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Full text of "Généalogie de la famille Otis : branche canadienne"

Malchelosse. Gérard 
GENEALOGIE DE LA FAMILLE OTIS 




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in 2010 with funding from 

University of Ottawa 



http://www.archive.org/details/gnalogiedelOOmalc 



GÉNÉALOGIE 

de la 

FAMILLE OTIS 






% 





GÉRARD MALCHELOSSE 

(photo Albert Dumas) 



Généalogie de la Famille Otis 

BRANCHE CANADIENNE 



par 

GÉRARD MALCHELOSSE 

de la Société historique de Montréal, de la 

Société de Géographie et de la Société des Arts, Sciences 

et Lettres de Québec. 

PRÉFACE DE BENJAMIN SULTE 



coaccnoN 



Univers»ty 



ot C 




Olt»^. ^'^^^ 



KXH^ 






MONTRÉAL 

G. DUCHARME, libraire-éditeur 
133, rue Saint-Laurent 
1921 




ÛS 



117.1 



(Droits réservés, Canada, 1921.) 



PREFACE 



Des études attentives sur les éléments ethniques qui se 
sont mêlés au peuple canadien "du temps des Français" nous 
procureraieîit des surprises; quant au nombre des individus, 
— je puis l'assurer après avoir fait un examen soigné de 
cet unique sujet — en fait de Hollandais, Allemands, .An- 
glais, Irlandais, Espagnols, Portugais, Italiens, vous ne dé- 
passerez guère cinq ou six personnes pour chacune de ces na- 
tions, ce qui réduit la question à presque rien, surtout si vous 
ne tenez compte que des fondateurs de famille, puisqu'en réa- 
lité les autres ne valent que zéro. 

Le plus fort contingent me parait être venu de la Nou- 
velle-Angleterre et je pense que les termines Hollandais, Anglais. 
Irlandais désignent souvent des personnes de ces colonies. Il 
serait donc nécessaire de connaître par le détail tout ce qui 
concerne les gens de ces trois nations arrivant parmi nous 
et y créant des familles. Déjà cinq ou six bons travailleurs 
nous ont donné le résultat de leurs recherches de ce côté. 
C'est une veine à suivre. John Otis vient aujourd'hui s'a- 
jouter au nowvbre, si milice qu'il soit. 

Au hasard des circoyis tances, un Espagnol ou un Italien 
est venu échouer au Canada. Rien d'étonnant. Mettez-en 
trois ou six, c'est le plu^, et cela ne veut pas dire que nous 
sommes un peuple de sang mêlé. Si j'incline à croire que le 
Maine, le Massachusetts, le N ew-HampsMre ont fourni da- 
vantage, ce n'est pas encore un appoint considérable, mais 
c'est là que nous pouvons glaner le plvji de renseignements. 
Dans chaque cas, comme celui de John Otis, il se joint au per- 
sonnage principal des parents qui n'ont pas fait souche parmi 
nous et il suffit de les mentionner en passant. Un jour vien- 
dra où nous en saurons toute la contenance — ce ne peut être 
un gros chiffre. 

Deux périodes de notre histoire sont ouvertes à ces in- 
vestigations: IGSO-mi et 17J/Jf-17ôS, durées de 7ios deux guer- 
res contre les colonies anglaises. Il y a tmit à parier que les 
étrangeis surgissant en Canada à ces deux évoques étaient 
des captifs. Nous savons que la plupart sont retournés chez 



—6— ... 

eux aussitôt la paix faite, et même qu'il y eut échange de 
prisonniers avant la fin des opérations militaires, de sorte que 
ceux qui restaient sur les bords du Saint-Laurent n'étaient 
jamais nombreux et tous n'ont pas fondé de familles, il s'en 
faut de beaucoup. 

Sans aucun parti-pris, je maintiens que les mots "mé- 
lange de races" ne s'appliquent nullement à la période du ré- 
gime français. . Ce qui a donné lieu à cette expression se rap- 
poi-te aux années écoulées depuis 1700 et vraiment il y a de 
quoi puisque nous avons absorbé, en cinq ou six quurts de 
siècle, des masses d'Ecossais, d'Anglais, d'Allemands, dont la 
descendance est totalement de langue française et catholique. 

Monsieur Gérard Malchelosse a bien fait en débrouillant 
l'oî'igine et l'histoire des Otis. Il nous donne du neuf et at- 
tire de plv^s en plu^ l'attention sur les familles de la Nou- 
velle-Angleterre que le "malheur des temps" a égrenées dans 
le Bas-Canada. Il importe que le mystère dont ce chapitre 
est recouvert nous livre ses secrets. Ce n'est pas tout de dire 
que, à telle date, les Canadiens ont enlevé des individus dans 
le Neiu-Hampshire ou ailleurs, il faut tâcher de connaître ces 
personnes et voir ce qu'elles sont devenues. 

Ayons les yeux fixés sur les points obscurs de nos an- 
nales, scrutons les archives avec soin, voyons ce que les Amé- 
licains ont déjà imprimé sur ces enlèvements et le jour se 
fera, nous saurons la vérité au lieu d'une légende qui ne pré- 
cise rien et nous trompe plutôt qu'elle ne nous instruit. 



Benjamin SUITE. 
22 janvier 1021. 



La Famille Otis 



PREMIERE PARTIE 



ORIGINES AMERICAINES ET CANADIENNES 

PREMIERE GENERATION 

La branche dite canadienne de la famille Otis descend 
de Richard Otis, de Dovers, New-Hampshire. 

Selon toute probabilité, ce Richard Otis, né en Angle- 
terre vers 1626, était fils d'Etienne (Stephen) Otis, dont le 
père s'appelait Richard, et demeurait à Glastonbury, comté 
Somerset, Angleterre, puisque le testament de cet Etienne 
Otis, daté de 1637 et enregistré à la "Consistorial Episcopal 
Court" de Wells, comté Somerset, Angleterre, le mentionne 
ainsi que ses trois soeurs et sa mère. Il a dû émigrer en Amé- 
rique après la mort de son père, vers 1650, pour rejoindre 
son oncle Jean (John) Otis qui était venu s'établir à Hingham, 
Mass., vers 1635. 

La première mention de Richard Otis dans la Nouvelle- 
Angleterre est du mois de mai 1655, alors qu'il est admis ci- 
toyen de Boston. A l'automne de cette même année, il s'éta- 
blit à Dovers où son nom figure sur la liste de ceux qui sont 
qualifiés comme ayant droit de vote. Le 26 octobre il lui 
fut concédé dix acres de terre; on voit qu'il possédait cent 
cinquante acres de terre en 1656; en 1660, il était un des 
quatre échevins de Dovers,* 



^ N. E. Historical and Oenealogical Register, S. G. Drake, Boston, 1851. 



Dovers est située sur la rivière Cocheco, entre Somers- 
worth et Portsmouth, à cent soixante-huit milles de Boston. 
On y compte maintenant 15,000 habitants. C'est la plus an- 
cienne ville de l'Etat du New-Hampshire ayant été fondée 
en 1623. Elle fut presque toute détruite par les Sauvages 
en 1689, comme on le verra plus loin. 

Richard Otis s'est marié trois fois.' Premièrement à 
Rose Stoughton, vers 1651 ; deuxièmement à Anna Shuah 
( ?), veuve de James Heard, vers 1676; troisièmement à Grizel 
Warren, alors qu'il était âgé de soixante ans, c'est-à-dire vers 
1686. 

De son union à Rose Stoughton, Richard Otis eut sept 
enfants : 

1. — Richard, né vers 1652, qui a continué la lignée des 
Otis américains descendant de Richard 1. 

2. — Etienne (Stephen), né vers 1654; voir plus loin. 

3. — Solomon, né et mort vers 1662. 

4. — Nicolas, né vers 1664, marié et tué par les Sauvages 
le 26 juillet 1696. 

5. — Espérance, née vers 1666, mariée à Samuel Heard. 

6. — Judith, née vers 1668, mariée à John Tuttle, fils. 

7. — Rose, née vers 1670, mariée à John Pinkham. 

De sa seconde épouse, Anna Shuah (?), Richard Otis 
semble avoir eu deux enfants : 

8. — Françoise-Rose, née en 1678 ; amenée captive en Ca- 
nada en 1689, 

9. — Jean-Baptiste (John), né en 1680; amené captif en 
Canada où il a fondé la branche dite canadienne des Otis. 

De sa troisième épouse, Grizel Warren, Richard Otis eut : 

10. — Hannah, née en 1687, tuée par les Sauvages en 1689. 

11. — Marguerite, née le 9 mars 1689; amenée captive en 
Canada en 1689. 

Richard Otis était maître-forgeron et son fils Richard 
exerçait avec lui le même métier. Sa maison était située sur 
le côté est de la rivière Cocheco, à quelques arpents de la ré- 



' A Genealogical Memoir of the Family of Richard OHs, by Horatio 
N. Otis, Boston, 1851. 



sidence du major Richard Waldron. C'était une espèce de 
"blockaus" ou maison fortifiée entourée d'une clôture de hauts 
pieux dont les portes et les barrières étaient renforcées avec 
des verrous et des madriers de traverse. Les familles alliées 
ou avoisinantes se réfugiaient dans ces maisons, pour y passer 
la nuit en sûreté lorsque l'on craignait quelque coup des Sau- 
vages. 

Dovers, que l'on appelait aussi à cette époque Cocheco, 
était le poste de traite le plus important de la région. Le 
major Waldron était le personnage le plus éminent de la 
ville : il était magistrat et officier de milice et prenait trop 
au sérieux l'autorité que lui accordait ces titres. Il faisait 
une traite illicite avec les Sauvages qui le connaissaient comme 
un trafiquant malhonnête. La guerre d'extermination pour- 
suivie depuis cinquante ans par les Anglais contre les peu- 
plades indiennes de la Nouvelle-Angleterre touchait à sa fin. 
Poussés par la famine après un hiver des plus rigoureux, les 
Sauvages durent implorer la paix au mois de juillet 1676. Le 
major Waldron signa donc avec eux un traité, mais à la mort 
du grand chef Philippe il emprisonna sans raison plusieurs 
autres chefs dans les garnisons de Dovers. Ceux-ci parvin- 
rent à s'échapper mais ils promirent de se venger. En sep- 
tembre de la même année deux compagnies de soldats envoyés 
de Boston, obéissant aux ordres de Waldron, se saisirent 
d'environ trois cent cinquante Abénaquis venus à Dovers pour 
y trafiquer; ils en pendirent dix et déportèrent les autres à 
Boston 011 quelques-uns furent jetés en prison et le reste ven- 
dus comme esclaves. Ceci se passait en un temps de paix. 
Les Sauvages murmuraient fortement. Ceux qui parvinrent 
à s'évader soulevèrent la colère et l'indignation des tribus 
abénaquises du Maine et d'ailleurs qui résolurent d'en tirer 
vengeance; trop faibles alors pour exécuter leurs desseins, 
elles attendirent. 

Treize années s'écoulèrent sans autre incident ; tout sem- 
blait oublié. Mais les Sauvages se souviennent toujours d'une 
trahison ; leur haine est héréditaire, elle couve comme le feu 
sous la cendre : des révoltes se tramaient donc secrètement 



— 10— ... - 

parmi eux. Stimulés par un constant désir de légitime ven- 
geance contre le major Waldron pour ses lâches attentats 
envers leurs malheureux frères, ce' dont ils se souvenaient 
avec le plus profond ressentiment, ils complotèrent un raid 
pour surprendre et détruire l'établissement de Dovers. Le 
moment de la rétribution était arrivé. 

Le 27 juin 1689, les Sauvages, la plupart abénaquis, ap- 
prochèrent la place avec des airs de paix. Vers le soir ils 
envoyèrent deux de leurs hommes dans les maisons fortifiées 
de l'endroit demander d'y loger pour la nuit, ce qui leur fut 
accordé sans défiance. Leur intention était de faciliter l'en- 
trée à leurs guerriers : le stratagème réussit. 

Dans la nuit du 27 au 28 juin, alors que les habitants 
étaient profondément endormis, ces espions profitèrent de 
l'obscurité complète qui régnait pour ouvrir doucement les 
portes et donner le signal de l'attaque par un sifflement doux 
et prolongé. Leurs compagnon's, au nombre de quatre cents 
cachés en embuscade dans les bois, se précipitèrent aussitôt 
à la fois dans les maisons les plus rapprochées en brandissant 
leurs tomahawks et massacrèrent sans pitié hommes, femmes 
et enfants. La résidence du major Waldron fut saccagée et 
lui-même traîné, torturé et mutilé à coups de sabre, ainsi que 
son gendre.' Deux autres maisons fortifiées et plusieurs 
fermes furent aussi détruites. 

La maison des Otis subit le même sort. Richard Otis 
fut tué comme il se levait de son lit pour regarder à la fe- 
nêtre la cause de ce tumulte. Son fils Etienne ( Stephen ) fut 
mortellement blessé et il expira peu après. Sa fille Hannah, 
âgée de deux ans, fut assommée par un Sauvage qui lui brisa 
la tête sur la rampe de l'escalier. Sa troisième femme, Grizel 
Warren, et la petite Marguerite, âgée de trois mois, furent 
tirées de leur lit au milieu du carnage général et entraînées 
dans les bois ; ses deux enfants par sa deuxième femme, Jean- 
Baptiste (John) et Françoise-Rose, ainsi que ses petits-fils 
Etienne (Stephen) et Nathaniel, enfants d'Etienne (Stephen), 
furent également amenés par les agresseurs. 



^ Belknap, Hi&tory of 'Sew Hampshire, vol. 1. 



— 11 — 

Les Sauvages avaient l'habitude de diviser leurs guer- 
riers en plusieurs bandes ou partis dans les raids qu'ils fai- 
saient contre les établissements de la Nouvelle-Angleterre à 
la fin du dix-septième siècle et de ramener les prisonniers 
qu'ils prenaient par des routes différentes afin d'échapper à 
toute poursuite. C'est ainsi que leurs captifs, vingt-neuf en 
tout, furent distribués dans quatre ou cinq escortes. 

Les trois filles de Richard Otis par sa première femme, 
Espérance, Judith et Rose, avaient aussi été capturées, mais 
elles furent reprises à Conway le lendemain matin par une 
compagnie de soldats qui poursuivaient les meurtriers et les 
forcèrent à abandonner dans leur fuite prisonniers et butin. 

Ce raid barbare contre Dovers fut une terrible repré- 
saille de la trahison de 1676.' Il eut pour résultat la mort 
de vingt-trois ' personnes, sans compter les vingt-neuf cap- 
tifs amenés en Canada où ils furent vendus aux Français et 
aux Canadiens. Ce sont les premiers Américains transpor- 
tés dans la Nouvelle-France. Le parti dans lequel étaient 
Grizel Warren et son bébé descendit à Montréal par le lac 
Champlain ; un autre, avec Etienne ( Stephen ) et Nathaniel 
Otis, se rendit à Québec par la rivière Saint- François ; le troi- 
sième, le plus considérable, s'attarda en chemin, fit d'autres 
massacres dans le Maine, et semble n'être revenu qu'à l'au- 
tomne par la rivière de la Chaudière. Jean-Baptiste (John) 
et Françoise-Rose Otis étaient dans cette dernière bande et 
c'est pourquoi ils eurent à endurer de nombreux mauvais 
traitements. 

Comme nous l'avons vu précédemment, cet acte de cruauté 
n'est dû qu'à l'initiative personnelle des Sauvages et pas un 
seul Canadien n'y prit part, comme ils le firent souvent par 
la suite, à commencer par les exploits sur Chenectady, Corlar 
et Salmon-Falls, en 1690, jusqu'à celui contre Haverhill, en 
1708. Au cours de ces vingt années de guerres désastreuses, 
la famille Otis eut à souffrir énormément des assauts cruels 



' Non en 1675 comme le dit le P. de Rochemonteix, ^e.s Jrsuites et 
la Nouvelle-France. III, p. 232 

' Trente-deux, suivant l'abbé J.-B.-A. Ferland. Cours d'histoire du 
Canada, II, p. 191. 



— 12 — 

et constants des Sauvages. Plusieurs de ses membres furent 
tués ou blessés dans un autre raiJ semblable en 1635 e^ leurs 
maisons incendiées. Ces expéditions malheureuses jetaie.it 
la terreur dans les colonies anglaises de la Nouvelle-Angle- 
terre comme les Iroquois la semaient parmi les Canadiens. 
Ils vivaient dans un danger continuel; les habitations furent 
fortifiées pour la défense et, par précaution, ils apportaie.it 
leurs armes avec eux lorsqu'ils allaient travailler dans les 
champs. L'ère de tranquillité ne devait commencer que vers 
1711, grâce à la cessation des hostilités entre la France et 
l'Angleterre et grâce aussi à l'évangélisation des Sauvages. 

Grisel Warren fut donc conduite à Montréal avec son 
jeune bébé de trois mois, où elle fut vendue par les Sauvages 
à Paul Lemoine de Maricour. Ayant embrassé la religion 
catholique, elle fut baptisée en ce lieu le 9 mai 1693, sous le 
nom de Marie-Madeleine. Son acte de baptême est ainsi conçu 
dans les registres de Notre-Dame : 

"Le Samedi 9e jour de Mai veille de la Pentecôte 1693 
a été soîenellement batisée une femme Angloise cy-devant 
nomm.ée Madame Kresel laquelle née à Berwick en la Nou- 
velle Angleterre le 24e jour de Février se' on le vieux stile 
ou le 6 mars selon le nouveau 1662 du mariage de Jacques 
Warren Ecossois protestant et de Marguerite Irlandoise ca- 
tolique et mariée a défunt Eichard Otheys habitant de Dou- 
vres en la Nouvelle Angleterre duquel il ne lui est restée 
qu'une petite fille âgée de 4 ans comme étant née le 9 mars 
1689 nommée au batême Cristine, ayant été prise en guerre 
le 28e jour de juin selon le vieux stile ou selon le nouveau le 
8 juillet 1689 demeure au service de Mr de Maricourt. Elle 
a été nommée M. Madeleine son parrain a été Mr Jacques 
Leber, marchand, la marraine dame Marie Dupont épouse de 
Mr Lemoine écuyer sieur de Maricourt, capitaine du dé^^-che- 
ment de la marine. Ont signé: Leber, M. Madeleine Dupont, 
François Dolîier, gr. vie, E. Guyotte, curé." ' 



' Alice Baker, True Stories of New England Captives, p. 333, donne 
ce document avec de légères variantes; elle ajoute que Christine e^t nôre 
le 15 mars, ce qui est incorrect. 



— 13— ' ■ 

Capturée avant ceux de Deerfield et des autres villes de 
la Nouvelle-Angleterre, Grizel Warren accepta son sort avec 
résignation; elle sympathisa même avec les Canadiens et as- 
sista charitablement l'abbé Antoine-Henri Mériel, p. s. s., dans 
ses secours aux malades de l'Hôtel-Dieu. C'est pourquoi elle 
ne songea guère à retourner à Dovers où la majorité de ses 
parents étaient disparus. Sur la liste des personnes à qui la 
naturalisation est accordée en mai 1710, on lit: 

"Madgne Ouarin, Angloise, mariée à Philippe Robitaille, 
tonnelier établi à Villemarie, avec lequel elle eut cinq ' en- 
fants." 

"Christine Otis, Angloise, amenée avec sa mère au Ca- 
nada, mariée à Louis Lebeau, menuisier établi à Villemarie." 

Dans le livre du révérend John Williams, Redeemed 
Captive, Grizel Warren figure sous le nom de "Madam Gri- 
zalem". 

Elle avait épousé à Montréal le 15 octobre 1693 Philippe 
Robitaille, né en France en 1663, menuisier au service de 
Paul Lemoine de Maricour, tel que nous l'apprend l'acte ci- 
après. Dans leur contrat de mariage (numéro 2206) en date 
du 14 octobre 1693 passé devant Bénigne Basset, notaire 
royal, on voit que le futur époux consent à reconnaître la 
petite Marguerite comme sa propre enfant. 

"L'an de grâce mil six cents quatre vingt treize le quin- 
zième jour d'octobre après les fiançailles et la publication 
d'un ban faite en la grand messe le onzième jour du dit mois 
et an, entre Philippe Robitaille fils de Jean Robitaille et de 
Martine Cormon ses père et mère de la paroisse de Biencourt ' 
en Artois et Marie Madeleine Houaren veuve de défunt Ri- 
chard Otheys habitant de Douvres en la Nouvelle Angleterre 
tous deux de cette paroisse Monsieur Dollier grand vicaire 
ayan. donné la dispense des deux autres bans et ne s'étant 
découvert aucun empêchement M. Mériel prêtre du consente- 
ment de moi soussigné curé de la paroisse de Villemarie les a 



' Non pas quatre comme le dit Alice Baker, True Stories of New 
Englnnrl. p. 335. 

* Diocèse de Bouloe^ne. 



— 14 — 

mariés selon la forme prescrite par la Sainte Eglise en pré- 
sence de Charles Le Moyne écuyer sieur de Maricourt capi- 
taine réformé dans les troupes de la marine qui sont présent 
de Dame Marie Madeleine Dupont son épouse, de Monsieur 
Jacques Le Ber Marchand de Mr Forestier et plusieurs amis". 

Philippe Robitaille mourut à Montréal le 5 octobre 1740 
et son épouse décéda au même endroit le 27 octobre 1750, 
âgée de quatre-vingt-neuf ans. Elle était paralysée depuis 
neuf ou dix ans. 

Marguerite Otis, que sa mère avait encore avec elle lors 
de son arrivée à Montréal, fut immédiatement remise aux 
religieuses de l'Hôtel-Dieu et baptisée sous le nom de Christine. 

