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Full text of "Glossaire archéologique du Moyen Age et de la Renaissance"


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GLOSSAIRE 



ARCHÉOLOGIOUE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



GLOSSAIRE 



ARCHÉOLOGIOllE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



PAR 



VICTOR GAY 

ANCIEN ARCHITECTE DU GOU VERNEMr;NT 
ASSOCIÉ CORRESPONDANT DE LA SOCIÉTÉ DES ANTIQUAIRES DE IHANCK 



TOME PREMIER 



A - GUY 




PARIS 

LIBRAIRIE DE LA SOCIÉTÉ BIBLIOGRAPHIQUE 

76, RUE DES SAINTS-PÈRES, 76 

1887 



ABRKVIATIONS 



A 

Abb Abbaye. 

Acq Ai.quisition . 

A/ Alius, autrcinenl. 

Ann Annales. 

Ap Apiul. 

Af'ostol Apostolka . 

App Appartenant. 

Aroli Arv.liives nationales. 

Art Ariicle. 

Ariill Artillerie. 

Aud Au dit. 

.^iit .Auteur. 

B 

H.itim Bâtiments. 

BibI Bibliothèque. 

BiHiry Bourgogne. 

I^'et Brelayne. 

Bull BiilleUn. 

c 

^^ap C;ipilaine, L\ipiliiliini . 

<-^art Cartons. 

t;ath.-dr Cathédrale. 

<-'iap . . Chapelle, chapitre. 

Chat Château. 

Chron Chronique. 

Cit Citation. 

Col Colonne . 

C'*" (killection. collégiale. 

'^•^niin Commeice, Commission. 

Cpte Compte. 

D 

D. Den Denier. 

l^ict Dictionnaire. 

Dud Dudit. 

E 

Ec Ecole. 

Edit Edition. 

Esc Escu. 

Est Esterlin. 

Et Etudes 

Exéc Exécution. 

Extr Extraits. 

F 

FabI Fabliaux. 

Flor Florin. 

Fr Franc. 

Franc Français. 

G 

Gloss Glossaire. 

H 

Hist Histoire. 

I 
'uv Inventaire. 

J 

Journ Journal. 

Judic Judiciaire. 



L 

I Livre. 

'-• P Livre paiisis. 

E- t Livre tournois. 

Eed Ledit. 

Loc LiKo. 

M 

M Marc, martyr. 

Mandem Mandemement. 

Meni Mémoires. 

Ms Manuscrit. 

N 

Nouv Nouvelle. 

o 

O Once. 

Ob Obole. 

Ordonn Ordonnances 

P 

1^ Parisis. 

Pat l'atentes. 

Pes Pesant. 

PI Planches. 

Poés Poésies. 

Pond. Poinieiis. 

Pr Preuves. 

Prov Proverbes. 

R 

Rec Recueil. 

Reg Registre. 

Reglem Règlement. 

Réiniss Remi.ssion. 

Kichel Richelieu. 

Rom Roman. 

Roy Royal. 

S 

s Siècle. 

Sect Section. 

Scd .SV(/;.v. 

Ser Série. 

Serm Sermon. 

Soc Soiiélé. 

St .Sterlin. 

Stat Stations, statuts. 

Str Strophe. 

Supplem Supplément. 

T 

T Tome. 

Testam Testament. 

Tlics Tlicsiiiiius. 

u 

Une Vncia, 

V 

V Vers. 

Vatic Vatican. 

Vo Vcibo. 

Vocab Vocabulaire. 

Vol Volume. 

Voy Voyage, voyez. 



GLOSSAIRE ARCHÉOLOGIQUE 



DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE 



A. — Les lettres de l'alphabet employées comme 
initiales ou coiiiiiic devises ont servi trop souvent 
de thème aux fantaisies des artistes du nioven âye, 
et particulièrement des orlèvres, pour n'avoir pus 
leur))lace man|uée dans ce répertoire. En ce genre, 
peu d'objets sont parvenus jusiju'ù nous; mais il se 
trouve encore dans les collections publii|ues et pri- 
vées, linéiques pièces de sculpture en bois des écoles 
flamandes et allemandes de la Renaissance, qui peu- 
vent être considérées comme des cliefs-d'œuvre de 
délicatesse et de o-oùt. 




V. 1300. — Boucla d'or. Coll. \\^umc. — Angleterre. 

1392. — A broclie of gold fiil schene on wiche was 
first y-written cioiined A and aller : amor vincit omnia. 
(Chauccr. Caiit., T. 1. tBU.) 

1*94. — Una iingia doro facla in forma di iina A a la 
Paresiiia cum uno rubineto pifliolo da uiio lato, et tie 
l'allru uno (liamaLite picliolo cuni iina peiiiHa in forma di 
pero di sopi-a — pesa octavi 1 et caralL 'J. {lui), di 
Guurileroba Eilenxe, p. 23.) 

1499. — Une bannière di> tall'clas bliMi soini'i' aussi de, 
fleurs de liz ou millimi de laiiuellc; a ".! bandes de tadelas 
violet et l'autre de taffetas blauc, et a ou milieu uugraut A 
d'or. (Inv. d'Anne de Urelagne, 51.) 

'502. — La housse et le parsus du liarnoys estoit de 
drap d'or bien ricliement ouvré sur veloux cramoisv, le 
tout semé du cordelières d'or et de AA },'i'ii^x signifiians 
qu'elle avoit nom Aune. {Voij. d'Anne de t''oi.\ (i Venise. 
Hibl. de l'Ecole des ch., ISUl, p. lUO.) 

I56I- — Uue salliéi'cde lirorue euehassée. eu or laid a 
plusieurs AA csiuaillez de blauc et rie, j-ouu-i'. (/»('. du 
chat, de l'an, f ■ (i. ) 

A. — Entoure' d'un double lili't circulaire servait 
au XV» siècle de niaripu; de lal)ri([ui' au.\ arinnriei's 

ULOSS.VIKE. 



d'Abbeville. M. René de Relleval qui possédait 
en 1873 une épée à deux mains de l'époque de 
(Charles Vil en donne la description, (llncost. m'dil. 
franc, en liiG, p. 40.) 

ABC. — 1471. — Ung grant tableau ou ipiel sont 
oscriptz les ABC par lesquel.\ on peut escri|)re par tous 
les pays de Xrstauté (chrétienté) et sarrasiuaisme. (Inv. 
du chat. d'Angers, f» 4.) 

A B G DE Charlemagne- — L'extrême rareté des 
monuments carlovingiens ne permet pas de vérifier 
sur quels fondements repose la tradition dont le 
cliroiii([ucur Philippe Mouskos s'est fait l'écho au 




xill° siècle. Charlemagne a-t-il fait élever un nombre 
d'abbayes correspondant à celui des lettres de l'al- 
pbahel dont le portail de ehucuiip d'elles portait la 
niari|ne'.' Sans résoiidn^ celte question, on peut citer 
Ic^ reli(|uaire de t'.oii(|ues appelé l'A de (ibarlemaone, 
malgré les restaurations cpi'il a subies, et le tympan 

I 



AllC 



de l't'jjlise abhalialo do Cailoiiiii au spmnu'l du- 
quel le mot pax a été seulplé au xii'' siècle. 

Cui inciiiMstiM'ici Coni'lias, prima iiilcr iii'inastrriii pcr 
ip ilii ruliiniiii'iis l'I suis iiia^-iiis piivi- 
Ictriis (lilaiis. (C/i/OH. lie Conques. Liber miiabilis. liibl. 
llicliel.rec. Dont., n"' 113-1.) 

1270. I.cs aoina (les é;;lises) de vicstemens 

Kl lie rentes el ilc l)iaiis ilcms 

Piitii- avoir à Dieu ftiiereiloiis 

Kt saillies rolii|ues i misl 

Que partout pi>urkai;a et (]uist 

Kl tant si lîst-il par son j:ré 

Soiir les laitres île l'a bé ce 

Si (pi'el frcnit ile'easeiiiie ylise 

A une laitre par devise 

(Phil. Mouskes, v. 3C.8I.) 

ABARROS. — ISari-ois, foret de tiiiiiielior. 

1416. - l'Iusieiirs ferreiiiens que Ten il il lilijnclie euvre 
ouÀlil/. et lialiilleiiieus servaiis nécessaires et convenables 
ou nicstier de tonnelier couiine sont sics... aliarros et 
plusieurs autres pièces d'aulic lilanclie euvre. (Arch.JJ. 
le-. Ili'J, pièce 3\n.) 

ABATD. — lîois do ilrmoliliiui pour écliafau- 
daj,'cs. 

1510. — Aliains que l'on dict tablettes serv.ins aux 

liurs aliatiis île H den. le piel — alialus à talilets à 

21 ilin le piet (Cples (le Lille. — La Fons. — Gloss. m.i. 
Itibl. d'Amiens.) 

ABBATI. — .\rtieulé et se raballant, uoii poiiil 
sur un jeu d'\ comme uos lits de saugles moderues 
mais à la manière des lits de camp sur lesquels se 
posait une tenture et dont voici un spécimen du 




A, plan. B, élévation. CD, plan et profil du lit plié. 

xvit* siècle conservé au château de .lumilhac (Uor- 
dogne). 

1514. — N°3fil, iinggrant cbaslit abbati.— N°365, iinj: 
autre couebeitc non abbati à sangles. {Inv. de Charlolle 
d'Albrel. p. T'.i.l 

ABBEVILLE. — Otle ville, signalée au moyen 
âge pour des indusiries diverses, avait ac(|uis dès 
cette époque, dans l'art de travailler le fer, une cé- 
lélirité quelle a gardée jusqu'à la fin du dernier 
siècle. .\u XV', le poinçon de ses armuriers porte un 
A dans un cercle foriiii' d'une double lijïne (voy. A). 



Au siècle suivant .François I" y élaldil un ailillier 
pour la fourniture des arcs aux ai'cliersde sananle, 
et d'après II. (Irenier (15'' paquet, n" :2, p. .^!l(i), le 
17 janvier l.V.MJ le s' Lefehre, li'ésorier du luireau 
des finances d'Amiens, aciu'ta à Aldieville, par com- 
inission royale de Henri IV, ii(l(_lt) ari|uel)uses, 
ItIO mousquets luunis de leurs bandoulières, cliai'fjes 
de cuir et fourchettes, ainsi que 10(10 piiiues di; 
•guerre. 

.\l!lii:VIU.K (.VRMES D'. — I 657 — Ablievile est peuplée 
lie quantité Je bons artisans et gros mai'cbands; mais 
ceux qui travaillent aux armes à feu se sont acquis tant 
il'eslimc que leurs pièces passent pour les ineilleures de 
l'iiurope. (Villiers, Journ. d'un voijaije à f'aris, p. 2i ) 

ABBliVlLLE (ciiiE d'. — 1560.— Pour avoir mis dans 
ladite boile (d'i''crivain) G roUcaux de cire d'Alilimilli' au 
l'eur de 12 den. t. — Os. (!{" Cvte roil. de 0. UlinuUii, 

ri:;i.) 

I 570. — l'ne ilnnzaiue de j'iiiilleanx de cire riuigc d'Ab- 
heville — 1.". .s. {Cpte viiij. de Charles /.V, (" Kl.) 

AliUEVIl.l.E (KKIUURES Ij'. — 1560. —3 douzaines de 
r-nulliers de vellours vi'rd et vidlniirs rouj;c pii-qnés de soj'C 
perlée à deux arrièje poiniz pour servir aux levrettes de 
la cbauibre (du roi) et l'ournv cnyr, velliuirs cl soye, — 
27 1. Pour 3 douzaines de ferrures i'açnu d'Abbeville poar 
le.ïdits colliers, — 27 1 . (3° Cple roij. de 0. Blaitdin, 
I'' 121; \ .) 

ABÉE-ABBÉE. — Sapin. 

1298. — Don leinjjie qe est appelé abbée et de zapin. 
-[Voij. de.}riiriol>olo,Cl\U\, édit. Koux.) 

ABESTON. — Amiante. 

1330. Abestou est qui coloré 

est comme le fer... aluiiié 
s'il est, jamais ne peut estaiudrc, 
la ipiele piere moiill allaiiulre 
te doit au cucur quand es tompté 
de faire mal et exitc. 
(fiom. des- ^ pèlerinages, f' i2, impr. inslit.) 

ABLIÈRE. — rilcl à pécher les ablettes. 

1511. — luii saiq à pccijuicr poisson... ung aldière 
et -t filiez à reposer poisson. {Invent. cit. du Cange, 
\" Ableia.) 

ABLOS. — lilocs, piliers. 

1509. — A 2 sieurs d'aiz pour avoir syé les abloz et 
accoulouers des cbaires — 30 s. d. (Cptes du Chût, de 
Oaiiliiii. p. 39.'i.) 

