. BenneqoiD 
< aborda et «nlna le tnimèàm. 

a Tontes ces priseS'Cl Im Iniii Tausea^ de gaem tarent 
« caodirits à DHnkeiqve- Il t oroit aasf cens prisonniers 
a dessQB-; elles farcst latmBm on aHllian , et caalèrent 
a beauoouf de domraaRe MnKègociansd'AasIftnTe, dont 

• qiuiquea-«B« IraiX Mnquenmte ('). » 

4S0. BUAItl£OKCUSA10(16»fttl7a5). 

Tabloaudulenips. Pailiï teDli^la- 
... iUft. 

VietoT-Aaédia.daedeSaToie, après ivftirpeBdantdeM ^"t^**""'' 
ans prMé aai anMs francaiseR me assistance dosteosc, 
avait sîgHèoatrailéd'aUiaiKeaTKl'EaaperoBr (*), et s'était 
dédaré rantre Lattis XIV. Dès lors ses MaU dir-^imiA le 
théâtre de la gaore , et les filles de Nice , de Vente , de 
Ctthasso, passèrent siKcessÏTcment anK mtrins des Fran- 
çais (tT05), XauLcE ces opèratioas dfrvaient f réparer le 
siège Ue Turin, bat delà campa^M, Maie , pour parer ce 
coup , le prince Euffènc aceotrat des liords de l'Adiré «ur 
ceujcdc r^dda, oùillroma ledocdc Vc^diimn , arec son 
frère le grand prieur {'). « La première tenlâtiw qu'il fit 
« pour ftasser l'Adda Ht auprès de Treso ; mais y ayant 
« trouve des obstacles insanne niables, plus par fa rapi- 

e di LouU Xly, par Qulncy, I. IV, p. ita. 



HihvGoonIc 



MB aaxwaa HiBnttiQnu 

■ dite et la profondeur du Qenve que pv l'opposilion dn 
' < doc de Vendôme , qni se présenta de l'autre cAlé , il 
a marcliB vers TreTiglio el Caasano , précédé par nu dë- 
« tachement sous les ordres du baron de Ried , dans la 
n pensée de prévenir l'armée (hinçoise- Cependant, le doc 
d de Vendôme , ayant fait une marche forcée , se trouva 
a encore à l'autre bord , ce qui ne détourna point le 
u prince Eugène du dessein ifu'il avoit formé. Il attaqua 
« sans balancer l'armée françoise avec tant de violence , 
« que ses troupes gagnèrent le pont sur le canal Ri- 
a torta, et poussèrent les François aans l'eau. Cenx-ci étant 
E revenus a la charge, obligèrent les Impériaux de le re- 
> passer ; mais les François furent repoussez de nouveau 
B avec perte, pendant une heure , par la droite de l'armée 
a impériale, au-delà de i'Adda , malgré les efforts du doc 
a de Vendôme qui se mit' denx fois à la tète des troupes 
K ponr les ramener au combat. L'attaque ne fut pas moins 
1 rude d'abord à la gaoche des Impériaux contre la droite 
« des François, dont plosleurs bataillons furent renversei. 
R Mais ceux-là n'ayant pu soutenir leur première attaque, 
d après avoir passe un canal, où leurs armes i feu s'éloient 
a mouillées, furent repousset par les François , des bords 
a d'un autre canal qu ils ne purent traverser k cause de 
A sa profondeur; il s'y noya même un grand nombre de 
c soldats pour s'être jetés dans l'eau par une bravoure 
« excessive. Le prince Eugène , qui se trouva durant Tac- 
a tion au plus fort du feu pour animer les troupes , lenr 
« ordonna alors de s'arrêter, et resta sur le champ de ba- 
« taille durant plus de trois heures, quoique les François 
s fissent de la tête de leur pont et du chiteau de Cassano, 
s un feu extraordinaire de canon et de mousqnelerie {'). * 
a L'action commença i une heure après midi et ne finit 
a qu'à cintf heures au soir. Les ennemis n'alant point été 
n poursuivis par delà le Naviglio, se retirèrent à "TreviKlio. 
« La nuit du combat, le prince Eugène fit porter à Palai- 
K zuolo tous les blessés ou'il avoit pu sauver, lesquels mon- 
K toicnt, suivant l'état du commissaire imp^al, à quatre 
a mille trois cens quarante-sept. Il laissa sur le champ de 
s bataille six mille cinq censquatre-vinct-quatre hommes, 
a On leur fit dix-neuf cens quarantc-deui prisonniers le 
« Jour du combat, ou le lendemain matin, parce qu'on en 
s trouva plusieurs que leurs blessures avoient empêchés 
« de suivre leur armée , et pour lesquels U. de Vendôme 

(I) HMoirtdt loMit j:/r,p»r Limier», 1. 111, p. i». 



™,i,î™nvGooglc 



su PILAIS DE TKIUILLI8. 369 

i donna ses ordres a6n qu'on eo eût soin. On pritanx 



■ Lorraine et le prince de Wirtemberg , qui moururent 

■ de leurs blessures. Le prince Eugène fut aussi blessé 
« dans l'action. 

a. Le gain de la bataille de Cassano rompit toutes les 
« mesures ipe le prince Eugène avoit prises pour péné- 
« trer en Piémont et pour secourir le duc de Savoye qui 

■ ètoit fort pressé, et te contraignit par plasienrs marches 

< hardies que M- de Vendôme fit devant loi, et par plu- 
a sieurs belles manfenvres , d'aller prendre des quartiers 

< d'fayver dans le même paTs , où les Impériaux a*oient 

■ commencé la guerre: ccladonnalieuauducdeBerwickf) 
« de terminer cette campagne par la prise du château de 
« îiite, qui Ata tunle espérance au duc de Savoje de rece- 

■ Toir aucun secours (*). » 

h5i. COMBAT LITBé PAS LE CHEVALIER DES ADGEBS 
CONTBE LES HOLLANDAIS ( 13 aVfil 1706 ). 

Parti. ThéodOTe Gcgin tn i»9. Aile dn Nord. 
PaiiJkniduIlal. 
■ Le chevalier des Angers partit de Brest le 7 de mars , li.-dB-cii»nii«e, 
t par un vent trés-faTorabte , avec une escadre composée 

< dn vaissean l'Elisabeth, de soixante et dix canons, de 
i V Achille , de soixante , de la Trégatle le Griffon , de qua- 

■ rante-quatre , et de la Noyade . de dix-huit. 

a Le 13 d'avril il se battit contre trois vaisseaux holian- 
a dois qu'il avoit vus la veille tout le jour. Après cinq 
a heures de combat M. des Augcrs, ayant coupe le mit 
■ ■ de celui contre lequel il se battit, et lui ayant tué 
« soixante hommes et blessé un plus grand nombre , l't^ 
n bligea de se rendre. Ce navire s'appelait le RocheUl. Il 
a envoya aussi-'lât prendre connaissance de cette prise, 
« sur laquelle il y avoit six caisses contenant chacune 

■ sept lingots d'argent pesant chacun huit marcs, et 
« vingt-quatre autres caisses pleines d'cscalins d'Hollande , 

■ montant à deux cens mille livres ou florins d'Hollande. 

■ H. Lappé, qui commandoit l'Achille, prit aussi le 
« sien , sur lequel il y avoit environ quarante mille écDs 
'< de Flandre dans detix caisses. Le troisième , qui s'ëtoit 

a France. («) Hiloir* 
izeiSTi. 

16. 



HihvGoonIc 



370 GILERIES BISTOEIQDES 

« battu avec le Griffon . se sauva h nuit, après aviùr été 
« mis en Tort mauvais étal. M. de Soivlelin , tajiiLaiint de 
u ce dernier vaisseau, re^al un cou}» de mousiiuet dans 
la poitrine (']. » 

Ka. COMBAT DAyS LA UEBDU NORD (2 OCtebPe 170C). 
Pn-U.Tbjadarp Gtsdi en isif. 

Le chevalier de Foibin (*) commandait une escadre de 
siqtt navires , tant vaiaseaux 4e goctrc qne (rèsateB. 

« Le 2 d'octobre it<cIécon«nt, à la jiuiMe du.joar, une 
« floUc fao11andoi»e qvà vcnoil de k mer Balttijuc, «avi- 
li ros trais limes .sous le vent, oonposécdesoinanAe voiles 
« cl CARToyée ^r six vaisseaux de ^ihoptc ennemis, qui 
A étoientau ventdcSHiarcbanés.Ilssc ntirenLenlàRveelen 
' pannefMHirattondTcceuxdaVoy. M. de F>irbin>âlBussi' 
a u)i Signal à ses vaisseaux d'aborder chacun le sien. Le 
« combat commenra sur les huit heures du matin, M. de 
« Forbjn joiguii i'amira] hollandois ; le BlaUoital, cam- 
a mascIÉ par M. Lanquctot, qui ètoit de l'avanl. aborda 
■ avec lui. Il y eut beaucoup flc fracas entre ces deux vab- 

* Maux, «ui étoient à bord du commandant hollandois, 
B lorsque le feu y prit ; mais ils s'en retirèrent, et l'amiral 
« ballandois sauta en l'air deux heures apris. Le vaisseaD 
« que te Blakoûal devoit combattre étartl venu avec un 
« troisième au secours de celni que le Salûburi alloit 
« afcordcr , il ne jugea pas à propos de le ftiire , ayant à 
« essuyer le Ten de ces trois vaisseaux , dont il M. eutière- 
fl ment désemparé ; il y eut cependant très-peu de monde 

• tué , cl les coups portèrent plus dans les mât» cl dans les 
B TBanffiuvreB que dans le corps dn vaisseau. MM. Hciroc- 
« <prin el Barl, qui commandoicnt les frégates le» Sor- 
« rtJijtiM et rffero'die, abordèrent im "vaisseau de cin- 
o quentc canons, qu'ils prirent; les trais afftres se 
o sauvèrent, et tonte la flotte marchande érhapa pen- 
«dant le combat. Le chevalier Torbin eut cent nommes 
e tuez ou blessez dans ccltp action, qui l^t des plus vi- 
« cnoreuses ; car les ennemis ètoient supérieurs par la 
v Wrce des vaisseaux cl des équipages. M. de Bresme, 
« capitaine d'un de ses vaisscanic, fol tué; M. de Lrgondei 
<( eut une jambe emportée , et MH.de Gourville et de 

(1) Hitloire mitUaire d> limif XIV, par Quincy ,L. V,p, 3S1. (I) Cliidf 
de Pnrbin, dspnistbel d'ncadrc etCDmieaeFarmn. 



n, Google 



DC PÂLiU SX TZIUIUBS. S71 

o Sillcrjr furent dangerensemeal btexa. Le vauMau de 
a cinquanlc canons ^epnteai.!uSorlmguetttî'lIéroinr 
« fatconduilB Breït('J. » 

W3. BATAILLE d'aulla-Za (25 âïril 1707]. 



L'année 1706 avait été fatale aniarmtcs françaises. Bans 
les Pays-Bas le maréchal de Villeroy avail pêrju la san- 
glante betaiRc de RamiffiM ; en Eïipagnc , Philippe V se 
retirait devant l'arcbidue, nui venait d'ËLre pruclanié roi à 
Madrid. LouisXIVpliasouslescoups redoubles de laTorlune, 
tOat néstgna à dtflwndcr b pni ; elle fui fui refusée. Il ré- 
ekama ■!«!■ de la F(Bwe nn BMiyel-efToN , cipérant qv'il 
aérait docbif. ffladanl aae Vtllara et Vendùme ollsient ar- 
rêler lennemi sur' le Khin et à la frontière de Flandre , 
trente balailkiDs el vingt oKadruni furent envoyés «n Cas- 
tllli III mmii liiil di 'lliii iiiiili ;*),.qiii s'ètaitmautlcnu dans 
■eeUe prvnnoe. Akc eeSTcaforls, l'Mwée des deux cou- 
rtmaes nprft «Msildt l'affeieive , et en main» de qwcj(]ics 
■ON Jei deux Cactillcc forant ottiÙPenK'al reconquises: 
Philippe V imlct TiclDeieiiK dans.Msdrjd. etia ^WBrreful 
reponlee .ana ifroaliàres .defl ra^iumet de Uorcie et de 
Valewe. €'«« là.queivt )» rie, le 2j avril 1707, U célèbre 
bataille idJUmana. 

Le tD■Iéckl^dcBc^m(dlC-kercèatl,pa^dep^>ldent£sna- 
J■]emRcs.àénle^leDottbat,.Uatten(lntlD^«cd'Urièans('), 
qai n-nutl avec àes ■eoforti ^aar prendre le commande- 
«ntidc r«raiée,-ci.qui, à aun grand regret, BcJer«joignit 
que le surlendemain de la victoire. I.cs ennomifi ne vou- 
hvMI pa> l'allesdie. Treotc^ciiiq naiHe ovmtuttanlE étaient 
Jéaais ams Imordree ikmarnuis de laa Uiuai. général por- 
tugais, -eUla ràf ufpé fraiif ait Atvigny, comie de Galleway . 
I.'4mnée frmçmc iRconplakaiic Inentenillebomaes. 

<On«înt)M ttttMhor jvetfae «lœ tem «amp .. 'Le duc 
'H -de Barwick , dit'Saint-âtDMD , ne svi^ea plot alors qu'à 

■ tambal^e. Le début en fat heuMux. Bienldl «{h-ù il 
» ae tmt qixikfae diaordi» dani notre aile dradte, qui 

■ toriUtion forieuxïba. Le tsartclial y acooumt. ta rè- 
<«4abU(.etlaTiDbiirei>e f«t ms Iwgtemps apnée à se dè- 

rliM-L'aotion ne dwa.pas trtna heures, elle fut 



regenidu rojaume. 



nv Google 



«m GILEBISS HISTOBIQCSS 

• gtnérale; elle fut complèle... Les ennemis, eo fuite et 
a poursuivis jusqu'à la nuit, perdirent tous leurs canons, 

a et tous leurs équipages, avec beauronp de monde 

K On eut en tout huit mille prisonniers, parmi lesqads 

• deux lieutenants généraux , six maréchaux de camp , 
« six brigadiers, vingt colonels, force lieutenants-colonels 
> et majors , avec une grande quantité d'étendards et de 
a drapeatix (■). * 

kbk. COMBAT OAHS LA. MANCHE (13 mal 1707). 

Aile du Matd. Pat H. Théodore Gcdix en lasi. 

PiiiltondaRoi. 

R.-dc chaouée. u„e escadre de dix vaisseaux , une frégate et gnalre 
barques longues , armée à Dunkerque et commandée par le 
chevalier de Forbin , mit à h voile le 11 mai , et fit ronle 
du cdté de la Manche. 

«Il eut avis, le lendemain là, qu'ily avoit passé mie 
a Hotte sortie des dunes, composée de cinquante voiles, 
s vaisseaux marchands e( autres bâtiments chargés de pro- 
o visions, qui allùient en Portugal et aux Indes occiaen- 
K laies. Il la suivit et la joignit le soir. 11 la garda pen- 
B dant la nuit , et le lendemain il se mil en devoir de 
a l'attaquer, quoiqu'il lui parût qu'elle avoit beaucoup de 
a navires de force : elle étoit escortée de trois vaisseaux de 
, qui étoienl le Batnpioncourt, de soixante et 
pièces de canon, {e Grafflon de même force , le 
a Ckeme Royal , de soixante-dix-neuf , etde deux ttè- 
v gales. Les autres navires qui lui avoient para gros , et 
a dont il y en avoit un de trois ponts, ne se mirentpas 
a en ligne. 

«Le Blakoai, commandé par H. de Tourouvre, aUaqra 
a le premier, et fut fort incommodé. U- de Roqnefetiille 
■ avec la Dauphine , et le chevalier de Nan^s (') avec te 
« Griffon , enlevèrent ce navire. Le cheralier de Forbin 
a attaqua le commandant, mais il déborda et perdit bean- 
A coup de monde. Le Gertey et le Protêt y l'un com- 
( mandé par M. Bart, et l'antre par le comte d'il lien , 
« ne purent arrêter ce navire , qui força de voiles sans Être 
a poursuivi , et joignit le navire de la tète , que UH. Hen- 
a neqnin et de Vesins alloient combattre. I) avoit reviré 
a sur son commandant , pour être plus près dn secours. 
a M. Henuequin )e suivit et combattit le commandant 

(Il Mfmoirtt de Sainf-Simom, L IV, p. ÏÏO. (1) t1erre-C*S«r de Bri- 
cbani«iu-Nangi«,depuii cipitamede vaiMCtn. 



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DU PUAIS M TIUUU.I8. 373 

« apgloU , afin que H. de Vesins n'eût pu cea deux na- 
« Tires Bur le corps- U. de Vesias n'y tint pas et piEsa 
> de l'ataoL Le navire anglois mit tons tes sains à 
«acculer sur le commandant, qui alloit aborder; de 
< sorte qu'il pouvoit ne pas trouver M. Uenneqnin entre 
a deux. Il retînt un peu le vent et contmoa son fen sur 

■ le conuiiandant. en faisant tirer aussi sur l'autre na- . 

• vire. Il coupa la vergue d'artimon et ensuite le grand 
« mast du coDunandanl , puis II arriva pour l'aborder et 

■ le vaisseau se rendit. Le navire qne M. de Vesins 
a avoit combattu et qu'il canannoit encore se trouva par 
a le trarers de M. Hcnnequin , qui le canonna aussi. Une 
a de ses vergues de hune fut coupée, et il se détermina 
« i arriver pour prendre la fuite . suivi du Saliitury. 
a U. Uenneoûin , voulant retenir le vent pour loi couper 

■ le chemin, U mer étant fort grosse , sa batterie ouverte, 

■ et ses canons dehors, on l'avertit qu'il s'emplissoit 
* « d'eu; et comme il vit que ses canons labouroient la 

a mer . il fit amener ses huniers poar dresser le navire , 
a avant qiM de faire rentrer ses canons dedans, et il fit 
« fermer les sabords- Ce navire prit beaucoup d'avance 
a snr Ini , de sorte qu'il ne chassa plus. Il envoya au vaîs- 
a seau qu'il venoit de prendre u. de Coiiserac , pour le 
a commander. Les vaisseaux qui donnèrent la chasse au 
a navire auglois qui fayoit ne purent le joindre étant trop 

• près de terre. Ce combat se donna sous le cap de Be- 
a vesiers. 

a Le soir cette escadre fit route vers Brest, où elle arriva 
a i onie heures du malin le lendemain , et y amena 
■ trente-quatre vaisseauxmarchands pris (<)*. 

h5&. PRISE DES LlGIfBS DE STOLHOPFEIT &3 mai 17OT). 



La campagne de 1707, ouverte par la victoire d'Almania , 
fdt heureuse snr presque tous les pomts pour les armes de 
Louis XIV. Le maréchal de Villars , ayanl passé le Rhin , 
an mois de mai, surprit les lignes de StolhofTen , que les 
Allemands regardaient comme imprenables , dispersa les 
troupes qui les gardaient , et s'empara de la nombreuse ar- 
tillerie . ainsi que des approvisionnemepts de tout genre, 
que renfermaient ces retranchements. Il envahit ensuite le 

(>) Bûlairt miliMn dt LmU I/f , P« QaiMj , L V , p. 4s*. 



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S74 ' efttaaMs nSTomiiTCg 

marqvbat âe-Sade, te dnchc de Wurtemberg, le Pdatinat, 
une partie de la Franconie, et ètenéit ses c«Titriliutnas jus- 
qQ'andelà iftJtin. [1 em enfin laghiiredemidreàlaFVaiice 
plus de hniE cents jHisoimiers ef trente-cinq pières «le ca- 
non , qu'elle avait perdues ^ la fatale joaraée (l'Ha(4Bt«tl. 
Maribormigfi J^), bI armé !*« progrès de Villars, détacha nne 
partie de ses trottpes des h>^s-fi3s pour secewir l'arniéc 
Mipèriate , et se candamna ainâ à une inaCliOD preOtdtle 
p«m- la France. 