Elle fut mariée, contre son gré,' à Montréal le 14 juin 
1707 à Louis Lebeau, né en 1678, fils de Jean Lebeau et 
d'Etiennette Lory. Quatre enfants sont nés de ce mariage. 
Louis Lebeau était menuisier; il avait épousé en premières 
noces à Montréal le 8 février 1705 Geneviève Brunet, veuve 
de Louis Tétrault mort au même endroit le 17 décembre 1706. 
Louis Lebeau mourut à Montréal le 26 février 1713, âgé de 
trente-cinq ans. Il avait eu de sa première femme une fille 
baptisée Agathe; celle-ci épousa Joseph Laporte, de Boucher- 
ville. Ce dernier intenta un procès à Grizel Warren, veuve 
de Philippe Robitaille, vers 1740, en vue de lui reprendre sa 
maison qu'elle avait eue de sa fille Christine en 1714. Le 
dossier de cette affaire est au complet dans une collection de 
documents conservés aux archives judiciaires de Québec f42e 
liasse, numéro 1509) ; la propriété en question ne fut trans- 
férée à l'épouse de Joseph Laporte qu'à la mort de Grizel 
Warren. 

Au mois de septembre 1713, le gouverneur Dudley, de 
la Nouvelle-Angleterre, envoya des commissaires américains 
en Canada pour négocier le retour des captifs pris durant la 
dernière guerre. Ils arrivèrent à Québec le 16 février 1714; 
le 3 mars suivant ils étaient à Montréal. 

Christine Otis, désireuse depuis longtemps de revoir son 



* Suivant le dire d'Alice Baker, ouvrage cité. 



— 15 — 

pays natal, prit l'avantage de cet échange de prisonniers et 
repassa dans la Nouvelle-Angleterre en compagnie du capi- 
taine Thomas Baker. Son départ eut lieu après beaucoup de 
contretemps et non pas sans une grande résistance de la part 
des autorités françaises qui s'y objectaient à cause de ses 
enfants. Christine Otis aurait désiré les amener avec elle, 
mais elle ne le put pas, malgré ses démarches. Ils furent 
élevés par la grand'mère Warren et par Philippe Robitaille. 
Le jeune officier Thomas Baker s'était épris d'amour pour 
Christine Otis qui, dit-on, était d'une beauté remarquable ; 
ce fut sans doute lui qui la détermina à quitter le Canada. 

Dès son arrivée à Northampton, Christine Otis apostasia 
la religion catholique et elle se joignit à l'église protestante 
du lieu sous le révérend Solomon Stoddard. Elle reprit alors 
son nom américain, Marguerite, et épousa le capitaine Thomas 
Baker. En 1735 ce ménage alla s'établir à Dovers où Chris- 
tine Otis décéda le 23 février 1773 à l'âge de quatre-vingt- 
quatre ans. 

DEUXIEME GENERATION 

Etienne (Stephen), né vers 1654, fils de Richard Otis 
et de Rose Stoughton, était marié à Marie Pittman. Comme 
nous l'avons vu ci-avant, il fut tué dans la nuit du 27 au 28 
juin 1689. Il avait reçu de son père une terre qui, comme on 
le verra plus loin, devint la propriété de sa fille Mario, par 
l'abandon qu'en firent en sa faveur ses frères Etienne et Na- 
than iel. 

On connaît à Etienne Otis trois enfants : 

1. — Marie, née en 1676, mariée à Ebenezer Varney, de 
Dovers.' 

2. — Etienne (Stephen), né à Dovers en 1682; amené cap- 
tif en Canada en 1689 ; voir plus loin. 

3. — Nathaniel, né en 1684 ; amené captif en Canada en 
1689; voir plus loin. 



' A'. E. Historical and Genealoyical Kegister, Isaac J. Greenwood, 
Boston, 1892. 



— 16 — 

TROISIEME GENERATION 

Etienne (Stephen), né à Dovers en 1682, fils aîné d'E- 
tienne (Stephen) Otis et de Marie Pittman, fut pris par les 
Abénaquis dans le raid du 27 au 28 juin 1689 et amené cap- 
tif en Canada avec Nathaniel. Il fut, sans aucun doute, bap- 
tisé dans la mission abénaquise de Saint-François-de-Sales 
sous le nom de Joseph-Marie et son frère sous celui de Paul. 
Tous deux semblent avoir vécu ensemble aux alentours de 
Québec jusqu'en 1708 alors que Paul monta s'établir à Mont- 
réal où il demeura par la suite. Quant à Joseph-Marie, il pa- 
raît s'être fixé avec plusieurs autres captifs à Lorette où sont 
encore ses descendants. 

A l'occasion du mariage de son frère Paul, Joseph-Marie 
Otis lui céda le 1 octobre 1710 tous ses droits sur ce qui lui 
revenait des biens de son père, dans la Nouvelle-Angleterre. 
En 1714 Paul abandonna sa part d'héritage, y compris celle 
de son frère, à sa soeur Marie, mariée, comme on l'a vu pré- 
cédemment, à Ebenezer Vamey, de Dovers. 

Joseph-Marie Otis épousa vers 1712 Louise Wabert, 
jeune captive américaine élevée par les Sauvages, comme lui. 
En 1724-25, il alla voir sa soeur Marie, à Dovers, comme 
nous l'apprend la correspondance de son frère Paul. Le 22 
septembre 1728, Joseph-Marie Otis et son épouse assistaient 
à Montréal au mariage de Paul, en troisièmes noces.' 

Nos archives ne nous dévoilent que peu de choses sur la 
famille de Joseph-Marie Otis attendu que les actes de bap- 
têmes, mariages et autres sont entrés dans les registres de la 
mission indienne de Lorette où on employait ordinairement 
les noms de la tribu. Il a dû probablement recevoir, comme 
ses compagnons d'infortune, un surnom sauvage; c'est pour- 
quoi il nous a été impossible de refaire au complet la lignée 
de sa descendance, de 1712 à 1796. Quoiqu'il en soit la tra- 
dition nous apprend qu'il a eu plusieurs enfants, dont deux 
garçons: Jean-Jacques et Jean-Baptiste, tous deux mariés à 



' A cette occasion, Louise Wabert est appelée Louise Arel; c'est ce 
Qui explique la confusion de ces personnes dans le Dictionnaire généalo- 
gique de Mgr Tanguay, vol. IV. 



— 17 — 

des Huronnes de la tribu. 

Jean-Jacques, marié à Marie-Madeleine Sauvagesse, ne 
paraît pas avoir laissé de descendance masculine. 

Quant à Jean-Baptiste, marié à Marie Canarats (?)\ on 
lui connaît deux enfants : 

1, — Marie-Joseph, baptisé à Saint-Joachim le 3 mars 
1752; le registre ajoute que le "parrain a été Jean-Jacques 
Othis oncle et la marraine Marie-Madeleine Sauvagesse tante 
— aucun n'a scu signer de ce enquis suivt l'ordce". Cet en- 
fant est probablement mort peu après. 

2. — Zacharie, baptisé à Lorette vers 1754 ; il épousa à 
Lorette vers 1775 Charlotte Lahrenouatha, fille d'un chef, et 
il devint lui-même peu après second chef des Hurons de Lo- 
rette. De cette union naquirent Antoine et Paul-Zacharie. 

Ce dernier épousa à Québec le 12 janvier 1796 Marie- 
Louise Galarneau, fille de Louis Galameau et de défunte 
Marie-Angélique Grenier. 

Le tableau ci-après nous donnera un exposé en raccourci 
des différents mariages contractés par les Otis, de 1796 à 
1860. Ces actes, qu'a bien voulu nous communiquer Mgr 
David Gosselin, ont été sûrement cueillis par l'abbé Charles 
Beaumont dans les registres de la "mission huronne" ou "ré- 
serve de Lorette", qui faisait autrefois partie des territoires 
de Charlesbourg. 



1 Paul-Zacharie, 

2 Josephte, (?) 



2 Hélène, 
2 Olivette, 



1796 Marie-Louise Galarneau 2. 

Charles Picard. En 1827, ce- 
lui-ci se remarie à Dorothée 
Romain. 

Pierre Picard. 

1824 Augustin Picard,' fils d'Au- 
gustin Picard et d'Angélique 



' Nous avons écrit ce mot sauvage sur l'indication d'un ancien curé, 
mais nous doutons fort qu'il soit exact. Mgr Tanguay, Dictionnaire généa- 
logique, vol. VI, la nomme Vésinat, ce qui est bien plus Inexact (note de 
Philéas Gapnon). 

° Picard dit Rodride, famille huronne. Augustin 1. Paul, Marie et 
Joachim étaient frères et soeurs. 



— 18 — 

Kostka. En 1849, Augustin II 
se remarie à Madeleine Ge- 
nest, veuve d'Etienne Petit. 
2 Emilie, 1839 F.-X. Picard, fils de Paul Pi- 

card et de Marguerite Vincent. 

2 Noël, 1825 Thérèse Romain 3, fille d'An- 

dré Romain et de Marie Pi- 
card. 
" 1849 Justine Picard, fille de Joa- 

chim Picard et de Marguerite 
Ali dit Larosée. 
1860 Marie Drolet. 

3 Joseph, 1859 Marcelline Sioui, veuve de Sta- 

nislas Sébastien. 

Mgr David Gosselin ' dit que cette famille est huronne, 
preuve : les mariages des Otis avec les Picard, les Romain, 
les Sioui, noms de la tribu ou de Sauvagesses; par la tradi- 
tion, nous savons qu'ils étaient métis. Quoique nos recherches 
ne nous permettent pas de donner le noeud gordien officiel 
entre Joseph-Marie Otis et les Otis hurons de Lorette, nous 
sommes convaincu que cette souche a pour auteur Joseph- 
Marie Otis. 

TROISIEME GENERATION 

Nathaniel, né à Dovers en 1684, était fils d'Etienne Otis 
et de Marie Pittman. Il fut pris par les Sauvages dans le 
raid du 27 au 28 juin 1689 et amené captif en Canada où il 
fut baptisé sous le nom de Paul avec son frère Etienne qui, 
lui, fut baptisé sous le nom de Joseph-Marie suivant la lettre 
de naturalité. 

Dans la demande de naturalisation en date du 30 octobre 
1706, des "Anglois, Ambourquois et Flamans qui supplient 
Sa Majesté de vouloir bien leur accorder des lettres de natu- 
ralité étans établis dans la colonie du canada," on voit les 



' Lettre à l'auteur. Voir aussi Dictionnaire des familles de Charles- 
bourg. 



— ID — 

noms de Joseph-Marie Autis et de Paul Otés. Ceux-ci sont 
alors qualifiés de cordonniers. 

Paul Otis épousa à Québec le 3 novembre 1710 Elizabeth 
Wabert, fille de Michel Wabert et d'Elizabeth Calais, de 
Kepen (Quequiker ?), "à douze lieues de Boston"; cette Eli- 
zabeth Wabert avait été aussi prise par les Sauvages avec une 
de ses soeurs qui épousa .loseph-Marie Otis, frère de Paul, 
et deux de ses cousins. Elle avait été rachetée des Abénaquis 
en 1702 par Nicolas Pinaud, bourgeois de Québec. Celui-ci 
l'estimait beaucoup et l'on voit dans un acte de Chambalon, 
notaire royal, en date du 6 novembre 1710, qu'il lui donna 
huit cents livres à l'occasion de son mariage. Elle avait alors 
vingt-et-un ans. Leur contrat de mariage fut passé devant 
le même notaire le 31 octobre 1710. Gabrielle Pittman, tante 
d'Elizabeth Wabert, également captive des Sauvages, était 
présente à ce contrat. 

Paul Otis paraît avoir résidé à Québec avec son frère 
Joseph-Marie jusque vers 1708, alors qu'il alla s'établir à 
Montréal où sont nés tous ses enfants. Il était tonnelier et 
il semble avoir fait de bonnes affaires puisqu'il acheta une 
terre à la côte Saint-Sauveur, de trois arpents de front par 
vingt de profondeur. 

Le 29 janvier 1712, il avait acheté dés seigneurs de Saint- 
Sulpice un terrain sur la petite rue Saint-Denis, de quarante- 
deux pieds de front par quarante-trois de profondeur, chargé 
d'une livre et cinq chelins de cens; ce terrain fut acquis par 
Antoine Vermette le 16 novembre 1721. Le 12 novembre 1713, 
Paul Otis se faisait encore accorder un terrain de quarante 
pieds sur le niveau de la rue Saint-Paul sur environ quatre- 
vingt-cinq de profondeur, lequel lui fut retiré le 20 mars 1738.' 

De son union avec Elizabeth Wabert, Paul Otis eut sept 
enfants: 

1. — Paul-Nicolas, né le 20 janvier 1712; voir plus loin. 

2. — Ignace-Laurent, né le 10 août et mort le 9 octobre 



* Il y a dans les archives du Séminaire de Salnt-Sulpice une liasse 
de procédures marquées No 184E qui regarde ce contrat. Voir le Terrier, 
p. 247 et 250, planche 7, nos 338 et 340. 



— 20 — 

1713. 

3. — Marie-Louise, née le 13 décembre 1714; décédée le 11 
janvier 1715. 

4. — Louis, né le 14 avril 1716 ; voir plus loin. 

5. — Marie-Catherine, née le 20 septembre 1717 ; mariée à 
Montréal, 1° le 8 février 1740 à Louis Pouget, né à Montréal 
le 15 juillet 1708, fils de Jean Pouget et de Marthe Brassard. 
Ce Louis Pouget mourut à Montréal le 1 septembre 1744 et 
sa veuve se remaria au même endroit le 9 janvier 1748 à Lau- 
rent Bertrand, né à Montréal le 28 juillet 1707, fils de Jean 
Bertrand et de Marie-Charlotte Brard (ou Brac dit Reverdra). 

6. — Joseph, né le 8 septembre et décédé le 15 novembre 
1718. 

7. — Philippe-Marie, né le 9 septembre et décédé le 9 dé- 
cembre 1719. 

On voit par un papier (Secrétariat du parlement provin- 
cial, Québec, vol. 22) qu'Elizabeth Wabert mourut à Montréal 
vers le 9 septembre 1721. Paul Otis se remaria à Montréal 
le 20 octobre 1721 à Madeleine Toupin, née à la Pointe-aux- 
Trembles, Québec, le 27 mars 1696, fille de Jean Toupin et de 
Madeleine Maizeret. Madeleine Toupin mourut à Montréal 
le 28 août 1722, lui laissant une fille : 

8. — Marie-Madeleine, née à Montréal le 16 août et morte 
le 4 octobre 1722. 

Paul Otis épousa en troisièmes noces ' à Montréal le 22 
septembre 1728 Marie-Anne Caron, née à Montréal le 17 dé- 
cembre 1698, fille de Vital Caron et de Marie Perthuis, de 
Lachine. Marie-Anne Caron était veuve de Jacques Paré. 
Etaient présents à ce mariage Joseph-Marie Otis, frère du 
marié, et Philippe Robitaille, époux de Grizel Warren, veuve 
de Richard Otis. 

De cette troisième ' alliance naquirent à Montréal : 



' Le registre le dit ici par erreur fils de Joseph Otis et de Louise 
Arel 

'' Mgr Cyprien Tangnay, Dictionnaire généalogique, vol. IV, p. 513, 
confond plusieurs Otis et nous induit souvent en erreurs. C'est ainsi 
qu'il ne fait marier Paul Otis que deux fois au lieu de trois, et qu'il men- 
tionne un second Paul Otis qui, en réalité, eat le même. 



— 21 — 

9. — Marie-Josephte, née le 26 juin 1729; mariée à Mont- 
réal le 16 octobre 1747 à Gabriel Desfonds,, né le 5 février 
1725, fils de Pierre Desfonds et de Marie-Agnès Emond ; dé- 
cédée à Montréal le 21 septembre 1764. 

10. — Madeleine-Amable, née le 5 octobre 1730; mariée à 
Châteauguay le 1 juin 1750 à Michel Lefebvre, né le 30 octobre 
1723, veuf de Thérèse Portier, fils de Noël Lefebvre et de 
Marie-Anne Gervais. Ce ménage demeura à Sainte-Anne 
du Bout-de-l'Ile, près Montréal. 

Paul Otis étant mort à Montréal le 26 décembre 1730, 
sa veuve Marie-Anne Caron épousa au même endroit le 5 
novembre 1736 Jacques Portier, fils d'Etienne Portier et de 
Marguerite Lauzon. 

QUATRIEME GENERATION 

Paul-Nicolas, né à Montréal le 20 janvier 1712; fils de 
Paul Otis et d'Elizabeth Wabert; il épouse à Montréal le 12 
octobre 1744 Marie-Geneviève Truteau, née à Montréal le 5 
novembre 1718, fils de Joseph Truteau et de Marie-Geneviève 
Lamarre-Bélisle. 

De ce mariage naquirent à Montréal : 

1. — Marie-Catherine, née le 5 et décédée le 16 juillet 1745. 

2. — Thérèse, née le 26 octobre et décédée le 13 novembre 
1746. 

3. — Marie-Louise, née le 8 janvier 1748 ; mariée à Pierre- 
Amable Desery, né à Montréal le 21 juillet 1740, fils de 
Charles Desery dit Latour et de Prançoise Leroux dit La- 
chaussée, Pierre-Amable Desery fut marguillier à l'église 
Notre-Dame de 1793 à 1796. Marie-Louise Otis mourut à 
Montréal le 14 mars 1771. 

4. — Paul-Joseph, né le 28 mai et décédé le 14 juin 1750. 

QUATRIEME GENERATION 

Louis, né à Montréal le 14 avril 1716; fils de Paul Otis 
et d'Elizabeth Wabert; il épouse à Montréal le 20 octobre 
1749 Marie-Prançoise Martineau dit Saint-Onge, née à Qué- 
bec le 18 octobre 1728, fille de Jean-Philippe Martineau et de 



— 22 — 

Madeleine Corriveau. Louis Otis était tonnelier, comme son 
père, et il demeurait dans le faubourg Saint-Laurent. Il est 
mort à Montréal le 28 juin 1777 et fut inhumé dans les cryptes 
de l'église Notre-Dame, sous la chapelle Sainte-Anne. Ses 
restes mortels furent transportés vers 1830 au cimetière de 
la Côte-Saint-Antoine qui a fait place au carré actuel Domi- 
nion, et de là, vers 1856, au cimetière de la Côte-des-Neiges. 

De ce mariage nous ne connaissons que : 

1. — Françoise, née et morte à Montréal le 9 novembre 
1750. 

2. — Louis, né à Montréal le 23 janvier 1752; décédé au 
même endroit le 13 mars 1752. 



T 



DEUXIÈME PARTIE 



GENERATION CANADIENNE 

PREMIERE GENERATION 

Comme nous l'avons vu dans le chapitre précédent le seul 
Otis qui ait laissé des descendants en Canada est Jean-Bap- 
tiste (John), né à Dovers, N.-H., en 1680, du mariage de Ri- 
chard Otis et d'Anna Shuah (?). Il fut pris par les Sau- 
vages abénaquis dans le raid de ceux-ci contre Dovers ia nuit 
du 27 au 28 juin 1689 et amené captif dans la Nouvelle- 
France, apparemment par la route de la rivière de la Chau- 
dière. Il semble avoir été abandonné à une vieille Sauvagesse 
de la côte de Beaupré où ces Sauvages allaient camper chaque 
année en grand nombre. Cette Sauvagesse, rapporte la tra- 
dition, l'aurait pris en amitié et l'aurait guéri des blessures 
qu'il avait reçues durant sa captivité : on lui avait coupé les 
oreilles, assure-t-on, et arraché les ongles. Lorsqu'une veuve 
Sauvagesse perdait un fils unique dans les guerres, il était 
d'usage de lui léguer un des captifs en retour afin que celui-ci 
puisse lui servir de soutien dans ses vieux jours. La tradi- 
tion ajoute que le jeune Otis fut ensuite laissé aux messieurs 
du séminaire de Québec, ce qui paraît douteux. Nous ne 
croyons pas que le séminaire l'ait acheté ni adopté dès cette 
époque, autrement, nous dit Mgr Amédée Gosselin, on lui au- 
rait appris à lire et à écrire, ce qu'il n'a jamais su. 

Une soeur de Jean-Baptiste Otis, Françoise-Rose,' avait 
été aussi amenée prisonnière avec lui et, comme nous l'appren- 
nent les registres de Beauport, elle fut vendue en Canada par 



' Appelée Françoise Rozotty, nom formé de Françoise-Rose Otis, 
Mgr Cyprien Tanguay. Dictionnaire g('-nralogiQue. VII, pp. UK) et &^4, 
Mgr D Gosselin. Dictionnaire des familles de Charlesbourg. p. 355. L am)e 
Charles Beaumont, Gémalogie des familles de la côte de Beaupré, p. 7U. 
l'appelle Françoise Rosolis. 



— 24 — 

les Sauvages, suivant leurs habitudes. Elle était alors âgée 
de onze ans, étant née à Dovers en 1678. A dix-huit ans, 
ayant obtenu sa liberté, elle épousa à Beauport le 29 novembre 
1696 Jean Poitevin (maintenant Potvin) dit Laviolette, né 
à Québec le 14 septembre 1672 ; il était fils de Jean Poitevin 
et de Madeleine Guillaudeau. Ce ménage s'établit à Charles- 
bourg et éleva une nombreuse famille ; elle compte encore des 
descendants directs. Françoise-Rose Otis étant décédée en 
cet endroit le 7 juillet 1729, son mari se remaria à Québec 
le 10 avril 1731 à Marie-Renée DesRivières, née en 1700, fille 
de Jérôme-François DesRivières et de Marie-Madeleine Fon- 
taine ; elle était veuve de Nicolas LeRoy. Jean Poitevin mou- 
rut à Charlesbourg le 4 février 1752 et sa seconde femme fut 
inhumée à Saint- Valier le 11 février 1760. 