ABLUTION. — Les anciens usa{):es de la lable sont 
décrits eu maints endroits de ce livi'e, ou y verra 
combii'U était général el IVéqiient l'usage des ablu- 
tions. Après la ijiiade (voy. ce mot) qui est eiicoi'e, 
dans nos provinces méridionales, le lavabo primitif 
des habitations rustiques, on trouve la fontaine qui a 
suffi en tous temps aux e.xigi'nces de la bourgeoisie, 
taudis que le lavoir répondait mieux aux liabiludes 
de la vie monastiijue ; mais les mœurs de l'existence 
féodale réclamaient plus de délicatesse. Pour le service 
de la lable, comme pour l'emploi du personnel 
d'officiers qui remplissait les châteaux, ou adopta le 
cérémonial de l'aiguiérc et du bassin tel qu'il s'ob- 
servait eiu'ore chez les princes au xvil" siècle et le! 
qu'il est resté réservé aux seuls évéques pendant 
leurs fonctions ecclésiastiques. 

Xlir s. Quand tu auras tes mains lavées 
et à la touaille essuiées 
et seras à la table assis 
et si peins ert devant loi mis.. . 
si te los que après soiii)er 
n'oublie tes mains à laver. 
(Casloiemenl d'un père a son pis. Fablimx. 
Darbazan, 2, p. 164.) 



ABSCONCE 



1288 — Li rois a fait l'iaue corner 

luit s'ea vont que iniiis miiis la\er 
li rois s'assist au plus haut dois. 

(Renart le nouvel, p. 139.) 

I3S0. — Quand le souper fut appareillé le roi lava et lit 
laver tous ses chevaliers, si s'assit à tahle. (Froissart, l. I, 
piirt. 1,0. a-2y.) 

1 39 1 . — Adonc demanda-l-jl l'eau pour laver, deiixécuyers 
saillirent avant... l'uupritle bassin d'ar;,'ent et un autre... 
la touaille. 11 se leva du siège et tendit les mains pour 
laver (W., 1. IV, ch. 23.) 

1445. — It. que nul n'ausera se mcstre à table sans laver 
li'S mains, sur la poyue de 3 dcn. iSlat. îles arbalélriers tic 
Ueaucaire . ) 

I 480. — Jladite dame d'Eu soufl'rlt que monsieur d'An- 
toing son père, à nue teste luy tint la serviette quand elle 
lava devant soupper, et s'agenouilla presque jusques à 
terre devant elle. {Aliéiwr de Poitiers, p. 190.) 

1589. — Quand tous ceux-cy furent entrez, on prit aus- 
sitôt à l'autel de la crédence un grand bassin d'argent doré 
avec une aiguière i[e même estofl'e et d'un des costés de la 
nef qui estoit sur la table on prit une serviette plyée à fort 
petits plis. Avec tout ceci les trois que je viens de dire 
(Henri 111 et ses deux mignons) se lavèrent tous les mains, 
puis ceux qui cstoient de cette siiitto aux quels on bailla 
d'autres serviettes et aussitôt chacun se vint seoir. .. iniis 
après le repas. .. après que chacun se fut rassasié de ces 
délicatesses, on connnencaà desservir ceux du bas bout, car 
en cette action là ils iscorchent l'anguille par la queue. El 
après qu'on eut tout oslé on apporta à ceux qui cstoient 
demeurés à table, d'autant que la plus part s'c.->toicnt 
levez, un grand bassin d'argent doré avec un vase de 
même > H v".) 

V. I 225.— Ha'c siiiil iiislriimcnla cleiicis necessaria. . . 
abscoiisa et lali'iiia. (J. s 
sociélés savantes (carloii C dos corfcspunilants) reii- 
foniionl une note dont M. .\. r.liarnia accoiiipagm- 
(Hicl(|iirs roiiscinniMiicnts curieux sur un usa^'c nio- 
iiaslii|uc pi'U connu, qui consistait à placer sur le tom- 
beau ou sur la poitrine d'un frère mort la formule 
authentique de l'ahsoiuliou doul il avait été l'objet. 

I 1^2. — l'iaieat vubis niilii sigillum niiltere in quo 
magislri absolutio (Abailardi) litcris aperlis contjnealur ut 
sepulchro ejus suspendatur. {Lettres d'Iléloise à l'abbé de 
Clunij.) 

Mitto sicul niandastis magistri Pelri absolutioiiem in 
cbarta scripl;>m et sigillalam. {Lettre de l'abbé de Clunij à 
Ilétiiïse.) 

Suit le te.rle : Ego l'etrus rluiiiacensis abbas qui l'etruin 
Abaelardum in uiDuacbium Cluniarensom recepi, et corpus 
ejus furtim delaluni lleloissa; alibatissœ le nionialilius 
l'aracleli concessi, auctoritate omnipoteulis Dei et onuiiuni 
sanctoruni alisdlvo cuui pru oITu-io ab omnibus peccalis 
suis. (/'. Abaelardi... op. iii-l°, Paris, 1010, p. ^36.) 

V. 1070. —lexsliiluls de S- liciwil revus par Liinfranc 
disetit à proj}iis il'uii frère mort ; Alisoluliuiiein scriptam 
et a fratnbus lectam super pcctus ejus ponant (Laufranc 
Décréta, cli. '23. édil. d'Achery, 1018, p. *J3.) 

âCCINT. — Les bas côtés qui cutuurcul la nef ou 
le chœur d'une église. 

1 555. — Alentour d'icelle nef furent mis et allachiés sap- 
pius allenilroit des cyinajes ou enracliciucMis des vauss\n'es 
des carolles [roil. ce'mol). nu acciutz de lad. nef. {Obsèques 
de Jehanne de Castille. —Bull, de la Coin, de l'Iiist. de 
Belg., 1800, p. lit.) 

ACCORDS. — Gros grains (|ui relient les unes aux 

autres les dizaines d'un chapelet. 




XIV" s. — Jais espagnol. 

1531. — Unes palenoslres de jaspe tiillées à faces 
marcliées d'accordz d'or esniaillez de blanc noirel tanné, 
avec l'anneau de mesmes. {Inv. de Louise de Savoie, f" 12.) 

ÂCCOT. — Mouton, pièce di' bois posée hoiizon- 
talement pour suspendre une cloche et la relier ]iiir 
deux tourillons au belfi'oi qui la supporte. 

1562 — Aussi ont esté trouvées 2 cloches abattues du 
clocher de lad. église, ayant les accots rompus et une 
autre qui ne tient plus que d'une clurville [Itelat. duniUage 
de l'égl. d'Aubeterre.— UuU. de la Soc. arcliéol. de la Cha- 
rente, 'i" série, l. IV, p. 351.) 



ACCOTE-POT. V.n considérant le galbe et la cise- 
lure di' (piebpies pièces de dinaiulerie aiu'ienne, qui 
n'étaient ((ue d'humbles ustensiles de cuisine, ou esl 
fondé à croire qu'iui accote-|iol, c'esl-à-'l6.) 

ACIER DE CHi.NE. — I I 53. — On y apporte (à Aden) de 
Chine des marchandises, telles que le fei^ les lames de 
sabre damasquinées, ete. (Géographie d'Edrisi, t. I, p. 51.) 

ACIER DE DAMAS. — 1595. — A Hiérosme Corcol, som- 
meiller d'armes de Sa M;ijesté, — pour avoir nectoyé et 
mis en couUeur six es|iées coutelalz d'acier de Damas — 
6 escus. (5' Cpte roy. de P. de Labruyére, f° 39.) 

» — Au même... pour avoir nettoyé ung coutelatz 
d'acier de Damas et une cye d'acier de Damas — 1 escu 
ff» lil v"). — 8 coustelatz d'acier de Damas, les gardes 
à la Turquie damasquinez et enrichis de turquoises et 
rubis, à 4 s. 1 den. pièce (f- 222). 

ACIER D'ESPAGNE. — 1468. — Et aussi pareillement vient 
dud. pays d'Espaigne grand nombre de fer, acier, cires, 
cuirs, etc. {Requête des ferm. Verger, Arch. cur. de ^'antes, 
t. m, col. 13.) 

1676. — L'on nous apporte encore d'Espagne un acier 
qu'on appelle acier de grain, autrement acier de Molle 
ou de .'ilontdragon; il est par grosses masses en forme de 
grands pains plats qui ont quelquefois 18 pouces et 
davantage de diamètre, et 2, 3, 4 ou 5 pouces d'épaisseur. 
Estant bien choisi et bien affiné, il est bon à faire des 
ciseaux pour couper le fer à froid et pour acérer des 
marteaux et d'autres outils qui doivent être durs. (Féli- 
bien, Princ. de l'archit., p. 190.) 

ACIER DE FKANCE. — 1723. — L'acier se fabrique aussi 
en quantité dans plusieurs provinces et villes de France, 
surtout à Vienne et à Rive en Dauphiné, à Clamecy, en 
Auvergne, à Saint-Disier on Champagne, à Nevers et à la 
Cbarité-siir-Loire, et aux environs de Dijon, Besançon et 
Vesou en ISourgogne. 

Le petit acier ou acier commun qu'on nomme autrement 
Soret, Clamecy et Limousin, ou du nom des autres villes 
ou provinces de France où il se fabrique, est le moindre 
de tous,... il se débite par carreaux ou billes, mais plus 
petites et plus plattes que celles de l'acier de Piémont. 
(Savary, Dict. du comm.) 

ACIER DE PARIS. — 1604. — Art. 9. La ccuiversion du 
fer et d'autres mines dont nous abondons en France, en 
fin acier que nous estions contraincts d'aller chercher en 
Piedmont, eu Allemagne et autres pays étrangers pour 
cinq ou six sols la livre, ne s'en estant jamais trouvé eu 
France que du fer fort qu'ils appellent par excellence petit 
acier de Brie mi de Saint-Disier. qui ne se vend que deux 
ou trois scds tout au plus, fort difl'érent de l'autre. On en 
neut voir l'estahlisscnieiit et les fourneaux et en admirer 
l'excellence aux faulhourgs Saint-Victor sur l'embouchure 
de la rivière des Gobelins. (LafTeinas. Rec. de l' .is.iemblée 
du Comm. Docum. inéd. Mel. série, 1, t. 4, p. 287.) 

ACIER DE PIÉMO.NT. — 1604. — Seroit comparu .Ichan 
Lemoyne, maislre de l'Esiiée couronnée,... asseurant que 
led. acier estoit trop subtil et ne pouvoit endurer, lors- 
qu'il estoit courbé, d'estre redressé, et quand il estoit 
rompu d'estre resondé comme faisoit celiiy de Piedmont, 
etipiil lenoitphis di' la qualilé de celui de Carinet. (Délib. 
du cons. du comm., ibid. , p. 279.) 

1676, — S'il se casse facilement par le bout qui est 
trempé,... c'est une marque certaine que l'acier est bon et 



r> 



ACIER 



propre a faire des outils pour couper du pain, de la chair, 
de la corne, du bois, du papi(>r ou aulies choses sciii- 
blahles. 

Il vient de Pirmont deux sortes d'acier, l'un artinriel cl 
l'autre naturel et de bonne mine. L'artificiel est fait avec 
de menues pièces de fer que l'on met avec du charbon de 
bois pilé, et fait exprès lit sur lit dans un prand creuset 
ou pot de fi'r capiible d'endurer le fi-u, avec un couvercle 
par dessus si bien lulù qu'il ne sorte aucune fumée. On 
met ce pot dans un founK'au qui ne sert qu'à cela. (Kéli- 
bien. l'rinv.dc l'archil., p. l'Jl.) 

ACIKK DE roiTor. 
V. I 190. — D'acer treuchanl cler l'eitcvin 
Par les costcz fiert llerleuin. 

{Chron. des ducs île A'or»i., t. Il, p. 3i.) 
V. 1225. Met la main à l'espée de l'acier poitevin. 

(Koul(|ue de Candie, p. Ul.) 
1260. — Acier poitevin, eu cbarrcte dnitiden. àdosde 
cheval, -2 den., seur asnc i den. (Reg. des métiers de Paris, 
Paris, p. 287.) 

XIV" siècle. In arc d'alborn bel per mczura 
E Ires cairels a la scnlura 
l.a us es resplendens d'aur fi 
E l'autre d'acier peitavi 
El lers er de pluui roilhal. 
(Pierre Vidal, liaynouard, Le.r. rom., t. 1.) 

AC.lEIt DE BIVES (Daipiii.né). — 1743. — Art. 1. Les 
maîtres cinileiiers de la ville dcTliicrsel des lieux circon- 
voisius, seront tenus de faire leurs lames île i|iiiii(ailleric 
d'acier de P.ives et d'autri- bonne iiualil.-. (/{cy/. poHr la 
loulell. lie Thiers.) 

AC.IKl! DE VERDIN. 

I 180. — liranc ot il en sa main d'un acier Verdunois. 
{Li romans d'Alexandre, p. 122, v. 3i.) 

