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Full text of "Glossaire archéologique du Moyen Age et de la Renaissance"


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GLOSSAIRE 



ARCHÉOLOGIOUE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



GLOSSAIRE 



ARCHÉOLOGIOllE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



PAR 



VICTOR GAY 

ANCIEN ARCHITECTE DU GOU VERNEMr;NT 
ASSOCIÉ CORRESPONDANT DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE IHANCK 



TOME PREMIER 



A - GUY 




PARIS 

LIBRAIRIE DE LA SOCIÉTÉ BIBLIOGRAPHIQUE 

76, RUE DES SAINTS-PÈRES, 76 

1887 



ABRKVIATIONS 



A 

Abb Abbaye. 

Acq Ai.quisition . 

A/ Alius, autrcinenl. 

Ann Annales. 

Ap Apiul. 

Af'ostol Apostolka . 

App Appartenant. 

Aroli Arv.liives nationales. 

Art Ariicle. 

Ariill Artillerie. 

Aud Au dit. 

.^iit .Auteur. 

B 

H.itim Bâtiments. 

BibI Bibliothèque. 

BiHiry Bourgogne. 

I^'et Brelayne. 

Bull BiilleUn. 

c 

^^ap C;ipilaine, L\ipiliiliini . 

<-^art Cartons. 

t;ath.-dr Cathédrale. 

<-'iap . . Chapelle, chapitre. 

Chat Château. 

Chron Chronique. 

Cit Citation. 

Col Colonne . 

C'*" (killection. collégiale. 

'^•^niin Commeice, Commission. 

Cpte Compte. 

D 

D. Den Denier. 

l^ict Dictionnaire. 

Dud Dudit. 

E 

Ec Ecole. 

Edit Edition. 

Esc Escu. 

Est Esterlin. 

Et Etudes 

Exéc Exécution. 

Extr Extraits. 

F 

FabI Fabliaux. 

Flor Florin. 

Fr Franc. 

Franc Français. 

G 

Gloss Glossaire. 

H 

Hist Histoire. 

I 
'uv Inventaire. 

J 

Journ Journal. 

Judic Judiciaire. 



L 

I Livre. 

'-• P Livre paiisis. 

E- t Livre tournois. 

Eed Ledit. 

Loc LiKo. 

M 

M Marc, martyr. 

Mandem Mandemement. 

Meni Mémoires. 

Ms Manuscrit. 

N 

Nouv Nouvelle. 

o 

O Once. 

Ob Obole. 

Ordonn Ordonnances 

P 

1^ Parisis. 

Pat l'atentes. 

Pes Pesant. 

PI Planches. 

Poés Poésies. 

Pond. Poinieiis. 

Pr Preuves. 

Prov Proverbes. 

R 

Rec Recueil. 

Reg Registre. 

Reglem Règlement. 

Réiniss Remi.ssion. 

Kichel Richelieu. 

Rom Roman. 

Roy Royal. 

S 

s Siècle. 

Sect Section. 

Scd .SV(/;.v. 

Ser Série. 

Serm Sermon. 

Soc Soiiélé. 

St .Sterlin. 

Stat Stations, statuts. 

Str Strophe. 

Supplem Supplément. 

T 

T Tome. 

Testam Testament. 

Tlics Tlicsiiiiius. 

u 

Une Vncia, 

V 

V Vers. 

Vatic Vatican. 

Vo Vcibo. 

Vocab Vocabulaire. 

Vol Volume. 

Voy Voyage, voyez. 



GLOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



A. — Les lettres de l'alphabet employées comme 
initiales ou coiiiiiic devises ont servi trop souvent 
de thème aux fantaisies des artistes du nioven âye, 
et particulièrement des orlèvres, pour n'avoir pus 
leur))lace man|uée dans ce répertoire. En ce genre, 
peu d'objets sont parvenus jusiju'ù nous; mais il se 
trouve encore dans les collections publii|ues et pri- 
vées, linéiques pièces de sculpture en bois des écoles 
flamandes et allemandes de la Renaissance, qui peu- 
vent être considérées comme des cliefs-d'œuvre de 
délicatesse et de o-oùt. 




V. 1300. — Boucla d'or. Coll. \\^umc. — Angleterre. 

1392. — A broclie of gold fiil schene on wiche was 
first y-written cioiined A and aller : amor vincit omnia. 
(Chauccr. Caiit., T. 1. tBU.) 

1*94. — Una iingia doro facla in forma di iina A a la 
Paresiiia cum uno rubineto pifliolo da uiio lato, et tie 
l'allru uno (liamaLite picliolo cuni iina peiiiHa in forma di 
pero di sopi-a — pesa octavi 1 et caralL 'J. {lui), di 
Guurileroba Eilenxe, p. 23.) 

1499. — Une bannière di> tall'clas bliMi soini'i' aussi de, 
fleurs de liz ou millimi de laiiuellc; a ".! bandes de tadelas 
violet et l'autre de taffetas blauc, et a ou milieu uugraut A 
d'or. (Inv. d'Anne de Urelagne, 51.) 

'502. — La housse et le parsus du liarnoys estoit de 
drap d'or bien ricliement ouvré sur veloux cramoisv, le 
tout semé du cordelières d'or et de AA },'i'ii^x signifiians 
qu'elle avoit nom Aune. {Voij. d'Anne de t''oi.\ (i Venise. 
Hibl. de l'Ecole des ch., ISUl, p. lUO.) 

I56I- — Uue salliéi'cde lirorue euehassée. eu or laid a 
plusieurs AA csiuaillez de blauc et rie, j-ouu-i'. (/»('. du 
chat, de l'an, f ■ (i. ) 

A. — Entoure' d'un double lili't circulaire servait 
au XV» siècle de niaripu; de lal)ri([ui' au.\ arinnriei's 

ULOSS.VIKE. 



d'Abbeville. M. René de Relleval qui possédait 
en 1873 une épée à deux mains de l'époque de 
(Charles Vil en donne la description, (llncost. m'dil. 
franc, en liiG, p. 40.) 

ABC. — 1471. — Ung grant tableau ou ipiel sont 
oscriptz les ABC par lesquel.\ on peut escri|)re par tous 
les pays de Xrstauté (chrétienté) et sarrasiuaisme. (Inv. 
du chat. d'Angers, f» 4.) 

A B G DE Charlemagne- — L'extrême rareté des 
monuments carlovingiens ne permet pas de vérifier 
sur quels fondements repose la tradition dont le 
cliroiii([ucur Philippe Mouskos s'est fait l'écho au 




xill° siècle. Charlemagne a-t-il fait élever un nombre 
d'abbayes correspondant à celui des lettres de l'al- 
pbahel dont le portail de ehucuiip d'elles portait la 
niari|ne'.' Sans résoiidn^ celte question, on peut citer 
Ic^ reli(|uaire de t'.oii(|ues appelé l'A de (ibarlemaone, 
malgré les restaurations cpi'il a subies, et le tympan 

I 



AllC 



de l't'jjlise abhalialo do Cailoiiiii au spmnu'l du- 
quel le mot pax a été seulplé au xii'' siècle. 

Cui inciiiMstiM'ici Coni'lias, prima iiilcr iii'inastrriii pcr 
ip<iiilil(f.liarli'iiin^'nr) lii^xlala, liiliiiil liloiaiii al|ilialioti : A 
rii- aiiro cl aij;<'iiti> ilii ruliiniiii'iis l'I suis iiia^-iiis piivi- 
Ictriis (lilaiis. (C/i/OH. lie Conques. Liber miiabilis. liibl. 
llicliel.rec. Dont., n"' 113-1.) 

1270. I.cs aoina (les é;;lises) de vicstemens 

Kl lie rentes el ilc l)iaiis ilcms 

Piitii- avoir à Dieu ftiiereiloiis 

Kt saillies rolii|ues i misl 

Que partout pi>urkai;a et (]uist 

Kl tant si lîst-il par son j:ré 

Soiir les laitres île l'a bé ce 

Si (pi'el frcnit ile'easeiiiie ylise 

A une laitre par devise 

(Phil. Mouskes, v. 3C.8I.) 

ABARROS. — ISari-ois, foret de tiiiiiielior. 

1416. - l'Iusieiirs ferreiiiens que Ten il il lilijnclie euvre 
ouÀlil/. et lialiilleiiieus servaiis nécessaires et convenables 
ou nicstier de tonnelier couiine sont sics... aliarros et 
plusieurs autres pièces d'aulic lilanclie euvre. (Arch.JJ. 
le-. Ili'J, pièce 3\n.) 

ABATD. — lîois do ilrmoliliiui pour écliafau- 
daj,'cs. 

1510. — Aliains que l'on dict tablettes serv.ins aux 

liurs aliatiis île H den. le piel — alialus à talilets à 

21 ilin le piet (Cples (le Lille. — La Fons. — Gloss. m.i. 
Itibl. d'Amiens.) 

ABBATI. — .\rtieulé et se raballant, uoii poiiil 
sur un jeu d'\ comme uos lits de saugles moderues 
mais à la manière des lits de camp sur lesquels se 
posait une tenture et dont voici un spécimen du 




A, plan. B, élévation. CD, plan et profil du lit plié. 

xvit* siècle conservé au château de .lumilhac (Uor- 
dogne). 

1514. — N°3fil, iinggrant cbaslit abbati.— N°365, iinj: 
autre couebeitc non abbati à sangles. {Inv. de Charlolle 
d'Albrel. p. T'.i.l 

ABBEVILLE. — Otle ville, signalée au moyen 
âge pour des indusiries diverses, avait ac(|uis dès 
cette époque, dans l'art de travailler le fer, une cé- 
lélirité quelle a gardée jusqu'à la fin du dernier 
siècle. .\u XV', le poinçon de ses armuriers porte un 
A dans un cercle foriiii' d'une double lijïne (voy. A). 



Au siècle suivant .François I" y élaldil un ailillier 
pour la fourniture des arcs aux ai'cliersde sananle, 
et d'après II. (Irenier (15'' paquet, n" :2, p. .^!l(i), le 
17 janvier l.V.MJ le s' Lefehre, li'ésorier du luireau 
des finances d'Amiens, aciu'ta à Aldieville, par com- 
inission royale de Henri IV, ii(l(_lt) ari|uel)uses, 
ItIO mousquets luunis de leurs bandoulières, cliai'fjes 
de cuir et fourchettes, ainsi que 10(10 piiiues di; 
•guerre. 

.\l!lii:VIU.K (.VRMES D'. — I 657 — Ablievile est peuplée 
lie quantité Je bons artisans et gros mai'cbands; mais 
ceux qui travaillent aux armes à feu se sont acquis tant 
il'eslimc que leurs pièces passent pour les ineilleures de 
l'iiurope. (Villiers, Journ. d'un voijaije à f'aris, p. 2i ) 

ABBliVlLLE (ciiiE d'. — 1560.— Pour avoir mis dans 
ladite boile (d'i''crivain) G roUcaux de cire d'Alilimilli' au 
l'eur de 12 den. t. — Os. (!{" Cvte roil. de 0. UlinuUii, 

ri:;i.) 

I 570. — l'ne ilnnzaiue de j'iiiilleanx de cire riuigc d'Ab- 
heville — 1.". .s. {Cpte viiij. de Charles /.V, (" Kl.) 

AliUEVIl.l.E (KKIUURES Ij'. — 1560. —3 douzaines de 
r-nulliers de vellours vi'rd et vidlniirs rouj;c pii-qnés de soj'C 
perlée à deux arrièje poiniz pour servir aux levrettes de 
la cbauibre (du roi) et l'ournv cnyr, velliuirs cl soye, — 
27 1. Pour 3 douzaines de ferrures i'açnu d'Abbeville poar 
le.ïdits colliers, — 27 1 . (3° Cple roij. de 0. Blaitdin, 
I'' 121; \ .) 

ABÉE-ABBÉE. — Sapin. 

1298. — Don leinjjie qe est appelé abbée et de zapin. 
-[Voij. de.}riiriol>olo,Cl\U\, édit. Koux.) 

ABESTON. — Amiante. 

1330. Abestou est qui coloré 

est comme le fer... aluiiié 
s'il est, jamais ne peut estaiudrc, 
la ipiele piere moiill allaiiulre 
te doit au cucur quand es tompté 
de faire mal et exitc. 
(fiom. des- ^ pèlerinages, f' i2, impr. inslit.) 

ABLIÈRE. — rilcl à pécher les ablettes. 

1511. — luii saiq à pccijuicr poisson... ung aldière 
et -t filiez à reposer poisson. {Invent. cit. du Cange, 
\" Ableia.) 

ABLOS. — lilocs, piliers. 

1509. — A 2 sieurs d'aiz pour avoir syé les abloz et 
accoulouers des cbaires — 30 s. d. (Cptes du Chût, de 
Oaiiliiii. p. 39.'i.) 

ABLUTION. — Les anciens usa{):es de la lable sont 
décrits eu maints endroits de ce livi'e, ou y verra 
combii'U était général el IVéqiient l'usage des ablu- 
tions. Après la ijiiade (voy. ce mot) qui est eiicoi'e, 
dans nos provinces méridionales, le lavabo primitif 
des habitations rustiques, on trouve la fontaine qui a 
suffi en tous temps aux e.xigi'nces de la bourgeoisie, 
taudis que le lavoir répondait mieux aux liabiludes 
de la vie monastiijue ; mais les mœurs de l'existence 
féodale réclamaient plus de délicatesse. Pour le service 
de la lable, comme pour l'emploi du personnel 
d'officiers qui remplissait les châteaux, ou adopta le 
cérémonial de l'aiguiérc et du bassin tel qu'il s'ob- 
servait eiu'ore chez les princes au xvil" siècle et le! 
qu'il est resté réservé aux seuls évéques pendant 
leurs fonctions ecclésiastiques. 

Xlir s. Quand tu auras tes mains lavées 
et à la touaille essuiées 
et seras à la table assis 
et si peins ert devant loi mis.. . 
si te los que après soiii)er 
n'oublie tes mains à laver. 
(Casloiemenl d'un père a son pis. Fablimx. 
Darbazan, 2, p. 164.) 



ABSCONCE 



1288 — Li rois a fait l'iaue corner 

luit s'ea vont que iniiis miiis la\er 
li rois s'assist au plus haut dois. 

(Renart le nouvel, p. 139.) 

I3S0. — Quand le souper fut appareillé le roi lava et lit 
laver tous ses chevaliers, si s'assit à tahle. (Froissart, l. I, 
piirt. 1,0. a-2y.) 

1 39 1 . — Adonc demanda-l-jl l'eau pour laver, deiixécuyers 
saillirent avant... l'uupritle bassin d'ar;,'ent et un autre... 
la touaille. 11 se leva du siège et tendit les mains pour 
laver (W., 1. IV, ch. 23.) 

1445. — It. que nul n'ausera se mcstre à table sans laver 
li'S mains, sur la poyue de 3 dcn. iSlat. îles arbalélriers tic 
Ueaucaire . ) 

I 480. — Jladite dame d'Eu soufl'rlt que monsieur d'An- 
toing son père, à nue teste luy tint la serviette quand elle 
lava devant soupper, et s'agenouilla presque jusques à 
terre devant elle. {Aliéiwr de Poitiers, p. 190.) 

1589. — Quand tous ceux-cy furent entrez, on prit aus- 
sitôt à l'autel de la crédence un grand bassin d'argent doré 
avec une aiguière i[e même estofl'e et d'un des costés de la 
nef qui estoit sur la table on prit une serviette plyée à fort 
petits plis. Avec tout ceci les trois que je viens de dire 
(Henri 111 et ses deux mignons) se lavèrent tous les mains, 
puis ceux qui cstoient de cette siiitto aux quels on bailla 
d'autres serviettes et aussitôt chacun se vint seoir. .. iniis 
après le repas. .. aprs que chacun se fut rassasié de ces 
délicatesses, on connnencaà desservir ceux du bas bout, car 
en cette action là ils iscorchent l'anguille par la queue. El 
après qu'on eut tout oslé on apporta à ceux qui cstoient 
demeurés à table, d'autant que la plus part s'c.->toicnt 
levez, un grand bassin d'argent doré avec un vase de 
même <!Stulle et dedans de l'eau où avoit trempé de l'iris 
avec laquelle ils lavèrent leurs mains, ceux du liant bout 
séparément et ceux qui estoient au dessous eusembleinent, 
et toutes fois elles no dévoient pas trop sentir la viande 
ni la grosse car ils ne l'avoient pas touchée aius seule- 
ment de la fourchette. (L'isie des hermanlirudiles, éd. 
Col. IG-.'4. ' 

1644. — On void a Champigny-sur-Vède la sépulture 
des ducs de Moiitpeusicr dont le dernier fut Henry de liour- 
bon (pii mourut à Paris l'an 1608... Il fut servy durant 
huit jours avec autant d'appareil que s'il ciist encore vescii ; 
on luy dressoit sa table qu'un prélat benissoit. Onprésentoit 
les bassins à laver à la chaire de Son Excellence... onla- 
voit encore après le repas qui se finissoit par les gi àces. 
(Coulon, Les rivières de France, t. I, p. 341.) 

ABLUTION (coLi'E D'. _ Ouoiquos rubriques locales 
admettaient pour le sacrifice de la messe l'usage 
d'un vase spécial que l'acolyte devait présenter 
au célébrant pour y purifier ses doigts après la 
coniniuiiion. C'est peut-être de ce second calice 
qu'il est ici question. 

1669. — Item, une coupe d'argent doré gravée par 
dehors au pied et la coupe mouchetée par dedans, servant 
pour l'ablution des communicuis aux lestes solennelles — 
pesant un marc, bu don de «■= Ponce Follet, chanoine de 
l'EglIsi; de Reims, du 15 mars IGOO. {Inv. de Ve(jl. i\ . U. 
de Heims, 'farbé, p. TU.) 

ABREUVOIR. — Sorle de petit cornet eu forme de 
liotlc dont le revers est muni de deu.x pattes rocouf- 
bées au moyen desquelles on le fixait à la traverse 
de la cage des oiseaux de chant. — 1,'abreuvoir ou 
cornet, avec la mangeoire qui en est le cnniplémeul, 
ligurent parmi les objets que les travaux di' la drague 
parisienne ont depuis vingt années extrait le plus 
souvent du lit de la Seine. La colleclion des plombs 
bisluriés du musée de; Cluny en présente plusieurs 
variétés et la nôtre en renferme jiliis encore. C'est 
par l'étude comparative et très prolongée de ces 
petits débris que nous sommes parvenu à en déter- 
miner l'usage. — On s'en servait à Paris où ils 
étaient fabi'iqués dans les moulins du lleuve dés 



1393, ainsi que l'indique le Ménagier de Paris, et por- 
taient presque toujours l'écu des armes royales et 





Collection de l'aulcur. 
souvent des devises. Les plus anciens sont fondus 




en étain et les plus moilernes en pioiiib qui lui fut 
substitué dès le xvi" siècle. 

1698. — Art. 22. Il sera permis ausdits maîtres oyso- 
leurs de faire toutes sortes d'abreuvoirs d'oyseaulx soil de 
plomb ou autres (voy. Cornet el Mamjeoire). — (Stut. et re- 
(jle-.a. des mnitres oijseleurs.) 

ABROQUEMENT. — Brochure apparenle à la 
lisière des draps pour en distinguer la ((ualité. 

1325. — Se il n'ont trayme de la couleur du drap un 
abro(piement y sera tissu d'estrange couleur. {Cart. de PU. 
D'Alenc, p. 85(î. Arch. de la S. Infér.) 

1424. — Et se la traime fault et l'en y mette traymsde 
mendre valeur, l'en y sera tenu mettre abroqueiaent à 
travers. {Arcli. J.J. 173, pièce 151.) 

ABSCUNCE. On disait aussi Esconce {voi/. ce 
mot). — • A'om donné à une pi^lile lanlerne à main. 
L'étymologie latine indiqueiju'étant surtout destinée 







V. 1218.— Album de VilUird de Iloiinecourl, pi. 33, 

aux lectures ou aux offices de la nuil, elle ne pro- 
jetait la lumière iju'à la partie antérieure de son 
périmètre. 

XIII» s. — Si apnrt en eiier une cliandoile ardant i|uc elc 



ABSCONCE 



(luit avilir icpusc en l'alisronsc aiiisçois qiiecelc soiU-stintc 
au teiieiliilus. {Kegle de Citeaui, ms. Dijon, f>> H v".) 

V. I 225.— Ha'c siiiil iiislriimcnla cleiicis necessaria. . . 
abscoiisa et lali'iiia. (J. <li' Oaiiaiido.) 

1395. — A Ji'lian Aubcil yiiiagier iryvoirc piuir une 
absoiincc il'yvi'ire |iour uicllii- la iliandcllc i|u:\iiil la rnviic 
dil ses liouiês, — Ji s. |i. (f Cple loy. tl'Hi'uion Kaguicr, 
f» 60.) 

1488. — l'nuiii ariJiMitcum absconsuui sinr liKSlio cl 
do<lil Siigorus |)io|iosilus. (/lie. de S. Ounalieit de Dniijes.) 

1539. — El candclabrum ai(;eiilonm in ninduiii la- 
Icniule faclum sine o.slio, liabcus niauiibrium argenteuni, 
quoi! dcdil pivdiclus Sigeius, — pond. I m. l'i onc. 
15 sleil. {lliiU.} 

1573. — N° 90. 6 absconses d'airain à tenir les cbau- 
dellcsaux uialines. (Inv. de la Saiiite-Ctidlielle.) 

1626. — 2 absconi-cs l'une d'argi'iit ci l'autre d'j voir, 
celle d'argent pesant i marcs. (/nr.i/e.V. D. de Paris, f-7.) 

1648. — Sabsrancesdc cuivre servant à matines à mettre 
les bou-ies. (Un:!., f l.'i v".) 

ABSOLUTION DES MORTS. — l.fs archives dc>s 
sociélés savantes (carloii C dos corfcspunilants) reii- 
foniionl une note dont M. .\. r.liarnia accoiiipagm- 
(Hicl(|iirs roiiscinniMiicnts curieux sur un usa^'c nio- 
iiaslii|uc pi'U connu, qui consistait à placer sur le tom- 
beau ou sur la poitrine d'un frère mort la formule 
authentique de l'ahsoiuliou doul il avait été l'objet. 

I 1^2. — l'iaieat vubis niilii sigillum niiltere in quo 
magislri absolutio (Abailardi) litcris aperlis contjnealur ut 
sepulchro ejus suspendatur. {Lettres d'Iléloise à l'abbé de 
Clunij.) 

Mitto sicul niandastis magistri Pelri absolutioiiem in 
cbarta scripl;>m et sigillalam. {Lettre de l'abbé de Clunij à 
Ilétiiïse.) 

Suit le te.rle : Ego l'etrus rluiiiacensis abbas qui l'etruin 
Abaelardum in uiDuacbium Cluniarensom recepi, et corpus 
ejus furtim delaluni lleloissa; alibatissœ le nionialilius 
l'aracleli concessi, auctoritate omnipoteulis Dei et onuiiuni 
sanctoruni alisdlvo cuui pru oITu-io ab omnibus peccalis 
suis. (/'. Abaelardi... op. iii-l°, Paris, 1010, p. ^36.) 

V. 1070. —lexsliiluls de S- liciwil revus par Liinfranc 
disetit à proj}iis il'uii frère mort ; Alisoluliuiiein scriptam 
et a fratnbus lectam super pcctus ejus ponant (Laufranc 
Décréta, cli. '23. édil. d'Achery, 1018, p. *J3.) 

âCCINT. — Les bas côtés qui cutuurcul la nef ou 
le chœur d'une église. 

1 555. — Alentour d'icelle nef furent mis et allachiés sap- 
pius allenilroit des cyinajes ou enracliciucMis des vauss\n'es 
des carolles [roil. ce'mol). nu acciutz de lad. nef. {Obsèques 
de Jehanne de Castille. —Bull, de la Coin, de l'Iiist. de 
Belg., 1800, p. lit.) 

ACCORDS. — Gros grains (|ui relient les unes aux 

autres les dizaines d'un chapelet. 




XIV" s. — Jais espagnol. 

1531. — Unes palenoslres de jaspe tiillées à faces 
marcliées d'accordz d'or esniaillez de blanc noirel tanné, 
avec l'anneau de mesmes. {Inv. de Louise de Savoie, f" 12.) 

ÂCCOT. — Mouton, pièce di' bois posée hoiizon- 
talement pour suspendre une cloche et la relier ]iiir 
deux tourillons au belfi'oi qui la supporte. 

1562 — Aussi ont esté trouvées 2 cloches abattues du 
clocher de lad. église, ayant les accots rompus et une 
autre qui ne tient plus que d'une clurville [Itelat. duniUage 
de l'égl. d'Aubeterre.— UuU. de la Soc. arcliéol. de la Cha- 
rente, 'i" série, l. IV, p. 351.) 



ACCOTE-POT. V.n considérant le galbe et la cise- 
lure di' (piebpies pièces de dinaiulerie aiu'ienne, qui 
n'étaient ((ue d'humbles ustensiles de cuisine, ou esl 
fondé à croire qu'iui accote-|iol, c'esl-à-<lire un tré- 
pied ou un simple croissant, comme le déliiiissent 
C.olgrave et le Dictionnaire de Trévoux, alors qu'il 
prenait rang dans l'argenterie royale ou princiére, 
put échapper à la vulgarité des fornu'S qu'on lui 
coiuiail aujoui'd'hui. — J'igTiore s'il en existe dans 
ipiehpie collection et, en attendant mieux, je me 
contente de reproduii'c une pièce de brun/.<' très 
simple ipii me M'mble dali'r du \M" siècle. 




1561 . — N"03. l'iig accolepot d'argent. — N° Cf. Ung 
aullrc à 3ptftz, d'argent. {Inv. du cliûl. de Pau, f" 50.) 

161 I. — A lliicke pcece of iroii, niade somewliat a lialfe 
moiin, wercvvilh llic on sidc of tlie pol is supporled. 

(C.ntgiave.) 

ACCOUCHÉE (coupe d'. — Dans les miniatures 
où est reiiroduil le sujet de la Nativité, on trouve des 
vases de formes très variées. Je renvoie aux mots 
Coupe et Ecuelli', pour le type que senddent avoir 
consacré au wi" siècle les céramistes italiens. 

1488. — lue petite couppe d'argent pour baillera boire 
aux aioueliéi's. {Inv. de l'église Saint-Gervais.) 

ACCOUDIÉRE. — Accoudoir, |iarapet. 

V. 1540. — Il donna de l'esporon à son cheval et le fit 
sauter par dessus les accoudières dans la Loire. {Den 
Peners, nnuv. 57.) 

ACCOUSTREMENT. — Il faut supposer le rédac- 
teur de l'inventaire du duc de Lorraine assez peu 
familier avec les usages de la Turquie, ])0ur avoir 
confondu les costumes ([u'il décrit avec les accoutre- 
ments de (|uelque peu|ilade sauvage de r.\méri((iie 
ou de rAfri(|ue. Autant les experts d'alors sont mi- 
nutieux et l'ulèles pour les choses de leur pays et de 
leur époque, autant ils deviennent fantaisistes et 
inexacts dans l'aiipréciation des produits exoti(iues de 
l'Orient. 

1543. — Plusieurs accoustremeuz de Turquie, de diffé- 
rentes fai;ons, le tout fait de plumes de pcrroipietz et de 
paons. {Inv. du chût, de Nancy, I" 141.) 

ACHE (.KRT DE l'. — Charpenterie. 

V. 1590. — Kl pourla façon eneor etenriclussenient des 
ilictes galières, de leurs poupes et proues, tant pour l'art 
de l'achc qu'on appelle la eliarpente en Levant que pourla 
menuiserie (ItrantOnie, Capit. fr. Henri II.) 

ACHELETTE. — Clochette, et aussi : aisselelle, 
petite planche mince. 

1461. — Et après que les crieurs de Paris qui esioient 
ïl sounans chacun son achelelte en sa main. {Matlh. de 
Coucy. p. 731.) 

1581. — Pour avoir fait pour les esgards de Boire une 
douzaine et demie de acbelelles. (La Fons. Cples de Lille 
tjloss. mss. bibl. d'Amiens.) 

ACHELIER. — Pierre de taille posée en carreau 
et à plat, alternant dans la liaison d'un api)areil avec 
les lioutisses. 

1498. — Pour avoir taillé G2, bnutis que aclieliers, mis 
et enipbiicz au piet-droil des arclies du pont. {Cples d'Ab- 
beville. Ilibl. rtichet. mss. 1-2010, f 113.) 



ACIER 



■ SI I . — Le tailleur de p:r6s, rabuche,carieaulx,houtlz. 
et acliclers. (Cptes de Bélhune. — La Fons, (Jloss. mss. DM. 
d'Amiens.) 

ACHEMERESSE. — Femme d'atour, une coiffeuse 
de mariées. 

1*35. — Une couronne d'or servant à achesmer espou- 
sées. {Arch. de Douai, reg. aux teslam., f^VB v".) 

1467. — En la ville d'.4rras. . . Jchanne Lenglesse. . . at- 
toui'neresse et achemeresse ties dames de noces fout mise 
sur unsîchar... et menée par tous les carrefours de la 
ville. (Chron. de J. du Clercq, p. 277.) 

1635. — Achemmer une épousée, — l'atourner, la parer. 
(.Monet.) 

ACHENAU. — Ciienal, rigole, aquedue. Terme en- 
core usité dans quelques provinces du centre. 

1460 — Lad.aclienau qui est faicte et tenue en point 
pour recevoir les eaues. . . qui par chacun an décourent par 
led. aclienau à la mer. (Arch. J. J. pièce 190.) 

ACIER. — Variété du fer fort et dur qui doit à sa 
combinaison avec une très faible quantité de car- 
bone, une augmentation moyenne d'un deux-cen- 
tième de son poids, et les qualités de souplesse et 
de dureté que développe, aux dépens de sa sonorité, 
la modilication moléculaire de la trempe. 

L'histoire de la métallurgie au moyen âge n'est 
point faite, et il est impossible de déterminer quelles 
furent, à cette époque, les méthodes employées 
pour obtenir l'acier. Se servait-on pour cela du fer 
forgé, de la fonte ou directement du minerai'? L'em- 
ploi du premier mode semble plus probable en 
Europe, sinon en Espagne, oîi le traitement dij-cct 
du minerai a laissé son nom à la méthode dite cata- 
lane. L'.\sie au contraire, et l'Inde en particulier, 
paraissent avoir connu depuis longtemps l'acier 
fondu, dont l'emploi dans nos régions est assez mo- 
derne. 

On peut voir par le témoignage d'Olivier de La 
Marche, quel cas on faisait au W siècle de ce 
métal, et i(uels en étaient les principaux usages. 

1336. — Pro i carreauz calibis sive d'acier emplis pcr 
dicta perricria ^ 2 s. 6 d. — Item pro 15 Mb. ferri et 
fi carreaux calibis emplis — 6 s. 9d. t. (Cpte de Giraud 
Fraissens, P' 21 et 36 \°.) 

1405. — AC.uiU. Tirev(Tf,'e liouteillier pour2 flacons d'acier 
coiuers de cuir délivrez à Henry, varlet de pié de lait, dame 
(la reine) pour servir à [lorler le vin quant lad. dame va 
dehors — 32 s. (Argenterie de la reine, 3' Cpte de J.Leblanc, 
fW.).) 

1408. — A Michel Nynaut, tassetier, pour (J ceintures de 
cuir housse de deux costelz, chascuno garnie de boucle, 
mordant et de six fermeures d'acier burni. . . pour ceindre 
led. Sgr(le roi) à sa plaisance — au pris de H s. la pièce. 
(290 Cpterog. de Cit. Poupart, (° lljfiv".) 

1420- — N" 169. — Un grant luironer d'acier ouvré et 
doré par les hors àorbevoies a quatre escussons de France 
etde Bourbon. (Inv . des jogau.r de Charles VI.) 

» — n" 192. — Un petit escrinet d'acier carré ouvri'- 
très finement et est garny dedens de veliiyau inde et y pend 
la clef. (H.) 

» — I* 139 v°. — Une très belle serreure d'acier à orbe- 
voies et sont les cloz à vis et à fleurs rie lys et est en un 
cstuy de luir tanné et la clef dedans. (M.) 

1488. — Et trouve (|ue l'acier est plus noble chose, que 
l'or, l'argent et le |)lomh ne le fer pour ce que de l'acier 
couinie du plus noble niélail l'on l'ait les ajineures et les 
harnois.. . et se f(nit lesespées, les d.igucs et autres i^laives. 
(Olivier de La .Marche, p. 597.) 

1 488. — A Jehan iNoli.ciuistellier, deniouraiit à Tours, pour 
3 paires de cousleaulx einuiaucbcz d'assier, garni/ de gaigncs 
de cuir rouge pour servir à trancher à table devant led. 
Sgr. (le roi) —0 1. 7 s. d. t. (6" Cvle roij. de P. Bn- 
tonnel, f 198 v".) 



IS75. — Pour un ballon (voy. ce mot) d'acier fin. — 2dcn. 
p. — Pour un millier d'acier de barre — 22 d. p. (Péage 
de la Loire à Chumbon.) 

1618. — Pour ballon d'acier de 160 coches — 5den. 
(Péage de la Loire à .Utenne-lez-Cosne.) 

ACIER DE CARME. — 1676. — L'acier de Carme ou à la 
ra.se qu'on apporte encore d'Allemagne et de Hongrie est 
aussi très bon à faire des ciseaux à couper le fer à froid, 
à faire des burins, des cizelets, des faux, des outils à 
couper la pierre, la corne, le papier, le bois et autres choses. 
Ces deux sortes d'acier d'Allemagne celui qu'on prend pour 
les ressorts et les armes sont les meilleurs qu'on emploie 
en France. (Félibien, Princ. de l'archit., p. 195.) 

1723. — Le meilleur de tousse nomme acier de Carme 
du nom de la ville de Kerment en Allemagne où il se 
travaille. On l'appelle aussi acier o la double marque, et 
on ne l'emploie que pour les ouvrages les plus fins, comme 
rasoirs, lancettes et autres instruments de chirurgie, 
filières pour tireurs d'or, burins pour les graveurs. (Savary, 
Dict. du comm.) 

ACIER DE CATALOGNE. — 1471. — Une herbalaiste d'acier 
de Catheloigne; une autre petite herbalaiste deCatheloigne, 
garnie de petites tilloles. (Inv. du roi René à Angers, f<>'l6.) 

ACIER DE CHi.NE. — I I 53. — On y apporte (à Aden) de 
Chine des marchandises, telles que le fei^ les lames de 
sabre damasquinées, ete. (Géographie d'Edrisi, t. I, p. 51.) 

ACIER DE DAMAS. — 1595. — A Hiérosme Corcol, som- 
meiller d'armes de Sa M;ijesté, — pour avoir nectoyé et 
mis en couUeur six es|iées coutelalz d'acier de Damas — 
6 escus. (5' Cpte roy. de P. de Labruyére, f° 39.) 

» — Au même... pour avoir nettoyé ung coutelatz 
d'acier de Damas et une cye d'acier de Damas — 1 escu 
ff» lil v"). — 8 coustelatz d'acier de Damas, les gardes 
à la Turquie damasquinez et enrichis de turquoises et 
rubis, à 4 s. 1 den. pièce (f- 222). 

ACIER D'ESPAGNE. — 1468. — Et aussi pareillement vient 
dud. pays d'Espaigne grand nombre de fer, acier, cires, 
cuirs, etc. {Requête des ferm. Verger, Arch. cur. de ^'antes, 
t. m, col. 13.) 

1676. — L'on nous apporte encore d'Espagne un acier 
qu'on appelle acier de grain, autrement acier de Molle 
ou de .'ilontdragon; il est par grosses masses en forme de 
grands pains plats qui ont quelquefois 18 pouces et 
davantage de diamètre, et 2, 3, 4 ou 5 pouces d'épaisseur. 
Estant bien choisi et bien affiné, il est bon à faire des 
ciseaux pour couper le fer à froid et pour acérer des 
marteaux et d'autres outils qui doivent être durs. (Féli- 
bien, Princ. de l'archit., p. 190.) 

ACIER DE FKANCE. — 1723. — L'acier se fabrique aussi 
en quantité dans plusieurs provinces et villes de France, 
surtout à Vienne et à Rive en Dauphiné, à Clamecy, en 
Auvergne, à Saint-Disier on Champagne, à Nevers et à la 
Cbarité-siir-Loire, et aux environs de Dijon, Besançon et 
Vesou en ISourgogne. 

Le petit acier ou acier commun qu'on nomme autrement 
Soret, Clamecy et Limousin, ou du nom des autres villes 
ou provinces de France où il se fabrique, est le moindre 
de tous,... il se débite par carreaux ou billes, mais plus 
petites et plus plattes que celles de l'acier de Piémont. 
(Savary, Dict. du comm.) 

ACIER DE PARIS. — 1604. — Art. 9. La ccuiversion du 
fer et d'autres mines dont nous abondons en France, en 
fin acier que nous estions contraincts d'aller chercher en 
Piedmont, eu Allemagne et autres pays étrangers pour 
cinq ou six sols la livre, ne s'en estant jamais trouvé eu 
France que du fer fort qu'ils appellent par excellence petit 
acier de Brie mi de Saint-Disier. qui ne se vend que deux 
ou trois scds tout au plus, fort difl'érent de l'autre. On en 
neut voir l'estahlisscnieiit et les fourneaux et en admirer 
l'excellence aux faulhourgs Saint-Victor sur l'embouchure 
de la rivière des Gobelins. (LafTeinas. Rec. de l' .is.iemblée 
du Comm. Docum. inéd. Mel. série, 1, t. 4, p. 287.) 

ACIER DE PIÉMO.NT. — 1604. — Seroit comparu .Ichan 
Lemoyne, maislre de l'Esiiée couronnée,... asseurant que 
led. acier estoit trop subtil et ne pouvoit endurer, lors- 
qu'il estoit courbé, d'estre redressé, et quand il estoit 
rompu d'estre resondé comme faisoit celiiy de Piedmont, 
etipiil lenoitphis di' la qualilé de celui de Carinet. (Délib. 
du cons. du comm., ibid. , p. 279.) 

1676, — S'il se casse facilement par le bout qui est 
trempé,... c'est une marque certaine que l'acier est bon et 



r> 



ACIER 



propre a faire des outils pour couper du pain, de la chair, 
de la corne, du bois, du papi(>r ou aulies choses sciii- 
blahles. 

Il vient de Pirmont deux sortes d'acier, l'un artinriel cl 
l'autre naturel et de bonne mine. L'artificiel est fait avec 
de menues pièces de fer que l'on met avec du charbon de 
bois pilé, et fait exprès lit sur lit dans un prand creuset 
ou pot de fi'r capiible d'endurer le fi-u, avec un couvercle 
par dessus si bien lulù qu'il ne sorte aucune fumée. On 
met ce pot dans un founK'au qui ne sert qu'à cela. (Kéli- 
bien. l'rinv.dc l'archil., p. l'Jl.) 

ACIKK DE roiTor. 
V. I 190. — D'acer treuchanl cler l'eitcvin 
Par les costcz fiert llerleuin. 

{Chron. des ducs île A'or»i., t. Il, p. 3i.) 
V. 1225. Met la main à l'espée de l'acier poitevin. 

(Koul(|ue de Candie, p. Ul.) 
1260. — Acier poitevin, eu cbarrcte dnitiden. àdosde 
cheval, -2 den., seur asnc i den. (Reg. des métiers de Paris, 
Paris, p. 287.) 

XIV" siècle. In arc d'alborn bel per mczura 
E Ires cairels a la scnlura 
l.a us es resplendens d'aur fi 
E l'autre d'acier peitavi 
El lers er de pluui roilhal. 
(Pierre Vidal, liaynouard, Le.r. rom., t. 1.) 

AC.lEIt DE BIVES (Daipiii.né). — 1743. — Art. 1. Les 
maîtres cinileiiers de la ville dcTliicrsel des lieux circon- 
voisius, seront tenus de faire leurs lames île i|iiiii(ailleric 
d'acier de P.ives et d'autri- bonne iiualil.-. (/{cy/. poHr la 
loulell. lie Thiers.) 

AC.IKl! DE VERDIN. 

I 180. — liranc ot il en sa main d'un acier Verdunois. 
{Li romans d'Alexandre, p. 122, v. 3i.) 

ACIERS DIVEBS (prix). - 1601. —11 y a et se vend trois 
sortes d'acier en l-'rance : ceUiy de Piedmont qui est le 
plus cher et vaull ,'10 liv le ballot |la bille revenant à 
5 s.) ; celuy de Carmes 20 liv. le cent, revenant la bille 
à "i s. 6 den., et celuy de llon:,'rie, 15 liv., qui est environ 

la bille 2 s., lelleiuent i|ue faisant seule nt meilleur 

marché d'un solz sur livre que celuy de Piedmont, les 
talendiers, cousteliers et autres qui n'ont bcsoing que de 
celuy de Hongrie et de Carmes seraient grandement inté- 
ressés. {Delili. du conseil du comm. — Ilocuin. Incd. Mel. 
série 1, t. IV, p. C.O ) 

ACOMBLË. — llisposé en r( ailles eoniiiu' le plu- 

niili' lii''i'iililii|iie. 

1465. — Le chevalier avoit une couverture de brodure 
d'or sur or, en manière d'une couverture de tliieulles 
acombléc comme un comble d'ardoises, et dessus larmes, 
comme gouttes d'eane semées par tout lad. couverte. 
{Pas d'armes de Phil. de Valois. — Arch. des soc.sav , 
cart. descorre.-^p.) 

ACQUIT r.\R DISPENSE de prelve écrite. 

\. 1300. — Aura led. prevost (fermier de la foire de 
S. Ladre) ou ses commis pour luy ung signet dont il sera 
tenu baillié l'aiiprincle en cire aux homes qui le panroiit 
de ce qu il/, deveront; la quelle enipriucle il/, garderont 
durant la foire poin- nionstrer et eulz en aider si besoinf; en 
est. iOnlnn. des mrlirrs de Paris, ch. 13 ; Depping, p. 4-13.) 

ADARGUE. — Ile l'espiifînol Ai>.\Rr..v, terme eii- 
jiruiiti' à la iaiiLiue eastillaiu-, le l'raiiçais n'ayant 
aucun mot pourdélinir le bouclier liivulve en forme 
de cœur ilonl 011 s'est servi en France àré)ior|uc de 
Uuguesliii et (pion reiieonlre |ieiulaiit les xiv" el xv° 
siècles cil Italie, en .\ntrlelerre, en Espagne, el jusque 
sur les eûtes de la Mauritanie. L'usage des adar- 
gues (pie la ville de Fez excellail à falirirpier n'était 
point coiiipl(Jtement abandonné an (•oiniiieiiccni(^nt 
du dernier siècle, car le grand dielioiinaiiv publié à 
Madrid en donne celte descriplion : 

I 726 — ri C'est une sorte d'écu fait de cuirs redoublés 
collés et cousus les uns aux autres; sa forme ovale pré- 
sente quelquefois la figure d'un cfcur, à l'intérieur deux 
énarmcs {asas) occupent le milieu, l'une pour passer le 
bras gauche et l'autre la inaiii qui l'empoigne. Ancienne- 



ment les lanciers à cheval en usaient pour combattre 
les Maures, cl celte milice exislail il y a peu de temps 
encore à Oran, à Mellila et sur les côtes de Crenade. Au- 





V. IISO. — Martin Schœn, Bal. de S. Jacques. 

jiuird'hui on la retrouve dans la place de Ceuta, mais 
eu plus petit nombre qu'autrefois. 

L'adargue est encore employée dans les joules à la lance 
{canas} el dans les jeux de àlcancias' ; mais elle est plus 




XVI» s. Musée d'artillerie, 

légère, sa surface est couverte non plus de cuir, mais de 
bois mince pour soutenir le cboc des alcanclas cl les faire 
voler en éclats, n 

Trecentos Genelos eran 

De este rebalo la causa 

Que los rayes de la luna 

Descubrian las adargas. 

{Rom. amoroso, cil..ibid.) 

ADEVINAUS. — Singulier, éiiignialii|ue. 

V. 1300 Vestue ert d'un drap d'onircmer 
Moult merveilleus et moult divers 
Car il n'est blans ne noirs ne pers 
Ne vers ne j.iunes ne vermaus 
C'csloit uns drois adeviuaus 
K'a paines povoil nus savoir. 
(Rom. (Ir Clromndes, ms. Arscn., 3l-i2, f^Cô.) 

ADJUDICATION AU RABAIS. — Les trois textes 
suivants sufliroiil à eoiislaler l'usage ancien, sinon 
l'origine d'une procédure (pii s'est maintenue jus- 
ipi'à nous. 

1399. — Cuillauine de Longueil, vicomte d'Auge, au 
sergent delà sergenlerie de Pont l'Evesiiue, vous mandons 
que la laache de la niaçonneric qu'il est convenanl faire 
au pont au pain, dont mencion est faite au deviz, vous 
fâchiez crier .à rabais accoustumé par tous les lieux de 
vostrc sergenlerie ou l'on a accoustumé à faire iceulx 
cris. {Doc. cil. par Monteil, xivs. épitre7-2, note 1.) 

1400. — A Jacquet Bourée, charpcnlier, deniourant i 
Bélhisi, pour sa paine el salaire d'avoir fait... la charpen- 
lerie descoinblcs de lad. chapelle... par marché demouré à 
rabbais and. Jacquet comme dernier rabbaisseur. {Cpte 
du duc d'Orléans à Arpajon, ^7 \".) 

1 47 I . — C'est le devis de la coiiverlure de la tour neufve 
du chasteau de Saumur.... el est la besogne dessnsd. mis 
i prix à la somme de 200 1. t. cl est à bailler au rabais. 
{Cptes de René d'Anjou, Lecoy de La Marche, art. 223.) 

I. Boules de la forme et de la grosseur d'une orange, en lerre 
cuilc s(<iliéc au snlcil, remplies de cendres cl de fleurs. Elles 
servaieiil de [intjcclilcs. 



AFFICHE 



ADULTÈRE. — Si la Fraïu'c moilrnio ;i un pou 
perdu le souvenir de la pénalilé du moyen âge, il 
faut avouer que l'Agenais a eu pour l'oublier des 
raisons particulièrement bonnes. 

1275. — Art. .58. Si adultres o près en adulleri, o lo 
adulteris lot- es prnuts pur los hoiiips, o illi lo confesso 
en jutgemcnt, e cLinior n'es fâcha, que ambeiloi cona la 
vila nus, e que la fenna ane prujiieia, e que lire la fenna 
l'oinc per los collios. liatl ab nna corda o que doue cent 
sols d'aruns al'senhor e que sia en lor electio. (Coutumes 
de Fumel. — Arch. hist. delà Gironde, t. MI, y. .ÎO.) 

ADVERSINS, ANVERSINS. — Draps à double face 
cl sans enveis atleudu qu'ils n'étaient point laines, 
c'csl-à-dire tii-és au chardon sur la perche. On 
n'employait à leur fabrication que des laines de 
choi.\. Il s'en faisait de toutes couleurs, et leur 
largeur, qui n'était à Metz en ii55 que de 700 fdcts 
de chaîne, avait doublé à la fin du siècle suivant. 
(Voy. Dr.\p adversin.) 

IS8S. — Et quant aux draps non pignés appelés 
anversins, iceulx se feront de 1400 ou 1200 filelz. (Ordonn. 
de la draperie de Gondrecourt. — Arch. des Soc. sav. hist., 
1865, n» •a.) 

AFEDTRDRE. — Garniture rembourrée pour pré- 
server des chocs ou du contact des lourdes charges 
portées à dos d'hommes. (Voy. En'keutolre.) 

AFFICHE. — Ecriteau, pancarte, objet d'une publi- 
cation. 

1557. — A Jehan Bacheler, paintre, pour avoir écript de 
noir sur blancq fer aucuns édiclz attachez au paslis — fî s. 
(Arch. de Douai, Cptes de la ville, f 186.) 

1559. — A M» Jan Bachelier, paintre, pour avoir livré 
des foeulles de blancq fer et escript en paiuture à l'huille 
quelque ordonnance nouvellement l'aicte paresçhevins pour 
l'atacher ans 2 portes de la halle — 40 s. (Ibui, f" 17'J.) 

AFFICHE. Affiqie, affiqcet, affioi'etie. — Médail- 
lon insigne, agrafe de chape, enseigne de pèleri- 
nage, pièce pendante de ceinture ou de collier, 
ornement de tète porté par les deux sexes, enfin les 
menus objets d'orfèvrerie ou de joaillerie servant à 
relever la toilette des femmes. 

xui' s. S'aucuns parenz vous veut donner 
Joiel ncl devez refuser 
Bêle corroie ou biau coutel 
Aumosnière afiche ou auel. 
(Le chastiement des dames. — Fabl. Barbaz., 2, 191 . ) 



De la bone foire de Troics 
Volez vous guimples ou corroies, 
Toissus d'or,anniaus ou afiches'.' 
(Fabl., ibid., 



-41.) 



1295. — l'nani nuscaui cuui una aquila in .cujus alis 
et corpore et cauda sunt 4 balassi, etc . . . pond . cuni laqueo 
2 m. ô U[ic. t quar. — Unam nuscam sive cruciculani 
cum uno balasso in medio, 2 smaragdis, 2 zaffiris iii 
branchis, — poml. cum catenula 3 une. — Unam nuscam 
de opère fili cum uno vitro in medio coloris z.ifliris, etc... 
Unam nuscam de lapide quasi viridi cnm ijnagine tenente 
ensem cum catenula et guarnimenlo de argenlo, — pond. 
1 une. et 2 quar. (Tliesaur. sed. apostol., p. 74.) 

1389. — Une sainture d'or à 43 afichez, et la boucle 
el le mordant et est escript à chascun alichet « Inijaulté 
fiasse tout » — pes. 7 o. (Inv. des joijaux de la ducli. de 
Touraiiie, f» 2.) 

1392. — Comme. . . le suppliant fust allez au lii'u oi'il'en 
a accoustumé de vendre en la ville de St-Queutin par 
les festes de Pasques afiches et autres jouels ds plont. 
{Lett. de rem., cit. du Cange, v" AHeclura.) 

1416. — 1,'neafnchit d'or menuemeiit ouvrée à fueilles el 
rolcMii\ esirips ri ou milieu une maniéic de liaciii àfoiiluiue 
(nuil la pierreric)... el liaulres perles assises tant sur cha- 
piteaux connue sur petites tournelles. . et se met dcdens 



un estuy à 
Pans, f» 5.) 



charnières d'argent, (ô"" Invent, de \. D. de 







XV' s. — Or émaillé. Cuil. L. Carrand. 

1427. — Pour affiches et enseignes dud. lieu de Nostre 
Dame de H;il, pour distribuer aux gens de l'ostel de 
m. d. s. 20s. ^Laborde, /.es dHcs (/e Bourg., 1. 11, 4923.) 




XIII' s. S. Jean d'Amiens. Plomb de la Seine. Coll. de faut. 

1 448. — Une afficquette d'or à fachon d'un chief Saint- 
Jehan. (Cptes de Valenc. La Fons, Gloss. ms. Bibl. 
(tAmiens ) 

1459. — Soinlré... qui sur son. chief portoit un très 
bel chappel ou estoient 3 belles plumes eu façon d'ostrusse 
faictes de très riches broderies veruées de petits dyamans, 
rubis battais et autres pierreries naissans d'un 1res hei et riche 
al'ficquet oùestoitungtres gros dyamanteuvironm'' de 3 gros 
ballais et de 3 grosses perles (./. de Saintré, ch. 40, 
p. i18.) 

Id. — Et quand kd. bracelet fut ou bras de madame 
Aliéner mis, lors elle, du pendant de son collier, ung très 
bel et riche afliquct prinst. (Ibid., cli. 42, p. 125.) 

Id. — Une barecle d'une très fine escarlate que en ce 
temps là (de Charles V) ou portoit, où estoit uiig très bel et 
riche aficquet. (Ibid., ch. SI, p. 251.) 





Affiches politiques. Ep. de Charles YI, partis Bourguignon 
et Armagnac. 

V. 1480 Adieu présens, baguettes afficqnets, 

yue l'on doinioil aux dames pour eslraines. 
(.Marti:il de Pans, Itec. des poètes frani- . , t. Il, p. 2S0.) 

1611. — Any pretly toy Irinket. or trille of snialc value 



,8 



AFFICllK 



as a lillle l>rooclio, llowcr hiillon, aRlrl, (■to.,slnch nn tlie 
liai, lnîail lioud or elsi'wlicie ; and wnrii, csi)ceially bj a 
woiiian, for uniamciit (C.ol^'ravc.) 

1613 Au (loi;;! les iliaiiiaiits, au front les afiquels 
El aiiUros tels Tairas qui valenl ilavanla^e 
Que loul le revenu (lu bien de leur mesnage. 

{Disc. îiohc. sur la viode, p. 18.) 

1680. — Tous les petits orucniens qui servent à relever 

la beauté des il.iines, eoninie sont les eoliers, les braeelets 

et toutes les choses qui le^carilent la coiffure. (Iliilielet.) 

l'ii hijoii (Ml V(>fiiipil ([lie portail sur son cosUinic 
(If (x-r(''iiioiiic le tioycii delà (corporation des iiieniii- 
siiTS de Namur et qui est encore oonserv('' dans cette 
ville, affecte la forme d'un ferniail de chape el pend 
à un riciie collier d'oriï'vrerie. Dans cette corpora- 
liini i|ui e.xislait d('jà en lltSd il l'Iait appeK" affiche 
coinnie le |irouve l'inscriplion placi'e au revers. 
« Ji'iin Franroi.'i Miiron prcrol, Nicolas Donlonic 
virit.r mrc, Fon'liii Caiicl mir, ont fait racom- 
mndi'r l'afichc nii.r ilcpciis du métier, UiGI. i Celle 
pif'ce dont voici la li(,'nre date de la fin du xv s.; 
(die iïiU- reproduite par .M. l''('li.\ de Vigne : Mœurs 
ri usages des corporal. de la lieUj., \\\. 12. 




AFFICHE DE CHAI'E — 1449 — Pour \t aiguil- 
lettes de cuir de eliieii pour ata<liier les affiqucs aux 
chappes de l'église. {Cptfs de N. D. de St-Umer.) 

1474. — A Jacques Col pin, orfèvre, pour faire deux allli- 
quez de cappes où il y a à cliasiun alliquet le baptisement de 
N. S. — i2 1. — 10 s. (lloudov, Cples de Cambrai, 

p. ;;98.) 

I 502. — Une affiquc de chappe e$mfiill(ie, et a 3 cou- 
plez d'argent doré où est une Notre-Dame au milieu cl 
o an|,'els à 3 costez el les armes de 3 meslres et escripl au 
pié. 

//. Ung aultrc mors ou afliciue de chappe en brouderje 
garni de plu.vienrs perles et a en la devise au milieu « Em- 
manuel » et sert à la bonne cliappelle. 

/(. Vng autre monlant ou alliquet de cliappe d'argent 
doré où est une trinitc au milieu, et une aniioneiacion Notre- 
Dame et les armes de messirc Kstoud. 

/(. Ung aultrc afliquc d'argent doré où est o Jhesus » en 
escripl au milieu. 

/(. Ung aullrc pelil (|ui est par conpplcs, d'.argent doré 
esmaillé cl a Sainte Katerinc cl S. Jcli.in aulx i costez. 

//. Ung aidiri; affique d'argent doré où est en escripl : 
« donné )tar M': Pierre de lianille. » (/ni), de l'abb. de 
Fecauip, p. Hi7.) 

1531. — Ung affiqiict .servant à une cbappe en forme 
d'une M lequel est d'argent doré ayant au millieu Tymagc 
de Sl-Esticnne el au dessus de sa teste Dieu le perc te- 
nant une petite pomme el une croix dessus, couvert d'un 



chapiteau cl d'im eosté et d'autre '2 lyraiis, eli.iseun ayans 
ung chapiteau en forme de mac-oinicric — pesant I m. 3 n. 
— {Inv. delaialU. d'Au.ierre.) 




XIV" s. — Email denielliire ital. Cuil. de Vaut. 

1535. — 5 affiques d'argent doré, c'est assavoir : en l'une 
y a ung sépulcre aux armes deltambures, 2 aullresà fleurs 
de Ivs, une aultrc où il y a 2 formes de machoncric el une 
aultic à une annunciation à .i doubles — pes. ens. 
.■) m. 7 0. (Inv. de la calli. d'Amiens, p. 356.) 

1565. — A. Extacc Ardant, casuricr, 18 s. pour avoir 
refait les affiques de 4 capes de damas à fœulle d'or.(Cp(e 
de S. Vast d'Arras, T 51 vo.) 

AFFICHEURE. — 1,'ensenilde des pi(l'c('s rappor- 
l(''cs cl cldiK'es, le pins souvent en métal, i|ui ser- 
vaient à la décoration des selles. 

1415. — N"103, une selle . . . couverte d'cscarlate ver- 
meille etc.. et les affichcures de la selle et harnoiz dorez 
(le fin or. (Inr. du trousseau de Marie de bourgogne, 

p. (ils.) 

AFFIQUET. 

1771. — Porte aiguille, petit bois percé el proprement 
tourné qui sert à tenir les aiguilles a tricoter. Les femmes 
le mettonl à la ceinture ([uaud elles tricotent. (Dict. de 
Trévoux.) 

AFFRANCHISSEMENT (billets d'. 

1653. — On fait à sravuir à tous ceux qui vouldronles- 
i-rirc d'un quartier de Paris en un antre, ipie leurs lettres, 
billets ou mémoires seront fidèlement eldiligenmient perlés 
el rendus à leur adresse et qu'ils en auront | ronipteinenlres- 
ponse, pourvu q\ie lorsqu'ils eseriront, ils mcltentavec leurs 
lettres un liillel qui portera; « pnri pinjé », parce que l'on 
ne prendra point d'argent, lequel billet sera attaché à lad. 
lettre, ou mis autour de la lettre, ou passé dans la lettre, 
ou en toute autre niaïuère qu'ils trouveront à propos, de 
telle sorte, néanuioins, i|ue le commis le puisse voir el 
l'osier avsémenl. 

Chascnn estant adverly que nulle leslrc ny response ne 
sera portée, ([u'il n'y ave avec ici-lle un billet de port 
payé, dont la ilattc s'era' remplie ilu jour et du mois qu'il 
seja envoyé, à c|uoy il ne fauilra manquer si l'on veut que 
la lettre soit portée. 

l.c commis général qui sera au palais vendra de ces 
billets de ]iort payé à ceux qui en voudront avoir pour le 
prix d'un sou marqué et non plus, à peine de coucussidn ; 
(■t chascnn est adverly d'en acheter pour sa nécessité le 
nombre qu'il lui plaira afin (|ue, lorsqu'on vcnidra écrire, l'on 
ne mancpie pas pour si peu de i bose à faire ses affaires. 

L'acquisition se fait au palais, chez les b)urières deseon- 
vens, chez les portiers des collèges et communautés, et 
chez les geôliers des piisnns. Le prix de chacun d'eux 
est d'un sou lapé, el les solliciteurs sont avertis de donner 
quelque nombre de ces billets à leurs procureurs et à leurs 
clercs, afin i|uils les puissent informera tous momens de 
létal de leurz affaires, et les pères à leurs enfans qui sont 
au collège on en religion, et les bourgeois .à leurs artisans. 

Les commis commenceront à aller el porter les lettres 



A ['FUT 



9 



le 8 août 1653. On donne ce temps afin que chacun aye 
loisir d'accepter des billets. (Réglem, cit. Desmaze, Très. 
judic.) 

AFFUT. — Durant la période de cent cinquante 
années environ i[iii |n-éeéde l'usage des ]iièces d'ar- 
tillerie à tourillons adiiérents, et l'apparition de 
l'alTut à flasques, les tentatives faites pour l'encas- 
trement, le transport et le pointage rapportent à 
deux systèmes principaux toutes les inventions anté- 
rieures à l'idée simple de faire mouvoir un canon 
sur un axe rapproché de son centre de gi-avilé, et 
de tempérer, dans une mesure convenable, l'ellet ilu 
recul, sans recourir à l'emploi du heurtoir. 




V. 1380. — BibUoth. Ricliet. ms. fr. JO, 1^ 100. 

Les pièces de position et de rempart ont été pri- 
mitivement fixées sur de forts chantiers ou dans des 
encaissements de madriers et retenus par des cordes 
passées dans des anneaux, puis par des brides de 
fer, et un peu plus tard, on les trouve montées sur 
des chevalements fixes, ou sur roulettes, qui por- 
taient à Lille, d'après les documents de l'époque de 
Charles VI, le nom de travail. 




V. U50. — Ibid., 87, f» 138. 

L'artillerie de campagne était traînée sur des 
chariots à deux ou quatre roues et retenue par des 
bandages de fer au lit de ces chariots dans les- 
quels on entaillait à demi les pièces. Cette disposi- 
tion, fréquente au xv° siècle, se retrouve dans celles 
que Charles le Téméraire dut abandonner à Morat et 
à Granson. En voici deux exemples, d'après une 
petite serpentine italienne de la même époque. 

Le second système d'alt'ut consistait en un appareil 
de pointage ([ui isolait le canon et son enfustement, 
et permettait de le faire pivoter sur une sorte de 
charnière placée à l'avant de la flèche ou chevalet, 
comme un compas à ouverture réglée sur deux arcs 



jumeaux ou crémaillères à trous pour fixer la che- 
ville d'arrêt. (Voy. .Artillerie, Canon, Serpentine.) 




I ^37. — A l'érinet, le royer, Bonnin et autres royers ((ui 
ont vacqué à mectre en estât le chaiiot <le la bombarde; 
c'est assavoir : y avoir fait i aissiz, frôlées les i rocs, et 
d'avoir fait un celle au banquart dud. chariot, et un root 
en la liée aVLC quoy l'en charge la huiiibarde, 30 s. t. 

A Philippe Guenapain, marescbal, pour sa paiiie il'avoir 
ferri! les i aissiz dud. chariot du fcrrajje de la ville fors 
qu'il a limés les clos, et aussi pour avoir ferré le root de 
lad. bée, 7 s. 6 d. (Uoutiot. Dépenses faites à Trotjes pour 
le siège de Moniereau, p. 7.) 

l'tSS — Un gros veuglaire de fer à double chambre sur 
un alfeust de buis tournant. — Un autre de métail (même 
monture), ung gros veuglairc de fer de 4 pieds de long 
bien ferré et enfusté sur un chevalet de bois tournant, 
garny de ses i chambres de fer. (.\rch. de la Cùte-d'Or. 
Garnier, L'arlill. delà comm. de Dijon, p. "21, ±2.) 

1469- — Unz gros veuglaire de fera t chambres, bien 
enfeusté sur ung riffcustà pyvot. 

1471. — Payé 3 journées aux 2 charpentiers qui ont 
démontez et remontez sur leurs afllutz 2 gros vcuglaires, 
l'un parce qu'il esloit trop liaut et l'autre parce qu'il, a 
convenu changer le pyvot de bois sur le quel gist l'alîut 
parce qu'on ne pouvoit tirer led. veuglaire sur sond. pyvot 
pour ce qu'il estoit trop estroil. (Ihitl., p. 28.) 

1 47 1 . — La ferrure d'un pyvot de bois sur le quel se tire 
une serpentine de fer garny d'une platine, de liens et de 
chevilles de fer, pes. 63 1. 

P.ayé à J. de Gascogne, serrurier, la somme de 60 fr. 
8 den. pour avoir ferré une serpentine de fer, lyc icelle 
en son affût de bois, l'avoir garnie de son affût, mise sur 
un chevalet de bois à rouhes, en la quelle ferrure sont les 
pièces qui s'ensuivent, c'est assavoir : 

3 liens de fers des quels est lyce lad. serpentine en 
icellui affût, ung gros lycn de fer garny de plusieurs che- 
villes et crampons de fer duquel rst lyé led. affût einprès 
le gicte estant aud. affût île la cliambro do lad. serpentine. 
Ung gros coing de fer qui sert à fermer lad. chambre en 
sond. gicte, ung autre gros lyeu de fer du quel est lyé led. 
rhevalôt à rouhes, led. lycn garny d'un vis de heuf de fer 
sur le quel tourne lad. serpentine, euseiuble d'une grosse 
cheville de 1er traversaine qui ferme, led. lyen. — Item 
est encore garny icellui chevalet de i grosses chevilles 
de fer des quelles est fermé led. chevalet sur son aissis; 
est encor garni leil. chevalet au bout derrière d'une grande 
bande de fer ronde à q\ieue rl'aronde en la quelle jonhent 
2 grosses bandes de fer plates passant parmy led. affût 
de lad. serpentine, sur les (pielles bandes l'on fait jouher, 
hausser et baisser lad. serpentine, et sond. aft'ut. — Sont 
garnies les rouhes dud. chevalet de l frôles, 2 lieuses, 
2 fers d'aisis, et Icsd. bandes et frrrures garnies de leurs 
chevilles, crampons et menue ferenicntc — le tout pesant 
372 livres. (Ibid., p. 30.) 



10 



AFRIQUE 



AFRIQUE ii'Aii.K. II'. 

V. 1325. — D'uM vt'il pailL' il'Aiifrii)iie couvre son destiiei'. 



AGALLOCHE. 



{Foulque lie Candie, p. SU.) 
liiiis il'alipc^s. 



IS^S. — La (lixieriic (iiauf) une lireussn déodorant «jçiil- 
loclie. Vous ra|>|iolcz bois il'aloi'-s. (Kabclais, I. IV.cli. I.) 

AGATE. — Nciiir i,'rMi('Ti(HH' ilrs iiiiioiiiliral)los va- 
riùlos du quarlz ilmil lo crislal <\r riiilic (ni ipiarlz- 
hy.iliii ro|iri'seiile Ir lypr le [iliis pur. 

l/agalo a servi de loiit leiiips ù la [gravure des iii- 
lailles, des camées, à rorneiiieiil des |)iéees d'orfè- 
vrerie el à la confecliim des vases prérieux. Sa cou- 
leur, la disposition <le ses nuances el lis divers 
accidents de sa formation répondent à des niims 
spéciaux sous lcs(|uels se dislingniiit les esiièces 
principales dmil il est f.iil iiiriiliiiii il.iiis ce réper- 
toire. 

I.a coniiiline, d'un rouj;e orangé, est, connue la 
sardoine, d'une teinte plus jaune l'olorée par l'oxyde 
de fer. I.a calcédoine est d'un blanc laiteux légère- 
ment hleuàlre, et sou mélange par couches avec la 
sardoine ou l'onyx noir forme le sardonyx. Les 
teintes vertes dues à la présence ilu nickel portent les 
noms de prase cl de chrysoprase ; enfin celles dont 
les accidents de formation correspondent à certaines 
figures sont dites agates rubanées, panachées, 
ponctuées ou arborisées. Le niccolo qui se range 
parmi les agates est un sardonyx à fond noir avec 
cciuihe supérieure 1res mince de calcédoine. 

1416. — Une sallière d'agathe dont le couvorclc est 
d'or. . . assise sur 4 roés d'or, en manière d'un chariot et 
au bout du moyeu de chacune roé a une perle — 120 1. t. 
(/lie. ilii duc de Bernj.) 

1438. — Un vaissel en manière de couppe dessus d'iui 
av;athe, d'argent doré avec le pié doré et une i^iosse pierre 
lilanilie de crislal et y a deileus plusieurs reliques, et y 
faiiU une pierre et y a une petite claycnctle d'aryenl doré. 
(/»!■. deN. D. de i'aris,f2.) 

1455. — A. J. Lcssayeur. orfèvre de M. D. S. (le duc 
d'Orléans), pour avoir l'ait im signet d'or a la devise de 
M. D. S. ou quel est assis une agate el eseripl à l'enlour : 
XL cl ma voulenlé — t 1. t. cl pour la façon 13 s. (1" Cple 
de A. Oamijen Arclt. K. refj.,'i~\.) 

1561 . — Une agalhe où est enlevé In roy René de C.éeyle, 
el li piMis esmcrauldes alentour. {Iiiv. du cliùl. de 
l'iiK. r -1'' 1 

AGENOUILLOIR. — l'rie-llieu. 

1633. — Mgr a ordonne que sera mis dans la sacristie 
un a-renouilloir qui serve de confessioiial. (Visites de l'év. 
de Uezieis. — Arcli. des Soc. sav.) 

AGIAUX. — 1 530. — Je ne vcids oncques tant de sau- 
dcau\, tant de llaiiiheaux, do torches, de glimpes etd'agiaux. 
(l'aiHa<jniel, 1. V, eh, lu.) 

1690. — Agios. Terme populaire sous lequel on comprend 
tous les menus affiquets et parures affectées des femmes 
du comiium. {t)icl. de Fuietiéie.) 

AGIES. — l'igures, portraits. 

V. 1 248. — Ci pocsvostrovcrlesagies des douze apostrcs 
assis. (Villard de lionnccourt, pi. i.) 

V. 1310. 

Pour tlieu de Irep mirer leurs a^^ics nous {r.ariIons, 
Qui plus poiiignent cl pcrcenl que ne foiil lifJrl';ons. 

:Trxlam. de J. deMeung.. nis.Corsiui, f" IfiH.) 
AGIOSIMANDRE. Voy. SiM.VNnnE. 

1755. — C'est le nom d'un instrument de bois dont les 
chrétiens se servent au lieu de cloches. (Prévost, Manuel 
lexique. ) 



AGNEAU. — l'ariiii les luiirrures diuit l'eniplni lui, 
jus(|u'à la lin du \vi" siècle, he.iucoup plus IrécpienI 
qu'il ne l'est aiijiiui-d'liui, la laine n'occnpail assu- 
rément (|u'un rang très inférieur. On s'en pourra 
convaiudre eu consiillant au mot roi:imi HK le ta- 
bleau comparatif des piix anciens. Néanmoins, parmi 
les marchandises de provenances diverses dunl on 
faisait usage, les i|ualités de finesse et d'éclat ob- 
tenues avec les toisons noires de la l.ombardie 
avaient déjà fait di' ce proiluil,au XV siècle, un objet 
de luxe. Les phrases satyriques tirées des sermons 
d'Olivier Maillard iie fout que confirmer ce que nuiis 
apprend à ce sujet le texte plus pnsilif eiirnie des 
Compll'x, (iiii,dés le \IV siècle, en lniil de rri'i|iientes 
mentions. 

(blette fiuirriire d'agiieaii ne s'em|iliiy.iil pas seule- 
ment à doubler et à iiorder les vèlenienls, mais elle 
était assez soyeuse pour mouclieler rbermiiie dont 
elle rehaussait ainsi la valeur. 

1300. On mantiau n'ot pas penne vaire 
Mes moull vies de povre afaire 
U'agneaus noirs velus et pesans 
Bien avoit la robe vingt ans. 
(nom. de laroiC, édit. Fr. Michel, V, z\ô.) 

I45S. — Pour demi manteau aigneaulx blans crespés 
pour fourrer le lias d'une robe d'escarlale veruuulle à che- 
vaucher (pour le roi) au pris de 27 s. 6 d. le manteau. 

Pour un manteau el demi d'aigiieaulx blans soyeulx pour 
fourrer une robe à chevaiielier — 10 s, '^ don. (I" Cple 
roij. del>. Burdelot.f -i'J.) 

1496. — Pour la fa(;on d'une robe de camelol laïuié 
fourrée d'aigneaux crespés pour moud. Sgr. — 6 s. (i 
àcn.(l)ép. (le. la Comtesse d'Anijouléme, ms. liibl. Rictiel , 
SSIS, f» .'il v".) 

Ii>98. — A Jehan lîrodeaii, foiineiir, pour 8-1 frisons blanc 
a 7 s. 4 d. pièce el uu inauleau blanc soyeux. (Deuil 
d'Anne de Uielttijne. — Lebcr, t. XIX, p. 25-2.) 

1510. — Une aultrc robe d'éearlale fourrée d'agneaulx 
biens. (/«11. du Card. d'Awboise, p. t90.) 

1540. M'amie, courez vistemeut nie quérir ma robbc 
fourrée d'agneaux crespés. (Des Periers, noi(|i. ifi.) 

AGNK.UI MoiiT-NÉ. — 1295. — Duas iielles de agnis 
nonalis. (/ne. Ihes. sed. k/kw/o/., f' 1 13 v".) 

AGNKAU 1)'auai;on. — 1352. — Pour 03 peaux noires 
de lins aigncaux d'Arragon à fourrer les ch.ipeaux de nos 
Sgrs. des comptes et des trésoriers pour leur livrée de 
Toussaint — 38 1. (3<i Cpled'El. de I.n fontaine, f» 123 v.) 

AGNEAU d'aiikii.i..\C. — 1453. — 311 nianle.iiix d'Orillac 

— prisé cliascun manteau 10 s. iinr. des biens île J. Coeur, 
t- 70 r.) 

AGINKAtl DE CHASTF.I. iiE viiiK. — 1408. — t pennes 
d'aigneaux noirs de Cbaslcl-de-Vire au pris de 20 s. la 
penne. (-.".I" Cple roij.de Ch. Poupart, f' li'J v".) 

AGNEAU I)F. i.OMisAliDiE. — 1464. — 32 lines pcaulx 
aigneaulx noirs do l.ombardie à 7 s. 6d. l. chacune peau. 

— 10 peaulx aigneaulx noirs de l.omliardie and. pris. — 
Hug manteau et demi lins aij,Mieaulx noirs de Lombardie an 
pris de 3. esc. le manteau — 1. 3 s, 9 d. t. (3" C/i/e 
roy. de Cudl. de Vanje, f" .'>!).) 

1498. — Et vos niulieres flo/rie/cs, gallice nuini|uiil por- 
tabitis vestes vestras |ireliosas foderalas de pelliliiis de 
Lombardia. (01. Maillard, 3'- (/i/ii. </e l'arent, (' iJO.) 

Id. llabeant tunicas rubcas et alio colore coloratas, 
duplicatas veliito et foderalas de mnrllies el de peau de 
Lombardie (U\., in (est. S. Johann, f" 101 v°.) 

1530. —Peaux de Lombardie — Bouge furrerouuuenis. 
(I>alsgrave, p. 200.) 

ISS4. — Une robe de lafl'ctas noir... bordée allentour 
d'un borl de velours, fourrée [lar les paremens de penne 
noire de l.oinlianlie, el le reste de penne noire — 15 1. l. 
ilnr. d'Emard de iVico/ni/, f' 31.) 

1723. — 11 vient de Lombardie certaines peaux d'a- 
gneaux renommées par leur noir liiisaul que les foureiiis 
coupent, par petits mojxeaux dont ils tavellent el mou- 



AG.Ni;s-DEl 



H 



clii'lteiit Il'S founiiros il'heimiiics pour on l'aire paroitre 
d:ivantaf!e le bliinc. (Savai'v, Dict. (lu comm.) 

AGNKAU DE NAVABRE. — 1498. — l'iciidront un cenl 
de peaux de Navarre d'avortons noirs pris sous le fer. .. . 
et t'eront dud. cent de peaux fi manteaux de la marge, 
c'est ascavoir : chacun manteau de largeur de ."> pieds pour 
la basse-tire et parla seconde tire de o pieds et '1 doiijts 
et par l'eulrebas de 2 pieds et demi, de hauteur i pieds. 
(Siut. (les pelletiers de Xantes, HOl .) 

AGNE.\II UENICE. — ISIO — Pour 24- peaulx ai^ineaulx 
blancs frizons de Nice. .. employez à fourrer ung conver- 
loucr fait d'estamet blanc — t 1. 10 s. t. {Cpte du btiptéme 
de Renée de France, (' 15.) 

1536. — Ifi douzaines 9 peaulx de Nice noire, fort bonnes 

à fourrer une robbe de drap noir (poui' le nd) à 21 1. 15 s. 
t. la douz. (8" Cpte roij. de Nie. de Troijes, f" 27.) 

AGNEAU DE ROL'MANiE. — 1497. — Vestemveluti nigri, 
foderalam de romaines., et r|iiandam vestem pani grissi 
foderalam de pcnna alba. {Inv. de Bern. de Béurn, 
p. 115.) 

1511. — pour 28 noires bondes fourrures de liouménic 
pour moucheter le manteau de M. S. — lillor. (Uoudoy, 
Cptes de Cambrai, p. 250.) 

AGNEVILLOT. — Aiguillot, gond inséré diins les 
lioiiçles lie réliiiiibot el servant d'axe :iu gouvernail. 

1530. — Je oy l'agnevillot frémir. iPanlayruel, 1. IV, 
c. 18.) 

AGNDS-DEI. — Disque enipreint de l'image d'un 
agneau poile-étendaid, et fait à Rome des restes de 
la eire du eicrgc pascal et du saint olirème, pour 
èiro bénit par le pape, et dislribuc par lui au.v 
fidèles le premier dimanche in albis de sou ponti- 
ficat, puis lous les sept ans à la même épnqiu-. 




Agnus d'Urbain 17. V. 1380. Cuivre doré. Coll. Odiot. 

Depuis saint Grégoire le Grand. (|ui,au vr-' siècle, 
en compta parmi ses présents à ïliéodelinde, reine 
des Lombards, les agnus, sont demeurés en grande 
vénération parmi les fidèles. Celui de (;iiarlemagne 
est encore conservé dans le trésor d'.Ai.x-la-Gliapelle, 
et ils figurent au moyen âge pariui les objets de 
piété que les orfèvres exécutèrent avec le plus de 
recherche, d'élégance et de goût. 

Ces agniiis enchâssés servaient de reliquaires, on 
les suspendait aux chapelets el aux murs des habi- 
tations; les l'einmes les porlaieni sur elles pendant 
leur grossesse, et le don de ces images de cire que, 
depuis l'année 1572 il est interdit de dorer et de 
peindre, était considéré non point seulement comme 
un honneur, mais aussi comme une sauve-garde. 

1360. — K° lOfi. — Un Agnus-Dei enclouz d'un cscu d'or 
et dessus de brodcure. (Inv. de Jelmnne de Boulogne.) 

1361. - Cap. 80. — Aucho providero e ordinaro clie 
conciosia cosache ne' lavorii si me.ttcra alcuna cosa solto 
gli smalti c in altri luoglii certe altre cosc elle arienlo e 



acciô e provcduto in sul brève c dcliberato clic non s'in- 
tenda per gli Agnus-Dei ehe si fano pcro che senza non 
si possouo l'are, e non si vendono a peso. (.'>(«(. deyli orafi 
Sanesi. — Carteggio d'urtisti, t. I, p. (U.) 