Le nom de Jean-Baptiste Otis apparaît pour la première 
fois dans les livres de comptes du séminaire de Québec en 
juillet 1702 alors qu'il est employé à la Petite Ferme du sémi- 
naire, à Saint-Joacliim. où celui-ci entretenait des élèves du- 
rant les vacances ; il est probable qu'il soit entré là avant 
1700, peut-être même dès 1696 puisqu'il a assisté au mariage 
de sa soeur Françoise-Rose, à Beauport, en 1696. 

Jean-Baptiste Otis épousa en 1703 Cécile Poulin, née à 
Sainte-Anne-de-Beaupré le 20 janvier 1676, fille de Jean Pou- 
lin et de Louise Paré. Ce mariage dût avoir lieu à Sainte- 
Anne-de-Beaupré mais les registres n'en font pas mention ; 
cependant, nous avons vu quelquefois des omissions sem- 
blables. La desserte de certaines paroisses se faisant d'abord 
par voie de mission, les prêtres omettaient souvent de consi- 
gner dans les registres les actes de baptêmes, mariages et sé- 
pultures qu'ils notaient sur des feuillets qu'ils emportaient 
sur eux et qu'ils perdaient parfois en chemin. 

Puisque la famille Poulin résidait à cette époque et de- 
puis longtemps déjà à Sainte-Anne-de-Beaupré, nous en infé- 
rons donc que le mariage en question eut lieu en cet endroit. 
Leur contrat de mariage fut passé devant Etienne Jacob, 
notaire royal, et porte la date du 4 novembre 1703.' Cinq 



Voir appendice, pièce No 1. 



— 25 — 

jours plus tard, le 9 novembre, les messieurs du séminaire 
ae Québec font remise à Jean-Baptiste Otis de la somme ae 
*'xO francs sur les gages de Cécile Pouiin, sa femme"; ceci 
nous prouve que leur mariage fut célébré e.itre le 4 novembre 
et le 9 du même mois. Cécile Pouiin, ainsi que son mari, 
avait donc été à l'emploi de la Petite Ferme de Saint-Joachim. 
Dans leur convention de m.ariage que nous donnons plus loin 
au complet, l'on constate qu'elle reçut en cadeau du séminaire 
de Québec la somme de cent livres ($100.), et un douaire 
ce trois cents livres ($300.) de son mari. C'est peut-être à 
1 occasion de son mariage que le séminaire de Québec donna 
à Jean-Baptiste Otis un morceau de terre de trois arpe.its de 
front sur seize et demi de profondeur pris sur la Grande 
Ferme, à Saint-Joachim. Nous n'avons pas pu trouver l'acte 
de cette concession, mais le mot "Jasmin",' surnom donné à 
Jean-Baptiste Otis, est inscrit sur la carte cadastrale des in- 
génieurs de Catalogne et de Couagne en 1709. Aujourd'hui 
encore cet endroit s'appelle le coteau Jasmin. 

Malgré nos plus actives recherches nous n'avons pas pu 
découvrir la date de la donation au séminaire de Jean-Baptiste 
Otis et de sa femme. Dès les commencements de la colonie, 
le sémnnaire de Québec eut, comme d'autres communautés re- 
ligieuses, des donnés, hommes et femm.es, qui se consacraient 
au service de la maison pour la vie. Ils étaient toujours libres 
de renoncer à cette association. Le séminaire en prenait soin 
en maladie comm.e en santé et faisait prier pour eux après 
leur m.ort. Cette institution disparut vers 1760. 

Nous n'avons donc que peu de choses sur les premières 
années en Canada de Jean-Baptiste Otis, mais les livres de 
comptes du séminaire de Québec et les greffes judiciaires ont 
pu nous fournir les renseignements essentiels. En tous cas, 
les notes eue nous avons ici sont bien authentiques, tirées 
qu'elles sont des archives. 

Cet Otis est presque toujours nommé Jasmin dans les 
vieux papiers et parfois Otice dit Jasmin ou Jasniin l'Anglais; 
ce dernier nom lui venait de son origine. Sous la domination 



' Voir plus loin. 



— 26 — 

française il était d'usage presque général de donner des sur- 
noms aux soldats et autres personnes. Notre homme a dû 
"attraper" le sien vers l'époque de son baptême, probable- 
ment vers 1690. Quant à l'orthographe il est souvent varié: 
Ctis, Otisse, Othys, Otice, Hotice, Hôtesse, Autes et Autis. 

Dans son livre sur V Origine des familles canadiennes, 
le Dr N.-E. Dionne a naïvement prétendu que Otis tient son 
étymologie de Othis, commune du département de Seine-et- 
Marne, arrondissement de Meaux, France, ou bien de hôtise, 
terme ancien pour désigner une concession de terre rurale, 
tenue par des hôtes, à un homme libre qui prend alors la qua- 
lité d'hôte et qui s'engage à la mettre en valeur et à payer, 
durant un certain temps, un cens annuel. Les hommes libres 
étaient une classe de gens entre les seigneurs féodaux et les 
serfs. Le Dr Dioniie a fait oeuvre d'imagination et n'y a rien 
gagné, au contraire. Le nom de famille Otis est purement 
américain et tenait son origine anglaise depuis déjà plusieurs 
siècles. 

Oti, du grec ôtos, signifie oreilles. Or, lorsqu'on sait que 
l'ancêtre de la branche canadienne des Otis avait eu les deux 
oreilles coupées par les Abénaquis lors de sa captivité parmi 
eux en 1689, on ne peut que sourire de cette coïncidence ! 

D'après les vieux papiers que nous avons vus il n'y a 
aucune apparence que Jean-Baptiste Otis ait eu des relations 
avec les membres de sa famille restés à Dovers, N.-H. ; il 
semble plutôt qu'il n'en a jamais entendu parler après 1689 
et il resta sous l'impression que tous ses parents étaient morts 
ou disparus. Il ignora même qu'il y en avait à Montréal, au 
nombre desquels était la troisième femme de son père, Grizel 
Warren; cette dernière ne sut pas, non plus, où étaient Jean- 
Baptiste et Françoise-Rose, comme nous l'apprennent les pa- 
piers d'alors. En février 1714, lorsque vinrent les com.mis- 
saires envoyés par le gouverneur Dudley pour négocier le ra- 
patriement des prisonniers américains pris en guerre et ven- 
dus en Canada par les Sauvages, Jean-Baptiste Otis refusa 
de quitter le pays, de même que sa soeur Françoise-Rose. 
Tous deux étaient établis et mariés ici et ils préférèrent y 



— 27 — 

rester; ils reçurent peu après, dit-on, leur papier de natura- 
lisation. 

Cécile Poulin mourut à Saint-Joachim le 27 avril 1731. 
L'année qui suivit la mort de sa femme, Jean-Baptiste Otis 
accepta d'aller à la Baie-Saint-Paul comme contremaître du 
domaine et de la ferme qu'y avait là le séminaire de Québec. 
Il parait s'y être rendu au printemps de 1732. Cette ferme, 
comme l'indiquait une inscription placée au-dessus d'une de 
ses portes extérieures, avait été bâtie en 1718. Joseph Pou- 
lin, beau-frère de Jean-Baptiste Otis, en était l'économe. Ce 
dernier demeura dans sa fonction, au service du séminaire, 
jusqu'en 1750. 

Les messieurs du séminaire de Québec ne résidaient pas 
à leurs fermes, mais à Québec. Ils avaient aussi à la Baie- 
Saint-Paul un moulin à scier les planches et un moulin banal 
pour la mouture des grains, et des fermes au Cap-Tourmente, 
à Beauport et ailleurs. Ces fermes aidaient le séminaire a 
vivre, mais elles ne lui rapportaient pas une fortune. Ce n'é- 
tait pas tout le monde qui pouvait avoir une s, ierie ! Les 
seigneurs mêmes étaient trop pauvres pour s'en occuper. Le 
séminaire faisait quasi oeuvre nationale en établissant des in- 
dustries si utiles. 

Le séminaire de Québec possédait la seigneurie de Beau- 
pré qui s'étend, comme on le sait, depuis la rivière Montmo- 
rency jusqu'à la rivière du Gouffre, à la Baie-Saint-Paul, dont 
elle comprend la plus grande partie de la rive droite. 

Le 9 février 1733, Jean-Baptiste Otis épousait en secondes 
noces à la Baie-Saint-Paul, Marie-Françoise Gagné, fille de 
feu Ignace Gagné et de Louise Tremblay; Marie-Françoise, 
née le 22 janvier 1696, était veuve de Claude Gauthier dit 
Larouche. 

Ignace Gagné, fils, était seigneur de la Rivière-du-Gouf- 
fre, qu'il avait achetée de Pierre Dupré, mort subitement en 
1723 ; ce Pierre Dupré fut le premier seigneur de la Rivière- 
du-Gouffre. Vers 1747, Ignace Gagné, Jean-Baptiste Martel, 
capitaine de milice à la Baie-Saint-Paul et commis du grand- 
voyer, et Jean-Baptiste Otis, adressaient une requête à M. 



— 28 — 

de Lanouiller de Boiscler, grand-voyer de la Nouvelle-France, 
se plaignant qu'ils n'ont pas de chemins dans les prairies de 
la Petite-Rivière, paroisse Saint-François-Xavier (près de la 
Baie-Saint-Paul), ni dans la dite paroisse, et priant qu'on en 
fasse le plus tôt possible. Cette requête est signée d'Ignace 
Gagné et fut "présentée par le dit sieur J. Otice et par J. B. 
Martel, qui ne savent ny écrire ny signer". 

Vers la même époque, ils adressèrent à l'intendant une 
autre requête pour les chemins de la Baie-Saint-Paul, repré- 
sentant qu'une vingtaine d'habitants de la seigneurie de la 
rivière du Gouffre "n'ont point de chemins pour voiturer 
quoiqu'il y ait sept ans qu'ils sont établis." Cette requête 
fut corroborée par Louis Chaumont, curé. La seigneurie du 
Gouffre comprenait cette partie de terre comprise entre la 
rive gauche de la rivière du même nom et les Eboulements. 

Dix ans après son arrivée à la ferme de la Baie-Saint- 
Paul, Jean-Baptiste Otis et son épouse se firent accorder du 
séminaire une terre de trois arpents sur cinquante située à 
l'endroit appelé la Mare-à-la-Truite, à environ une lieue du 
village. Il y a un contrat du 25 octobre 1743 passé devant 
Nicolas-Gaspard Boucault, notaire royal, mais il y eut une 
concession antérieure sous seing privé.' 

Jean-Baptiste Otis fut marguillier en charge en 1750; 
c'est le premier marguillier dont il est fait mention dans les 
papiers de la fabrique de la Baie-Saint-Paul.' Cette même 
année, comme il était question de construire une nouvelle 
église dans cette paroisse, il fut élu syndic; c'était un homme 
grave, prudent, habitué aux affaires et digne d'occuper cette 
place d'honneur. Il était intimement lié d'amitié avec l'abbé 
Louis Chaumont, le curé d'alors; ce sont eux qui réussirent 
à se faire concéder le 7 août 1750 des messieurs du séminaire 
de Québec un terrain de treize perches de superficie, situé 



' Voir aDDendlce, pièce No 2. 

' Abbé TrudeHe, Trois Souvenirs, p. 104. L'auteur de ce livre le 
nomme Jean-François, mais c'est une erreur. Il ajoute quelques rensei- 
gnements généalogiques et historiques plus ou moins justes qu'il tient de 
la tradition: celle-ci se repose sur un fond vrai, mais tout y est em- 
brouillé, l'abté Trudelle n'ayant pas \-n de documents authentiques. 



— 29 — 

à quelques arpents de la première chapelle. 

Mgr Amédée Gosselin a pu constater par les livres de 
comptes du séminaire de Québec que Jean-Baptiste Otis fut 
employé sur la Petite Ferme de Saint-Joachim trente années 
durant, c'est-à-dire de 1702 à 1732, et sur celle de la Baie- 
Saint-Paul de 1732 à 1750. Le 16 avril 1750, après quarante- 
huit ans au moins de bons et loyaux services, il renonça à sa 
qualité et à ses droits de donné moyennant une rente annuelle 
de trente minots de blé que les messieurs du séminaire lui 
payèrent fidèlement jusqu'à sa mort; ils avaient eu, avec 
raison, une très grande confiance dans sa probité. 

Voici cette renonciation Verbatim et literatim, telle que 
nous l'a complaisamment communiquée Mgr Amédée Gosselin : 

"Par devant nous Michel Lavoye, notaire royal en la 
coste de Beaupré résident à la petite rivière paroisse de St. 
François-Xavier soussigné et les témoins ci-après nommés, 
furent présents le seize avril mil sept cents cinquante, Messire 
François-Sorbier de Villars ptre directeur du Séminaire des 
missions étrangères établi à Québec, fondé de procuration, 
en date du six avril mil sept cens cinquante, signée par Mes- 
sieurs de Lalance, Jacrau, Récher d'une part, et Jean Otice 
dit Jasmin, donné du dt. sémre, d'autre part lesquels ont fait 
l'accord, conditions et conventions suivantes, scavoir que le 
dt. semre. promet et s'oblige de donner trente minots de Bled 
par an au dt. Jasmin, Et le dt. Jasmin moyennant cette quan- 
tité de Bled renonce pour toujours à la qualité et aux droits 
de donné du dt. Semre. dont il s'est séparé, et se sépare au- 
jourd'huy par ce présent acte, du consentement de sa femme, 
fait à la Baye St. Paul, le seize avril mil sept cens cinquante, 
en présence de Mr. Chaumont curé du dt. lieu, de Mr. Porneuf 
curé de St. Joachim et du Sr. Crepin qui ont signé avec nous 
dit notaire le dit Jasmin et sa femme ont déclaré ne scavoir 
signer de ce interpellés suivant l'ordonnance après lecture 
faite. Signés, villars ptre, chaumont, ptre, A. Crepin, René 
Porneuf, ptre. 

(signé) Michel Lavoye." 



— 30 — 

La maison où demeura d'abord (1732-50) la famille Otiâ 
était sise au bord d'un petit étang, sur l'ancienne ferme du 
séminaire, tout près de la première chapelle ; elle faisait par- 
tie du domaine. Maintenant, la voie ferrée passe non loin de 
cet endroit. 

L'été même qui suivit sa renonciation Jean-Baptiste Otis 
fit faire des réparations à la vieille maison située sur la terre 
qu'il avait achetée en 1743 et alla s'y établir avec sa famille 
sans plus tarder. Il y avait commencé des défrichements 
quelques années auparavant, de sorte qu'elle commençait à 
rapporter. Jean-Baptiste Otis était alors assez âgé et méri- 
tait quelques années de repos ; c'est son fils Jean-Baptiste, 
deuxième du nom, qui continua les travaux commencés. Ce 
bien paternel passa par héritage de père en fils jusque vers 
1900 alors qu'il fut vendu par les enfants de Joseph Otis (cin- 
quième génération). 

Jean-Baptiste Otis mourut à la Baie-Saint-Paul le 16 sep- 
tembre 1760, à l'âge avancé de quatre-vingts ans. 

De son union à Cécile Poulin on ne connaît qu'une fille : 

1. — Marie-Josephte, née en 1704 (probablement à Saint- 
Joachim), elle épousa: 1 François Quevillon,' né le 10 avril 
1697, fils de Julien Quevillon et de feue Marie-Anne Lavergne, 
de Montréal, autrefois des alentours de Québec. François 
Quevillon demeurait à cette époque à Saint-Joachim où semble 
avoir eu lieu ce mariage dont on ignore la date précise ; la 
convention de mariage faite par le curé de Saint-Joachim, 
Charles de la Bouteillerie, est du 25 avril 1724.' 

François Quevillon étant mort à Saint-Joachim le 29 
juillet 1735, sa veuve se remaria à Saint-Joachim le 16 juillet 
1736 à Jean Bolduc veuf de Thérèse Racine. Bolduc mourut 
au même endroit en 1741. Marie-Josephte convola en troi- 
sièmes noces à Saint-Joachim, le 29 janvier 1742, avec Jacques 
Fougères. Celui-ci avait reçu des messieurs du séminaire de 
Québec une terre située dans la seigneurie de Saint-Elzéar, 
paroisse Saint-Joachim, mais elle lui fut enlevée le 17 mars 



On écrivait aussi Quirion. 
Voir appendice, pièce No 3. 



— 31 — 

1758, faute d'y avoir tenu feu et lieu. 

Marie-Josephte Otis mourut avant le 19 novembre 1759, 
puisque son dernier mari se remariait à cette date avec Mar- 
guerite Gagné, veuve de Pierre Racine. Fougères décéda le 

14 octobre 1778. Marie-Josephte Otis avait fait dresser, le 

15 février 1737, l'inventaire de ses biens devant le notaire 
Etienne Jacob.' 

De l'union de Jean-Baptiste Otis et de Marie-Françoise 
Gagné, morte à la Baie-Saint-Paul le 1 juin 1778, âgée de 
quatre-vingt-quatre ans, sont nés six enfants : 

2. — Geneviève, baptisée à la Baie-Saint-Paul le 5 novem- 
bre 1733 ; mariée à la Petite-Rivière le 26 octobre 1751 à Fran- 
çois Fortin, né le 28 juin 1729, fils de François-Xaxier Fortin 
et de Marie-Madeleine Tremblay. Ils vécurent à la Baie-Saint- 
Paul où elle mourut le 3 décembre 1789. 

3, — Jean-Baptiste, baptisé à la Baie-Saint-Paul le 25 fé- 
vrier 1735; sépulture au même endroit le 21 mars suivant. 

4. — Jean-Baptiste, baptisé à la Baie-Saint-Paul le 16 
avril 1736 ; continuateur de la lignée ; voir plus loin. 

5. — Augustin, baptisé le 28 août et sépulture le 11 sep- 
tembre 1738, au Château-Richer. 

6. — Prisques, baptisé le 28 août et sépulture le 19 sep- 
tembre 1738, au Château-Richer. 

Jean-Baptiste Otis et sa femme avaient donc passé cet 
été-là au Château-Richer. 

7. — Prisques, baptisé à la Baie-Saint-Paul le 29 mars 
1739 ; mort au même endroit le 3 octobre 1745 ; "presque toute 
la paroisse a assisté à ses funérailles," dit le registre. 

DEUXIEME GENERATION 

Jean-Baptiste dit Jasmin l'Anglais, comme son père, 
fut baptisé le 16 avril 1736 f fils de Jean-Baptiste Otis et de 
Marie-Françoise Gagné. Ce baptême est le premier acte 
qu'enregistra l'abbé Louis Chaumont en arrivant à la Baie- 
Saint-Paul comme curé. Cet enfant épousa le 24 novembre 
1756, aux Eboulements, Marie-Anne Tremblay, née en 1734, 



Voir apnendice. pièce No 4. 

L'abbé Trudelle, Trois Souvenirs, p. 104, dit le 19 avril. 



— 32 — 

fille de Jean Tremblay, officier de milice, et de Catherine 
DeLavoye. Ils étaient donc parents de consanguinité au troi- 
sième degré. 

Jean Tremblay était fils de Pierre Tremblay, premier 
seigneur des Eboulements. Il fut un des premiers habitants 
de la Baie-Saint-Paul et il demeurait chez Noël Simard ; la 
famille de ce dernier est la première qui se soit établie en cet 
endroit en 1678. Catherine DeLavoye mourut le 26 février 
1779 d'une maladie appelée "le mal de la Baie-Saint-Paul" et 
qui fit tant de ravages dans le pays de 1775 à 1785. 

Marie-Anne Tremblay mourut peu après, laissant un fils 
à son mari : 

1. — Jean, baptisé à la Baie-Saint-Paul le 18 septembre 
1757 ; continuateur de la lignée ; voir plus loin. 

Jean-Baptiste Otis épousa en secondes noces à Saint- 
Joachim le 26 mai 1761, Marie-Anne Bolduc, fille de Jean- 
Germain Bolduc et de Marie-Anne Filion ; Marie-Anne Bolduc 
était veuve de Jacques Tremblay. 

Jean-Baptiste Otis (deuxième du nom) mourut subite- 
ment à la Baie-Saint-Paul le 11 mars 1789, à l'âge de cin- 
quante-deux ans. 

TROISIEME GENERATION 

Jean, baptisé à la Baie-Saint-Paul le 18 septembre 1757; 
fils de Jean-Baptiste Otis (deuxième du nom) et de Marie- 
Anne Tremblay. Il épousa à la Baie-Saint-Paul le 14 jan- 
vier 1777, Thérèse-Cécile Grenon, née à la Baie-Saint-Paul 
le 19 décembre 1760, fille de Jean-Baptiste Grenon et de Ma- 
rie-Dorothée Fortin. Jean Otis mourut à la Baie-Saint-Paul 
le 26 janvier 1813. 

Jean-Baptiste Grenon, surnommé l'Hercule du nord, fut 
l'homme le plus fort de son temps. Il a joui d'une gloire in- 
contestée et son nom est resté presque légendaire dans tout 
le pays. Son biographe,' E.-Z. Massicotte, remarque que les 
contemporains de Grenon s'accordent à dire que toute sa fa- 



■' Voir sa biographie et ses exploits dans les Athlètes canadiejis-fran- 
çais, par E.-Z. Massicotte, Montréal, 19Û9. 



mille se faisait admirer par ure force physique ex±raordinaire ; 
ses enfants en héritèrent complètement. 