ACIERS DIVEBS (prix). - 1601. —11 y a et se vend trois 
sortes d'acier en l-'rance : ceUiy de Piedmont qui est le 
plus cher et vaull ,'10 liv le ballot |la bille revenant à 
5 s.) ; celuy de Carmes 20 liv. le cent, revenant la bille 
à "i s. 6 den., et celuy de llon:,'rie, 15 liv., qui est environ 

la bille 2 s., lelleiuent i|ue faisant seule nt meilleur 

marché d'un solz sur livre que celuy de Piedmont, les 
talendiers, cousteliers et autres qui n'ont bcsoing que de 
celuy de Hongrie et de Carmes seraient grandement inté- 
ressés. {Delili. du conseil du comm. — Ilocuin. Incd. Mel. 
série 1, t. IV, p. C.O ) 

ACOMBLË. — llisposé en r( ailles eoniiiu' le plu- 

niili' lii''i'iililii|iie. 

1465. — Le chevalier avoit une couverture de brodure 
d'or sur or, en manière d'une couverture de tliieulles 
acombléc comme un comble d'ardoises, et dessus larmes, 
comme gouttes d'eane semées par tout lad. couverte. 
{Pas d'armes de Phil. de Valois. — Arch. des soc.sav , 
cart. descorre.-^p.) 

ACQUIT r.\R DISPENSE de prelve écrite. 

\. 1300. — Aura led. prevost (fermier de la foire de 
S. Ladre) ou ses commis pour luy ung signet dont il sera 
tenu baillié l'aiiprincle en cire aux homes qui le panroiit 
de ce qu il/, deveront; la quelle enipriucle il/, garderont 
durant la foire poin- nionstrer et eulz en aider si besoinf; en 
est. iOnlnn. des mrlirrs de Paris, ch. 13 ; Depping, p. 4-13.) 

ADARGUE. — Ile l'espiifînol Ai>.\Rr..v, terme eii- 
jiruiiti' à la iaiiLiue eastillaiu-, le l'raiiçais n'ayant 
aucun mot pourdélinir le bouclier liivulve en forme 
de cœur ilonl 011 s'est servi en France àré)ior|uc de 
Uuguesliii et (pion reiieonlre |ieiulaiit les xiv" el xv° 
siècles cil Italie, en .\ntrlelerre, en Espagne, el jusque 
sur les eûtes de la Mauritanie. L'usage des adar- 
gues (pie la ville de Fez excellail à falirirpier n'était 
point coiiipl(Jtement abandonné an (•oiniiieiiccni(^nt 
du dernier siècle, car le grand dielioiinaiiv publié à 
Madrid en donne celte descriplion : 

I 726 — ri C'est une sorte d'écu fait de cuirs redoublés 
collés et cousus les uns aux autres; sa forme ovale pré- 
sente quelquefois la figure d'un cfcur, à l'intérieur deux 
énarmcs {asas) occupent le milieu, l'une pour passer le 
bras gauche et l'autre la inaiii qui l'empoigne. Ancienne- 



ment les lanciers à cheval en usaient pour combattre 
les Maures, cl celte milice exislail il y a peu de temps 
encore à Oran, à Mellila et sur les côtes de Crenade. Au- 





V. IISO. — Martin Schœn, Bal. de S. Jacques. 

jiuird'hui on la retrouve dans la place de Ceuta, mais 
eu plus petit nombre qu'autrefois. 

L'adargue est encore employée dans les joules à la lance 
{canas} el dans les jeux de àlcancias' ; mais elle est plus 




XVI» s. Musée d'artillerie, 

légère, sa surface est couverte non plus de cuir, mais de 
bois mince pour soutenir le cboc des alcanclas cl les faire 
voler en éclats, n 

Trecentos Genelos eran 

De este rebalo la causa 

Que los rayes de la luna 

Descubrian las adargas. 

{Rom. amoroso, cil..ibid.) 

ADEVINAUS. — Singulier, éiiignialii|ue. 

V. 1300 Vestue ert d'un drap d'onircmer 
Moult merveilleus et moult divers 
Car il n'est blans ne noirs ne pers 
Ne vers ne j.iunes ne vermaus 
C'csloit uns drois adeviuaus 
K'a paines povoil nus savoir. 
(Rom. (Ir Clromndes, ms. Arscn., 3l-i2, f^Cô.) 

ADJUDICATION AU RABAIS. — Les trois textes 
suivants sufliroiil à eoiislaler l'usage ancien, sinon 
l'origine d'une procédure (pii s'est maintenue jus- 
ipi'à nous. 

1399. — Cuillauine de Longueil, vicomte d'Auge, au 
sergent delà sergenlerie de Pont l'Evesiiue, vous mandons 
que la laache de la niaçonneric qu'il est convenanl faire 
au pont au pain, dont mencion est faite au deviz, vous 
fâchiez crier .à rabais accoustumé par tous les lieux de 
vostrc sergenlerie ou l'on a accoustumé à faire iceulx 
cris. {Doc. cil. par Monteil, xivs. épitre7-2, note 1.) 

1400. — A Jacquet Bourée, charpcnlier, deniourant i 
Bélhisi, pour sa paine el salaire d'avoir fait... la charpen- 
lerie descoinblcs de lad. chapelle... par marché demouré à 
rabbais and. Jacquet comme dernier rabbaisseur. {Cpte 
du duc d'Orléans à Arpajon, ^7 \".) 

1 47 I . — C'est le devis de la coiiverlure de la tour neufve 
du chasteau de Saumur.... el est la besogne dessnsd. mis 
i prix à la somme de 200 1. t. cl est à bailler au rabais. 
{Cptes de René d'Anjou, Lecoy de La Marche, art. 223.) 

I. Boules de la forme et de la grosseur d'une orange, en lerre 
cuilc s(rooclio, llowcr hiillon, aRlrl, (■to.,slnch nn tlie 
liai, lnîail lioud or elsi'wlicie ; and wnrii, csi)ceially bj a 
woiiian, for uniamciit (C.ol^'ravc.) 

1613 Au (loi;;! les iliaiiiaiits, au front les afiquels 
El aiiUros tels Tairas qui valenl ilavanla^e 
Que loul le revenu (lu bien de leur mesnage. 

{Disc. îiohc. sur la viode, p. 18.) 

1680. — Tous les petits orucniens qui servent à relever 

la beauté des il.iines, eoninie sont les eoliers, les braeelets 

et toutes les choses qui le^carilent la coiffure. (Iliilielet.) 

l'ii hijoii (Ml V(>fiiipil ([lie portail sur son cosUinic 
(If (x-r(''iiioiiic le tioycii delà (corporation des iiieniii- 
siiTS de Namur et qui est encore oonserv('' dans cette 
ville, affecte la forme d'un ferniail de chape el pend 
à un riciie collier d'oriï'vrerie. Dans cette corpora- 
liini i|ui e.xislait d('jà en lltSd il l'Iait appeK" affiche 
coinnie le |irouve l'inscriplion placi'e au revers. 
« Ji'iin Franroi.'i Miiron prcrol, Nicolas Donlonic 
virit.r mrc, Fon'liii Caiicl mir, ont fait racom- 
mndi'r l'afichc nii.r ilcpciis du métier, UiGI. i Celle 
pif'ce dont voici la li(,'nre date de la fin du xv s.; 
(die iïiU- reproduite par .M. l''('li.\ de Vigne : Mœurs 
ri usages des corporal. de la lieUj., \\\. 12. 




AFFICHE DE CHAI'E — 1449 — Pour \t aiguil- 
lettes de cuir de eliieii pour ata|iolcz bois il'aloi'-s. (Kabclais, I. IV.cli. I.) 

AGATE. — Nciiir i,'rMi('Ti(HH' ilrs iiiiioiiiliral)los va- 
riùlos du quarlz ilmil lo crislal <\r riiilic (ni ipiarlz- 
hy.iliii ro|iri'seiile Ir lypr le [iliis pur. 

l/agalo a servi de loiit leiiips ù la [gravure des iii- 
lailles, des camées, à rorneiiieiil des |)iéees d'orfè- 
vrerie el à la confecliim des vases prérieux. Sa cou- 
leur, la disposition . Burdelot.f -i'J.) 

1496. — Pour la fa(;on d'une robe de camelol laïuié 
fourrée d'aigneaux crespés pour moud. Sgr. — 6 s. (i 
àcn.(l)ép. (le. la Comtesse d'Anijouléme, ms. liibl. Rictiel , 
SSIS, f» .'il v".) 

Ii>98. — A Jehan lîrodeaii, foiineiir, pour 8-1 frisons blanc 
a 7 s. 4 d. pièce el uu inauleau blanc soyeux. (Deuil 
d'Anne de Uielttijne. — Lebcr, t. XIX, p. 25-2.) 

1510. — Une aultrc robe d'éearlale fourrée d'agneaulx 
biens. (/«11. du Card. d'Awboise, p. t90.) 

1540. M'amie, courez vistemeut nie quérir ma robbc 
fourrée d'agneaux crespés. (Des Periers, noi(|i. ifi.) 

AGNK.UI MoiiT-NÉ. — 1295. — Duas iielles de agnis 
nonalis. (/ne. Ihes. sed. k/kw/o/., f' 1 13 v".) 

AGNKAU 1)'auai;on. — 1352. — Pour 03 peaux noires 
de lins aigncaux d'Arragon à fourrer les ch.ipeaux de nos 
Sgrs. des comptes et des trésoriers pour leur livrée de 
Toussaint — 38 1. (3!).) 

1498. — Et vos niulieres flo/rie/cs, gallice nuini|uiil por- 
tabitis vestes vestras |ireliosas foderalas de pelliliiis de 
Lombardia. (01. Maillard, 3'- (/i/ii. alsgrave, p. 200.) 

ISS4. — Une robe de lafl'ctas noir... bordée allentour 
d'un borl de velours, fourrée [lar les paremens de penne 
noire de l.oinlianlie, el le reste de penne noire — 15 1. l. 
ilnr. d'Emard de iVico/ni/, f' 31.) 

1723. — 11 vient de Lombardie certaines peaux d'a- 
gneaux renommées par leur noir liiisaul que les foureiiis 
coupent, par petits mojxeaux dont ils tavellent el mou- 



AG.Ni;s-DEl 



H 



clii'lteiit Il'S founiiros il'heimiiics pour on l'aire paroitre 
d:ivantaf!e le bliinc. (Savai'v, Dict. (lu comm.) 

AGNKAU DE NAVABRE. — 1498. — l'iciidront un cenl 
de peaux de Navarre d'avortons noirs pris sous le fer. .. . 
et t'eront dud. cent de peaux fi manteaux de la marge, 
c'est ascavoir : chacun manteau de largeur de ."> pieds pour 
la basse-tire et parla seconde tire de o pieds et '1 doiijts 
et par l'eulrebas de 2 pieds et demi, de hauteur i pieds. 
(Siut. (les pelletiers de Xantes, HOl .) 

AGNE.\II UENICE. — ISIO — Pour 24- peaulx ai^ineaulx 
blancs frizons de Nice. .. employez à fourrer ung conver- 
loucr fait d'estamet blanc — t 1. 10 s. t. {Cpte du btiptéme 
de Renée de France, (' 15.) 

1536. — Ifi douzaines 9 peaulx de Nice noire, fort bonnes 

à fourrer une robbe de drap noir (poui' le nd) à 21 1. 15 s. 
t. la douz. (8" Cpte roij. de Nie. de Troijes, f" 27.) 

AGNEAU DE ROL'MANiE. — 1497. — Vestemveluti nigri, 
foderalam de romaines., et r|iiandam vestem pani grissi 
foderalam de pcnna alba. {Inv. de Bern. de Béurn, 
p. 115.) 

1511. — pour 28 noires bondes fourrures de liouménic 
pour moucheter le manteau de M. S. — lillor. (Uoudoy, 
Cptes de Cambrai, p. 250.) 

AGNEVILLOT. — Aiguillot, gond inséré diins les 
lioiiçles lie réliiiiibot el servant d'axe :iu gouvernail. 

1530. — Je oy l'agnevillot frémir. iPanlayruel, 1. IV, 
c. 18.) 

AGNDS-DEI. — Disque enipreint de l'image d'un 
agneau poile-étendaid, et fait à Rome des restes de 
la eire du eicrgc pascal et du saint olirème, pour 
èiro bénit par le pape, et dislribuc par lui au.v 
fidèles le premier dimanche in albis de sou ponti- 
ficat, puis lous les sept ans à la même épnqiu-. 




Agnus d'Urbain 17. V. 1380. Cuivre doré. Coll. Odiot. 