1379. — N" 58i. — Ung Agnus-Dei garny d'or où est 
(^script l'évangille Saint Jehan, aux armes de la royiie 
Jelianucdc Bourbon. (/»r. de Charles V.) 

1393 — Pour 5 petits tableaux d'argent dorez appeliez 
Agnus-Dei, que les femmes porteiitquaiit elles sont grosses, 
cl l'en met en cliascun un pain beneisl à chanter — au pris 
(le 3 fr. pii^'ce. — 12 1. p. (I"' Ci>te d'IIémoii Baquier, 
f» 25). 













M.. 



V. 1380. — Aigentdoré,émaitlé et nacre. Coll. Benj. Fitlon. 

1482. — A Barbette Lamelin un cappelet de jaiet en- 
seigné de corail avec ung Anus-Deys el autres choses qui 
pendent aud. cappelet. {Àrch. de Douai, Beg. aux lestum., 
(oël.) 

I 483. — Ung Agnus-Dei garny d'or, où il y a des osse- 
ments de salncle Théodore, auquel Agnus-Dei a plusieurs 
pierres de dyamens el de rubiz, une nacle de perle ou 
meillcu avec uiize grosses perles el plusieurs petites pen- 
dantes el pendant à une chesne d'or el poisanl le tout — 
-l 0. — 6 gros. {Inv. de Charlotte de Savoie, p. i33.) 

1566. — Voire sont venus jusques aux parolesdel'évan- 
gile S. Jean, ans quelles ils porloienl telle révérence que 
les ayans escriles en du pirchemin ils les enchassoyenl 
richement pour estre pendues au col el là servir de pré- 
servatif contre les dangers ; et même, si j'ay bonne mémoire 
do celte philosophie, ils appeloyenl lels préservatifs ou 
semblables des Agnus-Dei. (liob. Estienne, Apol. pour 
Hérodote, ch. 32, p. 74.) 

1575. — Dans le lombeau de Marie, femme de l'empe- 
reur tjonorius, trouvé à lioine au mont Vatican en !54-i,y 
avoit une bague qu'on appelle aujourd'hui Agnus-Dei à 
l'enlour de la quelle esloit escril « Maria noslra florentis- 
sima. » (Belleforest, Cosmog. de Mmi'iler. t. H, I. 2, 
col. 550.) 

1585. — E anco, nella miniatura, ch'e specie dipitlur.i- 

particolare, la quale in picciole tavoletlc conimunemenle 

fi diletla overo in carte caprine ovcro siili Agnus-Dei e in 

eose simili... et a si sou scoperti Valent' uomiui ciune 

1 quel Ire d'una casa istessa. . . Baltista, Valerio et Leiio 

i l'iloni oltra una schicra immensa di tanli altri. (Garzoni, 

i la piaaamiiv., cap. xc, p. 673.) 

I 587. — 8 février. — Autour de son couelle(Marie-Stuart) 
portait une chaîne faite de pommes de senteur à la quelle 
pendait un Agnus-Dei. (l'rocès-verh. de l'exécut. de 
Marie Stuart.) 

1616. — Un Agnus-Dei enchâssé de chrislal a 2 costez 
et reconus partout d'argent, où est empreint un crucifix 
à un costé et à l'autre l'yinage Saint Laurens. llnvent. de 
l'égl. Saint-Valery .) 

1623. — Ung Aguus Dei de cristal de roche avec croix 
cliainettes et garniture d'or — prisé 21 1. (lloudov, 6'p/csde 
Cambrai, 299.) 

1635. — Anchasser un Agnus Dei an or antre des cris- 
taux. . . anchassure, chasse, châssis, rondeau, ovale d'cbène 
de corne, d'or, d'argent ou d'autre étofe, recevant dans 
son vuirte l'Agiius, la relique qu'on anchasse dedans, 
d'il. Monet, v» .Anchasser.) 

1690. - - Pain sacré est un morceau <lccire ou de pastc 
ou de terre sur laquelle on fait des cérémonies el bé- 



12 



ACNIS-DEI 



iicdicliiins, (lu'iiii eniliassc clans les A;;iuis-Dci, (ui (juViii 
j;arili' avec véiiéialioii. ^UlCt. de h'ureliere. v» l'aiii.) 

AGONIE.— V. 1360. Apinio, aitonization otatîoni- 
senn-nt sdiil uiircliosp, la fiuellr esl exnrilatii)ii pour faire 
les l'orps a;;iles rt fors et mesim'inenl pour les disposer 
à faiz liahillis el à faiz d'armes. (OiPsiiie, TabI . des expos ■ 
des fors nioir de polit-, <'•(!. IWJ.) 

AGOUBILLES. — lîiliclols, iiinnis usleiisilos, ob- 
jets iioitiilils (le peu île valeur. 

1475. — Après que j'eus prises mes aROubilles, papier, 
plume et enclire, me transportai ou lieu où le soir précé- 
dent avions assemblé. (Z,esëiiang.rfes (/uenowil/es, 6' jouniéf, 
p. 85.) 

Id. Avoient lavé leur rlieveulx et esloient prestes de 
trousser leurs i|uillcs et agoubilles. (Ibid-, cli. XVIIl, 
p. 0.-,.) 

AGRAFE el AGRAFE. — liraiulie de métal, (luel- 
(jueliiis iiiiHitée sur cuir, et traversaut l'épaissour 
des l'cuillels il'uM livre pour rapprocher les ais ou 
les cartons île la reliure. C'est à peu près le l'eriuoir 
moderne. 

1467-1493, — llng moult riilie livre en parclicmin 
couvert de satin eramoisy, cloué de clous d'arpent dorez 
csmailliés et armoics, cfcloz de a^rapes d'argent dorées 
et esmailliées. --(I.ibr. des ducs de liniinjcigne. — DMiolh. 
firololi/p.. p. il l.) 

AGRAPFE. ~ Fer do lauee courtoise pour la joule. 
Il élail taillé à |ians coupés eu losange légèrement 
obtuse cl sa pointe émousséc pour ménager l'armure 
de l'adversaire (voy. GnAPPE). 

1 41 I . — f. rondelles à j.nisler, une agrappe cl Ci roclicz. 
{Inv. de l'émrie du roij. 1'" 108 v°.) 

1449. — A.Iehan de lionnes, armeurier dud. Sgr. — pour 
5 agr.ippes pour Icd. Sgr. — 2 llor. 6 gros. (Lecoy de 
l.a Marclie, Cples et mém. du roi /ié«é,art. .598.) 

1484. ~ l.e duc d'Orléans fait acheter en la ville de 
Mclun « une douzaines de lances toutes prestes, garnies 
de riidielz, d'agrappes et de contre-rondelles. (Catal. de 
JouisanrauU, n» ()7i.) 

AGRAPFE. .VcnAPi'iN. — Ce ternjc, employé comme 
synoiiNnie il'agrale, de libule ou rie broche, esl 1res 
rare dans la langue du moyen âge, bien (|u'il puisse 
s'appli(|Uor à une foule d'ohjels dont on s'est uui- 
versellemenl servi depuis l'époque gallo-romaine 
jusqu'à nos jours. 

Dans le premier des deux lo.vles cités ici, il s'agit 
des eûtes du mors des chapes qui se cousaient sur 
l'étoffe; cl dans le second, le mot (igrappin qui 
remplace celui de morrfddV usité dans le même sens 
un siècle plus tôt, a e.xacteuienl la même significa- 
lion. 

IS09. — A Arniaml l.eniaistre. . . nrlèvre, pour avoir 
refait les agrappins d'argent des li cappes de ilrap d'or. 
{Cptes de .V. D. de Salnt-Omer.) 

1522. — Anllioinette de Dcurwille donne... -J agrappins 
de agiappes d'argent doré une agrapr- à nenz d'auioiu' 
ayante le tissu d'argent. {Anh. de Douai, icij. aux lest., 
r" 287.1 

AGUETE. — IVIilc barque. 

MU* s. Il portoit petites nacelcs, 

.1. petit pins larges que cclcs 

(Jnc l'on apale aguctes 

Ou en nostre langue bargelcs. 

(J. Priorat Liv. de Vegece. ms. Bibl. Riclul., 1601, 
t°35 v"".) 

AGDILLANEDF. — Ce nom, donné dès le xii' siècle 
à la léte des étrennes, et ((ui rappelle à cette époque 
le souvenir de pratiques superstitieuses de sorcelle- 
rie, se raltacho-t-il à la religion des druides, et 
doit-on penser que l'usage conservé aujourd'hui en 



.\nglelerre, à l'occasion des fêles do Noël, de consa- 
crer le gui à la décoration dos a|>parlemenls, esl un 
cuiprunl de la race saxonne aux anciens liretons de 
race cellii|ue? Sans raflirmer, on peut dire que 
l'aguillanenf se lie à de fort anliciues traditions, el 
(pie Wniuiiiahlo (|ui est, en Espagne, le panier rempli 
de boudins et autres [U'ovisions oU'ert en cadeau 
d'élreniu-s au jour de Noël, présente la plus grande 
analogie avec le doenineul de I ISdeité pardu Caiige. 
l.e conll(^ .lanherl, dans son Gloxsdire (In cciilir de 
la France, rapporte à ce sujet (|iu'l(|ues siropbes 
familières aux pi'ovinces méridionales à propos des- 
quelles il dit : « Dans la soirée du l!l décembre, des 
jeunes gens ou des enfants vont demander de porlo 
en porte leur éli'eniie Celle demande est accom- 
pagnée de l'oUVande d'un certain nondjre d'œufs, 
présent oniblémali(|no qui date des temps où l'année 
commençait àl'àques, et d'une longue chanson psal- 
modiée sur un air anti(iuo. Voici le eonunoncemcnt 
(le celle que l'on chante en Cuienne : j 

Arrivés sont arrivés 

Devant la porte d'un chevalier 

On d'un bar(ni ; 
Les guillonés, leur faut donner 

Aux compagnons. 

Dans la Gascogne el dans l'.Vgenais on chante : 

Le bon Dieu vous baille tant de bœufs 
Connue les poules aiu'unt d'œufs 

Cicntil seigneur; 
Ali ! dtnniez leur la guiUonéc 

.\ux rompagnoiis. 
1-0 bon Dieu vous baille tant de poulets 
Que les moissons ont de bouquets 

Gentil Seigneur, etc 

Le bon Dieu vous baille tanl de garçons 

(ju'il est de plis aux colillons, etc 

(lîatli'ery, Oiaiisuiis pvpui . — Gloss. cU. v" Cuillaiinè.) 
V. 1155. — Signnr et dames, luii est li premiers jors de 
l'an ipii est appelez au nuef. Se est jors, seulciU entendre 
li mauvais erestien selon le coustumes an pai(!ns à faire sor- 
ceries et charaies (n( ; charmes) et par les sorceries et par 
les charaies seulement aspreunent les chousesà venir, hui 
soicment soient entendre en mains gries faire et nietre lor 
créance en estrenes: et (lient que ne seroit bien cheanx 
ne riches en leu se il n'estoit estrenes. Hais nous devons 
laissier les cbouses qui apparlieunncnt à folie et à mes- 
créanre et faire ce (|ui aparticnt à vie perdnrable. tSer- 
tiuin de Maurice de Sullij. — Cit. 1'. Paris, les mss. de la 
UM. du roi, t. Il, p. 1U3.) 

1480. — Le dernier jourde décembre le suppliant avec les 

tiacbcliersdelaparroissc de la Petite lioissiere (i?a.v-/'()i7oi0 
etuiig niénestrier fui par les villaiges de lad. parroisse. . . 
pour pramlrc et recevoir les ainmisnes des tiunnes gens 
i|u'ilz ont accoustiuué donner pour l'enlretenement d'une 
lampe et de 16 lamperons, ainsi que de. couslume est de 
faire de tout temps la vigillc de l'an neuf, el s'appellent 
lesd. dons iifiuillaiinciil . Les quelles lampes et bimpc- 
rons sont pemlans en l'i'-glise dud. lieu de la petite lioissierc 
devant l'image du crncilix, ctout accouslunié eslre alumées, 
c'est assavoir : lad. lampe seule es jours des|(limenches et les 
festes annuelles, durant que on fait le divui service; et 
lesd. lamperons et lampe ensemide es festes annuelles. . . 
esloient lesd. dons, riUes et oreilles de pourceaux et 
autres pièces de char... vendues puhliequement après 
vespres au plus olîrantet dernier enchérisseur. (/IrcA. J. J. 
reg. 207, pièce i.) 

1499. — Est défendu ausd. sergens et aultres officiers 
(|u'ilz ne mcstivent. vendangent ne prennent aguiHanneuf 
qncstes ne exaclious sur le peuple sur pone de privation de 
leurs offices. (Couslume de l'oictou, ch. 7'J.) 

1547. — Au jour dit, bien résolus el délibérés d'aller à 
l'aguillanneuf s'ecciuipérenl honiictement de bous bàlons 
de pommier. (Noël, du Fail, l'rop. rusl., p. 67.) 

(1 Les sorciers de Keliers qui cherchoienl du trcBc à 
quatre fcmilles pour aller a l'aguillanenf... une fois s'avi- 
sèrent après boire. . qu'il ne falloit pour ce quitter la 



AIGUIEllE 



i3 



partie, ains le premier jonr de l'an, comme est l'ancienne 
coutume, aller à l'aguiUaneuf. {IbiJ., p. 200.) 

1690. — Pour annoncer une année nouvelle on fait en- 
core ce cri en Picardie ou on ajoute : l'ianta, plantez 
pour souhaiter une année abondante et fertile. . . A Dreux 
et autres lieux les cufans crient .dsia/afieu/' pour demander 
des estreines. {Dicl. de Fureliere.) 

AIGLE. — La symbolique chrctienne dos premiers 
siècles, faisant allusion au cinquième verset du 
psaume 102 : « ma jeunesse sera renouvelée comme 
celle de l'aigle, » et fondée sans doute sur la périodi- 
cité de ses mues, a fait de l'aigle un des emblèmes de 
la résurrection. Dansriconograpbie,ilest l'attribut de 
saint Jean l'évangéliste, qui, suivant la doctrine des 
pères, a contemplé, sans en être ébloui, le foyer de 
la lumière éternelle. A l'époque des croisades, des- 
cendu du faîte des étendards romains, ce signe d'in- 
trépidité et de victoire est venu marquer de son 
sceau les blasons de la cbcvalcric, et dans l'église 
il servait depuis longtemps à soutenir le livre des 
évangiles, lorsiju'il devint un motif généralement 
adopté pour la confection des lutrins. 

Ces monuments, en bronze pour la plupart, et dont 
quelques-uns étaient des objets d'art de premier 
ordre, sont presque tous détruits en France; mais 
ceux que la Belgique et l'Allemagne ont conservés, 
suffisent, à nous édifier sur leur importance. 




Brome du A'P s. Coll. Hiel de Londres. 

'7 ' ' ~ '*"'P''""l ev.ingelii tali modo fcrit (Foulques, abbé 
de Lohhes) ut cssent 4 cmicedia altririsr-rus e rc(,'ione in 
inoduni crucis posita, quœ ex a-re duclilia ad liliitu n ar- 
lilicis per loca scalprata et deaurata. postibus uiidii|ur secus 
dear;,'entati3, in seplentrionali parte, fusilem liabeliant 
aqud.am optime deauratam, qmc interdum alas slringebat, 
iiiterdurnalis expansi.scapacem evangeliorum codici locum 
pandebat, colloque, quasi pro libilo, arlificiose ail audien- 



dum retorto, et iterum reducto, immissis frafiantiam super- 
imposili lliuris emittebat. (Ànii. Bened.. lib. 47, t. 3, 
p. OOil.) 

1408. — Pierre Boucher, sacrixlain de Saint-Martin des 
Champs, commande à Itobin Loisel, tumUer et imagier, de- 
meurant en la rue de la Bretonnerie « un aigle de lecton 
d'environ 60U pesans... à 3 coulombez ou 3 pilliers joi- 
gnans ensemble u orné d'une pomme au milieu desd. 
pilliers et une autre soubz les pieds d'icelui aigle, et sera 
escript le nom dud. secrétaire oud. aigle et l'an de la 
Taçon d'icelui. i. [Arch. L. 873.) 

1416. — N° iy4. Une aigle d'argent doré couronné qui 
sert pour un leclrin, séant sur une roche où il a plusieurs 
pelis ymages, escureux et 2 arbrisseauix et par dessus a 
une escriptoire en laquelle a un cadran à un escuçon aux 
armes de feu Mgr. d'Estampes — pesant tout eîisemble 
7 m. 1 0. 5 est. {Invenl. du duc de llerry.) 

1469. — Le grand chandelier du cueur appelé l'Eigle 
garny des 4 euvangelistes et par le dessus est ung ymage 
de nions, sainct llilairo. (Inv. de l'Eglise Saint-Jlilaire, 
t. II, p. 157.) 

AIGLES A DEU.x TÉTES. — 1295. — Unum pluviale de 
examito rubeo brodatum ad aurum de opère ciprensi, cum 
rootis in quibus sunt grifones et aquilas cum duabus capi- 
tibus et due aves respicientes quemdam fiorem. (Thesaur. 
sedis apostol., f^ 97.) 

Il Dalmaticaiii rubeam de panne imperiali de Romania ad 
aquilas magnas cum duobus capitibus sine ornamentis. 
(/(/i(/.,P> lOi.) 

AIGRDN. — Herbages employés comme condi- 
ments et menus fruits par extension. 

1260. — Nus ne puet estre regraticrs à Paris, de fruit 
ou d'égrum (al : aigrun) c'est a savoir de aus de oiugnons, 
des eschatoingnes et de toute autre manière de tel égrun, 
s'il n'acbate lemestierdu roy. (Et. Boileau, tit. 10, p. 33.) 

1 395 . — Poreaux, oygnons, percil aulz et aultres herbages 
etégruns. (Arch. M. M. 31, fSHv".) 

1621. — Vendeurs d'aigrain comme pommes, poires, se- 
rises, naveaux et autres meniiz Iruicts (Pancarte du péage 
de Vivonne. — Arch. de la Vientie.) 

AIGUEBENESTIER. — Seau à eau bénite. On 
trouve plus souvent eaubcnilicr ou simplement bé- 
nitier. Voyez ces mois. 




.XI V» s.— Argenterie de Maubeuge. 

V. 1520. — Ung aiguebenestier de letton aultres fois 
dure avec son manche d'aspergés de inesmes. (Inv.de 
hrançdis /' de Luxembourg, p. 4.) 

AIGUIÈRE.— Du mot ancien aiguë, eau, que le fran- 
çais moderne a retenu dans aiguemarine et Aigues- 
Morles. C'est le vase non pas seulement de table, 
mais aussi de buffet et d'office, servant à mettre 
l'eau et quelquefois le vin. Il a participé au moyen 
âge à toutes les élégances et à tous les caprices de 
l'art, et s'il est facile de déterminer son nsagi', il 
devient impossible d'en préciser la forme. Il se cmi- 
fond presque à tniiles les époques avec le pot à eau, 



u 



AIGUlÈliE 



cl les sculfs iliiri'nMiccs que l'iiivoiitaire de Louis 
d'Anjou |U'niK'l lie coiislali'r , soni celles du 
pciids. Ouaul à la distiiuMioii ini'rlalilit KniTlière 
entre ces deux es|)èces de vases, elli' i"-l ici donnée 
sans aui'un eonlriMe. 




O Q 



Drome de l'ép. Carlovingknne, à Saint-I.aun'iil 
hors les murs. Home. 

Dans les textes du XIV-' an \\V siècle, les aiguières 
se retrouvent sous des formes iiiliiiinient variées, 
l'émail et la jeaillerie viennent y colorer les délica- 
tesses de la ciselure, l'art du modeleur et ilii ron- 
deur ont dû trouver là l'occasion de plus d'un ciiel- 
d'œuvre; mais si l'orrùvrerie, que sa matière con- 
danuiail à périr, a disparu, il en reste un intéressant 
souvenir dans les objets île dinandi'rie historiée qui, 
parvenus jusqu'à nous, ])ernietlent d'apprécier le 
génie fécond de nos vii'ux artistes, et vienm'Ul 
s'ajouter aux notions fournies |)ar une foule de petits 
objets de plomb et d'élain, tirés en ces derniers 
temps du lit de la Seine. Les uns étaient des 
jouets, les autres des modèles parmi lesquels on 
trouve un certain nombre de vases des xiv' et 
xv° siècles, de formes absolument inconnues. 





XV' s. — Plombs historiés. Coll. de l'auteur. 

D'après l'inventaire de Louis d'.\njou en 1360, le 
poids total de cinquante aijjuières d'arp:eut est de 
30 kil., et pour une le poids moyen de liO grammes. 
Le poiils moyen de trois grandes est de '1 liil. 180 gr., 
et celui de liuil petites, 5i5 grammes. 

Le poids moyen de mnif aiguières avec puis est de 
7G() grammes pour l'aiguière, et de 1 kil. 450 gr. 
pour le pot, soit dans le rapport de 53 à 100. 

Le poids des aiguières et des pots pris isolément 
dans l'inventaire est dans le rapport de 47 à 100. 



Lorsque l'aiguière est accompagnée d'une iinaile. 
elle est avec celle-ci dans le rapport de poids ib' 115 
à uni, le poids moyeu de neuf aiguières éliiiil île 
I kil. 200 gr., et celui de neuf i|ii.u'les de I Kil. 
8(i2 gr. 




Oiiiinuteiie du .Ml' s. Coll. .1. Créaii. 

1352. — Une aif;iiiçi-e il'ini lininiiie M'iint sur un ilemi 
crtci] à une teste il'evesque — [les. lu. o. {Cple d'El. 
de La fontaine, f" 87.) 

1353. lÎM lioiume euiiiiautellé sur un pié esinaiUé, garny 
lie |iii'.iierii' qui fait pot a eaue pes. 5 m. — 3 o. — 10 
est. ; 1111 auli'i'iiieiit devisé si'luii le eunleuii île ce pré- 
sent iuvi'Ntoiie : une ai^'iiière d'un liniiiiiie sur une bcsle 
jouaiil il'uue conieuiuse... (I). iy.\i\-i},Cjitesdi' l'argenterie, 

p. ;ii-J,) 

1355. — Une aiguière d'argent l'aide à guise iliine pic 
assise sur uii liaulpié d'ariçeut estant dedeiis sou iiil dorée 
et esinalliée — pes. 7 m.t) o. 

Une aiguière d'un lioiiimc assis sur u» ciii| doré et es- 
luiiillée — pes. (j m. 'i o. 

Une ajîiiièie d'un iiiarliiiet assis sur un liabre et sur un 
entahleinnit doré et csmaillé — pes. 8 m. 15 est. 

Une aij;uière irari,'enl en manière d'un Sanson fortin 
d'argent doré et esuiaillée — pes. U m. 3o. {Cple roij. 
de Gaucher de Vannes, (" 193.) 

1360. — N" "!•. — Un eoi| l'.iisaut nue aifjuière, du (|uel le 
corps et la i|ueue est de [leiies el, le col, les eles et la teste 
est d'ar^;ent esuiaiUié de jaune, de vert el d'azur, et dessus 
son doz a un renard qui vient le prendre par la eiesle, et 
ses piez sont sur un pié esmaillié d'azur a eiifaiis qui jouent 
à plusieurs ^ieux. 

N" 8(1. — Un lyon d'arpjent doré faisait aiguière, émantclé 
d'un uiaiitel esmaillié de vert par quartiers, et a une pe- 
tile couronne à pelles el à gréiies. El siet sur un pié fait en 
manière d'un perron esuiaillé d'azur, à bestes sauvages et 
arbrisseaux, et le burt du pié est à soiiages et nue orbe- 
voie, et poise 3m. 7 o. (Inv . de Louis d'Anjou.) 

1365. — lînuiu lennem eupreiiin ail |ioneudum aquam 
pond. Il lit). — taxât. 3 (lor. {Inr. de J. de Saffres. p. 3iâ.) 

1379. — N" 353. — Une aiguière d'or... à uiig biberon 
à 3 tuyanlx. — Hes. 1 m. i o. 5 est. 

N" 1175. — Une csguière cizcUée semée d'esiuaulx et a 
le biberiui d'une teste de biup. — Pes. 2 m. 6 o. 

K° 1 185. — Une aiguière taillée dorée à G carrés et à 
3 luyaulx on biberon, et est cizelléc à bendes et à abri- 
ceaiilx. — l'es. - ni. C o. 

N° 1493. — Une aiguière d'argent esmaillée de plusieurs 
figures, dont l'ance et le biberon sont de 2 serpens et est 
le couvercle couionné d'une couronuc. — l'es. 3 m. 2 o. 
d'argent. 

N" 1804. — Une vieille aiguière d'.argcnt doré en gnise 
de lyon. — Pes. 2 ni. 3o.(/)ir. deCliarles K.,ms.) 

1390. — Pour avoir rappareiUiée el mise a point une ai- 
guière à double biberon — 8 s. tj d. (1" Cpte roy. de 
Cil. l'oupnrl, I» 13U.) 

1396. — Pour la sale il luy faut acliatcr... baciiis, 
cliaun'ouers, un yauver pendant.' (iii manière de langage, 
p. 381.) 



AIGUILLE 



ir, 



V. I itOJ. — Une esguiere d'argent ilorêe nvecques 6 go- 
bellcz, aimové des armes Jlsjr. — Pes. entre 6 et 7 m. 
(Inv. d'Olii'ierde Clisson, p. 4.) 

» — Une esguiere de table dorée et esmaiUée à pa- 
pegaux... Pes. 2 m. ou environ. (W., p. I."..) 

1) — Une esgnière d'or en fesson d'une rose pes. i et 
demi m. (/(/., p. IX.) 

I /VOS. — V\ie aiguière d'or poinçonnée à ojseaux et à 3 bi- 
berons, et le piédessouliz à coulombes (colonnes) et à fe- 
nestres. {Inv. du duc il' Orléans, i° .1-7.) 

1^16. — N° ii78. Une grant aiguière d'argent doré a un 
biberon d'une teste de serpent, esmaillé par dehors à cs- 
maulx de petite et de maçonnerie, de plusieurs ymageset 
bcsteseslevées et dessus le couvercle un chaslcl où il a un 
homme jouant d'une nmsette. — Pes. tout'Jm. 6 o. ISest 
N" 37',l. — Une autre aiguière de cristal d'ancienne façon 
à un biberon d'une serpent et l'auce d'une serpent volage, 
garnie à l'environ de i'ueillages csmaillés de bleu — l'es. 
3 m. 6o. 5 est. — 23 1. t. (Inv. du duc dellernj.) 

1 467 . — Une dainme esmaillée de hlanc qui sert en ma- 
nière d'aiguière, tenant une petite bouteille esmaiUée d'azur 
et est atouruéc d'un atour à paillcctcs braiilans et sur le 
fronta ung rubis pes. 3 m. 1 o. 10 est. [Inv. de Charles le 
7'em.,n'23l9.) 

il — Une esguiere oii a dedens 6 gobeletz, 3 sal- 
lieres, 6 cuUcrs neslée.~ et en plusieurs lii^ux de lad. es- 
gnière a ung 1 et un G entrelachez d'une serviecte. — 
Pes. ens. 16 m. 5 o. (Ibid., n" 2022.) 

ISIO. — Une longue esguiere d'argent qui gecteson eaue 
p.ir laguculle d'ung serpent, et ung auti'o serpent servant 
d'ance. — Pes. 5m. 5 o. (Inv. du Card.d'Amboise.) 

1514. — N" 107. — Une esguiere toute esmaillée, chargée 
de ni, à l'ance ung serpens et uug homme dessus, et au 
biberon ung honnne sans teste tenant une feuille. — Pes. 
3 m. 5 12 0. {Invent, de Charlotle d'AlOrel.) 

fS6l. — 2 esguières d'argent, l'une dorée et l'autre es- 
maillée qui s'oeuvre a viz et se départ en 3 Hors. {Inv. 
du liiât. de Pau, l" 32 v".) 




Dinanderie du .Xll s. Musée de Peslli. 

I60S. — Aiguière est un vase d'oslain, argent ou or, nù 
on met l'eau qui sert pour verser dans le verre, on laver 
les mains, iju'on appelle autrement le pot à l'eau. (Nieot.) 

1690 — Vaisseau rond et quelquefois couvert, propre à 
servir de l'eau sur la table. Il faut que son corps soit cy- 
lindrique, car s'il est plus rcnllé en un endroit qu'en un 
autre, on l'appelle alors pot à l'eau. 

Les aiguières d'argent doivent être marquées et contre- 
marquées au corps, couvercle et collet du pied. A l'égard 



des2 coquilles de l'anse du bec, du su.ige ou doucine, du 
quarré, du pied, ils sont marqués seulement du poinçon du 
maître. {Pure.liere) 

AIGUlliKE D'ESPAGNE. — 1528. —2 pots d'argentdorez 
lais eu forme d'aighières à manche et brochou ouvrées à 
la mode d'Espagne. — Pes. 17 m. (J o. 10 est. {Inv. de 
llavestaind Gani.) 

AIGUIÈRE D'ITALIE. — Id. — Une aighière d'argent à 
couvercle et biberon ouvrée à la mode d'Italie pour servir 
de 2 sortes de vin. — l'es. 9 m. 2 o. {Ibid.) 

AIGUIÈRE DE TL-iiûiiE. — 1471. — 2esguières de cui- 
vre à ance, à la façon de Turquie. Ilnv. du roi René à An- 
:jers, 1» 23.) 

AIGUIÈRE. — Gouttière d'une huue d'épée. 

V. 1250. — t'ierabras trait l'iorance qui fut faite en 
aguière. (Fierabras, \. 1258.) 

AIGUILLE. — Si la iiei-fectioii d'un ouvrage im- 
plique celle des in.strumenls (|ui ont servi à l'exécu- 
ter, on peut supposer que la fabrication des aiguilles 
avait dès longtemps atteint un développement en 
rapport avec l'importance du travail des femmes 
appliqué avec tant de succès à l'art de la broderie. 

L'Orient apporte ici son tribut. Antioche, An- 
drinople, Damas, signalent leurs produits et dis- 
putent à l'Espagne et à l'ilalie une célébrité dont 
ces derniers paraissent être restés en posses- 
sion au xvt^ siècle. 

I 180. — Varias acus habeat(la mechine), parvas et sub- 
tiles ad opus anaglafarum, « tripliarye ». Minus subtiles 
ad opus plumale, parvurn subtiles ad consuendum opus 
vulgare, grossas ad byrrilricas poliendas, grossiores ad 
laqueos inducendos, grossissimas cum anioris illeccbris in- 
dulgeat. (Alex. iSeckam, De ulemilibus, édit. Th. Wright, 
p. 101.) ^ 

'295. — 9 acus de auro cuniGzalliris quarum G sunt. 
pond. I une. 3 quar. et dimid. — 2 acus cum 2 grossis 
perlis in quarum altéra est unus balassus parvus. —Pond. 
2quar. et dimid. et 1 den. {Thesaur. sedis apof^tol . , f° 71.) 

1298. — Les dames et damoiselles labourent moût no- 
blement de aguille sor drasde soie de tous colors à bcs- 
tes et à osiaus et à montes autres ymajes. {Voy. de Marco 
Polo . ) 

1590. — 12 mousics à faire reseul, 9 esguilles le tout 
de cuyvre, 6 autres mousles et 7 esguilles de fer blanc et 
3 eschevaux de ,soye blanche. {Inv. du 13 mars Fre- 
ville, Bibl. de l'Ec. des chartes, sér. 1, t. III, p. 171.) 

AIGUILLE D'AMIOCHE. — 1380. — Or a aguilles d'An- 
tioclift. (liust. Deschamps, ms., f. 50), col. 1.) 

AIGUILLE D'ANDRixopi.E. — V. 1534. — Qui si l'anno gli 
aghi di curire perfettissimi como damaschini. {Cose de 
Turchi, f» lUi v».) 

1567. — La cité (d'Andriuople) abonde en toutes sortes 
de marc handises. . . pareillement les fines esguilles dam.is- 
quinées. (.Nicolay, Peregnii. orient., I. 4, p. I5'J.) 

AIGUILLE DE COR30DE.— 1590. —Onfabriqueà Conloue 
les niiMlleurs guadamecies et les meilleures aiguilles d'Es- 
pagne, et ils s'y font en si gramie quanlité qu'on les ex- 
pédie danstont le royaume et même au dehors. (Ped. de 
Médina, Grandezas y cosas noiab. de Espana.) 

AIGUILLE COSTELÉE. — 1328. — PriMiez des aguil- 
les qui sont faicles pour enter les pennes d'oyseaulx, et 
sont pointues aux deux bouz et costelez. (Guill. Tardif en 
1 192 dit : tranchant comme une aiguille à peletier.) {Mo- 
dus et Haeio, f" 83 v°.) 

AIGUILLE DE DAMAS. — 1550. — Tirant de sa cuculle 
uoe petite esguiltu de Diunm. {Xuits de Straparole, t. Il, 
p. 62.) . 

AIGUILLE D'ESPAGNE. — 1560. — Pour demi cent d'es- 
guilles d'Espaigne — au lourde 45s. le cent. (3° Cple roy. 
de iJav. lilandin, t° 135 v°.) 

AU.ni.LE DE MILAN. 



1500. 



Pour estrènes à ce bon jour de l'an 
Vous envoyé ces dictons et adages 



i6 



AIGUIIJ.E 



Noloz les bien et vous serez que saiges 
MiciiU vous vaudront qu'nguilles de Milan. 
(J. Divry Les estrennes des filles de Paris.) 

IS85. — I niai'Slri (aguccliiaruoli) piu cxicllciili di-gli 
altri sonii i Lauzaiicsi, e iii>i i Milanosi... ma se m: faniio 
poche drile iierfilte, oiule awiene ilie quesli a;;uccliiaruiili 
son stiiuali usarti froili assai non le tcuiprando con c|ui'lla 
dlliceu7.aclie si richicde; oitraclie il |iiii ilellc volte viMidoiui 
le Milanesi por le Lanzanesi. ((larzoni, La phmu uiii- 
vrrsale, cap. 4G.) 

AIGUILLIER. — Ct' pclil objet, alisoliininit ilis- 
tiiiii (11' l'iliii à aitruilli's iiioileriio, ('tail au moyen 
à};e un jjraoieux accessoire do raccoulrenient des 
daiues; il se portail sur le côté, suspeniiu à la 
ceinture comme le davandier, les forceltes, le cou- 
teau et autres menues choses qui furent plus tard 
reni|)laei''es par la châtelaine. 

La forme de l'aiguillier était alors celle d'un 
losange, ainsi que le prouve une des citations sui- 
vantes (I50l)et le dessin (inhlié par M. Itarcel : une 





non pas les merciers. {CoHClui. des Orfèvres de Paris. Arcli. 
A.. 1U33-4.) 

1436. — N° •Ll. l'n massapan en i|uoy a un^; esgiiillier 
(l'argent, un nianclie de ooiilian ^arni iTar^'cnl, une petili^ 
chayni'llc d'or gai'nii' de menues perles. (Inv. </« ilidl. 
des Uaujc, cli. 3, p. 131.) 



XIV s. — Cuivre émaillé. D'après A. Darcel. 

erivcloppe résistante en bois, métal ou ivoire avec 
ciselures, inscriptions, émaux ou sujels, recouvrait 
plusieurs petits morceaux d'étolfe taillés aussi en 
losange, sur lesquels étaient piquées les aiguilles 
comme elles le sont sur les feuillets de nos ména- 
gères actuelles. Cette enveloppe, percée d'un trou 
dans sa partie supérieure, glissait librement le long 
de la tresse ou cliaine à laquelle étaient fixées les 
petites pièces d'étoffe. Cette disposition très simple 
permettait de prendre ou de replacer sans aucune 
gène les aiguilles qui se trouvaient, en laissant 
retomber l'enveloppe, assujellies et couvertes. 

(.luelcpiefois renveloppe de l'aiguillier était faite 
d'éliiHe eiiiicbic de broderies, de perles ou d'autres 
ornements. I,a forme carrée, moins agréable |)onr 
une pièce de suspension, parait néanmoins avoir éli' 
an xvi' siècle généralenn'ul préférée au losange. 

1300. liOrs trais une aguille d'argent. 
D'un aguiller inignot et gent. 
(Rom. de la rose, v. 92, cdit. Fr. Michel.) 

1391 . — l!n aguilier de drap de laine à couches de soye 
et à menues pierres indes. (Cil. Laborde, Gloss. etrepert.) 

xiv» s. — Demandent l'iniposirion de touz a^uilliers <le 
soie, d'or et d'argent, rcspondant lesd. orfèvres que se la 
ouverture de l'aguillier cstoit d'ur ou d'argent ou garni 
de pierrerie, que c'est orfèvrerie, et les font les orfèvres et 




ft 



V. lôoû. — IlibUûtk. Hichel. 



Fr. n» 25431 



1504. — La chapelle que donna feu pape Clément de 
Beaul'ort... de samit vermeil semé de losanges ou éguiUiers 
d'or. (Inv. de la Catli. de Sens.) 




V. 1380. — Ihid., n" '.), P> 13 V. 

1512. — Ad cinguhnn (geruiit iniilieres) cultellum, ab 
alla acuanuin ; viderentur niaresealli si haberenl forcipes. 
(Barelele, Serm. du l" Dim. de Carême. V' 25 v" ) 

1561. — Ung csguiller d'éhène garny d'or — ung autre 
est;iiiller d'argent esmaiUc de noir. — l!ng autre esguil- 
lier d'argent fait à jour, de lit tiré. (Inv. du chût, de 
Pau, f y.) 

. 1564. — l'ng aguillier de perles avec des boulons de 
perles et aultres menues perles... (Inv. du Puijmoh- 
nier, I" U.) 

» — 3 petits aguUers. 2 ayant des boutons d'argent an- 
lùurt et l'auHru roiivcrl de semence. (Ib., fo 2G1 V.) 

AIGDILLETIER. Esguili.etieh. — Synonyme d'ai- 
gnillicr on peut-étru un étui, une boite à renformer 
les aiguillettes. 

1566. — Vng esguilletier de cornaline enchâssé d'or 
et une petite cliayne d'or — 6 1. t. (Inv. du duc de Ne- 
vers, p. 27.) 

» — Ung esguilletier d'or laillé il'espargne esmaillé de 
noyr — Pes. 5 gr. 2 den. — Prisé U I. t. (Ibid., p. 31.) 

AIGUILLETTE. — L'extrémité métallique et 
poinUie il une niiiice lanière, d'une tresse OU d'un 
cordon ainsi ferré pour réunir, en les laçant ou en 
les nonanl, les différentes parties du costume ou 
quelques pièces do l'armure. Ce terme s'applique 
imlilléremment à tout ou partie de l'objet, dans le 
premier cas on donne à ce bout le nom do fcrret. 

L'usage de l'aiguillette dans le costume civil ne 
s'est généralisé que vers la (in du xiV siècle. Nous 
le voyons à cette éiioque servant à attacher les 
cotes, jaques, pourpuinls et les chausses, à lacer le 
devant des houppelandes, à (ixer des agrafes di; 
chape, à nouer des lentes. Au xvr siècle les aiguil- 
lettes deviennent un ornement pour la boussure des 



AIGUILLETTE 



17 



chevaux, et au xvil" on en l'ail îles franges et des 
panaclies sur rini|iériale des carrosses. 



■^isïïari 



XV* s. Cuivre doré. Foidlles de tu Setiie. 

Les maliéres employées à la confection des la- 
nières sont les cuirs mégissés de daim, de cordonan, 
de chevreau, d'agneau, de mouton et de chien, la 
soie et même le fil d'or. Pour les bouts ronds, carrés 
ou triangulaires, qui étaient simples, doubles et 
même triples, suivant que l'aiguillelle devait laeer 
ou nouer, ou se servait de cuivre, d'argent, d'or 
ciselé ou émaillé, et linéiques texies prouvent même 
qu'on y ajouta des perles et des pierreries. 

Au xill" siècle on trouve déjà l'aiguillette em- 
ployée à fixer certaines parties de l'armure, comme 
le camail de mailles, et dans les deux siècles sui- 
vants les spallières, les pièces des brassais et les 
petites targes de joule. 

Du xiV au XYll' siècle les aiguillettes non ferrées 
ont servi à maintenir une grande partie des livres 
recouverts de parchemin. 

L'aiguillette occupe en outre une place dans l'his- 
toire de la sorcellerie, et Anibi-oise l'aré, dont la 
science a comhallu lant de pri\jugés anciens, y 
croyait encore. 

1347. — GOagulettz de i:uprn. Si aj^uylleltcum pnnclis 
(le ciipio. — l'J"2 n^'iiylletlz serici cum iiuiictis aigi-iili. 
{Cptes roij. d'Edouard lit, p. aO et li.) 

1386. — Pour 6 douzaines d'aguillettos de dain d'Angle- 
gleterre feirées d'argent doré au prix de il s. p. la dou- 
zaine, pour argent et faenn, et 2 s. p. pour le cuir de 
cliascune douzaine. ICpte roij. de Guill. Unmel.fiO vo.) 

1398. — Fait et forgie loi liouxd'or des quelles .'lO sont 
luers, en façon de viz et les autres tous pleins... mis et 
atachiez en 5U courtes aiguillettes de ruban de soye noire 
chacun aux 2 boux, jjour mettre et atachiér aux assiettes 
des manches des pourpoins du roy. (10' Cpte roii. de 
Ch. l'oujiurt, {" IS.) 

1398. — (exposé)... que comme du temps de présent et 
depuis pou de temps eu ra, il soit accoustumé par pleu- 
sieurs de peuple de garnir chausses pour attaiher à aiguil- 
lettes ou lanières et les porte-on ccminiunéinent, ce que an- 
cicunemeut on ne soulnil pas l'aire, mais su\iflisoit l'aire 
chausses sens garniture pour ce que eu les atachoit à un 
nouet par devant... pourront faire et vendre chausses 
toutes garnieset autres eu la ville île l'aris. (Ordorm. des rois 
t. VIII, p. 302.) 

1 404. — Pour av-ir ferré aux 2 houx, d'argent doré G ai- 
guilletlez de ruban de soye de i eouleurs, font 12 boux et 
sont qnarrés, et aussi sont les hmix longs et quarrez, et 
poise chacun bout 2 est. d'argent ou environ... pour ser- 
vir à jneclre eu la poitrine des houppelandes et habis du 
roy. — 24 s. p. (23" Cpte roy. de CImrtes VI, p. 25.) 

I 405. —Avoir fait 2 bouts d'aiguillettes d'argent néellécs 
pour un jaque pour MdS. — t Cptes des ducs de Uounj. 
Laborde, n° 70. | 

1*19. — {l'rise deliouen par tes Amjttiis) Aucuns qui 
par avant avoient l'ait terrer leurs aiguillettes de pièces 
d'or pour les porter plus secrètement. (Monsirelet, p. iUl,) 

1445. — Cbaigea pourempriseune manchetle de dame 
faictede ileslié volet moult gentement brodée, etfitatacher 
ieelle emprise à son bras senesire à une aiguillette noire 
et bleue richement garnie de diamans, de i)i'rles et d'autres 
pierreries. (Oliv. de I.a Marrhe, p. m).) 

1446. — Par dessus iesi|uelles deux piè.i's d'avaut-hras 
il en a une autre (|ui rouvre le code et la ployeure du bras 
et partuï îles autres deux pièces aussi, lesquelles trois 



sont pareilles lant au braz droit que au senestre; et se 
ataehent avecques esguillctes. 

{Du eost. niitil. franc, édit. Belleval, p. 3.) 

1449. -- Pour 12 aiguillettes de cuir de chien férées 
pour atachiér les affiques aux chappes de l'église. (Cptes 
de iV. IJ. de Suint-Omer.) 

1471. — Ung petit livre en parchemin couvert de cuir 
noir fermant àesguillettes. (Mr. durai René f" 19 v°.) 

1487. — n° 2080. Ung petit livret couvert de satin vert, 
l'un des cnlez armoyé des armes du duc Jehan, a 2 esguil- 
lettes d'or et de soye grise et a chacun 2 fers d'argent 
doré . 

n" 2082. Encoire plus petit livret en latin cou- 
vert de satin noir à 4 esguillettes de soye noire sur chas- 
cun costé, {Lit)r. des ducs de Bourg. — Bibtiotli. prolotijp.) 

1490. ^ Art. i. Pour le chef d'œuvre d'éguilletries 
fera led. ouvrier une grosse et demie d'éguilletles dont il 
y aurademy grosse à armer et demy grosse à bardardes et 
demy grosse marchandes; lesquelles cguilllettes seront 
teintes en telle couleur qvie les maistres jurés aviseront, 
et seront toutes cloutées. 

Art. 9. Sur le f;iit de l'esguilletrie ne sera fait mille 
esguilettcs qu'elles ne soient taillées du long du cuir et 
touttes clouées et ne seront point mesiées lesd. csguilleltes 
de mouton avec celles de chcvrotin. (Stat. des liaudroijers 
d'Angers. PoiiT. .4rc/i. de ta mairie d'Angers.) 

1520. — 20 grosses il'esguillettes tant de soye que de 
cordon . . . pour servir à atacher les toilles d'or et d'argent 
desd. pavillons (Cp(es de ta Comm. des tentes, f. 19.) 

1534. — A Denis deRippailc, marchant niillanovs, 901. t. 
pour 8 douzaines de fers de cristal garniz d'or servant à 
ferrer esguilettcs que le roy a de luy acheptez. (Arcli. S. 
Cart.,<M\, liasse. 962, pièce 181.) 

1547. Pour 18 grosses esguillcttes défit d'or conte- 
nant chacvme demye aulne de long qui furent mises à 
la housse dud. grant cheval d'honneur. — Pois, li o et 
demye d'or à raison de 22 I. 10 s. le m. — 18 1. i s. G d. 
(Cptes des funérailtes de François I". [iibl. Richel. ms. 
1(J392, f. 291.) 

1549. — 12 s. pour une douzaine csguilleltes détresse 
de soie noire à inectre àunc robe de velours noir. (Cptes de 
.]fiirguerite de Xavarre, f" 01 v".) 

1556. — 2 douzaines d'égulhcttes de perles trois en- 
semble à chacune 2 perles. — !.■) pièces d'égulhcttes à 
2 perles chacune, esmaillées de noir. — 16 autres émalyéej 
de rouge. {Inv. de la rogne d'Escosse, p. 5.) 

I 566. — lliesguiUetles à pompons d'or sans esmail à font 
biuni, — 5i et demi de feis d'esguillete faictz en façon de 
trianger esmaillez de blancq. {Inv. de Marie Stuurl,p. 111.) 

1579. — 11 ne faut douter qu'il n'y ait des sorciers qu 
nouent l'aiguillette à l'heure des épousailles pour em- 
pêcher l'habitation des mariés, desquels ils se veulent 
venger meschamment pour semer discorde, qui est le vray 
méfier et office du diable. (A. Pake, Cliirurgie, 1. 18, c. 13.) 

1641 . — Et pour l'aiguilletericapresterontune douzaine 
de peaux de chèvres ou de mouton selon la saison et les 
passeront en galles, en redon, en saumate et en heibc 
aussi, le tout bien etileuementaccomodé comme estrequis. 

Et feront demie grosse d'aiguillettes bien tailliées et 
accommodées comme il faut.Scavoir douzaines ferrées à 
gouttières, limées et couronnées tant derrière que devant, 
6 douzaines à rond sans que la jainture paroisse aucune- 
ment etO douzaines ferrées tant à façon d'or que d'argent. 
iSlat. des Megissiers de Xantes, p. 181.) 

1 690. — On appelle aussi aiguillettes des toun"es de ru- 
bans ou de cordons ferrez qu'on met au bas des chausses ou 
aux impérialles de carrosse, seulement pour les orner. 

(Furetière.) 

.\lt'.i:iM,KTTES(PBlx.)— 1593. — Letton pour esguil- 
lcttes, la livre 18 s. — Esguillcttes de Padoue, la dou- 
zaine 6s. — de Oèncs, la donz. 35. — Esguilletles nmyen- 
nes la douz. 3 s. — de soie pure, la douz. 12 et lô s. 
— de cuir, la douz. 2 s. G den. — et les autres 1 s. 6 den, 
{Tarif du comlat Venaissin, p. 386.) 

AIGUILLETTES. — Cure-denls. 

1455. — Pour la lerreure de 2 la(z de soye en façon 
d'esgoilletti's à m^toycr dens. (1"'' Cpte de À. Damgcn, 
Arch. K. réij. 271 .) 

2 



IN 



AII.KS 



AILES. — Los courliiii-s nu li'iilurcs (|iii alirilonl ilii cdiiis cl li-s claviciili's. Kllc a, sauf de Iri's raies 



les côli's d'un aulcl. 




XV 



Le secret de l'hist. naturelle, tns. 
app. à M. C.h. Stein. 



1371 . — Pour Ii's mirves rlrs du ;.:riuit aultîl.qui sont de 
bleu s.imiu et liordoes des 3 lé> d'un diiip d'or el de soie 
et desous de vert sainiii — pour le 501e jiour koudrc, i 1. 
12 s. 

/(. Pour 120 aunes de ruliaii de soie qui fui mis esd. Mes 
7 1. 10 s. (Huudoy, Cptes de Cambrai, ]>. i6i.) 

AILERON. — Aucun document ancien ne nie per- 
iiicllaiil d'attciliuer ce nom à la parlie de rarmure 
en tbrme de cœur ou de demi-ceirle ipii est comme 
i'ap|)endice interne delà ciibilière,et que Viollel-lc- 
Duc ai>pclle (jiirdo-cubitii've et aussi (jurilc-hrtis, 
je me contente de rapporter ici la définition donnée 
par.M. lic'iié de liidleval {I'iiiinpli(',\>.t'.i) : « On iioiiiiiie 
«aileron la partie de la culdtière (|ui garantit la 
» saignée. Tantôt l'aileion enveloppe tout à t'ait la 
» saignée du bras, tantôt il n'en l'ecouvre que la 
«moitié antérieure. Ile très grande dimension |I(mi- 
» daiil toute la durée du wf siècle, il diminue lou- 
» jours jusqu'à l'époque de Louis Xlll. » 

AILETTE. — Ce terme, dont rem]doi est d'ori- 
gine ani;laise, a sur le mot ((/(';-o)i , qui nous appar- 
tient eu |U'opre, l'avantage d'une signilicalion plus 
précise; l'usage moderne on Krance l'a d'ailleurs 
avec raison délinilivement consacré. 

Kiitre les années liTl et 1318 on voit apparaître 
une nouvelle pièce de l'aiwiiure empruntée à l'Orient 
à la suite de la huitième croisade, et particulière- 




V. I3IJ0. BMiotli. Hicliet. iiis. jr. n" Ki:.. [•■ "i:!'J. 

nient mise en usage ilans les tournois, c'est l'ailette 
qui, posée sur les épaules et inclinée vers la télé, 
pouvait protéger rlans une Lertaine mesure le haut 



exceptions, la l'orme ipiailrangulaire et est toujours 
armoriée comme l'écii. (,>uel(|iies textes de la même 
épiM|ue la désignent encore sous le niim d'i'spiiiilicre 
àlDiirnoijer. Voy. ce mol. 

Les plus anciefis exemples d'ailelle à date cer- 
taine ipie j'aie à ciler soni la iiiiniiilure ci-jninle de 




l-JTi. Ilnd. Il- 342, /•.. 15(1. 

\ilï, le sceau d'ileelin de Svsoing de \'i~') tiré de 
la collection de l'Iandre aux ariliives, et le plus 
moderne celui d'Kudes jV, duc de llnnrgogne, à la 
date de 1318. A partir de celle époque et luèine 
auparavant, les ailettes sont icinplacées jiar des 
spallières ou i-oiidelles pareillement armoriées (pi'on 
retrouve jusiiu'aii milieu du xV siècle. 

Si incommode (|iie paraisse l'usage de ces ailettes 
retenues en nn seul piiinl de l'épaule par îles ai- 




V. l:tll(l. Iliid, iiis. iilleiii. n" M, /'■ 82 v". 

guilleltes,comm(^ le l'ait connaître le texte de I27S, 
on ne peut admettre ((ue celle partie du costume 
militai]-!', ipn» je consiiièr'e plutôt comme nu |iare- 
iiieiil et une pièce lioniii'ahle que comme nue dé- 
fense, fut attachée par une courroie entourant le 
cou et les épaules, attendu qu'au moindre choc ces 
pièces eussent perdu leur position res|ieclivr. Il 
fallait nécessairement qu(^ chacune d'idles fut isolé- 
ment fixée à l'épaule ([u'idle devait couvrir. Or je 
n'ai pu observer i|u'une fois clairement l'existence 
de cette courroie unique traversant le cou et les 
clavicules, dans la parlie la moins ancienne d'une bible 
bisloriale Hlilil. Itirlii'l.,\us. fr.,ir 152, f 171) ilonl la 
dale 111' peut être aiilérieiiri' à l.!70, et où (die 
maintient une [lièce armoi'iale l'iinde i|iii est plutôt 
une xiiiitticrc ou rspinillii'ii' ((n'unc ailetle \ny. ces 
mots. 

Dans les effigies lnmulaires,on trouve, durant celle 
période iW soixante-dix ans environ, les ailettes 



AIKAIN 



lU 



iiicliuri's ou vciiicjilos, pusôrs en avaiil lUi lmi arrière 
ilu |icrsoiiiiag(.', MOU do prulil, couiiir' l'oi'it exigé la 




é 

1325. Thih. de Pomoltiiiii. Egl. ilc Coiilommieix. 
Aulaure et Picliot. Mon. de S. et Marne. 




\IV s. D'iiprèx ValliT, Momiin. brasses. 

vérité (lu costume, mais toujours de 

préseutcr les armoiries à une exe<'ption p 

donne ici comme un rare exemple du re 



lace 


pour 


l'es c 


ne .le 


vers 


iuté- 


mil 


|i:irc 


i'MlK 


mil 70 



rieur de l'aili'He. 

1278. — 38 paiin aleUarmii cmii — \m< 
8 lien. — 8 ilmidciio lai|Ucoriiin seriiiuiiiii ail 
allelas — pro mia diioilcna K ilcn. 

— l'ro iiiiii [lare alotlanim 1,2 ulna lanl.'. 

— Plu 38 |iari|iiis 1!) iilne — pm iiliia i dcn. 

iCptesdu luurmide ^Vimlsor. Archifulwiia, I. XVIi, p. ;iU2 
à 310.) 



V. 1280. Au alct eiuimelde lie oclius in soniiirc. 

{Mort dWrlus, ms. Lincoln f" 80.) 




XIVc s. D'après Stottianl, pi. ."il. 



1313. — /(. Divers .ïaniementz des armes led. Picres 
ovek les aleltes garniz et frétiez de perles. (Invent, de P. 
Gnreslon, p. 203.) 

1322. — l poire de aloltes des armes le comité de. Herc- 
l'oril. [Inv. du Cte de Ilereford, p. 3i9.) 

AIMANT ARSENICAL. — Sulfure d'ar.senic, lo 
réalgar, eonl'oiidu autrefois avec l'orpiment et dont 
se servaient les peintres, les cliirnrgieiis et les ma- 
réchaux. 

1650. — Si vous voulez faire ce qu'on appelle ordinai- 
rement aymant arseniral meslez led. arsenic avec le 
soulplire en canon et l'antimoine crud, parties esgales, ou 
un peu moins d'antimoine, pour qu'il soit plus vermeil. 
(A. liarlet, l'Iujsiq. résot., sect. 3, ch. 2.) 

AIRAIN. — 1 345 . — A Mathieu Quesnel pour refaire et 
résauder une grande tlecque de fer de la grande tour de 
Belle-Mote (à Arras) li i|iielle estoit rompue en 2 pièces 
et le chevalier d'arain qui estoit deseure, par force de 
grant vent. . . 

A Colin Regnault pour refaire l'un des chevaliers d'arain 
de Belle-Mote qui estoit en 2 pièces, pour reclouer le 
heaume et l'espée tout de iioriif arain — is. (Cple des 
chat, des Ciei d'Artois, Arch. K.K. reg. 393, f" 105.) 

V. 1500. — Dubronzcà fairecloches qui est airain avec 
la troisième partie d'eslain et nu pour cent de marcassile 
d'argent. — Le métal pour faire artillerie est airain avec 
10 pour cent d'cstain, de quuy je me remets Imijours au 
jugement de très prudents fondenrs qui jettent et fondent 
les artilleries en l'arscnac de Venise. . . Le cuivre est airain 
infus avec geîamine. Le mélail d'argent avec la moitié 
d'airain. — On fait aussi une com|iosition d'estain avec 12 
pour cent de plomb pour faire plats etescuclles. (Kiora- 
vanti, il/iroir aes ar(s e( .sciences, trad. de 158i,l. I,p. l-W.) 

AIRAIN DES CH\UDRON.\iKRs. —V. 1200. — Toile cala- 
minam... cum carbouilius minutissime tritam, et in sin- 
gulis vascidis quam ad sexiam partem pone, et eam peuitus 
cupro... impie et caibiniilms operi... Cum vero cnprum 
omnino liqiicfactum fueril, toile ferrum gracile, longnm 
et ciirviim, Ijgiieoqiic iiianiihrio infixiim et iliiigeuter 
commove et raiamina cupro cummisceatur. . . et cum for- 
cipe vas iinum eicieiis sulcis lu terra fossis, totiim elfunde 

. . . Hier commixtio voealnr a-s unde caldaria, lebctes et 
pelves fimduntur, sed non potest deaurari i|iiando ante 
commixtiniiem cupriiin non fuit peuitus a plumhn piir- 
gatum. (ïheopliil. .Sc/icrf. divers, tirliuiii, I. 3, c. Ii5.) 

AlllAIN DE CHVi'RE. — 1556. — L'erain de Cypre est 
plus dur que le nostre, et est de deux gerres (genres), le 
naturel qui a di"^ macules d'or enlreluisantes rnmiiie j'ay 
veii. On réfère en avoir esté Ironvi' en l'isle d'Kspagne 
du nmiveau monde nue pièce du pois de t'tlO livres... 

Il est aussi aitHiciel et est appelé cuivre nu léton en 
latin clipnim, pour la proximité de la voix Cfipros. Le 
plus excellent en l livres d'érain contient une livre de 
plomb blanc que lions appelons estaiii, et le plunib blanc 
mesli- jnsqiies à la liuictième partie d'érain rend le cuivre 
excellent. Et si on met du fil d'urclial au lien de plomb 



20 



\lli\|\ 



lilanc, le cuivre sera plus vil. Si le plomb noir, pour cvilcr 
la (lespcusc, coiniucut on ;i de coustunic, est niesié à 
l'ciuiii au liru ili' pliiiiili lilaiic, l<' iiiivrc e>t tri'S vile. 

L'usa^'i* ilu l'iiivi'c l'sl aux niacliiiies à l'eu Cdiume aitil- 
leiic, eiiaudirres cl aulios matières senililaliles. (Canlaii, 
Subtiles iiirenl., 1. 0, f" IllO v» ) 

AIRAIN DE COIIIXTIIK. — IS97. —On appelle l'aireiii 
lie Coriiilhe, cesti' eaiifusiun (pii se fisi de Idules sortes de 
inélauN lurscgue les statues, ipii esluyent à grand niiinbri'. 
se liMidireut eu reinlirasenient de Ciirinllie. (J. Itndiii, 
Thi-'Urf (le lu »(/(., I. i, secl. IH. p. 3(il.) 

AIREAU. — (lliamic, ilaiis sa I'oitiic la plus siiii- 
,.le. 

1457. — Le suppliant prinl un;; ayreau Inurni de 

coustre et de souel. (.irc/i. JJ. 18'J, pièce 180.) 

1600 — Leur baillant (aux jeunes bo'ul's) un petit airean 
miCKulre, di)nt b's IVrez labourer sur terre légère. (1)1. de 
Serres, Tlirdire il'aijric , I. l, c. 9.) 

AISCETE. AlsSK. - Otilil de cliapuiseuf do sclii-s. 
lu'riiiiiu'llL' ù lar^j'c fer enniiiii' la houe des vigiic- 
roiis et eaiiibfée pour le liavail des courbes. 

1360. — Nus rbapuiseur ne pni-t ne ne doit melre 
enlour nule viez sèle, c'est à dire unie viez sèli' rapareiliéc 
ne à eoutel ne à aisse, c'est-à-dire à lianel. (Et. Xioileau, 
tit. T'.l, p. -.>l(;.) 

1635. — Knniiiela, liaehe de menuisier reccMuliée en 
dedans ù guise d'aiscele «limt il dide une pièce de buis 
posée de front ou couchée de plat. (Monet.) 

AISEMENS ii'o.sTEl.. — Meubles el uisleiisiles de 
iiiéaaj^e. 

1231 . — Aisemcns d'Iinstel c'est assavoir vaissel où ou 
met vin, et tout aisément d'iu- et d'argent seront prisé 
chacun an avec les autres nienbles. Illixl. de Meau.r , t. Il, 

p. m.) 

1390. — Telz en cui je avoie taille... lors que en .lisc- 
nicns d'osicl. (Ordonn. des r., t. VII, p. 363.) 

Aïs. .Vi.-iSEi.ES. — FeuiHol.s de boi.';, de iiii'i;il dii 
d'autres niatiùres résislaiiles, employés à la reliure 
des livres et iiuc plus tard a reniplaeéos le oarlou. 

1360. — N .Ï7. l'n ymage de Saint l'icrre... eu sa 
senestre (mainlient) un livre dont l'une des ays est de 
crist.d et est led. livre pour reliquaire. {!nv. de Louis 
d'Anjou.) 

1380. — No 2850. Unes très petites lieur.'ttes qui ont 
les axes d'or éniaillé de France et de Navarre et de l'An- 
nonciation, et sont en un petit cstuy de brodeure d'or. 
{Inv. de Charles V.) 

1401. — 2 livres l'un d'ouvangille et l'autre d'épitles 
coHvers d'asselles de fust, qui sont aotirnées d'argent ù 
il a plusieurs esnianlz el plusieurs pieres. {Inv. de 
l'Kijl. de Ciiiiibiai, p. 325.; 

1409. — Du 3 janvier — unes heures de N.D à l'usage 
de Pionie, toutes neufves, enluminées d'or, les deux cou- 
vescles d'icelles d'or massif, sans bois, sur uug des cou- 
vcscles N.D. droite el l'ange en manière de l'Anunciacion, 
eslevés et l'smailh's de blanc, de rouge et de pers, ung 
pot plain de lleurs de lis entre l'ange et N.D., aux piez 
et au dessus de .N.D ung auge tenant une couronne et au 
dessus de l'autre auge N. S. en nue, teiianlune piunnied'or et 
une croix dessus, en sa main senestre, esniaillé l'un et 
l'autre. En l'autre couvcscle, saint Loys de Marceille 
tenant uni- couronne et une mitre en sa teste, et saint 
Loys de France tenant unes heures et le sceptre royal en 
l'autre, coroiiné led. Saint Loys, et eslevez et e-maillé et 
dessus led. saincl Loys de France une main descendans 
d'une nue, donnant la bénédiction el au dessus des capi- 
taux de chacun des deux couvcscles, 3 anges eslevez d'or, 
sans esniail et au dos de la Heure dcsd. heures 2 anges 
entaillés sur or à plat, l'un tenant unes orgues, l'autre 
une vieille, fcrmans lesd. heures à 2 bras el 2 mains d or 
yssans de 2 nues, fernians lesd. mains icolles heures et 
mises lesd. heures en une boistc de satin vermeil et tout 
en ung estny de cuir doré. — el délivrées lesd. heurcspoiir 
porter, donner et présenter à madame Bonne, femme de 
M. S. d'.\rniignac, à l'esponser mademoiselle sa fille par 
M. S. le duc, (Dibliolh. Hichel. Cub. génealoij.) 



1467. — ^" 12fi'J. — Vng livre en parchemin couvert 
d'aisselles paiutiirées à manie de draperie d'or, intitulé au 
dehors : li\ie de Meliiziiie. - [lAbrauie des ducs de Hourg. 
ISihliulh. iirololijp.. ]>. ISli.) 

AISSIL. —Essieu. 

1344. — Tour i fer d'aissil pour led. Kar. — 12 dcn. 
(Cples d'ouvr. des comtes dWilois — Arcli.KK. rey. 3'.i3, 
r KM.) 

I 465. — Pour la ferrure dcsd. serpeiiliiies, 211 liandi'S de 
fer pour la ferrure des i roulies des 2 allais, I heusses 
8 fers (l'aissis et 201) de clous. — l>es. enscmlile Kiî 1/2 I. 

II. Du grant lien de fer pour lier l'aissis par le milieu, 
((iarniiT, L'arlill. de la conim. de Dijon, p. 22-23.) 

AJORFFE. — Terme jinrliifîais fraiieisé, à joindre 
;iu\ ilivi'is noms (lu'nii a donnés aux perles. 

1531 . — 117 Gros ajoill'es dictz barroqucs enfiliez en 
7 lilletz pcs. eus. 1 onc. 12 grains. 

12il onces de .iljod'ar perché et non eiifillé. Id, 13 Ironsses 
lie aljiirlTar gros et de lioiini" eaue dict coinmuiH'Mneiit pie- 
dreries, roiiteiiaiit Irsil. 1;{ trousses 112 cordons jics. ens. 
aiissy le nnmbre de 13 desil. grains de piedieries qui ne 
sont enlillez, le tout venant de l'ciiille puur l.i cliappe im- 
périale. (Inv. de Cliailes-Quint,f' TSIi à 788.) 

1600. — Les marguerilcs, unions ou perles... sont ap- 
pelées par les Aralies et les Perses i'h/h, par les Indiens 
moli, par les Jlalaiiars mulu, par les Portugais aliofar, 
el du port de la Perse julfiir. (liocce de lîool, Le parfait 
joaillier, I. 2, c. 30.) 

ALAMBIC. - 1365. — l'nuiii fornelliiiu pliimlienmad 
facieiMliiMi ;tqiiaiti ros;ii'e;im — taxât. 7 groçs. — Item 
quoddam iusiruiiientuin ad facieiiduni aqiiaiu ardenteni 
ieau-ile-vie) — 15 gross. {Inv. de J. de Sa/frei, \>. 350.) 

1454. — 2 alainbiz de voirre pour faire cuire et distiller 
eaiies et medeciiirs pnur sa peisniine (la reine malade) — 
40 s. t. {.{rijeiiterie de la reine, \" l'.jilr de J. Hmltelel, 
f" III.) 

AL6ARELLE. — l'ariui les prodiiils des fa'ieii- 
n'i'ii's ilaliriiiii's i{in peuplent si abondamment nos 
eolleelioiis iiiDiloriies, ipiel(|ues-uns avaient un iinm 
spécial et aneieii (jii'il importe de leur reslilinr. — 
L'alliarelle à panse eylindrii|ue est du nombre, et il 
faut espérer que ee mol prévaudra sur la désiifiia- 
lion trop va^'iie el souvent erronée de conicl île. 
pliiiniiiicic qui l'sl le terme actuel. Ou remarquera 
à ce propos que (iarzoïii iiiiiis révèle le nom d'un 
artiste peu cnunii et que sa spécialité avait cepeii- 
daiil rendu célèlire au seizioiiie siècle. Voy. Mai'.D.V- 
l.KON. 




A. Picolpassi /'(. i. li. Coll. de l'aul. 

1560. — Cestuv-cv (vov. la fig.) pninct ne se trouve 
qii'eniiny les maist'res" italiens, il ait autre nom (pie Alba- 
relle, ne qu'il se nomme aullrement dans les pharmacies. 
P.égulièreinent se facsonne d'une seule pièce et à des gran- 
deurs diverses. — (Picolpassi, L'art du potier, 15.) 



ALCAHAZAS 



21 



1560 — Ci sono anco fra loro ili molle fraudi etinganni 
non solamente ili apparcnza njilicolosu, corne (\uoi liusso- 
lolti i|iicgli alliarelli cl (|uell(; s,-at"lc l'Iic cori letlei'c rnai- 
uscoli' e gi'osse e allmlonn (allora mille uni;iienli o coii; 
fetlioiii ô aromatici pretiosi c, non ili mono son vacui 
(Iciili'o porlanilo lo Soprascrilto liilirnlnso tli fuori corne 
faniÈO i busGoli di maestro Grillo ila Conegliano. (Carznni, 
La piai-^a univ., eap. 81), p. Ii6i.) 

ALBASTOTE. — Niivin^ qui, suivant Jal (Glos. 
iiiuil.). faisait au seizième siècle partie de la ma- 
rine portugaise. 

1515-22. — Les vaisscaulx sonblilz sont gallèrcs bas- 
tariles... gondi'es, esquiffes, chattes ponr descliarjçer et 
cliar^er, caraciues, albaslottes, etc. (Ant. ilc Conllans, Les 
faitz-de la marine et navigaige.) 

ALBATRE. — Il n'y aurait pas lieu de noter, 
outre les deux espèces minérales qui portent les 
noms d'all)àtre gypseux et d'albâtre oriental, une 
distinction très connue qui range la première parmi 
les matières tendres et un peu vulgaires, si je n'en 
prenais occasion de signaler ici un fait curi(!ux dans 
l'iiisloire île la scniplure française an quatorziènn^ 
siècle. 




Entre les années 1360 et IMO, il a existé en un 
endroit que je ne suis point en mesure de préciser, 
mais ([ne je son|içoniu> an pied du Jura et dans les 
environs de Saiiil-Cdaude, des ateliers de sculptui-e 
en albâtre d'où sont sortis une prodigieuse (juantité 
(le retables d'autids bisloriés des scènes de la Pas- 
siou.ou d'épisodes relalifs à la vie des saints. (](!s 
ligures sont originairenu'ut peintes et rehaussées 
d'or, comme le prouvent les citations suivantes et les 
nombreux spécimens disséminés en Tranee dans les 
églises el les collections, l-enr din'nsion, à répoi|ue 
précilée, dans tout(!s les provinces, semble même un 
obstacle à la recberclu' de leurorigine; mais on doit 
les supposiM' faites dans un lieu nni(pie et voisin des 
carrières d'albâtre dont le iionilin^ est en Fraïu'e 
assez restreint. 

En quelque endroit ipi'on les (rouve, ou recou- 
nait les mêmes procédés d'arl, un piiui'rail presque 



dire la même main. Les mêmes sujels y sont repré- 
sentés d'inie manière identique, et qui rappelle par 
sa nnnu)loui(! les rites de la peinture hyzaiilinr. 

r.es types, (|ui semblent être la perpétuelle copie 
d'un nn)ilèle n]ii((He, s'écartent d'ailleurs nolalile- 
uu'iil du caradère des autres scul|)lures conlem- 
poraines, et de celles des églises (Ui particulier. 

l,es panneaux de ces retailles se composent de 
figures de bant-relief d'une silbonelte un peu sèche, 
aux traits proéminents, (aillés avec une hardiesse 
qui n'exclut pas un certain Uni dans l'exécution des 
(Iraperies. Les yeux sont saillants, les mains, très 
concaves, man(|uent d'épaisseur, les cheveux ne 
présentent pas ces lignes sinueuses qu'on trouve 
partout ailleurs à la même époque, enfin le type 
des tètes a une élrangeté qui donne à ces composi- 
tions une physionomie tout à fait spéciale. 

Faut-il reconnaiire là les produits d'un atelier 
monastique, que l'observation de la règle écartait 
du monde comme les caloyers du mont Alhos? .)e 
n'oserais l'affirmer, et me contente d'appeler l'at- 
tention sur une recherche digne de la sollicitude 
des archéologues. 

1368. — tlcnrii-o pictori, pi'o pictnra talicruai-uli ima- 
ginuia de alabaslro, oxcunlium in ihoro. (Houdoy, Cptes 
lie Caiiibrai, p. 161.) 

1394. — [nvcntoire de l'albasti-o trouvi'^ au cliasliel de 
bille. — vj ymages en manière de prolïtes dont les t 
sont d'albasti-e. — Un collVc de blanc bos aiuinel a 
2110 piijches ou environ de instniinens de fer, de plu- 
sieurs manières appartcnans au mestier de l'ouvrage dud. 
albastre. (Inv. (les gani. du cliasliel de Lille.) 

1415. — Volo quoil in capidla S. Stepliani Eboniui 

fiât tomba niea, habens iinaginem iiii-i.. . armatam in 
armis cuni umbra in le bemie prout vivons utor, — et 
quod dicta imago sil de alabastrosuprapotram mainioream. 
(l'est., Dom. le Scrop. — l'.yincr. Fœd.,l. IX, p ili.) 

1420. — N» 115. Une teste d'alebastre blanche en façon 
d'une sci-aine, assise sur une pièce de marbre noir bordé 
de laton doré, et semble estre un camabicu. (Invenlatre 
des jdij . de Chniies VI.) 

1436. — îi» 166. AiUc seu supra allare beati Martini 
umim reldule instorialum aiinum-iacionis béate Marie, 
nalivitatis Domini, lesurrortinnis llomiiii, asccnsionisejus- 
dem, assumptionis boate Marie, et in eapih' (/es co(cs /);hs 
élevés) beati Johannis Baptiste, et in alio capite ymaginem 
beati Johannis evangeliste, totuni solepno, quod retuule 
est operatum alabastri et auri fini cl quibusilani coloribus 
depictmn. (Inv. de l'Egl. S. Martin de Monlpesat. Quercg, 
p. 576.) 

1 47 1 . — Une ymaigc de Saint Nicbolas qui est d'albas- 
tre, qui tient en sa main une crosse de loton, ot y a dessus 
une toilette où sont pains Nre Uame et Saint Jehan. (Inv. 
du roi [ièné à Angers, C 5 v".) 

I 600. — On tire de très beau et très blanc alabastre 
dans Volterra, comme aussi dans Misnie, et Uourgognc, 
liroche Sainct-Clandeet plusieurs autres lieux de rEiiro|ie. 
(lioece de Boot, Le parf. joaillier,], i, c. i68.) 

1723. — Los controos de rKiiro]ie oi'i il se trouve lo plus 
d'albastre sont l'Allemagne près Cohlenlz, le Maconnois aux 
environs de C.luny, l'Italio vers Rome... Il s'en voit aussi 
dans quelques endroits de Lorraine qui n'est pas beaucoup 
estimé. (Savary, Dict. du comm.) 

ALCARAZAS. — Nom moderne et emprunté à la 
langue arabe pour désigner une espèce de vases 
([ni doivent à la porosité d(; leur argile et à la ra 
pide évaporalion de l'eau à leur surface, ' 
lités frigorifiques qu'on leur connaissait 
moyen âge. 

Je laisse aux documents cités le soin de 
l'origine et l'usage des alcarazas, ajonlan 
pnvérilier sur deux spécimens dont l'un donné ici, la 
parfaile exactitude du lénioignage de liranlijme. 



(]ua- 
il(''j;i au 

montrer 
(pie j'ai 



AI.CAllAZAS 



1309. — L'yaiic du fluin(li" Nil) psi île tel iialiup (|iic 
quant iinus hi pciidioii en pos àc liTir blans que l'en fet ou 
pais, nus itinlcsile nospavcilluus, l'vaue ili'venoit.ou iliaul 
du ji>nr, aussi froide coininr de l'ouleinne. (Jiiiuville, p. (U), 
édil. Fr. MIeliel I 




XVI- s. Biicaro, polychrome. Coll. de Vaut. 

IS98. — Dona Agnès Beatrix Paclieco, dame d'Iionneur 
de la reyne Eleonor, luy avollfai. I présent (à Framois Dau- 
phin) d'un petit vase dont on use en l'orln;;al, qiu est 
d'une lerre tannée si subtile et fine qu'on dirnit propre- 
ment que c'est une terre sigilée, et porte telle vertu que 
quelque eau froide que vous }• mettiez iledahs vous la ver- 
rez bouillir et faire de petits bouillons eonime si elle es- 
loil sur le feu, et si pourtant non perd sa froideur, mais 
l'entrelient et jamais l'eau ne lait mal à qui la boit, ipiel- 

quc chaud ipi'il aje on quelqi xerciee violant qu'il fasse. 

(I!rautônie,6'r (■apil.,1. i. eh. 53). 

1 690. — François Cauche ( I6:!l ) en son voyage de Mada- 
gascar fait mention d'un service de porcelaine et d'un 
bocal de terre qui avoicnt été pris proclie le tombeau de 
Mahomet, qui a cc'tte propriété que lorsi]n'ou jette de l'eau 
dedans ou qu'on l'expose au soleil elle la rafraîchit au 
lieu de l'eschaulfer. (Dicl. de Fuieliere, \" I^urcclaiiie.) 

1807. — U y a entre les ocres la terre deliucaros, très 
fameuse en Espagne, dont on fait des vases qui communi- 
quent une odeur et une saveur particulière :uix liquides 
que l'on y met rafraîchir. (Bosi. Oftserc. x«r /e .tncro Cnfiiio 
(le Cèiirs. p. ill". ) 

ALCHIMIE, AligLK.MlE. — I.c secret des Miaiiiim- 
lalions ehimiqucs est rosié si olisciir à l'époque qui 
nous ocrupe, que la recherche du ffrand-œnvre, 
c'csl-à-iliiT lie la Iransmutalion des métaux, a di'i 
j)rendre une pri'ande iilace dans li- domaine expéri- 
mental. 

('.eju-ndaul, en dehors de celle théorie idéale, qu'a 
toujours un peu décriée la ruine des opérateurs, on 
donnail alors aux vérilahles conquêtes de la science 
le nom ilaleliimie ou darquémie. Les vers cités ici 
du liomnn de ta Itosc en sont la preuve aussi l)ien 
que les dislinclions de Cenuiiii, qui rauife dans l'al- 
chiniie les produits artificiels ohleuus par des pro- 
cé<lés coumis. Mais le sens le plus ordinaire du 
ninl arrjiii'niir répond. iusi|u'an seiziènn' siècle, à 
un ohjeldoiil la conq)Osilioii reste iudélermiiU'e. 

1300, Alquemie est ars véritable, 
Qui sagement en ovreroit. 
Grans merveilles i troveroit; 
Car conniient il aut (aille) nés espièces 
Au mains les singulières pièces 
Qu'en sensibles euvres sunt mises, 
Sunt muables en tant de guises, 
Qu'il pueent lor compleccions, 
Par diverses digestions. 
Si changer cntr'eus que cis changes 
Les met souz espèces estranges, 
E Heur toit l'espèce première. 



No voit-l'cn comment de fogière 
Font cil et cendre cl voirre nestre, 
Qui lie voirrerie sunt mestrc. 
l'ar dépuracion legicre'? 
Si n'est pas li voirres fogière 
Ne fogière ne r'est pas voirre. 
([{om. delalluse, v. 17020, édit. Fr. Michel.) 