456. LEVÉE DtJ SIÉfiE DE TOCLOS (23 août 1707) . 



Les alliés oomptaient T>r«dr«lear revaicbe db tiras ces 
èdna par le grand coup qn'i'ls allaient Trappar au midi de 
la France. En effet, le duc du Sa^oût otte prince Ëugèac , 
après avoir chasié tes François ilc Nioe -, étiient eoliïs en 
ProTcncc . et avaient mis le siège ûenaa. Ibulon , ijià n'e- 
tjiii dtfTendn alors que par de imaTBÎs earpages , M chiq 
on ^ii bamiNons de troupes de larve et de iHcr. L'alenne 
fnt grande il V^emniles en «errant ia France aiaâ prist à 
rn-n-s, ctune fktite anglaise )n«tai lesnsirdnserandport 
du royaume. Mais te petit nomlsrD.fle fcFasqoe ranfevmait 
Ja ville s&ffit, par drà prodiges d'activité et dccovage , 
)iour ta mettre 'Cn èt*t de défense. \Jn Tasle rdtrantdMinant, 
élevé en quelque jours surles hauteurs de Sainte'CatheriBe, 
arrêta les ftremin'S «fTorts du ddcdcSnWfe , et donna le 
temps à plus de SMxante bMaitlant 4e w rasseaiMer sans 
les murs de Toulon , de maniéne k fonnar nne Mnnle en 
face de l'armée ennemie. Ce fut en vain que l'amiral Shovel 
arec aa flotte pvot devant le fort eonime iiour te fomer^ 
a La marine, dit Saint-Simon , qui fit merveille des mains 
cl de la léte,avoit désarmé tous sesbàlimcnls.cn avoiten- 
« fonoèleplus giand nembre A rraitréc du portpoorlebou- 
u cher. » r.esatEaques4D ducde SatoiBCoutrEileehautcunde 
Sakite-datherine De riirfiitpasipiusli£)^enscE.l.el5aoù^le 
maréclul de Tesaè (') eBap9rla les FcUanubemcntsèlevéspar 
reODemicn Tace deeligars [ranç3iseiB,«tlui tua nnatora^ cents 
IiouuneK, parini lesquels Icprjnce dcSase-Goloa l^], liede- 
nant généraj désarmées iiitoéciales. Ces échecs, ta'nau- 
volle deU prochaine arrivée du duc de Bourgagne arec 

(■) John Chuichnu dac i» HtrlbcMu^, tUtnl ai ahet dM wates 
snilaiics. (<) Reni Proulsv, I1I< ia nom, carule de Tess«. i,3; Jean-Guil- 



HihyGoOgle 



DD FAUiK M TBHUIUXS. ffIS 

ilMron!escoii$idéralilBg,«sGB " la maladie, la dêserlion, 
■ la disette raânic , qui Aiminuoientles If oupea alliés de 
« jour ra jour, dètermiBèrcnt k duc <lc Savoie el lu prince 
« ïugoae i ta f étroite, Ik rexéGuIùrcittdanslaBuitdu22 
« «tt £3 Boùt ., n aprèa uh inuis Ae siège. C'était la seconde 
fois fMeledHc de Sa«die,c»miDe suant lui Cbarlee-Quint, 
«^iprenMt par sa )Kopi« expérience combien il est difficile 
dsntliiiarJi FiianceparcatUfroalièFedes Alpas. 

467. sflteEiK lÉUDi. (9 saptombre 1707). 



Le duc d'Orléans «vatt rejoint l'armée firançaiBe deux 
Imtreaprta la InÀflle d'Ahnenta. 

« f« dnc de Berwick , dit Satnt-Simon , idta au-dctanl 
« de H. le duc d'Orléan», bien v» peine de la réception 
« qu'il lui ferait et da dâjHt qu'n auroit de tmoier 
« Desegne fitle. L'air ouvert de M. le duc d'Orlùans, 
« Cl ce ^n'il dil d'abordée bd maréchal , sur ce qu'ii étoit 
« éé}k infcnaé qa'tl avoit f))[ tout ce ^o'il awok pu poar 
a l'aUendre , le Fassarërcnt. It y joignit de jiutes Icuaii- 
« gOT; mais H ne pmt s'enp£cber de se montrer fort 
• toD^è de son malhew, qu'il aroit tàctté d'éviter 
o par ttwte la (Hligence imaginable , at par ne s'Clre pas 
a mËme arrCtè i Madrid auLaM 'que la plus Icgire bien- 
« séance l'auroil voulu. Enfin le prince, persuade avec 

■ raison qu'il ri'avtitpD Otn altcnân plus long-temps par 
l'attaijue des enaciDifidans le camp mtmc du maréchal, 
a et le marécliai à l'aise , ils ne furent point brouillés, cl 
K cette caaapaffmt jeta «nlre eux ks londcmens d'une 
« eitine et d'une amitié qu ne s'est depuis jamais 
B éémetàit (<). v 

Le duc d'Orléans prit anssitûtk commandement gcné- 
ntile l'.aainte , soumit les {)r»vinces de Valence et d'Ara- 
gon, et termina la caMpagne V^r le siège de JLérida. 

• OHe ville , située sur la Ségre , est , par sa position . 
« une des plus importantes de la monarchie d'Espaj^nc. 

■ Outre son assiette «veulagcuse. qui la fait regarder 
K coonae le rempart'de la Cata^se, les ingéaùcurs an- 
« gloiset'hollandois Braient ooBUsancé à eu augmenter ks 
« fortilications en 1705 , sans discontinuer d'y travailler 

i^yiUmoiret ie SdiM^imon, t. T, p. iJa- 



HihvGoonIc 



376 fliLEitn HisrmiQiTBs 

• depais ce tem»-li. Les ennemb s'att«ndoient depuis 
loDK-tems que M. le duc d'Orléans en ferait le siège, 
« e[ ils en furent bien pins persuadé», lorsqu'ils s^nrent 

■ les apprête que l'on aToit faits en France et en Espagne; 

■ c'est pour(]uoi ils n'Oublièrent rien ^ur la munir de 

■ loal ce qui ëloit nécessaire pour y faire une longne ré- 

• sistancc. Ils eurent tout te tems de iravaiLler aux for- 
« tificalions et d'y mettre une bonne garnison. Elle itoit 

< composée de deux bataillons an^lois, d'un hoUandois, de 

■ deux portugais et dedenxdeniiquelets. Elle éloitcom- 
a mandée par le prince de Darnstat ('). Outre la ville 
( qui ëloit forte par elle-même , il y a un fort situé du 
a côté de l'ancien château de la place, très peu accessible , 
a étant situé sur ua rocher fort escarpé, excepté du côté 
s de la ville , où il y s une pente de terre que les eiine- 
ti mis avoient fortifiée par un erand ouvrage, avec un 
a chemin couTert. H leauc d'Orléans trouva beaucoup de 
« difScullés à rassembler toute l'artillerie et les munitions 
a nécessaires pour cette entreprise , parce que l'Espagne 
a en étoilpour lors fort dénuée. Onfutcontraintd'en faire 
« venir la plus grande partie de France ; ce qui coûta bien 
a du temps et de la dépense , et fut exécuté en partie pen- 
d dant que les troupes éloient en quartier de rafraJcnis- 
« sèment. Le tems de se mettre en campagne étant arrivé , 
s ce prince détacha le 9 de septembre quelques troupes 
pour investir la place d'un câté (*]. n 

4Ë8. FRISE DE LÉRiDA (13 octobrc 1707). 

Par H. AuguslF Colde* en tUT. 

d La tranchée 'fut ouverte devant Lérida dans la nuit dn 
« 2 au 3 octobre. Hasfcld [') s'y chargea des vivres et des 
« muniUons , et M, le duc d'Orléans donna lui-même tous 
a les autres détails du siège, rebuté dos difficultés qu'il 

< rcncontroit dans chacun. Il fut machiniste pour remuer 
s son artillerie, faire et refaire son pont sur la Sègte, qni 
n se rompit et Ota la communication de ses quartiers. Ca 
« fut un travail immense. 

B Lérida étoit , après Barcelone, le centre , le refuge des 
« révoltés qui se défendirent en gens qui avoient tout à 
a perdre et rien à espérer. Aussi la ville fut-elle prise 

Cl EmesUl.onia, lanflfn^ie 
dtLouii XIV, par Quiocj, t. V, p. m. i,> 
d'AiIeldt, depuis mtircclial de France. 



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DU PALUS Dt TX^UILUS. 377 

■ d'usant In 13 octobre, et entièrement abindonnée aa 

■ pillage pi-udanl vingt-quatre heures.... La garnison se 

■ relira au cbàteau où les boargeois eotrèreot avec elle. 

■ Ce chAteau tint encore long-temps; enfin il capitnla 
< le 11 BOTcmbre, et le chevalier de Hauléfrier en ap- 

■ porta la nouvelle au Boi le 19 (']. » 

U0..CONBAT DD CAP LézAHB, (31 octobre 1707). 



« Tronin annrinigtrede la marine , avec l'escadre d 

■ comte de Forbm _; je me séparai de lui par un accident 

• qui arriva an vaisseau l'Achille, lequel se démlla, la 

■ unit, deson premier mât de hune. Nous nous rejoigntnies 

< leSl.etHhnesconnoissanced'uneflotte de quatre-vingts 
« voiles , escortée par cinq vaisseanx de goeire anglois , 
« savoir : U Cumbirlanà, dé qnatre-TÎngl-qnatre canons , 
« commandant; le /teoincheim, de quatre-vingl-six; le 

■ Royal-Oak, de smiante et quatorze; le Chetter , de 
« dnquante-quatre , et te Awiy, de cinquante-deux. >ous 

< chassâmes sur les ennemis , qtti nons attendaient en tra- 
« vers; mais, étant k une lieue et demie an vent d'evx, 
« H. de Forbinjogea à propos de tenir au vent poor prendre 

■ sel ris: je fls de m6me, par déférence pour Ini; cela 
« donna le ten^ anx ennemis de reeonnoltre nos fwces , 

■ pnisqn'na moment afirèi que nous' edmes arrivé sur enx , 

■ le commandant fit signe à la flotte de se sauver , et les 
« convois commencèrenteuK-némes 11 plier. J'ëloispoorlors 

■ de l'avant de U. le comte de Forbin, avec les vaisseaux 

■ démon escadre, et je l'avois attendu jusqne-Ik avec mes 

• baMesvoilescai^éesetmesdeuxbuniers tontbas;m8is, 

< voyantqnelattatles'écartoitinsensiblementetétoitmtaie 
« àprèsd'nnelieneetdemie des convois, je connus bien que 
a c'etoit une nécessité de commencer le combat avec ce que 

■ j'avois de vaisseaux, et que je ne ponvois plus différer sans 
« dotmer occasion aux ennemis de se sauver , d'autant 

■ pins <^ae la journée étoit Tort avancée. Ce parti étant 
» pris, j'ordonne aux vaisseaux l'Achille, le Jaton, et 

■ la fré^le l'Amasone, qui étoient k portée de la voix, 

• d'attaquer et aborder le Boyat-Oak et le Chetter, qui 

■ étoieut l'arrière ; je destinai la frégate la Gloire pour me 

ii)MiwuirtidiSamliSimm,l.\,f.3Z\ 



HihyGoogk* 



SDirre âsm» le dessehi oîi j'ftnb d'abonîçr le o 
n dant.alrn qae, me remnltçaat les hommes cpieje poo- 
« vois perdre dans cet iborflage.îe pusïe être en ttat 
« d'aller secoorir mes camaratles. Les Taisseanx le Slaci- 
« eoal el le Maure n'étoicni pes asseiprès de moi pour 
« pouvoir leur donner une des^ation'; mats ; selan les 
a apparences , ils ne pouioient prendre d'autre parti one 
« celui 4'att«^er lu Tartsev»: J« AwinvAelm M ta fhAf, 
« <{ui éloifint de Vavaot , pour donner le temps aux antres 
jj jj ijç p^rbin de venir les seconder. Ce 



■« fut dmscclordrcâBcutiréi, qa'^itant à la tetn de ma 
a petite iroHpe j'abordai M otnnfDdent, «près »wùr«3- 
« sayè, saBS tirer, la hordèa du vajsna* t» duHer. 
" de la laille , cosHiuodaiit i».^égi»c:ia tfifairy^jqai 



• «voit ordre de me laiviie , k fit avec feMoeoan de t. 
« leur, et, VDja»t ne j'avoa «n le liut^ié de reanci 
V dans nés f^aads banuis , H ae babm^ pas à faborder 



par it tabate côté one ja l'avaii rangé daas le «Hnnent 
a mémo que je faisofe mttre la cfa&r^ IV SMtor à Irard , 
apréc asak vn tfiu te vaisseau «NRemi état e« désordre, 
« et qu'il ot ^PMEsoit ssr son poDt et but ses gsllards 
« ^'nn amat de inorti et de btena». Le aienr deb Ca- 
m hndre, sentant de capitaine m Moand nr/o Ghire, 

• se IrooTa des preisieia à bord, et «e Glngne aavc un 
« me«dMir «gu ils «tuîent les ataltnes. Je 'vis aossi «n de 
e mef contre-MaHres anaener le peFiUon jnglaii, oe qui 
» ne Gt prendre le parti de ><iéborda- poop aller ta se- 
« cours .ée ceux q« poavoiest es atotr besoin. Le ws- 
a seao ÏJtckUit aborda ilns ce tenifM^ ménw le Jtsyai- 
a O^; nais, èJsnt i bord.elprètàe'eii nadre mitre, 
o le feu prit luUKareMsenoot dent plnsiears gargonsaes, 

• qui eitfonça le post et HÙt btm de cotahat ptoa de cent 

■ vingt hontes; en aorte que œ fut une nécesHÎIé de Éé- 
■« iwcder poar l'éteindre el réparer un si cracl accident 

« Le ««aseau ie JoêtM ahorda le CheMer; «lais ses grap- 
« pins ayant rompu . lafrégate ^j^AMUMiepritsa place, et 
u déborda essuitc par le mbine accident. Le fatan n- 
■« tmrsa à la char;;e, et, l'ayant diardc, l'calera; le 
H vaisseau le StasHeottl pensa laéne le prévenir dans ce 

■ second tfaordagc; mais, ayat» connu qu'il n'y pou*oil 
« pas être à tespi, 'il alla Vaquer le Revnchektr.; le vns- 
« eeui le Maurf a'atucfaa anan à comhattre k Xvèt/, 

« Les choses étoient dans cet état lors(|uc je débordai, 
« et U. le comte de Forfain , airitant sur ces entr^ytes , 



n, Google 



vu ULltS M.TMMILLBS. BOt 

« vint aborder par la poupe le vaisseau le Buby, qui se 
« fendit et fut aiuarioé par le Maure. Pournoî, jc àt- 
« meurai dans l'inccrltludc si ji: dcvois aller au lioyal- 
« Oak, qui s'enfufoit avec son beaupré et sonliùlon de 
« ■patitkm ta» , ou si je dcvois aller secourir U. de Tou- 
« roaTre , qui osait atlatjuer on vaisseau de quatre-yiiigt- 
« m CROons ; il est vrai que sa valeur et son audace me 
« toacbàreot n seosiblciDCDt , qec je ne balançai pas long' 

■ temfis  suivre ce dernier parti. U. de Tutireuvrc ut 
« 1>ieD tout retiuTIpot pour aborder l'ennemi, csiitjantun 

< feu contiouel de mousquelerie et plusieurs coups de ca- 
« non lires par derrière; mais, ce vaisseau Bianœuvrasi bien 

■ qo'il Isi lut imposùhle d'en venir à bout, son beaupré 
« ayant rompu sur ta poupe de l'auglols , ce qui hii fit 

• areiKlre le parti de venir au vent pour lui tirer sa bordée. 

■ j'étois pour lorg à portôe de fusi) de 4ui, faisant force 

< de voiles dans l'iulention de l'aborder; mais la bmée 
<« «paisse ^i sortait de sa poopc à àeux ou trois reprises 
m nodéra aun impatience, et me filcliangcrce dessein 
« -dans cdai de le ttattre à parlée de pistolet, pour tire 
a toujours prÈs de l'aborder on de l'éviter. Ce combat , 
« qui dura trob Quarts d'heure, fut très-sanglanl, par 

* k te» coatÎTiBc} de canon cl de mousquelerie qui sortoit 
« des dcvx vaisseaux- EjdÎH , eniuifc de ccUo manière du 
« corabaltre , je fis pousser noon çoutcrnaî) pour l'aborder, 
« et je me trouvai si près qu'a peine |cua le temps de 
« ch^ger mes voiles et mon gouvernail pour l'cvilcr, le 
« Ce« aj'ant repris dans sa poupe avec tant de vioieocc 
« que, dans un moment, ce vaisseau fut tout embrasé. 
K M. Dar. quimesuivoît de près, cl qui commençoit à lui 
« lirar, se trouva de mËmc fort embarrassé . et eut Loutes 
« les peioea 'du moude à éviter son abordage; mais heu- 
« reusemcnt il s'en tira, et le combat finir par la perte 
« du vaisseau, à qui nous ne pûmes donner aucun se- 
« cours, et dont tout l' équipa gc pcril par le feu, à l'eicep^ 
« tion de trois hommes , qui «e sauvùrctU à U nage , et qui 
K se sont tromés ri.ins moli bord. 

s J'ai perdu, dans ces deui actions, cent cinquante 
« hommes , tant tués qoe blessés , et je «ois resté dans un 
« si gTMid désordre que j'ai été trois jours en iravers pour 
a mcttremon vaisseau en état de naviguer ('). n 



(liBittoirtdetamarint fr<ntgaitê,faili.^-6o'w < 



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380 OILBIIBS HISTOIIQITBS 

460. PRISE m VAISSEAC LE GLOCESTEB PAE DCGUAT- 
TBODIN (6 noTembre 1707). 

Aile du Nsrd. PirU. TUëodare Gdbibsb 

PirirlondaRal. __ , . „' ■- - - . 

R.'dMhuiite. Qnelqnesjonrsjpres, Dnguay-Tronin ajouta encore, par 
nn heureux combat , un nouvel édat i la gloire qu'il ve- 
nait d'acquérir dans celui du cap Lézard. Voici comment 
i) en rend compte dans son rapport au ministre de la 
marine: 
< Je roe suis approché de la cAte d'Irlande , pour croiser 

■ an-devant des flottes ennemies et des raisseiux des 
s Grandes-Indes , que je sais que l'on attend en Angle- 

terre , me réglant sur les vents pour tenir le large on 
. m'approcfaer de terre, depuis les 49 jusqu'à 51 degrés 

a de latitade nord; et cela sans avoir vu aucun vaissean 
« ennemi jusqu'au novembre de ce moU, qu'avant eu 
« connoissance d'un vaisseau de guerre, le hasard voulnt 
a que je le joignisse le premier, et que Je m'en rendisse 

■ maître après une heure et demie de combat, avant que 
« mes camarades , qui forçoienlde voiles, eussent pu nous 
a joindre. Ce vaisseau se nomme te Gloeetler, monté de 
i soixante canons, percé à soixante-dix, et armé de cinq 
* cents bommes d'équipages; mais, selon l'apparence, 
n il avoit pris une augmentation de monde pour donner 
« aux vaisseaux des Grandes-Indes, au-devant desquels 
« ce vaisseau devoit croiser avec un anlre de la même 
s force , dont il s'était depuis peu séparé en donnant 
< chasse. Voilà ce que j'en ai pu juger par le rapport des 
a prisonniers, que j'ai tait exactement interroger. 

■ La prise de ce vaisseau nous a mis vingt-cinq 

« hommes hors de combat. Le sieur de la Poterie , garde 

1 de la marine , y a été tué ; le sieur de Nogent, à qni j'ai 
donné le commandement de ce vaisseau , et tons mes 
« officiers ont lait des merveilles dans cette acli<»i : tout 
n l'honneur leur en est dû (') s 

461. BATAILLE DE TiLiAviciosA (10 décembre 1710). 

AiJfl dD Midi. Par M. Jean I1.1DX ta tin. 