Depuis saint Grégoire le Grand. (|ui,au vr-' siècle, 
en compta parmi ses présents à ïliéodelinde, reine 
des Lombards, les agnus, sont demeurés en grande 
vénération parmi les fidèles. Celui de (;iiarlemagne 
est encore conservé dans le trésor d'.Ai.x-la-Gliapelle, 
et ils figurent au moyen âge pariui les objets de 
piété que les orfèvres exécutèrent avec le plus de 
recherche, d'élégance et de goût. 

Ces agniiis enchâssés servaient de reliquaires, on 
les suspendait aux chapelets el aux murs des habi- 
tations; les l'einmes les porlaieni sur elles pendant 
leur grossesse, et le don de ces images de cire que, 
depuis l'année 1572 il est interdit de dorer et de 
peindre, était considéré non point seulement comme 
un honneur, mais aussi comme une sauve-garde. 

1360. — K° lOfi. — Un Agnus-Dei enclouz d'un cscu d'or 
et dessus de brodcure. (Inv. de Jelmnne de Boulogne.) 

1361. - Cap. 80. — Aucho providero e ordinaro clie 
conciosia cosache ne' lavorii si me.ttcra alcuna cosa solto 
gli smalti c in altri luoglii certe altre cosc elle arienlo e 



acciô e provcduto in sul brève c dcliberato clic non s'in- 
tenda per gli Agnus-Dei ehe si fano pcro che senza non 
si possouo l'are, e non si vendono a peso. (.'>(«(. deyli orafi 
Sanesi. — Carteggio d'urtisti, t. I, p. (U.) 

1379. — N" 58i. — Ung Agnus-Dei garny d'or où est 
(^script l'évangille Saint Jehan, aux armes de la royiie 
Jelianucdc Bourbon. (/»r. de Charles V.) 

1393 — Pour 5 petits tableaux d'argent dorez appeliez 
Agnus-Dei, que les femmes porteiitquaiit elles sont grosses, 
cl l'en met en cliascun un pain beneisl à chanter — au pris 
(le 3 fr. pii^'ce. — 12 1. p. (I"' Ci>te d'IIémoii Baquier, 
f» 25). 













M.. 



V. 1380. — Aigentdoré,émaitlé et nacre. Coll. Benj. Fitlon. 

1482. — A Barbette Lamelin un cappelet de jaiet en- 
seigné de corail avec ung Anus-Deys el autres choses qui 
pendent aud. cappelet. {Àrch. de Douai, Beg. aux lestum., 
(oël.) 

I 483. — Ung Agnus-Dei garny d'or, où il y a des osse- 
ments de salncle Théodore, auquel Agnus-Dei a plusieurs 
pierres de dyamens el de rubiz, une nacle de perle ou 
meillcu avec uiize grosses perles el plusieurs petites pen- 
dantes el pendant à une chesne d'or el poisanl le tout — 
-l 0. — 6 gros. {Inv. de Charlotte de Savoie, p. i33.) 

1566. — Voire sont venus jusques aux parolesdel'évan- 
gile S. Jean, ans quelles ils porloienl telle révérence que 
les ayans escriles en du pirchemin ils les enchassoyenl 
richement pour estre pendues au col el là servir de pré- 
servatif contre les dangers ; et même, si j'ay bonne mémoire 
do celte philosophie, ils appeloyenl lels préservatifs ou 
semblables des Agnus-Dei. (liob. Estienne, Apol. pour 
Hérodote, ch. 32, p. 74.) 

1575. — Dans le lombeau de Marie, femme de l'empe- 
reur tjonorius, trouvé à lioine au mont Vatican en !54-i,y 
avoit une bague qu'on appelle aujourd'hui Agnus-Dei à 
l'enlour de la quelle esloit escril « Maria noslra florentis- 
sima. » (Belleforest, Cosmog. de Mmi'iler. t. H, I. 2, 
col. 550.) 

1585. — E anco, nella miniatura, ch'e specie dipitlur.i- 

particolare, la quale in picciole tavoletlc conimunemenle 

fi diletla overo in carte caprine ovcro siili Agnus-Dei e in 

eose simili... et a si sou scoperti Valent' uomiui ciune 

1 quel Ire d'una casa istessa. . . Baltista, Valerio et Leiio 

i l'iloni oltra una schicra immensa di tanli altri. (Garzoni, 

i la piaaamiiv., cap. xc, p. 673.) 

I 587. — 8 février. — Autour de son couelle(Marie-Stuart) 
portait une chaîne faite de pommes de senteur à la quelle 
pendait un Agnus-Dei. (l'rocès-verh. de l'exécut. de 
Marie Stuart.) 

1616. — Un Agnus-Dei enchâssé de chrislal a 2 costez 
et reconus partout d'argent, où est empreint un crucifix 
à un costé et à l'autre l'yinage Saint Laurens. llnvent. de 
l'égl. Saint-Valery .) 

1623. — Ung Aguus Dei de cristal de roche avec croix 
cliainettes et garniture d'or — prisé 21 1. (lloudov, 6'p/csde 
Cambrai, 299.) 

1635. — Anchasser un Agnus Dei an or antre des cris- 
taux. . . anchassure, chasse, châssis, rondeau, ovale d'cbène 
de corne, d'or, d'argent ou d'autre étofe, recevant dans 
son vuirte l'Agiius, la relique qu'on anchasse dedans, 
d'il. Monet, v» .Anchasser.) 

1690. - - Pain sacré est un morceau parlemenls, esl un 
cuiprunl de la race saxonne aux anciens liretons de 
race cellii|ue? Sans raflirmer, on peut dire que 
l'aguillanenf se lie à de fort anliciues traditions, el 
(pie Wniuiiiahlo (|ui est, en Espagne, le panier rempli 
de boudins et autres [U'ovisions oU'ert en cadeau 
d'élreniu-s au jour de Noël, présente la plus grande 
analogie avec le doenineul de I ISdeité pardu Caiige. 
l.e conll(^ .lanherl, dans son Gloxsdire (In cciilir de 
la France, rapporte à ce sujet (|iu'l(|ues siropbes 
familières aux pi'ovinces méridionales à propos des- 
quelles il dit : « Dans la soirée du l!l décembre, des 
jeunes gens ou des enfants vont demander de porlo 
en porte leur éli'eniie Celle demande est accom- 
pagnée de l'oUVande d'un certain nondjre d'œufs, 
présent oniblémali(|no qui date des temps où l'année 
commençait àl'àques, et d'une longue chanson psal- 
modiée sur un air anti(iuo. Voici le eonunoncemcnt 
(le celle que l'on chante en Cuienne : j 

Arrivés sont arrivés 

Devant la porte d'un chevalier 

On d'un bar(ni ; 
Les guillonés, leur faut donner 

Aux compagnons. 

Dans la Gascogne el dans l'.Vgenais on chante : 

Le bon Dieu vous baille tant de bœufs 
Connue les poules aiu'unt d'œufs 

Cicntil seigneur; 
Ali ! dtnniez leur la guiUonéc 

.\ux rompagnoiis. 
1-0 bon Dieu vous baille tant de poulets 
Que les moissons ont de bouquets 

Gentil Seigneur, etc 

Le bon Dieu vous baille tanl de garçons 

(ju'il est de plis aux colillons, etc 

(lîatli'ery, Oiaiisuiis pvpui . — Gloss. cU. v" Cuillaiinè.) 
V. 1155. — Signnr et dames, luii est li premiers jors de 
l'an ipii est appelez au nuef. Se est jors, seulciU entendre 
li mauvais erestien selon le coustumes an pai(!ns à faire sor- 
ceries et charaies (n( ; charmes) et par les sorceries et par 
les charaies seulement aspreunent les chousesà venir, hui 
soicment soient entendre en mains gries faire et nietre lor 
créance en estrenes: et (lient que ne seroit bien cheanx 
ne riches en leu se il n'estoit estrenes. Hais nous devons 
laissier les cbouses qui apparlieunncnt à folie et à mes- 
créanre et faire ce (|ui aparticnt à vie perdnrable. tSer- 
tiuin de Maurice de Sullij. — Cit. 1'. Paris, les mss. de la 
UM. du roi, t. Il, p. 1U3.) 

1480. — Le dernier jourde décembre le suppliant avec les 

tiacbcliersdelaparroissc de la Petite lioissiere (i?a.v-/'()i7oi0 
etuiig niénestrier fui par les villaiges de lad. parroisse. . . 
pour pramlrc et recevoir les ainmisnes des tiunnes gens 
i|u'ilz ont accoustiuué donner pour l'enlretenement d'une 
lampe et de 16 lamperons, ainsi que de. couslume est de 
faire de tout temps la vigillc de l'an neuf, el s'appellent 
lesd. dons iifiuillaiinciil . Les quelles lampes et bimpc- 
rons sont pemlans en l'i'-glise dud. lieu de la petite lioissierc 
devant l'image du crncilix, ctout accouslunié eslre alumées, 
c'est assavoir : lad. lampe seule es jours des|(limenches et les 
festes annuelles, durant que on fait le divui service; et 
lesd. lamperons et lampe ensemide es festes annuelles. . . 
esloient lesd. dons, riUes et oreilles de pourceaux et 
autres pièces de char... vendues puhliequement après 
vespres au plus olîrantet dernier enchérisseur. (/IrcA. J. J. 
reg. 207, pièce i.) 

1499. — Est défendu ausd. sergens et aultres officiers 
(|u'ilz ne mcstivent. vendangent ne prennent aguiHanneuf 
qncstes ne exaclious sur le peuple sur pone de privation de 
leurs offices. (Couslume de l'oictou, ch. 7'J.) 

1547. — Au jour dit, bien résolus el délibérés d'aller à 
l'aguillanneuf s'ecciuipérenl honiictement de bous bàlons 
de pommier. (Noël, du Fail, l'rop. rusl., p. 67.) 

(1 Les sorciers de Keliers qui cherchoienl du trcBc à 
quatre fcmilles pour aller a l'aguillanenf... une fois s'avi- 
sèrent après boire. . qu'il ne falloit pour ce quitter la 



AIGUIEllE 



i3 



partie, ains le premier jonr de l'an, comme est l'ancienne 
coutume, aller à l'aguiUaneuf. {IbiJ., p. 200.) 

1690. — Pour annoncer une année nouvelle on fait en- 
core ce cri en Picardie ou on ajoute : l'ianta, plantez 
pour souhaiter une année abondante et fertile. . . A Dreux 
et autres lieux les cufans crient .dsia/afieu/' pour demander 
des estreines. {Dicl. de Fureliere.) 

AIGLE. — La symbolique chrctienne dos premiers 
siècles, faisant allusion au cinquième verset du 
psaume 102 : « ma jeunesse sera renouvelée comme 
celle de l'aigle, » et fondée sans doute sur la périodi- 
cité de ses mues, a fait de l'aigle un des emblèmes de 
la résurrection. Dansriconograpbie,ilest l'attribut de 
saint Jean l'évangéliste, qui, suivant la doctrine des 
pères, a contemplé, sans en être ébloui, le foyer de 
la lumière éternelle. A l'époque des croisades, des- 
cendu du faîte des étendards romains, ce signe d'in- 
trépidité et de victoire est venu marquer de son 
sceau les blasons de la cbcvalcric, et dans l'église 
il servait depuis longtemps à soutenir le livre des 
évangiles, lorsiju'il devint un motif généralement 
adopté pour la confection des lutrins. 

Ces monuments, en bronze pour la plupart, et dont 
quelques-uns étaient des objets d'art de premier 
ordre, sont presque tous détruits en France; mais 
ceux que la Belgique et l'Allemagne ont conservés, 
suffisent, à nous édifier sur leur importance. 




Brome du A'P s. Coll. Hiel de Londres. 

'7 ' ' ~ '*"'P''""l ev.ingelii tali modo fcrit (Foulques, abbé 
de Lohhes) ut cssent 4 cmicedia altririsr-rus e rc(,'ione in 
inoduni crucis posita, quœ ex a-re duclilia ad liliitu n ar- 
lilicis per loca scalprata et deaurata. postibus uiidii|ur secus 
dear;,'entati3, in seplentrionali parte, fusilem liabeliant 
aqud.am optime deauratam, qmc interdum alas slringebat, 
iiiterdurnalis expansi.scapacem evangeliorum codici locum 
pandebat, colloque, quasi pro libilo, arlificiose ail audien- 



dum retorto, et iterum reducto, immissis frafiantiam super- 
imposili lliuris emittebat. (Ànii. Bened.. lib. 47, t. 3, 
p. OOil.) 

1408. — Pierre Boucher, sacrixlain de Saint-Martin des 
Champs, commande à Itobin Loisel, tumUer et imagier, de- 
meurant en la rue de la Bretonnerie « un aigle de lecton 
d'environ 60U pesans... à 3 coulombez ou 3 pilliers joi- 
gnans ensemble u orné d'une pomme au milieu desd. 
pilliers et une autre soubz les pieds d'icelui aigle, et sera 
escript le nom dud. secrétaire oud. aigle et l'an de la 
Taçon d'icelui. i. [Arch. L. 873.) 