1329. — Uex viceeomitibus, et omnibus aliis liallivis, 
elr... Cum daluin sit nobis intelligi quod .loliannem le 

Rous et iiiagisler Willirliniis Ak |);iMiy sciinil t:illiiiii ar- 

"enti coiiliiere el liiijiis niodi mclalluMi anie lia-c li;inpora 
îeeeruut et adhue faciunt. — Kt r|ooil ipsi perarlem illam, 
nobis et regiio nostro, per faftionem hujus niodi metalli, 
mulluiii proib'sso polciunt. 

As-igu.iinus ililec liiiu nobis Thouiam Cary ad pra^diclos 
Johauuein el Willieluium uliicumque inventi fiierunt sive 
fuerint infra libertates sive extra ad nos sub salvo et sccuro 
coniliiclu. una cuiii instriimentis et aliis rébus quiluiscuui- 
qiie, ilietam artem conlingentibus secum inventis, ducen- 
liiim. 

Ita laincn quod, si gratis ad nos venire voluerint, tune 
eos salvo et lionesle ducat, et si gratis acceilere uoluerint 
tuiic eos capiat et ad nos ubiciiiiique rueriiiius ducal in forma 
supradicta. (Asxignalion d'Eiltiiuinl III. — Kvmer. Fœd., 
t. IV, p. 384.) 

1437. — Cap. K'i. E si mi do a iutendere clie questo co- 
lore (giallo chiamato giallorino) sia propria pielra nata in 
luogo di grandi arsun' di montagne, peri) li dico sia color 
artillciato ma non di arcliiinia. 

Cap. ôl) Verde e un colore il quale si chiaina verderamc. 
IVr se medesimo e verde assal ed e artiPiciato cou archi- 
mia. eioe di rame e; di acelo. 

Cap. 5',). Bianco (/« cériise) e un colore archiiniato di 
piombo, il quale si cliiaina bnicca. (Cen. Cennini, Trait, 
délia jiittura. Edit. Tambroni.) 

1530. — El de ces pilules d'arquin iiiréjuiniiion d'anti- 
moine] en avez nue à Orléans sur le clocher de l'ecclise de 
Saincte-Croix. {Paiitaiiniel,l. t!, cli.33.) 

1536. — A Nicolas (aochitl, luarcliant mercier, suivant la 
court, pour ung Ijonnel noir à i rcbras, de Hue laine façon 
de Paris, doublé de talfetas noir, garuy de fers d'.illzymie 
{bas argent) esmaillez de noir... -iO s. t. (8' Cpte roij. 
de Nie. de Troyes, t» 105.) 

1557. — Pour charbon... fourni i maiire Ilalhcrt Foul- 
lon pour faire des médailles et pierreries d'arqucmve pour 
le service de MDS. (le roi) —9 1. 18 s. {Cple roi/, de ,/. de 
Itoudeville, f" 7.) 

1616. — 3 quarterons d'espingles, 2 cueillères jaunes et 
iiiic d'aripiémie limitation d'argent). (AveiU. du baron de 
I'\citesle, p. l:!7.) 

1635 — Alchimie — art de souffler, et réduire ses 

moiens eu fumée et à néant. (Monel.) 

ALECTOIRE. 

V. 1100. Allecloire lenent abon 

Ki crcist el ventre del chiapun 
Trois anz coes pois est chiastrcz 
En son ventre trnvent la picre. 
Ke mut est précieuse e eliiere 
D'une fève a la grandeur 
Evie semble de la culur, 
altretel eume cislal. 

(Marbode, Lapidaire, §3.) 

1372. — Alectoire est une pierre que on trouve au ven- 
tre du coq ou de lageline,eta la couleur de cristal obscur, 
et n'est pas plus grande qu'une fève. — Ceste pierre, selon 
les enchanteurs, en bataille faict tant que celluy qui la 
porte n'est point vaincu, si comme dit le Lapidaire. De 
cesic pierre dit Dyascoridc que elle esmeiit la personne à 
luxure, et b.' rend gracieux et constant, el luy dmine victoire 
et di?eretion et beau parler, el recouseille les ennemis, et 
restraint la soif en la bouche. iLejirofiriél. deschoses, I. Ili. 
ch. 10.) 

ALEMELLE. Ai.m;mf.ij.e. — l.ame (|uelle qu'elle 
soil, et sans ipiele mot s'applique à aucune arme ou 
insiriinieni en particulier. 

Oiilre les di'veloppemenis que con))iiirle l'arlicle 
epec dans ce n'perloire, il y a lieu de citer à celte 



ALEXANDRIE 



'23 



plac-o iiiu^ Ifllrc de Théodoric riMiicrciaiil k' roi des 
Vandales d'un merveilleux envoi d'armes dont les 
lames damassées répondent exactement à la figure 
ei-joinle. Elle est copiée sur un objet que les terri- 
bles Nortlinians de la Frise abandonnèrent en 885 
au lit de la Seine, lors de leur invasion et du siège 
qu'ils firent de Paris. Une seconde pièce de même 
provenance, mais plus complète et accompagnée 
d'orfèvrerie, ne peut laisser aucun doute sur leur 
ori":ine coninuine. Vov. Epkk. 




V. 520. — r.egi Vanilalorum Tlirasaniund, Theodoricus 
rex... Spalhas nobis etiain arma ilcsecanles, vestra fra- 
ternitas destinavit, ferro quam auri prelio (iitiores, ut in- 
tuentium faoics fidcli puritatc rosliluant; quaruni niargi- 
nes in aoutiiin tali a^quaUtatc descciidunt ut non limiscom- 
positîe, scd ii^ucis iornacitius credautur eflTusa^. llarum 
média pulcliiis alvPÏs excavala quibusdam vidcutiir cris- 
pari posse vermiculis; uhi tanta varietatis umbra concludit 
ut intextum magis credas variis coloribus lucidum nietal- 
lum... Enses qui pulchritudine sui pateutur esse Vulcani, 
iiui tanta elegantia l'abrilia visus est excolere. ut quod ojus 
manibus foianabatui-, non opus mortalium sed crederetnr 
esse divinum. (Cassiodor. Var. ,\ib. 5. epist. 1.) 

1352. — Pour faire et forger la garnison toute hlauilie 
d'une espi'e dont l'alemelle estoit à fenestres. (Cp(e roij. 
d'Et. (le Lafoiilaine, (-' \ à 3.) 

1399. — Portant une grande haclie à son col, laquelle 
avait liien 3*2 posses d'aleuicllc. /(/ est de trcnchant. {Arch. 
J.J. ifij. 154, picce 532.) 

1420. — Cliarles niist tanlost la uiaiTi à son allumée fe- 
sant semblant de saluer nnstred. cousin et à l'ombre de 
son bras guigna des yeux et fit signe à ses gens pour venir 
férir sur noslred. cousin. {.Lelt. île Charles VI. Félihiini, 
Preuves de l'hisl. de Paris, t. V, p. 265.1 

1565 — Qui fera allumolles d'espéesà2 mains et mellra 
allumelles d'espé.^s cl dagues de pied et demy, pertuisane, 
jagaye, corsèques et autres basions servans à la deffence de 
l'homme et aullres petites allumelles au dessus il'uu pied, 
doibvent eslre fourrées (acierées) jusques à la pointe, et 
toutes aullres petites allumelles au dessoubz d'un pied 
doibvent clri^ de bonnes eslolfi' el bien trempées. (Stat. des 
couteliers, dnreurs et graveurs sur fer el acijer. — ^lct7i. 
reg. des liiniii.,l. Vil, 1" H V — scct. Judic, Y 12.) 

ALENAS. — Longue dague à lame effilée et trian- 
gulaire et aussi uiu' aruied'liasl terminée par un fer 
de la mémi' forme. Voiei un exemple de chacune 
d'elles. 

V. 1300. Alenacia. Aleiias, cullellus quadratus. {Com- 
ment., s. .1 .de Garlande. Ed. augl.) 

1305. Et Sacha par grant alaigne 
Un alenas d'une gayne. 
(Guill. Guiarl. Rnij. Lignages, 1, v. .1,519.) 



Se recombatoient à lances 

Esmoulues et acérées, 

Aalenaz et àespées. (Id. v. G734.) 

Et plantent alenaz es cliieres 

Eu plusieurs liens iusqucs es manches. 

(/(/., i:,v. 5269.) 




XIV' s. Coll. de Vaut.— W" s. Musée d'aridl. 

ALERON. — Double pièce armoriale quadrangu- 
laire attachée aux épaules et adoptée pendant soi- 
xante et dix ans environ par la chevalerie à qui elle 
servait surtout de parement dans les joutes et tour- 
nois. — Voy. Ailettes et E.*1'.\ilièke. 

1285. Armez estoit, par grant cointise, 
De riches armes à sa devise 
Détranchées et ferreteis 
D'argent, de guelles bareléis 
S'enavoit cuevrechiez et cote, 
Creste sur hiaunie assez mignote, 
Houce, escu et alerons, 
Autretex fu ses auquetons. 
(.1. Bretex, Les tournois de Cliauvencij, v. 3203.) 

ALERONS et .\llerons. — Parties saillantes pro- 
longées en manière de cornes ou d'ailes sur l'arcade 
de garrot des selles, pour protéger les jambes du 
cavalier. lA^lte disposition est particulièrement ac- 
centuée dans les selles de joute d'Allemagne pen- 
dant la seconde moitié du quatorzième siècle. — Le 
texte de I3il cité ici laisse supposer que cette sorte 
de hourd élait ([uelquefois mobile comme le sont 
aujourd'hui les fontes ou les saccoches. 

1341. — Pour madame de Guynes une paire d'alerons 
pains à la guise d'outremer — 60 s. p. {Cjite du conné- 
tabled'EuJ' 4 v».) 

1342. — Pour M. d. S. une selle de la taille d'.Alemaigne... 
le penel el les ailerons pains de fines couleurs ouvrez de 
fueiUes. (Ibid.) 

1400 — Pour une selle pour Mgr. le dauphin, les 
arçons devant et derrière bordez de laiton, poinçonnez et 
couvers de cordooan vermeil, à un siège et ailerons de 
inesnies, emplis de fin duvcl, garnies de tasses de Hongrie, 
d'eclriers de fin cuivre doré de lin or et d'un harnois fait 
à ladeviseduroy,— 24. 1. 1. (Cpte de l'écurie du roi, f''19.) 

ALLERON.— La partie d'un trumeau ou jambage 
contigu au vide d'une baie, et dont l'extrémité supé- 
rieure se profile en sailli(> pcuir porter une voussure 
ou un linteau. 

1 48 1 . — Ailerons portant voussure contenant 19 verghes 
et un cuurt de li iiiés quarrcz pour un bollevercq. (La Fons, 
Gloss. ms. Ilihiiotli. d'Aiiiiens.) 

ALEXANDRIE. V. i240. 

L'esgarde vers soleil levant... 
Par là li poile Alixandrin 
Vienenl, et si bon siglaton 
Li molequin et li mangon ; 
Li espervicr et li ostor; 
Et li bon ciievnl rorcor. 
Et li poivres et li commins. 
Et li encens Alixandrins, 
Li girolles, li garigax 
Les mecines contre toz max. 

{Parton. de Biais, ms.,f l'JO.) 



-21 



AI.EXANlUilK 



ALKXANDKIE (COUVERTUBB D'. 

1380. — N" 573 l'miin inatilaciiiin de Ijuinliao-, uiia 
iiilcilia i\r Alexaiidria. {Inv. du chat, de Cornillon ) 

ALKXAMtRIE (budis dV — Corindon roiigo-riiliis 
lie provcnanoi' oricnlalo par la voie (l'Ali-xaniirit', 
rt-sli-o lon};leni|)s l'nn dos plus vasii's ciiln'|)ôls des 
pioihiils d<" l'Asie. 

V 1370. Lf niliis vient îles parties d'Imle, di' I.yliie, et 
do rniirnielie et sont Ininvés en livajies des llcuves dn 
paradis vers Alozandiic. (Le ttipld. de MamleviUe, p. .'i.) 

AI.KX ANDHIK. (tvkfktas h".— Voy. ck\ niiil. 

ALEXANDRINE (coi r.Ellt. — Teinlnie n)ti(,'e à 
l'orseille. 

I4S3. — A tienne l'alessandiinj, ald)ila seladibianen. . . 
aiihi adatlatn la laldaia eon raci|ua, denlii)vi l'oiieello, e 
falla bollire. {Tnitt. antico dellu seld, p. :I7 ) 

ALGIER. 

harlielé. 



Arme d'iiasl. Javelol iMijiciiiié, à fer 



V. 1260. 



ALIGOS. 



Li reis Mer*)linsen fnl ninlt csfréed 
L'n allier tint ki d'or l'ut cnpenet. 

(Chanson île Uoland, st. 3:2.) 
De son algeir a la lianstc crollée. (St. 33.) 
...H lor lancent e lances e cspiez 
E wigres e darz e museras c agiez. 

(.St. I,W, V. Kl.) 

Vi'Ieniciil lie dessus. Iloiiee, vuy. All- 



CAI s et IIKIIICAUT. 

1 260. Sans allgos la ronbe estoit, 

Uns estival s caucics avoit. 

(Li hiiius descotineux, v. SOGH.) 

ALIZE. I57S- — Alizés sont les choses serrées comme 
le failliiii il II' pain broyé, aui|nel n'a esté donné lieu de 
se lever, l't loules choses i|ui sont si bien condensées i|u'il 
n'y n aucuns pores apparents, (l'alissv, Ejplic. des mois, 
p. 377, .'•ilit. I'. A. Cap.) 

ALLAN. " ITT."). (Iliirii ilr res|ièi'ei|iriiii iioiuine 
dogue. Les alaiis sont de trois sortes : ralaii jienlil 
qui tire sur le lévrier; l'alaii de boucherie dont les 
boucliers se servent pour conduire leurs bieuls, el 
l'alan vautre (|ui est une race de malins propr(^ à 
la chasse de l'ours et du saiiijlier. » — (Prévost, 
Maiuii'l-le.rit]uc.) 

1387. — Alans est une nature et manière de chiens, les 
uns sont que on appelle alans gentilz, les autres sont alans 
de boucherie, les autres que on appelle alans vantiez. 

Les allans genlilz diiivent estre failz el taillés droile- 
ment comme unj; lévrier de toutes choses, fors que de la 
teste qui doit estre jirosse et courte. (Gaston l'Iiœhus. — 
Bihhol. ma<., 514, P 35.) 

1478. — Pour avoir mené... de Tours jusqu'au port 
de Deusse une alande qui cstoitchaude à ung lévrier,! s. t. 
(Cple. roy., urdi. KK. reg. M, (•■ 37.) 

1500. — lue contrée dud.pays. la quelle de son nom 
il aiqicllc Molose; et en ce quajtier (l'Alhanie) naissent les 
bons chiens de chasse qu'on dit allans el en laliu iiwlossi 
qui sont comme dogues d'Anglelerrc. (ternaire de Belges, 
llluslr., I. 3, p. i V°, cdil. de l.'il3.) 

ALLÉES. - Les cotés d'un pilier contigus au vide 
d'une baie. .Syuonynie d'ailerons. (Voy. ce mol). Kt 
aussi, passages étroits ou galeries servant |)our la 
communication. 

1*73. — A maistre Anlhoine Colas, maçon de l'église, 
pour 2 jours à tailler pour les alécz d'un pillier d'emprès 
la chapelle lirojn. {Optes de la catkédr. de Troiieg, 
p. U.) 

1482. — Pour 5 journées.. .à commencer de plomber sur 
les hautes allées du coslé de la chapcllo Saint-Sébastien. 
{Ibid., p. 45.) 



ALLEMAGNE. — S'il laiil alliiliuer à des circnn- 
slaiices parbds l'iililes les évoliilions de la liiinle el 
les emprunis réi'ipr(>i|ues ((u'une iialion l'ail à une 
aulre du pioduil de ses industries, il est juste d'ail- 
metlre (|ue le plus souvent ces emprunts sont le 
signe ineouteslable d'une supériorité acquise. 

l/iiilluencc do la civilisation romaine dans la 
(iaule, celle do l'empire grec sur la Krance iiirlo- 
vingienne, celle de l'Orient à l'époque des croisades, 
et de l'Ilalie à la lieuaissauce, en sont la preuve 
certaine. C'est donc à ce double point de viii^ que 
doit ètri- jugée la valeur des imporlalions étran- 
gères, et qu'il l'aiil classer les documenls sur les- 
(piels re|iose, pour cliaipie |iays, le droit de ses ro- 
veudicaliiins légitimes. 

ALLEMAGNE (ahmks KTAHiiniEs). — V. 1300. — Iota 

espaza d'Alarnanha — I. den. (Tarif île Motilpellier, Tha- 
lamus, p. iili.) 

1386. — AGuill. Gallande, marchant de toilles, deniou- 
rant â Paris pour 3 aulnes de toilles de lieins... pour 
l'aire un patron à un petit pourpoint pour Mds. le due de 
Tliouraine, pour envoler en Allemaigne, pour faire et forger 
unes plates d'acier pour son corps. (7" Cpte lOij. de 
(kiill. lirunel, f» '25 y".) 

1471. — Ung crie d'AIcmaigne en ung esluy de cuir 
noir. {Inv. durai liéné à Angers, f" 17.) 

IS54. — Une longue dague, le manche d'ébène, de lu 
façon d'Almaigne. garnyc de son foui'reau — 15 s. t. 
{Inv. d'Ein. de .Mcolaij, i" '.17 v.) 

ALLK.MAGiNE (AZlIt). I3S5. — Anrh» oriliiiiarno che 
nullo del arte de dipcntori aidisca o ver présuma di met- 
lare ne' lavorii che facessc allro oro o arienlo e coloii 
che avesse promesso, si corne oro di meta per oro lino, e 
slagno per arienlo, azzuro de la .Magna (d'AlleMia^;na), per 
azurro oitramarino, hiadetto iivero iudico per azzuro, terra 
rossa minio per cinahro. (Slat. di piilori Sunesi, c. \i. 
— Carlegijin ined. d'iirtisli, t. 11, p. 7.) 

ALLEMAGNE (uhodf.hie). — 1294. — Una tobalea de 
opère theotonico in qua est in medio Aqnus Dei el in cir- 
cuiln diverse imagines et littere, et est ibi fronsale de 
pernis cnm 32 smaltis rolundis ad imagirfcs et cum 
01) aliis smaltis, et '.)5 cocculis deauralis. 

lleui. l'num dessale ad aujuni coin arbore vile cinn 
niaiilili de opère theotonico. {Invent. d'Anagni.) 

Ce dorsal ou devant d'autel conservé aujiiiird'liui 
dans le trésor de l'Kglise d'Aiiagui est une curieuse 
broderii^ sur toile Idauclie Irellissée el à fond d'or, 
de style alleniuiid. Il représente ,lésus-(jbrist sur 
l'arbre de vie, surmonté du pélican. De la croix s'é- 
chappe un double rinceau terminé par deux ang<'S. 
Vingt médaillons entourés d'iiiscriplioiis et conte- 
nant des prophètes et les témoins dr la ci iicilixioii 
occupent le cliami) du dorsal. — Eu haut el eu bas 
on a cousu un galon tissé en soio d'une suite d'é- 
cussons armoriés, de la lin du treizième siècle. — 
Cet objet dont les figures sont trop effacées pour 
être reprodiiiles ici a élé jiholograpliii'' à linme |)ar 
Simelli. 

I29S. — Uuum frixium laboratum super samilo rubeo 
ad imagines intégras do aurn lilalo, cum tobalea de Ale- 
ni.inia. {Tliesaur. sed. .l/io.sd)/., f" 91 V.) 

Unurn coperloriinn pio purilicalorio de opère Alanianie, 
laboratum ad heslias el pisces, profllatas de serico nigro. 

.Médium cnperlorium sine tobalea, de opère Alanianie, 
cum foraminibus el uuo Irixo a pede de serico rubeo ad 
auruin, cum limbria de serico diversorum coloniin. (Ibiil., 
f'.Kf.) 

ALLEMAGNE (CUAI'KLLKKIi;).— 1400. — Pour un hault 
chaïqiel de veluiau noir en Irippe. doublé tout un, en 
façon d'Alniaigne. .. pour y celluy Sgr (le roi) — 4 I. p. 

Pour une grant barelte ou aulmucc en façon d'Almaigne 



AL.MANACH 



25 



daublé tinit un en veluaiu en trippe — pour led. Sgr. — 
8 1. p. (8' Cpte roij. de Ch. Pouimrl, l" 179 v°.) 

1 404. — A Joli:in Auhert, cliapcllier et varlel de cliamlire 
du roy. . . pour un grant aulrnure de veluiau noir sur soyc 
en trippe, doublé tout un, en façon il'Allemaigne de nou- 
velle façon p(mr v celloi Sgr. (le roi) — (C;)ie.s- (/« ta cour 
de Clinrles Vl. — ms. Dihl- liichel., n» 6743, p. U.) 

Al.LKM.\('.NE (MEiBi.E.'i). — IS9I. — N« "273. Une petite 
table de sappin fiirt en façon d'AUeinaignc — 9 1. t. {Inv. 
deGuill. (le Monlmorencij) 

I 633. — liui; petit cabinet d'Allemagne, ilo bois violet ù 
une serrure fermant à clef, garny do son pied de bois de 
noyer avec Sais de bois de liaistre. {Iiw. de la Yve Phe- 
lipeaux.) 

ALLEMAGNE (orfèvrerie). — Los vases désignés 
dans les iLivonlairos : à façon d'AUemagne se dis- 
tinguent souvent par un ou plusieurs cercles fleu- 
ronnés formant couronne. 

1416. — A Corart Groslepour l'acliat de 2 flacons à la 
façon d'Alemaigne 8 s. [Cpte des menus plaisirs de la 
reine, n" 3. ) 

1453 — Une couppe d'argent dorée à 3 piez en façnn 
'ri'Almaigne, pes. 3 ni. I o. 7 gros, cbacun marc, 9 liv. 
{Vente des biens de J. Cœur, il2.) 

1457. — Unum vas de serpentina viride cum coopertorio 
suo, ita (|Uoil duo vasa potins sunt rpuim unum, factum ad 




XIV' s. Armortal de Zurich n" lUI. 

forniam cupparum de .\lmania, — val. 10 duc. (Inv. du 
Palais de Sainl-Marc. p. 2U8.) 

« l'nus biquerius magnus deauratus per tcdum excepte 
Castro et zona que sunt in coopertorio admodum Alnianie, 
cuni armis D. Cardirjalis intus in coopertorio — pond Ib. 
n, une. 1. -Val. .V2duc. {Ihid.. p. 217.) 

I 56 I . — .") ciuippes doubles d'argent doré, façon d'Ale- 
maigne. — L'n<; autre conppc d'argent doré, façon d'AI- 
magne, au couvercle de la quelle v a ung petit enllaut. 
(Inv. du Chût, de Pau, f" 09 v« et 71.) 

ALLE.MAG.NE (Tiieillis). — 1554. — Ung pourpoint, le 
corps de tredliz d'Allemagne et les mancbes de satin noir 
doublé de bmieassin et fustaine blanclie — 3U s. t. (Inv. 
d'Eni. de Nicolay. C 95 v".) 

Voy. au.x mois : A.mict — liot.rEiLi.E — Caiucnas — 

CnEUSEQLIN — COTEIIARDIE — IlAULiERT — SELLE — 

Tehre iii.anciie. 

ALLOIERE. — Du mot (iloi ou litre des monnaies 
esl veiui celui d'aloiere appli(|ué pi-oprenient à une 
bourse à renlernier de l'argent ; mais dans l'usage 
ce tenue se confond avec ceux d'aumonière, d'escar- 
celle cl même de gibecière. 

Le port de celte bourse suspendue à la ceinlure a 
beaucoup varié au moyen âge. Le cuir y fait sou- 
vent place aux élolTes de toute sorte associées aux 
garnitures de fer ou d'orfèvrerie ilu Ir.ivail le plus 
délicat el le plus riche. 

V. 1280. Voroie volontiers savoir 

Se je doy celle mam-e avoir. 
La dame dist i|u'elle est faite, 
Hors d'une aloiere l'a li'aite 
Que elle à sa çainture avoit. 

(Le clialelain de Coucij, v. 1027.) 



V. 1300' niche clieinturc et alloiere 

Que chascun appellent gibecière. 
(Le dit du chevalier, cit. du Gango, v" Alloveriuin.) 




V. 1200. D'après Forgeais, Plombs historiés. 

1316. — Pour -i alloiores brodées de veluiau a 40 s. pour 
pièce ; piun- 6 alloières brodées sus samit — 15 s. pour 
pièce. ICpte de Ceo/froi de Fleuri, p. 66.) 

1321 . — Un coutel et une aloyere de cuird'abaye. (Inv. 
de Gui de Kaours, — cit. du Gange, Ibid.} 

1456. — Le suppliant print la gibbecière ou allnyère 
de peut Jeban, en laquelle n'avoit poiid d'argent. (ArcU 
J.J., reg. 187, pièce 8.) 

, 1467. — Et sy avoit (le duc de linurgogne) une aloière 
et aultres bagues sur luy qui valloient, comme ^in disoit, 
une moult granrie finance, et disoient aulcuns ung million 
d'or, qui vaut dix cents mille florins ; ne scav qu'il en est. 
(Cliron. de J. du Clerc, p. 183.) 

ALLOISSIER. — Alisier, arbre de la famille des 
l'oMiacées et de l'espèce des Sorbiers. Son bois doux 
et à grain lin, mais moins résistant que le cormier, 
servait à des usages de tabletterie. 

1395. — Quoddam magnum scaninum cum dosserio et 
scabello de ncniore dicio d'Irlande, cum 2 treslellis 
de faclione seu operagio parisionsi et cum quadam, 
magna tabula de neniore dicto Alloissier longiludinis dicii, 
scamni, insimul taxotum et taxalos 100 s. t. (Invent, de 
l'Ev. de Langres.) 

1690. — Son bois est noir et recherché pour faire des 
fiffres. (ûic<. de Furetiere.) 

1723. — Son bois sert à monter les outils à fust des 
uîeouisiei's et à faire des dunilles ou fuseaux pour les 
roucis ou lanlornes dos moulins. (Savary, Z)ic(. duComm.) 

ALLUMETTES SOUFRÉES. — Fabrication rangée 
au quatorzième siècle parmi les travaux des fcuumcs. 

V. 1360. — Si fit d'une pierre et d'un fusil qu'il por toit avec 
soi un pou de feu à bûchettes ensonifrées, touchées à la 
mesche esprinse par le feu du fusil. (Boecace, Décam., 
3" journée, nouv. 1.) 

XIV' s. — Et n'est bon le soufre qu'a ces femmelettes 
qui botelli'ul les allumettes. (Traité d'alchimie, cit. Littré.) 

ALMANACH. arjienac. — Je signale sans l'ex- 
pliquer l'ingérence des médecins dans la confection 
des almaïutclis, leur eni|iiètemenl aussi ancien que 
bizarre sur les atlrihulions de nos facteurs et la 
singulière délinilion du mot admise par l'ii. .Mo- 
net. 

1431. — A maislre Jehan de Wisalia, maistre et mé- 
decin auquel Mgr. lo duc (l'iulippe le Bon) a donné de 
grâce espécial quant il lui a présenté le grant et le petit 
almanach de celle présente année — 6. 1 (Voc. cit. l'in- 
chard. .4;c/i. des arts, etc , t. Il, p. 30C.) 

1483. — Un armenac en parchemin. (Invent.de Char- 
lotte de Savoie, p. 431.) 

I 503 . — Le 5 mars la cour (de Paris) veuc la reqnesle 
lait défense à Jehan Boissier vendeur de livres, à peine 



26 



ALMANACH 



lie (insoii et (i';iiiiuiiilc arbilr;iii-e, ili' ne vendre HUClins 
nnncnatz fails |iar maislrc Giiilliiiiinc- Locnp c|i)i-leiir n'- 
genl (le la l'acullé «le méilecine, slnuii cm'il les ail préala- 
plcmenl sit;nés. {Doc. cit. Desmazcs, l'eiialilés aiic. \>. lOi 
1635. — faire des almanaclis, - liàlir des châteaux en 
Fs|iM;;tie, s'eiruper à île vjiiies l'aiilaisies et (riolesc|ues. 
d'il. Moiiel.) 

ALMERIA. — CclW ville de rAïulalousic a inaiii- 
lemi pcnilaiit loiilc la iiérioilo du iiioycii àjîc cl iiiènii- 
au ilelà la iv|Mitalinii (juc l'industrie des Maures lui 
avait aeipiise. Ses raliri<|ues de soieries et ses tein- 
tures sont restées |iarlii'ulii'Ti'iiii'nl eélèlircs. Voy. 
Soie. 

I 158. — Alineria élail une ville niusuliiianc à répo(|Ue 
lies iMni-aviiles (7.18 à IIKWi. Klle élait alors industrieuse et 
on )■ l'iimptait entre autres ><OII nuHiers à tisser la suie on 
l'on ra|jjn|uail des nianlcaux |irécieux, îles lirocarls, les 
éliill'es eouniies sous le niiiii de saclatoun (Siplaton, voy. 
ce mot), de i.s/u/iiiiii, de iiiurdjiini (enulcur de corail); des 
voiles ornés de lleurs, des vêlements riches et épais, le 
haiml. le iilliiihl (tabis), le mucaiijir et divers autres tissus 
de soie- 

.\vaiit répoi|ne actuelle Almeria était également re- 
nommée pour la fahricatinn des ustensiles en cuivre et en 
fer parlailenieiit travaillés. {Géo(j. d'Edrixi. t. il, p. iS.) 

I 185. — Li envoiast de l'an, quinze niiils de Suric 

Et vingt somiers cargiés de pailes ir.Vuiuarie. 
tCliaii.\uii d'Aiitiodie, ch. I, coupl. 13, édit. 1'. l'aris ) 
V. 1250. — Et remcst ou bliaut de porprc d'Anmarie. 

{Aije d'.Arigniin, v. 111.").) 
V. 1260. — Et maint escu perchié de l'envre d'Auniarie, 
{boon de Maïeiwe, v. 'Ji7.) . 

ALOËS. — Kiilre les espèces résineuses et odori- 
férantes, l'aloès, d'une couleur jaspée, luisante et 
Jikis ou moins brune, fut |ienilaiil plusieurs siècles 
l'ol)ji't d'une faveur particulière (|ui motiva son prix 
excessif dans li's entrepôts de l'Asie, el eu faisait un 
des produits les plus recliercliés de l'Orient. Ce l)ois 
l)récieux, souvent coujondu avec le suc de la 
plante arl)orescenlc de la famille des Liliacées qui 
conslilvie l'aloès commun, a été employé comme lo- 
ni(|ue et désopilant; mais 1 orfèvrerie en disputait 
chèrement l'usaffe à la médecine, aussi le voil-oii 
dans les inventaires ])rendre rang parmi les objets 
les plus esliniés. Voy. AGAI.LOr.llE. 

877. — (Jnelipies pèlerins y apportent du bois odorifé- 
rant appelé lioud el kamifiiiiii, i\u nom de Kamrouii où on 
trouve du bois d'aloès excellent... ils le donnent au 
prestredu temple afin i|u'il le brùlc pour encenser l'idole. 

II y a de ce bois ipii vaut jusi|n'.a 200 dinars le maii ; il 
est oriliuairement mari|ui' d'un cachet et cette mari|ue 
sert à le distinguer d'une autre espèce du mesme bois i|ui 
est de moindre valeur. Les marchands l'achètent ordinai- 
rement de ces preslres des idoles. (Abnzeid, Helnl. des 
Indes et de lu Chine, p. 110.) 

1295. — l'nam potentiam de ligne aines, guarnilain de 
argenio luin baculo de sandali (y/icvauc. sed. aposlol., 
p. I.^U.) 

1298. — En cil reigne ( Ciamba, ludo-Cliine) il ont 
Icigne aloé en grant abondance. ( Voy. de Marco Polo, 
ch. Ifi2, p. I8'J.) 

I3S5. — Il est (l'empereur de la Chine) surun rbarriot 
sur i roes sur leiiuel il y a une moult belle chambre faicte 
d'un bois i|ui vient de paradis terrestre, qu'on ajipelle 
LifjHum utiles, et est celte chambre bien odorante pour la 
cause du b"is. (Mandeville, f» K, 5.) 

1380. — l'ng petit baston de lignum allées, garny d'or, 
aux armes de la rovne Jelianne de Bourbon. (Inrent. de 
Charles Ww^iMl).' 

1416. — Une salliére de linon alloez, en façon de 
lozangc, g.arnied'or et de petites perles, et par dessus a un 
arbre de corail à petites branches et feu Iles doré en 
façon de cbesnc, où il a plusieurs glans de licorne, et en 
la tige duil. arbre a un petit ours d'or montant contre- 
mont l'arbre — 'J 1. t. {Invenl. du duc de Benij.) 



1420. — N' 7. Un hanap de linon allouez, el sont les 
bandes de la cuve diid. hae.ap el du couvercle esiuaillées 
des armes de M. S, de lierry, et est le siinage iluil. haiiap 
piiiuçonné à orbcMiyes sans pierrerie, et est le Iretelet 
iliiil. couvercle d'un saphir el de I) perles de compte 
beniltes ('.') envininné de 'i glaus et de 3 pouuuelles d'or, 
et le donna au roy MdS. de lierry en voyage de Lan- 
guedoc, et poise loul ensemble li m. I o. 

N" llô. lue paire de cousleaulx tons mangés de roui 
dont les manches snnt de liguuiu alloue;! à un escinon 
ileKrance... en inarf/e : lanll. {Inieiil. des joijaur de 
Charles VI.) 

1485. — Aloes lignum... est arbor suavissinii mloris. . , 
et est subtile apei'iuientnm npilationuni . . . stomachum 
iiirrigiil.'iluni calefacit el si abiuuinahilc fueril, poiiatur 
jiaruin ligui aloes integri in viuo per uocteni, niane \iiiiim 
exliibealiir. .Marli;ilis ejiis facil oris oilorem Imiiiiiu et 
ciinrorlat nerviis. (Cuba, harttis suiiitatis, c. I',).) 

1514. — lîiibillé les garnitures de 5 croix dclynon aloix 
et avoir l'au't des croix d'or par-dessus, — fait les 
garnitures d'une grande croix de lynon aloix à lettres 
escriptes à jour. [Argenterie du comte d'Anfiouléine, 
fo Itv»). 

1514. — N" 170. Une dizaine de palenoslres de lynoii 
aloys en façon d'olive. (Inv. de (Charlotte d'Alliret.) 

1730. — L'allies iluTuri|uiu est si bon qu'il y eu a qui 
s'y vend jusqu'à mille écus la livre, ce qui s'estime suivant 
qu'il a plus on moins de graisse, celui qui n'eu a point 
se vendanl à peine trois ecus el n'etanl propre qu'à la 
marqueterie ou à faire des chapelets tels qu'on eu voil 
beaucoup à Paris. (Savary, Supplém.) 

ALODRS. — l'aliers, idancliers d'éeliafauda}?es. 

1379. — Pour 1 (barrées de menu merricn pour faire 
les alours en la roe (rosace). 

Pour .52 cloies pour faire lesd. alours. 

1386. — Pour faire les allours jiour lever la maçon- 
nerie au long (hid. jubé et faire ung tourel à lever les 
jiierres amont. [Cjites de la calh. de Troijes, p. 20 et 
21.) 

1420. — l'iiur une voitnrede perches à faire les alours 
pour lever led. ouvrage (de l'échafaud). — 10 s. [Ibid.. 
p. (lis.) 

ALPHABET. — IS89. Avons accordé qu'il soit fait un 
alphabel comme de coiistume où il y aura cscripts les 




Cuivre gravé. Coll. de l'aut. 

nomsdesd. confraires par ABC. pour tenir cli.isciiu à leur 
rang la leste. (Stat. de la frairie de Mr. Saint Eloij, des 
maitrex celliers de Lymoges. — Ms.de l'abbé Legros, t. 111.) 

ALTOBAS. — Kornn'' des mots alto el has.'io. — Ve- 
liMiis ligure de fabricalioii italienne ainsi nommé 
|)arce qu'il présenlail des oruemenis en relief sur 
un loud ciselé. Ce nom s'appliquait aussi aux ve- 
lours fjaufrés de celle époque el qui nul un aspect 
analuijue au jM'écédent. 

1583. — Ung daiz de veloux cramoisi altobas, et 
de thoille d'argent à comparlimenl d'or et de soye vert, 
garny de (> pantes. 

Ung lit de veloux altobas et thoille d'argent à compar- 
timent d'or el de soye cramoisi, giirny de !• pantes el 
d'une couverte à l'italienne de mesme, '.) rideaux de damas 
cramoisi passemcnté d'ung passement large d'argent à 
jour, cl ung mescliant traversin mante rouge enveloppé de 
sangles, servant and. licl. (/»!'. du duc île Guise au cluit. 
de Joinnlli', p. 12.) 

ALUDE. — basane retournée et niéifissèe que les 
I lexicographes du treizième au quinzième siècle cou- 



AMBARDE 



27 



fondciil avec lo coi'ilouiiii ; depuis le dix-scpliéiiie, 
colorée en vert, on remploie à couvrir les livres 
d'école et les registres. 

1 260. — Bource d'aluc n'est preue el bourse dont le 
fueil no vct de chief on chief n'est mie bonne. {Reg. 
d'Et. ISoileuu, p. '20li.) 

1286. — .iliila — pellis que candida dicitm' vultiaiiter 
ciirdiniiiniii'i-. (Balb. (le Janua, Catholicim.j 

V. 1450 — .Aluta cordouan. {Vovnli. lul.-frtinc. de P. 
Roger, ms. Bilit. Ricli., Ui6.} 

1635. — Basane ooloree aiant l'aiivers velu et frisé, 
tourné an dehors dont on couvre les livres, — alude verdc, 
de la sorte que dessus (Pli. Monet.) 

1723. — Les basanes qu'on noumie aludes sont pour 
l'iu-dinaire teintes en verd et en violet, fort velues d'un 
ci)té. Elles sont appelées aludes à cause que dans les ap- 
prels qu'on leur donne ou y emiiloye de l'eau d'alun. — 
Cette sorte de basane qui est toute différente des autres 
ne s'emploie ordinairement qu'à faire des couvertures de 
livres et des porte-feuilles d'écolier. (Savary, Dict. du 
Comin.) 

ALUN. — On a donné ù l'alun et à plusieurs es- 
pèces minérales qui s'en rapprochent plus ou moins 
des noms ilivers sous lesquels il est souvent con- 
fondu et qu'il inipuile de préciser pour l'intelligence 
des anciens auteurs. L'ignorance de sa conqiosilion 
a maintenu jusqu'au siècle dernier certaines erreurs 
à noter comnu' tous les faits intéressant l'hisloire 
de la chimie. 

On distinguait (|uatre espèces qui sont, sans y 
comprendri! la soude des verriers : 

L'alun de roche, de. glace ou de gemme, roche 
minérale d'alun naturel qui est un sulfate d'alumine 
à hase de potasse, d'ammoniaque ou de soude, dont 
la Syrie et la ville de liocca en particulier gardè- 
rent longtemps le privilège de la fabrication. _ .\u 
quinzième siècle un commence à exploiter sous le 
nom d'alun de lioim' les mines de la Tolfa, el au 
dix-septième celles de l'.Mlemagne, de la Suède et de 
l'.Vngleterre. 

L'alun de pknne dit srissilc que le coninn/ntateur 
de Dioscoride app(dle froissable et capillaire; il a 
l'aspecl fibreux de l'amiante dont il se dislingue 
cepenilant par sa saveur styptique. On lui donnait 
au lenqis de Cotgrave le nom de poudre à gratter. 

Néanmoins la distinction de cotte espèce avec l'a- 
miante véritable, que la médecine avait un intérêt 
particulier à constater, n'était pas toujours faite 
puisque d'anciens docunienis disent que l'alun de 
plume s'employait aussi à la fabrication des mèches 
incombusiibles. 

L'alun d'écaillé, pic^ri'i' translucide en lames min- 
ces, tlilc spéculaii'c el miroir d'âne, n'est autre chose 
qu(! le talc. 

Enfin l'alun sucriii esl une solution d'alun de 
roche dans de l'eau de rose albuminée. 

1260. — Nus tainturiers ne puet ne doit mètre alun de 
bouquauz (conteiiaut du sulfate de fer en excès) ne fuel 
ne fuelle car ce sont fausses laintures. (Réq. d'Et. Dotleau. 
p. 136.) 

1280. — Aleun de pleume et aleuii de bouquer, soit 
porté eo cliarreste ou dedans bast,chascun cheval 11 den. 
Aleuu de terre ne doit riens. (Ordonn. des met. de Paris. 
Péage de .Montlliénj, p. 147.) 

1300. — Sur eaues grosses et troublées l'on doit user 
de aulx et est bon alun de jauie, car il les clarifie. (1>. de 
Crcscens, 1. 1, ch. 1.) 

1330. — In Tiirquia qua? Asia Minor vocatur eliam fui 
in ipiodani caslro posito super litlus maris in terra lirma, 
quod teuelur per umiiu iiobilem Januensem nomine An- 
aerolux Catlunn... Ibi ipse faeit alumen sine quo nullus 



pannus bene pidest tiiigi, et lit mirabili moilo... trabun- 
tur la]iides de siib terra non iiuicumque sed spéciales ad 
hoc quia pauci inveniuntur illius iiatara^ et coiiiiuntur si- 
cut lateres vel vasa terrea, et hue iu inaxima ifuantitate 
per pluies dies cum fortissimo igné. Postea ponuutur illi 
lapides in una magna area et super effuiiditur aqua, et 
hoc omni die bis vel ter, et hoc per uiium iiiensem con- 
tinue; ita quod illi lapides efliciuntur admodum ealcis. Pos- 
tea ponunlur in iiiaximis caldariis cum [a(|ua, et euni ma- 
ximis cocblearibus ferreis extraliitur illud quod fundum 
petit. Deinde de gypso sont preparata' ari'a; quadratîe el 
magna; et multœ et ibi fuiiditiir illa aqua de caldariis quae 
ibi paulatim congelatur ad moduiii crislalli, et illud est 
alumem electuin. (Voy. de Jourdain de Severac, p. 61-.) 

V. 1500. — L'aluin de plume est une certaine manière 
de pierre laquelle semble faicte d'estouppe, et a en soy si 
grande chaleur et siccité que faisant d'icelle une mesche 
à une lampe elle brusle toujours et jamais ne se consomme. 

... On lait de celte pierre beaucoup de choses pour rire, 
on la brise aucune fois menu avec les doigts pour la mettre 
sur les linceux du lict quand on veut que quelqu'un ou 
quelqu'une n'y puisse dormir. 

Les femmes se servent de ceste pierre pour se faire le 
visage vermeil, pour ce que frottant la |ieau du visage 
d'icelle, elle s'enllamme et la fait rouge. (Kioravanti, ,1/i- 
rnir aniv., I. 8, p. &\6, trail. île l.jHt.) 

1536. — Lapidis aluminis est alumen scissum... et est 
illud quod a vulgo de ptuinu vocatur {Luminare majus, 
part, 1, 1" 22.) 

1549. — Amianlus lapis, quein plumeum alumen vocant. 
(Porta, Magia natur., 1. 2, c. lO.) 

1600. — La pierre amianthe est tellement semblable à 
l'alun scliistos, qu'avec iceluy on la contrefaict, elle sou- 
tient comme l'or les injures du feu.. . 

L'on en trouve aussi dans l'Italie, mais il est tellement 
court et aisé à rompre qu'il est impossible de le filer. 
D'où vient qu'on le vend pour l'aluu scissile ou l'alun de 
plume, et sert seulement pour mesches perpétuelles. (B. 
dit Kool, Le parfait joaillier, I. 2, p. .l'JU.) 

1611. — Alun d'escaille. — A Kiiid of allun tliats made 
of the transparent stone called miroir d'asne. 

Alun de glace. — Koche allun. 

Alun déplume. — .\ hard and wbite allun full of streakes 
or flakes, we cal it stone allun or itchiug powder. 

Alun succrin. — An allun compounde of rose-water, 
whites of egges and roche allun; italian wouien use it 
luuch in tlieir cleansing or whitening imploynients. (Cot- 
grave.; 

1644. — Il y a en Bretagne, une autre colline chargée 
de taich et damianthe ou d'alun de plume — luisant 
comme un miroir quand le soleil darde ses rayons dessus. 
On croit que c'est la pierre asbe\tos des anciens. (Coulon, 
Les rivières de France, t. 1, p. 2I'J.) 

1730. — L'alun de plume se trouve dans les mines de 
l'alun commun qui sont dans l'isle de Milo, située ,'i l'entrée 
de l'archipel. Il y vient par gros pai[uets composés de lilids 
aussi (hdiésque la soye la plus fine... de même goût et de 
même caractère que l'alun de pierre. — Il ne faut pas 
confondre l'alun de plume avec la pierre incombustible... 
ou les ainianthes de Smirue, de Gènes et des Pirénées. — 
L'alun de plume est un véritable sel. (Savary, Supjdém.) 

ALVE. — Voy. .\unes et AuvES. 

AMATEUR Orfèvre et Ém.villeur.— On pourrait 
sans doute signaler le même fait à toutes les épo- 
ques, mais l'art de l'orfèvrerie et de l'émaillerie avait 
pris sous le règne de Charles VI un tel développe- 
ment qu'il semble bien naturel et cependant digue 
de remarque d'y voir appliqué' un artiste qui n'en 
faisait point sa profession. 

1417. — Lequel de fieiines ne fu oncques de mestier, 
mais esloit tant suhlif el imagiuatif que il faisoit... orfa- 
vrei'ie d'or et d'argent, esmaillerics et autres choses se 
comme ileustété luaislre. (.Irc/i. X/., rég. 1G9, pièce .VJB.) 

AMBARDE. — Couette, lit de plume faisant dans 
le coucher l'office de malelas. 

1368. — El l'abati desous lui, sus une amharde que on 
dit en françois une coule de matelas de soie, (Froissart, 
1. 1, pari. 2, e. 254.) 



28 



A.MlUiE 



AMBRE. — 1,'aiiiliii' lihinc cl };ris sont les espèces 
(lonl la nicilcciiic a lail un iisatjc si fn''(|ufinl cl si 
varie, iju'il sccail fasliilicux iréniiniérer les vcj'liis 
sans nombre d'une h-llc panacée. Orijriiiaii'c des côtes 
de h) liallii|ue, celle suhslaïu-e passe pour être la 
concrétion morbide d'une espèce de caclialol. 

1,'anilire jaune on succin, d'une nature et d'un 
aspect lorl dillÏMciils, considéré c(unnn' le pidilnil 

véfjélal d'nji ciinilèrc assez s blable à nos sapins 

ldiin<s cl l'ou^jes, esl celui ilont on s'est servi en 
tout temps comme de l'andji-e blanc pour la sculpture 
et la confection de nn'uus objets d'un certain pi'ix. 
I.a médecine lui attribuait aussi quebiues ([naiilés 
tbérapi'utii|ues. I.a distillation en a fait un vei-nis 
1res recliercbé en peinture dont les romans des 
douzième cl treizième siècles font de liéiinenles 
mentions. 

Kniin l'ambre noir. Ii' nniins estimé de Ions, se 
coid'ond avec le Jais el s'i'mployail aux mêmes usa^'es, 
sans préjudice <lu parti ([n'en lirait encore la ]}ar- 
l'unierie au seizième siècle. 

1067. — On voyait (dans le trésor du Calil'c Jlostanscr) 
qnantilé de tasses l'ailes d'ambre de Schaliai . . . 

ii.UtlU lij;ines il'ainlire dent chacune pesait 12 mann et 
plus. (È',r/r. (le Mtikiisi, El. (Jualreiiiere, 2 t>. :i7(l, 1 .) 

V. 1280. El s'en nionlerenl en la chamlire 

Où lîeiiier est, liien painte d'and)re 
{Liire îles 3 Maries, ms. fils Latuil. ii, f" il8 v».) 

1298. — Le vsle qu'est appelé .Masle esl on ant mer bien 
500 njdes vit midi, quaiil l'en se part rie Kesmiioonni. . 
si voz di qu'en cesie vsle naist l'ambre mont lin el bun el 
biele. (.Marco Polo, cli. IS',1, p. "2i9.) 

Quant l'en se part de eesle deus vies et ala eiiloi- 

.500 miles ver inrii ailone Ireuve l'eu l'de de Seolra... 
il lii iiaisl l'ambre en jjranl quantité. (Ibltl., ch. IHO, 
p. 230.) 

(A Mad,ij;ascar) ilz oui andire asez poree qu'eu 

cil nier a balène en granl abondance... el vos savés iiui' la 
baleine fait l'ambre, (/ftid., eli. 101, p. 23-2.) 

1302. — El loules ces choses esloienl lleurelées dr 
ambre el estoil l'ambre lié sur le crislal à bêles vignettes 
de bon or lin. (Jninville, -'GO.) 

1372 — .\Hirment lesd. exécuteurs que le roy noslre 
sire avoil eu une parure d'ambre blanc du prix de \i Ir. 
iV>n'. (Tesiain. de Jeanne d'Iivreu.r, p. 13.").) 

1379. — N° -2(US. Noslre Dauie gesant, les 3 roy^ de 
Coloigne et Joseph, el saint Anastliase, tous d'aiidire hlanc 
en petis ymages sans nulle garnison. 

N'iliTl. i:ii petit ymage qui a une petite couromiele 
d'or garinede pi'rlcs, de .Noslre Itiime, d'auihre jaune. 

>'" iS.jS. Une ponnnc d'ambre couverte d'or à lli'urs 
de liz el à osleanlx, non pesée pour ce qu'il ya pou d'ur. 
(Inv. de Charles V.) 

1389. — Un yniage d'ambre de Sainle .Marguerite, qui 
saull de dcdcns un serpent, assis sur un petit entablement 
d'argent doré. 

Une guesne garnie de 3 cousteaux à manches d'ambre, 
vii-obv. il'argcnl doré. (Inv. des joij. de la duch. de Tim- 
raiiie. (" 3 v°.) 

1399. — Un coidel à manche d'ambre, la virolle il'iu- 
esniailléc des armes de iMgr. le f)al|ihin. (Iiivi-nt. de 
Charles V, f U2 v".) 

V 1400. — Trnisaiméesplus lard (077), El-llakcneherclia 
querelle à EMIaeen an sujet d'une masse d'.nnbro que 
celui-i-i, étant encore sur le trojic, avait ri'çue d'un des pniU 
Maghrehnis, et donl il avait lad laiii' un laliouret [jour s'y 
appuyi-r, tintùt le coude, tantôt la lèle. (Ibn KItaldoun, 
llist. des nerheres, t. Il, p. 1.51.) 

1412. — Un granl tableau de boys qnarré garni de 
10 marcs d'or ou environ, ou (|uel par devant a une 
ymaige de Noslre Dame faite d'ambre cl de nnist, qui n 
ies mains et b- visaige de rouarl, tenant son idV.ml seui- 
blablcnient l'ail tout de rouarl, sur \\\\ iliaïup de luust 
semé des arjncs et devises de Mgr. (Cplesdu duc de Demi, 
V 1 1 v°.) 



1416. — N» 8,51. Vu yuiage de Noslre Dame, le visage et 
la main d'.imbre blaue, une pelile couronne d'or sur la 
li-sle, teuaiil sou enlani, d'ambre hlanc, — prisé 00 s. t. 
(/ne. (/i( duc de Itfrnj ) 

1491 . — A Jli.hel Thomas, nnireliant de Paris, 17 1. 10 
s. t. p)ur unes heures garnye d'ambre gris et nng mirinicr 
que led. S. a acbapiées de luv. {Cvlr des menus plaisirs 
du roi, S2.) ' 

'514. — Uuedi/aiue (le patenoslres d'ambre hl.inc non 
.■sliun-e parce que leil. orlevre a dit ne scavoir la valeur. 
(Inr.de Cliarliilte dWlbret, n° 17i.) 

1556. — Le jaunâtre (l'ambre) est tiré de la mer ger- 
manique de quov iiiustumii'rement sont faicts les dez à 
jouer, (l'.ardan, i>ubt. inrenl., 1 V, p. 13S v".) 

('.agates (jais) esl dit vulgaireinent auilire noir, on 
en l'ait des |ialenostres. Il esl splendiile elluysanl, ensorto 
que plusieurs le nombrenl entre les pierres" précieuses, il 
esl de e.iidiMir noir et allire la p.iille et le l'csln. Les via- 
leurs nous ou aiqiortoiil d'Espagne lios imagos, il bruslo, 
ol l'o esl ciimuiini à tout genre de bilumen. {Ibid., 1. V, 
p. l:17.) 

1557. A broyer l'auihre pour mettre en compagnie 
pour dminer odeur et en l'aire marques de patenoslres... — 
(Juaiid lu auras lesd. patenoslres entre les mains elles 
lo ri'iidront mervcilh'iise odeur, el esl pour personnes 
nolib'S el riches, car les toriaiil outre los accouslremons, 

■* prendront icollc odeur. {Secrels d'Ale.iis, pari. 2, 

L 2, p. 27 V.) . 1 . 

1558. — Une houlaille d'ambre garnie d'argent doré 
et sur le ferlelet les armes di' Ms. lo ihic Charles — pes. 
i m. 3 o., 12 esl. (Inv. de Philippe II, {" 21 v°.) 

1600. — Les petits vases qui Sont ite grandeur d'un 
poiiig, el qui sont lorl délicatement et artistenieiit tra- 
vaillés sont estimes 10 ou llj thalers; si ce n'est que 
l'arlilice singulier di> la gr.iveure surpasse heaucuu|i le pj-ix 
de la matière. Si l'anibro porle les figures de quelques 
choses, il est oslimé selon le plaisir du possesseur. On 
estime los fragmens île l'ambre tout aulrement, car les 
tiMguieiis du blanc so vouiloiil fl thalers, les nioslés du 
blanc ol ilu j.mno 2 Ihalors, .Mais les ninrs el impurs se 
vondoiil (leuii-lhalor seulement et quelques fois un quart, 
s'ils contiennent lioancoiip d'impur. Les fragmens nieslés 
valent eu première lien pour on tirer l'huile, car l'ambre 
blanc ne rend pas beaucoup d'huile... L'ambre sert aussi 
pour l'aire le veniix dont les peintres et les iinpriineurs 
se servent, (lioece île Bout, Parfait joaillier,]. 2,ch. ICI, 
p. i-2i\, édil. de lOil.) 

1600. — Lss carcans s'en portent, car l'ambre sort au 
goitre et autres maux ilu gosier... rauibre noir c'est le 
jaiet appelé gagalc, aussi est-il porté par le flot de la 
nier. (El. Bincl, .llerreilles de la mit., ch. 21.) 

1611 . — Ambre blanc. — Whiteamher; onckiinlo Ihereof, 
throwue hy llnaling sea on Ihe prnthian shiiro, whieh beiiig 
givou lo ilrinko iu wine unio a fasting woiich, will force 
lier lo |iisse, if she liave losl lier maiden-liead. 

Ambre crnd. — li.iw ambor; aniher as il growcs, or at 
il is bel'ore il be proparod polished and maire transparent 
by the fat ol' a sncking-pig. 

Ambre gris. — Aniber greece, or gray-ambor, the besl 
kiiido of aiiibor usod inport'iimos. 

Ambre noir — lilack amber, the worsl kind of aniber, 
iisiially mingled wilb alnès, lalelanum, storax and ^such 
aromalical simples, for pouiainler, chaînes, etc. 

Ambre de paleiiostres. — Bead aniber, the ordinary 
yollow amber. (Cotgrave.) 

•723. — 1,'anibre gris sert... aux confiseurs dans plu- 
siours sortes do coiifilures el dragées. 11 outre aussi dans 
la composition du chocolat. (Savary.) 

AMICT. — Ce linge est le premier vêtement dont 
se couvre lo prêtre avant de célébrer la messe. En b; 
posant sur sa lélc il dit : Impuni' Domine, riipili 
niro, etc., puis le rabat sur ses épaules où il reslo 
enlièrenienl caché par l'aube et la cliasuble. 

Inlroiliiit dans le coslunio ecclésias(i(|ue au bui- 
liènie siècle, l'amicl jiril la forme, inaintenue jusqu'au 
commencement du treizième, d'un cai'ré ioiii,' de 
loile line et sans tjarnilures apparentes; mais fort 
aniérieurement à celle époque el jusque vers 1 i50 
on eommciiça à le porler d'une fa(,oii ijiicl([iie jieu ilif- 



AMOHÇOIR 



29 



féronU'. Elle consistait dans l'adjonction d'un orfi'oi 
on parement historié de broderies, ial)allu sur le 
cou et formant un collet comnu! celui de l'aube, 
de la tuniijne et de la dalmatique, dont le très grand 
développement caractérise riconoi;rapliie du qua- 
toi'ziénie siècle. Jusqu'au dix-septiènn' on a admis 
l'usage d'orner l'amictde franges; mais depuis, une 
simple petite croi\ y a seule l'té maintenue |iour des 
raisons liturgiques. 

1289. — NoSl. 6 amilosparatos divcrsorum nrnamcn- 
tiinini, pannonini de cirico et de purpura, {lurent, de 
l'abhaije de Sili'acune.) 

1295. — L'nuui aniictum ad :iuruin fdatum de opiTC 
an{i;licano iroij. A.xgleterhe) cum média imagine salvatoris 
in nietlio et 6 ali;is circa cam. 

Unurii aniicluni de i|uiid;Mn lista panni benedicti 
rnuni uiniclum cuni IVixiii de Alamauia. 
Uruim aiuilluun i.ilinialuiii :iil iiunini traclitium, et 
perlas et flores de serieii diversorum cidoruni. 
(Thesaur. seilis apostoL, p. lit.) 

I29S. — DuD aiuicti veteres cpioruni unusde opère sa- 
racenis, et aliis de sameln viridi breudato cuni avibus in 
circulis. (/ne. de S. Paul de Londres, p. 318.) 

1380. — Kt est l'ainvt paré sur champ d'or à vmages. 
{/ne. de Charles V, w 1Ù46.) 

\itO\ . — l'ne aulie et auiict à parure de 6 aposlres à 
ca.scuru lés de faulie, et à l'amit a un crueefix. 

Item. \'n auiit >à parure d'une Véronicle et 1 vmages. 
{Inr. de l'éijl. de Cambrai, p. 310.) 

I4t6. — Une aube parée, de samit V(U'meil, brodé à 
}'iua;^'es de Mnvse prophète, et l'amit brodé de la passion 
de Jhs-Cri,l. Jnv . de N.-O. de Paris, f \l v».) 

AMICTONE. — In texte de la mémo date et du 
même pays dit : inimcUon et lUKjmeton, doux noms 
de l'amict particuliers à la (charcute. 

1562. — -3 Essuie-mains. G aubes et Gamictones. {Relal. 
du pillaqe de l'égl.d'Aubeterre. — Bull, de la Soc. archéol. 
de la Charente, 3° série, t. IV, p. 36U.) 

AMIDON. — Les coiffures pyramidales de l'époque 
il'lsabeau de Bavière sont restées célèbres. L'empois, 
la gomme cl la cire s'ajoutaient jiour les soutenir 
aux engins métalliciues. 

1416. — N° 58. A Ysalieau, l'ouvrière pour avoir de la 
llcur pour l'atourde la royne — 4 s. p., et pour un sachet 
de mégis à mettre la fleur — IGden. 

N" IGi. l'our une livre de gosmc pour servir à em- 
peser l'alour de lad. dame — 6 s. {Cpte des menus plai- 
sirs de ta reine.) 

AMIGADT. — (iousset, ouverture sur les côtés ou 
au niilieu de la partie supéri(^ur(! d'un corsage de 
robe, et aussi une pièce d'ajustement posée devant 
l'aisselle, ou autour de la partie du coi'ps qui l'en- 
veloppe. 

V. t260- Elle a sou dextre bras gelé 

Parmi l'amigaut de son col. 
(Ilnm. de VEscouflle, ms. arsen., 3319, f» 51) v».) 
Adoni; raison bouta sa main 
Par uu amigaut en son sai[i 
Kl nue lioete atainte eu a 
Dout unes letti-es hors sacha. 
de la vie hum., ms. fr. Dibl. Hiclt., 1138, 



1335. 



(Pélenn. 
f" 55 v°.) 



Et avoit trait une mamelle 
Par l'amigaut de sa gonelle. 

[ld.,ibid.,' ms. 8-28, f» 73.j 

1353. — Pour -t livres de cliaudelle de bougie à cirer 
les luauches, collez ('t aniigaux des garuemeus dessusd . 
G s. G d, pour livre. — i') s. {Cpte d'Eust. du Uruille, 
arch K 8, f )8t v . ) 

1386. — Pour la l'açou d'avoir reffait le pourfd de des- 
soub/. et avoir fait uns amigaux tous nucl's d'un sureol 
court de drap pers pour lad. dame — 16 s. p. (Cpte roij. 
de Cuill. Ilrunel, f' 115.) 



Pour les pourfdz de dessoubz, manches, toui's de bras et 
amigaux (de la reine) — H douzaines do lettices. {Ibid.) 

1398-9. — 8 chevreaux rez pour fourrer les amigaux oji 
goussez des robes d'iceulx eufans. .. a\ix luis i s. n. la 
pièce. {Cptedel'e.rtr. del'arg. de Ch.Poupart, tix.) 




V. 1 iOO. BihI. Ruhel. ms. fr. 30, f» 67. 

1484. — A l'entrée de Charles V111 à Parislc premier 
président était revêtu de son m.nnteau à landieaux sur les 
é[)aules et amigaux et nu cliappeau rond di- velours noir 
biodc d'or., (Godefroy, Uhs. sur l'hisl. de Ch. VIII, p. 433.) 

1489. — Armilla, aournement de bras comme man- 
ches ou autres esmigaux. (Catliol. parrunt.) 

AMITUM. — Étoffe de soie cuite, plus forte que 
le ceudal et moins que le saniit. 

V. i 189. — Ces ateliers fameux(dePalerme)où la soie est 
niée en Ijrins de diverses couleurs rpie l'on allie eusemble 
par plusieurs genres de tissage. Eu elTi't vous verrez sor- 
tir de là des étotfes à -1 et .à 3 lils laniita, dimita et trimita) 
qui exigent moins de frais el d'Habileté, aussi bien que 
des étoiîes à 6 fdz (lie.rcamita) dont le tissu plus épais de- 
mande plus (le matière (Hugo Falcandus,//i.v(.i'ici/. praef., 
t. Vil, col. 25G li.j 

V. i (90. Les osbers traient des forrieaus. 
Blans e rollez e geiiz e beaus, 
Vestent les sus les aucotons 
De cendaus fi-ais et d'amituns. 
(Cliron. des ducs de Xorniandie , t. Il, p. 235.) 

AMOLOIË. — Le modelé obtenu par la ciselure, 
auquel est souvent associé le travail du bui'iu pour 
exprimer les nervures des feuillages. 

1355. — Pour faire el forgier (pour le roi) une couronne 
d'or sur un hacinet à visière, seuiée d'esEuaulx de rouge 
clei" et d'esmaulx des ai'mes de France, et sont les florons 
de lad. couronne nervées et amoloieés. (tjpte roy. de G. 
de Vannes, t» --'Ol .) 

AMORÇOIR. — Petit pulviM-inde foi-mes diverses, 
|iarticulièrement lenticulaire cl évidé commi' nue 




XVi" s. — Amorçoir itulien en ynarijueterie. 
Coll. Rcssman. 

gourde, en Italie. Il était suspendu au côté droit de 
la ceinture des mousc|uetaires et anpieluisiers aux- 



30 



AMOIlÇOlft 



(|iifls ils servait à {,'aniir le liassiiu-l do leur ariiu'. 
(",os licrniers seuls |ioiiniciil ni outre une [^ranile 
pouiirii-re !ip|)elé rhdnji'oir i|u"il ne faut point con- 
fondre avec l'ainorçoir. 

1560 . — Pour une ainorsoye de corne de serf gravée à 
piTsiHinai(;es, (larnve di' cordon de soyc — ib s. (S" ('jite 
,lf David m,imlin.> 12 \°.) 

1619. — Coinnic il smifflcra aubacinct, estant cncor ou- 
vert il ayant tiré, adn i|iic s'il y esloit par liasanll, dc- 
nicnrc qucli|ne cslincclle, le piilvcrin nv saullc et |irirle 
ilononagc à liiy no'sine, a|>|>restaiit ce|M'nilant In piil- 
vérin pour gaigner du temps. (JaC(|Ucs île (Hjeyn, ,1/iimc- 
menl a'amxes, part. 1, 15.) 

C'est l'explication de la fi},'ure ei-joinle. 




révélé l'exisleiice de ces fra;;i 
ciennes coutumes. 



les léiM<iiiis de nos aii- 



AMPOULE. — liédoile aux pi'oportions d'un pelil 
vase aux saintes huiles, sa véritable foriite est len- 
liculaire ; sa pansi> aplatie, toujours munie d'un cid 
plus on moins étroit et \m\<^, i'e|iose souvent sur nu 
|ded 1res bas, (die si- ra}iproehe du flacon iloul la lu- 
liuhire du goulot est néanmoins plus courte el plus 
i-\liiidrii|ne et la capacité beaucoup plus f;raude. l.a 
dill'érence de ces deux objets s'e\plii|ue par ceili' lie 
leur emploi. 

l.a sainte ampouli' île lieiuis est trop célèbre poui' 
qu'il y ait lieu d'en refaire ici l'Iiisloire; mais d'au- 
tres moins connues se raltaeheul encore à des 
dates assez niémorabli's pour mériter i|uel(|ue at- 
tention. 

L'ampoule du nu)yen ;\}fe servait non seulenienl à 
contenir l'huile destinée à l'adminisli'ation des sa- 
crements, mais aussi quidque peu de celle des lam- 
pes allumées dans les lienx saints, aux tombeaux 
des apôti'es, des martyrs, et dans les sancinaires des 
pèlerina;res célèbres. Ces ndiques étaient (gardées 
avec respect par la piété des fidèles, telles étaient 
les soixante-neuf lioles rappelant ces souvenirs jiré- 
cieux qu'au sixième sièide le pape saint (iréj;oire 
adressait en présent à Théodelinde, reine des l.iuii- 
barils, et qui sont en partie conservées dans le trésor 
de Monza. 

Voici deux de ces curieux débris de l'arl byzantin 
joints à (|uelques pièces d'une dale plus récente, 
mais dont l'élude ne présente! pas moins d'inlérèl. 
Elles proviennent des fouilles de la Seine (|ni ont 












180. — Pliisiir rei la rei|iiiiTeia rn iln-il pf-leriiiaj;c. 
I.i prime. Il l>:u'uni, Il ilnc ml liir haiiiagc 
Cicns il'alii'us pais, <li niiilt ilivcrs lan^'uagc 
Pri'lal, moine reclus, el maint l'inpoiinago 
El ampules ra|)orlenl en signe del véiiige 
Mes de .lériisnlein en est lii croiz portée 
Et lie Ituchemadiir, Marie en plnni (îetéc 
De Sainl Janie la scale ipii en pluni est muée 
Or a Di'us saint Tliiiinas celc ampule donée 
Qui est par lui li' iiniml chérie el liounréc. 

{Vie lie Sailli Thomas le muiiyr, v. 3706.) 




V. I2U0. - Amjwulc de S. Thomas Decket 
Plombx hi.itnr. de l'iiut. 



ANCOUE 



31 



V. 1200. — Quod si volueris ampullas cuiii longo collo 
faeerc, sica^çe. Ciini sufllaveris caliduni vitniin (Hiasi vesicain 
niagnaiii, ohstiiK' foiameii fistula; poUico tiio, ne forte 
venins exeat, vibrans ipsam, fislulani cum vitro, quod 
ei appond(!t, ultra caput tuum, eo modo quasi velis eam 
projicero, et ntox extenso collo ejns in longum, clevata 
manu tua in altum, sine ipsam listnlain cnm vase inferuis 
dependere, ut collum non curvetnr, et sic separans cum 
huniiilo lif;nii miltc in fnrnum relVigerii. (Tlieopli. Shed. 
dwers. arlium. lib. 2, cap. XI.) 




capite et pede dciargcnto, lignum quod ignoramus. (Invent, 
de S. Berlin.) 



Revers : exilitas omnis offert |auferturl dolok excidit 

OMNIS. SANAT [us] BIBIT, C0.\IEDIT, MALIISI CUU MOItTE 
liECEOlT. 

1295. — 10 ampullas de argento hingas jn-o aqua rn- 
sacea ad diversa laboreria — pond. 10 ni. (Thesaur. sedis 
apostol., f 40 v».) 

1399. — i ampoulles d'argent dorées à une longue tige, 
cizelés à vignettes, et sont les fruitelez des couvescles de 
i lionceaux — pes. 3 m. 7 o. {bw. de Charles VI, (" 113 v°.) 

V. 1407. — Une petite boete ou a une fiole de verre 

euiUe (buile) de Sainte Katherine. (Inv.d'Ol. de CUixon, 
p. 17.) 

1416. — N" 121. Une ampoule ou fiole ronde de pierre 
sur couleur de pierre serpentine, garnie d'or, pendant à 
un tixn de soje — 30 1. t. 

N» 130. 2 grans ampoules ou fioles de voirre tainlcs sur 
rouleur de pierre ser|ientine, l'une en façon de poire et 

1 autre eu façon ae concorge, garnies d'argent doré, pen- 
dant cbac\ine à un lixn de soye — 15 1. Jliwenl. du duc 
de Bernj.) 





lip. de Chartes VI. llnd. 

1418. — Une anibolle couverte de palme, plaine d'vaue 
de llenve .lourdain. (Caumont, Voij. de .lUèrusiilein, 
p. 131!.) 

1460. — An sommet de ce pillier estoit assise une am- 
polle en manière d'une piiile d'csialn. (Percefori'st, t. 111, 
f- 116 V.) 

1465. — Una parva ani|inlla eristalliiia cum 3 circulis, 
capite et pede de argento deaurato et gemmis, de Sancto 
Oeorgio. 

lu una am|iulla cristallina tripartila. valde parva cmimi 




Id. 



Ampoule aux armes d'Isiibeait, de llaviére. 



1473. — A Gilles de Minaye, pour la faclion et dorure 
de 3 ampusles, la première escii|ile sniicluiii uleum, la 2» 
■'lanctum crisma, la 3° oleum infirmorum — 21 1. (Hondoy, 
Cptes de Cambrai, p. 200.) 

1485. — Eglise Saint Nicolas de Bari — la dessoubz 
est le corps dud. saint Nicolas, lequel rend lad. Iniylle, 
laquelle s'appelle manne, de la quelle on en donne à ces- 
cum pèlerin une ampoullctle, dont pour ma part je trou- 
vai la manière d'eii avoir trois. (Voij.de G. Lenguereiit. 
Ann. archéol.,1. XXII, p. 140.) 

A.MPOULE DE VERRE. — Voy. VerRE, 1156. 

ANCEAU. — Rénitier portatif à anse. 

I 704. — Un anceau d'argent de fignre ronde, de près 
de 12 pouces de haut, portant 9 et demy de diamètre; 2 fi- 
gures massives de testes d'anges servent d'orillons pour 
arrester l'anse qui a près de 17 pouces di^ haut, grosses à 
proportion, poussée en feuillage, avec une pomme au mi- 
lieu; il y a au bord de l'anneau un grenetis doré, aussi 
bien que les testes d'anges à l'enlour. D'un côté est repré- 
senté un saint Estienne, et do l'antre sont gravées les armes 
du chapitre; le bas porte 7 pouces de diamètre et est 
poussé en feuillages de bas-relief doré ; l'aspersoir est d'ar- 
gent et a prés de 14 pouces de liant sur près d'un et demy 
de diamètre à la poignée, qui est de figure ronde; le reste 
est poussé en feuillages, à l'exception de près de 4 pouces 
qui forment un quarrc pour tenir le crin. (/ne. de S. Pierre ' 
de Troijes, n» 8b.) 

ANCHE BATTANTE. — .J'eniprunlo pour la déliui- 
tiim lie ce mot le témoignage érudit de M. Gustave 
Chouquot qui donne dans son catalogue du Musé»- du 
Conservatoire, p. 65 et 76, l'explication suivante : 

« Les instruments à veni auxquels ou ada|)to une 
anche iiattantc à double languelle sont : les chalu- 
meaux, les bombardes, le liaulbois et ses dérivés, 
le cor anglais et le baryton, les muselles, b's cro- 
mornes ou tournebonts el les bassons. 

« Il yadcu.x espèces bien distincles d'instruments 
avec réserve d'air : les uns à anches ballantes se 
jouent avec les lèvres, les autres à anches baltanles 
ou à anches libres se jouent avec les doigts de la 
main et sont munis d'un clavier, souvent même de 
plusieurs claviers. I.a première branche de cette fa- 
mille d'instruments compreiul la cornemuse avec ses 
dérivés, tels que la musette, la sonrdeliue el la zam- 
pogne ; à la seconde branche appartient l'orgue qui 
coni|)le plusieurs variétés. » 

ANCOLIE. — liant de Notre-llann', VAiiiiilnjia de 
Linné. l'Iaule vivacc des nnintagncs, à feuilles 
redenlées, et disposées lî ;'i :i sur de longues cineues. 
Ses lleuis encaiinchonnées, bleues, blanches, jaunes 
ou rongi'àlres el irrégoliéres, sont eonqiosées de 
5 pétales plats et de 5 creux en forme de eornels 
saillants sous la corolle et enirenièlés alternative- 
ment. 



32 



ANCdLlI-: 



1376. A Itobin Anl'iny, orfèvre... pour un gobcli-t i-l 
2 pclili's pinlcs ilort'Z rl'ur>;iMU l'ii r:i(;(iii iraiiinlic, ii:l fr. 
7 cil. (L. Di'lisic, Maiidem. de Charles \\ ii" li;il.) 

1379. — N° 2y."). Un j,'obelel cl une aiguière il'orà fa- 
çon d"acolyc, garnie ilc pierrerie c'est assavoir, au gobe- 
let 5 snpbirs, 6 balaiz et 38 perles et en l'aiguicre 8 
saphirs, ',1 balai?, et -10 perles — pes. Il) ni. et denij 
(l'or. {Inv. lie Charles V-) 

N" i;07. lii (liajner d'argent doré dont le bassin et la 
patc sont en l'aiMiii île ruse, dont les bois sont esinnillés 
il arbreceani.x, l't a on fons duil . bassin un esniaild'nn Ile- 
part en un cbappeb't d'acolyes, pes. XI m. {Ibiil.) 

1467. — i bouteillcctes d'argent, pendant à cbcsnes, 
rsniaillii'z à 2 coslez d'ancolyes — pes. iMis. 2."> m. (Iiiv. 
lie Cil. /<■ Ti'inèraire, ii" S.'j'ti.) 

ANCYNET. — l'iiile, en iiiaiiiiTc de pclilc' anse, j 
opposée à l'ajjralV (prclle .scri à lixcr. — Voy. .\.N- \ 
NKIET. 

1 556. Aux Piclialtes, marchans de Ferrare, pour ."iO 
paires il'aiicynets et crochetz ponrniectrc à lad. couverture. 
{Uep. lie la iluchesse île Ferrare, f" 17 v.) 

— Appareillé l'oinlure de i|U<iy le roy doiteslre oini;s, les 
allées des ouvertures de ses robes doivent estic ib'laciés 
devant et derrière. {Office îles oriires, ms. liilil. Itichel., 
9!li. f° 18.) 

ANDIER. — (".hi'ii.'l il,' eiiisiiii', laiiilii'i-. --Viiy. 
te mol. 

V. 1260. — Sus un andier de l'er l'a maintenant posée 
(l'i'pi'-e). {Duon. lie Maience, v. tWlll.) 

127 I . — Un ciidier île fer. ( Tuiilieu de la Svarpr, ïaillar, 
p. 475.) 

Kn l'artre ot un petit andier 

il avoit un anelel, 

Que l'on osle sovent et met. 

(rabl. ms. de llerne, n" 3.-)i, f ll'.li.'l 

ANDODILLE. — l'clole de forme ()l)li)ii},nie enve- 
loppée (le toiles redoublées et de corde, comme l'ex- 
Irémilé des llèclies iiiceiidiaifes, dont ou s'est servi 
depuis le XIII' siècle el qu'pn rclroiive jusquà la fin 
du seizième en F^spaffne. — Ce projectile tirait sou 
noiu de sa resseiuhlance avec l'objet moins iiuisibb' 
dont la vieille lépulalion n'a rien à craindre des pro- 
grès de l'artillerie. 

V. 1500. — Esibelles liez enseiuhle gariiiz de ces feux 
(grégeois), qui s'appellent anrloiiilles, qui sont servans à 
cela (à briller les naviresi. (l'Iiil. de Oléves, Traité de la 
guerre p. 120, édit. de ir>.")8.) 

ANDRINOPLE. — 1534. — Qui si roneiano gli cor- 
dov.cm cil liilli II lololi (M-.ellentissimaineiile si lavnra di 
selle, briglie e d'allri foniimenli di eavallo megliu che 
allro.c. (belle cose de'tunhi, I" 116 v".) 

IS67. — La cité abonde en toutes sortes de marclian- 
discs et beaux ouvrages de selles, el autnts fournimcns de 
chevaux qui là se funt en toute beaiiLé et perfection ; pa- 
reillenieiil les fines csguilles dainasquiiiées el les beaux 
iiiarrnquins et cordoiians de toutes sortes de couleurs trc's 
vives. (Niiol.iy, /'éréf/r. orient., I. i, ji. IMI.) 

ANGËLIQDE. — Iiistrumenl à coi-iies |iiiici''es. le 
corps sonore est convexe comme celui du liilli et le 
cheviller double comme celui du lliéorbe dont il 
n'est qu'une variété. Voy. à ce mot la ligure. 

1690. — Instrument de mnsii|uc à cordes, qui est com- 
piisé du luth et du lliéorbe. (Fnretière.) 

ANGELOT. — Fromage recherché dès le coiiimen- 
ceiiiiiit du dix-septiéme siècle i^t dont mes citations 
exjiliqucnt suflisamnieut la nature el l'origine. 

1612. — Voulez-vous de cet angelot de France, il est 
encore tout frais. Il en est plus friand comme l'on dit, 
tnnlefois je ne l'ayme pas à cause qu'il est si gras, ce u'cst 
<|iic buerrc et cresiue. [The French schoole niuisler, p. 74 ) 

1694- — Sorte de petit fromage en cœur, fort gras et 



fort bim qu'on f.iit au pays de lîray i.\eufclialel el Gournay) 
eu Noniiandie. {Divl. de IWiad.) 