Thérèse-Cécile Grenon avait aussi des nerfs d'acier et 
ur.e "poigne" surhumaine. La tradition a conservé plusieurs 
anecdotes sur ses exploits et on rapporte, entr'autres choses, 
qu'elle releva seule, un jour, une charge de foin renversée 
dans un fossé. 

Jean Otis et Thérèse-Cécile Grenon eurent onze enfants, 
tous nés à la Baie-Saint-Paul : 

1. — Marie-Josephte, née le 30 août 1778 ; mariée aux 
Eboulements le 10 octobre 1797 à Janvier Potvin, fils de Paul 
Potvin et de Marie-Louise Simard. 

2. — Marie-Geneviève, née le 19 novembre 1780; mariée à 
la Baie-Saint-Paul le 27 novembre 1798 à Jean Tremblay, fils 
de Louis-Marie Tremblay et de défunte Marie-Anne Girard. 
Ils étaient donc parents au quatrième degré de consanguinité. 
Elle mourut à la Baie-Saint-Paul le 23 mars 1847. 

3. — Thérèse, née le 25 mai 1783 ; mariée à la Baie-Saint- 
Pauî le 13 juillet 1802 à Louis Boivin, fils d'Etienne Boivin 
et de Marie-Philomène Tremblay. 

4. — Alexis, né le 6 juillet 1785 ; voir plus loin, 

5. — Jean, né le 22 septembre 1787; voir plus loin. 

6. — Roger, né le 22 décembre 1789 ; voir plus loin. 

7. — Frédéric, né le 8 novembre 1791 ; voir plus loin. 

8. — Michel-Abraham, né le 30 octobre 1793 ; mort céliba- 
taire à la Baie-Saint-Paul le 30 mai 1871. 

9. — Adélaïde, née le 17 septembre 1795 ; elle avait épousé 
à la Baie-Saint-Paul Jean-Gaspard Gauthier dit Larouche ; 
décédée au même endroit le 2 juin 1885. 

10. — Euphémie, née le 23 décembre 1797 ; m.ariée à la 
Baie-Saint-Paul à Michel Harvey; morte à la Malbaie le 30 
septembre 1834. 

11. — Benjamin, né le 11 juin 1800; voir plus loin. 

QUATRIEME GENERATION 

Alexis, né à la Baie-Saint-Paul le 6 juillet 1785; fils 
de Jean Otis et de Thérèse-Cécile Grenon ; il épousa à la Baie- 



— 34 — 

Saint-Paul le 5 février 1822 Marie Thibault, fille de Araable 
Thibault. Alexis Otis était capitaine de milice. Il mourut 
au même endroit le 9 janvier 1860. 

Cet Alexis Otis nous a laissé un volume de mémoires inté- 
ressants qui est actuellement en la possession de Mme veuve 
Ladislas-Eucher Otis, de Roberval. On y voit qu'il était collec- 
teur dans les terres de la Baie-Saint-Paul pour la propagation 
de la foi, de 1840 à sa mort, et que le 20 février 1847, il sous- 
crivait à "la gazette" qu'il n'avait pas encore reçu jusqu'alors. 
S'il faut en croire ses livres de comptes, Alexis Otis était un 
homme d'affaires. On y trouve, entr'autres choses, une liste 
de prix des denrées de ce temps. 

Alexis Otis et Marie Thibault eurent huit enfants, tous 
nés à la Baie-Saint-Paul : 

1. — Exugère, né le 26 novembre 1822; mort à la Baie- 
Saint-Paul le 6 janvier 1826. 

2. — Lucien, né le 18 octobre 1824. Il fit ses études à 
Sainte-Anne-de-la-Pocatière, laissa ce collège en 1849 et fut 
ordonné prêtre à Québec le 27 juillet 1851. D'abord vicaire 
à la Baie-Saint-Paul de 1851 à 1856, il fut nommé curé de 
Bagotville (1856-61), puis de l'Anse-Saint-Jean (1861-67); 
en 1867, il devint directeur des élèves de l'Ecole normale Laval 
de Québec où il est décédé le 12 juin 1868. Il desservit pen- 
dant plusieurs années les habitants de la rivière Sainte-Mar- 
guerite, et il fit beaucoup pour la colonisation du canton 
Saint-Félix-d'Otis, ainsi nommé en souvenir de lui. Cette 
mission a été fondée vers 1890 ; elle est située à trois milles de 
la rivière Saguenay et à douze milles de Bagotville. Il y a 
près de là le lac Otis très remarquable par l'abondance de 
truites qu'on y trouve. 

3. — Edesse, née le 9 avril 1827; décédée à la Baie-Saint- 
Paul le 8 octobre 1874. 

4. — Joseph, né le 17 juillet 1829; voir plus loin. 

5. — Suzanne, née le 29 janvier 1832; morte à la Baie- 
Saint-Paul le 8 novembre 1853. 

6. — Marie-Adélaïde, née le 28 février 1834; décédée à la 
Baie-Saint-Paul le 25 octobre 1836. 



35 



7.— Ladislas-Eucher, né le 17 mai 1836 ; voir plus loin. 
8. — Anonyme, né et mort le 4 janvier 1839. 

QUATRIEME GENERATION 

Jean, né à la Baie-Saint-Paul le 22 septembre 1787; 
fils de Jean Otis et de Thérèse-Cécile Grenon ; marié à la Baie- 
Saint-Paul le 1 octobre 1811 à Madeleine Coulombe, fille de 
Thomas Coulombe et de défunte Rosalie Perron. Jean Otis 
fut marchand à la Malbaie et il alla s'établir dans le comté 
de Matane vers 1825. 

De ce mariage on connaît: 

1. — Thomas, né à la Malbaie le 29 décembre 1812 ; 

2._Jean-Evangéliste, né à la Malbaie le 16 mars 1814 ; 

3. — Abel, né à la Malbaie le 29 novembre 1815 ; 

4.— Michel, né à la Malbaie le 29 novembre 1815; 

5. — Sophie, née à la Malbaie le 17 septembre 1818; 

QUATRIEME GENERATION 

Roger, né à la Baie-Saint-Paul le 22 décembre 1789; 
fils de Jean Otis et de Thérèse-Cécile Grenon ; il épousa à la 
Baie-Saint-Paul le 15 mai 1809 Angèle Fortin, fille de Jean- 
Baptiste Fortin et de défunte Thérèse Gauthier dit La- 
rouche. Il est mort à la Malbaie le 16 novembre 1850. 

Voici leurs enfants : 

1. Thérèse-Marguerite, née à la Baie-Saint-Paul le 2 fé- 
vrier 1810; mariée à la Malbaie à Jean Harvey; elle décéda 
à la Malbaie le 18 mars 1863. 

2._Catherine, née à la Baie-Saint-Paul le 15 septembre 

1811. 

3. Zéphirin, né à la Baie-Saint-Paul le 25 août 1813;' 

mort à la Malbaie le 15 octobre 1814. 

4._Hypolite, né à la Malbaie le 3 août 1815 ; voir plus loin. 
5.— Epiphane, né à la Malbaie le 12 janvier 1818; voir 



' Le registre le dit fils de "Roger Otis et d'Angèle Gauthier dit La- 
rouche"; il y a là erreur: la mère était Angèle Fortin; c'est la grand'mère 
maternelle de Fenfant qui était une Gauthier. 



— 36 — 

plus loin. 

6. — Herménégilde, né à la Malbaie le 16 avril 1820 ; mort 
à la Malbaie le 29 mai 1840. 

7. — Mélanie, née à la Malbaie le 13 juin 1822; mariée à 
la Malbaie le 15 novembre 1842 à François Harvey, fils de 
feu Jean Harvey et de défunte Madeleine Gagné; décédée à 
la Malbaie le 22 janvier 1845. 

8. — Alexandrine, née à la Malbaie le 11 septembre 1826; 
mariée à la Malbaie le 4 février 1851 à Cyriac Villeneuve, 
fils de Joseph Villeneuve et de défunte Marguerite Brisson. 
Elle est morte à la Malbaie le 9 mars 1859. 

9. — Marguerite- Adéline née à la Malbaie le 11 septembre 
1826; mariée à la Malbaie le 11 février 1850 à Louis Bouliane, 
fils de Pierre Bouliane et de Christine Girard. Elle est morte 
à la Malbaie le 21 novembre 1897. 

10. — Anaclet, né à la Malbaie le 27 juin 1833; mort à la 
Malbaie le 30 mars 1849. 

QUATRIEME GENERATION 

Frédéric, né à la Baie-Saint-Paul le 8 novembre 1791; 
il fut ondoyé à la maison, puis baptisé le 13 ; fils de Jean Otis 
et de Thérèse-Cécile Grenon ; il épousa à la Malbaie le 12 août 
1823 Denise Demeulles, fille de Joseph Demeulles et de Cons- 
tance Bouchard. Il est mort à la Malbaie le 1 janvier 1873. 
Sa femme l'avait précédé dans la tombe. 

De cette union naquirent: 

1. — Denise-Emilienne, née à la Malbaie le 4 juin 1824; 
mariée à la Malbaie le 9 août 1842 à Isaïe Blackburn ; décédée 
à la Malbaie le 17 janvier 1892. 

2. — Frédéric, né à la Malbaie le 11 août 1826; voir plus 
loin. 

3. — Célestin-Abel, né à la Malbaie le 18 décembre 1828; 
voir plus loin. 

4. — Onésime, né à la Malbaie le 5 avril 1833; voir plus 
loin. 

5. — Joséphine, née à la Malbaie en 1834 ; mariée à la Mal- 
baie à Georges Filion ; décédée au même endroit le 14 mars 



1912. 

6, — Marie-Lia-Séraphine, née à la Malbaie le 17 novem- 
bre 1835 ; morte à la Malbaie. 

7. — Marie-Démérise-Arthémise, née à la Malbaie le 7 
août 1838; morte à la Malbaie le 26 juillet 1841. 

8. — Joseph-Napoléon, né à la Malbaie le 14 octobre 1841 ; 
voir plus loin. 

9. — Auguste, né à la Malbaie le 17 juin 1844 ; décédé à la 
Malbaie le 7 janvier 1845. 

QUATRIEME GENERATION 

Benjamin, né à la Baie-Saint-Paul le 11 juin 1800; fils 
de Jean Otis et de Thérèse-Cécile Grenon; il épousa à la 
Malbaie le 30 septembre 1823 Justine Boudreault, fille de 
Jean Boudreault et de Catherine Simard. Ce ménage fit bap- 
tiser quatre enfants à la Malbaie, puis alla s'établir dans le 
comté de Matane en 1831, où était déjà la famille de Jean 
Otis. 

1, — Esther, née le 20 novembre 1824; 

2. — Anonyme, né et mort le 25 janvier 1826 ; 

3. — Alexis, né le 6 janvier 1827; 

4, — Marie-Adèle, née le 28 juin 1830. 

CINQUIEME GENERATION 

Joseph, né à la Baie-Saint-Paul le 17 juillet 1829; fils 
de Alexis Otis et de Marie Thibault; il épouse à la Baie-Saint- 
Paul le 2 février 1858 Marie-Adélaïde-Exilia Gauthier dit 
Larouche, fille mineure de Louis Gauthier et de feue Ther- 
sille Girard. Joseph Otis est mort à la Baie-Saint-Paul le 
24 juin 1891. 

De ce mariage sont nés douze enfants, tous baptisés à 
la Baie-Saint-Paul: 

1.— Louis-Arthur, né le 8 décembre 1859; mort à la Baie- 
Saint-Paul le 21 janvier 1882. 

2._Joseph-Marie-Alfred, né le 25 mars 1862; voir plus 

loin. 



— 33 — 

3. — Ladislas-Eucher, né le 14 décembre 18ô3 ; décédé à 
la Baie-Saint-Paul le 25 septembre 1864. 

4. — Thomas-Alexis, né le 10 septembre 1865 ; voir plus 
loin, 

5. — Marie-Suzanne-Virginie, née le 23 décembre 1867; 
mariée à la Baie-Saint-Paul ie 17 février 1890 à Joseph Gau- 
thier dit Larouche, fils de J.-B. Gauthier et de Marguerite 
Simard. Ils étaient parents du 2e au 3e degrés de double con- 
sanguinité. 

6. — Georges-Joseph, né le 21 octobre 1869; mort le len- 
demain. 

7. — Eugène-Ladislas, né le 27 novembre 1370; décédé à 
la Baie-Saint-Paul le 7 octobre 1872. 

8. — Lucien-Louis-Philippe, né le 20 décembre 1872 ; voir 
plus loin. 

9. — Joseph-Ladislas, né le 8 janvier 1875 ; encore céli- 
bataire. 

10. — Marie-Alice-Emma, née le 4 mars 1877 ; morte à la 
Baie-Saint-Paul le 19 octobre 1904. 

11. — Louis-Hermann, né le 25 janvier 1830; mort à la 
Baie-Saint-Paul le 1 avril 1880. 

12. — Marie-Léda-Rose-Anna, née le. 8 octobre 1881; ma- 
riée à la Baie-Saint-Paul le 28 janvier 1902 à Joseph-Charles 
Simard, fils d'Octave Simard et d'Edith Simard. 

CINQUIEME GENERATION 

Ladislas-Eucher, né à la Baie-Saint-Paul le 17 mai 
1836; fils de Alexis Otis et de Marie Thibault; il épousa à 
Saint-Alexis (pour l'Anse-Saint-Jean) le 19 mai 1861 Alphon- 
sine Lebel, fille de Thomas Lebel et de Sophie Miville dit 
Déchêne, de Kamouraska. Ladislas-Eucher entra comme élève 
au séminaire de Québec en 1854, fit trois classes, 6e, 5e et 4e, 
après quoi il sortit. Il est mort à Roberval le 4 décembre 
1910. 

De cette union naquirent: 

1. — Alexis-Thomas-Ladislas-Eucher, né à l'Anse-Saint- 
Jean le 30 mars 1862 ; voir plus loin. 



Ladislas-Eucher Otis avait adopté un enfant nommé Phi- 
lippe Grenon, orphelin de Charles Grenon et de Marie Cau- 
chon, en leur vivant de Chicoutimi. Cet enfant est mort à 
Roberval le 26 novembre 1885, âgé de dix ans. 

CINQUIEME GENERATION 

HijpoUte, né à la Malbaie le 3 août 1815 ; fils de Rog'cr 
Otis et d'Angèle Fortin ; il épousa en premières noces à la 
Malbaie le 28 octobre 1834 Madeleine Tremblay, fille de 
Pierre Tremblay et de Victoire Gobeil. 

De cette union naquirent: 

1. — Marie-Louise, née à la Malbaie le 23 février 1836; 
mariée aux Bergeronnes à Thomas Gagnon ; décédée dans l'On- 
tario. 

2. — Marie-Philomène, née à la Malbaie le 4 janvier 1838 ; 
morte à la Malbaie le 18 février 1839. 

3. — Adélaïde, née à la Malbaie le 12 décembre 1839 ; morte 
à la Malbaie le 20 juin 1840. 

4. — Herménégilde, né à la Malbaie le 6 août 1841; voir 
plus loin. 

5. — Marie-Arsène, né à la Malbaie le 2 juin 1843; mort 
jeune. 

Hypolite Otis se remaria à la Malbaie le 23 février 1846 
à Geneviève Tremblay, fille d'Alexandre Tremblay et de 
Marie Morin. Il mourut à Tadoussac le 31 octobre 1881. 
Geneviève Tremblay décéda au Sacré-Coeur le 29 novembre 
1888, âgée de soixante-deux ans. 

De cette seconde union, vsont nés : 

6. — Pierre-Horace, né à la Malbaie le 9 janvier 1847 ; 
décédé à la Malbaie le 2 septembre 1852, 

7. — Joseph, né à la Malbaie le 11 mars 1849; décédé à la 
Malbaie le 20 avril 1850. 

8. — Thomas, né à la Malbaie le 17 mars 1851 ; décédé à 
Tadoussac en 1856. 

9. — Roger, né à la Malbaie le 10 mai 1853 ; décédé à Ta- 
doussac en 1856. 



— 40 — 

10. — Philibert, né aux Bergeronnes le 5 septembre 1855; 
voir plus loin. 

11. — Georgina, née à Tadoussac le 24 mars 1857; mariée 
à Tadoussac le 3 novembre 1885 à Albani Debien, fils de Ca- 
lixte Debien et de Philomène Chouinard, du Sacré-Coeur; dé- 
cédée à Sainte-Anne de Chicoutimi en janvier 1911. 

12. — Jean (Johnny), né à Tadoussac vers 1860; voir plus 
loin. 

13. — François, né au Mont-Louis le 1 juin 1868; voir 
plus loin. 

CINQUIEME GENERATION 

Epiphane, né à la Malbaie le 12 janvier 1818; fils de 
Roger et d'Angèle Fortin ; il épousa à la Malbaie le 12 avril 

1842 Elizabeth, fille adoptive de Bellamin Maltais et de Gene- 
viève Gagnon. Il mourut à la Malbaie le 24 novembre 1846. 

Enfants : 

1. — Joseph-Ferdinand-Abel, né à la Malbaie le 16 février 

1843 ; voir plus loin. 

2. — Marie-Louise-Carmélie, née à la Malbaie le 20 sep- 
tembre 1844 ; morte à la Malbaie le 28 novembre 1844, 

3. — Jean, né à la Malbaie le 13 octobre 1845; mort à la 
Malbaie le 3 avril 1846. 

4. — Epiphane, né à la Malbaie le 5 janvier 1847. Ce fut 
donc un enfant posthume. Voir plus loin. 

CINQUIEME GENERATION 

Frédéric, né à la Malbaie le 11 août 1826 et baptisé 
le 19; fils de Frédéric et de Denise Demeulles; il épousa à la 
Malbaie le 23 novembre 1847 Calixte Debien, fille de Joseph 
Debien et de défunte Josephte Renaud. Frédéric Otis est 
mort à la Malbaie le 11 mars 1896. 

Enfants : 

1. — Jean-Frédéric (Johnny), né à la Malbaie le 8 sep- 
tembre 1849 ; voir plus loin. 

2. — Anonyme, né et mort à la Malbaie le 24 octobre 1851. 



— 41 — 

3. — Joseph-Ferdinand, né à la Malbaie le 4 février 1853 ; 
voir plus loin. 

4. — Louis-Alexis-David, né à la Malbaie le 20 mai 1855 ; 
voir plus loin. 

5. — Joseph-Ernest, né à la Malbaie le 18 et mort le 20 
janvier 1858. 

6. — Marie-Joséphine, née à la Malbaie le 26 décembre 
1858; mariée à Roberval le 16 février 1885 à Joseph-Herculin 
Lavoie, fils de Ephrem Lavoie et de Josephte Tremblay. 

7. — Joseph-Onésime, né à la Malbaie le 8 mars 1862 ; voir 
plus loin. 

8. — Lucien-Pierre-Ernest, né à l'Anse-Saint-Jean le 31 
juillet 1864; noyé durant un voyage de chasse au Manitoba, 
en 1894, où il demeurait. 

9. — Marie-Denise-Emilienne, née à l'Anse-Saint-Jean le 1 
novembre 1866 ; en religion Soeur Saint-Laurent, religieuse 
converse ; décédée à Roberval le 17 mars 1898 ; inhumée dans 
le cimetière des Ursulines. 

10. — Marie-Germaine, née à l'Anse-Saint-Jean le 15 mai 
1869, mais baptisée seulement le 30. L'Anse-Saint-Jean était 
desservie. Mariée à Roberval le 4 février 1889 à François- 
Xavier-Joseph Lavoie, fils d'Hector Lavoie et de Rose-de-Lima 
Cauchon. 

11. — Georges-Eric, né à l'Anse-Saint-Jean le 19 mai 1872; 
prit du service en 1914 dans l'infanterie légère., régiment 
Princesse Patricia; tué en France le 30 octobre 1917 entre 
4.30 et 5.30 heures a. m. 

CINQUIEME GENERATION 

Célestin-Abel, né à la Malbaie le 18 décembre 1828; 
f i's de Frédéric Otis et de Denise Demeulles ; il épousa à la 
Malbaie le 7 février 1854 Séraphine Desève. 

Il est mort à la Malbaie le 21 janvier 1882. 

Enfants : 

1. — Marie-Alma, rée à la Malbaie le 20 avril 1855; dé- 
cédée à la Malbaie le 6 décembre 1862. 



42 

2.' — Marie-Herméline, née à la Malbaie le 8 juin 1857; 
mariée à la Malbaie à Joseph Tremblay ; morte au même en- 
droit le 12 janvier 1890. 

3. — Joseph-Théodore, né et mort à la Malbaie le 13 juillet 
1860. 

4. — Marie-Aline, née à la Malbaie le 7 mai 1863; mariée 
à Alfred Brassard ; décédée à Saint-Siméon le 21 octobre 1915. 

CINQUIEME GENERATION 

Onésime, né à la Malbaie le 5 avril 1833 ; fils de Frédéric 
Otis et de Denise Demeulles ; il épousa à la Malbaie Clarisse 
Girard. Onésime Otis mourut à la Malbaie le 11 avril 1901. 
Il demeurait au Grand-Fonds. 

Enfants : 

1. — Joseph-Alfred, né à la Malbaie le 2 septembre 1859; 
voir plus loin. 

2. — Joseph-Elzéar, né à la Malbaie le 3 décembre 1862 ; 
décédé à la Malbaie le 21 mars 1875. 