1416. — N° iy4. Une aigle d'argent doré couronné qui 
sert pour un leclrin, séant sur une roche où il a plusieurs 
pelis ymages, escureux et 2 arbrisseauix et par dessus a 
une escriptoire en laquelle a un cadran à un escuçon aux 
armes de feu Mgr. d'Estampes — pesant tout eîisemble 
7 m. 1 0. 5 est. {Invenl. du duc de llerry.) 

1469. — Le grand chandelier du cueur appelé l'Eigle 
garny des 4 euvangelistes et par le dessus est ung ymage 
de nions, sainct llilairo. (Inv. de l'Eglise Saint-Jlilaire, 
t. II, p. 157.) 

AIGLES A DEU.x TÉTES. — 1295. — Unum pluviale de 
examito rubeo brodatum ad aurum de opère ciprensi, cum 
rootis in quibus sunt grifones et aquilas cum duabus capi- 
tibus et due aves respicientes quemdam fiorem. (Thesaur. 
sedis apostol., f^ 97.) 

Il Dalmaticaiii rubeam de panne imperiali de Romania ad 
aquilas magnas cum duobus capitibus sine ornamentis. 
(/(/i(/.,P> lOi.) 

AIGRDN. — Herbages employés comme condi- 
ments et menus fruits par extension. 

1260. — Nus ne puet estre regraticrs à Paris, de fruit 
ou d'égrum (al : aigrun) c'est a savoir de aus de oiugnons, 
des eschatoingnes et de toute autre manière de tel égrun, 
s'il n'acbate lemestierdu roy. (Et. Boileau, tit. 10, p. 33.) 

1 395 . — Poreaux, oygnons, percil aulz et aultres herbages 
etégruns. (Arch. M. M. 31, fSHv".) 

1621. — Vendeurs d'aigrain comme pommes, poires, se- 
rises, naveaux et autres meniiz Iruicts (Pancarte du péage 
de Vivonne. — Arch. de la Vientie.) 

AIGUEBENESTIER. — Seau à eau bénite. On 
trouve plus souvent eaubcnilicr ou simplement bé- 
nitier. Voyez ces mois. 




.XI V» s.— Argenterie de Maubeuge. 

V. 1520. — Ung aiguebenestier de letton aultres fois 
dure avec son manche d'aspergés de inesmes. (Inv.de 
hrançdis /' de Luxembourg, p. 4.) 

AIGUIÈRE.— Du mot ancien aiguë, eau, que le fran- 
çais moderne a retenu dans aiguemarine et Aigues- 
Morles. C'est le vase non pas seulement de table, 
mais aussi de buffet et d'office, servant à mettre 
l'eau et quelquefois le vin. Il a participé au moyen 
âge à toutes les élégances et à tous les caprices de 
l'art, et s'il est facile de déterminer son nsagi', il 
devient impossible d'en préciser la forme. Il se cmi- 
fond presque à tniiles les époques avec le pot à eau, 



u 



AIGUlÈliE 



cl les sculfs iliiri'nMiccs que l'iiivoiitaire de Louis 
d'Anjou |U'niK'l lie coiislali'r , soni celles du 
pciids. Ouaul à la distiiuMioii ini'rlalilit KniTlière 
entre ces deux es|)èces de vases, elli' i"-l ici donnée 
sans aui'un eonlriMe. 




O Q 



Drome de l'ép. Carlovingknne, à Saint-I.aun'iil 
hors les murs. Home. 

Dans les textes du XIV-' an \\V siècle, les aiguières 
se retrouvent sous des formes iiiliiiinient variées, 
l'émail et la jeaillerie viennent y colorer les délica- 
tesses de la ciselure, l'art du modeleur et ilii ron- 
deur ont dû trouver là l'occasion de plus d'un ciiel- 
d'œuvre; mais si l'orrùvrerie, que sa matière con- 
danuiail à périr, a disparu, il en reste un intéressant 
souvenir dans les objets île dinandi'rie historiée qui, 
parvenus jusqu'à nous, ])ernietlent d'apprécier le 
génie fécond de nos vii'ux artistes, et vienm'Ul 
s'ajouter aux notions fournies |)ar une foule de petits 
objets de plomb et d'élain, tirés en ces derniers 
temps du lit de la Seine. Les uns étaient des 
jouets, les autres des modèles parmi lesquels on 
trouve un certain nombre de vases des xiv' et 
xv° siècles, de formes absolument inconnues. 





XV' s. — Plombs historiés. Coll. de l'auteur. 

D'après l'inventaire de Louis d'.\njou en 1360, le 
poids total de cinquante aijjuières d'arp:eut est de 
30 kil., et pour une le poids moyen de liO grammes. 
Le poiils moyen de trois grandes est de '1 liil. 180 gr., 
et celui de liuil petites, 5i5 grammes. 

Le poids moyen de mnif aiguières avec puis est de 
7G() grammes pour l'aiguière, et de 1 kil. 450 gr. 
pour le pot, soit dans le rapport de 53 à 100. 

Le poids des aiguières et des pots pris isolément 
dans l'inventaire est dans le rapport de 47 à 100. 



Lorsque l'aiguière est accompagnée d'une iinaile. 
elle est avec celle-ci dans le rapport de poids ib' 115 
à uni, le poids moyeu de neuf aiguières éliiiil île 
I kil. 200 gr., et celui de neuf i|ii.u'les de I Kil. 
8(i2 gr. 




Oiiiinuteiie du .Ml' s. Coll. .1. Créaii. 

1352. — Une aif;iiiçi-e il'ini lininiiie M'iint sur un ilemi 
crtci] à une teste il'evesque — [les. lu. o. {Cple d'El. 
de La fontaine, f" 87.) 

1353. lÎM lioiume euiiiiautellé sur un pié esinaiUé, garny 
lie |iii'.iierii' qui fait pot a eaue pes. 5 m. — 3 o. — 10 
est. ; 1111 auli'i'iiieiit devisé si'luii le eunleuii île ce pré- 
sent iuvi'Ntoiie : une ai^'iiière d'un liniiiiiie sur une bcsle 
jouaiil il'uue conieuiuse... (I). iy.\i\-i},Cjitesdi' l'argenterie, 

p. ;ii-J,) 

1355. — Une aiguière d'argent l'aide à guise iliine pic 
assise sur uii liaulpié d'ariçeut estant dedeiis sou iiil dorée 
et esinalliée — pes. 7 m.t) o. 

Une aiguière d'un lioiiimc assis sur u» ciii| doré et es- 
luiiillée — pes. (j m. 'i o. 

Une ajîiiièie d'un iiiarliiiet assis sur un liabre et sur un 
entahleinnit doré et csmaillé — pes. 8 m. 15 est. 

Une aij;uière irari,'enl en manière d'un Sanson fortin 
d'argent doré et esuiaillée — pes. U m. 3o. {Cple roij. 
de Gaucher de Vannes, (" 193.) 

1360. — N" "!•. — Un eoi| l'.iisaut nue aifjuière, du (|uel le 
corps et la i|ueue est de [leiies el, le col, les eles et la teste 
est d'ar^;ent esuiaiUié de jaune, de vert el d'azur, et dessus 
son doz a un renard qui vient le prendre par la eiesle, et 
ses piez sont sur un pié esmaillié d'azur a eiifaiis qui jouent 
à plusieurs ^ieux. 

N" 8(1. — Un lyon d'arpjent doré faisait aiguière, émantclé 
d'un uiaiitel esmaillié de vert par quartiers, et a une pe- 
tile couronne à pelles el à gréiies. El siet sur un pié fait en 
manière d'un perron esuiaillé d'azur, à bestes sauvages et 
arbrisseaux, et le burt du pié est à soiiages et nue orbe- 
voie, et poise 3m. 7 o. (Inv . de Louis d'Anjou.) 

1365. — lînuiu lennem eupreiiin ail |ioneudum aquam 
pond. Il lit). — taxât. 3 (lor. {Inr. de J. de Saffres. p. 3iâ.) 

1379. — N" 353. — Une aiguière d'or... à uiig biberon 
à 3 tuyanlx. — Hes. 1 m. i o. 5 est. 

N" 1175. — Une csguière cizcUée semée d'esiuaulx et a 
le biberiui d'une teste de biup. — Pes. 2 m. 6 o. 

K° 1 185. — Une aiguière taillée dorée à G carrés et à 
3 luyaulx on biberon, et est cizelléc à bendes et à abri- 
ceaiilx. — l'es. - ni. C o. 

N° 1493. — Une aiguière d'argent esmaillée de plusieurs 
figures, dont l'ance et le biberon sont de 2 serpens et est 
le couvercle couionné d'une couronuc. — l'es. 3 m. 2 o. 
d'argent. 

N" 1804. — Une vieille aiguière d'.argcnt doré en gnise 
de lyon. — Pes. 2 ni. 3o.(/)ir. deCliarles K.,ms.) 

1390. — Pour avoir rappareiUiée el mise a point une ai- 
guière à double biberon — 8 s. tj d. (1" Cpte roy. de 
Cil. l'oupnrl, I» 13U.) 

1396. — Pour la sale il luy faut acliatcr... baciiis, 
cliaun'ouers, un yauver pendant.' (iii manière de langage, 
p. 381.) 



AIGUILLE 



ir, 



V. I itOJ. — Une esguiere d'argent ilorêe nvecques 6 go- 
bellcz, aimové des armes Jlsjr. — Pes. entre 6 et 7 m. 
(Inv. d'Olii'ierde Clisson, p. 4.) 

» — Une esguiere de table dorée et esmaiUée à pa- 
pegaux... Pes. 2 m. ou environ. (W., p. I."..) 

1) — Une esgnière d'or en fesson d'une rose pes. i et 
demi m. (/(/., p. IX.) 

I /VOS. — V\ie aiguière d'or poinçonnée à ojseaux et à 3 bi- 
berons, et le piédessouliz à coulombes (colonnes) et à fe- 
nestres. {Inv. du duc il' Orléans, i° .1-7.) 

1^16. — N° ii78. Une grant aiguière d'argent doré a un 
biberon d'une teste de serpent, esmaillé par dehors à cs- 
maulx de petite et de maçonnerie, de plusieurs ymageset 
bcsteseslevées et dessus le couvercle un chaslcl où il a un 
homme jouant d'une nmsette. — Pes. tout'Jm. 6 o. ISest 
N" 37',l. — Une autre aiguière de cristal d'ancienne façon 
à un biberon d'une serpent et l'auce d'une serpent volage, 
garnie à l'environ de i'ueillages csmaillés de bleu — l'es. 
3 m. 6o. 5 est. — 23 1. t. (Inv. du duc dellernj.) 

1 467 . — Une dainme esmaillée de hlanc qui sert en ma- 
nière d'aiguière, tenant une petite bouteille esmaiUée d'azur 
et est atouruéc d'un atour à paillcctcs braiilans et sur le 
fronta ung rubis pes. 3 m. 1 o. 10 est. [Inv. de Charles le 
7'em.,n'23l9.) 

il — Une esguiere oii a dedens 6 gobeletz, 3 sal- 
lieres, 6 cuUcrs neslée.~ et en plusieurs lii^ux de lad. es- 
gnière a ung 1 et un G entrelachez d'une serviecte. — 
Pes. ens. 16 m. 5 o. (Ibid., n" 2022.) 

ISIO. — Une longue esguiere d'argent qui gecteson eaue 
p.ir laguculle d'ung serpent, et ung auti'o serpent servant 
d'ance. — Pes. 5m. 5 o. (Inv. du Card.d'Amboise.) 

1514. — N" 107. — Une esguiere toute esmaillée, chargée 
de ni, à l'ance ung serpens et uug homme dessus, et au 
biberon ung honnne sans teste tenant une feuille. — Pes. 
3 m. 5 12 0. {Invent, de Charlotle d'AlOrel.) 

fS6l. — 2 esguières d'argent, l'une dorée et l'autre es- 
maillée qui s'oeuvre a viz et se départ en 3 Hors. {Inv. 
du liiât. de Pau, l" 32 v".) 




Dinanderie du .Xll s. Musée de Peslli. 

I60S. — Aiguière est un vase d'oslain, argent ou or, nù 
on met l'eau qui sert pour verser dans le verre, on laver 
les mains, iju'on appelle autrement le pot à l'eau. (Nieot.) 

1690 — Vaisseau rond et quelquefois couvert, propre à 
servir de l'eau sur la table. Il faut que son corps soit cy- 
lindrique, car s'il est plus rcnllé en un endroit qu'en un 
autre, on l'appelle alors pot à l'eau. 

Les aiguières d'argent doivent être marquées et contre- 
marquées au corps, couvercle et collet du pied. A l'égard 



des2 coquilles de l'anse du bec, du su.ige ou doucine, du 
quarré, du pied, ils sont marqués seulement du poinçon du 
maître. {Pure.liere) 

AIGUlliKE D'ESPAGNE. — 1528. —2 pots d'argentdorez 
lais eu forme d'aighières à manche et brochou ouvrées à 
la mode d'Espagne. — Pes. 17 m. (J o. 10 est. {Inv. de 
llavestaind Gani.) 