1723 — Celte espèce de fromages se dresse ordinaire- 
ineiit dans des eclisses qui sonl formées en C(Cur ou de 
ligure quarrée. (Savary.) 

ANGLETERRE. — Les coniples de l'argenterie, ou 
pour miiu.x dire, du trésor de la miuiarchie fran- 
çaise occupent dans ce glossaire, avec les autres 
documeuls anciens, une place assez large pour (|ue 
les ails el les rÈi-|ie>si>s ilc l'.Vnglelerre y trou- 
vent plus ([u'iiiie mention accidentelle. .Néanmoins, 
parmi les objets i(ue leur espèce ou leurs qua- 
lités désignaient à une faveur légitime, il convient 
de citer, après les piiiduils mélallii|ues de ses mines, 
ses laines, sou orfèvrerie, ses llacons, ses équipages 
de chasse et pai-ticulièremeut ses riches tiavaux 
d'aiguille aux(|uels l'adjonclion des perles d'Kcosse 
qu'on y employail, a laissé déliiiitiveiiiciil el partout 
le iiiiiii de linideries d'.Viiglelei ri' {op/is .[iiiiliriniiiiH), 




Av. 1153. — Chasuble de S. Heniard brodée de perles, 
à Ai.i-la-Cliapelli', d'après l'efiier. 

Dans les documeuls anglais le noiu de pays n'ayant 
point de raison de ligurer est toujours remplacé par 
la mention d'un nurrnije de fieriez. 

Le travail du bronze el de l'ivoire nous a fourni 
plus d'une occasion de citer l'industrie ou l'art an- 
glais qui dès \'l\)i et 1311! compte dans les regis- 
tres de la taille de Paris de nombreux représenlants. 
Voy. les mots .\.mic.t — IIiioueiiie — t'.oiisET — 
Ei'iM.i.E — Onu'.di. 

V. 1250. — Celle île ulTre des mines rl'.ir, d'argent, 
d'élain, mais la vigne n'y vient pas à cause de la rigueur du 
froid. Les habitants exporteiil les produits de leurs mines 
eu Kr;iiic'e, el reroiveiil du vin en échangi\ L'or et l'ai-gcnt 
i|iii SI' Iriiuvenl eu Krauce n'uni pus iraiilre lu-igiiie. 

On rloil aussi aux Anglais l'écarlate haute en couleur; 
ce drap esl fait avec la laine de leurs lirehis, laine qui est 
douce coinine de la soie; alin de ménager cette laine on 
étend sur ces brebis ini" couverture qui les défend \\i: la 
pluie, du soleil el de la poussière. (Ibn-Sayd. cit. p. Abonl- 
fe'la. GétKjr., p. tiCid.) 

1575. — Elle est abnndanle en minières d'or es tins de 
Cranford, d'argent en Ecosse, d'airain el de fer en beaii- 
ciiiip lie lieux, elle a de la terre soiilphrée, bilnmineiisc 
fort propre au feu. — Le charbon de pierre leur est en usage 
si coiiinuin que ceux qui mendient en demandent par 
aiiinosne aux passans. {Cosmog. de Munster). 2. col. 87 el 

n.) 

ANOLETEUI'.E. (lîiioiiKiiiK.) — 888. — Une chasuble ou 
esl représenté l'arbre de Jessé broilée de perles, el 9 luiii- 
ipies de velours rniige rramnisy brun avec grandes figures 
d'or nué venues d'Angleterre el faictes eu l'année 888, 
comme il paroist an bas de lad. chasuble. Les eslolles et 
fanons bordez de galons d'or: donnez parled. feu seigneur 
Cardinal de Condv. (Inv. de .\. I) de Paris en llilX, f' 8 v.) 

(Les mêmes) mie grande (■hasiilde et 2 grandes tuniques 
fort anciennes de velours rouge brun, chargé de plu- 
sieurs branches d'arbre el jK'rsonnages, le tout en brode- 
rie .l'or, enriehv de perles, rcprésenlaul l'arbre de Jessé. 
(//«</., f , .")2, lurent, de 1723.) 

1295.— Ununi frixium de opère anglicano. Cuni figuris 



ANGDN 



33 



ad aiirani ot fiinlii'iis fliversonini cnlorum l'X tobalea de 
Alainaiiia. (Tliesaur. xeil. apostoL, (" 91 v".) 

» Umiru fiixium anglicaiiiini .iiiliquiirn ciiiii liinbriis de 
serico l'ubeo et tobalea de Alaiiiania. (/i/. r"'.)"2.) 

« Unum repositoriiim de opère angliraiio ail auiiiEii ciim 
■1 iniaginibus et perlis et vitris. (/(/. 1» 05.) 

« Unum pluviale anglicanum cuni campo toto de auro 
niati) c'uin multis imaginibus sauctorum et liguris avium et 
bestiariim, eu m fnxis ad perlas et cum i bottonibus parvis 
(/(/. I" ',16.) 

« Tunicam et dalmaticim de panno saleruitano cum 
cervis et foliis aureis, ornata pcr totuiii frixio anglicano. 
(/(/. 1° 103.) 

1310. — Unam albani cum platys deauratis eirca fim- 
briam, cum parvis perlis divcrsi coloris stipatis. (Testam. 
anijiic.) 

1322. — Slepbano de AIrio esmaillyatori pro 5 capuciis 
briuidatis cum pellis de opère Anglie, pro regina... 2401. 
{(^ptes /T)//., Labordc, Cloxs., \° EsmaÙleur.) 

1328. — Une boueste de soie, de l'ouevre d'Angleterre 
où il a saindurcs 40 s. Une petite gibecière de l'ouvre 
d'Angleterre. — item une bourse de l'ouvre d'Angleterre 
où il a deux lyons à perles (iO s. p. (Inv. de Clémence de 
Ilonqrie.) 

1379. — N" 1037. Une cbappe à ymages sur champ 
d'or d'ouvraige d'.\ngloterre, l'orfroiz et la bordeurc à 
perles, a 4 gros boutons de perles. 

N" 1038. — Une antre cbappe à prélat brodée sur or à 
ymages de point d'Angleterre, rt le donna au roy maistre 
Nicole de Vaircs évescpie de Chalons. 

N" l!l4r). — Urig escrinet d'argent par dehors ouvré 
d'ouvrage d'.ingletcrre. (Inv. de Charles Y.) 

1385. — 2 paiure, nna stola, una fanona poadrata cnni 
auro et perlis et lapidibus pretiosis in auro cum spaulis 2 
etmaniculisde eadeni secta. {Monasl. anijlic.) 

1420. Une cbappe de brodeure d'or, façon d'Engleterre 
à plusieurs histoires do N. I>. et anges et autres ymages, 
estaus en laceures esci'iptes, gai-nie d'un oi'IVoi d'icelle 
façon, fait à aposlres, des quelles les manteavilx sont cou- 
vers de perles et leurs diadesmes (nimbes) ponrfdcz de 
perles, estaus en manière de tabernacles, faiz de 2 arbres 
dont les liges sont toutes couvertes de perles, et à lad. 
cliappe v a une bille desd. armes garnie de perles. (Inv. 
de fit. le Bon, n«40'J7.) 

1424. — Une cbappe à ymages sur champ d'or, d'ou- 
vrage d'Angleterre, l'orfrois et la broderie à perles, a 
4 gros boutons de perles. . . . prisé 80 1. p. llnv. des Cttii- 
pellex de Charles 17. f'4l.) 

ANC.LKTKURE. — Oiifévrkiue. — 1316. — La cou- 
roruie grant, d'Angleterre, d'or à oisellez de perles, prisée, 
13 I. ./lie. de Louis .V, p. 161). 

1363. — Un gobelet d'or plain, couveit qui est de la 
façon d'Angleterre — qui poise 6 m. 1 o. et demie. (/ni>. 
du duc de Xormaiidie, t" 5, n" 60.) 

1379. — Un grant cercle qui fut à la roync Jehan ne de 
liourbon le quel fut acheté de la comtesse de Penncbroc, 
garny de balaiz, saphirs, dyamans et troclies de perles — 
pes. 4 m., fi 0. {Invent, de Charles V, n" 12.) 

1380. — N° 0. Una cupa de opère Angli(! dcaurata, 
cum pede et copertorio coronato, apthato et esmalbato. 

N" 11. Una magna cuppa argenti deaurala, de opère 
Anglie, cum copertorio esmalbato et apthato. {Inv diiChâl. 
de Cornilloii, p. 203.) 

1389. — Une pinte d'argent à ance, du coing d'Augle- 
tcii-e, pes. 3 m. 6 o, prisé (au poido) le marc 6 fr. — 
(|ui valent 14 1. 17 s. 

— Un calice et la platiui^ pesant 7 o, 6 gr. prisés le 
marc 7 fr. dedans (compris) la façon et à fondre sans 
façon 6 fr. 4s. (Inv. de lUch. l'iaiue, p. 1 1.) 

1396. — A Perrin l'illot, tailleur et varict de chambre 
de M. S. le duc, 117 l'r. pour cause de 21- cors do cliace 
envoyés d'Angleterre. (Uihl. liichel. Cub. ijénéal.) 

1408. — Une sainture d'or, de la façon d'Anglelene eu 
la (|uelle a 20 çbuix, tous l'uvironnés de perles, dont es 
10 a en chacun un saphir que tiennent 2 testes d'esgics, 
et environ le saphir so[it 10 autres perles et es 10 autres 
rondeaulx a en chacun une perle. (Invenl. des duc et 
duch. d'Orléans.) 

GLOSS/IIHE 



2 gobelès d'argent vermeulz dorez en façon 
à couvcscle haché, à un fretelet esmaillé de 



141 I . 

d'Anghîterre à ce 

vert et une petite serpent dessus, et l'autre tout plain assis 
sur 3 lyons, à un petit fretelet sur le couvcscle émaillé 
d'azur — pes. ens. fi m. 3 o. 

Item. — 2 autres gobelès couvers, l'un en façon d'Angle- 
terre, d'argent vermeil doré goderonné à une lleur de liz 
ou fretelet, assis sur 4 bestelettcs à teste d'omme et 
l'antre gobelet véré hacliié par bandes, à un fretelet 
d'une terrasse et une petite aiglelte dorée dessus — pes. 
ens. m. 2 o. {lurent, du duc d'Orléans, f 14 v.) 

1453. — Une salière d'or garnie de pierreries, à per- 
sonnage d'une damoiselle, à la façon d'Angleterre. L'or 
prisié 300 esc. — la pierrerie vendue 310 esc. (Vente des 
biens de Jacques Cœur, f 15.) 

1561 . — 2 petits potz d'argent doré aux armes de ma- 
dame la duchesse, façon d'Angleterre. 

2 bassins d'argent cyselés et dorez d'un costé, façon 
d'Angleterre. {Inoent. du clidt. de Pau, f's 69 v° et 71 v°.) 

ANGON. — Parmi les résultats les plus positifs 
qu'aient acquis à l'histoire des temps mérovingiens 
les fouilles pratiquées dans les séfiullures, il faut 
placer la connaissance de Vaiiijon. Cette arnu' dont 
.\galhias au vi'^ siècle décrit niiiuilieusenient la 
forme et l'emploi compte aujourd'hui |>liisieurs va- 
riétés ((ui toutes, néanmoins, se rapportent au type 
défini par l'historien grec. 



âH 



i 



^~^i 



A, Musée de Wieshaden. — li, de Mafioi, c . - V, tom- 
beau de Sehen, ibid — (i, tombeau d'Iinrenueu. — 
I); ArrijiMne). Coll. Frcd. Moreau, (a .SI miH. pour 
mètre.)— E, 0, Détails ila même {à 25 cent, pour mètre.) 

I.'angon esl un javelot de fer de 80 ceiiliiin''lres ;\ 
l"'"20de longueur, il se termine par un dardqiiadran- 

3 



u 



ANGO.N 



guliiirc.ariiu'àsa l)as(Mlcdi'iix,t'l('xcc'|ilioiinclli'nu'iil 
(le (|ualn' L-rocln'ts à pdinlcs n-vi'i-si's scrvanl à Ir 
lixordans la parlii' allciiilc. Sa loiijjui' cl iiiiiu-e lini; 
cil s'élarjiissanl (loiiiu- iiaissaiicf à uiie lUmilli" pros- 
qiif toujours ouvi-rto daus sa lon^nicur dans la- 
(|Ufllo s"iulroduil uuc rourlc liauipc formant poi- 
gnt'i' à son oxliviuili- l'I alTorniii- par un ou plusieurs 
colliers. Celle douille est i|uelqu('l'uis formée par des 
bandes de fer isolées abontissaiil à la tijfe et que ces 
mêmes eolliers ont punr rll'el de resserrer ronire le 
liois de la hampe. 

De loules les armes niéroviiifiiennes eelle-ei est la 
plus rare, les eolleolions puMIipies ou |uivées n'en 
possèilent pas plus de quarante. Klle s'est presipie 
toujours reneiuilrée dans les sépultures les plus ri- 
ehes du territoire australien, et la Neustrie n'en 
eonqite (|u"un très |ietit nomlire;on peut doue rai- 
sonnalileuient supposer qu'elle était réservée à des 
eliels ou à des personnafjes de distiiu'liiui. 

Voici le texte d'Ajjatliias ériairci par les travaux 
de .M. Lindenselimitt et les récentes dérouvertes à 
.\rcj' de M. Fi'édéric Moreau à (|ui nous emprun- 
tons le spécimen assurément le mieux couservé qui 
existe. 

560- — Les aiii;ons sont des espèces (le javelots entre 
loiij;s et courts, l/esl une anne de jel et au besoin une 
arnif il'liasl, disposée ponr combattre soit pied à pied, 
soit à dislance. Sa tip;e de ter funni' presi|ue lnute sa 
longueur, et dans les lames de rccoiivrciiient s'cnjïaiîe le 
bois court dont rcxtrémité seule est visible cl sert de 
poignée. 

Le dard ipii termine ran(;oii est accoste de deux ciocs 
saillants léjièroniiMil recourbés en debors ronunc la pointe 
des liauipçons. AU nvimeul de laclion le soldat Franc lance 
son javelot, et s'il atleiiil le corps de son ennemi, sa 
pointe engagée dans les cbairs et retcmic par les crocliets 
lalcraiix devient d'une extraction si <lifticili' et si cruelle, 
que l'elTet ou les suites de la blessure sont toujours mor- 
tels. Si c'est le bouclier (pii est atteint par l'anjion, il y 
pénètre et maintenu par la rontrepoiiitc des crocs il l'em- 
barasse, l'entraine et llf couclie iiial;;ré les elVorls de 
l'ennemi pour se détça^er ou pour rompre de son épée la 
tige de fer qu'il ne peut entamer, ou la hampe de bois 
qu'il ne peut atleimlre. Le Franc s'élance aussitôt et ap- 
puyant du id'-d avec force sur le bout du javelot i|ui Iraine 
à ti'rre obllt;e sans rémission son ennemi à pencher son 
bouclier et à se découvrir. C'est alors que le frappant de 
sa hacbe à la tète ou lui traversant la gorge d'un second 
javelot, il le nii'l à mort. jAi,'atliias, liv. î, p. 10, édil. 
i'aris, IGCiO ) 

ANGUILLE. — Navire loup, étroit, eflilé et rapide, 
|)ridialilcnii'ut à rames comme le haleiiiier et dont la 
i|uille mesurait environ -ill pieds. On le trouve au 
\\\' siècle dans le port de rKeliise parmi les bâti- 
ments ([u'énumèrc la ('.hronii|ue de l'érinet iln Pin. et 
au XVI' dans les eaux de la Gironde. 

1510. — Une anguille de -tO pieds de long. (.4rc/i. île 
Gironile. — Xotaire Buiilemps, 51, I.) 
ISIS. — Une engnillc de tO pieds à environ dr (piille, 
avec un bon tilhac. Ibiil., 315, 1.) 

1515-1522. — Anguilles qui est une manière de vais- 
seaulx sonblilz qui vont de lilaye jusques à lîonrdeaulx et 
anlies lieux par la Gironde. (Ant. de C.onllans, Les faits 
llf la marine. ) 

ANILLE. — Cette ligure qui appartient encore au 
blason se eom|iose de" deux courbes adossées et 
séparées par den.x barres liorizontales. Kn matière 
de lormerie elle se range parmi les compiiealinns 
sans nombre des eniboneliures de mors dont on usa 
jus(|u'au wii' siècle poui- torturer les chevaux qu'as- 
sou|dissait diflieilement la main du cavalier. 



L'emploi di' Vanille, dont voici un exemple, so 
retrouve encore au milieu du xvi' siècle. 




1 570. — .)/o;s (i aiiillcs, ifujuex Laurent Ruzé. 

1397. — A Jehan de Lamarche, variât d'cscuric de Mgr. 
d'Orléans, nnc selle et un fraing à anille — -l I. 10 s. t. 
iCpte ilu duc lie Bernj, f 16 v».) 

ANIME. — Cuirasse composée de plastron et dos- 
siére à lames horizontales, comme l'armure défen- 
sive appelée éerevisse. L'anime, qui n'est qu'une 
variété du lialecret, se confond dans l'origine, c'est- 
à-dii-e à l'époque de Louis \ll, avec la brigandine 
dont elle a prescpie la souplesse, luais dont les laint^s 
plus longues restent toujours aiqiarentes. C.ette cui- 
rasse sans brassais, ni faudière des baiiiles gascoii- 
lU's et picardes de l'époi|ue de Henri 11, liuit par être 
portée sous Henri IV par les piipiiers et les gen- 
darmes. 

1548. — Yri commença à se montrer l'avant garde de 
l'infanterie de messieurs les cnfans de la ville, la quelle 
c-sloit de tO tant corcelets que animes avec nuirions, cspées 
et dagues, le tout mignonncment dorée. (Entrée d'Henri 11 
n Lijon, Cérnnon. fr., 1. 1, p. 830.) 

— Couvertz de corceletz ou anymc^ jiis(iurs à l'étendue 
des bras et des cuisses. 

— Les inauclies de la jubbc entez soubz la joiugture d 'S 
bras, de toille d'argent tissnes en l'orme d'anynie d'une 
claire et basante maille brodées ib; lin oi-. (Entrée (le 
Henri 11 à liouen, f"» 13 et 38.) 

1549. — Marchèrent les inqiriuo'iMS tous babillez de 
noir, ayans plumes blancbes cl équippez en gens de 
gucrn!.'.. portans animes , corselets, morions dorez et 
eiuicliis, cl les autres maillez. (Cerém.de Fraiice, 361.) 

\. 1 550 — Faut aussi à une galère 25 corseletz ou 
plutôt anunes avecqucs leurs morrions qui peuvent valoir, 
SI ce sont animes 8 esc. sols la pièce, (|ui sont pour 
lesd. animes 150 1. t. {Stohmonie, mx., f" 10 v", cit. Jal, 
i.lciss. liant.) 

1559. — l'A marclia le premier droit vers l'ennemi 
ariné d'une anime d'acier faite A escailles, reluisante au 
scdcil. (Amyot, Vies, Luciill.j 

1559. — Le cheval marin est une beste du Nil... de 
la peau l'on fait des escus, anismes et rondelles, aussi 
n'y ba il armes ni poinctures (|uellcs qu'elles soyeiit qui 
la puisse transpercer si prcniicremnnt elle s'est baignée 
iMatbée, Xotes s. Uioscoride. 1. i, cli. 21.) 

1606. — Espèce d'armure ayant les lames de travers 
bjugues cl larges qui font obéir les liarnois au mouvement 
et plicuicnt du corps. (Nicot.) 

ANIOGUINNE. - Fermail ipii, dans la langue 
liér.i|.lii|iii', iiesl iiu'une simple boucle avec ardillon. 

1396. ■- - N" 035. Le sire de Cramailles : d'argent à une 
croiz de gueules à 5 anrgnnncs d'or sur la croiz. 

N° O.'iS. M. S'uri'^n de Cramailles : seniblablemcnt à 
5 aniogninnes d'or sur la croiz, à un lambel d'azur. (.4r)/io- 
riiil, élit. Douel d'Arci|.| 

ANJOU (Tissis DE L' 1698. — Il y a à Angers de 
très belles élamines de laine sur soie rayées d'or, des 
camelots lins, des raz el autres serges, des droguets au 



ANNEAU 



35 



Luile et lies toiles à Château-Gonlier, qui se transportent i 
Saint-Màlo pour les pays étrangers, et à Cliolet des toiles 
pour le Poitou, Larochelle et Bordeaux. (Miroménil, Mém. 
s. l'Anjou. Marchegay, Arch. d'Anjou, t. 1, p. 15.) 

ANNAKH. — Etoffe orientale, drap de soie à des- 
sins d'or, brocai-t do l'espèce la plus riche. 

1356. — Khidlir (l'émir d'Aya-Solouk, ancien Eplièse) 
ne m'envoya qu'une pièce d'étoffe de soie dorée que l'on 
appelle annakh. 

— La princesse (de Fenicah) était couverte d'un manteau 
de l'étoffe appelée annakii et aussi annacidj, le quel était 
brodé de pierres précicnscs, 

{Voij. tVlbn Batoutah, t. II, p. 309 et 422.) 

ANNEAU. — Son usage remonte à la plus haute 
antiquité. On le trouve chez les Hébreux, chez les 
Egyptiens, en Grèce et en Italie dès l'origine de la 
monarchie romaine. Plus lard les premiers chrétiens 
s'en servirent, et dès le IV siècle il devint un signe 
de la consécration des évéïpies. C'est pour eux le 
sceaudela foi et de la pruleclion divine. Au W siècle, 
si ce n'est plus tôt, il se i)orte à divers doigts comme 
le prouvent ([uelques anciens monuments, et défmi- 
iivemonl à l'annulaire de la main droite ipii bénit. 




VI' s. — Anneiiii d'ur nielle, (j)ll. (le l'uul. 

L'anneau épiscopul esl d'or avec chaton en piern' 
et le plus souvent sans figure, en conformité d'uiu' 
prescription d'Innocent III. Au xi" siècle il devient un 
attribut des abbés réguliers. Plus tard celui des 
cardinau.x se distingue par l'apposition des armes 
ilu pape qui leur a conl'éri' celte dignité. 

Une des rubriqnes ilu Liber pontificalis E.ronii'n- 
sis donne la seule explicalion plausible de ces énor- 
mes anneau.v dont le diamètre excède celui du doigt 
le plus fort, en voici la formule : « Nunc seticndo clii- 
rolliccas miuiihii.'i imponal, et unnulum pontiftca- 
lem muijnum, nnarinn iiiio parvo strictiori anniilu 
ad tenendum fortiux, .•iuperimponat. » 

L'anneau papal dit du pécheur, marqué depuis le 
XIV' siècle de l'image de saint Pierre dans une 
barque et jetant ses lilcts, s'emploie à sceller les 
brefs apostoli([ues, et comme tous les sceaux per- 
sonnels il esl détruit à la mort de chaque pontife. 
Dès le VP siècle les évéques scellaient de leur 
anneau comme on l'avait fait dans ranti([uilé, sui- 
vant le témoignage de .Macrobe qui dit : « Velerex 
non ornatim sed ^itjnnndi raiisa annultim secum 
eircumferehanl. » 

Ce signe, devenu à l'époque féodale un des gages 
de l'investiture, avait dans la cérémonie des fian- 
çailles ou du mariage une origine beaucoup plus an- 
cienne. L'anneau de fer dont parle Pline était déjà 
transfoi-mé en anneau d'or dans les rites chrétiens 
du second siècle,- et depuis ses formes vai-iables ont 
admis tout ce que le goiit des orfèvres pouvait ima- 
giner pour les embeflir. Néannujins, parmi les bijoux 
consacrés de tout temps à la parure des femmes les 
alliances ont conservé une simplicité relative. Sur 
les bagues de loiilcs sorti's et de tous usages aux- 
quels s'ajoute celui des talismans fondé sur la vertu 
lies pierres précieuses, on rencontre des inscrip- 



tions dont il suffira de citer quelques exemples. 




V. 1 170. — Anneau cardinalice en cuivre duré, aux armes 
de Paul II app. à M. Ch. Stein. 

Celle de l^hildèric trouvée dans son tombeau por- 
tait son nom et son image. Sur celle de Louis le 
Pieux on lisait « Domine protège Hladoicum impera- 
torem. Sur celle de Saint-Louis : hors cet onel pon- 
cions troHCcr amour » ; et pour résumer en une 





et -xs a ^ jrant k xovt » rfuetibt^e 

XV" s. — Anneau d'or arec duirnauls cl rubis. 
Prov. dti ciiûl. d'EHham, Angleterre. 

seule les innombrables devises qu'a dictées l'amour, 
je citerai l'anneau nuptial se dédoublant en deux 
chaînons, trouvé en 1839 à Auzances près de Poi- 
tiers. L'intérieur du cercle porte en caractères du 
XV siècle mo cuer est ri'.iouis aussi doit-il aimair 
Dieux, » et l'extérieur « à mo gré je ne puis mieux 
aieii choisi » (ailleurs choisir). 

610. — Anuliis a spunso spousa^ datur,lil hoc niiiiiruin 
vel propter mutuiB fidci signum, vcl propter id magis ut 
eodeni pigiiore eorniu corda junganlur. L'ntle et quarto 
digito aiHilus idem iiis' ritui-, quod per euin vena quaodam, 
lit feitur, sanguinis ad cor usquc perveniat. (Isid. Hispal., 
De off. eccles. lib. -2, (» 117, éd. Paris, lô80.) 

1295. — Aiinulum anreum cum sapliyro magno et 
karolain circustu 7 lapiiliuu et 8 perlarum et octavns lapis 
cum capsa argeiUea abrupta ab annulo. (Invent, de S. Paul 
de Londres, p. 313.) 

V. 1300. Quant ele est richement peuc 
Et de bêle robe vestue, 
(Ju'elc a aumosnièrc cl coroie, 



3G 



A.NMiAU 



C.liapiaiis d'<>rrroi cl I.1/, de soie, 
Ki'i'iiiaiis d'Hi'itnnt et bmis cl biniis. 
Kl les vrigtîs et li's aiiiitiis 
.III. nu un en cliasciiiic- uiaiii. 
lie liliisme (les femmes, éd. Jubiiial, Jiiiiijleurs et Iidiiv. 
p. 7'J.( 

1378. — l,C};u domino Aliliali de Wathaiii uiuiiii aniiii- 
liiiii niiieiiin ^nissiiin (■uni iina sapliiro inlixa, et nonii- 
nilins li'iiini ropinm sculptis in podein annnlu. 
{Testiim.J. Fo.ilc. — Anitœol. Jourii. l. XV, p. 270.) 
1380. — N" 1U53. 3 annoaulx ponlUioaul.v c'est assa- 
\oir, nn^; nii il va uiij; cainaliien au inylicii, li perles, 2 sa- 
phirs, et y l'aull i csniera\ulcs; et nu sccniid a un canialiicn 



à une teste on mylien.et est nnvrc à jour, {jainy de nieniu' 
pierrcric.cl le tiers est d'un unis saphir Irouhle en\irniMié 
de petites lurcoises el de petits grcna/. 

{Itiv. (le Cliailes V.) 
1391 . — l'ait cl forRié un aiinel d'or pour le roy au 
i|uil il (J. r.onipere orfèvre) a mis el assis de la cioiz de 
liiules .1 lui h.idliée par leil. S^r. et prinse en ses petit/, 
taldiaiilx ou snnl les saintes relicpies ipi'il porte à sa pni- 
tniie, ou quel aiinel a lettres par dedeiis esmaiilées ipii 
dicnt « en cesl aiinel ii île la emi.r île llniles » pes. 5 est. 
d'or. (3' Cple roij. île Ch. Pnupnrl, !'• 85.) 





V. loUO. — Anneau iinijluis; — aittte à lions île icji. 
lie Charles Vl. Coll. l. C.arrand. 

l<t<>0. — l'ro uno sapliiro ligato in auio daln rêver, 
iloin. Oaidlnali Tareiilinu. 31 llnr. 

l'ro i|U<idani annulo cuin lapide saphiri de niandato S. 
h. N. i'apa>, einplo encenio unius ex doniinis Oardinali- 
hus, 18 flor. 

l:\ieli. i'alic. E. Muniz. — Les mis ù la cuur îles 
pupes, 1. I, 31 et G'2.) 

1447. — i anelli ponlificali cho l'iino non si peso... 
e lu ili rame e piètre false. {Cit. ihiil., p. \&J.) 

1447. — Dueati 5 di oro per la faltura di i anelle 
. . . per N. S. (papa) chol arme di S. Pietro e chu la navi- 
ce\\a.(Aicb. yatic.T.S.I>'ii\-. cit. ifci</., p. 168.) 

I45S. — Ducati d. e. 2.') per uno zafirio... el fjuale 
la Santila di N. S. dono, legliato in oro al Cardinale 
At;hoslensis nnovamente venuto in (dinrte. (lil., (° 33 v°, 
Ihiil., p. 172.) 

I4SS. — A Jehan Lessayeur, orfèvre de M. d. S. (le 
duc d'Orléans) pour'un anneau d'or esinaillt; à lernies, au 
ipiel est escript une cliançon... pour la l'acna 13 s. — 
y d. Il'' Cple il' A. Diimijens. — Arch. K. réij., 271.) 

1457. — Annliis pnutilicalis, in medin cnjus est zaf- 
lirus valde pulcher, sunt l ruhini cl 4 perle inajçne rolnndc, 
pnnd. une. 3 13 ipse aniudus ponlillicalis est valoris l(i(l 
dui'. 

Anulus niaiinus aureus pro ponliffice quando celehral 
divina, pro manu sinistra ad poncnduni super eirotliecas, 
cum zaffiro pulclierrinio in lahula pond. une. I 1/2 — 
est valoris UO duc. aur. 

Anulus aureus cum armis sculptis U. I). Cardinalis pro 
sij;illo. FM valoris 3 dur. auri. 

(Inrenl. ilu l'nlnit île S.-Maïc ù finme, p. 187 à 189.) 

1458. — Pro annulo piscaloris pnndcris 21 den. cl 
8 p-. {Airh. Valic. .)/, tU. — Mnniz p. 331.) 

1530. — Ung agneau d'or à pierre de licorne, ung 
autre ajineau d'or tout rond à forme de agneau espuusuir. 
{Arch. lie Douai, reg. aux lestam., r 170.) 

ANNEAU n'APi'Ei.. — 1487. — En la forme j,'reequc 
font (les moines de Ste-Catlierine du Sinai) tout le ser- 
vice. Ile cloches point n'ont, mais font un son avecqiies 
ane.iux de laton ou de arain... pour la convocation des 
Ireres aux heures canoniales (NicoïC le Hueii. —Le niand 
Voij. lie Hierusalem f- 74.) 



ANNEAU DE F.VUCONNF.RIE. — Voy. VeIIVEI.I.E. 

ANNE.VU D'oiiEll.i.ES. 1452. — Dons de Mj»r. le dau- 
phin, l'niir 2 aiieaiix d'or, lesipielz furent pendiiz el atta- 
l'Iiiez aux oreilles de Mitlon, le fol M;,-r. le. d.'iiiphin, 
'.I 1. {Cptes riiij., Laliin-de, Glossaire.) 

1530. — N" 27li. 2 hagues d'or à |iypes pour luectie 
aux oreilles, i;arnie chacune d'une pierre verde, large et 
quarrée a tout Je» pendans de pierre et d'or. (/ne. de 
Cliarles-Quint .) 

ANNEAU EN VEItUE. — Vliy. VElUinTlCIUi; ,\I.I,EM.\M)K. 

ANNELET. — Dimiiiutif il'annoau. 

1471 . — 1 aiinelelz de verre dont les deux .sont pers el 
les autres blancs. {Inv. ilu roi Itené à Angers, f' 22.) 

ANNELETS DE F.vrco.NNEKiE. — l'c'lits aiinoaiix a|i|M'- 
lés aussi Vvnrllex (voy. ce mol) fixés iV l'exlréiiiilé 
des j,'cls (1(^ l'oiseau cl reliés à la loiij,'i! an niiiyeii 
du loiirol. r.cs aiiiii'li'ts, qui dans rorij^ino n'élaienl, 
an l('in|is de rréijéric il, (l"2ill) i|ni' de sliiiples iiiall- 
ioiis de liauhei-t, m- lardèreiil pas à se couvrir d'uriK!- 
iiionls et i porUM' soit les ariiuiiries di' leur posscs- 
seiu', soit son nom. Cet usage, i)iii aeeiise les soins 
d'une jiropriélé jalouse, s'esl iiiainleiiu jiisi|u'aii 
.\viil= siècle, c'esl-à-dire jusqu'à la tleriiiùre péi-judc 
(le la faueonncfic. 

1240. — On doit avoir 2 anniaux on deux niaailles de 
hauliert et cisl auuiaii lil sont de fer ou il'arain, nous 
ni luettons force. Cil cliavnus (bous) des t;ès (|ui n'est pas 
perciez el doit pendre aval jusques vers les pies soit mis 
parmi l'ennel, el ce qui eiilrcra par l'ennel de celle coii- 
roie sera reploié el sera cousu avec le remanaiil. (La fau- 
innnerie île Frédéric II, trad. de 1300, ms. lidil. lUchcl., 
12100. (-' 100.) 



130(1. 



Figure jointe un texte. 



1478.— Pour fi douzaines d'anclctz de Icton dorez de 
fin or pour niectre es longes de ses nyseaulx — 60 s. t. 
(1° Cple rog., de P. Sgmart, f 27 v".)' 

AXNELET DE ROBE. — Porte, la liouclelle op|)0séc à 

l'agrafe. Voy. .V.nci.net. 

1455. — A Jlarliu Hersant, orfèvre... fait de .l gros 
2 den. d'argent, lil! anneletz, cl les avoir dorez, pour as- 
seoir sur une colle simple faite de. 3 aulnes et un tiers de 
damas noir pour mad. dame (.Madeleine de France âgée 
de 8 ans). (I" Cple riiy. ilej. Doilielel, (•■ 7S.) 

ANNELETS volants nu branlants — dont les textes 
cilés indiquent elairemcnt la disposition et l'usage, 
sont des anneaux et plus souvent des rosettes do 
métal à deux pièces ninnlées sur eliarnièro bat- 
tant l'une eonln^ l'autre lorsque le rlicval est en 
marelle. L'usagi^ d'en ciiiivrir les harnais a duré en- 
viron trois siècles, mais l'époque de son plus grand 
développement se place entre 1"!.")0 el I i.50. 

(les annelels, très mullipliés sur la courroie iln 
poiliail et sur les pièces lixes ou llotlanles de l'ava- 
loire, faisaient l'office de cliquettes et avaient sur les 
grelots l'avantage de fournir à la noblesse une occa- 
sion de faire moulre de ses armoiries. (Jn admellail 



ANTigCAILLE 



37 



ces accessoires bruyants pour égayer le cheval aii\ 
dépens ilcs oreilles du cavalier. 





Mil" 



et XIV° s. — 6 nniielets volants. Cuivre doré 
et (■maillé. Coll. de Vaut. 



Voici plusieurs exemples de ces ol)jels qui se sont 
en assez graml nombre conservés jns(|u'à nous, 
quebpies-uns se composent d'une seule pla([ue mou- 
vante dont l'attache supérieure est toujours rivée 
sur cuir. Voy. i'AILLETTe. 





V. 1225. — Alt. \i. Loi'iniarii quam plurimuni dili- 
guiitur a noliililjiis iiiilitibus l''iaiicie propter calcaiia ar- 
gentala et aurala, et propter pectnralia resonancia. {Dict. 
de J. de Garlande.) 

1385. — l'our une selle de cuurcier pour le roy à clie- 
vauclier sur les raus quant il ot jousté, garnie de harnoiz, 
c'est assavoir cuiUiere, poitrail, clievesse, resiies et estri- 
vières de .soie vermeille; le mors, les quarrefours et les 
estriers de fin cuivre taillé de telles de lion, tout le liar- 
nois semé de gros boulions de lin cuivre doré et argenté 
et d'annelès doubles, volans. lUO fr. [Cples de l'écurie du 
roi. f" 58 v°.) 




vrées et cousues d'or, gai-nies de grans tasses entières de 
cuir de Hongrie verdez, et le liarnois desd. selles de cuir 
de Hongrie couvert de cordouen noir et découppé par 
branches clouées de cloux dorez et d'ennelez volans blans 
et dorez — les quelles selles furent délivrées au roy — 
561. t. (/(/., f» 85 v°.) 

— Pour 10 harnais à selles, tant de coursier comme de 
ronciu faiz et garniz de cuir de Hongrie, couvert de cor- 
douen vermeil clnez de boulions dorez et ilécoppez à liran- 
chelesidoez depucettesct seuii''S d'euucb'Z doubles \olans. 
— 50 I. t. {Id.J- 56 v°.) 




1386. — Pour i selles de roucin bordées de larges 
burs de laton, les couvertures de cordouen vermeil ou- 



1420. — 7 selles et 7 harnoiz pour les chevaulx du 
corps de Mds. (le régent)... les 7 harnois fais de cuir de 
vache noir clouez de annelez rons et fusilles de laitton 
branlanspar dedens. (Cples de l'éc. du Dauphin, f° 87 v".) 

ANTIMOINE. — Si les textes anciens relatifs à la 
métallurgie sont souvent en désaccord avec la 
science moderne, ils conservent du moins leur in- 
térêt au point de vue d'une histoire qui n'est point 
faite, et rectifieront bien des erreurs communément 
admises, parmi lesquelles il faut noter, pour y reve- 
nir ailleurs, celle des miroirs d'acier. 

1560. — La minière de l'antimoine se trouve aux 
montaignes, tout ainsi que celle des autres métaux... 
et s'en trouve en divers lieux d'Italie si que d'Alomaigne. 
On l'apporte parmi drapeaux à Venise pour le service de 
ceux qui font les cloches à cause que meslée avec le métal 
elle rend le son plus baultain. 

Ceux qui fout les vases d'estain, la mettent en œuvre 
et de semblable font ceux qui s'amusent à faiie les mi- 
rouers tant d'acier que de voirre. (Biringuccio, Pijrolh. 
I. 2, fo 45 v» Edit. de 1572.) 

1575. Antimoine est un métal imparfait, commence- 
ment de plomb et d'argent. (Palissy, e.rplic. des mots, édit. 
A. Cap., 18U.) 

1597. — l,es empiriques abusent plus souvent de leur 
antimoine préparé en consistence de veire que d'en user 
selon leur intention à la guarison des maladies. Toutes 
fois son usage est grand pour faciliter la fonte des métaux 
aux quels il rend le son plus clair et plus pénétrant. Les 
potiers en usent aussi pour rendre leurs vaisseaux de terre 
jaunes et reluisants. (J. Bodin, (/ic«(re de la Nat. 1. 'J, 
scct. 10.) 

ANTIQUAILLE. — l'endant toute la durée du 
xvp siècle ce mol, pris comme synonyme d'anli(|ue, 
s'appliquait d'une manière générale aux débris ou 
aux imitations de l'art grec ou romain, et parti- 
culièrement à des médaillons peinis ou sculptés, à 
des figures de grotesques, et aux divers iiiolifs 
qu'avaient coutume d'emprunter à l'anliquilé les 
artistes de la renaissance française. 

Dans les comptes du château de Gaillon le nom de 
ferrailles est de même donné à des ouvrages neufs 
d(î ferronnerie. 

1507. — Marché fait à Michellet Loir tailleur île pierre 
lie tailles... de la pierre de Vernon cpii lui sera livrée, de 
niectrc cntour 9 antiquailles envoiiés par prégent (présent) 



38 



ANTIOUAII.LE 



iitii scioiil assisps sur la larrasso li;iiillc. (CptfS ihi iliiil. , 
lie Gaillon, p. -71.) 

IS50. Maison de pris hion paiiirlc A rantiqiiailli». 
Culiinct paré <1p mrdiiillcs 
Kl ciirieiisps anlii|iiailles. 

(Gilles Conozi'l. Blason de la maison.) 

1553. — Le loy Krançois (l"), leslaiiralPiir des lellrcs 
et père lie Imite vèrlii on l'eil jcller (îles sphinx) dcnx en 
fonte assez obscnrs, relirez île eenxdi' Heine, les ipiels on 
peut encore à presi ni voir à Fonlainebleau avec les anli- 
qnailles du roy. (lielon, Ubserv., 1. 2, eli. tt») 

1556. — Il s'y Iroiive (à Damas) plusieurs nionuinenls 
el reliques senlaiit son auliquaillo el entre autres chose le 
lieu où Noire Seigneur dit à saint Paul : Saul, Saul, pour- 
quoi ineperséentes-tu? (L. de Itarllieme. j4/'ri(/«e rfe Tem- 
poral. L IV, p. y.) 

V. 1560. — 1,'anliqnaille diète ainsi pour ce que l'on l'ha 
extraiel des antiques painctures corne des testes d'tnranlz 
qui ont di'S aesles et iilusieurs telles choses. (Kr. lioiii- 
vard, Amarliijenée, p. 118.) 

1573. — Je veux que tontes mes mi-il.iille< de enivre, 
marbre et aussy les monnoyesd'anliquaille d'iu- et (l'arj;ent 
et autre matière Siiient gardées en ma inaismi par indivis. 
(7e,v/ii»i. (/» Chancelier de Lhopilal, Brantôme, Gds Cap. 
I. i, cil. 75). 

1609. — El pins avanl, vous trouverez le palais des 
seigneurs Farnezcs (|ui est fait avec une archilecture ad- 
mirable et est plein de très belles aniiquailles. {Vinj. île 
Villamont. I. I, p. 143 y.) 

ANTIQUE. — llaiis le même sons (|u'anli(|iKiilli', 
l'I ediitijrmrmciil à racee|ilitiii moijorno. 

1506. — A Nieolas f.astille, nienuyssier, tailleur d'an- 
tique pour le pavillon du jardin. 20 I. 

An même pour lailler d'antique, etc. {Cptes ilii cliiil. 
de Gaillon, p. Hi el2l!).) 

1 523 . — 2 ehandelliers d'argent dorez, les pieds (.u\ i es 
à feulaige pesans ens. 8 m. 7 n. 

(En note.) Ces 2 ehandelliers ont par ordonnance ilc 
Madame estez fondus et renouveliez de faeon et faiz 
beaux et grans, goderonnez et aurés à l'antleque, par le 
niillien et le pied à fenillaige — pes. ens 24 m. I o, 5. est. 
(/lie. de Marijitertle irAulriche, f» 3.) 

1538. A inaistre Ronihault, tailleur d'antieqiie, en prêt 
sur certaine lenvre de hlanehe pierre pour la halle de 
Douay. GO 1. {Arcli. de Douai. Cptes de la ville, (" I II ) 

1539. — .\ niaistre Rombaiilt iteniclairc (A/. ; Hauue- 
leng) tailleur de anlique sureerlaiii marché... des repré- 
sentations d'auniiis piirielii'S île par decha, pour les poser 
à la devaulure de la halle. 12 1. ilbid. C l:j:) v°.) 

— Pour l'image et représentation de feu de très nohie 
honoré M.iximilien, posée au devant de la balle. \h I. 
(Ihid., f l.",3) 

1551. — Eu la chambre du roy — 2 cli.illys de lioys 
de noyer, taillés d'anticqnc... En la vieille cbamiire Mgr. 
ung chalilde noyer taillé à l'anticque. {Inr.d'Anl. de Bour- 
bon.) 

1636. — lue chasuble de drap d'or à l'anlicque avec 
l'escusson des Orgemonts (■\ liO'J) qui sert à M.M. qui as- 
sistent Mr. de Paris le jeudy absolut à l'autel et le jour du 
S. Sacrement à porter Notre Seigneur. Unv. de Notre- 
Dame de Porm, f IS.) 

ANTIVENT. — l.'abal-joui- ou mieux le conlrevenl 
d'un lioufteoir couvert en manière d'e.scouce, pour 
cabinet de travail. Ces platines, appelées aussi pa- 
lettes, se faisaient souvent en ivoire. Un exemple 
d'une autre snric est donné au mot Absconcc. Elles 
servaient pour la lecture ou l'étude, et l'aulivent en 
or poinçonné cité ici pouvait en outre y faire l'offiee 
de réllecleur. 

V. 1420. — Une platine à eslude, d'yvoire, couverte la 
platine cl le long du manched'or et l'cntivent de lad. 
platine il'or pniui,'onné à l'envirou de saintures d'espé- 
rance, nli^een son estui. (/ni', du duc d'Orléans , f" H.) 

ANVERS (Façon d'. — Voy. aux tables géogra- 
pLiqucs les détails donnés sur les produits de cette 
ville. 



1 599. — Un grand bassin d'argent doré gravé et cizellé 
r.iion (l'Anvers, i)es. 18 m. 103 ese. (/ne. de C.ahrielie 



d'Estiees, f' SU v».) 





V. I.''ill0. — Boucle et mordant en urijent doré. 
Orfèvrerie d'Anvers app. à M. lîoy. 

APOTHICAIRE, — .le ((jnslale ici raneienneté des 
prik-aulioiis prises pour la ilélivrance des matières 
lo\if|uc>s,'('t les connaissances exigées en lalin. 

1609. — Art. 3. Auparavant que lesd. compositions or- 
données pour chel'-irœuvre soient présentées and. préten- 
dant, il sera examiné par les médecins, an cas qu'il ne 
l'ayl desjà esté en le faisant recevoir servileur ou appreii- 
til'd'apolhiciiire, pour scavoir s'il seait du laliu anlaul qu'il 
est nécessaire pour bien liic et entendre leurs oidonnanees. 
Et où il serait trouvé n'avoir sullisante eognoissance de 
la langue, voulons que dès lors il soit renvoyé sans l'ad- 
mettre ny recevoir aud. chef-d'œuvre. (Reglem . des Apolli. 
de Sedan.) 

1621. — Art 13. Que aulcuns inaistre ne baillera su- 
blimé, arsenic et argent vif à iiersnnne, si ce n'est aux 
maisircs chyrurgieiis, orplieiivres et mareschaux que pre- 
mièrement lie leur ayeut l'aicl jurer sur les sainls évan- 
giles de N'ostre-Seigiieur qu'ils n'en veullent pfiiiit faire 
mal et coulx qui les prendront seront lenus escripre ou faire 
escripre sur le pappier journalier et leurs mains. 

Art. I."). Eseripriiul sur les po(s des compositions, les 
jours moys el ans qu'elles seront l'aides. {Slat. îles .4;jo(/(. 
de S. Junien .) 

APPEAU. - Terme d'bnrlofïorie dont la défiiiiliou 
emprmili^ son inlérèl aux cilalioiis relatives à l'his- 
loiri^ lie cet arl. 

l/aiipeau esl un linilire sans li;illniil et frappé par 
un marteau à la liillérence des doclies. Son emploi 
dans les carillons du nord de la France et de la 
lielfciiiue remonte au xiv^ siècle. 

1380. — A inaistre Jehan le eloechietcur pour gicler 
nue elokc et 2 appeaux pour M. S. pour mettre en sa 
maison à Sainl Martin à la pnsternc. — 8.i I. (1"' Cpte 
de II. Lippin. — Laborde, Les ducsde Duurij., t. I, p. L.) 

I 549. A maistre Nieolas Delecourt, fondeur de cloches 

deuieur.inl en lad. ville de Dmiay pour... avoir l'ait et 
fondu U appeaulx de métal pour servira l'orlogc du bef- 
froi d'icelle ville, pesaus les S appeaulx au nombre do 
2811 I , el pour uiig petit appeau qu'il a refondu pesant 
68 I. — la somme de 702 1. {Arch. de Douai. Cptes de la 
ville, 1° 2U.) 

1565. — Jehan lludeheil, fondeur île cloches à Lille, 
apromisde livrera la ville... ung arcord de 19 cloches 
pour servir aux appeaulx de la iiouvelie horeloge de lad. 
ville, de telle granihoir qui' les cloches des appeaulx de 
riiorèloge de la ville et cité de Tournay, des quelles 19 
cloches la septième et la qualorzième seront faites de 
demis tous et les autres en nombre de 17 plains tous, toutes 
accordées ensemble selon la musique. (Marclié pour U 
Carillon du bejfrui. — Houdoy, La halle échev. de Lille, 

1574. _ A Claude des Ponchaulx.pour son sallaire de 



.\()ir\MAMI,K 



39 



avoir Viicqué au gouvernement du registre de l'orloge et 
renouvelle les chansons des appeaulx, |iour chacun mois. 
{Ihid., Cples de la Ville, p. 67.) 

1771. — C'est une manière de. petite cloche (|Mi sert 
à sonner les quarts et les demi-heures. Appeau en ce sens 
n'est usité que parmi les gens de métier, les antres se 
servent ordinairement du mot timbre. (Dict. de Trévoux.) 

APPEAU DE CHASSE. — L'appeau des oiseleurs a 
beaucoup varié de forme, mais si l'ou excepte le pi- 
peau en usage au \iv° siècle, la plus ancienne dil- 
fère peu du type actuel. J'a.jouterai seulement à l'ex- 
plication fournie par Furetière, que la boile dont il 
parle était prescjne toujours un petit sac en peau 
servant de réservoir d'air. 





l/un dos appeaux ci-joints date des dernières 
années du xiii" siècle et porte l'inscriplion Ramiciis 
(servant à la ramée, c'est-à-dire à la pipée). 

1380. Couroucié es de tes oiseaux 

Qu'oir ne pues chanter en caige 
Mais hien pues l'aire les appeaulx 
Pour chanter en ton geolaige. 
{Chanson s. Hugues Aubriot pendant sa disgrâce. — 
Cit. Chron. de S. Denis, l. VI, p. 478, édtt. P. Paris.) 

V. 1500. — Ceux qui prennent les grives usent d'une 
autre tromperie, ils engluent cei-taincs menues verges et 
les accommodent sur un arhre sous le quel ils font une 
petite loge (ramée), couverle de branches et se tiennent 
là dedans avec un petit sifflet d'oiseleur avec le quel ils 
contrefont les grives (Fioravanli, Miroir. vnir.,i. I, p. 183, 
trad. de ISSl.) 

1690. — Appeau est un sifflet d'oiseleur avec lequel 
il attrape les oiseaux en contrefaisant le son de leur 
voix. Il se fait des appeaux pour (ouïe sorte d'animaux, 
les appeaux dont ou use pour appeler les oiseaux, les 
cerfs, les renards, etc., ne sont autre chose que des anches 
semblables à celles de l'orgue, qui ont ditférents effets 
suivant les petites boesles qui les enferment IFuretière.) 

APPOLITAINE. — Parmi les modes françaises em- 
prnnlécs àrilalie à l'époque de Ciiarles I.\ figurent 
les ciiausses napolitaines. La partie du vêtement 
dont il s'agit ici est une sorte de jarretière un pini 
bouffante placée au genou entre les chausses et la 
botte. 

1571 . — Quartier et ilemy de lafl'etas blanc gros grain 
pour faire appolilaines à deux chausses à bottes — au pris 
de 110 s. l'aulne. IDép. de l'entrée à Pans de Charles IX. 
— liihl. nich., lus. 11691, {<• 58 v°.) 

APPRENTISSAGE. -- Le régime et les condilions 
del'apprentissage ont peu varié, néanmoins le contrat 
suivani présente ce double intérêt d'en faire con- 
naître la forme précise et de constater l'établisse- 
ment d'nn orfèvre français à Sienne au conunence- 
nienl du XV siècle. 

1414. — Pateat omnibus evidenicr, i|uod |Mudens et 
in arteaurilicoruni probus vir magister liarlabuneiis Picri 
de Sancta Maria de Podio, provincie Frauchoruui, ad pre- 
sens connuorans et exerccns artem et ministerinm auri- 
ficorum in civitate Senarum,sua dicti magislri liartabunci, 
libéra et sponlanca vnluulale et ex eerla scientia... fuit 
confessus et recognoviljacobofiliomagistri Joauiiis Jacobi 
pictoris de Scnis presenti et Incanli se diclum Jacobuiu 
et opéras suas et personam ejus cum diclo liarlalomeo 
ad cxerccndum artem aurificorum, lam in civitate Sena- 



runi quam extra pro tempore et ad tcmpus duorum anno- 
rum proxime venturorum et hudic initiatorum, eidem ma- 
gislro liarlalomeo presenli et condnceuti se diclum Jacu- 
bum et opéras suas pro lempore prelibalo ad exercendaui 
arlem el ministerium aurificorum cum pactis inl'ra scrip- 
tis. 

(Juo tempore durante idem magisler liarlalomeus pro- 
misit dicto Jacobo presenti et stipulanti ipsum Jacobum 
in diclo et arte bene et diligenter ciiidire et persnnam 
ejus et tolam industriam ejus erga erudilionem ejusdem 
Jacobi liberaliterexihibere gratis ;dicluinque Jacobum tan- 
i|uamfilium in cunclis emergentibnserudirc et tractare — 
tanquam faciunt et facere consueverunt magislri boni et 
perfecli eorum discipulos, et incasuquo contingat ipsum 
magistrum Barthalomeum prcdicta ejus arte et ministerio 
exeVceiido diclum Jacobum ejus discipulum ducere extra 
civitatem prefilam, eidcm Jacobo de expensis, viclui suo 
uecessariis diligenter de suis propriis bonis et facultatibus 
providere, prout et sicut condecens erit et tempus exi- 
gerit. Et omnia et singula grata necessariaque ad arlem 
predictam eideni Jacobo exhibere et eumdcm Jacobum 
dicto durante tempore ah arte et minislcrio non repellere, 
sed euni tractare in cunclis cxigentiis tanquam faciunt et 
facere consueverunt boni patres erga bonos filios et per- 
feclus magisler erga discipulos suos, sub pena et ad penam 
centum (lorenorum auri. . . 

Pacta vero et convenliones que fnerunt inite et compo- 
sée inler duas partes, et dictis nominibus et quolibet 
dictorum nominum infrascripla suiil videlicet : 

In primis quod idem Jacolius teneatnr, et debeat per to- 
lum lempus predictum eidem magistro liarlalomeo in arte 
el ministerio antediclo bene el diligeuler servire et eum- 
dem magislrum Barlalomeum prosequi et eumdem verere 
et honorare lanquam faciunt el facere consueverunt veri 
boni discipuli erga bouum magislrum gralis et sine aliqiio 
salario et suis dicti Jacobi pro|uiis sumplibus et expensis 
in dicta civitate Senarum tantum. 

Hem quod idem magislcrr,arlalomeus lenealuretdebeal, 
casu quo contingat diclum Jacobum exlrahore pro dicta 
arte et ministerio exercendo extra civitatem Senarum, 
quod tune et eo casu advcnionle idem magisler Barlalo- 
meus tenealur et debeat sibi dicto Jacobo providere per 
tolum lempus predictum et extra civilalem Senarum de 
sumplibus et aliis uecessariis erga viclum dicli Jacobi 
)M'opriis sumplibus et expensis ipsius magislri Barlalomei, 
el diclus Jacobus teneatur et debeat dicto durante lempore 
eidein magistro Bartalomeo servire et personam ejus et 
opéras suas prestare ad servitia prclibala, lam in civitate 
Senarum quam extra in qualibct parle mundi ad nianda- 
luui dicli magislri Barlalomei. 

Item quod idem magister Bartalonieus teneatur et de- 
beat per tolum dietum 'lempus erga diclum Jacobum per- 
sonam suam libère exhibere erga diclnm minislerium el 
arlem suam et industriam fidcliter demonslrare et ipsum 
Jacobum fideliler erudire et euuidein docere in cunclis ad 
diclum ministerium et arlem exigcntiis tanquam facit et 
facere consnevit verus paler erga filiura, et perfeclus ma- 
gisler erga discipulos suos. 

Item quod predicla omnia etsingula sint et esse inlelli- 
ganlur inler eos composita et ordinata ad veram et puram 
fideni el omni suspitione carcaut. 

Acta fnerunt predicta Senis in domo Joannis Jacobi pa- 
Iris dicti Jacobi; presentibus Cola, Angeli magislri Cole et 
I.nriovico Marti siitore de Senis, testibus. [Docum. per la 
sloria delVarle Senese. — Milanesi, t. H, p. 65.) 

AQUAMANILE. — Un bassin el aussi une des va- 
riélés de l'aiguière, mais dans un sens plus restreint 
et, j'en conviens, un peu exceptionnel. .\ ce dernier 
litre il caractérise cette nondirensç familli' des di- 
nanderies aux formes capricieuses ou liizarres que 
la Flandre el l'Allemagne ont produites durant (du- 
sieurs siècles avec un égal succès. Elles sont assez 
connues pour qu'il n'y ait pas lieu d'entrer à leur 
sujet dansdelongs développemeiUs. Voy. .\u;UlEUi;. 

Ce qu'il importe de préciser à l'aide de documents 
anciens, c'est l'emploi liabituel de ces vases impro- 
prement appelés bouilloires. Or. l'extrait suivant de 
l'inventaire de Saint-Martin de Mayence prouve que 
la plupart de ces objets do cuivre ou de bronze res- 
pectés pur le temps appartenaient au mobilier des 



10 



AOnAMAMI.E 



('•jilisi's ol (|iif, s'il> ii'rlaii'iil |)(iiiil rinployrs conuiir 
les liassiiis t'iiiaillrs ilils i/i'inillioiis an service des 




XVo s. - Coll. Gawl. 



autel! 
dans 



ils li'Ouvaie 

l's sacristies 



rit tuiijdurs leur |p|act' uiar(|uée 
liimi- les alilulioiis. 




XIV s. 



L<' lai d'Aiislote. Cuil. Cliabrières-Arlos. 



787. — llic cliam ilitionibus ecclesie (Fontanellensis) 
ilimisil... calioein argenleuiii ileauratum uniim, urccos 
Alfxaiidriiins cum aquaniaiiililjiis duos. (Gesia nlib. Wi- 
ilunis Fonlunell.ap. Perlz. mon. germ. /lis/.. Il, p. i90.) 




V. 

nisi.. 



XV s. — Même Coll. 

I 156. — De misccnda vino aqua eis non credinius 
. vel ipsi pra; oculls noslrls, aquam infiindunt, vc) 



noliis aqiiamanili Iradita uaiii calici misceamus. {Epint. 
Gillieiii ep. plctar. up. Marleii., t. I, aiiei-d. col. 128.) 
1252- — KranI urcei diversarum l'nmiariini qnosniaiiilia 
vitCiit.l, en qudd aqua sacci'doluin luauiltus fuiuleretiu' c\ 
ois, argoiiti'i, c|ucdaiu haljcnles lorniau leciuuni, i|ucdani 
draconuui, aviuiii et ^'rlpliuuinu vel alinrui]! auiinaliuui 
quornuicuiU(|uc (/ne. tie l'Eijl. .S'. Martin île Maiieiice, 
p. 12.) 

AQUARELLE. — Ce mol apparlieiil à la laugue 
nioileriie et s'il |u'eud jdaee ici c'est faute d'un 
é(|uivaleiit ancien pour désiffmw un priicédé de 
peinture (|ue les miniaturistes italiens (iiil l'réi|uem- 
iiieiit mis en prati(|ui^, tandis (|ue, en Fi-ance, on 
triuive prescpie toujours les cnluiuinuies faites à la 
{,'nuache avec addition de céruse. 

I,'ai|uareile servant à i'<'liausser les dessins sur 
vélin se eouipusait en jurande partie do sucs d'her- 
hes ou teintures végétales associés ù rem]ploi de 
(|uel(|ues terres. Ce procédé servait même pour 
\'inipiession el c'est à ce mol (|n'cst renvoyée la 
production di' (lneiiineiils anciens. 



AQUILÉE. — Itans la lalinci 
feiisives de l'armure, l'art de 



al ion des pièces dé- 
transfornier par la 
forge une |dai|ue de fer ou d'acier en un tymlire de 
heaume ou di' l)acinel a toujours été considéré une 
des opérations les pins délicates et les pins dilli- 
eiles. S'il est vrai (jue la ville d'Aquilée ait justifié 
an treizième siècle la réputation ipie lui font les poètes 
du temps, il n'est pas moins certain ipi'elie la soule- 
uail eni-iire au siècle siiivaiil . Ou en pcul ildiiner puni' 





preuve le hacinel de cette provenance ipie possède 
l'arsenal de Venise, et (pii joint à la légèreté toutes 
les mariiues du l'cvécutiou la plus parfaite. 



AUnALETB 



41 



V. 1250. Premier lefiertQuinart sus rclmecl'Ai|iiilée. 

(Gaufreij, v. 38:i7.) 
Mais Garniers li donna scur l'iaume d'Atiuilée 
Orant cop et mcrveilleus de sa trancliant cspée. 
(Aije d'Avignon, v. 519.) 

ARABESQUE. — On donne souvent et à tort le 
nom d'arahescjues à l'ornementation île style arabe 
qui consiste en linéaments et méanilres plus ou 
moins enchevêtrés dont les renllements capricieux 
présentent quelque analogie avec l'état rudinientairc 
des plantes. Ce sont des inoristjiies ou moresques 
que les Vénitiens ont d'abord |U'ises à l'Orient et 
dont l'u^sage s'est répandu partout à ri''p(i(|ne de la 
itenaissancc. 

Les arabesques, malgré leur nom, ne sont qu'une 
rérainiscentc de l'antique dont les fouilles faites à 
Rome au commencement du xvi'' siècle ont contribué 
à développer le goût. Leurs motifs et leurs enroule- 
ments sont empruntés presque toujours au règne vé- 
gétal, à la différence des grotesques qui se distin- 
guent par des sujets de figures ou d'animaux |)lus ou 
moins réels. 

1611. — A small and cnrious flourisliing fteurtis. (Cot- 
grave.) 

1635. — Arabesques sont feuillages et (leurs. — Mo- 
resques sont des pinceaux et des cornets autour d'un ta- 
bleau, qui se fout d'or sur l'or couleur. — Les grotesques 
ont de plus des personnages. (P. Lebrun, Merv. dt' la 
peint., édit. angl., t. II, p. 783.) 

ARAINE. — Grande Irompelte de guerre à tige 
droite t^t du plus fort calibre, elle tire son nom du 
enivre on airain qui servait à la confectionner. 

1270. Ses araines fist liaut sonner 

Pour les Flamens àestourner. 

(Pli. Mouskes, ms., p. 58G.) 
V. 1300. 1 ot cornes et douçaines 

Et trompes et grosses araines. 
(Le rom. de Clèomades, ms., t GC v°.) 
1306. ... Lors oist tcntir araines 

Qu'en fait par les ifeux oz sonner 
Tabours croistre, corz bondonner, 
Flagiex piper et trompes braire. 

(Guill. Guiart, ms., f« 313 v°.) 

Le même nom a été aussi appliqué aux sonnettes 
ou plutôt aux grelots qu'on rencontre fréqueninienl 
dans les costumes de l'époque de Charles VI. 

1401. — Aux 2 costels du tixu de lad. escharpe (du 
roi) a gros boutons près l'un de l'autre assis sur rosettes, 
et entre les boutons grosses sonnettes nommées araines. 
(15' Cpte roij. de Ch. Poupart, f 146.) 

ARBALÈTE. — L'origine de l'arhalète remonte 
assez haut. Végece dans son Traité de l'art milUaire, 
dédié vers 385 à Valenlinien II, en parle non pas seu- 




liel's évidemment antérieurs au iv» siècle, signalés 
en IS3I par M. Aymard el appartenant au musée du 
Puy, jirésentcnt tous les caractères de l'arme [iri- 
niitive de ce nom. L'un est un ci|)pe trouvé à Soli- 
gnac-sur-Loire (voy. la figure) et l'autre un fragment 
de frise provenant d'une villa prés du Puy. 

Du v" au x= siècle l'usage de l'arbalète a dû être 
sinon abandonné du moins fort lestreiul. l'endaiit 
cette période, eu elïet, les témoignages historic|neset 
figurés font absolument défaut, mais on la retrouve 
dans un manuscrit latin de l'époque de Louis d'Ou- 





X° s. 



Bibliotli. [iichelieu, Ms. lui. n" 12802. 



lement comme d'un engin, mais comme d'une arme 
manuelle attribuée aux troupes légères, et dont il 
évite la description jiour ne iioiiil s'étcMidre au sujet 
d'une chose connue et |ieu nouvelle. Deux bas-re- 



Iremer. Quarante ans plus tard, en 988, le moine 
liiclier, parlant du siège de Laon, dit que les archers 
s'en servaient assez liabilemcnt pour tuer un oiseau 
au vol. .\u début du ,\ll' siècle les archers et les ar- 
balétriers concourent à la défense el aussi à l'attaiiue 
du château de (journay par Louis le (jros. 

Mais cette arme, rendue plus meurti'ière que l'arc 
par la justesse de son tir, prohibée pour ce motif 
entre chrétiens par un décret du second concile de 
Latranen 1 139, disparaît de nouveau jusqu'à l'époque 
de Philippe-Auguste. Ce prince suivant l'exemple de 
liichard (Jœur de Lion, et malgré l'interdit renouvelé 
par Innocent III, rétablit l'usage de l'arbalète en 
France, où elle sert comme arme de guerre jus- 
qu'au milieu du seizième siècle. 

V. 385. — Avecques eulx (les fonditeurs) estoient les 
tragulaires, qui de leurs arcz à main ou arbeiestri's adres- 
soient leurs sagetes. (Ad arcubalistas dirjereresagillas.) 

Les arcliiers etarbalestriersusans de viretous garrotz et 
sagettcs. .. s'efforcent de tollir et ouster lesd. murs à ceulx 
de dedans. (FI. Vegèce, De Vint inilU., 1. 2, cli. 15, et 
1. i, ch. 21, trad. de 1488.) 

947. — Liulovicus rex cum exercitu île Belglca ducis 
terrain ingreditur. Prinuim veni urbem Silleliiiii (Senhs) 
adit... ulruaique quampluri sauciaiitur. lielga; vero, 
quia ab urbanis nimium arcobalistisimpcti'bantur resistere 
ruiescunt. . . unde ei regio jussu ab ea urbe discedunt 
non solum ob arcobalistarumimpetum veruni etiam ob tur- 
rium firmamcntum. (Richer., liv. 11, cli. U2, édil. Guailet.) 

985. — (Prise de Verdun.) Etbic Lotharius euni 10,000 
pngnatorum Verdunnum petilt atque adversarins repen- 
linus aggressus est. Primo inipetu sagittarii contra liostes 
ordinati sunt, rnissaique sagitlse et arcolialista! cum aliis 
missilibus tam densœ in acre discurrebant ut a nubibus 
dilabi lerraque exsurgerc viderentur. (Ibid., liv. 3, ch. 104. 

1139. — Can. XXIX. De ballistariis et sagittariis — 
artem autem illam niortiferam et Deo odibilem ballistario- 
rum et sagittariorum adversus christianos et catliolicns 
exeiceri de cœlero sub anatbemate probibenuis. (2^ Conc. 
Laleran... Labbe, t. X, col. lUOlt.) 

1309. — Les frères le roy gaitoieiit les clias-cliastiaus 
en liant pour traireaus Sarrasins des arbalestres, de quar- 
riaus qui aloicntparmil'ost aux Sarrasins. (Joinville, p. tJO, 
édit. Fr. Michel.) 

B Au son du siblet saillirent bien de la galée 80 arbales- 
tners bien appareillés, les arbalestres montées el mistient 
maintenant les carriaus en coclic. (Id., p. 114.) 



a 



AiinAi.iVrK 



Si ri'tiKle (les ililTt-reiits types do colle arme esl 
rciulu»> facilt! à certains éffards par le très praiiil 
nonihre «le pièces c|iie possèdeiil pour la période du 
XV' au xvirsièelelescolleclioiis puliliijues et privées, 
il reste beaucoup d'iucertilude sur la uianiére dont 
il V a lieu, pour une classification raisoiiuée, d'in- 
terpréter les anciens textes. Leur lacduisiiu", le dé- 
faut d'une terminologie fixe appli(|uée à des «|ues- 
lions de niécaui(|u<', la diversité des expressions 
cinpiovées jiour un même objet, l'absence de détails 
caraclérislii|ues, sont autant de causes i|ui diminuent 
l'intérêt liislorii|ue d'nn grand nombre de documents. 
Malgré nos très longues et uiiiuilii'nses rechercbes, 
nous n'avons pu éclairer que partiellement une tech- 
nique aussi obscure. Qu'on veuille bien nous être 
iinlulgent pour la partie de cette là<'lie (|ne nous 
laissons à d'autres. 

DR L'Alllî.Al.liTE F.N OliXKItAL. 

La forme dans son ensemble reste à peu près la 
même, malgré les nond)reux changements que le 
temps et les nécessités de la guerre ont apportés à 
son mode de tension. Elle se compose toujours d'un 
arc de bois, de corne ou de métal, à l'extrémité d'un 
fût nommé arbrier (voy. Ane el.AunitiKii), on une rai- 
nure est pratiquée pour recevoir le projectile et dont 
la corde tendue vient s'arrêter sur r<'ncoche supé- 
rieure d'une noix en corne de cerf, en morse ou en 
métal, l ne autre encoche en dessous s'areboutc sur 
le bout recoudé d'une clef de détente traversée jiar 
un goujon de fer et maintenue par un ressort, l'ii 
second ressort eu arrière de la noix et au-dessus 
maintient le trait pour raeililer le tir sous toutes les 
inclinaisons. 

A celteilispositiou constitutive de l'arme mémes'en 
ajoutent d'autres particulières aux types qui vont 
être classés suivant leurs dilférenls systèmes de ban- 
dage, après la production de documents choisis sans 
distinction d'espèces. 

V. 1225. — Ait piirtam Sancli Laz.iri nianent arcliite- 
nentes qui laciunt balislas (gallice arbaleslre). (J. de Gar- 
lande, art. 18.) 

1365. — Uiiaiu balistani noivatani (Icsuper taxât. 3 fr. 
auri. — It. Aliani balistarn inagnam ilnjcio tax. '2 fr. auri 

— II. Aliani balistani lie iluolnis fiislilius, iieivalani ilcsiipnr 
lax. 1 llor. (//Il', lie J. de Sa/fres, \i. 310.) 

1385. — Pour une ensengne à fleur de lis puiii- les ar- 
balcslies ilc la ville ensegnier — lSs.(La Fous, Artill. de 
Lille, p. 7.) 

1418. — Une grosse arbaleste appelée l'oilie, paiiictc 
sur l'arc aux armes de Mgr. (le duc d'Orléans) et à loups 
el porcs-espics, el noix de cuivre. 

It. — Une autre petite arbalestrc paincte de vert et a 
escript au doux : Léaulé j:aiise tout. (Inv. de l'uiiill. du 
chût, de Bloh, p. 3li.) 

1421 . — 10 arlialestes appelées : Espérons dont l'iiiie a 
lyoiis falcles neuves par Guillaume Leioup comme l'en dicl 

— G artiali'stc's tant de bois blanc cpie d'airable que il'our- 
iiicau faiL'tes neuves par led. Loup. — Il Une grosse arba- 
leste d'acier de ii carreaux, signée à la l'roisellc. — 11. 
Une arbaleste d'acier de pajeil seing de 14 carreaulx les 
quelles 2 arbalesles l'en dit avoir été apportées du siège 
de Tours par feu Mr. des Vertus. (/6i(/.,p. 313.) 

1426. — N" 61. i grosses arbalesles de corne de revers 
grans. — N" G-2. Il bonnes arbalesles couvertes. — S» Gl. 
2 girolles. {Invent, du cliûl. des Baux.) 

1440. — 3 grosses arbalesles de bois d'if, 2 goindaux, 
ensemble 5UU de traits. — II. 3 arbalesles de bois d'il" 
garnies de 2 guindaulx et de 50J de tr.iits. — 11. 3 aiba- 
Iccles IfS 2 de bois, l'autre d'assier, garnies de 2 guin- 
daulx cl de 500 de trait. (Invenl. de l'artill. de Dijon. — 
J. Garnier, p. 12 à 15.) 



I 46 1 . — 2 petites arbalcslres portatives garnies ebacune 
il'UM baudrier — val. les 2 — fi esc. lEstini. n l'hôtel de 
lùuje, p. 283.) 

1465. — .Marclié fait... avec Tliomas Coiniier, faiseur 
d'arbalesles, deiiiouraut es balles d'.Viigiers, de fournir 
fi arbalesles d'acier, chascune de 18 carreaux, garnies d'ar- 
l)riers, de cordes cl prestes à tirer... pour le pris de 
18 esc. d'or. {Cptes du roi Réiié, Lecoy de Lamarciie, art. 
liOl.) 

1480. — A .lejian le Tondeux — pour nng saint à arba- 
leste gariiy de polions. cordes, el un laicas gariiy de 
nialras. (Cples de l'hàtd de Louis .\l par I'. Simarl. 
p. 395.) 

1488. — Pierre llauclier, arb ileslrirr liemourant à 
Paris, 1} I. 2 s. G d. pour une arbaleste d'aiier et une trousse 
de traiet en la quelle a 18 virelons Cl lad. arbaleste garnye 
d'un saincl et de polyoïis servans à la bander. (C/)(e.v de 
l'écurie du roi, r 111.) 

1490. — Kilt menés ou pillori uug appelé maislre Col- 
lenal qui esloil faiseur d'aibelestre d'assicz. (Jûuni. de 
J. .\uhrion de Met:-, p. 208.) 

1528. — A Hubert Dumesuil dit le Noniianl, maislre 
arbalestricr demeurant à Paris — pour 8 arbaleslres 
garnies el moulées de leurs liandaiges, et cliesneltes, pour 
en faire présent au roi d'Auglelcne — 20.') I. t. (Cples des 
menus plaisirs du roi, S" 22.) 

1602. — Une arbaleste encornée de naqiie de perles 
avec 1 llèi-lies. {Ini'eiit. du duc île Uiroii, f" 55 v".) 

AIlliALKTK A .MAIN. 

Le plus simple organe de tension, le plus ancien 
et celui ([ui donne la projection la plus faible, est la 
main, il correspond au type figuré depuis l'époque 
gallo-romaine jusqu'.iu xil" siècle, aussi l'arbalète 
est-( lie sans élrier, c'est-à-dire sans point d'appui 
apiiarent pour la traclion de la corde. 

il convient néanmoins de rattacher ù cette pre- 
mière es|)èce l'arme dite à un, et à deux pieds, 
d'abord parce que c'est la plus ancienne désignation 
un peu exacte qu'on reiuoutre dans les comptes et 
règlements de |-2.")0 à KîiO, et aussi parce que l'em- 
ploi des deux pieds ou d'un seul posés sur l'arc pour 
mettre sa corde en place, semble |)liis naturel que 
tout autre, il est donc au moins probabli' que c'est ù 
l'usage de l'arbalète « un pied el au besoin d'affer- 
mir son niaiulieu que l'étrier doit son origine. 

1258. — Art. 7. ll.Ordinamus quod quilibet marinarius 
navis qui lenealur facere servitium balisleni délierai duas 
ballislas duorum pedum et unam de strepo. (Ordim. p. 
la uavig. de l'AriKjon. — Pardessus, /îec. des lois marit. 
t. V, p. 312.) 

1300. — Duas magnas balislas de viscio, 18 balislas 
ad unum pedum. {Cpte royal d'Edouard l"', p. Ht.) 

1313. — Art. 51. — 8 arbalesles à un pié ou pris de 
100 s. — 52. II. 30 arbalesles de cor à 2 picz ou pris de 
OU I. — 53. 11. 2 arbalesles de fusl à 2 piez on pris de 40 s. 
— 51. II. Une .irbaleste d'acier dorée ou pris de 100 s. 
ilnveiil.de Muhaul d'Artois.) 

1346. — Premiernmcnl la espingalas e balestas de 
corn e balestas de dos pes e de .1. pe. (lièglem. de }fon- 
tuuban. l'avé, Etud. s. l'artill., t. IV, p. 8.) 

ARBALÈTlî A CROCHET OU CHOC. 

.\ cette méthode primitive succède l'emploi du 
croc ou crochet appelé aussi guinildS, (|ui, attaché à 
la ceinture, permet, en passant le pied dans l'étrier 
et par un mouvement des reins en arrière, d'agir 
plus puissamment sur l'arc à tendre. 

Le crochet, d'abord simple, puis à deux fourches 
pour maintenir l'équilibre et diminuer le frottement, 
employé au xiv siècle, se retrouve encore au xV à 
l'époque de Charles VII et de Charles VIII. Les sta- 
tuts des armuriers nous apprennent en elfet que 



ARBALETE 



c'osi lui (|iii ilistingucspécialoinpiit l'arljalAto sd-vaiit 
à fairi! l'ossai des ciiirassos ol ili's liriganiiiiios ili^ 
ilomi-épiTiive. 



1421. — Six semphnnies à tendre arbalpslns \ une 
riiMin. (Invenl. de l'artiH, ilc Rlois, p. 3li.) 




Ep. de Chiiiies Vf. Tapisserie app. à M. Aromltl. 

1347. — Doa'< balestas d'estrop e dns croxs. (rtéglem. 
d'Iluijues de Cardailliac. — Favé, Etudes s. l'artilL, t. IV, 
p. y.) 

\it\8. — L'iiR arbalesti-e d'if de Rduméiiie paincte à 
fleurs de lys et couronnes d'or à tendre au croc, dont 
l'une a le doux (dos) d'ourme ot l'autre a esté rompue 
et reliée de liens de fer. (Invent, de l'artill. de Blois, 
p. 312.) 

V. 1420. — 10 autres arbalestes de bois de Rouménie, 
à tendre à croc — 3 esc. la pièce. (Cptes d'artill. Ijilit. Hicli., 
iiis.fi-.,n" 1278, r- 02.) 

1451. — Seront tenus... de faire... lesd. arjiiuriers et 
brigaiitiiniers harnoys blancs et brigandincs d'espreuvcs 
d'arbnlestes à tilloles, ou demi-espreuve à tout le moins 
d'arhalete à croc ou dart, et sera l'ouvrage d'espreuve 
niannié de 2 marques et celui de la demi esprcuve d'une 
niari|ue.(S/ii(. îles armuriers de Paris. — liée, desordonn., 
t. XVI, p. (i7U.) 

ARB.\LÈTE A l'IED DE CHÈVRE. 

L'appareil ingénieux qu'on voit apparailre avec 
les premières années du XV siècle, prend d'aljord le 
nom un peu vague de (juindcis qu'il partage d'ail- 
leurs avec le croc ou crochet, puis spécialement ceux 
de pied de chienne et de pied de chèvre, auquel on 
substitue vers 1600 le terme de pied de biche. Il 
constitue dans le maniement de l'arbalète un pro- 
grès assez notable pour permettre aux troupes à 
cheval de s'en servir eu oH'ranl sur le corps même 
de l'arbrier un point d'appui suflisani pour gnimler 
l'are. 