3. — Jean-Baptiste (Johnny), né à la Malbaie le 12 janvier 
1865 ; il épousa à la Malbaie le 3 septembre 1888 Marie-Louise- 
Adèle Dufour, fille de Théodore Dufour et de Malvina La- 
voie. Pas d'enfant. Il est cocher à la Malbaie. 

4. — Marie-Denise-Philomène, née à la Malbaie le 10 no- 
vembre 1869 ;' elle est morte à la Malbaie le 9 avril 1871. 

5. — Louis-Donat-Léon, né à la Malbaie le 26 octobre 1871 ; 
décédé à la Malbaie le 24 septembre 1872, 

6. — François-Joseph-David, né à la Malbaie le 6 mars 
1876 ; voir plus loin. 

CINQUIEME GENERATION 

Joseph-Napoléon, né à la Malbaie le 14 octobre 1841 ; fils 
de Frédéric Otis et de Denise Demeulles ; il épousa à la Mal- 
baie le 23 août 1864 Marie Warren, fille de Jean Warren et 
de Félicie Imbeau ; Marie Warren mourut à Montréal le 4 



Par erreur, le registre donne à la mère le nom de Giroux. 



— 43 — 

février 1915, âgée de soixante-neuf ans. 

Enfants : 

1, — Marie-Dérise-Féîicité-Elmire, née à l'Anse-Saint-Jean 
le 15 mai 1865 ; mariée en premières noces à la Malbaie, 
le 23 septembre 1886 à Joseph Savard, fils de feu Joseph 
Savard et d'Hélène Harvey; puis en secondes noces à la Na- 
tivité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga, le 13 février 1893, à 
Napoléon Gauthier, veuf de Christine Perron. 

2. — Jean-Joseph-Frédéric, né à l'Anse-Saint-Jean le 16 
mars 1866; décédé au même endroit le 10 janvier 1837. 

3. — Joseph-Napoléon, né à l'Anse-Saint-Jean le 12 no- 
vembre 1867 ; voir plus loin. 

4. — Maria-Louise-Arthémise, née à l'Anse-Saint-Jean le 
22 février 1869 ; mariée à Roberval le 22 janvier 1906 à Sé- 
raphin Lefrançois, fils de feu Joseph Lefrançois et de défunte 
Adéline Boivih, de la mission Saint-Georges, autrefois de 
Québec. 

5. — Marie-Zérilda, née à l'Anse-Saint-Jean le 8 janvier 
1871; mariée à la Nativité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga 
le 19 septembre 1892 à Ludger Leblond, fils de Jean Leblond 
et de Marie Bédard, de Lennoxville. 

6. — Joseph-Georges, né à l'Anse-Saint-Jean le 1 janvier 
1872; voir plus loin. 

7. — Marie-Anne-Joséphine, née à l'Anse-Saint-Jean le 14 
juillet 1873; épouse à la Nativité de la Sainte-Vierge d'Ho- 
chelaga, le 10 septembre 1894, Patrice Thibault, fils de feu 
Joseph Thibault et de Marie Duchêne. Elle mourut à ÎMont- 
réal le 2 juillet 1906. Patrice Thibault se remaria à l'église 
Saint-Denis de Montréal le 19 novembre 1907 à Célanire Sar- 
razin, veuve de Camille Lamoureux. 

8. — Marie-Lumina-Eva, née à la Malbaie le 29 décembre 
1875; épouse à la Nativité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga 
le 5 juin 1900, Eugène Breton, fils de Pierre Breton et de 
Julie Bérard, de Lennoxville. 

9, — Jean-Charles, né à la Malbaie le 26 novembre 1877; 
décédé à Montréal le 19 septembre 1905. 

10. — Joseph-Louis-Philippe, né à la Malbaie le 31 août 



_ 44 _ 

1879; marié à Lennoxville le 21 octobre 1902 à Marie-Louise 
Breton, fille de Pierre Breton et de Julie Bérard. Pas d'en- 
fant. 

11. — Joseph-Elzéar-Napoléon, né à la Malbaie le 20 oc- 
tobre 1881 ; voir plus loin, 

12. — Joseph-Maurice-Antonio, né à la Malbaie le 11 dé- 
cembre 1883; célibataire. 

13. — Marie-Eméiine-Emilia, née à la Malbaie le 14 mai 
1885 ; elle épouse à la Nativité de la Sainte-Vierge d'Hoche- 
laga le 5 mai 1903 Josephat Filiatrault, fils de feu Maxime 
Filiatrault et de Léose Dandurand, de Valleyfield. 

14. — Joseph-Stanislas, né à la Malbaie le 28 aoiàt 1886 ; 
voir plus loin. 

15. — Joseph-Raoul, né à la Malbaie le 26 juillet 1888 ; 
voir plus loin. 

16. — Marie-Noéma, née à la Malbaie le 20 novembre 1890 ; 
mariée à Notre-Dame-des-Victoires le 12 avril 1920 à Josa- 
phat Boyer, veuf de Laura Bélanger, fils de Napoléon Boyer 
et de Désange Richer. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Marie- Alfred, né à la Baie-Saint-Paul le 25 mars 
1862; fils de Joseph Otis et de Marie-Adélaïde-Exilia Gau- 
thier dit Larouche; il épousa à Saint-Hilarif^" le 8 septembre 
1884, Angélique Savard, fille de Côme Savard et d'Henriette 
Tremblay ; puis, en secondes noces à Saint-Urbain le 14 février 
1900 Marie-Elise Labbé, fille de André Labbé et d'Alexandrine 
Simard. De ce second mariage sont nées : 

1. — Marie-Gabrielle, née à Saint-Urbain le 15 octobre 
1903. 

2. — Marie-Adrienne, née à Saint-Urbain le 24 août 1905. 

3. — Marie-Elise-Germaine, née à la Baie-Saint-Paul le 1 
mai 1907. 

4. — Marie-Alice-Alfrédine, née à la Baie-Saint-Paul le 25 
février 1909. 



45 — 



SIXIEME GENERATION 

Thomas-Alexis, né à la Baie-Saint-Paul le 10 septembre 
1865 ; liiS de Joseph Otis et de Maiie-Adélaïde-Exilia Gau- 
thier dit Larouche ; épouse à la Baie-Saint-Paul le 22 no- 
vembre 1897 Marie-Bernadette Boiiy, iristitui:rice, fihe mi- 
neure de Hector Boily et de Luce Guillemette. 

Enfants, nés à la Baie-Saint-Paul : 

1. — iT.nonynie, né, onaoyé par le Dr Alfred Simard et 
mort- le 25 janvier 1899. 

2. — Joseph-Thomas-Louis-Philippe, né le 19 décembre 
1899; décédé le 13 février 1901. 

3. — Joseph-Pierre-Ladisias, né le 8 janvier 1901. 

4. — Marie-Candide-Augusta-Délicia, née le 17 mars 1902. 

5. — P*iarie-Jo£eph-Jean-René, né le 17 octobre 1903. 

6. — Anonyme, né, ondoyé par Eugène Guillemetoe et 
mort le 21 juillet 1904. 

SIXIEME GENERATION 

Lucien-Louis-Fkilippe, né à la Baie-Saint-Paul le 20 dé- 
cembre 1872; fils de Joseph Otis et de Marie-Adélaïde-Exilia 
Gauthier dit Larouche; il épouse à la Baie-Saint-Paul le 23 
septembre 1907 Albertine Simard, fille majeure de Wilfrid 
Simard et de Marie Côté. 

Enfants, nés à la Baie-Saint-Paul : 

1. — Jo^eph-Lucien-Edmoiid-Roméo, né le 16 décembre 
1909. 

2. — Joseph-Léon-Albertin, né le 10 août 1911: décédé le 
6 septembre 1911. 

3. — Joseph-Louis-Saiil, né le 15 juin 1913; décédé le 9 
juillet 1913. 

4. — Marie-Julie'te-Lucienne-Victoria, née le 3 novembre 
1914. 

5. — Joseph-Charles-Antoine, né le 29 février 1916. 

6. — Joseph-Arthur-Ladislas, lié le 25 juin 1917. 

7. — Marie-Suzanne-Patricia, née le 26 janvier 1919. 




— 46 — 

SIXIEME GENERATION 

Alexis-Thomas-Ladislas-Eucher, né à l'Anse-Saint-Jean 
le 30 mars 1862; ondoyé à la maison; fils de Ladislas-Eucher 
Otis et de Alphonsine Lebel ; épouse à Roberval le 8 août 1887 
Anna Dumais, fille de Joseph Dumais et d'Amélie Roy-Des- 
jardins, autrefois de Saint-Denis-de-Kamouraska. Il est mort 
à Roberval le 19 décembre 1915. 

Enfants, nés à Roberval: 

1. — Joseph-Thomas, né le 17 août 1888; voir plus loin. 

2. — Marie-Jeanne-Antoinette, née le 26 novembre 1889 ; 
mariée à Joseph Gauthier, fils de Eugène Gauthier, 

3, — Suzanne, née le 22 octobre 1891 ; mariée à Roberval 
le 8 octobre 1912 à Louis Brassard, fils de feu Joseph Eias- 
sard et de Marie Fournier. 

4. — Marie-Juliette-Loretta, née le 11 avril 1893; décédée 
à Roberval le 30 novembre 1895. 

5. — Marie-Marguerite-Albertine, née le 26 juin 1895; dé- 
cédée à Roberval le 20 mars 1913. 

6. — Marie-Lorette-Gertrude, née le 8 avril 1897 ; mariée 
à Roberval le 17 octobre 1919 à Joseph Têtu, de Saint-Féli- 
cien, fils de feu Domicile Têtu et d'Emélie Perron. 

7. — Marie-Esther-Simone-Germaine, née le 27 février 
1899. 

8. — Marie-Lucienne, née le 17 octobre 1900, 

9. — Marie-Blanche-Annette, née le 19 août 1902, 

10. — Marie-Cécile-Bernadette, née le 3 février 1904. 

11. — Marie-Simone-Florence-Irène, née le 17 janvier 1906. 

12. — Marie-Fernande-Gilberte-Juliette, née le 22 janvier 
1908. 

SIXIEME GENERATION 

Herménégilde, né à la Malbaie le 6 août 1841 ; fils de 
Hypolite Otis et de Madeleine Tremblay; épouse à Tadoussac 
le 13 avril 1861 Domithilde Miviile dit Déchêne. 

Enfants : 

1, — Marie-Eliza, née à Tadoussac le 12 novembre 1863; 



— 47 — 

décédée au Sacré-Coeur le 24 juin 1893. 

2. — Marie-Luce, née à Tadoussac le 30 septembre 1865 ; 
mariée au Sacré-Coeur en juillet 1890 à Isaïe Dallaire, fils de 
Narcisse Dallaire et d'Eliza Tremblay. 

3. — Marie-Zoé-Eugénie, née à Tadoussac le 11 novembre 
1867 ; mariée au Sacré-Coeur le 15 septembre 1902 à David 
Robitaiile, enfant adoptif de Bruno Saint-Onge, des Escou- 
mins. 

4. — Joseph-Hypolite, né à Tadoussac le 23 novembre 1869 ; 
voir plus loin. 

5. — François-Georges, né à Tadoussac le 4 octobre 1871 ; 
voir plus loin. 

6. — Marie-Emma, née à Tadoussac le 5 juin 1874 ; décé- 
dée à Tadoussac le 14 janvier 1875. 

7. — Auguste-Joseph, né à Tadoussac le 5 mars 1876 ; voir 
plus loin. 

8. — Marie-Catherine, née à Tadoussac le 7 septembre 
1878; morte jeune à Saint-Hubert (comté Témàscouata ) . 

9. — Pierre-Inouil, né à Tadoussac le 19 novembre 1880; 
voir plus loin. 

10. — Marie-Flore, née au Sacré-Coeur le 6 août 1883 ; 
mariée à Saint-Hubert (comté Témiscouata) en février 1903 
à Thomas Kirouack, fils d'Eusèbe Kirouack ; noyée avec son 
mari au retour de leur voyage de noces. 

SIXIEME GENERATION 

Philibert, né aux Bergeronnes le 5 septembre 1855 ; fils 
de Hypolite Otis et de Geneviève Tremblay; épouse à Tadous- 
sac le 29 août 1878 Adélaïde Gagné, fille de Edgée Gagné et 
de Lorette Tremblay, de Saint-Fidèle; décédé à Montréal le 
5 février 1911 ; inhumé à Acton-Vale. 

Enfants : 

1. — Marie-Alida, née à Tadoussac le 1 juin 1879; mariée 
à Charles Mignot à Acton-Va]e; décédée à Montréal le 27 
août 1906 ; inhumée à Acton-Vale. 

2. — Joseph, né à Tadoussac le 2 avril 1881 ; voir plus loin. 



— 48 — 

3. — Philibert, né à Tadoussac le 17 mai 1883; décédé à 
Tadoussac le 10 mai 1884. 

4. — Marie-Rose-Délima, née à Tadoussac le 22 février 
1885; m.ariée à la Cote-Saint-Paul (Ville Emard) le 8 jan- 
vier 1910 à Joseph Joiy; décédée à Montréal en juin 1915; 
inhumée à Acton-Vale. 

5. — Louis-Herménégilde, né à Tadoussac le 3 juin 1887; 
enrôlé en 1914, il fit du service outre-mer dans le 22e ba- 
taillon canadien-français; encore célibataire. 

6. — Marie-Lisa-Edv/idge, née au Sacré-Coeur le 17 dé- 
cembre 1890; décédée à Acton-Vale en 1892. 

SIXIEME GENERATION 

Jean (Johnny), né à Tadoussac vers 1860; fils de Hypo- 
lite Otis et de Ge^ieviève Tremblay; épouse à Tadoussac So- 
phie Tremblay, fille de Paul Tremblay et de Flavie Martel. 
Jean Otis est mort à Tadoussac le 2 février 1890. Sa femme 
le suivit bientôt dans la tombe. 

Enfants : 

1. — Marie-Isabelle, née à Tadoussac le 15 février 1883 ; 
décédée jeune. 

2.-;-Joseph-Hypoîite, né à Tadoussac le 28 mars 1834 ; 
décédé à Tadoussac le 24 mai 1885. 

3. — Joseph-Henri, né à Tadoussac le 6 juillet 1885; dé- 
cédé jeune. 

4. — Marie-Elmina, née à Tadoussac le 12 avril 1887; ma- 
riée à Tadoussac le 20 avril 1903 à Dorilla Hovington, fils 
d'Alfred Hovington et de Célanire Paradis; décédée à Ta- 
doussac le 27 février 1908. 

5. — Marie-Christine, née à Tadoussac en 1889 ; décédée 
àTHôtel-Dieu de Chicoutimi le 30 octobre 1899. 

SIXIEME GENERATION 

François, né au Mont-Louis (comité Gaspé) le 1 juin 1863; 
fils de Hypolite Otis et de Geneviève Tremblay; épouse à la 
Malbaie le 8 janvier 1889 Herméline Emond, fille mineure 



— 49 — 

de Léandre Emond et de Aubéline Chouinard. 

Enfants : 

1, — Louis-Ludger, né aux Bergeronnes le 24 décembre 
1889; voir plus loin. 

2. — Joseph-Aajutor, né au Sacré-Coeur le 30 mai 1891; 
décédé aux Bergeronnes le 22 mars 1898. 

3. — Anonyme, né et mort aux Bergeronnes le 24 janvier 
1893. 

4. — Marie-Alice, née aux Bergeronnes le 11 septembre 
1894 ; décédée aux Bergeronnes le 17 avril 1898. 

5. — Joseph-Humiles-René, né aux Bergeronnes le 20 dé- 
cembre 1896 ; voir plus loin. 

6. — Joseph-Léonce, né aux Bergeronnes le 19 mars 1898. 

7. — Joseph-Adjutor-Moïse, né aux Bergeronnes le 4 mars 
1900. 

8. — Lorenzo, né aux Bergeronnes le 14 février 1902 ; dé- 
cédé aux Bergeronnes le 18 juillet 1903. 

9. — Marie-Blanche, née aux Bergeronnes le 6 juin 1903; 
décédée aux Escoumins le 31 mai 1905. 

10. — Joseph-Charles-Raoul, né aux Escoumins le 19 sep- 
tembre 1905. 

11. — Joseph-Gustave, né aux Escoumins le 10 mai 1908. 

12. — Joseph-Lorenzo, né aux Bergeronnes le 31 mai 1911. 

13. — Marie-Eliane-Germaine, née à Chicoutimi le 28 mare 
1914 ; baptisée à l'église du Sacré-Coeur. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-FerdiTiand-Abel, né à la Malbaie le 16 février 
1843 ; fils de Epiphane Otis et de Elizabeth Maltais ; épouse 
à Hébertville le 16 janvier 1871 Elmire Tremblay, fille de 
William Tremblay et d'Antoinette Fortin. 

Enfants : 

1. — Philomène, née à Hébertville le 4 janvier 1872; épouse 
à Saint-Alexis le 3 juin 1894 Edmond Tremblay, fils de 
Charles Tremblay et de Olive Saulnier. 

2. — Marie-Emélie, née à Saint-Alexis le 14 juillet 1876; 



— 50 — 

décédée à Saint-Alexis le 22 septembre 1876. 

3. — Marie-Rose, née à Saint-Alexis le 22 janvier 1878 ; 
mariée à Saint-Alexis en août 1896 à Dramis Girard, fils de 
Cléophas Girard et de Bella Boivin. 

4. — Thomas-Louis-Joseph, né à Saint-Alexis le 12 avril 
1881 ; voir plus loin, 

SIXIEME GENERATION 

Epiphane, né à la Malbaie le 5 janvier 1847; fils de Epi- 
phane Otis et de Elizabeth Maltais ; il épouse à Hébertville 
le 26 octobre 1870 Delphine Girard, fille de Damien Girard 
et d'Eléonore Gagnon. 

Enfants : 

1. — Marie-Hélène, née à Saint-Alexis le 17 octobre 1872 ; 
riiariée à Saint-Alexis le 16 juin 1890 à Xavier Gagnon, fils 
de feu Damase Gagnon et d'Olive Thibault; décédée à Saint- 
Alexis le 26 août 1905. 

.2, — Emm.a, née à Hébertville le 4 avril 1874 ; mariée à 
Thadée Girard. 

3. — Julie, née à Hébertville en 1877 ; mariée à Saint- 
Alexis le 9 janvier 1899 à Hector Bouchard, fils de Omer Bou- 
chard et de Marie Bergeron. 

4. — Joseph-Herménégiîde-Argémire, né à Saint-Alexis le 
29 décembre 1879 ; voir plus loin. 

5. — Marie-Elizabeth, née à Saint-Alexis le 26 novembre 
1881 ; mariée à Saint-Alexis le 18 juillet 1904 à Tancrède La- 
voie, fils de Benati Lavoie et d'Arthémise Gagnon. 

6. — Marie-Edée, née à Saint-Alexis le 30 octobre 1883; 
mariée à Adjutor Potvin. 

7. — Marie-Elise, née à Saint-Alexis le 17 octobre 1885 ; 
mariée à Safnt-Alexis le 6 février 1905 à John Gagnon, fils 
de Joseph Gagnon et de feue Louise Tremblay. 

8. — Joseph-Euclide-Harry, né à Saint-Alexis le 2 mars 
1886; voir plus loin. 

9. — Marie-Blanche-Laura, née à Saint-Alexis le 25 dé- 
cembre 1890; mariée à Saint-Alexis le 12 juillet 1910 à Ar- 



— 51 — 

thur Simard, fils de Benjamin Simard et de Marie-Céleste 
Gagné. 

10. — Louis-Thadée, né à Saint-Alexis le 4 juin 1893; voir 
plus loin. 

11. — Joseph-Osée, né à Saint-Alexis le 6 septembre 1896; 
encore célibataire. 

12. — Joseph-Thomas-Fortunat, né à Saint-Alexis le 24 
octobre 1900 ; encore célibataire. 

SIXIEME GENERATION 

Jean^Frédérîc (Johnny), né à la Malbaie le 8 septembre 
1849 ; fils de Frédéric Otis et de Calixte Debien ; il épouse à 
la Malbaie le 8 février 1875, Marie-Herméline Brassard, fille 
de Augustin Brassard et de Julie Harvey. Il est mort à Mis- 
tassini en mai 1910, et sa femme le 22 juillet 1919. 

Enfants : 

1. — François-Xavier, né à la Malbaie le 9 juillet 1876; 
décédé à la Malbaie en 1878. 

2. — Anonyme, né, ondoyé et mort à la Malbaie le 9 juillet 
1876. 

3. — Joseph-Henri, né à la Malbaie le 20 juillet 1879; voir 
plus loin. 

4. — Marie-Louise-Elizabeth, née à la Malbaie le 3 dé- 
cembre 1881; décédée (sous le nom d'Isabelle) à Roberval le 
15 janvier 1886. 

5. — Marie-Herméline-Philomène, née à la Malbaie le 3 
décembre 1881; mariée à Mistassini le 15 juin 1900 à Antoine 
Harvey, fils de Fortunat Harvey et de Marie Ratté; décédée 
à l'asile de Beauport. 

6. — François-Xavier, né à Roberval le 1 juin 1884; voir 
plus loin. 

7. — Joseph-Philippe, né à Roberval le 13 mai 1886 ; mort 
à Roberval le 5 août 1886. 