Girerïs' Les campagnes de 1708 et de 1709 avaient été désis- 

''"i^iÎt"*'* "^""ss pour la France : Louis XIV , réduit à défendre son 
(■) Htttoirt d( Itt wuKint [rBotaitt , par If. E. Sus, L V, p. ni el 3t>. 



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rojaiune envahi , avait rappelé ses aniié«9 d'Eqiagne , el 
Phibppe V, abandonné a ses propres ressources, avait, 
comme son aïeul , essuyé une suile cruelle de revefs. 
Vaincu à Saragosse. le 20 août 1710, il s'éUit relire i 
Valladolid avec les débris de ses troupes, specUleur im- 
paissant des progrès de son eonemi. Tout semolailannoDcer 
qoe l'archidoc -Charles , maître de l'Aragon et de la Cas- 
lille, et rentré vainqueur à Madrid, devait rester n--"- ~ 



de l'Espagne. Mais cette fois , au déraot d'une armée , Phi- 
lippe V avait demandé â son aïeul un général , et ce géa 
ru suffit à relever sa fortone désespérée. Le duc de Yei 



dôme (') arriva à Valladolid , au mois de septembre. Les 
Espagnols teprirent confiance, et déployèrent, pour sau- 
ver leur Boi, toutes les ressources de la plus héroïque 
fidélité. 

■ On vil alors en Espagne le plus rare et le plus grand 
« exemple de fidélité, d'attachement et de courage, en 
« même temps le plus universel qui se soit jamais vu ai 
« lu. Prélats elle plus bas clergé, seigneurs et le plus bu 

■ peuple, bénéficîcrs, bourgeois, communautés ensenble, 
« etparticuliersi part, noblesse, gens de robe et de tra- 
« fie, artisans, tout se saigna de soi-même jusan à la der- 

■ niére goutte de sa substance pour former en diligence de 

• DOUveTles troupes, former des magasins, porter avec 

• abondance toutes sortes de provisions à la cour et à tont 
« ce qui l'avoit suivie. Chacun , selon ce gu'il put , donna 

■ peu ou beaucoup , mais ne se réserva rien ; en un mot , 

■ jamais corps entier de nation ne fit des efforts si surpre- 

■ nous, sans taxe et sans demande, avec ime unanimité el 

■ un concert qui agirent et effectuèrent de toutes parts à 
€ la fois. La Reine vendit tout ce qu'elle put {*). » 

Cet élan national ent bientôt donné à PhiU[^ Y les 

(1) Apréf la b«taUI« de Lniuri, le dac da TendSne s'iuit tttixé 1 
* — ' C'ul d*BS cMte reiidence qu'il iwat de Louis XIV l'ordre de 

re Te comiuandemeDl de l'irmée qu iJ cDTO]ralien Eipagne pour 

a cimpipic. Le due de 

. ,'. Àpiti aïoir pcii cod- 

e d« ordres de Louis XIV et répondu 1 Veniro;e du Roi, ît 

ajoult, en l'idreiunl i loa dievil : Eh Sitnl ^«Ofu'it em mI oiSii, 
Ml fmt la ran^jM ame aui. EKtetifemeBl, pcndeni touke celle 
caiapegiie, le srinn n'eul dm d'aulre ctacral ; il le monlall à le b«- 
UiKe de nilnicioia. Le guerre lemifnée, Il Hi faire Bon potlrall el ee- 
lii de MtB cberal. Ce poriraii èi|DesLie • êlé longtemps plicé dani le 
eUleind'Anet, propriété du due de VendAme, Il se trouve actuellement 
an diâleau d'En- (') Mimoini dû SaintStaun , i. IX , p. n. 



toiiiîHihvGoonIc 



39B fiiLctiEï amtniiccEs 

moyens de rentrer en campagne. Il marcha sor Madrid, y en- 
tra sans coup férir, et , s'attachant à la poursuitt de reo— 
nemi . l'atteignit le 8 décembre à Brilniefa. Là , le général 
anglais Stanhope {'); sarpriâ avec nn corps de dit nrille 
bomnies qu'il commandait, se rendit prisonnier. Il était 
trop tard quand Slahrcmbcrg (*), chefdel'ann^ de l'andii- 
dnc , arriva pour le secourir. Il vint cbercher une déraite à 
son toiir. 

•s II éloittrois heures après midi ; les deux amèes ètoient 
« séparées par des ravins, par nn terrain pienrewi, de 
« vieilles masures , qoelques restes de mnrsilies de pierres 
Il sèches. Cette situation étoit très -désavantage use pour le 
K premier qui attagncroil. Cependant le Roy d'Espagne , 
■ appuyé du sentiment du duc de Vendôme, étant per— 
a suade que si on remclloit à attaquer le comte deSla— 
« rembei^ ao lendemain, il profiteroit delà nuit pour se 
a retirer^ donna ordre de commencer te combat. Dès qn'ïl 
« fut arnvé à la droite , il se mit à la lètc , passa un grand 
« ravin, et se forma en présence des ennemis dm côté de 
a Villa-Viciosa. I) attaqua l'atlc gauche des ennemis avec 
s tant de vigueur, qu'après une médiocre rèsistasce il la 
K rompit, la mit en fuite, et renversa quelques batailIODS 
« qui soulenoicnt une batterie dont il se rendit maître. 

a T.C duc de Vendôme chargea en même tcms l'allé 
a droite des ennemis, qui fit une très belle résistance. 
<r Les charges de part et d'autre furent très Tives et trës 
« fréquentes.» 

On combattit loni le reste du jour, et lorSOTie la mit ar- 
riva, il ne restait plus sur le champ de bataille qu'un ba- 
taillon carré BU milieu dnqucl le comte de Staremberg 
s'était placé et résistait encore. 

a II ne se seroit pas sauvé tin seul homme de cette in- 
a. fanterie sans la nuit oui favorisa la retraite de ce qui put 
« échaper, et q«i mit nn à ce combat. M. de Starenbcre 
a quoiq^ue vaincu, s'acquit beaucoup de gloire dans cette 
a occasion. Il fit la retraite du câté ae Sigueuça avec tant 
« de précipitation, guil laissa sur te cbamp de bataille son 
« artillerie et plusieurs chariots chargez de munitions, 
« avec an grand nombre d'autres chariots longs atlelet de 
« bnit mulets, qu'on nonm oit galères. Il s'y trouva huil 
K mille soldats. M. Uahoni prit de son cdlé sept cens nni^ 

lyi Jftc(|un, camle d« Sianhopt. (*) Goido Dildc, conte de Statimn- 
bùg, t«lâ-nMrécbal dei anuïci auimbienoct. 



HihyGoogle 



« letschargu, etleslrot^es d'£s{wgiie s'enrichirent <la 
a boiin que les ennemis ivoieiU tait dam la CuUlle. Un 
a soldat porta à M. d« Vendiùiae ub élfiidart (|u'il avoit 
s pris . et r«[usa l'atgfint que ce prince Toulut lui tloBOcr , 
« en lui montEaut uoc bûurce (tleiiK d'urj et lui ûis«at : 
a Voilà ee mon gagne «h canUMliunt pour ta» Aoy. Les 
1 eoncnûs laisséceut en>irQa quatre mjlla morts sur le 
1 champ de bataille, et. ou leur Si lidîi milla prison- 
« nicrs ('). » 

Leduc de Vendûino. après la victoire, présenta à Phi- 
iipt)c V les étendards pris sur l'eiinaiai. La Boi.etlednc 
couchèrent sur te chami) de bataille et OHittnuércal le 
leDilemain à puursa.vrc t'aïchiduc fugitif. 

Philippe V, dans ccUc journée, combatlil en roi qui 
veut conquérir ses états. It rallia pliuicun fois ses troupes 
el les ramena lui même à U charge ; ce qui donna li — 
au duc de Vendôme de lui dire , aç " " ' ' "' 

s'était conduit en soldat. La journée a 

cisive ; elle afTermit sans retour la couxosne d'Espagne « 
la tUe du petit-fils de Louis XIV. 

ifiSL PBI3E DE SEPT VAISSEJUTS. AKCLAIS , HOU.AH- 
DAIS ET UTÂLANS PAK. M. DB L'AIGLB (2 BUFS 

171 i). 

PirlLThéMlofeGliBnM....- AiledoKord. 
« le 9 de mars, U. de taigk prfl, après qn combat de Rf!d"êb«u°^é* 
« qnelques heures , sept vaisseaux , tant anglois que hol- 
■ landois et catalans^ dï)Ot II mena une partit à Ualthe, et 
« Fantre à Toulon [*].• 

i93. pstss DE B10 uirBnto (33 septembre ITll). 

Par M. TMidiK ticonr «H tU9. Aile duSord. 

. . , . „ PMillenduKot. 

En fTll nDeescïnire, sons les ordres dn conunandantDn- R.-de-chansin!. 
clerc, avait été chaînée d'aller attaquer Âio- Janeiro. 
Celle expédition n'avait pas rèoisi . el Duclerc , prisonnier 
avec les officiers qui l'accom^^ient , avait été ensuite 
nnsseréaTca eux. Leai» Xlv résohit <le tirerus» ven- 
geance éclatante et cettb viobtion d* dnHt des gens. Il 
confia à Duguay-Trouia le commandement d'une flotte tfià 
partit de la Rochelle le 9 juin. Elle était composée de dix- 

0)Biiloir*mailairideli)uiilIT,fa(iainej,l.Yi,f.U». (>} IM, 



HihvGoonIc 



sept Taisseaax, et portait environ (rois mille cinq cents 
hommes de débarquement. Arrivé an Brésil dans les pre- 
miers jonrsde septembre, Du^ajr-Trouin demandasatisbc- 
tionangouvemeurDon Francisco de Castri>-Marias.S"aTant 
pul'obteniril força l'entrée delà baye de Rio-Janeiro. (Elle 
est Termée , dit Quincy. par un grand gonlet beanconp 
a plus étroit que celui de Brest. Elle est défendue dn côte 
n de Stribord par le fort de Sainte-Croix , qui étoit sami 
n de quarante- qnatre pièces de canon de toat calibre. 
t. d'une autre batterie de six pièces, qui est en dehors de 
« ce fort ; et du cdlè de Bas-Dord par le fort de S. Jean, 
a et par deux autres batteries , où il y avoit quarante-hoit 
u nièce» de gros canons qui croisoieiit Ventrée, au milieu de 
t laquelle se trouve une isie on gros rocher, quipentavoir 
« quatre-vingt ou cent brasses de longueur. » 
L'escadre de Duguay-Trouin passa dans ce gonlet défeiidn 

Îiar près de trois cents pièces de canon , dont il essuya te 
eu avec une intrépidité extraordinaire. Il s'empara de 
J'Ile et entra dans le port. « Ayant mis à terre environ 
« trois mille cinq cens hommes de débarquement, ils 
B attaquèrent des forts bien fortifiez , et obligèrent les 
Portugais k les abandonner , aussi bien que la Tille , 
n quoiqu'ils eussent plus de quinte mille hommes de 
a troupes, dont la plus grande partie avoit servi en Espa- 
« gne et s'étoit trouvée k la bataille d'Almauia. TA. àa 
a Guay-Trouin, s'ètaot emparé de la ville, marcha aox 
■ Portugais pour les combattre , et les obligea , quoiqu'ils 
« fussent bien postez , de racheter par de grosses sommes 
« leur ville qu ils ne pouvoicnt garder faute de vivres. 
a Cette entreprise coûta aux Portugais plus de vingt mil- 
a lions , et causa un grand pr^udicc i la cause conmiuDe 
« des alliei , pnisque le Roy de Portugal se trouva hors 
(c d'état de contribuer antant qu'il avoit bit jusques-U , i 
a soutenir la guerre sur les (Vontières de son royaume 
a contre l'Espagne, et obligea les Asglois et les Hollandois 
a d'y suppléer en sa place ['). » 

k&t. LA FIDÈLE , LA HIJTDŒ ET LB JOPITEB CONTU 
TflOIS VAISSEAUX HOLLANDAIS (1711). 

AilIdu^ord. Pu U. Tbkidare Gcddi eo 

PurillanduRoi. 

R..<ie-th>uM««. « Trois vaisseaux hollandois venant de Cura9so(CQ'- 

(■) HiHoiTemilila(rtdtLimUXir,p»tQ<iiacï,t. VI, p. <13 MSSl. 



HihyGoogle 



DD PALAIS DB rUUILLU. 385 

■ raçao ] furent pris , après un combat de peu de résîs- 
a tance, par la Fidèle et la MuUne , qui avoient été armées 
« à Dunkerque, accompagnées du Jupiler, armé à Bayonnc. 
K Ces Taisseans furent menés à Fainbœur. llsétoicntchar- 

■ aex de riches marchandises et de trois cens mille piastres, 

■ le tout de la valeur de douie cens mille livres ('). « 

kSà. BATAILLE DE DEMAIN (2i Juillet 1712]. 

Pir H. Jean Al*ci en il». Aile dH Wvil 
méLMc. 

Les revers éprouvés dans les campagnes précédentes j-.'nL'S'iîi™ 
avaient rendu le maréchal de Villars plus prudent. Le h?,» 
prince Eugène, au contraire, ayant vu son heureuse témé- 
Hlè couronnée du succcs, était devenu plus aventureux. 
Les troupes des conTédcrés occupaient Lille, Toumaj , 
Bouchain et Maubeuge ; le Quesnoy venait de tomber en 
leur pouvoir , et Landrecics était investie. 

La reine Anne avant conclu la paix avec la France, avait 
retiré ses troupes de Ta coalition , et des commissaires s'é- 
taient rendas à Uirccht pour traiter de la paix: nilsembloit. 
€ dit Qaincj, qu'après celte diminution de troupes dans 
« l'arméedesAllics.leprince Eugène nesongeroitplusàde 
« nouvelles entreprises ; mais ce prince , enflé des progrés 
( qu'il avoit faits depuis queloues années sur !a France, et 
a ae la prise du Quesnoy qu il venolt de réduire en peu 
M de tems; et se persondant que le maréchal de Villars 
« avoit des ordres de ne rren hazarder. dans la crainte 
« ([u'un événement désavantageux ne rompit les néçocia- 
« tions qui se faisoicnt à Ulrecht , entreprit de faire le 
• siège de Landrecics , comptant que s'étant rendu maître 
d en très peu de tems de cette place , qui d'elle-même 

■ n'est pas bonne . et qui est une clef de la Champagne , 
« ce seroit le véritable molcn de continuer la guerre avec 
« succès , sans le secours des Anglois , ou bien d'obligcr^a 
Il Keine Anne , par le succès de ces projets, h rompre les 
« traités qu'elle venoit de faire avec la France; et c'étoit 
« là le véritable but qu'il se proposoit 

a Cependant comme les mouvemcns du maréchal de 
« Villars. et l'importance de cette place qui par les progrès 
« des Alliés étoil devenue nne des principales clefs du 
a royaume de France , faisoient craindre au prince Eugène 

■ que ce général n'en tentât le secours, il fit couvnr le 

(1] HUMrt mUilafrt it Limit XI V, par Qnhic)'. t. VI , p. MO. 
17 



HihvGoonIc 



386 GALBiinis areTaWQOes 

« camp fies asstéi^rang par nn retranchement d«m le- fosse 
avoil s<'ize pieds de lari^enr ssr cpistre de prurondeur, 
u qnî fut bordés d'sriillcric chargée à cartouche . «t te 
« géncnl Fagd ent ordre de veiller à )a défense de ce 
n Tctranchcnirnt. Le prince Eugène avec ta grande armée 
a bien rclrancbée dans toolcs les svenAes , convrdt. 4e 
K sicgc, et veillait à tous les laouvemens du maréchal de 
« Villars. 

« Le comte d'Albcmarlc (') était paslc à Denain pour 
« couvrir le transport de l'artillerie , des munitions et des 
a vivres qu'ils liroicnt des magazins de la Flandre Via- 
• lonne , qu'ils meltoicDt en cntrepos à Uarchienne sur 
d la Scarpc, uù il y avoit plusieurs bataillans pour leur 
a sùrt^té. Le comte u'Albcinarle fit travailler en diligence 
a à une double ligne de communication qui s'étcndoit au 
■ travers de la plaine de Denain jusqu'à I abbaye .^eBeau- 
« iip;iire. Ces Ugnes èloient de deux lieues et demie de 
K longueur. et défendues de dislancc en dislance par des 
a reduul(% et des corps-dc~garde, pour assurer Icspassaj^ 
K des canvois ^ui dévoient aller a l'armée , et pour s'uçpo~ 
« ser aux partis et aux euti-cprises que pourruieat Caire , 
a d'un cûte , l'armée du marcclial de Villars , ou le prince 
a. de Tingry (') du cûtË de ^''aie^cicnne$ ('J. b 

Ces dispositions annonniieiit un grand inepris de l'en- 
neini. Le prince Eugène avait présumé que les Français , 
intimidés par une longue suite de revers, n'oseraient ja- 
mais prendre roiïonsive Cette présomption lui coûta cher. 
Villars . rassemblant qualrc-vmgt mille booimes. feignit 
de vouloir se porter a^ secours de Landrccics, puis, recu- 
lant brusquement vers l'Escaut , il franchit ce fleuve à Neu- 
ville et vint fondre sur les lignes de Denain avec une 
promptitude si inattendue, que le cojnlc d Albemarle ne 
connut le mouvement des Français .qu'à l'insiaia où ï) al- 
lait £tre attaqué. 

a La prière étant faîte et le signal donné , toute la ligne 
« s'avança cl marcha sept ou huitcens pas versies retran- 
B chemens sans tirer un seul coup. Quand elle fut arrivée 
« à la demi-portée du fusil , les ennemis qui bordoJent 
. « les rclranclicmcns, Grcnt une décharge de six pièces de 
« canon chargées à cartouches, qu'ils avoienl dans tenr 
o centre, «l trois décbargcs de leur mous4|uetcrie . sans 

<>) Arnold Joosi Vm "Kcnpel. fi) Oirliiian-toBls dr MoMn 
Luiemboiirg, depui» taaiicbil de Frsnce. i'j Hitloire mili 



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Di' ptu» m VKiMR.m. 387 

• qo'mcve bataillon en lut éliranlé. Ëtant Hrriiés à cin- 
« qaante pas des rclranchemens , kE piqnets rt les greoB- 
I oiers se jettèrent dam te (bssé, suivis des bitaitinns. 

■ llg^in]>èretill«E retronehcnicns qui i'Ioient fort haut 
« sans le Mcoan 4m Fascines, et entrrnt d»ns le camp, 
d luisant matn biiMe surtout ce qui leur voulut résister. 
« l>es eonemis oïant été rha$S(^ des rrtTanchcFncns, se 

, « retirèrenl daas le villB|jç et dans t'afafiaye de Denaio , 
< et furent poursBÎvjs do si près, qacdi^baîailloRsnresflue 

■ entien sejettèfcnt dans (Escaut. I.e carnage rat fort 
« grand, elon ent heaneonp de peine à arrêter le soldat, 
a de manière q« des seiie nsfnilions qui y ètoient, il ne 
fl se sauva pas quatre cens hommes , tout le reste oTanl été 
B lué.nolè ou pris ('). d 

I^ prince Eugène Hceoural au comrann cément de lac- 
tÛM , mais , de l'autre rive de l'Sficaat , il ne pit (^ con- 
templer Is défaite du comte d'Allioraarle , sans Un porter 
secours. Il était trop tard , cl la iicfaitc était consommée 
quand le gros de son armée arriva , et fit un effort pour 
reprendre sur les Frȍais le pont de Prouvy . Leur at- 
taque fut FC^ioussét . et Villars put recaemir en toute sé- 
cuilc les fruits lie sa victoire, iara^ne . six jours ^rès . il 
s'efiitian^le MarcfaicnncB. ei y prit, avec cent pièces de 
canon , tous les approvislonneraenls de l'armée du grince 
Eugène. La levée du si^ de LMxkeciei , et la reprise de 
Douai, de BMicbiM et do Ooeanoy, furent te< conaé- 
quonocs iiriMriiiilriï de k viclairc de Dcnain. On a jvsle- 
■enldit^'eitecauva la France. 