AIGUIÈRE D'ITALIE. — Id. — Une aighière d'argent à 
couvercle et biberon ouvrée à la mode d'Italie pour servir 
de 2 sortes de vin. — l'es. 9 m. 2 o. {Ibid.) 

AIGUIÈRE DE TL-iiûiiE. — 1471. — 2esguières de cui- 
vre à ance, à la façon de Turquie. Ilnv. du roi René à An- 
:jers, 1» 23.) 

AIGUIÈRE. — Gouttière d'une huue d'épée. 

V. 1250. — t'ierabras trait l'iorance qui fut faite en 
aguière. (Fierabras, \. 1258.) 

AIGUILLE. — Si la iiei-fectioii d'un ouvrage im- 
plique celle des in.strumenls (|ui ont servi à l'exécu- 
ter, on peut supposer que la fabrication des aiguilles 
avait dès longtemps atteint un développement en 
rapport avec l'importance du travail des femmes 
appliqué avec tant de succès à l'art de la broderie. 

L'Orient apporte ici son tribut. Antioche, An- 
drinople, Damas, signalent leurs produits et dis- 
putent à l'Espagne et à l'ilalie une célébrité dont 
ces derniers paraissent être restés en posses- 
sion au xvt^ siècle. 

I 180. — Varias acus habeat(la mechine), parvas et sub- 
tiles ad opus anaglafarum, « tripliarye ». Minus subtiles 
ad opus plumale, parvurn subtiles ad consuendum opus 
vulgare, grossas ad byrrilricas poliendas, grossiores ad 
laqueos inducendos, grossissimas cum anioris illeccbris in- 
dulgeat. (Alex. iSeckam, De ulemilibus, édit. Th. Wright, 
p. 101.) ^ 

'295. — 9 acus de auro cuniGzalliris quarum G sunt. 
pond. I une. 3 quar. et dimid. — 2 acus cum 2 grossis 
perlis in quarum altéra est unus balassus parvus. —Pond. 
2quar. et dimid. et 1 den. {Thesaur. sedis apof^tol . , f° 71.) 

1298. — Les dames et damoiselles labourent moût no- 
blement de aguille sor drasde soie de tous colors à bcs- 
tes et à osiaus et à montes autres ymajes. {Voy. de Marco 
Polo . ) 

1590. — 12 mousics à faire reseul, 9 esguilles le tout 
de cuyvre, 6 autres mousles et 7 esguilles de fer blanc et 
3 eschevaux de ,soye blanche. {Inv. du 13 mars Fre- 
ville, Bibl. de l'Ec. des chartes, sér. 1, t. III, p. 171.) 

AIGUILLE D'AMIOCHE. — 1380. — Or a aguilles d'An- 
tioclift. (liust. Deschamps, ms., f. 50), col. 1.) 

AIGUILLE D'ANDRixopi.E. — V. 1534. — Qui si l'anno gli 
aghi di curire perfettissimi como damaschini. {Cose de 
Turchi, f» lUi v».) 

1567. — La cité (d'Andriuople) abonde en toutes sortes 
de marc handises. . . pareillement les fines esguilles dam.is- 
quinées. (.Nicolay, Peregnii. orient., I. 4, p. I5'J.) 

AIGUILLE DE COR30DE.— 1590. —Onfabriqueà Conloue 
les niiMlleurs guadamecies et les meilleures aiguilles d'Es- 
pagne, et ils s'y font en si gramie quanlité qu'on les ex- 
pédie danstont le royaume et même au dehors. (Ped. de 
Médina, Grandezas y cosas noiab. de Espana.) 

AIGUILLE COSTELÉE. — 1328. — PriMiez des aguil- 
les qui sont faicles pour enter les pennes d'oyseaulx, et 
sont pointues aux deux bouz et costelez. (Guill. Tardif en 
1 192 dit : tranchant comme une aiguille à peletier.) {Mo- 
dus et Haeio, f" 83 v°.) 

AIGUILLE DE DAMAS. — 1550. — Tirant de sa cuculle 
uoe petite esguiltu de Diunm. {Xuits de Straparole, t. Il, 
p. 62.) . 

AIGUILLE D'ESPAGNE. — 1560. — Pour demi cent d'es- 
guilles d'Espaigne — au lourde 45s. le cent. (3° Cple roy. 
de iJav. lilandin, t° 135 v°.) 

AU.ni.LE DE MILAN. 



1500. 



Pour estrènes à ce bon jour de l'an 
Vous envoyé ces dictons et adages 



i6 



AIGUIIJ.E 



Noloz les bien et vous serez que saiges 
MiciiU vous vaudront qu'nguilles de Milan. 
(J. Divry Les estrennes des filles de Paris.) 

IS85. — I niai'Slri (aguccliiaruoli) piu cxicllciili di-gli 
altri sonii i Lauzaiicsi, e iii>i i Milanosi... ma se m: faniio 
poche drile iierfilte, oiule awiene ilie quesli a;;uccliiaruiili 
son stiiuali usarti froili assai non le tcuiprando con c|ui'lla 
dlliceu7.aclie si richicde; oitraclie il |iiii ilellc volte viMidoiui 
le Milanesi por le Lanzanesi. ((larzoni, La phmu uiii- 
vrrsale, cap. 4G.) 

AIGUILLIER. — Ct' pclil objet, alisoliininit ilis- 
tiiiii (11' l'iliii à aitruilli's iiioileriio, ('tail au moyen 
à};e un jjraoieux accessoire do raccoulrenient des 
daiues; il se portail sur le côté, suspeniiu à la 
ceinture comme le davandier, les forceltes, le cou- 
teau et autres menues choses qui furent plus tard 
reni|)laei''es par la châtelaine. 

La forme de l'aiguillier était alors celle d'un 
losange, ainsi que le prouve une des citations sui- 
vantes (I50l)et le dessin (inhlié par M. Itarcel : une 





non pas les merciers. {CoHClui. des Orfèvres de Paris. Arcli. 
A.. 1U33-4.) 

1436. — N° •Ll. l'n massapan en i|uoy a un^; esgiiillier 
(l'argent, un nianclie de ooiilian ^arni iTar^'cnl, une petili^ 
chayni'llc d'or gai'nii' de menues perles. (Inv.  13 V. 

1512. — Ad cinguhnn (geruiit iniilieres) cultellum, ab 
alla acuanuin ; viderentur niaresealli si haberenl forcipes. 
(Barelele, Serm. du l" Dim. de Carême. V' 25 v" ) 

1561. — Ung csguiller d'éhène garny d'or — ung autre 
est;iiiller d'argent esmaiUc de noir. — l!ng autre esguil- 
lier d'argent fait à jour, de lit tiré. (Inv. du chût, de 
Pau, f y.) 

. 1564. — l'ng aguillier de perles avec des boulons de 
perles et aultres menues perles... (Inv. du Puijmoh- 
nier, I" U.) 

» — 3 petits aguUers. 2 ayant des boutons d'argent an- 
lùurt et l'auHru roiivcrl de semence. (Ib., fo 2G1 V.) 

AIGDILLETIER. Esguili.etieh. — Synonyme d'ai- 
gnillicr on peut-étru un étui, une boite à renformer 
les aiguillettes. 

1566. — Vng esguilletier de cornaline enchâssé d'or 
et une petite cliayne d'or — 6 1. t. (Inv. du duc de Ne- 
vers, p. 27.) 

» — Ung esguilletier d'or laillé il'espargne esmaillé de 
noyr — Pes. 5 gr. 2 den. — Prisé U I. t. (Ibid., p. 31.) 

AIGUILLETTE. — L'extrémité métallique et 
poinUie il une niiiice lanière, d'une tresse OU d'un 
cordon ainsi ferré pour réunir, en les laçant ou en 
les nonanl, les différentes parties du costume ou 
quelques pièces do l'armure. Ce terme s'applique 
imlilléremment à tout ou partie de l'objet, dans le 
premier cas on donne à ce bout le nom do fcrret. 

L'usage de l'aiguillette dans le costume civil ne 
s'est généralisé que vers la (in du xiV siècle. Nous 
le voyons à cette éiioque servant à attacher les 
cotes, jaques, pourpuinls et les chausses, à lacer le 
devant des houppelandes, à (ixer des agrafes di; 
chape, à nouer des lentes. Au xvr siècle les aiguil- 
lettes deviennent un ornement pour la boussure des 



AIGUILLETTE 



17 



chevaux, et au xvil" on en l'ail îles franges et des 
panaclies sur rini|iériale des carrosses. 



■^isïïari 



XV* s. Cuivre doré. Foidlles de tu Setiie. 

Les maliéres employées à la confection des la- 
nières sont les cuirs mégissés de daim, de cordonan, 
de chevreau, d'agneau, de mouton et de chien, la 
soie et même le fil d'or. Pour les bouts ronds, carrés 
ou triangulaires, qui étaient simples, doubles et 
même triples, suivant que l'aiguillelle devait laeer 
ou nouer, ou se servait de cuivre, d'argent, d'or 
ciselé ou émaillé, et linéiques texies prouvent même 
qu'on y ajouta des perles et des pierreries. 

Au xill" siècle on trouve déjà l'aiguillette em- 
ployée à fixer certaines parties de l'armure, comme 
le camail de mailles, et dans les deux siècles sui- 
vants les spallières, les pièces des brassais et les 
petites targes de joule. 

Du xiV au XYll' siècle les aiguillettes non ferrées 
ont servi à maintenir une grande partie des livres 
recouverts de parchemin. 

L'aiguillette occupe en outre une place dans l'his- 
toire de la sorcellerie, et Anibi-oise l'aré, dont la 
science a comhallu lant de pri\jugés anciens, y 
croyait encore. 

1347. — GOagulettz de i:uprn. Si aj^uylleltcum pnnclis 
(le ciipio. — l'J"2 n^'iiylletlz serici cum iiuiictis aigi-iili. 
{Cptes roij. d'Edouard lit, p. aO et li.) 

1386. — Pour 6 douzaines d'aguillettos de dain d'Angle- 
gleterre feirées d'argent doré au prix de il s. p. la dou- 
zaine, pour argent et faenn, et 2 s. p. pour le cuir de 
cliascune douzaine. ICpte roij. de Guill. Unmel.fiO vo.) 

1398. — Fait et forgie loi liouxd'or des quelles .'lO sont 
luers, en façon de viz et les autres tous pleins... mis et 
atachiez en 5U courtes aiguillettes de ruban de soye noire 
chacun aux 2 boux, jjour mettre et atachiér aux assiettes 
des manches des pourpoins du roy. (10' Cpte roii. de 
Ch. l'oujiurt, {" IS.) 

1398. — (exposé)... que comme du temps de présent et 
depuis pou de temps eu ra, il soit accoustumé par pleu- 
sieurs de peuple de garnir chausses pour attaiher à aiguil- 
lettes ou lanières et les porte-on ccminiunéinent, ce que an- 
cicunemeut on ne soulnil pas l'aire, mais su\iflisoit l'aire 
chausses sens garniture pour ce que eu les atachoit à un 
nouet par devant... pourront faire et vendre chausses 
toutes garnieset autres eu la ville île l'aris. (Ordorm. des rois 
t. VIII, p. 302.) 

1 404. — Pour av-ir ferré aux 2 houx, d'argent doré G ai- 
guilletlez de ruban de soye de i eouleurs, font 12 boux et 
sont qnarrés, et aussi sont les hmix longs et quarrez, et 
poise chacun bout 2 est. d'argent ou environ... pour ser- 
vir à jneclre eu la poitrine des houppelandes et habis du 
roy. — 24 s. p. (23" Cpte roy. de CImrtes VI, p. 25.) 

I 405. —Avoir fait 2 bouts d'aiguillettes d'argent néellécs 
pour un jaque pour MdS. — t Cptes des ducs de Uounj. 
Laborde, n° 70. | 

1*19. — {l'rise deliouen par tes Amjttiis) Aucuns qui 
par avant avoient l'ait terrer leurs aiguillettes de pièces 
d'or pour les porter plus secrètement. (Monsirelet, p. iUl,) 

1445. — Cbaigea pourempriseune manchetle de dame 
faictede ileslié volet moult gentement brodée, etfitatacher 
ieelle emprise à son bras senesire à une aiguillette noire 
et bleue richement garnie de diamans, de i)i'rles et d'autres 
pierreries. (Oliv. de I.a Marrhe, p. m).) 

1446. — Par dessus iesi|uelles deux piè.i's d'avaut-hras 
il en a une autre (|ui rouvre le code et la ployeure du bras 
et partuï îles autres deux pièces aussi, lesquelles trois 



sont pareilles lant au braz droit que au senestre; et se 
ataehent avecques esguillctes. 