Ce mécanisme se comjiose d'une longue fourchellc 
appeléi; syinplionie dont les branches contrc-coui- 
bées, reçoivent au départ de la contre-courbe deux 
tiges solidaires munies de crochets et tournant à la 
base sur axes rivés aux bras de la fourchette. Ces 
crochets saisissent la corde de l'arc, et eu faisant 
levier sur le manche articulé des fourches, celles-ci 
glissent sur deux tourillons fixés à rarl)rier do telle 
sorte que les crochets attirent la corde jusqu'au cran 
de la noix. — Le manche du pied de chèvre se replie 
ensuite sur la fourchette que retient dans cette posi- 
tion une rondelle avec crochet pour la suspendrf? 
facilement à la ceinture. 

Cet inslruuu'ul, si simple ot si parfait qu'il soit, ne 
convenait (|u'à des armes d'une faible tension et à 
des projectiles admis dans l'essai des armures de 
demi-épreuve, aussi avait-on songé dès le xiv siècle 
à recourir à des arbalètes plus puissantes et d'une 
plus longue portée. 




XV' s. 



- Arbalète à pied de chèvre. 
Musée d'artillerie. 



1428. — ^6 piez de chienne. (L. Bonaparte, Eludes s. 
farlill., t. 1, p. 366.) 

1430. — 7 piez de chienne de fer grans moyens et 
petiz. {Ibid., p. 369.) 

1435. — 6 piez de chièvres quegransrpie pelitz. (Ibid.. 
p. 371.) 

1466. — 19 piedz de chièvre — 23 baudriez d'arba- 
lpstres.(.-lr(i//. d'Ant. de Bourgogne. — Arch. des soc.sav.) 

1478. — Art. 19. Avons statué et ordonné que nulz 
ne pourra faire ii'JHrfas, crics poulietz et autres engins .a 
bender arbalestes que premièrement il n'ait fait chef 
d'œuvrc dud. ouvrage. (Stal. des serruriers d'Abbeville.) 

1530. — Une arbalestre de champs (chasse) avec le 
windre. [Armurerie du chût, de Xancij, f' 3S.) 

AltBALÉTE A MOUI'LE. 

A répû(ine de Charles VI, on fit à l'ai'balèle porta- 
tive rapplicalion. en petit et en le compliquant, du 
mécanisme qui servait à la constrnclion des machi- 
nes de guerre et en particulier de la grande arba- 
lète à tour. Cet appareil, dont les dimjuisions seules 
étaient alors nouvelles, a reçu, au gré des rédacteurs 
d'inventaires, les noms de tour, ç/irelles, tignolles, 
signolles, martinet, coiirsel, poitliotx, etc. 

Voici quelle en est la disposition : on ajustait au 
talon de l'arbrier une boite de fer portant sur ses 
joues deux poulies à chape fixe soudées A un petit 
treuil à manivelles. Deux ou quatre poulies à chape 
mobile et terminée par des crochets donnaient pas- 
sage aux cordes de la nioulle qui, rapprochées sous 
l'action du treuil à branches alternantes, venaient 
placer celle de l'arc sur l'arrêt de la noix. 

Ce bandage d'une grande puissance ne pouvait 
s'appliquer sans un point d'appui pris dans l'étrier 



H 



ARBALKTE 



pliicp an lias do l'arnio, aussi i-i'sla-l-il oxclusivciin'iil 
à l'iisago (les arliaU'-triiTs à |iii'<l. 




Arbalète à moufle Musée (l'aiiillrtie. 

1304. —Henri le serrurier — por 2 queviUes et por 
G virrules et por i crokès à un eniîien à tendre arba- 
lesles — (i s (Cples il'ouiT. aux rliâl. îles comtes d'Artois. 
-Arck.KK, rcg. 39:5, |-" 21.) 

1383. — 12 arbalestres nouvelles cslofTéez île baudréz 
et 3 arbalestres boins que un tejit à une viz. — It. 3 viz 
pour tendre les ars à tour, iliiieitt. des j'orteresses de 
r Artois.) 

1411. — Une arbaleste à tour j,'aruie de son arbrier 
sans estrief. {lurent. deVurlill. du Louvre.) 

1418. — 2 grosses arbalestes d'if à tendre à martinet 
que l'en dit avoir esté recouvrées, l'une de C.uillaume Le 
Loup, l'autre de Pierre Manririg. {Inveut, de l'artill. de 
Blois.) 

V. 1420. —Une grosse arbaleste de Rouménie à doublr 
tillullel2s. 

2 autres niendres dud. bois à tillole sangle 6 s. la 
pièce. {Cples d'arlill. llibl. Hicliel. ms. fr.. n» 1278, T 62.) 

1421. — 2 grosses arbalestes d'il' à tendre à martinet, 
— 2 gros marlinez neuls à i puuliiis. [Invenl. de l'artill. 
deBhiis, y. 3l3-"31i.) 

1458. — Albarcste liun de calibc quam de ligne in 
quibus sont 17 île ralibe et de ligno sunt 13 cum 12 gi- 
rcllis. {Invtnt. du cliûl. des Bau.v, p. 157.) 

1468. — Seri>nt leurs arbalètes de 18 rarrcanx ou 
environ, et banderont à l poulies ou i\ 2 s'ils sont bons 
banileux.. . et auront trousses enpannées et cirées, (/{èg/em. 
piiur les Francs-Arcliers.) 

1488. — Ils feront harnais blancs pour homme d'arme, 
de toute épreuve qui est à dire d'arbaliles à lilloles et à 
courscl, à tout le moins demie espreuve qui est àentcMidre 
<rarbalestcàcroc et trait d'arcbiers. (Ordonn., t. XX, p. 156. 
Stat. des armuriers et fourbisseurs d'Angers.) 

1489. — Les consuls paieront à la ville dedans une 
année, cbascun une arbaleste d'acier bonne et suflisanle, 
arniaygue jusqu'à 12 coups, garnie sufrisaiuLui'iit île .i poli- 



chonsct 18 traicts. {Slal. deMo'tssac.,Cit. Desmazc Très, 
judic, p. G7.) 

1522. — 2 arbalestes, l'une a un are polly l't l'autre 
garnjv d'un bandaige à 4 pollis prisées 36 s. p. {Invenl. 

de .1. Arhalesle.) 

.MlliALÈn-; A CriANEQUI.N. 

Le cric ou cranequiii, employé comme mécanisme 
(le li'Msinii, si on le compai't! au i)ieil do chèvre, a 
sui' lui i'avantaffe d une puissauce qui le lueltaitaux 
mains du cavalier avec toutes les ressources do 
l'arhalèle à lunulle. Le nom de crane(iuiu semldo 
originaire de l'Alleriiaf^ne où les ateliers île Niirem- 
herfr sont restés l(iii;;lenips célèbres, et c'est vrai- 
semiiialilenienl de lui que se servaient les erauequi- 
tiiers de la fjarde de Charles VII, et ceux dont il esl 
question dans les ol'lices des ducs de Bourgogne. 

l/C ci'ic, tel (|ue le uinnlrent encore toutes les 
colleclions d'aruu's, se cnnq)ose d'un petit tambour 
ou barillet renfermant un pifiiiou avec roue d'engre- 
nage pour inelire eu mouveuK'ut au moyen d'une 
manivelle la crémaillère dont les grilles vieniu^nt 
saisir et mettre en place la corde de l'arc. L'appareil 
mobile passé dans j'arbrier esl retenu aux liiniillons 
tpii le traversent par une forte boucle. 

L'oiigiue de ce systèmes de tension conserve en 
Allemagne pendant toute la durée du xvi° siècle, 
sem))le, d'a|)rès les documents écrits, à peu près 
contemporaine du pied de clièrrc, et a servi comme 
lui à la gueri-e et à la chasse. Dans les arbalètes à 
cranequin, l'arc et la boucle sont rattachés à l'arbrier 
par des liens de cordelettes dont l'élasticité .sert à 
tempérer la commotion produite par le lir. Ilans les 
autres l'arc y est mainleni) par une ganiilurc double 
de brides en fer. 

V. 1420. — ,50 creusequins pretz — 20 i. la pièce. 
{Fournit, d'arlill. Bibl. Richel. ms. fr ,n' 1278, f" 62.; 

1420. — Le (|uel Haquinet a clievaucbié, tendu grene- 
qiiins et arbalestes à croq. 

1422. — Bande ton creniicquin, qui est dire arbalestre 
à (lied. (.4r(7i. ./../., rég. 172, pièces ,55 et 33.) 

1440. — Le roy (l'empereur Fréiléiic 111) doinia des 
gratuités d'Allemaigne au duc (l'bilippe le Bon) comme 
baubergeons et crannequiiis faits en Nuremberg. (Oliv. de 
la Marche, p. 376.) 

1447. — Pour faire fourbir un arcbalestre et ung 
cranequin dud. Sgr... et pour fourreaux pourlesd. arcba- 
lestes et cranequin et pour une saintnreà praiulre icellui 
cranequin à l'arson. (Lecoy de la Marche, Cples du roi 
lléné 11°, 585.) 

1458. — lu dicta caméra sunt albaritste tam de calibe 
qii.ini de ligno... et 2 crix. {Inv. du cliâl. des Baux, 
p. 157.) 

1478. — Art. 1'.)... Nulz ne porra faire windas, cris 
puullietz et autres engins à bender arh.ilestes i|ue première- 
ment il n'ait l'ait cliief d'ieuvre dud. ouvrage. {Stat. des 
serruriers d'Abbeville.) 

ARFlAI.F.TE A .lALKT. 

Celle-ci esl une arme de chasse ou déplaisir; on 
la trouve au XV siècle entre les mains de Louis XI, 
au suivant dans celles de Catherine de Alédicis, et 
les dames continuent à s'en sei'vir dans le xvil''. A 
l'origine elU^ se bandail au |iied de chèvre et même 
à la moufle; mais, par suite de la diminution de la 
l'oi'ce et de la portée [de son an', la forme cinliée de 
l'avant de l'arbrier permit de tendre à la main la 
double corde à jiochelle où se |ilaçaient les projec- 
tiles, c'est-à-dire de petites balles de plomb ou |iliis 
souvent de terre glaise pressée au moule. 



AlillALKTi: 



1478. — AGuill. Dujai-din, tapissier dud. Sgr. (Louis XI), 
pour 1"2 arc> fi jali'.ls iiii il y avoit à chascun un l'or ou 
millieu —'28 1. 10 s. t. 

It. Pour 6 arbalestres il'acicr àjalpls, le poliez (poulies) 
à les beiider, cordes et autres choses à ce nécessaires — 
30 s. 

H. Pour 2 uioles à l'aire jali'ts 2-1 s. t. — et pour 4 milliers 
de jalets à tirer desd. arcs et arbalestres — 6 1. t. (Cples 
(le l'hôtel de Louis XI. — Douct d'Arcq, p. 359.) 



1480. — Pour avoir l'ait habiller les cordes et arba- 
lestres à jalet dnd. Sgr. et les guinilas — 30 s. t. (Ibid., 

p.3(;X.) 

I 599. — A Anselme mon arbalestre à jallet avec un 
moub^ à faire balles. {TesUim. de J. de Cliarmolue, p. 438.) 

IS99. — Pour l'expérience, |i! représente un homme 
avec une arbalestre à gelais, de la i(uell(! il peut tirer une 
lialb; à la f|uelle seroit attaclié un cordeau. (.los. Boilot, 
Artifices du feu, p. 38.) 




V. 1550. — Arbalète allemmidr à craiirijuii) et détiiils njij). à M. Récappé. 



1611. — Arhaleste à boulet : a atone-bow ; — arbalesl(^ 
à gelais; the same. (Colgrave.) 

ARUAMiTE A TOini. 

EMi|il()yi''c à lanciT des garrots cl (Idnclaincs dans 
ralla(|uo et la défcnso dos placos, oUc est trop sou- 
vent l'uiil'onduc avec les engins et niaeliines de 
guerre, pour qu'il soi! possible de déterminer avec 
précision en qnni consistait la diU'érence des noms 
i|u on lui a donnés, (les niacliiues fix<'S ou l'oulanles 



moulées sur alt'ùts ou sur clievalels, portant des 
ares (jui atteiguaieni parfois jusqu'à dix méires de 
longueur, ont été successiveiuent qualifiées de 
rihaudfiiiiiii, uvhalétc de passe, ilc passât, à mar- 
liiirt , Il hiiiilce pied, à itpitiniis, elc, el pendant loulo 
la durée du XV siècle ou les l'encoulre eoncurrem- 
mcut avec l'arlillene. 

1290 — Ils (les Sarrazins) frondilloient et lancoient et 
traioieut quarriaux d'arbalestres à tour. (Pierre ijarrazin, 
p. 208.) 



ir, 



Alil!AI-i:iK 



1309. — Trois fois lions p.lèiciit (les sarasins) le feu 
li soir, cl II- nous l.nirirriil (|iialri; loisft l'ar- 

„,, (I Mil.-. P. i;', rilil. Kl. Mich.'l ) 



(•ri'iîoois. c 
Lalcslro à I 




lô'.l'.!. — Arbiilelf a Inur, il'ii/n 



hoiiioi. 



1316. Quatre fers île clicval à ses mains cslancloil 
Cheval el chevalier lonl armez pourfaniloit 
... et tendoit à ses mains une arbalète à tour. 
{Oirart (le HussUIou, v. 215.) 

I36S. — Item. 3 halislas ail Iraheiulnni desu|ier equo 
reversas — laxat. 3 11. auri. — Item. 3 vetercs halislas 
eum uiio calcrio — taxai. 1 11. {Inr. (le J. (le ^affres, 
p 310.) 

1 382. — Arrivé sur les murs de TIcniL-en il ( Aliou-Yacoub 
eu li:iS) hra(|ua sur la ville une de ces arlialoles énoruies 
dont la portée est si extraordinaire et aux ipiellcs ou donne 
le nomde 6'os-eî-;inr(arc à raveron.l yui-li|ues ingénieurs 
el un grand nombre d'ouvriers furent eniplojés à eonstruTe 
cet engin dont les niatérianx faisaient la charge de onze 
mulets (Ihn KhaUloun, //is(. tien Derberex. t. IV, p. IKI.) 

1421. — lu lianlce-pié à tendre arhalestes el un to'ir 
àviz. — 2 grosses arbaleslcs d'if à tenilre a martinet — 
2 gros martintz neufs à ■! poulies, (/nr. derarlill. de lilois, 
p. 313 à 315.) 

I«i3l — La selle de ung haulce pié. (/iii/., |>. 317.) 

1465. — El avec ce, convient avoir ipour un siège).... 
virctons dnndaines et gros trait, el lonrs a tendre arba- 
Icsles. (LeJoucencel. ms. P' I il! v"«i/'/. lîicliel . fr.. 19-2.) 

1480. — l'onr avoir fait mesner de Tours jusipies à 
Orléans par eaue 80 arhalestres de passe el niig millier de 
Ircct. {Vpte (le l'hôtel (le Louis XI, p. Douel d'Arcq, 
p. 3'Jll.) 

1500. — 10 arrbalaistes de passe toutes garujes de 
cordes dont il y en a une des 10 ronipue et à toutes lesd. 
arrbalaistes il "n'y a i|ue 3 tours avee(|ucs certaines trousses 
•le traiils. (/ni', (lu chat, (le lioclieforl, p. 110.) 

1530. — Jectoit le darl, la barre, la pierre, la javeline, 
l'espieu, la halabarde, enfonçoit l'arc, handoil es reins les 
fortes arlial"stes de passe, \isoil à l'arquebouse à l'œil, 
affustoit le canon {Gargantua, l. I,ch. 23.) 

1547. _ 2 fortes aibalcstres<le passe avec leurs banda- 
ges el garrots dedans. (Noël du Kail, Piop. ruxl. p. -'81 édit. 
Guichard.) 

JtJMKLI.E. 

Au niili.u des engins do siège eoiiiiiie parmi les 
armes pnrlatives, il faut dislinyuei- la .juiiielK- qui 
(lès l'année I III prend place dans ee dernier [jruupe. 
Elle doit son nom à la double coulisse de son 
arbricr disposée pour lancer deux Iraits siniulta- 
nénient. 

1313. — Arl. 55. Item nue arbaleste sans imiz qui 
gicle 2 quarriaus — ou pris de 20 s. (iiiv. de Mahaut 
d'Arlois.) 

1383. — 3 arbaleslres d'if jumeaux. {Inv. des forteresses 
de l'Artcis.) 

141 I. — Un arc d'une jumelle faite eu père. (fnv. de 
l'arlill. du Louvre.) 

1418.— rnejumellcà croc, d'il de Uonménie, et une 
autre petite jumelle.'i/nr. de iartill. de Btuts. p. 312.) 

1421. — 13 arbalestes jumelles naguéres faicles neuves 
par Guillaume le Loup comme l'en dil. (Il)id., p. 313.) 



1468. — Ung eeiil de traits d'arbelesle, ensemble une 
arhele>le geinelle et un guindal. — II. Une vieille arbelesle 
genuMb', ensemble cnviion un cent de traits. {Iiweiit. de 
fartill de lu comin. de Dijon, édit Carnier p. 18, I',).) 

l'AUTIIJS Acr.F.ssomES. 

1248. — l'ro 21 eapitibus eornunm et lli lih. gl'ilinis 
ad faeiendum balistas — 2(1 1. Ils. [Cpte d\\lpl(. de 
Poitiers, p. 201.) 

1296. — l'oiM' 2.')!) verges d'yf pri'sles pour faire arba- 
lestes 18 1. 18 s. 2 d. t. — Pour lM>lrins cruz cl pour 
arbrcz pour arbalesles dont il i ot (j72 i|ui costérent 
108 I. I'.) s. d. — 1885 arbalestes que fêtes que achetées 
."ieS I. 8 s. 10 d. — El pour clés el pour étriers de fer 
pour arbali'stes — 3."i I. Ils. 10 il. — l'onr 123 liauce- 
(irlines, pour 13 tours el pour 112 apuiaus à arbalestes 

— W 1. 10 s, T> d. — Pour 40 cspingalcs granz el petites, 
que fêtes que aihetées — .VJ3 1. G d. — Et pour femele 
de chanvre pourferc cordes el arbalesles, pesant 12.Ï1 lib. 
qui coostcnl (il 1. lo s, 1 d. (Cpte de J. Arrode. eil. Jal, 
.-Irc/iéo/. iiarale. l. Il, p 321.) 

1310. — 11 s... De cmplione 12 bali^laruni, 12 ban- 
der, el 1000 quarell. pro inunilione caslri. — l'rcliumba- 
liste, 3 s. 8 d — prclium cujuslibel baiiilei'. 18 d. — et 
prelmm ciijuslibet eenteiie ipiarellorum, \i^ (]. [Allocation 
(fEdouiird II — Rymer, fied., t. 11, p. 211.) 

1345. — 10 liguis votalis cosl {arcs) pro balislis inde 
facieiulis, 10 liguis pro telar (/■!((,<) balistarum, 12 lib. ncr- 
voruui, 20 lib. visri. 20 lih. grossi lili, 10 paribus slirop 
(éi/iers) et clavis pro balislis pri'diclis, .1. nockcs pro telar., 
12 paribus liaimoum, nruiaeulurum el aiiUMloriim pro bau- 
dric (Inmdners) 12iJ clavis vocalis somerailcs pro lalar., 
1 lib. veniisb, 1 corio cqiiino, 100 coriiubus pro dictis 
balislis, .i lib. cere et cod. (/('.si/ie), RIO boces pro telar., 
3 pcciis balon., 2 patellis eneis pro visco calefaciendo. 

1 skvnonsile parvis clavis et takel {clous), (iparihuspassuum 
de cornu cervoniiu pni telar., ï pellibus voialis kiinde 
fbisskynes, ère pro braeles telar., peiganoMio pro balislis el 

2 cistis pro oflicio el opère balistanorum. — 20 I. 15 s. 
■i d. — ... Daluin 10 junii anno l'.l ad Iradiicenduni versus 
pailes l'rancie, proguerra vo'^is,. {Cpte du contrôleur royal 
d'Anglet. — Archœol. Jnurnal, t. XIX, p. 72.) 

1383. — En l.i tour après, un martinet el 2 baudréz — 
36 cb'Z d'arbalcslcs qui sont niisi'S en un mont pourceque 
li arbalestes sont pouiry — 27 bottes de poil de cheval 

— 12 liv. de lilc de Anvers pour faire cordes. {Inv. des 
forteresses de l'Artois.) 

1417. — 32 housses de cuir faiivc |"nir arlialestes. 
( riei/. de la Cloison d'Angers.) 

1417. — Faull avoir (pour l.i garde cl seiirlé de la ville) 
100 arbalestesgarnics de cordes, taulgrans coiniiic petites, 
qui pourront couler, l'une parmi l'autre un franc et demie 
la pièce. Pour ce 150'. — 2."i guiiulaiix qui poiirronl couster 
2.")f. — 15 baudriers à polie cpii pourront couster 15 f. — 
25 baudriers communs qui pourront couster 15 f. — 
10,000 (le bons traits communs le millier au pris de 10'. 
pour ce lOOf. — el ."lOOO de dondaiiies qui pourront 
couster 10'. le millier— piiir ce 2111) r. i.\r(;h. de ta Cdle 
d'Or, J. Garnier, L'arlill. de la comm. de Dijon, p. 8.) 

1431 . — Pour une ((noue {tonneau) à mettre les arba- 
lestes — 18 s. {Cple de ./. Abonnel.) 

1437. — Pour 8 cordes chables pour mettre es lourés 
pour les arbalestes — mené au siège ; 8 grosses arba- 
lestes d'acier garnies de toiirès — 8 chables pour leslourcs, 

3 liv. iil d'Envers et demi liv. cire. {Dépenses à Troijes 
pour le siège de Montereau, publ. par lîoiiliol ) 

1466. — 19 pieds de cbièvre, 23 baudriez d'arbalestres, 
l-W liv. de m d'Anvers pour faire corde d'arbalestres. (Arli/l 
d'Ant. de lioiirgogne. Arch. du Nord, parLeglay.) 

PIIOVEXAXCES. 

lîlsCAYE. — I 599. — Plus mes 2 grandes arbalestes de 
Biscaye. {Test, de Charmolue, p. +35.) 

Catalogne. — 1471. —Une petite herb.ilaistre de Ca- 
tliclogne garnie de peliles tillolles. (Inr. du roi René à 
Angers, f IG.) 

Gè.nf.s. — 1302. — 2 peliles arbalestes de Gênes. (Inv. 
de Haoul de Clennont ) 

Mei.k. — 1432. — De là je vins à une ville que l'en 
nomme Melich (Autriche) qui est sur la Dunoé (Danube).. 



AliliUK liK ClllK 



47 



et y fait-on les mcillcuresarbalestres du pays. (De la Bro- 
quière, Voij. d'outremer, ms. Bibl. Rich-, 'J087, f" 236.) 

Norvège. — I4<t3. — 10 arbalestes pctis de Norwciçhe 
furent pris lors ilud. (précédent) invenloire (Cptes des 
gnrii. du Chûlenu de l'Escluse. — Arcli. de Lille, cli. 
des Cptes de flundre, n° 3213.) 

r.OMANiE. — 1418. — 2 grans aibalestes à tendre au 
martinet, d'if de Kouménie. — Une arbaleste d'if de lîon- 
ménie pailleté à lleurs de lys et courrones d'ur à tendie 
au croc, dont l'une a le doux (dos) d'ourinc et l'autre a 
esté rompue et reliée de liens de fer. {Inv. de l'artill. de 
Blois, p. 312.) 

1421 . — Une arbalesle d'if de Roménye, lyée a 2 liens 
de fer, à ung esninil d'argent, semée de fleurs de lys en 
l'arbrier au dessoubz de la noix, et est l'arbrier niqueté. 
(Ibid.) 

1428. — 2 vieilles arbalestes de Homénie, l'une sans 
corde et l'autre hors de son arbrier, et une singnolle seule- 
ment. {Inv. de la Concienjerie .) 

1443. — 4 arbalestes de Rouménie qui estoiont cou- 
vertes de cuir... sont tous vermoulus. iCple de la ijarn. 
du chût, de l'Escluse.) 

ToiROCvnE. — 1553. — Tourouvre (Oc/ie) bourg, où se 
font les bonnes arbalestes. (La ijuide des cheiii. de Francs, 
p. 111.) 

Tl'Kui'lE. — 1430. — 6 arbriers grans pour arbalestres 
de Turquie, (fiiv. de la Bastille.) 

ARBALETIÉRE. — Meuiirière étroite et \oni;aL- 
pour piotégi'r le lir des arbalétriers. On disait aussi 
Arcliiérc cl Testière, voy. ces mots. 

1305. 1. à endroit seoit un molin... 

Itont les ais n'ierent pas entières 
Mais garnies d'arbalestieres. 
{Cuill.Guiurl. mss.Bibl. /}ic/ie/., 12538, fti. 
1428. — Pourveu, que lesveues d'icelle (vis) seront par 
petites Incarnes et arhalestieres par devers et au long du 
costé do lad. église. i.\rclt. de X. D. de St. Là.) 

ARBALÉTRIER. — Crilt- troupe, que la |-'raiice 
comptait eu si grand nombre parmi ses auxiliaires 
génois au désastre de Créey, se composait à toutes 
les épo(|ues de suudoyers ou de sergents à la solde 
du roi, des seigneurs ou des villes. Au déclin de leur 
existence militaire nous retrouvons encore Mouline 
à leur lèle en ['jt'ô. 

Leur costume au \lll« siècle les distingue à peine 
des autres corps de troupes à pied, et les cudon- 
nances relatives à leur armement ne leur atlribnenl 
en particulier ([ue le chapel de fer, le hauliergeon 
ou la cuirasse, vraisemblahlemcnt de cuir, le bo- 
quelou et l'épée. Les miniatures les représentent 
ainsi coiiïés de la cerveliére. — \u xiv<= siècle, ils 
portent encore le chapel de fer ou la cerveliére qui 
se confond avec le petit bacinet rattaché au caraail 
de mailles, une cuirasse ou corselet de fer léger, le 
hoqueton, l'épée et le conlcl de plates. 

Ia's changemeuls api)ortés à ce costume pendant 
le xv« siècle consisleul dans l'adoption de la salade, 
de la briganiliue et du jacque par-dessus l'armure. 
Celle-ci se complète par le grand pavois derrière 
leqiu'l riiomme s'abritait pour bander l'arbalète. 

1258. — .\rt. 7. Ordiiiamusquod quilibet inarinariusnavis 
qui toiicalur facerc scrvitium balistarii defl'erat 2 ballistas 
2 peduni et unam de strepo, et 3(10 tractus et capelluni 
ferreuni et perpunctum vel coriacas et enseni vel penatuni 
{piinarl). — Siniihter balistarii de aliis lignis teneaiitur 
eamdem anu ilurain iletTiTe ; alleri vero navigerii navium 
teneanlur delferre quilibet, loricam et capelliim ferreuni vel 
cofani maresam et scutum et duas lanceas et cnseni vel pe- 
natum. [Ordonn. de la nuiiig. d'Aragon. — Pardessus. 
Hec. de lots rnar., t. V, p. 3t2.) 

1320. — Ses arbalétriers doivent avoir 2 arbalètes à 
pieds, une à elricr, 30U flèches, un )iourpoint, une cui- 



rasse, un facet (ensis falcatus), un couteau, une visière, un 
chapel de fer et 2 crocs. (Ihid., p. 40J.) 

1340. — Tout matelot ou arbalestrier qui s'engagera 
sera tenu d'apporter ses armes qui doivent consister en 
bonnes cuirasses, gorgerets, cha|iel de fer, épée et couteau, 
2 bonnes arbalètes, un croc, et 200 de flèches ou viretoiis, 
(lliid., p. 354.) 

1341. — Statuimus et ordinanius quod in qualibet 
galea subtili navigaturain Komaniani vel Siriam vel ultra 
Siliciam vel abinde versus Jinuani, siiit et esse debeant 
coutinuo : (Jui balistrerii teneantur et debeant habere et 
secum portent in dicta galea balistras 2 de streva bonas et 
sufficientes pro slngulo.cum 2 bonis cordis ultra magistram; 
pro quolibet balistrerio coiratiam unam de média proba, 
cervelariam unam de média proba, collarium de ferro, 
spatam unam et gladium de latere. {Stat. de Gènes. — 
llnd.,i. IV, p. 4S8.) 

1351 . — Ordenons. . . Quant au fais des gens d'armes 
de pié... que l'arbalestrier qui aura bonne arbalestc et 
forte selon sa force, bon baudré et sera armé de plates, 
de crevellière, de gorgerette, d'espée de coustel et de har- 
nois de bras de fer et de cuir aura le jour 3 s. tourn. 
rie gaiges. {Héglem. du roi Jean — Bec. des ordonn., t. 4, 
p. 69.') 

1405. — Le comte de Saint Pid assembla de 4 à 500 
bassinets avec 50 Genevois arbalétriers. (Moiistrelet, 1. 1, 
ch.24.) 

1416. — Arbalestriers à pied armez de bonnes brigaii- 
dines, salades et arbalestes bien garnies de viretou. (juv. 
des Ursins. l'ie de Charles VI, p. 3-33.) 

1455. — Puis y est la duchiéde Guyenne qui est grand 
pais et bon... Les menus gens sont tous arbalestriers et 
portes (portent) sollés de bois ou de cuir à tout le poil par 
povrelé et sont gens joueurs de dez et de quartes. (Gilles 
le Bouvier, p. 701.) 

V. 1500. — A Gennes sont les arbalestriers. (Le dict 
des pays. Ed. Montaiglon, t. V, p. 109.) 

IS8I. — A Pierre Derraisse orfebre pour, par charge 
d'esclievins, avoir faict 2 caignons (grosses chaînes) d'ar- 
gent aveucq les armoiries de ia ville de Douay, l'un donné 
au folz saige des arbalestriers de la ville d'Arras et l'autre 
pour Jacque Dupère folz saige de ceste ville. (Arch. de 
Douai. — Cptes de la ville, C 190.) 

ARBALÉTRIER. — Faiseur d'arbalètes. Voy. Ou- 
tillage. 

ARBRE DE CIRE. — Les documents cités ici sont 
presque tous relatifs au cierge pascal dont l'usage 
et les cérémonies qui en accompagnent la bénédic- 
tion remontent au iv: siècle, aussi bien ipie l'hymme 
E.iultet jam angclica, attribuée à saint Aiiguslin. 

Dans les basiliques, coiume à Sainl-Laurent hors 
les murs, il reposait au pied de ranihnu dir révan- 
gile, quelquefois on le plaçait au milieu du chœur 
sur une colonne commémorative de celle des Israéli- 
tes au désert, comme à Saint-Jean de Latran, à la 
cathédrale de Capoue, el autrefois à l'église d'.Vn- 
gers. Dans l'origine, on gravait sur la cire de sa 
tige le nom et la date des fêles mobiles; plus tard 
on y fi.va une tablette portant les noms de ces 
mêmes fêles et ceux des dignitaires du chœur 
appelés chefciers (Cupicerii). Durand, évéque de 
Meude, n'observe néanmoins au \m<-' siècle dans les 
églises de Paris que le millésime de l'année. Knfin, 
les indications de tout genre s'y mnltiplieul telle- 
nienl, i|ne Lebrun Desmarettes copie en iii'JI , sur 
le tableau apposé au cierge pascal de l'église de lionen, 
plus de- ciu(|uanle dates ou reuseignemenis hislori- 
rii|ues relalifs à la Normanilie. 

Les comples de saint Amé de Douai prouvent 
i|ue le cierge pascal avait au xvi" siècle, dans cette 
région du moins, la forme d'une colonne avec cha|)i- 
teau, sou ftil tourné suppose un noyau en bois vrai- 
semblablemenl recouvert de cire comme raniiature 



IS 



MinitK hi: ciiiK 



rn for à rinloriour îles livanclios. (Vc'-lail ilonc un île 
ces oiivr.ijics très (•oiii|)li(|urs ilo façon, si l'on s'iii 
raiiiKirli' aiixlialiilmli'silcs ciriiM's considrri's à ('('tti' 
('■|ioiHic cl ilo|niis liiii^;l<'iii|is comme ilc 1res lialiilcs 
niDilcli-iirs. 

A l'arlidc EiiiHi'l on vcira (|iicls iiicciciiv sou- 
venirs pour rarriicolofjic s'allaclicul, piMiiiaiil rc|iip- 
(1110 carloviugionno, à la houciliclinn ilii licrgc pus- 
cal (voy. ce mot.) 

1383. — Pour un arluc de cire que l'jm;ij;o de Nolio- 
Diinic l'n lad. Cli:ipclle tient en sa main — i s. {Cfilf du 
collège de Beuuiais-Dnnnuiis, — Arch. II. ^785', I'' (>.) 

IS2G. — A .Sire Andrieu de lloncoiirt pour un nouvel 
arbre de tire pour iver au cocr Kl I. — .à Sire S.dmnn Dou- 
lilcrl.pour vellin et escripture ilu tableau que l'on iml ;i 
farbre de rhire l'.l s. — à Matlm-U Lenlant, huilier pour le 
laliernaele du saint sacrement, uug tableiiu de l'arbre de 
cliireKl s. 

1566. — A Matliias de llurpy escrivaiji, pour salaire 
d'avoir escripi et renouvelé le tableau estant allixé au cberjje 
béniol la veille de l'asques... et aussi en considération 
de sa povreté. til s. — A .lean Wajçon bourgeois de 
cesie ville, |iour avoir renouvelez pour les pasques coni- 
niuniaulx... le capitaux de l'arbre de ejre estant au 
niitlant miilicu) du cbœur — 21, 1. 

I 592. — ATitran, quincaillier, pour lonrner l'arbre, com- 
prius le cariaige. i:i. 1. — à 'l'oussanit Brassart paintrc pour 
aviur pain l'arbre de cire. 61. l'2. s. — à Foin'l pour avoir 
apoinitie/. les brançaiges dud. arbre, 48 1. 

1593. — A Tilbray Cbauven, pour avoir tourné l'arbre 
de cire, comprins le chariai^e 13, 1. — à Toussaint ISiassart 
painire |>our avoir painct le rhapiteau et brançaige île 
l'arbre di. cire. G I. 12 s. — à l'bilippc Fon(^t ciricr. pour 
aviur r^iiet le brançaige dud. arbre 1« 1. — à .lean Lescallier 
férouuicr pour avoir laict les pioucbes et ferrailles dud. 
arbre lli 1. — au tailleur des branriiiges 20 1. 

1594. — A certain paintrc pour avoir paint de vert di' 
capitean de l'arbre de cire et les brançaiges. {Cj'tes de 
1,1 fnhr. de Sl-.\iiié de Douai.) 

ARBRE DE JESSÉ. — Arl)rc oéiiéalooii|uc an pied 
(luqui'l la figure ilc Jossé enilornii domu^ naissance 
à une li},a" sur les rameaux de laiiuelle s'épaiiouil 
la succession des rois do Juda et portant à son 
soninuU la Sainte Vierge et reufaul .lésus. Ce sujet 
fréquent est rare en orfèvrerie. 

\ii9l.~ Vng arbre de coural blanc qui est Nostrc 
li.une, bi lignée de Jessé, et le pié de niarqueture. (Cple 
des iiienim plai.iirx du roi, 1* 10 v'.) 

1562. — L'arbre de Jessé estant de 7 pieds de hauteur, 
partie de enivre et d'argent doré, au haut du quel il 
y avoit une croix et un pigeon d'argent. (Ini>. de l'ubh. de 
la CoumiDie, p. 31 .) 

V. 1 620. — l'ne chasuble, 2 tunicques garrncs de 2 étoles. 
et 3 manipules à fond velours blanc chargé de ligures de 
l'arbre de Jessé; les manteau et arbres sont d'or. 
couchés à petit point, le reste dei vêlements à point de 
bouture en soie bien fine ;.. . ces ornemcns donnés par 
Louis c'' de Vendôme s'appelle : le petit arbre de Jessé. 
(Vestiaire de I^.P. ileCliarlres.) 

ARBRIER. - Le bois ou fût de I ailialôte porta- 
tive, et lalfùl des engins do place et de siège con- 
fondus loiigli'Mips sous le uièiue nom. 

Depuis ré|)0(|ue de l'Iiilippe-Augitsle jus(|u'au 
Xlir siècle, le support de l'arme de main n'a pas seii- 
sililiruenl changé de foiiue. Li's modilications les 
plu> luitahles se rapporlenl aux dill'érenls systèmes 
de tension qui sont : 

I" (jelui des arcs les plus lailile> par les deux 
mains, puis par un crocliel avec point d'appui an 
moyen de la pression des deux pieds ou d'un seul, 
posé alors ilaus un élrier terminal. 

2° Transpositiiiu du levier sur les goujons de 



l'arhrier autour desquels se meul le pieil di' elièvn' 
arlicnlé cl à lirancdies ilouliles. 

;]" L'adoption d'un appareil de monllle avec pmi- 
lies, cordages et mauiv(dles, dont !<■ lourdes grandes 
arhalèles n'esl i|u'nue variété. 

l" Le cric ou ci-anei|uin à piginin el engriMiages, 
opposé à la n'sistance des arcs les plus foris, el 
opérani dans li's ai'ines de main le maximum de 
lension. 

L'article^ plus élemlu consacré à l'ai'lialèle elle- 
même permettra d'abréger ce qui resie à dire sur 
l'une (le ses parties, .\vanl le \vr siècle on ne con- 
naît giu'M'e celle aruM' cpii' pa[- la nH'nliiin des 
invenlaii'cs. Ils son! à ce sujet foi'l sobres de détails 
et apprennent seulement i|u'on employail à l'aine les 
arlii'iei's di's bois de Inule sorte, lels ipie le bois blanc, 
celui de l'Iandre, l'érable, l'onm^au et l'if de Ito- 
uumie {lloumrlir}; ils élaieiil uervés ou recouverts 
de cuirs tannés, ou d'écorce mouchetée de bouleau 
(niqiictcs) et vernis, enrichis i|U(d(|nefois de pein- 
tures, de devises ou d'armoiries, d'inernslalions de 
juétal, d'os ou de nacre, et plus rarement rehaussés 
d'oi'fèvrerie ou d'émail. (Vest à chacun de ses délails 
i|ue cm'ri'spdndi'nl les cilalions snivanli's. 

1411. — ."il arbiiers vernicez tous neufs pourlesd.ar- 
b.destes. {Ineent. de l'arlill. du Louvre.) 

1421. — Un gros arbrier garny d'eslrier, de clef et de 
noiz, à joues de leton. (/ne. de l'arlill. de /J(on, p. 311.) 

— Une arbaleste semée de llcnrs de lys en l'arbrier au 
dessiuibz de la noix. (Ibid.) 

1430. — 3 grandes el grosses nib.dèlres à tendre à vis 
el à tour dont l'arbiier île l'une est perdu — Ci arbriers 
j;rans pour arbalestres de ïnri|nie. {Iiirenl. de la Haslille, 

p. ;!:!i.) 

1444. — 5(1 aubrieis de bon bois garniz de l'anlscs 
Cordes, de clefs, d'estricrs. (/1/t/(. de la Côle-d'Or, 11., 
lll'J3, r 122.) 

1514. — 3 arbriers garniz de 3 cranequinsde ners. — un 
vieulx arbrier où il n'y a que ung ostrier (/iic. /). l'éclievin 
de l'iiitier.s. — Arcli. île lu Vieuiie.) 

1529. — A lioberl du Mesnil 2()."i 1. pour li arbalestes 
garnu'S de leurs bandaigcs, les arbriers des quelles sont 
semées de bestes,oyseaidx et lleureltes entrées dedans, an 
nombre des quelles il en y a 2 dorées. {Cple des menus 
plaisirs du roi, t° 104.) 

ARC. — Aucun caraclère parliciilier ne distingue 
ses ililférentes sortes en Occident jusqu'au Mil'' siè- 
cle. La forme sinqdc d'une verge courbée s'y ren- 
cnnli'o concurremment avec celb^ de l'arc d'origine 
orienlale, retroussé et à double courbure. Les di- 
mensions seules varient de un im''lre à nn mèlr(; (^l 
demi. .Mais au xiv» siècle l'arc anglais, du typi! pri- 
milif, se signale par sa longueur qui alleint et dé- 
passe même la taille ih; l'homme, lainlis qu'en 
France l'arme de guerre, plus courte el plus cambrée, 
se rapproche de celle des Génois et des Vénitiens; 
néanmoins les traités do vénerie de 1328 et 
de I3SS admettent pour la chasse des ares qui 
nu'sureni près de deux mètres et dont le type existe 
encore aujourd'hui au .lapon. Au xvi' siècle ceux des 
l''r.in(;ais el des Anglais sont d'une mesure sensi- 
bliMuent égale, (^t l'usage de ces d(M-niers conqnirle 
celui du gant à la main ilroile i^l du linirrlel ou liru- 
rihe à la main gauche. 

L'are dit tliK/iiuis à conire-eoui-bes se compose 
quelijuerois de pièces de rapport encornées, entées 
et collées. Sa disposition et les détails de sa mon- 
ture sont restés dans toutes l'.Vsie jusqu'au temps 



ARC 



49 



inoilei'iics tels qu'ils élaient en Occiiient au xv" siè- 
cle. Ou y relrouve, eouimo daus l'exeuiph; ci-j()iut,la 
e.onle de cliauvre filée de soie teruiiuée |)ar deux lon- 
gues boucles en boyaux bridée sur cales. 

Ou euiployail à la coufecliou des arcs l'éraljlc, 
l'aubépine, le noiseliei', le fréue el surtout le bois 
d'if, le plus estimé de tous. 




V. 1070. 



Tapisserie ilc Unijcnr. 




Eji. de Chuiii's Yl. Tiijiisseiie upp. à M. Aiomld. 

I3SS. — A l'ieron de Ste Catherine, pour avoir peint 
;!6 escMclinnnès des armes de la ville sur les arcs — 10 s. 
S. il. (La Fons AvlM. de Lille, p. 7.) 

1367. — l'ajé à Clément, l'orfèvre, pour un poiiclion 
t,'ravé d'un aigle pour enseigner les arcs de la ville 4 s. 
y lien. {Miller, p.l'liisl. du Cambresis, t. XXXI, p. 2,ï6.) 

V. I<i00. - A .1. Malomprel demourant à Mons, pour 
18 douz. de cordes d'arcq à niaing. à 4 s. la douz. l'I s. 
— pour Ifi douz. de cordes d'Anjj;leterre à 5 s. la douz. 
•t 1. — l."> douz. do cordes accatées à Valleucliienni's a 
plusieurs artilleurs à i s. la douz 9. 1 — à .M° .lean 
l'artilleur, pour (i arcs à main à 10 s. la pièce (iO-s. 
à .1. liiainet, demourant à S. GliiUain pour 86 douz. de llec- 
quesque on lui avoit fait faire à f> s. 8 den. la donz. toutes 
cnfiericps, -JS 1. (! s. 1 den. ^Cpte du baillij de Haiiiaiit. 
Arcli. A'. A'., reg. 201.) 

1419. — A J. Melianlt dcuioujant à Arras pour 'JC arcs 
à main an pris de 10 s. lu pièce valent 60 fr. - - h lui 
pour (i'.l cordes pour lesd. arcs au pris de 2 fr. et demi le 
cent val. '.I fr. 6. 6. (La Fons, La Thierttche, 2^' livr. p. 5.). 

GLOSSAIKK. 



1443. — It. <|ue les ouvriers dud. niestier seront 
tenus de faire arcs de bon bois il'if... et qu'ils soient 
bien encornez .. it. pourront faire et vendre arcs île 
plusieurs pièces pourveu qu'elles soient assemblées et 
collées. iOrdiinn. du prévôt de Paris — Monteil, XV S. liist. 
7, note 58.) 



1328. — La première (cbosc) fut que la corde de sou 
arc fust de soyc verde ou autre pour trois causes : la pre- 
mière q>ie la" soye est si forte qu'elle dure pins sans 
rompre qu'elle ne fait de nulle aulro chose. L'autre cause 
est, quand bien assemblée, elle est si singlant qu'elle 
envoie une sayctte ou bougon pins loinj,'... arc de droicte 
mesure doit avoir de long entre la coche du bout d'en 
haut jusques à celle du bout d'en bas 22 poignées estroi- 
tement (2 mètres). (Modus el liiich, I" ."i2 v.) 

1341. — riOI) arcus albos et âOO garbas sagittarum. 
l'relii cujusiibetarcus 12 deu.el cujnslibet garbic aceraliB 
1i den. et non acerata' 12 don. — Pro quolibet arcu aibo 
12 deii. et quolibet arcu depiclo 18 den. (Mandent. d'Ed. 
III— ap. Rvnier t. V, p. 215 et 208.) 




XVI" s. — Arc turqiiiiis. 
Coll. de l'aiil. 



XV" s. — Musée Carrer a Venise. 
A, urc ilétendu; Wli, coupes. 



1448. — Pour estre allé de la ville de Bruxelles à 
l'Ecluse pour aller attendre la venue de 4'JOO quartiers de 
bois d'if que le roy de Portugal a uagaires envoyés en don 
à Mds. {C pie s des ducs de Bourgogne. Laborde, l'■l9'^|. 



ARC .\NGI..\IS. 



1383. 



z'I arcs pams 



la faclion 



d'Angleterre. {Inv. des forteresses de l'Artois j 

1388. — Aussi puet-on prendre les besles i trère aux 
arcz,à l'arbaleslre et à l'arc de main que l'on apelle anglais 
on lurquois... l'arc doit estre de if ou de boïx et doit 
avoir de long de l'une ousche (entaille) où la corde se met 
jusqm'S à l'autre 20 poignées (I^SO). et doit avoir entre 
la corde et l'are, qnaijd il est tendu tous les cinq dois et 
la pannu', large (20'.). La corde doit estre de soye, qnar 
on la puet fère plus gresie que d'autre chose et aussi elle 
est [ilus forte el dure plus que de chanvre ne de lit, et 
donne plus siglant et grand coup. 

... La llf'sche doit estre de la longueur de 8 poignées 
(72 ' .) de long, el de la bosse de l'ousche darrière jusque 
au barbel de la flescho. lit le fer doit avoir de large, an 
bout de barbians, 4 dois, et doit tailler de chescuue part 
et bien alîlé et agiie et doit avoir 5 dois de long. (Gaston 
Pliœbns, ch. 71 p. 256.) 

1401 . — A Jlichelet de Nogent, gaynnier, pour im esluy 
de cuir fauve pour mettre 2 arcs d'Angleterre que la royne 
d'Angleterre a donné à la royne — 10. s. p. 

A lui pour un autre esluy de cuir fauve garny de cour- 
royes et tout ce qu'il apiiarlient, |iour mettre les llèches 
desd. ars — 40 s. p. ('J- l^pte roi/. d'Iletnon liaguier . 
f' 10 V".) 

1480.- Moy qui suis archier, je souhaite 

Arcz d'Angleterre de bel if, 
La llèchc bien ferrée et droite, 
liien tirer cl IVaper au vif. 
(Les soiiltails des Iwnimcs. — /(ce. de poésies franr,, 
t. 111, p. 139 ) 

ARC TUIKJIIOIS OCCIDENTAL ET ORIE.NTAL. — 1332. — 
2 arculins saracenis rum :! sagitlis saraccnis. (/ne. de 
Hoger de Mortimer, p. 35'J.) 

t 



50 



A lie 



1360' — K' 'li'ssu/ le coiivusi'lr («II' la salière! a "" 
liiiiiimi' niuilié lioniiiii' i-t iiloiliù sn'p<-iit et ii l'sics. El tiriil 
ii'i'lui liuiiinii- lin an- ili' Tiiniiiii' l'I rii liait à la svipeiil. 
{Iiir. (le Louis ilWiijuii. 11° 11:1.) 

1433. — l.i' liait di'S Tiii'c/, l'iuiMiit' on purl savoir, 
ii'i'Sl piiiiil fort, ri, ciimliirn i|ii'il y ail ilc fins arcs, ils 
smil coiiitz ciiiiiiiu' on sci'l, l'I leur Irait est coiirl aussi 
cl di'lié, cl se Inmlc le fer tlcilens le liiiis, el ne poiirroil 
soiilTiir graiil cixip... nos arcliicis «i' pounoieiil liicii 
aidicr de leur Irait niais les leurs ne se peiirri>ieiil aidii'r 
du niish'c' pniir les cnllies (entailles) qui sont trop estroites 
el les cordes de leurs are/ sont trop j^rossi'S, ipii sont de 
nerfi!. Kl ne liri'iit poiiil leurs arcliiers si loiiig à lieaii- 
coiip presque ne font les nosires. (Uertr. de la llroiiuiére. 
Vuij. d' nuire -mer ms. Htbl. /Ii<7ie/., 'J0W7, (" iHt.) 

1553. — Les arcs des Aralies resscnilileiil niienx aux 
grecs qu'aux arcs liirqiiois; car les Turcs d'.Vsie porti'iil un 
petit arc liien troussé, lorl coiiilic et tenilii liiini roidc ; 
mais les arcs des Crèles eslaiis de deux siirles. ceux ciu'oii 
l'ail à Spliagie avec des cornes de lioiic-cslain, et ceux 
qu'on fait en Candie avec des cornes de lioiilles sont plus 
^'laiiils ipie les Ilirqiinis, aussi oiil-ils à lalie de [dus loii- 
r|iies el ^.'lusses lloilies tout ainsi (|iic ceux des Arabes 
qui les ont grands, aussi leur l'atit user de grandes llesclies 
an contraire des l'iircs qui les oui petites. El les arcs des 
Tarlares el Vall.iqin's siirpasseiil tons les susdit/, en lar- 
;;eiir et longueur, toutes l'ois sont faibles. 

Tous les susdits arcs n'ont que faire de hracieres ne de 
i:aiids comme oui les Auglois et ceux du llr)''sil el autres 
qui tireiil avec nu arc de bois. Les Tiii'cs, Crêtes, .\ralies, 
'l'aiiarcs, iisaiis des arcs colez n'ont point de gands en 
tiraiil de leur arc, niais au lieu se servent d'un petit 
anneau d'yvoire on de corne ou buis. Les plus suiiiplueux 
cr. poiti'ut d'or et d'argent sur les quel/, ils font 
plusieurs mai'r|uetories, a\ec des pierres liiysantes par 
dessus, qui tiuitcs fois n'est invention moderne aius très 
antique... tel anneau que le' lurcs ont accoiistuiné de 
porter au pouce quand il/ tirent de l'arc est lolalemcul 
semblable à la Inelte. (Itelon, Siiiguliirilés, 1. 2, cli. 8'J.) 

V. 1560. — Une dou/aine arcz liiriiuois fournis de 
llesclies (piuir rarmcmeiit d'une g.ilére) peuvent valoir 
iiiig esiu sol la picce(S(olomie.i)/.s. cit. }n\, Ghss. niiut., 
p. 160.) 

1576. — Uiig arc luri|uoy de cottes de lialleiiies, eu 

l'orme de croissant. {Inr. du chat, de A'oiiie.iij, ir -llW.) 

1598. — 3 arcs de corne eu façon de Turquie, un 

rouge et les autres noirs sans cordes, iliir. du chat, de 

Méntc, \<. 18.) 

ARC D'.MUî.M.KTli. — Les ilévi'ln|i|ii'iiiiMils de l'ar- 
licle Arbdlètc laisseiil |ieu de eluisc à ilii'e sur sa 
partit! priiieipalo; noaiiiiioiiis inieli|ues ilcluils coii- 
sjo-nés dans les Icxics suivants niL'iileiil (rèlrcsij,nia- 
Ics. 





de lii'iry, sur le doux de l'arc, el a cscript sur led. arc : 
l.e leiiiiK retidni, et A noix de cuivre (/lie. île l'iirtill. du 
chat, de lllois, p. ;1I2.) 

1431 . — l!iie arbaleste d'acier ivrée sur l'arc à petites 
branilies d'arbres. {Ibid, p. 313.) 

1430. — i graiis ars de corne, les arbriers séparés 
l'iiii de l'autre. — 11. demie douzaine de vielz arcs d'ar- 
balestre d'if avec les arbriez séparez l'un de l'aulre el 
sont de petite valeur {lue. de la Itaxlille, p. 33'2.) 

1455. — Ces gens (li'S Bavarois) sont bous arbalcstriers 
à cheval et à pié, et tirent d'arlialestres de corne ou de 
nerfs qui sont lionnes, seiircs et fortes, car ils lie rompent 
point; et li's arbalestres de bois et les arcs sont autres, 
ilz (ceux de loiiie) ne roiiipent cpiaïul elles sont gellées; 
et pour ce les font de corne... el plus fait froid, plus 
sont fortes (Cilles le Bouvier.) 

Mil'. ICMI'OINTIK. — Nom nt'iii'i'iil'"' '''' '"'■'' '''p'"' 
(|ii(lli's iju'cii soii'iU la l'orme et la place. Il s'af^il ici 
(le deux piliers avec eoiilreforts adossés, sup|iiiiiaiil 
cliaeuii les nervures d'un arc doiilileaii el les deux 
ares ilia};onaiix ou mes auijives, siiiv:iiil raiicieiiiie 
el seule véritable aceeplion du iiml. 

1400 — En l'aulre costé de lad. cliappelle. . . sont 
csli^ie/ 2 pilliers estr.iyez et 2 dosserez i|iii portent 3 arcs 
enipoinlie/, bouez à iiiig lez el à l'autre, .les (|uelles arcs 
suustieniicut les combles d'icelle église el iliappelle. 

II. A Jiicaiinin Malorrc, cliarpcntier. . . 3 |ictiz cintres 
de bois pour faire les 3 ars einpoinlicz qui portent le 
cusié de lad. cliappelle devers l'église, au pris de 8 s. par 
pièce. (Cple de la cliop. de .S. Pierre en Chastres.f. 53 
el 83. 

Alir. TIERCET. — SyiiuiiyiMc du précédeiil ; mais 
plus riooui-eusemenl applii|ué à l'are aif,ai dont les 
courbes ont pour centre un point pris sur la courbe 
((iii lui esl oppcisée, de façon à y inscrire 1111 lriaii^;!e 
é(|uilaléral, on dit aiijoiiiiriiiii licicclin. 

1600. — Nos François appidlent plus volontiers escu, 
l'arme delVcusivc qui se porte au bras gauche quand cet 
eseiiestoit carré par haultet pointu psr bas, en arc tiercel 
(Cl. Kauchet, O'i;/. el tiiiliee,p. 38.) 



XV' s. — 2 Arc.i d'arbalète eu bois. Coll. W . lîiggs. 

1411. — .'iSars viez de cor, à arlialcstcs, de petite va- 
leur, tant à hausse-pied comme .i pié. {lue. de l'urtill. 
du Loutre. 

">I8. — L'ue grosse arlialcslc aux ariiie* de .Mon..ieur 



AUr. V.VITIS 
1260. 



Are OL'ive. 



ARCELÉ. 



Trois portes en la vileavoil 
A lonrelles et ars vautis 
Si avilit . 1 . pont toiirneis. 

{Mess. Giiiivain, v. IT'.ii.i 

— Teiiuiné par des arcades, c'est la 



riiiMii' I iiiinue sons le nom di' ((nalrefeuilles. 

1360. — N" 033. Vu dragouer doré, tout plain, et a 
uil esiiiail d'une eroiz arcelée et sous chascun arccl a 
un oiscil, et ou quariefour par en haut de lad. croys a une 
rosette — et poise ru tout 9 m. ."> 0. 12 den. [Inv. de 

[.unis i^WlIjdU.) 

ARCELET. — l^ercie mélallii|ue servant à relever 
le dessus ou les côtés de la coill'ure des daines. 

\\V s. — .le les conseill 
donnez, vestemens, passe 

leures, vcilugalles et aulties inliuics dissolutions de parc 
mens (Lu ciiiiijdaiiirir de M le c... poés. fr. dr.s xv et 
xvr s., t. H.) 



le laisser ses pompes, désol- 
ions , arccdelz , descbiiiiic- 



ARCHAIS. 

1 170. 



•llui à niellre l'arc de l'areliei-. 



1,'aii'hez siMil priiuiers iessus 
Dnii a chcscun son arc tendu 
Conire el arcliaiz al lez pendu 
... Conire, emplir, arc encorder 
Cuir oriMil ceiiilz et aixhais. 
Iltom. de Itmi., I. Il, v. llG2f. et I28I2.) 

ARCHAL. - Les l'onlesde bronze liraiil sur laenii- 
leur de l'or et le cuivre jaune en particulier oui rei;u 
le nom t\' nuvicalqiie , d'où est venu archal. Dès 
le xio siècle on trouve ces niétau.x consacrés en 
Allema'Mic à loules sortes d'usleusile,s, à des vases, à 



Al'.ClllKKK 



51 



lies ui'iii'iiit'iils (l'église, et le livre (rKlieiiiH' liuileaii 
nous a|)|ii'eii(l iiii Mil" siècle coiiiiiienl rimliislrie pa- 
i-isieiuie s'en était ilisiriijué l'eiiiiiloi. (Vov. AlltAlX et 
Al IIICAI.UUE.) 

xir- s. — Hyram relist vaisselle de meinte baillie, poz 
et clianes et piclieis, et furent tuit «le archal. iLe liv. des 
/fois, '2.-)(;.) 

V. 1300. — Auricalcuni. Arcal. [Vocab. ms. DM. Ilkh. 
7G'Ji.) 

xv s. — Auricalcum. Arcal. ou escumc d'or. {Vocuh. 
(le Lil'e.) 

XV" s. — Auricalcum. Métal ressemblant .i arclial. 
{Voctth. ms.. Bibl.Rich.,l(il^.) 

ARCHEBANC. — Banc dont le siège est l'uinié par 
lin cuH're. 

1425. — Faire deis archiban ^isdites tors et portes 
ont seraz de iiécessitey, pour enfermer les cbonscs qui ap- 
|i;nlienilri)nt eisdit ina^erav. iArch. de Fribourn. /"" Coll. 
de lins. n"3il, l" ?9.) 

1426. — Art 23. Viif banc appelle archebant. {hif. du 
Chili, des Ituti.i-, rh. 1, p. 131.) 

ARCHEGAIE. — llemi-lance d'archer, javelot léger 
et aussi la lance des stradiols ferrée anxdenx bonis, 
voy. z.\i;.\VE. 

1370. — D'archeyaie qu'on gette et lance. (Eust. Dcs- 
rhainps, Dali., édil. Crapelet, p. l3i!.) 

1386. — Pour franges, cordeaux, boutons et Iiouppes 
de soie pour i arcigaies pour le roy. liO s. 1. {Cples de 
l'écurie du roy, (" 87 v".) 

1396. — .le, Onillerniu l.anbier, artilleur du roy 
N. S..., ronfi'sse avoir eu et recen... K nri'biguaies, 
7 sans fers et une ferrée. (IlibI . riicli. (Uib. des titres.) 

1409. — Kt portoit derrière luy (te roi) ung de ses 
pa^'es inie moult belle salade d'acier et une arcliegaye. 
(Monstrelct, I. I, cli. 63.) 

1411. — 2 grans fers d'archesgayez — un fer pou[' une 
arcliegaye. {Inv. de l'écurie du roi, (" lU v".) 

1414. — Le suppliant, d'une liarsegaye ou demi-lance 
frappa par la poitrine icelbii cavalier. [Arclt. J.J. 107, 
pièce 333.) 

IS75. — D'armes offensives ils (les nègres) ont des 
assagaies, ascavoir des dards très légers lesquels ils scaveiit 
darder et subtilement et de grande adresse et le fer des 
ijuels a deiiiy pied de long et plusieurs iietites pointes et 
comme crocbets i|ui sont fort dangereux à tirer de la 
liiair. (lielleforesl, Cosmojr., part. 2, col. 1918.) 

1600. — Les cstradiots. . . ont des manches et gants 
de maille et la zagaye et arcbizagaye au poing, longue de 
12 pieds. (Et. Hinet, Merv. de la iiat., cli. 17, ^2(5.) 

ARCHELET. — Bague, virole. 

IS73. — N" y4. 2 granscoruetz d'yvoire antiens ayans 
chacun 2 archelelz de cuivre doré. (Inr. de la Ste-Cha- 
pelle. } 

ARCHER. Avaiil C.iiarlrs Vil, l'an lin' porl,' le 
pelit liaeinet remplacé sous sou régne par la salade, 
le jacipie ou la brigaudiiie, le harnais de' jaiiijies, 
c'est-à-dire cuissots, genouillères, gi'èves et solerets 
pour les cavaliers, les gantelets, la longue dagne, el 
la longue épée à deux mains, enlin l'are avec sa 
trousse et celle des tlèches dont l'usage remonte au 
moins au xii'" siècle, (voy. Alir.iiAls et Coi liiK). F/éta- 
hlissemenl des francs-archers à cheval de 1 li8 à 
répo(|iie lie l'iaïK'ois !" ne modifie ce coslnme (|ne 
dans la mesure des progrès qu'apporte le xV siècle à 
la partie défensive de l'arnienient. 

1448. — 28 avril. Pour le plus aisé et au moins de 
cliaige par nos subjeclz, que en cbascune parroisse de nos- 
trcd . royaume, aura iiiig archer qui se tiendra continuel- 
lement en habillement suffisanl el armé de sallade, dague, 
C8pée,arc, trousse et jaques ou Iniques de brigandines, et 



seront appeliez les francs archers. {Lettre <le Charles VII, 
Isambert, /{ec. des anc. loisfranr. t. IX, p. 170.) 

1448. — Les archiers portent lianioys de jambes, sa- 
lades... gros Jacques doublés de giant foyson de toyiles 
ou brigandines, arc on poing et la trousse au consté; et n'y 
use l'en point si communément d'arbalcstres comme es 
autres lieux, excepté pour garder les places. 

It. Les archiers les (épées) portent longues, Iranclians 
comme rasouers, et sont à 2 mains, et ont dagues plus 
longues que les hommes d'armes ne les coustillcux et 
tranchent aussi comme rasouers; et portent arcs d'if et 
tlèches de i palmes ou i palmes et dcmy de long et plus 
et les fers à 2 tranchants en forme de barbeleurc. (Du 
cosl. milil. franc, édit. Belleval,p. i.) 

1469. — Coliiius Hocliede, sagitarius fiancus dicte pa- 
rocliie de Boulonera (Bouloire) : 

pour toutes choses qu'il pourroit demander ausd. pa- 
roissiens du jourdiiy à ung an révolu, tant pour brigan- 
dines, salade, gantelez, gorgeiy, arbaleste, trcct, aucton, 
propoint et aultres habillemens qui lui seraient néces- 
saires. (Marché avec la parr. de Sargé.) 

V. 1470. — It. a été ordonné que tous les francs ar- 
chiers que l'on mettra sus de nouvel, soient habillez de 
Jacques, salades, gantelets, espée, dague et voulge ou autre 
batton dont ils se sauront aidé, el ceux qui sont desjà en 
habillement de brigandines à comliliun que quant elles 
seront rompues et gâtées on les habillera de Jacques. (Or- 
donn. des francs archers. Cil. Daniel, Mil. franc., t. I, 
p. 217.) 

1474. DelTendons que plus ne soit laissé es mains ne en 
la possession desd. Francs-archers, eiilx estant en leurs 
maisons et en temps de paix : espées, voulges, picques, ar- 
balestres, traits, brigandines, hoquetons ny autres choses 
quelconques servant à leur habillement de guerre. (Ordonn. 
des rois, t. XVIII, p. 73.) 

1559. — El pour ce que à présent les arcs et arbalestres 
ne sont en usage ne deffense, avons ordonné et ordonnons 
que toUî les arbalestriers et archers seront doresnavant 
tenus porter harquebuscs au lieu des arcs et arbalestres. 
{Ordonn. de Charles I\, Félibien, Hisl. de Paris, t. V, 
p. 290.) 

1600. — Ces archersdu corps, pour ce que du temps de 
Charles VII ils avoient des hoquetons couverts de paillotes 
ou escaiUes d'argent doré, qu'on souloit appcller orfrais 
pour ce que les orfèvres les foisaient, pour les employer 
sur la broderie et les devises du roy, prirent le nom d'or- 
faverizez, comme les appelle Philippe rie Commines, à la 
dilTérence de ceux qui n'en avoienl point. Laquelle ma- 
gnificence fut suivie de nos roys successeurs dud. 
Charles VII, quiont changé les armes desd. archers en hal- 
lebardes pour ceux qui servent à la cour. 

Mais à la guerre ceux qui durant la paix ont des halle- 
bardes portent des lances et sont armés connue les archers 
d'ordonnance, et aucuns des quels depuis quarante ans 
portent des harquebuzes. (Cl. Faucliet, Orig. des dignités, 
p. 43.) 

1644. — Le blason de l'ordre (de l'Etoile) estolt une 
estoile pendue à un collier d'or avec cette devise « Mons- 
trant regibus astra riain » qui devint si commun qu'il est 
demeuré pour gage au chevalier du guet et à ses archers 
qui l'ont encore aujourd'hui sur leurs hoquetons. (Coulou, 
Hirieres lie France, l. I, p. 13.").) 

ARCHET. — Petit arc. 

1400. — It. En l'autre pignon de lad. cli,ip|iclle aune 
huisserie bouéeel couverte dun lintel revestu d'un archel. 
Et si a une reprinse pour asseoir ung ymage, el aux 
2costez a2e<eus arnioyez des armes de Mgr. le duc (dOr- 
léans). (Cjilede la cliap. de S. Pierre en Chaslres, \>. 53.) 

1560. ■ -.\ François Dujardiii, orfèvre dud. Sgr. (le roi) 
pour la façon cl argent d'un archet a ung gaban dud. Sgr. 
— 25 s. (3= Cpte roij. de D. fJlandin, (" 147 v".) 

1580. — Elles couvrent la leste de leurs nouriçons 
couchés dans le berceau, d'un archet d'osier, et un linge 
pardessus. (Anibr. Paré, XVII, 2S.) 

1 607 . — (Couvert et garny de damas l'archet du berceau 
et chamarré de clinquant avec des franges allcntour. (f^ple 
roi/, de P. Lerimr, f" 14 v".) 

ARCHIÈRE. — Soupirail, nn'iirli-ière el plus spé- 
cialiiiiiiil uni' pelile ouverture circulaire avec èhra'- 



5-2 



AIlCIIlKltK 



sèment qui servait en cas <le défense à lancer îles 
(irojectiles. 

13^6. — Ou mur qui se fait denniivelùscncslrc joingnaiit 
lie l;i sale sera faite une arcliien' qui dnnra jour et clartt' à 
la voile. . . 11. rn iii'Uui nuir inesiui^s, :issi's jirès île la Iniir 
.sera failf une autre arcliiere qui puisse ilunner cljrlé à la 
cave... It.eu cliascuH coslé ilu mur oud. ostaj^e ou milieu 
avéra une fenestre qui ne sera pas Irnp liaule, mais sera 
lar^te pour traire de lune el de travers d'uiic esprinjiale. — 
II. eu cliascun custé de fenestre aura une liiiehiere pour 
Iraire. d'une arbaleslre. (Trar. i/u clidt. de Deaufurt en 
Valli^e. Arch. A', rej. I Ul, n" 38.) 

1432. — A Odinet Troissols, chappuis, pour 3 journées 
de sou uieslier à faire les canonnières ou archieres de la 
barrière de l.i porte Guillaume, et faire l'eucliassement de 
bois pour csprnuver les venglaires — 5 gros. {Airh. de 
la CoU-<tÙr. liarnicr, AHiU. de l'ijon, p. 'J.) 

1644. — D'azur à un cliasleau ouvert d'argent, mas- 
souiié de sable, le feneslrage et les arcbieres de gueule. . . 
les archieres se prennent pour ces ouvertures fendues el 
rondes par le milieu, par oii les areliers aulreslois déco- 
choienl leurs d.iids el leurs flèches. (I.a C.nloinlMire, l.n 
science heroKiiir, \>. I9i.) 

ARCHITECTEOR. AnciIlTEf.TE. — Le ninyen ;i-i- a 
élevé ses nuiiuinieiils sous la conduite et par les 
mains de ses niaitres-d'ieuvre. Il a|ii)arleiiait au 
Wl' siècle de décorer les siens du litre plus |)oni|ieux 
d'architectes en empruntant à l'aiiliiiuili' iiii ternie 
loul au moins oublié. 

l'arnii les aiu-ieiis te.xles oii se rencontre ce néolo- 
gisme on remaniuera que le premier en date s'ap- 
plique à un Italien établi en France, au service de 
François \'' dés la première année de son règne, 
après lequel le mot architectenr ne larda pas à 
prendre sa désinence moderne. 

1530. — A Dominicque de Courtonnc architecte'' en 
don : la somme de 901) I. pour le recompenser de plu- 
sieurs ouvrages qu'il a laitz depuis l.î ans en ça, par 
l'ordonnance el le commandement du roy, en patrons 
enlevés de bois, tant de la ville el cliasleau de Tournay, 
Ardres, Chaïubort. Patrons de ponts à passer rivières, 
moulins a vcnl, a chevaulx et à gens elc...,(/lre/i. J, cart. 
9(;0, pièce 69.) 

1558. — l.'i juillet. M' Jehan de Lormc a aparu lettres 
du loy, par les quelles est commandé laisser jouir el 
exercer l'csUil d'archilecle el conducteur des basliiuenls el 
forteresses de ce pays, en absence de l'hillebert de Lonne 
son frère, auparavant pourveu dud. estai. (Rég. de la 
mairie. Verger, Arch. cur. de Nantes, t. 1, p. 33.) 

1559. — A >r Uegnoulx, aichileeteur et sculleur, 
i(î cscus d'or soleil, valant fjo I. pour avoir l'aict une 
ligure en pierre d'.Apremonl en forme de Justice, laquelle 
il a rendue saine el eulicre en la maison de lad. ville. 
(Girardol, Les arlistesde Bourges. Arch. de l'art, franc., 
•J' sér., t. I, p. i.îS.) 

ARCHITECTURE PRIVÉE. — l'our la période féo- 
dale il existe des comptes et des états d'objets plus 
ou moins précieux composant le trésor des églises 
ou le niobilierdcscbàteauxetdes habitations privées. 
Ces inventaires, dressés pour la conservation ou la 
transmission de richesses parliculiéres ou piilili(|iies, 
sont une mine abondante pour l'histoire de l'art et 
des industries de tout genre ; mais les œuvres con- 
slruiles ont nialbeureuseuient échappé à ces recher- 
ches niiiuitienses, et nos iiioiiuments anciens n'ont 
jamais éTé, si ce n'est à une époque relativement mo- 
derne, l'ohjel de ce qu'on appelle aujourd'hui une 
monographie. Exception faite pour quelques frag- 
ments des historiens de lîyzance, celte lacune reste 
à combler, el à défaut de traités spéciaux et contem- 
porains sur la matière, on eu est réduit à quelques 
débris de mémoires, comptes de travaux, marchés ou 



devis descriptifs qui seuls permettent de reconstruire 
la terminologie arcbileclurale de celle époque, el de 
snbstittier à des noms modernes, dont le choix est 
souvent fort arbitraire, ceux qu'a consacrés un long 
el ancien usage. 




Fin du XV' s. Maison a IVnicHi/. D'après A. Verilier. 

C'est dans ce but qu'est placé ici un curieux docu- 
ment du XV' siècle auquel la ligure d'une maison de 
celte éjioque pourra servir en i|ueli|Ue sorte de COBI- 
meulaire. 

1459. — A Picrot Merel, Masicn de Cambray cl Collarl 
Goden, carpciilicrs, pour le bos par eulx livré et œuvré 
de cai'penlrye en i'édifruatiou et esleigenienl de une 
nocfve niaisun qu'ilz onl faicte cl assize... à l'un des 
touques au marché au bled, rue du l'ont amant, purtans 
de longheur par dessoulz, ou lez dud. marchié 17 pies et 
sur lad. rue du l'on'. 12 pics de larglie ou environ. — Et 
lad. maison édiffiée à 3 estaigcs ouvrez à tringles et à sal- 
ives d'cstaus, d'estaige à autre de 9 à 10 p. en haulteur, el 
tous lesd. cslaigcs en paroirs, devantures et plaiicquiers, 
avoir estoffé d'esteaux, corniers, posleaux, avoyc, ligueulx, 
listeaux vollans. lisleleures, poullrcs el gistes ,el led. plan- 
çaige couvert d'aisselles jointes, feuilyés et croisyéscom il 
appartint selon le teneur de le devise — El le nomhlc au 
deseure du grenier où a 3 pies d'eueuviemeiit, fait à 
3 pignons leur (la oii) a i faulx rains, eslofé de panes, 
quevrions, wisiiies, sousquevrions, ventrières, gambcs de 
forsc, cassignols iiinuvans, souffesle, croisures el feste bien 
el sounUaininent, ol toul le bos de lad. oeuvre qui se dé- 
luonslrc ou mil par dedans et par dehors, avoir corroyé et 
plané. — Ensemble l'ail autant de huis, feneslres el clos de 
banuquiers, tant bas comme haut que ausd. cstaiges, 
pignons el f.iulx rains, a esté nécessaire; el les gatiUcs 
desd. huysseries el feneslres tournés el vuidiéz meismc 
lavesty sur les pareinens de di'hors, taillés à fachon 
d'anssedc panier, mis entre- buulv dopoultres audessoubz 
des sallyes. 

Avecq, avoir fait en icelle maison une montée de bos à 
vis desgaucbie, souspeudue et close de bancquiers, qui 
sert à monter eslaige en eslaigc. — Pour toul le quel 
ouvraigc de carpenterye faire bien el sounîsaiumenl, 
comme sur ce faire fut marchandé en tasqiie là piix fait) 
à cry et à rabais, ainsi que leur deinoura l'eriuc après 
candeiUe eslainte en halle pour la somme de 58li liv. 
luounaie de Flandres. 

Aussy, pour la seurelé et contrcpoin de led. oeuvre, 
avoir làillié el fait inoiiller par un hugier loules les gan- 
lilles des|liuysscries el feneslres d'iceile maison, lesquelles 
ganlilles'ils ne debvroul fors seulement vuider el louriier, 
faire arques de taille aux lestes des loyens à qiieulle |iar 
dehors. 

A Villanie Lcjosne, maiebien, pour avoir taillié de bon 
cspinchaige '2 longues pierres de griès de 6 pies ou en- 
viriju, de 12 a 15 paux de let, les arestes, chanflraiiit 
par deseur qui font sailliz aus 2 huysseries bas de lad. 
maison... icelle basse, avjir taillié de nette laille à 
nachelles, voucheaux, enibassemenls, fUlels el foelli sur 
2 sans pour les balées desd. huysseries. 



AliCON 



53 



Aud. Willame Lejosne, poui' avoir laillié de nette laiUe 
i liasses, i corbeaux et i chiinaises à fiUet, nachelles et 
voiiclieaiix pour l'estoHenient de "2 quejninées servant aus 
rnmlires première et secoTide lie lad. maison — iO I. 

A maislre Pierre Ovrard, corro5(u' pour... 3 bannières 
d'arain estotîées de buises comme il appartient, chacune 
de 7 pans de haut et 7 pans de larghe, pour mettre au 
bout (les verghes de fer ensuivant les heuses, pignons et 
comble de lad. noeuve maison. 

A .lacmart (^andirelin, l'èvre, |ionr poslies de ferraille 
qu'il a livreis. . . pour les 2 foeuillès de l'huysserie d'icelle 
maison pour l'uis coppé au lez sur le marclïié, pour clous 
à rosettes, pour ung hurloir et une serrure à clicrpiet. 
{Arcli. de Douai. Cplen de lu ville.) 

ARCHITECTllRK DE i.A Uenaiss.^nce. — .1,. niilc un 
nom l)iou niodeslc donné anx iinilalions do l'art an- 
li(|iio (lès los iircniiors il(''l)uts de la renaissance fran- 
çaiso. 

lii-SS. — It. Les i chaises de Dieu le Père et Dieu le 
Fils seront d'iir, d(^ plus grant façon ijue n'est pas le 
patron, comme miiroiinerie romaine, et eurichy de paiu- 
tnre comme pierres pr(;cieuses, et au tresdoulx des chaises, 



un drap d'or d'azur. {Marché avec Coppin Delf. — Méin. de 
la. soc. arch. de Touraine, t. XX, p. 37.) 

ARÇON, Aitçd.N.NiKnE. — Lt>s parties élcnées en 
ayani cl en arri(jre du siègt! de la selle et qui s'y 



ayani cl en arrière du siège de la selle et qui s y 
rallaclicnt par des arcs de soutien. La pi(^'ce de de- 
vant prend los noms de pommeau, chapelle, arcade 
de i/arrot, et celh^ qui lui est oppos(3e conserve tou- 
jours celui do troitssci/uiii. 

siècle, les arçons de- 





Fiii du XIII' X. — Ivoire de lu haute Italie. Coll. L.Carraud. 



V. I 160. 



V. 1225. 



D'ivoire furent li arclion 

Bordé de pierres environ. 

Par liens furent d'or adouh('' 

Et a flori'tes oiselé. 

(.\H<i et l'rophelias, ms. 7191, f ll-t.) 
La selle oi( elle seoit valoit tôt l'or morgant 
Un roy d'outremarin, (:|ui fn uez d'Alixant. 
Les arçons en esloicnt de fin or ruujoiant 
A pierres précieuses en orpiment séant. 
iFiiulque de Candie, p. 11)0.) 




V. 13H). —Bibliolh. Riche!. mK.jr.,n' 78i, fo M v" 



1339. — Pour Mons. (le connétalite d'En) une selle de 
coursier à parer. Les arçonnieres devant et derrière de 
pilleuilles d'argent férus eu tas, en manière de tuyaux, et 
sur les carrefours d(^sd. pilleuilles, chastons, et ou millieu 
desd. ar(;onnieres un dieu d'aminirs vestu de drap de soie. 



après le vif, les mains et la teste d'yvuire, et les ailles 
d'orfaverie, et tient un rouleau d'esuiail assis sur une ter- 
rasse de veluel, et de chascun costé du dieu d'amours a, 
l'un un bergier et l'autre nue bergiere, vestus de drap de 
soye, les testes et les mains d'yvuire, et sur lad. terrasse 
nKJutons d'yvuyre q((i paissent, et delèz la bergiere un 
chien d'yvuire, et la terrasse (^stincelée au mieux que on 
peut, après le vif, et garnie du surplus. (Cpte du conné- 
tuhle d'Eu, f" 3 v».) 