UJ6. COR«JUËS fiE RABTAPT(inars17H]. 

Tableau du Ipmps par Jean Hudotr lli ccn. Aile du Nord, 
R.-de-cbau&MÎb 

La pns avait été candve ■ Utrecht : lAnglelet», la Salknoii. 
iloIlBitde . le duc de Saveie . le Pia-togat et l'éfectenr de 
BraMletxnirfç (*) , devenu roi de Prusse , avaient lr«ité avec 
les rois de France et d'Espace. L'empereur Charles VI 
s'otis^nailseul à rester les armes à la main, dette opiniâtreté 
hu (U fuDeate. Toutes les Tames de la France e4 de l'em- 
jrire s'étaient porter s sur le Rhin , et là, le prince Engèiie , . 
campé sous Philipsbourg , n'avait pu empécJier Vi1lars.de 
■tendre, presipie aans coup férir. Spire , Worm» , Kaiser»- 
iBotern , Laimu et d'antres places. Ayant ensuite passé le 

(r BitimremJHfttirefctOTBiXn". parQHlnei.t.VU.p.Ti.tïjFVé- 
dârie-Galtliuiiie II. 



HihvGoonIc 



38& OIUKIBS HlSIOBlQtJES 

Rhin à Strasbonrg , et Irempé son caneini par une ma- 
nœuvre audacieuse , il cUit allé attaquer devant Fribourç 
une division de l'arinéc impériale , l'avait taillée en pièces, 
et assiégeait la ville sans qu'Eugène put la secourir. Déjà 
il en était maître , et la citadelle seule avait échappé k ses 
coups , lorsaue tant de revers doanèrent enfln de meilleurs 
conseils à l'kmpereur. Il consentit à entrer en négociation, 
et envoya le prince Eugène comme son plénipotentiaire k 
BasUdt, pendant que Louis XIV donnait, de son côté, 
à Villars , la même mission. Après de longues conférences, 
la paix fut enliii sijjnée , le 6 mars 1714. Landau rendu à 
la France Tut le fruit de la dernière cl glorieuse campagne 
de Villars ('). 

k&J. PHILIPPE, DUC D'OSLÉAHS, VA RECEVOIR Ar PAB- 
LEHENT LE TITRE DE RÉGENT DU ROTACHE. 

(2 septembre 1715). 
AileduNord, Par M. J«p Alici « .... 

""""«w^"'' Louis XIV était mort le 1" septembre 1715. Alan», 

nière calme et solennelle dont il avait vu sa fin approcher, 
on avait pu croire qu'il avait voulu faire de la mort le der- 
njer des actes de représentation royale qui remplirent son 
^and règne. 

a Aussitât , raconte H. Lemonley, l'historien de la ré- 
« gence , tous les grands du royaume entrent dans la 
o chambre du duc d'Orléans, et le saluent du nom de 
o régent. Une partie d'entre eux le presse d'en accepter 
< le titre, de le notifier auparlement, et de saisir, sans 
a autre formalité, tes rênes du pouvoir. PhiKppe sourit au 
lèlc de ces nouveaui d'Epcrnon ; mais . ayant peine à 
« reconnaître , dans la courtoisie de quelques habitués du 
a chAteau de Versailles, le pavois du champ de mars et 
v le droit des guerriers de Ciovis, il ordonne sagement 
« de convoquer le parlement, et entraîne le cortège aux 
a pieds de 1 enfant Louis XV. 

(1 ^ Dcuamf a rapporte , daui la Vit dei p«<»lr«( Flamand* , âiltmandi 
elHvllandoU, L !>', page Uu, que « le comte du Luc appela Uuber 
" (Jeoii Rudolf) à Badt, oif *»isiit pour lors assemblés les plenipolen- 



i» pour têrniiiier îet dilîérends et qui euncli 
•< Contest, le comle du Luc cl M. du Thell . secréLai 



• Noire peintre eut ordre de peindre dans un lefll tableau les pïéaipoun- 
--■-- "- ■ '- " ' '■■-■ -■• ■'■'"-rs, M.deSdiul- 



parl de la France ; le maréchal de Villars, ! 

omie du Luc cl M. dr '^-" ' — '■■■:— ■>■ — •-■ 

-^ l'Empire Sloienl le 

SeîiemelM.de BcBdearielli, si 



- de la pan de l'Empire 6laieol le prince EuEèae,les comtes de GM», 
-*- SeîiemetM.de BcBdearielli, secrétaire delcealiun.i' 



,G(Hinlc 



I TBB^ltlXEl. 



a Tout se prépare, ou plutôt toul était prêt pour U 
séance du lendemain. Les cardes françaises et les gardes 
suisses environnent le palais. Villeroy'. de Gtiiche , Con- 
ta des , Reynolds et Saint-Hilaire dirigent, en faveur 
• ■ d'Orli' - ■ - - — " 



a du duc d Orléans, toutes les mesures que Louis XIV ^ 
o prescrites contre lui. D'jlguesscauet Joly de FIcury ont 
composé les harangues. L ambassadeur d'Angleterre {') 
« étale dans une tribune l'apparence d'un crédit qu'il n'a 
B pas. La grand'salle et les vestibules sont inondés d'une 
M foule d'olliciers déguisés, de milil,'<ires réformés, et de 
a ces aventuriers dont les grandes villes sont le rendez-- 
« vous. La {)1uparl portent des armes cachées sous leurs 
B habits , mais sans aucun dessein arrêté. Tous obéissent 
a à celte curiosité française qui aime à saisfr les événë- 
« ments dans leur source , à la vanité de jouer un rôle 
M dans toutes les affaires , ou . peut-être au plaisir puéril 
" de figurer une scène de la Fronde. 
« Le parlement, impatient de sentir sa liberté , s'était 

« rassemblé dés la pointe du jour Philippe put recon- 

A naltre.â son entrée dans la grand' chambre, tout l'ascen- 

■ dant de son parti. Le premier président de Uesmes (*) , 
s son ennemi, fut oblige lui-même de le haranguer avec 
« soumission. » Le prince n'en éprouva pas moins un grand 
trouble cniand ce mt à loi' de prendre la parole : l'autorité 
de Louis A.IV était si imposante encore, même dans la lettre 
morte de son testament ! Le discours du duc d'Orléans 
était habilement composé : il supposa su feu roi des dispo- 
sitions contraires à celles que le testament renfermait; puis 
Il il promit un gouvernement sage , économe , réparateur , 
a et toujours éclairé par les remontrancesdu parlement, etc. 
« A ces derniers mots , tous les cœurs tressaillirent de 
B joie. Aussi, quand il proposa de prononcer, séparément 

■ et en premier lieu, sur le droit que sa naissance et les 

■ lois du royaume lui donnaient à la régence, un empresse- 
« ment sans frein dépouilla l'assemblée de la gravité d'un 



« et personne ne daigna l'écouter , Les têtes bonilfantes 
« des enqtiËles ne souffrirent même pas qu'on recueillit les 
■ voix dans la forme accoutumée , et une impétueuse 
< acclamation nomma le duc d'Orléans régent , en vertu 
;e et des lois du royaume (*). » 



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390 «tLBUEs Hismuoiiu 

468. LIT DE JUSTICE DE LOCIS XV (18 sept. 1715). 

Tibtcaa da Mnf« ^i DiBt.iii.. 
*■ Le duc d'Orléans s'empressa de faire conlirmer par la 

royauté, dans son plus solennel apparvil , l'arrèl du parle- 
ment qui venait de détruire le ttslameot de Louis XIV. Il 
fut décidé que le jeune roi ['] âgé seulement alors de cinq 
ans , «c rendrait au Palais pour y teuir uu lit i^ justice ou 
serait enreaistrë l'acte ([ui conférait la régence asoD oncle 
le duc d'Orléans. Cctic LtréoMnic. fixée d'abord au 7 sep- 
tembre, n'eut lieu que le 12, par suite d'une indisposition 
qui alarma un momctit la cour, et le régent plus que tout 
le monde-, pour renfance débile do Louis XV. 

Le parlement était assemblé daus la salle de la grand'' 
chambre , lorsque le Bui arriva : Louis XV, accompagné 
du régent et des princesdusang, fut reçu au bas desde- 

6rés de la Sain te^^ha pelle par la dèputatioii , ayahtà sa tCte 
i premier président, et conduit jusqu'au trône qui se 
trouvait ilans un angle de la salle. Lu premier chambellan , 
comme gra:id èruyer, le puria depuis le carrosse jusqu'à Ja 
porte de la grand' chambre, où le due de Tresiues Ole prit 
et le mit sur son trùne. Le Itoi étant assis, chacun prit 
place, ainsi que l'iiidifjiie Saint-Simon P), 

Le régent et les princes d:i sang à sa droite ; 

Le graad cbambellau était sox les marches du troue ; 

Le prév.j; de Paris coui'lic sur les degrés ; 

Les Ijuissîcv? de la charûb."!.' du P.ui â gcnou\ plus bas . 
leurs mar..,;s lio sorii:eil car le col, cl les ïiérauits iTarmcs 
eu costume a»oc leur colLe 

La Cour portait le deuil ; apr^ Ica niinces ven nient en- 
suite .^ur les gradins élevés de la salle , et au-dessous du 
tronc, les ]j;iirs laïiiues à h droite et les pairs eeclésiasliques 
à la gauche du Itoi. 

Le Conseil (I'£lat,suus]cgradiudespairsfa'iques et plus 

Dev.inl les pairs cccléiicsliqucs les présidents dos cham- 
bres, en robi.'S roiitv.i ai ec leurs foui l'ures. Les conseillers 
de toutes les chambres, ou robes rouges < eu face des pairs 
laïques cl plus bas ; et cnlîii , en retour de la salle et en ptce 
des iKiirs ccclcsîasliques . cuco.c les conscDlers. Derrière 

C; Louis XV, né fn mu, H.'it flif du dur de ilnur^iinr, ni5 alni' <lu 
nsml (laupliin, et pat Gaii*n|ucul «riivn'-p'-til'lits tla Lauis X■^'. 
(i)FraiiçDi^ii(;i]urdPaUcr<lc<.ivMre9, (i;Tauie.\Vll,|>. U3. 



HihyGoogle 



DO PILAIS US TBH3AILLES. 391 

eux. les gens du Bo^ après les. spectateursde marque et de 
considération. 

Les iliinies de la Cour occupaient les lanternes on loges. 

B U n'y cul , ilil Sainl-Simon ('] , poinl de Ivi cl hom- 
« mage et rien de parUcuUcr, sinon que )a durliesse de 
a VenladouT [') y cul un pelil siépe , cl que te maréchal de 
H Villcroy eu eut un aussi fort bas , hors de rang , entre 
« ie trûnv et la première place des pairs ceci es in cliques. 
« Ce Ait une iDlcraiico , car il uc pouvuitélre en ruaclions 
a Uni que Je Boii ctuit eutre les mains des feiumes. » . 

MO. UÉrAXT DU ROI IfiltS LE LIT BE.iLSTLCE ( 12 SCpt. 
1715). 

Iibltao du tarap* p«i iMo-Ba^Usu Hakhi. Aile du Nsrd. 
B.-de-rbAUiiriB. 

La séance étant levée , la Roi fut reconduit jusqu'à son ^"'' "' '*■ 
carrosse au b»s de» degrés de la Sainte-Chapelle, par la 
même drpulotion qui l'avait re^u ï son arrivée. Le duc 
d'Orléans, le duc de Bourbon et tous les princes du sang 
marchaient imiuédiaLcmcnt devant lui. Ensuite le cortège 
se mil en marche pour relouincr auK Tuileries. 

470. (MIS XT vism hsrbe le en&N& a l'iwtkl de 
usDiGCitfws (llXinai 1717). 

Par M»' llrnsEST en i84o. Ail* du NoM, 
H.-de-chansiiv;. 

Le ezap Pierre avait commencé ses vnj;agrs «l'Europe ^"* "" '*- 
dans l'année ICll'l; dès celle cpoqii.", il témoigna l'inten- 
tion de venir er» France ; mais Louis XIV ne voulut point 
lui montrer le royaume altrisié par tes rantheurs qui fini- 
rent son règne. Ce prince étant mort , et le Ci;ar ayant de 
nouTeau manifesté l'intenlinn de pa5fer par la France 
avant de reloin-ncr dans se? élals, le rp"ent rtioistt te 
maréchal de Tcssc pour l'aceotnpajner nend.int son séjour 
à Paris. 

Pierre le Grand arrÎTa h Cnlais , où il fut d'abord reçu 
par le marquis de Xeellc ; le maréchal de Tessè alla au-de- 
vant de lui ju^D'â Ileaumont. • Il arriva a Pqris 1? 7 
1 mai. Il des('enàit d'ail ont au Louvre, enlra parloul dan» 
« J'*appartemcnt de la Reinc-mére. Il le trouva irop ma- ■ 
« gnifiqucmcnt tendu et éclairé , remonta tout de suite en 



HihyGoogle 



> HiSTOBIQCES 

« carrosse et s'en alla à l'hôlel de Lesdigaières , où il vou- 
n lut loger. 

d Lelundisuivant. 10 mai, le Roi alla voir le Cur, 
a qui le reçut h la porlièrc, le vit descendre de carrosse, et 
a marcha <lc Tront A la gauche du Boi jusque dans sa 
d chanihre , où ils trouvèrent deux fauteuils égaux. Le 
s Boi s'assit dans celui de la droite . le Czardans celui de 
« la gauche, le prince Eourakin servit d'interprète. On 
« fut clonnc de voir le Czar prendre le Boi sous tes deux 
a bras , le hausser à son niveau , l'embrasser ainsi en l'air, 
K et le Boi , à son âge , et qui n'y pouvoil pas être pré- 
K paré , n'en avoir aucune frayeur. On fui lort frappé de 
K toutes les grâces qu'il montra devant le Boi , de l'air de 
g tendresse qu'il prit pour lui , de cette politesse qui cou- 
« loit de source , et toutefois mêlée de grandeur , d'égalité 
a de rang , et légèrement de supérionté d'âge ; car tout 
a cela se fit très-distinctement sentir. Il loua fort le Boi, 
a il en parut charmé , et il en persuada tout le monde. Il 
a t'embrassa à plusieurs reprises. Le Boi lui fit très-joli- 
K ment son petit et court compliment, elM. duUaine(') , le 
B maréchal de Villeroy , et ce qui se trouva là de distingué, 
■ fournirent à la conversation, La séance dura un petit 
K quart d'heure. Le Czar accompagna le Roi comme il l'a- 
n voit reçu, et le vil monter en carrosse ('). » 

^71. PIERRE LE GRAND ET LE RÉGENT A LA REVFE 

DE LA MAISON UaiTAIRE DD ROI (16 juill 1717). 

Par H. Lesta:(u-Pàiiàde en IGIT. 

Le mercredi, ISjuiu, lé Czar se rendit à cheval i la 
revue des deux régiments des gardes, des gendarmes, 

des chcvau-lègcrs et des mousquetaires; le régent lui fil 
les honneurs de celte revue. Le Czar était suivi du maré- 
chal de Tessé et du prince Kourakin , qui l'accompagna 
partout dans son voyage en France. 

„*']**'ï^'"^- i"^- PK'SE DE FOXTARABIE (16 jUÎn 1719). 
S«llen°iî- Par M. HippolileLECOïTï ™ .... 

(1) Lûu 11- Auguste de Bourbdn , duc du Malue. :}) Simotrt) de Saint- 



HihyGoOgle 



DC PILIIS DB VEKSAtLLEl. 393 

473. CAMP DE L'ARHÉB FRANÇAISE ENTBE SAINT-S^ 
BASTIEX ET FONTABABIE (juio 1719). 

SDABIiei DD raiXCB DE CO!tTI. 

TtblHB ds lempl par Jein-Bipliilr Hiamt. Aile <■ Nord. 

Philimie V en montant sur le Irûnc d'Espagne avait Salleiioi]. ' 
renoncé a tous ses droits sur l'héritage tle Louis xIV; ce- 
pendant . depuis la mort de ce prince , le cabinet espagnol 
ne cessait d'agiter la France de ses intrigues. Une révolte 
avait éclaté en Brclaene , et tout avait prouvé qu'elle était 
Tceuvre du cardinal Albcroni. On découvrit, peu de tetnpt 
après, la conspiration ourdie a Paris parle prince de Cella- 
mare (<), ambassadeur d'Espagne, dont le but était de faire 
passer la régence des mains du duc d'Orléans dans celles 
de Philippe V, Il importait d'assurer le repos de la France 
et celui de TEuri^e contre la politiqae tarbulenle d'Alb»- 
rooi. Son renvoi fut demandé, et, sur le refus do roi 
d'Espagne, la France, unie à l'Empereur, au roi d'An- 
gleterre et aux Ëtat5-Générau)t de Hollande par le traité 
de la quadrnpie alliance , déclara la guerre à Philippe V. 

Le maréchal de Berwick reçut le commandement de l'ar- 
mée française, avec l'ordre d'entrer immédiatement en Efr- 
pa^ne; le 27 mai il était devant Fontarabie , dont il entre- 
prit le siège. 

Le prince de Conty (') se rendit à l'armée du maréchal de 
Berwick , et l'accompagna pendant toute la campagne. 

* L'armée d'Espagne étoit vers Tafalla. à troislieueg de 
« Fontarabie. Goigny ('), par ordre du duc de Berwicii, vi- 

■ siloit cependant avec un léger détachement les gorges et 
a les passages de toute la chaîne des Pyrénées pour les 
H bien reconnoitrc. Fontarabie capitula le Ifijuin. Tresnel, 

■ gendre de Le Blanc , en apporta la no\ivclle. Le duc de 
« Berwick fit aussitôt après le siège de Saint-Sébastien. Il 

■ y eut quelque désertion dans ses troupes, mais pas d'ao- 
« cuu orucier. L'armée d'Espagne n'éloit pas en état de se 
« commettre avec celle du maréchal (Je Berwick ; Sainl- 
« Sébastien capitula le 1" août. Bulkley. frère de la maré- 
> chale de Berwick , en apporta la nouvelle. Quinie jonn 
• après U. de Soubise (*) apporta celle du château, et qu'on 

(|) Anloine Guidice, dur de Gimcnauo. ;-' Louis-Armand deBouibsn. 
,'S! Français de Hranciiielal. drpul* nurt^hal dePrsntvctduc deCo)||nj. 
(') I.ouis-Franfoi«-Jules de Rabin, prince cle S«iibi9c,GopiUiDe-livuttiMnl 
4tt gcadarm«) de I* gatde du roi. 



™,l,î™nvC00^lc 



394 «ULEBIBS HISTOKIQI-BS 

a avoit brùlè , dans un petit port prcs de Bilbao , nommé 
a Sanloi'ta, trots gros vaisseaux r^gnolsqui ùluîent .mit le 
« clianlifr près d'6lrc lances à la iuct ('). n 

Le marociial de Bi'rnirk se poila ensuite en Catalogne. 
La flotte espagnole fut difaîte par celle de rAiigleterre près 
de Messine, et Pbilipjje V fut forcé d'accciilcr la paix 
aux conditions qui lui furent dictées par le rcgenl. Albc- 
roni quitta le ministire et F Espagne. La Sicile fut cédée à 
TEmpcreur, cl la Sardaignc donnée eu échange au duc de 

Le mariage de Louis W avec l'Infaiile iTEspagne , CUe 
.de Philippe V et d'Elisr.helh Farnêse , sa seconde rcmnie , 
fut une ocs conveiilions de ce traité ; signé à la Baye , le 
17 février 1720. L'Infante était alors âgée de sis ans; elle 
devait être conduite en France pour y achever son éduca- 
tion. Les événements qui suivirent mirent au néant cet 
article du ttaité. 