{Du eost. niitil. franc, édit. Belleval, p. 3.) 

1449. -- Pour 12 aiguillettes de cuir de chien férées 
pour atachiér les affiques aux chappes de l'église. (Cptes 
de iV. IJ. de Suint-Omer.) 

1471. — Ung petit livre en parchemin couvert de cuir 
noir fermant àesguillettes. (Mr. durai René f" 19 v°.) 

1487. — n° 2080. Ung petit livret couvert de satin vert, 
l'un des cnlez armoyé des armes du duc Jehan, a 2 esguil- 
lettes d'or et de soye grise et a chacun 2 fers d'argent 
doré . 

n" 2082. Encoire plus petit livret en latin cou- 
vert de satin noir à 4 esguillettes de soye noire sur chas- 
cun costé, {Lit)r. des ducs de Bourg. — Bibtiotli. prolotijp.) 

1490. ^ Art. i. Pour le chef d'œuvre d'éguilletries 
fera led. ouvrier une grosse et demie d'éguilletles dont il 
y aurademy grosse à armer et demy grosse à bardardes et 
demy grosse marchandes; lesquelles cguilllettes seront 
teintes en telle couleur qvie les maistres jurés aviseront, 
et seront toutes cloutées. 

Art. 9. Sur le f;iit de l'esguilletrie ne sera fait mille 
esguilettcs qu'elles ne soient taillées du long du cuir et 
touttes clouées et ne seront point mesiées lesd. csguilleltes 
de mouton avec celles de chcvrotin. (Stat. des liaudroijers 
d'Angers. PoiiT. .4rc/i. de ta mairie d'Angers.) 

1520. — 20 grosses il'esguillettes tant de soye que de 
cordon . . . pour servir à atacher les toilles d'or et d'argent 
desd. pavillons (Cp(es de ta Comm. des tentes, f. 19.) 

1534. — A Denis deRippailc, marchant niillanovs, 901. t. 
pour 8 douzaines de fers de cristal garniz d'or servant à 
ferrer esguilettcs que le roy a de luy acheptez. (Arcli. S. 
Cart., d'un diiip d'or el de soie 
et desous de vert sainiii — pour le 501e jiour koudrc, i 1. 
12 s. 

/(. Pour 120 aunes de ruliaii de soie qui fui mis esd. Mes 
7 1. 10 s. (Huudoy, Cptes de Cambrai, ]>. i6i.) 

AILERON. — Aucun document ancien ne nie per- 
iiicllaiil d'attciliuer ce nom à la parlie de rarmure 
en tbrme de cœur ou de demi-ceirle ipii est comme 
i'ap|)endice interne delà ciibilière,et que Viollel-lc- 
Duc ai>pclle (jiirdo-cubitii've et aussi (jurilc-hrtis, 
je me contente de rapporter ici la définition donnée 
par.M. lic'iié de liidleval {I'iiiinpli(',\>.t'.i) : « On iioiiiiiie 
«aileron la partie de la culdtière (|ui garantit la 
» saignée. Tantôt l'aileion enveloppe tout à t'ait la 
» saignée du bras, tantôt il n'en l'ecouvre que la 
«moitié antérieure. Ile très grande dimension |I(mi- 
» daiil toute la durée du wf siècle, il diminue lou- 
» jours jusqu'à l'époque de Louis Xlll. » 

AILETTE. — Ce terme, dont rem]doi est d'ori- 
gine ani;laise, a sur le mot ((/(';-o)i , qui nous appar- 
tient eu |U'opre, l'avantage d'une signilicalion plus 
précise; l'usage moderne on Krance l'a d'ailleurs 
avec raison délinilivement consacré. 

Kiitre les années liTl et 1318 on voit apparaître 
une nouvelle pièce de l'aiwiiure empruntée à l'Orient 
à la suite de la huitième croisade, et particulière- 




V. I3IJ0. BMiotli. Hicliet. iiis. jr. n" Ki:.. [•■ "i:!'J. 

nient mise en usage ilans les tournois, c'est l'ailette 
qui, posée sur les épaules et inclinée vers la télé, 
pouvait protéger rlans une Lertaine mesure le haut 



exceptions, la l'orme ipiailrangulaire et est toujours 
armoriée comme l'écii. (,>uel(|iies textes de la même 
épiM|ue la désignent encore sous le niim d'i'spiiiilicre 
àlDiirnoijer. Voy. ce mol. 

Les plus anciefis exemples d'ailelle à date cer- 
taine ipie j'aie à ciler soni la iiiiniiilure ci-jninle de 




l-JTi. Ilnd. Il- 342, /•.. 15(1. 

\ilï, le sceau d'ileelin de Svsoing de \'i~') tiré de 
la collection de l'Iandre aux ariliives, et le plus 
moderne celui d'Kudes jV, duc de llnnrgogne, à la 
date de 1318. A partir de celle époque et luèine 
auparavant, les ailettes sont icinplacées jiar des 
spallières ou i-oiidelles pareillement armoriées (pi'on 
retrouve jusiiu'aii milieu du xV siècle. 

Si incommode (|iie paraisse l'usage de ces ailettes 
retenues en nn seul piiinl de l'épaule par îles ai- 




V. l:tll(l. Iliid, iiis. iilleiii. n" M, /'■ 82 v". 

guilleltes,comm(^ le l'ait connaître le texte de I27S, 
on ne peut admettre ((ue celle partie du costume 
militai]-!', ipn» je consiiièr'e plutôt comme nu |iare- 
iiieiil et une pièce lioniii'ahle que comme nue dé- 
fense, fut attachée par une courroie entourant le 
cou et les épaules, attendu qu'au moindre choc ces 
pièces eussent perdu leur position res|ieclivr. Il 
fallait nécessairement qu(^ chacune d'idles fut isolé- 
ment fixée à l'épaule ([u'idle devait couvrir. Or je 
n'ai pu observer i|u'une fois clairement l'existence 
de cette courroie unique traversant le cou et les 
clavicules, dans la parlie la moins ancienne d'une bible 
bisloriale Hlilil. Itirlii'l.,\us. fr.,ir 152, f 171) ilonl la 
dale 111' peut être aiilérieiiri' à l.!70, et où (die 
maintient une [lièce armoi'iale l'iinde i|iii est plutôt 
une xiiiitticrc ou rspinillii'ii' ((n'unc ailetle \ny. ces 
mots. 

Dans les effigies lnmulaires,on trouve, durant celle 
période iW soixante-dix ans environ, les ailettes 



AIKAIN 



lU 



iiicliuri's ou vciiicjilos, pusôrs en avaiil lUi lmi arrière 
ilu |icrsoiiiiag(.', MOU do prulil, couiiir' l'oi'it exigé la 




é 

1325. Thih. de Pomoltiiiii. Egl. ilc Coiilommieix. 
Aulaure et Picliot. Mon. de S. et Marne. 




\IV s. D'iiprèx ValliT, Momiin. brasses. 

vérité (lu costume, mais toujours de 

préseutcr les armoiries à une exe<'ption p 

donne ici comme un rare exemple du re 



lace 


pour 


l'es c 


ne .le 


vers 


iuté- 


mil 


|i:irc 


i'MlK 


mil 70 



rieur de l'aili'He. 

1278. — 38 paiin aleUarmii cmii — \m< 
8 lien. — 8 ilmidciio lai|Ucoriiin seriiiuiiiii ail 
allelas — pro mia diioilcna K ilcn. 

— l'ro iiiiii [lare alotlanim 1,2 ulna lanl.'. 

— Plu 38 |iari|iiis 1!) iilne — pm iiliia i dcn. 

iCptesdu luurmide ^Vimlsor. Archifulwiia, I. XVIi, p. ;iU2 
à 310.) 



V. 1280. Au alct eiuimelde lie oclius in soniiirc. 

{Mort dWrlus, ms. Lincoln f" 80.) 




XIVc s. D'après Stottianl, pi. ."il. 



1313. — /(. Divers .ïaniementz des armes led. Picres 
ovek les aleltes garniz et frétiez de perles. (Invent, de P. 
Gnreslon, p. 203.) 

1322. — l poire de aloltes des armes le comité de. Herc- 
l'oril. [Inv. du Cte de Ilereford, p. 3i9.) 

AIMANT ARSENICAL. — Sulfure d'ar.senic, lo 
réalgar, eonl'oiidu autrefois avec l'orpiment et dont 
se servaient les peintres, les cliirnrgieiis et les ma- 
réchaux. 

1650. — Si vous voulez faire ce qu'on appelle ordinai- 
rement aymant arseniral meslez led. arsenic avec le 
soulplire en canon et l'antimoine crud, parties esgales, ou 
un peu moins d'antimoine, pour qu'il soit plus vermeil. 
(A. liarlet, l'Iujsiq. résot., sect. 3, ch. 2.) 

AIRAIN. — 1 345 . — A Mathieu Quesnel pour refaire et 
résauder une grande tlecque de fer de la grande tour de 
Belle-Mote (à Arras) li i|iielle estoit rompue en 2 pièces 
et le chevalier d'arain qui estoit deseure, par force de 
grant vent. . . 

A Colin Regnault pour refaire l'un des chevaliers d'arain 
de Belle-Mote qui estoit en 2 pièces, pour reclouer le 
heaume et l'espée tout de iioriif arain — is. (Cple des 
chat, des Ciei d'Artois, Arch. K.K. reg. 393, f" 105.) 

V. 1500. — Dubronzcà fairecloches qui est airain avec 
la troisième partie d'eslain et nu pour cent de marcassile 
d'argent. — Le métal pour faire artillerie est airain avec 
10 pour cent d'cstain, de quuy je me remets Imijours au 
jugement de très prudents fondenrs qui jettent et fondent 
les artilleries en l'arscnac de Venise. . . Le cuivre est airain 
infus avec geîamine. Le mélail d'argent avec la moitié 
d'airain. — On fait aussi une com|iosition d'estain avec 12 
pour cent de plomb pour faire plats etescuclles. (Kiora- 
vanti, il/iroir aes ar(s e( .sciences, trad. de 158i,l. I,p. l-W.) 

AIRAIN DES CH\UDRON.\iKRs. —V. 1200. — Toile cala- 
minam... cum carbouilius minutissime tritam, et in sin- 
gulis vascidis quam ad sexiam partem pone, et eam peuitus 
cupro... impie et caibiniilms operi... Cum vero cnprum 
omnino liqiicfactum fueril, toile ferrum gracile, longnm 
et ciirviim, Ijgiieoqiic iiianiihrio infixiim et iliiigeuter 
commove et raiamina cupro cummisceatur. . . et cum for- 
cipe vas iinum eicieiis sulcis lu terra fossis, totiim elfunde 

. . . Hier commixtio voealnr a-s unde caldaria, lebctes et 
pelves fimduntur, sed non potest deaurari i|iiando ante 
commixtiniiem cupriiin non fuit peuitus a plumhn piir- 
gatum. (ïheopliil. .Sc/icrf. divers, tirliuiii, I. 3, c. Ii5.) 

AlllAIN DE CHVi'RE. — 1556. — L'erain de Cypre est 
plus dur que le nostre, et est de deux gerres (genres), le 
naturel qui a di"^ macules d'or enlreluisantes rnmiiie j'ay 
veii. On réfère en avoir esté Ironvi' en l'isle d'Kspagne 
du nmiveau monde nue pièce du pois de t'tlO livres... 

Il est aussi aitHiciel et est appelé cuivre nu léton en 
latin clipnim, pour la proximité de la voix Cfipros. Le 
plus excellent en l livres d'érain contient une livre de 
plomb blanc que lions appelons estaiii, et le plunib blanc 
mesli- jnsqiies à la liuictième partie d'érain rend le cuivre 
excellent. Et si on met du fil d'urclial au lien de plomb 



20 



\lli\|\ 



lilanc, le cuivre sera plus vil. Si le plomb noir, pour cvilcr 
la (lespcusc, coiniucut on ;i de coustunic, est niesié à 
l'ciuiii au liru ili' pliiiiili lilaiic, l<' iiiivrc e>t tri'S vile. 

L'usa^'i* ilu l'iiivi'c l'sl aux niacliiiies à l'eu Cdiume aitil- 
leiic, eiiaudirres cl aulios matières senililaliles. (Canlaii, 
Subtiles iiirenl., 1. 0, f" IllO v» ) 

AIRAIN DE COIIIXTIIK. — IS97. —On appelle l'aireiii 
lie Coriiilhe, cesti' eaiifusiun (pii se fisi de Idules sortes de 
inélauN lurscgue les statues, ipii esluyent à grand niiinbri'. 
se liMidireut eu reinlirasenient de Ciirinllie. (J. Itndiii, 
Thi-'Urf (le lu »(/(., I. i, secl. IH. p. 3(il.) 