8. — Louis-Philippe, né à Roberval le 18 juin 1888; marié 
à Roberval le 9 janvier 1911 à Marie-Alma Tremblay, fille de 
Théodule Tremblav et d'Elmina Dallaire. Pas d'enfant. 



n9 



9. — Anonyme, né, ondoyé et mort à Roberval le 2 mars 
1893. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Ferdinand, né à la Malbaie le 4 février 1853 ; fils 
de Frédéric Otis et de Calixte Debien ; il épouse à Roberval le 
16 février 1885 Léa Lavoie, fille de Ephrem Lavoie et de Jo- 
sephte Tremblay. Marie-Joséphine Otis, soeur de Joseph-Fer- 
dinand, s'était mariée le même jour et au même endroit à 
Joseph-Herculin Lavoie, frère de Léa. Joseph-Ferdinand 
épousa en secondes noces à Roberval le 13 avril 1889 José- 
phine Boivin, fille de Charles Boivin et de Elzire Simard. 

De sa première union il eut : 

1. — Anonyme, né, ondoyé et mort à Roberval le 26 dé- 
cembre 1885. 

2. — Joseph-Ladislas, né à Roberval le 19 octobre 1886; 
encore célibataire. 

3. — Marie-Denise, née à Roberval le 19 octobre 1886 ; ma- 
riée à Roberval le 24 septembre 1906 à Adélard Gobeil, fils 
de feu Nérée Gobeil et de Louise Tremblay, de la mission de 
Saint-Georges. 

4. — Anonyme, né, ondoyé et décédé à Roberval le 2 août 
1888. 

Léa Lavoie mourut à Roberval le 2 août 1888. 

De sa seconde union, Joseph-Ferdinand eut : 

5. — Maria-Elzire, née à Roberval le 29 novembre 1890; 
encore célibataire. 

6. — Joseph-Charles-Frédéric, né à Roberval le 21 avril 
1893 ; encore célibataire. 

7. — Marie-Elmire, née à Mistassini le 28 août 1895; en- 
core célibataire. 

8. — Marie-Albertine-Laura, née à Roberval le 14 janvier 
1898 ; encore célibataire. 

9. — Marie-Aldina, née à Mistassini le 8 août 1900; dé- 
cédée à Saint-Gédéon le 26 juin 1910. 



— 53 — 
SIXIEME GENERATION 

Louis-Alexis-David, né à la Malbaie le 20 mai 1855 ; fils 
de Frédéric Otis et de Calixte Debien ; il épouse à la Malbaie 
le 25 septembre 1882 Joséphine Jean, fille de Hubert Jean 
et de Madeleine Bouchard. Joséphine Jean était née à Lévis 
le 20 janvier 1868 et elle mourut à Roberval le 30 mars 1908. 

De cette union il eut: 

1. — Marie-Anne-Joséphine, née à Roberval le 27 mars 
1893 ; décédée à Roberval le 1 mars 1904. 

2. — Marie-Josephte-Hermance, née à Roberval le 19 mars 
1895. 

3. — Marie-Bernadette-Yvonne, née à Roberval le 23 mars 
1898. 

4. — Marie-Irma-Alberta, née à Roberval le 23 mai 1900; 
décédée à Roberval le 23 novembre 1912. 

Il épousa en secondes noces à Roberval le 7 novembru 
1908, Marie-Louise Debien, fille d'Arsène Debien et de Marie- 
Anne Laberge, de Saint-Jérôme de Métabetchouan. Marie- 
Louise Debien est morte à Roberval le 15 juin 1914. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Onésime, né à la Malbaie le 8 mars 1862 ; fils de 
Frédéric Otis et de Calixte Debien ; épouse à Tadoussac le 18 
septembre 1883 Aurore Fortin, fille de Jean Fortin et d'Emé- 
lie Dasylva. 

Ce ménage a demeuré à Roberval, à Tadoussac, à la mis- 
sion de Saint-Emérencienne du Grand-Fonds, puis à Roberval 

Enfants : 

1. — Joseph-Onésime, né à Roberval le 28 août 1884; dé- 
cédé à Roberval le 31 juillet 1885, 

2. — Joseph-Louis-Elie, né à Tadoussac le 16 juillet 1886; 
voir plus loin. 

3. — Joseph-Arthur-Amédée, né à la Malbaie le 25 mai 
1888 ; voir plus loin. 

4. — Maria-Alicia, née à la Malbaie le 13 août 1890 ; ma- 
riée à Roberval le 24 août 1909 à Arthur Lavoie, fils de 



— 54 — 

François Lavoie et de Alfréda Tremblay. 

5. — Rose-Anna, née à la Malbaie le 27 avril 1893 ; morte 
à la Malbaie le 20 octobre 1899. 

6. — Joseph-Charles-Alfred, né à la Malbaie le 25 avril 
1895; voir plus loin. 

7. — Marie-Denise-Aurore, née à la Malbaie le 21 mai 
1897. 

8. — Joseph-Frédéric-Napoléon, né à la Malbaie le 30 août 
1899. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Alfred, né à la Malbaie le 2 septembre 1859 ; fils 
d'Onésime Otis et de Clarisse Girard ; marié à la Malbaie le 
16 février 1886 à Marie-Albine Tremblay, fille de Denis Trem- 
blay et de feue Laure Bhérer. Ils demeurèrent au Grand- 
Fonds et sont maintenant à Coaticooke. 

Enfants : 

1. — Joseph-Charles-Elzéar, né à la Malbaie le 5 janvier 

1887 ; ondoyé à la maison par le Dr Honoré Labrecque ; ma- 
rié à Roberval le 5 octobre 1909 à Antoinette Tremblay, fille 
de Patrice Tremblay et de Marie Gauthier dit Larouche. Il 
est mort à la Malbaie le 18 octobre 1911. 

2. — Pierre-Elzéar-Edgar, né à la Malbaie le 12 décembre 

1888 ; décédé à Saint-Herménégilde le 16 janvier 1915. 

3. — Marie-Laure-Corinne, née à la Malbaie le 16 décembre 
1890; mariée à la Malbaie le 27 juillet 1909 à François-Xavier 
Tremblay, fils de Thomas Tremblay et de Louise Dasylva, 
de la paroisse de Saint-Fidèle. 

4. — Louis-Philippe-Joseph, né à la Malbaie le 15 mars 
1893 ; ondoyé par le Dr Honoré Labrecque ; marié à Coaticooke 
le 21 octobre 1919 à Alice Charest, fille de Désiré Charest 
et de Dina Côté; ce ménage demeure à Berlin, N.-H. et élève 
un enfant: Joseph-Philippe-Albert, né à Berlin le 30 juin 1920. 

5. — Joseph-Adjutor-Bruno, né à la Malbaie le 3 août 1895; 
voir plus loin. 

6. — Joseph-Edouard-Lucien, né à la Malbaie le 8 no- 



vembre 1897 ; encore célibataire. 

7. — Joseph-Napoléon-Louis-David, né à la Malbaie le 15 
juin 1900; ondoyé à la maison par l'abbé N.-A. Talbot. 

8. — Marie-Anne-Florence, née et ondoyée à la Malbaie le 
17 juin 1903; institutrice. 

9. — Marie-Alma-Lucienne, née à la Malbaie le 18 juin 
1907; ondoyée par le Dr J.-A. Lapointe. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-David, né à la Malbaie le 6 mars 1876 ; fils 
d'Onésime et de Clarisse Girard ; épouse à la Malbaie le 
25 juin 1907 Marie-Anne Maltais, fille majeure de Abel Mal- 
tais et de Priscille Lapointe. Ils étaient donc parents aux 
3e et 4e degrés de consanguinité. 

Enfants de cette union : 

1. — Anonyme, né, ondoyé par le Dr J.-A. Lapointe et mort 
à la Malbaie le 19 janvier 1908. 

2. — Marie-Anne-Marguerite, née et ondoyée par le Dr 
J.-A. Lapointe à la Malbaie le 20 février 1909. 

3. — Marie-Germaine, née et ondoyée à la Malbaie le 22 
février 1909 ; décédée à la Malbaie le 15 mai 1999. 

4. — Joseph-Onésime-Gérard, né à la Malbaie le 22 avril 
1910. 

5. — Joseph-Jean-Delphis-David, né à la Malbaie le 26 
août 1911; décédé à la Malbaie le 24 avril 1913. 

Marie-Anne Maltais étant morte à la Malbaie le 4 février 
1913, Joseph-David Otis se remaria à la Malbaie le 19 octobre 
1913 à Edée Carré, fille majeure de Thomas-Louis Carré et 
d'Alphonsine Bois. De cette seconde union naquirent: 

6. — Joseph-Jean-Charles, né à la Malbaie le 21 octobre 
1914. 

7. — Marie-Blanche-Aline, née à la Malbaie le 30 avril 
1916. 

SIXIEME GENERATION 
Joseph-Napoléon, né à l'Anse-Saint-Jean le 12 novembre 



— 56 — 

1867; fils de Joseph-Napoléon Otis et de Marie Warren; il 
épouse en premières noces à la Nativité de la Sainte- Vierge 
d'Hochelaga, le 14 février 1899, Delphine Pigeon, fille de feu 
Maxime Pigeon et de Azéline Faucher ; Delphine Pigeon mou- 
rut à Montréal le 3 mai 1900 âgée de vingt-six ans sans lui lais- 
ser d'enfant ; Joseph Otis se remaria à Chicoutimi, le 21 novem- 
bre 1903 à Blanche Paquette, fille de Polyte Paquette et de 
Clémence Martin. 

Enfants : 

1. — Marie-Jeanne-Cécile, née le 22 mars 1905, baptisée 
à Hochelaga. 

2. — Marie-Blanche-Germaine, née le 22 mars 1905, bap- 
tisée à Hochelaga. 

3. — Joseph-Eugène-Jean-Charles, né le 22 avril 1906, bap- 
tisé à la Longue-Pointe;' décédé à Montréal le 27 juin 1906 
et inhumé à la Longue-Pointe. 

4. — Joseph-Philippe-Paul-Emile, né le 25 juin 1907, bap- 
tisé à la Longue-Pointe. 

5. — Marie-Azéline-Estelle, née le 31 octobre 1908, bap- 
tisée à Notre-Dame-des- Victoires ; décédée à Montréal le 31 
décembre 1908.' 

6. — Marie-Emilia-Lucienne, née le 6 mars 1910, baptisée 
à Notre-Dame-des-Victoires. 

7. — Joseph-Maurice-Georges-Henri, né le 19 juin 1911, 
baptisé à Notre-Dame-des-Victoires; décédé à Montréal le 30 
août 1911. 

8. — Gérard-Ozar-Jean-Marie, né le 29 août 1912, baptisé 
à Notre-Dame-des-Victoires. 

9. — Joseph-Alfred-Gérard, né le 28 octobre 1913, baptisé 
à Notre-Dame-des-Victoires. 



' Dès cette époque, Joseph Otis demeurait à Notre-Dame-des-Victoires, 
mais les registres de cette paroisse ne s'ouvrirent qu'en 1908. Elle était 
auparavant desservie par un prêtre de la Longue-Pointe. 

- Le registre fait erreur car il se lit comme suit: "fille de Joseph 
Otis et de Blanche Mcthot, âgée de huit jours" (au lieu de Paquette et 
de deux mois). 



— 57 — 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Georges, né à l'Anse-Saint-Jean le 1 janvier 1872 ; 
fils de Joseph-Napoléon Otis et de Marie Warren ; il épouse 
à la Pointe-Saint-Charles de Montréal le 27 novembre 1899 
Florida Gagné, fille de François-Xavier Gagné et de Léocadie 
Bussières, de Saint-Lambert de Lévis. De ce mariage sont 
issus douze enfants, tous nés à Notre-Dame-des-Anges de 
Portneuf. 

1. — Joseph-Alphonse-Gaudias, né le 29 octobre 1900; dé- 
cédé à Notre-Dame-des-Anges le 9 novembre 1918. 

2. — Joseph-Philippe-Xavier, né le 20 novembre 1902; dé- 
cédé à Notre-Dame-des-Anges le 9 février 1903. 

3. — Joseph-Aimé, né le 12 décembre 1903. 

4. — Joseph-Eugène, né le 27 mai 1905. 

5. — Marie-Jeanne-Germaine, née le 4 août 1906. 

6. — Marie-Emélie-Anna, née le 17 décembre 1907. 

7. — Joseph-Aldéric-Rosario, né le 9 mai 1909; décédé à 
Notre-Dame-des-Anges le 29 janvier 1911. 

8. — Joseph-Jean-Paul-Séraphin-Aurèle, né le 27 mai 1911. 

9. — Marie-Anne-Adrienne, née le 13 juillet 1912. 

10. — Joseph-Gérard, né le 30 mai 1915. 

11. — Louis-Jean-Marie, né le 25 août 1917. 

12. — Marie-Georgette-Léontine, née le 10 août 1919. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Elzéar-Napoléon, né à la Malbaie le 20 octobre 
1881; fils de Joseph-Napoléon Otis et de Marie Warren; 
épouse à la Nativité de la Sainte- Vierge d'Hochelaga, le 5 
juin 1905, Azéline Phoenix, fille de Félix Phoenix et de feue 
Nathalie Brisson. 

Enfants : 

1. — Joseph-Jean-Charles-Lucien-Albert, né le 9 mai 1906, 
baptisé à Hochelaga. 

2. — Marie-Juhette-Lumina-Mercedès, née le 21 juillet 
1908, baptisée à Hochelaga. 

3. — Marie-Louisa-Marguerite-Aline, née le 22 décembre 



1909, baptisée à Hochelaga; décédée à Montréal le 3 octobre 
1915. 

4. — Marie-Aîice-Anita-Lucienne, née le 5 octobre 1911, 
baptisée à Hochelaga. 

5. — Marie-Flore-Thérèse-Annette, née le 15 janvier 1913, 
baptisée à Hochelaga. 

6. — Joseph-Charles-André-Louis-Philippe, né le 10 no- 
vembre 1916, baptisé à Notre-Dame-des- Victoires ; décédé à 
Montréal le 21 avril 1917. 

7. — Marie-Mariette-Gisèle-Irène, née le 27 mars 1920, 
baptisée à Notre-Damë-des- Victoires. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Stanislas, né à la Malbaie le 28 août 1886; fils de 
Joseph-Napoléon Otis et de Marie Warren ;' épouse à la Nati- 
vité de la Sainte-Vierge d'Hochelaga, le 29 juin 1908, Marie- 
Louise Marin, fille de Camille Marin et de Arsélie Brisson. 

Enfants : 

1. — Marie-Annette, née le 13 mai 1909, baptisée à Ho- 
chelaga; décédée à Montréal le 18 mai 1909. 

2. — Joseph-Napoléon-Stanislas-Maurice, né le 13 juillet 

1910, baptisé à Hochelaga. 

3. — Joseph-Roger-David, né le 16 octobre 1911, baptisé à 
Hochelaga. 

4. — Mari e-Azéline- Yvette-Fernande, née le 26 juin 1913, 
baptisée à Hochelaga. 

5. — Marie-Fleurette-Francienne, née le 6 octobre 1916, 
baptisée à l'Hospice de la Maternité, Montréal. 

SIXIEME GENERATION 

Joseph-Raoul, né à la Malbaie le 26 juillet 1888; fils de 
Joseph-Napoléon Otis et de Marie Warren ; il épouse à Notre- 
Dame des Victoires le 25 août 1913, Marie Vandal, fille de 
feu Ovide Vandal et d'Angélina Simard. 



' Le registre donne Varin, par erreur. 



• OJ — 

Enfants: 

1. — Marie-Colombe-Yvette-Noéma, née le 7 mai 1916, 
baptisée à Notre-Dame-des-Victoires. 

2. — Joseph-Albert-Thomas-Raoul, né le 5 mai 1917, bap- 
tisé à Notre-Dame-des-Victoires. 

3. — Marie-Blanche-Yvette, née le 30 décembre 1918, bap- 
tisée à Notre-Dame-des-Victoires. 

4. — Marie-Fleurette-.Jacqueline, née le 17 janvier 1920, 
baptisée à Notre-Dame-des-Victoires. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Thomas, né à Roberval le 17 août 1888 ; fils d'A- 
lexis-Thomas-Ladislas-Eucher et d'Anna Dumais ; épouse à 
Roberval le 5 septembre 1910 Marie-Anne Couture, fille de 
Edouard Couture et d'Arthémise Côté. 

Enfants : 

1. — Marie-Germaine, née à Roberval le 17 mars 1911; 
morte le lendemain. 

2. — Marie-Pierrette-Marcelle-Raphaéla, née à Roberval 
le 6 mars 1912. 

3. — Marie-Marguerite-Sim.one, née à Roberval le 2 jan- 
vier 1914. 

4. — Joseph-Yvon-Paul-Henri, né à Roberval le 2 avril 
1915; décédé à Roberval le 13 juin 1915. 

5. — Marie-Thérèse-Carm.en, née à Roberval le 1 juin 1916; 
décédée à Roberval le 27 juillet 1916. 

6. — Marie-Marcelle-Carmen, née à Roberval le 7 mars 
1918 ; décédée à Roberval le 26 février 1920. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Hypolite, né à Tadoussac le 23 novembre 1869; 
fils de Herménégilde Otis et de Domithilde Miville dit Dé- 
chêne ; épouse aux Escoumins le 27 février 1900 Marie-Anne 
Dumont, fille de Charles Dumont et de feue Célina Trem- 
blay. Marie-Anne Dumont est morte aux Bergeronnes le 14 
novembre 1913, âgée de trente-huit ans. 



— 60 — 

Enfants : 

1. — Joseph-Herménégilde-Emile, né au Sacré-Coeur le 2 
mars 1901. 

2. — Marie-Eliza-Eva, née au Sacré-Coeur le 25 juin 1902 ; 
décédée au Sacré-Coeur le 21 novembre 1902. 

3. — Joseph-Sifroid, né au Sacré-Coeur le 21 octobre 1903. 

4. — Joseph-Thomas-Edouard, né au Sacré-Coeur le 10 
"^ptembre 1905 ;' décédé au S3^:ré-Coeur le 17 janvier 1907. 

5. — Joseph-Alfred, né au Sacré-Coeur le 17 mars 1907 ; 
décédé au Sacré-Coeur le 6 mai 1907. 

6. — Marie-Célina-Orpha, née aux Bergeronnes le 21 oc- 
tobre 1908. 

7. — Joseph-Jean-Charles, né aux Bergeronnes le 21 mai 
1910. 

8. — Marie-Marguerite, née aux Bergeronnes le 27 juin 
1912. 

9. — Marie-Célina-Anna, née aux Bergeronnes le 11 no- 
vembre 1913; décédée aux Bergeronnes le 11 mai 1914. 

Joseph-Hypolite se remaria aux Bergeronnes en avril 1914 
à Marie-Louise Chassé. De cette seconde union sont nées : 

10. — Marie-Armandine-Florentine, née aux Bergeronnes 
le 9 mars 1915. 

11. — Marie-Gratia, née aux Bergeronnes le 3 octobre 1916. 

12. — Marie-Rose, née aux Bergeronnes le 21 février 1919. 

SEPTIEME GENERATION 

François-Geo7'ges, né à Tadoussac le 4 octobre 1871; fils 
de Herménégilde Otis et de Domithilde Miville dit Déchêne; 
épouse au Sacré-Coeur en 1897 Alice Emond, fille de Léandre 
Emond et d'Eméline Chouinard, de la Malbaie; décédé aux 
Escoumins en 1920. 

Enfants : 

1. — Joseph-Gustave, né à Tadoussac le 14 décembre 1897; 
décédé au Sacré-Coeur le 22 mars 1898. 

2. — Georges-Armand, né au Sacré-Coeur le 30 novembre 



* A cette occasion le registre nomme la mère Gruchon, 



— 61 — 

1898. 

3. — Marie-Louise-Florence, née au Sacré-Coeur le 22 sep- 
tembre 1900; mariée aux Escoumins le 17 juillet 1916 à Li- 
gnori Dufour, veuf de Alice Chassé. 

4. — Eva, née au Sacré-Coeur le 13 août 1902. 

5. — Yvonne, née au Sacré-Coeur en 1903; décédée aux 
Escoumins le 8 novembre 1919. 

6. — Joseph-Edmond, né au Sacré-Coeur le 24 mars 1904. 

7. — Joseph-Thomas, né au Sacré-Coeur le 4 décembre 
1905. 

8. — Louis-Gonzague, né au Sacré-Coeur le 20 juin 1907. 

9. — Joseph-Ernest-Adélard, né au Sacré-Coeur le 15 mars 
1909; décédé aux Escoumins le 21 janvier 1912. 

10. — Joseph-Alphonse, né aux Escoumins le 6 mars 1911. 

11. — Marie-Anne-Alice, née aux Escoumins le 16 mars 
1913; décédée le lendemain. 

12. — Joseph-Edouard, né aux Escoumins le 27 février 
1915. 

13. — Joseph-Albert, né aux Escoumins le 21 mai 1916 ; 
décédé aux Escoumins le 18 octobre 1916. 

14. — Hypolite, né aux Escoumins le 4 mars 1919 ; décédé 
aux Escoumins le 20 juillet 1919. 

SEPTIEME GENERATION 

Auguste-Joseph, né à Tadoussac le 5 mars 1876 ; fils de 
Herménégilde Otis et de Domithilde Miville dit Déchêne; 
épouse aux Escoumins le 15 mai 1900 Marie-Louise Dumont, 
fille de Charles Dumont et de feue Célina Tremblay. Les 
deux frères Auguste-Joseph et Joseph-Hypolite étaient donc 
mariés aux deux soeurs. 

Enfants : 

1. — Joseph- Ad jutor-Albert, né au Sacré-Coeur le 15 avril 
1901. 

2. — Marie-Gilberte-Adèle, née au Sacré-Coeur le 24 août 
1902; décédée au Sacré-Coeur le 1 mai 1917. 

3. — Joseph-Raoul, né au Sacré-Coeur le 27 janvier 1904. 