On convint également du mariage de roademoiscIJc de 
Uontpensier , LouJse-Elisabelh d'Orléans , fille du régent, 
avec Louis . prince des Asturies. Gis atné du roi d'E^agne 
et héritier du trône. Ce dernier mariage eut Ucu dans la 
Tille de Lernaa , le 2U janvier 1722. 

»<- klk. KÉH^UET-EFFENIH. AMBASSADKOR TDKC, JdtKIVK 
5™ ACs TUiLEBiES (21 mars 1721). 

Tabicdu du ieaipa ptr Charles Pakbocel. 

"''■ W5. H^ÉMET-EFFENSI, AUB^ISSADEITH TTRC, AEim'E 

i'e< Aint TLiLEiUËS (-21 mars 1721}. 

lobluu do Mr>f ■ ^r ChHles Piuocei.. 

hlH. HÉHÉMïfr-EFPENDI , AHBASSAlœrR lUKC , SOKT 
DES TCaERIES APHË8 SA RËCEPITOR FAI LE 

HOï (21 mars 1721). 

oie- Tiblrau dn lemps psr Cliiirie» Piuocel. 

L-s On lit dans les mémoire* duduc de SaiB^-Simon C^:» Le 

II" « Grud Seigneur, qui n'envoie jamaisd'aniJxigsadeui aux 
■ premières puissances de rËur«pc , sinon si rwenicnl à 
B Vienne , à quelque occasion de traité de paix , en réso- 
« lut ime sans être sollicité , pour féliciter le Roi sur son 
['i Mèmoira de Saint-Simûa, I. XVII ». m. C) Ton» XVm, p. M». 



HihyGoOgle 



DD PAU19 DE TEBSIILLES.- 393 

atciicmciitàlacourtNinc, et Titauiisil'il partir Mcbcmel- • 
« EITtnili TfWfKlar , ec*l-^-iIîrc grand irésni ipr de l'em- 
a pire, an i]U3litâ cl'aml.-assaikur i.>\tra:>r(li[iairr, avec 
u uni! i;ran<]c suite , qci s'embarque re ni sur des vaisseaux 
a (lu Roi , qui se trouvèrent forluitem^'nt d.tns le port de 
u OutsUutiuiip'e. Il tI^barquaai!port deCelteen Langue- 

■ doc. » Arrive à Paris , il fut logé à l'hOlci des Ambassa- 
deurs eiLlraordinnircs, rue de Tournnn. 

«Le vi'udredîSldumoisdeisars. le jirinri; tVLamlH'scC) 
B elRi'DioDd, iiitroJ*'li'uri djs amb.i^^^adours , allcrt'nt 

• ilans le carrosse du Itui prL'ndre l'ambassadeur à son 
« Itùlvt ; el au.=isitbt Ils se mîi'cnt en mnrche pour aller à 
a Taudicacc du lloi : la compagnie de la piilicc avec ses 
B timbales cl ses IrompeUvs à cheval, le carrosse de 
s l'iittroiiuelcur . celui ilti prince de f^nibesc , entourés 

■ de leurs lltré«5, précédés de sixchcvau\ de m.'tin et de 
u kuii gcuIiUliummus à c'jcval , trois CFi-ûiiroiis d'Urli-ans, 
« douze clicvauï de roalu, menés par des pallrcniers du 
« Uoi à chcial, IreuL.-qualre Turcs à cheval, dons i 
A deuv. saus armes, puis Merlin, aide-inlrarlucleur, et 
H huit des prîucipaui Turcs a cbcval . le !ïls de l'ambassa- 

• deiiràctt«val,said, poilaal sur ^t maissla lettre du 
Il GrandSeigiicur dans une élJiffe de soie, si^ clic\aux de 
H main, harnachés à la turque, raen^spir sixTuTrsàcbe' 
K Tal, ^w)retrafl)fi«tlesdu B«i à cheval. L'ambassadeur 

• sui^oit entre le prince de Lambe^c el l'itilrodueleur. tous 
« troisdeftciit a ebeval. eaTirAnaé» dct \%itté de pitd 
<• turcs et de leurs livrées , côtoyés de vingt maîtres du 
e réi(iai«Dt.Co)uaalr-Kénéral, ce m(me ré^^i ment précédé 
des greo.'uJicrs à clieval ; puis le carrosse du Roi et la 
CbijoétaWie. I-csmémMeMonadesetcompaRnÎM.d-de- 
vantnoraraéMà rentrée, se trouTèrent postées dans les 
o nies<Fti Passage, dans la me Danpltine. sur le Pont- 
a .Teuf . dans h-9 rues de la Monnoie et SMdt-Hoaoré , à 
« la place Venitùmc, deiairt le PaUrs-Hoyal , à la poric 
« Saint-ifonoré, avec leurs troinprtles el limbchts; de- 
« puis rc-lle porte ca rtehors jnsifn'à IBspkinwlc. I* régi- 
« inentd'infanterieduRoieiihaie des deuK côtés, et dans 
l'Esplanade les détscheinentsdesfnirdes-dH-H^orfis. des 
« geoaatmrs , des cfieiau^léfcev s . et les deii:c compa^cnies 
« entières îles moHsqneta'rres. Arrivées en cet eudmit, les 
troupes de ta marche et les corroMes aliêreBt se ranger 
a air le quai , soim la terrasse des Tsileries : l'ambassa- 

'}) LaiMi (te Lorratae, cmnK de BrioaH« *t d« Sralar, brlgulier d» 



,G(Hinlc 



396 fiALEBIES HtSrORISCBS 

« (leur , avec tout ce qui l'accompagnoit el loule sa suite i 
a cheval , entra par le Pont-Tournant dans le jardin des 
« Tuileries, depuis lequel, jusqu'au palais des Tuileries, 
u les régiments des gardes françoîses et suisses étijient en 
ti haie des deux eûtes, les tambours rappelant et les dra- 
peaux déployés. L'ambassadeur et tout ce qui laccom- 
a pagnnit passa ainsi achevai le long de la grande allée , 
entre ces deux haies , jusqu'au pied de la terrasse . où il 
a mil pied à terre , et Tut conduit dans un appartement en 

■ bas , préparc pour l'y faire reposer, en attendant l'heure 
n de l'audience. 

« Après l'audience, continue Sa int- Simon , le prince de 
n Lanibesc conduisit l'ambassadeur à rapparlemenr où 
a il était entré d'abord, et prit congé de lui. 11 s'y reposa 
a. un peu : puis , l'introducteur a côté de lui , à sa gauche , 
« il traversa la terrasse du palais des Toileries , monta à 
« cheval avec tout ce qui 1 aceompagnoit , trouva , dans la 
e grande allée, au Pont-Tournant, à 1 esplanade, les mêmes 
« troupes dans les mêmes postes , (U les mêmes honneurs 
« qu'en venant, b 

VTÎ. SACHE DE LODis XV A KEDis (26 Octobre 17^}. 

COOBONHEMBKT DU ncl. 

Ti-blcin du temps par Jein-Baptiilc Htitin. 
&78. SACRE DE LOUIS XT A HEiHS (25 octobre 1722). 

COUBOtOBMEni DU BOI. 

i. PirM. ËinlLeaic!<OLen iS3i. 

Louis XV fut sacré le 25 octobre l'732 , à l'âge de (reiie 
ans. La cérémonie eut lieu à Reims dans l'église cathé- 
drale; lecardiaalducdeBahan('},arche>Ëque de Strasbourg 
et grand aumùnier de France, officia; il était assisté des 
éveques de Laon et de Beauvais {*). 

L'église avait été tendue et ornée comme au sacre de 
Louis XIV. Le cardinal de Boban alla chercher le Roi à 
l'archevêché, el le cortège se rendit à l'église dansl'ordre 
et la marche indiqués par le cérémonial. 

Les premières cérémonies du sacre élaiil achevées, «le 
« Boy s'étant levé, le grand chambellan,') lui présenta les 

■ vitemens que Sa Majesté devoit mettre par-dessus sa 
« camisole, la tunique , ladalmatique et le manteau royal. 

:>j ArmindJule» de Rotun. .i) Chirles de Stinl-Albin, dcpaii grche- 
ï«(juc de Cambruy el Frarçois-Honoral-Anloine de Bentiïiflier Sïlnl- 
Aigna^.^3JFrédério.M«u^icedeL«Tou^BoulllOll,dillBp^i^cedeTor«nne. 



™,l,î™nvC00glc 



DO PALtU IH TBBUILLKS. 397 

s Lorsqae le Boy en Tut revêtu , il se mit « genoux de- 
« vant larchevèciae, el reçut les deux dernières onctions 
• aut deux mains que Sa Majesté joignit pendant qu'on 

■ bènissoit lesgans et l'anneau qui lui furent présentez 
fl par VarcfaeTéque. 

g Ce prélat prit sur l'autel le sceptre et la main de jus- 

■ tice, el mil l'un dans la main droite du Uoy eL l'autre 

■ dans la gauche; aussilt)tlc Chancelier (') ayant appelé les 

■ douze pairs selon leur rang, l'archevêque pritsur l'autel 
a la couronne de Charlcmagne. et après ea avoir Tait la 

■ bénédiction ^ il s'approcha du Boy pour la mettre sor la 
B télé de Sa Majesté [*). » 

«Les pairs laïcs: Le ducd'Oriéans(') représentant le duc 
B de Bourgogne ; le duc de Chartres (*) représentant le duc 
de Normandie ; le duc de fiourbon(°) représentant le duc 
« d'Aquitaine; lé comte de Charolois (°) représentant le 
a comte de Toulouse; le comte de Clermont(^; représentant 
« le comte de Flandre, et le prince de Conti (') reprèsenUnt 
« le comte de Champagne ; les trois premiers, portant la 
« coaronneducalr,et les trois autres celle dccomle, sont du 

■ côté de l'Evangile, et les pairs ecclésiastiques , l'èvèque et 

■ duc de Laon ; l'éTtqne comte de Châloiis ('j représentant 
a l'évéoue et duc de Langres ; l'évëque et comte de Beau- 
« TaiE,l'éTéque comte deNoyon {"■) représentant l'èvèque 

■ et comte de Châlons; l'ancien évèque de Fréjusf") repré- 
« sentant l'èvèque et comte de Noyon du coté de VÉpitre. 

■ Derrière les pairs laies viennent les trois maréchaux de 

■ Franced'Eslrèesi"), d'Huïelles(") et de fessé L"); auprès 

■ d'eux, 1cs ministres et secrétaires d'étal, le marquis de la 
Vrillière{'*),lecomledeMaurepas[">elM. Leblanc; les 
« seigneurs et les principaux ofnciers de Sa Majesté. De- 
o Tant les secrétaires d'ètatse trouvait le ducdeCbarostCW 
a gouverneordûBoi. 

■ Dn côté des pairs laïcs et selon leur rang, les cardi- 



OUph-J< 



lean-BiplislcFIcuriia, : 



_e France, (i: Deieripli<ii\ .. 

d'Orléans, règenlilu raïaume. t^i Lou 

(") Loul«-tIenrï de Bourbon, prince de Condé , , 

M OtarlCB de Bourbon, Frère du precedeai. ri; Louis uc uaurnan. 
(«1 Loul»-Ariuand de Bourbon. • Nicolas de Saulx-Tavaniies , depuii 
■umAnier de la reine. <'») ClurlGS-Frin[oi9 de Chilleauneur de Roebe- 
bopn«.,ii)André-Hetcule de Fleurv, depuis cardinal el premier ininislre. 
(11; Vîclor-Marie d'EsIrées , duc d'EsIrcea. ;a. Nirolas bu Blé, marqula 
d'HuielIcs ("1 Bené do Frouloj , 111- du nom, eomlc de Tessè. (n I^ui» 

Pbélvpeaui, 11' du nom, comlede Snint-Kloremln « -'-'-- "-- 

!>*) Jcrame Phéljpeaui, comte de Ponlcbarlrain , ei 
<"j Amund de Kihuue , lieutenant géniiral des innti 



HihvGoonIc 



398 BU.BBIES BISCOaiQtEB 

« naoT, tcsèvèquFs, 1k abbés, les ceiiScilIcrs d'état, tes 
« mîntslm des requMes et les secrélairoS' du roi. Dans le 
H milieu dusanctuairc. du rùlc de l'Epitre aaprcs du faa— 
a teuil et du prie-diea du rui, on voit le eapitaMie des 
. « gardcsccûssoises.kducde Viller<i¥('),lei>rinceGhar(es 
« de Lorraine (*), grand écuycr, et le capilailte des cent— 
ic suisses, le marquis de CourlènvanT('j. et dn côté de l'E- 
1 Tsngile. l'autre capilainedeggardcs, le ducd'HarcouTt['). 

« Au boat des degrés du sanctuaire, le Gaanètable , 
• dont les fonctions ètoient remplies par laaiaréchat dac de 
a Villars(>)entHd)it(Iepair.elàsescût6slcsdcaxhuisacTSde 
« I il chambre. AArès 1c Connétable, le fihaneclitr , repré— 
•s StinlÀ par H. ifArnienMivilIfl, gnrdc doS'Scuux, e( der— 
n rière («i les trois gi^nds officiers. 

« Le prince de Bohan : ') , arec le l)àton de ffrai>d'matlre 
M dont il faisait les fonclti^nS', à sa droile le nitice i» Tu- 
« rcnae, grand cliambellan. et à sa giticho, Icdac-dc Vjl- 
« Ipcfilierc;. premier gentilbommedeUtiiambre. tous trois 
<s en habits de pairs avec des eouronuc» de mate sur la 
« ttlf et sur la m#mc ligjie. 

u Les gardes-dinrirjis sont placés aw bas dte-tlegràs 
r da smctuaire. et lesnénrntsdamcsEe tiennent prés des 
n slâltes des chanoines. 

« Les chanoines de la cathédrale sont dans )» hautes 
n cl basses stalles. Les (Quatre chevaliers de l'ordre du 
n. Sertit-Esprit, le maréchal docd(Tal!ard('), lec«ntedc 
« MatiRmin^'.MecomtedeMWavyC"), lemarq»sdeGoës- 
« briant(";portantlcs offtirr'los, occopentlesqaatrepre- 
a migres hautes stnlles da cMé â» l'Ëptlre, et les quatre 
n sei;^eurs otages les quatre havtrsslàllcs du câtèdcrË- 
» tieimenl 



i79. 8ACBB DB LOUIS SV A KBIMS. 
CAVALCADE DC KOI (iO octolire 17ÏÎ). 

Tahluaudu temps par Jeaa-Bapiistf Xiarui. 
Ua des jours qni suivirent le sacre , Louis XV monta à 

[1) Lûuis-Frantois-Annc d* Sciirïiire. (>J Clmrtts de Lerr»i«e,iH 
U prinre Ctutrlti, coinle (TArniaïMjp, ;" MicheJ-François Le TelKer 
f'i Fratitois Je llarraurl. :': touis-Claude-llecloT dp Villam, prime de 
nurliRue»,elc. r<. Hercule Moria il ce diiRnlian,ctnc de nohnn-Hohsn. prince 
de Suubirie.lieulenanl général <!«:( armées ilu roi. C) Louis-Marie irAunsiii 
deRndieharon. (8) CamiMed'TIoslmi, <hir dHosiun. «: Jac<|ues defiojai. 
m- du nom. l'^j Jai:qucï-LéoQorIknni'l,ronite<leN**irt et rteGunsey, 
depDïs msrt^hal de France. (><' Louin-vinreBr de Gieibnanl, IleuMunt 
Iicn6ral désarmée* du roi. v^lEilraUdii sacre deLouiiXV. 



HihvGoogle 



M PALUS BE mSAlLLBS. 399 

che>-3l pour accomplir bcèrêiDonte de la grande r » val cade. 
li claîL acconipaKiiè du régcDt . des grands of^ciirs de sa 
maboo , des maréchaux de Fiance cl des <illii:iers de 
l'ordre do Saint-Esprit. 

Voici l'ordre- dans lequel le cortège Mrlil de l'arche- 
vèché: lés hautbois, Uiiiuourset (rompcltes marchnient eu 
teie; veuaieut cnsuile le ooralc d^ Muiisorenu. grand préiùt 
de l'hOtel ; pob les gardes du corps , avec leur» ofTicicrs , 
parmi lesquels se trouvaicot de la Billarderîe, lieutenant ; 
de Fciuve! , cilseignc, et de la Grange, cT.empl, qui avaient 
été nomoiés pour .-issisier à la ci'rénitinie du sarrc. 

te cortège se rendit d'aboril à Saibt-Marcon el ensuite 
à Sainl-Bcmy . où le roi mit pied à terre. « l.eSÏ ortolire, 
ajoute te utarecha! de Villars, il (il chevaliers de l'ordre du 
fîaiiil-Eîprit . M. le duc de Chartres et M. le comte dcCha- 
rolais Les chctaliers 9C troavèrout a celle cêr*m<»Bc en 
lubilde l'ordre. Le Roi alla voir les trou|,es le â8, et te 29 
il tOQcha . suivant l'usage immémorial , deux raille cinq 
cents malades des ccrouclles ('). » 

iSO. UABUGE DE-LOCIS XV ET DE 3LVRIE LECZniSKA 
( 15 août 1T25). 
UH'is. Dre d'oblëaiis. fils iiv Biee^T. émcse x stsa»- 

■OITM. Ar WOV DD ROI , M ABIE~CB.)BLI>1TI<90PBIB-Ft LI- 
CITE LECUUKA. PUKCESBE Dl tOLOO!!!. 



loms-Phihppe d'Orléans , régent podant \a minorité 
du roi LoHJsxV, était mort le 2 décembre 17^23 et le 
dné de Bburbon. plus connu sous le nom de Uoaeicur le 
Doc, lai avait ^nccédé dans le minisl^'re. 

Lcfloiavai(alorsi|uirizeBns,cinntanled'£sp*giie(')qm 
STDit été amenée en France pour lui être unie , n'en avait 
que sept. Il bllait donc attendre plusieurs années encore 
■vml feor mariage. Le conflcil Uouva que le délai était trop 
lonfdansl'intértt de l'état, qui voulait que le roi fùtpromp- 
leamit marié- En conséquence , il Tut décidé que l'inrantc 
serait rendue à sa rojale ramille. Elle ipiilta Versailles le 
"h avril . et (et remise , le (7 mai , à Sauil-Jean-Red-de- 
Port , sur la rrentiëre des deux rojanmes , aui envoyés de 
la cour d'Espagne. 

1. (t) Marie- Anne- ViC' 



,G(Hinlc 



100 OALBRIBS HIÏTORIDIIBS 

Le 15 août, Louis, duc d'Orléans, flls alnè do rtont, 
épousa à Strasbourg , a<f nom du roi de France , Marie 
Leczinska, fille de Stanislas . roi de Pologne. Le mariage 
fut célèbre dans l'Église cathédrale de cette ville ; le car- 
dinal de Itohan donna aui deux époux la bénédiction 
nuptiale. 

&81. SIÈGE DE PBaiPSBonBG (15 mai 173ik). 

INTBBTISSBIIBNT DR LA VLACB. 



L'ancien évtauc de Frèjus, depuis cardinal Fleury , 
précepteur du Roi , ne tarua pas à remplacer M- le duc 
dans la direction des afTaircs. Le Roi, dans l'année 1727 , 
ayant supprimé le titre de premier ministre , nomma son 
ancien précepteur, principal iqinistre d'état. 

L'Europe était en paix depuis quatorze ans lorsque la 
mort du roi de Pologne , Auguste II , électeur de Saie , 
vint y rallumer la guerre. Deux prétendants se disputèrent 
les sulTrages de la diète assemblée à Varsovie. Stanislas 
reçut d'une seconde élection , le 12 septembre 1733 , la 
couronne qu'il avait déjà portée ; mais Charles VI, em- 
pereur d'Allemagne, et l'impératrice de Russie (') appuyè- 
rent les prétentions de l'électeiu" de Saxe, fils d'Auguste II, 
et leurs troupes marchèrent sur Varsovie. La diète con- 
voquée de nouveau appela alors au trânc par une ilèciùon 
contraire l'électeur de Saie, et la Pologne se trouva ain&î 
partagée entre deux rois. 