1341. — Pour Mgr. le connestable, une selle de palle- 
froy, de la taille d'Alemaigne, les arçous ouvrez tout à bout 
d'os, bien et netement, garnis de fueillelles faites au vif. 
Les ar(:onnieres devant et derrière d'or de Ohippre tissu, 
et sur le champ, bcsles d'yvoire de rende taille garniz de 
fueilletez d'or, férnz en tas, et d'oysiaus de brodeure. {Id., 
f" 4 V.) 

1385. — A Jehan de Troics, sellier, pour 2 selles pour 
le confesseur du roy et pour son compagnon. Les arçons 
devant et derrières honcés de cuir noir, ouvrez de fierons 
enlevez de pourtraictiire, et le champ féru d'un greuet. 

Au même. — Pour nue selle de palefroy (pour le roi), 
les arçons devant et derrières de perles et de tniaux, ar- 
moiée des armes du connestable de France, Les hors devant 
et derrières et les armes de fin cuivre de hanlte taille et 
de esmail, componnez etaruioiez desd. arnie»et tout dorer 
(le fin or. 

Pour une selle pour le corps du roy, les arçons en la 
(naiiierc d'une selle à jouster, close fermant à charnière, 
couverte de cordouan vermeil, ouvrée de pourtraiturc, 
cousue d'or et les arçons devant et derrière cloez de doux, 
de lal(ui et de feulletes volans. (Cpte de l'écurie du roi, 1^(10). 



u 



aucon 



1402. — liie si'Uc lie lia(|ucMii?r, coiivcile de (lra|i »erl 
il'EiiijIeloiTe il ohovauclier île r.islù, l'arçon ilr lail. selle 
couvert ilevaiil <le lor noir el l aille à liosleaiix d'oz blaiiir 
rii-hemeiit.. . laiinelle selle fu donnée {par le loi) à inad. 
de Oamaclics. ^Cpte. île l'écurie ilu roi, T 75.) 

1403. — {traduclion.} Arl. i. Que l'arçon île la selle qui 
se mettra en ouvrage neuf .«oit bien sec el soit bien fermé 
dan< les joinlure*, lesquelles seront bien emoUées de 
bonne colle entre les 2 joints et réunies avec bonnes 
riavetles de fer, et réuni qu'il soit et seebé, alors qu'il 
soit bien retouché du mieux que l'on pourra. 

.\rl. 3. Qu'il soit bien nervé dessus et dessous ainsi 
qu'il apriarlient, el dessous qu'il soit eonverl su? les ner- 
vures aliu que la sueur des clievanx lie détrempe pas les 
nervures et cela fait, avant que de se mettre en œuvre 
qu'il soit visité par les balles... 

Art. .1. (Jue tel arçon soit ttarni par dessus ou de cuir 
de vacbe ou de eonlouan on de mouton bien préparé et 
dessous qu'il soit doublé de toile vieille, caria neuve ne 
prendrait pas la colle ainsi qu'il fait besoin, et après, 
doublé de peau de nioutou snt'tisaininent... 

... Art. 1. Que l'arcon soit ^jariii de besans de fer cl 
soit dans iliaque liesan nu bon rloii de fer (Slat. des sel- 
liers lie l.iinofies.) 




I is:î. 



Ilihhiilh. Ilichel. ms. fr , n" l-J. f l'.l9. 



1455. — A Jclian [.essayeur, orfèvre de Mds... avoir 
baillé el livré le cuivre de la garniture de l'arçon de la 
selle iieufve de mad. la ilucliessc, el icellui taillé et es- 
maillé à la ilevise de lad. dame — I H) s. t. (1"' Cpte 
(l'hùlel du duc d'Orléuiis, pur A. Uumijen. f" f.) 



.Vllaclié à l'aiili' île lirn- 



ARCONNÉ KN DROGUE. 
elielti'S pnnr rnlir. 

1393. - l'inmez (le cygne) comme 'un poucin on une 
oé, escliaudez ou reffait; einbrocliiez, areonnez en quatre 
lieux, et rôtissiez a tout les pies el le bec tout entier cl 
la teste s.ins iilumer. (Le ménnijier, t. Il, p. 183.) 

ARCOT, .\U('.of. Voy. akciiai,. 

1635. — Lctun, cuivre faitis, cuivre blanc, enivre 
jaune, oriclialcum. — Le cuivre rouge mélangé avec la 
calamine devient jaiiiic, se cbange en arcou. (Monet.) 

1723. — .\rcot. Nom que les fondeurs donnent à une 
sorte de inétail qui n'est antre chose qu'une espèce de 
poliii. (Savary. i 

ARDOISE. — Si dans le voisiniiije îles earrières 
rrariloise evUe |iii"rri' a pu èiro fm|iloyéo à uni! ('|io- 
(|iio fnri aiieieiiiir, la iiiaiiièi'e dont on la iloliilail au 
Mil'' siècle Ile jum'iiioI pas île supposer iiu'ou la pré- 
férât à irautros seliislos il'uii lrans])()rt moins coû- 
teux. Les couvri'l lires île ce temps sont en ell'el 1res 
massives cl leur poids iliiiiinue ilireetemeMl eu raison 
(le leur àpfc eomnie leur résislaiiee. (jueliinis rensei- 
gnements font connaître îles lieux ilorigiiie, il'aulres 
fonslalent l'emploi de l'anloiso comme lablctle à 
écrire. 

1379. — N" i'IJI. II. i ardoises cncliassécs en 2 aiz 
d'argent; pes. a tout les ardoises im. I o. 5 est. {Vendues 
parCh. Vl, en 1117.| 

N'199fi. Une ardoyse en un estuy de cuivre. (Inrenl. 
de Charles V.j 

1409. — r.olin Lcroussel de fourlaville, carrieur de 
pierre anloize... confesse avoir receii la somme de 10 1. t. 
pour 10 milliers de pierre ardoise livrez au chastel de 
Chierebonrg. (Cptes rec. p.Monteil, ms. Arch. KK., rég. 
1339. pièce 16.) 



1 1530. - lliig estuy de cuyr boully on il y lî ardoises. 
ilnv. iluvhùt. deNancii^i" 37 v. ) 

1539. - Ahiicus - tablette pour compter comine un 
fait sur les ardoises. {Dicl. de Rob. K>lieuiie.) 

1553. — t'.liaslcauroux (baillaged'Kiubrnn) — de là vien- 
iicnl les ardoises. (La guide des cliem. de France, p. 174. 

1575. — Au dedans des carrières nù l'on lire l'ardoise 
au pays des Ardennes, il se trouve dedans l'eau, parmy les 
ardoises une grande quantité de marcassites qu.irrées iiatu- 
j relleiiient. (l'allissy. Des pierres, p. 28i, édit. A. Cap.) 

1616. — .l'ctois ces jours chez un orfèvre, au bout du 
pont neuf... l'orfèvi'e prit son ardoise et l'autre se mil à 
dicter ce qu'il voulnit... je bus. ilil.il, iiits armoiries. 
(.lir»(. du tiiiron de Fœnesle, p. i."):!.) 

AREIGNE. — (Irillafje eiunposé ilr lilii;;lrllrs île 
fer se réunissant à augle ilroil el iiiiiiili' sur eliàssis, 
pour proléfjer îles verrières. 

1386. — l'our lesjornées de i eiiduiseurs, pour enduire 
la sale duil. cluistel (de Poitiers) pour cause de ce que le 
premier enduit avoit esté dcspecié par les chalVau.'i qui 
birent faiz pour drécierics araignesde fer qui sont devant 
les fenestres croisées de lad. sale par devers les jardins 
— liU s. (Cptes des Itiitim. du duc de Berri/, (° il! v".) 

ARÉSE. 3 73. — Sapin, autrement dit ahies, pielle el 
arésc, sont ayiisi comme tout un arbre... arése esl bon, 
par espécial pour faire seaiilx à porter eaiie. (I'. de Crescens 
1.5, i-.-H.) 

AREST. Lauest. — Entre les années I2!l.">ei Killl 
quatre ilocumenis île source.s diver.ses nienlion- 
nent les panni de arest ou de larest. N'ayant pu 
ajoiiler que deux textes aux reelierelies publiées en 
\X'>'2 par Kraneisque .Michel, je me raiij,'!" aux iiinlils 
qui lui font eoiisiilérer ces riches draps de suie, d'ou- 
Iremer, eomme provenant d'une |ielile ville de Syrie 
voisine d'.Vutioehe, appelée Arrlli par les hislurieiis 
des croisades, el aujoiinriiiii llavem. 

.Malijré l'analogie des sujets et de la disposition du 
tissu avec quelques spécimens de provenance orien- 
tale que je pourrais reprudiiire ici, je n'ose le faire 
dans la crainte de compromettre l'étude des délicales 
et obscures qneslioiis d'origine ; il sulTira de remar- 
quer que, en l'2!Wi, le drap d'or de Venise était frappé 
à son enirée en Kraiiee d'iiu droil Iriple de celui 
d'Vresl. 

1295 e| suiv. — l'jlcilre pcmlulcs, débiles, qiiaruin 
iina de pauno de arest, parvi valoris. 

l'auni lie Arest. : — l'magiii pamii penduli consuti, iu 
qiiiirimi quolibet continciitur li panni de Arest parvi 
valoris... It. unus paiinus cujus campus est aurcus, et 
cum avibus rubeis super ramiinculos arborum, et pa- 
vonibus contextis iuter aves, datus pro aiiim.i iloniini 
Iliigonis de Vieniia aniio Dni 12116. — It. uniis paii- 
iiiis cujus campus est rubeus, cum leonibus et .icjuilibiis 
bica]>ilibus de aurifiln contextis in pliilctris rubeis, datus 
pro anima ilomiiii \V. de Valciicia mililis anno Dni su- 
pradicto. — 11. 2 panni quorum campus riibeus cum bis- 
toria passionis Uoniini, el sépulture ejusdein. de ilono 
diiiniiii Edwanli régis aiiiio lliii 1297. It. unus p.innus 
ciiju^ camjius purpureus cum 1 1 listis in loiigitudinc p.iiiiii 
ailmodiiui lri|ihorie contextis, cum mullis parvis leniiibii'; 
inlerpositis. — lleui unum frontale de Arest. (Iiw. de 
S. Paul de Londres, p. 320 et :î29.) 

I 296. — It . le drap d'or de Venise 6 deii, — II. I,e drap 
de l'arrest 2. deii. (Tarif de Paris, pulil. par D. D'Anq, 
Hev. arrhéol.. 1H52, p. 224.) 

1297. — Alios 7 pannes de Larest. — It. alios pannos 
de Larest, qui piuiunliir circa altare beati Renati et scmper 
ibi renianciil. (lurent, de la latli. d'.Angers, p. 518.) 

1316. — 12 naques et 3 draps de l.aret... sans pris, 
pour vendre. (Inv. de Louis X, p. ICI.) 

ARESTEUL. — La pointe ferrée au |iied de la 
1 r, ri par extension la poignée servant d'arn'd. 



MiliRNTIRIl 



r 180. Li fer il'amont commenre à rctnrnfr 
Kt l'arostuel enCDiitreinonl levor. 

(Garin le Lolier, t. I, p. 256.) 

I 180 Sft lance torna derrière 

Le fer et l'arestuel devant. 

{Erec et Enide.) 
Les arestuels des lances font en l'ais^ue ficher 
Porataindre le fons, mais ni pneent loucher. 
(GuitecUii (le Sussnigne.) 

.\rislol. La punta inferior de la U.insa (Dicc. cat. 

east. lat.) 

ABÊTE DE POISSON. —Ce terme ;ipi)liiiué à la 
lin'i' en nKtri(ueterie irune potonee ilésij;ne une suite 
(le pelits l'hevrons superposés. Lors(iu'il s'agit d'une 
élolle e'est le même dessin rendu jiar le façonné ou 
arnuire ilu fond du tissu auquel le lustre de la soie 
donne 4uel(|ue l'essenihlanee avec les ondes du nu)iré. 

1295. Repositorium de serico ad spinam piscis — 
i dorsalia quorum unus de bakiechino viridi et rubeo ad 
undas velut ad spinam piscis, ad diversan imai;incs, figuras 
et animalia — unum dorsale de panno rubeo, de opcrc 
Ciprensi, ad spinam piscis ad auruni — unam potentiani 
de ebore etebano, laboralamdc opère niuudo, cuni haculo 
ad spinam piscis, euarnitani de arj^entu in juucturis. (/ne. 
Sed. AposIoL, t" §5 v", 80 r, 91 et 149.) 

ARGANT. VRG.MS. — Houce, voy. iieuo.vlt. 

1309. —Je leur fis tailler (aux chevaliers) cotes argaus 
devert. (Joinville, p. Ul.edi/. Fr. Michel.) 

1408. — Le suppliant eut à sa part d'un desd. gros 
avecques l'argant ou housse que le deffunct avoit vestue. 
(Arch.JJ. re<j. 16-2, pièce 216.) 

ARGENT. — Distingué suivant les divers titres et 
les divers poinçons do villes que portaient les pièces 
manufacturées. 

ARGENT D'AYicNON. (voy. AVIGNON) — Dans l'inven- 
laire de Louis H d',\ujou il est uommé quinze fois, 
mais l'argent fin de cette ville n'y parait qu'une seule. 

1360. — N'iil. 2 pos d'argent dorez touz plains, do la 
façon d'Avignon, l'un plus grant que l'autre, et ont sur les 
rouvècles le saing d'Avignon en un petit escusson. Et 
poise l'un 5 m. 2 o. et l'antre 4 m. 2 o. 12 dcn. 

N° .'>47. 10 hennaps del'argent et île la façon d'Avignon, 
dorez dedenz, touz plains, sans esmail et sanzsizelure. Et 
poisent en tout 13 m. 4 o. 

N" (Î02. L"n très grant bacin d'argent blanc, tout plain 
sanz nul ouvrage, et est de l'argent fin d'Avignon, et poise 
44 m. 5 et demie. (Inv. de Louis d'Anjou.) 

ARGENT DE cnriiT. — La citation suivante est e.\- 
traile d'un chapitre eonlenant sept articles d'argen- 
terie payés par le trésorier de Provence de l'.ené 
d'Anjou. Si.\ sont qualifiés d'argent (in, c'est-à-dire 
au plus haut titre que comporte la fabrication des 
pièces, c'est l'argent de Paris. Le septième, dit ar- 
gent (le Court, s'évalue à 12 pour 100 de moins que 
ies autres, à cause de la différence du poinçon ou du 
titre, et ji' pense, sans l'affirmer toutefois, qu'il s'agit 
de l'argent d'Avignon si fréquiMument mentionné 
dans les inventaires. 

1^49. _ \i tasses d'argent de court, pes. au marc de 
Paris 93 m. 7 o. 12 den. qui vallent a, ftorius 10, gros 
:; par marc — 963 flor. — pour la façon et la doreure desd. 
lasses 86 llor. 

It. un bras d'argent fui, pesant au marc de Paris 11 m. 
3 o. 12 d. qui valent à 10 llor. 10 gros le marc 123 II. 
1 1 gros. {Cptes et mém. du roi René, art. 5G0.) 

AUr.EXT DE LIMOGES. — Probablement du Chalard 
où se trouvent encore des veines de plomb argcnti- 
fèi-e et des traces d'anciennes fouilles. 

1296.— Le marc d'argent 2 den. —le marg d'argent de 
Limoges 8 d. {Tarif pour Parix. — D. D'arcq.) 



ARGENT DE I.VON. — V. 1460.- Les minières d'argent 
simt environ Lvon sur le liauue où il y a ouvriers qui ne 
cessant à besoigner. délivre des passetems. Bihl . Richel . . 
VIS. 5838.) 

ARGENT MiER. — Comme on disait ormier — métal 
affiné, non allié, argentummcnim. 

I 180. .... Vest l'aubcrc doublier 

Dont li malle estsiéiée. plus hlaiice d'argent mier. 
(Rom. d'Ale-eandre p. 134, v. 32.) 
ARGENT DE PARIS. 1360. — N° 703. Une douzaine d'es- 
cuelles delà façon et de l'argent de Paris pes. 18 m. 6 o. 
12 d. {Inv. de Louis d'Anjou.) 

ARGENT PEL. — Paillon d'argent. 

1296. — It. que dessous les testes de chascuu clou ait 
(aux gantelets de plate) un rivet d'argent pel on d'nr pel. 
[Ordonii. des met. de Paris 371.) 

V. 1300. — J'ai chances de Bruges failices. 

Argent pel pour mètre en esdices 

(Le ditdu mercier. — Edit. Grapelet, 149.) 

ARGENT VERRE. —Cette locution, fré(|uenle au moyen 
âge et qui n'a )ioiut retrouvé d'équivalent dans la 
langue moderne, s'appliciuc à l'orfèvrerie partie 
blanche et partie dorée. Voy. Verhk. 

ARGENT VIF. — V. 1340. Aigento vivo puoi ragionare, 
che a uno barchile d'arieuto vivo, che pi'sa da ruololi 22 e 
mczzo di Oipri lordo, e di tara puote avère in somma da 
ruotoli 2 e occhie 5 di Cipri cioe : per gli 2 cuoj in che 
l'argento vivo e legato, da occhie 2 per cuoj monta 
occiiie 4. 

E per lo vaxello délia terra che s'appella liarchile in che 
egli e messo dentro legato l'argento né" dctli due cuoj da 
ruotoli 1. e occhie 7. — E per le stranibe di giunchi con 
che il dette vaxello e inaghalo fasciato, d'intorno da occlii 
6. (Pegolotti, Prat. délia mer'cat., P. 316.) 

Argemerie (façon d' — 1327. — Pour la façon de 6 
escuelles d'argeut pes. 12 m. 1 est. maille 30 s. — p*ir 
la façon d'un pot à aumosne pes. 9 m. 15 est. 60 s. — 
pour la façon de 3 pintes pes. 11 m. 4 o. et demie 7 s. 
pour marc 4 1. 6 d. 

It. un hanap a trepiet et un pot à yaue tout esmailliés 
pes. tout 9 m. 4 o. 71 1. 5d. — un hanan à couvescle doré 
ensiselé et un hanap à pié doré pes. l m. i n. fi est. à 
106 s. 8 d. le marc, 22 1. 13 s. 6 d. (Arch. KK. rég. 
1339.1 

Argenterie (nettoijage d' — I700. — Le devoir d'une 
servante de cuisine est de ... bien laver et nettoyer la 
vaisseUe d'argent avec de l'eau de son et de l'écurer, quand 
il en est besoin, avec de la cendre de foin, car la cendre 
de foin suffit pour l'éclaircir quand on s'en scait servir 
(Audigcr, Lu maison réglée, ch. 18, p. 81.) 

ARGENTIER. — Officier chargé des comptes de 
meubles, d'habillements et autres dépenses de l'hô- 
tel, c'est-à-dire de la personne du roi, de sa famille 
et de sa maison. Ses attributions, déjà fixées par les 
ordonnances de 1285 et 1296, deviennent entre les 
mains de Geolfroi de Fleuri en 1317 etdans celles de 
ses successeurs une charge régulièrement constituée 
avec contrôle des trésoriers autorisant les achats. 
Dés 1113 les dépenses des argentiers sont faites sur 
rôles signés de la main du roi et ils prêtent sernicMit 
devant la chambre des comptes. Au xv siècle cl plus 
lard ils |)rennent successivement les titres de con- 
seillers et de trésoriers généraux. Leur oflici' s'est 
maintenu au dernier siècle jus(|u'à la chute de la 
monarchie. 

1285. —Contiens achètera tous les dras et les pannes 
pour 11! roy et pour madame , et gardera les clés des 
aumaires oii li drap seront; et saura combien il haudra 
de drap au tailleur pour le roy et pour madame, et pren- 
dra le rémanant des dras; et sera au compte quant li 
tailleur compteront delà façon des robes. 

Li lailleires le loy apèlera avec lui, toutes fois que li 



5f> 



\i;(;r.\ïii:i; 



laillcra IfS robes le roy, llobcit «le l'aris, (|uaiit il y pmia 
esirr; cl peiira cil lioiicrl, liiuipr di; lOiislurii-r. lArc'i. J, 
n-g. 57, (^ 7 v».( 

1323. — C'est l'ordonnance île rargenlerie. — l'ic- 
lULéreiiieiit : l'icirodr Toiissac sera cliaii;ic de l'AiHPiiUîrie, 
sans que nui aulre i|u<' lui s'on onlii'ineclc, sauf ci' qu'il 
ne |inurra f.iirp riens, ne acliacler, que les trésoriers ne 
voient et saiilient ; et vcues les hesnnjçnes, et sieu le pris 
que elles cousleroul, par lesd. trésoriers, ilz délivreront et 
paiercuit ce qui sera acliaclc par led. l'icrre, et non autre- 
ment 

It. Il ne praiulra nul proflU en chose qu'il ail acliatlé 
ou aehatteù cansi' de son office, conie cpie il se soit aniunes 
Toisvanté d'avoir certains profliz pour chascunelivri\ Kt île 
tmiles ces choses a fiit scremiMit led. Pierre, etc.. {IlihI. 
Itich.ms. 8100, r \i'>.) 

I S78. — Au Ihésanrier des menus plaisirs de vos ma- 
jeslez la somme de 70 millions île liv. tourn., y compris 
liiutes l'ois ce qui rejtardc à l'argenterie de vosd. majesté/, 
el pour parties, tant pour les roynes et duchesses vos 
soem-s, que autres dames qu'il vous a pieu honorer de lad. 
argenterie, soit en draps d'or, d'ari;cnt, soyes, ba^'ues el 
joyaux, le tout durant le lenqis du présent estai. (Frou- 
inenleau, Le secret des fin. île France, p. i3.i 

AUGENTIER. ohfkviie. — 1393. 

En un ancl d'or tout inassis 
Fut mon sit:net mis el assis 
Et l'ent.iilla moult volentiers 
l'ns t'vs bons mcslres argentiers. 

(Froissarl, Poésies, nis., p. IGli.) 

ARGENTURE Di kk.ii. — Voy. 1" kr. 

ARGOULETS. — Troii|pc' ili- cavalci-ie lé.!,'<'ri' rrni- 
plissaiil [iiiiir la ^.'l'iiiiarmei'ir rolfict' iréelaii'i'iirs cl 
qui |irciiil |ilac(' dans riiisli)iri' iiiililaiic eiilrc les 
rèfiiies lie Charles VII cl de Henri II. Son ai'nii'iiiciil 
|)n'S(|iie scnililaliii' à celui des Kslcailinls el ses 
fonctions sonl cxiiliiiiic's elaireineiit par les aiilciiis 
aoeiciis dont il siiITum île ra|i|iiirler ici le léiinii|iiiaf;e. 

1548. — El pour la cavallerye, je la distin^îueray en 
deu;t parties, l'une de la ^-enilarmerye el l'autre des clie- 
vau-legcrs et harquebuziers à cheval nommez argoleti el 
par les Espagnols, carabins. (.Wém. pour l'artill. liM. 
Jlich. wis. 7ii;i, r :,i.) 

xvr s. — En ce temps là, à cliasque cnmpaignie de gen- 
darmes il y avoit ."lO harquebuziers à cheval qui servoient 
à faire les découvertes el escarmouches çà et là, et les 
appeloit-on aritoulcts. (Carloix, Méni., Vil, 17.) 

1602. — l.es ar(,'oulels ctoienl armez de même que les 
Eslradiots excepté la teste, où ils nielloient un caliassel 
qui ne le4 empeelioit poiil de coucher en joue. Leurs 
armes ollensives etoient l'epée au côté, la masse à l'arçon 
(j'auche el à droit une arquebuse de deux pieds et demi de 
loiiR ilans un fourreau de cuir bouilli. Par dessus leurs 
armes une soiibreveste comme celle des Estradiots, et 
comme eux une longue banderolle pour ;o rallier. (Moiil- 
gommcry Courhouson, /,« milice franc, p. 133.) 

ARIGOT. — Varii'lé des insli-iimenls à sifUct jiaiiiii 
lesiiiicis se range le flaf;eiilel Ii ine. Voy. H.\mr.iiT. 

1588 — Aulcnngs iiscnl en lieu «le fifre, dnil, flajol ol 
flullol nommé arigot, le quel, selon sa petitesse, a plus 
ou moings de Irouz, les mieulx faitz ont -i tiouz linvanl 
et 2 derrière, et leur son est fort éclaltiinl, et pourroil-on 
les appeler petites libies parce que premièrement on les 
faisoil de libies et jambes de grues. (Thoinot .\rbeau, 
Orchéosogr.,(^ 17 \".) 



ARMES ET ARMURES. 



1X° SIÈCLE. 



Ii'aprei les iii)iuiiieiils iconographiques fournis 
par l'évangile do Lothaire, la bible île Charles 
le Chauve et celle de Saint-Paul hors les murs, 
la partie défensive du coslunic militaire au ix° siècle 
se compose d'une cuirasse à la romaine ou d'une 
colle de fer Ireillissée avec épauliéres, avant-bras 
ol faudières métalliques à iniadrilles, lambre- 
quins ou écailles superposées. Le piaslruii esl quel- 



quelois suriiiiiiilé d'un eapuelion, d'un focal ou 
;;orgiére de iiièiiie élulle eeniée (riilie liorilure rigide 
redenlée pour pniléger les joues. La léle esl année 
lanlùl il'nii casque à einiier d'où pai'Ieiil (pialre ner- 
viiies s'aliaissaiil carrément sur le IhmiI inférieur, 
lanli'il d'une sorte de bacinel avec jugulaires un 

iireillipiis.ci iiecenx des bourguignoles. In bouclier 

de cuir, eii-enlaire, viinlé, à ferrures el iierviires 

ravoiinanles, esl iiiiiiii an eeiilre d'un iimho d'i 

flirte saillie el eiuuplèle ce eiisliiiiie qui rappelle 
celui des gardes préliiriennes. 




IX" s. — Ilible lie S. Pivil lior.i les mm v, m Home. 

I lie hache à mai'leau, une laiiee de deux nièlres 
enviiiMi et une épée à large lame doiil la longueur 
moyenne n'excède guère 80 eeutimèlres, formeni le 
eonliiigenl des armes ofl'eiisives qui varienl peu peii- 
ilaiit le einirs du siècle suivaiil. 

l'eiidaiil loule la période eai'Iovingieiiiie, la liiiii- 
que el rariiuire du buste resleiil eoiirles. Les jambes, 
couvertes de chausses collanles, ne sonl proli''gi''es 
que par le eroisemenl des lanières de cuir ou d'élolfe 
qu'on leur superpose. Les |iieils sonl chaussés de 
liroilei|iiins variant de bailleur el iloiil la forme rap- 
pelle celle des ehaiissiires palrii'ieiiues. 




W s. 



Ibiil. 



Celle description, admet l'armure de fer dans une 
proportion beaucoup moindre ((ne celle attribuée à 
Cliarlemagne el à son armée par le moine de Sainl- 
(ialj.à qui il faut d'ailleurs refuser, comme plus lard 
à Robert Wace, la valeur d'un .témoignage conlempo- 
raiii; elle nous parait néamiioiiis convenir à des chefs 



ARMES KT AP.MUI'.ES 



57 



ou ;"i lies troupes (réiilo plulôl (|ii';"i la niasse des 
piélons et des cavaliers (pii coriilialtiiient tète nue. 

885. — Alors parut Cliarles lui-même, cet homme, de 
fer, la teste couverte d'un casque de fer, les mains garnies 
de gantelets de fer. sa poitrine de fer et ses épaules de 
marbre defemlues par une cuirasse de fer, la main gaurlie 
armée d'une lance de fer qu'il soutenait élevée en l'air, 
car sa main droite il la tenait toujours étendue sur son 
invicible ep('e. L'extérieur des cuisses que les auires, pour 
avoir plus <le faculté à monter à cheval, dé^'arnissaient 
même de courroies, il l'avait entouré de lames de fer. Que 
dirni-je de ses bottines? Toute l'armée était ac<'0utuiui''e à 
h'S porter constamment de fer. Sur son bouclier ou ne 
voyait que du fer, son cheval avait la couleur et la fcuxe 
du fer. Toux ceux qui précédaient le monarque, to\is ceux 
qui marchaient à ses côtés, tous ceux qui le suivaient, 
tout le gros même de l'armée avaient des armures sem- 
blables. (Ac Moine île S. Gall, 1. 2, p. i")7. edit. Guiaot. i 

X° SIÈCLE. 

De la fin du i\' siècle au comnieneenieut du \i'', 
l'armure et les armes conservent le caractère de leur 
oriifine romaine, la tunique courte, les hautes 
chausses collantes et lacées continuent à donner à 
l'honinie de guerre l'aspect parliculier à la période 
carluvingienne. .V celte époque de transition (pii 
couiluit à la féodalité, on peut signaler, malgré la 
rnrelé des nionuinenls, h's niiMlificïilions suivantes : 



granile rondache jusqu'à l'avènement de Philippe- 
.\uguste. — L'épée reste forte et large, mais sa pointe 
est plus accusée. La lance allongée atteint environ 




X" s. Enillct (le In Itthlmlli. ilit Valirnii 





\' s. 



E.niHel île la bibliuih. ilo lu Minerre. Iliiine. 



Le casque à hase carrée, disparaît; une coifTure à 
tymhre sphérique renforcé di^ handes et d'une cein- 
ture de fer le rem[)lace, peu à peu elle s'allonge en 
cône, prend acciilentelienient la forme hasse d'un 
diadènu' dans les miniatures du manuscrit de Pru- 
dence, plus élevée dans l'Exullet de la hil)liolhè(|Uc 
lie la .Minerve, et aboutit, peu après l'an KXIO, au 
heaunw coniiiue à oreillons. — I.a casaipie treil- 
lissée à mailles ou à écailles couvre toujours h; torse, 
le haut des hras et des cuisses; mais la partie (|ui 
dépass<- l'eufonrchure est refendue pour l'usage de 
la cavalerie, et dès les premières années du x'^ siècle 
on rencontre la cotte de mailles à longues manches et 
à pans coupés. Le bouclier rond à iivilio continue à 
être porté, mais son diamètre est moins grand. Dans 
la seconde moitié de ce siècle apparaît le grand écu 
pointu à sonuTiet arrondi, (pii doit remplacer la 



trois mètres, son fer ampiilié et parfois accosté de 
deux ailerons présente la forme de l'épieu de guerres 
de l'époque féodale, l.e ]u'lit arc est employé concur- 
remment avec l'arbalète dont l'usage doit iiioujeula- 
némenl disparaître au siècle suivant. 

XI' SIÈCLE. 

Les quatre vingts années qui séparent l'avènemenl 
de Hugues Ijapet de la bataille d'Hastings (!IS7 à 
1006) sont pour l'histoire de l'équipement militaire 
une période assez obscure. C'est pour combler en 
partie celle lacune que sont données ici deux figures 
qui reproïkiisent le premier type du costume de la 
chevalerie aux débuts du xf siècle. C'est la transition 
entre l'armure carlovingienne et celle que présente 
en lUfill le sceau de (juillaume le Conquérant et, peu 
après sans doute, la tapisserie de Baveux. 

lOtiO à IIOll. — L'arnumient de cette périoile se 
distingue pas l'adoption de la broigne, du gaui- 
bais ou cott(! gamhoisée, du haubert di' mailles, 
du casque conique à nasal et du grand houcliei'à 
pointe. Chacune des partiesde ce costume étani l'ob- 
jet d'une étude spéciale, nous renvoyons à ses noms 
respectifs; il suffira d'eu imliquer ici les traits prin- 
cipaux. 

A l'exccplion du casipie qui est bas, sans nasal et 
lcruiin('' en pointe lleuronnée, le sceau de liuiliaunu! 
le Con((uéranl se rapporti' aux types do ce nouvel 
équipement : li^ roi d'Angleterre y est représente 
armé du hauberl ou chemise de mailles serrée à la 
taille et au buste, avec manches à mi-bras et dont la 
jupe atteint presque le genou. Les jambes sont 
munies de chausses étroites dont l'étal actuel de 
l'emiireintene permet pointile déterminerla matière, 
mais (|ui devait être la maille ou une étoffe Ireil- 
lisséo, si l'on s'en rapporte à la tapisserie île Baveux. 

Ce monument de la conquête de l'Angleterre four- 
nit les indications les plus précieuses sur les armes 
et les détails du costume militaire à la lin du xt" siècle 



ns 



AUMRS KT AinirUKS 



Los coinpiifriiniis ilu vainijiioiir iriI.TsIinps y porli'iil l'uii [iciil rrfranlrr l'iuiniic !c iirrliidi' cli'<; sin-nrs lu'-- 

(les luiiiiiues Icriiiiiii'os |)ar îles lnaics (|iii sriiibiciil ial(lii|iics. 

l'airi- corps avec ollcs ol (It'fi'iiilciit le corps, le liaiil 

(les liras cl lies cuisses sons un lissu ilc Cdrlc liiilc ou 

lie cuir ariiié d'iiii réseau île Miiiilli's eousui's oii iTun 

Ireillis. 

I,n fisure ili' liuillaunie iiiniilre iiièoie louli' la 




V. 1070. — Tiiiiisserif dt lldijeu.T. 



loiii,Mieur 
(le cette i 
lies bras 
liallu eu 
easi|Ue.T 
le liaiihei 
lissu. 



les jambe 
'spèce ; un 
Ml facilite 
irrière pi 
elle est la 
I plus léffc 



s euveloppées ilaiis dos cliaussos 
e ouverture carrée à la baulour 
le passajîo, et un capui'bou ra- 
•riiiet de couvrir la lèle sous- le 
broifjue ipii roniplaiera plus lard 
r el doiil la uiaillo ruriiie l'iuiii|iii' 




'/'ii/iiwc/ic ilr lliiijni.i . 

Le casque coiiii|ue, laiitél ilc inélal, (aulôt de cuir 
renforcé d'une coiuluie et |do bandes niéialliqiios, 
osl toujours muni d'un nasal. 

L'épée continue à s'allonger; elle niosuro jusiiu'à 
l"',20<=, ol sa lame est relailléeet aiguë. La longueur 
do la liaclie d'armes à un seul tranchant osl d'envi- 
ron l"i, r)!!'-, ol celle di' la lance do 2"', âfK. Le grand 
bouclier élroil terminé ou pointe par le bas se 
couvre d'oriiemeuls el de figures d'animaux que 




Tapisserie ili' llaijea.r. 

Il l'iiul eiiliii iKiler \.\ iiias^iie cl la masse d'arme: 
portées pal' (iuillaume ol un eavaliiT di' sa suilo. 



XII" SIÈCLE. 

Les modificalions qu'appniio le Mr siètle à l'équi- 
pement militaire consislonl ilans la subsliluliou plus 
fréquente du baubert àlcuiguos iiiaucbes à la bi'oiyne 



II^'IIKLIIM tl(l IKlIlIlllIilliMl^lK 7« lllilll«ll< .'^ Il III Wllfl^lll 

portée avec ou saiiscoinlure, ol dans l'ailoplioii des 
chausses do mailles posées sur les jambes et lacées 
derrière, ol aussi dans rallongement du bouclier 
diml la liliiili' e\lr('iiie allrinl I "> (il). 




l'tii lin Ml s. liihliiilh. lîirhel. mv. I,it. /|0 XSIG, f» 2 v°. 

On conlinue à porter on l'i-anco le casque à nasal 
à lyndjre plus ou moins aigu jusqu'au régne de l'Iii- 
lippo-.Vugusto (IISO); ni'anmoins poiiilaul les Ironie 
dei'iiioros années ilu siècle, il commence à se trans- 
former en cylindre, parliiuliéromonl élovi' on .\lsai-e. 




Xll' s. — ll'mi niiKléhiltre ili' S. Paul hnrs les murs, liniiie. 

et son lymbro arromli va s'aplalissaiil jusqu'à four- 
nir le type que complète dès ll!Ki l'addilion de la 



AlîMES ET ARMURES 



vi'iilaillo ou visagicre et qui oouslitue l'cspôec ilo 
lieauun' ft'rmi: parliculiùi'c au siècle suivaul. 

Durant cette période l'épée demeure large cl 
forte, les fers de lance perdent leurs appendices 
saillants. Le clavain sert de camail pour protéger le 
cou et les épaules, et parmi les armes nouvelles ou 
lemises en usage les auteurs dv ce temps citent la 
liarhe danoise bipi'niiis et la guisarmc. 

I 165. — Le roi Artui: 

Ses cauces de fer a calcies 
Belcs et bien ;iparillies; 
Hauliejl .lit l't Im'I vcstu 
Tel qui à tel roi disne fu. 
Calabi'im ot raiiite l'espée 
Qui bien fu loiii^'ue et bien fu léo; 
Km l'ile d'.lvalon l'ii l'iiite; 
Oui la tint nui' iiiult s'en liaite. 
Helm avoit en sou chef luisant, 
Et fu d'or li nasaus devant. 
Et d'nr li chereles environ. 
En som ot portrait un dragon. 
En i'eluie ot luaiiite piere clere. 
. . . Son esi'u a mis à son col. 
Ne semble pas coert ne fol. 
De l'escu fu, par grant maistrie. 
De Ma Dame Sainte Marie 
l'orlraite et faite li semblance, 
l'or lionor et por ramembrance. 
Lance avoit roide de saison, 
Acérés fu li fer en son, 
Alqucs est Ions et alques léî. 

{liom. (le Brut, l. Il, v. 9.M0.) 

I 170. Apareillir esculz et armes, 

Esmoldro haches é gisarmcs, 
Espécs et healmes forbir, 
Haberz roUer, espiez brunir, 
Saetes e dars aguiser. 
Flèches doler, liaintes drecier. 

illom. (le Rou, t. 1, v. -iriS.) 

Les solilah de Guillaume le Conquérant. 
La geut à pié fu bien armes, 
Cbescun porta are et espée; 
Sor lor testes orcnt chapels, 
A lor piez liez lor panels ; 
Alquanz unt bunes coiries 
Kil unt a lor ventre liés ; 
Plusors orent vi'stus gambais, 
Couires orent ceinz et archais. 
Chevaliers ont baubers e branz. 
Chances de fer, helmes luisanz, 
Eseuz es cols, as mains lor lances. 

(M., t. Il,v. I2S0."..) 
V. I 190. Funt faire escuz, lances, espées 
liaches danescbes acérées. 
Forbir e faire, e haumes d'acier 
li glaives Irenchanz à lancer, 
(;lavains, broines forsz é massices 
Bêles, reluisanz e Ireslices. 

iCIiron. (les ilucs de Xorm. t. I,p. !).").) 

XIII" SIÈCLE. 

II faut rapporter à l'inlluence des troisième et 
qualrième croisades et à la dernière moitié du long 
règne de l'Iiilippe-Augusto, les changements (|ui per- 
fectionnent rarmurc d'une façon assez noialile pour 
être considérés par les narrateurs de la bataille de 
Kouvines (l"2li) comme une nouveauté. A celte date 
en effel, la défense du corps est rendue complèle. 
Endossé sur le lioi|uetoii, le grand haubert à lon- 
gues manches avei' mitons joint aux chausses de 
maille enveloppe riiomnie tout entier, tandis que le 
heaume fermé à tymbre plat achève de le rendre 
impénétrable au.v <'Oups de lain'C et d'épée. 

Ce costume, qui assuniit par la soupli'sse de son 
tissu l'entière liherlé des membi-es, (lemeure dans 



son inlégrilé pendant tout le règne de saint Louis ; 
mais son insuflisance à garantir des chocs et de 
l'effet des armes contondantes explique les premières 




V. l"2-2fi — Guilliiiime loii(iue-('p('('. D'après Shaw. 

tentatives faites vers 1280, pour l'inlroduclion de 
pièces rigides successivement transformées et aug- 
mentées pendant toute la durée du XIV" siècle. 




XIII" s. — flroine don-. Cuil. de laiil. 

La cervelière, souventcnnfondne avec le pelil haci- 
nel, le chapeau de Monlauban, l'écu plus pilil cl à 



60 



Alt.MKS KT ARMIIIIKS 



soniiiiot rccliligiic, la liiiu'c, l'c'')»''!" |(his l(''(;i>ri', la 
iiiassi", laila};iit>, Icllraii, la pUiiiiér, lu fronde, Tarr, 
l'aihali'lc, II- |>i()iiois, la hache danoise el le fanssard 
c'oniplètenl pour relie époi|ue l'aniienient dont (|uel- 
(|ues parlies, connue le heaume el le hauherl. restent 
exclusivement alleclées à la chevalei'ii'. 

1310. Yen coiiosc la ri>stiinias dels Francès iinb^iiieiers, 
Un'ilh an (;ariiil/. los cursès rniaiiienl a iloblli-rs, 
K (le jos, en las l'ainbas, ni>ii an mas losraiii'i('r<i; 
K si'ls liai/, à las garras... 
iCliruii. ilex Alhig., vi\H. llayniuiard, |). is:!. 
V I33S. Atant II al (ii\ a|iiirli''es 

Armes nmlt liiclcs el moll chicres 

Qui l'ers estolenl cl lc;;iercs 

Les canees maiiilenaiil II laci'iil, 

A fors cnrtiies M atai-lieat; 

Uns es|>niirnns à nr li cliauciic 

L^ns (lamojsiaiis ilesoi' sa candie. 

,S'ot aiiqiietoii el rirlic cl Irois 

Ki tons estiiit licndés d'urrrois 

Puis vesli .1. Iiaiiherr Ircsiis 

Qui fu l'empereur .\lis 

Sons la ruirie vest la culc 

C'iiuslre la mer lisl une escote, 

Rainse kl lu la more Falas. 

.1. Iiiaumc ki avolt ihlers las 

l.i laclioiil ki fu Cliarleniaiune; 

Puis a diaiiit le sien liranc il'Emainui' 

Que niillour ne |Mioit aNoir. 

tituiii. lie la \'iolelle, v. IT'iT.) 
1360. ... C.liascuns tint hue ou pal 

Ou ^isarme ou |iicois d'acliier poilevinal 
Portent max el llaiaus lauilelllesel maint j;al 
... Or sachiés n'i a cel n'ait macime oullael. 
Ou j;isarme arherée, inolue ilo novel 
On ploinée à caaine ijuc on tient à noiel. 
1 1,(1 cimij. de Jéiusalem, v. 1757 et 1820.) 
1380. Sor Folatise fu la sele posi'e 

Et li trains mis, la testiere nouée ; 
Toute ert la crupe de fer acovett'e, 
llion ot armé le pis et l'esciuc'e. 

tKom.dMiscans. v. 2006.) 

1390. — Li turc et li nostre s'entrcferoicnt de mâches, 
de lances, d'espées, de liaces danoises, de faussars, de eou- 
tiaus el d'autres arnuues. (P. Sarrasin, p. 278.) 

I39B. — Que nulhs liom ni l'emna qui sia hahilans en 
Monsegur, ni en la honor, ni> sia tant arditz que pres- 
sa à uulh hum ni femna qui sia estatgans fora de la 
honor de Monségui- ses armaduras; soles assaber : gam- 
baisson ni perpuint ni gomion iciisaiiiie) ni gorgueira ni 
cofapunla fcoi//é piiiiiéc) ni capot do for, ni arxibalestcs ni 
arxs nianihals, ni mdhes autres annailures d'alcuna autra 
maneira, exceptai que cadauiis pusca prostar s'ospaza e son 
collet. (i'(a/. (le Monségur. Aicli. hisl. de la (!ir., t. V, 
p. 10.) 

1398. — I>o et lego... unani inlegram armaliirani de 
armaturis mois, videlicet nnnnn heaume a vissero, nieum 
bassignetum, mcuni ]iourpoinctum de cendallo, meum 
godberlum, nieaui gorgretaui, meas huculas, moum gaudi- 
chetum, meas truniulieres d'acier, meos cuissellos, mens 
chantunes, meuni n)agiuMU outollum, et nu'ani parvam 
enseni. {Test. d'Odon de Itoussilloii, Martene, Anecd , 
t. I, col. 1305.) 

V. 1300. A son chevèz avoit pendues 
Espécs, gnisarmos, inaçues 
Miséricordes et fauchons. 
Et hracheus et bouclers roons, 
Et une large navaroise 
Et une granl mâche turcoise, 
Et si avoit pendu cncor 
Une arhalesle fait de ror 
Et un cuevre plain de quarriaus. 
En travers parmi ses nuistiaus 
I ut une grant haco danoise. 
{Rom. de Cleomades, ms. Arsen. fr., n" 175, f» 12.) 

XIV SIÈCLE. 

Ce siècle tout entier est dans l'histoire du costume 
mililaire une épo(|uc de transilion pendant laquelle 



il clianjre de nalureet tend conlinncdleiuiMil à rc-udre 
la défense plus ellicace par la snl)sliluliou des pièces 
rigiiles au vèlemenl de mailles en lui conservant 
un certain dejtrè de smiplesse indispeusahle. liien des 
làlonnemenls onl préludé' à l'élude de ce diflicile 
prohlènu' dont la solulinn n'est vérilahlemenl ae- 
liuise ipu' MM'S II' Niilien ilii siéch' suivanl. 




1.370 



Gndefiiii il'Ari-iisbeifi. Cnlheil. de Co/oi/iic. 
l/iipies Uefni'r. 



Si lé^'ère (|ue scit la frarantie du hizarre adoti- 
hi'inent de l'ailelte, c'est par elle ijuc commence dès 
liTl la série des ])ièces de renfort. Vingt-cin(| années 
plus tard s'introduit l'usage des genouillères, des 
jamhières et des cuissols de fer et de cuir liouilli 
armés de handes mélalli((in'S. !.(> hauherl ou plnlnl 
le liauhergiHin de maille (|n'(in retrouve ,iusi|U au 
XV" siècle conlinne néannniins à protéger l'xclusive- 
menl les hras insi|ues vei's IIÎ.VI, épo(|ue à laipudle 
des ]iièces isolées, sans articulations o\ sans autre 
liaison entre elles t|ue la maille, viennent couvrir 
plus ou moins c(nnplèlenn'nl les jamhi's d'ahord puis 
les hras. l'endanl ce laps de temps la poilrine et le 
dos sont défendus par la forte cuiric du li(ii|nelon et 
la maille du jaseran ; mais ilès l'aniu'c KJ:!- appa- 
raissent les mammeliéres ou plasli'on rigide el la dos- 
sièrc du corselet d'aciei'. L'ailelle ahandonm'e fait 
place à des spallières rondes moins volumineuses el 
mieux ajustées; néanmoins le caïuail qui s'allache 
au hacinct ou à la harhule reste l'nniiiue défense du 
col et des épauh^s sans addition d'aucunes plates. Et 
dés l'époque de Louis le Hulin les gantelets et les 
solerels de fer (|ui sont avec les estivaux les seules 



MIMES ET AUMUHES 



(11 



pièces articulées, font parlic iiilégranlc do l'arnu'- 
nieiit. 

On porte encore sous le ii<'aunie de plus en plus 
conique la cervelière ou petit bacinel; mais l'addi- 
tion du niézail ou visagière donne, désles premières 
années du siècle, à cette coillure qu'il translornie, 
assez d'importance pour lui permettre de remplacer 
le heaume avec tous les avantages que conjporle sa 
plus grande légèreté. 




13-27. — J. tl'.\ubi;n\iiii. b'upres Stolliard. 



Dans la nomenclature des armes augmentée d'un 
certain nomlu-e deuoms nouveaux, une partie signale 
assurément l'introduction de pièces offensives ou dé- 
fensives inusitées jus<iu'alors. C'est parmi c<-s der- 
nières (pi'il faut citer le pavois des arjjalélriers, la 
grande taloclie, la targe et la targette, le maillet de 
1er, le marteau d'armes à picots, le bec de faucon, le 
planchon, l'épieu de guerre, 1(\ ronconc employé dans 
la marine ilalieniir pour couper les voiles, le jiade- 
laire, le couteau peiiuart on espois, la miséricorde, 
et erdin les gantelets à picots on à iiroclies. 

1309. — buel juiliiiiiiie. Hqiiiiienieiit ilu vicomte de 
Hnliail. — Il aura clieniise de; Cliailresol tiiaj,'U(;s île liiéniil 
fiarnis souriisaininent, et auia pour ses chaimbes (jamiies) 
stivelcz de plaie garnis de telcs et de fer ou d'acier... 
et de huurre de sajc et do cutoii à souflere (suffisants) et 
grèves de fer et d'acier garnis souflisauiment, el espérons... 
et iiuissoiis de fer et d'acier à pouUeus de meysuies, à 
brajjonnieres de maille de hauberl, garnis de lelles, de 
borre de saje et de cendaux ou de saniit et de maille de 
haubert à soulTere, et aura liouc|uetoii de cendiau.\ et de 
telles et de bourre de sayc et de coton; et aura plates, 



au cors, de for et de acier garnies de bras et de pans de 
maille de bauberl et de lell(;s et de cendiaux et de samit 
et de borre de saje et de colou à souffere à goceons 
(goussets) souffisans de madies de haubert. 



%./f,v|^.,^ 




1355. 



BibUolh. nickel, iiis. fr. n» 753, f-" 55 v. 



Et aura bacini à visière de fer et de acier garnis de co- 
lerete de telles et de cendiaux et de borre de saye et de 
coton, et de colerete de fer et d'acier souffesaiite, et le 
camail copé de mailles de haubert souffesante au bacin 
(bacinet). Et sera garnis le bacin de cervelière souffe- 
sante ; et aura gantelès de fer et d'acier, de plates garnis 
de telles et de cendiaux et de samit et de borre de sayc 
et de colon et de cuer (cuir) et de boucles à soulfcre. Et 
aura tunicle de cendal et aura cscu de fuusl et de cuers 
et de vers ('?) garnis souffesamment. 

Et aura cheval ensellé d'une selle souffesante à 2 es- 
triers et sera garnie de borrelez, couverte de maille de 
haubert et de cendal, el cslingoeres (rênes) de cuer et de 
mailles de haubert garnies souffesamment... et aura 
pour la selle et pour le cheval cengle et pooles à souf- 
fere garnies souffesamment... et sera le cheval couvert 
de couverture de helutiau (velours) et de telles et de cen- 
diimx et de fer et d'acier et de borre de saye et de coton... 
et aura le cheval chanfrain bon et souffesant... aura corde 
et courreye, fil et aguille et poeuçons à armer et las et 
boucles e't aguillettes (suit la ferrure du cheval). 

... Et aura led. homme une espée à pointe dou loue 
de ccste verge qui ci est à presant, à croez et à rondelle 
davant la main, à plom (pommeau) ront et aura 3 cous- 
tiaux à pointe à plom rons, de la longour à cestc merclie 
qui ci est en presant, l'alemele dou plom lonc par somct 
le haut, et aura corde et courreye et laz pour l'cspce 
et pour les coustiaux (Lobineau, Pr. de l'Iiist. de Bret., 
t. n, col. 1639.) 

1316. — Inventaire des armeures de Louia -V. — Quan- 
tité d'aiguillettes à armer — i bacincz roons — 4 ban- 
nières de couture, 2 cousues des armes le roy, 13 hatucs 
des mesmcs armes, 18 batuesdes armes de France et de 
Navarre — 1 barbière de haute cluucurc de Chambli — 
3 paires do braciorcs des armes de France, unes bra- 
cières des armes du roy les Heurs de lys d'or de Chypre 
broudées de pelles — uns bras d'acier, 1 de jazinan d'a- 
cier, 1 de iondes mailles do hauto-clououre, I de même 
d'acior plus fors — 1 camail d'acior — 2 chanfraius do- 
rez et un do cuir : — 5 chapiaus mous dont les 2 sont 
dorez, 2 de fer, couvers, 1 des armes de France, un tic 
drap, do France et de Navarre, 1 de veluyau des armes 
du roy_ les fleurs de lys d'or de t'.hypic broudées de pelles 

— lî paires di'jchauces de fer — 8 paires de chauçons et 
un cbauçon par dessus (en plus — 3 coleretles pizaines 
de jazeran d'acier — I colière hatue des armes le roy 

— 2 cors d'acier — 5 cotes batues des armes le roy four- 
rées — 4 de mosme, dofourrées — 1 cote gamboiséo de 
cendal blanc, 1 do velnya\i dos armes le roy, les lleurs de 
lys d'or do, Chypre broudées de pelles, I gamboisée à ar- 
boissiaux d'or, broudée à chardonereus — 15 coutiaux 
de comnnui, I à manche do fust et de for qui lu S. Louis, 
si connue l'on dit — I paire d'estamine à couvrir chevaux, 
unes couvorlurov d'eslaminos, I couvertures à cheval batues 
de Franco et do Navarre, I gamboiséo de même, I de gam- 
boison broudée dos armes le roy, 3 paires gamboisées des 
armes lo roy, et unes iniies jazoguenées, 18 p. batues 
et une non por, des armes le roy, I àv volveil les fleurs 
de lys d'or do Chypre, I de jazejan do fer, I de mailles 
riuiilos deuiy cloées — 1 crouppièrc garnie des armes 
do France — uns cuisseaux gamboisoz, I sans pouloins, 
des armes de Fiance — 3 escus pains des armes le roy et 
un d'acier, I de France cl de Navarre. I ynde à lettres 
d'or, une liouce d'escu de veluyau des armes du roy, les 
fleurs de lys d'or de Chypre broudées de pelles — i 
esjiéos garnies d'argent dont les 2 sont garnies do samil 



AiiMKs i;r AiiMi i;i> 



ul 11 •^ i ilr cuir, I gjriiif il'iir cl ilc 1:1111 , I à |iaici' g;iriiii- 
il'jipiil, le iiniiiiiifl il 11' liiiiiii; esmaillé, 8 de Toulnusc, 
n (le liray, I <lc Jehan d'Oigeiel, i île Vcizi, l.'i de eniii- 
iiinn — 4 paires d'esiienins garnis de soye, i p. ^uiiiies de 
cyif — lins csquivelans de cuir — 1 eslivaiis do plaies 
tîariiy de saniil - flanchièrcs de samit les armes le roy, 
les fleurs de lys d'nr de Chypre, llancliières dc> Irance cl 
di- Navarre, I de velveil les (leurs de lys d'or de Cliiprc - 
I Heur de lys d'argenl diirédeinanvèsepreuve, ànn'Urc sur 
le liaumc le roy — I gamboisoii de brodiire des armes de 
France — uns ^.'anlelez couvcrs de veUeil vermeil — 7 fers 
de glaives de Toulouse — 2 de coiiiinuti cl le hoii IVi de 
glaive de le roy — 3'^ hanles gorgières douldes de C.hauibli 

— ;t paires de gii^ves. li aulres paires il'arier — \ lianhcr- 
gou d'acier à maniele, 2 hauheigons de Lombardie — I liau- 
berl enlier de l.ombardic — .'> heaumes d'acier, ô aulres 
dont li uns esl dorez — '2 liouees des armes de France 
1 de drap simple des armes de France cl do Navarre, 
I de drap, des inciiies armes d'or de Chypre les fleurs, 
broudces de pelles — I jazcran d'acier — un vieil jupel 
des armes de France à fleurs broudées — quantilé de laz 
à armer — f- manches broudées, 2 miséricordes, I misé- 
ricorde de Versy — uns pans d'acier, I de jaziran il'acier; 

1 de roondes imiiUes de haute cloueure, I iracier plus lors 
lies mûmes mailles lU peniionceaux baUis des armes 
le roy, ôl batus de France et de Navarre — picières de 
France et de Navarre : picières de samit des armes le roy 
les fleurs de lys d'or de Chypre, 1 de velveil les fleurs de 
lys de nièiiie — 4 panes de plaies couvertes de samit ver- 
meil, les 2 neuves — 5 paires de ponloius d'acier — 2 
paires de rcsiie de 1er — 2 larges de France el de Navarre 

— I leslière garnie des armes de Fiance, 1 <le liante 
cloueure de maille ronde — une lunicle de velveil, les 
fleurs de lis d'or de Chypre; 2 des armes de France, 

2 balues îles mêmes armes, 2 de brodiire des inèines 
armes 1 de drap simple des armes de France et de 
Navarre, 1 de drap des mômes armes d'or de Chipre 
les fleurs broudées de pelles. {liilil. Ricliel., ms. fr., 7805.) 

1331. — Medielas cuin balislis, el alia medietas cum 
lanccis pennunis niunili sufficienter, el omnes île ilicto 
numéro cum propimclis, gorgeriis, bacignelis alherjona- 
lis, cirotccis ferreis, pliitisseu alberjonis maillie competen- 
libiis, eiise et eulello. (Equip. dès Ùriatironnah.. Ordonn. 
t. Vil, p. 727.) 

1332. — 2 cotes d'armes, une de velvet et l'autre de 
canieca — une paire de plates couvert d'un drap d'or — 
4 vieilles csppeies — 1 cote pour les joustes de velvet ovc 
farer) uuefrclte d'argent, ovc papillons des armes de Mor- 
tcmer — I couverture pour l'cscu de niesme la sieute — 
I baner de cendal de inesnie la scieule — I lierney 
pour les joustes de velvet vert — 1 viel baner des armes de 
Jlortcmer, balu, el un autre de cendal — 2 p. d'espaulers 
ovc bracers el vaunt-bracers — 10 cotes de drap de ga- 
leys cbekelté chescun od une rouge maunchc — 1 hacinet 
pour le tournoymenl— 1 p. dcskynehaiidz (ffrcrf.?) dorrez 
poudiez de molelz percez — 3 heaumes surorrez pour le 
lorniiyment — 1 autre heaume pour le tournoy — 3 p. 
de liras et painez — 2 p. d'espaulers — 3 p. de cuis- 
seux de ipiir boili — 2 p. do chausonZ — 1 p. de skine- 
bandz snrorrcz — 1 p. de plates couverlz de rouge samyl 

— corselz de fecr — 3 heaumes pour la guerre — 
I clia|icl de fecr — I p. de couvertures de fcer. [Kalendars 
oj Escheqtier, pièces compl., t. 111, p. 105.) 

ARMEMENT MAIIITIME EN 1311. 

A. navire de 20,000 eantliarcs. — B. de IB à 17,000. — 
C. de l.'j,C00. - l). de 13,000. — E. de à 7000. 

A Ciiralia: cum manicis, enpis et colleriis 22. — l'avexii 
cum aliis de gabliia 4.''>. — Fada- 26 - lilipro balestris, as- 
solif 200 — ronclioni pro incidere vcla (i — 11, 5 — A l'al- 
ferri 20 — Slropi pro faiialibus 210 — lîalestrie a turno 20 

— D 15 — K, «— B Baleslrœ a ziiella 2« — It, 20 - 
E, 12 li. lunii 10 — D, 8 - E, i— B zirellje 30 — 
I). 20 E, 22 — B Capsiœ (de ."i00)verelonorum a turno 10 

- C, 10 - D, 8 — E, 3 — B ('«apsi.c vcrelonorum a zi- 
rella 20 — C,3 — E, 5 — C cansia; verclouorum a tibia 
vcl gamba 13 — D, 12 — E, 8 — AB, Rampegolll cum 
suis calenis pro ballalore 2 — B lancea; longi-c 72 a 84 — 

C, 60 — D, 60 — E, 30 — 1! Dardari 300 — C, 210 — 

D, 216 — E. 96. {$lai. de Gènes. Pardessus, /}ec. ds lois 
marit. l. IV, p. 166 à 485.) 

1341. - Sint cl esse debeant in dictis galcis, in iina 
capsia... corratia; 160 inler quas sint 110 de média proha, 
collaria 160, cerveleria; 180, pavesci 170, ronclioni de 



IVno 12, balislia' boiuecl ■ iiflicieiiles euiii 2 coulis cl ma- 
gistra ultra, illie balistra' de iiuilnis supra esl meulio, 
croclii boni 20, fanalia 0, slropporuiu duoileuie 3, verel- 
loni boni non soldati millia 3, iiiarapichi sive jiissarma 6 
cum maiiico de ligne, carcasi boni 20, laiiciiu lungliie 
sive gravi 20, vcrrini boni duodeiuT 8. {Ihid,, cil. 28. 
p. 480.) 

1352. — l'ne pièce et aune et demie de ceiid.il vermeil 
des lors, en grainiie... pour faire coles à plaltes et 
garnir garde-bras, avant-bras, cuissos, grevetcs. heaumes 
bacilles et bernois de maille. (2" Cjite roy.d'Kt. de l.nfon- 
laiiie, ii 16, p. 112.) 

1355. — Pour faire el forgier, pour les liernois de 
guerre (du roi) 3750 cloz à plaies, 5 boucles, 5 mordans 
esiii.ulli'/. de France; une graiil bomle pour le dossier des 
plates, 2 graiis charnières sizcllécs,2 iiiaiiienières,2 grosses 
vervclles (i(( : 2 cliaeiiiies) pour icellos iiiaiiiellières el 250 
grosses boceles pour la poitrine des plaies, pesant toul 
parmi (ensemble) 10 m. 6 0. 15 est. d'argent. 

Pour la garnison d'une paire de bras cl avant-bras el 
de 2 paires de cnissoz [al : bernois de jambes.) C'est as- 
savoir : 11 paires de boucles et de mordans esniaillés de 
France; el pour 8 anneaux, 8 rosclles el 8 verveljcs, et 
pour 520 bosselles pour les |ioulaius, pi.-sanl loulcs ces 
choses parmi les rivez 3 m. 5 0. 7 est. d'argent. — Et 
pour garnir 2 paires de gantelcz c'est assavoir : un millier 
de clos, 224 grosses boceles, 2 10 plus peliles, 8 paires de 
boucleles cl de niordans esmailb'S de France — pesant 
loul 3 m. 7 0. 17 est. oh. d'argent. 

El pour 21 paires de boucles el 21 mordans pour les 
pourpoiiis. cl pour 373 pointes d'agiiilleltes et pour 32 
graiis à fermer les plates — toul pesant 3 m. 3 o. 15 est.; 
et pour faire el forgier 12 grandes boucles et 18 mordans 
pour les flanchièrcs, et pour 2 plus graiis boucles pour les 
eouverliires, pes. loul 2 m. 6 0. 12 est. ob. d'argent. 
{Cple raij. de Gaucher de y'uimes, t" 200 v".) 




6'"//. des plombs liistoiiés dr l'init. 



1364. — In liirre 14 ciirracias taies i|uales,8 baeiiielos 
sine inallia, I hassinelum et mailla, 4 lielmes, 1 capellum 
(le ferro, 6 gorgeiias sine fourniinento, 1 par manicarmii 
de iiiallia, 1 camalliuiii de liarbiila, 4 paria cuisselloi uni, 
2 balistas de lorrenn (toriio), 2 balislasde pede, iinum te- 
neriiim (aibrier) de halisla sine aiclui, 2 cassas de viri- 
loiiis sine ferro, I bandonerium, G nialcrassia... 6 rotelos 
(rochels) de ferro ad joustrandum. . 

Extra turrcm, 5 balistas sine corda, 11 pavesios ruptos, 
1 targam... 1 barillum ad forbiendum nialliam, 7 eolle- 
rios de ferro cum iina cathena et 2 ferris Iransversibns pro 
carceratis cuslodicndis. 

Supra capellam 2 paria brarhiorum de corio, 3 paria 
çrurilium, 2 paria tibilium de corio et 2 de ferro, 1 bra- 
chiale de corio, 7 serothecas de ferro, 3 pecias lamineas de 
ferro... que ninnia boiia el singula siinl disrupla vntera et 
aiiliipia. (/»/'. (/" donjon de Vnsliica. Arclt. f\ 13651, cote 
1108.) 

1364. — Ci eommeiuerent ces compagnons à niellre 
leurs armiiresà point el à fourbir leurs lances, leurs dagues, 
leurs haches, leurs plaies, ha.nbergeons, heaumes, bassinets, 
visières, epiies el toutes manières de harnois. (Froissarl, 
1. 1, pari. 2, ch. 188.) 



AIIMKS ET Ali.Mi;i!i;s 



03 



V. 1370. I>c maies dagues de Borclcaulx 
tl (l'espées de Clermoiil, 
De dondaines et de coustcaulx 
D'acier, qui à Milan se fuiit, 
De haclie à mailel qui coidbiil, 
De croqucpois de fer, de lance, 
D'ai'chegaye (|u'on jetle et lance. 
De l'aussars, espaijlius, guisarnies. . . 
Des maccs de Damas, de (liaux 
Des piques que les Flamens ont, 
Des liancepiez qui sont isneaulx. 
De plonmiées qui corps delTont, 
i)e Iji'oches, d'espiez... 
(Kust. Descliamps, p. 133, édil. Crapelet.) 
1383. Dardes, gavelots, lancesgayes 

Savoieiit gecter et faire playes, 
(jouffours et foudres pour gecter pierres 

{Le duc de IJreUujne, \i. 510.) 
1373. Une graiit taloche qui au costé 11 peut 
... Le bacinct ou cliief ou le camail se prent. 
... I . Ijon j^ippon ouvrÉ vesti et boutonna, 
.1. aubregou dessus vesti et endossa. 
Dessus ce liaubregon .1. granl jaque jiosa. 
Le noble capitains de cuer li présenta 
Et poitrine d'acier, mes il le refusa. 
Mes .1. escu ncrvé ce dit avoir voudra 
Et lance de moison ne plus ne demanda. 
... .V l'arçon de la selle li |iendoit li escu 
. . . Sur l'escu de son col oultre le transperça 

Et le haubert aussi et l'auqueton creva. 
. . . Très bien si: fi^t Bcrtran richement adouber 
A loi de chevalier qui doit en champ ciitrei', 
De plates et de grèves se lit bien atourner, 
Espée et couslel et glaive pour jouster 
Et riche baeinet li fist-on aporter 
('.ans à broches de fer qui sont à redoubler, 
... A son coutel de plates est eu l'eure venus 
. . . yue escu et liaubergon lui fu oultre persans 

Et l'auqueton ausi qui fu de bouguerans. 
... Leur cuissières estèrent très tous commum'- 

Imeiit. 
Par coi aler pcussent trop plus legièrement. 
. . . D'une hache à .11. mains donna mainte colée. 
. . . Tous nus sont sur les champs et touslor draps 

[estez. 
Armures, baciuès et juppons bien ouvrés. 
. . . Illc. englois o lui chascun ot baeinet, 

S'avoit chascun .1. jaque par dessus le lian- 

Ibert. 
. . . Que dedens la poitrine l'ala si assener 

Que haubert n'auqueton ne le pot ains tenser 
Ne le jaque volant que devant doi nommer. 
... A tant vint .1. héraut qui a en sa poitrine 
L'anseigne de Ifertran le connestable digne, 
Tuniclc de lin or ouvrée de soie fine 
... S'ot .1. bon jaque moult fort de bonne soie 

[empli. 
{Citron, métr. de DugescUn, Passim.) 

1395. — Défense de porter plommées, niartiaulx de 
ploiic, martiaulx d'estain, martiautx de fier à picot ne sans 
liicot,liastoiis que on nomme becs de faucon, glaives, haces, 
planchons, hapiettes, loipiès, niacbues, ars, sayettcs, cspées, 
bazelaires, daghcs, coutiaulx à croix de fier, à croix de bos, 
à croix d'os, à croix de corne, coustiaulx de plaies, 
dollekins, coutiaulx à coullelles, wans de fier à picots, 
talloces ne boui|uelers, ne coutiaulx que on nomme pen- 
nars ou espois, ne antre armeure de broque — sur bO s. 

1396. — De chascun aubert l don, et le hauberjon 
i den. — le heaume i den, et du camail 1 ilen. — cou- 
vertures d'armes à cheval 1 d. — de chascune pères de 
chauehes de fer '2 d. — armeure de cuir et de cinvre, 
l'en n'en doit riens. (Tarif de Dieppe. Kréville, l\lém. s. 
le eiimin. de Itouen, I. Il, p. "i-lH.) 

1398. — Défense de porter espée, fauchon, cromliet ne 
autre arm<'ure esmoulue, miséricorde. {Uans des mugis- 
Irali de Ldie. La Fous, Arlill. de Lille, p. ft.) 

.XVO SIÈCLE. 

Los (juuranio promièiTs années du \v« sièclo ser- 
vent à apporter à l'armuri' ili' [liâtes un |HMi incom- 
plète les pcrl'ectioniicMients ipie réclame la dé- 
fense intégrale du corps, l'endant ci' temps la maille 



diminue de plus en plus d'imporlam'c' et ne sert ])lus 
guère ((u'à protéger les aisselles et l'enronrelinre des 
jambes. Le camail est rem|dacé par le collelin ou la 
bavièro devenus le complément de la salade sub- 
sliluée au baeinet. Les é|iaules sont couvertes de 
spallièi'es articulées, les cubitières relient l'arrière- 
bras à l'avant-bras. Le corselet à pièces de recou- 
vrement (|ui permettent le jeu du plastron sur la 
pansiére se termine par la braconnière et les tas- 
selles rigides ou articulées pour la protection du bas- 
venlrc et des cuisses. Les genouillères garantisscnl 
les l'olules et rallaclienl les cuissots aux grèves; 
enfin les gantelets et les solerels lamés couvrent, 
sans gêner les mouvements, les extrémités du corps. 
— Vers liSO, la structure de l'armement absolument 
correcte arrive à un degré dejjerfection après lequcd 
l'élégance du costume militaire devient jusqu'à 
l'époque de Maximilieii un ])eii minulieuse. Néan- 
moins le procédé de la cannelure, qui caractérise les 
dernières années de ce siècle, augmente notablement 
la résistance des pièces et pernuH d'employer à leur 
conrection une étoile [dus légère. 




V. liGO. — Ane. musée de l'ierrefuinh. 

Les coid'uros do guerre dont l'origine remonte au 
XV" siècle sont la barbute modiliée, la salade, le bico- 
quet, l'armct etie cabasset. l'armi les armes figurent 
le pavois à potence ou clievalet, l'arbalète à craiu'- 
(|uin, la dague à rouelles, le vouge, le bra(]uemarl, 
la saquebiiule, la lialleliarde. le ciinelerre et une 
espèce )iariiciilién' de piijiii' appidi'e langue delHenl'. 

IW5. — Défense de porter aucunes plinnmées rondes, 
ijuarrées ne plates, de fier, d'est.iin, de coeuvrc, de letton 



m 



AliMKS KT AllMI liF.S 



ne cl'Mulrc mêlai qiielconqs, i aiises ou sans aiisos, ne 
basions qnc on nuninie vis de tor, où il soit aucun plunc, 
fier ne aiiliv Mi<!lal qni'li'oiiqs, sni" 20 I. île forfait. [Ilatl-i 
des maiji.strals. La Koiis, Arlill. île Lille, p. H.) 

li^ll. — l'ne aiincure do cuir <!.• Surie pour armer 
l'Iionnnc et le ilicval. {Iiiv. de l'écurie du roi, f 108 V.) 

1415. — Je devise à IMii-lipp Bcaucliainp ii' lialii-rioii 
qu'il soloil porter... et outre re l'espée qu'il porte des 
miens — A Thomas Beaucliamp mes lirigandicrsiMiuvertesde 
roujîn velvfl cliequeté noire cl blank. — A J(din l'ophaiii mes 
nouvelles hrigaiiiliers couvertes de rouge velvel (|ue drove 
me llst, mon liassinet que je porte et mou mcillour 
rhival. — A Dipraiil ma petite cote de maille, le pièce i\r 
plate c|ue moU'^K'ur le prime m'a donna apellé llresl/ilale, 
le panse qui luit numsic'ur mon père que Dieu assoile, 
mon housiell et mon eaperon île fere. {Tesl. dit duc 
«l'I'o/cA. Ilymer, /•></., t IX, p. :I0'J.) 

1417. — Dérense de porter pimchims à troques que on 
nomme eandeler.*, délier ne de uuHal. (La Fous, /oc. ci(.i 

1423. — I jake delTcnsc de Cliamblet rubeo cum ii Ic- 
gulis deauratis iO s. — uno pare de qwjsscliewes de 
niavle rotund" pro defensione crnrum S s. 4. d. — I lorica 
debili de inayle rotund' o s. 4d. — I lorica vetere de 
mayle roUiiid' (j s. 8d. — parvo paunee maxime debili 
de mavle rolund' 20 d. — parvo ventavle vetere de mayle 
rotund' iO d. — 1 ventajle vetere pro fM' (;,'alcaj de 
mayle rotund' 2 d. — I ventavie vetere ctvalde debili pro 
gali', de mayle rotund' ti d. (autre semblable). I bordoure 
de mavle rotund' jaggyde cmn latone pro gall' 6 d. — 
1 pare'de scliyiibaldes al' (alias) van plates |iro tibiis viro- 
rum 2 s. — I pare de qwyssclnves de plate de antiqua 
forma ',i s. -l d. — I peclorali alias brestplale in i |iar- 
libus cum i wynglies cum 3 bokcles et ô peiulcules cum 
10 barres de argento et deaurat' IB s. — uno pare de 
vambrace et rerebrace in i peciis :! s. i d. — palet closs' 
cum uno undierelle cum uno bono bordonriMie mayle 13 s. 
4 ,1. — 1 pare cirothecarum cum condolis <le lalone de 
antiqua forma 2 s. it';</ïs de l'ciécul. de 11. Duwel, 
Archwol. Jouni. t. XIX, p. 101.) 

V. 1425. — On trouva de seize cens à deux mille 
bons compagnons armes de hanbergeons, Jacques, salades 
on bacinets et gantelets et les aucuns garnis de liarnois 
de jambes cl de bonnes haches ou autres basions, sans les 
archers et arbalétriers de la ville. (J. Juvénal des Ursins, 
année lilt .) 

Le roy d'Angleterre descendit en France accompagné de 
quatre mille hommes d'armes, de quatre mille gros valets 
armés de eappclines bcrruyeres, haubergeous, grosses 
jaques et grandes haches, et de trente mille archcis qui 
avoicnl chacun haches, espées et dagues. {Id., année 
1115.) 

1430. — (Siège de Compicgne.) 108 arbalestes de bois 
dont 102 a 3' et li grandes à '.K — 2600 de traits couiniuus 
d'arbalètes à 10' le millier. — lOOO arcs i main à 12 s. 
la pièce. — l^e lances ferrées valant 233' ~ 1200 maillets 
de plomb 4 s. la pièce. — 200 pavais de bois à potence à 
8s. pièce. (I'' Cple de J. Abonnel. Cil- Gachard, Hajip. s. 
les arch. de Lille, p. 361.) 

1431.  2 liaulz .le pièces à armer pcliz cnfans — 
item ung petit haoliergeoii doré et un pan de mailles — 
item un bernois de jambes tout complet où il y a boucles 
d'argent, pour enfaus. — item un pelil garde-bras et avant- 
braz et gantellez — item uug antre gantellet et avant- 
braz à la façon de Paris. {Inv. de l'artill. de Blois, 
p. 317.) 

1444. — Les Suisses eloient assez communément 
habillés de Jacques, de pans de haubergerie, de glaçons, 
et de chapeaux de fer à la l'alun d'Allemagne. (.Mattb. de 
Coussy, p. 6.) 

1446. — Les hommes d'armes du royaulmc de France, 
tant a pié comme à cheval, sont armez voulenticrs, quant 
ils font la guerre, de tout harnois blanc : c'est assavoir 
curasse close, avaut-braz, grant gardebraz, harnois de 
jambes, gautelez, salade à visière et une petite bavicrc 
<|ui ne couvre que le menton. 

Item, les aucuns portent difl'erance en harnois de braz, 
de teste et de jambes; premièrement la iliflerance du 
harnoys de teste, c'est assavoir de bicoques el de chap- 
peaulx de Montaulban. Et premièrement les bicoques sont 
de faczon agùe sur la teste, en telle forme et manière 
comme anciennement les bacinez à camail souloicnl estre, 
cl d'autre part vers les aurciUes viennent joindre aval, 



en telle fornie et faczon comme souloient faire les 
berruers. 

Item, et les cliappeaulx île Moiilbaiilban sont mus eu 
leste à une cresie ou ineilleu qui vait tout ilii long, de la 
lianlleiir de deux doiz, et tout autour y a un avaulal de -là 
.'i doiz de large en forme el manière d'un chapeau. 

Item, et la tierce armeure el la plus commune et la meil- 
leure à mon semblant est rarmeuic de teste qui se appelle 
salladcs, car elles ciuivrcnt tout la plus pari du coul 
derrière el toute la leiiiide, l'oreille el la |dus part de la 
joue, et davanl couvre le fronc jiisques an souiciz. Kn la 
quelle sallade y a une visière pi'lite, la quelle visière 
i|uaiil elle est abessée recouvre les yeulx, le nez et la 
bouche; ainsi ne reste à couvrir que le ineiilou et la gorge, 
et vient batre de lames jusqiies 4 ou .'idoiz sur la pièce ili; 
lad. cuirasse bien genlemciil et à poinct. 

Item, c|uant à avaiil-braz, il y en a de deu\ faczons. . . 
c'est assavoir : les nngs et les plus coniiins qui se foui à 
Milan, qui se tiennent de pièces ensemble depuis la join- 
ture di' la rii.iin jusi|ues à 4 ou à 6 doiz près de la jointure 
de l'espanle hault. . . 

Item, l'aulic faczon d'avant-braz sont lesquelx sont faiz 
de 3 pièces, c'est assavoir une |iièee i|ui couvre depuis la 
ployeure de l.i main jusqiies à 3 doiz près la ployeure du 
braz; elilepuis la ploveiiri' du braz y en a une autre (|iii 
vient jusques à hault de la joiiitnn^ de l'espauUe à 4 doiz 
près. Pardessus lesquelles 2 pièces y eu a nue autre qui 
couvre le code et la ployeure du braz et partie des autres 
2 pièces aussi, lesquelles 3 pièces sont pareilles tant au 
braz droit que au senestre, et se alachent avecqucs 
éguilleles. 

Item, quaiil au harnoys de jambes, l'une- des faczons 
esl clox davaiit et derrière par le bas, ainsi i|ue ou le faiet 
à Millan, et a grandes gardes an genouil, et un pou de 
mailles sur le cou du pié; et l'autre faczon du hanioys 
de jambes est tout pareil à l'aulre ey dessus déclairé, si 
non en tant que par la jambe bas s'en l'aiilt 3 doiz (|uc ne 
soit cioz , et ont les gardes plus petites endroit le 
gcnoil. 

Item, les archiers portent harnoys de jainlics, sallades 
coine dessus est dicl.gios jacqm'S doublés de granl foysoii 
de toylles, ou brigaudiiics, arc ou poing ei la trousse au 
couslé ; il n'y use l'eu point si communuemciit d'arba- 
lesles comme 6s autres lieux, excepté |KUir garder les 
places . 

Item, y use len encores d'une autre manière de gens 
armez seulement de hanbergeons, sallade, gantellez et 
liaruoys de jambe, les |quelx |iorlent voiibintiers en leur 
main nue faczon de dardres qui oui le ïer large, que len 
appelle langue de bœuf, et les appelle len les coustil- 
leux. 