4. — Joseph-Ludger-Théodore, né au Sacré-Coeur le 26 
mars 1905 ; décédé au Sacré-Coeur le 23 septembre 1905. 



— 62 — 

5. — Marie-Eliane-Florentine, née au Sacré-Coeur le 27 
février 1906 ; morte au Sacré-Coeur le 24 avril 1907. 

6. — Marie-Alma-Julie-Anna, née au Sacré-Coeur le 31 
juillet 1908. 

7. — Joseph-Sinaï, né au Sacré-Coeur le 22 novembre 1909. 

8. — Joseph-Raymond, né au Sacré-Coeur le 29 mai 1911; 
décédé au Sacré-Coeur le 16 avril 1912. 

9. — Marie-Clémence-Germaine-Suzanne, née au Sacré- 
Coeur le 12 juillet 1913; décédée au Sacré-Coeur le 21 avril 
1914. 

Auguste-Joseph Otis est remarié à Augustine Jalbert, 

SEPTIEME GENERATION 

Pierre-lnouïl, né à Tadoussac le 19 novembre 1880 ; fils 
de Herménégilde Otis et de Domithilde Miville dit Déchêne ; 
épouse aux Bergeronnes le 27 février 1911 Florence Dumont, 
veuve de feu Augustin Guérin, en son vivant du Sacré-Coeur. 

Enfants : 

1. — Marie-Rose-Bernadette, née au Sacré-Coeur le 10 dé- 
cembre 1911. 

2. — Joseph-Louis-Jean-Charles, né au Sacré-Coeur le 8 
mars 1913; décédé au Sacré-Coeur le 9 janvier 1915. 

3. — Marie-Laura-Angéline, née au Sacré-Coeur le 23 mai 
1914. 

4. — Marie-Julie-Odiîus, née au Sacré-Coeur le 27 mars 
1916. 

5. — Marie-Gilberte-Bomithilde, née au Sacré-Coeur le 2 
janvier 1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph, né à Tadoussac le 2 avril 1881 ; fils de Philibert 
Otis et d'Adélaïde Gagné; il épouse à la Côte-Saint-Paul de 
Montréal le 2 juillet 1907 Hectorine Deschamps, fille d'A- 
dolphe Deschamps et d'Emma Daoust. 

Enfants : 

1, — Marie-Rose-Alida-Marguerite, née le 26 octobre 1908; 



— 63 — 

baptisée à la Côte-Saint-Paul. 

2. — Marie-Bianche-Adrienne-Alida, née le 27 septembre 
1910; baptisée à la Côte-Saint-Paul. 

3. — Marie-Hectorine-Emma, née le 26 décembre 1912; 
baptisée à Ville-Emard, Montréal. 

4. — Marie-Ptéjane-Lucienne, née le 28 janvier 1915; bap- 
tisée à Ville-Emard, Montréal. 

5. — Marie-Hortense-Hélène, née le 22 avril 1917 ; baptisée 
à la Côte-Saint-Paul ; décédée à Montréal le 16 janvier 1920. 

6. — Marie- Yvonne-Adrienne, née le 23 février 1920 ; bap- 
tisée à la Côte-Saint-Paul. 

SEPTIEME GENERATION 

Louis-Ludger, né aux Bergeronnes le 24 décembre 1889 ; 
fils de François Otis et de Herméline Emond ; épouse aux Es- 
coumins le 29 juin 1908 Marie- Anne Dumont, fille de Ferdi- 
nand Bumont et de Herméline Tremblay. 

Enfants : 

1. — Marie-Blanche-Alice, née et ondoyée aux Escoumins 
le 19 mai 1909; décédée aux Escoumins le 19 juillet 1909. 

2. — Lorenzo, né aux Escoumins le 6 mai 1910; décédé aux 
Escoumins le 1 septembre 1910. 

3. — Marie-Blanche-Anna, née à Chicoutimi le 26 février 
1912. 

4. — François-Albani, né aux Escoumins le 21 février 
1914 ; décédé aux Escoumins le 18 avril 1914. 

5. — Paul-Emile,né aux Escoumins le 16 janvier 1915. 

6. — Joseph-Adrien, né à Jonquière le 30 novembre 1917. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Humiles-René , né aux Bergeronnes le 20 décem- 
bre 1896 ; fils de François Otis et de Herméline Emond ; 
épouse à Chicoutimi ouest le 4 août 1913 Azilda Emond, fille 
de Pitre Emond et d'Aurore Dufour. 

Enfants : 

1. — Marie-Blanche-Edouardine, née à Chicoutimi le 27 
mai 1914 ; baptisée à l'église du Sacré-Coeur ; décédée à Chi- 
coutimi le 18 juillet 1914. 



— 64 — 

2. — Marie-Blanche-Albertine, née à Chicoutimi le 12 
juillet 1915; baptisée à l'église du Sacré-Coeur; décédée au 
Lac Bouchette le 25 octobre 1915. 

3. — Marie-Jeanne-Cécile, née à Saint-Alphonse-de-Bagot- 
ville le 19 janvier 1917. 

4. — Joseph-Charles-René, né à Saint-Alphonse-de-Bagot- 
ville le 2 mai 1919. 

5. — Marie-Gemma, née à Saint-François-de-Sales le 28 
juin 1920. 

SEPTIEME GENERATION 

Thomas-Louis-Joseph, né à Saint-Alexis le 12 avril 1881 ; 
fils de Joseph-Ferdinand-Abel Otis et de Elmire Tremblay; 
épouse à Saint-Alexis le 6 juillet 1903 Marie Houde, fille de 
feu Maximilien Houde et de Denise Goudreault. 

De cette première union il eut: 

1. — Marie-Ange-Germainé, née à Rimouski le 15 juillet 
1904. 

2. — Marie-Ange-Antoinette, née à Saint- Alexis le 21 mai 
1911; décédée à Saint-Alexis le 4 mars 1912. 

3. — Joseph-Thomas-Louis-Zarta, né à Saint- Alexis le 11 
avril 1913. 

4. — Joseph-Edmond-Paul-Etienne, né à Saint-Alexis le 
13 mai 1915. 

Thomas-Louis-Joséph Otis épousa en secondes noces à 
Jonquière le 26 mai 1919 Emma Voyer, fille d'Antoine Voyer 
et d'Eliza Tremblay. De cette seconde union est né : 

5. — Joseph-Antoine-Ferdinand-Jean-Jacques, né à Jon- 
quière le 31 mars 1920. 

SEPTIEME GENERATION 

Josevh-He7^ménégilde-Argémire, né à Saint- Alexis le 29 
décembre 1879; fils de Epiphane Otis et de Delphine Girard; 
épouse à Saint-François de Chicoutimi le 14 septembre 1903 
Clara Potvin, fille de Xavier Potvin et de Vitaline Bois. 

Enfants : 



— 65 — 

1. — Joseph-Louis-Philippe, né à Chicoutimi le 1 décembre 
1904. 

2. — Marie-Emélie-Rose-Alba, née à Saint-Alexis le 8 mai 
1907. 

3. — Joseph-Albert, né à Saint-Alexis le 25 mars 1909; 
décédé à Saint-Alexis le 27 mars 1909. 

4. — Anonyme, né, ondoyé et mort à Saint-Alexis le 25 
mars 1909. 

5. — Joseph-Alfred, né à Saint- Alexis le 26 septembre 1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Euclide-Hany, né à Saint- Alexis le 2 mars 1886; 
fils de Epiphane Otis et de Delphine Girard ; il épouse à 
Saint-Alexis le 8 juillet 1912 Yvonne Dallaire, fille de Louis 
Dallaire et de Louise Morin. 

Enfants : 

1. — Marie-Rose-Emélie, née à Saint- Alexis le 12 juin 
1914. 

2. — Marie-Lucine-Carmen, née à Saint-Alexis le 19 mars 
1916. 

3. — Marie-Marthe, née à Saint-Alexis le 28 septembre 
1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Louis-Thadée, né à Saint-Alexis le 4 juin 1893 ; fils d'Epi- 
phane Otis et de Delphine Girard ; épouse à Saint-Alexis le 
21 septembre 1914 Annette Potvin, fille d'Alfred Potvin et 
de Delphine Dallaire. 

Enfants : 

1. — Marie-Clémence, née à Saint-Alexis le 3 août 1915. 

2. — France-Annette, née à Saint-Alexis le 17 février 1917. 

3. — Joseph-Louis-Philippe,' né à Saint-Alexis le 4 juillet 
1919. 



' Le registre nomme la mère Annette Dallaire, par erreur. 



— 6G — 
SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Henri, né à la Malbaie le 20 juillet 1879; fils de 
Jean-Frédéric (Johnny) Otis et de Marie-Herméline Brassard; 
épouse à Mistassini le 2 août 1909 Marie-Cécile Fortin, fille 
de François Fortin et de Clara Lavoie. 

Enfants : 

1. — Joseph-Georges, né à Mistassini le 28 juin 1910. 

2. — Marie-Rose, née à Mistassini le 3 juillet 1911. 

3. — Joseph-Adélard, né à Mistassini le 9 janvier 1913. 

4. — Joseph-Jean-Paul, né à Mistassini le 10 avril 1914. 

5. — Marie-Annette, née à Mistassini le 4 juillet 1915. 

6, — Joseph-Henri, né à Mistassini le 15 mars 1917. 

7. — Marie-Luce, née à Mistassini le 24 juin 1918. 

8. — Marie-Blanche-Alina, née à Mistassini le 15 avril 
1919. 

SEPTIEME GENERATION 

François-Xavier, né à Roberval le 1 juin 1884; fils de 
Jean-Frédéric (Johnny) Otis et de Marie-Herméline Brassard ; 
épouse à Mistassini le 15 octobre 1907 Célestine Turcotte, 
fille de François Turcotte et de Léocadie Dufour. 

Enfants : 

1. — Marie-Laurette-Herméline, née à Mistassini le 5 avril 
1913; décédée à Mistassini le 5 mai 1914. 

2. — Marie-Imelda-Laurette, née à Mistassini le 13 octobre 
1914; décédée à Mistassini le 14 octobre 1914. 

3. — Joseph-Hector-Nil, né à Mistassini le 8 novem': e 
1915 ; décédé à Mistassini le 28 avril 1917. 

4. — Marie-Ernestine-Simone, née à Mistassini le 23 fé- 
vrier 1917. 

5. — Joseph-Jean-Maurice, né à Mistassini le 15 août 1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Louis-Elie, né à Tadoussac le 16 juillet 1886; fils 
de Joseph-Onésime Otis et d'Aurore Fortin; il épousa à Ro- 
berval le 4 avril 1910 Amarilda Bouchard, fille de Charles 
Bouchard et de Madeleine Bouchard. 



— 67 — 

Enfants. 

1, — Joseph-Louis-Roland, né à Roberval le 6 avril 1911. 

2. — Joseph-Paul-Emile-Fernand, né à Roberval le 20 fé- 
vrier 1914. 

3. — Marie-Jeannette-Paulette-Lucienne, née à Roberval le 
17 mai 1916. 

4. — Joseph-Georges-Henri, né à Roberval le 8 septembre 
1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph- Arthur- Amédée, né à la Malbaie le 25 mai 1888 ; 
fils de Joseph-Onésime Otis et d'Aurore Fortin ; marié à Ro- 
berval le 26 août 1907 à Marie-Anna Ouellette, fille de feu 
Edmond Ouellette et d'Appoline Hébert, de l'ancienne mission 
de Saint-Georges. Il est huissier de la Cour Supérieure à Ba- 
gotville. 

Enfants : 

1. — Marie-Anna-Céciîe-Alice, née à Roberval le 5 août 
1908. 

2. — Joseph-Elie-Adrien-Edouard, né à Roberval le 25 sep- 
tembre 1910. 

3. — Joseph-Armand- Jean-Charles, né à Roberval le 13 fé- 
vrier 1912. 

4. — Marie- Jeanne-d 'Arc, née à Saint-Georges de Ouiat- 
chouan le 23 octobre 1913. 

5. — Joseph-Arthur-Edgar, né à Roberval le 15 mai 1915. 

6. — Joseph-Edmond-Antonio, né à Roberval le 1 mai 1917. 

7. — Joseph-Georges-Henri, né à Saint-Alphonse-de-Bagoi- 
ville le 18 décembre 1918. 

8. — Joseph-Hector-Félix, né à Saint-Alphonse-de-Bagot- 
ville en 1920. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph-Charles- Alfred, né à la Malbaie le 25 avril 1895 ; 
fils de Joseph-Onésime Otis et d'Aurore Fortin ; marié à Ro- 
berval le 25 avril 1917 à Annie Tremblay, fille d'Elzéar 



— 68 — 

Tremblay et d'Antonia Bouchard. 
Enfant : 
1, — Marie-Alma- Yvette, née à Roberval le 18 septembre 

1918. 

SEPTIEME GENERATION 

Joseph- Ad jutor-Bruno, né à la Malbaie le 3 août 1895 ; 
fils de Joseph-Alfred Otis et de Marie-Albine Tremblay; il 
épouse à Saint-Herménégilde le 11 septembre 1917 Régina 
Langevin, fille d'Horace Langevin et de Louise Dufour, au- 
trefois de la Malbaie. 

Enfants : 

1. — Marie-Albine-G^orgette, née à Saint-Herménégilde le 
14 avril 1919. 

2. — Marie-Aline-Thérèse, née à Saint-Herménégilde le 1 
octobre 1920. 



# 



Appendice 



PIECE No 1 

Contrat de mariage de Jean-Baptiste Otis et de Cécile 
Poulin. 

"Par devant Etienne Jacob, notaire en la Seigneurie de 
Beaupré, et tesmoings enfin nommés furent présents Jean- 
Baptiste Otis demeurant audit Beaupré, fils de deffunt Ri- 
chard Otis et Anna Otis vivant Angloise de ration, le dit 
Jean-Baptiste Otis pour luy et en son nom d'une part et Cé- 
cile Poullain fille de deffunts Jean Poullain et Louise Paré 
aussi vivant habitant en la paroisse St. Joachim pour elle 
et en son nom d'autre part lesquelles parties en la présence 
et du consentement de leurs parents amis y assemblés de part 
et d'autre savoir : de la part du dit Jean-Baptiste Otis Joseph 
de Lavoie et de la part de la dite Cécile Poullain Jean et Ju- 
lien Poullain ses frères Marie Gasgner sa belle soeur Ignace 
Poullain son oncle maternel ont fait de bonne foi le traité 
de mariage accord et convention suivantes savoir : c'est que 
les dits Jean-Baptiste Otis et Cécile Poullain ont promis et 
promettent réciproquement se prendre l'un et l'autre par nom 
et loi de mariage iceluy faire et solemniser en face de nostre 
mère Sainte Eglise soubs la licence d'icelle le plus tôt que faire 
se pourra aux biens et droits de présent appartenant à cha- 
cun des dits futurs époux qu'il et ont promis de mettre et 
d'apporter ensemble dans le jour et veille de leurs espousailles 
qui consistent savoir les dits droits de la dite future épouse 
en la somme de cent livres qui luy est donnée par messieurs 
du séminaire de Québec oultre ce qui luy est escheu par les 



70 — 



droits des dits deffunts ses père et mère en quelques lieux 
qu'ils soient assis et situés et à quelques somme et valeur 
qu'ils puissent monter et pour estre les deux futurs époux 
uns et communs du dit jour de leurs espousailles en tous biens 
meubles conquets immeubles suivant la coutume de Paris sans 
être tenus aux debtes ni hypothèques de l'un et l'autre faites 
et créées avant le dit jour de leurs espousailles si aucun y a 
seront prises et payées sur le bien de celuy ou celle de qui 
elles procéderont lesquels biens et droits ci-dessus mentionnés 
seront et demeureront propres à icelîe future épouse et aux 
siens nonobstant la dite coustume de Paris à laquelle les par- 
tyes ont desrogé et renoncé pour ce regard. 

"Partant le dit futur époux a doué et doue la dite future 
épouse de la somme de trois cent livres de douaire préfix pour 
une fois payer à l'avoir et prendre si tôt que douaire aura 
lieu sur tous et chacuns les biens meubles et immeubles pré- 
sents et advenir du dit futur époux dont elle aura deslivrance 
du jour de son déceds sans qu'elle soit tenue de le demander 
en justice avec tous les habits linges et autres hardes à l'u- 
sage d'icelle future épouse aussy sans diminution du dit 
douaire le préciput sera esgal et réciproque entre iceux futurs 
époux de la somme de deux cent livres, sera permis à la dite 
future épouse de renoncer à la dite future communauté ce 
faisant reprendra ce qu'elle aura apporté au dit futur ma- 
riage et tout ce qui durant icelluy luy sera advenu et escheu 
par succession donation legs ou autrement avec ses douaires 
préciput cy-dessus le tout franchement quittement sans au- 
cune charges debtes ni hypothèques de la dite future com- 
munauté encore qu'elle y eust parlée sy fut obligée ou con- 
damnée dont elle sera payée et acquittée sur les biens du dit 
futur époux en par ces. . . (mots illigibles) pour laquelle re- 
prise et indemnité elle aura son hipothèque de ce jourd'hui 
sur tous les dits biens du dit futur époux. Car ainsy etc. Re- 
nonçant etc. Promettant etc. Obligeant etc. Renonçant etc. 
Fait et passé en la maison du dit Jean Poullain le quatriesme 
jour de Novem.bre mil sept cent trois en présence de Marin 
Patenostre et de Louis Fiset pris pour tesmoings qui ont si- 



gTier avec le dit Jean Poullain et Ignace PouUain et les dits 
futurs époux desclarent ne scavoir escrire ny signer de ce 
enquis ainsy que tous les autres sus nommés. 

JEAN POULIN 
LOUIS FISET 
MARIN PATENOSTRE 
JACOB, Not." 



PIECE No 2 

Vente à Jean-Baptiste Otis d'une terre à la Baie-Saint- 
Paul. 

"Par devant les notaires royaux en la Prévosté de Québec 
y résidens soussignés furent présents Mess François Elzéar 
Vallier et Jean-Baptiste Pellet, supérieur et procureur du 
séminaire des Missions étrangères établis en cette ville, les- 
quels cy dessus nommés ont par ces présentes reconnu avoir 
vendu, cédé, quitté, délaissé et transporté dès maintenant et 
à toujours et promettent garantir de tous troubles, doirs, 
dettes, hipothèques et autres empêchements généralement 
quelconques, à Jean Otis, habitant de la Baye St. Paul, et 
Françoise Gagné sa femme, de lui duement autorisée. La 
dte Gagné veuve en premières noces de Claude Gautier dite 
Larouche, à ce présent et acceptant, acquéreurs pour eux et 
ayant cause à l'avenir, c'est à scavoir: une terre située à la 
Mare à la truite au lieu nommé la Baye St. Paul, concistant 
trois arpents de terre de front sur toute la profondeur qui 
se trouve entre la Rivière du Nord-est et la Rivière Arnaule. 
joignant d'un costé à la d. Rivière Arnaule et d'autre costé 
aux terres non concédées ainsi que la d. terre se poursuit et 
comporte sans en rien excepter, retenir ni réserver, avec une 



12 — 



petire maison en l'état qu'elle se trouve, les acquéreurs décla- 
rant le tout bien connoistre pour l'avoir vu et visité, et le 
tout appartenant à Mes d. Sieurs du Séminaire par la cession 
qui leur en a été faite par Mre Louis Chaumont, prestre, fai- 
sant les fonctions curiales en la paroisse de St. Pierre de la 
Baye St. Paul, la d. cession sous signature privée en datte 
du vingt sept may dernier, et auquel dit sieur Chaumont la 
d. terre appartenait pour l'avoir acquise par eschange fait 
avec Antoine Tremblay et Marie-Anne Pilote, sa femme, sui- 
vant le contrat qui nous a été représenté passé devant 
Michel Lavoye, notaire au d. lieu de la Baye St. Paul, le 
quatre décembre de l'année dernière mil sept cent quarante 
deux. La d. vente, cession et transport ainsi faite moyennant 
le prix et somme de quatre cent livres, laquelle somme Mes- 
sieurs vendeurs reconnaissent avoir reçue de la d. Françoise 
Gagné, la d. somme provenant en deniers à elle appartenant 
et eschue de sa première communauté avec le d. feu Claude 
Gautier, et à elle eschue par le partage fait avec ses enfants 
du premier lit, étant les d. terres en la censive de Messieurs 
du Séminaire de Québec et envers eux chargé des cens, rentes 
et droits seigneuriaux portés au contrat de concession qui 
en a été fait par M. de Varennes au nom des Messieurs du 
Séminaire, aux nommés Antoine Tremblay et Marie-Anne Pi- 
lote par acte passé devant Vereau, notaire, en la d. Seigneurie 
de Beaupré, le trois août mil sept cent seize, cédant et trans- 
portant par Messieurs du Séminaire tous droits de propriété, 
fonds tresfonds concernant la d. terre, ainsi qu'elle leur a été 
cédée et transportée par le d. sieur Chaumont, mettant et 
subrogeant les d. acouéreurs en tous leurs droits, noms, rai- 
sons et actions, voulant et consentant qu'ils en jouissent en 
toute propriété, les mettant dès àprésent en bonne posses- 
sion, sans cependant que cela puisse nuire et préjudicier aux 
droits seigneuriaux et autres charges portés au contrat de 
concession qu'en a été fait par leurs auteurs le d. jour trois 
août mil sept cent seize, dont ils promettent remettre une 
expédition en forme aux d. acquéreurs avec les contrats et 
actes cy devant dattes. Car ainsi, etc. promettant, obligeant; 



— 73 — 

Fait et passé à Québec au séminaire des Missions étrangères 
établies en cette ville, l'an mil sept cent quarante trois, le 
vingt cinq octobre, et ont mes d. sieurs du Séminaire signé 
avec nous notaires, les d. Jean Otis et la d, Françoise Gagné 
ayant déclaré ne scavoir écrire ni signer de ce enquis lecture 
faite. 