Cependant Stanislas, cédant a la force , s'était retiré à 
Dantiick. Louis XV arma pour soutenir les droits de son 
beau'pcre , et lit partir une Ootte , qui ne lui porta que de 
tardifs et inutiles secours. 11 fallut alors que la France entrât 
en campagne avec toutes ses forces (1733) : alliée avec les 
rois d'Espagne et de Sardaigne , elle attaqua l'empire à la 
fois sur le Rhin et en Italie. Pendant que le maréchal de 
Villars , à quatre-ving-deux ans, achevait glorieusement 
sa carrière par la prise de Milan, le vainqueur d'Aluiania, 
le duc de Iterwick , allait aussi terminer la sienne sous les 
murs de Philipsboura. 

Berwick , à la Gn de l'année 1733, s'était emparé du fort 
de Kehl; auprintempsdel'annéesuivanle, malgré le prince 
Eugène , qui lui était opposé , il avait rapidement conquis 
l'èlectorat de Trêves , forcé les lignes d'Ettlingeu , occupé 
(i;< C«Uieria« 1", reave d« Pierre le GrtDd. 



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BV PlUie DB TEIMILLBS. Wt 

le pays de Spire et pris Ha^cnau. Eugène , nwnacé d'tlre 
coupé , fut coDtraint de se replier sur le Xeckcr, et laissa 
le maréchal de Berwîck s'approcher de Philipsbourç pour 
y mettre le siège, La place fut investie le 2 juin ; mais , six 
jours ciprès, au milieu des opérations de U iranchée, un 
coup de canon vint frapper Berwick à la lète, et mettre fin 

Cinq joars après, le 17 juin, Villars mourait à Turin. 
Avec eut finît la dernière génération des grands hommes 
de guerre qui avaient illustré le nom de Ixiuis \1V. 

i82. PRISE DE PHILIPSBOORG (18 juillet 173ii). 

Par M. Auguste CoiiDEH en IblS. Aile Ju NorJ. 
R.^de-cbiuuee. 

a Après la mort du maréchal de Berwick, le Siège de Salie n- il. 
s Philipsboarg ne Tut pas moins continué par le mar- 
n quisd'AsfEldOelteduc de Xoaillcs;';; et, après six se- 
H maincs de tranchée ouverte, malgré les obstacles qu'op- 
« posoient des pluies continuelles , l'inondation, des traiH 
•t cbées et la présence de l'armée impériale , les assi^^ 

• capitulèrent et rendirent la ville, s 

Vainement le prince Eugène marcha-1-il au seconrs des 
assiégés , avec les renfortj crue lui avait amenés le roi de 
Prusse, accompagné de son fils, depuis le grand Frédéric ; 
les retranchements français étaient trop redoutables pour 
qu'il osil'les assaillir. 

I»83. BATAILLE DB PABHE (29 JuJD 173V). 

Aile dg Nord. 

R.-de-chiusiée. 
« Les armées des trois puissances continuaient de faire , ^■ll< n° i3. 
> les plus grands prc^rcs en Italie. La vilFe de Novarre se 
■ rendit au marquis de Coignf , et le maréchal de Maille^ 
o bois prit le château de Scrravalle. Le maréchal de 
< Coigny, qui avait succédé au maréchal de Villars, gagna 
K la bataille de Parme contre les Impériaux qui y per- 

• dirent huit mille hommes avec leur général Mercy ('). 
s La prise de Modcne fut une des suites de cette vic- 
« loire CJ. « 

' La bataille de Panne futsnivie de celle de Guastalla, cga- 

(T) CliaHe-FrinçoIs Rldil , mirérhal d» France. (■) Adrien-Viurlcc ds 
NoiiltM-inarétlial de Fronce. S] Cloriniond<;l»ude de Mercj. i) Cam- 
;uiff»Mif<£«uùXK, puPeoceliadBLaRiiche-TllhM, p. U. 



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492 «AEntn nisicKiteBs 

Icment gsgnée par le marichal de Goif ny sor l'ansée im- 
périale. En même tomp le rtne de M»iilcni«r, gèftéral 
espagnul. faisait subir à la m.iïson d'Antrichft nn novvel 
échec à Bîtoiilo, dans le royanmc «le Nappes. Ces dëraites 
mulliplicesdrcidtrentrempfreurChariesViànepssleBler 
plus longtemps la fortune. En échange du triste honneur 
d'avoir impose un roi à la Pologrie. il Tut conEraint de céder 
le royaume des Deut-Siciles à l'infant don Carlos . un des 
fils de Philippe V, et les canlora de NoTirre «t ite Torlsne, 
au roi de Snr.iaigno(')- Le dnchéde Lorraine, aiec la coadi- 
tion de rctoui: à la couronne ife France, fut donné à Stanislas 
Lcczinshi.endédomBiagcineiit'de laroraittcdelaPolu^ie. 
et riiêrîlage du dernier des Medicis attribué , par compen- 
sation , au duc François de Lorraine (',. Telles furent les 
principales stipulations du Irailé conclu à Vienne en 1738 , 
qui ne rendit que pour deux ant hi paix à l'Euxt^e-. 

hWt. PBISB DE PRAGDE (DO*«Hlbr& 1741). 

Par U. Ati[:u3l? Cotrm en 1838. 

H La paix que la France avait procurée à tous In états 
« de TEuroue fut bientôt troublée par >a quercitc de l'Es- 
B pagne et de l'Aitglelcrre pimr le commerce d'Amirique. 
n La mort de l'empereur Charles VI , arrivée au mois 
« d'octobre 1740, acheva de tout brouiller. Il n'èUit aucun 
a souverain euLurope qui ne prétendu avoir des droits à 
« la succession de ce prince. Maric-Tliér^-'c, sa fille nlncc, 
<t et épouse du grand duc de Toscans, Fraafx>is de Lor- 
raine, se fondait sur le droit naturel qui l'appelait à 
u l'héritage de son père, et sur la pragmatique sanction . 
a par laqudle Chines VI avait ordoiiné l'iDClivif^ibilitô de 
e toutes les terres de sa maisùn, dispositions qui avaient 
« été garanties par presque toutes les puissances de ITu- 
« rope, Charlcï-Alljert, clecicur de Bavière, Auguste, 
« roi de Pologne, électeur de Saxe, le roi d'Espagne, 
a Philippe V, so Ci'oyaiuul fondés à réclamer cette 
« succession en tout ou en puitie. Le rOi de Prusse, de 
« son coté, Frédéric II, q::i testait de monter sur le 
« tronc, réclamait quatre duchés en Ell,''sîc. Loids XV au- 
« rait pu prétendre à ceile succession à aussi juste tilrr 
n que personne , puisqu'il desiTudait en droite ligne de la 
« liranche alBéc masculine d'Autiichc , par la (wmt de 

(I CJiarlcf-BmisvnBel III. (i. Franfois^iitmie. 



,G(Hinlc 



DS PAUU M vnUlUBS. M3 

fl Lou» XIII et par ceUe de taim XIV; mais ce prince ai- 

■ m» nùvmx (ire arbUre que protecteur ou toucurrent. 
a Déjà La France . l'Espagne , la Bavière . la Saie se re- 
€ D)iiaMntp»iir Taire un Empereur. La France voulait éle- 
• ver à CEmpirc le due de il»>i<Te , et l'enrithir lies dé- 

Kultlcfr d'une ma isoB puissante, li long-trmpfi rivale de la 
ance. Le marcctia) delkilc-lsle fut envuyi' en Allema- 
« gne poor ee sujet , cl il eon> int, avec le roi de Prusse et 
« tt c«ar (k Saxe . des mesures à prendre pour faire rcus- 
a sif ce projet (').)> 

Il Mie-Thérèse , voyant l'orage qui grondait contre elle . 
se mil atHSiiûLeu possession de tout Le domaiitc que son 
père avait Laissé. Bile reçut IhoBima^ednscLatsd'Aulriche 
a Vieiuie: les prov in ces d'Italie etdcUubémeluiprËlèrent 
sèment de fidélité. En vertu de ses droits de succession , 
elle ilwnaiMJaii l'Empire pour François de Lorraine, son 
■aari , et diercbait parto'ut à se faire de nouveaux alliés. 
EUc fil entrer dans ses int^rCls le roi d'Aoglelerre et les 
étalj généraui de BoUaude. Le roi de Frusse, (le grand 
Frédéric), lui ulTrit son alliance ; mais il la lui otTrit après > 
l'filrc Jeté sur la Silésie , à laquelle les électeurs de Brande- 
bourg prétendaient avoir quelques droits , et- se l'être ad- 
jugée par les armes. Marii.>-Tbérèsc reri:sa une assistance 
ri lui coulait une de ses provinces , et Frédéric rail alors 
cûlé de la France et delà Bavière sou t^éoie guerrier . 
ses trésors et son année. La bataille de MolvidE sur la 
Neiss , qn'il livra aux Aalritbiens , fut le signa) d'un em- 
bnjement universel. Le cardinal de Flcury cssiya vaine- 
ment de conserver h la Fiance une allltudc paciiii)uc en ne 
déclarant point la guerre il Marie-Tbérèse , et ne faisant 
paraître les Fraiirais en Allemagne que comme auxiliaires 
de l'électeur Charles-A Ibert. Le mouvrmcnl de la guerre 
emporta tout, et pendant (ju'unc arniée française , prête à 
fondre sur le Hanovre . obscnnit les niuiivcrii'nts de l'An- 
gleterre, une autre armée française, commaniléc par le comte 
Maurice de Saxe, se joignait à l'élefleur de i:avii'rc, qui 
venait de preitdie l.4nU et Pabsau , et marchait sur la ca- 
pitale de la Bobi^mc. 

a II fallait , dit l'auteur des Campagnes de lovis XV. ou 
a prcndrç Pr.i^'ue en peu de jours, oii aban'Imiiier l'cn- 

■ Ireprise. La saison êlaîl .avancto, et l'arnicp manquait 
« de vivres. Cette grande ville , quoique ma! furliliée , pou- 

',1] Campai/nei de Loaù Xt', par Poncelin de 1^ Roclic-TIlhac, .31. 



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( vai( soutenir les premières alUqoes. Le général Ogiivi , 
o Irlandaisde naissance, qui commandait dans la place. 
M avait trois mille hommes de garnison, et le grand-duc 
Il marchait à son secours avec une année de trente mille 
« hommes. Il était déjà arrivé à cinq tieaes de Prague, le 
< 25 novembre 1741 ; mais ta nuit même les Français et 

■ les Saxons donnèrent l'assaut. 

Ils tirent deux attaques avec un grand fracas d'arlit- 
u lerie qui attira toute la garnison de leur côté. Pendant 
« flue tous les esprits se portaient de ce ,cdté-là , le coml« 
« de Sa\e fit préparer en silence une seule échelle vers les 

■ remparts de la ville neuve, à un endroit trés-élaigDé de 
s rattai]ue. M. de Chcvcrt (M, alors lieutenant-calonel du 
a régiment de Brauce . monte le premier ; le Als atné du 
• maréchal de BrogUe (') le suit : on arrive au rempart où 
« l'on ne trouve qu'une sentinelle;on monteen foule, et 
N l'on se rend maître de la ville. Toute la garnison met bas 
a les armes. Ogiivi se rend prisonnier de guerre avec ses 
tt trois mille hommes. Le comte de Saxe préserva la ville 
a du pillage; et, ce qu'il yeut d'étrnngc, c'est gue les 
« conqucrans et le peuple conquis demeurèrent conrondus 
sans qu'il y eût une goutte de sang de répandu ('). » 

Le comte de Saxe présenta les clefs de Prague à l'électeur 
de Bavière qui y lit sonentrèe le '^ novembre 17il. Charles- 
Albert , couronné roi de Bohême dans celte ville, le 19 dé- 
cembre suivant , Tut élu roi des Romains par la dièCe de 
Francfort, sans aucune concurrence sérieuse, le 24 jan- 
vier 1742 , et reçut la couronne impériale le i 1 février de 
la même année. Il prit le nom de Charles VII. 

; /(SS. PRISE DE MEHIN (4 JUID 1744). 

Tableau du Icmps par P'iecrt Ll;ifa:<t. 

'*86. PKiSEDEMEniN (4 juin 1744). 
!. Gauacbe ptr Vin BLiRGHBEna. 

la Marie-Tbèrèse semblait perdue : elle l'était , en effet. 
''' sans l'indomptable courage qu'elle opposasses revers. Lais- 
sant 'Vienne , que menaçait l'armée française , elle alla se 
jeter , son (ils entre les bras , au milieu des vaillantes popu- 



-p. 3i. 



sncoig cleOiEVfrl. drpuli lieu tenant général clei armé» du roi 
or-Francois de Broatie, depuis duc de BroElie et maréchal d 
(») Campagnei de lomt Xv, par PODcelta de La floche-tiltiae 



HihyGoOgle 



DD PÂUIS DE VB1UILLB8. 405 

talions de la Hongrie , e( implora leur anistaoce en jurant 
le maintien de leurs priiilé^es. lin rapide mouvement 
d'enthousiasme entraîne alors à sa suite toute la nation hon- 

K lise, puis toutes les peuplades slaves de la Moraiie, de la 
bème cl des bords de l'Adriatique. Enpeu de temps elle 
redevint maltresse de tousies étais héréditaires de la maison 
d'Autriche, et bientôt la paix qu'elle conclut avec le roi de 
PTOSsejuillet 17i2) en lui cédant la Silétie la mirtn èUt 
de tenir télé partout à ses ennemis. 

Au milieu de ce mouvement national, les Français ne 
pure'nlplus teuir en Allemagne, et, assiégé dans traguc, 
lo maréchal de Belle- Me fut téduit à la triste gloire de 
£iire , au cœur de l'hiver (17 décembre 1744] , une retraite 
que les écrivains du temps ont comparée à celle des Dix 
mille. £n même temps l'électeur de Bavière, naguère triom- 
phant, élait chassé tic sa capitale, et réduit à caclicr sa misère 
dans la \iUe libre de Francfort , théâtre des pompes de son 
couronnement. Mais Marie-Thérèse , non contente de son 
glorieux reUinr de fortune, vonlut davantage. Avide de 
l'engeance , et conQantc dans la double alliance de la Hol- 
laDoe et de l'Angleterre , elle rêvait l'invasion et le partage 
des provinces françaises, et Jeta le prince Charles de Lor- 
raine sur l'Alsace , pendant que le féroce Menlzel , avec ses 
bandes esclavonnes. allaient dévaster les états du roi Sta- 
lûslas. Ces tentatives furent victorieusement repoussèes par 
les troupes françaises t la goerrc fut formellement déclarée 
au roi de la GraDde-Brutagne et a la reine de Hongrie ; le 

K rince Charles-Edouard , le dernier des Stuarls , appelé de 
orne pour aller en Angleterre redemander à la maison de 
Hanovre l'héritage de ses aïeux ; le roi de Prusse raliaehé 
pard'habilesnégoeiationsàrallianeefrançaise.etd'immenses 
préparatifs furent faits enfin sur terre et sur mer pour ré- 
sister avec toutes les ressources de la France aux deux re- 
doutables ennemis qu'elle avait à combattre. 

Quatre armées furcntmises sur pied. Le Hoi, i la tête de 

Îualre-vingt mille hommes , se dirigea sur la Flandre ; 
: maréchal de Coigny marcha sur le nhin avec cinquante 
mille , et le duc d'Barcourt (') sur la Meuse avec dix mille 
hommes. Le prince de Conti ('j commanda l'armée de Pic- 
monlqui s'élevait à vingt mille hommes. Le comte de Saxe. 
nouvellement nommé maréchal de France , élait destiné à 

II) PrançoU de Humiirt, depuis nattebal de Fraote. (<j Louii-Fran- 



HihvGoonIc 



406 GlLBBnS HIStOMQVBS 

servir en Flandre sous le Roi ; i) arriva i Vatpnrieiiiies 
le 30 avril , elsemparo nussilôt fie Courtray , dont il fli son 
fluartier général, Louis XV avait (jutllé Versailles le 3 mai; 
il passa la revue de l'armée îe 15 mai dam la plaine de 
Cisoin , près de Lille , accompa^ du ministre de )a 
^erre , le comte d'Argen^on ('). 

Le Roi touilla Lille le 22 â midi pour se porter sur 
Henff , où il arriva lo S3. « On onvrit ta tranchée en sa 
K présence, le 28 , à dix heures du soir, dn cûtè de In porte 
« d'Vgircs : Sa Majesté ne se retira qu'à deux heures du 
« matin. 

» Lecomtede Glennont-Prioce(*),charçé d'une seconde 
« attaque à la rive droite de la Lys , ouvrit la tranchée la 
a m^me nuit, devant l'ouvrage à corne de la porte de LiBe. 

o Le maréchnl de Saxe alla, le 28, reconriHllre le pays' 
jusqu'avorés d'Oudenarde ; il revint par Deyrae et le 
a lon^ de In Lys : ce fut alors qu'il commença k se servir 
« avantaeeusement des partis (Tinfanlerie. 

« Le Hoi étant aHé , le 31 , visiter la tranrtiée devant 
a l'ouvrage à corne , en ordonna l'attaque , penr ta nuit 
« snitatite : on le fii reconnaître par un liculenaDlet six 
« grenadiers qui le trouvèrent abandonné. 

« Le chemm couvert de Menin élant pris, le baron 
a dTchten. commandant delà place, demanda, le 4' Juin , 
' a à capituler : il obtint les honneurs de la gaerre C). • 

Aile do Nord. 487. prise d'ïpres (27 juin 1744). 



488. PRISE D'vrRES (27 juÎD 1744). 

I. Gauairhe par T*i Hi.aei£«begc. 

" a T^ siégv dTpres Bvivit iii)médi»lemeiit. Les troupes 

a arrivèrent devant la place le 40 juin , dans la position 
a indiquée par fc maréchal d« Noaitles. a Ce fui le prince 
« de Clcrmont (') , abbé de Saint- lier ma in -des- Prés , qui 
t. commanda les principales atUqnc s de ce siège On vit 
a les Français, assarès de la 'victoire, monter la tran- 
« ohèe avTO leurs «Irapeani; l'investisse nent avait «té 

(1) Hart-Piei 



n, Google 



DU PALàtS DBTBRSMIXH. 407 

« ordonac le ifi juin ; la capitnlation tôt signée le 27 du 
« même mois (*). 

Le Itoi avait visilé les tranchées le 21 et le 24 : u ce 
a BBéne jour, sur le soir, M- d'Arnaud de l'Esiang . aide- 
* major d'artillerie, servant comme vulootaire daos la 
n tranchée, sous .les ordres du duc deBirtHi ('), obtint la 
tt permission d'aller atec deux mineurs, reconnaître ce qui 
a. se passait dans la basse ville ; il se glissa dans J^Vnssé ; 
K et après avoir escaladé la petite demi-lune ns-â-?is de 
« la poterne, il fitgralerelarracherfiarses dcui mineurs, 
( une porte de cobuh uni cation pratiquée dans l'épaisseur 
a du rempart : il y monta seul, l'épée à la main, en criant : 

■ vive te Rot'.' ce qui fut ré^té par toute la tranchée : cet 
N olGcier revint tout de suite demander au duc de Biron 
« des grenadiers a la tâle desquels il marcha , cl s'empara 

■ de tuule ta basse ville ainsi que la porte royale (']. » 

489. PRISE DE FBRSEs (11 juillet 1744). 

Far H. atvsHATCDiesT. Ail« ilu >ord. 
n Le prince Charles de LorniiTie et les Autrichiens "saik n" i!."' 
B avaient repassé le Bhin. Le maréchal de Coigny les 
a poursuivit , s'arrêta à Vcsseimbonrg qu'il emporta sans 
1 avoir employé le canon ; Tépéc et les baïonnettes des 
« oHIciers et soldais avaient suffi. Trois mille Autrichiens 
« y piTirenl : six cents furent faits prisonniers; c'était le 

« iSjnillel 17U 

■ Tandis que les Français entraient dans la ville d'Ypres, 
u le duc de Boufllers prenait le Knoquc. cl pendant 
<' que le Roi allait, aprèsces expéditions, visiter les places 
H frontières, le pri:ice de Clerniont Taiseil le siège de 
« Fumes, qui le 11 juillet '17*1. arfeora le drapeau blanc 
n au bont'de cinq jours de tranchée ouverte ('), » 
490i.«ATAiut: BE coM(30septeaibr<il7'{jj. 