Hem, quant à la faczon de dagues et d'espéez, tanl de 
homincs d'armes, de coustilleux et d'archiers, sont ainsi que 
après s'ensuivent : premièrement lesd. hommes d'armes 
les portent courtes et pesantes, et sont d'estoi' et de taille, 
et les dagues longues; ileni lesd. cousiilleux portent 
volunticrs fueilles de Calbcloigne un pou longuetcs et 
cstroiles et sont un bien pou roides, et dagues jiareilles; 
item les archiers les poriciil longues tranclians corne 
rasouers, el sont à 2 mains el ont dagues |>lus longues 
(|ue les hommes d'aniics ne les couslilleuN, et tranchent 
aussi comme rasouers; et portent arcs d'if et nèclies de 
4 palmes nu 4 palmes et deuiy de long et plus et les fers 
a 2 tranchants en foriiie de barbeleiue. (Traité anonijme 
du Cost. milit., Ilihl. Iltcliel., ms. 1907, f 02.) 

1449. — A .leliaii de Bonnes arincuricr dnd. Sgr. pour 
2 pièces pour mettre sur les espaujles de la cuiia-siiie noire 
de jouste dnd. Sgr. I lier. 3. gros. (Cptes el mém. du roi 
Itciié, art. 59H.) 

1449. — Pour vente d'une espéc iiui fut donnée à laci. 
église el fut vendue l.ï s. (i d. — et pour vente d]une 
hache d'armes qui fut donnée à lad. église, 12 s. fi d. 
{Cptes de t'egl. S. Sulpice de Fougères.) 

1454. — Que chasciin liomme d'arines ait 2 chevaulx 
pour sa personne, bons et souflisans pour iiouvoir besoi- 
guer dessus, et son conslilleur bien et souflisamment 
monté selon ce ipie à conslilleur appartient, de cheval sur 
quoy, il puisse faire smi devoir; et aussi (|ue l'omme 
d'arîne soit armé ainsi qu'il appartient el sou conslilleur 
soit armé de corset peliz, garde-bras peliz, ganteletz, 
salade et gnrgery, espée de passot et glaviot. . . les quels 
nobles prendroiit chascun mois 15 fr. 



ARMES ET ARMURES 



GT) 



Et ceux qui viendront à son commandement, en l'abil- 
lement qui s'en suit : c'est assavoir armez de corset 
garde-liras petit, avant-liras petit, gantelez petits, liarnois 
(le jambes, salades et gorifcry, targcte, espée de passot et 
de; glavint, cheval soulTisant... prendra de gages 7 IV. et demi 

Arcliier, bon et souffisant comme ceux d<! la grande 
ordonnance, arn.ez de brigandines, cappeline et gorgery 
et petiz liarnois de jambes 7 fr. et demi. (Ordonn. rou-, 
t. XIV, p. 351.) 

1458. — Défense de porter maques eslantelées, longs 
coutiaulz, breuguemars, bouges, gros bastons alTaitiés gar- 
nis ou non garnis de fer, de plonc ne d'autre métal, 
vouges, hallebardes, fouets garnis de ploncq, de fer ou 
d'autre métal, esteux de ploncq. (Bans des magistrats. — 
La Fous, Arlitl. de Lille, p. 15.) 

1461. — i arcs et 2 trousses 4 escus d'or — ■ 2 espioulz 
de chasse 2 esc. — 1 espioijl d'armes I esc — 2 boulges 
4 esc. — 3 brigandines 18 esc. — 3 sallades dont l'une 
estoit garnie d'aigreltes, valent les 3, 12 esc. — 2 espées 
2 esc. — 2 javelines et une langue de bœuf 1 esc. — 2 da- 
gues 2 esc [Estim. du mob. de' l'hôtel de Paye, p. 283.) 
1 46 1 . D'un jet de dard, d'une lance acérée 

D'un grand faussart, d'une grosse massue. 
D'une guiserme et d'une vieille espée, 
D'un braquemart, d'une hache esmolue. 
D'un grant pennart, et d'une bésaiguc. 
D'un fort espieu et d'une saqueboute. 

(Villon, Bail, contre les taverniers.) 

1467. — Et ordonna le roy (Louis XI) que toutes per- 
sonnes estants et résidants à Paris feraient des bannières. . . 
et que tous les subjels estants soubs icelles seroient armés 
de jaques, de brigandines, salades et liarnois blancs, voii- 
gles, haches et autres choses qui v appartiennent. (J. de 
Trnyes, 271.) 

1471 . — Es grandes armaircs de la garde-robe du roy: 
1 crencr|uin gariiy de cricq et un carcaz garny de viretous 
— I herbalaiste d'acier de Calhelnigne — 1 autre petite 
herhalaiste de Callieloigne garnie de petites tillolles — 

1 cricq d'Aleniaigne en ung estuy de cuir noir — 1 paire 
d'eslriers noirs à là faczon de morisque — 1 autre paire 
d'cstriers blancs à la genète — 2 paires de petits espérons, 
les ungs et les aultres noirs — 1 paire de vieux estriers 
de léton à. l'ensienne façon. — une grant serpe vouge- 
resse. (Inv. du roi Bené, f» 10.) 

1473. — Les hommes d'armes seront armez, habillez et 
montés ainsi qu'il est déclairé cy-après : c'est assavoir de 
curache complette, salade à havière, barbuce ou arniel, 
de gorgent, flancars et faites... ou braves d'acier. {Urdin. 
Ciirol. Buryund. ; Du Cange v" Fauda.) ' 

V. 1490. Led. Cnron armurier deniourant en sa sei- 
gneurie d'Arbi eu Donauges a vendu aud. Chartroise ung 
harrenoys blanc, garny de curasse, de grand garde-bratz, 
de arnnys de jambes, de garde-bratz droit, de beaulme, de 
cahasset, d'avant-liratz (fe gantclletz, de banyes (?) et de 
tontes autres piesses aud. harnoys necessaircs,"priur le prix 
et somme de 31 esc. d'or. (Arch. de la Gir. E. min. de 
Gemellier, 528- 1.) 

I49S. — Un fourreau d'épée pour Mgr, 10 den. — 

2 espées achetées à Turin 10 f. 10 s. — 1 liarnois de jambe 
27 f. 3 s. 9 d. — 1 paire d'élricrs et 1 mors pour le cheval 
de Mgr, 31s. t d. — I harnois de velours craïuolsy pour 
le grand cheval "f. 5 s. — pour plumes et plumet pour 
mettre es chaffrais du cheval de Mgr. 18 f. 2 s. d. — 
1 paire de souliers à armer où il y a 5 semelles et une de 
feutre iO s. (Optes de Louisde la TrémoiUe enllalie. Hev. 
des soc. sav., sér. 0, t. IV, p. ISO.) 

1499. — Une dague enmancbée de licorne, la poignée 
de cristalin nommée la dague Saint-Charlemagne — une 
espée eninanchée de fer, garnie en façon de clef nommée 
l'espée de l.ancelot du Lac, et dit-on qu'elle est fée. — 
17 autres (voy. Epée). — l'ne dague à rouelle cmboeslée 
en ung estuy de l'uir que le feu roy Loys faisoit toujours 
porter quant el luy —une hache à une inain qui fut an roy 
Saint-Loys, "autres (voy. Hache). — Ung fer de lance court 
à 3 querres tranchans — harnoys de la pucelle garny de 
garde-bras, d'une paire de mitons, et d'un ahillemerït de 
teste on il y a ung gorgeray de maille, le bort doré, le 
dedans garny de satin cramoisy, doublé de mcsme. — une 
brigandine de Tallebot couverte d.' velonx noir tout usé, 
et sa salade noire couverte d'un houlx île brndcrie fait sur 
veloux nnir tout usé — 2 autres (voy. Brigandine). — 
Environ 15 ou 11» sallades ou hassinels à la mode anlicqne. 



sans savoir ne déclairer à qui ilz ont servi — 5 ou 6 liabil- 
lemens de teste faiz de bois, les aucuns couvers à bandes 
de fer et de cuir, le tout de petite valleur el sans aucuns 
titres à qui ils ont esté. (Inv. des armes du chat. d'Am- 
Iwlse, p. 420.) 

XVI» ET WIL' SIÈCLES 

Le type de l'armure cannelée dite maximilienne 
peut èli-e considéré comme la dernière modification 
sérieuse apportée à la disposition de ses pièces. A 
partir du régne de Louis XII elle tend à satisfaire 
aux exigences du luxe plutôt qu'aux nécessités de la 
défense. Elle demande alors au génie des ar- 
tistes et aux souvenirs de l'antiquité tout ce qui peut 
rehausser l'éclat et le mérite d'une somptueuse or- 
nementation; mais à mesure que l'on avance dans le 
XVI' siècle, le jiort du harnais de guerre devient plus 
rare, et celte |iliase hrillaiite de son hisliiire va finir 
avec Henri IV et Louis XIII. 




Armure maximilienne. Coll. d'Ambra.\. Vienne. 

L'armel, la honrguignole, le niorion et le cahasset 
terminent pendant celle période la série des coiffures 
militaires. Et une nomenclalnre empruntée à Rahe- 
lais donne une idée assez exacte des armes à l'épo- 
que de François I''. Dès lors les pièces ne sont plus 
rares, et dans l'ahondance des textes il suffit de 
choisir ce qu'ils ofi"renl de particulièrement curieux. 

1508. — I arbalaistre garnie de bandaige — 1 halecret 
et 1 escrevisse — 7 pièces de h.iguyucs — 1 secrète et 
2 bonnets de maille — 3 hallebardes — 1 gorgerin — 
1 espieu — 2 escrevichcs. (Inv. de farchev. de Rouen, 
p. 520.) 

1510. —Je Jacques Merveilles, armeurier demouranl à 
Tours confesse avoir eu et reçeu : . . . pour les parties du 
liarnois de nions, de la Trémoille, cl premièrement pour 

5 



(Ui 



AHMES I:T AllMl'KES 



un Ij.nnois fomplrt de j;iii>ric la somme de 30 esc. — ilem 
pour la dorciiic diul. harnuis 10 esc. — pour les boucles 
cliiux et eliarnièros dorées dud liarnois, par ce 2 esc. pour 
•i auhnes de lilaneliel pour envelopper led. Iiaruois I '/s esc. 
— ilem pour le ilr.ip pour dmililcr les lassetles et gaiilclès, 
pour ce 17 s. G d. Soniine i" ese. vallent à iiioiinoie W I. 
.> s. [Chartrier de Tliuuais. — lifv. des soc. sav., sér. 5, 
1. VIII, p. 10-2.) 

1514. — (Krançois I" comte d'Atutouli'Ene) — une graiit 
liufle avcrques le granl jiardc-ljras 17 I. 10 s. — 1 grand 
visière et 1 grand baviere avecipics le fronteau 7 1. — 
I granile tassettc avec le granil casse! (sic) et la grande lanic 
couvrant toute la curasse 10 I. 10 s. — la grand pli ce de 
l'avant-bras 70 s. — le grand double pièce du gaiitellel 
avecqucs la rondelle t!0 s. — 1 espaulièrc ilnubli^ avecqucs 
la rondelle 70 s. — le tonnelet, le bacinct, le liarnnis de 
jambes garnis de lames, et dedans entour doux soûl?, 
voucée (?) avecqucs les sabols, I paire d'avant-brns de 
lames par dedans, I paire de ganlcUclz. Pour le tout 
1« liv. 

Un allccrcl devant et derrière avecqucs les tasscttes de 
lames bien longues "21 I. — I antre bacinel servant aud. 
allecrel de tonnelle en façon de anime 201. 6 s. — 1 brayes 
toutes clouses devant et derrière 17 1. 10 s — 1 espaulc 
de mnulon 105 s. — 1 main de fer 10.") s. — 10 rondelles 
de lames 49 I. — ."> autres rondelles UK) s. — '1 paires de 
gans garnis de doiz 40 s. — la visivire (voitui'i>| de toules 
lesd, pièces de Tours à Estampes, qu'elles lurent menées 
pour essajcr sur Mds. et pour retourner à Paris 20 1. 
(Cpleroij. du C" d'Aïujouléme, !" 133.) 

1525. — Jean par la grâce de Dieu ... voulons el 
ordonnons que les gens de commun de notre pays et 
duché ... soient garnis d'armes et habillement qui ensui- 
vent : ... savoir est, ceux qui sauront tirer de l'arc, qu'ils 
aycut arc, trousse, capeline, constille, hache on mail de 
plomb, et soient armés de forts Jacques, garnies de 
laiscbcs, cbaines ou mailles pour couvrir le bras; qu'ils 
soient armés de Jacques capelines, haches ou bouges 
(vouges), ayant panier de tremble ou autre bois plus con- 
venable qu'ils pourront trouver, et soient les paniers assez 
longs pour couvrir haut et bas. {Orduun. de Jean V, duc de 
Bretagne, cit. Encijclop. v, Arme.) 

1526. — Défense de porter espi'cs, tant d'estocq que 
de tail sans fourreau im .à demy foureau, banbregon, bu- 
nelte, garde-hras, bracelès, baston à manière de peu de 
soifC.') basions quarrés, croquepoix. {Ban des magistrats. 
La Fons, Arlill. de Lille, p. 4."i.) 

1 530. — Allecret, alumelle, arbalcsle.arc, armet, aubcr- 
gcon, aulbert, azzcgaye, badelaire, balistc, barde, bracque- 
mard,branc, bouclier, hrigandine, calige, cata|iu[te, cercle 
à feu, chanfrain, cimeterre, corselet, coulteau, dague, dard, 
dardclle, cspée, espérons, espieu, estoc, fonilCjfourchcfièrc, 
génitaire. gland, gousset, guorgerin, grev(\ hallebarde, 
hanicroche, bascbe, hnguine, javeline, javelot, lamine, 
lance, lance à feu. mailles, maudosiane, massui', niicraine, 
morion, parlhisaue, pavoys, jienard, picque, pistolet 
(dague de Pistoie), plastion," poignard, pot, raillon, rançons, 
salade, scorpion, soUcrez, verdun, virolet, vougc. (llube- 
lais. Prol. du I. 3, VI et Vil.) 

1531. — Jehan l.emaire Dcsqucvclles ... je donne ;\ 
la chapelle S. Cristolle une espée, à la chapelle N. D. 
ung harnas et unç corset ^d'armes), à la chapelle Sle 
Barbe une dague. {Arch. de Houai. reg. aux leslam., t" IGO. 
Exir. Dchaines.) 

1537. — L'homme d'armes sera armé de soulleretz, 
gresvcs entières, cuyssots, cuyrasse avec les tasscttes, 
gorgerin, armet avec sesbavieres, gantcllets, avant-bras, 
goussets et grans pièces. 

Les chevau-legers seront bien à cheval armez de hausse- 
col, de ballecret avec les tasscttes jusques au-dessous du 
genou, de gantelets, d'avant-hras cl de grandes espau- 
lettes, et d'une selade forte et bien couverte, .à veue coup- 
péc; leurs cazaques seront de la couleur de l'enseigne. Ils 
dnyvent porter l'épéc large au costé, la masse à l'arçon el 
la lance bien longue au poing. 

Les eslradiots comme les cbevaux-legcrs, sauf des bras; 
en lieu d'avant-bras et gautelez ils auront des manches cl 
des gants de maille, l'épée large au cosié, la masse à 
l'ari.on, cl une zagaye au poing longue de 10 ou 12 pieds, 
ferrée par chacon bout d'un fer bien aigu etlrenchanl, ou 
bien ils porteront aussi la lance comme les autres. Leur 
accouslremenl sur le harnois doit cstre assez court el 
sans manche, el de la couleur que dessus. . . 



Les arquebuzicrs aussi seront bien montez, et leur 
harnois sera pareil à celuy des eslradiots, réservé de la 
selade, cjir ceux-ci auront seiileiiieut un cabasset afin de 
viser mieux cl avoir la ti'ste plus di'livre, l'espée au l'oslé, 
la masse à l'arçon d'une part el l'hanpiebuze île l'autre, 
dedans un fourreau de cuir bouilly le ipiel tieiiiie l'eriue 
-ans hrausier. I.ad. harquebuse pourra e-lre de 2 pieds 
et demi de long ou de 3 au idus, cl qu'elle soit légère. 
iLangey, OLicipl. milit., p. 51.) 

1537. — Une haquebulte ayant 7 canons, gravée par 
dessus à la moresque et damasquinée, et en lail. graveiirc 
une salinande el un Vulean. [Arcli. de l'art franf., t. III, 
p. 31(1.) 

I540. — .Se incllra eu csipiipages tel que bons soul- 
ilards ont ai'CousIumé ; c'est d'acouslieniens pour la 
guerre, chausses, pourpoinct, collet et bonnet lionnestes, 
lion corselet, l'espée, la dague, la |iicqiie, harquebuse ou 
hallebarde, accouipaigné d'uiig cabasset ou mourriou. 
(Chanlereau, Miroir des armes, Bibl. Richei, ms. fr. 050, 
1" 5.) 

1549-51. — (Philippe d'.4utriclie.) Pour S arquebuses à 
Peter Pcch de Munich, 100 esc. d'or. — Pour certaines 
armures que doit l'aire inaistre Ituif, bourgois de Lancuelo, 
100 esc. d'or de 22 haços. A Coluiaii <irmurier d'Augs- 
hourg 2000 esc. d'or à compte sur 3000 qu'il doit recevoir 
pour une armure ipTil fait pour mon service. — ... 
à Francisco Noq\ieral de Milan, ariiuirier de l'empereur, 
IIGesc. à cpte sur lOUII qu'il doit recevoir pour l'or el le 
travail qu'il exécute en œuvre de taucliie {ataunia).. . 

— à maille Pedro Laccen, niailleur de Munich, 114 esc. 
pour certaines pièces de maille.... à Francisco Negrol, 
doreur de Sa Majesté, 372 esc. d'or pour armure et cer- 
taines garnisons île cheval. (Arch. de Simancas est, leg. 
I5G.'), fol. 33 — trad. p. Éd. de Beauuiont, Gai. des 
0. arts, ISG'J, p. 85.) 

1560. — Fia l'arme offensive, i bastoni, le scurri, le 
inazze ferrale, le spadc, i sloccbi, i verdughi, lescimilare, 
i pistolesi, i pugnali, le dagbe; l'arme d'asta come ala- 
harde, partigioni , corsesche, spedi , spnnioni, picchc, 
zagaglie, laucii' c simili. C.osi l'arme da tirar cou mano 
comesassi, balle, stromhe, ilardi di saelli', le baliste ilegl' 
antichi, gli scorpioni, accobalste, i fuslibali, i malleoli, le 
lonfee, i veretoni, i passadori, i squareiavolpe, i fuocbi 
iirliliciali, le trombe di fiioco, lingue di fuoco, palle di 
métallo, pignatelli di fuoco, soffioni di fuoco; cou quali 
vengonogli arcobugi i .schioppi, le colubrine, i passavolauli, 
le bombarde e finalmente le artigliarie. 

Fra le arme défensive adopra il scudo cou la imbraccia- 
tura, c cossinelli suoi, e il targone, la targa, la rolella 
e il brorchiero; ma particolarmeute , i fanti a pie sogliono 
adoperare il morione, il colatone, la sécréta, la goletta, e 
d'acciaio c di maglia, ilgiacco con le maniche e guanti di 
inaglia, il corsalclto, l 'anima, la coraccia coi bracciali c 
inauopole sue e i cosciali. 

11 caval-loggiero suole adoperare la celata, il corsalelto 
con la resta, gli spalazzetli, i ginocchietti e ollre a cio 
lutto quel che uel faute a pie recitalo habbiamo. — Ma 
l'huomu d'arme porta l'elmo e seco il suo spigo, e l'eimiero 
e la visiera, e la baviera e la buffa, c ]ioi il gorgiarino, la 
coraccia, l'iisborgo, la resta, gli spallazzi, i bracchiali, i 
guanti poi i scarselloui, i batticuli, i cosciali, gli arnesi, 
le schiniere, le scarpe, e poi le barde de' cavalli con tutti 
lor .armamenli. (Garzoni. Lapiima univ., dise. 82.) 

1562. — Feront lesd. maislres armuriers et heaul- 
miers toutes sortes de harnoys pour armer l'homme, 
comme corsclelz, corps de cuirasse, haussiers, tasscttes, 
brassarts, gantelelz, harnoys de jambe, haliillemens de 
teste, bourguynoine servaus à homme d'armes, bourgui- 
noles et morions scrvans à gens de pied, tant à l'cspreuve 
que à la legière, harnoys de jouste, et tonnelet servaus à 
courir en lice, anitre harnoys tonnelet servant pour com- 
battre en barrière. \Stat. des armuriers heaumiers de 
Paris. — Arch. reg. des bannières, t. VI, C 156 V.) 

1564. — Ung bouclier de Barselonne 35 s. — 1 chap- 
peau d'escajile 12 s. — 3 morrions, I bourguignole et 1 cour- 
sellet avec ses cuissots et brassarlz 28 I. —2 dagues 22 s. 

— I espée 40 s. — 1 espée d'armes 4 1. — 1 espée 
.ippellée estoc 45 s. — 1 coursellet avec sa bourgui- 
gnole 45 s. — une arquebule 3 1. — 1 bois de picque 5 s. 

— 1 mauvaise javeline 6 s. — I pistoullet à feu à 2 canons 
5 1. 5 s. —2 maillets garnis de manches 12 1. 8 s. 6 d. — 
I arbaleslc d'acier 30 3. — 1 sarboutanne 4 l{inv. du l'uij- 
molinier.) 



'ARMES ET ARMURES 



07 



1565. — Qui fera allunielles d'espées à 2 mains et 
melti-a allumelles d'espées et dagues de pied et demy, 
periuisarines, jagayc, corseques et autres basions servaiïs 
à la dclïence de l'Iiomme et aultres petites aliumelles au- 
dessus d'uu pied, doibvent estre fournies et bien trempées 
jusques à la pointe, et toutes aultres petites aliumelles au 
dessoubz d'un pied doibvent estre de bonnes eslofifcs et 
bien trempées. (Slat. des couteliers doreurs et graveurs 
... lie Paris — Arcli. reg. des bnnit., t. VU, f 1 1 v°.) 

1565. — Xux sommeliers d'armes du roy — 90 espées 
rabbattucs pour servir au tournoy fait par led. Sçr. à 
hayonne, el ee àcombattre sur les armes ISO 1. — WO pic- 
ques ferrées pour coniljaltre à la barrière ^UO 1. — 15U pic- 
ques pour combattre sur les bateau.\.!2i5 1. — 3U lances 
pour courir bors les lisses 45 1. — 68 espées rabba- 
tues à combattre sur les armes 136 1. — 10 grandes 
espées larges {même usage) 30 1. — 8 autres grandes 
espées larges avec les garnitures couvertes pour combattre 
a cbeval 4-« 1. — li lances avec leurs mornes de bois 
pour courre dans les batteaux 18 1. — I baston d'enseigne 
avec le fer doré pour le cappitaine des Suisses 60 s. — 
i lances pour le roy courant la bague 2ô 1. [Cpte de l'écu- 
rie du roi, f' 81,) 

1566. — Avant que aucun puisse parvenir îi estre 
jnaistre lourbisseur et garnisseur d'espées, dagues, lances, 
ballebardes, picques, javelines, voulges, espieux, massues, 
pertuysaiios, liaclies et autres basions maniables à la 
main, faudra qu'il soict apprenty en Paris soubz maistre 
dud. niestier par le temps et espace de cinq ans, sinon 
les enllans des maistres. (Stat. des fourbisseurs de Paris, 
toc. citai., 1" 117.) 

1568. — S. liemyFarant, marcbanl armurier, demeurant 
à Tours ... pour un iiarnois d'bommes d'armes complet, 
c'est assavoir : ung corps de curasse le quel sera i 
l'esprouve de la barqucbouze, à l'esprouve de la pistoUe. 
Ung babillenienl de teste à l'esprouve de la pistoUe, bras- 
sarlz et les 4 laines de...? à l'esprouve de la pistolle, et 
les gantelets, liaucecol fort gariiiz de doux el boucles 
dorées, l'arrèl doré — 45 esc. d'or sol. [Cit. Orandmaison 
Mém. de la Soc. archéot. de Touraine, t. XX, p. 338.) 

1570. — A iNicolas Arnoul, sellier du roy, pour une 
aruieure noire toute gravée à personnaiges, pour mettre 
et attaciier sur une grande selle de bataille 43 1. 7 s. 
[Cple de l'écurie du rut, V 62.) 

1571. — Cliarles Poille, marcbanl armurier, demeurant 
rue de la Ueauluicrie, confesse avoir vendu à messieurs 
les prcvost des inarchaiids et escbovins de la ville de 
Pans a ce prcsens, un haruoys d'homme d'armes complet 
gariiy de corps de cuirasse, tassettes, brassars, ganteletz, 
iiabilleiueiis de teste, 2 morions, l'ung commung et l'autre 
carré, une roudaclie, 3 armures de selles de cheval, et 
3 cliaulrains, le tout à bandes Jurées .... pour servir au 
capitaine des eiilans de Paris à l'entrée de roy... ceste 
veille laite inoyeniiaut la somme de 260 esc. soleil. (Devis 
et marche j). i entrée de Charles IX à Paris. — D. d'Arcq. 
Hev. arclieoL, 1S4S, p. 5i.^ 

1571. — Pour une arbaleste I den. par. — pour une 
pièce debaviere 2 d. p. — pour ung carner|uin 1 d. p. — 
pour ung arc 1 d. p. — pour une espée 1 d. p. — pour 
une dague 1 d. p. — pour ung fust de lance 1 d. p. — 
pour uiig autre lerreinent de guerre 1 d. p. (Péage de la 
Loue a Chumbon.) 

1580. — fournitures par Bourgeoijs de Moulin 
a un seigneur du lierry. 

1 arquebuse 7 1. 15 s. — 1 laurinn 3 esc. — 1 hallebarde 
30 s. — 4 mouUes pour des boullets à arquebuses à croc 
et des balles d'étuin .... 60 s, — 36 arquebuses à 6 I. 

17 s. l'une — fers de hallebarde 20 s. — 200 brasses de 
iiiéche à 2 s. la brasse — 20 s. la livre de poudre — 4 s. 
la livre de balles de plomb — ^5 corcelets gravés complets 
à 21 1. la pièce — 1 hallebarde de Sedan 12 1. -- 1 autre 
ai. — ^ 1 corcelet doré 24 1. — 100 bandoulières de loup 
marin à 3 1. 5 s. l'une — 17 deini-inousqiiets de Sedan a 

18 1. la pièce — 13 demi-mousquets à 12 1. 10 s. (Cit. 
(jirardot, Uull. du comité de la langue, 1852-3, t. I, p. 572.) 

1600. — KspieuX, halebardcs, lances, piques, espées, 
espadons, esiiées à 2 luaius, cimeterres, espées de combat, 
espées de service, inalclius et coutelas d'estoc et de fen- 
dant, d'escraniasse et horribles, de trempe de Damas cou- 
paut l'acier el les charrettes ferrées, dagues, poignards, li- 
icts, demy espées el dix mille fai;on3,de cuusteaux homicides, 
haches ci couperets braquciuarls. \Kené François, ch. l'J./ 



1602. — Les gens d'armes estoieul armés d'armes com- 
plètes et portoient des grèves et des genouillères dedans, 
ou au dessus de la botte. La cuirasse à l'épreuve du coup 
d'arquebuse, par devant et par derrière, et au lieu de 
lance une cscopette qui portoit 500 pas. Le pistolet à 
l'arçon chargé d'un carreau d'acier, l'estoc ou l'épée 
longue et roide sans tranchant. Leurs chevaux estoient 
armez de chanlfrain et d'escusson devant le poitral. Chaque 
gendarme avoit 2 bons chevaux de service avec un fort 
maillet. 

Les chevau-legers estoient armez d'armes complètes 
d'une cuirasse à l'épreuve. Le reste estoit à la légère, ils 
portoient le pistolet à l'arçon de la selle, sous la main do 
la bride, et de l'autre costé la salade ou habillement de 
teste. Chacun 2 chevaux, l'un de combat, l'autre pour le» 
gardes et corvées, et pour porter la malle. 

Les carabins avaient pour arme une cuirasse écbancrée 
à l'épaule droite afin de mieux coucher en joue, un gan- 
telet à coude pour la main de la bride, un cabasset en tète, 
et pour armes offensives une longue épée, une escopetle 
ou carabine longue de 3 pieds et demy, un pistolet i 
l'arçon et des cartouches à la reitre. (Jlontgommery, 
.MU. franc., part. 2, p. 187.) 

1602. — Ung harnois doré et esmaillé, eslevé en bosse 
à figures de personnaiges — ung aultre de conlleur d'eau 
(bleui) gravé à figures — ung harnois complet, doré à 
feuillage de laurier — ung autre h.arnois complet doré à 
trophés d'armes. (Inv. du duc de Biron, (» 15.) 

1610. — A Nicolas de Chalanton armurier du roy, pour 
un heaulme et une paire de ganteletz deux fois plus grands 
que le naturel, proprement polis... à estre portez en trophés 
aux obsèques (du roi) 80 I. 

A Michel Guyot, fondeur bossetier graveur doreur, ser- 
vant l'escurie, pour avoir doré d'or moulu à bain les 
susd. heaulme et ganteletz, 100 1. (Cvtcs de l'écurie du 
roi, f° 638.) 

1620. — Une paire d'armes à la rheistre complettes, 
l'une à l'espreuve à courir en lisse, l'autre simple. — 

2 armes de combat à la barrière, les devant, derrière, la 
salade, les haussecols, brassarts el gantelets. (Inv.de l'hôtel 
de Salins à Nancy.) 

PROVENANCES 
La Gaule romaine comptait sept grandes fabriques 
d'armes : Strasbourg, Màcon.Autun, Soissons, Reims, 
Amiens et Trêves. Au moyen âge et depuis, ces centres 
déplacés ou augmentés, s'ajoutent à la liste des pro- 
venances de toutes sortes rangées ici dans leur ordre 
alphabétique. 

Abdeville. Voy. ce mot. 

Andalus (Espagne). —V. 1250. — Les armes, armures 
el équipements militaires de toutes sortes, comme boucliers, 
épées, épieux, carquois, llèches, selles, mors, brides et 
autres harnachements des fabriques d'Andalus surpassent 
celles des autres contrées du monde. (Ibn-Saïd, Cit. 
Ch. Davillier, /îec/i. s. l'orfèvrerie en Esp.,p. 16.) 

Angleterre. — 1322. — 3 springaus cum apparatu, 

3 springaus sine apparatu, 14 balistis de cornu ad viz cum 
3 coslis de cornu sine talar", 7 balistis de ligne ad viz cum 
130 quarcllis quorum 70 pennate de pennis eneis et 
GO de pennis ligneis; 3 ingeniis pro balistis tendendis, 
18 balistis de ligno ad unum pedem cl 1 cosla de ligno 
sine talar', cum 140 quarcllis; 2 paribus de plaies,! quirre, 
2 paribus lameriorum, 3 galee pro juslis, 3 paribus bracers, 
1 pari de luiielt' ; 1 grate, 3 vaumplales ; 3 paribus de beses- 
cus; 8 sentis, 4 targetis ; 1 galea pro guerra, 2 capelli cum 
visur', 6 galiMS pro torniamentis, 5 capcllis de ferro, 
I capellus de nervis, 2 paribus de gaumbers; 12 lancis, 
7 hastis lanccarum, 6 pavilon' et leiif, 3 terris pro frenis 
ad torniamenlum, 2 arcubus saracenis cum 3 sagittis 
saracenis, 10 tabor' pro ripai', 1 niagno scaccario de auro 
depicln, 1 tablar' de muge, i macea de ferro, 1 panerio 
pleno de iliversis instrumentis pro confeccione balistarum, 
13 capilibus ferrcis pro hinceis; 1 coronali pro juslis, 

capilibus magnis pro sagittis, 2 rctiis pro feris capiendis, 

1 sperlh' de llibernia, 4 compcdibus cum boltis el 11 sine 
boltis, 1 grym (laqueus) 2 unctis ferri pro incendie do- 
moruin... Il sagittis cum magnis capilibus ferri, l cornu 
eiieo quod una cum quoilam fauchoneest. . . 2 coi nua bugle. 

Item respondct de 8 loricis, 1 corset de ferro, 1 pari de 
gussettis, 1 gorger duplex, 7 paribus de chaucouns, 



(JS 



AIIMKS ET AUMUIIKS 



r> coifos loricaiiiiii, 2 r:ipollis frii i ciiiii viser", l ^alca 
cnm giiii'lii'l, 1 i'a|irlliirii IrniMiiiL roliiiiiluin, I akrlnii 
ni(ierlii di' |iaiiiii> >\r lalï.ila taiictn riini I caiiiisla ilc 
(^liailios, Ti paiiliiis ilf i iMiificins |iio i'i|iiis ail arma 
iiim Ti parihils cnnpcrlnriiiniiii dr freit' ciiiii llaniirlicriis el 
piriMiis de <iirio. - parilms dr Ircppcs, Il parilms nmpcr- 
turiiiriiMi Irrri pro cipiis et 2 iiianlellis l'i'rri, I pari ciro- 
llii'i-ariim do plaie, "i liraccrs de plaie, 1 pari de gaiiiii- 
liris, l pari sotlar' de plaie, 1 cnlar" de lerro, 1 sculo, 
i laineis pro ;;\ierra, :l lanreis pr» juslis, I pari de lioles 
plnmelez ilc l'errii, i i;! nliis i uni lnniesio ar^ienteo. 

Il eorde pro spriiigall', 3 Irlar' pro lialistis el I viz, 
40 iiidenles. {Inv. (le lioijer île Mortimer, p. a.V.).) 

Blsr.AYE. — 1645. — l'rnvimia de Viscaya — Sobre todo 
iniiiimi'rables miiieros de liierro y azero... île que labra 
lodo neiiero de armas perleiieciciiles al uso mililar. 
(Meiiilez Silva, l'ublar. gen. île Espana,c. 1, p. 2;iri v".) 

ni.,VMOM (Vosiies). — 1599. — Je lui donne ma pelille pis- 
lolle de Itlamonl loule neuve aver le pniverin qui est 
d'éliène enrielii dn juj;enienl de i'Aris qui esl il yvoire, 
garnie de houppes fraudées d'or el rnrilon de snye noire. 

Je lui laisse mon pnilrinal de BlamonI bien encorné... 
Je laisse à M le comte de llreze .. ma hellc arquebuse de 
lllamont avec un l'ournimeul de coiue île citT, là où esl 
relevi'e la conversion île S. i*aiil, ;;arnie d'un l'oriUui et 
lionppes de soye. — A .M. Vernou, mon fil.<, ma vieille 
arquchousc de Blamont qui a un rouet à l'allemande, 
montée de bois roufre encornée, elle esl pendue en la 
nielle de mon lil. [Testam. de J. de Cliarmoliie, p. 132 el 
437.) 

Bordeaux. — 1351 . — Et a voient couiles e]iéesile Bonr- 
dcaiix roidcs et aigiies el êpieux, et dagues, el les aucuns 
liaches. 

1377. — La fut Eliot de Calais... consuivi d'un coup de 
glaive au lialerel, d'un large fer de llordeaux aussi tran- 
chant eL aflilé qu'un rasoir pourroil èlre. 

1382. — Gens d'armes le> commencèrent à pousser de 
leurs roides lances A longs fers et durs de Bordeaux qui 
leur passoienl ces cottes de maille tout outre el les pre- 
noient en chair. 

1386. — Bien savoienl que jouter les convcnoit puisque 
jusques À là eliiicnl venus, non de fers courbés, mais de 
pointes de glaives de fer de Bordeaux aigus, mnrdans et 
Iranchans... les quelles épées l'Moient forgées à liorileaux, 
dont le taillant etuitsi aprc el si dur que plus ne pouvoil. 
(Frois.sart, passim.) 

1383. — D'un espoit de Bordeaux qui moult cbier li 
cousta. (t'/iron. de Duguesclin, 1. 2i2.) 

Calic. — 1645. — Villa de Calig. .. Labrando mnclias 
armas corlantes y de fiiego. (Mendez Silva, loc. cit.,c 4B, 
p. 31t.) 

DiiRANCO. — 1645. — Labrando muchas guarniciones de 
espadas y varias cosas de hierro.que provce a Espana y sus 
Indias. (Ibid, c.9, p. 2:)8 v°.) 

Fi.AXDilE. — 1 540. — Gille de Jagbere, fianc armurier de 
Ganil, déclare que de tout temps qu'il Ht partie du nii'lier, 
il fut permis aux marécliaiix de vendre des armes telles 
que longues armes, rapières, hallebardes, floijj/eii, /ifle/fCii, 
vnlkenberken, janclinen de barge, pertuisanes, lunettes 
d'Espagne. [Doc. cit. F. de \igi\e, Mœurs et us. des corpor. 
de met., p. 53.) 

France. — V. 1 600. — Le roi seigneur a parié G chevaux 
barbes contre les quels, à ce que j'ai oui dire, il a de son 
coté parié 11 epées et tj dagues françaises avec leurs acces- 
soires tels que bandoulières, ceinturons, etc.. 3 des trains 
sont, ma foi, d un goût exquis cl tout à fait digne des 
poignées, ce sont des Irains élégants cl d'un travail 
fort ingénieux. (Shakspearc, llamlet, act. V, se. 2, édit. 
Charp.) 

GiiABfiOCRi. — I 158. — Dans la montagne de Cliar- 
gliouri (Arménie) on trouve une mine de fer empoisonné. 
Les couteaux cl les armes qu'on fabrique .ivec ce métal 
occasionnent des blessures mortelles. (Edrisi, Géogr., t. II, 
p. 319.) 

Inde. — 877. — Un Indien venait dans la place publique 
avec son kri, c'est ainsi qu'ils appellent un cangiar qui 
esl fait d'une manière particulière .. il demanda un can- 
giar fort aigu et tranchant avec le quel il commanda à 
son neveu de luy couper la teste. (Abuzeid, Relat. des 
Me.<> et de la Chine, p. «5 et 102.) 

9*3. — Dans l'Inde l'ivijire esl très recherché; on en 



fait des manches pour les poignards nommés liaiari el uu 
singulier liiirri, ainsi que des gardes il'epi'es recourbées 
qui dans le pays ont le nom de liiiiliil, au pluriel /,a- 
lalil. (Maçouili," /.es /iniiric.s d'or, t. III, p. il.) 

1620. - 2 panes d'armes veiians des Indes, de fer 
hlaiii-, esmaillécs de noir, garnies de ruban de soie cl 
iliirés'; scavoir le devant el derrière, les moignons, les 
targettes, riiabillcnient de leste el uu boiiqiielier. {Inv. de 
riiolel de Salinx.) 

Messine. — 849. — Messine, l'Emir Clihir à l'Emir Bi-n 
Fazarra.— Ha riccvuto la Uia carl.i... nella qiiale lui 
ilelto. . che bai bisoguo di ferro per larlo lavorare alto a 
poler servire alla génie nei rieiibatlimenli ; perciii la mia 
grandezza le ne lia spedilo una barca carica. .. al pré- 
sente sto facendo lavorare una quantita grande di .iniii e di 
allrezzi da provvederne .'.O.IHMI uoiiiiui. {Cod . diplmn. 
aiaho-sicil., t. I, part, t, p. r)7l.) 

l\lF.TZ. — 1597. — 3 arquebuses de Metz garnies de leur 
fourniment. [Inv. de la V" de tMcnlaij.) 

1641. — 12 hallebardes île Metz, ensemble 12 1. 
{Inv. du duc de O'ui.se à Jninville.) 

Mli.AN ET Paris. — V. 1400.— Il fisl (Charles V) pour- 
veance... de liauliergous el azarans (jaserans), ramails 
Inrgeiz à Millau, à granl foison apportés par deçà, par 
I alliiiité de inesser Hariialio, lors seigneur ilud. lieu. A 
Paris, faire toutes pièces de harnois, el de tout ce donna 
largement aux compaignoiis d'armes, aux riches gentils- 
hommes les choses billes et jolies. (Christ, de Pisau, Les 
faits du roij Charles ) 

1442. — Tulle l'armadure si mcllono di Lombardia, cioe 
di inaglia, non paga nulla, e di piastre comesse. (G. da 
L'zzano, l'rat. délia mercat.,p. 181.) 

1598. — M. de Strozze approuvoit fort les corselelz 
gravés de Milaii et ne Irouvoil point que nos armuriers 
parvinssent à la perfection non plus qu'aux murions; car 
ils ne les vuidoint pas si bien et leur l.iisoieiit la Crète 
trop haute. 

Mais après il crya tant qu'ils y vinrent, et trouva un 
doreur à Paris qui les dora aussy bien ou mieux d'or 
moulu que dans Milan, ce qui fut un'e grande espargne pour 
les soldats; car au comineucement il n'y avoit morion 
ainsy gravé d'or qui ne coul.ist ilud. Negrot M escus. Je 
le puis dire pour en avoir acheté plusieurs de luy à tel 
prix, ce qui estoit trop. Mais M. Mrozze mil ordre qu'on 
aclieleiuit dud. Négrot le morion blanc gravé à bon compte, 
puis on le donnoit à ce doreur de Paris et ne revenoil 
qu'a 8 ou il escus. 

Du depuis cela a si bien continué que plusieurs maistres 
s'en sont meslés à forger, dorer cl graver, que nous en 
avons veu une très grande quantité en France. Aussy, 
certes, faisoit-il très bon alors veoyr les compaignics 
francoises mieux qu'à présent qui ont quitté les morions. 
(Brantôme, /-es coi(ron)ie/s franc., ch. 6.) 

MoNDRAf.ON. — 1645. — Villa do Mondragon — Labrando 
linissimo azero, hierro y armas de loilas suerles. (Mendez 
Silva, loc. cit., c. 7, p. 238.) 

MiiRCiE. — V. 1250. — Murcie est très renommée pour ses 
colles de maille, ses cuirasses et toutes sortes d'armures 
lie 1er incrusté d'or. Elle est également célèbre par ses 
selles et harnachemenls richement montés en or, ainsi que 
pour foules sortes d'instruinents incrustés :lu même métal 
et qu'on donne en présent aux fiancées. Tous ces objets 
sont d'un travail si parfait el si bien fini qu'ils éblouissent 
les veux. On les exporte en Afriiiue et dans d'autres rontrées 
éloignées oii ils sont très recherchés. (Ibn-Said, cil. 
Ch. ItaviUier, Rech. s. l'orfèvrerie en lisp.,p. 16.) 

Orient. — Voy. Canna et Gomie. 

Pl.ASENClA. — 1675. — L.ibrando infinités mosquctes, 
arcabuzes y olras armas. iMendez Silva, loc. cit., c. 15, 
p. 23!) T".) 

Saint-Étienne. — 1575 — Saint Eslienne de Furan où 
l'on fait les armes cl basions à l'eu portez par tout le 
rovaume, à cause qu'on a la commodilé de l'eau pour en 
faire bonne la trempe, joint qu'il y ont les mines de 
charbon naturel et terrestre, les meilleures qui soyeul en 
France. (Belleforest, Cosmogr., t. I,p. 317.) 

Sr.YRAS. — 1567. —La royalle ville de Scyras en la 
quelle se fout anneures de Très excellente trempe. (Ni- 
colay, Péregn». orieiif.,!. 4-, P- 131.) 

Sedan. V. 1580. —Une hallebarde de Sedan 12 1. 



AU.MKT 



6!) 



une au(re 9. 1. — 17 dcmi-mousqni'ts de Sedan à IH I. 
la pièce. {But. du coin, delà langue, t. 1, p. 572.) 

ToLOSA. — 1645. — Labrando famosas hnjas de e.spailas 
y varias armas. (Mendez Silva, Pcûd. de Viicaia, loc. cit.. 
c. 12, p. 23!).) 

ARMÉE (PETITE. — Enli-e les mains d'un cnfanl 
(le huil ans, même du lils do Louis XIV, une petite 
armée, à laquelle les ressources de la niér,ani(|ue 
imprimaient le mouvement des manœuvres, doit ètn' 
considérée plutôt comme un jouet que comme h; fué- 
lude d'une éducation militaire. A ce titre il e.viste 
des précédents d'une date assez reculée pour me 
permettre de reproduire ici, avec tout l'intérêt ([u'cUe 
présente au point de vue du costume, une pièce du 
xiv» siècle de la curieuse série des plondis liisloriés 
de la Seine. 




XI V« s. 



Jouet d'enfant. Coll. des plombs hixluriés 
de Vaut. 



r669. — A l'ieire Ciiuturier, dit Montargis,305 liv. pnui 
son paiement des journées qu'il a emploiiées à j,'ardor e'. 
gouverner la machine de la petite armée de Mgr. le Dau- 
phin de Viennois (Louis de France né le 1" nov. IGBl) 
pendant les quatre derniers uiois de l'année, à raison de 
50 s. par jour. (Rey. du très. rorj. Bibl. Richel. ms. Col- 
bert,a° l'J, 1MB.) 

1 670. — 22 7bre. Au S' Gessey, pour employer au paye- 
ment de partie des petites figures de soldatz composant 
une armée de 20 escadrons de cavalerie et de 10 batail- 
lons d'infanterie de carte, que Sa Magesté a commandé 
estre faisle pour Mgr. le Dauphin... 0000 liv. 

— 26 Sbr». A Henry Jessey, pour employer au paiement 
des ouvriers i]ui travaillimt <à l'aire une petite armée 
pour Mgr. le Dauphin —liOllU liv. — 21 9lj™. Au sieur Jessey 
pour employer au paiejneul de la petite armée de Mgr. le 
Dauphin... 10,000 1. — 18 .vlro. Au sieur Jessey pour em- 
ployer au paiement des ouvriers qui travaillent à faire la 
petite armée de caites de Mgr. le Dau|)liin iOOO liv. — 
28 xbre. Au sieur Jessey pour employer au paiecnent de lad. 
armée de cartes., . 2000 liv. — Il février 1671. Au sieur 
Gissey pour parfait remboursement de 28,96:! 1. l-l s. à 
quoy monte la despense de la petite armée de Mgr. le 
Dauphin... 1163 I. Il s. (Cptes de la maison du roi, p. 182.) 

ARMEMENT d'une GALÉE. — 1 294. — Et est à savoir 
que ce sont les armeures qui faillenl.selonc mon dit pour 
chascune galée : 120 targcs bonnes et sonllisanz; 120 
bacinez, 120 cousteliers; 120 espaulières, it. 2000 de bons 
c|uarreaus de Jeunes d'un pié, 4000 d'autres quarreaus, 
1000 quarreaux de 2 piéz des bons de Jeunes et 60 plates 
et 60 gorgiéres de plates et 60 ganz de plates, d'une main 
et 60 arbelestcs c'est assavoir 10 d'un pié et 20 de 2 piez 
et 4- dozaines de longues lances et 2 dozaincs de rondes 
et 100 javeloz qui sont appelez galtcrihl, it. 1000 jioz de 
chauz vive. (.1/r/i. J, 387, n" 12.) 

ARMEMENT B'UNENKK.— 1340. — ACuill. Ilaidi.maitre 
de la nef le Saint Georges de Leuse : 20 plates de parve 
{é.preuvcj et de dcmi-parve. 10 bachinèa, 10 cscus, 10 pa- 



vois, 30 lances ferrées, 5 arbalcstes à un pied, 6 baudrés, 
3 casses de cur à pied, une casse de viietons, lOcoustiau.'i 
et un garcot tout prest et une casse de cuires. (lieau- 
rop.iiri'. Le clos des tjalées de Itouen, p. 25i.) 

ARMERIE. — l'ianle odoriférante, la bétoine sau- 
vage, l'œillet de poète. 

1470. — Et quant est des dons que Icd. vieillard se 
vantnit luy avoir doimé, rospotnlit (ju'il n'cstuit pas vi'ay 
et qu'en sa vie ne luy avoit donné qu'uni; armerie à Iti 
pompes qu'elle garda et mist en sa quenomlle pour la 
paour de luy. (Arrests d'amour, 33, p. 155 v", edit. 154i.) 

ARMET. — Vers le milieu du XV" siècle l'armet, 
substitué au bacinet, puis au bicoque!, présente le 
type le plus perfectionné de l'Iiabillemcnt de tète. 

C'est à cette époque un cas([uo assez léger dont 
les diverses parties forment une défense complète 
de la tête, du visage et du col. A son timbre sphé- 
rique s'attache sur pivots le mézail, c'est-à-dire la 
vue, la ventaille et le nasal qui, réunis ou isolés, se 
relèvent sur le tymbre ou s'abaissent pour abriter la 
face et retombent sur les deux coquilles maxillaires 
dont l'assemblasc forme la mentonnière. 




Ep. de Unis XI. — Armet d rondelle. Coll. \V. Riggs. 




Le même ouvert. Rondelle et porte-piumnil. 

llelle-ci, dans sa partie inférieure, fait jonction 
avec le gorgcrin dont les pièces antérieure et pos- 
térieure sont rattachées par des pitons ou des cro- 
chets un peu en arrière des clavicules. 



70 



ARMET 



Lo xvr siècle n'a tanl soit peu modifié ce lypc 
qu'en amplifiant les saillies du Ijnibrc ou du mczail, 
en réunissant en une seule les deux valves do la 
mentonnière, en faisant jouer sur les mêmes pivots 
toutes les pièces mobiles, et en confondant d'une 
manière définitive l'armet avec le heaiinie. 

XIV' s. Li ars (^l'aii) rcspUndit louz des splendissouis des 

jartnes, 
Des armez, des aubers, des lances, des jusarmes. 
Des escus et des laities, des espées d'acier. 

(Girart de fioiisfilhn, v. 3767.) 

V. 1420. — liaissans les veucs de leurs annolz vin- 
diont l'un sur l'autre. (/>. Florès de Grèce, f" 133.) 

Id. — De la teste (du serpent) il eu fit cent armel ou 
cabassct. (/</., f» lOti.) 

1444. — (En 1130) le seigneur de Cliarny au treizième 
coup qu'il courut contre Icd. nicssire l'Iiiiibcrl, lui leva 
la visière de son armet du fer de sa lance. (Monsticlct, 
1. -l,c. 81.) 

1449. — L'un desd. pages (de Charles VII)... purtoii 
un arnicl ou arnieret en sa teste, tout de fin or et riche- 
ment ouvré. (J. Ohartier, H, lfi5.) 

1465. — Lui fist oster les vervcUes qui tenoienl la vi- 
sière de son aruiel et la (isl atachicr à une ni(;ueilicle o 
de la cire... et pour ce qu'elle ne tenoit guùres l'autre (son 
adversaire) l'enipottoit. (Le Jouvence I, nis., f" 179.) 




Fin du XV' s.— Coll. W. Riggs. 

1497. — Pour ung armet do guerre aiant une grande 
visière persée et 2 havières d'avantapo dontriino sehaisse 
cl haulse, garnie de fine maille, pour la personne du roy 
31 I. t. (Cple de l'écurie du roi, f U V.) 




Même coUeclion, 

1509. — A Guillemin Charton, sommelier d'armeures 
dud. Sgr. (le roi) 16 1. 5 s. pour ung armet heaulme garni 
de 2 buffes, le quel a esté mis dans l'armeurerie dud. Sgr. 
pour lui servir à son plaisir. (Cpte de l'écurie du roi, f 67. j 

1520. — U. pour et affln que chascun puisse scavoir 
et congnoislrece que lesd. eriUopiencurs entendent quant 
et si souvent qu'ils parlent de harnoys de guerre avec 
pièce d'avantage, ils entendent en telle sorte que chacun 



vendra en armel sans porler autre halullemenl de teste, 
c'est assavoir heaulme ne ilemy-lieaulnie ne hassiuel. Kl 
quant au résidu des pièces d'avantagi\ ;iiusi i|u'd plaini à 
ung chascun (le poi-lcr. IQrdonn. du liunnni d'Ardres, 
C aS.) 




Armel (jraix et dure. Coll. Rcssman. 




Le même, ouvert. 



1543. — Ohxèques de l'amiral Chabot. — « Après un 
autre portant le heaumî ou armet. » {[leg. des ordonn., 
Félib.,t. V, p. 358.) 

1593. — Pour ung armet complet, c'est assavoir, la 
cuirasse, l'habillement de teste, les brassais, les ganteletz 
et tasseltes à culeltes avec les genouillères, le tout gravé à 
moresques elle fond à couleur d'eau (bleui) — pris fait à 
la somme du 311 escus. (Arqenlerie du mi, 11,208.) 

1650. ^ Ce que nos anciens appcllcrent heaume on 
' (11)2.) 



anciens 
l'ippeja sous François 1" armel. (Pasquicr, VIII, p. 

ARMILLE. — Objet de parure, formaillel, boucle 
d'oreilles et principalement bracelet. 

1360. Leur osleray de leurs oreilles 

Les biaux anueaulx et leurs anncilles. 
(Eusl. Deschamps, ms. Uibl. Hicliel., 840, p. 532.) 
V. 1360. — Ils portoicnl en leurs senesires bras ar- 

iiiilles et anniausd'or. (Bersuire, TiteLire. ms. 5' Genn., 

f' Il d.) 

1370. — Honorablement les s.alua. Au départir donna à 
un une armilln (alias fermcillet) de fin or de quatre 
livres pesant. (Citron, de St Denis, Lolhaire, ch. I.) 

ARMIOLE. — Broc à porter le vin. 

1381. - Et la gela (la dague) à lad. femme par tele 
manière que se iielle dague n'eust rencontré une ar- 
miole plaine de vin, tenant 3 quartes ou environ... 
{\rdi. ,1.1. rerj. 119, pièce UO.) 

ARMOIRIES. — Si l'archéologie peut être consi- 



ARMUKIEP. 



71 



dérée à bien des égards comme une science nou- 
velle, une de ses branches a pris, du moins dans 
l'histoire et dans les habitudes de la noblesse, les 
racines les plus profondes et les plus anciennes. 
C'est la science héraldique. 

Sans avoir à parler ici de ce que, depuis le xiv siè- 
cle jusqu'à nos jours, tant d'auteurs ont écrit sur 
cette matière, il faut regretter que ceux des xvr et 
XVII» siècles aient traité d'une manière trop héroïque 
les questions d'origine dont la solution réclamail 
une étude plus exacte des monuments primitifs. 
C'est à l'érudition moderne que restent donc confiés 
ces difficiles problèmes, et c'est pour y apporter 
quelque lumière que j'emprunte au témoignage si 
autorisé de M. Dcmay les observations suivantes : 

« D'après les sceaux, les blasons ont fait leur ap- 
parition dans le dernier tiers du xu" siècle la 

fleur de lys héraldique sous Philippe-Auguste. Quant 
au fleuron ornant la couronne et le sceptre de nos 
rois, on le rencontre aussi loin que l'on peut re- 
monter à l'aide des sceaux et des manuscrits à minia- 
tures, c'est-à-dire jusqu'à Charlemagne. La Vierge, 
antérieurement au xi* siècle, ne portant pas cet at- 
tribut, ne saurait l'avoir transmis à nos souverains. » 
^l)emay, Le cost. au moyen âge, p. 233.) 

i Les plus anciens sceaux équestres où apparais- 
sent les armoiries sont ceux de Philipiic d'Alsace 
dont l'écu porte le lion de Flandre dès 1170. — .\près 
lui, Bouchard de Montmorency montre en 1177 la 
croix cantonnéede l alérions. .\ la même date, Eudes 
de Ham arbore sur son écu les 3 croissants de sa 
famille. Puis viennent successivement les écus ar- 
moriés do Uobcrt de Béthune, avoué d'Arras, 1182; 
de Pierre de Courteuay, comte de Nevers, llHi; 
d'Etienne, comte du Perche, et de Philippe de Beau- 
mont, en 1 100; d'Ansel de Garlande, 1105. De Richard 
Cœur de lion, en 1195 et 1198, date do l'apparition 
des 3 léopards d'Angleterre. A partir de ce moment 
les types armoriés ne se comptent plus. » (Demay, 
Le cost. de guerre et d'apparat, p. 28.) 

I 165. — Couronnement du roi Arlur. 
Ja n'i veissés chevalier. . . 
Qui armes et Jras et ator 
N'eussent tôt d'une color. 
D'une color armes avoient 
Et d'une color se vestoient 

{Rom. de Brut. t. Il, v. 10783.) 

ARMOISIN. — Taffetas mince et non brillant, le 
seul que les femmes du peuple se permissent d(^ 
porter au xvi'= siècle. Le meilleur se fabriquait à 
Gènes, la qualité intermédiaire se tirait de Lyon, et 
la moindre d'Avignon. Il s'en faisait de toutes cou- 
leurs et de changeants. Les armoisins les plus cslimés 
étaient noirs à gros grain. Cette étofl'e se tissait 
depuis trois jus(|u'à six lils. 

I.e denii-armoisin était d'une qualilé inférieure, on 
eu trouve néanmoins de renforcé ; il atteignait à peine 
la moitié du prix du précédent. 

1541.— 9 aulnes taffetas noir armoisin, à gros Rrain, 
pour faire rolihc de nuit (pour le roi) au pris de lOt) s. 
l'aulne. (13° Cpte roij. de Nie. de Tniijcx, C 32 v°.) 

I5'>9. — 10 s. pour demie aulne lalVctus noir armoisy 
à 8 fdz |)our faire le corps à une vasquine. 

i 1. 10 s. pour une aulne taffetas vioUct armoisy pour 
faire saclietz à nicctre pouldre do senteurs. {Cpte dv 
Mdrijuerite de Navarre, l'"" b'-i et 56.) 

1 577. — En France, les femmes du peuple n'ont des 
robes (ju'en drap ou en armoisin, mais non en d'autre 



qualité de soierie. (Relut, des ambass. l'éniliens, t. Il, 
p. 5.")!).) 

1590. — Hanno per usanza(le donne pleljee Genovcsi) 
portar in capo un pezzo di panno di seta assai sotlile 
come ormesino o laffetano di colori diversi. (VeccUio, 
18.5.) 

1618. — Une chasuble de tabis violet... doublée de 
tafetas demi armesin renforcé, de mesme couleur, {lilv. de 
l'Eg. S. Louis des Français, p. S.'i.) 

1630. — Led. reliquiaire de S. Mathoille repose à une 
ijarde-iobe garnie de 'y pieees d'arnioi>in changeant, 
(Inu. de l'Egl. S. Anatole de Salins, p. 54i.) 

..\RMOI.SIN D'AVIGNON, GÈNES. — I 593. — Armoisin, taf- 
fetas noir de Gennes, grand drap i5 s. le pan. — Armoisin 
susditnioypn 18s. — et lestal'tctas susdicts de couleur 18 s. 
— Demy armoisin, par uioité 7 s. le pan, — taffetas armoy- 
sin d'Avignon, noir 15 s. {Tarif du comtal Venaissin, p. 384.) 

ARMOISIN DES INDES. — 1723. — On tire aussi des ar- 
moisins de toutes les couleurs des Indes orientales, parti- 
culièrement de Cassombazard. 

L'armoisin des Indes est uu taffetas.. . plus faible et de 
moindre qualité que les armoisins qui se font en Europe. 
Les couleurs surtout le cramoisi et le rouge en sont or- 
dinairement fausses, et ils ont peu de lustre et point du 
tout de brillant. Il y en a de deux espèces (jui sont des taf- 
fetas ou rayés ou à carreaux et les Damavars qui sont des 
taffetas à fleurs. Leurs longueurs sont depuis 7 aunes jus- 
qu'à 21 et leur largeur depuis 7 seizièmes jusqu'au sixièmes 
d'anne. (Savary.) 

ARMURERIE. — La profession d'armurier. 

1491. — Sachent tous qui ces présentes lectres verront 
et ourront que, cum le te.mps passé de 6 ans ou environ 
Estieune Daussonne, Ambroys de C.aron et Claudin Belbm, 
natifz du pays de Mylan en Lombardie, et Pierre de Soii- 
naye, natif île la duché de Savoyc, les quels se furent 
associés, accompagnés et adjustez entre eulx, l'un avec- 
que l'autre, de faire leur résideiisse personnelle à ouvrer 
et trafiquer du mestier de armurerie, et ce pour l'espace 
de 20 ans ou environ... par ces présentes se désassocieut et 
despartent. {Min. du not.Frapier,Arch. de la Gironde.) 

ARMURERIE d'amboise. 1498. — .55 pièces de bougran 
rouge contenant chascunc 2 aunes, pour faire 2 grans 
pareinens de muraille en une grande salle au cbasteau 
d'Amboise oii estoit l'armurerie dud. feu Sr. (Charles VIII). 
Les quels pareniens contiennent depuis le liaiilt jusques 
en terre -3 couvertures qui sont joignant lesd. pareniens 
pour 3 grandes tables, les quelles servent à déployer les 
pièces de lad. armurerie. 

2 grans cielz de la longueur desd. paremens qui 
couvrent icelles tables, ayans pentes de tous costez, et 
fi rideaulx qui servent à fermer les devant et costez desd. 
tables, à 30 s. chascune pièce. {Cpte de l'écurie du roi, 
f 45.) 

ARMURIER. — L'armurier du moyen âge se con- 
fond avec le fourbisseur. A la cour de Franco 
c'est un sommelier d'armes dont les fonctions sont 
souvent identiques à celles du brodeur. 

()iieli(ues noms peu connus, rapportés aux articles 
qui les concernent, mettent ici eu relief les repri'- 
sentanls d'une profession expliquée par ses statuts 
et dont les œuvres attestent qu'elle fut aussi un art. 

V. 1488. — Statuts des AnMiiniRRS 

FOCRBISSEURS D'AnGEIIS. 

1. — Quiconque vouidra estre armurier ou brigandinier, 
fourbisseur et garnisseur d'espécs et de harnois... l'aire le 
pourra. . . 

2. — It. les quels maistres desd. mesliers seront tenus 
besoingner et faire ouvrage de bonnes élotles, c'est assa- 
voir pour tant que louche les armuriers, ils feiout harnois 
blancs pour hommes d'armes, de toute épreuve qui est à 
dire d'arbalestes à lilloles et à courscl à tout le moins 
demie espreuve, qui est à entendre d'arbaleste à croc(| et 
traiit il'arcbicrs, et pour tant que touche les brigaridi- 
riiers, ils seront tenus paiTillemcnt faire brigandines, 
c'est assavoir les plus pesantes de 2li à 27 livres poix dé 
marc tout au plus, tenant espreuve d'arbaleste à lillolles 
et marquées de 2 marques, et les moindres do 18 à 



7-2 



AKMlItlEll 



20 livres, li'l poix que dessus et il'espreiivc il'ailialeslc 
à crocq el liaict «l'arcliicr, marquées J'iine marque. El se- 
ront ici'Ues bri^andiiies il'assicr,lrampécs partout et aussi 
toutes garnies de cuir entre les lames et la toille, c'est 
assavoir en cliaruiie rencontre de lames, el no pourront 
faire lesd. brij^andincs de moindre poix de lame... 

11. — It. et fauldra que lesd. lames soient limées tout 
à l'entour, à ce que les étoiles durent plus largement 

10. — Que les marelians et ouvriers desd. mestiers, 
tant faiseurs d'espées, haches, (;uys unies, voulues, dagues 
et autres hahillemens de guerre, seront tenus de faire tout 
ouvrage lion, loyal el marchant. 

11. — It. que tous fomljisscurs et garnisseurs d'espées, 
tant vieilles que neufves, seront tenus de faire fourreaux 
de cuirs de vache ou de veau, et les jointures de cuir de 
vachi-, la poignée d'icelles nouée de fouer (fouet), et se 
aucunes poignées sont faictes de cuir, icelles poignées 
seront garnies de fissellcs par dessouhz led. cuir. 

li. — Et pareillement les atellcs des fourreaux seront 
neufves et de bois de fouteau sec... 

18. — It. que nuls marchans ne maislres forains ne 
pourront tenir ouvrouers ne boutiques de harnois, bri- 
gandiiies, javelines, lances, pici|ues ne espées, ne choses 
deppendanlcs desd. mestiers en ceste ville s'ils ne sont 
maistres en cette ville. (0/ï/o?in. des rois, l. \X, p. 151) el 
suiv.) 

1352. lielhomel Tliurel, pour 2.) pièces de vclhiyaux 
vndes des fors, baillez à N. Waguicr armurier du rny et 
Lirodcur. (Cples d'El. de. Lufontaine, Leber, t. XIX, p. I M.) 

1*21. — Guill. le Loup et Pierre Manring. (Voy. Ai- 
haléte.) 

1447-50- Barbarin de Irez, de Milan. (Voy. Harnais.) 

1447. — Jean de lionnes el ,Iean Uinou. {Cples du roi 
flene, r.8()-l.) 

1448. — Jlcrmel du Perry, d'Aix. (Ibid., pièce 586.) 
1448. — Jehan de Galles, de Tours. {Ibid., p. 595.) 
1456. — Thomassin Baignouxarm. duroy. {Ibid., p. 50',).) 

1488. — Pierre Ilaucher, de Tours. 

1489. — Oillel Ledaing. (Voy. Ilatlecret.) 

I 508. — Louis Merveilles, arni. du roy. {Ibid.) 

ISIO. — Jacques Merveilles, de Tours. (Voy. Armes- 
Armures.) 

1528. — Bobcrt Dumesnil, dit le Normanl. (Voy. Arba- 
lète.) 

1549-51 — Plusieurs armuriers cités. (Voy. Armes- 
Ai mures.) . 

IS6I. — Boquelin Dehoux, fourbisseur damasquineur 
de Paris. (Voy. Damasquine.) 

IS73. — A M" Hans armurier faisant corps de cuirasse à 
l'épreuve, 100 1. t. pour gages. {Cptesde la cour deXavarre. 
Iler.dWquit., t. XI, p. 2L"j.) 

\ I580-— Bourgcoys de Moulins {\o\. Armes-.\rmures.) 

1591. — Michel Lcgendre arm. du roy. {\ity. Harnais.) 
Ilierosme f.orcol et Laurent llasle, de Tours (Voy. Espée.) 

AUMl'RIEliS de boiideai X.MII..\N, etc. — 1375. — <'.one- 
pude cause sie que l'.uitard de Junquyèrcs, armurerde lior- 
deu, Lambert Braque, d'Alemanic, arnmrer de cotes de 
fer, reconcgon c autreyan e en vertat confessan aver près 
c reccbut de la nian de Moss. de Foixs 100 florins d'aur 
d'Aragon, pcr los quans lo promelan e s'obligan aver por- 
tât à Morlaas 00 bacinelz ah capmalh e 00 cotes do fer o plus 
si plus poden, boos e suflicientz. (^1/c/t. des B.-I'yrénées, 
E.3U2, riio.) 

1490. — Sachent tous... que cum le temps passé de 
6 ans ou environ Estienne Daussonne, Ambroyc de Caron, 
Karoles cl Glaudin Bellon natifs du pays de Mylan en Lom- 
bardie el Pierre de Sonnay natif de la duché de .Savoye, 
les quels ce fussent associés, acompaignés et adjuslez entre 
eulx l'un avccqncs l'autre, de faire leur résidence person- 
nelle et continuelle à ouvrer et trafiiiuerdu mcsticr de ar- 
murerie, et ce pour l'espace de 2(1 ans ou environ etc... 
(Gaullieur, L'armurerie milan, à liordeau.v. Rev. d'Aquil., 
t. Ml, p. 26.) 

1573. — A Batiste de Millau, ilemeurant à Navarrcux, 
pour la garde cl l'entretien du harnois qu'avoil fait faire le 
feu roy Henry 20 1. 1. {Cples de la cour de Navarre, loc. cil.) 

AROLUS. — Variélc des panneaux ou filets à 



nappes pwir les petites chasses aux oise.liix cpie \r 
Hoi modus appelle le desduit des pauvres. 

V. 1300. — Il y aune maiiicre de rctz où ou preul plu- 
sieurs manières doyseaux, par espécial quand il a iiégé, et 
l'apiiello l'on anilu.s qui est de 2 retz, non pas iiionlt 
grandes mais fortes et espesses, et sont coiijoi'ictcs en 
teste, et sont fichées eu terre, et y a distancées parties 
Mioyciiues, et ont i cours hastons dont elles sont enle- 
vées en hault quand la corde est tirée, et ne se lléchis 
sent point vers terre, mais deineureiileslevées el très bien 
conjointes ensemble avec les retz par dessus en iiiaiiière de 
cioivertine lie maison, ('.este letz avec tons ces basions et 
ces cordes seront très bien couvert de feune, et a l'espace 
du inillieu aura do grain ou île viande ipie les ovseaux 
.■lymciil elqiie l'on pense qui soil agréable pour les faire 
venir. (Juaiid I oysellciir verra grand imilliludi' d'oyseanlx 

il entrera eu nue petit lisounelle close qui devra estrc 

près de là et tirera la corde soubdaincment, et l'attachera 
bien fort à ung pieu de la maison, el prendra les oyseaux. 
(P. (le Cnvscensl. 10, ch. 17.) 

ARQUEBUSE, II.vol'Ebuttk. — l.a plus ancienne 
ariiir à li'ii poiialive csl le .iroljiii^ un .■icopil !!.•<, es- 



; a 



l.. 



.VI 



s. — Arquebuses à croc; A, Gymnase île Moral (147;)) 
B, musée de Dresde. — Autre à croc mobile. Coll. 
de Vaut. 



copelle primilive, donl parle en I3'J7 un inventaire 
de l'artillerie de Bolog-ne. Klie n'est point différente 
de laeoulevrinc de pelil calibre donl on s'est servi 
pendant tout le* quinzième siècle où on la tirait sur 
une fourchclle fixée à l'arçon de la selle. Mais sous le 



ARQUEBUSE 



73 



nom de coulrvriiie ù main il faut ranger la haquc- 
butte ou arquelmso à croc, c'est-à-ilire à croclict; 
arme do rempart et d'assez fort calibre pour figurer 
souvent parmi les pièces d'artillerie. Le diamètre 
moyen du projectile était de 'l'ô millim., et le poids 
de l'arme, d'après un compte de 1531, de 17 kilogr. 

Fixée pour le tir sur une fourchette ou sur un 
chevalet, la ha(iuebutle à fût de bois, sans bassinet 
et sans serpentin, est pourvue d'un mécanisme dont 
un document de 1165 ne signale que la clef, mais 
dont l'emploi ne semble pas s'être généralisé; aussi 
est-ce à l'époque de l'avènemcntde François!" (1515) 
qu'il faut rapporter l'invention étrangère de l'arque- 
buse à bassinet et à serpentin qui, entre les mains 
des Espagnols, décida en 1521 du sort de la bataille 
de l'avie. 

Alors la mèche, d'abord indépendante, puis prise 
dans les mâchoires du serpentin, et la platine munie 
d'un ressort et d'une ilétenle, le bassinet et le cou- 
vre-bassin et constituent la disposition spéciale de 
l'arquebuse telle qu'elle a servi dans l'armée fran- 
çaise pendant tout le xvi" siècle. 

Néanmoins, dès 1517, en Allemagne, la platine à 
rouet remplaçait la mèche. Le mécanisme dont elle 
était pourvu im|uimait à une rondelle d'acier can- 
nelée une vive rotation avec frottement contre une 
pyrite dont les étincelles produisaient sur la poudre 
d'amorce l'ell'et des batteries à silex. C'est le système 
qui, après trois siècles, a fait place dans les temps 
modernes à l'emploi des fulminates pour les armes 
à percussion. 

1397. — Unum scolpum parvum a cavalito, et sine 
cavalito — 8 sclopos de ferro de quibus suiit il a manibus 
(Inv. de t'artill. de Bologne, p. 364.) 

1417. — Ducebut primani aciom ipse cum sexcenlis 
ciiuitibus levis armatura;, totidemque sclopetariis ac pari 
iiumei'o arciibusariis. (Comment. Fr. Carpezani.) 




V. IIBU, 



IScopitiis.l D'après l'aulus Saiiclinus. /;i6/io(/i. 
Riclu-l.ms. lut. 7239, r 79 V". 



1*75. — Aux conipaigiions caiionniers qui as,sairent 
plusieurs serpentines et liacquobusies sur la muraille de 
la ville IG s. — A Jdian Dclabarre, febvie pour avoir 
ferre les lumières île 2 baquebusches, remis une manche 
à une autre et ueltuyé la lumière de 25 autres 16 s. — 
Au uiÙHie, pour une, arquebuse de fer i 1. 10 s. — U7S. 
— 2 hacquebusscs de fer 40 s.— 14'J1.— A .Jebau Cuppre 
m'" fevrc à Maliucs pour 50 arquebuses 2001. (La Fons, 
Arlill. de Lille, p. 27.) 

''►78. — Paye à l'errenot Poinsart, maréchal, au prix 



de 3'. chaque 12 harquebuches, dont 6 à manches de fer 
et les autres à manches de bois. {Arch. de la C. d'Or. 
Garnier, AriUl. de Dijon, \\. 31.) 

ftSS. — 300 AIcmans qui avoient moult largement de 
coulevriiies et leur portoit-on beaucoup de haquebutes à 
cheval. (Commines, I. 8, eh 7.) 

1507 à 1518. — A 51° Haiis de l'arperutre, ouvrier 
de serpentines à Malines, 20 hacquebutes de cuivre (en 
ce uou compris les all'uts)... pour chacune 8 s. — A 
M' Jehan de Cuppre 20 bacquebuslcs qui doivent peser 
927 liv. a 4 I. 15 s. le cent... et pour les affûts 7 s. 
chaque... pour 6 grandes et longbi s hacquebustes de 
kcuivre pes. 3fiO liv et 6 affûts de bois KO 1. 16 s. — 
50 hacquebustes de fer à 4 I. la pièce. — In hacquebuste 
de métal pes. 40 liv. 10 s. — une autre de fur 60 s. {Extr. 
descples de Lille. La Fons, Arlill. de Lille.) 




lAsellus portans in sella très scopitos|. Ibid., I'°72 v. 



1521. — De eeste heure là furent inventées les arque- 
bouses qu'on tiroit sur une fourchette. (Du Bellay, 1. 1, 
p. 358.) 

1523. — 8 hacquebutes de fonte de bonne matière de 
mytaille, (In poids de chacune 30 liv., du calibre de celles 
du roy qui sont au château, à y délaisser deçà et delà du 
boute-feug, 2 écussons pour mettre les marques ou armes 
de la ville. (Garnier, L'arlill. de Dijon, p. 50.) 

1523. — Et pour 9000 payes d'Espaignolz, ycomprings 
les doubles payes et les payes et demye de ceulx qui 
portent les hacquebutes à crocetz, 27,000 esc. par chascun 
mois. IDevisp. l'arméedu duc de Bourbon. Rymer, t. Xlll, 
p. 795.) 

1524-5. — A Jean Maignan, fondeur, pour avoir faict 
26 arquebuzes poisant ("51 liv. 159 I. 11 s. — 25 arque- 
buzes à croc 157 1. 7 s. 9 d. — A J. Veron 62 manches 
de cœur de chêne pour les arquebuzes 7 1. 16 s. (Girardot, 
Les artistes de Bourges, Arch. de l'art fr., 2° série, t. I, 
p. 2.V2.) 

1527. — Les haquebuttes à crochets que portoyont les 
gens de cheval.... endommagèrent plus les Francoys que 
leur prouesse et vaillance. (J. liouchet, ch. 32.) 

1537. — Une haquebutle ayant 7 canons, gravée par 
dessus et damasquinre, et enlad. graveure une salmande 
et un Vulcan. (Cil. Arch. de l'art fr., t. III, p. 310.) 

1553. — Une quantité de chevaletz pour harquebuzes à 
crocq telz quelz. {Inv. du chùl. de Brest, p. 792 v°.) 

1567. — Les harquebuses à croc sont de plusieurs 
longueurs et calibres et aussi faut qu'ils servent pour 
plusieurs effets. Les communes que l'on fond ordinaire- 
ment pour le roy ont 3 pieds 1 poulce de long ou environ. 
La circonférence à l'endroit de la lumière est de 7 poulces 
2 lignes, sur le devant 5 poulces 2 lignes. La longueur 
depuis, la douille jusques au crochet 1 pied 7 poulces. 
L'embjuchure contient en diamètre 11 lignes, le boulet 
6 lignes. (Lalreille, Disc, sur l'arlill., nis.) 

V. 1580. — L'arqiu'busc avoit de longueur i palmes e' 
demie, mesure de Milan et lirait une balle pesant un lier, 
d'once. (S. Luc, Obser. milit., ms.) 

1588. — 7 arquebuses à croc de fonte, 3 des quelles 
ont leurs serpentines. (Inv. du l'r. de Condé, p. 150.) 

1599. — Une longue arquehouse riée (rayée) dedans 
qui a un louet à grand ressort, de la façon de Fornyol; elle 



74 



AHQUEBUSK 



a 3 marques sur le ranon... une arqiicboiise renforcée 
rioe cil dedans, qui a un rouet à l'allemaiidi' et 2 niedaillc^ 
décerne pou rencurnure.(rc.v(am. île Charuwhie, p. 130.) 

1620. — Il arquebuses à oroe, 7 inonlées sur bois 
noir aians environ 7 pieds de long de canon, dont 5 sont 
avec sorpenlins, 2 à rouetz, 2 autres plus courtes à serpen- 
tins, l'une de 5 pieds et l'autre île l. Une autre (pii se 
charge par derrier avec quartouclies, l'autre montée sur un 
linis blanc avec Hlets d'or, de la longueur de 5 pieds. 
{liir. lie l'hùlel île Salin.) 

1678. — J'ay veu chez un gcntllliomme de l'icar<lie 
proche Saint-Quentin une arquebuse qui se cbargeoit avec 
le vent et dont la baie perçoit de 30 pas une porte épaisse 
de 2 doigts. (Caya, Truite îles armes, p. 30.) 

.\RQl!EBl'SK de liREsciA. — 1585. — De Bresse on 
tire des outils de fer élabourez en plusieurs nianicres, des 
arquebuses et autres sortes d'armes très ingénieuses. 
(Fioravanli, Miroir i/nic., 1. l,c. 12.) 

ARyi-tm-^'^ ''<' CIIATILLON. — 1599. — Je laisse 
à M' de Sauvigny mon lits une ar(|uebouse longue, montée 
de noir avec uii grand ressort, et y a en son encornure 
un veneur qui nit iic un limier après nu cerf. Le canon 
est du bon maitrc de Oliatillon, l't un fourniment de 
corne. (Testam. deJ. de Cliarmolue, p. 130.) 

ARQUEIU'SE de iielgovbar. — 16*5. — Villa de 
llelgoybar. Labrando niurhos arcabuzes. (.Mendcz Silva, 
l'ohlaeion rjen. de Espana, c. 21, p. 211.) 