AIREAU. — (lliamic, ilaiis sa I'oitiic la plus siiii- 
,.le. 

1457. — Le suppliant prinl un;; ayreau Inurni de 

coustre et de souel. (.irc/i. JJ. 18'J, pièce 180.) 

1600 — Leur baillant (aux jeunes bo'ul's) un petit airean 
miCKulre, di)nt b's IVrez labourer sur terre légère. (1)1. de 
Serres, Tlirdire il'aijric , I. l, c. 9.) 

AISCETE. AlsSK. - Otilil de cliapuiseuf do sclii-s. 
lu'riiiiiu'llL' ù lar^j'c fer enniiiii' la houe des vigiic- 
roiis et eaiiibfée pour le liavail des courbes. 

1360. — Nus rbapuiseur ne pni-t ne ne doit melre 
enlour nule viez sèle, c'est à dire unie viez sèli' rapareiliéc 
ne à eoutel ne à aisse, c'est-à-dire à lianel. (Et. Xioileau, 
tit. T'.l, p. -.>l(;.) 

1635. — Knniiiela, liaehe de menuisier reccMuliée en 
dedans ù guise d'aiscele «limt il dide une pièce de buis 
posée de front ou couchée de plat. (Monet.) 

AISEMENS ii'o.sTEl.. — Meubles el uisleiisiles de 
iiiéaaj^e. 

1231 . — Aisemcns d'Iinstel c'est assavoir vaissel où ou 
met vin, et tout aisément d'iu- et d'argent seront prisé 
chacun an avec les autres nienbles. Illixl. de Meau.r , t. Il, 

p. m.) 

1390. — Telz en cui je avoie taille... lors que en .lisc- 
nicns d'osicl. (Ordonn. des r., t. VII, p. 363.) 

Aïs. .Vi.-iSEi.ES. — FeuiHol.s de boi.';, de iiii'i;il dii 
d'autres niatiùres résislaiiles, employés à la reliure 
des livres et iiuc plus tard a reniplaeéos le oarlou. 

1360. — N .Ï7. l'n ymage de Saint l'icrre... eu sa 
senestre (mainlient) un livre dont l'une des ays est de 
crist.d et est led. livre pour reliquaire. {!nv. de Louis 
d'Anjou.) 

1380. — No 2850. Unes très petites lieur.'ttes qui ont 
les axes d'or éniaillé de France et de Navarre et de l'An- 
nonciation, et sont en un petit cstuy de brodeure d'or. 
{Inv. de Charles V.) 

1401. — 2 livres l'un d'ouvangille et l'autre d'épitles 
coHvers d'asselles de fust, qui sont aotirnées d'argent ù 
il a plusieurs esnianlz el plusieurs pieres. {Inv. de 
l'Kijl. de Ciiiiibiai, p. 325.; 

1409. — Du 3 janvier — unes heures de N.D à l'usage 
de Pionie, toutes neufves, enluminées d'or, les deux cou- 
vescles d'icelles d'or massif, sans bois, sur uug des cou- 
vcscles N.D. droite el l'ange en manière de l'Anunciacion, 
eslevés et l'smailh's de blanc, de rouge et de pers, ung 
pot plain de lleurs de lis entre l'ange et N.D., aux piez 
et au dessus de .N.D ung auge tenant une couronne et au 
dessus de l'autre auge N. S. en nue, teiianlune piunnied'or et 
une croix dessus, en sa main senestre, esniaillé l'un et 
l'autre. En l'autre couvcscle, saint Loys de Marceille 
tenant uni- couronne et une mitre en sa teste, et saint 
Loys de France tenant unes heures et le sceptre royal en 
l'autre, coroiiné led. Saint Loys, et eslevez et e-maillé et 
dessus led. saincl Loys de France une main descendans 
d'une nue, donnant la bénédiction el au dessus des capi- 
taux de chacun des deux couvcscles, 3 anges eslevez d'or, 
sans esniail et au dos de la Heure dcsd. heures 2 anges 
entaillés sur or à plat, l'un tenant unes orgues, l'autre 
une vieille, fcrmans lesd. heures à 2 bras el 2 mains d or 
yssans de 2 nues, fernians lesd. mains icolles heures et 
mises lesd. heures en une boistc de satin vermeil et tout 
en ung estny de cuir doré. — el délivrées lesd. heurcspoiir 
porter, donner et présenter à madame Bonne, femme de 
M. S. d'.\rniignac, à l'esponser mademoiselle sa fille par 
M. S. le duc, (Dibliolh. Hichel. Cub. génealoij.) 



1467. — ^" 12fi'J. — Vng livre en parchemin couvert 
d'aisselles paiutiirées à manie de draperie d'or, intitulé au 
dehors : li\ie de Meliiziiie. - [lAbrauie des ducs de Hourg. 
ISihliulh. iirololijp.. ]>. ISli.) 

AISSIL. —Essieu. 

1344. — Tour i fer d'aissil pour led. Kar. — 12 dcn. 
(Cples d'ouvr. des comtes dWilois — Arcli.KK. rey. 3'.i3, 
r KM.) 

I 465. — Pour la ferrure dcsd. serpeiiliiies, 211 liandi'S de 
fer pour la ferrure des i roulies des 2 allais, I heusses 
8 fers (l'aissis et 201) de clous. — l>es. enscmlile Kiî 1/2 I. 

II. Du grant lien de fer pour lier l'aissis par le milieu, 
((iarniiT, L'arlill. de la conim. de Dijon, p. 22-23.) 

AJORFFE. — Terme jinrliifîais fraiieisé, à joindre 
;iu\ ilivi'is noms (lu'nii a donnés aux perles. 

1531 . — 117 Gros ajoill'es dictz barroqucs enfiliez en 
7 lilletz pcs. eus. 1 onc. 12 grains. 

12il onces de .iljod'ar perché et non eiifillé. Id, 13 Ironsses 
lie aljiirlTar gros et de lioiini" eaue dict coinmuiH'Mneiit pie- 
dreries, roiiteiiaiit Irsil. 1;{ trousses 112 cordons jics. ens. 
aiissy le nnmbre de 13 desil. grains de piedieries qui ne 
sont enlillez, le tout venant de l'ciiille puur l.i cliappe im- 
périale. (Inv. de Cliailes-Quint,f' TSIi à 788.) 

1600. — Les marguerilcs, unions ou perles... sont ap- 
pelées par les Aralies et les Perses i'h/h, par les Indiens 
moli, par les Jlalaiiars mulu, par les Portugais aliofar, 
el du port de la Perse julfiir. (liocce de lîool, Le parfait 
joaillier, I. 2, c. 30.) 

ALAMBIC. - 1365. — l'nuiii fornelliiiu pliimlienmad 
facieiMliiMi ;tqiiaiti ros;ii'e;im — taxât. 7 groçs. — Item 
quoddam iusiruiiientuin ad facieiiduni aqiiaiu ardenteni 
ieau-ile-vie) — 15 gross. {Inv. de J. de Sa/frei, \>. 350.) 

1454. — 2 alainbiz de voirre pour faire cuire et distiller 
eaiies et medeciiirs pnur sa peisniine (la reine malade) — 
40 s. t. {.{rijeiiterie de la reine, \" l'.jilr de J. Hmltelel, 
f" III.) 

AL6ARELLE. — l'ariui les prodiiils des fa'ieii- 
n'i'ii's ilaliriiiii's i{in peuplent si abondamment nos 
eolleelioiis iiiDiloriies, ipiel(|ues-uns avaient un iinm 
spécial et aneieii (jii'il importe de leur reslilinr. — 
L'alliarelle à panse eylindrii|ue est du nombre, et il 
faut espérer que ee mol prévaudra sur la désiifiia- 
lion trop va^'iie el souvent erronée de conicl île. 
pliiiniiiicic qui l'sl le terme actuel. Ou remarquera 
à ce propos que (iarzoïii iiiiiis révèle le nom d'un 
artiste peu cnunii et que sa spécialité avait cepeii- 
daiil rendu célèlire au seizioiiie siècle. Voy. Mai'.D.V- 
l.KON. 




A. Picolpassi /'(. i. li. Coll. de l'aul. 

1560. — Cestuv-cv (vov. la fig.) pninct ne se trouve 
qii'eniiny les maist'res" italiens, il ait autre nom (pie Alba- 
relle, ne qu'il se nomme aullrement dans les pharmacies. 
P.égulièreinent se facsonne d'une seule pièce et à des gran- 
deurs diverses. — (Picolpassi, L'art du potier, 15.) 



ALCAHAZAS 



21 



1560 — Ci sono anco fra loro ili molle fraudi etinganni 
non solamente ili apparcnza njilicolosu, corne (\uoi liusso- 
lolti i|iicgli alliarelli cl (|uell(; s,-at"lc l'Iic cori letlei'c rnai- 
uscoli' e gi'osse e allmlonn (allora mille uni;iienli o coii; 
fetlioiii ô aromatici pretiosi c, non ili mono son vacui 
(Iciili'o porlanilo lo Soprascrilto liilirnlnso tli fuori corne 
faniÈO i busGoli di maestro Grillo ila Conegliano. (Carznni, 
La piai-^a univ., eap. 81), p. Ii6i.) 

ALBASTOTE. — Niivin^ qui, suivant Jal (Glos. 
iiiuil.). faisait au seizième siècle partie de la ma- 
rine portugaise. 

1515-22. — Les vaisscaulx sonblilz sont gallèrcs bas- 
tariles... gondi'es, esquiffes, chattes ponr descliarjçer et 
cliar^er, caraciues, albaslottes, etc. (Ant. ilc Conllans, Les 
faitz-de la marine et navigaige.) 

ALBATRE. — Il n'y aurait pas lieu de noter, 
outre les deux espèces minérales qui portent les 
noms d'all)àtre gypseux et d'albâtre oriental, une 
distinction très connue qui range la première parmi 
les matières tendres et un peu vulgaires, si je n'en 
prenais occasion de signaler ici un fait curi(!ux dans 
l'iiisloire île la scniplure française an quatorziènn^ 
siècle. 




Entre les années 1360 et IMO, il a existé en un 
endroit que je ne suis point en mesure de préciser, 
mais ([ne je son|içoniu> an pied du Jura et dans les 
environs de Saiiil-Cdaude, des ateliers de sculptui-e 
en albâtre d'où sont sortis une prodigieuse (juantité 
(le retables d'autids bisloriés des scènes de la Pas- 
siou.ou d'épisodes relalifs à la vie des saints. (](!s 
ligures sont originairenu'ut peintes et rehaussées 
d'or, comme le prouvent les citations suivantes et les 
nombreux spécimens disséminés en Tranee dans les 
églises el les collections, l-enr din'nsion, à répoi|ue 
précilée, dans tout(!s les provinces, semble même un 
obstacle à la recberclu' de leurorigine; mais on doit 
les supposiM' faites dans un lieu nni(pie et voisin des 
carrières d'albâtre dont le iionilin^ est en Fraïu'e 
assez restreint. 

En quelque endroit ipi'on les (rouve, ou recou- 
nait les mêmes procédés d'arl, un piiui'rail presque 



dire la même main. Les mêmes sujels y sont repré- 
sentés d'inie manière identique, et qui rappelle par 
sa nnnu)loui(! les rites de la peinture hyzaiilinr. 

r.es types, (|ui semblent être la perpétuelle copie 
d'un nn)ilèle n]ii((He, s'écartent d'ailleurs nolalile- 
uu'iil du caradère des autres scul|)lures conlem- 
poraines, et de celles des églises (Ui particulier. 

l,es panneaux de ces retailles se composent de 
figures de bant-relief d'une silbonelte un peu sèche, 
aux traits proéminents, (aillés avec une hardiesse 
qui n'exclut pas un certain Uni dans l'exécution des 
(Iraperies. Les yeux sont saillants, les mains, très 
concaves, man(|uent d'épaisseur, les cheveux ne 
présentent pas ces lignes sinueuses qu'on trouve 
partout ailleurs à la même époque, enfin le type 
des tètes a une élrangeté qui donne à ces composi- 
tions une physionomie tout à fait spéciale. 

Faut-il reconnaiire là les produits d'un atelier 
monastique, que l'observation de la règle écartait 
du monde comme les caloyers du mont Alhos? .)e 
n'oserais l'affirmer, et me contente d'appeler l'at- 
tention sur une recherche digne de la sollicitude 
des archéologues. 

1368. — tlcnrii-o pictori, pi'o pictnra talicruai-uli ima- 
ginuia de alabaslro, oxcunlium in ihoro. (Houdoy, Cptes 
lie Caiiibrai, p. 161.) 

1394. — [nvcntoire de l'albasti-o trouvi'^ au cliasliel de 
bille. — vj ymages en manière de prolïtes dont les t 
sont d'albasti-e. — Un collVc de blanc bos aiuinel a 
2110 piijches ou environ de instniinen