P.ar M. SEKavB sn is)i. AiJe du .Non), 
"Les hostîIHés avaient rommcncé dn côté de l'Italie, le ^'•â'îie'n^'àr' 
22 février 1744, et les flottes réunies de France et d'Es- 
pagne avaient été attaquées dans la Méditerranée par l'es- 
cadre angbisc commandée par l'amiral Malthews. L'iisae 
dn comLMt «tait xuetêc. indécise. Cependant le prince de 



(I) Campmtt di I«uii XV, ^rPoncvMn < 

{}; Anaand-Chaiica dt Gontam. loartch.il dt ,, 

iLuriet, €omte <it Saxt,parle baron d'Es^aenic I. II. p. S. (>) Cam- 
pagntt de LouUIV, fni PoDcelln de'l.t Rodie'Tilbac.p. 33el 11. 



,G(Hinlc 



408 ctLraiBS HinoBiQcss 

Conli ayant rHoint l'Infant dora Philippe; les années 
combinées de France et d'Espagne passèrent le Var , elles 
s'emparèrent de Villefranche et Hontalban et forcèrent 
ensuite les ptssages de la Stura. On s'empara dn cbiteau 
Dauphin et du fort Demont. On assura ainsi la libre com- 
munication de l'armée d'ilalie avec le Uauphini et la 
Proïfnce, 

iJe prince de Conti écrivait à Louis XV après la prise du 
château Dauphin : « C'est une des plus brillantes et des 
a plus vives actions qui se soient passées. Les troupes y ont 
« montré une valeur au-dessus de l'humanité. La brigade 
a de Poitou, ayant M. d'Agénois(') à sa tète, s'est couverte 
« de gloire. 

B La bravoure et la présence d'esprit de M. de Cheverl 

■ ont principalement décidé l'avantage. Je vous recom- 

■ mande M. de Soicmi et le chevalier de ïiodène ;'î. La 
« Carte j'J a été tué. Votre Majesté , qui connaît le prix de 
H l'amitié , sent combien j'en suis touché (']. » 

Les années réimies se çorlcrent ensuite ensemble sur 
Coni. dont le siège fut aussitôt commencé. 

Cette ville, située au confluent de la rivièrede Gesse avec 
laStora, à quatorze lieues de Turin, est une des places fortes 
de l'Italie. La tranchée était à peipe ouverte que le roi de 
Sardaigne se présenta pour en faire lever le siège et livra ba- 
taille le 30 septembre. On se canonna d'abard pendanlquel- 
que lemps.et vers une heure après midi, les grenadiers du 
roi de Sardaigne ('} s'élant portés sur la porte de la Madona 
del Ulrao, l'attaque fut vive cl sanglante, 
a Les Français et les Espagnols combattirent en cette 

■ occasion comme des alliés qui se secourent, et comme 
« des rivaux qui veulent chacun donnerl'exemple. Le roi 
a de Sardaigne perdit près de cinq mille hommes et le 
a champ de bataille. Les Espagnols ne perdirent que neuf 
« cents hommes , et les Français eurent onie cents hommes 
o tués ou blessés. Le prince de Conti , qui était général et 
« soldat, eut sa cuirasse percée de deux coups , et deux 
» chevaux tués sous lui ('). o 

I.a prise de Coni fut le résultat de la bataille. 

'>' Cinmanucl-Arniand de Vignernl Du Plosli'nicbriicn, depolt duc 
d'Ai^iuillon cl Itenlenant n^oi^i'al des irinésj du roi. (<} Pierre de Riy- 
maiid ric Villeneuve de Pomerols, depuis inar^lial rie camp, (i) Jean- 
Krjn{ai>-Hsrie de Thibeult, marqii" de La Carie, brigadier gtaéral- 
i^) Campagiin de louit Xt'. par Pancrlin de Lji Roeh^Tilbac, p. JS. 
(■) Charies-Enimaiiael III. (<) Coin/HiiineKte ttwif XV.ptrPonceliD de 



HihyGoogle 



MF 9UM> M thuill». Ww 

491. EHTBfiBBrROi ASTRisB0irBc(6oetobTe 1744). 

PuM. SsnKr>«ni«». ^ikdiiNanl. 

Après la prise dcFnriKs, le maréchal deNoaillet [*) reçot Siiie n< is. 
J'ordre de se diriger snr rAllemagiie pour opérer u joo»- 
HonaTeclemarécbaldeCoignyO-Le Boisoivait le BwnTe- 
iTCDt de l'année. Arrirè i Metz , le 8 août , il ; tomba ma- 
lade, et le U, lorsqu'on désespérait de ses jours, il se faisait 
«ocore rendre compte de la situation de ses annèei. C'est 

alors, rapporte t^oltaire, qu'il dit - s 

ministre de h guerre : « Ëcrivei au maréchal d 

• que, pendant qa'on portait Louis Xlll au tondieau , le 
<t prince de Condé gagna une bataille, a 

Le maréchal de Noailies répondit par des ntccès : étant 
arriTê à SoCTelheiro, il fit sa jooction avec le maréchal de 
Coigny , força les retrancbementii de l'ennemi etobligca les 
Impériaux a repasser le Rhin. 

Le Roi, étant rétabli , quitta Meti pour se rendre eo .Alle- 
magne ,et se dirigea sur Stradxiu^, où il arriu le 5 
octobre. 

s Sur les quatre heures après midj son carrosse parot 
« environné de ses officiers et de ses gardes. Aussitôt l'air 
a retentit da brait des instriimens et des acclamations k- 
c doublées de CH:e UBoi! Les cavaliers mirent le sabreà 

■ la main. M. le préteur royal salua le Soi i Km poitc. Les 
« autresolficiers eurent le Bènehonnenr. 

• Sa Majestéétant arrivèeaa pied dagluisrcfBt les trois 
« clefs de vermeil , (nii lui furent présentées dans imbassin 
« demémemèlalparM.lebarondeTrétans(*),lieiitenantd6 

* Roi de la rille. En même temps le corps da magistrat se 

■ préseoUi défaut le Roi el eut rhonneor de GomiMimeuter 
. « Sa Majesté. 

■ Le Roi entra ensuite dans la ville an brait de toules 
« les cloches et de rartillerie des remparts. 

s A l'eitrémilé du faubourg de Savcrne étoil placé on 
« arc de triomphe de soiiante pieds d'élévation. 

< En dehors de cet aie de triomphe, sous lequel le Roi 
> passa, éloient placés les petits cent-suisses (') qui se pr4- 

(>) AdriCD-Kinrieo d» Noallles, dnc de Noitlln. m Pran;dl« ie Vna- 
— '-Il, iloc de Cnianj. [<i Toff la noie p. *M. ft) Henri Du Roux , brl- 
iwuii^t généni. 1.') Lti pclils cwMuiMes liaient fompo»*» d« jeune* 
gari^Dsd(iIaDieli|iiiniellns,habI11cBun ctnl-^uiâscïd'unuiiirormeda 
nmelat Mca , diar^ic . sur toutes la laillei , de cutiiins de loies rDugea 
et blancs, ivec lu fraisa', te ballcbardc, lu cbapcau, le plumet et lu v>tn 
de l'aju^mnent à la sabse. 

18 






HihvGoonIc 



4t9 «itnm mnotn/ca 

« sénUient éarml Sa Ifcqaté , el loi flreM k saint anc 
« tme a^jurance également noble et modeste. De là le Roi 
o marcha vers l'église calfacijrale an milieu d'une double 
a bayede&lroupesde la garnison. Les raës, (fuidececAté \k 
m sont droites et spacieucs . étoient sablées , jonchées de 
« Tepdnrc. et tapîMces.à droite etïgaache. des pliubdles 
« taMMeries, qwleshabitans dctouiëtatafoicnt fomntes 

• à l'eiiHie. 

« &«Mijettéëtantarrirè«deTMit le principal portaif 4c 
V l'cgUsc tmdicdralc descendit du carroste, et fut reçue par 
« H. )c candinalde Bohan (') quiétoitàla tfïEede tout son 
s cierp|è,a:iccM.leoard4nal<leS0obiBe(*)s«ncnadjuteiir,el 
« M. l'évÉquc d'L'rattople son sirffrafçant. Son Éminence fit 
au Roi UR Irès-tMau discanrs, après leqiiH Sa Majesié fut 
< conduit* jusqu'au pied du maltrc-autel à m prie-Situ 
■ couvrrid'un tapisde»oye«t de velours, où M. Ic]viBCe 
B Camille de Itohan GuL'monè , CI» de M. le prince de 

• M«ntaiiban. et chanoine damicellaire decettecaAi^drale, 
a pnvMnla le carroaa à Sa Majesté. Le Roi, apri^avoîrfliit 
a Ka prière, se rendit à pied au palais É pi scopal, où il avBit 
a choisi ssn logement. 

Il L«* ftlits ceKt-»mssc9 se trovrèrent rangés en haye 
« dan» 1* cour : les Iroupo» bovrgeoisfH, qui fermoient le 
« cortège-, soi*ire»t jusqu'à l'entrée, et passèrent en revOe 
« devant Sa Uijcsté <fn sa mk aux fenestres pour les- voir 
a dclilcr. Tous-tucorpstareMensuiteadmisàcomplinieii- 
a ter Si Majesté. ■ 

Les rètea-qaiiswti'ircnt l'arrivée dnBoi (tarent tontes de 
)i plH-^randc magniScence. 

1 L« 10 octobre, la Koi partit an son de tontes les 
a clodMB de la Tiil« et a« brait d» toste l'artillerie des 
a remparts , laissant tous les cœurs pénétrés d«Iajoye 
a Pavois va etdwicgretde perdre ntâlGetnonarfiM'Mni 
« -aimi ('). » ' - 

493. siÉCEBK FHn(nnifi-(ll sotoiii» U-M). 
L* MW àamiw* tm gmm» btaiw f m i— ■«■ 

V»r PInrrEnn-iTirTeTï- lïtw. 
LennTéchaldeCQtg^7na7ant.p3»éleEbin,doaai(li:te 

m Armind-OKtoti-MaTinilliBn de Rohin, grand (dmiAiiicr gtVnatt- 

f>) Armand ds Ruban , depoit grand aamanier de France. [>] Âizallt dB 
anvrage InUluld : nepritmlalton dei fittt donnéei par ta vÙie di5*vf- 
tmirîpotirfiirrKée et pmtani k lijintr ^ Sa MifMU «M UAk vHlt, 
1') réfr fs MM p. in. 



n, Google 



aa âac d'Hsrconrt '_ de se porter nr lci iei> i Mf b. txff- 
àii qn'ii maidnt anc le reste de ses iFospn nrs Fri- 

bourg eu Brû^n. Armé dennl celle ville depaj; It t9 
septembre, il Varait fait inreslir, ktrsqne le roi, arrivé de 
SUatbowg , pril le conuBaDilemcRt de raiiuèe. 

Le siège de Friboorg Tôt long e( pcaîMe. sartootà canse 
de l'abondaDce des eaui du Treisam qu'il fallait arrêter et 
délonracr. Les as^égcs qsi avaient reçudesseconrs se dé- 
fendirent avec courage et opÎMiilcetè ; ils icnlèrent plu- 
sieurs sorties. 

■ Le marêcba] de Coigay reodoU compte auKui toos 
€ les jours du prières des Ifa^aiiL, et en recevoit les ordres : 

■ les eaux deveones basses, on sçut proCter babi1em?nl de 
• cette heareosecircoostaïKe; oa Ct passer de l'antre côté de 

< U rinère des canons, des pierriers et des mortiers pour ~ 
« répondre et pov imposer à cens des assiégée ; d'autres 
K batteries furent établies contre les faces du bastion du 
« Bai . etaite cette de hi desi-taie et coMre chaque 
a flanc (*). > 

493. siÉcE DE FRiBOCRC (17 an 18 octobre 1744\ 
àriAQurn DB mm. 

Pi t Louis Lefioi en ittt. Aileda Notd. 
. . . ... , . R.-iIr-cl«asw«. 

Déjà les travaux étaient arnves a peu de distance do ^il« u* a. 
i-kwnin couvert; en crut paaroir l'attaquer : vue noit 
obscure (du 17 au IS octobre) favorisait ce projet; mais il- 
survint une pluie si considérable, qs'on ne pot i'occq>erf 
même '^o^ir suivant , que de perfectionner les ouvrages. 

■ Le 29 octobre Sa Majesté , Ti»lant >es travaui pour re- 
« coDnollre lesooTrages de la Iraochée et le progrès des 

■ batteries aui bâtiment en brèche , s'apperçut que les 
« dooenles daloflsé de U gauche éloîent fort araocees ; en 
« nrtoqu'ildicidaiiaeGellH de la droite qui avaient été 
« ilwnrtnimffn scnient reprises, et que le travail des mi- 
« HM qui &voit été déiuigé , scnit réparé. Les ordres do 
« Bot poBctoatlemeBt exâulés, les baUeries fareat éta- 
4. hKcs sur le cbeBun coaiert : à peiae ewent-dles com- 
« mencé à battre en brèche , que le feu des ciidmms reÂm- 

- « bu . M qn'ib démisqnirent ue noavelle batterie qui fit 

« ma ' fimr' ma cdle des Francs et sur leurs on- 

m Tugu. Lm noKveUea forces des aMiègès n'empêchèrent 



9BBortau,p.io, 



V. W.n KlMf* ém » 



HihvGoonIc 



a pas l'artillerie dn chemin couvert de (aire dens brèdies 
K au buUoQ du B<h, ni plusienr» compagnie! de grenadins 
a d'y monter ('}. » 

494. PRISE DE LA TILLE ET DES CHAIEUX DE FBIBOIHtG 

(5 et 25 norembre 1744). 

Psriic KDlralc. Gouacbc pv Ti:i Blakehieube cb iiei. 

SàHr diiG de II La rille se rendit enfin le 5 novembre ; on signa le 6 les 
^''k^ÎÎi''''' articles de la capitulation dans la lenle même dn Boi. Les 
diilcaox furent livrés ensuite le 25 novembre , et la gar- 
nison resta prisonnière de guerre. 

Après la prise de Friboorg le Boi quitta l'armée pour 
retourner k Paris. 

AiifdaKoTii. 49ô. SIÈGE DE TOCRKAT (26 avril 171^5). 

.SaUe D' U. IKVBSTIMeKhHT DB Lh VLACB , UHF DE LA UTB DBOITK 

TxbleiB di^Umpi p»r Ipuct Pxtitoca.. 

AiledaKord. 496. SIÈGE DE TOfTHIlAT i^AYril i'1^5). 

U.HlMrbauïSL-c. 



Salle n" 



Tïbleaa du tempi p«T Ignin PiAkOOkL. 

497. SIÈGE detoorhat (8 mai 1745). 

LE 101 T1SIT8 LB CAM r WTANT lOEBXAI. 

Par Loni* Lefàds to un. 

« L'empereur Charles VnC) mourut à Munich leSOjan- 
« vier niù : la France n'ayant agi que pour les int^'Ms de 
a ce priace, il y avait lieu de croire que les puissances 

■ bcljigéranlcs se prâLeraient aux praposîtions de paix de 

■ Sa Majesté très-dirétienne ; elles furent sans effet , et ce 
■I monarque dut continuer la guerre avec plus de vigueur 

■ qu'auparavant. 

H JLc Roi avant déclaré qu'il irait en Flandre avec II. ie 
« DauphÎD , le maréchal de Saxe iut nommé pour com- 

■ mandersousscsordixts.LacampagnedevaitsouTrirptr 



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bu PAUIS Dl TEXMILLBS. 413 

« le siège de Tonruaj. Le chevalier d'Espa^nac (') . aîde- 
« maréchal-général des logis de l'armée, avait été envoyé 

■ secrettcmènt a Condé pour eïaminer remplacement des 
a premiers camps qne les troupes devaient prendre enire 

■ Haubenge et la Haisne : il détail aussi s'assurer des fa- 
« cilités ponr la paille , le bois et les transports des vivres. 

■ H. TbomassÎR (*). capitaine d'ouvriers , avait été chargé 

■ de Voir les endroits les plus commodes pour faire des 

■ ponts snr la Haisne. 
a Le maréchal de Saie a][ant re^n ses dernières insiruf- 

« tïoDS, se rendit iValenciennes le 15 avril. Il s'occupa, 

■ en y arrivant , de l'exécution des ordres nécessaires pour 
« l'ouverture de la campagne (*). > 

On devait entreprendre le siège de Tourna?. Le Haré- 
ehal de Saxe avait trompé l'ennemi sur le véritable but de 
■es dispositions , et Tonmay était déjà investi sur les 
dem rives de l'Escaut, lorsque l'armée des alliés se diri- 
geait du cdtË de nous et de Haubeuge qu'elle croyait 
menacés. Le duc de Cumberland (*) s'empressa de se porter 
mr Toumay. 

Le maréchal de Saxe, prévoyant qu'il pourrait être in- 
qniété pendant le siège , avait fait protéger les travaux par 
nne année d'observation. Son projet , était de combattre 
les alliés sans discontinuer le siège deTournay. Il avait 
&it occuper le village de Fontenoy , jugeant ce poste de 
la dernière importance. 

Sur la nouvelle de la marche de l'ennemi , le Roi avait 
gnittë Versailles le 6 mai ; le 8 il avait rejoint l'armée , et 
était aucamp, oii il se fit rendre compte du siège de Tour- 
npy. 

iS$. BXTUUs DE FOnTEKffr (11 mù 17AS). j 

M pu Pierre Lshfint. 
499. BiTAULE DE FOïiTEHOT (11 mai 1745). q' 

Tableau du Icmptpir H. Pecni. S*IIen<ii. 

âOO.BATUlLE DE FOKTEXOT (11 1031 i74S), jt^e^î^^^h 

ParPieneLuruiT v«niTST. Sillon» i*. 

(<) Jc«ii-Baptiii»Joaeph Diniazfl d« Sibacnet , dcpnli bimn d'EungDw 
M nurtebil de camp. (') Etienne-Jean Thomisïin, depuis maréchal rie 
camp. (*] BîMloire de Mauria, nmltdt Saie,-pir le baron d'Espafinaï, 
I.II,p.j). (•) Cailla ame-Aagaile, flla de Gevrjes 11 , roi (TAnglcierre. 