BOUCAULT, not. 
DULAURENT PELLET 

VALLIER 

Je soussigné prêtre missionnaire de la Baye St. Paul 
cède à Mr. André, procureur du Séminaire, tous les droits que 
je puis prétendre et demander d'une terre située à la Mare 
à la truite et laquelle terre je la luy remets pour n'y plus pré- 
tendre quoy que ce soit. Fait à la Baye St. Paul, ce vingt 
sept may 1743 et laquelle terre j'ai acquise de Antoine Trem- 
blay. 

CHAUMONT, 

Ptre." 



PIECE No 3 

Contrat de mariage de MaHe-Josephte Otis' et de Fran- 
çois Quevillon. 

"Par devant nous prêtre chanoine l'Eglise Cathédrale 
Notre-Dam^e de Québec faisant les fonctions curiales en la 
paroisse St. Joachim soussigné y résidant, et les témoins cy 
après nommés furent présents en leurs personnes les Srs 
Louis Choveaux et René Cartier ' stipulant en cette partie 



' Il était assrcié de Sa Majesté dans le poste des Sept-Iles (Mgr Cy- 
prien Tanguay. Dictionyiaire gctiéalogigue, II, p. 569). 



74 — 



pour François Quevillon, fils de Julien Quevillon de présent 
demeurant à Ville-Marie ou Mont Royal et de feu Marie-Anne 
Lavergne ses père et mère, du consentement du dit Julien 
Quevillon d'une part. Et de Jean Otheis et Cécile Poulin, 
père et mère de Marie-Joseph Otheis, stipulant pour leur 
dite fille, d'autre part; lesquelles parties du consentement 
et de l'agrément de leurs dits parents et amis, scavoir de la 
part du dit François Quevillon, les Srs Louis Choveaux et 
René Cartier, et de la part de la dite Marie-Joseph Otheis, 
de Jean Otheis et de Cécile Poulin ses père et mère, Joseph 
Poulin, Jean Poulin, Ignace Poulin et Dominique Poulin, 
François Rancour et Charles Cochon, oncles de la dite Marie- 
Joseph Otheis, future épouse ; ont fait entre eux les accords 
et conventions de mariage suivantes, scavoir, que les dits 
Otheis et Cécile Poulin, sa femme, de luy deuement authorisés 
à l'effet des présentes, ont promJs et prom.ettent de donner 
la dite Marie-Joseph Otheis leur fille par nom et loy de ma- 
riage au dit François Quevillon, lequel aussy du consentement 
du dit Julien Quevillon, son père, quoy qu'absent, des dits 
Srs Louis Choveaux et René Cartier, ses amis, a promis et 
promet de prendre pour sa femme et légitime épouse la dite 
Marie-Joseph Otheis, en face de Notre Mère la Ste Eglise 
catholique, apostolique et romaine, sous la licence et permis- 
sion d'icelle, le plus tost que faire se pourra, et qu'il sera 
avisé entre eux et leurs dits parents et amis. Pour être les 
dits futurs époux et épouse uns et communs en tous leurs 
biens, meubles et immeubles acquêts et conquets immeubles 
suivant la coutume de la prévosté et vicomte de Paris, sui- 
vant laquelle sera régie et gouvernée leur dite future com- 
munauté, nonobstant que lors de la dissolution du dit futur 
mariage ils fussent demeurants et leurs dits biens fussent 
scitués sous coutume et disposition contraire. Ne seront 
néanmoins les dits futurs époux et épouse tenus aux deptes 
l'un de l'autre créées avant leur dit futur mariage, et si au- 
cunes se trouvent elles seront payées et acquittées sur les 
biens de celuy qui les aura créées. Le dit futur époux a doué 
et doue la dite future épouse de la somme de trois cents li- 



— /o 

vres ' pour une fois payée, et ce au choix de la dite future 
épouse, iceluy douaire à prendre sur le plus beau et plus clair 
des biens du dit futur époux qui en demeurent dès à présent 
chargés et hypothéqués. Le préciput réciproque de la somme 
de deux cents livres, ainsy qu'il a été réglé entre les parties, 
à prendre par le survivant sur les biens de la dite future 
communauté, suivant la prisée de l'inventaire qui en sera 
fait pour lors et sans criée. Sera permis aussy au survivant 
ou survivante de reprendre ses bardes ou habits et linge à 
son usage, comme aussy un lit garny, selon leur condition, 
scavoir d'un lit de plumée, paillasse ou matelas, d'un traver- 
sin, d'une paire de draps et deux couvertures. Et au cas du 
décès du dit François Quevillon, futur époux, sans hoirs issus 
du dit futur mariage, une terre ou habitation de trois arpents 
de front sur seize et dem.i de profondeur, située dans la pa- 
roisse St. Joachim, seigneurie de Beaupré appartenant à la 
dite future épouse par droit d'héritage des dits Jean Otheis 
et Cécile Poulin, ses père et mère, ainsy qu'il parait par le 
contrat de concession de la dite terre du ... . de ... . de l'an- 
née. ... et qu'ils luy donnent en avance d'hoirie, luy demeu- 
rera toute entière sans que les héritiers du dit François Que- 
villon, futur époux, puissent y rien prétendre ny en rien re- 
tirer. Et pareillement arrivant le décès de la dite Marie-Jo- 
seph Otheis. future épouse, sans hoirs issus de leur dit futur 
mariage, le dit Quevillon, futur époux, jouira de la dite ha- 
bitation et er:tisre à l'usefruit sa vie durante seulement sans 
ru'il en puisse aucunement disposer en faveur de ses héritiers. 
Et après son décès elle retournera aux héritiers de la dite 
Marie- Joseph Otheis, future épouse, laquelle a de plue aporté 
au dit futur mariage tous et un chacun des bestiaux, meubles 
et ustensilles de ménage à elle donnés par ses père et mère 
et spécifiés dans l'inventaire qu'ils en ont fait faire lors de 
leur donnation au Séminaire, le. . . . du m.ois de. . . . de l'an- 
Xiée .... 

"Car ainsy a été accordé entre les parties qui pour la 



$300. 00 environ de notre monnaie actuelle. 



— 7ti — 

validité des présentes ont établi et constitué leur procureur 
général et spécial le porteur d'icelles auquel ils donnent pou- 
voir de les faire insinuer et enregistrer partout où besoin 
sera et d'en requérir acte. 

"Promettant, etc. voulant, etc. constituant, etc. obligeant, 
etc. renonçant, etc., fait et passé au dit lieu de St. Joachim 
avant midy le vingt cinquième jour d'avril de l'année mil sept 
cent vingt-quatre, en présence des Srs Louis Choveaux et 
René Cartier témoins qui ont signé les présentes, de Jean 
Poulin et François Rancour qui ont aussy signé avec la dite 
Marie-Joseph Otheis, future épouse, qui ont aussy signé avec 
nous, prêtre chanoine, les présentes, de Ignace, Joseph et Do- 
minique Poulin et de Charles Cochon, oncles de la dite future 
épouse, qui ont déclaré ne scavoir signer de ce requis suivant 
l'ordonnance. Lecture faite." 

Jean Poulin Marie Joseph Otis 

Fsois. Rancour R. Cartier 

Louis Choveaux 
De La Bouteillerie, Ptre."' 



'■ Nous devons ce précieux document et autres à la bienveillance de 
M. J.-B. Caouette conser^'ateur des archives judiciaires de Qutbej?. En 
tête de ce contrat de mariage sont écrits ces mots: "Déposé le 20 octobre 
1724." Puis, dans la marge: "Le 25 août 1733." Enfin, sur le verso de 
l'acte: "Contrat de mariage de François Quevillon et Marie Joseph Othéis, 
le 25 avril 1724." C'est apparemment le 25 avril 1724 que cet acte a été 
passé. .. 



.--••■ —77 — 

PIECE No 4 

Inventaire des biens de Marie-Josephte Otis. 

"L'an mil sept cent trente sept le quinzième jour du mois 
de février avant midy à la requestre de Marie Joseph Autis 
dit Jasmin femme de Jean Bolduc auparavant veuve de def- 
funt François Quevillon vivant habitant de la paroisse de 
St. Joachim tant en son nom à cause de la communauté de 
biens qui a été entre le deffunt et elle et comme tutrice des 
enfants mineurs issus de leur mariage et en la présence de 
Ignace Poulin oncle maternel des dits mineurs par acte de 
tutelle par Mtre. Baillargé de Beaupré le douzième juillet de 
l'année mil sept cent trente six habile à se dire et porter hé- 
ritier du dit deffunt leur père à la confirmation des d. par- 
ties es d. noms et tous autres qu'il appartiendra par le notaire 
soussigné a été fait bon et loyal inventaire et description de 
tous et chacun les biens meubles ustensiles de ménage grains 
et bestiaux demeurés après le décès du d. François Quevillon 
et qui était concernée en la d. success. de la d. veuve montrée 
et soussignée par la d. Marie Joseph Autis et par le d. Jean 
Bolduc son mary et après service par elle fait de présente 
es mains du dit notaire de montrer et indiquer les d, meubles 
sans en détourner aucune chose se soumettant aux peines ou 
tels introduits qui leur a été exposé et donné à entendre par 
le d. notaire iceux prisé et octroyé par Joseph Malboeuf et 
Noël Boucher proches voisins et après serment pareillement 
fait et prêté de bien priser les diits meubles en leur âme et 
conscience avoir égard au temps prescrit et aux sommes de 
deniers et ont signé la d. Marie Joseph Autis, Noël Boucher 
Joseph Malboeuf le dit Ignace Poulin subrogé tuteur a déclaré 
ne savoir escrire ni signer. . 

Noël Boucher 
Marie Joseph Otis 
Joseph Malboeuf 



— 78 — 

Premièrement un petit crochet ferrée de cramaillère 

prisée cinq sols 5 

Item deux marmites prisé sept livres 7 

Item une grille et une poêle à frire prisé deux livres 2 
Item une grande chaudière de cuivre prisée douze 

livres 12 

Item une douzaine d'assiettes une livre cinq sols pour 

pour faire une livre dix sols 1 10 

Item un plat et bassin d'étein prisé sept livres dix sols 7 10 
Item quatre tasses et deux gobelets d'étein prisé trois 

livres 3 

Item dix assiettes et deux bassins prisé une livre . . 1 10 

Item une assiette d'étein une livre cinq sols 1 5 

Item trois livres d'étein en cueillères prisé trois livres 3 
Item une demi douzaine de fourchettes de fer deux 

gobelets de terre prisé deux livres cinq sols ... 2 5 

Item huit bouteilles de vin prisé trois livres 3 

Item un poilon & petite chaudière à beurrerie prisé 

une livre 1 

Item trois fers à flasquer prisé trois livres 3 

Item une lanterne et un couloir en fer blanc prisé 

deux livres 2 

Item une douxaine de terrines prisé quatre livres dix 

sols 4 10 

Item une autre douzaine de vieilles terrines prisé 

deux livres cinq sols 2 5 

Item un pot et une tierquert de terre prisé une livre 1 

Item une assiette prisé une livre 1 

Item une poêle à frire une longue et tripied prisé cinq 

livres 5 

Item un vieux fusil prisé dix livres 10 

Item une scie de travers prisé quatre livres 4 

Item un brocq à fumier une herce une vieille harmi- 

net prisé cinq livres 5 

Item deux vieilles haches prisé quatre livres 4 

Item une vieille serrure sans clef et autres vieux fer- 
ment prisé une livre 1 



— I o 



Item quatre vieilles faucilles prisé trente sols .... 1 10 
Item une gouge et vieux terrière et deux vieilles fau- 
cilles prisé deux livres . 2 

Item une terrière et petite hache prisé trente sols 1 10 
Item une truelle et marteau à maçon prisé trois livres 3 
Item deux vieilles haches prisé trois livres dix sols 3 10 
Item un marteau un siceau une vieille équerre prisé 

trois livres 3 

Item un brocq prisé une livre dix sols 1 10 

Item une vieille plaine et un vieux siot prisé trente 

sols 1 10 

Item deux sciau ferré prisé trois livres 3 

Item une cruche de terre prisé deux livres cinq sols 2 5 
Item deux peaux de vache avec plusieurs autres peaux 

prisé neuf livres 9 

Item deux vieilles paires de raquet prisé une livre . . 1 
Item deux vieux (ces mots sont illisibles) prisé neuf 

livres 9 

Item quatre vieux fer à cheval & une vieille varloppe 

prisé deux livres quinze sols 2 15 

Item trois vieux barils prisé trente sols 1 10 

Item un capot prisé huit livres 8 

Item vingt livres de filasse prisé sept livres 7 

Item vingt cinq livres de fil prisé quinze livres ... 15 
Item un autre idem prisé quatre livres dix sols .... 4 10 
Item six chaises d'assemblage prisé six livres .... 6 

Item un autre idem prisé une livre 1 

Item une matte vieille prisé deux livres 2 

Item une vieille cuve prisé trente sols 1 10 

Item une table ronde prisée dix sols 10 

Item une broche à rôtir vieille prisée quinze sols . . 15 

Item un miroir prisé dix sols 10 

Item a l'égard des hardes du dit défunt la d. veuve et 

le d. Ignace Poulain ont consenti de les donner 

aux d. mineurs. 
Item une petite couchette un petit lit de plumes deux 

draps une paillasse et couverte de poil de chien 



— so- 
le tout prisé quinze livres 15 

Item une autre couchette deux draps une vieille cou- 
verte le tout prisé neuf livres 9 

Item deux vieilles couvertes prisées trente sols ... 1 10 
Item six nappes tant bonnes que mauvaises prisé sept 

livres dix sols 7 10 

Item quinze serviettes prisé quatre livres 4 

Item cinq draps prisé douze livres dix sols 12 10 

Suit les Bestiaux 
Une vieille cavalle avec son petit prisé vin^ deux 

livres 22 

Item deux boeufs âgés de six ans prisé soixante quinze 

livres 75 

Item deux autres jeunes boeufs de trois ans prisé 

quarante cinq livres 45 

Item trois vaches prisé soixante quinze livres .... 75 
Item une taure de deux ans prisé quinze livres .... 15 
Item deux veaux d'un an prisé quinze livres .... 15 

Item trois moutons prisé douze livres 12 

Item cinq cochons nourritureaux prisé vingt livres . . 20 

Item six poules prisé trois livres 3 

Item trois oies prisé trente sols 1 10 

Item deux chiens de traine & une vieille cariole prisé 

sept livres dix sols 7 10 

Item une charrue garny de tous les ustensils prisé 

vingt cinq livres 25 

Item quatre sortes de fer prisé quatre livres dix sols 4 10 
Item un poile de brique une plaque tuyau et porte 

prisé douze livres 12 

Suit les Batimens 

Une maison & chambre de pierre de trente pieds de 

long de vingt pieds de large la chambre couverte 

de planches et bardeaux et la maison couverte de 

planches deux chambres de plein pieds grenier et 

et cave prisé cent soixante et dix livres 170 

Item une grange de trente pieds de long de charpente 
clore de planches et couverte de paille prisé 



— SI — 

trente livres 30 

Item une estable de pieux sur pieux de vingt pieds de 

long et dix huit de large couverte de paille prisé 

trente cinq livres 35 

Item une écurie de pieu sur pieu de douze pieds de 

long et huit de large prisé douze livres 12 

Item un autre petit bâtiment de pierre prisé vingt 

cinq livres 25 

Suit les Contrats 
Le contrat de mariage de feu François Quevillon et la 
dite Marie Joseph Autis fait par Maitre Labouteillerie pour 
lors missionnaire de la paroisse de St. Joachim et colla- 
tionné par maitre Jacques Barbel notaire royal du vingt cinq 
août mil sept cent trente trois Cotté A 

Item l'acte de tutelle des enfans mineurs issus du mariage 
du d. feu François Quevillon et la d. Autis fait devant Bail- 
largé de Beaupré du douze juillet mil sept cent trente six 
Cotté B 

Tout le contenu cy dessus inventorié au d. présent inven- 
taire a été laissé en la garde et possession de la dite veuve 
du consentement du d. sieur Bolduc son mary qui s'en est 
volontairement chargé pour le représenter quand elle en sera 
requis comme dépositaire des biens de justice et ont signé 
la d. veuve Noël Boucher et Joseph Malboeuf le d. Ignace 
Gagné a déclaré ne savoir signer de ce requis. 
Pour le regard de la récolte le sieur Bolduc & la d. veuve 
ont en mains pour le présent soixante et dix sept minots de 
bled battu cinquante cinq sols le minot. 

Le d. sieur Bolduc a déclaré qu'il a dans la grange environ 
cent cinquante gerbes de bled non estimé qui a été laissé a 
eux par & du consentement du subrogé tuteur. 

Marie Joseph Otis 
Noël Boucher 
Joseph Malboeuf 

Jacob Not. 



Dont de ce que le d. Jean Bolduc put avoir et apporté a la 
communauté avec la d. Marie Autis 

Un coffre prisé cinq livres dix sols 5 10 

Item trois cuillères (mots illigibles) cinq livres ... 5 

Item trois terrières prisé six livres 6 

Item deux gouges et une vrille prsé trois livres dix 

sols 3 10 

Item deux lammes de siot avec sa monture trente sols 1 10 

Item deux fillières et un compas huit livres 8 

Item un harminet et trois limes 3 

Item un marteau a maçonne trois livres 3 

Item une vrille et un siot a rasé quinze sols 15 

Item deux bouvins a planche et deux a madrier prisé 

six livres 6 

Item trois feuilles prisé trois livres 3 

Item deux cart de rond deux livres 2 

Item deux petit rabots trente sols 1 10 

Item deux verloppes prisé cinq livres 5 

Item une Boucharde prisé huit livres 8 

Item un scie de long prisé sept livres dix sols .... 7 10 

Item deux fers de verloppes prisé deux livres .... 2 

Item un lit de plume paillasse prisé vingt livres ... 20 

Item deux paires d'oreillers prisé huit livres .... 8 
Item pour vingt cinq livres de linge tant chemise 

nappe et serviettes 25 

Item deux couvertes de laine bleue prisé quinze livres 

chacune 30 

Item un panneau gamy prisé six livres 6 

Item un habit de femme, en crépon dix livres .... 10 

Item deux assiettes d'étin deux gobelets prisé .... 3 10 

Item une poile prisé trois livres 3 

Item une petite bouteille d'étin prisé une livre ... 1 

Item deux jeune boeufs prisé quarante livres .... 40 

Item une vache prisé vingt six livres 26 

Item un cheval avec son hamois prisé soixante et dix 

livres ..._.. 70 



— 83— F 

Item deux coudes de tuilliau prisé trois livres .... S ' 

Item un marteau a main prisé quinze sols 15 

Le tout fait en présence du d. Noël Boucher et Joseph Mal- 
boeuf qui ont signé. 

Noël Boucher 

Joseph Malboeuf 
Jacob. 



^j 



t 



Index alphabétique 



Alexis, 33 

Alexis-Thomas-Ladislas-Eucher, 46 

Auguste-Joseph, 61 

Benjamin, 37 

Céiestin-Abel, 41 

Epiphane, père 40 

Epiphane, fils, • • • • 50 

Etienne, père, 15 

Etienne, fils, 16 

François, 48 

François-Georges, 60 

François-Xavier, 66 

Frédéric, père, 36 

Frédéric, fils, 40 

Herménégilde, 46 

Hypolite, 39 

Jean, père, . . 32 

Jean, fils, 35 

Jean (Johnny) 48 

Jean-Baptiste (John), père, 23 

Jean-Baptiste, fils, 31 

Jean-Frédéric (Johnny). 51 

Joseph, 37 

Joseph, 62 

Joseph-Adjutor-Bruno 68 

Joseph-Alfred, 54 

Joseph-Arthur-Amédée, 67 

Joseph-Charles-Alfred, 67 

Joseph-David, 55 

Joseph-Elzéar-Napoléon, 57 

Joseph-Euclide-Harry, 65 

Joseph-Ferdinand, 52 

Joseph-Ferdinand-Abel, 49 

Joseph-Georges, 57 

Joseph-Henri, 66 



— 86 — 

Joseph-Herménégilde-Argémire, 64 

Joseph-Humiles-René, 63 

Joseph-Hypolite, . » 59 

Joseph-Louis-Elie, 66 

Joseph-Marie-Alfred, 44 

Joseph-Napoléon, père, 42 

Joseph-Napoléon, fils, 55 

Joseph-Onésime, 53 

Joseph-Raoul, 58 

Joseph-Stanislas, 58 

Joseph-Thomas, 59 

Ladislas-Eucher, 38 

Louis, 21 

Louis-Alexis-David, 53 

Louis-Ludger, 63 

Louis-Philippe-Joseph, 54 

Louis-Thadée 65 

Lucien-Louis-Philippe, 45 

Nathaniel, 18 

Oné^me, 42 

Paul-Nicolas, 21 

Philibert, 47 

Pierre-Inouil, 62 

Richard, 7 

Roger, 35 

Thomas-Alexis, 45 

Thomas-Louis-Joseph, 64 



L'IMPRIMERIE DES ÉDITEURS Limitée. 13 3. St-Laurent. N° 3 




La Bi.btlotkQ,quii 
Université d'Ottawa 
Echéance 



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T/ie lÀ,bn,a/iij 
University of Ottawa 
Date Due 



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333 03 09 08 05 14 3