ARyiEliUSE de Licoi'ES, mii.an, pignehol. — 1598. 
— Nostre harqucbuscric, le temps passé u'esloil pas telle en 
armes comme elle a esté depuis, car ce n'éloit que petits 
meschans canons, tant mal montés qu'on appdoit à la 
Luquoise, en formi^ d'une espaule de mouton, et le llasque 
qu'on appeloit ainsy estoit de mesnies, voire pis comme 
de quelque cuir tiouilly ou de corne, bref une chose 
chétive. 

Dudcspuis en Piedmont ils s'accommodèrent des canons 
de Pignerol que l'on fit et forgea là un peu plus ren- 
forcés, mais fort longs cl menus, qui certes estoient bons 
pour ce temps. 

Dudespuis nous nous en sommes servis pour la chasse 
à cause de leurs bontés... La mesche de rhari|nehusc 
se portoit par le soldat toute entortillée en rondeur dans le 
bras, fors le bout de la mesclie i|ue l'on tcnoit en la 
main pour la iiictlre au Serpentin. Les janissaires turcs 
du grand seigneur n'en ont point encore oublié la cous- 
tume, qui portent encor ainsy leur mesche, qui pour 
cela ne se pouvoit si bien accommoder ni si propre- 
ment au serpentin comme nous la portons aujinird'liuy. 

Dudespuis, peu à peu, en Piedmont ils s'accommodèrent 
des canons de iMilan. (Brantôme, Couronnels fr., ch. 6.) 

ARQUEBUSE de METZ. — 1597.— 3 arquebuses de 
Metz garnies de leur fournimciil. (Inn. de la Vve de 
Nifolaij. — Monteil, xvi« s. Sliil. 60, note 381.) 

ARQUEBUSE de milan. — 1576. — Il y avoit mille 
harquebouziers choisis, marchant par sept, armés de mo- 
rions gravés et harquebuses de Milan. (Entrée du duc de 
Bernj à Bourges.) 

ARQUENET. — Plante de la faniilli! des Dorra- 
ginées diuit la racine donne une leinlurc d'un rouge 
violet. 

1393. — Sachiez que arquenet est espèce qui rent rouge 

couleur, et est aussi comme garingal Caringal qui 

est le plus vermeil-violet est le meilleur. (LeMénaijler,\.. Il, 
p. -j:10 cl 235.) 

ARRAS (Orkhois d'. — Indépendamment de ses ta- 
pisseries déjà célèbres, la ville d'.Vrras possédait au 
xiV siècle des fabriques d'orfrois, de galons, de 
tissus et de ceintures fort recherchés pour le cos- 
tume ou rameublement. On en faisait en laine dé- 
signée alors sous le nom de Cl d'.Arras, et principa- 
lement en soie de toute couleur et rehaussée d'or. 
Ces produits, exportés en Italie et particulièrement 
à Plaisance, servaient, comme la sarge, àborderdes 
rideaux de toile ou à faire des gouttières et orne- 
ments de lit. 

Un document de 1104 prouve claireiiieiil que du 



fil d'.Vrras pris pour restaurer les ti'ous et les avaries 
d'une tapisserie à ligures, no peut être que de la 
laine comme le lil de sajette, la soie, dans ces sortes 
d'iiuvrages, étant toujours désignée par son n(uu. 

1351. — l'n chapeau de bievre... fourrez de drap et 
orfroisicz autour de lion orfroy d'Arras, garny de brides ou 
las de sove noire et de 2 gros boutons d'or de Cliippre. 
[CjileiiEi. de La fontaine. — Du ('.ange, v» Capellus ) 

1352. — Pour 8 picrcs d'orfrois d'Arras à mettre et 
orfroisier le parement de cheval, davs et quarroaux 7 l. 
(3 Cpte id., ms., !■» 102 v°.) 

1355. — 2 chapeaux de hièvre doubles, fourrés de gris 
garnis chascun d'un graiit las de soye et de 2 gros bou- 
tons guippés d'or de Chippre, orfroisicz tout autour d'un 
bon orfroiz d'Arras. (Cpte roij. de Gaucher de Vannes, 
f210v°.) 

1390. — (Uturitur nunc Placentiœ) sarziis magnis et 
parvis a lectis et corlinis de tela circumcirca dicta lecta 
et etiain liandcriis ilc Aiassa. (J. de Mussis, Chrim. Pla- 
cent. — Muratori, lier. ital. script., t. XVI, c. 578.) 

isg'». — 11. Unuin tissutum de serico viridi sine bou- 
cula cum mordente et 17 clavis — 17 s. p. 

It. Aliud tyssutum de serico, operatum cum auro do 
opère dicto altrabato, cum boucula et mordente et 13 cla- 
vis argent! albi — 12 s. p. (Exécution du lest, de P. 
Forint, tns. Ilibl. Richel. 81)30, p. 7.) 

IWt. — Pour avoir rappareillé et mis à point un 
lappis a ymaiges, batu à or, de l'istoire de Galeran, où il 
a rcll'ait de lin fille d'Arras, des couleurs dud. tappis plu- 
seurs grans trous et dcscircurcs. (21° Cpte roij. de Ch. 
Pnupart, p. 22.) 

ARRÊT. — Espèce de piton façonné et rivé ser- 
vant à arrêter et surtout à eiiriciiir les courroies 
d'un harnais. 

1392. — Pour l'or d'un airesl semé de petites lellrcs. 
émaillé de plusieurs couleurs. (Laborde, Les ducs de 
BoKrff., 5530.) 

1400. — 10 selles, tant de coursier comme de roncin 
pour Mgr. le duc, d'Orléans, pour sa livrée qu'il a cous- 
tmne de prendre chascun an. . . . Les harnois desd. selles 
de cuir de Hongrie et couvert de drap et cloué d'escailles 
découppcz tout au long et par les carrefours d'arretz de 
laiton, et en chascun arrest une fucille de laiton pendant, 
de la façon d'une fucille d'ortie. (Cpte roij. de l'écurie, 
f 19.) 

ARRÊT DE LANCE. — Aiqdiiiaé priiiiilivemcnt 
à la rondelle qui surmonte le pied de la lance, ce 
terme désigna plus tard le crochet fixé à la cuirasse, 
généfalement appelé /'aMcre. Yoy. ce mot. 

1388. — AThomas Dubrueil, armeurier pour l'aschat 

de 3 fers de lansse 18 s. U d. les quelx il a mis en 
3 lansses avec les arrés. (Grandmaison, J/em. de la Soc. 
archéol. de Tours, t. XX, p. 215. Cptes de la ville.) 

1484. — Etienne Pannnije fait dorer : les soleils du 
viel harnois de jambe du duc d'Orléans et aussi l'arrcst de 
la vieille curasse à la mode d'Espagne pour l'entrée du roy 
a Paris. (Arch. Joursanvault, n° li"3.) 

1600. — Encores que les chevaliers n'eussent point 
(pour la lance) d'arrêts fermes, à cause que leurs haubers 
estoient de mailles, l'on n'cust sceu ou les clouer sur les 
mailles. (Fauchet, Orig. des armes, t" Vî.) 

ARROSOIR. — Les deux vases cités ici diffèrent de 
l'arrosoir usuel. Le premier est'analogue à la pièce 
siphoidc donnée par Villard de llonnccourt; le second 
est une chantepleure (voy. ce mol) nu arrosoir pncu- 
malique a<lopté par Valenliiie de Milan comme em- 
blème de son deuil. 

1489. — Gutturnium. Vas aquatilo piiforalum in infe- 
liori parte. Arrousuir pour arrouser Jardins. (Gloss. lat.- 
franc. ms. de Lever.) 

I5l<t. _ H» 110. Ung arrosouer à gcctcr caue rouze, à 



ARTILLERIE 



75 



ung clocher dessus et ung pend (?) dnssoubz, le tout cou- 
vert de fil , et V a plusieurs personnages de femmes, 
esmaillé de esma'il sur esmail, tout vermeil doré pes. i m. 
et demi. (Inu. de Cliarlolte d'Albret.) 

1556. — Entre les vaisseaux eestuy cy est aussi csmer- 
veillable qu'il est commun. Semblable en i;raudeui- et en 
forme à une amphore qui a le col gresle, le fond est percé 
par le bas comme un crible, une petite bouche par le 
haut. 11 se l'ait d'arîiiUe et peut être fait de toute autre ma- 
tière. La bouche d'en haut estant ouverte on la plonge 
dans l'eau et le remplit-on, puis on le sort et met-on le 
poulco devant pour retenir l'eau, jusqu'à ce qu'on soit venu 
au lieu du jardin qu'on veut arroser, puis y estant on 
l'arrouse. Quand ou veut cesser on met le poub'c pour 
retenir l'eau. (Cardan, cit. par Wecker, illerr., 1. 1^, 
p. 7U8.) 




1.557. — D'après rj. Pamâin. Denses héroïques. 



ARSENAL de venise. — 1480. — 11 y a (à Venise) une 
grant place qui dure environ une lieue de tour nommée 
l'Arcenat, en laquelle y a tout autour par dedans de 
grandes salles. Et une des plus merveilleuse chose qui soit 
en toute région du monde, près de ville et principallement 
pour la grant habondance et multituile d'artillerie et de 
tous liarnoys de guerre qui est esdictes salles. Et sont 
chascunes pièces mises par ordre tout le traict à part, les 
arcs et arbalestes d'autre. Les brigandines et barnoys, 
heaulmes, salades et espées toutes nues. Lances, javelines, 
picques, youlges et tous autres basions maniables qui peu- 
vent servir et estre nécessaires en guerre, chascun à part 
en si grant habondance que c'est une chose incrédible qui 
ne le verroit. (Le voit, de la Ste Cité de Jérusalem, 
S° b2J 

ARSENDJAN (Etoffes d'. — I3S6. — Arsendjan est 

du nombre des villes du prince de l'Irak. . . la plupart de 
ses habitants sont Arméniens. On y fabrique de belles 
étoffes qui sont appelées de son nom. iVoii. d'Ilm-Butoulak, 
t. Il, p. *)t.) 

ARSIN. — Incendie— 1379. — K° 1808, en ung noct 
plusieurs pièces de fretin demeurées d'un arsîn, pes. 14 m. 
4. {Inv. de Charles V-) 

ARTAULT. — AiTèloir. — 1449. — It à Pierre 
Uouchcr, serrurier... pour ung artault devant l'huis, scelé 
en plonc, et pour led. plonc et pour plâtre pour sceller les 
tauelis. {Cptes de l'Etjl. S. Sauveur de lilois, p. "20.) 

ARTEBOIS. — Enmarchement de lit formant gra- 
din en saillie sur les parois isolées du mur. Vov. 
Atibois. 

1589. — N'iiO. Ung pavillon à l'impériale, de toille de 
Hollande, garny d'ouvraigcs blanc et rouge, 3 grands ri- 
deaux, les soubassemens, 1 quenouilles garny de mcsmes 
ouvraiges, 3 artebois, la garniture du clu-vet de mesmo 
toille et mesme ouvrage. (Inv. de Catherine de Médicis.) 

ARTIFICE. — Pendant tout le moyen âge les pro- 
jecliles incendiaires ont figuré dans l'attaque et la 
dél'ensc des places. C'est i celte catégorie d'engins 



que se rattache le feu grégeois des auteurs byzan- 
tins et arabes, auquel est consacré un article spé- 
cial. 

I 594 — A Jehan Bocquet, artificier du roy en la ville 
d'Abbeville, la somme de IJIlO s. pour partie de la despence 
qu'il a fait en ceste ville durant ung mois qu'il a travaillé 
à faire cercles, grenades, pots et autres choses d'artifices 
pour s'en servir à rencontre des ennemis en cas de siège, 
et pourquoy a esté envoyé en cested. ville par M. de Hu- 
mieres lieutenant pour le roy en Picardie. 

... A Nicolas Everart, potier de terre, deniourant en 
ceste ville, la somme de ung escii 36 s. pour i douzaines 
de potz de terre nommez buireltes par luy livrez, pour 
6 potz à feu d'artifices faits par Jehan Bocquet maitrc fai- 
seur d'artifices de la ville d'Abbeville. 

A Jehan Fauvel, tonnelier à Doullens, pour avoir fait, 
livré, acoustré et arrondy .50 cercles de bois pour emploier 
à faire artifices par Jehan Bocquet maitre artificier de la 
ville d'Abbeville et qui sont au magazin de lad. ville, et 
30 s. pour un pot d'eau de vin (eau-de-vie) por luy livré 
aud. artificier à emploier ausd. artifices. (Cpfesrfe Doullens. 
Extr. par Dusevel.) 

ARTILLERIE. — Avant l'invenlion des armes à 
feu, ce ternie désigne tout l'outillage manuel ou 
roulant et aussi les engins et machines de toute 
sorte servant à la guerre. Cette diversité des noms 
et des choses m'oblige à renvoyer à ses places res- 
pectives l'étude de leur caractère spécial, comme 
aussi celle des armes nouvelles qui accompagne- 
ront l'emploi de l'artillerie proprement dite. 

.\ partir de 1326, la fabrication de la poudre sort 
du domaine mystérieux où la science du xill° siècle 
l'avait tenue cachée, pour entrer dans celui des ap- 
plications. Dès lors, une série de documents authen- 
tiques permet de suivre Icsprogrès d'un art nouveau 
dont Berthold Schwartz a passé longtemps pour 
l'inventeur, mais au moine allemand revient le 
mérite seul d'y avoir apporté, vers le milieu du 
XIV" siècle, un certain développement, c'est-à-dire 
l'usage de la grosse artillerie. 

Les plus anciennes bouches à feu paraissent avoir 
été exécutées en fer et en fonte de métal d'un petit 
calibre, ayant la forme allongée d'un tube primiti- 
vement percé par les deux bouts, puis muni à la cu- 
lasse d'une chambre mobile contenant la charge; 
mais les dangers résultant de leur imperfection ne 




U7G. — Pièce de l'artiU. de Charles le Téméraire 
à Granson. Arsenal de LaneuvUle, 

tardèrent point à faire substituer au coulage un ap- 
pareil de douves freltées qui en multipliant les en- 
veloppes diminuait les chances de rupture. 

Les premiers projectiles employés étaient de 
courts carreaux ou garrots empennés assez semblables 
à ceux que lançaient les grandes arbalètes à tour. 

j Après, vinrent les boulets de métal cl de pierre. 

I L'usage de ces derniers durait encore au xv" siècle. 

I Dès l'époque de Louis XI (1 161-83), l'artillerie prit 



76 



AIlTII.LEIllI': 



une iiiiportiincc qui, progressant pendant les règnes 
(le sessuecesseurs, periiiit:'i Henri II d'en réj^nlariser 
l'emploi en déteniiinaiit d'une iiKiniére préciiie dans 
les ordonnanees de 155:2 le nom, l'espèce et la di- 
mension (les pii'ces. 

1180. — Assinl el lancée, catapiilles setes harhelei, 
aiUillia laiet'ai, pi-Ile ii/., lalisic aibloi, fuslibiila inaiig- 
ge)ieus, funde leiiges, balcaies, siides peus fcrri, clave no- 
dose HKifM, riisles6(is(«/i.\, tones (i.vunj i';iicin siipiiMiles. . 
assiiil fl arides, vinie berfreijs, viles, oiales cleijes, ba- 
leare perers el cclcie machine. (Alex. Neckani, De iiteiisiU- 
bus, .■■dit. Th. Wrighl, p. lOl.) 

V. 1365. — Quavlani veio audiluin pcrlubaiil in lan- 
luin quod si subiki de nmlc. cl arle sufdrienti lieririt. iiec 
possel civilas lire exercitus suslincie. Niilliis lunllrus, 
fragnr possel lalibus ruinparari... Kl cxperinieiiluiii liiijus 
roi capimus ex hoc ludicro puirlli ipiod lit in nnillis 
niuiidi pailibus, sciliccl ul instruiiii'nlo t'arto adc|uaiitlla- 
leni polliiis burnani ex tinlcritia illius salis, i|ui salprlrif 
vocaliir, larn hoiilbilis soiuis nascitiir in niplura nioilicie 
ni, sillii el niodici peritanieni, ipiod forlis loiiiliiii seiilia- 
tur cxccderc lugilum el corusralioneni niaxiniani sui lu- 
niinis iubar excedil. (Roger liacon, Oniis ma/us, p. 474, 
cdit. I7:t3.) 

Sed tanicn salis pelra? luru vopo vir can ulriet (ana- 
gramme de : fiirt'onu /i«/eeri (ii(o) sulphuris, el sic facics 
loiiilriim cl coruscalioneiu si scias artilicium; vidcas taincn 
ulruni in cniginalc vel secundum verilalem. (A/., Théâtr. 
chim., 1. V, c. Il, p. 88I.J 

I30S. — Arlillcrie est le charroi 

(Jiii par duc, comte ou par roi. 
Ou par aucun seigneur de terre 
Est cliargié de quarriaus eu guerre, 
D'arbalesles, de dards, de lances, 
El de larges d'une semblance. 

(0. Guiarl, v. 11,245.) 

1326. — (n. s.) 11 février. Possint dicli douiini priores 
arliuni. cl vexillilcr jnslilic una cnui dicto ofliciu \i bouo- 
riiMi vivuruin, cisque liccal nomluarc, cligcrc el dcpularc 
unum vel duos uia^islros in olTiciales cl |iro oflicialibus ad 
faciciiduui cl licri lacicnduni pro ipso coninmui pilas seu 
palloclas l'errcas el canones de métallo, pro ipsis canonibus 
et paliitlis habendis et opcrandis per ipsos magislros el 
olTicialcs et alias pcrsonas in defcnsioue communis Flo- 
rentie et caslroium el lerrarum que pro ipso comnmni te- 
nenlur. {Arch. de Florence, reg. 23, De' riformagioni, p. 6.S.) 

1338. — Sachent tous que je Guillaume du Moulin de 
Bouloigne. ai eu el receu de Thomas Fouques, garde du 
clos des galées du ruy nostre ïirc à Kouen, un pot de 
fer à traire garros à feu,48garros ferrés el empanés, 
en 2 cassez, une livre de salpêtre et demie livre de 
souffre vif pour faire poudre pour traire lesd. garros ; 
desquelles choses je me tien à bien paie el les |>romets ei 
rendre au roy noslrc sire ou à son conmiandemcul toute 
fois que nicstier sera — donné à Leurre le 11" jour de 
juillet. iDibl. Rich. Cah. îles titres.) 

1339. — (n. s.) A Henri de Kaumechon pour avoir 
poudres et autres choses nécessaires aux canons qui cs- 
toient devant l'uj-Ouillaunie (Cuillem).(Cpte<iei^i!r//ié/cm!/ 
du Drach. — Du Gange, v° Bombarda.) 

1339. — Sachent tuit que nous, Hughes, sires de Car- 
dillac et de Itienle, chevaliers, avons eu el receu de 
nions' le Galois de la Haïmes, maistre des arbaleslriers, 
pour 10 canons, 5 de fer et 5 de métal, liquel sont tout 
lait dou commandement doud. maistre des arbaleslriers 
par nostre main et par nus gens, el qui sont en la garde 
et en la delfense de la ville de Cambrav, 25 I. 2 s. et 7 
d. t., liquel sont délivré aud. maistre et à la ville. Donné 
souz nostre saiel, à Ganibray le 8' jour d'octobre. (Doc. cit. 
Lacabane, De la poudre à canon, etc., p. 51.) 

1346. ^2 ingeuiis cum apparalu, 10 gunnis cum Iclar 
(aduts) unde 2 grossis, 5 parvis barellis cum salpêtre, 
sufphure vivo et alio pulverc pro diclis guniiis, 73 pellol, 
pluiubi grossis, 31 parvis pellol', 6 peciis plumbi, 2 man- 
dibus 8 martellis, 6 paribus lenellarum. 10 garbis asceris, 
.">00 libris ferri bispanici, 2 paribus sulfocaliuni, 2 bicorn et 
2 touyrnis. {Cpte du contrôleur roij. d'Angleterre. Ar- 
ch-Eol . Joum. , t. XIX, p. 75.) 

1383 — 2 cuqucz, virclons cnfércz et eiflpanez pour 



petites espringales 800 — larges pour ribaudequins fi — 
grans larges couvertes que on dist mautnanx 25 — En 
mi pelil lomielcl, IVrs pour canons el puur ars à cauquc 
,"i25 ^ 4 canons getans galez el garros — pluscurs garros 
pour lesd. canons boins el en y a pluseurs sans lers. — 
4 souinels pour les 4 canons — 2 paires de niaules énarmés 
de fer pour jeter gales de ploiic pmn caiiuns — unes eslen- 
nelles de fer pour pluyir pennes d'arrain peur garros — une 
espringale pelile et 2 liaudrez en la tour. — pluisenrs 
graiiz trait do garros, tant d'espringales, de ars à lour et 
de canons — grant ipianlilé de pclis pos de terre pour 
jeter caueh — un grant canon pour geler pierrcz et 
47 garros de pierre {sic) aveuc 201iv. ou environ de ponrre 
adiuetire avoue Icd. caiicm. — 2 coffres plains de Irait de 
caïuiiiN empanné - 3 coffres plains de Irail d'espringale 
empanné d'aramg — 2 canons do trait, et 2 pour jeter 
plonnnées — 4 fers de canons et les boule-fuz — 3 payel- 
les de fer pour canffer b'S canons — 100 galez de pierre 
pour les canons — 3 soufflez appartenans as canons — 
3 canons sans ponrre qui jetenl garros et gales de ploiic. 
— 7 canons eslofl'ez dont les l sont graus el les 3 sont 
jiorlatifs — 4 canons de kcuvre à jeter garros. — 1 canons 
de fer getans garros. — une boite qui tient 3 canons 
ensemble pour jeter plonc. (Inv. des forteresses de l'.ir- 
lois. — Arcli. de Lille, portef. A. 13.) 

1397. — Uiibr. 79. — Ciascunanave clie se partira d'An- 
chona piT andare fuora del goifo, se è da 6 meste in sii, 
dehia porlare 2 bumbarde overo schoppi e 2 piètre ovcro 
balloltc de ferro per le dolle bumbarde overo schoppi; 
m balcslre da scatVa e ÏOOO buoni vcrclloui, D. lancic, 
10 para de chorrazzc. 3 barche de pielra, 30 pavcsi. [Sta- 
tion marit. d'.lncciHe, Pardessus. Kec. des lois marit., t. V, 
p. 180.) 

1417. — S'ensuit l'artillerie pour la garde cl seurlé de 
la bonne ville de Dijon, eu oullrc de ce que les habitants 
particuliers en ont avise. 

l»Fanll avoir 25 quanons goslans pierres de 20 et de 
15, de 12, de 10 et de 8 livres le plus pelil, dont il y a ja 
111, ainsv en fanll eiicour 15 quanons (lui pourront cousler 
environ' 1(10', — 11. "'O quanons gestaiis pinmijécs dont il y 
en a 3, ainsi ou laiill acheter 17 qui pournnit cousler la 
pièce 2'. pour ce '.II'. — II. Kanll avoir matière à faire poudre 
à quanons ,->(K)0 livres qui pourront cousler an prix de 25 à 
30'. le centenvirou — 1250'. (Arcli. delà Cole-d'Ur. Gar- 
nier, L'artill. de Dijon, p. 9.) 

1465. — Est de nécessité avoir... 4 grans canons jec- 
tans de 4 à .'lOO liv. pesantz, le second jeclant environ 
300 liv. posant. — il. un antre jeclant environ 2001. —il. ung 
canon de cuyvre espécial jeclant lHO 1. pos. — it. 20 autres 
canons communs jcelans pierres. — it. autres polis canons 
jeclans plombées el pierres communes do 1011 à 120 I. — 
il. 2 autres grans canons elGplus petis. — il.oncore2 autres 
gros canons jeclans de 3 à 400 1. chacun el 4 petits. — it. 
25 canons à pierre jeclans de 2 a 3 el a 400 1. pes. et 
COautres petis, et doivent eslreelofl'ez do (louldro, de bois et 
do ce qu'il apparlicni. Kl tout en somme 248 canons qui 
diversomenl sont nommez. {Le Jouvcncel. f' 1 10, ms. 
Bibl. Hichel. f 192.) 

V. 1480. — ABTILLEHlE IT.^LIl;^.^E 

Poids du boulet. 

Bombarde 300 liv. pierre. 

Morlier ^O» à 300 I. id. 

Commune ou moyenne 50 1. id. 

Corlana (courtaul) 00 à 100 1. id. 

Passe volant 16 1. plomb avec dé de fer. 

Basilique 20 1. bronze ou fer. 

Ccrbalane 2 131. plomb. 

EspiiigarJc 10 à 15 I. pierre. 

.\rqucbuse 6 onces plomb. 

Escopetle i octavi (:iO à la liv. de 3i0 gr.) 

(Ciorg. Martini. — Cit. l. Bonaparte, Et. s. l'artill., p. 96 .) 



FEIinCRES D'AFFl'TS 



1 506. — Ferrure d'un petit faucon de cuivre pesan 
27 1. — serpentine de fer 115 I. — autre 217 I. — aulr 



it 
autre 



ASPERCEOII! 



1 1 



8 à yijoa 1. 


, 


7001) 


:ir. 


MOI) 


21 


3i00 


17 


2000 


II 


1200 


i 


800 


3 


31)0 


o 


3i 


» 



5200 I. 


8000 1. 


21 


■i-200 


0500 


17 


2500 


4400 


II 


1500 


2200 


i 


800 


13i0 


3 


500 


800 


2 



200 1. — autre grande 2t0 1. — petile colevrine de fer 
12 I. — serpenline de fer 144 1. — petit oannii de fondue 
92 1. — faucon 17i 1. — gros canon en fer 548. (Aich. 
lie la CdIe-il'Or. Garnier, L'artill. de Dijon, p. 38.) 

1507. — Y avoit (Louis XII au siège de Cènes) G gros 
canons serpentins niarqut's, i^ aux armes de France et de 
Milan, et 2 aux armes de Luxembourg que feu Louis Mgr. 
c" de Ligny fit fondie à Ast, i coulevrines bâtardes, 
9 moyennes, 8 faucons, 50 liacquebuttes à crochets sur 
chevalets bien aisées à manier, les quelles se portoicnl sur 
le col des pionniers jusi|Mcs au sommet des plus hautes 
montagnes. (.1. d'Anton, part. 6, ch. 2t.) 

V, I 540. — AdTILLEME FRANÇAISE 

Boulet. Pièce. CIicv.iiix. 



Grand hasiliipie 80 liv. 

Double fanon 42 

Canon serjjfnlin 21 

Grande coulevrine 15 

Coulfvrine bâlardo 7 

Coulevrine iiioyenne 2 

Faucon 1 

Fauconneau 1-i onces. 

Hacquebuttc à croc h 



1550- — ARTILLERIE FRANÇAISE 

Calibres rcgulicrs. Boulcl. Pièce. D" allcléc. Chevaux. 



Canon 33 I. 4o. 

Grande coulevrine.. i5 I. 2o. 

Coulevrine bâtarde. 7 1. 2o. 

— moyenne 2 I. » 

Faucon 1 I. 1 o. 

Fauconneau » 14 



(L. Bonaparte, D'après les ms. du temps, Inc. cil. IG3 et 
•-01. et Mém. s. Varlill. ms. DM. llickcl. 7113-110). 

1571 . — 2 longues couleuvrines surnommées mousches — 
2 autres couleuvrines surnommées pics — 2 courtes pièces 
surnommées crapaulx, de fonte. — i chariots et orgues de 
chacun 3 doubles harquebouses à crocs, de foule. — un 
autre chariot d'orgue ds 4 harquebouses à cros, de fonte. 
— un double mousquet de fonte sur roues, 12 faulconneaulx 
de fer forgés, montés sur roues, chacun de 3 pieds et demi, 
qui se chargent par chambres (Artill. de Charles III de 
Lorraine. Hev. des soc. sav., 1870, t. Il, p. 193.) 

I 572. — Qu'elles (les pièces) soient marquées des armes 
de ceux qui les font faire avec la marque du fondeur et 
la date de l'année. lOrdonn. de Charles IX. Dihl. Richel. 
fdsS. Oerm., n" 374-516, f7.) 

1 584 — Ordre pour la conduite et attirail du canon — 
Pour esquipper et gouverner l'artillerie dans la ville 
fault. . .loger les canoniers aux maisons les plus proches 
des pieses, qui y tiendront la grosse pouidre à canon en 
2 sacs de coutils tenant ung boisseau au plus chascnnget 
2 petits sacs de cuyr pour la pouidre d'amorche, tenant 
chacun 3 livres, dans un coffre de bois fermant à clef : et 
aussy les boulletz de plomb, chargeoirs, escouvillons, bou- 
let/, de fer, haiilces, leviers, boute-feux, corde à l'eu 

Doit avoir chacun canon 4 canoniers, à chaque grande con- 
leuvrine 4, à la bastarde et moyenne 3, à chascun faulcon 
et foulconneau 2... tous les quels doibvent avoir chacun 
un dégorgeoir, 2 touches et ung boute-feu. {Tlapp. s. 
Varlill . de Uovrqes. — Girardot, Arch. de fart tr.,h sér., 
t. 1, p. 2G8.) / , . 



I 598. — AUTILLERIE FRANÇMSE 

Calibre. Longueur. Poids. Boulet, Façon. 

Double canon.. CV,pouces 10àl2pieds 9.'il0.000l. 421. 50 esc. 

Canon G . 9 » 5à GOUO 33 40 . 

G''» coulevrine. 5 . 12il3 » 3 i 4000 )(i 30 » 

"aslardc 4 , U à 10 . 15 i 1000 1 ',', 30 « 

Moyenne 2'/t . .'i 7 • » î y, 

Fauconneau... a'/i » C .'i 7 j 10000 à 1200 18 » 



FLASQUES ET AFFUTS 

Longueur. Largeur. Épaisseur. Ferrure. 

Double canon 15 pieds. 24pouces. 8 pouces. 22escus. 

Canon 14 » 24 . 8 » 20 » 

Grande coulevrine.. 14àl5 18 » 8 « 20 » 

Bastarde 12 » 14 . 8 » 10 » 

Moyenne 10 » « 5 » 6 ji 

Fauconneau (î h 10 » 3 » 3 » 

Roues non ferrées la paire n° 1, 6 escus. — Celle de devant 
2 esc. — n» 2, 5 esc. — n" 3, 5 esc— n° i, 3 '/? esc. — 
n" 5, 3 '/, esc. — n" 6, 2 esc. (Jos. Boillot, Artifices du 

feu, ch. 48 à 55.) 

ARTISTES ORIENTAUX. — Je signale un des 
motifs les moins coiiiuis liii maintien de la tradition 
dans la pratique des industries de l'Orient. 

V. 1300. — Sur le territoire du Kouhislan les généraux 
d'Houlagou emportèrent la place de Toiin et massacrèrent 
toute la population à l'exception des artisans en 655 de 
l'Egire. (Itaschid-Kldin, Ilist. des Mongols, trad. Et. Qua- 
tremere, p. 181.) 

Note du trad. — J. Duplan Carpin atteste expressément 
que les Mongols, lorsqu'ils faisaient la conquête d'une ville 
ou d'une province, n'épargnaient que les artisans. Sur le 
témoignage de Shiltberger, Tamerlan était dans l'usage de 
conserver en vie les artisans que le sort des armes faisait 
tomber entre ses mains et de les envoyer dans sa capitale 
011 il les faisait travailler pour son propre compte. 

ARTS INDUSTRIELS. — (Quelques lignes placées 
entête du traité du moine Théophile donnent ces 
renseignements précieux, malgré leur hrièveté, 
sur la réputation que s'étaient acquise à la fin du 
xii» siècle les Arabes et plusieurs nations de l'Eu- 
rope dans la pratique des arts. 

V. 1200. — Illic invenies quicquid in electroruni ope- 
rositate seu nigelli varietate novit Tuseia (al : Rutigia'); 
quicquid ductili vel fusili seu interrasili opère distînguit 
Arabia, quicquid in vasorum diversitate seu gemmarumos- 
siumve sculptura, auro et argento, inelyta décorât Italia; 
quicquid in fenestrarum preciosa varietate diligit Francia; 
quicquid in auri, argenti, cupri et ferri, lignorum lapi- 
dumque subtilitate sollers laudat Germania. (Théophile, 
Préface.) 

ARTUSONNÉ. — Piqué de vers. 

1557. — 200 toysses de membreure et repartaige... le 
ti'ut de bon boys blanc et non artusonné et non ayani aul- 
euns aubour. tOevis de Pliilibert de Lorme. — Arch. de 
Chenonceaux.) 

161 I. — Artuson — artison — A Wood \vorme.(Cotgrave.) 

ASNE- — Voy. Andier. — 1564. — 2 ferts de gauffres, 
2 petits landiers de fert appelés asnes. (Inv. du Puumoli- 
Hier, f" 162.) " 

ASPECT. — 1602. — Avons trouvé les meubles qui 
s'ensuivent sur la baulte salle ayant son aspect sur la rue. 
{Inv. de Itenée Clergault.) 

ASPERGEOIR. — L'aspergeoir ou goupillon occupe 
dans le mobilier des églises une place bien modeste; 
il a pu toutefois échapper à la vulgarité des formes 
qu'on lui connaît aujourd'hui, et la rareté des objets 
anciens de ce genre expliquera l'inlérèl que peuvent 
avoir les figures ci-jointes. 

1328. — 2 esparjouers dorés à getter eauc rose pcs. 

2 m. 10 est. {Inv. de Clémence de Hongrie.) 

1360. — ■ Un benaitier... et a son aspergés quarrc a 

3 neux. {hui. de Louis d'Anjou, n" 30.) 



1. 1053, Rutini llavi iJ est Flandrenses (I>a|jias Vocal).). 



78 



ASPERGET 



1*20. — Un viel aspergi's d'argent armnyê nu liout il'S 
armes de Mds. — pes. Go. {Inv. ms. de Philippe le lion.) 





XV' et Xyi s. — Argenterie de Maubeuije. 

1488. — ..Vspei'soriuin argcnleum ahsqiie selis et lifno, 
seil argcntum diiiitaxat, — pond. 2 m. i i). 17 est. (Inv. de 
S. Donatien de Bruges.) 

ASPERGET. — Terme de pyroleclinie, fusée. 

V. 1430. — Mcsiez liiiit ensemble gomme arabuiiie, poix 
et mercure, camphre, arsenic, sel ammoniac, salpêtre, sal- 
nitre, soufre vif, eau-dc-vie et huile d'olive... et ce sera la 
medleure huile qu'on puisse trouver pour aspergés de feu. 
(Secret de l'artillerie, ms.) 

I 56 1 . - Pour f.iire aspergols pour soi rléfeudrc ou pour 
assaillir ses ennemis... j1 vous faull prendre un haton on 
un bout de pique de la longueur de 8 pieds [suit la manière 
de faire cette fusée composée de soufre et d'éloupes). ^iiore 
decanonnerie.) 

ASPIGH (CMr,Qr.\NTn'. — 1/liuile d'aspic employée 
comme dissolvant delà sandaraiiue (résine du Thni/a 
articulata de V Arabie) i'oniiail, avec l'addition du 
safran et de l'huile de lin, un vernis produisant par 
son application sur l'élain en feuilles minces, à peu 
près l'ell'et de la dorure. Ce climiuaal est reste long- 
temps usuel, surtout en .Vllcmaj^ne, à cause de son 
bas prix et de sa souplesse très sui)érieure à celle du 
clinquant moderne. 

1260. — Tit. 32. Li bateurs d'élain puet taindre son 
estaiu de toutes manières de couleurs. (/îej. d'Et. Boileau.) 

1506. — Pour avoir apporté denennes, d'or ctclicquant 
d'aspich à faire les trionllez à l'antrée de la rayne. ils. 
id. — Item en fd unir et aiguillez pour couttrc lesd. Irionf- 
fes. 5 d. (Reg. de la cath. de Tréguier. Arch. des C. du Nord.) 

ASSEMBLAGE .\ i eu df. rih;i-.iiK. — A queue d'aronde, 
(jiii a en illel la furme d'une hèclie. 

1401. ^ En la granl sale de l'ostel du séjour lùs-Cha- 
rcuton, du costé devers la rivière... avoir fait doubles sa- 
blières assises en 3 sens, lesquelles sont assemblées en- 
semble à tenon et à mortaise .i fer de besclieetaâchappes. 
(Optes de l'écurie du roi, f" 5i v°.) 

ASSEMILLÉ. — Essemillc. 

1386. — Pour avoir trait et assemilhé en la pearricre 
dulavour 113 quartiers de pierre... rendus conduiz et li- 
vrez en la place des frères cordelliers de Poitiers — au 
pris de 30 1. le cent. (Cple des bûtim. du duc de Derry, 
f 27 v°.) . 



ASSIETTE. — Les diverses acceptions de ce mot 
iincirii se rapportent ;\ une même élyiindojiie et dé- 
rivent toutes du verbe (i.txenir. Lorsque llraiitomc^ 
dit en parlant du ^'raiid i'i'ieui- : « Il esloil (à liiivall 
liirt adroit et de très bonne assiette et de l'orl Imhiiic 
grâce », cela s'entend de sa tenue. Le même liiriie 
a encore signilié l'ordre des places d'une cérémonie 
(111 d'un repas, llansles usages de la table du xiv" au 
wi" siècle il s'applique à un. service, .\insi, selon le 
Ménagicr de Paris (\M2), un dîner de 21 mets à 
.3 assiettes est un dînera 3 services composes chacun 
de 5 à X plais. Dans d'autres passages du même au- 
teur, ce mot désigne un seul des plais doiit se com- 
posait un service, il est alors synonyme d'écuelle, 
mais jamais à celle épiupie il n'est pi'is dans le sens 
plus moderne d'une pièce de vaisselle de lalile. C'est 
si'ulement en l.jl'i ipic je le rencontre pour la pre- 
niière fois. 




.Yl" s. — Assiette d'étaln. Coll. de l'aut. 

En orfèvrerie on entendait par assiette le champ 
des plaques ornées d'émaux, de joaillerie ou d'un 
travail quelconque, dont l'ensemble composait un 
collier, une couronne, une ceinture ou tout autre 
objet formé par la réunion de pièces qui pouvaient 
s'isoler les unes des autres. 

Kniin les doreurs ont donné et donnent encore ce 
nom à la couche de terre ferrugineuse très fine qui 
sert d'apprêt pour la dorure à l'eau. 

Ordre et ktiiji'f.ttf.. — 1377. — L'assiette fu àprimier 
l'évesquR de Paris, l'èvesipje de lîrusebec... (Christ, de 
Pisan, Charles V. part. 3, ch. SU.) 

1387. — I. ors vint ung niaislre d'ostel qui moult doul- 
cemeiit se agenoilla devant la pucelle et hiydisl : Ma da- 
moisellc, il est prest quand il vous plaira à hiver. Par foy, 
dist-elle, quant il plaira à iiii'S seigneurs qui cy sont. A 
quoy res]iondist Anlhoine : Damoiselle, nous sommes tous 
prelz quant il vous plaira. 

Et lors se prindrent par les mains, et fist Anthoine man- 
der le roy d'.Aussay et le fist seoir à table le premier, et 
puis après la pucelle et puis Uogiiault frère dud. Anlhoine; 
et après eulx s'assirent quatre des plus haull/: barons du 
pays, et après par la salle, s'assisl qui mieulx, chascun selon 
son degré. {Mélusine, p. 'i'.i-l.) 

1456. — Il (le duc d'Athènes) s'assist à table, luy et sa 
lille et deux autres ducs. Loys et Organor que moult es- 
loyent joncs ne se voldrcnt seoir à table, mais servirent 
les dames et pueelles ainsy comme en France estoit do 
coustumc. (Les sires deGavres, N. 1 v".) 

ISSI . — Le très cxcelhmt enterrement du très haull et 
très illustre prince Claude de Lorraine, duc de Guyse et 
d'AumalIc, pair de France... auquel soni déclarées toutes 
les cérémonies de la chambre d'honneur du transport du 
corps, de l'assiette de l'Eglise de l'ordre de l'olTrande et 
grand dueil, etc... (Em. du BouUay.J 



ASTROLABE 



79 



Service. — 1378. — Réception de l'empereur 
Charles_IV. Et combien que le roy est ordciié i assiettes 
de 40 paires de mes, toutes voies, pour la grévance de 
l'empereur qui trop lonj^uetuent oust sis à table, en list le 
roy osier une assiette. (C/ira« de S. Denis, t. VI, p. 385.) 

1393. — .\utre diner de 21 mets à 3 assiettes. (Le méiia- 
ijier. t. Il, p. 90.) 

IS30. — Outre le service de lad. dame, furent servis 
8 plats d'assiette à lad. table de marbre par 8 autres 
maistres d'hôtel du roy. (Entrée d'Etéonor d'Autriche. — 
Cérémon. franc., t. I,p. 505 ) 

1578. — Le jiot de vin creu de ce pays, en assiette 4 s. t. 
— en taverne bourgeoise 3 s. 8 d. t. {Taxe du baillage 
de Beau vais.) 

I 723. — Vendre du vin à l'assiette, c'est vendre du vin 
en détail avec permission de donner à manger à ceux à 
qui on le débite, de couvrir la table d'une nape et d'y ser- 
vir des assiettes; ce qui est différent de vendre du vin à 
pot, qui est bien aussi une vente de détail, mais où l'on no 
peut mettri' ni nape ni assiette ni donner i manger. 

Les marcbatids de vin vendent à l'assiette, les bourgeois 
à pot (Savary.) 

Vaisselle. — 1514. — N« 90. 6 assiectes rondes ar- 
moyez aux armes de mad. feue dame pes. 6 m. 7 o. 
7 gros. [Inv. de Churlulle d'.ilbret.) 




Xyi' s. Même coll. 

1599. —7 35 assiettes d'argent tout blanc pes. ens. 
3-2 m. "204 esc. 15 s. {Inv. de Gabrielle d'Eslrées.) 

1602. — Une assiette royalle accompagnée de 4 four- 
chettes et une cuillier d argent dorée estant dans ung estuy 
de cuir, le tout pes. 4 m. 5',2 o. — Une aultre assiette 
royalle blanche, dorée par les bords, pes. 1 m. 1 o. (Inv. 
du duc de Biron, f°32.) 

1653. — Les assiettes des conviés seront creuses aussi 
afin que l'on puisse se présenler du potage et s'en servir à 
soi-même ce que cbai-un en désirera manger sans prendre 
cuillerée à cuillerée dans le plat, à cause du dégoût que 
l'on peut avoir les uns des autres de la cuilliere qui au 
sortir de la bouche puisera dans le plat sans l'essuyer au- 
paravant. (Nie. Bonefons, Les délices delacamnanne, p. 250, 
édit. de 1673.) 

ASSIETTE A r..\DENA.s. — ^'écossai^e de table qui 
a remplacé la nef du moyen âge. Cette boîle se met- 
tait à table à la place des princes lorsqu'ils man- 
geaient à couvert. 

1 633 . — 3 assiettes à cadenat, vermeil doré, poinçon de 
Paris. {Cptes des ducs de Lorraine, cit. Laborde.) 

ASSIETTE d'orfkvke. — 1 379. — N° 39. Une couronne 
en laquelle a 14 assiectes dont il a en 4 assiettes 4 grans 
rubiz balaiz et en 3 autres assiectes 3 grosses esmerauldes 
et es 7 autres assiectes a en chacune 12 grosses perles, ung 
ruby balay et une esmeraulde, etc. {Inv. de Charles V.) 

V, 1407. — L'assiecte d'un mirouer de léton dore. {Inv. 
d'Olivier de Clisson, p. 8.) 

1*76. — Un collier de l'ordre de (l'hermine) A ma vie à 

8 assiettes dont il y a en chacune assiette 9 perles qui se 
montent en nombre 72 et en chacune assiette y a une 
chesnette d'or branlante et attachée au coul de petites er- 
mynes es quelles a en nombre 17 perles. {Cptc de P. Lan- 
doys. —Preuves de l'hist. de Bretagne, t. Il, col. 028.) 

ASSIETTE A DOUKII. — 1398.— Ea omnia tere valde 
subtiliter auper lapident durum bcnc politum et latum et 



cum alio lapide manuali simililer polito viz. cumaquaclara 
putei vel fonlis et fiât tempera seu enlor qui in gallico 
dicitur ussiete. (Alcherius, De color. 2'JI. tns. de J. Lebe- 
ijue, édit.'angl., t. 1, p. 261.) 

I 557. — A faire lettres de relief d'ur et d'argent. 

Pren une teste ou deux d'ail, nettoyé les gosses et les 
pile et en tire le plus de suc que tu puis, incorpore avec 
iceluy un petit d'ancre tant que tu le faces noir, ou bien 
un petit de safran en poudre sans encre, et avec led. suc 
escris tes lettres. . . laisse les puis sécher et quand lu vou- 
dras attacher l'or eschaulTc les avec l'aleine et attache l'or 
en fueilles le pressant légèrement avec du coton... Ainsi 
te demeurera ton ouvrage d'or et de relief. {Secrets d'Alexis, 
part. 2. 1. 5, p. 51 -vo.) 

Pour faire l'assiette pour dorer d'or brunij. 

Pren gip de la grousseur d'une noix, bol armenic la 
grosseur d'une fève et un tiers davantage, de sucre candy 
la grosseur d'une fève; étanipe chacun à part soy et met- 
tant l'un sur l'autre, y appliqueras en la fin un peu de ci- 
vette ou de miel. {Id., p. 66 v°.) 

Assiette pour mettre l'or sur drap de soije ou sus toile 
ou marbre. 

Premièrement tu feras le fond de cole du pardiemin sur 
le drap de soye afin que l'assiette ne perce, puis pren cé- 
ruse, bol armenic, verdet, de l'un autant que de l'autre, et 
les broyés ainsi tout secs sus le porphyre et puis les mets 
en une poellette plombée en faisant une pâte avec du ver- 
nis tellement liquide que tu la puisses prendre à ton aise 
au pinceau et ce à petit feu qu'il ne bouille. 

Toutefois, sur le marbre on ne met point de cole mais 
seulement le mordant. (H., p. 67 v".) 

ASTRAGALE. — Le jeu des osselets offre, sous 
le nom qu'il portait au xvu" siècle, des variantes 
qu'une explication contemporaine l'ait suffisamment 
connaître. 

1635. — Osselet, tel os du talon à jouer à guise de 
dés. 

Les astragales ne roulent que sur 4 côtés marqués de 
points, les dés sur 6 côtés. Le jet des astragales est de 
4 à la fois, le jet des dès de 3 à la fois. — Le 2 et le 5 
no sont pas marqués aux astragales... le jet de 4 faces 
différentes portent gain du jeu. (Ph. Monet.) 

ASTROLABE. — Comme le bâton de Jacob, l'as- 
trolabe servait depuis l'antiquité à prendre la hau- 
teur des astres, et il a donné son nom à un assem- 
blage de cercles, tel queceluides sphères armillaires. 

Lorsque Guillebertde Metz parle, en 1 107, des cu- 
riosités de Paris, il cite la maison dont Jacques 
Duchié avait fait son musée particulier, .\ujour- 
d'hui, le nom seul de nos collectionneurs remplirait 
un volume plus gros que celui qu'il nous a laissé. 
Plusieurs d'entre eux possèdent d'anciennes pièces 
du genre des astrolabes dont quelques-unes méri- 
tent d'être rangées parmi les objets d'art. 

1401 . — M° Pierre Lepoinfre pro depingcndo dict. zo- 
diacum admodum astrolab. et pro ri'iiingendo et gallicc 
revernissier 6 ymaginuni dicli hnreingii 10 s. (Houdoy, 
Cptes de Cambrai, p. 173.) 

1416. — Une bible en françois, escrite de lettre fran- 
çoise, très richement historiée au commencement... et 
dessus l'un des ais a un cadran d'argent doré et les 
12 signes à l'environ, et dessus l'autre ave a une astralabe 
avecques plusieurs esciiplures. {Inv. du duc de Bernj.) 

1420. — N" 40. 2 petiz eslalabres de cuivre qui sont 
de petite valeur. — «"93. Un astalabie de cuivre en un 
estuy de cuir. {Inv. de Charles VI.) 

V. 1530. — Une astrolabe en mode de sphère, faict à 
cercles, assise dedens une pièce de bois platlc quarrée, 
garnie par dedens à un coing de 5 rondeaulx plat et ung 
aultre coing d'un petit cercle plat, aiant du travers ung 
liltet semé de plusieurs nombres en cyfre, et en un autre 
coing y a 2 pétilles boilteletles rondes à couvercles, aiant 
en l'un esguilles servant à quadrans, en l'autre ung petit 
compas de mer ; et en la qnalriènie coing y a une autre 
semblable boicUilelli, aiant dedans icelle aussi aucunes 
esguilles servans à quadrans, cl dessus li-d. bois est une 
couverte ou platine de mesmc. L'argent sur lacpielle est 
gravé une longue escripture en langue espagnole com- 



80 



ASTROr.ARK 



mcnchaiit : Appnrlfman in et piimifro, olc, le tout de 
ciivrc cl.irr, ijiio so met di'diiis |;i cusluilc avecq h orlii;;o 
avant ilrclnirr. (/m;, ili- Charles-Qumt. .\rch. rnij. île Del- 
gu/ue rég. île l'awlience. 11:) lus, f" '.IS.) 

ATABALE. — liisIriimoiU de pciriission, liinltnlu. 

I S9S — !.(>.< alalialcs il(>s icilivs dfs Turcs et des Mores 
sont pi'iils chaudrons foncez par un bout. (I)inet, Les 
Mèroglijithiijues, I. 1, p. 51)5.) 




ir>:i6. — D'après Luscinius, Musurgia, p. -7, 

1690. — C'est une espace de Lanilinur dont se servent 
les Maures. Quand ou l'ait des entrées de lialcls composées 
(le .Maures on leur met en main des alaliales et des na- 
caircs. (Kurclière.) 

ATABI. — Riclic et l'urtc .■toiro tic solo, niai.s 
sans or, du genre des camelots. Le témoignage 
d'Edrisi ne laisse pas supposer qu'il entrât du eolon 
dans les atahi fahriqués à Almeria et à Ispalian; 
mais le texte d'Ibn-Djohaïr relatif à la fabrication 
de Ragdad, endétiMiniiianl l'élymologie du nom, l'ap- 
plique positivement à un tissu mélangé. 

I 158. — Almeria était une ville musulmane à L'époque 
des Moravides (75S à ll):)«). Kilo était industrieuse. On y 
comptait entre autres 800 métiers à tisser la soie on l'on 
fal)ri(]uail... dos voiles ornés de fleurs, des vêtements 
riches et épais, le hamd, le alhabi, le niucadjir et divers 
autres tissus de soie... 

II CNiste à Ispahan des métiers où l'on fabrique de 
riches étoffes de soie telles que l'itabi, l'ouchi et autres, 
et des tissus de eolon. ISeauconp de marcljnuds achètent 
ces étoffes pour les transporter ailleurs. ICéogriiphle 
d'Edrisi, t. 11, p. l:iel IliS.; 

Xti' s. — l'armi !cs quartiers de la ville (liagdad) il y 
en a un qui porte )e nom il'Oliihiiah, oh l'on fabrique les 
étoffes appelées olàbî qui se composent île soie et de 
coton de diverses couleurs. (Ibn Djubaïr. cit. [>ict. îles 
noms lie vêlements i-he:, les Arabes, p. I3C.) 

ATACHE. — Donnant à ce terme toute l'exten- 
sion qu'il comporte dans la langue moderne, on 




.Ï//0 s. — llronze français. Coll. de l'ani. 



pourrait dire qu'il s'applique à tout ce 

fixer un objet quelcon<)uc. Son usage _.. 

beaucoup plus restreint, et la plupart des textes où 



qui sert à 
ancien est 



il se rencontre ont Irait à la joaillerie. Néanmoins 
il faut aussi comprendre sous le nom d'attaclie les 
agrafes accouplées de manteaux ou d'autres vè- 
tenients, et tout ce qui n'est en ce genre ni une 
bonele ni unfermail. (Quelques l'xemples, empruntés 
à celle nombreuse catégorit^ d'objets, montreront 
ciirnliicn le moyen ige a su déveio|)pi>i' le goiU de ses 
ouvriers dans les spbères les plus modestes. 

xm» s. — Je te fer»! venir un ouvrier de contlaus 

A trenchicr les ataehes à qid tient tes mantiaus. 
(î^ouv. rec. île Fahliaux, Jubinal, t. II, p. 20.) 







XI Y' s. — Brome espagnol. Ihid. 

1316. i ataehes à mantiaus, 6 d. la pièce vallent 2 s. 
[Cpte roij. lie Genffrni de Plemi, p. 9.) 

1360. — N° Itj. Une atache de mcntel, d'or en i pièces, 
à une assiette de 3 pelles et (■ulre 2 un rubis d'Alixaudre, 
après une esmeraudclle. (Inv. de Jeanne de Boulogne.) 




XV' s. 



Argent niellé, Italie. Iliid. 



1372. — Une attache dr^ Il (;rosses perles, chascine par 
soy, de |:) saphirs et 2(i b.desteaux, — prisés lOl) f. d'or. 

It. Une aultre petite atache en la quelle a 33 Iroclies de 
perles, chascune de 3 perles, et entie les trocbes a un 




Ep. de Charles Vlll, argent. Ihid. 

petit rubis d'Alexandrie et esineraudes — prisé 1 1 f . d'or. 
(Testam. de Jeanne il'Evreur.) 

1398. — Une petite estarhe rl'ar(;enl dorée à l'ordre 
du roy — pes. 3 gros. {E.réc. du test, du Cte de Monl- 
pensier, p. 3.) 



ATlliOlS 



XI 



1408. - Une ataclie d'or pour un niantcl, on la quelle 
a luie violetes blanches où en cliascune (partie) a i perles 
et 2 violettes vermeilles, en cliascune un;; saphir et 1(1 lleurs 
(le hnurraches, en cliascune un;; balav. [liio. des duc et 
duchesse d'Orléans, f" 4.) 




fip. de Charles VIII, urgent emuillé. (Und.) 



1520.— \i,mt} attaches île cuyr de, vaclie, gras... 
cousues à l'entoiir des pavillons et" tantes pour tenir et 
atachcr les cordaiges d'iceulx à raison de (i den. pour 
cliascune. (Cplede la Comm. des tenter, f 17.) 




V. 1500. — Cuivre (jruvé. (Ilnd.) 

ATACHIER. — OuviIlt qui fail de pelils clous 
pour oi'iu'iiieiUs. 

1260. — Tit. 25 Quiconques veut estre atacliiers ;\ 
l'aris, c'est a savoir fésères de clos pour cloer liouclcs, 
inordans et membres seur corroie, estre le puet se il set 
le mcstior et il a de coi. (Reg. d'Et. Boileau.) 

ATELIER. — Nous donnons sous celte i'ubi'i(|ne la 
signature et le portrait du célèlire arcliitecle de 
C.liarles V, Raymond du Tciupli', d'après son sceau, et 
la description anllieiitii|ue de l'atelier d'un peintre 
italien de la seconde moitié du xvi" siècle. 





137-2. —Archir. Sce«M 581)2. 
■1383. — Ihid. H. RciT. 2785'. 



1355. — Cuni ipsi Jacolius et .lohaiiiies cssent... in ope- 
ratorin suo vulgariter as(c//(er vocato, oims suum facientes. 
(Arch. JJ., rej,'. U, pièce 38.) 

1381. — Lundi 1 1" jour d'octobre niaistre Raymond du 
Temple (juré du roy et de Nortre Dame de Paris)' vinst sur 
l'ateliei-; et tout ce qui esloit fait jusques alors, par lui ven 
etavisé. {Ciites du coll. de Beauvais Dormans . — Arch. II. 
reg. 2785', f' (j v".) 

1384. — Jlaneuvrcs es jornéos de Mds. pour porter le 
bois des ouvres des charpentiers du palais (de Poitiers) à 
l'ostel des frères meneurs, et pour neptoyer les liastcliers 
pour la venue de Mds. (Cnte des bàtim. du duc de Demi. 
Arch. KK. reg. 2.56, 1' 21.) 

GI.OSS.^lRE. 



1500. — Inventario di lutte le robe uioblli et immobili 
de la rede di Neroccio di lîartolomeio dipentore. 

lOmissisI uuo quadro di Nostra Donna posto sul taber- 
iiachulo chute teudncliie apichatc. 

(aise di buttiga — 2 porfidi da macinare, pesi grandi 
piaiii e uiio picholo quasi un mattone ^'lande. 

Uno toiido di ser|ieutino picholo, ha cl Pacia (Girolamo 
di maestro Giovanni del l'acchia piitore senese) sta in 
lioma. 

Uno paro di barde ingessate. — Uno peso di marmo car- 
rarese br. 3. — Uuo pezo di marmo carrarese di circa uin 
braccio. — Uno altro simile. — Uno peso di marmo carra- 
rese di circha br. '/o. — Uuo pezo di marmo da macinare 
di circa un br. — Una rota cor uua piletta. 3 pezzetti di 
porlido da macinare cou macinelle. 2 pezi di petra l'uiio 
br. 3 l'altro br, 1 '/o. e grossi I br. — Una tavoletta da ris- 
capata. — 2 cassette da colori. — Un altro scanello dadise- 
gnare. — Uno pezo di mordello di noce per la bascdi sancta 
Cateriua. 

7 leste di gesso di mezo rilievo, parte in londo et parte 
in quadro. — Una testa di papa l'io, di terra. — Una figura 
d'un br. di terra cotta. — Una sancta Clialcrina di terra 
colla seconda (da Sieua). 3 leste d'um bracio di rilievo. — 
Una test.i di tucto rilievo. — Vn san Bernadino, la testa di 
tucto rilievo di terra. — 2 pezi di pilo di iiiarmo aiitichi. — ■ 
Uno londo di marmo, entrovi uua lesta. — Un pezo di 
mariiio (|uadro, entrovi una testa. — Una testa di lucto ri- 
lievo antica. — un altra testa di bainbiuo di marmo anticlio. 

— Uno capitello di serpentine. — Un altra testa di lutto ri- 
lievo londa. — Un altra testa di tucto rilievo di naturale. — • 
Una testa di don Federigo (d'Aragona) di caria. — Uno lelaio 
da dipentori. — 2 predelle d'altare ingessate. — Una forma 
di gesso e 2 aquilc. — Uno quadro di braccia 1 \'., di pro- 
spettiva d'une casamento. — 8 modelli da dipentori di ligure. 

— 3 madone, nna di Donatello di gesso et 2 di Neroccio. 

— 43 pezi di forme di rolturo auliche di gesso atachalo a 
lo scriiitoio. — 3 gessi d'Apollo. — 3 teste et un pic di 
gesso. — 2 niani di cera et 2 torsi di cera. (Milauesi, 
Docum. per la storiu dell'arte Senese, t. III, p. 7.) 

ATELLE, ESTELLE. — Bois mince, refendu et non 
scié, copeaux ou débris employés par les fourbis- 
seurs d'épées à la confection des fourreau.v. 

I 290. — Que nus mestres (fourbisseurs) ne puisse meitro 
en œuvres astelles si elles ne sont faites à ses journées et 
en son ouvroir. (Ordonn.des métiers de Paris, p. 367.) 
I 295. Mettet au fu hastele de chêne 
Coupct de auune ou de frêne. 

(Gauth. de Biblesworth, p. 171.) 

1503. — Nitebantur facere rengias, eslellas et forellos 
ac caîtera opéra de corio et ligne necessaria pro ensibus. 
{Arresta Parlaiii . Puris., du Gange, v" jÇs(e//a.) 

1488. — Art. 12. Pareillement les atellcs des fourreaux 
(des o|jées) seront neufves et de bois de fouteau. {Stat. 
des armuriers fourbisseurs d'Angers. — Ordonn., l. XX, 
II. 1.5G.) 

1570. — Aussi feront lesd. maistres, les foureaux 
d'cspi'es lie cuir de veau ou de vache, garny de leurs 
clistcs ou lattes de bois de fouteau. — Lesd. aspirans 
seront tenus monter une épée à 2 mains... avec le foureau, 
de cuir do vache ou de veau pour le moins et d'asleles de 
fousteau. (Stat. des fourbisseurs de Nantes, p. 126-7.) 

1635. — Coteret. Faisceau d'étèles de moyen bois, en 
rond ou ih- faute et quartier. (Pli. Monel.) 

ATIBOIS. — Antibois. Les patins des lits étaient 
souvenlcacbés par une sorle d'oniniarcheinentàlrois 
cotés formant tjradin devant les parois isolées du 
mur où s'applii|uait le clievet. 1,'atibois recouvert 
d'étoffe se composait de (juatre tringles ou bâtons, 
pour former une sorte de châssis de tenture. Voy. 

AllTliliOIS. 

1541. — G aulnes de drap verl pour faire fourreaulx à 
8 quenouilles et 6 aliboys (pour le roi), 12 I. — Une aulne 
demy quart, damas vert pour couvrir 21 bastous servans 
aux susd. aliboys, !■ 1. 10 s. t. — Uiig tiers damas vert pour 
parachever à couvrir ce qui restoit .uix 24 basions servant 
aux alibois desd. 2 litz de camp, 36 s. 8 d. l. (Cpte 
roij. de Me. de Troijes, f 31, 34 et 'J2.) 

I 562 . — Une aulne et trois quartz de salin noir pour 

6 



s-j 



ATIIÎDIS 



couvrir les atihois du liol de salin noir faicl de broderie. 
{Inv. de Marie Stuarl, p. IJl.) 

1603. — L'nj; aiilro buis de lict aiissy feniiaiit à viz, les 
1 iiueiuuiillcs garnves de d.imaz Idaiic et viidel, |ia>se- 
menlée/. de |iasseiiienlz blaiie el violli l avec ;i atibois de 
iiicsme, 1 I. [Inv. de Louise de Lorraine, \>. 34.) 

ATIFET. — d'Ile coiffure sévère, porlée par lii 
veuve (le Henri 11 el les dames nobles de Paris jus- 
qu'à In fin du xvr siéele, reliaussail par deux pe- 
liles areades les eôlés du front el couvi'ail la clic- 
velure d'un voile relonihant sur les épaules. 

1590. — Le iiobili malrnne cli Pari^;! non si lasciaiio 
vcder il viso... la lor aeconeialura di lesla e cbiariiala l'ali- 
felto, il ipialc fa due arclii dalle parte del fronle, eoperlo 
(li un velello atlaccalo oon una punla supra i eapelli del 
fionle, e poi eade supra le spalle, e solio di esso velello 
si vcdono i eapelli ricci lien accouiinudali. (Vecellio, l. 11, 
p. -J:!S, édil. Didot.) 

ATODR. — Disposition, arrangement el par ex- 
tension, les prépai-alifs de (,'uerre, une parure, un 
ajustement de costunie ou de eoilVure, et dans le 
pays Messin el les Flandres, les ordonnances, les 
eoiiveiilions ou les statuts d'un métier. 

V. 1240. Moull biaus et de moull riche ator. 

{Piirloiwpex ms. DM. rticlwl.. I"J1.V2, f» Ii3 v.) 
1300. Les ariucs Iranchans relioudissenl 
En plusieurs liens au deslacier. 
Sur les riclies atours d'acier. 

((;. C.uiait, His. IhifJ., f" 125.) 
1330. Moult me seiublnil de grant atour 
Celle eili; eus el eulour. 
{Pèlerin, de la vie hum. tns. Valpiinon, (" 1 v°.) 
1480. ('.este lille cy deveroit 

S'abiller à mode nouvelle, 
l'orter inoytié drap, moylié loille, 
Moitié escarlale el velours 
Moylié bourgeoise et damoyscUc 
Moylié cbapperons el atours. 
(Coquillarl, Les nouv. droits, l. I, p. 83.1 




XV' s. 



Gravure sur bois d'un c«//'/e franco-italien 
Coll. L. Carrand. 



1480. — Atours loulrond à la façon de Portugal dont 
les bourrelets esloienl à la manière de franges el passoient 
par derrière ainsi que pattes de cliasiierous pour hommes. 
(01. de la Marche, Mêm., l. I, p. 43i.) 



S. d. — Pour l'avenir est orilonué cpicled. atour ou or- 
douuauee de la burletle sera iuviolableineut gardé. (Ori/oil. 
de Meti, t. 1, art. 18(i.) 

ATODR (TOILE d'. — Toile claire, linoh, el gaze 
de soie. 

1454. - Pour 7 i|u.'irticrs de liuompic baillés à niad. 
Maj;deleiue(de l'rauee) pour lui faiic des taoïpleltes, tourets 
et eollerelz. Au leur de l.j s. t. l'aulue. (1" Cpte riiij. de 
J. llociteti'l, I" 110.) 

1459. — Pour 2 pièces d'atour de soye eoulenant (eu- 
seuddej :t(j aurii's pour faire abilleuieiis de teste... jjour 
danser \iiu: niorcsi|ue le jour ilu mardi gras après soupi'r, 
devant le rov, il 1. 15 s. (1'" Cnle roij. de I'. Durdelot, 
{' 90.) 

ATOURNERESSE. — L'an ,1e la coiffure des 
Iciiiiiics élall i'\ci'ié par des personnes de leur se.xe 
appelées atourneresses. 

1467. — Eu la ville d'Arras. . . Jelianue Lougicsse... 
attouriieresse el aeheineresse des dûmes de noces, fui mise 
sur un;; char... el menée par tous les carrefours de la ville. 
{Cliron. de J. Ouclercq, p. 277.) 

ATTAQUE. — Le plus petit des cierges employés 
par le clergé el les fidèles dans la cérémonie des 
obsècjues, et pour se présenter à l'offrande. Son 
l)oi(ls était inférieur à 100 grammes. 

1 42 1 . — J'ordonne à mon service i flambeaux de 3 livres 
de chire la piècbe, et i estaveaux de 1 livres la pièchc 
pour mon luminaire aveuc 2 livres de menues caudelles 
(|ue l'on dit .ittaipies, pour aller à l'ollrande. {Te.itam. du 
cliev. de l.igmj.) 

1 42 1 . — 2 livres un quart d'alachc pour faire le service 
en temps d'yver, tant au prestre comme aux vicaires... 
5 cierges de eliascun une livre, 2 cierges pesant cbascun 
livre et demy. — 2 torchins pesanl ensemble i liv. demyc 
livre d'nrtariie. [l'.jtle de ta confrérie des joies. La Fous., 
Une cité picarde, p. 220.) 

1506. — Messieurs des Trois tours allèrent à rolTrande 
avec des grands chirons île 4 livres el demie .. Les petits 
clers des paroisses, les Jacopins et les frères mineurs avec 
des petites allacques. {Obsé(]ues de Pliilippe d^Aulriclie à 
Douai.) 

ATTLAS. — 1 723. — Satin de soye fabriqué aux Indes. 
11 y en a de jjleiLis, de rayez el à fleurs, dont les lleurs 
siuit ou d'or, ou seulement de soye. 11 y en a aussi de 
toutes sortes de couleurs, mais la plupart fausses, surtout les 
rouges et cramoisi... 

Knlre les différentes sortes d'AUlas, les plus considé- 
rables sont les Cotonis, les Caucanias, les Calquiers, les 
Cotonis Bouilles et les Bouilles Chasmay on Charmay. Les 
Aillas Cotonis sonl ainsi nonnnuz pareeque le fond est de 
coton et le reste; di; soye. Les Caucanias sont des salins 
rayez à chainetles. On appelle Queuikas ceux des Caucanias 
(|ui paraissent plus so'i'eux. Les Calquiei's sont des satins à 
la Turque ou Point d'Hongrie. Les Bouilles Cotonis et 
Bouilles Charmay sonl des étoiles de soye, eu façon de gros 
de Tours, couleur d'o'il de jierdrix. (Savary.) 

AUBE. — Dans les premiers sicdos de l'Église, 
les laïques comme le clergé porlaieiU l'aube, et dans 
ranli(|uité la robe de lin était d'un usage fréquent 
parmi les personnes de distinction. C'est sous ce 
costume que sont représentés les fidèles, les saints 
et les martyrs, dans les plus anciennes mosaïques. 
Les catécbumènes portaient l'aube avant de rece- 
voir le baptême, eu signe di' purification. 

Considérée connue une partie du costumi; litur- 
gique, elle est le second vêtement du prêtre, celui 
qu'il prend par-dessus l'amict. C'est une longue lu- 
nique à manches, qui, jusqu'à la lii} du XV" siècle, a 
reçu de larges orfrois brodés ou tissés en c'oulcurs, 
(ju'on nommait la parure. Celle-ci se coiii|iosait de 
deux pièces, une devant et l'autre derj'ière à l'exlré- 
mité inférieure, et deu.x autres à celle des manches. 



AUBOURC 



83 



Aux XI v: et xv° siècles, l'aube ilalieiine comportait 
encore une parure sur la poitrine et le haut des 
bras. C'est une particularité ilistiiutive des monu- 
ments de peinture et de sculpture de ce pays et du 




1350. — Dalle titmulaire gravée. 
Palais des beaux aiis. Paris. 

midi de la France. A la nii^nie époque, l'aube était 
souvent munie d'un collet dépassant le bord de la 
chasuble, tenant dans le costume ecclésiastiiiue la 
place de l'amict paré et rabattu sur le cou comme 
celui de saint Thomas Becket conservé à Sens. 

Guillaume Durand, auxiil" siècle, parle des aubes 
liturgiques à capuchon. 11 se pourrait que les collets 
apparents dans les peintures et sculptures de cette 
époque ne fussent que l'orfroi ou bordure de ce 
même capuchon rabattu. Quoi qu'il en soit, l'inven- 
taire de la cathédrale d'Amiens en 1419 ne laisse 
aucun doute sur l'existence des aubes à collets parés. 
Ces |)ièces étaient d'ailleurs quelquefois détachées, 
ainsi figurent-elles en 1380 dans l'inventaire de 
Charles V. Voy. Collier. 

I 299. — 5 alhas, quaruni parurœ sunt de nibeo samilo 
cum yiiiasinibiis, claNilms et rosis ex auiifragio beiic bru- 
(latis. II. Il albas cum amictis quarum parura; snnt de 
pannode Tnrkyqiiœ quasi aurum resplendent. It. 1 albajii 
optiinam cum aniite cujus parura; sunt de rubeo vcluto 
cum jmaj;iiiibus et arl)i)ribus de argculo deaurato; simili- 
ler cum lapidibus maiçuis in aigento posilis et eisdem 
artificiose impressis. II. unam albam cum amile, cum pa- 
rui'is de sorico cnnsutis cum ymaginibus auriCrigiatis benc 
brudalis. II. 1 albam cum aniite cuui paruris de .serico con- 
sutis, cum ymaginibus passionis Jesu Christi nobilissime 
brudatis. (/«('. ubbat. Pelerb.) 

1 303. — Alba qua; et camisum dicitur, crat ex tela sub- 
tili caiiicracensi cum l'imbiiis aute et post tibias, necnou 
ad mamiselpectus, quai fimliria! anlc cl post liliias sini,'ula 
ipsai'vun liabet in loiigiluditie palmos 3 cum djmidio. et 
lalitudine palmum unum,in quibus auro et serico acupicla;, 
ut vulgus dicitur ricamo, inlVascripla? hat)eulur liistoriic. 
In limbria ante tibias sunt in primo ordine liisloria» An- 
nunliationis, Visilalicmis, Nativilalis, ap|iaritiiinis augelo- 
rum ad pasloies, quando Magi veniunt Hierosolymam, 
quando loquunlur cum Herode, adorali'i Magorum rt cuui 
aiigebis ailniiinet illcis ut reveilanlur pcr aliaui viam. In 
secundo "nliue cjusdem fimbria; liabeulur consiiiuiu Uero- 
dis super occisioiie Imiocenlium, occisio subsequuta; obitus 
llerodis; circumcisio Domini; disputalio iiiler doctorcs et 
cum invenilur à Maire : ■ Fili, quiii fecisti tiobis .vie? » In 
fmibria vcro rétro tibias, consilium saccrdolum ut capc- 



rent Jesum; captura Christi et amputalio auricul*; (la- 
gellalio Christi, bajulatio ciucis; crucifixio, obitus in cruce 
et militis percussio; sepuitura et resurrectio. In secundo 
ordine descensus ad inferos; Noli me tangere ; valde mane 
uua sabbatorum; 3 ali* historiie résurrection is quando 
dicit Thomas « infer digilum tuum hic », et Ascensio in 
cœlum. Alba longa est usque ad pedes (^t iu pectore ado- 
rât limbria cum imagine Annunciationis {Monum. basil. 
Vatic.) 

1358. — No 12. Albam paratam antc et rétro in fim- 
briis et in pectore et in summitatibus pugnorum. Et in 
paralura fimbriarum ante sunt .5 ymagines intègre et rétro 
tolidem intègre. In pectore videlicel sunt 3, média est 
Cliristi et latérales angelnrum. El in quolibet pugno sunt 
3 medie ymagines. Et ciauduntur pugna cum cordello viridi 
cum acu argenteo qui est iu ejus summitale. In paralura 
ejus albe sunt 7 medie ymagines quarum média est Cliristi. 
Item in eadem allia est zona de serico lata in mcdio cum 
lloquis pendenlibus. 

N° 11. — De opère simili stole et manipuli est paralura 
que ponilur circa colluui in qua sunl 5 vinagiues medie, 
quarum média est Clnisti. (/ne. de l'abbe de S. Victor de 
.Marseille.) 

1401. — Une aube d'unes parures ouvrés de hommes 
sauvages, de brodure, parées de poignet et d'amies eslole 
et plianon, d'une sicute (Inv. de l'égl. de Cambrai, p. 330.) 

1416. — Ensuit iuventoire des aubes brodées lesquelles 
sont en nombre 31, des quelles sont 3 aux croissans, 3 aux 
coquilles, 3 aux feulles de chesne, 3 de fleurs de liz, 3 à 
arbres de lys qui sont de perles et 3 à chasteaux. 

Une aube parée de samit vermeil brodé à ymages de 
Moyse prophète, et l'amit brodé de la passion de .Ilis. 
Crist. {[nv. de N. D. de Paris, f" U v° et 15.) 

1419. — 3 albe parafe, de panno aureo cujus campus 
albus est, et 3 colaria similia paramenlo albarum prcdicta- 
rum. 

Una alba parata, unus amiclus non paratus pro persoua 
pontificis, paramenta ipsius albe inl'eriora ampla sunl et 
magna, pulehre operala cum ymaginibus beale Virginis 
Marie et in eorum i coruibussunt scuta cum una benda de 
azuro. Pugnaha dicte albe operala sunt cum pellis et rôtis, 
foiTata de sindone rubeo. Colare vero operatum est cuui 
rôtis plalis et in medio rotarum sunt dragones ligurati cum 
parvis floribus lilii. (Inv. de la catti. d'Amiens, p. 319 et 
3-21.) 

1472. — A Anlhoniu pour avoir fait de broudure de fin 
or es paremeus de lad. aube, et en chacun d'iceulx ung 
fusil, la pierre et les eslincelles. . . 72 s. {Cptes de N. D. 
de Saint-Omer.) 

AUBE. — Moulure ser\ant à encadrer les éhra- 
sements d'une baie ou le lu-ofil des marches d'un 

escalier. 

1468. — Et seront les aubes desd. fenestres et four- 
meries de bonne molure souffisant. .. It. et es boussieres 
de la monliie à visz seront rcvestucs les aubes de molure 
bien et souflisamment. (Devis de la cita]!. N. D. de Salva- 
tion à Comjnegne, p. 20 v".) 

AOBESPINE. — La matière d'un plat ou même d'une 
écuelle suiipose un arbre et non un arbuste comme 
l'épine blanche. Mais de même qu'on rencontre des 
coffrets en bois d'alizier, on a pu faire aussi des 
plats d'aubépine. 

1300. — Il a terme boys et blanc, et pour ce il est lion 
à faire plalz, escuelles cl cueillers. (P. de Cresceus, 
I. XI, p. 81.) 

ADBESTAIN. — Je ne crois pas avoir mal lu ce 
mot dont j'ignore le sens. 

1382. — 8 onces 8 est. d'argent doré mis et emploie 
au bacinet du roy en un huchol à mettre 3 plumes et un 
aubfstain d'argent doré esmaillé, 1 I. t. {Cptes de l'écurie 

du rnij. T' 8.) 

AUBODRC. — F/étymologie rattache ce mot à 
ohicr iiui est une espèce de viorne dont le bois trop 
tendre ne correspond pas aux usages primitifs de 
l'aubourc. (Quelques lexicographes cnlcmlent par 
aubier {opuliisj un arbre du genre des sorbiers qui 



81 



AUltOURC 



justifie mieux sa présence panni les ilocuinenls t-iios 
ici. 

r260. Sor.I. char toi de fer font l'estrtidart dréchicr. 
...de X picolifs fu fait, l'uiu' fu d'olivier, 
...la.sc|>ric (7"") fu d'aulinri', l'uislieinc d'alisier. 
(La conquête île Jérusalem, \. 7W3.) 
1538. — Opu/r/.v. l'ng arbre semblable à cornilicr, dit 
obier ou opier, (Itobert Estienne.) 

1561. — 100 d'ans, dils d'auliourf; et autres bois à faire 
li'sd. arcs, 10 .s. t. (l'éuge de la l.oire. — Méin. de la 
Soc. archéol. de iOrléanais, t. Mil, p. 231.) 

1635. — .\uliier, obier, opier. — Arbre retirant au cor- 
iioillicr, portant son fruit an grape. Opulus. (Monot.) 

1690. — .\ubier, espèce d'arbre dont le bois est fort 
dur, ipii ressemble au cornouillicr. (l'uretière.) 

ADCDBE. — l,'aiicul)i' fait partie «le l'appaieil di'S 
Ifiiii's, on le li-ouvc sans cesse mcnlionnc avec les 
pavillons cl Ircfs, hicii que chacun de ces abris ail 
eu sa forme parliculière. I.'aucuhe, le plus pelil de 
tous, avait <i'lle d une lente liasse, c'est-à-dire d'un 
|iarallèlograniiiie, faite, à deu.\ versanis avec entrée 
en avant. 

I 180. Devant le trèfle roy \Mie aucube ot tendue 

Qui estoit de porpre inde, lacié bien menue; 
L'entrée de devant fu f.iite à or batu. 
{Liromanx d'Alexandre, p. a73 v. 26.) 
V. 1250. Et près vit tendre maint rice pavillon. 

Et maint aucube et Millier maint paissun. 
{Oijier le Danois, v. 7i4G.) 
V. 1250. Mais de l'autre barnois n'