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Ui 



501. BATAILLE U£ TOUTSKOT (11 BUÛ 1745). 



Partie cenlratc. GoBurtit paiV*: 

Salle dite de u a Le 10, aa flutLa , Sa Majestéserenditavec U. leVan- 

^'"Xm'^'''^' " pli'n'ilaUlcdcstfotvtEïicaBràdnldeSueyétait; 

« il disait exécuter le5>ordr«s donnés duu lamit. Le Roï 

« lui avait permis (le setonâ' daQB^ueToitured'afier par 

V rapport à lï'Lal où il élait:ilae aoiita i cbevaJ i^'au 

moment de raclioo 

Le lendemain , à quatre beurcs du malin , le Baï se 
mit à la tèlc des tEoiipes. u Les gardes du «ai^s étaient 
u encore dans leur cann^ ^ le-naréclial deSaneeniofadirc 
« an comte à'Atgeusaa^ que, ù \e Hoict AI. le Dauphin 
u avaient passé le foot, «âne fk marcher lesgardudu 
tt corps que qoasd le ftoi et U. le Dauphin l'aoraieBL re- 
« passé. Le maréchal de Save wiUatt l'iaportance^e ne 
u pas exposer a lu dtetittcc d'un comkat incertain, dcax 
u Iftcj aussi prècieiwc^ Le lUi et M. leDau^aàtiîent 
a alors en deçà de l'Escaut. Sa Majesté s'éUiU-fait'vMdre 
u compte de ce que désirait le maxécial : on peut dès à 
a présent, dit ce prince. Taire venir mcsprdes duoorps . 
u car lr{i»-cert.-iineiuent ia ne repasserai pas l'Escaol. Il 
a alla se placer près de la J-uslice de Netu-Dnae-anx- 
« Bois, doù il pouvait (ont voir et donaerses ordres..... 
u Le canon de l'ennemi commença à tirer avec une viva- 
g cité extrême lut peu avant cinq heures du matin..... 

a Lemarëcbal deNoatlles(')élaitaloriavecleaarécliat 
• de Saxe auprès de FoBlenov : îi lui faisait voir J'ouvragc 
« qu'il avait fait faire à ["entrée de la nuit pour la cgminU' 
« nicaliondu village de Fonlcnoy . avec la redoute la pins 
« près de ce poste, il lài sersitcc)aiB--4à de prcxikraidc 
« decamp.sacrifiantlajalousicducommandemeiitaubien 
« de l'état, ets'oubliantsoi-mCmc pour un général élran- 
« gcr et moins ancien. Le maréchal de Saxe sentait tout le 
« prixdeccttcTDaimaiHmité, ctjamaiH, cranme l'ebKiTe 
w U'ès-bien M. de Voltaire , on ne vit une union si'gr^nde 
« entre doux hommes , que raaaoor-propre semblait devoir 
« éloigner l'un de l'autre CJ. a 

« Les deux armées se canonncrent pendant plus de trois 
» heures; enfin les alliés se déterminèrent à attaquer Fon- 
« lenoi : leur inlaoterie avasp tar cinq calonnes. Deux 

(i; Voir lanoU p.itt.i*) BiMotrtitSoMtin., iimieJtSam,pu\e 
baroB d'Espagnac, (. II , p, a-ui. 



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DD PALiJ* »B TMflllllW 415 

« coiewie* hoUandaiieB («atireol jleia Tms de ron^iFe 1«S 
« Lroitpes qui étaient entre AUbau et Funlenoi; deur 
« aatres voùlureot emporter Foulenoi. Les attaifues forent 
« vives; une seconde atUque sur Fonlonoi el sur U re- 
A dvile de la gauche ne fut |Ma fiai heureuse. Ils for- 
a mèrent alen deux lignes diafiuActie Art épaisses et 



« fii'iit «Ivaidéreat le (raot de VarinM Irai^iaiio qui fut 
« obligée de céder quelque terrein, 

M La^remièie ligne de csvakrîi: française donna, pour 
« laiMeràl'iiiSutlerie le temsdese lefunner; mais le feu 
a fioutena des alliés la Tur^ de plier el de se rallier der- 
a rièrela lecasde liane qui la saut^aait. Celle-ci fulcgale— 
•« joent forcéede ccuerà l'èpouvanlable feu qu'elle essuya. 
« Lacavalesiefrançaiseocperdilccpeiulant point courage 
« et revint plusieurs fuis à la charge ;'J. ■ 

■ Le maréchal de Saie . dit le baroa d'Espagoac, n'avait 
•« d'iB(}uiélade <iue pour le fiui : il hii fit dire par le mar- 
, « quû de Ueuse (*) , qu'il k conjucail de repasser l'Escaut 
« avec U. le Dauphin ; mais un ne put jamais l'obtenir. 
« Cependant, malgré leurs avantages, tes lignes anglaises 
< souffraient beaucoup : leurs Qancs étaient eipusés au feu 
■« du canon el de la mousqucLcrie , tant de la redoute de la 
« punie des bois de Barr; , que de» troupes françaises qui 
« étaient près de Fontcuoy : le duc de CumbcrUnd <.') crut 
« devoir resserrer tes deux lignes pour les cluigner du feu 
« fui les maltrfùlait. Ayant Tsit marcher en même temps les 
« .quatre régitoens qui étaient sur sa droite et le long de la 
AU lisièredu beis.il s'enservilpour fermer levuide quise 
41 trUDvail entre ses deus lignes : il présentait aiusi un ba- 
il tailkin quarré, dont trois uces pleines : ce batailloB, com- 
«. a%&é de l'élite de l'infaulerie anglaiK el banovrienne , 
««lait d'environ quinie mille hommes. Les régimens da 
V cavalerie de la gauche les plus À portée eureuLordre da 
. « .l'aUMiuer ['). » 

iCette formidable colonne résistait k toutes les chaînes ; 
40fl îeu terrible et soutenu onlcvail des lignes entières de 
ràgimenls. Li bataille allait être ferdue.; le jjur^aJ de 
Sa\c voulut faire un dernier eSort, mais il sentait que la 
défaite totale de l'armée française dépendait de celte der- 

S«>n«tiMJ -de ZotH) II', Hr Ponocka d« La Rook«-Tilbic . p. 41 
cnri-XoMii do ClioisMl, lifiiiensni Rênécal des arraéei du roi. (i) Wr 
là noie p. *13-t'. niitoir»deil<iui-ke,camieéiStiX*,^H,t.ia. 



HihyGoOgle 



416 eiLSBiES ainoiiQCBS 

nière attaque ; il prévit tout pour la retraite <]ni eût été 
impraticable si les Hollandais a*aient passé entre les re- 
doutes qui étaient vers Fontenoy et Anlnoia, et s'ils étaient 
■wtam donner la main aux Anglais. 

a Le duc de RicheHen ('], lieutenant général et qui serrait 
H en qualité d'aide de camp du Roi , arrivaen ce moment. 

II Tenait , rapporte Voltaire , de reconnaître la colonne 
« près de Fontenoi. Ayant ainsi coura de tons côté» sans 
« être blessé, il se présente hors d'haleine, l'épèe i la main 
K et couvert de poussière. Quelle nouvelle apportez-vous? 
tt lui dit le maréchal de Noaiiles, quel est votreavistlb 
< nouvelle , dit le duc de Richelieu , est que la bataille est 
n gagnée si l'on veut ; et mon avis est qu'on fasse avancer 
« dans l'instant quatre canons contre le IWint de la co- 

1 lonne: pendant que cette artillerie l'ébranlera. la maison 
« du Roi et les autres troupes l'entoureront; il Tant tomber 

■ sur elle conune des Tourrageurs (*). » 

Le maréchal approuva l'avis du duc de Richelieu; on 

E it les ordres du Soi. L'artilleriefut dirigée sur le fWiRtda 
taiiion carré ; la maison du Roi avance , le duc de Riche- 
lieu en l£te. 

V Lcmaréchal de Sa^e avait commandé quela cavaltrie 
« touchât les Anglnis avec le poitrail des cbcvaui ; il f\it 
a bien obéi. Les officiers de la Chambre chargeaient pËl«- 
d mêle avec les gardes et les mousquetaires : les pages du 
« Roi Y étaient I épée h lauûin. Il y eut une si exacte éga- 
« litë de temps et (le courage, un ressentiment si unanime 
«. des échecs qu'on avoit reçus , un concert si parfoit ; la 

■ cavalerie, le sabre à la main , l'int^terie , la baïonnette 
a au bout du fusil ; que la colonne anglaise fut foudroyée 
« et disparut : ce qm pat s'en échapper, repassa les ravuis 
« dans le plus grand aésordre , laissant le champ de ba- 
« taille couvert de morts et de Messes. Les Bollaudais vou- 
« lant faire une diversion en faveur des troupes anglaises 
« et hanoTriennes, s'ébranlèrent dans le moment de l'at- 
a laque de la colonne ; mais l'infanterie et les dragons aoi 

■ étaient sur la droite vers Anthoin , se disposant à uns 
« charger, ils se retirèrent précipitamment , atandonnant 
« vingt pièces de canon et leurs messes. Ce dernier sopcès 
a rendit la victoire complette (*). « 

<>i L4Dis-Fnncaii-.4nnind deTicn«n>iDuPie«)1s,depaiami^ci»lile 
Fhiice. (•) Prini duilMe de Louii XV. (*) Bitteirtd» MaiiriM,t«m{t 
et Saut, par le bacoa d'Elpigotc, t. Il , p. H, 



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DU PILIH n TSll9tlU.ES. 4l7 

603. BATAILLE DE FONTEflox (11 mai 174a). 

LOUIS XV TISITS LE CHAMP DE BiTilLLE. 

Far a. Honec Vehiiet en laST. Aile àa JSiiSi. 

Ce nurécha) de Saxe, qui était malade, te fit porter Galcr^.' 

vers le Roi: cSire, j'ai assez Téca;j»ne souhaitais de vi- de» Kaiaitlci. 

■ Tre avgoiird'hui qôe pour voir Voire Uajeslé Tict(meiise. ' ° ■ 
a Ce qui reod escore , ait Voltaire , cette bataille k jamais 

a maiorable , c'est qu'elle Tut gaigDëe lorsque le général , 

■ afTaibli et presqoe eipiraQt , ne pomait plus agir. I.e ■ 

■ maréchal avait tait la aispoaitîoa , et les officiers français 
« remportèrent la victoire (*]. ■» 

« Le Boi , s'ètant rendu snr le champ de bataille, re- 
« connnanda qn'on prit on soin égal des blessés des en- 

■ nerais cranme de ceux de ses troupes. Il Ût l'bonneiir au 
« maréchal da Saxe de l'embrasser ; il eut la bonté de lui 
t ordonner d'aller^rendre du repos : ce soulagement lui 
« était essentiel dans l'état affreux où il se trouvait, età 

■ la suite des fatigues d'une pareille journée. Sa Majesté 

■ passa à la tête detoos Icsrégimensoni avaient combattu; 
» elle témoigna h chacun en particulier sa satisfaction (}o 
o leurs services ('). 

503. BATAïus DE FOnTEirDi (11 inail745). 

PBISB DU TILLASB IM TBIOK. 

Tableau da lempt par Pierre Lenfajt, 



1 Les alités laissèrent un gros corps d'inlanterte dans les -Saiic n' 
o haies de Veion, et leur cavalerie en bataille devant ce 
« village ; cette précaution et la nuit qui survint favori- 
« sèrent leur retraite. M. de Grassin (') s'étoit tenu , pen- 
a danl ta bataille , dans les boisdeBarry, avec son régiment, 
a II se porta après le combat sur te ilanc de la cavalerie 
« ennemie formée devant Vcion ; il l'obligea, par son feu, 
« des'éloigner de ce village ; il'y prit huit cents hommes y 
« compris les blessés, vingt-deux pièces de canon, tous les 
« chanots d'artillerie , l'nàpital ambulant et beaucoup de 
« bagages. 

< Les alliés eurent environ quinze mille hommes tuès ou 
■ blessés ; on leur fit nombre de prisonniers , parmi les- 

(1) Prfcitdm tUcladt looii XV. [r Biilotn da «(wrifa, camr* ifa 
JMM.piriolMraDd'Bspaaoac, t. ll,p. ai. (ij Slmon-ClBude de Gigssin 
deGlaUinr, depuis mirfcbal de cinip. 



HihvGoonIc 



« quels plosicors officiers de mar^e. Od leur enlcra oua- 
« rantc pièces de canon et cent ciMoante chariots cSar- 
v ses de toutes Ettrles «Le BuuiiUoas de neire (']. • 

Le comte d'Argensou ('), du champ dcbataillemëine, Gt 
connaître k Voltaire la victoire de Foutcnoy , et Voltaire 
prèsoitaau-MMèaoaRta^ 1 Aiû l'ode q^'ëanit faite 



Pét PJer/c Llsi'axt en ttsi- 

â05. siÉGEDET(RiBflAY(14 inaiiT4S]. 

LBiaïaaitMK su«aaac3«oim>i.'And«*nE — iwfwiiAT. 

Pinie cenlrile- >Cni«cka pw TjUT Bummmumbi m msi. 

SniLe Jiu r[c u a Le lendemain de la bataille de JonLeBoy, le 12 mai . 

^ "k°'i3;'' ''' " ''^troupes françaises reolrcreat oaasIicirconTailatJon 
devant Tournay ; le Boî rcto«rna à son quartier au cbà- 
> leau de Cbin. £c li, il se rendit a U tranchée, accompa- 
a gué de Monseigneur le Dauphin, et en eiamiiia lotis les 
K travaux mal^e le grand feu de renHcmi. Leconile d'Ar- 
« genson, ministre cl secrétaire d'état de la guerre suivait 

• Sa Majesté (*]. » 

« En moins de six jours la brèche Tut faite au corps de 
« la place; l'ouvrage à corne fut emporta d'aissmA , et les 

• FranfNfiselogèrentsarrajicle et sur une partie de l'at- 
« laque gauche du chemin couvert de la dcmî-lunc. Le 
« gouvemenr de Tonrnay jugea convenable de capituler : 
■ mais ses propositions parure Rt in admissibles; on ream- 
B mença les hosIiHlés. En pca de jours Totrniay «Hait *lrc 
« ensevelie sons ses raines. Le gonvenieur lut «bligé de 
B rendre la place, et s'enferma dans la citadelle fjai\ dé- 
a fendit jusqu'à laderni^cextrèmiléetdoirtit soffit, ainsi 
a que la garnison . avec les homiciirs de la goerre ; il ne 
o s était reiido qu'après que («ntesks batteries ^e la cHa- 
« délie furent presque démontées, qne les pnits furent 
a infectés , et qm ta ponâre eut commmcé i ttû man- 
« quer ('). » 

V La garnison fk la cHxdelle de Tounsy vyanl fléGlé le 

{i)Bit(iiir*dtllaiiria,romliieSaxt,p»i\ehttou d'Espapiac, I.I1 , 
f. M. (») Voir i* «ota'p. «M. (•) Bkloirt a* tUvna . tauM^^ae^vm 
le btun diBncMC, «. n, p. st. (M tiunfHww) de Lm^ Xr, WtMh- 
«lln de La Ibcbc-Tilhie , p. «. 



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tv -aiLàK ae «nuuus. 419 

^ âi-co Katki, devant le Roi, Sa Mi^iasté, aeemopaptie de 
a MoBKâgDearleDausbiDfilsaBeiilTÈedaitsTolirnay.Les 
KL joagistnat de la ville se IroHvàrcDl à la.porte pour lui 
i« ireiure.kiin bounuiBeB ('J. > 



MS^ ■■■iii'a)B'MMt:-<9 JbHM 17M). 

Gouschc par Tm 'BLXtsinnGBE cniTSl. Ptrlia eeBlr«le. 
^ I" étage. 

■B lesafliès avaient TaB^mblë dansCandâeçroRinaga' ^ilSjrited'Ôr'r 
-<« vhiS'; les An^îs y avnent déposé Ivore équipages , et S' m. 
•« OBe gnnde partie de Ichte nianitiens âe guerre ; ils y 
•« avrient uesi le canon arrivé d' Aitgleterre , pour nta- 
■• 'placer -«tei perdu b FonteiHry; ploMears olBote^ et 
a soldats blessés y aveienfétt omAvItê ; e«tt«'Ç]«te -faisait 
« leur communication avec les lies Britanniques , par 
M Dstsndeiet Nicnpurt,.. 

u Lcltoi, instruit qu'il y avait peu de monde, résolut de 
« l'oBTfl ntfHi naKre ;-i\ en cmiccrta les moyens avec le 
« comted'Argenson (*) et le maréchal de Saxe ; le secret n'en 
a Tut confié qu'aiicomte (lfcll0wecfc1('),'Challgà^]'ell~ 
<I treprise (').» 

« X' armée ayant quitté le camp et passé l'Escaut, mar- 
a cht vu cinq colooBCfi , et arûva dane la jUaine de 
«Xetue. DÛ elle campa sur le bord deUTeure. L:s alliés 
« avaient pwué la .Dendre : notre arméa vint occuper 
<« le jtUBp de Vanbccif et celui de la Chartreuse lïe Gra- 
« mQatateauùleceluideBost.H.daCbayla(']HiaiGhaàIa 
c Ule de fOD détacfaement avec vingt pontons et vingt pié- 
«iceMlficanaDs,iH)urjctor un pont «ur l'Escaut, atin d'em- 
« ptsfaor six mille Anglais postés àAIost d'entrer dans la 
< ville do Cand et d'en augmentar la ganùfioa. Va petit 
M lUtaobeBeBtde hussards ennemis voulut veooiraaltre le 
« diMBia de &and ; les Grassûis , qui Icnaicut la même 
« tata&,ies battirent et il^s oUigËrentàve retirer. Les six 
n mille .lin glâis, informés de cette déroute , ,&avancérent 
« fcw covelqppar.les Girassins qui. couvraient la foânihe da 

(') Jfitftw'ri dt Wanriffi . tiiinti ^ £ajt«,|Urla.biran d'EsianuiC, l.JI, 

- ■". pj tVlr'fa wlï.p. ion. ,î) LV«-Vrékenc-VBldemai dtl^vtaOtl, • 

a mtinlial de Fnince. ',') Hitloirt de Maurice^ atmie dt Sax^. par 



lie Eu Cbajla, lieutCDmt gentral d 



HihvGoonk' 



« M. duChayla. Ce ftit en celle occasion que M. Grassia (') 

a dunna des prennes de sa valeurct de son expérience. Ce 
« braTc commandant fîtun Teusiiif, qu'il força les Anglais 
n à le bloquer. Leur conflance les trahit : au liea d'atU- 
a qucr les Grassins , ils atlendirenl; et dans cet interraUe 
a M. du Chayla arriva près de t'abfaaje de Uelle avec les 
a Ironpea qu il commandait. Ils s'avancèrent vers M. du 
a Cbayla et se portèrent à Melle ; ils avaient déjà enlevé 
a les ponlons et les canons qu'ils faisaient mardier du oAlc 
K de Gaad. La brigade de Grillon les arrêta et soutint avec 
a HM. de Granvjllc i^) et de Souvré^') Icprcmicr choc. Celle 
a de Normandie s'^ joignit. Le riment de Laval suivit de 
a près, reprit les vingt pontons et les vinst pièces de caiWD 
a qui Turent pointées à l'instant contre Tes ennemis. I^s 
a Grassios tombèrent à leur tour sur les Anglais qu'ils mi- 

■ rent entre deux feux. Ce combat Tut opiniâtre ; tes Ân- 
< glais furent entièrement rompus (']. > 

FirUc cFtilrak. à08. SURPRISE DE LA. TILLE DE GANR (10 aU 11 joft. 1745). 

:4alle diip de U Gooache pat Va9I Bi.j>*ehbu«u a irST- 

Vilswlli- d'or. 

'"*• '*'■ a09. PRISE DE CAiU) (U jaillet 1745.) 

Aile du Nord. ^" >•■ GiMui en ISM. 

.<^ij< ii°ii. La marche de l'armée française entre rEscauletlaDen- 

dre semblait menacer Oudeiiarde ; elle couvrait celle du 
comte de Lowendal [') et cachait son oipéditïon. 

K Le pont d'Espièrcs, si renommé dans l'histoire par la 
a marcbe extraordinaire de l'armée commandée par le 
Il maréchal de tuïembonrg en 1688, sous les ordres de 
« Monseigneur [ le grand dauphin ) , deviendra célèbre à 
a jamais par le poste que le cornue de Lowendal 7 prit 
« pour marcher à la fameuse escainde de Gand. 

« Ce fut là que ce général reçut les derniers ordres de Sa 
a Hajes(é;M.duCliajla(')futanssichargéparleRaidela 
a même expédition; ces deux généraux, autant connus par 

■ leur expérience que par leur bravoure , se portèrent sur 
« Gand , l'un par la droite et l'autre par la garnie de 

■ m fofr fa nofa p